La présente invention a pour objet un procé- dé de commande d'une caractéristique optique d'un ma- tériau. Elle trouve une application en opto-électroni- que, et principalement dans la commande de cellules à cristaux liquides utilisées notamment comme conver- tisseurs d'informations électriques en informations optiques, dans le traitement des images optiques en temps réel, dans la réalisation de filtres colorés pouvant servir notamment en télévision en couleur, et dans l'affichage analogique. Bien qu'elle s'applique à des matériaux de formes et de dimensions quelconques, l'invention con- cerne plus spécialement la commande d'un imageur com- prenant une cellule d'affichage constituée par un ma- tériau comprenant une pluralité de zones réparties en matrice, et intercalées dans un système dit à bandes croisées ou en terminologie anglo-saxonne, dans un système "cross-bar". De tels systèmes comprennent une première famille de 2 lignes d'électrodes parallèles et une deuxième famille de q colonnes d'électrodes pa- rallèles, les lignes et les colonnes étant croisées, une zone xiyj du matériau étant définie par la région de recouvrement entre la ligne xi (o i est un entier qui peut prendre toutes les valeurs comprises entre 1 et p) et la colonne y, (o i est un entier compris entre 1 et _). Les bandes formées par les lignes et les colonnes d'électrodes sont de nature telle qu'elles peuvent véhiculer des signaux appropriés à l'excitation du matériau. On connaît de nombreux dispositifs de ce genre qui utilisent par exemple comme matériau sensi- ble un film de cristal liquide, et pour lesquels l'ex- citation est électrique. L'invention s'applique par- ticulièrement bien à de tels dispositifs mais elle 249301.2 s'applique de manière plus générale à tout dispositif à bandes croisées comprenant un matériau dont une ca- ractéristique optique peut être modifiée à l'aide d'une excitation quelconque. Cette excitation peut être de nature électrique, comme pour les cristaux li- quides, mais aussi magnétique, thermique etc... Le ma- tériau peut être un corps solide ou liquide, amorphe ou cristallin. La caractéristique optique peut être une opacité, un indice de réfraction, une transparen- ce, une absorption, une diffusion, une diffraction, une convergence, un pouvoir rotatoire, une biréfrin- gence, une intensité réfléchie dans un angle solide déterminé etc... En dehors des cristaux liquides, on peut ci- ter comme matériau utilisable, par exemple les cris- taux comme le sulfure de cadmium qui présente une ban- de d'absorption dont le front peut être déplacé par effet thermique. Dans ce cas, la caractéristique opti- que commandable est l'absorption de lumière et l'exci- tation est un échauffement. On peut citer aussi le cas o la caractéristique optique est l'intensité de la lumière réfléchie par une membrane déformable et o ladite excitation est une force électrostatique. Un procédé de commande connu consiste par exemple dans le cas d'une cellule à cristaux liquides o l'excitation est de nature électrique, à appliquer sur la ligne xi une tension Vx sinusoïdale et sur les autres lignes une tension nulle et à appliquer sur les colonnes Y. des tensions V. sinusoïdales de même du- rée et de même fréquence que la tension Vx mais qui sont déphasées par rapport à celles-ci d'une quantité y i -Ce déphasage qii permet de faire varier l'intensi- té du signal à afficher, c'est-à-dire permet d'obtenir différents niveaux de gris. Un tel procédé de commande est décrit dans le brevet français n0 2 279 123 déposé le 6 février 1974 par le demandeur et intitulé "procédé de commande d'une caractéristique optique d'un maté- riau et imageur analogique mettant en oeuvre ledit procédé". Pour obtenir n niveaux de gris avec un tel procédé, il est nécessaire d'engendrer n tensions dif- férentes VYi Pour appliquer sur chacune des q colon- nes l'une des n tensions VYi sans les engendrer sur chaque microplaquette de circuit intégré (appelée com- munément puce), il est nécessaire d'utiliser n portes de transmission par colonne, soit q fois n portes, et de réaliser n connexions par plaquette. La présente invention a justement pour objet un procédé de commande permettant de remédier à ces inconvénients et permettant notamment de limiter le nombre de portes de transmission et le nombre de con- nexions, quel que soit le nombre de niveaux de gris à afficher, c'est-àdire de limiter la surface occupée par les connexions sur la microplaquette de circuit intégré et ce en dépit d'une augmentation du nombre de niveaux de gris. D'une manière générale l'invention concerne un procédé de commande d'une caractéristique optique d'un matériau intercalé entre deux électrodes atta- quées par des signaux d'excitation, caractérisé en ce que pour obtenir une excitation dudit matériau, on ap- plique sur lesdites électrodes une série de signaux élémentaires pendant des durées croissantes, chaque signal élémentaire étant soit égal à une constante, soit nul, l'ensemble de ces signaux élémentaires cons- tituant une décomposition de l'excitation désirée en une base donnée. De préférence lesdites durées croissent comme des puissances de deux, l'ensemble des signaux élémentaires constituant alors une décomposition en base deux de l'excitation désirée. Mais toute autre loi de progression de durée, correspondant à une autre décomposition de l'excitation est possible. Plus spécialement la présente invention est un procédé de commande d'un imageur matriciel compre- nant une cellule d'affichage constituée par un maté- riau comprenant une pluralité de zones réparties en matrice et intercalées entre une première famille de p lignes d'électrodes parallèles et une deuxième fa- mille de c colonnes d'électrodes parallèles, les li- gnes et les colonnes étant croisées, une zone xiYy étant définie par la région du matériau recouvert par la ligne xi, o i est un entier tel que 1 i p, et par la colonne y,, o j est un entier tel que l j q, caractérisé en ce que pour commander la zo- ne xiy, dudit matériau, on applique sur une ligne xi une première série de signaux à valeur moyenne nulle, ladite première série étant divisée en n fractions de temps différentes, de préférence telles que la kième fraction de temps soit égale à 2k l, o k est un entier tel que 1 k n et un intervalle de temps utile à l'excitation du matériau, et on applique sur la colonne y, une deuxième série de signaux à valeur moyenne nulle, ladite deuxième série étant également divisée en n fractions de temps telles que la kième fraction de temps de la deuxième série de signaux soit de même durée que la kième fraction de temps de la première série de signaux correspondante, ladite deu- xième série de signaux étant telle que pendant chaque fraction de temps, le signal de la deuxième série est soit en opposition de phase soit en phase avec le si- gnal de la première série correspondant. Selon un mode préféré du procédé de comman- de, chaque fraction de temps utile est suivie d'un temps mort lx pendant lequel aucun signal n'est appli- qué aux colonnes. Selon un autre mode préféré du procédé de commande, on commande simultanément les _ zones d'une même ligne xi en appliquant simultanément sur chaque colonne le signal de la deuxième série de signaux qui lui correspond. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront mieux de la description qui va suivre, donnée à titre purement illustratif et nul- lement limitatif. Pour plus de clarté la description se réfère à la commande d'une caractéristique optique d'un cristal liquide sous l'effet d'un champ électri- que appliqué. Comme on l'a indiqué plus haut, l'inven- tion est d'application beaucoup plus générale, mais ces dispositifs à cristaux liquides étant actuellement bien connus et largement utilisés, il est préférable d'effectuer la description sur cet exemple. La description se réfère aux dessins anne- xés, dans lesquels: - la figure 1 représente une vue éclatée en perspective d'une cellule à cristal liquide utilisant des électrodes à bandes croisées. - la figure 2 représente la forme des si- gnaux appliqués aux électrodes d'une cellule à bandes croisées. - la figure 3 représente schématiquement une partie des circuits de commande d'un imageur matri- ciel, selon l'invention. - la figure 4 représente schématiquement les signaux d'entrée et sortie appliqués sur les circuits de la figure 3. La figure 1 représente une cellule d'affi- chage à bandes croisées. Elle comporte deux parois 10 et 12, généralement transparentes, disposées de part et d'autre d'une cale d'épaisseur 14, en matériau iso- lant, définissant un volume 16 qui est occupé, lorsque 6 22493012 la cellule est montée, par le matériau dont on comman- de une caractéristique optique, par exemple un film de cristal liquide. Sur les parois 10 et 12 sont déposés deux systèmes d'électrodes constitués chacun par une série de bandes parallèles conductrices semi- transpa- rentes, notées xi pour les lignes et y, pour les co- lonnes. La surface utile du cristal liquide est ainsi décomposée en une mosaïque de zones correspondant aux zones de recouvrement des deux systèmes d'électrodes, chaque zone correspondant au recouvrement de deux ban- des xi et y,, et qui peut, de ce fait, être repéré par la notation xiy,. La sensibilisation d'une zone, c'est-à-dire la commande d'une caractéristique optique du cristal liquide contenu dans cette zone, s'effectue en appli- quant sur les électrodes xi et y. des tensions élec- triques qui entraînent l'apparition d'un champ élec- trique au sein du cristal liquide. On fait ainsi appa- raitre une image sur l'ensemble de la cellule en la définissant point par point et en sensibilisant les zones les unes après les autres selon des principes connus de commande séquentielle. La figure 2 illustre le procédé de commande de l'invention. Cette figure représente la forme des signaux appliqués sur la ligne xi et la colonne y pour sensibiliser la zone xiy, du matériau. Pour sensibiliser ladite zone xiyj, on ap- plique sur la ligne- xi une première série de signaux a divisée en n fractions de temps différentes telles que la kième fraction de temps soit égale à 2k-1 -, o k est un entier tel que 1 e k L n et un intervalle de temps utile à l'excitation au matériau et sur la co- lonne y, une deuxième série de signaux b ou c égale- ment divisée en n- fractions de temps telles que la iêème k fraction de temps de la deuxième série de si- gnaux soit de même durée que la kième fraction de temps de la première série de signaux correspondante. Les lignes non sélectionnées sont portées à un même potentiel qui reste identique pendant les n fractions de temps de la période d'adressage de la ligne xi (première série de signaux a). Pour chaque fraction de temps de la période d'adressage de la ligne xi, la colonne yj reçoit pen- dant la fraction de temps correspondante, soit un si- gnal b de même phase que celui qui est appliqué à la ligne xi, soit un signal c en opposition de phase par rapport à celui qui est appliqué sur ladite ligne. Chaque fraction de temps utile est suivie d'un temps mort g pendant lequel aucun signal n'est appliqué aux colonnes. Pendant ce temps mort on peut effectuer une commutation du signal b ou c sur la colonne y, de ième façon que la k fraction de temps dudit signal soit en phase ou en opposition de phase avec le signal a correspondant, suivant la caractéristique optique du matériau que l'on désire voir afficher sur l'imageur. L'affichage correspondant à la zone x1y, ré- sulte de l'accumulation de toutes les excitations suc- cessives, appliquées pendant chaque fraction de temps sur la colonne y,, et ce pendant toute la période d'adressage de la ligne xi. Le temps de décroissance de l'effet optique produit par l'excitation d'une ligne est suffisamment grand pour que l'ensemble de l'image soit affiché à la fin d'un balayage de toutes les lignes. Pour obtenir l'affichage de toute une ligne xi de l'imageur matriciel, on commande simultanément les _ zones de ladite ligne en appliquant simultané- ment sur chaque colonne le signal qui lui correspond. Dans un imageur utilisant une cellule à cristal liquide, par exemple du type nématique, le phénomène utilisé est l'orientation collective des mo- lécules dudit cristal parallèlement aux électrodes, lorsque ledit cristal est soumis à un champ électri- que. Le phénomène utilisé dans un tel imageur est dé- crit dans le brevet français n0 2 279 123, précédem- ment cité. Pour éviter toute perturbation dans le li- quide, due notamment à des transits d'ions, le signal d'excitation doit être à valeur moyenne nulle et de fréquence supérieure à une fréquence de relaxation des charges dans le liquide. Les signaux appliqués sur les électrodes présentent donc par exemple une forme rec- tangulaire (figure 2). Pour obtenir l'un des 2n niveaux de gris, on exploite successivement les n fractions de temps de la deuxième série de signaux. Chaque niveau de gris que l'on désire voir afficher sur l'imageur est codé en binaire. L'élément binaire de poids 1 noté dl, connu sous le nom anglo-saxon de bit, est exploité pendant la première fraction de temps, l'élément binaire de poids 2 noté d2 pendant la deuxième fraction de temps..., l'élément binaire de poids 2n-1 noté dn pen- dant la nième fraction de temps. L'excitation du matériau, notamment du film à cristal liquide, est obtenue lorsque les signaux ap- pliqués sur la ligne x. et la colonne y,, pendant une fraction de temps donnée sont en opposition de phase; cet état est représenté par l'élément binaire 1. En revanche lorsque les signaux appliqués sur ladite li- gne et ladite colonne, pendant ladite fraction de temps, sont en phase, il n'y a pas d'excitation du matériau; cet état est représenté par l'élément bi- naire 0. Sur la figure 2 on a représenté le signal d appliqué sur une colonne et correspondant au niveau de gris 7, codé en binaire 0111. Le signal appliqué sur la colonne et correspondants aux bits dl, d2, et d3 est en opposition de phase avec le signal de la ligne correspondante, pris comme reférence, tandis que le signal appliqué sur la colonne et correspondant au bit d4 est en phase avec le signal de ladite ligne. La figure 3 représente schématiquement une partie des circuits de commande d'un imageur matri- ciel, selon l'invention. Dans le mode de réalisation représenté sur cette figure, lesdits circuits permet- tent de commander 32 colonnes d'électrodes d'un ima- geur matriciel du type à cristaux liquides avec 16 niveaux de gris. Les moyens d'excitation séquentielle des 2 lignes, non représentés sur cette figure, peu- vent être constitués d'un oscillateur délivrant le si- gnal de référence commandé par une horloge définissant les séquences d'application dudit signal. Les circuits de commande des 32 colonnes de l'imageur matriciel sont constitués d'un premier jeu de quatre registres à décalage 21, 22, 23, 24 et d'un deuxième jeu de quatre registres à décalage 25, 26, 27, 28. Le fait d'utiliser deux jeux de registres per- met de "lire" l'un des jeux de registres pendant que l'autre est "écrit", ce qui permet d'augmenter la vi- tesse de traitement des informations et donc de l'af- fichage sur l'imageur matriciel. Chacun de ces huit registres comprend une entrée série, référencée D, par laquelle arrivent les informations correspondant aux quatre bits dl, d2, d3, d4, le bit dl étant relié à l'entrée D des registres 21 et 25, le bit d2 à l'en- trée D des registres 22 et 26 etc.., ainsi qu'une en- trée dite d'horloge référencée Cl et une entrée de commande HI à haute impédance. Les huit registres 21, 22... 28 compren- nent de plus, 32 sorties parallèles Sj, référencées Sj, pour le registre 21, Si2 pour le registre 22, avec j variant de 1 à 32, reliées chacune à un circuit /j (soit 30/1..... 30/32). Chaque circuit 30/j com- porte un inverseur 34 et deux portes de transmission 36, 38 à signal analogique. Les portes 36 et 38 comprennent respective- ment une entrée de commande 36/1 et 38/1 servant à mettre les portes en position 'passante" (porte 36) ou en position "non passante" (porte 38), une entrée de signal analogique (b ou c) 36/2 et 38/2 et une sortie de signal 36/3 et 38/3, ledit signal de sortie issu soit de la porte 36, soit de la porte 38 est envoyé sur la colonne yj correspondante. L'entrée 36/2 de la por- te 36 est connectée à 'La sortie de l'inverseur 34, lui même étant connecté à l'entrée du circuit 30/j. Le circuit de commande de l'imageur matri- ciel comprend, de plus, une première porte ET 40 à deux entrées, l'une recevant un signal d'horloge Cl0 et l'autre un signal d'horloge ClT et une sortie déli- vrant un signal HA appliqué aux entrées Cl du premier jeu de registres (21, 22, 23, 24) et une deuxième por- te ET 42 à deux entrées, l'une recevant un signal d'horloge Cl0 et l'autre un signal d'horloge ClT, dont la phase a été inversée au moyen d'un inverseur 44, et une sortie délivrant un signal MB appliqué aux entrées Cl du deuxième jeu de registres (25, 26, 27, 28). Le circuit de commande comprend encore un décodeur 46 à trois entrées, la première recevant le signal d'horloge ClT, la deuxième un signal d'horloge Cl1 et la troisième un signal d'horloge Cl2 et compor- tant 8 sorties délivrant 8 signaux h1, h2, h3, h4. h5, h6, h7, h8 appliqués respectivement aux registres 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27 et 28 et commandant l'entrée haute impédance HI desdits registres. On va maintenant décrire le fonctionnement du circuit de commande en se référant à la figure 4 sur laquelle on a représenté les différents signaux apparaissant à différents points dudit circuit. - les signaux d'horloge Cll, C12, sont envoyés sur le décodeur 46, - le signal d'horloge ClT est envoyé à la fois sur le décodeur 46, sur la porte 40 et sur l'in- verseur 44, - le signal d'horloge Cl0 est envoyé sur la porte 40 et sur la porte 42, - les signaux HA et HB sortant respective- ment de la porte 40 et de la porte 42 sont envoyés respectivement sur le premier et sur le deuxième jeu de registres, - les signaux hl, h2, h3, h4, h5, h6, h7, h8 issus du décodeur 46 sont envoyés respectivement sur l'entrée haute impédance HI des registres 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27 et 28. Selon l'invention, pour obtenir un niveau de gris donné sur la zone xiyj d'un imageur matriciel, on applique sur la ligne x. un signal a constitué de qua- tre séquences de durée 2k- l+ pour la kième séquen- ce. Le découpage en quatre séquences dudit signal est obtenu à l'aide des signaux d'horloges Cl1 et C12. Cette découpe est assurée par le niveau res- pectif des signaux Cl1 et Cl2. Le tableau ci-après illustre un exemple de découpage du signal de la ligne xi de l'imageur. Niveau du: Niveau du: Séquence: Durée de la signal Cl1: signal Cl2: séquence : sqe c 0 0: lère: +Il 1: 0: 2ème: 2 C+ 0: 1: 3ème: 4 4+ 1: 1: 4ème: 8 + 2 2493012 Comme on l'a vu précédemment chaque niveau de gris est codé en binaire sur quatre bits, dl, d2, d3 et d4. L'entrée des informations correspondant aux différents niveaux de gris à appliquer sur les 32 co- lonnes d'électrodes de l'imageur se fait en parallèle dans les quatre registres d'un même jeu, chaque regis- tre à décalage étant constitué de 32 cellules. Les registres 21 et 25 contiennent les informations cor- respondant au bit de poids faible dl,... les regis- tres 24 et 28 les informations correspondant au bit de fort poids d4. L'exploitation séquentielle des quatre bits dl, d2, d3 et d4 implique une "lecture" de façon sé- quentielle de chaque jeu de registres, comme décrit précédemment. La sélection du registre à "lire" est assurée par le décodeur 46, c'est-àdire qu'à tout instant sept registres parmi les huit ont leurs 32 sorties mises en haute impédance et le huitième assure la commande des 32 circuits 30/j. La sélection du re- gistre à "lire" est déterminée par les signaux d'hor- loge Cl1, Cl2 et CîT commandant le décodeur 46. Le signal ClT détermine le jeu de registres à "lire", Cl1 et Cl2 le registre parmi les quatre dudit jeu à "lire" (la 1ere séquence du tableau ci-dessus correspondant à la sélection -du registre 21 ou 25). Les signaux h1, h2... h8 issus du décodeur 46 correspondent à la commande d'un des huit registres. La "lecture" de l'un des registres du premier jeu a lieu lorsque le niveau du signal ClT est nul, la "lecture" de l'un des regis- tres du deuxième jeu a lieu lorsque le niveau du si- gnal ClT est non nul. * Le registre en position "lecture" assure la commande des 32 circuits 30/j. L'un des signaux analo- giques b ou c arrivant par l'entrée 36/2 ou 38/2 des portes 36 et 38 est transmis à la dite colonne suivant que les portes 36 et 38 sont en position "passante" ou "non passante". Par exemple, lorsque la porte 36 est en position "passante" et que la porte 38 est en posi- tion "non passante", c'est le signal b qui est trans- mis. Inversement lorsque la porte 38 est en position "passante" et que la porte 36 est en position "non passante", c'est le signal c qui est transmis. La com- mande des portes en position "passante" ou "non pas- sante", réalisée au moyen de l'inverseur 34, dépend du signal arrivant à l'entrée du circuit 30/j. Après avoir lu de cette façon les 4 registres d'un même jeu, le signal final reçu par la colonne y, est par exemple le signal d (figure 2) correspondant à l'affichage sur l'imageur du 7eme niveau de gris. L'utilisation de re- gistre à décalage à 32 cellules permet d'afficher si- multanément sur les 32 colonnes de l'imageur le niveau de gris qui lui correspond (affichage simultané d'une ligne de l'imageur). Le fait d'utiliser deux jeux de registres permet de "lire" l'un des jeux pendant que le deuxième est "écrit", c'est-à-dire que ce dernier enregistre les 32 informations de même poids (dl, d2, d3, d4) correspondant aux 32 colonnes de l'imageur. L'enregis- trement des informaLions est lié aux signaux d'horloge HA et HB envoyés respectivement sur le premier jeu et le deuxième jeu de registres. Le signal HA, fourni au premier jeu de re- gistres, est constitué par la superposition de deux signaux d'horloge au moyen de la porte Em 40, l'un étant le signal d'horloge Cl., l'autre le signal d'horloge ClT. De même, le signal d'horloge HB, fourni au deuxième jeu de registres, est constitué par la superposition de deux signaux d'horloge au moyen de la porte ET 42, l'un étant le signal d'horloge Cl(, l'autre le signal d'horloge ClT dont la phase a été inversée au moyen de l'inverseur 44. ç Chaque signal d'horloge HA ou HB commande le décalage collectif, dans les 32 cellules, des regis- tres correspondant auxdits signaux des 32 informations contenues dans ceux-ci. De ce fait le signal d'horloge Cl0 comporte, pendant toute la durée d'adressage des lignes et des colonnes d'électrodes de l'imageur autant d'impul- sions que les registres comportent de cellules, donc de sorties (par exemple 32 impulsions). Lorsqu'un jeu de registre est "lu", il ne reçoit pas de signal d'horloge INA ou HB, tandis que le deuxième jeu, en position "écriture", reçoit le signal d'horloge qui lui correspond. Si le signal d'horloge Cl, présente un ni- veau nul c'est le premier jeu de registre qui est "lu". En revanche, si le signal d'horloge ClT présente un niveau non nul c'est le deuxième jeu de registre qui est "lu". Il est à noter que la période du signal d'horloge ClT représente le double d'un temps d'adres- sage d'une ligne de l'imageur, le niveau zéro du si- gnal ClT correspond à l'adressage par exemple des li- gnes paires de l'imageur, le niveau un dudit signal aux lignes impaires. Le fait d'appliquer après chaque fraction de temps un temps mort li permet de commuter les diffé- rents signaux à appliquer sur les colonnes de l'ima- geur et en particulier permet la commutation ou non des portes 36 et 38 en préservant de la déformation le signal de commande desdites colonnes, déformation in- duite par la commutation desdites portes. Ceci permet en outre d'éviter l'existence d'une composante conti- nue. 2493012 REVENDICATIONS 1. Procédé de commande d'une caractéristi- que optique d'un matériau intercalé entre deux élec- trodes attaquées par des signaux d'excitation, carac- térisé en ce que, pour obtenir une excitation dudit matériau, on applique sur lesdites électrodes une sé- rie de signaux élémentaires pendant des durées croîs- santes,chaque signal élémentaire étant soit égal à une constante soit nul, l'ensemble de ces signaux élémen- taires constituant une décomposition de l'excitation désirée en une base donnée. 2. Procédé de commande selon la revendica- tion 1, caractérisé en ce que les durées pendant les- quelles sont appliquées les signaux élémentaires croissent comme les puissances de deux, l'ensemble des signaux élémentaires constituant alors une décomposi- tion en base deux de l'excitation désirée. 3. Procédé de commande selon la revendica- tion 1, d'un imageur matriciel comprenant une cellule d'affichage constituée par un matériau comprenant une pluralité de zones réparties en matrice et intercalées entre une première famille de p lignes d'électrodes parallèles et une deuxième famille de _ colonnes d'électrodes parallèles, les lignes et les colonnes étant croisées, une zone xiY, étant définie par la région du matériau recouvert par la ligne xi, o i est. un entier tel que 1 t i È p, et par la colonne yj, o j est un entier tel que 1 - j i q, caractérisé en ce que pour commander la zone xiY dudit matériau, on 3e applique sur la ligne xi une première série de signaux à valeur moyenne nulle, ladite première série étant divisée en n fractions de temps différentes et on ap- plique sur la colonne yj une deuxième série de signaux à valeur moyenne nulle, ladite deuxième série étant 16 2493012 galement divisée en n fractions de temps telles que la kième fraction de temps de la deuxième série de sig- naux soit de même durée que la kième fraction de temps de la première série de signaux correspondante, ladite deuxième série de signaux étant telle que pendant cha- que fraction de temps, le signal de la deuxième série est, soit en opposition de phase soit en phase avec le signal de la première série correspondant. 4. Procédé de commande binaire selon la re- vendication 3, caractérisé en ce que lesdites n frac- tions de temps différentes sont telles que la kiême fraction de temps soit égale à 2k-1, o k est un entier tel que l kA n et Vun intervalle de temps uti- le à l'excitation du matériau. 5. Procédé de commande selon l'une quelcon- que des revendications 2 à 4, caractérisé en ce que chaque fraction de temps utile est suivie d'un temps mort I pendant lequel aucun signal n'est appliqué aux colonnes. 6. Procédé de commande selon l'une quelcon- que des revendications 2 à 5, caractérisé en ce qu'on commande simultanément les g zones d'une même ligne xi en appliquant simultanément sur chaque colonne le si- gnal- de la deuxième série de signaux qui lui corres- pond. 7. Procédé de commande selon l'une quelcon- que des revendications l à 6, caractérisé en ce que les signaux sont des signaux rectangulaires. 8. Procédé de commande selon l'une quelcon- que des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que le matériau est un film à cristal liquide, lesdits si- gnaux d'excitation qui sont appliqués aux électrodes étant des tensions électriques.