Ce matériel est destiné au transport entre plusieurs citations de curseurs ou cartouches contenant des objets de nature quelconque, mais le plus couramment, de documents. Les installations de ce type trouvent leur emploi aussi bien dans les administrations que dans les commerces ou industries. Elles relient entre eux des postes de travail qui peuvent sstre de nature très différente mais dont le fonctionnement nécessite la transmission de documents, de fiches, de dossiers, d'échantillons, objets divers, etc... On peut ainsi créer un réseau entre des services ou postes de travail. Les lignes peuvent & re établies en tous lieux, enterrées, immergées, en caténaires, en charpente, etc... Les curseurs peuvent Entre de formes et de dimensions très variables. Leur choix implique l'emploi de tube porteur de section et rayon de courbure correspondants et qui peuvent être de section géométrique quelconque, telle que cylindrique, carrée, ou rectangulaire, etc... On n'est pas limité dans les dimensions et poids transportables que par l'encombrement et la rentabilité de l'établissement d'une ligne. Les principes mis en oeuvre pour faire circuler des curseurs sont connus depuis le milieu du 19a siècle. On peut créer soit une surpression, soit une dépression, soit une combinaison de l'une et l'autre, en complément ou en alternance. Les différents matériels sur le marché utilisent, pour le plus grand nombre, la dépression, quelques uns la surpression, pouvant entre créées à l'une ou l'autre extrmmité, suivant le sens de marche. Dans les deux cas, des stations permettant ltexpédition et la réception sont placées sur le cheminement du tube, en chaule (en série), qui ainsi les traverse. Te curseur, partant de l'expéditeur parcourt la ligne, traverse les stations jus qu'à celle qu'il doit atteindre. Une palette rigide, généralement armée par un électro-aimsnt, placée dans une ouverture du tube oblige alors le curseur à sortir et il est reçu dans l'armoire. Ce dispositif est brutal, bruyant et détériore curseurs et stations. les stations, sont des armoires étanches comportant une porte montée sur charcièress souvent opaque, fermée par un loquet et verrouillée par un dispositif électrique, toujours fragile, mais nécessaire, pour interdire 1' ouver- ture pendant le fonctionnement. l'autres appareillages utilisent alternativement la dépression et la surpression à partir d'une seule extrémité de la ligne. Les stations sont alors placées en dérivation sur la ligne principale ; cela nécessite un dispositif d'aiguillage au-dessus de chaque station. Ces stations sont ouvertes, ce qui signifie que l'on aspire dans le local expéditeur, puis que l'on refoule dans le local destinataire. Cela suppose l'impossibilité de placer de tels appareils dans les locaux à atmos phère contrôlée (laboratoires, ordinateurs, etc..0) Eh outre, le curseur est obligé de parcourir un chemin souvent beaucoup plus long que la distance séparant les stations et un temps important est perdu pour le renversement de sens de marche. Les inconvénients sont à peu près identiques pour les installations qui utilisent alternativement dans les deux sens soit la surpression,-soit la dépression. L'invention décrite ici a pour but de construire un matériel évitant ces diffé rents inconvénients en supprimant en particulier - l'interposition d'un corps étranger sur le passage du curseur, - les chocs, bruits, destructions qui en découlent, - le soufflage ou l'aspiration dans les locaux, - l'encombrement et la fragilité de la porte à débattement extérieur, - les fermetures, tant mécaniques que verrouillages électriques, - nécessité d'appareils pour tube à droite, à gauche, horizontal, - tubes intérieurs souvent courbes et difficiles à raccorder à la ligne. Cette invention apporte, de surcroît, des avantages nombreux tels que - freinage pneumatique du curseur et sa sortie de ligne en douceur, - la suppression de tout mécanisme disposé sur le tube, Simplification et robustesse d'un mécanisme hors du tube, pouvant entre, le cas échéant, disposé dans une enceinte différente de la station, à une certaine dis tance, sans liaison avec le tube et le curseur. L'emploi d'une porte roulante, sans charnière. Verrouillage entièrement pneumatique, sans mélanisme ni commande électrique. La commande intégrale par boutons poussoir (ou cadran d'indexation, ou combinai sons analogues) télécommande incorporée, un ensemble monobloc avec clavier et signalisation, débrochable, interchangeable, sans coffret supplémentaire extérieur. Possibilité de réalisation par tous moyens de fabrication traditionnels ou mo dernes : menuiserie, galerie, plastique stratifié, injecté, moulé. Station iden tique pour tube à droite, à gauche ou horizontal ; dans ce dernier cas, elle peut être verticale, à plat ou en pupitre. Si nécessaire, elle peut être en cour be, mais le tube normalement est droit. Plusieurs stations en colonne sans verrouillage. La station peut avoir une forme prismatique, cylindrique, ovotide, etc... te présent brevet porte sur les éléments spécifiques d'une station utilisable sur une installation pouvant en recevoir un nombre quelconque. Armoire étanche comportant ou non une séparation pour le bloc de commande. Tube ouvert permettant l'introduction, la sortie ou le passage du curseur. Une ou plusieurs portes coulissantes étanches, transparentes, translucides ou opaques, s'éclipsant à l'intérieur de l'armoire. L'évent d'échappement actionné par un électro-aimant, ou tout autre dispositif convenable. Cet évent peut titre placé soit directement sur l'armoire, soit séparément et relié par une tubulure. Le bloc de commande. PrinciPe de fonctionnement - L'ensemble de la ligne et des stations est au repos, totalement étanchez Un groupe moto-ventilateur est placé à chacune des extrémités et permet de créer une surpression dans l'installation, d'une valeur convenable et dont les éléments de calcul sont parfaitement connus des hommes l'art. Pour obtenir le déplacement d'un curseur et son déchargement à une station déterminée on crée une fuite (par ouverture d'un évent) A la station destinataire et l'on met en route ensemble les deux surpresseurs. L'un des deux courants d'air entraine le curseur et l'autre, échappant par la fuite, sert d'amortisseur, puis les deux courants conjugués le chassent hors du tube. Pour obtenir ce résultut, la télécommande doit prévoir le maintien de la pression après que le contact de lecture d'arrivée ait été actionné par le passage du curseur. En outre une installation de ce type permet le changement de destination du curseur en cours de route, même si cela implique un retour en arrière. Ces appareillages sontd > stinés à réaliser des installations établies pour véhiculer des curseurs de diamètre et de longueur variables selon les cas déterminent dimensions et proportions. Au demeurant, leur établissement est lié à des critères esthétiques sans objet ici. Eh outre, tous matériels existants eu techniques et systèmes connus peuvent entre utilisés pour la réalisation des éléments constitutifs, selon les méthodes et outillages du réalisateur ou impératifs d'environnement. La vue éclatée de la station représente un exemple complet de réalisation tube à droite et par commodité on a enlevé un ctté de la façade, mais celle-ci n'est pas nécessairement démontable, bien que cela puisse faciliter l'équipement intérieur. Les circuits de commande et leur schéma ne font pas l'objet de la présente description. On devra tenir compte de leur encombrement et de la technique de réalisation pour coter les différents éléments. Les dimensions intérieures devront être suffisantes pour permettre s le logement de la porte, du tube traversant ainsi que tous dispositifs nécessaires au fonctionnement et accepter un nombre de cartouches arrivées, en attente, compatible avec le service exigé de l'installation. Les guidages de la porte, sont, par principe, symétriques. Réalisés en une ou plusieurs pièces, ils peuvent )être métalliques ou plastiques, par exemple, Ils sont formés 9 l'eaplacement des supports de porte pour-permettre l'àpplication parfaite de celle-ci sur le joint de façade et son décollement dès le début de l'ouverture. De plus, on assure ainsi le verrouillage effectif par la pression (proportionnelle à la surface de la porte) et il est alors impossible d'ouvrir à moins d'exercer un effort considérable incompatible avec l'emploi. L'ouverture de façade doit présenter une épaisseur suffisante et comporter un matériau ou profilé assurant un bon confort d'emploi. Un joint convenable assurera l'étanchéité de la porte. Cette ouverture peut avoir une forme quelconque : rectangulaire, circulaire ou ovale, par exemple. Le tube, normalement placd dans un angle de l'armoire afin de limiter l'encombrement, est généralement droit, sauf dans le cas où il est utile de placer la station en courbe ; dans ce cas, la convexité est dans l'angle et l'échancrure sur la concavité. la longueur de l'échancrure doit dtre supérieure à celle du curseur. La proportion varie selon la structure et la stabilité des curseurs et selon le rapport entre le diamètre et la longueur. On ne peut donner de formule précise mais la longueur normale de cette ouverture est de l'ordre de 1,05 à 1,10 fois celle de la cartouche. Ce tube traverse complètement la station et est laissé à 11 extérieur en attente soit mâle soit par un manchon ou emboîtage femelle, selon méthode habituelle de l'homme de 1 art avec le matériau de son choix. De plus, il doit être disposé de telle façon que sa lèvre inférieure (pour poste vertical) se trouve au-dessns du capitonnage d'une hauteur permettant le sto ckage des curseurs couchés sur le fond sans gêner le passage; Il est réalisé selon les techniques courantes, en une ou plusieurs pièces. La porte est constituée essentiellement d'un panneau qui peut être clan, dont les supports sont fixés sur les chants. Pour certaines réalisations spéciales on pourra préférer une charnière avec ouverture vers l'intérieur. Dans le cas d'ouverture vers l'extérieur on devra en revenir au joint à lèvre et au verrou traditionnel. Deux poignées, l'une à l'intérieur et l'autre è l'extérieur sont fixées sur la porte. On devra- tenir compte de la poignée extérieure pour établir le débattement de la porte. Elle peut Qtre très -simple, un simple prisme rectannulaire collé ou vissé, effort est très faible. Lorsqu'on voudra que l'évent fasse partie intégrante de la station, on aura intérêt à réduire son encombrement tout en conservant une section suffisante. Le système dit "en marguerite", bien connu permet un montage très plat et une grande ouverture pour une très faible course. La réalisation peut se faire à un nombre quelconque de pétales -selon la commande employée.On retiendra simplement que quel que soit le système retenu, il est bon que la surpression à l'intérieur de l'armoire renforce 1' étanchéité et que la liberté au repos permette une manoeuvre sans effort important. Tout autre système de clapet peut être adopté, sahs déroger, mais celuici permet un montage monobloc facile à incorporer aux renforcements de la structure de l'armoire et pouvant ttre monté sur l'une quelconque des faces selon les nécessités d'implantation de chaque station. Dans le cas où lion peut ou veut reporter ce clapet, la gamme de possibilités est très large et l'on n'a pratiquement plus de problèmes d'encombrement. On répond ainsi à tous les problèmes posés. On peut aussi utiliser un volet mobile sur charnière ou tout autre principe en veillant de préférence que la pression favorise l'4tanchdité. La liaison entre la station et ce clapet se fait par un tube de scetion convenable. Dans tous les cas on peut soit laisser échapper 1' évent directement ou reporter son refoulement dans une gaine technique ou u 1' extérieur. Qre la commande soit électique, électro-mécanique, électronique, peeumatique hydraulique ou tout autre procédé utilisable suivant l'état de la technique, on peut l'incorporer à la station ou la séparer. Dans l'état actuel nous préconisons une commande binaire dont la réalisation peut être assurée de différentes manières selon les méthodes et outillages du réa li ateur. On s'attachera particulièrement à réaliser : Préselection de la destination, Annulation, correction, signalisation de départ, d'arrivée, de présence, etc... Le croquis joint en une planche unique donne un exemple typique non limitatif de réalisation. REVENDICATIONS I - Appareillage destiné à l'établissement de ligne de transport pneumatique de curseurs en intercommunication totale par un seul tube reliant entre elles les stations étanches, de formes et dimensions appropriées au problème, pouvant assurer ltexpédition et la réception de ceux-ci. Caractérisé par l'utilisation dune surpression simultanée aux deux extrémités et la création d'une fuite à la station réceptrice assurant la sortie du curseur. II - Appareillage selon la revendication I caractérisé en ce qu'un dispositif de porte étanche intérieure est appliqué sur son joint souple par la surpression, Le montage de ladite porte e'effectuant sur des rails épousant la forme de la façade contre laquelle elle jointe parfaitement. III - Appareillage selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2 caractérisé par le fait que la porte étanche intérieure appliquée sur son joint souple par la surpression, Est montée sur charniEre placée sur l'un ou l'autre des cotés. Iv - Appareillage selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé par l'utilisation de deux ou plusieurs portes sur la même station. V - Appareillage selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé par un dispositif de aise à l'air libre de chacune des stations, ce dispositif étant pl"'oé en un point quelconque du poste et employant un clapet ou robinet de tppe connu quelconque commandé par un électro-aimant asservi à la télécommande. VI - Appareillage selon revendication V caractérisé par le fait que le dispositif de mise à l'air libre est reporté à ltextérieur de la station et lié à elle par une tuyauterie. VII - Appareillage selon l'une quelconque des revendications I à V caractérisé en ce que le dispositif d'éjection de la cartouche est réalisé en échancrure de tube libre de tout mécanisme. VIII Appareillage selon l'une quelconque des revendications I à V caractérisé en ce que le dispositif d'indexation de la destination par touches et signalisation visuelle ou sonore est constitué d'un ensemble monobloc débrochable.