L’invention concerne un dispositif d’identification (1) destiné à être fixé sur un objet présentant un support d’accueil (10), comportant une étiquette (2) en matière plastique pourvue d’une face supérieure présentant un identifiant visible et une face inférieure destinée à être fixée sur ledit support d’accueil, caractérisé en ce que la face inférieure comporte un cadre (3) épousant le pourtour de l’étiquette (2) et délimitant une cavité (5) remplie par une résine (4) durcissable par polymérisation. Figure de l’abrégé : figure 1 Dispositif et procédé de marquage pérenne d’un objet Domaine de l’invention La présente invention concerne un nouveau dispositif et un nouveau procédé de marquage pérenne d’objets meubles ou mobiles susceptibles d’être exposés à des actions de vol ou de recel. La présente invention est particulièrement adaptée au marquage de véhicules individuels tels que les bicyclettes, trottinettes, scooters ou motos. Elle sera décrite plus particulièrement dans son application au marquage des vélos, à titre d’exemple non limitatif. État de la technique On connait déjà plusieurs procédés pour marquer des objets, notamment des bicyclettes. Pendant de nombreuses années, une étiquette en aluminium était frappée d’un numéro d’identification à l’aide d’un poinçon, puis l’étiquette ainsi marquée était fixée au cadre du vélo à l’aide de pattes de fixation entourant un tube du cadre et reliées entre elles par un écrou ou équivalent. Il va de soi qu’une telle étiquette était extrêmement simple à enlever à l’aide d’une simple pince coupante, et le vélo se retrouvait alors dépourvu de tout marquage et de toute trace de vol. Devant le nombre croissant de vols d’objets mobiles de valeur tels que des vélos, des perfectionnements aux méthodes de marquage ont été progressivement proposés. Ainsi on a commencé par coller des étiquettes de marquage directement sur le cadre du vélo, mais ces étiquettes pouvaient être décollées ou dégradées assez facilement par grattage. On a ensuite cherché à graver un numéro d’identification directement sur le cadre d’un vélo à marquer, notamment à l’aide d’une technique de micro-percussion, mais là encore, ces marquages peuvent être assez facilement enlevés ou dégradés par ponçage à l’aide d’un produit abrasif. En outre ce procédé de marquage nécessite l’investissement dans des machines de micro-percussion, et de plus il n’est pas adapté à des cadres revêtus d’une peinture fragile, ou à des cadres haut de gamme en titane ou en carbone qui sont justement ceux qui ont le plus besoin d’un marquage de sécurité efficace. Il a ensuite été proposé par le document WO 2012/101369 A1 un procédé plus sophistiqué et plus complexe de marquage d’un objet tel qu’un vélo, faisant appel à une pièce de marquage translucide rapportée et fixée sur le cadre du vélo. Cette pièce de marquage présente une paroi qui délimite une chambre située entre la paroi et la surface du cadre du vélo. Dans cette chambre est insérée une étiquette d’identification. En outre, la pièce de marquage comporte deux ouvertures donnant accès à la chambre pour l’injection et la circulation d’une colle translucide afin de noyer l’étiquette d’identification dans le volume de colle injecté. Ce procédé représente un progrès du point de vue de la sécurité du marquage, l’étiquette étant protégée derrière une paroi de la pièce de marquage et une partie de la colle injectée. En revanche, ce procédé de marquage est bien plus complexe et coûteux que les solutions antérieures. Il nécessite l’utilisation de consommables tels que des tubes pour l’injection de colle, qui sont perdus à chaque utilisation, ainsi que la colle en excès qui y reste. Le dispositif de marquage comporte en outre plusieurs pièces rapportées, en plus de la pièce de marquage proprement dite, telles que des nervures faisant office d’entretoises pour positionner l’étiquette d’identification dans la chambre, et des chicanes disposées à l’intérieur de la chambre afin de s’assurer du guidage et de la bonne répartition de la colle injectée. En raison de la structure complexe des pièces mises en œuvre, le procédé de marquage utilisant ce dispositif est relativement long et donc coûteux. Buts de l’invention La présente invention a notamment pour but général de proposer un dispositif et un procédé améliorés de marquage, destiné en particulier mais pas exclusivement à l’identification des bicyclettes, et capable de supprimer les inconvénients des systèmes de marquage connus. L’invention vise en particulier à offrir une meilleure résistance de l’identifiant à l’arrachement. Elle vise en outre, au cas où un arrachement aurait lieu au bout d’un temps de résistance significatif, à ce que le marquage laisse des traces d’arrachement très difficiles à enlever, quelle que soit la nature plus ou moins granuleuse ou plus ou moins lisse du support. Il faut savoir en effet que dans plusieurs pays, le marquage d’une bicyclette ne peut être légalement effectué que par des professionnels, qui hésiteront voire renonceront à revendre une bicyclette dont l’identifiant aura visiblement été arraché. Un autre but de l’invention est de proposer un dispositif et un procédé de pose d’un identifiant qui soit nettement plus simple, plus rapide, plus fiable et moins coûteux que les systèmes connus. En outre la pose doit nécessiter très peu de manipulations et sans faire appel à des compétences particulières. Un autre but de l’invention est de proposer un dispositif ayant une structure très simple, avec un nombre très réduit de pièces, présentant une longue durée de vie, et utilisant peu de colle et peu ou pas de consommables annexes. Dans son principe, l’invention consiste à proposer un dispositif de marquage constitué par une étiquette en matière plastique souple préalablement marquée avec un identifiant, notamment à l’aide d’un faisceau laser, et dont la face inférieure destinée à être fixée sur un support à marquer présente une cavité délimitée par un cadre que l’on remplit, en usine ou juste avant la pose de l’étiquette, avec une résine polymérisable dont la polymérisation conduit à une liaison extrêmement forte entre l’étiquette et le support d’accueil. L’invention a donc pour objet un dispositif d’identification destiné à être fixé sur un objet présentant un support d’accueil, comportant une étiquette en matière plastique pourvue d’une face supérieure présentant un identifiant visible et une face inférieure destinée à être fixée sur ledit support d’accueil, caractérisé en ce que la face inférieure comporte un cadre épousant le pourtour de l’étiquette et délimitant une cavité remplie par une résine durcissable par polymérisation. Selon un mode de réalisation conduisant à une structure particulièrement simple du dispositif, ledit cadre fait partie intégrante de la face inférieure de l’étiquette et est réalisé avec le même matériau que l’étiquette, et le cadre comporte sur sa face inférieure une couche adhésive permettant son collage sur le support d’accueil. Selon une variante de réalisation, ledit cadre est une pièce rapportée, en matière plastique ou en film adhésif, collée d’une part sur la face inférieure de l’étiquette et d’autre part sur le support d’accueil, ce qui permet d’obtenir très simplement une cavité sur le dos de l’étiquette, susceptible de recevoir une colle ou résine durcissable. Selon un mode de réalisation avantageux, ladite étiquette est en polycarbonate, en PET ou en PVC. Selon un mode de réalisation, l’étiquette est opaque et l’identifiant est un marquage réalisé sur la surface supérieure de l’étiquette par laser ou par impression. Dans ce cas le marquage reste accessible et peut nécessiter la pose d’un verni ou couche de protection transparente supplémentaire. Selon un autre mode de réalisation préféré, l’étiquette est translucide et l’identifiant est un marquage réalisé au laser dans l’épaisseur du corps de l’étiquette ou sur sa face inférieure, à savoir la face destinée à être collée sur le support d’accueil. Avantageusement, la colle ou résine durcissable est une résine bi-composant comportant un mélange d’une résine et d’un agent durcisseur. Selon un mode de réalisation adapté pour l’identification d’objets mobiles tels que des bicyclettes, l’étiquette a une forme sensiblement rectangulaire d’environ 20 mm x 60 mm et une épaisseur d’environ 200 à 300 micromètres, notamment 250 micromètres, et le cadre a la forme d’une bande présentant une largeur d’environ 4 à 6 mm et une épaisseur de 1 à 1,2 mm. De préférence, avant sa pose sur un support d’accueil, l’étiquette est disposée sur une pellicule de protection ou liner. Plusieurs étiquettes peuvent être disposées sur une feuille en matière plastique formant une planche pour le stockage et le transport d’une pluralité d’étiquettes. L’invention a également pour objet un kit pour la pose de dispositifs d’identification tel que décrits plus haut, caractérisé en ce qu’il comporte au moins une planche d’étiquettes marquées d’un identifiant, une spatule de lissage, un pistolet mélangeur de résine et d’agent durcisseur, et une lampe de séchage UV. L’invention a également pour objet un procédé de marquage d’un objet à l’aide d’un dispositif d’identification et d’un kit tels que décrits plus haut, caractérisé en ce qu’il comporte des étapes consistant à : marquer une étiquette avec un identifiant sur une face ou dans la matière de l’étiquette ; nettoyer la surface du support d’accueil de l’objet destiné à recevoir le dispositif d’identification ; remplir le volume de la cavité délimitée par le cadre avec un mélange de résine bi-composant polymérisable ; Décoller l’étiquette et son cadre rempli de résine de sa pellicule de protection ; reporter l’étiquette et son cadre rempli de résine sur le support d’accueil de l’objet à marquer ; polymériser à l’aide d’une lampe UV la résine bi-composant de façon à la durcir et ainsi solidariser l’étiquette et le support d’accueil. Selon une variante avantageuse utilisant un dispositif d’identification pourvu d’une étiquette principale et d’une étiquette secondaire, le procédé de pose comporte des étapes consistant à : Marquer une étiquette principale et une étiquette secondaire avec un identifiant sur une face ou dans la matière des étiquettes ; Nettoyer la surface du support d’accueil de l’objet destiné à recevoir le dispositif d’identification ; Décoller l’étiquette secondaire de sa pellicule de protection et la coller sur le support d’accueil ; Remplir le volume de la cavité de l’étiquette principale délimitée par le cadre avec un mélange de résine bi-composant polymérisable ; Décoller l’étiquette principale de sa pellicule de protection ; Reporter l’étiquette principale et le cadre rempli de résine sur le support d’accueil de l’objet à marquer, au-dessus de l’étiquette secondaire ; Polymériser à l’aide d’une lampe UV la résine bi-composant de façon à la durcir et ainsi solidariser l’étiquette et le support d’accueil. Description détaillée L’invention sera décrite plus en détail en rapport avec les figures ci-jointes, dans lesquelles : La figure 1 représente une vue en coupe transversale A-A d’un dispositif de marquage selon l’invention, avant sa pose sur un support à marquer ; Les figures 2A et 2B représentent respectivement une vue schématique de dessus et de dessous du dispositif de marquage de la figure 1 ; La figure 3 représente une vue schématique en coupe transversale d’un dispositif de marquage selon l’invention, après sa pose sur un support à marquer ; La figure 4 représente une planche de dispositifs d’identification selon l’invention avant leur pose sur un support à marquer ; La figure 5 représente une variante de planche de dispositifs d’identification à double étiquette selon l’invention avant leur pose sur un support à marquer. On se réfère à la qui représente de façon schématique une vue en coupe transversale d’un dispositif d’identification 1 selon l’invention. Il comporte essentiellement une étiquette 2 dont la face inférieure présente un cadre 3 qui s’étend sur la périphérie de l’étiquette de façon à délimiter un volume ou cavité 5 qui est destinée à être remplie par une couche 4 de colle ou résine pour assurer une liaison très forte avec un support d’accueil 10 (visible en ), constitué par exemple par une portion d’un cadre de vélo. La fonction de l’étiquette 2 est de porter un identifiant unique qui permet le traçage du vélo ou de l’objet. Il peut s’agir notamment d’un identifiant alphanumérique unique ( ID1234567890 dans l’exemple représenté), qui est par ailleurs saisi dans une base de données à des fins de suivi en cas de vol du vélo ou de l’objet marqué. Cet identifiant peut être réalisé de diverses manières, en fonction du matériau utilisé pour l’étiquette, et de son caractère opaque ou translucide. Dans un mode de réalisation avantageux, l’étiquette 2 est en polycarbonate (PC), en polyéthylène (PET), ou en polychlorure de vinyle (PVC). En particulier, le polycarbonate est une matière plastique disposant d'excellentes propriétés mécaniques et d'une résistance thermique permettant une utilisation entre −100 °C et 120 °C. En outre il peut être traité pour résister au rayonnement ultraviolet afin de ne pas fragiliser le dispositif lorsque le support d’accueil 10 est laissé en extérieur comme dans le cas des vélos. Lorsque l’étiquette 2 est opaque, notamment en polycarbonate blanc ou gris, l’identifiant peut être réalisé sur sa surface supérieure, par impression, ou de préférence par gravure laser qui laissera apparaître l’identifiant en noir. Dans ce mode de réalisation, il pourra être utile que la face supérieure de l’étiquette 2 (le recto), représentée en , soit recouverte d’un vernis de protection (non représenté). Lorsque l’étiquette 2 est choisie translucide ou transparente, l’identifiant peut être réalisé par impression ou gravure laser sur la face inférieure de l’étiquette, représentée en (le verso), ou par gravure laser à l’intérieur du corps de l’étiquette, lors de sa fabrication en usine, donc avant la pose sur un support à identifier. Dans les deux cas aucun verni de protection ne sera nécessaire, le marquage de l’identifiant n’étant pas exposé aux effets de l’environnement après la pose de l’étiquette. Selon une caractéristique importante du dispositif d’identification 1 selon l’invention, la face arrière de l’étiquette 2, à savoir celle qui est opposée à la face avant visible et accessible après la pose, comporte un cadre 3 qui s’étend le long de la périphérie de la face arrière de l’étiquette 2. Son rôle est de définir un volume ou une cavité 5 que l’on viendra remplir lors de la pose avec une colle extrêmement forte qui assurera une liaison très solide entre l’étiquette 2 et un support d’accueil 10, par exemple une portion d’un cadre de vélo. Selon une variante encore plus simple, la cavité 5 de l’étiquette pourrait être remplie de colle ou de résine polymérisable directement lors de sa fabrication en usine, et polymérisée juste après la pose du dispositif sur le support d’accueil. Dans ce cas il est préférable que le dispositif comporte une couche de protection opaque aux rayons UV afin d’éviter que la colle ne polymérise avant la pose du dispositif. Selon un mode de réalisation simple, le cadre 3 peut être formé par un ruban adhésif double-face dont une face avant sera fixée sur la face arrière de l’étiquette 2 et dont l’autre face sera fixée lors de la pose du dispositif 1 sur le support d’accueil 10. L’adhésion de la face arrière du cadre 3 sur le support d’accueil 10 permettra de maintenir le dispositif d’identification 1 en place en attendant que la colle ou résine 4 durcisse. Selon un autre mode de réalisation, le cadre 3 peut être formé comme une partie intégrante de l’étiquette 2, par exemple par moulage ou par impression 3D de la matière plastique de l’étiquette 2. Dans l’application visée d’identification des vélos, l’étiquette 2 aura par exemple une forme rectangulaire d’environ 60 mm x 20 mm et une épaisseur d’environ 200 à 300 microns. Et le cadre 3 aura une largeur de 4 à 5 mm et une épaisseur de 1 à 1,2 mm. Il est à noter que les dimensions dans les figures ne sont pas à l’échelle, les épaisseurs étant exagérées pour plus de clarté. Bien entendu, les dimensions des différents composants pourront aisément être adaptées pour la réalisation de dispositifs d’identification destinés à d’autres objets que des vélos ou équivalent. Selon un mode de réalisation avantageux, le dispositif d’identification 1 comportera en outre sur la face arrière du cadre 3 une fine pellicule de protection 6, notamment en téflon, encore appelé « liner » en terminologie anglo-saxonne, fixée à l’aide d’un collage léger qui permettra de décoller le liner 6 facilement à la main juste avant la pose du dispositif. En outre, ce liner 6 aura une épaisseur de l’ordre de 0,08 à 0,1 mm et permettra simplement de protéger la face arrière adhésive du cadre 3 lors du remplissage et du lissage de la colle 4 dans la cavité 5. Le liner 6 comportera par contre une découpe correspondant à toute la surface de la cavité 5 de façon à ne pas gêner le remplissage de la cavité 5 avec la colle 4. Selon une variante encore plus sûre du dispositif d’identification 1, celui-ci peut en outre comprendre une étiquette secondaire 8 autocollante plus petite, comme représenté en figures 1, 2A, 3 et 5, portant le même numéro d’identification que l’étiquette 2, et destinée à être posée sous celle-ci directement sur le support d’accueil 10. L’étiquette 2 est alors de préférence transparente ou translucide et laisse apparaître la petite étiquette 8 et son identifiant à travers l’étiquette principale 2, ce qui permet une vérification supplémentaire du caractère authentique de l’étiquette principale 2. Par ailleurs, l’étiquette secondaire 8 et son identifiant resteront visibles même après une tentative d’arrachage ou de dégradation de l’étiquette principale 2. Selon un mode de réalisation avantageux, plusieurs dispositifs d’identification 1 pourront être alignés et fixés sur une planche 7 (comme représenté en ), qui est constituée par une feuille de liner 6, par exemple au format A4, sur laquelle on a posé 10 dispositifs d’identification 1, y compris 10 étiquettes 2 avec chacune son identifiant unique. Il suffira alors de prélever les étiquettes 2 à l’unité en fonction des besoins. Dans le cas d’un dispositif d’identification 1 pourvu d’une étiquette principale 2 et d’une étiquette secondaire 8, les deux étiquettes 2 et 8 d’un même dispositif d’identification 1 pourront être localisées côte à côte sur une planche 7, comme représenté en . Cette disposition facilitera l’inscription par laser du même numéro d’identification sur une étiquette principale 2 et une étiquette secondaire 8 voisine, lors de la fabrication des dispositifs. Lors de la pose d’un tel dispositif, on prélèvera alors d’abord de la planche 7 l’étiquette secondaire 8 autocollante, et on la posera sur le support d’accueil 10. Puis on prélèvera l’étiquette principale 2 correspondante, pourvue de sa colle 4, et on la posera par-dessus l’étiquette secondaire 8. L’étiquette secondaire 8 se trouvera donc sous l’étiquette principale 2 et sa colle 4 durcie, ce qui présente l’avantage d’avoir deux marquages d’identification à deux niveaux différents. L’étiquette principale 2 est de plus grande taille et très résistante, et elle permet de voir très facilement son numéro d’identification, tout en protégeant l’étiquette secondaire 8 et son numéro d’identification. Si l’étiquette principale 2 est transparente on verra simultanément les deux numéros d’identification (qui pourront être choisis identiques ou non), et si l’étiquette principale 2 est opaque, on ne verra le numéro d’identification de l’étiquette secondaire 8 qu’après arrachage ou destruction de l’étiquette principale 2. En ce qui concerne la colle 4 destinée à assurer une liaison très forte entre l’étiquette 2 et le support d’accueil 10, on utilisera de préférence une résine bi-composant permettant d’obtenir une soudure chimique très forte, rendant quasi impossible l’arrachement de l’étiquette 2, et qui en tout état de cause laissera des traces indélébiles sur le support d’accueil 10 même après arrachement. Selon un mode de réalisation testé avec succès, on pourra utiliser pour la colle 4 une résine bi-composant d’une résine à base de méthacrylate de méthyle commercialisée sous la référence KEOL-MA 41 M10, et d’un agent durcisseur commercialisé sous la référence KEOL-MA 41 M10 DURCISSEUR. Après remplissage de la cavité 5 avec ce mélange bi-composant de colle 4 à l’aide d’un pistolet approprié (typiquement un pistolet mélangeur) et un lissage de la colle à l’aide d’une spatule ou équivalent, on pourra poser le dispositif 1 contre le support d’accueil 10 et exercer une légère pression sur les bords du dispositif 1 au niveau du cadre 3 pour assurer une adhésion suffisante. Puis on procédera au séchage et à la polymérisation de la colle 4, notamment au moyen d’une lampe à ultraviolet. Avec la colle indiquée, le séchage prendra moins de 10 minutes, et la colle sera totalement durcie au plus tard au bout de 24 heures, assurant la cohésion maximale recherchée. Le procédé de pose d’un dispositif d’identification 1 sur un support d’accueil 10 sera alors le suivant. On commencera par nettoyer le support d’accueil 10 avec un produit dégraissant, comme connu en soi, afin que l’adhésion du dispositif 1 puisse réaliser tout son potentiel. On présentera un dispositif d’identification 1 avec sa cavité 5 apparente, et on la remplira avec une dose de colle 4 bi-composant. On lissera si nécessaire la colle à l’aide d’une spatule de lissage afin que la cavité 5 soit bien remplie, sans excès. L’étape de remplissage manuel de colle pourra être évitée si le remplissage de colle est fait directement sur la chaine de fabrication des dispositifs d’identification selon l’invention. Puis on enlèvera le liner 6 afin de présenter la zone adhésive du cadre 3. On présentera la face encollée du dispositif d’identification 1 et la zone adhésive du cadre 3 en face du support d’accueil 10, et on l’appliquera à l’endroit prévu, avec une légère pression sur la périphérie pour garantir que la colle 4 reste bien contenue dans la cavité 5 alors que débute sa polymérisation. Enfin on sèchera ou polymérisera la colle 4, par exemple à l’aide d’une lampe UV. Avantages de l’invention L’invention atteint les buts fixés. Elle permet de proposer des dispositifs d’identification individualisés obtenus à faible coût et que l’on peut prélever à la demande à partir d’une planche comportant une pluralité d’étiquettes protégées par une pellicule de protection, et on peut alors utiliser chaque étiquette et son cadre en liaison avec une résine polymérisable à l’aide d’une simple lampe UV. Le dispositif d’identification une fois posé est très résistant grâce au choix de la résine bi-composant qui devient très dure et qui protège le marquage proprement dit des agressions extérieures. L’étiquette principale ne peut pas être enlevée du support à marquer sans laisser de traces, ce qui permet de dissuader le vol de bicyclettes ainsi marquées, et aussi leur recel ou revente, en particulier par des professionnels. Le dispositif d’identification selon l’invention est particulièrement simple à poser à l’aide d’un kit de pose très réduit qui ne nécessite pas d’excès de colle, ni de consommables rapportés comme des tubes d’injection ou des entretoises. Le procédé de pose est très simple et très rapide (moins de 2 minutes), il ne nécessite que peu de manipulations, en particulier pas de phase d’injection de colle dans une chambre, et les étapes de préparation comme la dispense de résine dans la cavité peuvent être faites sur une table ou un établi, et non pas sur le vélo lui-même. Dispositif d’identification (1) destiné à être fixé sur un objet présentant un support d’accueil (10), comportant une étiquette (2) en matière plastique pourvue d’une face supérieure présentant un identifiant visible et une face inférieure destinée à être fixée sur ledit support d’accueil, caractérisé en ce que la face inférieure du dispositif d’identification (1) comporte un cadre (3) épousant le pourtour de l’étiquette (2) et délimitant une cavité (5) remplie par une résine durcissable par polymérisation. Dispositif d’identification (1) selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit cadre (3) fait partie intégrante de la face inférieure de l’étiquette (2) et est réalisé avec le même matériau que l’étiquette (2), et le cadre (3) comporte sur sa face inférieure une couche adhésive permettant son collage sur le support d’accueil (10). Dispositif d’identification (1) selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit cadre (3) est une pièce rapportée, en matière plastique ou en film adhésif, collée d’une part sur la face inférieure de l’étiquette (2) et d’autre part sur le support d’accueil (10). Dispositif d’identification (1) selon l’une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que ladite étiquette (2) est en polycarbonate, en PET ou en PVC. Dispositif d’identification (1) selon l’une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l’étiquette (2) est opaque et en ce que l’identifiant est un marquage réalisé sur la surface supérieure de l’étiquette par laser ou par impression. Dispositif d’identification (1) selon l’une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que l’étiquette (2) est translucide et en ce que l’identifiant est un marquage réalisé au laser dans l’épaisseur du corps de l’étiquette ou sur sa face inférieure. Dispositif d’identification (1) selon l’une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la résine durcissable est une résine bi-composant comportant un mélange d’une résine et d’un agent durcisseur. Dispositif d’identification (1) selon l’une quelconque des revendications précédentes, adapté pour l’identification d’objets mobiles tels que des bicyclettes, caractérisé en ce que l’étiquette (2) a une forme sensiblement rectangulaire d’environ 20 mm x 60 mm et une épaisseur d’environ 250 micromètres, et le cadre (3) a la forme d’une bande présentant une largeur d’environ 4 à 6 mm et une épaisseur de 1 à 1,2 mm. Dispositif d’identification (1) selon l’une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu’il comporte une étiquette principale (2), et une étiquette secondaire (8) destinée à être disposée entre le support d’accueil (10) et l’étiquette principale (2). Dispositif d’identification (1) selon l’une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu’avant sa pose sur un support d’accueil (10), l’étiquette (2) est disposée sur une pellicule de protection ou liner (6). Dispositif d’identification (1) selon la revendication 10, caractérisé en ce que le liner (6) a la forme d’une planche (7) portant une pluralité de dispositifs d’identification (1) et pourvu d’une découpe en face de la cavité (5) de chaque dispositif d’identification (1). Kit pour la pose de dispositifs d’identification (1) selon l’une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu’il comporte au moins une planche (7) d’étiquettes (2 ; 8) marquées d’un identifiant, une spatule de lissage, un pistolet mélangeur de résine et de durcisseur, et une lampe de séchage UV. Procédé de marquage d’un objet à l’aide d’un dispositif d’identification (1) selon les revendications 1 à 8 et d’un kit selon la revendication 12, caractérisé en ce qu’il comporte des étapes consistant à : - Marquer une étiquette (2) avec un identifiant sur une face ou dans la matière de l’étiquette (2) ; - Nettoyer la surface du support d’accueil (10) de l’objet destiné à recevoir le dispositif d’identification (1) ; - Remplir le volume de la cavité (5) de l’étiquette (2) délimitée par le cadre (3) avec un mélange de résine bi-composant polymérisable ; - Décoller l’étiquette (2) et son cadre (3) rempli de résine de sa pellicule de protection (6) ; - Reporter l’étiquette (2) et le cadre (3) rempli de résine sur le support d’accueil (10) de l’objet à marquer ; - Polymériser à l’aide d’une lampe UV la résine bi-composant de façon à la durcir et ainsi solidariser l’étiquette (2) et le support d’accueil (10). Procédé de marquage d’un objet à l’aide d’un dispositif d’identification (1) selon la revendication 9 et d’un kit selon la revendication 12, caractérisé en ce qu’il comporte des étapes consistant à : - Marquer une étiquette principale (2) et une étiquette secondaire (8) avec un identifiant sur une face ou dans la matière des étiquettes (2 ; 8) ; - Nettoyer la surface du support d’accueil (10) de l’objet destiné à recevoir le dispositif d’identification (1) ; - Décoller l’étiquette secondaire (8) de sa pellicule de protection (6) et la coller sur le support d’accueil (10) ; - Remplir le volume de la cavité (5) de l’étiquette principale (2) délimitée par le cadre (3) avec un mélange de résine bi-composant polymérisable ; - Décoller l’étiquette principale (2) de sa pellicule de protection (6) ; - Reporter l’étiquette principale (2) avec son cadre (3) rempli de résine sur le support d’accueil (10) de l’objet à marquer, au-dessus de l’étiquette secondaire (8) ; - Polymériser à l’aide d’une lampe UV la résine bi-composant de façon à la durcir et ainsi solidariser l’étiquette (2) et le support d’accueil (10).