La présente invention concerne un procédé de construction d'un ouvrage souterrain, en particulier d'un parc de stationnement souterrain à partir d'un nombre réduit d'éléments préfabriqués en béton de structures différentes. Plus précisément, la présente invention concerne un nouveau mode de construction d'un parc de stationnement souterrain se présentant sous la forme d'un tunnel à deux parois verticales de soutènement sensiblement parallèles, sur lesquelles s'appuie une couverture ; le fond du tunnel reçoit un dallage de béton et le volume intérieur du tunnel est, de préférence, divisé en au moins deux tranches horizontales par un plancher. Les deux parois verticales parallèles du tunnel sont réalisées à partir de poteaux de soutènement, sensiblement parallèles, qui sont avantageusement régulièrement écartés les uns des autres, poteaux entre lesquels sont disposés des voiles de béton. On sait que 11 édification de parcs de stationnement souterrains peut consister à ouvrir une tranchée dont les dimensions correspondent au volume du parc de stationnement, puis à bâtir à l'intérieur de cette tranchée le parc de stationnement. Un tel mode de construction, s'il ne soulève pas de difficultés techniques, présente ltinconvénient d'interdire toute circulation sur le chantier pendant toute la dure des travaux et d'introduire ainsi une gêne considérable lorsque le parc de stationnement est réalisé en site urbain. Un autre mode de construction consiste à utiliser la technique des tunnels routiers, c'est-à-dire à creuser les deux trous d'entrée, puis à progresser en sous-sol à partir des deux seules entrées.Une telle technique, si elle réduit au minimum les difficultés de circulation dues au chantier, soulève des problèmes techniques ardus qui résultent de l'édification souterraine du parc de stationnement. La présente invention vise à mettre en oeuvre un procédé présentant l'avantage de la technique de construction à ciel ouvert d'un ouvrage souterrain, en réduisant de façon notable la période de temps od toute circulation de véhicules sur le chantier est totalement interdite. Selon l'invention, les poteaux de soutè- nement des deux parois verticales parallèles du parc de stationnement en forme de tunnel, sont mises en place avant l'ouverture de la tranchée, dans des puits forés. L'avantage d'une telle opération est double : l'affouillement des puits qui reçoivent les poteaux de soutènement permet un sondage efficace, avant le début des travaux de terrassement, de l'ensemble du terrain où doit être implanté le parc de stationnement souterrain.La réalisation de ces puits perturbe quelque peu la circulation sur le chantier pendant cette phase des travaux mais ne l'interdit pas, de sorte que les véhicules des riverains du chantier ou certains véhicules spéciaux, par exemple ceux despompiers, peuvent être autorisEës à circuler sur le chantier.Bien évidemment, pendant les travaux de creusement de la tranchée et d'édification du parc de stationnement souterrain, la circulation des véhicules sur le chantier n'est plus possible, mais cette période de temps est réduite au minimum grâce à- la présence des poteaux de soutènement qui sont déjà mis en place et grâce aussi à l'emploi d'éléments préfabriqués en béton dont la liaison peut entre réalisée sans coffrage, d'où un gain de temps très appréciable par rapport à la méthode traditionnelle. En outre, l'exécution des poteaux de soutènement préalablement aux travaux de terrassement, permet une consolidation du terrain où est creusée la tranchée et un étayage des parois de la tranchée peut être aisément réalisé, en cas de besoin, en fixant provisoirement par des attaches appropriées des voiles de béton entre les poteaux de soutènement. La présente invention a donc pour objet un nouveau procédé de construction d'un ouvrage souterrain, notamment d'un parc de stationnement en forme de tunnel comportant deux parois verticales sensiblement parallèles sur lesquelles vient en appui une couverture, un dallage étant disposé sur le fond du tunnel et le volume intérieur de celui-ci étant, de préférence, divisé en au moins deux tranches horizontales par au moins un plancher, tes deux parois verticales du tunnel étant disposées à l'intérieur d'une tranchée creusée dans le sol, tranchée qui est remblayée après exécution de la couverture dudit tunnel, les deux parois verticales du tunnel étant chacune constituée par des poteaux de soutènement entre lesquels sont disposés des voiles,caractérisé par le fait qu'avant l'ouverture de la tranchée où est mise en place la structure du parc de stationnement, on creuse, dans les zones d'implantation des poteaux.de soutènement de l'ouvrage, des puits verticaux dans lesquels on positionne un poteau de soutènement préfabriqué au pied duquel on vient ensuite couler un massif de béton formant fondation. Dans un mode préféré de mise en oeuvre, on étaie les parois verticales des puits par un coffrage ou blindage ; on creuse deux rangées parallèles de puits qui, à l'intérieur d'une même rangée, sont régulièrement écartés les uns des autres, les puits d'une rangée étant disposas en vis-à-vis des puits de l'autre rangée, la hauteur des poteaux de soutènement est inférieure à la profondeur des puits. Entre les deux rangées parallèles de puits, on commence à creuser la tranchée sur une longueur sensiblement égale à lté- cartement entre deux poteaux contigus d'une méme rangée et, lorsque le fond de la tranchée atteint l'extrémité supérieure des poteaux de soutènement disposes b l'intérieur des puits, on remplit chacun des puits avec du sable puis on injecte un coulis de ciment à l'intérieur de chaque puits, dans le sable disposé entre un poteau de soutènement et la paroi oppose du puits qui est disposée vers ltextdrieur de la tranchée. Lorsque la tranchée e8t terrassée sensiblement à mi-hauteur et sur une longueur sensiblement égale à l'intervalle entre deux poteaux contigus d'une me rangée, on met en place entre deux poteaux opposes, qui sont à moitié dégagés du sol, une poutrelle préfabriquée constitutive de la couverture. Chaque poutrelle et ses deux poteaux associés forment ainsi un portique qui permet de reprendre les éventuelles poussées du terrain. Lorsque le fond de la tranchée affleure les massifs de fondation des poteaux de soutènement, on met en place, en premier lieu, entre deux poteaux opposés, qui sont entièrement dégagés du sol, un élément prefabrique constitutif du plancher intermédiaire et, en second lieu, entre deux poteaux contigus d'une mSme rangée, qui sont entièrement dégagés du sol, au moins un éliment de voile préfabriqué en béton, cet élément étant maintenu en position par des attaches rapportées sur des organes disposés en attente lors du moulage des éléments de voile et des poteaux de soutènement. Une clé est coulée en place pour assurer la rigidité et l'étanchéité de l'ensemble des parois. Les éléments de voile disposés entre deux poteaux contigus d'une mye rangée sont au nombre de deux au minimum et sont superposés. Ainsi, dans le cas où la nature du terrain l'exigerait, il est possible d'effectuer la mise en place, tout d'abord, des éléments de voile supérieur8, puis des éléments de voile inférieurs de façon à assurer le tenue du terrain excavé. Une fois les éléments de voile mis en place entre les poteaux de soutènement d'une mOme rangée, on pose le complé- ment des éléments préfabriqués du plancher intermediai.re et des poutrelles de la couverture et on exécute le béton arri des dalles de compression. Un dallage en bâton armé est réalise sur le fond de la tranchée lorsque le plancher et la couverture sont terminés. Les poteaux de soutènement utilisés sont des profilés de section droite en U, les ailes du U étant tournées vers la paroi verticale correspondante de la tranchée ; les éléments de voile préfabriqués, qui sont disposés entre deux poteaux de soutènement contigus d'une même rangde, sont constitués par une paroi mince sensiblement rectangulaire, en béton, qui est raidie, d'une part, par deux nervures d'extrémité verticale et, d'autre part, par une nervure d'extrémité haute ; sur chacun des chants verticaux des éléments de voile, et sur sensiblement toute leur hauteur, est ménagée une saignée qui est destinée à venir en vis-à-vis d'une autre saignée verticale de forme correspondante pratiquée sur chacune des faces transversales des poteaux de soutènement, deux saignées disposées en vis-à-vis délimitant une cavité de coffrage où peut être coulé en place un joint de béton qui assure le clavetage vertical des poteaux de soutènement avec les éléments de voile ; le plancher est réalisé à partir d'éléments préfabriqués sensiblement identiques se présentant sous la forme de bacs en béton, ces bacs étant renversés et disposés côte-à-cte en prenant appui sur les deux parois verticales parallèles du tunnel ; la couverture est réalisée à partir de poutrelles sensiblement identiques, de section transversale en U, lesdites poutrelles étant disposées côte à côte et prenant appui sur les deux parois verticales parallèles du tunnel, I'âme du U des poutrelles étant tournée vers le plancher. Une dalle de compression est ensuite coulpe dessus La présente invention a également pour objet un parc de stationnement souterrain réalisé par le procédé ci-dessus défini. Pour mieux faire comprendre l'objet de la présente invention, on va en décrire , ci-après, à titre d'exemple pureent illustratif et non limitatif, un mode de réalisation représenté sur le dessin annexé. Sur ce dessin - la figure.l représente une coupe transversale faite au droit des poteaux de soutènement, d'un parc de stationnement souterrain selon l'invention - la figure 2 représente une coupe horizontale de l'une des deux parois verticales parallèles du parc de stationnement en forme de tunnel de la figure l ;; - la figure 3 représente une coupe verticale d'un poteau, selon III-III de la figure 2 - la figure 4 représente une coupe verticale dgun voile de paroi verticale, selon IV-IV de la figure 2 - la figure 5 représente une coupe transversale verticale d'un élément de couverture, selon V-V de la figure 3 - la figure 6 représente une coupe transversale verticale d'un élément préfabriqué de plancher, selon VI-VI de la figure 3 - et la figure 7 illustre, schématiquement, les différentes étapes du procédé de construction du parc de stationnement souterrain. Si l'on se rfbre à la.figure 1 du dessin annexé, on voit que l'on a représenti, en coupe transversale, un parc de stationnement souterrain réalisé à partir d'un nombre réduit d1élé- ment s préfabriqués en béton. Ce parc de stationnement se présente sous la forme d'un tunnel comprenant deux parois verticales 1 de soutènement sensiblement parallèles, sur lesquelles s'appuie une couverture 2. Cette dernière est distante de la surface du sol fini d'une hauteur minimum de 0,60 m et la mise à niveau est constitube par une couche de remblai et par la chaussée.Le volume du tunnel représenté est divisé en deux tranches horizontales par un plancher 3 ; le fond du tunnel reçoit un dallage 4 réalisé en oeuvre qui forme le second sous-sol du parc de stationnement souterrain tandis que le plancher 3 en constitue le premier sous-sol. les travaux de terrassement pour un tel parc de stationnement nécessitent l'ouverture d'une tranchée dont la hauteur est légèrement supérieure à celle des deux parois verticales parallèles 1 et dont la largeur est sensiblement égale à l'écartement des deux parois verticales 1 augmenté de l'épaisseur desdites parois. Des poteaux de soutènement 5 régulièrement espacés et des éléments de voile 6, qui sont clavetés entre les poteaux 5, constituent chacune des parois verticales 1. Les poteaux 5, de même que les éléments de voile 6, sont des éléments préfabriqués en béton qui sont assemblés sur Be chantier.L'écartement entre les poteaux 5 est, dans cet exemple de réalisation, d'environ 6 m ; autrement dit, en fonction de la capacité désirée pour le parc de stationnement, on peut accrottre la longueur du tunnel d'une valeur qui est un multiple de 6 m. -------------------------------- ---------------------------------------- La section transversale des poteaux 5 est en forme d'un U, dont les deu ailes 7 sont orientées vers l'extérieur du tunnel, tandis que l'Ame 8 du U s'étend parallèlement à l'axe du tunnel.Le créneau vertical 9 de section trapézoidale que délimitent les deux ailes 7 et l'âme 8 des poteaux de soutènement 5, estdestiné à être rempli de sable dans lequel est ensuite injecté un coulis de ciment pour assurer l'appui contre les parois verticales de la tranchée. Sur chacune des faces transversales des poteaux de soutènement 5 est ménagée une saignée verticale 10 qui vient en vis-à-vis d'une autre saignée verticale 11, de forme correspondante pratiquée sur les chants verticaux des éléments de voile 6 ; deux saignées 10 et Il disposées en vis-d-vls délimitent une cavité de coffrage où est coulé un joint de béton qui assure le clavetage vertical des poteaux de soutènement 5 avec les éléments de voile 6.Ainsi, les éléments de voile 6 et les poteaux 5 constituent des éléments autocoffrants, c'est-à-dire ne nécessitant pas la pose d'un coffrage car les saignées 10 et ll servent elles-mEmes de coffrage au héton coulé en place. Au voisinage de la base des poteaux, l'Sme 8 du profilé en U que constitue claque poteau est interrompu et les deux ailes 7 qui ne sont plus raccordées à me 8 délimitent une encoche qui est destinée à être remplie par du béton coulé en place pour former la fondation du poteau.De la même façon, au voisinage de leextrémitd supérieure des poteaux 5 est pratiquée dans l'Ame 8 une enccche dont le fond 12 se prolonge par un épaulement où prennent appui les éléments préfabriqués de la couverture 2. A mi-hauteur, l'me 8 de chaque poteau comporte, sur sa face toute née vers l'intérieur du tunnel, un embrèvement 14 où sont encastrées les extrémités des éléments préfabriqués du plancher 3. Les éléments de voilage 6 sont constitués par une paroi mince, rectangulaire, en béton, qui est raidie, d'une part, par deux nervures d'extrémité verticales 15 et, d'autre part, par une nervure d'extrémité haute 16. Les deux nervures d'extrémité verticales 15 de même que la nervure d'extrémité haute 16 sont prévues en relief sur la face des éléments de voile qui est disposée vers l'intérieur du tunnel. Ainsi qu'on l'a vu, sur les deux chants verticaux des éléments de voile 6 sont ménagées des saignées il servant de coffrage au béton coulé en place pour assurer le clavetage vertical entre les poteaux 5 et les éléments de voile 6.Entre deux poteaux 5 adjacents d'une même paroi verticale sont, ainsi qu'il est visible sur la figure 4, disposés deux éléments de voile 6 superposés :----------------------la nervure d'extrémité haute 16 de l'élément inférieur 6 sert d'appui aux éléments pré- fabriqués du plancher 3 tandis que la nervure d'extrémité haute 16 de l'élément supérieur 6 sert d'appui aux éléments préfabri qués de la couverture 2. Les Cldments préfabriqués du plancher 3 se présentent sous la forme de bacs en bdton 17 qui sont renversés, c'-est-à-dire dont la partie creuse est tournée vers le bas en direction du dallage 4. Ces bacs se présentent sous la forme d'un tronc de pyramide quadrangulaire régulière dont les cotés opposés sont inclinés et convergent en direction du fond 18a des bacs ; les bacs 17 du plancher sont disposés cSte--côte dans le sens de la longueur et prennent appui par leurs cités transversaux 18b sur les deux murs verticaux parallèles 1.Ainsi qu'il est visible sur les figures 3 et 4, les côtés transversaux 18b des bacs -17 prennent appui au droit des poteaux 5 sur le fond des embrèvements 14 et, au droit des éléments de voile 6, sur leurs nervures d'extrémité hautes 16. La juxtaposition des bacs 17 permet de réaliser un fond de forme sur lequel est couléeune dalle de compression 19, les saignées délimitées entre les c8tés longitudinaux de deux bacs 17 contigus étant remplies par du béton coulé en même temps que la dalle et formant les poutres du plancher intermédiaire. La couverture 2 est formée par l'assemblage des poutrelles en béton 20 de section transversale en U, l' me du U étant tournée vers le bas en direction du plancher. Les deux ailes du U formé par les poutrelles sont symétriques par rapport au plan médian longitudinal des poutrelles et convergent sensiblement en direction de l'Ame des poutrelles. Les poutrelles 20 en béton sont disposées cte-à-cSte-perpendiculairement aux deux parois verticales 1 et prennent appui par leurs deux extrémités sur lesdits murs.Au droit des poteaux 5, les poutrelles 20 prennent appui sur un épaulement disposé dans le prolongement du fond 12 des encoches ménagées à l'extrémité supérieure des poteaux 5 ; au droit des éléments de voile 6, les poutrelles 20 prennent appui sur les nervures périphériques hautes 16 des éléments de voile 6. Le liaisonnement des poutrelles 20 entre elles et avec les deux murs verticaux parallèles 1 est assuré par une dalle de compression 21 coulée en place sur et dans les poutrelles 20 disposées côte-à-côte. I1 convient de souligner que le parc de stationnement souterrain est réalisé à partir d'un nombre très réduit d'éléments préfabriqués de structures différentes,à savoir des poteaux 5, les éléments de voile 6, les bacs 17 du plancher et les poutrelles 20 de la couverture. La réalisation de ces éléments en béton est particulièrement aisée en raison de leur structure géométrique simple. Le liaisonnement de ces éléments ne requiert pas de travaux de coffrage, étant donné que ce sont ces éléments euxmêmes qui servent de coffrage. Du fait que le parc de stationnement souterrain selon l'invention peut être réalisé à partir d'un nombre réduit d'éléments préfabriqués de natures difEéren- tests l'organisation du chantier et les problèmes d'ordonnancement sont grandement simplifiés. Une des caractéristiques essentielles de la présente invention réside dans le déroulement des opérations de mise en place et d'assemblage des éléments préfabriqués qui viennent d'être décrits. La figure 7 illustre le principe de déroulement du chantier du parc de stationnement souterrain, vu par un observateur qui se trouverait dans l'emplacement dudit parc de stationnement. La première opération consiste à creuser deux alignements de puits parallèles 30 de section carrée qui sont destinés à recevoir les poteaux de soutènement 5. Pendant le creusement des puits 30, on effectue un blindage progressif des parois verticales du puits.L'affouillement des puits 30 permet de sonder le terrain où doit être construit le parc de stationnement souterrain et de reconnattre, dès le ddbut des travaux, des terrains difficiles ou de faible cohdsion que l'on peut rencontrer en site urbain. Dès qu'un puits 30 est achevé, on coule au fond du puits un béton de propreté sur lequel un poteau de soutènement 5 est mis en place, puis on coule le béton de fondation 31 qui vient bloquer le poteau 5. Pendant le creusement des puits 30 et la mise en place des poteaux et de leurs massifs de fondation 31, la circulation des riverains, bien que rendue plus difficile, est encore possible sur l'emplacement même du chantier. Entre les poteaux de soutènement 5 ainsi mis en place, on commence le creusement de la tranchée sur une longueur égale à l'intervalle entre demc poteaux contigus. Ainsi qu'il est visible sur la figure 7, la tranchée est creusée tout d'abord à une profondeur d'environ 1,50 m, c'est-à-dire à une profondeur pour laquelle l > extrémité supérieure des poteaux de soutènement 5 apparait à la surface du sol. A ce moment, les puits sont remplis de sable et un coulis de ciment est injecté dans le sable disposé à l'intérieur du créneau vertical 9, entre les deux ailes 7 et 1't- me 8 des poteaux de soutènement 5, pour assurer l'ancrage vertical de ces derniers avec le sol.Lorsque la tranchée est terrasée sensiblement à mi-houteur et sur une longueur approximativement égale à l'intervalle entre deux poteaux de soutènement 5, on met en place, entre deux poteaux opposés, qui sont à moitié dégages du sol, une poutrelle 20 de la couverture. La présence des poteaux 5 a pour effet de renforcer les parois verticales de la tranchée et la mise en place de8 poutrelles en bêton 20 assure l'étayage des poteaux 5. Dans la zone du chantier désignée par 32 sur la figure 7 et qui s 'étend depuis le début de l'ouverture de la tranchée jusqu'd l'exécution de la couverture et du plancher, la circulation des riverains n'est plus possible. Les travaux de creusement de la tranchée entre les deux alignements de poteaux 5 sont poursuivis jusqu à affleurement des massifs de fondation 31 desdits poteaux. On dispose alors entre deux poteaux 5 un bac 17 du plancher, cette opération intervenant après le positionnement dune poutrelle 20 de la couverture sur les poteaux. Dans le cas de terrains difficiles, de faible cohésion, etc..., on peut, si cela est nécessaire, mettre en place les éléments de voile supérieurs avant la pose entre les deux rangées de poteaux 5, des poutrelles 20 ou des bacs 17, de façon à renforcer les parois verticales de la tranchée.Le maintien en hauteur des éléments de voile supérieurs 6 peut se faire à l'aide d'attaches rapportées sur des organes en attente prévus au moulage des éléments de voile 6 et des poteaux de soutènement. Par contre, Si le terrain présente une solidité suffisante, le montage et le clavetage vertical des éléments de voile 6 avec les poteaux de soutènement 5 n1 interviennent qu'après le positionnement entre les deux rangées de poteaux 5 des poutrelles 20 de couverture, puis des bacs 17 do plancher. Après avoir mis en place les éléments de voile 6, on pose le complément des bacs de plancher 17 et des poutrelles de couverture 20 puis on coule en place leurs dalles de compression respectives 19 et 21. Dès l'achèvement de la dalle de compression 21 de la couverture 2, certains véhicules, tels que par exemple ceux des pompiers, peuvent avoir accès dans la zone désignée par 33 sur la figure 7. Une couche de remblai 34 est appliquée sur la dalle de compression 21 de la couverture, puis une chaussée 35 est réalisée sur la couche de remblai 34, si le------------------ parc de stationnement souterrain est construit sous la voie publique. Après exécution de la couverture 2 et du plancher 3, est coulé le dallage de béton 4. Sur la figure 7, on a d 'sior t' par 3G la zone qui s'étend depuis le début des travaux de reniblaiemeit jusqu'à la reconstitution de la chaussée 35. Lorsque le chantier du parc de stationnement souterrain selon l'invention est arrivé dans cette phase 36 de remblaiement, la circulation des véhicules des riverains ou des pompiers est à nouveau rendue possible. Un des avantages principaux du procédé selon l'invention résulte de ltexécution des poteaux de soutènement verticaux 5 avant les travaux de terrassement, de sorte que la circulation sur le chantier est seulement interdite pendant l'affouillement de la tranchée et la pose des éléments de voile 6, de la couverture 2 et du plancher 3. Par rapport à la technique classique qui consistait à creuser tout d'abord une tranchée à ciel ouvert, puis à bâtir à l'intérieur de celle-ci le parc de stationnement souter rain, le procédé selon l'invention permet une réduction importante du temps où la circulation sur le chantier est totalement interdite puisque, au moment du creusement de la tranchée, les poteaux de soutènement sont déjà mis en place. En outre, l'exécution préalable des poteaux de soutènement, avant les travaux de terrassement proprement dit, permet une consolidation du terrain où doit être creusée la tranchée et, de plus, un étayage des parois de la tranchée peut être aisément réalisé, en cas de besoin, en fixant provisoirement par des attaches prévues à cet effet, les éléments de voile 6 supérieurs entre les poteaux de soutènement 5. I1 est bien entendu que le mode de réalisation ci-dessus décrit n' est aucunement limitatif et pourra donner lieu à toutes modifications désirables, sans sortir pour cela du cadre de la présente invention. REVENDICATIONS 1 - Procédé de construction d'un ouvrage souterrain, no tamment d'un parc de stationnement en forme de tunnel, comportant deux parois verticales sensiblement parallèles sur lesquelles vient en appui une couverture, un dallage étant disposé sur le fond du tunnel et le volume intérieur de celui-ci étant, de préférence, divisé en au moins deux tranches horizontales par au moins un plancher, les deux parois verticales du tunnel étant disposées à l'intrieur d'une tranchée creusée dans le sol, tranchée qui est rem blasée après exécution de la couverture dudit tunnel, les deux parois verticales du tunnel étant chacune constituées par des poteaux de soutènement entre lesquels sont disposés des voiles, ca ractérisé par le fait qu'avant l'ouverture de la tranchée où est mise en place la structure du parc de stationnement, on creuse, dans les zones d'implantation des poteaux de soutènement, des puits verticaux dans lesquels on positionne un poteau de soutènement préfabriqué au pied duquel on vient ensuite couler un massif de béton formant fondation. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'on étaie les parois verticales des puits par un coffrage ou blindage. 3 - Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait que l'on creuse deux rangées parallèles de puits qui, à l'intérieur d'une mEme rangée, sont régulièrement écartés les uns des autres, les puits d'une rangée étant disposés en vis- à-vis des puits de l'autre rangée. 4 - Procédé selon l'une de8 revendications 1 à 3, caractérisé par le fait qu'entre les deux rangées parallèles de puits, on commence à creuser la tranchée sur une longueur approximativement égale à l'écartement entre deux poteaux contigus d'une mEme rangée et, lorsque le fond de la tranchée atteint 1 'extrémité su prieure des poteaux de soutènement disposés à l'intérieur desdits puits, on remplit chacun des puits avec du sable puis on injecte un coulis de ciment à l'intérieur de chaque puits dans le sable disposé entre un poteau de soutènement et la paroi opposée du puits qui e8t disposée avers l'extérieur de la tranchée. 5 - Procédé selon l'une des revendications 1 à 4, carac térisé par le fait que lorsque la tranchée est terrasés sensiblement à mi-hauteur et sur une longueur sensiblement égale à l'intervalle entre deux poteaux contigus d'une même rangée, on met en place entre deux poteaux opposes, qui sont à moitié dégazes du sol, une poutrelle préfabriquée constitutive de la cousJerture. 6 - Procédé selon l'une des revendications i à 5, carac térisé par le fait que lorsque le fond de la tranchée affleure les massifs de fondation des poteaux de soutènement, on met en place, en premier lieu, entre chaque paire de poteaux opposés qui sont entièrement dégagés du 801, un élément préfabriqué constitutif du plancher intermédiaire et, en second lieu, entre deux poteaux contigus d'une me^ee rangée, qui sont entièrement dégagés du sol, au moins un élément de voile préfabriqué en béton, cet élément étant maintenu en position par des attaches rapportées sur des organes disposés en attente lors du moulage des éléments de voile et des poteaux de soutènement. 7 - Procédé selon l'une de8 revendications 1 à 6, carac térisé par le fait que les poteaux de soutènement utilisés sont des profilés de section droite en U, les ailes du U étant tournées vers la paroi verticale correspondante de la tranchée. 8 - Procédé selon l'une des revendications 1 à 7, carac térisé par le fait que les éléments de voile préfabriqués, qui sont disposés entre deux poteaux de soutènement contigus d'une mEme rangée, sont constitués par une paroi mince sensiblement rec tangulaire, en béton, qui est raidie, d'une part, par deux nervures d'extrémité verticales et, d'autre part, par une nervure d'extrémité haute. 9 - Procédé selon la revendication 8, caractérisé par le fait que sur chacun des chants verticaux des éléments de voile, et sur sensiblement toute leur hauteur, est ménagée une saignée qui est destinée à venir en vis-à-vis d'une autre saignée verticale de forme correspondante pratiquée sur chacune des faces transversales des poteaux de soutènement, deux saignées disposées en vis-à-vis délimitant une cavité de coffrage où e8t coulé en place un joint de béton qui assure le clavetage vertical des poteaux de soutènement avec les éléments de voile. 10 - Procédé selon la revendication 6, caractérise par le fait que le plancher est réalisé à partir d'éléments préfabriqués sensiblement identiques, se présentant sous la forme de bacs en béton, ces bacs étant renversés et disposés c8te-à-c6te en prenant appui sur les deux parois verticales du tunnel, une dalle de compression étant ensuite coulée sur les bacs renversés disposés c8te-A-c8te. 11 - Procédé selon la revendication 5, caractérisé par le fait que la couverture est réaliste à partir de poutrelles pr- fabriquées sensiblement identiques, de section transversale en U, une dalle de compression étant coulée sur les poutrelles disposées côte-à-côte et prenant appui sur les deux parois verticales paral lèles du tunnel, l'Sme du U des poutrelles étant tournée vers le plancher. 12 - Parc de stationnement souterrain pour véhicules automobiles réaUsé par le procédé selon l'une des revendications 1 à 11.