L'invention concerne les stores qui comprennent une toile tendue entre un rouleau et une barre de charge, celle-ci étant supportée par des bras articulés, eux-memes articulés sur des supports fixés à la façade a équiper. Les supports sont fixés à la façade pour être parallèles entre eux. Mais, bien souvent, la surface qui les porte est imprécise, de sorteqRe montage correct de l'ensemble implique un réglage précis de l'orientation des bras. Ce réglage doit se faire dans deux plans perpendiculaires. L'un de ces plans est celui des supports, c'est-a-dire perpendiculaire a la façade. Pour cela, chaque support comporte une lumière en arc de cercle et un trou situé au centre virtuel de l'arc-decercle. Le bras correspondant est monté sur une chape munie de deux tiges filetées devant pénétrer respectivement dans la lumière et dans le trou. Elles y sont bloquées chacune par un écrou et une rondelle. On peut, ainsi, régler ltorientation de la chape en la faisant pivoter autour de l'axe de la tige située dans le trou, tandis que l'autre tige se déplace dans la lumière. Quand la bonne orientation est trouvée, on bloque les écrous. Mais il ne s'agit que d'un seul réglage qui détermine l'angle que fera le plan de la toile avec l'horizontale. Un autre réglage, perpendiculaire au précédent est nécessaire pour s'assurer que tous les bras seront bien parallèles. En effet, si les deux supports ne sont pas rigoureusement verticaux, les bras seront convergents, et non parallèles, puisqu'ils sont perpendiculaires au plan du support auquel ils sont reliés. Jusqu' ce jour, ce second réglage est obtenu par des moyens empiriques peu commodes et peu précis. Ils consistent, par exemple, à ajouter des cales d'épaisseur ou des rondelles de façon a décaler l'une des tiges filetées par rapport à l'autre. On voit facilement que cela nécessite des montages et des démontages successifs. En outre, le calage définitif est > sauf rare exception, très approximatif. La présente invention remédie a tous ces inconvénients en permettant un réglage rigoureux, en toutes circonstances et sans aucun démontage de l'assemblage effectué. L'invention sera bien comprise à l'aide de la description détaillée ci-après faite en référence au dessin annexé. Bien entendu, la description et le dessin ne sont donnés qu'a titre d'exem ple indicatif et non limitatif. La figure 1 est une vue schématique partielle d'une armature conforme a l'invention. Les figures 2 et 3 montrent schématiquement deux positions extrêmes d'un bras, conformément a l'invention. La figure 4 est une vue schématique partielle montrant le réglage d'un bras par rapport à un support. La figure 5 est une vue schématique en élévation faite selon la ligne V-V de la figure 2. En se reportant au dessin, on voit qu'une armature conforme à l'invention, comprend deux supports 1 fixés sous une partie en surplomb A d'une façade. Chaque support 1, est composé d'une âme plane 2 et de nervures périphériques de renforcement 3. L'âme 2 est traversée d'une lumière en arc-de-cercle 4 et d'un trou oblong 5 situé au centre virtuel de la lumière 4. Les deux supports 1 se font face et doivent, en théorie, être rigoureusement alignés pour que le plan de leur âme 2 soit perpendiculaire au plan de la façade. Deux bras 6 sont montés pivotants dans une chape 7 au moyen d'un boulon 8. La chape 7 est solidaire de deux tiges filetées 9 et 10. La tige 9 est engagee dans le trou 5 tandis que la tige 10 est engagée dans la lumière 4. Des rondelles 11 et des écrous 12 sont placés sur les tiges 9 et 10 afin de fixer la chape 7 sur un support 1. La face 7a de la chape 7 opposée à ses machoires de réception 7b du bras 6, est concave selon un arc-de-cercle et reçoit une cale 13 dont une face 13a est plane et l'autre 13b convexe selon le même rayon de courbure que la face 7a. La cale 7 est munie de deux encoches 13c dans lesquelles pénètrent avec jeu les tiges 9 et 10. Ainsi, après avoir mis en place les supports 1, les chapes 7 et les bras 6, il suffit de desserrer (mais non de déinonter) les écrous 12 pour autoriser le pivotement des chapes 7 par rapport aux cales 13, les faces 7a et 13a glissant l'une sur l'autre. L'axe de ce pivotement est le centre virtuel des arcs-de-cercle des faces 7a et 13a. En se reportant plus particulièrement aux figures 2 et 3, on voit comment on peut obtenir la parfaite horizontalité d'un bras 6 malgré la pente incorrecte d'un support 1. Sur la figure 2, le support 1 est supposé incliné d'un angle > 900 sur l'horizontale. On fait alors pivoter la chape 7 par rapport à la cale 13. Pour cela, on desserre le boulon 12 de la tige 9 tandis que l'on serre le boulon 12 de la tige 10. Ce réglage est extrêmement progressif et permet d'atteindre rigoureusement l'orientation désirée. Sur la figure 3, on suppose > (90". Le réglage se fait de la même manière mais on serre le boulon 12 de la tige 9 et l'on desserre le boulon 12 de la tige 10 pour atteindre l'orientation voulue, après quoi les écrous 12 sont à nouveau bloqués. Naturellement, ce dispositif permet d'ajuster l'angle Ce pour obtenir toute autre orientation des bras 6 que l'horizontale. I1 peut être nécessaire, dans la pratique, de donner, aux bras 6 une orientation différente et c'est un des avantages de l'invention que de permettre ce réglage de manière simple quelle que soit la position exacte des supports 1. En se reportant à la figure 5, on voit que la cale 13 comporte deux encoches opposées 13c et 13 d dans lesquelles passent les tiges 9 et 10. Lorsque l'on oriente la chape 7 par rapport à la cale 13, les tiges 9 et 10 peuvent se déplacer dans ces encoches d'une valeur x correspondant à la distance qui sépare une tige du fond de l'encoche correspondante quand l'autre tige est située dans le fond de l'encoche opposée. Ce débattement x correspond à un pivotement angulaire de la chape 7 et il doit être choisi en fonction des besoins. Plus les encoches 13c et 13d sont profondes et leurs fonds plus proches l'un de l'autre, plus le débattement angulaire de la chape 7 est grand. Mais on doit également' tenir compte de la résistance mécanique de la cale 13. La figure 4 montre, de profil, un support 1 auquel est assujettie une chape 7 dont on voit les tiges 9 et 10 engagées respectivement dans le trou 5 et dans la lumière 4. Le réglage représenté montre que l'axe de pivotement des bras 6 fait avec la verticale un angle } qui peut être ajusté comme décrit plus haut, indépendemment du réglage de I'anglè0(. Quand le store est de petites dimensions, on pourrait se contenter de prévoir une seule tige filetée sur la chape 7. Le réglage de l'angle > se ferait, alors de manière très simple, par pivotement de cette unique tige dans un trou circulaire. Le réglage de l'angle Xse ferait de la même manière que celle décrite ci-dessus mais la cale 13, au lieu d'avoir deux en coches opposées, aurait une seule lumière centrale. L'invention n'est pas limitée aux seuls modes de réalisation décrits et représentés, mais en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1- Armature pour store, du type comprenant au moins deux supports fixes et deux bras articulés, reliés, chacun, par l'une de leurs extrémités à l'un des supports,caractérisée en ce qu'elle comporte pour chaque support une pièce de liaison sur laquelle un bras s 'ar- ticule et qui est montée sur le support par au moins une tige filetée qui traverse une cale, la pièce et la cale s'appuyant l'une sur l'autre par une face en arc-de-cercle, l'ensemble pouvant être bloqué selon deux orientations orthogonales ajustables au moyen d'un écrou vissé sur chaque tige filetée. 2- Armature selon la revendication 1 caractérisée en ce que le support comporte une lumière en arc-de-cercle et un trou avantageusement oblong situé au centre virtuel de la lumière, la pièce de liaison présentant deux tiges filetées devant se placer respectivement dans la lumière et dans le trou oblong, la cale étant, alors munie de deux encoches opposées pour le passage avec jeu des tiges filetées.