La présente invention est relative à un dispositif d'arrêt et de rappel de l'organe d'abattage d'appareils d'abattage pour animaux de boucherie ou autres. La présente invention se rapporte à des appareils d'abattage connus grâce auxquels on provoque l'insensibilisation de l'animal à l'aide d'une broche qui est enfoncée dans son crâne pour atteindre le cerveau ou d'une masse qui vient le frapper sur le front ou sur la nuque pour provoquer son étourdissement afin de procéder à la saignée. De tels appareils utilisent par exemple l'énergie produite par l'explosion d'une cartouche ou un fluide comprimé tel que d'air, pour assurer la projection de la broche ou de la masse qui abat l'animal. Le dispositif selon l'invention permet d'une manière simple sure et efficace, d'arrêter puis de ramener l'organe d'abattage dans sa position initiale. Dans les appareils d'abattage de type connu qui sont actionnés à l'air comprimé on utilise généralement l'air comprimé pour assurer le rappel de l'organe d'abattage en l'envoyant de l'autre côté du piston, ce qui nécessite une construction relativement compliquée de l'appareil et de ce fait accroît son poids et son prix de revient. Dans le cas d'appareils d'abattage actionnés par les gaz résultant de l'explosion d'une cartouche, le rappel est jusqu'alors assuré à l'aide de ressorts. Ces dispositifs ne donnent pas satisfaction car les ressorts sont rapidement détériorés de sorte qu'au bout d'un nombre restreint de coups, ils ne sont plus à même de ramener l'organe d'abattage dans sa position initiale, ce qui a pour conséquence un agrandissement de la chambre d'explosion et une diminution de la puissance qui risque de n'être plus suffisante pour provoquer l'abattage correct de l'animal, d'ot des risques d'accidents. Par ailleurs, dans le cas d'appareil à broche, celle-ci n'étant plus ramenée en arriere, l'appareil reste planté dans le crâne de l'animal qui ltentraîne dans sa chute en lui provoquant certaines détériorations. La présente invention a pour objet un dispositif d'arrêt et de rappel de l'organe d'abattage (broche ou masse d'abattage par exemple) d'un appareil d'abattage du type dans lequel l'organe d'abattage est solidaire d'un piston coulissant dans un alésage cylindrique sous l'action d'un agent propulseur, carac térisé par le fait que la partie de l'alésage cylindrique qui se trouve du côté du piston qui est opposé a l'agent propulseur, est garnie d'un empilage de rondelles en élastomère qui occupent sensiblement toute la longueur de ladite chambre lorsque l'appareil est en position de tir. Conformément à l'invention, l'empilage de rondelles d'élastomère est tel qu'il n'occupe pas la totalité du volume laissé entre l'organe d'abattage et l'alésage cylindrique, de manière que dès le départ du coup, les rondelles d'élastomère puissent se déformer en occupant progressivement tout le volume restant en même temps que l'organe d'abattage se trouve freiné. Après arrêt de l'organe d'abattage, les forces élastiques emmagasinées dans les rondelles d'élastomère, ramènent l'organe d'abattage dans sa position initiale. Selon un mode de réalisation préféré de l'invention, le volume des rondelles d'élastomère qui sont empilées correspond sensiblement au volume de l'alésage cylindrique situé en arrière du piston, lorsque ce dernier a effectué environ un tiers de la course qu'il pourrait effectuer dans l'alésage s'il n'y avait pas de dispositif d'arrêt et de rappel. Selon un mode de réalisation particulier de l'invention, en plus de l'empilage de rondelles d'élastomère, on place dans l'alésage cylindrique en arrière du piston un ressort héli cotidal disposé entre la tige de l'organe d'abattage et les rondelles d'élastomère. Ce ressort présente le double avantage de contribuer au rappel de l'organe d'abattage, et de maintenir les rondelles à une certaine distance de la tige de cet organe, ce qui limite le freinage de l'organe d'abattage dans sa course initiale et réduit l'usure des rondelles d'élastomère. Selon un mode de réalisation préféré de l'invention, les rondelles d'élastomère présentent des gorges par exemple de forme torique qui peuvent être disposées sur au moins une quelconque de leurs faces. Ces gorges toriques constituent des volumes libres de réserve qui permettent la compression de l'empilage de rondelles, les élastomères étant comme on le sait susceptibles de se déformer mais ne pouvant réduire leur volume. Selon un mode de réalisation particulier, les rondelles comportent sur leur face latérale alternativement des gorges et des nervures de manière à réaliser une sorte d'emboîtement d'une rondelle sur sa voisine, ce qui permet dans certains cas d'éviter le chevauchement des rondelles lors de leur compression. Conformément à l'invention, les rondelles sont réalisées en un élastomère naturel ou synthétique tel que du Néoprène dont la dureté Shore est comprise entre environ 55 et 65. Selon un mode de réalisation préféré de l'invention, on place à chaque extrémité de l'empilage, une rondelle réalisée en un élastomère plus dure qui peut avoir par exemple une dureté Shore d'environ 70 à 75. Ces rondelles d'extrémité peuvent être également plus épaisses que les autres rondelles et/ou avoir des gorges différentes des autres rondelles. Conformément à l'invention, la longueur de l'empilage de rondelles doit au moment du tir occuper sensiblement toute la longueur de l'espace situé derrière le piston et de préférence, l'empilage de rondelles doit à ce moment avoir déjà subi une légère compression axiale. Conformément à l'invention, l'épaisseur de la rondelle peut être par exemple d'environ deux fois sa largeur, cette largeur étant définie comme la différence entre le rayon extérieur et le rayon intérieur de la rondelle. Dans le but de mieux faire comprendre l'invention, on va en décrire maintenant à titre d'illustration et sans aucun caractère limitatif, plusieurs modes de réalisation représentés sur le dessin dans lequel - la figure 1 représente une vue en coupe de la partie avant d'un appareil d'abattage muni du dispositif de rappel selon l'invention, - la figure 2 est une vue correspondant à la figure 1, après compression de l'empilage de rondelles, - la figure 3 est une vue en coupe partielle représentant une première variante de la forme des rondelles, - la figure 4 est une vue en coupe partielle représentant une seconde variante de la forme des rondelles, - et la figure 5 est une vue en coupe d'un autre mode de réalisation de l'invention qui ne comporte pas de ressort de rappel. La figure 1 représente un mode de réalisation de l'invention qui est appliqué à un appareil d'abattage du type dans lequel une broche 1 est solidaire d'un piston 2 qui coulisse dans un alésage cylindrique 3, tandis que l'extrémité avant de la broche 1 est guidée dans un embout 4 de diamètre correspondant. La propulsion de la broche 1 est assurée par l'explosion d'une cartouche non représentée qui est située dans une chambre de cartouche 5. Le dispositif de mise à feu de la cartouche est de type conventionnel. I1 se situe à gauche de la partie de l'appareil qui a été représenté sur la figure 1 et n'a pas besoin d'être décrit plus en détail, car il en existe différents types bien connus. Conformément à l'invention, le rappel de la broche vers la position de tir représentée sur la figure 1 est assuré par un empilage de rondelles 6 qui occupe toute la longueur disponible de l'alésage 3 situé au moment du tir entre le piston 2 et l'embout 4. Selon ce mode de réalisation particulier de l'invention, chaque rondelle est munie sur sa périphérie externe d'une gorge 7. Un ressort hélicoidal 8 est disposé sur toute la longueur de l'alésage entre la broche 1 et l'empilage des rondelles 6. Dans le mode de réalisation particulier qui est décrit, en rapport avec la figure 1, les rondelles ont une épaisseur de 10 mm, et une largeur de 5,5 mm (différence entre le rayon externe et le rayon interne), le rayon de la gorge torique étant d'environ 2,25 mm. En position de tir, il existe un jeu radial de 0,8mm entre la périphérie des rondelles 6 et l'alésage 3. Le jeu radial existant entre la surface de la broche et la face interne des rondelles est de 2mm. Ce jeu sert à loger le ressort 8. Les rondelles sont réalisées en caoutchouc synthétique Néoprène ayant une dureté Shore de 60, sauf les deux rondelles d'extrémité 6a et 6b qui sont réalisées en un caoutchouc ayant une dureté Shore de 70 ou 75. On a schématiquement représenté sur la figure 2 la position occupée par l'empilage de rondelles au voisinage de la position d'arrêt de la broche 1. Sur cette figure 2, la position et la forme des ron delles sont purement schématiques, car il est clair que sous l'action des efforts de compression, les rondelles se déforment d'une manière assez indéterminée et mal connue, de manière à occuper sensiblement tout le volume libre laissé entre l'alésage 3, le piston 2, la broche 1 et l'embout 4 en occupant notamment les espaces compris entre les spires du ressort 8. On conçoit dans ces conditions que les efforts nécessaires à la déformation de l'empilage de rondelles 6 et aussi, mais dans une moindre mesure, à la compression du ressort héli cotidal 8, provoquent un arrêt progressif de la broche, l'empilage de rondelles emmagasinant à cette occasion une énergie relativement importante qui est restituée à la broche en sens inverse de sorte qu'en se détendant, les rondelles ramènent le piston 2 et par conséquent la broche dans la position initiale représentée sur la figure 1. Les essais effectués montrent que le dispositif qui vient d'être décrit fonctionne d'une manière strie et efficace en entraînant une usure relativement très faible des rondelles d'élastomère. On a pu en particulier effectuer plus de mille tirs avant d'avoir à remplacer l'empilage de rondelles A titre comparatif, lorsque des ressorts sont utilisés pour assurer le rappel de la broche, ils doivent fréquemment être changés après seulement cent tirs. Dans la variante représentée sur la figure 3, les rondelles comportent une gorge torique, à la fois sur leur surface interne et sur leur surface externe. Dans la variante de la figure 4, les rondelles comportent sur une de leur face une nervure de forme torique et sur l'autre face un évidement de forme correspondante, de manière que les rondelles puissent s'encastrer les unes dans les autres, ce qui contribue à éviter leur chevauchement les unes sur les autres Dans le second mode de réalisation de la figure 5, le rappel du piston est assuré uniquement par l'empilage des rondelles 6 à l'exclusion du ressort 8 qui a été supprimé. Dans ce mode de réalisation, il est préférable de réaliser une gorge torique 7 sur chacune des faces interne et externe des rondelles de manière à réduire les frottements. I1 est clair que les modes de réalisation qui ont été décrits ne présentent aucun caractère limitatif et qu'ils pourront recevoir toutes modifications désirables sans sortir pour cela du cadre de l'invention. En particulier, il va de soi que l'invention peut être utilisée pour rappeler un organe d'abattage autre que la broche qui a été représentée sur la figure 1, en particulier une masse d'abattage de type connue, par exemple fixée à l'extrémité d'une tige qui se substitue à la broche 1. I1 va également de soi que la forme et le nombre des gorges qui sont pratiquées sur les rondelles d'élastomère peuvent être modifiées en fonction des circonstances. I1 est notamment possible de réaliser plus d'une gorge sur une face donnée d'une rondelle. On peut aussi prévoir une gorge sur chaque côté d'une rondelle de sorte que deux rondelles côte à côte laissent entre elles un volume torique creux. De même on peut, sans sortir pour cela du cadre de l'invention, utiliser des rondelles qui diffèrent les unes des autres par leur forme ou leurs dimensions afin d'obtenir par exemple un arrêt plus progressif. RE fEND ICAT IONS 1. Dispositi d'arrêt et de rappel de l'organe d'abattage d'un appareil d'abattage du type dans lequel l'organe d'abattage est solidaire d'un piston coulissant dans un alésage cylindrique sous l'action dun agent propulseur, caractérisé par le fait que la partie d'alésage cylindrique qui se trouve du côté du piston qui est opposé à l'agent propulseur est garnie d'un empilage de rondelles en élastomère qui occupe sensiblement toute la longueur de ladite chambre lorsque l'appareil est en position de tir. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'empilage de rondelles d'élastomère n'occupe pas la totalité du volume laissé entre l'organe d'abattage et l'alésage cylindrique de manière que dès le départ du coup les rondelles d'élastomère puissent se déformer en occupant progressivement tout le volume restant en même temps que l'organe d'abattage se trouve freiné. 3. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait qu'en position de tir, l'empilage de rondelles est soumis à une légère compression axiale. 4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que le volume des rondelles d'élastomère qui sont empilées correspond sensiblement au volume de l'alésage cylindrique situé en arrière du piston lorsque ce dernier a effectué environ un tiers de la course qu'il pourrait effectuer dans l'alésage s'il n'y avait pas de dispositif d'arrêt et de rappel. 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait qu'un ressort hélicoïdal est disposé entre la tige de l'organe d'abattage et les rondelles d' élastomère. 6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que les rondelles d'élastomère présentent des gorges par exemple de forme torique. 7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que les rondelles sont réalisées en un élastomère ayant une dureté Shore comprise entre environ 55 et 65. 8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que l'empilage comporte des rondelles d'extrémité dont la dureté est supérieure à celle des autres rondelles. 9. Dispositif selon les revendications 7 et 8, caractérisé par le fait que les rondelles d'extrémité ont une dureté Shore d'environ 70 à 75.