Dans les industries de travail des métaux, on utilise des solutions acides pour de nombreuses opérations, par exemple pour la dissolution des écailles et des couches d'oxyde sur les surfaces métalliques. Le décapage des objets en acier tels que les fils, les tuyaux, les plaques, 5 etc. est souvent réalisé par des liqueurs contenant de l'acide sulfurique. Depuis peu, l'acide chlorhydrique acquiert de plus en plus d'importance dans ce domaine. On utilise des solutions par exemple d'acide chlorhydrique, d'acide phosphorique ou d'acide oxalique pour le traitement des surfaces dans l'industrie des dépôts galvaniques. On peut aussi citer le traitement 10 de l'aluminium par anodisation, dans lequel on utilise une solution d'acide chromique. C'est le décapage de l'acier qui, du point de vue des quantités traitées, est le plus important. Comme on l'a indiqué ci-dessus on emploie de l'acide sulfurique ou chlorhydrique. Cependant, lors du décapage des 15 tôles d'acier inoxydable ou d'autres articles en acier inoxydable, on emploie souvent des liqueurs décapantes à base d'acides nitrique et fluorhydrique, étant donné que les deux premiers acides mentionnés ne dissolvent pas l'oxyde de chrome. Dans tous les procédés où l'on emploie des solutions acides 20 pour le traitement des surfaces "des métaux, on obtient finalement une solution usée qui, outre les quantités d'acide restantes, contient parfois des quantités considérables d'ions métalliques en solution. Cette solution doit être traitée d'une manière quelconque avant d'être évacuée dans un cours d'eau, étant donné qu'en général les effluents ne doivent contenir ni métaux, ni acides. 25 Etant donné que les liqueurs contenant de l'acide fluorhydrique et de l'acide nitrique sont particulièrement intéressantes en partie à cause de leur importance relativement grande, en partie à cause des difficultés techniques concernant leur traitement, on se borne ci-après à leur étude. Cependant, le procédé décrit est utilisable chaque fois que des solutions 30 contenant un acide et un métal doivent être neutralisés et les variantes des conditions de mise en oeuvre nécessaires dans chaque cas sont évidentes pour les spécialistes. On utilise fréquemment, pour le décapage des tôles d'acier inoxydable, des solutions d'acide nitrique et d'acide fluorhydrique, la 35 concentration de l'acide nitrique étant - en général - comprise entre 50 et 300 g/1 et celle de l'acide fluorhydrique entre 10 et 60 g/1. Lors de l'opération de décapage, un ruban d'acier traverse le bain à une certaine vitesse, ou bien les plaques sont plongées pendant un certain temps dans ce bain. 71 39433 2 2112428 Le décapage est, à l'heure actuelle, considéré comme une attaque "ponctuelle" par l'acide nitrique, qui fragmente la couche d'oxyde et la sépare de la surface du métal. La couche de métal proche des écailles est dissoute par l'acide mais la plupart des écailles sont simplement enlevées 5 mécaniquement. L'acide nitrique est ainsi consommé et 'des oxydes d'azote se dégagent. Des ions d'hydrogène sont également consommés par formation d'eau. L'utilisation de l'acide fluorhydrique est stoechiométrique ; étant donné qu'il y a formation de complexes de fluorures métalliques, les équilibres dans lesquels interviennent les ions métalliques, se déplacent dans un sens 10 qui favorise une dissolution additionnelle du métal et des oxydes dudit métal. Grâce à la réaction provoquant le décapage,'les écailles sont enlevées delà surface du métal et on obtient une surface brillante. Etant donné que la concentration de l'acide diminue à cause de sa consommation dans les opérations chimiques, l'efficacité de la liqueur 15 de décapage diminue. On peut améliorer le décapage, en utilisant toujours la même solution, par une élévation de température ou par addition d'acide neuf à la liqueur. Cependant, il est nécessaire de changer la liqueur de décapage après un certain temps et par conséquent la solution épuisée est évacuée à l'égout ou détruite d'une autre manière. Pour protéger l'environnement, 20 on préfère neutraliser la liqueur de décapage avant de la déverser dans un cours d'eau. La liqueur de décapage épuisée contient encore une certaine quantité d'acides, par exençle 0,1 à 5 moles d'ions hydrogène par litre et entre 0,5 et 5 moles en tout de fluorure par litre tandis que la teneur en 25 ions métalliques est comprise entre 0,1 et 3 moles par litre, le plus souvent 0,5 à 2 moles par litre. Environ 80 % de l'ensemble des métaux est du fer, le reste étant du chrome (environ 10 %), du nickel (environ 10%) et du molybdène, du manganèse et d'autres éléments d'alliage en petites quantités. A l'heure actuelle, les ttqueurs de décapage épuisées sont en 30 général simplement évacuées dans le cours d'eau le plus proche. Dans certains cas, les acides sont neutralisés et les métaux sont précipités sous forme d'hydroxydes métalliques par addition d'un agent précipitant alcalin. Les fluorures sont précipités sous forme de fluorure de calcium. Les liqueurs décapantes épuisées à base d'acide sulfurique sont également détruites de 35 la même manière, les ions sulfate étant précipités sous forme de sulfate de calcium (gypse). Le précipité obtenu est séparé de la phase aqueuse, par exemple par sédimentation dans des bassins de sédimentation, opération suivie d'une filtration dans un filtre-presse et est évacué sur un terrain 71 39433 3 2112428 de décharge, un champ d'épandage, des des puits de mine déjà séchés ou analogues. Dans ce procédé, la neutralisation des acides et la précipitation des métaux sont réalisés en même temps, ce qui rend inpossible la récupération d'un métal ou d'un autre constituant dans les liqueurs de 5 décapage épuisées. Cela étant, la présente invention concerne un procédé de neutralisation et de régénération de solutions aqueuses d'acides et de sels métalliques, par exemple de bains de décapage e> ceins galvaniques acides par précipitation des ions qu'ils contiennent. Selon 1!invention, ces ions 10 sont précipités sélectivement eii deux opérations par ajustement du pH. Un objectif de ce procédé est la séparation des acides des sels métalliques. Un autre objectif essentiel est la séparation des ions métalliques contenus dans la solution de métalliques dans le but de récupérer du nickel. Un autre objectif esrentiel est le recyclage de la 15 solution acide dans les bains de décapage. Grâce à cette opération, les bains décapants sont avantageusement inclus dans un circuit fermé, la concentration des ions acides et des ions métalliques étant maintenue quasi constante dans la liqueur décapante. On peut par conséquent obtenir une qualité meilleure et plus régulière des tôles fabriquées. 20 Un troisième objectif essentiel est l'obtention d'une phase liquide qui ne contient pas de solides en suspension et pas non plus d'acides et d'ions métalliques dissous, si bien qu'elle peut être évacuée dans un cours d'eau et satisfait ainsi aux nécessités essentielles du maintien de 1'environnement. 25 Le procédé selon l'invention peut être subdivisé en sept opé rations décrites ci-après. Un mode d'exécution à préférer de l'invention comprend les opérations 3 à 7 ci-après. Ce procédé est représenté schématiquement sur la figure 1. 30 1. Les bains décapants usés sont séparés en fractions contenant un acide et un sel métallique par des procédés basés sur la diffusion ou sur des phénomènes thermiques ou électriques. On peut mentionner comme exemples avantageux, la séparation d'un acide et cette opération est mise en oeuvre avec une résine échangeuse d'ions contenue dans une colonne. 35 2. La solution acide provenant de l'opération 1 est recyclée dans les bains décapants après l'addition d'acides concentrés afin de maintenir la concentration à un niveau approprié. La quantité d'acide ajoutée équivaut 71 39433 4 2112428 10 15 à la quantité consommée lors du décapage et aux pertes de solution de sels métalliques. 3. La solution de sel métallique provenant de l'opération de séparation 1 (ou dans le cas où les opérations 1 et 2 ne sont pas incluses dans le procédé, la liqueur décapante elle-même) est partiellement neutralisée par addition d'une substance alcaline, par exemple de la chaux vive ou éteinte. La neutralisation de l'opération 3 est poussée si loin, par exemple par régulation du pH, que le fer et le chrome sont en grande partie précipités sous forme d'hydroxydes métalliques. 4. La suspension provenant de la précipitation de l'opération 3 est déshydratée, par exemple sur un filtre à vide. On obtient, après déshydratation, un produit solide, facile à manipuler, constitué essentiellement par des hydroxydes de fer et de chrome. 5. La solution provenant de l'opération de déshydratation est soumise à une neutralisation plus poussée par l'action d'agents précipitants plus alcalins, par exemple de l'hydroxyde de sodium ou de potassium, de l'ammoniaque, ou de la chaux vive ou éteinte. 6. La suspension provenant de la précipitation de l'opération 5 est déshydratée, par exemple sur un filtre à vide. On obtient après précipitation un produit solide, facile à manipuler, constitué essentiellement par de l'hydroxyde de nickel. 7. La solution provenant de l'opération de déshydratation 6 peut être déversée dans un cours d'eau, étant donné que les concentrations des métaux et des acides ont été réduites, si bien que les exigences concernant l'environnement sont satisfaites. Pour mieux faire comprendre le procédé selon l'invention, on en décrit en détail un mode d'exécution avantageux. 1. On sépare l'acide des sels métalliques en utilisant le procédé, 35 décrit dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique n° 3 067 007 et 3 099 529, concernant la séparation d'un acide sur des échangeurs d'ions contenus dans des colonnes. Ce procédé est mis en oeuvre en ajoutant un certain volume d'une solution acide à la colonne d'échange d'ions, qui contient une résine 20 25 30 71 39433 5 2112428 d'échange d'anions, par exemple une résine d'échange d'anions fortement basique, d'un type courant ou macroporéux, préparée par copolymérisation du styrène et du divinylbenzène et à laquelle on ajoute ensuite des radicaux ammonium quaternaires sous forme de nitrates. 5 Le volume est choisi de telle manière que le courant sortant ne contient pas d'ions métalliques dans une proportion importante. On ajoute ensuite une certaine quantité d'une solution aqueuse de lavage à laquelle on a ajouté éventuellement HF ou HNO^. Cette eau déplace la solution de sels métalliques dans l'échangeur d'ions, tandis que les acides, qui sont 10 sorbés jusqu'à un certain point sur la résine d'échange d'ions, seront élués ultérieurement (voir figure 2). Après addition d'une quantité soigneusement calculée d'une solution aqueuse, on ajoute à nouveau de la liqueur décapante et ensuite une solution aqueuse, etc. de manière cyclique. 15 2. L'éluat provenant de la colonne doit alors - comme l'indique la figure 2 - contenir alternativement un acide très concentré et des sels métalliques très concentrés. Par la manoeuvre de robinets (commandée par exemple par le pH) ou d'une autre manière, la fraction acide qui est séparée de la solution de sel métallique est recyclée dans les bains décapants 2 20 tandis que Ta solution de sels métalliques est soumise à l'opération 3 du présent procédé. Il est très avantageux de régénérer individuellement différentes liqueurs acides selon ce procédé. 3. La solution de sel métallique provenant de l'opération 1, ou la 25 solution de bain décapant (si l'acide n'est pas régénéré) est recueillie dans une cuve de précipitation, à laquelle on ajoute tout d'abord une solution 2 contenant des ions S0^~ par exemple une liqueur décapante à base d'acide sulfurique épuisée ou une certaine quantité d'acide sulfurique et ensuite une quantité calculée d'un agent précipitant alcalin, de préférence de la chaux 30 éteinte. Lors de la précipitation, si du fer, du chrome et du nickel sont présents dans une solution exempte de fluorure, ces trois métaux peuvent être facilement séparés étant donné leurs produits de solubilité différents. 3*4" 3+ 21 C'est ainsi que la solubilité de Fe , Cr et Ni dans des solutions à 20°C 35 est de 1 millimole/litre, respectivement pour les pH 2,8 - 4,9 et 9,8. Si la précipitation est mise en oeuvre dans une solution qui contient aussi des ions fluorure , ceux-ci ont une forte influence, inattendue, sur les solutions, ce qui a pour origine le fait qu'on obtient un ensemble 71 39433 6 2112428 beaucoup plus complexe, dans lequel on doit aussi tenir compte des constantes de stabilité des complexes de fluorures métalliques. Ce phénomène apparaît sur la figure 3 sur laquelle la solubilité en fonction du pH est indiquée pour des hydroxydes métalliques en l'absence de fluorure et sur la figure 4 sur laquelle on iidique les résultats d'un essai de précipitation avec une solution contenant 25 g de fluorure par litre. La quantité d'agent précipitant est ajustée de manière à précipiter le fer et le chrome dans cette opération tandis que le nickel reste en solution. On obtient ce résultat en effectuant la précipitation à un pH qui a été déterminé par des expériences préliminaires et qui dépend dans une certaine mesure de la proportion de fluorure présent : cette valeur du pH est comprise entre 2 et 9, de préférence entre 2 et 5 et le plus souvent dans lapratique entre 2 et 4. Le fluorure de calcium précipite en même temps 2 que les hydroxydes métalliques. On procède à une addition d'ions SO^- pour précipiter en même temps du sulfate de calcium (gypse) et par conséquent la quantité totale d'hydroxyde de calcium nécessaire est déterminée par le pH final, la quantité de fluorure et la quantité de sulfate ajoutées. La quantité nécessaire d'hydroxyde de calcium qui dépend non seulement des conditions opératoires mais aussi, en particulier, de la qualité de l'agent précipitant employé peut être déterminée par des expériences préliminaires. Dans un mode d'exécution pratique, on peut procéder à un ajustement à l'aide de la valeur du pH, en se basant sur des expériences préliminaires. Une analyse colorimétrique, qui peut être également employée pour le contrôle,est très utile pour déterminer la fin de la réaction. Le précipité de gypse obtenu par précipitation simultanée est plus facile à déshydrater. La résistance opposée à la filtration est moindre et la teneur en produits secs du gâteau du filtre est plus élevée. La pro-2 portion d'ions SO^- doit dépasser 20 g/1 et de préférence 40 g/1. On réalise plus facilement la déshydratation si la précipitation est mise en oeuvre à chaud, par exemple au-dessus de 30° et de préférence au-dessus de 50°C. 4. La suspension provenant de la cuve de précipitation de l'opé ration 3 est déshydratée dans un appareil approprié, par exemple un filtre à vide. Le gâteau du filtre peut être lavé de manière à augmenter par exemple fe rendement en nickel au cours de l'opération 5 ci-après. 71 39433 7 2112428 5. . La solution provenant de l'opération de déshydratation I (opération 4 du procédé) est recueillie dans une cuve de précipitation et on ajoute un agent précipitant alcalin. On calcule la quantité de celui-ci de manière à obtenir une précipitation quasi totale des ions métalliques 5 présents, par exemple de nickel. Pour cette opération, des agents précipitants appropriés sont l'hydroxyde de sodium ou de potassium. Cette précipitation est mise en oeuvre avec un pH compris entre 5 et 11 (pour éviter la pollution), de préférence compris entre 7 et 10. quantité d'agent précipitant nécessaire pour atteindre le pH correct peut être déterminée 10 par des essais préalables. 6. La suspension provenant de la cuve de précipitation de l'opération 5 est déshydratée par un appareil approprié, par exemple un filtre à vide. Dans un mode d'exécution approprié, on utilise deux polyélectrolytes 15 qui, comme l'ont montré des expériences préliminaires, réagissent l'un sur l'autre de façon à former un copolymère qui enrobe les particules en suspension dans sa structure réticulée, formant ainsi des floculats compacts et facilement déshydratés. Ce gâteau de filtre est constitué essentiellement par de l'hydroxyde 20 de nickel qui peut être utilisé après séchage et calcination ou toute autre opération appropriée, pour la fabrication d'acier inoxydable. 7. La solution aqueuse obtenue après la dernière opération de précipitation contient seulement des traces de métaux, de petites quantités 25 d'ions fluorure, sulfate et nitrate. Cette solution peut être évacuée dans un cours d'eau sans traitement additionnel. 8. Dans un mode d'exécution avantageux, on utilise dans l'opération 5 de l'hydroxyde de potassium comme agent précipitant. On peut ensuite 30 récupérer du nitrate de potassium par refroidissement ou évaporation de la solution, ledit nitrate de potassium étant recueilli et cristallisé dans une opération de séparation ultérieure, par exemple par filtration sur un filtre à vide. 35 9. Dans un autre mode d'exécution avantageux, on utilise uniquement de l'hydroxyde de potassium comme agent précipitant. On peut récupérer ensuite du fluorure de calcium par précipitation par de l'hydroxyde de calcium et, ensuite, du nitrate de potassium de la manière décrite ci-dessus. 71 39433 8 2112428 Le procédé décrit en détail ci-dessus présente les avantages pratiques ci-après : 1. Les ions métalliques de la liqueur décapante sont précipités 5 par addition d'un alcali. Par la subdivision en deux opérations, on obtient au cours de l'opération II un précipité constitué principalement par de l'hydroxyde de nickel. Ce procédé peut être traité de manière économique pour donner de l'oxyde de nickel, par opposition à un coprécipité d'hydroxyde de fer, de chrome et de nickel. 10 2. La plus grande partie des opérations de neutralisation et de précipitation est exécutée grâce à un produit chimique bon marché tel que la chaux éteinte. 15 3. Du fait de l'emploi d'ions calcium pour la précipitation du fluorure de calcium et du sulfate de calcium précipitent en même temps et on évite de cette marière le déversement des ions fluorure et sulfate dans un cours d'eau. Etant donné que les ions fluor sont fixés par le calcium, la précipitation est facilitée au cours des opérations suivantes. 20 4. Le précipité I est entouré d'une gangue provenant de la chaux et du sulfate de calcium précipité, ce qui favorise la filtration dudit précipité. 25 5. Le précipité II n'est pas pollué par du fluorure de calcium, du sulfate de calcium ou une gangue provenant de la chaux. 6. La régénération de l'acide permet de récupérer une certaine quantité de celui-ci, qui peut être recyclée dans le procédé. Ceci s'applique 30 en particulier à l'acide nitrique. Par ailleurs, on peut obtenir des bains de décapage ayant des caractéristiques de décapage constantes. 7. On augmente par l'addition d'adjuvants pour l'opération de précipitation avant déshydratation de l'opération 6, la teneur en matières 35 sèches du précipité. La combinaison d'une régénération d'acide, d'une précipitation en deux opérations et d'un traitement de la suspension par un sulfate au cours de l'opération I et par des adjuvants coagulants lors de l'opération II 71 39433 9 2112428 constitue par conséquent une combinaison avantageuse des points de vue technique et économique. La mise en oeuvre de l'invention sera mieux compris grâce aux exemples ci-après qui sont explicatifs et non limitatifs. 5 EXEMPLES. 1. On utilise pour des essais de laboratoire une solution aqueuse contenant, par litre, 0,4 mole de Fe3"*", 0,10 mole de Cr3^, 0,05 mole de Ni 2 moles de H+, 1,5 mole de F (total des fluorures) et 2,5 moles de NO^ . 10 La séparation de l'acide du métal est mise en oeuvre dans une colonne d'échange d'ions ayant un volume de 50 ml et une hauteur de 58 cm. Cette colonne est remplie d'une résine d'échange d'anions fortement basique en particules de 250 à 840 ji constituée par un polymère de styrène et divinylbenzène avec des radicaux ammonium quaternaire. On ajoute, au cours de chaque 15 cycle d'essais, 20 ml d'une solution d'essai puis ensuite, comme éluant, 60 ml d'eau distillée. On prélève une fraction acide de volume 18 ml, ayant la composition ci-après, en moles/litre : 1,44 mole H+, 0,44 mole F , 1,44 3+ 3+ 21 moles N0_~, 0,10 mole Fe , 0,02 mole Cr et 0,01 mole Ni . Le rendement + en ions H est par conséquent voisin de 66 %, tandis qu'on récupère dans 20 cette fraction environ 24 % des sels métalliques. La figure 2 représente les concentrations des ions les plus importants dans l'éluat, en fonction du volume de l'éluat provenant d'un cycle d'essais, lors de ces expériences. 2. On utilise pour des essais de laboratoire une liqueur décapante 25 usée provenant d'un bain d'acide nitrique et d'acide fluorhydrique. On ajoute des quantités croissantes d'hydroxyde de calcium et obtient un précipité d'hydroxyde de fer et de chrome. On mesure la concentration de la solution en fonction du pH, et la figure 4 et le tableau ci-après indiquent des résultats types d'une expérience. 30 Expérience Concentration en g/1 Proportion de précipité en 7° Fe3+ Cr3+ Ni2"1" Fe3+ Cr3+ Ni24" Témoin 61 3,6 4,6 pH 2,5 1,5 0,9 4,0 97,5 73,6 13,0 pH 3,1 0 0,3 3,6 100 91,7 21,8 35 71 39433 10 2112428 3. On réalise à l'échelle du laboratoire des précipitations de liqueurs décapantes usées à différentes températures. La résistance spécifique à la filtration des précipités obtenus est mesurée de la manière habituelle. 5 On utilise pour les essais une solution contenait 36 g/1 de Fe3+, 6,4 g/1 de Cr3+, 5,3 g/1 de Ni2+, 98 g/1 de F , 115 g/1 de N0_ , 2- 40 g/1 de SO^ . La précipitation est arrêtée au pH 2,8. Les résultats sont indiqués sur le tableau ci-après : Température de précipitation Résistance spécifique à la filtration 10 Dr -2 C m 15 30 » 50 0,87 • 1Q14 70 0,89 . 1014 4. On a exécuté à l'échelle du laboratoire des précipitations de liqueurs décapantes épuisées auxquelles on a jouté diverses quantités d'ions sulfate. La résistance spécifique à la filtration des précipités obtenus est mesurée de la manière habituelle. 20 Les essais ont été exécutés à 50°C et ont été interrompus au pH 2,8. Les résultats sont indiqués sur le tableau ci-après : Concentration en g/1 Résistance spécifique à la filtration T, 3 + Fe Cr3+ Ni2+ F~ S042" N°3~ -2 m 39,4 7,1 6,5 12,2 0 143 * . ^ 37,5 6,8 5,9 11,0 20 129 1,19 35,7 6,4 5,3 9,8 40 115 0,87 . io14 33,8 6,1 4,6 8,6 60 101 0,14 . io14 5. La précipitation a été réalisée en deux opérations dans'un groupe d'expériences. Lors de la première opération, on a ajouté de l'hydroxyde de calcium jusqu'à différentes valeurs finales du pH en particulier pour la précipitation des hydroxydes de fer et de chrome. Au cours de la seconde 35 opération, on a utilisé différentes substances alcalines pour la précipitation de l'hydroxyde de nickel. La proportion d'agent précipitant a été déterminée en interrompant la précipitation au pH 7. Les résultats sont indiqués sur le tableau ci-après, qui doit être associé au tableau figurant au-dessous du paragraphe 2 ci-dessus. 71 39433 ii 2112428 10 Opération de précipitation I Opération de précipitation II Composi Ni(0H)„ tien en ° Fe(OH). i L du pr Cr(OH) écipité 3 CaF2 pH final quantité en g d'agent précipitant quantité en g d'agent précipitant 2,5 Ca(0H)2 77 Ca(0H)2 39 30 13 9 48 3,1 H 91 H 25 61 0 5 34 2,5 Ca(0H)2 77 NaOH 30 57 26 17 0 3,1 tl 91 ii 19 92 0 8 0 2,5 Ca(0H)2 77 KOH " 21 57 26 17 0 3,1 M 91 H 14 92 0 8 0 15 20 25 30 35 6. Au cours d'un essai , on a étudié dans différentes conditions la déshydratation du précipité II. Le précipité II, qui est constitué essentiellement par Ni(0H)2,est pratiquement impossible à filtrer sans un conditionnement, quel que soit le procédé de préparation. Au cours d'un essai de conditionnement, 4 ml d'une solution à 0,1 % d'un polyélectrolyte cationique (polyamine) et une quantité égale d'une solution d'un polyélectrolyte anionique (polyacrylamide) sont ajoutés l'un après l'autre à 200 ml d'une solution contenant 10 g/1 de matières sèches. Cette suspension est agitée après chaque addition. La résistance spécifique à la filtration du précipité est déterminée de la manière habituelle. 4 2 Avec une chute de pression de 4,7.10 N/m (380 mmHg) ou observe une résistance 14-2 spécifique à la filtration de 0,55.10 m , ce qui signifie que le précipité peut être déshydraté à l'échelle technique sur un filtre à vide de dimensions raisonnables. 7. Après la spécification des métaux du gypse et du fluorure de calcium au cours des opérations I et II, on obtient une solution aqueuse presqje exempte d'impuretés. La concentration des différents ions dans l'eau est donnée par le tableau ci-après : pH 7 à 8 F (total), ppm ^.20 métaux lourds, ppm 10 y^35 -/"u- 1 Bien entendu, diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art aux dispositifs ou procédés qui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs, sans sortir du cadre de l'invention. no3 , g/1 so42", g/1 71 39433 12 2112428 R_E_V_E_N_D_X_Ç_A_T_X_0_N_S 1. Procédé de récupération d'un produit nickélifère pour le traitement d'une solution décapante contenant des ions de fer, chrome et nickel et 5 fluorure, caractérisé en ce que les ions fer et chrome et fluorure sont précipités au cours d'une première opération par une augmentation du pH de la solution et les ions nickel sont précipités au cours d'une seconde opération par une . nouvelle augmentation du pH. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que première 10 opération est mise en oeuvre pour une valeur du pH entre 2 et 9, de préférence entre 2 et 5. 3. Procédé selon l'une des revendications 1 et 2 caractérisé en ce que la seconde opération est mise en oeuvre pour une valeur du pH comprise entre 6 et 11, de préférence entre 7 et 10. 15 4. Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'agent précipitant utilisé pour la première opération est de l'hydroxyde de calcium. 5. Procédé selon l'une des revendications 1 et 3, caractérisé en ce que l'agent précipitant de la seconde opération est de l'hydroxyde de sodium. 20 6. Procédé selon l'une des revendications 1 et 3, caractérisé en ce que l'agent précipitant utilisé pour la seconde opération est de l'hydroxyde de potassium. 7. Procédé selon l'une des revendications 1, 2 et 4 caractérisé en ce que la précipitation de la première opération est mise en oeuvre à une 25 température supérieure à 30°C, de préférence à 50°C. 8. Procédé selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que le produit nickélifère formé au cours de la seccï*3e opération est additionné d'un agent facilitant la déshydratation. 9. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que l'agent 30 facilitant la déshydratation est un polyélectrolyte.