La présente invention concerne un procédé pour préparer une bufoténidine cardio-tonique à partir du produit brut "Bufonis Venenum" (venin du crapaud courant du genre Bufo) par extraction à l'aide d'une composition d'acide citrique et de chlorure de sodium. On obtient à un bas prix de revient et avec un rendement élevé un produit présentant des caractéristiques relativement élevées de pureté et de stabilité. Bufonis Venenum est un produit brut,sec et cristallisé, de la sécrétion endocrine des crapauds appartenant au genre Bufo. Il est bien connu que ce produit possède des effets cardio-toniques, diurétiques et stimulants. Il est également bien connu que ce produit brut contient des bufostéroïdes liposolubles comme la bufotaline, la résibufogénine, et des composés solubles dans de l'eau acide comme l'épirénamine, la bufoténidine,qui sont des substances cardio-toniques bien connues.Parmi ces substances cardio-toniques, les bufostéroydes ont été déjà obtenus à partir de Bufonis Venenum" brut et ils ont été préparés comme cardio-tontques. En ce qui concerne la bufoténidine, un procédé pour la prépa- rer sous la forme d'un picrate de bufoténidine à partir de "Bufonis Venenum" brut a théoriquement été trouvé. Mais, pour autant que Demanderesse le sacne, il n'existe actuellement aucun procédé in- dustriel pour préparer ces prodult: sous forme d'un médicament applicable à litre humain, ni aucun procédé pour le préparer sou forme d'une préparation non toxique, stable et efficace. lies buts de la présente invention sont - d'offrir un procédé pratique pour préparer, à partir des substances cardio-ton.ques contenues dans "Bufonis Venenum" brut, la bufoténidine sous forme d'un citrate acide ayant un effet médicinal stable; - du offrir un procédé pour préparer les produits finals wn rendement maximal par unité de 'Bufonis Venenum'1 brut utilisée et avec le minimum possible de perte au cours du procédé de fabri- cation - d'obtenir le produit final aussi économiquement et efficacement que possible. lies autres buts et effets de la présente invention se comprendront à la lecture de la description suivante de cette invention lie procédé selon la présente invention comprend les stades suivahts : On immerge de fines particules de "Bufonis Venenum" dans de l'acétate d'éthyle pendant la période de temps nécessaire à la température ambiante on immerge le résidu obtenu après l'enlèvement de l'acétate de itilcool pour obtenir d'éthyle, dans une solution alcoolique pendant la période de temps nécessaire à la température ambiante et, pendant ce temps, on renouvelle plusieurs fois l'alcool ;; on immerge le résidu, obtenu après l'enlèvement de l'alcool, dans de l'eau utilisée en plusieurs doses pendant la période de temps nécessaire pour obtenir les substances hydrosolubles on ajoute une solution alcoolique d'acide picrique à toutes les solutions aqueuses dont on a enlevé le résidu on ajoute de l'acide chlorhydrique dilué au précipité résul- tant et on y ajoute en outre e éther éthylique après avoir laissé au repos on sépare le mélange en éther éthylique et en solution aqueuse on ajoute de l'acide citrique à la solution aqueuse obtenue puis on v ajoute du bicarbonete de sodium et l'on réduit a sicci'Je a solution ainsi obtenue pour avoir le produit final c'est-à-dire une substance composite cardio-ton,que comprenant la bufoténidine, de l'acide citrique eX du chlorure de sodium. les opérations ci-dessus constituent les stades fondament-rr du procédé ae production selon la présente invention. Qn immerge "Bufonis Verenum" brut dans l'acétate d 'éthyle parce que acétate d'éthyle est non toxique, ininflammable et disponible à un faible prix de revientt'acétate éthyle s'avère ainsi très approprié à une production industrielle et pour un traitement destiné à éliminer les substances inutiles avant la préparation du produit final. Ainsi, on immerge "Bufonis Venenum" brut dans de l'acétate d'éthyle à la température ambiante pendant la période de temps nécessaire. il est alors souhaitable de renouveler plusieurs fois l'acétate d'éthyle de façon à pouvoir bien éliminer les substances inutiles qui se trouvent dans "Bufonis Venenum brut, ce qui facilite la préparation subséquente du produit final. irn convient de choisir les conditions de volume et de température de l'acétate d'éthyle, de périodes d'immersion de Bufonis Venenum" brut dans cet acétate d 'éthyle et le nombre de fois qu'on renouvelle l'acétate d'éthyle de façon à ce que l'on puisse éliminer autant que possible et avec un rendement élevé les substances inutiles contenues dans "Bufonis Venenum brut. Les conditions les plus intéressantes vont être - utiliser un poids d'acétate d'éthyle (ayant la qualité du réactif de la Classe I) représentant 15 à 25 fois le poids de "Bufonis Venenum" brut, la température étant inférieure à 400G ou de préférence voisine de 250C, et la période d'immersion étant de 6 à 12 heures - séparer la solution et les insolubles par un moyen adéquat quelconque, par exemple le séparateur classique à centrifugation - et obtenir les substances insolubles. On doit répéter deux ou trois fois l'opération ci-dessus. On immerge les substances insolubles ainsi obtenues dans de l'alcool à température ambiante pendant la période nécessaire, ce qui permet d'extraire par lixiviation le produit final de Bufonis Venenum?? brut. il est'alors souhaitable d'utiliser un alcool dont la pureté est aussi élevée que possible, par exemple un alcool dont la pureté est supérieure à 90 %. Bien entendu, le terme "alcool" désigne dans le présent mémoire le méthanol, méthanol ou l'un quelconque des autres alcools à faible longueur de channe. Cependant, pour réduire le prix de revient d'une production industrielle, il est recommandable d'utiliser le méthanol, qui est l'alcool le moins onéreux de tous ceux de cette série. La préparation du produit final doit de préférence s'effectuer dans les conditions nécessaires et suffisantes concernant la période d'immersion des substances insolubles précitées dans l'alcool, le volume, la température et la fréquence de renouvellement de l'alcool. On opère de préférence dans les conditions suivantes : On utilise une quantité d'alcool représentant 15 à 25 fois le poids des substances insolubles ; la période d'immersion est de 6 à 24 heures; la température est inférieure à -4000 ou de préférence voisine de 250C, et l'on répète l'opération deux ou trois fois pour faire passer par extraction ou lixiviation le produit final dans l'alcool. On recueille toutes les solutions alcooliques obtenues dans tous les stades. En en éliminant l'alcool, on obtient la préparation alcoolique. Ainsi, on enlève l'alcool par tout procédé connu, par évaporation- et séchage sous pression réduite à une température inférieure à 400C. On divise la préparation ainsi obtenue en plusieurs parties. On immerge chacune de ces parties dans de l'eau pendant la période de temps nécessaire pour extraire par lixiviation les substances hydrosolubles, c'est-à-dire le produit final. L'immersion ne doit alors pas trie trop longue car sinon l'augmentation de la durée ou de la fréquence de contact avec flair risque de détériorer le produit final. Ainsi, la durée adéquate d'immersion est de 1 à 3 heures : et l'immersion doit avoir lieu à une température ambiante inférieure à 400C, à l'abri de la lumière solaire directe. Dans le cas idéal, l'immersion peut avoir lieu le plus efficacement dans un courant d'azote. On utilise un volume d'eau correspondant à 10 à 20 fois le poids de la préparation. On divise ce volume en trois ou quatre portions, dont chacune est à utiliser pour des immersions répétées afin de garantir une extraction parfaite des substances hydrosolubles. On soumet la solution aqueuse ainsi obtenue à une filtration ou à l'action d'un séparateur centrifuge à grande vitesse pour séparer cette solution du résidu ; et l'on concentre la solution restante par quelque procédé connu, par exemple par lyophilisation ou par réduction à sec sous pression réduite à une température inférieure à 400C de façon à éliminer presque totalement l'eau ajoutée. A la préparation concentrée, on ajoute une solution éthanolique chaude et saturée d'acide picrique ; après avoir laissé reposer, on obtient la précipitation des picrates de bufoténidine et d'épirénamine. C'est pour des raisons de non oxicit8 et de simplicité de fabrication que l'on a choisi d'utiliser ici l'étha- nol ; il convient d'éviter, si possible, l'utilisation du méthanol ou de tout autre alcool. La température de méthanol doit être telle que l'acide picrique puisse aisément se dissoudre et que la préparation ne se trouve pas à l'état cristallisé ; par exemple, une température comprise entre 15 et 400C va être adéquate. lie volume d'éthanol doit être approximativement égal à celui de la préparation. il est souhaitable de laisser le mélange de la préparation et de cette solution éthanolique chaude au repos durant 24 à 48 heures dans un endroit où règne une température' de 10 à 250 C, à l'abri de la lumière solaire, de façon à pouvoir obtenir une quantité suffisante de précipité et de façon que ce précipité ne risque pas de se détériorer. On sépare le précipité par filtration ou par un processus analogue et on le fait recristalliser en y ajoutant 7 à 12 fois son poids d'une solution aqueuse d'acétone, composée de 7 parties d'acétone pour 7 parties d'eau (en volume), ce qui élimine les impuretés et purifie le précipité. On met le précipité ainsi recristallisé en suspension dans de l'acide chlorhydrique dilué ; on ajoute de l'éther à cette suspension et l'on secoue bien ; et puis-l'on enlève l'acide picrique et on laisse la solution au repos pour une extraction complète. L'acide chlorhydrique dilué que l'on utilise ici doit avoir une concentration de 4 à 6 ffi Il convient d'utiliser 36 à 54 part-s en poids, ou légèrement plus, de cet acide dilué pour 0,205 partie du précipité afin d'assurer une suspension parfaite du précipité dans l'acide chlorhydrique dilué. Avant l'addition de l'éther, on peut séparer la suspension à l'aide dlune ampoule à décanter pour éliminer la faible quantité des impuretés incluses et augmenter ainsi la pureté de la suspension, mais on peut omettre cette opération L'éther utilisé dans ce stade doit ttre aussi pur que pos- sible ; il est souhaitable d'utiliser un éther de qualité spéciale de façon à pouvoir obtenir un produit final de haute qualité et à pouvoir entièrement extraire par lixiviation acide picrique présent dans la suspension. Si l'on utilise trop d'éther, il peut y avoir absorption d'humidité en provenance de la couche aqueuse, et le rendement en produit final peut chuter par suite de la dissolution de ce produit dans l'eau absorbée. Au contraire, si l'on utilise trop peu d)éther, l'extraction de l'acide picrique par lixiviation risque d'être imparfaite. C'est pourquoi le volume adéquat d'éther va représenter 2,5 à 3,5 fois le poids du "Bufonis Venenum" brut utilisé. Comme décrit ci-dessus, après addition de l'acide chlorhydrique dilué et de l'éther au précipité, on secoue à fond la solution et on laisse reposer durant une demi-heure à une heure. A la suite de ce repos, la solution se sépare en deux couches. On prend la couche aqueuse et on y ajoute de l'éther, de la mEme façon que ci-dessus, on secoue un nombre approprié de fois (de préférence4 à 6 fois) et on abandonne au repos, puis l'on effectue une nouvelle séparation. On répète ce processus jusqu'à ce que la totalité de l'acide picrique soit passée par extraction dans l'éther et ait été enlevée. A la solution aqueuse ainsi obtenue, c'est-à-dire une solution aqueuse contenant de l'acide chlorhydrique et de la bufoténidine, on ajoute un poids d'acide citrique correspondant à un nombre de moles égal ou supérieur à celui de l'acide chlorhydrique ou de la bufoténidine présents dans cette solution aqueuse. On ajoute ensuite à ce mélange un poids de bicarbonate le sodium eorrespondant au même nombre de moles que celui de l'avide chlorhydrique dans cette solution aqueuse, et l'on mélange bien Par enlèvement de l'eau contenue dans le mélange, on obtient le produit final. On ajoute ainsi à la solution aqueuse un poids d'acide citrique correspondant à un no.bre de moles égal ou supérieur à celui de l'acide chlorhydrique présent dans la solution aqueuse, ou bien égal cu supérieur à celui de la bufoténidine, car l'on peu obtenir le produit final de l'une ou l'autre façon. Cependant, on obtient de meilleurs résultats lorsqu'on ajoute un poids d'acide citrique correspondant au nombre de moles égal ou supérieur à celui de la bufoténidine. En théorie, un poids correspondant juste au même nombre de moles serait suffisant ; cependant l'addition d'un léger excès évite une perte de production. La gamme d'addition appropriée se situe entre un poids correspondant au mime nombre de moles et un poids correspondant au double du nombre de moles. On peut réaliser par tout procédé connu l'enlèvement de l'eau. Mais, par suite de la nature de la substance en cause, il est judicieux d'éviter la lumière solaire, une température élevée et le contact avec l'air. Le procédé le plus souhaitable est alors une lyophilisation. Un autre procédé recommandable consiste à sécher dans un courant d'azote à basse température à l'abri de la lumière. il a été découvert que l'on peut parvenir au but de la présente invention, également, par le procédé suivant. Dans le procédé mentionné ci-dessus, on élimine les substances solubles inutiles, contenues dans "Bufonis Venenum" brut, au moyen d'acétate d'éthyle, puis l'on immerge directement dans de l'alcool les substances insolubles. Dans un nouveau procédé découvert, on ajoute du chloroforme aux substances insolubles restant après l'enlèvement des substances inutiles, solubles dans l'acétate d'éthyle, du Bufonis Venenum" brut ; on laisse la solution au repos pour préparer de faibles quantités de substances inutiles qui sont insolubles dans l'acétate d'éthyle ; et, des insolubles obtenus après filtration, on chasse le chloroforme par distillation. On immerge la substance résultante dans de l'alcool, en opérant de la même façon que pour le premier procédé ; on fait passer par extraction le produit final dans l'alcool. Puis, par évaporation et séchage, on obtient une préparation alcoolique. On ajoute de l'acétone à cette préparation alcoolique pour en éliminer les substances inutiles qui sont solubles dans l'acétone et pour faciliter en même temps le-traitement après avoir rendu la préparation alcoolique non visqueuse. On évapore du résidu insoluble dans l'acétone toute l'acétone qui y reste éventuellement. Ensuite, de la même façon que dans le premier procédé, on ajoute de l'eau au résidu pour dissoudre les substances hydrosolubles et obtenir par séparation une solution aqueuse. On concentre cette solution aqueuse et, à la préparation concentrée ainsi obtenue, on ajoute une solution éthanolique chaude et saturée d'acide picrique. On précipite ainsi les picrates de la bufoténidine et de l'épirénamine. Par addition d'un mélange d'eau et d'acétone, on fait recristalliser ce précipité. Par une nouvelle addition d'acide chlorhydrique dilué et d'éther, on enlève l'acide picrique.A la solution aqueuse restante, on ajoute tout d'abord de l'acide citrique puis du bicarbonate de sodium pour neutraliser l'acide chlorhydrique libre,avant d'éliminer l'eau contenue et d'obtenir le produit final. Dans le second procédé, le volume de chloroforme à ajouter aux substances insolubles dans l'acétate d'éthyle, et la longueur de la période de repos après cette addition de chloroforme, dépendent de la quantité des substances inutiles, solubles dans le chloroforme et qui sont contenues dans les substances insolubles dans l'acétate d'éthyle. Mais il va suffire que le volume de chloroforme et la période de repos correspondent juste à ce qui est nécessaire pour une extraction de ces substances inutiles. il va donc suffire aux fins visées d'ajouter un volume de chloroforme, ayant la qualité des réactifs de la Classe 1, correspondant à 5 à 20 fois le poids des substances insolubles dans l'acétate d'éthyle, et de laisser le système au repos durant une période de 6 à 24 heures. Après l'avoir laissée au repos, on filtre la solution et on lave le résidu avec un peu de chloroforme supplémentaire. On sèche ensuite la totalité du résidu insoluble dans le chloroforme en en évaporant le chloroforme qui y est encore éventuellement contenu. On peut effectuer une distillation, ou bien une évaporation en soumettant les solutions à un séchage naturel, mais il est judicieux d'effectuer ce séchage à une température inférieure à 300C sous pression réduite afin de diminuer le temps de traitement et d'éviter la détérioration du produit. Le volume d'acétone à ajouter , la durée, la fréquence et la température d'immersion doivent être des conditions telles que la qualité du produit final puisse être bonne ; que le rendement de la production puisse être élevé ; que l'on puisse obtenir suffisamment de substances solubles dans l'acétone ; qu'on puisse éliminer la viscosité de la préparation alcoolique, et qu'on puisse économiquement mettre en oeuvre le procédé. En tenant compte de toutes ces conditions, il est judicieux de faire appel à de l'acétone dont la qualité est suiérieure à celle la même des réactifs de la Classe 1,et d'en utiliser environ/quantité que'celle de "Bufonis Venenum" brut. On immerge à une température inférieure à 300 C, ou de préférence à une température de 10 à 250C, pendant une période de 2 à 6 heures, au cours de laquelle il faut fournir à nouveau, deux ou trois fois, la même quantité d'acétone à la même température. On peùt évaporer l'acétone éventuellement présente dans le résidu et sécher ce dernier de façon classique sous pression réduite à une température inférieure à 300 C, lies opérations en vue d'obtenir le produit final à partir de la préparation faite selon le second procédé sont identiques aux opérations correspondantes dans le cas du premier procédé. La présente invention se fonde sur une ample recherche et sur des vérifications faites par de nombreux essais, dont un petit nombre d'exemples sont présentés ci-après. Exemple 1 On immerge 100 parties en poids de fines particules de "Bufonis Venenum" brut à 250C durant 10 heures dans vingt fois leur poids d'acétate d'éthyle ayant la qualité des réactifs de la Classe 1. Pendant cette période de temps, on renouvelle deux fois 11 acétate d'éthyle en fournissant à chaque fois le même volume à la même température. Puis, à l'aide d'un séparateur centrifuge, on sépare la solution et le résidu. On traite le résidu deux fois de la même façon que ci-dessus pour préparer les substances insolubles dans l'acétate d'éthyle. Aux substances insolubles obtenues, on ajoute un volume de méthanol, ayant la qualité des réactifs de la Classe 1, correspondant à 20 fois le poids du résidu. On mainiient ainsi les subs- tances en immersion à 700C durant 10 heures. Après l'immersion, on sépare à l'aide d'un séparateur centrifuge le méthanol et le résidu insoluble dans ce méthanol, et lton traite trois fois le résidu de la meme façon que ci-dessus. la On rassemble ensuite la totalité de/préparation méthanol que dans un pot de distillation sous pression réduite pour distiller le méthanol à 3O0C et sous pression réduite (10 mm de Eg), et l'on obtient ainsi une préparation. On immerge la préparation ainsi obtenue dans une quantité d'eau représentant cinq fois le poids de cette préparation. On abandonne le tout durant deux heures en un endroit ou règne une température de 3O0C à l'abri de la lumière. Puis, à l'aide d'un séparateur centrifuge à grande vitesse (fonctionnant à 5000 tr/mn), on sépare la solution aqueuse et le résidu. De la meme façon que ci-dessus, on soumet le résidu trois fois à une immersion dans de l'eau. On rassemble ensuite toutes les solutions aqueuses, et on les concentre par une lyophilisation classique jusqu'à élimination presque totale de l'eau contenue. On verse ensuite cette solution aqueuse concentrée dans une égale quantité de solution éthanolique d'acide picrique à 250C (rapport 1:4 entre l'acide picrique et i'éthanol) ; on secoue bien le mélange et on le laisse reposer durant 24 heures à 1500 dans un endroit à l'abri de la lumière. Après ce maintien au repos, on filtre le précipité obtenu. Au précipité filtré, on ajoute un mélange d'eau et d'acétone, composé de 3 parties d'acétone pour 7 parties d'eau, et représentant un poids qui est le décuple de celui du précipité. Après l'avoir bien agité en le secouant, on laisse -le mélange au repos durant 12 heures. Après avoir laissé le mélange au repos, on le filtre pour obtenir la matière recristallisée. On met 0,205 partie de cette matière recristallisée en suspension dans 36 parties en poids d'acide chlorhydrique dilué (concentration : 5 0 et, après la dissolution, on ajoute 300 parties d'eau, puis 250 ml d'éther. Après l'avoir bien mélangé en le secouant, on laisse le mélange au repos duran-t 30 minutes dans uri endroit froid et sombre. On sépare ensuite le mélange, a l'aide d'une ampoule à décanter, en éther et en solution aqueuse ; on ajoute 250 ml d'éther à la solution aqueuse et, après l'avoir bien agité en le secouant, on laisse à nouveau le mélange au repos durant 30 minutes dans un endroit froid et sombre. On effectue à nouveau, à l'aide d'une ampoule à décanter, la séparation en éther et en solution aqueuse, pour obtenir la solution aqueuse. On répète quatre fois les opérations de ce stade de traitement à l'éther. A la solution aqueuse ainsi obtenue, on ajoute 0,0926 g d'acide citrique, c'est-à-dire une proportion ponderale molaire correspondant à celle de la bufoténidine. On agite ensuite totalement en secouant, puis l'on ajoute à la solution 5,179 g de bicarbonate de sodium, c'est-à-dire une proportion pondérale molaire correspondant à celle de l'acide chlorhydrique présent dans cette solution aqueuse, et ''on mélange bien pour effectuer -a=Ln5olution. On soumet ensuite la solution aqueuse à une évaporation et un séchage dans un courant d'azote à 200C, à l'abri de la lumière et sous pression réduite. On obtient ainsi 3,772 g du produit final qui contient 0,1 g de bufoténidine. Exemple 2 On immerge 100 parties en poids de fines particules de Bufonis Venenum" brut à 300C durant 8 heures dans 22 fois leur poids d'acétate d'éthyle ayant la qualité des réactifs de la Classe 1. Pendant cette période de temps, on renouvelle deux fois l'acétate d'éthyle, en ajoutant chaque fois la mEme quantité d'acétate d'éthyle à la même température. Puis, à l'aide d'un séparateur centrifuge, on sépare la solution et le résidu. On traite le résidu de la même façon que ci-dessus, deux fois, pour obtenir les substances solubles dans l'acétate d'éthyle. Au résidu insoluble ainsi obtenu, on ajoute un volume de chloroforme (ayant la qualité des réactifs de la Classe 1) correspo- dant à 10 fois le poids du résidu, et on laisse dans cet état durant 12 heures à 250C.Après l'immersion, on sépare par filtration le chloroforme et le résidu insoluble dans le chloroforme. On lave le résidu ainsi séparé avec 5 fois son poids de chloroforme, puis on le place dans un récipient de distillation à 300C pour distiller le chloroforme sous pression réduite. On immerge le résidu, insoluble dans le chloroforme, ainsi obtenu dans 25 fois son poids de méthanol ayant la qualité des réactifs de la Classe 1 ; l'immersion dure 12 heures à 250C. Après l'immersion, à l'aide d'un séparateur centrifuge, on sépare le méthanol et le résidu insoluble dans le méthanol. On répète deux fois, de la même façon, les opérations d'extraction du résidu. On réunit toutes les préparations méthanoliques dans un récipient de distillation pour distiller le méthanol à 250C sous pression réduite (5 mm de Hg), ce qui permet d'obtenir une préparation méthanolique On immerge ensuite la préparation méthanolique ainsi obtenue dàns 100 parties en poids d'acétone (ayant la qualité des réactifs de la Classe Spéciale) à 250C durant 4 heures, au cours desquelles on renouvelle trois fois l'acétone an ajoutant à chaque fois la même quantité d'acétone à la même température. On réunit ensuite dans un récipient de distillation la totalité résidu insoluble dans l'acétone, pour distiller à 250C, sous la pres & on réduite de 10 mm de mercure, l'acétone éventuellementprésente. On immerge ensuite ce résidu dans 5 fois son poids d'eau et on l'abandonne à 250C dans un endroit à l'abri de la lumière durant 2 heures et demie ; après quoi, on sépare gracie à un séparateur centrifuge à grande vitesse pour obtenir une solution aqueuse et un résidu. On soumet le résidu 4 fois aux opérations ci-dessus décrites d'immersion dans l'eau. On concentre ensuite la totalité des solutions aqueuses dans un courant d'azote à 250C sous la pression réduite de 5 mm de mercure. A la solution aqueuse concentrée ci-dessus, on ajoute une quantité égale de solution éthanolique d'acide picrique à 250C (1 partie d'acide picrique pour 4 parties d'éthanol), on agite pour mélanger, après quoi on laisse au repos durant 48 heures à 200C dans un endroit à l'abri de la lumière. On filtre le précipité résultant, on y ajoute un volume de mélange eau-acétone (3 parties d'acétone pour 7 parties d'eau) correspondant à 12 fois le poids du précipité, on secoue bien et on laisse reposer durant 24 heures. il résulte de ce repos une matière recristallisée que l'on filtre. On y ajoute 45 parties en poids d'acide chlorhydrique dilué (à la concentration de 5 %) pour 0,205 partie de cette matière cratallisée. Après la dissolution, on ajoute 300 parties d'eau. A la suspension résultante de cette matière recristallisée dans de l'acide chlorhydrique dilué, on ajoute 300 ml d'éther, on secoue bien et puis on laisse reposer durant une heure dans un. endroit frais et sombre. Puis, à l'aide d'uneampoule à décanter, on sépare l'éther et la solution aqueuse. A la solution aqueuse, on ajoute 250 ml d'éther, on secoue bien et on laisse au repos durant 30 minutes dans un-endroit frais et sombre. Puis, de nouveau, à l'aide d'une ampoule à décanter, on sépare la solution aqueuse de l'éther. On effectue trois fois ces opérations répétées de traitement à l'éther. A la solution aqueuse ainsi obtenue, on ajoute 12,95 g d'acide citrique, ctest-à-dire un poids molaire équivalant aux 45 parties en poids de la solution d'acide chlorhydrique dilué à-5 %. On secoue bien, on ajoute 5,179 g de bicarbonate de sodium, c'est-à-dire un poids molaire correspondant à celui de l'acide chlorhydrique présent dans la solution aqueuse, et lton agite bien pour mélanger et dissoudre. On sèche ensuite la solution aqueuse par lyophilisation, ce qui donne 15,544 g du produit final, lequel contient 0,1 g de bufoténidine. La différence entre les quantités finalement obtenues dans l'exemple 1 et dans l'exemple 2 est attribuable à la différence des teneurs en acide citrique. La substance obtenue selon le procédé de la présente invention est une poudricristalline blanchâtre qui est une composition de bufoténidine, d'acide citrique et de chlorure de sodium. Elle se dissout facilement dans lteau et n'a pas de saveur spéciale. Après deux ans d'emmagasinage dans un endroit sec et sombre, cette substance présente une efficacité résiduelle d'environ 80 %. Elle a donc une stabilité relativement élevée (ce qu'on vérifie par l'étude de spectres d'absorption, le procédé de coloration et des titrages biologiques). te Le procédé selon l'invention permet donc de préparer, à ltéchelle d'une grande production, avec peu de perte, efficacement et économiquement, cette composXtion de bufoténidine à partir de "Bufonis Venenum" brut. - REVENDICATIONS - 1. Procédé pour préparer un citrate acide de bufoténidine à partir du venin brut de crapaud ("Bufonis Venenum"), ce procédé étant caractérisé en ce que l'on immerge de fines particules du "Bufonis Venenum" brut dans de l'acétate d'éthyle durant 6 eures au moins à la température ambiante ; on immerge le résidu, séparé de l'acétate d'éthyle, de l1a c ion alcoolique à ia tempéra- ture ambiante durant 6 heures au moins ; on immerge le résidu, séparé de cette solution alcoolique, dans de l'eau durant 1 à 7 heures à la température ambiante, à l'abri de la lumière ; on ajoute une solution alcoolique d'acide picrique à la solution aqueuse, débarrassée du résidu, et on mélange puis on laisse la solution au repos ; on filtre le précipité résultant et on y ajoute de l'acide chlorhydrique dilué, puis l'on ajoute de l'éther et on laisse le mélange résultant au repos ; on sépare ensuite l'éther de la solution aqueuse, on ajoute de l'acide citrique à la solution aqueuse, on ajoute encore du bicarbonate de sodium ; et, de la solution obtenue, on élimine finalement l'eau qu'elle contient. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'acétate d'éthyle a une qualité meilleure que celle des réactifs de la Classe 1 ; en ce que son volume représente 15 à 25 fois la quantité de "Bufonis Venenum" traité, et en ce que la température est inférieure à 400C au cours de izimmersion du venin de crapaud dans l'acétate d'éthyle. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on renouvelle plus de de fois l'acétate d'éthyle dans lequel on immerge le "Bufonis Venenum" brut. 4. Prccédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on utilse, pour immerger le résidu séparé de l'acétate d'éthyleS wn alcool dont ia qualité est supérieure à celle des réactifs de la Classe 1 et dont le volume correspond à 15 à 25 fois la quantité de ce résidu, la température du traitement étant inférieure à 400C. 5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on renouvelle au moins trois fois l'eau dans laquelle on immerge le résidu séparé de la solution alcoolique. 6. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la température de la solution alcoolique d'acide picrique se situe entre 150 et 400C et en ce qu'on garde la solution aqueuse, additionnée de la solution alcoolique d'acide picrique, au repos dans un endroit frais et sombre durant 24 heures au moins. 7. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on utilise un acide chlorhydrique dilué ayant une concentration de 4 à 6 Vo et un éther ayant ;a qualité des réacti s de, la Classe Spéciale. 8. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que, après l'addition d'acide chlorhydrique, on répète au moins trois fois encore les opérations consistant à séparer la solution aqueuse de l'éther, puis à ajouter de l'éther pour effectuer une extraction ou purification par l'éther. 9. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on réalise l'élimination finale de l'eau de la solution par lyophilisation. 10. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que, après l'immersion de "Bufonis Venenum" brut dans l'acétate d'éthyle et la séparation du résidu, on immerge ce résidu dans du chloroforme ayant une qualité supérieure à celle des réactifs de la Classe 1, en utilisant un volume de chloroforme correspondant au moins li 7 fois le poids du résidu ; on laisse. le mélange au repos pendant plus de 6 heures environ ; on filtre la solution et l'on évapore le chloroforme du résidu insoluble dans le chloroforme ; on immerge le résidu ainsi.obtenu, durant 2 heures au moins, à une température inférieure à 30 C, dans d l'acétone dont la qualité est supérieure à celle des réactifs de la Classe 1, en utilisant un volume d'acétone approximativement égal à celui de "Bufonis Venenum" brut utilisé on renouvelle au moins deux fois l'acétone en utilisant chaque fois la m8me quantité d'acétone à la même température ; on élimine toute l'acétone de la totalité du résidu insoluble dans l'acétone ; et on immerge ensuite le résidu dans un alcool pour obtenir une solution. 11. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que, après avoir ajouté la solution alcoolique d'acide picrique et avoir laissé le mélange au repos, on sépare le précipité résultant ; on y ajoute dqt'acétone ayant la qualité des.réactifs de la Classe Spéciale en une quantité approximativement égale à celle du Bufonis Venenum?? brut utilisé ; on continue 1 immersion à une température inférieure à 700C pendant deux heures au moins, en renouvelant pendant ce temps au moins deux fois l'acétone, en utilisant chaque fois la même quantité d'acétone 2 la même température ; on recueille de toutes les solutions acétoniques la matière recristallisée, que l'on obtient par filtration et à laquelle on ajoute de l'acide chlorhydrique dilué, puis de l'éther, selon la revendication 1. 12. Citrate acide de bufoténidine, obtenu par le procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 11.