La présente invention concerne les compresseurs d'unie façon générale et plus particulièrement un compresseur du type à résonance entraSné par un moteur électrodynamique linéaire. Les applications étendues de l'invention comprennent, par exemple, sa mise en ouvre dans les équipements de réfrigeration ou de climatisation. 11 invention sera donc décrite ci-après pour une application de ce type. On connatt depuis longtemps dans l'état de la technique des compresseurs entraSnés par des dispositifs dlectromagnétiquea Mais Jusqutà présent, la mise en oeuvre de compresseurs du type à résonance entranés par des moteurs électrodynamiques linéaires a été limitée par le fait qu'ils doivent fonctionner avec une charge relativement constante et Qtre alimentés par une source de courant stable, en particulier en ce qui concerne la tension et la fréquence. Des perturbations de ces paramètres conduisent à des dépassements de course. Beaucoup d'efforts ont été fait pour résoudre ce problème.Les premières tentatives ont comporté ltuti lisation de dispositifs de commande complexes qui, bien qu'ils puissent éviter les dépassements de course, ne permettent pas de résoudre les problèmes sous-acentse La mise en oeuvre plus récente de ressorts ou de dispositifs élastiques de types divers dont la raideur augmente vers la fin d'une course n'est qu'un remède approximatif, du sême ordre. On a trouvé que la combinaison non compensée d'un xn- teur électrodynamique linéaire et d'un compresseur résonnant n1 est stable que dans certaines conditions, c'est-à-dire que des instabilités de la tension d'alimentation ou de la charge provoquent des dépassements de course. La présente invention concerne donc des moteurs élec trodynamiques linéaires et des compresseurs de type résonnant nouveaux et perfectionnés qui permettent de supprimer une ou plusieurs des limitations des compresseurs de la technique antéri eure et dont la fabrication est peu conteuse et simple. La présente invention concerne donc un ensemble nouveau et perfectionné d'un moteur électrodynamique linéaire et d'un compresseur du type à résonance dont le facteur de pnis- sance est plus élevé que ceux qu'on pouvait obtenir àusqu'8 pré sent, sans utiliser des condensateurs de correction. L'ensemble nouveau et perfectionné du moteur électrodynamique linéaire et du compresseur résonnant selon l'invention a, dans une plage étendue de conditions de charge, une puissance de sortie plus élevée qu'on ne pouvait en obtenir ùsqu'alors. btensemble selon l'invention a une stabilité propre et il est relativement insensible aux variations de la tension de la ligne et de la charge. L'ensemble comprend des dispositifs de compensation qui évitent les dépassements de course et eschent le piston de frapper le fond du cylindre. En bref, le nouveau compresseur perfectionné de l'invention comprend un élément, destiné à déplacer le fluide, en traRné d'un mouvement alternatif par l'induit d'un moteur électro dynamique linéaire. L'induit du moteur et l'élément déplaçant le fluide sont associés à un dispositif élastique qui peut entre un dispositif élastique à gaz de façon à former un système mécanique résonnant. Des dispositifs sélectivement sensibles aux dépassements de course augmentent la fréquence de résonance du système mécanique en augmentant, par exemple, la raideur du dispositif élastique, de façon à s'opposer au dépassement de course et à améliorer le facteur de puissance. A titre d'exemple on a décrit ci-dessous et représenté aux dessins annexés une forme de réalisation du compresseur selon l'invention. Sur ces dessins, la figure 1 est une coupe d'un compresseur résonnant à piston suivant l'invention ; la figure 2 est une vue de détail en coupe d'un cylindre du compresseur et du piston correspondant, dans une position relative de distribution correspondant à la moitié de la course la figure 3 est une autre vue de détail, en coupe, d'un cylindre du compresseur et du piston associé, dans leurs positions relati+ de distribution de l'extrémité de la course la figure 4 est une autre vue de détail, en coupe, d'un cylindre du compresseur en fin de course la figure 5 est une vue développée d'un piston la figure 6 est une coupe du plateau de distribution et du collecteur associé de culasse, d'une forme de réalisation de l'in- vention la figure 7 représente graphiquement les relations entre l'angle de retard au déplacement par rapport à la force d'entraSnement et le rapport de la fréquence naturelle à la fréquence de la force d'entrainement ;; la figure 8 représente graphiquement le déplacement et la vitesse d'un système résonnant élastique à masse entrainée, en fonction du temps la figure 9 représente vectoriellement les relations entre les diverses tensions et courants dans le compresseur la figure 10 est un autre diagramme vectoriel représentant les relations entre les diverses tensions et.courants dans le compresseur la figure 11 représente graphiquement la courbe de fonctionnement dtun dispositif élastique à gaz pour une pression ambiante particulière, représentant la pression à mi-course la figure 12 est un autre diagramme vectoriel représentant les relations entre les diverses tensions et courants dans le compresseur; la figure 13 est une coupe suivant la ligne 13-13 de la figure 5, représentant un premier type d'orifice ; et la figure 14 est une coupe suivant la ligne 14-14 de la figure 5, représentant un autre type d'orifice. La figure 1 représente une forme de réalisation du compresseur résonnant selon l'invention. Le compresseur comprend deux pistons opposés 11, 12 dont chacun est constitué d'un plongeur de travail 36 et du plongeur 38 d'un dispositif d'élasticité à gaz (qui n1 est numéroté que sur le piston 11) espacés radialement. Les plongeurs de travail 36 des pistons 11, 12 sont disposés dans des cylindres de travail correspondants 14, 15 et les plongeurs 38 doe dispositifs d'élasticité à gaz sont disposés dans des cylindres 33. Les pistons ll et 12 effectuent un mouvement alternatif et sont entratnés par un moteur électrodynamique linéaire approprié, représenté d'une façon générale en 17. De préférence, le moteur 17 est un nouveau moteur électrodynamique linéaire perfectionné, du type décrit dans la demande de brevet des Etats-Unis d'amérique ≈ 365.584, déposée le 31 Mai 1973 Herbert C. Roters et incorporée au présent mémoire à titre de référence. Le moteur 17 comprend un stator 19 sur lequel sont enroulés des bobinages zl, 22 et 23 et un induit 25 monté à l'intérieur du stator. Les bobinages 21 et 23 sont connectés à une source de courant alternatif appropriée et le bobinage 22 à une source de courant continu. Lorsque les bobinages sont excités, ils provoquent un mouvement de va-et-vient axial de l'induit 25 en synchronisme avec la fréquence de la source de courant alternatif. fles bobines 77, en court-circuit, sont disposées dans les piles de l'induit 25 de la façon décrite plus complètement dans la demande de brevet des Etat-Unis d'Amérique précitée. Les figures 2, 5 et 4 sont des vues partielles, à échelle agrandie, du piston 11 et des cylindres correspondants, dans les positions relatives correspondant à la mi-course et aux deux extrémités de la course. Elles sont destinées à montrer le mode de distribution réalisé dans ces positions. le piston 11 comprend deux parties constituant un plongeur 36 de travail et le plongeur 38 d'un dispositif d'élasticité a gaz relié au plongeur de travail par un élément annulaire 39o le plongeur de travail coulisse d'un mouvement alternatif dans un cylindre de travail 14 formé par une paroi cylindrique annulaire 41 et par un plateau de distribution 30.Un segment 42 constitue un joint d'étanchéité efficace. le cylindre 33 du dispositif d'élasticité à gaz comprend deux chambres, une première chambre 44 formée par un évidement annulaire en forme de L, 46, de la paroi 41 du cylindre de trav o et une paroi 48 du cylindre du dispositif d'élasticité. Ce dernier comprend une seconde chambre 49 formée par la paroi interne 51 du plongeur 38 et la paroi externe 52 du plongeur de travail 36. le plongeur 38effectue un mouvement de va-et-vient dansla pre- mière chambre 44 et la paroi 41 du cylindre de travail effectue un mouvement de va-et-vient dans la seconde chambre 49. il convient d'observer que la seconde chambre 49 se déplace tandis que la paroi 48 du cylindre, qui fonctionne comme plongeur, reste immobile. Des dispositifs selon l'invention règlent sélectivement la raideur du dispositif d'élasticité à gaz, de façon à augmenteur la fréquence naturelle du système en cas de dépassement de course et de la compenser ainsi par l'interaetion de de relations de phases mécanique et électrique, comme décrit plus complètement ci-après. Dans le compresseur représenté, le piston comprend plusieurs orifices 54, 55 espacés circonférentiellement, traversant la paroi 38 du plongeur du dispositif d'41asticite et mettant les cavités 44, 49 de ce dernier en coimaunication avec l'intérieur 57 du piston creux 11 lorsque le piston est à mi-course, comme on le voit sur la figure 2. Cette communication est établie par des orifices de deux types différents. Le premier type comprend des orifices 54 espacés circonférentiellement et traversant la paroi du piston de la cavité 49 du dispositif d'élasticité à gaz à une gorge circonférentielle 59 de la paroi du cylindre 48. Les orifices 55 du second type sont semblables, mais ils sont décalés vers le centre de l'induit du moteur électrodynamique linéaire par rapport aux orifices du premier type et ils traversent la paroi 38 du piston de l'intérieur 57 du piston creux 11 à la gorge cironférentielle 59.Le décalage est tel que les orifices des deux types alignent simultanément les extrémités de la paroi du piston sur la gorge circonférentielle 59 à la mi-course, de fa çon que le cylindre du dispositif d'élasticité soit en communication par les premiers orifices 54 puis par les seconds orifices 55, avec l'intérieur du piston creux 11. Des orifices identiques du second piston 12 (non représentés) permettent d'établir des communications entre les cylindres opposés des dispositifs d'élas- ticité par l'alésage 61 de l'induit (voir figure 1), de façon à égaliser les pressions dans les cylindres opposés, à la misourse. La compensation des dépassements de course selon l'invention peut entre comprise en particulier en examinant la figure 3 dans laquelle l'ensemble de la figure 2 est représenté à une position où le piston est retiré le plus complètement du cylindr au point mort bas. Dans cette position, les orifices 55 qui, à la mi-course, mettaient l'intérieur du piston 57 en communication avec la gorge circonférentielle 59, sont obturés par la paroi du cylindre. Les orifices 54 qui mettent la cavité 49 du dispositif d'élastieité en communication avec la paroi du piston Il sont cependant ouverts dans cette position de dépassement de course et permettent au fluide, à la pression ambiante, de pénétrer de la région annulaire 62 (figure 1), qui contient le fluide sous pression, dans le cylindre 49 du dispositif d'élasticité à gaz. Les conditions de fonctionnement du compresseur sont telles que la pression dans le dispositif d'élasticité soit inférieure à la pression ambiante au point mort bas (dans le cas d'un dépassement de course) pour toutes les conditions de conception. En conséquence, le fluide s'écoule dans le cylindre 49, de l'environnement 62 à pression ambiante, lorsque le piston 11 est à son point mort bas, de sorte que dans les conditions de distribution à mi-course suivantes, la raideur du système se trouve accrue. La figure 4 représente le piston 11 dans sa position de pénétration maximale dans le cylindre 14, par exemple dans le cas d'une perturbation de la tension de la ligne. :6es orifices 54, 55 sont obturés par la paroi 48 et il n'y a aucune communication entre les cylindres. Xe piston opposé 12 occupe la position relative de la figure 3 et la pression de son dispositif d'élasticité à gaz a augmenté de la façon décrite plus haut.Lorsque le piston 11 atteint ensuite sa position relative de mi-course, les cylin dres 33, 34 des dispositifs d'élasticité communiquent par les organes décrits plus haut et leurs raideurs s'égalisent à une valeur plus élevée, de façon à augmenter la fréquence de résonance du système élastique de masse et à 8 opposer à tout autre dépasse ment de course, de la façon décrite ci-après. Si la perturbation est momentanée et ne se reproduit pas, la fuite normale le long des parois des dispositifs d'élasticité a tendance à réduire la pression dans leurs cylindres et à la ramener à sa valeur précé denté, Si la perturbation persiste, la pression dans les cylindres des dispositifs d'élasticité continue à augmenter de façon à augmenter encore la fréquence de résonance du système jusqu'd ce que l'on ait obtenu une course de longueur normale, par des modifications de phase dans les relations mécanique et électrique, comme on le décrira plus loin. La figure 5 est une vue développée du piston sur laquelle on peut voir plus en détail les orifices 54, 55 des deux types. Dans l'agencement représenté, les orifices, de forme gén6- rale ovale, sont inclinés en sens opposés. Les orifices 54 sont inclinés, par exemple, vers la gauche sur la figure 5, tandis que les orifices 55 sont inclinés vers la droite. I1 est commode que ces orifices occupent un quart de la circonférence du piston. La forme des orifices determine le débit du fluide dans les cylindres. Dans la forme représentée, les orifices agissent rapidement pendant une course, c'est-à-dire qutils découvrent une grande ouverture effective , perpendiculairement à la direction du parcours du piston. Des orifices de forme différente permettent des transitions plus progressives d'un orifice obturé à un orifice ouvert. On a trouvé que des orifices de forme exponentielle permettaient une distribution particulièrement régulière, mais ils sont plus difficiles à fabriquer. Bien qu'il soit possible d'utiliser pour l'invention n'importe quels support et carter appropriés, on a trouvé que la forme de la figure 1 dans laquelle un carter symétrique 83 con tient le compresseur est particulièrement conode. Une broche de traversée 84 permet d'alimenter en courant le moteur 17 monté sur le carter 83 par un support 86 et des sangles de support 88, 89 qui donnent une certaine liberté de mouvement limitée au compresseur 91 par rapport au carter 83 et permettent de suppriMer la transmission des vibrations et du bruit. Le courant est transmis au moteur électrodynamique linéaire par des fils souples 93 connectés aux bornes 94 du moteur. Une pompe 96 assure la lubrification des surfaces glie santes, en particulier des pistons et des parois des cylindres. Une pompe à orifice différentiel peut entre utilisée commodément de façon à tirer profit des vibrations naturelles du compresseur. Le lubrifiant est pompé par un dispositif, tel qu'un tube souple 97, du bas du carter Jusqu'à une buse 98 d'où il est distribué aux surfaces mobiles les unes par rapport aux autres, par des passages 99. Pendant le fonctionnement, le fluide non comprimé qui remplit le carter 83 peut entre utilisé pour refroidir le moteur. ses orifices 64, espacés circonférentiellement, mettent l'intérieur du carter 83 en communication avec une cavité annulaire 65 qui entoure le stator 19. Des passages 69 ménagés à des inter valles choisis dans les espaces situés entre les paquets de tôles partiels 67 et 68 du stator mettent la cavité annulaire 65 en Ccfr munication avec des passages 70, 71 (numérotés à la partie inférieure) de chaque c8té du bobinage 22 afin de le refroidir. Les passages 70, 71 communiquent -avec une seconde cavité annulaire 75 de forme irrégulière, qui entoure l'induit 25 du moteur. Des entrefers annulaires 74, 75 situés entre les piles 77, 78 de l'induit et les pôles 80, 81 du stator mettent respeetivement en communication la seconde cavité annulaire 73 et les cavités 62 et 63.Ces cavités annulaires 62, 63 constituent un réservoir de fluide distribué par les orifices de la façon decrite et ils communiquent, de plus, avec des culasses-collecteurs 27, 28 par des alésages 113, 114 et des alésages ll6, 117 du plateau de distribution. La figure 6 est une vue partielle, à échelle agrandie, représentant le plateau de distribution et les canaux d'aspiration et de refoulement du compresseur. Comme on le voit,le fluide pénètre dans le cylindre de travail 14 par un canal 101 lorsqu'un clapet d'aspiration 104 a laie est ouvert. La course du clapet 104 est limitée par des butées 105, 106 formées sur la paroi 41 du cylindre de travail. Le fluide comprimé est refoulé du cylindre 14 par des canaux 108, 109, en regard d'un clapet do refoulement 110 à lame dont la course est limitée par un liement rigide 111. L'élément 111, le clapet de refoulement 110 et le clapet d'aspiration 104 sont ancrés sur le plateau de distribi- tion par un élément approprié, par exemple un boulon 112. Après avoir décrit une forme de réalisation particulière de l'invention il convient de décrire les principes sur les quels son fonctionnement est basé, afin de permettre de comprendre clairement ses nouveaux concepts. La masse de l'ensemble des pistons et du moteur électrodynamique linéaire combinée avec les caractéristiques dtdlas- ticité du cylindre de travail et du dispositif d'élasticité i gaz, forment un système oscillant et élastique de masse. La figure 7 montre la relation entre l'angle (&gamma;) de retard du déplacement par rapport à la force d'entraSnement et le rapport de la fréquence naturelle (won) à la fréquence (W) de la force d'entraînement. Lorsque la fréquence de la force d'entratnement est égale à la fréquence naturelle, M /S n # est égal à 1 et l'on dit que le système est en résonance. A ce moment, le retard entre le déplacement et la force d'entratnement est de 90 degrés. Si l'on néglige pour un moment les forces d'amortissement, le déplacement d'un tel système élastique de masse est donné par l'équation x = 2 sinL3t, où x est le déplacement, X la course, W la pulsation et t le temps. La vitesse (v) est donnée par v = S X cos t't. On voit sur la figure 8, dans laquelle le déplacement et la vitesse sont tracés en fonction du temps, que l'avance de la vitesse A par rapport au déplacement est de 90 degrés. Si l'on se souvient qu'à la résonance, lorsque #/# n = 1 le déplacement est en retard par rapport à la force d'entratnement de 90 degrés, on voit que la vitesse et la force d'entraînement sont en phase à la résonance. A la résonance et en dehors de toute considération de surpassement, l'amplitude de l'oscillation est maximale. Elle diminue rapidement à mesure que la fréquence de la force d'entraxes ment diffère de la fréquence naturelle de conception. rivant un aspect de la présente invention, la partie élastique du système élastique de masse résonnant comprend deux éléments : un cylindre de travail et le cylindre d'un dispositif élastique à gaz, il existe une importante distinction entre les ressorts mecaniques et les dispositifs élastiques à gaz formés par des cylindres équipés de clapets. les ressorts mécaniques produisent une force de rappel qui croit en raison directe du déplacement. Un cylindre dquipé de clapets a une raideur E exprimée par : Force Amplitude rendant la compression, mais avant l'ouverture du clapet, la force qui est proportionnelle à la pression multipliée par la surface du piston, augmente d'une manière non linéaire lorsque l'amplitude augmente.Lorsque la pression a augmenté Jusqutau point d'ouverture du clapet, elle cesse de croître et reste constante. Du fait que l'amplitude continue à croître, la raideur diminue et la fréquence naturelle du système élastique de masse est réduite. Pour comprendre complètement le fonctionnement de l'invention, il convient de considérer les caractéristiques du moteur électrodynamique linéaire. La force d'entraSnement d'un tel moteur est proportionnelle au courant qutil absorbe. Pour déterminer ce courant, il est commode de considérer les diverses tensions associées au moteur et les relations de phase qui existent entreelles. La tension de la ligne est une constante. O' est la somme vectorielle de trois tensions composantes,uoepremière qui est le produit du courant fourni par la résistance des enroulements du moteur, une seconde tension qui est le produit du courant fourni par de la réactance inductive des enroulements et une troisième tension de charge produite par le couplage et le découplage des bobinages, effectués par le flux magnétique circulant dans le moteur. La troisième tension, appelée ci-aprbs la tension de charge, est nécessairement en phase avec la vitesse de l'induit du moteur. La force d'entratnement exercée sur l'induit est produite par le courant fourni aux bobinages à courant alternatif du moteur et elle est en phase avec ce courant. En conséquence on voit que dans le système mécanique l'angle de retard de la vitesse par rapport à la force d1entrIne- ment est identique à l'angle de retard de la tension de charge par rapport au courant, dans le système électrique.C'est cette relation qui permet au système le fonctionnement stable décrit ci-après. Sur les figures 9 et 10 la tension de la ligne est représentée par un vecteur qui se termine sur un cercle. On ne tient pas compte de la première tension car elle est relativement faible et les principes mis en oeuvre peuvent entre parfaitement compris en la négligeant. a seconde tension est représentée pár le vecteur Il. la troisième tension est représentée par le vecteur indiqué par 11tension de charge". Si l'on considère la tension de charge, elle peut Entre donnée d'une façon générale par l'équation dans laquelle p est le flux du champ magnétique qui couple et découple les bobinages, 1 est la longueur effective des bobinages dans le champ et 9 est la vitesse relative des bobinages dans le champ. On considèrera à présent l'effet d'une perturbation de la course conduisant à un dépassement de course. Comme on l'a indiqué, un tel dépassement se traduit par une diminution de la constante d'élasticité du système et par une diminution résultante de la fréquence naturelle. Du fait que la fréquence de a tension d'excitation ou d'entrainement est invariable, il en résulte une condition de non résonance et l'amplitude de la course doit gtre réduite. Cependant, il faut tenir compte d'une seconde conséquence d'un accroissement de la course. La réduction de la fréquence naturelle du système élastique de masse se traduit par un retard de la vitesse de la masse par rapport à la tension de la ligne. Ce retard produit un retard semblable de la tension de charge.On voit sur la figure 10 qu'un retard accru de la ten sion de charge, représenté par un accroissement de l'angle g par rapport a celui de la figure 9, se traduit par un accroissement de la tension IX qui, on sten souvient, lorsqu'elle est combinée avec la tension de charge, doit être égale à la tension de la ligne.Du fait que la force d'entratnement d'un moteur électrodynamique linéaire est propoFtionnelle au courant et du fait que la tension IX est le produit d'une réactance déterminée par le courant, un accroissement de la valeur de IX représente un accroissement correspondant de courant et de ce fait de la force d'entrainement. On voit qu'une perturbation qui provoque en dé passement de course a tendance à augmenter d'elle-m8me et non à s' amortir. Ces deux phénomènes combinés, c'est-à-dire une diminution de l'amplitude dans des conditions de non-résonance et un accroissement de la force d'entraSnement dt a à un dépassement de course, tendent à s'opposer l'un à l'autre. On a trouvé que la diminution d'amplitude due à un fonctionnement en dehors de la ré- sonance est plus que compensée par l'accroissement d'amplitude provoqué par le moteur électrodynamique linéaire. La présente invention apporte une solution à cette instabilité inhérente. Bien que la présente invention punisse prendre de nombreuses formes différentes, l'examen d'une forme particulière de ressort ou de dispositif élastique de raideur variable aide à comprendre les nouvelles caractéristiques de l'invention. Une forme de réalisation de l'invention comprend un dispositif élastique à gaz à raideur variable dans lequel des orifices sont destinés à introduire une quantité supplémentaire de fluide dans le cylindre du dispositif élastique, en cas de dépassement de course, afin d'augmenter la fréquence naturelle du système mécanique et de s'opposer ainsi au dépassement. Des se conds orifices engendrent une force de centrage qui manque dans les dispositifs élastiques à gas classiques et qui permettent d'égaliser les augmentations de raideur dues au fonctionnement des orifices, à l'extrémité de la course. Dans le cas d'un dépassement de course, la raideur du système résonnant tend a diminuer du fait de la réduction de raideur de la force de rappel élastique produite par le cylindre de travail et ses clapets. Si cette diminution de fréquence n'est pas corrigée, elle produit une augmentation de l'angle de retard du déplacement par rapport à la force d'entraSnement et un accroissement résultant de l'angle de retard de la tension de charge par rapport au courant. Cet accroissement du retard de la tension de charge par rapport au courant produit un accroissement de la tension réactive du moteur, donc un accroissement de courant et, en conséquence, une augmentation de la force d'entratnement. Dans la présente invention, la quantité de fluide supplémentaire admise dans le cylindre du piston du dispositif élas- tique à gaz en cas de dépassement de course s'oppose à cet effet Dans la position de distribution correspondant à la mi-course suivante, les pressions sont égalisées dans les deux dispositifs élastiques, à une valeur plus élevée qu'avant le dépassement de course. Cette augmentation est de valeur suffisante pour stoppo- ser à la réduction de raideur des cylindres de travail et pour augmenter, en conséquence, la fréquence de résonance du système mécanique.La fréquence de résonance accorte réduit l'angle de retard du déplacement du piston par rapport à la force d'entraine- ment et réduit, en conséquence, l'angle de retard de la tension de charge par rapport au courant. Cette réduction provoque une diminution de la tension réactive IX et une réduction résultante du courant I qui, à son tour, se traduit par une réduction de la force d'entraSnement. On agit ainsi sur le dépassement de course. La figure 11 représente la pression ambiante dans le compresseur (A) et le lieu des paramètres adiabatiques de pression et de volume dans le cylindre (B) du dispositif élastique à gaz. Normalement, les conditions de pression dans le cylindre du dispositif élastique, à la mi-course (C), sont un peu inférieures à la pression ambiante (A). Ceci est dA au fait que l'étanchéité n'est pas parfaite entre le cylindre et le piston combinés. Lorsque la pression dans le cylindre est supérieure à la pression ambiante, par exemple pendant la compression, le gaz fuit hors du cylindre, mais lorsque la pression ambiante est supérieure à la pression dans le cylindre, par exemple pendant la décompression, le gaz fuit en pénétrant dans le cylindre. Dans des conditions de fonctionnement stables, la somme de ces fuites est nulle.Le débit de fuite est proportionnel à la différence de pression et du fait que la pente de la courbe de la pression en fonction du volume diminue uniformément à mesure que le volume diminue, le volume de fuite pendant la compression est supérieur au volume de fuite pendant la décompression. Pour cette raison, à la mi-course, la pression est inférieure à la pression ambiante. Dans certaines conditions de fonctionnement, la compensation des dépassements de course s'effectue d'une façon continue. On considere, par exemple, le fonctionnement à une pression ambiante inférieure à la valeur nominale de conception. Du fait que la pression dans les cylindres de travail a tendance à être faible, il se produit des dépassements de course et les orifices de distribution admettent une quantité supplémentaire de fluide dans les cylindres des dispositifs a gaz, afin d'accroitre leur raideur0 Ce mode de fonctionnement est normal pour des conditions de pression ambiante faible. les dispositifs élastiques à gaz sont conçus de façon que la pression minimale, qui se produit à la position du point mort bas, soit inférieure a la pression ambiante la plus faible prévue. On peut ainsi obtenir une distribution efficace méme pour de faibles pressions ambiantes,de manière à maintenir la pression à mi-course à la valeur de concep tion. La raideur du système est maintenue à une valeur suffisante pour maintenir la fréquence de résonance naturelle à la valeur de la fréquence de la ligne d'alimentation, de sorte que la longueur de la course et la puissance de sortie du compresseur restent proches de leur valeur de conception. La présente invention offre un avantage supplémentaire par rapport aux appareils de la technique antérieure, car elle permet d'obtenir un facteur de puissance presque optimal. La figure 12 représente les relations vectorielles entre la tension Â de la ligne, la chute de tension B IR, la tension IX, C et la tension D de charge. Le cosinus de l'angle oG entre la tension de la ligne et son courant est défini dtune façon classique comme étant le facteur de puissance. L'angle A entre la tension de charge et le courant de la ligne dépend de la raideur variable du dispositif élastique à gaz et, en conséquence, il doit être péter; miné pendant la conception du compresseur.De préférence, l'angle d est situé dans une plage de -20 à +250 dans la forme de réalise tion particulière représentée. I1 convient de noter que du fait que la tension A de la ligne est la somme de la tension D de charge, de la chute de tension B, IR et de la tension IX, C, et que du fait que les phases relatives de la tension IR et de la tension IX sont relativement constantes par rapport au courant de ligne, le choix de l'angle dSterrine l'angle & et en caiséquence la valeur du facteur de puissance. Bien que ce facteur de puissance puisse prendre n'importe quelle valeur voulue dans la présente invention, des considérations d'encombrement du moteur rendent préférable un facteur de puissance limité à 0,9 environ. I1 va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées à l'appareil décrit et représenté sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Comp-Lesseur comprenant a) Des moyens pour comprimer un fluide incorporant un piston ne déplaçant dans un cylindre b) Un moteur électrodynamique destiné à être entraîné de manière cyclique par une source de courant électrique alternatif, le piston comptant une partie disposée dans un tronçon cylindrique de travail, à clapets de distribution fonctionnant sélecti versent de ce cylindre et étant couplé au moteur et entraîné par celui-ci à peu près en synchronisme avec la source de courant alternatif, caractérisé par des volumes fermés de gaz, fonctionnant comme dispositifs élastiques, coopérant avec le piston et le moteur de façon à former un système mécanique résonnant dont la fréquence de résonnance est approximativement égale a la. fréquence de ladite source de courant alternatif, et/ou des dispositifs sensibles à la position du piston réglant la force "Ue sortie du moteur de façon a obtenir un fonctionnement stable pour des conditions variables de charge du compresseur en faisant varier la fréquence de résonnance du système résonnant, cette fréquence de résonnance étant augmentée lorsque la course du piston augmente et étant diminuée lorsque ladite course diminue. 2. Compresseur selon la revendication 1, caractérisé en ce nue les dispositifs sensibles à la position du piston font varier la fréquence de résonnance du systeme mécanique résonnant en modifiant la raideur des dispositifs élastiques formés par les volumes fermés de gaz. , Compresseur selon la revendication 2, caractérisé en ce que la raideur des dispositifs élastiques est modifiée pendant le cycle du système mécanique résonnant à la suite du cycle pendant lequel s' est produit le changement dans la course du piston. 4. Corn,resseur suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les dispositifs sensibles à la position du piston co pren- nent des premiers organes mettant les volumes fermés de gaz en communication les uns avec les autres dans une position intermédiaire de la course du piston, de façon à égaliser les pressions dans les volumes fermés pendant le fonctionnement, et des seccnds organes mettant en cormunication l'un des volumes fermés de gaz et un réservoir de gaz à une pression plus élevée chaque fois que le piston dépasse une position prédéterminée pendant sa course, de façon que Je g?z s'écoule du réservoir dans ledit volume fermé, y augmente 13 pression et accroîsse la raideur du dispositif élastique, de sorte que la fréquence de résonnance du système mécanique résonnant soit accrue. 5. Compresseur selon la revendication 4, caractérisé en ce que lesdits premiers et seconds organes comprennent des orifices destinés à & re sélectivement fermés et ouverts en fonction de la position du piston. 6. Compresseur selon la revendication 1, caractérisé en ce que le cylindre comprend deux cylindres unitaires disposés de manière opposée l'un par rapport à l'autre. 7. Compresseur selon la revendication 1, caractérisé en ce que a) le cylindre comprend deux cylindres unitaires disposés en opposition l'un par sport à l'autre et dans chacun desquels se trouvent un cylindre de travail et un cylindre à élasticité par gaz. b) Le piston comprend deux pistons unitaires creux dont chacun a deux plongeurs allant et venant librement dans les cylindres unitaires et coopérant avec eux en vue d'y comprimer du fluide. c) Des clapets associés à chacun des cylindres de travail pour faire passer du fluide qui n'est pas sous pression dans ces cylindres de travail et pour n faire échapper du fluide sous pression. d) Le moteur électrodynamique comprend un induit et un staor centré d'une façon générale entre lesdits pistons, l'induit étant destiné à recevoir les pistons a chacune de ses extrémités de façon ou'ils y soient fixés rigidement afin de former un ensemble d'une seule pièce entraîné par le moteur et effectuant un mouvement alternatif. e) Jes dispositifs mettant en communication l'intérieur des pistons creux, et f) Des orifices de distribution mettant en communic tion les cylindres des dispositifs élastiques à gaz et l'intérieur des pistons creux correspondants à mi-course, de sorte que les cylindres des dispositifs élastiques soient mis en communication et que les pressions y soient égalisées, lesdits orifices mettant les cylindres des dispositifs élastiques en communication avec un réservoir de fluide comprimé lorsqu'il se produit un dépassement de course des pistons au point mort bas, de façon que le fluide comprimé s'écoule dans les cylindres des dispositifs élastiques et y augmente la pression pendant les courses suivantes. Compresseur suivant la revenication 7, caractérisé en ce que les dispositifs mettant en communication l'intérieur des pistons creux comprennent un passage dans l'induit. 9.Compresseur suivant la revendication 7, caractérisé en ce que les organes de distribution comprennent deux cavitésan annulaires contenant un fluide comprimé et situées d'une façon générale entre le stator du moteur électrodynamique linéaire et les parois externes des pistons, une gorge annulaire étant formée sur la paroi --es cylindres des dispositifs élastiques à gaz, une pre riere série de passages espacés circonférentiellement mettant les cylindres des dispositifs élastiques eicommunication avec ladite gorge annulaire lorsque les pistons sont à mi-course et mettant les cylindres des dispositifs élastiques en communication avec les cavités annulaires lorsqu'il se produit un dépassement de course et que les pistons sont à leur position de point mort bas, afin que le fluide comprime s écoule dans lesdits cylindres des dispositifs élastiques, une seconde série de passages espacés circonférentiellement mettant l'intérieur des pistons creux en communication avec la gorge annulaire, à mi-course, afin que les cylindres des dispositifs élastiques à gaz soient mis en communication l'un avec l'autre à mi-course que les pressions qui y règnent soient égalisées.