L'invention concerne un procédé pour l'exploitation forestière destiné à couper les grosses branches et débiter un arbre debout au moyen d'une machine d'exploitation qui se déplace au moyen d'un traîneau ou d'un véhicule correspondant. L'invention concerne aussi la machine d'exploitation destinée à exécuter ce procédé. Actuellement, un des plus difficiles problèmes posés par l'exploitation forestière est de mécaniser le bucheronnage sélectif auquel on est contraint d'avoir recours de plus en plus en raison de l'augmentation des frais de maind'oeuvre et de la diminution du rendement de la main-d'oeuvre. Dans le bucheronnage sélectif, on est obligé d'abattre certains arbres au milieu des autres et de les faire passer dans des espaces étroits pour le débardage. On ne dispose que de peu de place pour se déplacer et travailler : en conséquence, les dimensions des constructions de la machine doivent être petites. D'autre part, une bonne mobilité et une bonne vitesse d'opération supposent des const-ructions légères .qui sont aussi désirables afin d'éviter d'endommager les racines. La troisième condition importante dans la recherche de l'efficacité est la longueur d'extension; toutefois, si l'on adaptait les solutions existantes, la réalisation nécessiterait un organe de transport et de support massif, ce qui serait en contradiction avec les autres caractéristiques exigées pour une machine d'exploitation pour un bucheronnage sélectif. La méthode d'exploitation conforme à l'invention a été particulièrement conçue comme une solution aux problèmes typiques du bucheronnage sélectif mentionnés cidessus; elle convient toutefois également pour être utilisée pour une coupe à blanc. Elle est caractérisée en ce qu'avant de couper l'arbre au pied, on coupe les grosses branches et on le débite au moyen de la machine d'exploitation, de préférence à la hauteur qui correspond approximativement à la longueur d'une bille et - la machine d'exploitation est fixée étroitement sur la partie inférieure de l'arbre pendant cette opération de sorte qu'au moins une partie de la pression qui s'exerce sur ou qui est causée par la machine d'exploitation est transmise à la partie basse de l'arbre. En d'autres ternes, l'invention tire parti du fait qu'un arbre qui possède ses racines se tient debout très solidement sur le sol. Grâce à cette caractéristique, sa partie inférieure forme un solide support pour la machine d'exploitation à moins que le tronc n'ait été d'abord coupé au pied. La machine d'exploitation pourra souvent être fixée si fortement à l'arbre qu'il ne sera transmis à peu près aucune pression au véhicule pendant la coupe des grosses branches et le débitage. La machine d'exploitation peut ainsi être installée à l'extrémité d'un long bras, sans qu'on doive en aucune façon donner au véhicule des proportions massives. Suivant le mode de réalisation le plus approprié de l'invention, la partie supérieure de l'arbre sera manipulée en position debout jusqu'au bout de la phase de coupe des grosses branches et de débitage. Quand on les descend sur le sol, les billes sont coupées à leur extrémité inférieure. Ainsi, l'espace nécessaire pour la coupe des grosses branches et pour le débitage n'est pas beaucoup plus grand que l'espace que l'arbre a utilisé pour sa croissance. Ce point est d'une importance considérable quand on travaille dans des plants denses. Si de plus les billes que l'on a coupées n'ont pas pu tomber, on peut facilement les assembler en un faisceau que l'on peut transporter à l'emplacement voulu après que l'on a coupé la partie inférieure de l'arbre. L'invention sera mieux comprise en regard de la description ci-après et des dessins annexés qui représentent schématiquement la machine d'exploitation forestiere conçue pour exécuter le procédé de l'invention, dessins dans lesquels - La figure 1 illustre la position au commencement de l'opération d'exploitation de l'arbre; et - La figure 2 illustre la position après que la partie supérieure de l'arbre a été séparée de la partie inférieure. La partie principale de la machine d'exploitation suivant les figures 1 et 2 est le corps 1 qui peut.être raccordé, par exemple, à l'extrémité d'un bras ,wiculé ou télescopique, installé sur un traîneau9 ou, d'une façon analogue, sur l'extrémité de la flèche d'abattage d'une machine de coupe. Deux supports en forme de tenailles et organes de serrage 2 et 3 sortent du corps 1 et, grâce à eux, la machine d'exploitation peut être supportée fortement par la partie inférieure d'un arbre 9. On a raccordé à celui de ces organes, qui est le plus bas 3, un organe de coupe qui devra couper la partie inférieure de l'arbre 9, au pied, dans la dernière phase du débitage. Il est évident que le support inférieur et l'organe de serrage 3 peuvent être ancrés sur le sol ou sur les racines de l'arbre. L'autre dispositif de coupe 4, au moyen duquel on débite l'arbre, est monté sur l'extrémité supérieure du corps 1. Pendant le débitage, la partie supérieure de l'arbre 8 est supportée par les organes de serrage 6 placés sur le bras 5, qui se déplace en montant et en descendant par rapport au corps 1. La partie supérieure 8 est amenée à descendre par deux rouleaux guides 7, soit qu'on fasse tourner ces derniers, soit qu'on fasse descendre les organes de serrage 6. Quand l'arbre a été amené à une longueur de bille suffisante, on sépare cette bille au moyen du dispositif de coupe 4. Ce dispositif de coupe 4, ainsi que les organes de serrage 6 et les rouleaux guides 7 peuvent tourner sur l'axe vertical du corps 1. La partie supérieure peut ainsi, quand c'est nécessaire, être écartée de la partie inférieure 9 ou des billes coupées. Pour l'ébranchage de la partie supérieure 8, des lames d'ébranchage sont reliées aux organes de serrage 6. Ces lames frapperont et couperont les branches quand la partie supérieure de l'arbre 8 se déplacera par rapport aux organes de serrage 6. Les détails de la machine d'exploitation forestière conçue pour exécuter le procédé suivant l'invention peuvent être établis naturellement de beaucoup d'autres façons. Les organes de serrage, de coupe et autres organes peuvent être d'un type quelconque déjà connu. Suivant les besoins, on pourra ajouter d'autres éléments à la machine. On citera comme exemples des organes pour rassembler les billes ou pour alléger l'installation. La machine est utilisée d'une façon très efficace quand elle fonctionne hydrauliquement. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à l'exemple de réalisation ci-dessus décrit et représenté, à partir duquel on pourra prévoir d'autres formes et d'autres modes de réalisation, sans pour cela sortir du cadre de l'invention. R E V E N D I C h T I O N S 10) Procédé pour l'exploitation forestière, destiné à couper les grosses branches et à débiter les arbres debout au moyen d'une machine d'exploitation (1 à 7) qui se déplace sur un traîneau ou un véhicule approprié, procédé caractérisé en ce qu'avant de couper l'arbre au pied, on coupe les grosses branches et débite sa partie supérieure au moyen de la machine d'exploitation (1 à 7), de préférence à la hauteur qui correspond approximativement à la longueur d'une bille, et que la machine d'exploitation (1 à 7) est fixée fortement à la partie inférieure de l'arbre (9) pendant ces opérations, de sorte qu'au moins une partie de la pression qui s'exerce sur la machine d'exploitation (I à 7) ou qui est produite par elle, est transférée sur la partie inférieure de l'arbre (9). 20) Procédé dPeLloitation forestière suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la partie supérieure de l'arbre (8) est débitée en billes après avoir été coupée de la partie inférieure (9), en la faisant descendre dans la position verticale de la longueur d'une bille à la fois, sur le côté de la partie inférieure (9) et en coupant chaque bille à la hauteur de l'extrémité supérieure de la partie inférieure. 30) Machine d'exploitation forestière qui se déplace sur un traîneau ou un véhicule approprié et conçue pour exécuter le procédé suivant l'une des revendications l et 2, caractérisée en ce quelle comprend des organes pour supporter et serrer (2, 3), destinés à fixer la machine fortement sur la partie inférieure d'un arbre debout (9), un dispositif de coupe (4) monté, ou que l'on peut monter, à la hauteur qui correspond approximativement à la longueur d'une billes des organes de serrage et d'ébranchage (6) adaptés pour supporter et ébrancher la partie supérieure de l'arbre (8), et posés sur un bras (5) qui peut tourner sur son axe vertical et monter et descendre par rapport au corps (1) de la machine, des organes d'amenée et/ou de guidage (7) pour amener et guider la partie supérieure de l'arbre (8) vers le bas, ainsi qu'un dispositif de coupe raccordé à celui des organes de support et de serrage (2, 3) qui est le plus bas (3).