La présente invention concerne un procédé et une installation, ainsi que ses dispositifs annexes, permettant d'assurer de façon fiable la détection d'éventuelles fuites susceptibles de se produire sur des récipients contenant un fluide gazeux sous pression. Plus particulièrement, mais de façon non iimitative, I'invention s'applique à la détection de fuites éventuelles pouvant se produire au niveau du robinet de bouteilles de gaz de pétrole liquéfié telles que le butane ou le propane. On connaît déjà des procédés de détection consistant à prélever l'atmosphère d'une enceinte mobile ou cloche dont on coiffe des bouteilles de gaz défilant devant un poste de détection, cette atmosphère prélevée étant analysée et le résultat de l'analyse assurant automatiquement le rejet des bouteilles sur lesquelles une fuite a été décelée. De manière générale, on dira qu'une bouteille fuit lorsque l'analyse donne un résultat dépassant un niveau prédéterminé et qu'elle ne fuit pas lorsque le résultat est inférieur à ce niveau. Les appareils mettant en oeuvre ce procédé connu, tels par exemple que celui qui est décrit dans le brevet français 2.034.202, procèdent à l'analyse de l'atmosphère prélevée à l'aide d'un détecteur de type à combustion catalytique. Toutefois, I'expérience montre que ce type d'appareils connu a l'inconvénient d'être relativement lent et donc peu adapté aux cadences actuelles d'embouteillages des gaz de pétrole liquéfiés. Par ailleurs, L'analyse catalytique ne permet pas de déceler avec toute la certitude voulue des fuites relativement faibles. La demanderesse a constaté que l'utilisation d'un analyseur infra-rouge classique permettrait d'éliminer les inconvénients ci-dessus, notamment en acceptant des cadences d'embouteillage importantes (1.500 à 2.000 bouteilles/heure) tout en renforçant la fiabilité des appareils de détection. La présente invention a pour objet un certain nombre de mesures permettant la mise en oeuvre d'un système de détection utilisant un analyseur infra-rouge, par exemple tel que décrit dans le brevet français 1.370.740. Toutefois, on comprendra que lton pourrait utiliser avec l'invention tout autre type d'analyseur approprié susceptible de présenter les mêmes performances que ce type d'analyseur connu. Par ailleurs, dans le procédé connu du brevet 2.034.202, on procède entre deux analyses, à un balayage de l'enceinte ou cloche de prélèvement grâce à un courant de fluide gazeux (air comprimé) afin d'éviter la contamination d'un prélèvement par le prélèvement précédent. Naturellement, ce balayage doit être parfait et se produire pendant un temps assez long. En outre, il faut utiliser un fluide de balayage ne présen tant aucune impureté pour éviter de fausser les mesures ultérieures, ce qui a pour effet, d'une part, de ralentir le processus de contrôle des bouteilles et, d'autre part, soit de rendre onéreux le dispositif si on utilise un fluide de balayage parfaitement purifié, soit de rendre ce dispositif peu fiable si le fluide de balayage utilisé n'est pas d'une qualité parfaite et constante. Sous son aspect le plus général, le procédé selon l'invention propose des perfectionnements aux procédés connus et il consiste à déceler les fuites éventuelles par une analyse différentielle entre un gaz témoin et un mélange du gaz témoin avec le gaz provenant de la fuite éventuelle. Une application de ce procédé général a été effectuée par la demanderesse sur une installation dans laquelle, de façon classique, - on fait circuler les récipients ou bouteilles devant un poste de contrôle équipé d'une cloche mobile destinée à venir coiffer le récipient et, lorsque la cloche coiffe le récipient, on assure l'aspiration du contenu de la cloche vers un dispositif d'analyse détectant les fuites éventuel- les, - puis, en fonction du résultat de l'analyse, on autorise le passage des récipients ne présentant pas de fuite tandis que l'on évacue les réci pients présentant une fuite, - l'intérieur de la cloche étant balayé entre deux opérations d'analyse par un courant de fluide gazeux témoin, assurant l'évacuation des éventuel les traces de fuite de gaz provenant du récipient qui vient d'être analysé. Conformément à l'invention, on injecte dans la cloche le fluide gazeux témoin en permanence au cours de tout le cycle de fonctionnement, ce débit du fluide témoin dans la cloche étant plus faible pendant que la cloche coiffe le récipient que lorsque la cloche est écartée du récipient, et on aspire le contenu de la cloche vers le dispositif d'analyse non seulement lorsque la cloche coiffe le récipient mais également au moins pendant la phase qui précède immédiatement l'assujettissement de la cloche sur le récipient, le gaz témoin ainsi aspiré étant soumis à une analyse préalable à l'analyse du mélange constitué par le gaz témoin et par l'éventuelle fuite lorsque la cloche coiffe le récipient. Toujours selon l'invention, on peut ainsi grâce à cette disposition ne prendre en compte que le résultat de l'analyse concernant la fuite éventuelle étant donné que le résultat de l'analyse portant sur le gaz témoin seul se trouvera automatiquement soustrait des résultats de l'analyse portant sur le mélange gaz témoin plus gaz de fuite éventuel. On comprend ainsi que le résultat de l'analyse et le signal issu de l'analyseur seront représentatifs avec précision de la présence ou de l'absence de fuite au niveau du récipient, quelle que soit par ailleurs la nature du gaz témoin. On pourra donc utiliser un gaz témoin (par exemple de l'air comprimé) présentant un certain taux d'impuretés d'ailleurs variable dans le temps sans que ce dernier ne perturbe la précision de la détection des fuites. Avantageusement, le débit du fluide témoin introduit dans la cloche lorsque celle-ci est assujettie sur le récipient sera réduit pour être au minimum égal au débit de la pompe aspirante alimentant l'analyseur et l'introduction de ce fluide témoin se fera de préférence au moins au voisinage de la collerette de la cloche venant au contact du récipient et entre cette collerette et ia prise d'aspiration reliée à la pompe. Cette disposition et notamment l'introduction de fluide témoin en quantité égale ou supérieure au débit de la pompe permet de créer une légère surpression dans la chambre, ce qui empêche toute possibilité d'entrée de liatmosphère extérieure en général chargée de gaz, ce qui évite la nécessité d'une étanchéité mécanique entre cloche et bouteille. Naturellement, dans le cas où on pourrait réaliser une étanchéité méca trique parfaite entre la cloche et le récipient à contrôler, le débit de fluide témoin sera au maximum égal au débit de la pompe, ce qui augmentera la qualité de la détection. L'invention concerne également une installation permettant la mise en oeuvre du procédé ci-dessus et comportant de façon connue - un transporteur d'acheminement des récipients à analyser, - un dispositif de détection de fuites présentant au moins des moyens d'immobilisation temporaire du récipient, une cloche mobile susceptible d'évoluer d'une position écartée du récipient à une position assujettie sur le récipient en constituant avec celui-ci une enceinte étanche, la cloche étant équipée de moyens d'alimentation en gaz témoin, et un ensemble de prélèvement et d'analyse de l'atmosphère contenu dans la cloche, - un organe d'éjection des récipients présentant une fuite hors du trans porteur. Cette installation présente selon l'invention au moins en amont et au voisinage du dispositif de détection, un témoin de passage d'un récipient commandant la prise en compte et la mémori sation, dans l'ensemble de prélèvement et d'analyse, d'une mesure effectuée sur le gaz témoin se trouvant dans la cloche au moment du passage du récipient, L'appareil ne prenant en compte ulté rieurement que les valeurs résultant d'une analyse qui seraient supérieures à la mesure prise en mémoire, au niveau du dispositif de détection, un second témoin de présence de récipient commandant l'immobilisation de celui-ci et la mise en route du processus de fonctionnement de la cloche, avec réduction du débit de gaz témoin entrant dans la cloche et analyse du mélan ge constitué par le gaz témoin et le gaz de fuite éventuelle, aspiré hors de la cloche, et un moyen assurant, au niveau de l'analyseur, l'émission d'un signal représentatif de la mesure différentielle entre l'analyse du gaz témoin et l'analyse subséquente du mélange du gaz témoin avec le gaz provenant de la fuite éventuelle, ce signal commandant la manoeuvre de l'organe d'éjection des récipients présentant une fuite. En outre, I'installation comporte un système d'arrêt des récipients en amont du dispositif de détection qui interdit la progression des récipients tant qu'au moins un récipient précédent occupe la zone du dispositif de détection ou la zone située au voisinage de l'organe d'éjection. Comme on l'a déjà indiqué, I'analyseur sera de préférence du type à infra-rouge et par ailleurs, le moyen assurant l'émission d'un signal représentatif de la mesure différentielle comportera un boîtier de mémorisation réalisant le zéro électrique automatique de l'appareil de mesure lors de l'analyse du mélange du gaz témoin avec le gaz de fuite.Enfin, la cloche utilisée dans l'installation cidessus est caractérisée selon l'invention par le fait qu'elle comporte une première entrée de gaz témoin située au voisinage du fond supérieur, une seconde entrée du gaz témoin située au voisinage de la collerette qui est destinée à s'appliquer sur le récipient et une sortie d'aspiration située entre les deux entrées de gaz témoin. La seconde entrée de gaz témoin sera reliée en permanence à la source du gaz témoin et un limiteur de débit assurera l'alimentation permanente d'une quantité déterminée de gaz témoin dans la cloche. Par ailleurs, la première entrée de gaz témoin sera reliée à la source par l'intermédiaire d'un distributeur assurant séquentiellement l'alimentation de la cloche ou la cessation d'alimentation selon les phases du processus de déplacement de la cloche par rapport au récipient. Selon une disposition préférée, la première entrée de gaz témoin pourra être branchée en dérivation sur l'alimentation de la seconde entrée et en aval du limiteur de débit de telle sorte que le gaz témoin se mêle correctement avec l'éventuel gaz de fuite se trouvant dans la cloche. En outre, afin de réaliser un nettoyage efficace des tuyauteries et de la pompe aspirante entre deux analyses, la tuyauterie reliant la sortie d'aspiration à la pompe pourra être raccordée, en aval du distributeur, à l'alimentation reliant la source de gaz témoin à la première entrée, un limiteur de débit pouvant être intercalé sur ladite tuyauterie. On décrira à présent à titre d'exemple non limitatif, une forme de réalisation de l'invention en référence aux dessins annexés dans lesquels la figure 1 est un schéma en plan d'une instatlation selon l'invention la figure 2 est une vue en élévation du poste de détection des fuites la figure 3 est une vue à plus grande échelle et en coupe de la cloche équipant le poste de détection de fuites la figure 4a est une vue de dessous selon la flèche IV de la figure 3 montrant l'embouchure de la cloche la figure 4b est un schéma de principe montrant l'alimentation de la cloche en gaz témoin la figure 5 est une variante de réalisation de la cloche pouvant équiper l'installation de l'invention la figure 6 est un schéma de principe du fonctionnement du détecteur de fuite la figure 6a est un schéma électrique de la boîte de remise automatique au zéro électrique ; et les figures 7 et 8 sont des schémas explicatifs du fonctionnement de l'appareil. Dans la description qui suit, on se réfèrera à titre d'exemple à une chaîne d'embouteillage de bouteilles de gaz de pétrole liquéfié de type butane ou propane. Naturellement, on comprendra que cette description ne doit pas être considérée comme limitative et que l'invention pourrait être utilisée dans un cadre différent moyennant des modifications à la portée des techniciens. La figure 1 représente en plan et de façon schématique la partie de la chaîne d'embouteillage dans laquelle sont effectués le contrôle de l'étanchéité des bouteilles et le rejet de celles qui présentent une fuite. On a donc représenté en 1 un bâti fixe et en 2 un transporteur sur lequel sont placées les bouteilles afin d'assurer leur acheminement selon la direction de la flèche 3. Latéralement à ce transporteur 2 est prévu un chemin d'évacuation des bouteilles présentant une fuite, ce chemin étant constitué par exemple par une série de rouleaux. En amont du chemin d'évacuation 4 des bouteilles a été indiqué de façon schématique en 5, un dispositif de détection et d'analyse des fuites éventuelles dont l'axe X-X' s'étend sensiblement perpendiculairement à la direction de déplacement 3 des bouteilles.Dans l'axe du chemin 4 d'évacuation des bouteilles et à l'opposé de ce dernier par rapport au transporteur 2 est prévu un système d'éjection des bouteilles présentant une fuite, ce système étant constitué, dans l'exemple représenté, par un vérin pneumatique 6 classique. En amont du dispositif 5 de contrôle de fuite est également prévu un vérin pneumatique 7 assurant l'arrêt éventuel de la progression des bouteilles tant que l'espace situé au niveau du dispositif 5 et de la zone d'évacuation n'est pas dégagé. Pour les besoins de la compréhension de l'invention, on a représenté en B1, B2, B3 et B4 les différentes positions que prend une bouteille sur laquelle est décelée une fuite. Lorsque la bouteille occupe la position B1 située en amont du vérin pneumatique 7, elle actionne un premier témoin de présence 8 qui agit sur le vérin d'arrêt 7 dans le cas où une bouteille se trouve encore dans la zone du dispositif e détection 5 ou dans celle d'évacuation.Si une telle hypothèse se produit, le témoin 8 provoque la sortie du vérin 7 qui- arrête la bouteille dans la position B1, le transporteur 2 continuant naturellement de se déplacer normalement. Entre l'axe X-X' du dispositif de détection 5 et le vérin 7 est situé un deuxième témoin 9 de présence de bouteilles qui est actionné lorsque une bouteille atteint la position B2 et qui est libéré lorsque ladite bouteille atteint la position en trait interrompu B3 située dans l'alignement de l'axe X-X' du dispositif de détection. Le témoin de présence 9 agit, comme on l'exposera plus loin en détails sur un système permettant une première analyse du gaz témoin qui est conservée en mémoire.La bouteille continuant d'être entraînée par le transporteur 2 parvient ensuite dans la position B3 à l'aplomb du dispositif de détection 5 où elle actionne un troisième témoin de présence 10 qui déclenche le démarrage du cycle du dispositif de détection que l'on décrira en détails plus loin. La bouteille reprend sa progression jusqu'à la zone d'éjection où elle actionne un quatrième témoin de présence 11 qui si l'analyse effectuée sur la bouteille située dans la position B3 a permis de détecter une fuite anormale agit sur la commande du vérin d'éjection 6, lequel pousse la bouteille sur le chemin d'évacuation 4 (voir position B4 de la bouteille). On signalera qu'un cinquième témoin de présence 12 est prévu en aval de la zone d'évacuation, ce témoin de présence agissant pour permettre l'arrêt des bouteilles en liaison avec le témoin 8 qui commande le vérin 7 lorsqu'il y a accumulation de bouteilles dans la zone d'évacuation pour éviter un bourrage sur l'appareil ce qui serait préjudiciable à son efficacité. On notera que bien naturellement, les témoins de présence des bouteilles seront de préférence des distributeurs pneumatiques agissant par l'intermédiaire de circuits classiques qui ne seront pas décrits en détails. L'usage de distributeurs pneumatiques est nécessaire dans le cas du contrôle d'éventuelles fuites sur des bouteilles de gaz pour des raisons de sécurité évidentes, mais on comprendra que l'on pourrait utiliser des témoins de présence électriques ou mécaniques pour d'autres applications dans lesquelles des impératifs de sécurité ne seraient pas exiges. Comme on le voit sur les figures 1, 6, 7 et 8, le témoin de présence 9 est relié à un bloc d'analyse et d'affichage désigné- de façon générale en 13 et situé à l'intérieur du bâti B du dispositif de détection 5. Ce bâti B que l'on voit de façon plus précise à la figure 2 a la forme générale d'une potence dont le bras supérieur surplombe le transporteur 2. Dans le montant vertical du bâti B est situé un vérin pneumatique 15 agissant selon l'axe X-X' du dispositif pour immobiliser temporairement grâce à une mâchoire. 16 la bouteille en position B3 contre un appui 17 prévu sur le bâti de l'installation. L'action de ce vérin. est commandée par le témoin de présence 10. Naturellement, I'immobilisation de la bouteille dans la position B3 pour permettre la détection de fuites éventuelles n'empêche nullement le transporteur 2 de continuer de se déplacer. Le dispositif 5 comporte une cloche 18 mobile verticalement selon la flèche C de la figure 2 et fixée en bout de la tige 20 d'un vérin pneumatique 19 logé dans le bras horizontal du bâti B. Cette cloche occupe une position relevée lorsqu'aucune bouteille n'est immobilisée dans la position B3 mais est adaptée pour descendre sur le sommet de la bouteille B3 et s'y assujettir dans la position de la figure 2 afin de permettre l'opération de contrôle de fuites. On décrira à présent plus en détails la structure de cette cloche, en référence à la figure 3. L'extrémité de la tige du vérin 20 est fixée à une plaque 21 à la partie inférieure de laquelle sont soudés des guides tubulaires 22 dans lesquels sont logées de façon glissante des tiges 23 dont une des extrémités est fixée, par exemple par vissage, en 24, sur la collerette inférieure 25 de la cloche. L'extrémité supérieure des tiges 23 traverse librement des trous 26 pratiqués dans la plaque 21 et sont munies de butées d'extrémité 27 constituées par exemple par des écrous qui prennent appui contre la face supérieure de la plaque 21. On notera que l'une au moins des tiges 23 comporte un prolongement 23a qui coopère avec le contact mobile d'un distributeur pneumatique DP dont on exposera le rôle plus loin. Entre la collerette 25 et l'extrémité inférieure des guides 22, un ressort 28 entoure la tige 23. La structure de la cloche quant à elle est la suivante le fond 29 de la cloche détermine avec les parois latérales un espace intérieur 30 destiné à venir coiffer la tête de robinet d'une bouteille de gaz, comme on le voit plus particulièrement à la figure 2. A l'embouchure inférieure de la cloche est fixé, par l'intermédiaire d'un anneau 32 et de vis, un diaphragme 31 constitué par une lame élastiquement déformable, par exemple en caoutchouc présentant une ouverture centrale 33 dont le diamètre permet le passage du robinet de la bouteille B3, et qui de plus peut éventuellement, comme dans le cas représenté à la figure 4a, présenter des fentes en étoile 34 qui déliment des languettes, ce diaphragme fermant partiellement l'embouchure de la cloche, ce qui permet d'obtenir une légère surpression dans la cloche lorsqu'elle est relevée pour éviter l'entrée d'air extérieur pollué. Au voisinage du fond 29 de la cloche est pratiqué un premier orifice 35 d'entrée de gaz témoin qui débouche dans une chambre annulaire 36 limitée par un anneau 37 fixé dans la paroi interne de la cloche, cet anneau 37 étant écarté du fond de la cloche pour permettre la circulation du gaz témoin selon la direction des flèches de la figure 3. Cette disposition assure une meilleure homogénéité de la distribution du gaz témoin à l'intérieur de la cloche. La première entrée 35 est branchée à un tuyau 38 d'alimentation qui, comme on le voit à la figure 2, est raccordé à une source de gaz témoin 39 par l'intermédiaire d'un distributeur 40. Une deuxième entrée de gaz témoin 43 est prévue dans la collerette de la cloche au voisinage immédiat de son embouchure inférieure, cette deuxième entrée 43 communiquant avec une chambre annulaire 41 débouchant à l'intérieur de l'enceinte 30 de la cloche par une série de trous 42. La deuxième entrée 43 est raccordée directement par une tuyauterie 44 à la source de gaz témoin 39 en 45. Un limiteur de débit 46 est interposé sur la tuyauterie 44. Au-dessus de la rangée de trous 42 pour l'alimentation en gaz témoin de la cloche, s'ouvrent une série d'ouvertures d'aspiration 48 qui communiquent avec une chambre annulaire 47 raccordée à un conduit d'aspiration 49 relié à une pompe aspirante 51 (voir figure 2) ainsi qu a un appareil analyseur 50. Lorsqu'aucune bouteilles ne se trouve dans la position B3, la cloche 18 se trouve en position haute amorcée en trait interrompu à la figure 2. Dans la position haute, figure 3, le distributeur 40 est ouvert et alimente la cloche en gaz témoin selon un débit très important afin de permettre un balayage et un nettoyage convenables de l'intérieur de la cloche. Ce débit est en tout cas supérieur au débit de la pompe 51 qui aspire en permanence par le conduit 49 l'atmosphère se trouvant dans l'enceinte 30. On notera que le gaz témoin pénètre dans la cloche non seulement par la première entrée 35, mais également par la seconde entrée 43, laquelle est raccordée directement à la source 39.De plus, dans cette position, non seulement l'intérieur de la cloche subit un balayage mais également le tuyau 49 d'aspiration grâce au fait qu'une canalisation 55 relie à partir du point 56 (voir figure 4b) le tuyau 38, en aval du distributeur 40r au conduit d'aspiration 49, le raccord se faisant au point 57 ; un limiteur de débit 58 évite de créer dans le conduit 49 une surpression qui serait préjudiciable à une bonne aspiration du contenu de l'enceinte 30. Lorsqu'une bouteille se présente dans la position B3, le témoin de présence 10 provoque la mise en route du vérin 15 qui immobilise la bouteille et celle du vérin 19 qui fait descendre la cloche sur le dôme de la bouteille dans la position de la figure 2. Lorsque l'embouchure de la cloche vient en butée contre le dôme de la bouteille (voir position en trait interrompu de la figure 3), la cloche 18 se trouve immobilisée mais le vérin 19 continue de faire descendre la plaque 21 et les guides 22 contre l'action des ressorts 28. Il en résulte que le doigt 23a de la tige 23 provoque le déplacement du contact C du distributeur pneumatique DP, lequel commande automatiquement la fermeture du distributeur 40. Le balayage en gaz témoin cesse donc et seule une quantité réduite de gaz témoin pénètre dans la cloche par la deuxième entrée 43. On pourrait, et il s'agit là d'une solution préférée représentée à la figure 4b, prévoir un branchement 52 entre les points 53 du tuyau 44 et 54 du tuyau 38, le point de branchement 53 étant naturellement en aval du limiteur de débit 46, tandis que le point 54 de raccordement se trouve également en aval du distributeur 40. Par suite, du gaz témoin en faible quantité pénètre dans la cloche à la fois par les première et deuxième entrées 43 et 35 ce qui permet un brassage convenable de l'atmosphère située à l'intérieur de la cloche. La quantité de gaz témoin pénétrant dans la cloche est au minimum égale et de préférence légèrement supérieure au débit de la pompe d'aspiration 51 de façon à faciliter et accélérer éventuellement l'aspiration vers l'analyseur 50. La figure 5 représente une variante de réalisation d'une cloche selon l'invention dans laquelle on a prévu une poche interne 60 en matière déformable, par exemple une matière plastique souple. Cette poche en forme de doigt de gant est solidement fixée par son ouverture 61 à l'embouchure de la cloche 18 et la canalisation d'entrée de gaz témoin 441 ainsi que la cana lisation d'aspiration 490 sont abouchées directement respectivement en 42' et 48' à ladite poche 60 de telle façon qu'elles communiquent avec l'espace intérieur délimité par la poche. Par ailleurs une canalisation 380 d'alimentation est raccordée en 351 à la partie haute de la cloche afin de mettre en communication une source de fluide sous pression 39 avec l'espace compris entre la cloche et la poche 60, par l'intermédiaire d'un distributeur 40'. La canalisation 441 relie la sortie 42' à la canalisation 380 en amont du distributeur par l'intermédiaire d'un distributeur 442. En outre, la partie de la canalisation 380 située entre le distributeur 40' et l'entrée 35' est reliée à la canalisation 441, en aval du distributeur 442, par une tuyauterie 443 sur lequel est placé un limiteur de débit 444. En position de cloche écartée de la bouteille, on ferme le distributeur 40' et on ouvre le distributeur 442. De la sorte, le fluide provenant en permanence de la source 39 n'arrive plus à l'entrée 35' et circule dans la canalisation 441 et pénètre par l'entrée 42' dans le volume interne de la poche 60 qu'elle déploie dans la position représentée en trait plein en réalisant un balayage énergique de l'intérieur de la poche dont le contenu est aspiré par la canalisation 490. Lorsque la cloche est appliquée sur la bouteille pour effectuer une analyse, on ferme le distributeur 442 et on ouvre le distributeur 40' de telle sorte que le fluide gazeux provenant de la source 39 pénètre d'une part avec un débit important, par l'ouverture 35' dans l'espace fermé E compris entre la cloche et la poche et, d'autre part, selon un débit limite par le limiteur 444 à l'intérieur de la poche 60 par l'entrée 42'. La pression augmentant dans l'espace E provoque l'application de la poche 60 sur le robinet de la bouteille, ce qui a le double résultat de diminuer le volume interne de la poche et permettant un mélange plus concentré du gaz témoin et de l'éventuelle fuite du robinet et d'empêcher toute introduction à l'intérieur de la poche 60 de l'atmosphère intérieure, le courant de gaz témoin provenant par l'entrée 42' y participant également. On décrira à présent en référence aux figures 6 à 8 le fonctionnement général de l'appareil de détection des fuites. A la figure 6, on a représenté sous forme de blocs diagrammes les grandes fonctions de l'appareil détecteur de fuites. Comme on l'a déjà exposé, le volume intérieur de la cloche 18 est relié par la canalisation 49 à un analyseur 50 du type classique à infra-rouge branché lui-même à la pompe aspirante 51. L'analyseur est relié par ailleurs à une boîte 65 de remise au zéro électrique couplée avec un dispositif d'affichage 66 et avec un boîtier de seuils 67 présentant un seuil d'alarme basse 68 et un seuil d'alarme haute 69. Le dispositif d'affichage 66 pourra être constitué de façon classique par un galvanomètre comme représenté schématiquement à la figure 6. Comme on lia déjà indiqué précédemment, L'appareil permet de faire des mesures différentielles sous forme séquentielle de la manière suivante Lorsqu'unie bouteille atteint la position B2 (voir figure 1), le témoin de présence 9 est actionné et manoeuvre un pressostat P qui ferme un circuit de mémoire analytique MA représenté à la figure 6a. Comme dans la position B2 de la bouteille, la cloche est en position relevée et est balayée en permanence par le gaz témoin provenant de la source 39, ce gaz témoin étant lui-méme prélevé en permanence par la canalisation 49 et acheminé à l'analyseur 50 à infra-rouge, on procède donc à une analyse de ce gaz témoin dont le résultat est pris en mémoire par le boîtier 65 à l'issue de l'analyse.La commande de cette prise en mémoire du résultat de l'analyse effectuée sur le gaz témoin dans la position B2 de la bouteille n'est réalisée, par mesure de sécurité, que si le témoin 9 est actionné pendant un temps déterminé, par exemple au moins 100 millisecondes, temps approximatif de passage d'une bouteille pour un régime d'embouteillage d'environ 1500 bouteilles à l'heure. Naturellement, ce temps de fermeture du témoin 9 peut être réglé à volonté. L'appareil délivre donc un signal électrique caractéristique de la composition du gaz témoin. On notera que par mesure de sécurité, la durée de prise en mémoire de l'information est de quelques dixièmes de seconde ce qui correspond au délai normal de l'analyse effectuée sur la bouteille lorsqu'elle se trouve dans la position B3. La mesure et l'exploitation de l'information en mémoire doivent donc être faites en un temps limité, ne dépassant pas quelques secondes. Au-delà de ce délai, l'information provenant de l'analyse effectuée sur le gaz témoin s' annule et il convient de renouveler le cycle. Après que cette mesure a été effectuée sur le gaz témoin seul, lorsque la bouteille arrive dans la position B3, le témoin 10 de présence de bouteilles déclenche le fonctionnement de la cloche comme on lia indiqué plus haut. Le gaz témoin n'est plus débité dans la cloche que selon un débit réduit par le limiteur de débit 46 et si une fuite existe au niveau de la bouteille, le gaz témoin se mélange au gaz de fuite et est aspiré dans l'analyseur 50. L'analyseur fournit alors un signal représentatif de la composition du mélange gaz témoin/gaz de fuite. Toutefois, L'appareil délivre seulement, grâce au système de remise à zéro automatique, un signal différentiel correspondant à la mesure concernant le mélange gaz témoin/gaz de fuite, réduit du signal antérieur résultant de l'analyse effectuée sur le gaz témoin seul. On obtient donc au niveau du galvanomètre 66 une déviation de l'aiguille correspondant exactement à l'existence ou non d'une fuite au niveau du robinet de ia bouteille. Le système de remise au zéro électrique automatique pourra être conçu par exemple selon la figure 6a. Cette disposition a le grand avantage de tenir compte de la composition du gaz témoin pour la fourniture d'une information exacte concernant l'éventuelle fuite comme on peut s'en assurer à l'aide des figures 7 et 8. Le galvanomètre 66, gradué par exemple de 0 à 100, présente un point de consigne PC situé par exemple, vers le milieu de la graduation (graduation 50), ce point de consigne étant fixé au préalable et correspondant à la limite au-dessous de laquelle une analyse du gaz donne un résultat correspondant à l'absence de fuite ou à une fuite tolérable et au-dessus de laquelle la fuite n'est pas tolérable et doit entraîner ltélimination de la bouteille.Si l'on considère que le gaz témoin comporte un certain nombre d'impuretés susceptibles de provoquer une déviation de l'aiguille du galvanomètre, I'ana- lyse effectuée sur le gaz témoin seul GT (figure 7) lors de l'actionnement du témoin 9 provoquerait un signal faisant dévier l'aiguille de la position- en trait interrompu à la position en trait plein par exemple jusqu'à la graduation 30.Si l'on n'utilisait pas le système de remise au zéro électrique de la présente invention, on conçoit que l'analyse subséquente du mélange de gaz témoin et gaz de fuite GT/GF (voir figure 8), pourrait provoquer l'élimination d'une bouteille ne présentant qu'une fuite tolérable (par exemple correspondant à une déviation de l'aiguille du galvanomètre sur 40 graduations) puisque se trouveraient additionnés le taux de gaz du gaz témoin et du gaz de fuite, c'est-à-dire 20 + 40 = 60. L'aiguille franchirait donc le point de consigne PC et commanderait le rejet de la bouteille bien qu'elle présente en fait une fuite tolérable. En revanche, le système de remise à zéro automatique de la présente invention permet, en tenant compte de la nature du gaz témoin, de n'enregistrer qu'un signal correspondant à la déviation de l'aiguille sur la graduation 40, clest-à-dire situé dans la zone normale N (voir figure 8). Une telle bouteille présentant une fuite tolérable ne sera donc pas éjectée. On notera enfin que lorsque le signal enregistré au galvanomètre franchit le point de consigne PC, Alarme haute 69 du boitier de seuil 67 est actionnée et permet la commande du vérin d'éjection 6 lorsque la bouteille qui vient d'être analysée vient en contact du témoin de présence 11. Pour éviter des anomalies de fonctionnement lorsque le signal redescend ensuite à une valeur inférieure au point de consigne, on a prévu un système d'invalidation de l'alarme haute. On comprend, en effet, que le boîtier de seuil 67 associé à l'analyseur fournit successivement pour un signal d'entrée variant entre 0 et 100 par exemple, un signal d'alarme basse 68, un signal d'information normale et un signal d'alarme haute 69 correspondant au franchissement du point de consigne. Ces informations sont appliquées à un appareil qui comporte un circuit de mémoire permettant de respecter le cycle de montée (alarme bassenormale-alarme haute) mais au contraire, de maintenir valide pendant le cycle de descente l'alarme haute pendant toute la durée du signal normal. L'alarme haute n'est invalidée que lorsque l'on atteint le niveau du signal d'alarme basse. On précisera enfin que l'on pourrait accélérer le cycle d'analyse pour tenir compte des temps de circulation du gaz témoin entre la cloche et l'analyseur via la pompe et la durée d'acheminement et d'exécution des ordres. En effet, certains ordres pourraient être anticipés. Par exemple, la bouteille suivante pourrait être introduite en même temps que la bouteille analysée est évacuée du dispositif 5 et cela avant que la cloche n'ait atteint le point haut de sa course de relèvement ; cependant, la cloche ne redescendra qu'après franchissement de l'alarme basse dans la phase de descente. De même, la durée de la prise d'échantillon dans la cloche pourrait être réduite et la cloche pourrait commencer à se séparer de la bouteille avant même que l'échantillon n'ait atteint l'analyseur, l'analyse pouvant se faire pendant que la cloche remonte. L'invention ayant maintenant été exposée et son intérêt justifié sur des exemples détaillés, la demanderesse s'en réserve l'exclusivité pendant toute la durée du brevet sans limitation autre que celle des termes des revendications ci-après. REVENDICATIONS 1. Procédé pour détecter d'éventuelles fuites susceptibles de se produire sur des récipients contenant un fluide gazeux sous pression, notamment au niveau du robinet des bouteilles de gaz de pétrole liquéfié, caractérisé en ce que l'on décèle les fuites éventuelles par analyse différentielle entre un gaz témoin et un mélange du gaz témoin avec le gaz provenant de la fuite éventuelle. 2. Procédé selon la revendication 1 selon lequel - on fait circuler les récipients devant un poste de contrôle équipé d'une cloche mobile destinée à venir coiffer le récipient et, lorsque la cloche coiffe le récipient, on assure l'aspiration du contenu de la cloche vers un dispositif d'analyse détectant les éventuelles fuites, - puis, en fonction du résultat de l'analyse, on autorise le passage des récipients ne présentant pas de fuite, tandis qu'on évacue les récipients présentant une fuite, - l'intérieur de la cloche étant balayé, entre deux opérations d'analyse, par un courant de fluide gazeux témoin assurant l'évacuation des éven tuelles traces de fuite de gaz provenant du récipient qui vient d'être analysé, procédé caractérisé en ce que on injecte dans la cloche une quantité déterminée de fluide gazeux témoin en permanence au cours de tout le cycle de fonctionnement, le débit du fluide témoin dans la cloche étant plus faible pendant que la cloche coiffe le récipient que lorsque la cicohe est écartée du récipient et on aspire le contenu de la cloche vers le dispositif d'ana lyse non seulement quand la cloche coiffe le récipient mais également au moins pendant la phase qui précède immédiate ment l'assujettissement de la cloche sur le récipient, le gaz témoin ainsi aspiré étant soumis à une analyse préalable à l'analyse du mélange constitué par le gaz témoin et par l'éven tuelle fuite lorsque la cloche coiffe le récipient. 3. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que de façon connue en soi, L'analyse est réalisée par un analyseur infra-rouge. 4. Procédé selon la revendication 2, dans lequel l'aspiration du contenu de la cloche vers l'analyseur est réalisée par une pompe de débit déterminé constant caractérisé en ce que lorsque la cloche est assujettie au récipient de façon non mécaniquement étanche, le débit du fluide témoin introduit dans la cloche est au minimum égal au débit de la pompe aspirante. 5. Procédé selon la revendicatin 2, dans lequel la cloche est assujettie de façon mécaniquement étanche sur le récipient, caractérisé en ce que le débit de fluide témoin est au maximum égal au débit de la pompe aspirante. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 2, 3, 4 ou 5 dans lequel la cloche prend appui sur le récipient par une collerette d'étanchéité, caractérisé en ce qu'on introduit le gaz témoin en débit réduit au moins au voisinage de la collerette et entre celle-ci et la prise d'aspiration reliée à la pompe. 7. Installation permettant la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, comportant - un transporteur d'acheminement de récipients à analyser, - un dispositif de détection de fuite présentant au moins des moyens d'immobilisation temporaire d'un récipient, une cloche mobile susceptible d'évoluer d'une position écartée du récipient à une position assujettie sur le récipient en constituant avec celui-ci une enceinte coiffant le robinet du récipient, la cloche étant équipée de moyens d'alimentation en gaz témoin, un ensemble de prélèvement et d'analyse de l'atmosphère contenue dans la cloche, - un organe d'éjection des récipients présentant une fuite, hors du transporteur caractérisée en ce que cette installation présente au moins en amont et au voisinage du dispositif de détection, un témoin de présence d'un récipient commandant la prise en compte et la mémorisation dans l'ensemble de prélèvement et d'analyse d'une mesure effectuée sur le gaz témoin se trouvant dans la cloche au moment du passage de la bouteille au niveau du témoin de présence, au niveau du dispositif de détection, un second témoin de présence de récipient, commandant l'immobilisation de celui-ci et la mise en route du processus de fonctionnement de la cloche avec réduction du débit de gaz témoin entrant dans la cloche et analyse du mélange entre le gaz témoin et le gaz de fuite éventuelle aspiré hors de la cloche et un moyen assurant, au niveau de l'analyseur, I'émission d'un signal représentatif de la mesure différentielle entre l'analyse du gaz témoin et l'analyse subséquente du mélange du gaz témoin avec le gaz provenant de la fuite éventuelle, ce signal commandant la manoeuvre de l'organe d'éjection des récipients présentant une fuite. 8. Installation selon la revendication 7 caractérisée en ce qu'elle comporte en outre un systeme d'arrêt des récipients en amont du dispositif de détection interdisant la progression des récipients tant qu'au moins un récipient précédent occupe la zone du dispositif de détection ou la zone située au voisinage de l'organe d'éjection. 9. Installation selon l'une quelconque des revendications 7 ou 8, carac terisée en ce que l'analyseur est du type à infra-rouge. 10. Installation selon l'une quelconque des revendications 7 à 9, caractérisée en ce que le moyen assurant l'émission d'un signal représentatif de la mesure différentielle comporte un boîtier de mémorisation réalisant le zéro électrique automatique de l'appareil de mesure lors de l'analyse du mélange du gaz témoin avec le gaz de fuite. Il. Installation selon la revendication 7, caractérisée en ce qu'un boîtier de seuil est associé à l'analyseur, ledit boîtier étant susceptible de fournir, pour un signal donné provenant de l'analyseur, un signal d'alarme basse, un signal "Normal" indiquant qu'il n'y a pas de fuite anormale décelée sur le récipient et un signal d'alarme haute qui signale l'existence d'une fuite anormale, ledit boîtier étant associé à un circuit de mémoire qui permet de respecter le cycle de montée alarme basse-"normale"-alarme haute, et qui permet en revanche de maintenir en cycle de descente le signal d'alarme haute valide pendant la durée de la phase "Normal", le signal d'alarme haute étant annulée lors du passage en alarme basse. 12. Installation selon la revendication 11 caractérisée en ce que c'est le signal d'alarme haute qui commande le processus d'éjection du récipient presentant une fuite. 13. Dispositif de détection de fuite selon la revendication 7, caractérisé en ce que la cloche comporte une première entrée de gaz témoin située au voisinage du fond supérieur, une seconde entrée de gaz témoin située au voisinage de la colle rette destinée à s'appliquer sur le récipient et une sortie d'aspiration située entre les deux entrées de gaz témoin. 14. Dispositif selon la revendication 13, caractérisé en ce que la seconde entrée de gaz témoin est reliée en permanence à la source de gaz témoin et un limiteur de débit assure l'alimentation permanente d'une quantité déterminée de gaz témoin dans la cloche. 15. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 13 ou 14, caractérisé en ce que la première entrée de gaz témoin est reliée à la source par l'intermédiaire d'un distributeur assurant séquentiellement l'alimentation de la cloche ou la suppression de l'alimentation selon les phases du processus de déplacement de la cloche. 16. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 13 à 15, caractérisé en ce que la première entrée de gaz témoin est branchée en dérivation sur l'alimentation de la seconde entrée, en aval du limiteur de débit. 17. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 13 à 16, caractérisé en ce que la tuyauterie reliant la sortie d'aspiration à la pompe est raccordée, en aval du distributeur, à l'alimentation reliant la source de gaz témoin à la première entrée, un limiteur de débit équipant ladite tuyauterie. 18. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 13 à 17 caractérisé en ce que l'embouchure de la cloche est équipée d'un diaphragme déformable participant à l'interdiction de l'entrée d'air extérieur dans la cloche. 19. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 13 à 16 caractérisé en ce que la cloche comporte intérieurement une poche en forme de doigt de gant dont l'ouverture est fixée à la cloche et au voisinage de son embouchure, cette poche étant déformable et étant abouchée aux tuyauteries d'alimentation en gaz témoin de la cloche ainsi qu'à la tuyauterie d'aspiration, de telle sorte que le volume intérieur de la poche puisse varier diun volume maximal lorsque le gaz témoin le balaie entre deux analyses à un volume minimal lorsqu'elle est alimentée par le débit réduit de gaz témoin quand la cloche est assujettie au récipient.