L'invention se rapporte aux dispositifs d'affichage contenant des compositions de cristaux liquides donneurs-accepteurs et plus particulièrement à un procédé de production de dispositifs de ce type dans lesquels un affichage coloré apparaît sur un fond sensiblement incolore. L'invention se rapporte également à des procédés de production d'éléments destinés à des dispositifs de ce type à orientation bimodale des accepteurs mésomorphes nématiques ou cholestériques utilisés dans ces dispositifs. Les dispositif s optoélectroniques dans lesquels des cristaux liquides sont utilisés comprennent en général deux plaquettes ou lames planes transparentes dont les surfaces tournées vers l'intérieur supportent des électrodes transparentes très minces séparées de quelques microns ou de quelques dizaines de microns, une composition de cristaux liquides remplissant l'espace compris entre les plaquettes. Ces plaquettes sont les éléments qui seront désignés par la suite "les cloisons de l'enceinte". L'application d'un champ électrique aux cristaux liquides modifie les propriétés optiques de la couche formée de ces cristaux. I1 a été découvert par Heilmeier et Zanoni, dans l'article paru dans la revue Applied Physics Letters, volume 13, pages 91-92 (1968), que lorsque des colorants pléochrolques sont combinés avec des cristaux liquides nématiques dans un dispositif tel que celui mentionné ci-dessus, les couleurs du colorant pléochroique apparaissent lorsqu'un champ électrique est appliqué puis supprimé. Le liquide nématique est appelé "accepteur" ou encore "incluant" et le colorant pléochrolque est dénommé "donneur" ou encore "inclus" et donc la composition est dénommée: combinaison donneuraccepteur (ou aussi à composants indus et incluant). Il est possible aussi d'utiliser des phases cholestériques. Des dispositifs représentant des motifs incolores formant des images sur un fond coloré ont été produits jusqu'à présent par alignement vertical de cristaux liquides nématiques et de colorants pléochrolques donneurs sur les surfaces des électrodes lorsqu'une tension est appliquée à ces dernières. Ces motifs apparaissent sous forme de parties lumineuses ou claires sur un fond coloré sombre lorsqu'ils sont éclairés par une lumière polarisée dont la direction de polarisation est parallèle à l'alignement des cristaux liquides lorsqu'aucune tension n'est appliquée aux électrodes. Plusieurs combinaisons de composants donneursvaccepteurs ont été mentionnées par Uchida et collaborateurs dans la revue Electronics and Communications in Japan, volume 59-C nO 3, 1976, pages 107 à 116. Ces dispositifs d'affichage de l'art antérieur comprenaient des électrodes sur les surfaces tournées l'une vers l'autre des plaquettes, des plaquettes avec orientations des composants donneurs-accepteurs à angles droits et un simple polariseur situé à proximité de l'un ou de l'autre côté et ayant la même orientation que la surface voisine supportant des électrodes. Le brevet des Etats-Llnis d'Amérique n" 3 833 287 décrit un dispositif de ce type dans lequel l'accepteur est cholestérique et non pas nématique. Il a déjà été suggéré de réaliser des affichages à cristaux liquides qui font apparaître une image colorée sur un fond coloré relativement dair ou lumineux. Les brevets des Etats-Unis d'Amérique nO 4 025 164 et nO 4 068 926 décrivent des dispositifs de ce type qui comprennent des polariseurs colorés. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 4 003 633 décrit une famille de colorants dichrolques qui font apparaître une couleur dans une cellule classique lorsqu'ils sont soumis à une tension et qui sont clairs en l'absence d'une tension appliquée par suite du fait que l'orientation de l'absorption des molécules est en sens inverse de celle de l'orientation usuelle. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 4 019 808 comprend une plaquette biréfringente produisant un retard et permettant d'obtenir un affichage polychrome. Le brevet des Etats Unis d'Amérique nO 3 966 304 décrit des cellules qui sont éclairées par une lumière polarisée et qui sont observées à travers un analyseur et peuvent donner une image dans laquelle soit le motif choisi, soit le fond est sombre. Cette cellule comprend une demi-cellule qui est totalement recouverte d'électrodes et qui comprend une couche produisant une orientation différentielle (bimodale) et recouvrant la totalité de la surface revêtue d'électrodes. Cette structure ne permet pas de réaliser un motif à bâtonnets. Chacune de ces inventions a une certaine valeur, mais aucune n'est dépourvue atincon- vénients tels que la complexité du système. L'invention a pour objet un dispositif d'affichage à cristaux liquides dans lequel des images colorées apparaissent sur un fond clair. I1 a été observé qu'il est possible de réaliser une cellule d'affichage à cristaux liquides qui produit des images visibles lorsqu'elle est édairée par une lumière polarisée, c'est-à-dire des images colorées sur un fond dair en réalisant au moins un élément de la cellule, dénommé parfois ci-après une demi-cellule, qui provoque une orientation bimodale du composant accepteur et dont un seul mode est associé à des électrodes. Le terme: orientation bimodale tel qu'utilisé dans le présent mémoire se rapporte à la surface d'un élément qui oriente l'accepteur dans deux directions qui peuvent inscrire tout angle et qui peuvent être à angle droit. Par ailleurs, l'angle peut être inscrit dans le plan de l'élément ou peut être perpendiculaire à ce dernier.L'éclairage peut être assuré par une source lumineuse placée à l'arrière de la cellule, par réflexion spéculaire ou diffuse de lumière passant à travers la cellule et un polariseur ou par une combinaison de lumière traversant la cellule et d'un réflecteur. Une particularité importante de ces demi-cellules de l'invention est qu'il existe un alignement parfait du revêtement d'orientation et de l'électrode sous-jacente. Selon un mode d'orientation selon l'invention de la composition donneur-accepteur, elle est dans le plan de l'élément et sensiblement à angle droit avec la direction de polarisation de la lumière d'éclairage polarisée dans les régions ne comportant aucune électrode d'application d'un potentiel. Les régions qui peuvent être soumises à l'application d'un potentiel sont réalisées de manière à orienter la combinaison donneur-accepteur de manière homogène dans la direction de polarisation de la lumière d'éclairage polarisée et donc des images colorées sont produites par d'effacement de bâtonnets qui ne sont pas nécessaires à l'affichage par application d'un potentiel électrique à ces bâtonnets. Le procédé consiste donc en une technique d'affichage par soustraction.L'application d'un potentiel à tous les bâtonnets de l'affichage a pour effet l'effacement complet et un champ entièrement clair. En variante de réalisation selon l'invention de la composition donneur-accepteur, elle est à angle droit par rapport au plan de l'élément et à la direction de polarisation de la lumière d'éclairage polarisée dans les régions démunies d'électrode et de conducteur. En d'autres termes, l'orientation est homéotrope ou orthogonale. Les régions revêtues d'électrodes sont alignées de manière homogène et sont à l'alignement de la direction de polarisation de l'éclairage comme dans le premier mode de réalisation mentionné plus haut. Dans chaque mode de réalisation, la première demi-cellule comporte des électrodes en bâtonnets qui correspondent au motif prédéterminé, des conducteurs aboutissant à chaque bâtonnet individuel de manière que chacun puisse être alimenté indépendamment des autres. La première demi celluie est traitée de manière à provoquer l'orientation bimodale de la combinaison de cristaux liquides donneurs-accepteurs selon les exigences imposées par le motif. Les bâtonnets de la première demi-cellule sont revêtus et orientés dans une première direction. Le reste de la première demi-cellule, y compris les conducteurs, est orienté dans une seconde direction qui est à angle droit avec la première. La seconde direction est dans le plan du revêtement dans le premier mode de réalisation mentionné et elle est perpendiculaire dans le second mode de réalisation.La seconde demi-cellule comprend une partie conductrice formant la totalité de la région du motif recherché et un ou plusieurs conducteurs, selon les exigences imposées par la configuration et le revêtement d'orientation dans une troisième direction. Le dispositif est éclairé à travers un polariseur qui est orienté aussi précisément que possible dans la première direction. La troisième direction d'orientation inscrit un angle d'environ 80 à 85 soit avec la première, soit avec la seconde, et donc un angle de 10 à 50 avec l'autre de ces deux directions. Le procédé de production de revêtements d'orientation bimodale d'une demi-cellule d'un dispositif d'affichage à cristaux liquides comprend les phases suivantes: A. Réalisation d'un substrat comprenant un revêtement conducteur sur une face, B. Réalisation d'un premier revêtement d'orientation sur ledit revê tement conducteur, C. Réalisation d'un cache sur les parties du revêtement d'orien tation, ce cache étant formé d'une première résine polymérisée qui forme un motif prédéterminé à bâtonnets, D. Réalisation d'un cache constitué de motifs prédéterminés de conducteurs sur ledit revêtement d'orientation, ce cache étant formé d'une seconde résine polymérisée, les deux résines polymé risées se distinguant par l'insolubilité de la première dans au moins un solvant de la seconde, E.Attaque à l'acide dudit revêtement conducteur dans toutes les régions qui ne sont pas recouvertes par le cache formé par les deux résines polymérisées, F. Dissolution de la seconde résine polymérisée dans une substance qui n'est pas un solvant pour la première résine polymérisée et nettoyage de la surface à découvert du substrat et du motif formé des conducteurs de manière à obtenir une ébauche, G. Dépôt d'un second revêtement d'orientation sur la surface totale de ladite ébauche, et H. Décapage de la première résine polymérisée et donc enlèvement du second revêtement d'orientation déposé sur cette résine et mise à découvert du premier revêtement d'orientation sous forme d'un motif prédéterminé à bâtonnets constituant le premier mode, le second revêtement d'orientation subsistant de manière à constituer le second mode. On comprend que les revêtements d'orientation créent des conditions de liaison homogène dans lesquelles les axes des molécules des cristaux liquides nématiques (ou des hélices des phases cholestériques) sont placés I'alignement de la direction d'orientation du revêtement mentionné d'orientation. Ces conditions peuvent s'obtenir par différents processus, mais les procédés préférés dans le cadre de l'invention consistent à frotter une substance organique convenable, par exemple un polymère fluoré ou un organosilane constituant un agent tensioaaif, puis à déposer du SiO sous un angle d'incidence de 60 ou davantage. Comme mentionné plus haut, suivant un mode de réalisation de l'invention, des revêtements d'orientation sont déposés sur des parties des cloisons de la cellule de manière à créer des conditions de liaison homéotrope telles que les axes des molécules des cristaux liquides nématiques soient placés perpendiculairement (c'est-à-dire à angle droit) à la surface des cloisons de la cellule. Le dépôt en phase vapeur de CaF2 ou le dépôt de diméthoxy-3 aminopropylsilane ou de lécithine permet de réaliser un revêtement convenable dtorientation. I1 est bien évident que les revêtements tels que les deux mentionnés peuvent être éliminés par certains solvants. Les cristaux liquides qui tendent à se mettre longitudinalement à l'alignement du champ appliqué produisent une anisotropie positive. Les composés de ce type sont particulièrement importants pour les combinaisons donneurs-accepteurs de l'invention. I1 suffit en général que l'effet global soit celui d'une anisotropie diélectriquement positive de manière que l'accepteur cristallin liquide puisse se composer en fort pourcentage de substance anisotrope diélectriquement négative et contenir de faibles quantités de substances anisotropes fortement positives diélectriquement. Les colorants pléochroiques qui tendent à comporter des molé- cules allongées produisant une faible absorption ou aucune absorption lorsque la direction de polarisation coincide avec leur axe long absorbent la lumière dans différentes parties du spectre visible lorsque la direction de polarisation correspond à leur axe court. Néanmoins, dans le cadre de l'invention, les colorants pléochroiques qui produisent une absorption lorsque la direction de polarisation correspond à leur axe long sont préférés. Ces colorants sont utiles dans les combinaisons donneurs-accepteurs telles que décrites par exemple pour les colorants de méthine-arylidène du brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 4 105 299. Le tableau I qui fait suite énumère des exemples de composés à anisotropie diélectriquement positive et indique la température à laquelle se produit la conversion de l'état cristallin à l'état nématique (C à N) et celle de l'état nématique à l'état isotrope (N à I): TABLEAU I CàN NàI N-p-n-hexylbenzylidène-p'-aminobenzonitrile - 51 , > 52,S N-p[(méthoxybenzylidène)amino]-benzonitrile 105 125 N-p-[(éthoxybenzylidène)-amino]-benzonitrile 106 118 N-p-cyanobenzylidène-p'-n-butoxyaniline -70 93 N-p-cyanobenzylidène-p'-octyloxyaniline 833 107 XTransition de la. phase smectique à la phase nématique. D'autres cristaux liquides nématiques qui conviennent et qui sont à anisotropie positive consistent en les composés suivants: X-C6H4-C6H4-CN, R-C6H4-CO-O-C6H4-CN, et R-C6H4-O-CO-C6H 4-CN composés dans lesquels R est un radical alkyle ou alkoxy de 1 à 7 atomes de carbone et. X est un radical alkyle ou alkoxy de 1 à 9 atomes de carbone et C6H4 désigne dans le cas particulier et partout ailleurs le wphénylène. Une composition à cristaux liquides nématiques qui convient et qui est disponible dans le commerce contient approximativement 13,9 % de cyanure de n-pentylphénylcyclohexylbiphényle 26,1 % de cyanure de n-propylphénylcyclohexyle 35,9 % de cyanure de n-pentylphénylcydohexyle 24,1 % de cyanure de n-heptylphénylcyclohexyle. Les composés énumérés dans le tableau I peuvent être utilisés dans des combinaisons eutectiques ou avec d'autres composés nématiques à anisotropie diélectriquement négative tels qu'énumérés dans le tableau II ci-dessous pour donner des combinaisons ayant une anisotropie nette positive et des températures de transition en OC telles qu'indiquées. TABLEAU fi CàN NaI N-p-méthoxybenzylidène-p'-n-butylaniline 19 45 Benzoate de p-[N-(p-méthoxybenzylidène)- aminj7-phényle 120 166 Acétate de N-p-méthoxybenzylidène-p'- aminophényle 79 102 pazoxyanisole 119 133 Ester p'-n-hexyloxyphénylique d'acide p-n-butylbenzolque 56 87 Carbonate de butyl-p-(p'-éthoxyphénoxy- carbonylSphényle 73 127 Heptanoate de p p-(p'-éthoxyphénylazok phényle 73 127 Undécylénate de p-(p'-éthoxyphénylazo)- phényle 64 107 p-méthoxybenzylidène-p'-butylaniline 20 44,5 N-(p-butoxybenzylidène)-p'-pentylaniline 41 80 p-éthoxybenzylidène-p'-n-butylaniline 38 78-9 D'autres composés à anisotropie négative sont par exemple:: composés dans lesquels R et R sont des alkyle inférieurs en C1 à C4 R-C6H4-CO-O-C6H4R composé dans lequel R est un radical alkyle en Cl à C7 et R1 est un radical alkoxy en C1 à C7 ou dans lequel R est un radical alkoxy en C1 à C7 et R1 est un radical alkyle en C1 à C7 R-C6H4-O-CO-C6H3Y-O-CO-C 6H4-R1 composé dans lequel R et R1 sont des radicaux alkyle en C1 à C7 et Y est H ou Cl; R-C6H4-C6H4-CN composé dans lequel R est un radical alkyle ou alkoxy à 1 à 10 atomes de carbone, ainsi que des mélanges eutectiques de ces composés. L'invention va être décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemple nullement limitatif et sur lesquels: - les figures 1 à 8 représentent schématiquement les étapes de production de la première demi-cellule d'une cellule conforme à un mode de réalisation de l'invention; - les figures 9 à 13 représentent les étapes de production de la seconde demi-cellule d'une cellule conforme à un mode de réalisation de l'invention; - la figure 14 illustre schématiquement la manière dont une cellule selon un mode de réalisation de l'invention est assemblée à un polariseur et à une source commutable d'électricité; - les figures 15, 16, 17 et 18 sont des coupes transversales selon la ligne 15-15, 16-16, 17-17 et 18-18 des figures 6, 7, 8 et 13; et - la figure 19 est une vue explosée d'une variante de réalisation de l'invention dont la pièce supérieure est inversée de manière à montrer son infrastructure Les figures 1 et 9 ainsi que les coupes transversales des figures 15, 16 et 17 illustrent des lames de verre (10) sur lesquelles est déposée une couche conductrice (12). La lame de verre peut avoir toute dimension et épaisseur convenable et doit bien entendu être transparente. Le revêtement conducteur peut être en oxyde d'indium, oxyde d'étain ou autre substance ayant une conductivité convenable et qui puisse être déposée en phase vapeur ou d'une autre manière en une épaisseur d'environ 50 à 500 microns, de manière qu'elle ait un effet minimal sur la transmissibilité optique de la lamelle. Le processus de réalisation de la première demi-cellule d'une cellule selon l'invention comprend plusieurs étapes. La première étape telle que représentée sur la figure 2 consiste à réaliser une couche d'orientation (14) qui adhère à la couche conductrice (12). Un procédé convenant particulièrement bien consiste à pulvériser la totalité de la surface à l'aide d'un copolymère de chlorotrifluoréthylène et de fluorure de vinylidène, puis à la frotter à l'aide d'un tampon de coton dans le sens indiqué par des flèches (16) jusqu'à ce qu'il n'existe plus aucune trace visible du revêtement. Le revu tement est ainsi extrêmement mince et n'est pas représenté en proportion sur les dessins.Les résidus de fibre et de poussière sont éliminés par soufflage d'air comprimé propre, puis la lamelle est soumise à cuisson à 1200C pendant 10 minutes ou à d'autres conditions qui conviennent à la matière du revêtement utilisé. I1 convient de remarquer que les revêtements d'orientation ne doivent pas être touchés pendant le traitement, au moins dans les parties dans lesquelles l'orientation est nécessaire. Les étapes suivantes consistent à réaliser des électrodes suivant le motif voulu à bâtonnets et les conducteurs aboutissant aux bâtonnets de l'électrode. Cette phase du processus est réalisée en deux étapes de production de caches à l'aide de compositions qui durcissent pour former des résines, de préférence aux ultraviolets, ces résines ayant des solubilités telles qu'une résine durcie "A" soit sensiblement insoluble dans un solvant qui dissout l'autre résine durcie "B", mais peut être décapée par un autre solvant. Le terme "pouvant être décapé" inclut un ramollissement suffisant pour permettre d'enlever facilement la résine qui peut indifféremment être réellement en solution ou ne pas l'être.Pour faciliter la réalisation, la résine "A" utilisée est une résine époxyde multifonctionnelle et qui, lorsqu'elle est durcie, est soluble dans le dichlorure de méthylène, mais non pas dans le l,l,l-trichloréthane. D'autres résines époxy-acryliques monofonctionnelles disponibles et utilisées en réserves produites par placage et durcissant en formant des produits pouvant être décapés par le l,l,l-trichloréthane sont utilisées en résine "B". Une source convenable d'ultraviolets-consiste en une exposition pendant 20 à 40 minutes et à une distance de 6 à 7 cm de quatre ampoules fluorescentes émettant une lumière dans le proche ultraviolet (320-380 nm). I1 convient de remarquer que de nombreuses autres combinaisons de résines sont disponibles et utilisables en résines "A" et "B". Par exemple, des résines phénoliques destinées à la réalisation des réserves photographiques conviennent pour la résine "A" en combinaison avec les résines "B" mentionnées plus haut. Le polycinnamate de vinyle est utilisable en résine "A" (soluble dans un mélange de chlorobenzène et de cyclohexanone) avec des résines de poly-cis-isoprène (solubles dans le pxylène, l'éthylbenzène et la méthylcellulose). La première de ces deux étapes est illustrée sur la figure 3 et consiste à réaliser le motif voulu en bâtonnets (18) à l'aide de la résine "A", soit par sérigraphie, soit par polymérisation préférentielle par exposition à travers un cache. Lorsque le revêtement d'orientation déposé préalablement contient des composés fluorés, il est préférable d'ajouter une petite quantité, d'environ 1 %, d'un polymère fluoré à la résine "A" pour améliorer la mouillabilité. Un polymère qui convient consiste en un copolymère à 70 % d'acrylate de perfluorooctanesulfamidoéthyle et de 30 % d'acrylate de poly alkoxylène, tel que décrit dans l'exemple 1 du brevet des Etats-Unis d'Amérique n" 3 787 351. La seconde étape représentée sur la figure 4 consiste à réaliser par sérigraphie (ou par application à travers un cache lorsque ce procédé convient) le motif des conducteurs (20) reliés aux différents bâtonnets à l'aide de la résine "B", cette application étant suivie d'un durcissement. Les parties du motif conducteur (12) qu'il faut conserver sont protégées par l'une ou l'autre des couches de résine (18) et (20). La phase suivante consiste à attaquer cette pièce composite à l'acide, avantageusement à l'acide chlorhydrique environ 6 N à 50-600C pendant environ 0,75 à 1 minute, afin de dissoudre la couche conductrice à découver (12) et d'enlever le revêtement d'orientation adhérent. La figure 5, qui montre le résultat de cette attaque, illustre les motifs formés par les couches de résine (18) et (20), ces motifs consistant en trois couches soit de la résine (18), soit de la résine (20) plus la couche (12) et la couche (14), le substrat étant la lamelle de verre (10). I1 importe que tout le fond, à l'exception du motif à bâtonnets (18), soit orienté à angle droit par rapport à l'orientation du motif. Cette remarque concerne les conducteurs portant la référence (20). Il est donc nécessaire de décaper la couche protectrice de résine "B" à l'aide d'un solvant sélectif, par exemple de l,l,l-trichloréthane. Cette phase est suivie par le lavage à l'eau savonneuse et rinçage rapide au méthanol. Le procédé précis de lavage n'a pas une grande importance, mais par contre, il est indispensable d'obtenir une totale propreté. Le résultat obtenu est montré sur les figures 6 et 15 sur lesquelles les conducteurs représentés sont formés des couches (12) et (14). La dernière phase consiste en une préparation au revêtement de la surface totale par dépôt en phase vapeur de SiO (de monoxyde de silicium) de manière à réaliser l'orientation dans la direction (22) à angle droit par rapport aux flèches (16). Cette orientation est avantageusement réalisée sous forme de deux revêtements indistinguables de 5 et de 10 microns d'épaisseur par dépôt en phase vapeur sous des angles d'incidence de 85 et de 600 respectivement, dans un appareil classique de dépôt en phase vapeur. Les revêtements déposés sous ces angles sont les revêtements d'orientation. Le résultat de cette phase du processus est représenté sur les figures 7 et 16. Aucun effort n'est fait pour représenter l'accumulation éventuelle de SiO sur les côtés des autres couches. Une telle accumulation peut éventuellement se produire sur les couches épaisses, mais il est évident que l'épaisseur est exagérée pour clarifier le dessin et qu'une telle accumulation a un effet insignifiant en réalité. De même, il est bien évident que les épaisseurs des couches seront représentées schématiquement et ne sont pas proportionnelles afin de permettre d'illustrer la structure. Ainsi, sur la figure 16, le revêtement de SiO (22) qui se trouve directement sur le substrat (10) est montré avec environ la moitié de l'épaisseur du conducteur (12), afin de permettre de représenter ce dernier sur la figure 7. La phase suivante consiste à éliminer la résine "A" par lavage à l'aide de dichlorure de méthylène. Ce lavage élimine aussi le revêtement de SiO qui a été déposé sur cette résine. La plaquette est ensuite soigneusement rincée au méthanol, puis séchée et soumise à cuisson à 1000C pendant 10 minutes. Il faut prendre. soin d'éviter tout contact avec la surface qui possède alors les revêtements d'orientation dans deux directions de la manière représentée sur les figures 8 et 17 sur lesquelles les flèches (16) et (22) montrent les directions d'orientation. Cette plaquette est prête à être montée dans une cellule dont elle forme la première demi-cellule. Les figures 9 à 13 illustrent les phases de production d'une seconde demi-cellule selon un mode de réalisation de l'invention. Ce procédé est moins complexe, car il suffit d'un unique revêtement d'orientation. La figure 9 illustre une plaquette (10) sur laquelle est déposée un revêtement conducteur (12) sur lequel sont réalisés par sérigraphie un champ (30) et un conducteur (32) à l'aide de la résine "B", de la manière représentée sur la figure 10. Il serait aussi possible d'utiliser la résine "A" s'il était souhaitable de procéder ainsi. Le champ (30) correspond sensiblement à la totalité de la région du motif à bâtonnets des figures 1 à 8, mais sans le motif à bâtonnets. La plaquette est ensuite attaquée à l'acide (figure 11), lavée à l'aide de trichloréthane (figure 12), puis nettoyée soigneusement de la manière décrite en regard des figures 1 à 8. Ensuite, un revêtement d'orientation (33) est déposé sur la totalité de la plaquette de la manière décrite à la première phase citée plus haut ou par pulvérisation et enlèvement par frottement d'une couche mince d'alcool polyvinylique ou de N-méthyl- 3-aminopropyltri méthoxysilane ou encore par dépôt en phase vapeur de SiO, de la manière décrite plus haut. Ce revêtement d'orientation suit la direction représentée par des flèches (34) qui inscrivent un angle de 80 à 85 avec la direction des flèches (16) dans la cellule assemblée.La poussière, les déchets de peluche, etc., sont enievés par soufflage d'air pur de la manière décrite plus haut et la plaquette est prête à être assemblée de manière à former la seconde demi-cellule d'une cellule complète. La figure 14 illustre la manière dont la première demi-cellule (52) et la seconde (50), qui ont été réalisées de la manière décrite plus haut, sont combinées successivement avec des- entretoises (54) et un joint (56), la cellule assemblée contenant une composition (58) de cristaux liquides à anisotropie diélectriquement positive. Le polariseur (60) est placé à l'arrière de la cellule assemblée et devant une source de lumière (62). Des flèches (64) indiquent la direction de polarisation. La source de lumière (62) peut être une ampoule, un réflecteur, un réflecteur combiné avec un éclairage à transparence, comme mentionné plus haut. Le réflecteur peut être soit un miroir (spéculaire), soit une couche opaque qui réfléchit la lumière incidente de manière diffuse.La source d'électricité (i0) (alternative ou continue) est connectée directement aux couches conductrices de la première cloison de la cellule (50) et par l'intermédiaire d'un dispositif (72) aux multiples électrodes en bâtonnets de la seconde cloison de la cellule (52). Le dispositif (72) alimente tous les bâtonnets de manière à produire un champ clair comme indiqué par des flèches (74) et coupe l'alimentation des bâtonnets de la manière nécessaire à délimiter les repères voulus. Dans la variante de réalisation représentée sur la figure 19, le processus de réalisation de la cellule suit les étapes des figures 1 à 13 du processus décrit plus haut, sauf que les deux doisons de la cellule comportent un motif à bâtonnets de la manière indiquée sur les figures 1 à 8, l'un étant bien entendu l'image spéculaire de l'autre, le fond ou les parties démunies d'électrode et les conducteurs supportant des revêtements d'orientation homéotrope qui sont déposés à l'étape illustrée sur la figure 7, la cellule étant assemblée de manière que le polariseur ait une orientation conforme aux directions du plus proche des motifs ou de l'électrode commune. Le revêtement d'orientation homéotrope peut être l'un de ceux qui ont été mentionnés plus haut, par exemple CaF2, ou peut être en toute autre matière convenable. Il est nécessaire qu'il ne soit pas enlevé à l'étape d'élimination de la résine "A" formant cache. La description de ce second mode de réalisation sera mieux comprise à l'observation de la figure 19 sur laquelle la première demi-cellule (71) et la seconde (73) qui sont séparées par une entretoise (96) sont combinées avec un polariseur (75) et une source lumineuse (76). Comme mentionné plus haut, la source de lumière peut consister en une ampoule, un réflecteur, soit spéculaire, soit diffus, ou une source d'éclairage par transparence et réflexion. Lorsque la source de lumière est un réflecteur, soit spéculaire, soit diffus, le polariseur (75) peut être remplacé par une lame quart d'onde dont l'axe optique inscrit un angle de 450 avec la direction de polarisation (78) représenté pour le polariseur (75). La lame quart d'onde peut être une pellicule cristalline, par exemple de calcite ou de mica, ou une pellicule biréfringente lyotrope telle que décrite dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique n" 4 030 812 et nO 4 031 092. La demi-cellule (71) est représentée en position rabattue de manière à montrer sa structure, c'est-à-dire que la face représentée se trouve en réalité renversée. Chacune des demi-cellules comporte des électrodes (80), des conducteurs (82) sur un substrat transparent clair (84). Les bâtonnets utilises dans l'affichage sont revêtus d'une substance (86) telle que décrite plus haut de manière à produire une orientation homogène telle qu'indiquéé par des flèches (88). Le reste de la surface des substrats (84) et des conducteurs (82) est recouvert par une couche d'orientation homéotrope (90). Aucune flèche d'indication de la direction n'est représentée sur la couche (90), car elle devrait être perpendiculaire à leur surface, mais l'emplacement auquel la cellule contient une composition donneur-accepteur (92) est indiqué par des flèches (94) qui montrent l'orientation homéotrope et par des flèches (88) indiquant l'orientation homogène. Il convient de remarquer que certaines parties des électrodes (80) et des conducteurs (82) sont immergées dans la couche d'orientation homéotrope (90) aux emplacements auxquels celle-ci repose directement sur le substrat (90) de la manière expliquée en regard des figures 7 et 16. REVENDICATIONS I. - Procédé de dépôt de revêtements d'orientation sur une demicellule d'un dispositif d'affichage à cristaux liquides, caractérisé en ce qu'il consiste essentiellement à déposer lesdits revêtements suivant deux modes d'orientation selon un processus comprenant les phases suivantes: A. Réalisation d'un substrat comportant un revêtement conducteur sur une face, B. Réalisation d'un premier revêtement d'orientation sur ledit revê tement conducteur, C. Réalisation d'un cache sur certaines parties dudit revêtement d'orientation à l'aide d'une première résine polymérisée suivant un motif prédéterminé à bâtonnets, D. Réalisation d'un cache suivant un motif prédéterminé de conduc teurs sur ledit revêtement d'orientation à l'aide d'une seconde résine polymérisée, les deux résines polymérisées se distinguant par l'insolubilité de la première dans au moins un solvant de la seconde, E.Attaque à l'acide dudit revêtement conducteur dans toutes les régions qui ne sont pas recouvertes par les caches desdites deux résines polymérisées, F. Dissolution de la seconde desdites résines polymérisées à l'aide d'un solvant qui ne l'est pas pour la première résine polymérisée et nettoyage de la surface à découvert du substrat et du motif de conducteurs de manière à obtenir une ébauche, G. Dépôt d'un second revêtement d'orientation sur la surface totale de ladite ébauche, et H. Décapage de la première résine polymérisée et enlèvement de cette manière du second revêtement d'orientation déposé sur cette résine et mise à découvert de ce premier revêtement d'orientation suivant ledit motif prédéterminé à bâtonnets constituant le premier mode en laissant subsister le second revêtement d'orientation qui constitue le second mode. 2. - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'au moins l'un des revêtements d'orientation provoque l'orientation homogène de cristaux liquides nématiques en contact avec lui. 3. - Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'un des revêtements d'orientation provoque l'orientation homéotrope de cristaux liquides nématiques en contact avec lui. 4. - A titre de produit industriel nouveau, une demi-cellule de dispositif d'affichage à cristaux liquides, caractérisée en ce qu'elle comprend une surface d'orientation bimodale constituée d'un substrat comportant sur une surface des conducteurs électriques, un motif conducteur à bâtonnets d'affichage connecté électriquement auxdits conducteurs, un premier revêtement d'orientation sur une partie de ladite surface, ce premier revêtement consistant en ledit motif conducteur à bâtonnets, ainsi qu'un second revêtement d'orientation déposé sur le reste de ladite surface, les directions d'orientation de ces deux revêtements correspondants inscrivant entre eux un angle de 70 à 900. 5. - Produit industriel selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'au moins l'un des revêtements d'orientation produit une orientation homogène de cristaux liquides en contact avec lui. 6. - Produit industriel selon la revendication 5, caractérisé en ce que les deux revêtements d'orientation produisent une orientation homogène de cristaux liquides en contact avec eux. 7. - Produit industriel selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'un des revêtements d'orientation produit une orientation inscrivant un angle de 900 avec celle de l'autre revêtement et provoque une orientation homéotrope de cristaux liquides en contact avec lui. 8. - Cellule d'affichage à cristaux liquides comprenant deux demi-cellules reliées de manière étanche à distance l'une de l'autre de manière à former une enceinte remplie d'une composition de cristaux liquides néma- tiques donneurs-accepteurs ou inclus-incluants, caractérisée en ce qu'au moins l'une desdites demi-cellules présente une surface d'orientation bimodale en contact avec ladite composition de cristaux liquides. 9. - Cellule selon la revendication 8, caractérisée en ce que les surfaces opposées des deux demi-cellules sont à orientation bimodale et au moins une partie de la composition de cristaux liquides nématiques est orientée de manière homéotrope. 10. - Cellule selon la revendication 8, caractérisée en ce que les surfaces opposées des deux demi-cellules sont à orientation homogène.