à l'appui d'une demande de brevet d'invention pour un procédé de multiplication du rosier par insertion d'un greffon taillé en biseau double sur un porte-greffe à un stade particulièrement juvénile. Il est bien connu que les variétés de rosiers utilisés à des fins commerciales ne sont pas cultivées sur leurs propres racines, mais nécessitent généralement la présence d'un porte-greffe qui est l'intermédiaire entre la variété et le sol. Les porte-greffes sont agronomiquement adaptes pour jouer les rôles de support mécanique et de fonction radiculaire spécialisée. Les plants de rosiers livrés aux amateurs et aux professionnels sont par conséquent constitués d'un greffon et d'un porte-greffe. Certains porte-greffes, tels que le Rosa Indica Major ( Rosa Odorata et Rosa Chinensis ) ont une importance économique considérable pour la production de fleurs coupées de roses. Ils permettent une productivité fortement accrue, spécialement hivernale, et une adaptation des variétés aux conditions de sol difficiles ( physiques, chimiques et humidité ) PRINCIPES DE BASE DE L'INVENTION La présente invention a pour objet la production industrialisée à cycle court ( 5-6 semaines), sous des climats très différents, en toutes saisons, de plants de rosiers sur divers types de porte-greffes, notamment sur les Rosa Indica et leurs dérivés. La présente invention est basée sur l'idée d'unir par une méthode de greffage pratique et facile un greffon et un porte-greffe d'age voisin, a un stade végétatif et cellulaire juvénile permettant une multiplication cellulaire active, par conséquent une union ( bourrelet de greffe 3 rapide et parfaite entre les deux sujets, ainsi qu'un développement du système radiculaire plus puissant et performant. Contrairement au "cycle long" classique, le procédé n'autorise aucun développement conséquent des tiges et des feuilles du portgreffe, et concentre toute l'énergie produite au profit de la variété greffée. On procède à la transplantation lorsque les racines sont jeunes, actives et protégées par le milieu d'enracinement, ce qui permet d'établir sans interruption le système radiculaire ae la planie adulte. Le procédé permet une économie de boutures de porte-greffe, en nécessitant des portions de tiges de 6-8 cm au lieu de 20-30 cm dans le cas de la culture en plein champ de cycle long. De même, il faut moins d'espace et d'eau pour les pieds-mèresdes porte-greffes qui sont cultivés intensivement sur des surfaces plus petites. On obtient également une économie d'espace pour le transport et le stockage par comparaison avec le "cycle long" ciassique, à cause de la taille relativement petite des plants produits. L'industrialisation du procédé est notamment caratérisée en ce qu'elle permet une production intensive en serre : 2-400 plants par m2 de banquette en 5-6 semaines pour le procédé, au lieu de 5-7 plants par m2 en 9-18 mois pour les cycles longs en plein champ. En outre, l'opération de greffage tout à fait facilitée dans le cas du procédé peut être réalisée " sur table et par un personnel absolument sans spécialisation, avec une position du corps non pénible. Ces avantages techniques du procédé permettent une forte réduction des couts de production. DESCRIPTION DE L'INVENTION Le procédé objet de l'invention peut etre décrit de la manière suivante 1o Les pieds - mères du porte greffe sont cultivés et maintenus en végétation en serres, chauffées s'il s'agit de climats froids entrainant l'arrêt de la végétation ( dormance ) ; ils sont cultivés en plein air pour les méthodes classiques. 2 Les boutures "porte-greffes" sont des portions de tiges prélevées sur les pieds mères en période de végétation très active ( fig. 3 ). Leurs tissus sont jeunes, gés-de 60 à 90 jours. Au dessus du point de greffe elles comprennent un bourgeon et au minimum une a ceux folioles saines et actives ( fi-g. 4 ). En dessous du point de greffe, les boutures sont éborgnées ( les bourgeons sont enlevés avant le greffage ). Une entaille qui pénètre la partie ligneuse de la tige est pratiquée sur cesboutures à l'oppose et au-dessous du bourgeon laissé sur le porte-greffe. Cette entaille est destinée à permettre d'insérer le greffon. Elle fait avec l'axe de la tige un angle de 15 à 30 degrés. ( fig. 7 . 30 Les greffons sont prélevés ( fig. 1 ) sous la forme de portions de tiges, comportant un bourgeon et au moins une ou deux folioles saines et actives d'un âge avoisinant 50-70 jours ( fig. 5 ? - Le bas des greffons est coupé en biseau double ( fig. 2 ) pour être inséré dans l'entaille pratiquée sur les boutures des portegreffes. L'attachage greffon/porte-greffe est réalisé au moyen d'un lien placé au niveau de la blessure du porte-greffe et du greffon.. 40 Les boutures peuvent être traitées au moyen d'hormones pour favoriser la multiplication cellulaire. 50 Porte-greffe et greffon assemblés ( fig. 7 ) sont placés en milieu d'enracinement sous "miss" , en serre, à une température minima de 15-180 C et peuvent être traités régulièrement avec des produits fongicides. La production de racines et le développement du bourgeon du greffon sont suffisamment réalisés en 5-6 semaines pour permettre la transplantation en serre dans le lieu de culture définitif ( fig. 8 ) ; ce qui correspond au stade où les plants peuvent être commercialisés. Noter que le développement du bourgeon greffé et des racines dans le cas du procédé sont simultanés et synchronises. 60 Soit avant, soit après transplantation du plant de rosier obtenu, le bourgeon du porte-greffe, existant encore à ce stade sur la bouture, est coupé et supprimé afin que seul se développe le bourgeon de la variété greffée( fig. 9). REVENDICATIONS 10 Procédé de multiplication à cycle très court du rosier par implantation de greffons taillés en biseau double, sur boutures de porte-greffes, caractérisé en ce que les boutures sont, au moment du greffage, à un stade très juvénile et n'ont jamais Subi de- péricde de dormance. 20 Procédé suivant la revendication précédente n 1 caractiri en ce que les boutures sont prélevées sur des piedsmeres en phase active de végétation. S Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce que les boutures au moment du greffage, ne possè- jert ni cal ni racines, mais comprennent un bourgeon du porte-greffe et au moires une ou deux folioles saines et actives. 40 Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé er ce que le développement des racines et du bourgeon du greffon scrt simultanés et synchronisés 50 procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce que le greffon se présente sous la forme d'une portion de tige taillée en biseau double à sa base et comprenant au moins un bourgeon et une ou deux folioles saines et actives. 60 procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes earactérisé en ce que la tige du porte-greffe est entaillée dans sa partie ligneuse avec un angle de coupe de 15 à 300 par rapport à l'axe vertical de la tige. .7 Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce que bouture et greffon assemblés, traités even tuellement par hormones, sont cultivés en milieu denracinement sous "mist" pendant plusieurs semaines.