L'invention concerne un procédé de réglage de caissons de soufflage destinés à la trempe de feuilles de verre, caissons munis de tubes de soufflage qui peuvent coulisser dans des paliers disposés sur la face frontale de manière à être placés et immobilisés dans les positions opératoires voulues. De tels caissons de soufflage ont l'avantage de s'adapter à des formes diverses et peuvent ainsi s'utiliser pour la trempe de feuilles de verre de courbures différentes. L'immobilisation des tubes de soufflage dans la position voulue s'effectue avantageusement par l'intermédiaire d'organes qui agissent simultanément sur tous les tubes ou sur certains groupes de tubes, de sorte que le déblocage et le blocage de ceux-ci s'obtiennent relativement vite. Cependant, le réglage d'un tel caisson pour l'adapter à une autre forme de feuilles de verre se fait essentiellement à la main en déplaçant les tubes, seuls ou par groupes, pour les amener dans la position voulue après les avoir débloqués. I1 s'agit d'une opération très longue puisqu'un caisson peut avoir une surface de l'ordre de 2 m2, couverte d'un nombre de tubes allant jusqu'à 3000. L'invention a pour objet de proposer un mode opératoire qui permet de raccourcir le temps nécessaire à l'adaptation du caisson à une forme de vitrage donnée,et à cette fin, elle propose de mettre la plaque constituant la face frontale du caisson en vibration pendant l'opération de réglage. Quelle que soit la manière employée pour faire glisser les tubes jusqu'à la position désirée, la mesure proposée par l'in- vention facilite ce glissement des tubes à l'intérieur de leurs paliers. En règle générale, il y a lieu de constituer le mécanisme de blocage des tubes dans les orifices destinés à les recevoir de telle façon que, même desserré, il exerce encore une certaine action sur les tubes ; en effet, un minimum de frottement de ces derniers dans leurs paliers est nécessaire pour éviter qu'ils ne glissent de façon involontaire. Lorsque l'on met le caisson en vibration conformément à l'invention, il est également utile de réduire ainsi la mobilité des tubes, et même possible de la réduire davantage. Dans une première forme de mise en oeuvre avantageuse, le procédé peut être conduit de telle façon que le caisson mis en vibration soit placé dans une position sensiblement horizontale au-dessus d'un gabarit correspondant à la forme désirée, les tubes dépassant de sa plaque frontale vers le bas, de sorte qu'ils descendent sous l'action de leur propre poids et viennent ainsi reposer sur ce gabarit. Dans ce cas, il est indispensable que les caissons, s'ils sont disposés en position verticale pour la trempe des feuilles de verre, soient démontés, puis remontés sur le dispositif de trempe après adaptation à la nouvelle forme. D'après une autre mise en oeuvre, particulièrement avantageuse, on peut conduire le procédé de telle façon que les caissons se trouvent mis en vibration dans leur position verticale à la station de trempe tout en se trouvant alimentés par l'air de soufflage. Grace à la mise en vibration, les écarts de pression créés par la perte de charge liée à l'alimentation en air de soufflage suffisent à pousser les tubes en avant de la plaque frontale pour les faire s'appuyer sur le gabarit de la forme choisie, préalablement mis en place entre les caissons. On peut ainsi non seulement éviter le démontage de ces derniers, mais encore régler simultanément le caisson convexe et le caisson concave. Pour mettre en oeuvre le nouveau procédé, il est avantageux d'accoupler directement à la plaque frontale un ou plusieurs organes capables d'engendrer des vibrations. En tant que tels on peut, par exemple, utiliser des vibrateurs à air comprimé, c'està-dire des organes munis d'une chambre cylindrique traversée par de l'air comprimé, à l'intérieur de laquelle une bille mobile crée le balourd qui engendre les vibrations. On peut aussi employer des vibrateurs à entraînement électrique et il est avantageux, pour permettre de rechercher les conditions de fonctionnement optimales, d'employer des appareils dont l'amplitude et la fréquence de fonctionnement soient réglables. Un mode d'exécution de l'invention est décrit en liaison avec les dessins qui montrent Figure 1 : une vue latérale d'un caisson conforme à l'invention Figure 2 : une coupe verticale selon la ligne II/II de la figure I Figure 3 : une coupe verticale sur deux caissons complémentaires d'un dispositif de trempe. Chaque caisson possède une plaque frontale plane sur laquelle sont disposés perpendiculairement une multiplicité de petits tubes de soufflage coulissants 1. Le long des parois latérales 2 sont montés des flasques 3 à l'aide desquels la partie avant du caisson est vissée sur des contre-flasques 4 appartenant au corps du caisson 5, qui forme la boite à vent destinée à répartir l'air. La boite à vent 5 est raccordée par des canalisations 6 à des soufflantes qui délivrent l'air comprimé nécessaire. La plaque frontale est triple, comme on le voit en détail sur la figure 2 ; elle comprend un couvercle 10 solidaire des parois latérales 2, une plaque 11, placée devant ce couvercle et capable de coulisser dans son propre plan, enfin une contre-plaque 12 assemblée sur les bords avec le couvercle 10. Les trois plaques 10, 11 et 12 sont munies de trous concentriques à l'intérieur desquels sont placés les tubes de soufflage 1. Les diamètres des trous 13 et 14 des deux plaques 10 et 12 sont lé- gerement supérieurs au diamètre extérieur des tubes 1, de façon à permettre à ces derniers de coulisser.Dans les trous de la plaque de verrouillage 11 sont placés des anneaux 15 en matériau élastique, dont le diamètre intérieur correspond à ce même diamètre extérieur, de sorte que la plaque 11 agit sur les tubes de soufflage par l'intermédiaire de ces anneaux élastiques ; des excentriques 17 commandés à l'aide d'un levier 18 la font coulisser par rapport aux plaques 10 et 12 de manière à bloquer tous les tubes de soufflage. La partie inférieure de la plaque de verrouillage 11 dépasse à l'extérieur des plaques 10 et 12 et un vibrateur 20 se trouve attaché par des boulons 21 à chacune de ses extrémités. Le vibrateur représenté est un vibrateur à air comprimé et à bille dans lequel les vibrations sont provoquées par la bille 22 mobile à l'intérieur du boîtier cylindrique 23 ; la bille est entraînée par de l'air comprimé sous une pression de 1 à 4 bars, fourni par l'ajutage 24 et s'échappant par l'ajutage 25. Ce type de vibrateur est disponible dans le commerce. Pour adapter une paire de caissons à une nouvelle forme de vitrage, on opère de la façon suivante : les caissons restent en place, tels qu'ils sont constitués, à la station de trempe, et sont simplement éloignés l'un de l'autre de la distance voulue pour introduire entre eux les feuilles de verre. On fait tourner les excentriques 17 à l'aide du levier 18, ce qui soulève la plaque intermédiaire 11, libérant les tubes de soufflage. On recule ces tubes autant qu'il est nécessaire et on place entre les caissons un gabarit 28 dont la forme correspond à celle des feuilles de verre à tremper ; l'épaisseur de ce gabarit est choisie de façon à tenir compte de la distance qui doit séparer les extrémités des tubes des deux faces des feuilles de verre lors du soufflage destiné à tremper ces dernières. Lorsque le gabarit 28 se trouve dans sa position finale, les deux caissons sont à nouveau rapprochés, c'est-à-dire replacés dans leur position de travail ; les ajutages 24 des deux vibrateurs 20 sont alors raccordés à une canalisation d'air comprimé dont on ouvre l'alimentation, ce qui met les caissons en vibration. On ouvre ensuite le circuit d'air de soufflage, ce qui, sous l'action des vibrations, repousse tous les tubes en direction du gabarit 28 et les amène rapidement au contact de celui-ci. On coupe alors l'air de soufflage et l'air comprimé et on rebloque les tubes dans leur nouvelle position à l'aide du levier 18. Une fois enlevé le gabarit 28 et débranchée la canalisation d'air comprimé, le dispositif est de nouveau pret au travail. REVEND ICAT IONS 1. Procédé de réglage d'un caisson de soufflage destiné à la trempe de feuilles de verre et muni de tubes de soufflage coulissant dans des paliers disposés sur sa face frontale, caractérisé en ce que l'on met la face frontale en vibration pendant l'opération de réglage en vue de faire coulisser les tubes. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le caisson mis en vibration est placé dans une position sensiblement horizontale, les tubes descendant sous l'action de leur propre poids pour venir reposer sur un gabarit correspondant à la forme désirée. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le caisson est mis en vibration dans sa position verticale, les tubes dirigés horizontalement, et qu'il est en meme temps ali menté en air de soufflage sous l'action duquel les tubes viennent s'appuyer sur un gabarit de forme choisie, lui-même placé de façon sensiblement verticale. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que le réglage s'effectue sur un caisson en place à la station de trempe. 5. Procédé selon l'une des revendications 3 et 4, caractérisé en ce que le réglage s'effectue simultanément sur l'ensemble des caissons installés à une même station de trempe pour y coopérer. 6. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que les tubes viennent s'appuyer contre un gabarit de forme correspondant à celle des feuilles de verre à tremper et dont l'épaisseur tient compte de la distance qui doit séparer les extrémités des tubes des deux faces de ces feuilles. 7. Procédé selon ltune des revendications précédentes, caractérisé en ce que la face frontale du ou des caissons est mise en vibration à l'aide d'un vibrateur à air comprimé. 8. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'un vibrateur au moins, notamment un vibrateur à air comprimé (20) est relié aux caissons, de préférence sur leur plaque frontale (11).