La ?régente invention se rapporte à un agencement pour un dispositif d'abattage des arbres dont le dispositif de coupe et les bras de serrage sont supportés par un bti qui est monté à l'extrémité d'une flèche de grue ou d'un dispositif analogue et peut être incliné latéralement au moyen d'au moins un premier élément hydraulique et peut être incliné vers l'avant et vers l'arrière au moyen d'au moins un second élément hydraulique. Le dispositif d'abattage décrit ci-dessus est utilisé pour couper des troncs d'arbre au voisinage de la racine, puis faire passer l'arbre coupé en position verticale, pour le décharger ou lui faire subir d'autres opérations. Pour éviter qu'il se produise des fissurations ou des fractures dans l'extrémité de l'arbre proche de la racine pendant l'opération de coupe, il est nécessaire que la prise des bras de serrage avant l'opération de coupe soit parfaitement adaptée à l'inclinaison de la section d'arbre saisie, sans engendrer de forces de tension dans la flèche de grue supportant le dispositIf d'abattage, forces transmises à l'ensemble du véhicule cui réagit alors à son tour sur 7'arbre. Cela n'était pas posstbe jusqu'à réset, du fait -ue, de son siège, l'opé- ateur d0 la grue (le nduc4eur ne pouvait décider si l'arbre penchait un peu vers lui ou en sens opposé, et encore moins décider si des protubérances ou autres excroissances étaient pré- sentes à l'arrière de l'arbre.La conséquence inévitable en était un positionnement des bras de serrage plus ou moins aléatoire, ce qui entraSnait l'application d'une force sur l'arbre et, par suite, au cours de l'opération d'abattage (de coupe), une fracture de l'extrémité située vers la racine et, par suite, une perte subie sur le bois qui a le plus de valeur. On élimine cet inconvénient réel, selon l'invention, en insérant entre les conduites d'entrée et de sortie de chaque élément hydraulique réglant l'inclinaison du b ti une soupape de commande présentant une première position et une seconde position correspondant à la fermeture et à l'ouverture du trajet entre les conduites, respectivement, et en prévoyant des moyens pour amener momentanément, après fixation et actionnement des bras de serrage pour qu ils exercent une force autour d'un arbre, ladite soupape étant ercore r3ns la nç on de fermeture;; a soupape étant momentanément mise en position d'ouverture avant actionnement du dispositif de coupe, de faon que la force engendrant des tensions dans l'arbre soit compensée et que le bâti soit, par suite, dépourma de tension et ajusté sur la portion de tronc saisie avant la coupe. La figure unique du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. Sur ladite figure, les lignes en traits mixtes indiquent, pour alléger la descriptnonJ une partie d'une flèche de grue 1, un élément de support 2 de forme générale triangulaire monté pivotant à l'extrémité de la flèche et supportant un bâti 3 comportant une paire supérieure )s et une paire inférieure 5 de bras de serrage, un dispositif de coupe 6 situé juste au-dessous du groupe de bras de serrage inférieur, et un cylindre hydraulique à double effet 9 agissant entre une oreille 7 se trouvant sur la flèche et une oreille 8 se trouvant sur le support 2, pour régler l'inclinaison du bSti 3 vers l'avant et vers l'arrière. Pour l'inclinaison Ju bâti en direction latérale, on utilise un cylindre hydraulioue à double effet 10 monté entre des oreilles ll se trouvant sur le bâti 3 et des oreilles 12 se trouvant sur le support 2, ce qui permet d'incliner latéralement le bâti. Une conduite d'entrée 13 et une conduite de sortie 14 partent des deux extrémités terminales du cylindre à double effet 10 de la façon habituelle, et elles peuvent être reliées respectivement à une pompe 16 et à un réservoir 17. L'invention consiste en ce que l'on peut shunter les conduites classiques 13 et 14 au moyen d'un type spécial de soupape à deux voles 18, par l'intermémédiaire de canalisations 19 et 20. Dans une première position (celle qui est représentée), la soupape maintient les conduites ou canalisations 13 et 14 séparées l'une de l'autre (état normal), mais, dans sa seconde position, elle relie les canalisations entre elles, par l'intermédiaire d'un trajet de liaison symbolisé par le carré gauche de la figure. De plus, dans cette dernière position, on utilise un récipient 21, comme on le décrira dans la suite. La position de la soupape est commandée par un dispositif de commande 22 fonctionnant électro quemen', par exemple du type électromagnétique} sous l'action antagoniste d'une force de rappel symbolisée dans -le cas présent par un ressort 23. Le dispos tif de commande 22 st alimenté à partir d'un contact 24 d'un relais de commutation désigné par la référence générale 25, dont le second contact est relié à un enroulement d'actionnement 27 d'une soupape électromagnétique (non représentée) pour actionner le dispositif de coupe de l'en- semble 6. Les composants électriques décrit ci-dessus, y compris l'enroulement du relais temporisé 25, reçoivent un potentiel d'ex citation positif, grâce à un interrupteur à bouton-poussoir 29. L'entrée et la sortie du cylindre hydraulique 9 destiné à commander l'inclinaison vers l'avant et vers l'arrière du bâti 3 peuvent, comme dans le cas du cylindre hydraulique 10, être reliées entre elles par une soupape à deux voies, éventuellement identique à celle prévue pour le cylindre hydraulique 10, et ce cylindre hydraulique 9 est actionné au moyen du même circuit électrique 24-29. * L'agencement décrit ci-dessus fonctionne de la façon suivante. En coordonnant les cylindres hydrauliques 9 et 10 au moyen des soupapes à trois voies 15-- correspondantes par un posi tionnement à gauche ou à droite, le conducteur (l'opérateur) essaye de rapprocher le bSti 3, les paires de bras de serrage 4 et 5 étant ouvertes, d'un arbre choisi. L'étape suivante consiste en ce que le conducteur fait passer la soupape à tro-is voies 15 dans sa position centrale neutre (représentée sur la figure) et alimente à fond les cylindres hydrauliques (non représentés, pour ne pas compliquer les figures) rattachés à la paire de bras de serrage supérieure. 4 et à la paire de bras de serrage inférieure 5, respec tivement. Ces paires de bras obligent alors le bâti à s'adapter de façon optimale à l'arbre, de sorte que, seule, l'adaptation seulement approxImative initiale engendre des contraintes de tension dans la flèche i. Du fait que cette flèche doit tre forcément extremement rigide, ainsi que son ancrage sur le véhicule de support, pratiquement non déplaçable, l'arbre lui-même subira la majeure partie des contraintes. Un abattage dans ces conditions entratnerait une fracture dè l'extrémité de l'arbre située vers la racine, comme on l'a déjà expliqué. Le conducteur enfonce alors le bouton de l'interrupteur 29. De ce fait, l'enroulement 28 du relais de commutation temporisé 25 est excité et fait passer momentanément son contact dans la position représentée sur la figure, c'est-à-dire contre le contact 24 , de sorte que le dispositif de commande 22 fait passeur, sous la force de rappel antagoniste du ressort 23, la soupape à deux voies 18 de sa position de blocage représentée sur la figure à la position représentée symboliquement à gauche de la figure ainsi , les conduites de shuntage 19, 20 et, par suite, les con dultes 13, 14, sont reliées. (Pour le cylindre hydraulique d'élévation ou d'abaissement 9, on utilise un agencement analogue ou commun).La pression de fluide se trouvant dans les deux cylindres 10 et 9 peut alors être égalisée sous l'action de l'effort sur l'arbre, l'excès ou l'insuffisance de fluide (à cause de la diffé rence des aires des faces opposées du piston) est compensé(e) au moyen du réservoir 21. Tout cela a lieu normalement en une fraction de seconde.On choisit le relais temporisé 25 de façon qu il ait une constante de temps telle qu'il ne commute sur le contact 25 qu'après l'égalisation des pressions, ce qui a pour conséquence que, d'une part, l'alimentation du dispositif de commande 22 est interrompue et, par conséquent, le contact de la bobine 28 est rappelé par le relais 25 dans la position de blocage ou de repos et que, d'autre part, l'enroulement d'actionne ment -27 rattaché à la soupape électromagnétique destinée à déclencher l'avancement du dispositif de coupe vers l'arbre à présent dépourvu de tensions, est excité. Il ressort de ce qui précède que le conducteur n'est pas chargé d'une manipulation supplémentaire ; comme dans le cas de l'art antérieur, il lui suffit d'enfoncer un bouton, après avoir amené les bras de serrage autour d'un arbre. Il y a également lieu de noter que l'agencement selon l'invention réduit la durée des efforts de rupture de la flèche de la grue à une faible fraction de celle de l'art antérieur. Il va de soi que des modifications peuvent etre apportées aux modes de réalisation qui viennent d'être décrits, notamment par substitution de moyens techniques équivalents, sans sortir pour cela du cadre de la présente invention. R E V E N D I C A T I O N S 1.- Agencement pour un dispositif d'abattage des arbres, dont le dispositif de coupe et les bras de serrage sont supportés par un bâti qui est monté à l'extrémité d'une flèche de grue ou d'un organe analogue et peut être incliné latéralement au moyen d'un premier élément hydraulique et peut eAtre incliné vers l'avant et vers l'arrière par au moins un second dispositif hydrau ique, caractérisé en ce qu'entre les conduites d'entrée et de sortie de chaque élément hydraulique commandant l'inclinaison du bBti est insérée une soupape de commande ayant une première position correspondant à la fermeture et une seconde position corres -pondant à l'ouverture du trajet entre les conduites, des moyens étant prévus pour amener momentanément, après fixation et actionnement des bras de serrage autour d'un arbre engendrant une contrainte, ladite soupape étant encore en position fermée, mais avant actionnement du dispositif de coupe, la soupape dans sa position d'ouverture, de sorte que la force engendrant des tensions de contrainte dans l'arbre est égalisée et que, par suite, le bSti est dépourvu de tension et adapté à la section de tronc saisie, avant la coupe. 2.- Agencement selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte un contact de dispositif de coupe pour fermer le circuit d'un relais de commutation temporisé, dans une position de contact duquel un circuit d'actionnement est fermé sur la soupape subissant l'action d'une force de rappel, et dans l'autre position de contact duquel, position occupée après le retard du relais temporisé, le circuit d'actionnement s'ouvre et un circuit de déclenchement de coupe se ferme. 3.- Agencément selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'un récipient est relié au trajet d'ouverture de la soupape pour compenser la différence entre les fluides, lorsque les conduites d'entrée et de sortie sont reliées entre elles.