La présente invention concerne un procédé de production de céramiques de masse volumique élevée, lesdites ceramiques trouvant une utilité particulière dans le domaine de l'électronique et de l'ingénierie électrique. Dans le domaine des céramiques en général, des efforts ont été faits et continuent a être faits dans le but de produire de façon efficace et économique des céramiques de masse volumique élevée. Les techniques les plus couramment utilisés comprennent généralement la préparation de poudres minérales qui sont tassées sous pression puis frittées. La préparation des poudres nécessite fréquemment un concassage, un broyage et un tamisage ; et souvent le frittage doit être effectué sous pression. Ces modes opératoires en plusieurs étapes qui nécessitent également des pressions élevées sont a la fois longs et coûteux.En conséquence, on continue a faire des efforts pour améliorer et simplifier le procédé de fabrication des céramiques, comme indique par les références suivantes qui constituent, semble-t-il, la technique antérieure la plus pertinente. Le brevet des E.U.A NO 3 903 230 décrit un procédé de production de céramiques à base de nitrure de silicium, par chauffage de poudres mélangées de nitrure de silicium, d'aluminium et de nitrure d'aluminium sous pression élevée ou sans pression. Cependant, la description indique que la masse volumique de la substance frittée est augmenté si l'on effectue le frittage sous pression, et le seul exemple de frittage en l'absence de pression donne une céramique assez poreuse. Le brevet des E.U. A NO 3 096 144 décrit un procédé de fabrication de filaments d'oxydes minéraux, par séchage d'une fine pellicule d'une dispersion colloldale d'un oxyde minéral pour obtenir des fibres poreuses de ce dernier que l'on fritte ensuite pour obtenir des fibres denses. Le procédé est évidemment limité à la production de filaments minéraux. Les brevets des E.U.A NO 3 278 263 et 3 778 373 décrivent le bioxyde de chrome ferromagnétique et 1oxyde de chrome ferromagnétique contenant du fer qui sont tous deux préparés par essentiellement le même procédé qui comprend la précipitation des oxydes de chrome à partir d'une solution aqueuse, puis le chauffage ou la calcination à 2000C-10000C. La production du produit final nécessite cependant une oxydation à une pression et une température élevées. Le brevet des E.U.A NO 3 826 755 décrit un procédé de précipitation de gels de divers oxydes métalliques; en complexant un ion métallique avec un polymère organique soluble dans l'eau, puis en faisant réagir avec l'ion hydroxyde. Les gels peuvent ensuite être séchés et calcinés. I1 semble que la présence des polymères organiques dans les gels permettraient la formation de céramiques essentiellement non poreuses, au cours de la cuisson. Le brevet des E.U.A NO 3 066 233 décrit des transducteurs ferritiques qui sont obtenus en mélangeant une poudre de ferrite broyée avec des liants, des agents gélifiants et des agents mouillants pour obtenir un gel épais que l'on aère ensuite, que l'on verse dans un moule et que l'on cuit. Le produit a une structure spongieuse à cellules. Le brevet des ,TJ,k N 3 992 497 décrit un procedé de frittage de poudres de nitrure de silicium, en lfabsence de pression, pour effectuer leur densification. Cependant, ce procédé exige que le nitrure de silicium et un adjuvant de frittage (MgO) soient -soumis à un procédé complexe de broyage par voie humide, séchés et pressés à sec dans un moule à 3500 kg/cm2, avant le fritte La demande de brevet française N 75 24 132 déposée le ler août 1975, fournit un procédé de préparation d'une céramique frittée, polycristalline et essentiellement non poreuse, qui consiste à faire reagir l'ion calcium avec 1' on phosphate dans un milieu aqueux à un pH environ 10-12, pour obtenir un précipité gélatineux d'un phosphate de calcium ayant un rapport molaire du calcium au phosphore compris entre le rapport molaire approximatif du calcium au phosphore dans lawhitlockite, c'est-à-dire 1,50, et celui existant dans l'hydroxy-apatite, c'est-à-dire 1,67 ; à séparer ledit précipité de la solution , à chauffer ledit précipité jusqu't une température d'au moins environ 10000C mais inférieure à celle à laquelle se produit une décomposition appréciable de l'hydroxyapatite ; et à maintenir ladite température pendant un temps suffisant pour effectuer le frittage et la densification essentiellement maximale du produit résultant. La présente invention concerne un procédé de production d'une céramique polycristalline dense comprenant de l'oxyde de magnésium, de l'oxyde ferrique, de l'oxyde d'aluminium et/ou une ferrite de formule MFe204où M est un metal divalent qui est le nickel, le zinc ou le cobalt, procédé qui consiste à faire réagir l'ion magnésium, l'ion ferrique, l'ion aluminium ou un rapport molaire 1:2 d'un ion métallique divalent M(II) et dation ferrique avec l'ion hydroxyde en milieu aqueux pour produire un précipité gélatineux de l'hydroxyde correspondant, de l'oxyde hydraté correspondant ou de leurs mélanges ; à séparer le précipité gélatineux de la solution; à chauffer le précipité gélatineux jusqu a une température d'au moins 10000C mais inférieure à celle à laquelle se produit une décomposition ; et à maintenir ladite température pendant un temps suffisant pour effectuer le frittage et la densification essentiellement maximale du produit résultant. Dans un mode de réalisation particulier du procédé précédent, il est fourni un procédé de production d'une céramique d'oxyde de magnésium polycristalline dense, qui consiste à faire réagir I'ion magnésium avec l'ion hydroxyde en milieu aqueux pour produire un précipité gélatineux d'hydroxyde de magnésium ; à séparer le précipité gélatineux de la solution ; à chauffer le précipité gélatineux jusqu'à une température d'environ 16000C ; et à maintenir ladite température pendant environ 6 à 60 heures. La céramique d'oxyde de magnésium obtenue est utile comme matériau isolant au point de vue électrique et thermique. Un autre mode de réalisation particulier du procédé précédent consiste en un procédé de production d'une céramique d'oxyde ferrique polycristalline dense, qui consiste à faire réagir l'ion ferrique avec l'ion hydroxyde en milieu aqueux pour obtenir un précipité gélatineux d'oxyde ferrique hydraté ; à séparer ledit précipité gélatineux de la solution ; à chauffer le précipité gélatineux jusqu'à une température d'environ 11000C ; et à maintenir ladite température pendant environ une heure. La céramique d'oxyde ferrique obtenue est utile comme abrasif industriel. Encore un autre mode de réalisation particulier du procéde précédent consiste en un procédé de production d'une céramique polycristalline d'oxyde d'aluminium qui consiste à faire réagir l'ion aluminium avec l'ion hydroxyde en milieu aqueux pour produire un précipité gélatineux d'oxyde d'aluminium hydraté ; à séparer le précipité gélatineux de la solution ; et à chauffer le précipité gélatineux à une température et pendant un temps suffisants pour effectuer le frittage et la densification essentiellement maximale. La céramique d'oxyde d'aluminium est utile dans la fabrica tion de lampes et de divers substrats électroniques. Dans encore un autre mode de réalisation particulier, on utilise le procédé précédent pour produire une céramique polycristalline dense de ferrite de formule MFe204 ou M est un métal divalent qui est le nickel, le zinc ou le cobalt, qui consiste a faire réagir un rapport molaire 1:2 d'un métal divalent M(II) et l'ion ferrique avec l'ion hydroxyde dans un milieu aqueux pour produire un précipité gélatineux comprenant M(OH)2 et de l'oxyde ferrique hydraté ; à séparer le précipité gélatineux de la solution; à chauffer le précipité gélatineux jusqu'à une température d'environ 10000C à 13O00C, et à maintenir ladite température pendant environ 1 à 3 heures. Les ferrites sont utiles dans la fabrication de mémoires d'ordinateurs, de dispositifs pour micro-ondes et d'aimants permanents. Ainsi, la préparation d'oxydes céramiques selon le procédé précédent est commodément effectuée en faisant réagir une solution aqueuse d'un sél métallique approprié, ou dans le cas desferrites d'un mélange 1:2 d'un sel de métal divalent et d'un sel ferrique avec une quantité essentiellement stoechiométrique d'hydroxyde d'ammonium ou de sodium. On sépare le précipité gélatineux résultant de la solution par des procédés appropriés, par exemple par centrifugation et décantation; on le lave à l'eau pour éliminer les impuretés solubles puis on le recueille par filtration sous vide. Si on le désire, la substance de type argile humide résultante peut être façonnée ou moulée pour obtenir une forme appropriée. On chauffe ensuite le produit humide jusqu'à la température de frittage, point auquel toute l'eau restante aura été éliminée et le produit transformé en oxyde anhydre. Ce dernier est ensuite maintenu à la température de frittage appropriée pendant un temps suffisant pour effectuer sa densification essentiellement maximale. Selon la nature du métal, la réaction avec l'ion hydroxyde en solution aqueuse fait précipiter l'hydroxyde métallique ou l'oxyde métallique hydraté. Ainsi, les ions magnésium, nickel, zinc et cobalt précipitent sous forme des hydroxydes alors que les ions fer (III) et aluminium précipitent sous forme des oxydes hydratés. En conséquence, un mélange 2:1 de l'ion fer (III) et d'un ion métallique divalent comme le nickel (II), le cobalt (II) ou le zinc (II), précipitent sous forme d'hydroxyde de métal divalent et d'oxyde ferrique hydraté. Par chauffage, ces précipités initiaux sont transformés en oxydes anhydres et enfin en oxydes céramiques comme suit ++ OH Mg Mg Mg(OH)2 . XH2O chaleur MgO frittave céramique de MgO Fe OH Fe2O3 . XH2O chaleur Fe2O frittage céramique de Fe2O3 Al+++ OH- Al2O3 . XH2O chaleur Al2O3 frittage céramique de A1203 M++ Fe+++ OH- M(OH)2 + Fe2O3 . XH2O chaleur MFe204 frittage céramique ded MFe204 vans ies reactions precèdentes, un quelconque sel soluble de magnésium, de fer (III), d'aluminium, de nickel (Il), de zinc ou de cobalt (II) peut servir de source de l'ion métallique correspondant, pourvu que les anions associés desdits sels se séparent facilement des Droduits précipités, ne s'incorporent pas dans les réseaux d'oxydes ou d'hydroxydes ou ne gênent pas d'une autre façon l'isolement du produit à l'état de pureté désiré. Par exemple, les sels que l'on peut utiliser comprennent le nitrate de magnésium, le chlorure de magnésium, l'acétate de magnésium, le nitrate ferrique, le chlorure ferrique, le sulfate de fer (III) et d'ammonium, le bromure ferrique, le nitrate de nickel, le chlorure de nickel, l'acétate de nickel, le nitrate de cobalt, le chlorure de cobalt, l'acétate de cobalt, le nitrate de zinc, le chlorure de zinc, l'acétate de zinc, le nitrate d'aluminium, le chlorure d'aluminium, l'acétate d'aluminium, etc... Comme sources d'ions hydroxyde, on peut utiliser l'hydroxyde d'ammonium et les hydroxydes de métaux alcalins. On verra évidemment que la nature de la source d'ions hydroxyde et la concentration de l'ion hydroxyde sont toutes deux des facteurs à considérer dans le procédé de la présente invention. Ainsi, l'utilisation d'un excès d'hydroxyde d'ammonium dôit être évitée avec les ions métalliques qui forment des complexes ammoniaqués stables, par exemple le zinc, le cobalt et le nickel; et il faut évidemment utiliser des quantités stoechiométriques de l'ion hydroxyde pour précipiter des ions métalliques comme l'aluminium, le zinc, et à un moindre degré le cobalt, qui forment des hydroxydes qui sont solubles dans un excès de base. Habituellement, il est commode d'isoler le produit partiellement séché avant le frittage. Ainsi, le produit humide peut être séché environ 250C-1000C pendant environ 10 à 60 heures ou jusqu'd ce que pratiquement toute l'eau occluse a été éliminée. Une séparation importante ou un craquage peuvent se produire au cours du séchage. Ceci peut être minimisé en déterminant soigneusement la température, l'humidité et la durée de séchage selon des techniques connues dans le domaine des céramiques, ou bien ajoutant de petites quantités de liants organiques à oxyde métallique fraîchement précipité, comme décrit précédemment pour l'hydroxy-apatite. I1 est important de maîtriser la vitesse et la durée du chauffage des oxydes partiellement séchés jusqu'à la température de frittage pour obtenir finalement des oxydes céramiques frittés exempts de craquelures. Ceci est évidemment particulièrement important dans la préparation de larges masses céramiques. Les conditions optimales pour un oxyde particulier sont facilement déterminées par lthomme de- l'art. Ainsi, par exemple, on introduit des échantillons partiellement séchés de ferrite de nickel, dans un four à 3500C et on les y maintient pendant une heure. On augmente la température jusqu'à 5000C à une vitesse de 1000C par heure puis à une vitesse de 2000C par heure jusqu'à une température de frittage finale de l'ordre de 1000 à 13000C. Le frittage donne une céramique de ferrite de nickel frittée essentiellement exempte de craquelures. La température et la durée du frittage dépendent évidemment des propriétés réfractaires d'un oxyde métallique donné. Ainsi, on fritte l'oxyde de magnésium à environ 16000C pendant environ 6 à 60 heures, de préférence environ 50 heures, alors que l'on fritte l'oxyde ferrique à environ 1100 C pendant environ 1 heure. Les ferrites sont frittées à une température comprise approximativement entre 1000 et 13000C pendant environ 1 à 3 heures, de préférence à environ 12000C-13000C pendant environ 3 heures. Bien que le présent procédé comme décrit précédemment dépende initialement de la formation d'un hydroxyde ou d'un oxvde hydraté insoluble dans l'eau, il est néanmoins possible de préparer les oxydes céramiques de métaux qui ne forment pas d'hydroxyde insoluble dans l'eau pourvu que lesdits métaux puissent être précipités à partir de solutions aqueuses sous forme de sels comme les carbonates ou les nitrates qui se transforment en oxydes correspondants pendant le procédé ultérieur de chauffage et/ou de frittage. En conséquence, fait partie du domaine de la présente invention un procédé de production d'une céramique polycristalline de titanate de baryum, qui consiste à faire réagir des quantités équimolaires d'ions baryum et titane (IV) avec l'ion carbonate et L'ion hydroxyde en milieu aqueux pour obtenir un précipité gélatineux comprenant du carbonate de baryum et du bioxyde de titane hydraté; à séparer le précipité gélatineux de la solution à a chauffer le précipité gélatineux à une température et pendant un temps suffisants pour transformer le précipité gélatineux en titanate de baryum, et à chauffer ledit titanate de baryum à une température et pendant un temps suffisants pour effectuer son frittage et sa densification pratiquement maximale. Le titanate de baryum est utile dans la fabrication de transducteurs piézoélectriques et de capacités. Comme sources d'ions baryum, titane (IV) et carbonate, on peut utiliser le chlorure de baryum, le nitrate de baryum, l'acétate de baryum, le tétrachlorure de titane, le tétrabromure de titane, le carbonate d'ammonium, etc... Les étapes de procédé, c'est-à-dire précipitation, isolement, chauffement et frittage, sont effectuées pratiquement de la même manière que décrit précédemment. Les oxydes céramiques tels qu'obtenus par le présent procédé peuvent être adpatés à une utilisation finale particulière ou transformés en un produit final par des procédés de fabrication classiques comme le moulage ou l'usinage. I1 est entendu que de petites quantités d'ingrédients supplémentaires bien connues dans le domaine, comme des pigments, des -liants, des adjuvants de frittage, etc..., qui facilitent la fabrication du produit final, peuvent être introduits dans les oxydes céramiques sans qu'on s'éloigne pour autant du domaine de l'invention. Ainsi l'incorporation de petites quantités de métaux supplémentaires, par exemple lithium, aluminium, indium, magnésium,cuivre, manganèse, bismuth, étain, etc..., dans les ferrites pour améliorer leurs propriétés électriques, est bien connue et fait partie du domaine de la présente invention. Les oxydes céramiques précédents ont des applications bien connues dans l'industrie, la science et la technologie et, quand on les prépare selon le procédé de cette invention, on les obtient de façon efficace et économique et ils possèdent des propriétés physiques bonnes à excellentes. Ainsi, les oxydes céramiques sont essentiellement non poreux avec des masses volumiques très proches de la masse volumique théorique. Des exemples types ont des densités de l'ordre de 95,5 à 99,4% de la valeur théorique. Les propriétés magnétiques de quelques céramiques de type ferrite brutes types indiquent la possibilité d'application de ces dernières dans le domaine de l'électronique. L'invention est illustrée par les exemples suivants qui cependant ne la limitent pas. Exemple il A un mélange agité contenant 5 g d'hydroxyde de magnésium dans 100 ml d'eau, on ajoute goutte à goutte suffisamment d'acide nitrique pour obtenir une solution limpide. On filtre la solution et on l'ajoute goutte à goutte en 10 minutes à 100 ml d'ammoniaque à 20 agitée. Une fois l'addition terminée, on poursuit l'agitation pendant 10 minutes supplémentaires. On recueille par filtration le précipité gélatineux résultant et on le chauffe 3 jours à 950C. On chauffe lentement jusqu'à 16000C le gâteau dur ainsi obtenu et on le maintient à cette température pendant 50 heures pour obtenir une céramique polycristalline translucide d'oxyde de magnésium ayant une masse volumique de 3,50 g/cm3. Le diagramme de diffraction des rayons X du produit est pratiquement identique à la norme ASTM pour l'oxyde de magnésium cubique. L'examen au microscope électronique révèle des dimensions de grains comprises entre 10 et 50 microns et certains pores fins ayant un diamètre d'environ 0,5 micron. Exemple 2 En suivant un mode opé-Tatoire similaire à celui décrit dans l'exemple 1 mais en utilisant un sel d'aluminium soluble dans l'eau, on obtient une céramique polycristalline d'oxyde d'aluminium. Exemple 3 On ajoute goutte à goutte en 10 minutes à 100 ml d'ammoniaque à 20% agité une solution contenant 30 g de sulfate de fer (III) et d'ammonium dodécahydraté dans 200 ml d'eau distillée. Une fois l'addition terminée, on poursuit l'agitation pendant 10 minutes supplémentaires. On recueille par filtration le précipité gélatineux résultant et on le sèche à l'air. On place le gateau séché dans un four électrique et on élève la température jusqu'à 12000C en deux heures, après quoi on laisse le four et son contenu se refroidir jusqu'à la température ambiante. On obtient une céramique polycristalline d'oxyde ferrique alpha ayant une masse volumique de 5,21 g/cm3. Le diagramme de diffraction des rayons X est pratiquement identique à la norme ASTM pour Fe203 alpha rhombohédrique.L'examen au microscope électronique révèle des dimensions -de grains comprises entre 4 et 10 microns et quelques pores fins ayant un diamètre d'environ- 0,4 micron. ~ Exemple 4 On réunit une solution contenant 29,1 g (0,1 mole) de nitrate de nickel hexahydraté dans 500 ml d'eau distillée et une solution contenant 80,8 (0,2 mole) de nitrate ferrique nonahydraté dans 750 ml d'eau distillée et on les ajoute rapidement'à 300 ml d'hydroxyde de sodium aqueux 3N vigoureusement agités. Une fois l'addition terminée, on poursuit l'agitation pendant 20 minutes supplémentaires On centrifuge le mélange 10 minutes à 2000 tours/ minute et on décante la liqueur surnageante. On met de nouveau le résidu en suspension dans 400 ml d'eau distillée et on centrifuge de nouveau 10 minutes à 2000 tours/minute. On décante la liqueur surnageante et on répète le processus. On met le résidu final en suspension dans 500 ml d'eau et on recueille le produit par filtration.On chauffe le gâteau de filtration résultant 12 heures à 800C, une heure à 3500C, de 3500C à 5000C à une vitesse de 100 C par heure puis à une vitesse de 2000C par heure jusqu'à une température finale de frittage de 12000C, température que l'on maintient ensuite pendant 3 heures pour obtenir une céramique polycristalline de ferrite de nickel, NiFeS04,ayant une masse volumique de 5,2 g/cm3. Le diagramme de diffraction aux rayons X est pratiquement identique à celui de la norme ASTM pour NiFe204 ayant une structure spinelle. Un examen au microscope électronique indique des dimensions moyennes de grains légèrement supérieures à 1 micron et quelques pores aux limites des grains.Le produit a une magnétisation à saturation de 221 gauss /cm3, une rémanence de 45 gauss /cm3 et une perméabilité de 0,28. Quand on effectue le frittage à 11000C pendant 3 heures, le produit résultant a une masse volumique de 4,93 g/cm , une magnétisation à saturation de 227 Gauss/cm3, une rémanence de 167 Gauss/cm3 et une perméabilité de 0,26. La dimension des grains est légèrement plus faible et les pores sont plus nombreux mais ont un diamètre plus faible. Une température de frittage de 13000C pendant 3 heures donne un produit ayant une masse volumique de 5,13 g/cm3, une magnétisation à saturation de 254 Gauss/cm3, une rémanence de 45 Gauss/cm3 et une perméabilité de 0,27. Exemple 5 On mélange une solution contenant 34,9 g (0,12 mole) de nitrate de cobalt hexahydraté dans 400 ml d'eau distillée avec une solution contenant 115,7 g (0,24 mole) de sulfate de fer (III) et d'ammonium dans 500 ml d'eau distillée. On refroidit à 50C les solutions réunies et on les ajoute rapidement à 360 ml d'une solution d'hydroxyde d'ammonium aqueuse 3N froide et vigoureusement agitée. On traite le mélange réactionnel selon le mode opératoire décrit dans l'exemple 3, ce qui donne une céramique polycristailine de ferrite de cobalt ayant une masse volumique de 4,99 g/cm3. Le diagramme de diffraction des rayons X est pratiquement identique à la norme ASTM pour Cote204 ayant une structure de spinelle. L'examen au microscope électronique révèle des dimensions de grains de 1 à 4 microns et quelques pores aux limites des grains. Le produit a une magnétisation à saturation de 398 Gauss/cm , une rémanence de 527 Gauss/cm3, une perméabilité initiale de 0,20 et une perméabilité maximale de 0,31. Quand on effectue le frittage à 11000C pendant 3 heures, la ceramique résultante est légèrement plus poreuse et a une masse volumique de 4,79 g/cm , une magnétisation à saturation à 410 Gauss/cm3, une rémanence de 877 Gauss/cm3, une perméabilité initiale de 0,11 et une perméabilité maximale de 0,29. Une température de frittage de 1300cl pendant 3 heures donne un produit ayant une masse volumique de 5,7 g/cm , une magnétisation à saturation de 497 Gauss/cm , une rémanence de 461 Gauss/cm3, une perméabilité initile de 0,11 et une perméabilité maximale de 0,29. Exemple 6 On réunit en agitant une solution contenant 22,0 g (0,1 mole) d'acétate de zinc dihydraté dans 250 ml d'eau distillée et une solution contenant 96,4 g (0,2 mole) de sulfate de fer (III) etd'ammonium dans 1 1 d'eau distillée, et on porte à pH 7 par addition d'ammoniaque concentrée. On alite la suspension sélat=neuse résultante une heure à la température ambiante puis on la centrifuge pendant 10 minutes à 2000 t/mn. On décante la liqueur surnageante et on met le résidu de nouveau en suspension dans de l'eau distillée et on centrifuge à nouveau pendant 10 minutes à 2000 t/mn. Après décantation de la liqueur-surnageante, on met le résidu en suspension dans de l'eau et l'on recueille le produit par filtration. On laisse le gâteau de filtration sécher à la température ambiante, puis on le chauffe une heure à 11000C, ce qui donne une céramique polycristalline essentiellement non poreuse de ferrite de zinc comme le mcntrentla diffraction des rayons X et l'examen au microscope électronique. On voit qu'en suivant un mode opératoire similaire à ceux décrits précédemment mais en utilisant des quantités appropriées d'un sel de baryum soluble dans l'eau, d'un sel de titane (IV) soluble dans l'eau, de carbonate d'ammonium et d'hydroxyde d'ammonium, on obtiendra une céramique polycristalline de titanate de baryum. REVENDICATIONS 1. Procédé de production d'une céramique polycristalline dense comprenant de l'oxyde de magnésium, de l'oxyde ferrique, de l'oxyde d'aluminium ou une ferrite de formule MFe2O4 où M est un métal divalent qui est le nickel, le zinc ou le cobalt, caractérisé en ce qu'on fait réagirl'ion magnésium , l'ion ferrique, l'ion aluminium ou un rapport molaire 1:2 d'un ion métallique divalent M(II) et d'ion ferrique avec l'ion hydroxyde en milieu aqueux pour produire un précipité gélatineux de 'hydroxyde correspondant, de l'oxyde hydraté correspondant ou d'un mélange de ces produits on sépare le précipité gélatineux de la solution ; on chauffe le précipité gélatineux jusqu'à une température d'au moins 1000 OC mais inférieure à celle à laquelle se produit une décomposition ; et on maintient ladite température pendant un temps suffisant pour effectuer le frittage et la densification essentiellement maximale du produit résultant. 2. Procédé selon la revendication 1, pour produire une céramique polycristalline dense d'oxyde de magnésium, caractérisé en ce qu'on fait réagir l'ion magnésium avec l'ion hydroxyde en milieu aqueux pour produire un précipité gélatineux d'hydroxyde de magnésium ; on sépare le précipité gélatineux de la solution ; on chauffe le précipité gélatineux jusqu'd une température d'environ 16000C ; et on maintient cette température pendant environ 6 à 50 heures. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'on chauffe le précipité gélatineux jusqu'à une température d'environ 16000C à une vitesse permettant d'obtenir une céramique pratiquement exempte de fractures. 4. Procédé selon la revendication 1, pour produire une céramique polycristalline dense d'oxyde ferrique, caractérisé en ce qu'on fait réagir l'ion ferrique avec l'ion hydroxyde en milieu aqueux pour produire un précipité gélatineux d'oxyde ferrique hydraté ; on sépare ledit précipité gélatineux de la solution ; on chauffe le précipité gélatineux jusqu'à une température d'environ 11000C ; et on maintient ladite température pendant environ une heure. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'on chauffe le précipité gélatineux jusqu'à environ 11000C à une vitesse efficace pour obtenir une Céramique pratiquement exempte de fractures. 6. Procédé selon la revendication 1, pour produire une céramique polycristalline dense de ferrite de formule Mye204, caractérisé en ce qu'on fait réagir un rapport molaire 1:2 d'un ion métallique divalent M(II) et d'ion ferrique avec l'ion hydroxyde en milieu aqueux pour produire un précipité gélatineux consistant en M(OH)2 et d'oxyde- ferrique hydraté ; on sépare le précipité gélatineux de la solution ; on chauffe le précipité gélatineux jusqu a une température d'environ 1000C à 13000C et on le maintient à cette température pendant environ 1 à 3 heures. 7. Procédé selon la revendication 6t caractérisé en ce qu'on chauffe le précipité jusqu'à une température d'environ 10000C à environ 13000C à une vitesse efficace pour produire une céramique essentiellement exempte de fractures. 8. Procédé selon la revendication 1, pour produire une céramique polycristalline d'oxyde d'aluminium, caractérisé en ce qu'on fait réagir l'ion aluminium avec l'ion hydroxyde en milieu aqueux pour produire un précipité gélatineux d'oxyde d'aluminium hydraté ; on sépare le précipité gélatineux de la solution ; et on chauffe le précipité gélatineux à une température et pendant un temps suffisant pour effectuer le frittage et la densification pratiquement maximale du précipité. 9. Procédé de production d'une céramique polycristalline dense comprenant du titanate de baryum, caractérisé en ce qu'on fait réagir des quantités équimclaires d'ion baryum et d'ion titane (IV) avec l'ion carbonate et l'ion hydroxyde en milieu aqueux pour produire un précipité gélatineux consistant en carbonate de baryum et bioxyde de titane hydraté ; on sépare le précipité gélatineux de la solution ; on chauffe le précipité gélatineux à une température et pendant un temps suffisant pour transformer le précipité gélatineux en titanate de baryum et on chauffe ce titanate de baryum à une température et pendant un temps suffisant pour effectuer son frittage et sa densification essentiellement maximale.