La présente invention se rapporte d'une façon générale à la fermeture des récipients, et elle concerne plus particulièrement un procédé et un appareil permettant d'appliquer à un récipient du type à lèvre un couvercle en résine thermo-5 plastique à orientation biaxiale. L'invention concerne également les récipients fermés ainsi obtenus. Depuis quelque temps on utilise de plus en plus des petits récipients de conditionnement, en particulier dans l'industrie alimentaire et il est apparu une demande pour un 10 dispositif de fermeture simple que l'on peut appliquer rapidement et à peu de frais sur les ouvertures d'une série de récipients remplis. La propreté et la. possibilité de fonctionnement automatique sont des caractéristiques avantageuses évidentes dans tout système de fermeture que l'on aura choisi ; 15 d'autres caractéristiques qui, dans la pratique ne sont pas toujours faciles à concilier, sont la facilité d'ouverture au moment voulu et une résistance suffisante pour supporter les contraintes du transport. Une autre exigence normale est que le récipient final soit étanche aux liquides et à l'air. 20 La nécessité d'une ouverture facile est spécialement importante dans le cas où le récipient doit contenir un breuvage, tel que du lait ou un jus de fruit, et où ce récipient doit également servir de gobelet, car dans ce cas la bordure du gobelet doit être propre et lisse, et ne doit conserver 25 aucun fragment résiduel du couvercle. De plus, les gobelets de ce type sont fréquemment destinés aux enfants qui exigent que les couvercles soient très faciles à enlever pour éviter de répandre le contenu. On a déjà proposé d'utiliser des couvercles en 30 résines thermoplastiques à orientation biaxiale, mais bien que ces couvercles se soient révélés assez efficaces, certaines améliorations demeurent souhaitables, en particulier dans les applications qui exigent l'étanchéité aux fluides et la facilité d'ouverture. On a, par exemple, proposé de tirer 35 parti de la capacité de la résine à orientation biaxiale de se rétrécir par chauffage local des bords d'un couvercle . en forme de capuchon pour obliger ces bords à se rétrécir sous la lèvre qui constitue le pourtour du gobelet, et on a également proposé de sceller par la chaleur un tel couvercle 40 à la bordure du récipient ou de le coller à l'aide d'un adhésif, 69 36891 2 2021736 mais tous ces procédés n'ont pas été entièrement satisfaisants par suite d'un certain pourcentage de fermetures défectueuses, qui font que le contenu se détériore ou que des fuites se produisent vers les récipients voisins du récipient défectueux. 5 Par exemple, un scellement par la chaleur ou un collage peut ne pas réussir si une goutte du contenu du récipient contamine une partie de la zone de scellement. La Demanderesse a également constaté que les températures nécessaires pour effectuer le retrait ou le scellement par la chaleur peuvent provoquer 10 également un accroissement de fragilité dans les zones environnantes de la résine à orientation biaxiale, avec les risques qui en résultent de fracture pendant le transport. Par ailleurs, un couvercle scellé par la chaleur est difficile à enlever entièrement et si l'on utilise une laque pour le 15 scellement par la chaleur, cette laque peut laisser des résidus indésirables. La Demanderesse a maintenant mis au point tin procédé perfectionné de fermeture qui permet de réaliser une fermeture ayant à la fois une excellente résistance à la 20 rupture et une grande facilité d'ouverture quand cela est nécessaire. En outre, le procédé est simple, propre à mettre en oeuvre à l'aide d'un appareil peu coûteux et se prête à une opération automatique. Selon l'invention, un procédé de fermeture d'un 25 récipient est caractérisé en ce qu'il consiste à placer une feuille plate de résine thermoplastiqu^ à orientation biaxiale sur le dessus ouvert d'un récipient muni d'une lèvre, de manière que la feuille dépasse des bords à lèvre du récipient ; à pousser vers le bas les parties dépassantes de la feuille à 30 l'aide d'un élément chauffé tout en serrant fortement la feuille contre le récipient et en empêchant ainsi le retrait d'une partie quelconque ramollie par la chaleur de ladite feuille, tout en évitant le scellement au récipient des parties ramollies par la chaleur ; à sertir sans retrait 35 les parties poussées vers le bas au-dessous et contre les bords à lèvre du récipient ; et à faire rétrécir la partie de la feuille plate qui recouvre le dessus ouvert du récipient, ce qui a pour effet de tirer les parties serties poussées vers le bas vers une position serrée contre le dessous des 40 bords à lèvre du récipient. 69 36891 3 2021736 Egalement selon 1'invention, un appareil de fermeture d'un récipient à lèvre à l'aide d'une feuille plate de résine thermoplastique à orientation biaxiale placée sur le dessus ouvert du récipient, est caractérisé en ce qu'il comprend 5 un élément pouvant être chauffé et pouvant être déplacé de manière à pousser vers le bas les parties de la feuille qui dépassent des bords à lèvre du récipient ; des moyens pour serrer fortement la feuille contre le récipient et empêcher ainsi le retrait d'une partie quelconque ramollie par la chaleur de 10 ladite feuille tout en évitant le scellement au récipient des parties ramollies par la chaleur ; un moyen de sertissage sans retrait des parties poussées vers le bas au-dessous et contre les bords à lèvre du récipient ; et un moyen pour faire rétrécir la partie de la feuille plate qui recouvre le dessus ouvert du 15 récipient, ce qui a pour effet de tirer les parties serties poussées vers le bas vers une position serrée contre le dessous des bords à lèvre du récipient. Des feuilles de résines thermoplastiques à orientation biaxiale sont disponibles dans le commerce, et on pré-20 fère tout particulièrement les feuilles transparentes en polystyrène à orientation biaxiale du type vendu sous le nom de "Polyflex". Cependant, on peut utiliser d'autres résines orientées, par exemple des polyacrylates, des polyméthacrylates, des polycarbonates, un chlorure de polyvinyle, des téréphtalates 25 de polyéthylène, le polypropylène isotactique, ainsi que des copolymères de styrène, comme par exemple un copolymère styrène/acrylonitrile ou encore un polystyrène à forte résistance au choc ayant été modifié par un caoutchouc. Les feuilles translucides de polystyrène à orientation biaxiale et à forte 30 résistance au choc vendues sous le nom de "Bohips" conviennent particulièrement. L'élément chauffé qui pousse vers le bas les parties dépassantes de la feuille comprend, de préférence, un cadre dont les dimensions intérieures sont légèrement plus grandes 35 que la lèvre du récipient. De préférence, on choisit ces dimensions de manière que le cadre serre la petite surface de la feuille à orientation biaxiale venant porter contre le bord extérieur de la lèvre du récipient. Ainsi, le cadre doit être étudié pour convenir au récipient particulier que l'on désire 40 munir d'un couvercle, et il est donc préférable que l'appareil 69 36891 4 2021736 tout entier soit étudié pour permettre l'installation de cadres interchangeables. De préférence, la partie de l'élément chauffé qui rencontre tout d'abord la feuille de résine est profilée ou chanfreinée de façon que les parties dépassantes 5 soient progressivement rabattues sur la lèvre du récipient ; dans un montage particulièrement préféré, cette partie de l'élément chauffé présente des nervures, de sorte que la feuille est ramollie par la chaleur en des zones séparées espacées autour de la bordure du récipient, ce qui facilite le ser-10 tissage ultérieur par formation de sertissures ou de plis régulièrement espacés. La description qui va suivre en regard du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. 15 La figure 1 est une coupe verticale de l'appareil selon l'invention montrant le premier stade de l'opération de fermeture d'un récipient. La figure 2 est une coupe verticale analogue à celle de la figure 1 mais montrant le second stade de l'opération de 20 fermeture. La figure 3 est une coupe verticale analogue mais montrant le troisième stade de l'opération. La figure 4 est une vue en perspective à plus grande échelle d'une partie du cadre chauffé, montrant l'agencement 25 des nervures sur sa surface intérieure. L'appareil comprend des ensembles supérieur 1 et inférieur 2 qui sont mobiles l'un par rapport à l'autre dans le sens vertical. Dans l'ensemble inférieur, un récipient rempli 3 peut être placé dans un support 4 maintenu par une 30 vis 5 sur un piston fixe 6 qui est d'un seul tenant avec une plaque de base 7• Un trou de drainage 8 dans la vis et le piston permet la vidange de tout contenu de récipients qui aurait été répandu dans le support 4. L'ensemble supérieur 1 comprend un cadre 9 chauffé 35 électriquement qui peut être déplacé verticalement à l'aide d'un cylindre hydraulique ou pneumatique (non représenté) sous commande d'un mécanisme de minutage approprié. Les dimensions intérieures du cadre sont très légèrement supérieures à celles du bord à lèvre du récipient, et la partie infé-40 rieure 10 du cadre est chanfreinée comme on peut le voir sur la 69 36891 5 2021736 figure 4. Cette même figure 4 représente la disposition de nervures 11 qui sont espacées autour de la partie chanfreinée du cadre. Dans le cadre 9, une plaque de pression 12 est montée sur une tige verticale 13 qui coulisse dans le cadre 9 5 et dans une enceinte 14. Un ressort à boudin 15, agissant entre le sommet de l'enceinte et une collerette formée sur la tige 13, pousse la plaque de pression vers le bas par rapport au cadre S. Cette plaque de pression n'est pas chauffée.séparément mais devient chaude par conduction à partir du cadre 9, 10 Si l'on examine maintenant l'ensemble inférieur 2, on voit qu'un manchon 16 de sertissage à froid comprend un bord supérieur 17 qui correspond à la surface inférieure de la lèvre d'un récipient ; ce manchon entoure le porte-récipient 4 et coulisse verticalement sur lui, ce qui permet de l'amener 15 en contact ou hors de contact de la lèvre du récipient. Pour effectuer le mouvement vertical du manchon 16 de sertissage, on admet du fluide sous pression à travers des orifices 18 et 19 dans l'un ou l'autre de deux espaces annulaires 20 et 21 qui entourent le piston fixe 6 et sont situés respectivement 20 au-dessus et au-dessous d'une bague 22 rapportée au manchon de sertissage. Des bagues toriques flexibles 23, 24, 25 et une rondelle 26 empêchent au fluide de s'échapper des chambres annulaires, et le mécanisme de minutage commande l'ouverture et la fermeture des orifices. 25 Le manchon de sertissage est entouré d'une lame circulaire verticalement mobile 27 qui est poussée vers le haut par un ressort (non représenté) contre la partie inférieure 10 du cadre 9 quand ce dernier est abaissé, mais une butée (non représentée) empêche cette lame de demeurer en contact avec 30 le cadre lorsque celui-ci est élevé. Quand l'appareil est en fonctionnement, on écarte l'ensemble supérieur de l'ensemble inférieur d'une distance suffisante pour permettre de placer tin récipient rempli dans le porte-récipient 4, le récipient étant surmonté d'une 35 feuille 28 en résine, à orientation biaxiale qui recouvre le dessus ouvert du récipient (ce mouvement d'écartement peut être vertical ou horizontal), après quoi on amène l'ensemble supérieur à la position indiquée sur la figure 1. A partir de cette position, on pousse rapidement l'ensemble supérieur 40 vers le bas pour lui faire prendre la position indiquée sur la 69 36891 6 2021736 figure 2 et, à l'examen de cette dernière figure, on peut se rendre compte que la plaque de pression 12 a d'abord serré la feuille de résine contre le bord du récipient, en maintenant cette feuille en place et en l'empêchant physiquement de subir 5 un retrait dans cette zone et que, aussitôt après, le cadre 9 a poussé la feuille vers le bas contre la lame 27 afin de la débarrasser des surplus inutiles de matière. En poursuivant sa course vers le bas, le cadre pousse les parties de la feuille qui dépassent du bord du récipient et en même temps 10 il chauffe la feuille aux emplacements de contact avec les nervures 11 mais à une température insuffisante pour en provoquer le retrait. A mesure que les bords de la feuille sont poussés vers le bas, ils se recroquevillent, cette déformation étant facilitée par la présence de zones chauffées espacées* 15 et des parties alternées des bords recroquevillés sont ainsi forcées au-dessous de la lèvre du récipient (voir figure 2). La position représentée sur la figure 2 est suivie rapidement de la position indiquée sur la figure 3, Le manchon de sertissage a déjà été déplacé pour sertir ou plisser les 20 parties de la feuille repoussées vers le bas contre la surface de dessous de la lèvre du récipient. Cette action est facilitée par les zones espacées chauffées par les nervures 11, mais la résine ne subit toujours aucun retrait car le manchon de sertissage est froid. La position représentée sur la figure 3 25 demeure pendant quelques secondes et, au cours de ce laps de temps, la chaleur provenant de la plaque de pression 12 provoque le retrait de la partie centrale de la feuille, à la suite de quoi les parties marginales serties sont tirées en contact mécanique étroit avec la lèvre du récipient, la fermeture 30 présentant ainsi une surface lisse et tendue. On écarte ensuite l'ensemble supérieur, ce qui permet d'enlever le récipient fermé et de le remplacer par un récipient nouveau. Quand on désire ouvrir le récipient, il suffit d'introduire un ongle sous le bord serti de la fermeture pour 35 soulever cette dernière et l'arracher ou la faire "sauter'r élastiquement pour lui faire franchir la lèvre du récipient ; comme le couvercle n'est pas thermiquement scellé ni collé au récipient, il se détache du récipient sans laisser de résidu quelconque. Dans l'appareil qui vient d'être décrit, l'ensemble 69 36891 7 2021736 inférieur est fixe alors que l'ensemble supérieur est mobile, mais on pourrait tout aussi bien prévoir un ensemble supérieur fixe et un ensemble inférieur mobile, ou même prévoir deux ensembles mobiles qui peuvent se rapprocher ou s'écarter l'un 5 de 1'autre. De préférence, l'épaisseur de la feuille se situe entre 12,7 et 500 microns, notamment entre 25 et 200 microns. Fréquemment, il est avantageux d'utiliser une feuille dont l'épaisseur est comprise entre 25 et 50 microns. 10 La feuille recouvre les borda à lèvre du récipient (ce qui veut dire que la feuille plate dépasse des bords du récipient) et ce dépassement dépend de la profondeur de la "jupe" considérée comme nécessaire autour de la bordure du récipient fermé. Par exemple, si le récipient doit servir 15 également comme gobelet permettant de boire son contenu, il est souhaitable que la jupe présente une profondeur suffisante pour assurer une protection hygiénique de la partie de la paroi du gobelet qui sera finalement en contact avec les lèvres du consommateur ; dans ce but, une jupe dont la profon-20 deur est d'environ 6,4 à 12,7 convient normalement. D'autre part, si le récipient ne constitue qu'un récipient de conditionnement, il suffit que la profondeur de la jupe assure la solidité de la fermeture ; par exemple, le bord de la feuille peut coïncider avec la jonction entre la paroi et 25 la lèvre du récipient. Une petite jupe dirigée vers le bas est cependant recommandée dans la plupart des cas, car elle facilite l'ouverture de l'emballage par introduction d'un ongle sous le couvercle. Une autre façon de faciliter l'ouverture, surtout en l'absence de jupe, consiste à prévoir une languette 30 d'arrachement, par exemple une languette en pellicule d'acétate de cellulose que l'on dispose en travers du dessus ouvert du récipient avant de le fermer hermétiquement et de manière telle qu'une extrémité de cette languette dépasse au-dessus du bord à lèvre du récipient, si bien que la lan-35 guette reste emprisonnée sous le couvercle et peut être tirée vers le haut pour ouvrir le récipient au moment voulu. Dans 1'appareil préféré qui utilise un cadre nervuré, on choisit de préférence un espacement entre les nervures qui est similaire à la profondeur de 1'éventuelle 40 jupe. Ainsi, par exemple, si la profondeur de la jupe est 69 36891 8 2021736 de 8,9 mm, l'espacement entre les nervures peut être compris entre 6,35 et 12,7 mm. En l'absence de jupe, on préfère normalement un plus petit espacement entre les nervures, par exemple de l'ordre de 2,5 à 3*8 mm. 5 Le minutage des divers stades du procédé et les températures du cadre chauffé et de la plaque de pression sont fonction les uns des autres et doivent être déterminés par voie expérimentale. Ces paramètres dépendent non seulement du point de ramollissement de la résine thermoplastique à '»"Q orientation biaxiale, mais aussi de l'épaisseur de la feuille, de la capacité calorifique et de la température du contenu du récipient, et de la proximité du niveau du liquide à la bordure du récipient. En général, le cycle temps/température doit être établi de manière à assurer que les parties marginales de la résine à orientation biaxiale ne soient pas auto-15 risées à se rétrécir car, s'il en était .autrement, la résine deviendrait fragile et le couvercle céderait en service. Cependant, la température utilisée doit être suffisamment élevée pour ramollir ces parties marginales, si bien que ces parties doivent être serrées et serties rapidement en vue de 20 les empêcher physiquement de se rétrécir pendant qu'elles sont encore à l'état ramolli par la chaleur. Une autre exigence est d'empêcher le couvercle de se sceller par la chaleur au récipient ; dans le cas contraire, la fragilité apparaîtrait de nouveau et le couvercle céderait, sans parler de la difficulté 25 qu'il y aurait à ouvrir le récipient. En conséquence, pour établir le cycle temps/température approprié, il est préférable de procéder d'abord à quelques essais, et il ne semble guère possible de donner des instructions suffisamment précises dans le présent contexte. Cependant, à titre d'exemple, 30 on a pu constater que si l'on utilise une feuille de polystyrène à orientation biaxiale, ayant une épaisseur de 25 à 75 microns, la température du cadre chauffé peut être de 130°à 140°C et mieux encore de 133°à 137°C, tandis que la plaque de pression atteint par conduction une température comprise de 125° 35 à 135°C, et le plus souvent de 128° à 132°C. Le temps nécessaire pour pousser vers le bas les parties dépassantes de la feuille est en général très bref, sa durée normale étant inférieure à 0,5 seconde, et de préférence de 0,1 à 0,25 seconde. Le temps qui s1 écoule entre la poussée vers le bas des parties 69 36891 9 2021736 dépassantes de la feuille et le sertissage de ces parties contre le bord du récipient est lui aussi de préférence bref ; cet intervalle de temps ne doit pas dépasser 1,5 seconde, et est de préférence de 0,2 à 1 seconde. Une fois que le sertissage a 5 été exécuté, on préfère maintenir le manchon de sertissage en position pendant une durée supplémentaire allant de 1 à 5 secondes, et le plus souvent de 1,5 à 5 secondes, période au cours de laquelle la partie centrale de la feuille plate subit le retrait. 10 Le manchon de sertissage est froid, c/est-à-dire que sa température est inférieure au point de ramollissement de la résine, par exemple de 10 à 50°C ; habituellement, le refroidissement par l'atmosphère suffit pour aboutir à cet état, mais s'il n'en est pas ainsi, on peut aisément assurer le re-15 froidissement par de l'eau que l'on fait circuler dans des canaux judicieusement installés, ou le refroidissement par de l'air à l'aide d'un ventilateur. Dans l'appareil décrit, on chauffe la plaque de pression par conduction à partir du cadre chauffé, mais on 20 peut également chauffer cette plaque de pression de façon indépendante ; en variante, on peut utiliser une bague appropriée pour serrer les parties de la feuille ramollies par la chaleur, la partie centrale de cette feuille étant chauffée à l'aide d'un dispositif de chauffage par rayonnement ou au moyen d'un 25 jet de gaz chaud. Au lieu d'utiliser une lame pour couper la feuille pendant qu'elle est en position sur le récipient, la feuille peut déjà être sous forme d'une ébauche préalablement découpée, la lame (ou un manchon de forme identique) servant alors sim-30 plement à centrer l'ébauche dans sa position spatiale correcte par rapport au récipient. Une telle technique peut être préférable, car il n'est pas toujours facile de couper une résine à orientation biaxiale sans formation d'une certaine quantité de débris, et ceux-ci risquent de tomber dans le récipient et 35 d'en contaminer le contenu, si l'on utilise la technique de coupe en position. Le trou de drainage qui a été indiqué par la référence 8 sur l'appareil représenté peut être agrandi suffisamment pour recevoir un plongeur dont le rôle sera d'éjecter 40 le récipient terminé à l'achèvement d'une opération, ou bien 69 36Ô91 10 2021736 on peut effectuer cette éjection par de l'air comprimé appliqué à travers le trou de drainage ou un conduit séparé. Pour un fonctionnement automatique, on peut utiliser un certain nombre d'ensembles inférieurs dont chacun reçoit 5 un récipient rempli, ces ensembles inférieurs se déplaçant à tour de rôle en regard d'un ensemble supérieur j le mouvement des ensembles inférieurs peut être continu ou discontinu et, dans le premier cas, l'ensemble supérieur doit être étudié pour suivre sur une petite distance le trajet de chaque ensem-10 ble inférieur avant de remonter et de revenir rapidement à la position voulue pour intercepter l'ensemble inférieur suivant. Dans un autre agencement automatique, on peut installer un certain nombre de paires d'ensembles supérieur et 15 inférieur autour d'un plateau tournant ou d'une tourelle, les ensembles recevant des récipients amenés en continu, au moment où chaque ensemble passe par un poste de chargement déterminé. Les opérations de remplissage et de fermeture peuvent avoir lieu pendant que les récipients progressent autour du 20 plateau tournant, jusqu'à ce qu'ils atteignent un poste d'enlèvement . Les récipients que l'on peut fermer par le procédé selon l'invention peuvent être pratiquement formés en n'importe quel matériau, par exemple les résines synthétiques, 25 du type thermoplastique ou thermodurcissable, le verre, le carton, la pâte à papier, les feuilles d'aluminium ou d'acier, etc... Cependant, on préfère que le récipient soit en une résine thermoplastique, en particulier en un polymère ou copoly-mère d'un monomère non saturé en oléfine comme l'éthylène, 30 le propylène, le styrène, lfacrylonitrile ou le méthaerylate de méthyle. On préfère surtout les récipients en polyéthylène, en polystyrène, (y compris le polystyrène rendu tenace), ou en un copolymère acrylonitrile/styrène. Les récipients en résine thermoplastique peuvent être fabriqués, par exemple, par 35 des techniques de moulage par injection, de formage sous vide ou de formage sous pression de fluide. Il n'est pas indispensable que les récipients aient une ouverture circulaire car cette dernière peut avoir toute forme désirée, par exemple carrée, rectangulaire, hexagonale ou ovale. 69 36891 n 2021736 L'exemple suivant montrera bien comment l'invention peut être mise en oeuvre. EXEMPLE : Cet exemple décrit un procédé selon 1'invention 5 pour fermer un gobelet en polystyrène moulé par injection et contenant du lait. On moule par injection le gobelet à partir de polystyrène et sa capacité est de 20 cl. Le gobelet présente une bordure circulaire dont le diamètre est de 69,9 mm munie d'une 10 lèvre ayant 2,5 mm de largeur. On remplit le gobelet avec du lait presqu'à ras bord à la température de 10°C, et on place ce gobelet dans le porte-gobelet faisant partie de l'appareil qui a été décrit plus haut. On place sur le dessus ouvert du gobelet une feuille de polystyrène à orientation biaxiale 15 sous forme d'une ébauche circulaire plate ayant 88,9 mm de diamètre et 50 microns d'épaisseur et on fait descendre l'ensemble supérieur sur le gobelet en moins de 0,2 seconde. Le cadre chauffé est à la température de 135°C, alors que la température de la plaque de pression est de 130°C et celle du 20 manchon de sertissage est de 20°C. 0,75 seconde après la descente'de l'ensemble supérieur, on soulève le manchon de sertissage et on le maintient en place pendant 2,25 secondes, période au cours de laquelle la chaleur de la plaque de pression a rétréci la partie cen-25 traie de la feuille, en tirant les parties serties en contact mécanique étroit avec la lèvre du gobelet. Après ce laps de temps, on fait descendre le manchon de sertissage et on soulève 1'ensemble supérieur ; quand on enlève le récipient de l,appareil on constate qu'il a été fermé à l'aide d'un cou-30 vercle résistant ayant une jupe sertie de 8,9 mm qui recouvre la paroi du gobelet au-dessous de la lèvre. L'enlèvement du couvercle est facile au moment voulu, car il suffit de soulever la jupe avec un ongle et d'arracher la feuille de résine, après quoi, le bord du gobelet reste propre, sans aucun 35 résidu provenant du couvercle. Des essais effectués sur des récipients pareillement fermés et consistant à les laisser tomber sur un plancher en béton ont permis de confirmer l'excellente résistance à la rupture des couvercles ainsi appliqués, car le récipient moulé par injection cède parfois lui-40 même avant le couvercle. 69 36891 12 2021736 REVENDICATIONS t.- Procédé de fermeture d'un récipient, caractérisé en ce qu'il consiste à placer une feuille plate de résine thermoplastique à orientation biaxiale sur le dessus ouvert 5 d'un récipient muni d'une lèvre, de manière que la feuille dépasse des bords à lèvre du récipient ; à pousser vers le bas les parties dépassantes de la feuille à l'aide d'un élément chauffé tout en serrant fortement la feuille contre le réci-pient et en empêchant ainsi le retrait d'une partie quelconque 10 ramollie par la chaleur de ladite feuille, tout en évitant le scellement au récipient des parties ramollies par la chaleur ; à sertir sans retrait les parties poussées vers le bas au-dessous et contre les bords à lèvre du récipient ; et à faire rétrécir la partie de la feuille plate qui recouvre le dessus ouvert 15 du récipient, ce qui a pour effet de tirer les parties serties poussées vers le bas vers une position serrée contre le dessous des bords à lèvre du récipient. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la feuille est en polystyrène à orientation biaxiale. 20 3.- Procédé selon la revendication 1 ou la reven dication 2, caractérisé en ce que l'élément chauffé qui pousse vers le bas les parties dépassantes de la feuille comprend un cadre dont les dimensions intérieures sont légèrement plus grandes que la lèvre du récipient. 25 4.- Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'on détermine les dimensions du cadre de manière que celui-ci serre la petite surface de la feuille à orientation biaxiale qui vient porter contre le bord extérieur de la lèvre du récipient. 30 5.- Procédé selon la revendication 3 ou la revendi cation 4, caractérisé en ce que l'appareil utilisé est étudié pour permettre le montage de cadres interchangeables. 6.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5* caractérisé en ce que la partie de l'élément 35 chauffé qui rencontre en premier lieu la feuille de résine est profilée ou chanfreinée afin que les parties dépassantes soient progressivement rabattues sur la lèvre du récipient. 7.- Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que la partie de l'élément chauffé qui rencontre en 40 premier lieu la feuille de résine porte des nervures, de sorte 69 36891 13 2021736 que la feuille est ramollie par la chaleur en des zones espacées sur le pourtour de la bordure du récipient, ces ramollissements locaux facilitant le sertissage ultérieur par formation de sertissures ou de plissements régulièrement espacés. 5 8.- Procédé selon l'une quelconque des revendica tions 1 à 7* caractérisé en ce qu'on sertit les parties de la feuille qui ont été poussées vers le bas à l'aide d'un manchon de sertissage dont un bord supérieur correspond à la surface inférieure de la lèvre du récipient, ce manchon pouvant 10 être déplacé pour venir en contact et hors de contact avec la lèvre du récipient. 9.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce qu'on rétrécit à l'aide d'une plaque chauffée la partie de la feuille plate qui recouvre le 15 dessus ouvert du récipient. 10.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce qu'une lame entourant la bordure du récipient permet de découper les surplus indésirables de la feuille. 20 11.- Procédé selon l'une quelconque des revendica tions 1 à 9j caractérisé en ce que la feuille est sous forme d'une ébauche préalablement eoupée. 12.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que l'épaisseur de la feuille 25 est comprise entre 25 et 200 microns. 13.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisé en ce que la feuille recouvre suffisamment les bords à lèvre du récipient pour former une jupe autour de la lèvre du récipient après sa ferme.ture. 30 14.- Procédé selon la revendication 13* caractérisé en ce que la profondeur de cette jupe est de 6,35 à 12,7 mm. 15.- Procédé selon la revendication 13 ou 14, caractérisé en ce que l'élément chauffé est un cadre ayant des nervures comme spécifié dans la revendication 7, l'espace-35 ment entre lesdites nervures étant similaire à la profondeur de la jupe. 16.- Procédé selon la revendication 7*ou la revendication 7 et l'une quelconque des revendications 8 à 12, caractérisé en ce que le récipient fermé ne présente pratiquement 40 pas de jupe autour de sa lèvre et l'espacement entre les nervures 69 36891 14 2021736 du cadre chauffé est de 2,5 à 3*8 mm. 17.- Procédé selon l'ensemble des revendications 2, 3 et 9 ou selon cet ensemble de revendications plus l'une quelconque des revendications 4 à 8 ou 10 à 16* caractérisé en 5 ce que l'épaisseur de la feuille est de 25 à 75 microns, la température du cadre chauffé est de 133° à 137°0 et la température de la plaque de pression est de 128° à 132°C. 18.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 17, caractérisé en ce que le temps nécessaire pour 10 pousser vers le bas les parties dépassantes de la feuille est de 0,1 à 0,25 seconde. 19»- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 18, caractérisé en ce que le laps de temps qui s'écoule entre la poussée vers le bas des parties dépassantes 15 de la feuille et leur sertissage contre le bord du récipient est de 0,2 à 1 seconde. 20.- Procédé selon la revendication 8 ou la revendication 8 et l'une quelconque des revendications 9 à 19, caractérisé en ce que l'on maintient le manchon de sertissage 20 en position pendant une durée de 1,5 à 3 secondes* au cours de laquelle la partie centrale de la feuille plate subit un retrait. 21.- Procédé selon l'une ou l'autre des revendications 8 et 20 ou la revendication 8 et l'une quelconque des 25 revendications 9 à 19* caractérisé en ce que la température du manchon de sertissage est de 10° à 50°C. 22.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 21, caractérisé en ce qu'on place une languette d'arrachement en travers du dessus ouvert du récipient avant 30 d'exécuter sa fermeture hermétique, une extrémité de cette languette dépassant par-dessus le bord à lèvre du récipient de sorte que la languette reste emprisonnée au-dessous du couvercle et peut être tirée vers le haut au moment voulu pour ouvrir le récipient. 35 23.- Procédé selon l'une quelconque des revendica tions 1 à 22, caractérisé en ce que la feuille est en polystyrène ayant une résistance élevée au choc, ayant subi une orientation biaxiale et modifié par un caoutchouc. 69 36891 15 2021736 24.- Récipient fermé obtenu par un procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 22. 25.- Récipient fermé obtenu par le procédé selon la revendication 23. 5 26.- Appareil de fermeture d'un récipient à lèvre à l'aide d'une feuille plate de résine thermoplastique à orientation biaxiale placée sur le dessus ouvert du récipient, caractérisé en ce qu'il comprend un élément pouvant être chauffé et pouvant être déplacé de manière à pousser vers le bas les 10 parties de la feuilles qui dépassent des bords à lèvre du récipient ; des moyens pour serrer fortement la feuille contre le récipient et empêcher ainsi le retrait d'une partie quelconque ramollie par la chaleur de ladite feuille tout en évitant le scellement au récipient des parties ramollies par la chaleur ; 15 un moyen de sertissage sans retrait des parties poussées vers le bas au-dessous et contre les bords à lèvre du récipient ; et un moyen pour faire rétrécir la partie de la feuille plate qui recouvre le dessus ouvert du récipient, ce qui a pour effet de tirer les parties serties poussées vers le bas vers une 20 position serrée contre le dessous des bords à lèvre du récipient . 27.- Appareil selon la revendication 26, caractérisé en ce que l'élément chauffable est un cadre qui peut être chauffé et dont les dimensions intérieures sont légèrement 25 plus grandes que la lèvre du récipient. 28.- Appareil selon la revendication 27, caractérisé en ce qu'on détermine les dimensions du cadre de manière que celui-ci serre la petite surface de la feuille à orientation biaxiale qui vient porter contre le bord-extérieur de la 30 lèvre du récipient. 29.- Appareil selon la revendication 27 ou la revendication 28, caractérisé en ce qu'il est étudié pour permettre le montage de cadres interchangeables. 30.- Appareil selon l'une quelconque des revendi-35 cations 26 à 29, caractérisé en ce que la partie de l'élément chauffable qui rencontre en premier lieu la feuille de résine est profilée ou chanfreinée afin que les parties dépassantes soient progressivement rabattues sur la lèvre du récipient. 31»- Appareil selon la revendication 30, caracté-40 risé en ce que la partie de l'élément chauffable qui rencontre 69 36891 16 2021/iû en premier lieu la feuille de résine porte des nervures, de sorte que la feuille est ramollie par la chaleur en des zones espacées sur le pourtour de la bordure du récipient, afin de faciliter le sertissage ultérieur par formation de .5 sertissures ou de plissements régulièrement espacés. 32.- Appareil selon l'une quelconque des revendications 24 à 31 * caractérisé en ce que le moyen de sertissage des parties de la feuille qui ont été poussées vers le bas consiste en un manchon de sertissage dont un bord supérieur 10 correspond a la surface inférieure de la lèvre du récipient, ce manchon pouvant être déplacé pour venir en contact ou hors de contact avec la lèvre du récipient. 33.- Appareil selon l'une quelconque des revendications 26 à 32, caractérisé en ce que le moyen qui permet 15 de faire rétrécir la partie de la feuille plate recouvrant le dessus ouvert du récipient consiste en une plaque plate pouvant être chauffée. 3^.- Appareil selon l'une quelconque des revendications .26 à 33, caractérisé en ce qu'une lame entoure la 20 bordure du récipient pour couper les surplus indésirables de la feuille. 35»- Récipient fermé construit en utilisant l'appareil selon l'une quelconque des revendications 26 à 34.