L'invention est relative à un procédé pour améliorer les propriétés de freinage des rails étirés. Le comportement au freinage des rails a une importance décisive,en particulier pour les rails d'ascenseurs. Ce comportement dépend beaucoup du procédé de fabrication de ces rails. Les rails fabriqués par un procédé d'étirage, appelés ici "rails éti rés", possèdent un coefficient de frottement relativement faible et par conséquent un frottement relativement faible. Au contraire, les rails fabriqués par un procédé d'usinage à enlèvement de copeaux possèdent un coefficient de frottement relativement élevé, c'est-à-dire un frottement relativement fort. De façon surprenante, les rails usinés par enlèvement de copeaux présentent un coefficient de frottement relativement uniforme sur toute leur longueur tandis que les rails étirés présentent des variations à cet égard. Par ailleurs, la fabrication des rails par étirage est bien plus favorable au point de vue technique et économique et elle est d'autant plus favorable que les dimensions des rails sont plus petites. Mais comme c'est précisément les ascenseurs de grande capacité, équipant par exemple les édifices officiels à grande circulation du public, qui exigent des rails de grandes dimensions, les normes régissant le comportement au freinage ne peuvent que difficilement être respectées lorsqu'on utilise des rails étirés. Un autre in convénient réside en ce que, par suite du comportement imprévisi- ble du rail au freinage, on ne peut procéder au réglage du mécanisme de freinage de l'ascenseur, par ajustement de la force dfreina- ge, que lorsque l'ascenseur est complètement installé. Un avantage des rails étirés réside en ce qu'ils engendrent en tout un faible frottement, ce qui est à nouveau souhaitable en ce qui concerne le guidage de l'ascenseur, tandis que les rails usinés par enlèvement de copeaux sont défavorables à cet égard; ils sont dans une plus grande mesure tributaires de l'arrivée de lubrifiants et usent davantage les organes de guidage de l'ascenseur. L'invention a pour but, tout en conservant au rail l'ef- fet de frottement qu'il convient de maintenir faible, d'améliorer considérablement son comportement au freinage. Selon l'invention, ce but est atteint grâce aurait que, sur la partie du rail qui sert de surface de freinage, on enlève les couches superficielles limites, en particulier les couches de phosphatation et dsadhérence, formées ou rapportées lors de l'e'ti- rage et que, en même temps ou ensuite, on rend rugueuse cette partie du rail. L'invention est fondée sur la constatation surprenante que le comportement du rail au freinage ne dépend pas que de la struc ture superficielle et de la couche de lubrifiant qui est renouve lée continuellement sur le rail mais aussi des couches telles qu'elles sont rapportées usuellement sur les rails étirés ou tel les qu'elles sty forment nécessairement. I1 s'agit là de couches de phosphatation et de couches assurant l'adhérence dont jusqu'ici l'influence sur le comportement au freinage n'avait pas été appréciée ou avait été considérée comme négligeable.Comme l'ont prouvé des essais, les phénomènes qui conditionnent le comportement au freinage, jusqu'ici très variable, des rails étirés sont au con traire provoqués essentiellement par ces couches qui ne sont des tinées qu'à assurer une fonction auxiliaire en ce qui concerne le procédé d'étirage et/ou l'adhérence ultérieure du lubrifiant. Du fait qu'on enlève, notamment par voie mécanique ou chimique, ces couches qui sont extrêmement adhérentes, on obtient une surface dont le comportement au freinage est nettement déterminé à l'avance par la grosseur et la structure des rugosités et par le lubrifiant dont on a tendance à négliger l'effet.On peut alors donner aux rails étirés des propriétés identiques à celles des rails usinés par enlèvement de copeaux du fait que, par estampage ou impression d'empreintes ou par un procédé analogue, on crée des rugosités qui sont équivalentes à celles des surfaces fabriquées par enlèvement de copeaux. Comme le montre l'expérience, ce but peut être atteint seulement par un procédé d'estampage ou impression d'empreintes car même les surfaces qui sont ainsi rendues rugueuses, ont des propriétés de freinage très variables, ce qui est à attribuer aux susdites couches-limites et non pas aux couches de lubrifiant par lesquelles, en coopération avec leskugosités de surface, on a essayé d'expliquer ces phénomènes. Selon un mode de réalisation préféré, on enlève les couches superficielles limites et on rend rugueuse la susdite partie du rail à l'aide d'un jeu de meules qui attaque de préférence les flancs de la tête du rail. Selon un autre mode de réalisation du procédiconforme à l'invention, on enlève les couches limites par voie mécanique ou chimique et on rend ensuite rugueuse la susdite partie du rail à l'aide d'un outil à empreinte. L'invention est expliquée à l'aide d'un exemple de réalisation illustré à la figure unique ci-annexée qui représente un rail fabriqué par mise en oeuvre du procédé conforme à l'invention. Alors que la patin 2 et l'âme 4 du rail possèdent une couche limite 3 telle qu'unie couche de phosphatation ou une couche d'adhérence, les deux faces latérales 5 et 5' de la tête ou boudin 1 du rail sont débarrassées en partie de ces couches limites et possèdent une rugosité dont les dimensions ont été exagérées comme celles des couches limites sur la figure, pour rendre le dessin plus clair. REVENDICATIONS 1 - Procédé pour améliorer les propriétés de freinage des rails étirés, en particulier des rails d'ascenseurs, caractérisé en ce que, sur ia partie du rail qui sert de surface de freinage, on enlève les couches superficielles limites, en particulier les couches de phosphatation et d'adhérence, formées ou rapportées lors de l'étirage et que, en même temps ou ensuite, on rend rugueuse cette partie du rail. 2 Procédé selon la revendication 1 caractérisé en Iimites ce qu'on enlève les couches superficielles/et on rend rugueuse la susdite partie du rail àl'aide d'un jeu de meules qui attaque de préférence les flancs de la têté du rail. 3 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on enlève les couches limites par voie mécanique ou chimique et on rend ensuite rugueuse la susdite partie du rail à l'aide d'un outil à empreinte.