La présente invention concerne un papier réagissant à la falsification par agents chimiques, ce papier étant destiné plus spécialement, quoique non exclusivement à la réalisation des chéquiers, des papiers fiduciaires ou similaires. Ce papier est du type comportant environ : 85 % de fibres de cellulose, 0,1 ,' de matières colorantes, 0,2 ,' de colle, 0,4 % de sulfate d'alumine et 14,3 % de charges minérales. Selon l'invention, il comprend en outre un produit réactif en milieu basique dans une proportion de 0,2 à 0,8 %, les pourcentages étant exprimés par rapport au poids du papier. On dispose ainsi d'un papier infalsifiable car il réagit et par conséquent, se colore au contact de certains produits susceptibles d'entre utilisés par un falsificateur désireux d'effacer les inscriptions faites à l'origine par un usager pour les remplacer par d'autres de manière a en tirer un profit illicite. En effet, il réagit, c'est-à-dire se colore en milieu basique et par conséquent, au contact de certains produits effaceurs d'encre ainsi quta l'eau qui n'est jamais parfaitement neutre. De préférence, ce papier est en outre encollé, de façon con nue, sur ses deux faces faces ces deux couches de colle diminuent les possibilités de falsification par grattage, car elles empêchent le papier d'absorber l'encre. Après grattage, le papier boit, ce qui révèle la falsification. Les produits réactifs en milieu basique convenant à la fabrication du papier selon l'invention sont avantageusement choisis parsi les dérivés du phénol nitrés dans au moins une des positions 2, 4, 5 ou 6 du cycle phénolique, tels que le paranitrophénol, le dinitro 2,5 phénol, le dinitro 2,4 phénol et le dinitro 2,6 phénol. La coiration jaune que donnent ces produits en milieu basique peut bien entendu, comme il est déjà connu, être renforcé par la présence simultanée de produits fluorescents tels que les dérivés du stilbène, les dérivés de la fluorescéine ou les dérivés pyraniques. Un procédé de fabrication de ce papier consiste à incorporer le produit réactif au milieu basique dans la masse de la pâte préparée en vue de la fabrication du papier. Cependant, pour des raisons économiques évidentes, le produit réactif peut également être appliqué en fin de fabrication lors de l'application par imprégnation du produit d'encollage constitué de façon classique d'amidon, d'alcool polyvinylique et d'agents de collage. Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas à la seule forme d'exécution de ce papier, ni à son seul procédé de fabrication qui ont été décrits ci-dessus à titre d'exemple non limitatif ; elle en embrasse au contraire, toutes les variantes de réalisation. - REVENDICATIONS 1 - Papier réagissant à la falsification par agents chimiques, du type collé sur les deux faces, caractérisé en ce qu'il comporte dans sa masse et/ou à sa surface, un produit réactif en milieu basique choisi parmi les dérivés du phénol nitres dans au moins une des positions 2, 4, 5 ou 6 du cycle phénolique. 2 - Papier selon la revendication 1, caractérisé en ce que que le dérivé nitré du phénol est le paranitrophénol. 3 - Papier selon la revendication 1, caractérisé en ce que le dérivé nitré du phénol est le dinitro 2,4 phénol. 4 - Papier selon la revendication 1, caractérisé en ce que le dérivé nitré du phénol est le dinitro 2,5 phénol. 5 - Papier selon la revendication 1, caractérisé en ce que le dérivé nitré du phénol est le dinitro 2,6 phénol.