La présente invention a pour objet un moule pour la préfabrication d'escaliers droits en béton. La tectonique traditionnelle de fabrication des escaliers consiste à réaliser un coffrage sur place, le plus souvent avec des moyens de fortune, et à couler du béton dans ce coffrage. Il est apparu intéressant de réaliser les escaliers de maniés re industrielle, c'est à dire de les fabriquer en usine avant de les transporter et de les placer sur les lieux d'utilisation. Le même coffrage qui peut être réalisé de manier extrêmement précise permet la réalisation d'un très grand nombre d'escaliers. Néanmoins, compte tenu des coûts de fabrication, l'amortissement d'un coffrage n'est fait qu'après fabrication d'au moins une centaine d'escaliers. Or, les grandes séries d'escaliers sont actuellement de plus en plus rares, de telle sorte qué les coffrages sont de plus en plus difficilement amortissables. En effet, il faut tenir compte de plusieurs paramètres susceptibles de varier dans un escalier droit, à savoir la largeur des marches, la profondeur de celles-ci, ainsi que la hauteur des contre-marches. La présente invention vise à remédier à ces inconvénients en fournissant un moule pour la préfabrication d'escaliers permettant à la fois le réglage de la largeur de marche, en fonction du niveau de remplissage du moule, de la profondeur de marche et de la hauteur de contre-marche. Ce moule est du type comportant une première série d'éléments parallèles décalés les uns par rapport aux autres, destinés à la formation des marches et une seconde série d'éléments parallèles et décalés les uns par rapport aux autres destinés à la formation des contre-marches. Chaque élément de la seconde série est perpendiculaire à un élément de la première série et solidaire de celui-ci. Le moule est délimité en regard des éléments destinés à la formation des marches et contre-marches par une banche formant une surface plane. Selon l'invention, chaque élément destiné à la formation d'une marche possède, au-delà de l'élément voisin formant contremarche, un prolongement dont le c8t! opposé à la contre-marche est équipé à proximité de chaque extrêmité de l'élément d'une patte dont l'autre extrêmité est articulée autour d'un axe parallèle à l'arete formée par la jonction entre une marche et une contre-marche, un organe de section en L étant prévu, destiné à prendre appui d'une part, sur une contre-marche et d'autre part, sur la partie de la marche située au-delà de la contre-marche, cet organe présentant à proximité de chacune de ses extrémités deux lumières perpendiculaires à son arête, ménagées dans ses deux ailes et coopérant avec des moyens de verrouillage afin d'assurer son blocage dans la position désirée respectivement par rapport à l'élément destiné à la formation de la marche et par rapport à l'élément destiné à la formation de la contremarche, l'axe d'articulation de chaque patte étant associé à des moyens de déplacement dans une direction perpendiculaire audit axe, excepté pour celui correspondant à la première marche. Les moyens de liaison entre un organe intermédiaire, un élément de marche et un élément de contre-marche sont constitués par des boulons. Pour réaliser le réglage en hauteur des contre-marches, il convient tout d'abord de desserrer les boulons associant les organe s intermédiaires aux contre-marches de manière à permettre un coulissement relatif de ces éléments. Il est alors procédé au déplacement de'la première contre-marche de telle sorte que celle-ci possède la hauteur souhaitée. Du fait de la solidarisation de tous les éléments qui doivent demeurer perpendiculaires deux à deux, les autres contremarches viennent automatiquement à la hauteur de la première contre-marche, les pattes support pivotant au cours de ce mouvement autour de leurs axes respectifs. Il est alors procédé au blocage des boulons dans cette position. Selon une forme intéressante d'éxécution de l'invention, le moule est destiné à la formation de 9 marches, la hauteur de chaque contre-marche pouvant varier entre 160 et 180 mm. Il est donc possible d'obtenir une variation de hauteur correspondant à la hauteur d'une marche. Lorsque la hauteur des contre-marches est réglée, il est procédé au réglage de la profondeur des marches de la manière suivante : les boulons destinés au serrage de l'organe intermé di aire sur les éléments destinés à la formation des marches sont desserrés. Il est ensuite procédé au déplacement des axes d'articulation des pattes. Ce mouvement correspond à une variation de l'hypothénuse du triangle rectangle formé par une marche et une contre-marche et par suite à une variation de la profondeur des marches. Avantageusement, la profondeur des marches est susceptible de varier entre 280 et 314,6 mm de telle sorte que la latitude totale de variation de longueur de l'escalier correspond à la profondeur d'une marche. Selon une forme préférée d'exécution de l'invention, chaque axe d'articulation d'une- patte est associé à un écrou bloqué en rotation, mais déplaçable en translation sur une tige filetée, tous les axes d'articulation des pattes situées d'un même c8té du moule étant alignés et les tiges filetées qui leur sont associées étant coaxiales et possédant des pas différents augmentant à partir du premier élément articulé sur un axe fixe selon une progression arithmétique dont la raison est égale à la valeur du premier terme, ctest à dire au pas de la première tige filetée. Avantageusement, dans ce cas, toutes les tiges filetées associées à un même côté du moule sont montées sur un même arbre monté pivotant dans des paliers et réalisé en plusieurs tron çons, les différents tronçons étant associés deux à deux par un multip11czteur et les deux arbres situés des deux cotés du moule étant associés en rotation par l'intermédiaire d'une chaine d'accouplement. Cet agencement est particulièrement intéressant car ne nécessitant qu'une commande unique pour la variation de la profondeur de toutes les marches. Il suffit d'un étalonnage du volant de commande en pivotement de l'arbre portant les tiges filetées, afin de savoir quelle variation de la profondeur des marches correspond à un pivotement d'une valeur angulaire déterminée de l'arbre portant les tiges filetées. Le fait de réaliser le même arbre en plusieurs tronçons et -de disposer un réducteur entre deux tronçons adjacènts évite l'utilisation de vis de pas trop important. Selon une autre caractéristique de l'invention, les écrous associés aux axes dtarticulations des pattes montées aux deux extrêmités d'un même élément destiné à la formation d'une marche sont obtenus par taraudage d'une même pièce de section rectangulaire de longueur correspondant à la hauteur du moule. Il y a donc une identité parfaite du déplacement des pattes associées aux deux extrémités du moule à chaque paire d'éléments destinés à la formation d'une marche et d'une contre-marche. Dans ce cas, avantageusement, chaque pièce dans laquelle sont ménagés deux écrous présente, à chacune de ses extrémités, au-delà des écrous, une partie rétrécie en forme de tige, chaque tige étant engagée dans une chape longitudinale au moule. De par cette caractéristique, les tiges filetées ne servent nullement au support et au guidage de l'ensemble qui sont assurés par les chapes longitudinales au moule, mais assurent simplement le positionnement des éléments dans la position souhaitée. De toute façon, l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit, en référence au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemple, non limitatif, une forme d'exécution de ce moule Figure 1 en est une vue très schématique de dessus Figure 2 en est une vue très schématique de côté Figures 3 et 4 sont deux vues partiellement en coupe et à échelle agrandie de deux ensembles destinés à la formation de marches et contre-marches respectivement dans une position dans laquelle les contre-marches ont une hauteur minimale et les marches une profondeur minimale et dans une position dans laquelle les contremarches ont une hauteur maximale et les marches une profondeur maximale. La figure 1 représente schématiquement le moule selon l'invention en vue-de dessus. La partie de ce moule destinée à être remplie de béton est limitée sur l'un de ses côtés par une banche droite 2 en regard de laquelle sont prévues deux séries d'éléments, à savoir une série d'élements 3 destinés à la formation des marches, et une série d'éléments 4 destinés à la formation des contre-marches. Chaque élément 3 est solidaire de l'élément 4 destiné à former la contre-marche supérieure. Chaque élément 3 présente, au-delà de l'élément 4 formant contre-marche voisin, un prolongement 5. Ce prolongement 5 est solidaire, à proximité de chacune de ses extrêmités, d'une patte 6 dont l'autre extrêmité est articulée en 7 . Le prolongement 5 de chaque élément 3 est associé à la partie postérieure de l'élément 4 adjacent par un organe d'assemblage 8 de section en L. Cet organe d'assemblage présente, à proximité de chacune de ses extremités, deux fentes perpendiculaires à l'arrête du L. La première fente 9 est située sur la face en appui sur le prolongement 5 d'un élément formant marche et la seconde fente 10 est ménagée dans la face en appui contre l'élément 4 formant contre-marche. Â l'intérieur de la fente 10 est montée une vis 12 solidaire de la patte 6 et traversant par un trou le prolongement 5, un écrou 13 étant associé à cette vis 12 et prenant appui sur l'organe d'assemblage 8. Il est donc possible de modifier la position de l'organe d'assemblage 8 relativement à l'élément 3 et par suite, de modifier la profondeur de la marche. De terme, une vis 14 solidaire de l'élément 3 traverse la fente 10 , un écrou 15 engagé sur cette vis venant en appui sur l'organe d'assemblage 8 .Le desserrage de cet écrou permet de modifier la position relative des éléments 3 et 8 et par suite de modifier la hauteur de la contremarche; Il est à noter qu'il est prévu une entretoise 16 entre l'élément 3 et l'élément 8 de telle sorte que ceux-ci possèdent un décalage suffisant pour ménager un décrochement destiné à la formation du nez de marche. Les axes d'articulation 7 des deux pattes 6 associées à un même élément 3 sont solidaires d'écrous 17 ménagés par taraudages à proximité des extrémités d'un élément unique 18 constitué par un tube de section rectangulaire. Les extrêmités de cet élément 18 sont rétrécies et forment au-delà des écrous 17 des tiges 19 engagées dans des chapes, non représentées au dessin, longitudinales au moule. Chaque écrou 17 est engagé sur une tige filetée 20 . Ceci est vrai pour les pattes 6 associées à tous les éléments 3 sauf au premier, dont l'axe d'articulation est fixe. Les tiges filetées associées aux pattes situées d'un même côté du moule sont toutes coaxiales. Elles sont donc toutes portées par un même arbre 22 monté pivotant dans des paliers 23. Il est à noter que les tiges filetées 20 possèdent des pas différents augmentant à partir du premier élément articulé autour d'un axe fixe, selon une progression arithmétique dont la raison est égale à la valeur du premier terme, c'est à dire au pas de la tige filetée. Afin de limiter les dimensions des tiges filetées 20 utilisées, l'arbre peut être réalisé en deux tronçons associés l'un à l'autre par un multiplicateur 24. Les deux arbres associés aux deux côtés du moule sont reliés par une chaîne d'accouplement 25 de telle sorte que l'ensemble est actionnable par un volant unique 26. L'actionnement de ce volant va provoquer, après desserrage des écrous 13 une variation de l'écartement entre les axes 7 et par suite une variation de la profondeur des marches. Pour le réglage de la hauteur des contre-marches, il est inutile d'actionner le volant 26, c'est-à-dire de modifier l'écartement entre les axes 7, il convient simplement de desserrer tous les écrous 15 et de placer la première contre-marche à la hauteur souhaitée, toutes les autres contre-marches se mettant à la même valeur, ceci en raison du maintien de la perpendicularité entre marches et contre-marches. Comme il ressort de ce qui précède, l'invention apporte une grande amélioration à la technique existante en fournissant un moule pour la préfabrication d'escaliers en béton permettant,de manière extrêmement simple, le réglage de la hauteur des contremarches et de la profondeur des marches. Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas à la seule forme d'exécution de ce moule décrite ci-dessus à titre d'exemple; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes de réalisation. C'est ainsi notamment que les moyens de blocage de chaque organe intermédiaire relativement aux éléments 3 et 4 auxquels il est associé ou que les moyens de déplacement des axes d'articulation 7 pourraient être différents sans que l'on sorte pour autant du cadre de l'invention. - REVENDICATIONS 1. - Moule pour la préfabrication d'escaliers droits en béton, du type comportant une première série d'éléments parallèles et décalés les uns par rapport aux autres destinés à la formation des-marches et une seconde série d'éléments parallèles et décalés les uns par rapport aux autres destinés à la formation des contre-marches, chaque élément de la seconde série étant perpendiculaire à deux éléments de la première série caractérisé en ce que chaque élément destiné à la formation d'une marche posai sède, au-delà de l'élément voisin formant contre-marche, un prolongement dont le côté opposé à la contre-marche est équipé à proximité de chaque extrêmité de l'élément d'une patte dont l'autre extrêmité est articulée autour d'un axe parallèle à l'arête formée par la jonction entre une marche et une contremarche, un organe de section en L étant prévu, destiné à prendre appui d'une part sur une contre-marche, et d'autre part, sur la partie de la marche située au-delà de la contre-marche, cet organe présentant à proximité de chacune de ses extrémités deux lumières perpendiculaires à son arête, ménagées dans ses deux ailes et coopérant avec des moyens de verrouillage afin d'assurer son blocage dans la position désirée respectivement par rapport à l'élément destiné à la formation de la marche et par rapport à l'élément destiné à la formation de la contre-marche, l'axe d'articulation de chaque patte étant associé à des moyens de déplacement dans une direction perpendiculaire audit axe, excepté pour celui correspondant à la première marche. 2. - Moule selon la Revendication 1 caractérisé en ce que chaque axe d'articulation d'une patte est associé à un écrou bloqué en rotation, mais déplaçable en translation sur une tige filetée, tous les axes d'articulation des pattes situées d'un même côté du moule étant alignés et les tiges filetées qui leur sont associées étant coaxiales et possédant des pas différents augmentant à partir du premier élément articulé sur un axe fixe selon une progression arithmétique dont la raison est égale à la valeur du premier terme, c'est à dire au pas de la première tige filetée. 3. - Moule selon la Revendication 2 caractérisé en ce que toutes les tiges filetées associées à un même côté du moule sont montées sur un même arbre monté pivotant dans des paliers et réalisé en plusieurs tronçons, les différents tronçons étant associés deux à deux par un multiplicateur et les déux arbres situés des deux côtés du moule étant associés en rotation par l'intermédiaire d'une chaîne d'accouplement. 4. - Moule selon l'une quelconque des revendications 1 à 3 caractérisé en ce que les écrous associés aux axes d'articulations des pattes montées aux deux extrémités d'un même élément destiné à la formation d'une marche sont obtenus par taraudages d'une même pièce de section rectangulaire de longueur correspondant à la hauteur du moule. 5. - Moule selon la revendication 4 caractérisé en ce que chaque pièce dans laquelle sont ménagés deux écrous présente à chacune de ses extrémités, au-delà des écrous, une partie rétrécie en forme de tige, chaque tige étant engagée dans une chape longitudinale au moule. 6. - Moule selon l'une quelconque des revendications 1 à 5 caractérisé en ce que les moyens de verrouillage associés entre un organe intermédiaire entre élément de marche et élément de contre-marche sont constitués par des boulons.