La présente invention concerne le secteur des appareils de chauffage de liteau, électriques ou à gaz, du type de ceux fonctionnant par accumulation. Ces chauffe-eau sont, du point de vue de leur construction, constitués essentiellement par un reservoir dans lequel de l'eau froide arrive par une tubulure d'entrée pour y être chauffee par un moyen approprie et être ensuite prélevée suivant les besoins à travers une tubulure de sortie. Comme le savent bien les personnes versées dans ce secteur particulier de la technique, les chauffe-eau de ce type sont généralement munis d'une anode de protection du réservoir contre la corrosion provoquée- par des phénomènes électrochimiques connus qui se produisent dans ces appareils. Cette anode, qui peut être par exemple une barre de ma gnesium à noyau de fer, est habituellement supportée par un organe spécialement prévu pour elle, qui est fixé à une paroi du réservoir. Ce système de montage de l'anode est plutôt coûteux, car il implique la réalisation d'un support approprié et de moyens, sur le réservoir, adaptés à le recevoir de manière stable. L'invention a donc pour objet de réaliser un chauffeeau du type précite, dans lequel l'anode est monte d'une manière simple et economique, ne nécessitant pas la fabrication d'un support spécialement prévu pour elle et la présence préalable dans le réservoir d'un élément d'appui apte à recevoir ce support de façon stable. A cet effet, dans le chauffe-eau selon l'invention, l'anode est portée par la tubulure d'entrée de l'eau froide dans le réservoir. On utilise ainsi un élément qui se trouve dejà dans le réservoir, en n'y apportant pour cela que de légères modifications, qui n'entrainent qu'une augmentation minime de son prix de revient. En effet, l'anode est emmanchée à force dans 1'extrômi- té libre de la tubulure, qui s'etend sur une faible longueur à l'intérieur du réservoir et présente une pluralité d'orifices radiaux pour la sortie de l'eau, de façon stratifiée, comme dans les chauffe-eau traditionnels. De toute façon, l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit, en référence au dessin schématique annexé, dont l'unique figure est une vue en élévation et partiellement en coupe, representant, à titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécution de ce chauffe-eau. Le chauffe-eau représenté comporte un réservoir 10, muni d'un revêtement calorifuge 11 et d'un moyen de chauffage de I' eau, par exemple une résistance électrique désignée par la référence 12. L'eau froide arrive à l'intérieur du réservoir 10 par une tubulure d'entrée 13 et l'eau chaude, disposée en couches superposées, est prélevée près du sommet 14 du réservoir 10 à travers une longue tubulure de sortie 15. Comme le montre clairement la figure, les tubulures 13 et 15 sont portées par le fond calo rifugé 16 du réservoir 10. Selon une caractéristique de l'invention, la tubulure 13 d'entrée de l'eau froide porte directement une anode 17, faite par exemple de magnésium avec une âme de fer 18; comme on le sait cette anode sert à protéger les parois du réservoir contre la corrosion due aux phénomènes électrochimiques qui se produisent dans les appareils de ce type. L'anode 17 est munie d'une queue 19, qui est emmanchée coaxialement à force (ou vissée avec interposition d'un mastic conducteur) dans l'extrémité libre d'un prolongement de plus petite section de la tubulure 13, en aval de trous radiaux 20 à travers lesquels l'eau froide se déverse dans le réservoir. Un bouchon ou une cuvette métallique 21 isole la queue 19 de 1' anode de l'eau qui entre par la tubulure 13. Une garniture 22, par exemple en matière plastique, isole la queue 19 de l'eau qui remplit le réservoir. De cette façon, la queue 19 n'est pas affectée directement par la corrosion électrochimique et peut assurer longtemps sa fonction d'élément de liaison stable entre l'anode 17 et la tubulure 13. La tubulure 13 est fixée dans le fond 16 par sa partie intermédiaire rétrécie et filetée 23, qui se visse dans un é- crou correspondant 24 solidaire du dit fond. La tubulure de sortie 15 peut être fixée de façon analogue. Les tubulures 13, 15 présentent en outre chacune une partie filetée 25 pour le raccordement des conduites correspondantes. La tubulure d'entrée de l'eau froide est ainsi utilisée avantageusement pour supporter l'anode de protection du réservoir, qui, dans les chauffe-eau traditionnels, est montée sur un support fabriqué spécialement pour elle. Selon l'invention, au contraire, on utilise le tronçon terminal de la tubulure d'entrée de l'eau froide pour y emmancher à force une extrémité de cette anode, L'invention est donc mise en pratique avec un minimum de coût supplémentaire, seules de légères modifications étant apportées à la tubulure 13 pour la mettre en état de recevoir 1' anode. La tubulure 13 peut être avantageusement réalisée par le procédé suivant: On commence par couper dans une barre tubulaire un tronçon de la meme dimension que la tubulure 13 finie. Dans ce tronçon, on réalise la partie rétrécie de plus petit diamètre, puis les orificoeradiaux de sortie de l'eau. On ébarbe ensuite intérieurement'la partie rétrécie et on la calibre. Puis on introduit à force le bouchon 21 et l'on exécute le filetage des parties 23 et 25, après quoi on soumet la tubulure à un traitement protecteur. Sur la tubulure ainsi réalisée, on emmanche à force l'anode 17. Il va de soi que le traitement protecteur de la tubulure peut etre effectué à un autre moment du cycle de production. Comme il va de soi et comme il ressort de ce qui précède, l'invention ne se limite pas a la forme d'exécution qui vient d'etre décrite à titre d'exemple seulement; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes de réalisation. - REVENDICATIONS 1.- Appareil pour chauffer de l'eau, fonctionnant par accumulation, comportant un réservoir muni d'une tubulure d'entrée de l'eau froide qui présente des orifices de sortie radiaux, des moyens de chauffage de liteau, une tubulure de sortie de liteau chaude et une anode de protection du réservoir contre la corrosion due à des phénomènes électrochimiques, caractérisé en ce que l'anode est portée par la tubulure d'entrée de l'eau froide. 2.- Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'une partie de cette anode est fixée coaxialement à l'extrémité de la tubulure d'entrée, en aval des orifices de sortie radiaux. 3. - Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il est prévu un organe d'étanchéité entre l'anode et les orifices de sortie radiaux. 4.- Appareil selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'organe d'étanchéité est constitué par une cuvette ou un bouchon métallique monté à force dans la tubulure d'entrée. 5.- Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce que la partie de l'anode est une queue de section réduite enfilée dans l'extrémité libre de la tubulure d'entrée avec interposition d'une garniture d'étanchéité. 6.- Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce que ladite extrémité de la tubulure a une section inférieure à celle du reste de la tubulure. 7. - Procédé de fabrication de la tubulure d'entrée de l'eau froide d'un appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il consiste: a) à couper dans une barre tubulaire un tronçon de la dimension de la tubulure finie; b) à réaliser dans ce tronçon une partie rétreinte, de diamètre plus petit; c) à former des orifices radiaux de sortie de l'eau; d) à ébarber intérieurement la partie rétreinte; eO à calibrer cette partie rétreinte; f) à introduire à force dans le tronçon l'organe d'étanchéité en aval des Orifices de sortie de l'eau; g) à fileter l'extrémité du tronçon pour le raccordement à la conduite d'eau; h) à fileter la partie intermédiaire de transition avec la par tie rétreinte du tronçon pour le montage sur le réservoir; i) à soumettre le tronçon à un traitement protecteur; j) à emmancher à force l'anode dans l'extrémité de plus petite section de la tubulure finie.