Les bottiers pour produits cosmétiques - poudriers, boîtes à fard ou analogue - destinés a une grande diffusion sont pour certains d'entre eux constitués en deux parties articulées entre elles, en matière plasti- que et maintenues en position de fermeture du boîtier par un dispositif d'encliquetage. Le dispositif d'encliquetage est généra- lement constitué en une seule pièce et dans la même ma- tière que le boîtier. Or, on sait que pour conférer un ca- ractère esthétique à ces boîtiers, il faut que la matière plastique employée soit relativement dure et rigide (poly- styrène, styrène acrylonitrile...) qui ont la propriété d'avoir une peau très lisse et brillante, agréable à l'oeil et au toucher. Cette matière est de raideur élastique assez importante et le dispositif d'encliquetage doit être réa- lisé dans cette matière au moyen d'éléments assez fins pour que l'effort à vaincre ne soit pas trop important. Il con- vient également de créer des zones plus élastiques pour ces éléments en affaiblissant leur paroi, ce qui leur confère une certaine fragilité. Enfin, une partie de ces éléments étant en une seule pièce avec une moitié de boîtier et l'autre partie en une seule pièce avec l'autre moitié, lors d'une fabrication de grande série, on constate des dispersions dans les dimensions qui, au montage, font qu'une fraction de la production est à encliquetage dur et une autre fraction ne possède aucun effet d'encliqueta- ge. Il s'ensuit un grand rebut, auquel s'ajoute celui dû à la casse des éléments affaiblis. L'invention entend remédier à ces incon- vénients en proposant dans un boîtier un matériau dur et rigide, un dispositif de verrouillage du bottier dans une position de fermeture qui permet de prendre en compte les dispersions de dimension, d'avoir un verrouillage sans un effort sensiblement constant au moyen d'éléments robustes. A cet effet, l'invention a pour objet un bottier notamment destiné à des produits cosmétiques, cons- titué par deu> parties en matière plastique donc articulées entre elles autour d'une charnière et par un dispositif de verrouillage mutuel desdites parties en position fermée situé sensiblement à l'extrémité latérale-du bottier oppo- sé à la charnière comprenant un élément solidaire de l'une desdites parties encliquetable de manière élastique sur un élément solidaire de l'autre partie. Selon l'une des ca- ractéristiques de l'invention, l'un des deux éléments sus- dits est constitué par une pièce en forme de crochet en matériau plastique élastique plus souple que la matière du bottier rapportée sur l'une des parties susdites sus- ceptible de coopérer par son extension libre avec une sur- face d'accrochage prévue en correspondance dans l'autre partie. Dans un mode préféré de réalisation, la- dite pièce est implantée dans le rebord de l'une desdites parties et fait saillie au-delà d'une surface plane termi- nale de ce rebord formant le plan de fermeture du bottier sur laquelle une surface plane terminale du rebord corres- pondant de l'autre partie prend appui en position de fer- meture du bottier. Avantageusement, le rebord de l'autre par- tie susdite est situé au-delà de ladite-pièce'par rapport à l'intérieur du bottier, la surface d'accr'ochage susdite étant prévue sur le flanc intérieur dudit rebord de ma- nière qu'en position de fermeture, le dispositif de ver- rouillage soit invisible. De manière plus précise, la pièce en for- me de crochet susdite comporte, une partie mince s'étendant en regard de ladite surface d'accrochage et une partie mas- sive d'implantation dans le rebord susdit comportant au moins une nervure extérieure, engagée à force dans un lo- gement prévu dans ledit rebord et ouvert sur sa face ter- minale. Un mode d'implantation intéressant de cette pièce dar la partie correspondante du boîtier con- siste en ce qu'après le moulage de ladite partie, on in- troduit légèrement à force la partie massive susdite dans ledit logement venu de moulage, au cours du refroidissement à l'air de ladite partie, le refroidissement complet pro- voquant une diminution des dimensions dudit logement en- serrant fortement ladite partie massive de ladite pièce. L'invention sera mieux comprise au cours de la description donnée ci-après à titre d'exemple indi- catif et non limitatif qui permettra d'en dégager les avan- tages et les caractéristiques secondaires. Il sera fait référence aux dessins annexés dans lesquels - la Figure i est une vue en coupe de l'extrémité latérale d'un boîtier selon l'invention pour- vue du dispositif de verrouillage, - la Figure 2 est une vue d'un élément du dispositif de verrouillage. En se reportant à ces figures, on voit un boîtier constitué par deux parties, un fond 1 et un couvercle 2, destinés à recevoir des produits cosmétiques (par exemple un fard dans une cuvette intérieure du fond 1 et un miroir dans le couvercle 2 avec une houpette intercalée). Le fond 1 et le couvercle 2 sont articulés l'un sur l'autre autour d'une charnière non représentée. Chacune de ces parties 1 et 2 possèdent des rebords laté- raux la, 2a qui sont délimités par une surface terminale lb, 2b plane formant plan de fermeture 3 lorsque le boî- tier est fermé (comme représenté sur la figure 1). Le verrouillage du boîtier en position fermée est assuré par d'une part une saillie 4 formée sur le flanc inté- rieur 2c du rebord 2a et un insert 5 implanté dans le 4 2472517 rebord la et faisant saillie au-dessus de la surface terminale lb de ce dernier. La saillie A présente une surface sup- rieure avec laquelle coopère l'extrémité libre 5a de la pièce ou insert 5 conformée en crochet ou analogue. En ouvrant le bottier, par exemple en écartant les arêtes de préhension 6 dont chacune des parties 1 et 2 est ex- térieurement pourvue, la partie 5a glisse sur la saillie 4 par déformation élastique du bras 5b qui n'est prva- quée que si l'effort d'ouverture est supérieur à la rL- sistance qu'offre le bras 5b à cette déformation lasti- que. Il en est de même pour la fermeture du boîtier, c'est à dire pour provoquer l'encliquetage de la partie a derrière la saillie 4. La piece 5 est en un matériau plastique de raideur élastique plus faible que le matériau du hol- tier, donc d'une amplitude de déformation élastique plus importante. Il se peut, au moment de l'assemblage des deux éléments 1 et 2 du boîtier que la saillie 4 soit placée décalée vers la droite ou vers la gauche de la figure par rapport à sa position, telle que repréete (qui est une position théorique), du fait de la disper- sion possible des dimensions de ces éléments due aux to- lérances de fabrication. La qualité élastique du matériau de la pièce 5 prend en compte ces aléas de positionne- ment qui sont de l'ordre de quelques centiemes de nl/i- mètres sans pour autant offrir une trop grande nriatin dans l'effort de retenue que la pièce 5 présente. On par- vient ainsi à obtenir des bottiers produits en série pré- sentant un verrouillage de leur fermeture sans un effort sensiblement constant. On notera que la pièce 5 possède donc un bras 5b relativement mince donc facilement déformable par rapport à une partie massive inférieure 5c par laquelle elle est implantée dans le rebord la, ou plus exactement dans un logement 7 ouvert sur la surface lb prévu dans ce rebord. Cette partie 5c présente une nervure longitu- dinale 8, telle que la largeur de la partie 5c mesurée au sommet de cette nervure est légèrement supérieure à la largeur du logement 7 prise dans le même sens lorsque le fond la sort du moule de fabrication. Ainsi, on peut placer la partie 5c dans le logement 7 à la sortie du moule du fond 1 en l'enfonçant légèrement à force et on laisse ensuite l'ensemble refroidir à l'air, ce qui provoque une diminution des dimensions du logement 7. Cette diminution comprime fortement la partie 5c de la pièce 5 et notamment force sa nervure 8 à pénétrer à l'intérieur de la partie 5c, l'effort d'encastrement étant alors maximal à ce niveau et s'oppose avec la plus grande efficacité à l'effort d'arrachement que subit la pièce 5 à chaque ouverture du boîtier. Il faut noter enfin que le bottier fermé, le dispositif de ver- rouillage 4, 5 est invisible, ce qui présente un avantage pour l'esthétique du bottier. Cette invisibilité est ren- due possible par le fait qu'au voisinage du dispositif 4, 5, le rebord la est plus épais que le rebord 2a et l'insert 5 peut être implanté du côté intérieur du re- bord 2b, ce dernier s'étendant complètement au-delà de la pièce 5 par rapport au volume interne du boîtier. L'invention trouve une application inté- ressante dans le domaine de l'emballage et le conditionne- ment, notamment de produits cosmétiques. Ellle n'est pas limitée à la description qui vient d'en être donnée mais couvre au contraire toutes les variantes qui pourraient lui être apportées, sans sortir de son cadre ni de son esprit. R E V E N D I C A T I O N S 1. - Boîtier notamment destiné à des produits cosmétiques, constitué par deux parties en matière plasti- que dure articulées entre elles autour d'une charnière et par un dispositif de verrouillage mutuel desdites parties en position fermée, situé sensiblement à l'extrémité la- térale du boîtier opposée à la charnière comprenant un élément solidaire de l'une desdites parties encliqueta- bles de manière élastique sur un élément solidaire de l'autre partie, caractérisé en ce que l'un des deux élé- ments susdits est constitué par une pièce en forme de crochet en matériau plastique élastique plus souple que la matière du boîtier rapporté sur l'une des parties susdites susceptible de coopérer par son extension libre avec une surface d'accrochage prévue en correspondance dans l'autre partie. 2. - Boîtier selon la revendication 1, carac- térisé en ce que ladite pièce est implantée dans le re- bord de l'une desdites parties et fait saillie au-delà d'une surface plane terminale de ce rebord formant le plan de fermeture du boîtier sur laquelle une surface plane terminale du rebord correspondant de l'autre partie prend appui en position de fermeture du bottier. 3. - Boîtier selon la revendication 2, carac- térisé en ce que le rebord de l'autre partie susdite est situé au-delà de ladite pièce par rapport à l'intérieur du boîtier, la surface d'accrochage susdite étant prévue sur le flanc intérieur dudit rebord, de manière qu'en position de fermeture, le dispositif de verrouillage soit invisible. 4. - Bottier selon l'une quelconque des reven- dications 2 et 3, caractérisé en ce que la pièce en forme de crochet susdite comporte une partie mince s'étendant en regard de ladite *surface d'accrochage et une partie massive d'implantation dans le rebord susdit comportant au moins une nervure extérieure, engagée à force dans un logement prévu dans ledit rebord et ouvert sur sa face terminale. 5. Procédé d'implantation de la pièce de verrouillage selon la revendication 4, dans une partie du bottier, caractérisé en ce qu'après le moulage de ladite partie, on introduit légèrement à force la partie massive susdite dans ledit logement venu de moulage, au cours du refroidissement à l'air de ladite partie, le refroidissement complet provoquant une diminution des di- mensions dudit logement enserrant fortement -ladite partie massive de ladite pièce.