L'invention est relative aux outils utilisés par les servants d'armes à feu, pour le réglage de fusées à retard comportant un mécanisme réglable (par exemple d'horlogerie) incorporé dans une ogive fixée à l'extrémité avant de projectiles destinés à etre tirés à l'aide des susdites armes à feu, de telles fusées étant qualifiées, par les spécialistes, de "fusées d'ogive à retard réglable". Le réglage de ces fusées consiste à prédéterminer, par un déplacement angulaire relatif d'un élément gradué dont 1' axe est confondu avec celui de la fusée, par rapport à un élément de référence coaxial portant un repère, un laps de temps, généralement compte ai secondes, voire en fractions de secondes, à la fin duquel la fusée est déclenchée, ce déclenchement ayant pour effet d'activer la charge utile véhiculée par le projectile. I1 convient de noter que cetté~charge utile et le processus opératoire qui découle de son activation , peuvent etre, suivant les cas inoffensifs pour l'environnement, ce qui est le cas notamment des projectiles véhiculant une charge éclairante supendue à un parachute, ou au contraire offensifs pour l'environnement, ce qui est le cas notamment des projectiles véhiculant tne charge explosive, incendiaire, polluante, etc.... De toute façon, c'est-à-dire quelle que soit la nature (inoffensive ou offensive) de la charge utile véhiculée par le projectile, le rôle de la fusée d'ogive à retard réglable équipant ce projectile est de prédéterminer,dans une certaine marge de réglage et compte tenu notamment du pointage (en direction et en hauteur) imparti à l'arme, de la vitesse initiale du projectile, des conditions atmosphériques du tir, etc..., un point futur de la trajectoire du projettile, à partir duquel se déclenchera en al titude le processus d'activation de la susdite charge utile. A ce sujet, il parait opportun, avant d'aborder ladisposition principale de l'invention, et pour faciliter la compréhension de cette disposition et des avantages qui en découlent par rapport à l'état antérieur de la technique, de rappeler tout d'abord dans quelles circonstances se déroule généralement la manoeuvre de réglage d'unefusée d'ogive à retard réglable. Ce réglage est effectué par un servant de l'arme de lacement (c'est-àidire au niveau d'un échelon de combat g- ralement motorisé) à la réception d'un ordre émanant d'un direc teur de tir détenant les paramètres nécessaires, notamment les paramètres de pointage et le temps de retard suivant lequel doit être réglée la fusée à retard, pour obtenir le déclenchement de la fusée au point futur souhaité. Le servant de l'arme ne peut donc pas régler les fusées de sa dotation de projectiles aussi longtemps qu'il n'a pas reçu l'ordre en question, ordre qui a toutes chances d'intervenir alors que le servant de l'arme se trouve déjà dans une situation opérationnelle, avec toutes les difficultés inherentes à une telle situation (risques d'obscurité, de déplacement cairtique en terrain varié, de tirs ennemis diminuant le pouvoir de con centration du servant au point de vue visuel et au point de vue manuel, etc...). On conçoit, dans ces conditions, l'intéret qu'il peut y avoir à faciliter, pour le servant, l'opération de réglage d'une fusée d'ogive à retard réglable, toute erreur dans une telle opération pouvant avoir de graves conséquences, allant de l'inefficacité de la charge utile du projectile (cas où le pint futur de déclenchement erroné ne favorise pas le parti ami), jusqu'à une nuisance de ladite charge utile (cas ou ce point futur erroné favorise au contraire le parti ennemi). Il convient enfin, pour clarifier la définition de l'invention, de préciser certaines caractéristiques des fusées d'ogive à retard réglable, fusées qui comportent, comme indiqué précédemment, deux parties décalables angulairement suivant l'axe de la fusée, à savoir une partie fixe constituée par un corps de fusée destiné à être fixé à l'avant du projectile, par exemple par vissage, et une partie tournante, généralement constituée par une bague coaxiale au corps de fusée, et située entre les extrémités arrière et avant dudit corps de fusée. Chacune des susdites parties fixe et tournante comporte une encoche destinée à permettre de la saisir (en vue de la bloquer ou de la faire tourner) à l'aide d'un outil approprié. De plus, les fusées sont livrées dans une situation de sécurité pour laquelle les encoches portées respectivement par la partie fixe et par la partie tournante ont une position angulaire relative déterminée, qu'il n'est possible de modifier qu'en faisant tourner la partie tournante par rapport à la partie fixe dans un seul sens. Autrement dit, la position angulaire relative des deux encoches possède au moins une valeur limite ; cette valeur limite, que l'on peut définir par un angle A, correspond à une absence de réglage du retard : si le projectile était lancé alors que la position angulaire relative des deux encoches est égale à A, le mécanisme réglable resterait inerte, et il nty aurait aucune activation de la charge utile véhiculée par le projectile. C'est pourquoi l'on a parlé plus haut de "situation de sécurité". En outre, bieh entendu, pour faciliter le réglage du retard, les fusées en question sont conçues pour que, lorsque la position angulaire relative des deux encoches est égale à A, le repère de l'élément de référence mentionné plus haut colncide avéc l'origine de la graduation de l'élément gradué, une plage neutre étant prévue entre cette origine et la première indication d'un retard Compte tenu de ce qui précède, le réglage d'une fusée d'ogive à retard réglable s'opérait jusqu'à ce jour "à vue", en prenant appui dans encoche de la partiefixe de la fusée, en engageant une clef à téton dans l'encoche de la partie tournante de ladite fusée, et en faisant tourner ladite partie tournante, à l'aide de cette clef, jusqu'à obtenir, par une constatation visuelle, la coincidence du repère de référence (généralement porté par la partie tournante) avec le point désiré de la graduation (généralement portée par la partie fixe , point correspondant au retard ordonné (de 1, 2, 3 ou 4 secondes par exemple). On conçoit qu'une telle opération de réglage était difficile, voire impossible, à réaliser avec la précision souhaitable, dans les conditions de combat (obscurité, trajet cahotique, agression ennemie, etc...) évoquées précédemment. L'invention a donc pour objet de procurer un outil de réglage d'une fusée du genre en question, qui ne présente pas ces inconvénients et qui permette de réaliser lFopération de réglage dans les conditions de combat avec un risque minimal d'erreur. A cet effet, un outil de réglage selon l'invention est caractérisé en ce qu'il est constitué par une sorte de compas dont les deux branches, terminées par des poignées, sont solidaires respectivement de deux couronnes coaxiales à téton interne agencées de façon à constituer l'articulation du compas et à pouvoir coiffer respectivement l'élément de référence et l'élément gradué, avec engagement de leur téton interne respectif dans l'encoche correspondante de l'élément, ledit compas comportant en outre - des premiers moyens de rappel vers sa position de pleine ouver ture et des premiers moyens de butée délimitant l'ouverture maximale du compas, agencés de façon telle que, lorsque l'outil est à l'état de repos, la position angulaire relative des deux tétons corresponde à la susdite valeur limite de la position angulaire relative des deux encoches, en sorte que le servant puisse, en coiffant la fusée à l'aide de l'outil et en faisant tourner globalement celui-ci à l'état de repos -ou état pleinement ouvert- obtenir rapidement l'engagement simultané des deux tétons internes dans les deux encoches correspondantes - des seconds moyens de butée propres à limiter la fermeture du compas lorsque l'on rapproche les poignées susmentionnées l'une de l'autre, et à déterminer une nouvelle valeur de ladite po sition angulaire relative des deux encoches, et par suite de la position angulaire relative de l'élément de référence et de l'élément gradué, ladite nouvelle valeur correspondant au re tard choisi ; et - des moyens de réglage desdits seconds moyens de butée, permet tant de modifier ladite nouvelle valeur par échelons, et pro pres à engendrer dans la main du servant, lorsqu'ils sont ma noeuvrés, une réaction d'ordre musculaire à chaque échelon parcouru, le nombre desdites réactions renseignant le servant sur la valeur limite de la fermeture du compas qui sera déter minée par lesdits seconds moyens de butée, et par suite sur la valeur discrète du retard qui sera conféré à la fusée par ledit mécanisme réglable,après le rapproshement maximal des branches dudit compas. On conçoit que l'invention,telle que définie sous sa forme la plus générale dans ce qui précède, présente un certain nombre d'avantages par rapport à l'état antérieur de la technique, notamment les avantages suivants 1 / après avoir coiffé la fusée à l'aide de l'outil en engageant l'ouverture centrale des couronnes par la pointe de l'ogive du projectile, le servant peut très commodément trouver la position de l'outil pour laquelle chacun des deux tétons in ternes s'engage dans l'encoche correspondante, à savoir l'un des tétons dans l'encoche qui est ménagée sur l'élément de référence et l'autre téton dans l'encoche qui est ménagée sur l'élément gradué.En effet, il lui suffit pour cela de faire tourner globalement l'outil sur la fusée jusqu ce que les deux tétons s'engagent simultanément dans leurs encoches; le servant n'a absolument pas besoin de se préoccuper de connaitre la position angulaire relative des deux tétons, puisque lorsque l'outil est dans son état pleinement ouvert, cette position relative est à coup sûr id--ti4-à la posi tion angulaire relative des deux encoches. Ceci suppose,bien entendu, que cette position angulaire relative des deux en coches est toujours la même, mais il découle des explications qui précèdent que c'est bien toujours le cas. On voit que cette première opération,que le servant doit effectuer lorsqu'il désire régler le retard de la fusée, peut être facilement effectuée dans de très mauvaises conditions, no tardent dans l'obscurité, lorsque le servant est soumis à des secousses, ou encore lorsque,sous le feu de tirs ennemis ,il perd une partie de ses facultés de concentration 2 / pour déterminer ensuiteune nouvelle valeur de ladite position angulaire relative des deux encoches de fusée, afin de régler le retard, il suffit au servant de rapprocher au maximum les deux branches du compas l'une de l'autre jusqu'à ce que lesdits seconds moyens de butée entrent en action.Iaeso- re, cette opération ne requiert du servant ni concentration, ni habileté particulfler,de sorte qu'elle aussi peut etre effectuée dans les plus mauvaises conditions. Il est à noter surtout que cette opération peut même s'effectuer dans ltobscurité la plus complète.puisque le servant n'a besoin de faire aucune observation visuelle pour constater que le repère de l'élément de référence coïncide bien avec le point désiré de la graduation de I'élément gradué qui correspond à l'indication du retard qui a été fournie par le directeur de tir : le servant est assuré que le repère coincide avec le point voulu de la graduation dès lors que les branches du compas sont fermées au maximum; 30= le servant peut enfin modifier facilement la valeur du retard affichée pour se conformer à de nouvelles instructions du directeur de tir , et ceci toujours dans des conditions diffi- ciles, à savoir dans l'obscurité sur des routes cahoteuses, en cas de tirs ennemis, etc.... En effet, en supposant, pour simplifier les explications que chaque échelon correspond à un retard d'une seconde, que le retard correspondant à la dernière instruction du directeur de tir était de deux secondes, et que, pour le coup suivant, celui-ci fixe le retard à quatre secondes, il suffira au servant, pour se conformer aux indications qui lui sont fournies,soit de compter deux réactions d'ordre musculaire à partir de la position antérieure desdits seconds moyens de butée, soit,à partir d'une position d'origine desdits moyens,de compter quatre réactions d'ordre musculaire. Bien entendu,lesdites réactions d'ordre musculaire peuvent s'accompagner, à chaque échelon de variation de ladite nouvelle valeur, d'un son bref, analogue à celui qui est produit par exemple par une roue à rochet , ce qui est susceptible de renseigner également le servant sur le nombre d'échelons parcourus, mais il est à noter que cela n'est absolument pas indispensable, et qu'une réaction musculaire reçue dans la main, même faible, est parfaitement perceptible, et ceci dans les conditions difficiles évoquées ci -dessus, et même, en outre, dans un milieu extrêmement bruyant. De préférence, lesdits premiers moyens de rappel sont constitués d'un ressort tendu suivant une partie de la -péri- phérie des couronnes, entre un point d'attache de l'une des couronnes et un point d'attache de l'autre couronne. Selon un mode de réalisation de l'invention, il peut encore être prévu qu'au moins la partie centrale de l'une des couronnes est montée pivotante à l'intérieur de l'autre couronne, et comporte une fenêtre sur une partie de sa périphérie, traversée par le téton interne qui est solidaire de ladite autre couronne, ledit téton étant susceptible de venir en appui sur l'un des bords latéraux de ladite fenêtre, la coopération entre ledit téton et ledit bord constituant lesdits premiers moyens de butée. Ainsi, on assigne à l'un des tétons internes un double rôle, consistant d'une part à servir de moyen d'engagement dans l'encoche de l'un des éléments,et consistant d'autre part à servir de moyen de butée pour déterminer l'ouverture maximale des branches du compas. Cette disposition permet par conséquent d'ap- porter une simplification dans la réalisation de l'outil. Selon uiimode de réalisation particulièremait avantageux de l'invention, l'outil est caractérisé en ce q **s ana EnDysB de butée comprennent un doigt d'arrêt formant l'extrémité d'une tige montée coulissante dans la branche du compas qui est soli daire de l'une des couronnes, ladite tige étant susceptible d'occuper, par rapport à ladite branche, plusieurs positions discrètes dont chacune correspond à une nouvelle valeur déterminée de ladite position angulaire relative des deux encoches correspondant au retard choisi, ledit doigt étant adapté à venir en appui, suivant sa position, sur l'une ou l'autre des parois radiales d'échelons étagés radialement sur le bord extérieur d'une patte solidaire de l'autre couronne. Avantageusement, il est encore prévu que la longueur de l'arc suivant lequel s'étend ladite fenêtre est supérieure à la longueur de l'arc qui s'étend entre ledit doigt et la paroi radiale de l'échelon qui en est le plus éloigné lorsque l'outil est dans son état de repos, de sorte que le téton qui traverse la fenêtre est susceptible de déterminer-une nouvelle valeur supplémentaire de ladite position angulaire relative des deux encoches, lorsqu'il vient en appui sur l'autre bord latéral de ladite fenêtre. Ainsi, on obtient une valeur supplémentaire de la fer- meture maximale des branches du compas sans qu'il soit nécessaire de prévoir un échelon supplémentaire sur la patte dont il a été fait Invention plus haut ; on réduit ainsi quelque peu l'encombrement de ladite patte. Selon un mode de réalisation particulièrement avantageux de l'invention, l'outil est notamment caractérisé en ce que lesdits moyens de réglage desdits seconds moyens de butée comprennent des seconds moyens de rappel propres à solliciter leFoigt d'arrêt vers l'axe des couronnes et, vers l'extrémité de la tige coulissante, un ergot solidaire de la poignée, laquelle est montée pivotante à l'extrémité de la branche correspondante du compas, et est solidaire de la tige en translation, ledit ergot étant susceptible d'occuper, lorsque l'on tourne la poignée, et sous l'action desdits seconds moyens de rappel, le fond d'une des en tailles d'une denture formée en bout à l'extrémité de ladite branche, deux entailles successives étant reliées par une rampe le long de laquelle l'ergot peut coulisser pour passer d'une entaille à la suivante, la distance entre le fond des entailles occupées successivement par l'ergot et l'extrémité opposée de ladite branche étant graduellement croissante lorsque l'on tourne la poignée dans un sens, et la distance entre lefond;de deux entailles successives correspondant à la hauteur, mesurée radia lement, d'un échelon de la patte susmentionnée. On conçoit facilement que ces moyens de réglage, d'une part permettent de modifier ladite nouvelle valeur de la position angulaire relative des deux encoches, et d'autre part sont parfaitement adaptés à engendrer dans la main du servant, lorsqu'ils sont manoeuvrés, une réaction d'ordre musculaire à chaque échelon parcouru. En effet, le servant doit exercer un certain effort pour faire franchir à l'ergot l'espace qui sépare le fond d'une entaille du fond d'une entaille suivante, dont la distance par rapport à l'extrémité opposée de ladite branche est supérieure, et sa main est au contraire entraînée dans le même sens à partir dumo- ment où, l'ergot ayant atteint le sommet de la rampe qui sépare les deux entailles, il se déplace légèrement vers ladite extrémité opposée de la branche sous l'faction de la force exercée par lesdits seconds moyens de rappel. La sensation ressentie par le servant est parfaitement perceptible dans les conditions difficiles qui ont été évoquées plus haut et même dans une ambiance bruyante. On peut prévoir que lesdits seconds moyens de rappel sont constitués d'un ressort comprimé entre un épaulement de la tige et une butée solidaire de ladite branche. En outre, on prévoit avantageusement de ménager dans ladite tige une cannelure longitudinale; dans laquelle fait saillie l'extrémité d'une clavette fixée sur ladite branche et destinée à empêcher la tige de tourner. On peut encore prévoir qu'à ladite branche du compas sont associés des moyens de verrouillage de la tige coulissante, propres à la bloquer dans chacune de ses positions discrètes. Selon une particularité supplémentaire mais non indispensable de l'invention, l'outil peut encore être caractérisé en ce que ladite branche porte, à proxImité de la poignée, des repères, notamment sous forme de points phosphorescents ou d'encoches, pouvant être masqués par la poignée, et dont l'espacement correspond à deux positions discrètes successives de la tige coulissante. Ainsi, lorsqu' à une indication du directeur de tir succède une indication identique mais après un laps de temps relativement long, le servant de l'arme peut s'assurer que l'outil est correctement réglé : il lui suffit pour cela de compter les repères, et si le nombre de ceux-ci correspond bien à l'indication qu'il reçoit, il n'a aucune opération de réglage à effectuer ; le servant n'a par conséquent aucun effort de mémoire à faire. Un mode de réalisation de l'invention est décrit ci-dessous à titre d'exemple nullement llmitatif,en référence aux figures du dessin annexé dans lequel - la figure 1 est une vue en élévation d'une fusée d'ogive de type classique - l-a figure 2 est une vue en coupe axiale schématique de la bran che de l'outil qui comprend les moyens de réglage, par la ligne Il-Il de la figure 3 ; et - la figure 3 est une vue en coupe axiale également schématique de la même branche, par la ligne III-III de la figure 2. Sur la figure 1, on a représenté une fusée d'ogive 1 à retard réglable, fixée à l'extrémité antérieure d'un projectile 2, représenté partiellement en coupe axiale, et destiné à être tiré à l'aide d'une arme à feu, par exemple un canon de calibre quelconque. La fixation de la fusée d'ogive 1 sur le projectile 2 s'effectue par l'intermédiaire d'un goujon 3. Ladite fusée est d'un type à mécanisme réglable, destiné à permettre de régler le laps de temps qui devra s'écouler entre ie lancement du projectile et l'activation de la charge qu'il véhicule. Cette activation peut se traduire par une explosion, un éclairement de l'environnement, etc. Quant au mécanisme de réglage, il peut être d'un type quelconque, par exemple mécanique (horlogerie), chimique, etc. Ce mécanisme de réglage, contenu dans la fusée d'ooive, peut être actionné de l'extérieur, et est associé à cet effet, par l'intermédiaire de moyens adaptés au type auquel il appartient, d'une part à un élément de référence mobile4, élaboré sous la forme d'une bague et portant un trait de repère 5, d'autre part à un élément gradué fixe 6, portant une graduation 7. La bague 4 est susceptible de tourner suivant l'axe 8 du projectile, aligné avec l'axe 9 de la fusée, entre élément fixe 6 inférieur de la fusée et la partie supérieure fixe lOxde cette dernière. Pour permettre de commander cette rotation relative de la bague 4 par rapport à l'élément fixe 6, on a prévu une première encoche Il sur l'élément fixe et une seconde encoche 12 sur la bague 4. Enfin, la graduation 7 comprend un trait dudgme 13 séparé du premier trait 14 de la graduation o rot rement dite par une plage neutre 15, et deux traits successifs dc la graduation représentent par exemple un retard d'une seconde. Lorsque la fusée est livrée, la bague ; est dans une position de sécurité pour laquelle le mécanisme réglable est inerte, le trait de repère 5 coincidant avec le trait d'origine 13. Cette position de sécurité est maintenue tant que, par une rotation de la bague, on n'a pas encore amené le trait de repère 5 en coinci- dence avec le premier trait 14 dé la graduation, le laps de temps susmentionné étant alors, par exemple, d'une seconde.Ces dispositions constituent une sécurité supplémentaire car, sijle projectile état lancé alors que, par mégarde, l'on a oublié de régler le mécanisme de retard, la charge véhiculée par le projectile ne pourrait être activée, et en particulier ne pourrait être activée en un point de sa trajectoire où elle risquerait de constituer un danger pour le partiami. La fusée d'ogive qui vient d'être décrite est d'un type tout à fait classique, et l'outil conforme à l'invention, qui va être décrit maintenant, est particulièrement destiné à permettre d'effectuer le réglage du retard du mécanisme réglable de la fusée avec tous les avantages mentionnés plus haut. Cet outil a été représenté schématiquement sur les figures 2 et 3. L'outil a la forme générale d'un compas ou d'une pince, dont les deux branches 16 et 17, sont terminées par des poignées. La branche 16 n'a été représentée que partiellement et seule la poignée de la branche 17, référencée en 18, est visible sur les figures. La branche 16 est solidaire d'une couronne inférieure 19 comportant une partie centrale 20, dans laquelle est pratiquée une fenêtre 21. La partie centrale 20 est reçue à pivotement, avec frottement doux, dans l'ouverture circulaire centrale 22 d'une couronne supérieure coaxiale 23 dont est solidaire l'autre branche 17, par l'intermédiaire d'une piece de liaison en forme d'étrier 24. Sur la surface interne périphérique de l'ouverture de la part le centrale 20 de la couronne inférieure 19 fait saillie un téton radial interne 25 ; d'autre part, sur la surface interne périphérique de l'ouverture centrale de la couronne supérieure 23 fait saillie un autre téton radial interne 26. Ce téton 26 traverse la fenêtre 21 et, lorsque l'outil est à l'état de repos, il vient en butée sur l'un des bords latéraux 27 de la fenêtre, de façon à déterminer l'ouverture maximale des branches 16 et 17 pour qu'alors la position angulaire relative des tétons 25 et 26 soit identique à la position angulaire relative des encoches 1i et 12 lorsque le trait de repère 5 coïncide avec le trait dut rye 13. A cet effet, on a prévu un ressort 28 disposé sur une partie de la périphérie de la partie centrale 20 de la couronne in- férieure, une extrémité .29 de ce ressort étant attachée en un point de la couronne inférieure et l'autre extrémité 30 en un point de la couronne supérieure. Ce ressort travaille à la traction et a donc tendanCe à faire se déplacer le téton 26 dans le sens horaire, par rapport au téton 25. Le logement1 référencé en 31, dans lequel est disposé le ressort, est fermé par un couvercle en forme de disque 32, assujetti de façon quelconque, par exemple à l'aide de vis (non représentées). Par ailleurs, la couronne inférieure 19 est solidaire d'une patte extérieure 33 comportant des échelons étagés radialement et présentant des parois radiales d'égale longueur, ré- férencés 34, 35, 36 et 37. Les seconds moyens de butée mentionnés dans ce qui précède, et qui sont destinés à limiter la fermeture du compas et à déterminer une nouvelle valeur de la position angulaire relative des deux encoches Il et 12, correspondant à une valeur discrète du retard, comprennent essentiellement un doigt d'arrêt 38 formant l'extrémité d'une tige 39 montée coulissante dans la branche 17 de l'outil, qui est solidaire de la couronne supérieure 23. La tige 39 est susceptible, grâce à des moyens qui vont être décrits, d'occuper, par rapport à ladite branche 17, plusieurs positions discrètes dont chacune correspond à une nouvelle valeur déterminée de la position angulaire relative que l'on désire obtenir pour les deux encoches 11 et 12. Ici, il y a lieu de noter que la longueur de l'arc suivant lequel s'étend la fenêtre 21 est supérieure à la-longueur de l'arc qui s'étend entre le doigt d'arrêt 38 et la paroi radiale 37 de l'échelon qui en est le plus éloigné lorsque l'ou- til est dans sa position de repos (position de la figure 3). Suivant la position de la tige 39 dans la branche 17, et lorsque l'on rapproche les branches 16 et 17 l'une de l'autre, le doigt d'arrêt 38 peut venir en butée, sélectivement, sur les parois radiales 34, 35, 36 ou 37, ce qui entraine le déplacement du trait de repère 5 le long de la graduation 7.Lorsque le doigt d'arrêt 38 est en butée sur laparoi r le 37, ra,eà1ad's position décrite ci-dessus, un enfoncement supplémentaire de la tige 39 dans la branche 17 permet de trouver une nouvelle position de butée, limitant saune valeur encore inférieure l'angle de ferme ture des branches 16 et 17. Cette nouvelle position de butée est atteinte lorsque le téton 26 vient en appui sur l'autre paroi la térale de ladenêtre 21, laquelle paroi a été référencée en 40 figure 3). Tout se passe donc comme si l'on avait une paroi ra diale supplémentaire sur la patte 33, au-delà de la paroi 37, mais sans augmentation de l'encombrement de la patte. Les moyens de réglage susmentionnés, permettant de modifier par variations discrètes l'enfoncement de la tige 39 dans la branche 17, et donc de choisir la position du doigt 38, com prennent un ressort hélicoïdal 41, enfilé sur l aigre, et compri- mé entre une butée 42 solidaire de la branche 17 -butée à l'int- rieur de laquelle la tige peut coulisser- et un épaulement43 de la tige. La poignée 18 est montée pivotante à l'extrémité de la branche 17 et est solidaire de la tige en translation, grâce à une rondelle 44 sertie à l'extrémité de la tige et prenant appui en bout sur l'extrémité de la poignée. La poignée 18 est élaborée sous la forme générale d'un cylindre à double paroi et est engagée sur l'extrémité de la bran che 17, laquelle, pour sa part, a la forme générale d'un tube creux pour recevoir la tige 39. Sur la paroi interne de ladite poignée, et s'étendant radialement vers la paroi externe de cette dernière, est prévu un ergot 45, susceptible d'occuper, lorsque l'on tourne la poiguée, et sous l'action du ressort 41, le fond d'une des entail les, telles que 46, 47, d'une denture formée en bout à ltextr - mité de la branche tubulaire 17, deux entailles successives étant reliées par une rampe, telle que 48, le long de laquelle l'ergot 45 peut coulisser pour passer d'une entaille à la suivante. D'autre part, il est prévu que la distance entre le fond des entailles oocupées successivement par l'ergot et l'extrémité opposée de la branche 17, correspondant à l'étrier 24, est gra duellement croissante lorsque l'on tourne la poignée dans le sens anti-horaire ; en outre, la distance entre les fonds de deux entailles successives correspond à la hauteur, mesurée ralialement, d'un échelon de la patte 33. Ainsi, lorsque l'on tourne la poignée dans le sens sus indiqué, le doigt d'arrêt 38 s'éloigne pas à pas de l'axe com mun des couronnes 19 et 23 et est susceptible de venir en butée sur la paroi latérale d'un échelon de la patte 33 de plus en plus éloigné dudit axe, puis de passer au-dessus du dernier échelon, la fermeture maximale des branches étant alors limitée par la mise en butée du téton 26 sur la paroi latérale 40 de la fenêtre 21. La denture ménagée en bout de la branche 17 comporte en outre une rampe de retour 49 le long de laquelle l'ergot 45 se déplace, sous l'action de la force de rappel exercée par le ressort 41, si lton tourne encore la poignée dans le même sens, à partir du moment où l'ergot occupe le fond de l'entaille qui est le plus éloigné de l'extrémité opposée de la branche 17. Pour empêcnerla tige 39 de tourner, une rotation de cette dernière étant à éviter pour que le doigt 38 soit toujours correctement positionné, on a ménagé dans ladite tige une can neutre 50 longitudinale, dans laquelle fait saillie une clavette 51 fixée, par exemple par engagement à force, dans un alésage de la branche 17. On a prévu d'autre part des moyens de verrouillage de la tige coulissante 39, propres à en assurer le blocage dans chacune de ses positions discrètes. Ces moyens comprennent un bouton-poussoir 52 rappelé vers l'extérieur par un ressort 53 et solidaire d'une tige formant verrou référencée en 54. Cette tige est terminée par un renflèment 55 susceptible d'occuper la partie inférieure d'alésages successifs ~tels que 56, reliés latéralement par des passages rétrécis autorisant le déplace- ment longitudinal de la tige 39 lorsque le bouton-poussoir est enfoncé, mais interdisant ce déplacement lorsque le boutonpoussoir est relâché, le renflement 55 étant bloqué dans un orifice 57 de la branche 17. Enfin, la branche 17 de l'outil porte, à proximité de la-poignée tournante 18, des repères, élaborés sous la forme d'encoches 58, lesquelles peuvent être masqueespar la poignée1 et dont l'espacement correspond à deux positions discrètes successives de la tige coulissante 39.L'emplacement exact de ces encoches 58 est déterminé de façon telle que lorsque i'outil a été réglé pour que le doigt d'arrêt 38 vienne en butée sur la première paroi radiale 34, la poignée 18 ne laisse apparaître qu'une seule encoche, deux encoches lorsque l'outil a été réglé de façon que le doigt d'arrêt 38 vienne en butée sur la seconde paroi radiale 35 ... et cinq encoches lorsque l'outil a été ré- glé de façon que la limitation de la fermeture des branches 16 et i7 de outil soit produite par la mise en butée du téton interne 26 sur la paroi latérale 40 de la fenêtre 21. L'outil qui vient d'être décrit est en principe utilisé de la façon suivante Le servant de arme, laquelle est installée par exemple sur un char, dispose, comme on l'a mentionné plus haut,d'une dotation de projectiles dont les fusées d'ogive à retard réglable sont dans une situation de sécurité pour laquelle le trait de repère S coincide avec le trait d'origine 13 de la graduation 7, étant donné, bien entendu, qu'il serait parfaitement inutile de régler le retard à une valeur prédéterminée,du fait que celui-ci est essentiellement variable en fonction des conditions des opérations. Le servant reçoit donc ses instructions d'un directeur de tir qui fixe pour chaque projectile lancé le retard sur lequel devra être réglé le mécanisme à retard. Par exemple, lorsque le servant reçoit comme instruction de régler le retard sur deux secondes, il presse le bouton-poussoir 52 pour déverrouiller la tige 39 i il tourne la poignée 18 dans le sens anti-horaire jusqu'à ce qu'il ait ressenti dans la main deux réactions d'ordre musculaire. Lorsque la poignée 18 est tournée, l'ergot 45 glisse le long de la rampe 48, ce qui demande un certain effort, puisque le ressort 41 est alors légèrement comprimé ; puis, l'ergot 45 glisse le long de la rampe descendante suivante pour occuper le fond d'une première entaille suivant immédiatement l'entaille 46, d'où il résulte une première réaction d'ordre musculaire, puisque dès lors que l'ergot 45 a franchi le sommet de la rampe 48, le mouvement de rotation de la poignée 18 est au contraire aidé par le ressort 41.Ces phénomènes se répètent de la même manière jusqu'à ce que l'ergot 45 occupe le fond d'une seconde entaille suivant l'entaille 46. De la sorte, la tige coulissante 39 recule, et le doigt d'arrêt 38 se situe à une distance de l'axe de 1' ogive qui est égale à la distance qui sépare cet axe de la seconde paroi radiale 35. L'outil étant dans sa situation de repos, et le boutonpoussoir 52 étant relâché, le servant engage alors l'ouverture des couronnes 19 et 23 sur la fusée d'ogive et il trouve commodément la position de l'outil pour laquelle les tétons internes 25 et 26 s'engagent simultanément et respectivement dans les enoches 11 et 12. Ensuite, il suffit au servant de rapprocher l'une de l'autre les branches 16 et 17, à l'encontre de la force de rappel du ressort 28, usqu'à ce que le doigt d'arrêt 38 vienne en appui sur la seconde paroi radiale 35. Le servant est alors assuré,sans avoir besoin d'effectuer une observation visuelle, que le trait de repère 5 se siae en face du trait de la graduation 7 qui correspond à un retard de deux secondes. Lorsque cette opération est effectuée, le servant dégage outil de l'ogive, et il peut ensuite laisser les branches 16 et 17 revenir dans leur situation de repos, sous l'action du ressort 2E Pour le lancement du projectif suivant, si le directeur de tir annonce à-nouveau un retard de deux secondes, le servant pourra s'assurer, même dans ltobscurit que l'outil est bien ré- glé sur deux secondes ; il lui suffira pour ce faire de compter au toucher le nombre des encoches 58 qui ne sont pas cachées par la poignée 18. Si ce nombre est égal à deux, le servant n'aura pas besoin de tourner la poignée 18, et, à l'exception de cette opération, le réglage du retard s'effectuera comme précédemment. Si au contraire, par exemple, le directeur de tir annonce un retard de quatre secondes alors que ltoutil a été précédemment réglé pour un retard de deux secondes, le servant aura à tourner encore la poignée 18 dans le sens anti-horaire jusqu'à ce qu'il ait compté deux réactions d'ordre musculaire dans sa main. Le doigt d'arrêt 38 occupe alors une position pour laquelle il est susceptible de venir en butée sur la quatrième paroi radiale 37. Le retard est alors automatiquement réglé à quatre secondes. Lorsque l'ergot 45 occupe l'entaille dont le fond est le plus éloigné de l'axe des couronnes, le doigt d'arrêt 38 n'a alors plus aucun rôle, la limitation de la fermeture des branches 16 et 17 étant alors assurée par la mise en butée du téton 26 sur la paroi latérale 40. Dans l'exemple ici décrit, selon lequel on a supposé qu'à chaque Selon de déplacement de la tige coulissante 39 correspondait un retard d'une seconde, le retard est alors réglé sur cinq secondes, qui est la valeur maximale. Si, par la suite; le direzteur de tir indique comme retard une valeur inférieure à cinq secondes, une rotation supplémentaire de la poignée 18 dans le sens anti-horaire la ramènera dans sa position d'origine, l'ergot 45 quittant alors la dernière entaille 47 pour venir occuper le fond de l'entaille d'origine 46 en glissant le long de la rampe de retour 49. Ensuite, le réglage du retard s'effectuera de la même manière que précédemment. Bien entendu, les encoches 58 pourraient être remplacées par tout repère du même genre, la seule condition étant que les repères puissent être comptés dans-ltobscurité ; les encoches pourraient par exemple être remplacées par des points phosphorescents. Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d Wplication et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés; elle en embrasse au contraire toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Outil de réglage d'un fusée d'ogive à retard réglable fixée-à I'extrémité antérieure d'un projectile destiné à être tiré à l'aide d'une arme à feu, laquelle fusée est du type comportant un mécanisme réglable associé à un élément de référence portant unrepère et une première encoche extérieure, et à un élément gradué portant une graduation et une deuxième encoche extérieure, lesdits éléments pouvant tourner l'un par rapport à l'autre suivant l'axe de la fusée, de sorte que l'on puisse amener ledit repère en face d'un point de la graduation correspondant au retard choisi pour l'activatIon de la charge utile véhiculée par le projectile, et la position angulaire relative des deux encoches possédant au moins une valeur limite correspondant à une situation de sécurité pour laquelle ledit mécanisme réglable est dans un état inerte, caractérisé en ce qu'il est constitué par une sorte de compas dont les deux branches, terminées par des poignées, sont solidaires respectivement de deux couronnes coaxiales à téton interne agencées de façon à constituer l'articu latin du compas et à pouvoir coiffer respectivement l'élément de référence et l'élément gradué, avec engagement de leur téton interne respectif dans l'encoche correspondante de 1 'élément, ledit oompas comportant en outre - des premiers moyens de rappel vers sa position de pleine ouver ture et des premiers moyens de butée délimitant l'ouverture maxiffiale du compas, agencés de façon telle que, lorsque l'outil est à l'état de repos, la position angulaire relative des deux tétons corresponde à la susdite valeur limite de la position angulaire relative des deux encoches, en sorte que le servant puisse, en coiffant la fusée à l'aide de l'outil et en faisant tourner globalement celui-ci à l'état de repos -ou état pleine ment ouvert- obtenir rapidement l'engagement simultané des deux tétons internes dans les deux encoches correspondantes - des seconds moyens de butée propres à limiter la fermeture du compas lorsque l'on rapproche les poignées susmentionnées l'une de l'autre, et à déterminer une nouvelle valeur de ladite posi tion angulaire relative des deux encoches, et par suite de la position angulaire relative de l'élément de référence et de l'élément gradué, ladite nouvelle valeur correspondant au retard csi t et - des moyens de réglage desdits seconds moyens de bute, permettant de modifier ladite nouvelle valeur par échelons, et propres a engendrer dans la main du servant, lorsqu'ils sont anors, une réaction d'ordre musculaire à chaque échelon parcouru, le nombre desdites réactions renseignant le servant sur la valeur limite de la fermeture du compas qui sera déterminée par lesdits seconds moyens de butée, et par suite sur la valeur discrètedu retard qui sera conféré à la fusée par ledit mécanisme réglable, après le rapprochement maximal des branches dudit compas. 2. Outil selon la revendication 1, ca,ecterisé en ce que lesdits premiers moyens de rappel sont constitués d'un ressort tendu suivant une partie de la périphérie des couronnes, entre un point d'attache de l'une des couronnes et un point d'attache de l'autre couronne. 3. Outil selon les revendications 1 ou 2, caractérisé en ce qu'au moins la partie centrale de l'une des couronnes est montée pivotante à l'intérieur de l'autre couronne, et comporte une fenêtre sur une partie de sa périphérie, traversée par le téton interne qui est solidaire de ladite autre couronne, ledit téton étant susceptible de venir enFppui sur l'un des bords latéraux de ladite fenêtre, la coopération entre ledit téton et ledit bord constituant lesdits premiers moyens de butée. 4. Outil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que lesdits seconds moyens de butée comprennent un diutd's3Rfflima ltextrémité d'une tige montée cu̲- lissante dans la branche du compas qui est solidairw de lrune des couronnes, ladite tige étant susceptible d'occuper, par rapport à ladite branche, plusieurs positions discrètes dont chacune correspond à une nouvelle valeur déterminée de ladite position angulaire relative des deux encoches correspondant au retard choisi, ledit doigt étant adapté à venir en appui, suivant sa position, sur l'une ou l'autre des parois radiales d'échelons étagés radialement sur le bord extérieur d'une patte solidaire de l'autre couronne. 5. Outil selonles revendications 3 et 4, caractérisé en ce que la longueur-de l'arc suivant lequel s'étend ladite fenêtre est supérieure à la longueur de l'arc qui s'étend entre ledit doigt et la paroi radiale de l'échelon qui en est le plus éloigné lorsque l'outil est dans son état de repos, de sorte que le téton qui traverse la fenêtre est susceptible de déterminer une nouvelle valeur supplémentaire de ladite position angulaire relative des deux encoches, lorsqu'il vient en appui sur l'autre bord latéral de ladite fenêtre. 6. Outil selon la revendication 4 et l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que lesdits moyens de réglage desdits seconds moyens de butée comprennent des seconds moyens de rappel propres à solliciter ledit doigt d'arrêt vers l'axe des couronnes et, revers l1extrémité de la tige coulissante, un ergot solidaire de la poignée, laquelle est montée pivotante à l'extrémité de la branche correspondante du compas, et est solidaire de la tige en translation, ledit ergot étant susceptible d'occuper, lorsque l'on tourne la poignée, et sous l'action desdits seconds moyens de rappel, le fond d'une des entailles d'une denture formée en bout à ltextrAitfi de ladite branche, deux entailles successives étant relieS par une rampe le long de laquelle l'ergot peut coulisser pour passer d'une-entaille à la suivante, la distance entre le fond des entaillas occupées suc cessivement par l'ergot et l'extréaité opposée de ladite branche étant graduellement croissante lorsque l'on-tourne la poignée dans un sens, et la-distance entre les fonds de deux entailles successives correspondant i la hauteur, mesurée radialement d'un échelon de la patte susmentionnée. 7. Outil selon la revendication 6, Caractérisé en ce qu lesdits seconds moyens de rappel sont constitus d'un ressort comprimé entre un épaulement de la tige et une butée solidaire de ladite branche. 8. Outil selon les revendications 6 ou 7, caractérisé en ce que dans ladite tige est ménagée une cannelure longitudinale dans laquelle fait faillie l'extrémité d'une clavette fixée sur ladite branche et destinée à empêcher la tige de tourner. 9. Outil selon l'une quelconque des revendications 6 à 8, caractérisé en ce qu'à ladite branche du compas sont associés des moyens de verrouillage de la tige coulissante, propres à la bloquer dans chacune de ses positions discrètes. 10. Outil selon l'une quelconque des revendications 6 à 9, caractérisé enoe que ladite branche porte, à proximité de la poignée, des repères, notamment sous forme de points phosphorescents ou d'encoches, pouvant être masqués par la poignée, et dont l'espacement correspond à deux positions discrètes successives de la tige coulissante.