La présente invention concerne des éléments de re vetements de parois de ruisseaux, égouts ou similaires. Elle concerne aussi l'appareil permettant de manutentionner et de poser lesdits éléments. Elle concerne encore, accessoirement, le procédé de pose desdits éléments avec l'appareil ci-dessus indiqué ainsi que les ruisseaux, égouts ou similaires qui sont revêtus de ces éléments. Avec l'extension de l'urbanisme, il arrive fréquemment que l'on doive revetir le fond et les bords des ruisseaux qui couraient à la campagne. On est aussi parfois obligé de creuser des fossés, lors des travaux d'assainissement, qu'il est intéressant de doubler. Cette technique est très ancienne puisque, dès l'antiquité, on construisait des aqueducs dont le profil était stabilisé par un dallage. Encore maintenant, la technique classique est de prévoir des dalles rectangulaires, de pierre ou en béton, que l'on juxtapose à la fois sur le fond et sur les deux bords. On obtient un aqueduc à section trapézoldale dont le cours et les berges sont stabilisés. L'inconvénient de telles réalisations est que, notamment lors des crues, il se produit des infiltrations derrière les dalles, puis des affouillements par l'eau qui déterminent des mouvements de la dalle qui sont presque toujours suivis d'un entraînement d'une d'entre elles par le courant d'eau. Dès qu'une dalle est partie, les turbulences du courant d'eau développent l'affouillement et le processus de destruction du revêtement s'accélère en entraînant plusieurs dalles qui, poussées par le courant d'eau, finissent par se bloquer à un rétricissement du cours ou dans une boucle pour provoquer un barrage générateur d'inondations et de destructions supplémentaires. L'objet de l'invention est de prévoir des éléments de revêtement qui évitent les inconvénients qui viennent d'être cités. Suivant l'invention, l'élément est caractérisé par des demi-coquilles à surface développable à axe longitudinal en matériau moulé combinant a) des moyens de jonction et d'assemblage de deux éléments juxtaposes, b) des moyens d'accrochage pour le soulèvement de l'élément de chant, c) des moyens d'accrochage pour le soulèvement de l'élément avec son axe sensiblement horizontal, d) des moyens de jonction et d'assemblage de deux éléments superposés, e) des moyens d'ancrage aux fondations. Pour des commodités de fabrications et d'approvisionnements, on s'arrange pour que les moyens de jonction et d'assemblages, aussi bien de deux éléments juxtaposés que de deux éléments superposés, soient du type réversible, c 'est-à-dire que l'un des bords de l'élément soit complémentaire de l'autre pour que les bords de deux éléments juxtaposés ou superposés s'adaptent l'un à l'autre de façon complémentaire.Dans cet esprit, on peut utiliser les assemblages déjà connus, notamment en menuiserie, du type à affourchement, appelé quelquefois à emboiture, à enture à tenailles, ou encore l'assemblage à enture à mi-épaisseur, l'assemblage à plats joints, rainures et fausse languette, ou encore l'assemblage à plats joints avec logement respectif dans chaque bord d'un tenon qui solidarise et positionne les deux éléments. L'élément peut avoir un profil quelconque mais, en général, on préfèrera lui donner un profil en auge à section polygonale ou encore un profil en cuvette cylindrique. Dans ce dernier cas, on pourra encore prévoir une cunette et une banquette, couramment utilisées dans les égouts. Pour soulever l'élément de chant, on prévoiera que des armatures de renforcement de celui-ci feront saillie ex térieurement et seront courbées en anneaux. Une particularité importante de l'élément réside dans le moyen d'accrochage, pour le soulèvement de l'élément lorsqu'il a son axe sensiblement horizontal, qui est constitué par des trous percés horizontalement dans les parties latérales dudit élément. Ces trous se combinent avec l'appareil destiné à la manutention. Ledit appareil permettant de manutentionner l'élé- ment avec son axe horizontal, est caractérisé par une forme s'adaptant exactement au profil de l'élément et présentant, d'une Fart, des moyens d'accrochage avec les moyens complémentaires de l'élément, d'autre part, des moyens de suspension à un moyen de levage. Comme la plupart du temps les moyens d'ac crochage de l'é@@ent sont des trous, on prévoit, sur l'apa- reil, des pGnes de verrou s'engageant horizontalement dans les trous dudit élément. Les pènes sont munis, de préféfence Ct disI)ositif de sécurité empechant leur dégagement lorsqu'ils sa.t engagés ans les trous de l'élément. L'appareil qui vient d'être defini est réaliFn sui- vant deux types. Le premier type a une forme 'adaptant dans la par- tie concave de l'élément tandis que le deuxième type a une for me s'adaptant sur la partie convexe de l'élément. Cet appareil est avantageusement réalisé sous forme d'un treillis métalli que. L'invention concerne encore le procédé de manutention et de pose des éléments ci-dessus définis avec l'appareil qu'on vient de décrire succinctement à l'aide, évidemment, d'un engin de levage, pour le déposer sur une fondation préalablement préparée. Avec ce procédé, la fondation peut etre constituée soit d'éléments de granulométrie appropries soit d'un berceau en béton. L'invention sera comprise plus facilement à l'aide de la description ci-après qui en donne quelques exemples non limitatifs de réalisations pratiques et qui est illustrée par les dessins joints dans lesquels - la figure 1 est une vue en perspective d'un revetement tel qu'il est pratiqué avant l'invention, - la figure 2 est une vue en perspective de l'élément de l'invent ion, - la figure 3 est une coupe suivant I-I de la figure 2, - la figure 4 est une vue de deux éléments de la figure 2 qui sont superposés pour constituer une conduite fermée, - la figure 5 est une autre vue en coupe de deux éléments superposés ayant un moyen d'assemblage différent de ceux représentés à la figure 4, - la figure 6 est une coupe d'un conduit constitué par un élément de l'invention recouvert d'une dalle, - la figure 7 est une coupe transversale d'une autre réalisation des éléments de l'invention ayant une forme parfaitement cylindrique, - la figure 8 est encore une variante à des éléments de l'invention conformés pour constituer des égouts, - la figure 9 est une vue partielle de détail de Appareil de manutention de l'invention prévu pour s'adapter dans la partie concave de l'élément, - la figure 10 est une vue schématique de l'appareil de manutention destiné à s'appliquer sur la partie convexe de l'élé- ment J - la figure 11 est une vue en perspective de l'appareil de la figure 10 placé pour manutentionner l'élément de l'invention. - et la figure 12 est une vue en perspective de détail du dispositif de sécurité du pene du verrou. Jusqutà présent, on renforçait les parois d'un ruisseau avec des plaques de fond I (figure 1) et des plaques de bord 2 et 3. Les plaques de fond 1 sont à plat et forment une espèce de radier, tandis que les plaques de bord 2 et 3 sont inclinées. Cette disposition avait les inconvénients qui ont été mis en relief au début du présent mémoire0 L'élément de l'invention qui est représenté à la figure 2 a une forme prismatique à axe horizontal avec un fond 5 et deux bords 6 et 7. Les dimensions et les formes de ces parties 5, 6, 7 font que lorsqu'on met face à face deux éléments 4, on réalise un conduit tubulaire de forme hexagonale comme il est représenté à la figure 4. Un premier moyen de l'élément 4 consiste en une conformation de ses chants sous forme d'enture à mi-épaisseur, tel qu'il est clairement représenté à la figure 4. Ceci permet un assemblage et une jonction de deux éléments juxtaposés susceptibles de les aligner rigoureusement. Naturellement, un autre genre d'assemblage pourrait être employé tel qu'un affourchement, une emboiture, un plat joint avec rainure et fausse languette, etc. Un deuxième moyen de l'invention consiste en un moyen d'accrochage pour le soulèvement sur chant constitué par des anneaux 8, 9 formés par les armatures dubéton armé constituant l'élément 4. Un troisième moyen de l'élément de l'invention ré side dans les trous 25, 26 dans lesquels peuvent s'enfoncer les pènes 27, 42 des formes 10, 11 (respectivement figures 9, 10 et 11) s'adaptant exactement au profil de l'élément et qui sont décrites plus en détail ci-après. Un quatrième moyen de l'élément de l'invention réside dans la jonction et l'assemblage de deux éléments superposés tels que 4 sur leurs bords extrêmes 12, 13. Ce moyen va être décrit plus en détail ci-après. Un cinquième moyen de l'invention réside dans le fait que l'élément inférieur 4 est ancré dans une semelle de béton, non représentée. La caractéristique commune des deuxième et quatriè me moyens est d'etre réversible, c'est-à-dire que des assem blages en question sont tels que l'un d'eux est complémentai re de l'autre pour que, par exemple, le bord 13 d'un élément s'adapte exactement sur le bord 12 d'un autre élément ou en core que le chant 14 de l'élément 4 s'adapte exactement sur un chant 15 d'un autre élément. Cette caractéristique est d'ail leurs commune aux assemblages par affourchement ou emboiture, enture à mi-épaisseur, plat joint avec rainure et languette qui ont été cités ci-dessus.Les bords 12 et 13 représentés dans l'élément de la figure 2 sont du type à mi-épaisseur. I1 en est de meme de l'assemblage de la figure 3, de la figure 4, de la figure 6, de la figure 7, de la figure 8, de la figure 9, et de la figure 11. Les assemblages représentés à la figure 5 sont du type à plat joint avec rainure et fausse languette 16. Il est toutefois fait observé que la représentation de la figure 5 peut aussi s'appliquer à l'assemblage par trous et tenons, 16 représentant alors un tenon. A la figure 6, on a représenté un ensemble d'un élément 4 recouvert par une dalle 17 pour constituer un conduit prismatique. La dalle 17 doit être installée ultérieurement sur un ensemble d'éléments 4 pour pouvoir circuler sur le dessus. A la figure 7, on a représenté un ensemble beaucoup plus simple constitué par deux éléments hémi-cylindriques 18, 19 avec des bords constitués exactement comme les bords extremes 12, 13 de l'élément 4. On a, de cette façon, un aqueduc cylindrique classique mais qui peut etre de très grande dimension. Cette dimension trouve son échelle dans la réalisation de la figure 8 qui schématise des égouts préfabriqués par éléments, suivant l'invention et qui sont en deux parties, à savoir une partie inférieure 20, avec cunette 21 et banquette 22 et 23, recouvertes par un élément hémi-cylindrique 24 identique à l'élément 18. Les bords des éléments 20 et 24 sont constitués de la même fanon que les bords 12 et 13. Evidemment, on pourrait les constituer avec d'autres assemblages, tels que ceux qui ont été indiqués ci-dessus. Comme on l'a indiqué précédemment, les moyens d'accrochage pour le soulèvement des éléments 4, 18, 19, 20 ou 24 sont simplement des trous 25, 26 percés horizontalement dans les bords 6, 7. On s'arrange pour que ces trous soient percés à environ un tiers de la hauteur des bords, c'est-8-dire à un endroit permettant de répartir équitablement les efforts des manutentions. I1 va sans dire que les matières dans lesquelles sont constitués les éléments 4 pourront varier sans sortir du cadre de l'invention. Toutefois, les matériaux préférés sont le béton armé, l'amiante-ciment et même des matières plastiques armées ou non ou des métaux. L'appareil permettant la manutention des éléments 4, 18, 19, 20, 23 sont constitués par des formes 10 (figure 9 ou 11) (figures 10 et 11) qui sont constituées en treillis métalliques et s'adaptant exactement soit dans la partie concave, pour la forme 10 ; soit sur la partie convexe, comme dans l'exemple représenté aux figures 9, 10 et 11, de l'élément. Les formes 10, 11 présentent des pènes 27, 42, susceptibles de s'engager dans les trous 25, 26 des éléments tels que 4 pour pouvoir les manipuler. L'ensemble est conçu pour que les pènes 27, 42 ne puissent siintroduire dans les trous 25, 26 que lorsque les formes, telles que 10, lu sont placées convenablement. Les pènes 27, 42 ont une extrémité 28 recourbée qui peut s'engager derrière une languette 29, solidaire de la forme, pour éviter que le pène 27 ou 42 ne puisse se dégager au cours de la manutention. Les formes 10, 11 présentent encore des moyens d'accrochage, tels que des anneaux 30, 31, 32, 33, 34, 35 prévus aux angles des treillis pour pouvoir y engager les élingues 36 à 41 qui sont reliés à l'engin de levage. L'invention concerne encore le procédé de manutention des éléments qui viennent d'etre décrits avec l'appareil qui vient d'etre défini et qu'il est facile de comprendre. On voit en effet qu'en adaptant la forme 10 ou la forme 11 dans l'élément ou autour de l'élément, puis en engageant les pènes 27, 42 dans les trous 25, 26, il est facile de manutentionner les éléments tels que 4 avec leur axe horizontal pour les placer dans un sens ou dans l'autre. On commence, évidemment, à manipuler l'élément inférieur 4 pour le poser sur des granulats concassés et/ou des scories stabilisées ou encore sur un lit de béton, ce qui a pour effet de l'ancrer convenablement dans le sol. Puis, à l'aide de la forme 11, on place l'élément supérieurs En recommençant ainsi de suite l'opération pour placer les différents éléments bout à bout, on réalise un revetement de ruisseau ou des égouts rapidement et économiquement puisque les différents éléments, tels que 4 peuvent être préfabiqués en atelier. Ils seront généralement en béton moulé. REVENDI CATI ONS 10/ Eléments de revetements de parois de ruisseaux, égouts ou similaires, c a r a c t é r i s é s par des demi coquilles à surface développable à axe longitudinal en matériau moulé combinant a) des moyens de jonction et d'assemblage de deux éléments jux posés, b) des moyens d'accrochage pour le soulèvement de l'élément de chant, c) des moyens d'accrochage pour le soulèvement de l'élément avec son axe sensiblement horizontal, d) des moyens de jonction et d'assemblage de deux éléments superposés, e) des moyens d'ancrage aux fondations. 2 / Eléments, tels que définis dans la revendication 1, c a r a c t é r i s é s par le fait que les moyens de jonction et d'assemblage sont du type réversible, c'est-à-dire que l'un des bords est complémentaire de l'autre pour que les bords de deux éléments juxtaposés ou superposés s'adaptent l'un à l'autre de façon complémentaire. 30/ Elément, tel que défini dans la revendication 2, c a r a c t é r i s é par le fait qu'il a un profil en auge prismatique. 40/ Elément, tel que défini dans la revendication 2, c a r a c t é r i s é par le fait qu'il a un profil en cuvette cylindrique. 5 / Elément, tel que défini dans la revendication 2, c a r a c t é r i s é par le fait qu'il a un profil en cuvette cylindrique avec cunette et banquette. 60/ Elément, tel que défini dans l'une ou l'autre des revendications 1 à 5, prise isolément, c a r a c t é r i s é par le fait que les moyens d'accrochage pour le soulèvement de 1'élément de chant sont des anneaux formés par les armatures. 70/ Elément, tel que défini dans l'une ou l'autre des revendications 1 à 6, prise isolément, c a r a c t é r i s é par le fait que les moyens d'accrochage pour le soulèvement de l'élément avec un axe sensiblement horizontal sont des trous percés horizontalement dans les parties latérales dudit élément. 80/ Appareil, permettant la manutention des éléments, tels que définis dans l'une quelconque des revendications précédentes prise isolément, c a r a c t é r i s é par une forme s'adaptant exactement au profil de l'élément et présentant, d'une part, des moyens d'accrochage avec les moyens complémentaires de l'élément, d'autre part, des moyens de suspension à un moyen de levage. 9 / Appareil, tel que défini dans la revendication 8, c a r a c t é r i s é par le fait que ses moyens d'accrochage à l'élément sont des pènes de verrous s'engageant horizontalement dans les trous de l'élément. 100/ Appareil, tel que défini dans la revendication 9, c a r a c t é r i s é par le fait que les pènes sont munis de dispositifs de sécurité empêchant leur dégagement lorsqu'ils sont engagés dans les trous de l'élément. 110/ Appareil, tel que défini dans l'une ou l'autre des revendications 8, 9, 10, prise isolément, c a r a c t é r i s é par le fait qu'il a une forme s'adaptant dans la partie concave de l'élément. 120/ Appareil, tel que défini dans l'une ou l'au tre des revendications 8, 9, 10, prise isolément, c a r a c t é r i s é par le fait qu'il a une forme s'adaptant sur la partie convexe de l'élément. 130/ Procédé de manutention et de pose, c a r a c t é r i s é par le fait qu'il utilise les éléments tels que définis dans l'une ou l'autre des revendications 1 à 7, prise isolement, avec un appareil tel que défini dans l'une ou l'au- tre des rsvendications 8 à 12, prise isolément, à l'aide d'un engin de levage pour poser ledit élément sur une fondation préalablement préparée Gt dans laquelle on l'encastre. 14 / Procédé, tel que défini dans la revendication 13, c a r a c t é r i s é par le fait que la fondation est constituée d'éléments de granulométrie appropriés. 150/ Procédé, tel que défini dans la revendication 13, c a r a c t é r i s é par le fait que la fondation se compose, au moins partiellement, de béton. 160/ Ruisseau, égout ou similaire, c a r a c t é r i s é par le fait qu'ils sont revetus des éléments tels que définis dans l'une ou l'autre des revendications 1 à 7, prise isolément, posés avec l'appareil tel que défini dans l'une ou l'autre des revendications 8 à 12, prise isolément.