La présente invention a pour objet un bâtiment à ossature porteuse. Les maisons d'habitation comme d'autres bâtiments d'ailleurs peuvent être réalisées selon plusieurs techniques. - Une première consiste à réaliser une construction selon des méthodes usitées et éprouvées à l'aide d'aggloméres ou de briques. - Une autre méthode consiste à couler en place les murs de la construction. Cette opération nécessite la réalisation et le montage préalables de coffrages. Dans la mesure où il s'agit de maisons devant être fabriquées en grande série, il est possible de réutiliser les coffrages. Néanmoins, l'inconvénient d'une telle solution est le prix de revient de l'opération. En effet, les coffrages sont coûteux, longs à monter et à démonter, et nécessitent des opérations de nettoyage et de transport avant réutilisation qui sont très onéreuses. - Une autre méthode consiste à realiser une ossature métallique ou en bois consistant en un certain nombre de piliers ancrés dans le sol à des distances prédéterminées, qui servent de supports soit à une charpente métallique, soit à une charpente en bois constitue de fermettes clouées ou agrafees. Les piliers reçoivent un parement extérieur constitué de panneaux préfabriqués en ciment ou en bois qui sont fixés sur ceux-ci par exemple par vissage. Ces Qléments préfabriqués reçoivent gdnéralement un enduit de finition de type connu. - Une dernière solution traditionnelle consiste à partir d'une structure poutre à fil sur laquelle est place un treillis métallique à fond de carton qui sert de support à du belon projeté. Dans ces conditions l'ossature est porteuse. Si les deux dernières solutions énoncées, qui mettent en oeuvre des éléments préfabriqués, sont intéressantes en ce sens que le-montage du b timent est extrêmement rapide, ce qui permet d'abaisser son prix de revient, elles n'en présentent pas moins un certain nombre d'inconvénients. Le principal de ceux-ci réside dans les déformations que peuvent subir les parements extérieurs en raison de la dilatation des matériaux. En effet, la température, au niveau de l'ossature n'excède pas 30 C, tandis que la température de la face externe du parement peut atteindre 60 C sous l'effet du soleil. Il se produit donc des dilatations différentielles provoquant, dans le cas de panneaux préfabriqués fixés sur les piliers, des déformations des panneaux proprement dits, ainsi que de légers déplacements relatifs de ces panneaux conduisant à des fissures au niveau des joints. Si ces phénomènes ne sont pas très importants en ce qui concerne la bonne tenue mécanique du bfttiment, ils nuisent néanmoins de façon importante à l'esthétique de celui-ci. Un autre phénomène à prendre en considération est que la clientèle préfère une construction en béton à une construction en panneaux préfabriqués du fait de l'impression de solidité qui se dégage de la première technique envisagée. Cependant, pour les motifs indiquais précédemment, il est difficile de réaliser avec des prix de revient très compétitifs des murs en breton du fait du coût des coffrages. La quatrième technique citée faisant appel à du béton projeté sur une ossature porteuse présente les mômes inconvénients que la technique mettant en oeuvre des panneaux prefabriqués, ceci en raison de la faible épaisseur du béton projeté qui est de l'ordre généralement de 4 cm à 6 cm. La présente invention vise à remédier à ces inconvénients en fournissant un bâtiment à ossature porteuse, du type précité, dont la structure est telle que les déformations dues aux contraintes que subissent les différents matériaux ne se répercutent pas sur l'esthétique du bâtiment. En outre, l'invention fournit un bâtiment dont la réalisation est extrêmement simple à effectuer. A cet effet, selon l'invention sur chaque pilier est fixé au moins un profilé vertical, susceptible de déformation, de hauteur correspondant sensiblement à celle du pilier considéré, la fixation de ces profilés étant réalisée à proximité d'un des bords verticaux de ceux-ci, tandis que leur extrémité libre, faisant saillie du plan extérieur des piliers, sert au support d'un parement extérieur non porteur. De ce fait, lors des dilatations des matériaux, les profilés servant de supports au--parement encaissent les déformations de celui-ci. Selon une forme préférée d'exécution de l'invention, l'extrémité libre de chaque profilé sert à la fixation d'un treillis de hauteur correspondant à celle des piliers1 servant d'élément d'accrochage à du béton projeté. La construction d'un tel bâtiment est extrêmement simple. I1 suffit en effet de fixer un treillis sur le pourtour de l'ossature sur les profilés précités. I1 faut ensuite monter des fonds de coffrage entre les piliers1 puis projeter du béton sur ces fonds de coffrage, le treillis, qui occupe une position sensiblement médiane dans l'épaisseur du mur définitif, jouant le rôle d'élément d'accrochage pour le béton. Après séchage, il suffit de procéder au démontage des fonds de coffrage. Pour un mur de 4 a 6 centimètres d'épaisseur, il suffit d'une journée de travail pour un bâtiment d'une centaine de m2 de surface au sol. Le treillis qui est monté en quelque sorte de façon flottante par rapport aux piliers, encaisse les déformations dues aux différentes dilatations entre les différents matériaux. Il est bien évident que ce treillis peut être en métal galvanisé, en bois, en textile, ou comporter une face cartonnée. Avantageusement, l'extrémitE libre de chaque profile est munie d'un prolongement vers ltextérieur affleurant la face externe du parement extérieur. Ceci permet à l'opérateur de réaliser un mur d'épaisseur régulière, en lissant la face externe du béton projeté à l'aide d'une réglette prenant appui simultanément sur au moins deux des extrémités des prolongements précités des profiles. Selon une autre forme d'exécution de de l'invention, la partie de chaque profilé, située du côté de I'extrémlté libre de celui-ci, affleure le plan extérieur des piliers, est parallèle à celui-ci, et sert à la fixation de panneaux préfabriqués. Ces panneaux peuvent être constitués de bois agglomsré avec isolation thermique incorporée pouvant recevoir une projection mince de deux centimètres d'épaisseur environ, de produits à base de ciment ou de plâtre. Ces panneaux peuvent être composites et comporter une ossature en bois avec isolation thermique, recevant, sur leurs faces extérieures, une plaque telle qu'en fibro-ciment litréebrut ou d'aspect fini. Il peut également s'agir de parements en briques ou en béton cellulaire. Dans ce cas, le montage flottant des panneaux évite leur déformation. De toute façon, l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit en référence au dessin schématique annexé reprEsentant, à titre d'exemples non limitatifs, deux formes d'exécution d'une partie de bâtiment conforme à l'invention Figure 1 est une vue en coupe par un plan horizontal d'un mur dont le parement extérieur est en béton projeté Figure 2 est une vue en coupe par un plan horizontal d'un mur dont le parement extérieur est en panneaux préfabriqués. Dans la forme d'exécution représentée à la figure 1, l'ossature comporte notamment un certain nombre de piliers constitués par des profilés I P N 2. Chacun de ces piliers est ancré dans le sol. Sur chaque pilier est fixé un profilé vertical 3, susceptible de déformations. La fixation de chaque profila a est -awsur' parboulonnage en 4 sur l'aine d'un pilier 2. La hauteur de chaque profilé 3 correspond à celle du pilier 2 auquel il est associe, la fixation du profilé étant réalisée à proximite d'un bord vertical de celui-ci. L'autre bord vertical de chaque profile 2 se trouve à l'extérieur du plan externe des piliers 2, sensiblement à la moitié de ltépaisseur du parement à réaliser. Les extrémités des profilés 3 servent à la fixation d'un treillis de hauteur correspondant à celle des piliers. Entre les piliers 2 sont montes des fonds de coffrages 6. Par ailleurs, les profilés 3 sont munis vers l'extérieur de prolongements 7 de longueur correspondant sensiblement à la moitié de l'épaisseur du mur à réaliser. Cet ensemble étant en place, il est procédé à la projection de béton sur une épaisseur de l'ordre de 4 à 6 centimetres selon les cas, pour former un mur 8 homogène. La régularité de l'épaisseur de ce mur est obtenue par lissage à l'aide de réglettes, non représentées au dessin, déplacées simultanément au contact d'au moins deux prolongements 7. I1 est ensuite possible de déposer sur le parement en béton ainsi obtenu, un enduit 9 traditionnel. I1 ressort de ce qui précede que, sous effet de différences de dilatation, le treillis 5 peut jouer par de'formation des profilés 3. La figure 2 représente une variante de réalisation dans laquelle les profilés, associés à chaque pilier, possèdent une partie 1 située du côté de leur extrémité libre affleurant le plan extérieur des piliers, et parallele à celle-ci. Ces parties 10 servent à la fixation par exemple par vissage de panneaux préfabriqués 12 de type connu. I1 est bien évident que, comme dans le cas précédent un enduit 9 peut être déposa sur la face externe du parement. Dans les deux cas, la cloison est terminée de façon tradi tionnelle, ctest-à-dire avec mise en place d'un isolant dans ltépaisseur entre les piliers, et fixation d'une cloison intérieure 13 de type connu. Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas aux seules formes d'exécution de cette construction, décrites ci-dessus à titre d'exemples ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes de réalisation. - REVENDICATIONS t. - Bâtiment à ossature porteuse, du type comportant un certain nombre de piliers ancrés dans le sol, servant de supports à une charpente et recevant également un parement extérieur non porteur formant les parois-du bâtiment, caractérisé en ce que, sur chaque pilier, est fixe au moins un profilé vertical, susceptible de déformation, de hauteur correspondant sensiblement à celle du pilier considéré, la fixation de ces profilés étant réalisée à proximité d'un des bords verticaux de ceux-ci, tandis que leur extrémité libre, faisant saillie du plan extérieur des piliers, sert au support d'un parement extérieur non porteur. 2. - Bâtiment selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'extrémité libre de chaque profilé sert à la fixation d'un treillis de hauteur correspondant à celle des piliers, servant d'élément d'accrochage à du béton projeté. 3. - Bâtiment selon la revendication 2, caractéris en ce que ltextrémité libre de chaque profilé est munie d'un prolongement vers l'extérieur affleurant la face externe du parement extérieur. 4. - Bâtiment selon la revendication 1, caractérisé en ce que la partie de chaque profilé, située du côté de l'extrémits libre de celui-ci, affleure le plan extérieur des piliers, est parallèle à celui-ci, et sert à la fixation de panneaux préfabriqués.