L'invention se rapporte à une centrale à moteur à combustion interne refroidi à liteau et équipé d'au moins un groupe de suralimentation sur la canalisation de l'air comprimé duquel est monté au moins un refroidisseur, ladite centrale comprenant au moins un circuit de vapeur dans lequel la chaleur perdue de l'eau de refroidissement, la chaleur de l'air comprimé de suralimentation et celle des gaz d'échappement du moteur assurent le réchauffage et la vaporisation du fluide de travail dirigé au moins en partie sur au moins une turbine à vapeur dans laquelle il se détend en fournissant du travail. Il est bien connu -voir la revue "Schiff und Hafen/ ICommadobrücke" nO 29 (1977), fascicule nO 5, pages 488 - 489- de récupérer énergie des différentes sources de chaleur perdue d'une centrale du type tel que spécifié en les réunissant dans un circuit de vapeur dont le fluide de travail passe successivement dans un échangeur de chaleur dans laquelle il reçoit l'énergie de l'eau de refroidissement du moteur, dans un refroidisseur de l'air comprimé de suralimentation et finalement dans une chaudière de récupération de la chaleur perdue des gaz d'échappement.Le fluide de travail de ce circuit est de préférence de l'eau et il est réchauffé et au moins vaporisé -dans certains cas, il est encore surchauffé- avant d'être utilisé pour la commande d'au moins une turbine et être ensuite à nouveau condensé, la turbine commandant une génératrice électrique ou une autre machine opératrice. L'énergie est relativement mal récupérée dans les installations de ce type, car le flux volumique du fluide de travail passant dans toutes les trois sources de chaleur perdue est le meme la récupération de la chaleur du refroidissement d'air de suralimentation et du circuit de l'eau de refroidissement du moteur n'est en particulier en aucun cas optimale. L'invention a pour objet une centrale de ce type, mais perfectionnée de manière à permettre de récupérer un maximum d'énergie et d'en élever le rendement thermique global. Selon une particularité essentielle de l'invention, chaque source de chaleur perdue est combinée avec un circuit de vapeur dans lequel au moins la production de vapeur est indépendante de celle des autres circuits Chaque circuit de la centrale selon l'invention peut donc être calculé de manière que la quantité de vapeur qu'il produit corresponde individuellement à la quantité d'énergie disponible dans sa source de chaleur perdue et il est donc possible de faire correspondre de manière idéale le niveau de sa température et celui de sa pression au niveau de température de cette source ; il est ainsi possible d'opt-- miser la récupération d'énergie et d'utiliser non seulement une partie de la chaleur perdue du moteur, mais essentiellement toutes les sources de pertes pour produire de l'énergie utile. Les circuits de vapeur des différentes sources de chaleur perdue peuvent avantageusement opérer à des niveaux différents de température et de pression ; mais il est bien entendu possible aussi de mener conjointement les circuits de vapeur produite par l'air de suralimentation et par l'eau de refroidissement -lorsque les températures des différentes sources disponibles sont dans un rapport favorableet de ne prévoir deux systèmes séparés parallèles d'échange de chaleur, qui comprennent le refroidisseur de l'air de suralimentation et le refroidisseur de l'eau de refroidissement du moteur, que pour le réchauffage et la vaporisation du fluide de travail.Ce regroupement des deux circuits de vapeur est particulièrement avantageux lorsque le circuit de l'eau de refroidissement est un circuit à eau chaude qui est en surpression et dans lequel la température de l'eau de refroidissement est avantageusement supérieure à f000C ; en effet, lorsque le circuit de refroidissement est de manière connue à eau chaude, la quantité de chaleur récupérée sur l'eau de refroidissement et disponible dans le circuit correspondant de production de vapeur est à un niveau de température qui correspond très bien aux températures qu'il est possible de conférer à la vapeur produite par l'utilisation de la chaleur de compression de l'air de suralimentation sans avoir à mettre en oeuvre des surfaces extrêmement importantes d'échange de chaleur. Il est par ailleurs possible de réduire éventuellement l'appareillage nécessaire à l'utilisation de la chaleur perdue en reliant mécaniquement au moins les turbines de deux circuits de vapeur et en les raccordant à un condenseur commun ou en faisant passer la vapeur d'au moins deux circuits dans des étages différents de détente, avec production de travail, d'une turbine commune. Selon un mode de réalisation avantageux de réglage des circuits de vapeur combinés avec les deux sources de chaleur récupérée qui réagissent sur le moteur,c' est-à-dire de la caleur récupérée sur l'eau de refroidissement et de celle récupérée par le refroidissement de l'air de suralimentation, la grandeur réglée, utilisée pour les circuits de vapeur totalement indépendants, est la chaleur à évacuer du condensateur au dernier stade par le refroidisseur correspondant. Les mesures utilisées pour la commande de cette régulation sont les grandeurs déterminantes pour le bon fonctionnement du moteur, par exemple la température de l'eau de refroidissement à la sortie du moteur ou la température de l'air de suralimentation à l'entrée du moteur. Toutefois, lorsque les circuits de vapeur sont reliés, il faut non seulement régler la chaleur évacuée dans le condenseur, mais aussi procéder aux modifications nécessaires de la distribution de chaleur sur les deux circuits de vapeur en parallèle. Ce condenseur étant conçu en conséquence, l'avantage supplémentaire obtenu réside dans la garantie que la chaleur est évacuée en quantité suffisante de l'eau de refroidissement du moteur et/ou de l'air de suralimentation, par exemple notamment en cas de défaillance et/ou de panne de la turbine à vapeur. Il est par ailleurs aussi possible de garantir l'évacuation nécessaire de chaleur en montant un re froidisseur supplémentaire dans les circuits de vapeur utilisant la chaleur de l'eau de refroidissement et la chaleur de compression de l'air de suralimentation, de préférence en amont de l'échangeur de récupération de la chaleur perdue par rapport au sens de circulation du fluide de travail. Des organes étrangleurs ou des pompes indépendantes d'alimentation montés dans chacune des lignes en parallèle peuvent assurer avantageusement la distribution sur les circuits correspondants. Il est aussi possible d'utiliser des pompes à débit constant ou réglable. Lorsque les niveaux de température pouvant être obtenus dans les circuits de vapeur à l'aide de la chaleur perdue conviennent, il est bien entendu possible de monter de manière connue dans un ou plusieurs circuits, en plus des turbines de production de travail mécanique, un ou plusieurs appareillages consommateurs de chaleur qui sont indépendants -c'est-a~dire qui ne communiquent avec les circuits de vapeur qu'indirectement par l'intermédiaire d'échangeurs de chaleur- lorsque cette disposition permet d'améliorer le rendement thermique global de la centrale ou d'obtenir d'autres avantages. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels la figure 1 est un schéma d'un premier mode de réa lisation d'une centrale selon l'invention ; et la figure 2 est un schéma d'une variante de réalisa tion. Le moteur 1 représenté simplement de manière sché matique sur la figure 1 est équipé d'un groupe de suralimentation dont le compresseur 3 aspire l'air sur l'atmosphère par une canalisation 4 et le refoule par une canalisation 6 dans ce moteur 1. Un refroidisseur 7 de l'air comprimé est monté sur la canalisation 6. Une turbine 8 à gaz d'échappement commande le co- presseur 3 par un arbre 10, les gaz chauds d'échappement du moteur 1 parvenant à la turbine 8 par une canalisation 9 et, après avoir été détendus dans cette turbine, étant évacués par une canalisation Il sur laquelle est monté un échangeur de chaleur 12. L'échangeur 12 forme l'évaporateur et le surchauf feur du fluide de travail d'un premier circuit de vapeur 14 qui fonctionne à des pressions relativement élevées et qui est destiné à récupérer la chaleur perdue des gaz d'échappement. Une première pompe 15 refoule dans ce circuit le fluide de travail -par exemple de l'eau- prélevé sur un ballon 14 et passant d'abord par un réchauffeur 16 ; ce fluide parvient dans les tubes de l'évaporateur de l'échangeur 12 chauffé aux gaz d'é chappement et, de là, il retourne dans la chambre à vapeur du ballon 14 ; le fluide de travail abandonne dans le réchauffeur 16 de la chaleur au produit de condensation qui est pompé sur un condenseur 17 et envoyé dans le ballon 14.La vapeur produite dans les tubes de ltévaporat ur est dirigée du ballon 14 dans le surchauffeur de l'échangeur 12 et, de 1à, elle parvient dans une turbine 18 qui commande par exemple une génératrice électrique 19. La vapeur détendue dans la turbine 18 parvient dans le condensateur 17 sur lequel une seconde pompe 20 prélève le produit de conden sation et le refoule dans le réchauffeur 16, dans lequel sa température subit une élévation, puis dans la chambre à eau du ballon 14. Ce circuit 13 de récupération de la chaleur des gaz d'échappement d'un moteur constituant un dispositif bien connu et très généralement utilisé, son mode de fonc tionnement ne sera pas décrit plus en détail. Le moteur 1 est par ailleurs équipé d'un circuit d'eau de refroidissement 21 comprenant un refroidisseur 22 et une pompe 23. L'eau de ce circuit passe du moteur 1 dans le refroidisseur 22, dans lequel sa température est abaissée d'environ 100C, puis la pompe 23 la renvoie dans le moteur 1. La chaleur cédée dans le refroidisseur 22 par l'eau de refroidissement du moteur 1 est envoyée dans un second circuit de vapeur 60 dans lequel elle est utilement utilisée et dans lequel le niveau de température et donc aussi le niveau de pression de la vapeur saturée produite sont bien inférieures à ceux du premier circuit 13 à chauffage par les gaz d'échappement, car la température à laquelle l'eau de refroidissement sort du moteur 1 est aussi bien plus basse que celle des gaz d'échappement. En général, les températures du circuit 60 à chauffage par l'eau de refroidissement sont aussi inférieures à celles d'un troisième circuit 70 qui utilise la chaleur de compression de lrair de suralimentation et qui sera décrit plus bas. Le circuit 60 comprend une pompe d'alimentation 61 qui refoule le liquide de travail du circuit de vapeur, de préférence de l'eau, dans le refroidisseur 22 dans lequel il subit le réchauffage et la vaporisation. La vapeur saturée produite dans ce refroidisseur passe ensuite dans une turbine 62 qui commande une-machine opératrice 63, par exemple une génératrice électrique, la vapeur détendue parvenant ensuite dans un condenseur 64 sur lequel la pompe 61 prélève l'eau. La chaleur de condensation devant être évacuée du condenseur 64 est prélevée par un circuit d'eau de refroidissement 66 qui est représenté schématiquement. Le circuit ouvert 66 de cet exemple de réalisation comprend un serpentin de refroidissement 65 placé à l'intérieur du condenseur 64 et une pompe 67 sur le refoulement de laquelle est branchée une canalisation 69 de dérivation ou de décharge qui est équipée d'un organe réglable 68 d'arrêt et d'étranglement. La capacité de refroidissement du condenseur 64 est réglable et ce dernier est conçu et dimensionné de manière à garantir le refroidissement suffisant de l'eau de refroidissement du moteur 1 en cas de défaillance et/ou de panne de la turbine 62. Un capteur de température 55 monté dans le circuit de l'eau de refroidissement,entre le moteur 1 et le refroidisseur 22, assure la régulation du condenseur 64 dans les circuits classiques de récupération de la chaleur de l'eau de refroidissement, c'est-à-dire dans ceux qui ne sont pas en surpression -et donc ne fonctionnent pas aux températures élevées qui règnent en général dans les circuits en surpression-, le capteur 55 peut aussi dans certains cas être monté sur la ligne de retour de l'eau de refroidissement dans le moteur, car les différences de température qu'il est possible d'obtenir dans le refroidisseur 22 sont relativement faibles, comme mentionné plus haut. Le capteur 55 commande l'organe 68 de régulation du flux de fluide de refroidissement destiné à évacuer la chaleur de condensation du condenseur 64. Cette régulation a de son caté pour effet de modifier la température de l'eau dirigée sur le refroidisseur 22 et donc de modifier la capacité de refroidissement de ce dernier. Le circuit de vapeur 70 destiné à récupérer la chaleur de compression de l'air de suralimentation a une structure en principe analogue à celle du circuit 60 qui vient d'être décrit. Le circuit 70 comprend donc le refroidisseur 7 de l'air de suralimentation ainsi qu'une pompe 71, une turbine 72 de commande d'une génératrice 73, ainsi qu'un condenseur 74. Le serpentin de refroidissement de ce dernier porte la référence 75 et fait partie d'un circuit ouvert de refroidissement 76. Une pompe 77 refoule dans le serpentin 75 le fluide de refroidissement destiné à evacuer la chaleur du condenseur 74 ; la régulation du flux de ce fluide est également assurée par un organe réglable d'étranglement 78 monté sur une canalisation de décharge 79 et soumis à un capteur 56 de mesure de la température de l'air de suralimentation refroidi, ce capteur étant monté en aval du refroidisseur 7. Le réglage de la capacité d'évacuation de chaleur du refroidisseur 7 et donc de la récupération d'énergie sur le circuit de vapeur 70 est analogue à celui du circuit 60 décrit plus haut. il est ben entendu possible de monter les turbines 62 et 72 -et, dans certains cas., même aussi la turbine 18- sur un arbre commun qui commande alors une unique machine opératrice. Par ailleurs, les condenseurs 17, 64 et 74 peuvent être réunis en un unique condenseur commun. Il est par ailleurs possible de rassembler toutes les turbines en une unique machine à plusieurs étages, la vapeur des circuits 60 et 70 étant alors dirigée dans certains cas sur différents étages de cette turbine. Lorsque la centrale comprend un condenseur commun et/ou une turbine commune, il faut des organes complémentaires de réglage et de commande assurant convenablement la répartition du débit du fluide de travail sur les flux élémentaires nécessaires. il est par ailleurs possible aussi de prélever de manière connue de l'énergie sur un ou plusieurs circuits, par exemple par des prises convenables sur les différentes turbines après détente partielle, en vue de son utilisation pour du chauffage. Dans l'exemple de réalisation de la figure 2, qui représente une variante de la centrale de la figure 1, le circuit d'eau de refroidissement 21 du moteur 1 est un circuit à eau chaude. On sait que le refroidissement à l'eau chaude diffère des circuits classiques de refroidissement par le fait que son circuit est en surpression et donc permet des températures supérieures à 1000C. Cette surpression est maintenue dans le circuit de refroidissement 21 de la figure 2 au moyen d'un réservoir 24 monté en complément et dans lequel une haute pression, par exemple 5 bars, est maintenue artificiellement par exemple à l'aide d'air comprime. Cette surpression permet de conférer a l'eau de refroidissement une température d'environ 1200C à la sortie du moteur 1 et donc à l'entrée dans le refroidisseur 22 et de la maintenir à environ 1100C à la sortie de ce refroidisseur -en admettant une conception analogue à celle de la figure 1-. Cette élévation de température permet de disposer dans le circuit correspondant de production de vapeur, pour le réchauffage et la vaporisation du fluide de travail, d'une chaleur dont le niveau de température correspond très bien aux températures qu'il est possible de conférer à la vapeur du circuit de récupération de la chaleur de compression de l'air de suralimentation sans avoir à mettre en oeuvre dans ce circuit des surfaces extrêmement importantes d'échange de chaleur. il est ainsi possible de remplacer les circuits 60 et 70 de l'exemple de réalisation de la figure 1 par un circuit commun 25. Celui-ci comprend une pompe d'alimentation 26 qui refoule le fluide de travail, de préférence aussi de l'eau, d'un condenseur 27 vers un point d'embranchement 28. Â partir de ce dernier, le flux d'eau utilisée pour la production de vapeur se subdivise pour pénétrer dans les deux circuits en parallèle d'échange de chaleur 29 et 30 dont l'un comprend les serpentins du circuit secondaire d'absorption de chaleur du refroidisseur 7 et l'autre, ceux du refroidisseur 22. La chaleur évacuée dans les refroidisseurs des deux circuits transforme l'eau en vapeur saturée. Les courants élémentaires réunis au point 31 parviennent dans une turbine à vapeur 32 dans laquelle ils se détendent pour parvenir ensuite dans le condenseur 27. La turbine 32 commande par exemple une génératrice électrique 33. Le condenseur 27 et le circuit 36 à eau de refroidissement destinée à évacuer la chaleur de condensation sont aussi analogues aux circuits ouverts 66 et 76, le serpentin de refroidissement du condenseur 27 portant la référence 35, la pompe, la référence 36, l'organe d'arrêt et d'étranglement destiné à la régulation de la capacité de refroidissement portant la référence 37 et la canalisation de dérivation ou de décharge portant la référence 38. Des organes réglables d'étranglement 39 et 40, auxquels les signaux de réglage émis par un appareil 4t de régulation ou de commande parviennent par des lignes 42 et 43, répartissent le flux commun de fluide de travail sur les deux circuits partiels 29 et 30 de production de vapeur. Un troisième signal de réglage parvient par une ligne 44 a 1' organe 37 monté dans la canalisation 38 de dérivation ou de décharge du circuit 34 de refroidissement du condenseur 27. Le circuit est réglé en fonction des mêmes facteurs à prépondérance que ceux de exemple de réalisation de la figure 1, le réglage se déroulant dans le détail de la manière suivante : les signaux d'entrée que reçoit l'organe 41 de commande ou de réglage sont les mesures de capteurs de température 45 et 46 qui correspondent aux capteurs 55 et 56 ; les mesures de ces températures sont comparées dans l'appareil de réglage 41 à une valeur de consigne, qui est avantageusement constante, l'appareil 41 produisant les signaux correspondants de réglage des vannes 37, 39 et 40 ; cet appareil est de plus équipé d'organes non représentés de réglage de la valeur de consigne desdites températures. Il peut être avantageux, dans certains cas, de prévoir, en plus du condenseur réglable 27 destiné à garantir le refroipissement suffisant de l'eau de refroidissement du moteur et de l'air de suralimentation, un refroidisseur supplémentaire réglable 47 tel que celui qui est indiqué dans le circuit 25 de la figure 2, entre la pompe 26 et le point d'embranchement 28. Une canalisation de dérivation 50 réglable au moyen d'un organe étrangleur 49 est montée par exemple sur le circuit 48 du fluide de refroidissement du refroidisseur 47 afin de permettre le réglage de sa capacité de refroidissement. Le même signal que celui qui fait varier la capacité de refroidissement du condenseur 27 est utilisé pour la mise en service et le réglage de la canalisation de dérivation 50. Le mode de réglage de la répartition du fluide de travail va être expliqué à l'aide d'un exemple. En admettant que le capteur 46 indique une température trop élevée de l'air de suralimentation a la suite d'un état-d'équilibre, le circuit réagit à cet écart par rapport à la consigne réglée, par exemple par restriction du débit dans l'organe 40 et ouverture de l'organe 39, la répartition du fluide de travail sur les deux circuits élémentaires 29 et 30 étant ainsi modifiée et le refroidisseur d'air 7 recevant "l'agent réfrigérant" en quantité accrue. Nais ces modifications détruisent l'équilibre dans lequel se trouve le circuit 30 d'évacuation de la chaleur de l'eau de refroidissement du moteur 1. L'appareil 41 répond à cette perturbation en restreignant aussi le débit dans l'organe 37 et en augmentant ainsi -comme dans les condenseurs 64 et 74 de 1' exemple de réalisation de la figure 1- le flux d'eau de refroidissement passant par le condenseur 27, la température de l'eau dirigée sur les refroidisseurs 7 et 22 étant ainsi abaissée. Donc, même lorsque ce circuit reçoit "l'agent réfrigérant" à débit réduit, l'évacuation de chaleur nécessaire à maintenir l'eau de refroidissement du moteur à la température voulue est assurée. Les températures et pressions régnant en certains points du circuit commun et dans les échangeurs de chaleur correspondants en parallèle sont indiquées sur le schéma de la figure 2 afin de faire ressortir la manière dont les circuits indépendants de production de vapeur de l'exemple de réalisation de la figure 1 par récupération de la chaleur de l'eau de refroidissement et de l'air de suralimentation ont été modifiés par suite de l'élévation de la température de l'eau de refroidissement du moteur. Par ailleurs, les effets du refroidissement de l'air de suraiimentation et de l'eau chaude de refroidissement du moteur ont été évalués et les températures du fluide de travail et du flux de vapeur à l'entrée et à la sortie des refroidisseurs 7 et 22 sont indiquées. En outre, les températures et les pressions indiquées aussi dans le circuit 13 montrent bien les différences des plages de travail des circuits 13 et 25. Bien entendu1 les réunions mentionnées des turbines et des condenseurs sont aussi possibles dans le second exemple de réalisation ; de même, il est possible de prévoir sur les deux circuits de vapeur 13 et 25 de cet exemple les appareillages utilisateurs de chaleur prélevée de la manière mentionnée par prise sur les turbines à vapeur ou sur des échangeurs de chaleur interposés dans le circuit en amont de la turbine 32. R3VENDIC5TINS 1. Centrale a moteur à combustion interne à suralimentation et à refroidissement à l'eau, centrale comprenant au moins un groupe de suralimentation équipé d'au moins un refroidisseur monté sur sa canalisation d'air de suralimentation, ainsi ou'au moins un circuit de production de vapeur dans lequel la chaleur perdue de l'eau de refroidissement, la chaleur de compression de l'air de suralimentation et la chaleur des gaz d'échappement du moteur sont utilisés pour le réchauffage et la vaporisation du fluide de travail qui est dirigé au moins en partie sur au moins une turbine à vapeur dans laquelle il est détendu et fournit un travail, centrale caractérisée en ce que chacune des sources de chaleur perdue ou de chaleur évacuée (7, 12, 22) est combinée avec un circuit à vapeur (13, 60, 70; 13, 25) dans lequel au moins la production de vapeur est indépendante de celle des autres circuits. 2. Centrale-selon la revendication 1, caractérisée en ce que les circuits de vapeur (13, 60, 70 ; 25) des différentes sources de chaleur perdue (7, 12, 22) opèrent à des niveaux différents de température et/ou de pression. 3. Centrale selon la revendication 1,caractérisée en ce qu'au moins les turbines de deux circuits de vapeur sont reliées mécaniquement et raccordées a. un condenseur commun. 4 Centrale selon la revendication 1, caractérisée en ce que la vapeur d'au moins deux circuits est dirigée sur des étages différents d'une turbine correspondante commune dans laquelle elle est détendue et fournit un travail. 5. Centrale selon la revendication 1, caractérisée en ce que le débit volumique du fluide de travail du circuit de vapeur (70) utilisant la chaleur de compression est réglé par la température à laquelle se trouve l'air de suralimentation à la sortie de son refroidisseur (7). 6. Centrale -selon la revendication 1, caractérisée en ce que le circuit de vapeur (60) utilisant la chaleur de l'eau de refroidissement (22) est réglé par la température de cette eau à la sortie du moteur (1). 7. Centrale selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'au moins un appareillage indépendant de consommation de chaleur est monté dans au moins l'un des circuits à vapeur. 8. Centrale selon la revendication , caractérisée en ce que les circuits de vapeur (25) a chauffage par l'air de suralimentation et par l'eau de refroidissement du moteur sont menés conjointement et comportent pour le réchauffage et la vaporisation du fluide de travail deux systèmes parallèles et indépendants d'échange de chaleur qui comprennent le refroidisseur d'air de suralimentation (7) et un refroidisseur (22) de l'eau de refroidissement du moteur. 9. Centrale selon la revendication 8, caractérisée en ce que les systèmes parallèles d'échange de chaleur comportent des organes d'étranglement du fluide de travail (39, 40). 10. Centrale selon la revendication 8, caractérisée en ce que chacun des systèmes en parallèle d'échange de chaleur comprend sa propre pompe d'alimentation en fluide de travail. 11. Centrale selon l'une des revendications 9 et 10, caractérisée en ce que la répartition du fluide de travail sur les deux systèmes parallèles d'échange de chaleur est réglée en fonction de la température de l'air de suralimentation refroidi à la sortie du refroidisseur correspondant (7) et/ou de la température de Liteau de refroidissement à la sortie du moteur (1). 12. Centrale selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisée en ce que la capacité de refroidissement du condenseur (64,74;27) d'au moins l'un des circuits à vapeur (60,70) de récupération de la chaleur perdue de liteau de refroidissement et de la chaleur de compression de l'air de suralimentation est réglable. 13. Centrale selon l'une quelconque des revendica tions 1 à 12, caractérisée en ce qu'un refroidisseur auxiliaire (47) est monté dans au moins l'un des circuits à vapeur de récupération de la chaleur perdue de l'eau de refroidissement et de la chaleur de compression de l'air de suralimentation, de préférence en amont de I'échangeur (7,22) de récupération de la chaleur perdue, par rapport au sens de circulation du fluide de travail. 14. Centrale selon l'une quelconque des revendications 8 à 11, caractérisée en ce que le circuit d'eau de refroidissement est un circuit à eau chaude qui est en surpression et dans lequel les températures de l'eau de refroidissement sont de préférence supérieures à 100 C.