La présente invention concerne les transports et en particulier les dispositifs placés le long de la voie ferrée pour véhicules à traction électrique ou autre. I1 est bien connu que dans les voies ferrées, les rails sont assemblés ou non à leurs extrémités en regard par des éclisses mécaniques et reliés par un écbssage électrique autorisant le libre passage du courant électrique d'alimentation ou de retour et des courants électriques de signalisation. Cet éclissage électrique sous forme de conducteur en fils rigides ou torsadés, est fixé par soudure à ses extrémités sur les faces extérieures ou intérieures latérales des champignons ou autres parties des rails pour assurer ainsi une bonne conductibilité de la voie, avec le moins de résistance possible entrainant des pertes de chute de tension. Dans les dispositifs connus de ce genre, cet éclissage dlec- trique s'effectue, comme illustré figures 1 et 2 au moyen d'un câble torsadé A muni à ses extrémités d'embouts cuivre B et C sertis et fixés par soudure introduite par l'intermédiaire des faces pentues extérieures B1 et C1. L'ensemble préfabriqué est appliqué de par les embouts B et C sur les faces latérales en regard des champignons ou autres parties des rails éclissés, pour être fixé par soudure au-dessus de l'éclisse D dans le cas d'utilisation de la dite éclisse, généralement par aluminothermie, au moyen de moules M - Ht placés dans une pince-support simple ou double de positionnement qui enserre transversalement les champignons ou autres parties des rails.Après soudure et enlè- vement du laitier, le câble torsadé cintré en forme d'oméga déborde transversalement et angulairement de manière à éviter le cisaillement par les roues des convois. Ce dispositif présente l'inconvénient pour une même pincesupport d'utiliser obligatoirement deux moules différents M - M1 droit et gauche, par suite de la symétrie des embouts. De plus le travail de sertissage et de soudure des embouts B et C aux extrémités du câble torsadé A est long et coûteux. C'est pour obvier à ces inconvénients qu'il est apparu nécessaire de réaliser des éclissages électriques faisant l'objet de la présente invention. Suivant une première caractéristique, cet éclissage électrique est établi avec deux équerres identiques, en métal de très bonne conductibilité, dont les branches inférieures reçoi vent en bout les extrémités du câble torsadé ou bande de liaison tandis que les branches verticales appliquées sur la face latérale extérieure ou intérieure du champignon ou autre partie de chaque rail éclissé ou non sont fixées par soudure au moyen de deux moules identiques placés dans une pince-support. Suivant une autre caractéristique, le câble torsadé ou bande disposé verticalement ou angulairement est de par les équerres, largement déporté par rapport aux rails pour se présenter très en dehors de l'éclisse correspondante sans aucun risque de fronts tement lors du passage des convois. Suivant une autre caractéristique, le câble torsadé ou bande est directement logé de par ses extrémités munies ou non respectivement d'une douille dans le moule servant au moulage des équerres, de manière à assurer sa fixation et l'homogénéité. Suivant une autre caractéristique, le câble torsadé ou bande est fixé dans un deuxième temps sur les équerres, par soudure extérieure, et périphérique de ses extrémités ou encore par tout autre moyen. Suivant une autre caractéristique, chaque équerre peut être directement formée par apport de métal lors de la soudure sur le rail, de manière à déporter également le cible torsadé ou bande. Suivant une réalisation en première variante, les équerres identiques, en métal de très bonne conductibilité tel le cuivre autorisent de par leurs branches inférieures et lors du moulage, la fixation homogène des extrémités d'une pluralité de feuillards, superposés ou juxtaposés en tout type d'acier galtahisé ou non, constituant une bande profilée épaisse cintrée en forme d'oméga de préférence, de manière à assurer d'une part une conductibilité suffisante et d'autre part une possibilité de déformation. Suivant une autre caractéristique de la première variante la bande profilée en acier est réalisée avec une ou plusieurs plaques superposées ou juxtaposées en métal déployé, treillage ou encore sous forme d'une ou de plusieurs tresses superposées ou juxtaposées avec ou non des douilles qui enserrent les extrémités pour l'introduction dans les moules servant au moulage des équerres. Suivant une autre caractéristique de la première variante, les bandes profilées sont disposées angulairement lors du moula- ge des équerres pour assurer leur positionnement transversal très en-dehors des éclisses. Suivant une réalisation en deuxième variante les équerres identiques en métal de très bonne conductibilité, tel le cuivre sont réalisées respectivement à partir d'un profilé plié en forme de coude pour constituer deux branches rectilignes disposées angulairement. L'une des branches comportant un méplat d'appui et de positionnement sur la face extérieure ou intérieure du champignon ou autres parties du rail en vue de sa soudure par moules identiques, tandis que l'autre branche est rendue solidaire par soudure par friction ou par tout autre moyen d'une douille en métal différent, notamment en aluminium.Cette douille pleine ou creuse autorise la fixation par soudure , ou encore par tout autre moyen mécanique tel que sertissage, retreinte, forgeage, de l'extrémité d'un câble ou bande profilée en un ou plusieurs éléments, de préférence de même métal que la douille elle-même. Ces caractéristiques et d'autres encore ressortiront de la suite de la description. Pour fixer l'objet de l'invention, sans toutefois le limiter, dans les dessins annexés La figure 1 est à petite échelle une vue en perspective d' un éclissage électrique connu reliant les extrémités de deux rails. La figure 2 est à plus grande échelle l'éclissage électrique selon la figure 1, muni de ses embouts, disposés symétriquement. On a illustré en traits interrompus les moules servant à la fixation de cet éclissage sur les rails. La figure 3 est une vue en perspective d'un éclissage électrique selon l'invention reliant les extrémités de deux rails assemblés mécaniquement. La figure 4 est à plus grande échelle une vue en perspective de l'éclissage électrique seul selon l'invention. La figure 5 est une vue,extérieure de face de l'éclissage électrique selon la figure 4, mis en place aux extrémités de deux rails assemblés. La figure 6 est une vue de profil en coupe transversale suivant la ligne brisée 5-5 de la figure 5. On a illustré en traits interrompus chaque moule identique servant à la fixation des équerres sur la voie. La figure 7 est une vue purement schématiquement illustrant la fixation de chaque extrémité. des câbles lors du moulage de l'équerre correspondante. La figure 8 est une vue de face illustrant la fixation rapportée par soudure de chaque extrémité de câble sur l'équerre correspondante. La figure 9 est une vue de profil en coupe transversale d' un éclissage électrique avec équerre directement formée par apport de métal lors de la soudure sur le rail. La figure 10 est une vue extérieure de face d'un éclissage électrique selon la variante mis en place aux extrémités de deux rails assemblés. La figure 11 est une vue de profil en coupe transversale suivant la ligne 10-10 de la figure 10. La figure 12 est une vue extérieure de face d'un éclissage électrique selon la deuxième variante mis en place aux extrémités de deux rails assemblés. La figure 13 est une vue de profil en coupe transversale suivant la ligne brisée 12-12 de la figure 12. La figure 14 est une vue partielle en perspective de l'éclis- sage électrique selon la deuxième variante. Selon la présente invention cet éclissage électrique est établi à partir de deux équerres identiques i et 2, en tout métal présentant un bon coefficient de conductibilité tel que cuivre. Les branches inférieures forment ou non à leurs extrémités une tête cylindrique ît - 21 en surépaisseurpour autoriser la fixation axiale et verticale directement lors du moulage des équerres, ou encore d'une manière rapportée, des extrémités d' un câble torsadé 3 ou bande en cuivre de préférence cintré en forme de U ou autrement pour assurer la liaison électrique des deux rails. Les branches verticales sont appliquées directement et latéralement sur le champignon ou autre partie de chaque rail et au-dessus de l'éclisse 4 dans le cas d'utilisation de la dite éclisse pour être fixées par soudure, notamment par alutino- thermie, au moyen de deux moules N rigoureusement identiques, comme illustré schématiquement aux figures 5 et 6 des dessins et montés dans une pince de serrage double ou simpLe de position nement réalisée et utilisée à la façon connue. I1 faut considérer que selon ces dispositions et dans le cas de fixation sur le champignon du rail et d'utilisation d'une éclisse 4, le bloc de soudure S qui incorpore la partie supérieure des branches verticales est disposé à une distance d par rapport à la surface de roulement du rail pour permettre une réserve d'usure, tandis que le câble 3 est placé dans un plan vertical ou oblique et est déporté transversalement suivant e par rapport à la dite éclisse 4 de liaison mécanique pour éviter tout contact nuisible et frottement lors du passage des convois. On remarque selon la figure 4 que les équerres 1 et 2 et le câble 3 ou bande constituent un ensemble préfabriqué, réalisé directement en usine ou encore sur le chantier et on note à cet effet que par procédé de moulage, on peut incorporer les extrémités du câble 3 munies d'une douille 5 directement dans le moule 6 des dites équerres pour assurer ainsi une liaison et fixation répondant aux normes de conductibilité. I1 est bien évident que le câble 3 ou bande peut être rapportée de par ses extrémités sur-les branches inférieures des équerres au moyen d'un cordon de soudure périphérique T comme illustré figure 8 des dessins, ou encore par tout autre moyen mécanique tel que sertissage, forgeage, retreinte, Selon la réalisation illustrée figure 9, chaque équerre rapportée peut directement être formée par apport de métal lors de la soudure sur le rail. En effet chaque moule supporté par la pince-support peut constituer une poche pour l'obtention d'un bloc profilé P supportant les extrémités du câble 3 ou bande en vue de son positionnement déporté vertical ou oblique en-dehors de l'éclisse. Selon la réalisation en première variante illustrée figures 10 et Il , les équerres identiques 7 et 8 , en tout métal présentant un bon coefficient de conductibilité tel que le cuivre autorisent par leurs branches inférieures, directement lors de leur moulage, ou éventuellement d'une manière rapportée, la fixation axiale ou oblique des extrémités d'une pluralité de feuillards ou fils superposés ou juxtaposés 9 en acier galvanisé de préférence pour éviter l'oxydation, de manière à constituer une ou des larges bandes méplates et déformables L convenablement cintrées en forme d'oméga ou de U et évidemment déportéesver ticalement ou angulairement par rapport à l'éclisse 4 dans le cas d'utilisation de cette dernière. Il est bien évident que cette bande d'acier L ou éventuellement tout autre métal peut aussi être réalisée différemment avec une ou plusieurs plaques superposées ou juxtaposées en métal déployé ou encore avec une ou plusieurs plaques tressées et superposées ou juxtaposées comportant ou non à leurs extrémités des douilles pour l'introduction à l'intérieur des moules N servant au moulage des équerres. Selon la réalisation en deuxième variante illustrée figures 12, 13 et 14, les équerres identiques en tout métal présentant un bon coefficient de conductibilité tel que le cuivre sont obtenues respectivement à partir d'un profilé 10 cylindrique de préférence dont une extrémité est soudée directement par friction, ou autrement fixée d'une manière parfaitement homogène à une douille 11 en métal différent, tel que l'aluminium.Le profilé 10 est en outre coudé pour constituer deux branches rectilignes S 1 et 192 disposées angulairement tandis qu'une face extérieure méplate 103 autorise de par la branche supérieure lo1 l'appui franc et le positionnement dc l'équerre sur la face extérieure ou intérieure du champignon ou autre partie du rail en vue de sa soudure par moules identiques comme dans les réalisations précédentes. La douille Il ainsi disposée angulairement de préférence, par rapport à l'axe du rail, est établie avec une section creuse ou pleine, tandis que son extrdmité autorise la fixation par soudure de l'extrémité d'un câble torsadé ou bande 12 de préférence de même métal, notamment en aluminium, constituant la Ei- aison entre les équerres On note également que la fixation du câble 12 ou bande sur la douille Il peut être obtenue par tous moyens mécaniques tels que sertissage, retreinte, forgeage Enfin comme dans la réalisation précédente, le câble 12 peut être remplacé par une bande profilée formée de feuillards superposés ou juxtaposés éventuellement tressés ou en forme de treille ge. Les avantages ressortent bien de la description, et on souligne en particulier - l'emploi pour une seule pince double, de moules identiques, - la fabrication simple et économique, remplaçant l'opération de sertissage et de soudure des embouts, - un éloignement permanent de l'éclisse, - un prix de revient peu élevé compte tenu de la petite quantité de cuivre utilisée. L'invention ne se limite aucunement à celui de ses modes d' application non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties ayant plus spécialement été indiqués ; elle en embrasse au contraire toutes les variantes. REVENDICATIONS 1 Eclissage électrique préfabriqué pour voies ferrées de chemin de fer avec câble de liaison soudé à ses extrémités sur les faces latérales extériçures ou intérieures du champignon ou autre partie de deux rails assemblés ou non mécaniquement par éclisses, caractérisé par le fait qu'il comprend deux équerres identiques en métal de très bonne conductibilité, dont les branches inférieures reçoivent en bout les extrémités du câble ou bande de liaison cintré en forme de U ou autrement pour se positionner verticalerent ou obliquement en dehors de l'éclisse dans le cas d'utilisation de cette dernière tandis que les branches verticales sont fixées par soudure directement , extérieurement ou intérieurement sur le champignon ou autre partie de chaque rail au moyen de moules identiques adaptables sur une pince-support. 2- Eclissage électrique selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le câble conducteur ou bande est directement logé et positionné de par ses extrémités munies respectivement d'une douille dans les moules des équerres de manière à assurer sa fixation directementlors du moulage. 3- Eclissage électrique selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le câble conducteur ou bande est rapporté et fixé de par ses extrémités sur les branches inférieures des é- querres préfabriquées, par soudure périphérique, sertissage forgeage ou autre moyen -équivalent 4- Eclfssage électrique selon la revendication 1, et en variante caractérisé par le fait que chaque équerre peut être directement formée par apport de métal lors de la soudure sur le rail en formant bloc de manière à déporter le câble ou bande endehors de l'éclisse de jonction des rails dans le cas d'utili- sation de la dite éclisse. 5- Eclissage électrique selon la revendication 1, et en variante caractérisé par le fait que les équerres identiques, en métal de très bonne conductibilité autorisent de par leurs branches inférieures et lors du raoulager;la fixation axiale ou angulaire des extrémités d'une bande en métal diffdrent, de moindre conductibilité tel que acier galvanisé, formée par une pluralité de feuillards superposés ou juxtaposés et traités pour éviter leur oxydation, la dite bande étant cintrée pour assurer une possibilité de déformation. 6- Eclissage électrique selon la revendication 5, caractérisé par le fait que la bande métallique est réalisée avec un ou plusieurs feuillards superposés ou juxtaposés en métal déployé sous forme de treillage. 7- Eclissage électrique selon la revendication 5, caractérisé par le fait que la bande métallique est réalisée avec une ou plusieurs tresses superposée s ou juxtaposées munies ou non de douilles à leurs extrémités pour l'introduction dans les moules des équerres. 8- Eclissage électrique selon la revendication 1, et en variante caractérisé par le fait que les équerres identiques en métal de très bonne conductibilité sont réalisées respectivement à partir dtun profilé plié ou non en forme de coude pour former deux branches rectilignes disposées angulairement ; l'une des branches comportant un méplat d'appui et de positionnement sur le rail en vue de sa soudure, tandis que l'autre branche est en bout rendue solidaire par soudure par friction ou autrement d'une douille en métal différent notamment en aluminium, qui autorise la fixation par soudure ou autrement de l'extrémité d'un câble ou bande de même métal que la douille elle-même. 9- Eclissage électique selon la revendication 8, caractérisé par le fait que la douille autorise par sertissage, forgeage ou autre moyen équivalent la fixation du câble ou bande. 10- Eclissage électrique selon la revendication 8, caractérisé par le fait que la douille autorise- la fixation d'une bande profilée en un ou plusieurs éléments superposés ou juxtaposés, tressés ou non et de préférence de même métal que la douille ellemême.