La présente invention a trait à un dispositif de protection contre les agressions, du type se présentant sous forme d'un comptoir ou guichet. On a déjà proposé un certain nombre de catégories de dispositifs de protection contre les agressions afin d'as- surer la protection des caisses, guichets et comptoirs et empêcher les vols et holdtup. La première prévoit d'interposer, entre le public et les employés, une paroi transparente ou non, installée en permanence, et ne permettant le passage que par des ouvertures de faible dimension susceptibles d'être ob turées rapidement. Ces dispositifs présentent l'inconvénient de créer une importante distanciation entre le public et les employés, ce qui va à l'encontre des méthodes commerciales modernes. La seconde catégorie, pour remédier à cet inconvénient, est composée de dispositifs se présentant plus ou moins sous forme de guichets ou comptoirs classiques, c'est- à-dire présentant au-dessus du tableau horizontal du comptoir ou guichet un important espace libre susceptible d'être rapidement obturé par une plaque coulissante, ani mée de préférence d'un mouvement vertical vers le haut, cette plaque étant généralement dissimulée dans le comptoir ou le guichet et étant, dans ce cas, propulsée vers le haut par des moyens convenables pour venir obturer l'espace situé au-dessus du guichet. Un guichet de ce genre est par exemple décrit dans le brevet français 2.242.735. Les guichets de ce genre, bien que donnant satisfaction par leur fonctionnement, présentent cependant un certain nombre d'inconvénients. Ils nécessitent, en particulier, une conception et une réalisation mécanique relativement complexes afin de guider la ou les plaques depuis une position d'ouverture vers une position d'obturation avec la fiabilité désirée. Ils demandent, d'autre part, l'utilisation de moyens moteurs importants à cause du poids des plaques qui doivent être obligatoirement blindées, d'autant plus que la vitesse initiale de dépla cement doit être grande. I1 en résulte donc des contraintes notablesquant au coût de fabrication et d'entretien. En outre, les dispositifs de ce genre, par leur encombrement et les contraintes liées à leur mise en place, ne sont que peu ou pas adaptables à des installations déjà existantes, ce qui nécessite en général un réaménagement complet du mobilier et souvent de la structure du local où ils sont installés. Enfin, la hauteur libre entre le plateau horizontal et le plafond ou l'imposte disposé à la partie supérieure du guichet est obligatoirement limitée, les plaques blindées ne pouvant pas dépasser un certain poids et donc une certaine dimension. La présente invention propose de remédier à ces différents inconvénients et de fournir un dispositif de protection contre les agressons de conception simple, de prix de revient et d'installation diminué et qui soit capable d'être facilement adapté à des installations déjà existantes tout en étant en outre susceptible d'être réalisé dans des dimensions très différentes. L'invention a pour objet un dispositif de protection contre les agressions, du type comprenant à la partie inférieure un plateau de comptoir ou guichet et des moyens permettant d'obturer rapidement l'espace situé au-dessus du plateau, caractérisé par le fait que lesdits moyens d'obturation comportent une nappe souple composée d'une pluralité de -couches superposées d'un matériau de nature textile résistant aux impacts, ladite nappe étant susceptible de se déplacer depuis une position effacée vers une position d'obturation dans laquelle elle est déployée pour obturer l'ensemble de l'espace libre situé au-dessus du plateau, ladite nappe étant guidée en ses bords latéraux par des moyens de guidage empêchant une extraction latérale des bords de la nappe hors desdits moyens de guidage, et étant maintenue en ses bords initial et final par des moyens empêchant une rétraction de la nappe. Ladite nappe peut être avantageusement réalisée d'une pluralité de couches textiles en fibres d3aramide par exemple du type vendu sous la référence 20875 par la société française J. BROCHIER & FILS demeurant à Vil leur banne. Le nombre de couches est de préférence compris entre 10 et 25, de façon à fournir une nappe ayant une épaisseur de l'ordre de 1 cm. Selon une forme de réalisation préférée, les différentes couches formant la nappe sont simplement superposées sans être reliées entre elles. Dans une variante1 elles peuvent également être reliées entre elles soit au moyen d'un adhésif, soit par un procédé textile tel que l'aiguilletage, la liaison s'effectuant alors de préférence en un nombre limité de points de façon à laisser libre de toute liaison la majeure partie de la surface de deux couches adjacentes. La nappe, au lieu d'être unique, peut également être divisée en plusieurs nappes partielles séparées les unes des autres en position effacée et venant se disposer plus ou moins parallèlement les unes aux autres à l'état déployé pour former ainsi une pluralité de nappes partielles rencontrées successivement l'une après l'autre, par la trajectoire d'un projectile qui serait tiré dans la nappe. Selon l'emplacement dans lequel la nappe se trouve à l'état effacé, le mouvement de la nappe peut s'effectuer de haut en bas, ou d'un côté vers l'autre du comptoir mais de façon particulièrement préférée le mouvement de la nappe peut avantageusement être orienté depuis le bas vers le haut. Dans cette forme de réalisation préférée, lors du debut du mouvement d'ascension, le bord initial de la nappe peut avantageusement émerger hors du plateau en un emplacement situé sensiblement au milieu du plateau à une distance d'au moins 50 cm de chacun des bords, côté employés et côté clients, du plateau. Selon une forme de réalisation préférée, les moyens de guidage des bords latéraux de la nappe peuvent être des profilés présentant une fente permettant le passage latéral de la nappe, la nappe présentant en ses bords des moyens conférant auxdits bords une épaisseur supérieure à la largeur de ladite fente, empêchant l'extraction de la nappe par la fente. De préférence, ces moyens sont souples et peuvent alors avantageusement être constitués d'un enroulement de la nappe, par exemple autour d'un ca- ble. En variante, la nappe peut être fixée de toute autre manière sur une chaîne ou un câble ou un autre élément lui-même guidé dans lesdits moyens de guidage de façon à ne pas pouvoir en être extrait. Dans une autre variante de l'invention, les bords latéraux de la nappe peuvent ne pas pénétrer dans les moyens de guidage, lesdits bords étant alors raccordés de façon avantageuse à une bande souple et resistante de plus faible épaisseur que la nappe, par exemple un tissu ou treillage métallique souple dont un bord est lui-même guidé par lesdits moyens de guidage. Dans une autre variante, la nappe pourrait être appliquée sur un tel treillage métallique allant d'un bord à l'autre et formant une armature. La nappe peut également elle-même comporter, sur toute sa surface, une armature interne en un matériau rési-stant tel que des fils métalliques ou de matière synthétique ou de verre. L'extrémité initiale de la nappe peut avantageusement comporter un élément rigide, tel qu'un profilé recevant l'extrémité de la nappe ou une tige rigide sur laquelle la nappe est fixée, cet élément rigide venant, en position déployée de la nappe, se loger dans un profil ou logement allongé empêchant tout mouvement en dehors du plan de la nappe déployée, des moyens tels que des cliquets nonretour pouvant éventuellement être prévus pour empêcher le mouvement en sens contraire du bord initial de la nappe, au cas où les moyens moteurs entraînant ledit bord initial n'exerceraient plus leur effet, une fois la nappe amenée en position déployée. Le bord final de la nappe peut être réalisé de toute manière empêchant une extraction de la nappe et permettant à la nappe déployée d'être tendue sans pli. Lorsqu'elle est à l'état effacé, la nappe, selon les différentes formes de réalisation de l'invention, peut être soit enroulée autour dgun axe, soit repliée en accordéon, soit maintenue à l'état plan, soit encore, et de préférence, repliée en plusieurs parties planes consecutives séparées par des courbures. En particulier, dans le cas où, selon une forme de réalisation préférée de l'invention, la nappe est animée d'un mouvement depuis le bas vers le haut, elle peut, à l'état effacé, former plusieurs brins horizontaux superposés. Ceci permet notamment de disposer la nappe,à l'état effacé,à l'intérieur d'un boîtier plat susceptible de former le plateau horizontal du comptoir, ce plateau étant re- lié en ses deux bords extrêmes à des moyens de guidage comportant par xemple des profilés, lesquels peuvent avantageusement être suspendus à la partie supérieure de la structure du local, en étant éventuellement telescopiques, pour le réglage en hauteur, ce qui permet de mettre en place le dispositif selon l'invention sur un comptoir de- jà existant sans le modifier. La formation desdits brins horizontaux peut avan être tageusement/assurée par des axes déterminant les courbures entre deux brins consécutifs, lesdits axes étant mobiles pour permettre la disparition desdits brins et le déploiement de la nappe et étant de préférence élastique- ment rappelés, avec une force relativement faible, dans la direction d'effacement de la nappe permettant la formation des brins. D'autres avantages et caractéristiques de l'invention apparaîtront à la lecture de la description suivante, faite à titre d'exemple non limitatif, et se référant au dessin annexé dans lequel : La figure 1 représente une vue schématique ,en coupe transversale, d'un dispositif selon une première forme de réalisation de l'invention en position effacée. La figure 2 représente la même vue de ce dispositif en position relevée. La figure 3 représente une vue schématique, en élévation, de ce dispositif avec section partielle à droite selon la ligne a-a de la figure 1 et à gauche selon la ligne b-b de la figure 1. La figure 4 représente une vue en section transversale d'un bord latéral de la nappe. Les figures 5 et 6 représentent d'autres formes de réalisation des bords latéraux de la nappe. La figure 7 représente une vue en coupe schématique d'un dispositif selon une autre forme de réalisation de l'invention en position effacée. La figure 8 représente une vue de ce dispositif en position déployée. La figure 9 représente une vue en coupe transversale d'un dispositif selon une autre forme de réalisation de l'invention. La figure 10 représente une vue en coupe transversale d'un dispositif selon une autre forme de réalisation de l'invention. La figure il représente une vue schématique, en coupe transversale, selon une forme de réalisation à nappe enroulée. La figure 12 représente une vue schématique, en coupe transversale, d'une autre forme de réalisation à nappe repliée. La figure 13 représente une vue schématique, en coupe transversale, d'une autre forme de réalisation selon l'invention à nappe verticale. La figure 14 représente une vue en coupe schématique transversale d'un dispositif à nappe verticale coulissante selon une autre forme de réalisation de ltin- vention. On se réfère tout d'abord aux figures 1 à 4. Le dispositif de protection contre les agressions représenté comporte un boîtier plat 1 disposé horizontalement et susceptible d'être posé et éventuellement fixé sur un comptoir 2 par sa face inférieure 3, la face supé rieure 4 du boitier formant ainsi le plateau du guichet. La disposition est telle que ce plateau se trouve de pré- férence à une hauteur d'environ 1,20 m du sol. Le dispositif comporte encore deux montants verticaux 5 réunis en leur extrémité supérieure proche du plafond par une traverse 6. Le cas échéant, si le plafond est relativement haut, les montants 5 peuvent se poursuivre au-delà de la traverse, l'espace au-dessus de la traverse étant occulté par une imposte. La nappe 7, qui est mieux vue en section transversale sur la figure 4, est formée d'une quinzaine de couches d'un tissu en fibres d'aramide,de façon à avoir une épaisseur d'environ 1 cm, suffisante, compte tenu des caractéristiques de ce matériau, pour empêcher le passage des projectiles des armes de poing. Le bord initial, ceest-à- dire supérieur, de la nappe 7 est pris dans un profilé rigide 8 dont la surface supérieure, comme on le voit sur la figure 1, vient affleurer la surface supérieure 4 lorsque la nappe est à l'état effacé représenté sur la figure 1.Le bord inférieur, c'est-à-dire final, de la nappe 7 est rendu solidaire en 9 de la paroi inférieure 3 du boîtier 1. Les deux bords latéraux de la nappe 7 présentent la forme représentée sur la figure 4. A cette fin, un câble d'acier relativement fin 10 est entouré successivement par chaque couche de la nappe, chaque couche étant renvoyée, comme on le voit sur la figure. En variante, conformément à la figure 5, le bord latéral de la nappe 7 peut être enroulé autour du cable souple 10, prenant ainsi une configuration de crochet 11. Dans ce cas, le diamètre deencombrement de la nappe enroulée autour du câble 10 est supérieur au diamètre d'encombrement du cas de la figure 4,d'une épaisseur de nappe. On peut noter que lesdiamètresdes cables 10,sur les- dessins, ont été volontairement agrandis. En variante, les câbles 10 pourraient être omis et remplacés par des joncs de matière plastique ou même les bords latéraux de la nappe 7 pourraient simplement être épaissis d'une façon quelconque. A l'intérieur du boîtier 1 se trouvent disposées deux tiges rigides transversales 12, 13 rappelées par des moyens élastiques, tels que des ressorts, dans la position représentée sur la figure 1 et dont les extrémités sont guidées par des fentes 14, 15 bien vues sur la figure 2, lesdites fentes étant pratiquées dans des parois internes 16 proches des bords latéraux 17 du boîtier 1. Près d'une fente centrale disposée dans la paroi supérieure 4, et audessous de cette fente, sont disposées deux tiges rigides 18 montées rotatives dans les parois 16.La nappe souple 7, qui passe entre ces deux tiges 18 qui font office de cy lindresde guidage, est repliée autour des deux tiges coulissantes 12, 13, comme on le voit sur la figure 1, et, lorsque ces deux tiges 12, 13 sont écartées, comme on le voit sur cette figure, la nappe 7 forme une pluralité de brins horizontaux de manière que-le profilé supérieur 8 prenne la posltionreprésentée affleurant à la surface de la paroi 4. On voit,sur la figure 3, que les bords latéraux de la nappe s'enroulent également de la même façon.Comme on le voit également sur la figure 3, les câbles 10 se poursuivent au-delà du bord initial de la nappe 7 et courent à l'intérieur des montants 5 pour se diriger, grâce à des poulies de renvoi convenables, vers un moteur, non représenté, susceptible d'exercer une traction simultanée vers le haut sur les deux câbles 10. La largeur de la nappe 7, comme on le voit égale- ment sur la figure 3, est supérieure à la distance séparant les bords se faisant face des montants 5, de façon que lesdits bords latéraux et les câbles 10 soient disposés à l1intérieur de ces montants à proximité desdites parois. Les montants présentent une fente longitudinale 19 dont la largeur est légèrement supérieure de quelques millimètres à l'épaisseur de la nappe 7 de sorte que la nappe puisse traverser aisément cette fente. En conséquence, lorsqu'on exerce brutalement une traction rapide vers le haut, dans le sens des flèches, sur les deux câbles 10, la nappe 7 va se trouver tirée très rapidement vers le haut, malgré la faible résistance des moyens élastiques qui tendent à rappeler les tiges 12, 13 qui se dirigent vers la partie centrale du boîtier 1, pour finir par prendre la position représentée sur la figure 2 à l'extrémité interne des fentes 14, 15. Pendant ce temps, la nappe s'est déployée et vient occuper tout l'intervalle libre situé entre la surface 4 et la partie inférieure de la traverse 6. Celle-ci présente avantageusement une creusure ou rainure 20 orientée vers le bas, rainure dans laquelle vient s'immobiliser le profil 8 qui ne peut donc plus être animé d'un mouvement hors du plan de la nappe.La longueur de la nappe étant convenablement déter- minée de façon à être à peu près sous tension dans la position représentée sur la figure 2 où elle est à l'état déployé, on comprend que la nappe, en cas d'impact d'un projectile, n'aura aucune tendance à sortir des montants 5, ni du boîtier 2, ni de la rainure supérieure 2Q, un effort de traction étant toujours exercé sur les câbles 10, à moins que des cliquets ne soient convenablement disposés pour empêcher la descente du profilé 8. En cas de tir, la nappe subira donc simplement les déformations usuelles sans être traversée, empechant,en outre,tout passage d'un agresseur. En se référant à la figure 6, on voit une variante dans laquelle la nappe 7 ne pénètre pas à l'intérieur du montant 5. En fait, les bords de la nappe 7 sont fixés, par collage ou par tout autre procédé convenable, contre un grillage métallique souple mais résistant 21 entourant un câble 10 et lui-même entoure par un jonc circulaire clipsé en matière auto-lubrifiante 22, ce jonc étant lui-même guidé sans résistance par des garnitures auto-lubrifiantes 23 disposées à l'intérieur du profil 5. Bien entendu, on peut encore concevoir d'autres formes de réalisation des bords latéraux de la nappe. Ainsi à titre d'exemple, on peut utiliser au lieu de câbles des chaînes convenablement renvoyées dans les moyens moteurs, les bords latéraux de la nappe étant fixés contre ces chaînes. Le temps de montée de la nappe, pour des hauteurs libres au-dessus du plateau de l'ordre de 1,50 m,peut être de 1/lOème à quelques noèmes de seconde. En se référant à la figure 7, on voit une section transversale d'une autre forme de réalisation dans laquelle on n'a pas représenté les montants latéraux 5. Dans cette forme de réalisation, le boîtier 24 est sensiblement identique au boîtier 1. En pénétrant à l'intérieur du boitier, la nappe se divise en fait en deux demi-nappes 25, 26 renvoyée autour de deux tiges 27, 28 en tous points analogues aux tiges 12, 13 et susceptibles de coulisser dans des rainures similaires aux rainures 14, 15. Une tige fixe immobile 29 est disposée à la partie inférieure du boîtier, empêchant une extraction complète de la nappe hors du boîtier. Le bord initial 30 de la nappe ne possède cette fois-ci pas de profilé mais est renvoyé autour d'une tige rigide.On doit donc comprendre que les deux demi-nappes 25, 26 forment en fait les deux moitis d'une nappe sans fin enroulée autour de la tige rigide de l'extrémité 30, des tiges coulissantes 27, 28 et de la tige fixe 29. Comme on le voit sur la figure 8, lorsque la nappe est déployée, son extrémité 30 étant en position supérieure, les deux demi-nappes 25, 26 s'étendent parallèlement et à faible distance l'une de l'autre et forment ainsi une nappe complète. Cette forme de réalisation dans laquelle la nappe est divisée en deux demi-nappes est très avantageuse car elle diminue l'épaisseur de chaque demi-nappe et augmente donc leur souplesse, facilitant ltenroulement. En se référant à la figure 1, on voit un disposi- tif comportant un boîtier plat 31 schématiquement représenté, analogue au boitier 24 ou au boitier 1. La nappe 32, tout d'abord renvoyée par un-seul rouleau 18 est ensuite renvoyée autour d'une tige coulissante 33 puis autour d'une seconde tige coulissante 34, de sorte que le brin final, fixé autour d'une tige fixe 35, proche de la tige faisant office de rouleau 18, se trouve disposé au-dessus du brin s'étendant entre les tiges 33, 34. Cette disposition permet encore d'abaisser la hauteur du boîtier 31 par rapport aux réalisations précédentes, étant entendu que de toute façon, pour la commodité du dessin, les hauteurs des boîtiers des différentes figures ont été exagérées par rapport à une construction réelle.En fait, en général, la hauteur d'un boitier peut être inférieure à lOcm. En se référant à la figure 10, on voit une variante dans laquelle le boîtier 36 présente une partie horizontale 37 disposée sur un comptoir classique 38, suivie d'une partie verticale 39 s'appliquant contre l'une des faces verticales du comptoir 38. Cet ensemble est rapporté sur le comptoir comme dans les cas precé dents. La nappe pare-balles 40, disposée dans ce boitier 36, présente une extrémité initiale 41 affleurant la surface supérieure de la partie 37 de boîtier et est renvoyée à peu près horizontalement vers la gauche par une tige 42 montée rotative dans le boîtier à la façon d'une tige 18, puis dans la partie d'angle du boîtier la nappe est renvoyée vers le bas par une tige également montée de façon circulaire 43 pour être renvoyée autour d'une tige 44 libre munie à ses deux extrémités de contrepoids 45, la nappe étant de là renvoyée vers un point fixe supérieur 46 dispose au niveau de la partie d'angle du boîtier 36. Lors- iue 1 exerce une traction rapidement vers. le haut, dans le sens de la flèche, sur l'extrémité 41 de la nappe, celle-ci émerge verticalement hors de la partie de boîtier 37 et ce mouvement provoque la remontée vers le haut de la tige 44 ec le raccourcissement des brins verticaux jusqu'à ce que la tige 44 soit parvenue dans une position proche de la tige tournante 43. A ce moment, l'extrémité supérieure 41 a été reçue dans la traverse supérieure qui joint les montants et la nappe se trouve en position déployée. Dans les différentes formes de réalisation qui ont été décrites, on comprend qusil est préférable de limiter au maximum la friction entre la nappe et les différentes tiges tournantes ou coulissantes par rapport auxquelles elles se déplacent et,à cette fin, les tiges peuvent être revêtues d'un revêtement anti-friction, par exemple en N ylon, ou la nappe elle-même peut être recou verte d'un revêtement anti-friction. En variante, les extrémités des tiges peuvent être montées dans des roulements à billes lorsqu'elles sont destinées à tourner. On peut également monter sur chaque tige une pluralité dtan neaux faisant office de galets, disposés côte-à-côte et facilitant le mouvement de la nappe par rapport à la tige. On se réfère à la figure 11. Dans cette forme de réalisation, le comptoir 47 présente en sa partie supérieure un boitier 48 affleurant à la surface supérieure du comptoir formant plateau 49. Ce boîtier, qui présente une fente normalement obturée par un volet pivotant 50, comporte un cylindre 51 monté rotatif par ses deux extrémités, cylindre autour duquel s'en- roule une nappe pare-balles 52 dont l'extrémité initiale libre 53 se déplace vers le haut, dans le sens de la flèche, sous l'effet de la traction des câbles analogues aux câbles 10 et disposés sur les bords latéraux de la nappe. Dans la forme de réalisation représentée sur la figure 12, la nappe 54 est simplement. repliée en accordéon et est guidée, à sa partie supérieure, entre deux tiges 18 et fixée en 55 à sa partie inférieure contre le boitier 56. Les différentes formes de réalisation représentées jusqu'à présent, présentent la nappe à l'état effacé à l'intérieur d'un boîtier qui, le cas échéant, peut être prévu à l'avance et susceptible d'être monté sur des comptoirs existants moyennant des modifications mineures ou même sans aucune modification du comptoir. Les montants latéraux tels que 5 peuvent avantageusement être fixés, en leur extrémité supérieure,contre le plafond ou une structure similaire et pendre depuis le haut pour supporter le boîtier. Celui-ci peut alors soit simplement reposer sur la face supérieure du comptoir, soit etre vissé contre celui-ci. Les montants 5 peuvent, le cas échéant, être réalisés de façon télescopique, pour s'adapter facilement aux différences de hauteur, la nappe pouvant être, le cas échéant, raccourcie ou prolongée sans difficultés. En se référant à la figure 13, on voit une forme de réalisation dans laquelle la nappe 57 est disposée à l'intérieur d'un comptoir 58 portant un plateau 59 avec une fente. L'extrémité supérieure 60, munie d'un profilé convenable, de la nappe 57, affleure à la face supérieure du plateau lorsque la nappe est à l'état effacé La nappe, depuis l'extrémité supérieure 60, s'étend verticalement vers le bas pour être renvoyée autour d'un cylindre 61 muni à ses deux extrémités de contrepoids 62. De là, la nappe s'étend vers le haut pour être fixée en son extrémité finale 63.Lorsque la nappe se dirige rapidement vers le haut sous l'influence des moyens moteurs actionnés par un employé, en cas d'agression, le cylindre 61, avec ses contrepoids, est ramené vers le haut tandis que la longueur contenue dans le comptoir 58 diminue au fur et à mesure que la nappe sort du comptoir En se référant à la figure 14, on voit un comptoir 64 analogue à celui d la figure 13. Les montants 65, qui remplacent ici les montants 5, s'étendent jusque vers le sol. Ils présentent chacun une large rainure ou fente 66. La nappe 67 possède une partie initiale prise dans un profil en C 68 et sa partie finale dans un profil similaire 69. Les profils 68, 69 sont avantageusement réunis par deux profils verticaux de section identique à la leur et recevant les deux bords lateraux de la nappe 67 de façon à former un cadre recta.ngulaire dont les deux bords verticaux sont guidés dans les fentes ou rainures 66 des montants 65. Dans ce cas, la nappe pare-balles 67 ne change pas de forme, qu'elle soit en position haute ou en position basse. Des moyens moteurs convenables sont utilisés pour actionner le cadre vers le haut. Dans toutes les formes de réalisation de l'invention, les moyens moteurs peuvent être variables soit qu'il s'agisse de moteurs électriques tirant des câbles ou des chaînes ou une tringlerie, ou de vérins, de contrepoids, de ressorts et tous autres moyens connus de l'homme de l'art. Au lieu d'utiliser une seule nappe, on peut également utiliser plusieurs nappes fonctionnant en parallèle de façon à diminuer l'épaisseur de chaque nappe individuelle. Les figures 7 et 8 montrent un exemple d'une telle réalisation. Cependant, des nappes parallèles peuvent être réalisées dans les différentes autres formes de réalisation. Ainsi, à titre d'exemple, dans le cas de la figure 11, il serait possible de disposer deux boî- tiers 48 côte-à-côte, contenant chacun une nappe 52. En variante, un seul boîtier pourrait comporter deux cylindres analogues au cylindre 51, de façon à former deux nappes qui s'étendent parallèlement vers le haut, les deux nappes étant de préférence proches l'une de l'au tre, de façon à prétendre dans un plan vertical passant entre les deux cylindres. Rr ailleurs, les nappes peuvent être revêtues d'une couche très souple d'un matériau d'insonorisation afin d'isoler phoniquement les employés d'un éventuel agresseur. Bien que l'invention ait été décrite à propos d'une forme de réalisation particuliere, il est bien entendu qu'elle n'y est nullement limitée et qu'on peut lui apporter diverses modifications sans pour cela s'éloigner de son cadre ni de son esprit. REVENDICATIONS 1. Dispositif de protection contre les agressions, a de type comprenant/la partie inférieure un plateau de comptoir ou guichet et des moyens permettant d'obturer rapidement l'espace situé au-dessus du plateau, caractérisé par le fait que lesdits moyens d'obturation comportent une nappe souple (7, 25-26, 32, 40, 52, 54, 57, 67) composée d'une pluralité de couches superposées d'un matériau de nature textile résistant aux impacts, ladite nappe étant susceptible de se déplacer depuis une position effacée vers une position d'obturation dans laquelle elle est déployée pour obturer l'ensemble de l'espace libre situé au-dessus du plateau, ladite nappe étant guidée en ses bords laté- raux par des moyens de guidage (5, 19) empêchant une ex traction latérale des bords de la nappe hors desdits moyens de guidage, et étant maintenue en ses bords initial (8, 30, 41 53, 60, 6B) et final (9, 29, 35, 46, 55, 69) par des moyens empêchant une rétraction de la nappe. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la nappe est réalisée d'une pluralité de couches textiles en fibres d'aramide, le nombre de couches étant tel que l9épaisseur de la nappe est de leordre de 1cm. 3. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que les différentes couches formant la nappe sont simplement superposées sans être reliées entre elles. 4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que la nappe est divi- sée en plusieurs nappes partielles (25, 26) et venant se rapprocher les unes des autres à l'état déployée. 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que le mouvement de la nappe depuis la position efface- vers la position des ployée s'effectue depuis le bas vers le haut. 6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait qugB l'état effacé1 la nappe se trouve disposée à l'intérieur d'un boîtier (1, 24, 31, 36, 48, 56). 7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé par le fait que la face supérieure dudit boitier forme au moins une partie de la surface du plateau. 8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait qu'à l'état effacé,la nappe forme plusieurs brins. 9. Dispositif selon la revendication 8, caractérisé par le fait que lesdits brins sont formés par des tiges (12, 13, 27, 28, 33, 34, 44, 61) rappelées par des moyens de rappel vers leur position initiale et susceptibles de se déplacer pour permettre la diminution des brins et le déploiement de la nappe. 10. Dispositif selon la revendication 9, caractérisé par le fait que les brins sont disposés selon une direction sensiblement horizontale. 11. Dispositif selon la revendication 8, caractérisé par le fait qu'une partie au moins des brins est disposée sur une direction verticale. 12. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait qutà l'état effacé, la nappe est enroulée autour d'un axe rotatif (51). 13. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait qu'à l'état effacé, la nappe (54) est repliée en plis superposés. 14. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait que la nappe est disposée sur un cadre de forme rectangulaire susceptible d'être actionné d'un mouvement entre une position effacée et une position déployée. 15. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 13, caractérisé par le fait que la nappe est guidée en ses bords latéraux par des profilés formant des montants (5),lesdits profilés étant munis d'une fente (19) traversée par un bord de la nappe, ledit bord présentant à l'intérieur du profil une surépaisseur empêchant son extraction par la fente. 16. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 15, caractérisé par le fait que- la nappe est posée dans le plateau pour sortir de la surface du plateau en un emplacement disposé à une distance d'environ 50 cm de chacun des bords, côté employés et côté clients, du plateau.