La présente invention concerne la préparation de feutres de fibres de verre liées, par mise en oeuvre d'une suspension aqueuse. La préparation de feutres de fibres de verre liées a été réalisée jusqu'à présent par plusieurs procédés différents. L'un des procédés, dit 1,procédé humide" comprend la dispersion de courtes fibres de verre de base en suspension aqueuse, de préférence avec quelques fibres relativement lon- gues d'armature, la suspension étant déposée sur un tamis de manière qu'elle forme une feuille de feutre de fibres. Un liant liquide est alors appliqué à la feuille et celle-ci subit un traitement thermique qui durcit le liant et conduit à la formation du feutre terminé. Le liquide de la suspension est recyclé. Dans ce procédé, on incorpore habituellement deux additifs à la suspension, un agent d'augmentation de la vis cosité et un agent tensio-actif cationique. L'agent d1aug- mentation de la viscosité a été utilisé à une concentration de l'ordre de 0,1 % de la suspension, et l'agent tensioactif cationique à une concentraion de l'ordre de 0,01 % par rapport à la suspension.Le rtle de ces additifs est de provoquer une dispersion poussée des fibres de verre dans la suspenslon si bien que les fibres peuvent Btre ensuite déposées de façon aléatoire lors de la formation de la feuille. L'agent tensio-actif a un effet sur la dispersion alors que l'agent d'augmentation de la viscosité est nécessaire car il maintient une viscosité suffisante dans la suspension pour que, étant donné leur attraction mutuelle, les fibres ne puissent pas se déplacer librement en s'agglomérant, avant mise en contat avec l'agent tenso-actif, Cependant, il se pose un certain nombre de problèmes lorsque les agents d'augmentation de viscosité sont combinés avec une faible concentration d'agent tensio-actif cationique, au cours dxune préparation continue de feutres de fibres de verre suivant le procédé humide.Parmi les meilleurs agents d'augmentation de la viscosité, un grand nombre ntest pas to- talement hydrosolubie si bien que l'utilisation et le renouvellement continu conduisent à une augmentation progressive du résidu non hydrosoluble dans l'eau recyclée. Le retrait de ce résidu est difficile, notamment lorsque le procédé met en oeuvre de grands volumes de suspension. Le procédé ne peut donc pas entre mis en oeuvre sur une boucle totalement fermée car le problème de ltaugmentation du résidu devient très important dans tui tel ensemble. Dans un ensemble à boucle fermée, il est aussi souhaitable que les concentrations des divers constituants soient maintenues à-des valeurs aussi faibles que possible.De plus, mtme lors de l'utilisation d'agents totalement solubles d'augmentation de la viscosité et de l'utilisation d'un ensemble fermé, le prix de tels agents d'augmentation de viscosité est tel que la réduction ou la suppression de leur utilisation présente des avantages éco- nomiques importants. Un problème supplémentaire posé par le procédé humide de dispersion des fibres de verre et de formation de feutres se pose car les fibres de verre contiennent habituellement 10 à 25 % d'eau en poids, de manière que la quantité de poussière de fibres de verre soit minimale. De nombreux agents dispersants ajoutés dans la suspension aqueuse ne donnent pas satisfaction car ils ne peuvent pas pénétrer dans le film dgeau porté par les fibres et ils ne peuvent pas revttir efficacement les fibres. Un autre problème important qui s1 est présenté est que certains agents dispersants qui ont été utilisés jusqu'à présent sont entraînés lorsque les fibres sont ensuite dispersées dans le suspension. Les agents dispersants étant ainsi retirés, les forces d1attraction exercées sur les fibres ont tendance à provoquer l'association des fibres qui forment des agglomérats dans la suspension. Ces agglomérats forment ensuite des défauts dans les feutres produits. L'invèntion concerne un procédé selon lequel les fibres de verre: peuvent titre dispersées de façon poussée et satisfaisante sans utilisation d'un agent d'augmentation de la viscosité, alors que la concentration des agents tensioactifs cationiquesest maintenue à une faible valeur dans la suspension. L'invention tire avantage du fait que les fibres de verre, après leur formation, possèdent des surfaces très anioniques et hygroscopiques. Plus précisément, l'invention concerne-un procédé de préparation d'un feutre de fibres de verre liées à partir d'une dispersion, selon lequel les fibres sont découpées et dispersées dans une suspension aqueuse qui contient aussi un agent tensio-actif cationique en quantité comprise entre 0,001 et 0,05 % en poids, les fibres étant déposées de manière quelles forment une feuille de fibres, puis étant imprégnées par un liant et chauffées de manière que le liant durcisse et lie les- fibres sous forme d'un feutre ; ce procédé a pour caractéristique de comporter un traitement préalable des fibres, c'est-à-dire avant la découpe, par une solution aqueuse contenant 0,02 à 2,5 % en poids d1un agent tensioactif cationique qui, dans la solution, comprend un sel ou un composé organique qui contient de l'azote, du soufre, du phosphore ou de l'antimoine qui donne la propriété cationique, l'agent tensio-actif ayant un poids moléculaire supérieur à 150 environ. Le procédé de l'invention comprend le traitement préalable des filaments des fibres de verre par un premier' agent tensio-actif cationique spécifié, après formation des fibres, la découpe des filaments à la longueur voulue convenant à la formation des fibres de base des feutres de fibres de verre et l'incorporation des fibres de verre à une suspension qui contient un second agent tensio-actif cationique. L'utilisation du traitement préalable supprime l'utili- sation d'un agent d'augmentation de la viscosité dans la suspension initiale, car les fibres ainsi traitées se dispersent facilement sans aucune tendance à l'agglomération. La viscosité de la suspension n'est pas primordiale, et la quantité utilisée d'agent d'augmentation de la viscosité peut être soit réduite soit totalement supprimée. Ce traitement préalable rendaussi minimale la quantité du second agent tensioactif cationique qui doit etre présent dans la suspension initiale, de manière que les fibres traitées restent convenablement dispersées. Un autre avantage du procédé selon l'in vention est qu'il permet l'utilisation d'un ensemble à boucle fermée, qui n'était pas jusqu'à présent possible étant donné l'accumulation des restes insolubles d'agent de viscosité et d'agent dispersant retiré des fibres.Comme l'agent de traitement préalable qui est un agent tensio-actif cationique, selon le prccédé de l'invention, se live de façon robuste aux fibres de verre qui ne sont pas totalement mouillées,par application peu après la formation des fibres, cet agent n'est pas entraîné dans la suspension si bien qu'il n'apparat pas d'augmentation de la concentration de l'agent tensio-actif. L'absence de tout constituant insoluble tel qu'un agent d'augmentation de la viscosité, empoche l'accumulation d'un résidu insoluble. Ainsi, la suspension peut ventre recyclée constamment pendant de longues périodes, avec des changements nécessaires uniquement lorsque le second agent cationique de la suspension est épuisé ou dégradé au point d'entre inefficace. Un certain nombre d'agents tensio-actifs cationiques conviennent selon l'invention. Ils contiennent tous de l'azote, du soufre, du phosphore ou de l'antimoine. Les plus avantageux sont les composés de l'azote, puis ceux du soufre. Les poids moléculaires sont supérieurs à 150 environ. Les agents tensio-actifs cationiques contenant de l'azote ont en général au moins un atome tertiaire ou quaternaire d'azote sous forme d'une amine, d'un amide, d'ammonium, d'imidazoline ou de pyridinium. Habituellement, ces composés contiennent aussi au moins un substituant aliphatique ou oxyaliphatique contenant au moins 8 atomes de carbone et de préférence 12 à 24 atomes de carbone. Le substituant est de préférence à channe droite mais il peut comprendre une ou plusieurs chatnes latérales partant de la chaine principale, chacune de ces channes latérales comprenant un à deux atomes de carbone.Les substituants à bas poids moléculaire ont moins de channes latérales de façon générale car le caractère essentiellement linéaire du substituant est très fortement affecté par le greffage de courtes chastes. De préférence, le substituant est saturé, mais il peut présenter une ou deux insaturations. Dans le présent mémoire, l'expression "substituant oxyaliphatique" désigne les substituants dans lesquels au moins un atome d'oxygène est présent. L'oxygène peut étre sous forme d'une liaison éther ou ester dans la chaine du sub stituant, ou il peut oestre fixé à la channe sous forme d un groupe carboxyle ou hydroxyle.Des exemples d'agents tensioactifs cationiques qui conviennent sont les amines "grasses" telles que la dodécylamine et ltoctadécylamine (produits du commerce vendus sous la marque "Armeen" de Armour et Co), les alkylarylamines obtenues par condensation d'alcools gras et d'amines aromatiques telles que la dodécylaniline, les imidazolines obtenues par condensation d'acides gras avec des diamines aliphatiques telles que llunaécylimidazoline obtenue à partir d'acide laurique et d'éthylènediamine ou l'oléylaminodiéthylamine assymétrique obtenue à partir d'acide oléique et de N,N-diéthylaminoéthylamine, les sels d'ammonium quaternaire et des hydrates de tels sels,par exemple des chlorures de dialkyldiméthylammonium (produits du commerce vendus sous la marque "Arquadn par Armour & Co), les hydroxy aIkylamides provenant d'aminoalcools et d'acides gras tels que le diméthylstéarylhydroxyéthylamide et des matières du méme type (produits du commerce vendus sous la marque "Sorominen par General Aniline end Film Corporation), les bases d'ammonium quaternaire-obtenues par alkylation d'amides gras obtenus à partir de diamines disubstituées tels que les sels alkylés gras d1 aminoéthylalkylammonium (produits du commerce vendus par Ciba Co),les amides alkyliques gras dtammonium quaternaire obtenus à partir d'imidazoline (par exemple des produits du commerce vendus par Ciba Co), les composés basiques de pyridinîum et les sels de tels composés, tels que le sulfate d'octadécylpyridinium (produits du commerce vendus sous la marque '1Fixanol de Imperial Chemical Industries), les dérivés ammonium quaternaire de polyamines de polyéthylène obtenus par réaction dthalohydrines avec de l'ammoniaque ou des amines, et analogues Des exemples de tels agents tensio-actifs cationiques azotés et de nombreux autres agents, utiles selon l'invention, sont décrits dans Sisley et Wood, Encyclopedia of Surface Active Agents, vol. 1, 1952, vol. 2, 1964 et Schwartz et coll., Surface Active Agents, vol 1, 1949, vol 2. 1958. Une autre catégorie d'agents cationiques qui conviennent sont les polyélectrolytes. Ceux-ci contiennent les polyvinylpyridines cationiques ayant des poids moléculaires compris entre 40 000 et plus de 600 000, les polyvinylbenzene sulfonates et les polyvinylamines. Des exemples de telles matières sont aussi décrits dans ltouvrage précité de Schwartz et colt. D'autres polymères convenables contenant de l'azote sont les composés de polyamine obtenus par hydrogénation, en présence d'ammoniaque ou d'amines primaires ou secondaires, dtrepolycétone d'ethylène et de monoxyde de carbone, les polyéthylèneimines acylées, et le produit acylé du polymère de condensation de l'épychlorhydrine et de la tétraéthylènepen tamise. D'autres polymères sont décrits dans les ouvrages précités. On connaît aussi des agents tensio-actifs cationiques dans lesquels le constituant cationique est à base de soufre, de phosphore ou d'antimoine, et ces agents conviennent selon l'invention. Parmi ces matières, on préfère celles qui sont à base de soufre car elles sont disponibles. Les matières à base de phosphore et dwantimoine sont relativement peu courantes et habituellement trop csAteuses pour,un traitement préalable des fibres à échelle industrielle. Les progrès futurs peuvent cependant changer cette situation économique et de disponibilité, et rendre ces matières plus avantageuses lors de llutilisation selon le procédé de l'invention.Des exemples d'agents tensio-actifs à base de soufre sont les sels polymérisés des acides aikylarylsulfoniques (par exemple les produits du commerce vendus sous la marque "Daxad" par WR. Grace and Co), et les composés basiques de sulfonium obtenus par alkylation de sulfures organiques, par exemple le méthylsulfate de diméthyloctadécylsulfonium obtenu par traitement de méthyloctadécylmercaptan par du sulfate de diméthyle. La liste précédente des matières qui conviennent n'est pas exhaustive. Les matières indiquées et celles qui sont citées dans les exemples qui suivent suggèd'autres agents tensio-actifs cationiques qui conviennent, comme peucent le noter les spécialistes. De plus; des agents tensioactifs nouveaux sont souvent mis au point et on pense que ces nouveaux agents, compris dans les catégories chimiques indi quees, conviendront aussi à la mise en oeuvre de l'invention. D'autres caractéristiques et avantages de l'inven tion ressortiront mieux de la description qui va suivre, faite en référence à des exemples particuliers de mise en oeuvre. On prépare une solution aqueuse d'un premier agent tensio-actif cationique de traitement,dans laquelle cet agent est présent à raison de 0,02 à 2,5 96 en poids de la solution et de préférence à raison de 0,1 à 1,5 % en poids, et on l'applique à la surface de filaments de verre après leur formation mais avant la saturation totale des sites superficiels actifs par des molécules d'eau. Dans un mode de réalisation avantageux, la solution d'agents tensio-actifs est appliquée sur les filaments de verre qui viennent d'être formés juste après leur tirage à partir des filières de formation des fibres. La solution peut être appliquée par passage des filaments dans une cuve de solution, par mise en contact des filaments avec un rouleau ou un autre dispositif de revêtement préalablement revêtu de solution ou par pulvérisation d'une solution sur les filaments.Tous ces procédés ainsi que d'autres qui conviennent, sont couramment utilisés pour l'application de liquides, par exemple des ensimages sur les fils de fibres de verre. A la fin du revêtement, les filaments sont pratiquement totalement saturés d'eau. Ils peuvent aussi avoir été partiellement mouillés avant ou après revêtement de la solution, par un brouillard ou une pulvérisation d'eau. Les filaments sont alors découpés à la longueur voulue Les filaments de verre utiles selon l'invention, sous forme soit de fibres de base soit de fibres armature ou du feutre,- peuvent avoir diverses compositions de verre, par exemple le verre C ou E, ayant une surface anionique après formation. Comme indiqué précédemment, les feutres de fibres de verre obtenus par mise en oeuvre du procédé humide contiennent un constituant sous forme de fibres de base, contenant des fibres découpées prétraitées,et de préférence un constituant de fibres d'armature comprenant des faisceaux de fibres de verre relativement grosses. Bien-que la longueur des fibres découpées et préalablement traitées ne soit pas limitée de façon absolue, une plage large avantageuse est comprise entre environ 12 et 60 mm, des longueurs de 22 à 35 mm étant particulièrement avantageuses. On constate, en ce qui concerne les fibres de longueur inférieure à 12 mm, que la machine de découpe utilisée jusqu'à présent ne permet pas une découpe satisfaisante des filaments continus préalablement traités à de telles faibles longueurs.D'autre part, des fibres ayant plus de 60 mm environ ont tendance, malgré le traitement préalable, à s'emmêler, sans doute à cause de leur longueur. Il n'existe pas de limite absolue au diamètre des fibres. Cependant, étant donné des considérations pratiques et de rentabilité, ce diamètre est avantageusement compris entre 12 et 19 microns environ. De plus, le poids spécifique du feutre préparé finalement dépend du diamètre des fibres de base et en conséquence il peut entre réglé par sélection convenable du diamètre des fibres de base. Le feutre contient aussi de préférence des faisceaux de fibres allongées de verre ou d'armature. Chacun de ces faisceaux comprend plusieurs fibres monofilamentaires de verre ayant de préférence un diamètre compris entre environ 12 et 19 microns, pour les raisons indiquées précédemment. Le nombre exact de mono filaments dans chaque faisceau dépend de l'épaisseur et de la résistance mécanique voulues. On constate qu'une plage convenable est comprise entre environ 20 et 300 monofilaments par faisceau.Comme il est important que ces faisceaux soient conservés intacts au cours de la totalité de la mise en oeuvre du procédé de formation de feutre, ils sont revêtus dTun liant classique insoluble dans lteau. De cette manière, les faisceaux sont liés mame lorsqu'ils sont exposés à la suspension de mise en forme du feutre. Il n'existe pas de limite absolue à la longueur des faisceaux de fibres de verre. Cependant, lorsque les faisceaux ont tune longueur inférieure à 15 mm environ, leur rôle d'armature est souvent réduit dans de nombreux cas. D'autre part, lorsqu'ils ont une longueur supérieure à 100 mm environ, ils ont tendance à s'emmêler dans la suspension. On peut considérer qu'une bonne plage dlutllisation comprend des fais ceaux de fibres de longueur comprise entre environ 65 et 75 mm. La quantité la plus avantageuse de fibres de base utilisées dans le feutre dépend de la quantité de fibres sous forme des faisceaux d'armature. De façon générale, les faisceaux peuvent être compris entre une quantité aussi faible que 5 % et une quantité aussi importante que 90 % du poids à sec de la totalité des fibres. Au-dessws de 5 96, les faisceaux ne contribuent pas de façon notable au renforcement, et au-dessus de 90 % ils tendent à provoquer la formation d'un feutre beaucoup trop dense et irrégulier. La teneur en faisceaux de fibres est avantageusement comprise entre 5 et 30 % du poids total à sec des fibres du feutre. Dans cette plage, une bonne uniformité du feutre et un renforcement convenable sont facilement obtenus. Les fibres de base découpées et traitées et avantageusement les faisceaux de fibres d'armature sont dispersés dans la suspension principale à partir de laquelle est formé le feutre. Cette suspension contient 0,001 à 0,05 % en poids d'un second agent tensio-actif cationique qui peut être le même que le premier utilisé pour le traitement préalable des fibres ou non. Etant donné l'amélioration obtenue par mise en oeuvre de l'invention, les agents dtaugmentation de la viscosité utilisés de façon classique ne sont pas nécessaires dans la suspension de formation de feutres. Le feutre lié est ensuite formé par dépit des fibres à partir de la suspension sur un tamis de manière classique, avec formation d'une feuille qui est mis au contact d'un liant liquide qui l'imprègne, et qui est ensuite traité thermiquement de manière que le liant durcisse et que le feutre soit ainsi terminé. Les exemples qui suivent concerne les compositions de traitement- préalable selon l'invention et le procédé d'application- de ces compositions. EXEMPLE 1 Dans cet exemple, on utilise un ensemble industriel de production de feutres humides pour évaluer l'amélioration assurée selon lt ention. Les fibres de base sont des fibres de verre de qualité chimique ou électrique traitée, ayant pratiquement les mêmes caractéristiques de surface, un diamètre d'environ 15 à 17 microns et une longueur, après decoupe, d'environ 30 mm. Lors de lutilisatdon du traitement préalable, celui-ci est mis en oeuvre sur les filaments juste après leur formation, alors outils sont tirés à partir des filières.Les conditions nominales de fonctionnement de l'appareillage de formation de feutres sont les- suivantes.= - débit de fibres 600 kg/h - débit de circulation de suspension 40 m3th - vitesse de formation du feutre 45 m/mn L'essai est séparé en plusieurs parties. On n'utilise pas d'agent dJaugmentation de la viscosité. Tous les pourcentages sont indiqués en poids. PARTIE A - ABSENCE DE TRAITEMENT PREALABLE - PAS USAGENT TENSIO ACTIF DANS LA SUSPENSION Dans cette partie, les fibres de verre découpées de qualité chimique sont mises en suspension dans un bain d'eau ne contenant pas d'agent tensio-actif. Les fibres en suspension sont mises sous forme d'une feuille comme décrit pré cédemment, imprégnées par un liant urée-formaldéhyde, puis traitées thermiquement sous forme dtun-feutre contenant 85 % de fibres et 15 96 de liant. Cette partie de l'essai aune durée de quelques minutes seulement, car on détermine rapidement que, comme prévu, la dispersion des fibres ne donne pas du tout satisfaction. Les fibres s'agglomèrent beaucoup et le feutre a un aspect très grossier. PARTIE B - PAS DE TRAITEMENT PREALABLE - AGENT TENSIO-ACTIF DANS LA SUSPENSION SEULEMENT Dans cette partie, on ajoute un agent tensio-actif cationique à la suspension de fibres à une concentration de 0,01 % L'agent tensio-actif cationique utilisé est une matière du commerce "Aerosol C-61", de American Cyanamid Co. On pense qu'il s'agit d'un mélange d'octadécylamine et d'oc tadécylguanidine, sous forme des produits de la réaction d'acide octadécylcarbamique avec l'oxyde deéthylène. Les matières solides de la suspension contiennent environ 85 % de fibres de verre de qualité C (chimique) découpées et préalablement traitées et 15 % de fibres de verre d'armature de qualité E (électrique) ayant un diamètre de 12 à 14 microns et revêtues d'un ensimage à base d'acétate. On forme alors un feutre comme décrit avec au total 85 96 de fibres combinées et 15 % de liant urée-formaldéhyde. Bien qu'il apparaisse une certaine amélioration pour la dispersion des fibres et la formation du feutre, une concentration notable des fibres appariait aussi. PARTIE C - TRAITEMENT PREALABLE AVEC UN AGENT TENSIO-ACTIF A UNE FAIBLE CONCENTRATION Dans cette partie, on utilise le même procédé de formation de la suspension et du feutre que dans la partie B. Cependant, on utilise la caractéristique de l'invention en traitant préalablement les fibres par une solution d'environ 0,04 % de diéthanolamide cationique dérivé d'acide gras de coprah (mélange de plusieurs acides gras contenant surtout de l'acide laurique). Cet agent tensio-actif cationique est disponible dans le commerce sous la marque "Synotol" de Drew Chemical Corporation. Dans cette expérience, on obtient des feutres acceptables. Cependant, étant donné la faible concentration de l'agent de traitement (moins de 0,1 0,6 qui est la quantité préférée), la dispersion des fibres, bien qu'elle soit satisfaisante, n'est pas totale. PARTIE D-TRAITEMENT PREALABLE AVEC L'AGIT TENSIO-ACTIF A LA CONCENTRATION AVANTAGEUSE Cette partie correspond à la partie C, avec deux différences, d'une part l'application de l'agent tensio-actif "Synotol" sur les filaments sous forme d'une solution à 0,5 96, et d'autre part l'utilisation comme fibres de base de fibres de verre . Etant donné que les fibres de verre C et E ont des caractéristiquss superficielles semblables selon l'in- vention, les-différences de traitements doivent ventre attribuées uniquement à la concentration de l'agent tensio-actif.Les feutres préparés dans cette partie ont une bonne qualité et ont des propriétés pratiquement égales à celles des feutres produits de façon classique à l'aide d'un agent d'augmentation de la viscosité et sans traitement préalable des fibres. La dispersion des fibres est pratiquement totale. Dans les exemples qui suivent, on prépare des feutres avec des fibres préalablement traitées et découpées et un liant, à l'aide d'une machine de préparation de feutres par le procédé humide, d'un type de laboratoire. Toutes les concentrations sont exprimées en poids. EXEMPLE 2 On disperse 5 g d'une amine tertiaire ayant un groupe alkyliquegras et 2 groupes polyoxyéthylène fixés à l'atome d'azote (produit du commerce "Ethomeen C/25" de Armour Chemical Co) dans 1 000 g d'eau désionisée. On applique cette solution à 0,50 % par pulvérisation sur des filaments qui viennent d'être formés de verre E, ayant un diamètre de 15 à 17 microns. On découpe ensuite les filaments et on les met en suspension dans une solution contenant 0,002 à 0,05 % d'agent tensio-actif cationique. Celui-ci est le produit précité "Aerosol C-61". Les fibres ainsi traitées se dispersent rapidement et efficacement sous agitation dans la suspension principale.Les feutres formés ensuite à partir de la suspension par le procédé humide avec un liant (elle cas echéant avec des fibres d'armature) ne présentent pas de concentrations indésirables des fibres. EXEMPLE 3 On met à nouveau en oeuvre le procédé de l'exemple 2 mais l'agent tensio-actif cationique est sous forme de 7 g d'un sel polyéthoxylé d'ammonium quaternaire (produit "Ethoquad C/25" de Armour Chemical Co) dissous dans 1 000 g d'eau désionisée, sous forme d'une solution de traitement à 0,70 5'o. La dispersion des fibres est rapide et totale et le feutre formé est de bonne qualité. EXEMPLE 4 Dans cet-essai, on dissout 1 g d'amide d'acide pélargonique et de tétraéthylènepentamine (produit "Cirrasol" 185-A" de I.C.I American, Inc, dans 50 g d'eau à 600C en présence d'une quantité suffisante d'acide acétique pour que le pH soit maintenu à 5,0. On ajoute une quantité suffisante d'eau désionisée pour que le mélange pèse 1 000 g et forme une solution à 0,10 46. On obtient une dispersion rapide ét totale des fibres et le feutre formé est de bonne qualité. EXEMPLE 5 On utilise le même procédé de mélange et la m & e concentration d'agent tensio-actif que dans exemple 4 pour former la solution de traitement, et on utilise l'agent tensio-actif "Aerosol AC-61 n à la place de l'agent tensioactif nCirrasol C-185 A". Ensuite, on suit le procédé décrit dans l'exemple 2. On obtient une dispersion rapide et totale des fibres et le feutre formé est de bonne qualité. EXEMPLE 6 On dissout 10 g de stéarate de tétraéthylènepentamine ("Super X Cationic" qui est un agent tensio-actif de Onyx Oil and Chemical Co) dans 1 000 g d'eau pour former une solution à 0,99 96, Les fibres sont alors traitées préala- blement et mises sous forme d'un feutre comme décrit dans l'exemple 2. On obtient une dispersion rapide et totale des fibres et le feutre formé est de bonne qualité. Il est bien entendu que l'invention n'a été décrite et représentée qu'à titre d'exemple préférentiel et qu'on pourra apporter toute équivalence technique dans ses éléments constitutifs sans pour autant sortir de son cadre, qui est défini dans les revendications annexées. REVENDICATIONS 1. Procédé de préparation d'un feutre de fibres de verre liées, à partir-d'une suspension aqueuse, selon leguel les fibres de verre sont découpées et dispersees sous forme dtune suspension-aqueuse qui contient aussi un agent tensio-actif cationique en quantité comprise entre 0,001 et 0,05 % en poids, les fibres étant déposés sous forme d'une feuille qui est imprégnée d'un liant puis chauffée de manière que le liant durcisse et lie les fibres sous forme d'un feutre, ledit procédé étant caractérisé en ce qu'il comprend le traitement préalable des fibres, c'est-a-dire avant leur découpe, par une solution aqueuse contenant 0,02 à 2,5 % en poids d'un agent tensio-actif cationique qui est sous forme d'un composé organique ou d'un sel d'un tel composé contenant de l'azote, du soufre, du phosphore ou de l'antimoine donnant la propriété cationique, l'agent tensio-actif ayant un poids moléculaire supérieur à 150 environ. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'eau de la suspension contenant l'agent tensio-actif cationique est recyclée après le dépit des fibres traitées, de manière qu'elle assure la dispersion de fibres préalablement traitées et de liant supplémentaires. 3. Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'agent tensio-actif cationique de la solution contient un composé de l'azote. 4. Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'agent tensio-actif cationique de la solution contient un composé du soufre. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'agent tensio-actif cationique de la solution est présent à une concentration comprise entre 0,1 et 1,5 % en poids.