la présente invention a pour objet un procédé de fabrication de douille en ratière plastique pour balle à blanc, balle réelle de petit calibre ou charge de pistolet de scellaient, d'abattage ou autres. Les douilles pour balles à blanc sont généralement réalisées en métal et présentent à leur base un bourrelet périphérique creux dans lequel est engagé l'explosif, ce qui permet de réaliser une percussion annulaire. Il est apparu intéressant de réaliser des douilles en ratières plastiques telles que polypropylène, chlorure de vinyle, pelyamides, polyéthylène etc... Cependant, leur réalisation pose un certain nombre de problèmes, paisqu'il est impossible d'utiliser des procédés traditionnls de soulage on raison de l'impossibilité de dégager tant le noyau que la pièce formée. Il est en outre inpossible de refouler de la matière plastique seuple dans des conditions identiques à celles que l'on utilise pour les métaux, étant donné l'élasticité de la matière plastique, qui reprend sa forme primitive après la déformation temporaire qu'elle a pu subir. Par contre, il est possible de refouler de la matière plantique en la sounettant à une pression déterminée lorsque celle-ci @ été préalablement chanffée ; dans ce cas encore, l'élasticité naturelle de la ratière lui fait perdre cette déformation lorsque la pression cesse. Le brevet ne du 3 décembre 1974 au ne du Deman- denr, décrit un prof de fabrication de telles douilles0 Ce procédé consiste à réaliser un élément oylindrique on matière plastique fermé 8 l'une de ses extrémités par un fond, puis à chauffer le fond et éventuellement la zone proche de celui-ci, tout en exerçant sur cet élément une pression axiale, l'élément étant placé, lors de cette opération, dans un logement limitant sa déformation et jouant le ôle de moule. La présente invention fournit un autre procédé de fabrication de douille pour balle à blanc, balle réelle de petit calibre, ou charge de pistolet de scellement, d'abattage ou autres. Ce procédé consiste tout d'abord à réaliser un élément cylindrique en matière plastique farmé à l'une de ses extrémités par un fond, à placer cet élément dans un moule de forme correspondante, dont le fond, qui sert de zone d'appui au fond de l'élément cylindrique présente un évidement périphérique, & BR l'élément une pression différentielle agissant de l'intérieur vers l'extérieur, des moyens étant prévus pour assurer tout d'abord le chauffage de l'élément puis son refroidissement pendant qu'est exercée la pression différentielle. Une fois la matière plastique ramollie sous l'effet de l'élévation de température, l'élément cylindrique se déforme en rais on de la différence de pression, et sa déformation est limitée par les parois du moule ; c'est ainsi que le fond de l'élément cylindrique présente un bourrelet creux formé par appui qu'il prend dans l'évidement périphérique du ioule. Le refroidis- sapent de la matière plastique intervenant, tandis que la différence de pression continue d'strie effective, bloque et maintint l'élément cylindrique dans son état déforcé. Selon un premier mode de mise en oeuvre, ce procédé consiste å injecter un fluide sous pression dans l'élément cylindrique. Âvantageusement, il consiste & injecter dans l'élément cylindri- que un fluide chaud sous une certaine pression, puis tout en maintenant cette pression, a injecter dans l'élément cylindrique un fluide froid, qui provoque le durcissement de la matière plastique dans la position qu'elle avait prise lorsqu'elle était malléable. Dans un second mode de mise en oeuvre, ce procédé consiste à créer une dépression dans le moule, a lextOrieur de de l'élément cylindrique. De toute façon, l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit en référence au dessin schématique annexé représentant, & titre d'exemples non limitatifs, deux dispositifs pour la mise en oeuvre de ce procédé. Figures 1 à 3 sont trois vues en coupe longitudinale d'un premier dispositif respectivement avant mise en forme de la douille, pendant la mise en forme de celle-ci, et au cours de l'éjection de la douille finie ; Figures 4 et 5 sont deux vues en coupe longitudinale d'un second dispositif respectivement avant mise en forme de la douille et pendant la mise en forme de celle-ci. Le dispositif représenté aux figures 1 å 3 comporte un moule en deux parties dont l'une 2, fixe, est tubulaire et sert au maintien latéral d'un élément cylindrique 2 en matière plastique, obturé à l'une de ses extrémités par un fond 4, et dont l'autre , déplaçable axialement relativement à la première, présente dans son fond 6 un évidement périphérique Z. En pratique, le fond 4 de l'élément 5 rient en appui contre le fond 6 du moule. Le ioule est obturé par un flasque 8, avec interposition d'un joint d'étanchéité 2. Le flasque 8 est traversé par un conduit 10 d amenée d'air chaud sur lequel est montée une vanne 12, par un conduit 13 d'amenée d'air froid sur lequel est montée une vanne 14 et par un conduit 15 d'échappement d'air sur lequel est monté un clapet taré 16 ne laissant passer l'air qutau-dessus d'une certaine pression. D'un point de vue pratique, il suffit de placer un élément cylindrique 3 dans le moule, son fond étant en appui contre le fond du ioule, puis d'obturer calui-ci par le flasque 8. En ouvrant la vanne 12, on coiaande l'admission d'air chaud sous pression dans le moule et dans l'élément Z, ce qui provoque un ramollissement de la matière plastique et oblige calui-ci à épouser la forme du ioule. lorsque la déformation est réalisée, la vanne 14 est ouverte et la vanne 12 est fermée de telle sorte que l'on injecte dans le moule de l'air froid sous pression qui bloque l'élément cylindrique en position déformée et l'y main- tient. lorsque le refroidissement est suffisant, on ferme la vanne 14, et l'on procède au retrait de la douille en déplaçant la partie 5 du moule vers le bas, comme montré à la figure 3. Le dispositif représenté aux figures 4 et 5 comporte deux parties, dont l'une 20, fixe, tubulaire et fermée à l'une de ses extrémités, sert au maintien latéral d'un élément cylindrique 2 en matière plastique, et dont l'autre 22, présente dans son fond 23 un évidement périphérique 24. Le moule comporte, dans son épaisseur, d'une part, des résistances électriques de chauffage 25 et, d'autre part, un faisceau de conduits 26 de refroidisse- ment. Dans la partie 22 edn moule débouchent es conduits 27 reliés à un dispositif d'aspiration, apte à créer une dépression dans le moule å l'extérieur de l'élément cylindrique, et des conduits 28 d'admission d'air. Sur les conduits 27 sont montés des vannes et sur le conduit distributeur situé en amont des conduite 28 est monté, un clapet taré ne laissant passer l'air qu'au-dessus d'une certaine pression. D'un point de vue pratique, il suffit de placer un élément 2 dans le moule, puis de chauffer celui-ci. Lorsque la températu- re de ramollissement de la matière plastique est atteinte, 4n crée une dépression dans le moule, qui provoque la déformation de l'élément 2. Lorsque cette déformation est réalisée, on commande 1 ltarrtt du chauffage et le refroidissement du moule, tout en maintenant la dépression. Lorsque le refroidissement est suffisant pour avoir fixé la douille dans sa forme définitive, on arrête la dépression dans le moule, et on procède au démoulage par déplacement de la partie 22, comme montré à la figure 5. il est bien évident que les dispositifs décrits ci-dessus qui permettent la réalisation d'une seule douille à la fois pourraient comporter des moules multiples afin de permettre la fabrication simultanée de plusieurs douilles. Corme il va de soi, l'invention ne se limite pas aux deux seuls modes de mise en oeuvre de ce procédé décrits ci-dessus, elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes de réalisation. C'est ainsi notamment qu'il est possible d'injecter dans le moule et dans l'élément cylindrique, un fluide froid sous pression, le ramollissement de la matière étant obtenu, an débutés, de l'injection du fluide, par l'intermédiaire d'éléments de chauffe logés dans les parois du moule. De meme il serait possible d'utiliser comme fluide chaud et corme fluide froid de l'eau â l'état liquide ou à l'état de vapeur, dans le premier mode de mise en oeuvre du procédé. - REVENDICATION Dispositif pour l'obtention d'une douille pour balle à blanc, balle réelle de petit calibre ou charge de pistolet de scello-ent, d'abattage ou autres, obtenue par déformation contrôlée à l'intérieur d'un oule d'un élément cylindrique en ratière plastique fermé à l'une de ses extrémités, sous l'effet combiné de la chaleur et d'une pression différentielle agissant de 1'intérieur de l'élément vers l'extérieur, caractérisé en ce qu'il comporte moule en deux parties, dont l'une, fize, est tubulaire et sert au maintien latéral de l'élément cylindrique et dont l'autre, mobile, présente dans son fond l'évidement périphérique précité, ce meule étant fermé avec étanchéité par un flasque que traversent au Moins un conduit d'amenés de fluide chaud, un conduit d'amenée de fluide froid, sur chacun desquels est montre une vanne, et un conduit d'échappement muni d'un dispositif ne laissant passer le fluide qu'au-dessus d'une certaine pression.