L'invention concerne une pompe d'injection de carburant pour moteur à combustion interne à auto-allumage, comportant un piston de commande se déplaçant vers le haut et vers le bas dans un cylindre, qui possède une arête de commande définissant le commencement de l'injection, ainsi qu'une autre arête de commande inclinée définissant la fin de l'injection et qui, en outre, est susceptible de tourner. Le brevet suisse nO 242 228 décrit une pompe d'injection de carburant de ce type, dont l'arête de commande définissant l'instant de l'injection est conformée de telle sorte que l'injection a lieu dans la plage de service parcourue le plus souvent, à l'instant optimal sur le plan de la consommation de carburant. Dans un moteur à combustion interne à auto-allumage, le commencement de l'injection est généralement réglé de manière que la pression d'allumage maximum admissible soit atteinte pour la charge nominale. Une marche temporaire en surcharge n'est donc pas possible dans un tel moteur à combustion interne. la présente invention a pour but de réaliser une pompe d'injection de carburant, permettant d'obtenir un accroissement de la charge sans élévation de la pression de combustion maximum. Elle est caractérisée en ce que, pour élever la pression moyenne de travail du moteur à combustion interne, l'arête de commande définissant le coemencemeilt de l'injection dans la plage de charge normale à des instants constants est étendue à une plage de surcharge et est chanfreinée dans cette plage pour déporter vers l'arrière les instants d'injection, de telle sorte qu'il s'établit à chaque instant la pression de combustion maximum admissible. les avantages que procure l'invention résident en ce que le moteur à combustion interne peut être exploité avec une charge plus élevée, donc avec une pression moyenne de travail supérieure, sans entre soumis à une contrainte mécanique dépassant la limite acceptable. L'invention ne nécessite l'utilisation d'aucun organe supplémentaire. Il suffit de modifier un organe existant déjà, ce qui représente une grande sûreté de fonctionnement et des frais de fabrication réduits. La description qui va suivre en regard du dessin annexé donné à titre d'exemple non limitatif fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. La figure 1 représente en coupe longitudinale le cylindre d'une pompe d'injection. La figure 2 est un diagramme montrant la relation entre la pression de combustion maximum, la pression moyenne de travail et l'instant de l'injection. La figure 3 est un diagramme montrant la relation entre la consommation de carburant, la pression moyenne de travail et l'instant de l'injection. La pompe d'injection de carburant représenté dans la figure 1 comprend un cylindre, désigné dans son ensemble par 1, dans lequel sont pratiqués deux canaux d'arrivée et de départ 6, 7, se faisant vis-à-vis et amenant le carburant dans une chambre de refoulement 9. Dans le cylindre 1 de la pompe se trouve un piston de commande 2, animé d'un mouvement alternatif vers le haut et vers le bas et susceptible également de tourner. Outre une rainure longitudinale 3, ce piston de commande 2 porte une gorge annulaire latérale 8, limitée d'un côté par une arête de commande inclinée 4 qui règle la fin de l'injection. le piston de commande 2 est limité vers le haut par une arête de commande 5, qui règle le commencement de l'injection et est chanfreinée dans une zone arrière, désignée par 5'. Lorsque le piston de commande 2 se déplace vers le haut, les canaux d'arrivée et de départ 6, 8 se ferment et l'injection commence. Elle prend fin aussitôt que l'arte inférieure inclinée de commande 4 découvre un canal d'arrivée et de départ 6, 7. Dès cet instant, la chambre de refoulement 9 du cylindre 1 de la pompe est en communication, par la rainure longitudinale 9 et la gorge annu laire 8, avec les canaux d'arrivée et de départ 6, 7. Le carburant est donc ramené dans la chambre d'aspiration. La durée de l'injection est différente selon la position angulaire du piston de commande tournant 2.Ji la zone 5' de l'arête de commande 5 fait vis-à-vis au canal d'arrivée et de départ, le commencement de l'injection est reporté plus loin vers l'arrière. Dans la figure 2 sont portées en ordonnées la pression de combustion maximum et, en abscisses, la pression moyenne de travail les aa a > , b, c, d reproduisent les conditions régnant pour diffreats instants d'injection, la ligne a correspondant à l'avance la plus grande et la ligne d au retard le plus grand prévus de l'instant d'injection. Dans la figure 3, les lignes a', b', c', d', associées aux mêmes instants d'injection que les lignes a, b, c, d montrent la variation de la consommation spécifique de carburant en fonction de la pression moyenne de travail pour des instants d'injection différents. D'après la figure 3, on se rend compte en premier lieu qu'il est souhaitable, pour obtenir des valeurs de consommation favorables, que l'injection conmence le plus to possible. La figure 2 montre toutefois que, dans ce cas, une pression de combustion maximum déterminée, considérée comme encore admissible, est atteinte alors que la pression moyenne de travail n'est pas encore très élevée. C'est sur ce point qu'intervient l'invention, qui consiste à reporter en arrière l'instant de l'injection, par exemple suivant les lignes e, e'. Par ce report en arrière de l'instant d'injection dans la plage de forte cargue, on peut atteindre une élévation sensible de la pression moyenne de travail, comme le montre la figure 2, sans accroissement de la pression de combustion maximum estimée admissible. il faut bien accepter alors une plus grande consommation de carburant, mais ceci est tout à fait raisonnable pour des moteurs ne devant fournir que temporairement une surcharge, par exemple pour des moteurs de véhicules marins. REVENDICATION Pompe d'injection de carburant pour moteur à combustion interne à auto-allumage, comportant un piston de commande se déplaçant vers le haut et vers le bas dans un cylindre, qui possède une arête de commande définissant le commencement de l'injection, ainsi qu'une autre arête de commande inclinée définissant la fin de l'injection et qui, en outre, est susceptible de tourner, ladite pompe était caractérisée en ce que, pour élever la pression moyenne de travail du moteur à combustion interne,- l'arôte de commande (5) définissant le commencement de l'injection dans la plaie de charge normale à des instants constants est étendue à une plate de surcharge et est chanfreinée (5') dans cette plage pour déporter vers l'arrière les instants d'injection, de telle sorte qu'il s'établit dans claque cas la pression de combustion maximum admissible.