L'invention concerne un procédé pour extraire l'eau de l'air, dans lequel, en une première phase d'un cycle répété, on refroidit tout d'abord un condenseur d'ac- cumulation de chaleur au moyen d'un courant d'air humide froid provenant de l'environnement et on humidifie alors un agent hygroscopique et, en une deuxième phase suivante du cycle, au moyen d'un courant d'air chaud surchauffé par irradiation solaire, on chasse à nouveau l'humidité de l'agent hygroscopique et on l'amène au condenseur d'accumu- lation de chaleur sur lequel elle se dépose en lui cédant de la chaleur de condensation, puis on l'évacue. L'invention concerne aussi un appareil pour la mise en oeuvre du procédé. Un procédé de ce genre est décrit par exemple dans le premier fascicule publié de la demande de brevet de la R.F.A. N0 2.660.068. Il est vrai que par le procédé connu, il est déjà possible de tirer de l'air de grandes quantités d'eau qui suffisent parfaitement à irriguer les terres dans une large mesure et aussi, en tirant parti d'une dénivella- tion, à produire de l'énergie hydroélectrique pour l'ali- mentation autonome de l'installation fonctionnant selon le procédé; toutefois, le rendement en eau est astreint à des limites car, étant donné l'irradiation solaire limitée, l'apport de chaleur nécessaire pour chasser l'humidité à chaque deuxième phase du cycle ne peut plus être accrue. L'invention a pour but de perfectionner le procédé d'extraction d'eau de l'espèce définie plus haut de façon telle que, pour une dépense de construction et de fonctionnement à peu près égale de l'appareil destiné à la mise en oeuvre du procédé, on puisse augmenter notablement le rendement en eau. Selon l'invention, le problème est résolu de la façon suivante: en une troisième phase qui suit la deuxième phase du cycle, on refroidit tout d'abord un condenseur supplémentaire d'accumulation de chaleur au moyen d'un courant renouvelé d'air humide froid provenant de l'environnement, on humidifie alors à nouveau l'agent hygroscopique, on chasse à nouveau l'humidité de l'agent hygroscopique dans une quatrième et dernière phase du cycle, au moyen d'un courant renouvelé d'air chaud égale- ment surchauffé par l'énergie solaire, et on l'amène au condenseur supplémentaire d'accumulation de chaleur sur lequel elle se dépose en lui cédant de la chaleur de conden-. sation, puis on l'évacue, et, en fonction de l'intensité du rayonnement solaire, on préchauffe et/ou on surchauffe par irradiation solaire le courant d'air chaud de la deu- xième phase avec la chaleur de condensation absorbée par le condenseur supplémentaire d'accumulation de chaleur à la quatrième phase, et/ou le courant d'air chaud de la qua- trième phase avec la chaleur de condensation absorbée par le premier condenseur d'accumulation de chaleur à la deu- xième phase, dans l'un et l'autre cas avant de chasser l'humidité. Par suite, pour un rayonnement solaire égal, le procédé selon l'invention, en tirant parti de la chaleur de condensation accumulée alternativement dans le premier et le deuxième condenseurs d'accumulation de chaleur pour préchauffer le courant d'air qui sert à chasser l'humidité, permet de multiplier le rendement en eau de sorte qu'en mettant à profit une dénivellation appropriée, on peut engendrer avec l'eau obtenue beaucoup plus d'énergie élec- trique qu'il n'en faudrait pour l'alimentation autonome de l'appareil fonctionnant selon le procédé. Les quantités d'eau obtenues par le procédé selon l'invention suffisent aussi à obtenir économiquement une grande quantité d'éner- gie utilisable en passant par la production de biomasse. Par la récupération de la chaleur de condensation, on obtient une économie notable d'énergie solaire de sorte qu'il est maintenant possible d'extraire l'eau de l'air sur une échelle économiquement appréciable même dans des pays qui ne sont pas exposés à un rayonnement solaire aussi intense que les pays nettement désertiques. Ils comprennent par exemple les pays méditerranéens. t464N33 Un mode d'exécution du procédé selon l'in- vention est caractérisé en ce que, selon l'intensité du rayonnement solaire, on recycle à travers les deux conden- seurs d'accumulation de chaleur et l'agent hygroscopique soit des quantités partielles seulement soit la totalité des courants d'air des deuxième et quatrième phases, en sens opposé l'un à l'autre, et, dans le cas o l'on fait circuler des quantités partielles d'air, on cède à l'envi- ronnement à chaque rotation une partie du courant d'air considéré et on le remplace en incorporant un courant par- tiel correspondant provenant de l'environnement. Grâce à ce développement, le procédé selon l'invention devient très souple. Ainsi, quand le ciel est légèrement nuageux et que la température extérieure n'est pas spécialement élevée, on peut, à chaque rotation, retirer un courant partiel du courant d'air qui circule à la deu- xième et à la quatrième phaseset le remplacer par un courant partiel correspondant provenant de l'environnement. D'autre part, par exemple quand le ciel est très nuageux, on peut faire circuler la totalité du courant d'air de la deuxième et de la quatrième phasesen excluant l'air ambiant et un faible rayonnement solaire suffit à couvrir les pertes de chaleur éventuellement causées par le rayonnement, la convection ou la conduction. Bien entendu, selon les condi- tions météorologiques qui varient au cours de la deuxième ou de la quatrième phase, on peut passer du circuit complè- tement fermé au circuit semi-ouvert avec incorporation d'air ambiant ou même au circuit complètement ouvert ou inversement. Un mode d'exécution préférentiel du procédé selon l'invention est caractérisé en ce qu'à la première et à la troisième phase du cycle, on refroidit le condenseur respectif d'accumulation de chaleur de façon telle qu'il règne entre ses extrémités d'entrée et de sortie d'air une basse température approximativement égale tandis qu'à la deuxième et à la quatrième phases du cycle, on chauffe le condenseur respectif d'accumulation de chaleur, par - 2464337 absorption de chaleur de condensation, de telle sorte qu'il se constitue entre ses extrémités d'entrée et de sortie d'air un gradient de température dont la valeur supérieure, à la fin de la condensation, est approximativement égale à la température du courant d'air chaud humidifié dans l'agent hygroscopique, à l'extrémité de sortie d'air de cet agent, tandis que la valeur inférieure, à la fin de la condensation, est encore approximativement égale à la température qui règne, à la fin du refroidissement, à l'extrémité de sortie d'air correspondante du condenseur respectif d'accumulation de chaleur, et que ce gradient de température, constitué dans le condenseur respectif d'accu- mulation de chaleur, se maintienne respectivement jusqu'à la deuxième et à la quatrième phases du cycle suivant, de manière à préchauffer le courant d'air respectif qui est amené à l'agent hygroscopique pour chasser l'humidité. Lorsqu'on adopte ce mode opératoire, le mieux est de travailler avec les températures suivantes selon l'intensité du rayonnement solaire, la température du condenseur respectif d'accumulation de chaleur, après refroidissement respectivement à la première et à la quatrième phases,se situe entre 0 et 300C environ, les valeurs supérieure et inférieure du gradient de température constitué dans le condenseur respectif par absorption de chaleur de condensation se situent entre 50 et 700C envi- ron et, en surchauffant l'air préchauffé, à la deuxième et à la quatrième phases, par irradiation solaire, on atteint une température se situant entre 60 et 900C environ. Il est certes possible de commencer immé- diatement le procédé par le refroidissement de l'un des condenseurs d'accumulation de chaleur sans que l'autre condenseur présente la distribution de température néces- saire pour chauffer le courant d'air des deuxième et quatrième phases, nécessaire pour chasser l'humidité. Toutefois, un mode d'exécution avantageux est caractérisé en ce qu'avant le démarrage initial du cycle ou après une interruption prolongée entre deux phases, on pré- chauffe au moyen d'un courant d'air chaud provenant de l'environnement le condenseur respectif d'accumulation de chaleur servant à préchauffer le courant d'air respec- tivement à la deuxième et à la quatrième phases, jusqu'à ce qu'il ait une distribution de température qui corresponde approximativement au gradient de température constitué ensuite lors de la condensation. L'invention propose aussi un appareil pour la mise en oeuvre du procédé, muni d'un condenseur d'accumu- lation de chaleur disposé dans une enveloppe à toit trans- parent et, au dessus de ce condenseur, d'un adsorbeur contenant l'agent hygroscopique, appareil caractérisé en ce qu'à côté du premier condenseur d'accumulation de chaleur est disposé un condenseur supplémentaire d'accumulation de chaleur, d'égale grandeur ou au moins approximativement d'égale grandeur, ladsorbeur s'étend par dessus les deux condenseurs d'accumulation de chaleur, et, grâce à des moyens d'amenée d'air tels que des ventilateurs et à des moyens d'arrêt d'air tels que des volets et des tiroirs, l'amenée d'air nécessaire à chaque phase du cycle peut être réglée, l'enveloppe étant isolée thermiquement de l'exté- rieur et les condenseurs d'accumulation de chaleur étant isolés thermiquement entre eux,de manière à éviter les pertes de chaleur vers l'extérieur et un transfert de chaleur entre les condenseurs d'accumulation de chaleur qui absorbent alternativement la chaleur de condensation. Au dessus des condenseurs d'accumulation de chaleur sont prévus un tiroir recouvrant la section supé- rieure d'un condenseur et des moyens permettant de le faire coulisser d'un accumulateur de chaleur à l'autre. Ce tiroir sert-d'une part à permettre l'amenée d'air néces- saire dans chaque cas et d'autre part, à la première et à la troisième phase du cycle, il recouvre vers le haut le condenseur d'accumulation de chaleur qui n'est pas momen- tanément traversé par L'air et le protège ainsi contre les pertes de chaleur. Au lieu d'un tiroir, on peut aussi 2464337. utiliser un mécanisme à volets qui recouvre les deux conden- seurs d'accumulation de chaleur et dans lequel les volets qui se trouvent au dessus de l'un des condenseurs d'accumu- lation de chaleur et les clapets qui se trouvent au dessus de l'autre condenseur peuvent être amenés alternativement à une position d'ouverture ou de fermeture. Pour pouvoir élever facilement la tempéra- ture de l'air jusqu'à 80 ou 900C avant son entrée dans l'adsorbeur, à la deuxième et à la quatrième phases, l'adsorbeur est de préférence sous forme de collecteur solaire plat comportant un agent hygroscopique coloré en noir et pour celui-ci, un récipient qui conduit et absorbe la chaleur. Le toit transparent de l'enveloppe est de préfé- rence formé de verre naturel, de verre acrylique ou de polyester. Le toit peut être formé de plaques transparentes superposées avec espacement, entre lesquelles se trouve une couche d'air isolante. Comme agent hygroscopique, on utilise de préférence un gel de silice spécial ayant une température d'adsorption de 0 à 30çC et une température de désorption de 70 à 90C. En utilisant un gel de ce genre, on peut, aux températures indiquées, chasser du gel 80 à 95 % de l'eau et il peut absorber 30 à 65 % de son propre poids d'eau. Comme matière des condenseurs d'accumulation de chaleur, on utilise de préférence des plaques de pierre, de béton etc., disposées verticalement côte à côte avec espacement. Entre ces plaques de 1,50 à 2,50 m de longueur et 40 à 120 mm d'épaisseur, il reste des interstices de passage d'air de 4 à 10 mm de largeur. Etant donné la mauvaise conductibilité des pierres, il se produit lors de la condensation, du haut en bas des pierres, une distribu- tion de température de 70 à 100C. Grâce à cela, aux phases de désorption, il est possible d'une part de transmettre de la chaleur des pierres à l'air mais d'autre part, elles peuvent encore, dans leur région froide, jouer le rôle de condenseur pour l'extraction d'eau. Pour l'économie d'énergie lors de la cir- culation de l'air, entre les extrémités supérieures de plaques voisines, des diffuseurs peuvent être formés par biseautage de leurs bords supérieurs. Lorsqu'on utilise des condenseurs d'accumu- lation de chaleur à eau ou à chaleur latente, l'accumulation et la récupération de chaleur peuvent être rendues possibles par des calorifugeages horizontaux insérés par couches dans les condenseurs. Pour maintenir la propreté de l'appareil, au dessus des condenseurs d'accumulation de chaleur peut être disposée une couche de matière filtrante,par exemple de petits cailloux entassés. Aux phases de désorp- tion, cette couche est nettoyée automatiquement par l'eau entrainée dans l'air et en outre, elle assure le calori- fugeage des condenseurs d'accumulation de chaleur. Sur le dessin annexé: - la figure 1 montre un mode d'exécution de l'appareil nouveau pour la mise-en oeuvre du procédé, sous une forme très schématisée; et - les figures 2 à 5 montrent la circulation d'air aux différentes phases du cycle dans l'appareil encore plus schématisé. Les condenseurs d'accumulation de chaleur 1, 2 sont disposés avec espacement au dessus du fond d'une enveloppe ou d'une construction comportant les parois extérieures 3, 4. Dans les parois extérieures 3, 4 et une paroi intermédiaire 5 sont disposés des ventilateurs 6, 7, 8 à chacun desquels est adjoint un volet 9, 10, 11, pour le mouvement de l'air. Au dessus des condenseurs 1, 2 est disposé un tiroir à plaque 12 qui, selon la phase du cycle, est poussé au dessus de l'un ou de l'autre conden- seur d'accumulation de chaleur, grâce à des moyens de mouvement classiques, hydrauliques ou électriques, non représentés. Au lieu du tiroir à plaque 12, on peut aussi utiliser un mécanisme à volets 13 placé par dessus les deux condenseurs let 2 et dans lequel les volets situés 2464137. au dessus de l'un et de l'autre condenseurs peuvent être amenés alternativement à une position d'ouverture et de fermeture, selon la phase du cycle. Au dessus du tiroir à plaque 12 est disposé, avec espacement, l'adsorbeur 14, formé d'un récipient en aluminium et contenant comme agent hygroscopique du gel de silice coloré en noir. La construc- tion est recouverte de deux plaques transparentes 20, espa- cées l'une de l'autre, formées de verre naturel, de verre acrylique ou de polyester. Dans la région supérieure de la construction sont prévues des valves 15 à 18 pour le passage de l'air. Chaque condenseur 1, 2 est formé de plusieurs pla- ques de pierre placées verticalement avec espacement mutuel, formant des canaux de passage d'air et amincis chacune à leur extrémité supérieure de sorte que les plaques placées deux à deux côte à côte forment par leurs extrémités supé- rieures un diffuseur. Sur le bout des plaques des conden- seurs 1 et 2 est posé un tissu filtrant 19. L'appareil fonctionne comme suit Après une circulation d'air durant éventuel- lement plusieurs jours, assurée par le ventilateur 8, en passant par le condenseur 2, le tiroir 12 étant poussé au dessus du condenseur 1,les valves 11, 16 et 17 étant ouver- tes, pour le préchauffage du condenseur 2, le procédé- commence par la première phase o, le tiroir 12 étant poussé vers la droite et les valves 7, 11 et 16 étant fer- mées, de l'air extérieurhumide froid passe, sous l'action du ventilateur 6, à travers le condenseur 1 et à travers l'adsorbeur 14 qui absorbe de l'eau et l'air est alors conduit à l'extérieur par les valves 17 et 18 ouvertes. Cette première phase s'effectue de préférence la nuit, avec une durée atteignant 10 heures. A la deuxième phase du cycle, qui vient ensuite et qui se déroule de préférence pendant le jour, selon la situation météorologique, on fait passer l'air à travers les deux condenseurs 1 et 2 et l'adsorbeur 14, en circuit fermé, en circuit semi-ouvert avec incorporation d'air extérieur ou en circuit complètement ouvert, la plaque 12 étant dans chaque cas poussée au dessus du con- densateur 2. En circuit fermé, les valves 10, 15 et 16 étant ouvertes, l'air circule sous l'action du ventilateur 7 de bas en haut à travers le condenseur 2 puis de haut en bas à travers l'adsorbeur 14 et enfin, de haut en bas à travers le condenseur 1, le courant d'air brassé étant préchauffé dans le condenseur 2 puis surchauffé par les rayons solaires qui entrent dans la construction, humidi- fié dans l'adsorbeur et refroidi dans le condenseur 1 pour condenser l'humidité. L'eau déposée dans le condenseur 1 s'écoule vers le bas o elle est recueillie et évacuée. Dans le circuit semi-ouvert, le ventilateur 6 étant en action et le volet 9 étant ouvert, une partie du courant d'air brassé est évacuée à l'extérieur. La partie évacuée est remplacée par un courant d'air partiel corres- pondant, introduit par le volet 11 ouvert et le ventilateur 8 en action. En circuit ouvert, de l'air extérieur est introduit dans la construction par le volet 11 ouvert et le ventilateur 8 en action, il traverse de bas en haut le condenseur 2 puis traverse de haut en bas l'adsorbeur 14, puis de haut en bas le condenseur 1 et enfin, il est refoulé à l'extérieur par le ventilateur 6 à travers le volet 9 ouvert. A la troisième phase du cycle, la plaque 12 est poussée au dessus du condenseur 1 et, les valves 7 et 9 étant fermées, de l'air humide froid est introduit dans la construction par la valve 11 ouverte, conduit de bas en haut à travers le condenseur 2 puis refoulé de bas en haut à travers l'adsorbeur 14 avant de cuitter à nou- veau la construction par les valves 17 et 18 ouvertes. La troisième phase, comme la première phase du cycle, se déroule de préférence pendant la nuit. A la quatrième et dernière phase qui suit, le transport de l'air s'effectue comme à la deuxième phase mais en sens inverse, la plaque 12 étant poussée 246-4337 au dessus du condenseur 1. L'eau se condense alors dans le condenseur 2 et l'air brassé est préchauffé dans le conden- seur 1. Les chiffres et détails techniques ci-après ont encore leur importance dans l'appareil d'extraction d'eau décrit. Les plaques ont une hauteur de 1,50 à 2,50 m et une épaisseur de 80 à 120 mm, les canaux étant formés par un espacement de 4 à 10 mm entre les plaques. La conduc- tibilité thermique des plaques est seulement de 0,8 à 1,6. Si l'on utilise des accumulateurs à eau ou à chaleur latente, il faut prévoir des couches isolantes dans les accumulateurs à de courtes distances d'environ 50 à 150 mm de sorte que la transmission de chaleur dans la direction de la hauteur n'est pas possible. Ces derniers accumulateurs doivent être préférés dans les appareils mobiles, pour des raisons de poids. Les diffuseurs ont chacun un angle de 150. En comparaison de l'appareil d'extraction d'eau connu, men- tionné plus haut, on peut économiser, avec l'appareil selon l'invention, de 80 à 90 % d'énergie solaire; ce qui signi- fie une production sûre de 40 à 80 litres d'eau par mètre carré de surface d'adsorbeur en 24 heures. Une différence de hauteur de 400 m suffirait à la production d'énergie pour l'alimentation autonome de l'appareil. La masse de pierre doit être d'environ 5200 kg de sorte qu'une quantité de chaleur de 167 à 251 MJ peut y être emmagasinée. Le volume de l'air de désorption est de 80 à 200 m3 par 1/m2 selon les conditions de climat et de température; le mélange de vapeur d'eau et d'air qui afflue au condenseur d'accumu- lation de chaleur doit avoir une vitesse de 0,4 à 2 m/s. L'air d'adsorption présente, selon la température nocturne et l'humidité relative, un volume de 600 à 1500 m3 par m2/h. La dépense d'énergie est de 1 à 1,5 kWh par m3 d'eau selon les conditions. REVENDICATIONS 1 - Procédé pour extraire l'eau de l'air, dans lequel, en une première phase d'un cycle répété, on refroidit tout d'abord un condenseur d'accumulation de chaleur au moyen d'un courant d'air humide froid provenant de l'environnement et on humidifie alors un agent hygroscopique et, en une deuxième phase suivante du cycle, au moyen d'un courant d'air chaud surchauffé par irradiation solaire, on chasse à nouveau l'humidité de l'agent hygroscopique et on l'amène au condenseur d'accumulation de chaleur sur lequel elle se dépose en lui cédant de la chaleur de condensation, puis on l'évacue, procédé carac- térisé en ce qu'en une troisième phase qui suit la deu- xième phase du cycle, on refroidit tout d'abord un conden- seur supplémentaire d'accumulation de chaleur (2) au moyen d'un courant renouvelé d'air humide froid provenant de- l'environnement, on humidifie alors à nouveau l'agent hygroscopique, on chasse à nouveau l'humidité de l'agent hygroscopique dans une quatrième et dernière phase du cycle, au moyen d'un courant renouvelé d'air chaud également sur- chauffé par l'énergie solaire, et on l'amène au condenseur supplémentaire d'accumulation de chaleur (2) sur lequel elle se dépose en lui cédant de la chaleur de condensation, puis on l'évacue, et, en fonction de l'intensité du rayon- nement solaire, on préchauffe et/ou on surchauffe par irradiation solaire le courant d'air chaud de la deuxième phase avec la chaleur de condensation absorbée par le condenseur supplémentaire d'accumulation de chaleur à la quatrième phase, et/ou le courant d'air chaud de la qua- trième phase avec la chaleur de condensation absorbée par le premier condenseur d'accumulation de chaleur (1) à la deuxième phase, dans l'un et l'autre cas avant de chasser l'humidité. 2 - Procédé selon la revendication 1, carac- térisé en ce que, selon l'intensité du rayonnement solaire, on recycle à travers les deux condenseurs d'accumulation de chaleur (1,2) et l'agent hygroscopique soit des quantités partielles seulement soit la totalité des courants d'air des deuxième et quatrième phases, en sens opposé l'un à l'autre, et, dans le cas o l'on fait circuler des quantités partielles d'air, on cède à l'environnement à chaque rota- tion une partie du courant d'air considéré et on le remplace en incorporant un courant partiel correspondant provenant de l'environnement. 3 - Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'à la première et à la troisième phases du cycle, on refroidit le condenseur respectif d'accumulation de chaleur (1, 2) de façon telle qu'il règne entre ses extrémités d'entrée et de sortie d'air une basse température approximativement égale tandis qu'à la deuxième et à la quatrième phase du cycle, on chauffe le condenseur respectif d'accumulation de chaleur (1,2), par absorption de chaleur de condensation, de telle sorte qu'il se constitue entre ses extrémités d'entrée et de sortie d'air un gradient de température dont la valeur supérieure, à la fin de la condensation, est approximativement égale à la température du courant d'air chaud humidifié dans l'agent hygroscopique, à l'extrémité de sortie d'air de cet agent, tandis que la valeur inférieure, à la fin de la condensation, est encore approximativement égale à la température qui règne, à la fin du refroidissement, à l'extrémité de sortie d'air correspondante du condenseur respectif d'accumulation de chaleur (1,2), et que ce gradient de température, constitué dans le condenseur respectif d'accumulation de chaleur (1,2) se maintienne respectivement jusqu'à la deuxième et à la quatrième phases du cycle suivant, de manière à préchauffer le courant d'air respectif qui est amené à l'agent hygrosco- pique pour chasser l'humidité. - 4 - Procédé selon la revendication 3, carac- térisé en ce que, selon l'intensité du rayonnement solaire, la température du condenseur respectif d'accumulation de chaleur (1,2), après refroidissement respectivement à la première et à la quatrième phase, se situe entre 0 et 300C environ, les valeurs supérieure et inférieure du gradient de température constitué dans le condenseur respectif (1,2) par absorption de chaleur de condensation se situent entre et 70 C environ et, en surchauffant l'air préchauffé, à la deuxième et à la quatrième phases, par irradiation solaire, on atteint une température se situant entre 60 et 90 environ. - Procédé selon l'une des revendications 3 et 4, caractérisé en ce qu'avant le démarrage initial du cycle ou après une interruption prolongée entre deux phases, on préchauffe au moyen d'un courant d'air chaud provenant de l'environnement le condenseur respectif d'accumulation de chaleur (1,2) servant à préchauffer le courant d'air respectivement à la deuxième et à la quatrième phases, jusqu'à ce qu'il ait une distribution de température qui corresponde approximativement au gradient de température constitué ensuite lors de la condensation. 6 - Appareil pour la mise en oeuvre du pro- cédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, muni d'un condenseur d'accumulation de chaleur disposé dans une enveloppe à toit transparent et, au dessus de ce condenseur, d'un adsorbeur contenant l'agent hygroscopique, appareil caractérisé en ce qu'à côté du premier condenseur d'accumulation de chaleur (1) est disposé un condenseur supplémentaire d'accumulation de chaleur (2), d'égale grandeur ou au moins approximativement d'égale grandeur, l'adsorbeur (14) s'étend par dessus les deux condenseurs d'accumulation de chaleur (1,2), et, grâce à des moyens d'amenée d'air tels que des ventilateurs (6,7,8) et à des moyens d'arrêt d'air tels que des volets et des tiroirs (9 à 12, 15 à 18), l'amenée d'air nécessaire à chaque phase du cycle peut être réglée, l'enveloppe étant isolée ther- miquement de l'extérieur et les condenseurs d'accumulation de chaleur (1,2) étant isolés thermiquement entre eux. 7 - Appareil selon la revendication 6, caractérisé par un organe d'arrêt d'air sous la forme d'un tiroir (12) recouvrant la section supérieure d'un condenseur d'accumulation de chaleur (1,2) et des moyens permettant de le faire coulisser d'un condenseur à l'autre. 8 - Appareil selon la revendication 6e carac- térisé par un organe d'arrêt d'air sous la forme d'un mécanisme à volets (13) recouvrant la section supérieure des deux condenseurs d'accumulation de chaleur et des moyens permettant d'actionner alternativement les volets disposés au dessus de l'un et de l'autre condenseur d'accumulation de chaleur. 9 - Appareil selon l'une quelconque des revendications 6 à 8, caractérisé en ce que l'adsorbeur (14) constitue en même temps un collecteur solaire plat comprenant un récipient conduisant et absorbant la chaleur dans lequel est introduit l'agent hygroscopique coloré en noir. - Appareil selon l'une quelconque des revendications 6 à 9, caractérisé en ce que l'agent hygro- scopique est un gel de silice ayant une température d'adsorp- tion de 0 à 30'C et une température de désorption de 70 à 900 C. 1l -Appareil selon l'une quelconque des revendications 6 à 10, caractérisé en ce qu'il comporte des plaques, par exemple de pierre, de béton etc., de préférence disposées verticalement côte à cote avec espacement, servant de matière d'accumulation et de surface de condensation dans le condenseur d'accumulation de chaleur (1,2). 12 - Appareil selon la revendication 11, caractérisé en ce que des diffuseurs sont formés à l'extré- mité supérieure de plaques voisines, par biseautage de leurs bords supérieurs. 13 - Appareil selon l'une quelconque des revendications 6 à 12, caractérisé en ce que les conden- seurs d'accumulation de chaleur (1,2) sont des accumulateurs à eau ou à chaleur latente, comportant des calorifugeages horizontaux interposés par couches. 14 - Appareil selon l'une quelconque des revendications 6 à 13, caractérisé en ce qu'au dessus de chaque condenseur d'accumulation de chaleur (1,2) se trouve une couche (19) de matière filtrante, par exemple de cailloux entassés.