La presente invention concerne essentiellement l'industrialisation des grosses oeuvres, murs et planchers, des bâtiments en général. Elle comprend la conception, le procédé de fabrication et la mise en oeuvre d'un élément porteur et isolant permettant la construction rapide des planchers et des murs avec toutes ouvertures et réservations nécessaires, tels que : trémis d'escalier, pour le plancher et diverses baies, portes, porte-fen & res et fenêtres, pour les murs. La réalisasion des planchers et des murs, selon le procédé, répond aux normes de modulation appliquées pour les diverses constructions industrialisées au moyen d'éléments préfabriqués. Le procédé, selon l'invention, se classe dans la catégorie semi-lourd, à un ou plusieurs niveaux (D.T.U, U, Documents techni- ques Unifiés, publiés par le C.S.v.B, Centre Technique et Scientifique du Bâtiment), Compte tenu de ses qualités exceptionnelles d'isolation thermique, le procédé répond aux normes de 1'E.D.F (Electricité de branche), concernant les normes d'isolation thermique pour l'installation des chauffages électriques intégrés. Enfin, le procédé répond aux conditions du Ninistêre de la Construction, pour l'obtention des diverses primes et aides à la construction. les techniques actuelles connues des différents procédés, traditionnels et industrialisés, de construction des murs et des planchers, sont caractérisés par les principes suivants les planchers traditionnels sont réalisés, dans la quasi-totalité des cas, par le coulage d'une dalle pleine, en béton armé, dont l'épaisseur varie en fonction de la portée. L'isolation thermique est résolue par le coulage d'une dalle supplémentaire, dite dalle flottante, reposant par l'intermédiaire d'un isolant mince en polystyrène ou autre, sur une dalle porteuse, coulée en premier, citée ci-dessus. les inconvénients connus de cette vieille technique proviennent du fait que l'ensemble des opérations du plancher et notamment , les travaux de plâtrerie des plafonds sont exécutés sur place et du fait que l'isolation thermique obtenue est très moyenne.Dans le cas ou une meilleure isolation thermique est recherchée, l'épaisseur exagérée du plancher, causée d'ùne part, par l'augmentation de l'épaisseur du polystyrène et d'autre part, par le supplément de la masse même du plancher, conditionne un prix de revient plus élevé. Les planchers préfabriqués, selon les différents procédés connus, sont réalisés, dans la majeure partie des cas, au moyen d'hourdis en ciment ou terre cuite avec les poutrelles en béton armé, métalliques ou autre ; au moyen d'éléments creux alvéolés, en béton armé, sous forme de différents types de caissants porteurs ; au moyen de différents types de pré-dalles ou autre. Dans tous les cas cités ci-dessus, les travaux de plâtrerie des plafonds sont exécutés sur place. L'isolation thermique est réalisée par le coulage d'une dalle flottante en supplément de la partie préfabriquée, constituant le plancher. La mise en oeuvre de la dite dalle est donnée dans la description des planchers traditionnels, citée plus haut.Enfin, dans le but de rechercher les meilleures solutions d'isolation thermique des planchers, il existe actuellement, deux procédés connus : l'un à base d'isolant prémoulé, polystyrène, ou autre, l'autre à base de polystyrène extrudé. le premier consiste à remplacer les hourdis en ciment ou terre cuite, par les hourdis prémoulés en polystyrène, dont les dimensions correspondent à celles du ciment et de la terre cuite. Ils sont posés de la même façon, le long de la portée, entre les poutrelles aux entre-axes égaux, bout à bout, en se touchant l'un contre 1' autre. Dans le deuxième procédé, les hourdis prémoulés en polystyrène sont remplacés par les blocs en polystyrène extrudé, reposant sur les poutrelles ou les armatures préfabriquées, de la même façon que les hourdis en polystyrène prémoulé, cités ci-dessus. Les dits blocs sont posés bout à bout, leur dimension est beaucoup plus importante que celle des hourdis prémoulés. Dans les deux cas, l'isolation thermique moyenne obtenue est satisfaisante, excepté, l'existence inévitable des ponts thermiques au droit des raccords des éléments prémoulés et surtout extrudés. Dans ce dernier cas, en plus de ltexistence inévitable des dits ponts thermiques, au droit des contacts entre les polystyrènes pré-cités, des faiblesses d'isolation thermique, importantes, existent au droit des axes de chaque poutrelle et représentent un inconvénient nageur inévitable. Il faut ajouter que dans ces deux derniers procédés, les travaux de plâtrerie des plafonds sont exécutés sur place et que le prix de revient du plancher est considérablement ag aggravé par l'emploi de masses importantes de polystyrène prémoulé ou extrudé, dont le prix est nettement su périeur à celui du commerce, vu le coat de la technique de transformation. Les murs traditionnels et industrialisés constituent un domaine très vaste, concernant les techniques et les matériaux employés pour leur réalisation. I1 est difficile de préciser, d'une façon brève, l'ensemble des caractéristiques des constructions traditionnelles et industrialisées, d'autant plus que la limite entre les deux est pratiquement inexistante. On distingue , en plus des procédés traditionnels purs, qù l'ensemble des opérations est exécuté sur place, les procégës dits semi-industrialisés, caractérisés par lremploi partiel d'éléments préfabriqués des grosses oeuvres avec le complément traditionnel ou vis versa et les procédés dits industrialisés, caractérisés par l'emploi exclusif d'éléments préfabriqués.Compte tenu de leurs caractéristiques et de leurs domaines d'application, les divers procédés de construction industrialisées, sont classés en trois catégories préfabrication légère, semi-lourde et lourde. Cette classification ainsi que la normalisation des dimensions des éléments préfabriqués sont soumises aux normes du C.S.T.B et aux différentes normes françaises de la construction. La réalisation des murs dits traditionnels purs comprenant l'éxécution sur place du mur brut, des revêtements intérieurs en plate et extérieurs en ciment, par exemple, tend à disparaître de plus en plus. Cette disparition est due à l'évolution technique des murs industrialisés, lesquels tendent à supprimer au maximum, les travaux exécutés sur place. En résumant brièvement les caractéristiques essentielles des différents procédés industrialisés des trois catégories citées ci-dessus, il est important de préciser que la préfabrication des murs, en général, est faite sous forme de murs "sandwich" connus, de différents types d'ossatures métalliques ou béton, complétées par les éléments préfabriqués de remplissage ou porteurs et de murs constitués de parois séparées, isolées par un remplissage isolant avec ou sans vide entre les dites parois. En ce qui concerne la finition intérieure des murs, il existe actuellement, quelques procédés de préfabrication de panneaux de murs comprenant un enduit en plâtre. L'application peu répandue de ces techniques provient du fait que les éléments, correspondants souvent à la hauteur d'étage, sont très lourds (400 à 600 Kg au m2). De plus, le plâtre appliqué dans ce cas, est souvent endommagé pendant le transport, vu les précautions difficiles à prendre pour préserver les surfaces importantes et surtout les angles fragiles en plâtre. Pour ce nui est de l'isolation thermique, malgré la technique perfectionnée d'isolation, les éléments des murs des procédés existants, présentent très souvent, des ponts thermiques au droit de leurs joints verticaux ou horizontaux, causés par les faibles écartements des panneaux, nécéssaires pour le garnissage des joints d'étanchéité des façades.Enfin, les éléments des murs des procédés industrialisés existants, ne peuvent être employés pour la réalisation des planchers, la polyvalence de leur mise en oeuvre étant actuellement inexistante. En comparaison avec les techniques actuelles, citées brièvement ci-dessus, l'élément d'invention, sa conception, sa fabrica- tion et la polyvalence de sa mise en oeuvre, permettant la réalisation des planchers et des murs, présentent, suivant leur ordre d'importance, les avantages ci-après Avantage essentiel : suppression totale des travaux de plâ- trerie des plafonds et des revêtements muraux, habituellement exécutés sur place. De plus, gracie à la technique de fabrication des éléments, comprenant le coulage du plâtre des plafonds et des murs en fonds de moules, le plâtre incorporé du plancher et des murs peut être simple ou décoratif, selon les divers reliefs des moules correspondants.Aucune restriction n'existe pour la suspension d'objets lourds, tels que lustres pour les plafonds et objets divers pour les murs, la résistance exceptionnelle des plafonds venant du fait que ce même plafond devient la paroi intérieure des murs, lors de la réalisation des murs au moyen d'éléments du plancher, modifiés, soit complétés. (voir description) Deuxième avantage : suppression totale des ponts thermiques sur l'ensemble des points de la surface du plancher ou des murs, choisie au hasard. Cet avantage est dfl à la technique de recouvrement des parties prémoulées en polystyrène, incorporées à la fabrication.des éléments des planchers et des murs et au complément d'isolant, de dimension du commerce, posé sur les surfaces prémoulées, lors de la mise en oeuvre des éléments des planchers et des murs. Troisième avantage : possibilité de remplacer les volumes d'isolation thermique par des volumes d'isolation phonique, sans aucune modification des éléments. Cet avantage est très intéressant pour la construction des planchers d'immeubles à plusieurs niveaux où l'isolation phonique est indispensable, la déperdition thermique entre les étages étant inexistante. Quatrième avantage : possibilité de supprimer tout isolant. Dans ce cas, le plStre incorpor des plafonds et des murs, est directement au contact avec la face inférieure du talon de chaque poutrelle ou poteau, des éléments. (voir la description de l'élé- ment dtinvention). Cet avantage est apprécié pour la construction des planchers ou des murs, des bEtiments industriels ou similai res ; il est eualement possible d'employer toute autre natière appropriée pour la réalisation-des plafonds ou des nurs, sans que le principe 0néral du procédé et la conception de l'ele:.ent d'invention ne soient modifiés. Cinquième avantage t protection du plâtre incorporé, au cours de la fabrication de l'élément. les deux embouts des parties in férieures, situées au niveau du plâtre des plafonds ou des murs incorporé, sont réalisés en béton1 lors du coulage de la poutrelle ou poteau. Lors de la mise en oeuvre des éléments du plancher ou des murs, ces deux embouts en béton sont cachés à l'intérieur des appuis et par conséquent, ne sont pas visibles. Cette technique est unique actuellement et assure la protection parfaite des quatre angles du rectangle représentant la surface du plâtre du plafond ou nrur, incorporé. Sixième avantage s le poids des éléments d'invention, par rapport au volume des planchers et des murs réalisés, lors de leur mise en oeuvre, est nettement inférieur au poids des éléments préfabriqués de la plupart des procédés existants1 permettant la réalisation des volumes des murs et des planchers, équivalents. Cela s'explique par la conception mEme de l'élément d'invention t un seul raidisseur central en béton armés polystyrène prémoulé et faible quantité du plâtre de la paroi intérieure du mur ou du plancher. septième avantage 2 l'un des avantage les plus importants est le prix de revient qui permet la réalisation des murs et des planchers, à des prix compétitifs. les arguments cités ci-aprôs, viennent à l'appui de cet avantage. la quantité de la matière béton, polystyrène et plaques est réduite au maximum par rapport aux dimensions des éléments ; l'investissement exigé pour la fabrication, est à la porte des moyennes et petites entreprises t aucune installation particuli-t;re comprenant l'étuvage, les ponts roulants, etc... n'est necessaire ; un jeu de moules suffit pour fabriquer les éléments des planchers et des murs dans les moules du m8ne type i la manutention est effectuée au moyen de petits élévateurs mécaniques peu motteux ; la fabrication est effectuée par une main d'oeuvre non qualifiée, grâce à la simplicité de la technique de fabrication ; aucun talochage, ni finition des surfaces de plâtre ne sont effectués manuellement. Du fait que les éléments d'invention sont auto-porteurs, un seul étayage au milieu de leur portée est effectué, lors de la mise en oeuvre, par les techniques connues.Pour les murs, la mise en oeuvre est très simple, rapide et strie, du fait de la suppression des joints horizontaux. les moyens de levage pour la fabrication des murs et leur mise en oeuvre sont identiques à ceux des planchers. Huitième avantage : la polyvalence de la mise en oeuvre des éléments d'invention permet, en plus de la réalisation des planchers, la réalisation des murs, moyennant l'addition, au cours de sa fabrication, d'une plaque en béton mince et raidie, dont les dimensions des surfaces sont identiques à celles du rectangle en plâtre. Dans le cas de la réalisation des murs au moyen d'éléments d'invention, la forme du coffrage de la poutrelle, des éléments du plancher, devient celle du poteau armé, porteur ; le rectangle de plâtre de l'élément du plancher, son isolant prémoulé en polystyrène et l'ensemble de ses caractéristiques restent inchangés. La technique de la présente invention est illustrée par les deux planches de dessin, annexées. Planche I : l'élément d'invention est représenté par la Fig.l, la réalisation des planchers au moyen de cet élément, par les Fig. 2 et j. Planche II : l'élément d'invention de la Fig. 1, planche I, complété, soit adapté pour la réalisation des murs, est représenté par la Big. 4, la mise en oeuvre des murs à partir de cet élément complété, par les Fig. 5 et 6. La Fig.l, de la planche I, montre une portion de la perspective de l'élément d'invention, vu en profil. Les matériaux le constituant sont réunis lors de sa fabrication. L'élément d'invention représente la totalité de la partie préfabriquée du plancher, réalisé par la mise en oeuvre d'une pluralité d'éléments d'invention. Les Fig. 2 et 3 montrent, à titre d'exemple non li imitatif, la- manière de réaliser les planchers, selon le procédé. D'après la Fig. 1, l'élément d'invention est composé de bas en haut, du plâtre (4), du polystyrène prémoulé (3), des agrafes galvanisées (2) et de la poutrelle porteuse (1). fla masse du plâtre (4) constitue la base de l'éléments a forme est délimitée par la surface du plafond fini de démoulable (5) en fond de moule, par la forhle inférieure de 11 épaisseur du polystyrène prénoulé (3) et par les bords (7), délimitant la largeur totale de l'élément et en même temps, celle de la plaque du plafond incorpore (4). La longueur de la plaque de plâtre du plafond est identique à celle du polystyrène prémoulé (3). Après la fabrication de l'élément, la section de la plaque de plâtre, pré-citée, s' arrente contre les talons de la poutrelle (1) correspondants aux profils terminaux de la dite section de platre (4). Les épaisseurs latérales du plâtre (7) et de la section (4) s'arrêtent au contact des faces postérieures des dits talons en béton ; la longueur totale de l'élément comprend les deux épaisseurs des talons en béton, plus la longueur du plâtre ou des profils latéraux (7). Le plafond représenté par la surface (5) peut être simple ou décoratif ; dans ce cas, l'épaisseur de la plaque est augmentée ou diminuée selon la forme des divers reliefs à obtenir, l'ensemble des caractéristiques de la plaque (4) ainsi que les agrafes galvanisées (2), décrites ci-après, restant inchangées. Les agrafes galvanisées (2) sont réalisées au moyen d'une barre unique que l'on plie en quatre points pour former deux triangles symétriques écartés. Ces agrafes, permettant d'armer suffisamment la plaque (4), sont disposées suivant des écartements égaux, le long de l'élément, de telle façon que les tronçons des croissants en polystyrène prémoulé (3) soient coincés entre les agrafes et que ces dernières soient ellesmeAmes cachées par les profils des polystyrènes (3) comprimés l'un contre 11 autre, bout à bout ; au droit de chaque triangle des agrafes (2), l'épaisseur du polystyrène est diminuée au moulage, afin de réserver le vide des futurs raidisseurs, comblé par la masse du plâtre de la plaque (4), (voir exemple :Fig. 2, demi-coupe gauche et demi-coupe droit du polystyrène (3), montrant la forme du raidisseur). La forme du croissant en polystyrène prémoulv, obtenue ainsi, fait la longueur de l'élément et de la poutrelle (1), excepté les épaisseurs des talons en béton, faisant partie de la poutrelle. La partie supérieure du croissant en polystyrène (3) épouse la forme inférieure du talon de la poutrelle (1) et remonte au niveau des points supérieurs de l'épaisseur du talon des dites poutrelles. La forme supérieure du croissant (3) est caractérisée ?ar une face horizontale de quelques centimètres environ, dont le niveau supérieur correspond à la hauteur du talon des dites poutrelles. La forme des pans coupés du croissant (3), représente la forme terminale de sa partie visible, vu par dessus. La poutrelle (1) constitue la partie porteuse de l'élément. La largeur de son talon est constante, sa hauteur est conditionnée par la résistance a obtenir en fonction des impératifs de la flèche de l'élément. Son armature, prévue en fonction de son coffrage (sa forme), varie selon la portée du plancher. L'indice (6) représente le platre arasé entre le bord continu du polystyrène (3) et celui du profil (7), (voir la description de la fabrication de l'élément). La hauteur totale, suivant l'axe vertical de l'élément, est vagale à l'addition des épaisseurs du plâtre (4), du polystyrène prémoulé (3) et de la hauteur variable de la poutrelle (1). La largeur totale de l'élément est délimitée par les deux extrémités parallèles de la plaque du plâtre (4), sous forme des profils continus (7). L'épaisseur totale de l'aile gauche ou droite de l'élément, est délimitée par la surface (5) et par celle du niveau horizontal du polystyrène prémoulé (3). Ainsi, l'élément d'invention du plancher est composé d'un sandwich" horizontal de pl-t;re (4), de polystyrène (3) et de béton (1), au droit de son axe correspondant à celui de la poutrelle (1) et par les ailes composées de plâtre (4) et de polystyrène (3), à ses deux extrémités. Les caractéristiques concernant l'élément d'invention du plancher sont également valables pour l'élément d'invention complété, illustré par la planche II, Fig. 4. Le dessin de la Fig. 4 montre une portion de la perspective de l'élément des murs, dont la forme du profil est identique à sa section, suivant une coupe horizontale sur sa hauteur. L'élément d'invention complété permet la réalisation des murs des façades, (voir les Fig. 5 et 6 de la planche II). Sa composition provient des matériaux réunis au cours de sa fabrication, y compris la plaque en béton (12), Fig. 4, faisant partie de la poutrelle (1), suivant la description donnée ci-dessus. L'élément des murs a la meAme largeur et les memes caractéristiques que l'élément du plancher, excepté les armatures différentes de la poutrelle (1). Avec l'armature modifiée et le coffrage inchangé, la poutrelle devient poteau porteur. La plaque de façade (12) est fabriquée suivant la hauteur d'étage, sa face (14), représentant les diverses portions de fa çade brute, après la mise en oeuvre des éléments, est parallèle à la face (5) du plâtre incorporé des parois intérieures. Les profils continus (ln) sont adaptés aux impératifs des joints extérieurs des façades et les raidisseurs horizontaux (15) avec les faces postérieures de la plaque (12), délimitent la forme dans le sens vertical et horizontal de la plaque (12). la plaque (12) est légèrement armée afin de répondre aux exigences de la résistance au choc, prescrite pour les murs de façade des bâtiments, en général. En conclusion, l'élément d'invention complété est composé d'un "sandwich" vertical comprenant le platre (4), le polystyrène (3), la poutrelle (1) et la plaque (12). Il est caractérisé par un seul raidisseur central sous forme de la masse du poteau(l) avec le vide (15) de chaque côté du poteau, sur toute la hauteur de l'élément. La largeur de la plaque (12) conditionne le module des façades et est identique à celle de la plaque de platre (4), conditionnant le module intérieur des plâtres incorporés des murs simples ou décoratifs, (voir la description de la Fig. 1). En réalité, l'élément d'invention du plancher, Fig. 1, et l'élément complété pour les murs, Fig. 4, ont même module.L'épaisseur totale de l'élément du mur peut varier en fonction des impératifs des épaisseurs des murs de façade, en augmentant simplement lté- paisseur de la plaque (12). la section du poteau (1) est constante, sa résistance à la compression, pour les immeubles à plusieurs niveaux, étant suffisante. la fabrication de l'élément d'invention, décrite ci-après, à titre d'exemple du principe choisi, non limitatif, comprend deux phases d'opérations. L'élément d'invention du plancher et l'élé- ment d'invention complété des murs sont fabriqués dans des moules "inox" ou formica noir", pour la partie plâtre incorporé ; le béton armé de la poutrelle ou du poteau, cas des murs, est fabriqué dans des moules métalliques en acier doux ou demi-dur, selon les techniques courantes de la préfabrication. Phase I : 1ère opération : mise en place des agrafes galvanisées (2), disposées aux écartements égaux, le long de élément, dans les fentes prévues dans un chassis dont la forme en profil correspond à la forme inférieure du polystyrène prémoulé (3). Les agrafes galvanisées (2), dont le nombre est fonction de la lon gueur de l'élément, posées en premier à une certaine hauteur par rapport à la face (5), fond de moule depltre, constituent l'armature complète ou partielle de la masse de plâtre (plafond ou mur). Les angles supérieurs des dites agrafes sont noyés dans la masse du béton de la poutrelle ou poteau, lors du coulage de'cers derniers. Phase I : 2ème opération : mise en place des tronçons des croissants en polystyrène prémoulé (3) entre les agrafes galvanisées ( ), posées en premier. La longueur de chacun de ces tron çons se trouve coincée entre les agrafes (2) de telle façon que la forme du demi-diamètre de chaque agrafe se trouve incrustée entre les deux tronçons de croissant (3), se touchant sur toute la surface de leur profil et cachant en partie les agrafes (2) serrées ainsi. La pluralité des tronçons de croissants en polystyrène prémoulé, dont la longueur est identique à celle du profil du plâtre (4), constitue un isolant continu et s'arrête aux deux extrémités de la longueur de l'élément, contre les faces postérieures des talons en béton, solidaires à la masse de béton de la poutrelle ou du poteau.Les résultats de cette 2ème opération permettent d'incorporer l'isolant prémoulé, cité ci-dessus, de coffrer la forme inférieure du talon de la poutrelle ou du poteau et de façonner la forme de la plaque en plâtre de sa face supérieure. Les angles supérieurs-des agrafes galvanisées (2) seront scellés, lors du coulage du béton, dans la masse de la poutrelle ou poteau et les angles inférieurs des mêmes agrafes seront noyés dans la masse du plâtre, cité ci-dessus. Phase I : 3ème opération : coulage du béton de la poutrelle ou poteau dont les parties latérales sont coffrées par les joues mobiles et dont la forme est coffrée par la pluralité des tron çons du croissant en polystyrène prémoulé, (forme du talon). Après le coulage de la poutrelle ou du poteau, on obtient un ensemble porteur comprenant l'armature d'un poteau ou d'une poutrelle ; dans les deux cas, le coffrage latéral et celui du talon de la dite poutrelle ou poteau restent inchangés, excepté la hauteur du béton, fonction de la portée du plancher ou de l'épaisseur du mur, exceptionnellement. L'ensemble pré-cité est donc composé du béton, du polystyrène prémoulé et des agrafes galvanisées, scellées dans la masse du talon de la dite poutrelle ou poteau. Phase II : la lère opération comprend la mise en place d'un bac dont la forme du pourtour et du fond permet le moulage du plâtre incorporé des plafonds ou des murs. La nature du fond détermine l'aspect des plafonds incorporés ou des revetements muraux.Le plafond simple (courant) est fini de démoulage de la face pleine du "formica noir" en fond de moule, (à titre d'informat ion, le "formica noir" est préféré dans le cas prisent pour ses caractéristiques de neutralité de réaction chimique entre le plâtre et la pellicule glacée de la surface de "formica"), Dans le cas des plafonds décoratifs ou murs décoratifs, ce fond de moule, décrit ci-dessus, peut être remplacé par les diverses formes de relief obtenues par la mise en place d'empreintes en plastique, verre moulé ou autre. Phase II : la dernière opération de la phase II comprend dune part, le remplissage des dits bacs avec le plâtre dilué jusqu' à une certaine hauteur par rapport aux épaisseurs maximales de la plaque de plâtre des plafonds ou des murs et, d'autre part, l'enfoncement de l'ensemble comprenant béton, polystyrène et agrafes dans ces dits bacs, de telle façon que l'axe vertical de la poutrelle ou poteau soit confondu avec celui du bac rempli de plâtre. Par cette 2ème et dernière opération, le plâtre épouse la forme des raidisseurs et des faces courbées et pleines de la partie inférieure du croissant continu en polystyrène prémoulé ; le trop plein de plâtre est expulsé par les fentes continues (6), Fig. 1 et 4.La finition de l'élément ne consistera alors, qu'à araser les faces (6) entre le bord terminal du croissant en polystyrène prémoulé et celui du bac de pl tre correspondant au profil (7), voir dessin. L'élément est au bout de quelques dizaines de minutes (temps nécessaire pour la prise du plâtre) libéré du bac de plâtre ; sa fabrication est terminée avec les faces de pla- tre incorporé des plafonds ou des murs, obtenues selon la techni que citée ci-dessus. la fabrication de l'élément complété, pour les murs, comprend en plus de la fabrication de l'élément d'invention, le coulage d'une quantité supplémentaire de béton, légèrement armé, pour la réalisation de la plaque extérieure des façades. Les dimensions et les caractzristiques de la dite plaque sont décrites dans la description de l'élément d'invention. la mise en oeuvre permettant la réalisation des murs ou des planchers, au moyen d'éléments d'invention, est illustrée, à titre d'exemple de principe, par la planche I, Fig. 2 et 3 pour les planchers et par la planche II, tig. 5 et 6 pour les murs. La réalisation des planchers, au moyen d'éléments d'invention comprend la mise en place de l'ensemble des éléments, reposant entre les deux appuis délimitant les portées libres des planchers. Pendant cette opération, un seul étayage dans l'axe de la portée courante est conseillé, afin d'éviter le fléchissement éxagéré des éléments posés ainsi. Au droit des trémis d'escalier, les éléments sont plus ou moins courts pour permettre l'encadre- ment du trémis par leur bord latéral (7) de plâtre et par leur profil terminal de leur talon en béton. L'ensemble des éléments du plancher, disposés ainsi, se touchent par leurs profils (7), faisant une forme de clavetage entre leur position contiguë. L'opération suivante consiste à remplir les formes de clavetage (7) par un pleutre spécial joint existant, au droit des raccords de deux éléments, sur toute la longueur de la portée. Aucune précaution particulière n'est nécessaire ; ceux qui effectuent cette opération peuvent marcher sur les ailes des éléments ou sur les sommets des poutrelles. Le coulage des dits joints représente la seule opération de travaux de plâtrerie des planchers ; ce coulage de plâtre peut être remplacé par tout autre joint répondant aux normes de tenue au feu des planchers (D.g.U, C.S.g.B). L'opération suivante comprend la mise en place de deux épaisseurs du polystyrène (11) de telle façon que les contacts entre les tronçons soient en quinconce, vue en coupe longitudinale, après leur pose. Un complément éventuel d'isolation phonique (ll) peut tre ajouté en dernier, reposant entre les parties verticales des poutrelles (1) de la même façon que les deux épaisseurs du polystyrène du commerce, cité ci-dessus. L'opération terminale de la mise en oeuvre des planchers consiste à couler une dalle de compression (8), lissée, légèrement armée et liée aux fers en attente des poutrelles en béton des éléments. La dalle de compression (8), coulée sur place, peut être réalisée sous forme de dallettes préfabriquées (10), Fig. 3, légèrement armées, selon les convenances au constructeur. Dans ce cas, une faible quantité de beton (8) est coulée dans l'axe de chaque poutrelle pour consolider leurs fers en attente avec ceux des dallettes préfabriquées (10), Fig. 3. Le plancher réalisé ainsi, peut reposer soit, sur les éléments d'invention des murs, soit, sur tout mur et refonds traditionnels. L'isolation thermique (Il), posée sur place, eut etre supprimée ou remplacée par d'autres types d'isolation ; phonique, dans le cas des planchers des immeubles à plusieurs niveaux. L'isolation peut être également mixte : phonique et thermique, cas des Fig. 2 et 3 de la planche I. Ainsi, on obtient un plancher avec plafond fini décoratif ou simple, dont la face supérieure est obtenue par le lissage de la dalle de compression, Fig. 2 ou par les faces talochées des dallettes préfabriquées (10) Fig. 3. Dans les deux cas, l'isolation thermique est continue par le fait que les poutrelles sont entourées de leur isolant prémoulé incorporé (3) et liées par le recouvrement des masses es isolants découpés du commerce. Ces derniers se trouvent à cheval et reposent sur les ailes du polystyrène prémoulé de deux élé- ments contigus, supprimant entièrement tout risque d'existence de ponts thermiques sur 11 ensemble des surfaces des planchers. la réalisation des murs, au moyen d'éléments d'invention complétés, comprend la mise en place de l'ensemble des éléments posés bout à bout, afin de constituer l'enveloppe verticale extérieure des murs de façades et des pignons, avec leurs joints extérieurs, exécutés parallèlement. les faces des dits murs sont composées de plaques de plâtre incorporées (4), à l'intérieur et de faces brutes de talochage (14) Fig. 5, à I'extérieur, Le polystyrène du commerce découpé (11), Fig. 5, est introduit après ou pendant la pose des éléments des murs ; son épaisseur correspond aux dimensions du vide entre les ailes des parois intérieures et extérieures des éléments, sur toute leur hauteur. L'opération suivante comprend le coulage du plâtre des joints verticaux intérieurs, dans le sens vertical, au lieu d'horizontal (cas des planchers, cité plus haut) ; ces derniers sont coffrés par les pans coupés des polystyrènes (3) des deux éléments contigus et par la face postérieure de l'isolant du commerce, ce dernier étant bloqué entre les raidisseurs (15) des plaques (12) et les faces des polystyrènes prémoulés (3). (voir planche II, Fig. 5). les encadrements des baies, les angles, ainsi que les formes des plaques extérieures (12) sont réalisés selon les convenances du constructeur, par les divers moyens existants. Les murs courants, ainsi réalisés, sont porteurs et assurés contre toute existence de pont thermique, Fig. 5 et 6. Ils répondent également au règlement concernant la tenue au feu (D.T.U, C.S.v.B). Les faces des plâtres incorporés peuvent être également simples ou décoratifs de démoulai, Tout objet, y compris les appareils sanitaires, peut être suspendu en n'importe quel point, sans aucune précaution à prendre. Grâce à la conception des éléments et à la manière d'additionner l'isolant complémentaire du commerce, posé lors de la mise en oeuvre, tout risque de pont thermique, même au droit des encadrements des baies, est garanti inexistant ; il suffit de faire dépasser l'isolant du commerce par rapport au bord de l'é- lément en tableau et de l'arrêter contre les parois d'un encadrement métallique d'-une baie quelconque, par exemple. Enfin, l'isolant thermique du commerce peut être supprimé ou remplacé par tout autre type d'isolant, sans changer le principe de la mise en oeuvre des éléments des murs. RVENDICÂTI0NS 1 - L'élément d'invention est une poutrelle porteuse, partiellement sand winch, aux ailes larges, préfabriquée en usine ou sur place, aux dimensions standardisées, variant de 40 à 60 cm, environ, en largeur, et de 50 ca à plusieurs mètres, de 10 en 10 ci environ, en longueur, selon la portée du planchers Avant sa mise en oeuvre, le poids de l'élément, par m/l est de 20 à 60 Kg, environ. 2 - L'élément d'invention, selon la revendication 1, est caractérisé par le fait qu'uniquement sa portion centrale au droit de son axe vertical et sur toute sa longueur, est composée d'un sandwich de trois épaisseurs de matériaux différents, de haut en bas, d'une poutrelle en béton armé, de hauteur variable, de la masse des croissants en polystyrène prémoulé et de celle du plâtre des plaques des plafonds, simples ou décoratifs, finis de démoulage, dont la largeur est supérieure à celle des croissants en polystyrène prémoulé et dont l'épaisseur mo- yenne est de 3 cm, environ. L'aile gauche, comme l'aile droite, est composée, sur toute la longueur de l'élément de deux épaisseurs de matériaux différents qui sont de haut en bas, les croissants en polystyrène prémoulé et la plaque renforcée de plâtre de plafonds pré-citée.Le béton du talon de la poutrelle est solidaire à la masse du plStre des plaques des plafonds par des agrafes galvanisées identiques, disposées aux écartements égaux, le long de l'élément. 3 - L'élément d'invention, selon la revendication 2, est caractérisé par le fait que la totalité de béton armé est située uniquement au droit de son axe vertical, sous forme d'une poutrelle porteuse, renforcée au niveau de son talon, sur toute sa longueur, au droit des axes des agrafes disposées d'un bout à l'autre de l'élément. 4 - L'élément d'invention, selon la revendication 2, est caractérisé par le fait que les croissants en polystyrène prémoulé ou autre matière isolante, moulable, comprennent une gamme de tronçons courants et d'embouts, aux largeurs de 40 cm environ, de sections identiques et aux longueurs variant de 0,25 à 1 m environ, équipés de réservations sous forme de fentes de passages d'agrafes, délimitées par les évidements des raidisseurs béton-pltre ; le tout traversant de part en part, l'épaisseur du croissant. Les combinaisons de leur assemblage par les emboîtements, bout à bout, permettent de composer, sans aucune découpe, ni ajustage, tout coffrage de 50 cm à plusieurs mètres, pour les poutrelles des éléments dont la longueur peut varier de 10 en 10 cm, selon la portée du plancher. 5 - L'élément d'invention, selon la revendication 4, est caractérisé par le fait que la masse de l'isolant incorporé à la fabrication, sous forme de croissants en polystyrène prémoulé, constitue environ la moitié du volume d'isolant nécessaire à la réalisation d'un plancher, au moyen d'éléments d'invention. 6 - L'élément d'invention, selon la revendication 4, est caractérisé par le fait que la forme des croissants en polystyrène prémoulé incorporés, moule avec ses faces supérieures, le béton du talon de la poutrelle et modèle, avec ses faces inférieures, la partie cachée des plaques de plâtre des plafonds. Par leurs fentes et évidements, les dits croissants déterminent la position des agrafes et les maintiennent en place, lors de la fabrication des parties béton et plâtre. 7 - L'élément d'invention, selon la revendication 2, est caractérisé par le fait que les agrafes, en fer galvanisé rond ou plat, ou autres matières résistantes au feu, sont identiques. Ces agrafes sont entièrement enrobées, lors de la fabrication de l'élément, de telle façon que chaque fente, traversant le croissant de part en part et contenant son agrafe, soit remplie du béton du talon de la poutrelle et de la masse du plâtre des plaques des plafonds incorporés. 8 - L'élément d'invention, selon la revendication 2, est caractérisé par le fait que l'ensemble, béton, agrafes et isolant, est trempé dans un bac rempli de plate dilué, dont la forme du fond peut avoir l'aspect des plafonds simples ou décoratifs ; la masse du plâtre étant armée et maintenue uniquement par les agrafes sortant de l'isolant, le long de l'élément. 9 - L'élément d'invention, selon la revendication 8, est caractérisé par le fait que les plaques de plåtre incorporées des plafonds, représentent par leurs dimensions de longueur, variant de 10 en 10 cm selon la portée du plancher, et de largeur, de 40 à 60 cm environ selon le module, les portions de surface des plafonds finis en fond de moule, d'un plancher réalisé au moyen d'éléments d'invention. 10 - L'élément d'invention, selon la revendication 2, est caractérisé par le fait que le plâtre des plafonds et les agrafes galvanisées peuvent être supprimés dans le cas de réalisation d'un plancher où l'existence d'un plafond n'est pas demandée ; les croissants en polystyrène prémoulé sont alors clave tés par les extrémités du talon de la poutrelle sur toute sa longueur. 11 - L'élément d'invention, selon la revendication 5, est caractérisé par le fait que le remplissage entre les poutrelles des éléments, lors de leur mise en oeuvre, peut être une matière isolante quelconque du commerce, thermique, phonique ou mixte, en vrac ou solide, sans aucune résistance mécanique, préparation, ni transformation préalable. Ce remplissage est facultatif ; il peut être supprimé et remplacé par le vide. Dans ce cas, l'isolation du plancher réalisé n'est assurée que par les croissants en polystyrène prémoulé, incorporés aux éléments. 12 - L'élément d'invention, selon la revendication 2, est caractérisé par le fait qu'il peut outre mis en oeuvre tel quel, verticalement, pour les parois intérieures des murs des façades. Sa longueur correspond alors à la hauteur d'étage, la poutrelle devient poteau porteur et la plaque des plafonds devient la paroi intérieure des murs finis. Les parois extérieures, réalisées en usine ou sur place, sont liées aux poteaux des éléments. L'isolation de ces murs est assurée par les croissants prémoulés, complétés ou non de l'isolant du commerce0