L'invention concerne un dispositif de conditionnement pour objets volumineux, et en général lourds, comme la plupart des appareils électroménagers d'une certaine importance, ou comme certains appareils industriels tels que des volucompteurs de carburant, des réservoirs et cuves de stockage de fluides, ou autres. L'emballage de ces objets volumineux a été jusqu'à présent, réalisé essentiellement au moyen de caisses ou caisses-palettes en bois ou en complexes bois et carton faisant généralement appel à des renforts métalliques ou plastiques, notamment dans les coins. Tout en donnant satisfaction sur le plan de la solidité, ces caisses sont souvent surdimensionnées et elles cachent totalement l'objet emballé, ce qui peut être un inconvénient en cours de manutention, la fragilité relative des objets ne pouvant être appréciée. L'invention a pour but d'éviter ces inconvénients en proposant un dispositif de conditionnement bien adapté à l'emballage de ces objets, léger et facile à mettre en oeuvre, donnant toute garantie de solidité à la manutention et au gerbage et de plus, laissant voir l'objet emballé. Un autre but de l'invention est de fournir un dispositif de conditionnement livrable à plat, c'est-à-dire sous encombrement ré- duit, et réduisant les espaces de stockage à vide. Un autre but encore de 11 invention est de proposer un dispositif de conditionnement adaptable en bout de chaîne de fabrication et au moins partiellement susceptible d'automatisation. L'invention a pour objet un dispositif de conditionnement pour objets volumineux, caractérisé en ce qu'il comporte : deux cuvettes en carton plié de forme géométrique simple, destinées à constituer les extrémités supérieure et inférieure du dispositif; deux dispositifs de calage des extrémités supérieure et inférieure de l'objet, constitués chacun de deux éléments de carton assemblés par pliage et disposés en croix de façon à assurer le calage de l'objet sur ses faces d'extrémités et sur ses angles; des entretoises pour assurer la liaison entre lesdites cuvettes et le blocage dans chaque cuvette du dispositif de calage correspondant; et une housse plastique enrobant le tout et laissant voir l'objet emballé. Selon un mode de réalisation de I'invention, les cuvettes sont de forme carrée et les dispositifs de calage se bloquent dans les angles des cuvettes. Selon l'invention également, les éléments de carton des dispositifs de calage présentent deux longerons à triple épaisseur, reliant deux extrémités en coin, soutenues par des rabats articulés sur les longerons, et dont le profil intérieur est adapté à la forme de l'objet à emballer. Toujours selon l'invention, les longerons de chacun desdits éléments présentent des encoches destinées à coopérer pour assurer le maintien en position relative en croix des deux éléments de chaque dispositif de calage. D'autres caractéristiques de l'invention ressortent de la description qui suit faite avec référence aux dessins annexés sur lesquels on peut voir Figure 1 : une vue perspective d'un mode de réalisation d'une cuvette d'extrémité de forme générale carrée, d'un dispositif de conditionnement selon l'invention. Figure 2 : une vue à plat d'un flan de carton découpé et rainé, destiné à constituer l'un des éléments d'un dispositif de calage d'extrémité, dans un dispositif de conditionnement selon un mode de réalisation de l'invention. Figure 3 : une vue à plat d'un mode de réalisation d'un flan de carton découpé et rainé, destiné à constituer vautre élément d'un dispositif de calage d'extrémité dans un dispositif de conditionnement selon un mode de réalisation de l'invention. Figure 4 : une vue perspective d'une extrémité d'un dispositif de conditionnement selon un mode de réalisation de l'invention, en cours d'assemblage. En se reportant à la figure 1, on peut voir une cuvette d'extrémité en cours d'assemblage. Cette cuvette, de forme simple, est constituée à partir d'un flan de carton découpé et rainé, de forme sensiblement carrée. Elle comporte un fond carré 21 sur lequel s'articulent des faces latérales 22, 23, munies de contre-faces 24 et 25 respectivement. Les faces 22 portent deux petits rabats latéraux 26, et les contre-faces 25 portent deux rabats latéraux plus longs 27. Des tenons 28 sont prévus sur le bord libre des contrefaces, pour coopérer avec des lumières 29 du fond 21. L'assemblage de la cuvette se fait de la façon suivante : on redresse les faces 22 et on replie vers l'intérieur leurs rabats latéraux 26. On redresse les faces 23 et on rabat complètement leurs contre-faces 25 en bloquant ainsi les rabats 26 et en assurant le verrouillage par les tenons 28 et les lumières 29.Les rabats 27 sont alors repliés contre les faces 22. On replie enfin les contre-faces 24 en bloquant ainsi les rabats 27 et on verrouille la position par les tenons 28 et les lumières 29. La cuvette représentée est de forme générale carrée, mais il va de soi qu'on peut la prévoir octogonale par exemple. En se reportant à la Figure 2, on voit que le flan de carton destiné à constituer le premier élément du dispositif de calage d'extrémité, est découpé et rainé. Il comporte deux bandes latérales 1, 2, renforcées chacune par deux épaisseurs, respectivement 3,4 et 5,6. A cheval sur les lignes d'articulation correspondant au bord inférieur de 11 élément, sont prévus des verrous en queue d'aronde 7. Les bandes de renforcement 4, 5, 6 sont prélevées entre les lignes 17 délimitant les extrémités en coin 8 de l'élément. Le profil des lignes 17 est adapté à la forme de l'objet à emballer. Les extrémités 8 de l'élément sont de forme générale triangulaire, leur angle extérieur étant adapté à la forme de l'angle correspondant de la cuvette (angle sensiblement droit pour une cuvette carrée). La découpe du flan de carton définit des volets de forme générale triangulaire, ll-et 12 d'une part, 13 et 14 d'autre part, qui, lors du pliage de l'élément, viennent se placer sous les extrémités 8 pour en renforcer l'épaisseur. Ces volets sont solidaires de rabats portés par les faces 1, 3 et 2, et destinés à constituer les faces latérales verticales des extrémités des éléments du dispositif de calage. Des tenons 9 sont prévus pour coopérer avec des lumières 10 de façon à assurer le maintien en position relative des bandes 1 et 3, après pliage. Par ailleurs, les rabats portés par la bande 2 portent sur leur bord extérieur, un volet de verrouillage 20 destiné à s'insérer entre les deux rabats portés par-les bandes 1 et 3 et qui sont maintenus repliés l'un contre l'autre par les tenons 9 et les lumières 10. Enfin, des encoches 16 sont prévues sur les bandes constituant les longerons, au niveau des bords supérieurs 18 des longerons. Des encoches correspondantes sont prévues sur les bords libres des bandes 1 et 5, respectivement. Ces encoches sont destinées à coopérer avec des encoches correspondantes prévues sur les bords inférieurs des longerons du deuxième élément, pour assurer le maintien en croix des deux éléments. Le pliage de ce premier élément est réalisé de la manière suivante : on replie vers l'carrière du plan de la Figure 2, d'abord la bande 5 contre la bande 6, puis l'ensemble des deux bandes contre la bande 2 et on verrouille le longeron ainsi formé en décalant vers lavant le verrou en queue d'aronde 7. On replie vers l'arrière du plan de la figure, la bande 4 contre la bande 3, puis la bande 1 contre la bande 4 et on verrouille le longeron ainsi formé en decalant le verrou en queue d'aronde 7. On redresse alors ce longeron en le rabattant vers l'arrière à 900, les tenons 9 venant s'engager dans les lumières 10. On rabat aussi vers lar- rière à 909 l'autre longeron.On fait glisser sous l'extrémité 8 les volets triangulaires 11 et 12 et on ramène l'un vers l'autre les rabats correspondants, et on verrouille la position en insérant le volet de verrouillage 20 entre les deux rabats portés par les bandes 1 et 3. On procède de la même manière à l'autre extré- mité 8 pour les volets 13 et 14. On peut remarquer que les tenons 9 viennent stappuyer dans des encoches des extrémités 8 pour conforter la rigidité de l'ensemble, et que des tenons correspondants sont prévus sur les rabats de la bande 2. En se reportant à la figure 3, on peut voir que le deuxième élément du dispositif de calage d'extrémité est constitué essentiellement comme le premier. Les memes références désignent les memes constituants. La seule différence est que les encoches 15 sont prévues sur les lignes d'articulation correspondant aux bords inférieurs des longerons. Le mode de pliage est aussi le meme que celui du premier élément. On place alors en croix les deux éléments, selon la représentation de la figure 4. On dispose les entretoises 19 dans les angles de la cuvette d'extrémité comme indiqué sur cette figure, et on bloque l'ensemble en position, le dispositif de calage étant appliqué sur le fond de la cuvette. I1 va de soi qu'on peut insérer les entretoises dans la cuvette après avoir mis en place le dispositif de calage, et après avoir mis en place l'objet à emballer. I1 reste alors à coiffer l'objet à emballer par le deuxième dispositif de calage, à coiffer le tout par la cuvette de dessus et à recouvrir l'ensemble par une housse plastique transparente, fixée par tout moyen approprié. Le dispositif de conditionnement selon l'invention a été décrit dans le cas d'une forme générale en parallélépipède rectangle. I1 doit être bien entendu que le principe du dispositif de calage en croix s'adapte à d'autres formes polygonales de la cuvette et en particulier à la forme octogonale. Les seules ----- modifications correspondantes étant alors relatives à l'angle des extrémités 8 des éléments du dispositif de calage. La cuvette en carton peut être assemblée à la main, ou par une machine automatique, les rabats d'assemblage pouvant être de forme quelconque et éventuellement encollés. Le dispositif de calage en croix a pour rôle de centrer l'objet emballé et de le supporter, d'amortir les chocs et de répartir les efforts au gerbage. Les entretoises assurent le blocage en position du dispositif de calage, et la liaison entre les cuvettes. Elles contribuent à la rigidification de l'ensemble et à la résistance au gerbage et elles servent de support à la housse plastique, de préférence rétractable, qui enserre le tout. Les entretoises peuvent être des chandelles de bois ou de carton ondulé, des tubes de carton éventuellement fendus longitudinalement et préformés pour amortir les chocs latéraux et assurer la protection des arêtes verticales de l'objet, ou des cornières en métal ou en carton, par exemple. La housse plastique, rétractable et/ou étirable, permet de rendre solidaires les différents éléments de l'ensemble du dispositif de conditionnement. Elle assure en outre l'isolation de l'objet aux poussières et à l'humidité, elle permet de voir l'objet emballé et de constater son état à la livraison sans avoir à défaire l'emballage, elle garantit à l'objet un meilleur traitement au cours des manutentions en raison de sa transparence. En cas de transport ou d'expédition dans des conditions particulièrement rigoureuses, cette housse plastique pourrait être remplacée ou recouverte, par une coiffe en carton ou une caisse en bois par exemple, ou par un feuillardage par liens métalliques ou plastiques. Le dispositif de conditionnement selon l'invention peut s'appliquer aux objets volumineux et lourds tels que : chauffeeau, machine à laver le linge ou la vaisselle, machine ou armoire sèche-linge, réfrigérateur, congélateur, téléviseur, cuisinière, four individuel, volucompteur de carburant, réservoir ou cuve de stockage, par exemple. I1 assure à la fois la protection de ltobjet emballé, la contribution au gerbage, la facilité de manutention et la visualisation de l'objet et de son état à la livraison. REVENDICATIONS 1.- Dispositif de conditionnement pour objets volumineux caractérisé en ce qu'il comporte : deux cuvettes en carton plié de forme géométrique simple, destinées à constituer les extrémités supérieure et inférieure du dispositif ; deux dispositifs de calage des extrémités supérieure et inférieure de l'objet, constitués chacun de deux éléments de carton assemblés par pliage et disposés en croix de façon à assurer le calage de l'objet sur ses faces d'extrémités et sur ses angles ; des entretoises pour assurer la liaison entre lesdites cuvettes et le blocage dans chaque cuvette du dispositif de calage correspondant ; et une housse plastique enrobant le tout et laissant voir l'objet emballé. 2.- Dispositif de conditionnement selon la revendication 1, caractérisé en ce que les cuvettes sont de forme carrée et les dispositifs de calage se bloquent dans les angles des cuvettes. 3.- Dispositif de conditionnement selon la revendication 1, caractérisé en ce que les éléments de carton des dispositifs de calage présentent deux longerons à triple épaisseur, reliant deux extrémités en coin soutenues par des rabats articulés sur les longerons, et dont le profil intérieur est adapté à la forme de l'objet à emballer. 4.- Dispositif de conditionnement selon la revendication 1, caractérisé en ce que les longerons de chacun desdits éléments présentent des encoches destinées à coopérer pour assurer le maintien en position relative en croix des deux éléments de chaque dispositif de calage. 5.- Dispositif de conditionnement selon la revendication 1, caractérisé en ce que la housse plastique est rétractable et/ou étirable.