l La présente invention se rapporte à des échangeurs de chaleur pour le transfert de la chaleur entre des fluides à des températures différentes . L'une des difficultés associées à la construction d'é-5 changeurs de chaleur est le choix d'une matière appropriée. La matière pour 1'échangeur de chaleur doit avantageusement résister aux températures élevées auxquelles elle peut être soumise et doit résister également à l'effet corrosif des fluides aux températures élevées. On a déjà proposé de fabriquer des échangeurs de 10 chaleur à partir de diverses poudres réfractaires, mais il s'est révélé difficile de lier ces poudres en une masse cohérente.La Demande-ress.e a découvert à présent qu'il est possible de lier une poudre ré-.fractaire en une masse cohérente avec du phosphate d'aluminium pour former une matière mixte pour le transfert de chaleur résis-15 tant à la corrosion et aux températures élevées. La présente invention a donc pour objet un échangeur de chaleur permettant le transfert de la chaleur entre des fluides à des températures différentes dans lequel la chaleur est transférée entre les fluides par l'intermédiaire d'une matière mixte pour le 20 transfert de la chaleur qui comprend du phosphate d'aluminium et une charge réfractaire. La matière pour le transfert de chaleur comprend du phosphate d'aluminium et une charge réfractaire. La charge réfractaire doit pouvoir résister aux températures auxquelles 1'échangeur 25 de chaleur doit être soumis. La charge peut être prise sous toute forme voulue, par exemple sous forme fibreuse ou particulaire. L'utilisation d'une charge fibreuse présente l'avantage de renforcer et • rendre - plus tenace la-. matière pour le transfert de chaleur. Du fait que les fibres doivent offrir de larésis» 30 tance aux températures élevées,elles sont avantageusement de caractère inorganiques. Des exemples de fibres inorganiques convenables sont les fibres d'oxyd® métalliques par exemple celles décrites dans la demande de brevet anglais de la-Demanderesse n°29909/7' et spécialement les fibres d'alumine et,les fibres de zircone; 35 des fibres, de silice et spécialement celles contenant de l'oxyde de chrome; des fibres d'aluminosilicates, par exemple celles vendues sous les noms de "Fibrefax", "Triton" et "Kaowool", ainsi que les fibres de phosphate d'aluminium. La préparation de fibres de phosphate d'aluminium est décrite dans la demande de brevet an-ltO glais de la Demanderesse n° 29.862/69. La Demanderesse préfère 71 44429 2 2118014 spécialement recourir à une charge fibreuse présentée sous forme de nappe ou de natte, qui peut être tissée ou non tissée, par exemple sous forme d'un feutre de verre. Des exemples de charges particulaires appropriées sont 5 la farine de silice, la silice amorphe fondue, la chamotte de silice fondue, le carbure de silicium, le nitrure de silicium, la chamotte d'aluminosilicate, les carbures et nitrures de métaux réfractaires tels que le carbure de titane, l'alumine, la zircone, et le phosphate d'aluminium. 10 Le phosphate d'aluminium en particules est avantageuse ment obtenu par le procédé décrit dans la demande de brevet anglais de la Demanderesse n° 29.862/69. La Demanderesse préfère recourir à une charge particulaire ayant une conductivité thermique.élevée, comme un carbure ou un nitrure de métal réfractaire. 15 Si la chose est désirable, il est possible de prendre un mélange de charges. Ainsi, il est possible de prendre une nappe de fibres conjointement avec une charge particulaire à conductivité thermique élevée. Par exemple également, il est possible de ■disposer une charge fibreuse ou particulaire comprise entre des 20 nappes fibreuses. Dans le cas d'une charge particulaire ou d'une charge fibreuse sous forme de fibres libres, le phosphate d'aluminium sert d'agent de cohésion liant la charge pour la formation de la matière pour le transfert de chaleur qui peut être présentée,par 25 exemple, sous forme d'une feuille comme décrit ci-après. Dans le cas où la charge se présente sous forme d'une nappe, le phosphate d'aluminium sert à rendre la nappe sensiblement imperméable aux fluides et peut, si la chose est désirable, servir à souder des nappes entre elles. 30 ' On peut obtenir la matière pour le transfert de chaleur en rendant la chargemeubLe cohérente au moyen de phosphate d'aluminium (ou d'un précurseur de phosphate d'aluminium) ou en imprégnant la nappe avec une solution de phosphate d'aluminium (ou d'un précurseur du phosphate d'aluminium) Le phosphate d'alumi-35 nium (ou son précurseur) peut être utilisé à l'état de solution ou bien, spécialement dans le cas des complexes décrits ci-après, à l'état solide auquel un solvant est ajouté 'alors au cours des opérations. Ainsi, le phosphate d'aluminium (ou son précur-seur)utilisé doit être soluble. De plus, la Demanderesse préfère IfO que le phosphate soit un orthophosphate. 71 44429 3 2118014 i Les orthophosphates d'aluminium acides de formules ./□^(HPO^)^ et AKHgPO^)^ sont soluble s dans l'eau,mais se décomposent lors du chauffage aux températures élevées. La Demanderesse préfère donc recourir à un orthopiiophate d'aluminium dont le rap-5 port de l'aluminium au phosphore est de 1:1. L'orthophosphate d'aluminium normal, AlPO^, est insoluble dans l'eau,mais soluble dans les acides minéraux dilués, par exemple dans l'acide nitrique, chlorhydrique ou sulfurique dilué, et dans certains acides carboxy-liques tels que l'acide oxalique ou citrique et peut donc être 10 utilisé conjointement avec de tels acides. Il est spécialement avantageux de prendre comme liant et comme source de phosphate d'aluminium un phosphate complexe d'aluminium contenant au moins une molécule combinée chimiquement d'eau ou d'un composé hydroxylé de formule R-OH, où R représente un radical organique, et aussi 15 un radical anionique d'un acide inorganique fort(autre qu'un acide oxygéné du ptosiiiare) ou d'un acide carboxylique.Des exemples de radicaux anioniques sont les ions halogénure, nitrate, sulfate, acétate, hensoate et perchlorate. Les phosphates complexes contenant des halogènes sont décrits ci-après à titre d'exemple (et 20 sont décrits plus en détail dans la demande de brevet anglais de la Demanderesse n° 29.862/69). Les phosphates complexes contenant des radicaux anioniques autres qu'halogénure sont analogues aux complexes contenant les halogènes et peuvent être préparés et utilisés comme source de phosphate d'aluminium de manière analo-25 gue. D'autres détails concernant ces complexes sont donnés dans la demande de brevet anglais de la Demanderesse n° ^8.576/71, (dans le cas de ceux contenant de l'eau combinée chimiquement) et ^•?77/71j(dans le cas de ceux contenant un composé hydroxylé organique " combiné chimiquement). 30 L'halogène des complexes contenant des halogènes est de préférence le chlore, cependant les composés peuvent comprendre d'autres halogènes tels que du brome ou de l'iode. Par "phosphate", on entend?à propos des phosphates complexes, les esters phosphoriques et les phosphates acides. 35 Lorsque le radical R présent dans les phosphates comple xes est un radical organique, il est préférable qu'il s'agisse d'un radical hydrocarboné aliphatique ou d'un radical hydrocarboné aliphatique substitué. La Demanderesse a découvert que les alcools àliphatiques contenant 1 à 10 atomes de carbone sont spé-lfO cialeraent intéressants et, en raison de leur disponibilité, elle 71 44429 h 2118014 préfère recourir à des alcools aliphatique s comptant, là1!- atomes de carbone, comme le méthanol, l'éthanol, le n-propanol et l'iso-propanol. Le rapport du nombre d'àtomes-grammes d'aluminium aunom-5 bre d'atomes-grammes de phosphore dans les phosphates complexes d'aluminium peut varier beaucoup et être, par exemple, de 1:2 à 2:1, mais est de préférence sensiblement de 1:1, du fait que les phosphates complexes de l'invention présentant ce rapport se décomposent a de basses températures directement, en orthophosphate d 10 luminium dont la stabilité chimique et le caractère réfractaire sont supérieurs à ceux du phosphate d'aluminium formé à partir de phosphates complexes présentant d'autres rapports. Le rapport du nombre d'atomes-grammes d'aluminium au nombre d'atomes-grammes d'halogène dans les phosphates complexes est de préférence sensi-Vy blement de 1:1. Les phosphates complexes de l'invention peuvent être monomères ou polymères. Les phosphates complexes préférés sont les orthophosphates. Les phosphates complexes peuvent contenir, par exemple, 20 1 à 5 molécules du composé hydroxylé par atome de phosphore. Le plus souvent, les phosphates contiennent molécules du composé hydroxylé. Dans certains cas, les phosphates complexes peuvent contenir des molécules de composés hydroxylés différents, par exemple, ils peuvent contenir à la fois de l'eau combinée chimique 2^ ment et un composé hydroxylé organique combiné chimiquement,le nom bre total de ces molécules étant, par exemple, de 2 à Des exemples de phosphates complexes conformes à l'invention sont les phosphates complexes contenant de l'éthanol et répondant à la formule globale AlPClH^CgOg et AlPBrlL^CgOg. Les 30 spectres infrarouge et de rayons X de ces composés sont décrits aux exemples 1 et 7 de la demande de brevet anglais précitée n° 29.862/69. Ces composés sont appelés éthanolates du chlorophos-phate d'aluminium et éthanolates du bromophosphate d'aluminium. Il convient de noter que ces appellations n'impliquent aucune 35 structure moléculaire particulière pour les composés. Un exemple de phosphate complexe contenant de l'eau combiné chimiquement est celui répondant à la formule globale AIPCIH^O^. Les spectres infrarouge et de rayons X du composé sont décrits à l'exemple 6 de la demande de brevet précitée. Ce composé est ap-if-0 pelé hydrate du chlorophosphate d'aluminium, mais.il convient de 71 44429 5 2118014 l noter que cette appellation n'implique en aucune manière une structure moléculaire particulière pour le composé. Les phosphates d'aluminium halogènes complexes et leurs solutions peuvent être obtenus par réaction d'aluminium ou d'un 5 composé d'aluminium , de préférence, dtan halogénure, avec un composé hydroxylé de formule R-OH et de l'acide phosphorique, un ester de l'acide phosphorique ou un composé propre à donner de l'a-'cide phosphorique ou un ester de l'acide phosphorique. En l'absence d'un halogénure d'aluminium, une source d'halogène, par exem-10 pie un acide halogène, doit être présente. La préparation est avantageusement exécutée à une température de 0 à 60°C, bien que des températures plus élevées conviennent. Le phosphate complexe dans lequel le composé R-OH est l'eau, peut être obtenu comme ci-dessus, ou bien par traitement au moyen d'eau des phosphates com-15 plexes dans lesquels le composé R-OH est un composé hydroxylé organique ou encore, par exemple, par traitement de l'hydrate de phosphate d'aluminium avec du chlorure d'hydrogène gazeux. Les phosphates complexes décrits ci-dessus, dans lesquels le composé R-OH est l'eau, sont solubles dans l'eau. Les phospha-20 tes complexes dans lesquels le composé R-OH est un composé hydroxylé organique sont généralement solubles dans les solvants organiques et spécialement dans les solvants organiques polaires, comme les alcools et spécialement les alcools aliphatiques contenant 1 à 10 atomes de carbone et, en particulier, 1 à h atomes de car-25 bone. Si la chose est désirable, on peut prendre des mélanges de solvants. Un avantage des phosphates -complexes indiqués ci-dessus, (en plus de leur soli-bilitê, est qu'ils sont facilement durcis en phosphate d'aluminium par chauffage à des températures supérieures 30 à 80°C, par exemple de 80 à 200°C. Ainsi, en prenant des phosphates complexes contenant l'aluminium et le phosphore dans un rapport de 1:1, il est possible d'obtenir à des températures relativement basses des matières réfractaires stables pour le transfert de chaleur. 35 La matière pour le transfert de chaleur de la présente invention peut se présenter sous forme de feuilles? comme décrit ci-après. La charge réfractaire peut être rendue cohérente et façonnée en feuilles et les feuilles peuvent être soudées ensemble au moyen de phosphate d'aluminium suivant les techniques classi-ifO qu.es. Par exemple, on peut préparer d'abord une suspension par 71 44429 6 2118014 mélange d'une solution du phosphate d'aluminium (ou d'un de ses précurseurs)et d'une charge réfractaire ou bien par addition d'un dispersant liquide tel que l'eau à un mélange sec de la charge et d'un phosphate d'aluminium soluble(ou d'un de ses précurseurs )}ce 5 dernier procédé étant spécialement utile lorsqu'on recourt à l'eau comme agent dispersant et aux phosphates complexes contenant de l'eau combinée chimiquement décrits ci-dessus comme précurseurs du phosphate d'aluminium. On introduit la suspension dans un moule, et on la presse,puis on la chauffe à des températures, par exem-10 pie,de 80 à 1000°C et spécialement de 100 à 500°C. Comme indiqué ci-dessus, les phosphates complexes décrits dans le présent .mémoire ont l'avantage de durcir pour donner du phosphate d'aluminium à des températures de 80 à 200°C, bien que des températures plus élevées conviennent. La formation de corps façonnés conte-1? nant du phosphate d'aluminium et une charge réfractaire à l'aide de tels phosphates complexes est décrite plus en détail dans la demande de brevet anglais n° 12.5^/70, ainsi que dans le brevet de même date de la Demanderesse intitulé"Compositions de graphite j» Les modes opératoires décrits dans ces mémoires peuvent 20 être exécutés en vue de l'obtention de feuilles de la configuration voulue au moyen de moules appropriés et, si la chose est désirable, au moyen de noyaux pour l'obtention de corps mixtes rendus cohérents par du phosphate d'aluminium et présentant la configuration voulue. Dans le cas où on recourt à un noyau 25 celui-ci peut être éliminé' après le durcissement du phosphate complexe. Par exemple, dans le cas d'un noyau en polytétrafluoro éthylène, ce dernier peut être éliminé par simple retrait ou bien, dans le cas d'un noyau fait d'une matière à bas point de fusion telle que le polyéthylène ou le polypropylène, le noyau peut 30 être éliminé par fusion. Lorsque les charges du phosphate d'aluminium sont des nappes de fibres réfractaires, celles-ci sont avantageusement "imprégnées de la solution de phosphate d'aluminium (ou d'un précurseur de phosphate d'aluminium) puis disposées suivant la 35 configuration voulue et chauffées en vue du durcissement du phosphate d'aluminium et de la prise de la nappe à la configuration voulue. Si la chose est désirable, il est possible de traiter ensemble plusieurs nappes pour la formation d'un stratifié,comme décrit spécifiquement ci-après. La concentration en phosphate *K) d'aluminium(ou en précurseur)dans la solution de liant n'est 71 44429 7 2118014 pas critique et peut varier beaucoup, par exemple de 1 à 5®% en poids, mais est de préférence de 5 à 25% en poids et spécialement . d'environ 15% en poids. La solution de phosphate d'aluminium(ou-/• d'un précurseur du phosphate d'aluminium)peut, si la chose est dé-5 sirable, .contenir une ou plusieurs charges réfractaires et spécialement de's charges particulaires en dispersion. In général, que la charge réfractaire se présente sous forme de particules, de fibres libres ou de nappes, le phosphate d'aluminium(ou son précurseur)est de préférence pris en quantité 10 telle que la matière mixte durcie contienne 0,2 à 60% et spécialement 2 à 15% et, par exemple, environ 5% de phosphate d'aluminium, sur base du poids du phosphate d'aluminium et de la charge. L'invention est applicable à des échangeurs de chaleur -dans lesquels la chaleur est transférée entre des fluides à des tempe 15 ratures différentes par l'intermédiaire d'une matière solide pour l'échange de la chaleur et est spécialement utile pour des échangeurs de chaleur devant fonctionner avec des gaz à températures élevées, par exemple à 800 - 1050°C. Il est possible de former les échangeurs de chaleur de l'invention à basse température en 20 recourant aux phosphates complexes décrits ci-dessus, cependant il est désirable de cuire les échangeurs de chaleur avant la mise en service à une température supérieure à celle à laquelle ils sont soumis en cours d'utilisation. L'invention est spécialement applicable à des blocs échan-25 geurs de chaleur. Ainsi, suivant l'un de ses aspects particuliers, la présente invention a pour objet un bloc échangeur de chaleur comportant des parois d'échange de chaleur qui comprennent du phosphate d'aluminium et une charge réfractaire. Les blo'cs échangeurs de chaleur conformes à l'inven-30 tion conviennent pour les turbines à gaz et spécialement pour les turbines à gaz de moteurs de véhicules, par exemple de camions. Ils peuvent être du type à une seule passe ou à plusieurs passes ou consister en une combinaison de tels types de la "manière habi- , tuelle. Par exemple, un échangeur de chaleur pour turbine, à gaz 35 peut être du type à une seule passe à l'admission et à plusieurs passes à "la sortie. L'invention est illustrée sans être limitée par les exemT pies suivants, relatifs à la construction de blocs échangeurs de chaleur à une seule passe conformes à l'invention . IfO 71 44429 8 2118014 EXEMPLE 1.- La construction d'un "bloc échangeur "de chaleur a partir d'un tissu de verre de silice}d'une nappe de fibres d'alumi-nosilicate et de phosphate d'aluminium au moyen d'un gabarit est 5 décrite ci-après avec référence aux Fig. 1 à 3 des dessins annexés, où Fig. 1 est une vue en élévation du gabarit utilisé; Fig. 2 est une vue en plan du gabarit de la Fig. 1, et Fig. 3 est une vue en perspective depuis un coin de l'é-10 changeur de chaleur complet. Comme le montrent les Fig. 1 et 2 des dessins, le gabarit indiqué de manière générale en 1, comprend une plaque de fond carrée en aluminium 2. Quatre tiges filetées 3, vissées aux coins de la plaque de fond, sont maintenues par des écrous logés . 15 dessous de la plaque de fond. Plusieurs tiges filetées % de plus petit diamètre, vissées dans la plaque de fond 2 suivant des rangées correspondantes sur les bords opposés 6 et 7 de la plaque de fond 2, sont fixées de même par des écrous 8 au-dessous de la plaque de fond. D'autres tiges filetées correspondantes 5 sont fi-20 xéesde même en rangées suivant les bords 9 et 10 de la plaque de fond. Les tiges 5 sont entourées d'un tuyau de polytétrafluoro-éthylène étroitement adapté. Une plaque de dessus 11, correspondant à la plaque de fond 2 mais munie d'évidements permettant le passage entre les tiges 5,est montée de manière à glisser 25 sur les tiges 3 et des écrous papillons 12, sur les tiges 3jpermet tent d'appliquer la pression sur la plaque de dessus 11. On prépare une solution contenant 200 g/litre d'éthano-late du chlorophosphate d'aluminium dans du méthanol. On imprègne d'éthanolate de chlorophosphate d'aluminium une pièce carrée 30 d'un tissu de verre de silice (de 250 g/m2) par immersion dans la solution, puis on la dépose sur une feuille plane de polyté-trafluoroéthylène placée sur la plaque de fond 2 du gabarit 1.-On imprègne de même, par immersion dans la solution d'éthanolate de chlorophosphate d'aluminium, une pièce carrée correspondante 35 d'une na^pe de fibres d'aluminosilicate (d'une épaisseur de 75mm p et d'un poids de 1350 g/m ) qu'on dépose alors sur le tissu de verre. On dépose ensuite des broches,recouvertes de polytétra-fluoroéthylène et servant de noyaux de moulage,parallèlement en "une couche sur la nappe entre des paires opposées de tiges file-IfO tées verticales 5 d'assemblage montées aux bords 6 et 7 de la pla 71 44429 9 2118014 que de fond 2, de manière que les broches soient perpendiculaires aux bords 6 et 7. On imprègne par immersion dans la solution d'éthanolate de chlorophosphate d'aluminium line nouvelle pièce carrée de happe de fibres d'aluminosilicate, qu'on déposé sur 5 les broches. On répète cette succession de dépôts d'un tissu de verre à la silice, d'une nappe de broches servant de noyaux de moulage et d'une nappe,en plaçant les broches entre des tiges verticales correspondantes montées au long des bords 9 et 10 de la plaque de fond 2, de manière que les broches soient per-10 pendiculaires aux bords 9 et 10 et aux broches de la première couche. On répète à quatre reprises l'ensemble d.es opérations de manière à obtenir quatre couches de broches dans chaque direction et on place alors finalement sur le dessus une pièce carrée d'un tissu de verre de silice imprégné. On dépose alors sur la derniè-15 re couche de tissu de verre une feuille carrée de polytétrafluoro-éthylène. On met la plaque de dessus 11 du gabarit en place sur les tiges filetées d'assemblage 3 et on applique une pression sur l'ensemble en serrant les écrous papillons' 12 à la main. Lorsque les écrous papillons sont serrés, la solution d'éthanolate 20 de chlorophosphate d'aluminium s'échappe par exsudation de l'ensemble. On" place le gabarit dans une étuve et on durcit l'échangeur de chaleur pendant 3 heures à 200°C. Après le durcissement, on laisse refroidir le produit, on retire les broches servant de noyaux de moulage et on immerge 25 l'échangeur de chaleur, encore maintenu dans le gabarit,dans la solution d'éthanolate de chlorophosphate d'aluminium. On retire le tout de la solution, on laisse cette dernière s'égoutter et on durcit le tout dans une étuve pendant encore 3 heures à 200°C. On laisse refroidir l'ensemble et on retire l'échangeur de chaleur 30 du gabarit. Les faces inégales de l'échangeur de chaleur sont dressées par sciage. La Fig. 3 .des dessins illustre l'échangeur de chaleur obtenu, les couches de tissu de verre de silice étant indiquées en 13 et les couches de nappe d'aluminosilicate en l*f. EXEMPLE 2.- 35 Cet exemple décrit la construction d'un bloc échangeur de de chaleur à partir d'un tissu de verre de silice et de phosphate d'aluminium avec référence aux Fig. ^ et 5 des dessins annexés, dans lesquels : Fig. est une vue de face en élévation d'une feuille on-1^0 dulée d'un tissu de verre de silice illustrant la formation des 71 44429 10 2118014 ondulations autour de broches recouvertes de polytétrafluoroéthy-lène et servant de noyaux de moulage, et Fig. 5 est une vue en perspective,depuis un coin de l'échangeur de chaleur montrant la répartition des couches de tissu 5 de verre de silice. On prépare une solution contenant 60 parties en poids d'éthanolate de chlorophosphate d'aluminium dans 100 parties en poids d'un mélange 3:1, sur base pondérale, de méthanol et de chloroforme. On imprègne de la solution un certain nombre de 10 feuilles rectangulaires de tissu de verre de silice(d'un poids de 250 g/m2) qu'on dispose à l'état ondulé autour de broches recouvertes de polytétrafluoroéthylène et servant de noyaux de moulage comme illustré à la Fig. On chauffe alors les feuilles imprégnées à 120°C, l'éthanolate de chlorophosphate d'aluminium, durci 15 au cours du chauffage, maintenant les feuilles à l'état ondulé. On dispose alors les feuilles dans un gabarit simple (semblable à celui décrit à l'exemple 1, mais ne comportant pas les tiges verticales 5) en alternance avec des feuilles sensiblement carrées et planes du tissu de verre de silice non traité par le phosphate 20 d'aluminium. On dispose les feuilles ondulées en alternance à angles droits, de manière qu'une feuille sur quatre soit une feuille ondulée, dont, les ondulations sont parallèles comme illustré à la Fig. 5. On maintient les feuilles dans le gabarit sous une pres- 2 sion d'environ 0,07 kg/cm au manomètre. On immerge le gabarit 25 contenant les feuilles serrées dans la solution d'éthanolate de chlorophosphate d'aluminium, on l'en retire et on chauffe le tout à 120°C. On répète l'immersion et le chauffage, qui sont exécutés au total sept fois chacun, puis on retire l'échangeur de chaleur du gabarit. 30 II est également possible de construire des blocs échan geurs de chaleur conformes à l'invention à partir de feuilles de phosphate d'aluminium contenant des charges particulaires. Le bloc échangeur peut avantageusement être élaboré par superposition de feuilles généralement rectangulaires comprenant du phosphate 35 d'aluminium et une charge réfractaire, au moins une partie des feuilles présentant, sur une de leurs faces, une série de rainures qui s'étendent dans la feuille entre les bords opposés de cette dernière. Les rainures peuvent avoir toute section avantageuse. Par exemple, leur section peut être semi-circulaire, rectangu-ItO la ire ou en V. De préférence, les rainures sont toutes sensible- 71 44429 2118014 l ment parallèles aux bords de la feuille. Le bloc échangeur de chaleur peut consister entièrement en feuilles comprenant du phosphate d'aluminium et une charge ou peut comprendre des feuilles planes ou rainurées faites d'une autre matière réfractaire avantageu-5 se, par exemple de graphite. Par assemblage de ces feuilles les rainures conduisent à des passages traversant l'échangeur de chaleur. Les fluides entres lesquels doit avoir lieu le transfert de chaleur traversent alors ces passages. Les passages contenant le même fluide peu-10 vent communiquer entre eux, si la chose est désirable, cependant, les passages transportant des fluides différents ne peuvent évidemment communiquer s'il convient d'éviter le mélange des deux fluides. La construction d'un bloc échangeur de chaleur à'par-15 tir de feuilles de phosphate d'aluminium et d'une charge particulaire est illustrée, sans être limitée,par la description ci-après, faite avec référence aux dessins annexés, dans lesquels : la Fig. 6 est une vue en perspective depuis un coin d'un bloc échangeur de chaleur conforme à l'invention (les collec-20 teurs n'étant pas représentés); Fig. 7 est une coupe horizontale dans l'échangeur de chaleur illustré à la Fig. 6, une paire de collecteurs étant représentés à titre d'exemple; Fig. 8 est une vue en perspective d'une feuille de phos-25 phate d'aluminium contenant une charge,utilisée comme élément dans la construction du bloc échangeur de chaleur illustré aux Fig. 6 et 7, et Fig. 9 est-une vue de face en élévation de l'échangeur de chaleur de-la Fig. 7 illustrant la fixation des collecteurs. 30 L'échangeur de chaleur, indiqué de manière générale en 21, comprend un bloc élaboré à partir d'une série de feuilles rectangulaires 29 comprenant du phosphate d'aluminium et une charge réfractaire. Chaque feuille comprend sur une de ses faces une série de rainures parallèles 30 de section semi-circulaire s'étendant 35 depuis l'avant 33 jusqu'à l'arrière 32 de la feuille. Une autre série de rainures parallèles 31 de section semblable s'étendent depuis le côté 3^ jusqu'au côté 35 de la feuille sur l'autre face de cette dernière. Pour l'élaboration de l'échangeur de chaleur, on empile les feuilles 29 de manière à ce que les rainures 30 des IfO feuilles adjacentes forment,par paires, une série de passages circulai BAD -ORIGINAL 71 44429 12 2118014 res 22 disposés en étages et s'étendant entre les faces opposées 2b e et 25 du bloc.Les rainures 31 des feuilles adjacentes forment de mène par groupes de deux, une série de passages circulaires. 23 s'éterdant depuis les faces opposées 26 et 27 du bloc et disposés en étages, qui 5 sont situés entre les étages de passages 22. Les feuilles de dessus et de fond du bloc ne portent de rainures que sur leurs faces intérieures, leurs faces extérieures étant planes. Les Fig. 7 et 9 illustrent la fixation d'une paire de collecteurs 36 au bloc. Les collecteurs sont munis de brides 37 10 maintenues contre les faces du bloc qu'elles recouvrent au dessus et au fond. Les collecteurs sont maintenus en place par des boulons 38 qui traversent les brides 37 aux coins du bloc et traversent aussi ce dernier pour fixer les collecteurs opposés l'un à l'autre. Des joints 39 faits d'un tissu de silice sont 15 disposés entre les brides 37 et les faces du bloc pour empêcher les fuites. Une paire de collecteurs, non représentée, s'appuie de même contre les faces 26 et 27 du bloc. bad original 71 44429 13 ononi/i REVENDICATIONS 211 OUI 4 ' ' " l 1.- Echangeur de chaleur pour le transfert de la chaleur entre des fluides à des températures différentes,caractérisé en ce que la chaleur est transférée, entre les fluides, par l'intermé- 5 diaire d'une matière mixte pour le transfert de la chaleur qui comprend du phosphate d'aluminium et une charge réfractaire, 2.- Echangeur de chaleur suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la matière pour le transfert de chaleur comprend une charge fibreuse. 10 3»~ Echangeur de chaleur suivant la revendication 2, ca ractérisé en ce que la matière pour le transfert de chaleur comprend une charge fibreuse présentée sous forme d'un tissu tissé . ou d'un feutre. *f. - Echangeur de chaleur "suivant la revendication 2 ou 3j 15 caractérisé en ce que la charge fibreuse comprend des fibres de verre de silice. 5«- Echangeur de chaleur suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la matière pour le transfert de chaleur comprend.une charge particulaire. 20 6.- Echangeur de chaleur suivant la revendication 5j ca ractérisé en ce que la charge particulaire est une matière dont la conductivité thermique est élevée. 7.- Echangeur de chaleur suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le phosphate 25 d'aluminium est issu d'un phosphate complexe d'aluminium contenant au moins 1 molécule combinée chimiquement d'eau ou d'un composé hydroxylé de formule R-OH, où R représente un radical org-anique, outre un radical anionique issu d'un acide inorganique fort (autre qu'un acide oxygéné du phosphore ) ou d'un acide 30 carboxylique. 8.- Echangeur de chaleur suivant la revendication 7, caractérisé en ce que le phosphate d'aluminium est issu d'un phosphate complexe d'aluminium halogéné contenant au moins 1 molécule combinée chimiquement d'eau ou d'un composé hydroxylé de formule 3? R -OH, où R représente un radical organique. 9.- Echangeur de chaleur suivant la revendication 8, caractérisé en ce que le phosphate d'aluminium est issu d'un phosphate complexe répondant à la formule globale A1PC1H j-C^Oo ou AlPClH^Og . 10.-Echangeur de chaleur suivant l'une quelconque des reven- 40 dications précédentes, caractérisé en ce qu'il est un bloc échangeur de chaleur.