La présente invention se rapporte à des perfectionnements apportés aux différents dispositifs mécaniques linéaires de tension et d'amortissement utilisables notamment comme dispositifs de protection en association avec les ceintures de sécurité mises en place dans les véhicules rapides tels que les automobiles. De nombreux dispositifs de protection sont connus pour assurer la sécurité des personnes se déplaçant dans les véhicules et les dispositifs de tension instantanée et d'amortissement différé tels que ceux décrit dans ies demandes de brevets français n" 73.45838 et nO 73.45840 réalisent un amortissement d'efficacité comparable à l'amortissement réalisé par coussins gonflables ou par ceintures de sécurité associées à un dispositif amortisseur fixé sur le siège de Ia personne à protéger. Les dispositifs de tension et d'amortissement évitent d'effectuer un règlage initial de la ceinture de sécurité pour chaque personne différente prenant place sur le siège équipé, et permettent de laisser ladite personne libre de ses mouvements.Ils réalisent de plus un amortissement progressif et complet sur une course maximum, la ceinture n'étant appliquée au contact de la personne qu'au moment d'une collision. Les deux fonctions successives de retenue puis d'amortissement sont réalisées en utilisant notamment les propriétés thermodynamiques des gaz à haute pression libérés dans le dispositif de tension instantanée et d'amortissement différé qui permet de réaliser un appareillage unique d'un prix de revient peu élevé. Cependant, pour obtenir une course maximum d'amortissement et un encombre- ment initiai réduit ces dispositifs comportent préférentiellement un système to- Lescopique constitué d'un piston central et d'au moins un piston périphérique, et dans le cas où une énergie importante doit être absorbée, le dispositif est équipé de deux pistons périphériques constituant un systeme d'amortissomert à 3 éta- ges.Ces pistons périphériques doivent être fixés temporairement au carter extérieur du dispositif par un organe de retenue de faible résistance qui maintient les pistons périphériques en position repliée d'une part durant l'utilisation normale du dispositif à l'état initial, et d'autre part durant la régime transitoire de stabilisation en pression au moment de l'allumage. En effet, pour obte- nir un déploiement rapide du piston central qui doit dans un premier temps placer la ceinture de sécurité en contact avec la personne à protéger, il est avantageux de placer la charge pyrotechnique dans la chambre d' expansion qui conrnunique par des orifices calibrés avec la première chambre d'amortissement, dans le cas d'ur dispositif à deux étages.Lorsque le dispositif comporte trois etages, deux charges pyrotechniques peuvent être utilisées, l'une étant placée dans la chambre d'expansion ; une autre solution consiste à n'utiliser qulune seule charge pyrotechnique dans la première chambre d'amortissement qui communique par de larges ouvertures avec la chambre d'expansion mais n'est reliée à la seconde chambre d'amortissement que par des orifices de faible section. Selon cas réalisations préférentielles permettant un déploiement rapide du piston centrals un régime transitoire de stabilisation en pression au moment de l'allumage fait apparaitre une différence de pression entre la chambre d'expansion qui monte rapidement en pression et, la ou les chambres d'amortissement qui montent plus lentement en pression.Le fonctionnement du dispositif nécessite impérativement que les pistons périphériques soient maintenus en position repliée durant le régime transitoire et cette différence de pression induisant un effort tendant à déployer les pistons périphériques, l'organe de retenue de faible résistance dans ces solutions préférentielles doit résister à un effort important. A la fin de la première phase d'amortissement, lorsque le piston central est revenu en position initiale au contact de l'extrémité avant du premier piston périphérique, la seconde phase d'amortissement ne peut débuter que lorsque le ou les pistons périphériques se déplacent vers l'avant ce qui nécessite de rompre l'organe de retenue temporaire. Selon les solutions préférentielles indiquées ci dessus, l'effort d'amortissement appliqué à la personne à protéger subit un très brusque accroissement dont la valeur la plus élevée (F1, de la figure 4) peut même dépasser l'effort maximum retenu pour réaliser la fin de l'amortissement et cet effort détermine un choc important qui est subi par ladite personne. En outra, les dispositifs connus permettent de limiter l'effort maximum résistant à la fin de l'amortissement, soit en utilisant une soupape tarée placée sur la chambre d'amortissement et faisant communiquer cette chambre avec llat- mosphère, soit en utilisant une chambre résiduelle de compression qui permet de conserver un volume non utilisé directement à l'amortissement. Le premier mode de construction permet une fin d'amortissement à effort résistant constant (courbe Y de la figure 4) mais nécessite de rejeter des gaz à très haute temperature dans l'habitacle du véhicule ce qui limite les possibilités d'utilisation d'un tel dispositif.Le second mode de construction permet d'éviter toute éjection de gaz à haute température, mais le volume libre au début de la première phase dlamortissement se trouve augmenté du volume de la chambre résiduelle de compression, ce qui se répercute par un effort résistant inutilement plus faible durant la première phase d'amortissement et donc par un effort résistant plus élevé à la fin de l'amortissement de manière à absorber une quantité d'énergie égale (courbe X de la figure 4). Selon l'invention, les perfectionnements aux dispositifs de tension instantanée et d'amortissement différé, par régulation de l'amortissement permettent de remédier à ces inconvénients. L'organe de retenue temporaire de faible résistance qui maintient le ou les pistons périphériques en position repliée durant la phase de stabilisation en pression qui suit l'allumage de la charge pyrotech nique, est équipé de moyens pneumatiques qui lui permettent de n'être sollicité t durant ladite phase que par la faible pression règnant dans une chambre d'amor- tissement lui conférant ainsi la possibilité d'exercer un effort de retenue relativement important sur les pistons périphériques.Par contre, à la fin de la première phase d'amortissement, lorsque le piston central est revenu en position initiale au contact de l'extrémité avant du piston périphérique, la pression des gaz est constante dans l'ensemble du volume libre et I'organe de retenue temporaire est donc soumis à une pression importante qui tend à en provoquer la rupture et, le ou les pistons périphériques peuvent donc être désolidarisés du carter extérieur avec un très faible accroissement de l'effort résistant exercé sur la ceinture par la personne à protéger, ou même éventuellement avec un accroissement d'effort nul,.la pression des gaz provoquant à elle seule la rupture et supprimant ainsi toute irrégularité brutale de l'effort résistant durant l'amortissement. L'évo- lution de cet effort résistant au cours des phases successives dtamortissement peut encore être régularisé en évitant à la fois une valeur finale élevée et un accroissement trop faible au début de l'amortissement et selon une autre caractéristique des perfectionnements objets du présent brevet, llensemble mécanique limiteur de pression est constituée par une soupape différentielle interne qui permet à partir d'une certaine valeur de la pression atteinte au cours de l'amortissement, de transférer partiellement les gaz de la chambre d'amortissement dans le volume libre interne situé en arrière du piston central, limitant ainsi l'acroissement de la pression d'amortissement, d'une part sans expulser de gaz à haute température à l'extérieur du dispositif, et d'autre part en maintenant néanmoins un accroissement progressif de la pression d'amortissement (courbe Z de la figure 4). Le dispositif mécanique linéaire de tension et d'amortissement utilisable notamment comme dispositf de protection équipant les ceintures de sécurité, comprend un carter extérieur dans lequel se déplace un système télescopique constitué d'un piston central et d'au moins un piston périphérique, ledit piston central étant solidaire d'une tige d'attache axiale terminée par une boucle dlatta- che, et ledit dispositif étant équipé de moyens permettant de libérer des gaz à haute pression dans la chambre dtexpansion5 réduite en position initiale au volume situé entre la base de la tête du piston central et le fond avant du dispositif, lesdits gaz provoquant le déplacement du piston qui exerce une traction sur la tige et la boucle d'attache tant qu'un effort de traction maximum du piston central par la mise en condition opératoire d'un organe d'immobilisa- tion différée et unidirectionnelle qui ne permet que le retour en position ini tiale du piston central en bloquant tout déplacement en sens inverse, ledit dispositif étant muni d'au moins un piston périphérique qui englobe le piston central et qui est muni d'un organe de retenue temporaire dont la rupture de la pièce de retenue de faible résistance est obtenue par l'action simultanée d'une part de l'effort de déploiement exercé sur le corps du piston périphérique par la tige d'attache axiale, et d'autre part de 11 effet de la pression des gaz règnant dans au moins une chambre d'amortissemnt située à l'extérieur du ler piston périphérique englobant le piston central, lesdits gaz exerçant une pression sur une pièce de rupture mobile en contact avec la pièce de retenue de faible résistance ; ledit dispositif mécanique linéaire de tension et d'amortissement pouvant comporter en outre un organe limiteur de pression disposé dans le corps d'au moins un piston périphérique et permettant de maintenir une différence de pression entre la première chambre d'amortissement et la cavité interne du piston périphérique située en arrière de la tête du piston central. Selon un premier mode de construction l'organe de retenue temporaire comporte au moins une pièce de rupture mobile constituée par un disque disposé dans un logement de plus grande épaisseur situé dans le corps du piston périphérique, l'une des faces du disque étant soumise à la pression des gaz de la chambre d'amortissement extérieure par l'intermédiaire d'un conduit ménagé dans le corps dudit piston périphérique et débouchant dans ledit logement, le disque étant en outre solidaire de la pièce de retenue temporaire de faible résistance. Selon une variante de ce premier mode de construction, organe de retenue temporaire ne comporte qu'une pièce de rupture mobile constituée par un disque, disposé axialement, solidaire dtune pièce de retenue de faible résistance cylindrique qui est rompue par extension au niveau d'une gorge de fragilisation. Selon un second mode de construction l'organe de retenue temporaire comporte une pièce de rupture mobile annulaire disposée à l'avant de la première chambre d'amortissement et placée en appui sur la pièce de retenue de faible résistance. Selon une variante de ce second mode de construction, la pièce de retenue de faible résistance est rompue par cisaillement, ladite pièce étant constituée éventuellement de plusieurs éléments encastrés dans une gorge interne du carter extérieur (figure 2) Selon une autre caractéristique de l'invention, un organe limiteur depres- sion met en communication temporaire le volume de gaz comprimé utilisé à l'amortissement, avec la cavité formée par la portion de la chambre d'expansion située à l'arrière du piston central, de manière à maintenir une différence de pression entre ces deux volumes.Plus particulièrement, un piston périphérique est disposé entre le piston central et le carter extérieur, le volume de gaz comprimé utilisé à l'amortissement étant partiellement constitué par la première chambre d'amortissement délimitée par ledit piston périphérique. et par le carter extérieur, ladite chambre d'ammortissement communiquant par l'intermédiaire d'un organe limiteur de pression disposé dans le corps du piston périphérique avec la portion de la chambre d'expansion située à l'arrière du piston central constituée par la cavité interne dudit piston périphérique. Selon une première variante de réalisation, l'organe limiteur de pression disposé dans le corps du piston périphérique est réalisé par un tiroir axial cylindrique soumis d'une part à la pression des gaz de la première chambre d1ex pansion via un conduit de communication percé dans le corps du piston périphérique, et d'autre part à une force de rappel communiquée par une pièce élastique. Plus particulièrement la force de rappel agissant sur le tiroir cylindrique et communiquée par un ressort axial prenant appui sur la pièce d'extrémité comportait au moins un logement pour une pièce de rupture mobile constituée par un disque solidaire d'une pièce de retenue de faible résistance (figure 1). Selon une seconde variante de réalisation, l'organe limiteur de pression disposé dans le corps du piston périphérique est réalisé par un clapet à membrane annulaire obturant d'une manière étanche et temporaire une chambre annulaire de répartition en communication avec la première chambre d'amortissement par l'inter médiaire de conduits ménagés dans le corps dudit piston périphérique. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mis en évidenc dans la description qui suit, en référence aux dessins ci-annexés sur lesquels - la figure 1 représente une coupe longitudinale du corps du dispositif réalisé selon le premier mode de construction et équipé d'un organe limiteur de pression selon la première variante. - la figure 2 représente une coupe longitudinale du corps du dispositif réalisé selon le second mode de construction et équipé d'un organe limiteur de pression selon la seconde variante. - la figure 3 est un diagramme représentant l'évolution de la pression des gaz en fonction du temps. - la figure 4 est un diagramme représentant l'évolution de l'effort résistant exercé sur la tête d'attache de la ceinture, en fonction du temps. La description détaillée du fonctionnement des deux exemples de construction permet de décrire les deux dispositifs représentés aux figures 1 et 2. En se reportant à la figure 1 qui représente le corps du dispositif selon un premier mode de construction3 après la mise à feu de la charge pyrotechnique constituée par deux inflammateurs (33) et une charge principale à faible durée de combustion réalisée à partir d'une composition de poudre homogène à double base, la pression croit brusquement dans la chambre d'expansion (2) qui communique par le larges ouvertures (3) avec la première chambre d~lamortissement (4) dont la pression monte plus lentement.Afin d'augmenter cette surpression dans la chambre d'expansion de manière à propulser le plus rapidement possible le piston central (5a), la première chambre d'amortissement ne communique avec la seconde chambre d'amortissement (6) que par des orifices de faibles sections (7) La figure 3 represente un exemple des pressions obtenues au niveau de chacune des chambres, la courbe (A) correspondant à la pression de la chambre d'expansion, la courbe (B) à la pression de la première chambre d'amortissement et la courbe (C) à l'évolution de la pression de la seconde chambre d'amortissement. Les surfaces efficaces (5b et 8b) du piston central (5a) et du premier piston périphérique (8a) étant égales et la surface efficace du second piston périphérique (9) n'étant que très peu supérieure, l'effort de retenue que doit supporter sans se rompre la piece de retenue temporaire de faible résistance (10) constitué par une vis centrale à gorge de fragilisation (24) est sensiblement proportionnel à la différence maximum instantanée des pressions des chambres d'anortis- sement (4 et 6) par rapport à la chambre d'expansion (2), cette différence maximum correspond sur le diagramme de la figure 3 à (APb +gPc). Le piston central propulsé vers l'arrière par les gaz de combustion entraine la traction de la ceinture de sécurité par l'intermédiaire du tube extérieur (il) de la tige d'attache axiale Lorsque les sangles de la ceinture de sécurité arrivent au contact de la presonne à protéger, l'effort résistant, dê aux actions de contact exercées par ladite personne qui est projetée vers lavant au moment de la collision, croit bursquement et sollicite à la traction la barre intérieure (12 > prolongée par la vis centrale (13) dont le dimensionnement de la gorge de rupture (14) est déterminé pour se rompre lorsqu'un effort résistant maximum est atteint, par exemple 4 000 N.Cette rupture permet la libération du ressort central moteur (15) qui se détend partiellement et projette la tête de la vis centrale (16) à terminaison cylindrique vers Iiarrière, provoquant le basculement des trois le viars (17) cui viennent coincer l'ensemble des billes (18) en appui sur un joint torique (34) entre la surface interne du premier piston périphérique et la portée conique (19) du piston central5 et déterminant ainsi l'arrêt et le blocage du piston central vers l'arrière, le déplacement vers l'avant étant seul possible afin de réaliser l'amortissement de la presonne à protéger. Ce déplacement steffec- tue dès que effort résistant exercé par la personne est supérieure à la poussée développée par la pression des gaz et l'amortissement de cette personne s'effectue par le travail de compression des gaz provoqué par le retour en position initiale du piston central (5a), les pistons périphériques étant toujours provisoirement solidaires du fond (35) du carter extérieur (20) par l'intermédiaire de la vis de retenue de faible résistance (10). L'évolution thermodynamique des gaz à haute pression est proche d'une compression adiabatique et le régime transitoire de stabilisation en pression au moment de l'allumage étant de courte durée la pression des gaz à un instant donné est constante dans l'ensemble du volume utilisé à l'amortissement.Le volume de la chambre d'expansion (2) étant ramené à sa valeur initiale, les gaz sont refoulés par les ouvertures (3) et (7) dans les chambres d'amortissement et la pression croit graduellement. Cette pression s'exerce également sur la pièce de rupture mobile (21) constituée par un disque, qui est solidaire de la pièce de retenue de faible résistance cylindrique (10), par l'intermédiaire d'un conduit (22) ménagé dans le corps du piston périphérique, ce conduit aboutissant dans une chambre intermédiaire (23).Les gaz à haute pression tendent à rompre par extension la pièce de retenue (10) au niveau de la gorge de fragilisation (24) et lorsque, au cours de l'amortissement le piston central est revenu à sa position initiale en contact avec l'extrémité avant (25) du premier piston périphérique, la pièce de retenue subit une contrainte proche de la limite de rupture et un léger accroissement de l'effort résistant exercé par la personne à protéger suffit à rompre cette pièce de retenue et à liberer les deux pistons périphériques. Le second piston périphérique présentant une surface efficace légèrement supérieure à la surface du premier piston périphérique, I'amortissement va se poursuivre par le déploiement du premier piston périphérique entrainé vers l'avant en comprimant les gaz suivant la même évolution thermodynamique proche d'une compression adiabatique.Lorsqu'une pression maximum déterminée est atteinte par exemple 160 Kg/cm2, le tiroir axial cylindrique (26) qui est en communication avec la première chambre d'amortissement par l'intermédiaire du conduit (27) se déplace vers l'arrière en comprimant ltensemble élastique axial de rappel (28) constitué par 2 ressorts en forme de coupelle montés en opposition et le gaz à haute pression s'échappe par les fentes (29) dans la cavité interne (30) du piston périphérique situé en arrière de la tête du piston central.Le tiroir axial est soumis sur ses deux faces à la pression règnant dans cette cavité interne et la surface arrière de ce tiroirétant supérieure à la surface avant, le tiroir axial permet de maintenir une différence de pression légèrement croissante à partir de la pression maximum déterminée qui produit son ouverture.L'organe d'immobilisation unidirectionnelle (31) du premier piston périphérique empêche son retour en arrière par coincement des billes (36) entre la surface interne du second piston périphérique et la portée conique (37) du premier piston périphérique, et lorsque ce piston arrive en contact avec l'extré- mité avant (32) du second piston périphérique l'amortissement peut se poursuivre en comprimant les gaz contenus dans la seconde chambre d'amortissement (6). L'effort résistant exercé sur la personne å protéger subit une légère discontinuité du fait que la surface efficace du v piston périphérique est légèrement supérieure à la surface efficace du premier piston périphérique et cet effort varie avec un taux d'accroissement supérieur du fait de la mise hors service de l'ensemble mécanique limiteur de pression qui équipe le premier piston périphérique. Sur les figures 3 et 4 qui donnent respectivement la pression et l'effort résistant exercé sur la ceinture en fonction du temps porté en abscisse logarithmique, l'origine O correspond à l'instant de la mise à feu de la poudre d'allumage, To correspond à I'instant où l'organe dtimmobilisation différée et unidirectionnelle du piston central est libéré, Tl correspond à l'instant où le piston central est revenu en position initiale après l'amortissement effectué au niveau de la première chambre d'expansion, T2 correspond à l'instant où le premier piston périphérique est en contact avec l'extrémité avant du second piston périphérique et T3 correspond à la fin de l'amortissement. En ordonnées les indices des valeurs particulières des pressions Pn et des efforts Fn correspondent aux indices de l'instant considéré.L'évolution des pressions du premier exemple de réalisation décrit ci-dessus est représenté à la figure 3, les portions de courbes A, B et C correspondant respectivement à l'évolution de la pression dans la chambre d'expansion, la première chambre d'amortissement et la seconde chambre d'amortissementl(b Pb +Pc) représentant'la différence maximum instantanée des pressions des chambres d'amortissement par rapport à la chambre d'expansion. L'évolution de l'effort résistant du premier exemple de réalisation décrit cidessus est représenté à la figure 4 (courbe Z) en comparaison avec les courbes X et Y qui correspondent respectivement à un dispositif télescopique à trois étages équipé d1un ensemble mécanique limiteur de pression qui est soit une chambre résiduelle de compression, soit une'soupape extérieure, ces ensembles étant décrits dans la demande de brevet français n0 73.45838.La portion de courbe en pointillés Fl - Fl1 indique l'acroissement brutal de l'effort résistant dans le cas où l'organe de retenue temporaire de faible résistance (10) ne comporterait pas le perfectionnement selon l'invention, la valeur de cet accroissement étant au moins égale à l'effort engendré par les différences de pressions Pc etPb appliquées respectivement sur chacune des surfaces efficaces des deux pistons périphériques. En se reportant à la figure 2 qui représente le corps du dispositif selon un second mode de construction, après la mise à feu de la charge pyrotechnique constituée par un inflamoateur (51) et une charge principale (52) à faible durée de combustion réalisée à partir d'une composition de poudre homogène à double base, la pression croit brusquement dans la chambre d'expansion (53) qui communique par des orifices de faible section (54) avec la chambre d'amortissement (55) dont la pression monte plus lentement. Les surfaces efficaces (56 et 57) du piston central (58) et du piston périphérique (59) étant égales, l'effort de retenue que doit supporter sans ae rompre la pièce de retenue temporaire de faible résistance est sensiblement proprotionnel à la différence maximum instantanée des pressions qui règnent dans la chambre d'amortissement (55) et dans la chambre d'ex pansion (53).La pièce de retenue temporaire est constituée de plusieurs éléments (60) encastrés dans une gorge interne du carter extérieur (61) > une pièce de rupture mobile annulaire (62) étant en contact avec ces éléments qui sont donc soumis simultanément aux efforts exercés par le piston périphérique (59) et par cette pièce de rupture annulaire qui peut se déplacer sous l'effet de la pression règnant dans la chambre d'amortissement (55), pour cisailler ces éléments de rs- tenue temporaire.Le piston central propulsé vers l'arrière par les gaz de combustion entraine la traction de la ceinture de sécurité par l'intermédiaire de la tige d'attache axiale (63). Lorsque les sangles de la ceinture de sécurité arrivent au contact de la personne à protéger l'effort résistant, du aux actions de contact exercées par ladite personne qui est projetée vers l'avant au moment de la collision croit brusquement et famine le déplacement du piston central tandis que la charge pyrotechnique (52) continuant à brûler engendre dans la cha- bre d ' expansion (53) une pression qui détermine le déclanchement du mécanisme de coincement différé et unidirectionnel de ce piston central.En effet, cette pression agit sur un piston différentiel axial (64) par l'intermédiaire des conduits (65) et entraine le déplacement de ce piston axial vers la tige (63) après cisaillement de la bague de retenue (65) dont -la résistance correspond à la pression maximum admissible qui a été choisie. Le piston axial étant muni d'un disque de commande (66) son déplacement provoque le coincement de l'ensemble des billes 667) en appui sur un Joint torique (68) entre la surface interne du piston périphérique et la portée conique (69) du piston central ce qui détermine ainsi lfarrêt et le blocage de ce piston central vers ltarriere, le déplacement vers l'avant étant seul possible afin de réaliser l'amortissement de la personne a protéger.Ce déplacement s'effectue dès que l'effort résistant exercé par la personne est supérieur à la poussée développée par la pression des gaz et ltanor- tissement de cette personne s'effectue par le travail de compression des gaz résultant du retour en position initiale du piston central (58 > le piston périphé risque étant toujours provisoirement retenu par les éléments (60). L'évolution thermodynamique des gaz à haute pression est proche d'une compression adiabatique et le volume de la chambre d'expansion (53) étant ramené à sa valeur initiale} les gaz sont refoulés par les orifices (54) dans la chambre d'amortissement et la pression uniforme dans les chambres croit graduellement.Cette pression s' exerce également sur la pièce de rupture mobile annulaire (62) et détermine le cisailla ment des éléments de retenue ce qui permet le déploiement du piston périphérique pour poursuivre l'amortissement en comprimant les gaz suivant la même évolution thermodynamique proche drune compression adiabatique.Lorsqu 'une pression maximum déterminée est atteinte par exemple 120 Kg/cm2 le clapet à membrane annulaire (70), obturant d'une manière étanche et temporaire une chambre annulaire de répar tition (71) en communication avec la chambre d'amortissement par ltintermédiaire de conduits (72) ménagés dans le corps dudit piston périphérique, s'ouvre, et met en communication la chambre d'amortissement avec la portion de la chambre d'expansion située à L'arrière du piston central constituée par la cavité interne du piston périphérique, ce qui permet de maintenir une différence de pression sensiblement constante à partir de la pression maximum déterminée qui produit 1'ouverture du clapet. Durant toute cette seconde phase d'amortissement produite par le déplacement du piston périphérique celui-ci ne peut pas revenir en arrière du fait d'un organe d'immobilisation unidirectionnelle constitué par un ensemble de billes (73) qui peuvent se coincer entre la surface interne du carter extérieur ( et la portée conique (24) du piston périphérique. REVENDICATIONS 1 - Dispositif mécanique linéaire de tension et d'amortissement utilisable notamment comme dispositif de protection équipant les ceintures de sécurité, comprenant un carter extérieur dans lequel se déplace un système télescopique constitué d'un piston central et d'au moins un piston périphérique, ledit piston central étant solidaire d'une tige d'attache axiale terminée par une boucle d'attacheS et le dit dispositif étant équipé de moyens permettant de libérer des gaz à haute pression dans la chambre d'expansion, réduite en position initiale au volume situé entre la base de la tête du piston centrai et le fond avant du carter5 lesdits gaz provoquant le déplacement du piston qui exerce une traction sur la tige et la boucle d'attache tant qu'un effort de traction maximum n'est pas atteint5 l'obtention de cet effort maximum stoppant la traction du piston central par la mise en condition opératoire d'un organe d'immobilisation différée et unidirectionnelle qui ne permet que le retour en position initiale du piston central en bloquant tout déplacement en sens inverse, caractérisé en ce que au moins un piston périphérique englobant le piston central est uuni d'un organe de retenue temporaire dont la rupture de la pièce de retenue de faible résistance est obtenue par l'action simultanée d'une part de l'effort de déploiement exercé sur le corps du piston périphérique par la tige d'attache axiale, et d'autre part de l'effet de la pression des gaz règnant dans au moins une chambre d'amortissement située à l'extérieur du premier piston périphérique englobant le piston central, lesdits gaz exerçant une pression sur une pièce de rupture mobile en contact avec la pièce de retenue de faible résistance , ledit dispositif mécanique linéaire de tension et d 'amortissement pouvant comporter en outre un organe limiteur de pression disposé dans le corps d'au moins un piston périphérique et permettant de maintenir une différence de pression entre la première chambre d'amortissement et la cavité interne du piston périphérique située en arrière de la tête du piston central. 2 - Dispositif mécanique linéaire de tension et d'amortissement selon la revendication 1 caractérisé en ce que l'organe de retenue temporaire comporte au moins une pièce de rupture mobile constituée par un disque disposé dans un logement de plus grande épaisseur situé dans le corps d'un piston périphérique, l'une des faces du disque étant soumise à la pression des gaz de la chambre d'amortissement extérieure par l'intermédiaire d'un conduit ménagé dans le corps dudit dit piston périphérique et débouchant dans ledit logement, le disque étant en outre solidaire de la pièce de retenue de faible résistance. 3 - Dispositif mécanique linéaire de tension et d'amortissement selon l'une des revendications I ou 2, caractérisé en ce que l'organe de retenue temporaire ne comporte qu'une pièce de rupture mobile constituée par un disque, disposé axiale liement, solidaire d'une pièce de retenue de faible résistance cylindrique qui est rompue par extension au niveau d'une gorge de fragilisation. 4 - Dispositif mécanique linéaire de tension et d'amortissement selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'organe de retenue temporaire comporte une pièce de rupture mobile annulaire disposée à lavant de la première chambre d'amortissement et placée en appui sur la pièce de retenue de faible résistance. 5 - Dispositif mécanique linéaire de tension et d'amortissement selon l'une des revendications l ou 4, caractérisé en ce que la pièce de retenue de faible résistance est rompue par cisaillement, ladite pièce étant constituée éventuellement de plusieurs éléments encastrés dans une gorge interne du carter extérieur. 6 - Dispositif mécanique linéaire de tension et d'amortissement utilisable notamment comme dispositif de protection équipant les ceintures de sécurité, comprenant un carter extérieur dans lequel se déplace au moins un piston central solidaire d'une tige d'attache axiale terminée par une boucle d'attache, ledit dispositif étant équipé de moyens permettant de libérer les gaz à haute pression dans la chambre d'expansion, réduite en position initiale au volume situé entre la base de la tête du piston central et le fond avant du carter, lesdits gaz provoquant le déplacement du piston qui exerce une traction sur la tige et la boucle d'attache tant qu'un effort de traction maximum n'est pas atteint, l'obtention de cet effort maximum stoppant la traction du piston central par la mise en condition opératoire d'un organe d' immobilisation différée et unidirectionnelle qui ne permet que le retour en position initiale du piston central en bloquant tout déplacement en sens inverse, caractérisé en ce qu'un organe limiteur de pression met en communication temporaire le volume de gaz comprimé utilisé à l'amortisse- ment, avec la cavité formée par la portion de la chambre d'expansion située à arrière du piston central, de manière à maintenir une différence de pression entre ces deux volumes. 7 - Dispositif mécanique linéaire de tension et d'amortissement selon l'une des revendications 1 ou 6, caractérisé en ce que au moins un piston périphérique est disposé entre le piston central et le carter extérieur, le volume de gaz comprimé utilisé à l'amortissement étant partiellement constitué par la première chambre d'amortissement délimitée par ledit piston périphérique et par le carter extérieur, ladite chambre d'amortissement communiquant, par l'intermédiaire d'un organe limiteur de pression disposé dans le corps du piston périphérique, avec la portion de la chambre d'expansion située à l'arrière du piston central constituée par la cavité interne dudit piston périphérique. 8 - Dispositif mécanique linéaire de tension et d'amortissement selon l'une des revendications 1 ou 7, caractérisé en ce que l'organe limiteur de pression disposé dans le corps du piston périphérique est réalisé par un tiroir axial cylindrai que soumis d'une part à la pression des gaz de la première chambre d'expansion via un conduit de communication percé dans le corps du piston périphérique, et d'autre part à une force de rappel communiquée par une pièce élastique. 9 - Dispositif mécanique linéaire de tension et d'amortissement selon l'une des revendications 2, 3 ou 8 caractérisé en ce que la force de rappel agissant sur le tiroir cylindrique est communiquée par un ressort axial prenant appui sur la pièce d'extrémité comportant au moins un logement pour une pièce de rupture mobile constituée par un disque solidaire d'une pièce de retenue de faible résistance. 10 - Dispositif mécanique linéaire de tension et d'amortissement selon l'une des revendications l, 4 ou 7 caractérisé en ce que l'organe limiteur de pression disposé dans le corps du piston périphérique est réalisé par un clapet à membrane annulaire obturant d'une manière étanche et temporaire une chambre annulaire de répartition en communication avec la première chambre d'amortissement par l'intermédiaire de conduits ménagés dans le corps dudit piston périphérique.