La présente invention se rapporte à un châssis pour remorque, notamment pour caravane, dans lequel les bras de la fourche d'attelage font un angle aigu avec les faces intérieures des longerons et ceux-ci sont reliés entre eux par au moins un tube-suspension d'un essieu à ressort à élément de caoutchouc en évitant des traverses. Un tel agencement est connu par la demande de brevet publiée en République Fédérale Allemande sous le numéro 26 07 154 qui se donne pour objectif d'améliorer nettement la solidité du raccordement à bride entre les bras de la fourche de l'attelage et les longerons du châssis. Tout en conservant les avantages que l'on peut reconnaître à l'état de la technique, la présente invention se donne en outre pour objectif d'améliorer, en utilisant un minimum de pièces, la coopération entre le châssis d'une part et la carrosserie de la remorque d'autre part et d'augmenter la solidité de la remorque dételée. Suivant l'invention, les tronçons d'extrémité des longerons sont coudés vers l'extérieur et sont munis à leur extrémité de plaques de bridage à visser sur la remorque, et la longueur du tronçon coudé correspond au moins à celle de jambes d'appui montées pivotantes à l'extrémité des longerons et pouvant être relevées en position de marche de la remorque jusqu'aux longerons coudés ou dans ceux-ci. Il est bon à cet effet que le longeron soit coudé à 150 environ et que la longueur du tronçon de longeron coudé soit de 500 mm à peu près. Ces indications ne sont données qu'à titre d'exemple et peuvent être modifiées suivant les besoins. Les plaques de bridage s'étendent de préférence perpendiculairement aux tronçons coudés, les bras de la fourche d'attelage étant munis aussi de plaques de bridage à la même hauteur que les plaques de bridage antérieures. L'avantage de l'agencement du châssis suivant l'invention se compose de plusieurs composantes. Tout d'abord le raccord de bridage des bras de la fourche d'attelage aux longerons du châssis ne représente qu'une sorte de liaison articulée par bride de sorte que le châssis mentionné n'a pas une rigidité suffisante à soi seul. On obtient cette dernière seulement par l'action de coopération due au vissage sur la carrosserie de la remorque. La liaison par articulation à bride, obtenue par le fait que les bras de la fourche d'attelage sont fixés en eux-mêmes à la carrosserie de la remorque et par le fait que les tronçons antérieurs d'extrémité des longerons sont coudés vers l'ex- térieur, joue un rôle particulier d'appui et de support. Les forces appliquées par les bras de la fourche d'attelage sur la remorque ou sur le châssis sont ainsi transmises pour chaque bras par un appui à trois points, d'une manière particulièrement simple permettant des économies de poids et donc favorable du point de vue du coût, à la carcasse de plateau de la carrosserie de la remorque. En outre, le coudage des tronçons d'extrémité des longerons procure l'avantage de diminuer la distance entre les longerons, notamment dans la zone de l'essieu de la remorque, et d'obtenir ainsi une plus grande rigidité que celle que l'on pouvait obtenir jusqu'ici avec les châssis antérieurs. L'invention a aussi pour objet un châssis pour remorque, notamment pour caravane, dans lequel une broche, traversant le tronçon coudé du longeron, est engagée du côté extérieur dans une armature recouvrant l'extrémité du longeron et du côté intérieur dans un trou d'une oreille, sortie par repliage, de l'âme du longeron et est munie d'un écrou portant un galet ou autre organe d'appui qui est articulé à la jambe d'appui par une barre de liaison. On peut utiliser un tel agencement, même dans les châssis dont les extrémités des longerons ne sont pas coudées. L'avantage tient en ce que l'on obtient avec peu de moyens coûteux un agencement de la jambe d'appui qui, lorsque la remorque est en état de marche, n'exige aucune place particulière et qui, lorsque la remorque est dételée, donne à celle-ci une grande rigidité notamment à l'encontre des forces latérales. L'avantage particulier de cet agencement est surtout que le poids de la jambe en position d'appui n'est plus encaissé par les articulations, mais par l'organe d'appui qui s'appuie sur la face intérieure de la bride supérieure du longeron. De préférence : - le galet ou l'organe d'appui est engagé dans la face intérieure de l'aile supérieure du longeron. - l'armature a une plaque de bridage s'étendant transversalement à l'axe longitudinal du longeron et s'appuyant sur la bride supérieure du longeron et deux flancs coudés, à distance l'un de l'autre, parallèles à l'âme du longeron, qui reçoivent le palier de la jambe d'appui. - un flanc de l'armature repose sur l'âme du longeron et une vis, les traversant tous deux en liaison avec un oeil entourant la vis et disposé entre les flancs, est prévueà titre de seul moyen de fixation de l'armature sur le longeron. - l'extrémité de l'aile supérieure du tronçon coudé du longeron présente un décrochement en épaulement correspondant à l'épaisseur de paroi de la plaque de bridage de l'armature. - à l'extrémité libre de la jambe d'appui est disposée une pièce d'appui élargie par rapport à la section droite de la jambe et, de préférence, arrondie. Aux dessins annexés, donnés uniquement à titre d'exemple : La figure 1 est une vue en élévation d'un châssis. La figure 2 en est une vue en plan. La figure 3 est une vue en élévation d'un tronçon d'extrémité coudé suivant la flèche A de la figure 2. La figure 4 est une vue par l'arrière suivant la flèche B de la figure 3, et La figure 5 est une vue en coupe de l'organe d'appui suivant la ligne V-V de la figure 3. Aux figures 1 et 2 est représenté un châssis 1 de véhicule, dans lequel les bras 2 de la fourche d'attelage sont reliés aux longerons 3 du châssis 1 par des raccords 4 de bridage articulés à la manière d'une articulation. A cet effet, on préfère un mode de réalisation comme illustré à la figure 3 de la demande de brevet publiée en République Fédérale Allemande sous le numéro 26 07 154. L'exemple de réalisation qui est illustré n'a qu'une seule traverse transversale, sous forme d'un tube-support 5, qui est habituel pour la réception d'un essieu à ressort à élément de caoutchouc. L'invention ne se limite pas à un seul essieu, mais permet aussi de prévoir plusieurs essieux de ce type. Par ailleurs le châssis 1 n'a pas de traverse. Si, pour des raisons particulières, on doit disposer des traverses supplémentaires, l'invention n'exclut pas de telles possibilités. Les longerons 3 sont, dans l'exemple de réalisation, conformés en profilés continus. Mais ils pourraient aussi, comme cela ressort de la demande de brevet publiée en République Fédérale Allemande sous le numéro 26 07 154, être en plusieurs parties. Les extrémités des longerons 3 présentent des tronçons 6 coudés. En pratique, il s'est révélé avantageux que l'angle tX de coudage soit de 15 et que la longueur L des tronçons 6 coudés soit de 500 mm environ. A l'extrémité des tronçons 6 coudés se trouvent des plaques 7 de bridage, qui servent à fixer le châssis 1 à la carcasse de plateau de la carrosserie de la remorque. Ces plaques 7 de bridage s'étendent perpendiculairement à l'axe longitudinal des tronçons 6 coudés. Les bras 2 de la fourche d'attelage présentent aussi à la même hauteur que les plaques 7 de bridage d'autres plaques 8 de bridage, grâce à quoi on obtient pour chaque bras 2 de la fourche d'attelage un triangle 4,7, 8 stable de liaison qui transmet, d'une manière particulièrement favorable, à la carrosserie de la remorque les forces appliquées aux bras 2 de la fourche d'attelage, le raccord 4 de bridage articulé favorisant une diminution de poids du montage. Dans les tronçons 6 coudés se trouvent des jambes 9 d'appui dont l'agencement est représenté aux figures 3 à 5. Dans chaque tronçon 6 coudé se trouve une broche 10, qui s'étend suivant l'axe longitudinal du tronçon 6, qui est engagée dans une armature 11 à l'extrémité du tronçon 6 se trouvant vers l'extérieur et qui, du côté intérieur, est engagée dans une oreille 12 formée par découpage à la matrice et repliage d'une zone de l'âme du longeron 3. La découpe 14 est représentée à la figure 3. L'oreille 12 présente un trou 13 dans lequel est engagé un tourillon 15 de la broche 10. L'armature 11 recouvre la face frontale du tronc tronçon 6 coudé. D'une paroi 24 frontale part, suivant des coudes, d'une part une plaque 23 de bridage et d'autre part deux flancs 27 qui peuvent être reliés aux longerons 3 à la manière illustrée aux figures 3 et 4. Dans la zone de la plaque 23 de bridage, qui peut jouer aussi le rôle de la plaque 7 de bridage suivant les figures 1 et 2, l'aile 26 du longeron 3 présente un décrochement en forme d'épaulement 22 de manière à ce que les surfaces de la plaque 23 de bridage et du longeron 3 viennent correctement en contact. A l'aide d'une seule vis 29 on obtient simultanément deux fonctions, à savoir la fixation del'armature 11 au longeron 3 d'une part et d'autre part la formation de l'articulation pour la jambe 9 d'appui. A cet effet, la jambe 9 d'appui est reliée aux flancs 27 par un oeil de manière à ce que les flancs 27 ne se déforment pas lorsque l'on serre la vis. On voit facilement que cet agencement par articulation et raccord peut être modifié de nombreuses manières. Grâce à la tête 28 de broche, on peut tourner celle-ci de l'extérieur. Sur la broche 10 est enfilé un écrou 16 qui a un tourillon 17 pour une barre de liaison 19, laquelle de son côté attaque l'articulation 20 de la jambe 9 d'appui. En outre, à l'écrou 16 est fixé un galet 18 ou autre organe d'appui qui se déplace avec l'écrou 16 le long de la broche 10 et qui s'appuie sur la face intérieure de la bride supérieure du longeron 3. Lorsqu'en faisant tourner la tête 28 de la broche, on déplace l'écrou 16, de la gauche vers la droite suivant la figure 3, la jambe 9 d'appui pivote vers le bas. L'extrémité libre de la jambe 9 a une pièce 21 d'appui élargie, par exemple sous la forme d'une tôle arrondie soudée d'une manière convenable à la jambe 9 et procurant une plus grande surface d'appui. Dès que la jambe 9 est parvenue en position d'appui, le poids de la remorque ne repose plus sur les articulations 17,20, 29, mais est pris en charge par le galet 8 ou un autre organe d'appui du longeron 3. On évite ainsi tout coincement du mécanisme d'en- traînement de la broche et des articulations. L'armature 11 n'est pas soudée au longeron 3, mais y est simplement vissé. A cet effet, il suffit, comme on l'a déjà dit, d'une vis 29 unique. Ceci est avantageux pour le montage de la broche lO, ainsi que pour son entretien. Grâce à cela il est possible, en dépit de ce vissage 29 unique, d'utiliser l'armature 11 pour fixer le longeron 3 à la carrosserie du véhicule. REVENDICATIONS 1) Châssis pour remorque, notamment pour caravane, dans lequel les bras de la fourche d'attelage font un angle aigu avec les faces intérieures des longerons et ceux-ci sont reliés entre eux par au moins un tube-suspension, par exemple par un essieu à ressort à élément de caoutchouc, en évitant des traverses, caractérisé en ce que les tronçons (6) d'extrémité des longerons (3) sont coudés vers l'extérieur et sont munis à leur extrémité de plaques (7) de bridage à visser sur la remorque et la longueur (L) du tronçon (6) coudé correspond au moins à celle de jambes (9) d'appui montées pivotantes à l'extrémité des longerons et pouvant être relevées, en position de marche de la remorque, jusqu'aux longerons (3) coudés ou dans ceux-ci. 2) Châssis suivant la revendication 1, caracterisé en ce que l'angle de coudage du longeron est de 150 environ. 3) Châssis suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la longueur (L) du tronçon (6) coudé du longeron est d'environ 500 mm. 4) Châssis suivant l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que les plaques (7) de bridage sont perpendiculaires au tronçon (6) coudé et les bras (2) de la fourche d'attelage sont munis aussi de plaques (8) de bridage à la même hauteur que les plaques (7) de bridage antérieures. 5) Châssis, notamment suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'une broche (10) traversant un tronçon (6) coudé du longeron est engagée du côté extérieur dans une armature (11) recouvrant l'extrémité du longeron et du côté intérieur dans un trou (13) d'une oreille (12) découpée dans l'âme du longeron (3) et est munie d'un écrou (16) portant un ga- let (18) ou autre organe d'appui semblable qui est articulé à la jambe (9) d'appui par une barre de liaison (19). 6) Châssis suivant la revendication 5, caractérisé en ce que le galet (18) ou l'organe d'appui est engagé dans la face intérieure de l'aile supérieure du longeron. 7) Châssis suivant la revendication 5 ou 6, caractérisé en ce que l'armature (11) a une plaque (23) de bridage s'étendant perpendiculairement à l'axe longitudinal du longeron et s'appuyant sur l'aile (26) supérieure de ce longeron et deux flancs (27), à distance l'un de l'autre, parallèles à l'âme (25) du longeron coudé et qui reçoivent le palier (29) d'articulation de la jambe (9) d'appui. 8) Châssis suivant la revendication 7, caractérisé en ce qu'un flanc (27) de l'armature (11) repose sur l'âme (25) du longeron (3) et une vis (29), les traversant toutes deux est prévue comme seul moyen de fixation de l'armature (11) au longeron (3), cette vis étant entourée par un oeil disposé entre les flancs (27) de l'armature. 9) Châssis suivant la revendication 7 ou 8, caractérisé en ce que l'extrémité de l'aile supérieure du tronçon (6) coudé présente un décrochement en épaulement (22) correspondant à l'épaisseur de paroi de la plaque (23) de bridage de l'armature (11). 10) Châssis suivant l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il est prévu à l'extrémité libre de la jambe (9) d'appui une pièce (21) d'appui élargie par rapport à la section droite de la jambe d'appui et, de préférence, arrondie.