La présente invention concerne en premier lieu un procédé de construction d'un mur creux. Selon les procédés classiques, un mur creux ou du moins, une paroi de celui-ci est maçonnée, parce qu'il n1 existe pas encore d'autre méthode pratique et moins coûteuse que la maçonnerie. C'est pourquoi, entre 16 demeures contigues en béton, on établit des murs massifs au lieu de murs creux malgré le manque d'isolation sonore de ceux-ci. L'invention a pour objet un procédé pratique pour la construction d'un mur creux, dont le prix de revient, au moins dans le cas d'une construction en série, est inférieur à celui de la ma çonnerie. Se procédé selon l'invention est caractérisé en ce qu'au moins un mur creux est formé en coulant le béton d'une première paroi dans un coffrage sur le site et en coulant le béton d'une seconde paroi sur le site dans un coffrage comprenant une cloison de coffrage. établie à distance de la première paroi dans la couche d'air afin de délimiter la surface intérieure de la seconde paroi, cette distance correspondant à la différence entre la largeur de la couche d'air du mur et l'épaisseur de la cloison du coffrage. L'invention a pour objet, en outre, une cloison de coffrage pour la construction d'un mur creux Cette cloison de coffrage est caractérisée en ce que son épaisseur est inférieure à la largeur de la couche d'air du mur creux. L'invention concerne encore un mur creux construit au moyen du procédé selon l'invention. Ce mur creux peut séparer deux maisons complètement contigues ainsi que deux maisons décalées l'une par rapport à l'autre. De plus, la couche d'air de ce mur creux peut constituer le joint de dilatation d'un bâtiment. La description qui va suivre en regard du dessin annexé, donné à titre d'exemple non-limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les particularités qui ressortent tant du texte que des dessins faisant, bien entendu, partie de cette invention. La figure I est une vue schématique en perspective d'une partie d'un batiment construit conformément à l'invention La figure 2 montre, à une échelle agrandie, la fraction II de la figure 1 pendant la mise en oeuvre du procédé selon l'in vention La figure 3 est une vue latérale d'une cloison utilisée dans la mise en oeuvre du procédé selon l'invention La figure 4 est une vue en plan de la cloison de la fig. 3 a figure 5 est une vue en coupe selon la ligne V-V de la fig. 3 La figure 6 est une vue en coupe agrandie selon la ligne VI-VI de la fig. 3 La figure 7 est une vue en coupe agrandie selon la ligne VII-VII de la fig. 2 La figure 8 est une vue en coupe agrandie selon la ligne VIII-VIII de la fig. 2 'les figures 9 et 10 sont des vues en perspective d'un autre bâtiment pendant l'exécution d'une construction réalisée conformément à l'invention La figure 11 montre un coffrage démonté pour la construction d'un compartiment du bâtiment selon la fig. 10 La figure 12 est une vue en coupe agrandie du détail XII de la fig. 18 La figure 13 est une 'en cDlbge du détail XIII de la fig. 18 La figure 14 est une vue en coupe agrandie du détail XIV de la fig. 18 La figure 15 est une vue schématique en perspective des éléments de coffrage utilisés pour le rez-de-chaussée. La figure 16 est une vue schématique en perspective des éléments de coffrage utilisés pour les étages; La figure 17 est une vue schématique en perspective des éléments de coffrage utilisés pour l'étage supérieur 'la figure 18 est un schéma de construction de bâtiments sucessifs La figure 19 est un récapitulatif des éléments de coffrage nécessaires pour l'établissement de demeures à raison d'une demeure par jour, ces eléments étant figurés par des symboles. Pour édifier le bâtiment 1 de la figure 1, qui comporte une série de demeures 21 à deux compartiments 3 chacune, on aménage d'abord les fondations 20 et les dalles du plancher 22 en béton en prévoyant des fentes 61 et des empattements 5, sur lesquels on construit les parois 4 de murs creux 6. Be coffrage 7 utilisé pour la construction de chaque compartiment 3 comporte un coffrage intérieur 8 connu en forme d'U, muni de roues 24, et il est déplaçable vers l'extérieur et l'intérieur à l'aide de moyens de réglage, ce coffrage comprenant deux cloisons latérales 25 et un plafond 26.Ce coffrage 7 comporte, en outre, deux cloisons de coffrage 9 suivant l'invention, située chacune dans une couche d'air 10 d'un mur creux 6, la largeur a étant, par exemple, de 8 cms et différant d'une valeur b de 2cms par exemple de la largeur c de la couche d'air 10, qui est par exemple de 10 cms. Chaque cloison de coffrage 9 est constituée par deux parties de cloison 12, liées l'une à l'autre au moyen de tirants Il passés par des tuyaux 33. Chaque partie de cloison 12 est principalement formée par un cadre de profilés creux verticaux 13 et de profilés 14 et 15 en U auxquels est fixée, d'un côté et de l'autre par des soudures à points une plaque de surface 17 à une largeur e de 5 mms. 'les profilés 13, 14 et 15 ont une largeur f de de 7 cms. Selon la figure 6, les tirants 11 s'étendent dans les parties de cloison 12. 'les profilés 15 comprennent des écrous de couplage 27 pour recevoir les tirants 11, qui sont pourvus d'un filetage 28. Finalement, les parties de cloison 12 sont serrées l'une contre l'autre en vissant les écrous 29 aux extrémités de la cloison de coffrage 9. Dans les profilés 13 des tiges 18 interchangeables sont fixées en place à l'aide de chevilles 19. Ces tiges 18 sont prévues par soudure d'écrous 30 utilisés comme des trous taraudés pour y fixer la cloison de coffrage 9 à une certaine distance, au moyen de pièces coniques d'entretoisement 31 et à l'aide de boulons 32 passés à travers la cloison latérale 25 et les pièces d'entretoisement 31. Comme les profilés 13, ces tiges 18 présentent un profil creux. Be coffrage 7 est fermé entre une cloison 25 et une paroi de coffrage 9 au moyen d'un profil 34 de boulons de serrage 35 (voir la figure 7). Le plafond 26 est muni de rebords 36. Chaque paroi de coffrage 9 s'appuie, par une tige filetée 2 de part et d'autre, sur des consoles 45 fixées au coffrage intérieur 8 et ce, de façon réglable.. Après mise en place de l'armature nécessaire 39 dans le coffrage 7, le béton est coulé et arraché au côté supérieur par un arracheur 38 guidé le long des bords supérieurs 37 des parois de coffrage 9. Quand le béton de ce compartiment 3 a durci suffisamment, on fixe d'abord les supports formés par la console 40 et les tiges filetées 41 sur le bord supérieur 37 de la paroi de coffrage 9, les tiges 41 étant vissées jusqu'à leur contact avec le compartiment 3 qu'on vient de construire de sorte que la paroi de coffrage y prend appui. Après éloignement des boulons 32, les consoles 45 sont tournées vers l'intérieur du coffrage intérieur 8, qui est alors plié et sorti sur les roues, après quoi les pièces d'écartement 31 sont retirées hors du béton et les trous produits sont remplis de ciment.Sitôt après avoir passé les boulons 32 à travers les cloisons latérales 25 et après y avoir glissé les pièces d'entretoisement, le coffrage intérieur 8 est roulé vers l'emplacement d'un compartiment suivant 3, où celui-ci est levé par des vérins 47 à la juste hauteur. Ensuite les boulons 32 sont insérés dans les écrous 30 de la paroi de coffrage 9 et en serrant les boulons 32 la paroi de coffrage 9 est glissée sur une distance b vers la cloison latérale 25. Le déplacement est a'en- viron 2 cms; ce qui assure qu'après la formation de la paroi suivante 4 du mur creux, la paroi de coffrage 9 peut être éloignée du creux du mur. La formation de chaque compartiment 3 n' exige principalement qu'un seul coffrage intérieur 8 et deux parois de coffrage 9. Be procédé et les parois de coffrage 9 suivant l'invention procurent en même temps la solution du problème produit par un décalage vertical (voir la fig. 9) ou horizontal (voir la fig. 10) des compartiments 3 l'un par rapport à l'autre. La fig. 9 représente une dalle de plancher 22 à gradins. Avant la formation de chaque compartiment,3 chaque paroi de coffrage 9 est montée au moyen de tiges filetées 2 à la hauteur désirée par rapport au coffrage intérieur 8. La paroi extérieure 4 d'un mur creux extérieur 6a peut, si on le désire, être construite aussi par moulage. Dans ce but, on peut établir une paroi de coffrage 9 dans le creux 10 et l'autre paroi de coffrage 9 (ou une paroi classique d'un échafaudage sur le côté extérieur du bâtiment 1. En cas de décalage horizontal des compartiments 3 selon la fig. 10, on emploie une paroi de coffrage 9, dont la longueur r est égale à la longueur s du compartiment 3 plus la longueur t du décalage. De plus, à l'endroit de chaque décalage, le coffrage interieur 8 est muni d'une paroi 43, fixée par des tirants 44 aux cloisons latérales 25. La fig. 11 montre le coffrage 7 complété de deux parois de coffrage 9, de profilés 35 et de rebords 36. Il n'y a pas besoin d'employer des supports qui pourraient entraver les travaux dans, devant ou derrière, la demeure adjacente. Be coffrage 7 selon la fig. 11 permet aussi de construire des trumeaux (non illustrés). Chaque mur creux 6 de la fig. 10 sépare d'une part deux demeures 21 et constitue d'autre part, un mur creux extérieur à ltendroit du décalage. Pour des raisons esthétiques, la paroi extérieure du mur creux n'est pas, le plus souvent, fabriquée en béton coulé, mais elle est maçonnée plus tard de la manière classique. Dans ce cas, les parois 43 sont omise ainsi que le morceau d'empattement qui y est associé selon le dessin. Par ce que la paroi de coffrage 9 suivant l'invention est plus coûteuse qu'une paroi classique 50 d'un échafaudage, à cause de la précision des mesures et de sa faible épaisseur, on emploie, de préférence, un nombre minimum de parois de coffrage 9. La fig. 12 montre un coffrage d'empattement 46 fixé de préférence à la partie supérieure de la paroi de coffrage 9, afin de pouvoir aménager un empattement 5 sur un compartiment 3 durci sur l'autre côté et ce, simultanément avec le coulage d'un compartiment 3 dans un coffrage 7. Une plaque 47 à section cunéiforme ferme la cavité 10. Après durcissement de l'empattement 5 le coffrage d'empattement 46 est déplacé à l'aide de vérins 48 et la plaque 47 est levée avec la paroi de coffrage 9 à l'aide de tiges filetées 41. L'autre empattement 5 joignant la même cavité 10 n'est prévu qu'au moment du coulage d'un compartiment 3 d'un étage. Dans ce but, (voir la fig. 13) le côté inférieur d'une paroi 50 d'échafaudage est muni d'un coffrage d'empattement 46, qui est rempli quand un coffrage 7 d'un compartiment 3 adjacent est monté. La figure 14 montre une poutre 49 fermant la cavité 10 afin de prévenir la pénétration de béton salissant dans cette cavité quand le coffrage 7 est rempli. 'les figures 15, 16 et 17 montrent schématiquement les éléments de coffrage 54, 55 et 56, requis pour la construction de deux demeures 21 par jour, c'est-à-dire pour la construction du rez-de chaussée 64, de l'étage intermédiaire 65 et ttétage supérieur 66. La fig. 16 montre un coffrage classoque d'empattement 51 pour aménager un empattement à l'extrémité d'un bâtiment 1. La fig. 17 montre quatre groupes formés chacun d'une paroi de coffrage 9c et d'une paroi d'échafaudage 50c, chacun de ces groupes étant destiné à la formation individuelle d'une paroi triangulaire 4c du mur creux. Les figs. 15 et 16 montrent des guides verticaux 52, suspendus dans la cavité 10 sur la paroi de coiffage 9 ou sur le coffrage intérieur 8 afin de faciliter l'emplacement du coffrage intérieur 8. Ensuite, les guides 52 sont éloignés. La fig. 18 représente le schéma de mise en oeuvre du procédé selon l'invention dans lequel les divers échelons représentent les jours successifs de travail, les lignes solides le bétons déjà durci et les lignes pointillées, les coffrages remplis de béton coulé au cours de la journée correspondante. A l'aide des éléments de coffrage 54, 55 et 56, indiqués par des symboles sur la fig. 18, ont peut continuer les constructions, un bâtiment après l'autre à raison de deux demeures 21 par jour. Il faut noter qu'à l'aide des éléments de coffrage 57, 58 et 59 représentés symboliquement sur la fig. 19 on peut exécuter des constructions à raison d'une demeure 21 par jour. Le mur creux 6 selon l'invention est en même temps un mur de dilatation parce qu'il permet une dilatation entre les deux parois 4. Chaque paroi de coffrage 9 comporte des trous 53, auxquels on peut fixer des talons d'élévation (non représentés) des échafaudages, etc.. La paroi de coffrage 9 ne possède pas une stabilité complète par elle-même. 'les boulons 32 retiennent la paroi de coffrage 9 à l'écartement requis d'une cloison latérale 25 ou d'une paroi 50 d'échafaudage. La rigidité de la paroi de coffrage est, cependant, suffisante pour la portée entre les boulons 32 à une distance horizontale v de 120 cms, à des distances w de 12 cms et yde 202 cms, par exemple du côté inférieur. La fig. 3 montre que l'espace entre les plaques de surface 17 est rempli d'une matière isolante. Ainsi, la chaleur produite pour durcir le béton est retenue. En outre, on évite ainsi le remplissage du coffrage 9 avec l'eau du béton et/ou d'autres substances lourdes et durcissantes. L'invention s'applique, en particulier, mais pas exclusivement à la construction de maisons, bureaux, hopitaux, etc., où l'isolation sonore entre les pièces contigues est importante. Ba présente invention s'applique spécialement à la construction de bâtiment en béton. REVENDICATIONS 10 - Procédé pour la construction d'un mur creux caractérisé en ce que celui-ci est réalisé en coulant le béton d'une première paroi de ce mur sur le site dans un coffrage et en coulant le béton d'une seconde paroi de ce mur sur le site dans un coffrage comportant une paroi de coffrage disposée à une certaine distance de la première paroi dans la cavité de ce mur pourdélimiter le côté intérieur de la seconde paroi de celui-ci, cette distance correspondant à la différence entre lalargeur de la cavité du mur et la largeur de la paroi du coffrage. 20 - Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que le mur creux est formé en coulant, sur le site, le béton d'une première paroi de celui-ci dans un coffrage comportant une paroi de coffrage disposée dans une première position pour délimiter le côté intérieur de la première paroi et en coulant, sur le site, le béton d'une seconde paroi du mur dans un coffrage comportant une paroi de coffrage disposée à une certaine distance de la première position et ce, dans une seconde position pour délimiter le côté intérieur de la seconde paroi du mur. 30 - Paroi de coffrage pour la construction d'un mur creux caractérisé en ce que l'épaisseur de la paroi est inférieure à la largeur de la cavité du mur, et est de préférence, inférieure à 10 cm et par exemple, de 8 cm environ. 40 - Paroi de coffrage selon la revendication 3 caractérisée en ce qu'elle se compose d'au moins deux parties liées l'une à l'autre au moyen de tirants s'étendant dans, au moins une partie de la paroi. 50 - Paroi de coffrage selon la revendication 3 ou 4 caractérisée par l'existence de trous filetés pour la fixation de la paroi de coffrage à une certaine distance d'un autre élément de coffrage au moyen de pièces d'entretoisement et de boulons, ces trous filetés étant de préférence, prévus dans des tiges interchangeables ménagées dans la paroi de coffrage et de préférence disposées dans des profilés du cadre de la paroi de coffrage. 60 - Paroi de coffrage selon l'une quelconque des revendications 3 à 5 caractérisée en ce qu'elle est constituée par un cadre de profilés à largeur égale à environ 7 cm et de deux plaques de surface ayant une largeur d'environ 5 mm. 70 - Paroi de coffrage selon une quelconque des revendications 3 à 6 caractérisée par la présence de moyens de support pour appuyer la paroi de coffrage de façon déplaçable sur un compartiment fini d'un bâtiment. 80 - Paroi de coffrage selon une quelconque des revendications 3 à 7 caractérisée en ce qu un coffrage d'empattement est fixé à cette paroi. 90 - Paroi de coffrage selon une quelconque des revendications 3 à 8 caractérisée en ce que l'espace entre les plaques de surface est rempli d'une matière isolante. 100 - Mur creux construit par mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'il sépare deux demeures, ou bien en ce qu'à la fois, il sépare deux demeures et constitue un mur extérieur, complètement ou en partie.