i Dispositif à pouvoir d'émission thermique différentiel pour le transport d'une énergie, telle l'énergie solaire La présente invention concerne un dispositif de trans- port de chaleur qui recueille de l'énergie à partir de radia- tions solaires et qui, grâce à un pouvoir émissif différentiel au s ei n de ce même dispositif, transporte l'énergie calo- rifique accumulée jusqu'à un agent qui absorbe la chaleur et qui est de préférence également un agent transférant la chaleur. La constatation que les réserves en carburant fossile du globe sont limitées et peuvent s'épuiser rapidement à la cadence actuelle de la consommation nationale d'énergie a con- duit à des recherches pour trouver des sources d'énergie de remplacement. L'utilisation des radiations solaires constitue une des possibilités permettant d'obtenir une énergie propre et fiable. L'énergie solaire est une source d'énergie considérable et constante dont l'exploitation économique dépend d'un captage, d'une retenue et d'une utilisation efficaces. Le rendement de certains systèmes de captage d'énergie solaire est faible en raison de pertes de chaleur exagérées. Un des domaines dans lequel on a pensé apporter des améliorations est celui des re- vêtements absorbants sélectifs vis-à-vis des radiations solaires, c'est-à-dire les revêtements qui absorbent l'énergie particu- lièrement bien dans le spectre solaire. Par exemple, ces revête- ments sont conçus pour recueillir l'énergie thermique par une exposition aux radiations solaires puis pour transmettre l'éner- gie recueillie par l'intermédiaire d'autres agents pour chauffer ou refroidir des locaux domestiques ou industriels par l'intermédiaire d'échangeurs de chaleur. D'une façon générale, quand l'énergie rayonnée par le soleil heurte un objet plus froid, une partie de l'énergie est réfléchie et perdue, le restant étant soit absorbé soit évacué. L'énergie absorbée peut être rayonnée de nouveau à une longueur d'onde plus longue. Par conséquent, un revêtement qui effectue une absorption dans la plage des radiations solaires devient chaud, pourvu que sa surface ne rayonne pas ou n'émette pas la majeure partie ou la totalité de l'énergie recueillie. Les radiations solaires atteignant la surface de la terre se situent presque entièrement dans la plage de 0,3 à 2,5 microns. On estime qu'environ 90 f% des radiations solaires ont des longueurs d'onde d'environ 0,4 micron à environ 1,5 micron. La quantité de radiations supérieure à 2,5 microns est négligeable. On conçoit donc les revêtements absorbant de façon sélective l'énergie solaire de manière que leurs caractéristi- ques d'absorption, de réflexion ou de transmission soient diffé- rentes selon que les longueurs d'onde sont supérieures à environ 2,5 microns ou qu'elles sont inférieures à environ 2,5 microns. L'énergie solaire peut ainsi être captée à des longueurs d'onde inférieures à environ 2,5 microns et l'énergie captée peut alors être transférée en vue d'applicationbutilesà des longueurs d'onde supérieures à environ 2,5 microns. Ceci signifie également que pour un captage et une rete- nue efficaces, un capteur d'énergie solaire devrait absorber fortement l'énergie à des longueurs d'onde inférieures à 2,5 microns et ne pas rayonner d'énergie à des longueurs d'onde supérieures à 2,5 microns. Un revêtement qui présente un pouvoir d'absorption élevé, habituellement appelé alpha, dans le spectre solaire mais un pouvoir d'émission faible, appelé epsilon, à la température à laquelle le capteur fonctionne peut être appelé un revêtement sélectif vis-à-vis des radiations solaires. Bien qu'un rapport élevé alpha/epsilon soit désirable, il est essen- tiel que la valeur alpha soit voisine de un en vue d'un captage maximal de l'énergie disponible. Des revêtements sélectifs vis-à-vis des radiations solaires constituent un des moyens importants pour augmenter le rendement des capteurs dténergie solaire, principalement en augmentant au maximum l'absorption de l'énergie solaire et en réduisant à un minimum la perte d'énergie par rayonnement. Un objet de la présente invention est d'obtenir un dispositif de transport d'énergie perfectionné. Un autre objet est d'obtenir un capteur d'énergie solaire qui utilise des re- vttements de captage et d'émission d'énergie solaire et qui est basé sur le pouvoir émissif différentiel de ceux-ci pour fonctionner. Un autre objet est d'obtenir un capteur d'énergie solaire monobloc comportant des sections différentes pour absor- ber les radiations solaires et pour rayonner l'énergie absorbée. On parvient à ces objets ainsi qu'à d'autres objets, dans un premier mode de réalisation, à l'aide d'un dispositif monobloc de transport d'énergie, tel qu'un capteur d'énergie solaire de forme tubulaire et mis sous vide, comportant une première section longitudinale qui est absorbante et sélective vis-à-vis des radiations solaires et qui est adaptée pour être exposée à l'énergie solaire, et une seconde section longitudi- nale associée que comporte le m&me dispositif et qui a un pou- voir émissif relativement plus important et est adaptée pour être exposée à un agent absorbant la chaleur. Les deux sections du dispositif de transport sont revêtues par des matières qui permettent d'obtenir les résultats recherchés. Plus particulièrement, le présent capteur d'énergie solaire peut comprendre une enveloppe fermée à l'intérieur de laquelle la pression est inférieure à la pression atmosphérique, une première section longitudinale de l'enveloppe étant adaptée pour être exposée aux radiations solaires, et une seconde sec- tion longitudinale étant adaptée pour être exposée à un agent absorbant la chaleur. Un élément conducteur de la chaleur est supporté de façon élastique à l'intérieur de l'enveloppe et comporte un revêtement à pouvoir émissif relativement faible et z pouvoir élevé d'absorption des radiations solaires à l'inté- rieur de la section de l'enveloppe qui est adaptée pour être exposée aux radiations solaires, et un revêtement à pouvoir émissif relativement élevé qui se trouve à l'intérieur de la section de l'enveloppe adaptée pour être exposée à un agent absorbant la chaleur, c'est-à-dire de préférence également un agent transférant la chaleur. Les revêtements peuvent être formés sur l'élément conducteur de la chaleur de diverses manières, par exemple par dépôt sous vide. Pendant le fonctionnement, lors de son exposition aux radiations solaires, la section de l'élément conducteur de la chaleur qui comporte le revêtement absorbant et sélectif vis-à- vis des radiations solaires devient plus chaudeen raison de son pouvoir d'absorption élevé et de son faible pouvoir d'émission. L'énergie thermique recueillie est transférée, par conduction à travers l'élément conducteur de la chaleur, à sa section associée dont le pouvoir émissif est beaucoup plus élevé et à partir de laquelle l'énergie thermique recueillie est irradiée. On va maintenant décrire la présente invention en se référant aux dessins annexés, sur lesquels: la figure 1 est une vue en coupe longitudinale d'un- capteur d'énergie solaire selon la présente invention; et les figures 2 et 3 sont des coupes du capteur de la figure t par 2-2 et 3-3, respectivement. On va décrire en détail la structure d'un mode-de réali- sation du présent capteur d8énergie solaire ainsi que la manière de préparer ce mode de réalisation, puis on décrira le fonction- nement du capteur quand il est exposé aux radiations solaires. Un exemple d'un capteur particulier d'énergie solaire sera donné. Le présent capteur solaire est basé sur une émissivité différentielle de deux parties ou sections d'un dispositif unique de transport d'énergie qui jouent des r8les opposés. Une des sections est conçue pour absorber l'énergie thermique quand elle est exposée à des radiations solaires et possède une émissi- vité relativement faible. Cette section dirige son énergie ther- mique sur une autre section du capteur qui présente une émissi- vité relativement élevée. En raison des différences d'émissivité, la seconde section est capable de transférer facilement par émission ou radiation l'énergie thermique qu'elle reçoit à un récepteur voulu. Les figures montrent un capteur d'énergie solaire tubulaire selon la présente invention que l'on préfère actuel- lement. On comprendra que d'autres formes géométriques peuvent être utilisées pour préparer ce capteur d'énergie solaire. En se référant aux figures, on voit que le mode de réalisation illustré comprend une enveloppe extérieure 10 qui est transparente, c'est-à-dire perméable, aux radiations solai- res. De façon idéale, l'enveloppe 10 transmet la totalité des radiations solaires auxquelles elle est exposée. La transmissi- bilité, telle qu'elle est utilisée ici et dans les revendications, peut être considérée comme étant une valeur numérique, c'est-à- dire le rapport entre l'énergie qui est transmise par un objet particulier et l'énergie totale disponible pour la transmission. Toutefois, il est normalement impossible d'obtenir une valeur de transmissibilité de 100 étant donné qu'il se produit toujours quelques pertes, telles que celles dues à la réflexion. Le verre est un bon transmetteur de l'énergie solaire et, par conséquent, l'enveloppe 10 est de préférence en verre. La composition du verre n'a pas une importance capitale et peut être celle d'un verre silicocalcique ou d'un verre borosilicaté. Un élément thermoconducteur est supporté de façon appropriée dans l'enveloppe 10. Toute matière qui est bonne conductrice de la chaleur peut être utilisée pour construire cet élément. Les métaux sont bons conducteurs et constituent, de préférence, l'élément conducteur. On peut utiliser n'importe quel métal commun, tel que le cuivre, le fer, le zinc, le molyb- dène, les alliages compatibles de ces métaux, etc. L'or et l'argent sont aussi d'excellents conducteurs thermiques, mais leur prix élevé rend leur usage prohibitif. L'élément thermiquement conducteur peut aussi avoir n'importe quelle forme pourvu qu'il s'étende à lé fois jusque dans la section absorbante et dans la section émettrice du cap- teur solaireainsi qu'on va le décrire ci-après. En conséquence, l'élément thermiquemënt conducteur peut être une bande plate, une bande courbée, plusieurs bandes réunies à leur bord de ma- nière à former un élément creux de section droite polygonale, etc. L'élément thermiquement conducteur a avantageusement une superficie aussi grande que possible et, par conséquent, un tube ou autre élément creux de section droite circulaire est préférable. Dans le mode de réalisation illustré, un tube Il en métal forme l'élément thermiquement conducteur et s'étend depuis l'une des extrémités de l'enveloppe 10 jusqu'à l'autre, en s'arrêtant au voisinage immédiat des extrémités mêmes de l'enveloppe 10. On peut utiliser n'importe quel moyen approprié pour monter le tube il à l'intérieur de l'enveloppe 10. De préfé- rence, le moyen de montage permet une dilatation et une contrac- tion du tube 11 par rapport à l'enveloppe,étant donné que le tube métallique 11 se dilate et se contracte à des degrés dif- férents par rapport à l'enveloppe 10 en verre pendant le chauf- fage et le refroidissement du capteur. Sur la figure 1, une monture élastique référencée 12 dans son ensemble s'ajuste à l'intérieur de chaque extrémité du bottier 10 et agrippe de façon élastique une extrémité adjacente de tube 11. Chaque mon- ture 12 comprend une plaque d'extrémité circulaire 13 comportant une pluralité de doigts 14 s'étendant à partir de la plaque d'extrémité 12 dans le sens longitudinal du capteur entre l'en- veloppe 10 et le tube 11 de manière à former une structure en forme d'araignée qui enserre une extrémité du tube 11. Les doigts 14 sont ondulés comme on peut le voir pour communiquer de l'élasticité et pour agripper le tube Il de façon lâche de manière à absorber sa contraction et sa dilatation. Bien que cela n'ait pas une importance capitale, il est envisagé dans la présente invention de revêtir des montures élastiques 12 avec ce que l'on appelle dans la technique un "getter", comme par exemple un alliage de barium. Lorsqu'il s'évapore à l'intérieur de l'enveloppe 10, laquelle se trouve normalement à une pression inférieure à la pression atmosphé- rique, le revêtement de "getter" engendre de la vapeur et balaie les gaz résiduels contenus à l'intérieur de l'enveloppe. L'enveloppe 10 est divisée en une section absorbante représentée sur la figure 1 par la section en regard de l'accolade 15 et une section émissive représentée par la sec- tion en regard de l'accolade 16. Les longueurs relatives des sections 15 et 16 n'ont pas une importance capitale et peuvent être modifiées en vue de se prêter à des conditions de travail prévues sur le chantier. En règle générale, il est souhaitable que la superficie pour l'absorption des radiations solaires soit plus grande que celle pour l'émission de l'énergie et, par conséquent, la section absorbante 15 est normalement plus longue que la section émissive 16 si les diamètres extérieurs de ces sections sont uniformes sur la totalité de leur longueur. Comme indiqué, soit la section 15 soit la section 16 peut être agran- die dans le sens radial, si on le désire, par rapport à l'autre section selon l'absorption ou l'émission totale recherchée dans ces sections. La section 15 est adaptée pour être exposée aux radia- tions solaires et la section16 est adaptée pour être exposée à un milieu absorbant la chaleur. Dans la pratique, la section 16 peut être immergée dans une enceinte qui absorbe la chaleur et qui est partiellement illustrée en 17 et contient un milieu 18 absorbant-la chaleur, comme par exemple un gaz ou un liquide. Le milieu 18 absorbant la chaleur transporte l'énergie thermique reçue de la section 16 dans une direction indiquée par des flè- ches 20 à travers l'enceinte 17 jusqu'à un lieu d'utilisation, comme il est connu dans la technique, par exemple un échangeur de chaleur. Par exemple, l'enceinte 17 absorbant la chaleur peut former un collecteur à l'intérieur duquel sont immergés plu- sieurs capteurs d'énergie solaire tels que le capteur de la figure 1. L'utilisation d'un capteur per se avec un type diffé- rent de capteur solaire tubulaire est décrite dans le brevet US 4 016 860. Pour que les sections 15 et 16 remplissent leur r8le respectif, le tube 11 comporte un revêtement 21 de forte capa- cité absorbante et de capacité émissive relativement faible dans la section 15 du capteur solaire et un revêtement 22 de capacité émissive relativement élevée dans la section 16. Ces revêtements peuvent être appliqués-au tube 11 de toute façon connue, par exemple par galvanoplastie, dépôt sous vide, pul- vérisation, faisceau électronique, évaporation thermique, etc. A des fins d'illustration, les revêtements 21 et 22 ont été représentés sur la figure 1 comme étant légèrement espacés l'un de l'autre. Toutefois, les revêtements peuvent être en contact l'un de l'autre par la tranche ou bien se recouvrir légèrement si on le désire. Le revêtement 21 est de préférence une matière semi- conductrice qui présente une forte absorption dans le spectre solaire et qui est essentiellement transparente dans le spectre infrarouge. Tels qu'ils sont utilisés ici et dans les revendi- cations, les termes "semiconducteur" et "semiconductrice" dési- gnent une matière telle que définie par l'ouvrage "American Institute of Physics Handbook", seconde édition, 1963, page 9-31, à savoir une matière dans laquelle la bande d'énergie occupée la plus élevée (bande de valence) est complètement remplie au zéro ab- solu, et dans laquelle l'intervalle d'énergie entre la bande de valence et la bande voisine plus élevée (bande de conduction) est de l'ordre de 0,4 à 5 électrons volts. En général, des oxydes incomplètement oxydés des élé- ments métalliques de transition donnent les meilleurs résultats et sont par conséquent préférés comme matières semiconductrices. Les matières semiconductrices spécifiques avantageuses pour le revêtement 21 comprennent le chrome noir, le nickel noir, le platine noir, le molybdène noir, le cuivre noir, le fer noir, le cobalt noir, le manganèse noir et les alliages compatibles de ces métaux. Le chrome noir est un mélange d'oxydes de chrome et est désigné dans la technique par la formule CrOx. De façon similaire, le nickel noir est un mélange des oxydes de nickel. Le platine noir, le molybdène noir, le cuivre noir, le fer noir, le cobalt noir et le manganèse noir sont des oxydes de ces métaux. Toutefois, la matière semiconductrice peut être une matière autre que des oxydes métalliques. Par exemple, on peut t489943 utiliser les carbures de ces mêmes métaux ainsi que d'autres métaux ayant des propriétés semiconductrices, comme par exemple le carbure de cuivre, le carbure d'hafnium, le carbure de nic- kel, le carbure de molybdène, etc. De plus, on peut utiliser de façon similaire des sulfures de ces mêmes métaux, ainsi que d'autres métaux ayant des propriétés semiconductrices, comme par exemple le sulfure d'argent, le sulfure de fer, le sulfure de manganèse, le sulfure de cuivre, etc. En outre, on peut utiliser des métaux élémentairescomme le silicium et le germa- niumcomme matière semiconductrice. Le pouvoir d'absorption peut être exprimé par l'équa- tion: À = 1-R, dans laquelle À représente le pouvoir d'absorp- tion et R représente le pouvoir de réflexion. Le pouvoir d'ab- sorption est donc exprimé par un chiffre, bien qu'il soit parfois exprimé aussi sous la forme d'un pourcentage, comme par exemple 70 %, ce qui signifie que 70 % de l'énergie à laquelle une matière est exposée est absorbée. Le revêtement 21 présente normalement un pouvoir d'absorption de l'ordre d'environ 70 % à environ 95 %. Le revêtement émissif 22 peut comprendre n'importe quel- le matière lui assurant un pouvoir d'émission relativement élevée dans le spectre infrarouge. Parmi les matières avantages à cette fin, on trouve le verre en poudre, la silice, le noir de fumée, et le graphite. La capacité d'émission d'une matière est une mesure de l'énergie rayonnée par cette matière. Le re- vêtement 22 peut présenter un pouvoir d'émission de l'ordre d'environ 80 % à environ 96 %. L'épaisseur du revêtement absorbant 21 et du revêtement émissif 22 n'ont pas une importance capitale. En règle générale, l'épaisseur de chaque revêtement peut être de l'ordre d'environ 0,27 p)m à environ 0,127 mm. Pour préparer un capteur d'énergie solaire du type illustré par les figures, on dépose un revêtement absorbant 21 et un revêtement émissif 22, tour à tour, sur le tube 11 à l'aide de techniques ordinaires connues, comme par exemple une t'49943 évaporation sous vide, un chauffage de la matière de revêtement par les résistances électriques, un faisceau d'électrons, une pulvérisation, etc., suivis par une condensation sur le tube 11 de manière que l'on obtienne le revêtement voulu. Par exem- ple, on peut chauffer sous vide à l'aide de circuits à résistancesélectriquesune petite quantité de la matière de revêtement de manière que celle-ci s'évapore et se dépose sur le tube 11. On embotte ensuite autour du tube 11 des montures élastiques 12, qui sont de préférence métalliques, et on place l'ensemble à l'intérieur de l'enveloppe 10. A l'aide de moyens opdInaitess on crée dans l'enveloppe un vide de 1,33 10-4 millibars à 1,33 -6 millibars, puis on scelle d'une manière connue l'enveloppe en verre par une soudure commune 21 des côtés de cette enve- loppe. Le capteur capte de l'énergie solaire de la manière suivante. Les radiations solaires, représentées par des flèches 23 sur la figure 1, traversent l'enveloppe 10 et l'espace inter- sticiel entre l'enveloppe 10 et le tube 11. Le flux solaire, diminué de la quantité absorbée et réfléchie par l'enveloppe 10, heurte le revêtement 21 dans la, section 15 et le chauffe en raison de sa forte capacité d'absorption et de sa faible capa- cité émissive. L'énergie thermique résultante est transférée par l'intermédiaire du tube métallique 11 à la section 16 qui se trouve à l'intérieur de l'enceinte 17 o cette énergie at- teint le revêtement émissif 22. Du fait qu'il est extrêmement émissif, le revêtement 22 rayonne vers l'extérieur l'énergie thermique qu'il reçoit jusqu'à la partie de l'enveloppe 10 située au voisinage immédiat. L'agent 18 qui absorbe la chaleur et qui entoure l'enveloppe 10 se trouve par conséquent chauffé à la fois par conduction et par convection et peut être utilisé de toute manière voulue connue, par exemple en traversant des échangeurs de chaleur de manière à chauffer ou refroidir l'in- térieur d'un habitat. L'exemple ci-après de la présente invention est donné uniquement à titre illustratif et non limitatif. ?489943 On revêt un tube métallique mesurant environ 30 cm de longueureayant un diamètre extérieur d'environ 5 cm avec du chrome noir par évaporation réactive du chrome. Grâce à cette technique, le chrome pur s'évapore et réagit,lors de son trans- fert sur le tube,de manière à former l'oxyde. Ce revêtement s'étend sur environ 20 cm le long du tube à une des extrémités de ce dernier. On revêt par pulvérisation le reste du tube avec un émail noir ultra-plat comprenant 50 % en poids de noir de carbone et 50 % en poids de silicates alcalins en tant que liant. Chaque revêtement a une épaisseur d'environ 1, 3 pm à environ 6,4 pm. On place une pince de support d'extrémité du type illustré sur la figure 1 autour de chaque extrémité du tube métallique et on dispose l'assemblage résultant dans une enve- loppe tubulaire en verre. On ferme l'enveloppe à une de ses extrémités, cette enveloppe ayant un diamètre intérieur lui permettant de loger et de supporter de façon élastique le tube et ses pinces d'extrémité. Le verre de l'enveloppe a une capa- cité de transmission d'au moins 90 % au plus. On ferme de façon étanche le tube dans l'enveloppe en verre en laissant cependant un orifice d'évacuation, on soumet ce tube à une cuisson sous vide pendant 16 heures à 3990C pendant que l'enveloppe est mise sous vide et, finalement, on ferme l'orifice d'évacuation de manière à obtenir un capteur solaire. Le capteur est alors prêt à être installé dans un collecteur. Le capteur d'énergie solaire selon la présente inven- tion a un prix relativement faible et n'exige aucun tube d'ali- mentation central longitudinal pour faire passer en réalité à travers le capteur l'agent absorbant la chaleur. Du fait que le capteur ne contient absolument pas de fluide, on n'a jamais besoin de le vidanger comme les autres capteurs solaires tubu- laires utilisés actuellement. On peut utiliser soit un gaz soit un liquide comme agent de transfert de chaleur. Il est bien entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre purement illustratif et non limitatif et t48994! que des variantes ou des modifications peuvent y être-apportées dans le cadre de la présente invention. REVENDICATIONS 1. Dispositif de transport d'énergie, caractérisé par le fait qu'il contient un élément (11) conducteur de la chaleur comportant des sections à pouvoir émissif différent, une première de ces sections (15) présentant un pouvoir émissif relativement faible et un pouvoir absorbant relativement élevé et étant adapté pour être exposé à des radiations solaires, et une seconde de ces sections (16) présentant un pouvoir émissif plus élevé que celui de ladite première section et étant adapté pour être exposé à un agent absorbant la chaleur. 2. Capteur d'élergie solaire, caractérisé par le fait qu'il comprend une enveloppe fermée (10) transparente aux radiations solaires, un élément (11) conducteur de la chaleur et supporté à l'intérieur de l'enveloppe, une première section longitudinale (15) de ladite enveloppe étant adaptée pour être exposée aux radiations solaires et une seconde section longitudinale (16) étant adaptée pour être exposée à un agent (18) absorbant la chaleur, un revêtement (21) sélectif vis-à-vis des radiations solaires, ce revêtement ayant un pouvoir émissif relativement faible mais un pouvoir absorbant relativement élevé et recouvrant ledit élément conducteur de la chaleur à l'intérieur de la section longitudinale (15) de l'enveloppe qui est adaptée pour être exposée aux radiations solaires, et un revêtement (22) à pouvoir émissif relativement élevé sur ledit élément conducteur de la chaleur à l'intérieur de la section longitudinale (16) de l'enveloppe qui est adaptée pour être exposée à un agent absorbant la chaleur. 3. Capteur d'énergie solaire suivant la revendication 2, caractérisé par le fait que la pression à l'intérieur de l'en- veloppe fermée (10) est inférieure à la pression atmosphérique. 4. Capteur d'énergie solaire suivant la revendication 2, caractérisé par le fait que ladite enveloppe fermée (10) est en verre. 5. Capteur d'énergie solaire suivant la revendication 2, caractérisé par le fait que ledit élément (11) conducteur de la chaleur est métallique. 6. Capteur d'énergie solaire suivant la revendication 2, caractérisé par le fait que ledit élément (11) conducteur de la chaleur est tubulaire. 7. Capteur d'énergie solaire suivant la revendication 2, caractérisé par le fait que ledit -revêtement (21) ayant un pouvoir émissif relativement faible mais un pouvoir absorbant relativement élevé est une matière semiconductrice. 8. Capteur d'énergie solaire suivant la revendication 2, caractérisé par le fait que ledit revêtement (21) ayant un pouvoir émissif relativement faible mais un pouvoir absorbant relativement élevé est un oxyde incomplètement oxydé d'un élément métallique de transition. 9. Capteur d'énergie solaire suivant la revendication 2, caractérisé par le fait que ledit revêtement (21) à pouvoir émissif relativement faible mais à pouvoir absorbant relati- vement élevé est choisi parmi le groupe comprenant le chrome noir, le nickel noir, le platine noir, le molybdène noir, le cuivre noir, le fer noir, le cobalt noir, le manganèse noir, le carbure de molybdène, le sulfure de cuivre, le carbure de cuivre, le carbure d'hafnium, le carbure de nickel, et leurs alliages compatibles. 10. Capteur d'énergie solaire suivant la revendication 2, caractérisé par le fait que ledit revêtement (22) à pouvoir émissif relativement élevé est choisi parmi le groupe comprenant le verre en poudre, la silice, le noir de fumée et le graphite. 11. Capteur d'énergie solaire suivant la revendication 2, caractérisé par le fait qu'il comprend un moyen élastique (12) pour supporter ledit élément (11) conducteur de la chaleur par rapport à ladite enveloppe fermée. 12. Capteur d'énergie solaire suivant la revendication 2, caractérisé par le fait que ledit agent (18) absorbant la chaleur fait partie d'un système de transport de chaleur. 13. Capteur d'énergie solaire suivant la revendication 2, caractérisé par le fait que chacun desdits revêtements (21, 22) à pouvoirs émissifs relativement faible et relativement élevé a une t489943 épaisseur de l'ordre d'environ 1,3 >m à environ 0,13 mm. 14. Capteur d'énergie solaire à pouvoir excessif diffé- rentiel, caractérisé par le fait qu'il comprend: a) une enveloppe fermée*(10) en verre transparent à l'in- térieur de laquelle la pression est inférieure à la pression atmosphérique, une première section longitudinale (15) de ladite enveloppe étant adaptée pour être exposée aux radiations solaires et une seconde section longitudinale (16) étant adaptée pour être exposée à un agent destiné à absorber de la chaleur et à trans- férer la chaleur; b) un tube métallique (11) supporté en un point adjacent à son extrémité à l'intérieur de ladite enveloppe; c) un revêtement (21) à pouvoir émissif relativement faible et à pouvoir élevé d'absorption des radiations solaires sur ledit tube métallique, c'est-à- dire à l'intérieur de ladite section de l'enveloppe qui est adaptée pour être exposée aux-radiations solaires; et d) un revêtement (22) à pouvoir émissif relativement élevé sur ledit tube métallique, c'est-à-dire à l'intérieur de ladite section de l'enveloppe qui est adaptée pour être exposée à un milieu destiné à absorber la chaleur et à transférer la chaleur. 15. Procédé pour former un dispositif de transport d'énergie présentant des pouvoirs émissifs différentiels, carac- térisé par le fait qu'il consiste: à revêtir une première sec- tion d'un élément conducteur de la chaleur avec une matière présentant un pouvoir émissif relativement faible et un pouvoir relativement élevé d'absorption de radiations solaires, à revêtir une seconde section dudit élément conducteur de la chaleur avec une matière présentant un pouvoir émissif relativement élevé, et à placer ledit élément conducteur de-la chaleur à l'intérieur d'une enveloppe fermée qui est transparente aux radiations solai- res, ladite première section de l'élément conducteur de la chaleur et la section correspondante de ladite enveloppe délimitant une zone adaptée pour être exposée aux radiations solaires, et ladite seconde section de l'élément conducteur de la chaleur et la section correspondante de ladite enveloppe délimitant une autre zone adaptée pour être exposée à un agent absorbant la chaleur. 16. Procédé suivant la revendication 15, caractérisé par le fait que l'on évacue ladite enveloppe de manière à y faire régner une pression inférieure à la pression atmosphérique. 17. Procédé suivant la revendication 15, caractérisé par le fait que ladite enveloppe est du verre. 18. Procédé suivant la revendication 15, caractérisé par le fait que ledit élément conducteur de la chaleur est métallique. 19. Procédé suivant la revendication 15, caractérisé par le fait que ladite matière à pouvoir émissif relativement faible et à pouvoir absorbant relativement élevé est choisie parmi le groupe comprenant le chrome noir, le nickel noir, le platine noir, le molybdène noir, le cuivre noir, le fer noir, le cobalt noir, le manganèse noir, le carbure de molybdène, le sulfure de cuivre, le carbure de cuivre, le carbure d'hafnium, le carbure de nickel, et leurs alliages compatibles. 20 Procédé suivant la revendication 15, caractérisé par le fait que ladite matière présentant un pouvoir émissif relativement élevé est choisi parmi le groupe comprenant le verre en poudre, la silice, le noir de fumée et le graphite.