Pour fixer l'une à l'autre deux pièces métalliques qui se croisent, on peut procéder par électroforgeage, en pressant ces deux pièces l'une sur l'autre tout en connectant l'une des pièces à l'un des pôles d'une source de courant, l'autre pôle de cette source étant connecté à la seconde pièce, La source de courant est ainsi courtcircuitée et il se produit, à la zone de contact des pièces, un échauffement important qui a pour effet de faire fondre le métal ;; les deux pièces pénètrent l'une dans l'autre, sous l'effet de la pression exercée sur elles, et se soudent ainsi l'une à l'autre. Ce procédé est utilisé notamment pour réaliser des caillebotis constitués par des fers plats disposés sur chant et soudés sur des barres transversales, Nais I'électroforgeage ne peut actuellement être utilisé pour fixer l'une à l'autre deux pièces de sections notablement différentes. En effet, l'élévation de température est inversement proportionnelle à la section de sorte que il n'y a pas fusion du métal de la pièce de grande section. On ne peut ainsi pas fixer par électroforgeage une barre de faible section sur un fer plat, disposé de manière que la surface de contact soit notablement plus grande que la section de la barre. La présente invention a pour objet un perfectionnement apporté à la fixation par électroforgeage de deux pièces métalliques, qui remédie à cette difficulté. Selon la présente invention, on prévoit sur la pièce de grande section une nervure continue dont la section a une valeur comr prise entre 0,5 et 2 fois celle de la pièce de faible section, et on procède à l'électroforgeage en appliquant la pièce de faible section sur la nervure. L'invention est particulièrement applicable à la réalisation de caillebotis, de treillis soudés lourds ou de structures analoguets, En effet, la résistance d'un caillebotis dépend essentiellement de la section des fers plats et l'on est souvent amené actuellement à utiliser des fers plats ayant une épaisseur de 5mm et une largeur de 7ohm. La fabrication de ces caillebotis nécessite alors une une quantité importante de matière et a d'énergie, ainsi que des ma- chines à souder très importentes, donc onéreuses. Pour augmenter la résistance des caillebotis, on ne peut remplacer les fers plats par de simples profilés comportant une ame et au moins une semelle venant au contact des barres transversales, par exemple en T, en U ou en I. En effet, la section de la semelle des profilés est beaucoup plus importante que celle des barres transversales et la soudure par électroforgeage de ces barres sur les semelles des profilés est alors impossible, comme cela a été indiqué précédemment. Selon l'invention, on résoud ce problème en utilisant des profilés présentant une semelle qui comporte une nervure extérieure ayant sensiblement la même section que les barres transversales. Lorsqu'on place les barres sur les profilés, elles viennent reposer sur les nervures des semelles de ces profilés. Par suite, lorsqu'on fait passer le courant, il y a échauffement des barres et des nervures, essentiellement aux zones de contact et l'électroforgeage est possible. L'invention permet de réaliser des caillebotis plus légers que les caillebotis usuels ; le gain en poids peut atteindre 15 à 2096 ; inversement, à poids égal, les caillebotis selon l'invention sont plus résistants. L'encombrement en hauteur peut être réduit car la présence des semelles des profilés permet, pour une résistance donnée, de diminuer la hauteur de l'ame de ces profilés. Des conditions de sécurité imposent souvent que ces caillebotis ne permettent pas le passage d'une bille ayant, par exemple, un diamètre de 20 mm. Dans ce cas, les fers plate devaient autre écartés l'un de l'autre d'une distance au plus égale à 20 mm, ce qui accroissait inutilement le poids de matière nécessaire. L'invention remédie à cet inconvénient car la distance à prendre en considération est alors celle existant entre les bords voisins des semelles des profilés, l'écart entre les mes de ces profilés étant notablement plus grand. Le rapprochement des semelles diminue la transparence du caillebotis, ce qui donne une sensation de sécurité plus grande aux usagers. De manière analogue, on peut réaliser des treillis soudés lourds pour amtatures de béton, composés de fils ou fers porteurs croisés par des fils de répartition de plus faible section, en utilisant des fers porteurs comportant une nervure extérieure ayant sensiblement la mame section que les fils de répartition. Ces treillis lourds peuvent être fabriqués en usine à l'aide de machines dont la puissance est sensiblement égale à celle des machines qu'on trouve sur le marché ; ceci ne serait pas possible en l'absence de nervures, car il faudrait alors utiliser des machines présentant une puissance considérable et inutilisables économiquement. On a décrit ci-après, à titre d'exemples non limitatifs, deux modes de réalisation de l'invention, avec référence au dessin annexé dans lequel La Fig. 1 est une vue en perspective d'une portion d'un caillebotis, réalisé selon l'invention, La Fig. 2 est une vue en coupe d'un des profilés du caillebotis, La Fig. 3 est une vue en coupe d'une variante du profilé, La Fig. 4 est une vue en coupe d'une autre variante du profilé, La Fig. 5 est une vue en coupe d'un treillis soudé lourd réalisé selon l'invention. Tel qu'il est représenté aux Fig. 1 à 4, le caillebotis est formé par électroforgeage et constitué de profilés 1 sur lesquels sont doudées des barres 2. La section de ces dernières est ici carrée, mais elle pourrait être circulaire ou autre. Par ailleurs, ces barres pourraient être torsadées autour de leur axe, Comme on le voit à la Fig. 2, les profilés 1 ont une section en I et leur semelle supérieure la comporte une nervure longitudinale extérieure lb. La section de cette nervure a une valeur comprise entre 0,5 et 2 fois la section des barres 2. Lorsqu'on applique les barres 2 sur les nervures lb et qu'on fait passer le courant, ce qui peut être fait avec une machine à souder usuelle, le métal de ces barres et de ces nervures fond à leurs zones de contact , les barres pénètrent dans les nervures et viennent presque affleurer la face supérieure des semelles la Le caillebotis obtenu présente, pour un même poids de métal, des caractéristiques meilleures qu'un caillebotis usuel à fers plats, étant donné que le moment d'inertie des profilés 1 est supérieur à celui d'un fer plat. Ce moment d'inertie est encore augmenté par la nervure lb qui est éloignée de la fibre neutre. La face supérieure lc de la semelle la du profilé 1, au lieu d'être horizontale, peut présenter une légère pente descendante, de part et d'autre de la nervure lb, comme le montre la Fig. 3. Ceci favorise ltévacuation de l'eau de pluie et empêche une accumulation du zinc si le caillebotis doit être galvanisé. Les profilés 1 peuvent être formés par laminage ou étirage. Ils peuvent également être réalisés par profilage à froid d'un feuillard 3, comme représenté à la Fig. 4, en 1'. A la Fig. 5, on voit un treillis soudé lourd réalisé par électroforgeage et constitué de fers ou fils porteurs 4 qui sont constitués par des ronds a béton et de fils ou barres de répartition 5 croisant les fils 4. Chacun de ceux-ci comporte une nervure longitudinale 4a et, pour des raisons techniques de fabrication, une nervure longitudinale 46 diamétralement opposée à la première. La section de chacune de ces nervures 4a et 4b est sensiblement égale à celle des fils 5. L'électroforgeage est réalisé en plaçant les fils 5 sur les nervures 4a ou 4b des fils 4. Il va de soi que la présente invention ne doit pas être considérée comme limitée aux exemples de modes de réalisation décrits et représentés, mais en couvre au contraire toutes les variantes. C'est ainsi, par exemple, que dans le caillebotis des Fig. 1 à 4, on pourrait remplacer les profilés 1 en I par des profilés en U ou en T. REuENDICATIOsS 1 - Procédé pour fixer l'une à l'autre, par électroforgeage, deux pièces métalliques qui se croisent et présentent des sections notablement différentes, caractérisé en ce qu'on prévoit sur la pièce de grande section une nervure continue dont la section a une valeur comprise entre 0,5 et 2 fois celle de la pièce de faible section, et qu'on procède à l'électroforgeage en appliquant la pièce de faible section sur la nervure. 2 - Caillebotis formé de profilés soudés à des barres transversales, caractérisé en ce qu'il est réalisé selon le procédé de la revendication 1, les profilés présentant une semelle qui comporte une nervure extérieure ayant sensiblement la même section que les barres transversales. 3 - Treillis soudé lourd formé de fils ou fers porteurs croisés par des fils de répartition de plus faible section, caractérisé en ce qu'il est réalisé selon le procédé de la revendication 1, les fils ou fers porteurs comportant une nervure extérieure ayant sensiblement la même section que les fils de répartition.