UTILISATION D’HUILES ESSENTIELLES À TITRE DE BIOSTIMULANTS DE MYCÉLIUMS ET DE CHAMPIGNONS La présente invention concerne l’utilisation d’huiles essentielles à titre de biostimulants dans la production de mycéliums et la culture de champignons. Plus particulièrement, l’invention concerne l’utilisation d’au moins une huile essentielle chémotypée bêta-pinène, delta-3-carène ou bêta-phellandrène pour la stimulation du développement et de la croissance de mycéliums et de champignons comestibles. Fig. 1 UTILISATION D’HUILES ESSENTIELLES À TITRE DE BIOSTIMULANTS DE MYCÉLIUMS ET DE CHAMPIGNONS La présente invention concerne l’utilisation d’huiles essentielles à titre de biostimulants dans la production de mycéliums et la culture de champignons. Plus particulièrement, l’invention concerne l’utilisation de terpènes particuliers, ou d’huiles essentielles en contenant, dans la stimulation du développement et de la croissance de mycéliums et de champignons comestibles. Les champignons comestibles sont utilisés depuis toujours par l’homme notamment pour leurs qualités alimentaires ou leurs vertus médicinales. Il existe de nombreuses variétés de champignons mais les plus cultivées dans le monde sont le champignon de Paris ( Agaricus bisporus ), les pleurotes ( Pleurotus ostreaus , Pleurotus eryngii , etc.) et le shiitake ( Lentinula edodes ). Le champignon de Paris représente à lui seul plus de 40 % du marché mondial, les pleurotes 25 % et le shiitake 15 %. Les principaux acteurs du marché à l’échelle mondiale sont la Chine avec 50 % de la production, les États-Unis et l’Europe. À l’échelle industrielle, la méthode de production de champignons peut se décomposer en deux étapes : la première concerne l’obtention d’inoculum, de mycéliums ; la seconde concerne la culture à proprement parler des champignons, à partir des mycéliums obtenus lors de la première étape. Ces deux étapes peuvent être réalisées indépendamment par des acteurs différents, la première par un producteur de mycéliums, la seconde par un champignonniste, ou par un seul et même acteur, le champignonniste. L’obtention d’inoculum, de mycéliums, débute par l’inoculation d’un milieu de culture stérilisé à partir de spores ou d’un morceau d’inoculum. Le milieu de culture peut être de la gélose, telle que de la gélose dextrosée à la pomme de terre (PDA, Potato Dextrose Agar), un milieu liquide tel que du bouillon dextrosé à la pomme de terre (PDB, Potato Dextrose Broth), ou toute autre solution nutritive contenant un gélifiant ou non. Le développement et la croissance du mycélium sur son milieu de culture sont variables mais s’étendent généralement de 7 à 28 jours, en fonction de la souche de champignon. Une fois que le mycélium a totalement colonisé le milieu de culture, un morceau du milieu de culture est alors prélevé pour l’inoculation d’un substrat de colonisation. Un substrat de colonisation adapté peut être synthétique, ou le plus souvent composé de céréales, généralement de seigle, de millet, de sorgho, de blé, d’orge, de riz ou d’avoine, préalablement stérilisées et conditionnées dans des bocaux ou des sacs de culture. L’inoculum de mycélium ainsi obtenu est ensuite utilisé dans la culture et la production des champignons. L’inoculum est donc utilisé pour ensemencer un substrat de fructification. Dans le cas du champignon de Paris, le substrat de fructification est un compost généralement composé de pailles et de déjections animales, arrosé abondamment pour garantir sa maturation durant deux à trois semaines. Le substrat de fructification est ensuite pasteurisé durant quelques jours avec des températures décroissantes de 60 à 40°C. L’ensemencement du substrat de fructification se fait après pasteurisation, par exemple à l’aide d’une lardeuse, par mélange de l’inoculum contenu dans son substrat de colonisation et du substrat de fructification. Il s’en suit une période d’incubation durant laquelle les substrats de fructification inoculés sont placés dans un local clos dont la température, l'humidité et l'oxygène sont contrôlés pendant deux semaines. La température est maintenue de 22 à 25°C. L’étape ultérieure est le gobetage, qui consiste à recouvrir le substrat de fructification d’une couche de terre adaptée. La terre de gobetage est, par exemple, un mélange de tuffeau, broyé et désinfecté, et de tourbe horticole. Après une baisse de température contrôlée, les premières têtes de champignons sortent du substrat de fructification, et la récolte peut alors commencer et durer deux à trois semaines. Ces méthodes d’obtention de l’inoculum et de production des champignons s’étendent ainsi sur plusieurs semaines, en particulier du fait du temps nécessaire aux différentes souches de mycéliums pour coloniser leurs substrats. Le développement et la croissance des mycéliums peuvent en outre être perturbés par différents facteurs, tels qu’une variation de paramètres des conditions de culture. Les vitesses de croissance des mycéliums peuvent ainsi devenir un facteur limitant, allongeant les délais de production des inocula pour les producteurs et/ou allongeant les délais de récolte des champignons pour les champignonnistes. Ainsi toute la chaîne de production des champignons peut se trouver impactée. L’utilisation de biostimulants dans les méthodes de productions agricoles est en plein développement. Les biostimulants sont des substances capables de stimuler le métabolisme d’une plante, ou d’un champignon, et ses processus naturels d’absorption des nutriments. Plus précisément, le Règlement (UE) 2019/1009 du Parlement Européen et du Conseil du 5 juin 2019 entrant en vigueur le 22 juillet 2022 définit un biostimulant comme « un produit qui stimule les processus de nutrition des végétaux indépendamment des éléments nutritifs qu’il contient, dans le but d’améliorer une ou plusieurs des caractéristiques suivantes des végétaux ou de leur rhizosphère : a) l’efficacité d’utilisation des éléments nutritifs b) la tolérance au stress abiotique c) les caractéristiques qualitatives d) la disponibilité des éléments nutritifs confinés dans le sol ou la rhizosphère » Le but de la présente invention est ainsi d’identifier et de proposer des biostimulants efficaces dans les méthodes de production d’inoculum de mycéliums et dans les méthodes de culture de champignons à partir d’inoculum de mycéliums. En particulier, les biostimulants selon l’invention devront permettre de raccourcir les délais de production des inocula de mycéliums et de culture de champignons ou, tout au moins, d’éviter l’allongement de ces délais. Enfin, les biostimulants selon l’invention devront être utilisables dans les méthodes classiques de production d’inoculum et de production des champignons. À cet effet, l’invention concerne l’utilisation d’au moins une huile essentielle chémotypée bêta-pinène, delta-3-carène ou bêta-phellandrène pour la stimulation du développement et de la croissance d’un mycélium ou d’un champignon. La société déposante a en effet découvert, que certaines huiles essentielles, aux chémotypes particuliers, présentaient des capacités de biostimulation surprenantes sur le développement et la croissance des mycéliums et champignons, en particulier lorsqu’elles sont ajoutées dans leurs milieux de culture ou leurs substrats, et pouvaient donc être utilisées dans les procédés et méthodes d’obtention d’inoculum ou de culture de champignons. De manière connue, le chémotype, ou chimiotype, d’une huile essentielle indique le composant majoritaire de la composition chimique de l’huile essentielle. Ce composant se trouve généralement présent selon une teneur supérieure à 20 % du volume total utilisé lors de son analyse chimique. De manière alternative à l’utilisation des huiles essentielles sélectionnées selon l’invention, il est possible d’extraire et d’utiliser le ou les composés biostimulants, majoritaires ou non, de la composition chimique de l’huile essentielle. Ainsi, l’invention concerne également l’utilisation d’au moins un terpène choisi parmi le bêta-pinène, le delta-3-carène ou le bêta-phellandrène pour stimuler le développement et la croissance d’un mycélium ou d’un champignon. L’utilisation de biostimulants naturels est une réelle innovation pour la production de champignons. L’utilisation de produits à effet biostimulant aura un impact majeur sur la production de mycéliums et de champignons. La principale limite des producteurs d’inoculum réside en effet dans leur capacité à produire rapidement, stocker et distribuer leurs mycéliums auprès des producteurs de champignons. L’utilisation de biostimulants va permettre de réduire le délai entre le début de la production et la distribution, augmentant ainsi la capacité de production des producteurs. De même, pendant la phase de production des champignons, l’ajout des biostimulants dans le substrat de culture va permettre d’augmenter la vitesse de colonisation du substrat par les mycéliums et ainsi d’initier la fructification et d’amorcer la récolte des champignons plus rapidement, entraînant une augmentation de la production des champignonnistes. L’ajout des biostimulants peut être réalisé au cours des différentes phases d’incubation, jusqu’à la fructification. Les composés et les huiles essentielles sélectionnés dans le cadre de l’invention ont la particularité de présenter un effet fortement biostimulant sur une large plage de concentrations, donc sans risque d’effet inhibiteur en cas de surdosage. Les composés et les huiles essentielles sélectionnés sont également interchangeables, par exemple en cas de pénurie de l’un d’entre eux. Les composés et les huiles essentielles sélectionnés peuvent également être combinés afin d’obtenir dans certains cas des effets de synergie et de résilience accentuée. Les composés et les huiles essentielles sélectionnés permettent également de produire leurs effets sur la croissance des mycéliums et des champignons en conditions moins propices que les conditions normales, telles qu’un abaissement de la température d’incubation d’1 ou 2°C ou un effet de vieillissement. Enfin, certains composés et huiles essentielles sélectionnés sont extraits à partir d’essences de conifères prisés comme bois d’œuvre pour leur résistance aux attaques fongiques. Il est fortement probable qu’une fois intégrés aux substrats de culture, ils limitent aussi l’apparition de pathogènes indésirables. Selon un mode de réalisation de l’invention, l’huile essentielle est choisie parmi Pinus ponderosa, Pinus mugo, Pseudotsuga menziesii, Abies balsamea, Abies alba, Picea glauca, Angelica archangelica et Ferula gummosa . Selon un mode de réalisation de l’invention, le mycélium ou le champignon est choisi parmi les basidiomycètes, en particulier le champignon de Paris, les pleurotes et le shiitake, plus particulièrement Agaricus bisporus, Pleurotus ostreaus, Pleurotus eryngii et Lentinula edodes . Lorsque le mycélium ou le champignon est Agaricus bisporus, l’huile essentielle utilisée est préférentiellement chémotypée bêta-pinène, delta-3-carène ou bêta-phellandrène, préférentiellement bêta-pinène. De manière alternative à l’utilisation de l’huile essentielle, le terpène utilisé est préférentiellement le bêta-pinène, le delta-3-carène ou le bêta-phellandrène. En particulier, lorsque le mycélium ou le champignon est Agaricus bisporus, l’huile essentielle utilisée est préférentiellement choisie parmi Pinus ponderosa, Pinus mugo, Pseudotsuga menziesii, Abies balsamea, Abies alba, Picea glauca, Angelica archangelica et Ferula gummosa . Lorsque le mycélium ou le champignon est Pleurotus ostreaus, l’huile essentielle utilisée est préférentiellement chémotypée bêta-pinène, delta-3-carène ou bêta-phellandrène, préférentiellement bêta-pinène. De manière alternative à l’utilisation de l’huile essentielle, le terpène utilisé est préférentiellement le bêta-pinène, le delta-3-carène ou le bêta-phellandrène. En particulier, lorsque le mycélium ou le champignon est Pleurotus ostreaus, l’huile essentielle utilisée est préférentiellement choisie parmi Pinus ponderosa, Pinus mugo, Pseudotsuga menziesii, Abies balsamea, Abies alba, Picea glauca, Angelica archangelica et Ferula gummosa . Lorsque le mycélium ou le champignon est Pleurotus eryngii , l’huile essentielle utilisée est préférentiellement chémotypée bêta-pinène ou bêta-phellandrène, préférentiellement bêta-phellandrène. De manière alternative à l’utilisation de l’huile essentielle, le terpène utilisé est préférentiellement le bêta-pinène ou le bêta-phellandrène. En particulier, lorsque le mycélium ou le champignon est Pleurotus eryngii, l’huile essentielle utilisée est préférentiellement choisie parmi Angelica archangelica et Ferula gummosa . Lorsque le mycélium ou le champignon est Lentinula edodes, l’huile essentielle utilisée est préférentiellement chémotypée bêta-pinène. De manière alternative à l’utilisation de l’huile essentielle, le terpène utilisé est préférentiellement le bêta-pinène. En particulier, lorsque le mycélium ou le champignon est Lentinula edodes, l’huile essentielle utilisée est préférentiellement choisie parmi Pseudotsuga menziesii, Abies balsamea, Abies alba, Picea glauca, et Ferula gummosa . L’invention concerne encore une composition de biostimulation du développement et de la croissance d’un mycélium ou d’un champignon, qui se caractérise en ce qu’elle comprend : une solution liquide, au moins un terpène choisi parmi le bêta-pinène, le delta-3-carène et le bêta-phellandrène, ou au moins une huile essentielle chémotypée bêta-pinène, delta-3-carène ou bêta-phellandrène, au moins un tensioactif apte à solubiliser le ou les terpènes, ou la ou les huiles essentielles, dans la solution liquide. En fonction de la nature aqueuse ou autre de la solution liquide, l’homme du métier sera à même de sélectionner, parmi les tensioactifs connus, ceux aptes à solubiliser des terpènes, ou des huiles essentielles, dans la solution. Préférentiellement, le ratio entre le ou les terpènes, ou la ou les huiles essentielles, et le ou les tensioactifs est de 1. Avantageusement, la composition selon l’invention est composée pour 50 % d’au moins un terpène choisi parmi le bêta-pinène, le delta-3-carène ou le bêta-phellandrène, ou au moins une huile essentielle chémotypée bêta-pinène, delta-3-carène ou bêta-phellandrène, et pour 50 % de savon noir liquide. Préférentiellement, la composition comprend à titre d’huile essentielle, au moins une huile essentielle choisie parmi Pinus ponderosa, Pinus mugo, Pseudotsuga menziesii, Abies balsamea, Abies alba, Picea glauca, Angelica archangelica et Ferula gummosa . Les huiles essentielles sélectionnées dans le cadre de l’invention, et leurs terpènes, peuvent être utilisés de manière simple et efficace dans les méthodes classiques de production d’inoculum et de production des champignons, sans qu’il soit nécessaire de complexifier ces méthodes. Ainsi, l’invention concerne encore une méthode d’obtention d’un inoculum, de mycélium, caractérisée en ce qu’elle comprend les étapes suivantes : préparation d’un milieu de culture, ajout, dans le milieu de culture, d’une composition telle que définie précédemment, inoculation du milieu de culture par des spores ou un inoculum, éventuellement, croissance du mycélium, inoculation d’un substrat de colonisation par le mycélium, obtention d’un inoculum, de mycélium, conditionnement de l’inoculum. Préférentiellement dans la méthode selon l’invention, la composition est ajoutée dans le milieu de culture de manière à ce que la concentration de la ou des huiles essentielles, ou la concentration du ou des terpènes, soit comprise entre 20 et 300 µL/L de milieu de culture. Le milieu de culture utilisé est un milieu de culture classiquement utilisé dans la production de mycélium. Il s’agit en particulier d’un milieu liquide ou gélosé, tel que le bouillon dextrosé à la pomme de terre (PDB) ou la gélose dextrosée à la pomme de terre (PDA). De manière connue, le milieu est stérilisé à l’état liquide. Une fois le milieu stérilisé, la composition selon l’invention est ajoutée puis le milieu est conservé sous forme liquide ou coulé dans des boîtes de Pétri s’il contient un gélifiant. La solution liquide ou les boîtes de Pétri sont ensuite inoculées avec des spores ou des inocula solides, et la méthode se poursuit de manière classique. La méthode selon l’invention permet de raccourcir de plusieurs jours le délai nécessaire à l’obtention d’inocula, de mycéliums, ou de champignons, commercialisables par les producteurs, par rapport à une méthode classique. La croissance peut être stimulée et augmentée de plus de 50 %, voire de plus de 80 %, par rapport à la croissance obtenue dans une méthode classique, c’est-à-dire sans l’utilisation des terpènes ou huiles essentielles sélectionnés dans le cadre de l’invention. La stimulation de la croissance peut se calculer en mesurant l’envergure ou la masse du mycélium à un instant T, par rapport à un témoin. L’invention concerne encore une méthode de culture de champignons à partir d’un inoculum, de mycélium, qui se caractérise en ce qu’elle comprend les étapes suivantes : préparation d’un substrat de fructification, éventuellement, imprégnation, incorporation, arrosage ou pulvérisation du substrat de fructification par une composition telle que définie précédemment, ensemencement du substrat de fructification par un inoculum, de mycélium préférentiellement obtenu par une méthode selon l’invention, incubation, avec éventuellement, arrosage ou pulvérisation du substrat de fructification par une composition telle que définie précédemment, fructification, récolte. Selon un mode de réalisation de l’invention, le mycélium ou le champignon est choisi parmi les basidiomycètes, en particulier le champignon de Paris, les pleurotes et le shiitake, plus particulièrement Agaricus bisporus, Pleurotus ostreaus, Pleurotus eryngii et Lentinula edodes . Les caractéristiques de l'invention mentionnées ci-dessus, ainsi que d'autres, apparaîtront plus clairement à la lecture de la description suivante d'exemples de réalisation, ladite description étant faite en relation avec les figures jointes, parmi lesquelles : est une représentation graphique de la stimulation de la croissance du mycélium d’ Agaricus bisporus sur un milieu de culture additionné d’huile essentielle de Pinus ponderosa . est une représentation graphique de la stimulation de la croissance du mycélium d’ Agaricus bisporus sur un milieu de culture additionné d’huile essentielle de Pinus mugo . est une représentation graphique de la stimulation de la croissance du mycélium d’ Agaricus bisporus sur un milieu de culture additionné d’huile essentielle de Pseudotsuga menziesii . Exemple 1 : Évaluation de la biostimulation de la croissance de mycélium d’ Agaricus bisporus 1.1 Protocol e expérimental Préparation d’une composition de biostimulants selon l’invention - Mélanger dans un contenant stérile, le ou les huiles essentielles, ou le ou les terpènes choisis selon l’invention, avec le ou les tensioactifs, à portion égale : Pour obtenir une concentration de la ou des huiles essentielles, ou du ou des terpènes, de 100 µL pour 1 litre de solution, préparer donc 200 µL au total. Préparation du milieu de culture - Préparer 2 fois 1 litre de PDA selon les instructions du fournisseur, en contenants séparés. - Stériliser les deux solutions en même temps, 15 minutes à 121°C à l’autoclave. Ajout, dans le milieu de culture, de la composition de biostimulants selon l’invention - Attendre que les deux solutions baissent en température, jusqu’à atteindre environ 40°C. - Homogénéiser puis verser la composition de biostimulants, dans un des deux contenants. - Verser le même volume du ou des tensioactifs utilisés, dans le second contenant. - Placer sous agitation, puis couler les 2 litres de solutions dans des boîtes de Pétri annotées. - Placer les boîtes de Pétri dans un incubateur à 23°C ±1°C et 80 % d’humidité. Inoculation du milieu de culture - Inoculer toutes les boîtes de Pétri avec la souche de champignon sélectionnée. - Replacer les boîtes de Pétri dans l’incubateur à 23°C ±1°C et 80 % d’humidité. Détermination de la stimulation de la croissance du mycélium - Après 7 jours, tracer le contour du mycélium sous les boîtes de Pétri, avec un marqueur fin. - Tracer à nouveau le contour du mycélium après 14 et 21 jours, suivant l’inoculation. - Mesurer sa croissance à 0,5 mm près, sur 4 axes séparés de 90°, pour chaque boîte de Pétri. - Calculer les moyennes de croissance mesurées, puis déterminer le pourcentage d’inhibition ou de biostimulation par rapport au témoin, qui ne contient que le ou les tensioactifs, sans la ou les huiles essentielles, ou le ou les terpènes utilisés. 1.2 R ésultats Les huiles essentielles qui ont été testées et qui ont permis de stimuler le développement et la croissance de mycélium d’ Agaricus bisporus sont présentées dans le Tableau 1 ci-dessous. Le pourcentage de stimulation obtenu ainsi que le chémotype de chaque huile essentielle sont également indiqués. Les manipulations pour chaque huile essentielle testée ont été reproduites 40 fois, en utilisant du mycélium d’ Agaricus bisporus de marque Heirloom, fourni par la société américaine Amycel. [Tab.1] Famille botanique Genre - espèce Nom binominal Stimulation maximale Limites de concentrations (µL d’HE par Litre de solution ) Chémotype de l'huile essentielle Apiaceae Angelica archangelica 75 % 40 à 300 µL/L β-phellandrène Ferula gummosa 45 % 20 à 200 µL/L β-pinène Pinaceae Abies alba 42 % 20 à 200 µL/L β-pinène Abies balsamea 59 % 20 à 200 µL/L β-pinène Picea glauca 35 % 20 à 100 µL/L β-pinène Pinus mugo 67 % 20 à 300 µL/L δ-3-carène Pinus ponderosa 82 % 20 à 300 µL/L β-pinène Pseudotsuga menziesii 66 % 20 à 200 µL/L β-pinène On relève, par rapport aux contrôles, une stimulation de la croissance des mycéliums de plus de 35 %. En particulier, les huiles essentielles de Pinus ponderosa , d’ Angelica archangelica et de Pinus mugo se sont montrées extrêmement efficaces avec un taux de stimulation de la croissance de 82 %, de 75 % et de 67 %, respectivement. Ces huiles essentielles sont chémotypées β-pinène, β-phellandrène ou δ-3-carène. Les figures 1, 2 et 3 illustrent les croissances moyennes du mycélium d’ A garicus bisporus sur leur milieu de culture additionné d’huiles essentielles de Pinus ponderosa ( ), de P inus mugo ( ) et de Pseudotsuga menziesii ( ). À titre de comparaison, les huiles essentielles indiquées dans le Tableau 2 ont quant à elles montré un effet inhibiteur, ou n’ont montré aucun effet significatif, sur la croissance du mycélium d’ A garicus bisporus . [Tab.2] Famille botanique Genre - espèce Nom binominal Chémotype de l'huile essentielle Anaca r diaceae Pistacia lentiscus myrcène Schinus molle α-phellandrène Apiaceae Trachyspermum ammi thymol Asteraceae Artemisia dracunculus méthylchavicol Cupressaceae Cupressocyparis leylandii α-pinène Cupressus macrocarpa terpinène-4-ol Cupressus sempervirens α-pinène Cryptomeria japonica α-pinène Juniperus communis α-pinène Juniperus oxycedrus δ-cadinène Juniperus virginiana α-cédrène Thuya occidentalis α-thuyone Thuya plicata α-thuyone Geraniaceae Pelargonium graveolens citronnellol Pelargonium x asperum citronnellol Lamiaceae Ocimum basilicum méthylchavicol Origanum compactum carvacrol Origanum heracleoticum carvacrol Origanum majorana terpinène-4-ol Origanum majorana thujanoliferum cis-thujanol Satureja montana carvacrol Thymus satureioides bornéol Thymus serpyllum thymol Thymus vulgaris carvacroliferum carvacrol Thymus vulgaris geranioliferum acétate de géranyle Thymus vulgaris linaloliferum linalol Thymus vulgaris thujanoliferum cis-thujanol Thymus vulgaris thymoliferum thymol Thymus zygis thymoliferum thymol Lauraceae Cinnamomum cassia cinnamaldéhyde Cinnamomum zeylanicum cinnamaldéhyde Myristicaceae Myristica fragrans sabinène Myrtaceae Melaleuca alternifolia terpinène-4-ol Melaleuca viridiflora 1,8-cinéole Pinaceae Abies sibirica acétate de bornyle Cedrus atlantica β-himachalène Cedrus deodara β-himachalène Picea mariana acétate de bornyle Picea pungens α-pinène Pinus nigra α-pinène Pinus pinaster α-pinène Pinus sylvestris α-pinène Tsuga canadensis acétate de bornyle Piperaceae Piper nigrum β-caryophyllène Poaceae Cymbopogon citratus néral Verbenaceae Lippia citriodora limonène Zingiberaceae Zingiber officinalis zingibérène Exemple 2 : Évaluation de la biostimulation de la croissance de mycélium de Pleurotus ostreaus 2.1 Protocol e expérimental Le protocole expérimental est identique à celui de l’exemple 1. 2.2 Résultats Les huiles essentielles qui ont été testées et qui ont permis de stimuler le développement et la croissance de mycélium de Pleurotus ostreaus sont présentées dans le Tableau 3 ci-dessous. Le pourcentage de stimulation obtenu ainsi que le chémotype de chaque huile essentielle sont également indiqués. Les manipulations pour chaque huile essentielle testée ont été reproduites 4 fois, en utilisant du mycélium de Pleurotus ostreaus fourni par la société autrichienne Glückspilze. [Tab.3] Famille botanique Genre - espèce Nom binominal Stimulation maximale Limites de concentrations (µL d’HE par Litre de solution) Chémotype de l'huile essentielle Apiaceae Angelica archangelica 44 % 20 à 300 µL/L β-phellandrène Ferula gummosa 30 % 20 à 300 µL/L β-pinène Pinaceae Abies alba 36 % 20 à 300 µL/L β-pinène Abies balsamea 43 % 20 à 300 µL/L β-pinène Picea glauca 47 % 20 à 300 µL/L β-pinène Pinus mugo 52 % 20 à 300 µL/L δ-3-carène Pinus ponderosa 61 % 20 à 300 µL/L β-pinène Pseudotsuga menziesii 48 % 20 à 300 µL/L β-pinène On relève, par rapport aux contrôles, une stimulation de la croissance des mycéliums de plus de 30 %. En particulier, les huiles essentielles de Pinus ponderosa , Pinus mugo et Pseudotsuga menziesii se sont montrées extrêmement efficaces avec un taux de stimulation de la croissance de 61 %, de 52 % et de 48 %, respectivement. Ces huiles essentielles sont chémotypées β-pinène, δ-3-carène ou β-phellandrène. Exemple 3 : Évaluation de la biostimulation de la croissance de mycélium de Pleurotus eryngii 3.1 Protocol e expérimental Le protocole expérimental est identique à celui de l’exemple 1. 3.2 Résultats Les huiles essentielles qui ont été testées et qui ont permis de stimuler le développement et la croissance de mycélium de Pleurotus eryngii sont présentées dans le Tableau 4 ci-dessous. Le pourcentage de stimulation obtenu ainsi que le chémotype de chaque huile essentielle sont également indiqués. Les manipulations pour chaque huile essentielle testée ont été reproduites 4 fois, en utilisant du mycélium de Pleurotus eryngii fourni par la société autrichienne Glückspilze. [Tab.4) Famille botanique Genre - espèce Nom binominal Stimulation maximale Limites de concentrations (µL d’HE par Litre de solution) Chémotype de l'huile essentielle Apiaceae Angelica archangelica 54 % 20 à 300 µL/L β-phellandrène Ferula gummosa 35 % 20 à 300 µL/L β-pinène On relève, par rapport aux contrôles, une stimulation de la croissance des mycéliums de plus de 35 %. En particulier, les huiles essentielles Angelica archangelica et de Ferula gummosa se sont montrées extrêmement efficaces avec un taux de stimulation de la croissance de 54 % et de 35 %, respectivement. Ces huiles essentielles sont chémotypées β-phellandrène ou β-pinène. À titre de comparaison, les huiles essentielles de Trachyspermum ammi , chémotypée thymol, et d’ Artemisia dracunculus , chémotypée méthylchavicol, ont été testées et ont quant à elles montré un effet inhibiteur sur la croissance de mycélium de Pleurotus eryngii . Exemple 4 : Évaluation de la biostimulation de la croissance de mycélium de Lentinula edodes 4.1 Protocol e expérimental Le protocole expérimental est identique à celui de l’exemple 1. 4.2 Résultats Les huiles essentielles qui ont été testées et qui ont permis de stimuler le développement et la croissance de mycélium de Lentinula edodes sont présentées dans le Tableau 5 ci-dessous. Le pourcentage de stimulation obtenu ainsi que le chémotype de chaque huile essentielle sont également indiqués. Les manipulations pour chaque huile essentielle testée ont été reproduites 4 fois, en utilisant du mycélium de Lentinula edodes fourni par la société autrichienne Glückspilze. [Tab.5] Famille botan ique Genre - espèce Nom binominal Stimulation maximale Limites de concentrations (µL d’HE par Litre de solution) Chémotype de l'huile essentielle Apiaceae Ferula gummosa 18 % 20 à 300 µL/L β-pinène Pinaceae Abies alba 11 % 20 à 300 µL/L β-pinène Abies balsamea 11 % 20 à 300 µL/L β-pinène Picea glauca 10 % 20 à 300 µL/L β-pinène Pseudotsuga menziesii 20 % 20 à 300 µL/L β-pinène On relève, par rapport aux contrôles, une stimulation de la croissance des mycéliums de plus de 10 %. En particulier, les huiles essentielles de Pseudotsuga menziesii et de Ferula gummosa se sont montrées efficaces avec un taux de stimulation de la croissance de 20 % et de 18 %, respectivement. Ces huiles essentielles sont toutes chémotypées β-pinène. Utilisation d’au moins une huile essentielle chémotypée bêta-pinène, delta-3-carène ou bêta-phellandrène pour la stimulation du développement et de la croissance d’un mycélium ou d’un champignon. Utilisation selon la revendication 2, dans laquelle l’huile essentielle est choisie parmi Pinus ponderosa , Pinus mugo , Pseudotsuga menziesii , Abies balsamea , Abies alba, Picea glauca , Angelica archangelica et Ferula gummosa . Utilisation d’au moins un terpène choisi parmi le bêta-pinène, le delta-3-carène ou le bêta-phellandrène pour la stimulation du développement et de la croissance d’un mycélium ou d’un champignon. Utilisation selon l’une des revendications 1 à 3, dans laquelle le mycélium ou le champignon est choisi parmi les basidiomycètes, en particulier le champignon de Paris, les pleurotes et le shiitake, plus particulièrement Agaricus bisporus , Pleurotus ostreaus , Pleurotus eryngii et Lentinula edodes . Composition de biostimulation du développement et de la croissance d’un mycélium ou d’un champignon, caractérisée en ce qu’elle comprend : une solution liquide, au moins un terpène choisi parmi le bêta-pinène, le delta-3-carène ou le bêta-phellandrène, ou au moins une huile essentielle chémotypée bêta-pinène, delta-3-carène ou bêta-phellandrène, au moins un tensioactif apte à solubiliser le ou les terpènes, ou la ou les huiles essentielles, dans la solution liquide. Composition selon la revendication 5, caractérisée en ce que l’huile essentielle est choisie parmi Pinus ponderosa , Pinus mugo , Pseudotsuga menziesii , Abies balsamea , Abies alba, Picea glauca , Angelica archangelica et Ferula gummosa . Composition selon la revendication 5 ou 6, caractérisée en ce que le ratio entre le ou les terpènes, ou la ou les huiles essentielles, et le ou les tensioactifs est de 1. Composition selon l’une des revendications 5 à 7, caractérisée en ce qu’elle est composée pour 50 % d’au moins un terpène choisi parmi le bêta-pinène, le delta-3-carène ou le bêta-phellandrène, ou d’au moins une huile essentielle chémotypée bêta-pinène, delta-3-carène ou bêta-phellandrène, et pour 50 % de savon noir liquide. Méthode d’obtention d’un inoculum, de mycélium caractérisé en ce qu’elle comprend les étapes suivantes : préparation d’un milieu de culture, ajout dans le milieu de culture d’une composition selon l’une des revendications 5 à 8, inoculation du milieu de culture par des spores ou un inoculum, éventuellement, croissance du mycélium, inoculation d’un substrat de colonisation par le mycélium, obtention d’un inoculum, de mycélium, conditionnement de l’inoculum. Méthode selon la revendication 9, caractérisée en ce que ladite composition est ajoutée dans le milieu de culture de manière à ce que la concentration de la ou des huiles essentielles, ou la concentration du ou des terpènes, soit comprise entre 20 et 300 µL/L de milieu de culture. Méthode de culture de champignons à partir d’un inoculum, de mycélium, caractérisée en ce qu’elle comprend les étapes suivantes : préparation d’un substrat de fructification, éventuellement, imprégnation, incorporation, arrosage ou pulvérisation du substrat de fructification par une composition selon l’une des revendications 5 à 8, ensemencement du substrat de fructification par un inoculum, de mycélium obtenu par une méthode selon la revendication 9, incubation, avec éventuellement, arrosage ou pulvérisation du substrat de fructification par une composition telle que définie précédemment, fructification, récolte. Méthode selon l’une des revendications 9 à 11, caractérisée en ce que le mycélium ou le champignon est choisi parmi les basidiomycètes, en particulier le champignon de Paris, les pleurotes et le shiitake, plus particulièrement Agaricus bisporus , Pleurotus ostreaus , Pleurotus eryngii et Lentinula edod es .