La présente invention est relative aux barres profilées utilisées dans des applications qui exigent des cotes d'une grande précision et rendent nécessaire un calibrage. C'est le cas notamment des rails de guidage d'ascenseur. L'invention se rapporte plus particulièrement au cas où le calibrage de la barre est obtenu par étirage i froid. Suivant la technique connue, pour exécuter cet étirage a partir d'une barre laminée a chaud, on conforme l'extrémité de cette barre, qui doit être saisie par le mors de traction d'un banc d'étirage, de telle sorte que cette extrémité soit amincie pour pouvoir traverser librement la filière du banc. La partie ainsi traitée est dénommée "soie d'étirage". Cette soie, qui est obtenue selon les profils, par échancrage a la presse, laminage ou rognage est, après étirage, selon la technique connue, séparée de la barre étirée par cisaillage ou sciage et mise au rebut, ce qui représente une perte notable due non seulement à la valeur du métal mis au rebut, qui peut représenter 10 % de la longueur d'une barre, mais encore aux frais de confection de la soie elle-meme par échancrage, laminage, etc., et aux frais de préparation de la surface de la barre avant étirage qui comprend un décapage chimique, un grenaillage ou un sablage. Pour éviter une telle perte, l'invention propose un procédé d'étirage a froid d'une série de barres laminées a chaud, brutes de laminage, sur un banc d'étirage, avec utilisation d'une soie pour le passage dans la filière, caractérisé en ce qu'on utilise une soie unique pour l'ensemble des barres à étirer. Il en résulte que le métal perdu représenté par la soie ne l'est qu'unie fois pour plusieurs barres étirées au lieu de l'être pour chaque barre. D'autre part la préparation de surface avant étirage (décapage chimique, grenaillage ou sablage) n'est effectuée que sur le métal qui sera effectivement utilisé après étirage au lieu de l'être également sur la longueur correspondant a la soie. La soie est avantageusement formée a ltextrémité avant de la première barre de la série, selon la technique usuelle, puis après avoir été, à la suite de l'étirage, séparée de cette première barre, elle est fixée, par soudage, sur l'extrémité avant de la barre suivante pour être 9 son tour séparée de la seconde barre après téti- rage et être utilisée successivement sur les autres barres de la série. Un tel mode de mise en oeuvre a comme avantage propre que l'opération de soudure de la soie sur une barre brute est moins onéreuse que la confection d'une soie. Selon un autre mode de mise en oeuvre on fait passer dans la filière la première barre dont l'extrémité avant comporte une soie d'étirage, on arrête l'opération d'étirage avant que la barre ait complètement traversé la filière, on soude la barre suivante a l'extrémité arrière non étirée de la première barre, on reprend l'opération d'étirage jusqu'a ce que l'extrémité de tête de la seconde barre dépasse la filière d'une longueur du même ordre que celle de la soie, on sépare les deux barres au droit de la soudure, on poursuit l'étirage de la seconde barre selon les mêmes modalités que pour la première barre, et ainsi de suite pour les barres successives. Ici encore on obtient un avantage du fait que les soudages et les sciages successifs sont moins onéreux que la confection d'une soie pour chaque barre. Le procédé suivant l'invention est applicable particulièrement au cas où la barre présente un profil en T, qui est notamment celui des rails d'ascenseur. L'invention sera explicitée au cours de la description qui va suivre, en référence au dessin annexé dans lequel la Fig. 1 est une vue en perspective montrant une barre engagée dans une filière d'étirage par son extrémité avant formée d'une soie; la Fig. 2 représente la barre de la Fig. 1 après étirage et après séparation par sciage de la soie; la Fig. 3 représente la soie détachée de la première barre et soudée à l'extrémité avant d'une autre barre,brute de laminage; la Fig. 4 est une vue en perspective montrant I'extrémité arrière d'une première barre engagée dans la filière d'étirage et soudée à une autre barre non étirée. L'extrémité avant de la barre A représentée à la Fig. 1, qui a été obtenue par laminage a chaud, forme une soie d'étirage 1 engagée a travers l'ouverture calibrée 2 d'une filière d'étirage 3. La soie 1 a une section rectangulaire qui résulte d'une amputation des ailes 4 de la barre A, A la Fig. 2 la soie d'étirage 1 a été séparée de la barre A1 calibrée par étirage, par un sciage exécuté dans une section située un peu en arrière de la naissance 5 de la partie de section réduite de la soie de la Fig. 1, de telle sorte que la soie 1 comporte un talon 7 de même profil que la barre A1, ce qui permet, comme représenté à la Fig. 3, de souder en 8 par ce talon 7 la partie arrière de la soie 1 sur une deuxième barre B brute de laminage, qui pourra être soumise ainsi, à son tour, à une opération de calibrage par étirage, par utilisation de la soie 1 rapportée à son extrémité avant. Après étirage de la barre B la soie 1 sera à nouveau séparée par sciage au droit de la soudure 8. La soie 1 peut donc être utilisée pour l'étirage de toute une série de barres dont le traitement s'étendra par exemple sur une journée. I1 est également possible, selon l'invention, d'arrêter l'étirage de la barre A de la Fig. 1 avant que son extrémité arrière 9 atteigne la filière 3, et de souder en 11 l'extrémité avant de la barre brute suivante B qui pourra ainsi subir un commencement d'étirage par reprise de l'opération de traction de la barre A, jusqu'a ce que l'extrémité avant 12 de la barre B fasse saillie au-delå de la filière 3 sur une longueur correspondant à peu près à celle de la soie 1, puis de séparer, par sciage au droit de la soudure 11, la barre A1 entièrement calibrée de l'extrémité avant 12, elle-meme calibrée, de la barre B. Après quoi le mors de traction peut saisir l'extrémité étirée de la barre B pour poursuivre l'étirage de cette barre selon les mêmes modalités que pour la barre A. En procédant de la méme façon pour les barres successives on peut, comme dans le premier exemple d'exécution, réaliser une campagne d'étirage avec une soie unique. Les opérations de soudage et de sciage successives représentent un gain par rapport à l'exécu- tion d'une soie sur chaque barre à étirer. REVENDICATIONS 1. Procédé d'étirage à froid d'une série de barres laminées à chaud, brutes de laminage, sur un banc d'étirage, avec utilisation d'une soie pour le passage dans la filière, caractérisé en ce qu'on utilise une soie unique pour l'ensemble des barres à étirer. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce au'on fait passer dans la filière une première barre (A) comportant à son extrémité avant une soie d'étirage (1), puis après l'étirage de cette barre on sépare la soie, on soude cette soie à l'extrémité avant d'une deuxième barre à étirer (B), on sépare la soie de cette deuxième barre, après son étirage, et on procède de même pour les autres barres de la série. 3. Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce que la configuration de la section courante de la soie (1) étant différente de celle des barres à étirer, la soie est après étirage d'une barre séparée de celle-ci au droit d'une section de la barre elle-même, de sorte que la soie comporte un talon (7) qui a le même profil que la barre. 4. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on fait passer dans la filière une première barre dont l'extrémité avant comporte une soie d'étirage, on arrête l'opération d'étirage avant que la barre ait complètement traversé la filière, on soude la barre suivante à l'extrémité arrière, non étirée, de la première barre, on reprend l'opération d'étirage jusqu'à ce que l'ex- trémité de tête de la seconde barre dépasse la filière d'une longueur à peu près égale à celle de la soie, on sépare les deux barres au droit de la soudure, on poursuit l'étirage de la seconde barre selon les mêmes modalités que la première barre, et ainsi de suite pour les barres suivantes. 5. Procédé suivant l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la soie est confectionnée directement à l'extrémité avant de la première barre (A). 6. Procédé suivant l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la barre a une section en T.