L'invention se rapporte à un métier à tisser avec navette. Les métiers à tisser de types traditionnels cobrrennent un bati sur lequel sont montés, successivenent et d'arrière en avant : une ensouple, dévidant des fils de channe rentrant individuellenwent et selon un ordre déterminé dans les maillons des lisses montées dans des cadres, des moyens de commande de la descente, alternativement de l'un ou de l'autre des cadres à lisses qui, nar des lanières entraînera la montée de l'autre cadre pour ouvrir la chaine, un peigne, entre les dents duquel ruassent les fils de chaine, une navette animée d'un mouvement de va et vient devant le peigne, des moyens de commande du battement du neigne pour lui permettre de serrer la duite contre le tissu déà fabriqué, un battant solidaire du peigne et pour tant à chacune de ses extrémités une boite à navette et enfin un moyen de réception du tissu fabriqué. Dans ces métiers à tisser de tynes connus l'ouvrier doit 1 ) appuyer sur une pédale pour commander la descente d'un cadre, tandis que l'autre monte, 20) dans l'espace entre les deux nappes de fils, lancer la navette munie du fil de trame pour former une duite, 30) serrer la duite contre celles déjà posées au moyen du peigne porté par le battant. Une seconde pédale permet ensuite d' intervertir la position des nappes de fils avant de lancer à nouveau la navette, dans l'autre sens, pour former une nouvelle duite et ainsi de suite. les trois mouvements principaux ci-dessus décrits occupent les deux mains et les deux pieds du tisserand qui, de plus, malgré la production qu'il doit assurer, doit veiller au bon synchronisme de ses mouvements, ce qui est bien entendu indispensable à l'entrelacement correct des fils de chaine et de trame. Dans les métiers automatiques connus on retrouve l'alternance des positions des nappes de fils. Pour la commande des divers mouvements il est fait appel à des moyens mécaniques distincts dont d'autres moyens complexes assurent la synchronisation des actions. le prix de revient de tels métiers et leur fragilité ne permettent pas leur utilisation pour de faibles débits. Un des buts de la présente invention est de réaliser un métier à tisser dont les trois mouvements cités plus haut soient obtenus par la commande d'un seul élément, ce qui, par ailleurs, résoud automa tiquent le problème de leur synchronisation. Un autre but de l'invention est d'obtenir un tel métier qui, dans sa version "manuelle" puisse être commandé d'une seule main ou d'un seul pied, par exemple par des handicapés physiques, ou puisse être laissé à la disDosition de personnes nullement spécialisées et même d'enfants pour lesquels il constituerait un jouet éducatif très attrayant. A cet effet elle a pour objet un métier à fuser tel que précisé plus haut, caractérisé en ce que ce métier prend appui sur son aire de renos nar l'intermédiaire d'un niètement auquel il est est associé nar un axe, orthogonal à la trame et de préférence horizontal, de manière à permettre, par l'oscillation de tout le métier, l'incli- naison du battant en vue de provoquer, par simple gravité, le dépla- cement de la navette de gauche à droite ou inversement. L'invention sera bien comprise à l'aide de la description ci-après faite à titre d'exemple non limitatif en regard du dessin ci-annexé qui représente - fig. 1 : une vue en perspective du métier à tisser, - fig. 2 : une vue de profil du métier à tisser, - fig. 3 à 5 : des variantes du dispositif de commande du métier à tisser, - fig. 6 : le métier et son piètement vus d'arrière; pour une meilleure compréhension n'a été représentée qu'une partie des pièces montées sur le bâti. Dans les figures 2 et 6, pour relus de clarté, les cadres et le battant sont représentés dans une position correspondant à celle prise par ces éléments lors d'une inclinaison du métier, bien que celui-ci ait été représenté dans une position horizontale. Comme tous les métiers à tisser celui-ci comprend un bâti quadrangulaire 1. Sur les traverses latérales, près de la traverse arrière du bsstiy sont fixés deux montants 2 dans l'extrémité supérieure de chacun desquels est exécuté un logement 3 pour le tourillon 4 prévu à chaque extrémité d'un rouleau de fils de channe tel qutune ensouple 5 ou un rouleau d'encollage débitant la chaine ourdie 6. Tous ces fils de chaine"rentrent" individuellement et selon un ordre déterminé dans les maillons 7a, 7b correspondants des lisses 8a, Sb montées dans les cadres 9a, 9b portés par une naire d e lanières 10 ou "cuirs" dont les extrémités 10a, 1Gb sont fixées a cadres 9a, 9b. la partie médiane de ces lanières 10 pa,Cse, à la ranière d'une courroie, sur un arbre de renvoi 11 portant éventuelle- ment des poulies et quelquefois dénommé "arbre des marionnettes". Grâce à ces lanières tout abaissement de l'un des cadres entraîne une remontée proportionnelle de l'autre cadre. Pour la commande de l'abaissement des cadres, à la base de chacun de ceux-ci, est fié un cible 12a, 12b dont les Troyens de manoeuvre seront dFfinis plus loin. l'arbre de renvoi 11 est porté à hauteur convenable rar deux montants 13 fixés au bâti 1, l'ensemble du montage dns cadres étant communément appelé le "harnat" Ainsi que cela est égaleent connu, avant le "rentrage" dans les maillons.des lisses la naine dos fils de chaîne 6 ;seut passer sur un porte-fils 14, fixe ou mobile, de meAme qu'entre des baguettes d'encroix 15 ppur les départager facilement dans les lisses 8a, Sb (figure 2). En sortie des maillons des lisses les fils de chaîne, divisés en deux nappes 6a, 6b, comprenant généralement l'une les fils pairs et l'autre les fils impairs, passent au travers d'un peigne 16 avant de converger vers le bord du tissu 17 déjà fabriqué. Devant les cadres 9a, 9b, l'entrebaillement 18 des nappes des fils de chaîne, dénommé "foule", permet de dévider devant le peigne le fil de trame dont le tronçon entre les deux lisières, ou duites sera frappé par ledit peigne contre le tissu déjà fabriqué. Â cet effet le peigne 16 est fixé sur le bord arrière du battant 19; pour permettre la manoeuvre du battant d'arrière en tant et inversement, ce battant est solidaire d'épées 20 dont l'extrémité inférieure s'articule par rapport au bti 1 autour d'un axe 21. le peigne peut porter un chapeau 22 emprisonnant les fils de chaîne entre ses dents. De part et d'autre du peigne le battant 19 se poursuit latéralement et porte à chaque extrémité un logement à la mesure de la navette 23 ayant traversé la foule. le fond de chaque logement, appelé botte à navette 24a, 24b, porte un taquet 25 amortissant les chocs aus aux mouvement3 brutaux de la navette -23. la navette 23 loge de manière cornue la canette ou le cops de fil de trame. Avant entre enroulé ou lié, le tissu ainsi fabriqué passe aussitôt sur une "ni̲trinière" ou sur une barre de renvoi 26, ou sur une barre à picots, ou-dans un templet tenant le tissu sur toute sa largeur. Dans l'exemple représenté, la barre de renvoi 26 est engagée dans les logements 27 de montants 28 solidaires du bâti 1. les différents éléments qui viennent d'être décrits se retrouvent dans les métiers à tisser connus. L'originalité de l'invention porte essentiellement sur les éléments suivants permettant de commander et d t assurer une bonne synchronisation des mouvements de va et vient de la navette, du battant et des cadres, de même que, s'il y a, du porte-fils mobile. A cet effet le bats est associé à un piètement 29 comprenant une embase 30 sur laquelle sont fixées deux montants 31. A sa partie supérieure chacun de ces montants 31 est associé à l'une des traverses frontales du bâti 1 par l'intermédiaire d'un doigt d'articulation 32 d'axe horizontal parallèle au sens de dévidage de la chaîne et dans la partie médiane du bâti 1. Gracie à cette articulation 32 il est possible de faire osciller le métier à tisser de manière à incliner le battant vers la droite ou vers la gauche d'un angle suffisant pour permettre à la navette de vaincre les forces d'adhérence à l'intérieur de l'une des boîtes à navette 24, de pénétrer dans la foule 18 puis d'entrer dans l'autre boite à navette 24 sans qu'il soit nécessaire de prévoir de mécanismes de chasse de cette navette 23. Par ce mouvement d'inclinaison du métier dans un sens ou dans l'autre l'une des traverse latérale du bâti s'écarte du coté correspondant de l'embase 30 quand l'autre traverse latérale du bâti se rapproche de l'autre coté de ladite embase et vice versa. De ce fait, pour le mouvement de va et vient des cadres 9a, 9 b, les cabres 12a, 12b cités nlus haut sont attachés à des crochets 33a, 33b, l'un d'un coté de l'embase, et l'autre à lto-nnosé. Ainsi, vendant la levée d'un côté du bâti 1 le câble 12a, fixé du même c8té de ltenhase, tire vers le bas le cadre ca qui appelle les lanières 10 commandant la remontée du cadre ob, ce qui est permis par le câ- ble 12b, qui n'est pas sous-tension, puisque fixé du côté de l'en- base qui, lors du mouvement nrécité, s'est rannroché du bâti et du métier. les deux nappes 6a et 6b de fils de chaste s'ouvrent donc conjointement à l'inclinaison du métier et permettent l'insertion de la duite. Pour la commande du battant dans le sens du tassement de la duite contre le tissu 17 déjà fabriqué, le battant porte un crochet 34 recevant l'extrémité d'un fort ressort 35 dont l'autre extrémité est fixée à un crochet 36 solidaire de la traverse avant du bâti 1. Pour ramener le battant, contre les cadres avant le passage de la navette 23, à chaque extrémité du battant 19 est fixé un cavalier 37 auquel s'attache un câble 38 dont l'autre extrémité est associée à un cavalier 39 solidaire de l'embase. il est avantageux que ce câble 38 soit extensible ou qu'il soit en série avec un élément extensible tel un ressort 40, pour amortir les chocs dus aux fortes tractions répétées. Dans l'exemple représenté le cible 38 passe sur une poulie 41 tournant librement autour d'un axe 42 solidaire du montant 13 afin de diriger correctement l'effort de traction exercé par le cible 38 sur le battant 19 quelle que soit l'inclinaison du bâti 1 nar rap- port à l'embase 30. la bonne synchronisation des mouvements des cadres -va, iE, du battant 19 et de la navette 23 est obtenue essentiellement par un choix Judicieux de la longueur et du point d'attache des câbles 1 2a, 12b de commande des cadres et des câbles 38 de commande du battant sans nécessiter de mécanismes distincts. De cet exposé il ressort que tous les mouvements des éléments du métier, qui sont nécessaires au correct entrelacement des fils de chaîne et de trame en vue d'obtenir le tissu, découlent de la seule commande de l'inclinaison du métier à tisser. Pour commander cette inclinaison du métier à tisser par oscillation autour de l'axe 72 du piétement 29, une multitude de moyens manuels ou mécaniques peuvent être envisagés sans sortir du cadre de la présente invention. Ces moyens influant la cadence varieront notamment selon l'usage réservé au métier à savoir : utilisation comme merciale, utilisation comme jouet, utilisation comme moyen d'entrai- ue:nt ou de rééducation des membres, utilisation par un artiste recherchant des effets spéciaux et devant très fréquement changer te matériau constituant la trane, etc.... Par exe-le, un neu à la manière des métiers traditionnels la commande nourra se faire nar des pédales 43 (figure 3) articulées par l'une de leurs extrémités sur l'axe 44 d'une chape 45 solidaire de l'enbase 30 alors que leur autre extrémité est reliée par un câble 46 ou ure tringlerie au bâti 1 du métier, de part et d'autre de l'axe d'articulation 32. Une commande war pédale peut égale.rent être obtenue au moyen d'un rédalier 47 (figure 4) oscillant autour d'un axe 48 et solidaire d'une roue dentée 49 recevant une chaîne 50 entraînant une seconde roue dentée 51 solidaire en rotation du bâti 1. Chaque pédale peut bien entendu être équipée d'un câle-pied 47a afin de permettre, à l'aide d'un seul pied, sa commande dans un sens comme dans l'autre. Pour une manoeuvre à la main le bâti peut recevoir une poignée ou guidon 52 (figure 5) de préférence en forme de U pour permettre sa préhension soit sur sa barre transversale 52a, soit sur ses retours 52b. Le bâti peut également recevoir l'axe 53 (figure 6) de la tête d'une bielle 54 dont le pied est associé au maneton 55 d'une manivelle 56 tournant autour de l'axe 57 d'une chape 58 solidaire de l'embrase. La manivelle est mue en rotation soit par un volant 59, muni d'une poignée 60 et câlé sur l'axe 57, soit par une poulie 61 également câlée sur cet axe et entrainée par exemple par une courroie 62 passée sur l'arbre de sortie 63 d'un groune moteur o4 et réducteur 65. Dans une variante de réalisation, sous le battant, est fixé un tube à billes 66 grâce auquel lors de l'inclinaison du battant, les billes roulant vers l'extrémité la plus basse buteront sur le fond du tube et provoqueront un choc favorisant l'insertion de la navette 23 dans la foule 13. REVENDICATIONS I - étier à tisser comprenant un bâti sur leauel sont montés, successivement et d'arrière en avant, une ensouple dévidant des fils de chaîne rentrant individuellement et selon un ordre déterminé dans les maillons des lisses montées dans des cadres, des moyens de cotez mande de la descente, alternativement de l'un ou de l'autre des cadres à lisses qui, par des lanières entraînera la montée de l'autre cadre pour ouvrir la chaîne, un peigne, entre les dents duouel pas- sent les fils de chaîne, une navette animée d'un mouvement de va et vient devant le peigne, des moyens de commande du battement du peigne pour lui permettre de serrer la duite contre le tissu déjà fabriqué, un battant solidaire du peigne et portant à chacune de ses extrémités une boite à navette et enfin un moyen de réception du tissu fabriqué, c a r a c t é r i s é en ce que ce métier prend appui sur son aire de repos par l'intermédiaire d'un niètement auquel il est associé oar un axe orthogonal à la trame et de préférence horizontal de manière à permettre, par l'oscillation de tout le métier, l'inclinaison du battant en vue de provoquer, nar simule gravité, le déplacement de la navette de gauche à droite ou inversement. II - Tétier à tisser selon la revendication I caradrisé en ce que l'axe est matérialisé tar deux doigts d'articulation associés l'un à l'avant et l'autre à l'arrière du bâti et portés par le piètement comprenant à cet effet au moins une colonne et une embase. III - Métier à tisser selon la revendication I caractérisé en ce que le moyen de commande du neige comprend un élément élastique tendu entre l'avant du bâti et une pièce solidaire du peigne. IV - métier à tisser selon la revendication I caractérisé en ce que le moyen de commande du peigne comprend, à chaque extrémité latérale du peigne, un lien attaché à une pièce solidaire du dénla- cement du peigne alors que l'autre extrémité du lien est attachée à une pièce solidaire de l'embase, la variation de la distance entre les deux points d'attache du lien, du fait de l'inclinaison du métier, entraînant la traction ou le relachement de ce lien. V - Métier à tisser selon la revendication IV caractérisé en ce que le lien est au moins partiellement élastioue. VI - Métier à tisser selon la revendication I caractérisé en ce que le moyen de commande de la descente, alt rnativement de l'un ou de l'autre des cadres à lisse, comprend deux liens associés chacun par l'une de leurs extrérlités à l'un des cadres lisses alors que leur autre extronité est attachée d'un cOté de l'embase pour l'un, et de l'autre côté de l'embase pour le second de manière à ce que la variation de la distance entre les oint d'attache de chaque lien, du fait de l'inclinaison du métier, entraîne la traction sur l'un des liens ce qui provoquera la descante du cadre auquel il est attaché, ledit cadre commandant alors de manière connue la remontée de l'autre cadre en bénéficiant pour cela du mou du lien corresoondant. VII - Métier à tisser selon la revendication I caractérisé en ce que solidaire du battant est fixé, parallèlement à la trare, un guide au long duquel circule librement au moins un objet afin de provoauer, lorsque cet objet arrivera en fin de course, un choc favorisant l'insertion de la navette dans la foule.