La présente invention a pour objet un procédé de fabrication de thermopile. Il est connu, dans les générateurs thermoélectriques à effet Seebeck, de même que dans les dispositifs de réfrigération à effet Peltier, d'utiliser des thermopiles, appelées parfois modules thermoélectriques, et constituées de barreaux de type P et N à section å peu près carrée assemblés en damier, avec isolement électrique entre les faces latérales des barreaux#adjacents. Une face du damier est maintenue ou rendue froide, l'autre étant chaude. Des connexions électriques relient les extrémités des barreaux au voisinage des faces chaude et froide de manière à faire passer un courant d'une face à l'autre, dans une direction dans les barreaux P et dans la direction opposée dans les barreaux N, en série, c'est-à-dire que chaque connexion sur une face fait passer le courant d'un barreau P à un barreau N adjacent, chaque connexion sur l'autre face faisant passer le courant d'un barreau N à un barreau P adjacent. Le principal problème industriel posé par la fabrication de telles thermopiles réside dans la réalisation économique de ces connexions. Quant à l'assemblage des barreaux de telles thermopiles, il est clair qu'il peut être réalisé par des tronçonnage de lamelles et des collages, qui sont par exemple décrits dans le brevet français n0 1.390.665-correspondant au brevet américain n0 3.626.583 (Mining and Chemical Products Limited).Selon le procédé décrit dans ce brevet Mining, on effectue les opérations suivantes A - On prépare des lamelles homogènes de type P et N, de forme parallélépipédique rectangle avec une longueur multiple de celle des barreaux des thermopiles que l'on veut finalement obtenir et une épaisseur égale à l'une des dimensions de la section de ces barreaux finaux. (On considérera ci-après que cette longueur s'étend selon un axe OX, la largeur et l'épaisseur de ces lamelles s'étendant selon des axes OY et OZ perpendiculaires entre eux et à OX). B - On réalise un premier empilement selon OZ de lamelles homogènes alternativement P et N, en nombre égal en les séparant par des feuilles isolantes encollées, et on solidarise l'ensemble par collage. C -On tronçonne ce premier-empilement selon une succession de plans parallèles à XOZ de manière à obtenir des lamelles composites, dont l'épaisseur selon OY, sera l'une des dimensions de la section des barreaux finaux. D - On réalise un deuxième empilement en empilant selon OY les lamelles compoSites après en avoir retourné alternativement une sur deux, par exemple toutes celles de rang pair, de manière que deux barreaux P (ou N) de deux lamelles composites non retournées soient séparés par un barreau N (ou P) de la lamelle composite retournée insérée entre ces deux lamelles non retournées. Des feuilles isolantes sont insérées entre les lamelles composites, et on solidarise l'ensemble par collage. E - On tronçonne ce deuxième empilement selon une succession de plans parallèles à YOZ, dont l'écartement est égal à la longueur désirée pour les barreaux finaux. On obtient ainsi plusieurs assemblages de barreaux sur lesquels il manque cependant de réaliser les connexions électriques pour obtenir autant de thermopiles, dont les faces chaude et froide seront parallèles aux plans YOZ. Que l'on utilise ce procédé connu ou un autre pour l'assemblage des barreaux, la réalisation des connexions électriques au voisinage des faces chaude et froide peut être évidemment manuelle, mais pose des problèmes complexes lorsque l'on recherche une fabrication industrielle économique. On connait pour cela des dispositifs automatiques relativement compliqués, par exemple avec découpage au laser de deux couches métalliques préalablement déposées sur toute la surface des deux faces chaude et froide. On connaît par ailleurs, par le brevet français n0 74.05.257 correspondant au brevet américain n0 3.958.3211 (Compagnie Industrielle des Télécommunications CIT-Alcatel), un procédé de fabrication de modules thermoélectriques selon lequel l'assemblage des barreaux est réalisé de manière à faciliter la réalisation des connexions électriques. Le procédé décrit dans ce brevet CIT comporte les opérations suivantes A - On prépare encore des lamelles homogènes de type P et N de forme parallélépipédique rectangle avec une épaisseur égale à l'une des dimensions de la section des barreaux finaux, mais la longueur de ces lamelles est ici égale à celle de ces barreaux finaux. B - On réalise un premier empilement selon OZ de lamelles homogènes alternativement P et N, en nombre égal, en les séparant par des feuilles ioslantes. On fait déborder ces feuilles isolantes alternativement d'un côté et de l'autre en les décalant alternativement dans la direction OX et dans la direction opposée. On solidarise ces lamelles et feuilles par collage et on trempe les faces parallèles à YOZ dans un bain de brasure qui réalise, sur ces faces, des connexions électriques entre les lamelles homogènes qui ne sont pas séparées par une feuille isolante débordante. C - On tronçonne ce premier empilement selon une succession de plans parallèles à XOZ de manière à obtenir des lamelles composites dont l'épaisseur, selon OY, constitue l'autre dimension de la section des barreaux finaux qui sont ainsi réalisés. Ces barreaux finaux apparaissent ainsi assemblés, au sein de chaque lamelle composite, de la même manière qu'ils le seront dans la thermopile finale, c'est-à-dire qu'ils forment un empilement selon OZ, et qu'ils y sont de plus connectés électriquement de manière définitive. D - On réalise un deuxième empilement en empilant les lamelles composites selon OY après en avoir retourné alternativement une sur deux. Des feuilles isolantes sont -insérées entre les lamelles composites, et on solidarise l'ensemble par collage. Il ne reste plus alors pour obtenir une thermopile, qu'à réaliser les connexions électriques nécessaires entre les lamelles composites ainsi assemblées. Ces connexions peuvent être faites manuellement ou autrement pour un coût beaucoup plus faible que s'il avait fallu réaliser en outre à ce stade les connexions entre les barreaux de chaque lamelle. Ce coût n'est cependant nullement négligeable et il y a intérêt à l'abaisser encore, surtout dans le cas de barreaux de faible section, par exemple 0,3 x 0,3 mm. La présente invention a pour but la réalisation d'un procédé de fabrication de thermopile permettant de préparer, pendant l'assemblage des barreaux thermoélectriques, les connexions électriques entre lamelles composites de manière à faciliter la réalisation de ces connexions. Elle a pour objet un procédé de fabrication de thermopile, ce procédé comportant les opérations suivantes AI - on prépare des lamelles semiconductrices h#omogènes de type P et N de forme parallélépipédique avec une longueur selon une direction OX, une largeur selon une direction OY et une épaisseur selon une direction OZ, B/ - on réalise un premier empilement selon OZ de lamelles homogènes alternativement P et N, en nombre égal, en les séparant par des feuilles isolantes, ces feuilles isolantes étant disposées de manière à ménager entre les lamelles adjacentes des espaces libres allongés le long des bords de ces feuilles parallèles à OY, ces espaces étant situés sur une première ou une deuxième face parallèle à YOZ de la thermopile à fabriquer, selon qu'ils sont disposés au-dessus d'une lamelle N et au-dessous d'une lamelle P, ou au-dessus d'une lamelle P et au-dessous d'une lamelle N, - on trempe ce premier empilement ou des éléments formés à partir de celuici, dans un bain de matériau conducteur liquide, on le sort de ce bain de manière que ce matériau conducteur reste dans lesdits espaces ménagés pour les connexions électriques, et on laisse ce matériau se solidifier de manière à réaliser ces connexions électriques entre lamelles homogènes Pet N, ou entre des éléments formés à partir de ces lamelles, CI - on tronçonne ce premier empilement selon une succession de plans parallèles à XOZ de manière à obtenir des lamelles composites comportant chacune une succession d'éléments alternativement P et N séparés par des portions de feuilles isolantes, D/ - on réalise un deuxième empilement en réempilant les lamelles composites selon OY après en avoir retourné alternativement une sur deux par rotation de 1800 autour d'un axe de direction OX de manière que deux éléments d'un type P ou N appartenant à deux lamelles composites (C1, C3) non retournées soient séparés par un élément de l'autre type N ou P, appartenant à la lamelle composite retournée (C2) insérée entre ces deux lamelles non retournées, des feuilles isolantes étant insérées entre les lamelles composites, caractérisé par le fait que lors de l'opération B on dispose en outre une feuille supplémentaire sur chacune des faces supérieure et inférieure parallèles à XOY du premier empilement, cette feuille ménageant sur cette face un espace libre supplémentaire allongé le long d'un bord de cette feuille parallèle à OY, cet espace étant, pour ces deux faces parallèles à XOY, adjacent à une même face de la thermopile à fabriquer, cette face parallèle à YOZ étant ladite première ou deuxième face selon que la lamelle supérieure de l'empilement est N ou P, - des disposition étant prises pour que, lorsqu'on trempe le premier empilement dans un bain de matériau conducteur liquide, ce matériau vienne adhérer sur les deux dits espaces libres supplémentaires pour y laisser lorsqu'il sera solidifié, un cordon conducteur parallèle à OY qui sera tronçonné lors de l'étape C, - lors de l'opération D lesdites feuilles isolantes sont disposées de manière à faire saillie alternativement sur la face supérieure et sur la face inférieure du deuxième empilement de manière à occuper en quinconce un intervalle sur deux entre les tronçons des cordons conducteurs K sur ces faces, - au cours d'une opération supplémentaire E on achève de réaliser les connexions nécessaires entre lamelles composites en trempant au moins lesdites faces supérieure et inférieure dans un bain de matériau conducteur liquide qui vient s'insérer et adhérer dans les intervalles non occupés par les feuilles isolantes entre les tronçons des cordons conducteurs sur ces faces sans adhérer sur le reste de ces faces, et on sort ces faces de ce bain de manière que ce matériau reste dans ces intervalles et on laisse ce matériau se solidifier. A l'aide des figures schématiques ci-jointes, on va décrire ci-après, à titre non limitatif, comment l'invention peut être mise en oeuvre. il doit être compris que les éléments décrits et représentés peuvent, sans sortir du cadre de l'invention, être remplacés par d'autres éléments assurant les mêmes fonctions techniques. Lorsqu'un même élément est représenté sur plusieurs figures il y est désigné par le même signe de référence. De meme les directions OX, OY et OZ représentées sur ces figures conservent sur toutes celles-ci les mêmes significations par rapport au matériau des barreaux constituant les thermopiles, ceci malgré les tronçonnages et déplacements des éléments constitués avec ce matériau. La figure la représente une vue en perspective d'une thermopile connue permettant de bien voir la disposition relative des barreaux thermoélectriques et de leurs connexions électriques. Les figures lb et lc représentent des vues de dessus et en coupe de la thermopile de la figure la. La figure 2 représente une vue en perspective éclatée d'une partie d'un premier empilement selon l'invention. La figure 3 représente une vue en perspective du même premier empilement, la tranche des feuilles isolantes étant représentée en noir plein. La figure 4 représente une vue agrandie d'une partie de l'empilement de la figure 3. La figure 5 représente la partie d'empilement de la figure 4 dans lequel des espaces ménagés pour les connexions électriques ont été remplis d'un matériau conducteur dont la tranche est représentée en noir plein. La figure 6 représente la partie d'empilement de la figure 5 après enlèvement des feuilles supplémentaires et de couverture et séparation d'une lamelle composite par tronçonnage. La figure 7 représente en perspective une partie d'un deuxième empilement obtenu à partir du premier. La figure 8 représente la #partie d'empilement de la figure 7 après remplissage par un matériau conducteur des intervalles entre segments des cordons conducteurs des faces supérieure et inférieure, un plan de tron çonnage étant représenté par deux droites en trait mixte. La figure 9 représente une vue en élévation du même deuxième empilement, les plans de tronçonnage de cet empilement étant perpendiculaire au plan de la figure et représentés chacun par un trait mixte. La figure 10 représente une vue en perspective de parties de deux thermopiles obtenues par tronçonnage du même deuxième empilement. La thermopile connue selon la figure 1 est constituée d'un assemblage en damier de 6 x 5 barreaux semiconducteurs verticaux de types P et N, à section carrée tels que 1, 2 et 3 et s'étendant tous entre une face supérieure par exemple chaude et une deuxième face inférieure par exemple froide. Ils sont munis, au voisinage des faces supérieure et inférieure, de connexions électriques reliant chacune les extrémités de deux barreaux adjacents de manière que les 30 barreaux soient parcourus en série par un courant électrique entrant par exemple à l'extrémité inférieure du barreau 4 et sortant à l'extrémité inférieure du barreau 5. Le courant parcourt les barreaux P vers le haut et les barreaux N vers le bas. Il passe donc toujours d'un barreau P à un barreau N sur la face supérieure et d'un barreau N à un barreau P sur la face inférieure. Ceci peut être obtenu, comme connu et représenté en réalisant des connexions telles que 6, 7, 8, 9 et 10 parallèles à une direction horizontale OZ, c'est-à-dire transportant le courant dans une direction parallèle à OZ. Selon cette direction le damier comporte un nombre pair de cases, c'est-à-dire ici de barreaux, ce nombre étant 6, de manière à constituer des rangées de barreaux en nombre pair ou impair, ce nombre étant ici de 5. Les rangées se succèdent selon une direction OY perpendiculaire à OZ. A leurs extrémités les rangées consécutives sont réunies par des connexions électriques telles que 11 et 13 parallèles à la direction OY et disposées alternativement à une extrémité et à-l'autre des rangées. Le problème industriel que l'invention vise à résoudre est de réaliser économiquement les connexions électriques de tels barreaux selon le schéma ci-dessus, notamment lorsque ces barreaux sont nombreux et de petites dimensions. Le procédé qui va être maintenant décrit et qui est conforme à l'invention, permet de fabriquer simultanément un certain nombre n de thermopiles en une seule fois. Ce nombre est de préférence pair. Il est égal à quatre dans l'exemple décrit. Ceci permet, pendant les opérations de fabrication, de manipuler des lamelles semiconductrices de longueur commodes selon OX, un peu supérieure à n fois la longueur des barreaux finaux, c'est-à-dire des barreaux des thermopiles qui doivent être finalement obtenues, en ne perdant que très peu de matière semiconductrice.Il résulte de cette fabrication simultanée que si on considère individuellement le procédé de fabrication de l'une des thermopiles fabriquée;#es deux faces de cette thermopile parallèles à YOZ ne seront pas traitées de la même façon, l'une étant formée à partir d'une face du deuxième empilement, l'autre apparaissant seulement lors du tronçonnage de cet empilement. Ce procédé comporte les étapes suivantes A - on prépare des lamelles semiconductrices homogènes de type P et N de forme parallélépidédique. La longueur de ces lamelles selon la direction OX est de 20 mm, leur largeur selon OY de 10 mm et leur épaisseur selon OZ de 0,3 mm. Elles sont constituées de matériau appelé communément "tellurure de bismuth" et composé en pratique d'alliages de tellure, bismuth, antimoine et sélénium suivant des proportions bien connues, dopés avec du bromure de cuivre ou de l'iodure d'antimoine pour le N ou avec du plomb ou de l'or pour le P à une concentration de quelques dix millièmes en poids. Elles peuvent être préparées par tronçonnage de blocs homogènes selon des plans paralléles à XOY, ou par rodage de lamelles plus épaisses. B - on réalise un premier empilement selon OZ supposé vertical, avec 20 lamelles homogènes alternativement P et N, c'est-à-dire qu'on empile 10 lamelles P telles que H1 et H19 et dix lamelles N telles que H2 et H20. On intercale entre les lamelles P et N 19 feuilles isolantes, de manière à les isoler électriquement les unes des autres, comme connu par le brevet CIT précédemment cité. Ces feuilles isolantes peuvent avoir une épaisseur de 0,025 mm environ et être constituées de film polymide, par exemple tel que connu sous le nom commercial "Kapton" et revêtues sur leur deux faces d'un matériau de collage qui peut être du polytétrafluoréthylène en feuille destiné à être chauffé, ou une résine epoxy en quantité juste suffisante de manière à éviter que cette résine ne se répande à des endroits indésirables.Selon le procédé présentement décrit ces feuilles isolantes prennent la forme d'ensembles de bandes isolantes telles que SO 1-1, SO 1-3, S 18-0, S 18-2, S 18-4, S 19-1, S 19-3 dont la largeur s'étend selon OX et la longueur selon OY en débordant sur les deux faces parallèles à XOZ, ce débordement n'étant pas représenté Ces bandes ménagent latéralement entre elles des espaces libres tels que E 01-2, E 18-1, E 18-3, E 19-2; limités vers le haut et le bas par les faces des lamelles. La largeur de ces espaces, parallèlement à OX, est beaucoup plus petite que celle de ces bandes, inférieure au dixième de celle-ci Les références de-ces bandes et espaces comportent deux nombres.Le premier indique la position verticale, c'est-à-dire selon OZ, de ces bandes et feuilles Il est égal au nombre qui suit la lettre H dans la référence de la lamelle homogène située immédiatement au-dessus de la bande ou de l'espace considéré, ces nombres croissant de haut en bas. Le deuxième nombre indique la position selon OX de l'axe longitudinal de la bande ou de l'espace. Il représente la distance de cet axe à une face 20 (figure 4) de l'empilement parallèle à YOZ. Dans l'exemple décrit cette distance est toujours un multiple d'une même longueur L, l'ordre de ce multiple étant indiqué par le deuxième nombre. Cette longueur est peu supérieure à la longueur des barreaux finaux. La différence entre cette dernière longueur et L représente l'épaisseur des traits de tronçonnage lors d'une étape ultérieure F qui sera décrite plus loin. Lorsque la lamelle située au-dessus d'un intervalle entre bandes est de rang impair, c'est-à-dire de type P, les distances à la face 20 sont des multiples impairs de L pour les bandes S, et des multiples pairs pour les espaces libre E. Lorsque la lamelle située au-dessus d'un intervalle entre bande est de rang pair, c'est-à-dire de type N, ces distances sont des multiples pairs de L pour les bandes S, et des multiples impairs pour les espaces E. Une bande S occupe tout l'intervalle entre deux espaces E, c'est-à-dire que sa largeur est peu inférieure à 2L, la différence étant égale à la largeur d-'un espace E. Ce qui précède constitue une règle générale valable pour les bandes et espaces situés à distance des deux faces telles que 20 parallèles à YOZ. Des règles particulières sont appliquées au voisinage de ces faces. Plus précisément lorsqu'une bande telle que SO 1-1 de largeur voisine de 2L et située sous une lamelle P s'approche d'une face telle que 20 son axe est disposé selon la règle générale à une distance L de cette face telle que 20, et on laisse le long de son bord, entre les deux lamelle telles que H1 et H2 un espace libre tel que E 01-0 (figure 4) de largeur légèrement inférieure à la moitié de la largeur des autres espaces libres, la différence par rapport à cette moitié étant égale à la moitié de l'épaisseur d'un trait de tronçonnage lors de l'étape F. Cet espace libre s'ouvre sur un côté, sur toute sa longueur, sur la face 20. Dans le cas de l'intervalle entre lamelle situé sous une lamelle N et sur une lamelle P telle que H19, on dispose, au voisinage de la face 20 une bande de largeur telle qu'elle conserve l'espace libre tel que E 18-1 le long de son bord intérieur, et que son bord extérieur soit légèrement en saillie sur cette face. La partie débordante peut être par exemple large de 0,1 mm ou moins, car il est surtout important qu'elle ne soit pas en retrait. La largeur d'une telle bande, S 18-0 par exemple est donc un peu supérieure à L. Elle peut être considérée comme une bande de même largeur que les autres, c'est-à-dire voisine de 2L, dont l'axe serait sur la face 20, et dont la moitié en saillie aurait été coupée pour ne laisser subsister qu'une petite partie de la largeur de cette moitié en saillie.De telles bandes à largeur diminuée et débordant de l'empilement sont disposées au voisinage des deux face parallèles à YOZ, dans un sur deux des intervalles entre lamelles. Dans l'exemple décrit de telles bandes sont disposées respectivement aux deux extrémité de chaque intervalles entre lamelles sous une lamelle N, ceci parce que le nombre n est pair. Si ce nombre était impair chaque intervalle entre lamelles comporterait une telle bande à largeur diminuée et ces bandes seraient disposées alternativement sur une face parallèleà YOZ et sur l'autre.Il doit être compris, quoique l'on ait pris la face 20 comme face de départ des distances pour définir les positions des axes des bandes S et espaces libres E, que l'on aurait pu tout aussi bien utiliser la face opposée à la face 20 sans changer la description, les bandes étant disposées de la même façon par rapport à ces deux faces. Le premier empilement a alors une longueur de 20 mm selon OX, une largeur de 10 mm selon 0Y et une hauteur de 6,5 mm selon OZ. Comme on le verra plus loin les espaces libres E qui viennent d'être décrits sont destinés à être remplis d'un matériau conducteur pour réaliser la plupart des connexions électriques entre les barreaux finaux, ces connexions étant celles qui seront parallèles à la direction OZ. On va maintenant décrire la disposition, sur les faces supérieure et inférieure du premier empilement d'autres éléments ménageant d'autres espaces libres destinés à réaliser de manière analogue les connexions qui seront parallèles à la direction OY. Pour cela on dispose, sur la lamelle supérieure H1 une feuille supplé mentaire divisée en trois bandes S 00-0, S 00-2 et S 00-4 ménageant entre elles des espaces libres E 00-1 et E 00-3. Ces bandes et espaces peuvent être disposés exactement de la même manière que les bandes et espaces S 18-0 S 18-2, S 18-4, E 18-1 et E 18-3, les bandes étant constituées du même matériau de base revêtu du même matériau de collage. Il peut cependant être avantageux, tout en conservant la position des axes des espaces, de donner aux espaces E 00-1 et E 00-3 une largeur, supérieure à celle des espaces E 18-1 et E 18-3. Quant aux bandes elles peuvent avoir une épaisseur plus grande, par exemple 0,05 mm, aucun débordement des bandes extrêmes S 00-0 et S 00-4 n'étant nécessaire sur les faces parallèles à YOZ. Ces bandes et espaces sont recouverts par une feuille de couverture HS OO, toujours de même matériau, ou par des bandes de couverture recouvrant les espaces E 00-1 et E 00-3 de manière à donner à ceux-ci la forme de canaux parallèles à OY dont la section rectangulaire est fermée sur ses quatre côtés comme celle des canaux formés par les espaces tels que E 18-1. La face inférieure du premier empilement est recouverte comme la face supérieure, par des bandes S 20-0, S 20-2 et S 20-4 ménageant des espaces E 20-1 et E 20-3, et une feuille de couverture HS 21. L'ensemble de l'empilement est symétrique par rapport à un plan horizontal médian, c'est-à-dire qu'il reste identique à lui même par rotation de 1800 autour d'un axe parallèle à OX, sauf qu'il y a alors remplacement des lamelles P par des lamelles N et réciproquement. Il doit d'autre part être compris que ce premier empilement est destiné à la fabrication de plusieurs thermopiles, les plans de séparation entre ces thermopiles étant parallèles à YOZ et représentés sur la figure 9 et passant, sur la figure 2, par les axes des espaces E. La première des thermopiles à fabriquer utilisera par exemple la partie de cet empilement comprise entre la face 20 et le plan Pi passant par les axes des espaces E 00-1, E 02-1 E 18-1, E 20-1. Après sa réalisation le premier empilement est solidarisé par collage sous pression à une température convenable selon le matériau de collage utilisé. Il est ensuite nettoyé ou décapé, par exemple dans une solution d'alcool et/ou de flux de brasure, puis séché, puis plongé dans un bain de brasure compatible avec les matériaux qui le constituent. Ce bain constitue le matériau conducteur liquide précédemment mentionné. Il peut être constitué de bismuth ou d'un alliage non eutectique de 95 % de bismuth et 5 % d'antimoine, en poids, qui fond à 2750C. Par capillarité la brasure s'introduit dans les espaces libres E, ce qui, après sortie du bain et refroidissement, réalise notamment des connexions électriques entre lamelles P et N. Cela réalise de plus dans les espaces libres E 00-1, E 00-3, E 20-1 et E 20-3, quatre cordons conducteurs K qui apparaissent en saillie sur les faces supérieure et inférieure lorsque les bandes supplémentaires et les feuilles de couverture sont enlevées. Des connexions parasites sont évitées grâce aux débordements des bandes S. Cette opération peut être faite dans l'air à la pression atmosphérique. L'ensemble empilement et bain de brasure peut aussi être placé dans une machine permettant de faire le vide : le vide étant fait et la brasure fondue, l'empilement est plongé dans le bain de brasure sous vide. Puis l'ensemble est remis à la pression atmosphérique en faisant une rentrée de gaz inerte à l'intérieur de la machine. L'empilement est alors sorti du bain de brasure (figure 5). Cette opération de trempage dans un bain de brasure est de préférence réalisée au moment qui vient d'être indiqué, c'est-à-dire être immédiatement après l'étape B, sur le premier empilement lui même. Lors de l'opération C (figure 6) on tronçonne le premier empilement selon une succession de plans parallèles à-XOZ de manière à obtenir une succession de 21 lamelles composites telles que C1, épaisses de O,4 mm par exemple selon OY. Chacune de ces lamelles comporte une succession d'éléments semiconducteurs alternativement P et N et constitués chacun par un tronçon d'une lamelle homogène H. Ces éléments présentent une longueur selon OX qui est multiple de celle des barreaux finaux, et une section égale à celle de ces barreaux. Ils sont séparés les uns des autres, dans chaque lamelle composite, par des tronçons des bandes S. Lors de l'opération D on réalise avec ces lamelles composites un deuxième empilement selon OY représenté sur la figure 7, et dans lequel ces lamelles composites occupent les mêmes positions que celles qu'elles occupaient dans le premier, sauf que, avant de faire l'empilement, on a retourné alternativement une lamelle composite sur deux, par rotation de 1800 autour d'un axe parallèle à OX, de manière que deux éléments d'un type par exemple P appartenant à deux lamelles composites non retournées telles que Ci et C3, soit séparés par un élément du type opposé, par exemple N, appartenant à une lamelle composite retournée telle que C2. On a de plus inséré des feuilles isolantes telles que T1, T2, T3 etc.. entre ces lamelles composites de manière à les isoler toutes les unes des autres sur toute leur surface.Ces feuilles sont numérotées dans l'ordre à partir d'une face de l'empilement parallèles à XOZ. Quoique cela ne soit pas représenté ces feuilles débordent sur les faces du deuxième empilement parallèles à YOZ. Ces feuilles sont alternativement décalées dans la direction OZ et dans la direction opposée, c'est-àdire que les feuilles de rang impair telles que T1 et T3 s'arrêtent à peu près exactement sur la face supérieure parallèle à XOY, de l'empilement, de manière à bien séparer les éléments semiconducteurs des lamelles composites, en laissant un espace libre entre les tronçons tels que K1 et K2 des cordons conducteurs K sur cette face. Ces mêmes feuilles débordent sur la face inférieure de manière à bien séparer les tronçons de cordons conducteurs K sur cette face.Quand aux feuilles de rang pair telles que T2 elles débordent de la même manière sur la face supérieure, mais non sur la face inférieure. Ces feuilles isolantes T sont constituées de la même manière que les bandes S quant à leur matériau de base, leur matériau de collage et leur épaisseur. Il doit être compris que les tronçons tels que K1 et K2 des cordons conducteurs K qui étaient en face l'un de l'autre sur deux faces opposées dans le premier empilement se retrouvent alignés sur une même face dans le deuxième empilement après le retournement d'une lamelle composite sur deux. On obtient à nouveau quatre alignements de tronçons de cordons conducteurs qui constituent des amorces de connexions électriques parallèles à OY entre lamelles composites. Au cours d'une étape E on achève de réaliser les connexions nécessaires entre lamelles composites en trempant le deuxième empilement, ou tout au moins ses deux faces parallèles à XOY, dans un deuxième bain de brasure analogue au premier, mais à température de fusion plus basse. Ce deuxième bain peut être constitué par exemple de 57% de bismuth et 43% d'étain (eutectique Bi-Sn), et fond à 1390C. Le matériau conducteur liquide constituant ce bain vient s'insérer dans les intervalles non occupés par les feuilles isolantes T entre les tronçons tels que K1 et K2 des cordons conducteurs K en regard. Il y adhère par capillarité lorsque l'on sort l'empilement du bain et se solififie.On constitue ainsi des connexions parallèles à OY entre lamelles composites, ces connexions reliant chacune deux lamelles composites et étant situées alternativement sur la face supérieure et sur la face inférieure de l'empilement (figures 8 et 9). Au voisinage des deux faces parallèles à XOZ, les tronçons tels que K3 des cordons K non connectés à un autre tronçon constituent des métallisations de prise de contact pour connecter les thermopiles finales à un circuit électrique extérieur. Ces thermopiles sont au nombre de quatre et sont obtenues par une opération F dans laquelle on tronçonne le deuxième empilement selon une succession de trois plans P1, P2 et P3 parallèles à YOZ et passant par les axes de tous les espaces libres E ménagés lors de l'étape B (voir figure 9). Deux thermopiles finales R1 et R2 séparées sont représentées sur la figure 10. Elles comportent chacune les connexions nécessaires entre lamelles composites. Chacune de ces connexions est constituée par une partie du bloc métallique formé par deux tronçons tels que K1 et K2 et le métal inséré entre ces tronçons. Cette partie est celle qui reste d'un côté d'un plan tel que Pi après le tronçonnage de ce bloc selon ce plan effectué au cours de l'opération F. Quoiqu'une telle connexion n'apparaisse dans sa forme définitive, dans l'exemple décrit, que seulement après cette opération de tronçonnage F, il est bien évident que, si l'on voulait réaliser une seule thermopile à la fois le nombre n serait égal à un, la longueur des lamelles homogènes serait égale à celle L, des barreaux finaux, l'opération F serait supprimée et on créerait directement, lors de l'opération B des espaces tels que E 00-1 et E 20-1 sur une face de l'empilement parallèle à YOZ, avec les dimensions convenant pour la réalisation de la connexion. Il faudrait seulement que les deux feuilles de couverture telles que HS 00 et HS 21 présentent une rigidité suffisante pour supporter sans déformation un porte-à-faux sur une longueur égale à la largeur de la connexion, mesurée parallèlement à OX. On peut remarquer que les deux faces parallèles à YOZ de la thermopile R1 qui vient d'être fabriquée sont apparues de manière différente au cours du procédé de fabricaiton de cette thermopile, l'une étant constituée par une face 20 du deuxième empilement, l'autre (P1) étant apparue seulement lors du tronçonnage de cet empilement. Cette différence tient seulement au fait que l'on a fabriqué plusieurs thermopiles à la fois. REVENDICATIONS 1/ Procédé de fabrication de thermopile, ce procédé comportant les opérations suivantes AI - on prépare des lamelles semiconductrices homogènes de type P (H1, H19) et N (H2, H20) de forme parallélépipédique avec une longueur selon une direction OX, une largeur selon une direction OY et une épaisseur selon une direction OZ, B/ - on réalise un premier empilement selon OZ de lamelles homogènes alternativement P et N, en nombre égal, en les séparant par des feuilles isolantes,c ces feuilles isolantes (S 01-1, S 18-0, S 19-1) étant disposées de manière à ménager entre les lamelles adjacentes des espaces libres (E 19-0, E 18-1) allongés le long des bords de ces feuilles parallèles à OY, ces espaces étant situés sur une première (20) ou une deuxième (P1) face parallèle à YOZ de la thermopile à fabriquer selon qu'ils sont disposés au-dessus d'une lamelle N (H20) et au-dessous d'une lamelle P (H19), ou au-dessus d'une lamelle P (H19) et au-dessous d'une lamelle N, - on trempe ce premier empilement ou des éléments formés à partir de celuici, dans un bain de matériau conducteur liquide, on le sort de ce bain de manière que ce matériau conducteur reste dans lesdits espaces ménagés pour les connexions électriques, et on laisse ce matériau se solidifier de manière à réaliser ces connexions électriques entre lamelles homogènes P et N, ou entre des éléments formés à partir de ces lamelles, CS -on tronçonne ce premier empilement selon une succession de plans parallèles à XOZ de manière à obtenir des lamelles composites comportant chacune une succession d'éléments alternativement P et N séparés par des portions de feuilles isolantes, D/ - on réalise un deuxième empilement en réempilant les lamelles composites selon OY après en avoir retourné alternativement une sur deux par rotation de 1800 autour d'un axe de direction OX de manière que deux éléments d'un type P ou N appartenant à deux lamelles composites (C1, C3) non retournées soient séparés par un élément de l'autre type N ou P, appartenant à la lamelle composite retournée (C2) insérée entre ces deux lamelles non retournées, des feuilles isolantes étant insérées entre les lamelles composites, - des dispositions étant prises pour réaliser les connexions électriques nécessaires entre lamelles composites, caractérisé par le fait que lors de l'opération B on dispose en outre une feuille supplémentaire (S 00-0,-S 20-0) sur chacune des faces supérieure et inférieure parallèles à XOY du premier empilement, cette feuille ménageant sur cette face un espace libre supplémentaire allongé (E 00-1, E 20-1) le long d'un bord de cette feuille parallèle à OY, cet e#space étant pour ces faces parallèles à XOY, adjacent à une même face (P1) parallèle à YOZ de la thermopile à fabriquer, cette face parallèle à YOZ étant ladite première ou deuxième face selon que la lamelle supérieure de l'empilement est N ou P, - des dispositions étant prises pour que, lorsque on trempe le premier empilement dans un bain de matériau conducteur liquide, ce matériau vienne adhérer sur les deux dits espaces libres supplémentaires, pour y laisser lorsqu'il sera solidifié, un cordon conducteur (K) parallèle à OY qui sera tronçonné lors de l'étape C, - lors de l'opération D lesdites feuilles isolantes sont disposées de manière à faire saillie alternativement sur la face supérieure et sur la face inférieure du deuxième empilement de manière a occuper en quinconce un intervalle sur deux entre les tronçons des cordons conducteurs K sur ces faces, - au cours d'une opération supplémentaire E on achève de réaliser les connexions nécessaires entre lamelles composites en trempant au moins lesdites faces supérieure et inférieure dans un bain de matériau conducteur liquide qui vient s'insérer et adhérer dans les intervalles non occupés par les feuilles isolantes entre les tronçons des cordons conducteurs K sur ces faces sans adhérer sur le reste de ces faces, on sort ces faces de ce bain de manière que ce matériau reste dans ces intervalles, et on laisse ce matériau se solidifier. 2/ Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'une feuille de couverture (HSOO, HS21) est disposée sur ladite feuille supplémentaire (S 00-0, S 20-0) sur la face supérieure et sous la feuille supplémentaire sous la face inférieure et s'étend sur lesdits espaces découverts (E 00-1 E 00-3, E 20-1, E 20-3) pour que lesdits espaces libres supplémentaires prennent la forme de canaux avec au moins trois côtés fermés, de manière que, lorsqu'on trempe le premier empilement dans un bain de matériau conducteur liquide, ce matériau s'insère et se maintienne par capillarité dans ces canaux et puisse ensuite former lesdits cordons conducteurs K. 3/ Procédé selon la revendication 2, caractérisé par le fait que l'on fabrique simultanément deux thermopiles ayant en commun, au cours des opérations précédemment indiquées, celle (P1) de leurs faces parallèles à YOZ qui est adjacente auxdits espaces libres supplémentaires, de manière que chacune des deux dites feuilles de couverture (HSOO, HS21) soit commune à ces deux thermopiles et vienne s'appuyer à la fois sur les feuilles supplémentaires (S 00-0, S 00-2, S 20-0, S 20-2) de ces deux thermopiles pour que lesdits espaces libres supplémentaires adjacents de ces deux thermopiles prennent la forme d'un canal (E 00-1, E 20-1) commun à quatre côtés fermés, - une opération supplémentaire F étant prévue après l'étape de trempage du premier empilement dans un bain de matériau conducteur-, cette étape F étant une séparation selon un plan P1 parallèle à YOZ et passant par les axes de ces deux canaux communs, de manière à obtenir deux thermopiles distinctes.