La présente invention concerne un bâtiment constitué à l'aide de cellules préfabriquées. Il est connu de construire des bâtiments par juxtaposition de cellules formées elles-mêmes par assemblage d'éléments préfabriqués. Pour obtenir une cellule on assemble une dalle de plancher, une dalle de plafond et quatre parois. Généralement une cellule comporte au moins une paroi de façade. L'assemblage des dalles et des parois peut être réalisé par boulonnage comme décrit dans le brevet français nO 2.041.623. Dans une telle cellule la paroi de façade est fixée en retrait du bord des dalles de plancher et de plafond. La cellule ainsi obtenue ne peut être correctement protégée des intempéries et on est obligé de prévoir un panneau de façade réalisant un habillage soit d'une seule' cellule soit d'un bâtiment complet formé de plusieurs cellules.Une telle configuration des façades nécessite donc la réalisation de deux voiles de béton, un pour la paroi de façade intérieure, le second pour l'habillage, comme on le voit sur la figure 1 du brevet français n" 2.041.623. Cet habillage peut être réalisé en un autre matériau mais la configuration obtenue présente toujours des difficultés de montage et un coût élevé. On a trouvé une solution à ce problème, utilisant une paroi de façade formée d'un seul voile et qui, de par sa disposition entre la dalle de plancher et la dalle de plafond ne nécessite que des dispositifs très simples en vue d'assurer l'étanchéité de la cellule obtenue. Un objet de l'invention consiste en un bâtiment comportant au moins un niveau constitué d'au moins une cellule obtenue par assemblage d'une dalle de plancher, d'une dalle de plafond, d'au moins une paroi de façade et d'un nombre de parois complémentaires égal à la différence entre le nombre quatre et le nombre de parois de façade, chaque dalle et chaque paroi étant un voile de béton armé préfabriqué, caractérisé en ce que chaque paroi de façade repose en encorbellement sur la dalle de plancher du même niveau. Par exemple le rapport entre la dimension de l'encorbelle- ment et l'épaisseur de la paroi de façade est compris entre 0,1 et 0,6. Une telle disposition est illustrée à la figure 1 en annexe sur laquelle (1) représente la dalle de plancher et (2) une paroi de façade vues suivant une coupe transversale. La dalle de plancher est fixée à la paroi de façade, ainsi qu'aux autres parois, au moyen de boulons (3) vissés dans des douilles taraudées (4) noyées dans la tranche de ces parois. A titre d'exemple la paroi de façade (2) a une épaisseur de 10 cm et l'encorbellement E a une dimension de S cm. Cette disposition est surprenante dans la mesure où jusqu'à 40 % seulement de la surface de base d'une paroi de façade repose sur la dalle de plancher. Ainsi on sait que la répartition des forces dans le voile de béton constituant la paroi de façade n'est pas uniforme, ce phénomène devant à priori se traduire par des déformations ou des ruptures, en particulier de la portion basse de la paroi de façade constituant l'en- corbellement. Contrairement à cette attente, aucun dommage n'a été constaté dans un bâtiment de quatre niveaux comportant la disposition selon l'invention. De la même manière, la dalle de plafond peut être fixée à la paroi de façade en retrait du plan frontal de ladite paroi de façade. Cette disposition est illustrée par la figure 2 en annexe (coupe transversale) où (5) représente la dalle de plafond, (6) un boulon d'assemblage et (7) une douille taraudée. Selon un autre mode de réalisation de l'invention, chaque paroi de façade comporte sur toute sa longueur un bavolet dont la hauteur est au plus égale à la plus grande épaisseur de la dalle de plancher sur laquelle la paroi de façade est fixée. Ce dispositif est illustré par la figure 3 en annexe qui en représente une coupe transversale. Le bavolet (8) fait partie intégrante de la paroi de façade. Lors de la fabrication de cette paroi une armature est également prévue de façon à renforcer ledit bavolet. A titre d'exemple ce bavolet a une hauteur (H) de 8 an et une épaisseur (e) de 4 cm. L'interstice formé après fixation de la paroi de façade (2) sur la dalle de plancher (1) a donc une épaisseur, dans cet exemple, de 1 cm. Ce bavolet évite, sans précaution supplémentaire, les entrées d'eau de ruissellement dans le joint existant entre la paroi de façade et la dalle de plancher. Afin d'éviter la pénétration d'eau dans ce joint par cheminement on peut prévoir, de préférence au moment de la fabrication de la paroi de façade, la confection d'un larmier (9) dont l'efficacité est bien connue. La mise en place d'une cellule supérieure sur une cellule inférieure exige que la planéité de la dalle de plancher de la cellule supérieure soit scrupuleusement respectée. Afin de procurer une isolation phonique il est également avantageux qu'un espace libre, qui peut éventuellement être garni d'un matériau isolant, soit prévu entre la dalle de plafond de la cellule inférieure et la dalle de plancher de la cellule supérieure. Dans ce double but il est connu, par le brevet français n" 2.041.623, d'interposer des sommiers préfabriqués aux angles de contact des cellules superposées. Après la mise en place d'une cellule inférieure, quatre sommiers sont ainsi fixés par l'intermédiaire d'une couche de mortier aux quatre angles de la face supérieure de la dalle de plafond de la cellule inférieure.Une couche de mortier est alors appliquée sur la face visible des sommiers en béton et la cellule supérieure est posée de façon à ce que les quatre angles de la face inférieure de sa dalle de plancher viennent prendre exactement appui sur les sommiers. En réglant l'épaisseur des couches de mortier il est possible d'obtenir que la dalle de plancher de la cellule supérieure soit rigoureusement plane. Cependant on constate que cette technique est délicate et oblige, pour poser une cellule sur une autre, de réaliser quatre sommiers préfabriqués et huit couches de mortier. On a trouvé possible de résoudre le problème posé de façon beaucoup plus simple. Ainsi selon un mode de réalisation particulier du bâtiment selon l'invention, chaque dalle de plancher comporte, sur sa face inférieure, un bossage à chacun de ses angles. Ce mode de réalisation, est illustré par la figure 4 en annexe, sur laquelle (1) représente la dalle de plancher et (10) représente un bossage. Ce bossage est de préférence renforcé par une armature lors de la préfabrication. Lors de la construction d'un bâtiment comportant au moins deux niveaux, la dalle de plancher d'une cellule d'un niveau donné repose sur la dalle de plafond de la cellule de niveau immédiatement inférieur par l'intermédiaire d'un joint de mortier réalisé sous chacun des quatre bossages. L'épaisseur du bossage est, par exemple, de 14 cm pour une dalle de 8 cm d'épaisseur. Comme indiqué ci-dessus, le bavolet permet d'éviter les entrées d'eau de ruissellement par le joint existant entre la dalle de plancher et la paroi de façade. Il est avantageux, que la paroi de façade présente ou non un bavolet, d'assurer l'étanchéité des différents joints (entre paroi de façade et dalle de plancher de la cellule supérieure d'une part, entre dalle de plancher de la cellule supérieure et dalle de plafond de la cellule inférieure d'autre part et enfin entre dalle de plafond et paroi de façade de la cellule inférieure) par des dispositifs particuliers. On a trouvé avantageux d'utiliser dans ce but le dispositif illustré en coupe transversale à la figure 5 en annexe. Sur cette figure, le dispositif comprend un grillage métallique (11) posé sur une couche de mortier frais (12) et que l'on emprisonne par projection supplémentaire de mortier (13) qui est ensuite lissé et sur lequel on colle un revêtement d'imperméabilisation (14). Ce revêtement a de préférence une section en U et ses deux autres faces externes seront fixées, par exemple par collage, sous le chant de la façade supérieure (éventuellement du bavolet) et sur le chant de la façade inférieure. Cette configuration peut également être obtenue par projection d'une couche de matériau d'imperméabilisation de nature, par exemple, asphaltique. REVENDICATIONS 1. Bâtiment comportant au moins un niveau constitué d'au moins une cellule obtenue par assemblage d'une dalle de plancher, d'une dalle de plafond, d'au moins une paroi de façade et d'un nombre de parois complémentaires égal à la différence entre le nombre quatre et le nombre de parois de façade, chaque dalle et chaque paroi étant un voile de béton armé préfabriqué, caractérisé en ce que chaque paroi de façade repose en encorbellement sur la dalle de plancher du même niveau. 2. Bâtiment selon la revendication 1 caractérisé en ce que la dalle de plafond repose sur chaque paroi de façade en retrait du plan frontal de ladite paroi de façade. 3. Bâtiment selon l'une des revendications 1 et 2 caractérisé en ce que la dalle de plancher comporte, sur sa face inférieure, un bossage à chacun de ses angles. 4. Bâtiment selon l'une des revendications 1 à 3 caractérisé en ce que chaque paroi de façade comporte sur toute sa longueur un bavolet dont la hauteur est au plus égale à la plus grande épaisseur de la dalle de plancher sur laquelle la paroi de façade est fixée. 5. Bâtiment selon l'une des revendications 3 et 4 et comportant au moins deux niveaux, caractérisé en ce que la dalle de plancher d'une cellule d'un niveau donné repose sur la dalle de plafond de la cellule de niveau immédiatement inférieur par l'intermédiaire d'un joint de mortier réalisé sous chacun des quatre bossages. 6. Bâtiment selon l'une des revendications 1 à 5 et comportant au moins deux niveaux caractérisé en ce que un joint d'étanchéité est disposé dans l'espace formé entre une paroi de façade d'une cellule et la paroi de façade de la cellule du niveau immédiatement inférieur. 7. Bâtiment selon l'une des revendications 1 à 6 caractérisé en ce que le rapport entre la dimension E de l'encorbellement et ltépais- seur de la paroi de façade est compris entre 0,1 et 0,6.