Procédé pour creuser ou former des trous et des fentes dans des bois de construction et de charpente. La présente invention a trait à un procédé pour creuser ou former dans les zones marginales de bois ronds et de bois sciés, à une profondeur approximativement prédéterminée, des trous ou des fentes linéaires ou circulaires, orientés de façon sensiblement perpendiculaire à la surface en vue de faciliter la pénétration des agents d'imprégnation dans les zones marginales de ces bois pour leur protection contre des atteintes d'ordre chimique et biologique. Les bois de construction et produits similaires doivent titre protégés contre le pourrissement, l'attaque microbienne et autres, e'est-à-dire contre des atteintes d'ordre chimique et biologique. On connait des moyens de protection correspondants à cet effet 3 y appartiennent notamment les agents d'imprégnation. En utilisant des agents d'imprégnation appropriés, il suffit, en général, afin de parvenir à une protection suffisante, que les agents d'imprégnation puissent pénétrer dans la zone marginale des bois, d'une profondeur d'un ordre de grandeur de 1 à 2 cm, selon la nature du bois. Pour les bois de construction usuels, une telle profondeur de pénétration dans le sens des fibres est, le plus souvent, susceptible d'être atteinte.Toutefois, en règle, avec les procédés d'imprégnation courants et même si l'agent d'impré- gnation est introduit sous pression, voir mdme si, auparavant encore l'eau contenue dans les bois est extraite en grande partie par aspiration en créant une dépression ou que les bois, respectivement leurs zones marginales, soient séchés d'une autre ma nière avant imprégnation, la profondeur d'imprégnation requise des agents d'imprégnation perpendiculairement à la fibre n'est pas atteinte ou n'est pas suffisante de sorte qu'à la longue, les bois imprégnés aussi ne sont pas suffisamment protégés. En vue d'accroStre la profondeur de pénétration des agents d'imprégnation, on perce à cet effet dans le cas de bois ronds, par exemple ceux pour poteaux télégraphiques et similaires, no tannent dans le tronçon qui est enterré dans le sol légèrement au-dessus à des distances correspondantes, des trous de 2 cm de profondeur environ, orientés radialement, et on parvient ainsi à une profondeur de pénétration plus grande de l'agent d'imprégnation et à la création d'une zone marginale compacte présentant un effet protecteur contre les atteintes chimiques et biolo giques. I1 est également connu d'augmenter la profondeur de pénétration des agents d'impégnation dans le cas des traverses des chemins de fer et similaires en y creusant de courtes fentes longitudinales selon un procédé connu sous la dénomination "d'incision" (incising). I1 s'est révélé cependant que pour différents bois ou sortes de bois, notamment pour les bois de sciage obtenus à partir de ces derniers, les plongées des trous doivent titre d'entr'axe relativement rapproché afin que les zones marginales soient imprégnées de façon suffisamment profonde et compacte. Mais la réalisation, par voie mécanique, d'un pas de trous serré, par exemple par perçage, est très coûteuse et non supportable économiquement et provoque également des difficultés techniques en raison des noeuds du bois. I1 convient également de tenir compte de la diminution de la resistance des bois dans le cas d'un pas étroit des trous. Ceci vaut également pour les fentes rondes ou oblongues lorsqu'on les réalise mécaniquement. Le problème que l'invention vise à résoudre est de creuser et de former, de faon économique, dans les zones marginales de bois ronds et de sciage, des trous ou des fentes droites ou circulaires lesquels offrent la possibilité d'une imprégnation compacte, à profondeur suffisante, de la zone marginale au moyen des procédés d'imprégnation courants. Selon l'invention ce résultat est obtenu par le fait que, en fonction du diamètre du trou ou de la largeur de la fente recherché, on désagrège le matériau dans les trous ou fentes à produire au moyen de rayons mis en faisceaux fortement concentrés présentant une grande énergie ou densité d'énergie. Les rayons de grande énergie prévus pour la désagrégation du matériau dans les canaux à réaliser peuvent être par exemple des rayons laser obtenus par les soi-disant dispositifs de perçage à laser. Mais il est également possible de désagréger le matériau par étincelage. Une autre possibilité est offerte par l'utilisation, en vue de la désagrégation du matériau, d'un jet de liquide à forte concentration et d'énergie cinétique élevée. Ce procédé est particulièrement économique lorsque comme liquide, on utilise l'agent d'imprégnation prévu. Etant donné que les rayons d'énergie ou de densité d'énergie élevée peuvent être mis en faisceaux fortement concentrés, on a la possibilité de réaliser des trous et fentes de faible diamètre ou de faibles ouvertures de sorte que les trous ou fentes peuvent être disposés de façon relativement serrée sans que la résistance des bois en soit diminuée au-delà d'une mesure acceptable et que, par suite du pas serré des trous ou des fentes, on peut obtenir une imprégnation compacte des zones marginales des bois et qu'ainsi, ces derniers sont suffisamment protégés contre des atteintes chimiques et biologiques. En raison des vitesses de travail élevées avec lesquelles les trous ou fentes peuvent être creusées ou formées dans les zones marginales des bois, le procédé décrit est également plus économique comparé aux procédés mécaniques. REVENDIChTIONS 1. Procédé pour creuser ou former dans les zones marginales de bois ronds et de bois sciés, à une profondeur approximativement prédéterminée, des trous ou des fentes linéaires ou circulaires, orientées de façon sensiblement perpendiculaire à la surface, ledit procédé caractérisé en ce que, en fonction du diamètre du trou ou de la largeur de la fente, on désagrège, le matériau, dans les trous ou fentes à produire, au moyen de rayons mis en faisceaux fortement concentrés présentant une grande énergie ou densité d'énergie. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ce sont des rayons laser en faisceaux fortement concentrés qui provoquent la désagrégation du matériau dans les trous ou fentes à réaliser. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la désagrégation du matériau dans les trous ou fentes à réaliser, a lieu par étincelage. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la désagrégation du matériau dans les trous ou fentes à réaliser a lieu par l'intermédiaire d'un jet de liquide en faisceau fortement concentré et d'énergie cinétique élevée. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que le liquide qui, en raison de son énergie cinétique élevée, provoque la désagrégation du matériau dans les trous ou fentes à réaliser est l'agent d'imprégnation des bois.