La présente invention concerne un dispositif d'alarme destiné à avertir l'équipage d'une petite embarcation dans le cas o un membre de cet équipage, en particulier l'homme de quart, tombe accidentellement à l'eau. Pour prévenir cette sorte d'accident, il existe, d'une part des moyens mécaniques dt liaison (harnais de sécurité re lit au bateau, liaison à un engin de repérage) et, d'autre part, des moyens d'alarme (sonore, lumineux ou radio-électri- ques) mis en action par l'homme à la mer ou par l'equipage dès que l'accident est constaté. Ces dispositifs présentent l'inconvénient d'imposer des liaisons mécaniques contraignan- ted, ou de ne pas fonctionner dans le cas oh l'homme à la mer est inconscient, ou de ne fonctionner que trop tardivement si l'équipage ne constate pas immédiatement l'accident. Dans ce cas, le bateau continuant sa route, la récupération devient d'autant plus difficile. Le dispositif selon l'invention avertit automatiquement l'équipage dès que l'homme à la mer, même inconscient, est à plus de quelques mètres du bateau, et ce sans nécessiter de liaison mécanique contraignante au bateau ou de manipulation volontaire, soit par l'homme à la Mer, soit par l'équipage. Ce dispositif est basé sur la perception d'un rayonnement ra- dio-électrique. 11 fonctionne en sécurité positive, de sorte que c'est l'absence de perception qui entra!ne le déclenche- ment de l'alarme. Ce dispositif comprend deux parties distinctes: un émetteur porté par la personne à protéger et un récepteur ins tallé à poste fixe dans le bateau. L'émetteur autonome, de très petit volume, est contenu dans un bottier étanche, la boucle d'antenne pouvant être utilisée comme collier pour le port de l'appareil. il peut donc être porté sans aucune gène et en toutes circonstances par la personne à protéger. Son principe de fonctionnement (émission à signaux codés et récurrents) autorise une source d'alimentation de très faible capacité, légère et très peu encombrante, tout en assurant une longue autonomie de fonc- tionnement. Cet émetteur classique stabilisé par quarts, de -2- très faible puissance (moins de 50 mW rayonnés) est commandé de manière particulière pour délivrer un train d'impulsions de fréquence et de récurrence déterminées. Ainsi, le temps réel de fonctionnement de l'émetteur, et par suite la consom- mation électrique, deviennent extrêmement faibles par rapport à la durée d'utilisation. Par exemple, avec un train de 16 impulsions de fréquence 800 Hz et de récurrence 5 secondes, la consommation n'est que de deux millièmes de ce qu'elle serait en fonctionnement permanent. Dans cet exemple un oscillateur à R.C. constitué par 3 portes NAND CMOS d'un boitier CD 40II délivre une oscillation à t00 Hz. Ce signal est appliqué à l'entrée d'un diviseur 14 bits CMOS CD 4020. A la coïncidence de la division par 2 puissance 13 et 2 puis- sance 5 ce diviseur est remis à zéroe On applique aussi à la 42 porte du CD 40II, sur ses deux entrées, le signal 800 Hz et le bit 2 puissance 13. On obtient ainsi un train de lb impulsions de oOQ hz toutes les 5 secondes. Par ailleurs, le codage permet de protéger la liaison radioélectrique contre d'éventuelles perturbations. Le récepteur, contenu dans un boitier, protégé contre l'humidité, installé à poste fixe dans le bateaux, se trouve relié à une antenne convenablement disposée, ainsi qu'à une source d'alimentation électrique permanente. Ce récepteur assume deux fonctions distinctes. D'une part, un super- hété- rodyne stabilisé par quartz assure la réception des signaux radioélectriques de faible puissance de l'émetteur. D'autre part, un système particulier décode le train d'impulsion en provenance de l'émetteur et inhibe l'alarme. En correspondance avec l'exemple précédent, on dispose tout d'abord en sortie de récepteur d'un filtre actif centré à oOO Hz avec une pente de 12 db/octave. Le signal recueilli (en provenance de l'émet- teur) est traité et mis en forme pour obtenir une impulsion qui est l'image du top émis. Un système analogue à celui de l'émetteur (oscillateur et diviseur) est remis à zéro par ce signal. La fréquence de l'oscillateur est très légèrement inférieur a celle du système de l'émetteur, déterminant une -3- récurrence plus longue. Lorsque le signal de l'émetteur est reçu, le système est toujours remis a zéro avant d'arriver à son terme. Si le signal n'est plus reçu, le diviseur at- teint son terme et déclanche l'alarme. En effet, le délai de déclenchement de l'alarme est règlé pour être très légèrement supérieur f la récurrence des signaux d'émission qui inter- viennent en remettant au départ la temporisation de déclen- chement de l'alarme. L'emplacement et la longueur de l'an- tenne filaire de réception conditionnent la sensibilité de l'ensemble de réception et permettent d'ajuster les dimen- sions de la z8ne à protéger. Le dispositif objet de l'invention, peut être utilisé dans tous les cas o l'on désire contrôler automatiquement une présence dans une zone déterminée. Il est particuliè- rement utile dans le domaine de la navigation de petites unités quand une seule personne se trouve de veille. En cas de navigation solitaire, l'alarme déclenchée par le dispo- sitif est susceptible d'agir sur la marche du bateau (mo- teur, barre, pilote automatique, radio, etc...). Plusieurs présences peuvent aussi être contrôlées par diversification de la fréquence du train d'implusion émis. -4- REVENDICATIONS 1. Dispositif d'alarme par liaison radio-électrique caractérisé en ce qu'il comporte un émetteur mobile et un Récepteur fixe incluant une alarme. 2. Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que l'émetteur fonctionne en sécurité positive à émission codée et récurrente. 3. Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que le récepteur -associé fonctionne en réception codée et récurrente.