La présente invention se rapporte à un dispositif pour rétracter ou développer rapidement une couverture de protection mettant à l'abri des éléments extérieurs, des marchandises sur une aire ou surface de stockage, fixe ou mobile. On connaît déjà des dispositifs permettant la manoeuvre d'une bâche, notamment pour véhicules automobiles, dans lesquels les arceaux de maintien de la bâche sont solidaires de chariots munis de galets qui roulent sur l'aile d'un profilé formant rail. Ces dispositifs connus présentent certains inconvénients car, en utilisant des mécanismes munis d'organes de roulement et nécessitant de ce fait un entretien continu (graissage), ils peuvent se bloquer ou se détériorer par suite d'interposition d'un corps étranger, et sont en principe bruyants. Cette invention a pour objet un dispositif qui permet d'éviter les inconvénients cités ci-dessus, en éliminant tout organe rotatif et n'utilisant que des organes se déplaçant par effet de glissement, évitant ainsi un entretien fastidieux et permettant de réaliser un mécanisme silencieux. Un tel dispositif peut s'appliquer aussi bien aux couvertures sur des surfaces fixes qu'aux couvertures sur des surfaces mobiles. Dans le premier cas, les couvertures servent à protéger ou à découvrir des surfaces utilisées pour le stockage des matières premières des plus diverses ou pour des fabrications en cours, à base de béton (Parpaings - Poteaux) à la protection ou l'aération de jeunes plants, ou à des abris de camouflage de certains engins. Dans le deuxième cas il s'agit de protéger des surfaces ou espaces de véhicules de toute sorte. Un tel dispositif, comprenant des arceaux supports de la couverture, des chariots solidaires des extrémités de ces arceaux, deux rails longitudinaux de guidage des chariots, fixés parallèlement à la surface à protéger et dessangles longitudinales fixées aux arceaux, est essentiellement caractérisé par le fait que chaque chariot comprend une plaque verticale coudée à sa partie supérieure pour former une aile horizontale percée pour le passage d'un arceau, et une plaque basse horizontale percée, solidaire de l'extrémité d'un arceau et de la plaque verticale, et un patin de glissement fixé à l'extrémité inférieure de ladite plaque verticale, engagé dans une ouverture d'un côté ouvert et se trouvant en contact avec ce côté ouvert. Le but de ce patin est de guider et de faire coulisser l'ensemble au cours de la translation, et éviter les oscillations et tout déboîtement de l'ensemble. Les extrémités des arceaux (supports de couverture) s insèrent dans les ouvertures horizontales des chariots, le déboîtage du tube de ltarceau par rapport au chariot étant empêché par la mise en place de deux goupilles "élastiques" en travers du tube de l'arceau, dont l'une , à la position basse, évite la descente de l'arceau et l'autre, à la position haute, évite le soulèvement de l'arceau. On constatera, de ce fait, que les chariots deviennent solidaires des extrémités de leur arceau et que le principe admet un mouvement de rotation. Le rail de guidage est constitué d'un profil creux, formant caisson, en forme de C, présentant sur une face une ouverture longitudinale et une partie verticale, parallèle au côté de l'ouverture. Chaque chariot comporte un dispositif permettant son immobilisation sur le rail. Des caractéristiques supplémentaires de l'invention ressortiront lors de la description faite ci-dessous d'un mode de réalisation de l'invention,donné à titre d'exemple en regard des dessins annexés, dans lesquels - la figure 1 représente une vue en perspective montrant l'ensemble du dispositif dont un côté est montré déployé et l'autre côté est montré rétracté - la figure 2 est une vue en élévation d'un chariot - la figure 3 est une vue de face d'un chariot. Selon la figure 1, le dispositif pour couvrir ou découvrir la surface de stockage (S), comprend deux rails 1 fixés parallèlement aux côtés longitudinaux de cette surface. Ces rails sont constitués avantageusement par des profilés en forme de C, formant chacun un caisson creux partiellement ouvert d'un côté. Sur chaque rail 1 sont montés deys "chariots" 2 en quantit & BR Selon les figures 2 et 3, représentant en détail la construction d'un chariot, chaque chariot 2 est constitué d'une plaque pliée comprenant une partie verticale 2a et une partie haute horizontale 2b percée, et d'une plaque basse horizontale 2c parallèle à la partie haute 2b et fixée à la plaque verticale 2a par exemple par soudure. A l'extrémité inférieure de la partie verticale 2a de la plaque est fixé un patin de glissement et de soutien 4, soit par vis ou rivets ou partout autre moyen de fixation tel que, par exemple, le collage. Le patin 4 présente à ses parties supérieures et inférieures des cannelures longitudinales 4a pour permettre l'encastrement des ailes la du rail 1, sur lesquelles le patin peut se déplacer par glissement. Ce patin est également prévu pour stabiliser l'arceau, éviter les oscillations et guider l'ensemble au cours de la translation. Le patin 4 est en matière plastique thermo-durcissable, telle que "Rilsan" ou Nylon", ayant un très faible coefficient de frottement. Chaque chariot 2 porte un bouton de blocage 5 ayant une queue filetée 5a qui se visse dans la partie centrale horizontale 2c du chariot, permettant ainsi de bloquer le chariot en tout point voulu du rail 1. La bâche servant de couverture peut être en matière plastique, en toile ou en amalgame de différentes textures. Cette bâche, non représentée au dessin, prend appui sur les arceaux 3 ainsi que sur des sangles 6 tendues entre les arceaux, ceci par l'intermédiaire de bandes caoutchoutées élastiques 7 fixées aux arceaux extrêmes. Pour obtenir une bonne stabilisation, ainsi qu'une bonne tension de l'ensemble, il est prévu à chaque extrémité une jambe de force ou béquille 8 longitudinale, fixée à l'arceau extrême et au rail. La béquille est constituée de deux parties, une partie haute 8a fixée par une articulation à la partie haute de l'arceau extrême, une partie basse 8b fixée par une articulation à la base du rail. Les articulations de la béquille comportent des pivots à faible coefficient de frottement. Les deux éléments de la béquille s'assemblent et se verrouillent par des moyens connus, non représentés. Pour découvrir la surface de stockage S, il faut procéder comme suit A une extrémité de la surface, débloquer et disjoindre les béquilles 8 ; la partie basse 8b de la béquille, après pivotement, viendra se ranger le long du rail 1 dans la position 8c. La partie haute 8a de la béquille, après pivotement, viendra se ranger le long due l'arceau extrême, dans la position 8d. Desserrer ensuite les boutons de blocage 5 de chaque chariot, pousser les arceaux 3 vers l'autre extrémité de la surface à-découvrir ; les chariots 2 glissent sur les rails 1, la bâche se replie successivement, jusqu'au moment-Qù tous les chariots avec les arceaux et la bâche viennent se placer dans la position de rangement 9 représentée à la figure 1. On ne sortira pas du cadre de l'invention, en utilisant des organes de formes différentes de celles décrites, mais équivalents quant à leur fonction. REVENDICATIONS 1. Dispositif pour développer ou rétracter rapidement une couverture de protection, comprenant des arceaux supports de la couverture, des chariots solidaires des extrémités des arceaux, deux rails longitudinaux fixés parallèlement à la surface à protéger, et des sangles longitudinales de maintien de la couverture, caractérisé par le fait que chaque chariot 2 comprend une plaque verticale 2a coudée à sa partie supérieure pour former une aile horizontale 2b percée pour le passage d'un arceau 3, une plaque horizontale 2c solidaire de l'extrémité d'un arceau 3 et de la partie verticale 2a, et un patin de glissement 4 fixé à l'extrémité inférieure de ladite plaque verticale 2a, engagé dans une ouverture d'un côté ouvert la du rail 1 et se trouvant en contact avec ce côté ouvert, ce rail étant avantageusement constitué de façon connue en soi par un caisson ou profilé creux présentant sur un côté une'ouverture longitudinale, le dispositif comportant encore des moyens d'immobilisation des chariots et d'arceaux. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le patin de glissement 4 présente des cannelures longitudinales 4a pour le glissement et le non déboîtement entre les ailes du rail 1. 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé par le fait que le patin de glissement 4 est en matière plastique à très faible coefficient de frottement, tel que certains polyamides connus sous les dénominations de "Rilsan" ou "Nylon". 14. Dispositif selon les revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que les moyens d'immobilisation comprennent un bouton 5 à queue filetée 5a qui peut être introduit dans un taraudage de la partie horizontale 2c du chariot 2 pour permettre de le bloquer sur le rail de guidage 1. 5. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les moyens d'immobilisation comprennent encore des béquilles 8, immobilisant de façon connue les arceaux extrêmes aux rails, et que chaque béquille est constituée de deux parties 8a et 8b assemblées et verrouillées, la partie supérieure 8a étant fixée par articulation sur l'arceau 3, la partie inférieure 8b étant fixée par articulation sur la partie basse du rail 1, chaque fixation se faisant par l'intermédiaire d'un pivot en matière plastique à faible coefficient de frottement. 6. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les sangles longitudinales tendues 6 supportant la couverture sont fixées aux arceaux 3 d'extrémité par des bandes élastiques 7.