Perfectionnements apportés aux appareils de chauffage d'un fluide sous l'action du rayonnement solaire La présente invention concerne des perfectionnements apportés aux appareils permettant de chauffer un fluide sous l'action du rayonnement solaire et comportant une enceinte fermée délimitée par une paroi dont au moins une zone (tournée approximativement vers le soleil en position d'utilisation de llappareil) est transparente ou translucide, et des moyens de raccordement pour faire entrer le fluide à chauffer dans l'enceinte et l'en faire sortir. L'invention vise en particulier, mais non exclusivement, les appareils du genre précité destinés à la fourniture d'eau chaude pour usage domestique. On connaît déjà des installations qui permettent, à partir du rayonnement solaire, d'obtenir de lteau chaude pour usage domestique. D'une façon générale, ces installations connues comprennent un ensemble de capteurs solaires traversés par le liquide à réchauffer et constitués sous forme de plaques épaisses, rigides et lourdes ; il est en outre prévu des supports pour soutenir les capteurs inclinés sensiblement perpendiculairement au rayonnement solaire et, lorsque les capteurs sont disposés dans la toiture d'un local, comme c1 est généralement le cas, il faut prévoir une charpente fortement renforcée pour supporter le poids de cet ensemble. Quant au circuit hydraulique raccordé aux capteurs, il comprend notamment un ballon de stockage d'eau chaude, un échangeur de chaleur, une pompe, un régulateur de débit, un réglateur thermostat différentiel, un purgeur, un vase d'expansion et, bien entendu, des moyens appropriés pour isoler thermiquement la partie du circuit dans laquelle circule l'eau chaude. Compte tenu des aménagements propres à la mise en place des capteurs solaires et du grand nombre de composants necessaires, il s'agit d'installations coûteuses, aussi bien à l'achat qu'à l'entretien. Or, la consommation domestique d'eau chaude ne représente, en fait, qu'une faible partie des dépenses énergétiques domestiques d'une famille moyenne. En outre, l'ensoleillement annuel moyen dans des pays tels que la France interdit d'envisager la possibilité d'obtenir, à partir du rayonnement solaire, la totalité de l'eau chaude à usage domestique necessaire quotidiennement à une famille et il s'avère indispensable de recourir, à titre de complément, à d'autres formes de chauffage classi aues. Dans ces conditions, le chauffage d'eau à usage domestique sous l'action du rayonnement solaire ne peut en fait que constituer un appoint, non négligeable certes, mais qui ne correspond, en réalité, qu'à une très faible partie (de l'ordre de quelques pour cent seulement) de la dépense énergétique d'une famille. De ce fait, le coût des installations utilisées à ce jour est prohibitif en regard des économies énergétiques telles permettent de réaliser. Il est donc so7haitable de disposer d'un appareil per- mettant d'obtenir de l'eau chaude à partir du rayonnement solaire qui soit beaucoup plus économique (en composants et en frais de fabrication, d'installation et de maintenance) que les installations actuelles et dont le coût de revient soit, d'une façon générale, beaucoup mieux en rapport avec les économies qu'il permet de réaliser L'invention vise également des appareils du genre mentionné plus haut destinés à la fourniture d'air chaud. On sait que, dans les habitations occupées épisodiquement telles que les résidences secondaires, il est ne ces saire, notamment en période hivernale, de maintenir une température intérieure légèrement supérieure à la tempéra- ture extérieure afin d'empêcher la formation d'humidité durant les longues périodes d'inoccupation. Dans ce but, il est connu de laisser en fonctionnement un dispositif de chauffage (au gaz ou au mazout) placé sous la commande d'un thermostat : cette manière de faire est extremement cotteu- se en combustible et dangereuse à cause des risques d'incendie. On ne connaît pas à l'heure actuelle de solution satisfaisante qui permette de chauffer, même faiblement, une habitation de façon économique, sans danger et sans surveillance. Un dispositif de chauffage solaire permettrait certes de résoudre ce problème, mais, comme cela a été indiqué précédemment, les dispositifs actuellement disponibles sur le marché sont coûteux, aussi bien à l'achat qu'à l'installation, et aucun d'eux n'est prévu pour fournir de l'air chaud directernent utilisable pour le chauffage. L'invention a donc pour but la réalisation d'un appareil permettant de chauffer un fluide à partir du rayonnement solaire, ce fluide pouvant Cotre notamment, mais non exclusivement, de l'eau pour usage domestique ou de l'air pour réchauffer une habitation, cet appareil devant être beaucoup plus économique que les appareils actuels, facile à mettre en place, facile à transporter et à entreposer en dehors de ses périodes d'utilisation, peu fragile et, malgré tout, efficace. A ces fins, l'appareil de l'invention se caractérise en ce que l'enceinte fermée est constituée à partir d'au moins une feuille en un matériau souple e-t léger, avanta Ainsi, l'effet de serre procuré par l'enceinte fermée (effet qui à lui seul serait insuffisant pour chauffer le fluide en mouvement et le porter à une température suffisante justifiant son utilisation par exemple dans l'une des applications précitées) est complété par un apport important de colories fournies par le tampon thermique. Cette disposition, déjà utile pour atteindre des températures relativement élevées (par exemple de l'eau à 80oc) en période diurne d'ensoleillement est indispensable pour que l'appareil puisse continuer à chauffer le fluide pendant des périodes non ensoleillées de durées déterminées (par exemple périodes nocturnes). L'appareil de l'invention peut être réalisé sous une forme particulièrement économique, puisque l'enceinte, no notamment constituée par une feuille de PVC, est peu coûteuse et que le tampon thermique peut être constitué par un matériau tout venant ayant un bon pouvoir d'absorption calorifique tel que par exemple des galets ou, de préférence, par un matériau coulant tel que du sable ou, avantageusement, par un fluide tel qu'un liquide à coefficient thermique approprié, ou par un fluide changeant d'état dans des conditions d'utilisation normale (chaleur latente appropriée). Lorsque le fluide à chauffer est un gaz, par exemple de l'air, le matériau constituant le tampon thermique doit présenter une surface maximale de contact avec l'atmosphère enclose dans l'enceinte de manière à faciliter et accélérer les échanges thermiques avec le gaz à chauffer. Lorsque le fluide à chauffer est un liquide, par exemple de l'eau pour usage domestique, on a avantage à recourir à un tampon thermique constitué par un matériau coulant à l'intérieur duquel est noyé un serpentin constitué en un matériau thermiquement bon conducteur (tel que le cuivre) et parcouru par le fluide à chauffer. Dans le cas où le tampon thermique est constitué par un matériau coulant, celui-ci peut être disposé dans un réservoir ouvert en forme de gouttière ; toutefois, pour faciliter les manipulations de l'appareil et éviter que le matériau coulant ne se répande malencontreusement, il est avan tageux de prévoir, pour le contenir, une poche fermée constituée en un matériau souple et léger, par aumoins une feuille en polychlorure de vinyle assemblée par thermosoudure. L'enceinte, et éventuellement la poche, peuvent avoir une forme allongée cylindrique ou prismatique, de manière à faciliter leur mise en place par exemple le long d'un mur, au pied ou au sommet du mur, sur le rebord d'une fen8tre, le long d'une toiture, etc. Dans un mode de réalisation préféré, l'appareil comporte un châssis intérieur à l'enceinte pour maintenir celle-ci en forme, ledit châssis comprenant avantageusement un ensemble de plaques en un matériau thermiquement isolant, ces plaques étant solidarisées les unes aux autres de manitre à définir une surface prismatique ouverte du c8té où l'enceinte est transparente ou translucide Les plaques peuvent être constituées en un matériau léger et relativement bon marché, tel que de la mousse de polyuréthane ou du polystyrène. De preIérence, la face tournée vers l'intérieur d'au moins une des plaques est réfléchissante, ladite plaque étant disposée de manière telle que les rayons solaires soient réfléchis approximativement vers le tampon thermi- que. Pour parfaire l'isolation thermique et accroître encore le rendement de l'appareil, on prévoit au moins une seconde paroi souple, transparente ou translucide, associée à au moins la partie transparente ou translucide de l'encein- te et fixée à celle-ci de façon étanche, le volume compris entre les deux parois étant maintenu en surpression. Les dispositions qui viennent d'erre énumérées permet- tent d'obtenir un appareil peu encombnrnt et relativement léger, apte à être disposé en n'importe quel endroit bien exposé au rayonnement solaire, comme mentionné plus haut. En pnrticulier, da.ns son application au chauffage d'eau à usage domestique, il peut être disposé à proximité du ballon de stockage d'eau chaude, l'eau circulant alors simplenent par le jeu des différences de densité ; il n'est plus besoin i1orC'ines auxiliaires complexes et coûteux aux Quels on a recours habituellement dans les i.nstallations actuelles. a fabrication est rendue plus rapide et plus simple puisque les feuilles, notamment en polychlorure de vinyle, peuvent être assemblées par thermosoudure. En outre, il est possible d'assembler, sans aucune complication, une feuille supérieure transparente ou trsnslucide et une feuille inférieure noire pour constituer la poche et améliorer encore le fonctionnement du tampon thermique. Par ailleurs, les matériaux constitutifs des feuilles souples, tels que le polychlorure de vinyle, possédant un certain coefficient d'élasticité, la poche peut se dilater pour s'adapter au volume exact du fluide caloporteur, en fonction de la température de celui-ci ; il nty a donc nul besoin de prévoir un vase d'expansion à cet endroit de l'installation. l'e faible coût des matériaux utilisés pour constituer l'appareil de l'invention et leur très grande facilité d'assemblage, notamment par collage et/ou t.hermlosoudure, rendent possible une fabrication à la demande, notamment en ce qui concerne la longueur et/ou la forme de l'appareil, en fonction des exigences de l'utilisateur. Il et é.ále- ment possible, à moindres frais, d'associer en série et/ou en parallèle nlusieurs appareils pour ostenir le débit de fluide chaud souhaité. Enfin, l'appareil de l'invention peut servir aussi bien au chauffage d'un gaz, par exemple d'air, qu'au chauf fage d'un liquide, par exemple d'eau, et il est merle possible d'envisager, sans modification d'aucune sorte, que le meme appareil puisse être utilisé dans ces deux applications en fonction des besoins de l'utilisateur. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui suit d'un mode de réalisation pr.féré, donné à titre d'exemple simplement illustratif, rais nullement limitatif. Dans cette description, on se réfère aux dessins annexés sur lesquels :: - la figure 1 est une vue partielle, en perspective, d'un appareil de chauffage conforme à l'invention plus parti culièrement agencé pour le chauffage d'un liquide, notam- ment d'eau à usage domestique, - la figure 2 est une vue partielle, en perspective, d'une partie de l'appareil de la fiure 1, - la figure 3 est une coupe schématique selon III-III de la ligure 1 montrant l'appareil en position d'utilisation, - la figure 4 est une vue partielle, en perspective, d'un appareil de chauffage conforme à l'invention, plus parti culièrement agencé pour le chauffage d'un gaz, notamment d'air, l'appareil étant montré en position d'utilisation pour le chauffage d'un local, - et la figure 5 est une vue en coupe de l'enceinte en mon trant une disposition particulière. En se référant aux figures 1 à 3, on va tout d'abord décrire un premier mode de réalisation de l'appareil de l'invention destiné plus particulièrement au chauffage d'un liquide, et notamment d'eau à des fins domestiques, bien au'en tout état de cause il soit également possible de chauffer un gaz. En se référant tout d'abord à la figure 1, l'appareil comprend un châssis constitué par deux plaques rectangulaires allongées 1, 2, solidarisées l'une à l'autre le long d'un de leur grand côté de manière à constituer un dièdre aigu. Eventuellement, aux deux extrémités, on peut prévoir deux renforts triangulaires 3. Bes plaques et renforts sont, de préférence, constitués en un matériau thermiquement isolant, léger, peu cot- teux et facilement collable et/ou thermosoudable, tel que, par exemple, de la mousse de polyuréthane, du polystyrène, de la mousse de polypropylène, etc. Ce chassies sert à soutenir et à maintenir en forme une feuil.le souple 4 en un matériau relativement léger et bon marché, collable et/ou thermosoudable, tel que du polychlorure de vinyle, éventuellement renforcé par un matériau fibreux tel que de la fibre de verre. La feuille 4 est translucide, ou de préférence transparente, dans sa face 5 qui est tendue pour constituer la troisième face du prisme dont les deux autres faces sont constituées par les plaques 1 et 2. De préférence, la feuille 4 est repliée sur elle-meme et thermosoudée pour constituer une enceinte hermétiquement close (notamment du point de vue des échanges thermiques) entourant les plaques 1 et 2, auxquelles elle peut du reste être collée et/ou thermosoudée pour obtenir une meilleure tenue de l'ensemble. Bien que cette solution semble la plus avantageuse, on peut bien entendu limiter la feuille 4 à sa face 5 qui est simplement collée et/ou thermosoudée sur le pourtour des bords libres des plaques 1, 2 et 3, dans la mesure où l'assemblage des différentes plaques entre elles et avec la feuille 4 peut être rendu étanche du point de vue des échanges thermiques. A l'intérieur de l'enceinte prismatique 6 ainsi constituée, et reposant sur la plaque 2 qui sert de socle pour l'ensemble, est disposé un tampon thermique 7 de forme al- longée qui s'étend sur toute la longueur de l'enceinte 6. Comme représenté de façon plus détaillée à la figure 2, le tampon thermique 7 comprend une poche souple 8, constituée à partir d'une ou de plusieurs feuilles souples en un matériau léger et peu coûteux ; ce matériau est de préférence le meme que celui constitutif de la feuille 4 de l'enceinte 6, par exemple du polychlorure de vinyle. Comme représenté à la figuré 3, la poche 8 est constituée par deux feuilles assemblées de façon étanche par thermosoudure le long de leur périphérie, savoir une feuille supérieure transparente 9 et une feuille inférieure noire 10, les deux feuilles 9 et 10 pouvant éventuellement être noires. La poche 8 est remplie d'un fluide caloporteur qui, d'une façon simple, peut Outre de l'eau, mais qui peut de façon plus avantageuse être un liquide, voire même un gaz, possédant un coefficient thermique plus élevé que celui de l'eau. A l'intérieur de la poche 8, et baignant dans le fluide colporteur, est disposé un serpentin 11 constitué en un matériau thermiquement conducteur (par exemple en cuivre) et destiné à castre parcouru par l'eau à réchauffer. On prévoit, bien entendu, des traversées étanches 12 entre le serpentin 11 et la paroi de la poche 8, d'une part, et une plaque 3 et la feuille 4 de l'enceinte 6, d'autre part, pour permettre le raccordement du serpentin à un circuit hydraulique extérieur et notamment à un ballon (non représenté) de stockage d'eau chaude. On notera que l'inclinaison (déterminée par l'angle au sommet formé par les plaques 1 et 2 et/ou Par les largeurs respectives desdites plaques) de la face transparente 5 de l'enceinte 6 est telle que ladite face 5 soit à peu près perpendiculaire à la direction moyenne de propagation du rayonnement solaire à l'endroit d'utilisation, comme représenté à la figure 3. Bes rayons solaires pénètrent dans l'enceinte 6 close et échauffent son volume intérieur sans que la chialeur puisse s'échapper dans des proportions notables (effet de serre) : par conduction, il en résulte un échauffement du fluide contenu dans la poche 8 du tampon thermique 7, lequel fluide colporteur, toujours par conduction, échauffe l'eau en circulation dans le serpentin 11. L'échauffement du fluide contenu dans la poche 8 est accéléré par le fait qu'une partie des rayons solaires incidents frappent également la poche 8 elle-même après avoir traversé la face 5 de l'enceinte 6 (flèche 13). Pour accroStre le rendement de cet appareil, on peut prévoir une surface réfléchissante 14 sur la face intérieure de la plaque 1. L'inclinaison de la plaque 1 doit alors être telle que les rayons solaires 15 frappant la surface réfléchissante 14 soient réfléchis sur la poche 8. On notera que l'appareil qui vient d'etre décrit est de structure fixe : de ce fait, les inclinaisons respectives de la paroi 1 et de la face transprente 5 sont déterminees une fois pour toutes pour une exposition donnée sous une latitude donnée et pour une position azimutale moyenne du soleil ; la quantité de chaleur qu'il est possible de recueillir est donc essentiellement variable au cours d'une journée et au cours d'une ;usnée. Pour compenser cet inconvénient, autant que faire ce peut, on prévoit 'adjoinre un (ou éventuellement plusieurs) volet mobile 16 (voir figures 1 et 3) articulé sur le bord supérieur de la plaque 1 et mobile en rotation. La face inférieure du volet est munie d'une surface réfléclissante 17 qui, pour une orientation donnée du volet, réfléchit les rayons solaires en direction de la poche 8 (flèches 18). La position angulaire du volet 16 peut être modifiée (soit manuellement, soit automatiquement à l'aide d'un mécanisme à rotation continue ou discontinuej au cours de la journée en fonction du déplacement du soleil. De préférence, le volet 16 est constitué en un matériau thermiquement isolant (par exemple le meme que celui des plaques 1 et 2) pour que, après une période d'ensoleillement, il puisse être rabattu devant la face transparente 5 et fermer thenniquement l'enceinte 6, de manière à rédui le plus possible la déperdition thermique à travers la face 5 de lteziceinte, notamment au cours des périodes c- turnes. 'appareil de l'invention est fabriqué à partir de ma fériaux très courants et très bon marché, et le procédé de fabrication est simple et peu coûteux. Il est ainsi possible de réaliser l'appareil pratiquement à la demande, notamment pour ce qui concerne sa longueur et l'orientation angulaire de la plaque 1 et de la lace transparente 5. En outre, compte tenu de son prix de revient et d'ins tallation très bas et de son encombrement relativement réduit, il est possible d'associer plusieurs appareils pour obtenir la quantité d'eau chaude nécessaire à une consomma tion domestique normale. La convection naturelle du fluide caloporteur contenu dans la poche 8 assure à elle seule un échauffement regu- lièrement réparti du serpentin 11. En outre, l'élasticité propre d'un usatérieu tel que le polychlorure de vinyle constitutif de la poche 8 permet à la poche de suivre les variations de volume de l'eau qu'el- le contient, sans qu'il soit besoin de prévoir un vase d'expansion. Outre les avantages ci-dessus mentionnés, on notera que le tampon thermique 7 conçu et agencé tel qu'il vivent d'âtre décrit permet éventuellement de stocker une grande quantité d'eau. Outre le role de capteur d'énergie caloripique et d'échangeur de chaleur entre l'eau et le serpentin 11, il faut ajouter celu.i de réservoir d'eau chaude ou tiède, qui éventuellement permet de s'affranchir d'un ballon de stockage. En outre, le serpentin 11 peut être raccordé directement sur un réseau de distribution d'eau sous pression, ce qui permet d'éviter l'emploi d'une pompe pour la mise en circulation de l'eau chauffée. Si l'on souhaite s'affranchir des difficultés inhérentes à l'obtention de traversées étanches 12 qui soient fiables, on peut envisager de disposer le serpentin 11 à ltex- trieur de la poche 8. On peut par exemple poser le serpentin 1 1 sur la plaque 2 (la face intérieure de celle-ci pouvant alors être réfléchissante) et, par-dessus, poser la poche 8 qui est suffisamment souple pour épouser parfaitement les contours des branches du serpentin 11. Il est également possible de disposer deux poches 8 l'une sur l'autre avec le serpentin intercalé entre elles. On peut également envisager de constituer le tampon thermi.que 7 par une masse dtun matériau coulant tel que du sable, au sein duquel est noyé le serpentin 11 : un exemple d'un tampon thermique ainsi constitué sera donné plus loin en référence à la figure 4. On va maintenant décrire un second mode de réalisation de l'appareil de l'invention destiné plus particulièrement au chauffage d'un gaz, notamment d'air pour réchauffer un local, par exemple une demeure inoccupée. Sur la figure 4, on a conservé les mêmes références numériques pour désigner les éléments identiques à ceux des figures 1 à 3. L'appareil de la figure 4 est constitué, tout au moins pour ce qui est de l'enceinte 6, de la même manière que l'appareil des figures 1 à 3 : il est donc inutile d'en donner la description détaillée. Par contre, le tampon thermique 7 est ici constitué par un récipient 20 ouvert vers le haut en forme de gouttière, constitué en un matériau thermiquement isolant et muni éventuellement d'une surface intérieure réfléchissante. Le récipient 20 est rempli dtun matériau coulant 21 possédant un bon coefficient d'absorption thermique. Ce matériau coulant peut être un liquide, mais, pour éviter des problèmes de débordement si l'appareil était heurté, il est préférable d'avoir recours à un matériau pulvérulent bon marché, tel que du sable par exemple.Le récipient 20 est dimensionné et conformé pour, d'une part, contenir une quantité maximale de sable et pour, d'autre part, que la surface libre du sable soit, elle aussi, maximale. Dans les faces d'extrémité de l'appareil sont prévus respectivement un orifice d'entrée 22 et un orifice de sortie 23 pour le gaz à réchauffer. Be fonctionnement de l'appareil est identique à celui indiqué précédemment pour 11 appareil des figures 1 à 50 Be gaz froid, entrant par orifice 22, balaye la surface du sable 21 où il se réchauffe, puis sort par l'orifice 23. Dans l'application plus particulièrement envisagée pour cet appareil, et comme représenté à la figure 4, l1ap- pareil est disposé au voisinage de l'habitation à réchau- fer, par exemple au pied d'un mur (ou sur un balcon, ou sur le toit). L'orifice d'entrée 22 est mis en commnunicntion par l'intermédiaire d'un conduit 24 traversant le mur 25, avec les parties basses de l'intérieur de l'habitation, tandis que l'orifice de sortie 23 est mis en communication avec l'intérieur de l'habitation par un conduit 26 traversant le mur 25 plus haut que le conduit 24, de manière que l'air puisse circuler par convection naturelle. Bien entendu, le tampon thermique réalisé sous forme d'un bac à sable n'est indiqué qu'à titre d'exemple et il pourrait tout aussi bien être d'un autre type, par exemple la poche 8 des figures 1 à 3, alors qutinversernent, comme cela a déjà été indiqué, le bac à sable peut recevoir en son -sein le serpentin Il pour remplacer la poche 8. Quel que soit le type de l'appareil et/ou l'applica tion qui en est prévue, il est possible de prévoir un certain nombre de dispositions complémentaires destinées à réduire au maximum les pertes thermiques vers l'extérieur. Comme représenté à la figure 5 (sur laquelle les mêmes références numériques sont conservées pour désigner les éléments identiques à ceux de la figure 3), la face 5 transparente ou translucide de l'enceinte 4 est doublée par une deuxième feuille 27 également transparente ou translucide, par exemple de meme nature que la face 5 et fixée à celle-ci par therosoudure le long de sa périphérie. Pour éviter que les feuilles 5 et 27 collent l'une à l'autre, on maintient le volume 28 qu'elles délimitent en légère surpression. On prévoit une troisième feuille 29, voire d'autres feuilles encore, de manière que cette face de l'enceinte prismatique non protégée par des plaques isolantes (telles que 1 ou 2) ne constitue pas une zone de déperdition des calories, notamment sous l'action du vent et/ou au cours des périodes non ensoleillées. I1 est également possible de prévoir que la totalité de l'enceinte 4 comporte une double paroi. I1 est également possible de constituer le chassies sous une autre forme appropriée, par exemple par des arceaux solidarisés au bac à sable 20 de la figure 4. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1 - Appareil pour le chauffage d'un fluide à partir de l'énergie solaire, comportant - une enceinte fermée délimitée par une paroi dont au moins une zone (tournée approximativement vers le soleil en po sition d'utilisation de l'appareil) est transparente ou translucide, et - des moyens de raccordement pour faire entrer le fluide à chauffer dans l'enceinte et l'en faire sortir, caractérisé en ce que l'enceinte fermée est constituée à partir d'au moins une feuille en un matériau souple et lé Ger, et en ce qu'il comprend en outre un tampon thermique agencé pour absorber l'énergie calorifique et pour restituer ladite énergie au fluide à chauffer lorsque ledit fluide est mis en contact avec lui, ce grâce à quoi on obtient un appareil qui possède une structure légère tout en présentant une inertie thermique lui assurant une bonne efficacité. 2 - Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que le tampon thermique est constitué en un matériau coulant. 3 - Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il est prévu une poche fermée, constituée en un matériau souple et léger, pour contenir ledit matériau coulant. 4 - Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le matériau coulant est un fluide. 5 - Appareil selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisé en ce qu'il est prévu un serpentin constitué en un matériau thermiquement bon conducteur, noyé dans le matériau coulant constitutif du tampon thermique et destiné à être parcouru par le fluide à chauffer. 6 - Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que l'enceinte et éventuellement la poche sont de forme cylindrique ou prismatique allongée. 7 - Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu1il comporte en outre un châssis pour maintenir en forme l'enceinte, ledit châssis étant intérieur à l'enceinte. 8 - Appareil selon la revendication 7, caractérisé en ce que le châssis comprend un ensemble de plaques en un matériau thermiquement isolant, ces plaques étant solidarisées les unes aux autres de manière à définir une surface prismatique ouverte du c8té où l'enceinte est transparente ou translucide. 9 - Appareil selon la revendication 8, caractérisé en ce que la face tournée vers l'intérieur d'au moins une des plaques est réfléchissante, ladite plaque étant disposée de manière telle que les rayons solaires soient réfléchis approximativement vers le tampon thermique. 10 - Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé encaque l'enceinte etéventuelle- ment la poche sont constituées respectivement par au moins une feuille de polychlorure de vinyle assemblée par thermosoudure. 11 - Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il est prévu au moins une seconde paroi souple, transparente ou translucide, associée à au moins la partie transparente ou translucide de l'enceinte et fixée à celle-ci de façon étanche, le volume compris entre les deux parois étant maintenu en surpression.