La présente invention concerne les tubes cathodiques et, plus précisément, les tubes cathodiques à énergie variable des électrons du faisceau, utilisés essentiellement dans les systèmes de visualisation de l'information. Ces dernières années on a vu apparaître une nouvelle classe de tubes cathodiques, savoir, les tubes cathodiques à énergie variable (à vitesse variable) des électrons du faisceau. Cette éner- gie variable détermine la couleur de la fluorescence ou la persistance ainsi que d'autres paramètres caractérisant le fonctionnement de l'écran du tube. Le principe de fonctionnement des tubes cathodiques do cette classe repose sur une valeur différente de la pénétration du faisceau électronique dans un corps solide (en l'occurrence, dans l'écran du tube) en fonction de l'énergie des électrons du faisceau Les tubes de cette classe sont généra- lement appelés tubes du type à pénétration d'électrons. L'écran des tubes cathodiques i énergie variable des électrons du faisceau peut être constitué par plusieurs couches élé- dentaires superposées, séparées par une couche d'arrêt et possé- dant des caractéristiques (propriétés) différentes en cas d'exci- tation de l'écran par le faisceau électronique par exemple, une couleur différente de la lusinescence une persistance diffé- rente, la propriété de changer de couleur (dè 8 'obscurcir) Lorsque le faisceau électronique vient frapper un tel écran il pé- nètre, en fonction de l'énergie des électrons du faisceau, c'està-dire en fonction de la tension d'accélération, jusqu' une coupe che bien déterminés. en assurant son excitation. Dans une autre variante des tubes cathodiques de ce type, l'écran peut être constitué peur r seule couche comportant des particules de substance enduites de plusieurs couches à caractéristiques différentes. Pour assurer un fonctionnement normal de pareils tubes cathodiques, il est nécessaire d'effectuer une variation rapide à la fréquence du signal vidéo, de l'énergie des électrons du faisceau c'est-à-dire, de la tension d'accélération depuis une valeur données (comprise généralement entre 4 et 8 kV) jusqu'à une valeur plus élevée (se trouvant généralement dans les limi- tes de 8 à 15 kV) ou inversement. Cette variation de la tension d'accélération a pour conséquence une défocalisation du faisceau électronique et exige donc do prévoir un moyen permettant de rétablir une bonne concentration du faisceau. Dans la plupart des tubes cathodiques connus de ce genre, la lentille de concentration principale servant à la focalisation du faisceau est une lentille électrostatique. Ces tubes comportent un dispositif de réglage dynamique de concentration du faisceau électronique en cas de variation de l'énergie de ses électrons. La concentration du faisceau électronique est corrigée à l'aide d'un signal amené depuis un générateur spécial et appliqué i l'une des électrodes de la lentille électrostatique en synchronisme avec la variation de l'énergie des électrons du faisceau. On sait que l'emploi d'une lentille électrostatique en qualité de lentille de concentration principale limite considérablement la finesse de définition du tube cathodique qui l'utilise surtout pour des intensités du faisceau électronique égales ou supérieures à 100 pA. Bien que l'emploi, comme lentille de concentration principale d'une lentille magnétique constituée par une bobine élec tromégnatique ayant une inductance de l'ordre de 200 mH > permette en principe une finesse de définition bien élevée, elle n'a pas été utilisée jusqu'd ces derniers temps étant donné qu'il est impossible. en principe. d'assurer une variation rapide du flux magnétique dans cette bobine électromagnétique au rythme de variation de l'énergie des électrons du faisceau. Il existe aussi un tube cathodique à énergie variable des électrons du faisceau comportant une source d'électrons qui sont réunis en un faisceau électronique par un moyen d 'accélération et un moyen de concentration utilisant une lentille électromagnétique ainsi qu'un moyen de déviation du faisceau électronique placé en aval de la lentille magnétique suivant le trajet du faisceau électronique. Dans ce dernier tube la lentille magnétique est constituée par une bobine électromagnétique e construction spéciale. Dans ce tube, tout comme dans le cas cremploi des lentilles de concentration électrostatiques, la correction de la concentration du faisceau électronique lors de la variation de l'énergie de ses électrons est obtenue à l'aide d'un signal produit par un générateur spécial et appliqué-à la bobine électromagnétique. ce qui rend évidemment plus compliqués les circuits de commande du tube cathodique. La lentille magnétique constituée par ladite bobine élec tromagnétique n'est pas une lentille courte qui exerce l'action de concentration la plus efficace sur le faisceau électronique parce que le souci de réduire son inductance entraîne une.augmentation considérable de son entrefer par rapport aux bobines de concentration électromagnétiques connues. En outre. malgré la réduction de son inductance on n'arrive pas quand même à éliminer complètement la limitation que cette bobine de concentration électromagnétique lipose i la vitesse de variation de son flux magnétique et. par conséquent > à la rapidité de réponse du tube cathodique. Le tube cathodique à énergie variable des électrons du faisceau. suivant l'invention. permet d'éviter ces inconvénients. Le but de l'invention est de mettre au point un tube cathodique à énergie variable des électrons du faisceau dont le mode de réalisation permette une concentration automatique du faisceau électronique sur l'écran lors de la variation de l'énergie des électrons de ce faisceausainsi qu'un maintien automatique des dimensions constantes des symboles traduits en image sur l'écran du tube lors de la variation de l'énergie des électrons du faisceau. Le problème posé est résolu du fait que. dans le tube catho disque à énergie variable des électrons du faisceau. qui est produit et concentré par un moyen d'accélération des électrons et un moyen de concentration des électrons, ces deux moyens étant placés en série sur le trajet du faisceau électronique qui est déplacé sur l'écran du tube à l'aide d'un moyen de déviation disposé sur le trajet du faisceau électronique en aval du moyen de concentration des électrons, le moyen de concentration des élec- trons est constitué, suivant l'invention. par deux lentilles t une lentille magnétique à intensité constante du champ magnétique et une lentille électrostatique disposée par rapport b la lentille magnétique de manière à corriger. en cas de variation de l'énergie des électrons du faisceau, $a la focalisation du faisceau électronique ayant traversé la lentille magnétique. Cette lentille électrostatique est constituée par deux électrodes axialement symétriques dont la première, suivant le trajet du faisceau électronique, est électriquement liée au moyen d'accélération des électrons et la deuxième > à l'écran du tube. Il est avantageux de placer les faces terminales des électrodes de la lentille électrostatiques. orientées l'une vers l'autre, suivant le trajet du faisceau électronique. en amont du plan médian de la lentille magnétique. I1 est utile-de placer les faces terminales des électrodes de la lentille électrostatique. orientées l'une vers l'autre de part et d'autre du plan médian de la lentille magnétique & une distance, l'une de l'autre, supérieure au diamètre de la face terminale de la plus petite des électrodes et de lier électriquement ces faces terminales des électrodes entre elles par l'intermédiaire d'un système destiné à produire un champ électrique réparti et placé entre ces électrodes. Il est avantageux de réaliser le système de production du champ électrique réparti à partir d'un ruban en matériau à haute resistivité en le courbant suivant une ligne hélicoidale. I1 est aussi judicieux de réaliser le système de production du champ électrique réparti sous la forme de plusieurs diaphragmes, électriquement liés entre eux par des éléments en matériau à haute résistivité. Il est avantageux que le tube cathodique comporte un moyen complémentaire destiné à la déviation du faisceau électronique et disposé entre le moyen d'accélération des électrons et la première. suivant le trajet du faisceau électronique électrode de la lentille électrostatique. Le mode de réalisation du tube cathodique à énergie variable des électrons du faisceau. objet de l'invention, permet d'obtenir une finesse de définition élevée près de 2500 lignes par écran, de simplifier les circuits de commande et d'augmenter la rapidité de réponse. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre de plusieurs modes concrets de réalisation avec référence aux dessins annexés, dans lesquels - la figure 1 représente une vue en coupe longitudinale d'un premier mode de réalisation du tube cathodique à énergie variable des électrons du faisceau et un schéma synoptique de ses circuits de commande, conformément à l'invention ; - la figure 2 représente une vue en coupe longitudinale d'un deuxième mode de réalisation du tube cathodique à énergie variable des électrons du faisceau conformément à l'invention - la figure 3 représente une vue en coupe longitudinale d'un troisième mode de réalisation du tube cathodique à énergie variable des électrons du faisceau conformément à l'invention. Tel qu'il est représenté (fig. 1), le tube cathodique à énergie variable des électrons du faisceau. objet de l'invention. comporte un système i destiné à la formation d'un faisceau électronique et comprenant une source 3 d'électrons constituée par une cathode 4 à chauffage indirect et une électrode de modulation 5 placée à l'intérieur d'une enveloppe 2 en verre. Le système de formation du faisceau électronique comporte aussi un moyen d'accélération des électrons disposé suivant le trajet des électrons en aval de l'électrode de modulation 5t et représenté par une électrode accélératrice 6, qui est un cylindre dont les faces terminales fermées présentent des orifices livrant passage aux électrons et un moyen de concentration dés électrons. Le. moyen de concentration des électrons comporte une lentille placé trostatique bipotentielle constituée par une première électrode 7 et une deuxième électrode 8 qui sont réalisés sous la forme d'un cylindre et sont disposées à une certaine distance l'une de l'autre, en aval de l'électrode accélératrice 6 sur le trajet du faisceau électronique. Ce moyen de concentration des électrons comporte aussi une lentille magnétique constituée par une bobine électromagnétique 9 de conception connue placée à l'extérieur de l'enveloppe 2 B l'intérieur du noyau magnétique 10 de laquelle, possédant un entrefer est placé un enroulement 12. Ladite lentille électrostatique est disposée par rapport k la lentille magnétique de manière à compenser la variation de la concentration du faisceau électronique sortant de la lentille magnétique lors de la variation de l'énergie des électrons du faisceau. Dans le: mode de réalisation considéré du tube cathodique, le plan médian 13 de la lentille électrostatique, passant par le milieu de la distance séparant les faces terminaler, orientées l'une vers l'autre, de la première électrode 7 et de la deuxième électrode 8, est disposé entre l'électrode accélé- ratrice 6 et le plan médian 14 de la lentille magnétique passant par le milieu de l'entrefer Il de la bobine électromagnétique. L'électrode accélératrice 6 est électriquement liée à la première électrode 7 de la lentille électrostatique au moyen d'une barrette d connexion 15. La deuxième électrode 8 de la lentille électrostatique est reliée, au moyen de ressorts mtal- ligues 16, à un revêtement conducteur 17, largement connu, par exemple comportant une suspension de graphique coDbtdal dans l'eau, du type aquadag, revêtement porté par la surface intérieure de l'enveloppe 2 et prolongé par le revêtement en aluminium porté par l'écran 18 se trouvant sur la face intérieure de la partie évasée de l'enveloppe 2.L'écran 18 représente un revêtement en une seule couche contenant des particules de la substance luminescente Y2O2Si:Eu qui émet une lumière rouge sous 11 effet du faisceau électronique 1 frappant l'écran 18 pour une tension de 6 kV agissant sur l'écran 18 Le revêtement de l'écran contient aussi des particules de la substance luminescente (ZnCd) Si:Cu dont chacune est recouverte d'une couche d'arrêt. Ces particules émettent une lumière verte pour une tension de 12 kV sur l'écran 18. A l'extérieur de l'enveloppe 2 en aval de la bobine électromagnétique 9. suivant le trajet du faisceau électronique 1, est disposé un moyen de déviation du faisceau électronique 1. Ce moyen, destiné à assurer le balayage de l'écran 18 par le faisceau électronique 1, est une bobine électromagnétique 19. A l'intérieur de l'enveloppe 2, entre l'électrode accélératrice 6 et la première électrode 7 de la lentille électrostatique. est placé un moyen de déviation complémentaire du faisceau électronique 1. Il est réalisé sous la forme de deux paires de plaques de déviation électrostatiques : une paire de plaques 20 de déviation verticale et une paire de plaques 21 de déviation horizontale. Ce moyen complémentaire de déviation est destiné au balayage par le faisceau électronique 1 d'une petite aire sur l'écran 18. La position de cette aire est déterminée par la bobine 19 de déviation et ses dimensions correspondent à celles du caractère traduit en image sur l'écran 18 du tube cathodique. Le fonctionnement du tube à rayons cathodiques, objet de l'invention, est commandé depuis une source 22 de signaux de commande qui est relié. d'une part. à l'électrode 5 de modulation par l'intermédiaire d'un bloc 23 servant à commander l'in- tensité du faisceau électronique 1 et, d'autre part. aux plaques 20 et 21 de déviation électrostatique par l'intermédiaire d'un générateur 24 de caractères. La source 22 est aussi connectée sur la bobine 19 de déviation å travers un bloc 25 de déviation XY et sur l'écran 18 à travers un commutateur 26 de haute tension. Le commutateur 26 de haute tension est branché à son tour sur la source 27 d'élimentation à haute tension. L'électrode accélératrice 6 et la bobine électromagnétique9 constituant la lentille magnétique sont branchées sur des sources d'alimentation distinctes 28 et 29. La cathode à chauffage indirect 4 du tube cathodique suivant l'invention est mise à masse. Le tube cathodique à énergie variable des électrons du faisceau. objet de l'invention. peut être réalisé selon un autre mode de réalisation analogue au premier qui vient d'entre décrit. Cette variante diffère du premier mode de réalisation en ce que des électrodes 30 (fig. 2) et 31 de la lentille électrostatique bipotentielle sont représentées par le revêtement en aquadag porté sur la surface intérieure de l'enveloppe 2 et sont séparées, dans la variante considérée > par une distance supérieure au diamètre intérieur de l'enveloppe 2 dans la région portant le revetement. En outre. les faces terminales des électrodes 30 et 31 > orientées l'une vers l'autre. sont disposées de part et d'autre du plan médian 14 de la lentille magnétique et sont électriquement liées entre elles au moyen d'un système de production de champ électrique réparti placé entre ces électrodes.Ce système est constitué par un revêtement 32 en matériau à haute résistivité porté sur la-surface intérieure de enveloppe 2 suivant une ligne hélicoïdale. Selon le deuxième mode de réalisation considéré du tube cathodique, l'électrode 30 est électriquement reliée au moyen des ressorts 33 à l'électrode accélératrice 6, l'électrode 31 constitue le prolongerrent du revêtement conducteur 17 tandis que le moyen de déviation complémentaire du faisceau électronique est une bobine électromagnétique 34 mise sur l'enveloppe 2. Le tube cathodique à énergie variable des électrons du faisceau. objet de l'Ninvention. peut être aussi réalisé selon un troisième mode de réalisation analogue au deuxième qui vient d'être décrit. Sa différence réside dans le fait que le système de production de champ électrique réparti est constitué par plusieurs diaphragmes 35 (fig. 3) qui sont électriquement liés entre eux au moyen d'éléments faits en matériau b haute résistivité et représentant. selon la variante considérée. des rondelles 36. En outre. une première électrode 36 de la lentille électrostatique est réalisée en une seule pièce avec l'électrode accélératrice 6, tandis qu'une deuxième électrode 37 est un cylindre dont les faces terminales sont fermées et présentent des orifices livrant passage au faisceau électronique. cette deuxième électrode étant électriquement liée par des ressorts 16 au revêtement conducteur 17 porté sur la surface intérieure de l'enveloppe 2. Le tube cathodique à énergie variable des électrons du faisceau, objet de l'invention. réalisé selon le premier mode de réalisation, fonctionne de la manière suivante. Lorsqutun signal produit par le bloc 23 (fig. 1) de commande de l'intensité du faisceau électronique 1 est appliqué au Whenelt 5 de la source 3 d'électrons et une tension d'accélération est appliquée depuis la source 28 d'élimentation à l'électrode accélératrice 6, il se produit, dans l'espace entre la source 3 d'électrons et l'électrode accélératrice 6, un faisceau électronique 1 divergent modulé en intensité de courant. Ce faisceau 1 passe entre deux paires de plaques 20 et 21 constituant le moyen de déviation complémentaire du faisceau électronique et se trouve dévié par ces plaques d'un angle déterminé dont la valeur est proportionnelle au signal en provenance du générateur de caractères 24 qui agit sur ces plaques 20 et 21.Ensuite, le faisceau électronique 1 divergent dévié mais pas encore concen- tré > pénètre dans la lentille électrostatique constituée par les électrodes 7 et 8. Supposons que l'écran 18 et, par conséquent. l'électrode 8, soit attaqués par la plus petite des deux tensions de tr-avail déterminées, égale à 6 kV, et que les rapports qui existent > entre les tensions auxquelles sont portées les électrodes 7 et 8 constituant la lentille électrostatique et l'intensité du champ magnétique agissant à l'intérieur de la bobine électromagnétique 9 représentant la lentille magnétique. sont tels qu'aucune des deux lentilles prises isolément n'est assez forte pour produire à elle seule sur l'écran 18 du tube une image réelle du crossover. Une image nette du cross-over sous la forme d'une tache aussi réduite que possible ne peut être obtenue sur l'écran 18 qu'à la suite d'une action simultanée de la lentille électrostatique et de la lentille magnétique sur le faisceau électronique 1. On sait que le coefficient de grossissement total d'une combinaison de deux lentilles est égal au produit des coefficients de grossissement des deux lentilles. Si l'on commence à augmenter la tension agissant sur l'écran 18 et par conséquent sur l'électrode 8 de la lentille électrostatique, il en résultera, pour une répartition constante de l'intensité du champ magnétique le long de l'axe du tube cathodique obtenue à l'aide de la source 29 d'alimentation. une défocalisation de la tache sur l'écran du tube.Dans ce cas, la force optique de la lentille électrostatique bipotentielle croit grâce à l'augmentation du rapport des tensions sur les électrodes 7 et 8 tandis que la force optique de la lentille magnétique décroît à cause de la vitesse accrue des électrons du faisceau 1 & à 'intérieur de cette lentille. Lorsque la tension appliquée à l'électrode 8 atteint une valeur détersinée, l'image du crosi-over réapparaît sur l'écran 18. C'est ainsi qu'on peut obtenir sur l'écran 18 une tache de dimensions minimales pour deux tensions déterminées. Etant donné que les valeurs nécessaires des tensions à faire agir sur l'écran 18 et, par conséquent. sur l'électrode 8 sent généralement déterminées par des phosphores utilisés, la force optique de la combinaison de lentilles est réglée par variation de la distance qui sépare le plan médian 13 de la lentille électrostatique et le plan médian 14 de la lentille magné- tique. par variation de la tension appliquée à l'électrode 7 et enfin par variation de 1 'intensité du champ magnétique agissant à l'intérieur de la bobine électromagnétique 9 constituant la lentille magnétique. En faisant varier les paramètres susmentionnés, on peut régler dans de petites limites les valeurs de deux tensions fixes agissant sur la deuxième électrode 8 et. par conséquent. sur l'écran 18 > pour lesquelles on obtient une concentration autona- tique du faisceau électronique 1 sur l'cran 18 et ceci dans une large gamme, suivant les phosphores utilisés dans cet écran. Puisque le coefficient de grossissement linéaire obtenu avec ia combinaison d'une lentille électrostatique et d'une lentille magnétique reste pratiquement constante lorsqu'on passe d'une valeur fixée de la tension agissant sur la deuxième électrode 8 à une autre valeur fixée de cette tension. cette coUbi- naison de lentilles assurera le même déplacement vers l'axe du tube cathodique. du faisceau électronique 1 dévié par le moyen de déviation complémentaire, pour différentes tensions appliquées à la deuxième électrode 8. c'est-à-dire lorsqu'il se produit une deuxième concentration du faisceau électronique 1 sur l'écran 18. La déviation du faisceau électronique 1 par le moyen de déviation complémentaire se fait à une vitesse constante des électrons, aussi bien pour Itune que pour 11 autre des valeurs fixées de la tension sur l'écran 18, puisque ce moyen de déviation complémentaire est placé en amont de l'électrode 8, qui est portée à une tension dont la valeur est maintenue à un niveau constant lors du fonctionnement du tube à rayons cathodiques. Ainsi, gracie à l'emploi d'une combinaison comprenant une lentille électrostatique bipotentielle et une lentille magnétique. convenablement disposées l'une par rapport à l'autre. on obtient non seulement une concentration inchangée du faisceau électronique 1 sur l'écran 18, lorsque l'énergie de ses électrons varie entre deux valeurs fixes (c'est-à-dire en cas de variation de la tension d'accélération), mais aussi une sensibilité pratiquement constante de la déflexion du faisceau électronique 1 par le moyen de déviation complémentaire, ce qui permet d'obtenir sur l'écran les images des caractères ayant les mêmes dimensions indépendamment de la variation de la tension appliquée à l'écran 18. Le tube cathodique à énergie variable des électrons du faisceau réalisé selon le deuxième mode de réalisation fonctionne suivant un principe analogue à celui qui vient d'être décrit. La différence tient au fait qu'au lieu d'une lentille électrostatique bipotentielle "géométriquement forte" on emploie dans ce mode de réalisation une lentille électrostatique bipotentielle étendue "géo.étriquoment faible". De plus, la disposition mutuelle de la lentille électrostatique et de la lentille magnétique est différente. Dans le premier mode de réalisation du tube cathodique l'action des lentilles électrostatiques et magnétique est séparée dans l'espace, tandis que dans le deuxième mode de réalisation elle est réunie dans l'espace. Lorsqu'on fait agir sur l'écran 18 et, par conséquent, sur l'électrode 31, l'une des tensions de travail U1 supérieure à la tension appliquée à l'électrode accélératrice 6 et à l'électrode 30 qui est électriquement liée à l'électrode 6, la lentille électrostatique fonctionne en lentille d'accélération. Pour rendre plus simple et plus claire la description qui va suivre du fonctionnement du tube cathodique réalisé selon la deuxième version, on désigne les parties gauche, centrale et droite de la lentille électrostatique, suivant le trajet du faisceau électronique respectivement par I, II et III. Etant donné que le domaine correspondant à la partie I de la lentille électrostatique d'accélération est divergent, les électrons du faisceau divergent subissent l'action d'une force radiale,agissant vers l'axe du tube cathodique. Depuis le domaine correspondant à la partie I, le faisceau passe dans le domaine correspondant à la partie II à l'intérieur de laquelle agit un champ électrique pratiquement homogène. Dans ce dernier domaine, les électrons ne subissent de la part de la lentille électrostatique que l'action d'une force axiale. Dans cette partie Il, le faisceau électronique 1 est aussi sollicité vers l'axe du tube cathodique par une force radiale qui est due à l'action du champ magnétique développé par la bobine électromagnétique 9 constituant la lentille magnétique.Le domaine correspondant à la par tie III est un domaine divergent. Quand on fait agir sur les électrodes 6 et 30 une tension continue U2 dont la valeur est inférieure à celle de la tension U1 appliquée à l'écran 18 et, par conséquent, à l'électrode 31, la force optique de la lentille magnétique est réglée à une valeur telle que le faisceau électronique 1 soit concentré sur l'écran 18 grSce à l'action conjuguée des lentilles électrosta- tique et magnétique. Si l'on augmente la tension U1, l'action de concentration résultante duc à la partie I convengente et à la partie III divergente de la lentille électrostatique bipotentielle se renforce Si la force optique de la lentille magnétique était constante, le faisceau électronique 1 serait concentré avant d'attein- dre l'écran 18. Or, la force optique de cette lentille diminue lorsque la tension U1 augmente parce que la vitesse des électrons passant à travers cette lentille croît proportionnellement à la tension U1. L'accroissement de la force optique de la lentille électrostatique n'est pas proportionnel à l'augmentation de k/U1 (k est un coefficient constant dont la valeur est déterminée par la géométrie des électrodes de cette lentille) mais s'exprime par une fonction plus complexe parce que la vitesse du faisceau électronique 1 croit en permanence au fur et à mesure que le faisceau électronique 1 traverse cette lentille électrostatique. L'action commune de la lentille électrostatique, dont l'effet se renforce avec l'augmentation de la tension U1, et de la lentille magnétique. dont l'effet s'affaiblit avec l'augmen tation de cette tension. permet d'obtenir une concentration pratiquement inchangée de la tache sur l'écran 18 du tube cathodique pour toutes les valeurs de la tension U1 choisies dans des limi tes données, dépendant des phosphores utilisés dans l'écran 18. Cette circonstance permet de se passer des blocs complémentaires de correction dynamique de la concentration du faisceau électronique 1 en cas de variation de son énergie, vu que ces blocs compliquent les circuits de commande du tube cathodique. Le tube cathodique à énergie variable des électrons du faisceau réalisé selon le troisième mode de réalisation fonctionne suivant un principe tout à fait analogue à celui qui a été décrit plus haut. Le tube cathodique à énergie variable des électrons du faisceau, objet de l'invention, donne la possibilité d'obtenir une concentration automatique du faisceau électronique sur l'écran pour deux valeurs fixées de l'énergie des électrons du faisceau ou dans une large gamme continue (6 à 20 ka set davantage) de variation de l'énergie des électrons. Dans toutes les variantes de réalisation. décrites plus haut, du tube cathodique suivant l'invention. la variation de l'énergie des électrons du faisceau peut être obtenue aussi dans le cas où la tension agissant sur l'écran est maintenue constante tandis que la tension sur la cathode à chauffage indirect et sur l'électrode accélératrice subit des variations. 'L'emploi de la combinaison d'une lentille magnétique avec une lentille électrostatique dans le tube cathodique permet d'obtenir une finesse de définition élevée pour des intensités du faisceau près de 100 pA. Dans les prototypes expérimentaux des tubes cathodiques réalisés suivant l'invention on a obtenu une finesse de définition égale à 2500 lignes par écran pour des intensités du faisceau de 100 FA. Puisque dans le tube cathodique réalisé suivant l'invention l'intensité du champ magnétique de la lentille magnétique est constante, la lentille magnétique peut être constituée soit par n'importe quelle bobine électromagnétique soit par un aimant permanent. Dans le deuxième cas, la source d'alimentation devient inutile. Un autre avantage qu'offre la lentille magnétique à intensité constante du champ magnétique est qu'elle n'impose aucune limitation complémentaire sur la rapidité de réponse du tube cathodique. L'emploi du tube cathodique, objet de l'invention, dans les équipements destinés à la visualisation de l'information sous forme de symboles et caractères permet d'obtenir automatiquement sur l'écran des images de dimensions constantes des caractères lors de la variation de l'énergie des électrons du faisceau. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Tube cathodique à énergie variable des électrons du faisceau produit par un moyen d'accélération et par un moyen de concentration, les deux moyens étant placés en série sur le trajet du faisceau électronique qui est déplacé sur l'écran du tube à l'aide d'un moyen de déviation placé sur le trajet du faisceau électronique en aval du moyen de concentration, caractérisé en ce que le moyen de concentration des électrons est constitué par deux lentilles: une lentille magnétique à intensité constante du champ magnétique et une lentille électrostatique disposée par rapport à la lentille magnétique de telle manière que soit assurée la correction, en cas de variation de l'énergie des électrons du faisceau de la focalisation du faisceau électronique, ladite lentille électrostatiqueétant constituée par deux électrodes axialement symétriques dont la première, suivant le trajet du faisceau électronique, est électriquement liée au moyen d'accélération des électrons et la deuxième, à l'écran. 2. Tube cathodique selon la revendication 1. caractérisé par le fait que les faces terminales des électrodes de la lentille électrostatique. orientées l'une vers l'autre. sont placées. suivant le trajet du faisceau électronique, en amont du plan médian de la lentille magnétique. 3. Tube cathodique selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les faces terminales des électrodes de la lentille électrostatique, orientées l'une vers l'autre, sont placées de part et d'autre du plan médian de la lentille magnétique. à une distance, l'une de l'autre, supérieure au diamètre de la face terminale de la plus petite des électrodes et sont électriquement liées entre elles par un système de production de champ électrique réparti disposé entre ces électrodes. 4. Tube cathodique selon la revendication 3. caractérisé par le fait que le système de production du champ électrique réparti est réalisé sous la forme d'un ruban en matériau à haute résistivité courbé suivant une ligne hélicoidale. 5. Tube cathodique selon la revendication 3, caractérisé par le fait que le système de production de champ électrique r6- parti est constitué par plusieurs diaphragmes électriquement liés entre eux par des éléments en matériau à haute résistivité. Tube cathodique selon l'une quelconque des revendications 1, , 4. 5. S, caractérisé par le fait qu'il comporte un moyen complémentaire destiné à la déviation du faisceau électronique et disposé entre le moyen d'accélération des électrons et la première, suivant le trajet du faisceau électronique, électrode de la lentille électrostatique.