L'invention se rapporte à un dispositif de dispersion électrostatique en gerbe de substance liquide de revêtement, par exemple de vernis, peinture, enduit antirouille ou analogues, devant être déposée sur des pièces, ce dispositif comprenant un organe rotatif de pulvérisation, par exemple en disque ou en cloche, dont au moins les parties situées radialement à l'extérieur sont normalement symétriques de révolution par rapport à son axe de rotation et qui est sous forte tension par rapport aux pièces - ou, plus précisément, dont la différence de potentiel par rapport à ces pièces est grande -, la substance à projeter s'écoulant sur cet organe sous forme d'une pcllicule de manière continue radialent ou aussi axialement et radialement vers l'extérieur, vers le bord de projection.Les forces électrostatiques et/ou les forces centrifuges projettent à ce bord la substance de revêtement dont ensuite la charge électrostatique qu'elle a absorbée la dirige vers les pièces sur lesquelles elle se précipite. L'organe de pulvérisation peut être entièrement en matière conductrice de l'électricité ou peut aussi être uniquement enduit de matière conductrice de manière que la conduction et/ou l'ionisation électrique crée dans la substance de revêtement une charge correspondante dans la zone du bord extérieur de l'organe de pulvérisation, ce bord constituant une arête de dispersion dans le sens électrostatique. Le caté de l'organe de pulvérisation qui forme la surface sur laquelle se déplace la pellicule liquide dans ces appareils est de préférence celui qui est situé dans le sens de l'écoulement. Le caté de l'organe de pulvérisation sur lequel se déplace la substance liquide de revêtement peut cependant aussi dans certains cas être celui qui est opposé au sens de l'écoulement. I1 faut entendre dans le contexte particulier par sens de l'écoulement le prolongement ds l'axe de rotation de l'organe de pulvérisation qui s'éloigne de l'arrivée de la couleur et de l'arbre de cet organe. La couleur peut arriver dans ces dispositifs par l'arbre de support de l'organe de pulvérisation. Elle peut cependant aussi arriver par un tube fixe situé à côté de cet arbre. Lorsque la substance liquide de revêtement doit se déverser sur le côté de l'organe de pulvérisation qui est situé dans le sens de l'écoulement, le tube fixe peut passer par un trou correspondant de l'organe de pulvérisation qui, dans ce cas, est en général approximativement en cloche et qui est alors supporté par un organe spécial correspondant en étoile monté sur l'arbre et par les trous duquel le liquide peut s'écouler sur la surface interne de la cloche vers le bord de projection. La Demanderesse vend des dispositifs de ce type qui sont décrits par exemple dans le brevet belge nO 555 942. Dans les dispositifs connus de ce type qui fonctionnent en général à des vitesses de l'ordre de 1000 t/min, la substance de revêtement devant être dispersée en gerbe s'écoule vers le bord extérieur, conformé en couteau à arête vive, de l'organe de pulvérisation, puis les forces électrostatiques ainsi que la force centrifuge lui font quitter cet organe de pulvérisation le long de ce bord et elle se transforme ensuite en un brouillard fortement chargé. Le diamètre de l'organe de pulvérisation est compris par exemple dans une plage allant de 20 à 500 mm. Les pulvérisateurs de ce type sont capables de distribuer des vernis classiques ou des substances analogues à des débits pouvant atteindre environ 3 cm3 par minute et par cm de longueur du bord de projection de organe de pulvérisation. Une élévation notable de la vitesse du pulvérisa tdur permet d'augmenter considérablement la capacité de dispersion -cette remarque étant valable pour les pulvérisateurs de toutes dimensions et tout particulièrement pour les pulvérisateurs relativement petits, d'un dismètre d'environ 20 à 100 mm-. Il est ainsi possible d'élever à un multiple des valeurs atteintes jusqu a présent le débit de la substance pulvérisée et déposée sur les pièces en faisant fonctionner l'appareil à des vitesses de 10 000, 20 000 ou même plus de tours à la minute de l'organe de pulvérisation. L'expérience montre toutefois que, dans ce cas, le dépôt de vernis sur la pièce n'est pas toujours satisfaisant.Il peut se produire que la couche de vernis déposée par un organe électrostatique de pulvérisation tournant à de telles vitesses peut contenir de fines bulles qui abaissent la qualité de la couche déposée à un point tel qu'elle n'est pas acceptable en pratique. Il est bien entendu que les valeurs numériques mentionnées plus haut et se rapportant aux vitesses, diamètres et autres peuvent varier en fonction de différents paramètres tels que la composition du vernis, la température de pulvérisation, l'humidité de l'air, la forme de l'organe de pulvérisation ou autres, ie problème fondamental demeurant toutefois toujours le même. L'invention se rapporte à un dispositif de pulvérisation du type spécifié plus haut, mais permettant, malgré sa très grande vitesse de rotation de l'ordre de 20 000 tours à 3a minute ou même davantage, de deposer sur la pièce impeccablement, et en pàrticulier sans la formation mentionnée de petites bulles,le vernis dispersé au grand débit correspondant à cette forte vitesse. L'invention se rapporte donc à un dispositif de pulvérisation en gerbe de substance liquide de revêtement devant dtre déposée sur des pièces, au moyen d'un organe rotatif de pulvérisation qui est sous tension élevée par rapport à ces pièces et sur lequel la substance devant être dispersée s'écoule en continu sous forme d'une pellicule radialement ou radialement et axialement vers I'extérieur; vers le bord de projection ; selon une particularité essentielle de l'invention, la surface de l'organe de pulvérisation sur laquelle se déplace la pellicule de substance est en retrait vers l'intérieur du bord extérieur le long de la partie proche de ce dernier.Selon un mode de réalisation très avantageux, conforme à l'invention, la surface sur laquelle se déplace la pellicule de substance -qui est normalement et de préférence la surface de l'organe de pulvérisation qui est située dans le sens de l'écoulement -et qui atteint une surface annulaire,située dans un plan perpendiculaire à l'axe de rotation de l'organe de pulvérisation et dont la longueur radiale peut se déduire à zéro à la limite,retourne vers l'arrière, derrière ce plan perpendiculaire, pour atteindre ensuite seulement, à faible distance de là, le bord extérieur, situé plus à l'extérieur radialement, de l'organe de pulvérisation qui forme une arête -de préférence vive telle que celle d'un couteau légèrement émoussé-. Bien que ce bord extérieur soit de préférence circulaire, il ne l'est pas nécessairement. D'autres formes analogues sont possibles à condition quelles n'enlèvent pas trop fortement à l'organe de pulvérisation sa forme symétrique de révolution. Le retour en retrait ou vers l'arrière de la surface qui est proche du bord extérieur de l'organe de pulvérisation et sur laquelle se déplace la pellicule de substance peut être constitué par exemple par un prolongement de cette surface qui est formé d'un élément de surface extérieur conique. Il faut entendre dans ce cas par élément de surface extérieure conique un élément de surface dans laquelle le corps qui comporte cette surface conique se trouve à l'intérieur de l'enveloppe du cône et non pas à l'extérieur de cette dernière. La surface extérieure conique ne doit pas nécessairement être une surface à génératrice rectiligne.Il faut aussi entendre dans ce sens par surface extérieure conique une surface de révolution créée par exemple par révolution d'un élément de courbe. Il est toutefois essentiel dans ce cas que l'une des extrémités de la surface extérieure conique -ou plus précisément de la surface extérieure en tronc de ctne- soit située radialement plus à l'extérieur de l'autre. Dans le cas par ticuiier, l'extrémité de ladite génératrice qui se raccorde au bord extérieur doit naturellement être celle qui est le plus à l'extérieur. La surface sur laquelle se déplace la pellicule de substance peut aussi être par exemple en retrait vers le bord extérieur de manière que l'organe de pulvérisation ait en cet emplacement un profil analogue à celui de la circonférence d'une roue de chemin de fer. Des essais effectués avec un organe de pulvérisation en disque sur lequel la substance de revêtement se déverse du côté situé dans le sens de l'écoulement et dont le bord est effilé sous un angle de 450vers l'autre côté, de manière que I'arête, qui inscrit un angle de 450, soit formée entre la surface conique mathématique générée par l'affûtage et l'autre côté plan, ont montré que le liquide se détache au moins partiellement dans la zone de la surface conique de l'organe de pulverisation,donc avant d'atteindre le bord de dispersion électrostatique formé par l'arête extérieure vive.Selon un mode de réalisation conforme à l'invention et fondé sur cette observation, l'arête de projection électrostatique (donc l'arête vive sur laquelle la concentration des lignes de champ électrostatique est la plus forte) de l'organe de pulvérisation se trouve à distance radiale à l'extérieur de la zone de projection par centrifugation (c'est-a~dire la zone dans laquelle au moins la majeure partie du liquide quitte l'organe de pulvérisation) et de préférence à l'extérieur du parcours prévu que doit suivre le brouillard. Le bord électrostatique de dispersion se trouve dans ce cas avantageusement aussi axialement à distance -de préférence du côté opposé au sens d'écoulement du dispositif- de la zone de projection par centrifugation. Un mode de construction convenable peut permettre de réduire notablement cette distance axiale. Dans ce cas, il faut toutefois que la distance radiale soit suffisamment grande. La surface sur laquelle se déplace la substance forme de préférence un prolongement à angle obtus constitué par une surface extérieure conique formant le bord extérieur. Cet angle obtus est de préférence compris entre 120 et 1500. Un angle de 1300 a donné de bons résultats. La surface extérieure conique et la surface de l'organe de pulvérisation située en face de la surface sur laquelle se déplace la substance se coupent avantageusement sur le bord radial extérieur de cet organe sous un angle qui peut certes être aussi obtus, mais qui est de préférence un angle droit ou un angle aigu. La transition de la surface sur laquelle se déplace la substance à la surface extérieure conique peut être arrondie. Le rayon de cet arrondi est de préférence faible, par exemple de 1 mm. De bons résultats ont été obtenus avec une transition à angle vif de la surface sur laquelle se déplace la substance à la surface extérieure conique. Une transition arrondie a de son côté l'avantage que la concentration des lignes de champ est moins affaiblie sur le bord radialement extérieur de l'organe de pulvérisation. L'angle d'inclinaison des génératrices de la surface extérieure conique sur l'axe de rotation de l'organe de pulvérisation est avantageusement d'environ 30 à 600. Il est de préférence compris entre 40 et 500. Un angle de 450 a donné de bons résultats. Lorsque cette génératrice n'est pas une droite, cette indication de dimension se rapporte à l'inclinaison moyenne des génératrices. La longueur des génératrices d-e la surface extérieure conique ou mieux la distance du bord -radialement extérieur à la transition de la surface sur laquelle se déplace la substance- à la surface extérieure conique se détermine selon les cas particuliers. Des longueurs de 2 à 8 mm ont donné de bons résultats pour des diamètres de l'organe de pulvérisation compris entre 2 et 10 cm, cette longueur ne croissant pas nécessairement avec le dismètre de cet organe, mais étant fonction de chaque cas particulier. La surface sur laquelle se déplace la substance est avantageusement perpendiculaire à l'axe de rotation en amont de sa transition à la zone en retrait. La zone annulaire, perpendiculaire à l'axe de rotation, de l'organe de pulvérisation peut se prolonger radialement jusque dans la zone de son arbre, en particulier lorsqu'il est en forme de disque. Dans un autre appareil (tel que celui qui est repré senté sur la figure 1 des dessins annexés) dont la surface balayée par la substance est située dans le sens de l'écoulement et qui forme une légère avancée dans ce sens avec l'augmentation du rayon, une longueur radiale de 2 mm de la zone perpendiculaire à l'axe de rotation a déjà donné d'excellents résultats. La génératrice de la surface extérieure conique peut être une droite, comme mentionné plus haut. Nais elle peut aussi être une courbe dont la courbure est telle que cette surface forme une rentrée en son milieu ; il est aussi possible de conférer une forme bombée à la surface extérieure conique. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels la figure 1 représente essentiellement un organe de pulvérisation selon l'invention en coupe axiale et à l'échelle 2 : 1 la figure 2 illustre une variante de réalisation d'un appareil selon l'invention, l'organe de pulvérisation étant aussi représenté en coupe axiale ; et les figures 3 à 12 illustrent en coupe axiale partielle d'autres variantes de réalisation de l'organe de pulvérisation selon l'invention. Le support, le dispositif de commande et les éléments d'arrivée de la haute tension à l'organe de pulvérisation 1 de la figure 1 ne sont pas représentés sur cette figure, car ils sont bien connus. L'organe de pulvérisation 1 de ce mode de réalisation est supporté par un arbre 2 qui comporte à l'extrémité un disque porteur 3. Ce disque 3 comporte de multiples passages 5 à la circonférence qui est concentrique à l'axe 4 de rotation de l'arbre 2. L'organe de pulvérisation en cloche 1 est fixé à la circonférence du disque porteur 3, de façon bien connue et non représentée, de manière qu'une partie de son volume interne soit du côté de l'arbre du disque 3 et que la majeure partie de ce volume se trouve du côté opposé à cet arbre, sur le côté du disque 3 qui est tourné dans le sens de la projection. L'organe de pulvérisation 1, l'arbre 2 et le disque 3 sont en acier. Ils peuvent aussi être par exemple en une matière plastique qui est non conductrice de l'électricité et qui est recouverte d'un revêtement métallique semi-conducteur dé manière que la haute tension appliquée par l'appareil à L'arbre 2 et au disque 3 puisse se répartir sur l'organe de pulvérisation et former un champ autour de ce dernier. Le liquide de revêtement devant être projeté est dirigé sur I'organe de pulvérisation 1 par un tube 6 qui provient de l'appareil et qui est orienté radialement vers l'extérieur sur une courte distance, derrière un collet interne 7 de la cloche, pour déboucher à proximité de la surface interne de l'organe 1 en cloche. Une commande non représentée peut faire tourner l'arbre 2, par exemple à 25 000 tours à la minute. La substance de revêtement destinée à être pulvérisée peut être un vernis capable d'être projeté à grand débit, par exemple une résine d'alkylmélamine. La flèche A indique sur la figure 1 la direction la plus fréquente de projection. La surface extérieure de l'organe de pulvérisation 1 en cloche est arrondie, à l'exception de sa partie qui va être décrite et qui est autour du bord extérieur radial situé à droite sur la figure 1. L'organe de pulvérisation 1 comporte du côté situé dans la direction de pulvérisation A une surface 8 dont les parties les plus proches de l'axe de rotation 4 sont au moins approximativement dans un plan perpendiculaire à cet axe de rotation, mais qui s'incurve légèrement dans le sens de la projection avec l'augmentation du rayon pour finalement se prolonger le long du bord 9 en une surface annulaire qui est exactement dans un plan perpendiculaire à l'axe de rotation 4 et qui a une largeur radiale de 2 mm. Le bord extérieur 1 1 de cette surface annulaire 10 forme une transition à angle vif à une surface conique 12. L'angle que les génératrices de cette surface conique 12 inscrivent avec l'axe de rotation 4 est dans le cas particulier de 450. La cote de cette surface conique dans le sens de la longueur de ses génératrices est de 2 mm.La surface conique 12 forme sur son bord radialement extérieur un angle vif 13 avec la surface extérieure 14, également conique dans cette zone, de l'organe de pulvérisation 1 en cloche. Les deux surfaces coniques 12 et 14, dont les pointes sont naturellement tournées à l'opposé l'une de l'autre, se coupent le long du bord 13 sous un angle de 900 mesuré dans un plan passant par l'axe. Les cotes portées sur la figure 1 ainsi que la structure de l'organe de pulvérisation 1 représentée sur cette figure ont donné de bons résultats en pratique. Cet organe de pulvérisation permet d'élever le débit de vernis par centimètre de longueur de sa circonférence de manière surprenante à un multiple de celui des organes connus de l'art antérieur par une vitesse de rotation correspondante, par exemple de 15 000 ou 30 000 t/min, et de disperser ce vernis en une gerbe permettant d'obtenir un dépôt de bonne qualité et n'ayant pas les défauts tels que mentionnés plus haut. Le vernis est dirigé en service par le conduit 6 dans la partie arrière de la cavité de l'organe de pulvérisation 1 en cloche. La force centrifuge fait progresser le vernis de là par les passages 5 dans le sens de l'écoulement, ce vernis se répartissant ensuite sous forme d'une pellicule sur la surface 8 d'où il progresse radialement vers l'extérieur sur la surface 10 pour ensuite être projeté. Le champ électrostatique dirige ensuite le brouillard de vernis, qui prend la forme d'une cloche symétrique de révolution dont l'épaisseur augmente fortement vers le bord de cette cloche, de l'organe de pulvérisation vers la pièce qui est normalement à la masse. L'appareil 20 représenté sur la figure 2 reçoit la haute tension d'un câble 21 et la substance de revêtement à pulvériser, par exemple un vernis de très bonne qualité, d'un conduit 22. Le moteur de commande qui se trouve dans le boîtier 23 de l'appareil reçoit l'énergie nécessaire à son fonctionnement par une ligne non représentée. Un arbre 24 qui tourne à vitesse élevée, par exemple de 20 000 t/min, et qui est en une pièce à l'extrémité droite, dans la représentation de la figure 2, avec un organe de pulvérisation discoïde 25, ressort à droite du boîtier 23, de la manière représentée sur la figure 2. L'arbre 24 est creux et le vernis se dirige par son alésage axial vers la surface 26 de l'organe de pulvérisation 25 qui est située du côté du sens d'écoulement indiqué par une flèche A. L'organe de pulvérisation 25, qui a un diamètre de 55 mm et qui reçoit la haute tension de la ligne 21 et de l'arbre creux 24, est affûté en cône le long de son bord extérieur de la manière représentée sur le dessin, de sorte que la surface circonférentielle de ce corps 25, qui est par ailleurs délimité (dans la mesure où cette forme est fonctionnellement importante) par deux plans perpendiculaires à l'axe de rotation 27, consiste en une surface conique 28 dont la génératrice rectiligne inscrit un angle de 450 avec l'axe du cône qui coineide avec l'axe de rotation 27, la pointe du cône se trouvant aussi du côté correspondant au sens de l'écoulement. Lorsque l'arbre 24 tourne à vitesse convenablement élevée et que le vernis arrive par l'arbre creux, ce vernis arrive sous forme d'une pellicule telle qu'indiquée par une flèche courbe 29 sur la surface frontale 26 de l'organe 25 située du côté du sens de l'écoulement et se dirige radialement vers l'extérieur pour se détacher finalement de l'organe de pulvérisation 25 dans la zone de l'arête 30 et de la surface conique 28. L'organe de pulvérisation 35 représenté sur la figure 3 fait passer la pellicule de vernis, comme les organes des figures 4 à 9 ainsi que 11 et 12, sur sa surface tournée vers la droite sur ces figures et qui est située du côté du sens'de l'écoulement. Cette surface revient vers l'arrière, derrière l'arête annulaire 36 et vers l'arête circonférentielle extérieure vive 37, en formant une enveloppe de cône. Les organes de pulvérisation des figures 3 à 12 peuvent être en métal, mais ils peuvent aussi être par exemple en matière plastique et avoir une surface conductrice ou semi-conductrice formée par-exemple d'un mince revêtement métallique. L'organe de pulvérisation 40 représenté sur la figure 4 ne diffère essentiellement de l'organe 25 de la figure 2 que par une surface conique courbe 43 dont la transition à la surface 41 est progressive et qui est comprise entre la surface 41 tournée du côté de la projection et située dans un plan perpendiculaire à l'axe de rotation et l'arête circonférentielle extérieure 42. L'organe de pulvérisation 45 représenté sur la figure 5 ne diffère de l'organe 35 de la figure 3 essentiellement que par le fait que l'arête 36, qui est vive dans l'organe de pulvérisation 35, est remplacé dans le cas particulier par une transition arrondie 46. La figure 6 illustre un organe de pulvérisation 50 dont la surface 51 sur laquelle se déplace la substance de revêtement revient légèrement vers l'arrière avec l'augmentation du rayon afin de montrer que cette surface d'un organe selon l'invention et sur laquelle se déplace la substance de revêtement ne doit pas nécessairement être perpendiculaire à l'axe de rotation ou former une forte avancée dans le sens de la projection avec l'augmentation du rayon. L'importance de ce retrait doit toutefois être suffisamment faible pour que le liquide ne se dégage pas prématurément. L'angle de conicité K de cette surface ne doit donc être si possible que de quelques degrés, par exemple de 30. L'organe 50 correspond par ailleurs à ltorgane de pulvérisation 25. L'organe de pulvérisation 55 de la figure 7 représente essentiellement une combinaison des organes 35 et 50. La partie proche du centre de l'organe 55 est conformée comme celle de l'organe 35. La surface conique creuse 56 sur laquelle se déplace le liquide et qui est tournée dans le sens de l'écoulement se prolonge en 57 le long d'un coude en une surface extérieure conique 58 dont l'angle de conicité os est aussi très faible. La cote axiale de la surface conique 58 est aussi faible. Cette surface se prolonge derrière l'arête annulaire 59 par une surface conique 60 beaucoup plus inclinée et aboutissant finalement à l'arête circonférentielle extérieure 61.Dans ce mode de réalisation, la pellicule projetée se dégage déjà de l'organe de pulvérisation dans la zone de l'arête 59, comme sur l'organe de pulvérisation 50 de la figure 6 dont le liquide se dégage sous forme d'un brouillard déjà dans la zone de l'arête 52. L'organe de pulvérisation 65 de la figure 8 aboutit le long de son bord radialement extérieur à une arête effilée en lame de couteau annulaire 66. La surface légèrement conique et creuse 67 de cet organe de pulvérisation sur laquelle le liquide se déplace se prolonge au-delà d'un bord courbe 68 par une surface conique 69 légèrement incurvée vers l'intérieur en forme de gouttière qui aboutit finalement à l'arête annulaire 66. L'organe de pulvérisation 70 représenté sur la figure 9 comporte aussi une arête circonférentielle extérieure 71 relativement vive entre la surface conique arrière convexe 72 et la surface conique antérieure 73 qui est incurvée vers l'intérieur, c'est-à-dire qui est concave et qui forme la transition entre la surface conique creuse concave 74 et l'arête circonférentielle. La figure 10 illustre un organe de pulvérisation 80 sur lequel la substance de revêtement n'est pas dirigée sur la face située du côté du sens de ltécoulement, mais sur la surface 81 tournée vers le côté opposé à celui du sens de l'écoulement. Le vernis liquide est envoyé à cette fin dans l'interstice annulaire compris entre deux tubes 82 et 83 entourant concentriquement l'arbre 84 et débouchant à faible distance derrière la surface arrière 81 qui forme un léger renfon cement dans cette zone. Dans ce mode de réalisation également, la surface 81 sur laquelle se déplace la pellicule liquide se raccorde aussi à l'arête extérieure 86 par une surface conique 85.Toutefois, contrairement à l'organe de pulvérisation 25, le bord extérieur se trouve dans ce cas dans le plan de la surface 87 de l'organe 80 qui se trouve plus à l'avant dans le sens de l'écoulement. L'organe de pulvérisation 88 illustré sur la figure 11 a une structure de principe analogue à celle de l'organe -de pulvérisation 1. La substance de revêtement arrive dans ce cas aussi par un tube fixe non représenté. Cette substance s'écoule ensuite radialement vers l'extérieur le long de la surface conique creuse 89, comme indiqué par la flèche, pour se diriger ensuite plus vers l'extérieur sur une surface annulaire 90 ayant une faible cote radiale et située dans un plan perpendiculaire à l'axe de rotation. La plus grande partie au moins du liquide se détache en formant un brouillard dans la zone du rebord arrondi 91.La surface de l'organe de pulvérisation retourne du rebord arrondi 91 vers l'arrière, dans le sens opposé à celui de l'écoulement, pour former une surface sensiblement cylindrique 93, puis se dirige à nouveau radialement vers l'extérieur pour atteindre l'arête 92 en lame de couteau sur laquelle règne la plus forte concentration en lignes de champ. La figure 12 illustre un organe de pulvérisation 95 dont le principe est analogue à l'organe 88. Dans ce cas, le liquide arrive toutefois par l'arbre creux, comme représenté sur le dessin. Ce liquide s'écoule ensuite radialement vers l'extérieur le long de la surface conique creuse 96 pour être pulvérisé dans la zone du rebord arrondi 97. La surface retourne derrière le rebord 97 nettement vers l'arrière, dans le sens opposé à celui de l'écoulement, pour se prolonger finalement par une gouttière 98 dont le bord 99 qui est radialement à l'extérieur forme également l'arête circonférentielle de l'organe de pulvérisation 95. Dans ce cas également, cette arête est effilée. La direction générale de cette arête est orientée obliquement vers l'extérieur, dans le sens de l'écoulement, dans le plan du dessin de la figure 12. La distance parallèlement à l'axe entre l'arête 99 et le rebord arrondi 97 de ce mode de réalisation peut être très faible. REVENDICATIONS 1. Dispositif de projection en gerbe de substance liquide de revêtement destinée à être déposée sur une pièce, dispositif comprenant un organe de pulvérisation rotatif qui est sous forte tension par rapport aux pièces et sur lequel la substance à projeter s'écoule sous forme d'une pellicule en continu radialement ou axialement et radialement vers l'extérieur et vers le bord de projection, caractérisé en ce que la surface (8, 10, 26) de l'organe de pulvérisation (1, 25) sur laquelle se déplace la pellicule de substance est en retrait à proximité du bord extérieur (13) de cet organe. 2. Dispositif de dispersion électrostatique en gerbe de substance liquide de revêtement destinée à être déposée sur des pièces, dispositif comprenant un organe rotatif de pulvérisation qui est sous forte tension par rapport aux pièces et sur lequel la substance à projeter s'écoule sous forme d'une pellicule en continu radialement ou axialement et radialement vers l'extérieur et vers le bord de projection, en particulier selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'arête de projection électrostatique (17) de l'organe de pulvérisation (1) se trouve à distance radiale à l'extérieur de la zone de projection par centrifugation (11, 12) et se trouve de préférence à l'extérieur du parcours prévu du brouillard. 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'arête de projection électrostatique (13) se trouve dans la direction de l'axe à distance de la zone (11, 12) de projection par centrifugation -de préférence dans le sens opposé à celui de l'écoulement dans le dispositif-. 4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la surface (8, 10) sur laquelle s'écoule la substance se prolonge sous un angle obtus en une surface extérieure conique (12) formant le bord extérieur (13). 5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'une arête vive (11) forme la transition entre la surface (8,10) sur laquelle se déplace la substanee et la surface extérieure conique (12). 6. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que la transition de la surface sur laquelle se déplace la substance à la surface extérieure conique est arrondie (46, 68). 7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 4 à 6, caractérisé en ce que l'angle (moyen) d'inclinaison des génératrices de la surface extérieure conique (12) inscrit un angle d'environ 30 à 600, de préférence de 40 à 500 avec l'axe de rotation de l'organe de pulvérisation. 8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que la surface sur laquelle se déplace la substance est perpendiculaire (10) à l'axe de rotation (4) au-devant de sa transition à la zone en retrait. 9. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 4 à 8, caractérisé en ce que la surface extérieure conique forme un creux dans le milieu (figures 8, 9, 11, 12). 10. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que l'organe de pulvérisation (25) a la forme d'un disque plan rotatif autour de son axe (27), dont les deux côtés sont plans et comportant un bord effilé, orienté d'un côté dans le sens opposé à celui de l'écoulement en formant un cône (28) dont l'angle de conicité est de 450, la surface (26) tournée du côté du sens de l'écoulement étant celle sur laquelle la substance se déplace (figure 2). 11. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que la génératrice de la surface de révolution (8, 10, 12) sur laquelle se déplace la substance et qui est tournée dans le sens de l'écoulement est orientée tout d'abord vers l'extérieur à distance radiale de l'axe de rotation (4) et perpendiculairement (8) à cet axe, puis s'incurve légèrement vers l'avant dans le sens de l'écoulement jusqu'au moment où elle inscrit un angle d'environ 300 avec la perpendiculaire à l'axe de rotation, puis elle forme une arête (9) de transition à une partie (10) qui est perpendiculaire à l'axe de rotation pour finalement former la transition le long d'une arête (11) à une partie (12) inclinée vers l'arrière sous un angle de 450 et aboutissant à l'arête circonférentielle extérieure (13) de l'organe de pulvérisation, cette arête inscrivant un angle de 900 (figure 1).