La présente invention est relative à un nouveau complexe d'aluminium contenant du silicium et à son procédé de préparation. Plus particulièrement,le complexe suivant la présente invention contient des quantités mineures d'halogène, de silicium activé, d'oxygène et d'hydrogène dans un certain rapport, ledit complexe étant apte, lorsqu'il est ajouté à un fluide contenant de l'hydrogène et de l'oxygène, à libérer l'oxygène et l'hydrogène de ce fluide et à conférer ainsi de l'énergie au fluide de telle sorte que l'oxygène et l'hydrogène continuent à être libérés de ce fluide. La présente invention est également relative à la pâte intermédiaire formée au cours du procédé de préparation du complexe. L'utilité du complexe selon l'invention s'étend en pratique à toute application dans laquelle une telle aptitude à conférer de l'énergie serait avantageuse. Par exemple, le complexe de l'invention effectue la pressurisation d'un récipient fermé contenant l'un quelconque d'une multitude d'ingrédients ou d'adjuvants actifs, par exemple les produits moussants non alimentaires tels que les crèmes à raser, les shampooings, les produits de nettoyage de fours ; les aliments tels que les garnitures de crème fouettée et les fromages à tartiner ; les produits de soins corporels et les produits ménagers à faible viscosité tels que les laques pour cheveux, les déodorants, les insecticides, les eaux de cologne, les antiseptiques et les médicaments ; les produits à forte viscosité tels que les peintures, les vernis et les revêtements acryliques ; ces ingrédients ou adjuvants peuvent ensuite être expulsés du récipient sous la forme désirée, par exemple sous forme de gaz, liquide, solide ou mousse. En effet, par conséquent, le complexe selon l'invention constitue un produit de remplacement pour les propulseurs d'aérosol engendrés par des gaz, en particulier les hydrocarbures fluorés, mais aussi les systèmes d'hydrocarbures et de gaz comprimés. En outre, à la différence des hydrocarbures fluorés, le complexe de l'invention est non polluant et sans danger pour l'environnement, n'ayant aucune répercussion nocive d'aucun type sur l'ozone. Associées à sa non-réactivité et à son ininflammabilité, ainsi qu'aux quantités mineures exigées pour conférer de l'énergie au fluide, les implications potentielles du complexe de l'invention sont énormes. En plus de son utilité pour la réalisation du complexe > la pâte intermédiaire est également utile pour la préparation d'autres produits. Conformément à la présente invention, le complexe d'aluminium activé est constitué essentiellement d'aluminium et de quantités mineures de chlore, de silicium activé à structure hexagonale, d'oxygène et d'hydrogène, l'oxygène et l'hydrogène étant présents dans des proportions en atomes de généralement 16:18 ou éventuellement 14-16, 18 20 ou des mélanges de ces valeurs et la somme desdits atomes de chlore, silicium, hydrogène et oxygène ne dépassant pas environ 5 % du poids des atomes d'aluminium du complexe. Le complexe peut être préparé par la successions d'étapes suivantes 1") - mise en contact d'aluminium métallique ayant une pureté de préférence de l'ordre d'au moins environ 99,97 % en poids, mais contenant au moins des traces de silicium, avec une source d'acide d'un type et d'une concentration qui éliminent et empêchent la formation d'oxyde sur l'aluminium; mise en contact simultanément ou postérieurement de l'aluminium métallique avec du mercure ou de façon moins avantageuse avec une source de mercure dans une atmosphère contenant de l'oxygène 2") - immersion au moins partielle de l'aluminium mis en contact avec le mercure dans une solution acide contenant un halogène de manière à obtenir une pâte de particules d'aluminium mis en contact avec le mercure dans ladite solution d'acide halogéné, à une température comprise entre la température ambiante et une température ne dépassant pas environ 30"C.; 3 ) - augmentation du pH de la pâte jusqu'au pH auquel l'halogène tel qu'il est alors contenu dans la pâte reste "actif", c'est-à-dire non lié chimiquement, mais n'est pas libéré sous forme d'halogène gazeux ;; 40) mise en contact de la surface d'un matériau en aluminium contenant des quantités allant de traces à environ 2 % en poids d'atomes de silicium, avec la matière de 30)ci-dessus 5 ) chauffage de la surface mise en contact à une température ne dépassant pas celle à laquelle l'halogène serait libéré sous forme de gaz et dans des conditions d'humidité faible afin de s'assurer qu'un halogénure d'hydrogène ne soit pas formé, pendant une période au moins suffisante pour observer une croissance de poudre à partir de la surface mise en contact de l'aluminium contenant des atomes de silicium 60) - élimination de la poudre comme on le désire et mise en contact de cette poudre dans des conditions sensiblement inertes avec un courant d'hydrogène gazeux, à la suite de quoi le complexe d'aluminium, chlore, silicium, hydrogène et oxygène activé désiré est formé. Pour une meilleure compréhension de l'invention, on se référera au dessin annexé sur lequel:: - la figure 1 est une vue schématique en coupe et en élévation d'un mode de réalisation du stade 1 du procédé de la présente invention. - la figure 2 est une vue schématique similaire à celle de la figure 1 représentant un autre mode de réalisation du stade 1 du procédé de la présente invention. la figure 3 est une vue schématique similaire à celle de la figure 1 représentant la formation de la pâte dans le bain de HC1, dans le stade 2 du procédé de la présente invention. Dans ce mode de réalisation, l'aluminium est disposé sensiblement à égale distance des catés et du fond du récipient. - la figure 4 est une description de la structure du silicium inactif non traité trouvé dans la feuille d'aluminium utilisée dans le stade 4 du procédé de la présente invention. - la figure 5 est une description de la structure hexagonale du silicium du complexe formé dans les stades 5 et 6 du procédé de la présente invention, ou dans la pâte intermédiaire. Le complexe d'aluminium contenant du silicium activé de la présente invention peut être préparé commodément en utilisant un procédé en six stades, bien que le procédé ne doive pas être strictement considéré comme étant limité à un tel procédé en six stades, Le premier stade, à savoir la préparation d'une forme d'aluminium qui peut être appelée "phase une" peut être exécuté typiquement de la manière suivante - en utilisant l'appareil de la figure 1, on place une barre ou une tige d'aluminium 1, comme représenté, dans un récipient 2, ce dernier étant de préférence en verre, et une mince couche d'acide chlciydrique 3 est placée de manière à recouvrir légèrement l'aluminium. Dans ce contexte, la forme de l'aluminium n'est pas rigoureusement critique. Cependant, une forme de barre ou de tige est généralement préférée. Le but du traitement à l'acide est d'empêcher la formation d'oxyde à la surface de l'aluminium. HC1 est généralement l'acide employé à cet effet. I1 est en outre important que l'aluminium soit sensiblement pur, c'est-à-dire ait une pureté de l'ordre de mais non limitée à environ 99,97 % et contienne aussi des quantités de silicium allant de l'ordre de quantités existant dans l'aluminium du commerce à environ 150 à 300 ppm. En pratique, on peut déterminer empiriquement si l'aluminium est suffisamment pur puisque, s'il y a une brusque élévation de température, ceci indique la formation d'oxyde et que le matériau en aluminium de départ n'est pas suffisamment pur. Par conséquent, pour cette application, le terme "aluminium sensiblement pur" désigne le degré de pureté pouvant être déterminé empiriquement comme pouvant être utilisé dans le procédé de la présente invention. L'aluminium est ensuite mis en contact ou revêtu avec du mercure, de préférence en étant introduit dans un bain de mercure dans un appareil de type similaire, en présence d'une atmosphère contenant de l'oxygène gazeux telle que l'air. Dans l'un ou l'autre de ces stades préliminaires, la température n'est pas rigoureusement critique, mais doit être telle,qu'elle favorise la formation d'oxyde et/ou de chlore gazeux. La température ambiante est satisfaisante. Si on le désire, le contact avec l'acide et le mercure peut être exécuté simultanément comme représenté sur la figure 2. Sur cette figure, l'aluminium 1 est immergé dans le bain d'acide 3 et le bain de mercure plus lourd 4, HC1 formant une couche sur le bain de mercure. Que l'on utilise l'appareil de la figure 1 ou de la figure 2 ou tout autre appareil approprié, la durée du contact avec le mercure peut être minimale, de l'ordre d'environ 15 à 30 secondes cependant, un temps de contact plus long n'est pas préjudiciable. Dans le contexte de la présente invention, le mercure agit uniquement comme catalyseur qui effectue une modification de structure de l'aluminium. Comme indiqué ci-dessus, cette structure modifiée est appelée "phase une La formation de la "phase deux" constitue le second stade du procédé de la présente invention. Ce stade implique la formation d'une pâte intermédiaire comprenant la phase une immergée dans une solution acide contenant un halogène. Parmi les solutions d'acides halogénés appropriés, on préfère en particulier l'acide chloÇbdrique. La pâte peut être formée de manières diverses et le procédé de formation de la pâte n'est pas critique en lui-même. Par exemple, après avoir été mise en contact avec lefbafn de mercure, la tige ou la barre d'aluminqum ainsi traitée est ensuite immergée dans un autre récipient, contenant un bain de HC1. Ce dernier doit généralement avoir une normalité d'environ 1 à 2, mais la véritable gamme de concentration est empirique. Lorsque la phase une, qui est soluble dans HC1 dans une certaine mesure, est immergée dans la solution acide, une pâte assez visqueuse, de couleur blanche, se forme. La pâte se presente d'abord sous forme de suspension trouble et devient de plus en plus dense.Ceci est la conséquence de la croissance des particules dans et sur la barre ou tige d'aluminium traitée au mercure et activée de la phase une. Cette croissance est représentée sur la figure 3 sur laquelle la pâte épaisse 5 est représentée comme se formant dans le bain acide. A mesure qu'il se forme de plus en plus de particules, la pâte devient de plus en plus visqueuse. Selon les dimensions de la barre d'aluminium ou la quantité de HC1 présente, la formation de la pâte peut continuer jusqu'à la consommation entière de l'aluminium de la phase une. Cependant, en pratique, la réaction s'arrête généralement avant que la barre d'aluminium soit consommée complètement parce que la pâte devient trop dense pour qu'une croissance ultérieure se produise.A ce point, la pâte épaisse ainsi formée peut être enlevée, partiellement ou complètement ; de l'acide chlorhydrique supplémentaire est ensuite ajouté et la formation de la pâte continue. En pratique, la viscosité de la pâte peut être aussi faible que 10.000 cP. Pour l'utilisation la plus efficace, cette viscosité doit être comprise entre environ 12.000 et 16.000 cP. Cette pâte constitue "la phase deux". Dans la formation de cette dernière suivant la préparation du complexe > la température est importante et est comprise entre la température ambiante et une température ne dépassant pas environ 300C, de préférence entre environ 220C et 250C. I1 faut noter qu'une brusque élévation défavorable de la température du milieu réactionnel à ce point singifierait à nouveau que le matériau en aluminium de départ n'est pas suffisamment pur. D'une autre manière, bien que ceci soit moins avantageux, la pâte peut aussi être obtenue in situ dans le mode de réalisation représenté sur la figure 2. Comme indiqué sur la figure 2, la barre ou tige d'aluminium est recouverte de HCl mais est aussi partiellement immergée dans la source de mercure. Eventuellement, il n'est pas nécessaire que HCl continue à recouvrir l'aluminium apres que la formation d'oxyde sur ce dernier ait été empêchée ou inhibée. Une partie de l'aluminium peut être exposée au-dessus de la surface. Dans l'un ou l'autre cas, que HC1 continue à recouvrir la surface de l'aluminium ou non, une croissance d'un certain type de complexe se produit.Cette croissance elle-même, dans ce mode de réalisation, n'est pas la pâte de "la phase deux" de la présente invention. Cette dernière prend naissance dans ce traitement "in situ", soit lorsque les particules de la'broissance" "tombent" dans la partie acide du bain HCl/Hg, soit éventuellement après enlèvement de la croissance du complexe (soit sur la surface de l'aluminium exposée à l'air soit sur celle recouverte d'acide) et immersion du complexe dans un bain de HC1 séparé pour former la pâte décrite ci-dessus.Dans l'un ou l'autre cas, on a, dans l'ordre, traité un aluminium exempt d'oxyde avec du mercure pour modifier la structure de l'aluminium et effectuer son activation, puis mis en contact ou continué à mettre en contact l'aluminium avec HC1 pour obtenir la formation de la pète de la "phase deux". Dans le stade de formation de la pâte, on a constaté qu'il était utile, de manière à éviter un dégagement indésirable de chialeur, de placer la barre ou la tige d'aluminium sensiblement à égale distance des côtés et du fond du récipient, ou à une distance des côtés et du fond du récipient qui est sensiblement la même que le diamètre de la barre ou tige ou supérieure à ce dernier, une forme de tige cylindrique étant préférée. I1 est bien sûr possible d'empêcher la formation de chaleur indésirable sans prendre les dispositions spéciales indiquées ci-dessus cependant, dans ce cas, il faudrait constamment surveiller que la formation d'oxyde, conséquence d'une surchauffe, soit évitée. A cet égard, par exemple, la barre traitée pourrait être constamment enlevée, lavée à nouveau, placée à nouveau dans le récipient et revêtue à nouveau de mercure. La pâte de la phase deux est parfaitement acide avec une valeur de pH comprise entre environ 3 et 4. Elle contient aussi à la fois des atomes d'hydrogène, d'oxygène et de chlore, probablement sous forme ionique. La raison de ceci est que le matériau de la phase une a des aptitudes de clathrate, c'est-à-dire qu'il peut emprisonner ou enfermer les ions hydrogène, oxygène et chlore à l'intérieur des particules de la pâte. Bien que les gradients de température sus-mentionnés soient importants lors de la formation de la pâte avant la formation subséquente du complexe, il faut noter que la pâte elle-même peut aussi être formée en utilisant des températures un peu plus élevées, allant jusqu'à environ 400C, et également en partant d'aluminium de pureté légèrement inférieure. Le stade suivant du procédé de formation du complexe final, c'est-à-dire le stade trois, consiste à ajuster le pH de sorte que le chlore enfermé dans lesdites particules de la pâte devienne actif, "actif" signifiant ici potentiellement instable, mais pas au point que le chlore soit libéré sous forme de chlore gazeux. A cet égard, il est souhaitable que la valeur du pH de la pâte soit finalement d'environ 5,4 = 0,1. A ce moment, on peut noter que si la viscosité de la pate est comprise entre environ 12.000 et 16.000 cP, la pâte contiendra entre environ 1,5 et 3,0 7. d'aluminium en suspension sous forme élémentaire. L'augmentation du pH est obtenue en traitant le matériau de la phase deux avec un hydroxyde fortement basique tel que NaOH ou KOH. La normalité de ce dernier n'est pas critique, mais la concentration peut généralement être comprise entre 2 et 3 N. La pâte à pH augmenté peut être appelée "phase trois". On arrive maintenant au stade quatre critique. A la surface d'un matériau en aluminium contenant du silicium comme par exemple une feuille d'aluminium ménager, on applique le matériau de la phase trois, qu'on étale de préférence sous forme d'une couche mince sur la surface la plus grande possible de la feuille d'aluminium. I1 faut souligner que bien que le matériau en aluminium employé dans ce stade puisse être choisi parmi une large gamme de types disponibles, il doit aussi contenir au moins une certaine quantité de silicium, c'est-à-dire allant de traces jusqu'à environ 2 % ou plus sur la base du poids de la feuille d'aluminium. Les atomes de silicium peuvent normalement se trouver sous forme de silicium élémentaire ou sous forme de silicium dans la silice. On a constaté que si le silicium est présent en des quantités supérieures à 2 %, la vitesse de réaction diminue, devient irrégulière, et plus difficile à contrôler.Par le terme "feuille d'aluminium", on entend de l'aluminium initialement anodisé ne contenant de préférence pas plus de 3 ou 4 % d'autres matières, qui est ensuite désoxydé pour donner la forme laminée bien connue sous le nom de "feuille". Par application du matériau de la phase trois sur la feuille et rapport, simultanément ou peu de temps après, de chaleur dans des conditions d'humidité faible, à la fois les atomes de chlore et de silicium deviennent fortement activés. On a constaté que les atomes de silicium de la feuille prennent une apparence de structure hexagonale. La transition de la forme sphérique normale 6 du silicium de la figure 4 à la forme hexagonale 7 d silicium, critique pour l'invention, de la figure 5 est représenté e sur ces deux figures. La partie inférieure 8 des noyaux de silicium reste de façon inexvplicable quelque peu arrondie. Cette configuration structurale est la conséquence, apparemment, de l'action de communication d'énergie ou activation des atomes de chlore emprisonnés dans cette structure. Une réaction endothermique interne se produit apparemment et il en résulte la structure indiquée (comme on l'a indiqué précédemment, cette modification de structure se produit également dans les particules d'aluminium de la pâte). I1 faut noter à nouveau que le matériau de la phase trois doit être étalé de préférence en une couche mince sur une grande surface de la feuille d'aluminium, de manière à faciliter la pénétration dans la feuille d'aluminium contenant du silicium. La chaleur apportée doit être telle qu'elle active les atomes de chlore mais elle ne doit pas être assez importante pour libérer du chlore gazeux.L'humidité faible est importante pour empêcher la reformation de l'halogénure d'hydrogène, par exemple de chlorure d'hydrogène. On a constaté qu'une température d'environ 40+ 0,50C est préférée. L'humidité de l'atmosphère de chauffage doit être inférieure à environ 20 % Une poudre grise commence à croitre à la surface de l'aluminium, généralement ;~7 bout d'environ 40 heures. Le temps de chauffage n'est pas critique, mais est à nouveau empirique. Généralement, la formation de poudre s'arrête au bout d'environ trois ou quatre jours. Un mode de chauffage quelconque approprié peut être utilisé, tel qu'une simple étuve avec contrôle d'humidité et de température. La poudre ainsi obtenue peut être appelée "phase quatre. Comme indiqué ci-dessus, on suppose que la croissance de cette phase est la conséquence de l'action du chlore emprisonné dans le matériau de la phase trois sur le silicium de l'aluminium en contact. Le chlore "actif" attaque apparemment l'aluminium contenant du silicium et utilise la chaleur interne engendrée par le silicium attaqué pour développer la croissance de la poudre de la phase quatre à la surface de l'aluminium. Les atomes de silicium transformés dans la forme hexagonale représentée sur la figure 5 restent dans le nouveau complexe conjointement avec le chlore. A ce stade, le rapport oxygène hydrogène est 16 : 16 et/ou occasionnellement 14 : 14 ou 18 : 18, ce dernier rapport étant le plus avantageux. Etant donné qu'il peut y avoir un mélange de ces valeurs de rapport, l'indication du rapport résultant pourrait aussi être de 15 : 15 ou 17 : 17 ou même 19 : 19.Cependant, ce matériau constituant la "phase quatre" n'est pas encore le complexe de pressurisation de la présente invention. I1 reste un autre stade. La poudre constituant la phase quatre est ensuite soumise à l'action d'un courant d'hydrogène gazeux dans des conditions sensiblement inertes, par exemple dans un tube sous vide. Ce courant agit en déstabilisant et en activant à nouveau la poudre et en saturant la poudre en hydrogène. Le complexe résultant, c'est-à-dire la "phase cinq" est ainsi capable d'être à nouveau déstabilisé ou activé, particulièrement lorsqu'il est catalysé par une faible quantité d'aluminium, comme cela sera décrit plus en détail ci-après. La poudre activée résultante constituant la phase cinq, est le produit final désiré de l'invention. Le complexe ainsi formé a l'aspect d'une poudre de couleur gris foncé intense ; il contient des quantités mineures de chlore, de silicium (sous forme hexagonale activée) et d'hydrogène et d'oxygène. Les quantités totales desquatre constituants mineurs ne doivent pas dépasser 5 % du poids de l'aluminium La quantité de silicium varie de traces à environ 2 % en poids ; le chlore est présent au moins en des quantités suffisantes pour activer, c'est-à-dire pour "réchauffer" le silicium, de manière à modifier la forme du silicium en une forme sensiblement hexagonale. Dans le complexe constituant la "phase cinq", le rapport de l'oxygène à l'hydrogène est alors 16 : 18 (et/ou beaucoup moins souvent 14 : 16 ou 18 : 20) ou des mélanges de ces rapports (avec une indication résultante de 15 : 17 ou 17 : 19. Ce complese a une couleur gris foncé intense et on a constaté qu'il avait un poids spécifique d'environ 2,2. I1 commence à fondre à environ 430"C et est complètement consumé à environ 6O00C. Les deux atomes d'hydrogène supplémentaires obtenus pas rapport au matériau constituant la phase quatre sont la conséquence de l'opération d'enrichissement en hydrogène. Par suite, le rapport de l'oxygène à l'hydrogène varie comme indiqué ; ceci pourrait aussi être représenté de la manière suivante (16 oxygène : 16 oxygène + 2 hydrogène ; ou 16 oxygène 18 hydrogène). Les deux atomes d'hydrogène supplémentaires sont évidemment emprisonnés dans la structure de clathrate de la phase quatre. Le matériau constituant la "phase cinq" de l'invention reste "tel quel", c'est-à-dire stable, dans son état activable "superhydrogéné" pendant une période de 10 à 14 jours à température ambiante. Après cette période, l'hydrogène "en excès" est progressivement libéré (c'est-à-dire "perdu"). A ce point, le matériau devient à nouveau "phase quatre", une hydrogénation supplémentaire pour revenir à l'état "actif" est alors nécessaire. Le complexe activé, même en quantités minuscules, comme décrit ci-après, possède aussi l'aptitude unique à libérer de l'oxygène et de l'hydrogène à partir d'un fluide contenant de l'hydrogène et de l'oxygène, en particulier lorsqu'une quantité catalytique d'aluminium métallique est présente en supplément. La présente invention sera mieux illustrée par les exemples non limitatifs suivants. Sauf mention contraire, tous les pourcentages s 'en- tendent en poids. Exemple 1 - Formation de la pâte intermédiaire. On place une tige d'aluminium de 500 g, ne contenant pas plus de 0,1 % d'impuretés, dans un récipient en verre peu profond, de 91,4 cm de long, comme représenté sur la figure 1. A une température de 20 C, l'aluminium est mis en contact avec de l'acide chlorhydrique 3N utilisé en une quantité suffisante pour recouvrir la tige d'aluminium. La tige d'aluminium est ensuite enlevée du premier bain de HCl et immerges dans un bain de mercure pendant environ 20 secondes dans des conditions atmosphériques d'air humide (environ 30 % d'humidité). Une couche de HC1 recouvre également le bain de mercure. La tige d'aluminium mise en contact avec le mercure est ensuite immergée à nouveau dans un bain de HC1 2N. A ce stade, la tige est placée à égale distance des crêtés et du fond du récipient. On observe une croissance sur la surface immergée de l'aluminium, sur toutes ses faces. La tige d'aluminium commence aussi à se dissoudre dans le bain de HC1. Presque immédiatement, un nuage blanc laiteux commence à apparaître. Au bout d'environ 8 heures, une suspension commence à être discernable. La température est maintenue en-dessous de 300C. La réaction continue jusqu'à ce que la totalité de la tige d'aluminium soit consumée. Avant que la tige soit consumée, cependant, la pâte devient si épaisse que la réaction est sévèrement empêchée. Ceci se produit au bout d'environ 48 heures. La pâte est alors enlevée et on ajoute de l'acide chlorhydrique frais. Ceci continue jusqu'à ce que la dissolution de l'aluminium soit complète. La patte a un pH de 3,5. On ajuste ensuite le pH de la pâte à 5,4 en réduisant la teneur en ions hydrogène par addition de NaOH. Exemple 2 - Formation du complexe. On étale ensuite la pâte de l'exemple 2 en une mince couche à la surface d'une feuille d'aluminium disponible dans le commerce, réalisée en ALCOA, contenant environ 1,2 % de silicium. La feuille revêtue de la pâte est ensuite chauffée à une température d'environ 400C dans des conditions sensiblement anhydres, c'est-à-dire une humidité d'environ 18,5 %. Au bout d'environ 2 heures, on observe une légère croissance de poudre grise amorphe sur la feuille. Ceci continue pendant environ 40 heures et la croissance cesse. A ce stade, la température est réduite à la température ambiante. (Au bout d'environ 72 heures, on observe que le processus de formation de poudre a cessé). On enlève la poudre de la feuille lorsque la croissance a cessé (c'està-dire au bout d'environ 40 heures). A ce stade, on s'assure que la poudre comporte 16 atomes d'hydrogène par molécule de complexe (et 16 atomes d'oxygène) par mesure par chromatographie en phase gazeuse ou à l'aide d'un spectromètre infrarouge. La poudre grise est enlevée de la surface et est placée dans un tube à vide (horizontal avec piges inférieurs). On fait passer lentement un courant d'hydrogène sur la poudre, le courant étant contrôlé avec un analyseur Beckmann, jusqu'à ce que ce dernier montre que la poudre a acquis deux atomes d'hydrogène supplémentaires, c'est-à-dire qu'elle contient maintenant 18 atomes d'hydrogène. On observe que si le tube à vide est chauffé légèrement auparavant (par des serpentins électriques), l'acquisition de H2 est facilitée. Les pièges des tubes à vide sont vidés et on enlève une poudre de couleur gris foncé intense. Son poids spécifique est 2,2. L'analyse montre alors un rapport du nombre d'atomes d'oxygène au nombre d'atomes d'hydrogène de 16 : 18. Ce rapport persiste pendant environ 2 semaines. Après ce temps, on constate que l'hydrogène d'enrichissement a été sensiblement libéré et le rapport oxygène/hydrogène mesuré est à nouveau 16 : 16. Une analyse spectrographique supplémentaire de la poudre gris intense révèle la structure hexagonale du silicium représentée sur la figure 5. Utilité du complexe en tant que produit de remplacement des propulseurs. Les propulseurs, notamment les hydrocarbures fluorés, qui sont utilisés dans les compositions en aérosol sont sévèrement attaqués par les actions relatives à l'environnement. Parmi les effets nuisibles attribués à ces propulseurs, figurent leurs conséquences prétendues néfastes sur la teneur en ozone de l'atmosphère supérieure. Par conséquent, un besoin important d'un remplacement viable des propulseurs gazeux existants se fait ressentir. Le complexe de la présente invention satisfait à ce besoin. I1 est non réactif, ininflaw!-able, mais ce qui est plus important, dans le contexte commercial, non polluant, et indifférent à l'ozone. Il est soluble dans pratiquement n'importe quelle matière dans un intervalle extrêmement large de densités, viscosités et températures sans affecter la formulation chimique ou la toxicité de la matière propulsée. I1 peut être totalement libéré et épuisé, ne laissant aucun résidu dans l'emballage d'aérosol. En outre, en cours d'utilisation, le matériau faisant l'objet de l'invention a des paramètres contrôlables à l'intérieur d'exigences température/produit acceptables, tout en respectant les règlements de l'industrie et du gouvernement. La pression requise est maintenue constante lorsque les matières traitées par le complexe sont enfermées dans un récipient ou un système fermé. A cet égard, la tension de vapeur est fonction de la température ; la quantité de complexe nécessaire peut varier facilement selon la tension de vapeur exigée (en utilisant les matières pures à titre de référence) pour un aérosol à des températures spécifiées allant de -400C à +600C. Un avantage auxiliaire du complexe est qu'il est compatible avec presque tous les matériaux susceptibles d'être emballés, qui ne pourraient pas être utilisés sous forme d'aérosol.Les exigences de volume de l'espace libre supérieur sont réduites, permettant des augmentations de pourcentage importantes de la teneur en produit. En outre, le complexe n'affecte pas ia stabilité au stockage du mélange de produits, des Ingrédients actifs et/ou des solutions dans des solvants. I1 ressort ainsi que le complexe de l'invention constitue un produit de remplacement intéressant pour leslropulseurs d'aérosol. Cependant, il n'est pas en fait un propulseur en lui-même. Il est plutôt un produit acti vateur, ou peut-être plus pr-cisément unoetalyseur de pressurisation, qui permet à un adjuvant ou à un ingrédient actif d'être expulsé d'un récipient, exactement comme si un hydrocarbure fluoré était présent dans le récipient et pousse l'adjuvant ou le "produit actif" de manière à ce qu'il soit expulsé, sous forme d'une mousse, d'un gaz, d'un liquide, d'une pulvérisation liquide ou même d'un solide.En fait, une conséquence remarquable de l'effet du complexe de l'invention sur toute composition contenant de l'hydrogène et de l'oxygène est que cette dernière elle-même reçoit de "l'énergie" de sorte qu'elle conserve une pression interne d'activation et que lorsque la pression est relachée, par exemple à l'aide d'un bouchon, d'un jet ou d'une pompe d'aérosol ordinaire, une mousse, un liquide, un solide, un gaz (selon le type de "produit actif" utilisé), est éjecté d'un récipient contenant la composition oxygène/hydrogène "ayant reçu de l'énergie", continuellement jusqu'à ce que le récipient soit vide. Cependant, comme indiqué ci-dessus, la quantité de complexe nécessaire pour effectuer "l'activation" est minimale ; elle varie en fonction de deux facteurs : la quantité de matière contenant de l'hydrogène et de l'oxy- gène à laquelle on doit fournir de l'énergie ou qu'on doit activer, et le pourcentage d'hydrogène et d'oxygène dans cette matière. La relation entre la quantité de complexe nécessaire pour "l'activation" et la substance devant être activée, est également fonction de la tension de vapeur désirée ou requise, et de la température. En pratique, le complexe est ajouté en des quantités en grammes mesurées avec précision dans le système à traiter, ce dernier étant fermé soit initialement, soit ultérieurement, jusqu'à ce que la pression désirée soit atteinte pour la température désirée. Une préparation type d'un échantillon activé peut comprendre la succession d'opérations suivantes 1. Placer la quantité de complexe nécessitée par les exigences de tension de vapeur et de température dans un récipient fermé contenant une composition déterminée, dans laquelle un certain ingrédient, qui peut être l'eau, cnntient de l'hydrogène et de l'oxygène. Le récipient dans lequel le complexe et "la composition choisie" sont placés, peut comporter un espace libre supérieur aussi faible que 2 ou 3 % en volume, et bien sûr plus important si cela est nécessité par le réglement du gouvernement. 2. Ajouter au mélange ainsi préparé une faible quantité d'aluminium. Ce dernier agit en tant que catalyseur dans l'action d"'activation" exercée parle complexe sur la composition contenant de l'hydrogène et de l'oxygène. La raison pour laquelle l'aluminium agit en tant que catalyseur n'est pas totalement explicitée, mais on préfère utiliser de l'aluminium, bien que "l'activation" ait lieu (malgré tout dans une période de temps beaucoup plus longue) sans le catalyseur à base d'aluminium. La quantité d'aluminium nécessaire à cet effet est facilement déterminable en fonction de l'action catalytique. Une quantité appropriée d'aluminium peut être aussi faible que 1 gramme puur 4 ou 5 grammes de complexe. 3. Le mélange du complexe avec la composition à activer est exécuté dans un système fermé. 4. Les exigences de température et de tension de vapeur sont contrôlées et décomposées en facteurs entrant dans l'action "d'activation". 5. Avec le mélange de base, on peut alors remplir des récipients individuels tels que des récipients usuels vendus au détail, de type aérosol, de préférence mais non nécessairement mis sous vide au préalable. 6. Ces récipients sont alors "conditionnés" ou "dotés d'énergie11. Lorsque la pression est relâchée, l'ingrédient "actif" est expulsé de l'embal- lage sous la forme désirée, par exemple mousse, pulvérisation liquide, etc.. Les ingrédients "actifs" peuvent être expulsés complètement de l'emballage ; une certaine pression résiduelle subsiste dans l'emballage quelle que soit la quantité expulsée, jusqu'à ce quel'emballage soit vide. Ceci veut dire que, aussi longtemps qu'une certaine quantité de "matière" possédant de l'énergie se trouve dans l'emballage, celle-ci peut être expulsée avec une faible variation de l'action de pressurisation. Une explication possible est la suivante : après l'addition d'aluminium au mélange contenant le complexe > la "réaction" c'est-à-dire la pressurisation, commence presqu'immédiatement. On suppose qu'au bout d'environ 2 ou 3 minutes, les deux atomes d'hydrogène "supplémentaires" sont expulsés du complexe. Ces atomes (probablement sous forme de molécules d'hydrogène gazeux) créent une énergie cinétique dans le mélange et " attaquent" ou agitent le silicium déjà activé, ainsi que le catalyseur à base d'aluminium. On suppose que le silicium excité à son tour confère alors de l'énergie aux ions hydrogène et oxygène du fluide contenant de l'hydrogène et de l'oxygène et qu'une pression se crée, remplissant l'es- pace supérieur. Lorsque le fluide est placé dans des récipients aérosol individuels, la même action se reproduit à une mini-échelle, c'est-à-dire que l'espace libre supérieur de chaque récipient est "pressurisé".Lorsque la pression du mélange ou des mini-récipients est "relâchée" par actionnement d'une valve ou d'une pompe, l'ingrédient "actif" du mélange ou du récipient est expulsé de ce dernier sous la forme désirée, par exemple, gaz, mousse, pulvérisation, etc... I1 faut souligner qu'après chaque manipulation, le contenu du récipient (ou bain) reste "pressurise'. L'espace libre supérieur, par suite de l'emprisonnement, eSt à nouveau pressurisé et le récipient est à nouveau prêt (en l'espace de quelques secondes) à être actionné, c' est-à-dire que les ingrédients peuvent à nouveau être expulsés sous pression. Ceci peut continuer jusqu'à ce que la totalité du contenu du récipient soit évacuée, sans laisser aucun résidu. Un corollaire intéressant du phénomène inhérent à la présente invention est qu'il n'est pas nécessaire d'activer le mélange de base dès le départ dans les proportions exactes requises. A titre d'illustration, si 10 grammes de complexe sont nécessaires pour activer 378,5 litres de composition contenant la "matière active" > à une pression requise de par 2 exemple 2,8 kg/cm , les mêmes 10 grammes peuvent être placés dans une quantité plus petite, par exemple 37,85 1. de'matière active".Cette dernière quantité 2 crée une pression de 28 kg/cm et peut ensuite être utilisée par simple mélange avec les 340,65 litres supplémentaires à un stade ultérieur, pour compléter 2 l'activation ou communication d'énergie à une pression de 2,8 kg/cm L'exemple suivant illustre la préparation d'une matière utilisée dans des récipients de type aérosol. Exemple 3. Dans un récipient de mélange et de pressurisation en acier de 3.785 litres, on introduit 3.740 litres d'une composition de nettoyage du verre de formulation suivante 90,56 % d'eau, 9,00 % de butyl cellulose, 0,30 Z d'ammoniaque, 0,04 Z de parfum, x 0,10 Z d'agent moussant (NINOL ) x marque déposée Rohm & Haas). On ajoute ensuite à la formulation 2 grammes d'aluminium métallique sous forme d'une poudre dans une poche en aluminium. La cuve contient un espace supérieur non rempli d'environ 2 1/2 %. On ajoute ensuite dans la cuve 4 grammes du complexe de l'exemple 1, cette quantité étant suf 2 fisante pour engendrer une tension de vapeur de 2,8 kg/cm à 21"C. On ferme le récipient de façon étanche. Au bout d'environ 50 minutes, le contenu du récipient est amené à une ligne de remplissage, où des récipients (type aérosol) individuels, actionnables par une valve, de différentes tailles normalisées, sont alors remplis et scellés. Après remplissage, on observe que lorsque les valves des emballages sont actionnées, une pulvérisation contenant la composition de nettoyage du verre est expulsée de l'emballage. Une telle évacuation du contenu sous pression continue jusqu'à ce que le récipient sont complètement vide. La tension de vapeur reste constante chaque fois que l'on actionne la valve. De manière analogue à l'exemple 3, on prépare des récipients pressurisés pour des formulations comprenant un fluide contenant de l'hydrogène et de l'oxygène telles que crèmes à raser, shampooings, produits de nettoyage de fours, garnitures de crème fouettée, laques pour cheveux, déodorants, insecticides, antiseptiques ou d'autres formulations comparables, et on obtient les résultats indiqués poul l'exemple 3. Bien que le phénomène observé dans l'invention ne soit pas totalement compris, on pense qu'il peut être expliqué d'une certaine manière en se basant surle fait que la structure sub-granulaire de l'aluminium semble subir de profonds changements lorsqu'-elle est soumise à une attache chimique et électro-chimique. Bien que la pleine signification de ces changements et la mesure exacte dans laquelle ces changements contrôlent les caractéristiques de l'aluminium et de ses alliages ne soient pas totalement établies, on suppose que ces changements dans la structure sub-granulaire fournissent une explication à certaines des particularités troublantes de comportement qui ont été observées. Une étape-clé du procédé de la présente invention semblerait être la formulation de la pâte intermédiaire. A cet égard, il faut noter que lorsque de l'aluminium ordinaire est introduit dans une solution de HC1, par exemple 1N ou 2N, la production de chlorure d'aluminium (tint d'eau) a lieu. Cependant, l'aluminium traité par du mercure utilisé dars la présente invention est un produit tout à fait différent. On observe encore la formation de Al C13 et d'autres composés d'aluminium, par exemple d'oxyde d'aluminium, éventuellement d'hydroxyde d'aluminium et d'aluminiuoe CH2 ou d'hydrate d'aluminium, lorsque de l'aluminium de ce type est immergé dans la solution de hCl. Cependant, au bout d'environ 8 à 72 heures, une pate se forme, qui n'est au début qu'un trouble blanc à peine visible.Ceci est une conséquence d'une "croissance ou arborescence" sur l'aluminium "traité", arborescence qui "tombe" ou "s'écaille" ensuite dans le bain acide et commence à former la pâte. Au bout d'environ 8 heures, la pâte est en plein "épanouissement" et une augmentation sensible de viscosité commence à se produire, conduisant à un intervalle de viscosités préféré de 12.000 à 16.000 cP. Dans cette paie, une quantité relativement faible en poids de particules d'arborescen-e d'aluminium "activé" se trouve en suspension, peut-être sous forme de colldide. Le pourcentage de ces particules est avantageusement compris entre 1,5 et 3,0 % en poids. Ces particules d'arborescence" contiennent cependant alors "du chlore libre" (provenant de HC1), de l'oxygène et de l'hydrogène probablement sous forme moléculaire ou ionique, enprisors-s dans les particules en raison de leurs propriétés de clathrate. Le silicium de l'aluminium dans la pâte a également vu sa structure modifiée en structure hexagonale. Ainsi, la pâte contient au moins a - le produit de réaction d'aluminium et d'acide chlorhydrique en solution, par exemple des ions AlSrt, C1-, H+ et OH b - de l'aluminium "activé" libre en suspension, probablement sous forme collo-idale, contenant du silicium à structure haxagonale et contenant aussi en outre des traces de chlore, d'hydrogène et d'oxygène emprisonnés dans l'aluminium. Les propriétés inhabituelles de la pâte peuvent aussi éventuellement s'expliquer comme une conséquence des "forces de Van der Waal's" ou de l'aptitude bien connue des particules en suspension collordale à attirer et retenir sur leur surface des substances dissoutes et des molécules de solvant, c'est-à-dire que des molécules présentes dans la solution même sous forme ionique sont emprisonnées dans ou adhérent aux particules de la pâte ou du collorde. Quelle que soit l'explication, la pâte est un intermédiaire critique. Les exigences minimales pour la formation de la pâte intermédiaire sembleraient être les suivantes A - comme indiqué précédemment, le matériau de départ en aluminium doit être "pur". Plus particulièrement, il doit être essentiellement "exempt d'oxyde". Pour la formation de la "pâte le matériau de départ en aluminium doit cependant comporter une "impureté", qui est le silicium. En outre, la quantité "d'impureté" de silicium dans le matériau de départ est importante. Si elle est trop faible, la croissance nécessaire dans et sur l'aluminium n'aura pas lieu ou se produira trop lentement pour être utile. Si elle est trop importante, la réaction devient "trop active" et il en résulte une surchauffe qui aboutit alors à la formation d'oxydes, et éventuellement au dégagement d'hydrogène et de chlore gazeux. On a constaté qu'une quantité de 150 à 300 ppm de silicium dans l'aluminium de départ est pratique, mais la "quantité critique" de silicium dans le matériau de départ peut à nouveau être déterminée empiriquement en fonction de la formation de la "croissance" et/ou de la surchauffe. En pratique, la pureté de l'aluminium de départ contrôle généraEement la quantité de silicium présent (que ce soit sous forme élémentaire ou sous forme de silice). Comme indiqué précédemment, dans la formation du complexe de l'invention, cette "pureté" doit être de l'ordre d'au moins environ 99,97 %.Il faut noter que la pureté de l'aluminium de départ pour la préparation d'autres produits n'a pas besoin d'être respectée rigoureusement, et de l'aluminium ayant une pureté d'environ 99,9 X peut être utilisé en pratique dans ce but Cependant, à nouveau, ceci est une détermination empirique. B - dans le stadleebormation de la pâte pour la formation du complexe > la température, comme indiqué précédemment, ne doit pas dépasser environ 30 C. Dans la formation d'autres produits tels que le "combustible" indiqué ci-dessus, des températures dans le bain de formation de la pâte aussi élévées qu'environ 400C peuvent être tolérées. I1 faut ainsi noter qu'en ce qui concerne la pâte, la pureté de l'aluminium de départ et la température du stade de formation de la pâte sont largement déterminées par le produit formé finalement. A l'intérieur des limites indiquées, c'est-à-dire déterminées empiriquement, la même'pâte" intermédiaire est formée quelle que soit l'utilisation à laquelle cette pâte intermédiaire est ensuite destinée. Dans la formation du complexe de l'invention, on a découvert que les particules de silicium de la feuille d'aluminium, qui au départ sont de forme cylindrique, changent également pour prendre un profil hexagonal, lorsqu'elles sont soumises à l'attaque de la pâte intermédiaire contenant du chlore emprisonné "actif". Les pores de l'aluminium sous l'impact du silicium prennent une forme d'étoile. Chaque noyau de silicium prend donc une forme de prisme hexagonal avec une base de forme sphérique. Ainsi il est clair que 10) dans certaines conditions, des traces de particules étrangères dans l'aluminium peuvent devenir actives et changer de forme. 2") durant le processus, d'immenses forces changent la forme de la structure de l'aluminium lui-même. Dans la présente invention, on suppose que l'étrange activation du silicium sous la forme hexagonale a pour résultat que ce dernier se heurte à l'aluminium avec une telle force qu'on obtient des traces de stellite. Cependant, l'immense force d'impact des "boulets" de silicium peut en réalité seulement etre imaginée et/ou supposée en théorie. En résumé, dans la formation du complexe > le silicium de la feuille d'aluminium, présent même à l'état de traces, devient superactivé par le chlore de la pâte. La structure hexagonale observée qui résulte alors apparemment devient le "boulet" qui frappe le milieu environnant ; dans la présente invention, d'abord l'aluminium dans le stade cinq, puis l'aluminium en outre activé ou "excité" par l'hydrogène en excès du stade six du procédé décrit ci-dessus agissent sur les ions oxygène et hydrogène d'un fluide environnant contenant de l'hydrogène et de l'oxygène. La "pressurisation" d'un récipient renfermant ce dernier en résulte. REVENDICATIONS 1. Complexe d'aluminium activé caractérisé par le fait qu'il contient au moins des traces de silicium, ledit silicium ayant une structure hexagonale. 2. Complexe d'aluminium activé caractérisé par le fait qu'il contient des quantités mineures d'halogène, silicium, oxygène et hydrogène, la quantité totale d'halogène, silicium , oxygène et hydrogène ne dépassant pas environ 5 % du poids de l'aluminium, le silicium étant présent au moins à l'état de traces et ayant une structure hexagonale, l'halogène étant présent en des quantités suffisantes pour activer le silicium et le rapport de l'oxygène L l'hydrogène étant 14 : 16, 16 : 18 ou 18 : 20 ou des mélanges de ces valeurs. 3. Complexe selon la revendication 2, caractérisé par le fait que l'halogène est le chlore. 4. Complexe selon les revendications 2 ou 3, caractérisé par le fait qu'il se présente sous la forme d'une poudre de couleur gris foncé intense, ayant un poids spécifique d'environ 2,2. 5. Complexe d'aluminium caractérisé par le fait qu'il peut être hydrogéné pour former un complexe d'aluminium activé contenant des quantités mineures de chlore, silicium, oxygène et hydrogène, la quantité totale d'halogène, silicium, oxygène et hydrogène ne dépassant environ 5 Z du poids de l'aluminium, le silicium étant présent en quantités allant de traces à 2 Z du poids de l'aluminium et ayant une structure hexagonale, le chlore étant présent en des quantités suffisantes pour activer le silicium et le rapport de l'oxygène à l'hydrogène étant 14 : 14, 16 : 16 ou 18 : 18 ou des mélanges de ces valeurs. 6. Catalyseur de pressurisation caractérisé par le fait qu'il comprend un complexe d'aluminium activé contenant des quantités mineures d'halogène, silicium, oxygène et hydrogène, la quantité totale d'halogène, silicium, oxygène et hydrogène ne dépassant pas environ 5 Z du poids de l'aluminium, le silicium étant présent en quantités allant de traces à environ 2 Z du poids de l'aluminium et ayant une structure hexagonale, l'halogène étant présent en des quantités suffisantes initialement pour activer le silicium et le rapport de l'oxygène à l'hydrogène étant 14 : 16, 16 : 18 ou 18 : 20 ou des mélanges de ces valeurs. 7. Composition pouvant être distribuée sous pression à partir d'un récipient fermé, sous forme d'une mousse, d'un liquide, d'un gaz ou d'un solide à la manière d'un aérosol, caractérisée par le fait qu'elle est constituée par une composition de type aérosol sans propulseur, qui contient au moins un ingrédient contenant de l'hydrogène et de l'oxygène, ladite composition aérosol sans propulseur étant pressurisée par un complexe d'aluminium activé contenant des quantités mineures d'halogène, silicium, oxygène et hydrogène, la quantité total d'halogène, silicium oxygène et hydrogène ne dépassant pas environ 5 7 du poids de l'aluminium, le silicium étant présent en quantités allant de traces à environ 2 Z du poids de l'aluminium et ayant une structure hexagonale, le chlore étant présent en des quantités initialement suffisantes pour activer le silicium et le rapport de l'oxygène à l'hydrogène étant 14 : 16, 16 : 18 ou 18 : 20 ou des mélanges de ces valeurs. 8. Pâte caractérisée par le fait qu'elle comprend une suspension d'au moins 1,5 % en poids de particules d'aluminium activé, ces particules contenant au moins des traces de silicium dans un bain d'acide halogéné, ledit silicium ayant une structure hexagonale. 9. Pâte selon la revendication 8, caractérisée par le fait que les particules d'aluminium ot été mises préalablement en contact avec du mercure. 10. Pâte selon la revendication 9, caractérisée par le fait que les particules d'aluminium ayant été mises en contact avec du mercure contiennent environ 150 à 300 ppm de silicium, et l'acide halogéné est HC1. 11. Pâte selon l'une quelconque des revendications 8 à 10, caractérisée par le fait que sa viscosité est comprise entre environ 12.000 et 16.000 cP. 12. Pâte caractérisée par le fait qu'elle comprend a) les produits de réaction d'aluminium et d'un acide halogéné b) au moins 1,5 {0 en poids d'aluminium activé élémentaire non associé c) les particules d'aluminium de (b) contenant au moins des traces de silicium. 13. Pâte selon la revendication 12, caractérisQpar le fait que l'acide halogéné est HC1 et la quantité d'aluminium élémentaire est comprise entre environ 1,5 et 3,0 Z en poids. 14. Pâte selon lzs revendications 1 2 ou 13, caractérisée par le fait que son pH est tel que l'halogène est actif, mais ne peut pas être libéré sous forme d'halogène gazeux. 15. Procédé de préparation d'une pâte de particules d'aluminium activé contenant du silicium dans un bain d'acide halogéné, caractérisé par le fait qu'il consiste a) à mettre en contact de l'aluminium métallique sensiblement pur avec une source d'acide d'un type qui élimine et inhibe 1 formation d'oxyde à la surface de l'aluminium b) à mettre en contact simultanémel-.t ou ultérieurement l'aluminium métallique avec du mercure ou une source de mercure dans une atmosphère contenant del'oxygène gazeux c) à immerger au noins partiellement l'aluminium ayant dé mis en contact avec du mercure dans une solution acide contenant des ions halogène pour former une pâte comprenant au: moins 1,5 Z en poids de particules d'aluminium à une température ne dépassant pas environ 400C. 16. Procédé selon la revendication 15, caractérisé par le fait que la source d'acide dans le stade (a) est HC1. 17. Procédé selon la revendication 15, caractérisé par le fait que la source d'acide dans le stade (c) eSt HCl. 18. Procédé selon l'une quelconque des revendications 15 à 17, caractérisé par le fait que le pH de la pâte est augmenté jusqu'au pH auquel l'halogène dans la pâte est actif mais ne peut pas être libéré sous forme d'halogène gazeux. 19. Procédé selon l'une quelconque des revendications 15 à 18, caractérisé par le fait que l'aluminium métallique sous forme d'une barre ou d'une tige et ayant une pureté d'au moins environ99,9 % en poids est mis en contact avec de l'acide chlorhydrique et la température est comprise entre la température ambiante et environ 400C. 20. Procédé de préparation d'un complexe d'aluminium activé contenant du silicium caractérisé par le fait qu'il consiste a) à mettre en contact de l'aluminium métallique sensiblement pur avec une source d'acide d'un type qui élimine et inhibe la formation d'oxyde à la surface de l'aluminium ; à mettre en contact simultanément ou ultérieurement l'aluminium métallique avec du mercure ou'unie source de mercure dans une atmosphère contenant de l'oxygène gazeux b) à immerger au moins partiellement l'aluminium ayant été mis en contact avec du mercure dans une solution acide contenant des ions halogène pour former dans cette solution une pâte de particules d'aluminium ayant été mis en contact avec du mercure, à une température ne dépassant pas environ 300C c) à augmenter le pH de la pâte jusqu'au pH auquel l'halogène tel qu'il est contenu dans k pâte est actif mais ne peut pas être libéré sous forme d'halogène gazeux d) à mettre en contact la surface d'un matériau en aluminium contenant au moins des traces atomes de silicium, avec le matériau de (c) ci-dessus e) à chauffer ladite surface mise en contact à une température ne dépassant pas celle à laquelle l'halogène serait libéré sous forme de gaz et dans des conditions de faible humidité pour s'assurer qu'un halogénure d'hydrogène ne soit pas formé, pendant une période au moins suffisante pour observer une croissance de poudre à partir de la surface mise en contact de l'aluminium contenant des atomes de silicium, cette poudre ayant un rapport des atomes d'oxygène aux atomes d'hydrogène de 14 : 14, 16 : 16, 18 : 18, ou égal à un mélange de ces valeurs. 21. Procédé selon la revendication 20, caractérisé par le fait que l'acide du stade (a) est l'acide chlorhydrique. 22. Procédé selon la revendication 21, caractérisé par le fait que la solution d'acide contenant des ions halogène du stade (b) est de l'acide chlorhydrique. 23. Procédé selon l'une quelconque des revendications 20 à 22, caractérisé par le fait que le pH de la pâte du stade (b) est augmenté jusqu'à 5,4 + 0,1. 24. Procédé selon la revendication 23, caractérisé par le fait que le pH est augmenté par utilisation de NaOH ou KOH. 25. Procédé selon l'une quelconque des revendications 20 à 24, caractérisé par le fait que la suspension du stade de (c) est étalée sur une large surface du matériau en aluminium. 26. Procédé selon l'une quelconque des revendications 20 à 25, caractérisé par le fait que la température utilisée dans le stade (e) est 40,5 - 0,5 C, et l'humidité ne dépasse pas 20 %. 27. Procédé selon la revendication 20, caractérisé par le fait qu'il consiste a) à mettre en contact à température ambiante de l'aluminium métallique sous forme d'une barre ou d'une tige, ayant une pureté d'au moins environ 99,97 Z en poids, avec de l'acide chlorhydrique ;; b) à immerger ensuite ladite barre ou tige d'aluminium dans un bain de mercure c) à immerger ensuite au moins partiellement ladite barre ou tige d'aluminium ayant été mise en contact avec du mercure dans une solution de HCl pour former une pâte blanche de particules d'aluminium dans cette solution, à une température comprise entre environ 22 et 250C d) à augmenter le pH de la pâte jusqu'à 5,4 - 0,1 par addition de NaOH e) à mettre en contact la surface d'une feuille d'aluminium contenant des atomes de silicium en une quantité allant de traces jusqu'à environ 2 /0, ce dernier étant présent sous forme de silicium élémentaire ou de silice, avec la pâte du stade (d) ci-dessus, le contact étant effectué en étalant la pâte sur une large surface du matériau en aluminium f) à chauffer la surface mise en contact à une température de 40,5 - 0,5 C, et sous une humidité de moins de 20 Z pendant une période au moins suffisante pour observer une croissance d'une poudre grise à partir de la surface mise en contact de la feuille d'aluminium ; g) à enlever ladite poudre, qui a un rapport d'oxygène à hydrogène de 16 : 16 ; h) à mettre en contact ladite poudre dans un tube sous vide avec un lent courant d'hydrogène gazeux pendant un temps et en une quantité suffisants pour former un complexe avec un rapport oxygène à hydrogène de 16 : 18; i) à enlever le complexe du tube sous vide, se présentant sous forme d'une poudre de couleur gris foncé intense. 28. Procédé pour libérer de l'oxygène et de l'hydrogène sous pression à partir d'un fluide contenant de l'hydrogène et de l'oxygène contenu dans un récipient fermé, caractérisé par le fait qu'il consiste à mettre en contact ledit fluide avec un complexe d'aluminium activé contenant des quantités mineures d'halogène, silicium, oxygène et hydrogène, la quantité totale d'halogène, silicium, oxygène et hydrogène ne dépassant pas environ 5 Z du poids de l'aluminium, le silicium étant présent en des quantités allant de traces à environ 2 Z du poids de l'aluminium et ayant une structure hexagonale, l'halogène étant présent en des quantités suffisantes pour activer le silicium et le rapport de l'oxygène à l'hydrogène étant 14 : 16, 16 : 18, 18 : 20 ou des mélanges de ces valeurs. 29. Procédé selon la revendication 28, caractérisé par le fait qu'on ajoute une quantité catalytique d'aluminium.