La présente invention concerne une composition dentaire, notamment une composition pour obturations dentaires comprenant une matière polymérisable. La composition dentaire de l'invention est une composition liquide renfermant un prépolymère porteur d'au moins deux groupes polymérisables à insaturation éthylénique, appelé ci-après prépolymère polymérisable, ce prépolymère étant le produit de réaction d'un uréthanne prépolymère et d'un monomère polymérisable à insaturation éthylénique capable de réagir avec l'uréthanne prépolymère, et une charge en particules qui est de préférence de nature minérale, au moins 50 % des particules de la charge ayant un diamètre maximal n'excédant pas 1000 microns. On entend désigner par "composition liquide " une composition suffisamment mobile pour être moulée sans difficulté à la température ambiante, par exemple par simple moulage sous expression exercée à la main. La composition a, avantageusement, une consistance péteuse. Selon un autre de ses aspects, l'inventioc col-erne une composition dentaire, comme défini ci-dessus, qui renferme un catalyseur capable d'effectuer la polymérisation du prépolymère polymérisable. La composition dentaire peut être appliquée à la dent, par exemple à une cavité pratiquée dans la dent , et le prépolymère polymérisable peut être polymérisé de manière que la composition se transforme en une masse dure d'obturation. Ce processus de polymérisation sera appelé ci-après mûrissage de la composition. La composition peut contenir un prépolymère polymérisable qui est une substance solide, et, attendu que la charge est également solide, il est nécessaire, pour produire une composition liquide, d'ajouter à la composition une quantité suffisante de monomère liquide à insaturation éthylénique copolymérisable avec le prépolymère polymérisable pour liquéfier la composition, et en particulier pour lui donner une consistance payeuse. Le cas échéant, la composition peut renfermer un monomère copolymè risaèle liquide à insaturation éthylénique, même lorsque le pré polymère polymérisable est lui-même liquide. L'uréthanne prépolamère peut être obtenu par réaction d'au moins un polyisocyanate avec au moins un composé polyfonctionnel contenant des groupes capables de réagir avec un isocyanate, par exemple avec un polyol qui peut entre, par exemple, un polyéther- ou polyester-polyol ou bien avec un acide polycarboxylique. L'uréthanne prépolymère peut porter des groupes isocyanate terminaux, auquel cas le monomère à insaturation éthylénique capable de réagir avec ces groupes doit porter un groupe capable de réagir avec un isocyanate, par exemple un groupe hydroxyle ou carboxyle.A titre de variante, l'uréthanne prépolymère peut porter, par exemple, des groupes hydroxyle ou carboxyle terminaux lorsqu'il est formé à partir d'un composé polyfonctionnel qui est un polyol ou respectivement un acide polycarboxylique, auquel cas le monomère à insaturation éthylénique capable de réagir avec lui doit porter un groupe apte à réagir avec le groupe hydroxyle ou carboxyle, par exemple un groupe isocyanate. De préférence, l'uréthanne prépolymère porte des groupes isocyana+e terminaux. L'uréthanne prépolymère peut, avantageusement, avoir une structure linéaire, non ramifiée, c'est-à-dire qutil peut être formé par réaction d'un diisocyanate et d'un composé difonctionnel tel qu'un diol ou un acide dicarboxylique. De préférence, pour des raisons de commodité et notamment pour des raisons de facilité de préparation, l'uréthanne prépolymère peut être linéaire, peut porter des groupes isocyanate terminaux et peut être obtenu par réaction d'un diol avec un diisocyanate pour former un uréthanne prépolymère répondant à la formule dans laquelle le diisocyanate correspond à la formule OGN-R1-NCO et le diol correspond à la formule HO-R2-OH, R1 et R2 étant des groupe hydrocarbyle divalents et étant un nombre entier. Dans ce cas, la réaction de l'uréthanne prépolymère avec le monomère à insaturation éthylénique apte à réagir avec lui donne un polymère polymérisable de formule dans laquelle X ect un radial divalent et R3 est un atome dlhy- drogène ou un groupe hydrocarbye. Pour que l'uréthanne prépolymère puisse porter des groupes isocyanate terminaux, il y a lieu de remarquer au'un excès molaire du diisocyanate par rapport au diol doit être utilisé dans la préparation du prépolymère, la valeur de n dans le prépolymère dépendant de la proportion molaire diisocyanate:diol utilisée, la valeur de n diminuan-t à mesure que ce dernier rapport augmente. La formation du prépolymère à groupes isocyanate terminaux peut être favorisée par l'utilisation de catalyseurs connus en pratique pour leur aptitude à activer la formation d'un polyuréthanne, par exemple des amines tertiaires et des sels métalliques tels que l'octoate stanneux et en particulier le dilaurate de dibutylétain. La réaction entre les viol et le diisocyanate peut pro duire un uréthanne prépolymère visqueux et, notamment, lorsque n est un grand nombre entier, Je prépolymère peut être une matière solide, et dans ces circonstances, il est donc désirable que la réaction du diol et du diisocyanate soit conduite en présence d'un diluant inerte. De même, lorsque l'uréthanne prépolymère est très visqueux ou solide, la réaction de ce prépolymère avec un monomère à insaturation éthylénique contenant un groupe apte à réagir avec un iaocyanate pour former le prépolymère polymérisable peut avantageusement être conduite en présence d'un diluant inertie. Le diluant doit être sensiblement exempt de groupes aptes à réagir avec des groupes isocyanate, tout au moins dans une mesure suffis te pour que le diluant, ne perturbe pas la formation du prépolymère. Le diluant pourrait être le monomère liquide à insaturation éthylénique copolymérisable avec le prépolymère. Lorsque le prepolymère polymérisable de formule II est préparé dans un diluant inerte, il peut être séparé du diluant, par exemple par évaporation de ce dernier, ou par addition au diluant d'un nor-solvant du prépolymère polymérisable. Pour qu'une obturation réalisée par mûrissage de la composition dentaire d'obturation ait unQirande résistance mé- canique et un grand module, ainsi qu'use grande résistance au fluage, il est préférable que l'uréthanne prépolymère soit formé à partir d'un polyisocyanate et d'un composé polyfonctionnel, l'un d'eux, au moins, ou de préférence les deux, présentant au moins un groupe cyclique, de préférence un groupe aromatique, dans la chaîne située entre les groupes aptes à réagir avec 1 'isocyanate dans le composé polyfoncticnnel ou respectivement entre les groupes isocyanate du polyisocyanate.Ainsi, lorsque l'uréthanne prépolymère est formé à partir d'un diol et d'un diisocyanate ayant les formules respectives HO-R2-OH et OON-Rr TCO, il est préférable qu'au moins l'un des radicaux hydrocarbyle divalents R1 et R2 ait un groupe cyclique, de préférence un groupe aromatique, incorporé dans la chaîne. Lorsqu'on désire réaliser une obturation den-aire à résistance mécanique,module et résistance au fluage particuliè rement grands, il est préférable que le prépolymère po1ymérisa- ble de la composition d'obturation dentaire réponde à la formule II, dans laquelle R1, d , R5 et X ont les définitions déjà données, n est un nombre entier égal à 1-20, au moins l'un des groupes R1 et R2 contenant au moins un groupe cyclique dans la chaîne du prépolymère, la chaîne entre des groupes cy cliques adjacents ne contenant pas plus de 30 atomes et, si lton désire une résistance mécanique encore plus grande, pas p us de 20 et de préférence pas plus de 12 atomes, et lorsque n est égal à 1 et que R2 seul contient au moins un groupe cyclique dans sa chaîne, il n'y a pas plus de 70 atomes,de pré férence pas plus de 20 et notamment pas plus de 12 atomes dans la chaire encre le groupe cyclique de R2 et ltatome d'azote attaché au groupe X. Pour des raisons de facilité de préparation de l'uré thanne prépolymère, et par conséquent dtt prépolymère polymérisa ble, la valeur de n dans l'uréthanne prépolymère n'est de préférence pas supérieure à 10 et notamment pas supérieure à 5, c'est-à-dire que le rapport molaire des groupes isocyanate du diisocyanate ou du mélange de diisocyanates aux groupes hy droxyliques du diol ou du mélange de diols à partir desquels le prépolymère à terminaison isocyanate est produit,est de préférence égal ou supérieur à 1,1:1 et notamment égal ou supérieur à 1,2:1. Il est très avantageux que la valeur n dans l'uréthanne prépolymère ne dépasse pas 3, c'est-à-dire que le rapport molaire des groupes isocyanate du diisocyanate ou du mélange de di isocyanates au/groupes hydroxyliques du diol ou du melange de diols à partir desquels l'uréthanne prépolymère est formé, soit égal ou supérieur à 1,33:1. Des exemples de diols contenant des groupes cycliques, que l'on peut utiliser dans la préparation de l'uréthanne prépolymère,comprennent des cycloalcane-diols tels que les 1,3et 1,4-cyclohexane-diols et un diol de formule auquel cas le groupe R2 de l'uréthanne prépolymère répond à l'une des-formules respectives et D'autres diols convenables comprennent, par exemple, des cycloalcane -dialcanols, par exemple le cyclohexane-diméthanol ou le cyclohexane-diéthanol ; des polycycloalcane-diols, des poly cycloalcane-dialcanols, des aryldialcanols et des produits de condensation d'oxydes d'alkylène et de composés aromatiques contenant deux groupes phénoliques. Des diols très avantageux, compte tenu des propriétés désirables des obturations que l'on peut produire, comprennent des diols de formule c'est-à-dire des dérivés oxyalkylés de composés phénoliques dans la formule desquels R4 et R5 représentent des atomes d'hydrogène ou des groupes alkyle, par exemple méthyle, et Ar est un groupe aromatique divalent dont chaque valence libre est -portée par un atome aromatique de carbone, et ia somme a + b ne dépasse pas de préférence 8, a n'étant de préférence pas supérieur à b + 3. Dans ce eas, le groupe divalent R2 répond à la formule Ar peut être mononucléaire, par exemple comme dans le cas du phénylène, il peut avoir une structure polynucléaire condensée comme dans le cas du naphtalène ou de l'anthracène, ou bien il a de préférence la formule dans laquelle Y est une liaison divalente, par exemple -0-, -S02-,-CO- ou -CH2- ou bien un dérivé substitué de -CH2-, par exemple Il est avantageux que l'un des groupes R4 et R5 représente de l'hydrogène et que l'autre soit un groupe méthyle, ou bien que R4 et R5 représentent tous deux de lthydrogène, c'est-à- dire que le diol peut être préparé par réaction d'oxyde de propylène ou d'oxyde d'éthylène avec un composé phénolique de formule HO-- Ar - OH, de préférence de formule De préférence, la somme a + b n'excède pas 4. Des exemples de diols ne portant pas de groupes cycliques dans la chaîne comprennent l'éthylène-glycol et le propylèneglycol, auquel cas R2 répond à la formule -CH2-CH2 ou le butylène-glycol, le diéthylène-glycol et leurs dérivés dans lesquels un ou plusieurs des atomes de carbone sont substitués par des atomes ou des groupes incapables de réagir avec un groupe hydroxyle et un groupe isocyanate. Les diisocyanates contenant des groupes cycliques que l'on peut utiliser pour prépare-ttturéthanne prépolymère compren nent,par exemple, des diisocyar-ates dont la chaîne entre les va lences libres est pourvue d'au moins un groupe aromatique ou d'au moins un groupe cycloaliphatique, ou dont la chaîne entre les valences libres comprend, en association, au moins un groupe aromatique ou au moins n groupe cycloaliphatique. Les diisocyanates cycloaliphatiques comprennent, par exemple, des diisocyanates répondant à la formule dans laquelle -Y- est une liaison divalente qui peut entre, par exemple, un groupe -CH2- ou un dérivé substitué de ce groupe, une liaison -0-, -S02-, -CO- et les groupes isocyanate sont attachés en méta ou para par rapport aux roupies Y. Le diisocyanate de 4,4'-dicyclohexylmétne en est un exemple particulier. Compte tenu des propriétés avantageuses de l'obturation qui peut être produite, on donne la préférence aux diisocyanates aromatiques, par exemple les diisocyanates de 2,4- et 2,6tolylènes, ou leurs mélange;, auquel cas le groupe divalent R1 répond à la formule ou à une combinaison de ces fcrmules. Un autre diisocyanate aromatique convenable est celui qui répond à la formule dans laquelle m est un nombre entier choisi de manière qu'il nty ait de préférence pas plus de 30 atomes entre les groupes cycliques de l'urétharne prépolyrrère qui en dérive. Le dnisocyana- te de xylylène est un exemple convenable de diisocyanate répondant à cette dernière formule. Un diisocyanate très avantageux répond à la formule dans laquelle Y est une liaison divalente qui peut avoir la définition donnée ci-dessus, et les groupes isocyanate sont attachés'en méta ou para par rapport au groupe Y. Le 4,4'-diisocyanatodiphénylméthane en est un exemple avantageux. Des diisocyanates qui ne contiennent pas de groupes cycliques peuvent être utilisés dans la production de l'uréthanne prépolymère. Des exemples convenables de ces diisocyanates comprennent le diisocyanate de tétraméthylène, le diisocyanate de pentaméthylène et le diisocyanate d'hexaméthylène, auquel cas le groupe R1 divalent répond à la formule -(CH2)4-, -(CH2)5- ou -(CH2)6 Le monomère à insaturation éthylénique que l'on fait réagir avec l'uréthanneprépolymère pour produire le prépolymère polymérisable peut porter, par exemple, un groupe isocyanate ou un groupe apte à réagir avec un isocyanate, selon que l'u- réthanne prépolymère porte, respectivement, des groupes isocyanato ou des groupes aptes à réagir avec des isocyanates. Le monomère j insaturation éthylénique que l'on fait réagir avec l'uréthanne prépolymère pour produire le prépolymère polymérisable peut entre, par exemple, l'acide acrylique ou un dérivé de cet acide répondant à la formule dans laquelle R3 est un atome d'hydrogène ou un groupe hydrocarbyle, par exemple un groupe alkyle tel que méthyle. Dans ce cas, le groupe -X- du prépolymère polymérisable II répond à la formule après élimination de l'anhydride carbonique du produit réactionnel initialement formé. D'autres exemples convenables de monomères à insaturation éthylénique comprennent des monomères porteurs dtun groupe hydroxylique, répondant à la formule dans laquelle R3 est un atome d'hydrogène ou un groupe hydrocarbyle, par exemple alkyle tel que méthyle, et p est un nombre entier au moins égal à 2 et de préférence égal à 2, ou des dérivés de ce monomère dans lesquels un ou plusieurs des atomes d'hydrogène du groupe -(CH2)p- sont remplacés par un groupe hydrocarbyle, par exemple un groupe alkyle tel que méthyle. Dans ce cas, le groupe -X- du prépolymère polymérisable II répond à la formule -COO-(CN )p-O-CO-. Des exemples convenables comprennent l'acrylate ou le méthacrylate d'hydroxyéthyle ou d'hydroxypropyle obtenu par réaction d'acide acrylique ou d'acide méthacrylique avec l'oxyde d'éthylène au l'oxyde de propylène, auquel cas le groupe X du prépolymère polymérisable II répond à la formule dans laquelle les deux symboles R6 et R7 désignent des atomes d'hydrogène et, respectivement, l'un des symboles R6 et R désigne de l'hydrogène et l'autre est un groupe méthyle. Autres exemples convenables de monomères à insaturation éthylénique aptes à réagir avec des isocyanates comprennent l'alcool allylique, auquel cas le groupe X du prépolymère polymérisable répond à la formule -CH2-O-CO-, ainsi que l'acrylaniide et le méthacrylamide, auquel cas le groupe X du prépolymère polymérisable II a la formule -CONH-OCO-. Comme indiqué ci-dessus, au moins 50 iodes particules de la charge doivent avoir une dimension maximale qui n'excède pas 1000 microns. Ceci signifie que la dimension maximale des particules dans toute direction ne doit pas dépasser 1000 microns. Ainsi, lorsque la charge est sous la forme de sphères, au moins 50 % des sphères doivent avoir un diamètre n'excédant pas 1000 microns. Lorsque la charge est sous la forme de fibres, au moins 50 ffi des fibres doivent avoir une longueur n'excédant pas 1000 microns. De préférence, les particules de la charge ont sensiblement toutes une dimension maximale n'excédant pas 1000 microns. Le mélange de la charge avec le prépolymère polymérisable est généralement favorisé à mesure que la dimension des particules de la charge diminue. La dimension maximale préférée des particules de la charge est déterminée par la géométrie de la charge. Ainsi, lorsque la charge est sous la forme de fibres, la dimension maximale des fibres n'est de préférence pas supérieure à 500 microns et notamment au maximum égale à 10qiicrons. Par contre, lorsque la charge est sous la forme de sphères, de plaquettes ou de corps de forme irrégulière, la dimension maximale des particules de la charge n'est de préférence pas supérivure à 300 microns et elle est notamment comprise entre 1 et 100 microns. Pour permettrqla production d'une obturation dentaire dure par mtrissage de la composition, il est désirable que les particules de la charge aient une dureté Knoop d'au moins 100. Généralement, la dureté de l'obturation dentaire produite par mtrissage de la composition est d'autant plus grande que la dureté des particules de la charge de la composition est plus forte et, pour cette raison, il est préférable que la dureté Knoop de la charge soit au moins égale à 300 et notamment égale au moins à 500. Généralement, ce sont les charges minérales qui présentent la dureté requise et, notammant, la dureté préférence. Pour que l'obturation dentaire produite par mûrissage de la composition d'obturation puisse avoir l'aspect d'une dent naturelle, il est préférable utiliser une charge translucide. La composition d'obturation dentaire peut contenir, par exemple, 10 à 90 ç en poIds de charge par rapport au poids de la composition, bien que, pour que l'obturation dentaire produite par mûrissage de la composition ait une résistance à l'abrasion et une dureté très désirabies, un faible retrait au mûrissage et un faible coefficient de dilatation thermique, les compositions d'obturation dentaire contiennent, de préférence, 30 à 80 % et notamment 60 à 80 % de charge par rapport au poids de la composition d'obturation. On peut tLtilieer des mélanges de différentes charges. Par exemple, la charge peut être sous la forme de sphères, de plaquettes, de fibres, de trichites, ou bien elle peut avoir une forme irrégulière. Des charges convenables sont, par exemple" l'apatite, le verre au carbonate de sodium, le quartz, le gel de silice, le verre au borosilicate, le saphir synthétique (alumine) ou des fibres métalliques. Le mélange du prépolymère polymérisable avec la charge pour former la composition d'obturation dentaire peut être effectué par agitation du prépolymère et de la charge. Toutefois, attendu que le prépolymère polymérisable, éventuellement en association avec un monomère copolymérisable, peut être visqueux et, par conséquent, difficile à agiter avec la charge, de manière à former un mélange convenable, le prépolymère polymérisable, éventuellement en association avec le monomère copolymérisable, peut avantageusement être dilué avec un diluant convenable, de manière à réduire la viscosité et à faciliter ainsi l'obtention d!un mélange convenable de la charge. Lorsque le mélange a été effectué, le diluant peut être éliminé, par exemple par évaporation.Le diluant peut avantageusement être un monomère copolymérisable à insaturation éthylénique, ce monomère, le cas échéant, entant éliminé totalement après que le mélange a été effectué, ou bien lorsque la composition d'obturation dentaire doit contenir un monomère copolymérisable à insaturation éthylénique, la proportion de monomère étant ensuite réduite à la valeur désirée. Pour produire une obturation dentaire dont la charge adhère particulièrement bien au préjolre polymérisable mûri, dans l'obturation formée, il est très préférable que la charge soit traitée av-c un agent de combiilaison capable de réagir à la fois avec la charge et avec le prépolymère copolymérisable avant que le mélange de la charge et de ce prépolymère ne soit effectué. L'agent de combinaison doit avoir pour effet d'accrot- tre la résistance de la liaison entre la charge et le prépolymère polymérisable mûri, dans 11 obturation. Des exemples convenables d'agents de combinaison que l'on peut utiliser avec le verre comprennent des silanes tels que le gamma-méthacryloxypropyltriméthoxysilane, le gamma aminopropyltrié thoxysilane et -le gamma-glycidoxypropyltriméthoxy- silane. Comme indiqué ci-dessus, la composition d'obturation dentaire peut contenir nflkoeiomère liquide à insaturation éthylénique copolymérisable avec le prépolymère polymérisable, et elle doit contenir ce monomère lorsque le prépolymère polymérisable est solide, de manière que la composition d'obturation dentaire soit liquide et, notamment,qu'elle ait une consistance pâteuse. La quantité utilisée de monomère à insaturation éthylé- nique peut avantageusement notre juste suffisante pour que la composition d'obturation dentaire atteigne la fluidité désirée. Attendu que l'utilisation d'un tel monomère peut conduire à une réduction de la résistance mécanique d'une obturation réali sée/partir de la composition, il est préférable de ne pas utiliser, dans la composition d'obturation, plus de 100 % de monomère insaturation éthylénique en poids'par rapport au prépolymère polymérisable et,notamment,pas plus de 50 % en poids. Des exemples convenables de monomères liquides copolymérisables à insaturation éthylénique dont les polymères doivent entre insoluble s dans l'eau comprenner des monomères vinyliques tels que des esters vinyliques et les acides acrylique et méthacrylique. Les monomères ne doivent pas être toxiques. Les esters vinyliques convenables comprennent, par exemple, l'acétate de vinyle et des esters acide acrylique de formule CE2=CIS-C00R6, dans laquelle R6 est un groupe alkyle, aryle, alkaryle, araîkyle ou cycloalkyle. Par exemple, R6 peut être un groupe alkyle en C1 à C20, notammnt en C1 à C 10. Les esters vinyliques particuliers qe l'on peut mentionner compren nent, par exemplé, l'acrylate de méthyle, l'acrylate d'-éthyle, les acrylates de n-propyle et dtisopropyle et des acrylates de n-butyle, dtisobutyle et de tertiobutyle. D'autres esters vinyliques convenables comprennent, par exemple, des esters de formule CH2=C(R7)C00R6, dans laquelle R7 peut être un groupe alkyle, par exemple un groupe méthyle. Dans l'ester de formule CH2 = C(R7)COOR6, R6 et R7 peuvent être identiques ou différents. Des esters vinyliques particuliers que l'on peut mentionner comprennent, par exemple, le méthacrylate de méthyle, le méthacrylate d'éthyle, les méthacrylates de n-propyle et dtisopropyle et les méthacrylatesde n-butyle, d'isobutyle et de tertiobutyle. On peut utiliser des mélanges d'acides et d'esters. Il convient aussi d'utiliser des monomères vinyliques polyfonctionnels, c'est-à-dire des monomères contenant deux ou plusieurs groupes vinyliques. Des exemples convenables de monomères comprennent le diméthacrylate de glycol, le phtalate de diallyle et le cyanurate de triallyle. La composition d'obturation dentaire de la présente invention peut être moulée à la forme désirée de l'obturation dentaire, puis mûrie pour former une masse dure d'obturation, par polymérisation du prépolymère polymérisable, éventuellement en associatiovec un monomère insaturation éthylénique copolymérisable avec lui. Le mûrissage de la composition pour produire une ob ration dentaire peut être favorisé par l'emploi d'un catalyseur. Il est désirable que le catalyseur soit capable de mûrir la composition à une température relativement basse, par exemple à la température ambiante ou à une température de cet ordre, attendu que ~2utilisation de températures élevées peut conduire à une gêne du patient en cours de traitement. Des catalyseurs convenables capables d'effectuer le mûrissage à une température relativement basse comprennent, par exemple, un mélange dtun peroxyde et d'un accélérateur, par exemple un peroxyde et une amine, notamment un mélange de peroxyde de benzoyle et de N,Ndiméthyl-para-toluidine. D'autres catalyseurs comprennent un mélange d'un peroxyde et d'un accélérateur au cobalt, par exemple un mélange de peroxyde de méthyléthylcètone et d'octoate ou de naphténate de cobalt, ou un mélange de naphtécate de cobalt et de diméthylaniline. Lorsque le catalyseur qui est utilisé est capable d'ef fectuer le'mûrissage de la composition à une température relativement basse, il est désirable que ce catalyseur soit mélangé avec la composition dentaire peu avant que la composition ne scit utilisée, sinon le mûrissage de la composition peut avoir lieu à un degré indésirable avant que cette composition nuait été moulée à la forme désirée de la cavité dentaire. La quantité de catalyseur que l'on utilise généralement se situe dans la gamme de 0,01 à 20 % de catalyseur par rapport au poids de la matière polymérisable contenue dans la composition dentaire, c'est-à-dire 0,01 à 20 % de catalyseur par rapport au poids de prépolymère polymérisable, ou au poids total de prépolymère polymérisable et ae monomère copolymérisable lorsque ce dernier est présent. Be cas échéant, on peut utiliser des quan tités plus faibles ou plus grandes de catalyseur, bien qu'une gamme de 0,1 à 10 % en poids du catalyseur soit préférable. On préfèressotamment utiliser 0,5 à 5 % en poids de catalyseur, Be catalyseur utilisé peut être activé par des radiations, et selon une forme avantageuse de réalisation de l'invention, la composition dentaire définie ci-dessus contient un catalyseur photosensible comprenant (a) au moins un agent photosensibilisant choisi entre la fluorénone, ses dérivés substitués et des alpha dicétones de formule (dans laquelle les groupes A, qui peuvent être identiques ou différents, sont des groupes hydro carbyle ou des groupes hydrocarbyle substitués), et (b) au moins un-gent réducteur capable de réduire l'a gent photosensibilisant lorsque cet agent est dans un état excité. Lescompositions dentaires de la présente invention qui contiennent un catalyseur photosensible peuvent être mûries par irradiation avec des rayons ultraviolets, ctest-a-dire des rayons de longueur d'oxyde comprises entre environ 270 à un maximum de 400 n Les compositions peuvent aussi être mûries par irradiation avec la lumière vIsible, notamment avec des rayons visibles de longueur d'onde comprise entre 400 et -OG m. A titre de variante, on peut utiliser un mélange de rayons ultraviolets et de rayons visibles. Dans l'alpha-dicétone de formule donnée ci-dessus, les groupes A, lorsqu'il s'agit de groupes hyrocarbyle , peuvent être, par exemple, des groupes aliphatiques tels que des groupes alkyle en C1 à G10, des groupes aromatiques tels que phényle des groupes cycloaliphatiques tels que-cyclohexyle ; des groupes aralkyle tels que benzyle ; ou des groupes alkaryle tels que tolyle. A titre de variante, les groupes A peuvent s'associer pour former un radical divalent de manière que, dans l'agent photosensibilisant, les groupes A forment avec les-groupes carbonyle une structure cyclique. Par exemple, les groupes A peuvent former un groupe aliphatique divalent ou bien un groupe aromatique, notamment un système de noyaux aromatiques condensés. Des alpha-dicétones convenables comprennent le biacétyle de formule Le benzile de formule B'alpha-naphtile de formule Le bêta-naphtile de formule L'acénaphtacène de formule ou la camphoquinone de formule : Lorse les gropes A sont des groupes hydrocarbyle substitués, le ou les groupes substituants ne doivent pas entraî- ner dtinhibition notable de la polymérisation de la matière polymérisable.Des exemples d'agents photosensibillsants dont les groupes A sont des groupes 1ydrocarbyle substitués comprennent le p1pt-diméthoxytersile et le p,pt-dichlorobensile. Le benzile est un agent photosensibilisant très avantageux. L'agent photosensibilisant peut être présent dans la composition dentaire à une concentration, par exemple, de 0,01 à 10 % en poids de la matière polymérisable de la composition, bien que des concentrations s'écartant de cette gamme puissent être utilisées,le cas échéant.De préférence, l'agent photosensibilisant est présent à une concentration de 0,5 à 5 Xo en poids de matière polymérisable contenue dans la composition. L'agent réducteur présent dans le catalyseur photosensible doit être capable de réduire l'agent photosensibilisant lorsque ce dernier est dans un état excité. L'agent réducteur doit exercer sur la polymérisation un effet dtinhibition faible ou nul. On peut déterminer si l'agent réducteur exerce ou non un effet inhibiteur par une simule expérience, par exemple en conduisant la polymérisation de la matière polymérisable de la composition au moyen d'un initiateur thermique seul, et en présence d'un agent réducteur à la concentration désirée et en comparant les vitesses de polymérisation en présence et en l'absence de l'agent réducteur. Des agents réducteurs convenables sont des composés de formule dans laquelle M est un élément du groupe Vb du Tableau Périodique des Eléments et leSiotifs R, qui peuvent être identiques ou différents, sont des atomes d'hydrogène, des groupes hydrocarbyle, des groupes hydrocarbyle substitués, ou des groupes dans lesquels deu iotifs R s'associent avec l'élément M pour former un noyau cyclique, pas plus de deux des motifs R représentant des atomes d'hydrogène et l'élément M n'étant pas attaché directement à un groupe aromatique. Le Tableau Périodique des Eléments auquel il est fait allusion ci-dessus est celui qui a été publié dans "Advar.ced Inorganic Chemistry", seconde édition, par F.A. Cotton et G. Wilkinson (Interscience 1966). L'élément K de l'agent réducteur peut être, par exemple, le phosphore, ou notamment l'azote. Le cas échéant, M peut être l'arse:ic ou l'antimoine. L'agent réducteur peut être primaire, secondaire ou tertiaire, ctest-à-dire que, dans la formule les motifs R représentent respectivement 2, 1 ou O atomes dthy- drogène. Par exemple, ltagent réducteur peut être une amine ou une phosphine primaire, secondaire ou tertiaire. Un ou plusieurs des groupes R peuvent être des groupes hydrocarbyle. Le groupe hydrocarbyle peut être un groupe alkyle, cycloalkyle ou aralkyle. Le groupe R peut être avantageusement un groupe alkyle en C1 à C10. Des exemples d'agents réducteurs convenables dans lesquels un ou plusieurs motifs R représentent des groupes hydrocarbyle comprennent la propylamine, la butylamine, la pentylamlne, lthexylamine, la diméthylamine, la diéthylamine, la dipropylamine, la dibutylamine, la dipentylamine, la triméthylamine, la triéthylamine, la tripropylamine, la tributylamine, la tripentylamine, le méthacrylate de diméthylaminoéthJle et les amines grasses à longue chaîne, par exemple C1 37NMe2. Il y a lieu de remarquer que dans le présent mémoire, lorsqu'on fait allusion à des exemples particuliers d'agents réducteurs convenables, dans lesquels l'élément M est l'azote, on désire inclure également des exemples particuliers correspondants dans lesquels L'élément M est le phosphore, l'arsenic ou 1' antimoine. Un ou plusieurs des motifs R peuvent être des groupes hydrocarbyle substitués et,en particulier,chaque groupe hydrocarbyle peut porter un substituant de formule: dans laquelle M est un élément du groupe Vb du Tableau Périodique des-Sléments et le motif R1 est, par exemple, une chaîne alkylénique, les motifs R2,qui peuvent être identiques ou différents, représentant par exemple des atomes d'hydrogène ou des groupes hydrocarbyle. Des exemples d'agents réducteurs de formule dont au moins l'un des motifs R est un groupe hydrocarbyle substitué comprennent des diamines de formule : dans laquelle n est un nombre entier au moins égal à 2 et les groupes R2, qui peuvent être identiques ou différents, sont des atomes d'hydrogène ou des groupes hydrocarbyle, notamment des groupes alkyle. Par exemple, l'agent réducteur peut être l'éthylène-diamine, la triméthylè;ne-diamine, la tétraméthylène-diamine, la penta- méthylène-diamine ou l'hexaméthylène-dlamine, ou leurs dérivés N-hydrocarbyliques, notamment N-alkyliques. D'autres agents réducteurs convenables comprennent des dérivés répondant à la formule dans laquelle un ou plusieurs des atomes d'hydrogène des motifs -CH2 portent un groupe notamment un groupe -EH2. Des exemples d'agents réducteurs dont l'élément M appartient à un noyau cyclique comprennent la pipéridine et ses dérivés N-hydrocarbyl ques ,notamment 1'-alkyliques. D'autres agents réducteurs comprennent la triallylamine, le composé de formule l'allylthiourée et des sels solubles d'acides sulfiniques aromatiques. La concentration de l'agent réducteur peut avantaeusemet être comprise dans les ganmes indiquées ci-dessus en ce qui concerne l'agent photosensibilisant. De préférence, l'axent réducteur est présent à une concentration d'un à cinq pour-cent en poids dé la matière polymérisable contenue dans la composition dentaire. L'invention est illustrée par les exemples suivants, dans lesquels toutes les parties sont exprimées en poids. Exemple 1 On chauffe 352 parties d'un produit de condensation obtenu par réaction de 2,2-bis-(p-hydroxypha'nyl)propane et d'oxyde de propylène, dans un rapport molaire de 1:2 pour faire fondre ce produit de condensation, et on agite sous pression réduite pour le dégazer. On chauffe, on agite et on dégaze séparément, de la même façon, 500 parties de 4,4'-isocyanato-diphénylmethane. Be produit degcondensation et le diisocyanate (rapport molaire diisocyanate:produit de condensation de 2:1) sont ensuite mélangés ensemble et le mélange est additionné de 555 parties de mét'nacrylate de méthyle qui a été déshydraté sur de lthydrure de calcium, puis de 0,14 partie de dilaurate de dibutylétain. Le mélange est refroidi au bain de glace pour absorber la chaleur dégagée par la réaction exothermique de formation de l'uréthanne prépolymère, afin que la température ne monte pas audessus de 550C. On continue d'agiter pendant 1,5 heure après l fin de la réaction exothermique. 260 parties de méthacrylate de 2-(hydroxyéthyle), qui a été préalablement distillé et dégazé, sont ensuite ajoutées et le mélange résultant est agité pendant 1,5 heure pour former le préplym-r polymérisable à insaturation éthylénique. On mélange 60 parties du mélange de pré polymère polymérisable et de méthacrylate de méthyle préparé comme indiqué ci-dessus, avec 180 parties de sphères de verre (verre "Ballatini" 3000 OPOl, Plastichem Sud.), 80 % en poids de ces sphères ayant un diamètre compris entre 4 et 44 microns. Le mélange est ensuite agité, puis du méthacrylate de méthyle y est ajouté comme auxiliaire de mélange, et on ajoute ensuite 6 parties d'une solution de catalyseur obtenu en dissol vant deux parties de benzile dans parties de méthacrylate de diméthylaminoéthyle et 4 parties de méthacrylate de méthyle. Après agitation pondant 15 mn, on réduit la pression et on élimine par évaporation le méthacrJlate de méthyle qui a été ajouté pour faciliter l'agi4ation. Le mélange pateux est ensuite introduit dans un moule cylindrique en verre et exposé à la lumière d'une lampe bleue pendant 15 minutes, en vue de son mûrissage. La matière mûrie a les propriétés suivantes -2 Résistance à la compression 178 N mm -2 Module de compression 3690 N min Dureté Rockwell, échelle H 171 -2 Module de flexion 14 500 N mn Absorption d'eau (après immersion pendant 65 jours dans liteau à 370c) 0,75 % en poids Exemple 2 On répète le mode opératoire de l'exemple 1, à la différence qu'on utilise 30 parties du mélange de prépolymère polymérisable à insaturation éthylénique et de méthacrylate de méthyle et trois parties de la solution de catalyseur, et qu'on utilise à la place des sphères de verre, 60 parties de fibres de verre broyées au marteau, mesurant 10 microns x 200 microns (Glass Fibres Ltd.). Avant le mélange avec les autres composants de la composition, les fibres de verre sont enduites en surface avec du gamma-mé thacryloxy-pr opyl-trimé thoxy- silane par addition de 100 parties de fibres de verre, préalablement chauffées à 4000C et refroidies dans un dessiccateur, à une solution d'une partie de gamma-méthacryloxy-propyltriméthoxysilane dans 100 parties de méthanol, agitation pendant une heure, évaporation du méthanol, tamisage des fibres sur un tamis de 62 microns d'ouverture de maille, et finalement chauffage des fibres à 1400C pour faire mûrir le silane. La matièretrie a les propriétés suivantes -2 Résistance à la compression 201 N min Module de compression 3640 N mm 2 Dureté Rockwell, échelle B 82 Dureté Rockwell, échelle H 168 Résistance à I'abrasion 0,05 mg mm2 Exemnle 3 On répète le mode opératoire de l'exemple 1, à la différence qu'on utilise 15 partieySu mélange de prépolymère polymérisable à insaturation éthylénique et de méthacrylate de mé- thyle et 1,5 partie du catalyseur, et qu'on utilise à la place des sphères de verre, 36 parties de poudre de quartz dont la surface a été enduite de gamma-méthacryloxypropyl-triméthoxy- silane par le mode opératoire décrit dans l'exemple 2. La matière mûrie a les propriétés suivantes Résistance à la compression 157,6 N mm -2 Module de compression 3050 N min Dureté Rockwell, échelle B 81 Dureté Rockwell, échelle H 170 Résistance à l'abrasion 0,007 mg mm Coefficient de dilatation thermique linéaire 33,7 ppm à 400C Exemple 4 On lave 500 g de 4,4-diisocyanatodiphénylméthane fraichement distillé avec 300 ml de chlorure de méthylène dans un banlon --le 5 litres à col rebordé,qui a été purgé à l'azote gazeux. Le ballon est ensuite équipé dlun agitateur à hélice de-verre, d'une purge d'azote, d'un condenseur d'eau et d'un thermomètre. On introduit une quantité pesée de 352 g de condensat fondu obtenu par condensation de 2,2-bis-(p-hydroxydiphénpl)propane et dioxyde de propylène et de 0,15 g de dilaurate de dityltain dans une anpoule à décanter d'un litre de capacité qui a été purgée à l'azote gazeux. On ajoute 200 ml de chlorure de méthylène dans l'ampoule à décanter pour empêcher la solidification du condensat. L'ampoule à décanter est ensuite placée au-dessus du ballon et son contenu est ajouté goutte à goutte au ballon pendant 45 mn, après quoi on laisse la réaction progresserien- dant environ 45 mn et on ajoute alors 300 g de méthacrylate dthydroxyéthyle en même temps que 0,15 g de dilaurate de dibutylétain en une période de 3 en. On note une montée de la tempéra-ture du contenu du ballon et lorsque cette montée de température a cessé, on chauffe le ballon au bain-marie (à la température de reflux du chlorure de méthylène) et on agite son contenu sous atmosphère d'azote jusqu'à ce que le spectre infra reuge du produit résultant ne révèle que la présence de traces de groupes isocyanato (environ 3 jours). On retire le bain-marie et on ajoute du méthanol au contenu du ballon sous agitation pour entraîner la séparation du polymère polymérisable qu'ii contient. On laisse le contenu du ballon se sédimenter, puis on sépare la phase méthanolique à l'aide d'un siphon, et on la jette. On effectue un lavage au méthanol comme indiqué ci-dessus, en le répétant plusieurs fois jusqu'à ce qu'on obtienne une phase méthanolique claire. Le pré polymère polymérisable contenu dans le ballon est ensuite séché à la température ambiante sous vide, jusqu'ce qu'on obtienne une mousse sèche. La mousse est ensuite désagrégée et séchée pour éliminer les traces de méthanol. En l'absence de lumière bleue, on dissout 13,37 parties du prépolymère polymérisable en poudre dans 10,94 parties de diméthacrylate d'éthylè-ne-glycol et on ajoute 0,625 partie de méthacrylate de diméthylaminoéthyle à la solution, puis 0,0625 partie de camphoquinone. On introduit en agitant dans le mélange 75 parties de poudre de verre au borosilicate en particules inférieures à 53 microns, enduites d'un pour-cent en poids de gamma-méthacryloxypropyl-triméthoxysilane et on fait passer la pâte fluide résultante entre les cylindres d'un malaxeur, tout en procédant à un dégazage. Des échantillons cylindriques de la pâte, de 3 mm de diamètre et de 2,5 mm de longueur, placés dans des moules de poly tétrafluoréthylène, sont irradiés à la lumière en utilisant une source lumineuse équipée de fibres optiques de 45,7 cm, pendant deux ainutes. Les échantillons mûris sont retirés des moules et conservés en immersion dans l'eau à 370C, puis soumis à des essais après des périodes d'une heure, 24 heures et une semaine.On obtient les résultats indiqués sur le tableau sui-vant : TABLEAU Temps Résistance moyenne à Résistance moyenne Dureté la compression à la traction Rockwell (N mm-2) (N mm-2) (échel- ie H) 1 heure 259 42 24 heures 274 45 115 1 sernaine 301 46 Exemple 5 On dissout 2,585 parties d'un prépolymère polymérisable obtenu comme décrit dans l'exemple 4, dans 2,115 parties de diméthacrylate d'ethylène-glycol et 0,1 partie de fluorénone, et on ajoute 0,2 partie de méthacrylate de diméthylaminoéthyle à la solution.On incorpore dans la résine, en agitant, 7,5 parties de poudre de verre au borosilicate (comme dans l'exemple 4, mais enduite avec deux pour-cent en poids de s-ilane) en proche dant à un dégazage, puis on fait mûrir des échantillons épais de la pâte résultante, comme dans l'exemple 4, pendant 100 minutes en utilisant comme source lumineuse une lampe au mercure de faible intensité équipée d'un filtre permettant de transmettre des radiations de 437 microns. La profondeur de mûrlssage est de 1,5 mm. Exemple 6 On prépare une ptte et on la fait mûrir comme dans l'exemple 5, à la différence qu'on utilise de l'apha-naphtol au lieu de fluorénone. La profondeur de mûrissage est de 2,5 m. Exempte 7-12 On dissout 6,7 parties du prépolymère polymérisable préparé comme décrit dans l'exemple 4 dans 3,3 parties de méthacrylate de méthyle et on ajoute à la solution 0,2 partie d'une solution de fluorénone (0,1 partie) dans 4 parties de méthacrylate de diméthylaminoéthyle. On incorpore en agitant 15 parties de charge et on étire la pâte résultante en un tube de verre de 6 min de diamètre. On fait ensuite mûrir les échantillons par Irradiation avec la lumière provenant d'un tube fluorescent, pendant 30 mn.Les échantillons mûris sont découpés en tronçons de 12 mr et on détermine leur résistance à la coinpres- sien Numéro de Résistance à l'exemple Charge la compression (N mm ) 7 Verre au borosilicate (particules inférieure s à 53 microns) 178 8 Paillettes de verre (diamè tre de 0,8 mm) 98 9 Perles de verre Ballotin 158 10 Quartz (particules inférieures à 53 microns) 158 11 Sphères de gel de silice (parti cules inférieures à 53 microns) 120 12 Fibres de verre broyées au mar teau (verre au carbonate de so dium - 10 microns de diamètre, 200 microns longueur) 202 Exemple 13 On dissout 5,5 parties de prépolymère polymérisable de l'exemple 4 dans 4,5 parties de diméthacrylate d'e'thylène glycol et on ajoute à la solution 0,025 partie de N,N-diméthyl- p-toluidine On agite 0,3 partie de ce mélange pendant quelques secondes avec 0,7 partie d'une charge enduite, en utilisant une spatule. 1a charge enduite consiste en une poudre enduite de verre au borosilicate en particules inférieures à 53 microns, et elle est obtenue en enduisant 23,33 g de poudre de verre successivement avec 0,23 tartie de gamna-méthacryloxypropyl- triméthoxysilane et 0,03 partie de peroxyde de benzoyle dans le chlorure de méthylène. La pâte résultante est placée dans des moules cylindriques de 3 mm x 3 mm qu'on laisse reposer pendant plusieurs heures, après quoi on retire les échantillons rigides et on les soumet aux essais. La matière rigide a une résistance à la compression de 160 N mm et une compression diamétrale de 30 N mu 2. Exemple 14 On dissout 33533 parties de prépolymère polymérisable préparé comme indiqué dans l'exemple 1 dans 15,66 parties de méthacrylate de méthyle et on incorpore en agitant dans la solution 170 parties de perle de verre "Ballotini" (FPO1 3000) de diamètre moyen égal à 4,4 mIcrons. On ajoute 5 parties d'vire solution de 40 % de méthacrylate de diméthylamincéthyle et 20 fo de benzile dans 40 % de méthacrylate de méthyle et on chauffe le mélange. On ajoute du méBLacr > late de méthyle en excès puis on agIte le mélange pendant 15 mn, après quoi on élimine l'excès de méthacrylate de méthyle sous vide. La pâte résultante est introduite dans trois cavités coniques forées dans les canines dune chienne de race Beagle, et on la.fait mûrir in situ en utilisant comme guide de lumière, des fibres optiaues de 45,7 centimètres de longueur Au bout de 26 mois, les masses d'obturation sont toujours- en place dalls les dents et ne présentent pas de signes visibles de défauts mécaniniques majeurs et elles n1 ont pas de jeu dans les cavités. Exemples 15-22 On prépare un prépolymère polymérisable, comme décrit dais l exemple 4. A l'abri de la lumière bleue, on dissout 3,1 g du prépolymère dans 2,54 g de monomère (voir ci-après) et on ajoute à la solution 0,24 g de méthacrylate de diméthlylamino- éthyle, puis 0,12 g de benzile. On introduit en agitant dans le mélange 14 g de poudre de verre au borosilicate en particules inférieures à 53 microns, enduites de 2 % en poids de gammaméthacryloxypropyltriméthoxysilane (quantité choisie de manière que la charge représente 70 % en poids de la composition) et cn fait passer la pâte résultante entre les cylindres d'un malaxeur, tout eieffectuant un dégazage. On ait mûrir des échantillons cylindriques de la pâte, de 3 mm de diamètre et 2,5 mm de longueur, dans des moules de polytétrafluoréthylène, par irradiation pendant une heure à 12 cm d'une lampe "Thorn" à faisceau protégé. On retire des échantillons des moules au bout d'une heure et on les soumet aux essais de résistance à la compression et de dureté. Numéro de l'exemple Monomère 15 MéthacrylaJe de méthyle 16 Acide méthacrylique 17 Méthacrylate d'hydroxyéthyle 18 Vinyltoluène 19 Styrène 20 Diméthacrylate de triéthylène glycol 21 Diméthacrylate d'éthylène glycol 22 Méthacrglate d'allyle Numéro de Résistance à la Dureté Rockwell l'exemple compression (échelle E) -2, 15 173 56 16 172 54 17 164 48 18 166 30 19 163 22 20 179 70 21 134 85 22 155 52 Exemple 23 A. On répète le mode opératoire de l'exempl 21 . la différence qu'après l'exposition de l'échantillon à des radiations pendant une heure, on retire l'échantillon du moule et on le laisse reposer pendant deux jours avant de ie soumettre aux essais. B. A des fins de comparaison, on répète le mode opératoire décrit ci-dessus en utilisant un prépolymère polymérisable différent. On prépare le prépolymère de la façon suivante On introduit dans un ballon, par lavage au chlorure de méthylène,du diisocyanate de 2,4-toluène fraîchement distillé et on ajoute goutte à goutte au ballon un mélange de bis[3-(4- phénoxy)-1,2-hydroxy]-propane-1-méthacrylate de 2, 2-propane et de dilaurate de dibutylétain.On laisse progresser la réaction jusqu'à ce que l'nalyse infrarouge du mélange indique qu'il ne reste plus que des traces de groupes isocyarBte. Cn ajoute du méthanol au ballon pour entraîner la séparation du prépolymère résultant, quton sèche ensuite et finalement qu'on broie, C. Là encore,à des fins de comparaison, on répète le mode opératoire de A en utilisant un prépolymère préparé comme indiqué dans B, à la différence que l'isocyanate de phényle remplace le diisocyanate de 2,4-toluène. D. Pour effectuer une autre comparaison, on répète le mode opératoire de A en utilisant un pré polymère préparé comme dans B, mais en remplaçant le diisocyanate de 2,4-toluène par le dlisocyanate d'anisidène. E. Toujours à des fins comparatives, on répète le mode opératoire A en utilisant un prépolymère préparé comme en B, mais en remplaçant le diisocyanate de 2,4-toluène par le 4,4'- diisocyanatodiphénylméthane. Résistance à la Résistance Dureté profondeur de mû compression à la trac- Rockwell ris sage (nm) au tion (échelle bout de 1000 se (N mm-2 (N mm-2) H) condes A 197 37 105 4,7 3 178 32 88 - C 149 28 échan- tillon éclaté Dix E 201 34 96 3,1 * Cette matière présente des propriétés de mûrissage très médiocres et il est impossible d'en obtenir des échantillons aptes à être soumis aux essais. REVE)TDICATI0NS 1. Composition dentaire douée de 4luidlté, caractérisée par le fait qu'elle comprend un prépolymère polymérisable contenant au moins deux groupes polymérisables à insaturation éthylénique et obtenu par réaction d'un uréthanne prépolymère et d'un monomère polymérisable à insaturation éthylénique apte à réagir avec réthanne prépolymère, et une charge e X articules, dont au moins 50 % des particules ont une dimension maximale n'excédant pas 1000 microns. 2. Composition dentaire suivant la revendication 1, caractérisée par le fait qu'elle contient un monomère liquide à insaturation éthylénique, copolymérisable avec le prépolymère polymérisable. 3. Composition dentaire suivant l'une des revendications 1 St 2, caractérisée par le fait qu'elle contient un catalyseur capable d'effectuer la polymérisation du prépolymère polymérisable. 4. Composition dentaire suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée par le fait que 1? quantité de charge en particules est comprise dans une gamme de 10 à 90 %, par exemple de 60 à 80 % en poids de la composition. 5. Composition dentaire suivant la revendication 2, caractérisée par le fait que le monomère liquide à insaturation éthylénique copolymérisable avec le prépolymère polymérisable est un monomère vinylique. 6. Composition dentaire suivant lune des revendications 2 et 5, caractérisée par le fait que la quantité de monomère liquide à insaturation éthylénique copolymérisable avec le prépolymère polymérisable n'excède pas 100 % en poids, notaient 50 ffi en poids de monomère sur la base du prépolymère polymérisable. 7. Composition dentaire suivant la revendication 3, caractérisée par le fait que la quantité de catalyseur est comprise dans une gamme de 0,01 à 20, par exemple dans la gamme de 0,5 à 5 % en poids par rapport à la matière polymérisable. 8. Composition dentaire suivant l'une quelconque des revendications pré^édentes, caractérisée par le fait qu'elle contient un agent de combinaison, par exemple un silane, capable de réagir avec la charge, par exemple du verre, et le prépolymère polymérisable. 9. Composition dentaire suivant l'une quelconque des revendIcatIons précédentes, caractérisée par le fait que l'u- réanne prépolymère est le produit de réaction dtun polyisocyanate et d'un polyol. 10. Composition dentaire suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que le prépolymère d'uréthanne porte des groupes isocyanate terminaux et le monomère à insaturaticn éthylénique avec iequel il est amené à réagir contient des groupes aptes à réagir avec des groupes isocyanate. 11. Composition dentaire suivant la revendication 10, caractérisée par le fait que l'uréthanne prépolymère répond à la formule dans laquelle R1 et R2 sont des groupes hydrocarbyle divalents et n et un nombre entier. 12. Composition dentaire suivant la revendication 11, caractérisée par le fait que n est égal à 1-20, et a par exemple une valeur ne dépassant pas 7. 13. Composition dentaire suivant l'une des revendications 11 et 12, caractérisée par le fait qu'au moins l'un des groupes R1 et R2 contient au moins un groupe cyclique. 14. Composition dentaire suivant la revendication 13, caractérisée par le fait qu'il n'y a pas plus de 7 atomes dans la chaîne entre des groupes cycliques et, lorsque n est égal à 1 et que R2 eul contient un groupe cyclique, il n'y a pas plus de 30 atomes dans la chaîne entre le groupe cyclique de R2 et atome d'azote du groupe isocyanabo adjacent. 15. Composition dentaire suivant la revendIcation 14, caractérisée par le fait que le nombre d'atomes de la chaîne entre des groupes cycliques ou entre le groupe cyclique de R2 et atome d'azote du groupe isocyanato adjacent ne dépasse pas 12. 16. Composition dentaire suivant l'une quelconque des revendications 11 à 15, caractérisée par le fait que l'un des groupes R1 et R2 ou ces deux groupes contiennent un groupe cyclique qui esft un groupe aromatique. 17. Composition dentaire suivant l'unie quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que l'uréthanne prépolymère dérive d'un diisocyanate aromatique. 18. Composition dentaire suivant la revendication 17, caractérisée par le fait que le diisocyanate aromatique répond à la formule -: (dans laquelle Y est un groupe divalent et les groupes isocyanato sont attachés en méta ou para par rapport au groupe Y). 19. Composition dentaire suivant la revendication 18, caractérisée par le fait que le diisocyanate est le 4,4'-diisocyanatodiphénylméthane. 20. Composition dentaire suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que l'uréthanne prépolymère est dérivé d'un diol de formule (dans laquelle R4 et R5 représentent chacun un atome a'hydrogène ou un groupe alkyle, Ar est un groupe aromatique dlvalent, dont chaque valence libre est portée par un atome aromatique de carbone, la somme a + b n'est pas supérieure à 8 et a n'est pas supérieure à b +. 3. 21. Cornposition dentaire suivant la revendication 20, caractérisée par le fait que la somme a + b n'est pas supérieure à 4. 22. Composition dentaire suivant l'une des revendications 2(! et 21 , carjetêrséz pan '.e-fait que R4 et R5 dés- gnent chacun un atome d'hydrogène ou bien l'un d'eux est un atome d'hydrogène et l'autre est un groupe méthyle. 23. Composition dentaire suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée,iar le fait que le monomère polymérisable à insaturation éthylénique apte à réagir avec l'uréthanne prépolymère est l'acide acrylique ou un dérivé de cet acide de formule dans laquelle R3 est un atome d'hydrogène ou un groupe hydrocarbyle. 24. Composition dentaire suivant l'une quelconque des revendications 1 à 22, caractérisée par le fait que le monomère polymérisable à insaturation éthylénique apte à réagir avec l'uréthanne prépolymère répond à la formule dails laquelle R3 est un atome d'hydrogène ou un groupe hydrocarbyle et p est un nombre entier au moins égal à 2. 25. Composition dentaire suivant l'une des revendications 23 et 24, caractérisée par le fait que le groupe R3 du monomère polymérisable à insaturation éthylénique est un groupe alkyle, notamment le groupe méthyle. 26. Composition dentaire suivant l'une quelconque des revendications 3 à 25, caractérisée par le fait qu'elle contient un catalyseur capable de la faire mûrir à des températures re lat,ivemelt buses. 27. Composition dentaire suivant la revendication 26, caractérisée par le fait que le catalyseur est un mélange d'un peroxyde et d'un accélérateur. 28. Composition dentaire suivant la revendication 26, caractérisée par le fait que le catalyseur peut être activé par des radiations. 29. Composition dentaire suivant la revendication 28, caractérisée par le fait que le catalyseur est un catalyseur photosenzftle, capable de la faire rir par exposition à la lumière visible. 30. Comptsition dentaire suivant l'une des revendications 28 et 29, caractérisée par le fait que le catalyseur est un catalyseur photosensib38 contenant a) au moins un agent photosensible choisi entre la fluorénone, ses dérivés substitués et des a-dicétones de formule (dans laquelle les groupes A peuvent etre identiques ou différentes et représentent des groupes hydrocarbyle ou hydrocarbyle substitués, et b) au moins un agent réducteur capable de réduire l'agent photosensibilisant lorsque ce dernier est dans un état excité. 31. Composition dentaire suivant la revendication 30, caractérisée par le fait que l'agent photosensibilisant est la camphoquinone ou le benzile. 32. Composition dentaire suivant l'une des revendications 30 et 31, caractérisée par le fait que l'agent réducteur est un composé de formule dans laquelle M est un élément du groupe Vb du Tableau Périodique des- Eléments et les groupe R, qui peuvent entre identiques ou différents, sont des atomes d'hydrogène, des groupes hydrocarbyle, des groupes hydrocarbyle substitués ou des groupes dont deux radicaux R s'associent avec M pour former un système cyclique, pas plus de deu- des groupes R représentant des atomes dthydrogène et l'élément M n1 étant pas attaché directement à un groupe aromatique. 33. Composition suivant la revendication 32, caractérisée par le fait que l'élément M est 1' azote. 34. Composition dentaire suivant la revendication 33, caractérisée par le fait que l'agent réducteur est le méthacrylate de diméthylaminoéthyle. 35. Composition dentaire suivant l'une quelconque des revendications 30 à 34, caractérisée par le fait que la quantité d'agent réducteuW a de 0,01 à 10 % en poids de matière polymé risa1e. 36. Composition dentaire suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que la charge en particules est de nature minérale. 37. Composition dentaire suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que les particules de la charge ont une dureté Knoop au moins égale à 100, notamment au moins égale à 500. 38. Composition dentaire suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que les particules de la charge ont pratiquement toutes une dimension maximale n'excédant pas 1000 microns. 39. Composition dentaire suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que la charge en particules est un verre au borosilicate. 40. Composition dentaire, caractérisée par le fait quelle est une matière solide résultant du mûrissage de sa forme fluide.