La présente invention se rapporte aux revêtements de surface de structure composite et plus particulièrement aux revêtements dont une couche est formée par un liant hydraulique minéral. On connait des revêtements de structure composite formés d'un support souple dont au moins une face est revêtue d'une couche a base d'un liant hydraulique et d'un ou plusieurs liants organiques, comme par exemple décrits dans le brevet français n0 2 153 755. De tels revêtements sont destinés recouvrir des murs, cloisons, parois ou autres surfaces et présentent un intérêt particulier dans le cas de surfaces non lisses ou grossièrement travaillées, par exemple des surfaces en béton brut de décoffrage, des panneaux de béton banché, parpaings, murs de briques etc... La suppression de la préparation préalable de la surface de fond procure des économies appréciables lors de l'application des revêtements dont la face extérieure peut être avantageusement munie d'une couche décorative présentant une belle apparence. Le support souple utilisé selon l'art antérieur consistait principalement en une toile de texture liche destinée a servir également d'élément décoratif extérieur lors de la pose du revêtement sur une surface. Ce support devait également servir au cours de la fabrication du revêtement d'élément de transport sur lequel on déposait une couche de liant hydraulique. Sollicité par des efforts de traction le support était soumis à des déformations importantes avec pour conséquences des défauts d'aspect extérieur, des différences d'épaisseur du revêtement, absence ou excès de liant en certains endroits, désordre dans la texture du matériau ou même la rupture de fils.Une autre conséquence des déformations subies par le support résidait dans la répartition irrégulière de liant hydraulique dont la pâte pouvait présenter en fonction de la viscosité un degré variable de pénétration dans le support. Le support devenant imbibé par endroits, l'effet décoratif était naturellement annulé. La prise du liant hydraulique, généralement du plâtre, étant effectuée grâce a l'apport en eau de la dispersion aqueuse de la colle, l'irrégularité de l'épaisseur du support pouvait conduire a la détrempe complète du liant hydraulique et, par conséquence, a la formation des taches dues à une cristallisation excessive par endroits sur le support nuisant a l'effet décoratif du revêtement. La présente invention a pour objet un revêtement ne presen- tant pas les inconvénients précités et qui est caractérisé par un ensemble consistant en une couche de liant hydraulique contenant des liants organiques et déposée sur une feuille souple perméable à l'eau ou ajourée. En mouillant la face du revêtement pourvue d'une telle feuille un contact direct s'établit entre la surface à revêtir et la couche de plâtre destinée à faire prise. Ladite feuille souple sert aussi de support au cours de la fabrication du revêtement et la traction exercée sur elle ne risque nullement d'endommager l'élément décoratif qui sera ensuite associé à cet ensemble. Selon un mode de réalisation préférentiel la face libre de la couche de liant hydraulique dudit ensemble est revêtue d'une feuille souple résistant a l'eau. La fonction de cette feuille souple est d'empêcher que l'eau nécessaire à la prise de plâtre pénètre et imbibe l'élément de décor disposé sur ladite feuille. La feuille souple perméable à l'eau peut être du feutre, un matériau non tissé, une-pellicule cellulosique, film de substance hydrosoluble, par exemple d'alcool polyvinylique, produits de cellulose naturelle ou artificielle etc.. Ces feuilles peuvent éventuellement être renforcées par une légère armature de fils de verre ou textiles. Des matériaux ajourés tels que gaze médicinale, tissé métallique, plastique ou en fibre de verre conviennent également pour servir de support souple destiné à recevoir la couche de liant hydraulique. Les liants hydrauliques pourront être très largement choisis parmi toutes les substances faisant prise lors de l'addition d'eau, des substances minérales simples ou complexes, telles que platre, anhydrite, gypse, sulfate de calcium, ciments, charges calvaires, siliceuses ou argileuses. Ces liants hydrauliques utilisés selon l'invention peuvent contenir des charges diverses telles que carbonate de calcium, amiante, verre, pouzzolane, mica, colorants, pigments et autres, ou des charges expansées telles que vermiculite,perlite ou verre expansés, schistes et argiles expansés etc.. Les composés organiques ajoutés au liant hydraulique pourront être choisis parmi les polymères naturels ou synthétiques tels que les dérivés de la cellulose, celluloses modifiées, polyesters, polyhalogénures, polyacrylates, polyvinyles, epoxydes, polyurethanes, polystyréniques, résines alkydes, polybutadiene, copolymères styrène-butadiène etc.. De préférence ces composés seront utilisés en solution ou en dispersion dans les solvants ou diluants organiques. Ils peuvent également contenir des plastifiants, épaississants, agents tensio-actifs, catalyseurs ou agents de vulcanisation. La feuille souple résistante à l'eau, que l'on dispose sur la face libre de la couche du liant opposée à celle recouverte de la feuille perméable à l'eau ou ajourée, est choisie parmi les différentes qualités de papier traité, de non-tissés, feuilles de matières plastiques telles que polyethylène, polypropylène, chlorure de polyvinyle plastifié, polyester du type Mylar ou des tissus naturels, artificiels ou synthétiques. Une couche décorative sera de préférence disposée sur la feuille souple résistante à l'eau. Cette couche pourra être constituée par un tissu, un tricot, une série de fils ourdis en chaine, une projection de fibres par exemple par flocage, un matériau non tissé et en général tout produit réalisé à partir de fibres naturelles artificielles ou synthétiques, telles que jute, lin, coton, laine, soie, sisal, coco, ramie, rayonne, fibranne, nylons, polyesters, polyacrylonitrile, rilsan, polypropylène et leurs mélanges. On peut également choisir comme élément décoratif une pellicule de bois, un assemblage de paille, un treillis métallique ou plastique etc... La couche décorative peut également être. constituée par une couche d'enduit ou de peinture, une feuille en matière plastique, un tissu enduit de chlorure de polyvinyle, une mousse vinylique ou de polyurethane, une feuille métallique, une plaque rigide en matière plastique ou en marbre, des mosaïques, des parements de pierre et analogues. La couche décorative peut également être déposée directement sur la couche de liant hydraulique sans interposition d'une feuille résistante à l'eau, notamment lorsque la couche décorative est elle-même peu sensible à l'eau ou est une feuille ou plaque continue ne présentant pas d'interstices. L'invention a également pour objet un procédé de fabrication des revêtements décrits ci-dessus, consistant å revêtIr une face de la feuille souple perméable à l'eau ou ajourée d'une couche de mélange d'un ou plusieurs liants hydrauliques minéraux et d'un ou plusieurs composés organiques, à déposer sur ce mélange une feuille souple résistante à l'eau, à traiter thermiquement l'ensemble des couches ainsi obtenu en vue du durcissement, de la polymérisation ou de la vulcanisation. A titre de variante on pourra également effectuer l'étale- ment de la couche contenant le liant hydraulique sur la feuille souple résistante à l'eau qui servira d'élément de transport lors de la fabrication en continu du revêtement, la feuille perméable à l'eau sera déposée sur l'ensemble des couches ainsi obtenu. Un élément de décor sera fixé par exemple par collage ou thermosoudage sur l'ensemble du complexe. L'invention a enfin pour objet un procédé pour la mise en oeuvre du produit précité suivant lequel on applique sur la face constituée par la feuille souple sensible à l'eau, une colle aqueuse, puis on revêt la surface à recouvrir à l'aide du produit. L'eau est ainsi apportée aux liants hydrauliques qui peuvent faire leur prise tandis que la colle contribue a l'adhérence du produit à ladite surface. Suivant un mode de réalisation du procédé pour la mise en oeuvre du produit, la colle aqueuse est formée d'une solution ou d'une dispersion dans l'eau de l'un ou plusieurs polymères ou copolymères synthétiques, notamment vinyliques, acryliques, ou substances amylacées. Les exemples non limitatifs suivants sont donnés à titre d'illustration de produits, de procédés de fabrication de produits1 et de procédé de-mise en oeuvre de produits selon l'invention. Exemple 1 La figure 1 présente une installation servant à produire le revêtement de structure complexe selon l'invention. On prépare dans un mélangeur approprié (1) un mélange de particules de liant hydraulique et d'un composé organique en solution dans un solvant n'ayant que peu ou aucune action sur le liant hydraulique. Le liant hydraulique est du plâtre, le composé organique un polymère vinylique et le solvant un alcool. Lorsque le mélange présente l'homoqénéité et la viscosité désirées, on procède à l'enduction à la racle (3) dune fa légère (2) de non tissé hydrophile renforcée par une grille en fils de verre. On règle la hauteur de la racle de telle sorte que l'épais- seur de mélange déposé (4) soit de 1 mm. L'ensemble feuille-mélange passe ensuite entre deux cylindres (5) où l'on procède à un calandrage de la couche en meme temps que l'on amène sur cette couche un complexe constitué d'un non tissé couché de polyethylene (6). Ce sandwich passe alors dans un four (7) où il subit un traitement thermique provoquant entre autre l'évaporation de l'alcool du mélange initial dont les vapeurs s'échappent par le conduit (8). Le complexe (9) ainsi obtenu est bobiné en rouleaux en fin de machine. Le produit fini est représenté sur la figure 2. Ce complexe est repris sur une calandre permettant le thermosoudage avec un tissu décor qui est une toile de jute imprimée et colorée. Exemple 2 Le produit préparé selon cet exemple dans une installation représentée sur la figure 3 est caractérisé par le fait que la couche dont la fonction est d'empêcher le passage d'eau vers la couche décorative est un feutre (58 tel que molleton aiguilleté. On prépare dans un mélangeur un mélange (1) de sulfate de calcium semi hydraté servant de liant hydraulique, de perlite expansée représentant la charge inerte, et de polymères vinyliques en tant que liant organique. On chauffe la double enveloppe du mélangeur de telle sorte que l'on obtienne une pâte homogène. Le mélange ainsi obtenu est envoyé entre les rouleaux d'une calandre (2) qui lamine le produit, un troisième rouleau permettant de placer un papier mince renforcé de fils de rayonne (3). L'ensemble papier-pâte de liant hydraulique est aussitôt à nouveau calandré entre deux cylindres (4) où l'on amène, au dessus cette fois, un molleton aiguilleté (5) de 1,5 mm d'épaisseur. Ce molleton s'imprègne totalement de liant. Ce complexe passe ensuite sous une racle où on l'enduit d'une mince couche d'adhésif (6).On réalise enfin le collage d'un tissu décor (7), une toile mixte lin-f ibranne entre deux cylindres calandreurs (8). Le produit obtenu a la structure représentée sur la figure 4. On étale sur la face "papier" de ce produit une colle vinylique en émulsion aqueuse (extrait sec : 25 %), à raison de 250 g/m2. On laisse la colle agir quelques minutes. On applique ensuite le produit encollé sur un mur de béton brut de décoffrage. Après séchage, on constate que le produit a parfaitement masqué les irrégularités du mur. Exemple 3 Le produit préparé selon cet exemple dans une installation représentée à la figure 5 est caractérisé par le fait que la couche décorative étant imperméable à l'eau aucune couche intermédiaire séparant ladite couche de la couche de liant hydraulique, n'est nécessaire. On prépare dans un mélangeur approprié, un mélange (1) de plâtre, de carbonate de calcium, de polymères vinyliques et d'alcool. Lorsque le mélange présente l'homogénéité et la viscosité désirée on procède à l'enduction à la racle d'une cingalette de coton (2) très légère. On règle l'épaisseur de la couche enduite à 0,7 mm. Elle subit ensuite un traitement thermique dans un four tunnel (3) jusqu'à évaporation complète de l'alcool. Le complexe cingalette-platre aborde alors une seconde racle où l'on dépose une couche de chlorure de polyvinyle plastifié en émulsion (4), type plastisol. Un nouveau four tunnel(5) élimine rapidement l'eau de l'émulsion. Le produit ainsi obtenu passe ensuite dans une machine d'impression en relief , non représentée. On obtient finalement un produit complexe, cingalette-plâtre lié-feuille de chlorure de polyvinyle souple imprimée et gaufrée pouvant être stocké sous forme de rouleaux ou dalles. On étale ensuite sur la face "cingalette" de ce produit une colle vinylique en émulsion aqueuse, type MANG RMA par exemple, à raison dé 200 à 250 g/m2. On laisse la colle agir quelques minutes. On applique ensuite le produit encoll8 sur un mur de parpaings de béton correctement dressés et assemblés. Après séchage, on constate que le produit a parfaitement masqué les irrégularités du mur. REVENDICATIONS 1. Revêtement de surface de structure composite comprenant une couche à base de liant hydraulique sur un support caractérisé par un ensemble consistant en une couche de liant hydraulique contenant également des liants organiques et disposée sur une feuille souple perméable à l'eau ou ajourée. 2. Revêtement de surface selon la revendication 1 caractérisé en ce que la face libre de la couche de liant hydraulique dudit ensemble est revêtue d'une feuille souple résistante à l'eau. 3. Revêtement de surface selon les revendications 1 ou 2 caracté risé en ce qu'en outre une couche décorative est disposée sur la face dudit ensemble opposée à celle recouverte par la feuille souple perméable à l'eau ou ajourée. 4. Procédé de fabrication du revêtement de surface selon les reven dicatiorsl et 2 caractérisé en ce que l'on revêt une feuille souple perméable à l'eau ou ajourée d'une couche de mélange d'un ou plusieurs liants hydrauliques minéraux et d'un ou plusieurs composés organiques, l'on dispose sur la face libre de cette couche une feuille souple résistante à l'eau, on traite thermiquement l'ensemble des couches ainsi obtenu, puis on fixe un élément décoratif plan sur la feuille souple résis tante à l'eau. 5. Procédé de fabrication de revêtement de surface selon les revendications 1 et 2 caractérisé en ce que l'on revêt une feuille souple résistante à l'eau d'une couche de mélange d'un ou plusieurs liants hydrauliques minéraux-et d'un ou plusieurs composés organiques, l'on dispose sur la face libre de cette couche une feuille souple perméable à l'eau ou ajourée, on traite thermiquement l'ensemble des couches ainsi obtenu puis on fixe un élément décoratif plan sur la feuille souple résistante à l'eau. 6. Procédé de fabrication de revêtement de surface selon la revendication 3 caractérisé en ce que l'élément décoratif plan est une feuille continue en matière plastique déposée sous forme d'une émulsion directement sur la couche contenant le liant hydraulique. 7. Procédé de revêtement de surface à l'aide du produit selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on enduit la face du produit revêtue de la feuille souple perméable à l'eau ou ajourée par une émulsion ou dispersion aqueuse de colle, et l'on applique un tel produit encollé sur la surface à revêtir.