La présente invention est relative à des catalyseurs pour la conversion d'hydrocarbures saturés en oléfines légères. L'invention concerne plus particulièrement des catalyseurs de craquage spécifiques pour la conversion d'hydrocarbures saturés en oléfines légères et plus particulièrement en éthylène et propylène avec un-rendement et une sélectivite accrus, un procédé de préparation desdits catalyseurs et la mise en oeuvre desdits catalyseurs pour la production desdites oléfines légères. Les procédés classiques et connus de conversion d'hydrocarbu- res liquides ou gazeux en oléfines sont essentiellement basés sur le craquage thermique et en particulier sur le craquage en présence de vapeur d'eau. Les rendements obtenus pour des hydrocarbures liquides ne dépassent généralement pas 30 % en poids en éthylène à des températures variant entre environ 750 et 9000C. On connatt également plusieurs procédés de craquage de fractions pétrolières diverses en éthylène en présence d'un support solide, dont l'action se limitegénéralement è minimiser la formation deoxke sans jamais conduire à une augmentation sensible du rendement en éthylène Les supports solides utilisés à cet effet, sont généralement des oxydes de métaux alcalins, alcalino-terreux ou appartenant à la famille des terres rares et le rendement en éthylène obtenu à partir des hydrocarbures liquides ne dépasse pratiquement jamais 30 % en poids. La demanderesse a découvert maintenant, et mis au point un support solide ayant un effet catalytique sensible dans les réactions de cracking d'hydrocarbures saturés, et qui augmente le rendement et la sélectivité en oléfines légères et en particulier en éthylène lorsque ledit support solide à effet catalytique est mis en contact avec des hydrocarbures saturés. Ce catalyseur solide est un sffico-aluminate cristallin du type zéolithe naturelle ou synthétique et appartenant en particulier à la famille des mordénites ou des faujasites dont le rapport silice/alumine est compris entre 2 et 10 et de préférence entre 5 et 10 en poids. Ces zéolithes ont un diamètre de pore de l'ordre de grandeur de la taille desmolecules d'hydrocarbures, ce qui leur confère un r8le de tamis moléculaire et ont de ce fait, une sélectivité intéressante dans les réactions de cracking des hydrocarbures. Les zéolithes ont été utilisées jusqu'à présent, pour les zéolithes du type faujasite X ou Y dans des réactions de cracking catalytique pour transformer des distillats moyens en distillats légers et dans des réactions d'hydrocracking pour transformer les gasoils lourds en distillats légers. Ces zéolithes ont été employées plus particulièrement en mé lange avec un support silice/alumine amorphe comportant 5 à 10 % en poids de zéolithe dans le support. Les zéolithes du mordénite qui ont un diamètre de pore de 6 à 7 , ont été essentiellement utilisées dans les réactions déparaffinage. Leur faible diamètre de pore fait qu'elles s'attaquent aux n-paraffines qui sont craquées pour la plupart en gaz, surtout liquéfiables, lorsque la réaction a lieu en présence d'hydrogène et d'une fonction hydrogénante telle que Pt, Pd, Ni... incorporée dans le support. I1 est à noter que ce type de catalyseur n'a jamais été utilisé dans la conversion d'hydrocarbures saturés en oléfines légères. La demanderesse a découvert maintenant, qu'il était possible de transformer par craquage non seulement les hydrocarbures paraffiniques normaux, mais aussi des hydrocarbures isoparaffiniques en oléfines légères, avec un rendement et une sélectivité nettement améliorés, en utilisant des zéolithes modifiées par un traitement d'échange d'ions suivi d'un traitement thermique. Le rendement est défini par le rapport poids de produit x 100 poids de l'alimentation alors que la sélectivité est définie par le rapport poids de produit poids de l'alimentation x 100 transformée et équivaut au rapport rendement conversion. L'invention ajonc pour objet des zéolithes modifiées par le traitement d'échange d'ions suivi d'un traitement thermique. Elle a également pour objet ledit procédé de modification des zéolithes, en vue de permettre leur utilisation dans la conversion d'hydrocarbures saturés en oléfines légères telles qu'en éthylène, propylène. Elle a enfin pour objet, un procédé de conversion d'hydrocarbures saturésen oléfines légères mettant en oeuvre lesdites zéolithes modifiées. Les catalyseurs de craquage spécifiques suivant la présente invention sont des zéolithes essentiellement caractérisées par le fait que l'on a remplacé les cations alcalins ou alcalino-terreux, incorporés au réseau cristallin de ladite zéolithe, par des cations acides, ledit traitement d'échange d'ions étant suivi par un traitement thermique destiné à améliorer la dispersion des cations dans le catalyseur, modifiant ou non l'état d'oxydation desdits cations. Le traitement d'echange-d'ions s'effectue en mettant en contact la zéolithe avec une solution aqueuse contenant éventuellement des solvants minéraux et/ou organiques, et contenant le ou les cations acides à échanger. On traite ainsi une zéolithe du type mordénite par un acide minéral fort tel qu'une solution concentrée ou diluée d'un hydracide halogené comme l'acide chlorhydrique, l'acide fluorhydrique ou d'autres acides comme l'acide sulfurique, l'acide borique. Les concentrations en acides peuvent varier entre 1 et 80 7. et plus particulièrement entre 10 et 40 % On ne dépasse généralement pas 40% de concentration en raison du fait principalement que le rendement en éthylène ou propylène se stabilise essentiellement à partir de 40 7. de concentration, alors que le coQt augmente. I1 est également possible d'incorporer dans lesdites zéolithes, des cations NH4 en traitant par exemple une zéolithe telle que la faujasite, avec un sel d'ammonium comme l'acétate d'ammonium. Ce traitement d'échange d'ions n'a pas pour but d'imprégner le support d'ions acides mais bien d'effectuer un véritable échange des ions alcalins du support initial par des ions acides qui sont incorporés au réseau cristallin, ce qui permet d'obtenir des sites acides très actifs sur le catalyseur après le traitement thermique subséquent. I1 est possible lors du traitement d'échange d'ions et notamment du traitement acide, de moduler la sélectivité du catalyseur en résultant et plus particulièrement de la mordénite. Ainsi, la demanderesse a constaté qu'en opérant avec des solutions plus concentrées en acides, on accroit la sélectivité en éthylène du catalyseur. Les solvants utilisables dans les traitements d'échange d'ions, sont en plus de l'eau, des acides minéraux tels que l'acide chlorhydrique, l'acide sulfurique, l'acide nitrique... et des solvants organiques tels que l'éthylène diamine tétracétique ou le tétrachlorure de carbone. La demanderesse a également découvert, que le traitement acide d'échange d'ions entraînait une désalumînation dudit catalyseur. On constate ainsi une perte en aluminium d'environ 1 % pour une solution d'acide chlorhydrique à 60 %. Cette perte en alumine, permet également d'accroître l'activité craquante du catalyseur, du fait que l'on déplace la répartition des charges ioniques dans le réseau cristallin et que l'on accroît la stabilité du catalyseur à haute température. - ,Ce traitement d'échange d'ions peut éventuellement être suivi ,par d'autres traitements échange d'ions, qui ont pour but soit d'accroître encore l'activité craquante du catalyseur, ainsi que sa stabilité, soit d'incorporer en plus de la fonction acide, une autre fonction catalytique. On peut ainsi introduire dans la zéolithe suivant le but recherché, des métaux de transition tels que les métaux du groupe VIII du tableau périodique, des ions alcalines, alcalino-terreux, des terres rares... On peut ainsi après traitement des zéolithes par le procédé d'échange d'ions, soumettre la zéolithe ainsi obtenue à un échange desdits ions'par des cations appartenant à la famille des terres rares, telles que de préférence le cérium, le lanthane, le néodyme, le praséodyme...etc, dans le but d'accroître l'activité craquante du catalyseur ainsi que sa stabilité. Cet échange est effectue en mettant en contact une solution aqueuse contenant un mélange de chlorure de terres rares contenant 30 à 40 % de cérium, 10 à 20 % de lan- thane, du néodyme et du praséodyme avec ladite zéolithe comportant lesdits sites acides actifs. La concentration en équivalents molaires de lanthane peut varier entre 0,1 mole et 2 moles. Le volume de la solution utilisée varie entre 5 et 10 fois le poids du catalyseur traité. Dans le but d'incorporer au support une autre fonction catalytique telle qu'une fonction hydrogènante ou deshydrogénante, on traite les zéolithes à sites acides obtenus par le premier traitement d'échange d'ions, avec une solution aqueuse contenant par exemple un métal du groupe VIII de la classification périodique tel que de préférence le platine, le palladium et le nickel. On met en oeuvre à cet effet, par exemple, des solutions aqueuses d'acide hexachloropiatinique, de chlorure de palladium sous forme ammoniacale, de nitrate nickel, etc.. Le volume de solution employée varie entre 1 et 4 fois le poids du catalyseur à site acide actif à traiter.Le poids de métal dans la solution est égal au poids de métal désiré sur le catalyseur et est compris généralement entre 0,1 et 1 % en poids. Après les traitements d'échange d'ions le catalyseur ainsi modifié est soumis à un traitement thermique ayant pour but d'améliorer la dispersion des cations dans le catalyseur en modifiant ou non leur état d'oxydation. Le catalyseur obtenu après l'opération d'échange d'ions est traité thermiquement à des températures pouvant atteindre 8000C et qui sont de préférence comprises entre 400 et 7000C dans un courant de gaz inerte ou de gaz actif suivant que l'on désire ou non modifier l'état d'oxydation du cation. En effectuant le traitement thermique en présence dlun gaz inerte tel que l'azote ou l'hélium, l'état d'oxydation du cation n'est pas modifié. Par contre, en opérant en présence d'un gaz réducteur tel que l'hydrogène ou oxydant tel que flair, l'état d'oxydation des cations sur les sites actifs du catalyseur est modifié. La réduction ou l'oxydation des ions déposés a une influence sensible sur la dispersion de ces ions, et donc sur l'activité du catalyseur. Ainsi, un traitement thermique en présence d'un gaz oxydant tel que l'air, permet généralement de conférer aux ions métalliques, un état d > oxyda- tion tel que le catalyseur obtenu est plus actif. Le procédé de préparation des catalyseurs spécifiques suivant la présente invention est essentiellement caractérisé comme cela ressort des dévelop- ments ci-dessus par le fait que l'on soumet une zéolithe à un traitement d'échange des cations alcalins présents initialement dans ladite zéolithe par des cations acides, ledit traitement d'échange d'ions étant éventuellement suivi par un second traitement d'échange d'ions destiné à améliorer l'activité craquante du catalyseur ainsi que sa stabilité par l'utilisation de cations de terres rares et/ou d'incorporer au support une autre fonction tatalytique telle qu'une fonction hydrogénante ou deshydrogénante en effectuant un échange partiel des ions acides, par des ions d'un métal appartenant au groupe VIII de la classification périodique, ledit traitement d'échange d'ions étant suivi par un traitement thermique ayant pour but d'améliorer la dispersion des cations dans le catalyseur en modifiant ou non leur état d'oxydation. Le procédé de conversion d'hydrocarbures saturés en oléfines légères consiste à mettre en contact lesdits hydrocarbures saturés avec les catalyseurs à base de zéolithes tels que définis et préparés ci-dessus. A cet effet, la demanderesse a mis au point un procédé permettant d'évaluer l'activité du catalyseur et notamment son effet sur la conversion des hydrocarbures saturés en oléfines légères. Ce procédé consiste à opérer dans un microréacteur à quartz contenant le catalyseur tel que défini ci-dessus opérant en lit fixe. La température moyenne est comprise entre 550 et 8500C et de préférence entre 650 et 750"C. Le test est effectué à pression atmosphérique et le temps de contact de l'alimentation hydrocarbonée sur le catalyseur est compris entre 0,1 et 1 seconde et de préférence entre 0,2 et 0 > 5 secondes. On utilise la méthode dite par "pulses" consistant à envoyer pendant un temps très court, une petite quantité d'hydrocarbures (entre 0,1 et 1 mg) dans le circuit de gaz inerte ou de vapeur d'eau qui balaie en continu le réacteur et une colonne de chromatographie en phase gazeuse. On effectue cette conversion à pression atmosphérique et le rapport de dilution de l'alimentation hydrocarbonée dans le gaz vecteur est compris entre 0,01 et 0,5 exprimés en mole HC mole gaz vecteur et de préférence entre 0,05 et 0,2 V/o. La demanderesse a par ailleurs constaté que l'augmentation du temps de contact accroît la sélectivité en oléfines légères et particulièrement en éthylène alors que dans un craquage thermique classique, l'augmentation du temps de contact diminue la sélectivité ex définies légères au profit d'oléfines plus lourdes conduisant à la formation de cocke. Ainsi, dans le cas des catalyseurs selon la présente invention, l'accroissement de la sélectivité en oléfines légères s'accompagne d'une limitation de la formation de cocke. Les exemples suivants sont destinés à illustrer l'invention, sans toutefois la limiter. EXEMPLE 1 Une zéolithe commerciale du type mordénite sous forme sodium, est; incorporée dans une solution d'acide chlorhydrique concentré commercial dilué à 20 % et chauffée à reflux pendant 2 heures, en opérant avec un volume de solution quadruple du poids de catalyseur. La zéolithe ainsi traitée est une silice alumine cristalline contenant des ions sodium dont l'ouverture des pores est comprise entre 5 et 7 A. La formule est Na8, A18, Si40 096 > 24H20. Lateneur en alumine est de 11,3 % en poids et la teneur en sodium est de 3,8 % en poids. Le catalyseur ainsi traité en solution acide est ensuite séché à 1500C à l'étuve pendant 24 heures. Le catalyseur ainsi obtenu , ainsi que la zéolite commerciale du type mordénite, n'ayant subi aucun traitement de modification par échange de cations, sont soumis à l'essai de laboratoire suivant, consistant à effectuer un craquage catalytique enlitfîxe den-heptane. Cet essai consiste à envoyer sur le catalyseur précité, une-alimen- tation de n-heptane dilueepar un courant de gaz inerte (azote). Le débit d'alimentation de n-heptane en poids par unité de temps par poids de catalyseur et parunité de temps(en heure) est pris égal à 10 et l'injection de n-heptane dans le gaz vecteur est effectué par séquence, de telle manière qu'à chaque séquence d'injection, le temps de contact du mélange gazeux d'alimentation soit compris entre 0,1 et 0,5 seconde. Les conditions opératoires sont les suivantes: - température moyenne du réacteur :7000C, - pression totale : pression atwosphérique, - temps de contact : 0 > 1 seconde. La sortie du réacteur est directement reliée à une colonne de chromatographie en phase gazeuse pour permettre l'analyse de l'effluent gazeux. On effectue également à titre de comparaison, un essai similaire en remplaçant le catalyseur zéolithe non traité ou traité, par une quantité équivalente de petites billes de quartz, inertes catalytiquement de meme granulometrie, à savoir une granulométrie de norme 20-40 (norme ASTM E1161). Les résultats sont les suivants : voir tableau I ci-après. TABLEAU I Catalyseur billes de catalyseur Nature du support zéolithe quartz modifié Taux de conversion % poids 36 28 91,1 Poids d'hydrocarbures plus légers que l'alimentat. # x 100 # poids d'alimentation] Rendement en éthylène (par rapport à l'alimentation) % poids 14 13 35,8 Rendement en propylène (par rapport à l'alimentation) % poids 9 5 30,6 Rendement en oléfines légères (éthylène + propylène) % poids 23 18 66,4 On constate donc en mettant en oeuvre les zéolithes modifiés suivant la présente invention, une très forte amélioration du taux de conversion et du rendement en oléfines légères. EXEMPLE 2 Un catalyseur du type mordénite commercial, tel que défini dans l'exemple 1 est traité de façon analogue à celle décrite dans l'exemple 1, en remplaçant la solution d'acide chlorhydrique concentrée commerciale diluée à 20 % par une solution d'acide concentrée diluée à 40 %. Les conditions des essais sont similaire à celles de l'exemple 1 et l'on obtient les résultats suivants - Taux de conversion (% poids) : 91,8 - rendement en éthylène (% poids) : 42 - rendement en propylène (% poids) 29,3 - rendement en oléfines légères ( % poids) 71,3 On constate ainsi qu'il est possible de moduler la sélectivité en oléfines légères, én modifiant la concentration de l'acide utilisé pour-le traitement d'échange des cations. EXEMPLE 3 Le catalyseur du type mordénite commercial selon l'exemple I, traité comme décrit dans l'exemple 1 est testé dans les mêmes conditions- que celles décrites dans l'exemple 1 à l'exception que le temps de contact de l'alimentation n-heptane sur le catalyseur est égal à 0,2 secondes.On obtient les résultats suivants - taux de conversion (% poids) : 96,8 - rendement en éthylène ( % poids) : 52,6 - rendement en propylène ( % poids) : 23,3 - rendement en oléfines légères (% poids) : 75,9 Dans ce cas également, on constate que l'augmentation du temps de contact de l'alimentation hydrocarbonée avec le catalyseur, provoque une augmentation du taux de conversion et une augmentation du rendement de pro- duction d'olefines légères en raison notamment d'une forte augmentation du rendement de production d'éthylène. Le catalyseur objet de la présente invention, permet donc d'améliorer en particulier la sélectivité de la production d'éthylène lorsqu'on augmente le temps de contact de l'alimentation avec ce dernier. EXEMPLE 4 Le catalyseur du type mordénite décrit dans l'exemple 1 est testé dans les mêmes conditions que dans l'exemple 3, a ltexception que la température moyenne du réacteur est prise égal à 7500C. On obtient les résultats suivants - taux de conversion ( % poids) : 99,4 - rendement en éthylène (% poids) : 59,2 - rendement en propylène (% poids) : 19,2 - rendement en oléfines légères (% poids : 78,4 On constate également que l'élévation de la température du test de lactivité conduit à une conversion pratiquement totale et à une amélioration de la sélectivité en éthylène. EXEMPLE 5 Le catalyseur du type mordénite commercial de l'exemple 1 qui a subi le traitement acide décrit dans l'exemple 1, est soumis à un traitement d'échange avec une solution de chlorure palladeux PdC12 suivant une méthode connue en elle-m8me consistant à placer 1 mg de support dans 2 ml de cette solution contenant une quantité de palladium égale à celle voulue sur le sup port.Le tout est placé dans un évaporateur rotatif pendant 64 heures. L'échange se fait à température ambiante. Le catalyseur est ensuite lavé et séché à l'étuve pendant 24 heures à 110 C. Après ce traitement d'échange, le catalyseur subi un traitement thermique de recuit sous balayage d'air à 550qu pendant 5 heures. L'analyse du catalyseur ainsi préparé indique une quantitê de palladium à 0,11 % en poids. Ce catalyseur est soumis à l'essai décrit dans l'exemple 1 et l'on obtient les résultats suivants - taux de conversion ( % poids) : 99 - rendement en éthylène (% poids) : 39,3 - rendement en propylène ( % poids) : 33,6 - rendement en oléfines légères ( % poids) : 72,9 EXEMPLE 6 Un catalyseur préparé comme cela est indiqué dans l'exemple 2 est soumis à l'essai décrit dans l'exemple 1, à l'exception que l'on remplace l'alimentation par de l'iso-heptane pur. On obtient les résultats suivants Nature de l'alimentation Alimentation iso-C7 taux de conversion % poids 91,6 renedment en éthylène % poids 32,8 rendement en propylène % poids 34,2 renement en oléfines légères % poids 67 On constate que bien que soumis à une alimentation réputée diffi 'cile à convertir en oléfines légères, le catalyseur objet de l'invention permet d'obtenir des rendements en ces produits sensiblement voisins de ceux obtenus à partir d'une alimentation considérée excellente pour cette production. EXEMPLE 7 Un catalyseur zéolithe du type commèrcial du type faujasite Y est soumis à un traitement d'échange des ions sodium Na+ par des ions NH4+ en mettant ledit catalyseur en contact avec une solution d'acétate d'ammonium CH3COONH selon un procédé connu, consistant par exemple à placer une solution dtacétate d'ammonium 3 M avec le support dans un évaporateur rotatif pendant 1 heure à température ambiante. Le support est ensuite lavé et séché à l'étuve pendant 24 heures à 110 C (volume de solution en ml = ia fois la masse de catalyseur (g) Ce traitement d'échange est suivi d'un traitement de recuit à 5500C sous atmosphère d'air pendant 5 heures. Le catalyseur ainsi traité est soumis à l'essai décrit dans ltexemo ple à l'exception que la température moyenne est égale à 650 C. On obtient les résultats suivants - taux de conversion ( % poids) : 42,4 - rendement en éthylène (% poids) - rendement en propylène ( % poids) - rendement en oléfines légères ( % poids) : 21,5 A titre de comparaison, on a soumis au même essai, un catalyseur faujasite Y n'ayant pas subi le traitement d'échange précité et les billes de quartz de l'exemple 1. Les résultats obtenus sont les suivants Catalyseur i os de Nature du support faujasite Y quartz commerciale taux de conversion % poids 8,7 4,5 rendement en oléfines légères % poids 5,1 3 On constate également dans ce cas, que le traitement suivant 1' in- vention, permet d'améliorer nettement les rendements et le taux de conversion du n-heptane en oléfines légères. Les tableaux II et III suivants sont destinés à illustrer des catalyseurs obtenus suivant l'invention. TABLEAU II - MORDENITE NA+ Non T r a i t é e traitée HCl 20% HCl 40% HCl 60% Platine 2 heures 2 heures 2 heures Teneur en sodium (en poids) 3,8 % 0,97 % 0,71 % 0,51 % 0,75 % Teneur en silice (en poids) | 67,4 % | 65,7 % | 65,7 % | 65,7 % | 65,7 % Teneur en alumine (en poids) 11,9 Z 10,38 % 9,44 % 9,44 Z 9,44% Rapport molaire SiO2 9,63 11,03 1,41 11,91 A1203 TABLEAU III - FAUJASITE Y (Na+) T r a i t é e Non traitée CH COONH Platine + terre rare Teneur en sodium (en poids) | 8,8 % | 4,2 % | 4,0 % Teneur en silice ( en poids) 63,5 % Teneur en alumine (en poids) | 22,0 % | 20,2 % | 20,2 % Rapport molaire SiO2 4,9 5,33 5,33 Al2O3 teneur en platine (en poids) 0,31 % teneur en terres rares (en poids) 10,2 % REVENDICATIONS 1. Catalyseur de craquage spécifique pour la production t'oléfines, caractérisé par le fait qu'il s'agit d'une zéolithe , comportant des sites acides actifs, résultant d'un traitement d'échange des cations initialement présents dans ladite zéolithe avec des cations acides suivi d'un traitement thermique. 2. Catalyseur selon la revendication 1, caractérisé par le fait que ladite zéolithe a été soumise à un traitement d'échange d'ions consistant à la mettre en contact avec une solution aqueuse contenant le ou les cations acide à échanger et éventuellement des solvants minéraux et/ou organiques. 3. Catalyseur selon la revendication 1 ou 2, caractérisé par le fait que ladite zéolithe est la mordénite, qui a été soumise à un traitement d'échange d'ions, au moyen d'une solution d'un acide minéral fort tel que les hydracides halogénés, l'acide sulfurique, l'acide borique. 4. Catalyseur selon la revendication 3, caractérisé par le fait que la concentration en acide desdites solutions est comprise entre 10 et 40 Z en poids. 5. Catalyseur selon la revendication 1 ou 2, caractérisé par le fait que ladite zéolithe est la faujasite qui a été soumise à un traitement d'échange d'ions, au moyen d'une solution contenant un sel d'ammonium tel que l'acétate d'ammonium. 6. Catalyseur selon l'une quelconque des revendication 1 à 5, caractérisé par le fait que ledit traitement d'échange d'ions a été effectué en utili sant une solution aqueuse contenant des solvants choiss parmi les acides miné- raux tels que l'acide chlorhydrique, l'acide sulfurique, l'acide nitrique et les solvants organiques tels que l'méthylène diamine tétracétique et le tétrachlo rué de carbone. 7. Catalyseur selon lune quelconque des revendications 1 à 6, carac tersé par le fait que ladite zéolithe comprend en plus des sites acides actifs, des cations appartenant à la famille des terres rares résultant d'un second traitement d'échange d'ions avec une solution aqueuse contenant lesdits cations de terre rare. 8. Catalyseur selon la revendication 7, caractérisé par le fait que ladite zéolithe comportant en plus des sites acides actifs, des cations appartenant à la famille des terres rares, résulte de la mise en contact de ladite. zéolithe à sites acides actifs, avec une solution contenant des sels de terres rares tels que des sels de cérium, de lanthane, de néodyme et de praséodyme. 9. Catalyseur selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que ladite zéolithe comporte en plus des sites acides actifs, une autre fonction catalytique résultant d'un second traitement d'échange d'-ions ayec une solution aqueuse contenant un métal du groupe VIII de la classification périodique. 10. Catalyseur selon la revendication 9, caractérisé par le fait que ledit métal est choisi parmi le platine, le palladium, le nickel. 11. Catalyseur selon l'une quelconque des revendications 9 à 10, caractérisé par le fait que ladite zéolithe comportant en plus des sites acides actifs, une autre fonction catalytique, résulte de la mise en contact de la zéolithe à sites acides actifs avec une solution aqueuse d'acide hexachloroplatinique, de chlorure de -palladium sous forme ammoniacale, de nitrate de nickel. 12. Catalyseur selon l'une quelconque des revendications 9 à 11, caractérisé par le fait que ledit métal est présent dans des proportions de 0,1 à i Z en poids. 13. Catalyseur selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisé par le fait que la zéolithe résultant du traitement d'échange de l'ion, a été soumise à un traitement thermique effectué à des températures pouvant atteindre 8000C et comprises de préférence entre 400 et 7000C, dans un courant de gaz inerte ou de gaz actif. 14. Catalyseur selon la revendication 13, caractérisé par le fait que ledit traitement thermique a été effectué en présence d'azote ou d'hélium. 15. Catalyseur selon l'une quelconque des revendications 13 ou 14, caractérisé par le fait que ledit traitement thermique a été effectué en présence d'air. 16. Procédé de préparation d'un catalyseur tel que défini dans l'une quelconque des revendications 1 à 15, caractérisé par le fait que lton met .en contact une zéolithe comportant des cations alcalins ou alcalino-terreux, avec une solution aqueuse contenant un ou des cations acides à échanger, ainsi que des solvants minéraux ou organiques, et qu'on la soumet ensuite àtn bmiblentthermique. 17. Procédé selon la revendication 16, caractérisé par le fait que ladite solution aqueuse contient un hydracide halogéné tel que l'acide chlorhydrique,l'acide fluorhydrique, ou des acides sulfurique, borique. 18. Procédé selon la revendication 16 ou 17, caractérisé par le fait que ladite solution aqueuse contient un sel d'ammonium tel que l'acétate d'ammonium. 19. Procédé selon l'une quelconque des reendications 15 à 17, caractérisé par le fait que ledit traitement d'échange d'ions est suivi par un second traitement d'échange d'ions consistant à mettre en contact le catalyseur résultant du premier échange d'ions, avec une solution aqueuse contenant des ions appartenant à la famille des terres rares. 20. Procédé selon la revendication 19, caractérisé par le fait que ladite solution aqueuse mise en contact avec le catalyseur résultant du premier traitement d'échange d'ions contient 30 à 40 Z de chlorure de cé cérium, 10 à 20 Z de chlorure de lanthane, du néodyme et du praséodyme. 21. Procédé selon la revendication 19 ou 29, caractérisé par le fait que le volume de la solution contenant lesdits cations appartenant à la famille des terres rares, varie entre 5 et 10 fois le poids du catalyseur traité. 22. Procédé selon l'une quelconque des revendications 16 à 18, caractérisé par le fait que ledit catalyseur résultant du premier traitement d'échange d'ions, est mis en contact avec une solution aqueuse contenant des ions d'un métal du groupe VIII de la classification périodique. 23. Procédé selon la revendication 22, caractérisé par le fait que ladite solution aqueuse contient l'acide hexachloroplatinique, le chlorure de palladium sous forme ammoniacale, le nitrate de nickel. 24. Procédé selon la revendication 22 ou 23, caractérisé par le fait que le volume de solution contenant lesdits métaux du groupe. VIII de la classification périodique, varie entre 1 et 4 fois le poids du catalyseur à sites acides actifs. 25. Procédé selon l'une quelconque des revendications 16 à 24, caractérisé par le fait que le traitement thermique s'effectue à une température pouvant atteindre 8000C et comprise de préférence entre 400 et 7000C dans un courant de gaz inerte ou d'un gaz réducteur ou oxydant, suivant que l'on désire ou non modifier l'état d'oxydation du cation incorporé à la suite du traitement dtéchange d'ions. 26. Procédé de conversion d'hydrocarbures saturés enolé- fines légères, caractérisé par le fait que l'on met en contact ledit hydrocarbure saturé, avec un catalyseur tel que défini dans l'une quelconque des revendications 1 à 15, préparé selon l'une quelconque des revendications 16 à 25. 27. Procédé selon la revendication 26, caractérisé par le fait que la température lors du traitement de conversion est comprise entre 550 et 8500C et de préférence entre 650 et 7500 C.