La présente invention, pouvant rentrer dans le secteur du tricotage, sé rapporte aux fils de bonneterie en Nylon et elle concerne plus particulièrement un fil de bordurage pour bonneterie en polyhexaméthylène-adipamide à filaments continus de qualité supérieure. Dans la bonneterie pour dames, la bordure est un tissu double à l'extrémité supérieure du bas. La bordure est habituellement formée d'un fil.à filaments multiples ayant un titre en deniers plus élevé que le fil utilisé pour la tige, qui est typiquement un monofilament titrant 15 deniers. Les fils de nylon classiques utilisés pour la production de bordures en bonneterie ont une contraction de 10 % environ. Cette forte contraction rend nécessaire qu'on tricote une bordure plus large que celle désirée comme bordure fin-ale afin que la bordure contractée ait la dimension correcte. Pour éviter cela, les fabricants de bonneterie soumettent quelquefois le fil à une contraction préalable avant le tricotage, comme décrit par exemple dans le brevet des Etats Unis d'Amérique nO 2 396 166.La contraction préalable a été uti- usée seulement dans une mesure très limitée parce qu'eLle élève notablement le prix de-revient des articles de bonneterie. Des fils de bordurage pour bonneterie ayant une contraction plus faible-42 à 6 %) sont récemnent devenus disponibles pour Les fabriques de bonneterie. Ces fils, bien qu'intéressants pour les fabricants d'articles de bonneterie du point de vue de la rétraction, n'ont pas été largement utilisés parce que l'aspect des bordures préparées en les utilisant sur des tricoteuses å tirage sous vide est, au mieux, tout juste acceptable.Bien que aspect des bordures formées à partir de fils à faible contraction varie un peu suivant le type de métier à tricoter utilisé, ces fils se sont révélés sensibles d'une manière critique aux conditions de tricotage et habituellement on constate de nombreux défauts dus à des déformations de mailles. I1 est donc très souhaitable de pouvoir disposer d'un fil de bordurage à faible ré- traction donnant des bordures d'un aspect nettement meilleur. La présente invention fournit un procédé perfectionné pour la fabrication de fils de bordurage en nylon et un fil de bordurage en nylon qui, quand il est tricoté en bordures, donne des bordures d'un bien meilleur aspect. Le procédé de l'invention est particulièrement défini comme étant un procédé de fabrication de bordures pour bonneterie à partir de fils à filaments continus d'un polyamide comprenant plusieurs étapes, à savoir : filer le polyamide à l'état fondu pour former le fil, étirer le fil, traiter thermiquement le fil étire, enrouler le fil sur un support pour obtenir un fil en paquet qui reprend de l'eau à l'air atmosphérique ambiant, conserver le fil en paquet et tricoter ensuite le fil à filaments continus pour former les bordures, et selon l'invention, pour produire une bordure d'un meilleur aspect et d'une meilleure qualité, on enferme le fil en paquet dans une "enceintes imperméable à l'humidité pour empêcher le fil d'atteindre l'équilibre d'humidité avec 1'air-atmosphérique ambiant durant l'étape de conservation et pour maintenir la teneur en eau du fil à un niveau inférieur à cet équilibre d'humidité avant le tricotage, de façon à réduire la cristallisation spontanée du polyamide avant le tricotage des fils pour former des bordures. Le polyamide préféré est le polyhexaméthylène-adipamide, et il est préférable qu'on maintienne la teneur en eau du fil à un niveau inférieur à environ 2,5 % en poids et la cristallinité du polyamide à moins de 47 %. Le produit de la présente invention est défini comme un paquet de fil de bordurage à filaments continus da polyhexamb- thylène--adipamidé comprenant un noyau, des couches multiples de ce fil enroulées sur ce noyau, et une enceinte fermée imperméable à l'humidité entourant le fil et le noyau t tee fil ayant une contraction de moins de 6-96, une çristallinité ne dépassant pas 47 % et une teneur en eau de moins d'environ 2,5 % en poids. Le temps qui s'écoule entre la-levde d'un paquet de fil de bordurage en nylon et son utilisation sur un métier à tricoter est habituellement de plusieurs semaines et on l'estime à une moyenne d'au moinssix semaines. Lors de la levée d'un paquet terminé de fil de bordurage, la pratique jusqu'ici a été de le conserver en contact avec l'atmosphère ambiantependant cette période entière. En équilibre avec l'atmosphère ambiante, les fils de polyhexaméthylène-adipamide atteignent une teneur en eau de 3 à 6 A en poids, suivant l'humidité relative et la température, et on a maintenant trouvé que cette mise en équilibre est nettement nuisible pour l'aspect des bordures tricotées ensuite avec ces fils.De plus, le séchage du fil à une teneur en eau de moins de 2,5 % après la mise en équilibre avec l'humidité atmosphérique ne rétablit pas le fil à un état conduisant à un meilleur aspect des bordures0 Bien que de nombreuses façons d'empêcheur la mise en équilibre avec l'humidité atmosphérique soient évidentes, une méthode préférée consiste à enfermer le paquet de fil dans un sac flexible imperméable à l'humidité, de préférence un sac confectionné en pellicule de polyéthylène. Aux dessins annexés, donnés à titre d'exemples non limitatifs la figure 1 est une représentation schématique du procédé de la présente invention.; la figure 2 est une représentation graphique des notes de démérite concernant l'aspect des bordures pour des bordures tricotées à partir des fils de l'exemple I en fonction du temps écoulé après enlèvement d'un sac et polyéthylène étanche la figure 3 représente graphiquement le pourcentage de cristallinité en fonction du. temps écoulé après la levée, pour des fils "témoins11 qui n'ont pas été enfermés et pour des fils 'd'essait' enfermés dans des sacs en polyéthylène la figure 4 représente la rétraction pour les fils "témoins" et les fils 11d'essai" en fonction du temps après ltenlève- ment des fils "d'essai" de leurs sacs étanches en polyéthylène ;; la figure 5 présente une courbe des notes-de-démérite concernant les 234 premières bordures consécutives tricotées à partir de fils de l'exemple II enfermés-dans un sac en polyéthylène pendant 6 semaines et laissés ensuite en contact avec mosphère ambiante pendant 3 jours avant le tricotage la figure 6 présente une courbe dea notes de démérite concernant 80 bordures consécutives tricotées à partir d'un fil de l'exemple II qui a été enfermé dans un sac en polyéthylène pen dant 6 semaines et laissé ensuite en contact avec l'atmosphère ambiante pendant 1 jour, Il convient d'indiquer dès à présent que la"note de dém6- rite des bordures" se rapporte à une échelle numérique pour évaluer l'aspect de bordures unies tricotées sur métiers circulaires; une note de démérite de 0 est attribuée à la bordure parfaite et une note de démérite de 5 à la plus mauvaise bordure possible, Ces notes de démérite sont basées sur le nombre et l'importance des mailles irrégulières indésirables dans la bordure trico tee, Pour diminuer la subjectivité de ce système d'évaluations durant l'évaluation l'opérateur (ou le groupe d'opérateurs) se refère à une série de bordures avec des notes de démérite fixées à l'avance sur l'échelle entière qui est retenue à des fins de comparaison, la moitié inférieure de l'échelle étant représentée par une bordure séparée pour chaque variation de 0,2 point de la note de démérite, Une note inférieure à 0,5 est nécessaire pour une utilisation industrielle acceptable par le commerce de bonneterie. Le module initial du fil; la ténacité à la rupture, le pourcentage d'allongement, le pourcentage de rétraction et des propriétés similaires sont déterminée dans l'atmosphère ambiante (23,90 C et 72 % d'humidité relative). Bien qu'une mise en équi libre avant les essais pendant au moins 24 heures dans l'atmos phère ambiante soit usuelle, les essais rapportés ici ntutili- sent pas cette mise en équilibre parcs que s (i) les fils "té- moins" sont déjà équilibrés et (2) les fils "d'essai" sont essayés dès que possible après leur enlèvement des sacs en polyéthy- lène, La teneur en eau (ou en humidité) est exprimée en pour centage de perte de poids d'un échantillon du fil, calculés d'après les poids mesurés avant et après séchage à 105 C pendant 4 heures. Le pourcentage de cristallinité est mesuré selon une méthode indiquée par H,W, Starkweather, Jr; et R.. Xoyninan dans J. Poly. Sci., 22, pages 363-368 (1956). La masse volumique du polyhexaméthylène-aditamide amorphe est indiquée comme étant de 19069 g/em3 et celle du polymère cristallin à 100 % de 1,220 g/ cm, chaque fois à 25t C.Les pourcentages de cristallinité in- dilues ici sont obtenus en mesurant la masse volumique d'un échantillon et en interpolant ensuite linéairement la crsta1li- nité entre les points finaux ci-dessus. La masse volumique de chaque échantillon est mesurée dans un tube de gradient de den- sité à 25 C, en utilisant des pièces de masse volumique connue pour étalonnage. Le gradient de masse volumique est établi en utilisant le benzène et le tétrachlorure de carbone. Pour la mesure de la rétraction du filg on attache un fil en une boucle d'environ 70 cm de longueur, on détermine avec précision la longueur de cette boucle sous une tension de 0,1 gramme par denier dès que possible après l'enlèvement du paquet de fil-, on supprime la charge et on laisse pendre librement le fil pendant 24 heures, on replace la charge-de 0,1 gramme par denier et on mesure avec précision la longueur finale. Le pour centage de rétraction est égal à 100 fois le rapport de la variation de longueur à la longueur initiale. Le pourcentage de contraction est mesuré par une méthode analogue en tous points à celle utilisée pour le pourcentage de rétraction, à ceci près que l'étape consistant à laisser pendre librement la boucle pendant 24 heures est remplacée par ce qui suit s (1) on replie la boucle avec soin dans de la.gaze et on la place dans de l'eau bouillant violemment pendant 20 minutes et (2) on suspend la boucle pour séchage pendant au moins 20 minutes avant d'obtenir sa longueur finale sous une charge de 0,1 gramme par denier. La viscosité relative, telle qu'elle est utilisée ici, est le rapport entre la durée d'écoulement d'une solution de poly- mère dans un viscosimètre et la durée d'écoulement correspondante du solvant seul. Le solvant utilisé est de l'acide formique à 90 % en poids (10 % d'eau) ; la solution est composée de 5,5 g de polyhexaméthylène-diamine dans 50 cm3 de solvant et la température de mesure est 250 C. L'ensemble du'procédé par lequel on prépare des fils de bordurage à faible contraction et les perfectionnements de la présente invention sont illustrés par la figure 1. Le fil il est amené à partir d'une zone d'alimentation 12 à un cylindre alimentaire 13. il peut s'agir d'un procédé combiné dans lequel le fil est amené directement à partir d'une filière, ou d'un procédé fractionné dans lequel le fil extrudé précédemment est déroulé d'un paquet comme représenté sur la figure 1.Dans cette zone d'alimentation, il est quelquefois avantageux qu'on ajoute au fil un produit d'ensimage ou analogue et on obtient une amélioration supplémentaire du produit si un fil d'un procédé combiné est vaporisé juste avant la convergence comme décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 3 414 646 déposé le 29 Avril 1965, au nom de Pitzl. Ensuite, le fil passe à un cylindre d'étirage 14 qui, en tournant à une vitesse plus grande que celle du cylindre alimentaire 13, provoque un étirage du fil dans la zone d'étirage. De préférence, l'étirage effectué est relativement faible et, comme décrit.par Stroud dans la demande de brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 624 090 déposée le 17 Mars 1967, son taux est de préférence de 2,6 ou moins. Cet étirage peut-être effectué dans une seule étape ou plusieurs. Ensuite, le fil passe à une zone de chauffage 15 pour traitement thermique afin de réduire la contraction dans le fil final. il est préférable que le fil soit relâché par ce traitement thermique (c'est-à-dire subis'se une certaine réduction de longueur), mais on peut utiliser un relâchement nul (longueur constante du fil) ou un faible allongement. Des méthodes utilisables pour le traitement thermique sont bien connues de.l'homme de l'art- ; par exemple, Pitzl décrit des traitements thermiques appropriés dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 2 956 330 qui peuvent comporter un chauffage à longueur constante ou avec relâchement ou avec des combinaisons des deux méthodes. Les fils de la présente invention ont tendance à avoir l'aspect d'un ruban ctest-à-dire que les filaments sont étalés dans une disposition côte à cate en raison des tensions utiliser, Un fil à 17 filaments comme décrit dans l'exemple I aura habituellement 13 filaments ou plus dans une disposition c8te à côte avec les autres filaments dans une couche séparée. Cette disposi-tion est avantageuse pour un meilleur aspect des bordures, et il est donc préférable qu'on effectue le plus d'aplatissement que possible-. Après la zone de chauffage 15, le fil passe à travers une ou plusieurs zones de traction pour arriver à une zone d'enroulement 16, dans laquelle il est enroulé en un paquet 18 sous tension. La tension à l'enroulement est de préférence d'au-moins 0,18 gramme par denier. Les tensions dans les zones de traction précédentes peuvent être inférieures ou supérieures à celle utilisée dans l'enroulement, et quelquefois une traction dans les zones de tension suffit pour étirer encore le fil. La demande-de brevet au nom de Stroud précitée décrit des tractions qui, combinées avec un faible ailongement dans la zone d'étirage, fournissent un fil de bordurage qui donne des bordures de meilleur aspect. Dès que le paquet de fil 18 est rempli et levé, il est enfermé dans une enceinte imperméable à l'humidité et maintenu à l'abri de l'humidité atmosphérique (comme représenté en 17) jusqu'à ce qu'il soit monté pour utilisation sur un métier à tricoter. Les enceintes utilisables peuvent être d'une forme ou d'une matière quelconques du moment qu'elles em,bchent la teneur en humidité du fil de varier pendant des périodes au moins aussi longues que le temps qui s'écoule entre la levée et le tricotage. I1 est évidemment peu économique d'utiliser des enceintes de dimensions bien plus grandes que celles du paquet de fil ; par ailleurs, il n'est pas nécessaire que les enceintes soient étroitement ajustées auteur du paquet. La petite quantité d'humidité atmosphérique emprisonnée dans une enceinte étanche d'un volume à peu près équivalent à celui du paquet de fil enfermé est évi demìnent insuffisante pour modifier dans une mesure notable la teneur totale en humidité du fil. En variante, des enceintes flexibles peuvent être mises sous vide avant leur fermeture de fa çen qu'elles soient étroitement ajustées, ou elles peuvent être en une matière susceptible de contraction par la chaleur qui est contractée par la chaleur après la fermeture. La fermeture est aussi réalisez en enveloppant le paquet de fils avec des pellicules souples, imperméables à l'humi- dité ; celles-ci avec recouvrement, cellent ensemble aux surfaces en contact en rendant l'ensemble de l'enceinte enveleppe imperméable à l1humidité. Diverses enceintes rigides imperméables à l'humidité peuvent ttre immédiatement envisagées. I1 est préférable, toutefois, d'utiliser un sac en une pellicule de matière plastique flexible soudable à chaud. Comme matières formant des pellicules de très faible perméabilité à l'humidité, certaines sont bien connues et comprennent le téréphtalate de polyéthylène, le chle- rure de pelivinyle, le fluorure de pelivinylidène, des polyoléfines, etc...Le pelyéthylène, ainsi qu'il est bien connu, est une matière préférable imperméable à l'humidité Ainsi qu'on le montre dans les exemples l'amélioration de l'aspect des bordures résu-Ite de de la limitation de la teneur du fil en eau de façon qu'elle soit inférieure à 2 5 yÓ du poids du fil. Si aucun produit d'ensimage nDest applique sur le fil juste avant ltenroulement, sa teneur en eau est normalement au moins aussi basse que nécessaire dans la présente invention. Quand on applique un produit d'ensimage, on doit régler à la fois sa teneur en eau et sa dose d'applitation de manière que le fil, tel qu'il est enroulé sur le paquet, contienne moins de 2,5 ,4 d'eau, par rapport au poids du fil. Le caractère critique de la teneur maximale en humidité de 2,5 zá est qu'elle permet d'obtenir d'une manière sOre des notes de démérite des bordures de 0,5 ou moins, ce qui est une gamme considérée comme satisfaisante dans la bonneterie. La note de démérite des bordures augmente avec la teneur en eau jusqu'à un maximum au voisinage du niveau d'équilibre pour 1 t exposition atmosphérique.Tout niveau au-dessous de la teneur d'équilibre améliore la note de démérite des bordures, mais une teneur en eau de 2,5 ,% ou moins assure des notes de démérite de 0,5 ou moins. I1 est connu que le fil frâtchement étiré et enroulé continue à augmenter son pourcentage de cristallinité quand i1 est abandonné à lui-mtme. il était absolument inattendu, toutefois, que le fait d'enfermer le fil dans une enceinte imperméable à l'humidité à des teneurs en eau inférieures à 2,5 % entrasse une amélioration notable de l'aspect des bordures. Comme on le voit dans les exemples, la faible teneur en humidité empêche la continuation d'une cristallisation notable.On peut vérifier que le pourcentage de cristallisation - et non la teneur en eau elle mtme - est responsable du meilleur aspect des bordures en constatant qu'un fil qui a été équilibré dans l'atmosphère à des cristallinités dépassant 47 % et ensuite séché à une teneur en eau de moins de 2,5 % ne fournit pas l'amélioration désirée de l'aspect des bordures. On observe, dans des expériences de détermination de la cristallinité d'équilibre de fils de polyhexaméthylène-adipamide en fonction de la teneur en eau des paquets de fil maihtenue.après la levée, que les teneurs en eau obtenues lors de la mise en équilibre avec des atmosphères normales donnent les plus hautes cristallinités d'équilibre. On voit que le maintien de la teneur en humidité au-dessous de 2,5 ' empoche Vune cristallisation plus poussée et améliore l'aspect des bordures.D'une façsn surprenante, le maintien de la teneur en eau d'un paquet à plus de 6 %, c'est-à-dire à une valeur plus élevée que celle qui peut Stre obtenue par exposition à des atmosphères d'humidites'retives normales, peut aussi donner de meilleurs aspects des bordures. il existe, toutefois,plusieurs inconvénients à maintenir les fils humides. L'un d'eux- est que l'eau en excès est perdue très rapidement par les paquets de fil laissés exposés sur un métier à tricoter. Un deuxième est que l'eau supplémentaire augmente les frais de transport en augmentant inutilement le poids du fil.Ainsi, bien que l'additipn délibérée d'eau pour maintenir la teneur en eau d'un paquet de fil à plus de 6 % du poids du fil donne de meilleurs aspects des bordures, il est bien préférable d'améliorer l'aspect des bordures en maintenant la teneur en eau du fil à- moins de 2,5 %. Un fil de bordurage à faible contraction, c'est-à-dire une contraction de moins de 6 ,0/, enferme dans une enceinte imperméable à l'humidité pour maintenir une teneur en eau inférieure à 2,5 % et en mtme temps un pourcentage de cristallinité non supérieur à 47 %, fournit des bordures de . meilleur aspect. Le perfectionnement selon lequel on maintient une basse teneur en eau depuis le moment de la levée jusqu'au moment où le paquet est monté pour étire utilisé sur un métier à tricoter est utilisable quel que soit-le procédé exact par lequel le fil à faible contraction est préparé.Bien que l'invention soit particulièrement efficace pour améliorer l'aspect de bordures dans. la bonneterie pour dames, il sera évident pour l'homme de l'art que les mêmes avantages seront ebtenus peur d'autres produits de bonneterie similaires. Les exemples non limitatifs suivants montreront bien comment la présente invention peut ttre mise en oeuvre. Sauf spécification contraire, tous les pourcentages sont en poids. EXEMPLE 1 Un polyhexaméthylène-adipamide ayant une viscosité reia- tîve de 37 est préparé par des techniques classiques de polymérisation à l'état fondu, puis extrudé à l'état fondu pour produire un fil d'un titre final de 50 deniers composé de 17 filaments continus. Les filaments extrudés, de section ronde, sont refroidis par un courant d'air transversal de la maBíère classique ; en les fait converger et passer sur un cylindre de finissage pour application d'un produit d'ensimage et on les conduit ensuite à un cylindre 'alimentaire entratné avec son cylindre séparateur associé. En passant d; cylindre alimentaire au cylindre d'étirage entraîné (et à son cylindre séparateur associé), le fil est étiré à un taux de 1,95, la vitesse périphérique du. cylindre d'étirage étant de 3 200 mètres par minute. Le fil étiré est ensuite. relaAché lors de son passage à travers un compartiment chauffé à 1900 C à l'aide d'air chaud, le fil effectuant 9 tours autour C.a deux cylindres entraSnés de 15,2 cm de diamètre dans le compartiment chauffé. La tension du fil entrant dans le compartiment chauffé est de 9 grammes (o, 18 gramme par denier) et à la sertie elle est de 10 grammes (0,20 gramme par denier). Malgré 1'accroissement de la tension, les vitesses du cylindre d'étirage et du cylindre d'inversion révèlent un relâchenent dans le compartiment chauffé d'environ 2,7 % de la longueur étirée. Le fil passe finalement autour d'un cylindre d'inversion pour arriver à une bobine d'enroulement entraînée par la surface oùil est enroulé en coucheqsuperposées sur un noyau à une tension moyenne de 11 grammes (0,22 gramme par denier). Un produit d'apprit est appliqué sur le fil entre le cylindre d'inversion et l'enroulement pour fournir une lubrification supplémentaire et de la cohésion,entre les filaments, la teneur en eau et la dose d'applicatión dudit produit étant réglées de façon à donner un paquet contenant moins de 2,5 % d'eau. Quand les paquets terminés sont levés, certains (étiquetés "essai") sont immédiatement placés dans des sacs en ply- éthylène non serrés qui sont rapidement fermés par soudage à chaud pour empêcher la mise en équilibre avec humidité atmesphérique. D'autres (étiquetés "témoins") sont conservés comme de coutume sans enveloppement d'aucune sorte. Après avoir conservé ces fils pendant 46 jours, on enlève les sacs en polyéthylène de certains paquets "d'essai* et des bordures de bonneterie pour dames sont tricotées sur métier circulaire à une vitesse de fil de 109,7 mètres par minute à partir des deux types, séparément mais sur e métier à tricoter, chaque bordure contenant environ 3,4 grammes de fils On détermi- ne les notes de démérite pour les aspects des bordures en fenc- tion du nombre de jours écoulé après l'enlèvement des sacs des paquets S'd'essai, et ces résultats sont représentés sur la figure 2.La note de démérite des aspects des bordures pour les fils "d'essai" est initialement de 0,35, au lieu d'une note moyenne de démérite de 2,4 pour les fils "témoins" (des notes de démérite plus basses indiquent un meilleur aspect, comme -expli- qué ci-dessus). La note de démérite pour les bordures en fils d'essai, toutefois, augmente avec la durée de l'exposition, se rapprochant de celle obtenue avec les fils "témoins" et atteignant 2,1 après une exposition de.9 jours. La teneur en eau des fils "témoins" après 46 jours de stockage est de 5,5 %. Peur les fils "d'essai", elle est seule- ment de 1,5 %. La figure 3 met en évidence la teneur en eau du fil "d'essai" en fonction du nombre de jours coulés après enlèvement du sac en olyéthyléne, l'atmosphère ambiante étant à 23,90 C et ayant une humidité relative de 72 %. Il est clair qu'après un jour d'exposition seulement, la teneur en eau d'un fil "d'essai" à l'extérieur de son paquet est passée d'environ 1,5 % à presque la teneur d'équilibre du fil "témoin", Comme on le voit sur la figure 3, le pourcentage de cristallinité de cet exemple dépend beaucoup du fait que le paquet de fil est conservé en contact ou non avec l'atmosphère ambiante. Les jours indiqués en abscisses représentent le temps écoulé après la levée et chaque point indiqué pour les fils ladres sai" est obtenu immédiatement après ouverture d'un nouveau paquet "d'essai". Bien qu'il y ait une dispersion considérable dans la mesure du pourcentage de cristallinité, le pourcentage de cristallinité de fils maintenus isolés de l'atmosphère ambiante n'augmente pas durant le stockage et ne dépasse pas 47 %. Le pourcentage de cristallinité pour le fil témoin, toutefois, augmente rapidement durant les 4 premiers jours, et plus lentement ensuite.On voit que les fils qu'on a laissé s'équilibrer avec l'humidité atmosphérique deviennent progressivement plus cristallins, tandis que les fils "d'essai conservent une cristallinité inférieure constante. On pense que cette cristallisation incom- plète des fils "d'essai" est la principale propriété conduisant au meilleur aspect des bordures. Il est évident aussi que la vitesse de cristallisation est bien plus petite que la vitesse de fiatien de l'eau. Une autre différence de propriété est évidente aussi, toutefois, comme représenté sur la figure 4. Les fils "témoins" et "d'essai" sont conservés pendant 46 jours, et ensuite le sac en polyéthylène est enlevé du fil d' essai à l'origine des temps portés en abscisses. Les deux fils sont énsuite exposés à l'atmosphère ambiante ("atmosphère ambiante" signifie toujours ici de l'air à 23,90 C et 72 % d'humidité relative). Le pourcentage de rétraction du fil "d'essai" est initialement de 0,96 %, supérieur à celui du fil "témoin" qui est de 0,30 i , le pourcentage de rétraction du fil "d'essai" diminuant avec le temps d'exposition, mais n'atteignant pas celui du fil "témoin" durant 9 jours d'essai. Les fils de bordurage à faible contraction ont un pour centage de contraction de moins de 6 %. Après 46 jours de stocka 9e et durant 9 jours supplémentaires d'exposition à la température ambiante des fils "d'essai" et t'témoin", le pourcentage de contraction pour le fil "témoin" est constant à 3,9 + 0,6 %. I1 est constant aussi pour le fil "d'essai" à 4,6 + 0,2 %. Le tableau suivant indique d'autres valeurs moyennes de propriétés des fils durant 9 jours d'exposition à l'atmesphère ambiante après 46 jours de stockage. La valeur pour chaque propriété est une moyenne de 8 mesures espacées dans le temps. TABLEAU I Propriétés supplémentaires Propriété "essai" "témoin" Ténacité (grammes par denier) 4,3 + 0,1 4,0 + 0,2 Allongement (%) 55,6 + 2,2 58,6 + 3,2 Module initial (grammes par denier) 19,6 + 0,9" 18,1 + 0,6 Le plus fort module initial de 24 grammes par denier à O heure d'exposition est omis de cette moyenne. EXENSLE Il Le paquet usuel de 1,8 kg de fil de bordurage dure environ 4 jours lors de son utilisation sur un métier à tricoter et pendant cette période-le fil est exposé à l'atmssphère environnante. Cet exemple montre qu'en mettant le paquet de fil à l'abri de l'humidité de l'atmosphère durant le stockage et le transport, on obtient des bordures de bien meilleur aspect, malgré l'exposition à l'atmosphère nécessaire durant le tricotage. Le fil de cet exemple est préparé en utilisant les matitres et l'appareil de l'exemple 1, à ceci près que, après l'ex- trusion et avant passage par le cylindre alimentaire de la zone d'étiragé, le fil passe dans un tube d'une longueur de 25,4 cm dans lequel de la vapeur d'eau à 1000 C environ est injectée sous la pression afliiosphérique. Conte à l'exemple I, le fil a un titre final de 50 deniers et est composé de 17 filaments continus. Les paquets "d'essai" sont enfermés dans des sacs en polythylène peu serrés ; les paquets "témoins" sont conservés dans l'atmosphère ambiante. Les uns et les autres sont stockés pendant six semaines avant d'entre utilisés pour tricoter des bordures. Au bout de ce temps, on trouve que le fil "d'essai" contient 2,16 % d'eau au lieu de 5,5 % pour le fil "témoin". Le pourcentage de cristallinité pour le fil "d'essai" est de 46,4 X au lieu de plus de 48 2; pour le "témoin". Le fil "d'essai" a une contraction de 5 J. On trouve que la mise en équilibre à peu près complète de tout le fil dans un paquet témoin exige au moins 4 semaines de conservation dans l'atmosphère ambiante. Ceci résulte de ce que les couches de fil sont enroulées d'une façon serrée, ce qui ralentit le passage de l'humidit à travers un paquet. Après 6 mois de conservation, les paquets "d'essai" sont enle vés de leurs sacs en polyéthylène et montés sur un métier à tricoter pour le tricotage de bordures. Des paquets témoins sont montés simultanément sur le meme métier. Des bordures sont tricotées à partir des fils "d'essai1, et "témoin" pendant des périodes alternées durant les heures de travail allant de 8 heures du matin à 4 heures-de l'après-midi les deux premiers jours, les paquets étant laissés sur le métier à tricoter durant les périodes intermédiaires. On obtient des notes de démérite des bordures, de 0,2 et 1,1 respectivement pour les fils "d'essai" et "témoinn. Les fils sont ensuite laissés sur les métiers à triceter pendant 3 jours supplémentaires pour simuler la longue fermeture de fin de semaine d'une usine de bonneterie. Le tricotage est repris avec le métier froid au départ et la figure 6 indique les notes de démérite obtenue pour les 234 premières bordures consécutives, On observe un effet superficiel de pénétration de l'humidité et de cristallisation résultante, mais, après les 50 premières bordures, on obtient une note moyenne de démérite des bordures de 0,3 pour les fils "d'essai". Un effet superficiel similaire est détecté pou-r le fil témoin", la note de démérite après les 50 premières bordures étant en moyenne de 1,1.Ainsi, bien que I'exposition à l'humidité atmosphérique durant le séjour normal sur les métiers à tricoter ait une influence défavorable sur l'aspect des bordures préparées à l'aide des- couches extérieures de fil, l'effet de protection contre l'humidité par ces couches extérieures permet d'obtenir des bordures de meilleur aspect quand les couches superficielles de fil sont enlevées, comme dans l'expérience avec les fils "témoins". Cette démonstration de la lente pénétration de i'humi- dité dans un paquet monté sur un métier à tricoter et de la conservation des meilleurs aspects des bordures après enlèvement des couches superficielles de fil est illustrée aussi par la figure 6. Les fils -Htémoin" et "d'essai" sont tes que décrits à l'exem- ple 1, à ceci près que le fil titre ici 40 deniers et comporte 10 filaments continus et que le fil est enroulé sur le noyau à une tension d'environ 17,5 grammes (0,44 gramme par denier). Les paquets sont conservés pendant 6 semaines avant entre montés sur des métiers à tricoter pour le tricotage de bordures.Avant de faire démarrer les métiers à froid, les fils "d'essai" et "témoin" sont tous deux laissés montés en contact avec l'atmos phère pendant 1 jour supplémentaire. Les notes de démérite pour les 80 premières bordures sont représentées sur la figure 6. Ici encore, on observe un effet superficiel, qui dure sur environ 40 bordures. Ensuite, la note de démérite moyenne pour les fils "d'essai" est de 0,08 environ au lieu de 1-,0 pour les fils "témoins". Il a été déposé à l'Institut National de la Propriété Industrielle à titre d'échantillozsquatre photographiea de bordures de bonneterie illustrant l'échelle des notes de démérite, et correspondant respectivement aux notes ci-après t photo Â . 0,0 photo B : 0,4 photo O : 1,0 photo D : REVENDICATIONS 1. Procédé de fabrication de bordures pour bonneterie à partir de fils à filaments continus d'un polyamide, comprenant des étapes qui consistent à filer le polyamide à l'étant fondu pour former le fil, à étirer le fil, à traiter thermiquement le fil étiré, à enrouler le fil sur un support pour obtenir un fil en paquet qui reprend de l'eau à l'air atmosphérique ambiant, à conserver le fil en paquet et à tricoter ensuite le fil à filaments continus pour former les bordures, ce procédé étant caractérisé en ce que, pour produire une bordure d'un meilleur aspect et d'une meilleure qualité, on enferme le fil en paquet dans une enceinte imperméable à l'humidité pour empêcher le fil d'atteindre l'équilibre d'humidité avec l'air atmosphérique ambiant durant l'étape de conservation et pour maihtenir la teneur en eau du fil à un niveau inférieur à cet équilibre d'humidité avant le tricotage, de façon à réduire la cristallisation spontanée du plyamide avant le tricotage des fils pour former des bordures. 2. Procédé selon la revendication 1, dans lequel le polyamide est le pelyhexaméthylène-adipamide. 3. Procédé selon la revendication 2, 'dans lequel la cristallinité du fil en paquet n1 est pas supérieure à 47 pour cent. 4. Procédé selon la revendication 1, dans lequel le fil en paquet après enroulement a une teneur en eau inférieure à en virez 2,5 pour cent en poids. 5. Paquet de fil de bordurage à filaments continus de ply- hexaméthylène-adipamide comprenant un noyau, des couches multiples de ce fil enroulées sur ce noyau, et une enceinte fermée imperméable à l'humidité entourant le fil et le noyau ; ce fil ayant une contraction de moins de 6 %, une cristallinité ne dépassant pas 47 % et une teneur en eau de moins de 2,5 % en peids environ. 6. Paquet selon la revendication 5, dans lequel le fil a tendance à absorber assez d'humidité de l'air atmosphérique pour arriver à un total d'au moins 4 % en poids d'eau dans le fil quand l'air est à 240 C et 72 X d'humidité relative. 7. Paquet selon la revendication 5, dans lequel l'encein- te imperméable à l'humidité est un sac fermé en pellicule de polyéthylène.