La presente invention concerne un perfectionnement apporté aux métiers à tricoter circulaires, simple fonture, aiguilles bec, métiers désignés couramment par l'expression "métier Jersey" permettant de réaliser, à grande vitesse aussi bien des jerseys unis, que des tricots ayant des armures qui en dérivent, tels du petit piqué, la chaine visible ou invisible (tricot jersey dans lequel est incorporé un fil transversal appelé couramment "fil molleton", maintenu de place en place par les mailles du jersey et formant entre les points de liage des flottés). Les métiers jersey a fonture verticale à aguilles a bec sont très répandus et sont constitués essentiellement ainsi que cella est représenté à la figure 1 par un cylindre divisé 1, rotatif, dans lequel sont disposées les aiguilles 2. Ces aiguilles sont en général commandées au moyen de poussoirs 3 présentant des talons 4 soumis à l'action de cames fixes 5 qui provoquent leurs déplacements et la formation des mailles. Sur cette figure 1, qui est une coupe transversale montrant les principaux organes d'un métier jersey conventionnel, tel que celui commercialisé sous la marque LEBOCEY sous la dénomination EMAVIT-221, la distribution des fils aux aiguilles, ainsi que le tricot formé, n'ont pas été représentés par mesure de simplification. Perpendiculairement au cylindre divisé 1 et solidarisée à ce dernier, est disposée une couronne 6 désignée couramment par l'expression "cercle à platinettes" recevant des platines 7 dé plaçables au moyen de cames fixes 8 entre les aiguilles 2 et des tinées à cueillir le fil. Entre chaque platine 7, c'est-à-dire face aux aiguilles 2, se trouve un presseur individuel 9 dépla çable en synchronisme avec les aiguilles 2 et les platines 7 et destiné à venir fermer au moment opportun le bec 10 de l'aiguille pour permettre le passage de l'ancienne maille sur ledit bec. Dans ce type de métiers, les presseurs sont montés pivotants au regard des aiguilles, et sont normalement maintenus en position reculée au moyen du ressort 11. Le mouvement d'avance des presseurs lors de la fermeture du bec des aiguilles est obtenu au moyen d'une came fixe non représentée sur cette figure 1. Dans la forme de réalisation illustrée dans la figure 1, le cercle des platinettes 6 est solidarisé avec le cylindre 1 par l'intermédiaire de brides 12 vissées sur le cercle de platinettes, l'ex trémité 13 de cette bride prenant appui sur une partie 14 solidaire du cylindre 1 servant également au positionnement et au main tien des presseurs 9.Un tel mode de réalisation présente par rapport aux métiers jersey antérieurs à aiguilles à bec de très grands avantages par le fait qutil a permis d'augmenter considérablement les vitesses de production et le nombre de chutes tout en conservant la très grande qualité du tricot. Cependant, de tels métiers présentent certains inconvénients. Tout d'abord l'usinage du cylindre 1 et le montage des presseurs 9 sont délicats à réaliser et demandent une très grande précision de plus, le manque de talon de contrôle ne permet pas un mouvement de recul positif de ceux-ci et rend difficile et aléatoire un réglage précis. Par ailleurs, le positionnement et le montage desdits presseurs 9 font que l'espace 15 compris entre le cylindre 1, la plati nette 7, le presseur 9 et la partie 14 du cylindre, est très réduit et pratiquement inaccessible alors que les bourres de fibres ont tendance à s'accumuler dans cet espace et à former à la longue un bloc homogène et dense qui implique pour être enlevé une opération longue et délicate. Or, on a trouvé, et c'est ce qui fait l'objet de la présente invention, un perfectionnement aux métiers à tricoter jersey du type précité, qui surmonte ces inconvénients, et qui, notamment, simplifie considéralement le montage des presseurs et évite dans une grande mesure l'accumulation des bourres et duvets sous les platinettes. L'invention concerne donc un métier à tricoter jersey du type comportant un cylindre divisé rotatif, dans les divisions duquel sont déplacées les aiguilles à bec sous l'action d'une pluralité de cames fixes, ainsi que des platines et des presseurs mobiles, en synchronisme avec les déplacements des aiguilles, et il se caractérise par le fait que les platines et les presseurs sont montés sur un cercle divisé, solidarisé avec le cylindre, les presseurs étant montés coulissants entre les platines, dont les faces latérales leurs servent d'éléments de guidage, la commande des déplacements desdits presseurs et platines étant obtenue au moyen de cames fixes. L'invention et les avantages qu'elle apporte seront cependant mieux compris grace à l'exemple de réalisation donné ci-après, donné à titre illustratif et non limitatif et qui est illustré par les figures annexées dans lesquelles - la figure 1 illustre somme vu précédemment, en coupe par tielle, les principats organes de métiers jersey conformes à l'art antérieur - la figure 2 est une coupe d'un métier réalisé conformément à l'invention, - la figure 3 est une coupe selon l'axe AA de la figure 2 montrant plus en détail la disposition des presseurs et des platines conformément à l'invention. Dans ltexemple de réalisation conforme à l'invention illustré par les figures 2 et 3 les mêmes références que celles de la figure 1 seront utilisées pour désigner les éléments identiques ou ceux remplissant les mêmes fonctions. Le métier jersey conforme à l'invention, se compose, comme les métiers conventionnels vus précédemment et illustrés par la figure 1, d'un cylindre divisé 1, rotatif, recevant des aiguilles 2 dont les déplacements sont avantageusement obtenus au moyen de poussoirs 3 présentant des talons 4 soumis à l'action d'une plu ralité de cames fixes 5. Par ailleurs, un cercle à platinettes 6 perpendiculaire au cylindre 1 est solidarisé avec ce dernier et reçoit des platines 7 destinées à cueillir les fils. Ces platines 7 sont déplacées en synchronisme avec les aiguilles 2 par l'intermédiaire de cames fixes 8. De plus, entre chaque platine 7, c'est-à-dire face aux aiguilles 2, sont disposés des presseurs individuels 9 permettant de fermer au moment opportun le bec 10 des aiguilles 2. Conformément à l'invention, les presseurs 9 disposés entre les platines 7 sont également montés sur le cercle 6 et coulissent entre les platines 7 qui leurs servent de canal de guidage. Le déplacement des presseurs 9, ainsi que leur maintien entre les platines 7 sont obtenus par l'intermédiaire de cames 16 montées dans un boitier solidaire du bâti du métier. De cette manière, on obtient un déplacement linéaire des presseurs 9, ainsi qu'une commande positive aussi bien lors de leur avance que lors de leur recul. Par rapport aux métiers antérieurs dans lesquels les presseurs étaient montés pivotants, un tel mode de réalisation permet de simplifier considérablement la solidarisation du cercle des platinettes 6 avec le cylindre 1. Pour celà, on peut utiliser comme antérieurement des brides 12 mais la partie 14 du cylindre 1 que ces brides emprisonnent est de forme beaucoup plus simple qu'antérieurement puisqu'elle ne supporte plus les presseurs. En outre, il est possible de réaliser cette solidarisation en ayant sur la périphérie du metier non pas une partie 14 pratiquement continue, mais de simples pattes de faibles largeurs, au minimum au nombre de 3 sur lesquelles prennent appui les bridez correspondantes. Par suite, l'évidement 15 formé par 11espace compris entre la face inférieure des platines7, le cylindre 1 et le cercle 6, est plus important, ne se trouve pas fermé à sa partie inférieure, ce qui évite l'accumulation des bourres et duvets dans cette zone. Avantageusement, les cames 8 et 16 comnnandant les presseurs et les platines seront réglables. Un tel métier fonctionnant de la même manière que les métier.' jersey antérieurs ne sera pas décrit en détail. Par rapport à ceux-ci, comme dit précédemment, il présente comme avantage d'être beaucoup plus simple à réaliser, d'éviter la formation d'une accumulation de bourres entre les presseurs et les aiguilles, et surtout d'avoir une commande positive aussi bien lors de l'avance que lors du retour desdits presseurs. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée au mode de réali sation décrit précédemment, mais elle en couvre également toutes les variantes. RENENDICATIONS 1/ Métier à tircoter jersey du type comportant un cylindre divisé rotatif l, dans les divisions duquel sont déplacées des aiguilles à bec 2, sous l'action d'une pluralité de cames fixes, ainsi que des platines 7 et des presseurs 9 mobiles en synchronisme avec les déplacements des aiguillés 2, cara-cté-risé par le fait que les platines 7 et les presseurs 9 sont montés sur un cercle divisé 6, solidarisé avec le cylindre 1, les presseurs 9 étant montés coulissants entre les platines 7, dont les faces latérales leurs servent d'éléments de guidage, la commande des déplacements desdits presseurs 9 et platines 7 étant obtenue au moyen de cames fixes 8, 16. 2/ Métier à tricoter selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la solidarisation du cercle des platinettes 6 avec le cylindre 1 est obtenue au moyen d'au moins trois pattes 14 de fable largeur, bloquées par l'intermédiaire de brides 12. 3/ Métier à tricoter selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que les cames 8 et 16 commandant les presseurs 9 et les platinettes 7 sont réglables.