La présente invention concerne la désagrégation de matières solides fragiles en particules extra-fines, un appareil pour f@e- xécution de ces opérations et les produits obtenus par ces opéra- tions. Plus particulièrement, l'invention conc@rne la désagrégation orientée d'un minéral tel qu@ le mica @n une multitude de particules ou paillettes ultra-minces suspendues dans un fluide. l'invention concorno d'une manière générale la fragmentation de matières pouvant être facilement fractionnées ou clivées pour former de fines particules et elle concerne en particulier le o clivage de minéraux tols que le mica, le verre, la silice, l'amiante, ctc, en petites paillettes ou écailles minces qui ont des surfaces actives et qui présentent un rapport inhabituellement uniforme entre la surface et l'épaisseur et qui entrent d'une manière prédominanto dans les limites d'un intervallc de dimensions rolativement étroit .Par agglomération de ces particules, on peut former des produits tels que du papier, des revêtements de surface, des couches de capacité, des ensembles de structure, des produits feuilletés, des bandes, des plaques, des tuyaux, des cylindres et d'autres produits présentant toutc forme ou tout profil souhaités dans lesquels les différentes particules allongées sont orientées d'une manière prédominante parallèlement entre elles dans un plan donné. L'équipement de désagrégation ou de fragmentation suivant l'invention est destiné principalencnt à la fragmentation du mica, mais il est aussi tout à fait efficace pour la fragmentation d'au- tres matières et en particulicr d'autres minéraux qui libèrent quand ils sont chauffés de l'cau lié dans la molécule ou de l'eau de cristallisation. Les matières mertionnées ci-dessus peuvent ôtre utilisées de beaucoup de manières différentes. Par exemple, les partieules li brcs ou les agglomérats non orientés pouvant etre facilement dns- persés de telles particules sont utiles comme pigments et comme matières d charge pour des peintures ou d'autrcs compositions d revêtement, pour des matières plastiques résineuses, pour des compositions élastomères 9 ou comme adsorbants et éléments porteurs ou véhicules pour d'autres matières, etc.Sous la forma d'agglomé- rats orientés, elles sont utilos comme isolants ou comme r@vêtements dans l'équipement électrique, comme matériaux de construction, etc. le mica forme un groupe de silicates qui sont des minéraux caraotérisés par leur aptitude à entre clivés le long dc leur plan cristallin de base tandis qu'ils sont beaucoup moins susceptibles d'être clivés le long du plan cristallin qui est essentiellement perpendiculaire au premier plan et qu'ils sont encore moins susceptibles d'être clivés le long de tout autre plan. En conséquence, ce type de minéral 2 cristallographiquement une- structure en forme de plaque qui est très flexible, élastique et résistante et qui peut être divisée et subdivisée en paillettes ou écailles très minces. On trouve le nica en différentes dimensions cristallines,les grandes dimensions -étant -très rares et- en différentes compositions chimiques, telles que le muscovite, la phlogopite, la biotite, etc. En raison de ses excellentes propriétés diélectriques ct mécaniques, d sa stabilité chimique et de sa résistance aux températures élevées, le mica est utilisé pour différents usages industriels et les qualités supérieures de mica sont -utilisées principalement dans Itin dustrie- 4lectrique à laquelle le mica fournit une matière isolantc. Toutefois, les propriétés du mica et son utilité différent essentiel- lement non seulement suivant son type d base mais encore, même dans un type donné, les propriétés dépendent de la composition- chimique exacte. la composition chimique du mica varie d'une manière importante, parfois meme à l'intérieur d'un scul cristal. Toutefois, la composition chimique exacte détermine la résistance thermique des cristaux individuels de mica et quand la -température critique dc déshydratation d'un morceau de mica donné est dépassée (cette- température étant habituellement supérieure à 500 C), le mica devient déshydraté t il gonfle, et se désagrége suivant la température et la durée du chauffage.Certains mieas synthétiques ont des caractéristiques et des propriétés analogues. les cristaux de mica naturel et de mica synthétique se frag fientent en paillettes relativement petites. Les nécessités industrielles modernes réclament d'une manière croissant-e des paillettes plus grandes ct plus mincçs, ayant des surfaces de contact plus grandes. Pour cette raison, les efforts déployés dans la technique ont été orientés d'une manière croissante vers la fragmentation du mica en paillettes ayant une épaisseur toujours plus petite ct vers la réin- tégration de ces paillettes minces, avec ou sans l'aide de liants, dans des feuillc-s cohérentes ayant une grande surface-de contact. Toutefois, les procédés antérieurs pour la fabrieation de produits ayant une grande surface de contact à partir de particules de mica ayant une épaisseur de l'ordre c quelques centièmes de millimètre, par exemple de 0,010 à 0,050 mm, se sont avérés comme étant très laborieux : l'utilisation dii mica est relativement faibl et les produits résultants ne sont pas du tout uniformes et en outre, ils sont coûteux. enfin, ils manqu-nt de forces dc surface cohésives. On a connu depuis plus de cinquante ans des procédés peur la fabrication de feuilles ayant une grande surface d contact à partir de particules de mica ayant une- épaisseur inférieure à 0,01 mm, par exemple de l'ordre do 0,002 à 0-,008 ma. Toutefois, las propriétés physiques médiocres et en particulier les propriétés mécaniques me- dio-cres des produits résultants ont empêché ces produits de prendre une importance commerciale.Des procédés plus récents, tels que ceux qui sont décrits dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique N 2.405.576 et N 2.549.880, ont atteint un certain degré d'importan- ce commerciale en particulier parce que les propriétés mécaniques des produits résultants sont meilleures que cellcs das produits entériours. Toutofois, bien que ces procédés datent maintonant de plus de vingt ans, ils n'ont jamais réussi à se répandre.Ils ont seule- ment réussi à remplacer en partie les procédés plus anciens qui avaient pour résultat des particules ayant une épaisseur supérieure à 0,01 mm parce qu leurs propriétés physiques et en particulier leurs propriétés mécaniques et diél@ctriques laissent encore beaucoup à désirer, parce que leur tr@itement est difficile, que l'utilisation de la matière première fournissant le mica est incom plèts et que les frais de traitement sont- élevés. En conséquence, l'un des buts de l'invention est de préparer de fines particules d matières solides, telles que des paillettes minces de mica, ayant une grande surface spécifique ou de contact, ainsi qu d'autres propriétés nouvelles ou améliorées qui rendent ces partioules particulièrement préci@uses en tant qu'agglomérats ou pigments et on outre dans la production de produits agrégés ou agglomérés. D'autre buts de l'invention sont les suivants - fournir des procédés et des appareils nouveaux t perfectionnés pour le clivage orienté d'une matière solide cristalline fragile telle que l@ miea, principalement le long de son plan prin cipal de cristallisation et en outre le long d'un autre plan d cristallisation tout en limitant le clivage ou la fragmentation le long de tous autres plans, d manière à faciliter la produc ticn et la récupération sélective de particules ou paillettes ayant la grande surface spécifique ou de contact désirée et une configuration géométrique allongée avec une épaisseur prédominante inférieure au mieren, de l'ordre de quelques dixièmes ou même quelques millièmes de micron cu moins -fournir des procédés et un appareil pour préparer et maintenir une suspension dans un fluide des fines paillettes de mica destinées à être transformées s@it en un agglomérat, soit en particules s'écoulant librement, destinées à entre utilisées comme pigment ou d'une manière analegue - faciliter le production de papier de mica amélioré ou d'autres structures, soit uniquement à partir de fines paillettes de mica seit à partir d'un mélange de telles paillettes avec d'autres matières auxiliaires utilisées classiquement, telles que des liants des matières de charge, etc, et et an particulier faciliter la production de papier de mica ayant une épaisseur inférieure à vingt microns. D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention ressortiront de la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés et donnant à titre explicatif mais nullement limitatif plusieurs formes de réalisation conformes à l'invention. Sur c@s d@ssins, la figure 1 est un diagramme d'un procédé qui commence par la préparation (A) d'une charge en matière pramiere, et qui aboutit en passant par une opération de fragmentation (B) et la production (C) d'une suspension de particules dans un fluide, à une opération (E) de moulage du produit final, avec ou sans opération intermédiaire séparée (D) d'aggl@mération ; la figure 2 Illustre la quantité d'eau (en %, axe des y) perdue à partir d'un échantillon de mica par chauffage progressif de ce dernier à dos tompératures croissantes (en OC, axe des x) jusqu'à ce que soit atteint un poids anhydre constant ;; la figure 3 montre l'augmentation du volume du mica (en % axe des y) en fonction du temps (en secondes, axe des z) employé pour chauffer le mica de 180C à 8850C, e'xst-à-dire l'effet de la vitesse de chauffage sur le degré de gonflement obtenu la figure 4 est un diagramme qui mentre la relation entre la résistance à la traction (en kg/mm2, axe des y) et l'épaisseur du mica (en micron, axe des x) après qutil a été plié entre deux surfacos complémentaires ayant un profil en forme de Z sous une charge de 10 kg/cm2 ;; la figure 5 est une représentation, en coupe verticale, du dispositif en forme de Z utilisé pour plier le mica comme il a été indiqué à propos de la figure 4 R la figure 6 est une illustration microscopique d'un groupe de particules typiques d mica obtenues conformément à la techni qu antérieure par exemple par le procédé Bardot, et montrait à la fois la forme irrégulièr@ des particules et le large intervalle des dimensions de particules prédominantes la figure 7 es-t une vue fortement grossie, qui montre une des particules de la figure 6, cette particule étant représentée en coupe verticale la figure 8 est une illustration mieroscopique d'un groupe de particules typiques de mica, obtenues conformément à la présente invention, cette figure montrant la forme rectangulaire prédominan- ge des particules et l'intervalle relativement étroit de leurs dimensions la figure 9 est une vue fortement grossie, en coupe verticale d'une particule ou paillette typique obtenue suivant l'invention, cette vue montrant la surface essentiellement plate et exempte d'irrégularités do la particule la figure 10 est une vue en coupe verticale qui montre un dépôt de particules de mica relativement épaisses, non flexibles, de la technique ancienne sur un substratum massif, avec des cavités entre certaines des particules adjacentes ainsi qu'entre les particules et le substratum la figure 11 est une vue en coupe verticale qui montre un dépôt dense de particules minces, plates, flexibles, obtenues suivant l'invention, sur un substratum massif comparable à celui de la figure 10, la figure 11 montrant que les particules se conforment étroitement à la forme du substratum 2 la figure 12 est une vue en coupe verticale d'une réalisation de l'appareil pour désagréger des matières telles que le mica con formément à la présente invention, cette forme de réalisation étant préférée pour être utilisée avec un milieu liquide de suspension;; la figure 13 est une vue en coupe horizontale de l'appareil représenté par la figure 12, faite suivant la ligne t3-13 de la figure 12 la figue 14 est une vu partielle on coupe verticale d'une variante de l'appareil représenté sur la figure 12 dans laquelle les particules dc produit sont enlevées de la chambre de désagrégation par l'intormédiaire d'un large bec, pr des moyens électrostatiques, le débordement liquide étant très petit et les particules étant classées en différentes fractions suivant leurs dimensions ;; la figure 15 est une vue partielle en coupe verticale d'une autre variante de l'appareil représenté sur la figure 12 ; dans le cas de l'appareil représenté sur la figure 15, les particules de produit sont enlevées de la chambre de désagrégation par une électrophorése employant une courroie mobile qui fait office d'électrode à laquelle les particules de produit adhèrent et d'oW elles sont en levées par racolage. le terme de "pigment" se rapporte ici à des matières solides finement divisées qui sont destinées à être ajoutées à des peintures à d'autres compositions liquides de revêyement, etc, tandis que le terme de "charge" concerne des matières solides finement divisées destinées à entre ajoutées à des résines de moulage, à des poudres, à des pâtes, à des mélanges élastomères, à des compositions graphitées, à des compositions isolantes, à des papiers, ainsi qu'à des couches de matières solides s'écoulant librement telles que des couches destinées à être utilisées comme isolants thermiques ou acoustiques.Le terme d'"agglomérant" s rapporte ici à de fines particules de mica avec des surfaces actives GU capacités adsorbantes qui les rendent propres à être utilisées comme éléments porteurs ou véhicules pour des substances actives telles que des insecticides ou des herbicides, ou comme parties constituantes dc milieux de filtration, ou comme véhicules pour des pigments ou d'autres colorants ou pour des matières telles que la poudre d'argent ou de bioxyde de titane ou des poudres analogues, pour la fabrication à partir de ces substances de produits semi-conducteurs. Il apparatt d'après les figures 8 et 9 que les particules de mica suivant l'invention ont la configuration géométrique désirée, c'est-à-dire une faible épaisseur et une surface relativement grande et platc, un intervalle étroit de dimension de particules et une grande surface spécifique ou de contact. Suivant les besoins, les paillettes nouvelles ont une sur face spécifique beaucoup plus grande que celle des produits similaires fabriqués antérieurement, c'est-à-dir@ une surface de contact dépassant 7 m2/g (valeur déterminée par le procédé bien connu BET basé sur la mesure de l'adsorption d'un gaz), par exemple de plus de 7 à 700 ou même 2500 m2/g avec certaines variétés de mica. dimension maximum dûs paille-ttes ou-partieules nouvelles minces de mica peut être prédéterminée conformément aux besoins et elle peut être suivant la surface spécifique désirée de l'ordré de 1 millimètre ou plus, de dixièmes ou de centièmes de millimètre et elle peut être pour des usages spéciaux de l'ordre de t micron ou plus, de dixièmes, de centièmes ou ou même de millièmes de micron, an particulier dans des intervalles de dimensions étroits préchoisis se situant dans les limites de l'intervalle tetal de 30 millimètres environ jusqu'à 2 millimicrons.Par exemple le produit représenté sur les figures 8 et 9 sera constitué d'une manière prédominante par des particules ayant entre leur longueur Lt leur épaisseur un rapport d'une valeur élevée par exemple pouvant être comprise entre 1000/1 et 5.106/1. les pigments, les charges t les agglomérants fabriqués conforcément à la présente invention rendent possibles des applications nouvelles et des procédés d'utilisation nouveaux, qui n'étaient pas réalisable antérieurement parce que les particules nouvelles sont d'un genre fondamentalement nouveau, au sens physique, de telle sorte que, par exemple, les particules finement divisées, quand elles sont dispersées dans un fluide approprié, se comportent comme des colloïdes, ont une aptitude étonnante à adsorber des particules d'autres matières sur leurs surfaces, se conformentétreitement à des substrats de configuration diverses sans se briser, etc. On a représenté schématiquement sur la figure 1 une succession d'opérations qui correspondent à la pré sente invention et qui peuvent autre les suivantes. L'opération (A) est l'opération de préparation de la matière première. On peut utiliser dans la présente invention toutes les formes disponibles de mica, qu'il s'agisse de miea naturel ou do mica synthétique. On nettoie le mica brut d'une manière classique afin d'enlever les matières organiques, la poussière et les minéraux étrangers, pour obtcnir de préférence une charge ayant une pureté d'au moins 90 %. L'un des avantages importants de la présente in vention réside en ce qu'elle permet de traiter simultanément des mélanges de cristaux de mica différant l'un de l'autre par leur composition chimique et ayant un large intervalle de dimension de particules, c'est-à-dire des mélanges de grands et de petits morceaux. A l'opération (A) succède l'opération (B) qui est une opération de clivage ou de défeuilletage. le procédé pour effectuer un clivage de mica orienté sélectivement, conformément à la présente invention a pour effet que le clivage du mica s'effectue d'une manière prédominante suivant deux directions, c'est-à-dire principalement soivant le plan de la cohésion la plus faible (le plan de base) et en outre suivant le plan ayant la cohésion la plus faible la plus voisine de la précédente, qui est essentiellement perpendiculairé au premier plan. les effets dans les autres directions ne sont pas très dévcloppés et ils sont supprimé s par l'élasticité du mica d'une manier telle qu'ils ne rompent pas la cohésion mé- canique du mica suivant de telles directions dans une grandc mesure. Conformément @ ce procédé, les morceaux de mica,fournis par une alimentation continue, sont exposés aux forces nécessaires de défeuilletage mécanique ou d'une combinaison de forces mécaniques et de forces thermiques dans une ou plusieurs chambres de fragmentation qui sont dispasees--en série ou en parallèle. Les forces agissent sur les grands morceaux de matière fournie pc-ndant des périodes qui dépendent des dimensions individuelles des particules et qui peuvent être comprises entre une fraction de seconde et quelques ninutes à l'intérieur d'un milieu fluide et de préférence inerte. tes courants pulsatoires, vibratoires, d'accélération ou de décélé- ration du milieu, qui teurbillonnent d'une manière orientée nettement, produisent un défcuilletage des particules de mica d'une maniè re prédominante progressivement depuis la surface c particule vers l'intérieur-jusqu'à ce que les morceaux originaux soient défeuilletés dans la mesure désirée.Pour certains genres de mica et pour certains genres d'utilisation finale le procédé peut entre mis en verre dans une chambre unique, tandis que dans d'autre cas la fragmen- ta tien peut être effectuée dans plusieurs appareils à diviser semblables ou différents, par exemple tout d'abord à la température ambiante dans un milieu liquide et- ensuite à une température plus élevée dans un milieu gazeux.Ce procédé peut naturellement être modifié du fait que, par exemple, les morceaux de mica fournis à l'appareil à diviser peuvent être préchauffés ou prétraités thermiquement avant leur introduction dans la chambre de l'appareil à diviser, de préférence dans un fluide inerte ou protecteur tel que de l'argon ou de l'hydrogène. Lorsque les produits résultants, en paillettes ou désagrégés, obtiennent une surface activez c'est-à-dire une surface adsorbante en raison de la réalisation de l leurs dimensions géométriques prédéterminées, ils sont séparés immédiatement et d'une maniere conti- nue et transportés vers l'opération suivante. Dans certains cas, @n peut ajouter des liants ou d'autres produits d'addition tels que des fibres organiques ou minérales, de petites plaques, etc afin de les répartir uniformément lans le produit final. la dimension finale peut être spécifiée sous la forme de la dimension maximale ou du diamètre maximal admissible ou mieux sous la forme de l'intervalle admissible de dimensions de particules, par exemple Ce 10 à 30 microns, de 0,1 à 1 micron, etc.En conséquence, le procédé de fragmentation est orienté pour fragmenter suivant tous les plans de séparation et pour produire la dimension de particule la plus petite possible, il peut utiliser en outre les effets dc la grande vitesse du milieu de fragmentation, 100 mètres par séconde ou plus, et dcs ondes -haute fréquence (20 kilocycles par seconde ou plus) et l'accélération et la décélération des particules ainsi que les cavitations qui en sont la conséquence.Lé procédé peut etre encore plus efficace quand le milieu de fragmèntation pénètre dans la chambre de réaction d'une maniera intermittente et pavoon- séquent produit dos vibrations. les appareils représentés sur les figures 12 à 15 sont équipés avec des dispositifs pour la proùuc- tion des effets mentionnés ci-dessus de telle sorte que des pigments, des charges ou des agglomérants de dimensions variées et présentent des valeurs différentes pour le rapport entre longueur ou de dimension de particule Ct épaisseur, peuvent autre produits par réglage de la variable appropriée ou des variables appropriéès, par exemple par augmentation de la vitesse du milieu fluide, par augmentation du nombrc des jets, etc. L'opération (C) est la préparation de la suspension dans le fluide. les particules de mica ayant des surfaces actives sont main- tenues dans une suspension fluide ou bien conduites vers une suspension fluide et maintenues dans cette suspension dans le milieu protecteur pré sent auparavant ou dans un milieu protecteur différent Il est possible d'envisager des combinaisons différentes de milieux gazeux ou fluides ; cela dépend principalement dos nécessités de l'utilisation qui suivra.Il est possible de fabriquer des produits intermédiaires d'une manière continue et de concentrer la suspension et de régler seulement la consistance ou la concentration de la suspension avant l'opération de traitement suivant immédiatement et suivant les besoins de cette dernière. le -ma-intien de ces particules en tant que suspension est effectué avantageusement avec le courant du milieu ci-dessus et seulement par des moyens mécaniques, mais dans certains cas, il peut être utile d'employer en supplément l'e fet d'un champ électrique. la suspension de particules ayant la concentration appropriée peut être ajoutée ensuite d'une manière continue ou-d'une manière intermittente à une opération d'agglomération appropriée ou bien Ctrc ajoutée directement à une autre opération de finissage, de la meme manière qui sera décrite plus loin. L'opération (D) est une opération d'agglomération. L'opération qui suit immédiatement l'opération (C) peut comprendre une agglomération orient des particules à partir de la suspension gazeuse ou liquide, mentionnée antérieurement, dans un milieu protecteur de manière à former différcnts genres de produits, soit directement par agglomération de cette suspension pour l'obtention du produit désiré, soit par production tout d'abord d'un papier mica. le produit aggloméré peut passer ensuite à l'opération (E) pour un autre finissage ou bien parfois, les deux opérations peuvent être combinées ou reliées directement. l'opération (E) es-t une opération de finissage. Ainsi qu'on peut le voir sur la figure 1, cette opération comprend des procédés pour la fabrication de produits à partir dc- l'aggloméré obtenu dans l'opération (D) et en outre des procédés pour la transformation des charges, pigments ct agglomérants obtenus dans l'opération (B), par exemple en les mélangeant ou en les rcivotant d'autres matières. L'appareil de division représenté sur les figures 12 et 13 est constitué par Inde chambre de division en forme de cylindre ou de préférence cn forme dc tronc de coAne renversé 50, ayant une section droite circulaire. les morceaux de mica incomplètement divisés sont remis en circulation dans la zone de division suivant la direction de l'axe vertical de l'appareil.C dispositif est destiné particulièrement à diviser le mica dans un milieu liquide tel que de l'eau ou de l'alcool éthylique, bien qu'il soit possible d'opérer avec un milieu gazeux. l'opération peut être exécutée soit à la température ambiante soit à une température inférieure au point de congélation de l'eau, si l'on se sert d'un milieu fluide approprié non aqueux ou bien inversement, elle peut être augmentée, par exemple au-des- sus de la température à laquelle le mica perd son eau de liaison. le récipient 50 est muni d'un couvercle 51 qui contient dans sa partie centrale un entonn@ir 52 pour l'introduction des morceaux de mica qui doivant être divisés. Un élément tubulaire 53, ayant de préférence la forme d1un cylindre évasé ou d'un cône, est espacé de la chicane 54 qui est fixée à la paroi latérale du récipient 50 et espacee de cette paroi.Un ensemble tournant d'éléments tels que des palcs 55 à charnières ou fixées élastiquemellt d'une autre manière et formant un canal, est espacé au-dessus d'une plaque 56 de suppcrt pouvant tourner. les pales 55 sont supportées de manière à pouvoir osciller, sur des pivots 57 qui sont fixés à la plaque 56. l'ensemble de -divisioll complet exécute un mouvement de rotation qui lui est communiqué par un moteur 58. Des chicanes ou nervures 59 disposées verticalement, sont prévues dans la partie supérieure de la chambre 50 et elles sont fixées à la fois à la paroi extérieure de la chambre 50 et à l'élément tubulaire 53.Des dispositifs vi breurs 60, acoustiques ou à @ ultra-sons, peuvent être fixés dans le paroi extérieure de la chambre 50, vis-G-vis de l'élément a orientation 54. A l'extrémité inférieure du récipient 50, il est prévu un conduit d'écoulement 61 qui est muni d'une vanne 62 et qui peut être utilise pour le nettoyage périodique du récipient ou pour un autre usage, suivant les besoins. Dans partie supérieure de la chambre 50, il est prévu un collecteur e-t un bec de trop-plein pour le produit fini. Dans la circonférence intérieure du récipient, vis-à-vis de aces externes des éléments 55 formant canal, il peut être prévu un élément directionnel tel qu'un anneau 64 à face interne ondulée. les éléments 55 peuvent être enlevés facilement de sorte qu'ils peuvent être placés par des éléments de configurations différentes. En outre, on peut aussi faire varier le nombre des éléments.La forme et la qualité des surfaces verticales de travail 65 ct 66 des éléments 55 formantcanal sont telles que ces éléments forment un système élastique de canaux ayant G une section droite horizontale qui va en se rétrécissant vers l'extérieur. Quand ils tournent, les éléments ferment un système de courants plans, orientés d'une ma niera essentiellement verticale, du milieu de fragmentation qui s'écoule radialement vers l'extérieur entre des éléments adjacents. Il est possible de régler la relation entre la partie inférieure des parois du tube de remplissage 53, la chicane directionnelle 54 et les surfaces de travail des éléments 55 en déplaçant c@s élé- monts l'un par rapport à l'autre et en faisant ainsi varier le forme de l'écoulement dans l'ensemble. les différentes parties de l'équipement sont fabriquées en des matières appropriées telles qui l'acier inoxydable @ ou un autre métal inoxydable, les matières plastiques, les matières céramiques, tc. l'ensemble peut avoir pratiquement n'importe quelles dimensions.Par exemple, il est possible de construirc de petits ensembles du type laboratoire avec chambres de division ayant un diamètre du fond d'environ 35 cn ou moins et L-iilC hauteur de 50 cm par exemple ; ou bien de grands ensembles commoreiaux avec chambres dc division ayant un diamètre du fond p@uvant atteindra 1 à 2 mètres ou plus et avec une hauteur pouvant atteindre 7 à 10 mètres ou plus, Quand l'appareil est en fonctionnement, des fragments ou morceaux de mica nettoyés d'une nature quelconque, d'une épaisseur et de dimensions quelconques sont amenés d'une manière continue dans l'entonnoir 52. a qucntité nécessaire de liquide, par exemple 500 parties on poids par partie de mica fournie, est ajoutée aussi, de préférence par la trémie 52. le mica fourni et le milieu de fragmentation sont alors aspirés par l'effet de rotation d.es élémonts 55, en partie a partir du tube d'alimentation 53 ct en parpartie à partir de l'espace compris-entre la paroi intérieure de l'élément directionnel 54 et la partie inférieure du tube d1ali- montation 53. Les particules insuffisamment désagrégées sont remises an circulation dans la zone de fragmentation jusqu'à ce qu'elles soient réduites aux dimensions désires. On peut cerjnander l'intensité de l'action de fragmentation au moyen de la vitessc de rotation de l'ensemble tournant 56, au moyen de la largeur et de la configuration des canaux formes entre des éléments adjacents 55 et entre les faces extérieures de ces éléments, d'une part, et la bague extérieure 64, d'autre part, au moyen de la viscosité du milieu de fragmentation, etc. Par exemple, l'ensemble porté sur la plaque 56 @@u@ être entraîné dans une rotation s'effectuant à raison d'environ 20 à 500 tours par minute et la largeur de contraction des canaux entre les éléments individuels 55 pout être comprise entre 50 mm au voisinage du centre du récipient et 1 mm ou moins au voisinage de la péri- phérie. Il est bien évident, naturellement, que la largeur des canaux élastiques individuels varie au cours du fonctionnement et que plus la sortie d'un canal est étroite, plus est efficace son action de fragmentation lorsque les particules de mica, orientées verticalement, sont portées à travers ce canal dans le fluide de circulation. Cet appareil présent l'avantage important que lorsque la matière première du mica est aspirée entre les éléments de fragmentation 55, elle s'oriente conformément à la surface principale de chaque morceau fourni, d'une mmnièro essentiellemerst parallèle à la direction de @'écoulement du fluide à travers les canaux mentionnés ci-dessus et les surfaces l@minaires des courants do fluide résultants. l'es morceaux conservent essentiellement cette orientation sur toute l l'étendue d l'opération de fragmentation à la fois entre les éléments 55 et après la décharge tangentielle a partir des canaux et 1 passage le long de l'anneau directionnel 64 et vers. le haut dans la partie supérieure du récipient, et même quand les vibreurs 60 sot en fonctionnement. Cette orientation prévaut à la fois dans le cas de morceaux de mica nouvellement ajoutés et dans le cas d morceaux remis en circulation. les éléments de fragmentation 55 forment au cours d d'une opération un ensemble élastique. capable de céder, comportant des surfaces de travail tout à fait efficaces qui se netteient d'elles- mêmes et qui par conséquent ne p@uvent pas être obstruées. En outre, on peut les régler facilement et les augmenter d'une manière simple en augmentant le diamètre et (ou) la hauteur des éléments, en aug- mentant leur surface (ainsi qu'il est indiqué en 65a et en 66a) et en augmentant leur nombre total. Or peut aussi augmenter la surface totale do travail en augmentant la surf ce des éléments directionnels 54 et 64. les effets de clivage sont basés principalement sur l'effet des courants plans laminaires à grande vitesse du milieu fluide, agissant essentiellement parallèlement aux surfaces principales des particules de.mica orientées. la vitesse du courant dans cette opération est augmentée en direction centrifuge tandis que l'épaisseur des canaux et par conséquent les courants laminaires de fluide s'écoulant à travers eux diminuent suivant une direction orientée radialement vers l'extérieur. les canaux individuels du fait qu'ils sont élastiques, deviennent plus étroits ou plus larges pendant le fonctionnement suivant l'épaisseur des morceaux de mica qui passent à travers eux. Une forme des éléments de fragmentation telle que celle qui est représentée en 65a et en 66a fournit en supplément des sortes de chambres de retardement et augment ont le nombre des canaux ou passages les plus étroits à travers lesquels le mica est entraîné dans l'opération. Cela produit un écoulement pulsatoire et peut en ouvre augmenter l'action du clivage. la vitesse du courant de fluide varie suivant la section droite du canal et elle est en conséquence ordinairement l plus et rec@@@o@@rmrn@. faIble dans la partie centrale du récipient/ elle est a plua élevée dans les parties périphériques. le mica est par conséquent divisé par les effets d'un courant rapide laminaire de fluide et de la variation do s vitesse, c'est-à-dire de son accélération et da se décélération, par 11 augmentation rapide de la vitesse du cou- rant de fluide suivant la direction orientée radialement vers 1'extérieur, par La cavitation et la vibration ou pulsation résul- tantes le long des faces 65a et 66e, etc. Quand ces effets sont insuffisants pour l'obtention du degré désiré de fragmentation dans un cas particulier, on peut augmenter encore l'action do clivage on se scrvant des dispositifs 60 qui peuvent produire des vibrations acoustiques ou des vibrations -d'ultra-sons, par exemple com prises dans l'intervalle de 10 ke sec environ à 1 Me sec. les particules fragmente as ayant les dimensions désirées sont séparé par triage d'une manière continue du fait que lorsqu'elles atteignent la dimension désirée, elles surnagent et sont enlevées dans le trop-plein du liquide qui passe à travers le bec 63. les particules sont ensuite transportées à ltendroit où uns autre opération peut être souhaité@. La variable principale au moyen de laquelle la circulation et la recirculation des particules à l'intérieur de la chambre de fragmentation est commandée est la vitesse de rotation dc l'ensemble tournant dans le fond du récipient mais la vitesse do circulation du liquide à travers l'ensemble peut être réglée elle aussi pour produire l'intervalle désiré de dimension des particules 8 faire surnager. Au lieu d'enlever les particules fragmentées (lauis un courant de débordement du milieu liquide, ainsi que le montre la figure 12, il est possible d'enlever ces particules au moyen d'une très petite quantité de liquide en se servant d'un dispositif tel que celui qui est représenté sur les figures 14 ou 15.Ainsi que le montre la figure 14, le milieu liquide est maintenu dans la chambre de fragmentation 50 sans aucune addition de liquide ou pratique- ment sans addition de liquide ou de trop plein tandis que deux électrodes 151 et 152, convenablement espacées, sont disposées au bec de trop plein 67 d'une manière telle que les particules du mica se chargent au voisinage de la surface du liquide dans la chambre de fragmentation et sautent ensuite hors du liquide du fait qu'elles sont attirées vers l'autre électrode d'où elles sont finalement enlevées.Un gaz inerte tel que de l'argon ou du néon peut être maintenu dans un tel système afin d'éviter toute détérioration des par ticules de produit en raison d'un contact avec de l'air ou de l'oxygène. En disposant une série de trémies collectrices au-dessous des deux électrodes espacées, on arrive à ce que les particules de mica éjectées de l'appareil de fragmentation soient classées simultanément en plusieurs fractions conformément à leurs poids, les particules les plus lourdes tombant les premières et les particules progressivement plus fines tombant à des distances plus- grandes du bec. Dans un autre dispositif représenté sur la figure 15, une courroie mobile est disposée dans la partie supérieure de 19 appa- reil de fragmentation et un champ électrique est établi dlune manière telle que les particules de produit se chargent au voisinage de la partie supérieure du milieu liquide dans la chambre 50 et sont ensuite transportées par électrophorèse jusqu'à la courroie mobile ayant une charge de polarité opposée, à laquelle elles demeurent attachées jusqu'à ce qu'elles soient raclées et récupérées. EXEMPLE 1 Des morceaux propres de muscovite, ayant un diamètre de 3 à 100 mm, sont introduits dans la trémie 52 de appareil de la figure 12. 800 parties d'eau propre, par partie de mica sont intro duites simultanément et le mélange de particules de mica ca et d'eau est aspiré entre les machoires des éléments tournants se trouvant à la partie inférieure de l'appareil de fragmentation et le mica est ensuite divisé en petites particules, conformément è sa stnic- ture laminaire, par laction du courant d'eau et le moyen auxiliaire 60 à hante fréquence qui vibre à raison de 100 kc/sec. te rotor tourne à raison de 100 tours par minute.Quand une particule atteint une surface spécifique de 5 m2/g, elle est immédiatement séparée du processus par triage en surnageant dans l'eau, tandis que les particules plus grossières se se déposent à partir du courant d'eau et retournent vers le bas, vers les éléments tournants pour subir une désagrégation plus poussée. La suspension résultante de paillettes de mica de dimension appropriée déborde dans un récipient d'emmagasinage (non représenté sur la figure 12) et ensuite, après réglage de la concentration appropriée en matières solides, dans la chambre dtune machine de fabrication du papier pour entre transformées en papier. EXEMPLE 2 Des morceaux propres de phlogopite sont ajoutés dune manière continue à la chambre d'alimentation d'un dispositif tel que celui qui est représenté sur les figures 12, 13 et 14, chambre dans laquelle elles sont clivées d'une manière continue et réduites en fines particules par l'action de courants laminaires du milieu liquide ainsi que par l'action des vibreurs 60 à ultra-son@.Les particules clivées sont immédiatement- séparées du processus par triage, sous l'action du champ électrique établi entre des électrodes 151 et 152 @onvenablement espacées. te milieu de fragmentation est dans ce cas de l'alcool éthylique anhydre.Les particules de mica ayant une surface spécifique de 5 m2/g et plus sont séparées par triage d'une manière continue sous l'action du champ électrique et elles se déposent en outre en trois fractions a, b et c, ainsi que le montre la figure 4. ta fraction c qui contient les particules les plus fines récupérées, c'est-à-dire celles qui ont une surface spécifique d'environ 10 m2/g, est traitée de nouveau en tant que suspension à 0,5 % dans l'alcool et transformée en une feuille de mica ayant une épaisseur de 12,5 microns. La fraction b, qui contient dés particules ayant une surface spécifique d'environ 7 m2/g, est transformée en une bande de mica ou en papier de mica ayant une épaisseur d'environ 15 microns. ta fraction a, qui est la plus grossière et qui contient des particules oyant une surface de contact d'environ 5 m2/g est utilisée comme pigment. tes nouveaux produits de mica qui ont été déerits cl-dessus sont sensiblement meilleurs pour ce qui concerne leurs propriétés mécaniques, électriques, ainsi que leurs autres propriétés physi quels, que les produits de mica similaires que l'on pouvait se procurer jusqu'à présent.On peut même dire qu'ils ont une supériorité marquée par rapport aux produits antérieurs de sorte qu'on peut se procurer maintenant des produits de mica ayant des possibilités d'utilisation do types nouveaux. l'es avantages apparaissent parti culièrement dans les produits manufacturés à partir de la nouvelle matière de base, c'est-à-dire à partir des paillettes de mica extrafines. Par exemple, en raison de l'épaisseur extrtmemellt faible des nouvelles paillettes de mica, il devient maintenant possible de fabriquer des bandes de mica cohérentes se soutenant d'elles mêmes, des revêtements et des feuillets ayant une épaisscur de quelques microns seulement. Les pièces principales de l'équipement conçu conformément-à la présente invention ont une grande capacité et des dimensions relativement petites de sorte qu'on peut obtenir d'une surface d'installation donnée une production pouvant être dix fois supérieure à ce qu'elle était jusqu'à présent. En outre, la technique de désagrégs.tion ou de clivage, suivant l'invention est remarquablement avantageuse du fait qu'elle permet d'utiliser simultanément des genres différents de mica tels que la muscovite et la phlogopite ; elle permet en outre d'utiliser une charge en mica comprenant un large intervalle de dimension de particules et on définitive elle donne la possibilité de transformer essentiellement 100 fo de la matière de charge en produits désirés. Outre les propriétés du produit mentionnées ci-(lossus, on obtient des avantages importants du fait que certaines caractéristiques de la présente invention permettent un degré de souplesse très élevé du procédé, permettant l'utilisation économique de dif férents types de moyens de fragmentation, disposés en parallèle ou en série suivant les typos de produits nécessaires, et une capacité de production élevée par surface unitaire. Par exemple, on peut obtenir des taux élevés de production continue de papier de mica, atteignant plusieurs centaines de mètres par minute, tandis que les procédés antérieurement connus rendent difficile une production à des taux supérieurs à quelqucs mètres nar minute et impossible une production à des taux s'approchant d'une centaine de mètres par minute. Il y a lieu de signaler que sauf indications contraires, tous les pourcentages et proportions de matières sont exprimés dans l'ex- posé qui précède sur une base pondérale. Il va de soi que la présante invention n'a été décrite cidessus qu'à titre explicatif mais nullement limitatif et que l'on pourra y apporter toutes variantes sans sortir de son cadre. REVENDICATIONS 1. Procédé pour le défeuilletage poussé d'une matière solide cristalline laminaire et sa transformation en paillettes minoes, caractérisé cn ce quXil consiste : (a) à obliger un milieu liquide à passer à travers des ouvertures ménagées dans la partis inférieure d'une zone de transformation circulaire dans l'ensemble, ces ouvertures étant perpendiculaires à la direction de la hauteur de cette zone, de telle sorte que le liquide chassé à travers les ouvertures ménagées dans cette partie inférieure forme un système de courants tourbillonnaires ayant une orientation qui correspond à peu près au trajet circulaire de cette zone de transformation ; (b) à introduire des morceaux relativement grossiers dc la matière solide dans le système des courants tourbillonnaires do liquide et à les désagréger ainsi principalement suivant des plans correspondant aux deux axes principaux du réseau cristallin ; (c) à faire circuler la suspension liquide résultante comprenant des matières solides réduites en fragments à partir de la partic inférieure de la zone de transformation vers le haut dans la partie périphérique de cette zone et dans une partie supérieure de cette dernière ; (d) à faire recirculer les particules solides insuffisammont fragmentées de la suspension circulent vers le haut pour les ramener dans la partie inférieure de la zone en vue d'une désagrégation plus pous sée dans le courant tourbillonnaire ; (e) à enlever do la zone de transformation les particules de matière solide ayant la finesse nécessaire. 2. Procédé pour la désagrégation du mica en paillettes minces plates, caractérisé en ce qu'il consiste à amener une suspension de morceaux de mica insuffisamment fins dans un liquide essentiellement inerte vers une partie inférieure d'une zone-de transforma- tion s'étendant vers le haut, ayant une section droite essentiellement circulairc, à propulser le mélange se trouvant au voisinage de la partie inférieure de la zone de transformation pour l'amener dans une direction centrifuge à travers des canaux rétrécis ayant des parois essentiellement verticales et ayant une largeur qui varie élastiquement, dc telle sorte que le mélange devient plus contracté à mesurc qulil passe à travers ces canaux ; à faire circuler le mélange vers le haut dans la zone do transformation de telle manière que les particules de mica ayant la finesse souhaitée s'élevent vers la partis supérieure et soient récupérées à partir de la zone de transformation, tandis quô les particules insuffisamment fines se déposent en tombant vers la partie centrale de la zone de transformation pour un nouveau passage à travers les canaux étroits, ce passage devant assurer une désagrégation plus poussée. 3. Procédé suivant la rsvendication 2, caractérisé en ce que les canaux présentent des zones successives qui ont alternativement une largeur plus grande et une largeur plus petite. 4. Procédé suivant l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que les particules de mica sont récupérées à partir de la zone de transformation par des moyens électrostatiques. 5. Procédé suivant la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé en ce que les particules de mica sont récupérées par flottage. 6. Appareil pour la désagrégation de matières solides suspendues dans un milieu liquide, appareil caractérisé en ce qu'il comprend : un récipient ayant une paroi latérale qui détermine une section-droite circulaire dans l'ensemble et qui fournit une cham- bre de désagrégation dans sa partie inférieure et une zone d'élutriation dans sa partie supérieure ;; des moyens de désagrégation, dans la chambre, comprenant plusieurs éléments en forme do canaux ayant des parois essentiellement vorticales et s'étendant dans l'ensemble radialement vers lXextérieur à à partir de la zone centra- le de la chambre, ces éléments formant des canaux ayant une largeur variant élastiquement, qui va en se rétrécissant de la zone centrale à la périphérie de la chambre et se terminant au voisina- ge de la périphérie ; des moyens pour monter ces éléments formant des canaux afin de leur permettre de tourncr dans la chambre et des moyens reliés à ces éléments pour le fairc tourner ; le récipient comportant en outre des moyens pour 11 introduction de ma trières solides dans le milieu liquide, dans la zone centrale de la chambre ; et des moyens pour retirer le produit de la zone d'élu- triation. 7. Appareil suivant la revendication 6, caractérisé en ce que le récipient comprend des chicanes au-dessus des éléments qui forment des canaux, ces chicanes séparant la chambre de désagréga- tion de la chambre d'élutriation. 8. Appareil suivant la revendication 7, caractérisé en ce que les chicanes comprennent une surface de paroi voisiiie de la paroi latérale du récipient et parallèle à cette paroi pour guider les particules désagrégées vers le haut, le long do la périphérie de cette paroi latérale lorsque les particules sont mises en circulation depuis la chambre vers la zone d'élutriation.