-1- 2011251 La présente invention concerne un matériau léger de construction, en particulier un béton léger, de poids spécifique •2 compris dans la gamme de 800 à 1800 kg/m , de préférence de 1200 à 1600 kg/m^, composé d'un additif de type quelconque, de cons-5 tituants fins, tels que du sable, une matière minérale ou céramique broyée et/ou concassée, et d'un liant de préférence hydraulique, en particulier du ciment, la fraction d'additif représentant au moins la moitié du volume occupé. L'invention concerne un matériau léger de construction 10 qui présente de bonnes propriétés de résistance et qui se comporte correctement avec une armure, de sorte qu'il peut être utilisé en construction pour des éléments portants. Le matériau léger de construction conforme à l'invention, qui doit donc avoir, en plus d'une grande portance, un grand pouvoir isolant, 15 doit alors se caractériser par une ténacité particulière, et doit, pour un faible poids, résister tant à la pression qu'à la traction, en particulier à la traction par flexion, il doit au moins atteindre des résistances à la rupture de 160 kg/cm , au bout de 7 jours seulement, et pouvoir être utilisé comme béton pré-20 contraint, mais comme cela est exigé d'un matériau de. construction dit léger, il doit présenter un grand pouvoir d'isolation thermique et d'accumulation de la chaleur, il doit être exempt de condensation et de nature correcte du point de vue physique de la construction, il doit se prêter au clouage et pouvoir être 25 taillé au ciseau, sans danger de formation d'éclats, et présenter tous les autres avantages des matériaux légers de construction déjà utiliséscouramment et ayant fait leurs preuves, sans posséder cependant leurs inconvénients indésirables connus. On a constaté que tous ces buts de l'invention, ainsi 30 que de nombreux autres effets techniques intéressants et surprenants, peuvent être atteints par le fait que, conformément à la caractéristique essentielle de l'invention, le matériau léger de construction contient comme constituants fins, un sable fin d'une grosseur de particules de 0 à 1 mm, une matière minérale 35 concassée en particules de 0 à brique concassée ou bricaillon et une matière minérale broyée en particules de 0 à 2 mm, en particulier de la brique pilée. 69 20621 -2- 2011251 Un matériau léger de construction présentant une telle composition permet, à résistance mécanique égale, comparativement à un béton lourd, des économies de poids de 30 à 60 fot tout en ' étant très calorifuge malgré de grandes résistances mécaniques 5 et une résistance à la rupture de 160 à 500 kg/cm au bout de • sept jours seulement, il possède dans toutes les gammes de résistance une faible conductibilité thermique et même si sa résistance mécanique est forte, il est facile à usiner et il n'est généralement pas cassant. Le faible poids spécifique du 10 matériau de construction de grande résistance, qui n'est ainsi,' •z par exemple»-que de 1800 kg/m pour une résistance à la rupture au bout de sept jours de 500 kg/cm , offre naturellement toute une série d'avantages pratiques intéressants : le volume des éléments de construction formés à partir de ce matériau se réduit à un 15 minimvun optimal et le coût de la fondation s'abaisse donc en même temps que les charges permanentes diminuent. Avec le matériau léger de construction, on peut obtenir, pour les mêmes dimensions de section droite, des portées beaucoup plus grandes, et le transport des éléments de construction se simplifie par suite du 20 faible poids ; le transport nécessite seulement des appareils de plus faible productivité. La proportion de matière minérale broyée, c'est-à-dire de préférence de brique pilée ou de matière analogue, est particulièrement importante ; cette proportion doit-s'élever au moins 25 à un dixième du volume total occupé. Selon une forme préférée de réalisation de l'invention, les proportions de constituants fins, c'est-à-dire sable fin, bricaillon et brique pilée,etc.,. g ont frpi^^esf à-dire qugfei on les exprime en parties en volume, elles représentent chacune environ un tiers du nombre total de parties en volume ; 30 l'expérience a montré qu'on obtient les meilleurs effets avec un tel matériau léger de construction. La proportion d'additifs, de préférence d'argile expansée, doit s'élever entre environ 60 et- 75 i3 en volume dans le cas de matériaux légers "de "construction de grande résistance mécanique. ■* 35 En effet, de nombreux essais ont confirmé qu:è--du fait de cette composition, on atteint"non seulement au plus haut degré possible 69 20621 -3- 2011251 tous les buts mentionnés ci-dessus de l'invention, mais en outre, pour un tel matériau de construction, il s'établit aussi les effets suivants, qui sont surprenante et qui présentent un intérêt excep- . tionnel pour la pratique : 5 le matériau léger convient particulièrement bien pour un traitement et un moulage dans un coffrage glissant, en particulier du fait que la capacité de glissement est considérablement élevée et atteint à peu près 3,5 fois les capacités de glissement jusqu'à présent courantes. En fait, le matériau léger de construction est 10 d'une part très prompt à garder la forme qu'on lui donne, de sorte que le coffrage peut être rapidement enlevé sans moyens auxiliaires supplémentaires, c'est-à-dire par exemple sans appliquer d'agent de décoffrage, au bout d'environ deux heures et demie seulement. Mais, d'autre part, le matériau léger peut encore être travaillé 15 et lissé extrêmement longtemps après le décoffrage, à savoir jusqu'à 16 heures après son introduction dans le coffrage. Mais abstraction faite de ce qui précède, le matériau, léger de construction de l'invention peut encore être travaillé de façon remarquablement correcte après sa prise, c'est-à-dire qu'il peut être 20 travaillé au ciseau, percé, cloué et vissé sans danger de formation d'éclats. Les surfaces visibles du matériau léger de construction doivent être maintenues humides pendant au moins 24 heures après une prise rapide et lorsque l'évaporation est terminée. On évite ainsi à coup sûr les fissures dues au retrait. 25 Un autre effet inattendu et très intéressant s'obtient par compactage par secousses du matériau léger de construction introduit dans le coffrage. Même en cas d'agitation par secousses à haute fréquence, il ne se produit pas de démixtion du mélange, quelle que soit la nature des additifs ; ceci doit être attribué à la 30 composition conforme à l'invention des constituants fins du matériau léger de construction. Le compactage doit être effectué aussi brièvement que possible au moyen de vibreurs internes ou de tableVibrantes. La consistance du béton pour laquelle un trou laissé par le vibreur interne se ferme peu à peu de lui-35 même, : mais sans - se remplir de liquide, est la consistance qui convient le mieux. A titre d'additifs, il convient d'utiliser dans le cadre 69 20621 -4- 2011251 de l'invention toutes sortes de matières grossières de granulomé-trie supérieure à 3,0 mm, mais en particulier de l'argile expansée granulée,ainsi que d'une façon générale la ponce de laitier, le-laitier, le gravier de cendre^frolantes, etc., c'est-à-dire essen-5 tiellement tous les matériaux granulés à surface vitreuse, poreuse et frittée. le besoin en argile expansée en tant qu'additif pour chaque mètrë cube de béton fini s'élève, suivant la résistance que l'on désire obtenir, entre 700 et 1000 litres, et ceci avec des grosseurs 10 de particules d'environ 5 à 10 mm ou de 10 à 20 mm, les quantités de grains fingèt de grains grossierg&evant être dans le rapport d'environ 4:1. les grains trop gros, pour une granulométrie de 5 à 10 mm , ne peuvent atteindre que 10 $ au maximum, et pour des granulométries de 10 à 25 mm, ils ne peuvent atteindre 15 au maximum que 5 l'argile expanséo&.;joutée, pour un béton isolant, s'élève entre environ 65 et 75 7°f et des bétons de portance particulière sont préparés en ajoutant d'environ 50 à 60 ^ d'argile expansée. le besoin en ciment s'élève, pour chaque mètre cube 20 de béton, là aussi conformément à la résistance que l'on désire obtenir pour le matériau léger de construction, entre environ 360 et 250 kg/m , et l'addition d'eau est en conséquence d'environ 180 à 170 litres. On obtient donc des rapports eau:ciment étonnaament faibles, de 0,4 à un maximum/0,6. Ce phénomène avantageux devrait 25 être attribué au fait que les proportions quantitatives, prévues conformément à l'invention, des composants fins coopèrent avec une harmonie particulière, la brique pilée ou autre composant fin analogue étant particulièrement favorable à l'agglomération du mélange et ayant pour conséquence une étanchéité exceptionnelle 30 de la texture de mortier. Ceci est également démontré par le fait qu'en cas de rupture du matériau léger de construction ayant fait prise, les composants grossiers se rompent.eux-mêmes sans se détacher de la texture du mortier. Pour des mélanges de béton de portance particulière, 35 la quantité de: matériau minéral concassé doit être inférieur à 10 # du volume occupé par la totalité des additifs, et elle doit être inférieure à 5 f° dans le cas d'un matériau de construction 69 20621 -5- 2011251 utilisé principalement à des fins d'isolement, A 1'encontre de l'action réciproque entre le poids spécifique et le pouvoir d'insonorisation, un matériau léger de construction conforme à l'invention acquiert dans chaque cas 5 une protection phonique suffisante par suite du pouvoir d'absorption du son de ses additifs de fine porosité , en particulier en présence d'additions d'argile expansée , pour un faible poids spécifique et une faible épaisseur de paroi. Pour des cloisons de séparation d'appartement, une épaisseur de cloison de 14 cm 10 suffit déjà pour assurer une insonorisation correcte. Comme on l'expliquera plugfroin à l'aide d'exemples de réalisation, le pouvoir calorifuge est remarquable. Par suite de la plus haute température des surfaces intérieures des murs, on évite avec sûreté un climat dif'de soute"en dedans de l'espace 15 construit. Les frais de chauffage sont réduits dé 30 à 50 # comparativement à des murs de la même épaisseur en matériau classique. Le matériau léger de construction conforme à l'invention est en outre extrêmement compatible avec les armatures, l'effet composite entre le matériau de construction et l'armature étant 20 tout aussi correct que dans le cas du béton lourd. Toutefois, étant donné que le matériau de construction, malgré sa grande résistance à la pression, n'a par ailleurs qu'un faible poids, on peut obtenir, pour des sections droites pratiquement égales, des portées bien plus hautes, et le volume 25 d'éléments de construction nécessaire pour un chantier de construction atteint par conséquent un minimum. Mais il est tout à fait surprenant et nouveau de constater le comportement à la chaleur, du matériau léger de construction conforme à l'invention,par exemple par action unilatérale 30 d'une flamme sur un élément de construction. Par suite du grand effet d'isolement du matériau de construction, même l'action unilatérale de très longue durée d'une flamme ne provoque pas de brûlage de l'armature, si celle-ci est recouverte dans la mesure usuelle par la masse de matériau de construction. Tou-35 tefois, abstraction faite de ce qui précède, le matériau de construction possède une forte stabilité au feu, à tel point qu'il se déforme bien sous l'action de la chaleur, mais que cette défor 69 20621 -6- 2011251 mation n'est qu'élastique et le matériau reprend ensuite totalement sa forme initiale. Ceci est illustré par un exemple : Un pilier de 14 x 70 x 280 cm , fabriqué en matériau de construction conforme 5 à l'invention, supporte à l'état non chauffé une charge de rupture de 236 tonnes. Un même pilier est soumis à l'action d'une flamme pendant 3 heures, sur un côté plat, à une température de 1500°C., sa température sur le côté opposé atteignant alors au maximum 80°C,, c'est-à-dire qu'elle reste dans une large mesure en dessous de 10 la valeur admissible prévue pour des matériaux réfractaires de. construction. La capacité de charge de ce pilier après chauffage s'élève encore à 140 tonnes, c'est-à-dire qu'elle n'a diminué que d'environ 40 fo sous l'action de ce chauffage extrêmement fort. Par suite de la dilatation thermique d'un seul côté, le pilier 15 a subi une déformation arquée, mais après retour à la température normale, il a complètement repris sa forme initiale droite. Le côté traité à la flamme se comporte pour ainsi dire comme une argile réfractaire, la température superficielle ne s'élève que dans une mesure insignifiante, et elle reste bien en -20 dessous de la valeur maximale admissible. Naturellement, le matériau de construction conforme à l'invention est non seulement utilisable dans des éléments qui se composent en totalité et de façon homogène du même matériau de construction, mais celui-ci peut aussi être utilisé en combinai-25 son avec d'autres matériaux, pour former des éléments "composites" de construction , et en particulier, ce matériau convient par suite de ses bonnes propriétés de résistance et de sa structure massive en tant que corps de support pour diverses sortes de couches isolantes,couches d'amortissement, revêtements apparents, etc. 30 Des variantes de réalisation d'éléments de construction qui peuvent être fabriqués en utilisant le matériau de' construction conforme à l'invention, sont décrites en détail ci-après en regard des dessins annexés sur lesquels : la figure 1 montre un élément composite de construction, 35 comprenant un corps de support en matériau de construction conforme à l'invention ; 69 20621 -7- 2011251 la figure 2 montre un élément de construction constitué de façon plus ou moins homogène par le matériau de construction conforme à l'invention ; • • la figure 3 est un diagramme qui fait ressortir les propriétés 5 du matériau de construction, pour divers rapports de mélange. Conformément à la figure 1, un corps massif de support désigné par 1 en matériau de construction conforme à l'invention (béton léger) d'une épaisseur d'environ 14,5 cm, qui a été fabriqué en utilisant du bricaillon et de la brique pilée,porte 10 sur la face intérieure une couche 2 de mortier au plâtre et à la chaux d'une épaisseur d'environ 0,3 cm. La face extérieure est protégée avec des couches et des plaques isolantes, à savoir, successivement de l'intérieur vers l'extérieur, une couche 3 de 4 cm d'épaisseur en mousse de matière plastique, une plaque de 15 fibre de bois 4 de 1,0 cm d'épaisseur, une couche 5 en mortier de ciment de 0,3 cm d'épaisseur, qui sert à fermer les pores de la plaque de fibre 4 et enfin une couche 6 également de 0,3 cm d'épaisseur, composée d'une garniture de tissu de verre enrobée dans une couche de liaison de mortier de ciment et matière plas-20 tique et d'une couche extérieure en mortier de sable de quartz, . ciment et matière plastique. La courbe 7 montre sur le diagramme le pouvoir calorifuge de cette plaque composite, en regard de la courbe de température entre la température extérieure de -18°C et la température 25 intérieure de +20°C. La courbe 8 montre l'allure de la tension de saturation de vapeur d'eau qui monte d'une valeur de 0,94 mm de mercure à l'extérieur à une valeur de 17,540 mm de mercure à l'intérieur. La courbe 9 représente l'allure de la tension partielle de vapeur d'eau dont le gradient s'étend entre 0,80 mm 30 de mercure à l'extérieur et 11,400 mm de mercure à l'intérieur. 10 désigne la ligne de 0 de la température, et 11 désigne la limite de gel à l'intérieur de la plaque composite. . Au cours de l'essai qui est à la base de ce résultat, 11 régnait une humidité de l'air de 85 à l'extérieur et 65 % 35 à l'intérieur ; les coefficients de conductibilité, calorifique s'élevaient extérieurement à 30 et intérieurement à 7; la résistance l/k à la transmission de la chaleur s'élevait à 69 20621 -8- 2011251 1,6642 m^h°C/kcal, l'indice k de transmission de chaleur étant 2 par conséquent de 0,8808 kcal/m h°C. et la conductivité ' 2 D de chaleur étant de 1,4881 m h°C/kcal. L'indice W d'accumulation de chaleur était de 43,8283 kcal/m h°C., le temps de refroi-5 dissement z était de 72,95 heures et .la ' période •- était de 38,74 heures. La déperdition de chaleur au mètre carré pour cette plaque composite s'élève seulement à 547,93 kcal/m , et reste bien en dessous de la limite admissible, et la résistance au passage 10 de la vapeur d'eau est de 44,306 m /heure/mm de mercure. A cette plaque composite correspondrait, du point de vue de l'accumulation de chaleur, un mur de briques pleines d'une épaisseur de 48,75 cm, et du point de vue de l'isolation thermique, un mur de briques pleines de 78,95 cm d'épaisseur. 15 Eteint donné que les tensions partielles de vapeur dans les couches murales individuelles sont toujours faibles que les tensions de saturation de vapeur, le mûr reste en totalité exempt de condensation, et il convient, par conséquent, du point de vue technique de la diffusion et du point de vue physique 20 de la construction. La valeur ne s'abaisse en aucun endroit de la structure intérieure du mur en dessous du point de rosée, et ceci permet d'éviter toute condensation • d'humidité à l'intérieur des murs. Il/résulte en outre des temps de .chauffage" très courts dans les pièces intérieures, et de très faibles frais 25 de chauffage? il n'y a pas de perturbation de la sensition de confort, même lorsqu'on séjourne au voisinage immédiat de la face intérieure du mur. L'humidité de construction n'en reste pas moins limitée à un minimum optimal, car le facteur eau-ciment du matériau de construction formant le corps dé support de 30 la plaque peut être maintenu très faible, et il ne dépasse pas une valeur de 0,,4-0,6. On explique enfin, en regard de la figure 2," un autre exemple de composition d'une plaque de construction, pour montrer ainsi que le matériau de construction, conforme à l'invention convient 35 également pour la fabrication de plaques homogènes : 69 20621 -9- 2011251 Le corps massif 1 de support en matériau léger conforme à l'invention a une épaisseur de 22 cm et un poids spécifique de 1200 kg/m^ seulement, mais sa résistance à la compression est déjà de 180 kg/cm au bout de 24 heures. Ce noyau porte à sa 5 face extérieure un enduit de sable au quartz et de matière plastique, avec une garniture de tissu de verre d'une épaisseur d'environ 3 mm, et sur son côté intérieur, une double couche 13 de bitume, en tant que couche d'arrêt de la vapeur, d'une épaisseur de 2 mm, ainsi qu'un enduit intérieur en vermiculite, d'une 10 épaisseur de 1,5 cm. La courbe 7 représente de nouveau le pouvoir calorifuge de cette plaque en regard de la courbe de température entre la température extérieure de -18° 3 et la température intérieure de +22°C. La courbe 8 représente l'allure de la tension de satura-15 tion de vapeur d'eau, qui monte d'une valeur de 0,93 mm de mercure à l'extérieur , jusqu'à une valeur de 19,830 mm de mercure à l'intérieur. La courbe 9 représente l'allure de la tension partielle de vapeur d'eau dont le gradient s'étend entre 0,84 mm de mercure à l'extérieur et, par suite de la barrière de vapeur,à 2,58 mm de 20 mercure à l'intérieur. 10 désigne la droite de zéro de la température et 11 est la limite de gel à l'intérieur de la plaque. Le taux k de conductibilité thermique s'élève dans cet essai à 0,93977 et la conducti'vi.t_é. de chaleur D est égale à 2 v 1,06409 m heure °C./kcal. La déperdition Q de chaleur , par 2 25 mètre carré de surface du mur plein est de 37,60 kcal/hm . Cette plaque composite correspondrait, du point de vue de 1'accumulation de chaleur, à un mur de briques.pleines .de 33,75 cm d'épaisseur, et du point de vue de l'isolation thermique, à un mur de briques pleines d'une épaisseur de 56,63 cm. Le temps 30 de refroidissement est de 36,77 heures et la '.période est de 18,57 heures. La figure 3 des dessins annexés montre enfin un diagramme des valeurs des coefficients de conductibilité calorifique en kcal/mh°C, pour divers poids spécifiques (kg/m'') d'un matériau 35 de construction conforme à l'invention. Ces valeurs ont été déterminées pour une humidité de 6 5£ 69 20621 -10- 2011251 en volume, les zones de dispersion sont indiquées par des hachures pour des types individuels de béton, à savoir pour les types de béton du commerce ayant des valeurs de résistance mécanique de • 160, 225, 300 et 400 kg/cm^ après 7 jours. 5 les mélanges de base pour les types individuels de béton sont indiqués à titre d'exemples sur le tableau suivant : Mélanges de base pour les diverses qualités de béton : Qualité de béton B 160 *) B 160 B 225 B 300 B400 Ciment kg/m3 309 295 325 330 350 Sable 0-1 l/m3 162 243 298 340 370 Bricaillon n/m3 0-2 1/m 110 116 109 118 132 Bricaillon ^3 Y0 100 135 132 158 Argile expansée, 5-10, résistance , moyenne l/m 810 729 650 Argile expansée, 10-20, résistance ~ moje nne l/m 201 162 162 - - Argile expansée, 5-10 grande résis- , tance l/m - - - 574 528 Argile expansée 10-20 grande réj tance Eau l/m3 198 192 206 215 220 10-20 grande résis- - tance l/m - - - 146 132 Quantité d'argile expansée ajoutée en $ des additifs 75 66 60 55 50 Proportion de sable 12 18 22 26 28 Proportion de bricaillon 0-2 8 9 8 9 10 Proportion de bricaillon 2-5 5 7 10 10 12 2 *) Ce mélange atteint déjà au bout de 24 heures une résistance mécanique de 160 kg/cm 69 20621 -12- 2011251 Naturellement, l'invention n'est absolument pas limitée aux exemples indiqués de réalisation ; au contraire, elle est susceptible de nombreuses variantes sans sortir de son cadre. l'invention concerne également des procédés de fabrication 5 du matériau de construction, et les meilleurs résultats de mélange et les meilleures propriétés du matériau de construction peuvent être obtenus lorsque les quantités de brique pilée et de bricaillon séchés au.maximum, sont ajoutées, après mélange préalable avec le ciment, à l'argile expansée humidifiée , en vue d'un malaxage 10 après lequel seulement l'eau restante est ajoutée en une durée d'environ 2 minutes. Pour obtenir la composition la.plus avantageuse d'un tel mélange, on combine préalablement les groupes de grains de l'argile expansée de 10/20 et 5/10 dans le rapport de 1:4. Du sable en 15 grains de 0/1, de la brique pilée et du bricaillon fin en particules de 1/3 sont mélangés dans le rapport de 2:1 (parties en volume) et en outre, on mélange du bricaillon fin de 3/5 dans le rapport de 0,5:3 avec du sable O/l + de la brique pilée + du bricaillon fin de 1/3. On rassemble alors le mélange d'argile expansée et 20 le mélange mentionné ci-dessus de sable, brique pilée et bricaillon dans 3 rapports de parties en volume, à savoir 1,25 : 0,75, 1,00 : 1,00 et 0,75 : 1,25. Après addition et compactage de ces trois mélanges différents, on procède à leur pesée. le mélange Je plus,.lourd, donne la,. 25 densité apparente maximale qui puisse être obtenue, avec la plus faible proportion de vides, et il a donc également le plus faible besoin de ciment pour de fortes résistances mécaniques, c'est-à-dire qu'il s'agit du mélange le plus économique, pour lequel il n'y a pas lieu de s'attendre à des variations de 30 volumç&ues à un retrait et à des influences thermiques. 69 20621 -13- 2011251 REVENDICATIONS 1. Matériau léger de construction, en particulier béton léger, •Z . . de poids spécifique compris entre 80 et 1800 kg/m , de préférence entre 1200 et 1600 kg/m3, contenant un additif, des composants 5 fins et un liant de préférence hydraulique, notamment du ciment, la proportion d'additif s'élevant au moins à la moitié du volume total occupé, caractérisé par le fait qu'il contient en tant que composants fins, du sable fin en particules de 0 à 1 mm, une matière minérale concassée en particules de 0 à 5 mm, notamment 10 un bricaillon, et une matière minérale broyée, en particules de 0 à 2 mm, en particulier de la brique pilée. 2. Matériau léger de construction suivant la revendication lf caractérisé par le fait que par mj/Le Composants fins , la proportion en brique pilée ou en matériau analogue est d'au moins un dixième 15 des proportions totales en volume . 3. Matériau léger de construction suivant la revendication 2, caractérisé par le fait que' parmi les composants fins, les proportions de sable fin, bricaillon ou matière analogue et brique pilée ou matière analogue, sont à peu près égales, c'est-à-dire que 20 chacun représente à peu près un tiers, en parties en volume. 4. Matériau léger de construction suivant l'une des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que l'additif consiste en une matière granulée présentant une surface vitreuse, poreuse ou frittée, de préférence de l'argile expansée présentant une 35 granulométrie d'environ 5 à 20 mm. 5. Matériau léger de construction.suivant.l'une des revendicatioiB 1 à 4, caractérisé par le fait que la proportion de matière minérale concassée est inférieure à 10 $ des parties en volume des additifs totaux, et elle est de préférence inférieure 30 à 5 # pour des matériaux isolants de construction. 6. Matériau léger de construction suivant l'une des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que le facteur eau-ciment est inférieur à 0,7 et de préférence inférieur à 0,5 pour de grandes résistances mécaniques du matériau de construction. 35 7. Procédé de fabrication d'un matériau léger de construc tion suivant l'une des revendications 1 à 6, caractérisé par le 69 20621 -14- 20T1251 fait que la matière minérale concassée et la matière minérale broyée, préalablement mélangées à sec avec le liant hydraulique, sont mises en présence de l'additif humidifié et mélangées avec ce dernier-, et l'eau restante est ajoutée lorsque le malaxage est terminé.