L'invention a pour objet un emballage pour l'expé- dition et l'emmagasinage de bouteilles, de flacons, de boîtes et d'articles similaires. Jusqu'à présent, pour expédier et conserver commodément les bouteilles et les flacons destinés à être utilisés individuellement, on les rassemble dans des boîtes dont le fond et les parois, ainsi que le couvercle, sont en carton. Ceci nécessite fréquemment la mise en place de cales en carton entre les flacons ou même l'emploi de cloisons intérieures également en carton qui limitent des casiers ou des compartiments dans le volume de la boite, afin que le contenu soit immobilisé et ne se déplace pas pendant le transport. Les flacons ainsi emballés ne sont pas visibles; il est donc indispensable d'imprimeur sur les cartons des inscriptions ou d'y coller des étiquettes qui en font connaître le contenu. On sait que pour la vente des récipients de petite taille comme les pots de yaourt, ou de bouteilles de 20 a 30 cl réunies par groupes de quelques unités, on emploie, pour les réunir des cartons repliés ou assemblés, découpés dans des flans. Ces cartons présentent des lignes de découpage parfois complexes et des lignes de pliage qui, également, sont parfois nombreuses. Ces cartons sont minces; leur rigidité leur est donnée souvent par l'agrafage entre elles de certaines parties du carton découpé. Ce type d'emballage ne peut supporter que des efforts relativement faibles. I1 sert surtout à la présentation et à la vente de plusieurs unités, nombreuses mais peu lourdes, ou de quelques unités plus lourdes mais peu nombreuses. Autrement dit, ce type d'emballage volontairement allégé ne peut convenir pour le transport de récipients plus nombreux et plus lourds, par exemple huit bouteilles d'un demi -litre réunies en un seul paquet. Dans ce dernier cas, on ne connaît jusqu'à maintenant, comme on l'a dit plus haut, que la boîte ou la caisse complètement en carton, par exemple la boîte dite américaine. Le but principal de l'invention est d'apporter un emballage d'un nouveau type qui permette l'empaquetage complet en un seul colis facile à manutentionner et à stocker d'un nombre déjà élevé de récipients ayant eux-memes une capacité importante, ne comprenant qu'une quantité de carton notablement réduite en comparaison des boîtes connues jusqu'à présent. Un autre but de l'invention est de parvenir à un emballage du type défini ci-dessus qui n'oblige à l'emploi d'aucune étiquette ni à la réalisation d'aucune impression particulière se rapportant au contenu de l'emballage pour que ce contenu puisse être connu à tout instant. Un but secondaire de l'invention est d'apporter un emballage du type déjà défini qui donne la possibilité de vérifier aisément et à tout moment le nombre et l'état des récipients qu'il renferme sans qu'on soit obligé de l'ouvrir, ce qui est très utile au moment du contrôle lors des livraisons ou des inventaires en magasin. Un but supplémentaire de l'invention est de parvenir à un emballage tel que mentionnéci-dessus, utilisable pour la manutention et le stockage, et qui peut servir aussi, après son ouverture, de moyen commode pour le déplacement et le rangement des récipients qu'il contient, au fur et à mesure de leur prélèvement etde leur emploi. On atteint ces buts, selon l'invention, grâce à un emballage composé d'une bande de carton-dont la largeur est substantiellement égale à l'une des dimensions de la base de l'embal- lage et qui est pliée en sens transversal au moins trois fois pour constituer deux parois latérales opposées ainsi que la paroi inférieure et la paroi supérieure de l'emballage; une feuille en matière plastique fortement tendue et refermée sur elle-même couvre complètement les faces du carton plié et constitue les deux parois latérales opposées manquantes dans le carton. Selon un mode de réalisation de l'invention, la paroi supérieure est constituée par deux demi-parois se rabattant respectivement à partir de l'une et de l'autre des deux parois latérales opposées en carton et les extrémités libres de ces demi-parois.sont munies chacune d'un volet qui, dans l'emballage terminé, s'étend verticalement de la paroi supérieure jusqu'à la paroi inférieure. Pour bien faire comprendre l'invention, on donnera maintenant,uniquement à titre d'exemple, une description de plusieurs modes de réalisation dtun emballage conforme à l'invention. On se reportera au dessin annexé dans lequel - la figure 1 est une vue en perspective d'un premier mode de réalisation d'un emballage conformément à l'invention - la figure 2 est une vue de dessus de la partie déployée en carton de l'emballage de la figure 1 - les figures 3, 4 et 5 sont des vues en perspective montrant respectivement un deuxième, un troisième et un quatrième mode de réalisation de l'invention - la figure 6 est une vue en coupe selon VI-VI de la figure 5 - la figure 7 est une vue analogue à la figure 2 du carton déployé qui fait partie de l'emballage de la figure 5 - la figure 8 est une vue en perspective de l'emballage des figures 5 et 6 représenté à l'état ouvert sur une moitié de sa longueur - les figures 9 et 10 montrent schématiquement deux variantes de réalisation de l'invention. Un emballage conforme à l'invention se compose d'un carton 1 et d'une feuille en matière plastique transparente 2. Celle-ci enveloppe complètement le carton 1 et son contenu sur lesquels elle est fortement tendue. Selon l'aspect le plus simple de l'invention, le carton est une bande (figure 2) dont la largeur est égale à l'une des dimensions de la base de l'emballage. En pratique, cette base est rectangulaire et la largeur 1 du carton est égale à la largeur de l'emballage. Cependant, rien ne s'oppose à ce que la largeur 1 du carton corresponde à la longueur du rectangle de base de 1' emballage. Le carton 1 est plié au moins trois fois le long de trois lignes transversales de pliage 3 de sorte qu'il constitue deux parois latérales opposées 4 et 5 de l'emballage ainsi que la paroi inférieure 6 et la paroi supérieure 7. Quand on a disposé des flacons 8, ou d'autres récipients, sur la paroi inférieure 6, les parois latérales opposées 4, 5 sont dressées et la paroi supérieure 7 est rabattue sur les sommets des récipients. La feuille 2 est, de préférence, en matière plastique rétractable à la chaleur, connue en soi. En se rétractant, elle enserre fermement le carton plié 2 et les flacons 8. Cette feuille 2 double les parois 4, 5, 6, 7 en carton et constitue à elle seule les deux parois latérales opposées 9, 10 manquantes dans le carton. Il est avantageux de donner à la largeur 1 du carton une valeur légèrement inférieure à la distance nécessaire à chaque rangée transversale de flacons 8 (voir figure 6). De cette façon, la feuille 2 est appliquée directement sur une partie des côtés des flacons extrêmes des rangées; elle en épouse partiellement le profil, ce qui en assure le calage. On peut donc supprimer toute cale ou toute cloison interne. Si on le désire, on peut prévoir sur le bord extrême libre de la paroi supérieure 7 un rabat Il qui se plie en direction de la paroi inférieure 6. Ce rabat 11 peut être placé vers l'intérieur par rapport à la paroi latérale 4, comme sur la figure 3, ou à ltextérieur de cette paroi. Que l'on adopte ou non le-rabat 11, on peut prévoir, selon un autre mode-de réalisation de l'invention, dans le prolon- gement de la paroi latérale 4, une paroi supérieure supplémentaire 12 qui recouvre et renforce la première paroi supérieure 7 (figure 4). Cette paroi 12 peut, encore, être pourvue, ou non, à son extrémité d'un rabat analogue au rabat 11. Selon un autre aspect de l'invention, illustré par les figures 5 à 8, la paroi supérieure-en carton est constituée par deux demi-parois i3, 14 qui se rabattent respectivement à partir de l'une et de l'autre des parois latérales opposées 4, 5. Chacune des demi-parois 13, 14 est pourvue à son extrémité libre d'un volet 15, 16, sorte de rabat plus important qui, dans l'embal- lage terminé, s'étend verticalement jusqu'à la paroi inférieure 6. Les volets 15, 16 accroissent la rigidité de l'em- ballage et le divisent en compartiments. On a donc un paquet compact dans lequel les flacons sont fermement immobilisés. Il est facile, à travers les parois 9, 10 en matière plastique transparente, de s'assurer de la nature du contenu et d'en vérifier l'état. De plus, les paquets de ce genre supportent bien d'être empilés pendant le stockage. Ce mode de réalisation de l'invention rend possible une diminution importante de la quantité de carton utilisée. Pour un même chargement, la surface du carton employé est de 0,30 m2 environ selon l'invention au lieu de 0,75 m2 pour une boîte américaine à casiers intérieurs. De plus, il y a lieu de noter que la découpe du carton en bande rectangulaire n'entraîne aucune chute inutilisable contrairement à ce qui se produit lors de la découpe à plat de la boîte américaine. En faisant une perte très limitée sur cet avantage, quand il est nécessaire de protéger les flancs des flacons contre les chocs directs, on peut prévoir le long des bords libres opposés du fond inférieur 6 deux rabats verticaux, 17, 18 respectivement, représentés en trait mixte sur la figure 7. Pour ouvrir un emballage conforme à l'invention, il suffit de découper la feuille 2 en matière plastique en pratiquant dans sa paroi supérieure qui double la paroi supérieure en carton une ouverture dont le périmètre est contenu dans le périmètre de cette paroi en carton. A cet effet, il est commode de dessiner, une fois pour toute, sur la face extérieure de la paroi supérieure 7 ou des demi-parois supérieures 13, 14, une ligne de contour 19 le long de laquelle on découpe la feuille en matière plastique. Quand cette ouverture a été faite, la feuille 2 maintient toujours le carton aux quatre coins supérieurs et le long de ses quatre arêtes supérieures. Toutefois, cette feuille est assez souple pour que l'on puisse en dégager la paroi entière ou une demi-paroi en carton. La figure 8 montre que lorsqu'une demi-paroi 14 a été ainsi dégagée et soulevée pour qu'on puisse prendre les flacons dans un compartiment, les flacons de l'autre compartiment restent isolés et immobilisés. Après avoir remis en place le volet 16 et la demi-paroi 14 en réengageant celle-ci sous le bord de la feuille en matière plastique, l'emballage retrouve une rigidité suffisante pour le déplacement et le rangement de l'ensemble des flacons non encore utilisés. On remarquera que pour diviser en compartiments l'intérieur de l'emballage, il n'est pas obligatoire de prévoir deux demi-parois supérieures. Ainsi qu'on l'a indiqué schématiquement sur la figure 9, la paroi supérieure 7 peut être pliée en son milieu pour donner naissance aux deux volets 15, 16 que l'on a dessinés écartés pour mieux les faire apparaître mais qui sont, en réalité, appliqués l'un contre l'autre. Sil est nécessaire d'isoler les unes des autres les rangées suceessives de flacons, on peut prevoir dans la paroi supérieure 7 une succession de paires de volets 15, 16 (figure 10), que cette paroi soit seule ou accompagnéé d'une autre paroi supérieure 12 comme sur la figure 4. On pourrait aussi réaliser une disposition analogue à partir de deux demi-parois 13, 14 dont chacune serait pourvue, en plus d'un volet 15 ou 16 à son extrémité, de paires de volets 15, 16. Naturellement, les paires de volets 15, 16 peuvent être prévues, en variante, dans la paroi inférieure 6 et s'élever du fond-vers le haut de l'emballage. Bien entendu, un tel carton est toujours complété par une feuille de matière plastique qui l'enserre. A l'ouverture de l'emballage, avec un carton comme celui de la figure 10, il n'est pas nécessaire de faire une ouverture dans la feuille de matière plastique sur toute la surface de la paroi supérieure 7 en carton. On peut se contenter de-découper dans la matière plastique une ouverture juste suffisante pour pouvoir soulever la première partie horizontale 7a de la paroi 7. Quand -tous les flacons de la première rangée ont été utilisés, on agrandit l'ou- verture le long de plusieurs tracés successifs pour pouvoir soulever la partie suivante 7b et ainsi de suite. De cette façon, sauf dans rangée où l'on puise, les flacons restent solidement tenus dans l'emballage.L'économie réalisée sur la surface du carton est moins élevée que précédemment mais on supprime lors du découpage les chutes inutilisables, on élimine deux parois latérales opposées et on évite d'imprimer ou d'étiqueter l'emballage. On fera observer aussi qu'il n'est pas obligatoire de donner au contour 19 de l'ouverture à pratiquer dans la feuille de matière plastique une apparence analogue à celle représentée en trait interrompu sur la figure 5. Il est plus commode dans certaines circonstances d'adopter un contour trapézoldal 20 dessiné en trait mixte sur cette même figure 5. Ce contour est contenu dans la surface d'une demi-paroi; il intéresse respectivement chacune des demi-parois 13, 14; il a une grande base voisine du centre de la paroi, par exemple proche du bord pourvu du volet correspondant 15,16, une petite base voisine de la paroi latérale correspondante 4, 5 et deux côtés obliques qui réunissent ces deux bases. Une ouverture identique est prédécoupée dans le carton, sauf le long de la petite base. Ainsi, la partie trapézoidale étant enlevée de la feuille en matière plastique, la partie correspondante en carton est utilisable comme un couvercle à charnière, celle-ci étant la petite base du contour. REVENDICATIONS 10/ Emballage de récipients caractérisé en ce qu'il est composé d'une part d'une bande de carton dont la largeur est substantiellement égale à l'une des dimensions de la base de l'emballage et qui est pliée en sens transversal au moins trois fois pour constituer deux parois latérales opposées, la paroi inférieure et la paroi supérieure de l'emballage, d'autre part d'une feuille en matière plastique fortement tendue et refermée sur elle-même qui couvre les faces du carton et constitue les deux parois latérales opposées manquantes dans le carton. ZO/ Emballage selon la revendication l caractérisé en ce que la bande de carton présente quatre pliages en sens transversal et comprend deux parois supérieures se recouvrant l'une l'autre. 3 / Emballage selon la revendication 1 caractérisé en ce que l'une quelconque des parois supérieure et inférieure présente des plis définissant au moins une paire de deux volets disposés transversalement à ladite paroi et s'étendant jusqu'au voisinage de la paroi inférieure. 40/ Emballage selon la revendication 1 caractérisé en ce que la paroi supérieure comprend deux demi-parois se rabattant respectivement à partir de l'une et de l'autre des deux parois latérales opposées en carton, les extrémités libres de ces demi-parois étant munies chacune d'un volet s'étendant verticalement jusqu'au voisinage de la paroi inférieure. 50/ Emballage selon l'une quelconque des revendications 1 à 4 caractérisé en ce que la largeur de la bande de carton est légèrement inférieure à la distance occupée par les rangées transversales de récipients, la feuille en matière plastique tendue épousant une partie du profil des récipients dans les parois latérales opposées qu'elle constitue. 60/ Emballage selon l'une quelconque des revendications 1 à 5 caractérisé en ce que un bord au moins des parois supérieure et inférieure en carton est pourvu d'un rabat plié en direction de la paroi opposée. 70/ Emballage selon l'une quelconque des revendications 1 à 6 caractérisé en ce que la face extérieure de la paroi supérieure en carton présente une ligne de contour tracée à l'intérieur du périmètre de ladite paroi supérieure et le long de laquelle on découpe la feuille en matière plastique pour y créer une ouverture sans-dégager les coins supérieurs ni les arêtes supérieures de l'emballage en carton. 80/ Emballage selon les revendications 3 et 7 réunies caractérisé en ce que la ligne de contour comprend plusieurs tracés à découper successivement en correspondance avec les paires de volets ménagées dans la paroi supérieure en carton. 90/ Emballage selon l'une quelconque des revendications 4 et 7 caractérisé en ce que la face extérieure de la paroi supérieure en carton présente une ligne de contour de type trapézoîdal contenue dans la surface d'une demi-paroi, la grande base étant voisine du centre de la paroi et. la petite base voisine de la paroi latérale en carton. loo/ Emballage selon la revendication 9 caractérisé en ce qu'il existe-dans-le carton une ouverture' prédécoupée substantiellement identique à l'ouverture définie par la ligne de contour, å l'exception de la petite base proche de la paroi latérale