Cette invention est relative à des canons électroniques pour des tubes images de télévision en couleur et elle vise plus particulièrement des canons électroniques qui comprennent des lentilles de Localisation allongées ou prolongées du type résis- tif. Dans la description qui suit le terme "lentille résistive" entend désigner une lentille électrostatique de Localisation dans laquelle le profil du potentiel de la lentille est déter- miné par un diviseur de tension résistif sur la longueur de la lentille. Un exemple de réalisation d'une telle lentille est décrit dans le brevet américain n0 3 932 786. La lentille décrite dans ce brevet comprend une série de plaques métalliques perfo- rées qui sont connectées à des prises espacées le long du divi- seur de tension. Les plaques perforées sont supportées de façon fixe en positionnant leurs bords le long d'une tige de support en verre qui fait également office de substrat pour la résistance du diviseur de tension déposée sur cette tige. Selon une variante de ce type de lentille résistive, les plaques perforées sont alternativement empilées avec une plura- lité d'isolants, tels que par exemple des blocs de céramique qui sont recouverts sur une face au moins d'un matériau résistif. Ce matériau résistif peut être déposé après constitution de la pile, comme décrit dans le brevet américain n0 4 091 144, ou avant l'assemblage de la pile par un prérevêtement. Les plaques et les blocs sont disposés de façon à établir une continuité de résis- tance élevée le long de la pile de blocs et de plaques d'une ex- trémité à l'autre. Lorsque l'on applique une différence de poten- tiel au travers de la pile, on crée une circulation de courant d'o il résulte qu'à chaque plaque électrode de la pile est ap- pliquée une tension différente. Le brevet américain 4 124 810 indique qu'il est préférable que le profil de potentiel d'une lentille de focalisation soit exponentiel le long de la trajectoire de faisceau. Ce résultat peut être obtenu dans une lentille résistive du type à empilage de blocs résistifs électrodes pré-enduits, simplement en gra- duant les valeurs de résistance des blocs successifs le long de l'empilage de la lentille. Cependant un tel processus est coû- tceux et _oipl6xd étant donné que chaque oloc résistif doit subir des essais préalables et être choisi en fonction de sa résistance 2 2464554 spécifique et qu'ensuite ces blocs doivent être manipulés avec soin de façon à être correctement assemblés dans un ordre conve- nable dans la pile résistive. Pour des raisons de simplification, on ne fera ici aucune distinction entre le profil de potentiel axial d'une lentille, c'est-à-dire le profil de potentiel le long de l'axe du faisceau électronique au travers de la lentille et le profil de potentiel de surface d'une lentille c'est-à-dire le profil de potentiel le long des surfaces des éléments d'électrodes de la lentille dans la direction axiale. En pratique ces deux profils diffèrent lé- gèrement, le profil axial étant en général une réplique moins accentuée du profil de surface. La Demanderesse a maintenant découvert que le profil de tension optimal du type exponentiel d'une lentille peut être représenté de façon très approchée par deux pentes linéaires (c'est-à-dire par des gradients de tension linéaire) sans aug- menter de façon importante les aberrations de la lentille. Une analyse à l'ordinateur a montré que ces deux droites inclinées ou pentes devaient présenter un rapport optimal de l'ordre de 1 / 2 à 1 / 3. En outre la Demanderésse a découvert que, dans par exemple un système de lentille du type tripotentiel, les valeurs de ces deux pentes linéaires pouvaient présenter de pré- férence un rapport de 1: 2, sans dégradation importante des per- formances si bien que l'on peut réaliser une lentille résistive à empilage du type bloc résistif-électrode en utilisant seulement une valeur de bloc résistif ce qui simplifie considérablement la construction de telles lentilles et en réduit grandement le prix de revient. Dans le présent contexte, le terme "tripotentiel" désigne un système de lentilles qui comprend au moins trois électrodes la première le long de la trajectoire de faisceau fonctionnant à un potentiel intermédiaire, la seconde à un potentiel minimal et la troisième fonctionnant au potentiel d'écran du tube élec- tronique dans lequel est montée la lentille. Des canons électro- niques ayant des profils de potentiel axial de ce type général sont décrits dans le brevet américain nO 3 995 194. Les expressions 'empilage de lentille résistive" et "struc- ture de lentille résistive" sont utilisées ici de façon équiva- lente et elles signifient soit: a) une partie d'une pile complète d'une lentille comprenant une série de plaques électrodes et une rangée alignée de blocs résistifs, soit, b) la pile complète de la lentille comprenant une série de plaques électrodes et tous ses blocs résistifs, ce qui englobe les cas o une partie de la pile comporte un ou plusieurs blocs résistifs dans chaque étage. Cette invention concerne un canon à électrons qui comprend une nouvelle lentille principale résistive du type à empilage électrode-bloc résistif. Cette lentille principale comprend une première pile de blocs résistifs, dont une partie comprend une section d'entrée de faisceau de la lentille et une autre partie comprend une section de sortie du faisceau. Les deux sections sont reliées électriquement en série l'une à l'autre. La section d'entrée est reliée électriquement en parallèle à un second em- pilage de blocs résistifs de façon à obtenir un profil de poten- tiel de lentille présentant une pente linéaire composite. La seconde pile ou second empilage peut comprendre une deuxième pile de blocs résistifs dans la même lentille ou une pile de blocs résistifs dans une lentille résistive différente. D'autres caractéristiques et avantages de cette invention ressortiront de la description faite ci-après en référence aux dessins annexés qui en illustrent divers modes de réalisations à titre d'exemples non limitatifs. Sur les dessins: - la figure 1 est une vue en élévation d'un premier mode d'exécution d'un canon à électrons selon l'invention, cer- taines parties étant représentées en coupe; - la figure 2 est une vue en coupe longitudinale 'selon 2-2 de la figure 1 du canon électronique représenté sur cette figure 1; - la figure 3 est une vue en coupe selon 3-3 montrant une plaque électrode et un bloc résistif du canon électronique de la figure 1; - la figure 4 est une vue à échelle agrandie de la structure de lentille du canon électronique de la figure 1; - la figure 5 est une vue en élévation d'un second exemple de réalisation d'un canon électronique selon l'invention, cer- taines parties ayant été enlevées; - les figures 6, 7 et 8 illustrent de façon schématique des variantes de réalisation du canon électronique représenté aux figures 1 et 2, et - les figures 9, 10 et Il illustrent de façon schématique des variantes du canon à électrons représenté à la figure 5. Dans la description qui suit, l'invention sera décrite dans son application à un canon à électrons en ligne à trois fais- ceaux tel que décrit dans le brevet américain n0 3 772 554. Il demeure bien entendu que cette invention peut s'appliquer égale- ment à d'autres types de canons électroniques. Ainsi qu'on peut le voir sur les figures 1 et 2, un canon à électrons 10 comprend deux tiges support parallèles en verre 12 sur lesquelles sont montés divers éléments de canon électronique. A l'une des extrémités des tiges supports 12 sont montées trois cathodes 14, en forme de coupe, comportant des surfaces émissives sur leurs parois d'extrémité. Au delà des cathodes 14 sont montés de façon espacée les éléments suivants: une électrode grille de commande (G1) 16, une électrode grille d'écran (G2) 18, une pre- mière électrode de lentille (G3) 20, une seconde électrode de lentille (G4) 22 et une troisième électrode de lentille (G5) 23. Les trois cathodes 14 assurent la projection de faisceaux élec- troniques le long de-trois trajectoires de faisceaux coplanaires 24 au travers d'ouvertures appropriées des électrodes. Les électrodes G1 et G2 comprennent des éléments métalliques sensiblement plats contenant chacun trois ouvertures en ligne qui sont alignées respectivement avec les trois trajectoires de fais- ceaux 24. Les électrodes G3 et G4 comprennent chacune deux éléments en forme de coupe sensiblement rectangulaire raccordés par leurs extrémités ouvertes. Les deux extrémités fermées dé ces coupes comportent chacune trois ouvertures en ligne qui sont respecti- vement alignées avec les trous trajectoires de faisceaux 24. L'électrode G5 comprend un élément en forme de coupe sensi- blement rectangulaire ayant une base qui est dirigée en face de l'électrode G4 et qui comporte trois ouvertures en ligne respec- tivement alignées avec les trois trajectoires de faisceaux 24. Unecoupe écran 26 est fixéeà l'électrode G5 de façon que sa base recouvre l'extrémité ouverte de l'électrode G5. La coupe- écran 26 comporte trois ouvertures en ligne au travers de sa base, chaque ouverture étant alignée avec l'une des trajectoires de faisceaux 24. La coupe écran comporte également une pluralité d'entretoises d'ampoule 28 fixées à son extrémité ouverte et s'étendant de celle-ci. Les entretoises 28 supportent le canon 10 à l'intérieur du col d'un tube à rayons cathodiques (non repré- senté) et elles assurent un contact électrique avec le revête- ment supportant la haute tension sur le col, afin d'appliquer une tension de fonctionnement à l'électrode G5. - Lors du fonctionnement, le canon électronique 10 est conçu de façon à comporter une lentille de focalisation principale po- sitionnée entre les électrodes G4 et G5 et une lentille secon- daire de focalisation entre les électrodes G3 et G4. Dans ce but on prévoit une structure de lentille principale résistive empi- lée 30 et une structure de lentille secondaire résistive empilée 32. Chacune des lentilles 30 et 32 comporte une pluralité de plaques électrodes 34. Ainsi qu'on peut le voir sur la figure 3, chaque plaque électrode 34 comporte trois ouvertures en ligne 36, chacune étant alignée avec l'une des trajectoires de fais- ceau 24. Les plaques 34 sont alternativement empilées avec des blocs d'écartement 38 de forme parallélépipède rectangle. Une paire de blocs d'écartement 38 est disposée entre deux plaques adjacentes 34. Chaque paire de blocs d'écartement 38 est dispo- sée sur les côtés opposés d'une ouverture centrale, adjacente à un bord extérieur d'une plaque 34. Au moins un bloc de chaque paire de blocs d'écartement 38 comprend un bloc résistif 40, comme on le décrira plus loin. L'autre bloc de la paire de blocs d'écartement 38 peut comprendre soit un bloc résistif 40, soit un bloc isolant 42. Lorsque l'on désire seulement un bloc résis- tif 40 entre une paire de plaques électrodes 34, on prévoit un bloc d'espacement isolant 42 afin d'assurer un support mécanique. De préférence, les blocs résistifs 40 comprennent des blocs isolants 42 dont une surface au moins est recouverte d'une cou- che d'un matériau approprié à résistance élevée. Un matériau préféré est constitué par un cermet du type décrit dans le bre- vet américain n0 4 010 312. Comme on l'a représenté sur la figure 4, chacun des blocs résistifs 40 comprend deux pellicules métallisées électriquement séparées 44 sur ses deux surfaces opposées au contact d'une paire de plaques électrodes 34. Après avoir muni les blocs résisti de leurs pellicules métallisées 44 et avant d'assembler les blocs dans la lentille empilée 30 ou 32, on les recouvre d'une couche 46 d'un matériau approprié à forte résistance, déposée sur la surface qui connecte les deux surfaces revêtues de pelli- cules, mutuellement opposées. La couche résistive 46 vient en- velopper deux des coins du bloc 40 de façon à obtenir un bon contact de recouvrement avec des parties des surfaces des pelli- cules métallisées 44. Ensuite, les blocs résistifs 40 sont assem- blés avec les plaques électrodes 34 et fixés à ces dernières de préférence à l'aide d'un joint brasé approprié 48. Afin d'assurer le mouillage de la pellicule métallisée 44 avec le matériau de brasage, une partie de la pellicule 44 est d'abord recouverte d'une couche 50 de nickel. Cette couche 50 de nickel est confinée à la partie centrale de la pellicule métallisée 44 et par consé- quent, elle confine le flux de matériau de brasage. L'empilage de lentille résistive 30 ou 32 étant ainsi fixé selon un ensemble unitaire, on assure une continuité électrique d'une extrémité à l'autre de chaque pile, chacun des blocs résis- tifs 40 fournissant une résistance importante entre deux plaques électrodes adjacentes 34. On réalise ainsi une résistance divi- seur de tension qui est telle que, lorsque des tensions appro- priées sont appliquées aux deux électrodes de lentille, aux ex- trémités de la pile, des courants de fuite circulent au travers des revêtements à haute résistance 46 provoquant une chute de tension le long de l'empilage de lentille qui établit un poten- tiel différent sur chacune des plaques électrodes -34. De telles tensions différentes fournissent un gradient de tension qui pro- duit des profils de potentiel axial désirés des lentilles. En utilisant la technologie indiquée ci-dessus on a fabri- qué la lentille résistive 30 avec huit plaques électrodes 34 et sept blocs résistifs 40. Ainsi qu'on peut le voir sur la figure 1, les blocs résistifs 40 sont alignés le long du bord inférieur de la lentille 30. Les sept blocs alignés le long du bord infé- rieur de la lentille 30 sont des blocs isolants 42 dépourvus de revêtement. Les blocs résistifs 40 ont été représentés avec leurs surfaces munies de points afin de les distinguer des blocs iso- lants dépourvus de revêtement 42. De façon similaire, la structure de lentille empilée 32 est constituée de quatre plaques électrodes 34 et de trois blocs résistifs 40. Comme on le voit sur la figure 1, les trois blocs résistifs sont alignés le long du bord supérieur de la lentille et trois blocs isolants 42 sont alignés le long du bord infé- rieur de la lentille. - Un premier connecteur électrique 52 est fixé à l'électrode G4 et il s'étend vers l'extérieur du tube électronique 'dans lequel est incorporé le canon électronique 10. Ce connecteur électrique facilite l'application d'une tension de Localisation appropriée sur l'électrode de lentille G4. Un second connecteur électrique 54 est fixé par l'une de ses extrémités à l'électrode G3 et, par son autre extrémité, à une plaque électrode intermé- diaire 34 de la lentille de Localisation principale 30. Lors du fonctionnement du canon électronique 10, un potentiel élevé est appliqué à l'électrode G5 par l'intermédiaire des contacts à ressorts constitués par les entretoises 28, sur la coupe 26. De façon typique, pour le canon électronique 10, on peut appliquer respectivement aux électrodes G3 et G5, une tension de focalisa- tion de 5,7 kV et une tension élevée de 30 kV. La structure de lentille principale 30 peut être raccordée, par le connecteur électrique 54, à une plaque déterminée 34, de façon à fournir une tension appropriée, par exemple 13 kV, à l'électrode G3. Grâce à cet arrangement, l'empilage de lentille 32 est électriquement relié en parallèle à une première section, ou section d'entrée de la lentille 30 (c'est-à-dire une section par laquelle le faisceau électronique pénètre dans la lentille), entre l'électrode G4 et la plaque électrode intermédiaire 34 à laquelle est fixé le connecteur 54. Si le nombre de blocs résis- tifs 40 de la structure de lentille 32 est égal au nombre de blocs résistifs dans la section d'entrée de la structure de len- tille 30, comme représenté sur la figure 1, le flux du courant circulant au travers de la section d'entrée de la lentille 30 est égal à la moitié de celLt du courant circulant au travers de la seconde section ou section de sortie (c'est-à-dire la sec- tion par laquelle sort le faisceau), entre la plaque électrode intermédiaire 34 à laquelle on est raccordé et l'électrode 65. Il en résulte qu'un profil de tension linéaire composite est établi le long de l'empilage de lentille 30 de façon que la pente du profil de tension sur la section d'entrée soit égale à la sortie de la pente du profil de tension sur la section de sortie. En choisissant de façon appropriée la plaque sur laquelle on doit se raccorder on peut obtenir un profil linéaire composite qui approche de façon très étroite le profil exponeptiel idéal désiré. La figure 5 illustre un canon électronique 110 qui consti- tue une variante du canon 10 et qui comprend un certain nombre de composants correspondants similaires à ceux du canon 10. Ces composants similaires ont été identifiés par des références qui sont 100 fois plus grandes que celles désignant les composants correspondants du canon illustré par les figures 1 et 2. Dans le canon électronique 110, la lentille résistive entre les électrodes G3 et G4 a été omise et seule. a été utilisée une lentille résistive 130 entre les électrodes G4 et G5. La len- tille de focalisation principale 130 comprend un empilage de plaques électrodes alternées 134 et de-blocs résistifs 140. Comme on-peut le voir sur la figure 5, on prévoit une rangée de six blocs résistifs alignés 140 sur le bord supérieur de la len- tille 130. Sur le bord inférieur de la lentille, est prévue une seconde rangée de blocs alignés. Les deux premiers blocs adja- cents à l'électrode G4 sont des blocs résistifs 140 et les quatre blocs adjacents à l'électrode G5 sont des blocs isolants 142. On réalise des connections électriques avec le canon électronique à l'aide d'un connecteur de tension de focalisation 152 relié à l'électrode G4 et d'un connecteur d'interconnexion 154 entre l'électrode G3 et une plaque électrode intermédiaire 134 de la structure de lentille 130. La lentille 130 est par conséquent constituée d'une section d'entrée à deux étages et d1tune section de sortie à quatre étages. Il résulte de cet arrangement électrique qu'un courant de fuite circule au travers du connecteur 152 et au travers de l'empilage de lentille résistive 130 de l'électrode G4 à l'élec- trode G5. Etant donné que deux blocs résistifs 140 sont prévus dans chacun des premier et second étages de l'empilage de len- tille 130, la chute de tension dans chacun de ces étages sera de moitié supérieure à la chute de tension dans chacun des éta- ges suivants, qui ne contiennent chacun qu'un seul bloc résis- tif 140. Il en résulte que le profil de potentiel, le long de l'empilage de lentille résistive 130 présente une valeur de pente le long de ses deux premiers étages qui est égale à la moitié de la valeur de la pente le long de ses quatre derniers étages. Par conséquent, comme la lentille principale 30 du canon électronique 10, la lentille principale 130 du canon 110 possède une première section d'entrée en parallèle avec un autre empi- lage de lentille résistive et une seconde section ou section de sortie qui est en série avec la section entrée. A cet égard, les deux blocs résistifs inférieurs 140 des deux premiers étages de la lentille 130 peuvent être reliés à l'empilage de lentille 32 entre les électrodes G3 et G4 du canon électronique 10 des fi- gures 1 et 2. Le canon électronique 110 constitué une réalisation bon marché de lentille étant donné qu'il ne comporte pas de struc- ture résistive entre les électrodes G3 et G4, tout en fournis- sant en même temps le couplage désiré permettant d'obtenir le ou les deux rapports de pente désirés pour le profil de tension le long de la lentille de focalisation principale 130. Lors de la conception des empilages de lentille résistive des canons à électrons 10 et 110 on suivra les critères suivants: 1- Un nombre suffisant d'étages totaux, c'est-à-dire de blocs résistifs 40 ou 140, doivent être incorporés dans l'empilage de lentille de façon à maintenir la contrainte électrique sur chaque bloc, c'est-à-dire la chute de tension sur chaque bloc, en dessous d'un maximum arbitraire. Compte tenu de l'état actuel de la technique en ce qui concerne les maté- riaux résistifs et leur traitement ainsi que la réalisation des canons électroniques et leur traitement, un maximum pré- férable est d'environ 4000 volts par bloc résistif en utili- sant des blocs présentant une épaisseur de l'ordre de 1,02 mm. Cependant, des contraintes supérieures, pouvant par exemple aller jusqu'à 6000 volts par bloc, peuvent être tolérées. Si l'on applique aux blocs résistifs des contraintes très supé- rieures à 4000 volts/bloc, il peut se produire une instabi- lité électrique et la formation d'arc électrique. 2- Un nombre excessif d'étages dans les empilages de len- tille doit être évité pour limiter la longueur totale du canon et son prix de revient. Par ailleurs, une analyse thé- orique montre que des étages supplémentaires au delà de sept ne produisent qu'une très faible réduction de l'aberration de la lentille. 3- Les longueurs proportionnelles de la section d'entrée en parallèle de la lentille et la section de sortie non en paral- lèle de cette lentille doivent être choisies de façon que a- la contrainte électrique sur les étages de la section de sortie de la lentille de Localisation principale soit maintenue dans les limites désirées comme indi- qué ci-dessus b- dans le cas du canon électronique 10, une tension appropriée soit prélevée de l'empilage résistif de la lentille de focalisation principale pour être ap- pliquée à l'électrode G3; c- le coude du profil de potentiel linéaire composite de la lentille de focalisation principale soit situé de façon que ce profil corresponde au profil exponen- tiel désiré sur l'axe. Le Demanderesse a découvert que ce profil du potentiel de la lentille est optimal lorsque le coude entre les deux pentes de gradient de tension linéaire est situé sur la moyenne géomé- trique de la tension de Localisation sur l'électrode G4 et de la tension élevée d'anode sur l'électrode G5. La plupart des effets dus à l'aberration de la lentille, sur le faisceau élec- tronique se produisent à l'entrée dans la lentille à partir de l'électrode G4. En conséquence, un déplacement du coude du profil au delà de la moyenne géométrique vers la tension de focalisa- tion entraîne une augmentation des aberrations plus importantes qu'un déplacement correspondant dans l'autre direction vers la tension élevée d'anode. Les figures 6, 7 et 8 illustrent de façon schématique des variantes de conception de lentilles résistives du canon électro- nique 10 ayant pour résultat de légères variations du profil du potentiel du système de Localisation. La figure 6 illustre de façon schématique le canon électro- nique 10 exactement de la façon représentée aux figures 1 et 2, dans lesquelles la lentille principale G4 - G5 comprend sept étages et la lentille secondaire G3 - G4 comprend trois étages. La lentille secondaire est en parallèle avec les trois premiers étages de la lentille principale afin d'établir le coude du pro- fil de potentiel linéaire composite à seulement 0,6 kV en dessous de la moyenne géométrique des tensions d'extrémité de la lentille. Le canon électronique de la figure 6 a été choisi de façon à fonctionner avec un potentiel élevé de 30 kV sur l'électrode 65 et un potentiel de focalisation de 5,5 kV sur l'électrode 64. Il résulte de cette conception une tension de 12,2 kV sur l'élec- trode G3 et une contrainte maximale sur la section de sortie de la lentille principale de 4,5 kV par bloc résistif. La pente de la lentille secondaire entre les électrodes G3 et G4 est égale en grandeur, mais opposée en signe, à-la pente de la section d'entrée de la lentille de focalisation principale sur laquelle elle est montée en parallèle. Etant donné que ces deux sections en parallèle comportent un nombre égal de blocs rêsistifs, la pente de la section d'entrée de la lentille principale est égale à la moitié de la pente de sa section de sortie. Par conséquent, les gradients de tension établis le long des six sections du sys- tème de Localisation du canon sont les suivants: Pente de Section de la lentille gradient de tension (1) première électrode conductrice G3 0 (2) première lentille résistive 32 - S (3) seconde électrode conductrice G4 0 (4) seconde lentille résistive (section + S d'entrée de 30) (5) troisième lentille résistive (section + 2S de sortie de 30) (6) troisième électrode conductrice G5 0 S étant une valeur de pente positive La figure 7 illustre de façon schématique une variante de la conception illustrée par la figure 6 dans laquelle on a uti- lisé le même nombre d'étages dans chacune des deux lentilles, cependant l'électrode raccordée de la lentille principale est située un étage plus près de l'électrode G5 de façon à établir le coude du profil de potentiel à environ 1,6 kV au-dessus de la moyenne géométrique des tensions de la lentille. Il en résulte que les deux sections en parallèle ont des dimensions différentes et qu'elles produisent des pentes de profil de potentiel iné- gales pour leurs sections respectives. En raison du caractère inégal de deux sections en parallèle, le support des pentes du profil de potentiel de l'entrée aux sections de sortie de la il lentille de Localisation principale est de 1 / 2,3. Dans la con- ception de la lentille de la figure 7, la tension prélevée déli- vrée à l'électrode G3 est de 14,4 kV et la contrainte maximale sur la lentille de focalisation-principale est de 5,2 kV par bloc. Une analyse faite à l'ordinateur montre que ce canon présente une dimension minimale de spot d'aberration qui est sensiblement - identique à celle du canon représenté à la figure 6. En outre, la * tension résultante élevée de 14,4 kV sur l'électrode G3 est con- sidérée comme désirable, mais la contrainte élevée de 5,2 kV par bloc est moins désirable. La figure 8 illustre de façon schématique une variante de canon électronique représenté sur la figure 6, dans laquelle on a ajouté un étage supplémentaire à la lentille secondaire G3 - G4, un étage étant enlevé de la lentille principale G4 - G5 et la prise pour la tension de l'électrode G3 étant placée entre les seconde et troisième étages de la lentille principale. On produit ainsi un profil de potentiel ayant un coude situé à environ 1,2 kV en-dessous des moyennes géométriques des tensions de lentilles. La pente de la lentille secondaire est bien infé- rieure à celle de la section d'entrée en parallèle de la lentille principale et le rapport des pentes des sections d'entrée et de sortie de la lentille principale est d'environ 1/1,5. La con- trainte électrique de la lentille est de l'ordre de 4,6 kV/bloc. Une analyse à l'ordinateur montre qu'un tel canon présente une dimension de spot d'aberration qui est très sensiblement plus petiteque celle des canons illustrés par les figures 6 et 7. Il semble que ceci résulte d'une discordance plutôt importante du rapport de pente du canon (1: 1.5) avec le rapport de pente optimale. Ce canon présente également une tension d'électrode G3 indésirablement faible, de 11,6 kV, mais une valeur de contrainte électrique de 4,6 kV/bloc qui est sensiblement égale à celle du canon de la figure 6. Lors de la conception des lentilles 30 et 32 pour le canon électronique 10, la tension élevée appliquée à l'électrode G5 est choisie en premier lieu, par exemple sur la base de la sor- tie de lumière désirée et de toute autre considération générale de circuit. La tension prélevée en retour à l'électrode G3 est choisie sur la base de la conception particulière de la région formant le faisceau du canon électronique avec laquelle elle 2464554' doit fonctionner. A partir de ces tensions choisies, on peut déterminer une tension de Localisation pour assurer une focali- sation appropriée du faisceau projeté dans la région de la len- tille de Localisation. On peut par conséquent déterminer la len- tille en utilisant la formule suivante VA - VI 2(VI - VF) 2 dans laquelle VA = la tension élevée d'anode VI = la tension intermédiaire prélevée en retour vers l'électrode G3 VF = la tension de focalisation appliquée à l'électrode G4 S1 le nombre d'étages de la lentille secondaire 32 et dans l'étage d'entrée de la lentille principale 30 et S2 = le nombre d'étages dans la section de sortie de la lentille principale 30. Avec par exemple le canon électronique illustré sur la figure 6: VA = 30 kV V1 = environ 12 kV et VF = environ 5,5 kV Compte tenu de ces valeurs S2 18 4 à-=:r-! Par conséquent le système de lentille est conçu avec quatre étages dans la section de sortie de la lentille de Localisation principale et trois étages dans chacune des lentilles secondai- res G3 - G4 et dans la section d'entrée de la lentille princi- pale G4 - G5. Ies figures 9, 10 et 11 illustrent de façon schématique di- verses variantes de conception de la lentille 130 du canon à électrons 110. La figure 9 illustre une conception de lentille identique à celle décrite ci-dessus en référence au canon 110 de la figure 5. Dans cette réalisation, la lentille est munie d'un total de six étages. Les deux premiers étages, qui constituent la section d'entrée de la lentille, sont en parallèle avec un empilage ré- sistif séparé à deux étages qui fait partie de la même structure de lentille et qui utilise des plaques électrodes 134 qui sont communes aux plaques électrodes de la section d'entrée de la lentille. En choisissant une valeur de 25 kV pour la tension élevée d'anode et 6 kV comme tension de focalisation, le coude du profil de tension linéaire composite de la pile résistive se produit à 0,8 kV, valeur qui est située à 2,4 kV en dessous de la tension moyenne géométrique et il en résulte une contrainte maximale de 3,8 kV par bloc résistif. Une tension prélevée pour l'électrode G3 est arbitrairement choisie entre les troisième et quatrième étages de la lentille, ce qui-donne une tension de 13,6 kV. L'exemple de réalisation représenté de façon schématique à la figure 10 diffère de celui de la figure 9 uniquement en ce que la tension de l'électrode G3 est prélevée entre les étages 2 et 3 de la lentille de focalisation principale, d'o il ré- sulte une tension d'électrode G3 de 9,8 kV. Dans l'exemple de réalisation de la figure 11, le canon électronique diffère de celui représenté sur la figure 9 unique- ment en ce que les trois premiers étages, au lieu des deux étages de la lentille de Localisation principale sont en parallèle avec un second empilage résistif. Il en résulte que le coude de profil de potentiel linéaire composite de la lentille. principale se produit à seulement environ 0,1 kV au-dessus de la tension moyenne géométrique et que la contrainte électrique maximale est de 4,2 kV par bloc. Le prélèvement de la tension de l'électrode G3 est choisi entre les étages 3 et 4 ce qui donne une tension d'élec- trode G3 de 12,3 kV. Dans la conception de la lentille 130 du canon électronique , les paramètres variables sont sensiblement différents de ceux du canon électronique 10. Dans la lentille 130, un rapport de pente entre les sections d'entrée et de sortie de la lentille principale est toujours égal à 1/2 étant donné que les deux em- pilages de lentille résistive en parallèle contiennent toujours le même nombre de blocs résistifs. Les variations de pente, comme décrit en regard des figures 6 à 8 pour le canon électro- nique 10, ne sont pas possibles avec le canon à électrons 110. Par ailleurs, le choix de la tension à prélever devrait être dé- livrée en retour à l'électrode G3 est totalement indépendant de la disposition en parallèle et du profil du potentiel de la len- tille 130. Lors de la conception de la lentille 130, la tension 2464554 d'anode élevée et la tension intermédiaire prélevée sont choi- sies et la tension de focalisation est estimée, comme pour le canon 10. Ensuite le nombre total d'étages de la lentille et le nombre d'étages dans la section d'entrée en parallèle sont choi- sis arbitrairement, compte tenu des considérations de base discu- tées ci-dessus, pour la contrainte et pour adapter le profil li- néaire composite à un profil idéal du type exponentiel. A partir de ces choix on détermine le profil du potentiel et on calcule la contrainte électrique par bloc résistif en utilisant la for- mule suivante: VA - VF contrainte - ST - SE/2 dans laquelle VA = tension d'anode élevée appliquée à l'électro- de G5 VF = tension de focalisation appliquée à l'élec- trode G4 ST = nombre total d'étages de la lentille princi- pale, et SE = nombre total d'étages de la section d'entrée de la lentille principale Par exemple en utilisant l'exemple- de réalisation du canon électronique décrit en regard de la figure.9; VA 25 kV VF= 6 kV ST= 6, et SE= 2 A partir de ces valeurs on calcule la contrainte qui est égale à 3,8 kV/bloc. Etant donné que le prélèvement de la tension de l'électrode G de la lentille résistive 150 est totalement indépendant de l'établissement du profil de potentiel à rapport 1/2, la lentille peut être incorporée dans un canon électronique (non repré- senté), dans lequel l'électrode G3 a été omise. Par exemple, dans le mode de réalisation le plus simple, la lentille 130 peut être utilisée dans un canon comportant une lentille de focalisa- tion bipotentielle classique. De façon générale, la lentille 130 peut être utilisée dans diverses variantes de canon électronique o la focalisation électrostatique est obtenue en créant une simple différence de potentiel entre deux électrodes en un ou plusieurs points du canon. Cependant, en raison du caractère de spot de faisceau supérieur des canons tripotentiels comme dé- 16 2464554 crits en référence à la figure 5, il est préférable que le nou- veau profil de potentiel linéaire composite produit par la struc- ture de lentille résistive 130 selon l'invention, soit mis en oeuvre dans de tels canons électroniques. Il demeure bien entendu que cette invention n'est pas li- mitée aux divers exemples de réalisation déQrits et représentés mais qu'elle en englobe toutes les variantes. REVENDICATIONS 1.- Canon à électron qui comprend des première, seconde et - troisième électrodes de lentille espacées le long d'une trajec- toire de faisceaux, caractérisé en ce qu'il comporte une plura- lité de structures de lentilles résistives (30, 32), comprenant chacune un empilage de plaques électrodes alternées (34) et de blocs d'espacement résistifs (40) fixés les uns aux autres de façon que chaque empilage soit électriquement continu d'une ex- trémité à l'autre: une première structure de lentille résistive (30) disposée physiquement entre des seconde (22) et troisième (23) électrodes de lentille et comportant une extrémité électri- quement connectée à la seconde électrode de lentille et l'autre extrémité reliée électriquement à la troisième électrode de len- tille; une seconde structure de lentille résistive (32) reliée électriquement en parallèle à une première partie de ladite pre- mière structure de lentille résistive et, des bornes intégrées (52, 28) connectées aux seconde et troisième électrodes de len- tille de façon que des potentiels appliqués aux bornes produi- sent des courants de fuite au travers des dites structures de lentille résistive afin que ladite première partie de la première structure de lentille résistive présente un courant de fuite inférieur à celui de la partie restante de cette première struc- ture pour obtenir un profil de potentiel linéaire composite le long de la première lentille résistive. 2.- Canon électronique selon la revendication 1, caracté- risé en ce que les blocs dlécartement résistifs (40) sont de meme dimension et possèdent les mêmes valeurs de résistance. 3.- Canon électronique selon la revendication 2, caracté- risé en ce que ladite seconde structure de lentille résistive et la première partie de la première structure de lentille résis- tive possèdent le même nombre d'étages et en ce que la pente de profil du potentiel de cette première partie est égale à la moitié de la pente de profil du potentiel de la partie restante. 4.- Canon électronique selon la revendication 1, caracté- risé en ce que la seconde structure de lentille résistive est électriquement connectée par l'une de ses extrémités à ladite seconde électrode de lentille et, par son autre extrémité, à l'une des plaqaLzs d'Itore intermédiaire de la première struc- ture de lentille résistive. 5.- Canon électronique selon la revendication 4, caracté- risé en ce que la seconde structure de lentille résistive est disposée physiquement entre les première (20) et seconde élec- trode de lentille, l'une de ses extrémités étant fixée à la se- conde électrode de lentille et l'autre extrémité étant fixée à la première électrode de lentille et en ce que le canon électro- nique comporte en outre un connecteur électrique (54) relié entre la première électrode de lentille et ladite plaque élec- trode intermédiaire de la première structure de lentille résis- tive. 6.- Canon électronique selon la revendication 5, caracté- risé en ce que la première structure de lentille résitive comprend sept étages, la seconde structure trois étages, en ce que le con- necteur électrique est relié entre la première électrode de len- tille résistive et en ce que la plaque électrode intermédiaire est reliée entre les troisième et quatrième étages de la première structure de lentille résistive.