L'invention a pour obJet un procédé continu de cuisson de la pulpe de bois et un lessiveur dont le rôle est de fournir, avec un rendement élevé, compris dans la gamme de 55 à 80 % par rapport au bois, de la pâte ayant de bonnes propriétés techniques papetières, par exemple un indice de déchirement de 2,5/m2, une blancheur de 60 à 70 %, le rendement étant de 65 % par rapport au bois et la pâte ayant en outre une teneur suffisamment faible en fibres agglomérées et en résidus de tamisage de sorte que la qualité courante de cette pâte pour la fabrication du papier machine et en particulier pour les machines d'imprimerie parvient à être suffisamment bonne pour qutelle puisse remplacer, soit totalement soit partiellement, la pâte au sulfate qui a été utilisée principalement comme le composant à base de bois du papier de presse ou d'imprimerie. Les procédés connus actuellement sont constitués habituellement par des procédés de cuisson discontinue dont l?un des plus grands inconvénients est le contrôle insuffisamment précis des paramètres qui en font un processus difficile en soi. La qualité de la pâte fabriquée doit etre suffisamment bonne et constante pour qu'il soit possible de parvenir à un fonctionnement sans perturbation des machines modernes à vitesse élevée de fabrication du papier et des machines d'impression, En outre, la consommation de chaleur au cours d'une cuisson discontinue est moins favorable que pendant une cuisson continue. D'autre part, avec les lessiveurs à fonctionnement continu construits jusqu'à présent, un inconvénient que l'on rencontre consiste en une absorption irrégulière qui se remarque dans la quantité de la fraction tamisée et dans les propriétés techniques papetières de la pâte. Cette irrégularité ou, plus exactement, l'absorption défectueuse rend leur emploi non économique avec, par exemple, des copeaux composés principalement de pin comme matière première. Avec les procédés continus connus jusqu'à maintenant, un autre inconvénient découle de l'alimentation incertaine en copeaux des appareils de cuisson spécialement lorsque le pH de la liqueur de cuisson devient si faible que du SO2 libre s'en sépare, par exemple dans le cas de liqueur à base de sodium à la valeur du pH de 3,5 à 4, qui pourrait autrement, par ailleurs, convenir pour le procédé. En outre, avec les lessiveurs à marche continue connus actuellement, il est impossible de récupérer pour le préchauffage des copeaux la vapeur secondaire qui s'échappe de la liqueur noire extraite du lessiveur parce que, à cause de l'absorption défectueuse, il est nécessaire de maintenir la concentration de la liqueur de cuisson à une valeur élevée jusqu'à la fin de cette opération.De cette façon, les vapeurs qui s'échappent contiennent, entre autres choses, du SO2 libre qui, quand il passe sur les copeaux avant l'absorption, ainsi qu'il est connu, a un effet nuisible sur la blancheur de la pâte. Ceci conduit à une économie nécessairement médiocre de la chaleur au cours du procédé, d'une part parce que les vapeurs qui s échappent sont utilisées à des usages secondaires et d'autre part parce qu'une quantité inutilement grande de produits chimiques est à récupérer dans le cycle de récupération. Un inconvénient supplémentaire des lessiveurs classiques est qu'on obtient un degré insuffisant de dissociation des fibres de la pulpe à la sortie de ces appareils, ce qui est considéré comme la source d'une consommation inutilement élevée de puissance pour une dissociation ultérieure des fibres d'une part, et un inconvénient au sujet des qualités de consistance de la pâte d'autre part. En d'autres termes, on n'a pas obtenu jusqu a présent les meilleures qualités possibles que permettrait la matière première. L'invention a pour but principal d'éliminer les inconvénients mentionnés ci-dessus. Pour bien faire comprendre les caractéristiques de l'invention et pour en faire apprécier complètement les avantages, on donnera maintenant, uniquement à titre d'exemple, une description d'une installation conforme à l'invention mettant en oeuvre le procédé de l'invention. On se réfèrera au dessin annexé dans lequel - la figure 1 est une représentation schématique d'un mode de réalisation d'une installation conforme à l'invention, - la figure 2 est une vue de détail, en coupe, montrant une variante d'un organe de la figure 1. L'installation schématique de la figure 1 comprend un lessiveur de l'invention dans lequel, par exemple, les copeaux sont soufflés pneumatiquement dans un tube 41 pour parvenir à un cyclone 11. A partir de ce dernier les copeaux tombent dans une trémie 12 et, ensuite, sur un appareil de mesure 13 qui, ainsi que le montre la figure, peut être un appareil d'alimentation à double vis parallèle qui a pour rôle de maintenir constant le débit en copeaux. A partir de cet appareil à double vis, les copeaux tombent sur un moyen d'alimentation 14 du type à séparation qui a pour fonction de constituer un bouchon de pression entre un réservoir 15 de préchauffage à la vapeur et la pression atmosphérique.A partir du moyen d'alimentation à basse pression, les copeaux tombent dans le réservoir 15de préchauffage à la vapeur qui est muni d'une vis transporteuse qui déplaçant les copeaux dans le sens indiqué par une floche jusqu'à un moyen d'alimentation 16 à haute pression à partir duquel ils sont conduits à travers un raccord de dilatation 17 à soufflet et une conduite 18 jusqu'à un dispositif d'absorption 19. Dans cet exemple, ce dernier est un ballon cylindrique disposé obliquement qui est équipé d'une vis transporteuse 61 destinée à déplacer les copeaux dans le sens indiqué par une flèche.La hauteur de la solution d'absorption contenue dans le ballon d'absorption est, par exemple, indiquée par les traits de niveaux b etc, b-étant le niveau de l'ouverture de trop plein de ce ballon et c étant détermine par la différence de pression entre les espaces A et B remplis de vapeur. A partir du ballon d'absorption 19 les copeaux,-ainsi qu'une quantité de la solution d'absorption qui correspond à la quantité de la solution qui a traversé ce ballon, tombent à travers un raccord de dilatation 20 à soufflet et une vanne de fermeture 21, normalement ouverte, pour entrer dans le lessiveur. A l'intérieur de eelui-ci les copeaux constituent une colonne dont la surface supérieure est indiquée par une ligne interrompue e. Le liquide remplit 1 volume jusqu'à présenter une surface supérieure indiquée par le trait de niveau f. Le niveau de la surface des copeaux est détecté par un appareil de mesure radioactif 60 et, en conformité avec une indication donnée par ce dernier, la quantité de pulpe qui doit être extraite du lessiver, est contrôlée de façon que le niveau e de la surface reste constant. Le niveau f du liquide, qui peut aussi se trouver à un niveau plus bas que celui indiqué, par exemple f' (dessiné en trait interrompu) est maintenu constant par le réglage du débit d'évacuation à travers un tube 52 situé à la base dulessiveur. Naturellement, on peut aussi réguler la quantité de copeaux et/ou de liqueur de cuisson qui est introduite dans le digesteur 22. La pulpe est extraite par le fond de ce dernier soit par un tube 42, soit par un tube 44. Afin de faciliter l'extraction de la pulpe, un râcleur tournant est disposé dans le fond de ce dernier, ce racleur ayant des bras 24 qui déplacent la pulpe jusqu'au milieu du lessiveur et de là dans les tubes 42 ou 44. A l'intérieur de ces derniers est disposé un épaississeur, respectivement 27 ou 28, qui a pour rôle d'extraire du liquide de la pulpe et, par suite, d'augmenter sa consistance. En ce qui concerne sa construction,~cet épaissis~seur peut être, par exemple, un organe tubulaire ou cylindrique 27, 28.A l'intérieur de ce manteau extérieur est placé un autre tube, par exemple un manteau intérieur, qui est fabriqué à partir de plaques perforées ou d'une plaque de tamisage qui est placée à une certaine distance de la face intérieure du manteau extérieur; la pulpe venant des tubes accumulateurs 42, 44 passe à travers le manteau intérieur et de là elle est conduite jusquiaux défibreurs 29, 30. étant donné que le tube perforé et l'épaississeur sont fermés par ailleurs à leurs extrémités, le liquide qui a traversé les ouvertures prévues dans la paroi du manteau intérieur peut en être extrait par l'intermédiaire de raccords 62, 63. Le manteau intérieur peut être réalisé avantageusement à l'aide d'une plaque de tamisage du type à fentes dont les fentes ont leur dimension longitudinale disposée dans le sens du mouvement de la pulpe. Dans l'épaississeur, l'espace ménagé entre le manteau extérieur et le manteau intérieur peut etre divisé en deux chambres, par exemple au moyen d'une paroi de séparation parallèle au rayon des tubes 28, 29. Ainsi, grâce à un équipement (non représenté) comprenant une horloge, il est possible de recueillir le liquide séparé à certains moments seulement par extraction d'une des chambres, par exemple, selon le dessin, à partir de la chambre de gauche à travers le raccord gauche 63. La chambre de droite est au repos pendant cette période et les fentes du manteau intérieur peuvent être nettoyées. Pendant une période suivante, la chambre de gauche est mise au repos et le liquide est extrait de la chambre de droite par le raccord droit 62, 63. De cette manière, on peut faire alterner les périodes de travail et de repos.En outre, un défibreur, 29 ou 30 respectivement, est placé sur le tube d'accumulation~et il est traversé par la pulpe qui est envoyée, de là, par un tube 43 ou 45 respectivement jusqu'à un réservoir d'accumulation (non représenté). Etant donné que la pulpe circule de façon continue à travers le défibreur, on peut considérer, en ce qui concerne le traitement de la pulpe, qu'il est situé pratiquement aussitôt après le lessiveur, en dépit de l'existence des tubes 42 ou 44, respectivement, qui ont une longueur plutôt réduite, en raison de ce qu'il n'existe aucun réservoir entre le digesteur et le défibreur. Ce dernier peut être, par exemple, du type lames à disque munie de moyens de position réglable. En se reportant à la figure 2, on fera remarquer que le réservoir d'absorption peut également être muni d'une vis d'alimentation 31 ayant pour effet de plonger les copeaux dans la solution lorsque ceux-ci sont secs et qu'ils ne -couleraient pas, autrement, sous l'effet de leur propre poids. Quand les tubes 42, 43, I'épaississeur 27 et le défibreur 29 sont en service, les tubes 44, 45, l'épaississeur 28 et le défibreur 30 peuvent être au repos afin d'être mis en service, par exemple, quand une perturbation du fonctionnement se produit dans les tubes 42 et 43, dans l'épaississeur 27 et/ou dans le défibreur 29, et maintenus en fonctionnement jusqu'8 ce que la perturbation soit éliminée. De cette façon, le fonctionnement de l'équipement réalisé par paire peut être alterné quand c'est nécessaire; on peut aussi utiliser tout l'équipement au même moment. Sur la figure 1, la liqueur de cuisson, qui est dans le cas de l'invention une solution laqueuse d'une base appropriée soluble (ammonium, sodium ou magnésium), et de dioxyde de -soufre, est envoyée à partir d'une installation de production chimique et de récupération (non représentée) par l'intermédiaire d'un tube 46 jusque dans le réservoir 32 de liqueur de cuisson, qui peut aussi être un réservoir sous pression, en fonction des propriétés de cette liqueur à la température prévue. A partir du réservoir 32 la liqueur est envoyée par une pompe (non représentée) à travers un tube 47, un échangeur de chaleur 33, un tube 48 jusqu'au ballon d'absorption 19, en dessous du niveau c.La liqueur de cuisson est alors chauffée jusqu'à la température d'absorption généralement entre 90 et 130oC, de préférence entre 100 et 1200C, immédiatement ou en pratique immédiatement avant son entrée dans le volume d'absorption, cette solution eirculant de façon continue à travers l'échangeur 33 et de là à travers le tube 48 pour parvenir au ballon 19. Dans cet exemple la liqueur de cuisson n'a pas à séjourner un temps prolongé à l'état chaud dans les tubes ou dans un réservoir intermédiaire quelconque, ce qui pourrait avoir un effet néfaste sur sa composition du fait que, quand elle est chaude, elle tend facilement à se transformer en raison de réactions chimiques ou de phénomènes correspondants qui ont lieu dans son sein. La liqueur de cuisson épuisée, appelée liqueur noire, est extraite du lessiveur à travers des appareils à tamis 23 pourvus de surfaces de tamisage et elle est envoyée dans un tube 52 pour être conduite jusqu'à un réservoir de détente 34 où elle peut se dégazer . La vapeur produite circule à travers des tubes 53 et 54 ou 53 et 55 pour arriver à un réservoir 15 de préchauffage à la vapeur où elle sert au chauffage des copeaux. Le tube 55 a été partiellement interrompu au voisinage du dispositif d'alimentation 14 pour donner plus de clarté au dessin. La liqueur noire extraite peut, quand c'est nécessaire, être envoyée par un tube 56 jusqu'à un réservoir de détente suivant 35 où la vapeur qui se dégage circule à travers des tubes 57 et 57a, par exemple, pour servir au chauffage d'eau de lavage (non représenté sur le dessin). En variante, la vapeur peut être envoyée pour servir au chauffage des copeaux à travers les tubes 57 et 57b. La liqueur noire extraite est dirigée par un tube 58 jusqu'à une installation d'évaporation (non représentée) pour subir un traitement ultérieur. Les vapeurs nécessaires au maintien de la pression et de la température dans le lessiveur peuvent être envoyées à l'intérieur de l'équipement aux points indiqués par des flèches 49, 50 > 51 et au moyen de tubes et de vannes (dont toutes ne sont pas représentées). Afin de refroidir la pulpe à des températures appropriées en vue de son accumulation et de son défibrage, on envoie la liqueur noire refroidie à travers le fond du digesteur à partir de l'installation de lavage (non représentée) et au moyen d'un tube 59 qui est raccordé aux bras du racleur de fond 24. A partir de buses ménagées dans ces bras, le liquide est répandu sur le fond du digesteur. L'équipement et la plupart des organes constitutifs décrits ici, soit ci-dessus, soit ci-dessous, et désignés par des références numériques sont connus en eux-mêmes comme existant dans des équipements classiques utilisés dans la fabrication de la pulpe; il ne semble pas nécessaire pour cette raison d'en décrire davantage les détails constitutifs. En plus des organes et des appareils mentionnés précédemment, il existe aussi un grand nombre de vannes de fermeture et de contrôle, d'équipements de réglage, de compteurs et d'autres moyens auxiliaires comme des ensembles de tuyauteries, des pompes, etc. qui sont nécessaires pour le fonctionnement de l'installation mais qui, cependant, ne sont pas essentiels en ce qui concerne le procédé de l'invention et qui ntont donc pas été décrits dans ce qui précède. Grâce au procédé et à ltequipement de l'invention, on peut produire de la pâte à une échelle industrielle, pâte qui est utilisable principalement comme la pâte chimique pour les papiers de presse et d'impression, en remplaçant la pâte au sulfate qui a été utilisée jusqu a présent.Parmi les résultats obtenus on peut mentionner les suivants, à titre d'exemple matière première : copeaux fabriqués, pin 60 %, sapin 40 % liqueur de cuisson : concentration en S02 4 %, pH 4,3 pulpe : indice Kappa 95 rendement 66 % blancheur 61,5 % extrait au dichlorométhane 0,4 indice de déchirement 2,3im2 degré de raffinage Shopper Riegler 260 Quand la pâte définie ci-dessus est utilisée comme matière pour la fabrication du papier à la place de la pâte au sulfate, on a noté que les machines de fabrication du papier et les machines d'impression fonctionnent normalement ; aucune perturbation n'a été relevée.Ceci implique une économie remarquable dans la consommation de bois lorsqu'on compare cette pâte avec, par exemple, la pâte au sulfate qui est produite avec un rendement de 45 % et la pâte au bisulfite ayant des propriétés correspondantes qui est produite avec un rendement de 65 %. Les bonnes propriétés de la pâte mentionnées plus haut résultent, entre autres choses, des facteurs suivants. D'abord du préchauffage à la vapeur à haute pression qui a lieu avant l'absorption au cours duquel l'air est éliminé des copeaux aussi complètement que possible, de l'absorption convenable qui en résulte avant cuisson et qui garantit une faible teneur de rejet, ainsi que des conditions de cuisson suffisamment uniformes de même que d'un défibrage convenable qui s'effectue dans des circonstances correctes. Quand le défibreur est placé immédiatement ou en pratique immédiatement après le lessiveur, la pâte peut lui être fournit avantageusement par l'effet de la pression qui règne dans le lessiveur. De cette façon la pâte arrive au défibreur immédiatement après la cuisson dans l'état le plus favorable, ce qui nécessite moins d'énergie pour l'exécution du défibrage. Quand on épaissit la pulpe à une consistance appropriée, il est possible de maintenir la distance des lames du défibreur à une valeur plus grande que ce ne serait le cas autrement. Ceci se traduit par le fait qu'une plus grande fraction des fibres se sépare quand elles sont frottées les unes contre les autres. Ainsi, la lame du défibreur rencontre un moins grand nombre de fibres de la pulpe qui le traverse et ne les endommage pas. Les propriétés de la pâte, par exemple sa blancheur, sont améliorées aussi par le fait que le dioxyde de soufre qui est gazéifié dans la zone de cuisson ne peut pas pénétrer à travers le liquide d'arrêt dans la zone d'absorption 19 et venir en contact avec les copeaux non imprégnés. La décomposition de la liqueur de cuisson est favorisée par des substances organiques qui sont entraînées avec elle et qui détériorent les propriétés de la pâte. En conséquence, il n'est pas considéré comme désirable, habituellement, de faire recirculer aucun des produits épuisés provenant de la cuisson pour les recycler dans cette opération. Toutefois, la vapeur de récupération obtenue conformément à l'invention est d'un tel degré de pureté, spécialement exempte de dioxyde de soufre gênant, qu'elle peut être recireulée pour la mise en oeuvre du procédé. Ceci conduit à une économie considérable sur les dépenses de chauffage. Toutefois, pour les raisons données plus haut, conformément à l'invention, seule la vapeur est remise en eirculation. La liqueur épuisée ainsi que les autres produits ne sont pas recyclés. Maturellementss l'exemple donné ci-dessus n'est qutun mode de mise en oeuvre de l'invention qui peut subir de nombreuses variantes ne sortant pas du cadre de cette dernière. Par exemple, on n1 est pas obligé de s'en tenir à la seule gamme du pH de 3,5 à 4 indiquée précédemment; le pH peut avoir une valeur plus faible. L'équipement servant à la mise en oeuvre du procédé peut aussi être d'une construction différente; par exemple, l'organe d'alimentation 13 peut être du type à séparation au lieu du type à vis transporteuse double; les moyens d'alimentation 14 et 16 du type à séparation peuvent être du type à vis et à boisseau ; le moyen de tamisage 23 peut être une simple plaque perforée disposée dans la paroi du lessiveur au lieu d'un tamis à auto-nettoyage, etc.. L'invention peut être mise en oeuvre comme on l'a expliqué précédemment conformément -à l'une ou à plusieurs des variantes 1 à 5 que l'on décrira ci-dessous, à l'aide de l'équipement ou des organes d'équipement raccordés entre eux de manière appropriée. Variante 1 Selon cette variante de cuisson continue, c'est-à-dire en écoulement constant, de la matière fibreuse contenant de la pulpe est fournie -de façon continue à un lessiveur sous une pression élevée et, entre le lessiveur proprement dit 22 et un moyen d'alimentation 16, est prévue une zone, qui est avantageusement une zone d'absorption 19, qui contient une solution jouant le rôle d'un bouchon empêchant les vapeurs de dioxyde de soufre provenant de la zone de cuisson 22 d'entrer dans le moyen d'alimentation 14 et de venir en contact avec les copeaux non encore imprégnés. Selon cette variante du procédé, la solution bouchon peut être constituée par la liqueu-r decuisson que l'on envoie dans la zone de bouchonde l'installation, avantageusement à une zone d'absorption, à une température inférieure à la température de cuisson, généralement de 90 à 1300C et de préférence de 100 à 1200C. La solution qui sert de bouchodpeut jouer en même temps le rôle de solution d'absorption et sa concentration au point de vue chimique est ajustée de façon que la quantité de produits chimiques absorbés par la matière fibreuse contenant de la pulpe convienne à l'exécution de la cuisson en phase liquide ou en phase vapeur. La différence des niveaux des surfaces b, c de la solution servant de bouchon peut être réglée à la valeur voulue soit au moyen d'une vis d'alimentation 61 qui fournit la matière fibreuse contenant de la pulpe telle que des copeaux, soit à partir de la différence de pression qui existe entre l'espace rempli de vapeur du lessiveur 22 et l'espace rempli de vapeur 18 au-dessus de la zone du liquide servant de bouchon. Pour mettre en oeuvre cette variante du procédé, on peut construire un lessiveur 22 à marche continue, avec l'équi- pement qui lui est associé, comprenant un espace de vapeur 15 sous pression élevée et contenant principalement de la vapeur d'eau afin de faire passer de la matière fibreuse contenant de la pulpe dans cet espace et de là dans l'espace 19 équipé d'une vis d'alimentation et rempli partiellement d'un liquide servant bouchon, puis de cet espace encore jusqu'à un lessiveur 22 proprement dit, disposé avantageusement en sens vertical, de sorte que le liquide servant debouchon sépare l'un de l'autre les espaces de vapeur avant et après le digesteur. Dans ee cas l'espace 19 rempli partiellement d'un liquide bouchon peut être constitué par un ballon allongé qui est disposé obliquement et équipé d'une vis transporteuse 61, ce ballon étant raccordé à un espace A qui s'étend à partir de lui pour guider la matière contenant de la pulpe; ce même espace est susceptible de contenir un transporteur à vis distinct 31 servant à faire plonger la matière contenant de la pulpe à l'intérieur du liquide d'absorption ou liquide bouchon si bien que ce dernier transporteur à vis 31 se trouve placé perpendiculairement ou substantiellement perpendiculairement au premier transporteur à vis 61. Variante 2 Selon cette variante du procédé de cuisson continue de la pulpe, des copeaux d'un conifère quelconque ou des copeaux provenant de plusieurs conifères différents sont dissouS dans une liqueur de cuisson au bisulfite en vue de la fabrication avec un fort rendement d'une pâte ayant une qualité élevée au point de vue des propriétés techniques papetières, selon cette variante les copeaux sont introduits dans une solution d'absorption sous pression faisant partie du lessiveur, cette solution est avantageusement une liqueur de cuisson au bisulfite, à travers un espace de vapeur 15 et/ou 18 sous pression faisant également partie du lessiveur et dans lequel les copeaux restent pendant une durée de quelques secondes jusqu'à 3 minutes, avantageusement sans dépasser 2 minutes, de sorte que les copeaux en question peuvent passer de façon continue de la solution d'absorp tion à l1intérieur du lessiveur 22. La vapeur située dans l'espace 15 et/ou 18 en amont de la solution d'absorption peut être de la vapeur d'eau à son degré maximum de saturation. Les copeaux peuvent être fournis à partir de l'espace de vapeur 18 à la solution d'absorption sous l'effet de leur propre poids ou au moyen d'une vis d'alimentation 62. Pour mettre en oeuvre cette variante du procédé, on peut employer un lessiveur continu 22 avec l'équipement qui s'y rapporte, l'espace de vapeur et l'espace d'absorption étant raccordés à un tube 18 substantiellement vertical et à un volume cylindrique 19 disposé en oblique, et placé en aval de ce tube, un convoyeur à vis 61 équipant l'intérieur de ce volume cylindrique. En association avec ce convoyeur oblique ou vis 61 de l'espace d'absorption, une vis 31 disposée substantiellement en sens perpendiculaire à l'axe de la vis 61 peut être prévue afin d'alimenter en copeaux la solution d'absorption.Les copeaux peuvent être fournis au moyen d'un appareil d'alimentation 15-, connu en soi, du type à séparation, ou d'un transporteur 14 à boisseau, également connu en soi, jouant de rôle de sas de passages à l'intérieur de l'espace de vapeur 15 prévu en amont de l'espace d'absorption et se trouvant substantiellement à la même pression que le lessiveur. Variante 3 Selon cette variante d'un procédé de cuisson de façon continue au sulfite ou au bisulfite, la liqueur de cuisson est une solution aqueuse d'une ou de plusieurs bases dites solubles comme l'ammonium, le sodium, le magnésium et de dioxyde de soufre, selon laquelle, avant la cuisson proprement dite, une imprégnation est réalisée substantiellement à la pression du lessiveur et à une température inférieure à la température de cuisson; la matière contenant de la pulpe est celle d'un conifère quelconque ou de plusieurs conifères, en vue de la fabrication avec un bon rendement de pâte ayant des propriétés techniques papetières élevées la liqueur de cuisson étant chauffée à la température d'absorption immédiatement avant qu'elle passe dans l'espace d'absorption. La liqueur de cuisson utilisée comme solution d'absorption peut être envoyée ensuite, en même temps que les copeaux, à l'intérieur du lessiveur 22 et,- quand elle tombe dans celui-ci, elle est chauffée directement par de la vapeur jusqut la température de cuisson. Pour mettre en oeuvre cette variante du procédé, il est possible de construire un lessiveur continu 22 muni de l'équipement auxiliaire, dans lequel les copeaux sont introduits dans un espace d'absorption 19 faisant partie d'un lessiveur continu 22, par-l'intermédiaie d'un espace de vapeur 18 qui se trouve substantiellement à la même température que le lessiveur et dans lequel les copeaux sont introduits avant de passer, ultérieurement, dans le lessiveur ; un échangeur de chaleur 33 est placé sur le tube d'alimentation en liqueur de cuisson immédiatement ou pratiquement immédiatement avant l'espace d'absorption.Ce dernier peut être agencé aussi pour qu'une quantité de liqueur correspondant à la quantité de liqueur de cuisson introduite dans l'espace d'absorption 19 avec les copeaux soit fournie ensuite à l'espace de vapeur B prévu à la partie supérieure du lessiveur 22 où la température de la liqueur de cuisson est élevée jusqu'à la température de cuisson par un moyen de réchauffage direct à la-vapeur. A partir de l'espace d'absorption 19 la solution d'absorption peut être introduite dans le lessiveur 22 par débordement. Variante 4 Dans cette variante du procédé de cuisson continue au sulfite ou au bisulfite, la liqueur de cuisson est une solution auqueuse d'une ou de plusieurs bases dites solubles comme l'ammonium, le sodium, le magnésium et de dioxyde de soufre, la matière première fibreuse est un mélange provenant d'un ou de plusieurs conifères, en vue de fabriquer avec un fort rendement de la pâte ayant des propriétés techniques papetières de qualité élevée, selon lequel la pulpe est extraite du lessiveur à travers une étape de défibrage qui s'effectue principalement à la pression du lessiveur et dans une gamme de températures de 90 à 120ace à l'exclusiontotale ou pour une grande part de tout lavage. Le défibrage peut être effectué à toute consistance se produisant avec une distance des lames du défibreur 29, 30 grâce à laquelle le degré de raffinage- de la pâte n'est pas modifié essentiellement. La consistance de la pâte pendant le défibrage peut être maintenue aussi élevée que possible, par exemple par épaississement de la pâte. Pour mettre en oeuvre cette variante du procédé il est possible de construire un lessiveur continu 22 avec son équipement auxiliaire, dans lequel les défibreurs 29, 30 sont placés sur le conduit de pâte. qui quitte le lessiver, par exemple sur les tubes dits d'accumulation 42, 44, immédiatement ou en pratique immédiatement après le lessiveur. Les défibreurs 29, 30 peuvent être du type à disque équipé de moyens de réglage de la distance des lames. Un épaississeur 27, 28 peut être disposé entre le fond du digesteur 22 et le défibreur 29, 30 afin d'épaissir la pâte à la consistance voulue. Pour ce qui est de sa construetion, l'épaississeur 27, 28 peut être un tube à l'intérieur duquel est placé un manteau intérieur qui est constitué d'une plaque perforée ou d'une plaque de tamisage, des raccords 62, 63 pour la connexion des tubes nécessaires étant prévus afin de drainer le liquide séparé. Le manteau intérieur peut être fabriqué à partir d'une tôle à tamis présentant des fentes dont la dimension longitudinale est placée dans le sens du mouvement de la pâte. Variante 5 Se-lon cette variante de cuisson continue au sulfite ou au bisulfite, la liqueur de cuisson est une solution aqueuse d'une ou de plusieurs bases dites solubles telles que l'ammonium, le sodium, le magnésium et de dioxyde de soufre, selon laquelle la matière première fibreuse provient d'un conifère ou de plusieurs conifères différents, en vue de la fabrication à bon rendement d'une pâte ayant des qualités techniques papetières élevées; selon cette variante, la seule substance qui est mise en recir eulation pour la cuisson est une vapeur secondaire à basse pression qui se dégage ou qui est isolée de la liqueur noire sortant du lessiveur, la teneur en S02 de cette vapeur étant suffisamment basse, grâce à l'absorption qui a eu lieu avant la cuisson, substantiellement à la pression du digesteur mais à une températuré inférieure à la température de cuisson et grâce aussi à unprétraitement possible à la vapeur à basse pression, pour que cette vapeur puisse être conduite jusqu'aux copeaux afin de les humidifier et/ou de les chauffer cependant que, en plus de cet usage ou à la place de celui-ci, cette vapeur peut servir aussi à d'autres emplois à tout moment particulier en rapport avec la fabrication de la pâte.- Ensuite, cette vapeur de-dégazage peut servir à traiter les copeaux d'alimentation du lessiveur. La liqueur noire extraitede ce dernier peut se détendre en deux stades et la vapeur secondaire produite peut servir à traiter à la vapeur les copeaux qui alimentent le digesteur et/ou à chauffer l'eau de lavage que l'on emploie dans une installation de lavage. La vapeur secondaire sous pression élevée, obtenue après la premiere détente, peut servir à traiter par la vapeur les copeaux et la vapeur secondaire obtenue par la seconde détente peut servir à chauffer les copeaux avant leur traitement à la vapeur. La liqueur noire extraite du lessiveur peut en être detendue en deux ou en plusieurs stades et les vapeurs obtenues de cette façon à différentes pressions peuvent servir à traiter à la vapeur les copeaux et/ou à les chauffer et/ou à chauffer l'eau de lavage de la pâte et/ou à chauffer la liqueur noire qui doit être envoyée à une installation d'évaporation. Pour mettre en oeuvre cette variante du procédé il est possible de construire un lessiveur continu 22 avec équipement auxiliaire, la partie inférieure de ce lessiveur étant pourvue de séparateurs de liquide 23, avantageusement constitués par une zone de tamisage et/ou des parois de tamisage distinctes l'une de l'autre, de sorte qu'un ou plusieurs cyclones 34, 35 de détente peuvent être placés sur un tube d'échappement 52 venant de la zone de tamisage afin de provoquer la détente du liquide qui est sous pression élevée, le ou les cyclones étant pourvus respectivement de tubes de raccordement 53, 57 > 58 pour diriger la vapeur libérée et le liquide séparé pendant la détente jusqu'à l'utilisation voulue. Quand le nombre de cyclones de détente 34, 35 est supérieur ou égal à deux, on peut les brancher en série de façon que le liquide séparé par le premier cyclone 34 passe dans le second cyclone 35 pour une nouvelle détente et que le liquide séparé par le second cyclone parvienne à un troisième cyclone pour une nouvelle détente, etc., les vapeurs secondaires séparées étant dirigées vers les lieux distincts de l'usage qui leur est propre. Il est possible d'utiliser un échangeur de chaleur à surface , à la fois pour le chauffage de l'eau de lavage de la pâte et pour le chauffage du liquide destiné à l'installation d'évaporation ou pour le chauffage de l'un d'eux seulement au moyen de la vapeur recueillie. La recirculation de la vapeur à basse pression se dégageant de la liqueur noire extraite du lessiveur est possible à une étape appropriée de la cuisson, telie que le traitement à la vapeur et/ou le chauffage des copeaux d'alimentation, et ceci est même, en dehors du strict point de vue du réglage de la température, très avantageux au point de vue de l'équilibre des conditions de la cuisson conformément à l'invention. REVENDICATIONS 1. Procédé de cuisson continue de pulpe selon lequel on introduit de façon continue de la matière fibreuse contenant de la pulpe dans un lessiver, sous une pression élevée, caractérisé en ce que, entre le lessiveur proprement dit (22) et un moyen d'alimentation (16) se trouve une zone qui contient une solution jouant le rôle d'un bouchon qui empêche le dioxyde de soufre gazéifié provenant de la zone (22) de cuisson d'entrer dans la conduite d'alimentation (14) du lessiveur et de venir en contact avec les copeaux non encore introduits dans cette solution. 2. Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que la zone est constituée par une zone d'absorption (19) dans laquelle les copeaux sont imprégnés de la solution. 3. Procédé selon la revendication 2 caractérisé en ce qu'on utilise comme solution servant de bouchon la liqueur de cuisson que l'on fait passer dans la zone de bouchon servant de zone d'absorption à une température inférieure à la température de cuisson, comprise entre 900C et 1300 C, de préférence entre 100 et 120oC. 4. Procédé selon les revendications 2 et 3 réunies caractérisé en ce que la solution servant de bouchon sert en meme temps de solution d'absorption et sa concentration en produits chimiques est ajustée pour que la quantité de produits chimiques absorbés par la matière fibreuse contenant de la pulpe convienne à l'exécution de la cuisson dans l'une quelconque des deux phases liquide, vapeur. 5. Procedé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4 caractérisé en ce que la différence entre les niveaux des surfaces (b et c) de la solution servant de bouchon est réglée aux valeurs voulues au moyen d'un organe d'alimentation (61) à vis qui fournit de la matière fibreuse contenant de la pulpe sous forme de copeaux. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4 caractérisé en ce que la différence des niveaux des surfaces (b, c) de la solution servant de bouchon est réglée aux valeurs voulues en fonction de la différence des pressions entre l'espace rempli de vapeur du lessiveur (22) et l'espace (18) rempli de vapeur en amont de- la zone contenant le liquide servant de bouchon. 7. Installation permettant la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6 comprenant un lessiveur (22) à marche continue avec son équipement auxiliaire, dans laquelle un espace (15) rempli de vapeur à pression élevée et contenant principalement de la vapeur d'eau destiné à recevoir de la matière fibreuse contenant de la pulpe et à faire passer celle-ci dans un espace (19) équipé d'une vis d'alimentation et rempli partiellement d'un liquide servant de bouchon puis, de cet espace, à l'intérieur du lessiveur (22) disposé verticalement, caractérisée en ce que le liquide servant de bouchon sépare l'un de l'autre les espaces remplis de vapeur se trouvant en amont et en aval du lessiveur. 8. Installation selon la revendication 7 caractériséeen ce que l'espace (19) partiellement rempli du liquide servant de bouchon est un ballon allongé qui est dispose en oblique et équine d'un transnorteur R vis (61). et 8 réunies 9. Installation selon les revendicatiors 7/caractérisa3 en ce que le ballon allongé est raccordé à un espace(A) qui se projette à partir de ce ballon afin de guider la matière contenant de la pulpe et ledit espace contient un transporteur à vis distinct apte à faire plonger la matière contenant de la pulpe dans le liquide servant de bouchon, ce transporteur (31) étant disposé substantiellement en sens perpendiculaire au transporteur (61). 10. Procédé de cuisson continue pulpe selon lequel des copeaux d'un conifère ou d'un mélange de conifère sont au dissous dans une liqueur de cuisson/bisulfite pour la fabrication avec un rendement élevé de pâte ayant de grandes qualités techniques papetières, caractérisé en ee qu'on fait passer les copeaux dans une solution d'absorption sous la pression qui règne dans le lessiveur, cette s-olution étant une liqueur de cuisson au bisulfite, à travers un espace de vapeur se trouvant à la pression du lessiver, les copeaux séjournant dans cet espace rempli de vapeur pendant une durée de quelques secondes à 3 minutes, de préférence 2 minutes environ. 11. Procédé selon la revendication 10 caractérisé en ce qu'on fait passer de façon continue les copeaux de la solution d'absorption à l'intérieur du lessiveur (22). 12. Procédé selon les revendications 10 et Il réunies, caractérisé en ce que la vapeur se trouvant dans l'espace rempli de vapeur en amont de la solution d'absorption est de la vapeur d'eau à son degré maximum de saturation. 13. Procédé selon la revendication 10 et l'une quelconque des revendications 11, 12, caractérisé en ce que les copeaux sont introduits à partir de l'espace rempli de vapeur (18) à l'inte- rieur de la solution d'absorption sous l'effet de leur propre poids. 14. Procédé selon la revendication 10 et l'une quelconque des revendications 11, 12, caractérisé en ce que les copeaux sont introduits à partir de l'espace rempli de vapeur à l'intérieur de la solution d'absorption par l'effet d'une vis d'entraînement. 15. Installation servant à la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 10 à 14 earactérisée en ce qu'elle présente un espace rempli de vapeur et un espace d'absorption qui sont raccordés à un tube (18) substantiellement vertical et à un espace cylindrique (19) disposé en diagonale à la suite de ce tube vertical, une vis d'entraînement (61) étant disposée à l'intérieur de l'espace cylindrique. 16. Installation selon la revendication 15 caractérisoeen ce que le transporteur (61) disposé en oblique est associé à un transporteur disposé substantiellement dans un sens qui lui est perpendiculaire afin d'obliger les copeaux à pénétrer dans la solution d'absorption. 17. Installation sélon l'une quelconque des revendications 15, 16 caractérisoe en ce qu'un moyen d'alimentation (16) du type à séparation est placé pour introduire les copeaux à l'intérieur de l'espace de vapeur (18), en amont de l'espace d'absorption, substantiellement sous la pression régnant dans le lessiveur. 18. Installation selon l'une quelconque des revendications 16, 17 caracteriss en ce qu'une vis transporteuse à boisseau, connue en soi, est placée pour introduire les copeaux dans la zone de vapeur en amont de la zone d'absorption, substantiellement sous la pression régnant dans le lessiveur. 19. Procédé continu de cuisson au sulfite ou au bisulfite pour la production de pâte selon lequel la liqueur de cuisson est une solution aqueuse de l'une ou de plusieurs bases solubles telles que l'ammonium, le sodium, le magnésium et de dioxyde de soufre, selon lequel encore, avant la cuisson proprement dite, on effectue une opération d'absorption substantiellement à la pression régnant dans le lessiveur et à une température inférieure à la température de cuisson, la matière contenant de la pulpe provenant d'un conifère ou de plusieurs conifères quelconques, afin de fabriquer avec un rendement élevé de la pâte ayant de bonnes propriétés techniques papetières, caractérisé en ce qu'on chauffe la liqueur de cuisson à la température d'absorption immédiatement, ou pratiquement immédiatement, avant de la faire passer dans l'espace d'absorption. 20. Procédé selon la revendication 19 caractérisé en ce qu'on utilise comme liqueur d'absorption de la liqueur de cuisson que l'on fait passer en même temps que les copeaux à l'intérieur du lessiveur et que l'on chauffe, pendant la chute à l'intérieur du lessiveur, à la température de cuisson à l'aide d'un envoi direct de vapeur. 21. Installation pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 19, 20 dans laquelle les copeaux sont introduits dans un espace d'absorption faisant partie d'un lessiveur à travers un espace de vapeur se trouvant substantiellement à la pression du lessiveur, les copeaux passant dans l'espace d'absorption et de 1àà l'intérieur du lessiveur, caractérisée en ce qu'elle comprend un échangeur de chaleur (33) disposé sur la canalisation d'alimentation en liqueur de cuisson immédiatement, ou pratiquement immédiatement, avant espace d'absorption. 22. Installation pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 20 éaractérisée en ce quille présente un espace d'absorption disposé pour qu'une quantité de liqueur de cuisson correspondant à la quantité de liqueur de cuisson qui est introduite dans l'espace d'absorption (49) soit envoyée ensuite, en même temps que les copeaux, à l'interieur d'un espace de vapeur (B) se trouvant à la partie supérieure du lessiveur, la température de la liqueur de cuisson étant élevée à la température 'de cuisson à l'aide d'un envoi direct de vapeur. 23. Installation selon la revendication 22 caractérisée en ce que la solution d'absorption s'écoule par débordementde l'espace d'absorption (19) à l'intérieur du lessiveur (22). 24. Procédé de cuisson continue au sulfite ou au bisulfite pour la fabrication de pâte, avec lequel la liqueur de cuisson est une solution aqueuse d'une ou de plusieurs bases solubles telles que l'ammonium, le sodium, le magnésium et de dioxyde de soufre et selon lequel la matière première fibreuse est un mélange provenant de plusieurs conifères, en vue de la fabrication avec un rendement élevé de pâte ayant de-bonnes propriétés techniques papetières, caractérisé en ce quton retire la pâte du lessiveur à travers un étage de défibrage, l'opération de défibrage étant effectuée principalement à la pression du lessiveur et à une température se trouvant entre 90 et 1200 C, substantiellement sans lavage. 25. Procédé selon la revendication 24 caractérisé en ce qu'on effectue l'opération de défibrage à toute consistance se produisant, en adoptant une distance des lames du défibreur (29, 30) grâce à laquelle le degré de raffinage de la pâte n'est pas modifié substantiellement. 26. Procédé selon l'une quelconque des revendications 24, 25 caractérisé en ce qu'on maintient la consistance de la pâte, pendant le défibrage, à une valeur aussi élevée que possible, par épaississement. 27. Installation pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 24 à 26 caractérisée en ce qu'elle comprend un défibreur (29, 30) disposé sur la canalisation de la pâte qui quitte le lessiver, immédiatement ou pratiquement immédiatement, après ce dernier. 28. Installation selon la revendication 27 caractérisée en ce que le défibreur (29, 30) est du type à disque muni de moyens de réglage de la distance des lames. 29. Installation selon la revendication 26 caractérisée en ce qu'un épaississeur (27, 28) est disposé entre le fond du lessiveur (22) et le défibreur (29, 30) pour permettre d'épaissir la pâte à la consistance désirée. 30. Installation selon la revendication 29 caractérisée en ce que l'épaississeur (27, 28) est un tube à l'intérieur duquel est placé un manteau intérieur qui est constitue par une plaque de tamisage, des raccords (62, 63) de tuyauterie étant prevus pour évacuer le liquide séparé. 31. Installation selon la revendication 30 caractérisée en ce que le manteau interieur comprend au moins partiellement une plaque de tamisage du type à fente dont la dimension longitudinale est disposée dans la direction du mouvement de la pâte. 32. Procédé de cuisson continue au sulfite ou au bisulfite pour la fabrication de pâte dans lequel la liqueur de cuisson est une solution aqueuse d'une ou de plusieurs bases solubles telles que l'ammonium, le sodium, le magnésium et de dioxyde de soufre, selon lequel la matière première fibreuse provient de plusieurs conifères quelconques, en vue de la fabrication avec un rendement élevé de pâte ayant de bonnes qualités techniques papetières, caractérisé en ce que la seule substance que l'on met en recirculation dans la zone de cuisson est la vapeur secondaire à basse pression détendue provenant de la liqueur noire extraite du lessiveur. 33. Procédé selon la revendication 32 caractérisé en ce que la température d'absorption adoptée est comprise dans la gamme de 90 à 1300C, de préférence de 100 à 1200C. 311. Procédé selon l'une quelconque des revendications 32, 33 caractérisé en ce que la vapeur secondaire à basse pression détendue provenant de la liqueur noire à une teneur en S02 que l'on a rendue suffisamment faible au moyen d'une absorption effectuée avant la cuisson, substantiellement à la pression du lessiveur mais à une température inférieure à la température de cuisson et par un pré-traitement a la vapeur à basse pression, est recyclée sur les copeaux pour effectuer l'une quelconque des deux opérations préliminaires suivantes: les traiter à la vapeur, les chauffer. 35. Procédé-selon les revendications 32 à 34 réunies, caractérisé en ce qu'on détend en deux stades la liqueur noire extraite du lessiveur et on utilise la vapeur secondaire produite pour traiter à la vapeur les copeaux qui doivent alimenter le lessiveur et chauffer l'eau de lavage qui doit être utilisée dans une installation de lavage. 36. Procédé selon la revendication 35 caractérisé en ce qu'on utilise la vapeur secondaire sous pression élevée, obtenue après une première détente, pour traiter à la vapeur les copeaux et on utilise pour chauffer les copeaus avant de les traiter à la vapeur la vapeur secondaire obtenue après une seconde détente. 37. Procédé selon les revendications 32 à 36 réunies, caractérisé en ce que la liqueur noire extraite du lessiveur est détendue en deux stades au moins et on utilise les vapeurs obtenues de cette façon à différentes pressions pour les usages suivants: traiter à la vapeur les copeaux, chauffer les eopeaux, chauffer l'eau de lavage de la pâte, chauffer la liqueur noire destinée à être envoyée à une installation d'évaporation. 38. Installation continue pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 32 à 37, ayant à sa partie inférieure au moins un séparateur de liquide (23) constitué par une zone munie d'une tôle de tamisage, caractérisée en ce qu'au moins un cyclone de détente (34, 35) est disposé sur la canalisation d'évacuation partant de la zone de séparation afin de détendre le liquide sous pression élevée, chaque cyclone étant muni de canalisations (53, 57, 58) qui dirigent la vapeur dégagée et le liquide vers un autre endroit d'utilisation. 39. Installation selon la revendication 38 caractérisée en ce que, lorsque le nombre des cyclones de détente est au moins égal à deux, ces cyclones sont montés en sérine de sorte que le liquide séparé par le premier cyclone (34) est envoyé au second cyclone (35) pour une nouvelle détente et le liquide provenant de ce second cyclone (35) est envoyé au cyclone suivant pour une nouvelle détente, les vapeurs secondaires dégagées étant envoyées directement à divers endroits distincts où elles sont utilisées. 40. Installation pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 35 à 37 caractérisée en ce qu'il lui est associé un échangeur de chaleur par surface, alimenté à partir d'une source distincte de vapeur, pour l'une au moins des opérations suivantes: le chauffage de l'eau de lavage de la pâte, le chauffage du liquide envoyé à l'installation d'évaporation.