La présente invention a pour objet un procé- dé de contrôle de la surface d'une pièce au moyen d&un capteur à courants de Foucault délivranr t un signal le- présentatif de l'état de cette surface, ainsi que des dispositifs permettant de mettre en oeuvre un tel pro- cédé. Il est actuellement de pratique courante d'effectuer le contrôle de la surface des pièces en matériau conducteur de l'électricité en utilisant des capteurs à courants de Foucault Le signal délivré par le capteur permet en effet de donner une information concernant l'état de la surface et la présence éven tuelle de défauts en déplaçant le capteur en face de cette surface A titre d'exemple, un contrôle de ce type est effectué périodiquement dans les tubes des échangeurs de chaleur ou des générateurs de vapeur équipant les centrales nucléaires Toutefois, cette application n'est pas limitative et des contrôles de surface au moyen d'un capteur à courants de Foucault sont réalisés dans de nombreux autres domaines. Quelle que soit l'application envisagée, la technique de contrôle utilisée à ce jour consiste à effectuer un balayage aussi complet que possible de la surface à contrôler et a observer au moyen d'un systl- me de lecture directe les variations du signal délivré par le capteur afin d'en déduire l'état de la surface contrôlée. Bien que cette technique de contr 8 le soit utilisée à ce jour de façon courante, elle présente un certain nombre d'inconvénients liés à la nécessité d'adapter le capteur et la trajectoire suivie par celui-ci à la taille et à l'orientation des défauts. En effet, pour détecter un défaut sans difficulté, la taille du capteur doit être aussi proche qoue possible de celle des défauts à détecter De plus, pour la re- cherche de défauts ponctuels, on utilise des capteurs différentiels qui doivent être orientés de telle sorte que la direction reliant les deux enroulements qui les composent soit confondue avec l'axe du plus fort gra- dient de variation du signal délivré par le capteur. Or, deux cas au moins peuvent se présenter o ces con- ditions ne peuvent pas être réalisées: 1) Lorsqu'on ne connait à priori ni la tail- le, ni l'orientation des défauts; 2) Lorsque le trajet parcouru par le capteur est imposé. La présente invention a précisément pour ob- jet un procédé de contrôle de la surface d'une pièce au moyen d'un capteur à courants de Foucault ne pré- sentant pas les inconvénients du procédé de la techni- que antérieure et permettant notamment de réaliser un déplacement fictif du capteur selon la direction sou- haitée, qui peut être différente de la direction de balayage réelle de la surface par le capteur, et d'adapter de façon fictive la taille du capteur au type de défaut que l'on souhaite détecter. A cet effet, et conformément à la présente invention, il est proposé un procédé de contrôle de la surface d'une pièce au moyen d'un capteur à courants de Foucault comprenant au moins une sonde à courants de Foucault délivrant un signal représentatif de l'état de cette surface, ce procédé étant caractérisé en ce qu'il consiste à: effectuer avec le capteur un balayage selon un ordre donné de zones de mesure élémentaires définies à la surface de la pièce; enregistrer les valeurs échantillonnées du signal délivré par le capteur pour chacune des zones de mesure élémentaires; et restituer des signaux obtenus à partir d'une ou plu- sieurs valeurs échantillonnées correspondant à des zones voisines de la surface, dans un ordre quelcon- que souhaité. Selon l'application envisagée, on peut uti- liser soit un capteur absolu comportant au moins une sonde comprenant une seule bobine à courants de Fou- cault, soit un capteur différentiel comportant au moins une sonde comprenant deux bobines. Conformément à un premier mode de réalisa- tion du procédé selon l'invention, on restitue des si- gnaux correspondant chacun à l'une des valeurs échan- tillonnées enregistrées, selon un ordre différent de l'ordre de balayage On peut ainsi effectuer un dépla- cement fictif du capteur selon une direction optimale pour la détection des défauts Dans ce cas, lorsque les zones de mesure élémentaires définissent au moins deux directions différentes, l'ordre de balayage peut suivre une première direction tandis que l'ordre de restitution des signaux suit une direction différente de cette première direction. Conformément à un deuxième mode de réalisa- tion du procédé selon l'invention, on restitue des si- gnaux dont chacun est représentatif de la valeur moyenne d'un groupe de valeurs échantillonnées corres- pondant à des zones voisines La taille du capteur peut ainsi être augmentée de façon fictive, ce qui permet de détecter des défauts dont la dimension trop importante par rapport au capteur n'aurait pas permis à ce dernier de les détecter. Conformément à un troisième mode de réalisa- tion du procédé selon l'invention, on restitue des si- gnaux dont chacun est représentatif de la différence entre les valeurs échantillonnées correspondant à deux zones voisines Ce mode de réalisation, qui concerne exclusivement l'utilisation d'un capteur absolu, per- met de modifier de façon fictive le type de capteur utilisé en simulant un balayage au moyen d'un capteur différentiel. Dans une variante combinant les caractéris- tiques des deuxième et troisième modes de réalisation de l'invention, on restitue des signaux dont chacun est représentatif de la différence entre les valeurs moyennes de deux groupes de valeurs échantillonnées correspondant à des zones voisines Il est ainsi pos- sible, en effectuant le balayage au moyen d'un capteur de type ponctuel, de modifier de façon fictive la na- ture et la forme du capteur afin d'obtenir des signaux du type de ceux qui sont délivrés habituellement par un capteur de type différentiel de plus grandes dimen- sions. Bien entendu, le premier mode de réalisation peut se combiner avec les autres, de telle sorte que le balayage fictif déterminé par les signaux restitués correspond au balayage qui serait effectué par un cap- teur d'un type et/ou de dimensions différentes du cap- teur effectivement utilisé, ce balayage fictif étant en outre effectué selon un ordre différent du balayage réel. La présente invention a également pour objet un dispositif de contrôle de la surface d'une pièce au moyen d'un capteur à courants de Foucault comportant au moins une sonde à courants de Foucault délivrant un signal représentatif de l'état de cette surface. Dans un premier mode de réalisation, ce dis- positif comprend des moyens pour faire balayer par ledit capteur, selon un ordre donné, des zones de me- sure élémentaires définies à la surface de la pièce, des moyens pour mémoriser les valeurs échantillonnées du signal d'erreur délivré par le capteur pour chacune des zones élémentaires, et des moyens pour restituer une série de signaux à partir d'une -wu Plusieurs va- leurs échantillonnées correspondant à des zones voisi- nes de la surface, dans un ordre quelconque souhaité. Dans un deuxième mode de réalisation, ce dispositif comprend des moyens pour faire balayer par le capteur, selon un ordre donné, les zones de mesure élémentaires définies a la surface de la pièce et for- mant au moins deux directions différentes, l'ordre de balayage suivant une première de ces directions, des moyens pour aiguiller vers des voies différentes cha- cune des valeurs échantillonnées du signal d'erreur délivré par le capteur pour chacune des zones de mesu- re élémentaires correspondant à cette première direc- tion, et des moyens pour enregistrer sur chacune des voies des valeurs échantillonnées selon un ordre cor- respondant à une autre direction. On décrira maintenant, à titre d'exemple non limitatif, différentes variantes de réalisation de l'invention, en se référant aux dessins annexés, dans lesquels les figures la et lb illustrent de façon schématique le principe qui est à l'origine de l'in- vention, la figure la montrant un exemple de balayage d'une surface plane -i moyen d'un capteur à courants de Foucault de type absolu tandis que la figure lb montre l'ordre de remplissage qui en résulte d'un ta- bleau des valeurs échantillonnées du signal délivré par le capteur, ce tableau étant établi en fonction de coordonnées définies à l'avance de la pièce examinée; la figure 2 a montre un tableau comparable à celui de la figure lb et illustre le principe d'un mode de réalisation de l'invention selon lequel, lors de la restitution des signaux, on groupe les signaux contenus dans des cases voisines du tableau et on en effectue la valeur moyenne afin de simuler le balayage de la surface au moyen d'un capteur de plus grande taille que celui qui a été réellement utilisé; la figure 2 b représente une partie du ta- bleau de la figure lb et illustre le principe d'un autre mode de réalisation de l'invention selon lequel on restitue les signaux en les groupant de façon ap- propriée, afin de simuler le balayage de la surface au moyen d'un capteur différentiel de grande taille, alors que le capteur utilisé réellement au cours de la mesure était un capteur absolu de petite taille; la figure 3 illustre de façon schématique un premier mode de réalisation d'un dispositif de mise en oeuvre du procédé selon l'invention, utilisant la mise en mémoire des signaux délivrés par le capteur et la restitution ultérieure de ces signaux; la figure 4 illustre de façon schématique un deuxième mode de réalisation d'un dispositif de mi- se en oeuvre du procédé selon l'invention, utilisant un aiguillage en temps réel des signaux délivrés par le capteur; la figure 5 illustre de façon schématique une variante du dispositif de la figure 4 permettant de restituer des signaux représentant des déplacements fictifs du capteur selon trois directions différentes, et les figures 6 a à 6 c illustrent les trois déplacements qui peuvent être obtenus avec le disposi- tif de la figure 5. On exposera tout d'abord, en se référant aux figures la, lb, 2 a et 2 b, le principe du procédé de contrôle selon l'invention, appliqué à titre d'exemple à une pièce 10 de forme parallélépipédique dont on examine la surface supérieure 12 au moyen d'un capteur absolu 14 qui se compose dans le cas le plus simple d'une sonde à courants de Foucault comportant une seu- le bobine dont l'axe est disposé perpendiculairement à la surface 12. Toutefois, on notera dès à présent que le procédé selon l'invention peut être appliqué à des pièces de formes très différentes, incluant notamment des pièces dont le balayage peut être effectué en dé- plaçant le capteur selon une seule direction Parmi les pièces de ce type, on peut notamment citer les tubes ou les barres pleines qui peuvent être contrôlés en déplaçant parallèlement à leur axe, un capteur à courants de Foucault du type à encerclement Les tubes peuvent aussi être contrôlés par l'intérieur au moyen d'un capteur approprié que l'on déplace également pa- rallèlement à l'axe du tube Dans ces deux cas, la taille, et le type, du capteur équivalent peuvent être modifiés selon l'invention. Dans le cas d'une surface telle que la sur- face 12 illustrée sur la figure 1, le balayage de cet- te surface ne peut pas être réalisé en déplaçant le capteur selon une seule direction Pour cette raison, on voit sur la figure 1 que les déplacements du cap- teur 14 parallèlement à la surface 12 sont repérés au moyen de deux coordonnées perpendiculaires OX et OY. Le capteur 14, qui est associé de façon connue à un appareillage approprié, délivre un signal de tension dont les variations sont représentatives des défauts de la pièce examinée. Selon les techniques de contrôle antérieu- res, aussi bien que selon le procédé de l'invention, les dimensions du capteur 10 ainsi que le trajet par- couru par ce capteur pour effectuer le balayage de l'ensemble de la surface 12 de la pièce à examiner, sont uniques pour une opération de contrôle donnée En d'autres termes, le type et les dimensions du capteur utilisé, ainsi que le trajet parcouru par ce capteur, qu'ils soient imposés ou arbitraires, déterminent la valeur des signaux délivrés par le capteur. Toutefois, pour réaliser un contrôle effi- cace des pièces, on sait qu'il est nécessaire d'adap- ter le capteur et le trajet parcouru par celui-ci à la taille et à l'orientation des défauts Ainsi, l'orien- tation d'un capteur différentiel est déterminante pour la détection des défauts ponctuels En effet, un tel capteur compare à tout instant deux zones voisines de la pièce examinée La meilleure perception d'un défaut sera donc obtenue lorsque le signal différentiel déli- vré par le capteur sera maximal, c'est-à-dire lorsque la direction reliant les deux enroulements sera con- fondue avec l'axe du plus fort gradient de variation du signal. De même, la taille du capteur doit être du même ordre de grandeur que celle des défauts à détec- ter En effet, s'il est trop grand, le capteur ne sera que faiblement affecté par le défaut Au contraire, s'il est trop petit, le capteur risque de perdre la perception du défaut parce que, de tous côtés, il ne "voit' que lui. Or, deux cas au moins peuvent se présenter o ces conditions ne peuvent pas être réalisées lors du balayage de la pièce par le capteur 1) Lorsqu'on ne connaît a priori ni la tail- le, ni l'orientation des défauts; 2) Lorsque le trajet parcouru par le capteur lors d'une mesure dynamique est imposé. Afin de remédier à ces inconvénients de la technique antérieure, le principe du procédé selon l'invention consiste, lors du balayage de la surface 12 par le capteur 14, à découper cette surface en un certain nombre de zones de mesure élémentaires sépa- rées par un pas d'acquisition a Da Ds le cas d'une surface repérée par deux oosrdonnées OX et Y, comme l'illustre la figure la, ces zones forment par eómple un quadrillage de la surface dont la finesse dépend de la taille du capteur Ce quadrillage conduit à asso- cier à la surface 12 examinée un tableau de valeurs échantillonnées enregistrées lors du déplacement du capteur 14 en face de cette surface, comme l'illustre la figure lb Ainsi, si le capteur 14 se déplace selon un trajet du type de celui repéré par la ligne 16 sur la figure la, le tableau de la figure lb sera rempli ligne par ligne selon ce chemin 16 En d'autres ter- mes, à chaque case du tableau de la figure lb sont associées les coordonnées x et y du capteur et la va- leur échantillonnée du signal qu'il délivre dans cette position, le sens de remplissage des cases étant impo- sé par le chemin 16 suivi par le capteur Conformément à l'invention, le balayage de la surface de la pièce par le capteur s'accompagne donc d'une acquisition des données que constituent les valeurs échantillonnées du signal délivré par le capteur et enregistre lors du déplacement de ce dernier. Une fois le tableau de la figure lb remplie la notion dynamique de sens de remplissage disparaît pour faire place à cv notion statique de valeurs as- sociées à des positions x et y. La relecture du tableau de la figure lb à une cadence bien définie fait réapparaître une notion dynamique de sens de relecture simulant un déplacement fictif du capteur En effet, cette Lelecture est ta- lement indépendante du trajet 16 suivi par le capteur lors de l'acquisition des données On peut donc relis'e le tableau de la figure lb aussi bien ligne par ligne que colonne par colonne (trajet 17 sur lai figure lb, ou même en oblique, de gauche à droite, de bas en l O haut, de haut en bas, ou suivant toute autre technique mettant bout à bout des valeurs contiguës Il est ain- si possible, notamment, de suivre de façon fictive un trajet différent du trajet 16 et plus favorable à la détection de certains défauts. Les avantages présentés par le remplissage du tableau de la figure lb au moyen de valeurs échan- tillonnées du signal délivré par le capteur 14 ne sont toutefois pas limités à la possibilité de relecture de ce tableau selon un trajet fictif différent. Ainsi, dans le cas représenté sur la figure la o le balayage de la surface 12 a été réalisé au moyen d'un capteur absolu comportant une seule bobine à courants de Foucault, il est possible, au moment de la relecture du tableau de la figure lb, de simuler un balayage de la surface 12 au moyen d'un capteur diffé- rentiel dont les deux enroulements sont alignés sur le trajet 16 parcouru par le capteur 14 En effet, la différence de deux valeurs contiguës du tableau de la figure lb correspond à la mesure différentielle que pourrait effectuer un capteur dont les deux enroule- ments occuperaient les deux positions en question. Dans le cas non représenté o le capteur utilisé lors du balayage de la surface est un capteur différentiel qui se compose dans le cas le plus simple d'une sonde à courants de Foucault com portant deux bo- bines, il est possible, en effectuant un déplacement fictif du capteur lors de la restitution des signaux, perpendiculaire aux déplacements réels du capteur lors du balayage (ligne par ligne si le balayage s'est fait colonne par colonne, ou inversement), de restituer des signaux correspondant au déplacement simulé d'un cap- teur fictif dont l'axe reliant les deux inrculements est perpendiculaire à l'axe reliant les enroulements du capteur utilisé lors du balayage réel de la surfa- ce. Ainsi, si l'on suppose que le tableau de la figure lb a été rempli a l'aide d'un capteur différen- tiel dont les deux enroulements sont alignés avec la direction de déplacement 16, la relecture du tableau suivant une direction perpendiculaire à celle du rem- plissage simule le déplacement d'un capteur dont l'axe reliant les deux enroulements est perpendiculaire à la direction du déplacement Les signaux ainsi restitués sont appelés pseudodifférentiels et, sans avoir les caractéristiques d'un vrai signal différentiel (symé- trie, en particulier), ils en possèdent un certain nombre de caractères (immunité à la dérive et à l'en- trefer). A l'inverse du cas précédent, si l'acquisi- tion des données a été faite avec une orientation des enroulements orthogonale à la direction du déplace- ment, le tableau de la figure lb sera rempli de mesu- res pseudo-différentielles, mais le signal reconsti- tué en mettant bout à bout les valeurs selon la direc- tion perpendiculaire au remplissage simulera une mesu- re différentielle vraie. Une autre possibilité offerte par la relec- ture du tableau de la figure lb consiste à réaliser par simulation un accroissement de la taille ou une modification de la forme du capteur utilisé réellement lors du balayage Dans ce cas, il faut supposer que le tableau de la figure lb a été rempli à l'aide d'un capteur absolu de très petite dimension. Il est alors possible, au moment de la relecture du tableau, de grouper plusieurs cases con- tiguës du tableau (par exemple quatre comme l'illus- trent les lignes G 1 sur la figure 2 a) et de calculer la valeur moyenne des valeurs échantillonnées conte- nues dans ces cases afin de simuler le balayage de la pièce au moyen d'un capteur absolu fictif de plus grande dimension. De plus, et comme l'illustre la figure 2 b, on peut, en effectuant la différence entre les valeurs moyennes des valeurs échantillonnées contenues dans deux groupes voisins de cases G 2, simuler un contrôle au moyen d'un capteur différentiel fictif 14 ' de la forme voulue adaptée au type de défaut recherché. On décrira maintenant, à titre d'exemples, trois dispositifs particuliers permettant de mettre en oeuvre le procédé de contrôle dont le principe vient d'être exposé. Ainsi, la figure 3 illustre de façon schéma- tique un dispositif de contrôle dans lequel la simula- tion est obtenue par un traitement numérique d'une ma- trice de données On voit que le signal Scf provenant de l'appareillage à courants de Foucault (non repré- senté) est introduit dans un échantillonneur bloqueur 18 qui reçoit une impulsion d'échantillonnage Ie cha- que fois que le capteur à courants de Foucault se dé- place d'une valeur égale au pas a établi à l'avance. Cette impulsion 'e peut notamment être délivrée par un capteur de déplacement (non représenté) associé au capteur. A chaque impulsion d'échantillonnage 'e' l'échantillonneur bloqueur 18 délivre un signal échan- tillonné Se qui correspond à la valeur échantillonnée du signal Scf délivré à cet instant par le capteur. Chaque signal échantillonné Se parvient dans un pro- cesseur d'écriture-mémoire 20 qui l'injecte dans une mémoire 24, en même temps que l'adresse de stockage As qui lui correspond L'adressage des signaux Se est réalisé au moyen d'un compteur incrémental 22 sensible aux impulsions d'échantillonnage Ie pour associer dans la mémoire 24 une adresse de stockage AS à chacun des signaux échantillonnés S e On reconstitue ainsi dans la mémoire 24 le tableau de la figure lb Si le décou- page de la surface contrs 11 détermine un taau à nà colonnes et p lignes, la méncoire 22 eimagasn, aisie une matrice de n p donnees Chaque case de la matr:ce peut, par exemple, être repérée par un numéro a deu:: chiffres dont le premier indique la ligne, et le se- cond la colonne, comme l'illustre la figure 3 o La lecture des informations emmagasinées dans la mémoire 22 s'effectue au moyen d'un processeur de lecture 26 sensible à un signal d'adresse de ligne A 1 et à un signal d'adresse de colonhe Ac, pour déli- vrer une série de signaux de sortie Ss correspondant aux signaux emmagasinés dans les cases ainsi repérées. Dans la varian Le de réalisation représerin- tée, la matrice définie par la mérmore 24 est relue colonne par colonne A cet effet, une hor Gloge de relecture 28 envoie des impulsions à un compteur C dont la sortie est appliquée à un comparateur 30 qui compare le contenu du compteur C à l'adresse p de la dernière ligne Lorsque le contenu de C est différent de p, une unité est ajoutée dans un compteur de colon- ne 32 qui délivre le signal d'adresse de colonne P Ao Au contraire, lorsque le contenu de C devient égal à p, une unité est ajoutée à un compteur de ligne 34 qui délivre le signal d'adresse de ligne Al 3 imultané- ment, le compteur 32 est remis à zéro Ainsi, en par- tant de la case 1-1 de la mémoire 24, le processeur 26 délivrera successivement les signaux contenus dans les cases 2-1, 3-1 P-l, 1-2, 2-2, 3-2, P-2 l-n, 2-n, 3-n, p-n. Bien entendu, le dispositif câblé représen- té sur la figure 3 ne peut être utilisé que lorsaue l'enregistrement des données peut être limité dans le temps (par exemple lors de l'examsn d Cune zone bien déterminée d'une pièce suivi d'un temps mort qui e'ut' être mis à profit pour effectuer un tralcm:n)o En effet, cette technique se heurte à la limite de capa- cité des mémoires Lors d'une prise de données en con- tinu, un traitement simultané de la matrice permettant de libérer la mémoire est donc nécessaire Les valeurs ainsi traitées peuvent être soit utilisées pour un en- registrement graphique, comme si elles sortaient di- rectement de l'appareil à courants de Foucault, soit transmises à une autre unité de calcul qui effectue les traitements voulus sur ces signaux simulés. On a représenté sur la figure 4 un deuxième dispositif de mise en oeuvre du procédé de l'invention qui, bien que moins riche en possibilités que le dis- positif précédent, permet toutefois d'éviter tout traitement lors d'un travail en continu, et se révèle en fait très simple et très agréable à utiliser dans les mesures courantes En effet, dans ce dispositif, les signaux apparaissent en temps réel, comme si le déplacement fictif était effectivement réalisé. Le principe de ce second dispositif est sim- ple En effet, au lieu de stocker les valeurs échan- tillonnées mesurées dans une mémoire à N p points, on les aiguille directement vers une sortie délivrant le signal synthétisé. De façon plus précise, on voit sur la figure 4 que le signal Scf délivré par l'appareil à courant de Foucault 36 auquel est relié le capteur 14, est aiguillé en 38 vers N voies numérotées 1 à n Chacune de ces voies correspond à l'une des colonnes du ta- bleau de la figure lb lorsque le capteur 14 se déplace ligne par ligne comme l'indique la flèche 16 sur la figure 4 Chacune des voies 1 à N est équipée d'un échantillonneur bloqueur, 401 à 40 n, qui délivre des signaux de sortie 51 à Sn qui sont acheminés vers n enregistreurs (non représentés) sur lesquels appa- raissent les variations des signaux Si 1 à N en fonc- tion du temps. Comme on l'a exposé en se référant à la fi- gure la, la surface 12 de la pièce 10 à contrôler est découpée selon la direction OX en N colonnes et selon la direction OY en p lignes L'acquisition des données se faisant suivant la direction OX qui est découpée en n colonnes, lorsque le capteur occupe la position d'abscisse x la mesure échantillonnée est aiguillée en * 38 et bloquée en 40 X sur la x ième sortie du disposi- tif Lorsque le capteur est à la position x + 1, le signal échantillonné est aiguillé en 38 et bloqué en X+l sur la x + unième sortie, etc Lorsque le cap- teur a décrit une ligne d'ordonnée y, une valeur a été prise sur chacune des N sorties des échantillonneurs bloqueurs Le capteur continuant sur la ligne suivante y + 1 enverra la valeur suivante sur chacune des n sorties des échantillonneurs bloqueurs Ainsi, à cha- que ligne décrite, chaque sortie recevra le signal S x correspondant à l'abscisse x qu'elle représente Les mesures mises bout à bout sur chacune des sorties si- mulent donc bien N déplacements simultanés suivant la direction OY, tels qu'ils pourraient être obtenus par n capteurs disposés côte à côte et se déplaçant sui- vant cette direction OY. La figure 5 représente une variante du dis- positif de la figure 4 permettant également de simuler deux déplacements à 450 et 1350 par rapport à la di- rection d'acquisition des données Comme sur la figure 4, la surface 12 de la pièce est découpée en N pas d'acquisition dans le sens de déplacement correspon- dant à la flèche 16, le support 42 du capteur 14 déli- vrant une impulsion à chaque pas Le système de simu- lation des signaux dispose pour sa part de N + 1 sor- ties numérotées 51 à Sn+l, qui ne sont pas toujours toutes utilisées comme on le verra par la suite. Le dispositif se distingue notamment de ce- lui de la figure 4 par la présence d'un sélecteur de déplacement fictif qui peut être placé selon l'utili- sation souhaitée sur les valeurs n-l, N ou n+l La valeur affichée sur le sélecteur est comparée dans un comparateur 46 au code d'aiguillage et d'échantillon- nage constitué par le contenu d'un compteur 48 rece- vant les impulsions fournies par le détecteur de pas 42 associé au capteur 14 Le code d'aiguillage et d'échantillonnage est introduit en même temps que le signal Scf délivré par l'appareil à courants de Fou- cault 36 dans un démultiplexeur analogique 50 aiguil- lant les différents signaux Scf successivement sur chacune des voies conduisants aux sorties i à N + 1, à N ou à N 1 selon la position du sélecteur 44, chacu- ne des voies comportant un échantillonneur bloqueur , a 40 n+l comme dans le dispositif de la figure 4. Lorsque le sélecteur 44 est placé sur la po- sition n, le fonctionnement du dispositif de la figure 5 est identique à celui qui a été décrit précédemment en se référant à la figure 4, chacune des N sorties utilisées délivrant un signal correspondant à un dé- placement fictif du capteur orthogonal à son déplace- ment réel, comme l'illustre la figure 6 b. Lorsque le sélecteur 44 est placé sur la po- sition n-l, une remise à zéro hâtive du compteur 48 aiguille la nième mesure non vers la nième sortie mais vers la première C'est donc la deuxième sortie qui reçoit le signal qui aurait dû revenir à la première. Ceci a pour conséquence d'orienter le déplacement fic- tif à la rencontre du déplacement réel puisqu'il y a à chaque ligne anticipation des prises de donnée par rapport à l'abscisse sur la ligne précédente Cette situation simulant le déplacement en oblique de n-i capteurs, dans laquelle seules n-i sorties sont utili- sées, est illustrée sur la figure 6 a. A l'opposé, le sélecteur positin sur ne introduit un retard dans le retour à la premiere sor- tie chaque fois que le capteur a décrit une lignes Il en résulte un glissement des valeurs dans ie sens du déplacement du capteur, donc un déplacement fctlf en oblique selon une direction orthogonale à la pr den te Cette situation, dans laquelle les n+ 1 sorties sont utilisées, est illustrée sur la figure 6 c. Dans l'application de ce procédé et des dis- positifs qui lui correspondent à la recherche de fis- sures dans les tubes des générateurs de vapeur équi- pant les réacteurs nucléaires ainsi que dans 1 'examen des crayons combustibles irradiés &quipants ces réac- teurs, on conçoit qu'il est possible de simuler le déplacement en translation d'une sonde à partir du mouvement suivant une hélice de pas donne d'un têete tournante traditionnelle De nombreux problemes de de- placement des capteurs peuvent ainsi être résolus. REVENDICATIONS 1 Procédé de contrôle de la surface ( 12) d'une pièce ( 10) au moyen d'un capteur ( 14) à courants de Foucault comprenant au moins une sonde à courants de Foucault délivrant un signal (Scf) représentatif de l'état de cette surface, caractérisé en ce qu'il con- siste à: effectuer avec le capteur un balayage selon un ordre donné de zones de mesure élémentaires définies à la surface de la pièce, enregistrer les valeurs échantillonnées du signal délivré par le capteur pour chacune des zones de mesure élémentaires, et restituer des signaux obtenus à partir d'une ou plu- sieurs valeurs échantillonnées correspondant à des zones voisines de la surface, dans un ordre quelcon- que souhaité. 2 Procédé selon la revendication 1, carac- térisé en ce que l'on utilise un capteur absolu com- portant au moins une sonde comprenant une seule bobine à courants de Foucault. 3 Procédé selon la revendication 1, carac- térisé en ce que l'on utilise un capteur différentiel comportant au moins une sonde comprenant deux bobines à courants de Foucault. 4 Procédé selon l'une quelconque des reven- dications précédentes, caractérisé en ce que l'on res- titue des signaux correspondant chacun a l'une des va- leurs échantillonnées enregistrées, selon un ordre différent de l'ordre de balayage. 5 Procédé selon la revendication 4, carac- térisé en ce que lesdites zones définissent au moins deux directions (OX, OY), l'ordre de balayage suivant une première direction (OX) et l'ordre de restitution des signaux suivant une direction différente de cette première direction. 6 Procédé selon la revendication 2, carac- térisé en ce que l'on restitue des signaux dont chacun est représentatif de la valeur moyenne d'un groupe (G 1) de valeurs échantillonnées correspondant à des zones voisines. 7 Procédé selon la revendication 2, carac- térisé en ce que l'on restitue des signaux dont chacun est représentatif de la différence entre les valeurs échantillonnées correspondant à deux zones voisines. 8 Procédé selon la revendication 2, carac- térisé en ce que l'on restitue des signaux dont chacun est représentatif de la différence entre les valeurs moyennes de deux groupes (G 2) de valeurs échantillon- nées correspondant à des zones voisines. 9 Dispositif de contrôle de la surface ( 12) d'une pièce ( 10) au moyen d'un capteur l'état de cette surface, caractérisé en ce qu'il com- prend des moyens pour faire balayer par ledit capteur, selon un ordre donné, des zones de mesure élémentaires définies à la surface de la pièce, des moyens ( 18, 20, 22) pour entrer en mémoire les valeurs échantillonnées du signal délivré par le capteur pour chacune des zo- nes élémentaires et des moyens ( 26, 30, 32, 34) pour restituer une série de signaux à partir d'une ou plu- sieurs valeurs échantillonnées correspondant à des zo- nes voisines de la surface, dans un ordre quelconque souhaité. Dispositif de contrôle de la surface ( 12) d'une pièce ( 10) au moyen d'un capteur ( 14) à courants de Foucault comprenant au moins une sonde à courants de Foucault délivrant un signal représentatif de l'état de cette surface, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour faire balayer par ledit cap- teur, selon un ordre donné, des zones de mesure élé- mentaires définies à la surface de la pièce et formant au moins deux directions différentes (OX, OY), l'ordre de balayage suivant une première (OX) de ces direc- tions, des moyens ( 38, 50) pour aiguiller vers des voies différentes chacune des valeurs échantillonnées du signal délivré par le capteur pour chacune des zo- nes de mesure élémentaires correspondant à cette pre- mière direction, et des moyens ( 401, 40 n-+) pour enregistrer sur chacune des voies les valeurs échan- tillonnées selon un ordre correspondant à une autre direction.