L'invention concerne une installation électrique pour bâtiment tel quthoApital, clinique, dans lequel on donne des soins. Dans cette installation, les circuits électriques desservant les appareils ou organes électriques tels que luminaires, prises de courant, etc.., se trouvant dans les chambres à lits, sont dérivés à partir de répartiteurs. On entend par chambre à lits, au sens de l'invention, une pièce comportant au moins un lit pour malade, Au cas où lui sont annexés des locaux tels que salle d'eau, toilettes ou similaires qui lui sont affectés exclusivement et auxquels l'on peut accéder depuis ladite pièce sans ouvrir la porte conduisant au corridor ou au couloir, cette pièce peut alors être considérée comme incluant ces locaux annexes qui lui sont exclusivement affectés. On trouve en général dans ces chambres à lits un nombre relativement grand d'appareils consommateurs d'électricité tels que luminaire de chambre, lampe pour lire, éclairageveilleuse, éclairage de la salle d'eau, éclairage des toilettes, éclairage de corridor au voisinage de la porte, prises de courant. Jusqutici, les canalisations électriques desservant ces appareils partaient de répartiteurs ou distributeurs situés hors de la chambre à lits, tels que répartiteurs de triage, sousrépartiteurs, répartiteurs d'étage, les protecteurs de surintensité étant normalement associés aux répartiteurs d'étage. Ceci demande un câblage important au départ de ces répartiteurs, et des lignes longues allant dans la chambre.En outre, avec ce type d'installation, il faut des répartiteurs d'étage relativement importants et de grands répartiteurs de triage ou sousrépartiteurs, ces derniers étant normalement (pour des raisons d'encombrement) logés dans les faux-plafonds des corridors. S'il se produit un dérangement dans une chambre, la sécurité correspondante du répartiteur d'étage doit d'abord être déclenchée à moins qu'elle n'ait déjà joué d'elle-nême. Si, dans les champ bres voisines, des appareils sont branchés sur le même circuit protégé par la sécurité en question, ils sont alors eux aussi mis hors tension. Bes bornes des grands répartSeurs nécessaires sont nombreuses, ce qui complique de plus le travail d'entretien à effectuer dans les différentes chambres ou pour les chambres. On en est arrivé depuis de nombreuses années à simplifier la surveillance de l'installation de chambres de ce type en prévogant dans de telles chambres des "rampes d'éclairage pour chambre à lits" dans lesquelles sont disposées toutes les canalisations de distribution des appareils affectés à la rampe d'éclairage tels que luminaires, appel de l'infirmière, prises de radiophonie. Ces rampes d'éclairage sont alors conçues de façon qu'il soit facile d'enlever des éléments individuels affectés aux lits considérés sans que l'alimentation des éléments affectés aux autres lits en souffre. Ces rampes d'éclairage présentent un élément de branchement ou raccordement avec bornes servant à relier les lignes électriques qui y arrivent aux lignes électriques disposées à l'intérieur de la rampe. Mais ces lignes ne servent qu'à alimenter les appareils disposés dans la rampe ou sur celle-ci.Les sécurités de ces lignes de la rampe sont en général assurées au niveau du répartiteur d'étage correspondant. Tous les autres appareils électriques de la chambre considérée sont alimentés par des lignes arrivant séparément dans la chambre, qui viennent également de répartiteurs de triage ou de sousrépartiteurs, ou de répartiteurs d'étage, tous ces répartiteurs étant disposés hors de la chambre et servant par exemple à alimenter des prises montées sur la paroi opposée aux lits, à éclairer la salle d'eau, à alimenter la veilleuse au voisinage de la porte, et pouvant être d'importance très variable selon le type de la chambre. C'est ainsi que les appareils électriques prévis pour les chambres de soins intensifs destinés aux nouveaux opé- rés sont nettement plus nombreux et coûteux que dans les chambra normales. L'invention a pour but d'éviter les inconvénients précédents. Elle vise en particulier à diminuer le coût de mise en place de ces installations, à simplifier celles-ci, à simplifier et rendre plus clairs les travaux d'entretien et de mise en place. Le problème ainsi posé est résolu, selon l'invention, par le fait que, tout au moins pour un nombre important de chambres à lits, on affecte à chaque chambre au moins un répartiteur en propre monté dans la chambre et par le fait que toutes les lignes à courant fort desservant tous les appareils à courant fort qui se trouvent dans cette chambre, tels que luminaires, prises de courant fort et analogues, partent de ce ou ces répartiteurs et sont protégées par des moyens de sécurité. Il est en général approprié et suffisant de prévoir un seul répartiteur par chambre à lits. Comme de plus, on n'a besoin, en matière de courant fort, que d'un courant de nature donnée sous une tension donnée, il suffit de poser, à partir d'un répartiteur a 'étage ou d'un sous-répartiteur, une ligne allant à la rampe de la chambre considérée, avec éventuellement une seconde ligne dans le cas où il existe des alimentations de secours supplémentaires. Le nombre de lignes précédemment posées dans les couloirs et corridors se trouve ainsi considérablement réduit, ainsi que le coût de l'installation, les travaux de pose, d'entretien et de répartition sont nettement simplifiés. Etant donné le nombre relativement important d'appareils consommateurs de courant existant dans les chambres, on devra en général faire partir d'un répartiteur de ce type, deux lignes à courant fort (ou davantage) protégées par des sécurités que l'on montera de préférence sur ou dans le répartiteur. Un autre avantage est que, s'il se produit des dérangements dans les chambres, les sécurités correspondantes ne jouent plus au niveau des répartiteurs d'étages ou ne doivent plus être actionnées à ce niveau, de sorte qu'il n'est nécessaire de mettre hors circuit que des appareils de la chambre considérée, et non d'autres chambres. On pourra, de préférence, prévoir que toutes les lignes à courant faible tels que lignes téléphoniques, appel de l'infirmière, radiophonie, haut-parleur, voyant de présence, lumière de tranquillisation ou autres, appartenant à la chambre considérée partent du ou des répartiteurs affectés à cette chsinx On peut considérer la chambre à lits et ses locaux annexes éventuels comme une pièce protégée par ses sécurités propres. L'invention prévoit alors que la portion de répartiteum affectée à cette chambre dans les grands répartiteurs centraux des corridors en est retirée et est disposée dans les chambres correspondantes de sorte que les grands répartiteurs centraux des corridors peuvent devenir inutiles ou tout a72 moins réduire à de sous-répartiteurs plus petits et moins nombreux, L'invention convient pour des chambres à lits utilisées pour les soins et éventuellement pour le traitement des malades. Elle est prévue en premier lieu pour les chambres dans lesquelles il convient de prévoir deux circuits à courants forts protégés par des sécurités indépendantes. Ainsi, tous les travaux électriques à effectuer pour une telle chambre (et éventuellement pour ses locaux annexes) peuvent l'être dans cette'chambre même ; des moyens auxiliaires tels qu'échelles ou analogues ne sont en général pas nécessaires car on peut aisément placer le ou les répartiteurs dans ou sur les parois de façon qu'ils soient accessibles sans l'aide d'échelles. De plus, la circulation dans les corridors et couloirs du bâtiment considéré n'est nullement gênée. Il est connu et appliqué depuis assez longtemps de prévoir dans de telles chambres à lits au moins une rampe d'é- clairage. La structure de ces rampes est telle que l'on puisse aisément enlever des éléments isolés affectés aux lits de la chambre sans que l'alimentation des autres lits en souffre. Ces rampes peuvent comprendre un luminaire de chambre, une lampe pour lire, des prises de courant et autres appareils consommateurs de courant et contenir les lignes d'alimentation affectées à ceux-ci. Ellespewent également comporter des canalisations d'alimentation non-électriques, telles que des canalisations de fluides gazeux. fl existe de telles rampes d'éclairage très simplement équipées qui ne comportent que des luminaires et éventuellement, quelques prises de courant et aussi un appel d'infirmière, et des rampes lumineuses plus coûteuses qui comportent par exemple, un luminaire général, une lampe de lecture, un dispositif d'appel d'infirmière, un branchement sur les programmes de radiodiffusion, des prises, une canalisation d'oxggène, une canalisation d'air comprimé.Dans les chambres à soins intensifs, on dispose en plus dans la rampe d'éclairage d'autres lignes destinées à d'autres appareils de surveillance. Ces rampes sont agencées de diverses façons. C'est ainsi qu'il existe des rampes d'éclairage qui présentent un canal fait d'une seule pièce et qui peut aller d'une paroi à l'autre de la chambre. Il existe aussi des rampes d'éclairage qui sont constituées d'éléments por tueurs formant canal et s'étendent elles-aussi d'une façade à l'autre de la pièce, sur toute la largeur d'une paroi. Les divers éléments de luminaire peuvent être visés sur les canaux ou bien y être accrochés ou fixés de toute autre manière.Il peut en être de même pour d'autres appareils de consommation, électriques ou non, Les lignes allant aux appareils affectés à la rampe d'éclairage sont fixées dans le ou les canaux de la rampe. Ces rampes peuvent être réalisées sous forme de rampes à encastrer dans un évidement de la paroi, de rampe d'éclairage en saillie (fixées à la paroi), de rampes en gouttière ou canal ou analogues,fixées sur la paroi avec interposition d'entretoises d'écartement. Toutes les rampes d'éclairage de ce genre présentent à l'une de leurs extrémités une partie comportant des moyens de branchement auxquels on relie les lignes posées dans la rampe aux lianes alimentant la rampe. En partant de rampes de ce genre, on peut prévoir, selon l'invention, que le répartiteur est disposé dans la partie de la rampe réservée au branchement ou raccordement, les sécurités et éventuellement d'autres organes électriques du répartiteur étant alors avantageusement disposés dans ladite partie. L'espace intérieur de cette partie pour raccordement, peut avantageusement être fermé par un ou plusieurs couvercles ou volets, ce qui permet, en enlevant ou en ouvrant le ou les couvercles ou volets, d'accéder aux bornes, organes électriques ou analogues, les dispositifs de sécurité montés dans cet espace étant de préférence couverts par un volet qui ne couvre qu'eux. On a représenté sur le dessin annexé un exemple de réalisation de l'invention La figure 1 représente une vue partielle de devant d'une rampe d'éclairage ou d'une rampe lumineuse fixée à la paroi d'une chambre et munie d'un répartiteur selon l'invention La figure 2 donne une vue de l'intérieur du répartiteur de la figure 1, le couvercle avant étant enlevé ; et La figure 3 est un schéma des connexions reliant l'unique ligne d'arrivée à deux circuits courants forts dans le cas du répartiteur de la figure 2. La rampe luminese ou rampe d'éclairage 10 représentée sur les figures 1 et 2 a une largeur constante et présente, à celle de ses extrémités qui est représentée, une partie 11, allongée en forme de caisson, qui est réservée au branchement ou raccordement et à laquelle fait suite un canal ou gouttière qui s'étend sur le reste de la longueur de la rampe et qui est éventuellement subdivisé en canaux séparés les uns des autres. Sur ce canal, sont disposés quelques-uns des appareils électriques placés dans la chambre, tels que luminaires, prises de courant, et analogues. On peut voir sur cette forme de réalisation les couvercles translucides d'un champ lumineux général 12 et d'un champ lumineux de lecture 13.D'autres appareils peuvent être fixés à cette rampe d'éclairage : appel d'infirmière, veilleuses, prises de branchement pour casque d'écoute et téléphone, prises de courant, points de soutirage d'oxggène et autres. La rampe d'éclairage 10 est disposée sur une paroi 8 de la partie de la chambre qui contient le ou les lits. Cette chambre peut aussi comporter des locaux annexes tels que salle d'eau, toilettes ou analogues, exclusivement affectés à ladite partie. Sur la figure 2, on a représenté deux prises de gaz 14, fournissant de l'oxygène et de l'air comprimé, qui sont disposées dans un compartiment spécial de la partie 11 pour raccordement. Le reste du caisson formant la partie Il pour raccordement est séparé du compartiment 15 par une cloison 17 et constitue un répartiteur électrique 9 dans lequel s'effectuent les branchements desservant l'ensemble des appareils électriques qui se trouvent dans la chambre. Une cloison 16 partage ce répartiteur en une partie "courants faibles" 19 et une partie 11courants forts" 20.L'ouverture donnant accès au caisson pour raccordement Il est obturée par trois couvercles : un couvercle 21 fixé à l'extrémité gauche, un couvercle médian 22 qui peut s'enlever dans son ensemble, et un couvercle rabattable 23 monté à droite. Derrière le couvercle 23 se trouvent deux coupe-circuits automatiques 24 affectés à deux circuits "courants forts" dérivés 25, 26 (voir aussi figure 3). On a monté dans le compartiment 20 deux réglettes à bornes 27 correspondant aux seules lignes "courants forts" de la chambre, et dans le compartiment 19 une barrette à bornes 28 correspondant aux seules lignes "courants faibles" de la chambre (Par exemple : téléphone, appel de l'infirmière, radiophonie.) Le courant fort est amené au compartiment "courants forts" 20 par un unique câble à trois conducteurs 29 venant de préférence du répartiteur d'étage et, dans cet exemple, la distribution du courant fort se fait de façon que les deux circuits "courants forts 25, 26 soient tous deux dérivés du câble 29. Chacun de ces circuits dérivés 25, 26 est protégé par sa propre sécurité 24 et divisé en plusieurs lignes, parfois nombreuses, au nombre de anq par circuit dans 1' exemple de la figure 3. Ces lignes peuvent par exemple arriver aux consommateurs de courants (appareils) suivants : la ligne 30 va au champ d'éclairage général 12 ; la ligne 31 au champ d'éclairage pour lecture 13 ; la ligne 32 à l'éclairage du lavabo en niche ; a ligne 33 à 1' é- clairage des toilettes et de la salle d'eau ; la ligne 34 aux autres éclairages ; la ligne 35 aux prises de courant montées sur la rampe d'éclairage ; la ligne 36 à des prises montées dans la niche-lavabo ; la ligne 37 à des prises de courant de la salle d'eau ; les lignes 38 et 39 aux autres prises montées par exemple au voisinage du plancher de la chambre. Celles des lignes dérivées qui ne conduisent pas à des appareils fixés à la rampe lumineuse mais aux autres appareils électriques de la chambre peuvent éventuellement partir directement de la rampe 10 par sa partie pour branchement 11, à moins que tout ou partie de ces lignes partent d'autres points de la rampe pour aller aux appareils, ou organes consommateurs. On entend ici par "appareils" ou "organes consommateurs" non seulement les appareils électriques ou autres consommateurs effectifs de courant mais aussi des dispositifs qui ne créent que des possibilités de branchement pour des appareils consommateurs de courant : prises de courant et dispositifs similaires. Des installat:ions- selon l'invention peuvent, dans les bâtiments à édifier, être programmées ou installées en moins de temps que les installations du type antérieur. Il sera avantageux, tout au moins dans les bâtiments à édifier, de munir la totalité ou du moins la quasi-totalité des chambres à lits de leurs propres répartiteurs selon l'invention et de préférence, on en munira ae rampes toutes les chambres. Mais il est également possible de réaliser l'installation d'une partie plus ou oins zrgade de l'ensemble des chambres à lits à la façon clas Si ue, en excluant par exemple des mesures prévues par l'inven tion les chant es qui ne possèdent pas de rampes d'éclairage et ne sont que des pièces très simples, équipées de peu d'appareils élect;ri-es, bien que l'invention présente également des avantaes pour ces pièces. L'invention convient également pour rééquiper des bâtiments préexistants du type envisagé ici, car il est extrê- moment simple de poser, même après coup, les lignes arrivant a- répartiteurs et les lignes dérivées partant de chaque répartiteur et allant aux appareils consommateurs de courant. REVENDICATIONS 1. Installation électrique dans un bâtiment servant au traitement et aux soins de malades, en particulier dans un hôpital, une clinique ou analogues, dans laquelle les circuits électriques desservant les appareils ou organes électriques tels que luminaires, prises de courant se trouvant dans les chambres1 sont dérivés à partir de répartiteurs, caractérisée par le fait que, tout au moins pour un nombre important des chambres à lits, on affecte à chaque chambre au moins un répartiteur en propre monté dans la chambre et par le fait que toutes les lignes courant fort desservant tous les appareils à courant fort oui se trouvent dans cette chambre, tels que luminaires, prises de courant fort et analogues partent de ce ou de ces répartiteurs et sont protégées par des moyens de sécurité. 2. Installation selon la revendication 1., caractéri suée par le fait que les lignes à courant faible desservant tous les appareils à courant faible qui se trouvent dans la chambre à lits considérée, sont dérivées à partir du ou des répartiteurs qui se trouvent dans la chambre. 3. Installation selon 1 'une quelconque des revendications 1. ou 2., caractérisée par le fait que tous les moyens de sécurité desservant les circuits protégés dérivés du répartiteur sont montés à l'intérieur de ce répartiteur. 4. Installation selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée par le fait que la chambre considérée étant pourvue d'au moins une rampe d'éclairage, la partie de cette dernière qui est prévue pour son raccordement comporte ou constitue le répartiteur. 5. Installation selon 1 'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que l'on dispose dans chaque chambre à lits un répartiteur unique. 6. Rampe d'éclairage pour une chambre à lits d'un hôpital, d'une clinique ou d'un autre bâtiment servant aux soins et au traitement des malades, caractérisée par le fait que la partie prévue pour le raccordement de la rampe d'éclairage comporte ou forme un répartiteur électrique muni de bornes, de moyens de sécurité et, éventuellement, d'autres composants électriques, et par le fait que toutes les lignes électriques allant à l'ensemble des organes consommateurs de courant qui se trouvent dans la chambre sont dérivées de cette partie.