La présente invention concerne le domaine de lié- lectrolyse, notamment de ltélectrolyse de saumures de métal alcalin. L'invention a pour premier objet des cellules chlore-alcali avec électrolyte à base d'un polymère solide comportant une membrane permionique sélective vis-à-vis des cations avec un électrocatalyseur anodique noyé dans et sur la surface anodique de la membrane, c'est-a-dire dans et sur la surface tournée vers l'anolyte de la membrane permionique, et avec un catalyseur de dégagement d'hydroxyle cathodique, å savoir un électrocatalyseur cathodique noyé dans et sur la surface cathodique de la membrane, ctest-å-dire la surface de la membrane permionique tournée vers le catholyte. Selon un autre exemple, un dépolariseur de cathode, connu également sous le nom de catalyseur de dismutation d'H02 , est présent sur la surface cathodique, autrement dit la surface de la membrane permionique tournée vers le catholyte.Ce catalyseur de dismutation d'H02 sert a dépolariser la cathode et à empêcher la formation d'hydrogène gazeux. Les électrolyseurs chlore-alcali bipolaires avec électrolyte à base de polymère solide envisagés dans le cas présent offrent les avantages d'une production élevée par unité de volume d'électrolyseur, d'un rendement en courant élevé, d'une forte densité de courant et, selon une variante, de la suppression de produits gazeux et des équipements accessoires nécessités par les produits gazeux. Dans le procédé chlore-alcali avec électrolyte à base de polymère solide, un chlorure de métal alcalin aqueux, tel que le chlorure de sodium ou le chlorure de potassium, entre en contact avec la surface anodique de l'électrolyte à base de polymère solide; un potentiel électrique est appliqué à la cellule et du chlore se dégage à la surface anodique de 1'électrolyte à base de polymère solide. L'ion de métal alcalin, à savoir l'ion sodium ou 1'ion potassium, est transporté à travers la membrane permionique avec électrolyte à base de polymère solide vers le catalyseur de libération d'hydroxyle cathodique sur la face opposée de la membrane permionique. L'ion de métal alcalin, à savoir l'ion sodium ou l'ion potassium, est transporté avec son eau d'hydratation mais presque aucun transport de la masse de l'électrolyte n'a lieu. L'ion hydroxyle se dégage sur le catalyseur de libération d'hydroxyle cathodique comme l'hydrogène. Toutefois, selon une variante, un catalyseur de dépolarisation cathodique, à savoir un catalyseur de dismutation d'H02 , est présent à proximité de la surface cathodique de la membrane permionique et on envoie un oxydant dans le compartiment du catholyte pour éviter la formation de produits cathodiques gazeux. L'invention est décrite ci-après plus en détail en référence aux figures des planches de dessins annexées, dans lesquelles Figure 1 est une vue éclatée d'un électrolyseur bipolaire avec électrolyte à base de polymère solide. Figure 2 est une vue en perspective d'un élément d'électrolyte à base de polymère solide de l'électrolyseur bipolaire représenté sur la figure 1. Figure 3 est une élévation en coupe de l'élément d'électrolyte à base de polymère solide représenté sur la figure 2. Figure 4 est une coupe verticale agrandie de la feuille d'électrolyte à base de polymère solide de l'élément des figures 2 et 3. Figure 5 est une vue en perspective du distributeur montrant une forme d'alimentation de l'électrolyte et de récupération. Figure 6 est une coupe verticale latérale du distributeur représenté sur la figure 5. Figure 7 est une vue en perspective d'un exemple de réalisation de l'élément bipolaire représenté sur la figure 1. Figure 8 est une coupe verticale latérale de l'élément bipolaire représenté sur la figure 7. Figure 9 est une vue en perspective d'une variante d'un élément bipolaire doté d'un système d'échange de température qui le traverse. Figure 10 est une coupe verticale latérale de lté- lément bipolaire représenté sur la figure 9. Figure 11 est une vue en perspective d'un autre exemple d'élément bipolaire comportant un système de distributeur combiné avec l'élément bipolaire. Figure 12 est une coupe verticale latérale à travers l'élément bipolaire représenté sur la figure 11. Figure 13 est une coupe verticale latérale à travers la cellule d'électrolyse avec électrolyte à base de polymère solide. Figure 14 est un schéma du procédé chlore-alcali avec électrolyte à base de polymère solide. La cellule chlore-alcali représentée schématiquement sur la figure 4 comporte un électrolyte à base de polymère solide 31 avec, à l'intérieur de celui-ci, une membrane permionique 33. La membrane permionique 33 possède une surface anodique 35 dotée d'un catalyseur pour le chlore 37 et une surface cathodique 41 munie d'un catalyseur de dégagement d'hydroxyle cathodique 43. On trouve également sur le schéma une source de courant extérieure reliée au catalyseur anodique 37 par le distributeur 57 et au catalyseur cathodique 43 par le distributeur 55. De la saumure est introduite du côté anodique de 1'électrolyte à base de polymère solide, où elle entre en contact avec le catalyseur de dégagement de chlore anodique 3 sur la surface anodique 35 de la membrane permionique 31. Le chlore, présent sous forme d'ion chlorure dans la solution, forme du chlore suivant la réaction. L'ion de métal alcalin, a savoir l'ion sodium ou l'ion potassium (représente sur la figure 14 sous la forme d'ion sodium) et son eau d'hydratation traversent la membrane permionique 33 en direction de la face cathodique 41 de la membrane permionique 33. De l'eau est introduite dans le compartiment du catholyte à partir de l'extérieur et en tant qu'eau d'hydratation traversant la membrane permionique 31. La réaction stoechiométrique sur le catalyseur de dégagement d'hydroxyle cathodique est la suivante Selon une variante, un catalyseur de dépolarisation cathodique et un oxydant sont présents, ce qui évite la for mation d'hydrogène gazeux. La structure pour la réalisation de cette réaction est représentée d'une manière générale sur la figure 13 où la cellule d'électrolyse ll est représentée avec les parois 21 et une membrane permionique 33 entre celles-ci. La membrane permionique 33 possède une surface anodique 35 et un électrocatalyseur anodique 37 sur la surface anodique 35, ainsi qu'une surface cathodique 41 avec un électrocatalyseur cathodique 43 sur celle-ci. Dans un autre exemple, un catalyseur de dépolarisation de cathode, à savoir un catalyseur de dismutation d'H02 (non représenté), se trouve à proximité de la surface cathodique 41 de la membrane 33, empêchant ainsi le dégagement d'hydrogène gazeux. Un dispositif pour conduire le courant électrique à partir des parois 21 vers l'électrolyte à base de polymère solide 31 est représenté sous forme d'un distributeur 57 dans le compartiment de l'anolyte 39 qui conduit le courant à partir de la paroi 21 vers le catalyseur de dégagement de chlore anodique 37 et d'un distributeur 55 dans le compartiment du catholyte 45 qui conduit le courant à partir de la paroi 21 vers le catalyseur de dégagement d'hydroxyle cathodique 43. Dans un mode de réalisation préféré, les distributeurs 55 et 57 assurent également une turbulence et le brassage des électrolytes respectifs. Cela évite la polarisation de concentration, les effets des bulles de gaz, la stagnation et l'espace mort. En cours de fonctionnement, de la saumure est envoyée dans le compartiment d'anolyte 39 à travers l'entrée de saumure 81a, et la saumure épuisée est évacuée du compartiment d'anolyte 39 par la sortie de saumure 81b. La liqueur d'anolyte peut etre extraite sous forme d'une mousse contenant du chlore gazeux, ou de chlore liquide, et la saumure liquide peut etre évacuée en même temps. De 11 eau est admise dans le compartiment de catholyte 45 à l'aide d'un dispositif d'alimentation en eau pour l'hydroxyde de métal alcalin à l'état liquide, ce qui évite le dépôt d'hydroxyde de métal alcalin solide sur la membrane 33. De plus, un oxydant peut être introduit dans le compartiment de catholyte 45, par exemple lorsqu'un catalyseur de dis mutation d'H02- est présent, ce qui évite la formation d'hydrogène gazeux et permet de soutirer un produit cathodique entièrement liquide. Une structure de cellule particulièrement avantager se est un électrolyseur bipolaire utilisant un électrolyte à base de polymère solide. La Figure 1 est une vue éclatée d'un électrolyseur bipolaire avec électrolyte à base de polymère solide. L'électrolyseur est représenté avec deux cellules d'électrolyse à base de polymère solide 11 et 13. I1 pourrait cependant y avoir beaucoup plus de ces cellules dans l1élec- trolyseur 1. La limitation du nombre de cellules 11 et 13 dans l'électrolyseur 1 est imposée par les capacités du redresseur et du transformateur, ainsi que par les possibilités de fuite de courant. Toutefois, des électrolyseurs contenant plus de 150, voire 200 cellules ou davantage, relèvent de la technique utilisant les technologies de redresseur et de transformateur actuellement disponibles. La cellule d'électrolyse individuelle 11 renferme un élément avec électrolyte à base de polymère solide 31 représenté comme une partie de l'électrolyseur sur la figure 1, individuellement sur la figure 2, en coupe partielle sur la figure 3 et agrandi sur la figure 4, les particules de catalyseur 37 et 43 étant exagérées. L'élément avec électrolyte à base de polymère solide est également représenté schématiquement sur les figures 13 et 14. L'élément à électrolyte à base de polymère solide 31 comprend une membrane permionique 33 avec un catalyseur de dégagement de chlore anodique 37 sur la surface anodique 35 de la membrane permionique 33 et un catalyseur de dégagement d'hydrogène cathodique 43 sur la surface cathodique 41 de la membrane permionique 33. Les jonctions de cellule peuvent etre, dans le cas d'une cellule intermédiaire de l'électrolyseur 1, une paire d'unités bipolaires 21 également désignées comme étant des plaques intermédiaires bipolaires. Dans le cas des première et dernière cellules de l'électrolyseur, telles que les cellules 11 et 13 de la figure 1, un élément bipolaire 21 constitue une séparation de la cellule d'électrolyse individuelle et la plaque de fond 71 constitue la limite opposée de la cellule d'électrolyse. La plaque de fond 71 comporte une arrivée pour l'alimentation en saumure 81a, une sortie pour l'évacuation de la saumure 81b, une arrivée d'eau d'alimentation lOla et une évacuation pour la solution d'hydroxyde. D'autre part, lorsque la cathode est dépolarisée, on pourrait également utiliser une charge d'oxydant, non représentée.La plaque de fond 71 comporte également des connecteurs de courant 79. Dans le cas d'une cellule monopolaire, les éléments placés en bout pourraient être une paire de plaques de fond 71 telles que décrites ci-dessus. La plaque de fond 71 et les éléments bipolaires 21 assurent l'étanchéité aux gaz et à l'électrolyte des cellules individuelles. En outre, la plaque de fond 71 et les éléments bipolaires 21 assurent la conductivité électrique, ainsi que l'alimentation en électrolyte et la récupération des gaz dans divers modes de réalisation. L'unité bipolaire 21 représentée sur les figures 7 et 8 possède une surface résistant à l'anolyte 23 tournée vers la surface anodique 35 et le catalyseur anodique 37 d'une cellule 11. La surface résistant à l'anolyte 35 se trouve en contact avec la solution d'anolyte et constitue la jonction du compartiment d'anolyte 39 de la cellule. L'unité bipolaire 21 comporte également une surface résistant au catholyte 25 tournée vers la surface cathodique 41 et le catalyseur de cathode 43 de l'électrolyte à base de polymère solide 31 de la cellule adjacente suivante 13 de l'électrolyseur 1. La surface résistant à l'anolyte 23 peut être réalisée en un métal d'arrêt, c > est-à-dire un métal qui forme une pellicule d'oxyde résistant aux acides après exposition à des solutions acides aqueuses. Comme métaux d'arrêt, on peut citer le titane, le tantale, le tungstène, le niobium, le hafnium et le zirconium, ainsi que des alliages de titane tels que titane avec yttrium, titane avec palladium, titane avec molybdène, et titane avec nickel. En variante, la surface résistant à l'anolyte peut être réalisée en silicium ou en un siliciure. L'unité bipolaire 21 peut être constituée par deux feuilles, plaques ou stratifiés 23, 25. La surface 23 tournée vers l'anolyte peut être réalisée en un métal d'arrêt tel que décrit plus haut. Toutefois, selon une forme de mise en oeuvre, la surface 23 en face de l'anolyte de l'unité bipolaire 21 est réalisée en un alliage de métal d'arrêt caractérisé par une résistance améliorée à la formation d'hydrure et à la corrosion fissurante. Un groupe remarquable de tels alliages comprend des alliages de titane avec un ou des métaux des terres rares. Les métaux des terres rares considérés sont le scandium, 1'yttrium et les lanthanides. Les lanthanides sont le lanthane, le cérium, le praséodyme, le néodyme, le prométhium, le samarium, l'europium, le gadolinium, le terbium, le dysprosium, l'holmium, l'erbium, le thulium, l'ytterbium et le lutétium. Toutes les fois qu'est utilisé ici le terme "métaux de terres rares", celui-ci englobe le scandium, l'yttérium et les lanthanides. L'agent d'alliage à base de métal des terres rares peut être un ou plusieurs métaux des terres rares. Cela peut être par exemple le scandium, l'yttrium ou le cérium ou le lanthane, le lanthane et l'yttrium ou le lanthane et le cérium. Plus couramment, l'agent d'alliage à base de métal des terres rares est l'yttrium. La quantité d'agent d'alliage à base de métal des terres rares doit être au moins une quantité limite suffisante pour diminuer, voire compenser, l'absorption d'hydrogène par le titane. Cela représente généralement au moins 0,01 pour cent en poids, bien que des quantités inférieures exercent des effets positifs. La quantité maximale d'agent d'alliage à base de métal des terres rares doit être suffisamment faible pour empêcher la formation importante d'un système à deux phases. Cela représente généralement moins de 2 pour cent environ en poids de métal des terres rares pour l'yttrium, le" lanthane, le cérium, le gadolinium et I'erbium, bien que des quantités allant jusqu'à environ 4 ou même 5 pour cent en poids puissent être tolérées sans effets défavorables, et moins d'environ 7 pour cent en poids de terre rare pour les métaux tels que le scandium et l'europium, bien que l'on puisse tolérer sans effets néfastes des quantités allant jusqu'à environ 10 pour cent en poids. D'une manière générale, la quantité de métal des terres rares se situe entre environ O,Ol pour cent en poids et environ 1 pour cent en poids, et de préférence entre environ 0,015 pour cent en poids et environ 0,05 pour cent en poids. L'alliage de titane peut également contenir diverses impuretés sans effet néfaste. Parmi ces impuretés figurent le fer en des quantités normalement supérieures à environ 0,01 pour cent ou même 0,1 pour cent, et fréquemment aussi élevées que 1 pour cent, du vanadium et du tantale en des quantités atteignant environ 0,1 pour cent ou même 1 pour cent, de l'oxygène en des quantités allant jusqu'à environ 0,1 pour cent en poids, et du carbone en des quantités allant jusqu'à environ 0,1 pour cent en poids. En variante, la surface faisant face à l'anolyte 23 de l'unité bipolaire peut être un alliage de titane à phase bêta isomorphe avec du molybdène ou un alliage de titane isomorphe avec d'autres métaux de transition, tels que le palladium, le nickel et le fer, où par exemple la teneur en fer est inférieure à 0,05 pour cent en poids. Les alliages isomorphes du titane et des métaux de transition ci-dessus présentent une résistance améliorée à la corrosion fissurante et à l'absorption d'hydrogène. La quantité de métal de transition, à savoir le fer, le nickel, le palladium et le molybdène, doit être suffisamment élevée pour améliorer la résistance à la corrosion fissurante et à l'absorption d'hydrogène, mais suffisamment faible pour éviter la formation d'une seconde phase. La surface résistant au catholyte 25 peut être réalisée en tout matériau résistant à des solutions caustiques concentrées renfermant soit de l'oxygène, soit de l'hydrogè- ne, soit les deux à la fois. Parmi ces matériaux figurent le fer, l'acier, l'acier inoxydable et similaires. Les deux éléments 23 et 25 de l'unité bipolaire 21 peuvent être des feuilles de titane et de fer ou des feuilles des autres matériaux ci-dessus, et il peut y avoir en plus une barrière à hydrogène intercalée entre la surface anodique 23 et la surface cathodique 25, et cela pour éviter le transport de l'hydrogène à travers la surface cathodique 25 d'une unité bipolaire vers la surface anodique 23 de l'unité bipolaire. La barrière à hydrogène intercalée entre la surface anodique 23 et la surface cathodique de l'unité bipolaire 21 est une matière qui empeche le flux d'hydrogène, par exemple une matière avec une faible solubilité ou perméabilité à 1'hydrogène. La barrière à hydrogène peut être une matière non conductrice, telle que des silicates et des verres, des résines organiques et des peintures. En variante, on peut utiliser des métaux doués de propriétés de barrière à hydrogène. Des résultats appropriés peuvent être obtenus avec du vanadium, du chrome, du manganèse, du cobalt, du nickel, du cuivre, du zinc, du niobium, du molybdène, de l'argent, du cadmium, du rhodium, du tantale, du tungstène, de l'iridium et de l'or. Les meilleurs résultats en ce qui concerne les propriétés de barrière à hydrogène sont obtenus lorsque la couche de barrière à hydrogène est du molybdène, du rhodium,.de l'iridium, de l'argent, de l'or, du manganèse, du zinc, du cadmium, du plomb, du cuivre ou du tungstène. On préfère en particulier le cuivre. La barrière à hydrogène peut être une feuille ou une plaque. En variante, elle peut être une pellicule déposée ou un revêtement. Selon un autre exemple encore, la barrière à hydrogène peut être plaquée par explosion sur un ou deux éléments de l'unité bipolaire 21. Selon une variante représentée sur les figures 9 et 10, des conduites d'échangeur de température 121 traversent l'unité bipolaire 21. Ces conduites d'échangeur de température 121 véhiculent un liquide ou un gaz froid pour évacuer de la chaleur de l'électrolyseur, par exemple de la chaleur IR, ainsi que de la chaleur de réaction. Cela permet d'utiliser une pression plus faible lorsque l'électrolyseur travaille sous pression, par exemple lorsque le produit recherché est du chlore liquide ou que l'on injecte de l'oxygène sous pression, ou les deux à la fois. Selon une autre variante encore de l'électrolyseur bipolaire avec électrolyte à base de polymère solide représenté sur les figures 11 et 12, la fonction d'alimentation et de distribution d'oxygène est remplie par l'unité bipolaire 21. C'est ainsi qu'en plus ou à la place du distributeur 51, une canalisation 133 part de la conduite 115a vers l'in térieur de l'unité bipolaire 21, puis vers un élément poreux ou ouvert 131 qui répartit l'électrolyte. De même, pour l'électrolyte opposé, l'alimentation se fait à travers le tube 143 en direction d'une surface poreuse ou ouverte 141 sur la surface opposée de l'unité bipolaire. Les cellules d'électrolyse individuelles 11 et 13 et l'électrolyseur bipolaire 1 comportent également un système de distributeurs 51 qui peut être placé entre les extrémités de la cellule, c'est-à-dire entre l'unité bipolaire 21 ou la paroi terminale 71 et l'électrolyte à base de polymère solide 31. Ce système de distributeur est représenté sur la figure 1 et, individuellement, sur les figures 5 et 6 avec les conduites de liqueur de catholyte 105a et 105b, l'alimentation en catholyte lîla et la récupération du catholyte lllb. La paroi périphérique 53 du distributeur 51 est représentée sous forme d'une bague circulaire. Elle assure l'é- tanchéité à l'électrolyte et au gaz de l'électrolyseur 1, ainsi que des cellules 11 et 13. Le garnissage,qui peut être résistant à la soude caustique comme le garnissage 55 ou résistant à la saumure chlorée acidifiée et au chlore comme le garnissage 57 est de préférence élastique, conducteur et sensiblement non catalyti que. Autrement dit, le garnissage 55 de l'unité à catholyte dans le compartiment à catholyte 45 possède une surtension de dégagement d'hydrogène ou d'ion hydroxyle plus élevée que le catalyseur cathodique 43, moyennant quoi on évite le dégagement électrolytique de produit cathodique sur celui-ci. De même, le garnissage 57 dans le compartiment d'anolyte 39 possède une surtension de dégagement de chlore plus élevée et une surtension de dégagement d'oxygène plus élevée que le ca talyseur anodique 37, moyennant quoi on évite le dégagement de chlore ou d'oxygène sur celui-ci. Les garnissages 55 et 57 servent à conduire le courant à partir de la jonction de la cellule telle que l'unité bipolaire 21 ou la plaque de fond 71 vers l'électrolyte à base de polymère solide 31. Cela exige une conductivité électrique élevée. La conduction s'opère tout en évitant un dégagement de produit, comme décrit plus haut. De même, le matériau doit présenter un minimum de résistance de contact au niveau de l'électrolyte à base de polymère solide et des jonctions de la cellule individuelle 11, par exemple la paroi terminale 71 ou l'unité bipolaire 21. Par ailleurs, les garnissages des distributeurs 55, 57 répartissent et diffusent l'électrolyte dans le compartiment à anolyte 39 ou dans le compartiment à catholyte 45, évitant ainsi la polarisation de concentration, l'accumulation de gaz stagnant et de poches de liquide, ainsi que l'accumulation de dépôts solides tels que des dépôts d'hydroxyde de potassium ou d'hydroxyde de sodium. Les garnissages 55, 57 peuvent être en carbone, par exemple sous forme de graphite, de feutre de carbone, de fibres de carbone, de graphite poreux, de charbon actif, et similaires. En variante, le garnissage peut être un feutre métal lique, une fibre de métal, une éponge métallique, un tamis métallique, du tamis en graphite, de la tresse métallique, de la maille de graphite, des pinces ou des ressorts prenant appui sur l'électrolyte à base de polymère solide et sur l'unité bipolaire 21 de la plaque de fond 71. Selon un autre exemple de réalisation de l'invention, le système de collecteurs de courant et de distributeurs de courant 51 assurant le contact électrique entre les parois de cellule 21, 71 et l'électrolyte à base de polymère solide 31 peut être une feuille de tamis ou de maille fine calibrée s'appuyant sur le catalyseur 37, 43 et placée électriquement et mécaniquement en série avec les cellules terminales 21, 71 de la cellule 11. La liaison électrique et mécanique peut être assurée par les premier et deuxième dispositifs métalliques élastiques, le premier dispositif métallique élastique prenant appui sur les catalyseurs 37, 43 et le deuxième dispositif métallique élastique s'appuyant sur les parois terminales 21, 71 de la cellule. Les deux systèmes métalliques élastiques sont réunis de façon amovible. Autrement dit, ils peuvent être assemblés par compression ou par agrafage.En variante, les garnissages 55, 57 peuvent se présenter sous forme de bagues, de sphères, de cylindres et similaires, fortement tassés pour l'obtention d'une conductivité élevée et d'une faible résistance de contact électrique. A titre d'exemple, l'alimentation en saumure 87a et ltévaeuation de la saumure 87b, ainsi que l'arrivée d'eau et d'oxydant lîla et la récupération de la liqueur de catholyte lllb peuvent être combinées avec les distributeurs 51, 51. Dans un tel mode de réalisation, les alimentations 87a et lîla pénètrent dans les garnissages 55 et 57 et les conduites d'évacuation 87b et lllb se prolongent au-delà des garnissages 55 et 57. Selon un autre exemple, l'alimentation en réactif et la récupération du produit peuvent déboucher dans un distributeur microporeux, par exemple des pellicules microporeuses hydrophiles ou hydrophobes reposant sur l'électrolyte à base de polymère solide 31 et par compression grâce au système de distributeurs 55 et 57. Dans le mode de réalisation où l'alimentation a lieu dans des films microporeux sur l'électrolyte à base de polymère solide 31, les particules de catalyseur 37 et 43 peuvent se trouver dans le film microporeux ainsi qu'à la surface de l'électrolyte à base de polymère solide 35 et 41. Comme indiqué plus haut, la cellule d'électrolyse individuelle avec électrolyte à base de polymère solide 11 et 13 comprend un électrolyte à base de polymère solide 31 avec une membrane permionique 33 portant le catalyseur anodique 37 sur sa surface anodique et le catalyseur cathodique 43 sur sa surface cathodique 41. Les jonctions de la cellule peuvent être une unité bipolaire 21 ou une plaque de fond 71, la conduction électrique entre les jonctions et l'électrolyte à base de polymère solide 31 s'effectuant au moyen d'un système de distributeurs 51. I1 est également prévu une alimentation en réactif 87a et lîla et une récupération de produit 87b et lllb. De plus, il est nécessaire de prévoir un moyen pour maintenir et assurer un joint étanche à l'électrolyte et au gaz sous forme de la garniture 61.Bien que la garniture 61 ne soit représentée qu'entre les parois 71, les unités bipolaires 21 et les distributeurs 51, il est bien clair que, additionnellement ou en variante, le joint 61 peut être intercalé entre les distributeurs 51 et I'électroiyte à base de polymère solide 31. Les joints se trouvant en contact avec le compartiment à anolyte 39 doivent être exécutés en un matériau résis tant à de la saumure chlorée acidifiée, ainsi qu'au chlore. Parmi ces matériaux figurent le caoutchouc de silicone non chargé, ainsi que diverses matières fluorocarbonées élastiques. Les joints 61 en contact avec le compartiment à catholyte 45 peuvent être réalisés en un matériau résistant à la soude caustique concentrée. Un système d'écoulement particulièrement satisfaisant est représenté d'une manière générale sur la figure 1 où la saumure est introduite dans l'électrolyseur 1 à travers 1'admission de saumure 81a dans l'élément terminal 71, par exemple sous une pression hydrostatique. La saumure passe ensuite à travers la conduite 83a dans la bague ou joint 61, vers et à travers la conduite 85a dans le distributeur 51 sur la face cathodique 45 de la cellule 11 et, de là, en direction de et à travers la conduite 89a dans l'élément à base de polymère solide 31 vers le distributeur anodique 51 sur la face anodique 35 du polymère solide 31 de la cellule électrolytique 11. Sur le distributeur 51 se trouve un orifice en "T" et une sortie avec la conduite 91a passant à travers le distributeur 51 et une sortie 87a délivrant l'électrolyte en direction de la chambre à anolyte.L'écoulement se poursuit ensuite à partir de la conduite 91a dans le distributeur 51 vers la conduite 93a dans la bague ou le joint suivant, à travers la conduite 95a dans l'unité bipolaire 21 et vers la cellule suivante 13 oh l'écoulement du fluide est tel que décrit en substance plus haut. La saumure est répartie par le garnissage 57 dans le distributeur 51 à l'intérieur du compartiment à anolyte 39. La distribution de la saumure déplace le chlore de la surface anodique 35 et du catalyseur anodique 37 pour éviter la stagnation de chlore. La saumure appauvrie est aspirée à travers la sortie 87b du distributeur 51 vers la conduite de retour 91b, par exemple par un vide partiel ou une pression réduite. Le retour se fait ensuite à travers la conduite de retour 89b dans l'unité à électrolyte à base de polymère solide 31, la conduite 85b dans le distributeur cathodique 51, la conduite 83b dans la bague ou le joint 61, vers la sortie 81b oh la saumure épuisée est récupérée à partir de 1'électrolyseur 1. Bien que l'alimentation en saumure ait été représentée avec un système d'admission et un système de sortie, à savoir la récupération de la saumure épuisée et du chlore à travers les mêmes orifices de sortie, il est bien clair que la saumure épuisée et le chlore peuvent être récupérés séparément. I1 est bien entendu également qu'en fonction de la pression interne du compartiment à anolyte 39, et de la température de la liqueur d'anolyte à l'intérieur du compartiment à anolyte, le chlore peut être soit un liquide, soit un gaz. De l'eau et un oxydant pénètrent dans l'électrolyseur 1 à travers l'orifice d'admission lOla dans l'élément en bout 71. L'eau et l'oxydant progressent ensuite à travers la conduite 103a dans la bague ou joint 61 vers la conduite 105a et le "T" dans le distributeur cathodique 51 sur la face cathodique 45 de la cellule 11. Le système de sortie en "T" comprend la conduite 105a et la sortie villa. L'eau et l'oxy- dant sont amenés par l'intermédiaire de la sortie lîla dans la bague 53 du distributeur 51 vers le garnissage résistant au catholyte 55 à l'intérieur de la chambre à catholyte 45 de la cellule 11.La liqueur de la cellule, à savoir l'hydroxyde de métal alcalin aqueux tel que l'hydroxyde de sodium ou 1'hydroxyde de potassium, est récupérée à partir de la surface cathodique 41 de la membrane permionique avec électrolyte à base de polymère solide par l'eau entraînée dans la cellule 11. Lorsqu'un oxydant est présent, le liquide est récupéré à travers la sortie lllb. Lorsqu'il n'y a pas d'oxydant, le gaz et le liquide peuvent être tous les deux récupérés à travers lllb ou, en variante, on peut utiliser une canalisation de récupération de gaz séparée, non représentée. Bien que l'électrolyseur soit représenté avec un orifice d'alimentation commun pour l'oxydant et l'eau et avec une récupération commune pour le gaz et le liquide, il peut y avoir trois conduites, à savoir villa, lllb et une troisième conduite non représentée pour l'alimentation en eau, l'alimentation en oxydant et la récupération du liquide. En variante, il peut y avoir trois conduites villa, lllb et une troisième conduite non représentée pour l'alimentation en eau, la récupération du liquide et la récupération du gaz. En se reportant au schéma d'écoulement global dans l'électrolyseur 1, on voit que la conduite 105a se poursuit en direction de la conduite 107a de l'unité à électrolyte à base de polymère solide 31 vers la conduite 109a du distributeur anodique 51 qui se poursuit à travers la conduite 113a de la bague ou joint 61, de là vers la conduite 115a de l'unité bipolaire 21 oh est suivi à travers la cellule individuelle 13 le même trajet que dans la cellule 11. Le même réseau peut être adopté pour d'autres cellules. La récupération du produit est représentée comme s'effectuant à partir du distributeur 51 à travers l'orifice de sortie lllb vers la conduite 105b, et de là vers la conduite 103b dans la bague ou joint 61, en direction de la sortie lOlb dans la paroi terminale 71. Bien que l'écoulement soit décrit comme s'effectuant vers et à travers les distributeurs 51 comme décrit cidessus, l'écoulement pourrait également adopter d'autres trajets. Par exemple, l'admission ou la sortie, ou les deux à la fois, peuvent se trouver dans l'unité bipolaire 21, qui peut supporter un film poreux ou les tubulures de sortie provenant de l'unité 21. En variante, l'admission oh la sortie ou les deux à la fois peuvent faire partie de l'unité à électrolyte à base de polymère solide 31. Bien que l'écoulement soit décrit comme étant en parallèle avec chaque cellule individuelle 11 et 13, il peut s'agir d'un écoulement en série. Lorsqu'on utilise un écoulement en série de la saumure, le T, sortie 87-conduite91 peut être un L plutôt qu'un T. Dans un exemple oh est adopté un écoulement en série, il y a épuisement moindre de la saumure dans chaque cellule, de la saumure partiellement épuisée issue d'une cellule étant envoyée dans la cellule suivante en vue d'un épuisement partiel ultérieur. De même, lorsqutil y a écoulement en série de la liqueur de catholyte, le T, conduite 105-sortie 111 pourrait être un L. Dans le cas d'un écoulement en série, l'écoulement peut être concourant avec des gradients de concentration éle vée de sodium ou de potassium à travers l'électrolyte à base de polymère solide 31 ou à contre-courant avec des gradients de concentration plus faible en ion sodium ou potassium à travers les unités individuelles avec électrolyte à base de polymère solide 31. L'électrolyseur bipolaire peut être disposé horizontalement ou verticalement; autrement dit, l'électrolyseur bipolaire 1 peut comporter une unité avec électrolyte à base de polymère solide 31 avec soit une membrane horizontale 33, soit une membrane verticale 33. La membrane 33 est de préférence horizontale avec la surface anodique 35 à la partie supérieure de la membrane permionique 33 et la surface cathodique 41 à la partie inférieure de la membrane permionique 33. Une conception horizontale offre divers avantages. En fonctionnement sous faible pression, les bulles de chlore s'élè- vent à travers le compartiment à anolyte 39. Dans le compartiment à catholyte 45, la configuration horizontale empêche 1'accumulation d'hydroxyde de métal alcalin concentré à la surface inférieure 41 de la membrane permionique 33, tout en permettant le mouillage de la surface inférieure 41 de la membrane permionique 33 par de l'hydroxyde de métal alcalin. De plus, lorsqu'un oxydant est présent, en particulier un oxydant gazeux, la configuration horizontale permet à l'oxydant d'être en contact avec la surface cathodique 41 de la membrane permionique 33. L'électrolyte à base de polymère solide 31 contient une membrane permionique 33. La membrane permionique 33 doit être chimiquement résistante, sélective vis-à-vis des cations, avec un catalyseur de dégagement de chlore anodique 37 sur la surface anodique 35 et un catalyseur de dégagement d'hydroxyde cathodique 43 sur la surface cathodique 41. La membrane permionique à base de résine fluorocarbonée 33 fournissant l'électrolyte à base de polymère solide 3i se caractérise par la présence de groupes échangeurs d'ions sélectifs vis-à-vis des cations, la capacité d'échange d'ions de la membrane, la concentration des groupes échangeurs d'ions dans la membrane sur la base d'eau absorbée dans la membrane, et la température de transition vitreuse de la matière composant la membrane. Les résines fluorocarbonées envisagées dans le cas présent comportent les portions XCF2-CXX'; et où X est -F, -C1, -H ou -CF3; X' est -F, -C1, -H, CF3 ou CF3 (CF2)m-, m est un nombre entier de 1 à 5; et Y est -A, - -A, -P-A ou -O-(CF2)n (P, Q, R)-A. Dans l'unité (P, Q, R), P est -(CF2)a(CXX')b(CF2)c, Q est (-CF2-O-CXX')d, R est (-CXX'-O-CF2)e et (P, Q, R) contient un ou plusieurs des P, Q, R. est le groupe phénylène; n est 0 ou 1, a, b, c, d et e sont des nombres entiers de O à 6. Les groupes typiques de Y possèdent la structure avec le groupe acide A relié à un atome de carbone qui est relié à un atome de fluor. Ceux-ci englobent XCF2+xA et des chaînes latérales comportant des liaisons éther telles que #-O-CF2-CF#yA, #O-CF2-CF+x#O-CF2-CF2#yA, et -O-CF24CF2-O- Z Z où x, y et z sont respectivement 1 à 10; Z et R sont respectivement -F ou un groupe perfluoroalkyle en C1-10 > et A est le groupe acide tel que défini ci-après. Dans le cas des copolymères comportant les portions oléfiniques et acide-oléfine décrites ci-dessus, il est préférable d'avoir 1 à 40 % molaire, et de préférence 3 à 20 % molaire, des motifs à portion acide-oléfine de manière à produire une membrane possédant la capacité d'échange d'ions dans la gamme désirée. A est un groupe acide choisi parmi -SO3H -COOH -PO3H2 et P02H2, ou un groupe qui peut être converti en un des groupes précités par hydrolyse ou par neutralisation. Dans un exemple particulièrement préféré de mise en oeuvre de l'invention, A peut être -COOH ou un groupe fonctionnel pouvant être transformé en -COOH par hydrolyse ou par neutralisation tel que -CN, -COF, -COC1, -COOR1, -COOM, -CONR2R3; R1 est un groupe alkyle en C110, et R2 et R3 sont de l'hydrogène ou des groupes alkyle en C1 à C10, notamment des groupes perfluoroalkyle ou les deux. M est de l'hydrogène ou un métal alcalin; et lorsque M est un métal alcalin il est de préférence du sodium ou du potassium. Dans l'exemple présentement illustré où A est -CONR2R3 et où R2 et R3 sont de l'hydrogène ou un groupe alkyle en C1 à C1O, notamment un groupe perfluoroalkyle, la surface cathodique 41 de la membrane permionique 33 peut avoir les groupes échangeurs d'ions sous la forme acide carboxylique, tandis que la surface anodique de la membrane permionique possède les groupes échangeurs d'ions sous la forme amide ou amide N-substitué. La présence de groupes amides ou de groupes amide N-substitué sur la surface anodique 35 de la membrane permionique 33 sert à rendre la surface cathodique 35 hydrophobe. Cela empêche la stagnation de chlore sur la membrane 33. La membrane 33 peut être convertie en un groupe amide ou amide N-substitué au cours de la synthèse ou après le dépôt ou l'incorporation du catalyseur 37, par exemple par réaction avec de l'ammoniaque ou une amine. Selon une variante donnée à titre d'exemple, A peut être -S03H ou un groupe fonctionnel pouvant être transformé en -S03H par hydrolyse ou par neutralisation ou obtenu à partir de -S03H, tel que -S03M', (S02-NH) ', -S02NH-Rl-NH2 ou -S02NR4R5NR4R6; M' est un métal alcalin; M" est H, NH4, un métal alcalin ou un métal alcalino-terreux;R4 est H, Na ou K; R5 est un groupe alkyle en C3 à C6, (R1)2NR6 ou R1NR6(R2) z R6 est H, Na, K ou 502, et R1 est un groupe alkyle en C2 à 6- La matière de la membrane considérée dans le cas présent possède une capacité d'échange d'ions d'environ 0,5 à environ 2 mg équivalents par gramme de polymère sec, et de préférence d'environ 0,9 à environ 1,8 mg équivalents par gramme de polymère sec et, dans un exemple particulièrement préféré, environ 1,1 à environ 1,7 mg équivalents par gramme de polymère sec.Lorsque la capacité d'échange d'ions est inférieure à environ 0,5 mg équivalent par gramme de polymère sec, le rendement de courant est faible aux concentrations élevées d'hydroxyde de métal alcalin présentement envisagé, alors que, lorsque la capacité d'échange d'ions est supérieure à environ 2 mg équivalents par gramme de polymère sec, le rendement de courant de la membrane est trop faible. La teneur en groupes échangeurs d'ions par gramme d'eau absorbée se situe entre environ 8 mg équivalents par gramme d'eau absorbée et environ 30 mg équivalents par gramme d'eau absorbée, et de préférence entre environ 10 mg équivalents par gramme d'eau absorbée et environ 28 mg équivalents par gramme d'eau absorbée et, dans un exemple préféré, elle se situe entre environ 14 mg équivalents par gramme d'eau absorbée et environ 26 mg équivalents par gramme d'eau absorbée. Lorsque la teneur en groupes échangeurs d'ions par unité de poids d'eau absorbée est inférieure à environ 8 mg équivalents par gramme ou supérieure à environ 30 mg équivalents par gramme, le rendement de courant est trop faible. La température de transition vitreuse est de préférence à au moins 20"C au-dessous de la température de l'électrolyte. Lorsque la température de l'électrolyte se situe entre environ 95"C et ll00C, la température de transition vitreuse de la matière de membrane permionique à base de résine fluorocarbonée est en dessous d'environ 90"C et, dans un exemple préféré, en dessous d'environ 700C. Toutefois, la température de transition vitreuse doit être supérieure à environ -80 C pour assurer une résistance à la traction satisfaisante à la matière de membrane.La température de transition vitreuse est de préférence comprise entre environ -80 C et environ 70"C et, dans un exemple particulièrement préféré, entre environ -80 C et environ 500C. Lorsque la température de transition vitreuse de la membrane se situe à environ 20"C de l'électrolyte ou est supérieure à la température de l'électrolyte, la résistance de la membrane augmente et sa permsélectivité (ou perméabilité sélective) décroît. Par température de transition vitreuse, on entend la température au-dessous de laquelle les segments de polymère n'ont pas suffisamment d'énergie pour se déplacer l'un derrière l'autre ou l'un par rapport à l'autre par mouvement brownien.Autrement dit, au-dessous de la température de transition vitreuse, la seule réponse réversible du polymère aux contraintes est la tension, alors qu'au-dessus de la température de transition vitreuse la réponse du polymère à la contrainte est un réarrangement segmentaire en vue du relachement de la tension appliquée de l'extérieur. Les matières pour membrane permionique à base de résine fluorocarbonée envisagées dans le cas présent possèdent une perméabilité à l'eau inférieure à environ 100 ml/h/ 2 m à 60 C dans du chlorure de sodium 4N à un pli de 10, et de préférence inférieure à 10 ml/h/m2 à 600C dans du chlorure de sodium 4N de pH 10. Des perméabilités à l'eau supérieures à environ 100 ml/h/m2, mesurées comme décrit ci-dessus, peuvent conduire à un produit à base d'hydroxyde de métal alcalin impur. La résistance électrique de la membrane sèche doit se situer entre environ 0,5 et environ 10 ohms/cm2, et de préférence entre environ 0,5 et environ 7 ohms/cm2. La membrane permionique à base de résine fluorée possède de préférence un poids moléculaire, à savoir un degré de polymérisation, suffisant pour assurer un débit volumétrique d'environ 100 mm3 par seconde à une température d'environ 150 à environ 300"C. L'épaisseur de la membrane permionique 33 doit être de nature à fournir une membrane 33 qui soit suffisamment soli- de pour résister à des variations de pression et aux opérations de fabrication, par exemple à l'adhérence des particules de catalyseur mais suffisamment mince pour éviter une résis électrique tivité/élevée. La membrane a de préférence une épaisseur de 10 à 1000 microns et, dans un exemple préféré, une épaisseur d'environ 50 à environ 200 microns. En outre, il peut être fait appel à un renforcement interne, à une épaisseur accrue, à une réticulation, ou même à un laminage en vue de l'obten- tion d'une membrane solide. Dans un exemple préféré, la membrane permionique comprend un système permettant d'amener la liqueur d'anolyte à l'intérieur de la membrane permionique. Cela empêche la cristallisation des chlorures de métaux alcalins à l'intérieur de la membrane permionique 33. Le dispositif permettant d'effectuer cette opération comprend un système capillaire qui s'étend par exemple jusqu'au ou au-delà du catalyseur anodique 37. Selon un autre exemple, le dispositif pour l'introduction de la liqueur d'anolyte à l'intérieur de la membrane permioni que peut comporter des fibres hydrophiles ou mouillables s'étendant jusqu'au ou au-delà du catalyseur anodique 37, ou mê- me des microtubes se prolongeant jusqutau ou au-delà du catalyseur anodique 37. Ainsi qu'il a été envisagé ici, le système d > intro- duction de la liqueur d'anolyte à l'intérieur de la membrane permionique entraine l'eau ou la liqueur d'anolyte dans la membrane par delà l'eau d'hydratation liée aux ions de métal alcalin entraînés par voie électrolytique, cela pour empêcher la cristallisation du chlorure de métal alcalin tel que le chlorure de sodium ou le chlorure de potassium dans la membrane. Dans un exemple préféré, les électrocatalyseurs 37 et 43 et la membrane 33 forment une unité. Bien que cela puisse être réalisé par le fait que les électrocatalyseurs 37 et 43 se trouvent sur le garnissage des distributeurs 55 et 57, les distributeurs 55 et 57 étant maintenus en état de compression par rapport à la membrane 33, il est préférable de prévoir une pellicule des électrocatalyseurs 37 et 43 sur la membrane permionique 33. La pellicule 37, 43 possède généralement une épaisseur d'environ 10 microns à environ 200 microns, de préférence une épaisseur d'environ 25 à environ 175 microns et, dans le cas idéal, une épaisseur d'environ 50 à environ 150 microns. L'unité membrane permionique-électrocatalyseur 31 doit posséder une stabilité dimensionnelle, une résistance à la dégradation chimique et thermique, une activité électrocatalytique, et les particules de catalyseur doivent de préfé 2 rence être finement divisées et poreuses, avec au moins 10 m de surface spécifique par gramme de particule de catalyseur 43. L'adhérence du catalyseur, 37 et 43, à la membrane permionique 33 peut être assurée par pressage des particules 37, 43 en une membrane permionique fondue, semi-fondue, fluide, plastique ou thermoplastique 33 à des températures élevées. Autrement dit, la membrane est chauffée au-dessus de sa température de transition vitreuse, de préférence au-dessus de la température à laquelle la membrane 33 peut être déformée par le seul jeu de la pression. Selon un autre exemple en core, les particules 37 et 43 peuvent être pressées en une membrane permionique partiellement polymérisée 33 ou pressées en une membrane permionique 33 partiellement réticulée, après quoi on poursuit la polymérisation ou la réticulation en élevant ou en abaissant par exemple la température, en ajoutant un initiateur ou un monomère additionnel, ou en utilisant une radiation ionisante, et similaires. Selon un autre exemple du procédé conforme à l'invention où s'effectue une polymérisation ultérieure, les particules 37, 43 peuvent être noyées dans la membrane permionique 33 partiellement polymérisée. Après cela, un monomère d'un polymère hydrophobe peut être appliqué à la surface avec, par exemple, un initiateur et être copolymérisé in situ avec la membrane permionique 33 partiellement polymérisée en fournissant une surface hydrophobe avec des particules exposées 37, 43.De cette façon, les particules de catalyseur 37, 43 peuvent être présentes avec la surface hydrophobe, par exemple pour protéger la surface anodique 35 contre le chlore ou pour protéger la surface cathodique 41 vis-à-vis d'une cristallisation ou d'une solidification de l'hydroxyde de métal alcalin, ou pour accroître la dépolarisation comme lorsqu'un catalyseur de dismutation d'H02 cathodique est présent à la surface cathodique 41 de la membrane permionique. Selon un autre exemple de mise en oeuvre de l'invention, les portions de membrane permionique peuvent être réticulées, par exemple après le dépôt des particules de ca talyseur, ce qui a pour effet d'augmenter le caractère hydrophobe de la surface de la membrane. L'agent réticulant peut réagir au cours de la formation ou après le dépôt des matières anodiques sur la membrane permionique partiellement polymérisée. Des agents réticulants appropriés sont les divinylbenzènes, par exemple les divinylbenzènes perfluorés. Comme autres agents réticulants appropriés, on peut citer des diènes perfluorés tels que l'hexafluorobutadiène, l'octafluo- ropentadiène, y compris les diènes 1,3 et 1,4, et le décafluorohexadiène,y compris les diènes 1,3, 1,4 et 1,5. L'agent réticulant le plus courant est un divinylbenzène ou un diène perfluoré en C4 à C6, en particulier l'hexafluorobutadiène. Selon une variante illustrative, l'électrocataly seur d'anode 37 peut être chargé de silicium. Autrement dit, lorsque l'électrocatalyseur d'anode 37 est une particule, les particules peuvent être enrobées de particules de silicium, à savoir de particules de silicium enrobées d'un catalyseur de dégagement de chlore approprié. De plus, des particules de silicium, par exemple des particules de silicium enrobées, des particules de silicium traitées superficiellement par un siliciure et des particules de silicium comportant une surface en silicium, peuvent se trouver sur la surface anodique 35 de la membrane permionique 33 pour assurer la conductivité entre les particules d'anode et fonctionner comme catalyseur d'anode. Selon cet exemple, il est prévu des particules d'anode à faible surtension comprenant une surface électroconductrice résistant à l'électrolyte, telle que du platine métallique ou de l'oxyde de ruthénium sur un support électroconducteur composé en partie ou en totalité, et de préférence en prédominance, de silicium à l'état élémentaire (se différenciant des siliciures, considérés comme des composés du silicium et d'un autre métal). Bien que le silicium soit présent à l'état élémentaire, il contient des impuretés, des agents dopants ou des additifs, par exemple du bore, du phosphore, etc., ou des siliciures de certains métaux dispersés au sein du silicium, qui assurent la conductivité et/ou de la résistance au silicium. Le silicium élémentaire est généralement une phase continue vis-à-vis des autres agents dissous ou dispersés dans celui-ci. Les particules de silicium doivent être électroconductrices et au moins aussi électroconductrices que le graphite; par exemple, le silicium doit avoir une conductivité erlectrique globale supérieure à 102 (ohm-centimètres) 1 et de préférence de 104 (ohm-centimètres) -l ou plus élevée. Du silicium sensiblement pur, par exemple du silicium d'une pureté supérieure à 99,995 % atomique, est au plus un mauvais conducteur et peut même être caractérisé comme un non conducteur ayant une résistivité d'environ 1 ohm-centimètre. I1 est connu qu'en incorporant de faibles quantités, voire des traces, de bore, de phosphore ou d'autres substances, on rend électroconductrice la composition de silicium résultante.Selon la présente invention, on a constaté que, moyennant certaines précautions, le support en silicium peut se présenter sous une forme qui est inerte vis-à-vis de l'attaque anodique et de tels supports peuvent être utilisés efficacement pour supporter la surface conductrice. Du silicium élémentaire renfermant jusqu'à 2 % ou même jusqu'à 5 % de bore, ou jusqu'à 2 % de phosphore et des quantités négligeables d'autres impuretés, s'est trouvé avoir l'inertie souhaitée vis-à-vis de l'attaque anodique par du chlorure de sodium aqueux. Le silicium peut également contenir du fer, par exemple jusqu'à environ 40 % en poids,lorsque du phosphore ou du bore est présent, le phosphore et le bore présentant un effet inhibiteur de la corrosion. Les particules de silicium peuvent également contenir des siliciures. On préfère en particulier des siliciures exerçant un effet catalytique ou un effet d'augmentation de la conductivité, par exemple les siliciures des métaux des groupes IV, V et VI, par exemple TiSi2, SrSi2, VSi2, NbSi2, TaSi2 et WSi2, et les siliciures de métaux lourds, par exemple CrSi, Cr5Si3, CrSi2 et MoSi2, ainsi que des siliciures de cobalt. Selon un autre exemple encore du procédé conforme à l'invention, les catalyseurs 37, 43 peuvent être déposés par voie chimique, par exemple par réduction avec de l'hypophos- phite ou du borohydrure, ou être électrodéposés sur la membrane permionique 33. En outre, il peut y avoir une activation ultérieure du catalyseur, par exemple par co-déposition d'une substance extrattible avec une substance moins extractibleet activation ultérieure par extraction de la substance la plus extractible. Selon un autre exemple encore, une surface de catalyseur 37, 43 peut être appliquée sur la membrane permionique par déposition éleetrophorétique, par pulvérisation, par dépôt au laser ou par photodéposition. Selon un autre exemple du procédé selon la présente invention, un revêtement catalytique 37, 43 peut être appliqué sur la membrane permionique 33 par emploi d'un chélate d'un métal qui réagit avec les groupes acides de la membrane permio nique 33. De manière typique, le catalyseur 37, 43 à la surface de la membrane permionique 33 est un catalyseur renfermant un métal précieux tel qu'un métal du groupe du platine, un alliage d'un métal du groupe du platine, un composé intermétallique d'un métal du groupe du platine ou un oxyde, un carbure, un nitrure, un borure, un siliciure ou un sulfure d'un métal du groupe du platine. Ces catalyseurs contenant un métal précieux se caractérisent par une surface spécifique élevée et par leur aptitude à se lier à une particule hydrophobe ou à s incorporer dans le film hydrophobe. De plus, le catalyseur contenant un métal précieux peut être un oxyde partiellement réduit, un noir tel que du noir de platine ou du noir de palladium, un électrodépôt ou un dépôt chimique. Les catalyseurs 37, 43 peuvent également être un composé intermétallique d'autres métaux, notamment de métaux précieux ou de métaux non précieux. Ces composés intermétalliques englobent les pyrochlores, les delafossites, les spinelles, les perovskites, les bronzes, les bronzes au tungstène, des siliciures, des nitrures, des carbures et des borures. Parmi les catalyseurs cathodiques particulièrement avantageux pouvant être présents sur la membrane permionique avec électrolyte à base de polymère solide 33, figurent l'acier inoxydable, le cobalt, le nickel, des alliages de nickel ou de fer, des compositions de nickel, en particulier du nickel poreux avec du molybdène, du tantale, du tungstène, du titane, du colombium, et similaires, du borure électroconducteur, des borures, des nitrures, des siliciures et des carbures blectroactifs, tels que les siliciures, les nitrures, les carbures et les borures de métaux du groupe du platine et le diborure de titane. D'autres catalyseurs cathodiques 43 pouvant être présents sur la surface cathodique 41 de la membrane permionique sont les métaux du groupe du platine, par exemple le platine, le palladium, le ruthénium, l'osmium, l'iridium et le rhodium, à la fois comme dépôts lisses et comme dépôts à aire spécifique élevée, par exemple des "noirs" possédant une aire spécifique supérieure à 10 m/g. Ainsi qu'il est présentement envisagé, la membrane permionique 33 ou une surface de celle-ci, par exemple la surface anodique 35 ou la surface cathodique 41, est mise en contact avec un réducteur, un complexant, un tampon et un composé du métal ou des composés des métaux devant être déposés. Le réducteur peut être un réducteur à base de borohydrure ou d'hypophosphite. La solution de borohydrure doit contenir 1 à 5 g/l de borohydrure, par exemple du borohydrure de sodium ou de potassium, et de préférence 1,5 à 2,5 g/l de borohydrure. Lorsque le dépôt a lieu sur une membrane permionique synthétique 33 plutôt que sur un support métallique, un contact séquentiel est particulièrement souhaitable. Lors du contact séquentiel, la membrane 33 est d'abord mise en contact avec le réducteur, puis avec les composés des métaux à déposer. Le procédé selon l'invention est avantageux avec les métaux de transition et est particulièrement avantageux avec les métaux de transition du groupe VII. I1 est particulièrement utile pour la co-déposition de deux métaux du groupe VIII de résistance différente vis-à-vis des agents de lixiviation chimiques et pour la lixiviation ultérieure du métal moins résistant. Le borohydrure est de préférence un borohydrure de métal alcalin, tel que le borohydrure de sodium ou de potassium. Le métal de transition est présent dans la deuxième solution sous forme d'un sel soluble, par exemple sous forme d un citrate, d'un oxalate, d'un glycolate, d'un sulfate ou d'un chlorure. Le tampon et l'agent complexant peuvent être 1'acide et le sel de métal alcalin du même anion organique, par exemple citrate de sodium et acide citrique, oxalate de sodium et acide oxalique et similaires. On peut, en variante, utiliser un acide minéral, par exemple l'acide phosphorique et le phosphite de sodium. L'agent complexant et le tampon servent à maintenir en solution les ions des métaux du groupe VIII, par exemple à un pH de 6 à 8. Selon un exemple particulièrement préféré, l'électrocatalyseur cathodique 43 comprend du nickel poreux renfermant une quantité efficace, à savoir une quantité réduisant ou stabilisant la surtension, d'un métal de transition des groupes IVB, VB, VIB ou VIIB. Comme métaux de transition, on peut citer le titane, le zirconium, le hafnium, le vanadium, le niobium, le tantale, le chrome, le molybdène, le tungstène, le manganèse, le technétium et le rhénium. Les matériaux préférés sont le titane, le zirconium, le hafnium, le vanadium, le niobium, le tantale, le molybdène et le tungstène. On préfère en particulier le titane, le tantale, le zirconium et le molybdène. Le nickel représente généralement plus d'environ 50 % et moins d'environ 95 %, et est généralement compris entre environ 65 et environ 90 %, calculés en nickel métallique, par rapport au poids total de la surface poreuse active. Le deuxième métal de transition est présent dans la surface catalytique poreuse 43 en une quantité susceptible d'abaisser la surtension d'hydrogène. C'est là une quantité supérieure à environ 2,5 %, de préférence supérieure à environ 5 %, mais inférieure à environ 50 % et généralement comprise entre environ 10 et environ 35 % en poids, calculés sur la base du métal, par rapport au nickel total exprimé en métal et au deuxième métal de transition exprimé en métal dans la surface. Généralement, la quantité du deuxième métal de transition dans la surface est suffisamment élevée pour exercer un effet d'abaissement de la surtension d'hydrogène, mais suffisamment faible pour éviter la forte surtension notée avec des surfaces poreuses qui sont essentiellement le deuxième métal de transition, par exemple le titane, le tantale, le zirconium ou le molybdène. Bien que le mécanisme de l'effet d'abaissement de la surtension d'hydrogène du deuxième métal de transition ne soit pas clairement établi, il est connu que des films poreux, par exemple en molybdène seul, présentent une surtension d'hydrogène élevée, mais que l'on observe une faible surtension d'hydrogène pendant des périodes d'électrolyse prolongées lorsqu'un deuxième métal de transition décrit ci-dessus, par exemple du molybdène, est utilisé conjointement avec du nickel poreux. On pense que, dans le cas du molybdène, celui-ci dépolarise ou catalyse une étape du processus de dégagement d'hydrogène.C'est pour cette raison que la limite supérieure du deuxième métal de transition se situe en dessous de la concentration à laquelle la surface possède les propriétés de surtension d'hydrogène du deuxième métal de transition, à savoir au-dessous d'environ 50 % et généralement au-dessous d'environ 35 %. Le deuxième métal dé transition proprement dit peut être présent sous forme de métal élémentaire, notamment sous forme de molybdène, de titane, de tantale, de zirconium ou de tungstène élémentaires possédant une valence de 0, sous forme d'un alliage avec le nickel, ou sous forme d'un composé résine tant aux alcalis tel qu'un carbure, un nitrure, un borure, un sulfure, un phosphure, un oxyde ou tout autre composé insoluble dans de l'hydroxyde de métal alcalin concentré. Le deuxième métal de transition est de préférence présent dans la surface 43 sous forme de métal élémentaire, sous forme d'un alliage avec du nickel ou sous forme d'un carbure. Une cathode 43 particulièrement remarquable selon l'invention est celle comportant une surface poreuse 43 en nickel et molybdène, contenant environ 82 % en poids de nickel et environ 18 % en poids de molybdène par rapport au poids total du nickel et du molybdène, une porosité d'environ 0,7 et une épaisseur d'environ 75 à environ 500 micromètres. Selon un autre exemple du procédé conforme à l'invention, la cathode considérée ici est obtenue par dépôt d'une pellicule de nickel, du deuxième métal de transition et d'une matière lixiviable sur la membrane permionique 33 et ensuite par lixiviation de la matière lixiviable. La matière lixiviable peut être tout métal ou composé susceptible d'être co-déposé avec le nickel et le second métal de transition, ou avec des composés du nickel et des composés du second métal de transition, et d'être lixivié par un acide fort ou une base forte sans que soient extraites des quantités importantes de nickel ou du deuxième métal de transition ou que soit provoquée une détérioration ou un empoisonnement important du nickel ou du deuxième métal de transition. Le film peut être déposé sur la membrane permioniqie 33 par électrodéposition de nickel, du deuxième métal de transition et d'une substance lixiviable, par co-déposition de particules solides ou par dépôt chimique, par exemple par dépôt à l'aide dthypophosphite ou de borohydrure de composés du nickel, de composés du deuxième métal de transition et de matières lixiviables, ou même par dépôt et décomposition thermique de composés organiques du nickel, du deuxième métal de transition et des matières lixiviables, par exemple par dépôt et décomposition thermique d'alcoolates ou de résinates. Selon un exemple particulièrement avantageux du procédé de préparation de l'électrode selon l'invention, de fines particules, par exemple de l'ordre d'environ 0,5 à 70 micromètres de diamètre, de nickel, du deuxième métal de transition ou d'un de ses composés et d'une matière lixiviable sont incorporées dans une membrane permionique 33 partiellement polymérisée et la polymérisation est ensuite menée à son terme avec extraction de la matière lixiviable soit avant, soit après la polymérisation. En variante, les particules peuvent être noyées dans une membrane permionique thermoplastique chauffée 33. Les matières lixiviables peuvent être présentes dans les particules avec le nickel ou peuvent être des particules séparées. Des composés lixiviables typiques sont le cuivre, le zinc, le gallium, l'aluminium, l'étain, le silicium et similaires. On préfère en particulier des particules de nickel contenant environ 3 à environ 70 % de nickel, le complément étant de l'aluminium sous forme d'alliage de Raney. Après achèvement de la polymérisation de la membrane partiellement polymérisée 33 ou refroidissement de la membrane thermoplastique chauffée 33, les particules 43 peuvent être lixiviées, par exemple dans un alcali tel que de la soude caustique 0,5 normale ou 1 normale, en vue de l'élimina- tion de la matière lixiviable, par exemple l'aluminium, et être ensuite rincées à l'eau. I1 est bien clair qu'une partie de la matière lixiviable peut demeurer dans la surface d'électrode poreuse 43 sans présenter d'effet néfaste. C'est ainsi que, par exemple lorsqu'un alliage de nickel-aluminium Raney et du molybdène sont incorporés dans la membrane 33, la surface peut contenir du nickel, du molybdène et de l'aluminium après lixiviation.La surface résultante peut par exemple contenir du nickel amorphe, du molybdène cristallin, des al liages de nickel-aluminium et des traces d'alumine. Selon un autre exemple encore de l'invention considérée, la surface 43 peut contenir du bore ou du phosphore. Ces substances, qui sont censées s'être déposées au cours du dépôt en présence de borohydrure ou d'hypophosphite, stabilisent les caractéristiques de tension de l'électrocatalyseur cathodique 43. L'électrocatalyseur cathodique 43 décrit ci-dessus, bien qu'il soit efficace avec des membranes échangeuses d'ions perfluorées 33, présente une utilité particulière dans des membranes échangeuses d'ions 33 dotées de groupes acide carboxylique comme décrit ci-dessus. Lors de l'électrolyse de saumures de chlorure de métal alcalin, telles que les saumures de chlorure de potassium et de chlorure de sodium, dans une cellule à électrolyse à base de polymère solide, notamment celle possédant une membrane permionique 33 de type acide carboxylique, la pureté de la saumure revêt une importance significative. La teneur en métaux de transition dans la saumure doit être inférieure à 40 parties par million et de préférence inférieure à 20 parties par million, de manière à éviter l'obstruction de la membrane permionique 33. Le pH de la saumure doit être suffisamment faible pour empêcher la précipitation des ions ma gnésjum. La teneur en calcium doit être inférieure à 50 parties par billion et de préférence inférieure à 20 parties par billion.La saumure doit être sensiblement exempte de composés carbonés organiques, en particulier lorsque le chlore doit être récupéré directement à partir de la cellule sous forme d'un liquide et être utilisé dans un processus ultérieur, par exemple dans un procédé de synthèse organique tel qu'un procédé de fabrication de chlorure de vinyle, sans traitement supplémentaire. Le traitement de la saumure peut s'effectuer par diverses méthodes, en vue de l'obtention du degré de pureté requis. Par exemple, une précipitation au phosphate peut être utilisée pour éliminer le calcium, par exemple sous forme d'apatite de calcium et de fluorapatite de calcium. En outre, une résine échangeuse d'ions peut être utilisée pour la purification de la saumure. La résine échangeuse d'ions est de préférence une résine échangeuse d'ions chélatante. De cette manière, la multifonctionnalité élimine les impuretés à base de métaux multivalents, par exemple les ions de métaux alcalino-terreux et les ions de métaux de transition. L'eau alimentant le compartiment à catholyte 45 doit être sensiblement exempte de gaz carbonique et de carbonates, de manière à empêcher la formation et le dépôt de carbonate sur la membrane permionique 33. L'eau d'alimentation est de préférence de l'eau désionisée. La recharge ou la régénération de la résine échangeuse d'ions chélatante est critique. La régénération par 1'acide non oxydant doit permettre d'éliminer la quasi-totalité des cations multivalents. Cela peut être réalisé, par exemple, par l'utilisation de 10 à 2 volumes de lit d'acide chlorhydrique 0,5 à 5N et de préférence de 10 à 20 ou davantage de volumes de lit d'acide chlorhydrique 2 à 3N comme fluide de régénération. Des acides minéraux dilués, par exemple d'environ 0,1 à lON, et de préférence d'environ 0,5 à 5N, sont utilisés comme agents de régénération. On préfère des acides non oxydants pour éviter l'endommagement de la résine. Des acides appropriés sont les halogénures d'hydrogène, notamment l'acide chlorhydrique. La force de l'acide doit être suffisamment élevée pour déplacer les cations de la résine, c'est-à-dire se situer au-dessus d'environ 0,lN et de préférence au-dessus d'environ 0,5N, mais suffisamment faible pour éviter la déshydratation de la membrane, à savoir au-dessous d'environ lON. On peut obtenir de cette manière une s-aumure contenant moins de 20 parties par million de métaux de transition et moins de 20 parties par billion de métaux alcalino-terreux. Au cours du fonctionnement de la cellule, un court temps de séjour dans le compartiment à anolyte 39 pour l'é- puisement de la saumure d'environ 10 à environ 15 % permet 1'utilisation de la saumure comme liquide réfrigérant et évite la polarisation de concentration. On peut cependant utiliser des épuisements de saumure plus élevés, par exemple 30, 40, voire 50, 60 ou 70 %. La température de la cellule peut être supérieure à 9"C, en particulier lorsque la saumure a un pH faible, ce qui réduit la formation d'hydrate de chlore. En variante, la température de la cellule peut être maintenue au-dessous de 9"C, ce qui favorise la formation d'hydrate de chlore et permet la récupération d'une bouillie de saumure et d'hydrate de chlore. La température de la cellule doit être suffisamment basse pour que, lorsque du chlore liquide est récupéré à partir d'une cellule sous pression, la pression nécessaire au maintien du chlore liquide soit suffisamment basse pour permettre encore d'adopter des techniques de construction classiques plutôt que des techniques sous pression élevée. Les données de pression-température du chlore liquide sont reproduites dans le tableau I. TABLEAU I. Tension de vapeur du chlore liquide. Texpérature OC Pression manométrique, en kg/cm -30 0,217 -25 0,5 -20 0,94 -15 1,2 -10 1,65 -5 2,14 0 2,7 +5 3,35 10 4,1 15 4,82 20 5,73 25 6,68 30 7,82 35 9,1 40 10,4 45 11,95 50 13,52 55 15,27 60 17,1 65 19 70 21,16 75 23,5 TABLEAU I (suite). Tension de vapeur du chlore liquide. Température OC Pression manométrique, en kg/cm2 80 26 85 28,64 90 31,4 95 34,45 100 37,5 105 41 110 44,7 115 48,6 120 52,9 125 57,5 130 62,2 135 67,2 140 72,45 Lorsque l'électrolyseur fonctionne en vue de récupérer du chlore liquide, la pression doit être suffisamment é levée pour maintenir le chlore à l'état liquide. De cette fa çon, le chlore liquide et la saumure épuisée peuvent être récupérés simultanément, le chlore liquide est séparé de la saumure, la saumure est ensuite refroidie en vue de la transformation du chlore s'y trouvant en hydrate de chlore, qui est séparé ultérieurement de la saumure, et la saumure est reconcentrée en sel, repurifiée et renvoyée dans la cellule pendant que l'hydrate de chlore séparé est chauffé pour former du chlore. La pression dans l'électrolyseur doit être suffisamment élevée pour permettre l'évacuation de l'azote et de l'o- xygène gazeux de la cellule et des accessoires de la cellule sans évaporer des quantités importantes de chlore liquide. Lors de l'exploitation pour l'obtention de chlore liquide, la température de la cellule doit être inférieure à environ 100 C, de manière à maintenir la pression sur l'électrolyseur au-dessous d'environ 42 kg/cm. La température de la cellule doit de préférence être inférieure à environ 50"C, ce qui permet à la pression de la cellule de se situer en dessous d'environ 14 kg/cm. Toutefois, la température et la pression souhaitées de la cellule peuvent dépendre de l'utilisation finale du chlore liquide, ainsi que de la tension de vapeur et de la température requises du chlore liquide. Sur le plan pratique, la pression à l'intérieur de la cellule dépend davantage de la pression des accessoires et de l'utilisation finale du chlore que des éléments de construction de la cellule. Une pression élevée est particulièrement avantageuse, sur la face catholyte 45 de la cellule à électrolyse individuelle llalorsque la réaction cathodique est dépolarisée, car la pression élevée sert à faire entrer le dépolariseur de force dans le catalyseur 43 et à dismuter le H02 Lorsque l'électrolyseur 1 fonctionne sous une pression suffisamment élevée pour former du chlore liquide à 1'intérieur du compartiment à anolyte 37, le chlore et la saumure épuisée peuvent être récupérés à partir des liquides de l'électrolyseur. Le chlore liquide est relativement non miscible avec la saumure aux pressions considérées ici. C'est pour cette raison que le chlore liquide peut être aisément séparé de la saumure, par exemple par centrifugation, par filtration ou par d'autres moyens dépendant de la viscosité, de la tension superficielle ou de la densité. Après cela, le chlore liquide séparé peut être stocké ou utilisé sous forme de liquide, sans liquéfaction. Cependant, le chlore liquide ne constitue que 2 à 5 % molaire des liquides manipulés dans le compartiment à anolyte. Bien que la majeure partie du chlore soit récupérée et séparée sous forme d'un liquide sensiblement pur, une partie est solubilisée dans la saumure. Le chlore dans la saumure peut être ré cupéré par refroidissement de la saumure jusqu'à 900C, par exemple par refroidissement dû à l'évaporation du chlore liquide, moyennant quoi le chlore soluble contenu dans la saumure est transformé en hydrate de chlore. L'hydrate de chlore, qui est une matière cristalline jaune, peut être séparé de la saumure appauvrie et, par exemple, chauffé pour former du chlore. Lors de l'exploitation de la cellule, l'élimination des poches de chlore stagnant de la surface anodique et l'élimination des hydroxydes de métaux alcalins solides cristallisés ou liquides fortement concentrés de la surface cathodi que 41 de la membrane permionique 33 peuvent steffectuer par exposition de la membrane permionique 33 à des vibrations ultrasoniques ou par utilisation d'un courant pulsé. Lorsqu'on utilise un courant pulsé, celui-ci peut être du courant continu pulsé, du courant alternatif redressé ou du courant alternatif redressé à alternance positive ou négative. On préfère en particulier du courant continu pulsé d'une fréquence d'environ 10 à environ 40 cycles par seconde, et de préférence d'environ 20 à environ 30 cycles par seconde. La liqueur de catholyte récupérée à partir de la cellule contient en pratique plus de 20 % en poids d'hydroxyde de métal alcalin. Lorsque, ce qui constitue un exemple préféré, la membrane permionique 33 est une membrane à acide carboxylique comme décrit plus haut, la liqueur de catholyte peut contenir plus de 30 à 35 %, et par exemple 40, voire 45 % en poids ou plus d'hydroxyde de métal alcalin. La densité de courant de la cellule à électrolyse 11 avec électrolyte à base de polymère solide peut être plus élevée que dans une membrane permionique ou dans une cellule à diaphragme classique, et par exemple supérieure à 2150 am 2 2 pères par m et de préférence supérieure à 4300 ampères/m2. Selon un exemple préféré de mise en oeuvre de l'invention, l'électrolyse peut s'effectuer à une densité de courant d'environ 8602 ou même d'environ 12903 ampères/m, lorsque la densité de courant est définie comme étant le courant total passant à travers la cellule, divisé par la surface d'une fa- ce de la membrane permionique 33. Selon un exemple particulièrement préféré du procédé selon l'invention, la cathode peut être dépolarisée, ce qui a pour effet d'éviter la formation de produits cathodiques gazeux. Lorsqu'on opère avec la cathode dépolarisée, un oxydant est envoyé sur la surface cathodique 41 de l'électrolyte à base de polymère solide 31 tout en fournissant un catalyseur approprié 43 en contact avec la surface cathodique 41 de l'électrolyte à base de polymère solide 31, de manière à éviter un dégagement d'hydrogène gazeux. De cette manière, lorsque l'électrolyseur 1 et la cellule à électrolyse 11 sont maintenus sous une pression élevée comme décrit ci-dessus, le dégagement i produits gazeux peut être en grande partie évité, ainsi que les problèmes s'y rattachant. Dans le procédé de production d'hydroxyde de métal alcalin et de chlore par électrolyse d'une saumure de chlorure de métal alcalin telle qu'une solution aqueuse de chlorure de sodium ou de chlorure de potassium, la solution de chlorure de métal alcalin est envoyée dans la cellule, une tension est appliquée à la cellule, du chlore se dégage à 1'anode, l'hydroxyde de métal alcalin est obtenu dans l'électrolyte en contact avec la cathode et de l'hydrogène peut se dégager à la cathode.La réaction anodique globale est alors que la réaction cathodique globale est Plus précisément, la réaction cathodique est censée être par laquelle l'hydrogène monoatomique est adsorbé à la surface de la cathode. I1 est signalé que, dans des milieux basiques, l'hydrogène adsorbé est désorbé selon l'un des deux processus suivants Le stade de désorption de l'hydrogène, à savoir la réaction (4) ou la réaction (5), est censé être le stade déterminant la surtension d'hydrogène. Autrement dit, c'est le stade réglant la vitesse, et son énergie d'activation correspond à'la surtension d'hydrogène cathodique. La tension cathodique pour la réaction de dégagement d'hydrogène (2) est de l'ordre d'environ 1,5 à 1,6 volt par rapport à une électrode au calomel saturé (SCE) sur du fer en milieu basique dont la composante de surtension d'hydrogène est d'environ 0,4 à 0,5 volt. Une méthode de réduction de la tension cathodique consiste à prévoir une réaction de substitution pour le dégagement d'hydrogène gazeux, c'est-à-dire à prévoir une réaction où il se forme un produit liquide plutôt que de l'hydrogène gazeux. C'est ainsi que de l'eau peut se former lorsqu'on envoie un oxydant sur la cathode. L'oxydant peut être un oxydant gazeux tel que l'oxygène, de l'air, ou des oxydants similai res. En variante, l'oxydant peut être un oxydant liquide, comme le peroxyde d'hydrogène, un hydroperoxyde, du peroxyde d'hydrogène, un peroxyacide et analogues. Lorsque l'oxydant est de l'oxygène, par exemple sous forme d'air ou d'oxygène gazeux, on pense que la réaction suivante a lieu à la cathode I1 est admis que cette réaction est une réaction de transfert d'électrons suivie d'une réaction de surface On pense que la réaction prédominante sur la surface hydrophobe est la réaction (7), la réaction (8) ayant lieu à la surface des particules de catalyseur 43 dispersées dans et à travers la surface cathodique 41 de l'électrolyte à base de polymère solide 33. De telles particules de catalyseur comprennent des particules d'électrocatalyseurs, comme décrit ci-après. On élimine de cette façon le stade de désorption responsable de la surtension élevée d'hydrogène. Lorsque l'oxydant est un composé peroxydique, la réaction suivante est censée avoir lieu à la cathode On admet que cette réaction est une réaction de transfert d'électrons, suivie d'une réaction de surface. Des oxydants organiques appropriés sont les composés organiques renfermant une liaison peroxy réductible C-O-O. Comme oxydants appropriés, on peut citer des peroxydes organiques, des hydroperoxydes organiques et des peracides organe ques, également désignés sous le nom de peroxyacides. Un groupe préféré d'oxydants organiques est constitué par les hydroperoxydes organiques. Des oxydants organiques particulièrement remarquables sont les hydroperoxydes organiques fournissant des alcools qui sont solubles dans l'eau en toutes proportions, ceux des peroxydes conduisant à des alcools qui ont une solu bilité limitée dans l'eau et ceux des peroxydes fournissant des alcools à peine solubles dans l'eau.Par exemple, des hydroperoxydes remarquables sont l'hydroperoxyde de méthyle qui fournit de l'alcool méthylique, l'hydroperoxyde d'éthyle qui donne de l'alcool éthylique, l'hydroperoxyde de n-propyle qui fournit de l'alcool n-propylique, l'hydroperoxyde d'isopropyle qui conduit à l'alcool iso-propylique et 1'hydropero- xyde de tert-butyle qui fournit de l'alcool tert-butylique. Sont également utiles dans le procédé selon l'invention ceux des hydroperoxydes fournissant des alcools de solubilité limitée dans l'eau, tels que l'hydroperoxyde de n-butyle qui donne de l'alcool n-butylique, l'hydroperoxyde de sec-butyle qui fournit de l'alcool sec-butylique, l'hydroperoxyde d'isobutyle qui fournit de l'alcool iso-butylique et l'hydroperoxyde de tert-pentyle qui donne de l'alcool tert-pentylique. En variante, on peut utiliser ceux des peroxydes qui donnent naissance à des produits de réduction cathodique à peine solubles dans l'eau, tels que l'hydroperoxyde de n-pentyle qui fournit de l'alcool n-pentylique, les hydroperoxydes d'isopentyle qui conduisent à des alcools iso-pentyliques, les hydroperoxydes de sec-pentyle qui donnent des alcoolssec-pen- tyliques et l'hydroperoxyde de néopentyle qui fournit de 1'alcool néopentylique comme produits de réduction cathodique. Sont également utiles l'hydroperoxyde de cumène qui fournit de l'alcool cumylique et l'hydroperoxyde d'éthylbenzène qui donne du méthylphénylcarbinol. Un autre groupe d'hydroperoxydes utiles pour la mise en oeuvre du procédé selon la présente invention est constitué par des dihydroperoxydes. Les dihydroperoxydes fournissent des glycols comme produit de réaction lorsqu'ils sont introduits dans la chambre à catholyte d'une cellule à électrolyse telle qu'envisagée présentement. Les dihydroperoxydes préférés sont ceux qui sont entièrement miscibles à l'eau ou ceux qui sont au moins partiellement solubles dans l'eau. Les dihydroperoxydes préférés sont les dihydroperoxydes d'alkyle en C3 à C10, les dihydroperoxydes avec des alkyles en C6 à C10 étant particulièrement préférés. Comme dihydroperoxydes de ce type, on peut citer le dihydroperoxyde d'hexane, le dihydroperoxyde d'heptane, le dihydroperoxyde d'octane, le dihydroperoxyde de nonane et le dihydroperoxyde de décane. Bien que l'on ait mentionné ici des alcools, des cétones, des aldéhydes et des glycols, ils ne se forment qu'en tant qu'intermédiaires et peuvent être mis à réagir ulté rieurement, par exemple par déshydratation, pour fournir des oléfines et des éthers, ou par réaction avec d'autres additifs tels que les acides organiques, et donner des esters ou des sels de métaux alcalins d'alcools. Lorsque le produit intermédiaire est un alcool, celui-ci peut être mis à réagir ultérieurement pour donner des éthers. L'alcool peut être séparé de la liqueur de cellule et mis à réagir ultérieurement pour former l'éther, par exemple par réaction avec un agent d'alkylation, à savoir un sulfate d'alkyle. Lorsque l'oxydant organique est l'hydroperoxyde de tert-butyle, l'intermédiaire récupéré dans le compartiment à catholyte est l'alcool butylique tertiaire. L'alcool butylique tertiaire peut être éliminé de la cellule et séparé de la liqueur de cellule, par exemple par distillation, et peut être mis à réagir avec, par exemple, du sulfate de méthyle pour donner l'éther méthylique de butyle tertiaire. L'éther méthylique de butyle tertiaire trouve une application comme additif pour carburant automobile. Des hydroperoxydes particulièrement recherchés sont ceux qui fournissent des alcools solubles dans l'eau en toutes proportions et qui sont utiles dans divers processus industriels, par exemple l'hydroperoxyde de ter-butyle qui fournit de l'alcool butylique tertiaire comme produit de réduction cathodique, l'alcool butylique tertiaire étant utile comme composé anti-détonant pour automobile. Les peroxydes de dialkyle de formule R1OOR2 où R1 et R2 peuvent être -CH3, -C2H5, -C3H7, -C4Hg, -CH2CH = CH1 ou tout autre peroxyde de dialkyle soluble dans l'eau ou soluble dans des solvants organiques, peuvent être utilisés dans le procédé selon l'invention. Outre les peroxydes de dialkyle, les polyoxydes de formule RîOnR2 oh n est 3 ou 4 peuvent être utilisés dans le procédé selon la présente invention, au même titre que les cycloperoxydes de formule R1 - O - O - R2. Des peroxyacides, connus également sous le nom de peracides, répondant à la formule R(CO3H) où R peut être -H, 3 -CCl, -C2H5, -(n-C3H7), -(i-C4Hg), (-n-C5H11), et tout autre peracide soluble dans l'eau ou soluble dans les solvants organiques, peuvent être utilisés dans le procédé conforme à l'invention. Egalement, des acyl peroxydes ou d'autres précur seurs de peroxyacides peuvent être utilisés dans le procédé selon l'invention. Par ailleurs, des aryl diperoxyacides peuvent être employés dans ce procédé. Bien que le procédé selon l'invention soit décrit en liaison avec des oxydants organiques tels que des peroxydes organiques, des hydroperoxydes organiques (de formule générale R - O - O - H) et des peroxyacides organiques (de formule générale RCO3H), il est clair que divers dérivés des oxydants organiques peuvent également être utilisés. Par exemple, le procédé selon l'invention peut être mis en oeuvre avec des sels des oxydants organiques, par exemple des sels d'hydroperoxydes organiques (de formule R - 0 - O - M) et des sels de peroxyacides organiques (de formule RCO3M) où M est une espèce cationique choisie parmi les métaux alcalins, les métaux alcalino-terreux et le radical ammonium.Parmi les métaux alcalins, on peut citer le lithium, le sodium, le potassium, le rubidium, le césium , le métal alcalin étant le plus fréquemment le sodium ou le potassium. Parmi les métaux alcalino-terreux figurent le béryllium, le magnésium, le calcium, le strontium et le baryum, et le métal alcalino-terreux est le plus fréquemment le magnésium ou le calcium. D'une manière générale, lorsque la liqueur de catholyte est un hydroxyde de métal alcalin aqueux, MOH, l'oxydant organique est soit la forme hydrogène (par exemple R - 0 - O - H, R - O - O - R, RCO3H), soit le sel de métal alcalin (par exemple R - O - 0 - M, RC03M) où M est le même métal alcalin dans l'hydroxyde et dans l'oxydant organique. Par le procédé selon l'invention utilisant des oxydants peroxydiques organiques, les produits de réaction cathodiques de l'oxydant sont récupérés à partir du compartiment à catholyte 45 en même temps que la liqueur de cellule. Les produits de réduction cathodiques de l'oxydant peuvent être, en partie ou en totalité, des gaz ou des vapeurs, tels que : alcool méthylique, alcool éthylique, alcool n-propylique, alcool iso-propylique ou alcool tert-butylique. En variante, les produits peuvent être des liquides récupérés avec la liqueur de cellule, tels que : alcool méthylique, alcool éthylique, alcool n-propylique, alcool iso-propylique, alcool tert-butylique, alcool sec-butylique, alcool iso-butylique, alcool n-bu tylique ou alcool tert-pentylique, alcool n-pentylique, alcool iso-pentylique, alcool amylique, ou le produit cathodique peut etre composé d'émulsions ou de suspensions de quantités excédentaires d'alcools faiblement solubles, tels que l'alcool sec-butylique, l'alcool iso-butylique, l'alcool n-butylique, l'alcool tert-pentylique, l'alcool n-pentylique, 1'alcool iso-pentylique ou l'alcool amylique.Lorsque le produit de réaction cathodique de l'oxydant est récupéré sous forme d'un gaz, ou à la fois comme gaz et comme liquide, tel que l'alcool méthylique, l'alcool éthylique, l'alcool n-propylique, l'alcool iso-propylique ou l'alcool tert-butylique, le produit de réduction cathodique est séparé à la fois de la vapeur d'eau et de la phase gazeuse et récupéré.En variante, lorsque le produit de réduction cathodique de l'oxydant est récupéré sous forme d'un liquide, soit en solution avec l'eau, soit en suspension ou en émulsion dans de l'eau, tel que 1'alcool méthylique, l'alcool éthylique, l'alcool n-propylique, l'alcool iso-propylique, l'alcool n-butylique, l'alcool isobutylique, l'alcool sec-butylique, l'alcool tert-butylique, l'alcool tert-pentylique, l'alcool n-pentylique, l'alcool isopentylique, l'alcool néopentylique ou l'alcool sec-pentylique, le produit de réduction cathodique peut être séparé de la liqueur de cellule par des méthodes bien connues de 1? homme de l'art, telles que distillation fractionnée, extraction, adsorption ou d'autres techniques de séparation de phase, ou similaires, et être récupérés. Selon un exemple conforme à l'invention, de l'alcool butylique tertiaire est produit au cours de ltélectrolyse de saumure de chlorure de sodium. Dans cet exemple de l'invention, de la saumure de chlorure de sodium est envoyée dans une chambre à anolyte 39 d'une cellule à électrolyse 11, de 1'hydroperoxyde de butyle tertiaire est envoyé dans une chambre à catholyte 45 de la cellule et on fait passer un courant électrique à partir d'une anode 37 de la cellule Il vers une cathode 43 de la cellule 11, moyennant quoi du chlore se dégage à l'anode et de l'alcool butylique tertiaire, ainsi que de l'acétone, se forment dans le compartiment à catholyte.Une liqueur de catholyte aqueuse contenant de l'hydroxyde de sodium, de l'alcool butylique tertiaire, de l'acétone et un ex cès d'hydroperoxyde de butyle tertiaire est récupérée à partir de la chambre à catholyte 45 de la cellule 11. Après cela, une liqueur de catholyte aqueuse contenant de l'hydroxyde de sodium, de l'alcool butylique tertiaire, un carbonyle, par exemple de l'acétone, et un excès d'hydroperoxyde de butyle tertiaire, plus probablement sous forme de sel de sodium, est récupérée à partir de la cellule 11. Avec une charge d'hydroperoxyde de butyle tertiaire et un produit à base d'alcool butylique tertiaire, un azéotrope peut se former au cours de l'évaporation, de la récupération ultérieure et de la distillation de la liqueur de cellule. Cet azéotrope contient 11,76 % d'eau et 88,24 % d'alcool butylique tertiaire. Dans le mode de réalisation selon l'invention où un excès d'hydroperoxyde de butyle tertiaire est envoyé dans la cellule, l'alcool butylique tertiaire récupéré sous forme d'azéotrope, le sel de sodium de l'hydroperoxyde, par exemple Na r(CH3)3COO-~/, peut cristalliser à partir de la solution de soude caustique aqueuse concentrée, par exemple une solution de soude caustique renfermant plus de 40 % en poids de soude caustique. Ce sel de sodium d'hydroperoxyde de butyle tertiaire peut être ensuite recyclé vers la chambre à catholyte 45 d'une cellule 11, 13. Selon un autre exemple conforme à l'invention, la liqueur de cellule peut être envoyée dans une autre cellule 13, par exemple dans la chambre à catholyte 45 de celle-ci, de manière à fournir une liqueur de catholyte renforcée en teneur en hydroxyde de métal alcalin et avec une teneur réduite en oxydant organique. L'oxydant organique restant peut être ensuite réduit ultérieurement dans la ou les cellules suivantes, avec la liqueur de cellule de manière à fournir davantage de produit secondaire, par exemple plus de cétone, d'aldéhyde, d'acide, d'alcool ou de glycol, et une solution d'hydroxyde de métal alcalin à forte concentration. Dans cet exemple, un écoulement en série de la liqueur de cathode, par exemple à travers un électrolyseur bipolaire 1, peut être utilisé. Dans un autre exemple encore du procédé selon 1 'in- vention, l'oxydant peut être un couple redox, à savoir un couple réduction-oxydation, où l'oxydant est réduit à l'intérieur de la cellule et est ensuite oxydé à l'extérieur de la cellule, comme pour le retour vers la cellule. Un couple redox approprié est un composé de cuivre qui peut etre introduit dans la cellule 11 sous forme d'un composé cuivrique, réduit en un composé cuivreux à la cathode 43 et récupéré à partir du compartiment à catholyte 45 sous forme d'un composé cuivreux. Après cela, le composé cuivreux peut être oxydé en un composé cuivrique à l'extérieur de l'électrolyseur 1 et renvoyé dans l'électrolyseur. Comme couples de cuivre appropriés, on peut citer des couples de cuivre chélaté, tels que des phtalocyanines. Selon un autre exemple du procédé conforme à l'in- vention où est utilisé un couple redox, le couple redox peut être un couple redox quinone-hydroquinone. Dans ce cas, la quinone est réduite électrolytiquement en hydroquinone à la cathode 43, de l'hydroquinone est récupérée à partir de la liqueur de cathode 45, et elle est oxydée en quinone à l'extéri- eur de la cellule. Selon un autre exemple du procédé conforme à l'in- vention, des véhicules d'oxygène solides peuvent être introduits dans le compartiment à catholyte 45 et récupérés, partiellement.débarrassés de l'oxygène. Parmi ceux-ci figurent des complexes de manganèse (II), des complexes de type tétrasulfonate de phtalocyanine et de métaux de transition et des complexes binucléaires de cuivre (Il) et de l-phényl-1,3,5-he- xane triorate. Les catalyseurs cathodiques utiles pour la réalisation du procédé selon l'invention sont ceux possédant des propriétés en tant que catalyseurs de dismutation d'H02, à savoir des catalyseurs capables de catalyser la réaction de surface En outre, le catalyseur doit être capable de catalyser la réaction de transfert d'électrons ou d'être utilisé conjointement avec un tel catalyseur. Les catalyseurs considérés doivent également présenter une résistance chimique à la liqueur de catholyte. Des catalyseurs de dismutation d'H02- satisfaisants sont le carbone, les métaux de transition du groupe VIII, à savoir le fer, le cobalt, le nickel, le palladium, le ruthénium, le rhodium, le platine, l'osmium, l'iridium et leurs composés. On peut en outre utiliser d'autres catalyseurs tels que le cuivre, le plomb et les oxydes de plomb. Les métaux de transition peuvent être présents en tant que métaux, alliages ou composés intermétalliques. Lorsqu'on utilise par exemple du nickel, celui-ci peut être mélangé avec Mo, Ta ou Ti. Ces mélanges servent à maintenir une faible tension cathodique pendant des périodes d'électrolyse prolongées. N'importe quel métal des groupes IIIB, IVB, VB, VIB, VIIB, IB, IIB ou IIIA, y compris leurs alliages et leurs mélanges, ledit métal ou alliage étant résistant vis-à-vis du catholyte, peut être utilisé comme revêtement de cathode 43 ou catalyseur à la surface de la membrane 33. De plus, des métalloïdes solides tels que des phtalocyanines des métaux du groupe VIII, des perovskites, des bronzes au tungstène, des spinelles, des delafossites et des pyrochlores, entre autres, peuvent être utilisés comme surface catalytique 43 de la membrane 33. Des catalyseurs préférés sont les métaux du groupe du platine, des composés des métaux du groupe du platine, par exemple des oxydes, des carbures, des siliciures, des phosphures et des nitrures de ceux-ci, des composés intermétalliques et leurs oxydes, tels que la forme rutile Ru02-TiO2 douée de propriétés semi-conductrices. Selon un autre exemple conforme à l'invention, 1'électrocatalyseur cathodique, à savoir le catalyseur de transfert d'électrons pour la réaction peut être un borure d'un métal de transition. Les métaux de transition fournissant des borures avec la résistance chimique requise vis-à-vis des hydroxydes de métaux alcalins aqueux concentrés et présentant une activité catalytique de surface pour la réaction précitée sont les métaux de transition des groupes IVB, VB et VIB de la classification périodique. Ces métaux sont le titane, le zirconium, le hafnium, le vanadium, le niobium, le tantale, le chrome, le molybdène et le tungstène.Parmi les métaux de transition préférés des groupes IVB, VB et VIB figurent ceux donnant des borures ayant une résistance chimique plus élevée, par exemple le titane, le vanadium, le niobium, le tantale, le chrome et le tungstène. On préfère en particulier le diborure de titane, TiB2. Selon un exemple préféré de mise en oeuvre de l'invention, un composé d'intercalation de carbone et de fluor peut être utilisé comme catalyseur cathodique 43. Par composé d'intercalation de carbone et de fluor, on entend une matière carbonée cristallisée dans un réseau à couches de graphite, les atomes de la couche étant séparés d'environ 1,41 angström, les couches étant séparées par une distance plus grande, par exemple d'au moins 3,35 angströms environ, et des atomes de fluor étant présents entre les couches. Ainsi qu'il est envisagé ici, les couches de carbone à l'intérieur du composé d'intercalation peuvent être enrobées, ainsi qu'il est établi pour le monofluorure de carbone de formule empirique (CFx) où x est compris entre 0,68 et 0,995. En variante, les couches de carbone au sein du composé d 'in- tercalation peuvent être sensiblement planes, ainsi qu'il est admis pour le monofluorure de tétracarbone de formule empirique (CFx), où x est compris entre 0,25 et 0,30. On envisage également dans le cas présent divers composés intermédiaires et non stoechiométriques. Les composés d'intercalation de carbone et de fluor sont également désignés sous le nom de graphites fluorés et de fluorures de graphite. Ils se caractérisent-par un spectre infra-rouge présentant une bande d'absorption à 1200 cm Le catalyseur à base de composé d'intercalation carbone-fluor 43 considéré peut comporter un catalyseur de dismutation d'H02 . Lorsqu'on utilise un oxydant gazeux sous forme d'air ou d'oxygène, la portion du catalyseur destinée au transfert d'électrons est hydrophile, alors que la portion destinée à la réaction de surface peut être hydrophile ou hydrophobe, et est de préférence hydrophobe. Le catalyseur pour la réaction de surface est hydrophobe, ou noyé ou porté par un film hydrophobe. Le film hydrophobe peut être une matière hydrophobe poreuse, telle que le graphite ou un film d'un polymère fluorocarboné sur le catalyseur. Le catalyseur pour réaction de surface comme décrit ci-dessus et le catalyseur pour transfert d'électrons doivent se trouver dans un voisinage très proche. Ils peuvent être mélangés ou ils peuvent constituer des surfaces différentes de la même particule.Par exemple, un catalyseur particulièrement avantageux peut être fourni par un film microporeux sur la surface 41 de la membrane permionique, le catalyseur 43 étant supporté par un film microporeux hydrophobe. Selon un autre exemple de mise en oeuvre de l'invention utilisant une cathode dépolarisée, les électrodes peuvent être des électrodes à suintement, c'est-à-dire des électrodes qui laissent suinter un oxydant. Lorsqu'on utilise des électrodes à suintement, l'oxydant est distribué par 1'intermédiaire du distributeur 51 vers les particules catalytiques 43, ce qui évite le contact avec la liqueur de catholyte dans le compartiment à catholyte 45. En variante, l'oxydant peut être fourni par un deuxième système de distribution s'appuyant sur la surface cathodique 41 de la membrane permionique 33 ou sur les particules catalytiques 43. L'alimentation en oxydant peut être gazeuse, et notamment constituée par de l'air en excès ou de l'oxygène. Lorsqu'on utilise de l'excès d'air ou d'oxygène, cet excès sert de milieu d'échange de chaleur pour maintenir la température assez basse, de maniere à réduire la tension de vapeur du chlore liquide. En variante, l'utilisation d'oxydants multiples tels que de l'air et de l'oxygène, de l'air et un composé peroxydique, de l'oxygène et un composé peroxydique, de l'air ou de l'oxygène et un couple redox, est possible. Lorsqu'on utilise de l'air ou de l'oxygène comme oxydant, celuici doit être sensiblement exempt d'anhydride carbonique pour éviter la formation de carbonate sur la cathode. L'utilisation d'une cellule horizontale est particulièrement avantageuse si l'on met en oeuvre une cathode à dépolarisation. Une disposition particulièrement satisfaisante est la disposition où la surface anodique 35 de la membrane permionique 33 et le catalyseur anodique 37 se trouvent à la partie supérieure de la membrane permionique 31 et où la surface cathodique 41 et le catalyseur cathodique 43 se trouvent à la partie inférieure de la membrane permionique 33. Cela évite que le catalyseur d'oxydation,ctest-à-dire le catalyseur de dismutation d'H02, soit noyé par de l'hydroxyde de métal alcalin,tout en produisant une mince pellicule d'hydroxyde de métal alcalin à la surface de la membrane 41 contiguë à la surface de cathode,et améliore le contact entre le catalyseur 43 et l'oxydant. REVENDICATIONS 1. Cellule d'électrolyse avec électrolyte à base de polymère solide comportant une membrane permionique avec une cathode prenant appui sur sa surface cathodique, caractérisée en ce que la cathode comprend un borure d'un métal de transition. 2. Cellule d'électrolyse avec électrolyte à base de polymère solide selon la revendication 1,caractérisée en ce que le borure est choisi parmi les borures de titane, de vanadium, de niobium,de tantale,de chrome et de tungstène. 3. Cellule d'électrolyse avec électrolyte à base de polymère solide selon la revendication 2,caractérisée en ce que le borure de titane est du TiB2. 4. Procédé pour l'électrolyse d'une saumure dans une cellule à électrolyse avec électrolyte à base de polymère solide comportant une membrane permionique avec un électrocatalyseur cathodique prenant appui sur la surface de la membrane permionique, avec alimentation de la cellule avec un chlorure de métal alcalin et application d'un potentiel électrique à travers la cellule,raractérisé en ce qu'on met en oeuvre une cellule comportant une cathode selon la revendication 1. 5. Procédé selon la revendication 4,caractérisé en ce que le borure est choisi parmi les borures de titane, de vanadium,de niobium,de tantale,de chrome et de tungstène. 6. Procédé selon la revendication 5,caractérisé en ce que le borure de titane est du TiB2. 7. Cellule d'électrolyse avec électrolyte à base de polymère solide comportant des parois de cellule ,un électrolyte à base de polymère solide avec un électrocatalyseur prenant appui sur au moins une de ses surfaces,un système de collecteur de courant s'appuyant sur ledit électrocatalyseur et la paroi terminale tournée vers ledit électrocatalyseur,caractérisée en ce que le système de collecteur de courant comprend un premier dispositif métallique élastique s'appuyant sur l'électrocatalyseur et et un deuxième dispositif métallique élastique s'appuyant sur la paroi terminale, et les premier et deuxième dispositifs métalliques élastiques sont assemblés de manière amovible. 8. Cellule d'électrolyse comportant un électrolyte à base de polymère solide constitué par une membrane permionique comprenant une membrane échangeuse de cations fluorée, dotée de groupes échangeurs d'ions à base d'acide carboxylique,un électrocatalyseur anodique sur une première surface anodique de la membrane permionique et un électrocatalyseur cathodique sur une deuxième surface cathodique de la membrane permionique opposée à la première surface, caractérisée en ce que la membrane permionique a une capacité d'échange d'ions d'environ 0,5 à 2 milliéquivalents par gramme de polymère sec et une température de transition vitreuse supérieure à environ -800C et inférieure à environ 9O0C. 9. Electrolyseur bipolaire comprenant une série de cellules d'électrolyse avec électrolyte à base de polymère solide montées électriquement et mécaniquement en série, lesdites cellules d'électrolyse renfermant des électrolytes à base de polymère solide, chaque électrolyte à base de polymère solide comprenant une membrane permionique avec une membrane échangeuse de cations fluorée dotée de groupes échangeurs d'ions à base d'acide carboxylique,un électrocatalyseur anodique sur une première surface anodique de la membrane permionique et un électrocatalyseur cathodique sur une deuxième surface cathodique de la membrane permionique à l'opposé de la première surface, caractérisé en ce que la membrane permionique possède une capacité d'échange d'ions d'environ 0,5 à 2 milliéquivalents par gramme de polymère solide et une température de transition vitreuse supérieure à environ -8O0C et inférieure à environ 900C. 10. Procédé d'électrolyse consistant à envoyer une saumure de chlorure de métal alcalin aqueux dans une cellule d'électrolyse comportant un compartiment à anolyte séparé d'un compartiment à catholyte par un électrolyte à base de polymère solide,ledit électrolyte à base de polymère solide comportant une membrane permionique fluorocarbonée avec un électrocatalyseur anodique sur sa face anodique et un électrocatalyseur cathodique sur sa face cathodique,à appliquer un potentiel électrique à travers l'électrolyte à base de polymère solide et à retirer du chlore du compartiment à anolyte et de l'hydroxyde de métal alcalin du compartiment à catholyte,caractérisé en ce que l'électrolyte à base de polymère solide possède des groupes acide carboxylique en tant que groupes échangeurs d'ions. 11. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que la membrane échangeuse de cations possède une capacité d'échange d'ions de 0,5 à 2 milliéquivalents par gramme de polymère solide et une température de transition vitreuse supérieure à environ -800C et se situant à environ 200C au-dessous de la température de l'électrolyte. 12. Procédé selon la revendication 11, caractérisé en ce que le polymère possède des liaisons éther dans la chaîne latérale porteuse d'acide carboxylique. 13.Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'on récupère une liqueur de catholyte à base d'hydroxyde de métal alcalin renfermant au moins 30% en poids d'hydroxyde de métal alcalin. 14. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'on maintient la pression hydrostatique à l'intérieur du compartiment à anolyte au-dessus de la tension de vapeur de chlore dégagé, de manière à récupérer du chlore liquide à partir du compartiment à anolyte. 15.Procédé d'électrolyse consistant à envoyer un chlorure de métal alcalin aqueux dans une cellule d'électrolyse comportant un compartiment à anolyte séparé d'un compartiment à catholyte par un électrolyte à base de polymère solide, ledit électrolyte à base de polymère solide comportant une membrane permionique avec un électrocatalyseur anodique sur sa première face anodique et un électrocatalyseur cathodique sur sa deuxième face cathodique,à appliquer un potentiel électrique à travers l'électrolyte à base de polymère solide et à retirer du chlore du compartiment à anolyte et de l'hydroxyde de métal alcalin du compartiment à catholyte,caractérisé en ce qu'on recueille la liqueur de catholyte contenant au moins 30% en poids d'hydroxyde de métal alcalin. 16.Procédé d'électrolyse consistant à envoyer un chlorure de métal alcalin aqueux dans une cellule d'électrolyse comportant un compartiment à anolyte séparé d'un compartiment à catholyte par un électrolyte à base de polymère solide,ledit électrolyte à base de polymère solide comportant une membrane permionique avec un électrocatalyseur anodique sur sa première face anodique et un catalyseur cathodique sur sa deuxième face cathodique,à appliquer un potentiel électrique à travers l'électrolyte à base de polymère solide et à retirer du chlore du compartiment à anolyte et de l'hydroxyde de métal alcalin du compartiment à catholyte,caractérisé en ce qu'on maintient la pression hydrostatique à l'intérieur du compartiment à anolyte au-dessus de la tension de vapeur du chlore dégagé de manière à récupérer du chlore liquide à partir du compartiment à anolyte. 17. Procédé d'électrolyse consistant à envoyer une saumure de chlorure de métal alcalin aqueux dans une cellule d'électrolyse comportant un compartiment à anolyte séparé d'un compartiment à cathlyte par un électrolyte à base de polymère solide,ledit électrolyte à base de polymère solide comportant une membrane permionique polymère fluorée à base d'acide carboxylique avec un électrocatalyseur anodique sur sa face anodique et un électrocatalyseur cathodique sur sa face cathodfque, à appliquer un potentiel électrique à travers l'électrolyte à base de polymère solide et à retirer du chlore du compartiment à anolyte et de l'hydroxyde de métal alcalin du compartiment à catholyte,caractérisé en ce que l'électrolyte à base de polymère solide est disposé de façon sensiblement horizontale avec l'électrocatalyseur anodique sur sa face supérieure et l'électrocatalyseur cathodique sur sa face inférieure,moyennant quoi on entraîne le chlore dégagé à partir de l'électrolyte à base de polymère solide et on produit un mince film d'hydroxyde de métal alcalin sur l'électrolyte à base de polymère solide. 18 Procédé d'électrolyse consistant à envoyer un chlorure de métal alcalin aqueux dans une cellule d'électrolyse comportant un compartiment à anolyte séparé d'un compartiment à catholyte par un électrolyte à base de polymère solide,ledit électrolyte à base de polymère solide comportant une membrane permionique avec un électrocatalyseur anodique sur sa première face anodique et un électrocatalyseur cathodique sur sa deuxième face cathodiquetà appliquer un potentiel électrique à travers l'électrolyte à base de polymère solide et à retirer le chlore du compartiment à anolyte et de l'hydroxyde de métal alcalin du compartiment à catholyte,caractérisé en ce que l'électrolyte à base de polymère solide est disposé de façon sensiblement horizontale avec 1'électrocatalyseur anodique sur sa face supérieure et l'électrocatalyseur cathodique sur sa face inférieure,moyennant quoi on entraîne le chlore dégagé à partir de l'électrolyte à base de polymère solide et on produit un mince film d'hydroxyde de métal alcalin sur l'électrolyte à base de polymère solide. 19. Cellule d'électrolyse comprenant un électrolyte à base de polymère solide avec un électrocatalyseur anodique sur une première surface anodique de celle-ci et un électrocatalyseur cathodique,un dispositif d'alimentation en oxydant et un catalyseur d'oxydation de l'hydrogène en contact avec une deuxième surface cathodique de l'électrolyte à base de polymère solide, caractérisée en ce que l'électrolyte à base de polymère solide est disposé de façon sensiblement horizontale avec le catalyseur de dégagement de chlore anodique sur la face supérieure de l'électrolyte à base de polymère solide de manière à retirer le chlore dégagé de l'électrolyte à base de polymère solide, et avec le catalyseur de dégagement d'hydroxyde cathodique et le catalyseur d'oxydation de l'hydrogène sur la face inférieure de manière à produire une pellicule d'hydroxyde de métal alcalin sur l'électrolyte à base de polymère solide. 20. Procédé d'électrolyse consistant à envoyer une saumure de chlorure de métal alcalin aqueux dans une cellule d'électrolyse comportant un compartiment à anolyte séparé d'un compartiment à catholyte par un électrolyte à base de polymère solide comportant un électrocatalyseur anodique tourné vers le compartiment à anolyte et un électrocatalyseur cathodiquewun catalyseur d'oxydation d'hydrogène faisant face au compartiment à catholyte , à envoyer un oxydant dans ledit compartiment à catholyte,à appliquer un potentiel électrique à travers l'électrdy te à base de polymère solide et à retirer le chlore du compartiment à anolyte et l'hydroxyde de métal alcalin du compartiment à catholyte,caractérisé en ce que l'électrolyte à base de polymère solide est disposé de façon sensiblement horizontale avec l'électrocatalyseur anodique sur sa face supérieure et l'électrocatalyseur cathodique sur la surface inférieure,on maintient une pellicule d'hydroxyde de métal alcalin aqueux sur la surface inférieure de l'électrolyte à base de polymère solide et on amène un oxydant à la surface de l'électrolyte à base de polymère solide afin d'éviter la submersion du catalyseur cathodique. 21. Procédé pour le fonctionnement d'un électrolyseur bipolaire avec électrolyte à base de polymère solide comportant des unités bipolaires entre des cellules électrolytiques individuelles,consistant à envoyer une saumure de chlorure de métal alcalin dans un compartiment à anolyte d'une cellule individuelle,à envoyer de l'eau dans un compartiment à catholyte de la cellule individuelle, et à faire passer un courant électrique à travers ladite cellule, caractérisé en ce qu'on envoie au moins une desdites charges à travers un dispositif échangeur de température à l'intérieur d'une unité bipolaire dudit électrolyseur bipolaire entre une paire de cellules électrolytiques individuelles pour en évacuer la chaleur. 22 Electrolyseur bipolaire avec électrolyte à base de polymère solide comportant une pluralité de cellules électrolytiques individuelles avec électrolyte à base de polymère solide montées électriquement et mécaniquement en série,où chacune desdites cellules comprend un compartiment à anolyte séparé d'un compartiment à catholyte par un électrolyte à base de polymère solide, ledit électrolyte à base de polymère solide se composant d'une membrane permionique avec un électrocatalyseur anodique sur la première surface anodique de celle-ci et un électrocatalyseur cathodique sur la deuxième surface cathodique de celle-ci, et où chaque paire desdites cellules est séparée par une unité bipolaire, ladite unité bipolaire comprenant une première surface résistant à de la saumure acidifiée et une deuxième surface résistant à l'hydroxyde de métal alcalin,caractérisé en ce que ladite unité bipolaire comporte une barrière à hydrogène intercalée entre ladite première surface et ladite deuxième surface. 23.Electrolyser avec électrolyte à base de polymère solide selon la revendication 22,caractérisé en ce que ladite barrière à hydrogène est un métal choisi parmi les suivants:vanadium,chrome,manganèse,cobolt,nickel,cuivretzinc, niobium,molybdène,argent,cadmium,rhodium,tantale,tungstène, iridium et or. 24. Electrolyseur à base de polymère solide selon la revendication 22, caractérisé en ce que la barrière à hydrogène est du cuivre 25. Electrolyseur bipolaire avec électrolyte à base de polymère solide comportant une pluralité de cellules électrolytiques individuelles avec électrolyte à base de polymère solide montées électriquement et mécaniquement en série, ou' chacune desdites cellules comprend un compartiment à anolyte séparé d'un compartiment à catholyte par un électrolyte à base de polymère solide,ledit électrolyte à base de polymère solide se composant d'une membrane permionique avec un électrocatalyseur anodique sur la première surface anodique de celle-ci et un électrocatalyseur cathodique sur la deuxième surface cathodique de celle-ci, et oU chaque paire desdites cellules est séparée par une unité bipolaire, caractérisé en ce que ladite unité bipolaire comprend une conduite à électrolyte extérieure et un moyen pour le transport de l'électrolyte à partir de ladite conduite à électrolyte extérieure vers et à travers ladite unité bipolaire en direction d'une surface de ladite unité bipolaire parallèle à 11 électrolyte à base de polymère solide,ladite surface comportant un moyen pour la distribution de l'électrolyte. 26. Electrolyseur bipolaire avec électrolyte à ba se de polymère solide selon la revendication 25,caractérisé en ce que ladite unité bipolaire comprend un système de récupération de produit. 27. Procédé pour la mise en service d'un électrolyseur bipolaire avec électrolyte à base de polymère solide comportant une pluralité d'électrolyseurs bipolaires individuels avec électrolyte à base de polymère solide montés électriquement et mécaniquement en série, chacune desdites cellules individuelles avec électrolyte à base de polymère solide comprenant une membrane permionique avec un électrocatalyseur anodique sur la première slr- face anodique de celle-ci et un électrocatalyseur cathodique sur la deuxième surface cathodique de celle-ci,et où chacune desdites cellules est séparée par une unité bipolaire, ledit procédé consistant à envoyer une saumure dans lesdits compartiments à anolyte à partir d'une source d'alimentation extérieure,à envoyer de l'eau dans lesdits compartiments à catholyte,à partir d'une source d'alimentation extérieure,à appliquer le potentiel électrique à travers ledit électrolyseur,à récupérer un produit d'anolyte à partir des compartiments à anolyte et à récupérer un produit de catholyte à partir des compartiments à catholyte,caractérisé en ce qu'on envoie lesdites saumure et eau à partir d'un système d'alimentation extérieur dans et à travers ladite unité bipolaire en direction d'une surface de ladite unité bipolaire parallèle à l'électrolyte à base de polymère solide et à travers un système poreux dans lesdites unités bipolaires en direction desdites cellules électrolytiques individuelles avec électrolyte à base de polymère solide 28. Procédé selon la revendication 27,caractérisé en ce qu'on récupère du produit par l'intermédiaire de ladite unité bipolaire. 29. Cellule d'électrolyse ,caractérisée en ce qu'elle comporte un électrolyte à base de polymère solide avec un électrocatalyseur anodique sur une première surface anodique de celle-ci et un électrocatalyseur cathodique sur une deuxième surface cathodique opposée, un système pour alimenter en oxydant la deuxième surface cathodique de l'électrolyte à base de polymère solide et un catalyseur de dismutation d'H02 comprenant un support électroconducteur poreux avec une surface hydrophobe poreuse en contact avec la deuxième surface cathodique de l'électrolyte à base de polymère solide. 30. Cellule d'électrolyse selon la revendication 29,caractérisée en ce que le catalyseur de dismutation d'H02 comprend un support en carbone poreux avec une surface fluorocarbonée poreuse sur celui-ci. 31.Cellule d'électrolyse selon la revendication 30,caractérisé en ce que le catalyseur de dismutation d'H02 est mélangé à l'électrocatalyseur cathodique. 32. Cellule d'électrolyse comportant un électrolyte à base de polymère solide avec un électrocatalyseur anodique sur une première surface anodique de celui-ci et un électrocatalyseur cathodique sur une deuxième surface cathodique opposée, un système pour alimenter en oxydant la deuxième surface cathodique de l'électrolyte à base de polymère solide et un catalyseur de dismutation d'H02 en contact avec la deuxième surface cathodique de l'électrolyte à base de polymère solide, caractérisée en ce que le catalyseur de dismutation d'H02 comporte un support électroconducteur en carbone poreux muni d'une surface fluorocarbonée hydrophobe poreuse. 33. Cellule d'électrolyse selon la revendication 32,caractérisée en ce que le catalyseur de dismutation d'H02 est mélangé à l'électrocatalyseur cathodique. 34. Cellule d'électrolyse comportant un électrolyte à base de polymère solide avec un électrocatalyseur anodique sur une première surface anodique de celui-ci et un électrocatalyseur cathodique sur une deuxième surface cathodique opposée, un système pour alimenter en oxydant la deuxième surface cathodique de l'électrolyte à base de polymère solide et un catalyseur de dismutation d'H02 en contact avec la deuxième surface cathodique de l'électrolyte à base de polymère solide, caractérisée en ce que le catalyseur de dismutation d'H02 comporte un support électroconducteur poreux muni d'une surface hydrophobe poreuse, le catalyseur de dismutation d'H02 étant mélangé à l'électrocatalyseur cathodique. 35. Cellule d'électrolyse selon la revendication 34,caractérisée en ce que le catalyseur de dismutation d'H02 comprend un support en carbone poreux muni d'une surface fluorocarbonée poreuse 36. Cellule d'électrolyse avec un électrolyte à base de polymère solide comprenant une membrane permionique, un électrocatalyseur anodique sur une première surface anodique de la membrane permionique et un électrocatalyseur cathodique sur une deuxième surface cathodique de la membrane permionique,opposée à la première surface, la membrane permionique étant une membrane échangeuse de cations fluorée avec des groupes acide carboxylique en tant que groupes échangeurs d'ions,ladite membrane permionique ayant une capacité d'échange d'ions d'environ 0,5 à 2 milliéquivalents par gramme de polymère sec, une concentration en groupe acide carboxylique d'environ 8 à 30 milliéquivalents par gramme d'eau absorbée et une température de transition vitreuse audessus d'environ -80 C et au-dessous d'environ 70"C,caractérisée en ce que la surface anodique de la membrane permionique comporte une portion réticulante de manière à rendre la surface hydrophobe. 37.Cellule d'électrolyse selon la revendication 36 ,caractérisée en ce que la portion réticulante provient de diènes perfluorés ou de divinylbenzène. 38. Cellule d'électrolyse avec un électrolyte à base de polymère solide comprenant une membrane permionique perfluorocarbonée,un électrocatalyseur anodique sur une première surface anodique de la membrane permionique et un électrocatalyseur cathodique sur une deuxième surface cathodique de la membrane permionique,caractérisée en ce que l'électrolyte à base de polymère solide comprend des portions réticulantes sur sa surface anodique de manière à rendre la surface anodique hydrophobe. 39. Cellule d'électrolyse selon la revendication 38,caractérisée en ce que la portion réticulante provient de diènes perfluorés ou de divinylbenzène. 40. Procédé d'électrolyse consistant à envoyer une saumure de chlorure de métal alcalin aqueux dans une cellule d'électrolyse comportant un compartiment à anolyte séparé d'un compartiment à catholyte par un électrolyte à base de polymère solide,ledit électrolyte à base de polymère solide comportant une membrane permionique perfluorocarbonée à groupes acide carboxylique avec un électrocatalyseur anodique sur sa face anodique et un électrocatalyseur cathodique sur sa face cathodique,à appliquer un potentiel électrique à travers l'électrolyte à base de polymère solide et à retirer du chlore du compartiment à anolyte et de l'hydroxyde de métal alcalin du compartiment icatholyte,caractéri- sé en ce que ladite membrane permionique avec électrolyte à base de polymère solide comporte des portions réticulantes à sa surface anodique de manière à rendre la surface anodique hydrophobe. 41. Procédé selon la revendication 40,caractérisé en ce que la portion réticulante est dérivée de diènes perfluorés ou de divinylbenzène. 42. Procédé d'électrolyse consistant à envoyer un chlorure de métal alcalin aqueux dans une cellule d'électrolyse comportant un compartiment à anolyte séparé d'un compartiment à catholyte par un électrolyte à base de polymère solide,ledit électrolyte à base de polymère solide comportant une membrane permionique avec un électrocatalyseur anodique sur sa première face anodique et un électrocatalyseur cathodique sur sa deuxième face cathodique,à appliquer un potentiel électrique à travers l'électrolyte à base de polymère solide et à retirer du chlore du compartiment à anolyte et de l'hydroxyde de métal alcalin du compartiment à catholyte,caractérisé en ce qu'on met en oeuvre une membrane permionique dont la surface anodique comporte des portions réticulantes de manière à rendre la surface anodique hydrophobe. 43. Procédé selon la revendication 42,caractérisé en ce que la portion réticulante est dérivée de diènes perfluorés ou de divinylbenzène. 44. Procédé d'électrolyse consistant à envoyer une saumure de chlorure de métal alcalin aqueux dans une cellule d'électrolyse comportant un compartiment à anolyte séparé d'un compartiment à catholyte par un électrolyte à base de polymère solide et à retirer le chlore du compartiment à anolyte et l'hydroxyde de métal alcalin du compartiment à catholyte,caractérisé en ce qu'on met en oeuvre une saumure contenant moins de 20 parties par billion de calcium et moins de 20 parties par million de fer. 45. Procédé selon la revendication 44,caractérisé en ce que la saumure contient moins de 40 parties par billion de métaux alcalino-terreux totaux et moins de 40 parties par million de métaux de transition totaux. 46.Electrolyseur bipolaire avec électrolyte à base de polymère solide comportant une pluralité de cellules d'électrolyse individuelles montées électriquement et mécaniquement en série, avec des unités bipolaires entre elles, caractérisé en ce que la surface de l'unité bipolaire tournée vers l'anode est un alliage de titane et d'un agent d'alliage choisi parmi le molybdène, le palladium, le nickel, le fer, le scandium,l'yttrium et les lanthanides, l'agent d'alliage étant présent à une dose suffisamment élevée pour diminuer l'absorption d'hydrogène par le titane, mais à une dose suffisamment faible pour éviter la formation importante d'un système à deux phases. 47. Electrolyseur selon la revendication 46,caractérisé en ce que ledit agent d'alliage est choisi parmi les métaux des terres rares. 48. Electrolyseur selon la revendication 47,caractérisé en ce que ledit métal des terres rares est l'yttrium. 49. Electrolyseur selon la revendication 46, caractérisé en ce que ledit alliage comprend environ 0,01 à environ 1% en poids d'agent d'alliage. 50. Cellule d'électrolyse avec un électrolyte à base de polymère solide comprenant une membrane permionique,un électrocatalyseur anodique sur une première surface anodique de la membrane permionique et un électrocatalyseur cathodique sur une deuxième surface cathodique de la membrane permionique,opposée à la première surface, la membrane permionique étant une membrane échangeuse de cations fluorée avec des groupes acide carboxylique en tant que groupes échangeurs d'ions,ladite membrane permionique ayant une capacité d'échange d'ions d'environ 0,5 à 2 milliéquivalents par gramme de polymère sec, et une température de transition vitreuse supérieure à environ -80 C et inférieure à environ 700C,caractérisée en ce que ladite cellule électrolytique comprend un système pour l'évacuation du chlore liquide avec la saumure appauvrie. 51. Cellule d'électrolyse selon la revendication 50,caractérisée en ce qu'elle comprend un système pour la récupération du chlore à partir de la saumure appauvrie. 52. Cellule d'électrolyse selon la revendication 51,caractérisée en ce que le système pour la récupération du chlore à partir de la saumure appauvrie comprend un dispositif pour le refroidissement de la saumure appauvrie de manière à former de l'hydrate de chlore et un dispositif pour séparer l'hydrate de chlore de la saumure appauvrie. 53. Cellule d'électrolyse avec un électrolyte à base de polymère solide comprenant une membrane permionique,un électrocatalyseur anodique sur une première surface anodique de la membrane permionique et un électrocatalyseur cathodique sur une deuxième surface cathodique de la membrane permionique,caractérisée en ce qu'elle comprend un moyen pour retirer le chlore liquide et la saumure appauvrie de la dite cellule et un moyen pour séparer la saumure appauvrie du chlore liquide. 54 Cellule d'électrolyse selon la revendication 53,caractérisée en ce qu'elle comprend un système pour la récupération du chlore à partir de la saumure appauvrie. 55. Cellule d'électrolyse selon la revendication 54,caractérisée en ce que le système pour la récupération du chlore à partir de la saumure appauvrie comprend un dispositif pour le refroidissement de la saumure de manière à former de l'hydrate de chlore et un dispositif pour séparer l'hydrate de chlore de la saumure appauvrie. 56. Procédé d'électrolyse consistant à envoyer une saumure de chlorure de métal alcalin aqueux dans une cellule d'électrolyse comportant un compartiment à anolyte séparé d'un compartiment à catholyte par un électrolyte à base de polymère solide,ledit électrolyte à base de polymère solide comportant une membrane échangeuse de cations fluorée avec des groupes acide carboxylique en tant que groupes échangeurs d'ions,un électrocatalyseur anodique sur sa face anodique et un électrocatalyseur cathodique sur sa face cathodique,à appliquer un potentiel électrique à travers l'électrolyte à base de polymère solide et à retirer du chlore du compartiment à anolyte et de l'hydroxyde de métal alcalin du compartiment à catholyte,caractérisé en ce qu'on retire le chlore liquide et la saumure appauvrie de la cellule et on sépare le chlore liquide de la saumure appauvrie. 57. Procédé selon la revendication 56,caractérisé en ce que l'on récupère le chlore à partir de la saumure appau vrie. 58. Procédé selon la revendication 57,caractérisé en ce qu'on refroidit la saumure appauvrie de manière à former de l'hydrate de chlore et que l'on sépare l'hydrate de chlore de la saumure. 59. Procédé selon la revendication 58,caractérisé en ce qu'on refroidit la saumure appauvrie jusqu'en dessous de 9"C de manière à former de l'hydrate de chlore. 60. Procédé d'électrolyse consistant à envoyer un chlorure de métal alcalin aqueux dans une cellule d'électrolyse comportant un compartiment à anolyte séparé d'un compartiment à catholyte par un électrolyte à base de polymère solide,ledit électrolyte à base de polymère solide comportant une membrane permionique avec un électrocatalyseur anodique sur sa première face anodique et un électrocatalyseur cathodique sur sa deuxième face cathodique,à appliquer un potentiel électrique à travers l'électrolyte à base de polymère solide et à retirer du chlore et de la saumure appauvrie du compartiment à anolyte et l'hydroxyde de métal alcalin du compartiment à catholyte,caractérisé en ce qu'on retire le chlore liquide et la saumure appauvrie du compartiment à anolyte et on sépare le chlore liquide de la saumure appauvrie. 61 . Procédé selon la revendication 60, caractérisé en ce que l'on récupère le chlore à partir de la saumure appauvrie. 62. Procédé selon la revendication 61,caractérisé en ce qu'on refroidit la saumure appauvrie de manière à former de l'hydrate de chlore et que l'on sépare l'hydrate de chlore de la saumure appauvrie. 63. Procédé selon la revendication 62,caractérisé en ce qu'on refroidit la saumure appauvrie jusqu'en dessous de 90C de manière à former de hydrate de chlore. 64. Procédé d'électrolyse consistant à envoyer un chlorure de métal alcalin aqueux dans une cellule d'électrolyse possédant un compartiment à anolyte séparé d'un compartiment à catholyte,à appliquer un potentiel électrique à travers la cellule et à retirer le chlore et la saumure appauvrie du compartiment à anolyte et l'hydroxyde de métal alcalin du compartiment à catholyte,caractérisé en ce qu'on retire le chlore liquide et la saumure appauvrie du compartiment à anolyte et on sépare le chlore liquide de la saumure appauvrie. 65. Procédé selon la revendication 64,caractérisé en ce que l'on récupère le chlore à partir de la saumure appauvrie. 66.Procédé selon la revendication 65,caractérisé en ce qu'on refroidit la saumure appauvrie de manière à former de l'hydrate de chlore et que l'on sépare l'hydrate de chlore de la saumure appauvrie. 67. Procédé selon la revendication 66,caractérisé en ce qu'on refroidit la saumure appauvrie en dessous de 90C de manière à former un hydrate de chlore. 68. Procédé de préparation d'un électrolyte à base de polymère solide,caractérisé en ce qu'il comprend les opérations consistant à: a) fournir des particules comprenant un métal de transition et un métal lixiviable, b) extraire le métal lixiviable de la particule de manière à former une particule poreuse, c) déposer la particule poreuse sur une membrane permionique de manière à former un électrolyte à base de polymère solide. 69. Procédé selon la revendication 68,caractérisé en ce que le métal de transition est choisi parmi le fer, le cobalt et le nickel. 70. Procédé selon la revendication 69,caractérisé en ce que le métal lixiviable est l'aluminium. 71 Procédé selon la revendication 68,caractérisé en ce qu'on pulvérise à la flamme un alliage d'un métal de transition et un métal lixiviable sur une surface résistant à la chaleur,on extrait par lixiviation les particules pulvérisées et on dépose les particules pulvérisées lixiviées sur la membrane permionique. 72. Procédé selon la revendication 71,caractérisé en ce que les particules pulvérisées adhèrent à la surface résistant à la chaleur et sont éliminées de là en vue du dépôt sur la membrane permionique. 73. Procédé selon la revendication 71,caractérisé en ce que les particules pulvérisées heurtent et quittent la surface résistant à la chaleur. 74. Procédé d'électrolyse consistant à envoyer une saumure de chlorure de métal alcalin aqueux dans une cellule d'électrolyse comportant un compartiment à anolyte séparé d'un compartiment à catholyte par un électrolyte à base de polymère solide comportant un électrocatalyseur anodique tourné vers le compartiment à anolyte et un électrocatalyseur cathodique tourné vers le compartiment à catholyte,à appliquer un potentiel électrique à travers l'électrolyte à base de polymère solide et à retirer le chlore du compartiment à anolyte et l'hydroxyde de métal alcalin du compartiment à catholyte,caractérisé en ce qu'on met en oeuvre un catalyseur de dépolarisation de la cathode comprenant un composé d'intercalation à base de carbone et de fluor sur la face cathodique de l'électrolyte à base de polymère solide et on envoie un oxydant dans ledit compartiment à catholyte pour supprimer en grande partie le dégagement d'hydrogène sur le catalyseur de dégagement d'hydroxyle cathodique. 75. Procédé selon la revendication 74,caractérisé en ce que l'électrolyte à base de polymère solide comporte une membrane échangeuse de cations fluorée dotée de groupes acide carboxylique en tant que groupes échangeurs d'ions. 76. Procédé selon la revendication 75,caractérisé en ce que la membrane échangeuse de cations possède une cppacité d'échange d'ions de 0,5 à 2 milliéquivalents par gramme de polymère solide et une température de transition vitreuse supérieure à environ -80 C ,mais se situant au moins à 200C au-dessous de la température de ltélectrolyte. 77. Procédé selon la revendication 74,caractérisé en ce que ladite cathode comporte une portion hydrophile et une portion hydrophobe en contact avec l'oxydant et que ladite portion hydrophile comprend le composé d'intercalation de carbone et de fluor. 78. Procédé selon la revendication 77,caractérisé en ce que l'oxydant est l'oxygène. 79.Procédé selon la revendication 74,caractérisé en ce que le composé d'intercalation de carbone et de fluor possède la formule empirique CF , où x est compris entre 0,25 et 1,0. 80. Procédé selon la revendication 74,caractérisé en ce que ladite cathode comprend un catalyseur de dismutation d'H02 8d . Cellule d'électrolyse dotée d'un électrolyte à base de polymère solide avec un électrocatalyseur anodique sur une première surface anodique de celle-ci et un catalyseur cathodique sur la deuxième surface cathodique opposée, caractérisée en ce qu'elle comprend en outre un système pour l'alimentation en oxydant de la deuxième surface cathodique de l'électrolyte à base de polymère solide, et le catalyseur cathodique en contact avec la deuxième surface cathodique de l'électrolyte à base de polymère solide comprend un composé d'intercalation de carbone et de fluor. 82 . Cellule d'électrolyse selon la revendication 81,caractérisée en ce que le composé d'intercalation solide de carbone et de fluor possède la formule empirique CFX, où x est compris entre 0,25 et 0,70. 83. Cellule d'électrolyse selon la revendication 81,caractérisée en ce que le catalyseur cathodique en contact avec la deuxième surface cathodique de l'électrolyte à base de polymère solide comprend un composé de dismutation d'H02 84. Procédé d'électrolyse dans une cellule électrolytique comportant un compartiment à anolyte séparé d'un compartiment à catholyte par un électrolyte à base de polymère solide,ledit électrolyte polymère comportant un catalyseur anodique tourné vers le compartiment à anolyte et un catalyseur cathodique tourné vers le compartiment à catholyte,ledit procédé consistant à envoyer de la saumure dans le compartiment à anolyte, à envoyer un oxydant dans le compartiment à catholyte,à appliquer un potentiel électrique à travers l'électrolyte à base de polymère solide et à retirer le chlore du compartiment à anolyte et l'hydroxyde de métal alcalin du compartiment à catholyte,caractérisé en ce qu'on alimente le compartiment à catholyte en oxydant sous forme d'un complexe. 85. Procédé selon la revendication 84,caractérisé en ce que le complexe est choisi parmi des complexes de manganèse (II),des complexes métal de transition phtalocyanine tétrasulfonate, des complexes de phosphinomanganèse et des complexes binucléaires de cuivre (II) et de l-phényl-1,3,5-hexane trionate. 86.Cellule d'électrolyse avec électrolyte à base de polymère solide comprenant une membrane permionique,un électrocatalyseur anodique tourné vers une première surface anodique de la membrane permionique et un électrocatalyseur cathodique sur une deuxième surface cathodique de la membrane permionique, caractérisée en ce que ledit électrocatalyseur cathodique comprend un métal du groupe VIII de la première série de transition. 87. Cellule d'électrolyse selon la revendication 86, caractérisée en ce que ledit électrocatalyseur cathodique possède 2 une aire spécifique d'au moins 10 m par gramme. 88. Cellule d'électrolyse selon la revendication 86,caractérisée en ce que ledit électrocatalyseur cathodique comprend en outre un deuxième métal de transition choisi parmi le titane, le zirconium,le hafnium,le vanadium, le niobium,le tantale, le molybdène et le tungstène. 89. Cellule d'électrolyse selon la revendication 88, caractérisée en ce que le second métal de transition est le molybdène. 90. Cellule d'électrolyse selon la revendication 86,caractérisée en ce que l'électrocatalyseur cathodique comprend en outre une substance choisie parmi le phosphore et le bore. 91. Cellule d'électrolyse selon la revendication 86,carartérisée en ce que la membrane permionique est une membrane échangeuse de cations fluorée,avec des groupes acide carboxylique en tant que groupes échangeurs d'ions,ladite membrane permionique possédant une capacité d'échange d'ions d'environ 0,5 à 2 milliéquivalents par gramme de polymère sec, une concentration en groupes acide carboxylique d'environ 9 à 30 milliéquivalents par gramme d'eau absorbée et une température de transition vitreuse supérieure à environ -80 C et inférieure à environ 700C 92. Cellule d'électrolyse selon la revendication 91,caractérisée en ce que ledit électrocatalyseur cathodique possède une aire spécifique d'au moins 10 m2 par gramme. 93. Cellule d'électrolyse selon la revendication 91 ,caractérisée en ce que ledit électrocatalyseur cathodique comprend en outre un deuxième métal de transition choisi parmi le titane,le zirconium,le hafnium,le vanadium, le niobium,le tantale, le molybdène et le tungstène. Cellule d'électrolyse selon la revendication 93,caractérisée en ce que le second métal de transition est le molybdène 95. Cellule d'électrolyse selon la revendication 91, caractérisée en ce que l'électrocatalyseur cathodique comprend en outre une substance choisie parmi le phosphore et le bore. 96. Procédé d'électrolyse,caractérisé en ce qu'il consiste à envoyer un chlorure de métal alcalin aqueux dans une cellule d'électrolyse selon la revendication 86 ,l'application d'un potentiel électrique à travers l'électrolyte à base de polymère solide et l'extraction du chlore du compartiment à analyte et de l'hydroxyde de métal alcalin du compartiment à catholyte. 97. Cellule d'électrolyse selon la revendication 96, caractérisée en ce que ledit électrocatalyAseur cathodique possède une aire spécifique d'au moins 10 m2 par gramme. 98. Cellule d'électrolyse selon la revendication 96,caractérisée en ce que ledit électrocatalyseur cathodique comprend en outre un deuxième métal de transition choisi parmi le titane,le zirconium,le hafnium,le vanadium, le niobium, le tantale,le molybdène et le tungstène. 99 Cellule d'électrolyse selon la revendication 98,caractérisée en ce que le second métal de transition est le molybdène. 100. Cellule d'électrolyse selon la revendication 96,caractérisée en ce que l'électrocatalyseur cathodique comprend en outre une substance choisie parmi le phosphore et le bore. 101. Procédé d'électrolyse selon la revendication 96,caractérisé en ce qu'il consiste à envoyer une saumure de chlorure de métal alcalin aqueuse dans une cellule d'électrolyse avec un compartiment à anolyte séparé d'un compartiment à catholyte par un électrolyte à base de polymère solide,ledit électrolyte à base de polymère solide comprenant une membrane échangeuse de cations fluorée dotée de groupes acide carboxylique et comportant un électrocatalyseur anodique sur sa surface anodique et un électrocatalyseur cathodique sur sa surface cathodique,à appliquer un potentiel électrique à travers l'électrolyte à base de polymère solide, et à retirer le chlore du compartiment à anolyte et l'hydroxyde de métal alcalin du compartiment à catholyte. 102. Cellule d'électrolyse selon la revendication 101,caractérisée en ce que ledit électrocatalyseur cathodique possède une aire spécifique d'au moins 10 m2 par gramme. 103. Cellule d'électrolyse selon la revendication 101, caractérisée en ce que ledit électrocatalyseur cathodique comprend en outre un deuxième métal de transition choisi parmi le titane, le zirconium,le hafnium,le vanadium, le niobium,le tantale, le molybdène et le tungstène. 104. Cellule d'électrolyse selon la revendication 103,caractérisée en ce que le second métal de transition est le molybdène. 105. Cellule d'électrolyse selon la revendication 101,caractérisée en ce que l'électrocatalyseur cathodique comprend en outre une substance choisie parmi le phosphore et le bore. 106. Procédé pour la préparation d'un électrolyte à base de polymère solide,caractérisé en ce qu'il consiste à mettre une membrane permionique en contact avec une première solution comprenant un réducteur choisi parmi les hypophosphites et les borohydrures, et à mettre ensuite en contact la membrane permionique avec une seconde solution composée d'un sel d'un métal à déposer sur la membrane permionique,d'un agent complexant et d'un tampon. 107 Procédé selon la revendication 106,caractérisé en ce que le métal à déposer sur la membrane permionique est un métal de transition. 108. Procédé selon la revendication 107,caractérisé en ce que le métal de transition est un métal de transition du groupe VIII. 109. Procédé selon la revendication 108,caractérisé en ce que le métal de transition est choisi parmi le nickel et les métaux du groupe du platine. 110. Procédé selon la revendication 107,caractérisé en ce que l'on co-dépose sur la membrane permionique un métal de transition plus lixiviable et un métal moins lixiviable et que l'on extrait ensuite par lixiviation le métal de transition le plus lixiviable. 111.Procédé selon la revendication 110,caractérisé en ce que l'on dépose du fer et un deuxième métal de transition du groupe VIII sur la membrane permionique et que l'on extrait le fer par lixiviation. 112.Cellule d'électrolyse avec un électrolyte à base de polymère solide comprenant une membrane permionique, un électrocatalyseur anodique sur une première surface anodique de la membrane permionique et un électrocatalyseur cathodique sur une deuxième surface cathodique de la membrane permionique,caroctérisée en ce que l'électrocatalyseur anodique comprend des particules de catalyseur actives allongées au silicium. 113 Cellule d'électrolyse selon la revendication 112,caractérisée en ce que les particules de catalyseur allongées au silicium comportent un noyau en silicium avec une surface externe catalytique. 114. Cellule d'électrolyse selon la revendication 112,caractérisée en ce que l'électrocatalyseur comprend des particules de silicium. 115. Procédé d'électrolyse consistant à envoyer un chlorure de métal alcalin aqueux dans une cellule d'électrolyse avec un compartiment à anolyte séparé d'un compartiment à catholyte par un électrolyte à base de polymère solide,ledit électrolyte à base de polymère solide comportant une membrane permionique munie d'un électrocatalyseur anodique sur la première surface anodique de celle-ci et d'un électrocatalyseur cathodique sur sa deuxième surface cathodique,à appliquer un potentiel électrique à travers l'électrolyte à base de polymère solide et à retirer le chlore du compartiment à anolyte et l'hydroxyde de métal alcalin du compartiment à catholyte,caractérisé en ce que ledit électrocatalyseur anodique comprend des particules de catalyseur allongées au silicium. 116. Procédé selon la revendication 115,caractérisé en ce que les particules de catalyseur allongées au silicium comprennent un noyau de silicium avec une surface externe catalytique. 117.Procédé d'électrolyse consistant à envoyer une saumure de chlorure de métal alcalin aqueuse dans une cellule d'électrolyse avec un compartiment à anolyte séparé d'un compartiment à catholyte par un électrolyte à base de polymère solide, ledit électrolyte à base de polymère solide comportant un électrocatalyseur anodique faisant face au compartiment à anolyte et un électrocatalyseur cathodique faisant face au compartiment à catholyte,à appliquer un potentiel électrique à travers l'électrolyte à base de polymère solide et à retirer le chlore du compartiment à anolyte et l'hydroxyde de métal alcalin du compartiment à catholyte,caractérisé en ce qu'on met en oeuvre un catalyseur de dépolarisation de cathode sur la face cathodique de l'électrolyte à base de polymère solide et en envoie un peroxyde dans ledit compartiment à catholyte de manière à éviter un dégagement d'hydrogène à la surface cathodique de l'électrolyte à base de polymère solide0 118 Procédé selon la revendication 117,caractérisé en ce que le peroxyde est choisi parmi le peroxyde d'hydrogène, des hydroperoxydes organiques,des peroxydes organiques,des peroxyacides organiques,et leurs dérivés. 1190Procédé d'électrolyse consistant à envoyer une saumure de chlorure de métal alcalin aqueuse dans une cellule d'électrolyse avec un compartiment à anolyte séparé d'un compartiment à catholyte par un électrolyte à base de polymère solide,ledit électrolyte à base de polymère solide zcomportanT un eiectrocata yseur anodique faisant face au compartiment à anolyte et un électrocatalyseur cathodique faisant face au compartiment à catholytetà appliquer un potentiel électrique à travers l'électrolyte à base de polymère solide et à retirer le chlore du compartiment à anolyte et l'hydroxyde de métal alcalin du compartiment à catholyte,caractérisé en ce qu'on met en oeuvre un catalyseur de dépolarisation de cathode sur la face cathodique de l'électrolyte à base de polymère solide et on envoie un oxydant ou un couple redox dans ledit compartiment à catholyte de manière à éviter un dégagement d'hydrogène sur la surface cathodique de l'électrolyte à base de polymère solide. 120. Procédé selon la revendication 119,caractérisé en ce que l'oxydant est un composé cuivrique. 121 o Procédé selon la revendication 120,caractérisé en ce qu'on alimente le compartiment à catholyte en le composé cuivrique et que l'on récupère une liqueur de catholyte contenant des ions cuivreux. 122. Procédé selon la revendication 119,caractérisé en ce que l'oxydant est de la quinone. 123. Procédé selon la revendication 122,caractérisé en ce qu'on alimente le compartiment à catholyte en quinone et que l'on récupère une liqueur de catholyte contenant de l'hydroquinone. 124. Cellule diélectrolyse avec un électrolyte à base de polymère solide muni d'un électrocatalyseur anodique sur une première surface anodique de celle-ci et d'un électrocatalyseur cathodique sur une deuxième surface cathodique opposée, caractérisée en ce qu'elle comprend en outre un système pour envoyer les particules contenant de l'oxydant vers la deuxième surface cathodique de l'électrolyte à base de polymère solide et un catalyseur de dépolarisation cathodique en contact avec la deuxième surface cathodique de l'électrolyte à base de polymère solide. 125. Cellule d'électrolyse selon la revendication 124, caractérisée en ce que les particules contenant de l'oxydant renferment un catalyseur de dépolarisation de la cathode. 126. Procédé d'électrolyse consistant à envoyer une saumure de chlorure de métal alcalin aqueuse dans une cellule d'électrolyse avec un compartiment à anolyte séparé d'un compartiment à catholyte par un électrolyte à base de polymère solide comportant un électrocatalyseur anodique faisant face au compartiment à anolyte et un électrocatalyseur cathodique faisant face au compartiment à catholyte,a appliquer un potentiel électrique à travers l'électrolyte à base de polymère solide et à retirer le chlore du compartiment à anolyte et l'hydroxyde de métal alcalin du compartiment à catholyte, caractérisé en ce qu'on met en oeuvre un catalyseur de dépolarisation de cathode sur la face cathodique de l'électrolyte à base de polymère solide et on envoie des particules contenant de l'oxydant dans ledit compartiment à catholyte de manière à éviter le dégagement d'hydrogène à la surface cathodique de l'électrolyte à base de polymère soli de.