La présente invention concerne un nouveau procédé pour la réalisation d'enduits superficiels. Les "enduits superficiels" ou nenduits d'usures sont des revêtements d'épaisseur faible qui ne procurent aucun phénomène de renforcement sur les chaussées, mais qui forment les couches de roulement soit sur des chaussées déjà revêtues dont il faut assurer 1'entretien, soit sur des chaussées neuves sur lesquelles ils forment la couche de roulement. Pour la France, ces enduits superficiels ont fait objet d'une directive du nMinistère de ltEquipement et du logement" (février 1972). La technique actuellement utilisée pour réaliser ces enduits superficiels consiste à déposer, sur la surface à revêtir, une couche d'un liant hydrocarboné sur laquelle on dépose une quantité déterminée de granulats répondant à des caractéristiques très précises de dimensions, de dureté, de propreté, de formes, etc. Comme liant hydrocarboné, on-utilise généralement des bitumes fluidifiés ou fluxés ou des émulsions de bitume ; ou des goudrons QU des bitumes-goudrons ou des bitumes et goudrons améliorés par des résines synthétiques. ou des élastomères ou des charges d verses. La présente invention concerne un nouveau procédé pour la réalisation d'enduits superficiels, caractérisé en ce que - d'une part on utilise un liant hydrocarboné présentant une bonne adhésivité, très visqueux et exempt de solvants destines à le rendre plus fluide (c'est à dire non fluxé). - d'autre part après réalisation de ltenduit superficiel comportant ledit liant bitumineux et le granulat, on chauffe l'ensemble de cet enduit pour le porter à une température comprise entre 100 et 1500 C. Comme liant hydrocarboné présentant une bopn adhésivité, on utilise un bitume pur (dont la pénétrabilité peut être comprise entre 40 et 220) dont on améliore l'adhesivité par adjonction soit de brai mou provenant de la distillation du goudron de houille ou de steam cracking, soit d'agents d'adbesivité (connus), soit de polymères ou de résines,Cn peut bien entendu utiliser simultanément plusieurs produit tels que cités ci-dessus permettant l'amélioration de l'adhésivité du bitume. Le liant bitumineux préféré comporte - de 70 à 85 % en poids de bitume pur - de 15 à 30 % en poids de braide goudron de houille ce mélange pouvant comporter des résines ou des polymères divers. Comme granulat on peut utiliser les granulats connus spécifiés dans les normes relatives aux enduits superficiels et dont par exemple la granulométrie définie par le rapport d/D (d et D étant les mailles de tamis) est de 4/6,3 ou 6,3/10 ou 10/14. La réalisation des enduits superficiels selon l'invention s'effectue selon le processus suivant - on répand sur la surface à revêtir une couche de liant hydrocarboné ; cette couche a une épaisseur comparable à celle des couches (de liants hydrocarbons)utiîisée5 pour les enduits superficiels c'est à dire correspond à une quantité de liant variable entre environ 0,8 et 1,8 kg par mètre carré à revêtir ; cette couche de liant est déposée à température relativement basse, compte-tenu des propriétés de ce liant, cette température est comprise entre 80 et 1400 C environ, alors que le liant, utilisé dans des conditions connues, nécessiterait l'emploi de tespératurf de tordre de 1600 C au moins. - sur cette couche de liant on répand les granulats de façon à réaliser un tapis de produits solides ; les quantités de granulats utilisés sont du même ordre de grandeur que les quantités de granulats employés dans les enduits superficiels antérieurement connus, moins lsexcès habituel, qui est, dans ce cas, totalement inutile. - on effectue ensuite le compactage des granulats et du liant bitumineux par exemple par cylindrage selon les procédés connus dans certains cas cependant ce compactage peut être évité. - on réalise enfin un chauffage de ltenseuble de la couche granulat-liant et de la couche superficielle sur laquelle repose cette couche granulat-liant jusqu'à une température comprise entre 100 et 1500 C environ. Ce chauffage peut être effectue par un moyen de chauffage connu tel que soufflage de gaz (air par exemple) chaud ou rayonnement infra-rouge. Il est important de noter que ce chauffage doit permettre non seulement une bonne adhésion entre le granulat et le liant hydrocarboné mais encore l'adhésion entre cette couche complexe et la sous couche sur laquelle elle repose. I1 est hien entendu possible selon l'invention de réaliser des revêtements superficiels mono ou multicouches. Les avantages du procédé selon l'invention sont impor- tants ; on peut par exemple indiquer - que le fait d'utiliser un liant hydrocarboné non fluxé constitue une économie notable en huiles combustibles, évite le ressuage des éléments légers contenus dans le liant fluxé, évite les émis- sions de fumées pendant la pose du liant, permet l'utilisation du même liant par tous lestemps. - que le fait de faciliter l'adhésion du granulat au liant et de la couche complexe à la sous couche conduit à une solidité particulière de ces enduits superficiels. - que le liant hydrocarboné déposé sur la chaussée est immédiatèment dans son état de service, sans qutil faille attendre une prise ou évaporation dtune partie des solvants. De plus, il ne subira aucune évolution ultérieure. - qutil est possible de réaliser ces enduits par tous les temps et en toute saison et quel que soit l'état du terrain à revêtir en effet si la surface à revêtir est humide on profitera du fait que l'on dispose sur le chantier dtune machine à chauffer pour sécher et éventuellement préchauffer la surface à revêtir. Cet avantage entrai ne un intérêt considérable pour les équipes chargées de mettre en place ces enduits superficiels. - que 1'enduit réalisé est immédiatement utilisable sans risque de détérioration et sans risque de projection de granulats par les véhicules ; il suffit généralement d'un simple balayage de l'enduit à la fin de sa mise en place. - que l'application de l'enduit peut être évitée pendant les mois d'intense circulation routière, ctest à dire juillet et août, permettant une fluidité plus grande du trafic, puisque le travail est possible durant toutle reste de l'année, contrairement aux enduits superficiels connus, pour lesquels le beau temps et la chaleur sont nécessaires, en particulier juillet et août. - que le procédé est avantageusement utilisable pour la réparation des chaussées dégradées par la formation de fissures ou d'arrachements localisés ou des chaussées rendues trop grasses par la remontée du liant bitumineux précédemment utilisé. L'exemple suivant non limitatif illustre l'invention. On a utilisé comme liant bitumineux un mélange binaire constitué de 80 % en poids d'un bitume (pénétration 80 - 100) et de 20 % en poids dcun brai de houille (pénétration 300) ; ce mélange est répandu sur une chaussée à une température de 100 à 1200 C en quantité de 1,3 kg au mètre carré ; sur ce liant mixte hydrocarboné on a répandu, à raison de 10 litres par mètre carré, une couche de granulat de dimensions 8-10 (mm) ; on a ensuite compacté cette couche par cylindrage de façon à insérer le granulat dans le liant ; on a ensuite, à l'aide dtun appareil souflant à air chaud, chauffé cette couche jusqutà ce qu'elle atteigne une température d'environ 1300 C. La chaussée est alors prête pour la circulation après un éventuel nouveau compactage (par cylindrage) et un éventuel balayage pour débarrasser sa surface des granulats en excès. BEVEWDICATIONS 1. Procédé pour la réalisation d'enduits superficiels utilisant un liant hydrocarboné et un aggrégat, caractérisé en ce que - on dépose, sur la surface à revêtir un liant hydrocarboné très visqueux présentant une bonne adhésivité mais exempt de solvants, ledit liant étant utilisé en quantité comprise entre 0,8 et 1,8 kg par mètre carré, - on dépose sur ledit liant les aggrégats convenables, - et, après compactage éventuel, on réchauffe la couche complexe de liant et dtaggrégat jusqutà une température comprise entre 100 et 1500 C de façon à assurer l'adhérence entre eux des divers éléments de ladite couche complexe et l'adhérence de ladite couche complexe avec la surface sous jacente. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'épandage du liant hydrocarboné est effectué alors que ledit liant est à une température comprise entre 80 et 1400 C. 3. Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le liant hydrocarboné est constitué par un mélange de bitume et de brai ce dernier représentant de 15 à' 30 % en poids du mélange.