Procédé de marquage d'arbres et dispositif pour sa mise en oeuvre. I1 est antérieurement connu de marquer des arbres qui servent à indiquer les limites de clairières ou d'éclaircissement en peignant les troncs. Afin d'obtenir un marquage durable, pour un temps raisonnable, il est nécessaire, avant l'application de la peinture sur le tronc, de gratter ou d'enlever d'autre manière au moins la couche d'écorce extérieure suivant une zone annulaire plutôt que suivant une zone large autour du tronc, du fait que la peinture pourrait autrement accompagner l'écorce extérieure qui tombe naturellement ou est enlevée du tronc par abrasion : il en résulterait une détérioration considérable ou meme la suppression complète de la visibilité de la peinture. La nécessité d'enlever l'écorce avant la peinture a comme conséquence que ce procédé de marquage, dans son intégralité, est compliqué et coûteux en sylviculture, spécialement quand la propriété forestière d'un particulier est divisée en un grand nombre de petites parcelles situées à grande distance les unes des autres, du fait que le procédé en question exige un équipement extensif comprenant non seulement les camions à peinture, les brosses et les rouleaux, mais aussi des râpes, des grattoirs, des cognées ou analogues, et du fait que chaque opération d'enlèvement de l'écorce et de peinture qui suit requiert un grand nombre de manipulations manuelles de l'opérateur. En outre, la qualité du marquage peut varier considérablement en fonction de l'habileté et du soin de l'opérateur. Un autre inconvénient important de ce procédé de nature connue est la dépendance de la peinture vis à vis de la température. Pour des températures voisines de OOC ou inférieures, il peut être impossible d'appliquer le procédé, du fait que la peinture gèle ou perd son pouvoir d'être appliquée. L'invention se propose de supprimer l'inconvénient ci-dessus et de fournir un procédé de marquage efficace, non onéreux et applicable de manière universelle. Ce procédé est principalement caractérisé par l'application, autour du tronc de l'arbre, d'une bande ayant une longueur qui dépasse la circonférence du tronc et l'interconnexion au moyen d'une pièce-de maintien séparée, de parties de la bande qui arrivent depuis l'arrière de l'arbre, sur les deux côtés, jusqu'à un certain point auquel une partie peut glisser ou se déplacer d'autre manière par rapport à l'autre, une portion de bande qui entoure le tronc et est apte à maintenir la bande autour du tronc, et au moins une portion d'extrémité libre qui a pour but de permettre l'adaptation à la croissance annuelle du tronc par déplacement relatif des parties audit point de connexion, de façon à accroître la longueur de la portion de bande qui entoure le tronc et, en même temps, faire décroître la longueur de la ou des portions terminales libres qui s'écartent dudit point. L'invention concerne également un dispositif de mise en oeuvre du procédé, caractérisé en ce qu'il comprend une bande flexible uniforme longitudinalement dont on peut séparer des sections de bande distinctes et des dispositifs de maintien servant à interconnecter les parties des sections de bande. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description ci-après. Au dessin annexé La figure 1 est une vue en perspective montrant un opérateur en train de marquer un tronc d'arbre la figure 2 est une vue simplifiée représentant la bande de marquage à un stade final appliquée au tronc d'arbre ; et la figure 3 est une vue en perspective partiellement coupée représentant un sac permettant la mise en oeuvre de l'invention. Le sac 1 représenté à la figure 3 comprend deux compartiments 3 - 4 séparés par une cloison 2. Le compartiment 3 contient une permière bande 5 destinée au marquage, tandis que le compartiment 4 contient une seconde bande 6 sur laquelle sont prévus des dispositifs de maintien ou agrafes 7. La première bande 5 peut en pratique être constituée par une bande relativement large de matière plastique longitudinalement uniforme et disposée à très grande longueur sur un rouleau de stockage 8. La bande est munie d'indications imprimées suivant un graphisme quelconque désiré. L'impression sur la bande peut, par exemple, être constituée par le nom ou le symbole du propriétaire de la forêt. La bande peut également comporter un espace pour l'impression de la désignation de la propriété en question.En pratique, la bande peut être fabriquée à partir d'un rouleau ou d'un support de matière plastique du type polyester sur laquelle l'impression désirée est appliquée, à la suite de quoi un revêtement protecteur de polyuréthane est appliqué sur l'impression. La largeur de la bande peut de préférence être au moins égale à 50 mm et celle-ci peut être fabriquée en une couleur appropriée pour attirer l'attention, par exemple la couleur orange qui a une bonne visibilité dans les forets. Les agrafes 7 montées sur la seconde bande 6 sont en pratique en forme de U, leurs branches entrant élastiquement en contact l'une de l'autre de manière connue en soi. De cette façon, une force d'agrafage entre les branches est obtenue et peut etre utilisée, non seulement pour maintenir les agrafes fixées à la bande 6, mais également pour agrafer les deux parties de la bande de marquage 5 l'une contre l'autre comme on l'indiquera dans la suite. Les deux compartiments 3 - 4 peuvent être fermés au moyen d'un couvercle 9 et, sur le sac, on a prévu une courroie de transport 10, de préférence sous la forme d'une bretelle. Les deux bandes 5 - 6 peuvent être-extraites du sac latéralement, au fur et à mesure de leur consommation. Comme cela apparaît à la figure 1, un outil de coupe, ayant la forme d'une paire de ciseaux 11, est également associé au sac 1. Le marquage, par exemple d'arbres voisins des limites de clairières ou d'éclaircissements, s'effectue de la manière suivante : l'opérateur 12 peut commodément transporter le sac au moyen des bretelles 10 ; quand il arrive à un arbre devant etre marqué, il extrait une longueur appropriée de la bande 5 et applique cette section de bande autour du tronc, comme indiqué à la figure 1. Tout en maintenant les deux parties de la bande qui arrivent de l'arrière de l'arbre avec une seule main, il peut prendre une agrafe 7 de la bande 6 de l'autre main, et appliquer cette agrafe autour des deux parties de bande maintenues l'une contre l'autre en un point aussi proche que possible de la circonférence du tronc. Dans l'opération finale suivante, la bande 5 est découpée tout en constituant la section de bande désignée en général par 5' à la figure 2. Cette section de bande servira immédiatement de marquage sur le tronc de l'arbre. Quand il sépare la bande 5, l'opérateur s'assure qu'au moins une portion terminale et, en pratique, de préférence deux portions terminales 14 ayant une certaine longueur minimum, fassent librement saillie à l'extérieur de l'agrafe 7. Pour des arbres de taille moyenne, c'est-à-dire ayant un diamètre de 20 à 30 cm, les portions terminales libres en saillie vers l'extérieur de la section de bande 5' devront avoir une longueur d'au moins 10 cm environ. De cette manière, la section de bande peut autoriser la croissance de l'arbre pendant au moins dix ans sans tomber, du fait que l'agrafe 7 permet le déplacement relatif des deux parties de la section de bande appliquées l'une contre l'autre au point de connexion défini par l'agrafe, tout en accroissant la longueur de la portion qui entoure le tronc et, en même temps, en faisant décroître la longueur des portions terminales libres 14.La tension qui apparaît dans la section de bande 5' par suite de la croissance annuelle surmonte facilement la force élastique de l'agrafe 7, même si celle-ci est relativement grande, afin de maintenir entre elles de manière sûre les portions de bande adjacentes. Après avoir séparé la bande 5 au moyen de ciseaux Il, l'opérateur peut poursuivre vers un autre arbre de la clairière et marquer celui-ci de la même façon. Chaque opération de marquage individuel peut être effectuée très rapidement. Dans les procédés de marquage connus basés sur la peinture, on peut calculer une capacité de 100 à 150 arbres par opérateur et par jour de travail ; mais, lorsqu'on utilise le procédé de l'invention, il n'y a aucune difficulté à marquer 800 à 1000 arbres par opérateur et par jour de travail. Les conséquences concernant les gains de temps et les économies sont évidentes. L'invention n'est bien entendu pas limitée au mode d'exécution décrit et illustré. Revendications de brevet. 1. Procédé de marquage d'arbres, caractérisé par l'application, autour du tronc (13) de l'arbre, d'une bande ayant une longueur qui dépasse la circonférence du tronc et l'interconnexion, au moyen d'une pièce de maintien séparée (7), des parties de la bande qui arrivent depuis l'arrière de l'arbre sur les deux côtés jusqu'à un certain point auquel une partie peut glisser ou se déplacer d'autre manière par rapport à l'autre, une portion de bande qui entoure le tronc et est apte à maintenir la bande autour du tronc et au moins une portion d'extrémité libre (14) qui.a pour but de permettre l'adaptation à la croissance annuelle du tronc par déplacements relatifs des parties audit point de connexion, de façon à accroître la longueur de la portion de bande qui entoure le tronc et, en meme temps, faire décroître la longueur de la ou des portions terminales libres (14) qui s'écartent dudit point. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le-dispositif de maintien en forme d'agrafe (7) est appliqué de manière à maintenir élastiquement les parties terminales de la bande en pression l'une contre l'autre, la force élastique de l'agrafe étant surmontée par la tension qui apparaît dans la bande (5') par suite de la croissance de l'arbre. 3. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la bande se présente sous la forme d'une bande flexible longitudinalement uniforme (5). 4 Procédé selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'on utilise une bande de matière plastique. 5. Procédé selon la revendication 1 et 2, caractérisé en ce qu'on déroule, à partir d'un rouleau de stockage (8) de matière en bande (5), une section terminale appliquée autour du tronc de l'arbre (13), que le dispositif de maintien (7) est appliqué sur les deux parties terminales qui arrivent depuis l'arrière de l'arbre et sont placées -l'une contre l'autre tout en formant la portion de bande qui entoure le tronc et que la matière en bande est ensuite séparée tout en laissant ladite portion terminale libre (14). 6. Dispositif de mise en oeuvre du procédé selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'il comprend une matière en bande flexible longitudinalement uniforme à partir de laquelle on peut séparer des sections de bande individuelles et des dispositifs de maintien (7) servant à interconnecter les parties des sections de bande. 7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé par un sac (1) comprenant un compartiment (3) pour loger un rouleau (8) de matière en bande (5) et un autre compartiment (4) servant à loger les dispositifs de maintien (7). 8. Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce que les dispositifs de maintien 7) sont appliqués sur une bande (6) qui peut être retirée du compartiment (4) en question lorsque les dispositifs de maintien sont consommés. 9. Dispositif selon la revendication 7 ou 8, caractérisé en ce qu'un outil de découpage (11) servant à découper la matière en bande (5) est associé au sac (1). 10. Dispositif selon l'une des revendications 7 à 9, caractérisé en ce que la matière en bande (7) comprend une bande préparée à partir d'un support en matière plastique sur lequel le marquage désiré est imprimé et sur lequel on a ensuite appliqué un revêtement protecteur en matière plastique.