L'invention a pour objet un ski de promenade, des types couramment désignés sous les expressions "ski de fond" ou "ski de randonnée"; et pour une plus grande clarté elle sera décrite ci-après dans le cas de son application spécifique à des skis dits de fond, sans qu'il en résulte cependant lâ une limitation de sa portée. les skis de fond emportent le plus généralement une semelle en bois ou parfois en matière plastique sur laquelle l'utilisateur étend un produit dénommé "fart" qui est judicieusement choisi pour permettre les déplacements en montée, en palier et en descente. La qualité de ce fart est fonction de la qualité de la neige, de sa température et de la température extérieure. Indépendamment du fait que le choix du fart est donc délicat et que c'est ce choix qui détermine les conditions de progression du skieur, il est à considérer que l'opération de fartage est difficile, pénible, longue et de façon générale rebutante, d'autant plus que le fart ne tient pas très longtemps et que cette opération de fartage doit donc être répétée fréquemment, en tout cas plusieurs fois dans la même journée pour un skieur rapide. Pour éviter ces inconvénients dûs au principe même du fartage, on a pensé à utiliser des semelles en matière synthétique et à les équiper de bandes textiles comportant des poils couchés vers l'arrière du ski, c'est-à-dire du type des anciennes "peaux de phoque ou des actuelles peluches couramment adoptées sur les skis traditionnels du type alpin, avec cependant une différence essentielle résidant dans le fait que sur les semelles de skis de fond la bande antidérapante n'est pas placée de façon amovible sous toute la surface de la semelle, mais y est placée à poste fixe sur une partie précise de sa surface, à savoir suivant deux étroites bandes d'environ 90 cm de long et 1 cm de large. La figure 1 du dessin schématique annexé représente d'ailleurs, vu en plan par dessous, un ski dé fond ainsi équipé de bandes antidérapantes. La figure 2 en est à échelle agrandie une vue en coupe transversale suivant 2-2 de figure 1. 1 désigne le corps du ski qui est représenté de façon très schématique à la figure 2 et dont la face inférieure 2 constitue la semelle du ski et présente la rainure longitudinale centrale habituelle 2. Dans cette semelle 2 et dans le corps 1 sont creusées deux rainures 4 qui sont disposées longitudinalement de part et d'autre de la rainure centrale 3, mais sont plus larges et plus profondes qu'elle. Ea largeur de ces rainures 4 est en effet de l'ordre de 1 cm, alors que leur longueur est d'environ 90 cm pour un ski de longueur moyenne, c'est-à-dire d'environ 2 m. Ces rainures 4 s'étendent essentiellement dans la partie médiane du ski, c'est-à-dire en-dessous de la zone sur laquelle prend appui le pied du skieur. Chacune de ces rainures 4 sert de logement à une bande antidérapante 6 comportant des poils couchés en direction de l'arrière du ski. En théorie ces bandes 6 facilitent la progression du skieur en palier et en montée et ne devraient pas nuire à la descente. Il s'avère cependant ea réalité que ces bandes 5 sont un obstacle à une bonne "glisse" vers l'avant. Il faut en effet admettre que les zones Â et C de la semelle, c'est-à-dire les zonesne comportant pas les bandes antidérapantes 2,glissent mieux vers l'ayant que la zone B dans laquelle sont incorporées les bandes . Tout se passe donc de façon acceptable si la surface de la neige est égale et unie, car le ski porte alors sur toute sa longueur et glisse donc bien grâce à ses deux zones avant Â et arrière C. Si par contre la surface de la piste, c'est-à-dire de la neige, devient bosselée, ridée et accidentée, la pression du ski sur la neige se trouve concentrée sur la crête des bosses ou des rides.Pendant un court instant, c1 est donc la zone médiane B du ski qui devient porteuse; et du fait qu'elle est moins glissante vers l'avant que les zones À et C il en résulte alors un coup de frein plus ou moins brutal qui menace l'équilibre du skieur. Ce défaut est bien entendu accompagné d'une usure intense des bandes. Il s'agit là d'inconvénients que l'invention écarte. Elle a pour objet, à cet effet, un ski de fond du type précité, c'est-à-dire du type de ceux dont la semelle comporte des rainures servant de logements à des bandes antidérapantes en direction de l'arrière; mais ces rainures et dont les bandes correspondantes sont, conformément à l'invention, réparties en quinconce de part et d'autre de la ligne longitudinale médiane du ski, de telle sorte que les caractéristiques de glissement et d'antidérapage de la semelle sont constantes sur sensiblement toute la longueur du ski. L'invention sera d'ailleurs bien comprise à l'aide de la description qui suit, donnée en référence à la figure 3 du dessin schématique annexé, figure 3 qui représente, vu en plan par dessous, un ski de fond dont la semelle est agencée conformément à l'invention. Dans cette figure 3, 6 désigne la semelle du ski dans laquelle sont aménagées quatre rainures 7. Ces 'rainures 7 présentent la particularité d'être disposées en quinconce de part et d'autre ae la rature longitudinale médiane 8 du ski.Beur largeur est de ltoware de 1 cm; et leur longueur est telle que la rainure la plus proche de l'avant part sensiblement de la zone précédant la spatule 2 du ski et s'étend sensiblement jusqu'à l'extrémité avant de la deuxième rainure, c'est-à-dire de celle située sur l'autre moitié de la semelle; cependant que l'extrémité arrière de cette deuxième rainure s'étend sensiblement jusqu'à 1 'extré- mité avant de la troisième rainure et que 1' extrémité arrière de cette troisième rainure s'étend sensiblement jusqu't l'extrémité avant de la quatrième rainure, dont l'extrémité arrière s'étend Jusqu 1à proximité immédiate du talon 10 du ski. Chacune des rainures 2 recevant une bande antidérapante 11, il est facile de concevoir que la semelle du ski comporte,presque sur toute sa longueur,une bande antidérapante relativement étroite, mais que cette bande antidérapante n'intéresse qu'une très faible largeur de la semelle, tantôt dans sa partie droite, tantôt dans sa partie gauche. la semelle du ski comporte donc sur toute sa longueur alternativement des zones présentant une excellente qualité de "glisse" dans tous les sens et des zones présentant des qualités antidérapantes vers l'arrière. QudAe que soit la surface de la piste sur laquelle se déplace le skieur, les bandes antidérapantes ne provoquent donc plus les coups de frein qui se produisent habituellement lorsque le ski rencontre un obstacle tel qu'une bosse. L'invention ne se limite pas bien entendu à sa seule forme d'exécution qui a été ci-dessus décrite à titre d'exemple; elle en embrasse au contraire toutes les variantes de réalisation, quel que soit notamment le nombre des rainures et donc des bandes, leurs dimensions et leur nature, de même que la nature de la semelle proprement dite du ski. REVI)I CÂTIONS 1.- Ski de fond, de randonnée ou similaire, du type de ceux dont la semelle comporte des rainures servant de logements à des bandes antidérapantes en direction de l'arrière, caractérisé en ce que ces rainures,et dona les bandes correspondantes, sont réparties en quinconce de part et d'autre de la ligne longitudinale médiane du ski, de telle sorte que les caractéristiques de glissement et d'antidrapage de la semelle sont constantes sur sensiblement toute sa longueur. 2.- Ski de fond, de randonnée ou similaire, selon la revendication 1, caractérisé en ce que sa semelle comporte quatre rainures situées deux à deux en quinconce, de part et d'autre de sa rainure longitudinale médiane habituelle, l'extré- mité arrière de la première rainure s'étendant jusqu'au niveau de l'extrémité avant de la deuxième rainure, et ainsi de suite jusqu'à la quatrième.