La présente invention se réfère aux dispositifs de sphincter artificiel implantable destinés à combattre l'incontinence d'urine. On sait que certains de ces dispositifs comprennent un collier à paroi intérieure gonflable qu' on dispose autour de l'urètre et dans lequel on peut envoyer un liquide approprié dont la pression déforme la paroi précitée en la contractant sur l'urètre qu'elle maintient en position d'obturation. Des moyens permettent de faire disparaître la pression quand on le désire pour libérer le passage de l'urine. Les dispositifs connus du genre en question sont relativement compliqués et coûteux. Ils comprennent un réservoir formant boche à liquide avec plusieurs mécanismes de clapets tarés les uns par rapport auxautres, ce qui multiplie les risques de défauts de fonctionnement. L'invention vise au contraire à réaliser un dispositif de sphincter artificiel à commande hydraulique dont le mécanisme d'actionnement ne comprenne qu'un seul clapet associé à un réservoir déformable formant poire d'injection du liquide sous pression, tandis qu'il est prévu des moyens pour ouvrir positivement ce clapet en vue de permettre au liquide de revenir dans le réservoir quand on désire libérer l'urètre. Dans une première forme d'exécution les moyens propres à ouvrir le clapet consistent en une capsule déformable montée dans un boîtier renfermant ce clapet et dans laquelle on peut envoyer du liquide sous pression par le moyen d'une poire auxiliaire, cette capsule étant disposée de manière à soulever positivement le clapet de son siège lorsqu'elle est déformée par la pression provenant de la poire auxiliaire précitée. Là capsule est préférablement réalisée par le moyen d'un diaphragme disposé à la façon d'une cloison transversale dans le boîtier de manière à y délimiter une chambre propre à recevoir le liquide de la poire auxiliaire. Dans une autre forme d'exécution le clapet est constitué par une languette élastique portée par une cloison transversale à l'intérieur d'un boîtier déforrnable, de manière à obturer normalement un orifice prévu dans ladite cloison, une pression exercée latéralement sur ce boîtier le déformant avec la cloison qu'elle renferme et faisant ainsi disparaître l'étanchéité d'application du clapet sur l'orifice. Le dessin annexé, do é à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer. Fis. 1 est une coupe générale d'une première forme d'exécution d'un dispositif de sphincter artificiel suivant l'invention, les pièces étant représentées à la position pour laquelle le collier n'est pas gonflé. Fig. 2 représente en coupe l'ensemble du système de clapet et de réservoir déformable de gonflage de la seconde forme d'exécution de l'invention, les pièces étant là encore représentées au début du gonflage du collier. Fig. 3 reproduit fig. 2, mais en montrant les pièces à l'instant où l'on déforme le boîtier du clapet pour déterminer le dégonflage du collier. La forme d'exécution représentée en fig. 1 comprend à la façon connue un collier gonflable désigné par la référence générale 1 et destine à être monté autour de l'urètre. Ce collier, fendu pour permettre sa mise en place, comprend une coque extérieure semi-rigide 2 à l'intérieur de laquelle est disposée-une membrane souple 3 qui délimite avec elle une chambre annulaire 4. Comme montré, de part et d'autre de l'espace libre qui correspond à la fente d'ouverture du collier, la coque se prolonge radialement en direction de 1 'in- térieur par une paroi 5 qui ferme la chambre 4 à ses deux extrémités. Des attaches 6 permettent de refermer le collier 1 sur l'urètre. A la coque 2 est rattaché un tuyau souple 7 qui communique avec ledit espace 4. L'autre extrémité du tuyau 7 est reliée à l'une des extrémités d'une enveloppe semi-rigide ou boîtier 8, par exemple en forme de cylindre à profil circulaire ou elliptique. Ce boîtier est divisé en trois chambres 9, 10 et il par deux cloisons transversales 12 et 13. Le fond 14 du boîtier 8 qui délimite la chambre 9 avec la première cloison 12, comporte une première tubulure 15 sur laquelle vient se monter l'extrémité du tuyau souple 7 opposée au collier 1. La cloison 12 précitée, prévue semi-rigide comme le boîtier luimême, est percée en son centre d'un orifice 16 qui forme siège pour un clapet 17 maintenu à la position fermée par un ressort 18 prenant appui contre le fond 14. Ce clapet est solidaire d'une queue 19 qui s'étend dans la seconde chambre 10 comprise entre les cloisons 12 et 13 pour venir s'arrêter à une très faible distance du centre de cette dernière. Au contraire de la cloison 12, la cloison 13 est très déformable de manière a jouer le rôle de membrane d'ac tionnement du clapet. Le boîtier 8 comporte encore une tubulure latérale 20 reliée à la chambre intermédiaire 10 et une troisième tubulure 21 prévue dans le fond 22 du boîtier opposé à celui 14 précité. A la tubulure latérale 20 se raccorde un tuyau souple 23 qui aboutit à un réservoir déformable ou poire 24 qu'on appellera ciaprès principale. De même la tubulure 21 est reliée par un autre tuyau souple 25 avec un réservoir déformable ou poire auxiliaire 26. Le fonctionnement est le suivant Après avoir disposé le collier 1 autour de l'urètre du sujet, l'on remplit complètement tout l'ensemble de l'appareil d'un liquide approprié sous la pression ambiante, donc sans déformer la membrane 3 qui par conséquent ne se contracte pas sur l'urètre. Pour fermer celle-ci, il suffit alors d'appuyer sur la poire principale 24. Le liquide refoulé de cette dernière pénètre dans la chambre 10 et soulève le clapet 17 pour s'écouler vers le collier 1 où il gonfle la membrane 3, laquelle se contracte donc sur l'urètre jusqu'à provoquer son obturation complète, comme le fait normalement le muscle sphincter. Quand on abandonne la poire principale 24, le clapet se referme et maintient le gonflage de la membrane 3. L'urètre reste donc fermée. Il est à noter que la cloison déformable ou membrane 13 n'intervient pratiquement pas durant le gonflage et la période qui le suit, car la masse liquide qui remplit la chambre 11, le tuyau 25 et la poire auxiliaire 26 est incompressible et que d'-autre part ni le tuyau, ni la poire ne sont extensibles de façon sensible. Par conséquent l'amplitude de l'abaissement éventuel de la membrane 13 sous l'effet de la pression de gonflage du collier 1 reste très faible et n'influe en rien sur le fonctionnement. En prévoyant convenablement le tarage du ressort 18 et/ou le volume du liquide et sa pression initiale, on peut éviterl'appari- tion de pressions excessives à l'intérieur du collier. Quand on désire ouvrir l'urètre, on actionne la poire auxiliaire 26. La membrane ou cloison déformable 13 se soulève alors et soulève a son tour la queue 19 au clapet 17, ce qui a pour effet que le liquide renfermé sous pression par le collier 1 peut revenir librement à la poire principale 24 en libérant la membrane intérieure 3 du collier, laquelle reprend sa position de repos. Il est à noter que lors du soulèvement de la membrane ou cloison déformable 13, le liquide renfermé par la chambre 10 n'oppose aucune résistance puisque bien au contraire la poire principale 24, antérieurement déformée, tend à l'aspirer. On a d'ailleurs représenté en traits interrompus en fig. 1 le profil de cette poire 24 après le gonflage du collier 1. Bien entendu, tout 1ensemble de l'appareil est établi en une matière appropriée compatible avec les tissus humains, le boîtier du clapet et les deux poires étant disposés sous la peau du sujet. Dans la forme d'exécution de fig. 2 l'on utilise le même collier que dans celle de fig. 1 et pour cette raison l'on nta pas reproduit celui-ci afin de ne pas surcharger inutilement le dessin. On y retrouve également un boîtier de clapet, ici référencé 27, relié au collier par le tuyau souple 7, ainsi qu'un réservoir déformable 28 jouant le roule de la poire principale 24 sus-décrite. Mais il n'est plus prévu de poire auxiliaire de dégonflage. Le boîtier 27 comporte la encore deux tubulures d'extrémité 29 et 30. La première reçoit le tuyau souple 7, mais la seconde est directement reliée au-réservoir déformable 28. Par ailleurs le.boT- tier 27 est lui-même aisément déformable, comme le réser oir. Ce dernier et le bottier sont montés sur un même support rigide ou semi-rigide 31. L'intérieur du boîtier 27 comporte la encore une cloison 32 percée d'un orifice 33 propre à former siège pour un clapet élasti- que 34. Toutefois la cloison 32 est déformable comme la paroi du boîtier et le clapet 34 est constitué par une simple languette fixée a ladite cloison par une de ses extrémités. Le fonctionnement est le suivant Pour gonfler le collier, c'est- -dire obturer l'urètre, il suffit d'appuyer sur le réservoir déformable 28. Le liquide renfermé par celui-ci est refoulé dans le boîtier 27, il soulève le clapet 34 et peut ainsi parvenir au tuyau 7 et-au collier. Quand on abandonne le réservoir 28, le clapet 34 se ferme en maintenant ainsi l'obturation de l'urètre. On a représenté les pièces en fig. 2 a la position correspondant au gonflage du collier. Pour dégonfler le collier et ouvrir l'urètre, on appuie alors sur le bottier 27. Celui-ci se déforme avec la cloison 32, de sorte que le clapet 34 ne porte plus sur une surface plane et découvre donc l'orifice 33 dans une mesure suffisante pour permettre le retour du liquide dans le réservoir 28, le tout comme représenté fig. 3. L'invention a donc bien permis de réaliser un dispositif de sphincter artificiel ne comportant qu'un seul clapet anti-retour non spécialement taré et n'exigeant aucune sorte de réservoir-bâche à liquide. On peut en outre noter que dans la seconde forme d'exécution ce dispositif ne comprend même qu'un seul réservoir déformable ou poire. Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. REVENDICATIONS 1. Dispositif de sphincter artificiel à commande hydraulique, du genre comprenant un collier susceptible de se contracter sur l'urètre quand on le gonfle en lui envoyant du liquide sous pression, au moins un réservoir déformable formant poire de gonflage du collier, un système de clapet interposé entre ce réservoir et le collier et des moyens pour permettre de dégonfler le collier, caractérisé en ce que le système de clapet comporte un clapet unique formant anti-retour entre le réservoir de gonflage et le collier, tandis qu'il est prévu des moyens pour ouvrir positivement ce clapet quand on désire libérer l'urètre. 2. Dispositif suivant la revendication i, du genre comprenant un réservoir déformable ou poire auxiliaire de dégonflage du collier, caractérisé en ce que les moyens pour ouvrir positivement le clapet sont constitués par une capsule déformable montée dans un boîtier renfermant le clapet et dans laquelle on peut envoyer du liquide sous pression à l'aide du réservoir déformable ou poire auxiliaire, cette capsule étant disposée de manière à soulever positivement le clapet de son siège lorsqu'elle est déformée par la pression provenant de la poire auxiliaire. 3. Dispositif suivant la revendication 2, caractérisé en ce que la capsule déformable est réalisée sous la forme d'une chambre délimitée dans le boîtier du clapet par une membrane déformable agencée pour agir sur le clapet dans le sens de sa levée à partir de son siège lorsque la poire auxiliaire envoie du liquide sous pression dans ladite chambre. 4. Dispositif suivant la revendication 3, caractérisé en ce que le boîtier du clapet est divisé en trois chambres par deux cloisons transversales, la première de ces chambres, délimitée par un premier fond du boîtier et la première cloison, prévue rigide ou semi-rigide, étant reliée au collier, cette première cloison étant percée d'un orifice qui forme le siège du clapet chargé élastiquement et solidaire d'une queue qui s'étend dans la seconde chambre située entre la première et la seconde cloison et elle-même reliée à la poire de gonflage du collier, la seconde cloison étant constituée par la membrane déformable, et la troisième chambre, délimitée par cette membrane et le second fond du boîtier étant celle qui joue le rôle de capsule déformable reliée à la poire auxiliaire pour agir sur la queue du clapet en vue de soulever celui-ci de son siège. 5. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le clapet anti-retour est appliqué sur un siège réalisé dans une cloison prévue à l'intérieur d'un boîtier, cette cloison et les parois du boîtier étant déformables, de manière qu'en appuyant sur ledit boîtier l'on déforme la cloison dans une mesure suffisante pour faire disparaître l'étanchéité du clapet sur son siège. 6. Dispositif suivant la revendication 5, caractérisé en ce que le clapet est constitué par une languette élastique fixée à la cloison par l'une de ses extrémités. 7. Dispositif suivant la revendication 5, caractérisé en ce que le boîtier du clapet et le réservoir déformable formant poire de gonflage du collier sont montés sur un même support rigide ou semi-rigide. 8. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications qui précèdent, caractérisé en ce que la réaction élastique assurant la fermeture du clapet, ainsi que le volume et la pression initiale de remplissage en liquide sont tels que toute pression excessive se trouve évitée à l'intérieur du collier.