La présente invention concerne un produit pour oraliser un milieu physique pour le développement des végétaux. Un des problèmes fondamentaux de l'aOriculture qui se posent depuis des temps immémoriaux est l'obtention d'un terrain doté d' un sol suffisamment riche pour entretenir les cultures et la vie des végétaux. Malheureusement, un tel terrain est rare à la surface du globe. Il existe relativement peu de zones à la surface du globe suffisamment riches pour permettre une agriculture suffisante. La solution classique de ce problème a été la mise au point de divers engrais destinés à enrichir le terrain naturel et accroître son aptitude à entretenir la vie végétale. Cette solution convient dans certaines zones limitées où les déficiences en constituants minéraux ne sont pas trop importantes. Cependant, dans la plupart des régions, la simple addition d'un engrais ne suffit pas à créer une terre arable à partir d'un terrain ne se prêtant pas à la culture. On peut, bien entendu, réaliser la synthèse chimique d'un ou plusieurs des divers types de sols arables existants. Cependant, le coût de la synthèse chimique directe d'un tel sol est prohibitif. En plus des inconvénients économiques de la synthèse chimique d'un sol on doit, pour bien comprendre l'invention, considérer que toutes les tentatives antérieures de réalisation d'un sol artificiel n'ont pas permis d'imiter le réseau moléculaire cristallin qui permet l'apport continu des constituants minéraux vitaux aux racines des végétaux pendant une durée prolongée. On trouvera une étude physico-chimique caractéristique de cette fonction capitale d'apport des éléments nutritifs dans l'ouvrage intitulé poils An Introduction to Soils and Plant Growth, publié par Prentice Hall, Inc., 1971, de Donahue et Coll. (voir chapitre 3, pages 52 à 66). Dans l'étude de Donahue ainsi que dans divers articles des spécialistes du sol, l'importance de l'environnement physique nécessaire au développement des végétaux, en dehors de la simple composition chimique de l'environnement, est étudiée de façon approfondie. la conclusion essentielle de tous les spécialistes du sol est que, pour qu'un sol quelconque convienne au développement des végétaux, il doit présenter une combinaison complexe de propriétés chimiques et physiques. Le milieu physique doit être tel que les constituants nutritifs minéraux du sol ne soient pas rapi dement consommés par les végétaux et la microflore et la microfaune environnante, mais qu'au contraire les éléments nutritifs minéraux essentiels soient libérés uniformément à travers la structure réticulaire. L'importance d'une telle libération lente des constituants nutritifs des sols est connue depuis longtemps non seulement en théorie mais également en pratique. Par exemple, le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 3 172 752 illustre les efforts commerciaux persistants tendant à mettre au point des milieux fertilisants dont le rôle dépasse de beaucoup celui des engraisconnuset réalisent une libération prolongée des éléments nutritifs d'une façon semblable à celle de la matrice naturelle du sol. Les efforts de l'art antérieur dans le domaine des sols artificiels se sont limités à divers procédés de production de différents types d'engrais. On ne connaît pas de tentative de réalisation d'un véritable produit physique de remplacement des sols. La raison de l'absence apparente d'activité dans ce domaine est la difficulté que présente l'obtention d'une matière de base économique dont les qualités physiques se rapprochent de celles que doit posséder un sol. A cet égard, le sol de base de remplacement le plus évident semblerait devoir consister en roches finement broyées. Comme la plupart des sols sont, depuis de nombreux siècles, constitués de roches de divers types, cette tentative pourrait sembler viable au premier abord. Cependant, la difficulté d'une telle tentative est le coût du broyage d'une roche quelconque en fines particules de petites tailles. Une étude de marché a montré que le coût du broyage des roches en fines particules mesurant moins de 2 mm rendrait prohibitif le coût final d'un sol arable synthétique quelconque, eu égard à la demande actuelle. Pour résoudre cette difficulté, la demanderesse a découvert que dans de nombreux traitements miniers, en particulier ceux s' appliquant à des minerais de métaux tels que l'or,l'argent et le cuivre, le traitement du minerai fournit un sous-produit naturel constitué de quantités importantes de roches finement broyées. Actuellement on n'utilise que peu ou pas en pratique ce sousproduit non métallique qu'on appelle couramment résidus de mines. L'invention concerne l'utilisation de ces résidus de mines comme matière de base pour former un sol arable synthétique. En plus de l'utilisation des résidus de mines, l'invention cherche à utiliser d'autres sous-produits et résidus inutilisés à ce jour tels que les ordures ménagères, les déchets et les boues d' égouts pour imiter totalement la matrice du sol et sa structure réticulaire physico-chimique. On a parfois, dans l'art antérieur, envisagé d'une façon ou d'une autre, d'utiliser les résidus pour obtenir des engrais pour sols. Parmi les déchets auxquels on s'est intéressé figurent les déchets solides, les eaux résiduelles, les déchets chimiques et divers types de minéraux tels que le feldspath, le graphite, et le basalte. Visant les efforts les plus récents, on peut citer le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 1 029 378 qui décrit un procédé de fermentation, durant trois à six semaines, dans lequel certains éléments utilisés dans l'invention, tels que les roches, les ordures ménagères, les eaux résiduelles et d'autres matières organiques sont agglomérés dans une cuve de fernentation chauffante pour produire finalement un engrais. Les roches utilisées sont dissoutes pour en lessiver les divers constituants nutritifs utiles comme engrais. I1 s'agit d'un procédé chimique dans lequel la matrice fondamentale du sol en roches broyées est totalement dissoute.Donc, ce brevet décrit un processus d'aération, de chauffage et de dégradation dont le produit final est un engrais (c'està-dire un additif pour sol) et non un sol. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 1 260 103 décrit 1' utilisation de minéraux finement broyés qu'on ajoute à des ordures ménagères pour obtenir un engrais. On mélange les ordures ménagères à une quantité de matière minérale sèche permettant de fixer tous les liquides libres des ordures ménagères. On broie ensuite ce mélange en obtenant un produit compact comportant des espaces et des passages remplis d'air. On soumet ensuite ce produit à une fermentation avec des bactéries aérobies, dans des conditions déterminées d'aération et d' humidité, pour stimuler un développement rapide des bactéries jus qu a ce que les ordures soient fortement fermentées. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 1 617 014 illustre 1' utilisation d'une terre de diatomées avec des eaux résiduelles pour produire un engrais. En introduisant une terre de diatomées dans les eaux résiduelles avant d'aérer, on provoque une nitrification et une coagulation des matières solides en suspension dans les eaux résiduelles. Les graisses et les huiles sont absorbes par la terre de diatomées, ce qui facilite la filtration ultérieu re de la boue. La boue nitrifiée renfermant la terre de diatomées et les matières solides rncupérées dans les eaux résiduelles est très utile comme engrais. On note, dans le brevet des Etats-Unis d'A'Jrique n0 3135595, l'utilisation d'un résidu de minerais de métaux pour produire un engrais. On cherche à récupérer les éléments naturels hydrosolubles des roches pulvérisées et des résidus de indes pour les utilisér comme engrais efficaces des sols. Cependant, on ne tente pas d'utiliser la roche pulvérisée comme matière de base réalisant la matrice d'un sol, pas plus que dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 1 029 378. le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 3 533 775 propose d' utiliser des boues d'égouts et des résidus urbains en utilisant une quantité considérable de chaleur pour produire un engrais riche en azote. Ce brevet, qui illustre les efforts contemporains dans ce domaine, n'utilise pas de roches ni de matières siliceuses appropriées à l'obtention de la structure cristalline ou réticulaire permettant une fourniture à long terme d'éléments nutritifs se rapprochant de celle du sol arable naturel. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 3 758 287 concerne une tentative de même ordre d'utilisation d'ordures ménagères et d' eaux résiduelles pour obtenir un engrais. On mélange minerai déterminé constitué d'oxydes de magnésium et de fer (olivine) à de l'acide sulfurique concentré pour former une pâte qu'on mélange elle-même avec une combinaison d'ordures ménagères broyées et d' eaux résiduelles. Le produit final est un mélange utile à l'alimentation des végétaux. Ce procédé, qui utilise des matières minérales, des ordures ménagères et des eaux résiduelles, est représentatif de l'état actuel de l'art dans le domaine auquel appartient la présente invention. l'invention a pour objets principaux (1) une solution synergique du problème du rejet des résidus organiques et minéraux tels que les ordures ménagères, les boues d'égouts et les résidus de mines, en formant un sol arable synthétique (2) la réduction des coûts et la suppression de beaucoup des problèmes que posent les procédés actuels d'élimination des rdsidus organiques, en même temps que la conservation et l'utilisation de façon profitable d'une proportion importante des constituants organiques nutritifs de ces résidus en formant un sol arable syn thétique (3) un procédé utile à l'élimination et à la récupération de différents types d'ordures ménagères, de boues d'égouts et de résidus de mines (4) un procédé qui (a) élimine pratiquement la nécessité d' incinérer les ordures ménagères, (b) réduit considérablement les opérations de remblai, et (c) réduit considérablement les effets nuisibles du rejet des boues d'égouts dans les rivières, les océans et les autres cours d'eau (5) un procédé permettant de stériliser et de désodoriser divers résidus organiques et de les incorporer à un produit final utile (6) un procédé moins coûteux que les procédés classiques d' élimination de volumes importants d'ordures ménagères, de déchets et d'eaux résiduelles, en utilisant simultanément des résidus de mines et en produisant un sol arable synthétique de valeur (7) un milieu physique et chimique pour le développement des végétaux qui, selon tous les aspects vitaux, reproduit la matrice d'un sol naturel en utilisant des matières organiques et minérales qui, à ce jour, étaient considérées comme des résidus. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui suit faite en regard des figures annexées dans lesquelles - la figure 1 est un diagramme de fonctionnement du procédé de l'invention - la figure 2 est un diagramme de fonctionnement relatif aux matières premières, opérations et produits associés à l'invention; - la figure 3 est un graphique triangulaire de la classification des sols selon leur texture - la figure 4 représente la structure cristalline d'un sol arable de type argileux - la figure 5 représente chimiquement la structure physique illustrée par la figure 4. L'invention a pour but d'utiliser de façon complète une grande diversité de résidus d'origines industrielle et domestique. Les sources possibles de ces résidus sont illustres par le diagramme de la figure 2. Les modes de transport de ces matières diverses au point de production de la terre arable sont les pipelines, les barges, le rail et la route. En plus de la production d'un sol arable, on peut récupérer de nombreux autres produits utiles selon le système illustré par la figure 2. Par exemple, un système à recyclage total peut fournir divers métaux lourds, de l'eau détoxifiée, des papiers et du verre entre autres. Plus particulièrement, selon l'invention, comme le montre la figure 1, les résidus de mines 10, qui sont produits par extraction physique des constituants minéraux utiles du minerai, sont déchargés par un wagon à trémie. Les résidus peuvent provenir d' une mine à ciel ouvert ou d'une mine souterraine exploitée avec percement de tunnels et de galeries ou abattage. Quel que soit l'emplacement de la mine, on peut facilement transporter les résidus à un emplacement où l'on réalise actuellement le traitement des eaux résiduelles et le remblayage avec des déchets solides. A cet emplacement, on introduit la boue d'égout 12 dans un réservoir 14 où on laisse les résidus de mines 10 absorber une quantité de boue d'égout comprise entre 5 fi et 30 , b de leur poids. le mélange des résidus de mines 10 et de la boue 12 a deux buts. Tout d'abord, les éléments nutritifs des végétaux de la boue sont adjoints aux résidus de mines en formant une matière enrichie en constituants organiques. le second but de la cuve 14 est de filtrer le liquide de la boue à travers un lit filtrant 15 de résidus qui se forment nàturellement dans son fond. Un liquide purifié 16, qui est essentiellement constitué d'eau, traverse le fond de la cuve 14 et pénètre dans un réservoir de sédimentation 18 où les sédiments et les autres dépôts solides se rassemblent en 19. L'eau quitte la cuve de sédimentation par la canalisation 20 pour être rejetée dans une rivière ou un réservoir permettant après traitement de l'utiliser comme eau de boisson ou aau industrielle. On voit donc que l'on utilise la boue d'égout à deux fins on ajoute ses constituants minéraux et organique s aux résidus de mines en obtenant une matière enrichie, tandis que le filtrat ou composant liquide est recyclé en constituant finalement une partie de l'alimentation en eau de la région. A partir de la cuve 14, les résidus de mines enrichis sont introduits dans une cuve de mélange et de déshydratation 22. Dans la cuve 22, les résidus de mines enrichis sont mélangés soigneusement avec une quantité égale à 10 à 50 ,b de leur poids d'ordures ménagères et de déchets pulvérisés qui sont introduits dans la cuve 22 après passage dans une unité 24 de pulvérisation et d' homogénéisation des résidus solides. En ce qui concerne les quantités respectives des composants du sol arable, il est souhaitable, en règle générale, que le rapport en poids des résidus de mines au poids total de (a) la boue d'égout et (b) les ordures ménagères et/ou les déchets, soit égal ou supérieur à 1. Un tel rapport assure la présence d'une quantité suffisante de matière de base du sol, c'est-à-dire de résidus de mines, pour que le produit final présente la matrice physique vitale du sol arable naturel. L'expérience a montré que selon la concentration en matières organiques qu'on désire pour une utilisation agricole particulière, les groupes suivants des rapports de (a) : les résidus de mines à (b) : la boue d'égout à (c) : les ordures ménagères et les déchets,sont désirables 100/5/10, 80/30/50, 100/30/10, 100/5/50, 100/10/5, et 80/50/30. En pourcentages, on obtient des compositions de sols appropriées lorsque les résidus de mines constituent entre 51 et 87 % du poids du mélange, la boue d'égout constitue entre 4 et 16 % du poids et les ordures ménagères pulvérisées et les déchets constituent entre 9 et 33 % du poids. Le composant liquide de la cuve 22 est renvoyé par pompage dans une canalisation 23 dans le lit de résidu de filtration 15. Le composant solide du mélange de la cuve ?2 est déchargé sur une courroie de transport 26 où on peut le chauffer pour en évaporer l'humidité résiduelle. Le produit que porte la courroie 26 est constitué d'ordures ménagères et de déchets pulvérisés en particules mesurant de préférence au maximum 2,0 mm. Dans l'unité de pulvérisation 24 et, si on le désire, après le transporteur 26, il est souhaitable de réaliser un broyage sélectif des matières solides du mélange pour obtenir une distribution uniforme de la taille des particules allant de particules d' une taille essentiellement colloïdale à des particules ayant un diamètre de 2,0 mm comme précédemment indiqué. Colle l'indique le tableau suivant, une telle distribution des particules assure 1' existence d'un spectre de propriétés physiques et chimiques différentes et appropriées dans le sol arable synthétique obtenu. - Tableau I page suivante TA sU I Constituants du sol Gamme de diamètres (mm) Sable tres grossier 2,0 - 1,0 Sable grossier 1,0 - 0,5 Sable moyen 0,5 - 0,25 Sable fin 0,25- 0,10 Sable très fin 0,10- 0,05 Limon 0,05- 0,002 Argile Lorsqu'on désire un sol de texture particulière, on peut utiliser un dispositif de tamisage approprié, avant ou après le transporteur 26 (voir figure 1) pour obtenir l'une quelconque des catégories du tableau I. Après obtention et séparation appropriée de ces catégories, on peut les langer selon le graphique triangulaire de la figure 3 en obtenant un sol de texture désirée.Des exemples de mélanges qu'on peut utiliser pour raliser trois types courants de sols arables figurent dans le tableau suivant TABL:iliiU II Sable Limon Argile Texture 65 25 10 glaise sableuse 20 20 60 argile 20 70 10 glaise vaseuse I1 convient de noter que les particules de type argile sont un composant nécessaire de tous les élanges de sols. nulles assurent au sol une surface moléculaire suffisante et une structure réticulaire permettant la rétention nécessaire de l'eau et des constituants nutritifs ainsi que l'échange ionique nécessaire à l'entretien physique et chimique prolongé de la vie végétale. I1 convient également de noter que l'utilisation de boues d'égouts et d'ordures ménagères pulvérisées ajoute des hydrocarbures et d'autres ccnstituants nutritifs organiques, essentiels au développement des bactéries et des algues du sol désirables. Les matières organiques dans la boue d'égout favorisent également la rétention de l'eau et des constituants nutritifs dans le produit final qui est commercialisé sous le nom de Protosoil. Au point d'utilisation finale, on ajoute gc'nérplewent du sable et des graviers fins au mélange de l'invention. On obtient ainsi un sol ayant une perméabilité et une texture convenant au mouvement de l'air et de l'eau et possédant la friabilité et la faible consistance permettant la pousse des racines et la culture mécanique. Parmi les différents types de déchets de mine qu'on peut utiliser dans le procédé de l'invention, on peut citer (a) Les matières siliceuses telles que les matières constituées essetiellement de silice (dioxyde de silicium) SiO2. Ces matières sont également constituées par le quartz Si02 et l'opale SiO2,H2O. Les matières siliceuses renferment généralement environ 9G % de silice avec environ lU ', d'alumine et de magnésie. Toutes ces matières sont relativeiaent inertes du point de vue chimique. Donc, l'importance de > 'utilisation de ratières siliceuses dans le procédé de l'invention consiste en une récupération de matières ne jouant par ailleurs que peu ou pas de rôle dans le cycle biologique de notre environnement. I1 convient de noter que le rôle des matières siliceuses dans le sol arable est essentiellement physique (et non chimique) en ce qu'il confère au sol la texture fine nécessaire à la rétention de l'eau et des constituants nutritifs. Cette rétention est due à l'accroissement de la surface spécifique qui est due ellemême au fait que les matières siliceuses sont généralement sous forme de petites particules. L'utilisation de ces matières comme base du Prctosoil est particulièrement indiquée lorsqu'on recherche un sol résistant et rigide, par exemple dans les régions ou l'on utilise le Protosoil pour cultiver essentiellerient des arbres, des arbustes et d'autres végétaux de grandes dimensions. (b) Les matières feldspathiques, c'est-à-dire les ratières constituées essentiellement de silicates d'aluminium et de métaux alcalins telles que (1) l'orthoclase et la microcline ayant toutes deux pour formule KAlSi3O8, (2) le groupe de la plagioclade tel que l'albite Na2A13Si308 et (3) l'anorthite 0aAl2Si208. Dans le cas de matières feldspathiques, les déchets de mines sont généralement constitués d'aluminosilicates de potassium, de calcium et de sodium finement pulvérisés. Ces feldspaths, en plus du fait qu'ils sont en particules de petites tailles, possèdent des proprités chimiques désirables telles que l'échange ionique. Ainsi, en présence de diuxyde de carbone (provenant e l'air) qui se dissout das les eaux superficielles et pénètre dans le sol, il se forme une solution d'acide carbonique H2C03 qui transforme lesteldspaths en un silicate d'aliminium hydrate (argile) selon 1' équation suivante 2KA1Si,508(feldspath + H2CO(acide carbonique) + E20(eau) S2C03(carbonate de potassium) + Â1203,2Si02,2H20(argile) + 4Si02 (silice). le carbonate de potassium fertilise l'argile et on obtient donc un échange ionique avec une rétention des constituants nutritifs et de ltau. En d'autres termes, la structure réticulaire de l'argile formée à partir d'une matière feldspathique est telle que sa structure chimique réticulaire absorbe des quantités importantes d'humidité et de constituants nutritifs minéraux. La libération de cette humidité et de ces constituants nutritifs n' est pas rapide comme dans le cas des engrais classiques et s'effectue de façon lente à une vitesse déterminée par l'interaction des racines des végétaux et de la structure réticulée, en nourissant ainsi les végétaux pendant plusieurs années.Par conséquent, les matières feldspathiques sont indiquées comme base du Protosoil lorsqu'on désire cultiver pendant des durées prolongées des végétaux alimentaires vivaces tels que le blé, le seigle, le mais ou l'orge. (c) Les matières argileuses, c'est-à-dire les matières cons tituées essentiellement de silicates d'aluminium (ou de magnésium) hydratés stratifiés. Parmi elles figurent des argiles de type kaolinite ÀlSi2(0H)4 et montmorillonite AlSi205(0E), (H20)x dont les impuretés principales sont le calcium, le magnésium et le fer. L'utilisation de matières argileuses comme base de Protosoil est indiquée en agriculture lorsqu'on recherche un apport nutritif rapide. Par exemple un sol naturel de caractère exceptionnel tel qu'un désert nécessiterait probablement une matière à base argileuse capable de réaliser rapidement une matrice d'argile apportant ses propriétés propres au terrain. Un exemple de matière argileuse de type montmorillonite est illustré par les figures 4 et 5. La figure 4 illustre la montmorillonite constituée de mailles stratifiées 30 et 30' à trois couches, composées de deux atomes tétrahédriques de silicium 34 de chaque côté d'un atome octahédrique d'aluminium 34, unies par des atomes d'oxygène (non représentés). L'espace 36 entre les mailles 30 et 30' est expansible et permet la présence de quantités variables d'eau et d'ions échangeables tels que les ions calcium, magnésium et sodium ainsi que d'autres constituants nutritifs vitaux des végétaux. La figure 5 représente un schéma chimique à deux dimensions de la structure cristalline de la figure 4 montrant l'espace expansible 30 entre les mailles cellulaires à trois couches 30 et 30'. I1 convient ici de souligner que l'espace expansible 36 dans lequel l'humidité et les constituants nutritifs vitaux des végétaux sont retenus et libérés pendant des durées prolongées constitue la différence fonctionnelle essentielle entre le sol arable synthétique de l'invention et un simple engrais des sols. On doit apprécier l'importance de ce fait pour comprendre totalement la portée agricole et donc l'intérêt de l'invention pour l'espèce humaine. Au point d'utilisation, le Protosoil doit, pour qu'on obtienne des pH appropriés (6,0 à 8,0) être additionné de certains engrais et agents de conditionnement au sol tels que le calcaire. L'addition de calcaire (CaC02) apporte non seulement du calcium qui est un élément nutritif, mais également élève le pH à une valeur favorable au développement des micro-organismes du sol. De plus, le calcaire favorise la production d'acide carbonique (E2C03) qui provoque la conversion de la silice et du silicate d' aluminium en argiles. En ce oui concerne la densité apparente convenant à la plupart des utilisations, la deranderesse a découvert que l'on peut obtenir une densité apparente appropriée en broyant et en mélangeant le Protosoil de telle sorte que le volume des matières solides se rapproche du volume des espaces d'air d'un volume donné. On voit donc que les matières qui, autrement, seraient entièrement rejetées, sont utilisées pour produire un produit de re-nplacement du sol arable. On voit également qu'une grande partie de l'énergie utilisée pour produire les résidus est récupérée sous forcie d'un sol arable synthétique qui peut fournir des produits agricoles utiles à l'entretien de la vie. Ces produits constituent une source d'énergie permanente importante assimilable. I1 est entendu que les dispositions décrites et représentées pourront faire l'objet de modifications et variantes sans sortir, pour autant, du cadre de l'invention. RLVp DICaD S 1. Produit pour réaliser un milieu physique pour le développerlent des végétaux, caractérisé en ce qu'on l'a préparé selon des stades qui consistent à (a) extraire physiquement les constituants utiles de minerais, en laissant comme sous-produits des résidus de mines (b) mélanger ces résidus de mines et une boue d'égout organique pour former une matière enrichie en constituants organiques (c) ajouter des ordures ménagères et des déchets pulvérisés au mélange du stade (b) X (d) déshydrater le mélange du stade (c) ; et (e) broyer le mélange obtenu en particules ayant un diamètre ne dépassant pas environ 2,0 mm en obtenant une surface moléculaire spécifique et une structure réticulaire suffisantes pour permettre la rétention de l'eau et des constituants nutritifs ainsi que les échanges ioniques nécessaires à l'entretien physique et chimique de la vie des végétaux. 2. Produit selon la revendication 1, caractérisé en ce que le stade de broyage (e) consiste à broyer et à mélanger le mélange obtenu de telle sorte qu'on obtienne une densité apparente telle que le volume des matières solides se rapproche du volume des espaces d'air de la matière. 3. Produit selon la revendication 1, caractérisé en ce que (a) le stade de mélange consiste à mélanger environ 100 parties en poids de résidus de mines avec entre 5 et 30 parties en poids de boues d'égouts ; et en ce que (b) le stade d'addition consiste à ajouter au mélange de résidus de mines et de boues d'égouts entre 1G et 50 parties en poids d'ordures ménagères et de déchets. 4. Produit selon la revendication 1, caractérisé en ce que le procédé comporte de plus un stade (f) d'additicn de sable au produit du stade (e). 5. Produit selon la revendication 4, caractérisé en ce que le procédé comporte de plus un stede (g) d'addition de calcaire au produit de la revendication 4. 6. Produit selon la revendication 1, caractérisé en ce que le stade de broyage consiste en un broyage sélectif pour obtenir une distribution uniforme de la taille des particules entre des particules de taille essentiellement collordale et des particules ayant un diamètre de 2,0 S , confornerent au graphique de la figure 3 ci-annexée. 7. Produit selon la revendication 1, caractérisé en ce que (a) le stade de mélange (b) consiste à mélanger environ X parties en poids de résidus de mines à Y parties en poids de boues d'égouts ; et (b) en ce que le stade d'addition (c) consiste à ajouter au mélange de résidus de mines et de boues d'égouts, Z parties en poids d'ordures ménagères et de déchets, le rapport pondéral X / (Y + Z) étant égal ou supérieur à 1. 8. Produit selon la revendication 1, caractérisé en ce que (a) le stade de mélange (b) consiste à mélanger environ X parties en poids de residus de mines à Y parties en poids de boues d'égouts ; et (b) en ce que le stade d'addition (c) consiste à ajouter au mélange de résidus de mines et de boues d'égouts Z parties en poids d'ordures ménagères et de déchets, les rapports relatifs désirables X / Y / Z étant de 100/5/10,80/30/50,100/30/10,100/5/50 lot/10/5 ou 80/50/30. 9. Produit selon la revendication 1, caractérisé en ce que le minerai du stade (a) est essentiellement siliceux. 10. Produit selon la revendication 1, caractérisé en ce que le minerai du stade (a) est essentiellement feldspathique. 11. Produit selon la revendication 1, caractérisé en ce que le minerai du stade (a) est essentiellement argileux. 12. Produit selon la revendication 1, caractérisé en ce que dans le stade d'extraction physique (a) on pulvérise les résidus de mines en particules mesurant environ 50 microns ou moins. 13. Produit selon la revendication 1, caractérisé an ce que le stade de mélange (b) est suivi d'un stade de filtration et de traitement du composant liquide de la boue organique qui est composé essentiellement d'eau, et d'introduction de ce composant dans une alimentation d'eau régionale. 14. Produit pour réaliser un milieu physique pour le développement des végétaux, caractérisé en ce qu'on l'a préparé selon des opérations successives qui consistent à (a) mélanger une roche pulvérisée et une boue d'égout organique pour former une matière enrichie en constituants organiques (b) ajouter des ordures ménagères pulvérisées au mélange du stade (a) (c) déshydrater le mélange du stade (b) ; e (d) broyer le mélange obtenu en particules ayant un diamètre ne dépassant pas environ 2,0 mm; et (e) mélanger le mélange du stade (d) de façon à obtenir une densité apparente telle que le volume des matières solides se rapproche du volume des espaces d'air emprisonnés dans matière, en obtenant ainsi une surface moléculaire et une structure réticulaire suffisantes pour permettre la rétention de l'eau et des constituants nutritifs ainsi que les échanges ioniques nécessaires à 1' entretien physique et chimique prolongé de la vie des végétaux. 15. Produit selon la revendication 14, caractérisé en ce que la roche pulvérisée constitue entre 51 et 87 % du poids du mélange; la boue d'égout constitue entre 4 et 16 ,ó du poids du mélange et les ordures ménagères pulvérisées et les déchets constituent entre 9 et 33 % du poids du mélange. 16. Produit selon la revendication 13, caractérisé en ce que (a) le stade de mélange (b) consiste à mélanger environ X parties en poids de roches pulvérisées à Y parties en poids de boues égouts ; et (b) en ce que le stade d'addition (c) consiste à ajouter au mélange de roches pulvérisées et de boues d'égouts Z parties en poids d'ordures ménagères et de déchets, les rapports relatifs désirables X/Y/Z étant de 100/5/10, 80/30/50, 100/30/10, 100/5/50, 100/10/5 ou 80/50/30. 17. Produit selon la revendication 13, caractérisé en ce que (a) le stade de mélange consiste à mélanger environ X parties en poids de roches pulvérisées à Y parties en poids de boues d' égouts ; et (b) en ce que le stade d'addition consiste à ajouter au mélange de roches pulvérisées et de boues d'égouts Z parties en poids d'ordures ménagères et de déchets, le rapport pondéral X/(Y + Z) étant égal ou supérieur à 1.