L'échauffement et le refroidissement d'ouvrages en maçonnerie sont à l'origine de la perte d'importantes quantités d'énergie en raison des qualités d'isolation relativement mauvaises des matériaux de maçonnerie, ainsi que de leur porosité qui permet aux pluies poussées par des vents forts de pénétrer profondément dans les surfaces des murs en maçonnerie des bâtiments. La pénétration de l'humidité dans les murs en maçonnerie des bâtiments pro- voque une perte de la chaleur de chauffage des bâtiments, car la chaleur produite à l'intérieur des bâtiments est utilisée pour évaporer l'humidité. Pour remédier à cette situation, on a procédé à des essais consistant à pulvériser un revêtement résineux afin que la matière liquide soit atomisée à l'aide d'un jet d'air. D'autres moyens d'application de matières ont con- - sisté à utiliser des rouleaux et des brosses. Au mieux, les trois types d'applications ont pour résultat la forma- tion d'un revêtement relativement mince recouvrant la sur- face extérieure du mur. Si un pistolet à injecteur de pulvérisation est tenu trop près de la surface du mur en maçonnerie, la matière résineuse éclabousse par suite de l'inaptitude des particules de pierres à absorber par capillarité la matière liquide atomisée qu'elle reçoit. Un dispositif de pulvérisation doit donc être tenu à une distance appropriée, à savoir 25 ou 30 cm du mur, afin d'éviter l'application d'une quantité excessive de matières. Il en résulte une application à la pression atmosphérique. Une absorption capillaire de seulement 0,8 à 3,2 mm permet de ne produire qu'une mince couche recouvrant la surface extérieure. Bien que cette couche améliore l'é- tanchéité à l'eau du mur de maçonnerie par rapport à celle du mur non traité, ceci ne s'avère cependant pas encore tout à fait satisfaisant pour l'obtention d'une profondeur de pénétration tout à fait efficace dans un ouvrage de maçonnerie, une telle profondeur de pénétra- tion permettant de retenir suffisamment de bulles d'air pour assurer une isolation efficace. L'invention concerne un mur en maçonnerie isolé thermiquement, constitué de couches de barrages isolés thermiquement qui s'étendent latéralement vers l'intérieur à partir de la surface du mur. L'ouvrage en maçonnerie est ainsi en fait entouré d'une enveloppe de protection thermi- que qui réduit les besoins en énergie pour le conditionne- ment de l'air du bâtiment par temps chaud et pour le chauf- fage du bâtiment par temps froid. Bien que le liquide d'isolation thermique soit forcé au moyen de pulsations d'air comprimé, les grains de pierres d'une structure en maçonnerie absorbent le liquide sous l'effet combiné de la capillarité et de la poussée exer- cée par la force pulsatoire pour injecter au moyen de l'air le liquide à une profondeur de pénétration, dans la struc- ture en maçonnerie, qui ne pourrait pas être aisément obtenue par un jet d'air normal à vitesse continue. Les pulsations produisent une action rapide d'emmagasinage et de libération d'énergie qui oblige le liquide à pénétrer plus profondément pour enrober les grains de pierres et former des poches d'air à une plus grande vitesse, ce qui réduit les éclaboussures et les surcharges. Les cellules d'air fermées retenues entre les grains de pierre se comportent comme un barrage d'isolation thermique. Les couches multiples formées par les poches d'air retenues assument deux fonctions principales: 1. Un effet d'étanchéité à l'eau empêchant la progression de l'humidité dans la structure en maçonnerie; cette humidité, si elle pouvait pénétrer, augmenterait-les pertes de chaleur de chauffage l'hiver ainsi que les pertes d'énergie de climatisation par air refroidi, l'été, par évaporation. De plus, l'effet est de protéger la maçonnerie contre les substances polluantes, le vieillissement et l'altération. 2. Les couches multiples de cellules d'air fermées produisent un effet d'isolation multiple sur une structure en maçonnerie sans modifier son apparence, car le revêtement d'isolation thermique a été injecté par air profondément dans les réseaux de fissures de la pierre, ce qui a été observé comme éliminant, par respiration, les tensions de vapeur. Les couches multiples et protectrices d'isolation thermique et d'étanchéité à l'eau atteignent une profon- deur les rendant plus que superficielles. Ceci diffère de plusieurs dépôts, ou revêtements, qui peuvent s'accumuler sur la surface extérieure par applications multiples par pulvérisation, au rouleau ou à la brosse et qui modifient souvent l'aspect de surface en formant une couche exté- rieure épaisse pouvant se fissurer ou se détacher sous l'effet des tensions de vapeur interne. L'invention concerne un mur de maçonnerie, isolé thermiquement et comprenant des couches de barrages d'isola- tion thermique qui s'étendent côte-à-côte, latéralement vers l'intérieur de la surface du mur. Un procédé de réalisation d'un tel mur consiste à produire un jet d'air projeté à une vitesse élevée, à injecter dans ce jet un liquide d'isolation thermique pour former un jet d'un mélange de liquide d'isolation thermique et d'air s'écoulant à ladite vitesse, à projeter le jet formé par ce mélange, à ladite vitesse, sur la surface du mur de maçonnerie pendant une durée déterminée, puis à répéter l'opération, mais en faisant varier la vitesse du jet, la durée d'application, la viscosité du liquide, la température ou toute combinaison des paramètres précédents, de manière à former sur le mur de maçonnerie un barrage d'isolation thermique. Un appareil convenant à la mise en oeuvre du procédé de l'invention comprend un ventilateur d'air, un tube qui part de ce ventilateur et à l'intérieur duquel est monté un disque rotatif placé sur le trajet d'écoulement du jet d'air provenant du ventilateur, sur un axe orienté transversalement au tube, afin que le disque soit mis en rotation à l'intérieur de ce dernier pour faire circuler le jet d'air en pulsations continues, une buse conique étant montée sur le tube, en aval du disque, et un injecteur étant monté sur la buse et comportant des moyens l'alimen- [tant en liquide d'isolation thermique de manière qu'en cours de fonctionnement, un jet d'un mélange de liquide d'isolation thermique et d'air soit dirigé et projeté par la buse contre la surface du mur de maçonnerie alors que la buse est appliquée contre cette surface, pour former une couche constituant un barrage d'isolation thermique qui s'étend latéralement vers l'intérieur de la surface du mur. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels: la figure l est une vue en perspective de l'appareil selon l'invention;- ò la figure 2 est une coupe partielle, à écd agrandie, suivant la ligne 22 de la figure 1; la figure 3 est une coupe partielle, à écd agrandie, suivant la ligne 3-3 de la figure 1; la figure 4 est une coupe partielle, à écd agrandiesuivant la ligne 4-4 de la figure 1; 20. la figure 5 est une coupe suivant la lignE ielle ielle ielle e 5-5 de la figure 4; la figure 5a est une coupe longitudinale par- tielle montrant une modification de l'appareil selon l'in- vention; 25. la figure 5b est une coupe suivant la ligne b-5b de la figure 5a; la figure 6 est une coupe partielle, à échelle agrandie, suivant la ligne 6-6 de la figure 1; la figure 7 est une vue en perspective d'une version portative de l'appareil selon l'invention; et la figure 8 est une coupe transversale partielle d'un mur en maçonnerie traité selon l'invention, cette vue montrant une partie de la buse de l'appareil selon l'inven- tion. On a découvert que les propriétés d'isolation thermique de murs en maçonnerie peuvent être sensiblement améliorées par la formation d'un barrage d'isolation thermique, 249912? constitué de couches et s'étendant latéralement vers l'in- térieur de la surface du mur. Le mur en maçonnerie peut être constitué de briques, de pierres, de grès, de marbre, de mortier, de ciment, de béton, de stuc, de combinaisons de ces matériaux et autres. La porosité et la densité de ces matériaux varient. Comme montré sur la figure 8, le mur 58 de maçon- nerie comporte un barrage B d'isolation thermique constitué d'une première couche 90 d'isolation thermique infiltrée profondément. La profondeur de la couche 90 varie selon la porosité et la densité du matériau de maçonnerie du mur et selon le procédé de formation de la couche, comme décrit plus en détail ci-après. D'une manière générale, la couche s'infiltre plus profondément dans le mur dans les cas o le matériau de construction est plus poreux et moins dense que d'autres matériaux de construction tels que le marbre. Une couche moins profonde 92, formant barrage d'isolation thermique, adjacente à la couche 90 avec laquelle elle est disposée côte-à-côte, se trouve également à une certaine distance de la surface 59 du mur 58, latéra- lement vers l'intérieur de cette surface. Une troisième couche 94 formant barrage s'étend de la surface 59 du mur 58 vers l'intérieur jusqu'à la couche adjacente 92. Il convient de noter que les couches sont juxtaposées les unes aux autres, mais que leurs limites ne forment pas de lignes nettes de démarcation, comme on peut le voir sur la figure 8. L'agrégat ou les particules 95 du matériau de construction du mur 58 est recouvert d'un liquide 97 d'isolation thermique afin que de l'air soit retenu dans les interstices 99 formés par l'agrégat ainsi revêtu. Cependant, on ne sait pas si un recouvrement complet de l'agrégat ou des particules se produit. On pense que l'air est retenu dans l'épaisseur des couches et que certains des interstices se remplissent du liquide d'isolation thermique. Ce liquide est une composition de résines méthacryliques polymérisées. La composition préférée est commercialisée sous la marque "THERMA-PLEX" et elle peut être obtenue auprès de la firme THERMA-PLEX CORPORATION, 12-08 37e Avenue, Long Island City, N.Y. 11101. Le barrage B d'isolation thermique ainsi obtenu dans le mur assure une isolation thermique très efficace réduisant les pertes de chaleur se produisant à travers le mur par temps froid, ainsi que les pertes d'air refroidi se produisant à travers le mur pendant la saison du condi- tionnement de l'air. Le barrage d'isolation thermique est également très efficace pour rendre étanche à l'eau le mur et pour empêcher l'humidité de traverser ce dernier jusqu'à la pièce chauffée, ce qui réduit davantage l'énergie demandée pour le chauffage de la pièce. L'air retenu dans les inters- tices;99 du mur et entre les couches 90, 92 et 94 de barra- ges permet de conférer très efficacement d'excellentes qua- lités d'isolation thermique au mur. Ce dernier peut compor- ter deux couches formant barrages thermiques, ou plus. L'appareil 10 représenté sur la figure 1 convient à l'application du liquide d'isolation thermique sur la surface 59 du mur 58 afin que ce liquide pénètre dans la surface et forme, en s'infiltrant dans le mur, des couches formant des barrages d'isolation thermique. L'appareil comprend un chêssis ou chariot mobile 12 comportant un tuyau 14 de support qui s'élève verticalement et qui supporte un bras horizontal 16. Un ventilateur d'air et un élément chauffant 18, auxquels est relié un tuyau 20, sont suspendus au bras 16. L'élément chauffant 18 comporte une poignée 19. Un tuyau-flexible 22 part du tuyau 20 et com- porte une buse conique 24 fixée à son extrémité. La buse 24 porte un injecteur 26, comme mieux montré sur la figure 2. Des tuyaux 28 et 30 relient l'injecteur à une pompe à air 32 montée sur le chariot 12 et à un conteneur 34 de liquide, également supporté par le chariot. Le chariot 12 est réalisé de manière à pouvoir être aisément déplacé sur un échafaula.-e qui peut être placé le long des murs du bâtiment à isoler thermiquement. Par conséquent, il comprend deux longerons 36, espacés latéralement l'un de l'autre et reliés entre eux par des traverses 38. D'autres conteneurs 40 et 42 de liquide reposent sur les traverses. Le conteneur 34 est placé sur le dessus du conteneur 42 afin de favoriser l'écoulement par gravité du liquide d'isolation thermique du conteneur 34 qui comporte un robinet d'arrêt 44. La pompe à air 32 de l'injecteur est montée sur le chariot 12 au moyen d'une traverse 46. Comme mieux montré sur la figure 6, le tuyau 14 comporte un épaulement intérieur 48 sur lequel repose et peut tourner un coude 50 à angle droit auquel est fixé le tuyau 16. Comme mieux montré sur la figure 3, le tuyau 16 comporte deux éléments longitudinaux 52 de support espacés latéralement l'un de l'autre pour former un chemin 54. Des guides 56 à galets sont suspendus au chemin et le ven- tilateur d'air et l'élément chauffant 18 sont eux-mêmes suspendus à ces guides afin de pouvoir être déplacés le long du bras 16. Il apparaît donc que le ventilateur d'air et l'élément chauffant, ainsi que la buse qui leur est reliée, peuvent aisément être rapprochés et éloignés hori- zontalement d'un mur vertical 58 de maçonnerie (figure 1), ainsi que tournés en direction de ce mur et en sens opposé. Le chariot 12 comporte des tubes verticaux 60 qui s'élèvent des longerons 36 et des tubes horizontaux 62 et 64 qui sont reliés aux tubes 60. Les tubes 64 sont éga- lement supportés par des montants verticaux 65. Ils s'étendent de l'avant du chariot jusqu'à l'arrière o des poignées 66 sont disposées pour que le chariot puisse être tenu et amené en position par déplacement sur des roues 68, ce déplacement s'effectuant tout à fait comme celui d'une brouette. Les roues sont montées de manière à pouvoir tourner sur les extrémités d'un axe 70 fixé aux tubes 60. Le chariot comporte également deux pieds arrière 71 fixés aux longerons 36. Comme mieux montré sur les figures 4 et 5, le tuyau 20 comporte un disque rotatif 72 monté sur un axe 74 qui s'étend transversalement au tuyau et qui est relié à l'arbre 76 de commande d'un moteur électrique 78. Comme mieux montré sur la figure 2, l'injecteur 26 comporte une poignée 80 et une détente 82 qui actionne la valve 84 de cet injecteur afin de commander l'écoule- ment du liquide d'isolation thermique du conteneur 34. L'injecteur est monté à l'intérieur de la buse 24 au moyen de supports 85. L'ensemble 18 constitué du ventilateur d'air et de l'élément chauffant est commandé par un mécanisme 86 de commutation (figure 1) de manière qu'il puisse être mis en oeuvre dans trois modes différents: vitesse maximale du ventilateur et chauffage à température maximale; vitesse intermédiaire du ventilateur et chauffage à température intermédiaire; et faible vitesse du ventilateur et faible température, la chaleur pouvant dépendre, le cas échéant, de la température extérieure. De plus,le conteneur 34 comporte un élément chauffant 88 (figure 1) destiné à chauffer le liquide d'isolation thermique dans le conte- neur, si cela est nécessaire. Il est avantageux que la vitesse maximale du ventilateur produise un courant d'air ayant une vitesse comprise entre 2400 et 3600 m par minute et soutenue pendant environ 10 à 12 secondes. Cette vitesse et cette durée sont apparues nécessaires à la réalisation d'une couche de barrage thermique s'infil- trant profondément dans le béton, selon la vitesse d'ab- sorption. Pour mettre en oeuvre l'appareil 10, l'opérateur fait rouler jusqu'à la position prévue le chariot 12 et il applique la buse 24 contre le mur 58 en faisant tourner le bras 16 et en déplaçant le dipositïf 18 à ventilateur et élément chauffant le long du bras. Le mécanisme 86 de commutation est ensuite actionné afin que la pompe 32 de l'injecteur, l'ensemble 18 à ventilateur et élément chauf- fant et le moteur 78 soient mis en marche. L'opération commence à une vitesse et à une température particulières de l'ensemble 18 à ventilateur et élément chauffant. La pompe 32 a pour effet d'aspirer le liquide d'isolation ther- mique de son conteneur 34, par le tube 30, et de le refou- ler vers l'injecteur 26 o, par manoeuvre de la détente 82, ce liquide est injecté dans la buse 24 sous la forme d'un mélange de liquide et d'air, comme mieux montré sur la figure 2. Simultanément, un jet d'air chauffé s'écoule de l'ensemble 18 à ventilateur et élément chauffant par le tuyau 20 dans lequel le disque rotatif 72 communique un mouvement pulsatoire à cet écoulement de l'air. Le courant d'air pulsatoire entraîne et projette, contre la surface du mur 58, le mélange de liquide et d'air injecté dans la buse 24 afin que le liquide d'isolation thermique pénètre profondément dans le mur et forme la première couche pro- fonde 90 du barrage thermique B (figure 8), cette couche étant constituée des particules du mur de maçonnerie, sensiblement revêtues du liquide d'isolation thermique, et de l'air retenu entre ces particules. Une fois que la cou- che 90 est formée, on effectue une seconde opération au moyen de l'appareil afin de former la couche 92. Si cela est nécessaire, une troisième couche 94 est réalisée par déclenchement d'un autre cycle de fonctionnement de l'appa- reil. A la place d'un disque rotatif entraîné par un moteur, on peut communiquer des pulsations au courant d'air au moyen d'un disque 72a de forme en S (figures 5a et 5b), placé dans le tube 20 et qui, en raison de sa forme, est mis en rotation par l'écoulement de l'air dans le tube. La figure 7 représente un appareil portatif iQa selon l'invention dans lequel l'ensemble 18a à ventilateur et élément chauffant produit la circulation d'air destiné à aspirer le liquide d'isolation thermique d'un conteneur 34a d'alimentation et à l'injecter dans la buse 24. Le conteneur d'alimentation de l'injecteur peut également être séparé et relié à l'injecteur au moyen d'un tube. Les couches peu profondes 92 et 94 du barrage thermique peuvent être réalisées dans le mur de maçonnerie par variation de l'une quelconque des caractéristiques suivantes du jet de liquide et d'air, ou bien par variation de toute combinaison de ces caractéristiques: la durée d'application du jet de liquide et d'air à la surface du mur; la température du jet de liquide et d'air; le vitesse de ce jet (la force de projection); ou la viscosité du liquide du jet. Etant donné que la couche peu profonde du barrage thermique ne doit pas pénétrer dans le mur de maçon- nerie aussi profondément que la première couche du barrage thermique, le jet de liquide et d'air peut être appliqué à la surface du mur de maçonnerie à une vitesse inférieure, par exemple 1800 à 2400 m par minute, et pendant une période de temps plus courte, par exemple 5 à 8 secondes, que celles utilisées lors de l'application initiale. Une pénétration peu profonde est également obtenue avec une période de temps, pour la seconde couche, égale à celle de l'application de la première couche, mais en utilisant un liquide ayant une viscosité supérieure à celle du liquide de la première couche. Il est également possible de faire varier la température du jet de liquide et d'air. Une température inférieure entraîne une plus faible profondeur de pénétration. De plus, la durée d'application peut être la même, mais la profondeur de pénétration est plus faible si le jet de liquide et d'air est appliqué à la surface du mur de maçonnerie à une plus faible vitesse. Il est même possible d'obtenir une plus faible profondeur de pénétration en réduisant les pulsations en plaçant dans le tube des val- ves plus petites ou même en supprimant ces valves. En résumé, une profondeur de pénétration inférieure est obtenue lorsque la vitesse du jet du mélange de liquide et d'air est abaissée, ou bien lorsque la viscosité du liquide est augmen- tée, ou bien lorsque la durée d'application est réduite, ou encore lorsque la température du mélange est diminuée ou son chauffage supprimé, ou bien encore lorsque les pulsa- tions sont diminuées ou supprimées, ou bien pour toute combinaison des paramètres précédents. La meilleure solution, dans toute situation, dépend de la porosité et de la den- sité du matériau de construction et du choix des variables de il temps, de vitesse, de viscosité,de température et de pulsa- tions. Il est possible d'obtenir des résultats similaires en procédant à divers choix ou diverses combinaisons. Cependant, en pratique, il s'est avéré plus facile de faire varier la durée d'application ou la viscosité du liquide d'isolation thermique pour former des couches peu profondes de barrages d'isolation thermique, ou bien de faire varier la vitesse de projection de l'air. Dans un exemple, on a utilisé des parpaings de construction en ciment. On a appliqué à la surface de ces parpaings, pendant environ 15 à 20 secondes, le mélange de liquide et d'air sous la forme d'un jet à grande vitesse (environ 2400 m par minute). La viscosité du liquide d'isolation thermique, à savoir un liquide du type "THERMA-PLEX", était relativement basse (environ 22 secondes à la coupelle Ford no 4). On a procédé à une seconde application, à la même vitesse de jet que celle de la première application, mais avec un liquide de consistance légèrement plus lourde (environ 34 secondes à la coupelle Ford n0 4), et pendant la même durée. On a enfin procédé à une troisième applica- tion, à la même vitesse et pendant la même durée, mais- avec un liquide d'isolation thermique encore plus visqueux (46 secondes à la coupelle Ford n0 4). Un examen du par- paing de construction a révélé un barrage d'isolation thermique constitué de trois couches isolantes, comme montré sur la figure 8, la première couche se trouvant à cm de la surface du parpaing, la deuxième couche à 2, 5 cm de la surface du parpaing et la troisième couche à 6,5 mm de la surface du parpaing et s'étendant latéralement vers l'extérieur jusqu'à la surface du parpaing. Des essais portant sur les qualités d'isolation thermique du mur de maçonnerie traité comme décrit ci- dessus ont montré une économie de 44% réalisée sur les pertes de chaleur par rapport à celles d'un mur de maçonne- rie non traité. Des essais ont également montré une écono- mie de 9% réalisée sur les pertes de chaleur, lorsque la surface du mur de maçonnerie est revêtue par une opération de pulvérisation analogue à celle effectuée pour l'appli- cation d'une peinture, la matière utilisée étant du liquide isolant du type "THERMA-PLEX", par rapport à un mur non traité. Des résultats analogues ont été obtenus par l'application de liquide "THERMA-PLEX" sur la surface du mur à l'aide d'un rouleau. L'invention fait apparaître un accroissement de 35% des économies d'énergie par rapport à la simple application par pulvérisation ou au rouleau de la matière d'isolation thermique sur la surface du mur de maçonnerie. Pour procéder à l'isolation thermique d'un bâti- ment existant, comprenant des murs de béton, on applique un jet d'un mélange de liquide d'isolation thermique (liquide "THERMA-PLEX") et d'air sur la surface du mur à l'aide d'un cône 24 ayant un diamètre de 25 cm, la vitesse du jet étant comprise entre 2400 et 3300 m par minute. Le jet est appliqué pendant une période d'environ 10 secondes au bout de laquelle on note que le liquide a commencé à ruisseler le long de la surface du mur. Une fois que-le liquide semble avoir séché, une deuxième application est réalisée pendant une durée d'environ 7 secondes au bout de laquelle la couleur de la surface du mur commence à changer légèrement. Ensuite, une troisième application est réalisée pendant environ 3 secondes pour achever la formation du barrage B d'isolation thermique dans le mur. La viscosité du liquide d'isolation thermique, sa température et la vitesse du jet sont les mêmes pour les trois applications. Avec un liquide d'isolation du type "THERMA-PLEX", il est préférable que la température soit comprise entre environ 7 et 32*C. Un ruissellement excessif du liquide le long de la surface du mur ou un changement de couleur de la surface du mur indique une trop longue période d'application. Bien qu'un liquide du type "THERMA-PLEX" soit préféré, il est évidemment possible d'utiliser d'autres liquides tels qu'une gomme laque. Le liquide pouvant être appliqué sous forme d'un mélange contenant un solvant doit adhérer aux particules de maçonnerie et s'intégrer à la structure lorsque le solvant s'évapore. Ce liquide doit être d'un type ne s'évaporant pas sous l'action des subs- tances de pollution de l'air, ou d'un type insensible aux attaques de ces substances. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées au mur et à l'appareil décrits et représentés sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Mur en maçonnerie isolé thermiquement, carac- térisé en ce que le mur (58) en maçonnerie comporte plu- sieurs couches (90,92,94) juxtaposées les unes aux autres dans le mur, s'étendant latéralement vers l'intérieur de la surface (59) de ce mur et formant un barrage (BY d'isola- tion thermique. 2. Mur en maçonnerie selon la revendication 1, caractérisé en ce que chaque couche du barrage comprend un matériau de construction dans lequel sont dispersés une matière (97) d'isolation thermique et de l'air retenu. 3. Mur en maçonnerie selon la revendication 2, caractérisé en ce que la matière d'isolation thermique enveloppe les grains (95) du mur en retenant l'air entre eux. 4. Mur en maçonnerie selon la revendication 3, caractérisé en ce que la matière d'isolation thermique est une composition de résines méthacryliques polymérisées. 5. Procédé de réalisation du mur en maçonnerie selon la revendication 1, dans lequel un jet d'un mélange de liquide d'isolation thermique et d'air est appliqué sur la surface (59) du mur (58) pour former une première couche (90) d'un barrage (B) d'isolation thermique, carac- térisé en ce que le jet est introduit à force profondément à l'intérieur du mur et est ensuite forcé moins prqfondé- ment dans le mur pour former une autre couche (92) de barrage qui s'étend de la première couche jusqu'à la sur- face du mur. 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que les diverses couches du barrage d'isolation ther- mique sont obtenues par variation de la température, de la viscosité ou de la vitesse du jet, ou bien de sa durée d'application sur la surface du mur, ou encore de toute combinaison de ces paramètres. 7. Appareil pour réaliser le mur en maçonnerie selon la revendication 1, comprenant un ventilateur d'air (18), un tube (20,22) qui part de l'extrémité du ventilateur, et une buse conique (24) montée sur le tube afin d'être appliquée contre la surface (59) du mur (58), caractérisé en ce qu'un injecteur (26) est monté sur la buse et com- porte un élément (30) le reliant à une source (34) de liquide (97) d'isolation thermique de manière que, lorsque le ventilateur d'air est en marche, un mélange de liquide d'isolation thermique et d'air soit dirigé par la buse contre la surface du mur en maçonnerie pour former dans ce mur un barrage (B) d'isolation thermique. 8. Appareil selon la revendication 7, caracté- risé en ce qu'un disque rotatif (72) est monté dans le tube (20), sur le trajet d'écoulement du jet d'air prove- nant du ventilateur, le disque étant monté sur un axe (74) orienté transversalement au tube, afin de pouvoir tourner dans ce dernier pour que le jet d'air s'écoule en pulsa- tions continues. 9. Appareil selon la revendication 8, caracté- risé en ce que le ventilateur d'air est suspendu à un bras rotatif (16) de manière à pouvoir se déplacer le long de ce dernier pour se rapprocher et s'éloigner du mur, le bras rotatif étant lui-même monté sur un châssis mobile (12).