On connaît dans la littérature des brevets tin procédé pour empêcher l'érosion des surfaces érodables, et en particulier des sols de culture, qui consiste à traiter la surface du sol par une dispersion aqueuse de composés polyvinyliques à une dose corres- 2 5 pondant à 5 à 50 g de composé polyvinylique par m de surface de sol, grâce à quoi il se forme à la surface du sol un film du composé polyvinylique. Au cours de ce traitement, la surface du sol est irriguée jusqu'à une profondeur de quelques millimètres. Par séchage de la dispersion, il se forme sur la surface du sol une 10 couche résistante insoluble dans l'eau, qui assure une protection remarquable et durable contre l'érosion par le vent etl*eau. Aux termes du brevet ci-dessus, la croissance des plantes n'est empêchée ni freinée en aucune manière par ce traitement. On a maintenant trouvé que la croissance des plantes sur 15 les surfaces qui ne sont pas destinées à l'agriculture peut être inhibée de façon pratiquement complète en introduisant dans le sol, jusqu'à une profondeur d'au moins 25 mm, et de préférence 50 à t50 mm un haut polymère naturel ou synthétique soluble ou dispersable dans l'eau, dans la proportion de 0,03 à 0,75 % en 20poids par rapport au sol non traité, en le répartissant de façon homogèné, en arrosant le sol profondément avec de l'eau puis, lorsqu'il est encore humide, en le consolidant à l'état de masse homogène, cohérente et compacte. Le procédé de l'invention comprend plus particulièrement les 25 traitements suivants : (a) ameublissement et émietteinent du sol jusqu'à une profondeur d'au moins 25 mm, de préférence jusqu'à 50 à 1:50 mm, (b) répartition homogène d'un haut polymère naturel ou synthétique soluble ou dispersable dans 1* eau à travers la couche de sol ameublie et émiettée, (c) arrosage profond du sol émettié 30avant, pendant ou après l'incorporation du haut polymère, et (d) consolidation de la couche de sol tiaitée, encore humide, à l'état de masse homogène, cohérente et compacte. L'ameublissement et 1'émièttement du sol jusqu'à la profondeur voulue peuvent s'effectuer de diverses manières, et pr 351es techniques connues en agriculture, comme le fraisage (roto-tilling), le labourage, le hersage et le ratissage. L*émietteinent de la couche supérieure, c'est-à-dire de la couche sur une profondeur d'au moins 25 mm, de préférence de 50 à 150 mm, s'effectue de préférence par une période de temps sec. Il est clair que plus 401'émiettement sera fin et régulier, plus le mélange du haut polymère avec la couche à traiter sera bon et s'effectuera rapidement. 70 33355 2 ' 2061738 L'arrosage en profondeur avec de l'eau de la couche de sol ameublie et émiettée peut être effectué avant, pendant ou après l'incorporation du polymère par le sol, suivant que le haut polymère est sous la forme d'une solution ou d'une dispersion a-5 queuse, ou sous la forme d'une préparation sèche soluble ou dispersable dans l'eau froide. Dans ce dernier cas, l'arrosage s'effectue le plus souvent après la fixation du polymère sec, tandis que dans le premier cas, il est bon d'effectuer l'arrosage avant que la solution ou la dispersion aqueuse du haut polymère ne soit XO introduite dans le sol. Suivant l'invention, le haut polymère peut être intimement mélangé avec la couche supérieure à traiter de diverses façons. Il convient d'arroser la couche supérieure émiettée avec la quantité nécessaire d'une solution ou d'une dispersion aqueuse du 15 haut polymère, puis de consolider en une masse compacte à l'état humide la couche ainsi traitée, par passage au rouleau ou par damage. Pour que la couche supérieure à traiter soit aussi convenablement imprégnée de haut polymère, il est recommandé d'arroser la couche supérieure émiettée avec beaucoup d'eau, avant que la cou-20 che supérieure ne soit arrosée avec la solution aqueuse ou la dispersion dehaut polymère. Ce préarrosage à l'eau a une grande importance lorsque le haut polymère est répandu sous la forme d'une solution ou d'une dispersion aqueuse de concentration relativement élevée, par exemple à la concentration de 20 à 30 fo. 25 II est moins nécessaire de préarroser à l'eau la couche supérieure émiettée lorsque le haut polymère est utilisé et répandu sous la forme d'une solution ou d'une dispersion diluée, par exemple à la concentration de 2 à 5 fs. Le préarrosage peut même être négligé dans de nombreux cas. Si on le désire, 1'émiettement J du sol et le dépôt de la solution ou de la dispersion du haut polymère peuvent être combinés en un seul traitement, par exemple à l'aide d'une fraise (roto-tiller) équipée d'un dispositif pour la dispersion des liquides aqueux. Si l'on utilise une solution ou une dispersion aqueuse diluée du haut polymère, on peut mê-me de cette façon exécuter les stades (a), (b) et (c) du procédé selon l'invention en un seul traitement. Si les hauts polymères à utiliser selon l'invention se redispersent aisément dans l'eau froide lorsqu'ils sont à l'état sec, ils peuvent si on le désire être mélangés intimement, à sec, 40 avec la couche de sol à traiter. Dans ce cas, le haut polymère 70 33355 3 2061738 peut être déposé ou introduit avant, pendant ou après l'émiette-ment de la couche supérieure. Après que le haut polymère et le sol sont convenablement mélangés, la couche supérieure émiettée est arrosée de la façon voulue, grâce à quoi le haut polymère se 5 disperse ou gonfle rapidement dans l'humidité présente. Il devient immédiatement actif et exerce son action de cimentation sur le so'l. On consolide alors, par exemple par passage au rouleau ou par damage, la couche supérieure du sol traitée et encore humide, ce qui conduit à la formation d'une masse homogène et cohérente. 10 H est souvent utile, pour aplanir la surface du sol avant la consolidation de la oouche supérieure traitée et encore humide, de répandre à sa surface Une fine couche de terre, par exemple une couche de sable, puis d'arroser celle-ci avec une faible quantité de la solution ou de la dispersion aqueuse du haut poly-15 mère. La quantité de haut polymère à apporter dépend de l'épaisseur de la couche supérieure et de la nature du sol à traiter, elle représente en général 0,03 à. 0,75 % du poids de sol à traiter. On obtient cependant déjà, dans la plupart des cas, des résultats 20 excellents avec une quantité de 0,03 à. 0,2 Suivant le mode de réalisation préférée du procédé suivant l'invention, qui s'est révélé le meilleur dans la pratique, on utilise comme haut polymère des composés polyvinyliques insolubles dans l'eau, qui peuvent former des dispersions aqueuses. 25 Comme exemples de composés polyvinyliqu.es insolubles dans l'eau qui conviennent, on peut citer : les homo et copolymères de composés vinyliques tels que les esters vinyliques d'acides aliphatiques, par exemple l'acétate de vinyle ou le propionate de vinyle, l'acide acrylique ou méthacrylique, les esters de 30 l'acide acrylique, comme l'acrylate de 2-éthylhexyle, ou les esters de l'acide méthacrylique, 1'acrylonitrile, le chlorure de vinyle, l'éthylène, le butadiène et le styrène. Dans certains cas, il peut être souhaitable d'ajouter un plastifiant au composé polyvinylique insoluble, pour améliorer les propriétés de cimen— 35 tation du composé polyvinylique insoluble de façon à l'approprier le plus possible aux fins de l'invention. Avec cette classe de hauts polymères, on obtientdes résultats excellents et durables, et ceci non seulement dans la zone supérieure de la gamme de pourcentages indiqués, mais également dans la zone inférieure. 40 On peut utiliser aussi aux fins de l'invention des hauts polymères naturels ou synthétiques solubles dans l'eau, comme 70 33355 4 2061738 les polyacrylates ou polyacrylamides solubles, et surtout les polysaccharides solubles dans 1 'eau ou les dérivés de polysac-charides solubles dans l'eau. Comme exemples de tels polysaccharides, on peut citer des 5 amidons, comme les amidons gonflant à froids, l'amylose et 1' amy-loperctine, des étîiers et esters d'amidons solubles dans l'eau, ainsi que ceux d'amylose et d'amylopectine, des éthers et/esters cellulol'que solubles dans l'eau, des gommes végétales, des mucilages végétaux, et des gommes microbiennes, comme les gommes 10 de' xanthomona. En général, on préfère les éthers et esters de ces polysaccharides, car ces dérivés n'ont pas seulement l'avantage d'être habituellement plus solubles dans l'eau qve les polysaccharides non substitués, mais ils sont également plus résistants à la dégradation biologique par les microorganismes du sol. La 15 stabilité dans le sol des éthers et esters des polysaccharides mentionnés est satisfaisante pour de nombreuses utilisations si ceux-ei contiennent au moins environ 0,7 groupes éther ou ester par unité structurale de la molécule de la molécule de poly-saccharide. On utilise cependant de préférence des produits qui 20 contiennent en moyenne au moins un groupe éther ou ester par unité structurale, car il a été observé que ces éthers et esters ne sont pas ou pratiquemment pas décomposés par les raicroorganis— mes du sol. D'une façon générale, il sont d'autant moins attaqués qu'ils contiennent un plus grand nombre de groupes éther 25 ou ester par unité structurale. Par "unité structurale" on entend les molécules de mon o sac char i de les plus simples à partir desquelles est construit le polysaccharide. Selon un mode de réalisai! on important du procédé suivant l'invention, on utilise des éthers d2amidon solubles ou disper-J sables dans l'eau, qui fournissent des résultat» particulièrement bons. Comme exemples d'éthers d'amidons appropriés, on peut citer les éthers hydroxyéthylique s et hydroxypropyliques solubles dans l'eau, les éthers carboxyméthyliques solubles dans l'eau les éthers benzyliques solubles ou dispersables dans l'eau, et les ethers mixtes, comme les éthers hydroxyéthylcarboxyméthyli-ques et hydroxyéthylbenzyliques. Les éthers d'amidon solubles ou gonflant dans l'eau froide, obtenus de la façon décrite dans le brevet anglais n° 601.374» conviennent particulièrement bien. Ils sont intéressants par la simplicité de leur préparai! on, 40 mais présentent en outre l'avantage important d'être constitués « 70 33355 5 2061738 de flocons poreux, de structure plus ou moins spongieuse, qui.» précisément du fait de cette structure, se dissolvent ou gonflent aisément et complètement dans l'eau froide. On obtient aussi des résultats particulièrement bons avec des associations de po-5 lymères insolubles dans l'eau et solubles dans l'eau, en particulier avec des mélanges de composés vinyliques insolubles dans l'eau et d'éthers d'amidon solubles dans l'eau. Dans ces mélanges, le rapport des poids des deux constituants peut varier beaucoup. Ces mélanges peuvent être préparés par addition d'une solution 10 aqueuse de 1'éther d'amidon à une dispersion aqueuse du composé polyvinylique insoluble. On peut aussi agiter dans l'eau froide ou dans l'eau chaude des préparations sèches, qui contiennent à la fois des composés polyvinyliques insolubles dans l'eau et des éthers d'amidon solubles dans l'eau, ce qui produit une dis-j^ persion diluée. Ces préparati ons sèches peuvent être obtenues par simple mélange de composés polyvinyliques dispersables à l'eau sous forme de poudres et d'éthers d'amidon solubles dans l'eau à • l'état sec, mais on peut aussi les préparer par séchage simultané de l'éther d'amidon soluble et d'une dispersion aqueuse du 20 composé polyvinylique» par exemple par séchage sur des cylindres chauffés.. Dans ce dernier cas, on obtient des préparation sèches, dispersables dans l'eau froide, qui peuvent être introduites dans le sol à traiter soit à l'état sec, soit sous forme de dispersion aqueuse» 2^ D'autres produits qui peuvent être uti Usés dans le pro cédé suivant l!invention sont les copolymères greffés d'amidon et de dérivés vinyliqueSj tels que les copolymères greffés d'amidon et de polyacrylonitrile, d'amidon et de polyméthacrylate de méthyle et d'amidon et de polyacrylate de méthyle. Le procédé suivant l'invention peut être utilisé avec divers types de sols, tels que sols argileux, sols sablonneux et sols constitués d'un mélange de sable et d'argile. Il est particulièrement étonnant qu'il soit possible, en utilisant le procédé suivant 1,i»vention, d'inhiber la végéta-tion sur les types de sols au moyen d'un pourcentage relativement faible des polymères ci-dessus, et sans addition d'adjuvants tels que des herbicides. La durée de cet effet dépend de la nature et de la proportion du polymère utilisé, ainsi que de la nature du sol trai-40 té et J>eut aller de quelques mois à quelques années. Si on le 70 33355 6 2061738 désire, on peut ajouter à la solution ou à la dispersion aqueuse du polymère, ou à l'eau utilisée pour arroser le sol, des produits divers tels qu'insecticides, fongicides, produits anti— rongeurs, colorants et pigments» En choisissant convenablement 5 . les colorants et/ou pigments, on peut donner à la surface des digues, talus etc..» traités suivant l'invention,, une couleur prédéterminée, par exemple une agréable couleur verte. Dans certains cas, il peut être utile d'ajouter à la solution ou à la dispersion aqueuse de polymère une faible quantité d'un her-j0 bicide, par exemple pour détruire la végétation déjà présente dans le sol» Le procédé suivant l'invention est spécialement important pour diverses applications. Une des applications les plus importantes est l'inhibition de la végétation sur les talus ins-jty tallés pour des raisons de sécurité autour des dépôts de liquides inflammables, par exedtple autour des grands réservoirs de pétrole aux alentours des ports ou près des raffineries de pétrole. Compte-tenu du grand danger d'incendie existant, on est soumis, pour ce qui concerne la végétation sur ces talus, à des prescrip-20 tions sévères. En particulier, le gazon doit être tenu court en permanence par fauchage répété, de sorte qu'il ne puisse pas se former de foin. La surveillance et le contrôle sont évidemment particulièrement onéreux. Des essais pratiques ont montré qu'en utilisant le procédé selon l'invention, la végétation peut être 25 efficacement inhibée sur ces talus protecteurs, ce qtii signifie non seulement que la sécurité est accrue, mais aussi que les frais de surveillance sont réduits de façon importante. D'autres applications, pour lesquelles le procédé suivant l'invention constitue un remède, sont par exemple les bordures 30 et talus des routes à grande circulation, et les bords escarpés des tranchées et canaux de drainage, pour lesquels l'élimination régulière du gazon et des mauvaises herbes constitue un problème de plus en plus important par sui te du coût élevé de la main— d'oeuvre. Ceci vaut également pour les rives, môles, voies d'é— 35 vacuatl on, chantiers etc... Si on le désire, on peut traiter les talus des digues, routes, voies de chemin de fer etc... pendant ou après le traitement suivant l'invention avec une solution ou une dispersion aqueuse d'un produit hydrofugeant, à base par exemple d'huile 40 de paraffine, huile de silicone ou de polymère de polyuréthane. « 70 33355 7 2061738 S'il est nécessaire ou souhaitable que la couche supérieure du sol traité suivant l'invention résiste à la pénétration de produits chimiques organiques tels que les huiles, par exemple dans le cas de talus protecteurs autour de gros réservoirs de 5 pétrole, on peut recouvrir la surface de cette couche supérieure, de préférence à l'état sec, avec un polymère de polyuré-thane, de polyester, de polyépoxy ou de polyacrylate. Ceci peut être réalisé en projetant sur la surface une préparation "•one-shot" en vue de la formation d'une couche de poly-10 uréthane non cellulaire. On obtient des résultats excellents en utilisant un éther de polyol catalysé par un acide ayant un indice d'hydroxyle de 150 à 350", comme il est décrit dans le brevet anglais t01"6.589. Si on le désire, la préparation peut contenir, comme charges, des particules de verre ou de polyester fi-15 nement divisées. On effectue ce traitement de préférence après l'incorporation du haut polymère sur la couche encore humide éventuellement consolidée. Les exemples suivants sont donnés à titre d'illustra-20 tion de l'invention. EXEMPLE t Cet exemple concerne le traitement suivant l'invention d'un talus protecteur élevé autour d'un grand réservoir de pétro-le. 25 La couche supérieure d'un talus profilé nouvellement élevé autour d'un grand réservoir de pétrole, et non encore couverte de gazon, est ràtissée mécaniquement jusqu'à une profondeur de 8 à 12 cm, de préférence par temps sec. Le ratissage et le hersage sont poursuivis jusqu'à ce que la couche de 8 à 30 12 cm ait acquis une structure régulièrement émiettée. La couche est arrosée av^c de l'eau dans la proportion de o 2 A 500 à 1000 cm par m , puis aussitôt après avec une dispersion aqueuse à 20 fa d'acétate de polyvinyle contenant 10 fj de phtalate de dibutyle par rapport à l'extrait sec. 35 Le dispersion est répandue à raison de 500 cmJ de liqui- de par m , ce qui correspond à environ 0,06 $ en poids par "rapport au sol traité. La couche ainsi traitée est consolidée à l'état humide au moyen d'un lourd rouleau, ce qui forme une masse compacte homogène. 40 En vérifiant périodiquement le talus traité suivant l'in— 70 33355 8 2061738 vention, on a constaté qu'au bout d'une période de sept mois, il ne s'est développé pratiquement aucune végétation, et que le corps du talus résite remarquablement aux intempéries. On a obtenu des résultats égalonent bons sur un talus 5 qui entoure uni réservoir de pétrole qui a déjà, été recouvert de gazon, en détruisant d'abord le gazon au moyen d8un herbicide par exemple le Gramoxono, puis en éliminant soigneusement le gazon etles racine du talus, et enfin en lesoumettant au traitement décrit» 10 EXEMPLE 2 La couche supérieure d'un talus profilé nouvellement élevé autour d'un grand réservoir de pétrole, et de la partie horizontale de la fosse qui l'entoure est ratissée de la façon décrite dans l'exemple 1 et arrosée avec de l'eau. La couche su-15 périeure humide du talus et du sol de la fosse est arrosée avec une dispersion à 20 % d'un copolyméré composé de 20 parties en poids d'acétate de vinyle et de 20 parties en poids d'acrylate de 2-éthylhexyle à la dose de 500 cm de liquide par m . La couche supérieure humide du talus et du sol de la fosse est en— 20 suite consolidée au moyen d'un lourd rouleau, ce qui forme une masse dense et homogène» Après séchage de la couche supérieure du talus et de la fosse ainsi consolidée, on arrose cette couche avec une préparation polyuréthanogïfâ"one-éiot" constituée d'un mélange de diisoeya— 25 nate cte^méthylènediphényle comme constl tuant isocyanate, et de dextrose hydroxypropylé contenant des groupes hydroxyle pri maires et secondaires et ayant un indice d'hydroxyle de 250, comme constituant polyolj, ainsi que d ' hydroxyi sopropylate de vanadium comme catalyseur de la réaction de formation de l'uréthane. De cette 30 façon la couche supérieure du talus et de la fosse est recouverte d'une couche de polyuréthane d'environ 1 mm. Le talus et la fosse de réservoir ainsi consolidés et traités sont remarquablement résistants à la pénétration du pétrole, et la stabilité de la couche supérieure contre les intem— 35 péries de tous genres est excellente, EXEMPLE 1 Le procédé est analogue à celui de l'exemple t, mais la couche de talus humide n'est pas traitée avec une dispersion d'acétate de polyvinyle contenant du phtalate de dibutyle, mais 40 avec une solution aqueuse à 10 % d'un homopolymère du propionate 70 33355 2061738 3 2 de vinyle à la dose de 1200 cm de liquide par m , correspondant à environ 0,07 % en poids, par rapport au sol traité. Les résultats obtenus sont pratiquement identiques à ceux de l'exemple 1 . 5 EXEMPLE 4 Le procédé est analogue à celui de l'exemple 1, mais 2a couche de talus humide n'est pas arrosée avec une dispersion d'acétate de polyvinyle, mais avec line dispersion aqueuse à 8 % d'un éther hydroxyéthylique d'amidon soluble dans l'eau froide, 20 dont le taux de substitution est de 1,4 groupe hydroxyéthyle par motif glucose, à la dose de 1 litre de liquide par m , correspondant à environ 0,05 '?> par rapport au poids du sol traité. Les résultats obtenus sont pratiquement les mêmes que ceux de l'exemple 1;, EXEMPLE S Le procédé est analogue à celui de l'exemple 1, mais dans ce cas la couche de talus humide et arrosée avec une dLspersdon aqpeuse à 10 % d'un copolymére de 80 parties en poids d'acétate de vinyle et de 20 parties en poids d'acrylate de 2-éthylhexyle, la 20 phase aqueuse contenant par litre 100 g du sel d'ammonium d'un copolymére de 85 parties en poids d'acétate de vinyle, de 10 parties en poids d'acrylate de 2-éthylhexyle et de 5 parties en poids d'acide acrylique, à raison de 1200 cm de liquide par o m . Cette quantité correspond à environ 0,05 % en poids par 25 rapport au sol traité. Après arrosage, la couche en©re humide est consolidée, formant une masse compacte et homogène. Par des vérifications périodiques, on a constaté qu'au bout de 9 mois, il ne s'était encore développé pratiquement aucune végétation, et que le talus était remarquablement résistants contre les 30 diverses intempéries. EXEMPLE 6 Le procédé est analogue à céLui de l'exemple 1, cependant la couche de talus arrosée n'est plus seulement traitée par une dispersion d'acétate de polyvinyle, mais aussi par une dispersion 35 aqueuse à 10 % d'un acétate de polyvinyle plastifié, dont la phase aqueuse contient par litre 20 g d'un éther hydroxypropyli-que de l'amidon dont le taux de substitution est de 1,2 groupe^ hydroxyle par motif glucose. Cette dispersion est utilisée à la 3 2 dose de 700 cm de liquide par m , ce qui correspond à environ 40 0,05 % en poids par rapport au sol traité. Les résultats obtenus 70 33355 10 2061738 sont pratiquement identiques à ceux de l'exemple 1. EXEMPLE 7 Cet exemple est relatif au traitement suivant l'invention de la bande médiane d'une autoroute à quatre voies à l'aide d'un mélange de composé polyvinylique insoluble dans l'eau et d'un composé polyvinylique soluble dans l'eau. A la suite d'une période de temps sec, la bande médiane d'une autoroute à quatre voies est soigneus ement débarrassée du gazon et des mauvaises herbes, puis le sol est ratissé sur une profondeur d'environ 6 cm. Le ratissage est poursuivi jusqu'à ce que la couche ait une structure émiettée régulière. Ensuite la couche est d'abord traitée par l'eau à raison o g de 600 cm par m , et immédiatement après par une dispersion aqueuse à 10 fo d'un composé polyvinylique insoluble dams l'eau, dont la phase aqueuse contient par litre 100 g d'un composé polyvinylique soluble dans l'eau. Le mélange des deux composés polyvinyliques est appliqué à la dose de 800 cm de liquide 2 N par m , correspondant à environ 0,f5 % par rapport au poids du sol traité. La oouche émiettée ainsi traitée est consolidée à l'état humide au moyen d'un rouleau d'acier, formant une masse compacte et homogène. Par contrôle périodique, on constate qu'après huit mois la bande médiane ainsi traitée ne présente aucune végétation notable, et que la couche obtenue est remarquablement résistance aux intempéries. Le composé polyvinylique insolubie utilisé dans cet exemple est un copolymére obtenu par polymérisation en émulsion de 80 parties en poids d'acétate de vinyle et de 20 partie en poids d'acrylate de 2-éthylhexyle, et le composé polyvinylique soluble dans l'eau utilisé est le sel de sodium d'un terpolymère de l'acétate de vinyle, de l'acrylate de 2-éthylhexyle et de l'acide acrylique préparé par polymérisation en émulsion de 85 parties en poids d'acétate de vinyle, 10 parties en poids d'acrylate de 2—éthylhexyle et 5 parties en poids d'acide acrylique, puis par transformation du polymère obtenu en son sel de sodium soluble dans l'eau par neutralisation avec une lessive de soude. EXEMPLE 8 Cet exemple concerne le traitement suivant l'invention des bords escarpés de tranchées et canaux de drainage nouvellement creusés dans une zone de défrichement. 70 33355 n 2061738 A l'aide d'un râteau mécanique, les bords escarpés des tranchées ou canaux sont travaillés jusqu'à une profondeur d'environ 8 cm, jusqu'à ce que cette couche soit transformée par le ratissage en petits grains réguliers. La couche granulai-5 re ainsi obtenue est arrosée d'abord à l'eau, à rai- O v son* de 800 cm? par m , puis avec une dispersion aqueuse à 15 % .d'un acétate de polyvinyle plastifié, dontla phase aqueuse contient par litre 50 g. d'un éther hydroxypropylique de l'amidon soluble dans l'eau froide, dont le degré de substitution moyen 10 est de 1,2 groupe hydroxypropyle par motif glucose. Cette dis- 3 2 persion est également appliqœ e à la dose de 800 cm par m , correspondant à 0,12 56 en poids par rapport au sol traité. Aussitôt après l'arrosage, la couche encore huuiide est consolidée à l'aide d'un rouleau lourd en une masse compacte homogène. 15 Le contrôle régulier pendant six mois des bords de tran chées et canaux ainsi traités n'a pas montré la moindre végétation, et a révélé une excellente résistance aux intempéries. 70 33355 12 2061738 REVENDICATIONS 1 - Procédé pour empêcher la croissance des plantes sur les surfaces non destinées à l'agriculture, caractérisé par le fait qu© l'on introduit dans les sols, jusqu'à une 5 profondeur d*au moins 25 mm, et de préférence de 50 à 150 mm, un haut polymère naturel ou synthétique, soluble ou dispersable dans l'eau réparti de façon homogène dans la proportion de 0,03 à. 0,75 % en poids par rapport au sol traité» on arrose profondément le sol avec de l'eau et, lorsque celui—ci est 10 encore humide, on le consolide en une masse homogèsie, cohérente et compacte» 2 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par la fait que (a) on ameubli et émiette le sol jusqu'à une profondeur d'au moins 25 mm, (b) on disperse dans la couche 15 ameublie ei/éraiettée un hau■^polymère naturel ou synthétique soluble ou dispersable dans l'eau, (c) on arrose profondément à l'eau la couche émiettée avant, pendant ou après l'incorporation du haut polymère, et (d) on consolide la couche de sol traitée alors qu'elle est encore à l'état humide en une masse 20 homogène, cohérente et compacte. 3 — Procédé suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé par le fait qu'on arrose d'abord le sol, et on applique le haut polymère dans le sol so us la forme d'une solution ou d'une dispersion aqueuse. 25 , 4 - Procédé suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé par le fait qu'on incorpore le haut polymère dans le sol sous forme d'une préparation sèche soluble ou dispersable dans l'eau froide s puis on arros © le sol. 5 — Procédé suivant 18une qu 1conque des revendications 30 1 à caractérisé par le fait qu'on incorpore le haut polymère par dispersion d'une solutioa ou d'une dispersion aqueuse du haut polymère sur la couche supérieure du sol. 6 - Procédé suivant 1'une quelconque des revendications 1 à 5s caractérisé par le fait qu'on répand le haut polymère 35 sous la forme d'une solution ou d'une suspension aqueuse diluée à la concentration de 2 à 5 ? en poids. 7 - Procédé suivant 1'uns quelconque des revendications 1 à 5» caractérisé par le fait qu'on répand une quantité d'eau importante sur la. couche supérieure du sol, puis le haut poly— if) mère sous la forme d'une solution ou d'une dispersion relati- BAD ORIGINAL 70 33355 13 2061738 vement concentrée, à la concentration de 20 à 30 fo en poids. 8 - Procédé suivant la revendication 2, caractérisé par le fait qœ les stades (a), (b), et (c) ao nt effectués en un seul traitemsnt du moyen d'une fraise (roto-tiller) équipée d'un dis? ositif de dispersion des liquides aqueux. 9 - Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé par le fait qu'on utilise comme haut polymère un composé polyvinylique insoluble dans l'eau, capable de former des dispersions aqueuses. 10 - Procédé suivant la revendication 9» caractérisé par le fait qu'on utilise comme composé polyvinylique insoluble dans l'eau un homopolymère ou un copolymère d'un ester viny-lique d'un acide aliphatique sous la forme d'une dispersion aqueuse. 11 - Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé par le fait que l'on utilise comme haut polymère un haut polymère synthétique soluble dans l'eau. T2 - Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé par la fait qu'on utilise comme haut polymère un polysaccharide soluble ou ci spersable dans l'eau ou un dérivé de polysaccharide soluble ou dispersable dans l'eau. 13 - Procédé suivant la revendication 12, caractérisé par le fait que le haut polymère est un éther ou un ester, de polysaccharide soluble ou dispersable dans l'eau, qui con-tiait au moins 0,7 groupe éther ou ester par unité structurale du polysaccharide. f4 - Procédé suivant la revendication 12 ou 13» caractérisé par le fait quô l'on utilise oomine haut polymère un éther d'amidon soluble ou dispersable dans l'eau. f5 — Procédé suivant la revendication 12 ou 13, caractérisé par le fait que l'on utilise comme haut polymère un polymère vinylique greffé de l'amidon soluble ou dispersable dans 1'eau. 16 - Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé par le fait que l'on utilise comme haut polymère un mélange d'eux composé polyvinylique insoluble dans l'eau, capable de former des dispersions aqueuses, et un tle haut polymère naturel ou synthétique soluble dans 1 * eau. 70 33355 *4 2061738 17 — Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 16 caractérisé par le fait que la surface de la couche supérieure du sol traitée par le haut polymère est recouverte après consolidation, de préférence à l'état sec, d'un polymère de polyuréthane, de polyester, de polyépoxy ou de poly>acrylate. 18 - Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 17» caractérisé par le fait que la surface non destinée à l'agriculture est une digue, une bordure de chemin, un talus, une rive, un mole, un chemin d'évacuation ou un chantier de construction. 1Ç — Procédé selon la revendication 18, caractérisé par le fait que la surface non destinée à l'agriculture est un talus élevé autour de réservoirs de stockage pour des liquides combustibles, comme de gros réservoirs à pétrole.