La présente invention se réfère aux appareils broyeursmélangeurs du genre de ceux décrits au brevet français nO 1.309.367 déposé le 4 octobre 1961 aux noms de SEVIN et EDWARDS. On rappellera pour la bonne règle que les appareils de ce type comprennent une cuve, le plus souvent en forme cylindrique, destinée à recevoir le produit à traiter qui est soumis à l'action d'une turbine appropriée calée sur l'extrémité inférieure d'un arbre d'entraînement disposé suivant l'axe de ladite cuve. La turbine est avantageusement constituée par un disque circulaire découpé de perforations en vis-à-vis desquelles il est prévu des ailettes qui s' étendent sur l'une ou sur l'autre des deux faces du disque précité. En vue d'assurer un meilleur malaxage du produit, on associe à l'arbre d'entraînement porte-turbine et au moteur associé audit arbre, un mécanisme de vérin propre à permettre le déplacement vertical de la turbine par rapport à la cuve. Un tel appareil assure le mélange efficace des constituants du produit à traiter ; par contre l'effet de broyage est réduit. En vue d'améliorer cet effet on peut ajouter au produit contenu dans la cuve des corps de broyage constitués par des billes ou boulets en une matière très dure. Dans le brevet français nO 1.313.941 déposé le 22 novembre 1961 aux noms de SEVIN et EDWARDS, on a proposé comme corps de broyage des galets aplatis, à profil rectangulaire ou carré. Ce même brevet avait également pour objet un appareil broyeur-mélangeur perfectionné dans lequel la cuve renfermant le produit à traiter et les corps de broyage était susceptible d'etre entraînée en rotation à vitesse relativement rapide. Après l'opération de broyage proprement dite au cours de laquelle la cuve était maintenue fixe, la mise en rotation de ladite cuve assurait l'évacuation centrifuge du produit traité, les corps de broyage étant retenus par un tamis annulaire prévu dans la partie supérieure de la cuve. L'expérience a montré que les appareils broyeurs-mélangeurs de ce dernier type travaillaient de manière excellente. Toutefois ils sont soumis à une usure très rapide lorsque le produit à mélanger et/ou à broyer est de nature abrasive. I1 en va notamment ainsi dans lg cas du travail des pâtes céramiques. Les perfectionnements qui font l'objet de la présente invention visent à remédier à l'inconvénient précité et à permettre la réalisation d'un appareil broyeur-mélangeur qui soit susceptible de repondre particulièrement bien aux divers desiderata de la pratique. L'invention consiste essentiellement à revêtir d'une couche de caoutchouc anti-abrasion ou d'une matière synthétique équivalente, la surface de certains au moins des éléments de l'appareil qui sont au contact des produits à traiter. Les essais ont démontré qu'un tel revêtement non seulement permettait dtéviter l'usure rapide des éléments concernés (turbine, arbre d'entraînement et paroi interne de la cuve), mais encore améliorait de manière surprenante l'action de broyage. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer La figure unique de ce dessin est une coupe schématique partielle d'un appareil broyeur-mélangeur comportant application des perfectionnements suivant l'invention. Sur cette figure on a représenté en 1 la cuve de traitement de l'appareil ; on a supposé qu'il s'agissait en l'occurence d'une cuve fixe suivant le brevet français nO 1.309.367 sus-visé, mais il va de soi qu'elle peut être agencée conformément au brevet postérieur nO 1.313.941 mentionné ci-dessus. A cette cuve 1 est associée une turbine 2 identique à celle décrite au brevet nO 1.309. 367, ladite turbine étant calée sur l'extrémité inférieure d'un arbre vertical 3 convenablement entraîné en rotation et susceptible d'être déplacé axialement à l'intérieur de ladite cuve 1. Conformément à l'invention la paroi interne de la cuve 1, l'ensemble de la surface de la turbine 2 et la périphérie de l'arbre 3 sont revêtus d'une couche de caoutchouc anti-abrasion respectivement référencée la, 2a et 3a. Chacune de ces couches de revêtement est avantageusement vulcanisée de manière à adhérer solidement à la paroi métallique correspondante, soigneusement traitée avant vulcanisation. Bien entendu la couche 2a est réalisée de façon à ne pas obturer les perforations du disque métallique qui forme la turbine 2, mais par contre elle s'étend sur les ailettes associées auxdites perforations, ailettes qui sont complètement enrobées. Pour ce qui est de la couche 3a on peut se contenter de la prévoir sur la partie inférieure de l'arbre 3 qui est susceptible de venir au contact du produit à traiter renfermé par la cuve 1. On a pu vérifier que le revêtement ainsi obtenu diminuait de façon considérable l'usure par abrasion des éléments de l'appareil, ledit revêtement résistant particulièrement bien à l'effet de frot tement des substances abrasives contenues dans le produit à traiter. Bien mieux ce revêtement améliore les caractéristiques du broyage en ce qui concerne la durée de l'opération et la granulométrie. On congoit qu'aux lieu et place du caoutchouc on puisse avoir recours à des maties synthétiques anti-abrasion. L'invention est en outre applicable aux appareils broyeurs dans lesquels l'arbre porte-turbine est décalé radialement à l'intérieur de la cuve de traitement, ainsi qu a ceux dans lesquels la turbine est remplacée par une pale fixe ; dans ce dernier cas la pale fixe, et éventuellement la pale de raclage, sont revêtues d'une couche de protection anti-abrasion. Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qutà titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. REVENDICATIONS 1. Appareil broyeur-mélangeur, caractérisé en ce que la surface de certains au moins des éléments qui sont au contact des produits à traiter sont revêtus d'une couche de matière anti-abrasion. 2. Appareil broyeur-mélangeur suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la couche de revêtement est en caoutchouc et est fixée en place par vulcanisation.