L'invention se rapporte à un segment à insérer dans une tubulure de perfuseur afin de permettre d'injecter un produit de complément par le canal d'une aiguille d'injection piquée dans la paroi du segment, et constitué à cet effet d'un tron çon de tube à paroi épaisse en élastomère capable de rester étanche après retrait de l'aiguille, se raccordant par des flancs tronconiques à deux embouts de liaison aux parties amont et aval de la tubulure. Usuellement un perfuseur comporte un flacon suspendu à une hauteur couramment d'environ 2 mètres formant réservoir et contenant un liquide, tel que du sang, du plasma ou un sérum avec un médicament dissous, et une tubulure partant d'un trocart enfoncé dans le bouchon du flacon et terminée par une aiguille de perfusion implantée dans une veine du patient perfusé. Fréquemment la tubulure traverse un filtre à proximité du flacon, et comporte un segment pour pouvoir injecter, à un moment opportun de la perfusion un produit de complément au traitement. Ce segment est parfois appelé site pour injection extemporanée. Il est bien connu de faire passer un liquide à travers la paroi d'une enceinte étanche en constituant une partie de cette paroi d'un élastomère épais, souple et élastique, et en piquant une aiguille à canal intérieur dans l'élastomère jusqu'à le traverser, d'injecter ou d'aspirer le liquide à travers l'aiguille, puis de retirer l'aiguille. Grâce à la souplesse et l'élasticité de l'élastomère, souvent un caoutchouc naturel du genre dit "para", le passage autour de l'aiguille est étanche, et les bords de la piqûre se rejoignent également de façon étanche après retrait de l'aiguille. L'élastomère sera dit parfois autoscellant. L'étan chéité résulte de la qualité de l'élastomère, et de l'épaisseur traversée par l'aiguille, de façon que les contraintes internes de l'élastomère ne soient pas libérées dans une large mesure par la piqûre. C'est la raison pour laquelle le segment comporte un tronçon de tube de forte épaisseur entre les embouts de liaison amont et aval à la tubulure. Les contraintes de moulage de l'élastomère ont conduit à raccorder le tronçon central épais aux embouts par des flancs tronconiques de demi-angle au sommet ouvert, souvent supérieur à 600. Par ailleurs, pour planter une aiguille d'injection, terminée en biseau affûté, dans une surface d'élastomère autoscel lant résistant aux coupures, en présence de liquide, il est préférable d'attaquer l'élastomère sous une incidence proche de la normale, afin que la pointe de l'aiguille pénètre franchement dans l'élastomère, sans glisser ni dévier. D'autre part l'aiguille doit faire avec l'axe du segment un angle aigu faible, pour ne pas risquer de dépasser le canal intérieur et de planter l'aiguille dans la paroi. Pratiquement, sur les segments d'injection classique, on plante les aiguilles souvent dans le flanc tronconique qui se raccorde à l'embout amont. On plante également l'aiguille directement dans la paroi du tronçon, notamment si le flanc tronconique a déjà été utilisé, mais l'implantation est plus délicate.Il est clair que l'on doit éviter de piquer des aiguilles dans des zones déjà utilisées, la juxtaposition des piqûres risquant de provoquer une déchirure de la paroi. Les formes usuelles de segments d'injection extemporanée offrent des zones vraiment favorables à une implantation sûre et rapide, de surfaces réduites ; il est à peine besoin de souligner l'intérêt d'une disposition qui permettrait de planter une aiguille dans le segment sans erreur dans un geste quasi réflexe. C'est là le but que vise la présente invention. L'invention propose donc un segment à insérer dans une tubulure de perfuseur, destiné à permettre l'injection d'un produit de complément à travers une aiguille d'injection piquée dans la paroi du segment et constitué à cet effet d'un tronçon de tube à paroi épaisse en élastomère capable de rester étanche après retrait de l'aiguille, se raccordant par des flancs tronconiques à deux embouts de liaison aux parties amont et aval de la tubulure, caractérisé en ce que les flancs tronconiques présentent un demi-angle au sommet au plus égal à 450. Avec un demi-angle au sommet au plus égal à 450, les flancs tronconiques occupent une étendue suivant l'axe du segment supérieure à l'étendue suivant un rayon, autrement dit présentant à l'opérateur une surface apte à l'implantation nettement supérieure i celle qui est offerte par les segments classiques, avec toutefois une incidence suffisante pour que l'aiguille ne glisse pas. Avantageusement le segment comporte dans la surface extérieure médiane du tronçon une dépression annulaire limitée par deux flancs tronconiques sensiblement de même demi-angle que les flancs de raccordement aux embouts. Cette dépression est bien dégagée des parties de tubulure engagées sur les embouts amont et aval, et le flanc du côté amont de la dépression peut servir de guide à l'aiguille qui attaque le flanc aval de la dépression. De préférence le demi-angle au sommet des flancs tronconiques est voisin de 300. Les caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre à titre d'exemple, en référence aux dessins annexés dans lesquels la figure 1 représente un segment d'injection de l'état de la technique ; la figure 2 représente un segment d'injection selon l'invention. Comme représenté figure 1, un segment pour injection extemporanée comprend un tronçon central 1, très légèrement tronconique, entre deux embouts 2 et 3, qui se raccordent au tron çon central 1 par des flancs tronconiques 4 et 5. Un canal axial 6 est de diamètre sensiblement constant, de sorte que la paroi du tronçon central est épaisse, et les parois des embouts nettement plus minces. Les flancs tronconiques 4 et 5 présentent des demi-angles au sommet voisin de 600.En admettant que le liquide perfusé circule dans le sens de la flèche 11, l'embout 3 étant amont et l'embout 2 aval, on a représenté en 10 la position normale d'une aiguille d'injection extemporanée, normale à la surface du flanc tronconique 5 et faisant en conséquence un angle d'environ 300 avec l'axe du canal 6. On a représenté en tireté la position auxiliaire 10' de l'aiguille d'injection qui, pour faire un angle voisin de 300 avec l'axe du segment, est plantée avec une incidence de 300 dans le tron çon central 1. Selon la forme de réalisation choisie et représentée figure 2, où les références numériques ont été conservées pour les éléments qui ne sont pas modifiés, le tronçon central 1 se raccorde aux embouts 2 et 3 par des flancs tronconiques respectivement 14 et 15, dont le demi-angle au sommet est d'envi ron 300. En outre, dans la partie médiane du tronçon central 1, on a ménagé une dépression 18, comprise entre deux flancs tronconiques 16 et 17 dont les demi-angles au sommet font également sensiblement 300. L'implantation d'une aiguille d'injection se fait préférentiellement en position 10, où l'aiguille est présentée en appui sur le flanc amont 17 (par rapport au sens de passage du liquide de perfusion, rappelé par la flèche 11) pour être piquée dans le flanc aval 16. On remarquera que l'aiguille 10 s'écarte de 300 de l'incidence normale en direction générale, mais que par rapport à la pointe en biseau affûté, l'angle d'attaque à prendre en considération est l'angle entre la surface du segment et la bissectrice du biseau. En plaçant correctement l'aiguille, biseau en dehors, sur le flanc 17, l'incidence d'attaque s'écarte de 150 environ seulement de la normale. On peut piquer l'aiguille également comme il a été représenté en 10', dans le flanc 15 de raccordement à l'embout amont 3. L'inclinaison de ce flanc 15, réduite par rapport à celle du flanc 5 de la figure 1, avec pour corollaire une surface latérale plus grande, permet de piquer l'aiguille correctement sans avoir à ajuster avec soin la position de la pointe. Accessoirement, la dépression centrale donne une prise améliorée du segment d'injection pour l'insertion de l'aiguille ; on appréciera que cet avantage accessoire concourt au but général visé, qui est de permettre l'injection extemporanée d'un produit médicamenteux complémentaire, de façon rapide et aisée. Bien entendu l'invention n'est pas limitée à l'exemple décrit, mais en embrasse toutes les variantes d'exécution. REVENDICATIONS 1. Segment à insérer dans une tubulure de perfuseur, destiné à permettre l'injection d'un produit de complément à travers une aiguille d'injection (10) piquée dans la paroi du segment et constitué à cet effet d'un tronçon (1) de tube à paroi épaisse en élastomère capable de rester étanche après retrait de l'aiguille, se raccordant par des flancs (4, 5) tronconiques à deux embouts (2, 3) de liaison aux parties amont et aval de la tubulure, caractérisé en ce que les flancs tronconiques (14, 15) présentent un demi-angle au sommet au plus égal à 450. 2. Segment selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte en outre dans la surface extérieure médiane du tronçon (1) une dépression annulaire (18) limitée par deux flancs (16, 17) tronconiques sensiblement de même demi-angle au sommet que les flancs (14, 15) de raccordement aux embouts (2, 3). 3. Segment selon une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que le demi-angle au sommet des flancs tronconiques est voisin de 300.