Procédé pour la reproduction des lapins dans un élevage en grand par l'insémination artificielle. La présente invention concerne un procédé pour la reproduction des lapins dans l'élevage en grand par l'insémination artificielle. Dans le domaine de la reproduction les procédés pour l'insemination artificielle des animaux domestiques sont connus déjà depuis lonatemps. Le principe de ces procédés repose sur le fait que le sperme prélevé sur les animaux reproducteurs mâles les mieux appropriés est introduit d'une façon artificielle dans la matrice des femelles préparées en vue de la conception. Grâce à l'insémination artificielle il faut beaucoup moins de mâles reproducteurs pour la reproduction, le cheptel peut être amené à un niveau génétique qualitativement élevé, et les procedés usuels par rotation dans l'élevage en grand peuvent être améliorés et rendus encore plus économiques. Les procédés d'insémination artificielle varient suivant l'anatomie différente des diverses familles d'animaux. Une question clé est la préparation appropriée des femelles, par laquelle la libération des ovules est stimulée d'une façon sûre et au moment nécessaire, et il est en outre important que le sperme soit introduit dans la matrice dans des conditions stériles. Pour l'insémination artificielle des lapins, aucun de ces problèmes n'a été encore résolujusqu'ici d'une façon satisfaisante.D'une part, il n'a été découvert encore aucune méthode pour la régulation du rut,d'autre part, on ne connaît aucune hormone avec laquelle la libération des ovules peut être produite au moment souhaité et à la fréquence souhaitée, ni de méthode qui simultanément ne nuise pas aux lapines pendant longtemps même au moment de l'administration, et enfin on est parvenu jusqu'ici à introduire le sperme seulement à l'entrée de la matrice et non dans la matrice elle-même. Afin de déclencher l'ovulation,de nombreuses. préparations hormonales sont connues, comme par exemple le HCG, le PLH, le "Lutal", le "Receptal", etc. Une partie de ces préparations (par exemple le PLH) a l'inconvénient de faire former des anti-corps chez les mères après plusieurs administrations et la préparation ne peut plus être utilisée. Pour d'autres préparations ("Lutal") il ne se forme pas à vrai dire des anti-corps mais l'action du produit varie énormément. Une fois on obtient un taux d'insémination de 86%, une autre fois on a purement et simplement 46%. Des variations de ce genre sont liées à des pertes considérables dans l'élevage en grand, la production de viande et de peaux est plus faible et également l'utilisation de l'espace pour les clapiers servant à l'élevage en grand n'est pas optimale.De ce fait, pour la reproduction économique en grand, il est particulièrement important d'obtenir un taux de gestation uniforme et élevé. L'article paru dans la revue Cousier Avicole de Juin 1973 donne une bonne vue d'ensemble sur l'insémination artificielle des lapins. Chaque phase du procédé est décrie en détail. L'auteur parle même de ces propres recherches dans lesquelles il utilise la gonadotrophine 40 IE pour stimuler la libération des ovules.Il obtient un taux de gestation de 83,3%, c'est-à-dire un résultat meilleur que celui donné par l'accouplement naturel qui conduit à la conception dans environ 70% des cas. L'article décrit encore des expériences diverses, dans lesquelles le taux de gestation dépasse 90%. Mais il faut remarquer que dans les conditions de l'élevage en grand, des résultats de ce genre au-delà d'un certain temps n'ont encore été obtenus nulle part et également que les variations des taux de gestation ne peuvent pas être supprimées. L'objet de la présente invention est la mise au point d'un procédé pour l'insémination artificielle des lapins, avec lequel l'insémination artificielle des lapins peut être réalisée dans les conditions d'élevage en grand, avec un taux de gestation élevé, exempt de fluctuations, uniforme, en exploitant au maximum le cheptel reproducteur. La présente invention repose sur la connaissance que le traitement hormonal provoquant la libération des ovules est alors véritablement actif quand on stimule d'abord biologi quementou par des hormones,lanaturation des follicules des lapines à inséminer.Si cette stimulation est effectuée simul tanément sur un grand nombre d'animaux reproducteurs, leur maturation des follicules peut être synchronisée. Les mères synchronisées peuvent être divisées en groupe simultanément inséminables qui plus tard mettront bas simultanément, ce qui est important pour l'élevage dit "par rotation". En outre, il est important de savoir que les perspectives de réussite de l'insémination augmentent nettement quand on introduit le liquide inséminateur, c'est-à-dire le sperme dilué, non pas dans le vagin mais directement dans le corps de la matrice. D'après les expériences obtenues, la choriogonadotrophine débarrassée de toutes les albumines, obtenue à partir du sang de femmes enceintes, s'est révélée la meilleure hormone pour provoquer la libération des ovules. Dans des buts analogues, la gonadotrophine a déjà été utilisée, mais aucune des préparations n'était un sérum humain entièrement purifié etyde ce fait, n'agissait même pas aussi bien. Le problème ci-dessus est résolu selon la présente invention par le fait qu'on stimule sur le lieu de l'insémination pendant un certain temps la maturation des follicules des lapines à inséminer avant l'insémination et avant de provoquer la libération des ovules et qu'après avoir provoqué la libération des ovules par une injection d'hormone, on insémine les lapines en introduisant le sperme dilué avec un cathéter directement dans le corps de la matrice. Selon la présente invention, la libération des ovules est provoquée en injectant la choriogonadotrophine du sérum humain complètement purifiée 40 IE dans la veine de l'oreille. La maturation des follicules des lapines à inséminer est avantageusement stimulée au sens de la présente invention par le fait que cinq jours avant le début de l'insémination, on utilise un éclairage intense et quotidien pendant au moins 4 heures et qu'on laisse chaque jour les lapines à inséminer sentir un mâle. Les expériences ont montré que la stimulation de la maturation des follicules peut s'obtenir également avec des hormones. En utilisant la présente invention dans l'élevage en grand des lapins, il est avantageux de stimuler simultanément la maturation des follicules des lapines à inséminer et par la synchronisation ainsi obtenue, de former des groupes simultanément inséminables et qui mettront bas en même temps. Dans l'élevage par rotation où on change les divers groupes dans des clapiers détermines, les lapines à inséminer simultanément peuvent être préparées en un lieu et placées en vue de l'insémination dans un autre lieu, dans le clapier d'insémination. Après l'insémination, les mères sont placées dans le clapier de la mise bas, où on les sépare des lapereaux avantageusement 28 jours après la mise bas et cinq jours plus tard, on les transporte dans le clapier d'insémination en vue d'effectuer une nouvelle insémination. Un autre procédé pour former des groupes de rotation repose sur le fait que les groupes sont constitués par clapier. Les jeunes lapines reproductrices à inséminer sont placées ensemble dans le clapier, après cela aucun nouvel individu n'est plus admis dans le clapier (seulement le sperme dosé nécessaire pour I'inséminatiod. Le cheptel du clapier se reproduit continuellement jusqu'au "vieillissement" du cheptel, quand sa productivité commence à baisser. L'ensemble des jeunes lapines reproductrices placées dans le clapier est logé dans l'étage du milieu d'une série de cages à trois étages. Ici a lieu l'insémination, la préparation ensuite et également la mise bas. Les lapereaux âgés de 28 jours sont déplacés ensemble avec la caisse contenant la portée à I'étage inférieur. Quand les lapereaux sont âgés de 42 jours, les lapines aptes à la reproduction sont sélectionnées et tous les lapereaux sont transférés dans la série de cages supérieures. De là, avec un poids de 2,5 kgyen vue d'être abattus,par exemple après avoir atteint la maturité, ils sont mis dans la série de cages du milieu où ils sont traités de la façon déjà décrite. Une insémination couronnée de succès n'est naturellement possible que lorsque le sperme utilisé est de qualité appropriée et a été conservé correctement. La technique appropriée est connue. L'insémination s'effectue dans le clapier d'insémination où le sperme diluélmaintenu à la température ambiante, est amené dans des récipients thermiquement isolés. Les lapines préparées sont suspendues par les pattes arrières. Dans un cathéter de 20 cm de long, de 0,6 mm de diamètre extérieur de 0,4 mm de diamètre intérieur, on aspire environ 0,5 ml de liquide seminal au moyen d'une poire en caoutchouc. L'entrée du vagin est essuyée avec un mouchoir de papier puis la fente d'entrée est ouverte avec le pouce et l'index de la main gauche, la muqueuse est légèrement capitée et le catheter est introduit en faisant attention à ce qu'il n'y ait pas de contact avec les bords de l'entrée du vagin, mais qu'il glisse directement sur la muqueuse. En même temps, il faut faire attention à ce que le cathéter ne parvienne pas dans la vessie par inadvertance. Le cathéter doit être enfoncé d'environ 10 à 15 cm dans le corps de la matrice. Ainsi, la probabilité de l'insémination est bien plus grande que par les procédés utilises jusqu'ici, dans lesquels le sperme n'est introduit seulement que dans l'orifice de la matrice. Le procédé est stérile et aucune infection n'est à craindre. Après l'insémination, les animaux doivent être laissés absolument en repos. La gestation peut être vérifiée dix jours après l'insémination en tâtant avec précaution la cavité abdominale. Environ 30 jours après l'insémination, les lapines mettent bas. Les meres sont avantageusement séparées de leurs jeunes après une durée d'allaitement de 28 jours et de nouveau inséminées après 4 jours de repos. En respectant ces périodes, la capacité d'accueil du clapier d'insémination est utilisée au maximum, par ailleurs les animaux reproducteurs sont utilisés au maximum, c'est-à-dire qu'on obtient 5 à 6 mises bas par an. Avec l'insémination artificielle conforme à la présente invention, un taux de gestation est obtenu qui en partie atteint le taux de gestation obtenu par accouplement naturel, en partie le dépasse, mais ne nécessite que la huitième à la dixième partie des mâles. REVENDICATIONS 1. Procédé pour la reproduction des lapins dans l'élevage en grand par insémination artificielle, les lapines et les mâles étant placés dans des cages séparées et le sperme normal, qui est prélevé sur les mâles sélectionnés à l'aide d'un vagin artificiel, étant examiné, puis dilué et conservé à la température ordinaire jusqu'à son utilisation, puis finalement introduit dans la matrice des lapines préparées en vue de l'insémination et dont la libération des ovules est provoquée au préalable par une injection intraveineuse d'hormone, de préférence dans la veine de l'oreille, ce procédé étant caractérisé par le fait qu'on stimule la maturation des follicules des lapines à inséminer un certain temps avant l'insémination et avant de provoquer la libération des ovulez sur le lieu de l'insémination et que, après avoir provoqué la libération des ovules comme indiqué à l'aide d'une injection d'hormone, les lapines sont inséminées en introduisant le sperme dilué avec un cathéter directement dans le corps de la matrice. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'on provoque la libération des ovules par application de choriogonadotrophine de sérum humain 40 IE entièrement purifiée. 3. Procédé selon l'une des revendications l.et 2, caractérisé par le fait qu'on stimule la maturation des follicules des lapines à inséminer en utilisant un éclairage intense et quotidien pendant au moins 4 heures, 5 jours avant de commencer l'insémination et qu'on laisse les lapines à inséminer sentir quotidiennement un mâle. 4. Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait qu'on stimule la maturation des follicules des lapines à inséminer par traitement hormonale. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait qu'on stimule simultanément la maturation des follicules des lapines à inséminer et par le fait qu'on constitue des groupes de rotation synchrones entre eux, simultanément inséminables et mettant bas en même temps. 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé par le fait que lors de la constitution des groupes de rotation on déplace les lapines à inséminer à tour de rôle pendant la période de la préparation à l'insémination et que l'insemi- nation est effectuée dans un autre clapier, le clapier d'insémination. 7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé par le fait qu'on sépare les mères appartenant à un groupe de rotation des lapereaux et que, en vue de les préparer pour une autre insémination, on les transporte du clapier de mise bas de nouveau dans le clapier d'insémination. 8. Procédé selon la revendication 5,caractérisé par le fait qu'on constitue les groupes de rotation par clapier, les lapines à inséminer à l'intérieur d'un clapier étant transférées dans l'étage du milieu d'une série de cages à trois étages, tandis que les lapereaux séparés des mères sont à 1'étage inférieur, les animaux reproducteurs sélectionnés parmi les lapereaux sont transportés à l'étage supérieur. 9. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé par le fait que pour l'insémination on suspend les lapines à inséminer par les pattes de derrière, qu' après avoir essuyé l'entrée du vagin on écarte facilement celle-ci avec le pouce et l'index et qu'on introduit le cathéter dans le corps de la matrice à une profondeur d'environ 10 à 15 cm en le faisant glisser uniformément sur la muqueuse.