La présente invention est relative aux tuyaux tissés, et plus particuliirement aux tuyaux tissés du type comportant une armature tissée par un tissage circulaire sur au moins une trame hélicoldale et enduite sur l'une au moins de ses surfaces interne et externe d'un revêtement k base de caoutchouc, matière plastique ou autre. Les tuyaux tissés connus sont fabriqués en continu sur des machines de tissage circulaire, et leur revetement est transformé Jusqu'~ son état définitif au fur et i mesure de leur fabrication. Ils se présentent alors sous une forme rectiligne, et l'utilisa- teur les met en forme au moment du montage sur la machine k laqu#1le ils sont destinés. Ces tuyaux servent notamment, dans l'industrie automobile, i réaliser des conduits d'air chaud ou froid pour le circuit de climatisation de véhicules. Les tuyaux tissés connus ne sont utilisés que lorsque de faibles rayons de courbure sont nécessaires, car ils ne peuvent conserver une section constante dans le cas contraire; il faut alors avoir recours à des tuyaux moulés. Or, ces tuyaux moulé présentent certains inconvénients : tout d'abord, ils nécessitent une installation de fabrication d'un coût élevé. Par conséquent, leur fabrication suppose une paddaotfon en grande série, leur prix de revient en petite série étant élevé. De plus, ils manquent de souplesse et supposent des tolérances d'entre-axes tris réduites. L'invention q. pour but de fournir des tuyaux tissés pouvant être utilisés à la place des tuyaux moulés quelle que soit la disposition des éléments auxquels leurs deux extrémités doivent Streraccordées. A cet effet, l'invention a pour objet un tuyau tissé du type précité, caractérisé en ce qu'vil présente au moins une partie courbe A l'état libre. L'invention a également pour objet un procédé de fabrication d'un tel tuyau. Suivant l'invention, on donne au tuyau enduit d'un revêtement sa forme définitive, puis l'on transforme ce revêtement jusqu'à son état définitif tout en maintenant le tuyau en forme. Un tel procédé nécessite un outillage de fabrication qui est tris bon ma-ché. Il est particulièrement intéressant pour une prodKctlon de tuyaux en petites ou moyennes séries, destinées par exemple à des laboratoires d'essais, à des tracteurs, ou à des véhicules lourds. Les tuyaux obtenus avec un tel procédé ont une souplesse beaucoup plus grande que les tuyaux moulés,ce cequi leur permet d'accepter des écarts d'entre-axes importants. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ap parattront au cours de la description qui va suivre, donnée à titre d'exemple non limitatif et en regard du dessin annexé, sur lequel la Fig. 1 est une vue schématique en élévation latérale d'un tuyau conforme i l'invention; les Fig. 2 à 5 sont des vues en coupe, suivant la ligne A-A de la Fig. l,de différents modes de réalisation de tuyaux suivant l'invention. La Fig. 1 montre une forme que peut présenter un tuyau suivant l'invention, représenté à l'état libre, c'est-à-dire avant tout raccordement de ses extrémités. Ce tuyau a une forme générale en S, avec une partie centrale 1 à peu pris rectiligne, et deux parties d'extrémités 2 et 3 courbes et de courbures opposées. La Fig. 2 montre, en section transversale, la structure d'un premier mode de réalisation du tuyau de la Fig. 1: ce tuyau comprend une armature 4 tissée par tissage circulaire et formée, à la façon connue, d'une chaîne longitudinale 4a tissée sur deux trames hélicoldales coaxiales 4b imbriquées l'une dans l'autre. Les fils de channe peuvent être en une matière textile ou autre matibre appropriée, alors que les trames hélicotdales sont métalliques ou en matière plastique. L'armature 4 est recouverte extérieurement d'un revêtement 5 à la base de caoutchouc vulcanisé. Le tuyau de la Fig. 2a diffbre de celui de la Fig. 2 en ce que le revêtement 5 est remplacé par un revêtement intérieur 6 également à base de caoutchouc vulcanisé. Le tuyau représenté en coupe transversale à la Fig. 3 comprend, sur l'armature 4, à la fois un revêtement extérieur 5 et unrevêtement intérieur 6 à base de caoutchouc vulcanisé. Le procédé usuel pour revêtir des tuyaux tissés tels que représentés à la Fig. 3 censiste en deux opérations successives réalisées sur une machine à tisser circulaire : immédiatement aprbs son tissage, le tuyau passe dans une étuve dans laquelle le produit de ravAtement intérieur, qui est à base de caoutchouc thermosensibilisé et se présente sous forme de latex présent dans le tuyau jusqu'à un niveau constant, se dépose progressivement sous forme liquide et se gélifie sur cette paroi.En aval, le tuyau tissé muni de son revêtement intérieur gélifié passe dans une chambre annulaire contenant le produit de revêtement extérieur, qui est également sous forme de latex mais n'est pas thermosensi bilisé; cette chambre annulaire est prolongée par un manchon ménageant autour de l'armature un passage annulaire correspondant à l'épaisseur radiale maximale désirée pour la couche externe. Lorsque le tuyau est ainsi revêtu intérieurement et extérieurement, il est très souple puisque le caoutchouc n'est pas vulcanisé. On le découpe alors en tronçons de longueur désirée, puis on place chacun de ceux-ci sur un gabarit reproduisant les conditions d'utilisation auxquelles il est destiné. Par exemple, pour obtenir la forme en S de la Fig. 1, on fixe ses deux e~~tré- mités avec leurs deux axes parallèles mais décalés. On place ensuite le gabarit portant le tronçon en forme dans une étuve de vulcanisation, pendant un temps déterminé, puis on refroidit l'ensemble. On peut alors retirer le tuyau du gabarit en libérant ses extrémités. Le caoutchouc étant vulcanisé, le tuyau reste en forme de lui-même, à l'état libre, tout en conser vult une certaine souplesse qui lui permet, en cours d'utilisation, de rattraper des tolérances d'entre-axes importantes. On comprend que l'on peut ainsi donner à un tuyau une forme quelconque : étant "né en forme" au moment de la vulcanisation, on est assuré qu'il présente toujours, même pour des courbures importantes, une section constante, et qu'il n'est soumis à aucune contrainte permanente. Bien entendu, pour réaliser les tuyaux des Fig. 2 et 2a qui ne possèdent qu'un revêtement; on supprime la phase du procédé décrit qui correspond à l'autre revêtement. En raison de la différence du mode de dép8t des deux revêtements, seuls les tuyaux munis d'un revêtement intérieur sont étanches (Fig.2a et 3); ceux qui ne possèdent qu'un revêtement extérieur (Fig. 2) ne sont que semi-étanches. Le tuyau représenté à la Fig. 4 comprend, comme celui de la Fig. 2, une armature tissée 4 et un revêtement extérieur 5. Il possède en outre une couche intérieure 7 d'insonorisation, épaisse, en mousse souple d'une matière telle que du polyuréthane de polyéther. Cette couche est une bande de mousse collée au moyen d'une colle thermoplastique sur la paroi intérieure de l'armature 4, ses deux bords longitudinaux étant accolés en 7a Elle a également une fonction d'isolation thermique. Pour mettre en forme un tel tuyau, on dispose la mousse pre-encollée dans le tuyau muni du revêtement non vulcanisé, puis on introduit axialement un corps gonflable, par exemple une chambre à air, que l'on gonfle sous une pression suffisante pour comprimer fortement la mousse contre l'armature 4. On met l'ensemble en forme, de la façon précédemment décrite ou de toute autre manière appropriée, puis on opère la vulcanisation; le refroidissement consécutif à cette vulcanisation permet la polymérisation définitive de la colle, et on peut alors dégonfler la chambre à air de façon à libérer la mousse intérieure 7. On constate que grâce à ce procédé, cette mousse n'a pas tendance à se décoller de l'armature, même pour des courbures importantes du tuyau, et que son épaisseur varie peu d'un point à un autre de ce tuyau. Bien entendu, le revêtement 5 peut être remplacé ou complété par un revêtement intérieur d'étanchéité tel que le revêtement 6 des Fig. 2a et 3. Le tuyau de la Fig. 5 comprend une armature 4 munie d'un revêtement intérieur étanche 6, et une couche intérieure 7 de mousse d'insonorisation. Celle-ci est prisonnière entre l'armature 4 et une seconde armature 8 de même structure, coaxiale à la première et de plus petit diamètre; la couche 7 n'est pas collée sur toute sa surface, mais elle est seulement collée aux deux extrémités du tuyau à ces armatures 4 et 8. La mise en forme d'un tel tuyau ne nécessite pas de chambre à air, puisque la mousse 7 n'a pas tendance à s'écarter de la paroi interne de l'armature 4; cette mousse conserve une épaisseur qui varie peu d'un point à un autre du tuyau fini. Ce tuyau présente d'autre part des qualités d'isolation thermique et phonique remarquables; sa structure ainsi que celle du tuyau de la Fig. 4 font l'objet de la demande n0 au nom de la Demanderesse. On comprend que, comme précédemment, le revêtement 6 peut être remplacé ou complété par un revêtement extérieur 5 de l'arma- ture extérieure 4. Par contre, on ne met aucun revêtement sur l'armature intérieure 8, car ceci porterait atteinte aux propriétés d'insonorisation du tuyau. En variante, le revêtement intérieur et/ou extérieur peut être à base d'une matière différente du caoutchouc, par exemple d'une matière plastique. Dans ce cas, après avoir mis en forme le tuyau enduit du revêtement, on procède, à la place de la vulcanisation du caoutchouc àun traitement approprié de cette matière, par exemple i une opération de séchage ou de cuisson, pour transformer le revêtement jusqu'à son état définitif permettant au tuyau fini de conserver sa forme. REVENDICATIONS 1. Tuyau tissé du type comportant une armature tissée par tissage circulaire sur au moins une trame hélicoidale et enduite sur l'une au moins de ses surfaces interne et externe d'un revêtement à bas de caoutchouc, matière plastique ou autre, caractérisé en ce qu'il présente au moins une partie courbe (2-)) à l'état libre. 2. Tuyau suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte une couche intérieure (7) en mousse souple. 3. Tuyau suivant la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comprend en outre un tube intérieur (8) à peu près coaxial à ladite armature (4), la couche de mousse (7) étant comprise dans l'intervalle séparant ce tube et cette armature et étant collée à ceux-ci à leurs extrémités. 4. Tuyau suivant la revendi#ation 3, caractérisé en ce que le tube intérieur (8) est également une armature tissée. 5. Tuyau suivant l'une quelconque des revendications 3 et 4, caractérisé en ce que l'armature extérieure (4) est revêtue sur l'une au moins de ses deux faces, l'armature intérieure (8) n'étant pas revêtue. 6. Tuyau suivant la revendication 2, caractérisé en ce que la mousse (7) est collée à l'intérieur du tuyau. 7. Procédé de fabrication d'un tuyau suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que l'on donne au tuyau enduit d'un revêtement sa forme définitive, puis l'on transforme ce revêtement jusqu'à son état définitif tout en maintenant le tuyau en forme. 8. Procédé suivant la revendication 7, pour la fabrication d'un tuyau suivant la revendication 6, caractérisé en ce qu'avant de donner au tuyau sa forme définitive, on dispose la mousse encollée dans le tuyau et on la comprime radialement contre la paroi interne de ce tuyau, cette compression étant maintenue pendant que l'on opère la transformation du revêtement. 9. Procédé suivant la revendication 8, caractérisé en ce qu'on comprime la mousse au moyen d'un tube gonflable.