Le bouturage tel qu1il est pratiqué actuellement consiste à piquer des jeunes pousses la tete en haut dans une composition de terre appropriée, étendue sur un plan horizontal. Dans ce mode de bouturage, on voit apparaitre de nombreux inconvénients. Tout d'abord, les échecs sont relativement importants car la bouture manque d'aération, l'arrosage tassant la composition dans laquelle elle est piquée. En outre, les variétés délicates de plantes ou très résistantes au bouturage, ne peuvent pas entre obtenues par ce mode de travail classique et pour elles, il est néces saire de recourir au greffage. Par ailleurs, Si l'on travaille en serre, on ne peut bouturer qu'une petite quantite de pousses au mètre carré, ce qui conduit à une mauvaise utilisation des serres qui sont, par nature, très onéreuses dans leur construction, leur entretien et leur chauffage. En effet, généralement, le plan horizontal sur lequel est étendue la composition, est le sol. Comme cette composition doit être maintenue à une température suffisante, les pertes de chaleur par le sol sont importantes. Enfin, pour permettre l'acclimatation des boutures racinées au plein air, il est nécessaire de les contreplanter plate par plarten chassis, ce qui entraîne, en plus d'un retard de végétation dut à l'arrachage des boutures, une main-d'oeuvre et un matériel nombreux et coûteux. L'invention entend remédier à ces inconvénients en proposant un nouveau mode de bouturage permettant avantageusement d'augmenter le taux d'occupation d'une serre dans des proportions telles que sa rentabilité est accrue considérablement tout en réduisant les pertes de chaleur par le sol et donc la consommation d'énergie. Elle permet en outre, un bouturage aéré et facile à réaliser qui donne de très bons résultats même pour des végétaux dif faciles A cet effet, l'invention a pour objet un procédé selon lequel on place la pousse à bouturer horizontalement dans une composition maintenue verticalement et accessible par au moins un de ses cotés. En outre, on fait régulièrement subir à l'ensemble "bouture et composition", une rotation de manière à contrarier la tendance de la plante à se redresser verticalement. Elle a également pour objet un appareil pour mettre en oeuvre le procédé ci-dessus, constitué par au moins un empilage de bacs horizontaux compartimentés, dont chacun des compartiments possède une ouverture frontale permettant le passage de la pousse qui y est placée, cet empilage de bacs étant maintenu serré de manière amovible dans une cage ouverte au moins du côté des ouvertures susdites, ladite cage étant logée de manière amovible dans une armature montée à rotation sur un support fixe Dans un mode de réalisation préféré de cet appareil, les parois avant et arrière de chacun des bacs susdits sont inclinées de manière à déterminer un fond moins large que la partie supérieure. Le fond.-de.chacun des bacs porte à l'avant et en saillie, sous chaque compartiment, des déflecteurs de maintien des pousses situées dans le bac inférieur et chacun des compartiments susdits comporte dans son fond, un orifice à l'aplomb dudit déflecteur, La cage susdite, ouverte à l'avant et à l'arrière, est constituée par un fond et deux parois latérales ajourés et porte deux empilages de bacs dont les ouvertures respectives sont tournées vers l'extérieur de la cage, et qui délimitent entre eux, au centre de la cage, un espace vide, tandis qutun couvercle ajouré, presseur des deux empilages susdits est attelé de manière amovible à la partie supérieure des parois latérales de la cage. Avantageusement, la cage comporte une poignée de manutention attelée de manière amovible auxdites parois latérales qui porte des moyens de pression du couvercle sur les empilages susdits. Enfin, l'armature susdite comporte une pluralité de logements équipés latéralement de glissières susceptibles de coopérer avec des cornières attelées aux parois latérales de chacune des cages. Elle est pourvue, sur sa partie arrière, de butées de retenue de chacune des cages et, sur sa partie avant, des moyens de fixation amovibles des cages sur l'armature. Elle porte en outre, latéralement, dans sa partie médiane, deux tourillons susceptibles de coopérer avec des portées ménagées dans le support fixe et enfin des moyens de blocage de l'armature sur le support sont prévus en correspondance sur l'armature et le support lorsque l'armature est verticale et lorsqu'elle est inclinée d'un angle donné par rapport au support. L'invention sera mieux comprise au cours de la description donnée ci-après à titre d'exemple purement indicatif et non limitatif qui permettra d'en dégager les avantages supplémentaires et les caractéristiques secondaires. I1 sera fait référence aux dessins annexés dans lesquels - les figures 1 et 2 sont deux vues d'un bac-de bouturage selon l'invention (la figure 2 étant une coupe Il II de la figure 1) - les figures 3, 4 et 5 sont des vues schématiques d'une cage recevant (la figure 4 étant une coupe IV IV de la figure 3 et la figure 5 étant une coupe V V de la figure 4) les bacs susdits. - les figures 6 et 7 sont deux vues schématiques d'une installation pour recevoir les cages selon l'invention. Le principe mis en oeuvre dans llinvention consiste à créer un bouturage horizontal. - En se reportant aux figures 1 et 2, on voit partiellement un bac I compartimenté par des cloisons 2 et possédant une ouverture frontale 3 destinée au passage de la pousse 4 à bouturer que l'on voit sur la figure 2. Le bac est limité par.une paroi avant 5 et une paroi arrière 6 inclinées de manière que son fond 7 soit de surface inférieure à celle de son ouverture & Enfin, des déflecteurs 9 sont accrochés au fond du bac sous chacun des compartiments définis par les parois 2 destinés à maintenir en place la pousse 4, et des orifices 10 traversent le fond de chaque compartiment à l'aplomb desdits déflecteurs. On voit donc sur ces figures que la pousse 4 est placée sensiblement horizontalement. Naturellement, les bacs tels que 1, sont remplis d'une composition de terre appropriée (à base de tourbe par exemple) pour permettre la naissance de racines adventives. L'avantage qui résulte de cette disposit-ion, est le grand nombre de boutures que l'on peut mettre en place dans un bac et en empilant une pluralité de bacs les uns dans les autres et ce pour une surface d'occupation au sol minime. En laissant la plante croi- tre dans cette position, elle tend à se redresser suivant la flèche A. Pour pallier cet inconvénient, il suffit de faire tourner la bouture et le bac qui la porte de manière que dans sa nouvelle position, la tendance de la plante à se redresser contrarie la déformation qu'elle a' prise suivant la flèche A. Les moyens permettant aisément ce retournement seront décrits ci-après. Le maintien d'un empilage de bacs tels que 1 est réalisé dans une cage illustrée par les figures 3, 4 et 5. On voit sur ces dernières, une cage constituée par un fond 11 et deux parois latérales 12 ajourées. Cette cage est ouverte à sa partie avant 13 et à sa partie arrière 14. Des cornières 15 définissent entre les parois latérales 12, à l'avant et à l'arrière de la cage, des lieux où peuvent être empilés une série de bacs 1 tel.que le montre la figure 5. Les ouvertures 3 de ces bacs sont sensiblement dans les plans avant 13 et arrière 14 de la cage de manière que les pousses les traversant s'étendent à l'extérieur de la cage. On aura remar qué que les deux piles de bac délimitent, au centre de la cage, un espace libre 16. Un couvercle amovible 17, également ajouré, est disposé sur la partie supérieure de la cage et prend appui sur les bacs supérieurs de chacune des piles constituées. Une poignée 18 est disposée au dessus du couvercle 17 et est attelée à la partie supérieure des deux parois latérales 12 au moyen de glissières 19 qu'elle porte à ses extrémités, coopérant avec une cornière 20 portée par lesdites parois. Cette poignée 18 est amovible par glissement le long des cornières 20 qui sont de longueur limitée sensiblement à la largeur de la partie centrale 16 définie ci-dessus. La poignée 18, en outre, est constituée comme un tendeur de manière que, par une rotation autour de son axe, on puisse la bloquer ou la débloquer sur la cage en rapprochant ou en éloignant la partie externe des glissières 19 de la partie externe des cornières 20. Enfin, cette poignée 18 constitue un point d'appui pour des organes de serrage 21 du couvercle 17 sur les piles de bacs. Ces organes 21 sont ici tout simplement des vis moletées qui ap puient sur le couvercle 17, après blocage de la poignée sur la cage, de manière à bloquer les bacs I entre eux et à les rendre solidaires de la cage Cette cage est destinée selon l'invention à être placée -dans une armature 22 visible sur les figures 6 et 7 supportée par un portique fixe 23. Cette armature 22 est divisée en logements 22a équipés de glissières 24 susceptibles de coopérer avec des cor nières 24 (figure4) attelées à la partie inférieure des parois la térales 12 de la cage. Sur sa face arrière, chaque logement possède des butées 25 et sur sa face avant des organes defixation 26 amovibles qui, par exemple par vissage, plaquent la cage contre les butées 25. L'armature 22 porte latéralement, en son milieu, deux tourillons 27 engagés dans des portées 28 ménagées dans le portique 23. Au tour de ces tourillons, l'armature peut donc tourner par rapport au portique qui est ancré au sol. Des moyens d'immobilisation en rotation de l'armature 22 par rapport au portique 23 sont symbo- & lisés sur la figure par deux cornières curvilignes 29 solidaires du portique susceptible de passer devant une plaque d'immobilisa tion 30 solidaire du portique. Ces cornières et la plaque sont pourvues de trous dans lesquels, lorsqu'ils sont en coorespondance, on peut passer une goupille 31.Les trous prévus dans les corniè res sont disposés de telle manière que l'on peut arrêter l'armature 22 dans le plan du portique 23 tous les demi-tours, et dans une position inclinée par rapport à ce portique telle qu'elle est re présentée en figure 7. Pour mettre en service l'appareil selon l'invention, on place une bouture dans chaque compartiment d'un bac 1 avec une comte position de terre appropriée, comme le montre la figure 2. Chaque bac est ensuite placé dans la cage dont on a.enlevé le couvercle 17 et la poignée 18 en le faisant glisser par le dessus dans l'espace délimité par les cornières 15 les boutures tournées vers l'exté rieur de la cage. 'lorsqu'on a réalisé l'empilage des deux séries de bacs que peut porter une cage, on remplit l'espace 16 central position afin de constituer un magasin de tourbe. On met ensuive en place le couvercle 17 qui peut être guidé le long des arrêtes verticales des parois latérales 12 par des retours tels que ceux repérés en 32 sur la figure 3, à la partie supérieure de la cage jusqu'à son contact avec le bac supérieur de chaque pile. On glisse ensuite les glissières 19 de la poignée 18 sur les cornières 20 jusqu'au milieu de la cage. En actionnant en rotation cette poignée, on rapproche les extrémités extérieures des glissières 19 jusqu'au contact des cornières 20 qu'elles étreignent. On actionne enfin les vis 21 qui prennent appui sur le couvercle 17 afin de bloquer chacun des bacs l'un sur l'autre dans la cage. Tous les éléments d'une cage ainsi remplie sont solidaires les uns des autres et sont transportés en direction du logement 22a de l'armature 22. Après avoir enlevé ou escamoté les organes 26, on glisse la cage pleine sur les glissières 24 jusqu'à la mettre au contact des butées arrière 25. On assure son immobilisation sur l'armature 22 au moyen des organes 26 que l'on remet en place et que l'on serre. On procède de même por toutes les cages devant être placées dans tous les logements de l'armature 22. L'armature est ainsi chargée et en maintenant un degré d'humidification adéquat dans la tourbe, le bouturage se développe. L'armature est donc couverte sur ses faces avant et arrière de boutures horizontales qui au fur et à mesure de leur croissance ont tendance à se redresser. En faisant tourner d'un demi-tour l'armature par rapport au portique, on place toutes les boutures de telle manière que leur tendance à se redresser contrarie la déformation prise dans la position précédente. Le rythme des rotations dépend de la rapidité de la croissance des pousses et peut être bien sûr variable. Après un certain temps, le bouturage - ou sa première phase-étant terminé , on peut extraire les cages de leur logement et les utiliser telles qu'elle se présentent. Elles constituent alors le conditionnement des plantes qu'elles portent, qu'il suffit de protéger extérieurement pour les expédier. On peut également sortir chaque bac de la cage, ce dernier constituant une unité de conditionnement plus petite pour des plantes à expédier. On peut enfin les utiliser comme cage de transport des plants à repiquer dans le sol. Il suffit alors de retirer le couvercle 17 et de porter la cage par sa poignée 18 jusqu'au lieu de repiquage et de répartir les plants à repiquer. Le procédé de l'invention et l'appareil le mettant en -oeuvre, sont particulièrement avantageux. En effet, avec l'invention, on peut remplir non plus en surface mais en volume toute une serre. On multiplie ainsi d'une manière très appréciable le nombre de boutures obtenues par mètre carré de serre. Les serres dans les- quelles des appareils selon l'invention sont installés, sont plus simples et donc moins coûteuses à la construction et à l'utilisation. Par la réduction des pertes de chaleur que l'invention permet, on réduit d'une manière importante la consommation d'énergie destinée au chauffage de la serre. Les installations d'arrosage sont en outre simplifiées. En effet, par la présence dans l'espace 16 de tourbe, cette dernière constitue un magasin d'eau qui opère une régulation de l'humidité dans les bacs.Cette eau peut facilement atteindre chacun des bacs qui débordent à leur partie supérieure dans l'espace 16 par suintement le long de la paroi arrière 6 inclinée du bac supérieur (voir figure 1) . L'eau ensuite peut circuler des bacs supérieurs vers les bacs inférieurs par les orifices 10 dont chaqué compartiment est muni à la base et être dirigée par les déflecteurs 9 vers l'arrière du compartiment, là où croissent les racines. Avec ces dispositions, un arrosage accidentellement irrégulier ne peut pas causer la mort de certaines boutures. En outre, la position horizontale des boutures fait qu'elles ne subissent aucun tassement du au poids de la composition les entourant, présentant ainsi par tous les côtés une bonne aération et une bonne humidification favorisant l'émission rapide des racines. De ce fait, l'invention permet de bouturer des variétés végétales réputées rebelles à ce mode de multiplication et permet d'éviter pour ces dernieres le greffage toujours lent et onéreux. L'acclimatation des plantes pourra etre rendue moins périlleuse par transport de cages entières dans de petites serres très aérées où la température sera baissée régulièrement soit dans des salles d'ombrage. L'invention peut avantageusement s'appliquer au repiquage mécanique. Les boutures acclimatées possédant leur petite motte pourront reprendré très rapidement. Enfin, par la rotation du cadre, on obtient, outre des plants droits, des plans touffus permettant d'éviter ainsi la taille de formation. L'invention trouve une application intéressante dans le domaine de l'horticulture. Elle n'est pas limitée à la description qui vient d'en être donnée mais couvre au contraire toutes les variantes qui pourraient lui être apportées sans sortir de son cadre ni de son esprit. R E v E N D t C A t S O N S EVENDtCATOS Procédé de bouturage, caractérisé en ce que l'on place la pousse à bouturer horizontalement dans une composition maintenue verticalement et accessible par au moins un de ses cotés 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on fait régulièrement subir à l'ensemble bouture et composition" une rotation de manière à contrarier la tendance de la plante à se redresser verticalement. 3. Appareil pour le bouturage horizontal de jeunes pousses pour mettre en oeuvre le procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il est constitué par au moins un empilage de bacs horizontaux compartimentés, dont chacun des compartiments possède une ouverture frontale permettant le passage de la pousse qui y est placée, cet empilage de bacs étant maintenu serré de manière amovible dans une cage ouverte au moins du cte des ouvertures susdites, ladite cage étant logée de manière amovible dans une armature montée à rotation sur un support fixe. 4. Appareil selon la revendication 3, caractérisé en ce que les parois avant et arrière de chacun des bacs susdits sont inclinées de manière à déterminer un fond moins large que la partie supérieure, en ce que le fond de chacun des bacs porte à l'avant et en saillie sous chaque compartiment des déflecteurs de maintien des pousses situées dans le bac inférieur et en ce que chacun des compartiments susdits comporte dans son fond un orifice à l'aplomb dudit déflecteur. 5. Appareil selon la revendication 3, caractérisé en ce que la cage susdite, ouverte à l'avant et à l'arrière est constituée par un fond et deux parois latérales ajourées et porte deux empilages de bacs dont les ouvertures respectives sont tournées vers l'ex- térieur de la cage et qui délimitent entre eux, au centre de la cage, un espace vide, tandis qu'un couvercle ajouré presseur des deux empilages sudits est attelé de manière amovible à la partie supérieure des paros latérales delta cage. 6. Appareil selon la revendication 5, caractérisé en ce que la cage comporte une poignée de manutention attelée de manière amovible auxdites parois latéralesqui porte des moyens de pression du couvercle sur les empilages susdits. 7. Appareil selon la revendication 3 ou la revendication 5, caractérisé en ce que l'armature susdite comporte une pluralité de logements équipés latéralement de glissières susceptibles de coopérer avec des cornières attelées aux parois latérales de chacune des cages. 8. Appareil selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'armature susdite comporte sur sa partie arrière des butées de retenue de chacune des cages et sur sa partie avant des moyens de fixation amovibles des cages sur l'armature. 9. Appareil selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'armature susdite porte latéralement, dans sa partie médiane, deux tourillons susceptibles de coopérer avec des portées ménagées dans le support fixe et en ce que des moyens de blocage en rotation de l'armature sur le support sont prévus en correspondance sur l'ar- mature et le support lorsque l'armature est verticale et lorsqu'elle est inclinée d'un angle donné par rapport au support.