i 2049143 L'invention concerne des procédés et appareils pour l'ennoblissement de textiles, de fibres, etc. dans un bain avec utilisation d'un solvant organique non miscible à lTeau dont la densité est supérieure à 1 et qui forme avec l'eau des mélanges azéotro-5 piques. Selon le cas d'application, le bain peut être formé uniquement du solvant dans lequel est dissous ïagent d'ennoblissement ou encore d'une émulsion d'eau ou de solutions aqueuses (si l'on utilise des agents d'ennoblissement solubles dans l'eau) et du solvant, le solvant étant l'agent de traitement introduit en excès. 10 D'autres adjuvants tels que des émulsifiants, des surfactifs, etc. et des tiers solvants peuvent être présents dans le bain. Comme solvants organiques, on utilise de préférence des hydrocarbures chlorés aliphatiques comme le tétrachlorure de carbone, le chloroforme, le chlorure de méthylène, le tétrachloroéthane, le 15 trichloréthane et surtout le trichloréthylène et le tétrachloréthy-lène. On peut aussi envisager des mélanges de ces solvants ou des mélanges azéotropiques qu'ils forment entre eux ou avec d'autres solvants. Comme tiers solvants, on peut utiliser des solvants tels 20 que le carbonate d'éthylène, la butyrolactone, la N,N-diméthyl-formamide, la N,N-dimêthylacétamide, le bis-(diméthylamido)-méthanephosphate, le tris-(diméthylamido)-phosphate, la N-méthyl-pyrrolidone, la 1,5-diméthylpyrrolidone, la N,N-diméthyl-méthoxy-acétamide, la N,N,N',N'-tétraméthylurée, la tétraméthylènesulfone 25 ("Sulfolan"), le 3-mêthylsulfolan et le sulfoxyde de diméthyle, et parmi ceux-ci, surtout ceux qui, à l'état pur, sont propres à dissoudre le polyacrylonitrile non étiré. Les bains ne doivent pas contenir plus de 50% et de préférence pas plus de 20 % des tiers solvants. 30 Les substances ci-dessus conviennent excellemment à l'en noblissement par exemple à la teinture de la cellulose, telle que le coton ou les fibres de viscose, de préférence du cuir, de la laine, de la soie et surtout des fibres synthétiques telles que les fibres acryliques formées de polyacrylonitrile et de copolymêres 35 d'acrylonitrile et d'autres composés vinyliques comme les esters acrylates, les acrylamides la vinylpyridine, le chlorure de viny-le ou le chlorure de vinylidène, de copolymêres de dicyanoéthylène et d'acétate de vinyle, et aussi de copolymêres séquencés d'acrylonitrile, les fibres de polyuréthanes, les fibres formées de 40 polyoléfines modifiées ou non par des bases ou par le nickel, 70 19776 2 2049143 telles que le polypropylène, les fibres de triacétate et de 2 1/2 -acétate de cellulose et en particulier les fibres de polyamides comme le "Nylon-6", le "Nylon-6,6" ou le "Nylon-12" et les fibres de polyesters aromatiques, par exemple ceux d'acide têréphtalique 5 et d'éthvlèneglycol ou de 1,4-diméthylcyclohexane, et de copolymêres d'acide têréphtalique et isophtalique et d'éthvlèneglycol, ainsi que celles de polyesters modifiés par des acides ou par des bases. Si l'on utilise des émulsions (par exemple des émulsions 10 de perchloréthylêne et d'eau, de type huileux ou aqueux), il faut utiliser en même temps des émulsifiants dont la présence est facultative dans les milieux purement organiques. De préférence, on utilise des émulsifiants anioniques et en particulier non ioniques . 15 Parmi les émulsifiants anioniques, on peut citer les esters d'acide sulfurique et d'alcools gras en Cg-C2Q , les alcoylarêne-sulfonates en C£~C;[2> *es esters sulfosuccinates d'alcoyle en ("8"^20' ^es Pr°duits de sulfatation d'huiles et graisses insatu-rêes, les phosphates d'alcoyle en C8"C20 et les savons d'acide 20 gras. Comme émulsifiants non ioniques, on peut surtout mentionner ceux des groupes suivants : a) Les produits d'addition de polyoxyalcoylène comme les alcools gras polyoxyalcoylés, les polyols polyoxyalcoylés, les 25 mercaptans et aminés aliphatiques polyoxyalcoylés, les alcoylphé-nols et alcoylnaphtols polyoxyalcoylés,les alcoyl-arylmercap-tans et alcoyl-arylamines polyoxyalcoylés. b) les esters d'acide gras de 1'éthylèneglycol et des poly-éthylèneglycols ainsi que ceux du propylèneglycol et du butylène- 30 glycol, du glycérol et des nolyglycérols, ceux du nentaérythritol et des alcools-sucres comme le sorbitol, les sorbitans et le saccharose. c) Les N-hydroxyalcoyl-carbonamides, les carbonamides et sulfamides polyoxyalcovlées, 35 Les colorants utilisables selon l'invention peuvent annartenir à des classes quelconques de colorants. Tl. peut s'agir de colorants azoîques sans métal ou contenant des métaux lourds et qui comprennent aussi les colorants de formazan, et aussi de colorants d'anthraquinone, de colorants nitrês, de colorants de méthine, 40 d'azaméthine, de styryle, d'azostyryle, de nanhtopérinone, de 70 19776 3 2049143 quinophtalone, d'oxazine, de 5-amino-8-hydrdxy-l,4-naphtbquinone ou de phtalocyanine. On peut utiliser en particulier des colorants solubles dans l'eau, des colorants solubles dans l'alcool, des colorants dispersés et des sels colorants soiubles dans les sol-5 vants organiques. Parmi ces séls colorants, on entend sûrtour ceux qui sont solubleâ dans les alcools et cëtones inférieurs et dans des mélanges de ces solvants. Les colorants solubles dans l'eau sont en particulier les colorants pour laine dits acides de la série azoîque et de la 10 série de l'anthraquinone. Comme colorants azoîques, on peut envisager notamment les colorants monoàzôïques ou diazoîques, spécialement les colorants azoîques et d'anthraquinone qui sont acides et exempts de métal et contiennent un seul groupe acide sulfo-nique ou carboxylique et les colorants azoîques contenant des mé-15 taux lourds, notamment du chrome ou du cobalt, de préférence des colorants monoazoîques métallisés exempts de groupes hydrôsolu-bilisants acides et basiques et qui "contiennent 2 molécules de colorant azoîque liées à 1 atome de métal. Comme colorants d'àn-thraquinone, on peut mentionner en particulier les acides 1-20 amino-4-arylaminoanthraquinone-2-sulfoniques. Comme colorants solubles dans l'alcool, on peut envisager en particulier des colorants azoîques exempts de métaux et certains colorants de phtalocyanine.Les colorants de phtalocyanine dont il s'agit sont surtout des sulfonamides de phtalocyanine-cui-25 vre dont l'azote du groupe amide est substitué. Parmi les colorants dispersés, il faut préférer les colorants monoazoîques exempts de métaux ne contenant pas de groupes salifiables acides et qui peuvent côntenir des groupes réactifs vis-à-vis des fibres. 30 Comme sels colorants solubles dans les solvants organiques, on peut envisager surtout des sels contenant un cation organique et un anion organique et plus précisément, aussi bien dès sels colorants à cation coloré et à anion incolore que des sels colorants à cation incolore et à anion coloré et des sels colorants 35 à cation coloré et à anion coloré. La fraction colorée de ces sels colorants peut être prise dans n'importe laquelle des classes de colorants susdites. Des cations colorés préférentiels appartiennent par exemple aux séries du diphénylméthane, du triphénylméthane, de la rhodamine, de 40 l'oxazine et de la thiazine ou bien il s'agit de colorants 70 19776 4 2049143 azoîques contenant des groupes ammonium quaternaire, en particulier cycloammonium. Les anions colorés de ces sels colorants sont par exemple les ions des acides carboxyliques de colorant ou plus avantageusement d'acides sulfoniques de colorant ou de 5 composés métalliques complexes de colorants métallisables qui sont formés d'un équivalent de métal lourd trivalent à six valen ces de coordination, plus précisément de chrome ou de cobalt, et de deux équivalents de colorants formant des complexes métalliques bicycliques, par exemple de la classe des colorants 10 d'o,o'-dihydroxyazométhine ou d'o-hydroxy-o'-carboxyazométhine. Les cations incolores de ces sels peuvent être ceux d'amines organiques primaires, secondaires ou tertiaires des séries alir phatique, cycloaliphatique, araliphatique, aromatique ou hétérocyclique ou d'amines cycliques. Comme anions incolores 15 dans les sels solubles de cations colorés, on peut citer surtout les radicaux d'acides organiques, en particulier d'acides sulfoniques aromatiques, par exemple les anions d'acides alcoyl-alcoxybenzènesulfoniques. Comme sels de cations colorés et d'anions colorés qui sont solubles dans les solvants organiques, 20 on peut utiliser par exemple des produits donnés par la précipitation de colorants de diphénylméthane, de triphénylméthane ou d rhodamine, avec des complexes de chrome ou de cobalt, éventuelle ment sulfonés, dérivés de colorants o,o'-dihydroxyazoîques ou o-hydroxy-o'-carboxyazoîques. 25 Pour l'ennoblissement, on peut en outre envisager des azu- rants optiques des classes connues, par exemple la 7-diéthylami no-4-méthylcoumarine, la 7-diméthylaminocoumarine ou la 7-monoé-thylamino-4-méthylcoumarine. L'ennoblissement peut en outre être effectué au moyen des 30 agents suivants : Des agents d'hydrofugation et d'oléofugation tels que des aminoplastes â substituants gras, des polyamides contenant des groupes chlorhydrine, des silicones, des acides perfluoro-carboxyliques et leurs sels de chrome, des antistatiques et 35 des agents de détachement de salissures tels que des esters formés par l'acide phosphorique avec des alcools gras et le polyéthylèneglycol, des agents ignifuges tels que des aminoplastes et composés phosphorés, des agents de préservation des textiles contre la putréfaction tels que des dérivés chlorés de 40 phénol et leurs sels de cuivre, des agents antirétrécissants et 70 19776 5 2049143 antifeutrants pour la laine tels que les résines de mélamine et d'époxyde, et des agents antifroissants tels que des formateurs d'aminoplastes contenant des groupes méthylol. De même, l'ennoblissement peut s'effectuer avec un ou plu-5 sieurs des agents ci-dessus à la suite de la teinture. On utilise de préférence l'invention pour teindre des matières textiles et c'est pourquoi, ci-après, on se réfère seulement à la teinture. Les solvants organiques utilisés pour le bain de teinture, 10 notamment les hydrocarbures halogénés tels que le percMoroéthy-lène ou le trichloroéthylène etc. s'évaporent très facilement même à la température normale. Dans les procédés de teinture qui utilisent un tel solvant organique comme constituant important du bain une forte proportion du solvant utilisé se trouve souvent 15 à l'état gazeux au-dessus du liquide, dans les récipients contenant le bain de teinture par suite de 1'échauffement qui se produit lors de la teinture. Il en résulte non seulement des pertes mais des surpressions indésirables. Lorsqu'une forte proportion du solvant du bain est évaporée, le bain ne correspond plus non 20 plus à la quantité et à la composition établies initialement. Par suite de cette modification de la quantité et de la composition du bain, on risque des conditions de teinture non uniformes et se modifiant de façon incontrôlée et donc une profondeur variable de coloration de la matière textile traitée. 25 L'invention a donc pour but d'éliminer ces inconvénients et de réaliser des conditions de teinture déterminées et aussi constantes que possible, pour obtenir des résultats constants de teinture. L'invention part de cette idée que si l'on veut obtenir des conditions de teinture constantes, une condition essen-."50 tielle consiste à maintenir le rapport de bain, ce qui veut dire que la quantité de solvant dans le bain doit être autant que possible exactement la même à la fin qu'au début du traitement. Par suite , dans un sens plus étroit, l'invention a pour but de maintenir dans une large mesure constant le rapport de bain, donc 35 le rapport entre le volume du bain et le poids de la matière à traiter. En outre, l'invention vise à assurer dans une large mesure une composition constante du bain. A cet effet, il faut aussi par exemple éliminer continuellement du bain l'eau absorbée de façon indésirable, provenant par exemple des textiles, 40 afin de donner au bain un point d'ébullition aussi élevé que- 1 70 19776 6 2049143 possible lors de la teinture. En outre, il s'agit aussi de diminuer le risque d'une surpression pouvant donner lieu à un dégagement de gaz dans l'installation. Selon l'invention, pour résoudre ce problème, pendant le 5 processus de teinture -donc de façon tout à fait générale pendant le processus d'ennoblissement - on retire du bain, avec apport de chaleur, au moins une partie des gaz formés par évaporation, on les condense et on ramène au bain la fraction de solvant du liquide condensé ainsi obtenu, avec ou sans la fraction d'eau, c'est-à-10 dire que l'on ramène immédiatement au bain le liquide de condensation qui se forme continuellement. Grâce à cette disposition, le rapport quantitatif du système bain-colorant-fibres textiles reste dans une large mesure constant et on obtient par conséquent des conditions de teinture constantes pendant toute la durée 15 du traitement. Etant donné que l'on condense continuellement le gaz qui se dégage, on peut éviter une surpression indésirable. On peut même travailler à la pression atmosphérique dans l'installation. L'invention prévoit donc aussi de maintenir constante non 20 seulement la quantité de solvant mais encore la proportion d'eau contenue dans le système et qui forme un mélange azêotropique avec le solvant, grâce au fait que l'on ramène le liquide condensé au bain sans le séparer en ses phases. Cela est particulièrement important dans tous les cas où l'eau joue un rôle quantitatif lors 25 du processus de teinture. Etant donné que selon l'invention le mélange de solvant et d'eau qui s'évapore est à nouveau amené au bain de façon quantitativement correcte, les conditions de teinture se maintiennent. Dans la mesure où la proportion d'eau ne joue aucun rôle ou est même indésirable et provient simplement 30 des textiles eux-mêmes, et si l'on doit travailler dans un solvant sec, on peut diriger cette eau en même temps que le solvant condensé par un séparateur d'eau dans lequel l'eau se sépare tandis que le solvant est ramené au bain, selon l'invention. S'il est nécessaire que la fraction d'eau soit présente dans le hain 35 sous forme émulsifiée, il est possible, dans le cadre de l'invention» de faire passer le liquide condensé non séparé par une pompe ou un dispositif d'émulsification approprié avant de le ramener au bain principal, puis de l'introduire dans le bain une fois que la proportion d'eau qu'il contient a été dispersée assez finement 40 dans le solvant par la pompe. Dans les processus de teinture où 70 19776 7 2049143 l'on effectue un chauffage du bain, l'invention prévoit de régler la pression de gaz engendrée à une valeur déterminée au moyen d'un dispositif réglable de protection contre les surpressions et/ou en réglant la puissance de refroidissement d'un condenseur qui conden 5 se les vapeurs ascendantes. Une mesure particulièrement' avantageuse qui permet de.perfection ner l'invention consiste, après avoir éliminé'le bain de teinture et donc avant de retirer les textiles teints de l'appareil de tein ture, à sécher la matière au moyen d'une circulation-d'air jusqu'à 10 ce que la fraction de solvant qu'elle contient ait été dans une large mesure éliminée et condensée, après quoi, sans tenir compte de la fraction d'eau encore contenue dans ala matière, on peut arrêter la circulation d'air. Ainsi, on n'assure pas la circulation d'air pour sécher complètement la matière mais seulement 15 pour récupérer les restes de solvant qui s'y trouvent encore. Lorsqu'on teint en utilisant de l'eau qui sert de véhicule au colorant qu'il s'agit d'appliquer à la matière, le-bain contient fréquemment des additifs doués d'une action électrolytique tels que des sels, des acides ou des bases qui adhèrent encore à 20 la fibre après l'évacuation du bain à la fin du processus de teinture et qu'il faut éliminer par rinçage. Lorsqu'on travaille dans un solvant organique qui constitue donc le milieu principal de travail dans lequel on met en contact avec la fibre l'eau véhiculant le colorant, par exemple sous forme d'émulsion, on ne 25 peut pas éliminer ces additifs électrolytes en rinçant avec du solvant car ils ne sont pas solubles dans celui-ci. C'est pourquoi selon l'invention, lorsqu'on teint avec un solvant organique de ce genre, et après avoir évacué le bain du récipient de teinture pour la distillation, on remplit d'eau le récipient de teinture dans 30 lequel est restée la matière humidifiée par le solvant et par l'eau de sorte que la matière est complètement entourée d'eau. Ainsi, ce bain dans lequel on rince la matière teinte est formé d'eau qui, au chauffage, forme un mélange azéotropique avec les restes de solvant. Etant donné que lors de ce chauffage il s'éva-35 pore notablement plus de solvant que dîeau, on peut récupérer par condensation les résidus de solvant qui restent encore dans la matière imprégnée d'eau de sorte qu'il reste seulement de l'eau dans laquelle on peut rincer la matière abondamment et sans perte de solvant. Le moment où le solvant a été récupéré 40 dans une large mesure peut être facilement détecté sur un verre 70 19776 8 2049143 indicateur d'écoulement ou être déterminé à l'aide d'un débit mètre connu à travers lequel on fait passer le solvant condensé après l'avoir de préférence débarrassé de la proportion d'eau dans un séparateur d'eau. 5 Un appareil destiné à la mise en oeuvre du procédé selon l'invention se compose d'au moins un récipient de teinture destiné à contenir des textiles ou matières similaires et d'un système de tuyauterie comportant une pompe pour pomper le bain de teinture. Dans le cadre de l'invention, le récipient peut en 10 principe présenter toute forme appropriée. Ainsi, en principe, on peut partir de n'importe quel appareil de teinture connu qui est par exemple sous forme d'ensouple, de jigger, de tambour, de barque à tourniquet, d'un tourniquet de teinture, etc. Dans un appareil de ce genre, la caractéristique essentielle de 15 l'invention réside dans le fait que le récipient de teinture peut être relié par un tuyau à un condenseur dont la sortie de liquide condensé peut être reliée au récipient de teinture.Grâce à ces caractéristiques supplémentaires, on peut dans une machine de teinture, pendant tout le processus de teinture, capter et 20 condenser les vapeurs de solvant qui montent. Tout le liquide condensé ou du moins la phase de solvant de celui-ci peut alors être ramené en continu au bain. Au lieu de relier directement au récipient la sortie de liquide de condensation, il est aussi possible dans le cadre de 25 l'invention de la relier à l'aspiration de la pompe dont le refoulement peut être relié au récipient de teinture. Cette mesure est particulièrement à conseiller quand il y a lieu d'émulsifier dans le solvant la fraction d'eau du liquide condensé. Avantageusement, l'aspiration de la pompe est aussi conçue pour le rac-30 cordement au récipient en vue de la circulation du bain. Selon un développement de l'invention, on peut modifier de multiples façons 1'appareil selon l'invention. Ainsi, au récipient de teinture proprement dit, peuvent être adjoints d'autres récipients contenant un bain de teinture chauffé et pouvant être 35 reliés au condenseur de sorte que dans ceux-ci non plus, il ne se produit pas de surpression indésirable. Le condenseur peut en outre communiquer avec l'atmosphère extérieure, de préférence par une soupape de surpression, à son extrémité opposée à l'entrée de gaz, de sorte qu'il devient possible d'effectuer la tein-40 ture à toute pression de gaz désirée, y compris à la pressionatmos- 70 19776 9 2049143 phérique, sans, qu'il en résulte de pertes de solvant. Il est à conseiller en particulier de faire en sorte que la puissance de refroidissement du condenseur soit réglable en fonction de la pression de gaz dans le récipient de teinture. Selon un mode 5 d'exécution particulièrement avantageux de l'invention, on prévoit comme appareil de teinture une machine de nettoyage chimique dans laquelle la sortie de liquide condensé d'un condenseur pouvant être relié au tambour de nettoyage peut être reliée, non seulement comme antérieurement à un séparateur d'eau mais aussi à l'enveloppe 10 de tambour, directement ou par l'intermédiaire d'une pompe. On est ainsi en mesure d'utiliser ces machines dans une nouvelle application qui est la teinture, dans le cadre d'une entreprise de production. A la différence du fonctionnement antérieur de ces machines, dont les parties qui entrent en contact avec le bain 15 de teinture présentent une résistance appropriée et sont par exemple formées d'acier inoxydable, dans le procédé selon l'invention, on condense continuellement non seulement pendant le séchage de la matière mais précisément au moment où le bain chauffé servant à la teinture se trouve dans le tambour et on réintroduit dans le 20 bain le liquide condensé obtenu. Inapplication d'une machine de ce genre donne en outre un autre avantage, à savoir qu'à la différence des appareils de teinture usuels antérieurement, il n'est plus nécessaire de retirer la matière du récipient de teinture proprement dit pour l'essorer et la sécher. Au contraire, 25 tous ces processus de traitement peuvent être exécutés dans un même récipient qui est le tambour de la machine. Dans la mesure où il est nécessaire de chauffer le bain, l'enveloppe de tambour peut à cet effet être équipé facilement d'un dispositif de chauffage, par exemple d'une chemise de vapeur ou d'un dispositif simi-30 laire. Ces caractéristiques ainsi que d'autres caractéristiques de l'invention sont illustrées schématiquement à titre d'exemple au dessin annexé : la figure 1 est une représentation schématique de la carac-35 téristique fondamentale de 3'invention; la figure 2 montre une machine de nettoyage chimique conçue pour la mise en oeuvre de l'invention la figure 3 montre un autre exemple d'un appareil de teinture avec tambour de teinture; 40 la figure 4 est une variante de la figure 2, et 70 19776 10 2049143 la figure 5 montre un appareil de teinture de laboratoire. Selon la figure 1, le récipient de teinture 1, qui comme on l'a déjà dit peut être en principe de tout genre approprié, est relié par un tuyau 2 à l'entrée du condenseur 3. Au point le 5 plus bas 4 de l'enveloppe du condensateur se rassemble le solvant condensé qui s'écoule par le tuyau 5 . Selon que la soupape 6 ou la soupape 7 est ouverte (l'autre soupape étant chaque fois fermée) le solvant retourne au récipient de teinture soit directement par 10 le tuyau 11 soit par la pompe 8 et les tuyaux 13,12 et 11. Par le tuyau 9, le condenseur 3 peut être purgé d'air vers l'extérieur. Pour obtenir une pression de travail déterminée, on effectue la purge d'air par une soupape de surpression 10 prévue dans le tuyau 9 et pouvant être réglée à la pression de travail désirée. La 15 soupape 10 peut être supprimée lorsqu'on veut travailler seulement à la pression atmosphérique. La figure 2 montre un exemple d'application de l'invention à une installation de teinture à solvant dérivée d'une machine de nettoyage chimique et dans laquelle on peut aussi sécher la 20 matière après la teinture. De l'enveloppe de tambour 1' dans laquelle est monté de manière à pouvoir tourner de façon connue un tambour pouvant être rempli de textiles, part un conduit d'air 22 passant par le ventilateur 19 et aboutissant à l'entrée du condenseur 3 dans lequel se trouve un échangeur de chaleur 3' ser-25 vant à condenser les vapeurs de solvant qui entrent. De la sortie du condenseur 3 part le conduit à air 21 qui retourne à l'enveloppe de tambour 1' en passant par le dispositif de chauffage d'air 20. De la sortie de liquide condensé 4,5 du condensateur part, d'une part, un tuyau qui se rend par la soupape 16 au séparateur 30 d'eau non représenté, d'autre part le tuyau 13 raccordé à l'aspiration de la pompe 8 et le tuyau 11 relié à l'enveloppe de tambour l',ces tuyaux passant respectivement par lessoupapes 7,6. Ces tuyaux supplémentaires 11 et 13 ne sont normalement pas nécessaires dans les machines de nettoyage chimique. 35 Par les conduits à air usuels dans les machines de nettoyage chimique, du solvant gazeux peut être amené au condensateur. Lorsqu'il existe un tuyau de purge d'air menant dans 1'atmosphère,il faut en outre, par exemple au moyen de volets etc., faire en sorte que le solvant gazeux n'arrive pas dans le tuyau de purge 40 d'air mais dans 1'échangeur de chaleur du condenseur. Dans l'exemple d'exécution de la figure 2, on a prévu pour 70 19776 ii 2049143 l'exécution du procédé selon l'invention un tuyau spécial de liaison 2 qui mène directement de l'enveloppe de.tambour 1' à l'entrée du condenseur. Dans ce but, les conduits à air 22 et 21 peuvent être bloqués pendant le processus de teinture dans la 5 région de l'enveloppe de tambour 1' par les volets d'obturation commandés 17 et 18. En outre, l'entrée et la sortie de l'en-, veloppe du condenseur 3 peuvent aussi être fermées par les volets d'obturation 23 et 24 de sorte que le ventilateur 9 et le dispositif de chauffage d'air 20 n'entrent pas en contact avec 10 des vapeurs de solvant tant qu'ils ne sont pas en fonctionnement. Toutefois, la disposition d'un tel tuyau spécial de liaison 2 constitue déjà un développement de l'invention. En fermant les conduits à air ou en les séparant de l'enveloppe de tambour et du condenseur et èn prévoyant le tuyau 2, on obtiènt une con-15 densation dirigée sur 1'échangeur de chaleur 3' et on évite : les accumulations indésirables de résidus condensés de solvant et d'eau dans le système de circulation d'air. Mais èn principe, on peut aussi se passer de ce tuyau 2 si l'on tire parti des conduits à air qui existent de toute façon ou de l^un de ceux-ci 20 pour amener le solvant gazeux au condenseur. Le tuyau de purge d'air 9 qui mène de l'enveloppe du condenseur à l'atmosphère peut être fermé par le volet d'obturation 25 pendant la circulation d'air, lors du séchage qui suit. Ainsi, on peut effectuer le processus de teinture à la pression atmosphérique, le volet 25 25 étant ouvert, mais pour éviter des pertes de solvant,il faut que la puissance de refroidissement du condensateur 3 soit- assez grande pour condenser tout le solvant qui entre à l'état gazeux. Dans le tuyau 2 qui mène de ï'enveloppe de tambour 1' ou plus généralement du récipient de teinture 1 au condenseur 3 30 est prévue une soupape de surpression 27 au moyen de laquelle on peut régler la pression de travail désirée dans l'enveloppe de tambour 1' ou le récipient de teinture 1. Dans ce cas, on fait passer le liquide condensé par la pompe 8 et dans le tuyau 13, du côté de l'aspiration de la pompe, il faut de préférence prévoir 35 une soupape de retenue 27a. Du refoulement de la pompe, le solvant se rend alors par les tuyaux 12, 12a et 11 au récipient de teinture. Au lieu de la soupape 27, comme sur la figure 1, une soupape de surpression peut aussi être prévue dans le tuyau de purge d'air 9. Si l'on doit travailler à la pression atmosphérique, .ces soupa-40 pes sont superflues. On a encore prévu en outre un manomètre 71 70 19776 12 2049143 qui mesure la pression dans le récipient de teinture ou l'enveloppe de tambour l1 et règle en fonction de cette pression l'amenée d'agent de refroidissement 72 à 1'échangeur de chaleur 3' du condenseur 3. 5 Les tuyaux 12, 12a et 11 servent aussi, en même temps que le tronçon de tuyau 26 pouvant être raccordé à la sortie de l'enveloppe de tambour 1* et être relié à l'aspiration de la pompe, à recycler le bain de la façon généralement usuelle pendant le processus de teinture. On peut aussi faire passer de façon connue le 10 circuit du bain par le filtre 28, en réglant les soupapes correspondantes. On a désigné par 29 un récipient de distillation et par 30 un réservoir à solvant en provenance duquel le solvant auquel le colorant doit alors encore être ajouté, est introduit dans le tambour ou l'enveloppe de tambour par la pompe 8 et par 15 les tuyaux 12 et 12a. Pour protéger la pompe 8, on a interposé avant celle-ci un filtre grossier 31. Pour chauffer le bain, l'enveloppe de tambour 1' est munie d'une chemise de vapeur 32. Le chauffage du bain peut aussi à volonté se faire dans l'un des tuyaux de circulation, par interposition d'un échangeur de chaleur appro-20 Priê- La figure 3 montre une machine de teinture utilisant un tambour de teinture qui peut également tourner dans une enveloppe de tambour. Les parties de l'installation dont la fonction correspond aux figures 1 ou 2 sont désignées -par les mêmes chiffres 25 de référence. Les tuyaux qui véhiculent principalement du liquide sont indiqués par les traits pleins, les tuyaux qui véhiculent des gaz et des vapeurs sont indiqués dans ce mode d'exécution,. pour plus de clarté, par des traits interrompus. Ici encore, la vapeur de solvant dégagée dans l'enveloppe 30 de tambour 1' et aussi, selon le mode de travail adopté, la valeur d'eau, arrivant à l'entrée du condenseur 3 par le tuyau 2 après ouverture de la soupape d'arrêt 33 et quand la soupape de surpression 27 est ouverte. Le liquide condensé qui s'écoule par le tuyau 5 est amené, selon que la soupape 6, la soupape 7 35 ou la soupape 16 est ouverte, soit au bain situé dans l'enveloppe de tambour 1', soit à l'aspiration de la pompe 8, soit au séparateur d'eau 34. L'amenée à la pompe 8 est effectuée lorsque la proportion d'eau contenue dans le liquide condensé doit être présente dans le bain sous forme émulsifiée. Par suite du fort 40 mouvement'mécanique imprimé au liquide condensé dans la pompe 8, 70 19776 13 2049143 la fraction d'eau est très finement dispersée dans le solvant et peut alors être ramenée par les tuyaux 12, 12a et 11 au bain qui se trouve dans 1'enveloppe de tambour l'.Mais on peut aussi séparer du solvant la fraction d'eau en amenant le liquide con-5 densé au séparateur d'eau 34. Cette mesure est nécessaire quand la proportion d'eau contenue dans le système doit être évacuée de façon qu'en travaillant sans pression on atteigne la température d'ébullition du solvant pur. Ce dernier est alors ramené, pendant le processus de teinture, du séparateur d'eau 34 au bain contenu 10 dans l'enveloppe de tambour 1', en passant par la soupape 35, tandis que la soupape 36 est fermée. Lors du processus de séchage qui suit et qui vise à récupérer le solvant encore contenu dans la matière teinte, la soupape 35 est au contraire fermée et la soupape 36 ouverte. Au moyen du débitmètre 37, on constate la quantité 15 de solvant condensée par unité de temps et on détermine ainsi le temps de séchage nécessaire. Ou encore, on peut constater la fin du tenps de séchage en observant l'écoulement du solvant dans le verre indicateur 69. Dans le récipient 38, on introduit les additifs chimiques. Dans ce récipient, le solvant venant du réservoir 20 30 est introduit par les tuyaux 39, 40, 41 ( les soupapes 42, 43 et 44 étant ouvertes) grâce à la pompe 8 et le colorant est introduit par ouverture du couvercle 45, ainsi que de l'eau éventuellement. Pour un bon brassage du bain, le récipient de mélange 38 du colorant est muni d'un agitateur 46 et d'une chemise de vapeur 25 47 servant à chauffer le bain. Puis, après avoir ouvert la soupape 49, on amène le bain complètement préparé, par le tuyau 48 et sous l'action de la pompe 8, soit aux réservoirs à bain 51 et 5 2 par les tuyaux 40 et 50 ( les soupapes 43 et 53 étant ouvertes en plus de la soupape 49), soit à 3'enveloppe de tambour 1' qui 30 contient la matière textile à teindre, par les tuyaux 12, 12a et 11 ( les soupapes 49 et 54 étant alors ouvertes). Pendant le processus de teinture qui vient ensuite, la matière à teindre est déplacée mécaniquement dans le bain par le tambour qui se trouve dans l'enveloppe de tambour 1' et les 35 vapeurs de solvant qui montent sont condensées continuellement comme on l'a déjà dit et ramenées au bain. En même temps, le bain est recyclé sous l'action de la pompe 8 par les tuyaux 26, 12, 12a et 11. Les soupapes 55 et 54 sont ouvertes. Pour faire passer le circuit par le filtre 28, on ouvre alors les soupapes 40 56 et 57 au lieu de la soupape 54. La quantité de bain contenue 70 19776 14 2049143 dans l'enveloppe de tambour 1* est indiquée par l'indicateur de niveau de bain 58. Enfin, on amène le bain de l'enveloppe de tambour 1' par la pompe 8 ( les soupapes 55 et 59 étant ouvertes) au récipient de distillation 29 dans lequel peut être déversé 5 aussi le contenu du filtre 28, à moins qu'il ne soit pompé à nouveau vers l'un des réservoirs 51, 52. Une fois que le solvant utilisé a été évacué de l'enveloppe de tambour, on essore la matière, ce qui n'est pas possible bien entendu dans le cas d'un appareil de teinture à fonctionnement continu, et on aspire égale-lo ment le solvant obtenu. Du liquide condensé obtenu lors de la distillation et amené au condenseur 60, on sépare dans le séparateur d'eau 61 la fraction de solvant et on l'amène par le tuyau 62 au réservoir 30. Ensuite, dans certains procédés de teinture en ouvrant 15 la soupape 63 d'un tuyau à eau 64 qui vient de l'extérieur, on remplit d'eau l'enveloppe du tambour. En faisant tourner le tambour, on rince dans ce bain de rinçage aqueux les textiles qui s'y trouvent. En même temps, en amenant de la vapeur à la chemise de vapeur 32,on chauffe le bain de rinçage jusqu'au point d'ébul-20 lition azéotropique de sorte que les résidus de solvant qui s'y trouvent et qui proviennent des textiles s'évaporent et peuvent alors être ramenés au réservoir 30 après condensation dans le condenseur 3 et séparation dans le séparateur d'eau 34. Alors seulement, on retire le bain de rinçage de l'enveloppe de tam-25 bour l1 Par le tuyau 65. Enfin, on essore la matière débarrassée de solvant et encore seulement humide d'eau qui se trouve dans l'enveloppe de tambour 1', puis on peut la retirer de l'enveloppe du tambour. Après avoir mis la matière en communication avec l'atmosphère, en ouvrant le volet à air frais 70, on peut la retirer, 30 sèche, de l'appareil de teinture. Si par contre on n'a pas introduit d'eau dans le tambour, après avoir ouvert les volets d'obturation 23 et 24, on fait passer à l'aide du ventilateur 19 et du dispositif de chauffage d'air 20 un courant d'air chaud à travers l'enveloppe de tambour 1', par les conduits à air 21 et 22 et les 35 vapeurs de solvant entraînées de l'enveloppe de tambour 1' par le courant d'air sont condensées dans le condenseur 3 et amenées au séparateur d'eau 34 jusqu'à ce que le débit de solvant dans le débitmètre 37 soit devenue inférieur à une certaine valeur minimale. Les conduits à air 21 et 22 sont reliés à l'enveloppe de tam-40 bour 1', de même que sur la figure 2. Simplement, sur la figure 3, 70 19776 15 2049143 on ne les a pas représentés entièrement pour plus de clarté. Dans l'exemple d'exécution de la figure 3, il est encore prévu en outre de raccorder par les tuyaux 67 et 68 à l'entrée du condenseur le récipient de mélange de colorant 38 et le filtre 5 grossier 31 qui contiennent tous deux des fractions du bain de teinture, après avoir ouvert la soupape 66, afin de récupérer les vapeurs de solvant qui s'échappent du bain. De la même façon, si nécessaire, on peut aussi relier les réservoirs à bain 51 et 52 â l'entrée du condenseur par de tels tuyaux de liaison supplé-10 mentaires,si les bains doivent être préchauffés par exemple en 51 et 52. Dans le mode d'exécution de la figure 3 aussi, il est possible de même que sur la figure 2 de prévoir un dispositif servant à mesurer la pression dans l'enveloppe de tambour I' et qui, en fonction de la pression mesurée, peut régler l'amenée d'agent 15 de refroidissement à 1'échangeur de chaleur 3' du condenseur 3. La figure 4 montre encore une variante de la figure 2 qui se distingue de celle-ci seulement par le fait que le tuyau de liaison 2 est branché du côté opposé du condenseur 3 et de l'échangeur de chaleur 3', donc dans la région de la sortie du 20 condenseur. Par suite, les organes d'obturation servant à fermer l'entrée et la sortie du condenseur et à séparer le système de circulation d'air peuvent être supprimés. Une recondensation indésirable de solvant dans le conduit à air 21 est empêchée par le dégagement de chaleur du dispositif de chauffage d'air 20. Les 25 gaz qui passentètravers l'échangeur de chaleur 3' y sont débarrassés de solvant de sorte que l'air qui se trouve encore de l'autre côté de l'échangeur de chaleur peut s'échapper par le tuyau supplémentaire de purge d'air 9' raccordé au tuyau de purge d'air 9 et dans lequel se trouve la soupape de surpression 10'. 30 Les autres parties de l'installation, non représentées sur la figure 4, correspondent à celles de la figure 2 et par suite, pour plus de clarté, on ne les a représentées qu'une fois. La figure 5 montre un mode d'exécution convenant spécialement aux usages de laboratoire et qui comprend : 1) un ballon incliné monté de manière à pouvoir tourner et présentant des renfoncements 2) un réfrigérant à reflux disposé au dessus 3) un réservoir à solvant débouchant dans le réfrigérant à reflux par l'intermédiaire d'un dispositif doseur, 4) un tuyau d'aspiration à extrémité flexible qui débouche dans le ballon à travers le col de celui-ci et de l'autre côté dans un réservoir qui peut être i 70 19776 16 2049143 relié à un tuyau à vide et 5) un distributeur qui peut amener le solvant s'égouttant du réfrigérant à reflux dans un ballon'de réserve de solvant pur et laisse arriver la vapeur du ballon dans le réfrigérant à reflux. 5 Le récipient à teinture, appelé brièvement ci-après ballon à teinture présente des renfoncements dirigés vers l'intérieur et qui servent à imposer à la matière à teindre un mouvement discontinu. Les renfoncements empêchent la matière textile de suivre de façon continue la rotation du ballon. La matière reste tout d'a-10 bord accrochée aux renfoncements et finalement, quand le ballon continue de tourner, elle tombe de la saillie dirigée vers l'intérieur sur un autre point de la paroi du ballon. L'appareil de teinture est avantageusement construit en verre. Le chauffage du ballon peut être assuré par un bain chauffant dans lequel le 15 ballon plonge. Le mouvement de rotation autour d'un axe faisant un angle de 20° avec l'horizontale est avantageusement assuré par des dispositifs déjà connus en eux-mêmes, par exemple des ëvaporateurs rotatifs qui offrent simultanément l'avantage d'être équipés d'un chauffage. 20 On expliquera la structure à propos de la figure 5, sur laquelle : A désigne le ballon de teinture muni de renfoncements en forme d'ailettes ; B le dispositif de rotation constitué par un évaporateur rota-25 tif disponible dans le commerce C le récipient destiné aux additifs de teinture tels que des préparations de colorant etc., qui peut être chauffé et est muni en son fond d'un filtre et d'un robinet; D le récipient doseur; 30 E le récipient collecteur de solvant usé; F le récipient collecteur de solvant pur; G le bain chauffant avec thermostat; H le réservoir àsolvant; I l'entonnoir d'introduction; 35 K le distributeur; L le tuyau d'aspiration à extrémité flexible; M la pompe; X, Y les refroidisseurs; V-p les tuyaux d'aspiration et 40 AK les récipients d'absorption. 70 19776 17 2049143 Grâce à l'invention, la matière textile à teindre est traitée par «ne quantité de bain toujours constante ayant une composition toujours constante, donc dans des conditions en grand partie constantes. On peut éliminer les fractions d'eau indési-5 raMes. On évite une surpression indésirable. Etant donné la qualité constante de bain, le degré de solvatation mécanique appliquée aux textiles reste aussi constant dans une large mesure Quand on utilise des machines de nettoyage chimique, on obtient un autre avantage, à savoir que l'on peut effectuer dans un même 10 récipient non seulement le rinçage mais encore le séchage de la matière textile teinte. L'invention offre un autre avantage, à savoir que, puisqu'on peut facilement éliminer la fraction d'eau ou la maintenir à une valeur constante, on peut toujours atteindre la température voulue de teinture à une pression constante, 15 ce qui n'était pas possible avec les systèmes entièrement fermés qui étaient usuels antérieurement, par exemple les appareils de teinture HT. Outre l'avantage des conditions de travail constantes, l'appareil selon l'inventi&n peut en outre être réalisé sous une forme relativement peu coûteuse puisqu'on n'a pas besoin 20 de récipient sous pression. Comme on l'a déjà indiqué, le récipient qui reçoit la matière à teindre et le bain ne doit pas nécessairement présenter la forme d'un tambour de teinture mais il peut être aussi conçu de toute autre manière, par exemple sous la forme d'appareil de teinture F.T. de barque à tourniquet 25 ou de jigger, d'appareil comportant un mandrin d'enroulement, une ensouple etc.. Par suite, l'invention n'est pas limitée aux exemples décrits. Dans les exemples stiivants, "les parties et pourcentages sont en poids sauf indication contraire et les références ren-30 voient à la figure 5. On teint de la façon suivante ino parties de tricot de polyester (téréphtalate de polyéthvlène) en utilisant d'une part 2,4 parties d'un colorant dispersé de formule : n mii o nf2 dissous dans 4R0 parties de perchloréthylène et d'autre part 40 2720 parties supplémentaires de perchloréthylène : EXEMPLF 1 70 19776 18 2049143 On ferme le robinet 2, on ouvre le robinet 1". On introduit dans le récipient D2720 parties de perchloréthylène. Puis on introduit la matière textile dans le ballon A. On ferme les robinets 5" et 6" et on ouvre le robinet 4" afin que le per-5 chloréthylène s'écoule dans le ballon A» On chauffe alors le bain d'huile G à 130°C. Ensuite, on met en marche le moteur B à rotation intermittente à changement de sens de rotation ( 30 secondes dans chaque sens de rotation, 15 secondes d'arrêt ). Puis on ferme le robinet 8", on introduit dans le ballon 10 C 2,4 parties de colorant dispersé et 480 parties de perchloréthylène. Dans le ballon C, on fait bouillir cette solution avec un chauffage non représenté, ce qui fait que le colorant passe en solution. On ouvre le robinet 8" et on introduit la solution dans le ballon A à travers le filtre qui se trouve au fond du ré-15 cipient C. On teint pendant 45 minutes. Ensuite, on enlève le bain d'huile G, on ferme les robinets 4", 6" et 8" et on ouvre le robinet 5". On vide l'appareillage par le tuyau d'aspiration V-^ et le bain de teinture s'écoule dans le ballon E. 20 Pour le traitement ultérieur, on lave dans le même ballon à 50°C pendant 15 minutes avec un mélange de perchloréthylène et d'un adjuvant de nettoyage usuel dans le nettoyage chimique. On effectue le rinçage à 20-30°C pendant 5 minutes avec du solvant pur. 25 Pour effectuer le séchage, on ferme les robinets 2", 5" 8" et 9", on ouvre les robinets 3" et 6" et on fait le vide dans l'appareillage par le tuyau d'aspiration VOn chauffe le ballon A à une température de 80°C. Par suite, le solvant du ballon A s'évapore très vite. Les vapeurs se condensent dans le 30 refroidisseur X et s'écoulent dans le récipient F. Lorsqu'il ne passe plus de solvant, le tissu est sec. On ferme alors le robinet 3". En laissant arriver de l'air par le robinet 5", on supprime lentement la dépression dans l'appareillage. On détache alors le ballon A du raccord F et on peut retirer du ballon 35 la pièce de tricot teinte et sèche. On obtient une teinture rose uniforme.Pour la régénération du solvant, on raccorde le ballon E au distributeur K à la place du ballon A. Puis on procède comme dans le séchage. Le solvant pur se rassemble dans le récipient F. Avec la pompe M, on peut le ramener au réservoir H. BAD original » 70 19776 19 2049143 EXEMPLE 2 • On procède comme dans l'exemple 1 mais on utilise comme matière des chaussettes de polyamide (100 parties), 3 parties du colorant de formule : , 5 . 0 NF-CF7CH(nlO-CF2Cl 10 et 3680 parties de perchloréthylène. On obtient une coloration bleue uniforme. 70 19776 20 2049143 REVENDICATIONS 1 - Procédé d'ennoblissement de textiles, de fibres, etc. dans un bain, avec utilisation d'un solvant organique non miscible à l'eau dont la densité est supérieure à 1 et qui forme avec 5 l'eau des mélanges aZéotropiques, caractérisé par le fait que pendant le processus d'ennoblissement, on retire du bain, avec apport de chaleur, au moins une partie des gaz formés par évapo-ration, qu'on les condense et que l'on ramène au bain la fraction de solvant du liquide condensé ainsi obtenu, avec ou sans la 10 fraction d'eau. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'avant de ramener au bain le liquide condensé non séparé en ses composantes, on le fait passer par une pompe ou un dispositif d'é-mulsification correspondant. 15 3 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'on règle la pression de gaz engendrée au chauffage du bain, après fermeture de la purge d'air atmosphérique, grâce à un dispositif réglable de protection contre les surpressions communiquant avec l'atmosphère et/ou en réglant à une valeur constante 20 la puissance de refroidissement d'un condenseur qui condense les vapeurs. 4 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé par,le fait qu'après l'évacuation du bain on sèche la matière textile par circulation d'air jusqu'à ce que le solvant qu'elle contient soit 25 éliminé et condensé dans une large mesure, après quoi on arrête la circulation d'air sans tenir compte de la fraction d'eau encore contenue dans la matière teinte. 5 - Procédé selon la revendication 1, ou la revendication 2, ou la revendication 3, ou la revendication 4, caractérisé par le 30 fait qu'après l'évacuation du bain, on entoure d'eau la matière textile et qu'on la chauffe jusqu'au point d'ébullition azéotropi-que jusqu'à ce qu'on obtienne plus de solvant dans la condensation. 6 - Procédé selon la revendication 1 ou la revendication 2, 35 ou la revendication 3,ou la revendication 4, ou la revendication 5, caractérisé par le fait que l'on amène tout d'abord le liquide condensé de façon connue à un séparateur d'eau et que l'on amène à 1'évaporation la fraction de solvant séparée, en passant par un débitmêtre servant à déterminer le moment final. 40 7 - Procédé d'ennoblissement de textiles, en particulier 70 19776 21 2049143 selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'on ennoblit une matière textile organique hydrophobe dans des solvants orpaniques homogènes ou dans des émulsions. S - Procédé selon la revendication 7, caractérisé par le 5 fait que l'on utilise des bains organiques homogènes formés d'hydrocarbures aliphatiques chlorés et contenant 1-10% d'un tiers solvant. 9 - Procédé selon la revendication 8, caractérisé par le fait que l'on utilise des bains qui contiennent comme tiers sol- 10 vants des solvants qui, à l'état pur, conviennent r>our dissoudre le polyacrylonitrile non étiré, en particulier la diméthylacéta-mide ou la diméthylformamide. 10 - Procédé selon la revendication 7, caractérisé par le fait que l'on utilise des émulsions formées d'un hydrocarbure 15 aliphatique chloré et d'eau. 11 - Procédé selon la revendication 10, caractérisé par le fait que l'on utilise des émulsions qui contiennent moins de 10% d'eau, en particulier 0,3-5% dTeau. 12 - Procédé selon les revendications 7, 8, 9,10 et U, 20 caractérisé par le fait aue l'on ennoblit une matière textile â base d'acétate de cellulose, de polyesters aromatiques, de polyamides ou de polyacrylonitrile. 13 - Procédé selon la revendication 1 ou la revendication 2 ou la revendication 3 ou la revendication 4 ou la revendication 25 5 ou la revendication 6 ou la revendication 7 ou la revendication 8 ou la revendication 9 ou la revendication 10 ou la revendication 11 ou la revendication 12 , caractérisé par le fait que l'on teint la matière textile. 14 - Procédé selon les revendications 1, 2, 3, A, 5, 6,7,8, 30 9,10, 11 et 12, caractérisé par le fait que l'on teint la matière textile en utilisant des azurants optiques. 15 - Procédé selon les revendications 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11 et 12, caractérisé par le fait que l'on traite la matière textile par des agents d'hydrofugation, d'oléofugation 35 ou d'ignifugation, par des agents de préservation, par des antistatiques, par des agents repoussant les salissures, par des agents antifroissants, par des agents antirétrécissants ou par des agents antifeutrants pour la laine. 16 - Appareil pour la mise en oeuvre du procédé selon la 40 revendication 1 ou la revendication 2 ou la revendication 3 ou la 70 19776 22 2049143 revendication 4 ou la revendication 5 ou la revendication 6 ou la revendication 7 ou la revendication S ou la revendication 9 ou la revendication 10 ou la revendication 11 ou la revendication 12 ou la revendication 13 ou la revendication 14 ou la revendication 15 ou la revendication 16 constitué par au moins un récipient destiné à recevoir des matières textiles ou similaires et un système de tuyauterie avec pompe servant à véhiculer le bain d'apprêt, appareil caractérisé par le fait que le récipient peut être relié par un tuyau à un condenseur dont la sortie de liquide 10 condensé peut être reliée au récipient. 17 - Appareil selon la revendication 16, caractérisé par le fait que la sortie de liquide condensé peut être reliée à l'aspiration de la pompe dont le refoulement peut être relié au récipient . 15 18 - Appareil selon la revendication 17, caractérisé par le fait que l'aspiration de la pompe peut aussi être reliée au récipient. 19 - Appareil selon les revendications 16 , 17 et 18, caractérisé par des organes d'obturation accouplés entre eux, par 20 lesquels la sortie de condensation peut être reliée à volonté au récipient soit directement soit par l'intermédiaire de la pompe. 20 - Appareil selon la revendication 16, ou la revendication 17 ou la revendication 18, ou la revendication 19, caractérisé par le fait qu'au tuyau menant au condenseur peuvent être raccor- 25 dés d'autres récipients contenant du bain d'apprêt. 21 - Appareil selon la revendication 16, ou la revendication 17, ou la revendication 18, ou la revendication 19, ou la revendication 20, caractérisé par le fait que le condenseur est relié à l'atmosphère extérieure de préférence par l'intermédiaire d'une 30 soupape de surpression. 22 - Appareil selon la revendication 16, ou la revendication 17, ou la revendication 18, ou la revendication 19, ou la revendication 20, ou la revendication 21, caractérisé par le fait que la puissance de refroidissement du condenseur est réglable en fonc- 35 tion de la pression de £az dans le récipient. 23 - Appareil selon la revendication 16,ou la revendication 17 ou la revendication 18, ou la revendication 19, ou la revendication 20, ou la revendication 21, ou la revendication 22, caractérisé par le fait que le récipient est. relié â un système 40 de circulation d'air constitué par un conduit à air menant par bad original 70 19776 23 2049143 un ventilateur à l'entrée d'un refroidisseur à air et un conduit à air qui ramène de la sortie du refroidisseur au récipient en passant par un dispositif de chauffage d'air. 24 - Appareil selon la revendication 23, caractérisé.par 5 le fait qu'au moins un des conduits à air sert de tuyau de liaison entre le récipient et le condenseur et que des organes d'obturation sont prévus pour fermer les portions de tuyau non utilisées. 25 - Appareil selon la revendication 23, caractérisé par 10 le fait que le système de circulation d'air peut être séparé du récipient par des organes d'obturation et. qu'un tuyau spécial de liaison est prévu entre le récipient à teinture et le condenseur. • • 26 - Appareil selon la revendication 23, caractérisé par le 15 fait que la sortie de liquide condensé du refroidisseur à air peut être reliée à volonté soit à un séparateur d'eau soit à un récipient directement ou par l'intermédiaire de la pompe. 27- Appareil selon la revendication 16,ou la revendication 17,ou la revendication 18, ou la revendication 19, ou la revendi-20 cation 20, ou la revendication 21, ou la revendication 22, ou la revendication 23, ou la revendication 24, ou la revendication 25, ou la revendication 26,caractérisé par le fait que l'appareil d'ennoblissement est une machine de nettoyage chimique dans laquelle la sortie de liquide condensé d'un condenseur pouvant être 25 relié au tambour de nettoyage peut être raccordée à l'enveloppe de tambour directement ou par l'intermédiaire d'une pompe. 28 - Appareil selon la revèndication 16, caractérisé par le fait qu'il comporte un récipient dè teinture incliné monté de manière à pouvoir tourner, un réfrigérant à reflux disposé au dessus 30 du récipient, un réservoir à solvant débouchant dans le réfrigérant à reflux par. un dispositif doseur, un tuyau d'aspiration à extrémité flexible qui débouche par l'entrée du récipient dans le récipient à teinture et de l'autre côté dans un réservoir qui peut être relié à un tuyau à vide, et un distributeur qui peut 35 amener le solvant s'é.gouttant du réfrigérant à reflux directement au ballon de teinture et/ou à un ballon de réserve de solvant pur, et peut faire passer la vapeur du récipient à .teinture au réfrigérant à reflux. 29 - Appareil selon la revendication 28, caractérisé par 40 le fait qu'il est réalisé en verre. 70 19776 24 2049143 30 - Appareil selon la revendication 28, caractérisé par le fait qu'il comporte un ballon muni de renfoncements.