La présente invention a pour objet un procédé pour le traitement de l'eau de mer en vue de la production de l'eau douce et aussi de so i xtrait sec minéral total. L'on connaît les divers procédés d'extraction existants, du chlorure de sodium de l'eau de mer, dont le principal inconvénient est de n'extraire que ce produit alors que l'ensemble des "sels" contenus dans cette eau est intéressant à recueillir. D'autre part, en ce qui concerne la production de liteau douce dans des appareils divers, le principal inconvénient est ltentartrage de ces appareils. La présente invention supprime ces inconvénients: 10 - parce qu'elle permet l'extraction sélective de groupes carac térisés des composants minéraux de liteau de mer 20 - parce que l'évaporation de l'eau est obtenue par l'absorption de cette eau finement pulvérisée par de l'air surchauffé 30 - parce que cet air saturé d'eau abandonne celle-ci dans un con denseur refroidi par de l'air à la température ambiante 40 - parce que l'air ambiant utilisé au refroidissement du conden seur, après s'y être réchauffé, est envoyé dans le générateur d'air surchauffé prévu en 2, afin de réduire la quantité de combustible nécessaire. L'eau de mer à traiter est placée dans la partie inférieure d'un récipient en forme de tunnel horizontal ou d'un cylindre vertical. Une pompe à pression prend l'eau dans le fond du récipient pour l'envoyer à des gicleurs pulvérisateurs placés en haut du récipient de préférence. Les jets des pulvérisateurs sont enrobés par des jets d'air surchauffé provenant d'un générateur d'air chaud. Les gouttelettes très fines en stévaporant totalement libèrent les sels minéraux qu'elles contenaient et qui retombent dans l'eau de mer placée dans le fond du récipient. Ces cristaux se redissolvent dans cette eau jusqu'au moment où la saturation est atteinte. A partir de ce moment et au fur et à mesure des diverses saturations, les sels ne pouvant plus se dissoudre tombent au fond de l'eau. Cette opération de concentration pourra être poursuivie jusqu'au moment où il n'y aura plus de liquide, mais seulement des sels minéraux humides qui représentent la totalité des produits qui étaient en dissolution dans l'eau de mer. Le séchage de ces produits humides peut être effectué sans difficulté et représente l'extrait sec total de l'eau de mer. Dans la pratique, la concentration de l'eau de mer pourra dans un premier temps être arrêtée juste avant le moment où le chlor rure de sodium arrive à saturation. Il restera à ce moment dans le f fond du récipient 90 litres environ de saumure pour un mètre cube d'eau de mer traitée. Après l'enlèvement des 90 litres de saumure, il restera au fond du récipient les particulres de carbonate et de sulfate de calcium qui n'auront pu se dissoudre dans l'eau de mer saturée pour ces deux corps. Cette saumure sera récupérée pour être traitée par les mêmes procédés, mais avec un matériel adapté à la nature de la saumure, jusqu'au moment où il n'y aura plus de liquide, mais seulement des sels humides faciles à sécher. Après séchage, on aura 33,809 kilos de sel total, mais ne contenant que 15 0c du calcaire total contenu dans l'eau de mer. C'est le sel marin total décalcairisé. On peut aussi arrêter l'évaporation des 90 litres de saumure lorsqutil ne reste plus que 16 litres de solution résiduaire pour un mètre cube d'eau de mer traitée. On récupérera de cette fa çon 25,560 kilos de chlorure de sodium plus 171 grammes de sels calcaires. Les 16 litres de solution résiduaire donneront après éva portion : 8,078 kilos des sels complémentaires du chlorure de sodium dans l'eau de mer. Ces sels, outre 1,670 kilos de chlorure de sodium : 3,395 kilos de chlorure de magnesium, 1,995 kilo de sulfate de magnesium, 0,455 kilo de chlorure de potassium, 0,105 kilo de bromure de sodium, 38 grammes de sels calcaires et enfin 420 grammes représentant tous les autres composants de l'eau de mer. Ces sels complémentaires du fait de leur composition présentent un intérêt très grand du point de vue thérapeutique. Ce procédé a pour principaux avantages d'éviter l'utilisation de chaudières à vapeur avec leurs multiples inconvénients, d'éviter l'entartrage des appareils et de permettre la récupération aisée de 85 $ des sels calcaires tombés au fond du récipient. Dans le récipient de pulvérisation, l'air devra se déplacer très lentement afin de ne pas entraîner les particules libérées qui doivent retomber dans le fond du récipient. Si la chute des cristaux n'était pas complète, il y aurait lieu pour les récupérer de placer un cyclone calorifugé entre la sortie du récipient et le condenseur d'eau douce. A la sortie du cyclone, l'air encore chaud chargé d'eau pénètrera dans un condenseur refroidi par l'air ambiant. L'eau distillée sera recueillie à raison d'environ 90 %. La température et le volume de l'air enrobant les pulva- risations seront tels qu'à l'entrée dans le condenseur la température de cet air sera telle que le condenseur pourra etre, comme dit précédemment, refroidi par de l'air à la température ambiante. A titre d'exemple indicatif, disons que, si l'air venant du récipient ou du cyclone est à 72a, et qu'il soit à saturation, il contient 212 grammes d'eau par mètre cube d'air. Si dans le condenseur dont l'air de refroidissement est aux environs de 20#, l'air saturé entrant à 720, pourra en ressortir à environ 250. A cette température, s'il est à saturation, il contiendra encore 23 grammes d'eau par mètre cube. Il aura donc abandonné 212 - 23 = 189 grammes d'eau sur 212 qu'il contenait, soit 90 t. Ce rendement peut etre amélioré si l'on adapte au mieux, comme il a été dit plus avant, la température et le volume de l'air enrobant la pulvérisation. Le rendement calorique général sera amélioré si l'air ayant servi à refroidir le condenseur est envoyé au surchauffeur produisant l'air surchauffé destiné à enrober les pulvérisations. REVENDICATIONS 1 - Procédé pour le traitement de l'eau de mer en vue de la produc tion de l'eau douce et aussi de son extrait de sec minéral to tal, caractérisé par le fait que l'eau de mer placée au fond d'un récipient est envoyée dans des gicleurs pulvérisateurs placés en haut du récipient, qui la pulvérise et dont les jets sont enrobés par des jets d'air chauffés provenant d'un gené rateur d'air chaud, qui produisent l'évaporation des goutel lettes, et de ce fait les sels minéraux qu'elles contenaient sont libérés et retombent au fond du récipient.Les cristaux se dissolvent dans l'eau placée au fond du récipient jusqu'au moment ou la saturation est atteinte - Cette opération est poursuivie jusqu'au moment ou il n'y a Tus de liquide, mais seulement des sels minéraux humides qui représentent la totalité des produits en dissolution dans l'eau de mer, qui retirés sont séchés et représentent l'extrait sec total de l'eau de mer. 2 - Procédé suivant revendication 1, mais la concentration de l'eau de mer pourra être arrétée juste avant le moment où le chloru re de sodium arrive saturation, soit, où au fond du réci pient il reste environ 90 litres de saumure pour un mètre cube d'eau de mer traitée et des particules de carbonate et de sul fate de calcium non dissous dans l'eau de mer saturée pour ces deux corps. 3 - Procédé suivant revendication 1 et 2 caractérisé par le fait que cette saumure est récupérée et traitée par les m.êmes pro cédés avec des appareils adaptes a la dite saumure, jusqu'au moment ou il n'y a plus de liquide mais seulement des sels hu mides faciles a sécher. 4 - Procédé suivant revendicationsl, 2 et 3 caractérisé par le fait que dans le récipient de pulvérisation il peut être placé un cyclone calorifugé entre la sortie du récipient et le conden seur d'eau douce, pour récuperer les cristaux qui n'auraient pas chutés au fond du récipient. 5 - Procédé suivant revendications.1, 2, 3 et 4 caractérisé par le fait qu'a la sortie du cyclone d'air chaud chargé d'eau péne tre dans un condenseur refroidi par l'air ambiant et l'eau distillée sera recueillie.