La présente invention qui résulte des recherches de Monsieur Jacques PIGET concerne des panneaux pour revêtement de parois, en particulier de parois de tunnels routiers ainsi que des revêtements obtenus à partir desdits panneaux. Parmi les qualités couramment exigées pour un revêtement de tunnels, en particulier, de-tunnels routiers, on peut citer a) la facilité de nettoyage du revètement, b) la durée ou la sodidité du revêtement, c) la propriété du revêtement d'amortir les bruits émis par les véhicules circulant dans le tunnel, d) la propriété du revêtement de diffuser la lumière des phares des véhicules sans éblouir, e) la facilité de démontage (pour remplacement des panneaux abimés par exemple). On ne connaît pas de solution simple et peu onéreuse, qui présente cet ensemble de qualités. Il est connu par exemple de revêtir les parois de tunnel par des carreaux de faience-. Le lavage de ces carreaux est facile mais il y a risque de chute de carreaux à la suite de décollement dû à ltaction conjuguée des vibrations et des condensations d'humidité. Les frais de remplacement ainsi que ceux de première installation sont en outre élevés. Il nty a d'autre part aucune-possibilité de-correction acoustique. Une autre solution connue consiste à utiliser des panneaux moulés ou extrudés en amiante-ciment ou fibro-ciment. Ces panneaux sont fragiles. Ils diffusent mal la lumière et par conséquent sont peu visibles pour les automobilistes. Leurs surfaces rugueuses accrochent les poussières et les souillures diverses et ne facilitent pas le nettoyage. Les moyens de fixation couramment utilisés sont en général apparents et sont par conséquent inesthétiques. Les panneaux en matière plastique présentent aussi de nombreux inconvénients tels que tendance à attirer et à retenir des poussières, mauvaises propriétés optiques, manque de solidité, danger en cas d'incendie. En ce qui concerne les revêtements avec des tôles ondulées, le nettoyage de ces revêtements est malaisé à cause des nervures et le démontage d'une tôle isolée est long et difficile car, les tôles ondulées sont fixées aux parois des tunnels au moyen de clous, rivets, vis ou boulons. On a également utilisé des revêtements en pierre. La pose de tes revêtements est lente et pénible. Leur nettoyage est difficile, en particulier, lorsque les pierres sont d.isposées d'une certaine fa çon irrégulière afin d.'éviter les phénomènes de résonnance acoustique ou de formation d'ondes acoustiques stationnaires. La présente invention apporte une solution capable de satisfaire l'ensemble des exigences précédemment énumérées. Elle concerne un revêtement de parois de tunnels constitué par des panneaux métalliques juxtaposés et accrochés ou suspendus le long de la paroi à revêtir. Selon l'invention, (figure 1), l'élément ou le panneau (A) est constitué par une tôle (a) de forme rectangulaire dont les bords longs (b) sont pliées vers l'intérieur du panneau. Sur ces bords pliés, sont fixés des pattes d'accrochage (c) qui permettent d'accrocher le panneau aux supports.(d) tels que cornières2 lisses ou profilés qui sont eux-mêmes fixés horizontalement aux parois (e) par des moyens (f) connus en eux-mêmes. La tôle métallique est plii de telle façon que deux panneaux (A) identiques posés côte à côte, puissent se recouvrir .partiellement le long des bords pliés et adjacents (bl) et (b2), à la manière, par exemple, de tuiles de toiture (figure 2). Selon un mode préférentiel de réalisation de l'invention, la hauteur (H) du panneau (A)-correspond à peu près à celle du tunnel, la tôle métallique (a) est en aluminium ou en alliage d'aluminium anodisé, l'-un des bords (bl) de la tôle est plié une fois de sorte que la section droite du dièdre formé présente la forme d'une lettre L légèrement ouverte, l'autre bord (b2) est plié au.moins deux fois et en sens inverse de sorte que la section droite de la partie pliée présente la forme d'une lettre Z allongée ou S stylisée fulgure 2), les moyens (c) permettant l'accrochage étant constitués par quatre chapes en alliage d'aluminium moulé munies de fourches (g) jouant le rôle de pattes d'accrochage, lesdites chapes (c) étant boulonnées sur les parties pliées par leur semelle (cl), aux quatre coins de la tôle. Les fourches (g) des chapes sont garnies intérieurement (figure 3.) d'une pièce en caoutchouc (h) qui assure à la fois le serrage des fourches (g) des chapes sur la partie m - le (j correspondante des supports (d), et, l'amortissement ds vibrations pendant leur transmission du panneau à la paroi du tunnel et vice-versa. Le panneau peut être mis à terre selon les moyens connus pour éviter ltaccumulation éventuelle des charges électrostatiques. Conformément à l'invention, le revêtement de paroi du tunnel est obtenu, en montant verticalement, côte à côte, les panneaux (A), l'un des bords (bl) d'un panneau quelconque (al) recouvrant partiellement 11 autre bord (b2) du panneau adjacent (a2) de telle sorte que lors d'un nettoyage dudit revêtement, un jet d'eau envoyé perpendiculairement aux panneaux ne puisse traverser la jointure desdits panneaux (al) et (a2) -sans être dévié de sa trajectoire, de préférence, au moins de 90 -. Le réglage de la position verticale des panneaux en fonction des accidents du terrain s'effectue selon les moyens -connus en soi, en particulier, avec des cales de forme adéquates placées entre la tôle pliée et la semelle (ci) des chapes (c). Selon un mode préférentiel de réalisation de l'invention, les panneaux du revêtement sont disposés, de telle façon que leurs faces planes (s) ne se trouvent pas toutes dans un même plan parallèle aux parois, mais que ces faces (figure 2) soient légèrement inclinées par rapport aux parois autour dtune ligne verticale et décalées les unes par rapport aux autres. On obtient facilement ce résultat grâce à un choix judicieux, évident pour l'homme de l'art, sur les dimensions des chapes (c) et des parties pliées (b). Grâce à cet agencement, on évite la formation des phénomènes de résonances acoustiques ou d'ondes acoustiques stationnaires qui risquent de se produire à l'intérieur du tunnel. Les revêtements selon l'invention et en particulier ceux qui sont réalisés en aluminium ou alliage d'aluminium anodisé présentent un ensemble de caractéristiques intéressantes qu'on peut énumérer ci-après a) La surface des panneaux est à la fois lisse et suffisamment grande pour ne gêner en rien le nettoyage par des moyens rapides connus, par exemple par jets d'eau, brosses et vibration. Les panneaux du revêtement selon l'invention qui sont isolés de la terre à cause des pièces en caoutchouc (h), peuvent être, en outre, mis à la terre, selon les moyens connus2 pour annihiler l'effet de rétention de poussières par d.es charges électrostatiques accumulées sur les tôles. La couche d'oxyde superficielle lisse et dure des tôles anodisées facilite encore plus le nettoyage et ne craint pas les brosses à fils d'acier. Dans ce cas, on n'a même pas besoin d'utiliser des produits de nettoyage décapants à action chimique violente. De l'eau ordinaire additionnée éventuellement d'un agent mouillant ou d'un détersif léger non basique est suffisante. L'eau de nettoyage s 'écoule facilement vers les canalisations d'é vacuation du tunnel et ne risque pas d'être retenue par les panneaux qui sont en position verticale. Grâce à la forme des jointures des panneaux, les jets d'eau ne peuvent pas traverser directement le revêtement pour venir mouiller la paroi du tunnel. b) Pour le cas des tôles en aluminium ou en alliages d'aluminium anodisé, la surface des panneaux présente, lorsqu'elle est propre et non teinte, un pouvoir réflecteur très élevée de l'ordre de 20 à 85 % pour l'ultra-violet (longueur d'onde de 0,05 à 0,36 micron.), 85 à 90 % dans le spectre visible (logeur d'onde de- La,36 à 0,76 micron). I1 est possible d'ajuster à volonté le pouvoir réfléchissant-de la surface, en particulier, d'obtenir une surface à réflexion diffuse, visible de loiq en agissant, selon les moyens connus, sur les conditions de décapage avant anodisation et sur les conditions d'anodisation.La tonalité et la couleur générale peuvent être également choisies dans une certaine mesure, dans un but esthétique ou utilitaire, en adoptant de façon convenable, selon l'art connu, la composition de l'alliage, ou en teintant, selon l'art connu, la couche d'oxyde. c) L'absorption par les revêtements selon ltinvention, des bruits émis par les voitures circulant dans le tunnel est remarquable. En effet, grâce à la souplesse relative de la surface des panneaux, ceux-ci vibrent à très basses fréquences et de façon inaudible sous il'effet des bruits0 Ils absorbent et amortissent ainsi de façon sensible l'intensité de ces bruits. En plus, grâce au décalage entre surfaces des panneaux voisins, il n'y a pas de formation d'ondes acoustiques stationnaires. d) La pose et la dépose des panneaux sont rapides et facibs. On peut sortir un panneau du revêtement sans avoir à démonter les panneaux voisins car il suffit de le décrocher de son support. De même, pour remettre un panneau, il suffit de le raccrocher. Ceci constitue un avantage considérable par rapport aux dispositifs connus sans que la solidité de la fixation des panneaux soit diminuée en rien. Le transport des panneaux d'un chantier à un autre est également facile, car on peut, par exemple, transporter à part les tôles (a) sans leurs chapes (c), empilées les unes sur les autres, et assembler seulement les chapes (c) aux tôles (a) sur le chantier de l'utilisateur. Le panneau n'étant pas lourd, la manipulation de chaque panneau peut être faite par un seul homme en utilisant par exemple des ventouses du même type que celles des miroitiers. e) Les revêtements selon l'invention sont insensibles aux ef fets de dilatation due à la variation de la température de par leur mode de fixation et de montage. Sans sortir du cadre de l'invention, les panneaux selon l'invention peuvent être utilisés pour revêtir des murs ou parois autres que parois de tunnel, ou pour réaliser des cloisons. L'exemple et les figures 1 à 5 ci-après sont destinées à illustrer l'invention. Sur ces figures les mêmes repères représentent les mêmes éléments. La figure 1 est une vue schématique d'un panneau selon l'in- vention, accroché aux supports (d) d'une paroi de tunnel. Ce panneau est muni de quatre chapes (c) en alliage d'aluminium moulé, fixées rigidement à la tôle pliée (a) au moyen de boulons en alliage d'aluminium, lesdits boulons ainsi que les trous correspondants pratiqués dans ladite tôle (a) n'étant pas représentés par la figure 1. La tôle ~(a) est en alliage d'aluminium A-M1 à l'état dur. Cet alliage contient environ 1,2 % en poids due manganèse, le complément à 100 % étant de l'aluminium avec ses impuretés habituelles. La tôle (a) est anodisée selon un procédé connu, dans une solution aqueuse d'acide sulfurique. Sa hauteur (H) est légèrement inférieure à celle de la paroi du tunnel à revêtir.Dans une réalisation particulière, sa hauteur (H) est de 3,200 m. Sa largeur (L) est de 500 mm environ. La tôle (a) est pliée le 'long de sesdeux grands côtés selon la figure 1. Les dimensions P1 et P2 des parties pliées (figure 1) mesurent environ 60 mm. Les chapes (c) et leur fourche (g) ont les formes génerales indiquées, sur les figures 1, 2, 3, 4 et 5. La figure 2 est une coupe schématique d'un revêtement selon l'invention par un plan horizontal. La figure 3 est une vue d'une chape (c) inférieure du panneau. On y montre la manière dont ladite chape est posée sur son support qui est une cornière. Sur cette figure, le revêtement intérieur (h) de la fourche (g) est constitué par deux morceaux de caoutchouc moulé qui sont comprimés entre l'aile (j) de la cornière(d) et les faces internes de la fourche (g). Le jeu (k) entre la partie supérieure de lafourche (g) et l'aile (j) est voulu et sert à faciliter le montage du panneau. La cornière (d) en acier zinguée ou en alliage d'aluminium est' boulonné sur des supports (f-) en alliage d'aluminium moulé qui sont eux-mêmes fixés à la paroi (e) du tunnel à l'aide .de boulons scellés dans cette paroi. Entre la cornière (d) et les supports (f), sont placées éventuellement des plaquettes isolantes (m).Tous les trous dans lesquels sont logés les boulons ont une forme ovale allongée pour permettre un ajustement éventuel pendant la mise en place des cornières (d) et supports (f). Les supports (f) sont disposés à des intervalles de deux mètres environ et/ou aux extrémités des cornières (d). Les boulons auxquels sont fixés les supports (f) peuvent être remplacés par des moyens équivalents mais permettant en plus un réglage de grande amplitude tel que les systèmes à glissière connus dans le commerce sous le nom de rails. La figure 4 indique la manière dont les chapes (c) supérieures sont posées sur leur support (d). Le revêtement intérieur (h) qui est en caoutchouc moulé, recouvre entièrement la face interne de la fourche (g). Contrairement au cas des chapes inférieures, la fourche (g) appuie franchement sur le bord supérieur de l'aile (j) de la cornière, par l'intermédiaire du caoutchouc (h) et d'une plaquette métallique (jl) servant-à répartir le poids du panneau sur la partie écrasée du caoutchouc (h). Comme dans le cas des chapes inférieures, le caoutchouc (h) est, d'autre part, comprimé entre les faces de l'aile (j) de la cornière (d) et les faces latérales internes de la fourche (g) pour empêcher le glissement des chapes le long dés cornières. La figure 5 indique une variante dans la forme de la fourche (g) pour les chapes supérieures. Cette fourche (g) est posée sur un support (d) qui est une lisse constituée par une bande d'acier pliée. Cette lisse est fixée elle-même aux supports (fi) et (f) par des boulons, les boulons n'étant pas représentés sur cette figure 5. Les panneaux (A) sont montés contre les parois d'un tunnel dont la hauteur est d'environ 3,400 m et sont inclinés autour d'un axe vertical par rapport-à celles-ci d'un angle.dtenviron 50 (figure 2). Ces panneaux sont faciles à poser, à déposer et à nettoyer, diffusent correctement la lumière des phares de voitures sans éblouir, sont visibles de loin et amortissent de façon sensible les bruits. Dans une série de mesures du niveau de bruits correspondant à une même circulation intense d'automobiles dans le tunnel, avant et après pose du-revêtement selon l'invention, on a trouvé une réduction du niveau sonore de l'ordre de 12 décibels, ce qui est une rêdu-ction importante. REVENDICATIONS 1/ Un panneau (A) pour revêtement de parois (e) et plus particulièrement de parois de tunnels, caractérisé en ce qu'il est constitué d'une part par une tôle métallique (a) de forme rectangulaire dont les grandes longueurs (b) sont pliées parallèlement aux bords, vers l'intérieur du panneau et, d'autre part, par des moyens d'accrochage (c) fixés à ladite tôle (a) pour permettre son accrochage aux supports (d) tels que cornières, lisses ou profilés qui sont eux-mêmes fixés horizontalement aux parois (e) par des moyens connus en eux-mêmes, la tôle (a) étant pliée de telle façon que deux panneaux (A) identiques posés côte à côte puissent se recouvir partiellement le long des bords pliés et adjacents, à la manière par exemple de tuiles de toiture. 2/ Un panneau selon la revendication nO 1, dans lequel IL tôle (a) est en aluminium ou"en alliage d'aluminium anodisé, l'un des bords (bl) de la tôle est plié une fois, de telle sorte que la section droite du dièdre formé présente la forme d'une lettre L légèrement ouverte, l'autre bord (b2) est plié au moins deux fois et en sens inverse de telle sorte que la section droite de la partie pliée présente la forme d'une lettre Z allongée ou S stylisée, les moyens (c) permettant l'accrochage étant constitués par quatre chapes en alliage d'aluminium moulé munies de fourches (g) jouant le rôle de pattes d'accrochage, lesdites chapes (c) étant boulonnées sur les parties pliées, aux quatre coins de la tôle, les fourches (g) étant garnies intérieurement d'une pièce en caoutchouc (h) qui assure, à la fois, le serrage des fourches (g) sur la partie mâle (j) correspondante des supports (d) et 11 amortissement des vibrations pendant leur transmission du panneau à la paroi de tunnel et vice-versa. 3/ Un revêtement (B) de paroi constitué par un ensemble de panneaux selon les revendications n0 1 ou 2, caractérisé en ce que lesdits panneaux sont montés verticalement côte à côte, l'un des bords verticaux (bl) d'un des panneaux-recouvrant partiellement l'autre bord (b2) du panneau adjacent de telle sorte que, lors d'un nettoyage dudit revêtement, un jet d'eau envoyé perpendiculairement aux panneaux ne puisse traverser la jointure desdits panneaux, sans être d.évié de sa trajectoire de préférence d'au moins de 900. 4/ Un revêtement de paroi selnn la revendication nO 3 dans lequel les panneaux sont disposés de telle façon que leurs faces planes (s) ne se trouvent pas toutes dans un même plan parallèle aux parois mais, que ces faces soient légèrement inclinées par rapport aux parois2 autour d'une ligne verticale et décalées les unes par rapport aux autres2 grâce à un choix judicieux des dimensions des chapes (c) et des parties pliées des panneaux. 5/ L'application des panneaux selon les revendications nO 1 ou 2 au revêtement de murs ou parois, en particulier de parois de tunnels routiers ou à la fabrication de cloisons.