Cette structure textile tricotée à fonction géosynthétique est constituée de l’association par tricotage d’un support géosynthétique (1) avec une pluralité d’éléments techniques (4) définissant des zones en relief par rapport au plan dans lequel s’inscrit ledit support géosynthétique (1). Figure pour l’abrégé : Fig 1 STRUCTURE TEXTILE TRICOTEE A FONCTION GEOTEXTILE ET PROCEDE POUR SA REALISATION Domaine de l’invention L’invention appartient au domaine des géosynthétiques. Plus particulièrement, elle vise une structure textile tricotée, visant à être déposée sur des talus, et de manière générale des zones en pente, et a pour vocation principale de maintenir ou retenir des matériaux (de la terre végétale, matériau granulaire) déposés sur de tels talus, après avoir notamment réalisé des travaux de gros œuvre, définissant donc des talus de pente plus ou moins importante, tel que la réalisation de fossés dans le cadre du génie civil, de centres de stockage, etc., et avec pour finalité la végétalisation et/ ou la protection de tels talus. L’invention concerne également le procédé pour la réalisation d’une telle structure textile tricotée. Etat antérieur de la technique La réalisation d’ouvrages de génie civil, tels que par exemple les routes, autoroutes, voies ferrées, couverture de stockage de déchets etc. engendre la formation de talus, dont la pente est plus ou moins importante, et qu’il convient de végétaliser et/ou protéger, voire de drainer. Dans le cadre d’une telle végétalisation, il importe donc de répandre de la terre végétale sur ces talus, afin de permettre à la végétation de pousser de manière efficace et pérenne. On se heurte classiquement au problème du maintien des matériaux ainsi répandus sur les talus, et notamment de lutte contre son glissement en bas de la pente, né de la gravité outre des phénomènes de ruissellement consécutifs aux intempéries, et son corollaire, le défaut ou la mauvaise végétalisation partout où la terre s’est ainsi évacuée. Afin de pallier cette difficulté, on a proposé de positionner et de fixer sur ces talus des filets textiles, notamment réalisés par tissage ou tricotage, fixés sur les pentes, et définissant, en raison de la nature des fils constitutifs desdits filets, des zones en relief aptes à retenir à tout le moins en partie les matériaux (terre végétale, élément granulaire, …). Typiquement, un tel filet est composé de câbles en matériaux synthétiques (PP, PE, polyester, …), qui présentent l’avantage d’être insensibles à la dégradation quel que soit l’environnement, et de permettre en outre de contrôler l’érosion. On observe cependant à l’usage que ces filets ne sont pas stables dimensionnellement. En outre, il présente fréquemment un renfort par le biais de fils techniques, limité que dans une seule dimension, typiquement le sens de la pente. Enfin, un tel produit ne présente pas d’action filtrante ou anti-poinçonnante, c’est-à-dire susceptible de réduire sinon d’annuler la dégradation, voire la destruction inhérente aux roches présentes dans la surface à recouvrir, engendrant des phénomènes de perforation des membranes d’étanchéité, lorsque de telles membranes sont mises en œuvre (par exemple dans le cadre de digues), et de cisaillement des cables, notamment. Par ailleurs, les filets disponibles à ce jour présentent classiquement des dimensions relativement limitées dans leurs longueurs et leurs largeurs, résultant de leur mode de réalisation. Or, de telles largeurs s’avèrent souvent insuffisantes, nécessitant en conséquence de multiplier les opérations de manipulations et de mises en place, surenchérissant les coûts d’installation. Au demeurant, l’expérience démontre que le relief généré par de tels filets par rapport à l’inclinaison du talus à végétaliser et/ou à protéger s’avère insuffisante pour retenir de manière réellement efficace le matériau de recouvrement. L’invention vise à pallier ces différents inconvénients. Elle concerne une structure textile tricotée à fonction géosynthétique, constituée de l’association par tricotage d’un support géosynthétique avec une pluralité d’éléments techniques définissant des zones en relief par rapport audit support géosynthétique. Ce faisant, on dispose d’une structure textile alliant tout à la fois une fonction géosynthétique résultant du support géotextile mis en œuvre, directement sur le talus avec des éléments techniques, formant relief par rapport à ce support, et donc apte à retenir le matériau de recouvrement. Typiquement, le support géosynthétique est constitué d’une nappe choisie dans le groupe comprenant les non-tissés, les films plastiques et les tissus composé de matériaux synthétiques et/ou naturels (PP (polypropylène), fibre de coco, …). Les éléments techniques sont quant à eux avantageusement constitués par des éléments à relief. Des feuillards ou des bandelettes peuvent être utilisés, reposant sur ledit support géosynthétique sur leur tranche, c’est-à-dire au niveau de leur bord d’épaisseur la plus réduite. Ils définissent ainsi un véritable relief par rapport à la surface définie par le support géotextile, susceptible de s’étendre sur une hauteur au moins égale à 3 millimètres. Ces éléments en relief sont typiquement réalisés en matériaux naturels, métalliques, et/ou synthétiques (PP, acier inoxydable, lin, …) Avantageusement, on munit cette structure de fils techniques de renfort, orientés en sens travers et/ou en sens production. Typiquement ces fils techniques de renfort sont constitués de matériaux naturels, métalliques et/ou synthétiques (polyester, acier inoxydable, lin, …). Leur fonction essentielle est de garantir la tenue physique et mécanique du géosynthétique face à la masse du matériau retenu. L’invention concerne également un procédé pour la réalisation d’une telle structure textile tricotée. Ce procédé consiste : – à dérouler un support géosynthétique à vitesse constante ; – à faire circuler ledit support géosynthétique au sein d’un métier à tricoter à mailles jetées, comprenant au moins deux barres : . l’une maillante, destinée à assurer la solidarisation d’éléments techniques en relief au support géosynthétique, . la seconde assurant la délivrance desdits éléments techniques en relief au niveau de la zone d’action de la barre maillante. Ce procédé met en œuvre pour la technologie à mailles jetées, typiquement un métier chaîne ou Rachel du type commercialisé par la société Karl MAYER. Avantageusement, on insère également des fils techniques de renfort, au moyen de ladite seconde barre ou d’une troisième barre, assurant la délivrance desdits fils techniques. Des trames partielles peuvent en outre être amenées à l’aide de ladite troisième barre, dans l’objectif de faciliter le tricotage et le maillage des différents éléments (éléments en relief, fils de renfort et support géosynthétique) entre eux. Selon l’invention, un chariot trameur multi-trames actif peut être mis en œuvre afin de permettre l’insertion de fils techniques dans le sens travers. Brève description des figures La manière dont l’invention peut être réalisée et les avantages qui en découlent ressortiront mieux des exemples de réalisation qui suivent, donnés à titre indicatif et non limitatif, à l’appui des figures annexées. est une représentation schématique en perspective de la structure géosynthétique de l’invention. est une vue schématique latérale de la structure géosynthétique de la . est une représentation schématique en perspective d’une seconde forme de réalisation de la structure géosynthétique de l’invention. est une représentation schématique en perspective d’une troisième forme de réalisation de la structure géosynthétique de l’invention. illustre schématiquement de manière plus détaillée le principe de maillage de la structure de l’invention. illustre schématiquement en perspective la structure géosynthétique de la . est une représentation schématique illustrant le principe de fonctionnement du chariot trameur au sein d’un métier à tricoter mis en œuvre pour la réalisation de la structure géosynthétique de l’invention. est une vue schématique latérale de l’installation mettant en œuvre le procédé de l’invention. est une vue schématique plus en détail du positionnement des barres dans le cadre de l’installation de la . Structure textile tricotée à fonction géosynthétique, constituée de l’association par tricotage d’un support géosynthétique (1) avec une pluralité d’éléments techniques (4) définissant des zones en relief par rapport au plan dans lequel s’inscrit ledit support géosynthétique (1). Structure textile tricotée selon la revendication 1, dans laquelle le support géosynthétique est constitué d’une nappe choisie dans le groupe comprenant les non-tissés, les films plastiques, les tissus et les tricots. Structure textile tricotée selon l’une des revendications 1 et 2, dans laquelle les éléments techniques sont constitués par des éléments à relief constitués de feuillards ou de bandelettes métalliques, reposant sur ledit support géosynthétique (1) sur leur tranche. Structure textile tricotée selon l’une des revendications 1 et 2, dans laquelle les éléments à reliefs (4) sont constitués de fils réalisés en matériaux naturels et/ou synthétiques. Structure textile tricotée selon l’une des revendications 1 à 4, dans laquelle la hauteur des éléments à relief (4) par rapport au plan défini par le support géosynthétique (1) est au moins égale à 3 millimètres. Structure textile tricotée selon l’une des revendications 1 à 5, intégrant en outre des fils techniques de renfort (3, 5, 6, 7), orientés en sens travers et/ou en sens production. Structure textile tricotée selon la revendication 6, dans laquelle les fils techniques de renfort sont constitués de matériaux naturels, métalliques et ou synthétiques. Structure textile tricotée selon l’une des revendications 1 à 7, intégrant en outre des fils techniques intégrés dans ladite structure selon des trames partielles (8). Procédé pour la réalisation d’une structure textile tricotée selon l’une des revendications 1 à 7, mettant en œuvre un métier à tricoter à mailles jetées, consistant : – à dérouler un support géosynthétique (1) à vitesse constante ; – à faire circuler ledit support géosynthétique (1) au sein d’un métier à tricoter à mailles jetées, comprenant au moins deux barres : . l’une maillante (12), destinée à assurer la solidarisation d’éléments techniques en relief (4) au support géosynthétique (1), . la seconde, dite barre technique (14) assurant la délivrance desdits éléments techniques en relief (4) au niveau de la zone d’action de la barre maillante (12). Procédé pour la réalisation d’une structure textile tricotée selon la revendication 9, dans lequel on insère simultanément avec les éléments en relief (4) des fils de renfort (5) au sein de la structure, lesdits fils de renfort et les éléments à relief étant délivrés par la barre technique (14). Procédé pour la réalisation d’une structure textile tricotée selon l’une des revendications 9 et 10, dans lequel on insère en outre des fils selon des trames partielles (8) au sein de la structure, lesdits fils (8) étant délivrés par une troisième barre (13). Procédé pour la réalisation d’une structure textile tricotée selon la revendication 11, dans lequel ladite troisième barre (13) délivré également des fils de renfort. Procédé pour la réalisation d’une structure textile tricotée selon la revendication 11, dans lequel on met en œuvre un chariot trameur (11) apte à insérer les fils dans le sens travers au sein de la structure.