On connais un robinet-détendeur formé par un bottier divisé en deux compartiments par une membrane étanche soumise aux actions antagonistes d'un ressort se trouvant dans l'un des compartiments et de la pression régnant dans l'autre compartiment. Ce dernier communique avec une source de gaz par un raccord d'entrée à obturateur amené sur son siège d'une part par la membrane et d'autre part par un mécanisme de fermeture du robinet, le plus souvent à commande manuelle, qui incorpore la membrane ou agit sur elle. Cette incorporation de la membrane, qui sert déåà à positionner ltobturateur pour la régulation, au mécanisme de fermeture par voie manuelle paratt logique. Cela facilite la fabrication, rend le robinet-détendeur plus ramassé, et permet de mieux conserver l'étanchéité si recherchée dans cette technique, en faisant appel à ltorgane méme qui sert déjà à actionner ltob- turateur dans le compartiment étanche, évitant ainsi toute duplication. L'invention rompt entièrement avec cette tradition technique. On a maintenant compris que cette crainte de perte d'étanchéité était injustifiée dans la mesure où celle-ci peut entre maintenue autrement sans grande difficulté, mais qu'en revanche, l'incorporation de la membrane au mécanisme de maintien de ltobturateur était à la source d'inconvénients bien plus importants que celui, illusoire, que lton voulait écarter. La présence de pièces supplémentaires dans la zone de réglage nuit à la sensibilité et à la fiabilité du fonctionnement du robinetdétendeur en régulation, d'autant que la membrane peut alors tre sollicitée en dehors de sa zone d'entier retour élastique. Le respect des normes imposées au détendeur nécessite d'agencer ces organes dtune manière complexe.Les contraintes de cet agencement ne permettent pas d'obtenir une fermeture manuelle fonctionnant au mieux. Dans le robinet-détendeur suivant l'invention, simple, sensible, fiable, étanche et sQr, la liaison entre la membrane et l'obturateur est unidirectionnelle et le mécanisme est indépendant de la membrane. L'unidirectionalité de la liaison entre la membrane et l'obturateur permet d'avoir un degré de liberté mis à profit pour obtenir entre le mécanisme et l'obturateur une liaison indépendante de la membrane. L'indépendance du mécanisme et de la membrane permet à chacun-d'eux de jouer pleinement et uniquement son rtle sans entre assujetti à des contraintes dues à la présence de l'autre organe a La membrane ne fonctionne qu'en régulation dans un domaine étroit d'élasticité donnant un fonctionnement fiable et sur.Suivant un mode de réalisation préféré, le mécanisme agit sur l'obturateur par l'intermédiaire d'un doigt ou autre came logé dans le compartiment contenant l'obturateur et manoeuvré par un bouton de manoeuvre à l'extérieur du bottier, un joint d'étanchéité étant prévu entre le bouton et le reste du mécanisme disposé à l'intérieur du bottier, de préférence en dehors du compartiment où se trouve le ressort. Pour faciliter la manoeuvre, on peut prévoir une liaison élastique entre le clapet et le mécanisme, de préférence autre que le joint du clapet pour ne pas abréger la longévité de celui-ci. On obtient une grande rareté de fonctionnement par une liaison à déclic dans la chatne des organes du bouton au clapet, de sorte que l'utilisateur ressent par l'effort supérieur à la norme qusil doit fournir pour manoeuvrer le bouton et par le son qui se produit qu'il a atteint ou qu'il quitte la position de fermeture de l'obturateur dissimulé à l'intérieur du bottier. L'utilisateur est sûr de ne pas dépasser cette position si une butée limite le déplacement du mécanisme. Aux dessins annexés, donnés uniquement à titre d'exemple La figure 1 est une vue en coupe longitudinale d'un détendeur suivant l'invention, l'obturateur étant maintenu sur son siège sous l'action du mécanisme à commande manuelle La figure 2 est une vue semblable à la figure 1 alors que l'obturateur est écarté de son siège ; et Les figures 3, 4 et 5 sont des vues en coupe suivant les lignes III-III, IV-IV et V-V respectivement des figures précédentes. Le robinet-détendeur représenté aux figures comprend un bottier 1 pourvu de deux raecords, l'un 2 d'entrée du gaz comprimé et l'autre 3 de départ du gaz détendu. Le raccord 2 est destiné à être branché sur une source de gaz sous pression. L'orifice de ce raccord peut être obturé par un obturateur 4 fixé à la face inférieure de l'extrémité d'un clapet 5 en forme de levier pivotant autour d1un axe 6 solidaire du boîtier 1. Dans l'autre extrémité du clapet 5 est ménagée une lumière 7 dans laquelle est engagée, avec liberté de mouvement suivant la verticale, une tige 8.L'extrémité libre de la tige 8 affecte la forme d'un talon 9 de plus grande dimension que la lumière 7 de sorte que, lors du déplacement vers le haut de la tige 8, le talon 9 vient buter sur la face inférieure du clapet 5 et entraîne celuici vers le haut. En revanche, le déplacement en sens inverse de la tige 8 n'entraîne pas le clapet 5, la tige coulissant alors librement dans la lumière 7, bien que le clapet 5 retombe de luimême vers le bas par gravité s'il n'est pas soutenu autrement. L'autre extrémité de la tige 8 est fixée à une membrane 10 étanche horizontale qui divise le boitier 1 en deux compartiments, l'un Il inférieur où se trouvent la tige 8 et les organes décrits jusqu'ici, l'autre 12 supérieur. La membrane 10 est serrée par une coupelle 13 portée par un épaulement de la paroi intérieure du compartiment 12. Sur la face supérieure de la membrane 10 s'exerce la force d'un ressort 14 dont une extrémité prend appui, par un système classique, sous le sommet 15 du boîtier. Le compartiment 11 est percé d'un alésage à axe horizontal dans lequel est engagée une tige 16 avec interposition d'un joint 17 torique. La tige 16 est solidaire en rotation d'un bouton 18 de manoeuvre placé à l'extérieur du boîtier 1. Elle se prolonge vers l'intérieur par un doigt 19 excentré par rapport à l'axe de la tige 16 ou par tout autre dispositif à came ou autre équivalent. L'extrémité libre du doigt 19 peut, pour une position donnée du bouton 18, venir se loger dans une encoche 20 (figure 3) ménagée dans la face inférieure du clapet 5 et en bout de celui-ci. La rotation du doigt 19 et donc du bouton 18 est limitée par une butée 21 venue de matière avec le boîtier 1 et bouchant une fraction, en l'espèce la moitié, d'arc de cercle de l'alésage à partir du plan vertical où le doigt 18 est en saillie de la tige 16. L'arrêt en translation de la tige 16 de commande est assuré par une goupille 22. Le bouton 18 étant en position d'ouverture (figures 2 et 5), c'est-à-dire que le doigt 19 est en position basse, le robinet-détendeur fonctionne en régulation. Une augmentation de pression dans le compartiment Il inférieur provoque une élévation de la membrane 10. Celle-ci tire la tige 8 vers le haut. Le talon 9 entraîne le clapet 5 vers le haut. Le clapet 5 pivote autour de l'axe 6 et l'obturateur 4 tend à boucher davantage le raccord 2 d'entrée, ce qui tend à diminuer la pression dans le compartiment 11. Si la pression baisse dans ce compartiment 11, la membrane 10 s'abaisse. Elle pousse la tige 8 vers le bas. Le talon 9 s'éloigne de la face inférieure du clapet 5. Celui-ci n'est plus soutenu. Il s'abaisse par gravité en pivotant autour de l'axe 6. L'obturateur 4 s'éloigne de son siège sur le raccord 2 pour permettre une augmentation du débit de gaz comprimé. Mais si le bouton 18 est en position de fermeture (figures 1, 3 et 5), c'est-à-dire que le doigt 19 est en position haute et reçu dans l'encoche 20, le clapet 5 est maintenu en position haute et donc l'obturateur 5 ferme le raccord 2, quelle que soit la position de la membrane 10, celle-ci n'étant pas sollicitée par la manoeuvre du bouton 18. Lorsque le doigt 19 pénètre dans l'encoche 20, il se produit un déclic audible. Pour sortir de l'encoche, il faut exercer sur le bouton 18 un couple plus important que pour effectuer le reste de la demi-rotation. REVENDICATIONS 1. Robinet-détendeur formé par un boîtier divisé en deux compartiments par une membrane étanche soumise aux actions antagonistes d'un ressort se trouvant dans l'un des compartiments et de la pression régnant dans l'autre compartiment qui communique avec une source de gaz par un raccord d'entrée à obturateur amené sur son siège d'une part par la membrane et d'autre part par un mécanisme, caractérisé en ce que la liaison entre la membrane et l'obturateur est unidirectionnelle et le mécanisme est indépendant de la membrane. 2. Robinet-détendeur suivant la revendication 1, caractérisé en ce que ltobturateur s'écarte de son siège par gravité. 3. Robinet-détendeur suivant la revendication 1 ou 2, comprenant une tige de positionnement solidaire de la membrane et liée au clapet portant l'obturateur, caractérisé en ce que la pièce est engagée dans une lumière du clapet et est terminée par un talon de soulèvement de ce clapet. 4. Robinet-détendeur suivant l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le mécanisme ne s'étend qu'en dehors du compartiment où se trouve le ressort. 5. Robinet-détendeur suivant l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le mécanisme comprend un bouton de manoeuvre à llextérieur du boîtier et un Joint d'étanchéité entre ce bouton et le reste du mécanisme disposé à l'intérieur du boîtier. 6. Robinet-détendeur suivant l'une des revendications 1 à 5, caractérisé par une liaison à déclic dans la chaîne des organes allant de l'obturateur au bouton. 7. Robinet-détendeur suivant la revendication 6, caractérisé en ce que la liaison à déclic est obtenue par une encoche ménagée dans la face inférieure du clapet en vue de la réception d'une tige solidaire en rotation du bouton. 8. Robinet-détendeur suivant la revendication 6 ou 7, caractérisé par une butée limitant le mouvement du mécanisme. 9. Robinet-détendeur suivant la revendication 8, caractérisé en ce que la butée vient de matière avec le boîtier. 10. Robinet-détendeur suivant l'une des revendications 8 ou 9, caractérisé en ce que la butée limite la rotation de la tige à une fraction de tour et mieux à un demi-tour.