L'invention concerne le dépoussièrage des surfaces, qu'il s'agisse d'une paroi ou d'un revêtement d'un objet de surface plus ou moins grande, notamment d'un revêtement textile en matière d'origine naturelle ou artificielle. On connaît, notamment dans le domaine des textiles, des procédés et des appareils de dépoussièrage utilisant soit des actions mécaniques (brossage, battage), soit l'action de l'air, en particulier dans les aspirateurs. Or, dans de nombreux cas, par exemple celui des moquettes revêtant le sol, les appareils connus sont incapables d'enlever les poussières chargées adhérant à la surface. En effet, les matières plastiques constituant les moquettes prennent des charges électrostatiques par frottement (effet triboélectrique). Ces charges sont variables avec l'atmosphère et retiennent fortement, par force de Coulomb, certains types de particules, donc des quantités non négligeables de poussières. L'invention vise à améliorer l'efficacité d'un appareil de dépoussiérage en adjoignant aux différents moyens mécaniques et à l'action de l'air un procédé de neutralisation des charges électriques. L'appareil selon l'invention, du type comportant des moyens de dépoussiérage par action de l'air est caractérisé en ce qu'il comporte en outre une source d'ions positifs et négatifs, comprenant une électrode de type "corona" et une contre-électrode plongées dans l'air entre lesquelles des moyens sont prévus pour établir une tension électrique alternative inférieure à la tension de claquage et capable de produire l'effet corona. L'invention sera mieux comprise, et d'autres caractéristiques apparattront, au moyen de la description qui suit, et des dessins qui l'accompagnent, parmi lesquels: - la figure 1 est une coupe schématique d'une source d'ions utilisables dans le cadre de l'invention; - les figures 2 et 3 représentent en perspective et en coupe une réalisation de la source d'ions; - la figure 4 représente un exemple d'appareil selon l'invention. Une source d'ions 10 (figure 1) comporte une électrode filiforme 1, qui est souvent appelée "électrode corona" et une contre-électrode 2 souvent appelée électrode "de recueil". L'électrode 1 est filiforme et la valeur de son diamètre, donc de son rayon de courbure superficiel joue un rôle dans le phénomène d'ionisation de l'air par effet corona. Dans le cas de l'invention la contre-électrode 2 est de forme cylindrique entourant au moins partiellement l'électrode 1 et présente une ouverture vers l'extérieur pour faciliter la dispersion des ions. Un générateur il de tension alternative alimente les électrodes 1 et 2 par des connexions 12 et 13. L'ordre de grandeur de la tension électrique nécessaire pour obtenir l'effet "corona" peut varier de quelques centaines à quelques milliers de volts suivant la forme de l'électrode et la distance de la contre-électrode pour des dimensions de quelques centimètres de la source d'ions. Dans l'exemple de réalisation représenté aux figures 2 et 3, l'électrode 1 est une barre métallique armée de pointes 14 qui sont les véritables électrodes corona. Cette barre est en partie noyée dans un manchon 21 en matériau diélectrique dont la tension de claquage est supérieure à celle de l'air. Ce manchon présente des dégagements 210 au voisinage des pointes 14. Le manchon 21 est monté dans un cylindre 2 comportant des ouvertures 220 en face des pointes 14. Sur la figure 4, on a représenté une tête d'aspiration 40 qui est une partie d'un appareil selon l'invention. Cette tête comporte des moyens d'aspiration et de brossage coopérant avec une source d'ions 10 du type décrit ci-avant. On trouve une coque 41 dans laquelle est montée la source d'ions 10 et le générateur 11. En outre, elle est munie d'un manche d'aspiration 45 relié au corps de la tête d'aspiration. On a représenté à titre d'exemple une tête dotée de roulements 42 et 43 et d'une brosse tournante de forme cylindrique. Le fonctionnement de l'appareil est le suivant. Les ions positifs et négatifs créés par la source d'ions et se répandant dans la tête neutralisant les poussières chargées de la surface à néttoyer. Ces poussières sont alors aspirées, soit immédiatement, soit après le passage de la brosse 44. Celle-ci est actionnée par le déplacement de la tête sur la surface à nettoyer. Elle peut-être aussi entraînée en rotation par un moteur électrique non représenté. REVENDICATIONS 1. Appareil de dépoussièrage, du type comportant des moyens de dépoussièrage par action de l'air, caractérisé en ce qu'il comporte en outre une source d'ions positifs et négatifs, comprenant une électrode de type "corona" et une contre-électrode, plongées dans l'air, entre lesquelles des moyens sont prévus pour établir une tension électrique alternative inférieure à la tension de claquage et capable de produire des ions par effet "corona". 2. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que la source d'ions comporte une électrode (1) à faible rayon de courbure partiellement entourée par une contre-électrode (2) de forme cylindrique. 3. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que la source d'ions comporte une barre (1) munie de pointes (14), ladite barre étant entourée de matériau diélectrique (21) laissant se dégager les pointes et étant disposée suivant l'axe de révolution d'un cylindre (2) à parois métalliques jouant le rôle de contre-électrode et muni d'ouvertures (220) au voisinage des pointes. 4. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte une tête (40) d'aspiration dans laquelle on a monté la source d'ions (10) et un générateur (11) de tension électrique alternative. 5. Appareil selon la revendication 4, caractérisé en ce que la tête d'aspiration comporte en outre au moins une brosse tournante (44). 6. Appareil selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'il comporte des roulements (42, 43) destinés à faciliter le déplacement de la tête sur la surface à nettoyer et un moteur d'entraînement de la brosse tournante.