L'invention a pour objet une machine pour le traitement des cabosses de cacaoyer et plus particulièrement une telle machine permettant d'ouvrir et de vider les cabosses de cacaoyer pour en retirer les fèves de cacao. Elle vise, notamment, une telle machine conçue pour le traitement des cabosses sur les plantations meme où est récolté le cacao. Jusqu'à présent, les cabosses de cacaoyer sont ouvertes manuellement, les cabosses étant cassées à coups de machette ou en frappant deux cabosses l'une contre l'autre. Cette méthode primitive et dangereuse rend les conditions de travail extrêmement pénibles pour les ouvriers et, outre sa lenteur, est d'un mauvais rendement en raison du grand nombre de manipulations nécessaires. C'est un but de l'invention de fournir une machine pour ouvrir et vider les cabosses de cacaoyer qui permette une mécanisation des opérations de traitement, qui facilite les manipulations nécessaires et qui,en outre, élimine les dangers de blessures inhérents aux méthodes actuellement mises en oeuvre. C'est également un but de l'invention de fournir une telle machine à rendement élevé, qui permette de faciliter, de manière importante, le travail de traitement et de préparation des fèves de cacao à partir des cabosses de cacaoyer. L'invention sera bien comprise par la description qui suit, faite à titre d'exemple et en référence au dessin annexé dans lequel - la figure 1 est une vue schématique illustrant la constitution d'une machine selon l'invention - la figure 2 est une vue en coupe longitudinale de la machine - la figure 3 en est une vue en coupe transversale ; et - la figure 4 est une vue de détail montrant le montage de tamis et de bras de battage. Le châssis 1 (figure 2) de la machine est prévu pour reposer directement sur le sol d'un bâtiment industriel ou, en variante, est muni de roues pour son transport sur le lieu de récolte. Sur le chassis 1 est fixé un moteur 2 à caractéristiques appropriées relié à un réducteur de vitesse 4, pour le réglage de la vitesse de fonctionnement, par un accouplement hydraulique 3 pour la mise en marche à vide. Du réducteur 4 est issu un arbre 5 qui s'étend sur toute la longueur de la machine et qui est porté, à ses extrémités, par des coussinets d'assise~6 et 7. L'arbre 5 commande le mouvement de rotation d'un tambour longitudinal 8 (figure 4) constitué par des anneaux 9 régulièrement-espacés et des renforts longitudinaux 10 réunis par des bras 11 à des frettes 12 disposées le long de l'arbre 5. Le nombre de bras 11 peut entre identique à celui des renforts ou etre différent et les positions des bras peuvent coin- cider ou non avec les positions desdits renforts. Sur la carcasse d'anneaux et de renforts sont montés des toiles métalliques, tamis ou tôles perforées 13, munis de profilés d'extrémité 14 en équerre de façon à envelopper totalement la carcasse, les extrémités des toiles métalliques, tamis ou tales étant réunies par les profilés d'extrémité 14 pour former une enveloppe à section circulaire fixée sur les anneaux 9 et les renforts lo. En raison des interstices présentés-par les anneaux 9 et du fait que l'enveloppe n'est pas en une seule tale métallique continue, celle-ci ménage des ouvertures de diamètres différents, de sorte que la première partie de tamis, montrée en 15 sur la figure 2, permet le passage de petits morceaux d'écorce de cabosse interdit le passage des fèves de cacao qui sortent à l'extérieur de la machine par des parties suivantes du tamis. Les bras 11 qui réunissent l'arbre 5 à la carcasse du tambour ont une partie 16, figure 4, inclinée pour provoquer l'avancement de la masse formée par les écorces de cabosses et les fèves vers la sortie 17, chaque bras présentant en outre un organe de battage 18 orienté radialement vers l'intérieur pour remuer la masse afin d'éviter un bourrage de celle-ci ; les brides 14 d'extrémité sont munies à l'extérieur de raclettes longitudinales 19 qui, au cours de la rotation du tambour 8, parcourent un collecteur 20 où l'on recueille, par l'effet de séparation de parois 21, les écorces et les fèves qui, entraînées par les raclettes (voir figure 3), tombent dans un réceptacle 22. Les cabosses sont introduites dans la machine par une trémie 23 et sont reprises par les godets 24 d'un élévateur 25 qui les amène, par un conduit 26, sur des rouleaux destinés à les casser. Ces rouleaux constituent un train entraîné en mouvement à partir de l'arbre 5, au moyen d'un pignon de chaîne 27 solidaire dudit arbre qui transmet le mouvement de rotation à un rouleau inférieur 28 à partir duquel, par une transmission appropriée, ledit mouvement est transmis à un rouleau supérieur 29 et de là, par une transmission à engrenages appropriée 30 à un second rouleau supérieur 31. A partir du rouleau 31 le mouvement est transmis, d'une part, à l'élévateur 25 à godets 24 et, d'autre part, à un second rouleau inférieur 32 situé à même hauteur que le rouleau 28 mais animé d'un mouvement de rotation en sens inverse et à vitesse différente de celle du rouleau 28. Tous les rouleaux présentent des surfaces latérales externes à saillies longitudinales et radiales pour briser les cabosses afin de libérer les fèves qu'elles contiennent. Le bris des cabosses se produit lorsque celles-ci tombent sur les rouleaux 29 et 31 au-dessous desquels sont disposées, en forme d'entonnoir, des raclettes 33. Outre leur action de nettoyage des surfaces de rouleaux 29 et 31, lesdites raclettes guident les cabosses sur les rouleaux inférieurs 28 et 32 auxquels sont associées des raclettes de nettoyage 34, la rotation en sens opposé des rouleaux 28 et 32 provoquant un bris complet des cabosses qui tombent sur une butée 35 séparant les écorces des fèves. Celles-ci, guidées par un conduit 36, sont alors amenées au tambour de criblage 8. REVENDICATIONS 1. Machine de traitement de cabosses de cacaoyer, notamment pour ouvrir lesdites cabosses en vue de recueillir les fèves de cacao qu'elles contiennent, caractérisée en ce qu'elle comprend un moteur d'entrainement transmettant son mouvement, au moyen de bras présentant une partie inclinée, à un tambour constitué par une carcasse d'anneaux et de renforts longitudinaux sur lesquels sont montés des tamis à diamètres de trous différents dont l'un permet le passage des fragments d'écorces de cabosses mais interdit le passage des fèves qui sortent par un autre tamis sur un collecteur semi-circulaire inférieur, chacun des bras étant muni d'un organe de battage dirigé radialement vers l'intérieur du cylindre pour remuer la masse d'écorces de cabosses et de fèves au cours du mouvement de ladite masse vers la sortie du tambour, ladite avance étant commandée par la partie inclinée des bras et les brides d'extrémités de chaque tamis étant munies de raclettes qui parcourent le collecteur semi-circulaire pour pousser son contenu vers des réceptacles de collecte. 2. Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comprend, pour briser les cabosses, deux jeux de rouleaux à saillies longitudinales et radiales, un des rouleaux inférieurs étant entraîné à partir de l'arbre de mise en rotation du tambour, la rotation de ce premier rouleau étant transmise, par une seconde transmission, à un rouleau supérieur de plus grand diamètre dont le mouvement est transmis, d'une part, à un second rouleau supérieur analogue et, d'autre part, à un élévateur à godets qui transporte les cabosses d'une trémie d'entrée vers lesdits rouleaux supérieurs, le mouvement de rotation du second rouleau supérieur étant également transmis à un second rouleau inférieur qui tourne dans le sens opposé à celui du premier rouleau, des raclettes coopérant avec lesdits rouleaux inférieurs et supérieurs pour leur nettoyage et une butée disposée sous les rouleaux inférieurs provoquant la séparation des écorces de cabosses et des fèves qui sont acheminées, par un conduit, dans le tambour rotatif. 3. Machine selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les rouleaux inférieurs, plus proches l'un de l'autre que les rouleaux supérieurs, sont entraînés à des vitesses différentes et dans des sens de rotation opposés.