On sait que le fonctionnement d'un tube-image de télévision,-qui est une forme de tube cathodique, fait intervenir l'émission d'un faisceau d'électrons par une cathode. Les tubes pour récepteurs de télévision classi- ques sont formés de trois parties principales: un moyen d'émission d'électrons, une enveloppe destinée à renfer- mer celui-ci et un fond ou panneau frontal à travers lequel l'image est visualisée et qui est lié à l'enve- loppe (également dénommée cÈne). Le faisceau d'électrons balaie un écran prévu sur le panneau frontal pour exciter sélectivement des points ou zones élémentaires de lumino- phore s'appliquant sur la face interne du panneau frontal afin de créer ainsi une image. Ce bombardement du lumino- phore par le courant d'électrons donne lieu à la produc- tion de rayons X, ce qui constitue un effet secondaire indésirable. La sécurité du téléspectateur impose de confiner les électrons et les rayons X à l'intérieur du tube de télévision. La portion du tube formée par le panneau frontal suscite un problème, car elle doit demeurer claire et transparente pour l'observateur. Ce problème est devenu plus sérieux ces dernières années au fur et à mesure que les tensions utilisées pour produire les électrons deve- naient plus élevées. Les prescriptions officielles actuel- lement en vigueur restreignent la transmission de rayonne- ment X, mesurée à 5 cm du panneau frontal, à un maximum de 0,5 milliroentgen par heure (mr/h). En conséquence, des recherches soutenues ont été poursuivies pour trouver des compositions de verres pour panneaux frontaux procu- rant l'absorption nécessaire pour les rayons X tout en conservant la transmission désirée pour le visible. L'oxyde de plomb (PbO) est bien connu pour son aptitude à absorber les rayons X. Cependant, le bombarde- ment électronique des verres contenant de notables quanti- tés de plomb donne malheureusement lieu à une grave alté- ration de couleur, qui a été dénommée brunissement ou opacification. Non seulement cette altération est désagréa- ble sur le plan esthétique, mais elle réduit aussi la transmission du panneau frontal pour le visible et, dans le cas de la télévision en couleurs, elle porte atteinte à la couleur de l'image. On s'est rendu compte que ce brunissement peut résulter soit de l'impact des rayons X, soit de celui des électrons sur le verre, soit encore de ces deux phé- nomènes. Le brevet des E.U.A. no 2 477 329 décrit l'addi- tion d'oxyde de cérium (CeO2) à des compositions de ver- res pour panneaux frontaux pour empêcher l'altération de couleur par les rayons X, et l'élimination pratique- ment complète des oxydes faciles à réduire dans les com- positions, cette élimination visant expressément l'oxyde de plomb, pour réduire au minimum le branissement par les électrons. Ce brevet propose de substituer de l'oxyde de baryum (BaO) au PbO. Le brevet britannique no 870 101 fait état de l'effet bénéfique qu'exerce la com- binaison de CeO2 avec le bioxyde de titane (TiO2) sur l'empêchement du brunissement par les rayons X. L'addi- tion de TiO2 permet de réduire au minimum la quantité de CeO2, et de diminuer de ce fait le prix de revient. Le brevet des E.U.A. no 2 527 693 décrit des verres dont les compositions appartiennent au système oxyde(s) alcalin(s)-oxyde de baryum-oxyde d'aluminium- silice (R20-Ba0-A1203-Si02), verres qui ont été à la base de la réalisation des panneaux frontaux pour tubes de télévision du commerce. Cependant, les tensions appli- quées aux tubes allant croissant, on a recherché des verres présentant une plus grande capacité d'absorption des rayons X et une plus grande résistance au brunisse- ment par les électrons et les rayons X. Pour résoudre ce problème, l'une des solutions déjà proposées fait appel à une augmentation de la proportion de BaO dans la composition du verre (brevets britanniques no 1 123 857 et 1 231 378). Malheureusement, lorsqu'on ajoute suffi- samment de BaO pour satisfaire aux exigences d'absorption des rayons X,il apparaît des difficultés de fusion du verre et la température de liquidus subit une augmenta- tion accentuée. Le brevet des E.U.A. no 3 464 932 décrit des verres appartenant au domaine R20-A1203-SiO2 qui contien- nent de l'oxyde de strontium (SrO). SrO présente une plus grande capacité d'absorption des rayons X de longueurs d'onde comprises entre 0,35 et 0, 77 À que BaO. De môme que BaO, SrO est résistant au brunissement par les élec- trons. Cependant, avec l'apparition des systèmes de télévision à projection, c'est-à-dire dans lesquels l'i- mage est projetée sur un écran de grandes dimensions situé à distance du tube de télévision, on a dû faire appel à des tensions de fonctionnement encore plus fortes, avec les accroissements d'émission de rayons X et l'é- lectrons qui s'ensuivent. Ainsi, les verres actuellement utilisés dans la fabrication des panneaux frontaux de tubes de télévision aux E.U.A. reposent sur l'utilisation de SrO en tant qu'agent d'absorption essentiel des rayons X. L'absorption des rayons X est limitée à un coefficient d'absorption linéaire de rayons X d'environ 25 cm-1 à une longueur d'onde de 0,6 A, ce qui correspond à une teneur en SrO d'environ 14% en poids. Les concentrations de SrO dépassant environ 14% donnent lieu à des risques de cris- tallisation de silicate de strontium lors du refroidisse- ment du verre fondu. Cet état de fait a conduit à la nécessité de disposer d'un second panneau frontal en verre qui absorbe le rayonnement traversant le premier ou d'utiliser un panneau frontal unique à paroi beaucoup plus épaisse. Ces possibilités de solution du problème sont toutes deux peu intéressantes industriellement car elles nécessitent une reconception de l'ensemble de pro- jection. L'absorption totale des rayons X fait intervenir le produit de l'épaisseur du panneau frontal par son coef- ficient d'absorption linéaire. On a établi qu'il était possible de conférer une absorption satisfaisante des rayons X à des pareseaux frontaux de même épaisseur que les panneaux frontaux actue&s du commerce en faisant o appel à des verres ayant à 0,6 A un coefficient d'absorp- tion linéaire des rayons X d'au moins 35 cm-1, et de préférence voisin de 40 cm1. De tels verres assurent l'obtention d'une transmission de rayons X qui, lors- qu'elle est mesurée à une distance de 5 cm d'un panneau frontal d'épaisseur classique, est inférieure à 0,5 mr/h. L'objet principal de la présente invention est un verre se prêtant à la réalisation de panneaux frontaux pour tubes cathodiques, et en particulier pour tubes- images de télévision, qui présente des coefficients d'ab- o -1 sorption linéaire des rayons X à 0,6 A d'au moins 35 cm et qui est très résistant à la création d'un brunissement par les rayons X et par les électrons. Pour être avantageusement utilisable comme verre de panneau frontal, un verre doit posséder certai- nes propriétés électriques et physiques. Ainsi, sa résis- tivité, mesurée à 350 0C, doit être d'au moins 107 ohms-cm. De plus, pour être compatible avec les opérations clas- siques de traitement des tubes, et notamment celles de scellement du panneau frontal au cône et de pompage, le verre présentera avantageusement un coefficient de dila- tation thermique (0-3000 C) non supérieur à 102 x 10 7/oc, et de préférence compris entre environ 95 et 100 x 10-7/oc, un liquidus interne inférieur à 900oC, un point de ten- sion non supérieur à 500 C et un point de ramollissement non supérieur à 690 C. Des verres manifestant ces propriétés électri- ques et physiques tout en atteignant l'objectif principal de l'invention ci-dessus énoncé peuvent être obtenus à partir de compositions appartenant au système R20-RO-ZnO-Zr02-Si02, dans lequel R20 est formé par Li20 + Na2O + K20 et RO par Sr0 et BaO. Jusqu'à 4% d'A1203 et jusqu'à 5% de CaO peuvent être éventuellement présents afin de modifier les propriétés physiques des verres. Du Ce02 et éventuellement du TiO2 sont également intro- duits en faibles quantités afin d'empêcher l'altération de couleur sous l'action des rayons X. En conséquence, les compositions de verres de base selon l'invention sont essentiellement formées, en proportions pondérales rapportées aux oxydes et calculées à partir de la four- née, de 0,5 à 3% de Li20, 4 à 8% de Na2O, 3 à 8% de K20, la somme Li20 + Na20 + K20 étant comprise entre 10 et 18%, O à 5% de CaO, 2 à 14% de Sr0, 10 à 20% de BaO, la somme CaO + SrO + BaO étant comprise entre 16 et 30%, 5 à 12% de ZnO, 2 à 8% de ZrO2 et 43 à 55% de SiO2. Afin d'empocher le brunissement par les rayons X, on introdui- ra dans la composition de base 0,3 à 1% de CeO2 et, fa- cultativement mais avec avantage, 0,5 à 2% de TiO2. Comme on l'a vu plus haut, TiO2 exerce un effet de réduction de l'altération de teinte par les rayons X qui s'ajoute à celui de CeO2, et il permet ainsi de réduire au mini- mum la proportion nécessaire de ce corps coûteux. Comme Sb203 est réduit moins facilement qu'As203, son utilisa- tion comme agent d'affinage est préférée à celle d'As203. Les compositions selon l'invention font appel à une combinaison de BaO, SrO, ZnO et ZrO2 pour fournir l'absorption des rayons X requise tout en offrant une bonne stabilité de verre, c'est-à-dire une bonne résis- tance à la dévitrification, et les propriétés électriques et physiques nécessaires. Les compositions selon l'inven- tion sont sensiblement exemptes de PbO et autres oxydes métalliques faciles à réduire. Sur les dessins annexés: Les figures la et lb représentent des courbes de transmission relevées à l'aide d'un spectrophotomètre enregistreur General Electric no 732983 sur un verre de borosilicate ne contenant pas de CeO2 pour empêcher le brunissement par les rayons X. Les figures 2a et 2b représentent des courbes de transmission relevées à l'aide d'un spectrophotomètre enregistreur General Electric no 732983 sur un verre de composition comprise dans les gammes de composition exploi- tables de la présente invention. Les figures 3a et 3b représentent des courbes de transmission relevées à l'aide d'un spectrophotomètre enregistreur General Electric no 732983 sur un verre de composition comprise dans les gammes de compositions exploitables de la présente invention, mais ne contenant pas de TiO2. Le brevet des E.U.A. nc 3 987 330 décrit des compositions de verres se prêtant à la réalisatiorn du panneau frontal d'un tube-image de télévision en couleurs qui présente un coefficient d'absorption linéaire des O rayons X d'au moins 27 cm1 a 0,6 A. Les compositions de base de ces verres comprennent essentiellement, en proportions pondérales: Si02 60 à 65% A1203 0,5 à 5% Na2o 5 à 10% K20 5à 10% CaO + Mg0 2à 10% SrO 4à 10% BaO 1à 5% PbO 1 à 5% ZrO2 0,5 à 5% De tels verres contiennent obligatoirement du PbO, et le plus élevé des coefficients d'absorption linéaire à o 0,6 A indiqués dans les exemples de travail est de 28,7 cm-1. Les exemples de travail indiqués contiennent 0,45 à 0,5% de TiO2 et 0,2 à 0,4% de CeO2 en vue d'empS- cher l'altération de teinte sous l'action du bombardement par les rayons X. Le brevet des E.U.A. no 4 015 966 expose la production de verres contenant du SrO qui se prêtent à la réalisation de panneaux frontaux pour tube-image de télévision, peuvent être étirés en feuille sur un bain d'étain en fusion conformément au procédé dit du verre flotté, et présentent un coefficient d'absorption linéaire des rayons X à 0,6 A d'au moins 26 cm-1. Les compositions doivent être exemptes de Pb0, d'As203 et de Sb203, et elles comprennent essentiellement, en proportions pondé- rales SiO2 60 à 65% A1203 0 à 5% Na20 2 à 10% K20 0 à 17% CaO + Mg0 2 à 10% BaO O à 5% SrO 5 à 15% ZrO2 0 à 10% TiO2 0 à 1% Ce02 0 à 1% TiO2 + Ce02 0,1 à 1% Fe203 O à 1% Le mémoire descriptif ne fait pas mention de ZnO, et les proportions de SiO2 et de BaO sont extérieures à celles exploitables selon la présente invention. Le brevet des E.U.A. no 4 089 693 décrit des compositions de verres se prêtant à la réalisation de panneaux frontaux pour tube-image de télévision, lesquel- les sont déclarées fournir une plus forte absorption des rayons X que celle des verres utilisés industriellement pour cette application. Les gammes de composition propo- sées, données en proportions pondérales, comprennent essentiellement Si02 54 à 69% Na2O 6 à 1% K120 5 à 10% Na20 +K20 14 à 20% CaO O à 4% MgO O à 2,5% A1203 0 à 6% ZrO2 0 à 6% A1203 + ZrO2 20% ZrO2 + ZnO + Sb203 > 3% As203 0 à 0,3% Sb203 + As203 0,3% CeO2 0,05 à 0,3% SrO n'est mentionné nulle part, la proportion de ZnO est inférieure à celle exigée dans les compositions selon la présente invention, et le plus fort des coefficients d'absorption linéaire à 0,6 A donnés dans les exemples de travail, et calculés à partir des constituants de ces derniers, est d'environ 25 c-m71. Le Tableau I ci-après indique plusieurs compo- sitions exprimées en parties en poids rapportées aux oxydes et calculées à partir de la fournée qui illustrent les paramètres de la présente invention. Comme la somme des constituants est égale à 100 ou très voisine de 100, on peut assimiler en pratique les valeurs figurant dans le Tableau I à des proportions pondérales centésimales. Les ingrédients de fournée effectifs peuvent comprendre toutes matières, qu'elles soient sous forme d'oxyde ou autre composé, qui, lorsqu'elles sont fondues en associa- tion avec les autres constituants, se trouvent converties en l'oxyde désiré en en donnant les proportions voulues. Figurent également dans le Tableau I des Compositions A et B qui sont les analyses de deux verres pour panneaux frontaux de tubes-images de télévision commercialisés à l'heure actuelle. On a dosé les ingrédients de fournée, on les a passés ensemble au broyeur à boulets pour favoriser l'ob- tention d'une masse fondue homogène, on les a placés dans des creusets en platine, on a mis un couvercle sur les creusets et l'on a introduit les creusets couverts dans un four fonctionnant à 15500C. Au bout d'environ six heures sous agitation intermittente, on a versé les char- ges fondues obtenues dans des moules en acier d'environ x 15 x 1,3 cm et l'on a transféré immédiatement la plaque obtenue dans un four à recuire travaillant à 5500C. La description ci-dessus fait intervenir des masses fondues obtenues au laboratoire, mais il est évi- dent que les compositions des exemples rassemblés dans le Tableau I pourraient être fondues et façonnées en quan- tités beaucoup plus grandes en recourant à des -chniques industrielles classiques de fusion et de façonnage. Dans un but d'économie, on n'a pas introduit de CeO2 ni de TiO02 dans certains des exemples. Ces ingrédients sont ordinairement utilisés en quantités si fables que, mise à part la protection contre le brunissement par les rayons X, leur effet sur l'absorption des rayons X ou sur d'au- tres propriétés physiques est à peu près insignifiant. TABLEAU I Sio- A1203 Aio2 ZrO2 ZnO CaO SrO BaO Li2 0 Na20 K20 TiO2 CeO2 Sb203 SiO2 - A1203 ZrO2 ZnO CaO SrO 52,6 1,7 3,0 7,6 1,8 3,4 14,9 1,5 6,5 ,1 0,8 0,66 0,4 53, 34 1,7 3,0 7,6 1,8 3,4 2 3 49,82 49,64 1,37 1,7 3,3 3,0 7,63 10,6 - 1,8 6,94 3,4 18,48 14,9 1,2 1,5 ,81 6,5 7,25 5,1 - 0,8 - 0,66 0,39 0,4 52,84 1,7 3,0 7,6 1,8 3,4 1 1 47,94 1,36 3,28 9,75 6,9 ,16 1,7 3,0 8,6 1, 8 ,4 14,9 1,5 ,98 ,1 0,8 0,66 0,4 53,81 1,43 3,45 ,27 7,26 ,41 1,7 3,0 7, 6 1,8 6,4 14,9 1,5 ,7 ,1 0,8 0,66 0,4 ,82 1,34 3,24 9,64 9,55 6 7 52,74 49,63 1,4 2,5 3,39 3,0 7,83 7,6 - 1,8 7,12 6,4 14,75 14,9 1,23 1,5 ,96 5,7 7,38 7,3 - 0,81 - 0,66 0,39 0,4 51,5 1,41 3,41 ,14 ,04 53,15 1,41 3,41 ,63 12,91 53,84 1,7 3,0 7,6 1,8 3, 4 14,9 1,5 6,3 4,1 0,8 0,66 0,4 9 10 11 12 1l3 14 15-' 14,9 1,0 6,3 ,1 0, 8 0,66 0,4 14,9 1,5 6,3 ,1 0,8 0,66 0,4 18,39 1,19 ,78 7,22 0,39 ,75 1,26 6,08 7,48 0,41 18,17 1,18 ,71 7,16 0,39 ,62 1,24 6,01 7,35 0,41 ,62 1,24 6,01 7,42 0,41 Sio2 A203 ZrO2 ZnO CaO SrO BaO Li20 Na2o K20 TiO2 CeO2 Sb203 B203 As203 F 51,7 1,37 3,38 ,48 6,98 18,9 1,21 ,84 7,28 0,4 49,23 1, 7 3,0 7,6 3,0 6,4 14,9 1,5 ,7 7,3 0,81 0,66 0,4 18 19 20 A 52,23 52,1 47,13 64,9 1,7 - 5,0 1,4 3,0 3,0 3,0 - 7,6 7,6 7,6 - - 1,8 1,8 0,45 6,4 6,4 6,4 14,8 14,9 14,9 14,9 0,3 1,5 1,5 1,5 0,57 ,7 5,7 5,7 6,9 7,3 7,3 7,3 7,3 0,81 0,81 0,81 - 0,66 0,66 0,66 0,76 0,4 0,4 0,4 0,2 - - - 1,5 B 69,3 2,0 m 13,0 3,95 4,09 ,78 0,39 0,05 - - 0,54..DTD: Le Tableau II ci-après rassemble plusieurs mesures de propriétés électriques et physiques relevées sur les verres du Tableau I en faisant appel à des tech- niques classiques en verrerie. Le point de ramollissement (P. Ram.), le point de recuit (P. Rec.) et le point de tension (P. T.) sont donnés en OC; le coefficient de. di- latation thermique (Dil.) sur l'intervalle allant de O à 300 C est donné au coefficient multiplicatif 10-7/oc près, la masse volumique (M. V.) est donnée en g/cm3. Figurent également le logarithme de la résistivité (Log Y) BaO Li20 Na20 K20 TiO2 CeO2 Sb203 à 250 C et à 3500C, le liquidus interne (Liq.) en OC et le coefficient d'absorption linéaire des rayons X à 0,6 A (Abs.) en cm-1. ciDu îssort à l'évidence d'un examen des Tableaux I et II/que les propriétés électriques, physiques et d'absorption désirées se trouvent imparties aux verres selon l'invention grâce à une combinaison bien définie de constituants. Les verres les plus avantageux compren- nent essentiellement, en proportions pondérales rappor- tées aux oxydes et calculées à partir de la fournée: SiO2 48 à 53% A1203 1 à 2% ZnO 7 à 11% i20 1 à 3% Na20 5 à 7% K20 5 à6% Ti20 + Na20 + K20 11 à 16% CaO O à 3% SrO 3 à 7% BaO 14 à 16% CaO + SrO + BaO 18 à 24% ZrO2 2 à 7% CeO2 0,4 à 0,8% TiO2 0,5 à 1% La forme de réalisation préférée entre toutes des compositions de verres selon l'invention est celle de l'exemple 5, car elle offre un coefficient d 'absorp- tion linéaire des rayons X voisin de 40 cm-1 et très peu de brunissement. Les figures la et lb représentent les spectres de transmission dans le visible d'échantillons d'environ 6,3 mm d'épaisseur d'un verre d'aluminoborosilicate de sodium ne contenant pas de CeO2 pour parer au brunisse- ment par les rayons X. Le figure la représente la trans- mission spectrale avant et après exposition à une dose de rayons X de 100 000 roentgens simulant la contribution des rayons X au brunissement susceptible de se produire dans un tube-image de télévision. La figure lb représente le spectre de transmission effectif après exposition du verre pendant 2000 heures dans un tube-image de télévi- sion en fonctionnement. Sont également indiquées sur les figures les coordonnées chromatiques et la transmission lumineuse de chaque échantillon, rapportées à l'Illumi- nant "C". Les figures 2a et 2b représentent respectivement les courbes de transmission spectrale relevées sur l'exem- ple 1 du Tableau I avant et après exposition à une dose de 100 000 roentgens. Sont également indiquées sur les figures les coordonnées chromatiques et la transmission lumineuse de chaque échantillon (d'environ 6,3 mm d'épais- seur), rapportées à l'Illuminant "C". Les figures 3a et 3b représentent les courbes de transmission spectrale relevées respectivement avant et après application, au laboratoire, d'une dose de rayons X de 100 000 roentgens sur un verre dont la composition était celle de l'Exemple 1 du Tableau I à ceci près qu'elle était dépourvue de TiO2. Les coordonnées chromatiques et la transmission lumineuse de chaque échantillon, rappor- tées à l'Illuminant "C", sont également indiquées sur les figures. Une comparaison des figures 2a et 2b avec les figures Sa et 3b fait apparaître une plus faible réduction de transmission lumineuse, mais une variation de chroma- ticité plus accusée. *TABLEAU II P. Ram. P. Rec. P. T. Dil. M. V. Log P 350 Log P 250 Liq. Abs. 1 2 3 4 666 671 661 666 496 503 498 500 456 468 460 461 - 97,7 97,3 97,0 3,017 3,134 3,080 3,087 - 8,430 8,090 8,305 - 10,545 10,020 10,430 ,0 44,7 38,3 39,8 9 10 11 12 1 3. 14 15 P. Ram. P. Rec. P. T. Dil. M. V. Log ó 350 Log V 250 Liq. Abs. 688 670 512 499 471 461 93,0 85,2 3,016 3,013 8,040 8,005 ,055 10,090 ,1 35,0 _ 6 7 96,7 3,083 8,410 ,515 ,6 94,2 3,042 41,4 97,4 3,084 41,1 98,4 3,010 34,8 97,4 3,184 8,425 ,425 47,0 92,2 2,998 7,885 9,880 ,4 96,7 3,053 ,7 3,237 8,665 9,405 51,8 94,3 3,063 8,140 ,215 ,2 ,9 ru O. s4 0% 0% cQ m TABLEAU II (suite) P. Ram. P. Rec. P. T. Dil. M. V. Log ç, 350 Log ? 250 Liq. Abs. 98,0 3,083 m 42,8 96,8 3, 096 8,475 ,350 41,5 94,5 3,045 8,1 30 ,205 ,2 96,4 3,074 8,395 ,455 41,1 94,7 3,085 8,335 ,380 41,1 A B 94,1 2,657 ,6 2,605 7,160 9,125 - 865 28,0 24,2 r.> os 0c: C> REVENDICATIONS 1. Verre pratiquement exempt de PbO ou autres oxydes métalliques aisément réductibles et pré- sentant une résistivité électrique, mesurée à 3500C, d'au moins 107 ohmscm, un coefficient de dilatation thermique (0-3000C) ne dépassant pas 102 x 10-7/oc, un liquidus interne inférieur à 900 C, un point de tension ne dépassant pas 500 C, un point de ramollissement ne dépassant pas 690 C, un coefficient linéaire d'absorp- tion des rayons X à 0,6 A d'au moins 35 cm 1 et une forte résistance à l'altération de teinte sous bombardement par rayons X et électrons, caractérisé en ce qu'il com- prend essentiellement, en proportions pondérales centé- simales rapportées aux oxydes et calculées à partir de la fournée: SiO2 43 à 55 A1203 0 à 4 ZnO 5 à 12 Li20 0,5 à 3 Na2O 4 à 8 3 à 8 Li20 + Na20 + K20 10 à 18 CaO O à 5 SrO 2 à 14 BaO 10 à 20 CaO + SrO + BaO 16 à 30 CeO2 0,3 à 1 ZrO2 2 à 8 2. Verre selon la revendication 1, caracté- risé en ce qu'il contient également 0,5 à 2% de TiO2. 3. Verre selon la revendication 2, caracté- risé en ce qu'il comprend essentiellement, en proportions pondérales centésimales rapportées aux oxydes et calcu- lées à partir de la fournée: SiO2 48 à 53 A1203 1 à 2 ZnO 7 à 11 -Li20 + Na20 + CaO + Sr0 + Li20 Na20 K20 K20 CaO SrO BaO BaO ZrO2 Ceo2 TiO2 1 1 0,4 0,5 à 3 à 7 à 6 à 16 à 3 à 7 à 16 à 24 à 7 à 0,8 à 1,0