i 2119056 L'invention concerne un compteur électromécanique d'impulsions comportant deux aimants d'entraînement qui fonctionnent séparément et sont munis chacun d'une armature pivotante, chaque armature étant reliée par l'intermédiaire d'un organe d'avancement 5 à une roue dentée menante d'un différentiel dont la roue menée est reliée fonctionnellement à une roue porte-chiffres. Des compteurs d'impulsions de ce genre sont déjà connus. Dans le brevet allemand n°l 149 190, par exemple, est décrit un compteur d'impulsions qui présente deux électro-aimants d'entraîné-10 ment pouvant être excités indépendamment l'un de l'autre. Chaque aimant exerce une force magnétique, lorsque sa bobine est excitée, sur une armature articulée de manière à pouvoir pivoter par rapport à la culasse du dit aimant d'entraînement,ce qui fait que la dite armature pivote d'une course définie en direction 15 de la surface frontale du noyau de la bobine. Une fois que le courant électrique d'excitation est coupé, la dite armature est à nouveau attirée à sa position de repos par un ressort de rappel Les armatures agissent chacune séparément sur un organe d'avancef-ment qui est en liaison fonctionnelle avec une roue dentée menan-20 te d'un différentiel. Dans l'exemple d'exécution décrit dans le brevet cité, les roues d'entraînement sont disposées en ligne et sont conjointement en liaison fonctionnelle, par l'intermédiaire d'un différentiel, avec une roue menée dont la couronne dentée engrène un pignon de transmission qui transmet le mouvement de 25 rotation à une première roue porte-chiffres. Si l'une des deux bobines d'aimant est parcourue par un courant électrique, l'armature correspondante effectue un mouvement de pivotement qui est transformé en un mouvement de rotation de la roue dentée menante correspondante par l'intermédiaire de l'or 30 gane d'avancement. La roue menante respective agit sur le différentiel qui engrène avec une couronne dentée de la roue menée. Le sens de rotation de la roue menée est déterminé par le sens de rotation de la roue menante. Lorsque l'autre aimant d'entraînement est excité, si le sens de rotation de-la deuxième roue 35 menante est convenablement choisi, la roue menée du différentiel peut être mise en rotation en sens opposé de sorte que lorsqu'une impulsion de comptage est appliquée simultanément aux deux bobines d'aimant, la roue menée ne tourne pas. La roue porte-chiffres n'avance pas non plus. Bien entendu, en inversant alors convena- * bad 71 46386 2 2119056 blement le sens d'entraînement d'une des roues menantes, il est possible aussi de faire en sorte que le différentiel assure une addition des deux rotations. En pareil cas, si les aimants d'entraînement étaient excités simultanément ou successivement, 5 une double impulsion serait enregistrée et la roue porte-chiffres avancerait de deux pas. Dans la plupart des constructions connues de compteurs d'impulsions de ce genre, plusieurs roues porte-chiffres sont montées en ligne de manière à pouvoir tourner sur un axe commun et les 10 différentes roues porte-chiffres sont en liaison fonctionnelle entre elles par des pignons de transmission. Mais dans bien des cas, il est désirable qu'une seule décade soit "affichée" de sorte que toutes les autres roues porte-chiffres peuvent être dissimulées. C'est en particulier le cas lorsqu'un tel compteur d'im-15 pulsions doit servir de compteur d'extraction pour mémoires électriques. Mais également dans la technique de mesure numérique, de tels compteurs à" décades isolées sont utilisés. L'invention a pour but de donner à un compteur d'impulsions du genre ci-dessus, constituant un compteur à décade isolée* une 20 structure telle qu'en utilisant un petit nombre de pièces et en supprimant le pignon de transmission qui établit la liaison entre la roue menée du différentiel et la première roue porte-chiffres, on obtienne une construction resserrée et compacte de la partie indicatrice et donc du compteur d'impulsions, ce qui vise aussi 25 à permettre l'alignement de plusieurs compteurs d'impulsions sans qu'il en résulte un tableau de chiffres manquant d'homogénéité. Selon l'invention, ce problème est.résolu par le fait que la roue menée du différentiel' constitue une roue porte-chiffres. Ainsi, il est superflu de fabriquer et de monter une roue por-30 te-chiffres séparée et de prévoir un pignon de transmission destiné à établir la liaison entre la roue menée du différentiel et la roue porte-chiffres. Par suite, la fabrication du compteur d'impulsions est particulièrement simple et peu coûteuse. En même temps, on obtient une construction resserrée "de la décade isolée. 35 Etant donné que lorsque de tels compteurs d'impulsions sont utilisés comme compteurs d'extraction pour mémoires électriques ou comme mémoires mécaniques, plusieurs compteurs d'impulsions disposés à la suite les uns des autres doivent former un ensemble et qu'il s'agit d'obtenir un tableau compact de chiffres non es- 71 46386 2119056 ,, icés, il eut encore prévu selon l'invention que la toue m&ïiërs ûv: différentiel porte un tambour porte-chiffres. Par sa surface latérale, sur laquelle sont gravés les différents caractères chiffrés, ce tambour peut recouvrir une seule des dentures d'entrai-5 nement du différentiel ou les deux. Mais il est avantageux que la surface latérale du tambour chiffré s'applique par dessus le différentiel de façon telle que celui-ci soit protégé contre l'encrassement possible. Pour assurer une structure symétrique de l'ensemble du compteur 10 d'impulsions de façon telle que les organes d'actionnement, tels que les organes d'avancement et les aimants d'entraînement, puissent être de structure uniforme pour les deux groupes d'organes d'actionnement, l'invention prévoit encore que les roues menantes soient disposées de part et d'autre du différentiel sur lequel 15 est posé le tambour porte-chiffres. Un avantage particulier d'un compteur d'impulsions conçu selon l'invention réside dans le fait que dans le comptage d'impulsions électriques, en partant de la position zéro d'une roue porte-chiffres décadique, n'importe quel nombre au sein de la décade 20 peut être indiqué par cinq pas au maximum. Par exemple, pour indiquer le chiffre "8", dans un compteur d'impulsions classique, il faut fournir à la bobine d'aimant une série de huit impulsions distinctes. Ainsi, tous les organes indicateurs et d'entraînement sont actionnés huit fois. Par contre, avec un compteur d'impul-25 sions conçu selon l'invention - dans la mesure où un mode de fonctionnement en soustraction des aîmants d'entraînement est assuré, par l'intermédiaire du différentiel, par un sens de rotation correspondant des roues dentées menantes, ce qui veut dire que les organes d'avancement des deux aimants d'entraînement agissent 30 sur les roues dentées menantes correspondantes de façon telle que l'une des roues dentées menante donne à la roue dentée menée, par l'intermédiaire du différentiel, un autre sens de rotation que la deuxième roue dentée menante - il suffit qu'une série de deux impulsions électriques soit transmise à-l'aimant d'entraîne-35 ment qui assure la soustraction. Au lieu de huit pas, il ne faut dans ce cas que deux pas pour indiquer le chiffre désiré. Ainsi, un tel compteur d'impulsions peut fonctionner notablement plus vite que des compteurs d'impulsions connus à décade isolée. Un exemple d'exécution de l'invention est décrit plus précisé- "MD original^ 71 46386 4 2119056 ment ci-après en se référant au dessin annexé dans lequel : la figure 1 montre en coupe un différentiel comportant deux roues dentées menantes et un tambour porte-chiffres porté par la roue dentée menée du différentiel, et 5 la figure 2 montre en élévation la décade isolée représentée en coupe sur la figure 1. Aux figures 1 et 2, est représentée une décade isolée d'un compteur d'impulsions qui peut être entraîné simultanément suivant le mode de soustraction ou suivant le mode d'addition sous l'action 10 de deux aimants d''entraînement - non représentés - pouvant être excités indépendamment l'un de l'autre. La décade isolée se compose de deux roues dentées menantes 1 et 2, la première roue dentée menante 1 étant emmanchée fermement sur une douille de palier 3 qui est disposée de manière à pouvoir tourner sur un axe 4. A 15 l'autre extrémité de la douille de palier 3 est montée, libre en rotation, la deuxième roue dentée menante 2 qui est munie, du côté tourné vers la-première roue dentée 1, d'un disque 5 qui porte deux goujons 6a et 6b. Les goujons 6a et 6b, en partant du disque 5, s'étendent parallèlement à l'axe 4 vers la première roue 20 menante 1. Sur chacun des goujons 6a et 6b est monté, libre en rotation, un satellite 8 présentant deux couronnes dentées différentes 7a et 7b de même pas, la grande couronne dentée 7a engrènant avec une couronne dentée 9 de la douille de palier 3. Sur la douille de palier 3 est disposée, libre en rotation, entre 25 la couronne dentée 9 et la roue dentée menante 1 solidaire de la dite douille, une roue menée 10 qui présente, du côté opposé à la première roue menante 1, une couronne dentée 11 qui engrène avec les couronnes dentées 7b des deux satellites 8. Sur la périphérie de la roue menée 10 est disposé un tambour porte-chiffres 30 12 dont la paroi latérale s'étend par dessus les satellites 8 et le disque 5 de telle sorte qu'il affleure la face du disque 5 tournée vers la deuxième roue menante 2. Etant donné que le disque 5 présente un diamètre extérieur peu différent du diamètre intérieur du tambour porte-chiffres 12, les grains de poussière et 35 autres impuretés ne peuvent pénétrer à l'intérieur du différentiel et ainsi bloquer le différentiel et diminuer sa longévité. Sur la surface latérale extérieure du tambour porte-chiffres sont gravés les caractères numériques 0 à 9 qui peuvent aussi être remplacés par d'autres caractères numériques ou d'autres bad original 71 46386 5 2119056 symboles. Les caractères numériques, dans 1*exemple d'exécution représenté, sont sous la forme de chiffres lisibles, mais ils peuvent aussi être sous la forme de chiffres destinés à l'impression. 5 Si la première roue dentée menante 1 (vue sur le dessin dans le sens de la flèche axiale) tourne dans le sens indirect sous l'action d'un organe d'avancement, les satellites 8 sont mis en rotation en sens opposé par les couronnes dentées 9 et 7a qui engrènent entre elles et, étant donné que le disque 5 est immobilisé 10 par le fait que la deuxième roue menante 2 est arrêtée par l'organe d'avancement correspondant, les satellites entraînent la roue dentée menée 10, par l'intermédiaire des dentures coopérantes 11 et 7b, dans le même sens de rotation que la roue menante 1. Dans ce cas, dans l'exemple représenté, lorsque la première roue 15 dentée menante 1 avance d'un pas, le chiffre "1" apparaît après le "zéro" dans une fenêtre, non représentée, du boîtier du compteur d'impulsions. Si l'organe d'avancement entraîné par le deuxième aimant d'entraînement agit sur la deuxième roue dentée menante 2 de telle sorte que, toujours vue dans le sens de la flè-20 che axiale, celle-ci est mise en rotation dans le sens direct, à chaque pas les satellites 8 montés de manière à pouvoir tourner sur le disque 5 roulent sur la couronne dentée 9 de la douille de palier 3 qui elle, est maintenue par le premier organe d'avancement par l'intermédiaire de la première roue menante. 25 Ce mouvement est transmis par les couronnes dentées 7b des satellites 8 à la roue menée 10. Cela est seulement possible par un choix approprié du rapport de démultiplication entre la roue menante 2 et la couronne dentée 11 de la roue menée 10. Ainsi, pour indiquer le chiffre "9", il suffit d'exciter le deuxième aimant 30 d'entraînement qui assure la soustraction et le chiffre 9 apparaît au lieu du chiffre zéro dans la fenêtre de lecture du compteur d'impulsions. Si l'on inverse l'un des sens de rotation des roues dentées me-mantes 1 ou 2, les mouvements de rotation des deux roues dentées 35 d'entraînement 1 et 2, dans le cas d'actionnement simultané ou successif, sont transmis en s«additionnant par les organes d'avancement, à la roue menée 10 du différentiel. Mais le cas d'utilisation le plus fréquent est celui où les deux roues dentées menantes fonctionnent "en soustraction" par l'intermédiaire du 71 46386 6 2119056 différentiel. Grâce à la disposition avantageuse des différents éléments d'une roue porte-chiffres de ce genre avec différentiel et à la disposition bilatérale des deux roues dentées menantes 1 et 2, 5 il devient possible, avec une construction très petite, d'aligner plusieurs de ces décades isolées sans obtenir un tableau de chiffres étiré. Chacune de ces décades peut être commandée séparément par une mémoire ou un poste de mesure. Les avantages donnés par la commande individuelle de chaque décade sont connus depuis 10 longtemps et sont appliqués principalement dans les compteurs à décades isolées en combinaison avec des calculatrices électroniques, ou comme mémoires intermédiaires mécaniques. Le compteur d'impulsions conçu selon l'invention offre, par rapport aux compteurs d'impulsions connus, le grand avantage que par 1'utilisais tion du complément d'une série d'impulsions, il peut fonctionner plus rapidement. Il est clair que l'invention n'est pas seulement limitée à l'exemple d'exécution représenté. Le tambour porte-chiffres peut avoir une largeur quelconque et, si l'on donne une structure ap-20 propriée aux organes d'avancement, il peut aussi couvrir les roues dentées menantes. En outre, il n'est pas nécessaire que, comme dans l'exemple représenté, le différentiel soit disposé avec sa roue menée entre les deux roues menantes, et les deux roues dentées menantes peuvent aussi être disposées d'un même côté du dif-25 férentiel. Cela ne nuit pas au fonctionnement du dispositif. Mais pour pouvoir donner une forme symétrique aux organes d'avancement et aux aimants d'entraînement, il est avantageux de donner à la décade isolée une forme conforme à l'exemple d'exécution décrit. bad original H 46386 7 2119056 REVENDICATIONS 1) Compteur électromécanique d'impulsions comportant deux aimants d'entraînement fonctionnant séparément et munis chacun d'une armature pivotante, chaque armature étant reliée par l'in- 5 termédiaire d'un organe d'avancement à une roue dentée menante d'un différentiel relié fonctionnellement à une roue porte-chiffres par une roue menée, compteur caractérisé en ce que la roue menée du différentiel constitue une roue porte-chiffres. 2) Compteur d'impulsions selon la revendication 1, caractérisé 10 en ce que la roue menée du différentiel porte un tambour porte- chiffres. 3) Compteur d'impulsions selon la revendication 2, caractérisé en ce que la paroi latérale du tambour porte-chiffres s'étend par dessus le différentiel. 15 4) Compteur d'impulsions selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la roue menée constituant une roue porte-chiffres est disposée, avec le différentiel, entre les deux roues dentées menantes.