Cette invention concerne le domaine agro-alimentaire pour la recherche simultanée de l'économie dans les manutentions, le transport et la présentation sur lieux de vente. Dans certains sytèmes connus à ce jour, les articles conditionnés sont disposés dans des chariots dont la conception interdit la possibilité de les empiler. Or, la recherche du plan de chargement optima du véhicule nécessite une charge maximale au metre carré de plancher; c'est ainsi que certains constructeurs ont été amenés à concevoir des camions à deux plans de chargement, d'un coût très élevé par l'obligation de réaliser des chassis surbaissés. Sous une autre forme, il a été conçu des chariots à ridelles telles qu'elles permettent la superposition de deux éléments chargés en conservant une hauteur d'ensemble acceptable pour remorques et camions classiques. Lors du chargement, ces chariots sont préalablement superposés et l'ensemble est mis en place dans le véhicule, soit par roulement manuel, soit par un appareil de manutention mécanique. Dans ces manutentions précitées, il est indispensable que ces deux éiéments ne puissent se dissocier et soient en conséquence, verrouillés de manière sûre, simple, efficace, avec une fiabilité et une sécurité totales. La présente invention a pour objet un système agissant automatiquement par le simple poids d'un levier pivotant sur une traverse haute du chariot inférieur, pénétrant dans un anneau articulé faisant corps avec la traverse basse du chariot supérieur, et se rabattant par rotation dans le plan vertical de la ridelle. Ce dispositif s'applique sur les deux ridelles opposées de chaque chariot. Les dessins ci-annexds montrent à titre d'exemple non limitatif une forme de l'invention. La figure 1 représente schématiquement, sans y avoir fait figurer les roues, en perspective, deux chariots superposés dont les montants, (repères 1-2-3-4) fig.l, de celui placé au sol, viennent s'emboîter dans les montants (repères 5-6-7-8) fig.l, de celui placé au-dessus ayant pour embases quatre coupelles (9) fig. l, coiffant les extrêmités des montants (rep. 1-2-3-4) fig. 1. Ces montants sont reliés à la partie supérieur par des traverses (rep.lO-ll) fig. 1 pour le chariot placé au sol, et à la partie inférieure (rep. 12-13) fig. 1 pour le chariot supérieur. Le- verrouillage consiste à interdire l'écartement réciproque entre les traverses (rep. 10-12) fig. 1 et (rep. 11-13) fig. 1. Le maintien est obtenu sur chaque jeu-de ridelles superposées par le système objet de l'invention encadré en A sur la fig. 1. La figure 2 représente une vue de face partielle d'un seul système (A) fig. 1, dans laquelle sont néanmoins notés les repères correspondant à un ensemble de deux chariots, en ce qui concerne les traverses (rep.1011) fig. 2 pour les traverses hautes du chariot inférieur représentées par un tube circulaire (rep. 12-13) fig.2 les traverses basses du chariot supérieur constituées d'un profilé identique. La figure 3, vue de gauche de la figure 2, comporte les mêmes repe- res. Sur chaque traverse (rep.12-13) fig. 1-2-3, est soudé un anneau repère 14 figure 2 et 3 dans l'axe de celle-ci. Dans cet anneau passe un autre anneau articule (rep. 15) fig. 2 et 3, type maillon de chaîne plan ou torsadé. Il peut y avoir 2 ou 3 anneaux rep. 15 successifs sans sortir du cadre de l'invention. Sur la traverse (rep.10-11) fig. 2 et 3, tourne un collier rep.16 fig. 2 et 3, sur lequel est soudé, dans un plan perpendiculaire à l'axe de rotation du collier, un levier rep. 17 fig. 2 et 3, constitué, a titre d'exemple non limitatif, d'un rond d'acier plein. Ce levier est cintré suivant un arc de cercle concentrique au collier, a un intervalle de la circonférence extérieure de ce dernier, tel que le diametre de la section de l'anneau y soit inférieur afin de lui permettre de s'y glisser librement. La courbe peut être remplacée par tout autre profil sans sortir du cadre de l'invention, sous la réserve qu'au point terminal, les positions réciproques de l'anneau et du levier soient identiques, et qu'elle autorise le passage de l'anneau. Sur la figure 3, ce levier (rep. 17) est, a titre non limitatif, pour une simplification de fixation sur le collier 16, cambré perpendiculairement en extrêmité, pour venir pénétrer dans les deux ailes du U constituant le collier (16). La représentationen trait fort continu du levier (17) et des anneaux (14 et 15) est en position de verrouillage. Une action manuelle du levier (17) fig. 3, suivant la flèche f, jusqu'à la position représentée en trait discontinu, permet de dégager I'anneau rep.15 et de libérer le chariot supérieur du côté correspondant. Réciproquement, lors de la pose du chariot supérieur, la position d levier (17) en trait discontinu, autorise la pénétration dans l'anneau (15) et permet le verrouillage par rabattement suivant le mouvement inverse de la flèche f. Par contre, sous quelque action que ce soit, suivant les flèches fl, f2, le verrouillage interdit l'écartement des traverses (12-13) et (10-11), et assure donc la liaison des chariots. REVENDICATIONS I - Système de verrouillage de deux chariots superposés, caractérisé par le fait que cette action opère sur les traverses basses (12-13) du chariot supérieur, et les traverses (10-11) du chariot inférieur au moyen d'un levier (17) fixé à un collier (16) pivotant sur les traverses hautes (10--11) du chariot inférieur et venant pénétrer dans un anneau articulé (15) faisant corps avec les traverses basses (12-13)- du chariot supérieur. II - Système de verrouillage de deux chariots superposés selon la revendication I caractérisé par le fait que les mouvements simultanés, à savoir : l'action manuelle de soulèvement du levier (17), l'action manuelle de soulèvement de l'anneau (15), la pénétration du levier (17) dans l'anneau (15) la libération dé l'anneau (15) pour autoriser le rabattement du levier (17) par son poids, sont obtenus du fait de la cambrure du levier (17) laissant entre le collier (16) et cette courbe le passage pour la section de l'anneau (15). III - Système de verrouillage de deux chariots superposés selon les revendications I et II caractérisé par le fait qu'en fin de rabattement du levier la position de l'anneau en fin de courbe d'entrée est telle que la composante horizontale, lors d'un effort de soulèvement du chariot supérieur, est pratiquement nulle, et interdit la rotation du collier, et donc le dégagement du levier.