-1- 2 465716 1-(alkyle ramifié)-3-(2-haloethyl)-3-nitroso-urees utilisables comme agents antitumoraux. La présente invention concerne de nou- veaux dérivés de la nitroso-urée utilisables pour leur activité anti- tumorale, ainsi que des compositions pharmaceutiques contenant ces composés. Au cours de la dernière décade, les nitroso-urêes ont reçu un accueil favorable comme agents antitumoraux puissants (Johnston et al., J. Med. Chem. 14: 600 - 1971). Le mode d'action admis pour ces composes parait passer par la libération d'un isocyanate in vivo. Les deux composés les plus fréquemment utilisés cliniquement sont la 1-cyclohexyl3-(-chloréthyl)-3-nitroso-uree (CCNU) et la 1,3-bis(2-chloréthyl)lnitroso-uree (BCNU) qui libèrent in vivo un isocyanate dérivant de la partie non nitrosée de la molécule, et un agent d'alkylation dérivant de l'autre partie. De nombreuses etudes ont été consacrées aux produits métaboliques formés in vivo et in vitro dans des milieux aqueux, qui se composent principalement de 2-chloréthanol, de chlorure de vinyle, d'acétaldehyde et de dichloréthane (Johnston et al., J. Med. Chem. 18: 634 - 1975). Il est également connu que la partie N-nitroso- N-alkyl uréido de la molécule provoque l'alkylation du DNA (acide désoxyribonucléique) in vivo et in vitro (Frei et al., Biochem. J. 174: 1031 - 1978). En fat, on a moncré que l'efficacite cancérigène d'agents tels que la N-méthyl-N-nitroso-urée est reliée au degré d'alkylation de la partie guanine du DNA de tissus-cibles sur l'atome C-6. L'alkylation du DNA se produit dans l'heure qui suit l'administration de la nitroso-uree, et la demi-vie des produits alkylés est d'environ 24 à 48 heures (Reed et ai., Cancer Res., 35: 568 - 1975). L'étude indique que de faibles doses de nitroso- urées ne constituent qu'une faible menace comme mutagènes, et par con- séquent ne présentent pas un caractère carcinogène important. De ce fait, on peut postuler que plus l'isocyanate résultant de la décomposi- tion de la nitroso-urée est spécifique de la transglutaminase (voir ci- dessus),. plus la dose nécessaire est faible, ce qui réduit le risque d'une carcinogenèse par l'agent antitumoral. - 2 - 2 465716 On a récemment montré qu'un certain nombre d'isocyanates sont des inhibiteurs puissants de l'enzyme trans- glutaminase (Gross et al., J. Biol. Chem., 250: 7693 - 1975), une enzyme dépendant du calcium qui catalyse la réticulation lysine-gluta- mine de certaines protéines présentes à la surface des cellules néo- plasiques. Cette enzyme a été impliquée dans la prolifération incon- trôlée des cellules cancéreuses (Yancey et Laki, Ann. N.y. Acad. Sci., 202: 344 - 1972). On a suggéré que ces protéines réticulées formaient un revêtement extracellulaires ayant pour effet que la cellule n'était pas reconnue par le système immunitaire cellulaire, empêchant ainsi la destruction normale du tissu néoplasique étranger. L'enzyme est assez spécifique des radicaux glutamine comme substrats, et on a trouvé que des isocyanates ressemblant à ces radicaux étaient les inhibiteurs les plus efficaces (Gross et al., J. Biol. Chem. 250: 7693 - 1975). La structure de l'emplacement actif de la transglutaminase s'est révélée contenir la séquence pentapeptidique --Tyr-Gly-Gln-Cys-Trp-- et avoir la forme d'une poche d'environ 5 x 5 AngstrUm (Folk et Cole, J. Biol. Chem., 241: 3238 - 1966). Conformément à l'hypothèse sur laquelle est basée l'invention, un inhibiteur supérieur de la transglutaminase aurait, compte-tenu de la séquence et des dimensions indiquées ci-dessus, des parties hydrophobes orientées vers l'extérieur, mais à proximité de la poche à l'emplacement actif. Deux inhibiteurs possibles satisfaisant a ces critères sont Visocyanate de néopentyle (1) et l'isocyanate de néohexyle (II) dont on voit qu'ils ressemblent par la taille a la gluta- mine (III): CH3 CH3 ! CH3-C-CH2-N=C=O CH3-C-CH2-CH2-N=C=O I I CH3 II CH3 _ 3 NH2 H-C-CH2-CH2-C=O C=O NH2 III OH -3- 2465716 L'hypothèse de l'invention est confirmée par le fait que des groupes tertbutyles ou d'autres groupes hydrophobes, fixes au carbone bâta ou gamma de l'acide glutamique constituent d'ex- cellents substrats pour la transglutaminase (Gross et Folk, J. Biol. Chem., 248: 130 - 1973). Des esters analogues de ces composés sont aussi des substrats (Gross et Folk, J. Biol. Chem., 249:3021 - 1974). On a montré que les isocyanates inhibaient la transglutaminase par formation de thiocarbamate d'alkyle en utilisant comme seul emplacement actif le groupe sulfhydryle (Gross et al., J. Biol. Chem., 250: 7693 1975): HO I. R-SH + R'-N=C=O ' R'-N-C-SR La bis-(néopentyl)-N-nitroso-urée (IV) CH3 0 CH3 I n l I CH3-C-CH2-N-C-NH-CH2-C-CH3 IV CH3 N=O CH3 a été préparée par synthèse en-tant que composé oui libérerait de l'iso- cyanate de néopéntyle (I) in vivo, conduisant a l'inhibition de la trans- glutaminase. Mais la solubilité limitée de ce composé a empêché son éva- luation clinique. Des études récentes ont montré que l'ac- tivité des nitroso-urées était fortement augmentée par la présence du groupe 2-chloroéthyle sur le côté nitrosé du composé (Montgomery, Cancer Treat. Rep., 60: 651 - 1976); Johnston et al., J. Med. Chem., 9: 892 1966); Famer et al., J. Med. Chem. 21: 514 - 1978). Comme le groupe chloréthyle augmente aussi la solubilité, il est devenu le groupe de choix en position 3 dans cette étude. Les composés de l'invention suivants ont été préparés par synthèse comme il est décrit dans la section expérimen- tale: - 4 2 246 5716 Il R-NH-C-N-CH2-CH2Hal ! N=O V, R = Néopentyle VI, R = Néohexyle VII, R = Isopentyle VIII, R = Isobutyle Hal = Cl ou Fl Des études chimiques ont révélé que les isocyanates de néopentyle et de néohexyle sont remarquablement stables dans l'eau-acétone (1:3) à 57 C sans que des quantités notables de ceux- ci soient hydrolysées même au bout de trois jours à pH 6,0. Tous deux ont des demi-vies supérieures à 30 minutes au pH et à la température physiologiques. On a donc choisi les groupes alkyles ra- mifiés des composés de l'invention sur le critère qu'ils doivent être des substrats pour la transglutaminase, donc des inhibiteurs sélectifs de celle-ci. Comme il a été indiqué ci-dessus, le travail de Montgomery décrit une 1-(alkyle ramifié)-3-(2-chloréthyl)-3-nitroso-urée unique, a savoir le 1-(1-méthylhexyl)-3-(2-chloréthyl)-3-nitro-urée (IX): o0 I! CH3CH2CH2CH2CH2-CH-NH-C-N-CH2CH2-C1 !! IX CH3 N=O Bien que le composé soit une 1-(alkyle ramifié)-3-(2-chloréthyl)-3-nitrourée, il ne satisfait pas aux critères stériques ci-dessus d'une activité inhibitrice maxima. La demanderesse ne souhaite pas limiter l'invention par les considérations théoriques présentées dans ce mémoire, et la discussion ci- dessus ne figure ici que comme une discussion d'arrière-plan. Un des buts de l'invention est de fournir des composes nouveaux présentant une activité antitumorale. Un autre but de l'invention est de fournir de nouveaux composés inhibant l'activité de la transglutaminase. Un autre but de l'invention est de fournir de nouveaux composés qui soient des agents antitumoraux effica- ces à faible dose pour minimiser les effets mutagènes et/ou cancérigènes défavorables. Un but supplémentaire de l'invention est de fournir des compositions contenant les nouveaux composes et des pro- cédés pour les utiliser. Les points de fusion ont été déterminés au moyen d'un appareil de mesure des points de fusion à capillaire Thomas Hoover et n'ont pas été corrigés. Les spectres infra-rouges (IR) ont été obtenus avec un spectrophotomètre Perkin-Elmer 397, et les spectres de RMN (résonance magnétique nucléaire) ont été obtenus avec un système bruker WP80DS avec du tétraméthyl-silane comme étalon interne. Les analyses élémentaires ont été effectuées par les Laboratoires Galbraith, à Knoxville, Tennessee. Le chlorure de tert-butyl acetyle et le 3,3-diméthyl-1-butanol ont été fournis par l'Aldrich Chemical Co. et ont été utilisés sans purification ultérieure, compte-tenu de leur ana- lyse par RMN satisfaisante. 1-neopentyl-3-(2-chloréthyl)uree On dissout de la néopentylamine (8,7 g, 0,1 mole) dans 50 ml d'éther diéthylique anhydre et on la refroidit à C. On ajoute de l'isocyanate de 2-chloréthyle (10,5 g, 0,1 mole) dis- sous dans 50 ml supplémentaires d'éther, sur une durée de 30 minutes, tout en maintenant la température a moins de 10 C. On poursuit l'agi- tation pendant 1 heure supplémentaire, on filtre le mélange froid et on le lave avec de l'éther glacé. On sèche le compose dans un dessicateur sur hydroxyde de sodium pendant une nuit, et l'on obtient 15,4 g (80 %) d'une poudre blanche fondant à 90-91 C avec décomposition. La composi- tion élémentaire est la suivante: calculé: trouvé: Carbone 49,97 % 49,87 % Hydrogène 8,87 % 8,89 % Azote 14,52 % 14,54 % Chlore 18,47 % 18,40 % - 5 - 6 6-2 465716 Le spectre IR présente des bandes a 1630/cm (C=O) et 1535/cm (N-C=O). Le spectre de RMN présente un singulet (9H) à 0,8 ppm et un multiplet (6H) à 3,4 ppm. 1-néopentyl-3-(2-chloréthyl)-3-notrosourée (V) On dissout toute la 1néopentyl-3(2-chlor- éthyl)urée obtenue (0,08 mole) dans 120 ml d'HCl conc.:éthanol, 2:1 à C dans un ballon à fond rond de 500 ml muni d'un agitateur magnétiqLc. On dissout du nitrite de sodium (5,5 g, 0,08 mole) dans 30 ml d'eau et on l'ajoute à la solution sur une durée de 10 minutes. On poursuit l'agi- tation pendant 2 heures, on filtre le précipité Jaune, cristallin et on le lave avec 5 portions de 100 ml d'eau distillée glacée. On sèche le produit sous vide pendant 18 heures, et l'on obtient 15 g (84 %) d'un produit fondant avec décomposition à 52-53 C. Le spectre IR présente des pics à 1730/cm (C=O) et 1520/cm (C-N-H). Le spectre de RMN présente un singulet (9H) à 1 ppm, un doublet (2H, J=6,5 Hz) à 3,3 ppm, un triplet (2H, J = 6,5 Hz) à 3,6 ppm et un triplet (2H, J=6,5 Hz) à 4,2 ppm. 1-néohexyl-3-(2-chloréthyl)urée On dissout 5 g de 3,3-diméthylbutylamine (0,5 mole) dans 30 ml d'éther diéthylique anhydre et on les agite sur un bain de glace. On ajoute de l'isocyanate de chloréthyle (5,25 g, 0,5 mole) dissous dans 15 ml d'éther en maintenant une température de C ou moins, et Gn;JDursuit l'agîtation pendant 2 heures. 0.i fitre le produit et on le lave avec 4 portions de 5 ml d'éther glacé, ce qui fournit 6,2 g (60 %) d'un produit fondant a 84 C (décomp.). Le spectre IR présente des pics à 1625/ cm (C=O) et 1580/cm (N-C=O). RMN: singulet (9H) a 0,9 ppm, multiplet (2H) à 1,3 ppm, multiplet (2H) à 3,2 ppm, multiplet (4H) à 3,5 ppm, singulet (1H) à 5,5 ppm et singulet (1H) à 5,7 ppm. 1-néohexyl-3-(2-chloréthyl)-3-nitroso-urée (VI). On dissout 2,07 g (10 mmoles) de 1-néo- hexyl-3-(2 chloréthyl)urée dans 15 ml d'HCl conc.: éthanol, 2:1, à C et on ajoute 690 mg (10 mmoles) de nitrite de sodium dissous dans 3 ml d'eau. On poursuit l'agitation à 5C pendant 1,5 heure et on lave le précipité avec 4 portions de 25 ml d'eau distillée. Apres séchage sous vide une nuit, on obtient 1,7 g (74 %) de produit fondant à 43,0- 43,5 C (décomp.). 24657 16 - 7 - Le spectre IR présente des pics à 1705/cm (C=O) et à 1525/cm (C-N=O) o RMN: singulet (9H) à 0,9 ppm, multiplet (2H) à 1,3 ppm, multiplet symétrique (6H) à 3,8 ppm. On ne détecte pas de subtance isomère. 1-iso entyl-3-(2-chlorthyl)urée On dissout de l'isopentylamine (8,7 g, 0,1 mole) dans 100 ml d'éther anhydre et on refroidit a moins de 10 C. On dissout de l'isocyanate de 2-chloréthyle (10,5 g, 0,1 mole) dans ml d'éther et on les ajoute au mélange réactionnel énergiquement agité à moins de 100C. On poursuit l'agitation pendant 1 heure, on filtre le précipité et on le lave avec 4 portions de 20 ml d'éther gla- cé. Après séchage sous vide pendant une nuit, on obtient 16,5 g (85 %) de produit sous forme d'une poudre blanche fondant a 58-59 C. Le spectre IR présente des pics à 1620/cm (C=O) et 1575/cm (N-C=O). Le spectre de RMN présente un doublet(6H, J = 7 Hz) à 0,9 ppm, un triplet (2H, J = 7 Hz) à 1,4 ppm, un multiplet (1H) à 1,8 ppm, un multiplet (1H) à 3,2 ppm, un multiplet (4H) à 3,6 ppm, un singulet (1H) à 5,7 ppm et un singulet (1H) à 6,0 ppm. 1-isopentyl-3-(2-chloréthyl)-3-nitroso-urée (VII) On dissout 1,92 g (10 mmoles) de 1-iso- pentyl-3-(2-chloréthyl)urée dans 15 ml de HC1: éthanol, 2:1 et on les refroidit à 5 C. On ajoute par portions, en agitant, du nitrite de sodium (590 mg, 10 mimules) dissous dans 3 ml d'eau, après quoi on pour- suit l'agitation pendant 2 heures supplémentaires. On filtre le mélange et on ajoute 50 ml d'eau. Par extraction avec deux portions de 20 ml d'acétate d'éthyle puis évaporation du solvant, on obtient le produit sous la forme d'une huile qui ne se solidifie pas par repos. On obtient des résultats analogues en utilisant comme solvant de l'acide formique à 98 %. Le spectre IR présente des pics à 1705/cm (C=O) et 1525/cm (N-C=O). Le spectre de RMN présente un doublet (6H, J = 7 Hz) à 0,9 ppm, un triplet (2H, J = 7 Hz) à 1,4 ppm, un multiplet (1 H) à 1,8 ppm, un multiplet (6H) à 3,8 ppm, et un singulet (1H) à 7,4 ppm. 2 4.65 716 1-isobutyl-3-(2-chl oréthyl)urée On dissout de l'isobutylamine (7,3 g, 0,1 mole) dans 20 ml d'éther diéthylique et on refroidit à moins de 5 C. On ajoute de l'isocyanate de chloréthyle (10,5 g, 0,1 mole) dissous dans 15 ml d'éther en maintenant la température entre O et 5 C, sous agita- tion énergique. On poursuit l'agitation pendant 2 heures supplémentaires. On refroidit le mélange à -5 C, on filtre le produit (4,1 g, 46 %) et on le sèche sous vide pendant 18 heures sur KOH, Pf = 79,5 C (décomp.). Le spectre IR présente des pics à 1630/ cm (C=O) et 1585/cm (N-C=O). RMN: doublet à 0,9 ppm (J = 6,4 Hz), mul- tiplet (1H) à 2,1 ppm, quartet (2H) à 2,9 ppm (J = 6,4 Hz), multiplet (4H) a 3,5 ppm. 1-isobutyl-3-(2-chloréthyl)-3-nitroso-urée (VIII) On dissout 2 g (11,2 mmoles) de 1-isobutyl- 3-(2-chloréthyl)urée dans 15 ml de HCI conc.: éthanol, 2:1, et on refroi- dit à 5 C. On ajoute par portions successives une solution de 773 mg (11, 2 mmoles) de nitrite de sodium dans 5 ml d'eau et on agite le mélange a cette température pendant 2 heures. On filtre le solide cristallin jaune et on le sèche sous vide pendant une nuit, ce qui fournit 1,6 g (70 %) du produit, Pf = 51 C (décomp.). Le spectre IR présente des pics à 1705/ cm (C=O) et 1525/cm (C-N=O). RMN: doublet (6H, J = 6,8 HZ) à 0,9 ppm, multiplet (1H) à 2,0 ppm, multiplet (6H) à 3,7 ppm. 1-(alkyle ramifié)-3-(2-fluoréthyl)-3-nitroso-urees On peut effectuer des synthèses correspon- dant à celles décrites en utilisant les composés 2-fluoréthylés pour pré- parer les 1-(alkyle ramifié)-3-(2-fluoréthyl)-3-nitroso-urées. Etudes cliniques Expérience I On injecte par voie intrapéritonéale (ip) une dose unique de 1-néopentyl-3-(2-chloréthyl)-3-nitroso-urée (NCNU) à des souris CDF1 chez lesquelles on a implanté par voie ip, deux jours plus tôt, environ 10 x 105 cellules tumorales L 1210 de la leucémie murine. La NCNU était dissoute dans de l'Emulphor EL-620 (polyoxyéthylé; GAF Corp., New York, N.Y.) et portée au volume désiré avec du chlorure de sodium à 0,85 %. - 8 - L'augmentation de la durée de vie moyenne (ADV) des animaux d'essai par rapport aux animaux témoins (non traités) est donnée dans le tableau I. Tableau I Effets d'un traitement par une dose unique de NCNU sur uneleucémie murine L 1210 de deux jours: Dose (mg/kg) ADV % 275 + 275 + 50 100 37,5 * Le signe + indique que les animaux ne sont pas encore tous morts et que les expériences continuent. Expérience II On effectue l'étude de l'expérience I en utilisant environ 5 x 105 cellules tumorales P 388 de la leucémie murine (0,1 ml d'une dilution à 1: 100). Le tableau II donne les résultats obtenus. Tableau II Effets d'un traitement par une dose unique de NCNU sur uneleucémie murine P 388 de deux jours Dose (mg/souris) ADV % 2,0 483 + 1,0 91,7 0,5 41,5 * Le signe + indique que les animaux ne sont pas encore tous morts et que les expériences continuent. Expérience III On a étudié l'effet de la NCNU sur la leu- cémie lymphocytaire de Yancey (LLY) implantée par voie sous-cutanée (SC) deux jours avant l'injection du médicament. L'injection unique de 0,1 ml d'une solution d'une rate d'une souris atteinte d'une LLY homogénéisée dans 10 ml de solution de Locke a été effectuée par voie intrapéritonéale ou sous-cutanée. - 10 - Le tableau III la durée de vie moyenne d'animaux d'essai par témoins. Tableau III 2 465716 présente l'augmentation de rapport à des animaux Effets d'un traitement par une dose unique de lymphocytaire de Yancey de deux jours NCNU sur une leucémie Dos e 2,0 1,0 0,5 voie d'in.jection mg/souris mg/souris mg/souris mg/kg:: mg/kg. mg/kg 2,0 1,0 0,5 mg/souris mg/souris mg/souris mg/kg. mg/kg mg/kg 1,0 mg/souris 0,5 mg/souris 1,0 mrg/ouris 0,5 mg/souris * Le signe + indique que que les expériences se les animaux ne sont pas encore tous morts et poursuivent. Expérience IV L'étude de l'expérience III a été effec- tuee avec un'traitement par la NCNU commençant 2 ou 7 jours après l'im- plantation de tumeurs de LLY. L'injection de NCNU s'est faite par voie ip ou sc à raison d'une fois par semaine pendant quatre semaines, deux fois par semaine pendant quatre semaines, ou avec une dose unique. Le tableau IV donne les résultats obtenus. Ip ip ip ip ip ip ADV % 264 + * 64,3 14,3 sc sc sc sc sc sc 13,3 ,0 66,6 78,0 64,3 ,7 6,6 ,0 73,3 ip ip sc sc 33,3 6,7 ,G 13,3 Tableau IV Effets de la Dose NCNU sur la leucémie 1 ym taire Nombre de jours lapr6-'- ipl an- Voie tation au bout d'in-ction -desquels le traite- ment a commencé 1,0 mg/souris 0,5 mg/souris 1,0 mg/souris 0,5 * mg/souris 2,0 1,0 0,5 mg/souris mg/souris mg/souris 75 mg/kg mg/kg mg/kg ip sp sc SC ip ip ip lp Ip ip une fois une fois une fois une fois une fois/sem. pendant 4 semaines Il If II Il 2,0 1,0 0,5 mg/souris mg/souri s mg/souris mg/kg mg/kg mg/kg mg/kg 50 mg/kg mg/kg mg/kg mg/kg mg/kg x Le signe + indique que que les expériences se ip ip ip sc sc sc deux fois/sem. Il Il l l! il 66,6 + + + + les animaux ne sont pas encore tous morts et poursuivent. Expérience V On a effectué des études de toxicité en injectant une dose unique de NCNU par voie ip. Le tableau V donne les résultats de sur- vie. de Yancey. Prame dgfnc 'tï,0 ADV % 66,6 6,7 66,6 6,7 14,3 178,6 28,6 + * + + sc sc sc sc sc sc II I I1 It I! It 264 + 207,1 + 114,3 + + + + - li - - 12 - 2465716 Tableau V Toxicité de la NCNU pour des souris CDF1 normales. Dose Morts (%) 1,0 mg/souris 0 2,0 mg/souris 60 au 13ème jour, les autres ont survécu 4,0 mg/souris 100 au 10ème jour 8,0 mg/souris 100 au 8ème jour 16,0 mg/souris 100 au 4ème jour ,0 mg/souris 100 au ler jour 32,0 mg/souris 100 au ler jour mg/kg 100 au 13ème jour mg/kg 100 au 11ème jour mg/kg 100 au 9ème jour 225 mg/kg 100 au 9ème jour 250 mg/kg 100 au 8ème jour 500 mg/kg 100 au 5ème jour 750 mg/kg 100 au 2ème jour 1000 mg/kg 100 au ler jour Compositions pharmaceutiques Les composés de l'invention peuvent être utilisés dans des compositions pharmaceutiques utiles, sous des présen- tations telles que comprimés, capsules, sachets de poudres, solutions liquides, suspensions ou élixirs pour l'administration orale, de liquide pour l'administration parentérale, et dans certains cas, de suspensions utilisables par voie parentérale. Dans ces compositions, l'ingrédient actif est ordinairement présent à raison d'au moins 0,5 % en poids par rapport au poids total de la composition, et d'un maximum de 95 % en poids. En plus de l'ingrédient actif de l'inven- tion, la composition antitumorale peut contenir un support pharmaceutique non toxique solide ou liquide pour l'ingrédient actif. Les capsules, comprimés et poudres repré- sentent en général d'environ 1 à environ 95 %, et de préférence d'environ à environ 90 % en poids de l'ingrédient actif. Ces présentations contiennent de préférence d'environ 5 mg à environ 500 mg d'ingrédient actif, et mieux encore d'environ 7 mg à environ 250 mg d'ingrédient actif. - 13 - 2463 716 Le support pharmaceutique peut être un liquide stérile tel que l'eau ou une huile appropriée telle qu'une huile de pétrole, une huile animale ou végétale, une huile d'origine synthétique, par exemple une huile d'arachide, une huile de soja, une huile minérale, une huile de sésame, etc... En général, on préfère comme support liquide de l'eau, du sérum physiologique, du dextrose (glucose) aqueux, et des solutions de sucres apparentés ainsi que des glycols tels que le propylène glycol et les polyéthylènes glycols, en particulier pour les solutions injectables. Les solutions injectables stériles contiendront ordinairement d'environ 0,5 à environ 25 %, et de préférence d'environ 1 à environ 10 % en poids de l'ingrédient actif. Pour l'administration orale, on peut utiliser une suspension ou un sirop appropriés, dont l'ingrédient actif représente ordinairement d'environ 0, J à environ 10 % et de préférence d'environ 1 à environ 5 % en poids. Le support pharmaceutique de la com- position peut être un véhicule aqueux tel qu'une eau aromatique, un sirop, ou un mucilage pharmaceutique. Des supports pharmaceutiques appropriés sont décrits dans "Remington's Pharmaceutical Sciences" par E. W. Martin, un ouvrage de référence bien connu dans ce domaine. Les exemples non.limitatifs suivants sont donnés à titre d'illustration de la préparation de compositions pharma- ceutiques conforme à l'invention. * Exerrnle A On prépare un grand nombre de capsules unitaires en introduisant dans des capsules de gélatine dure ordinaire en deux parties, 250 mg de 1-néopentyl-3-(2-chloréthyl)-3-nitroso-urée, mg de lactose, 32 mg de talc, et 8 mg de stéarate de magnésium. Exemple B On prépare un mélange de 1-néopentyl-3- (2-fluoréthyl)-3-nitroso-urée dans de l'huile de soja et on l'injecte au moyen d'une pompe à déplacement positif dans de la gélatine pour former des capsules de gélatine molle contenant 35 mg de l'ingrédient actif. On lave les capsules à l'éther de pétrole et on les sèche. - 14 - 2465716 Exemple C On prépare un grand nombre de comprimés par des procédes classiques, de telle sorte que la dose unitaire con- tienne 100 mg d'ingrédient actif, 7 mg d'éthyl cellulose, 0,2 mg de silice colloïdale, 7 mg de stearate de magnésium, 11 mg de cellulose microcristalline, 11 mgd'amidon de maTs et 98,8 mg de lactose. Des enrobages appropriés peuvent être appliques pour améliorer l'accepta- bilité du got ou pour retarder l'absorption. Exemple D On prépare une composition parentérale pour l'administration par injection en agitant 1,5 % en poids de 1-iso- pentyl-3-(2-chloréthyl)-3-nitroso-uree dans une solution aqueuse à 10 % en volume de propylene glycol. On stérilise la solution par filtration. Exemple E On prépare une suspension aqueuse pour l'administration parentérale de telle sorte que l'on ait, pour 5 ml, mg de 1-néohexyl-3-(2-chloréthyl)-3nitroso-uree finement divisée, 500 mg de gomme arabique, 5 mg de benzoate de sodium, I,O g de solution de sorbitol U.S.P., 5 mg de saccharine sodique et 0,025 ml de teinture de vanille. Exemple F On prépare une composition parentérale pour l'administration par injection en dissolvant 1 % en poids de 1-neo- pentyl-3-(2-chloréthyl)-3-nitroso-urée dans du chlorure de sodium pour injection U.S.P. XV et en ajustant le pH de la solution entre 6 et 7. On stérilise la solution par filtration. On peut préparer une grande variété de compositions.conformes à l'invention en remplaçant les composés particu- liers cités dans les exemples A à F ci-dessus par d'autres composés de l'invention et en utilisant d'autres supports pharmaceutiques appropriés décrits dans le "Remington's Pharmaceutical Sciences". Les composés de l'invention peuvent être administrés dans le traitement de toutes les formes de cancer par n'im- porte quel moyen assurant le contact entre le composé actif et l'empla- cement de l'action dans le corps d'un animal à sang chaud. Par exemple, - 15 - 246571 6 l'administration peut étre parentérale, c'est-à-dire sous-cutanée, intra- veineuse, intramusculaire ou intrapèritonale; elle peut au contraire, ou simultanément, s'effectuer par la voie orale. Dans ce mémoire, l'expression 'animal à S sang chaud" désigne un membre du r5gne animal possédant un mécanisme d'hormêostasie, et inclut les mammifères et les oiseaux. La posologie administrêe dépend de l'âge, de la santé, et du poids du receveur, de l'étendue de la maladie, de la nature du traitement simultan , de la fréquence du traitement et de l'effet désirë. Habituellement, la posologie quotidienne de l'ingrédient actif peut 6tre d'environ 0,1 à 150 mg par kg de poids du corps. On ob- tient d'ordinaire les résultats désirés avec 2,0 à 75 et de préférence à 50 mg par jour, administrés en une ou plusieurs doses quotidiennes. Etudes sur l'homme Des patients atteints de diverses formes de cancers à des stades avancés sont traités par injection sous-cutanée de deux doses de 25 mg/kg de NCNU dans l'eau ou par administration intra- veineuse de 1 mg de NCNU/ml de sérum physiologique ô 0,9 % pour avoir une dose quotidienne totale de 50 mg/kg. On effectue un examen clinique com- plet avant et apres l'administration. La croissance de la tumeur est mesurée lorsque c'est possible par palpation. radiographie et photogra- phie. Après le traitement, les malades présen- tent un? am2iioration.linique marquee en quelques jours. L'inFia.nmation cède progressivement et la taille des tumeurs diminue fréquemment. Avec les composés de l'invention, on peut traiter entre autres les types de cancer suivants: (1) carcinome indif- férencié du rein (R) avec métastases, (2) adénocarcinome du colon avec métastases hépatiques, (3) carcinome intra-canaux (intraduct.) du sein (stade IV) avec métastases osseuses, (4) mélanome récurrent, (5) adéno- carcinome du sein avec métastases au cerveau et (6) carcinome spino- cellulaire du poumon. Les études cliniques ci-dessus établissent que les 1-(alkyle ramifié)-3(2-haloéthyl)-3-nitroso-urées de l'invention sont utiles dans le traitement de diverses formes de cancer. Une adminis- tration intraveineuse continue inhibe l'activité tumorale et conduit fréquermment a une rémission générale de la maladie. - 16 - 24 657 16 Le mode d'action des composés de l'in- vention n'est pas encore élucidé. Mais l'observation empirique que les cellules cessent de proliférer lorsqu'elles sont exposées à ces com- posés suffit pour justifier leur utilisation dans le traitement de mala- dies graves, jusqu'à présent incurables, et souvent fatales telles que le cancer. - 17 - - 17 - 22465716 REVENDICATIONS 1 ) - Composé répondant a la formule: o I R-NH-C-N-CH2-CH2-Hal N=0 dans laquelle Hal est choisi parmi le fluor et le chlore et R est choisi parmi les radicaux neopentyle, néohexyle, isopentyle et isobutyle. caractérisé en caractérisé en caractérisé en caractérisé en caractérisé en caractérise en caractérisé en caractérisé en caractérisé en caractérisé en ce que ce que ce que ce que ce que ce que ce que ce que ce que ce que 2 ) - Composé selon la revendication 1, Hal est le fluor. 3 ) - Composé selon la revendication 1, Hal est le chlore. 4 ) - Composé selon la revendication 2, R est ) R est 6 ) R est ) R est 8 ) R est ) R est ) R est 11 ) R est un radical néopentyle. - Composé selon la revendication 3, un radical neopentyle. - Composé selon la revendication 2, un radical néohexyle. - Composé selon la revendication 3, un radical neuhexyle. - Composé selon la revendication 2, un radical isopentyle. - Compose selon la revendication 3, un radical isopentyle. - Composé selon la revendication 2, un radical isobutyle. - Composé selon la revendication 3, un radical isobutyle. 12 ) - Composition pharmaceutique caractérisee en ce qu'elle comprend une quantité efficace pour l'inhibition des tu- meurs d'un composé selon l'une quelconque des revendications 1 à 11.