L'invention concerne une machine à vendanger permettant de récolter les raisins par secouage de la vigne et appelée à être attelée à un tracteur. On connait des machines à vendanger dotées de tiges de battage, qui réalisent la vendange par secouage de la vigne ; les raisins en grappes ou partiellement égrappés sont évacués sur une pluralité de tapis roulants qui se combinent pour entraîner la récolte vers une remorque ou vers des bennes. Des ventilateurs sont, en outre, prévus pour éliminer les corps étrangers, feuilles, sarments, etc... Les divers organes mobiles de ces machines (tiges de battage, tapis roulants, ventilateurs, etc...) sont müs hydrauliquement ; en général, une pompe hydraulique est montée sur la prise de force du tracteur et permet de mettre en pression un circuit hydraulique qui alimente divers moteurs hydrauliques associés aux organes mobiles ; chaque moteur transforme l'énergie hydraulique reçue en puissance mécanique pour entrainer ltorgane qui lui est associé. Toutefois, de telles machines mettent en jeu des puissances élevées et les machines de ce type existant actuellement ne peuvent être montees que sur des tracteurs à moteurs très puissants, capables de développer au moins une centaine de chevaux (70 a' 80 CV à la prise de force et 20 à 30 CV en puissance d'avancement). Cette exigence d'une puissance élevéepro- vient, en partie, du principe même d'entraînement utilisé qui conduit à transformer l'énergie mécanique de la prise de force en énergie hydraulique au niveau de la pompe, puis à faire la transformation inverse au niveau de chaque moteur hydraulique. Ces machines connues qui sont-de taille et d'encombrement imposants sont très onéreuses (de l'ordre de 300.000 F) et ne sont adaptées que pour des vignobles très importants. Elles sont inaccessibles aux petits exploitants sur le plan du coût et sur le plan de la puissance nécessaire qui dépasse celle d'un tracteur de type courant (35 à 50 CV). La présente invention se propose de fournir une machine à vendanger de court 4 à 5 fois inférieur et requérant des puissances très réduites, compatibles avec les puissances développées au niveau des prises de force des tracteurs usuels. Comme on le verra, ce résultat est obtenu dans la machine de l'invention, d'une part, grâce au principe même d'entrainement des divers organes mobiles, d'autre part, grâce aux diverses dispositions prévues pour mettre en oeuvre ce principe, dispositions qui conduisent à une simplification poussée de la machine et a une réduction maximum des pertes de puissance. La machine à vendanger visée par l t invention, appelée à être attelée à un tacteur équipé d'une prise de force, est du type comprenant un chassis pourvu de moyens d'attelage sur le tracteur et formant un tunnel adapté pour chevaucher une rangée de vigne, des tiges mobiles de battage disposées dans le tunnel et assujetties à des supports articulés sur le châssis, un système de réception à écailles situé en partie basse du tunnel, des tapis d'entraînement des grappes et raisins détachés, enfin des ventilateurs d'aspiration des corps étrangers tels que feuilles ou sarments ; conformément à la présente invention, cette machine comprend un système de transmission mécanique adapté pour s'accoupler directement à la prise de force du tracteur et comportant trois ensembles mécaniques transmettant le mouvement de rotation communiqué par cette prise de force, un premier ensemble ayant au moins un arbre de sortie portant des excentriques lesquels sont agencés pour entraîner par l'entremise de bielles les supports des tiges de battage dans un mouvement alternatif, un deuxième ensemble comportant un réducteur mécanique et agencé pour mouvoir les tapis d'entrainement, et un troisième ensemble comportant un multiplicateur mécanique et agencé pour entraîner les ventilateurs. Un tel entraînement purement mécanique supprime les déperditions de puissance, qui dans le système hydraulique accroît considérablement la puissance requise ; pour des machines comparables sur le plan des performances, les divers essais effectués sur des prototypes ont montré que la puissance requise au niveau de la prise de force du tracteur était réduite par rapport aux machines hydrauliques de l'ordre de 2 à 3 fois selon l'ingéniosité déployée dans la réalisation pratique de la machine. Ainsi, la machine peut être associe à un tracteur de puissance courante, qui suffit à l'entraîner. Les diverses caractéristiques ci-après décrites visent à améliorer les performances de la machine, à réduire encore les pertes de puissance et, donc, la puissance totale requise et à accroître la simplification de la machine pour en diminuer encore le coût. Selon une caractéristique de l'invention, le pre mier ensemble mécanique qui transmet le mouvement aux tiges de battage comprend un système de poulies variatrices de rapport réglable dans une plage déterminée en vue de permettre d'ajuster la vitesse de rotation de l'arbre de sortie portant les excentriques. Au début de la vendange, l'utilisateur peut ainsi régler la cadence de battage,en fonction du type de vignes concerné, à la valeur minimum admissible qui permet de réaliser une vendange complète des raisins ; on réduit ainsi au niveau le plus bas la puissance de battage utilisée, tout en atténuant l'effet d'ébranlement des vignes. Selon une autrecaractéristique de l'invention, la machine comprend deux tapis et uniquement deux tapis pour entraîner les raisins détachés ; ces deux tapis sont guidés le long de parcours parallèles de part et d'autre du tunnel et entrainés à la même vitesse par le deuxième ensemble de transmission mécanique. Le parcours de chaque tapis comporte - une section de réception des raisins s'étendant en partie basse du tunnel sur un côté du système à écailles, - une section ascendante située à l'arrière du tunnel pour remonter les raisins, - une section supérieure de retour située en partie haute de la machine à l'aplomb de la section de réception, - et une section descendante de retour située à l'avant de la machine. Un collecteur est agencé en fin de la section ascendante pour recevoir les raisins déversés par chacun des deux tapis au cours de son basculement l'amenant au début de la section supérieure de retour ; une vis sans fin peut être associée à ce collecteur pour évacuer la récolte vers une remorque. Cette vis est entraînée par une transmission (chaîne et pignons) qui tire sur mouvement du dixième ensemble de transmission entraî- nant les deux tapis. De telles dispositions qui permettent de recueillir les raisins détachés et de les élever au moyen d'un seul tapis pour un côté du tunnel et d'un seul tapis pour l'autre, simplifient considérablement la structure de la machine en supprimant les combinaisons à multiples tapis et élévateurs qui dans les machines traditionnelles effectuent ce travail ; elles réduisent également la puissance d'entrainement nécessaire. Selon une autre caractéristique de l'invention, le troisième ensemble de transmission mécanique est agencé pour entrainer à la sortie de son multiplicateur trois ventilateurs, l'un situé d'un côté du tunnel en partie basse et à l'arrière de celui-ci en vue d'aspirer les corps étrangers au dessus de la section de réception d'un tapis au voisinage de l'extrémité arrière de celle-ci, un autre symétrique du premier, situé de l'autre côté du tunnel pour aspirer au dessus de l'autre tapis, enfin le troisième situé en partie haute au dessus du collecteur. Selon un agencement préférentiel du troisème ensemble de transmission, deux ventilateurs (un du bas et celui du haut) sont entraînés par un arbre vertical accouplé au multiplicateur, l'autre ventilateur étant entraîné par un second arbre vertical symétrique dru premier et entrainé par celui-ci par l'entremise d'une transmission mécanique disposée en partie haute courroie et poulies). Les dispositions ci-dessus évoquées permettent d'éliminer de façon satisfaisante les corps étrangers, tout en préservant la simplicité de structure de la machine. La machine à vendanger conforme à l'invention peut être attelée latéralement à un tracteur équipé d'un système de relevage à trois points ; dans ce cas, elle comprend, d'un côté et à l'arrière, une poutre transversale portant des moyens d'attelage adaptés pour s'accoupler avec le relevage du tracteur, et de l'autre côté, une roue portée par un système de suspension à vérin permettant d'en ajuster la hauteur par rapport au châssis. La machine peut également être attelée latéralement à un tracteur enjambeur de type courant ; dans ce cas, elle est de préférence suspendue, par un système de câbles et vérins permettant d'en ajuster la hauteur, à une potence articulée en partie haute, d'un côté sur le tracteur enjambeur et équipée, de l'autre côté,d'une roue en partie basse. D'autres caractéristiques, buts et avantages de l'invention se dégageront de la description qui suit en regard des dessins annexés, lesquels ne sont donnés qu'à titre d'exemples non limitatifs ; sur ces dessins qui font partie intégrante de la description - la figure 1 est une vue schématique en perspective d'un mode de réalisation préférentiel de l'invention, - la figure 2 est une coupe de détail montrant un organe de la machine conforme à ce mode de réalisation, - la figure 3 est une coupe longitudinale par un plan vertical A passant par l'axe d'un tapis, - la figure 4 est une vue en plan de la machine, - la figure 5 en est une coupe transversale par un plan vertical B, - la figure 6 est une vue de détail présentant un sous-ensemble de la machine, - les figures 7, 8, 9 et 10 sont des vues de détail présentant divers organes de la machine, - enfin, la figure 11 est une vue schmatoue d'un autre mode de réalisation attelé à un tracteur enjambeur. La machine à vendanger reprssentsae c' titre d'exemple aux figures I à 10 est destinée à être attelée l-s-tér.le- ment à un tracteur à système de relevage trois points, doté d'une prise de force de puissance usuelle. Cette machine dont le coût est actuellement évalué à 60.000 F requiert pour être entraîneur une puissance de 15 CV environ. Elle comprend un châssis 1 formant un tunnel longitudinal appelé à chevaucher une rangée de vigne. Ce châssis comporte à sa partie basse deux bacs longitudinaux 2 et 3 et, à l'arrière et d'un côté, une poutre transversale 4 qui porte, d'une part, des moyens d'attelage (symbolisés en Sa, 5b et 5c) appelés à coopérer avec le système de relevage du tracteur, d'autre part, une prise de mouvement 6 appelée à swaccoupler à la prise de force du tracteur. De l'autre côté , la machine comporte une roue que l'on aperçoit en 7 aux figures 4, 5 et 6. Comme le montre la figure 6 qui est une vue de détail selon la flèche V', cette roue est articulée sur un bras 8 qui peut être mu par un vérin 9 permettant d ' ajuster la hauteur de ladite roue par rapport au châssis. Des manoeuvres appropriées de ce vérin et du système de relevage du tracteur permettent dradapter la machine à tout type de terrain et, en particulier, à des terrains en pente. De façon classique, le châssis comprend à l'avant des joues telles que 10 et sabots tels que Il et est fermé sur ses côtés par des panneaux souples tels qu'ébauchés en 12 à la figure 1. En partie basse du tunnel, le châssis porte un système de réception classique formé par une pluralité drécail- les telles que 13 montées sur des petits ressorts à boudin pour pouvoir s'effacer au passage des ceps de vigne. Ces écailles sont en pente vers les bacs 2 et 3 pour que la récolte glisse vers ceux-ci. Chaque bac content une section 14a ou l5a, dite section de réception, d'un tapis 14 ou 15 qui a pour fonction de convoyer la récolte. Le parcours de chaque tapis comprend la section de réception 14a ou 15a sus-évoquée, une section ascendante 14b ou 15b, une section de retour 14c ou 1Sc située en partie haute de la machine à l'aplomb de la section de réception et une section descendante de retour 14d ou 15d. En exemple, chaque tapis est guidé par cinq paires de poulies telles que 16, quatre paires situées à l'intersec- tion des quatre sections et une paire supplémentaire 16b située au début de la section supérieure de retour 14c ou fisc. Comme on le verra plus loin, deux paires de poulies 16a et 16b sont motrices pour chaque tapis, à savoir la paire supplémentaire 16b ci-dessus évoquée et la paire 16a située à l'intersection de la section ascendante 14b ou 15b et de la section de retour 14c ou l5c Comme le présentent les figures de détail 8 et 9, chaque tapis comporte deux nervures 17 et 18 s'étendant le long de celui-ci, ltune sur un bord, l'autre sur le bord opposé. Les poulies 16 de chaque paire sont situées en regard et leur gorge guide les nervures 17 et 18, de sorte quton obtient un guidage et un entraînement extrêmement efficaces des tapis, tout en minimisant les frottements et autres pertes de puissance. En outre, les nervures latérales 17 et 18 arrêtent les grains sur les côtés des tapis et réduisent les risques d'écrasement de ceux-ci. De plus, chaque tapis est pourvu d'une pluralité de tasseaux transversaux souples tels que 19 qui sont cintrés pour présenter leur concavité dans le sens d'avancement F du tapis. Ces tasseaux permettent aux tapis d'entraîner de façon efficace les raisins et de faire office d'élévateurs dans leur section ascendante ; leur forme leur permet de remonter, non seulement les grains et grappes mais également les matières visqueuses, mous, etc... Les tapis sont associés à un tendeur 20 situé en aval des poulies motrices sur la section supérieure de retour. Eh l'exemple, ce tendeur est très simplement constitué par une barre cylindrique pesante guidée de chaque côté par des chapes latérales et qui agit par son poids sur les deux tapis à la sortie des poulies motrices 16b. On conçoit que la simplicité d'un tel convoyeur qui ne comporte que deux tapis soit un facteur notable d'abaissement du prix de revient de la machine. Par ailleurs, la machine comporte quatre séries de tiges de battage telles que 21 situées dans le tunnel pour assurer la chute des raisins par secouage de la vigne. Les tiges d'une série sont superposées et portées par un support vertical tel que 22 articulé sur le châssis pour pouvoir pivoter autour de son axe. Deux supports sont disposés en regard d'un côté et de l'autre du tunnel et entraînés en phase et deux autres supports sont décalés longitudinalement par rapport aux premierS et situés en regard l'un de l'autre de part et d'autre du tunnel ; ces deux derniers supports sont entrainés en opposition de phase par rapport aux premiers. Les ensembles de transmission seront décrits plus loin. La machine comporte enfin trois ventilateurs 23 24 et 25, l'un 23 situé 2u dessus de la portion terminale de la section de réception 14a du tapis 14, un autre 24 situé symétriquement au dessus de la portion terminale de la section de réception 15a du tapis 15, enfin le troisième 25 situé en partie haute au dessus d'un collecteur 26 dans lequel la récolte est déversée par les tapis en fin de section ascendante. Ce collecteur est muni d'une vis sans fin 27 qui évacue la récolte par un conduit 28 vers une remorque ou tout autre conteneur approprié. Chaque ventilateur schématisé en coupe à la figure 10 comprend une pale 29 solidaire de son axe moteur-et, à son entrée d'aspiration, un couteau de broyage 30 qui découpe les corps étrangers et évite un colmatage du ventilateur. Ces corps (feuilles, sarments et autres) sont rejetés vers l'arrière de la machine par une bouche de sortie du ventilateur. Les divers organes de travail de la machine et leur agencement ayant été décrits, on va maintenant décrire le système d'entraînement qui est associé à ces organes et est ca ractédkique de la machine de l'invention. Ce système comprend la prise de mouvement 6 déjà évoquée qui s'accouple à la prise de force du tracteur et transmet le mouvement de rotation vers un renvoi d'angle symbolisé en 31. Ce renvoi d'angle entraîne à a sortie des arbres 32 et 33 par l'entremise de joints de cardans. L'arbre 32 présente une direction ascendante vers l'avant et entraîne par l'entremise d'un renvoi d'angle 34, d'une part, un ensemble de transmission mécanique appelé à mouvoir les tiges de battage (désigné par "premier ensemble de transmission mécanique" dans la partie générale et dans les revendications), d'autre part, un ensemble de transmission mécanique appelé à entraîner les deux tapis et la vis sans fin (désigné par "deuxieme ensemble de transmission mécanique"). L'arbre 33 de direction sensiblement transversale entraîne un ensemble de transmission mécanique appelé a mouvoir les ventilateurs (désigné par"troisième ensemble de transmission mécanique"). Le premier ensemble de transmission mécanique comporte un système a' poulies variatrices 35 de type classique dont un exemple a été représenté en coupe à la figure 2. Ce système permet à l'utilisateur de régler le rapport de transmission de l'ensemble dns une plage approximativement comprise entre 0,50 et 0,85. Ain.i, la vitesse de rotation au niveau de la prise de force du tracteur étant égale à sa valeur usuelle de 540 tours/minutes, la cadence de battage peuL tre ajustée par l'utilisateur entre 270 coups/mn et environ 460 coups /mn. Cette plage couvre les valeurs optimales qui correspondent aux divers types de vignobles.Rappelons que la cadence optimale de secouage dans chaque cas est la cadence minimum qui permet d'effectuer une vendan oe complète. Le système de poulies variatrices 35 entraîne un arbre sensiblement vertical 36 qui porte deux excentriques 37 et 38 dispos en opposition de phase ltun par rapport à l'sutre. Un excentrique 37 est agencé pour entraîner par l'entremise de bielles 40, 41 et 42 deux supports de tiges 22 si- tués en regard. En l'exemple le support situé du même côté que l'excentrique est entraîné par deux bielles 40 et 41 qui prennent leur mouvement directement sur cet excentrique et l'autre support est entraîné en phase avec le premier par l'intermédiaire de celuici grâce i la bielle 42 qui les relie. Ces bielles sont de lon gueur réglable pour permettre de régler convenablement la position des supports et des tiges de battage dans le tunnel. Les deux autres supports sont entraînés en opposition de phase par rapport aux deux premiers, d'une façon analogue, par l'excentrique 38. Le deuxième ensemble de transmission mécanique qui entraîne les deux tapis et la vis sans fin comprend un système de pignons et chaine 43 qui prend le mouvement sur le renvoi d'angle 34 et le transmet à un réducteur 44 dont la sortie est accouplée à un arbre sensiblement horizontal qui porte les deux paires de poulies motrices 16b (une paire par tapis). Comme le montre la figure 7 qui est une vue latérale partielle selon la flèche V, un système de pignons et chaîne 45 entraîne un autre arbre horizontal qui porte les deux autres paires de poulies motrices 16a ; ce système prend le mouvement sur l'arbre qui porte les deux premières paires. En outre, un autre système de pignons et chaîne 46 entraine la vis sans fin 27 en prenant le mouvement sur ce meme arbre. Le réducteur du deuxième ensemble de transmission est adapté-de sorte que le rapport de transmr s on de l'ensemble soit approximativement compris entre 0,025 et 0,065 ,de sorte que les poulies motrices 16a et 16b tournent à des vitesses de l'ordre de 15 à 35 tours/minute.pour une vitesse de rotation de 540 tours/mn à la prise de force. Compte tenu d'un diamètre égal à environ 30 cm qui semble optimum pour ces poulies, la vitesse de progression du tapis est de l'ordre de 25 mètres/mn qui est une valeur parfaitement appropriée. De plus, le système de pignons et chaîne 4t5 possède un rapport inférieur à 1, notamment de tordre de t et la vis sans fin 27 est entraînée à vitesse réduite, en particulier de l'ordre de 12 tours/mn, qui s'avère une valeur satisfaisante pour réaliser l'évacuation. Le troisième ensemble de transmission mécanique qui entraîne les ventilateurs 23, 24 et 25 comprend un multiplicateur 47 entraîné par un renvoi d'angle 48 auquel aboutit l'arbre 33. Ce multiplicateur entraîne en rotation un arbre sensiblement vertical 49 auquel il est acccuplé,en l'exemple, par l-'entremise d'un système à poulies et courroie 50* En partie haute, cet arbre entraîne un second arbre sensiblement vertical 51 situé de l1autre côté du tunnel en position symétrique du premier et entraîné par celui-ci par l'en- remise d'une bmsrsmdssion mécanique 52 (poulies et courroie)disposée en partie haute. Le premier arbre 49 est agencé pour entraîner, d'une part, le ventilateur 23 situé en partie basse du même côté que celui-ci, d'autre part, le ventilateur 25 situé en partie haute, cependant que le second arbre 51 est agencé pour entraîner le ventilateur 24 situé en partie basse du même côté que celui-ci. Le multiplicateur 47 est adapté de sortie que le rapport de transmission de l'ensemble soit approximativement compris entre 3,2 et 4,2 ; pour une vitesse de 540 toursÀmn à la prise de force, ce rapport correspond à une vitesse approximativement comprise entre 1730 tours/mn et 2270 tours/mn qui assure une aspiration et un broyage efficace des corps étrangers (sans risque d'aspiration des raisins). La nature purement mécanique des moyens ci-dessus décrits et leur simplicité structurelle permettent de réaliser une machine de faible coût, exigeant une puissance compatible avec les tracteurs courants, disponibles de nos jours dans toutes les exploitations, même de taille modeste. Pendant la vendange d'une rangée de vigne, le tracteur auquel la machine est attelée latéralement, circule dans l'espace libre voisin de cette rangée ; ce mode de réalisation est adapté pour des vignobles à grand écartement dont l'espace libre entre rangée est de largeur au moins égale à 2 mètres. Dans le cas d'un écartement plus réduit (entre 1,20 m et 2 mètres), la machine, au lieu d'être attelée par une poutre transversale au système de relevage d'un tracteur, sera attelée à un tracteur enjambeur 53 grâce à une potence 54 articu lée d'un côté sur le tracteur et pourvue d'une roue-porteuse 55 de l'autre côté (Fig. 11). Selon cet autre mode de réalisation, la machine est suspendue par des cibles 56 au dessous de la potence 54 ; des vérins 57 sont agencés pour permettre d'exercer une traction sur ces câbles afin d'ajuster la hauteur de la machine et de pouvoir vendanger sur terrains en pente. La machine travaille sur une rangée de vigne qu'elle chevauche, tandis que le tracteur enjambeur che vache la rangée vdsine. En dehors de cette différence d'attelage, la machine reste analogue à celle décrite plus haut. Le tracteur enjambeur peut être un tracteur de faible puissance, du type cou mut . Bien entendu, la présente invention n'est pas limitée par les termes de la description qui précède, mais en comprend toutes les variantes à la portée de l'homme de l'art. Les diverses indications de rapport de transmission et de vitesse sont simplement données à titre illustratif sens caractère limitatif. REVENDICATIONS 1/ - Machine à vendanger permettant de récolter les raisins par secouage de la vigne et appelée à être attelée à un tracteur équipé d'une prise de force, cette machine comprenant un chassies pourvu de moyens d'attelage sur le tracteur et formant un tunnel adapté pour chevaucher une rangée de vigne, des tiges mobiles de battage disposées dans le tunnel et assujetties à des supports articulés sur le chassies, un système de réception à écailles situé en partie basse du tunnel, des tapis d'entrainement des grappes et raisins détachés, enfin des ventilateurs b'aspira- tion des corps étrangers tels que feuilles ou sarments, ladite machine étant caractérisée en ce qu'elle comprend un système de transmission mécanique adapté pour s'accoupler directement à la prise de force du tracteur et comportant trois ensembles mécaniques transmettant le mouvement de rotation communiqué par cette prise de force, un premier ensemble ayant au moins un arbre de sortie portant des excentriques lesquels sont agences pour entraîner par l'entremise de bielles les supports des tiges de battage dans un mouvement alternatif, un deuxième ensemble comportant un réducteur mécanique et agencé pour mouvoir les tapis d'entraînement, et un troisième ensemble comportant un multiplicateur mécanique et agencé pour entraîner les ventilateurs. 2/ - Machine à vendanger selon la revendication 1, caractérisée en ce que le premier ensemble mécanique qui transmet le mouvement aux tiges de battage comprend un système à poulies variatrices de rapport réglable dans une plage déterminée, en vue de permettre d'ajuster la vitesse de rotation de l'arbre de sortie portant les excentriques. 3/ - Machine à vendanger selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérise en ce qutelle comprend deux excentriques, portés par un arbre de sortie unique sensiblement vertical et disposés en opposition de phase l'un par rapport à l'autre sur cet arbre, un excentrique étant agencé pour entraSner par l'entremise de bielles deux supports de tiges situés en regard de part et d'autre du tunnel, l'autre excentrique étant agencé pour entraîner par l'entremise de bielles deux autres supports de tiges décalés longitudinalement par rapport aux premiers et situés en regard l'un de l'autre de part et d'autre du tunnel. 4/ - Machine à vendanger selon la revendication 3, caractérisée en ce que chaque excentrique est directement relié par deux bielles à un des supports de tiges, le support situé en regard due l'autre côté du tunnel étant relié au premier par une bielle de façon à l'entraîner dans un mouvement alternatif en phase avec celui dudit premier support. 5/ - Machine à vendanger selon l'une des revendications 1, 2, 3 ou 4, caractérise en ce qu'elle comprend deux tapis d'entraînement des raisins détachés, guidés le long de parcours parallèles de part et d'autre du tunnel et entraînés à la même vitesse par le deuxième ensemble de transmission mécanique, le parcours de chaque tapis comportant une section de ré réception des raisins s'étendant en partie basse du tunnel sur un côté du système à écailles, une section ascendante située à l'arrière du tunnel pour remonter les raisins, une section supérieure de retour située en partie haute de la machine à l'aplomb de la section de réception et une section descendante de retour située à l'avant-de la machine, un collecteur étant agencé en fin d la section ascendante pour recevoir les raisins déversés par chacun des deux tapis au cours de son basculement l'amenant au début de la s ection supérieure de retour. 6/ - Machine à vendanger selon la revendication 5, caractérisée en ce que chaque tapis comporte deux nervures s'étendant le long de celui-ci, l'une sur un bord, l'autre sur le bord opposé, chaque tapis étant porté par au moins quatre paires de poulies situées en regard deux à deux et dont les gorges guident les nervures dudit tapis. 7/ - Machine à vendanger selon la revendication 6, caractérisée en ce que le réducteur mécanique du deuxième ensemble de transmission est accouplé à un arbre de sortie sensiblement horizontal, portant une paire de poulies situées d'un côté du tunnel pour entrainer le tapis correspondant et une paire de poulies situées de l'autre côté pour entrainer l'autre tapis. 8/- Machine à vendanger selon la revendication 7, caractérisée en ce que chaque tapis est associé à deux paires de poulies motrices situées au début de la portion supérieure de retour, une paire portée par l'arbre sus-évoqué situé à la sortie du réducteur, une autre paire portée par un arbre parallèle entraîné à vitesse égale par une transmission mécanique accouplée à l'arbre de sortie du réducteur, un tendeur de tapis étant prévu en aval de ces poulies motrices sur la section supérieure de retour. 9/ - Machine à vendanger selon l'une des revendications 5, 6, 7 ou 8, caractérisée en ce que chaque tapis est pourvu d'une pluralité de tasseaux trnsvrsaux cintrés pour pré senter leur concavité dans le sens d'avancement du tapis. 10/ - Machine à vendanger selon l'une des revendications 7 ou 8, caractérisée en ce que le collecteur est associé à une vis saros fin pour l'évacuation de la récolte, cette vis étant associée à une transmission mécanique, accouplée à l'arbre sus-éoqué situé à la sortie du réducteur et présentant un rapport de transmission inférieur à 1 pour entrainer cette vis à vitesse inférieure. 11/ - Machine à vendanger selon ] 'une des revendications 5, 6, 7, 8, 9 ou 10, caractérisée en ce que le troisième ensemble de transmission mécanique est agencé pour entrainer à la sortie de son multiplicateur trois ventilateurs, l'un situé d'un côté du tunnel en partie basse et à l'arrière de celui-ci en vue d'aspirer les corps étrangers au dessus de la section de réception d'un tapis au voisinage de l'extrémité arrière de celleci, un autre symétrique du premier, situé de l'autre côté du tunnel pour aspirer au dessus de l'autre tapis, enfin le troisième situé en partie haute au desus du collecteur. 12/ - Machine à vendanger selon la revendication 11, caractérisée en ce que le troisième ensemble de transmission mécanique comprend un arbre vertical situé d'un côté du tunnel et accouplé au multiplicateur pour être entraîné en rotation par ce dernier, et un second arbre vertical situé de l'autre côté du tunnel en position symétrique du premier et entrainé par le premier par l'entremise d'une transmission mécanique disposée en partie haute, le premier arbre étant agencé pour entraîner, d'une part, le ventilateur situé en partie basse du même côté que celui-ci, d'autre part, le ventilateur situé en partie haute, cependant que le second arbre est agencé pour entraîner le ventilateur situé en partie basse du même côté que celui-ci. 13/ - Machine à vendanger selon l'une des revendications Il ou 12, caractérisé en ce que chaque ventilateur est pourvu d'un couteau de broyage monté sur son axe et situé à son entrée d'aspiration. 14/ - Machine à vendanger selon la revendication 2, caractérisée en ce que le premier ensemble de transmission mécanique comprenant le système de poulies variatrices pour trans mettre le mouvement aux tiges de battage est adapté pour posséder un rapport de transmission réglable approximativement entre 0,50 et 0,85, en ce que le deuxième ensemble de transmission mé- canique comprenant un réducteur pour transmettre le mouvement aux tapis est adapté pour posséder un rort de. transmission approximativement compris entre 0,O25 et 0,065 ,eut en ce que le troisieme ensemble de transmission mécanique comprenant un multiplicateur pour transmettre le mouvement aux ventilateurs est adapté pour posséder un rapport de transmission approximativement compris entre 3,2 et 4,2. 15/ - tachine à vendanger selon lune des revendications 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, Il, 12, 13 ou 14, appelée à être attelée latéralement à un tracteur équipé d'un système de relevage à trois points, ladite machine étant caractérisée en ce qu'elle comprend, d'un côté et à l'arrière, une poutre transver- sale portant des moyens d'attelage adaptés pour s'accoupler avec le système de relevage du tracteur et, de l'autre côté, une roue portée par un système de suspension à vérin permettant d'en ajuster la hauteur par rapport au châssis. 16/- Machine à vendanger selon l'une des revendications 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13 ou 14, appelée à être attelee latéralement à un tracteur enjambeur et étant caractérisée en ce qu'elle est suspendue, par un système de cables et vérins permettant d'en ajuster la hauteur, à une potence articulée en partie haute, d'un côté, sur le tracteur enjambeur et équipée de l'autre côté, d'une roue en partie basse.