L'invention concerne une enveloppe alimentaire imprégnée de fumée liquide du type cellulosique fibreux ren- forcé. L'aspect de surface, l'odeur et la saveur sont des facteurs importants dans le succès commercial et auprès des consommateurs des produits traités à base de viande, et une caractéristique commune à la plupart de ces produits est le "fumage" destiné à conférer à ces produits une saveur, une odeur et une couleur caractéristiques Le "fumage" des produits alimentaires s'effectue généralement- par mise en contact réelle du produit alimentaire avec une fumée sous forme gazeuse ou sous forme de nuage Cependant, ces procédés de 'fumage" ne sont pas considérés comme donnant tout-a-fait satisfaction pour diverses raisons parmi les- quelles les manques d'efficacité et d'uniformité de l'ope- ration de " fumage" En raison des inconvénients existants, de nombreux emballeurs de la viande utilisent à présent divers types de solutions aqueuses de constituants de fumage dérivés du bois, communément appelées "solutions de fumée liquide", dans le traitement de nombreux types de viandes et autres produits alimentaires. L'application de "solutions de fumée liquide" sur des produits à base de viande s'effectue généralement de diverses manières, y compris par pulvérisation ou immer- sion d'un produit alimentaire enveloppé pendant son traite- ment, mais ceci ne donne pas tout-à-fait satisfaction en raison de l'impossibilité de traiter uniformément le produit enveloppé Un autre procédé consiste à introduire la solution de fumée liquide dans la recette elle-même, mais il ne permet pas toujours d'obtenir l'aspect de surface souhaité en raison de la dilution des ingrédients de fumage De plus, l'intro- duction de la fumée liquide, ou liquide de fumage, dans la recette réduit 1 la stabilité de l'émulsion de viande et nuit au got si de fortes concentrations sont utilisées L'appli- cation de la fumée liquide par pulvérisation ou immersion sur des produits alimentaires enveloppés provoque également des problèmes indésirables de pollution et de corrosion des équipements à résoudre lors du traitement des produits alimen- taires De plus, des produits alimentaires enveloppés, traités par l'application de fumée liquide au cours d'opérations in- dustrielles, sont apparus comme donnant des saucisses manquant d'uniformité de couleur de fumage entre unités différentes du même groupe traité Un défaut encore'plus indésirable est le manque d'uniformité de couleur qui apparalt souvent sur la surface d'une même saucisse, par exemple des raies ou des taches claires et sombres, et même des points décolorés, en particulier aux extrémités de la saucisse. Il est apparu que des enveloppes conférant des caractéristiques spéciales de traitement ou de structure au produit alimentaire peuvent être fournies de façon plus uniforme et économique par le-fabricant d'enveloppes Il est donc souhaitable que le fabricant d'enveloppes produise une enveloppe imprégnée de fumée liquide, pouvant être utilisée par l'entreprise traitant les produits alimentaires pour communiquer à La surface extérieure des-produits alimentaires, après bourrage dans l'enveloppe et par un traitement à tem- pérature élevée du produit ainsi enveloppé, la saveur, l'odeur et la couleur du fumage. Une fumée liquide ou un liquide de fumage est sou- vent une solution de constituants de fumage à base de bois naturel, préparés par combustion d'un bois, par exemple du noyer ou de l'érable, et retenue des constituants de fumage naturels dans un milieu liquide tel que de l'eau En variante, la fumée liquide à utiliser peut être dérivée de la distilla- tion destructrice du bois, c'est-à-dire la dissociation ou le craquage des fibres de bois en divers composés qui sont extraits par distillation du résidu constitué de charbon dé bois Des fumées liquides aqueuses sont généralement'très acides, ayant habituellement un p H de 2,5 ou moins, et une acidité titrable d'au moins 3 %. L'expression "constituants de couleur, d'odeur et de saveur de fumage" utilisée dans le présent mémoire pour des compositions de fumée liquide et l'article à enveloppe impré- gnée de fumée liquide selon l'invention, signifie et doit être comprise comme signifiant les constituants donnant la couleur, la saveur et l'odeur de la fumée et dérivés de solutions de fumée liquide sous leurs formes disponibles dans le commerce. La fumée liquide utilisée pour préparer l'ar- ticle selon l'invention est dérivée de constituants de fumée de bois naturel La fumée liquide de départ est généralement produite par la combustion limitée de bois de feuillus et l'ad- sorption de la fumée ainsi générée dans une solution aqueuse sous des conditions déterminées La combustion limitée conser- ve sous une forme insoluble certains des goudrons ou composés hydro- carbonés indésirables permettant l'élimination de ces consti- tuants de la fumée liquide finale Ainsi, par ce procédé, les constituants du bois considérés jusqu'à présent comme souhai- tables par le fabricant de fumée liquide sont absorbés dans la solution dans une proportion équilibrée et les constituants in- désirables peuvent être éliminés La solution de fumée liquide résultante contient encore une concentration importante de goudrons, car les fabricants et les utilisateurs de la fumée - liquide considèrent les goudrons de couleur sombre comme néces- saires pour conférer la couleur, l'odeur et la saveur de la fumée auxproduits alimentaires. Le traitement par la fumée est très coûteux et on suppose que dans l'industrie du conditionnement de la viande, pour obtenir une caractéristique de couleur de fumée plus sombre sur la surface d'un produit à base de viande, ce produit doit être soumis à un traitement plus coûteux à la fumée Ceci s'effectue généralement par augmentation de la température de traitement, du temps de contact ou de la concentration de la fumée liquide, toutes ces mesures entrai- nant une élévation des coûts de traitement. Les articles à enveloppe selon l'invention sont de forme tubulaire et du type cellulosique De plus, ces enveloppes exigent un renfort fibreux dans leurs parois pour présenter une certaine stabilité dimensionnelle lorsque l'en- veloppe est imprégnée de fumée liquide et une uniformité dimen- sionnelle lorsque l'enveloppe est bourrée d'un produit alimen- taire Il est apparu que l'enveloppe cellulosique sujette aux mêmes niveaux de traitement à la fumée liquide, mais dont la paroi ne comporte pas d'âme fibreuse, finit par présenter des irrégularités de dimension en cours de traitement et un manque d'uniformité dimensionnelle pendant le processus du bourrage. Par conséquent, des enveloppes convenant à la présente inven- tion sont du type cellulosique fibreux renforcé En général, ces enveloppes fibreuses sont utilisées pour la préparation de produits alimentaires enveloppés ayant un diamètre de bourrage compris entre environ 40 mm et 160 mm ou même plus. Dans la préparation et l'utilisation d'enveloppes alimentaires cellulosiques fibreuses, la teneur en humidité des enveloppes est d'une importance considérable A titre d'exemple nullement limitatif, les enveloppes peuvent être plisséesc'est-à-dire comprimées sous une forme plissée et fortement serrée, avant d'être bourrées sur une machine qui déplisse d'abord un "bâton" formé par l'enveloppe,puis bourre cette dernière une fois qu'elle est dilatée Pour faciliter les opérations de plissage effectuées sur ces enveloppes, sans les détériorer, il est en général nécessaire que leur teneur en eau soit relativement faible, habituellement de l'ordre d'environ 11 à 17 % du poids total de l'enveloppe, cette teneur en humidité étant relativement faible par rapport à celle qui est demandée lors de l'utilisation de l'envelop- pe pour le bourrage par le produit alimentaire Pour permettre à l'enveloppe plissée d'être bourrée sans se rompre pendant l'opération de bourrage, des enveloppes fibreuses plissées ayant une teneur moyenne en humidité comprise entre environ 17 et 35 % sont nécessaires Cette limite inférieure de la teneur en humidité est importante pendant le bourrage car les ruptu- res excessives des enveloppes sont apparues à des teneurs en:. humidité inférieures a Il est important de noter ici que l'expression "teneur en humidité" utilisée dans le présent mémoire, en référence aux articles à enveloppes cellulosiques fibreuses rpreqgnées de fumée liquide, selon l'invention, signifie, et doit être comprise comme signifiant, sauf indication contrai- re: le pourcentage en poids de l'eau ou de l'humidité dans l'enveloppe, sur la base du poids total de l'enveloppe. Même dans le cas o des enveloppes de grandes dimensions doivent être utilisées sous la forme aplatie pour être bourrées sans passer par la forme plissée en bâton, ces enveloppes de grande dimension sont très raides à l'état sec, et elles sont assouplies pour l'opération de bourrage par imbibition dans l'eau, habituellement pendant environ une heure, ce qui a pour résultat une saturation complète en humidité de l'enveloppe, à environ 60 % du poids total de l'enveloppe. En raison de cette imbibition à saturation complète précédant immédiatement l'utilisation de l'enveloppe lors des opérations de bourrage, il n'est pas apparu nécessaire ni même avantageux de fournir, pour les opérations de bourrage, de telles enve- loppes avec une teneur quelconque, ajoutée et prédéterminée de façon contrôlée en humidité L'extension récente de l'uti- lisation des équipements de bourrage automatique à grande vitesse et pression élevée pour des produits utilisant des enveloppes alimentaires tubulaires de grande dimension, et la demande croissante qui en résulte, en de telles enveloppes sous forme plissée plutôt qu'en longueurs aplaties et courtes telles qu'utilisées jusqu'à présent, ont attiré l'attention sur les problèmes posés par l'humidification de ces envelop- par imbibition immédiatement avant l'utilisation De plus, le contrôle toujours croissant de toutes les caractéristi- ques de la fabrication et de l'utilisation d'enveloppes ali- mentaires de grande dimension est devenu et devient de plus en plus nécessaire Par exemple, l'uniformité des dimensions d'enveloppes alimentaires bourrées et de produits alimentai- res traités dans ces enveloppes est devenue une exigence com- merciale de plus en plus importante et la teneur en humidité des enveloppes s'est révélée être un facteur important agis- sant sur l'uniformité, ainsi que pour répondre au besoin con- tinu de bourrer aisément et économiquement les enveloppes sans qu'elles ne se détériorent ni ne se rompent, et, ce qui est plus important, tout en permettant le bourrage d'une enveloppe donnée à sa dimension de bourrage maximal recom- mandée par le fabricant, avec une précision constante et la possibilité constante de reproduire les résultats (uniformi- té de dimension). Une solution pratiquée industriellement par le fabricant d'enveloppes pour résoudre le problème de l'humi- dité consiste à préhumidifier l'enveloppe avant son plissage et/ou son bourrage afin que l'enveloppe contienne de préfé- rence entre environ 17 et 35 % en poids d'eau sur la base du poids total de l'enveloppe fibreuse Elle peut alors être plissée ou enroulée à l'état aplati sous la forme "sans im- bibition", prête au bourrage De plus, pour empêcher la croissance des moisissures dans l'enveloppe fibreuse cellu- losique pendant son stockage, un agent antimycosique tel que du propylène-glycol est introduit dans l'enveloppe Par exem- ple, comme décrit dans la demande de brevet des Etats-Unis d'Amérique N O 157 008, déposée au nom de Ellis et Collabo- rateurs, du propylène-glycol est utilisé à raison d'au moins environ 4 % en poids de la cellulose sèche et également en quantité suffisante pour constituer au moins environ 5 % en poids des constituants liquides de l'enveloppe. L'invention a pour objet un article à enveloppe alimentaire cellulosique fibreuse renforcée, imprégnée de fumée liquide, possédant une qualité antimycosique suffisante pour ne pas présenter de croissance des moisissures, mais sans l'utilisation d'un agent ajouté uniquement pour produire une action antimycosique, c'est-à-dire présentant une possi- bilité antimycosique in situ. L'invention a pour autre objet un article de ce type présentant une possibilité antimycosique in situ ou inhé- rente et possédant également une teneur suffisante en humidi- té pour pouvoir être ensuite utilisée dans le traitement d'aliments sans qu'il soit nécessaire de procéder à une humi- dification supplémentaire. L'invention a pour autre objet un article à enve- loppe alimentaire cellulosique fibreuse renforcée, imprégnée de fumée liquide, possédant une capacité antimycosique in situ, une certaine teneur en humidité et une charge optimale de fumée liquide pour conférer à la surface extérieure du produit alimentaire enveloppé une couleur de fumne sarbre ca- ractéristique, tout en conservant des caractéristiques d'odeur et de saveur de fumée acceptables. L'invention concerne donc un article à enveloppe alimentaire cellulosique renforcée fibreuse qui reçoit une fumée liquide dérivée du bois, comprenant des constituants de couleur, d'odeur et de saveur et imprégnée dans la paroi de l'enveloppe La fumée liquide imprégnée est présente en quantité suffisante pour qu'on obtienne une enveloppe ayant un coefficient d'absorption d'au moins environ 0,15 à une longueur d'onde de 340 nm, une qualité antimycosique sans apport d'un agent antimycosique séparé, et une teneur en humidité comprise entre environ 17 et 60 % du poids total de l'enveloppe. 8 t Cet article permet d'atteindre tous les objectifs précités de l'invention, c'est-à-dire une possibilité anti- mycosique in situ une teneur convenable en humidité permet- tant l'utilisation de l'enveloppe dans le traitement d'ali- ments sans autre humidification, une charge optimale en fumée liquide, inférieure à celle considérée jusqu'à présent comme nécessaire pour conférer une couleur de fumée sombre au pro- duit alimentaire traité et enveloppé. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemple nullement limitatif et sur lesquels la figure 1 est une élévation schématique d'un appareil convenant à la fabrication de l'article à enveloppe alimentaire cellulosique fibreuse,imzrégnee de fumée liquide selon l'invention, la zone d'enduction de cet appareil étant constituée d'un bac d'immersion dans la fumée liquide; la figure 2 est un graphique montrant l'intensité de la couleur de fumée de jambons entiers (traits pleins) et de mortadelle (traits pointillés) traités dans l'enveloppe imprégnée de fumée liquide selon l'invention, en fonction du coefficient d'absorption de l'enveloppe; la figure 3 est un graphique montrant la relation entre le coefficient d'absorption de l'enveloppe et la charge de fumée liquide pour trois fumées liquides disponibles dans le commerce; et la figure 4 est une coupe longitudinale schéma- tique d'un équipement utilisé pour contrôler l'environnement (humidité relative) au cours d'essais destinés à démnntrer la possi- bilité antimycosique de l'article selon l'invention. Le tableau A contient une liste de plusieurs fumées liquides à base de bois, contenant des goudrons et disponibles dans le commerce, ainsi que certaines caracté- ristiques semblant importantes aux fins de l'invention (dé- crites ci-après) L'appareil et le procédé pour préparer des fumées liquides typiques du type préféré sont décrits plus en détail dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique N O 3 106 473 No 3 873 741. Dans une forme préférée de réalisation, la fumée liquide utilisée dans la mise en oeuvre de l'invention possède une teneur totale en acide d'au moins environ 6 % en poids et, de préférence, d'au moins environ 9 % en poids. La teneur totale en acide constitue une mesure qualitative de la teneur en goudrons et de la possibilité de coloration des fumées liquides de bois utilisées par les fabricants En général, une teneur totale en acide plus élevée signifie une teneur en goudrons plus élevée Il en est de même de la teneur totale en solides de la fumée liquide Les procédés utilisés par les fabricants de fumée liquide de bois pour déterminer la teneur totale en acide (acidité totale) et la teneur totale en solides sont les suivants: DETERMINATION DE LA TENEUR TOTALE EN ACIDE DE LA FUMEE LIQUIDE 1.lesure précise d'environ 1 ml de fumée liquide (filtrée si cela est nécessaire) dans un bêcher de 250 ml; 2 dilution avec environ 100 ml d'eau distillée et titration au Na OH normal 0,1 N à un p H de 8,15 3 calcul de la teneur totale en acide sous la for- me du pourcentage en poids d'acide acétique, en utilisant la conversion suivante: 1 ml de Na OH 0,1000 N = 6,0 mg H Ac DETERMINATION DU TOTAL DE SOLIDES 1 on dépose à la pipette environ 0,5 ml de fumée liquide sur une capsule d'évaporation en aluminium tarée à 6 cm au moyen d'un filtre constitué d'un disque de papier filtre, du type"Whatman N 40 ", et on pèse de façon précise La fumée liquide doit être claire,, et la filtration est réalisée à cet effet. 2 On sèche pendant deux heures à 1050 C dans un four à tirage forcé, ou 16 heures à 105 'C dans un four classi- que. 3 On refroidit jusqu'à la température ambiante dans un dessicateur et on pèse. 4 On calcule le total de solides qu'on exprime sous la forme d'un pourcentage en poids de la fumée liquide. TABLEAU A Fumées de bois liquides disponibles dans le commerce Désigsnation par les 'fabricants Teneur t'-otale en acide (d) Total des solides Royal Smoke AA(a Royal Smoke A* Royal Smnoke B(a) Royal Smoke 1 a Charsol C 1 b Charsol c_ 1 o Code -10 code -(c Code 6 (c ll 5- 12 O 1 01 5-1 li O 875-09 ? O , 0-10 e 5 12 O-1215 il, S , O 6, 7 3, 6 l 2 e O ,p 2 8,0 ? 2 lok 2 9,0 8 > 8 17,6 8, 3 non indiqué 8 4,8 ,1 2,4 1 9 Griffith Laboratôries, Inc 12200 South Central Avenue, Alsip, IL s,> La fumée liquide utilisée dans le procédé de l'in- vention peut également contenir d'autres ingrédients qui peu- vent être convenablement utilisés pour traiter une enveloppe alimentaire tubulaire, sur laquelle des constituants de fumée sont appliqués, par exemple de la glycérine peut être utilisée comme agent d'assouplissement Comme expliqué précédemment, aucun agent antimycosique séparé n'est nécessaire Il est ce- pendant prévu que certains ingrédients tels que le propylène- glycol ajouté dans un autre but, par exemple comme agent d'assouplissement, peuvent également posséder une possibilité antimycosique. D'autres ingrédients qui sont normalement utilisés dans la fabrication ou dans d'autres traitements d'enveloppes alimentaires, par exemple des agents d'amélioration de l'aptitude au pelage et une huile minérale, peuvent également être présents si cela est souhaité. En particulier, des agents destinés à améliorer l'aptitude des enveloppes fibreuses à être retirées par pelage de produits alimentaires tels que des jambons et des saucisses, par exemple des roulés de boeuf, des tôtis de dindonneau, des mortadelles et autres, peuvent être appliqués le cas échéant sur la surface interne des enveloppes avant ou après l'appli- cation du procédé de traitement externe à la fumée liquide selon l'invention et avant ou pendant le plissage Ces agents améliorant l'aptitude au pelage comprennent, à titre non limitatif, de la carboxyméthyl cellulose et d'autres éthers de cellulose hydrosolubles dont l'utilisation est décrite dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique N O 3 898 348, un agent désigné "Aquapel" de la firme Hercules Inc, marque commerciale d'un produit comprenant des dimères d'alkyl- cétènes dont l'utilisation est en outre décrite dans le brevet des EtatsUnis d'Amérique N O 3 905 397, et un agent appelé "Quilon", de la firme E I Du Pont de Nemours Co, marque com- merciale d'un produit comprenant des chlorures de chromyle d'acides gras dont l'utilisation est décrite dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique N O 2 901 358. L'agent améliorant et l'aptitude au pelage peut âtre appliqué sur la surface interne des enveloppes fibreu- ses tubulaires par utilisation de l'un quelconque d'un cer- tain nombre de procédés bien connus Ainsi, par exemple, l'agent ai& liorant l'aptitude au pelage peut être introduit dans l'enveloppe tubulaire sous la forme "masse" de liquide, d'une manière similaire à celle décrite, par exemple dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique N O 3 378 379 Le fait de faire avancer l'enveloppe au-delà de la masse de liquide provoque l'enduction de la surface interne de cette envelop- pe En variante, l'agent améliorant l'aptitude au pelage peut être appliqué sur la surface interne de l'enveloppe fibreuse au moyen d'un mandrin creux sur lequel l'enveloppe est avancée: par exemple un mandrin de machine de plissage, d'une manière analogue à celle décrite dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique N O 3 451 827. Il convient également de noter que l'article à enveloppe fibreuse imprégnée de fumée liquide selon l'inven- tion peut recevoir, par impression, un signe, une marque commerciale ou une inscription en lettres, par exemple comme décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique N O 3 316 189. Comme indiqué précédemment, une quantité suffi- sante de fumée liquide est imprégnée dans l'enveloppe fibreu- se pour que l'on obtienne un coefficient d'absorption d'au moins environ 0,15, de préférence d'au moins environ 0,4 et, d'une façon encore plus préférable, compris entre environ 0,4 et environ 1,0 Pour une couleur particulièrement sombre, l'enveloppe imprégnée présente de préférence un coefficient d'absorption d'au moins 1,5 Le "coefficient d'absorption' est une mesure de l'aptitude de l'enveloppe à conférer une couleur fumée au produit alimentaire qu'elle renferme et, pour les fins de l'invention, le coefficient d'absorption est déterminé de la manière suivante: on place un morceau d'enveloppe fibreuse, traité à la fumée liquide, de 13 cm 2 dans 10 ml de méthanol Après une durée d'imbibition d'une heure,le méthanol a extrait la totalité des composants de la fumée de l'enveloppe, et la valeur d'absorption de l'ultraviolet du méthanol résultant, contenant les constituants de la fumée, est déterminée à 340 nm Cette valeur est définie comme étant le coefficient d'absorption de l'enveloppe La longueur d'onde de 340 nm est choisie, car des mesures de spectroscopie effectuées sur de nombreux extraits de fumée liquide prélevés sur des en- veloppes traitées à la fumée montrent qu'une plus grande corrélation avec la charge de fumée est obtenue dans cette réecion du spectre. On a découvert de façon inattendue que la fumée liquide se comporte comme un agent antimycosique efficace qui peut empêcher la croissance des moisissures dans une enveloppe préhumidifiée à forte teneur en humidité Ceci signifie que, lorsque des teneurs élevées en humidité, attei- gnant la saturation complète, c'est-à-dire s'élevant à envi- ron 60 % d'eau par rapport au poids total de l'enveloppe, sont souhaitées pour la suite du traitement, ces fortes concentra- tions d'humidité peuvent être utilisées dans l'enveloppe im- prégnée de fumée liquide selon l'invention, sans crainte de croissance des moisissures pendant les manipulations et le stockage Pour obtenir des teneurs élevées et souhaitées en humidité dans l'enveloppe avec de faibles niveaux de couleur de fumée pour le produit alimentaire enveloppé, une solution de fumée liquide disponible dans le commerce, présentant une faible teneur totale en acides et une faible teneur totale en solides, est de préférence utilisée La raison pour laquel- le il est préféré d'utiliser une telle fumée commerciale à faible teneur en acides est que l'on a découvert que, lorsqu' une solution de fumée liquide contenant un total élevé d'aci- des et un total élevé de solides est diluée par de l'eau additionnelle, les goudrons sortent par précipitation de la solution aqueuse de fumée liquide La précipitation des gou- drons doit être évitée De plus, lorsqu'on souhaite une teneur en humidité très élevée, il peut être avantageux de perforer à l'avance l'enveloppe fibreuse avant de l'impré- gner de fumée liquide Les perforations ainsi réalisées per- mettent à la fumée liquide aqueuse de pénétrer à l'intérieur de l'enveloppe fibreuse ( à l'état aplati si elle est revêtue par l'appareil montré sur la figure 1) Le niveau d'humidi- té est ainsi élevé, car une partie de la fumée liquide est en contact avec la surface interne de la paroi de l'enveloppe. Un procédé préféré pour perforer à l'avance une telle enve- loppe est décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique No 3 779 285. Exemple I On procède à une série d'essais visant à démontrer l'action antimycosique de la fumée liquide imprégnée à divers niveaux de charge dans la paroi d'enveloppes ayant diverses teneurs en humidité Le procédé général consiste à préparer un mélange de moisissures viables et à l'appliquer sur la surface de l'enveloppe imprégnée de fumée liquide, ainsi que sur la surface d'échantillons témoins d'enveloppe non impré- gnés de fumée liquide Les échantillons sont ensuite emmaga- sinés dans des tubes d'essais bouchés, à des humidités rela- tives prédéterminées, par suspension au-dessus d'une solution saline aqueuse saturée spécifique Le choix du sel particu- lier utilisé donne une base pour prédéterminer l'humidité de l'enveloppe, c'est-à-dire par relation de l'humidité de l'en- veloppe à l'humidité relative d'équilibre au-dessus de la so- lution saline saturée Au bout de diverses périodes de stocka- ge, l'échantillon d'enveloppe est lavé dans une solution tamponnée au phosphate et une portion aliquote de la solution de lavage résultante est ens Egencée sur un milieu de culture de moisissures (gélose au dextrose et à la pomme de terre avec 10 % d'acide tartrique) et incubée pendant cinq jours. Après incubation,le nombre de moisissures viables apparais- sant sur la plaque est compté et comparé au nombre de moisis- sures viables de l'échantillon d'origine Le comptage des moisissures s'effectue à l'oeil au moyen d'un compteur de la colonie Québec à fond noir, modèle 330, à un grossisse- ment de 1,5,acquis auprès de la firme American Optical Co. Instrument Division, Buffalo, New York. Plus particulièrement, vingt-deux moisissures viables sont sélectionnées pour les essais comme étant des espèces typiques présentes dans les divers milieux commer- ciaux de production d'enveloppes cellulosiques,de bourrage d'aliments et de traitement d'aliments Un autre groupe de trois moisissures viables est également sélectionné d'après leur aptitude à croître sur la cellulose dans certaines conditions d'humidité réduite Les vingt-deux premières moisissures citées sont stockées à l'institut"Food Science Institute", Union Carbide Corporation, Chicago, Il, o elles se sont développées pendant de longues périodes, c'est-à-dire plusieurs années Elles sont indiquées sous forme de listes dans le tableau B par un N interneed'identification ("FPD"), ainsi qu'avec une identification proposée Deux moisissures sont également indiquées dans le tableau B, soit par leur N American Type Culture Collection ("ATCC"),soit par une autre source d'identification citée. TABLEAU B Mélange de moisissures N FPD Identification proposée P 2 B Penicillium P 2 C conidies difficiles à mettre en évidence; peuvent appartenir à des mycéliums stériles P 2 D -Penicillium 2 P E-penicil-lium P 2 E P 4 Trichoderms P 5 -Paecilomyces P 9 -Paecilomyces P 11 A -penicillium P Penicillium ll B Tableau B (suite) P 12 A P 12 B S 2 1 l S$ l Ri l v 1 I _ R 3 1 V 2 I 2 Aspergillus Penicillium Fusarium Penicilliun Monocillium Penicillium Penicillium Penicillium Penicillium Penicillium Penicillium Penicillium Penicillium Penicillium soe rgillus (source: Ascnrqillus -t (P 2 D ou P 12 B) glaucus T.La Buza U of Minnesota) niger ATCC 1004 Une série d'échantillons d'enveloppes cellulosi- ques fibreuses sèches, traitées à la fumée liquide, est pré- * parée avec diverses charges de fumée et donc différentes valeurs d'absorbance des ultraviolets (coefficient ou indice d'absorption) Trois qualités commerciales différentes de fumées liquides contenant des goudrons, à l'origine, sont utilisées dans des solutions comprenant 89 %-en poids de fu- mée liquide et 11 % en poids de glycérine:"Charsol C-6, Charsol C-12 " et "Royal Smoke B Prime" L'enveloppe présente une largeur à plat et à sec de 147,3 mm Le traitement con- siste à immerger la surface externe de l'enveloppe, non tendue dans un bain de fumée liquide, pendant une durée de contact déterminée, et à éliminer par essorage le liquide libre de la surface de l'enveloppe, puis à mesurer l'absorp- tance des ultraviolets présentée par l'enveloppe imprégnée de fumée liquide à 340 nm (l'indice d'absorption) Les poids de revêtement de fumée liquide (milligrammes de solution - de fumée liquide telle quelle par cm 2 de surface d'enveloppe) sont estimés à partir de l'indice d'absorption, à l'aide des courbes d'étalonnage développêes ame précédemment, pour chaque fumée liquide La figure 3 montre la relation entre le coefficient d'absorption et la charge de fumée liquide pour trois fumées liquides disponibles dans le commerce (la figure 3 sera décrite plus en détail ci-après) Les ca- ractéristiques de huit échantillons d'enveloppes différents imprégnés de fumée liquide sont résumées dans le tableau C. TABLEAU C Enveloppes traitées à la fumée pour effets antimycosiques N D'échantillon témoin r Type de fumée liquide Temps de contact aucun Charsol C-12 Charsol C-12 Charsol C-12 Charsol C-12 Charsol C-12 Royal smoke B prime Charsol C-12 Charsol C-6 o s 2 min 7 min min' min 16 min ent /sort (b) ent /sort (b) Coefficient d'absorption o 0,38 0,62 1,03 1, 40 1,71 1,21 0,20 0,15 Poids du revé- tement (mg/cm 2) o 1,44 2,37 3,98 ,39 6,59 ,44 ( 4,57) (a) 0,78 0,57 (a) (a) les valeurs entre parenthèses équivalent "Charsol C-12 " à des poids de (b) temps de contact très court: environ 2 secondes ru th 0 %> % Les moisissures du tableau B sont mélangées en quantités à peu près égales, à une concentration initiale de 420 OOO/ml, puis elles sont diluées avec une solution tampon au phosphate afin que 0,1 ml de solution de moisis- sures contiennent 1000 organismes On a déposé à la pipette, dans des conditions aseptiques, la solution de 0,1 ml sur des échantillons prédécoupés, de 12,7 mm de largeur, d'une enveloppe cellulosique fibreuse sèche, de 0,076 mm d'épaisseur inprégnée de fumée liquide, comme indiqué dans le tableau C. A titre de comparaison, la solution de moisissures est éga- lement appliquée sur des échantillons témoins d'enveloppes qui ne sont pas imprégnés de fumée liquide Les échantillons d'enveloppes traités avec la solution de moisissures sont ensuite séchés à l'air dans des conditions aseptiques dans une hotte à écoulement laminaire. Comme indiqué précédemment, différentes teneurs de moisissures sont maintenues pour chaque type d'enveloppe, et ceci est réalisé au moyen de solutions saturées de diffé- rents sels Les teneurs en humidité de l'enveloppe et les sels sont indiqués dans le tableau D. TABLEAU D- Sels pour établir l'humidité de l'enveloppe Teneur réelle en Solution saturée humidité de l'en HR d'équilibre utilisée veloppe (a) à 30 QC (b) 16,2 72 Chlorure de sodium 17,7 80 sulfate d'ammonium 22,3 98 chromate de potassium ,0 90 chlorure de baryum 33,7 92 nitrate de potassium 38,0 96 phosphate disodique 47,1 100 eau désionisée (a) la teneur en humidité est le pourcentage de H 20 * 35 dans le poids total de l'enveloppe (b) HR signifie humidité relative. La figure 4 représente l'équipement utilisé pour maintenir l'environnement contrôlé (humidité relative) lors des essais antimycosiques Un tube extérieur d'essai en verre présente un diamètre de 25 mm et une longueur de 200 mm, et un tube d'essai intérieur en verre 171 présente un diamètre de 13 mm et une longueur de 100 mm et est suspendu à l'inté- rieur du tube extérieur au moyen d'un bouchon 172 en caout- chouc Un échantillon 173 de bande d'enveloppe ( 12,7 mm de largeur par 76 mm de longueur) est placé sur la surface exté- rieure du tube intérieur 171 d'essai et est maintenu en place par les bandes de caoutchouc 174 a et 174 b La solution saline saturée 175 ( 5 g d'excédent de sel dans 10 ml de solution. saline saturée) se trouve au fond du tube extérieur d'essai 170. Il convient de noter que chaque échantillon d'en- veloppe du tableau C, y compris l'échantillon témoin, est soumis à des estimations répétées dans chaque tube de milieu d'essai pour que l'on obtienne un groupe de ces tubes pour chacune des sept humidités relatives indiquées dans le tableau D Plusieurs de ces groupes de tubes sont préparés pour per- mettre de vérifier l'effet antimycosique du traitement à la fumée à différentes périodes de temps. Le premier groupe d'échantillons d'enveloppes est retiré des tubes d'essais après deux semaines de stockage à 300 C et il est soumis à un examen portant sur un certain nombre de moisissures viables Les résultats de l'essai à deux semaines sont indiqués dans le tableau E. TABLEAU E Stockage de deux semaines de l'enveloppe fumée et de l'enveloppe témoin A: Pour des échantillons d'enveloppes sans imprégnation de fumée liquide: Teneur réelle en humi- dité de l'enveloppe (a) Observation visuelle à 1,5 X Nombres de moisissures recueillies comptées (b) pas de croissance visible pas de croissance visible une certaine croissance visible croissance visible abondante croissance visible abondante croissance visible abondante croissance visible abondante 4, 6, 7, 6 3, 6, 4, 5 ,11 aucune, 3 trop nombreuses pour pouvoir être comptées if il il B pour des échantillons d'enveloppes avec imprégnation de fumée liquide Aucune moisissure recueillie de façon constante, comme cela est déterminé par ensemencement et examen des plateaux incubés sous un grossissement de 1,5, pour toutes les enveloppes traitées à la fumée, à tous les pourcentages d'humidité. (a) la teneur en humidité est le pourcentage de H O dans le total de l'enveloppe (b) comptes provenant de deux ensemencements effectués pour chacune des deux pièces d'enveloppes maintenues à un pourcentage d'humidité spécifié. r N) u"i 16,2 17,5 22,3 ,3 33,7 38,0 47,1 Un second groupe d'échantillons d'enveloppes est retiré des tubes d'essai après quatre semaines de stockage à 300 C, et examiné pour la détermination du nombre de moi- sissures viables Les résultats de l'essai à quatre semaines. sont donnés dans le tableau F. TABLEAU F Stockage de quatre semaines d'enveloppe fumée et d'enveloppe témoin A: Pour des échantillons d'enveloppe sans imprégnation de fumée liquide Teneur réelle en humi observation visuelle Nombre de moisissures dité de l'enveloppe (a) à 1,5 X recueillies comptées (b) pas de croissance visible pas de croissance visible croissance visible croissance visible abondante croissance visible abondante croissance visible abondante croissance visible abondante 0, O, O, 1 O, 0, 0, O trop nombreuses pour être comptées et Il If il w B: pour des échantillons d'enveloppes avec imprégnation de fumée liquide Aucune, moisissure recueillie de façon constante, comme cela est déterminé par ensemencement et examen des plateaux incubés sous un grossissement de 1,5, pour toutes les enveloppes traitées à la fumée, à tous les pourcentages d'humidité. (a) la teneur en humidité est le pourcentage de H 20 dansletotal de l'enveloppe (b) comptes provenant de deux ensemencements effectués pour chacune des deux pièces d'enveloppes maintenues à un pourcentage d'humidité spécifié. Ln 1.- 16,2 17,5 22,3 ,3 33,7 38,0 47,1 Il ressort des tableaux E et F que l'essai anti- mycosique à deux semaines et l'essai à quatre semaines montrent que l'on ne recueille pas de façon constante des moisissures pour tous les échantillons d'essais ayant été traités à la fumée liquide Ces essais montrent que la fumée liquide produit un effet antimycosique sur toutes les enve- loppes traitées à la fumée, à tous les niveaux d'humidité. Il ressort de ces données que les enveloppes traitées à la fumée présentent une résistance à la croissance des moisis- sures au cours de conditions typiques prévues de manipula- tion et de stockage commerciaux pour toutes les humidités s'élevant à environ à 50 % et même plus. L'expression "aucune moisissure recueillie de façon constante" signifie qu'aucune apparition de moisissures, notables du point de vue statistique> ne se produit sur des enveloppes ayant été imprégnées de fumée liquide Notamment, dans le cas de l'essai à deux semaines du tableau E, on a compté cinq moisissures isolées sur des plateaux individuels, sur un total de 224 plateaux qui ont été estimés Dans le cas de l'essai à quatre semaines du tableau F, on a compté quatre moisissures isolées sur des plateaux individuels, sur un total de 224 plateaux qui ont été estimés Ces croissances de moisissures étaient réparties de façon aléatoire et en aucun cas une croissance de moisissures, apparue dans l'essai à deux semaines, n'est également apparue dans l'essai à quatre semaines pour le même niveau d'humidité et la même charge de fumée liquide L'aspect aléatoire de ces croissances de moi- sissures isolées est considéré comme sans importance statis- tique et on pense que ces croissances de moisissures isolées sont le résultat de contaminations par le milieu ambiant, qui se produit parfois pendant la période au cours de laquelle les échantillons d'enveloppes sont retirés des tubes d'essais les entourant, lorsque les échantillons d'enveloppes sont lavés à la solution tamponnée au phosphate et lorsque la solu- tion de lavage résultante est ensuite ensemncée sur le milieu 2512641 - de croissance de moisissures Cette contamination aléatoire apparaît typiquement lorsqu'une spore de moisissure est prélevée de l'air De toute façon, il ressort des résultats de l'essai à deux semaines et de l'essai à quatre semaines que la fumée liquide a détruit dans l'enveloppe toutes les moisissures qui ont été inoculées dans les échantillons d'enveloppes On peut donc en conclure de façon s re qu'un essai à long terme donnerait les mêmes résultats. Des procédés de-fabrication de l'article selon l'invention seront à présent décrits L'article à enveloppe cellulosique fibreuse à fumée liquide selon l'invention est avantageusement préparé à l'aide de machines de rebo- binage disponibles dans le commerce, modifiées de façon à recevoir un bac d'application de fumée liquide par immersion unique, et présentant également certaines modifications internes décrites ci-après La figure 1 est une représenta- tion schématique d'un appareil convenant à la mise en oeuvre d'un tel procédé En particulierila machine 10 de rebobinage modifiée comprend un premier arbre tournant 11 de déroulage portant un rouleau 12 d'enveloppe alimentaire cellulosique sèche, fibreuse et renforcée, enroulée à l'état aplati Le rouleau 12 d'enveloppe aplati est enclenché sur le premier arbre 11 par des moyens bien connus tel qu'un mandrin pneu- matique (non représenté). on enfile l'enveloppe aplatie 13 dans la machine de rebobinage en tirant la première extrémité de cette enveloppe sous un rouleau de guidage de bord primaire 14, puis sur un rouleau 15 de réaction de tachymètre, et ensuite au-dessous d'un rouleau danseur 16 de tension placé sensi- blement au même niveau que le rouleau de guidage de bord primaire 14 On tire ensuite l'enveloppe aplatie 13 sur un premier rouleau fou 17 placé sensiblement au niveau du rou- leau tachymétrique,puis au-dessous d'un deuxième rouleau fou 18 placé sensiblement au même niveau que le premier rouleau fou 17 On tire ensuite vers le haut l'enveloppe aplatie 13 pour la positionner sur des rouleaux de guidage de bords secondaires 19 et 20 espacés longitudinalement, de préféren- ce au même niveau Un rouleau 21 de détection de tension, portant des capteurs à jauges de contrainte à ses extré- mités, est placé entre les deux rouleaux 19 et 20 de guidage afin de faire descendre entre eux l'enveloppe aplatie Le premier couple demandé de retenue, qui est le plus élevé, est appliqué par un frein de déroulage qui coopère avec l'arbre 11 de déroulage et qui est commandé par un régulateur (non représenté) piloté par le rouleau danseur 16 La tension de l'enveloppe aplatie et retenue 13 est détectée par les capteurs à jauge de contrainte du rouleau 21 et le signal de tension est transmis à un dispositif 23 d'affichage de ten- sion Ce dispositif 23 est de préférence un dispositif enre- gistreur, car ce dernier permet de déterminer plus facilement une tension moyenne. L'enveloppe aplatie et tendue 13 est ensuite trans- férée par un troisième rouleau fou 24 vers l'intérieur d'une enceinte 25 contenant un liquide, en passant sur un quatrième rouleau fou 26. Ensuite, la bande 13 formée par l'enveloppe aplatie et tendue est tirée vers le bas pour pénétrer dans un bac 27 d'immersion à fumée liquide au moyen d'un premier rouleau 29 d'immersion et d'un second rouleau 30 d'immersion espacés longitudinalement l'un de l'autre et situés à la même hauteur. La surface extérieure de l'enveloppe aplatie et tendue est enduite de fumée liquide en passant dans une zone 28 d'enduc- tion de fumée liquide, puis l'enveloppe est retirée vers le haut en s'appliquant sur un second arbre tournant 31 a et sur un noyau 31 b d'enroulement, ce dernier étant maintenu sur l'arbre 31 a par des moyens de maintien tel qu'un mandrin pneu- matique (non représenté) Pendant le fonctionnement, l'enve- loppe aplatie se rebobine en formant un second rouleau 32 dans une zone de rebobinage, et des flasques 33 b sont montés sur les extrémités opposées de l'arbre 31 a pour guider les bords et aligner les couches successives formées par l'enve- loppe Le temps de contact (immersion) de l'enveloppe aplatie dans le bac 27 d'immersion est très court, par exemple 0,2 seconde Il est inférieur à celui nécessaire à la fumée liquide pour imprégner notablement la paroi de l'enveloppe, mais il est suffisant pour permettre l'application de la fumée liquide sous la forme d'une pellicule de liquide répar- tie uniforninent entre les couches adjacentes du second rou- leau. Pendant le rebobinage du second rouleau et le déroulage du premier rouleau, le couple de retenue appliqué par le frein de déroulage sur l'arbre 11 de déroulage diminue progressivement afin de maintenir la bande sous une tension constante pendant que le diamètre du premier rouleau diminue. De plus, pendant cette période, l'enveloppe aplatie en cours de rebobinage est maintenue dans la zone de rebobinage pen- dant une durée suffisante pour que la pellicule de fumée liquide s'imprègne dans la paroi de l'enveloppe A titre illustratif, à une vitesse d'avance de l'enveloppe de 180 m par minute et avec une longueur de rouleau de 720 m, le temps minimal de maintien de l'enveloppe aplatie sur le second rouleau pour permettre une absorption substantielle de la fumée est d'environ 5 min. Lorsque la seconde extrémité ou extrémité arrière de l'enveloppe aplatie se libère du premier arbre 11, cette extrémité non tendue est tirée à travers la zone 28 d'enduc- tion de liquide et il s'y forme une pellicule de fumée liqui- de, après quoi cette extrémité arrière revêtue devient la partie extérieure du second rouleau 32 de rebobinage Un rouleau presseur mobile 34 est aligné bord à bord avec le rouleau 32 formé par l'enveloppe aplatie rebobinée, mais dans une position rétractée, hors de contact, pendant la formation du second rouleau 32 Il est ensuite appliqué par un dispositif 35 contre la totalité de la surface extérieure du second rouleau 32, d'un bord à l'autre La fonction de ce rouleau 34 est d'exprimer des couches extérieures de l'enve- loppe aplatie rebobinée l'excédent de fumée liquide restante. Le second rouleau 32 est alors tourné lentement pour que la fumée liquide se répartisse régulièrement à travers les couches de l'enveloppe Pendant que le rouleau continue de tourner, la fumée liquide imprégne la paroi de l'enveloppe. A cet effet, un moteur 36 est relié mécaniquement par des moyens non représentés (par exemple un arbre> au second arbre 31 a et il fait tourner lentement le second rouleau 32 constitué par l'enveloppe rebobinée et revêtue de liquide, en même temps que le rouleau mobile presseur 34 est en con- tact avec le rouleau 32 Au cours de cette période d'absorp- tion de la fumée liquide, la vitesse du second arbre peut être, par exemple, d'environ 50 'à 60 tours/minute. Etant donné que le temps de contact dans la zone d'immersion de l'enveloppe aplatie et tendue est inférieur à celui nécessaire pour que l'excédent de fumée liquide pénètre dans la paroi dé l'enveloppe, une partie de l'excé- dent de fumée liquide redescend en formant une mince couche, dans le bac 27 d'immersion, à partir de la bande montante formée par l'enveloppe aplatie et tendue, avant qu'elle atteigne le second rouleau rebobiné 32 Une autre partie de la fumée liquide en excès peut s'écouler du rouleau re- bobiné 32 en rotation, formé par l'enveloppe aplatie, et des flasques 33 b en rotation, chaque flasque présentant plusieurs canaux radiaux d'écoulement de la fumée liquide vers l'extérieur et vers le bac 27 d'immersion Il convient de noter que le niveau du liquide dans le bac 27 d'immersion est maintenu constant pendant l'opération d'enduction La fumée liquide est recyclée par un circuit classique d'écou- lement et de la fumée liquide est ajoutée si cela est néces- saire La courte immersion pendant le déroulage sous tension avec enduction de liquide, dans le procédé d'absorption de fumée liquide, est décrite dans la demande de brevet des Etats-Unis d'Amérique N 0301 276 du 11 Septembre 1981. 12641 A titre illustratif, le procédé décrit ci-dessus est mis en oeuvre avec succès pour produire des enveloppes aplaties fibreuses renforcées, imprégnées de fumée liquide, ayant des largeurs, à l'état aplati sec, comprises entre environ 5 et 30 cm, à l'aide d'une machine de rebobinage du type "modèle 142 " modifié, que l'on peut se procurer auprès de la firme Stanford Division, Wood Industries, Salem, Ill. comme montré schématiquement sur la figure 1 Les modifica- tions réellement apportées portent sur deux zones fonction- nelles principales: les moyens pour îîiaintenir constante la tension de l'enveloppe aplatie pendant qu'elle se déplace dans la zone d'enduction de fumée liquide vers la zone de rebobinage, et les moyens pour guider avec précision les bords comme cela est nécessaire pour donner un produit en- roulé chargé uniformément de fumée liquide Les détails de ces modifications sont décrits dans la demande précitée. Bien que la fumée liquide soit de préférence appli- quée sur la paroi de l'enveloppe et imprégnée dans cette dernière par le procédé d'application par immersion décrit ci-dessus, d'autres procédés peuvent être utilisés Par exemple, l'enveloppe peut être plongée dans un bac classique o l'équilibre d'absorption est atteint pendant la course de l'enveloppe aplatie à travers ce bac Etant donné que plusieurs minutes de contact entre la surface de l'enveloppe et la fumée liquide sont nécessaires dans ce mode opératoire, les dimensions du bac doivent être notablement plus gran- des que celles du bac petit et peu profond pouvant être utilisé dans le procédé préféré de traitement à la fumée liquide De plus, le premier ensemble à arbre 11 de déroula- ge du rouleau 12 montré sur la figure 1 n'est pas essen-. tiel pourvu qu'une extrémité de l'enveloppe aplatie soit retenue afin que l'enveloppe puisse être tirée sous une cer- taine tension à travers le bac d'immersion dans la fumée liquide Par exemple, le bac d'immersion peut être placé immédiatement en aval des rouleaux presseurs de séchage 2512 h 41 situés à l'extrémité de décharge du système de fabrication d'enveloppe. Un autre procédé convenable pour appliquer la fumée liquide sur la surface extérieure de l'enveloppe est l'enduction au rouleau, c'est-à-dire l'impression d'une pellicule de fumée liquide sur au moins une surface d'une enveloppe aplatie au moyen d'un rouleau par exemple du type "Anilox Roll" Au cours-d'une telle opération, l'enveloppe aplatie peut être enduite sur une face ou sur les deux faces Un autre procédé d'application de la fumée liquide sur la surface de l'enveloppe consiste à pulvériser le liqui- de sur au moins une surface de l'enveloppe. Chacun des procédés d'imprégnation de fumée liquide décrits ci-dessus consiste en un traitement extérieur de la- surface de l'enveloppe Le traitement peut également être interne, par exemple par enduction à l'aide d'une masse de liquide placée à l'intérieur de l'enveloppe. Un autre procédé possible pour appliquer la fumée liquide consiste en une pulvérisation interne effectuée pen dant le plissage de l'enveloppe fibreuse cellulosique pour former un bâton Un problème particulier posé par cette technique est qu'il est difficile d'éviter les défauts d'uni- formité affectant le bâton plissé et revêtu de fumée Si l'on suppose que la fumée liquide est appliquée uniformément, l'uni- formité de l'enduction peut être rompue par un mouvement de la surface de l'enveloppe pendant le plissage et la compression du bâton De plus, un problème grave de pollution de l'envi- ronnement peut apparaître en raison du fait que l'atomisation de la solution de fumée provoque une contamination par des odeurs de fumée de la zone de travail. Il convient de noter que la fumée liquide appliquée sur la surface de l'enveloppe, extérieurement ou intérieurement, ne constitue pas uniquement un revêtement de surface Des constituants de couleur, d'odeur et de saveur fumée qui sont appliqués sur la grface pénètrent dans la structure cellu- 12641 losique de l'enveloppe pendant que la cellulose absorbe l'humidité de la solution de fumée Un examen de la section de la paroi de l'enveloppe montre une gradation de cou-. leur à travers la paroi de l'enveloppe, la surface traitée à la fumée ayant une couleur plus sombre que la surface située sur le côté opposé de la paroi de l'enveloppe. Il ressort de ce qui précède (-u'une caractéristique importante du procédé d'enduction de fumée liquide porte sur le point o une imprégnation efficace dans la paroi de 1 O l'enveloppe a lieu Il existe deux variantes Une imprégna- tion peut se produire au moment de l'entrée en contact de l'enveloppe avec la fumée liquide ou bien une imprégnation peut se produire après l'entrée en contact initiale de l'en- veloppe avec la fumée, par exemple comme c'est le cas dans le système décrit précédemment en détail en regard de la fi- gure 1 Par exemple, si l'absorption complète du liquide doit être effectuée par une enveloppe aplatie en mouvement avant qu'elle soit rebobinée, l'appareil doit être conçu et agencé de manière à établir pour l'enveloppe une course et un temps de contact avec le liquide suffisants pour permettre une péné- tration complète de la fumée liquide Ceci exige nécessaire- ment un équipement plus volumineux que celui montré sur la figure 1, même à des vitesses d'avance de l'enveloppe plus faibles De plus, de faibles vitesses de traitement accrois- sent les coûts de fabrication Des vitesses de traitement élevées, par exemple 180 m/mn en ce qui concerne la course de l'enveloppe, peuvent être impraticables si une absorption de la fumée liquide du type équilibré est souhaitée au point de contact avec le liquide. Une autre considération entrant dans le choix de la technique de traitement à la fumée liquide est que la teneur en glycérine des enveloppes cellulosiques tend à disparaître de l'enveloppe par lixiviation sous l'effet de la fumée li- quide si l'enveloppe est immergée dans un bac d'immersion pendant une période relativement longue Ceci ne constitue pas un problème dans le procédé préféré de traitement montré sur la figure 1, car le temps de contact est insuf- fisant pour qu'une lixiviation importante de la glycérine se produise Cependant, la lixiviation est un problème ap- paraissant lorsque l'enveloppe cellulosique est immergée dans un bac d'immersion pendant des périodes de temps sen- siblement plus longues et, dans ce cas, un apport de glycé- rine doit être prévu dans le bac d'immersion pour compenser la perte par lixiviation Le problème posé par la lixivia- tion a été démontré dans un essai au cours duquel une enve- loppe fibreuse cellulosique, de largeur à l'état aplati et sec, de 14,75 mm, a été plongée dans un bain de fumée liquide du type "Charsol C-12 " pendant diverses périodes Les échan- tillons ont été retirés après ces temps d'immersion, essorés et analysés afin que leur teneur en glycérine et en charge de "Charsol C-12 " soit déterminée Les données résultant de cet essai sont indiquées dans le tableau G, et l'importance de la lixiviation de la glycérine ressort d'une comparaison avec une enveloppe cellulosique fibreuse non traitée du même type, ayant une teneur en glycérine de 36,0 % en poids, le pourcentage en poids étant basé sur le poids de la cellulose sèche. Lixiviatior Temps d'immersion de l'enveloppe TABLEAU G i de la glycérine par Charge estimée de la fumée liquide (mg/cm 2) - la fumée liquide Teneur en glycérine de l'enveloppe trai- tée (% en poids) S 1,24 28,1 1 min 1,55 26,2 2 min 1,86 20,1 min 2,48 12,2 En ce qui concerne la charge de fumée liquide, on a découvert que la relation entre l'intensité de la cou- leur de fumage de la surface extérieure d'un produit alimen- taire traité dans des enveloppes fibreuses imprégnées de fumée - liquide, et la charge de fumée (ou indice d'absorption de l'enveloppe) n'est pas linéaire Ceci a été déterminé par un ensenble de personnes qui ont inspecté, en ce qui concerne la couleur, les surfaces de jambons et de mortadelle ayant été traités dans des envelcppes selon l'invenvion traitées avec diverses charges de fumée liquide Il est apparu que l'intensité de la couleur du fumage augmente rapidement avec une charge très faible de fumée et que le coefficient d'absorption peut atteindre une valeur d'environ 0,15 A des coefficients d'absorption supérieurs, l'intensité de la couleur du fumage auguente à un rythme notablement plus faible Ceci signifie que l'on peut, en pratique, obtenir uns couleur substantielle de fumage sur des surfaces alimen- taires traitées par l'utilisation de charges de fumée liquide relativement faibles, correspondant à des coefficients d'absorp- tion d'au moins environ 0,15 à 1,5 Si une couleur de fumage plus sombre est nécessaire, des charges plus élevées de li- quide de fumage doivent être utilisées donnant des coefficients d'absorption plus élevés de 1,5 et plus Par conséquent, une forme préférée de réalisation de l'article à enveloppe fibreu- se imprégnée de fumée liquide selon l'invention possède une charge suffisante de fumée liquide pour présenter un coefficient d'absorption compris entre 0,4 et 1,0 Cette plage particulièrement avantageuse de 0,4 à 1,0 pour le coefficient d'absorption a été choisi car elle permet de mieux maîtriser l'obtention de la couleur et de parvenir à des résultats reproductibles lorsque les enveloppes uti- lisées comportent des charges de fumée suffisantes pour l'obtention de coefficients d'absorption compris dans cette plage. L'homme de l'art peut aisément déterminer la quan- tité de charge de fumée liquide, en mg de solution de fumée liquide par cm 2 de surface d'enveloppe, nécessaire pour obtenir un coefficient d'absorption souhaité, en procédant à un étalonnage tel que celui montré sur la figure 3 La figure 3 représente le coefficient d'absorption qui est obtenu à diverses charges de fumée pour trois solutions de fumée liquide disponibles dans le commerce Si l'on souhaite utiliser une solution aqueuse de fumée liquide différente, on peut construire sa propre courbe d'étalonnage pour cette solution de fumée particulière Sur la figure 3, le coefficient d'absorption est indiqué en abscisse et l'in- tensité de la couleur en ordonnée. EXEMPLE II On procède à une série d'essais pour comparer les caractéristiques de produits alimentaires traités dans: (a) des enveloppes imprégnées de fumée liquide contenant des goudrons selon l'invention; (b) des enveloppes sans traitement à la fumée; (c) des enveloppes imprégnées de fumée liquide appauvrie en goudrons; et (d) un fumoir classique dans lequel l'enveloppe est soumise, en cours de traitement, à un contact réel avec de la fumée de bois li- quide ou gazeuse tel que cela est appliqué industrielle- ment En particulier, on évalue la couleur de surface, l'apti- tude au pelage et des problèmes posés par des irrégularités de la coloration de la surface au-dessous de l'inscription imprimée sur l'enveloppe, sur des mortadelles et des jambons. De plus, on évalue, avant et après le bourrage, le caractère acceptable de l'odeur de chaque type d'enveloppe (il convient également de noter que les enveloppes imprégnées de fumée liquide appauvrie en goudrons font l'objet d'une autre inven- tion décrite dans la demande de brevet des Etats-Unis d'Amé- que N O, intitulde"Tar-depleted liquid smoke and treated *food casings". L'enveloppe utilisée au cours de ces essais est l'enveloppe de type cellulosique fibreux renforcé, et elle présente, à l'état aplati et sec, une largeur de 165 mm. Toutes les enveloppes sont revêtues intérieurement d'une solution contenant un agent destiné à améliorer l'aptitude au pelage de l'enveloppe du produit alimentaire traité. Ce revêtement interne est appliqué avant l'im- prégnation de la fumée liquide dans la surface extérieure, et l'agent améliorant l'aptitude au pelage est du type "Quilon", produit commercialisé par la firme E I du Pont de Nemours Co, et comprenant des chlorures de chromyle d'acides gras L'agent améliorant l'aptitude au pelage est appliqué conformément à ce qui est décrit dans le brevet N O 2 901 358 précité La fumée liquide utilisée au cours de ces essais est du type "Royal Smoke AA" et cette fumée est imprégnée dans les enveloppes sous diverses charges. Toutes les enveloppes sont préperforées, c'est-à- dire que de petits trous y sont-formés à l'avance; autre- ment dit, les petits trous sont percés dans la paroi de l'enveloppe pour permettre l'élimination de l'air et des poches de graisse pendant le traitement du produit alimen- taire. Huit échantillons d'enveloppes sont préparés comme décrit dans le tableau H Les échantillons No 1, 2 et 5 sont des formes de réalisation de l'invention (enveloppes imprégnées de fumée liquide contenant des goudrons) De' plus, les échantillons No 3 et 4 sont des enveloppes impré- gnées de fumée liquide dont la teneur en goudrons a été abais- sée à un faible niveau L'échantillon N O 6 est l'échantillon d'enveloppe témoin sans traitement à la fumée L'échantillon No 7 est traité avec une fumée liquide contenant des gou- drons pendant le traitement du produit alimentaire, par rota- tion de la viande crue enveloppée et bourrée dans un bac contenant de la fumée liquide du type "Royal Smoke AA" pendant 15 secondes L'échantillon N' 8 est traité à la fumée de bois gazeuse pendant le traitement du produit alimentaire. La composition des mortadelles utilisées au cours de ces essais est donnée dans le tableau I Dans le cas des essais portant sur des jambons, des jambons entiers sans os ont été dégraissés, puis leur poids a été augmenté de 30 % par pompage d'une saumure ayant la composition donnée dans le tableau J Les jambons entiers sans os ont été ensuite coupés en morceaux permettant leur bourrage. TABLEAU I Composition des mortadelles Constituant Quantité Rognures de porc réglementaires 22,7 kg morceaux de boeuf 22,7 " eau 11,35 kg sel 1,13 poudre de Prague 113,4 g erythorbate de sodium 28,35 g 226,8 -g 28 X 35 g assaisonnement Griffith pour mortadelles ail t 10 TABLEAU H Essais de bourrage aptitude au pelage et odeur Type de fumée Liquide contenant des goudrons Liquide contenant des goudrons Liquide appauvri en goudrons Liquide appauvri en goudrons (p H de 5,O) Liquide contenant des goudrons Pas de fumée Fumée liquide Fumée gazeuse Charge de Aptitude au fumée oelaae (a) (mg/cm 2) 3,10 2,64 3,72 6,82 4,65 I Mortadelle Jambon 1, 25 2,25 1,00 1,75 1,0 1,0 1,0 1,0 Essai d'odeur Commentaires sur (b) 1,0 7,7 + 1,8 a 2,0 7,2 + 2,3 a 1,5 6,0 + 2,5 a 3,0 8,0 + 2,5 a 1,0 1,0 1,0 1, 5 7,8 + 2,1 a 1,0 + O,Ob l'odeur pendant le bourrage analogue à N 4 odeur forte odeur moyenne odeur légère odeur très forte pas d'odeur (a) Echelle d'aptitude au pelage: 1 = excellent; 5 = mauvais (b) Echelle 1-10 utilisée: 1 = aucune odeur de fumée; 10 = forte odeur de fumée. Les moyennes ne portant pas le même indice sont notablement différentes au niveau P 0,01 par l'essai de plages multiples de Duncan. hs VI 4- N échant. -2 2512-641 TABLEAU J Composition de la saumure Constituant Poids par la firme Union Carbide Corp, New York City Les carac- téristiques de diamètres, de rupture, d'estimations d'odeurs et de manipulations sont enregistrées pendant le bourrage. Pour le traitement thermique, les jambons et les mortadelles enveloppés sont placés dans la même chambre de fumage Une telle chambre est utilisée pour les échan- tillons N O 1 à 6 car ces derniers ne reçoivent aucune fulmée de façon séparée Le cycle de température utilisé comprend une élévation de température de 60 à 820 C sur une période d'une heure, puis le maintien des produits alimentaires à 820 C jusqu'à ce que l'on obtienne une température interne du produit de 680 C L'humidité relative est maintenue à % pendant tout le cycle et le temps total de cuisson est de six heures Les produits alimentaires traités sont arro- sés pendant une heure à l'eau froide, puis on les laisse gonfler pendant une heure à la température ambiante avant de les refroidir à l'eau froide ( 4,50 C) Les échantillons N' 7 et 8 font l'objet d'un traitement dans un milieu à fumée de bois liquide et gazeuse, respectivement, traitement au cours duquel ils sont placés dans une autre chambre de fumage pour être exposés aux mêmes conditions thermiques que celles mentionnées pour le premier groupe d'échantillons. Initialement, seul l'échantillon N O 8 est placé dans la chambre et traité à la fumée de bois gazeuse pendant sept à dix minutes à une température dépassant 600 C La fumée gazeuse est produite à 400 'C au moyen d'un système générateur du type "Kartridge Pak Generator System" (alimentation par copeaux de bois, réglage à 7) produit par la firme Kartridge Pak Company, Davenport, Iowa Ensuite, l'échantillon N' 7 (après avoir été immergé pendant quinze secondes dans de la fumée liquide du type "Royal Smoke AA") est introduit dans la chambre contenant l'échantillon N O 8 Les deux échantil- lons No 7 et 8 sont ensuite traités dans les mêmes condi- tions que celles du traitement des échantillons Né 1 à 6. Les résultats de ces essais sont indiqués dans les tableaux H, K et L. L'essai subjectif d'odeur d'enveloppe (tableau H) fait appel à un jury de plusieurs personnes et montre qu'au- cune différence notable d'odeur des enveloppes plissées n'apparaît entre les divers échantillons d'enveloppes impré- gnées de fumée Une estimation subjective de l'odeur pendant le bourrage des enveloppes apparatt également dans le tableau H Cette estimation est effectuée par l'opérateur de là machine de bourrage. Après que les produits alimentaires enveloppés ont été traités, les produits enveloppés et finis font l'objet d'une estimation portant sur la couleur de la surface Cette estimation est réalisée par un jury de huit personnes qui évaluent individuellement l'uniformité de la couleur et son acceptabilité Les enveloppes sont ensuite retirées par pe- lage des produits à base de viande et le jury de la couleur estime l'uniformité et l'acceptabilité de la couleur de la surface de la viande des produits pelés Les résultats de l'estimation de ce jury sont donnés dans les tableaux K et L Lorsque les enveloppes sont retirées par pelage des pro- duits traités, leur aptitude au pelage est jugée sur une échelle de 1 à 5 ( 1 = excellent; 5 = mauvais) Ces données de pelage (reprises dans le tableau H) montrent que les jambons et les mortadelles produits et traités dans l'enve- loppe selon l'invention présentent une aptitude au pelage de bonne à excellente Après pelage, une coloration non uni- forme de la surface audessous de l'inscription apparaît sur tous les morceaux de jambons et de mortadelles, cette incrip- tion étant due à l'enveloppe imprimée Cependant, étant donné que les échantillons témoins traités à la fumée liquide et à la fumée gazeuse présentent également, au-dessous de l'incrip- tion, un manque d'uniformité de couleur au moins équivalent, on en conclut que le traitement des produits alimentaires dans l'enveloppe imprégnée de fumée selon l'invention donne un résultat aussi acceptable que celui résultant du traite- ment des produits alimentaires dans l'enveloppe témoin. Les tableaux K et L donnent les résultats des esti- mations du jury jugeant la couleur des mortadelles et des jambons avant et après le pelage des enveloppes des produits alimentaires L'acceptabilité de la couleur des jambons et des mortadelles traités_ dans les enveloppes fumées selon l'invention est régulièrement bonne (échantillons 1 à 5). L'échantillon No 5 a été préalablement perforé avant le traitement de l'enveloppe à la fumée liquide, et la fumée liquide a pénétré à l'intérieur de l'enveloppe aplatie par les trous ainsi réalisés, produisant de ce fait une concen- tration de couleur fumée localisée et plus forte sur la surface des produits alimentaires dans les zones des trous réalisés à l'avance Ceci entre dans le fait que l'accepta- bilité de l'échantillon N O 5 est plus faible L'échantillon N O 6 présente une faible acceptabilité de couleur, car les produits alimentaires traités dans l'enveloppe de l'échan- tillon N O 6 ne sont traités par aucune forme de-fumée Les échantillons N O 8 présentent une bonne acceptabilité de couleur, car les produits alimentaires de l'échantillon N O 7 sont traités à la fumée liquide et les produits alimentaires de l'échantillon N O 8 sont traités à la fumée gazeuse. L'exposition à la lumière ne change pas les relations de colorimétrie de divers échantillon, ce qui suggère que tous les échantillons se décolorent à des vitesses comparables. TABLEAU K Essais de bourracre de mortadelles - Enveloppes présentes No Uniformité de Intensité de échant la couleur la couleur Acceptabii ité globale' Estîmations* du jurv de couleur de surface Enveloppes retirées Uniformité de la couleur Intensité de la couleur Acceptabilité globale 1 4, 5 2 3, 5 3 4 > 5 + 4 5 O + 2,3 + 6 Se,3 m 7 2,5 + 8 3,3- 3 ab 1.V Obc O., 6 ab 0, 8 a IL, Oc le 3 c 2, Ibo 4,5 59 O + 3,15 + 2, 8 + , 5 + 1; O 4,0 + 3,8 a ne Gba 0 8 b 0, 6 d O, Se 0, 6 a 0,0 Of O, Bcd le Ocd 4 X 5 4 Y a 4,3 3 v O i> 5 3,80 3, 5 Le a b 1,8 Bab 045 éb zè 4 ab + 2 t Obc + 19 oc 19 3 ab ,2 4,0 4,7 Se 2 2, 2 3,8 B 4, O , 7 O,8 e a O, 9 a i: 1, 2 a nt,4 a le,6 b 1,8 b 1,7 a 0,55 a 4, O 4, 3 4, 3 3 e 7 ,- O , O e, 7 11 I 13 bc + l,2 bc + et Sb O,6 ab 0, 6 ab 0,8 Ba 4,8 4, 8 4, 8 3 r 8 3, 3 1, 5 4, 2 , 2 11 2 b + O,4 h + e 0,b 1 0,abc + 1, 4 c + nt Ad + 0,8 hca :top 4 J *L'échelle d'estimations du jury de couleur de surface est: 1 = mauvais; 6 = excellent i Les moyennes dans des colonnes portant le même indice ne sont pas notablement différentes au niveau P 124th National Mtg, Amnerican Chemical Society, Chicago# Septembre 1953. tu -b à t 1 v- taxi oaqtuoqdas lobvo Tt ID J JGTDOS Teo Turag D uvo Taourî 'ú-AN Te UOTIVN ti-4 VZL Aais Ttualq D 6 u Tzeau-r-6 ua pue ivixisnpui;o uo Ts-r A Ta ilue-T-6 oxd Mn Tsodul As SOTIST,4 vqs iils:ksaj, -a a Td Tq Tn N pue abuvu e Td Ti Tnil,, 'I'S'a ftm Dtm aoueagiga u-eouna op se Td Ti Tnm semuub op Tvssa T iq quelugmaojuoo igolo > d nre A Tu ne saqueaggg Tp quaulalqvqou sed quos au GOTPUT atugtu e T Juvlaod Sa UU 0100 sep suvp Sauua Kotu se'i L lua T Teoxe 9 s Te Anvui L Ise aoejans eyp ane Tnoo op Azn np suo Tqutu Tisep OT Tattoqr I e V O O OIS Pq O T O,ú T 7 S'z 1 91 P 8 es Io SIS qe Slo E 4 S VVIO OIS oqqO î 01 P OSIT î elz VEIT q I L P 590 SIT P 510 C Il zqe LT Elv psio 7 CIT Poio T OIT e 6 il 81 P 9 0840 SIú oui Liú 0941 elú;Dq 61 1SIP usio 7 OIS ez IT Oi V S Dq SIO Cip oqq'o ZIV oqeúil 81 P osio Élc O q OI OO,ú v 3 i TOIV V 1 zle qo O O'ú mq ZIT CI> oq OI 1 S t qs O O,ú es O 81 P E Dqz -1 CIV qj 1 01 V Dqeg IT 9 't qp T OIS eg O OIS eg O S It z Dq Z OP qo ( LIú aqegll S't qv S O t's es O 91 > usio CI T a Tvqol,6 analnoo el analnoo el aluqol 6 -ina Tnoo el ana Tn OD el 4 ueqop PITT Tqelclao DV op gq Tsua 4 ui op g I Twxog Tua PITT Tqvlda DDV op gi Tsuaiuj op pi Tmaol Tun 'N sa 92 T Iez sadd O Te AUS S O lueffld sadd OTO Aug eoejans op analnoo op Aan np *suo T 4 ew Tls 2 j su O qwe op obuainoct op s Tesia ri Livaliavi On estime la teinte foncée et la couleur rouge des échantillons de mortadelles produits dans cet exemple au moyen d'un colorimètre du type"Gardiner XL 23 " avec une ouverture de 3,8 cm, normalisé avec un plateau blanc, confor- mément aux modes opératoires normaux décrits dans le manuel d'instruction du colorimètre 'Gardiner XL 23 Tristimulus". Cette technique donne des valeurs 'LI de teinte sombre et des valeurs "a" de couleur rouge Bien que les valeurs "L" et "a" conviennent dans certaines applications pour comparer la teinte sombre de produits alimentaires traités dans des enveloppes imprégnées de fumée liquide, par exemple des sau- cisses de Francfort, il est apparu que ces estimations colo- rimétriques ne conviennent pas à l'évaluation de la colora- tion de surface de produits plus sombres tels que les morta- delles Ceci est dé au fait qu'à des niveaux élevés de teinte sombre, le colorimètre discerne des différences de teinte invisibles à l'oeil nu De même, l'estimation colo- rimétrique des surfaces des jambons ne convient pas, car la surface d'un jambon n'est pas de couleur uniforme en raison de la présence de zones de graisse Dans ce cas, l'oeil hu- main peut percevoir plus aisément toutes différences de couleur affectant l'ensemble de la surface du jambon, diffé- rences que le colorimètre ne discerne pas Ce sont les raisons pour lesquelles on a choisi d'estimer la couleur du fumage et la teinte sombre en faisant appel à un jury de personnes qui effectuent les estimations de couleur de façon subjective. Il convient de noter que le jury de la couleur est en fait plus représentatif de ce que le consommateur perçoit comme étant une couleur de fumage acceptable lorsqu'il achète un jambon ou une mortadelle. EXEMPLE III- On procède à une série d'essais pour montrer la couleur de surface de jambons sans os,pouvant être obtenue avec diverses charges de fumée liquide en utilisant l'enve- loppe imprégnée de fumée liquide selon l'invention pour 2512 841 envelopper les jambons sans os pendant un traitement à température élevée. L'enveloppe est du type cellulosique fibreux ren- forcé, ayant une largeur à l'état aplati et sec de 19,3 cm. La fumée liquide utilisée dans cet exemple est du type "Char- sol C-6 " au niveau de charge de 0,56 mg/cm 2 et du type "Char- sol C-12 " pour tous les autres niveaux de charges plus élevés. Une solution améliorant l'aptitude au pelage et contenant l'agent du type "Quilon" mentionné précédemment est seule appliquée sur la surface interne de l'enveloppe par la tech- nique d'enduction décrite précédemment La fumée liquide est ensuite appliquée sur la surface extérieure de l'enveloppe par immersion manuelle de l'enveloppe dans la solution de fumée liquide pendant diverses périodes de temps, puis par essorage de l'enveloppe jusqu'à l'état sec Des jambons entiers sans os et des parties de jambons sont bourrés dans l'enveloppe imprégnée de fumée liquide au moyen d'une machine de calibrage de type "Shirmatic modèle 405-H" fabriquée et comtiercialisée par la firme Union Carbide Corporation L'en- veloppe bourrée de jambon est ensuite soumise à un traitement classique, c'est-à-dire chauffage jusqu'à ce que la tempéra- ture intérieure des jambons atteigne 670 C, en même temps qu'on maintient dans une humidité relative de 35 à 40 %, mais sans addition de fumée de la manière classique L'enveloppe est ensuite pelée du jambon traité Les divers échantillons pris au hasard sont ensuite soumis à un examen visuel par un jury de couleur constitué de neuf personnes de laboratoire. On demande à ces juges une estimation portant sur l'intensité de la couleur de la surface extérieure de chaque échantillon, cette estimation étant quantifiée par une échelle hédonis- tique à six points indiqués ci-dessous 1 extrêmement clair 2 modérément clair 3 légèrement clair 4 légèrement foncé modérément foncé 6 extrêmement foncé. Un produit non fumé est utilisé à chaque essai comme témoin Les données sont recueillies et analysées de façon statistique pour déterminer les différences impor- tantes Les résultats de ces essais sont donnés dans le tableau M et sur le graphique de la figure 2 (traits pleins). TABLEAU M Coloration des jambons à diverses charges de fumée Charges de fumée Temps d'immersion Coefficient d'absorp Intensité de la liquide "Charsol tion de l'enveloppe couleur C-12 " (mg/cm 2 (jury de couleur) 0 (a)O 0,00 1,3 0 O 0,00 1,7 0,56 (b) entrée/sortie 0,15 3,2 1,21 20 S 0,32 3,4 1,77 50 S 0,47 3,7 3,55 4 min 0,95 4,4 6,09 17 min 1,62 5,1 (a) Seul cet échantillon témoin présente un revêtement améliorant l'aptitude au pelage, appliqué sur l'intérieur de l'enveloppe (b) Valeur obtenue à partir d'une charge réelle de "Charsol C-6 " et convertie en une valeur équivalente pour une charge de "Charsol C-12 ". tn r> o% Les données du tableau M et le graphique de la figure 2 (traits pleins) montrent un accroissement rapide de l'intensité de la couleur du fumage pour les surfaces extérieures de jambons entiers traités, cet accroissement faisant passer l'intensité de 1,7 environ à 3 lorsque la charge de fumée liquide est élevée de O à environ o,56 mg/ cm 2, et un coefficient d'absorption d'environ 0,15 Au- dessus de cette plage, la pente de la courbe de l'intensité de couleur des jambons entiers de la figure 2 est très raide. Avec des charges supérieures de fumée liquide, s'élevant à au moins 3,55 mg/cm 2 et un coefficient d'absorption d'environ 1,0, l'intensité de la couleur de fumage des jambons entiers s'élève légèrement d'environ 3 à 4, 4 Au-delà de cette plage, la pente de la courbe d'intensité de couleur est très faible Une analyse de la variance de la couleur de fumage telle qu'estimée par le jury de couleur, montre qu'il n'exis- te en fait pas de différence notable d'intensité de couleur sur cette plage A une charge de fumée liquide de 6,09 mg/cm 2, l'intensité de couleur est de 5,1, ce qui est notablement plus élevé Cependant, cette intensité de couleur constitue encore un niveau de couleur acceptable Par conséquent, une intensité de couleur acceptable est obtenue à des charges de fumée comprises entre environ 0,56 et environ 6,09 mg/cm 2- de surface d'enveloppe, ce qui correspond à des coefficients d'absorption de l'enveloppe d'environ 0,15 à environ 1,6. EXEMPLE IV Une autre série d'essais est effectuée pour démon- trer la couleur pouvant être obtenue sur la surface de mor- tadelles à diverses charges de fumée liquide au moyen dé l'article à enveloppe imprégnée de fumée liquide selon l'in- vention, utilisé pour envelopper une émulsion de mortadelle pendant son traitement à température élevée. L'enveloppe est du type cellulosique fibreux ren- renforcé, ayant une largeur, à l'état aplati et sec, de 14,75 cm Une solution améliorant l'aptitude au pelage et contenant l'agent du type "Quilon" mentionné précédemment est d'abord appliquée sur la surface interne de l'enveloppe. La fumée liquide est ensuite appliquée sur la surface externe de l'enveloppe par immersion manuelle de cette dernière dans la solution de fumée liquide, pendant diverses périodes de temps, puis séchage par essorage La fumée liquide utilisée est du type "Charsol C-6 " pour les niveaux de charge de 0,64 et 0,91 mg/cm 2 et du type "Charsol C-12 " pour tous les niveaux de charges plus élevés. Une émulsion de la composition de mortadelle du tableau I est préparée et bourrée dans l'enveloppe imprégnée de fumée liquide et dans une enveloppe témoin, sans imprégna- tion de fumée liquide, au moyen d'un appareil de calibrage du type "SHIRMATIC modèlé 400 F". L'enveloppe bourrée d'émulsion de mortadelle est ensuite soumise à un traitement classique, comprenant une élévation de la température extérieure de 60 à 820 C jusqu'à ce qu'une température interne de 710 C soit atteinte pour la mortadelle Aucune fumée n'est ajoutée au cours de ce trai- tement Après refro Ldissement, l'enveloppe est retirée par pelage de la mortadelle traitée- Lés divers échantillons sont ensuite examinés visuellement par un jury de couleur constitué de sept personnes choisies parmi celles du jury de couleur de l'exemple III, l'examen visuel utilisant la même échelle hédonistique à six points Les données sont recueillies et analysées de façon statistique pour déter- miner les différences importantes L'analyse de la variance de la couleur de fumage ne montre aucune différence réelle importante pour les charges de fumée comprises entre 0,91 et 4,54 mg/cm 2, correspondant à une plage de coefficients d'absorption de 0,24 à 1,19 A une charge de fumée liquide de 6,74 mg/cm 2, l'intensité de couleur est de 5,3,ce qui est notablement plus élevé Cependant, l'intensité de cou leur reste encore à un niveau de couleur acceptable L'inten- sité de couleur acceptable est donc atteinte par des charges de fumée comprises dans cette plage, à l'aide d'enveloppes ayant des coefficients d'absorption compris entre environ 0,24 et environ 1,77. TABLEAU N Coloration de mortadelles à diverses charges de fumée Charge de fumée Temps d'immersion Coefficient d'absorp Intensité de liquide "Charsol tion de l'enveloppe couleur C-12 " (mg/cm 2) (jury de couleur) O O 0,00 1,6 0,64 {a) entrée/sortie 0,17 2,7 0,91 (a) 20 S 0,24 4,7 1,47 10 S 0,38 4,9 1,86 20 S 0,49 4,7 2,14 30 S 0,56 4,4 2,73 1 min 0,72 4,0 3,50 2 min 0,92 4,6 4,54 4 min 1,19 4,7 6,74 10 min 1, 77 5,3 (a) valeur obtenue par conversion à partir de la charge réelle de "Charsol C-6 " en une valeur équivalente à une charge de "Charsol C-12 ". Mân Les données du tableau N et le graphique de la figure 2 (traits pointillés) montrent également un accrois- sement rapide de l'intensité de la couleur de fumage de la surface extérieure des mortadelles, ces intensités de cou- leur passant d'environ 1 à environ 4,5 lorsque la charge de fumée liquide s'élève de O à environ 0,91 mg/cm 2 et que le coefficient d'absorption s'élève de façon correspondante d'environ O à environ 0,24 Sur cette plage, la pente de la courbe d'intensité de couleur des mortadelles montrée sur la figure 2 est très raide Avec des charges supérieures de fumée liquide, s'élevant à 4,54 mg/cm 2 et des valeurs des coefficients d'absorption correspondantes, atteignant 1,19, l'intensité de la couleur de fumage n'augmente que d'environ 4,7 à 5,3 L'intensité de la couleur des mortadelles à des charges très élevées telles que 6,74 mg/cm 2, correspondant à un coefficient d'absorption de 1,77, est en général plus foncée que souhaité par le marché normal, et la quantité de fumée liquide nécessaire pour obtenir ces intensités de couleur est importante En outre, les coûts de traitement des enveloppes à cette charge élevée de fumée liquide sont considérées comme trop importants. Bien que la relation entre l'intensité de la cou- leur de la surface extérieure du produit alimentaire et la charge de fumée liquide des enveloppes fibreuses imprégnées de fumée liquide n'ait été démontrée que pour des jambons entiers et des mortadelles traitées, la même relation géné- rale semble exister pour d'autres produits alimentaires protéiniques traités dans l'article à enveloppe selon l'in- vention. Le traitement à la fumée liquide de l'enveloppe fi- breuse pour préparer l'article selon l'invention est de pré- férence mis en oeuvre dans des conditions ambiantes contrâ- lées et exceptionnellement propres qui sont beaucoup plus rigoureuses que celles norm alenent utilisées dans la prépa- ration d'un élément de préparation d'aliments Ceci est une exigence importante, car des particules métalliques d'usure (principalement du fer, du cuivre et du laiton) en contact avec l'enveloppe réagissent avec le revêtement de fumée liquide, entraînant une auto-oxydation et une décoloration de l'enveloppe traitée La décoloration se produit uniquement dans la zone immédiate de la contamination par le métal et elle dépasse parfois un diamètre de 2 à 10 mm En plus d'un milieu propre, les matières utilisées pour former le revêtement et l'appareil de rebobinage doivent avoir une haute résistance à l'usure et ne doivent pas réagir avec la fumée liquide On a déterminé que certains métaux et alliages sont compatibles avec ces exigences rigoureuses Ce sont: certains alliages d'aluminium, le chrome déposé, des allia- ges d'étain et des aciers inoxydables trempés Cependant, la solution principale au problème de la contamination et de la décoloration par le métal est la préparation de l'en- veloppe traitée à la fumée dans un milieu exempt de poussière. Ceci signifie que toutes les machines utilisées dans la fabrication de l'enveloppe doivent être exemptes de pous- sières métalliques, et non seulement les équipements d'en- duction de fumée et de rebobinage, et ceci signifie égale- ment que l'enveloppe doit être manipulée et conditionnée dans un milieu exempt de poussières métalliques. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées à l'enveloppe décrite et représentée sans sortir du cadre de l'invention Par exemple, on a men- tionné précédemment l'utilisation de solutions aqueuses de constituants conférant une couleur, une odeur et une saveur de fumée Il est possible d'utiliser dans le cadre de l'in- vention des solutions non aqueuses de tels constituants de fumage De même, la description précédente a porté sur une enveloppe traitée à la fumée, revêtue intérieurement d'un agent améliorant l'aptitude au pelage L'invention porte également sur une enveloppe traitée à la fumée, présentant un revêtement interne d'un agent d'adhésion tel que celui utilisé pour des saucisses sèches, par exemple des salamis. Un agent préféré d'adhésion est décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique N 3 378 379 L'invention a trait éga- lement à une enveloppe traitée à la fumée portant un revô- tement extérieur constitué d'une pellicule imperméable à l'humidité, par exemple d'une couche d'arrêt en copolymère de polychlorure de vinylidène. Sur la figure 3, on indique le coefficient d'absorp- tion de l'enveloppe en ordonnée et le poids de la solution de fumée appliquée en abscisse La courbe A correspond à une foiée li- quide du type "Royal Smoke A", la courbe B à une fumée du type "Charsol C12 " et la courbe C à une fumée liquide du type "Royal Smoke B"'. 2512 41 REVENDICATIONS 1 Enveloppe alimentaire cellulosique fibreuse renforcée dans la paroi de laquelle est imprégnée une fumée liquide dérivée du bois, contenant des constituants de cou- leur, d'odeur et de saveur, caractérisée en ce que la fumée liquide est imprégnée en quantité suffisante pour conférer à l'enveloppe un coefficient d'absorption d'au moins environ 0,15, cette enveloppe ayant une teneur en humidité comprise entre environ 17 et environ 60 % du poids total de l'enveloppe et la fumée liquide imprégnée conférant à ladite enveloppe une qualité antimycosique sans apport d'un agent antimycosi- que séparé. 2 Enveloppe alimentaire selon la revendication 1, caractérisée en ce que le coefficient d'absorption de l'en- veloppe est d'au moins environ 0,4. 3 Enveloppe alimentaire selon la revendication 1, caractérisée en ce que le coefficient d'absorption de l'en- veloppe est compris entre environ 0,4 et environ 1,0. 4 Enveloppe alimentaire selon la revendication 1, caractérisée en ce que le coefficient d'absorption de i'en- veloppe est d'au moins environ 1,5. Enveloppe alimentaire selon la revendication 1, caractérisée en ce que la teneur en humidité de l'enveloppe est comprise entre environ 17 et environ 50 % du poids total de l'enveloppe. 6 Enveloppe alimentaire selon la revendication 1, caractérisée en ce que la teneur en humidité de l'enveloppe est comprise entre environ 17 et environ 35 % du poids total de l'enveloppe 1 7 Enveloppe alimentaire selon la revendication 6, caractérisée en ce qu'elle est plissée. 8 Enveloppe alimentaire selon la revendication 6, caractérisée en ce que la fumée liquide présente une teneur totale en acide d'au moins environ 6 % en poids. 9 Enveloppe alimentaire selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle présente un revêtement interne constitué d'un agent améliorant l'aptitude au pelage. Enveloppe alimentaire selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comporte un revêtement interne d'un agent d'adhésion. 11 Enveloppe alimentaire selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comporte un revêtement formant une couche extérieure d'arrêt.