La présente invention a pour objet un appareil ou "fendoir" mécanique pour le tranchage des carcasses d'animaux, notamment des porcs. On sait que dans-les abattoirs les carcasses de porcs doivent être découpées ou "fendues" suivant le canal médullaire de la colonne vertébrale de façon a partager chacune d'elles en deux moitiés égales. En vue d'améliorer la cadence de travail on a proposé des fendoirs mécaniques, notamment a fonctionnement pneumatique, destinés a simplifier l'intervention manuelle, particulièrement pé- nible. Toutefois les agencements proposes n'ont pas donné satisfaction. L'invention vise remédier a cet état de fait et elle a pour objet un appareil ou "fendoir" mécanique a fonctionnement automatique, présentant une très grande maniabilité liée a une cadence de fonctionnement particulièrement élevée. L'appareil suivant l'invention est principalement remarquable en ce qu'il comprend une lame de coupe fixée en porte-a-faux sur un châssis coulissant animé d'un mouvement alternatif qui résulte de l'action combinée d'une part d'un mécanisme channe propre a saisir le châssis précité a l'une des extrémités de sa course de coupe pour l'amener a un dispositif de déverrouillage prévu a l'ex trémité opposée, et d'autre part d'un ressort bandé a la suite du déplacement précédent, de manière à agir sur le châssis dès que celui-ci est libéré par le dispositif sus-vise. Le châssis a mouvement alternatif est guidé sur des colonnes portées par un bâti approprié, équipé de poignées pour sa manoeuvre ; ce bâti est avantageusement suspendu a un équilibreur de type classique, de façon etre susceptible d'être facilement déplacé au cours de l'opération de tranchage. A l'une des poignées de manoeuvre est préférablement associé un organe pour la commande du déplacement du dispositif de déverrouillage, lequel est prévu réglable en position de manière a-ce que l'opérateur puisse faire varier la valeur de l'effort appliqué par le ressort sur le châssis portelame. Le dessin annexé, donné a titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer. Fig. 1 est une vue en perspective d'un appareil mécanique de tranchage suivant l'invention. Fig. 2 reproduit fig. 1 a plus grande échelle, la paroi latérale du bâti de l'appareil ayant été supposée enlevée. Fig. 3 illustre l'agencement et le fonctionnement de l'ensemble destiné a assurer la solidarisation et la libération du châssis porte-lame sur la chaîne motrice. Fig. 4 est une coupe verticale schématique montrant le mécanisme a chaîne. En fig. 1 l'appareil ou "fendoir" mécanique suivant l'invention a été représenté en 1 suspendu au c ble de sortie 2 d'un dispositif d'équilibrage 3 de type usuel, lequel dispositif est luimême supporté par un câble 4 a une hauteur convenable au-dessus du sol. Ce dispositif 3 permet de déplacer verticalement sans effort l'appareil 1 tout au long des opérations de tranchage, ainsi qu'on le comprendra mieux ci-après. L'appareil 1 comprend un bâti constitué par llassemblage d'une plaque verticale carrière 5, de deux flasques horizontaux 6 a profil général triangulaire qui sont reliés 1 'un a l'autre par deux montants antérieurs -7, et d'une carcasse latérale 8 -non représentée en fig. -2, conformée pour fermer ledit b ti entre la plaque 5 et les deux flasques 6. On notera que le flasque supérieur 6 est équipé d'un oeillet 9 pour l'accrochage du câble 2 de l-'équilibreur- 3. A l'intérieur de ce bâti 5-6-7-8 sont montés deux guides verticaux 1Q dont les extrémités sont fixées aux deux flasques 6 et sur lesquels coulisse un chassis 11. La face transversale antérieure de ce chassis Il est solidaire d'une lame 13 engagez en porte-a-faux entre les deux montants 7 et a travers une lumière verticale a de la paroi latérale -8. Cette lame -13 présente un tranchant sur son bord inférieur et sur son bord vertical libre ; elle coulisse a l'intérieur d'un fourreau ou gaine 14 solidaire des montants 7 du bâti. Entre les deux guides 10 du chassies li les deux flasques 6 supportent les extrémités d'une colonne- 15 qui traverse verticalement ledit chassis et sur lequel est enroulé un ressort de compression 16. La base de ce dernier prend appui contre une bride inférieure -17 solidaire du châssis 11 et propre a venir prendre appui, sous l'effet dudit ressort 16, contre un tampon amortisseur 18 rapporté contre le flasque inférieur 6 du bâti, le tout comme bien montré en fig. 2. L'élévation du châssis 11 a l'encontre du ressort 16 est assurée par un mécanisme comprenant un moteur 19 (fig. 4) porté par la plaque arrière 5 et dont l'arbre 20 entraîne une roue dentée 21 re liée par une chaîne 22 a une roue dentée 23 a plus grand diamètre, calée sur un arbre inférieur 24 ; celui-ci est muni d'une roue 25 a plus petit diamètre, reliée par une chaîne verticale 26 a une roue 27 prévue dans la partie supérieure du bâti. Un guide 28 (fig. 3) rapporté contre un montant 29 s'oppose a tout battement intempestif ou déviation de la chaîne secondaire 26. A des intervalles réguliers cette chaîne 26 comporte des taquets pour l'entraînement du châssis 11. Dans le cas illustré en fig. 3, chacun de ces taquets est en fait constitué par deux maillons 26a fixés latéralement de part et d'autre de la chaîne 26 en vue de créer sur celle-ci une surépaisseur susceptible de coopérer avec un mécanisme de loquet escamotable prévu contre la face transversale arrière du châssis 11. Ce mécanisme comprend un doigt vertical 30 qui pivote sur un axe 31 porté par deux joues 32 solidaires de la face arrière du châssis. Au voisinage de son extrémité inférieure, ce doigt 30 est attelé par un axe 33 à une pièce horizontale ou loquet 34, mobile entre deux paires de galets inférieurs 35 et 36 et une paire de galets supérieurs 37. Au-Qessous de ce loquet 34 est monté un ressort de rappel 38 dont les extrémités sont accrochées d'une part a la base du doigt pivotant 30 et d'autre part a une goupille transversale 39 portée par les joues 32, de telle sorte que ledit loquet tend en permanence a faire saillie en avant desdites joues, en direction de la chaîne secondaire 26. L'extrémité libre du loquet 34 est conformée la manière d'une fourche dont les deux dents 34a sont suffisamment espacées transversalement pour permettre le libre passage de la chaîne 26. On conçoit que ces dents 34a forment toutefois butées pour les maillons latéraux ou taquets d'entraînement 26a, si bien que lorsqu'un tel taquet vient prendre appui contre les dents précitées, le loquet 34, maintenu a la position horizontale par les galets supérieurs 37, assure le déplacement vers le haut du châssis 11 et la compression du ressort 16. Au mécanisme de loquet ci-dessus décrit est associé un dispositif de déverrouillage comprenant un roulement ou butée 40 et un petit bâti-support 41 qui coulisse verticalement a la manière d'un chariot a l'intérieur d'une lumière 5a pratiquée dans la plaque ar rière 5 du bâti général ; le roulement 40 se trouve disposé entre les deux brins de la chaîne secondaire 26, c'est- -dire substantiellement dans l'axe du doigt 30 sus-mentionné, et le bâti-support ou chariot 41 est soumis a l'action de rappel d'un ressort 42 qui tend a le ramener vers le bas, contre le bord inférieur de la lumière -Sa. Ce bâti-support 41 est commandé par un câble 43 qui est renvoyé par des poulies 44 pour s'attacher sur l'extrémité d'un levier coudé de manoeuvre 45, lequel est articulé en 46 a l'intérieur d'un carter latéral 47 prévu en saillie sur la face extérieure de la plaque verticale 5. On conçoit que la manoeuvre du levier 45 a l'en- contre de la réaction exercée par le ressort 42 permet le déplace- ment du petit bâti 41 et le positionnement vertical exact du roulement 40 a la hauteur désirée.Au levier 45 est associé un contacteur 48 monté sur le circuit d'alimentation du moteur électrique 19 de façon a ouvrir ce circuit lorsque le levier 45 est la posi- tion de repos illustrée en fig. 4 pour laquelle le petit bâti-sup- port 41 est en position basse. On notera enfin que la partie du carter 47 qui entoure l'ex- trémité de manoeuvre du levier coudé 45 est conformée pour cansti- tuer une poignée 47a qui, en liaison avec une autre poirée 49 (fig. 1) rapportée contre la paroi 8 du bâti principal, permet de guider convenablement l'ensemble de l'appareil au cours de tion de tranchage. Le fonctionnement et l'utilisation de l'appareil ci-aessns décrit se comprennent aisément. L'actionnement du levier 45 par l'opérateur assure la mise sous tension du moteur- 1-9, en biens qne l'un des taquets 26a opère l'élévation rapide du chassies porte-lame 11 jusqu'a ce que l'extrémité supérieure libre 3Oa- g. 3), prévue oblique, du doigt 30 vienne heurter le roulement 40. Par suite de son biseau terminal 30a, le doigt 30 bascule suivant la flaShe 50 et commande le déplacement du loquet 34 qui s'escamote entre les joues 32 a l'encontre du ressort 38.Le châssis 11 se trouve en dont séquence libéré de la chaîne 26 et est violemment repousse vers le bas par le ressort 16 comprimé lors de la course ascendante. - sa de soi que l'effort ainsi appliqué au châssis 11 et a la lame 13 dépend de la compression plus ou moins forte du ressort 16 et de la longueur de la course a vide de la lame 13, laquelle varie en fonction de la position dudit chassis lors de l'escamotage du loquet 34, si bien que l'opérateur peut regler la force de tranchage en manoeuvrant le levier 45. L'on conçoit que dès que le châssis 11 est arrivé en fin de course basse, il est repris par l'un des taquets 26a de la chaîne 26 pour être ramené vers le haut, si bien que ledit châssis est ain si animé d'un mouvement alternatif qui permet d'opérer le tranchage de la carcasse jusqu' ce que I'opérateur cesse son action sur le levier 45, ce qui a pour effet d'arrêter le moteur 19 par l'intermédiaire du contacteur 48. Les essais ont démontré que l'appareil suivant l'invention assurait un travail très rapide sans que l1opérateur ait a développer un effort important. Cet appareil est très maniable par suite de l'équilibrage opéré par le dispositif 2 et il permet d'obtenir un sectionnement parfait des carcasses de porcs. On notera que le fourreau fixe 14 peut être mis en appui contre la partie a trancher en améliorant ainsi la précision de la coupe. La forme triangulaire du bâti réduit l'encombrement général et favorise 1 t engagement de l'ensemble à l'intérieur des carcasses à découper, ce qui permet de réduire la longueur de la lame 13. I1 doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. REVENDICATIONS 1. Appareil mécanique pour le tranchage des carcasses d'animaux, notamment de porcs, caractérisé en ce qu'il comprend en combinaison - une lame fixée en porte-à-faux sur un chassis animé d'un mouvement alternatif ; - un bâti pourvu d'organes pour le guidage du châssis mobile porte-lame ; - une chaîne motrice entraînée en continu et pourvue de taquets propres à coopérer avec un dispositif monté sur le châssis porte-lame en vue d'assurer le déplacement de ce dernier dans un sens ; - et un ressort comprimé lors de la course du châssis sous l'effet de la chaîne motrice, lequel ressort opère le déplacement de ce châssis dans le sens correspondant à la coupe une fois qu'il a été libéré de ladite chaine. 2. Appareil suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le châssis porte-lame est pourvu d'un mecanisme à loquet escamotable agencé de manière à coopérer avec les taquets de la chaîne motrice. 3. Appareil suivant la revendication 2, caractérisé en ce que le mécanisme à loquet comprend d'une part un doigt basculant dont l'extrémité libre est taillée en biseau pour coopérer avec un dispositif de déverrouillage, et d'autre part un loquet attelé audit doigt et conformé de manière à coopérer avec les taquets de~la chaine motrice. 4. Appareil suivant la revendication 3, caractérisé en ce que l'extrémité du loquet qui est tournée en direction-de la chaîne motrice est prévue en forme de fourche, les taquets de ladite chal- ne étant constitués par des surépaisseurs latérales agencees de manière à venir porter contre les dents du profil fourchu. 5. Appareil suivant l'une quelconque des revendications 3 et 4, caractérisé en ce dispositif de déverrouillage, constitué par une butée ou roulement disposé suivant l'axe du doigt basculant de commande, est prévu réglable en position de façon à permettre de faire varier la compression du ressort et l'effort de coupe. 6. Appareil suivant la revendication 5, caractérisé en ce que la butée ou roulement est portée par un petit b ti-support prévu coulissant sous l'effet d'un câble associé à un levier de manoeuvre. 7. Appareil suivant la revendication 6, caractérisé en ce que le levier pour la manoeuvre du câble est associé à l'une des deux poignées de l'appareil. 8. Appareil suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'à la lame est associé un fourreau-latéral de protection. 9. Appareil suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce qu'il est suspendu à un point fixe à travers un dispositif équilibreur de type classique qui permet son déplacement vertical aisé au cours de l'opération de sectionnement d'une carcasse.