La présente invention concerne un nouveau procédé de traitement des eaux usées et plus particulièrement un procédé de traitement des eaux usées à l'aide d'un lit bactérien immergé et aéré ; elle a également pour objet un dispositif pour la mise en oeuvre dudit procédé. A l'heure actuelle, l'évacuation des eaux usées ou des eaux résiduaires pose de sérieux problèmes de pollution des milieux naturels récepteurs et il est devenu nécessaire et même obligatoire de réduire la pollution des eaux usées ou résiduaires avant leur rejet dans les milieux naturels ; il existe d'ailleurs dans de nombreux pays des rèslementatlons relatives au rejet des eaux usées ou résiduaires. On entend en général par "eaux usées" les effluents domestiques et par "eaux résiduaires" les effluents industriels ; pour faciliter la clarté de l'exposé de la présente invention, on désignera par "eaux usées" les eaux usées proprement dites et les les eaux résiduaires. Le procédé de l'invention convient particulièrement pour le traitement des eaux usées provenant de petites ou moyennes localités. On connus déjà des procédé pour l'épuraton des eaux usées ; parmi ces procédés, on peut citer notamment les procédés physiques, les procédé chimiques et les procédé biologiques Les procédés physiques, tels que par exemple le dégrillage la décantation, permettent d'éliminer une fraction de la pollution particulaire. Les procédés chimiques mettent en jeu des réactions chimiques telles que la neutralisation, la floculation et ltoxydoré duction. Les procédés biologiques permettent l'élimination de la pollution soluble, colloïdale ou en suspension fine ; ils consistent à mettre en oeuvre une culture de microorganismes comparable à celle observée dans la couche arable du sol ou dans les rivières; cette culture mise en contact avec des eaux usées se nourrit des matières organiques contenues dans celles-ci ; ces matières organiques disparaissent donc du milieu liquide. Une partie de la pollution est utilisée sous forme d'énergie et se transforme en élé- ments simples, stables, solubles ou gazeux ; l'autre partie est utilisée pour assurer l'accroissement et le renouvellement de la culture des microorganismes. Cette culture, qui constitue donc l'es- sentiel du processus biologique, peut être libre ou fixée, aérobie ou anaérobie. Les cultures aérobies sont généralement mises en oeuvre pour le traitement rapide de grands volumes d'eau, tandis que les cultures anaérobies, qui, comme leur nom l'indique, évoluent en l'absence d'oxygbne, sont plus généralement utilisées pour la stabilisation des boues, qui présentent des masses de pollution importantes dans de faibles volumes. Les procédés biologiques classiques d'épuration des eaux usées sont principalement les procédés d'épuration par boues activées et les procédés d'épuration par lits bactériens. Les procédés d'épuration par boues activées consistent à mettre en contact, dans un bassin homogénéisé et oxygéné, les eaux usées à traiter avec des boues activées, et à séparer ensuite les boues des eaux traitées ; les boues activées sont constituées de colonies de microorganismes qui sont maintenues en suspension dans ledit bassin bomogénéisé et oxygéné. ta séparation de la culture et du liquide intersticiel qui constitue l'effluent épuré s'effectue dans un décanteur grtce à la floculation. Ce phinombne, dont tous les mécanismes ne sont pas encore bien connus, conduit à l'agglomération rapide des colonies de microorganismes en amas floconneux.Il est nécessaire selon ce procédé de veiller à la régulation de la concentration des boues et d'éviter la production d'un floc très léger se séparant mal du liquide intersticiel. Ce procédé nécessite donc que l'installation soit constamment suivie, et cette surveillance est très difficile à obtenir- et très co#teu- se pour de petites installations a Une variante de ce procédé de traitement des eaux par boues activées consiste à utiliser dans le bassin de traitement un support qui permet d'accrottre la masse biologique active sans augmenter sa zoneentration ; la culture se présente donc comme un mélange de culture libre et de culture fixée. Dans ces procédés de traitement par boues activées, il est nécessaire de recycler la culture, celle-ci devant être régu lée soit manuellement soit automatiquement. Dans d'autres procédés de traitement des eaux usées, on utilise des culture s fixées sur des supports ; ces procédés sont principalement les procédés par lits bactériens et les procédés mettant en oeuvre des disques biologiques. Dans ces procédés, la culture de microorganismes est fixée sur un matériau support sous la forme d'un mucilage appelé zooglée. Le lit bactérien est cons titué par une cuve remplie de matériaux pierreux. L'effluent à traiter, distribué à la partie supérieure par un dispositif rotatif, ruisselle sur la zooglée et se mélange à l'eau d'imbibition. Les éléments en suspension fine et sous forme colloïdale sont absorbés sur le floc. Les éléments solubles se diluent dans la zooglée et sont métabolisés par les microorganismes. L'oxygène néces saire est apporté par la circulation de l'air dans la masse de matériau. Le procédé par disques biologiques consiste à mettre en oeuvre une série de disques fixés parallèlement sur un axe, immergés pour leur moitié inférieure dans une cuve dans laquelle est admis l'effluent à traiter, Les disques sont animés d'un mouvement rotatif qui permet le passage successif de la culture dans l'air et dans l'eau. Dans ces procédés utilisant des cultures fixées, ces dernières sont auto-régulées et leur recyclage n'est pas nécessaire. Par contre, dans le cas particulier des lits bactériens, les eaux traitées doivent être recyclées de nombreuses fois pour obtenir une épuration satisfaisante. Dans le procédé des disques biologiques, l'oxygène est apporté par la rotation du support au moment de son immersion. Cette fourniture d'oxygène est parfois insuffisante, en particulier lorsque les eaux usées ont subi un début de fermentation anaérobie avant leur arrivée dans la station d'épuration. Dans ce cas, l'utilisation du procédé par disques biologiques nécessite la mise en oeuvre conteuse de plusieurs étages de traitement. On a. maintenant trouvé un nouveau procédé de traitement des eaux usées qui met en oeuvre une étape de traitement biologique par culture fixée, dans lequel il y a autorégulation de la culture et q Xnécessite pas le recyclage des eaux traitées. L'invention convient particulièrement bien pour le traitement d'eaux usées domestiques en provenance de petites collectivités, également pour 1 'assainissement individuel. Le procédé selon la présente invention consiste à mettre en contact des eaux usées, ayant préalablement subi une décantationdigestion primaire, avec un lit bactérien immergé et aéré et à soumettre ensuite lesdites eaux à une décantation-digestion secondaire. la présente invention concerne également un dispositif pour la mise en oeuvre dudit procédé ; ce dispositif comprend un décanteur primaire, un digesteur primaire, un lit bactérien immer gé et aéré, un décanteur secondaire, un digesteur secondaire, des moyens pour l'aération dudit lit bactérien, des moyens pour l'amenée des eaux à traiter vers le décanteur primaire, des moyens d'évacuation des boues à partir des digesteurs primaire et secondaire, des moyens d'évacuation des eaux épurées et des moyens de communication %tersedits éléments. aux dessins L'invention sera maintenant décrite en réf érenc#xés sur lesquels Fig. 1 représente le schéma du procédé selon l'invention; Fig. 2 représente un#mode de réalisation du dispositif pour la mise en oeuvre du procédé de l'invention ;; Fig. 3 représente une vue en plan d'un autre mode de réalisation du dispositif selon l'invention ; ce dispositif est constitué de trois éléments préfabriqués distincts ; Fig. 4 représente la coupe selon la ligne VI-VI du dispositif selon la figure 3 ; Fig. 5 représente une vue en plan d'un autre mode encore de réalisation duvdispositif selon l'invention ; ce dispositif convient particulièrement pour les maisons particulières; Fig. 6 représente la coupe selon la ligne VI-VI du dispositif selon la figure 5 ; Fig. 7 représente la coupe selon la ligne VII-VII du des positif selon la figure 5. Comme le montre la figure 1, le procédé de l'invention comprend les étapes qui consistent 1 à soumettre à une décantation primaire les eaux usées à traiter ; 2) à soumettre ensuite les boues résultant de la décan -tation primaire à une digestion primaire ; 3) à mettre ensuite en contact les eaux ainsi traitées avec un lit bactérien immergé de préférence en deux étages ou plus et dans lesquels est assuré une oxygénation de l'eau ; 4) à soumettre les eaux épurées biologiquement à une seconde décantation ou décantation secondaire ; et 5) à soumettre les boues résultant de la décantation secondaire à une digestion. Le décanteur primaire a pour but d'extraire une p*rt importante des matières en suspension flottables ou décantables. Il permet d'éviter dans la plupart des cas un déshuilage et un dessablage préalables. En effet, les graisses seront retenues à l'admission des eaux dans le décanteur primaire. Contrairement au lit bactérien classique, le lit bactérien immergé selon l'invention pourra recevoir sans risque de colmatage les grais#ses éventuellement échappées du décanteur primaire. Le digesteur primaire reçoit et stabilise les boues du décanteur primaire. Par "lit bactérien immergé", on designe dans la présente description une culture aérobie fixée sur un support constamment immergé dans les eaux à épurer, l'aération étant réalisée par des moyens mécaniques appropriés. Les matériaux supports pour fixer les cultures biologiques utilisées dans le procédé de l'invention sont des matériaux classiques couramment employés dans les lits baatériens usuels, à l'exception toutefois des matériaux pierreux qui ne présentent pas un indice de vide suffisant pour éviter un colmatage rapide. A titre d'exemples de tels matériaux, on peut citer les briques creuses et les matériaux plastiques, tels que par exemple les produits connus sous les dénominations commerciales "Cloisonyle't et "Flo- cor" ; un matériau spécialement adapté au lit bactérien immergé est constitué de tubes placés perpendiculairement au fond de la cuve. L'aération du lit bactérien immergé est réalisée, comme on l'a indiqué précédemment, par des moyens mécaniques appropriés, qui assurent en même temps une circulation permanente des eaux à traiter et un renouvellement du contact avec la zooglée. Cette aération peut Entre effectuée dans chacun des étages du lit ou sur l'ensemble du lit bactérien ; cette dernière disposition est particulièrement préférée. Comme dans la plupart des procédés biologiquesala laculture fixée, utilisée dans le procédé selon. l'invention, est constituée par les microorganismes contenus normalemént dans les eaux à traiter et qui s'installent naturellement sur le matériau support. Ces microorganismes sont en général comparables à ceux qui s'accrochent à la végétation de certaines rivières polluées et suffisamment aérées. Les formes filamenteuses des microorganismes,et plus spécialement les sphaérotilus natansssont particulièrement bien représentées dans cette flore. Selon l'invention, la- régulation de la masse biologique s'effectue sans intervention et ne nécessite donc aucune surveil lance, contrairement à certains procédés biologiques classiques. la capacité d'oxygénation du moyen mécanique sera telle que l'oxygène ne sera Jamais un facteur limitant de l'activité biologique ; cette capacité devra donc être calculée en fonction des pointes journalières de pollution. Le décanteur secondaire a pour but de clarifier l'efflu- ent en éliminant la zooglée mise en suspension par la circulation du liquide dans le lit bactérien noyé. Les boues secondaires ou zooglée sont ensuite collectées dans un digesteur secondaire où est assurée la stabiliaation anaérobie des boues. Il sera aisé à l'homme de l'art de déterminer les dimen sions des différents dispositifs nécessaires dans le procédé de l'invention, à savoir les ddcanteurs, les digesteurs et le lit bactérien, ainsi que les quantités d'oxygène à mettre en oeuvre. Le procédé de l'invention peut gtre mis en oeuvre dans une installation où les différents dispositifs sont séparés et reliés entre eux par des moyens de communication appropriés, par exemple des canalisations ou dans des dispositifs monoblocs qui seront décrits plus en détails ci-aprbs. Selon une variante particulièrement préférée de l'inven- tion, on met en oeuvre le procédé dans un "dispositif compact", ou dispositif formant un tout unitaire, ctest à dire un dispositif où sont réunis tous les éléments nécessaires pour le procédé de l'in- vention ; ce dispositif compact, qui sera décrit ~i-après en référence à la figure 2, constitue une variante du dispositif de l'invention. Le dispositif selon la figure 2 forme un tout unitaire comprenant un décanteur primaire, un digesteur primaire, un lit bactérien immergé et aéré, un décanteur secondaire, un digesteur secondaire, des moyens pour l'aération du lit bactérien, des moyens pour l'amenée des eaux à traiter vers le décanteur primaire, des moyens d'évacuation des boues à partir des digesteurs primaire et secondaire, des moyens d'évacuation des eaux épurées, lesdits décanteurs primaire et secondaire étant situés à la partie supérieu- re des digesteurs primaires et secondaires, ledit lit bactérien étant situé dans une cuve en deux parties placée entre les décanteurs primaires et secondaires. Sur la figure 2, la référence (1) désigne la cuve qui englobe les éléments essentiels du dispositif de l'invention ; elle a de préférence une forme tronconique et est avantageusement eons- tituée en béton. Les eaux usées à traiter sont introduites dans la cuve (1) par l'intermédiaire de la conduite (2) -; elles passent dans le décanteur primaire (3) où une partie importante des matières en suspension est éliminée. Le digesteur primaire (4) reçoit et stabilise les boues du décanteur primaire (3). Les eaux usées à traiter sont ensuite mises en contact avec le lit bactérien immergé (5) représenté sur la figure 2 par deux cuves en série (5a) et (5b), séparées par une cloison (10) ; ces deux cuves (5a) et (5b) contiennent un matériau support sur lequel est fixée la culture biologique. La disposition relative des canalisations d'entrée et de sortie de l'eau est telle que les eaux usées doivent traverser les deux étages du lit bactérien immergé.Le lit bactérien (5) est équipé d'un dispositif a'homogénéisation et d'aération (8) constitué principalement d'un émulseur d'air par système convergent-divergent (11) et d1une-pompe de relèvement(12) ; ce dispositif assure une circulation forcée du liquide à épurer afin de renouveler son contact avec la culture biologique et introduit de l'oxygène dans les eaux à traiter. Le matériau-support est donc complètement immergé et il est maintenu par un caillebotis qui permet le passage d'un étages à l'autre de l'eau par la partie inférieure de la cuve. Après la mise en contact avec le lit bactérien immergé, les eaux passent dans- un décanteur secondaire (6) ; les boues secondaires sont collectées dans un digesteur secondaire(7). Les digesteurs primaire (4) et secondaire (7) sont placés respectivement à la partie inférieure des décanteurs primaire (3) et secondaire(6). Les boues stabilisées sont éliminées. périodiquement des digesteurs primaire et secondaire par les conduites(l3) et (14) ; ces boues sont ensuite dirigées vers un dispositif d'égouttage et de séchage des boues. Les décanteurs primaire et secondaire comportent chacun une cloison syphoîde de répartition (15), un pare-écume (17) et une goulotte d'évacuation (18). Les eaux épurées sont évacuées du décanteur secondaire (6) par l'intermédiaire de la canalisation (19) et sont alors rejetées dans le milieu naturel. -la référence (20) représente un mode classique de séparation couramment utilisé dans ce domaine ; un autre mode quelconque de séparation peut également Etre utilisé. Les eaux usées à traiter passent avantageusement dans un système de dégrillage classique représenté en (9) ; le dégrillage a pour but d'éviter l'entrée dans le décanteur primaire des matiè res en suspension très grossières susceptibles d'obstruer les ca nalisations d'extraction des boues. L'écartement des barreaux pour ra donc atteindre 6,5 cm, ce qui limite considérablement le volume de refus et la fréquence de décolmatage de la grille. Dans le cas où le système de dégrillage n'est pas au même niveau que le décan teur primaire, le relèvement des eaux dégrillées est réalisé par un moyen quelconque approprié, par exemple par un groupe électro-pompe commandé par un contacteur de niveau. Comme on l'a indiqué précédemment, les boues éJectées des digesteurs primaire et secondaire sont dirigées ensuite vers un dispositif d'égouttage et de séchage, qui peut être du type de ceux habituellement utilisés dans ce domaine. Les dimensions du dispositif de l'invention sont fonction de la quantité d'eaux usées à traiter et de leur degré maximal de pollution en période de pointe. La figure 3 représente un autre mode de réalisation du dispositif de l'invention dans lequel 1S liX bactériez (5a) et (5b) est séparé des décanteurs-digesteurs ; sur cette figure,on a également représenté par (3) et (6) les décanteurs primaire et secondaire et par (4) et (7) les digesteurs primaire et secondaire ; la référence(ll) désigne la prise d'air par système convergent-divergent et la référence (12) désigne la pompe de relèvement. Les zones (3a) et (6a) sont les zones de flottants des-décanteursW Sur la figure 4 on a indiqué par les mAemes références les éléments correspondants du dispositif selon la figure 3. La figure 5 représente un autre mode de réalisation du dis positif de l'invention qui convient particulièrement pour les mai sons particulières. Ce dispositif comporte une enceinte (1) repré sentée sur la figure 5 sous une forme cylindrique ; cette enceinte (1) englobe tous les éléments du dispositif de l1invention,à savoir les décanteurs primaire (3) et secondaire (6), Ies litsobactérien (5a) et (5b), les décanteurs primaire et secondaire étant situés à la partie supérieure des digesteurs primaire et secondaire par rap port à î-1axe du cylindre, ledit lit bactérien occupant une portion longitudinale du cylindre dont la section droite est un segment de la section droite dudit cylindre ; les digesteurs primaire (4) et secondaire (7) n'apparaissent'pas sur cette vue en plan 'puisqu'ils sont situés en dessous des décanteurs (3) et (6) comme le montre la figure6 ; les zones (Da) et (6a) sont les zones de flottants. Le lit bactérien immergé et aéré de la figure 5 est représenté plus en détail sur la figure 7 qui est une coupe selon la ligne VII-VII de la figure 5 ; sur cette figure 7 on a indiqué par les mêmes références que sur la figure 2 les différentes parties du lit bactérien immergé et aéré. A titre d'exemple, on donnera ci-après des indications permettant de déterminer les dimensions du dispositif selon l'invention en fonction notamment des paramètres caractéristiques d'un effluent domestique, qui sont bien connus de l'homme de l'art. Les dimensions du décanteur primaire sont déterminées pour que ltélimination de la pollution dans ce décanteur soit d'au moins 25 à 35 de la DB05 (demande biochimique en oxygène consommée après 5 jours d'incubation) et d'au moins 50 à 65 des matières en suspension, par exemple de 60%. Son volume sera tel que le temps de séjour des eaux usées soit au minimum d'environ 1 heure au débit de pointe. La surface du décanteur sera déterminée pour que la vitesse ascensionnele soit comprise entre 1 et 2 m/h, de préférence d'environ 1,5 m/h. La digestion anaérobie primaire devra éliminer 35 à 45% des matière volatiles (M.V.S.). Si l'on considère qu'un effluent domestique contient environ 60 g de matières en suspension (N.E.S.) par usager desservi, ces matières en suspension ayant une teneur en matières volatiles (M.V.S.) d'environ 70%, la quantité de matières volatiles entrant dans le digesteur primaire sera de 60 x 0,6 = 36 g de MES puisque 60% environ sont éliminés dans le décanteur primaire. 36 x 0,7 = 25 g de MVS La masse de boues à extraire quotidiennement sera donc de: 36 - 25 x 0,45 = 25 g. A la concentration évaluée au minimum à 50 g/l, le volume occupé par la boue digérée sera alors de 0,5 1 par usager et par jour. Un temps de séjour de 120 jours sera assuré par un volume utile de 60 1 par usager au moins. La vidange des digesteurs ne doit jamais eAtre complète ; aussi, un volume unitaire de 75 1 par usager au lieu de 60 1 sera approprié. Un matériau-support quelconque répondant aux caractéris tiques ci-après pourra être mis en oeuvre -surface spécifique supérieure ou égale à 85 m2 par m3, -un indice de vide supérieur ou égal à 65%. A titre d'exemples de matériaux-supports qui conviennent aux fins de l'invention, on citera les produits suivants surfaces spéclfiaues indice de vide matériau plastique "Cloisonyle" 220 m2/ 2 94% "Flocor" 85 m2/;? 98% brique creuse (0,20 x 0,30 x 0,55m) 85 m2/2 65% tubes verticaux de 3 cm de diamètre 200 m2/m# 92% Selon le matériau-support choisi, le volume du bassin recevant le lit bactérien immergé sera compris entre 20 et 40 1 par usager. Suivant le type de matériau adopté, cette capacité correspondra à une surface de matériau support telle que la charge organique ne dépassera pas environ 10 g de DBO5 par m2 Dans le cas particulier où le dispositif de l'invention sera utilisé pour traiter des effluents urbains, la surface du matériau-support sera avantageu- sement de 3 b 5 m2 par usager. Pour les installations individuelles desservant moins de 10 usagers, cette capacité sera doublée pour tenir compte des effets de pointe. Lorsque le lit bactérien est constitué de deux cuves, la masse biologique sera répartie également dans les deux cuves. L'oxygène indispensable au développement des fermentations aérobies est apporté par un dispositif mécanique approprié. Les besoins en oxygène seront évalués en fonction de la pollution reçue. Le rapport % fourni/pollution traitée, sera celui évalué pour une moyenne charge, soit l kg d'oxygène par kg de DBO5, soit pour 35 g de DB05 par usager 35 g par jour d'oxygène, cette valeur de 35 g de DS05 par usager étant une valeur moyenne de la D305 par usager après décantation. Pour tenir compte des pointes journalières de pollution, la capacité horaire d'oxygénation sera augmentée et voisine de 50 g/usager et par heure. Les équipements assurant la fourniture de l'oxygène pourront Etre une insufflation d'air disposée dans chacun des bassins de manière à assurer une circulation permanente de liquide et un renouvellement du contact avec la zooglée. Ils pourront également être constitués par une pompe ou un groupe de pompes aératrices. L'aération est avantageusement réalisée à l'aide d'un dispositif mécanique assurant une circulation forcée du liquide à épurer afin de renouveller le contact dudit liquide avec la culture biologique fixée. La puissance à mettre en oeuvre sera fonction de la capacité de transfert. Dans le cas où le dispositif dtaération est constitué d'une pompe et d'un diffuseur venturi, le coefficient de transfert a été évalué à 6,8 kg d'oxygène par# g;T consommé. la consommation en énergie électrique sera donc voisine de 35 = 44 W par usager et par jour. 0,8 Le décanteur secondaire se caractérise par une surface assurant une vitesse ascensionnelle comprise entre 1 et 1,5 m/h en pointe, de préférence de 1,2 m/h, et un temps de séjour minimum de de 1 heure 30. la masse-de boues recueillie dans le digesteur secondaire sera voisine de celle recueillie dans le digesteur primaire, soit 25 g par usager et par jour, et le volume utile de cet ouvrage sera donc de 75 1 par usager pour que le temps de séjour soit d'environ 120 Jours. En résumé, le dimensionnement des éléments du dispositif selon l'invention sera de préférence dans les gammes indiquées cidessous - Décantation primaire Vitesse ascensionnelle au débit de pointe 1,5 m/h - Digestion des boues primaires Volume utile du digesteur 60 à 75 1/usager - Lit bactérien immergé Volume des deux étages en fonction du matériau utilisé 20 à 40 1/usager Capacité d'oxygssnation pouvant fournir au moins 50 g d'oxygène/h et par usager - Décantation secondaire Vitesse ascensionnelle maximum 1,2 m/h - Digestion des boues secondaires Volume du digesteur 60 à 75 1/usager t'invention sera illustrée maintenant par les exemples non limitatifs ci-après. EXEMPLE 1 On a utilisé un dispositif selon l'invention représenté par la figure 2 présentant les caractéristiques ci-dessus définies pour traiter des effluents domestiques provenant d'une localité de 150 habitants. Le volume d'eaux à traiter par jour était de 22,5 la pollution était caractérisée par MES 70 g/usager MVS 50 g/l DBO5......................... 50 g/jour/usager c'est à dire une concentration de 330 mg/l Après un temps de mise en fonctionnement de 3 semaines, on a constaté que la D305 moyenne des eaux traitées selon le procédé de l'invention n'était plus que de 30 mg/i. Après 8 semaines de fonctionnement, le rendement d'épura- tion était toujours sensiblement le même, ce qui confirme qu'il ne se produit pas de colmatage du lit bactérien, comme l'ont montré des essais réalisés au laboratoire. EXENPi# 2 Le dispositif selon la figure 5 est utilisé pour traiter les eaux usées d'un logement occupé par une famille comprenant deux adultes et deux enfants et disposant des équipements sanitaires et ménagers classiques. L'installation était constituée par un ouvrage monobloc selon la figure 5 comprenant - un décanteur primaire d'environ 150 1 - un lit immergé en cloisonyle de 170 1 - un décanteur secondaire de 200 1. La capacité des digesteurs primaire et secondaire était voisine de 1200 1. L'aération a été assurée par une pompe de 180 W débitant 2 m5/h équipée d'un#convergeur divergent pour l'introduc- tion d'air. Après une semaine de fonctionnement l'eau sortant du dispositif était correctement épurée. Sa D305 était inférieure à 40 mg/l. Le procédé selon l'invention ainsi que le dispositif pour sa mise en oeuvre conviennent particulièrement bien pour le traitement des eaux usées provenant## de petites localités ; le procédé de l'invention est facile à exploiter et d'un entretien aisé, et d'autre part la consommation d'énergie est faible ; en effet, le dispositif selon 11 invention comporte des éléments statiques, tels que les décanteurs-digesteurs qui n'exigent qutun entretien extrê- mement limité. L'équipement électro-mécanique est unique et extrêmement classique. Son fonctionnement est commandé par une horloge de programmation et ne peut se dérégler. La régulation de la masse biologique s'effectue sans intervention et ne nécessite aucune surveillance. L'exploitation d'une installation par lit bactérien immergé selon l'invention se réduit donc aux opérations suivantes : -Décolmatage de la grille : 1 fois par semaine en raison de l'espa cement des barreaux () 5 cm). -Vidange des digesteurs : 1 fois par trimestre. Les boues en excès stabilisées en anaérobiose présentent une concentration élevée favorable à leur déshydratation sur lit de séchage. La consommation d'énergie électrique est strictement limitée àla fourniture de l'oxygène nécessaire au traitement biologique en moyenne charge des eaux usées décantées. Le fait d'oxygéner un liquide peu chargé en matières en suspension dans un ouvrage de faible volume permet d'améliorer le rendement de transfert d'oxygène. L'installation peut Autre entièrement enterrée et ne nécessite qu'une différence de niveau très réduite entre l'entrée et la sortie, elle peut donc être facilement alimentée en gravitaire. REVENDICATIONS 1. Procédé de traitement des eaux usées faisant intervenir une étape de traitement biologique, caractérisé en ce qu'il consiste à mettre en contact des eaux usées, ayant préalablement subi une décantation-digestion primaire, avec un lit bactérien immergé et aéré, et à soumettre ensuite lesdites eaux à une décantationdigestion secondaire. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend les étapes qui consistent 1) à soumettre à une décantation primaire les eaux usées à traiter ; 2) à soumettre ensuite les boues résultant de la décantation primai re à une digestion primaire ; 3) à mettre-ensuite en contact les eaux ainsi décantées avec une culture fixée sur un matériau immergé ; 4) à soumettre les eaux épurées biologiquement à une seconde décan tation ou décantation secondaire sdparant les eaux épurées des boues ; 5) à collecter ensuite les boues dans un digesteur secondaire en vue de leur minéralisation. 3. Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que le lit bactérien immergé et aéré est constitué d'un matériau-support sur lequel est fixée une culture de microorganis- mes, ledit matériau-support étant totalement immergé dans les eaux à traiter, et l'aération dudit lit bactérien étant assurée par un dispositif mécanique. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le matériau support a une surface spécifique d'au moins 85 m2 par m3 et un indice de vide d'au moins 65%. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la surface du matériau support est telle que la charge de pollution reçue par jour ne dépasse pas environ 10 g DBO5 par m2. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la surface du matériau support est comprise entre 3 et 5 m2 par usager. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que la culture fixée est constituée par les microorganismes contenus normalement dans les eaux usées à traiter et qui s'installent naturellement sur le matériau-support. 8. Dispositif pour le traitement des eaux usées pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'il comprend les éléments ci-après un décanteur primaire, un digesteur primaire, un lit bactérien immergé et aéré, un décanteur secondaire, un digesteur secondaire, des moyens pour l'aération du lit bactérien, des moyens pour 1 'ame- née des eaux à traiter vers le décanteur primaire, des moyens d'éévacuation des boues à partir des digesteurs primaire et secondaire, des moyens d'évacuation des eaux épurées des moyens de cosmunica- tion entre lesdits éléments. 9. Dispositif selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'il forme un tout unitaire et en ce que les décanteurs primaire et secondaire sont situés à la partie supérieure des digesteurs primaire et secondaire. 10. Dispositif selon la revendication 8, caractérisé en ce que les décanteur et digesteur primaires, le lit bactérien immergé et aéré et les décanteur et digesteur secondaires sont des éléments distincts. 11. Dispositif selon la revendication 8, caractérisé en ce que tous les éléments sont englobés dans une enceinte cylindrique, les décanteurs primaire et secondaire étant situés à la partie supérieure des digesteurs primaire et secondaire par rapport à l'axe du cylindre, ledit lit bactérien occupant une portion longitudinale du cylindre dont la section droite est un segment de la section droite dudit cylindre. 12. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 8 à 11, caraetérisé-en ce que le décanteur primaire est tel qu'il permet l'élimination de 50 à 65fui, notamment 60%, des matières en suspension. 13. Dispositif selon l'une des revendications 6 et 7, ca ractérisé en ce que les digesteurs primaire et secondaire sont tels qu'ils permettent l'élimination de 35 à 45% des matières volatiles. 14. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 8 à 13, caractérisé en ce que le matériau-support du lit bactérien immergé et aéré a une surface spécifique d'au moins 85 m2 par. m3 et un indice de vide d'au moins 65%. 15. Dispositif selon l'uneçqueleonque des revendications 8 à 14, caractérisé en ce que l'aération est réalisée à l'aide d'un dispositif mécanique assurant une circulation forcée du liquide à épurer afin de renouveler le contact de ce liquide avec la culture biologique fixée sur le support.