La présente invention vise à proposer un procédé et un instrument permettant à un être humain de localiser, d'arreter et d'empêcher une gingivite et une affection du parodonte constituant la principale cause de perte des dents lorsque l'adulte a atteint ou dépassé trente-cinq ans. L'instrument et le procédé de l'invention permettent une tonne hygiène buccale et le nettoyage de tous les sulcus ou sillons gingivo-dentaires du parodonte, ctest-à-dire les creux en forme de cul-desac existant entre la gencive et les surfaces des dents. Ce sillon entoure chaque dent et constitue le lieu de dépôt de la plaque dentaire qui est la cause primaire des maladies des dents. Les cure-dents sont aussi vieux que 1'8trie humain luimême. Ils ont constitué le premier outil de diagnostic et de thérapeutique en matière dentaire. L'art antérieur regorge de divers instruments à laide desquels les êtres humains ont tenté d'éliminer les débris alimentaires inévitables et les formations de plaques bactériennes, les affections qui en découlent et, finalement, la douleur dans la bouche. Des cure-dents ont été réalisés à l'aide de divers matériaux naturels comme le bois, l'os, l'ivoire, des piquants ou des soies et des épines, à l'aide de métaux comme l'or, le bronze et l'argent et à l'aide de matières plastiques de synthèse. Les instruments utilisés par la profession dentaire pour le diagnostic et le détartrage des dents sont des cure-dents fortement évolués et scientifiquement mis au point.Cependant, l'utilisation d'un seul instrument naturel, comme d'une "brosse à sillons" ou uncure-dent, effectuée par la personne elle-même, de façon systématique et scientifique pour maîtriser une affection dentaire, est inconnue. L'art antérieur ne comporte absolument pas de procédé associé a un seul instrument spécifique, permettant d'empêcher et d'arrêter le processus d'une affection du parodonte grâce au repérage et au nettoyage de la totalité des creux ou sillons se trouvant dans la bouche, et en réalisant le peaufinage ou le polissage des surfaces des dents pour empêcher une carie. On sait que la gencive recouvre et protège les maxillaires dans lesquels sont fixées les dents. La zone de rattachement du tissu gingival à la dent est toujours située au bas du creux ou sillon gingivo-dentaire . Ce creux est aussi le lieu de dépit d'une plaque constituant l'amorce des affections dentaires. Cette plaque doit être enlevée des dents, et le tissu doit être stimulé si l'on veut arrêter l'évolution d'une gingivite et d'une affection du parodonte. Puisque les soies d'une brosse à dents n'atteignent qu'une partie de sillon et ne constituent donc pas des instruments complets en eux-mêmes, il faut un procédé plus articulé, plus complet et efficace pour garantir l'accès nécessaire à toutes les parties du réseau des sillons et des creux afin d'empêcher une affection du parodonte. Le premier objectif de la présente invention consiste donc à proposer à un être humain une façon efficace et naturelle de localiser, d'arreter et d'empêcher une gingivite et une affection du parodonte, qui, comme indiqué ci-dessus, est la principale cause de la perte des dents chez les adultes de plus de trente-cinq ans. Cette façon est naturelle à trois points de vue. Tout d'abord, l'instrument de l'invention peut être entièrement construit en des matériaux naturels et il peut donc être fabriqué facilement à partir de l'environnement. En second lieu, la technique d'application dérive de l'étude des articulations des êtres humains, permettant aux mains et aux doigts d'accéder efficacement à la bouche selon certaines directions et approches. En troisième lieu, l'instinct poussant l'entre humain à être bien soigné et à survivre l'oblige à se concentrer sur les zones du corps qui montrent des saignements ou paraissent tendres lorsqu'on les touche. L'être humain peut utiliser cet instinct naturel pour résoudre des problèmes liés à son réseau de sillons. Un saignement (provenant du tissu du parodonte), qui est le seul symptôme d'une affection des gencives et du parodonte humain, apparaîtra au cours de la localisation et de l'examen de la totalité du réseaudes sillons. Ainsi, une connaissance de toutes les zones posant des problèmes stimule une utilisation continue de l'instrument afin d'amorcer et de poursuivre le processus de guérison. Un objectif supplémentaire permet d'éviter une carie dentaire et de l'arrenter lors de l'application de l'instrument et de l'enlèvement de la plaque dentaire. I1 convient de noter l'exIstence de certaines fonctions de prévention des affections dentaires que la brosse à dents ne peut remplir. Si des sucres raffinés parviennent à la bouche, et si une plaque se forme à l'endroit où des dents adjacentes se touchent,dans les fissures des dents, la brosse à dents ne peut nettoyer les zones en cause. Du fil, une soie de brosse ou de la bourre peuvent atteindre cet endroit pour éviter une carie. Un objectif supplémentaire de la présente invention consiste à proposer et à promouvoir un système de soins dentaires qui est naturel, permet aux êtres humains de se familiariser à nouveau avec leur bouche afin de regagner la maîtrise de leurs dents et qui, une fois appris, peut être mis en pratique sans effort conscient. L'examen et le nettoyage des sillons et des creux peuvent s'effectuer pendant que la personne qui les pratique se trouve dans une voiture, qu'elle lit, regarde la télévision, se relaxe ou bien, fréquemment, lorsque les méthodes et procédés classiques d'hygiène buccale sontinappropriés ou ne conviennent pas. Dans la société actuelle, qui se transforme rapidement, on trouve dans la journée peu de moments å consacrer à une prophylaxie dentaire. Ainsi, la commodité et le faible prix de revient relatif de cetinstrument constituent un net avantage dans le monde actuel. Un avantage de l'instrument de la présente invention et de son application réside dans le fait que sa mise en oeuvre met l'homme en harmonie et en compréhension avec sa bouche et ses dents, et tend à éliminer les mythes et les craintes liés à la présence d'objets étrangers dans la bouche. I1 s'est créé autour de la pratique de l'art dentaire une peur naturelle des dentistes et des divers instruments qu'ils utilisent pour exercer leur art. Des expériences d'inconfort ou de douleurs dentaires peuvent être largement éliminées lorsqu'on adhère avec confiance aux procédés naturels décrits dans le présent mémoire.Si et lorsque des traitements des dents sont ensuite nécessaires, ils seront plus facilement tolérés, car la plupart de la crainte et des mythes associés à l'art dentaire auront été éliminés par le processus d'enseignement continu implicitement contenu dans l'utilisation d'une brosse à sillons. Un avantage supplémentaire du présent instrument, selon la présente invention, est qu'il peut être facilement emporté par une personne. Si elle n'a pas de "brosse à sillons", elle peut facilement en trouver ou en fabriquer. Un avantage supplémentaire de la présente invention réside dans la prévention peu onéreuse des problèmes associés aux creux ou sillons gingivo-dentaires et aux caries. Cela diminue la dépendance à l'égard d'un art dentaire technologique moderne non disponible ou onéreux. D'autres avantages se trouvent dans l'effet de stimulation et de massage plaisant exercé par ce traitement des creux et sillons sur les gencives, ce qui provoque et renforce l'utilisation continue de l'instrument pour son plaisir et pour être bien soigné. Un autre avantage du traitement de nettoyage des sillons est que l'utilisateur dispose du maximum de contrôle tactile pouvant s'exercer dans un plus large domaine et de façon plus précise que lors de l'utilisation des brosses à dents, ies soies ou bourres ou autres cure-dents. L'inventeur de cette "brosse à sillons" et de son application au nettoyage des sillons est un dentiste qui, au cours de sa carrière professionnelle, a eu l'occasion d'étudier et d'observer l'hygiène dentaire dans un certain nombre de pays sous-développés dans lesquels les instrument s contemporains d'une hygiène buccale personnelle ne sont pas disponibles. d sa grande surprise, alors qu'il étudiait la façon dont divers groupes de personnes prennent soin de leurs dents en Afrique, il a noté que les populations utilisant fréquemment un certain type de brosse à sillons appelé "bâton vert" pour hygiène dentaire ne présentent pas de carie ou de problème du parodonte là oU 11 instrument est utilisé.Malheureusement, l'instrument est trop gros pour atteindre tous les sillons, mais là vù il est utilisé il n'y a pas de signe d'affection dentaire. Cette observation a conduit l'inventeur à expérimenter et à étudier l'effet de l'utilisation de cure-dents modifiés en vue de nettoyer systématiquement les sillons et de soigner les tissus entourant la dent. Des expériences et la recherche ont montré que l'utilisation d'un tel instrument, appliquée d'une façon systématique et scientifique, peut être plus efficace que n'importe quel autre moyen simple de prévention d'une affection du parodonte et des caries. La présente invention propose une technique naturelle de traitement personnel du sillon ou sulcus entourant chaque dent dans son alvéole buccal. Le sillon, ou sulcus, ainsi atteint est la forme en cul-de-sac de l'espace situé à la jonction ou intersection des gencives et des dents. Le sillon des gencives a.la même forme anatomique que le sillon entourant, par exemple, l'ongle du pouce. I1 a en gros une forme de v et entoure chaque dent. Une affection du parodonte commence dans la gencive entourant ce sillon. I1 est important de noter que la dimension ou la forme du sillon ne sont pas uniformes.Ainsi, il devient très important pour une personne décidée à traiter ses propres dents et à localiser et nettoyer le réseau de ses sillons de suivre, à l'aide de la brosse à sillons servant à cet effet, ce creux irrégulier situé entre la dent et la gencive. La familiarité qu'a l'utilisateur de sa propre bouche et la connaissance de la totalité de son réseau de sillons importants constituent la base de la sauvegarde de ses dents, grâce à une action personnelle. I1 est important aussi de noter que l'application de l'instrument de l'invention ne nettoie pas complètement les sillons et n'empêche pas totalement une infection du parodonte s'il n'y a pas application systématique et régulière. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés, à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels la figure I montre la position de base pour atteindre et nettoyer les sillons faciaux du maxillaire droit et les sillons proximaux (zone supérieure droite externe et zone située entre les sillons). La figure 1 montre la position appropriée de la main droite et la façon fondamentale de saisir (avec le pouce et l'index) la "brosse à sillons" (que l'on appellera ci-après "cure-sillons"), les autres doigts étant repliés vers l'intérieur. La figure 2 montre la position fondamentale pour atteindre et nettoyer les sillons faciaux du maxillaire gauche et les sillons facio-proximaux (partie externe gauche supérieure et partie située entre les sillons). La figure 2 montre la forme appropriée de la main gauche et la façon fondamentale de saisir le cure-sillons, les autres doigts étant repliés vers l'intérieur La figure 3 montre la position fondamentale pour atteindre et nettoyer le réseau des sillons faciaux et faclo-proximaux du mandibule droit (partie externe inférieure droite). Cette figure 3 montre la pose appropriée de la main droite. et la façon fondamentale de saisir le cure-sillons, les autres doigts étant repliés vers l'intérieur. La figure 4 montre la position fondamentale pour atteindre et nettoyer les sillons de la face gauche du mandibule et les sillons facio-proximaux (partie externe gauche inférieure et partie située entre les sillons). La figure 4 montre la position appropriée de la main gauche et la façon fondamentale de saisir le cure-sillons, les doigts étant repliés vers l'intérieur. La figure 5 montre la position de base pour atteindre et nettoyer les sillons linguaux et linguo-proximaux du mandibule droit (zones internes inférieures droites et zones situées entre les sillons). La figure 5 montre la pose appropriée avec la main droite tournée vers l'intérieur, la prise appropriée du cure-sillons et l'extension du majeur, de l'annulaire et de l'auriculaire. La figure 6 montre la position de base pour atteindre et nettoyer les sillons linguaux et linguo-proximaux du mandibule gauche (zones inférieures gauches et zones situées entre les sillons), la main gauche étant tournée vers l'intérieur. La figure montre la prise appropriée du cure-sillons et l'extension du majeur, de l'annulaire et de l'auriculaire. La figure 7 montre la position de base pour atteindre et nettoyer les sillons palataux et palato-proximaux du maxillaire gauche (zones internes supérieures gauches et zones situées entre les sillons). La figure 7 montre la main droite tournée vers l'extérieur, et une prise fondamentale appropriée avec les doigts allongés et le coude levé. L'utilisation d'une moitié de la longueur du cure-sillons pour faciliter l'atteinte de tous les sillons internes n'est pas montrée dans ce dessin. La figure 8 montre la position de base pour atteindre et nettoyer les sillons palataux et palato-proximaux du maxillaire droit (zone interne supérieure droite et zones situées entre les sillons). La figure 8 montre la main gauche tournée vers l'extérieur, la façon appropriée de saisir l'instrument avec les doigts allongés et le coude levé. L'utilisation d'une moitié du cure-sillons pour faciliter l'atteinte de tous les sillons internes n'est pas représentée. La figure 9 montre le début de la pose I, à savoir l'atteinte et le nettoyage des sillons faciaux et facio-proximaux du maxillaire droit. On notera que le menton sert de point d'appui ; on remarquera la façon appropriée dont la main droite tient l'instrument et qu'un doigt repose sur le menton ; on voit les dents du maxillaire gauche. La figure Il montre l'achèvement de la pose I. Cette pose se termine sur la dernière dent à droite après avoir atteint et nettoyé le réseau des sillons du demi-maxillaire. On note que le point d'appui s'est déplacé du menton aux lèvres et l'on voit la façon appropriée dont la main droite tient l'instrument et dont les doigts prennent appui. La figure 15 montre le début de la pose II, à savoir l'atteinte et le nettoyage des sillons faciaux et facio-proximaux du mandibule droit. Le cure-sillons est tourné vers le bas, les lèvres et les joues ont le rôle d'appui et l'on remarque la façon appropriée dont la main droite tient l'instrument et dont les doigts sont disposés. La figure 13 montre l'achèvement de la pose II qui se termine sur l'incisive centrale après atteinte et nettoyage du réseau des sillons de la moitié du maxillaire. Le menton joue le rôle de point d'appui et l'on remarque la façon appropriée dont la main droite tient l'instrument et dont le doigt repose sur le menton. La figure 14 montre le début de la pose III, pour atteindre et nettoyer les sillons faciaux et facio-proximaux du mandibule gauche. Le cure-sillons est tourné vers le bas à partir de l'incisive centrale gauche. On voit que le menton sert de point d'appui et l'on remarque la façon appropriée dont la main gauche tient l'instrument et dont le doigt repose sur le menton. La figure 16 montre l'achèvement de la pose III qui se termine sur la dernière dent après atteinte et nettoyage des sillons du demi-maxillaire. Les lèvres et les joues ont un rôle d'appui et l'on voit la façon appropriée dont la main gauche tient l'instrument et dont le doigt repose sur la joue. La figure 12 montre le début de la pose Iv pour atteindre et nettoyer les sillons faciaux etfacio-proximaux du maxillaire gauche En partant de la dernière molaire, le cure-sillons est tourné vers le haut et l'on voit que les lèvres et la joue ont un rôle d'appui. On remarque la façon appropriée dont la main gauche tient l'instrument et dont les doigts reposent sur le menton. la figure 10 montre l'achèvement de la pose IV qui se termine sur l'incisive centrale gauche après atteinte et nettoyage du réseau des sillons du demi-maxillaire. On voit que le menton joue le rôle d'appui et l'on note la façon appropriée dont la main gauche tient l'instrument et dont un doigt repose sur le menton. La figure 17 montre le début de la pose V qui commence sur la surface distale de la dernière dent pour atteindre et nettoyer les sillons palataux et palato-proxitraux du maxillaire gauche. On voit que la main droite est tournée vers l'extérieur, que le majeur, l'annulaire et l'auriculaire sont étendus en prenant appui sur la joue. la figure 19 montre l'achèvement de la pose V qui se termine sur la surface médiane de l'incisive centrale après atteinte et nettoyage du réseau des sillons du quadrant du maxillaire supérieur gauche. On voit la façon appropriée de saisir l'instrument et la position de la main, comme décrit à propos de la figure 17. La figure 18 montre le début de la pose VI commençant sur la surface distale de la dernière dent pour atteindre et nettoyer les sillons palataux et palato-proximaux du maxillaire droit. On voit que la main gauche est tournée vers l'extérieur et que le majeur, l'annulaire et l'auriculaire sont étendus et prennent appui sur la joue. La figure 20 montre l'achèvement de la pose VI qui se termine sur la surface médiane de l'incisive centrale, après atteinte et nettoyage des dents de ce quadrant ou maxillaire supérieur droit. On voit la façon appropriée de tenir l'instrument et la position de la main, comme décrit à propos de la figure 18. La figure 21 montre le début de la pose VII commençant sur la surface distale de la dernière molaire pour atteindre et nettoyer les sillons linguaux etlinguo-proximaux du mandibule droit (maxillaire inférieur). On voit que la main droite est tournée vers l'intérieur et que le majeur, l'annulaire et l'auriculaire sont étendus et prennent appui sur la joue. La figure 23 montre l'achèvement de la pose VII qui se termine sur la surface médiane de l'incisive centrale après atteinte et nettoyage des dents de ce quadrant. On voit la façon appropriée de tenir l'instrument et la position de la main, comme décrit à propos de la figure 21. Sa figure 22 montre le début de la pose VIII qui commence sur la surface distale de la dernière dent pour atteindre et nettoyer les sillons linguaux et linguo-proxizaux du mandibule gauche (maxillaire inférieur). On voit que la main gauche est tournée vers l'intérieur, que le majeur, l'annulaire et l'auriculaire sont étendus et prennent appui sur la joue. La figure 24 montre l'achèvement de la pose VIII se terminant sur la surface médiane de l'incisive centrale après atteinte et nettoyage des dents de ce quadrant. On voit la façon appropriée de tenir l'instrument et la position de la main, comme décrit à propos de la figure 22. Les figures 5, 6, 7, 8, 17, 18, 19, 20, 2i, 22, 23 et 24 montrent l'utilisation d'une demi-longueur du cure-sillons afin te faciliter l'atteinte des sillons internes. La figure 25 est une vue de côté d'un cure-sillons réalisé selon la présente invention. La figure 26 est une vue de côté d'un cure-sillons réalisé selon la présente invention. Cette figure 26 montre une extrémité taillée en biseau et la pointe classique à l'autre extrémité. La figure 27 est une autre vue de côté d'un cure-sillons, montrant l'extrémité en biseau. La figure 28 est un agrandissement d'une partie de la figure 27 et montre l'extrémité en biseau du cure-sillons. la figure 29 est une vue d'une dent et du tissu gingival qui l'entoure. La figure 29a est un agrandissement du sillon ou du sulcus gingival en forme de v ou de cul-de-sac entourant chaque dent. La figure 30 montre un cure-sillons présentant l'angle approprié d'approche pour atteindre les sillons de la zone située entre deux dents adjacentes. La figure 31 montre un cure-sillons dont l'extrémité a été usée pour former un organe analogue à une brosse afin d'enlever la plaque de la dent au fond du sillon ou sulcus. Comme on le voit sur les dessins et notamment sur les figures 25 à 28 et 2, l'instrument selon l'invention est allongé il est formé d'une matière fibreuse et comporte deux extrémités dont l'une culmine en une pointe dont la dimension correspond à la dimension du sulcus gingival d'une dent humaine. Cet instrument peut notamment comporter une extrémité conique, cependant qu'àl'autre extrémité un biseau ellipsoïdal concave allongé a été découpé sur le cône. Les formes différentes de ces deux extrémités facilitent des soins prophylactiques de la bouche en permettant un accès complet des diverses formes et profondeurs de tous les sillons. Bien que la matière préférée pour réaliser le curesillons de l'invention soit le bois, cet instrument peut également être composé de fibres végétales ou réalisé à l'aide de n'importe quel matériau comprimé qui ne se fragmente pas et n'empêche pas la bonne utilisation de l'instrument dans la bouche, mais peut être façonné afin qu' une extrémité prenne la forme d'une brosse en éventail. On voit aux figures 29 et 29a que la gencive (E) recouvre et protège les tissus osseux des mâchoires ou maxillaires (B) dans lesquels les dents (C) sont fixées. Le point de rattachement (D) de ce tissu gingival à la dent se situe toujours au fond du sillon ou cul-de-sac (A). Comme indiqué ci-dessus, ce sillon est aussi le point de dépôt de la plaque dentaire amor çant une affection des dents. C'est pourquoi il faut enlever la plaque de la dent et stimuler le tissu si lton veut arrêter une gingivite et une affection du parodonte. En se référant à la figure 9, laquelle correspond à la figure f ou à la pose I pour saisir l'instrument ou curesillons, on voit que le début de l'application de l'instrument consiste à atteindre la totalité des sillons externes droits supérieurs et les surfaces des dents.Le nom anatomique de cette région est la zone faciale et facio-proximale droite du maxillaire. Une telle région est indiquée généralement par l'indice de référence 45 sur la figure 10. Un cure-sillons est saisi par le pouce et l'index de la main droite de façon que la partie conique ou biseautée joue le rôle de prolongement des deux doigts, comme sur la figure 1. Sur la figure 9, le cure-sillons est désigné par l'indice de référence 10. Ainsi, on réalise la prise de base de l'instrument.On laisse le majeur, l'annulaire et l'auriculaire de la main droite se replier vers l'intérieur et se relâcher. On les fait reposer sur le menton (15) cependant que l'extrémité du cure-sillons est insérée dans le sillon ou sulcus situé sur l'incisive centrale droite supérieure. La clé d'une bonne auto-utilisation de l'instrument consiste à bien toucher et explorer la surface de la dent, afin de délimiter l'emplacement et le trajet du sillon. On utilise un mouvement d'exploration ou de glissement en va-et-vient ou, en variante, un doux mouvement de vibration vers le haut et vers le bas du cure-sillons ou du cure-dents pour localiser le sillon et y pénétrer. Si la paroi gingivale du sillon saigne pendant cette opération d'atteinte et de nettoyage, le saignement est un signe d'affection du parodonte ou d'une gingivite. Le nettoyage quotidien complet de la totalité du sillon ou se produit un saignement (nettoyage profond) aboutit à la guérison d'une affection du parodonte ou d'une gingivite. Un nettoyage quotidien des sillons empêche ensuite le retour d'une telle affection. Ainsi, on commence ce nettoyage au milieu de l'incisive centrale droite et du maxillaire et on le termine en cette position à l'extrémité distale de la troisième molaire du maxillaire supérieur droit, on voit que le majeur ou l'annulaire ou l'auriculaire de la main droite prend appui en 20 surle menton.'instru- ment est incliné à 450 ou selon un angle moindre sur la dent, mais l'on peut faire varier un tel angle d'approche selon la profondeur ou la direction des sillons.Lorsque l'angle de l'instrument permettant de toucher la dent est atteint, l'utilisateur explore le sillon vers l'arrière, en enlevant des débris et éléments de plaque à mesure que l'instrument suit le parcours du sillon. En se référant à la figure 13, on voit que l'utilisateur atteint ensuite de l'extérieur la totalité des sillons et des dents se situant en bas et à droite. Cette position correspond à la façon de saisir l'instrument représentée sur la figure 3. Techniquement parlant, les sillons atteints et nettoyés dans la seconde position, comme représenté par la façon de saisir l'instrument sur la figure 3 et par la figure 1 3, se situent de la partie distale de la troisième molaire du mandibule jusqu'à la partie médiane de l'incisive centrale du mandibule ou maxillaire inférieur. Le quadrant de la bouche en cause est la partie faciale mandibulaire droite. Dans cette position, l'instrument représenté sur la figure 3 est tourné vers le bas ou inverse. La position de la main (désignée en 25) pour saisir alors l'instrument exige que le majeur, l'annulaire et l'auriculaire reposent sur le menton, la joue et les lèvres. Le groupe des dents et sillons que l'on atteint et nettoie dans cette position est indiqué par l'indice de référence 35. La façon, indiquée par l'indice 25 sur la figure 13, de saisir l'instrument, et qui est encore montrée sur la figure 3, est l'inverse de la prise représentée sur la figure 1. L'instrument ou cure-sillons est saisi de façon que son extrémité utile se dirige vers la base selon un angle d'environ 450 L'instrument est inséré dans le sillon, comme représenté sur la figure 31, ou entre la gencive et la dernière dent, ou à la troisième molaire du mandibule.L'utilisateur explore ensuite le sulcus vers l'avant ou de l'arrière vers l'avant, comme généralement suggéré sur la figure 30 et sur la figure 15. En se référant momentanément à la figure 14, on voit que la région de la bouche encause est la zone faciale gauche du mandibule, indiquée en gros sur la figure 13 par l'indice de référence 30. L'utilisateur atteint alors la totalité des sillons et des dents de la partie gauche inférieure. L'utilisateur doit faire passer le cure-sillons dans sa main gauche 40 et continuer à explorer, en tenant l'instrument de façon inverse, de l'avant vers l'arrière en effectuant des mouvements pour nettoyer les sillons. Ainsi, il commence au milieu de l'incisive centrale gauche du mandibule pour parvenir à la partie distale de la troisième molaire du mandibule. Le majeur, l'annulaire et l'auriculaire de la main gauche sont tournés vers l'intérieur, puis vers le bas en reposant sur le menton, les joues et les lèvres.Le point d'appui se situe tout d'abord sur le menton, puis passe .progressivement sur la joue au coin des lèvres à mesure que l'utilisateur passe du centre vers l'arrière de la bouche. La direction d'exploration va du milieu de la bouche vers l'arrière ou de la partie médiane vers la partie distale. En se référant un moment à la figure 10, on voit que l'utilisateur traite le quadrant facial gauche du maxillaire de sa bouche (comme indiqué par l'indice de référence 5 sur la figure 9) ou qu'il atteint les sillons faciaux et facio-proximaux sur les dents de la partie externe supérieure gauche de la bouche. L'utilisateur fait reposer le majeur, l'annulaire et l'auriculaire de sa main gauche sur sa joue, son menton et ses lèvres. Il applique dans ce cas encore la façon fondamentale de saisir le cure-sillons et commence de l'arrière en allant vers l'avant. Cette technique est la même que celle antérieurement indiquée pour la première pose, comme représenté sur la figure 9, mais les mains et le sens de l'exploration sont inversés.Le traitement du quadrant facial gauche du maxillaire de sa bouche peut être arbitrairement décrit comme correspondant à la pose IV, comme le traitement de la partie gauche du mandibule peut être arbitrairement décrit comme correspondant à la pose III et celui de la partie droite du mandibule comme étant la pose Il. En se référant pour un moment à la figure 17, que l'on peut arbitrairement décrire comme correspondant à la pose V, on voit que l'utilisateur peut atteindre la totalité des sillons et des surfaces de la partie interne supérieure gauche de sa bouche. On peut alors indiquer qu'il traite les sillons palataux et palato-proximaux de la partie gauche du maxillaire, ce qui est représenté sur les figures par l'indice de référence 50. On voit que le cure-sillons, 10, a été brisé en deux par l'utilisateur afin de raccourcir l'instrument et de permettre sa manipulation plus facile dans la bouche. Dans cette position, le cure-sillons est maIntenu selon la façon fondamentale représentée sur la figure 7 et le majeur, l'annulaire et l'auriculaire sont allongés en reposant sur la joue droite. Cette position est décrite par l'indice de référence 55. La main est cette fois encore tournée vers l'intérieur, l'instrument pointé vers le haut, et le pouce et l'index sont insérés dans la bouche, le cure-sillons atteignant le côté arrière de la dernière dent à gauche en essayant de maintenir approximativement un angle d'approche de 450. On doit ajuster la façon de saisir l'instrument, selon les nécessités, afin de maintenir l'angle approprié d'approche. Dans la forme préférée d'application, il ne doit pas y avoir plus de 1,3 cm entre l'extré- mité de l'index et la pointe du cure-sillons prolongeant l'index. Le nettoyage des sillons s'effectue en commençant par la dernière dent et le dernier sillon de la partie interne gauche supérieure en allant vers l'avant et le milieu. Ainsi, l'utilisateur commence à la partie distale de la troisième molaire du maxillaire gauche pour parvenir au milieu de l'incisive centrale gauche du maxillaire. En se référant un moment à la figure 18, on voit que l'utilisateur atteint la totalité des sillons internes supérieurs droits ou des sulci palataux et palato-proximaux et des surfaces des dents correspondantes, soit le quadrant palatal du maxillaire représenté par l'indice de référence 60. Le cure-sillons est alors transféré dans la main gauche, en utilisant la façon fondamentale de le prendre par un bout, et le majeur, l'annulaire et l'auriculaire sont entièrement allongés et viennent reposer sur la joue droite. La main gauche est tournée,avec la paume à l'extérieur, comme représenté sur la figure 8. Le pouce et l'index sont insérés dans la bouche et le cure-sillons atteint la surface arrière de la dernière dent dans son sillon. Le mouvement d'exploration s'effectue vers l'avant et le milieu.La zone explorée va de la partie distale de la troisième molaire du mamillaire droit jusqu'à la partie médiane de l'incisive centrale du maxillaire droit. En se référant pour un moment à la figure 21, on comprend que la pose atteint la totalité des sillons et des surfaces de la partie interne inférieure droite et dessert ce que l'on peut appeler le quadrant lingual mandibulaire droit, représenté sur les figures par l'indice de référence 70. Dans ce cas également, le cure-sillons est brisé en deux et maintenu dans la main droite,selon la façon fondamentale de le tenir, et l'extrémité de l'instrument dépasse le bout des doigts d'environ 1,3 cm. La main est tournée vers l'intérieur, le majeur, l'annulaire et l'auriculaire sont allongés et viennent reposer sur la joue gauche en position de relaxation. Le pouce et l'index qui tiennent l'instrument sont ainsi insérés dans la bouche. L'instrument atteint la surface arrière de la dernière dent pour en situer le sillon.L'utilisateur explore ensuite le sillon de chaque dent de l'arrière vers l'avant ou de la partie distale de la troisième molaire à droite du mandibule vers la partie médiane de l'incisive centrale droite du mandibule. L'angle d'approche est modifié selon les nécessités au cours des mouvements d'exploration et de nettoyage des sillons. En se référant à la figure 22, on voit que le mouvement est le même que dans la description ci-dessus, mais que les mains sont inversées. Cette région peut se décrire comme étant la région linguale gauche du mandibule et elle est indiquée sur les figures par l'indice de référence 75. L'utilisateur emploie sa main gauche pour saisir l'instrument en son milieu. La main est repliée vers l'intérieur. Lorsque le pouce et l'index sont insérés dans la bouche, le majeur, l'annulaire et l'auriculaire viennent reposer sur la joue droite. L'instrument atteint la surface arrière de la dernière dent et en explore le sillon puis passe vers le milieu, comme représenté sur la figure 24 et comme indiqué sur la figure 23. La zone ainsi desservie va du; milieu de la troisième molaire gauche du mandibule jusqu'au milieu de l'incisive centrale du mandibule. Lorsque la totalité du réseau des sillons a été nettoyée avec l'extrémité taillée en biseau, comme représenté sur la figure 28 par l'indice de référence 80, on utilise l'extrémité conique, représentée par l'indice de référence 85 sur la figure 27, pour polir et "peaufiner" les surfaces plus grandes des dents afin d'éviter une carie. L'extrémité conique est mouillée et on la frotte contre une dent humide jusqu'à ce que l'extrémité de l'instrument s'effiloche, comme indiqué en 90 sur la figure 91. Lorsque les fibres de bois se séparent, l'instrument devient une brosse à dents d'un maniement très précis exerçant le frottement nécessaire pour enlever la plaque et d'autres débris tout en polissant la surface des dents. Il convient d'appliquer un mouvement vibratoire de haut en bas, et l'on peut polir ia totalité des surfaces des dents, sauf aux endroits où elles viennent en contact les unes avec les autres. Il va de soi que, sans sortir du cadre de l'invention, de nombreuses modifications peuvent etre apportées à l'instrument et à son mode d'application, tels qu'ils ont été décrits et représentés. REVENDICATIONS 1. Instrument destiné à éviter une affection du parodonte buccal, cet instrument étant caractérisé en ce qu'il est de forme allongée, en un matériau fibreux, comportant deux extrémités dont l'une se termine par une pointe dont la dimension correspond bien à celle du sulcus gingival ou sillon gingivite dentaire d'une dent humaine. 2. Instrument selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte une extrémité conique et en ce que l'autre extrémité est taillée en un long biseau ellipsoïdal concave. 3. Application de l'instrument selon l'une des revendications 1 et 2 au nettoyage des dents, caractérisée en ce qu'elle consiste à saisir alternativement l'instrument entre l'index et le pouce de la main droite ou de la main gauche, à disposer l'extrémité pointue de l'instrument de façon qu'elle se situe dans le sillon de la partie médiane de l'incisive centrale droite du maxillaire supérieur du côté facial,à explorer et nettoyer le sillon de l'incisive puis le sillon et le sillon voisin de chaque dent entre celle-ci et la molaire droite du maxillaire, à explorer et nettoyer le côté facial de la partie distale de la troisième molaire du maxillaire droit, puis à explorer et nettoyer le sillon ou sulcus de la troisième molaire du mandibule sur son côté facial puis le sillon et le sillon situé entre chaque dent entre ladite molaire et l'incisive centrale du. mandibule du côté facial vers le milieu puis à changer de position de façon que la main gauche saisisse l'instrument entre le pouce et l'index, à explorer et nettoyer le sillon facial de l'incisive centrale gauche du mandibule, à explorer et nettoyer les sillons et le sillon proximal de chaque dent entre l'incisive et la troisième molaire du mandibule, à explorer et nettoyer le sillon facial de la troisième molaire du mandibule puis à explorer et nettoyer le sillon facial de la troisième molaire du maxillaire gauche puis à explorer et nettoyer les sillons faciaux et le sillon proximal de chaque dent entre cette molaire et l'incisive centrale gauche, à explorer et nettoyer le sillon facial de l'incisive centrale gaucheipuis à saisir l'instrument entre le pouce et l'index de la main droite, à exporter et nettoyer le sillon palatal de la troisième molaire du maxillaire gauche, à explorer et nettoyer le sillon palatal et proximal de chaque dent entre cette molaire et l'incisive centrale gauche, à explorer et nettoyer le sillon palatal de l'incisive centrale gauche, puis à saisir l'instrument entre le pouce et l'index de la main gauche, à explorer et nettoyer le sillon palatal de la troisième molaire du maxillaire droit, à explorer et nettoyer le sillon palatal du sillon proximal de chaque dent entre cette molaire et l'incisive centrale du maxillaire droit, puis à saisir 11 instrument entre le pouce et l'index de la main droite, à explorer et nettoyer le sillon lingual de la troisième molaire droite du mandibule, à explorer et nettoyer le sillon lingual et le sillon proximal de chaque dent entre cette molaire et l'incisive centrale du mandibule, à explorer et nettoyer le sillon lingual de l'incisive centrale du mandibule droit puis à saisir l'instrument entre le pouce et l'index de la main gauche, à explorer et nettoyer le sillon lingual de la troisième molaire gauche du mandibule, à explorer et nettoyer le sillon lingual et le sillon proximal de cette dent entre chaque molaire de l'incisive centrale gauche, à explorer et nettoyer le sillon lingual de l'incisive centrale gauche puis à polir les surfaces des dents cn appliquant l'instrument sur les surfaces des dents en faisant effectuer à l'instrument un mouvement de bas en haut et d'arrière encavant.