La présente invention concerne un àppareil pour le traitement des cuirs. Dans de nombreux-traitements des cuirs, tels que le reverdissage dont l'objet est de rehydrater les fibres des peaux, le pelanage dont l'objet est de relâcher les poils de l'épiderme, ou le tannage, les cuirs sont brassés à l'intérieur d'un réoipient contenant un bain de traitement. Jusqu'à présent, ces opérations ont lieu dans un tonneau cylindrique entrainé en rotation, la durée d'une telle opération pouvant aller jusqu'à une vingtaine d'heures. Ces dispositifs présentent l'inconvénient que les peaux, entières ou en bandes, retombent dans le '3ain toujours dans le même sens, de sorte que les cuirs se roulent sur eux-mêmes. Il suffit alors d'un trou ou défaut dans une des peaux pour que l'ensemble des cuirs se noue empê- chant ainsi la pénétration des produits. La présente invention vise à pallier cet inconvénient. A cet effet l'appareil qu'elle concerne comprend un tonneau de forme parallélépipédique et des moyens pour entraîner ce tonneau en rotation autour d'un axe passant par deux de ses coins opposés. La forme parallélépipédique du tonneau entraîne qu'à chaque demi- tourds cuirs tombent dans un sens différent. Ainsi ils nue peuvent pas s'enrouler sur eux-memes, ni se nouer. Dans une forme de réalisation préférée de l'invention, lesdits moyens comportent deux bâtis supportant chacun un palier dans lequel est monté un arbre solidaire d'un -n ue: coin du tonneau Ces bâtis sont en acier fortement entretoisé pour obtenir un maximum de rigidité. De préférence l'un des deux batis pote un moteur apte à entraîner l'arbre correspondant par l'intermédiaire d'un réducteur porté également par ledit bâti. Ce mode d'entraînement permet d'éviter la déformation du tonneau pendant son fonctionnement, ainsi que l'usure des paliers. Ledit tonneau comporte de préférence un double fond perforé délimitant avec deux côtés adjacents du tonneau, un volume prismatique à section triangulaire. Cet agencement permet d'évacuer les liquides de traitement à l'aide dune vanne d'égouttage sans que cette vanne soit obturée par les cuirs. De toute façon l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit d'une forme de réalisation de l'invention, donnée à titre d'exemple non limitatif. Aux dessins schématiques annexés - la figure 1 est une vue de face de l'appareil, - la figure 2 en est une vue de dessus, - la figure 3 est une vue partielle en coupe agrandie mentrant le détail de te la construction du double fond, - et les figures 4 et 5 illustrent schématiquement le fonctionnement de l'appareil. Comme montré à la figure 1, l'appareil comprend un tonneau de forme générale parallélépipédique 1, monté à l'aide des pièces d'angle 2, disposées à deux de ses coins opposés, sur des bâtis 3 et 4. Le tonneau 1 est réalisé de façon connue à l'aide de douves en bois reliées par des tringles métalliques. Les bois 3 et 4 portent des paliers 5 dans lesquels sont montés les arbres 6 solidaires des pièces d'angle 2. Ces arbres 6 sont creux pour permettre l'alimentation en produit de traitement. L'entrainement en rotation du tonneau 1 est obtenu à l'aide d'un meteur électrique 7, solidaire du bâti 4, dont l'arbre de sortie entraîne un pignon 8 Os pignon 8 entraîne à son tour une couronne dentée 9 rendue solidai@e de la pièce d'angle 2 à l'aide des équerres 10. ne porte il est prévue sur une des faces du tonneau pour y placer les cuirs c les enlever. Cette porte 11 est montée coulissante à l'aide de glissières 12 pour son ouverture, et est munie de moyens de verrouillage appropriés. L'ouverture peut être effectuée manuellement où a l'aide de vérins @on représentés). Une vanne 13 est disposée à l'opposé de la porte il pour l'évacuation des liquides de traitement. Cette vanne 13 est isolée du reste du volume du tonneau à l'aide d1un double fond s4 représenté plus en détail à la figure 3. Ce double tond 14, mont a l'aide de pièces de fixation 15 vissées dans la paroi 16 du tonneau est @und d'ouvertures 17 qui permettent le passage des liquides -le traitement, mais empêchent les peaux de venir obturer l'ouverture de la vanne 13 Ce double fond 14 est réalisé de préférence à l'aide de lattes perforées engagées sur les pièces 15, les unes à côté des autres. les entretoises, qui délimitent un espace libre entre ceslattes, sont éventuellement prévues pour permettre un meilleur écoulement des liquides. L'avantage du dispositif est illustré aux figures 4 et 5. Lors de la rotation du tonneau les cuirs tombent dans le bain 18 suivant approximativement les trajectoires montrées par les flèches 19. On constate donc qu'à chaque demi-tour les cuirs tombent dans un sens opposé, ce qui les empêchent de se nouer. Comme il va de soi l'invention n'est pas limitée aux formes de réalisation décrites ci-dessus mais en embrasse au contraire toutes les variantes de réalisation. REVENDICATIONS 1.- appareil pour le traitement des cuirs, caractérisé en ce qu'il comprend un tonneau de forme parallélépipédique, et des moyens pour entraîner ce tonneau en rotation autour d'un axe sensiblement horizontal passant par deux de ses coins opposés. 2.- Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits moyens comportent deux bâtis supportant chacun un palier dans lequel est monté un arbre solidaire dJun des coins du tonneau de traitement. 3,- Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce que lesdits arbres sont creux pour le passage des liquides. 4.- Appareil selon l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractérisé en ce que l'un des deux batis porte un moteur apte a entraîner l'arbre correspondant par l'intermédiaire d'un réducteur porté également par ledit bati. 5.- appareil selon l'une quélconque des revendications 1 å 4, caractérisé on ce que ledit tonneau comporte un double fond perforé délimitant, avec deux cotés adjacents du tonneau, un volume prismatique i section triangulaire. 6.- Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à caractérisé en ce que ledit tonneau est en bois.