La présente invention a pour objet un procédé de traitement des dents qui consiste à appliquer à l'émail qui constitue leurs surfaces un polymère organique partant des troupes phosphonate dont le rapport entre le carbone et le phosphore est d'au moins 2:1 et ayant un poids moléculaire d'au moins 1000. L'invention concerne aussi des compositions qui contiennent ce polymère dans un véhicule compatible non toxique. Cette composition permet d'obtenir une couche protectrice adhérente qui est fortement adsorbée sur l'émail. Ce revêtement de l'émail des dents empêche l'adhérence et le développement des bactéries sur les surfaces revêtues et peut ainsi protéger ces surfaces des caries dentaire et de la formation du tartre. On a découvert qu'une couche protectrice adhérente de polymère peut être déposée sur l'émail des dents par application de certaines matières polymères organiques dont les molécules contiennent un nombre important de groupes acide phosphonique (-PO^H^) sous la forme de sels dérivés de métaux mono-alcalins ou dialcalirB,d'ammonium ou d'ammoniac. Le revêtement de polymère ainsi déposé sur les surfaces de l'émail a la forme d'une couche monomoléculaire et est si mince qu'il est pratiquement invisible. Cependant, cette couche sert à inhiber l'adhérence et le développement des bactéries et peut ainsi protéger la surface des dsnts contre les caries et la formation du tartre. On a constaté qu'en raison de la présence des groupes ohos-phonate dans le polymère, la couche de polymère est maintenue fortement sur l'émail des dents et résiste au frottement. En outre, la liaison ainsi réalisée réside à une hydrolyse enzymatique et est ainsi relativement stable dans les conditions physiologiques existant dans la bouche. Pour mettre en oeuvre l'invention, les polyphosphonates DOlymères sont aopliqués topiquement ou d'une autre façon aux surfaces des dents en même temps qu'un adjuvant. Celui-ci peut être de l'eau, un mélange éthanol-eau, ou un autre véhicule liquide solvant, auquel cas la composition résultante peut être aspergée sur les dents ou y être appliquée sous la forme d'un lavage de bouche. Les pâtes dentifrices courantes constituent également un véhicule commode dans lequel le polyphosphonate est mis au contact des sur-~anes de l'émail des dents, comme le font les poudres dentifrices qui, avec l'eau ou la salive, forment une pâte fine que l'on applique par brossage sur la surface des dents. En raison des quantités extrêmement petites du phosphonate 71 40965 ? 2115200 polymère organique nécessaire pour ^ormer une couche sur la surface de l'émail des dents (habituellement une quantité totale inférieure à 1 mg pour toutes les dents),on peut obtenir de bons résultats oar n'importe quel mode convenable d'application utilisant c des solutions,pâtes, ou d'autres systèmes contenant une quantité aussi petite que 0.05^ en poids environ dudit polyphosphonate, ce qui équivaut à environ 0,5 mg de ce composé par ml du système de revêtement contenant un polymère, ou une quantité encore inférieure telle que 0,01# comme dans l'exemple II. D'autre part,la concentra-10 tion dudit polypbosphonate polymère du système peut être augmentée à volonté jusqu'à une valeur supérieure pratique quelconque telle que 5# en poids environ ou davantage. L'augmentation de la concentration présente l'avantage de réduire le temps nécessaire pour effectuer une saturation importante des surfaces d'émail traitées 15 par le polymère.En tout cas,quelle que soit la concentration du polymère dans le système de traitement, l'adsorption est pratiquement totale en une période de 15 à 30 secondes environ, et le résidu non adsorbé de la matière polymère peut ensuite être facilement chassé de la bouche. A des concentrations notablement infé-20 rieures, la matière peut être laissée en place pendant quelques minutes sur les dents avant d'être rejetée. Les polyphosphonates polymères sont des composés connus qui peuvent être préparés par des procédés connus des spécialistes. Un procédé général est celui décrit par Schroeder et Sopchak dans 25 " The réaction of Phosphorus Trichloride and Oxygen with Polymers " "J. Polymer Soi.", 47,417 (i960). Dans ce procédé, on fait barboter de l'oxygène dans une solution du polymère dans du trichlorure de phosphore au reflux, la réaction étant suivi d'un titrage du gaz chlorhydrique dégagé. Après avoir chassé le trichlorure de phos-30 phore et 1'oxytrichlorure de phosphore par distillation on dissout le polymère dans un solvant tel que le toluène, puis on hydrolise par réaction avec de l'eau. L'acide polyphosphonique polymère insoluble dans l'eau ainsi obtenu peut être transformé en sel hydroso-luble par réaction avec une solution aqueuse d'hydroxyde de métal al-35 câlin ou d'ammonium, par exemple. On peut procéder à une purification si nécessaire en réacidifiant le sel avec de l'acide chlorhydrique, en lavant minutieusement à l'eau et en séchant sous vide. Le procédé de préparation ci-dessus peut être utilisé avec une grande diversité de matières polymères pour obtenir des poly-40 Dhosphonates polymères organiques qui sont utiles dans la mise en 71 40965 3 2115200 oeuvre de la présente invention, tels que des polymères dérivés de monomères polymérisables à insaturation étbylénique, des polyesters et de l'acétate de cellulose . Des exemples de polymères qui sont tous de préférence de type non réticulé, comprennent les polyalcènes 5 tels que le uolyéthvlène. le polyoropylène et le polybutadiène,le téréphtal^te de oolyèthylëne et d'autres polyesters, des polyacry-lates et polyméthacrylates,les polystyrènes, les polyamines, des copolymères d'esters acryliques et méthacryliques, les résines de oolyvinyl-butyral,1'acétate de polyvinyle et l'acétate de cellulose. 10 On peut remplacer à volonté n'importe quelle matière polymère organique utilisée par des groupes substituants non interférents tels que les ^roupes alkyle.halo-ïéno.carboxyle et sulfonate. Dans un autre procédé de préparation des polyphosphonates polymères organiques utiles dans la mise en oeuvre de la présente 15 invention,on fait réagir un composé monomère polymérisable du type phosphonate,tel que l'acide vinylphosphonique (CH„=CH-P0_H ) avec d y d. d'autres groupes polymérisables pour former un polymère contenant un nombre important de groupes phosphonates. On peut préparer l'acide vinylphosphonique en faisant réagir un mélange d'éthylène et 20 d'oxygène avec du trichlorure de phosphore dans du dichlorométhane à -80°C en suivant le procédé de Rochlitz et Vilcsek, "Angew.Chem." 74 940 (1962). Ce monomère peut alors être copolymérisé avec des matières telles que le méthacrylate de méthyle, le diméthacrylate d'éthylène, le diméthacrylate de tétraéthylène-glycol,le métha-25 crylate de diméthylaminoéthyle et le produit réactionnel du Bis-phénol A et de méthacrylate de glycidal, par exemple,pour former l'acide polyphosphonique polymère organique désiré. Il est évident que cet acide vinylphosphonique peut être utilisé sous.la forme homopolymérisée. 30 Que l'on utilise l'un ou l'autre des procédés ci-dessus,on peut obtenir des acides polyphosphoniques polymères organiques contenant 5 à 25# en poids environ de phosphore. Des polymères types entrant dans cette catégorie contiennent environ un atome de phosphore pour trois à quinze atomes de carbone en moyenne. D'autre 35 part, l'acide vinylphosphonique homopolymérisé contient un atome de phosphore pour deux atomes de carbone. Les acides polyphosphoniques polymères organiques décrits ci-dessus et qui sont insolubles dans l'eau sont appliqués à l'émail de la surface des dents sous la forme de leurs sels de métaux 4o alcalins,d'ammoniac ou d'un dérivé d'ammoniac. Parmis ces sels, 71 40965 2115200 dont tous sont hydrosolubles,ceux de sodium ou de potassium sont utilisés préférentiellement, le sodium étant le métal préféré dans la plupart des cas. La transformation des acides polyphosphoniques sous la forme de sels peut être réalisée en agitant simplement le 5 polymère,sous forme finement divisée, dans une solution aqueuse d'hydroxyde de sodium, d'hydroxyde de potassium ou d'hydroxydo d'ammonium, par exemple. Les sels formés avec les polyphosphonates polyorganiques dans des conditions proches de la neutralité, par exemple 5,0 à 7,5,contiennent u:. seul atome de sodium ou autre mé-10 tal ou groupe formant un sel dans chaque radical phosphonate. A un pH de 8 environ et supérieur,deux de ces groupes ou atomes forment un sel sont présents dans le radical. Il s'est avéré commode de préparer les sels en ajoutant lentement le corps réactionnel alcalin à une suspension agitée du polymère jusqu'à ce que ce der-15 nier se dissolve. A ce moment, le pH est habituellement de 7 + 0,2 environ, et au fur et à mesure de la dissolution, on peut ajouter une quantité supplémentaire de métal alcalin jusqu'à ce que la solution atteigne le pH désiré. Il s'agit habituellement du pH physiologique de 7,2 + 0,2 environ. 20 Pour simplifier la description, les sels d'acides polyphos phoniques polymères organiques, tels que décrits ci-dessus, sont désignés par " polymères de polyphosphonates ou plus simplement par " polyphosphonates ". Parmi les divers polyphosphonates que l'on peut utiliser 25 dans la présente invention, les polyphosphonates de polyalcènes comprenant ceux qui sont à base de polyéthylène,de $olypropylène et de polybutadiène, par exemple,constituent une classe préférée. Ces polymères peuvent présenter n'importe quel poids moléculaire, par exemple de 1000 à 100 000 environ ou plus. 30 Les exemples suivants sont donnés à titre illustratif mais non limitatif de l'invention. EXEMPLE 1 On prépare du polyphosphonate de polyéthylène (PP) dans un récipient réactionnel clos en utilisant du PCl^ marqué P^, du 35 polyéthylène et de l'oxygène. La matière marquée est utilisée de façon à permettre de suivre l'emplacement du PP au cours du processus décrit ci-après à l'Exemple 2, dans lequel la matière est appliquée aux dents. Pour la préparation,on distille sous vide 36 mg de trichlorure de phosphore,p-^2, ayant une activité de 34,4 millicuries (mC) par millimole (mM) dans le récipient réactionnel w 71 40965 5 2115200 qui contient 130 mg (9,3 mM) de polyéthylène (poids moléculaire de 3500 environ),cette quantité équivalant à 9,3 mM de groupes -CH,j. On distille ensuite dans le récipient 1,5 g de PCl^ non marqué. On chauffe alors le mélange réactionnel jusqu'à 80° C pour c, dissoudre le polyéthylène. On congèle la solution homogène de polyéthylène dans PCl-j dans de l'azote liquide et on condense 7,5 mM d'oxygène dans le récipient réactionnel que l'on ferme ensuite et laisse se réchauffer jusqu'à la température ambiante. La pression d'oxygène monte jusqu'à environ 6 bars. Le mélange réactionnel 10 commence à se réchauffer spontanément en raison de la nature exothermique de la réaction, et on maintient le mélange à une température inférieure à 60°C en secouant continuellement. Au fur et à mesure que la réaction progresse, la solution vire au brun.Lorsque la majeure partie de la réaction a cessé, ce qui prend environ 10 minutes et que le mélange cesse de dégager de la chaleur, on plonge le récipient dans de l'eau à fO°C pendant environ 15 minutes pour achever la réaction. A ce stade, on congèle le mélange dans un mélange d'acétone et de neige carbonique et on enlève par pompage HC1 plus 0^ résiduel. On distille ensuite une autre portion de 20 7,5 mM de 02 dans le récipient réactionnel, et on répète le processus de chauffage dans le récipient clos. Après avoir chassé par distillation HC., + 02 pour la second fois, on réchauffe le mélange réactionnel jusqu'à la température ambiante, et on enlève par distillation sous vide l'excès de PCI, + P0C1,. Les derniers résidus 3 3 25 de PCl^ + P0C1-, sont chassés par entraînement sous vide en plongeant le récipient réactionnel dans l'eau à 100°C. On ajoute à la substance solide résiduelle de couleur marron du produit réactionnel (contenant environ 20% de l'activité de P-^2) 15ml d'hydroxyde de sodium IN. On fait digérer le mélange sur -*0 un bain-marie bouillant pendant une heure et le soumet à une cen-trifugation. On retire le liquide surnageant alcalin de couleur marron clair contenant 12% de l'activité de P , on l'acidifie avec de l'acide perchlorique UN et le soumet à la centrifugatioa. On dissout de nouveau le précipité séparé dans 10 ml d'hydroxyde de sodium IN, on le reprécipite avec de l'acide perchlorique et le soumet à la centrifugation.Après avoir enlevé le liquide surnageant, on lave à l'eau le précipité,qui représente l'acide poly-éthylène-polyphosphonique, on le dissout dans une quantité minimale d'hydroxyde de sodium 0,1N et on ajuste le pH à 7,5. Cette 40 solution contient environ 2% de l'aetiYité totale. Ces deux préI 71 40965 6 2115200 cipitations de l'acide polyéthylène-polyphosphonique donnent un produit contenant moins de 1% de sa radioactivité sous la forme de phosphate minéral. Le fort pouvoir de séparation est dû à la grande solubilité de l'acide phosphorique dans l'eau en comparair-5 son de l'acide phosphonique polymère qui est à peine soluble. Le produit final, qui contient 60 mg de polyéthylène-poly-phosphonate monosodique (PP), contient 12 # en poids de P, ou environ un groupe phosphonate pour 6 ou 7 atomes de carbone en moyenne. Ce produit a une activité de 25 microcuries ÇiOC) par mg de 10 P. D'autres matières convenables sont : I - Les polyéthylène-polyphosphonates de sodium. a) Poids moléculaire de 7000 et contenant 13# do P, ce qui équivaut à un groupe phosphonate pour quinze atomes de carbone 15 et 46 groupes phosphonate par molécule et, b) Poids moléculaire de 2000 et contenant 18# de P, ce qui équivaut à un groupe phosphonate pour quatorze atomes de carbone et 15 groupes phosphonate par molécule. II - Le vinyl-phosphonate de sodium homopolymère (poids 20 moléculaire 20 000). III - Le copolymère d'acide phosphonique (sel sodique) et d'acrylate de méthyle (rapport molaire 2:1) poids moléculaire de 15 000. Chacun des polymères (a) et (b) est dissous dans une solution saline normale neutre dont le pH est ajusté à 7,1 -7,3, et on 25 injecte les solutions résultantes à des rats par voie intrapéri-tonéale. Au cours de ces essais, on n'a ren^rqué aucune mortalité chez les rats et tous étaient apparemment en bonne santé au moment où on les a tués. On n'a pas remarqué de changements hématologiques ou de la composition chimique du sang, et aucun signe pathologique 30 n'a été remarqué sur les organes y compris les coeurs, les poumons, les reins, le foie et les capsules surrénales. EXEMPLE 2 Cette expérience consiste à appliquer le polyphosph mate (PP), préparé de la façon décrite ci-dessus dans l'Exemple 1, à la 35 couronne de dents pointues de boeufs ( âgés d'un an) provenant de Epoxilite Corp.,Les Angeles, Californie (E.U.A), et emmagasinées à 10°C dans l'eau. Avant les essais, toutes les surfaces coupées ou broyées de ces dents ont été séchées et revêtues d'une résine époxy transparente (Borden's) et après un durcissement de 2 heures à la 40 température ambiante, on les a retrempées dans l'eau pendant 48 71 40965 7 2115200 heures avant l'essai. L'essai consiste à plonger les dents dans des solutions aqueuses (pH = 7*3 - 7*5) contenant différentes concentrations de PP pendant des périodes prédéterminées et toutes à la température 5 ambiante, puis à mesurer l'absorption de radioactivité, après un lavage à l'eau distillée et un essuyage, dans un compteur à scintillations du type à Nal (activé par du thallium). On a effectué "52 des essais parallèles avec des ions phosphate marqué P^ et "56 . des ions chlorure marque Cl a titre comparatif.Dans une serie 10 différente d'essais, on a mesuré la cinétique de la désorption en plongeant les dents comportant le polyphosphonate, le phosphate et le chlorure marqués adsorbés dans des solutions des composés correspondants non marqués. Les essais d'absorption de PP ont été effectués à trois 15 concentrations : 0,001 N (poids d'équivalent 150 ;0,15 mg/ml), 0,01 N et 0,03 N, et on a utilisé des intervalles de temps de 10, 20,30,60 et 180 minutes. La vitesse d'absorption pour une concentration de PP de 0,001 N a une demi-vie (t^g) de 76 minutes en atteignant une saturation d'absorption de 1,9 x lO'^/'M/dent. En 20 normalisant la surface moyenne de l'émail exposé (0,3 cm ), on a 2 trouvé une valeur de 49 + 9 microgrammes de PP/cm d'émail exposé. Les résultats correspondants pour des concentrations de PP de 0,01 et 0,03 N,sont = 16 et 8 minutes, et 32 + S et 64 + 12/^g de PP/cm^, respectivement. Le comportement cinétique ainsi que la 25 aonstance de la quantité de PP absorbée tendant à l'absorption d'une mono-couche du polyélectrolyte. Les essais témoins utilisant des ions phosphates 0,01, 0,03 et 0,1 N donnent b-^/2 = 12?* 97 et 120 minutes,respectivement, et les valeurs de saturation extrapolées de 3*2, 6,0 ét 17*5 x 10 ^ 30 /^M/dent, respectivement.Autrement dit, le pouvoir d'échange des phosphates des dents qui n'a pas encore été atteint même dans la solution de phosphate 0,1 N est plus de mille fois supérieure à son pouvoir d'adsorption à l'égardde PP, ce qui témoigne des caractéristiques d'adsorption de la mono-couche de cette dernière. 35 L'essai témoin avec Cl^ donne t]y2= ^6, 54 et 55 minutes pour 0,01, 0,03 et 0,1 N de Cl", respectivement. Le pouvoir d'adsor-tion extrapolé est de 0,45;0,33 et 1,1/VM/dent,respectivement, c'est-à-dire 200 à 600 fois supérieur à celui de PP. Les essais de désorption montrent une très faible désor-210 ption de PP dans l'eau distillée (inférieure à 10# en 120 minutes). 71 40965 2115200 L'exposition de dents traitées par PP à une solution de PP 0,03 N se traduit par une désorption de 30 % en 120 minutes et de 52 % en 12 heures. Des essais parallèles utilisant du phosphate marqué dans du phosphate 0,1 M montrent une perte de 8 % dans l'eau en 5 120 minutes, une désorption de 55 # en 120 minutes, et de 90 % en 12 heures. D'autre part, l'immersion de dents traitées par PP dans une solution de phosphate 0,1 M pendant 12 heures se traduit par une nette désorption inférieure à 15 % du PP. L'enlèvement mécanique des composés marqués adsorbés par essuyage vigoureux à l'aide 10 d'un tissu " Kimwipe " pendant quelques minutes ne retire que 1% de l'activité du PP en comparaison des 3 % de l'activité du phosphate et 6 % de l'activité du chlorure. Les résultats montrent sans ambiguïté que PP est fortement adsorbé par l'émail des dents, le plus probablement sous forme 15 d'une mono-couche. Le revêtement de l'émail des dents de cette façon par une mono-couche de polyélectrolyte à squelette hydrophobe se tfcaduit par l'inhibition de l'adhérence et du développement des bactéries sur les surfaces d'émail traitées. Pour mettre en oeuvre la présente invention, les surfaces 20 de l'émail doivent être propres et aussi exemptes que possible de dépôts bactériens, chaque fois qu'une application topique ou autre du polymère de polyphosphonate est fait^ aux dents. Ceci est généralement important dans le cas de l'application initiale du polymère, car dès que les dents sont soumises à une application topi-25 que périodique plus ou moins régulière, les surfaces des dents ont tendance à rester propres et nécessitent relativement moins de brossage ou autre nettoyage préparatoire pour recevoir la nouvelle couche de matière polyphosphonique. L'application topique de la façon habituelle d'un excès d'une solution fraîche de poly-30 phosphonate polymère aux dents préalablement revêtues produit une couche de polyphosphonate adsorbée fraîche sur les surfaces de l'émail en échange de l'eau existante, de façon à débarrasser les dents de toute altération de couleur que la couche ancienne pourrait avoir absorbée par les aliments solides ou liquides ou de la 35 fumée, etc...La coloration pourrait ainsi être enlevée avant d'être visible à l'oeil nu. Lorsque le polyphosphonate polymère est un composant d'une composition à absorber par voie buccale comme une pâte dentifrice ou de la poudre dentaire, l'utilisation de cette "ernière de la façon classique aide à nettoyer l'émail de la sur-40 face des dents. D'autres compositions à absorber par voie buccale 71 40965 9 2115200 contenant le polyphosphonate polymère peuvent être utilisées (par exemple par lavage de bouche) mais de préférence après le nettoyage des dents ( par exemple par brossage) pour obtenir les meilleurs effets fournis par la présente invention. 5 Les poljrphosphonates polymères utilisés dans la mise en oeuvre de la présente invention sont non toxiques pour les mammifères, ce qui constitue une caractéristique importante. En raison de la grande dimension et de la charge négative importante des molécules de polyphosphonate polymère, c'est-à-dire de 1'électrolyte, 10 il n'est pas absorbé par l'intestin des êtres humains même s 'il est avalé. Les phosphonates polymères présentent de nombreux avantages importants par rapport aux diphosphonates organiques,RR'C(P0^H )g ou tout polyphosphonate à bas poids moléculaire. L'adsorption du 15 polymère sur des cristaux d'apatite de calcium est beaucoup plus importante ; ils forment une couche hydrophobe beaucoup plus efficace, dont les propriétés peuvent être modifiées par copolymérisa-tion appropriée. Il y a moins d'adsorption de bactéries sur les dents en comparaison des diphosphonates. Egalement, du fait que les 20 polyphosphonates polymères sont des électroljrtes fortement chargés négativement,ils ne sont pas absorbés par les intestins et, en conséquence, ne peuvent être absorbés par tes cellules vivantes,par opposition aux diphosphonates. Ainsi, ces polymères ne présentent paB de risque toxicologique même si on les utilise quotidiennement 25 comme composant d'un dentifrice. Comme indiqué, n'importe quelle préparation convenable peut être utilisée avec un choix approprié des autres ingrédients compatibles de façon à former une composition efficace. Dans la préparation de compositions dentifrices sous la forme d'une pâte, 30 de poudre ou de comprimés, l'agent de polissage insoluble dans l'eau et acceptable du point de vue dentaire est habituellement le constituant principal et est présent en des quantités de 10 à 98# en poids environ. Des concentrations en poids habituelles sont 70# à 95# dans les poudres dentaires et de 20 à 75# pour les 3^ comprimés et les pâtes dentifrices. Des exemples d'agents de polissage comprennent par exemple le phosphate dicaleique, le phosphate tricalcique,le pyrophosphâte de calcium, le métaphosphate de sodium insoluble,1'hydroxyde d'aluminium, le carbonate de magnésium, la silice, le sulfate de calcium,la bentonite, les résines polymérisées 40 tljermodurcissables,etc...ainsi que leurs mélanges convenables.il 71 40965 10 2115200 est préférable d'utiliser une matière de polissage ou un mélange qui ne libère pas les ions calcium en une quantité suffisante pour affecter nuisiblement le polymère. En plus de l'agent de polissage, les compositions dentifrices en poudre, en comprimés ou en pâte 5 peuvent comprendre habituellement 1 à 5# en poids environ d'un détergent non ionique, cationique ou anlonique, par exemple le N- lauroyl-sarcosinate de sodium ou le laurylsulfate de sodium, et une quantité suffisante d'un composé fluoré comme NaoFP0 ,NaF ou c. 3 S'nFg pour fournir 0,05# à 0,15#, de préférence 0,1#, d'ion fluo-10 rure dans le produit final. Dans les compositions de pâte dentifrice, l'agent de polissage, le polymère en n'importe quelle quantité appropriée, par exemple 0,25 à 2# en poids, et les ingrédients facultatifs, sont proportionnés dans un milieu liquide contenant de l'eau et un agent 15 humidifiant tel que la glycérine, le propylène-glycol et le sor- bitol. Le milieu liquide constitue habituellement 20 à 75# en poids de la pâte. L'agent humidifiant constitue habituellement 10 à 40# en poids environ de la crème dentaire. Ce pâtes ou crèmes contiennent de préférence 0,5 à 10# en poids d'un agent de géliflcation 20 tel que des gommes naturelles et synthétiques et des matières analogues à des gommes, comme la mousse d'Irlande, la gomme adragante, la carboxyméthylcellulose de sodium, 1'amidon,etc... Les compositions pour lavages ou rinçages de bouche contiennent généralement une quantité efficace du polymère telle 25 que 0,02 à 1# dans un milieu alcoolique aqueux convenablement aromatisé et contenant 2 à 70# environ, de préférence 5 à 40# environ en poids d'un alcanol en Cg-C^, comme l'éthanol. De faibles quantités d'une matière surfactive, comme un détergent non ionique, sont en général également présentes. 30 On peut également préparer d'autres compositions, comme des pâtes prophylactiques utilisées par les dentistes, des gommes à mâcher des pastilles. 71 40965 2115200 REVENDICATIONS 1 - Procédé de traitement des dents, caractérisé en ce axa'il consiste à mettre les dents en contact avec un polyphosphonate polymère organique ayant m poids moléculaire d'au moins 1000 et présentant un rapport entre le carbone et le phosphore d'au moins 2:1. 2 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste à appliquer à l'émail de la surface des dents une composition contenant 0,01 à 5 % environ en poids du polyphosphonate ayant un rapport entre le carbone et le phosphore d'au moins 3il et un véhicule non toxique compatible. 3 - Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce que le polyphosphonate a un poids moléculaire compris entre 1000 et 100 000 environ, un rapport carbone :phosphore de 3:1 à 15:1 et est choisi parmi les polymère's dérivés de monomères à insaturation éthylénique polymérisables, les polyesters et l'acétate de cellulose. 4 - Procédé suivant la revendication 3* caractérisé en ce que le polymère est le polyphosphonate de polyéthylène. 5 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le polymère est le phosphonate de polyvinyle en une quantité de 0,01 à 5 % en poids dans un véhicule compatible non toxique. 6 - Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le polyphosphonate est sous la forme d'un sel de métal alcalin ou d'ammonium. 7 - Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le polyphosphonate est appliqué à l'émail de la surface des dents dans un véhicule dentaire formant une solution, une suspension ou une pâte que l'on peut brosser sur la surface des dents. 8 - Préparation, destinée à l'application à la surface de l'émail des dents, caractérisée en ce qu'elle comprend au moins 0,01 % environ d'un polyphosphonate polymère organique ayant un poids moléculaire d'au moins 1000 et un rapport entre le carbone et le phosphore d'au moins. 2:1; et un véhicule compatible non toxique. 9 - Préparation suivant la revendication 8, caractérisé en ce qu'elle contient 0,01 à 5 % en poids environ de polyphosphonate ayant un rapport carbone :phosphore d'au moins 3;1 dans une composition formant une solution, suspension ou pâte dans la bouche 71 40965 12 2115200 que l1on peut brosser sur les surfaces des dents et qui sert efficacement à inhiber l'adhérence et le développement des bactéries sur la surface de l'émail des dents. 10 - Préparation suivant la revendication 8 ou la revendication 9* caractérisée en ce que le polyphosphonate est contenu dans une pâte dentifrice. 11 - Préparation suivant l'une quelconque des revendications 8 à 10, caractérisée en ce que le polyphosphonate a un poids moléculaire compris entre 1000 et 100 000 environ et un rapport carbone :phosphore de 3:1 à 15:1, et est choisi parmi les polymères dérivés de monomères polymérisables à insaturation éthylénique, les polyesters et l'acétate de cellulose. 12 - Préparation suivant la revendication 11, caractérisée en ce que le polymère est ion polyphosphonate de polyéthylène. 13 - Préparation suivant la revendication 8, caractérisée en ce que le polymère est un phosphonate de polyvinyle. 14 - Préparation suivant l'une quelconque des revendications 8 à 13, caractérisée en ce que le polyphosphonate est sous la forme d'un sel de métal alcalin ou d'ammonium.