L'invention est relative aux machines à fluide (pompes et moteurs) à pistons radiaux du genre de celles qui comprennent, d'une part, un arbre sur lequel est calé en rotation corps muni de cylindres, orientés radialement, dans lesquels sont propres à coulisser les pistons, chaque piston étant en liaison à son extrémité éloignée de l'arbre avec un équipage mobile, et d'autre part, une enveloppe entourant l'arbre et les pistons, ladite enveloppe comportant intérieurement une surface en forme de came, ayant un nombre de lobes différent du nombre de pistons, ces lobes présentant des zones inclinées sur la direction radiale, et étant propres à coopérer avec les équipages mobiles associés aux pistons, des canalisations et des orifices étant prévus dans l'enveloppe et associés à chaque lobe, tandis que le corps comporte également des canalisations et des orifices associés à chaque cylindre afin de permettre l'admission et l'évacuation à des pressions différentes d'un fluide, la coopération des équipages mobiles et de la came permettant de transformer l'énergie d'un fluide sous pression en énergie mécanique de rotation ou inversement. L'invention concerne plus particulièrement, parce que c'est dans ce cas que son application semble devoir présenter le plus d'intérêt, mais non exclusivement, les machines à fluide tournant à faible vitesse, ctest-à-dire à des vitesses inférieures à une limite de l'ordre de 400 tours par minute. L'invention a pour but, surtout, de rendre les machines à fluide du genre en question telles qu'elles répondent mieux que jusqu'à ce jour aux diverses exigences de la pratique et nota~ ment telles qu'elles aient une souplesse de fonctionnement et une gamme de vitesses améliorées. Selon l'invention, une machine à fluide, à pistons radiaux, du genre en question, est caractérisée par le fait qu'elle conporte des moyens de distribution propres à court-circuiter le débit de fluide sur un nombre déterminé de lobes de la came de telle sorte que le fluide soit à la même pression dans les orifices d'alimentation et d'évacuation associés aux lobes court-circuités. La machine comporte avantageusement un nombre pair de lobes et les moyens de distribution sont propres à court-circuiter un lobe sur deux ; ces moyens de distribution comprennent un conduit prévu dans l'enveloppe propre à relier les canalisations d'échappement (ou d'admission) associées aux lobes court-circui tés aux canalisations d'admission (ou d'échappement) de ces lobes, et un tiroir propre à isoler les susdites canalisations d'échappement (ou d'admission) d'une évacuation ou d'une arrivée de fluide tout en mettant en communication ces canalisations d'échappement (ou d'admission) avec le susdit conduit et les canalisations d'admission (ou d'échappement).~L'ensemble comporte deux gorges situées d'un même côté du corps, décalées axialement, l'une des gorges étant reliée en permanence à un orifice d'évacuation (ou d'admission) de fluide, tandis que l'autre gorge peut être reliée, par l'intermédiaire du tiroir, soit au susdit orifice d'évacuation, soit par l'intermédiaire du susdit conduit aux canalisations d'admission prévues dans l'enveloppe, une canalisation d'échappement sur deux de l'enveloppe étant reliée à la première gorge, tandis que les autres canalisations d'échappement de l'enveloppe sont reliées à la seconde gorge. Avantageusement, le tiroir des moyens de distribution est commandé par une pression de fluide de pilotage. L'étanchéité entre les pièces en mouvement relatif constituées par le corps et l'enveloppe est obtenue par un dispositif à glace prévue sur l'enveloppe et à contre-glace prévue sur le corps avantageusement, une contre-glace est située de chaque côté du corps, et est montée avec une possibilité de déplacement axial chaque contre-glace est poussée, par l'intermédiaire de douilles de compensation munies de moyens élastiques propres à développer un effort de poussée, en direction de la glace prévue sur l'enve- loppe. Ces douilles de compensation sont agencées de manière à permettre un équilibrage hydraulique ; les douilles sont prévues de chaque côté de l'enveloppe et celles associées à un même cylindre ont leurs axes alignés de sorte que les efforts axiaux sont encaissés par l'enveloppe et ne sont pas transmis aux paliers supportant l'arbre. Avantageusement, la glace de l'enveloppe est montée de manière à pouvoir se déplacer angulairement autour de son axe, et des moyens de réglage de la position angulaire de cette glace par rapport à l'enveloppe et aux lobes sont prévus et constitués, notamment, par des vis micro métriques. L'équipage mobile associé à chaque piston comprend une poutre propre à coulisser radialement dans un logement du corps, cette poutre étant munie à chaque extrémité de galets propres à coopé rer avec les surfaces des lobes de la came ; la poutre comporte des rainures de graissage s'étendant avantageusement suivant les diagonales des faces au contact des faces du logement du corps. Une contre-came, située radialenent entre les galets et l'arbre est avantageusement prévue, de chaque côté, pour assurer le rappel des équipages mobiles dans le sens radial extérieur. Les pistons peuvent être simplement en appui ou accrochés b ladite poutre, la surface de l'extrémité du piston venant au contact de la poutre étant formée par une calotte sphérique. L'invention consiste également en une seconde disposition, qui peut être utilisée indépendamment ou en combinaison avec les dispositions précédentes, et qui a pour but d'améliorer la souplesse de fonctionnement de la machine en réduisant le coefficient d'irrégularité du couple fourni par le moteur ou absorbé par la pompe. Selon cette disposition, une machine à fluide à pistons radiaux, du genre défini précédemment, est caractérisé par le fait qu'elle comporte onze cylindres et pistons et que la came comporte huit lobes. L'enveloppe peut être bloquée en rotation, tandis que l'arbre est libre de tourner ; ou bien l'arbre peut être bloqué en rotation, auquel cas, l'enveloppe peut tourner. Dans ce dernier cas, les canalisations d'admission de fluide et d'échappement comprennent des canalisations axiales percées dans l'arbre, des joints tournants étant prévus entre l'arbre et l'enveloppe pour permettre la distribution du fluide dans les cylindres. Une machine conforme à l'invention peut tourner dans les deux sens. L'invention consiste, mises à part les dispositions exposées précédemment, en certaines autres dispositions dont il sera plus explicitement question ci-apres à propos de modes de réalisation préférés décrits avec référence aux dessins ci-annexés, mais qui ne sont nullement limitatifs. La figure 1 de ces dessins est une coupe suivant I-I figures 3 et 4. La figure 2 représente en coupe, avec parties arrachées, une variante de montage des pistons de la machine de la figure 1. La figure 3 est une demi-c6upe supérieure suivant III-III figure 1. La figure 4oet une demi-coupe inférieure suivant IV-IV fig.1. La figure 5 est une coupe partielle suivant le plan V fig.l. La figure 6 est une coupe partielle de l'enveloppe suivant le plan VI figure l. La figure 7 montre partiellement en coupe une machine conforme à l'invention dans laquelle l'arbre est immobilisé et l'enveloppe est libre en rotation. La figure 8 est une vue de gauche par rapport à la figure 7. La figure 9, enfin, est un schéma illustrant la distribution de fluide dans la machine de l'invention. En se reportant à la figure l, on peut voir une machine 1 à fluide, à pistons radiaux comprenant un arbre 2 sur lequel est calé en rotation un corps 3 muni de cylindres 4 orientés radialement. Un piston 5 est propre à coulisser radialement dans chaque cylindre. Chaque piston 5 est en liaison à son extrémité éloignée de l'arbre 2 avec un équipage mobile 6. La machine 1 comporte également une enveloppe 7 entourant l'arbre 2 et les pistons 5. Cette enveloppe 7 est munie intérieurement d'une surface comprenant deux parties 8a, 8b situées axialement de part et d'autre du corps 3, en forme de came. Chaque partie 8a, 8b de la surface comporte un même nombre de lobes 9 (voirfig.5 et6) différent du nombre de pistons 5. Selon un aspect de l'invention, le nombre de cylindres 4 et de pistons 5 est égal à onze, tandis que le nombre de lobes 9 est égal à huit. Cette combinaison permet d'obtenir un très faible coefficient d'irrégularité du couple moteur ou absorbé de la machine 1 ; on peut estimer les variations de couple, sur un tour complet, inférieures à 2% de la valeur maximale du couple. Comme visible sur les figures 5 et 6, chaque lobe 9 a la forme d'un creux constitué par une surface cylindrique ayant des génératrices parallèles à l'axe de l'arbre 2 ; la génératrice centrale 10 d'un lobe 9 est la plus éloignée de l'axe de l'arbre 2 les deux demi-surfaces du lobe 9 situées de part. et d'autre du plan.passant par l'axe de l'arbre 2 et par la génératrice 10, sont symétriques l'une de l'autre par rapport à ce plan. Les surfaces concaves de deux lobes voisins 9 sont raccordés par une partie convexe 11. Comme visible sur la figure l, les deux parties identiques Sa, 8b formant la surface de came sont séparées axialement par un dégagement 12. Chaque équipage mobile 6 comporte une poutre 13 à section transversale rectangulaire, comportant des facettes inclinées 13 (figure 5) sur ses bords situés radialement à l'extérieur. Cette poutre 13 est propre à coulisser radialement dans des logements 14, prévus dans le corps 3, et ouverts radialement vers ltexté- rieur, comme bien visible sur la figure 5. Chaque poutre 13 fait saillie axialement sur le corps 3 de part et d'autre par un axe cylindrique l5a, 15b. Un galet 16 est monté libre en rotation sur chaque axe cylindrique lisa, 15b. Ces galets 16 sont propres à s'appuyer contre les parties 8a, 8b de la surface de came. Les faces 13b de la poutre 13 coulissant contre les faces en regard du logement 14 sont munies de rainures de graissage 17. Avantageusement, ces rainures 17 s'étendent suivant les diagonales de la face rectangulaire 13b, comme bien visible sur les figures 1 et 2, de manière à former un X. Ces rainures favorisent la lubrification des faces coulissant l'une sur l'autre, l'intérieur de l'enveloppe 7 étant remplie d' huile, par exemple en raison du suintement qui se produit entre les différentes pièces en mouvement ; un orifice 18 (figure 1) est prévu pour l'évacuation de cette huile vers le réservoir, et pour empêcher une montée en pression. Dans le cas du mode de réalisation de la figure 1, la liaison entre chaque piston 5 et la poutre 13 associée se réduit à une mise en appui du piston 5 contre la poutre 13. L'extrémité convexe en appui du piston 5 a la forme d'une calotte sphérique Sa. Selon la variante de la figure 2, l'extrémité du piston 5 éloignée de l'arbre 2 se prolonge par une tête 19 de plus faible diamètre terminée par unépanoUbEement 20 sur lequel est prévue la calotte sphérique Sa coopérant avec la poutre 13. L'épanouissement 20 et une partie de la tête 19 sont engagées dans un logement 21 prévu dans la poutre 13. L'épanouissement 20 est maintenu dans ce logement par l'intermédiaire d'une bague 22 retenue par un anneau élastique 23 ancré dans une gorge ménagée dans la paroi du logement 21. On prévoit, de chaque côté du corps 3, des contre-cames 24a, 24b fixées sur l'enveloppe 7 et présentant des surfaces radiales extérieures 25 (voir fig.6) contre lesquelles les galets 16 s'appuient extérieurement. Ces contre-cames 25 assurent le rappel de l'équipage mobile 6 radialexent vers l'extérieur, notamment dans le cas d'une pompe où un vide relatif peut s'établir dans les cylindres 4 à l'aspiration. Chaque cylindre 4 comporte, à son extrémité la plus proche radialement de 1'arbre 2, une chambre 4a de diamètre supérieur à celui du piston 5. Deux canalisations 26, 27 dont les axes sont alignés et parallèles à celui de l'arbre 2 sont prévues dans le corps 3 et associées à chaque cylindre 4 de manière à déboucher d'une part, dans la chambre 4a, et d'autre part, sur les faces latérales extérieures du corps 3. Ces canalisations 25, 26, présentent une augmentation de diamètre de manière qu'un logement soit formé pour recevoir une douille decompensation 28, propre à coulisser de manière étanche dans le susdit logement. Cette douille 28 est poussée, par un ressort en hélice 29, axialement vers l'extérieur du corps 3. Ce ressort 29 est comprimé entre l'épaulement 30 situé au niveau de l'augmentation de diamètre de la canalisation 26 et une rondelle 31 engagée autour de la douille 28. Cette douille 28 se termine vers l'extérieur par une tête 32 de plus fort diamètre Une bague d'étanchéité est disposée axialement entre la tête 32 et la rondelle 31.Chaque douille 28 est traversée par un alésage 33, d'axe parallèle à celui de l'arbre 2, permettant le passage du fluide.La tête 32 est en appui axial contre une pièce 34 appelée contre-glace liée en rotation au corps 3, mais pouvant se déplacer suivant la direction de l'arbre 2. Les axes des canalisations 27, 26 et des alésages 33 coupent l'axe du cylindre 4 associé et. sont donc coplanaires. La liaison entre la contre-glace 34 et le corps 3 est assurée par des pions 35, parallèles à l'arbre 2, engagés dans des logements prévus dans le corps 3 et la contre-came, avec possibilité de coulissement axial. La contre-glace 34 est en appui axial contre la face transversale d'une glace 36a 36b bloquée en rotation par rapport à l'enveloppe 7. Les faces en contact de la contre-glace 34 et de la glace 36a ou 36b associée sont rectifiées et piliez avec une grande précision de manière qu'une étanchéité s'établisse entre ces faces en contact se déplaçant l'une contre l'autre. Il en est de même pour la face de la contre-glace 34 en appui contre les douilles de compensation 28. L'enveloppe 7 comporte des canalisations et des orifices associés à chaque lobe 9 pour permettre l'admission et lrévacuation de fluide à des pressions différentes, pour les cylindres 4. Pour des raisons de clarté de la description, on supposera que la machine représentée sur les dessins est un moteur, mais les explications restent valables dans le cas d'une pompe puisc qu'il suffit dtintervedir les orifices et canalisations d'admis- sion et d'échappement. L'enveloppe 7 comporte une canalisation d'admission 37 de liquide sous pression et une canalisation d'échappement 38 permettant le retour du fluide à un réservoir à pression relative nulle. La canalisation d'admission 37 débouche dans une gorge annulaire 39 communiquant avec des canalisations 40 pré- vues dans la glace 36b et débouchant sur la face de cette glace au contact de la contre-glace 34. Chaque canalisation 40 débouche sur ladite face par un orifice circulaire 41 (voir fig.6), associé à chaque lobe 9. La canalisation d'échappement 38 communique avec une gorge annulaire 42 prévue dans 1 'enveloppe 7. Cette gorge annulaire 42 communique avec des canalisations 43 prévues dans la glace 36a et débouchant sur la face de cette glace au contact avec la contre-glace 34 par des orifices circulaires 44. Chaque orifice 44 est associé à un lobe 9 sur deux. Une deuxième gorge annulaire 42a, décalée axialement par rapport à la gorge 42 et située du même côté du corps 3, est prévue dans l'enveloppe 7 et communique par des conduits 43a prévus dans la glace 36a avec des orifices circulaires 44a pré- vus sur la face de la glace en contact avec la contre-glace. Ces orifices 44a sont associés à l'autre moitié des lobes 9 des surfaces de came 8a, 8b. Comme visible d'après la figure 6, les orifices 44, 44a se succèdent alternativement, et sont décales angulairement par rapport aux orifices 41. Chaque orifice 41 est situé angulairement entre un orifice 44 et un orifice 44a. Deux orifices successifs (44a, 41) ou (41, 44) sont symétriques l'un de l'autre soit par rapport à l'axe H d'un lobe 9 soit par rapport à l'axe K de séparation de deux lobes 9. L'axe H comice visible sur la figure 6 passe par le centre de l'arbre 2 et par la génératrice médiane du lobe 9 ; l'axe K passe par le centre 'arbre 2 et par le sommet de la partie convexe il reliant deux lobes 9. La machine 1 comporte des moyens de distribution D propres à court-circuiter le débit de fluide sur un nombre déterminé de lobes 9 de la came. Ces moyens sont avanfageusement propres à court-circuiter un lobe sur deux de la came. Ces moyens de distribution D comprennent un conduit 45 prévu dans l'enveloppe 7, visible sur la figure 1 et sur la figure 3, propre à relier la canalisation d'échappement 43a d'un lobe, à la canalisation d'admission 40 associée à ce même lobe. Comme visible sur la figure 1, la canalisation 45 a une forme de U et contourne, dans l'enveloppe 7, l'espace prévu pour le corps 3 et les équipages mobiles 6. Ces moyens de distribution D comprennent également un tiroir 46 disposé dans un logement prévu dans l'enveloppe 7 et propre à occuper deux positions pour l'une desquelles le conduit 45 est isolé de la gorge 42a, comme représenté sur la figure 3 ; toujours pour cette position, la gorge 42a est mise en communication, par une gorge 47 prévue sur le tiroir 46, avec la gorge 42. Pour la deuxième position, qui correspond au déplacement du tiroir 46 vers la droite de la figure 3, la gorge 42a est mise en communication avec le conduit 45 et est isolée de la gorge 42. Comme visible sur la figure 3, le tiroir 46 est soumis à l'action d'un ressort de rappel 48 qui a tendance à le maintenir dans la position pour laquelle les gorges 42 et 42a sont mises en communication. Avantageusement, à son extrémité éloignée du ressort 48, le tiroir 46 peut être soumis à une pression de pilotage, le fluide sous pression étant introduit par l'orifice 49. Comme visible sur la figure 3, le tiroir 46 comporte deux parties extrêmes de plus fort diamètre séparées par la gorge 47. Le conduit 45 débouche dans une chambre 50. Deux autres chambres 51, 52 sont prévues et décalées suivant l'axe du tiroir 46. Les différentes chambres sont séparées les unes des autres par des épaulements tels que 53 limitant des alésages dont le diamètre est égal à celui des parties extrêmes du tiroir 46. La gorge 42a est reliée à la chambre 51 par une canalisation 54, tandis que la gorge 42 est reliée à la chambre 52 par une canalisation 55. Comme visible sur le dessin, la partie extrême de droite de fort diamètre du tiroir 46 isole la chambre 50, lorsque le tiroir occupe la position représentée sur la figure 3 ; la gorge 47 met en communication les chambres 51 et 52.Lorsque du fluide sous pression de pilotage est envoyé par l'orifice 49, le tiroir 46 se déplace vers la droite de la fig.3 en comprimant le ressort 48 et l'extrémité de gauche de fort diamètre du tiroir 46 vient isoler la chambre 52 de la chambre 51. Cette chambre 51 est mise èn communication avec le conduit 45 par la gorge 47. Lorsque le ti roir occupe cette position, la gorge 42a et les orifices d'échappement 44a sont reliés aux orifices d'admission 40, de telle sorte que les lobes associés à ces orifices 44a sont court-cir cuitées. On court-circuite donc la moitié du nombre total de lobes. Sur la figure 9, on a schématiquement représenté les lobes 9 de la came et les différents orifices, canalisations et gorges. Dans la position montrée sur la figure-9, tous les lobes 9 jouent un rôle actif. Lorsque le tiroir 46 est déplacé vers la droite, les lobes 9 associés aux orifices 44a ne jouent pas de rôle actif et sont court-circuités. Les orifices d'admission 41 et les orifices d'échappement 44, 44a prévus dans l'enveloppe ont leurs centres situés sur une circonférence centrée sur l'axe de l'arbre 2. De même, les axes des alésages 33 sont situés sur la même circonférence. Le diamètre des alésages 33 est sensiblement égal à la plus courte distance j, entre les circonférences de deux orifices 44, 41 voisins (voir fig. 6).La disposition des orifices 41 par rapport aux lobes 9 est telle que les cylindres 4 sont alimentés en fluide sous pression lorsque les galets 16 coopèrent avec une surface de lobe qui s'éloigne radialement de l'axe de l'arbre 2 dans le sens de rotation de la machine, tandis que les orifices 44 et 44a doivent mettre à l'échappcment les cylindres 4 lorsque le galet 16 associé au cylindre coopère avec une surface qui se rapproche de 1'arbre 2, ce qui provoque une diminution du volume de la chambre limitée par le cylindre et le piston. Pour permettre de régler avec précision la position des orifices 41, 44 et 44a par rapport aux lobes 9 de la came, on agence les glaces 36a, 36b sous la forme de manchons montés libres en rotation dans l'enveloppe 7 et bloqués en rotation, par rapport à cette enveloppe, à l'aide de deux vis 56, 57, micrométriques agissant sur des poussoirs 58 coulissant de manière étanche dans des alésages 58a prévus dans l'enveloppe et prenant appui contre le fond de cavités 59, 60, prévues dans les manchons formant glaces. Les alésages 58a dans lesquels sont placés les poussoirs 58 ont des axes qui ne passent pas par le centre de la section transversale de ltenveloppe de telle sorte que l'effort de poussée exercé sur les glaces 36a, 36b produit un moment de rotation autour de l'axe. Il est à noter que les douilles de compensation 28 sont si- tuées de part et d'autre du corps 3 et sont agencées pour équilibrer hydrauliquement les efforts axiaux, lesquels sont encaissés par l'enveloppe 7 et non par les paliers à roulements r disposés entre l'arbre 2 et l'enveloppe 7. La liaison en rotation entre l'arbre 2 et le corps 3 peut être obtenue par une partie cannelée 61 prévue sur l'arbre 2 et traversant le corps 3 dans lequel est prévu un logement 62 muni de nervures complémentaires. L'arbre 2 peut faire saillie aux deux extrémités de l'enveloppe 7 par des parties cannelées 2a, 2b, ce qui permet d'avoir, dans le cas d'un moteur, deux sorties d'entrainement. Selon une variante, l'arbre 2 peut ne faire saillie que d'un seul côté de l'enveloppe 7, par exemple par 2a. La variante représentée sur les figures 7 et 8 correspond à la version de la machine selon laquelle l'arbre 2 est fixe et l'enveloppe ou carcasse 7 est tournante. Un moteur de ce type peut convenir particulièrement à l'entrainement d'une roue de véhicule, l'enveloppe tournante 7 étant alors liée directement à la roue. Cette version des figures 7 et 8 présente les caractéristiques essentielles déjà évoquées précédemment et les différents éléments jouant des rôles identiques ou équivalents sont désignés par les mêmes références numériques. Les différences portent principalement sur le fait que les canalisations d'arrivée et d'échappement de fluide sont percées dans l'arbre parallèlement à l'axe de ce dernier, des raccords tournants étant prévus pour le passage du fluide de l'arbre à l'enveloppe. Les trous borgnes 37a et 38a visibles sur le dessin sont prévus dans l'arbre 2 respectivement pour l'admission de fluide sous pression dans les cylindres et l'échappement du fluide, lorsque la machine la des figures 7 et 8 fonctionne en moteur. Il est à noter que sur la figure 7, pour rendre plus clair le dessin, les différents conduits 37a, 38a, 18a, et 49a ont été représentés dans des positions décalées par rapport aux positions réelles qui sont celles représentées sur la figure 8. Le conduit d'admission 37a communique par untrou radial 63 (figure 7), prévu au voisinage de son extrémité borgne, avec une gorge annulaire 64 prévue dans la glace 36b liée en rotation à l'enveloppe 7. Cette gorge 64 communique par des canalisations appropriées avec chaque orifice 41 prévu sur la glace. Des joints 65 permettant de réaliser une étanchéité tournante sont prévus de part et d'autre axialement de la gorge 64, et sont montés dans l'arbre 2. De la même manière, le conduit 38a communique, au voisinage de son extrémité borgne, par un trou radial 66 avec une gorge annulaire 67, elle-mêse en communication avec la gorge 42 évoquée précédemment. Cette gorge 42 est directement reliée aux orifices 44. La gorge 42a reliée aux orifices 44a est toujours présente, de même que les moyens de distribution D. Des joints pour étanchéité tournante sont également prévus de part et d'autre axialement de la gorge 66. On notera que les orifices de sortie 68 et 69 (fig.8) associés aux conduits 37a, 38a (dont les axes sont situés sur un même diamètre), sont décalés radialement vers l'extérieur afin qu'un espace suffisant soit libéré pour le montage de raccords. Le conduit borgne 49a est prévu pour l'alimentation en fluide de pilotage des moyens de distribution D. Ce conduit 49a communique par un trou radial 70 (figure 7), au voisinage de son extrémité borgne, avec un système de canalisations 71 prévu dans l'enveloppe 7 pour amener le fluide de pilotage aux moyens de distribution D. De part et d'autre du trou radial 70 et de la gorge annulaire 72 comiiruniquant avec le système de canalisations 71 sont prévus des joints pour étanchéité tournante. Enfin, le conduit 18a destiné à la récupération des fuites notamment dues au suintement, communique par deux trous 73, 74 orientés radialement et situés axialement de part et d'autre du corps 3, avec les espaces annulaires 75, 76 situés entre le corps 3 et l'enveloppe 7. Un outre trou radial 77 communiquant avec le conduit IBa est situé, axialement, entre les trous 70 et 66. Ce trou 77 coati munique avec une gorge annulaire 78 prévue à la périphérie de l'arbre 2 et propre à recueillir le fluide qui suinte entre l'arbre 2 et l'alésage de l'enveloppe 7. Deux joints sont pré- vus de part et d'autre, axialement, de cette gorge 78. Ceci étant, le fonctionnement de la machine est le suivant. On supposera qu'il s'agit du fonctionnement de la machine en moteur. En se reportant à la figure 1, on voit que le fluide sous pression est amené par la canalisation d'admission 37 et est distribué par les orifices 41 de la glace 36b vers les cylindres 4. Le fluide sous pression admis dans les cylindres 4 dont les alésages 33 associés sont en communication avec des orifices 41 pousse les pistons 5 contre les équipages mobiles 6. Ces équipages 6 sont déplacés contre un demi-lobe 9 des parties 8a, 8b de la came, la surface de ce demi-lobe s'écartant progressivement de l'axe de l'arbre 2, suivant le sens de rotation de la machine indiqué par la flèche F sur la figure 5. Les galets 16 roulent contre ce demi-lobe. La coopération des galets 16 et de l'équipage mobile 6 avec les lobes 9 permet donc de transformer l'énergie du fluide sous pression en énergie mécanique de rotation transmise à l'arbre 2. Lorsque les deux galets 16 associés à un même piston 5 ont franchi le creux du lobe 9, formant la partie de ce lobe la plus éloignée de l'axe de l'arbre 2, l'alésage 33 associé au cylindre 4 du piston 5 et situé du côté de la glace 36a va être mis en communication avec un orifice 44 ou 44a, tandis que l'alésage 33 situé du côté de la glace 36b va être isolé de l'orifice 41 d'admission de fluide sous pression. Ainsi, lorsque le galet 16 va rouler contre l'autre moitié du lobe 9, dont la surface se rapproche progressivement dans le sens radial de l'axe de la chambre 2, l'équipage mobile 6 et le piston 5 vont se rapprocher dudit axe de l'arbre 2 et le fluidgdétendu s'échappera par la canalisation 38. Le changement de sens de rotation de l'arbre 2 s'obtient en effectuant l'admission de fluide sous pression par la canalisation 38 et l'échapm ment par la canalisation 37. Lors du fonctionnement en pompe, l'arbre 2 est entrainé mécaniquement et le fluide aspiré par la pompe est refoulé sous une pression déterminée. Le fonctionnement de la variante montrée à la figure 7 est semblable à celui décrit avec référence à la figure 1. Lorsque les moyens de distribution D et plus particulièrement le tiroir 46 occupent la position montrée sur la figure 3, tous les lobes 9 sont actifs, c'est-à-dire que lorsqu'un équipage mobile 6 et ses galets 16 se déplacent contre la moitié d'un lobe quelconque qui s'éloigne radialement de l'axe 2, le fluide sous pression admis dans le cylindre 4 travaille et une partie de l'énergie de ce fluide est transformée en énergie mécanique de rotation. Par contre, lorsque le tiroir 46 est déplacé vers la droite de la figure 3, par admission d'un fluide de pilotage sous pression par l'orifice 49, la moitié des lobes est court-circuitée comme expliqué précéderment. Il en résulte que le fluide sous pression admis dans les cylindres 4 ne travaillera réellement qu'un lobe sur deux. Dons ces conditions, pour une même pression de fluide d'alimentation et pour une même puissance demandée au moteur, la vitesse de ce dernier sera divisée par deux lorsque l'on passe de la position où tous les lobes 9 sont actifs (tiroir 46 dans la position de la figure 3) à la position pour laquelle un lobe sur deux seulement est actif. Avec la combinaison de huit lobes et de onze cylindres et pistons, une bonne régularité du couple est assurée aussi bien lorsque tous les lobes sont actifs que lorsque la soitié seulement des lobes est active. Les moyens de distribution D conformes à l'invention permettent donc d'avoir une machine dont la gamme des vitesses de rotation est considérablement augmentée et pratiquement multipliée par deux. REVENDICATIONS 1. Machine à fluide (pompe ou moteur) à pistons radiaux comprenant, d'une part, un arbre sur lequel est calé en rotation un corps muni de cylindres orientés radialement, dans lesquels sont propres à coulisser les pistons, chaque piston étant en liaison à son extrémité éloignée de 1'arbre avec un équipage mobile, et, d'autre part, une enveloppe entourant l'arbre et les pistons, ladite enveloppe comportant intérieurement une surface en forme de came, ayant un nombre de lobes différents du nombre de pistons, ces lobes présentant des zones inclinées sur la direction radiale, et étant propres à coopérer avec les équipages mobiles associés aux pistons, des canalisations et des orifices étant prévus dans l'enveloppe et associés à chaque lobe, tandis que le corps comporte également des canalisations et des orifices associés à chaque cylindre afin de permettre l'admission et l'évacuation, des pressions différentes, d'un fluide, la coopération des équipages mobiles et de la came permettant de transformer l'énergie d'un fluide sous pression en énergie mécanique de rotation ou inversement, caractérisée par le fait qu'elle comporte des moyens de distribution (D) propres à court- circuiter le débit de fluide sur un: nombre déterminé de lobes (9) de la came (8) de telle sorte que le fluide soit à la même pression dans les orifices d'alimentation et d'évacuation associés aux lobes court-circuités. 2. Machine selon la revendication 1, comportant un nombre pair de lobes, caractérisée par le fait que les moyens de distribution (D) sont propres à court-circuiter un lobe (9) sur deux. 3. Machine selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que les moyens de distribution (D) comprennent un conduit (45) prévu dans l'enveloppe (7) propre à relier les canalisations d'échappement (43a) (ou d'admission), associées aux lobes (9) court-circuités, aux canalisations d'admission (ou d'échappement) de ces lobes, et un tiroir (46) propre à isoler les susdites canalisations d'échappement (43a) (ou d'admission) d'une évacuation (38) (ou d'une arrivée) de fluide tout en mettant en communication ces canalisations d'é- chappement (43a) (ou d'admission) avec le susdit conduit (45) et les canalisations d'admission (40) (ou d'échappement). 4. Machine selon la revendication 3, caractérisée par le fait qu'elle comporte deux gorges (42, 42a) situées d'un même côté du corps (3), décalées axialement, l'une des gorges (42) étant reliée en permanence à un-orifice (38) d'évacuation (ou d'admis- sion) de fluide, tandis que l'autre gorge (42a) peut être reliée, par l'intermédiaire du tiroir (46) soit au susdit orifice d'évacuation (38), soit par l'intermédiaire du susdit conduit (45) aux canalisations d'admission (40) (ou d'échappement) pré- vues dans l'enveloppe, une canalisation d'échappement (43) (ou d'admission) sur deux de l'enveloppe (7) étant reliée à la première gorge (42), tandis que les autres canalisations d'échappement (43a) de l'enveloppe sont reliées à la seconde gorge (42a). 5. Machine selon l'une quelconque des revendications 3 et 4, caractérisée par le fait que le tiroir (46) des moyens de distribution (D) peut être commandé par une pression de fluide de pilotage. 6. Machine selon l'une quelconque des revendications prévu dentes, dans laquelle l'étanchéité entre les pièces en mouvement relatif constituées par le corps et l'enveloppe est obtenue par un dispositif à glace prévu sur l'enveloppe et à contre-glace prévue sur le corps, caractérisée par le fait qu'une contreglace (34) est située de chaque caté du corps (3) et est montée avec une possibilité de déplacement axial,chaque contre-glace(34) étant poussée,par l'intermédiaire de douilles de compensation-(28) en direction de la glace (36a,36b),prévue sur l'enveloppe (7). 7. Machine selon la revendication 6, caractérisée par le fate. que les douilles de compensation (28) sont agencées de manière à permettre un équilibrage hydraulique, et comportent des moyens élastiques (29) les poussant en direction de la9ace (36a, 36b > ~ 8. Machine selon l'une quelconque des revendications 6 et 7, caractérisée par le fait que la ou les glaces (36a, 36b) de l'enveloppe (7) sont montées de manière à pouvoir se déplacer angulairement autour de leur axe, des moyens de réglage (56, 57) de la position angulaire de la glace par rapport à l'enveloppe et au lobe (9) étant prévus et constitués, notamment par des vis micro métriques. 9. Machine selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que l'équipage mobile (6) associé à chaque piston (5) comprend une poutre (13) propre à coulisser radialement dans un logement (14) du coups (3), cette poutre (13) étant munie à chaque extrémité de galets (16) propres à coopérer avec les surfaces des lobes (9) de la came, la poutre (13) comportant des rainures de graissage (17) s'étendant avantageusement suivant les diagonales des faces au contact des faces du logement (14) du corps. 10. Machine selon la revendication 9, caractérisée par le fait que les pistons (5) sont accrochés à ladite poutre (13) et comportent une tête (19) munie d'un épanouissement (20) emprisonné dans un logement (21) de la poutre (13), la surface (Sa) de ltex- trémité du piston venant au contact de la poutre étant formée par une calotte sphérique. 11. Machine selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait qu'elle comporte au moins une contre-came (24a, 24b) située radialement entre les galets (16) et l'arbre, pour assurer le rappel des équipages mobiles (6) dans le sens radial extérieur. 12. Machine à fluide (pompe ou moteur) à pistons radiaux comprenant, d'une part, un arbre sur lequel est calé en rotation un corps muni de cylindres, orientés radialement, dans lesquels sont propres à coulisser les pistons, chaque piston étant en liaison à son extrémité éloignée de l'arbre avec un équipage mobile et, d'autre part, une enveloppe entourant l'arbre et les pistons, ladite enveloppe comportant intérieurement une surface en forme de came, ayant un nombre de lobes différents du nombre de pistons, ces lobes présentant des zones inclinées sur la direction radiale, et étant propres à coopérer avec les équipages mobiles associés aux pistons, des canalisations et des orifices étant prévus dans l'enveloppe et associés à chaque lobe, tandis que le corps comporte également des canalisations et des orifices associés à chaque cylindre afin de permettre l'admission et l'évacuation, à des pressions différentes, d'un fluide, la coopération des équipages mobiles et de la came permettant de transformer l'énergie d'un fluide sous pression en énergie mécanique de rotation ou inversement, notamment selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait qu'elle comporte onze cylindres (4) et pistons (5) et que la came comporte huit lobes (9). 13. Machine à fluide selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans laquelle l'arbre est bloqué en rotation et l'enveloppepeut tourner, caractérisée par le fait que les canalisations d'admission et d'échappement de fluide comprennent des canalisations axiales (37a, 38a, 18a, 49a) percées dans l'arbre, des joints pour une étanchéité tournante étant prévus entre l'ar- bre (2) et l'enveloppe (7), de part et d'autre de gorges commu- niquant avec ces canalisations axiales.