PROCEDE D'ETABLISSEMENT D'UNE ISOLATION CONTRE L'EAU. La présente invention concerne un procédé d'établissement d'une isola- tion contre l'eau, notamment contre l'eau de pluie et l'humidité, qui convienne pour créer une isolation correcte, notamment dans le cas de ponts, de dalles, de bâtiments, et de structures souterraines. Dans des pays soumis à des conditions climatiques très variables, il est nécessaire d'effectuer l'isolation de dalles fabriquées en béton armé, notamment dans des bâtiments et des ponts routiers. D'après un premier procédé connu, on a réalisé une isolation se pré- sentant sous la forme d'une couche d'asphalte qui est déposée sur des dalles en béton. Par cette isolation, on n'a pas pu cependant protéger efficacement les dalles contre les différentes influences de l'environnement. Le principal inconvénient consiste en ce que la couche d'asphalte forme un revêtement qui se détache sous l'influence des charges ainsi que sous l'effet de variations de température des bordures de trottoirs et d'autres parties de délimitation, de sorte qu'une voie de passage d'eau est ouverte. Les charges et les variations de température conduisent toujours à des détériorations mécaniques et à la formation d'intervalles dans lesquels l'eau subsiste et qui peuvent provoquer d'autres endommagements encore plus conséquents de la construction. D'après un autre procédé, on utilise un revêtement formé de bitume, et en dessous, une couche isolante également formé de bitume pour établir une protection permanente (se référer, par exemple, au document suivant: "Fehler beim Strassenbau mit Bitumen" de H.J. Stosch, Cologne, 1975, p. 133). Les procédés décrits ci-dessus ont également été utilisés pour établir une isolation dans d'autres structures et constructions et on a enregistré des dommages semblables, c'est-à-dire qu'on n'a pas pu établir en toute sécurité l'isolation correcte. Après les expériences décrites ci-dessus, on a effectué des essais pour mettre au point une méthode d'isolation correcte desponts. En premier lieu, on a cherché à essayer les méthodes utilisées dans la construction de bâti- ments. Cependant, les expériences ont montré que ces procédés ne convenaient pas pour résoudre le problème posé de façon satisfaisante car l'isolation ne pouvait pas absorber les grandes charges dynamiques agissant sur la structure de pont et elle était très rapidement endommagée. Cela résulte du fait que, dans une structure de grande hauteur, les isolations sont soumises seulement à des charges statiques et, pour cette raison, elles doivent être agencées sous la forme de systèmes d'isolation qui sont rigides et hétérogènes. Lors de la réalisation des premières structures en béton précontraint, il s'est posé le problème de savoir s'il était notamment nécessaire de prévoir une isolation contre l'eau. Du fait que, dans des structures en béton précon- traint, on n'a à prendre en considération que des fissures fines, aucune isolation contre l'eau de pluie ou de condensation n'a été initialement prévue. Cependant, au bout de quelques années, on s'est rendu compte que l'eau de cristallisation avait une influence assez grande, cette eau de cristallisation résultant de la pénétration de l'eau de pluie ou de précipitations. En vue d'empêcher une pénétration de l'eau de pluie ou de précipitations dans des structures en béton, il a fallu dans de nombreux cas mettre en place l'isolation ultérieurement, ce qui a toujours nécessité l'enlèvement de la couche d'asphalte. L'enlèvement de la couche d'asphalte et sa remise en place après la réalisation de l'isolation constituent des opérations très coûteuses et qui ne peuvent, en outre, être réalisées que d'une façon très lente. Un autre inconvénient qui augmente la difficulté de travail consiste en ce qu'on doit arrêter le trafic routier en préparant et en conditionnant la surface de travail par tronçons, ce qui augmente les frais et la durée des- travaux dans des proportions importantes. Les expériences décrites ci-dessus ont permis de conclure que, dans le cas de structures en béton précontraint, il était toujours nécessaire de prévoir une isolation contre l'eau de pluie ou de condensation. En pratique, on a supposé, dans la plupart des cas, qu'on pouvait uti- liser des isolations à base de bitume, complétées par-des couches de papier et dans lesquelles les couches de papier ont été mises en place en faisant intervenir un lit de bitume chaud. Les plaques de bitume complétées avec du papier, qui ont été utilisées à grande échelle, présentent cependant un grand inconvénient: en cas de dommage, elles commencent très rapidement à se désa- gréger au voisinage de la zone endommagée, et ce processus se poursuit de façon accélérée pour s'étendre finalement à toute l'isolation. Le processus de désagrégation se déroule de la manière suivante: Notamment dans des structures soumises à une dilatation et dans lesquelles des éléments mobiles de la construction comportent des noeuds de jonction o se manifestent les influences de l'environnement, des effets dynamiques de charge, ainsi que des conditions climatiques, on enregistre de très petits dommages dans l'iso- lation. Ensuite, à partir de ces points d'endommagement, la destruction de l'isolation se propage toujours assez rapidement dans-toutes les directions. Pour augmenter la sécurité du trafic hivernal, on utilise de plus en plus du sel pour éliminer la glace et la neige. L'eau contenant le sel est encore plus dangereuse pour une structure en béton que l'eau de pluie ou de condensation et, en conséquence, il est encore plus important d'effectuer une isolation correcte des structures. Le chlorure de sodium et/ou le chlo- rure de calcium qui sont distribués sur les routes en vue du dégivrage attaque les structures en béton et, lorsque ces structures ne comportent aucune isolation efficace de protection, il est nécessaire au bout de quelques années d'effectuer des réparations coûteuses. Pour cette raison, il est avantageux de prévoir une isolation efficace sur des routes suscep- tibles de donner lieu à un givrage et o des quantités relativement grandes de sel sont réparties en hiver. L'isolation doit être préparée sur toutes les surfaces, indépendamment de ce que la couche d'asphalte a été réalisée à partir d'asphalte sableux ou bien d'asphalte d'enduction. D'après les solutions connues, on utilise du béton de protection pour l'isolation de ponts, de dalles de construction, de bâtiments et de struc- tures souterraines. L'essentiel de ces solutions consiste en ce qu'on pré- pare une isolation à partir d'une matrice d'asphalte ou bien à partir de couches de bitume, et en ce qu'on dépose ensuite une couche de béton de protection, d'une épaisseur de 5 à 7 cm, sur laquelle on forme un revêtement de protection. Il est évident que l'isolation ainsi constituée nécessite de très grandes quantités de matières, qui augmentent considérablement les frais de construction ("AIB. Deutsche Bundesbahn", Munich, 1960). Le béton de protection constitue une charge additionnelle très impor- tante pour les structures de ponts. Cette charge additionnelle peut at- teindre également des valeurs de 150 kg/m2 et, en conséquence, il est né- cessaire de prévoir une structure plus résistante et présentant de plus grandes dimensions pour supporter également le système de protection. Cela conduit à une augmentation des frais. Un autre inconvénient du béton de protection consiste en ce qu'il constitue une couche externe de l'isolation et en ce que sa durée de service est relativement courte. Les charges dyna- miques provoquent une -désagrégation du béton et, par conséquent, un élargis- sement et un glissement des couches de l'isolation. Pour éviter les inconvénients décrits ci-dessus, on a mis au point des systèmes d'isolation qui sont exempts de béton de protection et dans lesquels on a utilisé un revêtement de bitume complété par d'autres couches. Le procédé traditionnel d'exécution du revêtement en bitume est cependant dangereux car ce revêtement est déposé manuellement à partir de bitume chaud. Pour exclure les opérations manuelles, on a mis au point des technologies mécanisées dans lesquelles les erreurs subjectives sont déjà exclues et, en outre, on enregistre une augmentation considérable de la productivité. Les procédés connus ne permettent cependant pas de résoudre d'une ma- nière complètement satisfaisante le problème posé car les isolations à plu- sieurs couches ne peuvent pas s'adapter au grand déplacement des éléments de la structure qui sont provoqués par des charges variables et, en consé- quence, il se produit une destruction de l'isolation à plusieurs couches. La technologie de fabrication par ailleurs n'est pas satisfaisante et n'est pas parfaitement résoluecar les véhicules de transport peuvent provoquer, déjà du fait du trafic en cours de construction un endommagement de l'isolation. Pour améliorer les caractéristiques de l'isolation, on est revenu au point de départ en ce qui concerne la technologie: la couche inférieure en asphalte de l'isolation doit être coulée et étalée manuellement sur la surface. Cette solution fait cependant intervenir une phase qu'on a cherché initia- lement à éliminer. D'après un autre procédé, l'isolation est préparée à l'aide de bandes métalliques de revêtement: sur les surfaces à isoler, on colle des bandes de cuivre ou d'aluminium qui comportent des surfacesstriées. Les bandes sont ensuite revêtues d'asphalte coulé. Cette opération de coulée de l'asphalte peut être effectuée à une température comprise entre 200 et 240'C et, en conséquence, l'asphalte peut alors parvenir jusqu'aux bords existant entre deux bandes et produire un échauffement de l'adhésif de manière que la quantité en excès puisse fluer à l'intérieur de l'asphalte. L'isolation préparée avec des bandes métalliquesstriées et pourvue d'une couche d'asphalte présente l'inconvénient de se comporter comme un système stratifié non-homogène et de pouvoir être facilement endommagée sous l'influence des conditions de l'environnement, et notamment de varia- tions de la température. L'isolation peut également être préparée avec des feuilles de papier, qui sont disposées par collage sur la surface préparée à l'aide d'un mastic ou enduit d'asphalte. Cette isolation offre cependant une très faible résis- tance contre des forces verticales, qui sont notamment engendrées par le trafic. Un autre problème consiste en ce que les surfaces en béton d'une route peuvent être réalisées simplement avec une faible précision. En conséquence, pour l'égalisation des surfaces, il est nécessaire de prévoir une certaine couche de mastic ou d'enduit dont l'épaisseur peut atteindre 8 mm et, éventuellement, 10 mm. Les couches épaisses de mastic présentent cependant un inconvénient du fait que, notamment pour des charges élevées, elles peuvent se déformer très facilement. Il s'ajoute en outre à cela que les couches de mastic peuvent être formées dans des zones ayant des teneurs différentes en bitume, de sorte qu'il est pratiquement impossible d'obtenir une uniformité en toute sécurité. Dans les zones o la teneur en bitume est supérieure à la valeur désirée, il se produit des déformations plastiques lorsque la charge atteint des valeurs suffisamment grandes (se référer, par exemple, à l'article de J. Henneke: "Bitumen", 1961, page 18E. Un autre inconvénient des papiers de revêtement consiste en ce qu'ils ont tendance à donner lieu à la formation de bulles. Cette tendance crée, dans le cas d'une isolation à réaliser sur une structure souterraine, des difficultés inférieures à celles rencontrées avec d'autres structures, mais il en résulte cependant une altération de la qualité de l'isolation. Une couche de séparation peut être disposée en dessous de l'isolation et elle assure alors la protection nécessaire contre la formation de bulles. L'isolation pourvue d'une telle couche séparatrice n'est cependant pas correcte car l'eau s'écoulant dans la zone des bordures peut pénétrer sous l'effet d'autres influences mécaniques, ou bien sous l'effet de fissu- rations. Il en résulte que l'eau se propage en dessous de la couche, et elle entre alors en contact avec le béton de la structure sur toute la surface, de sorte que toute la construction est soumise à l'influence de l'eau et des sels dissous dans l'eau. Ces derniers temps, on a cherché à utiliser à plus grande échelle des bitumes contenant des matières plastiques correspondantes. On sait également mélanger des résines époxy avec des bitumes (se référer, par exemple, à l'article de Krenklerk et Wagner: "Bitumen, Teere, Asphalte, Peche", 22, 197, p.305). Des expériences faites par des spécialistes ont cependant montré que les résines époxy ne forment avec les bitumes aucun mélange homogène, et par conséquent l'asphalte réparti dans des résines époxy se comporte comme un corps étranger dans le mélange et provoque 6 2477600 une diminution aussi bien de la résistance mécanique que de la résistance chimique de l'isolation. L'altération des propriétés du bitume peut déjà être observée pour une teneur d'environ 8% en poids de polymères. La présence de polymères conduit à une augmentation de la porosité du matériau. On a déjà utilisédes couches d'asphalte contenant différentes sortes d'élastomères et de plasto- méres, cependant les propriétés de ces matériaux varient en fonction de l'influence de la température et on a constaté que les'propriétés d'isolation devenaient de plus en plus mauvaises. Récemment, on a utilisé une cou - che de bitume à l'état chaud sur une surface à isoler et on a proposé de mettre en place des plaques de bitume; on a alors constaté que la capa- cité d'absorption d'eau du bitume pouvait atteindre 30%. On a recouvert à nouveau les plaques de bitume d'une couche de bitume, sur laquelle on a placé deux ou trois couches de papier bitumineux, puis on a déposé un béton de protection sur la dernière couche de papier. On a déjà signalé et analysé les inconvénients résultant de l'utilisation d'un béton de protection. Les isolations réalisées à l'aide des procédés connus sont rigides, mais leur élasticité ne permet pas de suivre les mouvements de la structure por- tante à protéger car les couches formées par ces isolations sont mal réunies entre elles et, en outre, elles sont également mal liées à la structure, de sorte qu'elles accélèrent les processus de destruction qui sont provoqués par des mouvements engendrés par les charges exercées. La qualité des bitumes utilisés n'est généralement pas contrôlée avant l'utilisation, ce qui peut conduire à unre diminution de l'efficacité d'isolation. La mise en oeuvre du bitume chaud est dangereuse et susceptible de provoquer des accidents, le bitume mis en place peut être affecté par des fissures qui servent alors de point de départ pour la corrosion et pourla destruction de l'ensemble de l'isolation. L'invention a en conséquence pour but de fournir un procédé d'établis- sement d'une isolation contre l'eau de pluie ou de condensation, l'humidité et d'autres formes d'eau pour différentes constructions, ponts, etc., ce procédé permettant de remédier aux inconvénients des procédés connus tout en faisant intervenir des installations mécanisées pour sa mise en oeuvre facile et correcte, l'isolation ainsi réalisée présentant des propriétés physiques et chimiques qui sont homogènes. Le procédé doit naturellement pouvoir également être mis en oeuvre avec des moyens manuels.- L'invention est basée sur la connaissance que quelques matières, notamment polymérisées, peuvent être combinées à des matériaux utilisés à l'heure actuelle de façon à former un ensemble homogène qui assure l'étanchéité à l'eau et la protection des surfaces contre des actions chi- miques agressives de l'environnement, c'est-à-dire de l'eau contenant quel- ques sels, etc. Le problème posé a été résolu conformément à la présente invention à l'aide d'un procédé d'établissement d'isolation pour des ponts, des dalles de constructions, des structures souterraines, afin de les protéger contre de l'eau de pluie ou de condensation, de l'humidité ou d'autres formes d'eau, le procédé consistant à placer sur la surface à isoler une matière isolante qui est autocollante et qui se présente sous la forme d'une feuille ou d'une plaque, ou bien une feuille polymérisée pourvue d'un adhésif, puis une couche de protection et ensuite une couche d'asphalte. Les matériaux utilisés pour la réalisation de l'isolation constituent, d'une façon générale, un système homogène et assurent une isolation très correcte qui remplit toujours sa fonction au bout d'une longue durée de service. L'isolation réalisée conformément à la présente invention assure une protection de la construction pendant une période plus longue que l'in- tervalle de temps séparant deux réfections de la couche d'asphalte. Le revêtement formé d'asphalte peut également être déposé sans faire in- tervenir un béton de protection. Le système constitué des différentes couches est agencé de façon à former un système de protection homogène, dont les propriétés mécaniques s'adaptent aux mouvements élastiques de la structure à protéger. La possibilité de mise en oeuvre du procédé selon l'invention sans faire intervenir un béton de protection offre un grand avantage car, de cette ma- nière, il est possible de réduire les dimensions de la structure portante et d'augmenter la durée de service de l'isolation. Il est en outre possible de réduire les frais de construction et, simultanément, d'améliorer la qualité de l'isolation finale par rapport aux isolations réalisées par les procédés connus. Dans le cas o la couche d'isolation n'est pas endommagée lors de répa- rations de la dalle de recouvrement, il est possible de l'utiliser à nouveau pour le revêtement. D'après le procédé selon l'invention, la surface à protéger est d'abord nivelée à l'aide d'un matériau assurant une protection contre la corrosion, auquel cas le matériau de nivellement est préparé par exemple sous la forme d'une émulsion concernant un solvant organique ou de l'eau. Le cas échéant, on peut également utiliser du bitume fondu pour effectuer le nivellement. Sur la surface ainsi nivelée, on fixe ensuite une feuille lisse, ou bien des bandes d'un matériau étanche à l'eau et pourvu d'une feuille autocollante, l'étanchéité de la surface étant assurée par un chevauchement des bords de bandes. La couche isolante est revêtue, le cas échéant, d'une matière sous forme de mastic ou enduit qui est déposé à froid ou à chaud. Comme matière isolante,on peut utiliser une matière plastique en une ou plusieurs couches, ou bien une feuille polymérisée. Dans le cas d'un collage de feuilles on peut éventuellement mettre en place une couche de bétonde protection, mais le mélange d'asphalte, sélec- tionné en correspondance, peut être coulé sur la surface sans intervention du béton de protection. Dans le cas d'une mécanisation de l'opération de coulée du mélange, il est avantageux d'utiliser des matériaux correspondants en vue d'éviter un endommagement de la surface, quand ces matériaux ne provoquent aucune alté- ration des zones de contact existant entre la feuille et la couche d'asphalte. On choisit la composition de l'asphalte de manière qu'elle concorde avec les propriétés du système isolant. De cette façon, on est assuré d'une bonne diffusion des composants et d'une bonne condition d'équilibre de l'isolation. Lorsque la couche d'asphalte est déposée à l'état chaud, la condition d'équilibre peut être plus rapidement atteinte car la chaleur a pour effet d'augmenter la capacité de diffusion. Pour le nivellement, on peut utiliser, pour la réalisation d'un système isolant complexe, des matériaux contenant du bitume. Il est également tout à fait approprié d'utiliser d'autres produits auxiliaires pétrochimiques conte- nant de l'asphaltène car les asphalte de poids moléculaire élevé peuvent être étalés sur une grande surface et, en conséquence, assurer une liaison organique du système isolant avec la surface à protéger. Pour la mise en oeuvre du procédé, on peut utiliser comme matériaux de nivellement des émulsions contenant du bitume et/ou d'autres produits pétro- chimiques contenant du bitume ou de l'asphalte sous la forme d'un mélange pourvu de solvants correspondants, lorsque leurs propriétés caractéristiques sont les suivantes: * Teneuren substances sèches.... au moins 50% en poids * Temps de décharge à partir d'un récipient en verre du type Ford 4, à une température de 250C --------- el au moins 16 min * Teneur en substances sèches de l'émulsion............... I au moins 60% en poids. Comme solvants, on peut utiliser des liquides aromatiques ou des essences aromatiques, qui contiennent des substances solides à l'état dissous ou à l'état dispersé. Le cas échéant, on peut également utiliser des additifs. En vue d'obtenir la plasticité et l'élasticité nécessaires pour les revêtements solides déposés sur les surfaces, on utilise avantageusement des caoutchoucs synthétiques mais, également, des plastifiants natutels ou synthétiques. Pour éviter le fluage ou le coulage des matériaux de nivellement, on peut utiliser quelques matières fibreuses et/ou granuleuses, telles que de l'amiante, du talc, des produits farineux contenant du silicate et d'autres substances. Lors du nivellement de la surface, il est proposé d'utiliser du bitume, un latex bitumineux ou bien les émulsions contenant du bitume et des polymères, auquel cas l'émulsion est d'un type qui est fonction des agents d'émulsionne- ment utilisés du type à activité cationique ou à activité anionique. Lors de l'utilisation d'émulsions contenant du bitume, il faut toujours tenir compte de leur comportement au séchage. Le bitume qui s'est séparé de l'érmiul- sion sur la surface pénètre dans les pores et il est ainsi lié à ladite surface. Sur la surface nivelée à l'aide d'une émulsion de bitume, on peut alors coller la plaque isolante qui est pourvue d'une couche autoadhésive, puis on peut coller ensuite les autres plaques à l'aide d'un adhésif corres- pondant. La teneur en substances sèches des émulsions est comprise entre 50 et 60% en poids. Comme indiqué ci-dessus, les plaques isolantes sont collées sur la sur- face à niveler, auquel cas le collage est réalisé, soit à l'aide de la couche autoadhésive de la plaque, soit en faisant intervenir un adhésif correspondant. Le collage peut aussi bien être effectué à l'aide d'un adhé- sif contenant un solvant qu'à l'aide de bitume chaud ou bien de bitume chaud modifié. Pour les adhésifs contenant un solvant, il faut être assuré d'obtenir l'adhérence correspondante après évaporation du solvant et, simultanément, on doit être assuré d'avoir l'élasticité nécessaire à différentes températures. La proportion de solvant peut s'élever au maximum à 50% en poids de celle de l'adhésif. Lors du choix du solvant, il faut définir si le mélange doit contenir les matériaux nécessaires à l'état dissous, et il faut alors que le mélange contienne la teneur nécessaire en hydrocarbures. Le point d'inflammation des matériaux dissous ou contenant un solvant varie en fonction de leur composition. Les matériaux isolants préparés sous la forme d'une feuille peuvent être fixés également sur la surface à protéger par dépôt de bitume chaud, mais cependant, dans ce cas, on doit sélectionner aussi bien le bitume contenant des additifs que le bitume n'en contenant pas de manière que le collage ne provoque aucune détérioration; pour cette raison, il est avanta- geux d'utiliser des bitumes qui peuvent être mis en oeuvre sans additifs et qui présentent un point de ramollissement de 80 à 1000C, un pouvoir de pénétration de 25, un point de retenue de 7 à 900C, ou bien qui sont carac- térisés, lorsqu'il intervient des additifs tels que des polymères, par un point de ramollissement de lOOà 1200C. Pour les surfaces pourvues d'un adhésif, on peut également utiliser les plaques isolantes agencées sous forme de feuilles. Ces plaques sont, par exemple, formées à partir de chlorure de polyvinyle, de polyéthylène ou d'autres polymères, ou bien de mélanges de ces polyères. Lorsque la plaque contient également du bitume, l'établissement de l'iso- lation est facilitée. Lorsqu'on utilise des plaques, il faut satisfaire à l'impératif essentiel consistant en ce que des porosités ne doivent pas se former lors de leur mise en place, en ce qu'on doit éviter les détério- rations et en ce qu'on doit former une couche protectrice uniforme. Lorsqu'on utilise des plaques isolantes conditionnées sous forme de feuilles, il est nécessaire qu'elles s'adaptent aux inégalités de la sur- face et qu'on enregistre aucune modification de forme permanente sous l'influence de la couche d'asphalte déposée. Les propriétés essentielles des matières isolantes utilisables sous forme de feuilles sont les suivantes: * Epaisseur................... de o,6 à 3 mm f Résistance à la traction.... I au moins 120 bars * Allongement jusqu'à rupture. - au moins 250% * Résistance au déchirement..... au moins 40 kg/cm. Pour les feuilles autocollantes, il est nécessaire de les coller sur la surface nivelée après enlèvement de la couche protectrice, la force de collage exercée devant atteindre au moins 4 à 5 N/cm. Les feuilles autoadhésives peuvent être fixées sur la surface égale- ment sans faire intervenir d'adhésif spécial et, lors d'un chevauchement des feuilles, on est assuré d'un bon collage d'ensemble. Dans le cas d'un système isolant complexe, la couche d'asphalte peut être déposée non seulement manuellement mais, également, avec des machines correspondantes. Lors de l'utilisation de machines, on doit pourvoir les plaques isolantes d'une couche protectrice qui peut être maintenue sur la surface et qui protège les plaques contre des détériorations mécaniques. Lorsqu'on utilise des plaques protectrices, il est nécessaire que leurs parties liées à la couche d'asphalte ne diminuent pas la force de liaison. La couche autoadhésive doit servir à empêcher le glissement des plaques lorsque les machines de revêtement passent sur la surface. En outre, elle doit servir à réduire les chocs thermiques dans les plaques isolantes. Les plaques peuvent être formées par exemple de papiers, de fibres synthétiques, de fibres de verre et de matériaux semblables, afin de servir de moyens porteurs. Dans une mise en oeuvre avantageuse du procédé selon l'invention, on effectue la séquence suivante d'opérations: Sur la surface dépoussiérée, on dépose une matière de nivellement con- tenant du bitume, en quantité comprise entre 1 et 1,5 kg/m2. La matière de nivellement contient au moins 50% en poids de substances solides, qui sont dissoutes dans un mélange d'hydrocarbures aromatiques et aliphatiques. On peut choisir comme matières solides du bitume, du caoutchouc synthétique ou du caoutchouc naturel, le cas échéant également des résines synthétiques ou naturelles, mais il convient aussi d'utiliser un mélange des matériaux précités; cependant, la quantité de caoutchouc synthétique ou naturel doit s'élever au maximum à 5% en poids. La matière de nivellement doit être conditionnée de façon que, pour sortir d'un récipient du type Ford 4,à une température de 250C, elle mette au moins 16 secondes. L'émulsion utilisée pour le nivellement doit être une émulsion de bitume contenant de l'eau ou une matière plastique. La teneur en substances sèches de l'émulsion ne doit pas dépasser la valeur de 60%. La teneur en matières plastiques de l'émulsion correspondante de bitume peut avantageusement varier entre 3% en poids et 10% en poids. Sur la surface sèche de la matière de nivellement, on place une feuille fabriquée à partir d'un matériau polymérise et pourvue d'une couche auto- adhésive. L'épaisseur de cette feuille est comprise entre 0,6 et 3 mm, sa résistance à la traction est d'au moins 120 bars, son allongement à la rupture est d'au moins 250% et sa résistance au déchirement est d'au moins kg/cm. La couche autoadhésive contient toujours du bitume car cette couche peut être ainsi réunie plus facilement avec la matière de nivellement. Dans le cas o la feuille n'est pas pourvue d'une matière autoadhésive, il est nécessaire de déposer sur la surface de la matière de nivellement un adhésif servant à la formation du système isolant complexe. L'adhésif peut également contenir de 15 à 20% de bitume, différentes sortes de caout- choucs synthétiques ainsi que des constituants de matières plastiques dans un solvant. L'adhésif doit assurer la fixation des surfaces par collage. Le cas échéant, on peut aussi utiliser du bitume chaud en quantité au maximum de 500 g/m2. Sur la surface du matériau isolant qui a été ainsi nivelé et mis en place uniformément, on dispose une plaque de recouvrement qui est pourvue d'une couche autoadhésive. La plaque est constituée par une structure portante se composant de papiers, de fibres de verre ou de fibres de matières plastiques. La plaque contient un matériau qui, sous l'influence de l'asphalte chaud, est transformé en un composant de la couche d'asphalte. Lors d'un dépôt mécanique de l'asphalte, cette plaque a pour fonction de protéger la feuille contre des dommages mécaniques et contre un choc thermique excessif. Le cas échéant, on peut utiliser à la place de la feuille de protection, une couche de béton de 4 cm d'épaisseur. On va maintenant expliquer la mise en oeuvre du procédé selon l'invention à l'aide de quelques exemples, donnés à titre illustratif mais non limitatif. EXEMPLE 1 Après dépoussiérage de la surfaceon y dépose le matériau de nivelle- ment en quantité de 1 kg/m2 et on assure son séchage. On recouvre la surface séchée de plaques isolantes autoadhésives de façon que les plaques se chevau- chent sur une largeur de 12 cm. Après la mise en place de la feuille, on coule dessus de l'asphalte chaud. La couche d'asphalte est avantageusement déposée manuellement et elle est étalée et lissée de façon à avoir une * épaisseur comprise entre 2 et 7 cm. EXEMPLE 2 Le processus est semblable à celui de l'Exemple 1 jusqu'à la mise en place de la feuille. La feuille est ensuite revêtue d'une couche de béton de 4 cm d'épaisseur, puis d'une couche uniforme d'asphalte chaud à l'aide de machines correspondantes. EXEMPLE 3 Le processus est semblable à ceux des Exemples 1 ou 2, mais pour l'éta- blissement de l'isolation, on utilise une émulsion de bitume froid ou de bitume chaud contenant une matière plastique. EXEMPLE 4 On dépose sur la surface de la matière de nivellement un adhésif en quantité comprise entre environ 0,5 et 1 kg/m2, puis on colle une feuille non-adhésive et ensuite on adopte le processus décrit dans l'ExempLe 1. EXEMPLE 5 Après le dépôt du matériau de nivellement conformément à l'Exempte 1, on met en place la couche isolante autoadhésive par collage Exemple 4), ' ou sans adhésif (Exemple 1). Cette plaque assure une protection contre des dommages éventuels par des machines de construction de route et, également, contre des chocs thermiques, qui peuvent être provoqués par l'asphalte chaud. Sur la couche isolante, on met en place des plaques protectrices auto- adhésives. Ces plaques protectrices sont agencées de manière à ne pas perturber les processus de diffusion, leur matière se liant avec les couches de bitume placées en dessous et formant ainsi un ensemble homogène. Les composants de l'isolation réalisés par le procédé conforme à l'invention sont faciles à manutentionner, ce qui permet de mécaniser les opérations d'étalement et de conditionnement,et par conséquent d'augmenter la productivité en faisant intervenir une technologie d'une régulation facile. Le procédé selon l'invention permet d'obtenir une isolation de grande élasticité qui suit, aux températures de service habituelles, les variations de forme des structures en charge. Les propriétés mécaniques du système isolant sont adaptées aux propriétés de l'asphalte de revêtement, qui ont été définies par des mesures des charges se produisant au démarrage ou au freinage des véhicules. Avec le procédé selon l'invention, on réduit considérablement les risques d'incendie, les risques d'accident, l'encombrement et les frais de main d'oeuvre par rapport aux procédés connus. Bien entendu, la présente invention n'est nullement limitée aux exemples et modes de mise en oeuvre mentionnés ci-dessus; elle est susceptible de nom- breuses variantes accessibles à l'homme de l'art, suivant les applications envisagées et sans que l'on ne s'écarte de l'esprit de l'invention. REVENDICATIONS 1.- Procédé pour établir une isolation contre l'eau, notamment contre l'eau de pluie ou de condensation et l'humidité, dans le cas de ponts, de dalles de revêtement, d'ossatures, de structures souterraines, etc., procédé caractérisé en ce qu'on dépose sur la surface à isoler un matériau de nivel- lement, puis un matériau isolant autoadhésif se présentant sous la forme de feuilles ou de plaques, ou bien une feuille polymérisable pourvue d'un adhé- sif, puis on dépose une couche assurant une protection mécanique, et enfin une couche d'asphalte. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on utilise comme matériau isolant une feuille ou une plaque dont l'épaisseur est com- prise entre 0,6 et 3 mm, dont la résistance à la traction est d'au moins bars, dont l'allongement jusqu'à rupture est d'au moins 250% et dont la résistance au déchirement est d'au moins 40 kg/cm. 3.- Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'on utilise comme matériau de nivellement une émulsion contenant du bitume, dont la teneur en substances sèches est d'au moins 50% en poids, et dont le temps de coulée d'un récipient du type Ford 4, mesuré à une température de 250C, est d'au moins 16 minutes. 4.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'on utilise comme couche de protection une couche préparée à partir de béton-oud'asphalte chaud.