La présente invention a trait à des objets à reprise, en particulier à des objets à reprise thermique et concerne plus particulièrement des objets convenant pour relier des substrats afin de former, par exemple, une connexion électrique. De nombreuses tentatives ont été faites pour réaliser des connecteurs pour des substrats tels que, par exemple, des conducteurs électriques, qui ne nécessitent pas un sertissage ou autre déformation mécanique des conducteurs. Par exemple, dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique No. 3.247.315, il est décrit un connecteur qui comporte un élément tubulaire pouvant se rétrécir sur lui-même, consistant en un morceau de matériau en feuille élastique qui a été enroulé pour lui donner une forme tubulaire. Dans un mode de réalisation, l'élément tubulaire est maintenu dans un état radialement dilaté au moyen d'un tube interne ou d'un bouchon de soudure. En utilisation, le connecteur est positionné autour de deux fils et chauffé de sorte que la soudure fond et l'élément tubulaire se rétrécit sur lui-même, saisissant ainsi et maintenant les conducteurs électriques. Cette disposition souffre de l'inconvenient que le diamètre interne de l'élément tubulaire est réduit par la présence du tube de soudure ou du bouchon, et ainsi l'élément tubulaire doit avoir un degré relativement grand de reprise élastique pour compenser l'épaisseur du tube de soudure ou du bouchon. Le brevet britannique No. 1.062.870 décrit un objet à reprise thermique dans lequel le constituant doué de reprise est un élément élastique sous forme tubulaire, le tube étant circonférentiellement interrompu pour permettre des variations de son rayon, et étant retenu dans une configuration dilatée par un élément fusible qui est positionné au moins en partie sur le trajet de reprise de l'élément rétractable Lorsque l'élément fusible est chauffé à une température à laquelle il est insuffisamment rigide pour maintenir l'élément élastique dans sa forme dilatée, l'élément doué de reprise se contracte et ainsi pousse au moins une partie du matériau de l'élément fusible dans le sens de la reprise.Un tel objet exige également un degré relativement grand de reprise de la aprt de l'élément élastique pour compenser l'épaisseur de l'élément fusible Lorsqu'on réalise des terminaisons et des épissures dans des câbles électriques à isolement minéral, il est souhaitable et il devient de plus en plus nécessaire, afin de se conformer aux règlements officiels, de prévoir une mise à la terre de la gaine du câble. Les câbles électriques à isolement minéral consistent en un ou plusieurs conducteurs entourés par une gaine, habituellement de cuivre ou d'aluminium, et possédant un matériau d'isolement comportant un minéral pulvérulent, par exemple de la magnésie.Les terminaisons et épissures sont habituellement recouvertes d'un manchon de matériau à reprise thermique pour exclure Ithumidité du matériau d'isolement, par exemple comme décrit dans le brevet britannique No. 1.098.304. Il a été proposé dans le brevet britannique No. 1.428.134 de réaliser un dispositif pour à la fois fermer hermétiquement et réaliser une connexion à la terre pour une extrémité de retour d'un câble à isolement minéral dans lequel le connecteur de masse est poussé en contact de la gaine de cuivre du câble au moyen du manchon de matière plastique thermorétractable.Cependant, une telle connexion est mécaniquement faible du fait que la seule force tendant à retenir le connecteur en contact avec la gaine est la force de reprise du manchon thernorétractable. Il existe ainsi un besoin pour un connecteur de misera la terre pour un câble à isolement minéral, qui ne nécessite pas un sertissage {qui pourrait endommager l'isolement du câble), qui procure un contact mécanique robuste avec la gaine conjointement à une faible résistance de contact, et qui est suffisamment petit pour être logé à 11 intérieur du manchon à reprise thermique utilise dans la terminaison ou l'épissure du câble. Selon la présente invention, on prévoit un objet à reprise creux, comportant un élément à reprise élastique creux qui a été dilaté, à partir d'une configuration initiale, en une configuration dimensionnellement instable et qui est retenu dans la configuration dilatée par un matériau qui s'affaiblit ou change de forme par chauffage ou traitement chimique, par exemple avec un solvant, le matériau étant disposé sensiblement à l'extérieur du trajet de reprise de l'élément creux. Selon un aspect de la présente invention, on prévoit un objet à reprise, creux, comprenant un élément à reprise élastique, creux, de section transversale discontinue qui a été dilaté dans le plan de cette section transversale à partir d'une configuration initiale, et qui est retenu dans la configuration dilatée par un matériau qui s'affaiblit ou qui change de forme par chauffage ou traitement chimique, par exemple avec un solvant, disposé à l'intérieur de la discontinuité, la disposition étant telle que lorsque le matériau est chauffé ou traité chimiquement, il s'affaiblit ou change de forme de sorte qu'il devient insuffisamment résistant pour retenir l'élément creux à reprise élastique dans sa configuration dilatée. En général, il est préférable d'appliquer de la chaleur au matériau pour'l'amener à se ramollir et à fondre ou à changer de forme, mais dans certains cas, un traitement chimique peut être approprié, par exemple un solvant organique volatil, tel que de l'acétone, peut être appliqué au corps pour l'amener à se ramollir ou à changer de forme, par exemple, par dissolution ou lixiviation d'un matériau soluble. Par commodité, cependant, l'invention sera décrite en détail ci-après en se référant à des ma tériaux qui s'affaiblissent ou changent de forme par chauffage, étant entendu que la présente invention n'est pas limitée à ceux-ci. Par "reprise élastique", on entend l'aptitude de l'élé- ment à revenir élastiquement d'une configuration dimensionnellement instable à une configuration initiale, même à température ambiante, lors du relâchement ou de la suppression d'une force de retenue sur le corps tendant à s'opposer au retour élastique. L'invention englobe également un procédé pour connecter des substrats, et en particulier des conducteurs électriques, dans lequel on utilise un objet à reprise selon l'invention. De préférence, l'objet à reprise, creux, possède une section transversale continue, et par exemple lorsqu'on utilise un élément à reprise élastique creux possédant une section transversale discontinue, le matériau qui s'affaiblit ou change de forme lors de l'application de chaleur remplira de préférence totalement la discontinuité de façon à donner un objet ayant une section transversale continue. L'élément à reprise, creux, est de préférence de forme sensiblement tubulaire, ayant une rupture ou une discontinuité circonférentielle permettant une dilatation et une contraction radiales. Dans un mode de réalisation particulièrement préféré, l'élément tubulaire possède, parallèlement à son axe longitudinal, une fente longitudinale pratiquée dans sa circonférence, par exemple l'élément tubulaire peut constituer un cyclindre circonférentiellement interrompu. Dans ce mode de réalisation préféré, le matériau qui s'affaiblit ou change de forme par chauffage peut être interposé entre les bords circonférentiellement adjacents du cylindre de façon à constituer une partie de la circonférence de l'element tubulaire. Lorsque l'armature est disposée à l'intérieur d'une discontinuité de l'element élastique,- l'armature, l'élément élastique ou les deux sont de preference profilés de façon à coopérer pour maintenir l'armature dans la discontinuité. Dans une forme simple, les bords opposés de l'élément élastique à proximité de la discontinuité peuvent être usinés de façon à se trouver réellement parallèles dans la configuration dilatée. De cette manière, il n'y a pas de risque que l'armature soit coincee par un effet de coin. Cependant, dans des modes de réalisation préférés, llar- mature, l'élément élastique ou les deux sont profilés de façon à retenir positivement l'armature en position. Par exemple, les bords de l'élément élastique peuvent être usinés avec des rainures concaves et l'armature peut être une tige ou un tube. En varIante, l'armature peut être équipée de rainures concaves et les bords peuvent être usinés à la courbure convexe appropriée Dans une autre disposition de ce type, les rainures peuvent être en forme de U ou de V et les bords de l'élément élastique ou de l'armature sont façonnés de manière à s'ajuster dans celles-ci. Dans un mode de réalisation particulièrement préféré, les bords de l'élément élastique sont unisés pour avoir des surfaces inclinées et l'armature est en queue d'aronde en coupe, les cotés inclinés de la queue d'aronde venant en butée des surfaces inclinées des bords. A ltextremite plus étroite de la queue d'aronde, des rebords sont prévus qui s'adaptent autour des bords de l'élé- ment élastique soit de la surface interne, soit de la surface externe de celui-cì. Dans ces modes de réalisation, ainsi que dans d'autres, il n'est pas essentiel que la totalité de l'armature soit dégageable, il peut suffire dans de nombreux cas que seule une partie de celle-ci puisse être retirée ou modifiée pour permettre une reprise. L'élément creux est réalisé en un matériau à reprise élastique, et par exemple il peut être réalisé en un métal tel que par exemple du cuivre au béryllium, de l'acier ou de l'aluminium qui a été traité thermiquement pour le rendre élastique. De préférence, le métal est un bon conducteur électrique et par exemple des résultats excellents ont été obtenus avec du cuivre au béryllium. Bien que moins préférable dans la plupart des cas, l'élé- ment creux peut également être réalisé en un matériau polymère élastomère, en particulier un caoutchouc synthétique ou naturel qui est suffisamment rigide pour être maintenu dans la configuration dilatée à température ambiante par le corps. D'autres matériaux polymères convenables comprennent les matières plastiques dites n industrielles" tels que des polyarylênes et des polysul- fones. Le matériau qui s'affaiblit ou change de forme par application de chaleur, sert à contenir les forces dans l'élément creux qui tendent à le ramener à sa configuration stable. Ainsi, si l'élément creux est dilaté, par exemple sur un mandrin, et qu'un bloc ou cale du matériau soit interposé dans la circonférence de l'élément creux avant retrait du mandrin, alors une reprise élastique de l'élément creux peut. être empêchée par le corps. Lorsque l'objet à reprise thermique ainsi réalisé est chauffé pour ramollir le matériau, ou l'amener à changer de forme, l'élément creux pourra revenir à sa configuration initiale. Le matériau utilise pour maintenir l'élément creux dans un état radialement dilaté peut être fusible, ramollissable à chaud ou pyrolysable. Des matériaux fusibles et pouvant être ramollis à chaud particulièrement convenables sont des polymères thermoplastiques, par exemple tels que des homopolymères et copolymères, dérivés par exemple de monomères d'olefine, par exemple l'éthylène, le propylène, le butène et le styrène, d'esters non saturés, par exemple l'acétate de vinyle, l'acrylate d'éthyle et le méthacrylate de méthyle et d'autres monomères non saturés tels que l'acrylonitrile. D'autres matériaux polymères convenables sont le Selryn, les nylons et les polysulfones. Certains alliages de métaux à bas point de fusion, par exemple des alliages de plomb-étain, peuvent également être utilisés. Parmi les matériaux pyrolysables appropriés, on peut mentionner certains polymères thermodurcissables telles que la bakélite et les résines urée-formaldéhyde. Parmi ces matériaux qui changent de forme par chauffage, on peut citer en particulier les matériaux polymères à reprise thermique mentionnés tels que ceux décrits dans les brevets des Etats-Unis d1Amérique Nos. 2.027.962 et 3.086.242. Des métaux à reprise thermique peuvent également être utilisés dans certaines applications, comprenant, par exemple, les alliages de nickel et de titane dans la Publication de la NASA SPS 110, "55-Nitinol- The Alloy with a Memory otc." (US. Government Printing Office, Washington D.C. 1972) ; les alliages de laiton ss décrits dans, par exemple, N.Nakanishi et al, Scripta Metallurgica 5, 433440 (Pergamon Press 1971) ; et les aciers inoxydables décrits dans, par exemple, E. Enami et al, id aux pages 663-668. Dans certains cas, l'utilisation d'armatures chimiquement dégradables peut être & antageuse. Pr exemple, un solvant organique volatil, tel que de lfacEtone peut être appliqué à l'armature pour provoquer son ramollissement ou son changement de forme, par exemple par dissolution ou lixiviation d'un constituant solu ble du matériau de l'armature. Dans d'autres applications, l'armature peut avantageusement être réalisée en un matériau tel qu'un polycarbonate-qui subit un fendillement lorsqu'il est traité avec un solvant. L'invention est particulierement utile pour la fabrication de connecteurs afin de relier des substrats tels que, par exemple, des conducteurs électriques, et sera ci-après plus par ticulièrement décrite d propos de cette application. il faut noter, cependant, que L'invention peut avoir de nombreuses autres applications ainsi qu'il apparaîtra à l'homme de l'art. Dans un mode de réalisation particulièrement préféré de l'invention, l'objet à reprise thermique est disposé dans un manchon à reprise thermique de sorte que lors de la reprise, le manchon crée un joint hermétique pour la connexion réalisée par l'objet. Dans des terminaisons et épissures de câbles à isolement minéral, le manchon à reprise thermique est de préférence équipé d'une pièce encastrée fusible comme décrit dans le brevet britannique No. 1.098.304. Une telle disposition constitue une unique pièce à reprise thermique qui, en une seule opération, peut réaliser une connexion à la terre et un joint hermétique pour la terminaison ou l'épissure du câble à isolement minéral.De préférence, la température à laquelle le matériau devient insuffisamment résistant pour maintenir l'élément creux élastique dans son état dilaté est de préférence inférieure à la température de reprise du manchon à reprise thermique et à la température de fusion de la pièce encastrée fusible. L'invention sera à présent décrite plus en détail, à titre d'exemple seulement, en regard des dessins annexés. La figure 1 est une vue en perspective d'un mode de réalisation d'un connecteur selon l'invention dans son état de reprise thermique La figure 2 est une élévation latérale en coupe partielle du connecteur de la figure 1 disposé dans un manchon à reprise thermique équipé d'une pièce encastrée fusible. La figure 3 est une élévation latérale en coupe partielle du manchon et du connecteur après reprise autour d'une terminaison d'un câble à isolement minéral. La figure 4 représente, en coupe, la disposition, avant reprise, de l'armature 2 et des bords du tube 1 du connecteur des figures 1 à 3. La figure 5 représente, en coupe, une seconde forme de disposition appropriée. La figure 6 représente, en coupe, une troisième forme de disposition appropriée. La figure 7 représente, en coupe, une quatrième forme de disposition appropriée. La figure 8 représente une autre forme d'objet à reprise. On se réfère à présent à la figure 1, le connecteur comporte un tube creux cylindrique fendu 1, réalisé en alliage de cuivre et de béryllium, qui est maintenu dans un état radialement dilaté par un coin de matériau fusible 2 interposé dans la rupture de la circonférence du tube fendu 1. Le matériau fusible peut, par exemple, être du polystyrène. Un conducteur de terre 3 est relié au tube fendu par des moyens appropriés quelconques, par exemple par soudure. On peut voir que du fait que le matériau fusible n'est pas situé à l'intérieur du tube fendu, la totalité de la reprise élastique du tube fendu est disponible pour réaliser une connexion mécanique solide avec un conducteur électrique passant au travers. On se réfère à présent à la figure 2 sur laquelle est re présenté -un manchon 4 thermorétractable dans lequel est positionnée une pièce encastrée fusible 5, le manchon et la pièce encastrée étant pourvue de passages 6 et 7 pour recevoir des conducteurs de la terminaison. Par commodité seulement, deux de ceux-ci sont représentés, bien qu'en pratique ils puissent être au nombre de cinq. A l'intérieur de la pièce encastrée fusible 5, se trouve le tube fendu 1, maintenu dans un état radialement dilaté par le coin fusible 2, et ayant son conducteur de terre 3 sortant du manchon par le passage 6. La figure 3 représente l'ensemble de la figure 2 après reprise autour d'une terminaison d'un câble 8 à isolement minéral. Le câble possède un conducteur 9 qui sort de la terminaison par le passage 7. On peut voir que le tube fendu 1 s'est rétracté en contact étroit avec la gaine de cuivre du câble à isolement mine- rai et que la pièce encastrée fusible 5 a flué de façon à entourer complètement la terminaison formant un joint étanche à l'hu mixité. L'utilisation de l'ensemble de la figure 2 pour réaliser une connexion à la terre et un joint étanche à lthumidite pour une terminaison de câble à isolement minéral est obtenue d'une manière très simple.L'ensemble est simplement disposé au-dessus de la terminaison, en s'assurant que le ou les conducteurs du câble à isolement minéral passent à travers leurs passages respectifs de l'ensemble, et l'ensemble est ensuite chauffé, par exemple avec de l'air chaud ou autres moyens appropriés, afin de provoquer la reprise du tube fendu, le fluage de la pièce encas trée fusible, et la reprise du manchon thermorétractable. La figure 4 représente comment l'armature 2 et les bords opposés du tube fendu 1 peuvent être façonnés pour recevoir l'armature en position avant reprise. Dans ce mode de réalisation préféré, l'armature 2 possède une partie 10 en queue d'aronde destinée a coopérer avec les bords usinés et un rebord 11 qui se situe au-dessus de ces bords sur la surface extérieure du tube. Seule la partie 10 en queue d'aronde doit être fusible. Les figures 5 à 7 représentent d'autres profils armature/ bords appropriés. Sur la figure 8, est représentée une autre forme de connecteur selon la présente invention. Dans ce mode de réalisation, l'élément tubulaire 12 à reprise élastique est de section transversale continue et est réalisé en une matière plastique industrielle telle qu'un polysulfone. I1 est maintenu dans la configuration dilatée par des bandes 13 d'un polycarbonate, bandes qui sont disposées entre des saillies 14 en queue d'aronde. Comme représenté, les bandes 13 épousent les surfaces inclinées des saillies 14 et recouvrent les surfaces supérieures de celles-ci en tant que protection contre un déplacement accidentel. On remarquera que le matériau de retenue peut être tel qu'il s'affaiblisse et change de forme à la fois par chauffage et/ou traitement chimique. On remarquera également que deux ou plusieurs éléments de matériau de retenue peuvent être utilisés. On fait référence à la demande de brevet britannique No. 2833/77, déposée le 24 janvier 1977, qui décrit et revendique des objets à reprise dans lesquels l'élément à reprise présente a la fois une-reprise thermique et élastique. D'autres variantes et modifications tombant dans le cadre de la présente invention apparaîtront à l'homme de l'art, par exemple, l'armature peut être mécaniquement affaiblie ou déformée pour permettre une reprise. REVENDICATIONS 1. Objet dimensionnellement rétractable, caractérisé en ce qu'il comporte un élément creux a reprise élastique qui a été dilaté depuis une configuration initiale en une configuration dimensionnelement instable et qui est retenu dans la configuration dilatée par un matériau qui s'affaiblit et/ou change de forme par chauffage ou traitement chimique, ledit matériau étant disposé entre et séparant deux parties de l'élément creux sensiblement hors du trajet de reprise de celui-ci 2. Objet dimensionnellement rétractable selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'élément creux est sensiblement tubulaire. 3. Objet dimensionnellement rétractable selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le matériau de retenue est fusible ou ramollissable à chaud. 4. Objet dimensionnellement rétractable selon la revendication 3, caractérisé en ce que le matériau de retenue est un polymère thermoplastique. 5. Objet dimensionnellement rétractable selon la revendication 3, caracteriso en ce que le matériau de retenue est un alliage à bas point de fusion. 6. Objet dimensionnellement rétractable selon l'une des revendications 1 et 2, cara-,t-,$risé en ce que le matériau de retenue est pyrolysable. 7. Objet dimensionnellement rétractable selon la revendication 6, caractérisé en ce que le matériau de retenue est de la bakélite ou une résine urée-formaldéhyde. 8. Objet dimensionnetlement rétractable selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le matériau de retenue est un matériau thermorétractable. 9. Objet dimensionnsllement rétractable selon l'une des revendications 1 et 2 caracternse en ce que le matériau de retenue est un matériau chimiquement dégradable. 10. Objet dimensionnellement rétractable selon la revendication 9r caractérisé en ce que le matériau de retenue est un polycarbonate. 11. Objet dimensionnellement rétractable selon l'une des revendications I à 10, caractérisé en ce que l'élément creux est de section transversale discontinue et a été dilaté dans le plan de ladite section transversale, le matériau qui s'affaiblit ou change de forme par chauffage ou traitement chimique étant disposé dans ladite discontinuité. 12. Objet dimensionnellement rétractable selon la revendication 11, caractérisé en ce que l'élément creux est un tube fendu longitudinalement. 13. Objet dimensionnellement rétractable selon l'une des revendications 11 et 12, caractérisé en ce que l'élément creux, le matériau de retenue, ou les deux, sont profilés pour coopérer l'un avec l'autre pour maintenir le matériau de retenue en position dans la discontinuité. 14. Objet dimensionnellement rétractable selon la revendication 13, caractérisé en ce que les bords opposés de l'élément creux au voisinage de la discontinuité sont rainurés et en ce que l'armature est sous la forme d'une tige ou d'un tube. 15. Objet dimensionnellement rétractable selon la revendication 14, caractérisé en ce que les rainures sont de section transversale partiellement circulaire. 16. Objet dimensionnellement rétractable selon la revendication 14, caractérisé en ce que les rainures sont en U ou en V. 17. Objet dimensionnellement rétractable selon la revendication 13, caractérisé en ce que le matériau d'armature est pourvu de rainures et les bords opposés de l'élément creux sont fa çonnés pour coopérer avec elles. 18. Objet dimensionnellement rétractable selon la revendication 17, caractérisé en ce que les rainures sont de section transversale partiellement circulaire. 19. Objet dimensionnellement rétractable selon la revendication 17, caractérisé en ce que les rainures sont en U ou en V. 20. Objet dimensionnellement rétractable selon la revendication 13, caractérisé en ce que les bords opposés de l'élément creux à proximité de la discontinuité sont profilés pour avoir des surfaces inclinées et le matériau d'armature est en queue d'aronde en coupe, les côtés inclinés de la queue d'aronde venant en butée des surfaces de bord inclinées. 21. Objet dimensionnellement rétractable selon la revendication 20, caractérisé en ce qu'à l'extrémité plus étroite de la queue d'aronde des rebords sont prévus qui s'adaptent autour des bords sur soit la surface interne, soit la surface externe de celle-ci. 22. Objet dimensionnellement rétractable selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que l'élément creux est de section transversale continue dans le plan de reprise. 23. Objet dimensionnellement rétractable selon la revendication 22, caractérisé en ce que le matériau de retenue est disposé entre des rainures dans ou des saillies s'étendant depuis une surface de l'élément creux. 24. Objet dimensionnellement rétractable selon la revendication 23, caractérisé en ce que le matériau de retenue, les saillies, ou les deux, sont profilés pour coopérer ensemble pour maintenir le matériau de retenue en position. 25. Objet dimensionnellement rétractable selon l'une des revendications 1 à 24, caractérisé en ce que l'élément creux à reprise élastique est en métal. 26. Objet dimensionnellement rétractable selon la revendication 25, caractérisé en ce que le métal est du cuivre au béryllium, de l'acier ou de l'aluminium. 27. Objet dimensionnellement rétractable selon l'une des revendications 1 à 24, caractérisé en ce que l'élément creux à reprise élastique est un polymère élastomère. 28. Objet dimensionnellement rétractable selon l'une des revendications 1 à 24, caractérisé en ce que l'élément creux à reprise élastique est en une matière plastique industrielle. 29. Procédé de fabrication d'un objet dimensionnellement rétractable selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'un élément élastique creux est dilaté depuis une configuration initiale dans une configuration dimensionnellement instable et est ensuite retenu dans cette dernière configuration en disposant un matériau qui s'affaiblit ou change de forme par chauffage ou traitement chimique entre deux parties de l'élément creux sensiblement hors du trajet de reprise de celui-ci. 30. Procédé de fabrication d'une connexion à au moins un substrat, caractérisé en ce que le substrat est disposé à l'inté- rieur d'un objet dimensionnellement rétractable qui comporte un élément creux a reprise élastique qui a été dilaté depuis une configuration initiale dans une configuration dimensionnellement instable et qui est retenu dans l'état dilaté par un matériau qui s'affaiblit ou change de forme par chauffage ou traitement chimique, ledit matériau étant disposé entre et séparant deux parties de l'élément creux sensiblement hors du trajet de reprise de celui-ci, et chauffage ou traitement chimique dudit matériau pour provoquer son ramollissement ou son changement de forme de façon à permettre à l'élément creux de se rétracter et de saisir le substrat. 31. Procédé selon la revendication 30, caractérisé en ce que la connexion est faite à la gaine d'un câble a isolement minéral pour réaliser une connexion à la terre. 32. Procédé selon l'une des revendications 30 et 31, ca ractérisé en ce que la connexion réalisée est isolée par un manchon polymère thermorétractable. 33. Objet dimensionnellement rétractable, caractérisé en ce qu'il comporte un élément creux à reprise élastique qui a été dilaté depuis une configuration initiale dans une configuration dimensionnellement instable et qui est retenu dans la configuration dilatée par un matériau qui est destiné à être ultérieurement ramolli ou déformé pour permettre une reprise, ledit matér#iau étant disposé entre et séparant deux parties de l'élément creux sensiblement hors du trajet de reprise de celui-ci.