L'invention concerne un dispositif astronomique porteur d'instruments destinés à suivre la course apparente ou réelle d'un astre ou d'un satellite, pour en capter, dévier ou indiquer le sens de ses rayons, de ses signaux ou de sa position. On entend ici par instruments, tous appareils répondant à l'émission d'un rayonnement, tel que détecteur de position, capteur scolaire, capteur volEatue, capteur échangeur, etc... Il convient, avant d'aborder les dispositions principales de l'invention, de rappeler les différents problèmes posés par l'orientation d'un instrument sensible au rayonnement d'un astre ou d'un satellite, et-en particulier dans le domaine de la captation de l'énergie solaire. Jusqu'à ce jour, la technique se trouve dans l'alternative suivante - ou présenter au soleil des surfaces fixes, orientées au sud et inclinées selon l'incidence moyenne de rayons solaires au cours d'une période donnée ; leur rendment est mauvais - ou essayer de suivre le soleil dans sa course diurne. Dans ce cas, les moyens employés peuvent être plus ou moins sophistiqués. Des appareils, d'une précision variable, peuvent être construits, mais dans tous les cas, leur conception nécessite la coordination d'un mouvement rotatif lu test avec un mouvement oscillatoire vertical. La combinaison de ces mouvements, le plus souvent d'horlogerie, a des inconvénients importants en raison de la complexité de construction, de la fragilité de fonctionnement, des difficultés d'entretien, des risques de grippage ou de blocage, mais aussi des difficultés de corrections et de leur nombre. En outre, ces appareils entreprennent leur course plein Est, leur axe étant horizontal à 6 heures, et la terminent plein Ouest à 18 heures, à nouveau en position horizontale. Or, le soleil n'apparaft ou ne se couche dans ces positions que deux jours par an, aux équinoxes. Entre ces dates, il peut se trouver, à 6 heures, déjà haut sur l'horizon, donc en avance sur la position de l'axe, ou n'apparaftre que bien après 6 heures à l'horizon, donc en retard sur l'axe qui a déjà pris un angle important à la verticale. Les mêmes observations peuvent être reportées au coucher du soleil. De plus, l'entrainement de ces mécanismes nécessite une consommation d'énergie relativement importante en énergie secondaire, dont on est tributaire. Si l'on veut atteindre une grande précision, dans le suivi de la course d'un astre, on est alors amené à ajouter à ce mécanisme (souvent remplacé par un système de vérins), un système électronique et électrique important, commandé par des cellules photoélectriques de grande sensibilité (pour suivre la course du soleil par tous les temps), et par un système d'autocorrection. Les risques techniques de pannes et les interventions de surveillance et d'entretien sont alors accrus en conséquence. Si l'on considère le prix de revient de ces installations, on arrive, dans le premier cas, à des sommes importantes dues aux augmentations de surfaces exposées pour compenser le mauvais rendement; dans le deuxième cas, le rendement est amélioré au prix de gros sacrifices techniques et financiers, qui ne peuvent être envisagés que si l'intérêt de l'expérience justifie des subventions. La présente invention a en conséquence pour but de remédier à ces inconvénients, en fournissant un dispositif de construction simple, particulièrement fiable, permettant de suivre intégralement le mouvement d'un astre, tel que le soleil, de jour comme de nuit, avec ou sans visibilité, et en tout point du globe. Un autre but de l'invention est de fournir un dispositif à composants réduits, éliminant les systèmes de détection électronique de position, pour asservir les mécanismes moteurs d'orientation au dispositif porteur d'instruments. Il convient encore, avant d'aborder les dispositions caractéristiques du dispositif selon l'invention, de rappeler à l'aide de schémas, les différents paramètres qui ont été pris en considération pour son élaboration. Dans ces schémas, l'élément porteur d'instruments est matérialisé par une flèche F. Deux modes de construction sont alors envisageables, l'un tel que représenté en figures 1 à 3, l'autre tel que monté aux figures 4 à 6. Si l'on examine la figure 2 des schémas, le flux solaire S atteint la terre T parallèlement à l'équateur. Pour un observateur O, placé par exemple à 43" de latitude Nord, l'installation d'une flèche F, parallèle à ltéquateur, suivrait ponctuellement la marche du soleil, si elle tournait autour d'un axe A, perpendiculaire à l'équateur. Cet axe A sera ainsi placé, s'il se trouve dans cet exemple, à 43" par rapport à l'horizontale (angles à c8tés respectivement perpendiculaires), et orienté du Sud vers le Nord à partir de son pied. Mais le flux solaire varie de l'équinoxe de mars au solstice de juin, pour se présenter à ce moment sous une déclinaison D de 23 27' dans l'hémisphère Nord, par rapport à l'Equateur E (figure 1). La flèche F tournant autour de l'axe A devra alors, pour rester parallèle au flux solaire S, élever sa pointe de 23 27' par rapport à sa position initiale, montrée en traits discontinus. Inversement, cette déclinaison diminuera du solstice de juin à l'équinoxe de septembre, pour s'annuler à ce moment puis provoquer un flux S orienté dans l'hémisphère Sud de 23 27' par rapport à l'équateur E, au moment du solstice d'hiver (figure 3). Pour être parallèle à ce flux, la flèche F, tournant autour de l'axe A, devra alors abaisser sa pointe d'un angle de 23 27' par rapport à sa position initiale. L'invention trouve sa base dans la matérialisation du mouvement de la flèche porteuse F, tournant en 24 heures autour d'un axe convenablement orienté, avec une amplitude verticale de 23 27' x 2, soit sensiblement 47", pour suivre fidèlement les mouvements apparents du soleil, visible ou non, quels que soient le lieu ou la saison. Une autre solution rudimentaire, consiste à faire tourner la flèche F perpendiculairement à un axe A, qui oscillerait avec une même amplitude dans le plan Nord-Sud (comme il est montré aux schémas 4 à 6). C'est la solution couramment adoptée, avec des fortunes diverses, soit empiriquement, soit manuellement, soit électroniquement. On notera que dans l'exemple connu d'orientation d'une flèche porteuse selon les schémas 4 à 6, la flèche reste perpendiculaire à l'axe, et laisse supposer que le soleil se lève en permanence plein Est, et se couche en permanence plein Ouest, ce qui ne correspond pas à la réalité, sous certaines latitudes, comme par exemple le Sud de la France ou l'on relève un écart de l'ordre de 36 aux solstices, du lever et du coucher du soleil par rapport à l'Est et à l'Ouest. Un autre but de l'invention est donc de tenir compte de cet écart, de manière à suivre intégralement les variations de la course solaire de façon à bénéficier de la totalité du temps de rayonnement de l'astre pendant sa course diurne. L'invention concerne à cet effet iin dispositif astronomiclue porteur d'instruments destinés à suivre, à partir du sol, la course apparente ou réelle d'un astre ou d'un satellite pour capter, dévier ou indiquer le sens de ses rayons, de ses signaux, de sa position, caractérisé en ce qu'il comprend - un axe primaire, en relation avec un mécanisme de mise en rotation, cet axe étant monté réglable sur un support, de manière à pouvoir être orienté dans un plan vertical de direction générale Nord-Sud, avec en hémisphère N, une extrémité supérieure dirigée au Nord,et une extrémité inférieure dirigée au Sud,cet axe étant incliné par rapport à l'horizontale d'une valeur égale à la latitude du lieu d'implantation ; en hémisphère S, l'extrémité supérieure est diriez vers le Sud. - un axe secondaire ou flèche porte instruments, ayant une extrémité porte instruments apte à suivre une orbite de référence, cette flèche étant portée par l'axe primaire et solidaire des mouvements de rotation imprimé s à ce dernier par l'intermédiaire d'un bras d'entrainement radial à l'axe primaire, cette flèche étant par ailleurs montée glissante sur ce dernier pour être déplacée én translation le long de l'axe primaire, de manière à être réglée angulairement par rapport à cet axe pour tenir compte de la déclinaison de l'orbite de référence, ledit bras d'entrainement ayant une extrémité solidaire de l'axe primaire, et une autre extrémité constituant un point pivot pour l'extrémité de la flèche raccordée à ce bras, et ce, de manière telle que le point pivot puisse parcourir tout ou partie d'une circonférence, perpendiculaire à l'axe primaire, le susdit point de liaison et de pivotement étant situé de manière à ce que le plan qu'il décrit passe de préférence par le milieu de l'axe primaire. On peut aussi bien concevoir sur le même principe une hauteur fixe sur l'arbre et un réglage-vertical commandé au niveau du bras d'entrahement. Grâce à cette disposition,la la flèche porte instruments peut suivre une orbite de référence avec correction automatique de la déclinaison. Suivant une disposition de l'invention, l'axe primaire qui entralne la flèche porte instruments tourne de 360" jour, par l'intermédiaire d'un motoréducteur à sens de rotation réversible. Suivant une autre disposition, dans le cas de l'application de ce dispositif à la poursuite de la course apparente du soleil, le plan décrit par le point pivot du bras d'entrainement de la flèche est parallèle aux rayons du soleil au moment de lléquinoxefet d'une part la direction de la flèche porte instruments, partant du point pivot du bras d'entrainement, placé au Nord à midi, forme, avec l'axe primaire, un plan vertical contenant le soleil,d'autre part,l'interseetion du plan vertical contenant le soleil avec le plan de la circonférence décrite, colhcide avec la flèche porte instruments de manière telle que la flèche se maintienne dans ce plan vertical lorsque ledit point pivot se déplace synchroniquement avec le soleil et, pour rester dans la direction du soleil au cours des saisons, la flèche est orientée par le déplacement de son point de contact avec l'axe primaire et suit ainsi la déclinaison. D'autres caractéristiques et avantages ressortiront encore de la description qui suit, d'un mode d'exécution de l'invention, donné ici à titre d'exemple, et représenté sur les dessins joints dans lesquels Les figures 1 à 3, sont des vues schématiques, montrant les principes d'orientation qui ont été appliqués pour le dispositif suivant l'invention. Les figures 4 à 6, sont des vues schématiques, expliquant, un exemple de la technique connu, en matière d'orientation de dispositif porteur d'instruments. La figure 7 est une vue en élévation, montrant les différents éléments constitutifs d'un dispositif conforme à l'invention. La figure 8 est une vue en perspective, avec parties arrachées, montrant l'organisation générale des composants du dispositif. La figure 9 est une vue en coupe, montrant le mécanisme de monte et baisse du support de flèche porte instruments, par rapport à l'axe primaire du dispositif. Les figures 10, 11, 12 et 13 sont des vues schématiques, menant aux exemples des différentes possibilités cinématiques du dispositif. Ainsi qu'il est représenté aux figures 7 à 9, ce dispositif est désigné par la référence générale 10. Le dispositif comprend tout d'abord, un axe primaire 11, se présentant sous forme d'une vis, pouvant être entraînée en rotation à l'intérieur d'un tube stationnaire 12, solidaire d'un support réglable 13, orientable en inclinaison par rapport à une platine 14.Selon cette disposition, la vis 11 et le tube 12, qui constituent ensemble l'axe primaire désigné en A figures 1 à 3, peut être orientée par rapport au sol, selon un angle équivalent à la latitude, dans un plan Sud-Nord,le Sud se trouvant à la base de l'appareil dans lthémispnère N, et inversement dans l'hémisphère S. Pour la suite des explications de fonctionnement, on a choisi arbitrairement un angle de 43 entre l'axe primaire 11 et la platine de référence 14. La vis qui constitue l'axe primaire 11 est susceptible d'être entraînée en rotation dans un sens, ou dans l'autre, par l'intermédiaire d'un groupe motoréducteur 15, dont l'arbre de sortie porte un pignon conique 16, engrenant avec un pignon conique 17, porté par la vis 11. Un écrou 18, logé dans le tube 12, est en prise avec la vis Il et rendu solidaire, à volonté, du mouvement de rotation de cette vis, de manière, soit à être entravé en rotation en même temps que cette vis, auquel cas l'ecrou reste sur un niveau stationnaire, ou au contraire; être immobilisé par rapport à la rotation de la vis, de manière à provoquer un déplacement axial de cet écrou, le long de la vis 11, dans un sens ou dans l'autre, en fonction du sens de rotation de la vis, de manière à pouvoir appliquer ce mouvement de monte ou baisse, à un chariot à déplacement axial 19, et de manière à entraxner de façon correspondante une flèche porte instruments 20, qui constitue l'axe secondaire du dispositif. La flèche 20 porte instruments, peut être animee d'un mouvement de rotation, complet ou partiel, autour de l'axe 11. A cet effet, ltextremité arrière 20a de la flèche, est reliée au point pivot 21 d'un bras d'entrainement 22, lequel est solidarisé par son extrémité 22a à la vis 11. Par cette disposition, on comprend que tout mouvement de rotation imprimé à la vis 11, est transmis au bras 22 et par suite, à la flèche 20. On notera par rapport ra rt encore que le point pivot 21 est un point fixe,A l'extrémité inférieure 22b du bras 22, ce grâce à quoi, en fonction du mouvement de monte ou baisse imprimé au chariot 19, on peut faire varier la position angulaire de la flèche 20, dans un plan vertical, les positions angulaires extrêmes étant montrées en traits discontinus. Ainsi qu'il est montré plus en détail figure 9, le chariot 19 peut monter ou descendre selon le eens de rotation de la vis 11, et orienter verticalement la flèche 20. Suivant un exemple d'exécution, on a donné à la vis 11, un pas de 0.25mm de manière telle que pour 90 rotations de cette vis, la flèche 20 se déplace sur 225 mm. Pour que la flèche se déplace alors, en un angle de 23 27' en 90 jours, il faudra que sa fixation au niveau du point pivot 21, qui commande aussi sa rotation, soit situé à une distance 1 tel que 225/1 mm = tg 23 27' soit environ 517 mm. Le motoréducteur 15, entraxe par l'intermédiaire des roues dentées 16,17 la rotation de l'axe 11, donc de la flèche 20, à une vitesse de 360D par 24 heures. Dans ce cas, convenablement orientée au départ, la flèche 20 montre en permanence, dans l'exemple choisi, la position du soleil et peut servir de porte instruments de laboratoire. Si l'on souhaite adapter, en tant qutinstrument, un capteur solaire ou une batterie de cellulesphotovoltaSques,par exemple, il suffira de placer ces types de capteurs, perpendiculairement à la flèche 20, pour constituer un plan récepteur comme il est montré figure 8. En fait, et en particulier pour des raisons d'encombrements, le plan récepteur 23 doit poursuivre la course du soleil seulement pendant le jour, et accomplir, pendant la nuit, un demi-tour afin de se retrouver le lendemain en bonne position pour recevoir le flux solaire levant. Dans ce mode d'exécution, le motoréducteur 15 entraidant l'axe il et la flèche 20 par l'intermédiaire du bras 22, devra être un motoréducteur, par exemple monophasé, à condensateur, faisant un demi-tour en 12 heures, et renversant son sens de rotation pour la période de 12 heures suivantes, grâce par exemple au déclenchement d'un commutateur disposé sur le parcours de la flèche 20, et actionné par cette dernière, tous les 1800. Toutefois, on notera que pendant l'une de ces deux alternances, l'écrou 18 ne devra pas être entrainé en translation axiale le long de la vis 11 > sous peine d'annuler le trajet de translation fait pendant les 12 heures précédentes, par rapport à cette même vis ; il devra en conséquence tourner avec cette vis, sans changer de hauteur. Pour parvenir à ce résultat, l'écrou 18 est monté à frottement contré sur le pas de vis lla, de la vis 11 > ce grace à quoi il n'y a pas mouvement relatif entre écrou et vis, lorsque l'écrou 18 n'est pas immobilisé en rotation.Afin d'immobiliser cet écrou en rotation, notamment pour obtenir un changement de niveau de écrou, on fait comporter à la face frontale 18a, une denture radiale 18b, susceptible de venir en prise avec un doigt d'engagement mobile ou cliquet 24, par exemple à profil engageant dissymétrique, ce cliquet étant porté par la face frontale 25, de l'élément tubulaire de guidage 26 du chariot, disposé coaxialement à la vis 11. Le chariot 19 comporte une couronne 27, concentrique- à l'élément tubulaire de guidage 26, et coaxiale au tube stationnaire 12, de manière à servir de support d'entratnement à la flèche 20.L'élément de guidage tubulaire 26 et la couronne 27, sont rendus solidaires l'un de l'autre par l'intermédiaire d'un bras de guidage 28, qui passe au travers d'une fente 29, ménagée sur toute la hauteur du tube stationnaire 12, ce gracie à quoi le chariot 19 est fixe en rotation par rapport à l'élément tubulaire stationnaire 12. Toutefois, pour permettre les mouvements de rotation de la flèche 20, autour de la vis 11, et par conséquent un mouvement de rotation autour de l'élément de guidage tubulaire 27 du ehariot, il est prévu, une couronne 30 pouvant tourner librement sur un palier 27a du tube 27, cette couronne comportant elle-même, diamétralement desquels opposés, deux axes pivots radiaux 31, autour r la fldche 20, s'articule pour permettre ees débattements dans un plan vertical.Par cette disposition, on comprend que lorsque, pour un sens de rotation de la vis 11, le cliquet 24 est engagé dans la denture 18b de l'écrou 18, il se produit un mouvement de monte ou baisse de écrou, et par suite un mouvement correspondant appliqué au chariot 19, porteur de la flèche 20. Quand on inverse le sens de rotation de la vis 11, la position du cliquet restant inchangée, celui-ci échappe de la denture 18b, la vis et l'écrou tournent ensemble, et le-niveau du chariot 19 reste stationnaire. Le retournement du cliquet asymétrique 24, à chaque solstice, suffira à obtenir une manoeuvre inverse. Ce mode d'exécution a l'avantage de permettre une réalisation plus compacte du dispositif, car le trajet journalier de l'écrou 18, sera divisé par deux, ce qui entrain une réduction dans la longueur de la vis 11, et de la flèche 20. Gi-après, on donnera un complément d'explication sur le mode de fonctionnement du dispositif qui vient d'être décrit. En référence à la figure 10, on a défini un plan horizontal sous nos latitudes, par exemple à 45C de latitude Nord. Au solstice d'hiver,on voit, de ce plan, le soleil décrire la courbe G3; elle définit un plan qui, à midi, forme un angle à 20 (déclinaison arrondie à 25"). Par- rapport à un observateur placé en A, le lever L3 du soleil se situera au Sud-Est et son coucher C3 au Sud-Ouest. A l'équinoxe, le soleil décrira une courbe G2, -l1angle étudié sera de 450 ; le lever L2 et le coucher C2 coincideront avec l'Est et l'Ouest. Au solstice tété, le soleil décrira la courbe G1, avec un angle d'environ 70 et le lever Llse situera au Nord-Est par rapport à A, tandis que le coucher-Cl se situera au Nord-Ouest. En figure 11, nous pouvons modifier le mouvement relatif des courbes G1, G2 et G3, par rapport à un plan en considérant une courbe unique et fixe que couperaient trois s plans superposés PI, P2 et P3, équivalent à la position d'un seul plan qui se déplacerait en translation rectiligne de P1 à P2, puis à P3, le long d'un axe x à 45 (latitude choisie), par rapport à l'horizontale, placé dans un plan vertical Nord-Sud, le pied vers le Sud. L'observateur placé alors en A1, A2 et A3, voit à midi le soleil envoyer ses rayons à 200 par rapport à P3, à 450 par rapport à P2, à 70 par rapport à P1. A l'équinoxe, nous voyons que le lever L2 et le coucher C2 coïncident avec l'Est E2, et l'Ouest 02. Si, sur la figure, afin obtenir une ligne d1 intersection plan/orbite, nous faisons colhcider artificiellement les plans P2 et P3, nous voyons que, au solstice d'hiver, le lever du soleil se fera en L'3, auquel correspond le point L3 sur le plan P3, tandis que le coucher se trouvera en C3, ce qui exprime le décalage vers le Sud du plan de l'écliptique. Si, sur la figure, pour la raison exprimée ci-dessus, on fait coïncider artificiellement les plans P2 et P3 on observe que, au solstice d'été, le lever du soleil se fera en L1 sur le plan PI, tandis que le coucher se fera en C'i, auquel correspond le point C1 sur le plan P1, ce qui exprime le décalage vers le Nord du plan de l'écliptique. Ces quatre angles de décalage extrême ont été figurés en grisé hachuré sur la figure 11. En figure 12, on a matérialipé le dispositif de la manière suivante nous trouvant à la latitude 45 Nord, lo plan do l'éclipr;iquo à l'équinoxe est représenté par un cercle c perpendiculaire à un axe Il do 463 par rapport à l'horizontale 14. Au lieu de construire une couronne ou un rail circulaire qui tournerait ou qui commanderait un mouvement tournant,ce cercle peut être décritpar un diamètre 20, perpendiculaire à l'axe li qui ltentraZe Ce diamètre peut alors être considéré comme la matérialisation d'un rayon de soleil tombant au moment de l'équinoxe. Mais ce rayon de soleil, variant d'incidence avec les saisons, selon un angle égal à la déclinaison, il est préférable de décrire la circonférence limitant le cercle de l'écliptique à l'équinoxe, à partir d'un renvoi 22, pris sur l'axe 11, au-dessus ou au-dessous de l'angle formé par les incidences extrêmes des rayons. Le point 21 de ce renvoi décrit la circonférence en question. De ce point 21 pourra partir un diamètre passant forcément par l'axe ; nous appellerons ce diamètre la flèche 20. Son sens peut suivre les rayons du soleil ou aller à leur rencontre. Pour obtenir ce résultat au cours des saisons, il suffit alors de faire varier l'angle de la flèche 20 le long de l'axe 11 avec, pour sommet, le point 21, ou de la faire osciller verticalement autour d'un point fiXe de cet axe, gråce à un changement de hauteur au niveau du bras d'entratnement 22-(Fig. 13). Dans le cas d'une adaptation à une centrale solaire thermique,un problème d'orientation légèrement différent intervient lorsque, au lieu de suivre les rayons solaires, l'appareil est destiné à les renvoyer en un point précis, un foyer de centrale thermique par exemple ; il pourrait d'ailleurs en être de même s'il s'agissait de renvoyer d'autres signaux. Il suffit, pour cela, de s'adapter à la règle selon laquelle la variation de l'angle d'un miroir est la moitié de celle de l'angle incident. Il en résulte que, pour sa course dans le sens Ouest-Est (ou Est-Ouest), la fleche 20 n'aura à décrire qu'un angle de 90 au lieu de 1800 par 24 heures. Sans agir sur le moteur, il y aura lieu de prévoir simplement, dans le montage du renvoi d'angle 16-17 du moteur 15, à l'axe 11, un rapport d'engrenage de 2/1 au lieu de 1/1. Pour sa course verticale, la flèche n'aura à décrire qu'un angle total de 23 27' au lieu de 23 2?' x 2. Ces deux raisons entrainent une nouvelle réduction de la longueur de la vis qui variera de l'unité pour une course de 360 , à 1/2 pour une course de 180 et à 1/4 pour une course de 90 , c'est-à-dire que l'appareil pourra avoir un aspect très compact, augmentant notamment sa résistance au vent. En résumé, les règles d'orientation sont les suivantes - Orientation Est/Ouest. A midi, la flèche 20 sera la bissectrice de l'angle formé par la direction Est-Ouest d'une part, et la direction miroir/foyer d'autre part. Elle oscillera de 90 vers le soleil, à partir de cette position au cours de chaque jour. - Orientation verticale. A l'équinoxe, la flèche 20 sera la bissectrice de l'angle formé par les rayons incidents à midi d'une part, et la direction miroir/foyer d'autre part. Elle oscillera de 22 27' /2 de part et d'autre de cette position au cours des saisons, Les motoréducteurs ayant un très fort couple (1200 kgx-cm pour. 60 W) un seul peut faire fonctionner en orientation une batterie de capteurs. Suivant les versions, le dispositif peut faire un tour par jour instrument de laboratoire permettant l'orientation d'appareils d'observation, de captage de signaux, de projection de faisceaux lumineux (planétarium) ou de signaux hertziens... Si l'appareil fait un demi tour par jour, il permet l'orientation de capteurs solaires, de cellules photoélectriques, photovoltaiques ou électroniques en général, miroirs. Si l'appareil fait un quart de tour par jour, il permet la réfection de rayons solaires sur un point précis, centrales solaires, n va de soi, qu'à partir de la structure du dispositif qui vient d'8tre défini, on peut lui apporter différentes formes d'exécution, en fonction des différentes applications ponctuelles énumérées ci-dessus. Bien entendu, la présente invention ntest pas limitée aux formes d'exécution ci-dessus décrites et représentées, pour lesquelles on pourra prévoir d'autres variantes sans pour cela sortir du cadre des revendications annexées. REVENDXCBTIONS l) Dispositif astronomique porteur d'instruments destinés a suivre, à partir du sol, la course apparente ou réelle d'un astre ou d'un satellite pour capter, dévier ou indiquer le sens de ses rayons, de ses signaux, de sa position, caractérisé en ce qutil comprend - un axe primaire en relation avec un mécanisme de mise en rotation, cet axe étant monté réglable sur un support de manière à pouvoir être orienté dans un plan vertical de direction générale Nord-Sud, avec dans l'hémisphère Nord une extrémité supérieure dirigée au Nord, et une extrémité inférieure dirigée au Sud, cet axe étant incliné par rapport à l'horizontale d'une valeur égale à la latitude du lieu d'implantation, - un axe secondaire ou flèche porte instruments, ayant une extrémité porte instruments apte à suivre une orbite de référence, cette flèche étant portée par l'axe primaire et étant solidaire des mouvements de rotation imprimés à ce dernier par l'intermédiaire d'un bras d'entrainement radial à l'axe primaire, cette flèche étant par ailleurs montée orientable verticalement, pour tenir compte de la déclinaison de l'orbite de référence. 2) Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'orientation verticale de la flèche porte instruments se fait par son oscillation autour d'un cardan, monté à une hauteur fixe, de préférence au milieu de l'axe primaire, la commande de l'angle de la flèche porte instruments se faisant à partir de sa base, en un point pivot, en relation à la fois- avec le renvoi d'un écrou, glissant I vers le haut ou vers le bas, en translation sur l'axe primaire fileté, et avec le bras d'entrainement radial qui imprime à la flèche son mouvement de rotation. 3) Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'orientation verticale de la flèche porte instruments se fait par glissement sur l'axe primaire pour être déplacée en translation le long de ce dernier, de manière à être réglée angulairement par rapport à cet axe, pour tenir compte de la déclinaison de l'orbite de référence, ledit bras d'entrainement ayant une extrémité solidaire de l'axe primaire et une autre extrémité constituant un point pivot pour l'extrémité de la flèche raccordée à ce bras, et ce, de manière telle que le point pivot puisse parcourir tout ou partie d'une circonférence, perpendiculaire à l'axe primaire, le susdit point de liaison et de pivotement étant situé de manière à ce que le plan qu'il décrit passe de préférence par le milieu de l'axe primaire. 4) Dispositif selon les revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'axe primaire qui entrain la flèche porte instruments tourne à la vitesse de 360" jour par l'intermédiaire d'un motoréducteur à sens de rotation réversible. 5) Dispositif selon les revendications 1 à 4, caractérisé en ce que, dans le cas de l'application de ce dispositif à la poursuite de la course apparente du soleil, le plan décrit par le point pivot du bras d'entrainement de la flèche est parallèle aux rayons du soleil au moment de l'équinoxe et en ce que d'une part, la direction de la flèche porte instruments, partant du point pivot du bras d'entrainement, placé au Nord à midi, forme, avec l'axe primaire, un plan contenant le soleil ; d'autre part, en ce que l'intersection du plan vertical contenant le soleil avec le plan de la circonférence décrite, coiScide avec la flèche porte instruments, de manière telle que la flèche se maintienne dans ce plan vertical lorsque ledit point pivot se déplace synchroniquement avec le soleil et en ce que, pour rester dans la direction du soleil au cours des saisons, la flèche est orientée par le déplacement de son point de contact avec l'axe primaire et suit ainsi la déclinaison. 6) Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que l'axe primaire est constitué principalement d'une vis sur laquelle un écrou glisse en translation rectiligne, grâce à une fente de guidage ménagée dans un manchon stationnaire coaxial à l'axe primaire, pour le passage d'un guide porté par l'écrou, la flèche étant articulée audit écrou par l'intermédiaire d'un montage à cardan, afin d'orienter angulairement la flèche porte instruments dans le plan constitué par le point de pivotement de la flèche sur le bras d'entraînement, et la vis constituant l'axe primaire du dispositif. 7) Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que le pas de la vis constituant l'axe primaire est défini de sorte que l'écrou provoquant le mouvement de monte et baisse de la flèche porte instruments fasse varier l'angle de celle-ci de deux fois la valeur de la déclinaison, soit dans le cas solaire, 460-54' dans le temps compris entre deux solstices successifs. 8) Dispositif selon l'une quelconque des revendications I à 7, caractérisé en ce que le sens de rotation de la vis constituant l'axe primaire et le sens de rotation de son moteur d'entraînement, sont imprimés de telle sorte que l'écrou de commande d'orientation de la flèche dans un plan vertical monte de décembre à juin dans l'hémisphère Nord (action à sens positif), un inverseur étant placé sur le trajet du plan vertical de ladite flèche, pour inverser à chaque solstice l'effet de rotation, de manière à changer le sens de translation dudit écrou (action à sens négatif). 9) Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce qu'il est prévu, associé à l'écrou, un mécanisme à roue libre pour commander le retour de la flèche porteuse à son point de départ, lorsquelle a parcouru un arc donné et ce, de manière telle que pendant la phase dite de retour, le niveau de la flèche ne soit pas modifié. 10) Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que le mécanisme à roue libre se compose de l'écrou de commande en monte et baisse de la flèche, cet écrou étant monté relativement serré radialement sur la vis de commande, de manière telle que lorsque l'écrou n'est pas retenu, il tourne en même temps qué la vis, cet écrou comprenant une face frontale formée d'une denture radiale pour un cliquet anti-retour réversible porté par une couronne formant support de monte et baisse pour la flèche porte instruments, cette couronne ayant une face frontale porte cliquet en regard de la face frontale dentée de l'écrou, ce cliquet anti-retour réversible jouant le rôle d'inverseur du sens de translation de l'écrou, en solidarisant ce dernier à l'axe, pour un sens de rotation donné, entre deux solstices, et en le solidarisant à l'axe, pour un sens opposé, au cours des six autres mois.