la présente invention concerne un appareil de manutention, de dépose et de reprise d'un conteneur, plus particulièrement destiné, à titre d'exemple, à la mise en place et à la reprise de charges sur des planchers situés au-dessus du sol, et notamment sur des planchers ou des coffres de véhicules. Elle trouve une application particulièrement efficace pour le transfert de paniers de marchandises dans le coffre d'une voiture automobile, ou encore pour le transfert dans un véhicule d'une civière ou dtun fauteuil de malade ou de personne handicapée. Les magasins modernes à grande surface mettent généralement à la disposition de leur clientèle des chariots de manutention comportant un panier pour recevoir les marchandises achetées, et ce chariot peut titre amené sur le parc de stationnement où les usagers garent leur voiture. Le transfert des marchandises oblige alors à reprendre un à un tous les colis du chariot vers le coffre de la voiture, et une opération inverse doit être ensuite réalisée au domicile de l'usager pour décharger le coffre de la voiture. Il s'agit--là de manoeuvres à la fois fastidieuses et pénibles, particulièrement pour des personnes handicapées ou de faible constitution0 le véhicule automobile d1une part, et le chariot de manutention d'autre part sont de précieux auxiliaires pour éviter de pénibles efforts physiques à de telles personnes, mais les manutentions intermédiaires restent une difficulté qui peut leur rendre impossible la fréquentation de ces magasins. De mOrne de nombreuses personnes gravement handicapées des membres inférieurs ont retrouvé une certaine autonomie grâce à des fauteuils roulants et à des véhicules automobiles spécialement aménagé s. Mais ils leur est souvent impossible de se transférer d'eux-mdmes du fauteuil à la voiture et d'y transférer le fauteuil ou inversement; une aide extérieure leur est alors indispensable si--bien que leur autonomie n'est plus réelle. Lt invention a pour objet de permettre des transbordements manuels faciles, sans rupture de charge et avec un seul opérateur, pour des charges utiles pouvant outre supérieures au poids de I'opé- rateur. Elle a également pour objet de permettre à une personne handicapée de s'installer par elle-même dans une automobile, avec son fauteuil roulant. l'invention s'applique à un dispositif pour la manutention d'un conteneur, et sa dépose ou reprise sur des supports surélevés par rapport au sol et par exemple disposés à l'intérieur du coffre ou de l'habitacle d'un véhicule. Belon l'invention le conteneur comporte d'une part des appuis latéraux longitudinaux conjugués avec des glissières solidaires des supports et disposés longitudinalement dans le sens de pénétration ou de sortie, et d'autre part des appuis creux latéraux longitudinaux ; le dispositif comporte en outre un chariot support mobile en forme générale de C dont les branches inférieures horizontales portent les organes de roulement disposés de façon à pouvoir passer entre les supports et le sol, les branches supérieures cons tuant des bras de section conjuguée avec celle des appuis creux latéraux du conteneur, avec un fable jeu transversal et un jeu vertical important de façon à permettre nn mouvement relatif vertical entre le chariot mobile et le conteneur. l'invention va maintenant être décrite avec plus de détails en se référant à un mode de réalisation particulier donné à titre d'exemple et représenté par les dessins annexés Les dessins concernent l'application à un chariot du genre de ceux utilisés dans les magasins à grande surface, et à son chargement dans le coffre alune voiture automobile. La figure 1 donne une vue en coupe simplifiée du coffre de la voiture, avec le chariot et son conteneur engagés à l'inté- rieur du coffre et représentés en élévation latérale. La figure 2 est une vue arrière de l'ensemble du chariot selon Il-Il de la figure 1. La figure 3 est une coupe partielle selon III-III de la figure 1. La figure 4 est une figure homologue à la figure 3 mais dans le cas ou le conteneur est définitivement à sa place dans le coffre du véhicule. La figure 5, homologue à la figure 1, en représente une variante de réalisation. le chariot dans son ensemble est constitué par un châssis mobile proprement dit supportant un conteneur, ce conteneur étant ici le panier dans lequel lsusager dispose les marchandises au fur et à mesure qu'il les prélève dans les rayons du magasin. le châssis mobile support du conteneur est constitue par deux éléments indé pendants identiques ou symétriques 1, en forme générale de C, avec une branche inférieure 2 formant chariot de roulement grâce aux roulettes pivotantes 3, à un niveau permettant de passer sous la carosserie de la voiture.La branche verticale est ici tdles- copique en deux parties 4 et 5 s'emboîtant l'une dans l'autre pour permettre un réglage en hauteur; les moyens de réglage en hauteur et de blocage en position peuvent titre de tout type usuel, comme par exemple un blocage à vis de serrage ou plus simplement un sys- thème à crans et goupilles. La partie supérieure 5 porte un bras horizontal 7 à section rectangilaire. D'autre part le conteneur ou panier 9, en forme de caisse creuse, à parois pleines ou à claire-voie, porte deux joues laté- rales 10 en forme générale de Z dont la branche supérieure Il prd- sente une légère pente longitudinale. également de chaque côté, chaque joue 10 est solidaire d'un tubes section rectangulaire 12 de largeur intérieure légèrement supérieure à l'épaisseur des bras 7, mais de hauteur intérieure largement supérieure à celle des bras. Dans sa disposition telle que représentée par les figures 1 et 2, pour utilisation normale du chariot dans le magasin, les bras 7 de chaque demi-chftssis 1 sont engagés dans les deux tubes 12, et supportent le panier 9. la forme des bras 7 et le jeu minimal transversal dans le tube 12 solidarisent les deux demi-châssis 1 avec le panier de telle sorte que l'ensemble est transportable globalement, exactement comme un chariot usuel utilisé dans de tels magasins. Par sécurité un encliquetage, non représenté, est prévu pour niaintenir le panier sur les bras. Par ailleurs les parois latérales du coffre de la voiture, ou un support spécial reposant sur le plancher, soutiennent deux glissières latérales 13 présentant une pente longitudinale correspondant à celle de la branche 11 des joues tO. Pour le chargement du panier dans le coffre, l'ensemble du chariot est tout d'abord amené dans l'ouverture du coffre corme représenté à la figure 1. Dans cette position le panier 9 soutenu par les bras 7 du chariot vient en approche des glissières 13 par l'intermédiaire des ailes 11 des joues 10. Dans cette position il suffit alors de libérer l'encliquetage du panier sur les bras et de pousser le panier sur les glissières 13 de façon à l'enfoncer plus profondément dans le coffre. Ceci ne nécessite pas un effort important en raison de la faible pente des glissières 13; et bien entendu ce glissement sur les glissières 13 peut être amélioré par des billes ou roulettes usuelles, qui pour cela n'ont pas été repré- sentées sur les dessins.On pourra aussi pour faciliter la péné- tration du panier 9 dans le coffre prendre appui de réaction sur le véhicule ou sur les montants 1 du chariot mobile, à condition bien entendu d'avoir au préalable bloqué les roulettes 3 de roulement du chariot Un tel dispositif de blocage est également tout à fait usuel et 'a pas été représenté sur les dessins. Lorsque le panier 9 a pénétré suffisaalment profondément dans le coffre, comme représenté en traits mixtes sur la figure 1, il est bloqué dans cette position extrême avancée par un dispositif de-blocage qui peut titre de tout type usuel connu, et par exemple par un simple goupillage formant butée ou par un encliquetage se produi- sant autematiquement à une position donnée. Ici encore ce dispositif étant tout à fait usuel n'a pas été repré- senté sur le dessin simplifié. Le panier 9 étant ainsi définitivement solidarisé avec le coffre de la voiture, il ne repose plus sur les bras 7 qui sont li- bres dams le tube 12 comme on le voit sur la figure 4. Il est alors facile, après éventuellement déblocage des roues 5, de reculer cas cun des éléments du châssis mobile 1, par exemple pour les ranger à leur tour dans le coffre de la voiture. L'opération inverse de reprise du panier dans le coffre s'effectue évidemment en engageant d'abord le bras 7 de chaque demichâssis 1 dans l'un des tubes latéraux 12, en l'engageant le plus loin possible. après déblocage du système de butée, ce qui pourrait titre facilement commandé par l'introduction même des bras 7 dans les tubes 12, le panier peut ttre reculé et par conséquent légèrement descendu jusqu'à ce qu'il vienne prendre appui sur les bras 7, retreu- Tant la position représentée à la figure 3. Dès lors il devient pos- sible de reculer Il ensemble globalement, et le panier 9 vient en appui complet sur les bras 7, et rétablit à ce moment la la liaison entre les deui éléments 1 pour reconstituer le chariot utilisable dans le magasin. Bien entendu l'invention n'est pas strictement limitée au mode de réalisation qui a été décrit de façon stnplifiée à titre d'exemple, mais elle couvre également les réalisations qui n'en diffèreraient que par des détails, par des variantes d'exécution, ou par l'utilisation de moyens équivalents. Ainsi le châssis mobile représenté plus haut en deux parties indépendantes pourrait également constituer un tout en une seule piece grâce à un jeu d'entretoises entre les deux montants latéraux. On peut envisager une variante de réalisation représentée à la figure 5 dans laquelle-les bras horizontaux 7 pourraient entre de section carrée ou même ronde, avec toujours un faible jeu trans versal dans les tubes latéraux 12. Dans ce cas le eouple de renversement du panier par rapport au montant 5 du chariot peut être équilibré en prolongeant les joues 10 jusqu'aux montants 5 sur lesquels elles prendront un appui de réaction. La figure 5 illustre aussi une autre variante dans laquelle on utilise comme surface d'appui sur les glissières 13 la partie inférieure du tube 12 dont la hauteur va alors en diminuant vers le fond du coffre, pour créer la pente longitudinale. On pourrait encore, comme disposition strictement équiva- lente à celle de l'exemple décrit,-disposer à l'horizontale les glissières 13 et les appuis conjugués, en donnant, en contre-partie, des pentes conjuguées à la fois à la surface supérieure des bras 7 du chariot et à la surface interne supérieure des tubes 12; on obtiendra ainsi de la même façon, par déplacement du panier dans un sens ou dans l'autre sur les glissières, le dégagement ou la remise en appui du panier sur les bras 7. Enfin, pour étendre les possibilités d'emploi du dispositif on pourra rendre les joues 10, avec leurs tubes 12, indd- pendantes; elles deviendront alors adaptables, par exemple au moyen de sangles, à des colis de largeurs quelconques, comme par exemple des malles ou des cantines à parois latérales verticales et rigides. Bien entendu dans ce cas les glissières supports à l'intérieur du coffre sont réglables en position transversale sur un bâti. De meme l'invention n'est pas limitée à l'application aux chariots de manutention pour magasins, mais elle peut entre trans- posée dans les memes conditions par exemple à des fauteuils roulants de personnes handicapées. Dans ce cas c'est l'habitacle meme de la voiture qui sera aménagé pour recevoir le fauteuil proprement dit dans lequel se tient la personne, et qui viendra en appui sur des glissières intdrieures au véhicule. 'est seulement lorsque son siège aura été verrouillé sur les supports spéciaux de l'habitacle de la voiture, libérant ainsi les éléments porteurs du siège, que l'utilisateur pourra dans une deuxième phase, depuis la voiture, rentrer également les éléments porteurs éventuellement motorisés homologues aux supports mobiles 1 de l'exemple précédent. De même pour descendre de sa voiture l'utilisateur réengagera les bras du support roulant dans l'équivalent des tubes 12 fixés sur son siège, puis transférera le siège des supports du véhicule jusqu'aux bras du support roulant. Il pourra alors quitter la voiture dans les aOies conditions qu'il circule habituellement dans son fauteuil roulant. REVENDICATIONS 1.- Dispositif pour la manutention d'un conteneur et sa dépose et reprise sur des supports surélevés par rapport au sol et par exemple disposés à l'intérieur du coffre ou de l'habitacle d'un véhicule, caractérisé par le fait que le conteneur comporte d'une part des appuis latéraux longitudinaux conjugués avec des glissières solidaires des supports, et disposés longitudinalement dans le sens de pénétration ou de sortie, et d'autre part dea appuis creux lat6- raux longitudinaux, et par le fait que le dispositif comporte en outre un chariot support mobile en forme générale de O dont les branches inférieures horizontales portent les organes de roulement disposés de façon à pouvoir passer entre les supports et le sol, les branches supérieures constituant des bras de sections conjuguées avec celles des appuis creux latéraux du conteneur, avec un faible jeu transversal et un jeu vertical important de façon à permettre un mouvement relatif vertical entre le chariot mobile et le conteneur. 2.- Dispositif selon revendication 1, caractérisé par le fait que le chariot support mobile est en deux parties droite et gauche indépendantes. 3.- Dispositif selon revendication 1, caractérisé par le fait que le chariot support mobile est en deux parties réglables en hauteur, les bras horizontaux étant solidaires de la partie supé- rieure. 4.- Dispositif selon l'une quelconque dea revenications précédentes, caractérisé par le fait que les glissières longitudinales fixes et les appuis longitudinaux du conteneur sont en pente longitudinale, tandis que les tubes latéraux du conteneur sont en appui horizontal sur les bras du chariot. 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que les glissières longitudinales fixes et les appuis longitudinaux du conteneur sont horizontaux, tandis que les tubes latéraux du conteneur sont en appui incliné longitudinalement sur les bras du chariot.