Les colorants connus se présentent sous formes liquides, solides, poudres, pattes etc. Dans certains cas d'utilisation d'un colorant p.ex. pour des graisses, savons, cires, cirages, on ne peut utiliser pratiquement que des colorants "au gras n'ayant pas les avantages des colorants organiques ou minéraux. Les colorants au gras, minéraux ou organiques sous forme de poudre ont le désavantage de produire des poussières importantes en raison de la finesse de leurs pigments. Cela oblige de prendre de grandes précautions lorsqu'on utilise sur les lieux de travail des couleurs de teintes différentes, car les poudres très légères ont tendance à se mélanger en partie. Lorsque les colorants se présentent sous forme liquide (p.ex. huiles, vernis etc.) les colorants ont la tendance selon leur poids spécifique à se déposer ou à surnager. On est donc obligé de remuer et de remélanger les colorants dans leur bain avant emploi. Quand il s'agit de colorants sous forme piteuse (p.ex. cires, cirages etc.) ou incorporés dans une masse solide (p.ex. savons, stéarines, paraffines etc.) la finesse des pigments colorants reste encore très insuffisante dans la plupart des cas. Dans l'industrie de la cire l'utilisation des colorants "au gras présente certains inconvénients, tels que p.ex. le phénomène de la migration, la non-solidité à la lumière, la sublimation etc. Malgré des recherches constantes on n'est pas encore arrivé jusqu'à présent de les éviter. L'objet de la présente invention consiste dans un procédé selon lequel à l'aide de réactions chimiques on débarasse chaque (grain) pigment d'un colorant de-toute impureté et de déterminer une division des pigments en unités plus petites de manière à le réduire à sa forme la plus simple, la plus fine, et ensuite à enrober ce pigment d'une couche protectrice qui lui fait conserver sa finesse et lui fait acquérir, à l'usage, des qualités nouvelles. A cette fin on utilise différentes amines et cela dans des conditions de température déterminée. I1 est à remarquer que l'emploi d'amines dans l'industrie des colorants est connu, mais que jusqu'à présent on n'osait pas les utiliser à des doses dépassant 5 % de la masse du colorant à traiter. Or le présent procédé préconise l'utilisation des amines jusqu'à une proportion pouvant atteindre 50 % du poids des pigments à traiter, et cela grâce à un produit catalyseur arrêtant les effets néfastes de l'amine pour n'en conserver que les avantages. EXEMPLE Lorsqu'il s'agit de teinter des vernis incolores on applique de préférence le procédé suivant. Sous des conditions de o température de 80 à 90 C on incorpore à 10 Kg de "Litholmarronto- ner" (de la B.A.S.F.) à pigments organiques rouges, 20 Kg d'amine résinique avec un agitateur rapide jusqu'à dispersion homogène des pigments colorants. On ajoute ensuite 30 Kg d'acide gras d'huile de lin tout en continuant l'agitation en élevant la tem o pérature du mélange à environ 120 à 130 C. Après refroidissement ce mélange concentré peut servir à la coloration de tous les vernis à l'huile. Pour cette opération on fera monter la température o à environ 70 & et la dissolution se fera sans agitation.Par ana- logie on appliquera ce procédé dans l'industrie des cires, des cirages ou des savons en utilisant ainsi des colorants organiques, avec leurs qualités propres, application qui n'était pas réalisable à ce jour. EXEMPLE Si l'on désire colorer à l'aide du même procédé des encres d'imprimerie il faudra chauffer le vernis de base d'imprimerie jusqu'à environ 80 C, y ajouter du jaune de chrome à la même température, remuer le mélange avec un agitateur durant 20 minutes puis ajouter encore de l'amine résinique, continuer l'agitation durant 20 autres minutes à la meme température, enfin verser de l'anhydride phtalique dans le mélange et porter celui-ci à 1200C tout en l'agitant pendant quelques minutes. Pour terminer on laisse refroidir le mélange pour son utilisation. Au cours de ces opérations le mélange est constitué dans les proportions suivantes: 72 % de vernis de base, 20 % de jaune de chrome, 5 % d'amine résinique et 3 % d'anhydride phtalique. Pour colorer des cires, paraffines, savons graisses etc. on procède de même en utilisant des amines appropriées et en modifiant les températures d'une maniere adéquate. Comme expliqué précédemment le nouveau procédé de traitement des pigments des colorants organiques permet leur utilisa tion industrielle et cela en réduisant aussi ces pigments à une finesse de grains qui n'a pas pu être réalisée à ce jour par les procédés usuels de broyage ou de fluschage. REVENDICATIONS 1. Procédé de traitement des pigments de colorants organiques pour obtenir leur utilisation industrielle, caractérisé en ce que sous des conditions de température particulières variant de 700C à 1400C selon le cas d'espèce1 on ajoute à la masse des pigments dans des proportions déterminées des amines dans des proportions de 20 à 50 ' du poids du colorant et qu'il est procédé à un brassage en présence d'un catalyseur neutralisant les effets nuisibles de l'amine. 2. Procédé de traitement des pigments d'un colorant organique, selon revendication 1, et destiné à la teinture de vernis, caractérisé en ce que le colorant est mélangé à de l'amine résinique dans la proportion de 1 : 2 dans un agitateur, et qu'on ajoute au mélange un poids égal d'acide gras d'huile de lin en o tant que catalyseur, les températures initiales de 80-90 C étant portées à 120-130 C, la-dissolution du colorant ainsi traité dans le vernis se faisant aux environs de 70 Oc dans un agitateur. 3. Procédé de traitement des pigments d'un colorant organique, selon revendication 1, et destiné à des encres d'imprimerie, caractérisé en ce qu'on ajoute progressivement à 72 % de vernis de base, 20 % de jaune de chrome, puis 5 % d'amine résinique et 3 % d'anhydride phtalique, les deux premiers mélanges étant agités chacun durant 20 minutes à une température de 80 0C environ, qui est portée à 1200C pour le troisième mélange.