La présente invention a pour objet un procédé pour équilibrer une roue de véhicule routier, ainsi que I'équilibreuse agencée pour la mise en oeuvre de ce procédé. Un procédé connu pour équilibrer les roues de véhicules routiers, de tourisme ou poids lourds, met en oeuvre une équilibreuse électronique qui comporte les éléments constitutifs suivazts: un lanceur de roue, un générateur contenant un ensemble électronique pourvu d'un tube stroboscopique, un capteur de vibrations destiné à etre placé sous la roue de façon à recevoir les impulsions créées par la force centrifuge pendant la rotation de la roue, le tube stroboscopique étant capable d'émettre à chaque impulsion captée un éclair lumineux éclairant la roue pour visualiser la position angulaire du repère fixé à cellé-ci. L'équilibreuse est complémentairement pourvue d'un galvanomètre convenablement étalonné, permettant de lire la valeur du balourd à fixer sur la roue, en grammes. Le générateur est monté sur des roulettes afin de permettre de le déplacer aisément, et comporte, dans une réalisation connue, un châssis électronique transistorisé, coopérant avec un tube stroboscopique et optique. Le capteur de vibrations peut être du type à quartz piézo-électrique. Un tel dispositif permet d'exécuter l'équilibrage de la roue sans devoir démonter au préalable celle-ci du véhicule. On procède de la manière suivante : on soulève la partie avant ou arrière de la voiture à l'aide d'un cric, et on fixe un repère sur la roue, par exemple une bande d'adhésif collée sur le flanc du pneumatique ou sur l'enjoliveur. On place ensuite convenablement le capteur de vibrations sous la roue, puis on met en marche le générateur et le lanceur. On applique le lanceur sur la roue jusqu'à ce que celle-ci ait atteint sa vitesse de rotation maximum avec le lanceur utilisé, puis on dégage ce dernier de la roue. Lorsque l'aiguille du galvanomètre atteint son point maximum, on note l'emplacement angulaire du repère sur la roue éclairée par les flashes du tube stroboscopique, ainsi que le chiffre indiqué sur le galvanomètre.La roue étant considérée comme le cadran d'une horloge, et le repère placé sur celle-ci représentant l'aiguille des heures, on peut les reproduire sur un cadran mémoire. Ce procédé, tout en permettant un équilibrage dans des conditions relativement satisfaisantes, reste néanmoins très appro ximatif et empirique, puisque l'opérateur doit noter la position du repère à l'instant précis où l'aiguille du galvanomètre indique la valeur maximum. Cette détermination reste nécessairement sujette à une marge d'incertitude appréciable, puisque la lecture du galvanomètre risque d'être faite soit sensiblement avant l'ob- tention du point maximum, soit après celui-ci. Il en résulte que la valeur de la masse aussi bien que sa position angulaire ne peuvent 8trie déterminées de façon précise. l'invention a pour but de remédier à ces inconvénients. A cet effet, le procédé visé par l'invention est caractérisé en ce qu'on mesure en permanence la vitesse de rotation de la roue, et on détermine la valeur et la position angulaire du balourd à une vitesse de rotation prédéterminée de la roue. Pour ce faire, on équipe l'équilibreuse électronique utilisée d'un compte-tours ou tachymètre, enregistrant la vitesse de rotation de la roue. Puis on lance celle-ci jusqu'à une vitesse supérieure à la vitesse prédéterminée à laquelle on veut effectuer la mesure du balourd, et on laisse la vitesse de rotation de la roue diminuer jusqu'à ce qu'elle atteigne ladite vitesse prédéterminée, à laquelle on note la position du repère sur la roue Cette vitesse de rotation prédéterminée correspond à une certaine vitesse en kilomètres/heure, par exemple 90 kilomètres/ heure pour une voiture de tourisme, la vitesse de rotation corrélative pouvant être d'environ 1000 tours par minute. bn lance alors la roue jusqu'à une vitesse de 1200 ou 1500 tours/minute par exemple, puis on attend que la vitesse atteigne 1000 tours/minute pour noter la valeur indiquée par le galvanomètre, ainsi que la position angulaire du repère grâce à l'éclairage stroboscopique. La position angulaire et la valeur de la masse d'équilibrage sont ainsi déterminées de façon nettement plus précise que par le procédé antérieur connu. Conformément à l'invention, l'équilibreuse électronique destinée à la mise en oeuvre de ce procédé, est munie d'un comptetours ou tachymètre apte à enregistrer la vitesse de rotation de la roue. D'autres particularités et avantages de l'invention appa rairont au cours de la description qui va suivre. Aux dessins annexés, donnés à titre d'exemple non limitatif, on a représenté un mode de réalisation de l'invention. - La figure 1 est une vue schématique montrant une roue pourvue d'un repère angulaire, et placée au-dessus du capteur de vibrations d'une équilibreuse électronique pourvue d'un tachymètre, ces divers éléments étant représentés au repos. - La figure 2 est un schéma analogue à la figure 1 montrant une position possible du repère de la roue lorsque celle-ci tourne à la vitesse prédéterminée à laquelle doit s'effectuer la mesure du balourd à fixer. - La figure 3 montre la façon dont on peut repérer l'empla- cement du balourd d'équilibrage à fixer, lorsque la roue est revenue au repos. L'équilibreuse électronique de roues représentée schématiquement à la figure 1 comporte un générateur 1 contenant un ensemble électronique pourvu d'un tube stroboscopique capable d'émettre des éclairs lumineux provoqués par des signaux de commande provenant d'un capteur de vibrations 2 placé sous une roue 3 à équilibrer. Ce capteur peut - être du type à quarts piézo électrique ; l'équilibreuse comporte un galvanomètre dont on a repré serte l'écran de lecture 4, ainsi que conformément à l'invention un tachymètre ou compte-tours présentant un cadran de lecture 5. Celuici peut être gradué par exemple de séro à 1500 tours/minute. Ces éléments constitutifs de l'équilibreuse sont connus en soi et ne seront donc pas plus amplement décrits. Le procédé d'équilibrage de la roue 3 visé par l'invention s t exécute de la manière suivante. Tout dtabord, on fixe un repère 6 sur la roue 3, par exemple une bande d'adhésif sur toute la largeur du pneumatique. Après avoir convenablement placé le capteur de vibrations 2 par rapport à la roue, on met en route le lanceur afin de faire tourner la roue. Si celle-ci est une roue d'un véhicule de tourisme de type courant, on pourra choisir par exemple une vitesse de 1000 tours/minute correspondant à environ 90 kilomètres/heure pour effectuer la mesure du balourd équivalent au poids de la masse d'équilibrage à porter sur la roue, par lecture du cadran 4 du galvanomètre. Ce nombre de tours/minute et la vitesse correspondante varient en fonction du type de roue, en particulier si celle-ci appartient à un véhicule lourd. Lorsque le lanceur a lancé la roue 3 à une vitesse supérieure à 1000 tours/minute - en admettant une telle valeur prédéterminée de la vitesse de rotation de la roue - , par exemple 1200 ou 1500 tours environ, on écarte le lanceur. La vitesse de rotation de la roue diminuant régulièrement, on note la valeur en grammes indiquée par l'aiguille 7 du galvanomètre lorsque l'aiguille 8 du tachymètre est exactement à 1000 tours/minute. Cette situation est représentée à la figure 2. A ce moment, l'éclairage stroboscopique déclenché par les impulsions transmises par la roue 3 au capteur 2, montre la position angulaire correspondante du repère 6. Dans le cas représenté à la figure 2, ce repère, considéré comme indiquant l'heure d'une horloge dont la roue 3 constituerait le cadran, est à 5 heures. De son c8té, le capteur 2 est à 6 heures, la masse d'équilibrage servant de balourd-devant entre fixée en un point correspondant à 12 heures, diamétralement opposé au capteur 2. La position angulaire des repères 6 par rapport à l'emplacement du balourd étant ainsi notée, de même que sa valeur en grammes grâce au galvanomètre 4, on peut laisser progressivement la roue 3 revenir- au repos. Il est alors aisé de déterminer l'emplacement exact de la masse dtéquili brage à fixer, à partir du seul repère 6 puisqu'il suffit de prendre d'abord le point diamétralement opposé à celui-ci, puis de se déporter d'un secteur angulaire d'une heure dans leoens des aiguilles d'une montre. On arrive alors à l'emplacement repéré 9 pour le balourd.Bien entendu, la détermination de cet emplacement du balourd peut steffectuer à partir d'une position angulaire quelconque du repère 6, par exemple 3 heures, 8 heures etc.... On obtient ainsi des valeurs de balourds et des positions angulaires pour ceux-ci nettement plus précises qu'au moyen du procédé connu exposé ci-dessus, et par conséquent un équilibrage d'efficacité accrue, assurant une meilleure sécurité au véhicule. L'invention n'est pas limité à la forme de réalisation dé crite et peut comporter des variantes d'exécution. Ainsi, on peut envisager de lancer la roue simplement jusqu'à la vitesse prédéterminée à laquelle on veut effectuer la mesure du balourd, au lieu de la lancer jusqu'à une vitesse largement supérieure à celle-ci. De même, la vitesse de rotation à laquelle on effectue la mesure peut varier dans d'assez larges limites, cette vitesse dépendant évidemment du type de roue et de la vitesse correspondante en kilomètres/heure choisie. REVENDICATIONS 1 - Procédé pour équilibrer une roue de véhicule routier, selon lequel on fixe un repère sur la roue, on lance celle-ci en rotation, on recueille les impulsions créées par la force cen trifuge au moyen d'un capteur de vibrations placé sous la roue, on transmet ces impulsions à un ensemble électronique contenant un tube stroboscopique capable d'émettre à chaque impulsion captée un éclair lumineux éclairant la roue pour visualiser la position angulaire du repère, et on détermine la valeur du balourd à fixer à la roue au moyen d'un galvanomètre cc;nvena- blement étalonné, caractérisé en ce qu'on et Sa posltion angulaire la vitesse de rotation de la roue et on détermine la valeur/du balourd à une vitesse de rotation prédéterminée de la roue. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on asso cie l'ensemble électronique à un compte-tours enregistrant la vitesse de rotation de la roue, on lance ceile-ci jusqu'à une vitesse supérieure à la vitesse prédéterminée à laquelle on veut effectuer la mesure du balourd, on laisse la vitesse de rotation de la roue diminuer jusqu a ce qu'elle atteigne ladite vitesse prédéterminée, à laquelle on note la position du repère sur la roue, cette vitesse pouvant être par exemple de 1000 tours/minute environ pour la roue d'un véhicule de tourisme. 3 - Equilibreuse électronique destinée à la mise en oeuvre du procé- dé selon l'une des revendications 1 et 2, comportant un lanceur de roue, un générateur contenant un ensemble électronique pourvu d'un tube stroboscopique capable d'émettre des éclairs lumineux commandés par un capteur de vibrations, et un galvanomètre pou vant indiquer la valeur du balourd, caractérisé en ce qu'elle est munie d'un compte-tours apte à enregistrer la vitesse de de rotation de la roue.