La présente invention est relative au pieux de fondation à frottement qui sont enfoncés dans le sol pour supporter des charges de structure, Un semblable pieu de fondation est habituellement constitué par une colonne pleine réalisée dans un matériau tel que l'acier ou le béton, étant enfoncé dans le sol au moyen d'une sonnette de battage ou réalisé in situ dans un trou foré dans le sol1 En cours d'utilisation, le pieu répartit sa charge dans le sol principalement par l'intermédiaire du frottement superficiel entre sa surface extérieure et la terre stable qui l'enveloppe, En conséquence, la charge maximale de sécurité pouvant être supportée par un pieu est proportionnelle à sa circonférence, à savoir proportionnelle à son diamètre, tandis que les dimensions et le poids du pieu, ainsi que le volume des déblais devant etre évacués lorsqu'un pieu est réalisé in situ sont proportionnels à la surface de section droite du pieu, à savoir proportionnels au carré du diamètre du pieu. En conséquence, les pieux du type classique sont en règle générale peu faciles à manipuler, de sorte que leur mise en place nécessite des efforts considérables et suscite des perturbations sur le chantier. I1 s'ensuit que lorsqu'on utilise des pieux de fondation à frottement du type classique pour supporter des poutres ou dalles de fondation ou encore des poutres en sous-oeuvre, on réduit au maximum le nombre des pieux, la dalle ou poutre étant renforcée de façon correspondante pour pouvoir stetendre entre les pieux adjacents. Conformément à la présente invention, le pieu de fondation est constitué par un corps cylindrique allongé qui s'étend sur au moins un mètre à l'intérieur du sol, étant destiné à supporter une charge de structure à son extrémité supérieure ainsi que plusieurs éléments allongés, dont chacun présente une surface de section droite inférieure à celle du corps précité, lesdits éléments étant reliés à leurs extrémités supérieures au corps du pieu et s'étendant dans le sol suivant un sens comportant une composante descendante, afin de répartir une majeure partie au moins de la charge de structure à l'intérieur du sol. Le pieu de fondation peut être réalisé en forant dans le sol un trou répondant à la forme et aux dimensions du corps du pieu, les éléments allongés étant enfoncés dans le sol à travers la paroi du trou, le corps du pieu tel que raccordé aux extrémités supérieures desdits éléments allongés étant inséré dans ledit trou. Les éléments allongés peuvent être constitués par des tiges réalisées dans un matériau non corrosif, comme de l'acier inoxydable, de la fibre de carbone ou du plastique. Les extrémités supérieures des tiges peuvent être noyées dans le corps du pieu, lequel comporte un matériau coulé in situ, comme de la résine époxy ou un coulis de ciment, avec inclusion facultative d'éléments préformés ou de renforcement. Alternativement, les extrémités supérieures des tiges peuvent être reliées au tubage du corps du pieu. La surface circonférencielle de l'ensemble des éléments allongés peut être supérieure à celle du corps du pieu, cependant que la capacité de portance du pieu se rapproche de la capacité de portance de l'ensemble des éléments individuels, de sorte que le nouveau pieu ayant une capacité de portance donnée peut être mis en oeuvre à travers un trou plus petit au niveau du sol, comparativement à un pieu classique ayant une surface de section droite constante sur toute sa longueur, Ceci a pour avantage le fait qu'on peut avoir recours à un matériel de forage plus simple, qu'il y a moins de déblais et que les nuisances sont réduites à proximité par exemple d'un bâtiment devant être repris en sousoeuvre.En d'autres termes, les éléments saillants accroissent de façon significative le diamètre effectif du pieu (ou la surface de section droite dans le cas d'un pieu dont le corps est de configuration non circulaire), l'accroissement du diamètre effectif et, par suite, du chargement fiable, pouvant aller jusqu'à un facteur de huit ou au-delà, Cette réduction des dimensions pour une capacité de portance donnée rend économique la mise en oeuvre des pieux à des intervalles plus rapprochés qu'auparavant, ce qui permet de réduire l'épaisseur des dalles ou poutres de fondation, telles que les poutres en sous-oeuvre. La capacité de portance effective d'un pieu dont le corps a un diamètre donné peut être déterminée selon les besoins, par la mise en place du nombre approprié d'éléments allongés, en tenant compte des conditions du sol. Les pieux de fondation de l'invention sont particulièrement bien adaptés pour être utilisés dans les sols de bonne cohésion, par exemple argileux, bien qu'on puisse également les utiliser dans des sols de nature plus granuleuse, sablonneux par exemple. Dans les terrains perméables, le sol à travers lequel pénètrent les éléments peut être renforcé avec un coulis, Les éléments peuvent être enfoncés dans le sol soit individuellement, soit de façon groupée, en utilisant une réaction de beaucoup inférieure à la réaction de portance à charge pleine du pieu à l'état fini.Ceci simplifie le matériel de levage et tous autres engins nécessaires à la mise en place du pieu de fondation, Bien que l'invention soit applicable aux pieux de n'importe quelles dimensions, l'un de ses avantages particuliers réside dans la possibilité d'utiliser des pieux plus minces à des intervalles plus rapprochés pour les travaux de fondation ou de stabilisation, ou pour les murs porteurs repris en sous-oeuvre. Dans ce dernier cas, le corps du pieu peut présenter un diamètre de 150 mm, si le pieu doit avoir une capacité de portance de mettons-5 tonnes.Le pieu peut être enfoncé dans un trou ayant un diamètre identique, bien que s'il s' avère nécessaire de protéger la partie supérieure du corps du pieu contre tout mouvement latéral de la terre environnante instable il est souhaitable de creuser un trou de diamètre plus grand et de remplir l'espace entourant la partie supérieure du corps du pieu avec un matériau fluide ou pouvant être concassé, ou de laisser subsister un vide. A titre d'exemple, le pieu plus mince peut avoir une longueur dépassant 6 mètres, les éléments allongés constituant mettons les 2 ou 3 mètres inférieurs du pieu, ou ressortant à partir des 2 ou 3 mètres inférieurs du corps du pieu.Les éléments allongés peuvent avoir une longueur s'établissant entre 200 mm et 3 mètres, avoir un diamètre s'établissant entre 2 mm et 15 mm, pouvant être au nombre de vingt ou de plusieurs centaines, Lesdits éléments allongés ont en règle générale des dimensions se situant dans les chiffres inférieurs des plages précitées lorsqu'ils ressortent latéralement hors du corps du pieu, et dans les chiffres supérieurs desdites plages lorsqu'ils constituent la partie inférieure du pieu. La possibilité de mettre en place le pieu à travers un petit trou pré-foré rend possible, lors de travaux en sousoeuvre pour les bâtiments, d'insérer un pieu incliné à travers un trou foré à travers le mur existant, au-dessus ou au-dessous de l'assise intérieure étanche, sans pénétrer dans la surface intérieure du mur au-dessus du niveau du sol, mais avec l'axe du support rapproché de la surface intérieure dudit mur, ce qui réduit tout chargement excentrique des pieux par l'intermédiaire d'une nouvelle poutre de fondation à laquelle sont reliées les extrémités supérieures des pieux. Certains au moins des éléments allongés peuvent s'étendre vers le bas depuis le fond du corps du pieu. Toutefois, si tous les éléments allongés s'étendent vers le bas à partir du fond du corps du pieu, la surface de section droite dans le fond du trou pré foré à travers lequel sont enfoncés les éléments individuels constitue un facteur limitatif.Seul un nombre maximal d'éléments peuvent être installés, devant être suffisamment espacés pour que leurs surfaces réagissent par frottement avec le sol de nature stable, Cette limitation peut être surmontée si certains au moins des éléments allongés s'étendent vers l'extérieur et vers le bas à partir du côté du corps du pieu, Lesdits éléments doivent de préférence s'étendre à partir de positions angulaires différentes sur le pourtour du corps du pieu et à partir de différentes positions espacées dans le sens axial tout le long du corps du pieu, comme par exemple dans les couches coniques superposées constituées chacune par une couronne de tiges, De la sorte, cn peut utiliser un grand nombre d'éléments allongés, ceuxvci ne devant pas être rendus aussi épais ou aussi longs que les éléments s'étendant vers le bas à partir seulement du fond du corps du pieu, en vue d'obtenir une même capacité de portance. Plusieurs techniques différentes peuvent être envisagées pour enfoncer les éléments allonges individuels à travers la paroi du trou. Les éléments enfoncés à travers le fond du trou peuvent l'être, par exemple, au moyen d'un système de levage qui est inséré dans le trou préforé et dont l'action se fonde sur le sol environnant grâce au déploiement d'un pied ou manchon qui entre fermement en contact avec le sol environnant. Le système de levage peut donc comporter un mandrin mouvement réciproque pouvant tourner suivant diverses positions angulaires pour enfoncer tour à tour chaque élément allongé. Alternativement, le mandrin à mouvement réciproque peut agir au-dessus du niveau du sol en vue d'enfoncer dans le trou les éléments allongés à travers des tubes de guidage provisoires. Lorsque les éléments doivent être enfoncés vers le bas suivant une inclinaison donnée à travers les côtés d'un trou préformé, cela implique généralement l'utilisation d'un dispositif déflecteur à l'intérieur du trou, lequel fait dévier les tiges vers l'extérieur lorsqu'elles sont repoussées dans le sens axial à l'intérieur du trou. C'est ainsi par exemple que le dispositif déflecteur peut être constitué par un élément conique orienté vers le haut, les tiges étant enfoncées dans le sol sous forme de couronnes successives travaillant depuis le fond du trou dans le sens ascendant. Les tiges de chaque couronne peuvent ensuite être reliées à leurs extrémités supérieures avec un élément commun, les éléments constitutifs des couronnes successives étant enfoncés au moyen d'un organe d'entraînement à mouvement réciproque. Les éléments peuvent être constitués par des colliers annulaires, l'organe d'entraînement pouvant être constitué par un noyau central qui passe à travers lesdits colliers afin de pouvoir ajuster chacun desdits colliers ainsi que les couronnes de tiges au cours de la mise en place. Des dispositifs déflecteurs séparés peuvent être disposés entre chaque couronne de tiges, ou un dispositif déflecteur commun peut être tiré au fur et à mesure dans le trou en vue de coopérer avec chaque couronne de tiges. Une autre possibilité réside dans le pré-assemblage de toutes les couronnes de tiges nécessaires pour un pieu, par couches chevauchantes superposées sur un noyau ou à l'inte- rieur d'un tubage. Chaque couronne de tiges peut être ensuite reliée å un collier expansible qui, lorsqu'il est préassemblé, est suffisamment petit pour venir se loger à l'intérieur des tiges de la couronne située au-dessus, mais qui lors de la mise en place se trouve dilaté au moyen par exemple d'un dispositif déflecteur faisant partie du collier de la couronne de tiges située directement au-dessus, ou au moyen d'un élément, qui est relevé progressivement dans le trou par un noyau central, Les extrémités des tiges préassemblées peuvent coopérer avec les colliers de déviation, comme auparavant, mais lorsqu'on utilise pour le pré-assemblage un tubage, lesdites extrémités des tiges peuvent coopérer avec des trous de déviation ou des couronnes de déviation du tubage. L'ensemble est ensuite introduit à l'intérieur du trou, les couronnes de tiges étant enfoncées au fur et à mesure, par exemple sous l'effet de va-et-vient de l'élévation successive d'un noyau central, lequel coopère tour à tour avec chaque couronne de tiges à la façon d'un dispositif par encliquetage. Le trou à travers les côtés duquel sont enfoncées les tiges inclinées ne doit pas être nécessairement pré-foré. Ledit trou peut être foré par un pied-pilote fixé à l'extré- mité inférieure d'un mandrin, tel que le noyau sur lequel est fixé l'ensemble des tiges. Le forage du trou a pour avantage le fait qu'il consolide la terre environnante et, par suite, assure l'obtention d'une meilleure réaction pour les tiges inclinées. Le corps du pieu estsnormalement rempli entièrement avec un coulis dans une phase finale. Alternativement, toutefois, le corps du pieu peut être constitué par un cylindre creux auquel sont fixées les extrémités supérieures des tiges ou autres éléments allongés. Le corps du pieu peut donc être constitué par la liaison mutuelle des colliers cylindriques dont chacun est fixé à l'extrémité supérieure d'une couronne de tiges séparée. Les autres caractéristiques et avantages de la présente invention apparaîtront plus clairement au cours de la description détaillée qui suit de plusieurs modes de réalisation illustratifs, le tout conjointement au dessin ci-annexé, sur lequel: la fig. 1 est une vue en coupe verticale illustrant le procédé de mise en place d'un pieu; la fig, 2 est une vue en coupe, à une échelle agrandie, d'une partie du pieu représenté sur la fig. 1; la fig. 3 est une vue en coupe, à une échelle agrandie, d'une autre partie du pieu représenté sur la fig. 1; la fig. 4 est une vue en coupe faite par IV-IV d'après la fig, 3; la fig. 5 est une vue en coupe illustrant le pieu à l'état fini; la fig. 6 est une vue en coupe faite par VI-VI d'après la fig. 5; la fig. 7 illustre l'utilisation d'une technique de battage pour des travaux en sous-oeuvre;; les fig. 8 et 9 sont des vues schématiques en coupe illustrant un deuxième et un troisième modes de réalisation d'un pieu conforme I l'invention; la fig. 10 est une vue en coupe verticale illustrant un quatrième mode de réalisation du pieu; la fig. 11 est une vue en coupe faite par XI-xI d'après la fig. 10; la fig. 12 illustre le quatrième mode de réalisation d'un pieu à l'état fini, Le premier pieu illustré sur les fig. 1 à 6 est réalisé en forant tout d'abord sur environ 6 mètres dans le sol un trou 20 d'un diamètre de 75 mm, les 3 mètres inférieurs au moins étant enfoncés dans de la terre stable. Les 3 mètres supérieurs du trou 20 sont ensuite pré-forés en 21 pour atteindre un diamètre de 150 mm. Un noyau d'entraînement central 22, lequel est constitué par plusieurs sections vissées ensemble est ensuite descendu dans le trou. La section inférieure du noyau 22 est équipée de dents d'arrêt 23 diamétralement opposées vers l'extérieur et soumises à l'action d'un ressort, Plusieurs jeux de tiges sont ensuite vissées sur le noyau 22, puis glissées dans le trou 20, Le jeu de tiges le plus bas, lequel diffère des autres jeux de tiges et se trouve introduit dans le trou avant le noyau 22, comporte une couronne de vingt-quatre tiges d'acier inoxydable 24, d'une longueur de 450 mm et d'un diamètre de 10 mm, dont les extrémités supérieures sont fixées dans des trous ménagés dans une plaque de base 25, laquelle est à son tour raccordée au moyen d'un manchon 26 avec un collier annulaire 27. Chaque jeu de tiges se situant au-dessus du jeu de tiges le plus bas, ainsi qu'il est illustré sur les fig. 3 et 4, est constitué par une couronne de vingt-cinq tiges en acier inoxydable 28 d'une longueur de 400 mm et d'un diamètre de 3 mm, dont les extrémités supérieures sont fixées dans des trous ménagés dans un collier annulaire en acier 29, cependant que ses extrémités inférieures sont coincées dans un espace annulaire entre un déflecteur tronconique 30 et une bague de guidage 31 qui est fixée à un prolongement cylindrique supérieur du déflecteur par des bras 32. Un dispositif de levage, tel qu'illustré sur le dessin sous forme d'un vérin à chaîne 33 actionné manuellement, bien qu'on puisse également faire appel à un vérin hydraulique de faible puissance, est amené à coopérer avec la partie supérieure du noyau 22 au niveau du sol. Le vérin à chaîne 33 est représenté de façon schématique comme étant maintenu par des poids 34 ou des piquets 35. Le vérin 33 est pourvu d'un élément de commande 36 qui vient porter contre un collier 37, lequel est glissé latéralement sur le noyau 22 à une hauteur appropriée qui est fixée en coopération avec deux encoches 38. Le jeu inférieur de tiges est tout d'abord enfoncé jusqu'à la position représentée sur la fig, 1 par contact des dents d'arrêt 23 avec la partie supérieure du collier 27, et en repoussant vers le bas le noyau 22 au moyen du vérin 33. Lorsque les tiges 24 sont enfoncées dans le sol, elles s'écartent légèrement les unes par rapport aux autres. Après le battage du jeu inférieur de tiges, le vérin 33 est utilisé pour relever le noyau 22 jusqu'à ce que les dents d'arrêt 23 soient repoussées élastiquement vers l'extérieur dans une position se situant au-dessus du collier 29 du jeu de tiges suivant. Si besoin est, après avoir changé la position du collier 37, le vérin 33 repousse le noyau 22 vers le bas, ce qui amène à nouveau l'enfoncement du jeu de tiges suivant. Les extrémités avant des tiges 28 sont déviées vers l'extérieur au moyen d'un dispositif déflecteur 30 approprié, adoptant une position inclinée vers le bas à l'intérieur du sol à travers le côté du trou 20. Cette action se poursuit jusqu'à ce que le collier 29 vienne porter contre le prolongement cylindrique du dispositif déflecteur 30, ainsi qu'il est représenté sur la fig. 2.Le noyau 22 est à nouveau relevé, l'opération étant répétée autant de fois qu'il est nécessaire. Des jeux de tiges supplémentaires peuvent être vissées à la partie supérieure du noyau 22 et amenées à glisser dans leur position en vue de leur enfoncement. Lorsque tous les jeux de tiges se trouvent enfoncés dans le sol, le noyau 22 est retiré, un manchon cylindrique 39 en polystyrène expansé étant inséré dans le trou 20 afin de remplir le suralésage, des tiges de renforcement 40 étant insérées si besoin est à travers le manchon 39 et les colliers 29, les trous étant finalement bouchés avec une résine époxy afin d'obtenir un corps de pieu plein 41. Les parties supérieures de plusieurs pieux peuvent être ensuite réunies au moyen d'un capuchon de pieu 42 commun en vue de supporter une structure de bâtiment 43. La charge se trouve répartie sur une portion de sol telle qu'indiquée par les traits interrompus 44 sur la fig. 5, ladite répartition de charge étant de loin supérieure à celle qu'offre le corps de pieu 41 proprement dit. Sur la fig. 7, on peut voir que plusieurs pieux 44 conformes à l'invention sont enfoncés verticalement ou suivant une inclinaison donnée, étant réunis au moyen d'un capuchon de pieu 45 pour la reprise en sous-oeuvre d'une structure 46. Sur ladite figure, on n'a représenté que quelques tiges 24 et 28 aux fins de simplification, mais dans la pratique on peut en utiliser beaucoup plus. La fig. 8 illustre une variante de mode de réalisation dans lequel les jeux de tiges introduites dans le trou sont pré-chargées dans un tubage en acier 47, les extrémités des tiges 28A étant initialement disposées dans des trous de déviation 48 ménagés dans la paroi du tubage. Dans le cas présent, les tiges 28A sont fixées par leurs extrémités supérieures a un collier ondulé 49, pour permettre une dilatation au cours du battage. Les jeux de tiges peuvent etre enfoncés au moyen d'un noyau à mouvement réciproque 22 utilisant des dents d'arrêt 23, exactement comme dans le premier mode de réalisation décrit ci-dessus. La fig. 9 représente une autre variante de mode de réalisation dans lequel un noyau de guidage 50 comportant une tête de déviation 51 est enfoncée dans le trou 20, les longueurs continues de tige étant enfoncées le long des côtés dudit noyau. Les tiges sont repoussées le long du noyau 50 au moyen d'un vérin, de façon que leurs extrémités libres soient déviées vers l'extérieur par la tête 51 et s'enfoncent dans le sol. Lorsque le degré de pénétration requis est atteint, les tiges sont sectionnées par un dispositif de sectionnement télécommandé 52, le noyau de guidage 50 étant relevé dans sa position de battage suivante, cependant que la tête 51 est repoussée à force au-delà des extrémités supérieures de la couronne de tiges 28B venant d'être enfoncée.Finalement, le noyau 50 est retiré, le trou 20 étant ensuite entièrement bouché comme auparavant, Le pieu illustré sur les fig. 10 I 12 est réalisé en forant tout d'abord dans le sol un trou 101 d'un diamètre de 150 mm sur une hauteur de 3 mètres. Le trou est ensuite garni d'un manchon en polystyrène expansé 102. Un ensemble cylindrique rigide de tubes de guidage 103 est descendu dans le trou, son extrémité supérieure étant fixée au châssis 104 d'un vérin hydraulique comportant un piston à double effet 105 qui est relié à deux mandrins à pinces de serrage 106 actionnées par un ressort. Les extrémités de deux tiges en acier inoxydable 107 d'un diamètre de 10 mm sont ensuite insérées à travers le vérin hydraulique et à travers deux des tubes de guidage situés en des points diamétralement opposés. Les tiges 107 peuvent être constituées par des tiges individuelles d'une longueur d'environ 7 mètres, fournies à partir d'un tambour débiteur de grand diamètre. Les extrémités 108 des tiges 107 sont ensuite enfoncées dans le sol à travers le fond du trou 101 sous l'action du mouvement réciproque du piston à double effet 105 et des mandrins 106. Les tiges sont enfoncées jusqu'à ce que soit obtenue la réaction requise du terrain stable. Ceci peut être calcule d'avance, une longueur prédéterminée de tige étant enfoncée dans le sol, ou une tige pouvant être enfoncée jusqu'à ce que soit obtenue une réaction prédéterminée, A ce stade-là, les extrémités supérieures des tiges 107 sont sectionnées par des dispositifs de cisaillement 109, les mandrins 106 étant amenés à tourner dans une nouvelle position pour la mise en place d'une autre paire de tiges 107 diamétralement opposées, Lorsque toutes les tiges ont été mises en place de la même façon, le vérin hydraulique est retiré et l'ensemble des tubes de guidage 103 est soulevé hors du trou 101, en les détachant des extrémités supérieures des tiges 107. Les tiges peuvent être ensuite retirées ensemble en vissant et en repoussant vers le bas des bagues de serrage 110. Le trou est ensuite entièrement bouché avec une résine époxy ou un coulis de ciment, afin d'obtenir un corps de pieu plein 111, lequel est renforcé par les extrémités supérieures des tiges 107. Les parties supérieures de plusieurs pieux peuvent être réunies au moyen d'un capuchon de pieu commun 112 en vue de supporter une structure de bâtiment 113. I1 doit être bien entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre illustratif et non limitatif et que toutes variantes ou modifications peuvent y être apportées sans sortir pour autant du cadre général de la présente invention, REVENDICATIONS 1. Pieu de fondation, caractérisé par le fait qu'il comporte un corps cylindrique allongé s'étendant dans le sol sur un mètre au moins, étant destiné à supporter à son extrémité supérieure une charge de structure, ainsi que plusieurs éléments allongés présentant chacun une surface de section droite inférieure à celle du corps précité, lesdits éléments étant reliés par leurs extrémités supérieures au corps de pieu précité et s'étendant dans le sol suivant un sens comportant une composante descendante, afin de répartir dans le sol une majeure partie au moins de la charge de structure, 2. Pieu suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que lesdits éléments allongés sont constitués par des tiges qui sont enfoncées à force dans le sol. 3. Pieu suivant la revendication 2, caractérisé par le fait que les extrémités supérieures desdites tiges sont noyées à l'intérieur du corps du pieu, lequel comporte un matériau coulé in situ. 4. Pieu suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que certains au moins des éléments allongés précités s'étendent vers le bas à partir du fond du corps du pieu 5. Pieu suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que certains au moins desdits éléments allongés s'étendent vers l'extérieur et vers le bas à partir du coté dudit corps du pieu. 6. Pieu suivant la revendication 5, caractérisé par le fait que lesdits éléments allongés s'étendant vers I'extérier et vers le bas à partir du côté du corps du pieu s'étendent à partir de différentes positions angulaires sur le pourtour du corps du pieu et à partir de différentes positions espacées dans le sens axial tout le long dudit corps du pieu. 7. Pieu suivant la revendication 6, caractérisé par le fait que lesdits éléments allongés s'étendant vers l'extérieur et vers le bas à partir du côté du corps du pieu s'étendent depuis ledit corps du pieu par couches superposées, chaque couche étant constituée par une couronne desdits éléments allongés, 8. Pieu suivant la revendication 7, caractérisé par le fait que les extrémités supérieures desdits éléments allongés de chaque couronne sont reliées à un élément commun disposé à l'intérieur dudit corps du pieu. 9. Pieu suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait qu'une partie supérieure du corps du pieu, à partir de laquelle ne s'étend aucun élément allongé, est entourée par une gaine annulaire d'une matière à l'état liquide ou susceptible d'être broyée, ou par un vide annulaire. 10. Procédé de réalisation d'un pieu de fondation conforme à l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait qu'on creuse dans le sol un trou dont la forme et les dimensions répondent dans leur ensemble à celles du corps du pieu, qu'on enfonce des éléments allongés dans le sol à travers la paroi dudit trou, et qu'on introduit dans le trou un corps de pieu qui est relié aux extrémités supérieures desdits éléments allongés. 11. Procédé suivant la revendication 10, caractérisé par le fait qu'après avoir enfoncé dans le sol les éléments allongés, le corps du pieu est coulé in situ, les extrémités supérieurds desdits éléments allongés étant noyées dans ledit corps du pieu. 12. Procédé suivant l'une ou l'autre des revendications 10 et 11, caractérisé par le fait que lesdits éléments allongés sont constitués par des tiges qui sont enfoncées dans le trou à travers la paroi dudit trou sous l'effet d'une réaction axiale, 13. Procédé suivant la revendication 12, caractérisé par le fait que certaines au moins desdites tiges sont repousées vers l'extérieur et vers le bas I travers la paroi latérale du trou au moyen d'un dispositif de déviation fixé a l'intérieur dudit trou. 14. Procédé suivant l'une ou l'autre des revendications 12 et 13, caractérisé par le fait que lesdites tiges sont enfoncées dans le sol sous forme de couronnes successives qui agissent de bas en haut à l'intérieur du trou. 15. Procédé suivant la revendication 14, caractérisé par le fait que les tiges de chaque couronne sont reliées par leurs extrémités supérieures avec un élément commun, les éléments des couronnes successives étant repoussés au moyen d'un organe d'entrainement à mouvement réciproque. 16. Procédé suivant la revendication 15, caractérisé par le fait que les éléments sont constitués par des colliers 5annulaires, l'organe d'entraînement précité étant constitué par un noyau central qui passe à travers les colliers pour pouvoir positionner chaque collier et chaque couronne de tiges au cours du processus de battage. 17, Procédé suivant l'une quelconque des revendications 10 à 16, caractérisé par le fait que les tiges sont insérées dans le trou sous forme d'un pré-assemblage de couches chevauchantes superposées de couronnes de tiges supportées par un noyau ou un tubage. 18. Pieu de fondation réalisé selon le procédé décrit dans l'une quelconque des- revendications 10 à 17.