L'invention concerne un panneau de fermeture mobile avec détecteur d'effraction. Un tel panneau peut notamment constituer une porte fermant une enceinte que l'on désire protéger contre le vol ou plus généralement contre toute pénétration non autorisée, cette enceinte pouvant être par exemple une habitation privée, un local industriel ou commercial, ou une chambre forte. Il est connu de constituer un tel panneau, sur tout ou partie de son épaisseur, par une plaque de verre qui a été trempee de manière à y créer des contraintes permanentes. Ces dernières assurent le bris de toute la surface de la plaque lorsque l'on perce une partie de cette surface. Un circuit électrique collé sur la plaque est alors interrompu ou altéré. Il commande un détecteur d'effraction qui déclenche une alarme lors de cette interruption ou altération. Un tel panneau avec détecteur d'effraction peut assurer une protection efficace. Mais il nécessite des connexions électriques entre le circuit mobile collé sur la plaque et un dispositif fixe qui peut- comporter le détecteur d'effraction, des organes d'alimentation du circuit, et des liaisons avec l'organe d'alarme. Ces connexions peuvent être assurées par un câble souple, ou par des contacts à frottement. Il est alors difficile d'obtenir à la fois une grande fiabilité, un faible prix de revient, et une bonne dissimulation des connexions électriques. La présente invention a pour but la réalisation d'un panneau de fermeture mobile avec détecteur d'effraction permettant d'obtenir à la fois une grande fiabilité, un faible prix de revient, et une bonne dissimulation des connexions entre les parties fixes et mobiles. Elle a pour objet un panneau de fermeture mobile avec détecteur d'effraction caractérisé par le fait qu'il comporte - un émetteur de lumière fixe émettant un faisceau lumineux, - un système optique disposé de manière à recevoir le faisceau lumineux émis par l'émetteur fixe, et à renvoyer ce faisceau, ce système optique étant fixé au panneau mobile de manière à être nécessairement rendu inefficace lors d'une attaque de ce panneau et/ou d'un déplacement de ce panneau, - un récepteur de lumière fixe disposé de manière à recevoir le faisceau lumineux renvoyé par le système optique lorsque le panneau est fermé, ce récepteur fournissant un signal de sortie représentatif de l'intensité du faisceau qu'il reçoit, - et un détecteur d'effraction commandé par le signal de sortie de ce récepteur. L'expression "détecteur d'effraction peut désigner bien entendu ici un appareil capable de déclencher une alarme aussi bien dans le cas d'une ouverture du panneau en dehors des périodes autorisées que dans le cas d'un percement ou d'une fracture de ce panneau. A l'aide des figures schématiques ci-jointes, on va décrire ci-après, à titre non limitatif, comment l'invention peut être mise en oeuvre. Les éléments qui se correspondent sur plusieurs de ces figures y sont désignés par les mêmes signes de référence. La figure 1 représente une vue de face d'un panneau selon un premier mode de réalisation de l'invention, ce panneau comportant une plaque de verre représentée sur la figure et des revêtements opaques représentés seulement partiellement. La figure 2 représente une vue d'un panneau selon un deuxième mode de réalisation de l'invention, ce panneau étant vu en coupe par un plan horizontal passant par l'axe d'un premier faisceau lumineux qui est horizontal, ce deuxième mode de réalisation utilisant en outre un deuxième faisceau lumineux incliné dont les moyens d'émission et de réception ne sont pas représentés sur la figure 2. La figure 3 représente une vue de face du panneau de la figure 2 dont les revêtements opaques ont été enlevés. La figure 4 représente une vue d'un panneau selon un troisième mode de réalisation de l'invention, en coupe par un plan horizontal. La figure 5 représente une vue de face du panneau de la figure 4 dont le revêtement opaque a été enlevé. Le panneau de la figure 1 comporte une plaque de verre trempé 2 rectangulaire et disposée entre deux revêtements opaques non représentés et constitués généralement par des plaques de bois. Ce panneau constitue la porte d'un local qui doit être protégé par un système d'alarme contre l'entrée de personnes en dehors de périodes autorisées. Cette entrée peut se faire par ouverture de la porte, par exemple à l'aide d'une clé volée. La porte tourne alors normalement autour de ses gonds 4 et 6. Cette entrée peut se faire aussi par perçage de la porte. Pour permettre de déclencher l'alarme dans ces deux situations la plaque de verre 2 est munie, d'un conduit de lumière constitué, selon le premier mode de réalisation représenté ici, par une fibre optique 8 fortement collée sur la surface de la plaque, de préférence sur la face intérieure. La plaque 2 est trempée de telle sorte qu'elle se brise a peu près entièrement lorsqu'on la perce en un seul point, ce qui entrain la rupture de la fibre 8. il doit cependant être compris qu'il sufit qu'elle se brise jusqu'à une distance du point de percement telle que cela entraine nécessairement la rupture de la fibre en au-moins un point. Autrement dit, la distance de propagation des félures dans la plaque 2 peut être d'autant plus faible que le trajet de la fibre 8 occupe d'une manière plus complète la surface de cette plaque. il est évident que des matériaux autres que le verre trempé pourraient être utilisés à condition que leurs contraintes internes assure la propagation de félures à distance suffisante. Les deux extrémités de la fibre 8 sont disposées de préférence à côté l'une de l'autre, sur un bord de la plaque 2, par exemple perpendiculairement à ce bord, de manière à être en connexion optique avec un dispositif 10 émetteur récepteur de lumière fixé dans le chambranle de la porte. Plus précisément une extrémité d'entrée de la fibre 8 est en regard d'une diode électroluminescente 12 dont le faisceau est convenablement focalisé sur cette extrémité, et qui constitue l'émetteur de lumière précédemment mentionne, tandis que l'extrémité de sortie de la fibre est en regard d'une diode réceptrice 14. Le signal de sortie de cette diode 14 commande un circuit détecteur d'effraction 16 de manière à déclencher une alarme lorsque le faisceau lumineux de sortie est interrompu ou suffisamment affaibli.Le dispositif 10 comporte enfin un bloc d'alimentation 18 pour fournir les tensions électriques nécessaires aux organes précédents. Les bornes de ce dispositif permettent son raccordement d'une part au réseau d'alimentation électrique, d'autre part à un système d'alarme tel que sirène ou analogue. Selon un deuxième mode de réalisation représenté sur les figures 2 et 3 le panneau comporte une plaque de verre trempé rectangulaire 20 entre deux plaques de bois 22 et 24 de manière à former une porte tournant autour de gonds 26 et 28. Le dispositif 10 déjà décrit est utilisé ici et dissimulé dans le chambranle en bois 29 de la porte, en regard d'un bord vertical de la plaque 20, mais il comporte des moyens optiques pour émettre et recevoir non pas un seul faisceau, mais deux, l'un horizontal, l'autre incliné en direction de l'un des coins de la plaque 20, ces faisceaux se propageant dans l'épaisseur de la plaque 20 dont le bord est transparent en regard de ces moyens optiques. Les deux faces de cette plaque sont lisses et revêtues d'un vernis transparent 30 d'indice optique nettement plus faible que celui du verre, de manière que cette plaque constitue un conduit de lumière par réflexion totale de la lumière sur ces deux faces. Un miroir plan 32 perpendiculaire au faisceau horizontal est constitué par une métallisation de la tranche de la plaque 20 sur le bord vertical de celle-ci opposé au dispositif 10, tandis qu'un réflecteur à deux miroirs perpendiculaires 34 et 36 est constitué par métallisation de la tranche de la plaque des deux côtés du coin de cette plaque vers lequel le faisceau incliné est dirigé. Ces trois miroirs permettent de renvoyer vers le récepteur 14 les deux faisceaux émis par l'émetteur 12. Bien entendu la sélectivité du détecteur d'effraction peut être augmentez par l'utilisation de faisceaux monoehromatiques de longueurs d'onde convenables et une modulation de ces faisceaux. Dans ce btit d'économie d'énergie on peut par exemple, si l'alimentation du dispositif 10 est assurée par des piles, émettre ces faisceaus sous la forme d'impulsions récurrentes très brèves, l'alimentation du récepteur 14 et du détecteur d'effraction 16 étant alors assurée en synchronZsme avec celle de l'émetteur 12.Ces impulsions peuvent etre relativement intenses de manière à assurer une meilleure protection contre les risques d'éblouissement du récepteur 14 il est par ailleurs évident que, dans le cas d'une porte en glace transparente c'est le deuxième mode de réalisation décrit ci-dessus qui est préférable pour des raisons esthétiques, les plaques de bois étant alors omises de meme que les couches de vernis transparent 30. Il est également possible, si l'intensité des impulsions lumineuses est suffisante, de constituer les miroirs 32, 34 et 36 par un simple polissage optique de la tranche de la plaque de verre, un traitement anti-reflet de cette tranche étant cependant préférable en regard du dispositif 10. Ces plaques de bois peuvent également être omises dans le cas d'un troisième mode de réalisation de l'invention dans lequel les miroirs 32, 34 et 36 et les couches de vernis n'ont plus de raison d'être. Selon ce troisième mode le faisceau émis par émetteur 12 se réfléchit sur la première tranche de la plaque 2 qu'il rencontre et c'est ainsi qu'il est renvoyé sur le récepteur 14. Cette tranche est donc polie, et elle peut être munie d'un revêtement réfléchissant 50 résistant bien à la corrosion. Elle peut par exemple etre chromée. il est de plus nécessaire de constituer. la plaque 2 par un verre fortement trempé de manière que le percement entralne le bris du mixeur 50 ainsi constitué, même si ce percement est fait en un point éloigné. Si des plaques rigides sont disposées contre la plaque de verre 2 il est alors de plus souhaitable que cette plaque de verre soit maintenue de manière aussi souple que possible, par exemple par exemple par ses quatre coins, les gonds étant fixés sur cette autre plaque rigide, de manière à ne pas gêner la propagation des fissures dans la plaque de verre 2. REVENDICATIONS 1/ Panneau de fermeture mobile avec détecteur d'effraction caractérisé par le fait qu'il comporte - un émetteur de lumière fixe (12) emettant un faisceau lumineux - un système optique (8) disposé de manière à recevoir le faisceau lumineux émis par l'émetteur fixe, et à renvoyer ce faisceau, ce système optique étant fixé au panneau mobile (2) de manière à être nécessairement rendu inefficace lors d'une attaque de ce panneau et/ou d'un déplacement de ce panneau, - un récepteur de lumière fixe (14) disposé de manière à recevoir le faisceau lumineux renvoyé par le système optique lorsque le panneau est fermé, ce récepteur fournissant un signal de sortie représentatif de l'intensité du faisceau qu'il reçoit, - et un détecteur d'effraction (16) commandé par le signal de sortie de ce récepteur. 2/ Panneau selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le système optique est constitué par un conduit de lumière (8) s'étendant selon la surface du panneau mobile (2) de manière à être nécessairement rompu lors d'une attaque dans ce panneau. 3/ Panneau selon la revendication 2, caractérisé par le fait que le panneau comporte une plaque précontrainte (2) occupant sensiblement toute sa surface, cette plaque étant constituée dtun matériau présentant des contraintes internes de manière à se briser à distance lorsqu'on perce une partie de sa surface. 4/ Panneau selon la revendication 3, caractérisé par le fait que le conduit de lumière est constitué par une fibre optique (8) collée sur cette plaque précontrainte (2). 5/ Panneau selon la revendication 4, caractérisé par le fait que l'entrée et la sortie de cette fibre (8) sont situées sensiblement en un même point du intégrés bord de cette plaque (2), l'émetteur (12) et le récepteur (14) de lumière étant dans un même bloc (10) à proximité de ce point. 6/ Panneau selon la revendication 3, caractérisé par le fait que la plaque précontrainte (2) est constituée de verre, le conduit de lumière étant constitué par la plaque de verre elle-même dont les deux faces réfléchissent la lumière de manière à la guider dans l'épaisseur de la plaque. 7/ Panneau selon la revendication 6, caractérisé par le fait que le bord de la plaque de verre (2) comporte une-zone de connexion dans laquelle la tranche de la plaque privilégie la transmission de la lumière entre l'intérieur et l'extérieur de la plaque, et une zone de réflexion dans laquelle la tranche de la plaque privilégie le renvoi de la lumière vers l'intérieur de la plaque. 8/ Panneau selon la revendication 7, caractérr par le fait que la zone de réflexion s'détend sur deux bords rectangulares de la plaque au voisinage d'un coin de celle-ci. 9/ Panneau selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le panneau comporte une plaque précontrainte (20) occupant sensiblement toute sa surface, cette plaque étant constituée d'un matériau présentant des contraintes internes de manière à se briser à distance lorsqu'on perce une partie de sa surface, le système optique étant constitué par une surface réfléchissante (50) de cette plaque précontrainte. 10/ Panneau selon la revendication 9, caractérisé par le fait que la surface réfléchissante (50) de la plaque précontrainte (20) est constituée par une portion de la tranche de cette plaque. 11/ Panneau selon la revendication 10, caractérisé par le fait que la surface réfléchissante est polie et munie d'un revêtement réfléchissant.