i 2108231 La présente invention concerne les systèmes de formation d'image et en particulier un nouveau système de formation d'image par migration utilisant des techniques de déformation. Les systèmes de formation d'image par migration sont décrits 5 dans les brevets US n° 1.153.365, n° 837.591. et 837.780. En bref, les systèmes de formation d'image par migration comportent la migration imagée en profondeur de matériaux de marquage à travers une substance ramollissable. Le développement de cette image latente s'effectue en réduisant la résistance du matériau ra-10 mollissable pour la migration de particules de marquage, c'est-à-dire en le rendant perméable à ces particules. Certaines particules de marquage migrent, car elles s'associent à la charge de l'image latente et les particules ayant migré et non migre constituent les images complémentaires. Ces dernières images peuvent 15 être séparées par diverses techniques, le matériau ramollissable peut être dissout et éliminé libérant l'image de particule ayant migré, mais au coût de perdre celle de particules n'ayant pas migré. D'autre part, le matériau ramollissable peut être divisé à un certain niveau, entre les particules migrées et non migrées, 20 libérant ainsi les deux images. Plusieurs modes de réalisation différents de la procédure sont possibles en faisant varier la composition des matériaux, en modifiant les niveaux, les intensités lumineuses et autres paramètres. Un mode de réalisation emploie des particules photo-25 sensibles, de sélénium par exemple, encastrées dans une couche proche de la surface du matériau ramollissable. Ce membre subit une charge uniforme et une exposition à la lumière dans une configuration imagée, créant une image électrique latente. Cette dernière ne se caractérise pas par des différences distinctes de 30 densité de charge entre les plages exposées et non exposées, comme en xérographie, mais par le fait que la charge dans les plages exposées est capable de s'associer aux particules adjacentes de sélénium, lors de l'accroissement de" perméabilité du matériau ramollissable. Dans ce mode de réalisation, les particules de 35 sélénium exposées à la lumière migrent vers le substrat, formant une image négative de l'original, alors que les particules n'avant pas migré forment une imacre positive complémentaire. (Les expressions images "positives et négatives" sont utilisées dans le sens photographique classique, une image positive comporte des zones 40 de tons lumineux et de tons sombres correspondant aux plages lu 71 35575 2 2108231 mineuses et sombres d'un original, l'image négative étant l'inverse de l'image positive, Un autre mode de formation d'image par migration emploie un membre de formation d'image composé de particules photosensi-5 bles dispersées au hasard tout au travers de la matrice de matériau ramollissable. Ce membre subit une charge uniforme et une exposition lumineuse imagée pour la formation d'une image électrique latente. Ici, les particules photosensibles et/ou la matrice sont capables de disperser la charge, de la surface du membre au 10 substrat conducteur, dans les xônes exposées à la lumière. L'image latente ainsi produite se caractérise par les densités de charge différentes dans les plages exposées et non exposées. Les particules adjacentes aux plages chargées s'associent à la charge et migrent vers le substrat, lors de l'accroissement de perméabilité 15 de la matrice. Un mode supplémentaire de formation d'image par migration utilise un membre de formation d'image comportant des particules de marquage non-photosensibles, en dispersion dans une matrice non-photosensible de matériau ramollissable. L'image électrique 20 latente est créée par la charge sélective des plages du membre, comme à travers un pochoir, ou par d'autres techniques de production de modèle de charge ou de transfert. Les particules de marquage adjacentes à la charge s'associent à celle-ci et migrent vers le substrat pour former une image. 25 La perméabilité de la matrice ramollissable est accrue par des méthodes qui incluent son exposition à la chaleur,, aux vapeurs solvantes, aux solvants liquides, ou à leurs combinaisons. Les systèmes de formation d'image par déformation superficielle sont décrits dans un papier par R.W. Gundlach et C.J. 30 Claus, intitulé "Méthode xérographique cyclique basée sur la déformation de gel" dans les Techniques et Sciences Photographiques, Vol. 7, n° 3 Pages 14-19 Janvier-Février 1963. Les brevets US n° 3.196.011 de K.W. Gunther et R.W. Gundlach, puis n° 3.113.179 de W.E. Glen Jr. nous donnent des descriptions supplémentaires. 35 Deux systèmes distincts de formation d'image par déformation superficielle sont élaborés :formation d 'image en relief et par gëlifi-cation. Les 2 systèmes de formation d'image emploient un film plastique ramollissable (ci-après dénommé matériau gêlifiable) recouvrant un substrat conducteur. Les déformations de surface se 40 produisent dans les systèmes en relief et par gëlification, de par 71 35S7S 3 2108231 les forces électriques exercées sur le matériau gélifiable, lorsque sa viscosité est réduite. Dans la formation d'image en relief les déformations, sont de forme régulière, car elles sont créées par des forces latérales à la surface associée à de brutales 5 modifications de la densité de charge. Dans le mode de formation d'image par gëlification, les déformations incluent des dépressions irrégulières, généralement espacées uniformément au-dessus d'une zone de matériau gélifiable, présentant des densités de charge constantes ou changeant continuellement, supérieures aux 10 niveaux de seuil. Dans le cas présent, on juge que le niveau de seuil dépend de paramètres, comme la mobilité ionique, la viscosité, la conductibilité de la masse, la conductibilité superficielle et l'épaisseur du matériau gélifiable. Durant la procédure de déformation du gel, le matériau gélifiable circule ou s'écoule 15 similairement à des courants de convection. Cette mise en circulation est employée dans la présente invention pour former les nouveaux membres de formation d'image par migration. Par conséquent un objet de cette invention consiste à prévoir un nouveau système de formation d'image qui mette en 20 valeur les procédures précédentes de formation d'image par migration ou par gélification. Un objet supplémentaire de cette invention consiste à permettre aux particules migrant à travers une matrice ramollissable, de pénétrer une interface, entre la matrice et un autre 25 milieu. Un autre objet de cette invention vise à développer de nouveaux membres et procédures de formation d'image par migration, de pouvoir séparateur et contraste importants, puis de nouvelles méthodes de fabrication de ces membres. 30 Un objet encore de cette invention consiste à produire des images photographiques de réflexion positive, avec des systèmes de formation d'image par migration. Un autre objet vise à améliorer le contraste dans les systèmes de formation d'image par migration. 35 Un objet supplémentaire consiste à contrôler la profondeur de migration dans un membre de formation d'image, à l'aide d'un photoconducteur dans, et à travers lequel migrent les particules de marquage. Ce contrôle s'exerce par la flexion du champ à travers le photoconducteur, dans ces plages où il est exposé à la 40 lumière. 71 35S75 4 2108231 Un autre objet vise à révéler un moyen de production d'images de réflexion avec des systèmes de formation d'image par migration. Ces objets se réalisent avec la présente invention qui, 5 délibérément, provoque la circulation dans les membres de formation d'image par migration. Les résultats uniques obtenus'par l'invention incluent la réduction de densité optique et l'inversion des positions relatives, par exemple, des couches de particules de mar- "s. quage blanches et noires, en vue de créer un fort contraste. Les 10 nouveaux membres de formation d'image de cette invention incluent une ou plusieurs couches de migration comprenant des particules de marquage et un matériau ramollissable au-dessus d'une couche de circulation renfermant un matériau gélifiable. Généralement parlant, la couche de circulation accroît l'épaisseur de la couche de migrais tion, procurant de la place pour une circulation importante, et pour la réception des particules de migration. Pour satisfaire à ces besoins et à des fonctions similaires, la couche de circulation peut être faite du même ingrédient que le matériau ramollissable. C'est-à-dire, que nombre des matériaux convenant pour 20 les systèmes de formation d'image par gélification conviennent aussi, pour emploi comme matrice ramollissable dans un membre de migration. Par conséquent, la couche de circulation peut se dénoter par un changement de concentration ou de décomposition du matériau de marquage, plutôt que par des dissemblances dans les ma-25 tériaux ramollissables et gélifiables. Néanmoins, la fabrication et'le fonctionnement des membres présents de formation d'image sont favorisés par la sélection de compositions différentes pour ces deux types de matériaux. Les phases de traitement de cette invention incluent la crëa-30 tion d'une image électrique latente sur la surface libre du nouveau membre de formation d'image, et le développement de cette image par le ramollissement de la structure entière,par son exposition à la chaleur, aux liquides et vapeurs solvants, ou à leurs combinaisons. Le ramollissement accroît la perméabilité du matériau ramol-35 lissable à la migration de particule et réduit la viscosité de la couche de circulation, pour permettre 11 écoulement. La charge correspondant à l'image latente est supérieure au niveau de seuil de circulation, de la couche de circulation. La charge de l'image latente s'associe aux particules de marquage, les faisant migrer 40 (normalement vers un substrat conducteur supportant la couche de 71 35S7S 5 2108231 circulation). La circulation permet aux particules en migration de pénétrer l'interface entre les couches de migration et de circulation et de poursuivre leur migration dans la couche de circulation. Cette action de mise en circulation provoque la formation de groupes de particules migrantes.- Si les matériaux gélifia-bles et ramollissables sont transparents, la densité optique du membre de formation d'image est considérablement réduite dans les plages occupées par les particules en migration. D'autre part, les couches peuvent être de couleurs différentes résultant suite à la migration en un changement apparent de couleur dans le membre de formation d'image. Si les deux couches de migration sont présentes, la circulation positionne les particules de marquage de la couche externe sous celles de la couche interne de migration, là où elles atteignent la surface la plus éloignée de la couche de circulation. Dans tous les modes de réalisation de la présente invention, le ramollissement peut être mené au point, où les déformations du membre de formation d'image causées par la circulation, franchissent une condition maximale et le membre de formation d'image retrouve sa forme initiale. L'action de circulation et non les déformations résultantes, constitue le but primordial de cette invention. Ceci élimine le côté critique du développement, car il n'existe pratiquement aucun danger à ramollir en excès le membre de formation d'image. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre de plusieurs exemples de réalisation et en se référant aux dessins annexés, dans lesquels : Les Figures 1A à D illustrent schématiquement une coupe transversale de membre de formation d'image conçu selon cette invention, ainsi que les phases de formation d'image. La Figure 2 est une vue schématique, en plan, du modèle de déformation créé sur un matériau gélifiable soumis à une densité de charge uniforme, supérieure au niveau de seuil. Les Figures 3A et 3B sont des coupes transversales schématiques d'un autre mode de réalisation du membre de formation d'image dans lequel la couche de circulation est photosensible. Les Figures 4A et 4B sont des coupes transversales schématiques d'un autre mode de réalisation de membre de formation d'image, dans lequel le matériau de marquage constitué de particules, 71 35575 6 2108231 prend la forme d'une couche et où les particules de marquage exposées migrent. Les Figures 5A-B sont des coupes transversales schématiques d'un membre de formation d'image présentant deux couches de migration de couleur différente au-dessus de la cçuche 5 de circulation et illustrent le membre au moment de l'exposition et après le développement. Cette invention représente le premier mariage satisfaisant des procédures de formation d'image par migration et déformation. L'action de circulation associée aux procédures de déformation 10 est employée pour modifier l'écoulement de particules de migration, en les déplaçant latéralement et en les accumulant en groupes espacés dans un mode uniforme et familier de déformations. Les présents systèmes recherchent seulement la circulation et non la déformation elle-même, bien que le membre final développé puisse 15 en fait, être déformé intérieurement et extérieurement. La circulation est utile aussi, pour permettre aux particules migrantes de pénétrer l'interface entre les couches de migration et de circulation. Cette circulation donne naissance a des déformations sur l'interface qui se caractérise ici par des "pics*et des 20 "vallées". Les particules en migration sont accumulées en groupes car elles ont tendance à s'écouler dans les vallées. Les forces provoquant la migration des particules se trouvent amplifiées lors de la concentration de celles-ci dans les vallées, qui peuvent donc pénétrer l'interface ou la surface de séparation. 25 Les Figures 1A-D contribuent à mettre en lumière les résul tats produits par la présente invention et le mécanisme en étant considéré responsable. Le membre de formation d'image 2 des Figures 1A à D comprend un substrat 2, une couche de circulation ou d'écoulement'3 et une couche de migration 4. Le substrat est 30 de préférence un matériau conducteur, mais ce peut être un isolant ou une combinaison des deux, telle une mince couche conductrice au-dessus d'une couche isolante. Le substrat peut être mécaniquement rigide ou flexible, transparent ou opaque, selon les exigences d'un système particulier de formation d'image. 35 La couche de circulation 3 est composée d'un matériau géli fiable, dont la viscosité peut être suffisamment réduite, pour en permettre sa déformation par les forces électriques. Cette viscosité est réduite par des méthodes incluant la soumission du matériau gélifiable â la chaleur, aux vapeurs et liquides solvants, 40 ou â leurs combinaisons. Ces types de matériaux sont normalement 71 35575 7 2108231 de bons diélectriques. La couche de migration 4 renferme des particules de marquage 5, et un matériau ramollissable 6, qui est une matrice ou un liant. Le matériau de marquage 5 peut être continu ou en parti-5 cules à condition que le continu soit "fracturable1.1 6e qui signifie que le matériau de marquage peut être fracturé en particules, avant ou pendant la procédure de formation d'image. Il n'est pas nécessaire que ces particules de marquage aient une propriété quelconque requise, mais il est préférable qu'elles (et/ou 10 le matériau ramollissable) soient photosensibles, pour aider à la formation de l'image électrique latente. Les particules de marquage peuvent être une mixture de particules composées de matériaux et de couleurs différents, en quantités suffisantes pour rendre le membre de formation d'image 1 substantiellement 15 opaque. Le matériau ramollissable est normalement transparent mais peut inclure un pigment ou tout autre colorant. Ce matériau peut présenter une réduction de résistance massique à la migration des particules de marquage. C'est à dire que sa perméabilité peut être accrue, pour permettre la traversée de sa masse par ces 20 particules de marquage. La diminution de résistance ou l'augmentation de perméabilité s'accomplit en soumettant le matériau ramollissable à la chaleur, aux vapeurs et liquides solvants ou â leurs combinaisons. Il est évident que le matériau doit être suffisamment diélectrique, du moins dans le noir, pour retenir 25 la charge électrostatique constituant l'image latente, pendant la longueur de temps nécessaire. Dans la présente procédure, la première phase consiste à former une image électrique latente sur la surface libre 8 de la couche de migration. Tel qu'indiqué antérieurement, ceci s'ac-30 complit par l'emploi d'une grande variété de méthodes incluant la charge à l'aide d'un pochoir, le transfert électrostatique de la charge et les méthodes de charge par induction. La couche de migration doit être de préférence photosensible, permettant les phases de charge et d'exposition en vue de la formation de l'image 35 latente. En Figure 1A, les signes (+) 9 représentent les ions positifs engendrés par le corotron 10, et-déposés sur la surface 8, lors du passage de celui-ci au dessus du membre de formation d'image. Le corotron comprend un mince fil conducteur 11 relié à une source appropriée de haute tension 13. Le substrat est relié 40 à la terre 14, par exemple, le champ électrique entre le substrat 71 35S7S 8 2108231 2 et le fil 11, permet l'ionisation de l'air autour du fil conducteur; provoquant un flux de courant ion électron. Dans le cas illustré, les électrons et ions négatifs sont attirés vers le fil 11 et les ions positifs s'écoulent vers le substrat 2, venant 5 reposer sur la couche de migration isolante 4. Les ions positifs induisent la charge négative dans le substrat 1 représenté par les signes (-) 15. Les polarités particulières de charge ne sont données qu'à titre d'exemple, mais des polarités opposées peuvent évidemment être employées. Néanmoins, la charge d'une polarité 10 peut être préférée à la polarité opposée, selon les matériaux utilisés dans le membre de formation d'image. Si la couche de migration transmet plus facilement des trous que des électrons, la charge positive peut être préférée à la négative et, similairement, la charge négative peut être préférée si cette couche transmet 15 plus d'électrons. La Figure 1B illustre un membre de formation d1 image après son exposition à un diagramme de radiation électromagnétique d'ac-tivation, par exemple, la lumière d'un spectre visible, ou proche de ce dernier. Les lignes d'ondes 16 représentent la radiation 20 d'activation, de configuration imagée, qui agit sur la couche de migration et la rend capable.de transporter la charge 20 des plages exposées vers l'interface 19. (L'exposition peut avoir lieu à travers le substrat, s'il est transparent). La charge 20 bute à l'interface 19, car la couche gélifiable de ce mode de réalisation est 25 diélectrique (elle peut être conductrice, du moins dans la lumière) La charge 21 demeurant sur la surface libre de la couche de migration forme l'image électrique latente de ce mode de réalisation. L'image électrique latente 21 est développée en réduisant la résistance d"u matériau ramollissable 6, à la migration des par-30 ticules de marquage, et la viscosité de la couche gélifiable pour permettre la circulation. La phase de développement est illustrée en Figure 1C et s'accomplit par l'exposition du membre de formation d'image à la chaleur, aux vapeurs et liquides solvants ou à leurs combinaisons. Les particules de marquage 22 migrent vers le subs-35 trat 2 car, tel qu'on le comprend aisément, elles s'associent, à la charge 21 lorsque celle-ci est attirée vers le substrat traversant le membre de formation d'image ramollissable. Les particules de marquage 23 ne migrent pratiquement pas, ne se trouvant pas dans la trajectoire de la charge de migration, puisque la charge 40 20 fût transportée par photoconduction à travers le membre de 71 35575 9 2108231 formation d'image, vers l'interface 19, avant la phase de développement . Le gradient de potentiel ou champ électrique à travers le membre de formation d'image, établi par la densité de la charge 5 développée, est de valeur suffisante pour entraîner la déformation du gel, ou la circulation, c'est-à-dire supérieure au niveau de seuil de circulation du gel. Initialement, la charge 9 fût répartie au-dessus du membre de formation d'image, mais après exposition à la lumière, la charge 20 migrait plus étroitement vers 10 le substrat 2. Le déplacement d'une quantité de charge plus proche de la charge de polarité opposée, résulte en une réduction de potentiel formulée.par l'équation de charge Q=VC, où V est la différence de potentiel entre les charges de chaque côté d'un isolant, et où C, représente la résistance de la structure. Néanmoins 15 la réduction du champ électrique n'est pas importante, car la charge totale Q demeure substantiellement la même, puisque la réduction de tension est équilibrée par une augmentation de la séparation de charge. C'est-à-dire que le champ électrique ou la densité de charge, demeure substantiellement constante à travers 20 les plages exposées et non exposées de la couche, car une dissipation inconséquente de la charge a lieu. Donc, lors d'une réduction de viscosité de la couche ramollissable 3, la déformation se produit en général uniformément à travers l'entière interface 19. (Une certaine déformation de la surface libre 8 peut aussi 25 avoir lieu). Ceci démontre une caractéristique particulière de cette invention à savoir, la déformation ne se produit pas nécessairement au-dessus des zônes limitées du membre gélifiable, comme c'était le cas dans les méthodes antérieures de formation d'image par déformation. La raison en est que la circulation associée à 30 la déformation permet aux particules migrantes d'échapper de leur milieu initial et de s'amasser en groupes. Après que la migration a pris place, la viscosité peut être réduite en vue de redonner la forme plane initiale à l'interface 19 et à la surface 8, car l'emplacement du matériau de marquage, et non la déformation, 35 constitue la condition primaire pour rendre l'image latente visible. Le taux de circulation et le degré d'accumulation de particule sont donc solidaires l'un de l'autre, et peuvent être tous deux contrôlés en faisant varier la densité de la charge. Une certaine circulation est jugée nécessaire pour la pénétration de 11 interface 40 par les particules. 71 35575 10 2108231 Le membre 27 de la figure 2 est une couche de matériau gélifiable au-dessus d'un substrat conducteur. Un modèle de charge uniforme est déposé sur le membre, dont la densité de charge est supérieure au niveau de seuil requis pour amorcer la mise en 5 circulation du matériau gélifiable et la déformation résultante. Le modèle de déformation se caractérise par une pluralité de dépressions ou vallées 28 irrëgulières séparées l'une de l'autre par des pics 29. Un examen approfondi des dépressions montre qu'il existe entre elles une certaine uniformité d'espacement, qui est 10 généralement égal à 2 fois l'épaisseur du matériau gélifiable. L'irrégularité du matériau, son épaisseur et sa surface irréguliè re sont considérés représenter certains des facteurs de la forme variée des diverses dépressions. Le modèle grossièrement sinusoïdal que constitue la 15 déformation de l'interface 19, en raison de la circulation révélée en 1C (ainsi que des interfaces des figures 3B, 4C et 5B) ressemble presque à la section transversale d'un membre déformé. La déformation de la surface libre 8 peut se produire aussi soit en raison de l'action de circulation dans la couche de migration 20 et/soit en raison de la minceur suffisante de cette couche pour permettre la déformation de l'interface. L'accumulation des particules en migration dans les vallées ou dépressions,, telles les dépressions 25 en Figure 1C, peut s'expliquer de plusieurs façons. Tout d'abord, on pense qu'el-25 le est due au fait que les particules chargées cherchent le parcours de moindre résistance, pour essayer d'atteindre la charge négative 15. Il leur est plus facile de se déplacer dans leur milieu d'origine que de traverser la barrière d'interface 19. En conséquence, les particules s'infiltrent dans les vallées 25, 30 pour demeurer dans le matériau ramollissable, tout en approchant les charges du substrat. D'autre part, on pense que ce phénomène est dû au fait que les particules se déplacent latéralement de par l'agitation mécanique associée à la circulation. Une autre raison en est la poursuite du ramollissement au point, où la 35 viscosité est si faible que le matériau gélifiable reflue et entoure les particules dans les vallées. Quelle qu'en soit l'explication, la pénétration se produit lors d'une densité de charge supérieure aux niveaux de seuil de circulation et lorsque la densité du membre de formation d'image 1 est réduite à un' certain dégré 40 dans les plages de migration; L'accumulation des particules peut 71 35575 2108231 en fait effacer l'image migrée, mais encore permettre immédiatement la projection ou l'observation par réflexion de l'image non migrée. La migration des particules de marquage peut être arrê-5 tée pour fixer les particules dans des positions relatives illustrées en Figure 1C. Dans un tel cas, les particules migrées ne quittent jamais substantiellement la couche de migration, mais le membre 1 est néanmoins rendu moins opaque, car les particules s'accumulent en groupes espacés, réduisant ainsi la densité 10 intégrée de transmission. D'autre part, la procédure de développement peut être poursuivie jusqu'au moment où les particules de marquage pénètrent l'interface 19, la couche gélifiable et continuent de migrer vers la charge 9. Les particules de marquage peuvent migrer à travers le matériau gélifiable, car sa viscosité 15 est suffisamment réduite. Ces particules semblent avoir tendance à migrer en groupes qui se formèrent dans les vallées. La Figure 1B illustre le cas où le développement se poursuit, jusqu'à ce que les groupes 30 de particules de marquage atteignent le substrat et que l'interface 19 recouvre sa forme plane. 20 En ce qui concerne les présents systèmes de formation d'image, il n'existe aucune limite de durée maximale de développement ou de ramollissement. En général, même les particules non migrées, par exemple les particules 23 des Figures 1C-D, sont associées à une certaine charge utile et sont attirées vers le subs-25 trat. Cette charge est négligeable par rapport à celle impartie aux particules par l'image électrique latente. Avec le temps, même les particules 23 arrivent à migrer vers le substrat ou du moins vers l'interface 19. Néanmoins l'image formée par ces dernières ne se trouve pas affectée défavorablement car les particules ayant 30 migré à l'origine, s'accumulent en groupe, par exemple, les groupes 30 de la Figure 1D, et ouvrent en fait une fenêtre dans le membre de formation d'image. Les matériaux ramollissable ou gélifiable peuvent être opaques et avec une couleur différente des particules de marquage, on obtient alors une image de réflexion 35 à contraste élevé, plutôt que l'ouverture de fenêtre. Un mode de réalisation représenté par les schémas des Figures 3A-B diffère de celui des Figures 1A-D, en ce que la couche de circulation est photoconductrice.Ce mode de réalisation illustre le cas où une couche photoconductrice gélifiable agit comme une 40 soupape ou une porte pour le contrôle de la migration. Le membre 71 35575 12 2108231 de formation d'image 34 comprend le substrat 35, la couche de circulation 36 et la couche de migration 37. Le substrat est constitué d'un membre conducteur, telle une plaque transparente de verre revêtue d'une couche conductrice transparente d'oxyde 5 d'étain. La couche de circulation est constituée d'une substance gélifiable, rendue conductrice par l'emploi de procédures courantes, comme par l'addition d'un agent sensibilisateur de trini-trofluorénone (TNF) ou de carbazole de polyvinyle (PVK) on peut le rendre conducteur aussi par l'addition en quantité suffisante, 10 de particules photoconductrices. La couche de migration comprend un matériau ramollissable 38 et des particules non photoconductrices 39. La Figure 3A illustre le membre 34 avant et après l'exposition à la radiation d'activation. Les signes (+) 41, représentent la charge uniformément déposée sur la surface du 15 membre 34, avec le corotron 10 par exemple, alors que les signes négatifs 40 représentent la charge négative opposée et égale induite dans le substrat. Les lignes 42 illustrent la radiation d'activation, de configuration imagée, qui rend la couche de circulation conductrice (l'exposition peut avoir lieu à travers 20 le substrat transparent). La charge négative 40A est transportée dans les plages exposées de l'interface 48, repliant ainsi le champ électrique à travers la couche de circulation. Ici, l'image électrique latente se caractérise par le modèle de charge de l'interface 48. 25 Lors du développement du membre 34 chargé et exposé, les particules 45 adjacentes aux zones non-exposées migrent vers le substrat et s'accumulent en groupes dans les vallées 46. Les particules 47 migrent vers l'interface 48, mais pas plus loin, car le champ est replié au travers de la couche de circulation, 30 dans les plages exposées. Ceci explique aussi pourquoi les particules 47 ne s'accumulent pas considérablement, car la couche gélifiable n'est pas traversée. Le développement peut être suspendu pour fixer les particules dans les positions illustrées en Figure 3B ou il peut être poursuivi, jusqu'à ce que les groupes 35 50 atteignent le substrat et que l'interface 48 ait recouvré sa surface plane, rendant le membre 35 similaire à celui illustré en Figure 1D. Un mode de réalisation illustré en Figures 4A-B, diffère des précédents, en ce que le matériau de marquage est en couche, 40 plutôt qu'en dispersion dans le matériau ramollissable. 71 35575 2108231 Le membre de formation d'image 51 comprend le substrat conducteur 52, la couche gélifiable 53 et la couche de migration 54. La couche de migration présente des particules photosensibles 56, dont le matériau de marquage est disposé en une couche proche de la 5 surface du matériau ramollissable 57. Les signes plus 58 et moins 59 représentent la charge déposée sur la surface 60, par le corotron 10, et induite dans le substrat. Les lignes d'ondes 62 représentent le rayonnement d'activation, de configuration imagée, qui agit sur le matériau de marquage, de manière à lui permettre 10 de mieux s'associer à la charge, que les particules des zones non exposées, définissant ainsi l'image électrique latente. Pendant le développement, les particules 63 des plages exposées acquièrent une charge suffisante pour migrer, tandis que les particules non exposées demeurent dans la couche. Au moment du 15 développement, la charge traverse l'entière couche gélifiable, provoquant une circulation substantiellement uniforme le long de l'interface 64. Les particules de migration s'assemblent en groupes 65, réduisant ainsi la densité de l'image qu'elles représentent. Le développement peut être arrêté au moment illustré 20 en Figure 4B, ou poursuivi jusqu'à ce que les groupes 65 atteignent le substrat et que l'interface 64 ait recouvré sa forme initiale plane. Les niveaux de potentiel employés dans le mode de réalisation représentés par les Figures 4A-B sont beaucoup plus critiques que 25 les précédents. Le gradient de potentiel à travers (ou la densité de charge au-dessus) le membre de formation d'image doit être supérieur au niveau de seuil, pour la déformation du gel, mais inférieur au niveau provoquant la migration de toutes les particules. La migration sélective est possible dans ce mode de réali-30 sation, car les particules exposées acquièrent comparativement plus de charge que les particules non-exposées, donnant naissance à des taux inégaux de migration. Si le niveau de potentiel est si important que les taux relatifs de migration sont négligeables, 'la qualité de l'image résultante se trouve largement réduite. A 35 cet égard, la migration de toutes les particules peut être arrêtée par l'exposition éclair du membre de formation d'image au rayonnement uniforme de haute intensité. Ce phénomène est expliqué dans le brevet français n° 1.598.888. Le mode de réalisation représenté par les Figures 5A-B diffè-40 re du précédent, en ce que les couches multiples de migration 71 35575 2108231 sont au-dessus de la couche de circulation. Le membre de formation d'image 84 comprend un substrat conducteur 85, une couche gélifiable ou de circulation 86, une couche interne de migration 87 et une couche externe de migration 88. La couche interne 87 renferme 5 les particules photosensibles ou pigments 90 et un première matériau ramollissable 91. La couche externe de migration comprend des particules de marquage 92 et un second matériau ramollissable 93. Les matériaux ramollissables 91 et 93 peuvent être les mêmes, sans interface réelle, telle l'interface 94 existant entre eux. 10 L'interface 94 est principalement illustrée comme une surface de séparation entre les particules de marquage 90 et 92. La Figure 5A illustre le membre de formation d'image pendant, ou après exposition au rayonnement d'activation de configuration imagée représenté par les lignes 96. Les signes plus 97 et moins 98 15 représentent respectivement la charge déposée et induite. La charge 99 migre de la surface 100 vers l'interface 101 en résultat de l'exposition au rayonnement, puis avec la charge non migrée, provoquant la circulation le long de l'interface entière-101. Lorsque le membre 84 est développé, les particules 92 20 des plages non-exposêes migrent vers le substrat, laissant passer les pigments 90 qui migrent aussi. Les particules 92 et 90 sont amassées en groupes par l'action de circulation. Dans ce cas, la circulation entraîne l'inversion des positions relatives des particules 90 et 92. 25 Lorsque le membre 84 est développée, les particules 90 et 92 des régions non exposées migrent vers le substrat, on pense que la circulation permet aux particules les plus extérieures 92 d'atteindre le substrat avant les particules 90. La Figure 5B illustre le cas-, où le développement a été poursuivi jusqu'au mo-30' ment où l'interface 101a recouvré sa forme initiale. La circulation a entraîné les particules migrantes à former de petits groupes espacés 105. Chaque groupe consiste en particules 103 ayant migré de la couche 88, couvertes de particules 104 ayant migré de la couche 87. 35 Le membre de formation d'image développé de la Figure 5B est unique. Le substrat, les matériaux ramollissable et gélifiable sont transparents et les particules de la couche de migration externe sont blanches, ou d'une couleur lumineuse et les particules de la couche interne sont noires, ou de couleur sombre. Lorsqu'on 40 observe le membre 84, du côté 106, à l'aide d'une lumière dirigée 71 35575 2108231 sur la surface 106 la lumière est réfléchie par les particules • blanches des plages exposées et est transmise ou absorbée par les particules noires des plages non-exposées. La transmission a lieu parce que les particules noires et blanches s'assemblent en 5 groupes 105 réduisant la densité optique. L'absorption se produit parce que les particules noires couvrent les particules blanches, en raison de l'inversion. L'image résultante est une image de réflexion positive montrant un contraste élevé entre les zones exposées et non exposées. Lorsqu'on observe de nouveau le membre 10 84, du côté 106, mais avec la lumière dirigée sur le côté 10 7, la lumière n'est transmise que dans les plages non-exposées, là où les groupes 105 se forment et l'image résultante est une image transparente négative. Lorsqu'on examine le membre 84, du côté 107, la lumière étant 15 dirigée sur ce côté, une certaine quantité de lumière est réfléchie par les particules blanches dans les groupes 105 et est absorbée ou transmise dans toutes les autres plages. L'image résultante est une image de réflexion négative. Lorsqu'on examine le membre 84 du côté 107, la lumière étant dirigée sur le côté 106, l'obser-20 vateur voit la lumière transmise entre les groupes 105 et l'image résultante est une image transparente négative. Dans le mode de réalisation des Figures 5A et B, les deux couches externe et interne de migration 87 et 88 sont photoconductrices. Il est néanmoins encore possible d'obtenir les résul-25 tats précédents lorsque l'une ou aucune des couches de migration n'est photoconductrice. Dans ce dernier cas, l'image électrique latente est créée par l'emploi d'une certaine technique, autre que celle de charge et d'exposition. Néanmoins, on peut obtenir substantiellement les mêmes résultats que ceux illustrés en Figure 30 5B, lors du développement de l'image électrique latente créée extérieurement. Dans ce cas, peu ou aucune circulation ou migration ne se produit dans les zones de faible densité de charge. Lorsque la couche externe de migration 88 est photoconductrice mais que la couche interne 87 ne l'est pas, l'opération de charge,. 35 exposition et développement produisent un résultat différent de celui illustré en Figure 5B. Dans ce cas, toutes les particules de la couche 87 migrent, car la charge des plages exposées est stoppée par la surface 94 (en supposant que le matériau ramollissable de la couche 87 est isolant). Le membre développé est fonc-40 tionnellement similaire, puisque les particules 90 des plages 71 35575 16 2108231 exposées occupent encore la même position relative aux particules 92 des zônes exposées bien qu'elles aient migré et que la circulation puisse avoir réduit leur densité optique. Des particules 92 d'oxyde de zinc et des particules 90 de noir actif constituent 5 un exemple de ce mode de réalisation. Lorsque la couche interne de migration 87 est photoconductrice, mais que la couche externe 88 ne l'est pas, les charge, exposition et développement ne produisent qu'une différence minime de ce qui est illustré en Figure 5B. 10 Cette différence réside en ce que les particules 92 des zônes exposées migrent vers l'interface 94, entre les 2 couches de migration. Ces particules ne migrent pas plus loin, car l'exposition replie le champ dans la couche interne photoconductrice. Cette opération dépend évidemment du degré de transparence 15 de la couche externe (ou du substrat et de la couche de circulation) suffisant à permettre au rayonnement d'atteindre la couche interne. Les modes de réalisations dans lesquels aucune des couches du membre de formation d'image n'est photoconductrice, peuvent être représentés par les schémas des figures 3A-B, en éliminant les lignes d'exposition 42 et en imaginant que les particules 47 ne migrent pas. La charge 41 se dépose sur le membre dans une configuration imagée, créant ainsi l'image électrique latente. On peut avoir recours à n'importe quelle technique, telle la charge au 25 pochoir. Un écran conducteur comportant des découpes en forme d'image est espacé au dessus de la couche 37 (Figure 3A)'. Le substrat est relié à la terre et l'écran conducteur, à un potentiel proche de celui auquel la surface 43 doit être chargée. Un corotron couplé à un potentiel supérieur, passe au-dessus de l'écran conduc-30 teur, dépose la charge sur la surface 43, dans les zônes des découpes. Le déveloopement de l'image électrique latente précédemment créée, résulte en la migration et la circulation, seulement dans les régions de charges. Les divers membres de formation d'image de cette invention pen-35 vent comporter une mince couche protectrice transparente. La couche protectrice procure au membre un écran mécanique et chimique et a démontré accroître la durée utile de nombreuses particules photosensibles utilisées dans les membres de formation d'image. Un exemple spécifique de durée utile prolongée est représenté par 40 un membre de formation d'image, comportant une couche externe de 71 35575 2108231 migration de particules de marquage d'oxyde de zinc, recouverte d'une mince couche du même matériau que le matériau ramollissable. Dans pratiquement tous les membres de formation d'image décrits ci-dessus, le substrat, les matériaux gélifiable et ramol-5 lissable sont tous transparents, de façon à produire une "ouverture" dans les zônes de migration. Cette "fenêtre" peut servir à exposer un certain matériau de couleur différente, tels le substrat, la couche de circulation ou le matériau ramollissable. Ce matériau ramollissable peut être coloré par l'addition d'un 10 pigment ou de tous autres colorants renfermant des pigments. N'importe quel membre coloré peut faire fonction de substrat. D'autres modes de réalisation de la présente invention peuvent inclure des combinaisons diverses des modes de réalisation précédents. 15 Les représentations schématiques des membres de formation d'image avant, pendant et après le développement sont purement illustratives. Les formes et dimensions relatives des particules de marquage, des couches de migration, circulation et substrat et des déformations sont considérablement exagérées, pour en 20 faciliter l'illustration. Aussi, en ce qui concerne les modèles le modele présent ^ de déformation,/dans les zônes de particules de migration peut être plus complexe, ou du moins différent du modèle dans les zônes de non migration. Tous les membres de formation d'image précédents peuvent être 25 fabriqués par la dissolution du matériau gélifiable de la couche de circulation dans un premier solvant et par l'application de la solution sur le substrat à l'aide d'un cylindre graveur, pour l'obtention d'une épaisseur uniforme. Le solvant s'évapore ensuite, laissant alors une couche gélifiable solide. Puis, la couche 30 de migration est dissoute dans un second solvant du matériau ramollissable, produisant une solution à laquelle le matériau de marquage est ajouté en suspension. Le solvant du matériau ramollissable ne doit pratiquement pas affecter la couche gélifiable. La suspension de particules de marquage dans une solution de matériau 35 ramollissable est ensuite appliquée à l'aide d'un cylindre-hêlio sur la couche gélifiable. Le solvant s'évapore, laissant derrière lui une couche de migration recouvrant une couche gélifiable avec une interface généralement plane séparant les matériaux gélifiable et ramollissable. 40 Si une structure similaire à celle des figures 5A-B est à réa- 71 35575 18 2108231 liser, la couche de migration supplémentaire est appliquée au-defflis de la première couche de matériau ramollissable. Peu importe que le solvant agisse sur la couche précédemment appliquée car le matériau de marquage des couches respectives ne se mëlange-5 pas. La structure des Figures 4A-B est fabriquée différemment, l'ingrédient de marquage n'est pas placé en suspension dans le matériau ramollissable dissout. La solution de ce dernier est appliqué sur le matériau gélifiable et le solvant s'évapore. On im-10 prègne ensuite ce membre avec le matériau de marquage, par l'emploi de procédures incluant le ramollissement du matériau ramollissable à une certaine profondeur. Les techniques de fabrication ci-dessus exigent qu'une attention particulière soit portée au choix des matériaux constituant 15 le membre de formation d'image. Principalement, le matériau gélifiable doit être immiscible avec la matière ramollissable. De même, le solvant du matériau ramollissable doit ne pas dissoudre le matériau gélifiable et les 2 matériaux doivent être ramollis-sablés à la chaleur et dissolvables dans un troisième solvant 20 commun, pour effectuer l'opération de développement. Le diamètre des particules de marquage et l'épaisseur des couches bénéficient des mêmes limitations que celles incluses dans les autres systèmes de formation d'image par migration et déformation. Une exception réside en ce que l'épaisseur de la 25 couche de migration de ce système n'a pas besoin d'être plus importante que la grosseur d'une particule. Ceci étant du au fait que la couche gélifiable procure une importante place aux particules de marquage en migration. D'autre part, une couche de migration, comparativement beaucoup plus épaisse que la couche 30 gélifiable, n'est pas susceptible de subir une déformation de sa surface libre, lors de la plissure de l'interface. Les systèmes de déformation de gel ou de circulation exigent en général que la couche gélifiable soit suffisamment mince, pour que la densité de charge nécessaire à l'amorçage de la circulation, n'en 35 traîne pas une rupture diélectrique. Les exemples suivants décrivent plus spécifiquement le présent système de formation d'image, ses matériaux et modesde fabrication des membres de formation d'image. EXEMPLE I 40 Le membre 1 de la figure 1 est préparé de la manière suivante. 71 35575 2108231 Le substrat est préparé avec un film de "Mylar" de 75 microns, disponible chze E.I. DuPont, revêtu sous vide d'une mince couche d'aluminium, qui forme un conducteur opaque, hautement réfléchissant. La couche de circulation est faite d'un copolymère 5 de mëthacrylate n-butyle et de polystyrène. Le copolymère est dissout dans du toluène et la solution est appliquée sur la couche d'aluminium, pour produire après séchage, une couche de 5 microns environ. La couche de migration est faite d'une résine polyterpè-ne, disponible chez Tennco Corporation, sous le nom de "Nirez 10 1085". Le "Nirez" est dissout dans du kérosène et le matériau de marquage, dispersé dans la solution. Ce matériau de marquage consiste en particules de phtalocyanine, dont le diamètre varie de 0,1 à 1 microns, et qui sont mélangées à du "Nirez" dans la proportion de 3/7 en poids. La dispersion est appliquée sur la 15 couche de circulation, copolymère pour produire après séchage une couche de 2 microns environ. Le membre de formation d'image subit une charge positive 2 d'une valeur de 0,2 micro-coulombs/cm , à l'aide d'un corotron décrit par Vyverberg dans le brevet US n° 2.836.725. La surface 20 chargée est exposée au rayonnement engendré par une*lampe au tungstène, traversant une image transparente et donnant une exposition de 1,07 lux environ/sec sur la surface chargée. Le membre de formation d'image chargé et exposé est développé en le soumettant à la chaleur. Il est placé sur une plaque 25 chaude, à une température d'environ 121°C, pendant approximative ment 2 secondes. Pendant la période d'ëchauffement, les particules de phtalocyanine des plages non-exposées migrent à travers les couches de migration et circulation, vers la couche d'aluminium. Les particules ayant migré, s'assemblent en groupes espacés, oc-30 casionnant une réduction évidente de densité optique du membre lorsqu'il est observé et illuminé du côté "Nirez", ce membre constitue une image de réflexion négative, à fort contraste. EXEMPLE II On prépare un membre de formation d'image de la même manière 35 que dans l'exemple I, à l'exception du fait que les particules de marquage présentes sont du sulfure mercurique, d'approximativement même diamètre moyen et dans une proportion de 8/2 en poids de HgS/Nirez. De même, la couche d'aluminium est éliminée et la charge, déposée des 2 côtés du membre de formation d'image. La 2 40 charge positive de 0,2 microcoulombs/cm est déposée sur la cou- 71 35575 20 2108231 che de migration et simultanément, d'égales quantités de charge négative sont déposées, sur la surface libre de Mylar. Cette double charge s'accomplit à l'aide de 2 corotrons. Le membre chargé est exposé et développé comme dans l'exemple I. 5 EXEMPLE III Un membre de formation d'image similaire à celui des Figures 3A et B est formé de la manière suivante. Le substrat est un papier de 75 microns revêtu d'une couche de noir actif de 3 microns environ formant un substrat conducteur noir. La couche 10 de circulation est faite d'un copolymère de méthacrylate de n-butyle et de polystyrène rendu photoconducteur par l'addition de 1% en poids de pigment de Rhodamine B. Cette mixture est appliquée sur le substrat sur une épaisseur de 10 microns environ, comme dans l'exemple I.La couche de migration est faite de "Pi-15 ccopale H-2", une résine thermoplastique d'hydrocarbure, disponible chez Pennsylvania Inudstrial Chemical Corporation. Le "Piccopale" est dissout dans de l'hexane et les particules de dioxyde de titane de grosseur inférieure à un micron, sont ajoutées selon une proportion de 2 parties de dioxyde de titane pour 20 une partie de "Piccopale" en poids. La mixture est appliquée sur la couche de circulation, comme dans l'exemple I. Une charge est déposée sur la surface du membre de formation 2 d'image à l'aide d'un corotron, à raison de 0,2 microcoulombs/cm qui induit une charge égale et opposée dans le substrat conduc-25 teur. Le membre chargé uniformément est exposé, comme dans l'exemple I, à l'exception du fait que l'exposition de la surface chargée est approximativement de 1076 lux/sec. Le membre chargé et exposé est développé par application de chaleur, en le plaçant sur une plaque chaude, à une température de 121°C, pendant 3 0 10 secondes environ. Pendant la péfciode de développement, pratique® ment toutes les particules de dioxyde de titane migrent vers l'interface entre la couche de circulation et la couche de migration, mais seules les particules des zônes non exposées migrent dans la couche de circulation, vers le substrat. Le membre dévelop 35 pé est une image de réflexion positive. Les particules blanches accumulées dans les zônes non exposées agissent en fait comme une "ouverture de fenêtre" révélant le substrat.noir, et les plages exposées sont pratiquement inchangées, car les particules blanches de dioxyde de titane cachent encore le substrat noir. La 40 couche de circulation est réellement transparente. 71 35575 21 2108231 EXEMPLE IV Le membre de formation d'image des Figures 5A et B est traite de la manière suivante. Ce membre de l'exemple II, présente une couche de migration externe supplémentaire appliquée sur 5 la couche interne de migration de sulfure mercurique. La couche externe est faite de "particules de phtalocyanine contenant du "Nirez", dont le diamètre varie de 0,1 à 1 micron, dans la proportion de 3 parties de "Nirez" pour 7 parties de phtalocyanine en poids. La couche externe est appliquée sur la couche interne, 10 par une méthode similaire S celle utilisée pour revêtir la couche interne. Le solvant de la couche externe dissout le liant de la couche interne, mais les particules de phtalocyanine, et de sulfure mercurique ne se mélangent pas. La structure résultante comprend une couche.externe de 2 microns environ d'épaisseur, 15 une couche interne de 2 microns d'épaisseur une couche de circulation approchant 5 microns et un substrat de 75 microns. Le membre de formation d'image est chargé et exposé, comme dans l'exemple II. Dans ce cas, on utilise le développement à la vapeur. Le membre est exposé à des vapeurs de trichloroéthylè-20 ne pendant 15 secondes. Après développement, dans les zônes non exposées, les particules de phtalocyanine et de sulfure mercurique s'assemblent en groupes sur le substrat,la phtalocyanine étant recouverte par le sulfure mercurique. La position des particules des zônes exposées dans les 2 couches de migration est 25 pratiquement inchangée. Lorsque le membre développé, observé et éclairé du côté de la couche externe,ses zônes exposées apparaissent de couleur bleue et ses zônes non-exposées, d'un rouge terne. Lorsqu'on observe ce membre et qu'on l'éclairé du côté "Mylar", ses plages 30 exposées apparaissent d'un rouge neutre, et ses plages non exposées sont bleues. Lorsqu'on observe le membre développé du côté externe et qu'on l'éclairé du côté "Mylar" ou vice-versa, il transmet la lumière des zônes non exposée entre les particules accumulées, ce qui signi-35 fie que la densité optique des plages non exposées du membre est réduite. EXEMPLE V Le membre de formation d'image de l'exemple I est revêtu d'une couche protectrice de "Nirez" de 1 micron environ d'épaisseur. 40 Les images sont formées avec ce membre par les opérations de 71 35575 22 2108231 charge, d'exposition et de développement comme dans l'exemple I. Après 1 an et demi les membres revêtus ne montrent aucune modification de leurs caractéristiques de formation d'image. EXEMPLE VI 5 Le membre de formation d'image de l'exemple III est réalisé sans P-hodamine B dans la couche de circulation. L'image élëc-trigue latente est créée en reliant le substrat à la terre et en positionnant un pochoir conducteur à proximité étroite de la couche de migration. Un potentiel positif de 600 volts est 3 0 couplé au pochoir et les plages du membre de formation d'image exposées par le pochoir sont chargées avec un corotron â un potentiel positif proche de 600 volts. Ce membre charge est développé comme dans l'exemple III, donnant, lieu à une migration de particule dans les zônes chargées. 15 La charge et le développement de tous les exemples précédents, à l'exception de l'exemple VI, se réalisant en l'absence de rayonnement d'activation pour les couches photoconductrices. D'autres modes de réalisation de la présente invention et des modifications des précédents doivent être inclus dans le ca-20 dre de cette invention. Une modification consiste à permettre la circulation et/ou la déformation en un modèle défini et ordonné. Ceci s'accomplit par des techniques variées mécaniques, électriques et/ou optiques (c'est-à-dire exposition tamisée), divulguées dans le brevet .US n° 3.43 6.216, ainsi que dans 25 deux demandes séparées de Lloyd F. Bean et John Heurtley, chacune déposée aux environs du 19.9.70 et ayant le même titre "Méthode de xérographie thermoplastique organisée et structure photoréceptrice annéxée". En fait, la technique consiste à moduler le champ électrique à travers un matériau gélifiable, en relation spatiale 30 avec la réponse spatiale naturelle de ce dernier. Les densités de charge d'un membre capables d'amorcer le phénomène de circula et/ou la déformation peuvent être inférieures à la valeur de seuil normale. Par conséquent la charge de l'image électrique latente employée dans la présente invention doit pouvoir engendrer 35 la mise en circulation et/ou la déformation d'un matériau gélifiable. C'est-à-dire que la densité de charge est supérieure au niveau de seuil de modulation spatiale et /ou d'autre emploi efficace. Bien entendu diverses modifications peuvent être apportées par 40 l'homme de l'art aux dispositifs et procédés qui viennent d'être 71 35575 23 2108231 décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs sans sortir du cadre de l'invention. 71 35575 2108231 REVENDICATIONS 1. Procédure de formation d'image caractérisée en ce qu'elle comprend: - la création d'une image électrique latente sur un mem-5 bre de formation d'image constitué d'une couche de circulation, et d'une ou plusieurs couches de migration incluant des matériaux de marquage et ramollissable; cette image latente incluant une charge électrostatique capable de déformer la couche de circulation; et - le développement de 1'image latente pour créer une image 10 visible, en accroissant la perméabilité du matériau ramollissable, en vue de la migration du matériau de marquage associé à l'image latente; puis en réduisant la viscosité de la couche de circulation, permettant l'accumulation en groupes du matériau de marquage en migration, pour rendre l'image latente visible. 15 2. Procédure selon la revendication 1, caractérisée en ce que le développement se poursuit jusqu'à ce que le matériau de marquage en migration, pénètre l'interface ou surface de séparation entre les couches de circulation et de migration et s1 introduise dans la couche de circulation. 20 3. Procédure selon les revendications 1 ou 2, caractérisée en ce que le développement se poursuit jusqu'à ce que les déformations du membre de formation d'image soient substantiellement éliminées. 4. Procédure selon l'une quelconque des revendications 1 à 25 3, caractérisée en ce que le matériau de marquage comprend des particules en dispersion dans la masse de matériau ramollissable. 5. Procédure selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le matériau de marquage comprend des particules photosensibles sous forme de couches dans le matériau 30 ramollissable. 6. Procédure selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que l'image électrique latente est créée par un moyen de production de diagramme de charge. 7. Procédure selon l'une quelconque des revendications 1 à 35 6, caractérisée en ce qu'au moins une couche de migration, ou une couche de circulation est photoconductrice, et en ce que l'image latente est créée en chargeant la surface du membre de formation d'image puis en l'exposant au rayonnement électromagnétique d'activation, de configuration imagée. 40 8. Membre de formation d'image caractérisé en ce qu'il com 71 35575 2108231 prend une couche de circulation; pouvant être déformée par les forces produites par la charge électrostatique, et une couche externe de migration incluant un premier matériau de marquage dans un premier matériau ramollissable. 5 9. Membre selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'il comprend encore un substrat adjacent à la couche de circulation. 10. Membre selon les revendications 8 ou 9, caractérisé en ce qu'au moins une couche de migration ou une couche de circulation est photoconductrice. 10 11. Membre selon l'une quelconque des revendications 8 à 10, caractérisé en ce qu'il comprend une couche protectrice sur ladite couche de migration. 12. Membre selon l'une quelconque des revendications 8 à 11, caractérisé en ce qu'il comprend encore une couche interne de 15 migration, intercalée entre la couche externe de migration et la couche de circulation. 13. Membre selon la revendication 12, caractérisé en ce que la couche interne de migration comprend un second matériau de marquage et le premier matériau ramollissable. 20 14. Membre selon la revendication 12 ou 13, caractérisé en ce qu'au mpins une des couches de migration ou de circulation est conductrice. 15. Membre selon l'une quelconque des revendications 8 à 14 caractérisé en ce que la couche de circulation comprend le matë- 25 riau incluant le matériau ramollissable. 16. Membre selon la revendication 12, caractérisé en ce que la couche interne de migration comprend des secondes particules de marquage d'une couleur différente de celle des premières particules de marquage de la couche externe de migration. 30 17. Membre de formation d'image développé caractérisé en ce qu'il comprend: - une couche externe de migration incluant un premier matériau ramollissable et de premières particules de marquage,puis - une couche de circulation, 35 - ce membre développé présentant une densité optique dif férente dans ces régions, où les particules de marquage ont migré et se sont assemblées en groupes espacés. 18. Membre selon la revendication 17, caractérisé en ce qu'il comprend encore une couche interne de migration, intercalée 40 entre la couche externe de migration et la couche de circulation 71 35575 26 2108231 incluant les secondes particules de marquage et où les groupes incluent les premières et secondes particules de marquage situées dans un ordre inverse par rapport aux couches externe et interne. 19. Méthode de fabrication d'un membre de formation d'image 5 caractérisée en ce qu'elle comprend: - la dissolution d'un matériau gélifiable dans un premier solvant, et l'application de la solution sur une surface d'appui, - 1'évaporation du premier solvant pour former une couche gélifiable. 10 - la dissolution d'un matériau ramollissable dans un second solvant, incapable de dissoudre le matériau gélifiable, - l'application de la solution de matériau ramollissable sur la couche gélifiable et 1'évaporation du second solvant; puis - l'addition de particules de marquage au matériau ramol-15 lissable pour former une couche de migration. 20. Méthode selon la revendication 19, caractérisée en ce que la phase d'addition comprend le mélange des particules de marquage de la solution de matériau ramollissable, antérieurement à la phase d'application. 20 21. Méthode selon la revendication 19, caractérisée en ce que la phase d'addition comprend la dispersion des particules de marquage au-dessus de la surface du matériau ramollissable, après application sur la couche gélifiable et 1'évaporation du second solvant, ainsi que l'accroissement de perméabilité du matériau 25 ramollissable y permettant l'encastrement des particules sous forme de couche. 22. Méthode selon l'une quelconque des revendications 19 à 21. caractérisée en ce qu'elle comprend encore la répétition de la seconde phase d'application et d'addition. 30