Titre : Système nomade de projection en réalité virtuelle L’invention concerne un système (1) nomade de projection en réalité virtuelle comprenant : - un contenant (10) ; - un appareil de vidéo-projection tridimensionnelle ; - un appareil d’acquisition de mouvements ; caractérisé en ce que le système (1) comprend au moins un élément porteur portant l’appareil d’acquisition, chaque élément porteur étant mobile par rapport au contenant (10), le système (1) pouvant adopter une configuration d’utilisation dans laquelle chaque élément porteur et l’appareil d’acquisition font saillie hors du contenant (10). Figure pour l’abrégé : Fig. 1 Système nomade de projection en réalité virtuelle Le domaine de l’invention est celui de la conception et de la fabrication de systèmes de projection en réalité virtuelle. Plus précisément, l’invention concerne en particulier un système nomade de projection en réalité virtuelle. Les systèmes de projection en réalité virtuelle permettent à un utilisateur de s’immerger et d’interagir dans un environnement reproduit artificiellement à taille réelle. Par immersion, il est entendu que l’utilisateur est physiquement présent dans un environnement virtuel. Les environnements sont par exemple reproduits artificiellement à partir de plans en 3D. Cela a par exemple pour but de valider la conception de pièces ou l’ergonomie d’un poste de travail. Classiquement, ces systèmes sont sédentaires, c’est-à-dire montés sur des structures fixes dans des locaux dédiés, et comprennent : - un support de projection ; - un appareil de vidéo-projection ; - un appareil d’acquisition des mouvements d’un utilisateur ; - une paire de lunettes tridimensionnelles à porter par l’utilisateur ;- un ordinateur relié à l’appareil de vidéo-projection et à l’appareil d’acquisition, l’ordinateur intégrant un logiciel permettant recréer un environnement virtuel à l’échelle 1:1 en fonction du point de vue de l’utilisateur (notamment l’orientation de son regard). Plus particulièrement, , l’appareil d’acquisition repère la position de la tête, plus particulièrement des yeux, et de la main de l’utilisateur. Selon les technologies utilisées, la détention, par l’utilisateur, d’une paire de lunettes et d’une manette dédiées peut permettre d’améliorer l’acquisition de la position de l’opérateur par l’appareil d’acquisition. La paire de lunettes et la manette peuvent porter des marqueurs leur permettant d’être identifiés par l’appareil d’acquisition. L’appareil de vidéo-projection et l’appareil d’acquisition présentent respectivement un référentiel de projection et un référentiel d’acquisition différent du référentiel de projection. Plus particulièrement, l’appareil de vidéo-projection projette des images dans le référentiel de projection et l’appareil d’acquisition acquière la position de l’utilisateur dans le référentiel d’acquisition. En d’autres termes, les appareils sont calibrés par rapport à leur référentiel propre. En utilisation, l’utilisateur s’équipe de la paire de lunettes tridimensionnelles et de la manette pour que l’appareil d’acquisition puisse détecter de manière précise les mouvements de l’utilisateur (ou, plus précisément, les mouvements des lunettes et de la télécommande mues par l’utilisateur). Au fur et à mesure des années, les besoins en mobilité des utilisateurs se sont accrus, notamment en ce qui concerne le lieu d’utilisation de la réalité virtuelle. Ainsi, la réalité virtuelle peut être utilisée pour faire visiter un bâtiment durant sa rénovation, pour valider l’implantation des éléments d’une cuisine, pour tester des flux logistiques dans un atelier, un entrepôt ou une usine, ou même pour valider le positionnement et l’accessibilité d’une pièce dans une machine. Avec le temps, les systèmes de projection en réalité virtuelle sont devenus nomades pour être positionnés en un lieu quelconque au sein duquel on reproduit virtuellement un autre lieu dont les plans ont été modélisés. Pour cela, l’appareil de vidéo-projection, l’appareil d’acquisition et l’ordinateur peuvent être positionnés dans un (ou plusieurs) contenant(s), par exemple une valise, ce qui permet leur transport simultané de manière aisée. Cependant, avant chaque utilisation, le temps d’installation et de calibration (également appelée configuration) du système s’avère long et fastidieux. En effet, l’installation comprend à minima les actions suivantes : - installation de l’appareil d’acquisition pour être positionné de sorte à capter l’ensemble des mouvements possibles de l’utilisateur dans un espace physique, - branchements et câblage du système en énergie et connexions informatiques avec l’ordinateur ; - création d’une ambiance lumineuse adaptée, et - réglage du système de projection en netteté et en positionnement de l’image sur le support d’affichage. Par ailleurs, une action d’installation d’un support de projection et d’une structure support de l’appareil de vidéo-projection peuvent également être nécessaires. De plus, lorsque l’appareil d’acquisition est installé, il doit être calibré pour acquérir des positions précises de la tête et de la main de l’utilisateur, puis être configuré pour mettre en relation son référentiel propre (référentiel d’acquisition) avec le référentiel de projection. Cela est notamment réalisé par la création et l’utilisation d’une matrice de passage. Cette configuration se fait par intégration de paramètres clés saisis dans le logiciel de projection. Ces paramètres comprennent notamment : - la largeur de l’image projetée ; - la hauteur de l’image projetée ; - la position de l’image par rapport à un référentiel de projection, et - la mise en corrélation du référentiel de projection avec le référentiel d’acquisition. Lorsque cette calibration/installation est terminée, le système de projection en réalité virtuelle est prêt pour offrir à l’utilisateur une immersion dans un environnement virtuel à taille réelle. Par ailleurs, le système peut comprendre plusieurs ordinateurs, ce qui engendre un temps de configuration, de connexion en réseau et de paramétrage considérable. Cette installation doit être faite pour chaque utilisation, ce qui peut se traduire par des temps d’installation et de calibration considérables pour l’appareil de vidéo-projection, et pour l’appareil d’acquisition. En effet, la mesure de la position des différents appareils les uns par rapport aux autres, la mesure de la taille de l’image à projeter, la saisie de tous les paramètres dans le logiciel de projection et la mise en corrélation des référentiels demande un temps important. En outre, la saisie des paramètres dans le logiciel de projection peut être source d’erreurs. De mauvaises mesures ou une mauvaise calibration peut conduire à une échelle autre que l’échelle 1:1 des données d’origine (ce qui ne correspond plus dans ce cas à ce qui est la définition de la réalité virtuelle qui implique une échelle 1:1). Il est alors nécessaire de recommencer tout ou partie du processus de calibration, ce qui réduit encore le temps d’exploitation du système de réalité virtuelle. L’invention a notamment pour objectif de palier les inconvénients de l’art antérieur. Plus précisément, l’invention a pour objectif de proposer un système nomade de projection en réalité virtuelle qui évite la nécessité de calibration pour chaque nouvelle installation. L’invention a également pour objectif de fournir un tel système qui soit simple d’installation. L’invention a en outre pour objectif de fournir un tel système qui soit simple de transport. Ces objectifs, ainsi que d’autres qui apparaîtront par la suite, sont atteints grâce à l’invention qui a pour objet un système nomade de projection en réalité virtuelle comprenant : - un contenant par rapport auquel est défini un premier point « zéro » d’un espace tridimensionnel de projection ; - un châssis logé dans le contenant ; - un appareil de vidéo-projection tridimensionnelle monté sur le châssis ; - un appareil d’acquisition des mouvements d’un utilisateur, par rapport auquel est défini un deuxième point « zéro » d’un espace tridimensionnel d’acquisition, - un ordinateur connecté à l’appareil d’acquisition et à l’appareil de vidéo-projection, l’ordinateur intégrant un logiciel de réalité virtuelle paramétré pour acquérir des informations provenant de l’appareil d’acquisition et faire évoluer des images à afficher par l’appareil de vidéo-projection en fonction des informations provenant de l’appareil d’acquisition, caractérisé en ce que le châssis comprend au moins un élément porteur portant l’appareil d’acquisition, chaque élément porteur étant mobile par rapport au contenant, et en ce que le système peut adopter : - une configuration de rangement dans laquelle chaque élément porteur et l’appareil d’acquisition sont logés dans le contenant, et - une configuration d’utilisation dans laquelle chaque élément porteur et l’appareil d’acquisition font saillie hors du contenant, le système incluant des moyens de positionnement de chaque élément porteur et de l’appareil de vidéo-projection dans la configuration d’utilisation pour adopter une position calibrée, et en ce que le logiciel intègre, pour la position calibrée de chaque élément porteur, une matrice de passage paramétrée pour transformer des coordonnées spatiales de l’espace tridimensionnel d’acquisition dans l’espace tridimensionnel de projection dans la configuration d’utilisation. Grâce à la position calibrée de chaque élément porteur, il n’est pas nécessaire de calibrer le système nomade de projection en réalité virtuelle à chaque nouvelle utilisation. En effet, la position relative des appareils, les uns par rapport aux autres, permet de s’affranchir d’une nouvelle étape de calcul de la matrice de passage. En d’autres termes, malgré un déplacement du système nomade de projection en réalité virtuelle d’un premier lieu d’utilisation à un deuxième lieu d’utilisation, le positionnement du système dans sa configuration d’utilisation permet de reproduire des conditions identiques pour chaque utilisation de sorte que le temps d’installation et de configuration est réduit. Ainsi, il n’est pas nécessaire de calibrer le système pour chaque nouvelle utilisation puisque la position du deuxième point zéro par rapport au premier point zéro est connue et identique pour chaque nouvelle utilisation, ainsi que la position relative de chaque élément du système les uns par rapport aux autres. Il en résulte une facilité d’exploitation du système nomade de projection en réalité virtuelle selon l’invention puisque la calibration n’est faite que pour la première utilisation et qu’elle est seulement reproduite pour chaque nouvelle utilisation. Cela réduit donc le temps d’installation nécessaire au système nomade de projection en réalité virtuelle pour une projection à l’échelle 1:1 dans un nouveau lieu d’utilisation. Par ailleurs, l’installation du système nomade de projection en réalité virtuelle selon l’invention s’avère rapide comparativement aux solutions existantes puisque seul le positionnement du système dans sa configuration d’utilisation est nécessaire, la calibration étant alors déjà réalisée. Au contraire, avec les solutions de l’art antérieur, où une calibration et un paramétrage sont nécessaires pour chaque nouvelle installation. Enfin, la configuration de rangement permet de rendre le système nomade de projection en réalité virtuelle selon l’invention facilement transportable puisque dans la configuration de rangement tous les éléments constituant le système selon l’invention sont logés dans le contenant. En variante, l’ordinateur est dissociable du système et peut être stocké dans un sac à dos et non dans le contenant. De préférence, la position calibrée est telle que le premier point « zéro » et le deuxième point « zéro » coïncident, la matrice de passage étant une matrice identité. L’utilisation d’une matrice identité permet de limiter les temps de calcul par l’ordinateur puisque la transformation des coordonnées spatiales de l’espace tridimensionnel d’acquisition dans l’espace tridimensionnel de projection sont simplifiées. Cela est obtenu par la superposition des deux référentiels. Dans ce cas, dans la configuration d’utilisation, l’appareil de vidéo-projection et l’appareil d’acquisition sont à une position prédéterminée et connue l’un de l’autre, cette position étant reproduite à l’identique lors de chaque utilisation. La coïncidence du premier point « zéro » avec le deuxième point « zéro » permet donc d’éviter une transformation des coordonnées spatiales de l’espace tridimensionnel d’acquisition dans l’espace tridimensionnel de projection dans la configuration d’utilisation. En d’autres termes, la position identique de chacun des appareils lors de chaque utilisation, et la corrélation du premier point « zéro » et du deuxième point « zéro »,permet de s’affranchir de la calibration du système lors de chaque nouvelle installation. En revanche, avec les solutions de l’art antérieur, il est nécessaire de calibrer, pour chaque nouvelle utilisation, l’espace tridimensionnel d’acquisition et l’espace tridimensionnel de projection, la matrice de passage permettant de mettre en corrélation ces deux espaces en créant un lien entre eux. Selon un mode de réalisation avantageux, les moyens de positionnement comprennent, pour chaque élément porteur : - une glissière solidaire du châssis et sur laquelle est montée à coulissement ledit élément porteur, - un repère de fin de course correspondant à la position calibrée. La glissière et le repère de fin de course permettent à un technicien de pouvoir positionner chaque élément porteur dans la position calibrée en configuration d’utilisation du système. En effet, la glissière permet de faire coulisser chaque élément porteur depuis une position à l’intérieur du contenant dans la configuration de rangement jusqu’à sa position calibrée, à l’extérieur du contenant, dans la configuration d’utilisation. En outre, le repère de fin de course permet de s’assurer du bon positionnement de chaque élément porteur, évitant ainsi un nouveau calibrage lors de chaque utilisation. En d’autres termes, lorsque l’utilisateur positionne chaque élément porteur grâce au repère de fin de course, il positionne le système dans sa configuration d’utilisation et s’assure de la possibilité d’utilisation directe, c’est-à-dire sans réglage préalable, ainsi que d’une restitution précise et réaliste de l’environnement virtuel par le système nomade de projection en réalité virtuelle. De préférence, l’appareil d’acquisition est monté à rotation sur chaque élément porteur par rapport à un axe de rotation horizontal par rapport à un plan sur lequel repose le système dans la configuration d’utilisation, ledit axe de rotation étant perpendiculaire à chaque élément porteur, le système comprenant également des moyens de fixation d’une inclinaison de l’appareil d’acquisition autour dudit axe de rotation dans une inclinaison correspondant à la position calibrée. La mise en rotation de l’appareil d’acquisition sur chaque élément porteur assure au système d’être convenablement orienté pour capter les mouvements du marqueur porté par l’utilisateur afin de permettre les déplacements de l’utilisateur dans le monde virtuel lors de l’utilisation, et de limiter l’encombrement de l’appareil d’acquisition dans la configuration de rangement. En outre, les moyens de fixation de l’inclinaison de l’appareil d’acquisition permettent de s’assurer que l’appareil d’acquisition est orienté de manière identique pour chaque utilisation. Cela, combiné à un repère d’inclinaison, permet de positionner le système dans sa configuration d’utilisation de manière aisée et, ainsi, de s’affranchir d’une nouvelle calibration lors de chaque nouvelle utilisation. En d’autres termes, cela participe à la rapidité d’installation du système nomade de projection en réalité virtuelle selon l’invention. Avantageusement, le système comprend également au moins un marqueur à porter par l’utilisateur, le marqueur étant détecté par l’appareil d’acquisition dans la configuration d’utilisation du système. Le ou les marqueurs permettent d’améliorer l’acquisition de la position de l’utilisateur par l’appareil d’acquisition. En effet, les marqueurs, qui sont généralement dans un matériau spécifique sont identifiés de manière précise par l’appareil d’acquisition. Préférentiellement, chaque élément porteur présente une extension articulée par rapport à l’élément porteur, l’extension pouvant adopter une position déployée dans laquelle elle prolonge l’élément porteur dans la configuration d’utilisation du système, pour positionner l’appareil de vidéo-projection par rapport à un support de projection. L’utilisation d’extensions permet de régler la distance entre l’appareil de vidéo projection tridimensionnelle et le support de projection de manière fine. En effet, grâce aux extensions la longueur de chaque élément porteur est déterminée une seule fois pour toutes les utilisations, ce qui permet de positionner de manière identique l’appareil de vidéo projection par rapport au support de projection lors de chaque utilisation. En outre, les extensions peuvent former des butoirs permettant d’éviter que l’appareil d’acquisition ne vienne heurter le support de projection qui, dans le cas d’un mur pourrait endommager l’appareil d’acquisition. Dans ce cas, l’extension de chaque élément porteur comprend avantageusement : - une première partie solidaire de l’élément porteur ; - une deuxième partie montée télescopique sur la première partie, - des moyens de réglage de la position de la deuxième partie par rapport à la première partie, - des moyens de maintien en position réglée de la position de la deuxième partie par rapport à la première partie. Une telle architecture permet notamment de compenser des écarts dus à la tolérance de montage/fabrication de l’appareil de vidéo projection tridimensionnelle. En effet, lorsqu’un appareil de vidéo projection tridimensionnelle est fabriqué, pour qu’il puisse être commercialisé, il doit présenter des caractéristiques de projection entrant dans une gamme de tolérance. Ainsi, par l’application de cette gamme de tolérance, il est fréquent que plusieurs appareils de vidéo projection tridimensionnelle d’une même production présentent des caractéristiques de projection différentes. Grâce à la première partie de l’extension et à la deuxième partie qui est montée télescopique sur la première partie, un défaut de l’appareil de vidéo-projection peut être compensé pour assurer une projection d’image optimale par le système selon l’invention. A titre d’exemple, un appareil de vidéo-projection projette selon une focale de projection. Par l’application des tolérances de fabrication, la focale de projection de l’appareil de vidéo-projection peut être différente d’une focale théorique. Ainsi, en réglant la longueur de chaque extension de manière appropriée et en maintenant la position réglée de la deuxième partie de chaque extension par rapport à la première partie, l’écart entre la focale de projection et la focale théorique de projection peut être compensé pour conserver une image ayant les dimensions désirées. Un avantage particulier réside dans le fait qu’il est possible de projeter une image d’une hauteur de 2,50m (hauteur fréquente des faux plafonds) pour tout type d’appareil de vidéo-projection après réglage, des extension (c’est-à-dire indépendamment de la focale de l’appareil de vidéo-projection). Par ailleurs, lorsqu’un appareil de vidéo-projection de type désaxé est utilisé (off-axis selon l’expression anglaise), une tolérance de désaxement peut également être compensée par le réglage des extensions, dans le but de conserver la hauteur souhaitée de l’image projetée. Préférentiellement, l’extension est montée à rotation sur l’élément porteur entre une position dite inactive dans laquelle elle est sensiblement perpendiculaire audit élément porteur et sa position déployée dans laquelle elle prolonge l’élément porteur. Le montage en rotation de l’extension sur l’élément porteur sur laquelle elle est montée permet de minimiser l’encombrement du système nomade de projection en réalité virtuelle dans sa configuration de rangement. En effet, lorsque l’extension est dans sa position dite inactive, et qu’elle est alors perpendiculaire à l’élément porteur sur laquelle elle est montée, elle réduit l’encombrement de l’élément porteur dans sa direction de mobilité le long de la glissière. Ainsi, lorsque l’élément porteur est logé dans le contenant, l’extension est également logée dans le contenant et ne fait donc pas saillie hors du contenant. L’encombrement en configuration de rangement du système nomade de projection en réalité virtuelle s’en trouve donc limité. Selon une forme de réalisation avantageuse, l’appareil de vidéo-projection est du type à projection désaxée. L’utilisation d’un appareil de vidéo projection de type à projection désaxée ayant une focale ultra courte (très grande image), permet de positionner l’appareil de vidéo projection relativement proche du support de projection et directement sur le sol tout en offrant une hauteur d’image assurant une grande immersion. Cela permet de limiter l’encombrement du système de projection dans sa configuration d’utilisation et de permettre à l’utilisateur de se déplacer sans risque de buter contre le contenant lorsqu’il évolue dans le monde virtuel, ou de cacher la projection avec son ombre s’il se place entre l’écran et l’appareil de vidéo-projection quand ce dernier n’est pas à focale ultra courte et doit alors être reculé de l’écran. En d’autres termes, grâce à la projection désaxée et a l’ultra courte focale, l’appareil de vidéo projection peut être positionné à proximité du support de projection offrant à l’utilisateur un vaste espace de déplacement et d’interactions dans le monde virtuel projeté, sans ombre, et en maximisant l’immersion. Avantageusement, le contenant présente des dimensions inférieures ou égales aux dimensions d’un bagage de type cabine. L’utilisation d’un contenant présentant des dimensions inférieures ou égales aux dimensions d’un bagage de type cabine permet de transporter aisément le système nomade de projection en réalité virtuelle par différents modes de transport tout en étant considéré comme bagage à main. Par ailleurs, l’utilisation d’un contenant aux dimensions d’un bagage cabine permet de limiter le poids de l’ensemble étant donné que l’espace libre est restreint. Ainsi, pour le transport en avion, le système nomade de projection en réalité virtuelle n’a pas à être placé dans la soute avec d’autres bagages qui pourraient l’endommager. D’autre part sa manipulation reste douce contrairement à la manipulation des bagages en sortie ou en entrée de soute. Cela permet également de s’affranchir des temps d’attente à l’embarquement et/ou débarquement. D’autres caractéristiques et avantages de l’invention apparaîtront plus clairement à la lecture de la description suivante d’un mode de réalisation préférentiel de l’invention, donné à titre d’exemple illustratif et non limitatif, et des dessins annexés parmi lesquels : La est une représentation schématique en perspective de dessus d’un système nomade de projection en réalité virtuelle, selon l’invention, durant son utilisation ; La est une représentation schématique de côté du système nomade de projection en réalité virtuelle, selon l’invention, durant son utilisation ; La est une vue en perspective de dessous d’un système nomade de projection en réalité virtuelle selon l’invention, La est une vue en perspective de dessus du système nomade de projection en réalité virtuelle selon l’invention ; La est une vue de dessus du système nomade de projection en réalité virtuelle selon l’invention, lors d’une phase d’installation ; La est une vue en perspective de dessus du système nomade de projection en réalité virtuelle selon l’invention, lors de la phase d’installation ; La est une vue de détail illustrant des moyens de connexion du système nomade de projection en réalité virtuelle selon l’invention ; La est une vue de dessus du système nomade de projection en réalité virtuelle selon l’invention, dans une configuration d’utilisation ; La est une vue en perspective de dessus du système de projection en réalité virtuelle selon l’invention, dans la configuration d’utilisation ; La est une vue de détails du système nomade de projection en réalité virtuelle selon l’invention, illustrant des moyens de fixation d’une inclinaison d’un appareil d’acquisition ; La illustre une paire de lunettes pourvue de marqueurs, du système nomade de projection en réalité virtuelle selon l’invention ; La est une vue en perspective d’une manette pourvue de marqueurs, du système nomade de projection en réalité virtuelle selon l’invention ; La est une vue éclatée en perspective de dessus illustrant les éléments du système nomade de projection en réalité virtuelle selon l’invention ; La est une vue en perspective de dessus d’un châssis du système nomade de projection en réalité virtuelle selon l’invention ; La est une vue de détail en perspective d’une extension d’un élément porteur du système nomade de projection en réalité virtuelle selon l’invention ; La est une représentation schématique illustrant la traduction de coordonnées de positionnement d’un utilisateur depuis un référentiel d’acquisition dans un référentiel de projection, pour un système nomade de projection en réalité virtuelle selon l’art antérieur, La est une représentation schématique illustrant la traduction de coordonnées de positionnement d’un utilisateur depuis un référentiel d’acquisition dans un référentiel de projection, pour un système nomade de projection en réalité virtuelle selon l’invention. La illustre un système 1 nomade de projection en réalité virtuelle dans une configuration d’utilisation. En référence aux figures 1 et 11 à 13, le système 1 comprend : - un contenant 10 ; - un châssis 20 logé dans le contenant 10 ; - un appareil de vidéo-projection 30 tridimensionnelle ; - un appareil d’acquisition 40 ; - un ordinateur 50 ; - au moins un marqueur 60 destiné à être porté par un utilisateur U. Plus particulièrement, l’appareil de vidéo-projection 30, l’appareil d’acquisition 40, l’ordinateur 50 sont destinés à être connectés les uns aux autres pour permettre la projection d’une image I sur un support de projection S tel qu’illustré sur la figure 1. L’image I projetée sur le support de projection S présente une hauteur H et une largeur L. Cette hauteur H et cette largeur L sont déterminées préalablement pour être reproduites lors de chaque utilisation du système 1. Selon un mode de réalisation avantageux, le haut de l’image I est situé à une hauteur de 2,50 m par rapport à un sol 100 sur lequel repose le système 1, et l’image a une largeur L 3,40 m environ et une hauteur H 1,90 m environ. A partir de ces mesures, il est possible de déterminer la hauteur du centre de l’image I par rapport au sol 100. Par ailleurs, tel que cela est illustré de manière schématique sur la , le contenant 10 est positionné à une distance D du support de projection S. Cette distance D est définie de manière précise pour être identique lors de chaque utilisation du système 1 tel qu’expliqué ci-après. Dans le mode de réalisation avantageux, la distance D est de 0,55 m. En référence à la , l’appareil de vidéo-projection 30 est du type à projection désaxée. En d’autres termes, le cône de projection CP présente des génératrices de longueur différentes. Plus particulièrement, les génératrices joignant l’appareil de vidéo-projection 30 au bas de l’image I projetée présentent une longueur inférieure à la longueur des génératrices joignant l’appareil de vidéo-projection 30 au haut de l’image I projetée. Un tel appareil de vidéo-projection permet de conserver une image rectangulaire non déformée sur un support de projection, tout en positionnant l’appareil de vidéo-projection 30 sur le sol 100. Un tel appareil est couramment désigné par l’expression anglo-saxonne « Off-Axis ». Toujours en référence à la , le système 1 définit virtuellement un premier point « zéro » P1 et un deuxième point « zéro » P2. Plus exactement, le premier point zéro P1 est défini par rapport au contenant 10 et le deuxième point zéro P2 est défini par rapport à l’appareil d’acquisition 40. Le premier point zéro P1 est la référence d’un espace tridimensionnel de projection et le deuxième point zéro P2 est la référence d’un espace tridimensionnel d’acquisition. Toujours en référence à la , le premier point zéro P1 et le deuxième point zéro P2 sont distincts l’un de l’autre. Afin de permettre une utilisation optimale du système 1 et notamment un déplacement de l’utilisateur U dans un environnement virtuel offrant une immersion à l’échelle 1:1 créé à l’aide du système 1, le premier point zéro P1 et le deuxième point zéro P2 doivent être numériquement corrélés. Par cette corrélation, les mouvements de l’utilisateur U captés par l’appareil d’acquisition 40 permettent, via le logiciel de projection intégré dans l’ordinateur 50, une projection en temps réel et à l’échelle 1:1 de l’image I pour créer l’univers virtuel souhaité. Pour cela, l’utilisateur U doit être équipé d’au moins un marqueur 60, illustré sur les figures 11 et 12, qui permette au système 1 de pouvoir reconstituer les déplacements physiques de l’utilisateur U. Pour permettre la captation de mouvements par l’appareil d’acquisition 40, l’utilisateur U est équipé d’une paire de lunettes 61 portant au moins un marqueur 60 et d’une télécommande 62 portant également au moins un marqueur 60 ( ). Plus particulièrement, tel qu’on le voit sur les figures 11 et 12, les lunettes 61 comprennent, selon le mode de réalisation illustré, six marqueurs 60 et la télécommande 62 comprend quatre marqueurs 60. Les marqueurs sont identifiés par le système 1 et plus particulièrement par l’appareil d’acquisition 40. Le système 1 comprend également boîtier 63 solidaire du châssis 20 et connecté à l’ordinateur 50 qui permet de coupler l’appareil de vidéo-projection 30 (qui émet un signal de synchronisation) avec les lunettes 61. L’ordinateur 50 calcule ainsi la position de la tête (à l’aide des lunettes 61) et de la main (à l’aide de la télécommande 62) de l’utilisateur U par rapport au deuxième point zéro P2 pour modifier l’affichage des images I en temps réel. Comme illustré sur la , l’appareil d’acquisition 40 est tourné en direction de l’utilisateur U pour permettre de capter les déplacements des différents marqueurs 60 dans l’espace d’acquisition. Les positions captées sont communiquées à l’ordinateur 50 pour calculer, en fonction de la position de l’utilisateur, la perspective de l’image I projetée sur le support de projection S en temps réel. Plus particulièrement, tel que cela est illustré sur la , le logiciel contenu dans l’ordinateur 50 transforme, à l’aide d’une matrice de passage MP les coordonnées de position de l’utilisateur U, captées par rapport au deuxième point zéro P2 dans l’espace tridimensionnel d’acquisition, en des coordonnées de l’espace tridimensionnel de projection, c’est-à-dire par rapport au premier point zéro P1. L’utilisation de cette matrice de passage est largement répandue dans les solutions de l’art antérieur. Le système 1 selon l’invention permet de s’affranchir de l’utilisation de la matrice de passage MP pour simplifier et augmenter la rapidité d’installation du système 1 et offrir une meilleure expérience à l’utilisateur U. A tout le moins, le système selon l’invention permet de définir la matrice de passage comme étant une matrice identité MI. Une telle matrice identité MI signifie que les coordonnées de position de l’utilisateur U, captées par rapport au deuxième point zéro P2 dans l’espace tridimensionnel d’acquisition, sont identiques dans l’espace tridimensionnel de projection, c’est-à-dire par rapport au premier point zéro P1. En d’autres termes, la matrice de passage MP est remplacée par une matrice identité MI, ce qui permet de simplifier le traitement des données et d’augmenter la rapidité d’installation du système 1. L’appareil d’acquisition 40 intègre au moins deux capteurs 41 qui définissent un cône d’acquisition CA (visible sur la ) dans lesquels évoluent les marqueurs 60 portés par l’utilisateur U. Comme évoqué précédemment, ces deux capteurs 41 sont orientés en direction de l’utilisateur U. Afin de permettre une utilisation en plusieurs lieux du système 1 nomade de vidéo projection en réalité virtuelle, et notamment de faciliter son installation, le système 1 doit pouvoir être positionné dans une configuration d’utilisation identique pour chaque utilisation, tel qu’expliqué ci-après. Cette configuration d’utilisation est notamment définie par la distance D de l’appareil de vidéo-projection 30, et donc du contenant 10, par rapport au support de projection S de sorte à obtenir une image I projetée présentant la hauteur H et la largeur L prédéfinies. Plus particulièrement, la distance D correspond à la localisation du premier point zéro P1 par rapport au support de projection S. Pour cela, le système 1 comprend également au moins un élément porteur 70 duquel est solidaire l’appareil d’acquisition 40. Ainsi, dans la configuration d’utilisation, l’appareil d’acquisition 40 est situé hors du contenant 10. Cela a pour effet de maximiser la taille du cône d’acquisition CA sans gêner la projection de l’image I, par exemple en générant une ombre sur l’image I projetée. Tel que détaillé ci-après, le système 1 comprend deux éléments porteurs 70 desquels l’appareil d’acquisition 40 est solidaire. Chaque élément porteur 50 est mobile par rapport au contenant 10 pour déplacer l’appareil d’acquisition par rapport au contenant 10. En référence aux figures 3 et 4, le contenant 10 comprend : - une caisse 11 ; - un couvercle 12 ; - des roues 13 ; - une anse 14 ; - et des moyens de verrouillage 15. Le contenant 10 comprend également une poignée télescopique intégrée (non visible sur les figures), intégrée à la caisse 11 pour faciliter la préhension et le déplacement de la caisse 11. Selon le mode de réalisation illustré sur les figures 3 et 4, le contenant 10 présente des dimensions inférieures ou égales aux dimensions d’un bagage de type cabine. Cela permet de faciliter le transport du système 1 et notamment de l’embarquer en tant que bagage à main dans un avion. En outre, le système 1 présente également un poids contenu, au plus égal au poids total maximal autorisé pour un bagage de type à main. A titre indicatif et non limitatif, le poids du système 1 est de 16 kg environ. Le couvercle 12 est escamotable par rapport à la caisse 11. Pour permettre le maintien du couvercle 12 sur la caisse 11 et définir entre eux un volume de rangement, les moyens de verrouillage 15 sont utilisés. Les moyens de verrouillage 15 comprennent, de manière classique, un crochet et une boucle mobile par rapport au crochet, la boucle venant en prise avec le crochet pour maintenir le couvercle 12 sur la caisse 11. Un verrou peut également être prévu pour maintenir en prise la boucle sur le crochet. Les roues 13 sont avantageusement amovibles et peuvent être fixées à la caisse 11 par des attaches rapides. En variante non représentée, les roues 13 sont inamovibles et des cales sont utilisées pour positionner horizontalement le système 1. En configuration d’utilisation, l’ordinateur 50 est connecté à l’appareil d’acquisition 40 et à l’appareil de vidéo-projection 30, et est paramétré pour acquérir des informations provenant de l’appareil d’acquisition 40 et calculer les images I à projeter sur le support de projection S par l’appareil de vidéo-projection 30 en fonction du point de vue et des déplacements de l’utilisateur U. En référence aux figures 5, 6 et 7, le système 1 est dans une configuration de rangement dans laquelle chaque élément porteur 70 et l’appareil d’acquisition 40 sont logés dans le contenant 10. A l’inverse, en référence aux figures 8, 9 et 10, le système 1 est dans une configuration d’utilisation dans laquelle chaque élément porteur 70 et l’appareil d’acquisition 40 font saillie hors du contenant 10. Tel qu’on le voit sur la notamment, le système 1 comprend des moyens de positionnement de chaque élément porteur 70 dans la configuration d’utilisation. Dans la configuration d’utilisation, chaque élément porteur 70 est dans une position calibrée selon laquelle le premier point zéro P1 et le deuxième point zéro P2 coïncident. En référence à la , les moyens de positionnement comprennent, pour chaque élément porteur 70 : - un dispositif de déploiement solidaire du châssis 20, et sur laquelle est monté à coulissement ledit élément porteur 70, - un repère de fin de course correspondant à la position calibrée. En l’espèce, le dispositif de déploiement est une glissière 24. La glissière porte avantageusement moyens de verrouillage en butée sortie, connus en eux-mêmes. En référence aux figures 9 et 10, l’appareil d’acquisition 40 est monté à rotation sur chaque élément porteur 70. Plus précisément, l’appareil d’acquisition 40 est monté à rotation sur chaque élément porteur 70 par rapport à un axe de rotation A horizontal par rapport à un plan sur lequel repose le système 1 dans sa configuration d’utilisation. En référence aux figures 1 et 2, le plan sur lequel repose le système 1 dans la configuration d’utilisation est le sol 100. L’axe de rotation A est, tel qu’illustré sur les figures 9 et 10, perpendiculaire à chaque élément porteur 70. Le système 1 comprend également des moyens de fixation 42 d’une inclinaison de l’appareil d’acquisition 40 autour de l’axe de rotation A dans une inclinaison correspondant à la position calibrée. L’inclinaison de l’appareil d’acquisition 40 est comprise dans une gamme de valeur d’inclinaison permettant la capture des mouvements de la tête et de la main d’un utilisateur. Selon le mode de réalisation avantageux, l’appareil d’acquisition 40 est incliné à 50° par rapport à chacun des éléments porteurs 70. En référence à la , ou à la , les moyens de fixation 42 comprennent un levier 421 permettant de bloquer sur une oreille 71 portée par l’élément porteur 70 l’appareil d’acquisition 40. Selon une forme de réalisation avantageuse, le levier 421 forme une butée mécanique (tel qu’un doigt d’indexage) avec moyens de rappel en position de blocage. Ainsi, en l’absence de toute sollicitation du levier 421, celui-ci bloque en rotation l’appareil d’acquisition sur l’oreille 71. Plus particulièrement, tel qu’on le voit sur les figures 9 et 10, chaque élément porteur 70 présente une oreille 71 sur laquelle est monté à rotation l’appareil d’acquisition 40. L’oreille 71 est située à une extrémité distale opposée au contenant 10 sur l’élément porteur 70. En actionnant le levier 421 dans un premier sens (par exemple en le tirant), le blocage de l’appareil d’acquisition 40 sur l’oreille 71 est relâché (le doigt d’indexage est par exemple ressorti d’une cavité présentée par l’oreille 71), permettant de faire pivoter l’appareil d’acquisition 40 par rapport à l’élément porteur 70, autour de l’axe de rotation A. En revanche, l’actionnement du levier 421 dans un deuxième sens opposé au premier sens (en le poussant ou en le relâchant et à l’aide des moyens de rappel en position de blocage) provoque le blocage de l’appareil d’acquisition 40 sur l’oreille 71 et donc son immobilisation en inclinaison par rapport à l’élément porteur 70. Tel que cela est illustré sur les figures 8 et 9, le châssis 20 comprend deux éléments porteurs 70 à l’extrémité desquels est monté l’appareil d’acquisition 40. Les éléments porteurs 70 coopèrent avec les glissières 24 pour pouvoir passer d’une position ployée correspondant à la configuration de rangement dans laquelle les éléments porteurs 70 sont reçus dans le contenant 10, et plus particulièrement dans la caisse 11 du contenant 10, à une position déployée correspondant à la configuration d’utilisation dans laquelle les éléments porteurs 70 font au moins partiellement saillie du contenant 10 et notamment de la caisse 11. En référence aux figures 5 et 6, dans la configuration de rangement, les deux éléments porteurs 70 s’étendent de part et d’autre de l’appareil de vidéo-projection 30. En d’autres termes, les éléments porteurs 70 encadrent l’appareil de vidéo-projection 30. En référence aux figures 8, 9 et 15, chaque élément porteur 70 présente une extension 90 articulée par rapport à l’élément porteur 70. L’extension 90 est articulée à rotation par rapport à l’élément porteur 70 et peut adopter une position déployée dans laquelle elle prolonge l’élément porteur 70 dans la configuration d’utilisation du système 1, pour positionner l’appareil de vidéo-projection 30 par rapport au support de projection S, et une position inactive dans laquelle l’extension 90 est sensiblement perpendiculaire à l’élément porteur 70. Chaque extension 90 peut également adopter une position ployée dans laquelle elle s’étend sensiblement perpendiculairement à l’élément porteur 70. Autrement dit, dans sa position ployée, chaque extension 90 s’étend sensiblement parallèlement à l’appareil d’acquisition 40. Cette position ployée est notamment utilisée dans la configuration de rangement pour que les extensions 90 soient inclues dans la caisse 11 et ne fassent pas saillie du contenant 10, tel que cela est visible sur la . En référence à la , chaque extension 90 comprend : - une première partie 91 solidaire de l’élément porteur 70 ; - une deuxième partie 92 montée sur la première partie 91 ; - des moyens de réglage 93 de la position de la deuxième partie par rapport à la première partie 91, - des moyens de maintien en position réglée 94 de la position de la deuxième partie 92 par rapport à la première partie 91. Les moyens de réglage 93 sont formés à la fois par la première partie 91 et la deuxième partie 92. Plus précisément, la deuxième partie 92 présente une encoche de réception au moins partielle de la première partie 91. La deuxième partie et la première partie 91 sont ainsi télescopiques l’une par rapport à l’autre. Ainsi, pour modifier la position de la deuxième partie 92 par rapport à la première partie 91, il suffit de faire coulisser l’une par rapport à l’autre la première partie 91 et la deuxième partie 92. Les moyens de maintien 94 sont formés par : - une lumière 941 présentée par l’une des deux parties ; - une vis 942 ; - et un trou taraudé 943 présenté par l’autre des deux parties. Plus précisément, la lumière 941 est réalisée dans la deuxième partie de l’extension 90 et le trou taraudé 943 est réalisé dans la première partie 91 de l’extension 90. Tel qu’illustré sur la , le trou taraudé 943 débouche dans la lumière 941. Pour maintenir en position la deuxième partie 92 relativement à la première partie 91, la vis 942 est insérée au travers de la lumière 941 pour venir en prise hélicoïdale avec le trou taraudé 943. Lorsque la vis est serrée dans le trou taraudé 943, elle bloque alors, par serrage, le coulissement de la deuxième partie 92 par rapport à la première partie 91. Dès lors, la longueur de l’extension 90 est réglée et maintenue réglée. Les deux extensions, telles qu’illustrées sur les figures 9 et 8, permettent d’orienter correctement l’appareil de vidéo-projection par rapport au support de projection S tel qu’expliqué ci-après. En effet, une telle architecture permet notamment de compenser la tolérance de l’appareil de vidéo-projection 30. Comme expliqué précédemment, lorsqu’un appareil de vidéo projection 30 est fabriqué, il doit présenter des caractéristiques de projection entrant dans une gamme de tolérance afin d’être commercialisé. Ainsi, par l’application de cette gamme de tolérance, il est fréquent que plusieurs appareils de vidéo projection d’une même production présentent des caractéristiques de projection différentes, notamment en ce qui concerne la focale. A titre d’exemple, la tolérance admise pour permettre la commercialisation d’un appareil de vidéo-projection 30 peut être de l’ordre de +/- 5 % par rapport une focale théorique. Grâce à la première partie 91 de l’extension et à la deuxième partie 92 qui est montée télescopique sur la première partie 91, la tolérance de l’appareil de vidéo-projection 30 peut être corrigée. Par l’application des tolérances de fabrication, la focale de projection de l’appareil de vidéo-projection peut être décalée par rapport à une focale théorique. Ainsi, en réglant la longueur de chaque extension 90 de manière appropriée et en maintenant la position réglée de la deuxième partie 92 de chaque extension 90 par rapport à la première partie 91, l’écart entre la focale de projection et la focale théorique peut être compensée pour conserver une taille d’image ayant les dimensions désirées. En outre, l’orientation et un potentiel désaxement de la direction de projection peuvent également être compensés. Ainsi, en adaptant la taille des extensions par rapport à la focale de projection, le système 1 conserve et réplique une taille d’images projetées I sur le support de projection S, ayant les dimensions désirées. En référence aux figures 13 et 14, le châssis 20 comprend un plateau 21 et deux armatures 22 situées chacune de part et d’autre du plateau 21. Le plateau 21 permet de fixer l’appareil de vidéo-projection 30 ainsi qu’une multitude d’appareils communicants permettant notamment de réaliser du traitement d’image mais également de réaliser la connexion entre les différents appareils. Dans le but de protéger l’appareil de vidéo-projection 30 et l’appareil d’acquisition 40 lors du transport du système 1, le plateau 21 porte des éléments d’amortissement 211 tel qu’illustré sur la . Ces éléments d’amortissement 211 prennent par exemple la forme de bloc de caoutchouc destinés à absorber les chocs et les vibrations subis par le système 1 lors de son transport. En outre, le châssis 20 porte des moyens de connexion 23 permettant de relier électriquement et en communication les différents composants du système 1 entre eux, notamment l’ordinateur 50, l’appareil de vidéo-projection 30 et l’appareil d’acquisition 40. Les moyens de connexion 23 permettent, à partir d’une fiche d’alimentation générale 231, d’alimenter chacun de l’appareil de vidéo-projection 30, de l’appareil d’acquisition 40 et de l’ordinateur 50. En effet, à partir d’une unique prise électrique, cela permet d’alimenter l’intégralité du système 1 et donc de rendre celui-ci plus compact notamment pour en faciliter son transport. Préalablement à la première utilisation, le système 1 est calibré en atelier. Pour cela, le système 1 est positionné par rapport à un support de projection S de sorte à obtenir une image I affichée présentant une largeur L et une hauteur H souhaitées (par exemple une hauteur d’environ 2,50m). Lorsque la taille de l’image I est correctement dimensionnée, les extensions 90 des éléments porteurs 70 sont réglés en longueur de sorte à définir la distance D calibrée du premier point zéro P1 par rapport au support de projection S. L’appareil d’acquisition 40 est alors pivoté autour de l’axe de rotation A et définir une zone de captation de mouvement d’un utilisateur U. La position de l’appareil d’acquisition 40 est alors marquée à l’aide d’un repère et bloquée par les moyens de fixation de l’inclinaison 42. Le repère est par exemple une butée physique agissant à la fois sur l’appareil d’acquisition 40 et sur les oreilles 71 des éléments porteurs 70. Ainsi, en positionnant ou en repositionnant l’appareil d’acquisition 40, le repère permettra de positionner de manière identique pour chaque utilisation l’appareil d’acquisition 40 par rapport au deuxième point zéro P2. Lorsque la position de l’appareil d’acquisition 40 et la distance D sont déterminées, l’ordinateur 50, à l’aide du logiciel de projection, met en correspondance le premier point zéro P1 et le deuxième point zéro P2 via la matrice de passage MP, de sorte à faire correspondre par le logiciel de projection les mouvements de l’utilisateur U avec un déplacement dans l’espace virtuel projeté par l’appareil de projection 30. Ainsi, le premier point zéro P1 et le deuxième point zéro P2 étant confondus de manière informatique et physique, le calcul de la matrice de passage MP se trouve simplifié et la matrice de passage MP devient une matrice identité MI. Lorsque le système 1 est calibré, le système 1 peut être positionné dans sa configuration de rangement afin d’être transporté sur un lieu d’utilisation et retrouver sa calibration de manière automatique lors de l’installation. Pour utiliser le système 1 selon l’invention, un technicien procède comme suit. Dans un premier temps, le technicien retire les roues 13, positionne le système 1 dans sa configuration d’utilisation, sur le sol 100, dans laquelle les éléments porteurs 70 font saillie hors du contenant 10 pour positionner l’appareil d’acquisition 40 hors du contenant 10. Le technicien positionne alors les extensions 90 dans leur position déployée puis vient faire buter les deux extensions 90 contre le support de projection S, ce qui permet de positionner, par rapport au support de projection S, le premier point zéro P1 à la distance D telle que calibrée. En conséquence, les dimensions en largeur L et hauteur H sont identiques à celle de la calibration, ce qui permettra d’obtenir une projection virtuelle à l’échelle 1:1 pour l’utilisateur. Le technicien positionne ensuite en inclinaison l’appareil d’acquisition 40, à l’aide de chaque repère, et bloque, lorsque celui-ci est en butée, l’appareil d’acquisition 40 par les moyens de fixation 42. Cela a pour effet de repositionner de manière rapide et certaine le premier point zéro P1 en coïncidence avec le deuxième point zéro P2. Le technicien réalise ensuite la connexion entre l’appareil de projection 30, l’appareil d’acquisition 40 et l’ordinateur 50 par les moyens de connexion 23 du châssis 20. Le technicien peut ensuite brancher le système 1 à une prise de courant, de sorte à alimenter l’ensemble du système 1. Le technicien peut alors allumer l’appareil de vidéo-projection 30, l’appareil d’acquisition 40 et l’ordinateur 50 pour établir entre eux une liaison numérique. Le technicien peut alors démarrer le logiciel de réalité virtuelle présent sur l’ordinateur 50 pour permettre de projeter sur le support de projection S des images I créant un univers virtuel à l’échelle 1:1 dans lequel l’utilisateur U peut évoluer grâce aux lunettes 61 et à la télécommande 62. Le technicien équipe alors l’utilisateur U des lunettes 61 et de la télécommande 72 qui portent les marqueurs 70. Système (1) nomade de projection en réalité virtuelle comprenant : - un contenant (10) par rapport auquel est défini un premier point « zéro » (P1) d’un espace tridimensionnel de projection ; - un châssis (20) logé dans le contenant (10) ; - un appareil de vidéo-projection (30) tridimensionnelle monté sur le châssis (20) ; - un appareil d’acquisition (40) des mouvements d’un utilisateur (U), par rapport auquel est défini un deuxième point « zéro » (P2) d’un espace tridimensionnel d’acquisition, - un ordinateur (50) connecté à l’appareil d’acquisition (40) et à l’appareil de vidéo-projection (30), l’ordinateur (50) intégrant un logiciel de réalité virtuelle paramétré pour acquérir des informations provenant de l’appareil d’acquisition (40) et faire évoluer des images (I) à afficher par l’appareil de vidéo-projection (30) en fonction des informations provenant de l’appareil d’acquisition (40), caractérisé en ce que le châssis (20) comprend au moins un élément porteur (70) portant l’appareil d’acquisition (40), chaque élément porteur (70) étant mobile par rapport au contenant (10), et en ce que le système (1) peut adopter : - une configuration de rangement dans laquelle chaque élément porteur (70) et l’appareil d’acquisition (40) sont logés dans le contenant (10), et - une configuration d’utilisation dans laquelle chaque élément porteur (70) et l’appareil d’acquisition (40) font saillie hors du contenant (10), le système (1) incluant des moyens de positionnement de chaque élément porteur (70) dans la configuration d’utilisation pour adopter une position calibrée, et en ce que le logiciel intègre, pour la position calibrée des de chaque élément porteur (70), une matrice de passage (MP) paramétrée pour transformer des coordonnées spatiales de l’espace tridimensionnel d’acquisition dans l’espace tridimensionnel de projection dans la configuration d’utilisation. Système (1) selon la revendication 1, caractérisé en ce que la position calibrée est telle que le premier point « zéro » (P1) et le deuxième point « zéro » (P2) coïncident, la matrice de passage (MP) étant une matrice identité (MI). Système (1) selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé en ce que les moyens de positionnement comprennent, pour chaque élément porteur (70) : - une glissière (24) solidaire du châssis (20) et sur laquelle est montée à coulissement ledit élément porteur (70), - un repère de fin de course correspondant à la position calibrée. Système (1) selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l’appareil d’acquisition (40) est monté à rotation sur chaque élément porteur (70) par rapport à un axe de rotation (A) horizontal par rapport à un plan sur lequel repose le système (1) dans la configuration d’utilisation, ledit axe de rotation (A) étant perpendiculaire à chaque élément porteur (70), le système (1) comprenant également des moyens de fixation (42) d’une inclinaison de l’appareil d’acquisition (40) autour dudit axe de rotation (A) dans une inclinaison correspondant à la position calibrée. Système (1) selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu’il comprend également au moins un marqueur (60) à porter par l’utilisateur (U), le marqueur (60) étant détecté par l’appareil d’acquisition (40) dans la configuration d’utilisation du système (1). Système (1) selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que chaque élément porteur (70) présente une extension (90) articulée par rapport à l’élément porteur (70), l’extension (90) pouvant adopter une position déployée dans laquelle elle prolonge l’élément porteur (70) dans la configuration d’utilisation du système (1), pour positionner l’appareil de vidéo-projection (30) par rapport à un support de projection (S). Système (1) selon la revendication précédente, caractérisé en ce que l’extension (90) de chaque élément porteur (70) comprend : - une première partie (91) solidaire de l’élément porteur (70) ; - une deuxième partie (92) montée télescopique sur la première partie (91), - des moyens de réglage (93) de la position de la deuxième partie (92) par rapport à la première partie (91), - des moyens de maintien (94) en position réglée de la position de la deuxième partie (92) par rapport à la première partie (91). Système (1) selon l'une quelconque des revendications 6 et 7, caractérisé en ce que l’extension (90) est montée à rotation sur l’élément porteur (70) entre une première position dite inactive dans laquelle elle est sensiblement perpendiculaire audit élément porteur (70) et sa position déployée dans laquelle elle prolonge l’élément porteur (70). Système (1) selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l’appareil de vidéo-projection (30) est du type à projection désaxée. Système (1) selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le contenant (10) présente des dimensions inférieures ou égales aux dimensions d’un bagage de type cabine.