La présente invention concerne de nouveaux composés glycosi-diquesdoués d'une activité antibiotique. L'invention vise un antibiotique (antibactérien et antimy-cotique) consistant dans l'ensemble des composés présents en tant 5 qu'extrait éthanolique total d'un champignon particulier, ainsi que des composés simples qui peuvent être utilisés sélectivement comme produits antibactériens et/ou antimycotiques, et utilisés pour la transformation en produits antibactériens et/ou antimycotiques. L'invention vise également un procédé de production de 10 l'extrait éthanolique total, et de préparation de plusieurs composés présents dans cet extrait, ainsi que des procédés de transformation d'au moins un des composés faisant partie de l'extrait total en un composé différent, toujours renfermé dans cet extrait total. ■ ■ ' L'invention permet de préparer de nouveaux antibiotiques possédant une forte action antibactérienne et/ou antimycotique, par des procédés économiques. L'invention a pour objet un ou plusieurs glycosides (désignés ci-après sous le nom de glycosides A, B, C, D, E, F, G, H) de 20 formule a) 25 30 35 où R peut être 1'hydrogène ou un hydroxy et X peut être un groupe carboxy (COOH) ou un groupe - CH2OH, de formule b) 71 00445 2. 2081424 10 OH H 15 où R a la signification ci-dessus et Y est -CHO ou -CH2OH, pourvu que lorsque Y est CH^OH, R soit l'hydrogène, et de formule C) 20 25 30 35 40 OH H L'invention concerne en particulier : a) l'extrait éthanolique total de la culture du champignon Oospora Virescens (Link) Wallr ; son procédé de préparation et son activité antibiotique. b) de nouveaux glycosides séparables de l'extrait éthanolique total de la culture de champignon ; leurs procédés de séparation et leur activité antibiotique ; c) particulièrement deux de ces glycosides (D et E) doués d'une activité antimycotique prononcée et leur préparation semi-synthétique en utilisant les glycosides A, B, F, G. Aux dessins, les Fig. 1 à 8 montrent les spectres I.R. des 71 00445 3" 2081424 glycosides désignés par A à H dans le présent mémoire. La Fig. 9 illustre une chromatographie sur couche mince des huit glycosides séparés. Il a été trouvé qu'à partir des cultures du champignon OOs-5 pora Virescens (Link) Wallr, on peut préparer un extrait éthanolique total ayant une activité antibiotique prononcée, duquel on a isolé huit métabolites de nature glycosidique, désignés ci-après par les lettres A à H : Propriétés chimiques et physiques des glycosides A à H 10 Formule molé- Point de fusion [■C «+ culaire (ions molécu- lalres) A C26H42°8 130° -42°,7 Fig. 1 15 B C26H42°7 110° -32°,3 Fig. 2 C C26H40°7 160°-2° -71°,4 Fig. 3 D C26H38°6 -123° 446 Fig. 4 E C26H38°7 -113° 462 Fig. 5 20 F C26H40°9 188-190° -82°,3 Fig. 6 G C26H40°8 192-194° -85°,2 Fig. 7 H C26H40°6 170-2° -149° 448 Fig. 8 25 Ces métabolites ont les structures suivantes - ^ o ch. CH20H h 'h h 0 oh oh O r :î h o glycoside A R = OH glycoside B R == H h h ch2oh Q o ch. h oh OH va O O 4> Uî H C00H 0 CH- NlV >h J__ . , glycoside C h oh h h glycoside F R = CH glycoside G R = H N , % ÎH20H « oh |î och, glycoside h h glycoside E R = OH glycoside I? R *= H oh h ro o oo b-* PO 4> 71 00445 5. 2081424 Selon un premier aspect fondamental de l'invention, celle-ci se rapporte à un extrait éthanolique total, qui est un mélange des huit glycosides A à H, obtenus par extraction par l'éthanol chaud d'une culture lyophilisée d'Oospora Virescens (Link) Wallr. 5 Selon un autre aspect de l'invention, celle-ci concerne certains des glycosides (D et E) possédant une activité antibiotique (à savoir des actions antibactérienne et antimycotique associées) et préparés directement par purification de l'extrait total par chromatographie. Selon un autre aspect de l'invention, celle-ci concerne deux des glycosides (F et G) doués d'une action antimycotique, en particulier contre Cryptococcus Neoformans, qui sont préparés par cristallisation à l'état de sels*de sodium à partir de l'extrait éthanolique de la culture lyophilisée d'Oospora Virescens, acidifi-■L5 cation ultérieure de leur solution aqueuse, et purification chro-matographique. En outre, ceux-ci peuvent être utilisés comme produits intermédiaires pour préparer d'autres glycosides antibiotiques (D et E) . Selon un autre aspect de l'invention, celle-ci concerne les 20 deux glycosides (A et B) doués d'une activité antimycotique, qui sont préparés par extraction éthanolique à partir de la culture lyophilisée d'Oospora Virescens (Link) Wallr, et par purification chromatographique ultérieure. En outre, ils peuvent être utilisés comme produits intermédiaires pour préparer d'autres glycosides an-25 tibiotiques (D et E). Selon encore un autre aspect de l'invention, celle-ci con-cèrne un procédé de préparation de ces huit produits glycosidiques, consistant : à préparer et faire pousser une culture d'Oospora Virescens (Link) Wallr à lyophiliser la culture puis à extraire et 30 dessécher les glycosides solubles dans l'alcool éthylique. On utilise une colonne de chromatographie sur gel de silice pour séparer les glycosides A à H. Selon un autre de ses aspects, l'invention concerne un procédé de préparation de ces substances glycosidiques, consistant à 35 préparer et à faire pousser une culture d' Oospora Virescens (Link) Wallr ; à lyophiliser la culture ; à extraire les glycosides solubles dans l'alcool éthylique ; à précipiter par refroidissement les sels de sodium (de F et G) ; à les acidifier pour éliminer le sodium ; à purifier par chromatographie. 40 Selon encore un autre aspect, l'invention couvre le fait que 71 00445 6. 2081424 les glycosides (A et B) présents dans l'extrait éthanolique à de fortes concentrations, peuvent être soumis à une oxydo-élimina-tion, pour être transformés en glycosides actifs (D et E)• Selon un autre aspect, l'invention concerne un procédé pour 5 la production de glycosides.,. selon lequel, les glycosides (F ,et G) sont cristallisés à partir de -1 ' extrait éthanolique à l'état de sels de sodium, aciâifiés et- séparés par chromatographie, puis sont soumis à une réduction pour obtenir des glycosides (A et B) solubles dans l'éthanol ; ces derniers sont isolés par chromato-10 graphie et soumis à une oxydo-éliminât ion- pour obtenir les glycosides D et E.- . Le tableau "suivant montre l'activité antimycosique des glycosides mentionnés ci-dessus. - - ' .. _ • TABLEAU. 1 . 15 Organismes ; Concentration minimale inhibi-trice en mg/ml d'essai ■ . " . • . A D E H 20 25 Aspergillus fumigatiis 50 Aspergillus flavu s Mue or çorymbifer 50 Pénicillium ïnarneffei 12,5 Epidermophy-ton floccosum 50 3 0 Microsporum canis 12,5 Trichophy-ton rùbrum 25 35 40 Candida albicans 100 Cryptococcus neo forman s 0,18 Histoplasma capsulatum 50 50 25 50 12,5'' 25 50 50 100 100 ' 100" 12,5 50 12,5 100 50 100 100 100 50 50 ' 12,5 25 100 50 50 3,12 25 25 50 100 50 100 3,12 25 • 25 50 50 50 50 12,5 25 12,5 25 100 25 50 100 100 50 6,25100 50 100 0,78 0,09. 6,25 0,04 1,56 0,18 50 12,5 50 71 00445 7. 2081424 Tous les composés A à H ont un spectre antimycotique large inhibant la croissance des levures pathogènes (C, albicans, Crypt, neoformans etc ..), des dermatophytes (M. Canis, E. floccosum, T. rubrum etc...) et de saprophytes potentiellement pathogênes tels 5 Que A. fumigatus et A. flavus. En général, les produits A, B, C, F, G, H sont particulièrement efficaces contre Cryptococcus neoformans. Les produits D et E ont cependant la plus forte activité antifongique. En général, le produit D est plus efficace que le produit E contre les champignons filamentaires, en ce sens que son activité se manifeste à des concentrations plus faibles qu'avec ce dernier. Le produit E est spécialement actif contre certaines levu-25 res pathogènes (surtout Cryptococcus neoformans), et il agit à des concentrations extrêmement faibles. L'activité antifongique a été évaluée in vitro, sur le liquide de Sabouraud au glucose additionné de chloramphénicol (0,5%) à diverses concentrations. 20 Deux des huit glycosides (D et E) présentent un large spec tre d'activité tant in vitro qu'in vivo, et ils inhibent la croissance des champignons parasites des hommes et des animaux. Par conséquent, ces produits sont biologiquement les plus intéressants. La très faible toxicité des glycosides D et E est d'un in-25 têrêt particulier. La DL^q de D pour la souris est de 250 mg/kg par voie sous cutanée. La DLj-q de E pour la souris est de 250 mg/kg par voie sous cutanée 30 La meilleure façon d'administrer D et E à l'homme et aux animaux est un traitement externe sous forme de poudre ou de teinture ou de pommade contenant 500 mg de produit actif. La pommade contient comme excipient de la lanoline ou des acides gras (par exemple l'acide undécylique et l'acide capryli-3 5 que) . En outre, D et E peuvent être administrés à l'homme et aux animaux en doses orales quotidiennes de plusieurs grammes sans aucun effet défavorable. Les comprimés et capsules, préparés selon des procédés bien 40 connus, contiennent 70 mg de substances actives, 25 mg d'acide as 71 00445 8. 2081424 corbique et 3 mgr die ffiéfcafoisulfite de potassium. Le nouveau glycoside D peut être utilisé contre diverses mycoses cutanées dues à des dermatophytes (alopétie, eczéma, herpès, teigne, faons) et contre l'histoplasmose. 5 Le nouveau glycoside E peut être utilisé dans le traitement d'infections particulières, que l'on appelle généralement aujourd'hui candidiases ou moniliases et cryptococcoses. En outre, les glycosides D et E sont particulièrement intéressants car ils agissent sur une vaste garome de dermatophytes et 10 de levures pathogènes parmi lesquels Candida albicans, précédemment connue sous le nom de Monilia albicans, qui a résisté à tous les traitements antifongiques connus jusqu'ici. Les mé-cabolites D et E ont aussi la propriété d'inhiber in vitro la croissance de bactéries Gram-positives et Gram-nëgatives 15 comme Stapliolococcus aurens, Bacillus subtilis, Escherichia Coli. TABLEAU II Spectre antibactérien de D et E 20 Organisme Concentration minimale inhibitrice mcg/ml Glycoside D Glycoside E Straphylococcus aurens 4 Bacillus subtilis 3 Escheridria Coli 10 L'extrait alcoolique total, qui a une DL100 = m?/kg (sous cutanée) DL100 = 500 mg/kg (intrapéritonéale) 3 0 présente in vitro une activité antimycotique et antibactérienne prononcée contre les agents énumërés ci-dessus. Au cours des essais, on a utilisé une souche d'Oospora Vi-rescens (Link) Wallr, de teromycète de la famille des Moniliacées, naturellement rare, isolée de branches mortes de. mûrier - choisie 35 dans l'agar-malt dans une colonie se distinguant des autres par une sporulation plus rapide et plus intense. Caractéristiques de culture, de morphologie et de physiologie du champignon. Sur un milieu organique solide ou liquide à base de malt 40: et die d.éeQc.tion.s végétales avec ou sans glucose (grains de blé, ou 5 5 15 71 00445 9. 2081424 grains de maïs, ou grains d'avoine, ou carottes, ou graines de haricot nain etc..) les colonies de champignons sont rondes, avec un contour légèrement sinueux, d'abord plates et blanches, puis s'élevant ; en se développant, elles changent et deviennent vertes, 5 • puis, en vieillissant, d'un vert; foncé olivâtre à l'aspect velouté . La couleur verte provient de la couleur de la couche portant les spores, et elle est plus intense lorsque la sporulation est abondante. 10 Le mycélium végétatif est constitué d'hyphes à septes trans parents, ramifiées, de 2,5 microns environ de large, servant de support à de nombreuses eonidiophores portant des spores en chaînette abondants, formés en succession hasipète sous forme de chaînes flexueuses très longues. 15 Les eonidiophores sont simples, transparents, dressés ou inclinés, ils ont de 30 à 40 microns de long, sont légèrement renflés à la base et.se rétrécissent vers la pointe. Les spores sont fusiformes, lisses, ils ont environ de 7 à 8 microns de long et de 2,5 à 3 microns de large, et sont de cou-20 leur verte ou vert-olive dans la masse. Sur les milieux cités précédemment, le champignon produit souvent un pigment brun diffusible. Sur les milieux synthétiques (Czapek, Veindeling), le champignon pousse mal, sans fructification. 25 La croissance d'Oospora Virescens est lente à la températu re de 10°C, optimale à 23-25°C, et aucune croissance n'est observée à 30°C. Dans les cultures submergées (milieux liquides agités magnétiquement) , le champignon pousse très lentement sans sporula-30 tion : les huit glycosides A à H ne sont pas produits. Par conséquent, on utilise la méthode de surface sur des cultures stationnaires (c'est-à-dire non agitées), comme dans les exemples suivants : EXEMPLE A (cultures stationnaires sur milieux liquides synthëti-35 ques) 1) liquide de Czapek modifié (pH 6 à 6,5 après stérilisation) k2h po4 1 g MgS04,7H20 0,5 " KCL 0,5 " 40 FeS04 0,01 " 71 00445 2081424 10 - Na N03 . 2 g glucose 20 " eau désionisée pour faire 1 litre. 2) liquide de Veindelinq ■ (■ pH 4 ,5 à-5 ni-i4 oco (ci-ich) 2coonh4' ' 2 ■s kh2po4 - ■ 1 11 MgS04,7H20 1 II- glucose 25 II solution de microéléments 1 ml eau désionisée pour faire 1 litre. Les milieux de culture, répartis à raison de 150 ml par flacon dans des flacons de Roux de 1000 ml et stérilisées sous une p pression de l/J kg/cm pendant 3 - à 4 m-inutes> sont inoculés avec 2 ml d'une suspension aqueuse stérile de spores abondants préparés à 22 paxtir de cultures bien sporulées, âgées de 20 à 40 jours, 4'O. Virescens sur dès -surfaces Inclinées d'avoine gélose. Après inoculation, on fait pousser le champignon en culture stationnaire à la température ambiante de 23 à 25°C, à la lumière du jour. - 20 Sur les milieux mentionnées ci-dessus (1 et 2), le champi gnon pousse' mal, et ne sporulé pas. Les métabolites A à H ne sont pas produits. ' -, EXEMPLE B (cultures stationnaires sur milieux liquides organiques sans glucose) 25 -décoctions liquides (dans l'eau désionisée) de : 1) carottes (250 g/litre, env. pH 6 après stérilisation) 2) grains de blé (150 g/1 " " " 3) grains de maïs (200 "g/1 6,4 " " 4) graines de haricot nain (100 g/1 6,2 " " II 30 5) graines de pois (100 g/1 6 " '6) graines de lentilles (100 g/1 6 " " 7) pomme de terre (200 g/1 5,5 " " 35 40 Les milieux sont répartis, autoclavés, inoculés et cultivés comme dans l'exemple A. La croissance végétative est" plus ou moins abondante, et la sporulation est bonne ou modérée ; les métabolites A à H ne sont pas produits. EXEMPLE C (cultures stationnaires sur milieux liquides organiques sans sucres) 71 00445 2081424 - bouillons (dans l'eau du robinet) de : 1) extrait de malt (poudre) (15 g/1 ; 1,6 Bé ; pH environ 6 après stérilisation) 2) extrait de levure contenant 2% de glucose (3 g/1 ; pH en-5 viron 7,8 après stérilisation) décoctions glucosiques (2%) préparées comme dans l'exemple B (1 à 7) , de 3) carottes (pH environ 5,5 après stérilisation) 4) grains de blé (pH environ 5,8 après stérilisation) 20 5) grains de maïs (pH environ 5,5, après stérilisation) 6) graines de haricot nain (pH environ 6 après stérilisation) 7) graines de pois (pH environ 5,8 après stérilisation) 8) graines de lentilles (pH environ 6 après stérilisation) 25 9) portme de terre (pH environ 5,5 après stérilisation) Les milieux sont répartis, mis en autoclave, inoculés et cultivés comme dans l'exemple A. La croissance végétative et la sporulation sont vigoureuses et abondantes sur les milieux de malt (1), de carotte glucosique 20 (3)r de blé glucosique (4) et de maïs glucosique (5). La croissance est bonne, mais la sporulation faible sur les milieux de levure glucosique (2), d'haricots nains glucosiques (6), de pois glucosique (7) , de lentilles glucosique (8) , de porime de terre glucosique (9). 25 Dans les milieux cités ci-dessus, mais en particulier dans le malt, la carotte, le maïs et le blé, à l'exception de la pomme de terre, le champignon produit les métabolites A, B, C, F, G en 10 à 30 jours de croissance. EXEMPLE D (culture stationnaire sur milieu glucose liquide organi-30 qUe à divers pH) Les milieux glucose-carotte et glucose-maïs (comme dans l'exemple C, 3), 5), qui se sont révélés les meilleurs pour le développement du champignon et la production de certains métabolites, sont ajustés aux pH suivants, après stérilisation : 35 i) a - décoction glucose-carotte, pH environ 5 k _ » " " n y C - " " " 8,6 à 8,8 2) a - décoction glucose-grains de maïs, pr" environ 5 b - 7 40 c » ■■ » 8,6 à 8,8 71 00445 12. 2081424 Les milieux sont préparés, inoculés et cultivés comme dans l'exemple A. En général, en 1) a, 1) b et 2) a 2) b, le pH initial des milieux ajustés, indépendamment de la présence du champignon, res-5 te constant tandis qu'en 1) c, et 2) c, il évolue lentement, en 50 heures, vers la neutralité. Après incubation pendant 25 à 30 jours, dans les milieux 1) a et 2) a, l'assimilation du glucose est lente et le pH initial augmente vers la neutralité. 10 Dans les milieux 1) b, 1) c et 2) b, 2) c, L'assimilation du glucose est plus rapide et la réaction du milieu tend vers un pH de 9. Dans les milieux 1) b, 1) c et 2) b, la croissance et la sporulation sont plus rapides et plus abondantes. 15 Dans les milieux 1) c et 2) c, après incubation pendant 15 jours, les métabolites A, B, C, F, G sont produits. Au bout de 30 jours, D, E et H sont également produits. 1) c est le meilleur milieu pour la production de D et E. Extraction, séparation et purification des métabolites. 20 Extraction et séparation chromatographique. On lyophilise et extrait par l'éthanol en Soxhlet 3 litres de cultures du champignon Oospore Virescens (Link) Wallr. De l'extrait éthanolique, F et G précipitent par refroidissement lent sous la forme de sels de sodium ; l'extrait éthanolique, filtré et 25 séché sous vide, est ajouté à une colonne de gel de silice (KIESEL-GEL 0,05 à 0,2 mm. Merck), et l'on développe le chromatogramme avec un mélange chloroforme-méthanol. Les fractions contenant le glycoside D (250 mg) sont élevées les premières, puis on a dans 1.""ordre suivant : 30 c (50 mg), H (300 mg), E (300 mg), B (2000 mg), A (4000 mg). La solution aqueuse des sels de sodium de F et G (50 00 mg) acidulée par l'acide chlorhydrique N donne F et G qui sont purifiés sur une colonne chromatographique, l'éluant étant le chloroforme-méthanol . 35 Dans dés conditions idéales pour la croissance du champi gnon, la production des métabolites D et E est toujours limitée. Un autre objet de l'invention consiste dans la production semi-synthétique des métabolites D et E en partant -respectivement des produits les plus abondants B, G, et A, F. 71 00445 13. 2081424 Production semi-synthétique de D 1) le métabolite B, par tritylation, acëtylation, détrityla-tion, oxydo-élimination avec le réactif de Doering et désacétylation ultérieure par le mëthylate de sodium 5 dans le méthanol, donne 50% de D. 2) Par réduction avec LiAlH^ et traitement ultérieur comme en (1), le métabolite G donne D. Production semi-synthétique de E 1) le métabolite A, par tritylation, acétylation détrityla-10 tion, oxydo-élimination avec le réactif de Doering et désacétylation ultérieure par le méthylate de sodium dans le méthanol donne E avec des rendements de 40%. 2) le métabolite F par réduction avec LiAlH^ et traitement ultérieur comme en (1) donne E. 15 Les exemples suivants illustrent l'invention. Préparation du milieu de culture pour la croissance et la sporulation du champignon Oospora Virescens (Link) Wallr. (Exemple D, le) Le milieu est préparé avec une décoction de carottes dans 20 l'eau désionisée (250 g/1), obtenue en autoclave à une température d'environ 120°C pendant 2 à 3 minutes. On filtre la décoction en utilisant de la ouate de coton, l'enrichit avec du glucose (2%) et le répartit (300 ml/flacon) dans des flacons de Lepin de 3000 ml (à section rectangulaire). Puis on met en autoclave à une tempéra-25 ture de 120°C pendant environ 3 à 4 minutes. Après refroidissement, on ajuste le milieu à pH 8,6 à 8,8 avec une solution normale d'hydroxyde de sodium stérile, et l'inocule avec 5 ml d'une suspension aqueuse stérile de spores abondants ; 1'inoculum et les conditions de culture sont comme dans 30 l'exemple A. La croissance et la sporulation sont vigoureuses et abondantes. Au bout de 15 jours d'incubation, les métabolites antibiotiques A, B, C, F, G sont produits ; au bout de 30 jours, les métabolites D, E, H sont produits. 35 Les glycosides A à H sont contenus à la fois dans le mycé lium et dans la liqueur de fermentation. Purification de l'extrait éthanolique total On extrait complètement à 1'éthanol en Soxhlet 3 litres d'une culture lyophilisée (D, le) (10 flacons de Lepin) et concen-40 tre aux 2/3 ; après refroidissement lent, il cristallise 5 g des 71 00445 14. 2081424 sels de sodium de F et G ; on filtre le mélange et l'évaporé à sec sous vide (12 g). L'extrait brut (12 g) contenant les métabolites A, B, C, D, E, H est chromatographie sur une colonne de 250 g de gel de silice (KIESELGEL G 0,05 à 0,2 mm Merck). On élue la 5 colonne avec un mélange chloroforme-méthano'1 (93 : 7) . Il s'élue successivement : D - 250 mg : soluble dans l'éthanol, le méthanol, le chloroforme, l'acétate d'ëthyle, il précipite à l'état amorphe des solutions d'acétate d'éthyle. 10 jot] 20= - 123° (C = 0,96 ; méthanol) ; C26H38°6 (M+ = 446) Spectre ultraviolet à 258 my ( £ = 6000 ; éthanol) Le spectre infra-rouge présente des pics aux longueurs d'onde suivantes exprimées en nombre d'onde cm ^ qui sont, lorsqu'on 15 travaille en disque de KBr : 3401, 3077, 2959, 2924, 2899, 2874, 2833, 2817, 1681, 1639, 1471, 1460, 1439, 1429, 1383, 1370, 1344, 1325, 1292, 1274, 1221, 1178, 1138, 1091, 1047, 1015, 1000, 961, 952, 930, 909, 893, 885, 868, 856, 826, 813. ,* chromatographie en couche mince : Rf = 0,65 tache pourpre. C - 50 mg : soluble dans l'éthanol, le méthanol, le^chloroforme, cristallisable dans l'acétate d'éthyle, point de fusion 160 à 162°C. M20 o ^ JD = - 71 4 (C = 0,98 ; méthanol) ; C2gH4gOy. 25 Le spectre UV ne présente pas de maxima d'absorption entre 220 et 400 m p. . Le spectre infra-rouge présente les pics suivants-.jjÇS^,3401, 3086, 3058, 2976, 2950, 2907, 2865, 2825, 2801, 1709; 1681, 1667, 1639, 1490, 1471, 1460, 1449, 1439, 1425, 1412, 1387, 1364, 1342, 30 1330, 1311, 1290, 1266, 1250, 1230, 1214, 1176, 1156, 1143, 1138, 1114, 1105, 1095, 1072, 1026, 1008, 980, 963, 951, 945, 909, 886, 873,. 869, 853, 839, 806, 749, 741. £ chromatographie en couche mince : Rf = 0,52 tache rouge. H - 3 00 mg : soluble dans l'éthanol, le méthanol, le chlo-35 roforme, cristallisable dans l'éthanol, point de fusion 170 - 172°C. D = - 149° (C = 0,72 ; méthanol) '. ' C26H40°6 (M+ = 448)* Le spectre ultra-violet ne présente pas de maxima d'absorp- 4fi tion entre 220 et 400 m ji, . 71 00445 15. 2081424 15 Le spectre d'infra-rouge présente les pics suivants : 3534, 3448, 3086, 3040, 2959, 2950, 2924, 2899, 2865, 2817, 1689, 1681, 1639, 1471, 1447 , 1429, 1412, 1381, 1337, 1206, 1186, 1124, 1084, 1058, 1047, 1026, 1000, 921, 811, 790. 5 * chromatographie en couche mince Rf = 0,42 tache pourpre. E - 300 mg soluble dans l'éthanol, le méthanol, le chloroforme, l'acétate d'éthyle ; précipite à l'état amorphe de la solution acétate d'éthyle—éther de pétrole. QX} 20 = - 113° (C = 0,97 ; méthanol) ; 10 D + C26H38°7 ~ 462^ Le spectre ultra-violet a des maxima d'absorption à 258 m/i ( £ = 6000 ; éthanol) Le spectre infra-rouge présente les pics suivants : 3 401, 3077, 2959, 2915, 2874, 2841, 2817, 1695, 1639, 1449, 1431, 1414, 1387, 1372, 1342, 1179, 1149, 1089, 1058, 1000, 926, 910, 885, 862, 826. i chromatographie en couche mince Rf = 0,3 6 tache brune. B - 2000 mg : soluble dans l'éthanol, le méthanol, le chloroforme, précipite à l'état amorphe de la solution dans l'acétate d'éthyle, point de fusion environ 110°C. ^ = -32°3 (C = 1,05 ; méthanol) ; C26H42°7 Le spectre ultra-violet ne présente pas de maxima d'absorp-25 tion entre 220 et 400 m/*.. Le spectre infra-rouge présente les pics suivants : 3401, 3086, 2924, 2874, 2817, 1639, 1447, 1425, 1412, 1383, 1372, 1330, 1294, 1285, 1267, 1215, 1143, 1138, 1086, 1015, 1000, 966, 952, 909, 879, 856, 833, 830. 30 * chromatographie en couche mince Rf = 0,34 tache brune. A - 4000 mg : soluble dans le méthanol, l'éthanol, le chloroforme, précipite à l'état amorphe de l'acétone, de l'acétate d'éthyle, point de fusion environ 130°C. [d§2°= - 42°7 (C = 1,03 ; méthanol) ; 20 35 D C26H42°8 Le spectre ultra-violet ne présente pas de maxima d'absorption entre 220 et 400 mu . Le spectre infra-rouge présente les pics suivants : 3401, 40 3086, 2959, 2907, 2825, 1637, 1451, 1443, 1425, 1414, 1383, 1372, 71 00445 2081424 1156, 1138, 1070, 1010; 966, 941, 934, 909, 883, 832, 829, 782. * chromatographie en couche mince Rf = 0,16 tache verte jfe chromatographie sur couche mince (KIESELGEL H Fluka) activé pen- 5 dant 60 minutes à 110°C et élue avec le mélange chloroforme - méthanol (85 : 15) ; détection : acide sulfurique 50% à 110°C pen dant 5 minutes. Séparation des produits F et G 5 g des sels de sodium de F et G dissous dans 200 ml de 10 E^O et additionnés sous agitation, d'acide chlorhydrique N, donnent F et G. Le précipité rassemblé par centrifugation, séché sous vide, pesant environ 4 g, est purifié sur une colonne chromatographique de 100 g (acide silicique/celite 3:1), mélange chlorofor-me-méthanol (90 : 10) : G et F sont élués progressivement. 15 G - 140 0 mg : soluble dans le méthanol, l'éthanol, le chlo roforme, précipite à l'état amorphe de l'éthanol. Point de fusion 192 à 194°C. . = - 85,2° (C = 1,1 ; méthanol) ; 20 C26H40°8* Le spectre ultra-violet ne présente pas de maxima d'absorption entre 220 et 400 Le spectre infra-rouge de l'ester carboxyméthylique de G présente les pics suivants : 3425, 3086, 3003, 2959, 2950, 2933, 2924, 2865, 2849, 2833, 1745, 1639, 1468, 1449, 1437, 1412, 1383, 25 1350, 1299, 1290, 1220, 1142, 1095, 1086, 1078, 1056, 1046, 1011, 1010, 992, 943, 900, 881, 858, 847, 840, 806, 781. jfe chromatographie en couche mince : Rf = 0,32, tache brune. F - 2000 mg : soluble dans le méthanol, l'éthanol, le chloroforme ; précipite de l'éthanol à l'état amorphe ; 30 point de fusion = 188 à 190°C. M 20 = -82°3 (C = 1,13 ; méthanol) , C26H40°9 Le spectre ultraviolet ne présente pas de maxima d'absorption entre 220 et 400 mjv. 35 Le spectre infra-rouge présente les pics suivants : 3546, 3401, 3086, 2967, 2950, 2899, 2865, 2833, 2817, 1730, 1667, 1639, 1471, 1451, 1414, 1389, 1372, 1319, 1282, 1227, 1152, 1136, 1081, 1000, 961, 951, 934, 917, 893, 855, 826, 813. îfc chromatographie en couche mince Rf = 0,18 tache verte. 40 71 00445 2081424 * chromatographie en couche mince (KIESELGZL H Flyka) activité pendant 60 minutes àllO°C et élue par le mélange chloroforme-mé-thanol-acide acétique (80 : 15 : 5) ; détection : acide sulfurique 50% à 110°C pendant 5 minutes. Production semi-synthétique de D et E 1 D) On agite 1 g de B avec 1 g de triphénylchlorométhane et 4 ml de pyridine pendant 7 2 heures à la température ambiante : lorsque le mélange est refroidi à 0°C, on ajoute 6 ml de pyridine et 6 ml d'anhydride acétique. Au bout de 24 heures à température ambiante, le mélange est versé dans un mélange eau-glace, et on recueille le précipité. Le produit brut est chromatographié sur gel de silice (KIESELGEL G 0,05-0,2 mm Merck), il est élue avec du benzène-acétate d'éthyle (90 : 10) ; après évaporation du solvant, on obtient un rendement de 2,2 g de produit monotrytilë et acétylé. On effectue la dêtrytilation du produit par l'acide acétique (80%) à 100°C ; après séparation chromatographique, le dérivé tétradécylique obtenu (1,2 g) est soumis à une oxydo-élimination par le réactif de Doering (SO^-pyridine- -diméthylsuifoxyde et triéthylamine), pour donner le dérivé triacëtylé de D (0,9 g). Ce dernier, par désacétylation par le méthylate de sodium dans le méthanol 2 ml (1 g de sodium dissous dans 100 ml de méthanol) pendant 15 minutes à60°C suivies de 45 minutes au cours desquelles la solution revient à la température ambiante, fournit 500 mg de D. 2 D) on ajoute 1 g de G dissous dans le tétrahydrofuranne à 1 g de LiAlH^ en 60 minutes à la température ambiante. On traite le mélange de la façon habituelle, et après purification chromatographique, on obtient 1 g de B. Ce produit traité par le procédé décrit en (1) ci-dessus, fournit 500 mg de D. Séduction jie_E 1 E)1 g de A traité comme il est décrit en (1D) ci-dessus fournit 400 mg de E. 2 E) 1 g de F traité comme il est décrit en (2 D) fournit '+00 mg de E. Se rapporter à la préparation de D en remplaçant B par A, G par F et D par E. 71 00445 2081424 REVENDICATIONS 1 - Des composés de formule | 10 15 HO / OH H dans laquelle R est l'hydrogène ou un groupe hydroxy et X est -COOH ou -C^OH (composés A, B, F, G) 20 25 30 OH H dans laquelle R a la même signification que ci-dessus et Y est -CHO ou -CH2OH,R étant de l'hydrogène quand Y est CH^OH (composés D, E, H) ; et 71 00445 19. 2081424 10 CJH2OH H l/1 \ OH 15 OH oft ïi (composé C), leurs sels ou un mélange de ces composés dans l'éthanol . 2 - Le composé de formule 20 25 30 O ch2oh 0 X ^ P ' 0 OH OH H H (composé C) 3 - Le composé de formule 71 00445 2081424 (composé F) et ses sels, notamment son sel de sodium. 4 - Le composé de formule (composé G) et ses sels, notamment son sel de sodium. 71 00445 2081424 5 - Le composé de formule (composé E) 6 - Le composé de formule (Composé D) 71 00445 2081424 7 - Le composé de formule 15 (Composé H) 8 - Un procédé de production d'un mélange éthanolique contenant les composés de la revendication 1, caractérisé en ce que l'on cultive une souche productrice de glycosides d'Oospore Vires cens (Lin,k) Wallr dans un milieu aqueux de décoction organique 20 glucosique à une température de 10 à 25°C et mieux de 23 à 25°C, pendant au moins 10 jours en culture stationnaire, cette décoction organique étant du malt, de la levure glucosique, de la carotte glucosique, du grain de blé glucosique, du grain de maïs glucosique, du grain de haricot nain glucosique, du pois glucosique ou 25 de la lentille glucosique, et ayant un pH basique, avantageusement de 8,6 à 8,8, on lyophilise et on extrait à l'éthanol. 9 - Un procédé de séparation des composés obtenus selon la revendication 8, caractérisé en ce que l'on refroidit la solution éthanolique, filtre la solution, sépare les composés présents dans 30 le filtrat sur colonne chromatographique, acidifie le précipité filtre et sépare les composés restants sur une colonne chromatogra-phique. 10 - Un procédé de production semi-synthétique du composé (D) selon la revendication 6 en partant du composé (G) de la re- 35 vendication 4, caractérisé en ce qu'il comporte les stades suivants : réduction de ce composé par Li AIH^ ; tritylation ; acéty-lation ; détritylation ; oxydo-élimination par le réactif de Doe-ning ; et désacétylation. 11 - Un procédé de production semi-svnthétique du composé 40 (D) en partant du composé : 71 00445 23. 2081424 5 HO jCH~ " H O 2 10 „ CH0OH H £ — o r x \H CHS 15 OH H H caractérisé en ce qu'il comporte les stades suivants : tritylation; acétylation ; détritylation ; oxydo-élimination par le réactif de Doening et désacétylation. 20 posé (E) suivant la revendication 5, en partant du composé (F)suivant la revendication 3, caractérisé en ce qu'il comporte les stades suivants : réduction de ce composé par Li AIH^ ; tritylation ; acétylation ; détritylation ; oxydo-élimination par le réactif de Doening ; et désacétylation. 25 13 - Un procédé pour la production semi-svnthétique du com posé (E) suivant la revendication 5 en partant du composé : 40 caractérisé en ce qu'il comporte les stades de tritylation ; acé- 12 - Un procédé pour la production semi-synthétique du com- 30 35 'OH « H 71 00445 24. 2081424 tylation ; détritylation ; oxydo-élimination par le réactif de Doering et désacétylation. 14 - Un procédé d'inhibition de la croissance des champignons, caractérisé en ce que l'on traite les champignons, tels que 5 Candida albicans, par au moins un des composés suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7. 15 - Une composition, notamment sous forme d'onguent ou de pommade, pour inhiber la croissance des champignons, caractérisée en ce qu'elle contient, comme ingrédient actif, au moins un compo- 10 sé suivant l'une quelconque des revendications 3, 4, 5 et 6. 16 - Un médicament, inhibant en particulier la croissance des bactéries, caractérisé en ce qu'il comprend un composé de formule : où R est l'hydrogène ou un groupe hydroxy. 17 - Un médicament antibiotique, caractérisé en ce qu'il 30 comprend comme principe actif un composé suivant l'une quelconque des revendication 1 à 7. 25 15 20 OH H