La présente invention a zour objet un procédé et des dispositifs d'échange continu de chaleur entre deux fluides sans contact direct entre ceux-ci. Elle stétend également aux appareils faisant application de ce procédé et de ces dispositifs, en particulier des turbines à gaz et des chaudières. Les échanges continus de chaleur, sans contact di rect se font le plus souvent à travers des parois bonnes conductrices, généralement métalliques, dont le prix, le poids, l'encombrement et les frais d'entretien sont élevés. En outre, les caractéristiques physiques du matériau qui constitue ces parois limitent leur température maximum en service ainsi que leur durée de résistance à la corrosion ou à l'érosion. Enfin, l'encrassement progressif des surfaces détériore peu à peu l'efficacité des échanges et accroit les pertes de charge. Ces inconvénients sont particulièrement sensibles quand l'un des fluides est pollué, comme c'est le cas par exemple des gaz résultant de la combustion d'un fuel lourd ou fuel résiduaire dénommé aussi mazout. I1 existe déjà des types d'échangeurs continus dans lesquels la chaleur n'est plus transférée d'un fluide à autre à travers la paroi qui les sépare, mais par l'intermédiaire de granulés solides, métalliques, minéraux ou céramiques, dont le diamètre moyen est de l'ordre de plusieurs centimètres pour éviter des pertes de charge excessives, qui sont accumulés dans une trémie et traversés par l'un des fluides, puis tombent dans un deuxième récipient où ils s'accumulent de nouveau et sont traversés par le deuxième fluide. le cycle de circulation eet fermé par la reprise des granulés à la partie basse du deuxième récipient et leur renvoi à la partie haute du premier. L'emploi de ce type d'échangeurs est resté cependant très limité en raison de la valeur élevée des pertes de charge dans le passage de chaque fluide à travers les interstices entre les grains, de l'usure rapide de ceux-ci qui frottent constamment les uns sur les autres et de la variation importante de perméabilité qui résulte, d'une part de l'encrassement par les poussières et les impuretés, d'autre part, de l'usure des arêtes des granulés. La présente invention a pour but, à la fois de faire l'économie dee coûteuses surfaces d'échange des échangeurs à paroi intermédiaire, et de diminuer les inconvénients cidessus des échangeurs à grains accumulés. Selon l'invention, on utilise pour le transfert de chaleur, non plus des amas de granulés juxtaposés dont le volume unitaire est de l'ordre de plusieurs cm3, mais des grains ou particules solides, des copeaux fins ou des gouttes liquides, dont les dimensions sont de l'ordre de quelques arum3 ou méme de celles d'un grain de sable, que l'on disperse dans les fluides, en les faisant circuler d'abord dans le premier fluide, puis dans l'autre, de préférence à contre-courant, pour les renvoyer finalement à l'entrée du circuit du premier fluide. Une disposition très simple consiste à assurer la circulation des grains par l'effet de la pesanteur, comptetenu de la différence entre la densité du grain et celle des fluides, les uns s'écoulant de bas en haut, tandis que les autres tombent de haut en bas. Mais, on peut également prévoir que les particules solides sont entrainées par un transporteur ou encore sont constituées de métaux magnétiques et circulent le long des lignes de force créées par des bobinages électriques entourant les conduits, ou encore que les particules choisies, non conductrices, sont déplacées par un champ électrosta- tique, comme dans certains types de dépoussiéreurs utilisés dans-les chaufferies de centrales. Dans la circulation des grains libres, sans transport teur, ces grains sont soumis à deux forces opposées : la poussée d'entratnement aérodynamique ou hydrodynamique du fluide, fonotion de sa vitesse relative, et la force à distance extérieure : pesanteur, magnétisme, etc ... Il est nécessaire que la deuxième force soit supérieure à la première pour provoquer la circulation à contre-courant, et la vitesse absolue des grains dans le sens désiré dépendra à la fois de leur forme et de leurs dimensions, de la vitesse, de la densité et de la viscosité du fluide, de l'intensité de la force extérieure, enfin de la disc position des obstacles rencontrés dans le conduit.Par exemple, dans le cas le plus fréquent où la pesanteur est la force extérieure, la vitesse de chute des particules solides dépendra en particulier de leur granulométrie, de la pression et de la température du fluide, de la forme du conduit, etc... Après avoir parcouru le conduit du premier fluide dont elle absorbe les calories ou frigories, la masse de particules traverse ensuite le deuxième conduit où circule le fluide récepteur de ces calories ou frigories; le passage d'un conduit à l'autre peut se faire par une trémie, un sas de communication ou un transporteur. les particules sont constituées d'un matériau ou d'un liquide qui ne s'altère pas ou ne stévapore pas dans les fluides en question aux températures envisagées et qui, s'il s'agit d'un solide, résiste à l'usure, par exemple du sable siliceux, des granulés d'oxyde réfractaire, de céramique ou de fonte, de menus copeaux d'acier ordinaire ou inoxydable, d'huile minérale si la température du fluide chaud n'est pas trop élevée, etc... Lorsque change le régime de marche, la vitesse et la pression des fluides peuvent varier de telle sorte que la vitesse absolue de circulation des grains ne permet plus dlassurer les transferts de chaleur prévus. En disposant plusieurs conduits en parallèle sur chacun des fluides, et en faisant varier le nombre des conduits en service selon le régime de marche, il est possible de maintenir les vitesses des fluides et celles des grains dans des limites compatibles avec les échanges calorifiques. Un autre moyen pour adapter à chaque allure les vitesses du fluide et des grains, consiste à prélever une partie variable du fluide à la sortie du conduit, grâce à une soufflante et à un obturateur d'ouverture réglable, et à la réinjecter à l'entrée du même conduit. le mélange des deux parties du fluide est à une température intermédiaire, mais il arrive que, s'il s'agit par exemple de gaz de combustion à haute-température, la différence de température entre fluide et grains soit encore largement suffisante pour les échanges aux régimes réduits. les deux moyens ci-dessus peuvent, bien entendu, être employés simultanément. Malgré l'utilisation des moyens ci-dessus, le contre le de la vitesse des grains peut se révéler difficile, d'autant plue que la granulométrie ntest pas uniforme et qu'elle est affectée par l'usure. Pour pallier cet inconvénient, un autre mode de réalisation de l'invention consiste à choisir des conditions telles que les grains tendent toujours à être entrainés dans le même sens que le fluide : il suffit d'adopter pour les grains une granulométrie assez fine, ou pour le fluide une vi tesse assez grande pour que la poussée d'entrainement résultant de la vitesse du fluide soit prépondérante à toutes les allures, au besoin en utilisant les moyens dejà indiqués ci-dessus pour régler la vitesse du fluide. Il convient alors de diviser le conduit en plusieurs étages comprenant chacun une zone de brassage suivie d'une zone de séparation des particules et du fluide, les particules séparé rées retombant sous l'effet de la pesanteur (ou d'une autre force extérieure), ou étant refoulees mécaniquement dans la zone de brassage de l'étage inférieur, de telle sorte que d'étage en étage, les particules finissent par etre évacuées à la base du conduit (c'est-à-dire à l'extrémité du conduit qui correspond à l'entrée du fluide), tandis que le fluide sort à l'autre extré mité du conduit. la. séparation peut être obtenue par l'un quel conque des moyens connus pour débarrasser un fluide de ses pous sières : centrifugation dans un cyclane ou dans un chicanage, chute par gravité dans un courant ralenti, dépoussiérage élec trostatique, ou combinaison quelconque de tous ces moyens, etc. La description qui va suivre en regard du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien compren dre comment l'invention peut être réalisée, les particularités qui ressortent tant du dessin que du texte faisant, bien enten du, partie de ladite invention. La figure 1 est une vue schématique en élévation ver ticale et en coupe d'un premier mode de réalisation de l'inven tion dans lequel les particules tombent par gravité dans les fluides en courant ascendant. La figure 2 est une vue partielle d'une variante avec fractionnement de la chute. La figure 5 montre un autre mode de réalisation dans lequel les particules sont déplacées par un transporteur au sein d'un fluide. La figure 4 est une vue partielle d'une autre réa lisation comportant application de particules assez fines pour être emportées par le courant de fluide. La figure 4a montre à plus grande échelle un détail de la figure 4. La figure 5 en montre une variante. La La figure 6 illustre un exemple d'application de l'invention à une installation de turbine à gaz. La figure 7 illustre un exemple dtapplication de l'invention à une chaudière à vapeur. Sur la figure 1, les parties de gauche et de droits, dessinées symétriquement, illustrent les deux moitiés d'un ey- cle d'échange de chaleur conforme à l'invention. Un fluide chaud entre en Fe dans l'appareil et en sort en Ff après soustraction d'une partie de ses calories. Un fluide froid entre en F'f et sort en F'c, après avoir reçu les calories soustraites au premier fluide. Le véhicule transi portant les calories du premier fluide sur le second sont des grains solides, piteux ou liquides, répondant aux conditions qui ont déjà été indiquées sur leur inaltérabilité par les fluides considérés et de plus, ayant les dimensions d'un grain de sable. On supposera, pour fixer les idées, qu'il s'agit effectivement de particules de sable. On supposera aussi, que la force qui s'oppose à l'entraînement des particules par les fluides, est celle de la pesanteur. les flèches en trait plein correspondent au sens de circulation des fluides, tandis que les flèches et les lignes en trait mixte correspondent à la circulation du sable, Le fluide chaud arrive en Fc, à la base d'une enceinte verticale E, à la partie haute de laquelle arrive en Sf du sable relativement froid. Le sable tombe dans ltenceinte et s'y réchauffe. Le sable chaud est extrait en Sc. Le fluide monte dans l'enceinte et s'y refroidit, le fluide froid sort en Ff, après avoir traversé, le cas échéant, un cyclane C, qui le débarrasse des particules entraînées qui peuvent être ramenées en haut de l'enceinte. le sable réchauffé pris en Sc est amené par un transe porteur approprié, tel que noria, tapis mobile, etc.. en haut de l'enceinte verticale E', à la base de laquelle arrive en F'f le fluide à réchauffer. le sable tombe dans l'enceinte B', à la base de laquelle il est extrait en Sf à l'état refroidi pour être ramené par un transporteur en haut de l'enceinte E. En haut de l'enceinte B' le fluide sort en F'c à l'4tat réchauffé, après avoir traversé, le cas échéant, un cyclone C'. le temps de parcours du sable dans chacune des enceintes E et E' est un facteur très important du procédé, puisque l'efficacité de l'échange dépend de ce temps. les particules qui sont déversées au sommet des enceintes dans le courant ascendant de fluide, reçoivent de celuici, selon qu'il est gazeux ou liquide, une poussée aérodynamique ou hydrodynamique dirigée vers le haut, qui dépend des dimensions des particules, c'est-à-dire de la granulemétrie choisie et de la vitesse ascendante du fluide. Il faut déterminer ces deux facteurs pour que la pesanteur soit prépondérante sur la poussée d'entralnement, mais sans excès de manière que les particules soient suffisamment retardées dans leur chute et que le temps de parcours permette l'échange voulu, compte tenu de la hauteur de l'enceinte. Autrement dit, la vitesse de chute relative des particules dans le fluide sous l'effet de la pesanteur, doit être plus grande que la vitesse ascendante du fluide, la vitesse absolue de chute dirigée vers le bas étant fonction du choix de la granulométrie et de la vitesse ascendante du fluide. Quand le débit de fluide introduit à la base d'une enceinte varie, la vitesse ascendante du fluide dans l'enceinte et par suite la poussée d'entraînement sur les particules, varie corrélativernent, ce qui peut modifier le temps de parcours. Pour permettre un réglage, on peut prévoir à côté de chaque enceinte et en parallèle avec elle, une ou plusieurs -enceintes additionnelles pouvant etre mises ou non en service par le jeu de vannes prévues sur les circuits de fluide. Sur la figure 1, une telle enceinte additionnelle E1 a été représentée en pointillés à gauche de l'enceinte E, ainsi qu'une vanne V qui permet de mettre en service sur le fluide soit seulement l'enceinte E, soit les deux enceintes E et E1. Une disposition semblable doit exister naturellement pour l'enceinte E' doublée par une enceinte additionnelle non figurée. On comprend que la mise en jeu des deux enceintes E et E1 simultanément, permet de conserver pour un débit double de fluide la meme vitesse ascendante de celui-ci dans les deux enceintes. Quand les enceintes additionnelles sont en service, elles reçoivent des débits de sable séparés circulant d'une enceinte additionnelle à l'autre de la même façon qu'entre les enceintes E et E'. On peut aussi, pour un faible débit de fluide dans une enceinte telle que E, prélever une partie du fluide extrait de cette enceinte par un conduit tel que P et réinfecter ce fluide prélevé par une soufflante S à la base de l'enceinte, ces deux moyens pouvant être combinés. Be mode de réalisation représenté sur la figure 2 permet de fractionner la chute des particules et par conséquent, de régler plus facilement le temps de parcours. Chacune des enceintes E ou E' représentées avec une certaine inclinaison par rapport à la verticale, comporte à son intérieur des volets transversaux 1, 2, disposés de manière que le sable arrivant en S au sommet de l'enceinte, soit obligé de tomber de l'un à l'autre de ces volets avant de parvenir au bas de l'enceinte, d'où il est extrait, tandis que le fluide, F ou F', parcourant l'enceinte de bas en haut doit lécher le sable qui se trouve sur les volets et, en outre, traverser les rideaux de sable tombant d'un volet au suivant. Les volets sont de préférence articulés en 3 et 4 sur les parois de l'enceinte et munis à l'extérieur de celle-ci, de tiges qui peuvent entre articulées sur une bielle coitunune 5, 6, permettant de régler leur inclinaison pour assurer la chute du sable.On pourra d'ailleurs relier chacune de ces bielles à un mécanisme leur communiquant un mouvement d'oscillation ou des secoues périodiques, par exemple à une came ou à un plateau-manivelle tournant, de manière à donner aux volets un mouvement alternatif facilitant la chute du sable. La figure 3 concerne un mode de réalisation dans lequel le sable introduit dans le haut de 11 enceinte E ou Et vient garnir la surface ou les augets d'un transporteur représenté dans cet exemple sous la forme d'un tapis continu 7 dont le brin situé dans l'enceinte se meut de haut en bas et qui est muni, par exemple, de petits gradins 8 ou de petits augets retenant le sable sous la forme de nappes de faible épaisseur. Au lieu d'un tapis continu, on pourrait également prévoir une sorte de noria, dont les paniers contenant le sable seraient de petit volume et percés de trous pour permettre le passage du fluide à travers le sable. Les figures 4 et 4a sont relatives à un autre mode de réalisation de l'invention, qui est avantageux au point de vue de l'efficacité des échanges et dans lequel on fait usage de particules assez fines pour qu'elles soient entratnéeS dans le courant de fluide. Une même enceinte comporte alors plusieurs étages dans chacun desquels les particules sont entraînées par le fluide, les particules arrivant à l'extrémité d'un étage étant séparées du fluide pour être envoyées au bas de l'étage précédent dans le sens de la circulation du fluide, de manière que la circulation générale du fluide et des particules se fasse encore à contre-courant. Sur la figure 4, deux étages complets de rang n - 1 et n, supposés appartenir à la partie de gauche de la figure 1 (sable à réchauffer, fluide à refroidir), ont été représentés avec les raccordements aux étages de rang n - 2 et n + 1 respectivement. Si l'on prend par exemple l'étage de rang n - 1, le fluide s'y meut de bas en haut dans l'enceinte E - 1 en en tramant dans le même sens le sable fin qui provient du séparateur Cn de l'étage supérieur et qui pénètre dans ladite enceinte En ~ 1 un peu au-dessus de son extrémité basse en Sh 1. 1' La tubulure d'entrée du sable peut entre, comme figuré, inclinée vers le bas, de manière que le sable pénètre dans l'enceinte En 1 avec une composante de vitesse également dirigée vers le bas. Le sable fin entraîné de bas en haut par le fluide dans l'enceinte En 1 I' emprunte des calories au fluide qui se refroidit. Le mélange d'air et de sable sortant de l'enceinte En 1 i passe dans le séparateur 0n 1 I' qui, dans l'exemple figuré, est du type "cyclone", avec couronne d'aubages 10, imprimant à la masse un mouvement de rotation rapide. Le sable séparé et réchauffé sort du cyclone Con 1 I par la tubulure 5n 1 I pour parvenir à la base de l'enceinte En - 2 de l'étage précédent où il est mis en contact avec du fluide plus chaud, tandis que le fluide sortant du cyclone arrive à l'extrémité basse de l'enceinte E de l'étage suivant n où il rencontre du sable provenant de l'étage supérieur n + 1 et, par conséquent, plus froid. On voit que dans un tel dispositif et bien que dans un même étage le fluide et le sable véhiculés circulent en équicourant, la circulation générale du sable et du fluide du premier étage au dernier se fait à contre courant. Comme représenté à plus grande échelle sur la figure 4a, il y a intérêt à ce que l'orifice d'entrée 11 du fluide, à la base de chaque enceinte, soit un orifice étranglé, de manière à produire dans l'enceinte, au-dessus de cet orifice, des zones tourbillonnaires latérales, telles que 12, où se produit un brassage du sable et du fluide améliorant la répartition du sable dans le courant ascendant de ce fluide. Dans le mode de réalisation de la figure 5, la circulation générale du fluide et du sable à réchauffer ou à refroidir, se fait également à contre-courant, mais les phases suc- cessives d'entraenement du sable par le fluide et de séparation du sable se font par l'action de chicanes inclinées vers le bas Con ~ 32 Cn - 2' Cm - 1 *- Cn + 1 ... qui obligent le flui- de entrant à la partie basse de l'enceinte et sortant par la partie haute à suivre un trajet en ligne sinueuse, Par exemple, le sable fin qui s'est déposé sur la chicane C n 1 et qui tombe en chute libre à l'extrémité de cette chicane, est entraîné de bas en haut par le courant de fluide avec lequel il se trouve ainsi en contact intime, mais est bientot séparé de ce courant en venant heurter la chicane 0n située au-dessus. Il retombe alors sur la chicane Cn 2' d'où, glissant dans le fluide, il est à nouveau entraîné par celui-ci pour venir rencontrer la chicane Cm - i, avec nouvelle chute sur la chicane Cn et ainsi de suite. Le sable réchauffé sort finalement à la partie inférieure de l'échangeur, tandis que le gaz refroidi en sort à la partie haute, où on lui fera traverser de préférence un cyclone pour le débarrasser des grains de sable non retenus par les dernières chicanes. Les matériaux constituent les échangeurs qui viennent d'entre décrits peuvent être, suivant la température, soit simplement de la tôle métallique, soit encore des céramiques, soit de la tôle munie intérieurement d'un garnissage en ciment ou briques réfractaires. Les échangeurs selon les figures 4 et 4a conviennent surtout pour les températures élevées, tandis que les échange geurs à chicane selon les figures 3 et 5, plus simples à réaliser, conviennent surtout pour les températures moderées où ils permettent d'obtenir un échange à haut rendement, gr ce à la possibilité de multiplier aisément les étages de brassage et de séparation constitués par les intervalles entre les chicanes. Ils pourront être réalisés en tôle d'acier ordinaire ou réfractaire. Les deux fluides qui échangent de la chaleur par l'intermédiaire du sable, peuvent être à des pressions égales ou différentes. Dans ce dernier cas, la masse des particules est transportée d'un circuit à l'autre, soit au moyen d'un sas intermédiaire mis en pression, soit par un moyen mécanique, tel que piston plongeur, refouleur à deux vis ou à deux roues dentées engrenant l'une dans l'autre, pompe si les particules sont liquides, etc.. Les organes de refoulement peuvent être protégés contre. la température très élevée des particules, par exemple par un refroidissement de leurs parois, ou encore par isolement thermique de leurs parois au moyen d'un revêtement d'émail, etc.. L'invention trouve son application dans tous les domaines où des calories ou des frigories doivent être échangées entre deux fluides, lesquels peuvent être d'ailleurs à la méme pression ou à des pressions différentes. Elle permet de faire l'économie du prix, du poids, de l'encombrement, des limitations et des frais d'entretien des surfaces d'échange tubulaires ou autres, qui forment habituellement la paroi de séparation entre les deux fluides. Elle conserve toutefois la séparation des fluides dans deux enceintes ou circuits différents, ce qui autorise par exemple le passage de la chaleur d'un fluide pollué, tel que des gaz de combustion, à un autre fluide qui doit rester propre ou sensiblement propre, comme de l'air ou de la vapeur d'eau. Par exemple, certains combustibles, tels que les fuels lourds ou les fuels résiduaires dénommés aussi "mazouts", contiennent d'assez nombreuses impuretés qui, lors de leur combustion, donnent des composés corrosifs tels que S0g, S03, V205, etc. Ces composés attaquent les organes des appareils d'utilisation, comme par exemple les ailettes d'une turbine à gaz ou les tubes d'une chaudière. En particulier, les fuels lourds les plus économiques, ne peuvent pas être employés pour les turbines à gaz à haute température en raison de l'agressivité des cendres de combustion. L'invention permet justement de transférer la chaleur d'un gaz pollué à un autre gaz qui ne 1' est pas et, par conséquent, d'éviter les inconvénients et limitations ci-dessus. Dans un tel cas, les fines poussières de cendres ou de carbone sont emportées par les gaz et ne se séparent pas avec le sable, tandis que le combustible liquide non brillé, s'il a pu s'en déposer sur le sable à la sortie du premier circuit, est vaporisé quand le sable revient dans la zone à très haute température. Il en résulte que le sable n'emporte que peu de déchets dans le circuit du fluide à réchauffer qui n'est donc que peu pollué. L'invention est donc applicable par exemple - soit au chauffage de l'air ou d'un gaz quelconque pour l'alimentation d'une turbine à gaz, sans que la température à l'entrée de celle-ci trouve une limitation dans le danger de corrosion par les cendres. Le circuit de la turbine à gaz peut être ouvert ou fermé, sauf, dans ce dernier cas, à installer un filtre pour éviter une pollution cumulative du fluide évoluant; - soit au chauffage de l'air de combustion d'une chaudière, en remplacement du réchauffeur d'air habituel; - soit au chauffage de la vapeur d'eau, en remplacement du surchauffeur ou désurchauffeur tubulaires d'une chaudière;; - soit même en remplacement total de toutes les surfaces d'échange à haute température d'une chaudière ordinaire, y compris les surfaces vaporisatrices, l'eau d'alimentation sortant de l'économiseur étant simplement injectée à la partie basse de l'échangeur où elle est vaporisée, pour être surchauffée à la partie haute de celui-ci. La figure 6 montre, à titre d'exemple, une installation de turbine à gaz faisant application de l'invention. La turbine est en 15. Elle entrain le compresseur d'air 16 et un générateur de puissance utile 17. Le fluide chaud sous pression qui se détend dans la turbine et l'entraine, est de l'air refoulé par le compresseur 16 et chauffé dans l'enceinte 18 par échange de chaleur avec du sable chauffé dans un autre circuit. Ce circuit de chauffage du sable comporte le foyer, ou chambre de combustion 19 à la base duquel un combustible, par exemple un fuel lourd ou fuel résiduel, est brûlé au nez d'un injecteur 20, l'air de combustion étant fourni par un conduit 21 branché sur le refoulement du compresseur 16. Les gaz résultant de la combustion s'échappent en 22 à la partie haute du foyer 19, après avoir cédé une partie de leur chaleur à du sable introduit dans le foyer 19. Celui-ci peut être aménagé, par exemple, comme l'un des étages de l'appareil décrit en regard de la figure 4. Le sable fin y arrive par une tubulure inclinée S, près de la base du foyer, dans le courant d'air de combustion pénétrant dans le foyer par un orifice étranglé comme décrit en regard de la figure 4a. Le sable est emporté dans le mouvement ascendant des gaz de combustion avec lesquels il se trouve donc en échange de chaleur. Le mélange de gaz et de sable s'échappant par 22, arrive tangentiellement dans le cyclone 23, ù il est centrifugé, le sable retombant dans ce cyclone, tandis que les gaz qui ont perdu une partie de leur chaleur en chauffant le sable, s'échappent par le conduit central 24 pour parvenir dans l'enceinte 25 constituant le deuxième étage.Près de sa base et au-dessus du cyclone 23, cette enceinte reçoit aussi du sable en S1, mais il s'agit là de sable qui a été refroidi en chauffant l'air d'alimentation de la turbine dans l'enceinte 18, comme on le verra ci-après. Le mélange de gaz et de sable sortant de l'enceinte 25, pénètre tangentiellement dans le cyclone 26. Le sable séparé par centrifugation tombe à la base du cyclone d'où il parvient, par la tubulure S, dans la chambre de combustion 19 pour s'y réchauffer à nouveau à la température maximum. Les gaz sortant du cyclone 26, qui ont perdu une grande partie de leurs calories, peuvent etre utilisés de diverses façons. Ils peuvent, par exemple servir à entraîner une petite turbine à gaz 15a, couplée sur la turbine principale 15, pour y ajouter sa puissance, ou entraînant des auxiliaires. Le sable à la température maximum, qui est séparé par le cyclone 23, est utilisé pour le chauffage de l'air alimentant la turbine principale 15. Dans l'exemple du dessin, ce sable tombe au sommet de l'enceinte 18, qui peut être par exemple du type à chicanes décrit en regard de la figure 5. En tombant de chicane en chicane à l'intérieur de l'enceinte 18, le sable chauffe l'air venant du compresseur et allant à la turbine. Il se rassemble finalement à l'état refroidi au bas de l'enceinte 18, d'où il est renvoyé par un élévateur convenable 27, tel que noria, double vis, tapis roulant, etc. vers la tubulure S1 le réintroduisant dans l'enceinte 25. Pour fixer les idées et sans que cette indication soit limitative, on peut donner, à titre d'exemple, les chiffres approximatifs suivants : les gaz sortant en 22 du foyer 19 auront une température de 14000 C, tandis que le sable tombant du cyclone 23 pour aller dans l'enceinte 18 sera à 100000. Dans l'enceinte 18, ce sable chauffera l'air venant du compresseur 16 et allant à la turbine principale 15 à environ 8500C et s'échappeta de cette enceinte vers la noria 27 à 300 C, température à laquelle il entrera par la tubulure S1 dans l'encein- te 25. Les gaz sortiront du cyclone 26 à environ 6500C et le sable à environ 6000C pour revenir dans le foyer 19, où il sera de nouveau porté à 100000. Naturellement, l'installation peut être modifiée de nombreuses façons, sans que l'on sorte du cadre de l'invention. En particulier, la figure 6 suppose que l'air de combustion alimentant le foyer 19 et l'air alimentant l'enceinte 18 et la turbine 15, sont à la même pression. Mais ils pourraient être à des pressions différentes. Par exemple, le tuyau 21 pour l'air de combustion pourrait être branché sur un étage intermédiaire du compresseur en ayant ainsi une pression plus basse. Dans ce cas, le transfert du sable du cyclone 23 vers l'enceinte 18 se ferait par l'intermédiaire d'un dispositif de refoulement convenable 28. Il y a lieu de noter que les parois exposées à une haute température, telle que celle du foyer 19 du cyclone 23 et de l'enceinte 18, seront avantageusement réalisées en matériau réfractaire ou garnies d'un tel matériau, tel que des briques réfractaires. On va décrire maintenant, en regard de la figure 6, une chaudière à vapeur avec foyer sous pression faisant application de l'invention. L' enceinte de la chaudière proprement dite se trouve en 30 et le foyer en 19. Dansle foyer 19, un combustible, par exemple un fuel lourd ou un fuel résiduel, est brûlé comme ci-dessus, au nez d'un injecteur 20, l'air de combustion étant fourni par un petit compresseur 31. Le foyer 19, avec sa tubulure d'admission de sable S, la sortie du mélange de gaz et de sable 22, le cyclone 23, l'enceinte 25 et le cyclone 26 dont le bas communique avec la tubulureS, peuvent être aménagés comme les organes qui ont été décrits ci-dessus en regard de la figure 6, au sujet de la turbine à gaz, et qui portent les mêmes références. Dans le cyclone 23 se rassemble par conséquent un sable à la plus haute température du cycle du sable et c'est ce sable très chaud qui va être utilisé dans l'enceinte 30 pour y engendrer et y surchauffer de la vapeur d'eau. Le sable venant du cyclone 23 est refoulé au sommet de enceinte 30, au moyen d'un refouleur mécanique 32, tel qu'une double vis. L'eau d'alimentation sortant d'un économiseur non représenté, est injectez dans l'enceinte 30 à différents niveaux 33, 34, 35, 76 et avec des débits réglables à ces divers niveaux, de manière à obtenir, à la tubulure de sortie 37, de la vapeur à une température déterminée, tandis que le sable sort en 38 à la partie basse de l'enceinte 30, à une température légèrement supérieure à celle de la vapeur saturée. Ce sable est repris, comme dans l'exemple précédent, par un élévateur 27, pour être réintroduit par S1 dans 1' encein- te 25 à partir de laquelle il est à nouveau réchauffé par les gaz de combustion du foyer 19. S'il est nécessaire d'améliorer le brassage de l'aau alimentaire et du sable dans l'enceinte de chaudière 30, on peut prévoir une soufflante 39 aspirant de la vapeur saturée dans l'enceinte 30 pour la renvoyer dans la zone de vaporisation vers le bas de cette enceinte. La soufflante 39 peut être entraînée par la turbine à gaz 15a, qui récupère l'énergie résiduelle des gaz, de meme que le.refouleur 32 et l'élévateur 27, mais on peut aussi prévoir des moteurs auxiliaires pour ces accessoires. Un léger gain de puissance peut être obtenu en récupérant la force vive du sable sous pression qui sort en 38 de l'enceinte 30, dans un moteur tel qu'unie double vis à grand pas, ou encore comme représenté schématiquement sur la figure 7, dans une roue 40, genre roue de turbine Pelton, entraînant une petite génératrice électrique 41. La chaleur résiduelle des gaz sortant de la turbine 15a peut être récupérée dans un échangeur quelconque, par exemple dans l'économiseur d'alimentation en eau de l'enceinte 30. REVENDICATIONS 1. Procédé pour l'échange continu de chaleur entre deux fluides sans contact, caractérisé par le fait que des particules solides ou liquides d'une granulométrie à peu près uniforme, en un matériau ne s'altérant pas ou peu et ne s'évaporant pas ou peu dans les fluides considérés aux températures envisagées, sont d'abord mises en circulation à l'état dispersé dans l'un des fluides en mouvement pour s'y trouver en contact intime d'échange, puis séparées de ce fluide et mises en circulation à l'état dispersé dans le second fluide pour y être aussi en contact intime d'échange, les particules séparées de ce second fluide pouvant être ramenées dans le premier et ainsi de suite, de sorte que par leur déplacement d'un premier fluide à l'autre, et réciproquement, les particules transportent la chaleur, les circulations des particules et des fluides dans les phases d'échange se faisant de préférence à contre courant. 2. Procédé selon 1, caractérisé en ce que les particules sont mises en mouvement par rapport au fluide d'échange par une force telle que la pesanteur, un champ magnétique, un champ électrique ou par une action mécanique telle que transport par noria, ou tapis roulant, poussée par raclette, etc. 3. Procédé selon 1 ou 2, caractérisé en ce que les particules ont une granulométrie assez fine pour être entrainées par chacun des fluides en mouvement, les particules étant séparées après un certain parcours d'entraînement, puis réintroduites en amont dans le courant de fluide, de manière que la circulation générale des particules et du fluide se fasse à contre-courant. 4. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que les particules dispersées dans le courant de fluide étant soumises à la poussée d'entrainement par le fluide et à une force opposée, telle que la pesanteur par exemple, les deux forces sont réglées l'une par rapport à l'autre, en particulier en réglant la vitesse du fluide, de manière que les particules progressent vers l'origine du courant de fluide, à une vitesse correspondant à un temps de séjour convenable dans le fluide. 5. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé par deux conduits ou deux enceintes, parcourues, l'une par un fluide qui y pénè tre chaud, et l'autre par un second fluide qui y pénètre froid, le dispositif comportant de plus des moyens pour alimenter chacune des enceintes, en contre-courant relativement au fluide, par des particules ayant parcouru l'autre enceinte. 6. Dispositif selon 5, caractérisé en ce que les particules parcourent l'une au moins des enceintes sous l'action de la pesanteur1 les enceintes étant verticales ou inclinées, ou comportant des plans inclinés successifs de telle sorte que les particules tombent de l'un à l'autre de ces plans, lesdits plans pouvant être d'inclinaison réglable ou associés à des organes leur transmettant des oscillations ou des secousses. 7. Dispositif selon 5, caractérisé en ce que au moins l'une des enceintes comporte un transporteur véhiculant les particules. 8. Dispositif selon 5 ou 6, appliqué à des particules assez fines pour etre entraînées par le courant de fluide, caractérisé en ce que au moins l'une des enceintes est divisée en plusieurs étages comprenant chacun une zone de brassage, suivie d'une zone de séparation des particules et du fluide, des moyens étant prévus pour renvoyer les particules séparées dans cette zone vers la zone de brassage de l'étage amont, de telle sorte que d'étage en étage les particules parviennent à un orifice d'évacuation situé près de l'extrémité de l'enceinte par laquelle pénètre le fluide, tandis que le fluide s'échappe par un orifice situé à l'extrémité de l'enceinte, par laquelle arrivent les particules. 9. Dispositif selon 8, caractétisé en ce que la zone de brassage de chaque étage comporte pour l'introduction du fluide, un orifice étranglé, c'est-à-dire un orifice dont le col a un diamètre inférieur à celui de la zone de brassage, de manière à provoquer une turbulence à l'aval de cet orifice. 10. Une installation de turbine à gaz appliquant le procédé conforme à l'une des revendications 1 à 4, et le dispositif conforme à l'une des revendications 5 à 9, caractérisée par une chambre de combustion, ou foyer, recevant de l'air de combustion sous pression et dans lequel on brûle un combustible quelconque, en particulier un combustible non épuré, les gaz de combustion issus de ce foyer servant à chauffer un courant de particules qui sont ensuite envoyées par des moyens appropriés, en courant continu, dans un circuit séparé destiné au chauffage d'air ou d'un autre gaz sous pression alimentant la turbine. 11. Installation selon 10, caractérisée en ce que l'air de combustion et l'air devant alimenter la turbine après chauffage par les particules sont à des pressions différentes, ces deux débits d'air pouvant dtre prélevés sur deux étages différents du compresseur de l'installation, des moyens de refoulement des particules étant alors prévus entre le circuit de chauffage des particules par les gaz de combustion et le circuit du gaz alimentant la turbine. 12. Une installation de chaudière appliquant le procédé selon l'une des revendications 1 à 4 et le dispositif selon l'une des revendications 5 à 9, caractérisée en ce que les gaz de combustion issus d'un foyer distinct de la chaudière proprement dite et dans lequel on brûle un combustible quelconque, en particulier un combustible non épuré, servent à chauffer des particules qui, après chauffage, sont envoyées en courant continu dans une enceinte où elles sont mises en contact avec un liquide tel que de l'eau, ou avec une vapeur, pour vaporiser le premier ou surchauffer la seconde, ou sont successivement mises en contact avec la vapeur et avec le liquide. 13. Installation de chaudière selon 12, caractérisée en ce que l'enceinte recevant les particules chaudes est munie en des points échelonnés de moyens d'injection du liquide à vaporiser avec des débits réglables. 14. Installation de chaudière selon 12 ou 13, caractérisée par des moyens de prélever une partie de la vapeur et de la ré injecter sous pression dans la masse de particules pour assurer un brassage.