L'invention concerne une station d'épuration pour traiter, par oxydation et décantation, les matières en suspension dans les eaux usées, en particulier celles provenant des installations sanitaires à usage individuel ou collectif. Le principe consistant à assurer le traitement des eaux usées en provenance des installations sanitaires par oxydation et digestion des matières en suspension et des boues, par insufflation d'air, n'est pas nouveau en soi. On a en effet appliqué depuis longtemps ce procédé, aussi bien pour les installations d'épuration de faible capacité que pour les importants complexes réservés aux collectivités locales. L'objet essentiel de l'invention réside donc dans la conception originale d'une station d'épuration fonctionnant a partir de ce principe et pouvant, selon sa capacité, être adaptée aussi bien à des besoins domestiques qu'a des collectivités. En outre, cette station est combinée a un bac de dessablage-dégrillage, de sorte que son efficacité est sensiblement améliorée. Selon l'invention, cette station est caractéri sée en ce qu'elle est constituée d'un bassin étanche séparé en au moins deux compartiments communiquant entre eux par leur base, l'un des compartiments étant alimenté à sa partie supérieure en eaux usées et comportant sur sa conduite d'amenée un bas de dessablage-dégrillage et d'oxygénation et étant pourvu à sa base de buses distributrices d'air, l'autre compartiment étant pourvu à sa partie supérieure d'une conduite d'évacuation des eaux décantées. Suivant un mode de réalisation, le bassin est séparé en deux compartiments d'inégales sections, le compartiment de plus grand volume comportant les buses distributrices ou diffuseurs d'air et constituant une chambre d'oxydation et de digestion des matières en suspension, l'autre servant de chambre de décantation des eaux en provenance de la chambre d'oxydation. Suivant une caractéristique de l'invention, les deux compartiments du bassin sont définis par une paroi séparatrice s étendant dans le plan axial du bassin, l'extrémité inférieure de cette paroi etant pliee pour former une lèvre déflectrice, celle-ci étant située a distance du fond du bassin pour assurer la libre communication des deux compartiments par leur base. Une station d'épuration conforme a l'invention est représentée à titre d'exemple non limitatif dans les figures cijointes dans lesquelles - la figure 1 est une vue en coupe axiale de la station d'épuration; - la figure 2 est une vue de dessus de la fig. 1, le bac de filtration et le couvercle du bassin ayant été, pour une plus grande clarté du dessin, exclus; - les figures 3, 4 et 5 sont des vues respectivement de dessus, de face et de côté du bac de filtration. Conformément à l'invention, la station d'épuration et de décantation des eaux usées est constituée essentiellement d'un bassin étanche 1, dans lequel sont déversées les eaux usées, après que cellesci aient traversé un bac de dessablage-dégrillae 2, dont le détail est donne sur les figures de 3 à 5. Le bassin 1 est séparé dans le plan axial en deux compartiments A et B communiquant entre eux par leur base 3. Les deux compartiments A et B sont de sections inégales, le compartiment A de plus grand volume servant de chambre d'oxydation et de digestion des matières en suspension et des boues tandis que le compartiment B de plus faible volume joue le rôle de chambre de décantation. Les compartiments sont définis par une paroi séparatrice 4 (fig. 2) s'étendant dans le plan axial du bassin, celle-ci étant fixée de façon étanche par ses bords 41 et 42 sur la paroi intérieure 11 du bassin 1, de sorte que les deux compartiments sont totalement isoles l'un de l'autre et que leur communication ne peut se faire que par le passage 3 subsistant entre le fond 12 du bassin et l'extrémité pliée 43 de la paroi 4.Le compartiment A ou chambre d'oxydation présente, au niveau de son fond, des diffuseurs 5 alimentés en air comprimé par une conduite nourricière 6. Ces diffuseurs ou buses distributrices fonctionnent a la manière d'une soupape et insufflent de l'air dans la masse d'eau contenue dans le compartiment A, les différents jets d'air produits par les diffuseurs 5 engendrant une turbulence dans la masse d'eau à traiter, ce qui favorise l'oxydation des matières en suspension et, par suite, leur digestion ou leur dégradation. La conduite nourricière 6 alimentant les diffuseurs est reliée à un surpresseur d'air (non représenté) assujetti à une armoire de. programmation pour l'arrêt et le démarrage automatique dudit surpresseur d'air. L'eau traitée dans le compartiment A remonte dans le compartiment B et est expulsée par la conduite d'évacuation 7. Afin de parfaire l'efficacité du bassin d'épuration, on utilise un bac de dessabla3e-dégril#age 2, delui-ci étant inter posé entre l'installation sanitaire et le bassin d'épuration 1. En effet, comme illustré en fig. 1, ce bac de dessablage-dégrillage 2 est placé sur le trajet de la conduite d'amenée des eaux usees et en amont du bassin 1. Le bac 2 (fig. 3) est un bac de dessablage-dégrillage et se présente sous la forme d'une enceinte étanche sensiblement parallélépipédique, le fond de cette enceinte comportant un conduit 9 pourvu sur toute sa longueur d'orifices radiaux 10, ce conduit étant destine à insuffler dans cette enceinte de l'air pour remettre en suspension les particules organiques devant être oxydées dans le bassin d'aération A. Ce conduit est relié au même surpresseur d'air que celui qui alimente le compartiment A du bassin et est soumis à la même programmation. La partie supérieure de ce bac est pourvue d'une grille de filtration 11 située en regard de l'entrée du conduit 8 menant au bassin d'épuration 1. Cette grille, visible notamment en fig. 5, s'étend sur toute la largeur du bac de filtration et retient ainsi les matières en suspension. Ainsi, les eaux usées déversées dans le bassin d'épuration par la conduite 8 située en aval du bac de filtration 2 sont déjà largement débarrassées des matière minérales en suspension dans les eaux usées. Cette station est d'une grande efficacité et peut être adaptée aussi bien aux petites installations sanitaires qu'aux importants complexes des collectivités locales. Il suffit, dans ce cas, d'adapter les dimensions du bassin au volume d'eau å traiter et de multiplier le nombre des diffuseurs d'air 5 en fonction des besoins. Selon une autre caractéristique importante de l'invention, le bassin, pour des questions de stockage et de transport, est réalisé en deux parties symétriques et se presente sous la forme de deux-demi-coquilles C1, C2 (fig 2), assemblées entre elles dans le plan axial 12. A cet effet, les deux demi-coquilles seront pourvues de brides susceptibles d'enserrer entre elles un joint d'étanchéité et d'être accouplées par le jeu de boulons et écrous. Le bassin est obturé à sa partie supérieure par un couvercle amovible 13 avec interposition d'un joint d'étanchéité 14. La station d'épuration ci-dessus décrite est particulièrement adaptée au traitement des eaux sanitaires, mais il est évident qu'elle pourrait être utilisée pour d'autres applications sans rien changer au principe de l'invention. REVENDICATIONS 1 /- Station d'épuration et de decantation des eaux usées telles que les eaux résiduaires ou lessivielles, en provenance des installations sanitaires, caractérisée en ce qu'elle est constituée d'un bassin étanche séparé en au moins deux compartiments corrauniquant entre eux par leur base, l'un des compartiments étant alimenté a sa partie supérieure en eaux usées et comportant sur sa conduite d'amenée un bas de dessablage-dégrillage et d'oxygénation et étant pourvu à sa base de buses distributrices d'air, l'autre coiepartiment étant pourvu à sa partie supérieure d'une conduite d'évacuation des eaux décantées. 2 /- Station d'épuration selon la revendication 1, caractérisée en ce que le bassin est séparé en deux coeipartiments d'inégales sections, le coipartiient de plus grand volute colportant les buses distributrices ou diffuseurs d'air et constituant une chambre d'oxydation et de digestion des matières en suspension, l'autre servant de chambre de décantation des eaux en provenance de la chambre d'oxydation. 3 /- Station d'épuration seJon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que les deux coipartiments du bassin sont définis par une paroi séparatrice s'étendant dans le plan axial du bassin, l'extrémité inférieure de cette paroi étant pliée pour former une levre déflectrice, celle-ci étant située à distance du fond du bassin pour assurer la libre communication des deux coopartiments par leur base. 4 /- Station d'épuration selon la revendication 1, caractérisée en ce que le bac de dessablage-dégrillage situé en amont du bassin de décantation sur la conduite d'amenée des eaux usées comporte un distributeur d'air pour maintenir les matières organiques en suspension dans les eaux usées et une grille de filtrage. 5 /- Station d'épuration selon la revendication 4, caractérisée en ce que le distributeur d'air est constitue d'un conduit perfore sur sa longueur reposant dans le fond du bac de dessablage degrillage, la grille de filtrage étant fixée en regard de l'entrée du conduit menant au bassin. 6 /- Station d'épuration selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que le bassin est réalisé en deux demi-coquilles symétriques assemblées entre elles après interposition d'un joint d'étanchéité, ce qui facilite le transport et le stockage du bassin.