La présente invention concerne un dispositif de freinage et de centrage pour des montages de transfert de pièces d'ouvrage. Le dispositif de l'invention trouve une application particulièrement intéressante pour le freinage et le centrage des montages de transfert qui sont utilisés dans l'industrie automobile pour amener des pièces, notamment des pièces de carrosserie, d'un poste de travail à un autre. En effet, les montages de transfert sont déplacés par des organes moteurs divers mais doivent être immobilisés dans des positions bien déterminées afin que les pièces d'ouvrage qu'ils portent puissent ensuite être centrées de façon parfaite par des mécanismes annexes. Les montages de transfert et les pièces d'ouvrage qu'ils supportent consituent des ensembles dont la masse peut être importante et, par conséquent, il y a lieu de les freiner avant de les immobiliser dans une position aussi précise que possible. Il est important également, pour simplifier la réalisation des organes moteurs provoquant le déplacement des montages de transfert, qu'il ne soit pas nécessaire de prévoir des systèmes d'asservissement complexes pour ces organes tendant à les faire ralentir lorsqu'un montage approche d'une position de travail. En effet, il est apparu préférable de pouvoir faire travailler par tout ou rien les organes moteurs des montages de transfert et de les freiner par un dispositif indépendant. L'invention résout ce problème. Conformément à l'invention, le dispositif de freinage et de centrage d'un montage de transfert de pièces d'ouvrage est caractérisé en ce qu'il comporte un levier porté par un bâti fixe et disposé sur la trajectoire d'un doigt que comporte le montage de transfert de la pièce d'ouvrage, ledit levier étant relié à un argane à rappel élastique pour absorber l'énergie cinétique du montage qui lui est transmise par le doigt et ledit levier, et pour ramener ledit levier à sa position d'origine qui correspond à une position de travail de la pièce d'ouvrage portée par le montage. Diverses autres caractéristiques de l'invention ressortent d'ailleurs de la description détaillée qui suit. Une forme de réalisation de l'objet de l'invention est représentée, à titre d'exemple non limitatif, au dessin annexé. La fig. 1 est une élévation schématique d'une chaine de fabrication faisant application du dispositif de freinage et de centrage de l'invention. La fig. 2 est une coupe transversale schématique vue sensiblement suivant la ligne II-IE de la fig. 1. La fig. 3 est une élévation à plus grande échelle d'un mode de réalisation du dispositif de freinage et de centrage apparaissant à la fig. 1. Les fig. 1 et 2 illustrent, de façon schématique, une channe de fabrication de produits divers, par exemple de montage de pièces de carrosseries illustrées en 1 et la à la fig. 1. Les pièces de carrosseries sont montées sur des supports, par exemple des chandelles 2, faisant partie de plates-formes ou chariots 3 comportant des longerons latéraux 4, 5 qui reposent sur des galets 6, par exemple constitués par des galets épaulés dont le boudin 6a (fig. 2) assure le guidage longitudinal. Les galets 6 sont portés par des axes 7 eux-memes supportés par des bâtis appropriés quel con- ques soit fixes, soit mobiles. On ne sortirait pas du cadre de l'invention en remplaçant la plate-forme par un chariot, c'est-à-dire que, dans ce cas, les axes 7 des galets 6 seraient supportés par la plate-forme 3 et lesdits galets rouleraient alors sur des rails, eux-mSmes montés sur des bâtis fixes ou mobiles verticalement. Ainsi et comme cela ressort de ce qui précède, la plate-forme ou chariot 3 constitue un montage de support et de transfert pour la pièce de carrosserie 1, la et par conséquent, dans ce qui suit, cette plate-forme ou chariot est dénommé montage, et la pièce de carrosserie 1, la, qui peut être d'une autre nature, est dénommée pièce d'ouvrage. Le montage 3 peut être entraîné de différentes façons, par exemple par certains des galets 6 ou bien, comme représenté, chaque montage 3 peut être muni, sur son dessous, d'un profilé 8, par exemple en forme de T dont la partie verticale ou âme 9 est destinée à être entraînée à des instants et vitesses appropriés au moyen de cellules motrices 10 dont des galets 101, 102 pincent l'âme 9 du profilé 8. Le montage 3 doit occuper une position bien préciste à chaque poste de travail, par exemple à chacun des postes de travail Â et B illustrés à la fig. pour que la pièce d'ouvrage 1 respectivement la subisse les transforma- tions prévues à chacun de ces postes. Â cette fin, les montages 3 sont munis, par exemple sous leur dessous, d'un doigt Il destiné à coopérer avec le dispositif de freinage et de centrage désigné dans son ensemble par. 12 et qui est représenté en détail à la fig. 3. La flèche t1 illustre le sens de translation de chaque montage 3 pour passer d'un poste à l'autre, notamment du poste v au poste B. Le dispositif de freinage et de centrage comporte un bâti 13 présentant une semelle 13a qui est par exemple fixée au sol ou sur un support approprié. Le bâti 13 supporte un vérin 14, de préférence pneumatique dont la tige 15 est articulée sur un levier 16 lui-même monté sur un axe 17 porté par le bâti. Le levier 16 présente un bord antérieur 18 qui est incliné pour constituer une rampe et il délimite sur sa surface opposée à la rampe 18 une noix ou butée 19 qui est destinée à former butée pour le doigt Il. Un ressort de sécurité 20 est monté entre le bats 13 et le levier 16 pour exercer un effort de traction agissant dans le sens pour lequel le vérin 14 est maintenu en extension ; ainsi le ressort 20 peut pallier une défaillance éventuelle du vérin 14. Le dispositif comporte, de plus, un culbuteur 21 articulé sur un axe 22 porté par le bletti ; ce culbuteur est muni d'un contrepoids 23 tendant à le faire pivoter dans le sens de la flèche 4 pour le maintenir en application contre une butée 24 formée par le bâti. Dans cette position, l'ex- trémité 25 du culbuteur 21 forme une butée anti-retour pour le doigt 11. L'autre extrémité 26 du culbuteur 21 est reliée à une tige 27 qui est guidée à travers une plaque 28 pour être maintenue sur le trajet d'une patte 29 fixée à la tige 15 du vérin 14. Des contacteurs 30, 31 sont disposés sur le trajet de la patte 29 et permettent, par conséquent, de contrôler la position du levier 16. Le dispositif décrit fonctionne de la façon suivante lorsque le montage 3 avance suivant la flèche fx, le doigt Il vient tout d'abord en contact avec le dessus du culbuteur 21 qu'il fait basculer contre l'action du contrepoids 23. Dès que le doigt Il échappe au culbuteur, celui-ci est ramené par le contrepoids 23 à la position illustrée au dessin. Le doigt Il heurte la noix ou butée 19, ce qui fait pivoter le levier 16 autour de l'axe 17 en repoussant la tige 15 à l'intérieur du vérin 14 contre l'air comprimé que ce vérin contient. Le ressort 20 est également tendu davantage pendant ce mouvement dont l'amplitude dépend de l'énergie cinétique devant être absorbée.Finalement, le montage 3 est immobilisé, ce qui permet à l'air comprimé dans le vérin 14 et au ressort 20 de ramener le levier 16 dans la position représentée, le doigt 11 étant alors immobilisé entre la noix ou butée 19 et l'extrémité 25 du culbuteur 21 de sorte que le montage 3 est finalement immobilisé dans une position bien déterminée. Les déplacements décrits ci-dessus du levier 16 sont contrôlés par les contacteurs 30, 31. Lorsque le montage 3 doit être déplacé de nouveau, on alimente le vérin 14 en air comprimé en 14a pour déplacer sa tige suivant la flèche ~3 ce qui fait pivoter le levier 16. En fin de course, la patte 29 vient en 29a et également sur la tige 27 qui est repoussée dans le sens pour lequel elle fait basculer le culbuteur 21 pour qu'il échappe au doigt Il, ainsi le montage n'est plus maintenu ni dans un sens ni dans l'autre. La commande qui vient d'être décrite du vérin 14 permet aussi de rendre inopérant un ensemble de freinage et de butée si, par exemple, un transfert de pièces d'ouvrage doit être effectué sans que le montage 3 soit arrêté à un poste de travail déterminé L'invention n'est pas limitée à l'exemple de réalisation représenté et décrit en détail, car diverses modifications peuvent y être apportées sans sortir de son cadre. En particulier, le culbuteur 21 peut être maintenu en butée par un ressort au lieu d'utiliser un contrepoids ou encore il peut être lui-même commandé par un vérin. De même, les contacteurs 30, 31 peuvent être utilisés pour asservir le mouvement de certains organes, par exemple pour commander le fonctionnement des cellules motrices 10 lorsque le vérin 14 est alimenté par son entrée 14a. REVENDIGAEIONS 1 - Dispositif de freinage et de centrage d'un montage de transfert de pièces d'ouvrage, caractérisé en ce qu'il comporte un levier porté par un bâti fixe et disposé sur la trajectoire d'un doigt que comporte le montage de transfert de pièces d'ouvrage, ledit levier étant relié à un organe à rappel élastique pour absorber l'énergie cinétique du montage qui lui est transmise par le doigt et ledit levier, et pour ramener ledit levier dans sa position d'origine qui correspond à une position de travail de la pièce d'ouvrage portée par le montage. 2 - Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé par un culbuteur faisant vis-à-vis à l'extrémité du levier formant butée pour le doigt du montage, ledit culbuteur formant organe anti-retour pour ledit doigt lorsque le levier est ramené dans sa position initiale par les organes élastiques de rappel auxquels il est relié, 3 - Dispositif suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les organes à rappel élastique auxquels le levier est relié comportent un vérin comprenant une entrée d'alimentation le faisant déplacer dans le sens pour lequel il provoque l'effacement du levier. 4 - Dispositif suivant l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le vérin est du type pneumatique de sorte que l'air qu'il contient forme une charge élastique absorbant l'énergie cinétique du montage lorsque le doigt de celui-ci heurte le levier. 5 - Dispositif suivant l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la tige mobile du vérin comporte une patte pour l'actionnement d'une tige de manoeuvre du culbuteur qui est effacée de la trajectoire du doigt que comporte le montage lorsque le vérin est alimenté par son entrée provoquant l'effacement du levier auquel il est relié. 6 - Dispositif suivant l'une des revendications 1 à 5, caractérisé par un ressort supplémentaire interposé entre le levier et le bâti pour coopérer à l'absorption de l'énergie cinétique du montage et suppléer à une défaillance éventuelle du vérin. 7 - Dispositif suivant l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que le culbuteur est normalement naintenu en butée dans une position pour laquelle il se trouve sur la trajectoire du doigt de montage au moyen d'un système à contrepoids, à ressort, ou analogue. 8 - Dispositif suivant l'une des revendications 5 à 7, caractérisé par des contacteurs disposés sur la trajectoire d'organes commandés par le vérin ou le levier pour la déternination de la position de ce dernier et la commande d'organes annexes.