Dispositif pour la projection d'images a partir d'au moins deux appareils Les installations modernes pour la projection d'images sur un écran comprennent couramment plusieurs appareils, afin d'etre adaptées à un maximum de possibilités audiovisuelles. C'est ainsi qu'une cabine de projection doit au moins être équipée d'un projecteur de films cinématographiques et d'un projecteur de vues fixes. Lorsque l'on désire utiliser le procédé de projection connu sous le nom de "fondu enchainé" il faut au moins deux projecteurs rigoureusement calés l'un par rapport à l'autre et les deux par rapport à l'écran. Ces installations excluent celles qui n'ont qu'une seule destination comme c'est le cas pour les salles de cinéma destinées au public. Dans ce cas, on n'a besoin que de deux appareils au plus et ils sont fixes assez près l'un de l'autre. Au contraire, les salles de congrès ou de conférence, par exemple, doivent être adaptées à l'emploi de plusieurs systemes de projection différents utilisables immédiatement les uns à la suite des autres. Or, jusqu'à ce jour, on éprouve de grandes difficultés pour passer d'un type de projection à un autre car il faut, dans chaque cas, procéder au réglage des appareils et ces réglages sont difficultueux. Ainsi, par exemple, pour une installation avec laquelle l'objectif d'un projecteur de vues fixes se trouve à environ 14 mètres de l'écran, un deplacement d'un demi millimètre de l'appareil entraîne un déplacement de 15 centimètres de l'image sur l'écran (pour une longueur focale de 250 millimètres) soit un coefficient multiplicateur de 300. Lorsque l'on utilise le fondu enchaîne, ou la constitution d'une seule image complète à partir de plusieurs projections partielles, les appareils doivent être calés les uns par rapport aux autres avec la plus grande précision, en hauteur, en largeur et en inclinaison laterale pour qu'il y ait une parfaite superposition d'images. On peut admettre que la superposition (ou "rep érage") est correcte à un millimètre près sur l'écran. Avec l'installation définie plus haut, cette précision suppose qu'aucun des appareils n'est,;:déréglé de plus de 1/300e de millimètre et cela dans aucune des trois directions. Cette rigoureuse immobilité est possible lorsque les appareils sont fixes. Elle est impossible à conserver lors de déplacements des appareils. Or, de tels déplacements sont inevitables avec des installations polyvalentes car tous les appareils doivent être sensiblement placés dans l'axe de l'écran (ou, tout au moins symétriquement disposés par rapport à cet axe mais, dans ce dernier cas, ils ne d-oivent pas être trop écartes dudit axe). En effet, tout décalage important provoque des déformations de l'image, déformations qui sont encore amplifiées lorsque l'image observée résulte de la combinaison d'au moins deux images projetées à partir de deux appareils, car les images sont en forme de trapèzes inverses et les lignes horizontales tendent vers une obliquité croissante du centre vers les bords supérieur et inférieur de 1 'écran. L'invention remédie à ces inconvénients en assurant simultanément la mobilité des appareils et leur calage rigoureux tant par rapport les uns aux autres que par rapport à l'écran-. L'invention sera bien comprise par la description détail- lée ci-après faite en référence au dessin annexé. Bien entendu, la description et le dessin ne sont- donnés qu'à titre d'exemple indicatif et non limitatif. Les figures 1 et 2 sont des vues schematiques en plan montrant deux positions extrêmes d'un dispositif conforme à 1 'in- vention et comprenant un projecteur de films de cinéma ainsi que deux projecteurs de vues fixes. La figure 3 est une vue en élévation arrière du même dispositif. La figure 4 est une vue de profil du côté des projecteurs de vues fixes. La figure 5 est une vue partielle montrant un- support pour un projecteur de vues fixes. En se reportant au dessin, on voit qu'un dispositif conforme à l'invention pour la projection d'images sur un écran A à partir d'appareils B, C et D utilisables sélectivement dans une cabine E, est caractérisé en ce qu'il comprend un chariot l sur lequel tous les appareils 3, C et D sont calés en hauteur, et qui est monté mobile, dans un plan horizontal, transversalement à l'axe de projection x entre deux positions correspondant à l'emplacement correct de projection de l'appareil B d'une part et des appareils C-D d'autre part. L'appareil B est un projecteur de films de cinema. Il est posé directement sur le chariot 1 et peut être calé en hauteur au moyen des pieds réglables habituels dont il est muni. Les appareils C et D sont deux projecteurs identiques de vues fixes. Ils sont posés sur des supports 2 et 3 indépendants l'un de l'autre et placés au-dessus d'un compartiment 4 qui'est ouvert sur la face posterieure et qui doit contenir un appareil F de tout type connu tel qu'un amplificate-ur de son, synchroniseur etc.... Chaque support 2-3 est monté pivotant sur un axe vertical 5 et comprend un index de manoeuvre 6. A proximite de ce dernier, le support est entaillé d'une lumière en arc de cercle 7 dans laquelle passe une tige filetée 8 rendue solidaire de la paroi supérieure 4 a du compartiment 4 et devant recevoir par vissage un bouton de blocage 9. L'ensemble qui vientd'être décrit est mobile du fait que le chariot 1 est muni de roues 10 qui coopèrent avec des rails 11 assujettis sur une embase fixe 12. Cette embase 12 est disposee de telle maniere que les rails 11 soient bien horizontaux et bien perpendiculaires à l'axe x et que les objectifs des appareils B, C et D puissent se trouver au droit d'une fenêtre de projection G ménagée dans la paroi avant de la cabinet E. Le fonctionnement de ce dispositif est le suivant Pour caler les appareils C et D, on place le chariot 1 dans sa position droite extrême, comme cela est représenté sur la figure 1. On agit alors sur les pieds réglables H de type connu dont ils sont muni s afin que leurs objectifs soient à bonne hauteur par rapport à l'écran A et selon unebonne orientation par rapport aux bords dudit écran A. Puis après avoir débloqué le bouton 9 de l'un des supports 2-3, on fait pivoter ce support autour de son axe 5 en agissant sur l'index 6 afin de régler la position angulaire horizontale de l'appareil. Lorsque ceci est obtenu, on bloque le bouton 9 pour immobiliser le support. On agit de la même manière pour le second support et, au besoin par approximations successives, on réalise le calage parfait des deux appareils C et D. Cela fait, on déplace le chariot l vers sa position gauche extrême (figure 2) dans laquelle l'objectif du projecteur B doit se trouver dans l'axe de projection x. On déplace le projecteur et on agit sur les pieds reglables de type connu dont il est muni jusqu'à obtention du calage parfait. On peut alors, à tout moment, en quelques secondes et sans aucun réglage supplémentaire passer de la projection de films par le projecteur B à la projection de vues fixes avec un seul des projecteurs C-D ou avec les deux à la fois, en déplaçant le chariot 1 sur les rails ll La seule condition à respecter est que l'embase fixe 12 soit convenablement placée par rapport à l'écran A pour que les rails ll soient parallèles aux bords in férieur et superieur de l'écran. Naturellement, comme avec toute installation de projection, il faut que l'écran A soit lui-même dans un plan convenablement oriente par rapport à la cabine E, de telle maniere que l'axe x soit normal à ce plan. Selon une caractéristique de l'invention, le dispositif comprend au moins un organe 13 susceptible d'immobiliser 1 chariot 1 dans au moins l'une des deux positions correspondant aux figures 1 et 2. Cet organe 13 est, par exemple, un pion sollicité par un ressort et susceptible de pénétrer sèlectivement dans l'une de deux cuvettes 14 ménagées dans l'embase 12 à des emplacements convenables. En se reportant à la figure 4, on voit que les supports 2 et 3 sont disposés dans un plan incliné vers le bas et vers l'écran A afin que les projecteurs C et D posés sur chacun d' eux soient sensiblement horizontaux quand les pieds réglables H dont ils sont munis à l'avant sont en position de soulèvement partiel. Cette disp-osition est avantageuse car les cabines de projection sont pratiquement toujours placees en hauteur, de sorte que pour être en position de projection par la fenêtre G, les appareils sont plutôt inclinés vers le bas. Ainsi la position haute extrême (axe de projection horizontal) est obtenue quand les pieds H sont en position de soulèvement partiel et il est possible d'obtenir un réglage sur une course relativement longue en abaissant les appareils et non plus, comme cela est couramment le cas, en les soulevant. Pour assurer un réglage très fin des supports 2 et 3, on peut prévoir au lieu d'un simple index 6, un mécanisme à vis micrométrique (non représenté) par exemple. L'invention n'est pas limitée au seul mode de réalisation décrit et représenté mais en embrasse, au contraire, toutes les variantes. En particulier, le chariot 1 peut recevoir un plus grand nombre d'appareils juxtaposés ou superposés. REVENDICATIONS 1 - Dispositif pour la projection d'images sur un écran (A) à partir d'au moins deux appareils (B-C-D) utilisables sélectivement dans une cabine (E), caractérisé en ce qu'il comprend un chariot (1) sur lequel tous les appareils (B-C-D) sont calés en hauteur et qui est monté mobile-, dans un plan horizontal. transversalement a l'axe de projection (x) entre au moins deux positions corresponaant à ltemplacement correct de projection du ou des appareils (B-C-D) voulus. 2 - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend au moins un organe (13) susceptible d'immobiliser le chariot (1) dans au moins l'une des positions correspon-dant à un emplacement correct de projection. 3 - Dispositif selon la revendication 1, caractérise en ce que le chariot (1) porte au moins un support (2-3) sur lequel doit être calé en hauteur au moins un appareil (C-D) et qui est monté pivotant par rapport au chariot (1) selon un axe vertical (5), des moyens (7-8-9) étant prevus pour immobiliser le support (2-3) en pivotement. 4 - Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que le support (2-3) est disposé dans un plan incliné vers le bas et vers l'écran (A) afin que l'appareil (C-D) devant être posé sur lu-i soit sensiblement horizontal quand un pied réglable (H) dont il est muni à l'avant, comme cela est connu en soi, est en position de soulèvement partiel.