NASSE POUR PECHE DE CRUSTACES ET POISSONS La présente invention concerne la pêche en mer pour crustacés et éventuellement poissons au moyen de nasses dénommées communément casiers. Dans l'état de la technique actuelle, ces nasses, dont la charpente est réalisée en baois, métal ou matière plastique ont une caractéristique de forme, telle, qu'il est indispensable de les lester afin de s'assurer dans la mesure du possible, qu'ils posent parfaitement au sol sur leur base, et que, sous l'action des courants, ils n'aient pas tendance à rouler, venant de ce fait présenter vers le sol l'ouverture par laquelle doit pénétrer l'animal, et, en empêcher son entrée. D'autre part, l'extraction de l'animal, piégé dans la nasse, se fait par préhension au travers de l'orifice d'entrée ou par une petite porte verticale rendant toutefois difficile l'accès des angles du casier, oû se réfugie en générale la bête. Le mise en place de l'appat, qui doit en principe être accroché à l'intérieur derrière l'orifice d'entrée pour inciter la bête à y pénétrer se fait de l'extérieur par ce même orifice. Très souvent, pour gagner du temps, le pêcheur jette simplement l'appât à l'intérieur du casier sans se soucier du résultat, alors qu'en fait celui-ci en dépend essentiellement. La a présente invention a pour objet de supprimer ces défauts et incertitudes, de garantir la pose adéquate sur le fond de la mer avec l'orifice d'entrée de la bête au dessus, de faciliter l'enlèvement de la ou des bêtes piégées, d'évacuer les déchets des appâts précédents en décomposition qui nuisent au résultat recherché, d'accrocher avec précision l'appât à l'endroit le plus adéquat par un système prévu à cet effet, d'avoir un système d'ouverture totale du casier par une rotation du plan supérieur porteur de l'orifice d'entrée, d'avoir un verrouillage sQr, fiable, solidaire de ce plan supérieur lors de la mise à l'eau du casier, d'avoir un système double d'accrochage permet- tant le mouillage de ces casiers soit en filière, c' est-à-dire accrochès les uns aux autres, soit en mouillage unitaire, le double accrochage étant soutenu vers le haut par une bouée de rappel. Cet ensemble présente dans le cadre des conditions de travail à la pêche et du rendement, une caractéristique exceptionnelle de nouveauté. Les dessins ci-joints représentent à titre d'exemple non limitatif une forme de l'invention. Ils ne concernent que la charpente de constitution objet de l'invention, l'habillage étant en grillage de matière et maille correspondant à la bête à pièger. Dans les dessins ci-joints, cette charpente en fil metallique est un prisme droit dont les faces opposées, à titre non limitatif, sont des trapèzes isocèles,- cette forme facilitant l'arrimage sur le pont et dans les cales du bateau. La figure 1 représente cette charpente en perspective. Elle est délimitée par les repères 1- 2- 3- 4- 5- 6- 7- 8-, la base de pose sur le fond de la mer étant le rectangle (1-5-8-4-) et par opposition la face supérieure étant le rectangle (2-6-7 3-). Dans ce rectangle (2-6-7-3) se trouve la porte articulée suivant le côté (2-6) et, en conséquence, la rotation suivant la flêche "f" crée une ouverture béante de la dimention (2-6-7-3). Dans cette porte est fixé le couloir (9) d'entrée de la bête constitué d'un chassies en fils, légèrement tronconique, perpendiculaire à la face de la porte. En position rabattue, la porte est verrouillée par le système (10). Les systèmes d'accrochage des casiers, soit entre eux en filière, soit en mouillage unitaire, sont représentés en (in). Toutes ces faces, à l'exception de l'entrée de l'ouverture (9) sont garnies de grillage. I1 en est de même de la surface génératrice du tronc de cône de l'ouverture qui peut éventuellement être en matière plastique rigide. La figure 2 est une coupe suivant le plan vertical figure-l avec les repères correspondants à la figure 1. Dans cette figure 2, sur l'armature du tronc de cône (9) dans ce cas constituée de fils d'acier l'enveloppe grillagée est représentée en hachures croisées (12), les fils (13) dépassent cette zone d'une longueur de l'ordre de quelques centimètres. Sur le fil longitudinal supportant l'armature de l'ouverture (9) sont prévus des points d'accrochage de l'appât représentés par des anneaux (14) à titre non limitatifs, ceux-ci pouvant être remplacés par des têtons ou crochets, sans sortir du cadre de 1' invention. La position adéquate de l'appât étant située en (15), il y est maintenu par un fil (16) passé au travers de celui-ci, ayant un oeil (17) à une extrémité qui coiffe l'un des fils (13) s'y accroche et se fixe à l'autre extrémité sur l'anneau (14). La figure 3, est une coupe suivant un plan vertical passant par "Y Y" perpendiculaire à la porte,(2-6-7-3) de la figure 1. Elle fait apparâitre 10) - que la largeur (A) de l'ouverture (2-6-7-3) doit être au minimum égale au rayon (R), ayant son centre à l'articulation (2-6) et son extrémité à la pointe des fils (13) de l'ouverture. 20) - que pour permettre une rotation totale de la porte sans abîmer le grillage, par rabattement sur la face oblique, il est nécessaire que le côté correspondant à la porte (2-6) soit à un niveau inférieur à l'axe de l'ouverture. Pour cela, ainsi que représenté sur la figure 3, le moyeu de rotation (18) est soudé sur la longueur (2-6) de la porte suivant un angle (a) tel, qu' une ouverture avec rabattement complet, suivant la flêche "f" autorise la porte à venir en appui sur le côté incliné (1-2-6-5) tel que représenté schématiquement par un trait fin discontinu. 30) - le verrouillage (10) figure 1 et 3, est représente dans la figure 4, celle-ci est une vue partielle en perspective de la zone de verrouillage où sont représentés, la porte et le côté (3-7) le renfort transversal de la porte (20) figure 2 et 3, le renfort central (21) de la partie oblique (3-7-4-8) figure 1, sur lequel au droit du côté (3-7) est soudé un manchon (22). Dans ce manchon (22) coulisse et tourne un axe (24) ayant à la partie supérieure (25) un fer plat, et la partie inférieure (26), pliée d'équerre perpendiculairement d'une part au coulissement dans le manchon et d'autre part au plan constitué par l'axe de la partie supérieure (25) et du coulissement. Ce cambrage inférieur (26) est situé à ras du manchon pour permettre la rotation. La partie cambrée inférieure (26) à une longueur de quelques centimètres, aussi par le fait que le coulissement se fait sur une oblique, son poids la rappelle constamment en appui sur la face grillagée empêchant ainsi tout déverrouillage par l'action interne de la bête piégée. Ainsi que représenté en extrêmité de la figure 1 dans le renforcement des extrêmités peut être prévu une ouverture (27) permettant éventuellement la pêche de petits crustacés en zone cotière. REVENDICATIONS I - Charpente de nasse à crustacés ou poissons caractérisée en ce qu'elle comporte une charpente en forme de prisme droit à extrémités trapézoldales isocelle (1-2-3-4)(5-6-7-8) dont la face (1-5-8-4) entre les deux grands côtés des trapèzes sert de plan de pose au fond de la mer et la face opposée (2-6-7-3) en conséquence tournée vers le haut sert de cadre à la porte qui pivote sur le côté (2-6) de cette face et vient se verrouiller au milieu du côté (3-7) de la même face, cette porte comportant d'autre part l'orifice (9) conique d'entrée de la bête à piéger et les dispositions d'accrochage (14) des appâts. II - Nasse à crustacés selon la revendication I caractérisée par le fait que les dimensions de la porte et son ouverture totale par rotation.au-dessus de la masse permettent l'accès instantané en tous points. III - Nasse à crustacés selon les revendications 1 et 2 carac térisée par le fait que l'entrée de la bête à piéger étant solidaire de la porte, ainsi que les points d'accrochage de l'appât, celui-ci peut lorsque la porte est ouverte être accroché derrière l'entrée au point prévu le plus adéquat. IV - Nasse à crustacés selon la revendication I caractérisée par le fait que le verrouillage est obtenu par la rotation d'un axe oblique venant interdire la levée de la porte et que le fonctionnement de cet axe oblique est maintenu par le poids de la poignée dans le sens perpendiculaire à l'obliquité.