Porte-oculaire destiné notamment à un microscope. Dans les dispositifs de l'art antérieur, il subsiste entre les surfaces cylindriques coopérantes extérieure de la monture et intérieure du barillet, un jeu de quelques centièmes de millimètre. Ce jeu est suffisamment petit pour exiger un calibrage très précis des surfaces coopérantes, ce qui constitue une première difficulté de la construction de ce type d'appareil. De façon conventionnelle, on dispose de la graisse entre les deux surfaces coopérantes. La quantité de graisse à mettre étant assez difficile à mesurer précisément, il est courant qu'un excès de graisse salisse soit l'optique, soit l'oculaire, au bout d'un certain nombre de manipulations. Et ce, d'autant plus, qu'à la suite de manoeuvres répétées, la graisse a tendance à se rassembler dans les régions correspondant aux positions longitudinales extremes du barillet. Au contraire, un défaut de graisse conduit soit à une liberté trop grande du barillet sur la monture si le jeu est suffisant et donc à un manque de finesse du réglage, soit à des risques de grippage si le jeu est trop petit. On sait, par ailleurs, que les qualités d'une graisse ne sont pas constantes dans le temps, celle-ci durcissant avec l'âge d'une manière générale. L'objet de l'invention est de remédier aux inconvénients précités. Plus précisément, il est de fournir un porte-oculaire de construction simple, de qualité constante dans le temps, quelle que soit la fréquence de son utilisation. I1 est, de plus, de garantir une propreté absolue à l'oculaire et au reste de l'optique. L'objet de l'invention est atteint du fait que la surface intérieure du barillet est revêtue d'un manchon réalisé dans une matière plastique autolubrifiante. Cette matière est avantageusement du pol'tétrafluoroéthylène, connu sous l'ap- pellation conmerciale EE5DN TEFLON R , ou encore les résines acétal thermoplastiques connues sous l'appellation coz!merciale QR ou sELC OR ou SELON çui présentent des caractéristiques de dureté, de rigidité, de résistance, de résilience excellentes, et qui sont stables dimensionnellement et de faible coefficient de frottement. Oonviennent aussi à l'objet de l'invention, le polyamide 11/12 rilsan chargé ou non de graphite ou bisulfure de molybdène, et le polyéthylène bp Hd. De préférence, on découpe le manchon dans une feuille de ladite matière plastique, et on le dispose dans un chambrage du barillet de façon à laisser entre la surface extérieure de la monture et la surface du manchon un jeu de l'ordre d'un centième de millimètre. L'invention est particulièrement bien adaptée aux porte-oculaire dont la monture comporte une boutonnière inclinée dans laquelle est susceptible d'être guidée une vis dépassant intérieurement du barillet, assurant ainsi un mouvement de réglage hélicoldal. On notera que grâce à sa rigidité combinée à une certaine élasticité, le polytétrafluoroéthylène agit comme un frein et empêche tout déplacement accidentel du barillet sur sa monture. I1 faut obligatoirement la force de l'utilisateur pour provoquer le déplacement désiré du barillet sur la monture. Du fait qu'il est autolubrifiant, le manchon n'a besoin d'aucun graissage et permet d'assurer une propreté permanente à l'oculaire et au reste de l'optique du microscope. Le découpage du manchon dans une feuille autorise une plus grande souplesse dans l'usinage des surfaces cylindriques de la monture et du barillet, car on peut jouer sur l'épaisseur de la feuille utilisée pour obtenir le jeu final désiré entre la monture et la surface du manchon. Les caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à l'aide de la description qui va suivre d'un mode de réalisation particulier d'un porte-oculaire selon l'invention,- faite en référence à la figure unique annexée qui montre une coupe axiale dudit porte-oculaire. La figure annexée représente le porteoculaire 1 qui comprend une monture cylindrique 2 à l'extrémité inférieure de laquelle un filetage 3 permet d'assujettir un collier de vissage 4 taraudé intérieurement, et fileté extérieurement pour sa fixation au tube d'un microscope. Le barillet de réglage 5 comporte à sa partie supérieure un logement annulaire 6 pour la lentille de l'oculaire non représentée, et s'emmanche par sa surface intérieure cylindrique sur la monture 2, à la surface extérieure de laquelle il doit pouvoir glisser. Le mouvement du barillet sur la monture est un mouvement hélicoidal entre deux positions extrêmes, obtenu par la coopération dfune vis 7 vissée dans le barillet 5, en général depuis l'extérieur, et d'une boutonnière de guidage 8 percée dans la monture 2. Une partie moletée 9 du barillet 5 facilite l'opération de mise au point. Un manchon 10 d'une matière plastique auto lubrifiante telle que du polytétrafluoroéthylène recouvre la surface intérieure du barillet 5. Quoique l'on puisse envisager différents moyens de recouvrir la surface intérieure du barillet avec cette matière,celleci est de préférence découpée en rectangle dans -une feuille et reçue dans un chambrage ll du barillet, de façon à laisser un jeu de l'ordre de 1/100 de millimètre avec la surface extérieure de la monture. La bande découpée en rectangle se maintient dans le chambrage Il du fait de son élasticité, d'une part, et de la vis 7 qui la traverse, d'autre part. Ce mode de réalisation particulièrement simple permet de plus de rattraper très aisément un défaut de calibrage de la surface intérieure du barillet, ou du chambrage 11. En effet, la multiplicité des épaisseurs disponibles commercialement pour le polytétrafluoroéthylène en feuille fait qu'on peut adapter l'é- paisseur choisie de celui-ci en fonction des dimensions respectives delta monture 2 et de la surface sur laquelle on place le manchon. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée au mode de réalisation qui vient d'être décrit à titre d'illustration, massa portée est définie par les revendications qui suivent. REVEND ICAT IONS 1. Porte-oculaire pour appareil d'optique, notamment microscope, du type comprenant une monture cylindrique se fixant sur le tube de l'appareil et sur laquelle est emmanché de façon réglable longitudinalement un barillet de réglage portant la lentille de l'oculaire et comportant une surface intérieure cylindrique destinée à glisser sur la surface extérieure de la monture, caractérisé en ce que ladite surface intérieure du barillet (5) est revêtue d'un manchon (10) réalisé dans une matière plastique autolubrifiante. 2. Porte-oculaire selon la revendication 1, caractérisé en ce que le manchon (10) est en résine acétal thermoplastique. 3. Porte-oculaire selon la revendication 1, caractérisé en ce que le manchon est en polytétrafluoroéthylène. 4. Porte-oculaire selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le manchon (10) est découpé en forme de rectangle dans une feuille de matière plastique autolubrifiante. 5. Porte-oculaire selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le barillet (5) comporte un chambrage (11) qui reçoit le manchon (10). 6. Porte-oculaire selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la monture comporte une boutonnière (8) inclinée dans laquelle est susceptible d'être guidée une vis (7) dépassant intérieurement du barillet (5) de réglage.