Le secteur bechniq-le de 11 invention est celui ae l'emballage. Les manutentions, stockages et transports d'objets sensibles, voire meme dangereux comme le sont des munitions, exigent que lesdits objets soient protégés dans des emballages sérieux, en raison des dangers qu'ils présentent plus particulièrement vis-à-vis des risques de feu. L'un des buts de l'invençion est de permettre la mise à l'abri prolongée des dangers du feu d'objets contenus dans un emballage protecteur, qui soit efficace et économique. A cet effet, l'invention comprend un emballage à double paroi comportant une lame d'air, cette lame étant pourvue d'au moins un orifice de mise à l'atmosphère réalisée par disparition d'un obturateur correspondant, à fusible notamment. I1 a été constaté que la mise à l'atmosphère ainsi réalisée avait une action protectrice marquée, permettant un recul important dans le temps de l'atteint d'une température intérieure à l'emballage de valeur prédéterminée. I1 y a avantage à constituer ces parois d'emballage à l'aide de panneaux externes isolants et protecteurs, avec bardage interne, en bois contre-plaqué, ce qui confère une excellente protection, de manière paradoxale, vis-à-vis des actions du feu, puis, intérieurement à la lame d'aira d'une enveloppe isolante en paroi ondulées a recouvrement métalliques électriquement reliés. Ce mode constructif facilite en outre la mise en place d'un joint d'étanchéité entre corps d'emballage et couvercle. Par ailleurs, il est aussi avantageux de pourvoir les panneaux isolants et protecteurs de recouvrements réfléchissants, tel que feuillets métalliques. On établit de cette façon des emballages bon marché et très efficaces sur le plan de la protection au feu, qui dépassent en réponse les exogences des essais les plus sévères tels qu'ils sont pratiqués à l'heure actuelle. La description qui va suivre, n regard des dessins annexés, à titre d'exemple non limitatif d'ante forme d' exécution de tels récipients d'emballage, permettra de bien comprendre comment l'invention peut autre mise en pratique. La figure 1 montre un tel récipient parallélépipédique, avec coupe selon la ligne I-I de la figure 2. Cette figure 2 en montrant une coupe par la ligne II-E de la figure 1. La figure ) montre en coupe a plus grande échelle un détail de la figure 1. La figure 4 représente un diagramme comparati de relevés de températures intérieures à divers récipients exposés à un feu, vis-à-vis de celui des figures 1 à 3, en fonction du temps d'exposition. L'emballage représenté comporte un corps 1 et un couvercle 2. Ce corps 1, à l'extérieur est formée par un fond 3 posé sur tasseaux e repos transversaux, deux petites faces parallèles 5 et deux grandes faces 6, également parallèles, rond et faces rectangulaires. Ils sont formés de panneaux rigides à base d amiante agglomérée par un liant, avec parements 7, o en feuilles d'aluminium réfléchissantes. Intérieurement est aisposé in bordage en contreplaqué comportant une couche 9 épaisse externe et une couche mince interne. Une feuillure 10 réceptrice d'un boudin cellulaire 11 est aménagée en joint à la tranene supérieure du bordage, par entaille 12 de l'angle interne de panneau de couche 9 et rognage à peu près à son épaisseur, du contour ue panneau de couche 10. L'assemblage des divers éléments de ce corps 1 est fait par collage avec un adhésif-anti-feu, ne dégageant aucune substance toxique. Dans ce corps 1, des tasseuux parallèles 13, 14, de fond et parois, sont disposés dans des sections droites de répartition régulière pour créer entre parement interne 10 et paroi d'enveloppe intérieure 15 ci-après décrit, une lame d'air d'isolement thermique et de protection. Cette enveloppe intérieure comporte un fond 16 et des faces 17, 18, en carton ondulé multiples. Ces fond et races sont constitués par du carton d'amiante agglomérée, avec recouvrement des faces opposée s par feuilles métalliques réfléchissantes, 19, 20. Des éclisses 21 coiffent les tranches des faces pour liaison électrique entre les différentes feuilles métalliques ae fon e de faces. Sur un tel corps 1 e son enveloppe interne 15, est posé un ensemble de fermeture par couvercle 22 d'enveloppe 15, fait aussi de carton d'amiante agglomérée ondulée multiples a Laces recouvertes par ieuilles métalliques, couvercle 22 posé sur tranche d'enveloppe avec interposition d'éclisses électriques 23 analogues aux éclisses 21 et de meme fonction. Cette enveloppe intérieure avec son couvercle forme cage de Faraday efficace contre les rayonnements radio-électriques et si le recouvrement est, par exemple, en acier doux, le matériel s'y trouvant inclus est en ou- tre protégé vis-à-vis des champs magnétiques. Ce couvercle 22 est maintenu par des tasseaux 24 situés dans le prolongement des tasseaux 14 ae corps, pour créer une lame d'air sous le couvercle 25 de corps 1. Celui-ci est formé par deux couches de conwre-plaqué 26 mince interne et 27 épais externe, celui qui est mince venant pénétrer la feuillure de tranche du corps 1 et reposer par sa bordure sur le boudin 11, à l'intérieur de l'entaille 12. Le contreplaqué épais déborde le mince pour recouvrir à fleur des parois externes le contre-plaqué 9.Une plaque d'amiante agglomerée méval- lisee sur les deux faces 28 recouvre le contre-plaqué épais 27 et des bandes 29 de meme nature entourent les tranches de couvercle 25 Dans la région eentrale de ce couvercle 25 sont prévues deux perforations normalement obturées par des bouchons fusibles 29 - en un alliage métallique fondant à très basse température, inférieure à 1000C, par exemple - qui disparaissent dès l'exposition aux flammés de l'emballage en cause. Les perforations ainsi libérées mettent en communication directe la lame d'air, donc l'espace intérieur de corps d'emballage 1 mais entourant l'enveloppe interne 15 > 22 > avec l'atmosphère environnante. Sur le couvercle 25 sont prévus en outre des tasseaux protecteurs 30 correspondant aux tasseaux 4, destinés à l'empilage des emballages et à leur protection vis-à-vis des chocs, tasseaux 30 pourvus en tête de rainures correspondantes 31 de calage. Des tasseaux latéraux 32 sont prévus pour faire office de pare-chocs et de poignées, dans la région haute des petites faces du corps 1. Les conditions de résistance au eu d'un tel emballage et donc ae protection de son contenu apparaissent sur la figure 4 qui montre un diagramme dont l'axe des abscisses est gradué en heures et celui des ordonnées en degrés contigrades mesurant la température à l'intérieur dudit remballage, c'est-à-dire à l'empla- cement occupé par les munitions à protéger. Les conditions opérat-oires sont de placer, dans une cuvette remplie de combustible liquide en quantité déterminée, un emballage à éprouver, puis de mesurer la température en cause au cours de la combustion. La courbe A montre l'aspect de la variation de la température intérieure à un coffret dont les parois sont simplement constituées de panneaux aéjà isolants, en amiante --------------- agglomérée par un liant. Des l'allumage au temps zéro la tempéra- ture intérieure atteint 250C et croît de manière peu près qua dratique au cours de la combos ion pour atteinare 25000 à l'épui- sement du combustible. La coubre B montre la variation de température pour un emballage dont les parois sont revêtues d'un enduit formant carapace ignifuge, sans dégagements de gaz toxiques et offrant de l'expansion sous l'effet de là chaleur. Cet emballage est muni de deux obturateurs fusibles dans des perforations de paroi. On constate qu'au développement du feu, la température interne relevée passe de 80C environ à 86 C enviorn en 31 minutes et qu'à cette températuré une amorce vident expooser. La protection donnée à des munitions soumises dans un tel emballage à un incendie ne dépasse pas en durée une demi-heure. La courbe C montre l'essai de l'emballage ci-dessus décrit. Dès l'inflammation, la température intérieure 9 passe de 2100 à )0 C, point auquel se détruisent les bouchons fusibles 29. A l'ouverture des orifices correspondants, la température décroît de manière surprenante pour demeurer inférieure à 50 C pendant 32 minutes puis croît à nouveau de manière à peu près linéaire pour atteindre seulement 8600 au bout de 50 minutes. Par rapport à la courbe B, on peut voir'que l'emballage en cause procure une protection passant de 50 à 50 minutes, soit une augmentation de sécurité de 20 minutes, ce qui laisse place à une intervention de services d'extinction permettant le sauvetage. D'ailleurs, à l'extinction du feu d'essai, à 53 minutes, la température mesurée n'atteint que 91 C. Par extrapolation, on peut constater que la température de 1350C n'est atteinte qu'en 1 heure au minimum ou en l h 04 minutes au maximum, de sorte quele destruction mécanique des emballages n'est pas à craindre meme au terme d'un feu prolongé si ces emballages ne renferment pas de substances explosives mais ne contiennent que des éléments simpiement combustibles. I1 va de soi que, sans sortir du cadre de l'invention, on peut apporter des modifications aux formes d'exécution qui viennent d'8tre décrites. REVENDICATIONS 1.- Récipient d'emballage protecteur de son contenu is-à-vis des actions du feu, caractérisé par le fait qu'il comporte un corps et un couvercle renfermant une enveloppe interne à distance d'une lame d'air, corps ou couvercle pourvu d'au moins un orifice de mise en communication de ladite lance avec l'atmos- phère extérieure, orifice pourvu d'un obturateur disparaissant sous l'action de l'élévation de température au-dessus d'une valeur prédéterminée. 2.- Récipient selon la revend cation 1, caractérisé par le fait que ledit obturateur est un bouchon de matière fusible à température relativement basse. 5.- Récipient selon la revendication 1 ou 2 > caractérisé par le fait que corps et couvercle sont constitués comme faces d'un parallélépipède, de panneaux @@mposites comportant chacun, de l'extérieur vers l'intérieur, Ulie couche de matière ignifuge à base de fibres ou poudres réfractaires agglomérées par liants, couche à recouvrement double fac oar feuillet métallique réfléchissant et une couche au moins de @@@@ière ligneuse. 4.- Récipient selon la revendication 3, caractérisé par le fait que la matière ligneuse est formée en deux couches de contre-plaqué. 5.- Récipient selon la revendication 4, caractérisé par le fait que le joint entre couches d contre-plaqué de couvercle et de corps comporte une feuillure ô. emboîtement avec joint filé cellulaire interposé. 6.- Récipient selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que lame d'air est créée entre corps et couvercle puis enveloppe erne par tasseaux n- terposés. 7.- Récipient selon l'une quelconque des revendica- rions 1 à 6, caractérisé par le fait que 1 enveloppe interne également parallélépipèdique est formée d -anneau de substance ignifuge cellulaire métallisée double face 8.- Récipient selon la revendication 7. caractérisé par le fait que la substance ignifuge cell@@aire est un carton ondulé multiples d'une matière iccombustible en fibres ou poudre agglomérée par un liant, avec recouvrement par feuilles métalliques polies sur les deux faces.