i La présente invention se rapporte à un procédé et un dispositif pour maintenir constants les intervalles séparant, les uns des autres, les éléments de tricotage de métiers à tricoter à mailles de chatnes, notamment de métiers à tricoter à coudre. Les barres portant les élé- ments de tricotage sont soumises à des dilatations ther- miques différentes en raison d'influences thermiques dont l'intensité varie en fonction d'un arrêt prolongé, du temps de démarrage et du fonctionnement en continu du métier. Ces influences thermiques peuvent résulter, par exemple, de la température ambiante, du frottement des éléments de tricotage entre eux et avec la matière textile utilisée, ainsi que, dans une mesure non négli- geable, du rayonnement thermique du carter d9engrenage ou de la dissipation de chaleur d'organes avoisinants La disposition des différents éléments, les uns par rapport aux autres, joue alors un r8le important. La différente dilatation thermique des barres ainsi que celle des éléments de tricotage formant les mailles, font varier les intervalles. La coopération exacte n'est en conséquence plus assurée et le bon fonctionnement est perturbé par des ruptures et des fléchissements des élé- ments de tricotage, ce qui provoque une diminution de la qualité du produit obtenu. Ces problèmes augmentent en fonction de la finesse et la largeur du tricot à réaliser. On a déjà essayé de remédier à la variation des intervalles séparant les éléments de tricotage, en corri- geant la position des éléments par rapport à leurs sup- ports de montage. Dans ce but les supports de montage des éléments à plus faible dilatation sont adaptés, de façon appropriée, aux supports de montage des barres présen- tant une dilatation plus importante. Cependant les défauts d'intervalle varient pendant le fonctionnement du métier et il devient alors nécessaire de procéder à d'autres corrections. Lorsqu'il s'agit de tricots de plus grande largeur, il devient plus compliqué de corriger la posi- tion des supports de montage. Le modèle d'utilité allemand 1 896 204 décrit un procédé selon lequel on essaie de maintenir constant les intervalles séparant les éléments de tricotage, en éle- vant la température de l'huile du carter d'engrenage à la température de travail au moyen d'un chauffage électri- que. Les barres situées à proximité du carter d'engrenage sont chauffées grâce au rayonnement de ce dernier réalisé sous une forme compacte, afin qu'elles présentent leur dilatation de travail déjà lors du démarrage du métier à tricoter. Cette solution présente l'inconvénient que sur certains métiers à tricoter toutes les barres ne sont pas chauffées de façon identique par le rayonnement thermique du carter d'engrenage, ce qui a pour effet qu'il n'est pas possible d'éliminer totalement les variations des intervalles entre les éléments de tricotage. D'autres formes de réalisation connues, par exemple celle du brevet allemand 115 515, se rapportent à un pro- cédé de chauffage électrique des barres. Ce procédé repose sur le fait qu'il existe des barres "chaudes" et des barres "froides". On désigne en tant que barres "chaudes" les barres qui sont soumises directement au rayonnement ther- mique du carter d'engrenage. Dans ce procédé les barres "froides" sont chauffées à une température déterminée de façon empirique pour que les intervalles entre les élé- ments de tricotage de ces barres soient concordants. En- suite les températures des barres "froides" et celles des barres "chaudes" sont comparées automatiquement et le chauffage des barres "froides" est réglé en fonction du résultat de la comparaison. Ce procédé n'a pas pu s'imposer dans la pratique parce qu'il est difficile de situer la frontière entre les barres "froides" et les barres "chaudes", c'est-àdire qu'on ne peut pas toujours déterminer avec précision pour quelle barre la température doit être aug- mentée. Il a été constaté, par exemple, que dans les métiers à tricoter à coudre la barre pour la pose du fil à coudre, faisant partie des barres "froides", peut être plus chaude avant le démarrage que la barre portant les aiguilles coulissantes et considérée comme barre "chaude". La barre pour la pose du fil à coudre est, par exemple, à la température ambiante du local tandis que les barres désignées en tant que "chaudes" sont encore soumises à l'influence du carter d'engrenage qui se trouve à une température inférieure lors d'un arrêt prolongé et lors du démarrage du métier. La montée en température de la barre, par l'influence thermique du carter d'engrenage, peut encore être retardée, en fonction du type du métier et de la technologie employée, par l'effet isolant de la matière textile à traiter. Les procédés connus ne tiennent pas compte de ces critères ce qui constitue un inconvé- nient important étant donné que les perturbations se pro- duisent, en majeure partie, pendant un nouveau démarrage après un arrêt prolongé et jusqu'à ce que le métier ait fonctionné pendant un certain temps. La présente invention a pour objet de créer un pro- cédé et un dispositif pour maintenir constant de façon sûre les intervalles séparant les éléments de tricotage d'un métier à tricoter à mailles de chaîne, et ceci pen- dant toutes les phases de fonctionnement et notamment déjà au début du démarrage de façon à éliminer toute perturba- tion ainsi que d'autres inconvénients résultant d'une variation des intervalles. Les problèmes ci-dessus sont résolus conformément à lVinvention par un procédé pour maintenir constants les intervalles séparant, les uns des autres, les éléments de tricotage sur des métiers à tricoter à mailles de chaîne, notamment des métiers à tricoter à coudre, afin de compen- ser, à tous les stades de fonctionnement, les dilatations provoquées par des influences thermiques différentes, ainsi que tous les défauts d'écartement en résultant, ce procédé étant caractérisé en ce qu'en cas de nécessité toutes les barres sont chauffées en réglant le chauffage à tous les stades de fonctionnement, par rapport aux barres qui, lors du fonctionnement en continu du métier, sont exposées à l'influence thermique importante du carter d'engrenage. Il est ainsi possible de chauffer les barres ex- posées à l'influence thermique du carter d'engrenage, de préférence électriquement au moyen d'un circuit appro- prié, de façon-que leur température soit, à coup silr, supérieure de quelques degrés à la température de la barre la moins froide et non soumise à l'influence ther- mique du carter d'engrenage. Ce chauffage est prolongé d'abord jusqu'à ce que toutes les barres présentent le même intervalle les unes par rapport aux autres et cor- respondant à un seul réglage du chauffage et que leur température soit supérieure à la barre la moins froide. Lors du fonctionnement du métier, la température des bar- res exposées à l'influence thermique du carter d'engrenage augmente progressivement de façon que la grandeur de ré- férence pour le réglage est ensuite fonction de l'inter- valle ou de la résistance électrique des barres chauffées uniformément par le certer d'engrenage. Les barres se trouvant à proximité du carter d'en- grenage, sont chauffées à une température déterminée tout en chauffant en même temps à la même température les barres situées en dehors de cette zone, avant que l'in- fluence thermique du carter puisse produire son effet. Les barres chauffées à une température déterminée sont de quelques degrés plus chaudes que la barre la moins froide située en dehors de la zone de l'influence thermi- que du carter d'engrenage. Il est ainsi possible d'interdire la mise en route du métier avant que les intervalles entre les éléments de tricotage aient été réduits à une valeur admissible et assurant le bon fonctionnement du métier. Diverses autres caractéristiques de l'invention ressortent d'ailleurs de la description détaillée qui suit. Une forme de réalisation de l'objet de l'invention est représentée, à titre d'exemple non limitatif, aux dessins annexés. La fig. 1 montre, en coupe transversale, l'endroit de formation des mailles d'un métier à tricoter à coudre pour la consolidation d'une voile de carde au moyen d'un fil à coudre. La fig. 2 est une vue de dessus d'une barre por- teuse d'aiguilles coulissantes. La fig. 3 est une vue de dessus d'un rail pour la pose du fil à coudre. La fig. 4 est un schéma de principe d'une unité de réglage pour le chauffage de la barre porteuse d'ai- guilles coulissantes, de la barre des fils de fermeture métalliques et de la barre des platines abaisseuses. La fig. 5 est un tableau se rapportant à la fig. 4. La fig. 6 est un schéma de principe d'une unité de réglage asservie et destinée au chauffage des rails pour la pose du fil à coudre et de la barre de butée. La fig. 7 est un tableau se rapportant à la fig. 6. Les éléments de tricotage de la fig. 1 formant les mailles et destinés à la consolidation de voiles de carde par couture au moyen d'un fil, sont constitués par des aiguilles ou des platines qui sont réunies dans des mon- tures. La barre 2 porte les montures 8 pour les aiguilles coulissantes, la barre 3 porte les montures 9 pour les fils de fermeture métalliques, la barre 4 porte des mon- tures 10 pour les platines abaisseuses, le rail poseur de fil de gauche 5 porte les montures de gauche Il des aiguilles à oeillet, le rail poseur de fil de droite 6 porte les montures de droite 12 et la barre 7 porte les montures 13 pour les organes de butée. Les montures sont Vissées sur la barre correspondante en étant réparties sur toute la largeur de travail. En raison de sa dilata- tion thermique non uniforme, le rail poseur de fil à coudre est subdivisé en deux tronçons 5, 6 afin de faci- liter son réglage. Le carter d'engrenage 1 exerce une influence ther- mique pratiquement identique sur la barre 2 des aiguilles coulissantes, sur la barre 3 portant les fils de ferme- ture métalliques et sur la barre 4 des platines abaisseuses. En raison de l'effet isolant plus ou moins important de la tôle de recouvrement 32, de la voile de carde 33 présente à l'endroit de formation des mailles, et de la présence du tricot réalisé 34, la température ambiante n'agit pas sur ces barres. Les rails 5, 6 poseurs du fil à coudre ainsi que la barre de butée 7 ne sont chauffées qu'indirectement par le carter 1. Par suite de la friction se produisant entre les aiguilles coulissantes 8 et la voile de carde 33, entre les aiguilles à oeillet 11, 12 et le fil à coudre, du fait du frottement des aiguilles coulissantes 8 entre elles, le frottement des fils de fermeture métalliques entre eux, par le contact de la voile de carde 33 avec les aiguilles de butée 13 et les platines abaisseuses 10 ainsi que par le contact entre le tricot réalisé 34 et les montures 10 des platines abaisseuses et le rail d'appui 31, il se produit un échauffement ou une dissipation de chaleur au niveau des barres. La tempéra- ture ambiante joue un r8le important pour les rails 5, 6 poseurs du fil à coudre, la barre de butée 7, le rail d'ap- pui 31, la voile de carde 33 et le tricot réalisé 34. Cette complexité des influences dont l'intensité et la direction changent avec la durée de fonctionnement du métier, ainsi que les dilatations thermiques créées par ses influences dans les montures et les barres, néces- sitent un chauffage approprié des barres. Afin d'adapter le chauffage aux conditions momentanées et de le maintenir constant, on prévoit un réglage automatique. La barre 2 des aiguilles coulissantes, la barre 3 portant les fils de fermeture métalliques, le rail poseur de fil à coudre de gauche 5, le rail poseur de fil à coudre de droite 6 et la barre de butée 7, sont chauffés par les résistances 14, 15, 17, 18, 19 qui sont disposées dans des rainures pratiquées dans les barres et les rails. Le chauffage de la barre 4 des platines abaisseuses est effectué au moyen d'une résistance 16 s'appliquant exté- rieurement sur la barre. Il est ainsi possible de relever, avant la mise en route du métier, la température, rela- tivement basse, à l'intérieur de l'espace délimité par le carter d'engrenage 1, la tale de recouvrement 32, la voile de carde 33 et le tricot 34. Les sondes thermiques nécessaires au réglage des barres en mouvement doivent fonctionner sans contact comme cela est le cas pour les sondes 20, 21, 22 et 23. Cependant lorsque cette condition ne peut pas être remplie comme, par exemple, dans la forme de réalisation illus- trée, dans laquelle les sondes thermiques 26, 27 sont fixées sur les rails poseurs de fil à coudre 5, 6 au moyen d'organes de retenue 30, les conducteurs d'alimen- tation devraient être montés de façon à ne pas être soumis à des mouvements importants. Lorsque, pour des raisons de construction, il n'est pas possible d'incorporer les sondes complètement dans la barre, il est nécessaire d'augmenter la surface métallique entourant la sonde en prévoyant, par exemple, une partie en saillie 29, comme cela est représenté au dessin pour la barre 2 des aiguil- les coulissantes. Afin d'obtenir l'effet recherché, le dispositif de réglage est ajusté une fois pour toute avant la mise en route du métier. Le régulateur de valeur nominale 59 est réglé de façon que la résistance 14 chauffe la barre 2 des aiguilles coulissantes à une température qui est légè- rement supérieure à celle de la barre la plus chaude ou à celle du rail à l'état froid. Ensuite on ajuste le régu- lateur de valeur nominale 60 commandant la résistance chauffante 15 de la barre 3 portant les fils de fermeture métalliques. La résistance chauffante 16 de la barre 4 des platines abaisseuses est réglée au moyen du régula- teur de valeur nominale 61. L'ajustement des régulateurs de valeur nominale 59, 60, 61 a pour but de créer des intervalles uniformes entre les éléments de tricotage por-- tés par les montures 8, 9 et 10. Les sondes thermiques 21, 23, 24 et les régulateurs de valeur nominale 59, 60, 61 font partie de ponts de mesure 35, 39, 43 et sont reliés à l'entrée de différen- tiation des amplificateurs opérationnels 36, 40, 44. Lorsque la température des barres est encore inférieure à la valeur nominale, les ponts de mesure 35, 39, 43 ne sont pas équilibrés. Les amplificateurs opéra- tionnels 36, 40, 44 et les étages de sortie 37, 41, 45 commandent les relais 38, 42, 46, et les résistances chauffantes 14, 15, 16 sont mises sous tension. Dès que la valeur nominale est atteinte, les ponts de mesure 35, 39, 43 se trouvent équilibrés et l'alimentation des ré- sistances chauffantes 14, 15, 16 est coupée par l'inter- médiaire des amplificateurs opérationnels 36, 40, 44 des étages de sortie 37, 41, 45 et des relais 38, 42, 46. La résistance chauffante 17 du rail poseur de gau- che 5 du fil à coudre est réglée à l'aide du régulateur de valeur nominale 62 de façon que les intervalles entre les montures de gauche Il des aiguilles à oeillet corres- pondent aux intervalles séparant les montures 8 des ai- guilles coulissantes sur le côté gauche de la barre 2. La sonde thermique 26 est incorporée dans le rail poseur de gauche 5 du fil à coudre. Une sonde thermique de poursuite 20 est encastrée sur le c8té gauche dans la barre 2 à aiguilles coulissantes. La sonde thermique 26 ainsi que la sonde thermique de poursuite 20 font partie du pont de mesure 47 qui se maintient en équilibre auto- matiquement.- Lorsque la température de la barre 2 des aiguilles coulissantes augmente, soit par le chauffage de la résistance 14, soit par suite du rayonnement thermique du carter d'engrenage 1, le pont de mesure 47 ne va plus être en équilibre. L'amplificateur opérationnel 48 commande alors le relais 50 par l'intermédiaire de l'étage de sor- tie 49, et la résistance chauffante 17 du rail poseur de gauche 5 du fil à coudre est mise sous tension. Dès que la sonde thermique 26 du rail poseur de gauche 5 du fil à.coudre signale une température à laquelle les intervalles entre les montures de gauche Il des ai- guilles à oeillet, sont identiques aux intervalles sépa- rant les montures de gauche des aiguilles coulissantes, le pont de mesure 47 retrouve son équilibre. L'amplificateur opérationnel 48 coupe alors d'alimentation de la résis- tance chauffante 17 par l'intermédiaire de l'étage de sor- tie 49 et du relais 50. Le réglage du rail poseur de droite 6 du fil à coudre s'effectue de façon analogue. La température né- cessaire à la barre de butée 7 suit de façon correspon- dante la température de la barre 4 des platines abais- seuses. Les fig. 5 et 7 indiquent l'association entre les différents éléments de réglage et les barres asservies. Les étages de sortie 37, 41, 45, 49, 53, 57 et les relais 38, 42, 46, 50, 54, 58 peuvent être remplacés par des commutateurs de tension à triac. Les relais 38, 42, 46, 50, 54, 58 commandent un circuit de protection ne permettant le démarrage du métier qu'après que toutes les conditions d'un bon fonctionnement soient remplies. Le circuit de protection comporte un relais présentant des contacts dtauto-maintien et des contacts de travail. Les contacts de travail sont branchés en série et sont reliés au circuit de commande du métier à tricoter à coudre. REVENDICATIONS 1 - Procédé pour maintenir constants les inter- valles séparant, les uns des autres, les éléments de tricotage sur des métiers à tricoter à mailles de chaine, notamment des métiers à tricoter à coudre, afin de com- penser, à tous les stades de fonctionnement, les dilata- tions provoquées par des influences thermiques différen- tes, ainsi que tous les défauts d'écartement en résultant, caractérisé en ce qu'en cas de nécessité toutes les barres sont chauffées en réglant le chauffage à tous les stades de fonctionnement, par rapport aux barres qui, lors du fonctionnement en continu du métier, sont exposées à l'in- fluence thermique importante du carter d'engrenage. 2 - Procédé suivant la revendication 1, caractéri- sé en ce que les barres se trouvant à proximité du carter d'engrenage, sont chauffées à une température déterminée tout en chauffant en même temps à la même température les barres situées en dehors de cette zone, avant que ltin- fluence thermique du carter puisse produire son effet. 3 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les barres chauffées à une température détermi- née sont de quelques degrés plus chaudes que la barre la moins froide située en dehors de la zone de l'influence thermique du carter d'engrenage. 4 - Procédé suivant l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la mise en route du métier à trico- ter à mailles de chaîne ne peut s'effectuer qu'après que la température des éléments ait atteint un niveau dé- terminé. 5 - Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que toutes les barres sont équipées, de préférence, d'éléments de chauffage électriques dont la puissance absorbée est dé- terminée en fonction des besoins. 6 - Dispositif suivant la revendication 5, carac- térisé en ce que le chauffage des barres (2, 3, 4) est commandé par des ponts de mesure, des amplificateurs opé- rationnels, des étages de sortie et des relais. 1l 7 - Dispositif suivant l'une des revendications et 6, caractérisé en ce que les barres (5, t-,_7) sont chauffées en fonction de la température des barres (2, 4) par l'intermédiaire de ponts de mesure, d'amplificateurs opérationnels, d'étages de sortie et de relais. 8 - Dispositif suivant l'une des revendications à 7, caractérisé en ce que le chauffage de l'une ou de plusieurs barres peut être subdivisé en sections de ré- glage séparées lorsque les conditions thermiques créées par des influences constantes à l'intérieur de la barre ne sont pas identiques.