La présente invention concerne la régulation de la croissance des plantes. L1éthylène est connu depuis longtemps comme une hormone importante de régulation de la croissance des plantes et on pense 5 qu'il est intimement mis en jeu dans le mûrissement des fruits et des légumes, ainsi que'dans d'autres phénomènes auxquels sont soumises les plantes, comme l'excision des fruits et des feuilles, le développement des racines, le développement des fleurs, la vitesse de croissance et autres. La modification de ces phénomènes 10 par des moyens externes est appelée ici régulation de la croissance des plantes et les agents utilisés dans ce but sont appelés ici agents de régulation de la croissance des plantes. L'application d'éthylène gazeux sur les plantes en croissance et sur les fruits qui mûrissent est un procédé appliqué industriellement pour 15 la régulation de la croissance des plantes. On pense que l'éthylène est produit naturellement dans les plantes par action enzymatique sur certains composés présents dans les tissus des plantes. On a cherché des moyens pour pouvoir contrôler le métabolisme des plantes en accroissant la -quantité 20 d'éthylène produite par la plante. On pense que certains dérivés de l'acide phosphonique, par exemple l'acide chloro-2 éthyl phos-phonique, libèrent de l'éthylène lorsqu'ils sont amenés en contact avec les tissus de la plante et qu'ils produisent en conséquence une initiation des fleurs et une maturation des fruits ra-25 pides et uniformes, tout en donnant des rendements accrus (voir la demande de brevet sud-africain n° 681.036 déposée le 16 Février 1968 au nom de Amchem Products Inc). Bien qu'il soit reconnu que l'application de composés chimiques synthétiques comme l'acide chloro-2 éthyl phosphonique sur les plantes utiles soit effi-30 cace pour provoquer chez les plantes certaines réponses physiologiques avantageuses, il serait extrêmement préférable, d'un point de vue écologique, de pouvoir utiliser des substances naturelles biologiquement actives et facilement biodégradables dans ce but. On a déjà suggéré que les enzymes qui se trouvent natu-35 rellement dans les plantes peuvent être mises en jeu dans la production biosynthétique de l'éthylène par catalyse de réactions de certains substrats présents dans les plantes. Tel qu'il est utilisé ici, le terme "substrat" représente un composé chimique dont la réaction pour former un autre composé est catalysée par uneen-40 zyme. Lieberman ©fi collaborateurs, Nature 204 (1964) pages 34-3- 71 21878 2. 2095312 34-5, suggèrent que l'enzyme lipoxydase peut être mise en jeu dans la production d'éthylène dans les pommes, par oxydation de l'acide linolénique en un état "actif" qui est ensuite décomposé en é-thylène et d'autres composés. Mapson et collaborateurs dans Bio-5 chemical Journal 111 (1969) pages 413-418, proposent une enplica-tion pour la production naturelle d'éthylène dans la plante de chou-fleur, selon laquelle le D-glucose, activé par la glucose o-xydase, réagit aVec l'oxygène atmosphérique pour former HgOg. L'eau oxygénée réagit ensuite avec le méthional, par catalyse sous 10 l'action de peroxydase, pour former de l'éthylène et d'autres composés. Pour autant que l'on sache, néanmoins, l'application de ces enzymes aux plantes n'a pas été suggérée dans la technique dans le but de réguler la croissance des plantes ou dans tout autre but. 15 La présente invention a pour objectif de fournir un pro cédé amélioré pour la régulation de la croissance des plantes par l'utilisation d'enzymes. Conformément à la présente invention, on a découvert qu'on pouvait obtenir la régulation de la croissance des plantes 20 en appliquant sur ces dernières une quantité efficace de certaines enzymes. On a plus particulièrement découvert que les enzymes qui font réagir les substrats des plantes de façon à produire de l'éthylène ou un intermédiaire qui peut être utilisé pour la production finale d'éthylène, peuvent être appliquées sur les plan-25 tes pour en régler la croissance. Dans le contexte de la présente invention, l'application d'enzymes aux plantes englobe l'application aux graines, pousses, racines, fruits excisés et parties aériennes des plantes en croissance. L'application aux graines eiJ racines peut être effectuée en mettant ces graines et racines en 30 contact avec l'enzyme avant de les planter, ou en appliquant les enzymes sur le sol soit avant plantation, soit après. L'application d'enzymes aux plantes selon la présente invention peut produire une gamme des plus diverses d'effets de régulation de la croissance, selon certains facteurs tels que 1'-35 espèce de la plante, le stade de développement dans le cycle de la plante au moment de l'application, la concentration appliquée, le nombre d'applications répétées, etc. Les enzymes de la présente invention, lorsqu'elles sont convenablement appliquées par quelqu'un qui est accoutumé à utiliser des agents de régulation 40 de la croissance des plantes, peuvent donner des effets marqués 71 21878 3« 2095312 et industriellement intéressants, comme par exemple : floraison provoquée et accrue, résistance accrue aux maladies, suppression de la dominance apicale, activité auxinique, ramification accrue dans certaines espèces, augmentation de la teneur en protéines de 5 certaines plantes, effets de défoliation et d'excision des fruits, minimisation du versement chez les céréales, les haricots et les pois, arrêt de l'état de latence dans les graines, tubercules et rhizomes, mûrissement précose, rendements accrus, résistance accrue au gel, développement accru des racines, etc. Les enzymes in-10 diquées ici se sont aussi révélées inhiber ou supprimer la croissance de certaines plantes à certains taux d'application; c'est ainsi que la présente invention peut également être utilisée pour supprimer ou inhiber la croissance de certaines plantes. Les enzymes qui sont utilisables ici sont la peroxydase 15 et certaines oxydases. Une oxydase particulièrement intéressante est la lipoxydase qui, pense-t-on, transforme les acides et esters gras polyinsaturés contenant le système pentadiénique-1,4 cis, cis (par exemple les acides linolénique, linoléique et ara-chidonique et leurs esters) en les époxydes ou hydroperoxydes cor-20 respondants, qui sont à leur tour dégradés en éthylène et en d'autres produits. Une autre oxydase particulièrement intéressante est la glucose oxydase. D'autres oxydases utilisables figurent dans le tableau I, avec des exemples de substrats correspondants. On a aussi incorporé dans le tableau des références à des sources 25 encyclopédiques sur les enzymes, dans lesquelles on peut trouver des renseignements concernant la provenance et les procédés pour la préparation de ces enzymes. Les références sont : A, "The Enzymes", première édition, éditéo£ar Sumner e:t Myrback, Académie Press New York (1950). B, "The Enzymes", seconde édition, éditée 30 par Bayer, Lardy et Myrback, Academic Press New York (1963) et C, "The Enzyme Handbook" éditée par Barman, Springer-Verlag New York (1969). On pense que ces oxydases, comme la glucose oxydase, a-gissent en produisant de l'eau oxygénée, qui sert à soiyfcour de substrat pour la peroxydase dans la synthèse de l'éthylène. La 35 peroxydase peut être cel3,© qui est naturellement présente dans la plante ou celle qui peut être appliquée sur la plante conformé-ment à la présente invention. La lipoxydase, qui est une enzyme oxydase préférée ici, peut être obtenue par des méthodes connues à partir de plantes 40 telles que : sojas, pois verts et farine, ou à partir de micro 71 21878 4. 2095312 organismes. Une lipoxydase préférée dans l'invention est celle qui provient des sojas. La lipoxydase de soja est bien connue, elle est disponible dans le commerce et elle est extrêmement efficace pour créer divers effets de régulation de la croissance 5 des plantes lorsqu'elle est appliquée conformément à l'invention présentement décrite. La lipoxydase de l'invention, par exemple la lipoxydase de soja, peut être obtenue soit sous forme pure, soit sous forme impure, cette dernière étant la forme préférée du point de vue de la facilité d'obtention et de la facilité de ma-10 nipulation. La lipoxydase cristallisée pure peut être isolée des légumes tels que les sojas ou les pois verts, les graines de pois, la farine de froment, les haricots verts, les graines de haricots verts et autres par des procédés connus. Un procédé d'extraction utilisable pour la lipoxydase de soja consiste en une extraction 15 aqueuse à pH 4,5 à partir de farine de soja, suivie d'une précipitation au sulfate d'ammonium. Des procédés d'extraction utilisables sont décrits dans "The Enzymes", première édition, vol. II, 1ère partie, pages 564-565. TABLEAU I. 20 OXYDASES UTILISABLES COMME AGENTS DE REGULATION DE LA CROISSANCE DES PLANTES ET EXEMPLES DE SUBSTRATS CORRESPONDANTS. Enzyme. Substrat. Référence. D-aminoacide oxydase D-aminoacide B. Vol. VII, pp. 634-648 25 L-aminoacide oxydase L-aminoacide B. Vol. VII, pp. 611-634 Monoamine oxydase monoamines B. Vol. VIII, PP. 337-34-9 Diamine oxydase diamines B. Vol. VIII, 30 PP. 313-335 Xanthine oxydase xanthine B". Vol. VII, PP. 533-556 Aldéhyde oxydase aldéhyde A. Vol. I, 1ère partie, pp. 355 55 3-galactosidase D-galactose B. Vol. IV, pp. 410-430 Glycollate oxydase glycollate C. Vol. I, pp. 110 Lactate oxydase L-lactate C. Vol. I, 40 pp. 111. 71 21878 5. 2095312 Les préparations commerciales de lipoxydase contiennent normalement la lipoxydase associée à des supports inertes tels que des hydrates de carbone, des protéines d'agglutination, des sels minéraux comme le sulfate de calcium, inhibiteur de la tryp-5 sine, des protéases et autres. Dans ces préparations, la lipoxydase constitue le composant minoritaire et représente de 1 à 50 % environ en poids de la préparation. Les 50 à 99 % restants sont constitués par les supports précédemment décrits. On préfère utiliser les préparations commerciales contenant de la lipoxydase 10 comme sources de lipoxydase, dans la mesure où elles sont plus faciles à obtenir que la lipoxydase cristallisée et fournissent des taux avantageux d'activité de lipoxydase. La lipoxydase d'origine microbienne et utilisable ici est la lipoxydase des bactéries et des champignons'provenant des 15 bouillons de fermentation. Comme exemples utilisables de ces li-poxydases, on peut citer celles obtenues à partir d'Aspergillus sojae, d'Aspergillus flavus, d'Aspergillus glacus, d'Aspergillus niger, d'Aspergillus elegans, de Ehizopus usamii, de Ehizopus G. 34 Yamasake, de Ehizopus G. 36 Yamazake, de Ehizopus tritici, de 20 Pénicillium rugulosum et de Pénicillium 15, décrites par Fukuba, Nippon Nayu Kayuku Kaishi 26, 167 (1952). On peut aussi utiliser la lipoxydase dérivant d'Aspergillus parasiticus (ATCC 11906) et d'Aspergillus flavus (ATCC 1£03), qui peuvent être obtenus à partir de la collection permanente de cultures de 1 "'American Type 25 Culture Collection", 12301 Parklawn Drive, Eockville, Maryland, Etats-Unis d'Amérique. Une autre oxydase préférée ici est la glucose oxydase. Cette enzyme peut être obtenue par des procédés connus, à partir de plantes comme le chou-fleur ou à partir de micro-organismes. 30 Une glucose oxydase préférée dans l'invention est celle qui provient d'un champignon, 1'Aspergillus niger. La glucose oxydase d'Aspergillus niger est bien connue, elle existe dans le commerce et elle est extrêmement efficace pour provoquer divers effets de régulation de la croissance des plantes lorsqu'elle est appliquée 35 conformément à la présente invention. La glucose oxydase peut ê-tre obtenue sous forme pure ou impure, cette dernière étant préférée du point de vue de la facilité d'obtention et de la facilité de manipulation. Par exemple, la glucose oxydase cristallisée pure peut être isolée à partir de microorganismes comme l'Asper-40 gillus niger, le Pénicillium glaucum, le Pénicillium notatum et 71 21878 6. 2095312 le Pénicillium amagasakiense. Un procédé convenable d'extraction de la glucose Voxydase consiste en l'adsorption et l'élution du produit brut de la résine échangeuse d'ions connue sous la dénomination commerciale Amberlite CG-50, suivie d'une précipitation 5 au sulfate d'ammonium. Des procédés d'extraction sont décrits dans "The Enzymes", 2ème édition, vol. VII, pages 568-569. Les préparations de glucose oxydase du commerce contiennent normalement la glucose o-xydase associée à des supports inertes tels que : hydrates de 10 carbone, protéines, sels minéraux et autres. Dans ces préparations, la glucose oxydase constitue un composant minoritaire et représente de 1 à 50 % environ en poids de la préparation. Les 50 à 99 % restants sont composés des supports précédemment décrits. On préfère utiliser le,s préparations commerciales de glucose oxydase 15 comme sources de glucose oxydase, dans la mesure où elles sont plus faciles à obtenir que la glucose oxydase pure cristallisée et fournissent des taux avantageux d'activité de glucose oxydase. Les peroxydases sont aussi des enzymes utilisables ici. Elles existent dans le commerce et peuvent provenir de sources 20 végétales, animales ou microbiologiques. Une discussion des sources et des procédés de préparation pour divers types de peroxydases figure dans "The Enzymes", 2ème édition, vol. VIII, pages 227-274. Pour être utilisées en pratique comme agents de régula-25 tion de la croissance des plantes, les enzymes de la présente invention sont en général incorporées dans des compositions qui comprennent un support inerte et une quantité d'enzyme efficace pour la régulation de la croissance. (Tel qu'il est utilisé ici, le terme support inerte est défini comme étant un solvant ou un 30 agent de complément sec qui n'a pas d'efficacité sur la régulation de la croissance des plantes, mais qui fournit un moyen pour diluer les enzymes pures ou les préparations commerciales des dites enzymes pour une application commode). Ces compositions permettent d'appliquer l'enzyme commodément sur les plantes. Ces com-35 positions peuvent être solides, comme des poudres, des granulés ou des poudres mouillables, ou elles peuvent être liquides, comme des solutions 71 21878 7 2095312 Les poudres peuvent être préparées en broyant et en mélangeant l'enzyme avec un support inerte solide tel que talcs, argiles, silices, pyropbylite et autres. Les compositions granulaires peuvent être préparées en imprégnant les enzymes, habituel-5 lement dispersées ou dissoutes dans un solvant convenable (par e-xemple l'eau), sur ou dans des supports granulés, comme les atta-pulgites ou les vermiculites, habituellement constitués de particules dont la taille est comprise entre 0,3 et 1,5 mm environ, ou en revêtant -un support inerte d'une formulation des composés sous 10 forme d'une poudre mouillable. Les procédés utilisables pour formuler les enzymes en poudres granulaires sont décrits dans la demande de brevet des Etats-Unis d'Amérique n° 635«293 déposée le 12 Avril 1967 au nom de Charles B. McCarty. On sait que la lipoxydase de soja se trouve à un taux de 0,1 à 0,5 % environ dans la 15 farine de soja et on peut donc utiliser la farine de soja non grillée directement ici, comme composition de lipoxydase granulaire. Les poudres mouillables, qui peuvent être dispersées dans l'eau ou dans l'huile à une concentration désirée en enzyme, peuvent être préparées par incorporation d'agents mouillants dans 20 les compositions concentrées en poudre. Le support présentement préféré pour les enzymes est l'eau. Certaines des enzymes de la présente invention sont suffisamment solubles dans l'eau pour pouvoir être utilisées directement dans ce solvant. Fréquemment, ces solutions aqueuses d'enzymes 25 peuvent être dispersées en aérosols sous une pression supérieure à la pression atmosphérique. Ordinairement toutefois, l'enzyme n'est pas suffisamment soluble dans l'eau et doit être solubilisée par un autre produit. Ces enzymes peuvent être solubilisées par incorporation dans la composition liquide d'une quantité d'un sel 30 soluble dans l'eau, qui est de 0,05 à 20 environ, et de préférence de 0,1 à 1 fois environ le poids de l'enzyme active. Comme e-xemples de ces sels, on peut citer les sels alcalins et alcalino-terreux solubles dans l'eau des acides minéraux comme les acides chlorhydrique, nitrique et sulfurique. Les sels préférés dans ce 35 but sont le chlorure de sodium, le chlorure de potassium ou leurs mélanges, et une composition enzymatique liquide préférée pour l'application directe sur les plantes et une composition qui comprend de 0,005 à 50.000 ppm environ d'enzyme et de 0,0005 à 5»000 ppm environ de chlorure de sodium, de chlorure de potassium ou de 40 leurs mélanges, dans l'eau. Pour la commodité de l'expédition et 71 21878 8 2095312 de la manutention, les compositions liquides utilisables dans l'invention sont ordinairement préparées à environ 100 à 2000 fois la concentration à laquelle il faut les appliquer sur les plantes, et sont à diluer ensuite à la concentration appropriée d'utilisa-5 tion de 0,005 à. 50.000 ppm d'enzyme active, juste avant application. Des agents tensio-actifs peuvent être incorporés dans les compositions liquides de la présente invention pour améliorer par exemple la facilité d'épandage de la composition liquide à la 10 surface des plantes et pour accroître la pénétration de l'enzyme dans les tissus des plantes. Ces agents tensio-actifs peuvent ê-tre du type anionique, eationique, non ionique, ampholyte ou zwitterionique. Comme exemples d'agents tensio-actifs anioniques utili-15 sables ici, on peut citer les sels de sodium de sulfates d'alcool gras ayant de 8 à 18 atomes de carbone dans la chaîne grasse et les sels de sodium d'alkyl benzène sulfonates ayant de 9 à 15 a-tomes de carbone dans la chaîne alkyle. Comme exemples d'agents tensio-actifs non ioniques utilisables, on peut citer les pro-20 duits de condensation du type poly(oxyde d'éthylène) des alkyl phénols, dans lesquels la chaîne alkyle contient de 6 à 12 atomes de carbone environ et la quantité d'oxyde d'éthylène condensée sur chaque mole d'alkyl phénol est de 5 à 25 moles environ, et les produits de condensation du type poly(oxyde d'éthylène) du 25 monolaurate de sorbitanne dans lesquels la quantité d'oxyde d'éthylène condensée sur chaque mole de monolaurate -de sorbitanne est de 10 à 40 moles environ. Comme exemples d'agents tensio-actif s cationiques utilisables, on peut citer les sels de diméthyl dialkyl ammonium quaternaire dans lesquels les chaînes alkyle 30 contiennent de 8 à 18 atomes de carbone environ et où l'anion du sel est un halogène. Comme exemples d'agents tensio-actifs ampho-lytes utilisables, on peut citer des dérivés d'aminés secondaires et tertiaires aliphatiques dans lesquelles l'un des substituants aliphatiques contient de 8 à 18 atomes de carbone environ et où 35 un autre contient un groupe anionique solubilisant dans l'eau, par exemple un sulfate ou-un sulfonate. Comme exemples particuliers d'agents tensio-actifs ampholytes, on peut citer le dodécylamino-3 propionate de sodium et le dodécylamino-3 propane sulfonate de sodium. Comme exemples d'agents tensio-actifs zwitterioniques u-40 tilisables, on peut citer les dérivés de composés aliphatiques 71 21878 9. 2095312 d'ammonium quaternaire dans lesquels l'un des constituants aliphatiques contient de 8 à 18 atomes de carbone environ et où l'autre contient un groupe anionique solubilisant dans l'eau. Comme exemples particuliers d'agents tensio-actifs zwitterioniques, on 5 peut citer le (U,lT-diméthyl-ïï'-hexadécylammonio)-3 propane sulfo-nate-1 et àe (îT,N-diméthy1 H-hexadécylammonio)-3 hydroxy-2 propane sulfonate-1. De nombreux autres agents tensio-actifs utilisables sont décrits dans "Detergents and Emulsifiers - 1969 Annual" par John W.-McCutcheon Inc. Lorsqu'ils sont utilisés dans les 10 compositions enzymatiques liquides, pour application directe sur les plantes, les agents tensio-actifs doivent représenter de 0,001 à 0,5 % environ, de préférence de 0,01 à 0,1 % environ en poids de la composition. Des quantités supérieures à 0,5 % environ en poids gênent l'activité enzymatique. 15 Tous les biologistes s'occupant des plantes comprennent que, comme avec tout agent de régulation de la croissance des plantes, les enzymes envisagées ici doivent être appliquées sur une plante particulière à certains taux optimaux d'application (par exemple en poids par unité de superficie de sol cultivé) et à 20 certains stades du cycle de croissance de la plante, si l'on veut obtenir un effet particulier de régulation de la croissance de la plante. La variété presque illimitée des espèces de plantes et la grande diversité des réponses avantageuses des plantes, ainsi que la gamme étendue de conditions climatiques qu'on peut rencontrer, 25 font qu'il est presque impossible de spécifier ici les doses d'application pour tous les buts. Ces doses d'application et les périodes appropriées d'application peuvent toutefois être déterminées assez facilement pour un cas particulier par des procédés . standard bien connus des spécialistes. Par exemple, pour l'appli-30 cation de ces compositions, on peut être guidé par les mêmes considérations que lôrsqu'on utilise d'autres régulateurs de la croissance des plantes générateurs d'éthylène. Voir, par exemple, la demande de brevet sud africain n° 681.036 déposée le 16 Février 1968 au nom de Amchem Products, Inc., et le catalogue commer-35 cial "Ethrel", Amchem Products, Inc. D'une façon générale, lors d'une application à la volée sur la végétation existante ou sur le sol, la dose appliquée, calculée par rapport au poids d'enzyme active, est normalement comprise entre 0,56 et 38,25 kg par hectare environ et de préférence comprise entre 0,56 et 17,00 kg/ 40 hectare environ par application. Dans certains cas, l'application 71 21878 10. 2095312 répétée est avantageuse. Lors de l'application sous forme d'une solution ou d'une dispersion liquide, pour mouiller les arbres ou tremper les graines ou les tubercules, la concentration en enzyme active dans le liquide est normalement comprise entre 0,005 et 5 50.000 parties environ par million. Dans certains cas, on peut obtenir de meilleurs effets de régulation de la croissance des plantes en appliquant un substrat enzymatique, correspondant à l'enzyme utilisée, sur les plantes conjointement avec l'enzyme. Tel. qu'il; .est utilisé ici, le 10 terme "conjointement" signifie l'application de l'enzyme et du substrat correspondant sur la plante à moins de 3 heures environ l'un de l'autre. L'enzyme et le substrat peuvent être incorporés le cas échéant dans la même composition et ainsi être appliqués simultanément. La quantité de substrat utilisé doit être de 0,01 15 à 10 fois environ, et de préférence de 0,1 à 5 fois environ, le poids d'enzyme utilisée. On pense qu'un accroissement de la quantité de substrat disponible par rapport à l'enzyme,, au-delà de la quantité qui est naturellement présente dans la plante, conduit à une augmentation supplémentaire de la production d'éthylène et 20 ainsi à un accroissement de la régulation de la croissance des plantes. L'invention sera illustrée par les exemples suivants, qui ne la limitent aucunement. Dans ces exemples, les enzymes u-tilisées étaient des préparations commerciales contenant des sup-25 ports. Néanmoins, les concentrations en enzyme mentionnées sont calculées en poids d'enzyme active. Exemple I. On a planté de 15 à 20 graines de radis rouges, (variété "Early Scarlet Globe") dans 4 pots en plastique de 203,2 mm de 30 diamètre et 127 mm de profondeur contenant un mélange de 1/3 de sol, 1/3 de sphaigne et 1/3 de perlite, qu'on a placés dans une serre. Neuf jours après la plantation, on a éclairci les plants sortis de terre jusqu'à 10 par pot, avec une répartition spatiale approximativement égale dans chaque pot. Les plantes ont été fer-35 tilisées avec un engrais 7:/|-0:6 en NîPgO^tKgO lors de la plantation et ont été arrosées chaque jour pendant l'expérience avec assez d'eau pour tremper le sol. Les traitements ont été appliqués sur les plantes dans les 4 pots 3, 10, 14, 21 et 24 jours a-près l'éclaircissement. Le traitement B a été recommencé sur 2 40 pots alors que les traitements.A et 0 ont été tous deux appliqués 71 21878 2095312 sur un pot. Les traitements étaient les suivants : A. eau contenant 58 ppm de NaCl (témoin). B. eau contenant 58 ppm de NaCl + 500 ppm de lipoxydase x. 0. eau contenant 58 ppm de NaCl + 500 ppm de lipoxydase s + 280 5 ppm d'acide linoléique. K lipoxydase de soja provenant de PL Biochernieals, Milwaukee, Wisconsin. Le traitement consistait à pulvériser sur chaque pot 100 ml d'une partie aliquote de la solution testée jusqu'à ce que 10 les feuilles ruissellent, le reste de la partie aliquote étant a-jouté au sol. Les radis ont été cueillis 7 jours après la dernière application des solutions testées. Les plantes ont été lavées, les sommets ont été .coupés et les radis et le feuillage de chaque pot ont été pesés collectivement et le poids moyen frais par plan-15 te a été calculé. Les radis et le feuillage ont été ensuite placés dans un four pendant 16 heures à 105°C et pesés ensuite pour déterminer le poids sec. Les résultats (en grammes) figurent dans le tableau 2, ainsi que le pourcentage calculé en poids d'augmentation des plantes soumises aux traitements par rapport au témoin. 20 Tableau 2. Poids frais Poids sec moyen/ moyen/plante (g) plante (g) Traitement Racine Feuillage Racine Feuillage A (témoin) 2,75 6,06 0,155 0,380 25 *B (enzyme) 5,0(82%) 6,99(15%) 0,260(68%) 0,460(21%) C (enzyme + 5,24(90%) 6,73(11%) 0,280(80%) 0,440(16%) substrat) 36 Résultats combinés provenant de traitements effectués en double. Ces résultats illustrent clairement l'effet de régula-30 tion de la croissance des plantes de la lipoxydase et l'effet légèrement plus grand obtenu en appliquant la lipoxydase avec son substrat acide linoléique. Il est à noter que l'enzyme et l'enzyme plus son substrat ont accru principalement la croissance de la plante dans la partie utile de la plante de radis, à savoir la 35 racine, plutôt que dans le feuillage. Les poids secs trouvés montrent en outre que ces traitements ont conduit à un gain réel de poids des tissus et pas simplement à un accroissement de l'absorption d'eau. On obtient des résultats pratiquement semblables lorsque l'enzyme dans le traitement B est une des oxydases suivantes: 40 D-amino acide oxydase, L-amino-acide oxydase, monoamine oxydase, 71 21878 2095312 diamine oxydase, xanthine oxydase, aldéhyde oxydase, 0-galactosi-dase, glycollate oxydase ou lactate oxydase. On obtient des résultats pratiquement semblables à ceux; du traitement 0 en utilisant, au lieu de l'association lipoxydase-acide linoléique, les 5 associations suivantes enzyme/substrat : glucose oxydase/D-glueo-se, D-amino acide oxydase/D-alanine, L-amino acide oxydase/L-ala-nine, monoaMne oxydase/propylamine, diamine oxydase/diamino-1,3-propane, xanthine oxydase/xanthine, aldéhyde oxydase/benzaldéhy-de, 3-galactosidase/D-galactose., glycollate oxydase/glycollate 10 d'éthyle, lactate oxydase/lactate d'éthyle. Exemple II. On a planté de 25 à 30 graines de radis blancs (variété "White Icicle") dans 32 pots d'argile de 203,2 mm de diamètre. Dix jours après plantation, on a éclairci les plants sortis de 15 terre jusqu'à 10 par pot, avec une répartition spatiale approximativement égale à l'intérieur de chaque pot et on a divisé les pots en deux groupes de 16 pots chacun. Les plantes ont été fertilisées avec 2,2 g par pot d'engrais 20:20:20 en N^PgO^KgO, le 24ème et le 31ème jours après plantation, et ont été arrosées 20 chaque jour avec assez d'eau pour tremper le sol. On a appliqué sur chacun des deux groupes de plantes un traitement témoin et un traitement test, comme décrit ci-dessous, respectivement 10, 17, 21 et 28 jours après plantation. Témoin : 58 ppm de UaCl dans l'eau 25 Test î 58 ppm de ÏTaCl + 500 ppm de lipoxydase m dans l'eau. x lipoxydase de soja provenant de PL Biochemicals Milwaukee, Wisconsin. On a appliqué les traitements en pulvérisant sur chaque 30 pot 100 ml d'une partie aliquote de solution jusqu'à ce que les feuilles ruissellent, et on a ajouté le reste de la partie aliquote au sol. Les radis ont été cueillis 4 jours après la dernière application des traitements. Les plantes ont été lavées, les sommets ont été coupés et les radis et le feuillage des plantes ont 35 été pesés collectivement, le poids moyen frais étant calculé par plante. Les radis et le feuillage ont été ensuite placés dans -un four pendant 24 heures à 105°C et ensuite pesés pour en déterminer le poids sec. Les résultats en grammes figurent dans le tableau 3, ainsi que l'accroissement calculé de pourcentage en poids 40 du traitement test par rapport au témoin. 71 21878 2095312 Tableau 3» Poids frais moyen/ Poids sec moyen/ plante (g) plante (g) Traitement Hacine Feuillage Sacine Feuillage 5 Témoin 24,2 57,2 1,7 3,7 Enzyme 31,0(28%) 63,0(11%) 2,0(18%) 4,1(11%) Ces résultats illustrent clairement l'effet de régula- . tion de la croissance des plantes de la lipoxydase sur les radis blancs. L'enzyme a principalement accru la croissance de la plan-10 te dans la partie utile du radis blanc, à savoir la racine plutôt que le feuillage. Les résultats de poids sec montrent en outre que ces traitements ont produit un gain réel de poids des tissus et pas simplement un accroissement de l'absorption d'eau. La stimulation de la croissance de la racine de préfé-15 rence à celle du feuillage, telle que celle obtenue dans cette expérience, est particulièrement avantageuse dans le cas des radis, où la racine est la partie utilisable de la plante. Néanmoins, c'est également avantageux dans d'autres espèces de plantes, car le traitement améliore en général la santé globale de la 20 plante et accroît la résistance à la sécheresse, en augmentant la quantité d'humidité de base disponible pour la plante. Exemple III. On a éparpillé des quantités égales de paturin "Merion" à la surface d'un sol fertilisé, dans deux pots de 30,48 cm de 25 diamètre et de 30,48 cm de profondeur, marqués A et B. Les pots ont été arrosés périodiquement pour maintenir le sol à l'état légèrement humide. Lorsque l'herbe a "commencé à croître dans les deux pots, on a appliqué les traitements suivants, respectivement sur les deux récoltes d'herbe à 7 jours d'intervalle, avec des 30 parties aliquotes de 100 ml par application : A. 58 ppm de NaCl dans l'eau B. 58 ppm de NaCl et 500 ppm de lipoxydase dans l'eau. Six semaines après la première application des traitements, on a brisé les pots et on a examiné la structure du sol et 35 de la racine. Il est apparu que l'herbe qui a poussé dans le pot traité par la lipoxydase avait développé une structure de racine plus massive que l'herbe qui avait poussé dans le pot recevant le traitement témoin. Exemple IY. 40 On a placé individuellement dans des pots de 25,4 cm de 71 21878 2095312 diamètre dans une serre, 8 pousses de plants de tomates "Rutgers" ayant une taille approximativement égale. Toutes les plantes ont été fertilisées initialement avec un engrais 7:40:6 en N^PgOc^KgO et trois encore au cours de l'expérience avec un engrais 5:10:5 5 en ETsPgO^KgO. La température a été maintenue entre 13 et 18°C et toutes les plantes ont été arrosées chaque jour avec assez d'eau pour détremper le sol. Les plantes en pot ont été divisées en 4 groupes de deux chacun, puis traitées le jour suivant .la plantation et à des intervalles de 7 jours ensuite, pendant les 98 10 jours suivants, par les traitement suivants : témoin : 58 ppm de ÏTaCl dans l'eau T-l : 58 ppm de HaCl + 50 ppm de lipoxydase3* dans 1 ' eau T-2 î 58 ppm de SfaGl + 500 ppm de lipoxydase36 dans 15 1'eau T-3 î 58 ppm de NaCl + 2000 ppm de lipoxydase35 dans l'eau. 35 lipoxydase de soja provenant de PL Biochemicals, Milwaukee, Wisconsin. 20 Les solutions ont été appliquées à 100 ml chaque fois par atomisation de la solution sur les plantes, jusqu'à ce que ces dernières soient complètement mouillées, puis en versant le reste des 100 ml sur le sol. On a d'abord observé des fruits verts 21 jours après le 25 début du traitement sur les plantes traitées par la lipoxydase. Les tomates mures ont été cueillies sur les plantes traitées par la lipoxydase à partir du 82ème jour de l'expérience et 2 semaines plus tard environ sur les plantes témoin. L'expérience a été terminée le 137ème jour (c'est-à-dire 55 jours après avoir cueil-30 li les premières tomates mûres). Les résultats de l'expérience figurent dans le tableau 4. Tableau 4. Traitement jours depuis la 1ère récolte nombre total de tomates mûres poids total:poids moyen cumulé (en g> cumulé (enè 35 témoin 30 8 564 71 T-l 30 12 1693 141 T-2 30 15 1609 107 T-3 : 30 14 1032 74 Témoin : 37 * 17 1059 62 40 T-l 37 : 14 1921 137 71 21878 15 2095312 Tableau 4 (suite). Traitement jours depuis la 1ère récolte nombre total de tomates mûres poids total cumulé (en g) poids moyen cumulé (en g) 10 Ces données indiquent clairement un accroissement du rendement total en fruits pour chaque taux de traitement par la lipoxydase, le taux: optimal semblant être de 50 ppm environ» Le traitement par la lipoxydase a également hâté le début du mûrissement. 15 Exemple V. On a obtenu des fruits verts mûrs d'avocats d'un fournisseur local et on les a maintenus à 16°C jusqu'à utilisation. Certains des fruits ont été immergés pendant 1 heure dans une solution aqueuse de 500 ppm de lipoxydase (lipoxydase de soja prove-20 nant de PL Biochemicals, Milwaukee, Wisconsin) qui avait été solubilisée par 58 ppm de ÏTaCl. Les fruits ont été ensuite placés dans des dessiccateurs fermés munis de couvercles» Des échantillons équivalents de fruits n'ayant pas été traités par la solution de lipoxydase ont également été placés en même temps dans les dessic-25 cateurs comme témoins. Des parties aliquotes gazeuses ont été périodiquement retirées des dessiccateurs en expérience et des dessiccateurs témoin, et on a titré leur teneur en éthylène par chromatographie en phase gazeuse. Les taux: de production d'éthylène déterminés par ces mesures, indiqués en microlitres d'éthy-30 lène par kilogramme de fruit et par heure, au bout d'une heure et de 18 heures dans les dessiccateurs figurent dans le tableau 5» Tableau 5. Production d'éthylène à partir d'avocats. 1 h. 35 Fruit non traité : mesure 1 0 (il de CgH^/kg/h mesure 2 0 (il de CgH^/kg/h Fruit traité à la lipoxydase : mesure 1 0,25 |il de GgH^/kg/h 40 mesure 2 0,24 (il de CgH^/kg/h 18 h. 0,068 (al de CgH^/kgA 0,091 (J.1 de CgH^/kg/h 0,29 |j.l de CgH^/kg/h-0,31 (il de CgH^/kg/h. 71 21878 16. 2095312 Ces données montrent l'accroissement de production d'éthylène qui se produit dans un fruit isolé traité par la lipoxydase. Cette multiplication par 4 de la production d'éthylène dans le fruit traité par la lipoxydase au bout de 18 heures s'accompa-5 gnait d'un changement marqué dans la coloration, du vert au violet profond, qui est la caractéristique des avocats mûris. Les fruits non traités sont restés verts. Exemple VI. On a semé de 20 à 25 graines de radis rouges (variété 10*Early Scarlet Globe") dans 4 pots d'argile de 203,2 mm de diamètre. Dix jours après plantation, les plantes ont été éclaircies jusqu'à 10 par pot. Toutes les plantes ont été fertilisées avec un engrais 7:40:6 en N:P20^:K20 lors de la plantation et ont été ensuite arrosées chaque jour pendant l'expérience avec assez d'-15 eau pour tremper le sol. A partir du lOème jour suivant la plantation, les plantes ont été traitées une fois par semaine, comme suit, pendant 4 semaines : on a pulvérisé sur deux pots 100 ml d'une solution aqueuse contenant 93 ppm de glucose oxydase, dérivant d'Aspergillus niger (Worthington Biochemical Corp. Freehold, 20 New Jersey, U.S.A.) On a pulvérisé sur les deux autres pots^lOO ml d'eau. Quatre jours après la dernière application, on a cueilli les plantes. Les plantes ont été lavées, les sommets ont été coupés et les radis et le feuillage de chaque pot ont été pesés collectivement et le poids moyen frais a été calculé par plante. 25 Les radis et le feuillage ont été ensuite placés dans un four pendant 24 heures à 105°C et pesés ensuite pour es. déterminer le poids sec. Les résultats,en grammes, figurent dans le tableau 6, ainsi que les différences en pourcentage en poids du traitement expérimenté comparé au traitement témoin à l'eau. 30 Tableau 6. Radis rouges. Poids frais moyen/ Poids sec moyen/ plante (g) plante (g) Traitement Racine Feuillage Racine Feuillage 35 Témoin (eau) 2,82 3,01 0,18 0,25 Glucose oxydase 4,25(50%) 2,83(-6%) 0,25(39%) 0,23(-8%) Ces données illustrent clairement l'effet de régulation de la croissance de la glucose oxydase et montrent en particulier que la glucose oxydase conduit à une croissance accrue de la par-40 tie utile du radis, à savoir la racine plutôt que le feuillage. 71 21878 17 2095312 Les résultats de poids sec montrent en outre que le traitement par la glucose oxydase a conduit a un gain réel de poids du tissu dans la racine et pas simplement à un accroissement de l'absorption d'eau. 5 Les exemples précédents ont illustré le pouvoir des en zymes décrites ici de donner des effets positifs de régulation de la croissance, c'est-à-dire accroissement de fruits, accroissement de la croissance de la racine et mûrissement précoce; les exemples suivants illustrent le fait que les enzymes envisagées, 10 à des doses particulières d'application, peuvent aussi produire des effets négatifs de régulation de la croissance sur certaines espèces de plantes; ainsi, la présente invention peut aussi être utilisée pour supprimer ou inhiber la croissance de certaines plantes. Bien qu'il ne soit pas possible de prédire sans expéri-15 ence préliminaire si des doses particulières d'application des enzymes de la présente invention ont une action dans le sens positif ou négatif sur la régulation de la croissance sur une espèce donnée de plante, cette action peut être facilement déterminée par line expérimentation de routine. 20 Exemple VII. On a stérilisé des pois (Pisum sativum, variété "Alaska") dans une solution à 0,1 % de HgClg, pendant 3,5 heures, avant de les planter. On a ensuite semé 4 pois par pot dans 12 pots d'argile de 152,4 mm de diamètre. Tous les plants ont été arrosés 25 chaque jour, en détrempant le sol pendant tout le cours de l'expérience. Lorsque toutes les plantes ont atteint la. première floraison, on les a divisées en deux groupes A et B et on leur a fait subir une fois par semaine les traitements suivants ! A. 58 ppm de UaCl dans l'eau 30 B. 58 ppm de ETaCl + 500 ppm de lipoxydase36 dans l'eau 36 lipoxydase de soja provenant de PL Biochemicals Milwaukee, Wis-consin. On a appliqué les traitements en pulvérisant sur chaque pot 100 ml d'une partie aliquote de la solution appropriée, jus-35 qu'à ce que les plantes soient mouillées, et en appliquant le reste des 100. ml sur le sol. Les cosses contenant des pois ont é-té récoltées les 36ème, 43ème et 49ème jours après le commencement du traitement. Le poids total des cosses récoltées à partir des plants recevant lé traitement témoin était de 179,9 g, compa-40 ré à 117,9 g pour le traitement à la lipoxydase. Ainsi, le trai 71 21878 18 2095312 tement par la lipoxydase des plants de pois à la dose testée a conduit à une diminution de 35 % du rendement. Exemple VIII. On a semé de 20 à 25 graines de radis rouges (variété 5 "Early Scarlet Globe") dans 4 pots d'argile de 203,2 mm de diamètre. Dix jours après plantation, les plantes ont été éclaircies jusqu'à 10 par pot. Toutes les plantes ont été fertilisées avec un engrais 7*40:6 en N^PgO^KgO lors de la plantation et ont été arrosées chaque jour au cours de l'expérience avec assez d'eau 10 pour tremper le sol. A partir du lOème jour suivant la plantation, les plantes ont été traitées une fois par semaine, comme suit, pendant 4 semaines. On a pulvérisé sur deux pots 100 ml d'une solution aqueuse contenant 80 ppm de peroxydase du raifort (Mann Hesearch Laboratories, Orangeburg, New York, U.S.A.). On a 15 pulvérisé sur les deux autres pots 100 ml d'eau. Quatre jours a-près la dernière application, les plantes ont été récoltées. On a lavé les plantes, on en a coupé le sommet et on a pesé collectivement les radis et le feuillage provenant dè~~chaque pot et on a calculé le poids moyen frais par plante. Les radis et le feuil-20 lage ont alors été placés dans un four pendant 24 heures à 105°G et pesés ensuite, pour en déterminer le poids sec. Les résultats en grammes figurent dans le tableau 7, ainsi que les différences de pourcentage en poids entre le traitement testé et le traitement témoin à l'eau. 25 Tableau 7. Radis rouges. Poids frais moyen/ Poids sec moyen/ plante (g) plante (g) Traitement. Racine Feuillage Racine Feuillage 30 Témoin (eau) 2,82 3,01 0,18 0,25 peroxydase l,92(-32%) 2,25(-25%) 0,13(-28%) 0,16(-36%) Ces résultats montrent que la peroxydase a, à la dose testée, un effet négatif de régulation de la croissance sur les racines et sur le feuillage des radis rouges. 35 Exemple IX. On a semé de 20 à 25 graines de radis blancs (variété "White Icicle") dans 4 pots d'argile de 203,2 mm de diamètre. Dix jours après plantation, on a éclairci les plantes jusqu'à 10 par pot. Toutes les plantes ont été fertilisées avec un engrais 7*4-0: 6 en E^PgO^KgO lors de la plantation et ont été arrosées chaque 40 71 21878 19 2095312 jour, au. cours de l'expérience, avec assez d'eau pour tremper le sol. A partir du lOème jour suivant la plantation, on a traité les plantes une fois par semaine, comme suit, pendant 4 semaines: on a pulvérisé sur deux pots 100 ml d'une solution aqueuse conte-5 nant 93 ppm de glucose oxydase dérivant d'Aspergillus Niger (Wor-thington Biochemical Corp. Freehold, New Jersey, U.S.A.). On a pulvérisé sur les deux autres pots 100 ml d'eau. Quatre jours a-près la dernière application, on a récolté les plantes. On a lavé les plantes,, on en a coupé le sommet et on a pesé collectivement 10 les radis et le feuillage provenant de chaque pot; on a calculé le poids moyen frais par plante. Les radis et le feuillage ont a-lors été placés dans un four pendant 24 heures à 105°C et pesés ensuite pour en déterminer le poids sec. Les résultats en grammes figurent dans le tableau 8, ainsi que les différences de pourcen-15 tage en poids entre le traitement testé et le traitement témoin à l'eau. Tableau 8. Badis blancs. Poids frais moyen/ Poids sec moyen/ 20 plante (g) plante (g) Traitement. Racine Feuillage Racine Feuillage Témoin (eau) 4,13 5,51 0,23 0,43 Glucose oxydase 2,90(-30%) 5,83(6%) 0,18(-22#) 0,45(5%) Ces résultats montrent que la glucose oxydase, à la dose 25 testée, a un effet négatif de régulation de la croissance sur les racines de radis blancs. Exemple X> On a planté en extérieur, dans des sillons parallèles, des graines de courge. Quatre semaines environ après plantation 30 (longueur des tiges 61 cm environ), on a pulvérisé sur une rangée de plantes de courge une solution à 7 g/litre de lipoxydase (qui correspond à environ 500 ppm de lipoxydase active); la solution aqueuse de traitement contenait 0,1 % d'ui^émulsifiant connu sous la dénomination commerciale "Tween 20". On a pulvérisé la solu-35 tion sur les plantes jusqu'à ce qu'elles ruissellent, c'est-à-dire 10 à 20 ml environ par plante. Les plantes témoin n'ont pas é-té traitées. Lors de la récolte, les courges provenant d'un nombre égal de tiges traitées et de tiges témoin ont été recueillies et pesées. Les tiges témoin ont fourni 16,11 kg de courges mûres 40 et les tiges traitées par la lipoxydase ont fourni 20,9 kg de 71 21878 2095312 courges mûres. Ces résultats indiquent clairement que la lipoxy-. dase accroît le rendement en courges à la récolte. On a planté des graines de potiron (variété "Jack-o'-Lantern") en 5 monticules, à raison de 4 plantes par monticule. 5 Lorsque les tiges ont atteint 61 cm environ de longueur, on a pulvérisé de la lipoxydase (7 g/litre; 500 ppm de lipoxydase active; 0,1 % de "Tween 20" dans l'eau) comme décrit ci-dessus. On traité à l'eau 5 monticules de plantes témoin, 4 plantes par monticule. Après ce traitement unique, on a laissé les potirons mûrir et, 10 à la récolte, les plantes témoin ont fourni 654 kg de potirons mûrs, alors que les plantes traitées par la lipoxydase ont fourni 1035 kg de potirons mûrs. On répète le mode opératoire précédent avec des sojas, des betteraves à sucre, des cannes à sucre, des pins, des ananas 13 et des chrysanthèmes. Avec les sojas, le rendement total est augmenté après le traitement à la lipoxydase. Les betteraves à sucre et les cannes à sucre traitées par la lipoxydase se sont révélées avoir une teneur accrue en sucre. Les pins traités par la lipoxydase ont une production accrue de cellulose. En versant la solu-20 tion de lipoxydase dans la feuille supérieure de l'ananas, on obtient un taux accru de floraison. L'application des solutions de lipoxydase du type précédent augmente la ramification des plantes ornementales de chrysanthèmes. Exemple XI. 25 On a planté une rangée de graines de carottes dans un champ. Cinq semaines environ après mise des graines dans le sol (plantes de 76 a 127 ma environ de haut), on a pulvérisé sur les plantes un mélange de lipoxydase dans l'eau (7 g/litre de lipoxydase; 500 ppm de lipoxydase active; 0,1 % en poids de "Tween 20" 30 comme émulsifiant). Le traitement était le suivant s dans une rangée de 12 mètres de plants de carottes de 5 semaines, on a pulvérisé les premiers 3 mètres de la rangée avec la solution de lipoxydase, on n'a pas traité les 3 mètres suivants; on a pulvérisé la lipoxydase sur les 3 mètres suivants et on n'a pas traité les 3 35 derniers mètres de la rangée. A la récolte, les carottes non traitées ont fourni un poids moyen de 25 g par cm, les carottes traitées par la lipoxydase ont fourni 27 g par cm. Ces résultats montrent que la lipoxydase, à la dose testée, améliore sensiblement les rendements en carottes, après une application unique sur les 40 plantes. 71 21878 21 2095312 On a planté des concombres dans une serre et on les a laissés mûrir jusqu'à "trois feuilles complètes". A ce moment, on a pulvérisé de l'eau sur 6 plantes, on a pulvérisé sur 6 plantes une solution à 0,1 % en poids de "Tween 20", et sur 6 autres plaa-5 tes une solution aqueuse contenant 1 g/litre de glucose oxydase (environ 95 PP^ de glucose oxydase active) et 0,1 % de "Tween 20". On a compté les fleurs résultantes sur les plantes pendant 12 semaines et on a déterminé le nombre de fleurs femelles. (Les fleurs femelles sont celles qui forment des concombres). Avec le 10 témoin à l'eau, 24,2 % des fleurs étaient femelles, avec le témoin au "Tween 20", 31 % des fleurs étaient femelles. Avec le traitement à la glucose oxydase, 48 % des fleurs étaient femelles. Les données indiquent clairement que le traitement par la glucose oxydase, à ces doses, augmente sensiblement le nombre des fleurs 15 femelles intéressantes dans la plante de concombre. Exemple XII. On a traité des pommiers (variété "Red Delicious") choisis au hasard dans deux rangées de pommiers en croissance, par des solutions aqueuses 1 x 10""^ molaires de lipoxydase contenant 20 0,5 % de "Tween 20". On a traité un autre groupe de pommiers par un mélange de 1 X 10"^ molaire : de glucose oxydase (95 PP® environ d'enzyme active) contenant 0,5 % de "Tween 20". Les témoins étaient constitués de pommiers traités par 0,5 % de "Tween 20" dans l'eau et par des pommiers non traités. Le traitement consis-25 tait en une application unique, jusqu'à ruissellement, des solutions respectives -solutions testées et solutions témoin- 13 jours avant la récolte. A la récolte, on a utilisé des dynamomètres pour mesurer la force nécessaire pour retirer le fruit de l'arbre. En moyenne, les pommes traitées au "Tween 20" et les 30 pommes non traitées exigeaient environ 1,35 kg de force par pomme pour retirer le fruit de l'arbre. Les fruits traités par les solutions de lipoxydase et de glucose oxydase nécessitaient en moyenne une force moindre que le fruit témoin dans ce test. Les données indiquent l'action de détachement du fruit de la glucose o-35 xydase et de la lipoxydase appliquées à des pommes en croissance, à cette concentration. On répète le mode opératoire précédent en utilisant des solutions aqueuses contenant des concentrations équivalentes en lipoxydase et en glucose oxydase sur des arbres donnant des fruits 40 du type citron, c'est-à-dire oranges, limettes, citrons, mandari- 71 21878 22. 2095312 nés et pamplemousses; le fruit traité est sensiblement plus facile à retirer de l'arbre. On obtient des résultats de détachement des fruits semblables en appliquant des solutions aqueuses de lipoxydase et de glucose oxydase sur des fruits à noyau ou pépins 5 en croissance, c'est-à-dire des cerises, des pêches, des abricots, ainsi que des raisins et des olives. L'application semblable sur des arbres et des arbustes donnant des fruits comme la pomme provoque des effets de détachement du fruit avantageux. Par exemple, l'application de solutions aqueuses de lipoxydase (50.000 ppm en 10 solution aqueuse) et de glucose oxydase (50.000 ppm en solution aqueuse) sur des poiriers, des pruniers et des grenadiers, deux semaines environ avant la récolte, diminue sensiblement la force nécessaire pour séparer les fruits respectifs des branches. L'application des compositions respectives de lipoxydase 15 et de glucose oxydase décrites ci-dessus sur des noisetiers, y compris le noyer noir, le pacanier et les buissons de noix "macadam", 14 jours environ avant la récolte, conduit à une diminution sensible de la force nécessaire pour retirer les noix mûres de la tige, 20 L'application de solutions aqueuses de lipoxydase et de glucose oxydase sur des céréales, comme le blé, le seigle, le riz et l'avoine, au moment où la plante a d'environ 100 à 200 miâ de hauteur (deux semaines environ après que les pousses soient sorties de terre) conduit à un accroissement sensible de la quantité 25 de grain récoltée. Exemple XIII. On a utilisé dans chaque cas 4 arbres à caoutchouc traités et 4 arbres témoin (pas de traitement) de la variété "Hevea Brasiliensis". On a tracé une zone de 50,8 mm au-dessous de la 30 saignée, pour appliquer les composés chimiques testés. Les enzymes ont été formulées dans le glycérol à 40 % à une concentration de 2,5 % en enzyme active. On a appliqué au pinceau les solutions testées, sur le site mentionné ci-dessus. Lorsque l'application a été jugée sèche, on a déposé au pinceau de l'huile de palme sur 35 le site, on a incisé les arbres et on a recueilli le latex selon le schéma prescrit. On a séparé le caoutchouc du latex, puis on l'a séché. Les résultats suivants, montrant un accroissement de la production, sont basés sur des analyses du caoutchouc sec. Les tests qui suivent montrent de façon concluante l'ac-40 croissement sensible de l'écoulement de latex lorsque les arbres 71 21878 23. 2095312 à caoutchouc sont traités par la lipoxydase et le glucose oxydase selon la présente invention. Traitement Rendement moyen (g) par arbre et par incision Glucose oxydase 153,1 Témoin 81,3 Lipoxydase 185,7 Témoin 81,6 10 Acide ascorbique oxydase 176,7 Témoin 40,8 Peroxydase 138,4 Témoin 81,3 % d'augmen-tation 88 128 77 70 Temps après application (semaines) 2 1 2 2 71 21878 24 2095312 REVENDICATIONS. 1. Procédé de régulation de la croissance des plantes, caractérisé en ce qu'il consiste en une quantité efficace d'une enzyme choisie parmi les suivantes : peroxydase, lipoxydase, glu- 5 cose oxydase, monoamine oxydase, diamine oxydase, xanthine oxydase, aldéhyde oxydase, 0-galactosidase, glycollate oxydase et lactate oxydase, appliquée sur les plantes. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'enzyme est la lipoxydase. 10 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'enzyme est la glucose oxydase. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'enzyme est la peroxydase. 5. Procédé'de régulation de la croissance des plantes, 15 caractérisé en ce qu'il consiste en î A. Une enzyme choisie parmi les suivantes : peroxydase, lipoxydase, glucose oxydase, monoamine oxydase, diamine oxydase, xanthine oxydase, aldéhyde oxydase, 3-galactosidase, glycollate oxydase et lactate oxydase, et 20 B. Un substrat correspondant à l'enzyme choisie, appli qués conjointement sur les plantes, la quantité de substrat appliquéereprésentant de 0,01 à 10 fois environ le poids d'enzyme. 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce 25 que l'enzyme et le substrat sont appliqués simultanément. 7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que l'enzyme est la lipoxydase et le substrat est choisi parmi les acides linoléique, linolénique et arachidonique. 8. Procédé selon la revendication 7» caractérisé en ce 30 que la lipoxydase est l'enzyme, l'acide linoléique est le substrat et la quantité de substrat utilisé représente de 0,1 à 5 fois environ le poids d'enzyme.