L'invention concerne un dispositif de désaération de'liquides moussants passés dans des analyseurs automatiques pour mesurer la concentration des composés chimiques. La mesure de la concentration des composés chimiques en solutions a une importance de plus en plus grande dans la technique desprocédés et les domaines connexes en ce sens qu'on procède à cette mesure à l'aide d'analyseurs automatiques en continu ou aussi en discontinu. Le signal électrique ou pneumatique proportionnel à la concentration et émis par l'analyseur automatique est comparé très souvent à une valeur de consigne et en cas d'écarts entre la valeur effective et la valeur de consigne, une correction automatique des écarts de concentration est assurée à l'aide des possibilités connues de la technique de régulation. Or, une particularité de la plupart des analyseurs automatiques réside dans le fait qu'ils effectuent la mesure servant à déterminer la concentration non pas sur l'éprouvette originaire, mais qu'ils la préparent tout d'abord chimiquement par l'addition de réactifs appropriés. Cette préparation de l'éprouvette s'effectue de préférence à 1' aide de pompes doseuses en observant un dosage déterminé entre l'éprouvette et le réactif. Pour cette préparation définie de l'éprou- vette, il apparat extrêmement nuisible que le courant de l'éprouvette entrasse de l'air ou des bulles de gaz. En effet, dans de tels cas, la pompe doseuse utilisée pour le dosage débite par unité de temps non seulement le liquide, mais une fraction oee gaz supplémen- taire plus ou moins grande qui influe sur le dosage désiré entre l'éprouvette et le réactif et ainsi sur la dilution obtenue. Le résultat de l'analyse est toutefois faussé de ce fait d'une manière non connue avec précision. Citons comme exemple d'une telle préparation de l'éprouvette la dilution de l'éprouvette avec de l'eau dans le cas des mesures de la conductibilité. On sait que les solutions concentrées d'électrolytes puissants présentent une conductibilité maximale. I1 faut par conséquent associer à chaque conductibilité deux concentrations et l'indication de la concentration est équivoque. Par une dilution définie de l'éprouvette, par exemple dans le rapport de 1 à 1, l'éprouvette est prédiquée à une concentration se situant hos du maximum et des mesu res sans équivoque deviennent possibles.De même, on procède à des dilutions de l'éprouvette avec l'eau ou aussi avec un autre solvant approprié, afin de parvenir, pour les mesures de l'absorption pho- tométrique, dans la plage de validité de la loi de Lambert-Beer, ou aussi, afin de pouvoir travailler, dans le cas de solutions à haute concentration, avec des épaisseurs de couches techniquement réalisables des cuvettes du photomètre. On se trouve en présence d'un autre exemple quand il est nécessaire d'analyser des composés chimiques déterminés sans absorption propre, ce qui nécessite une addition par dosage de réactifs donnant lieu à une réaction colorée avec le composé en question. Pour toutes les mesures photométriques considérées jusqu'à présent, il faut émettre l'exigence de l'absence de bulles, étant donné que les bulles passant dans la cuvette du photomètre faussent l'absorption mesurée. De même, pour tous les titrages en continu effectués par un mélange défini de l'éprouvette à analyser avec un agent de titrage, en utilisant par exemple de nouveau des pompes doseuses, on obtient toujours des erreurs si le courant de l'éprouvette n'est pas exempt de bulles. A côté de la falsification du dosage recherché, on rencontre d'autres complications par le fait que, lors d'une indication potentiométrique du point extrême du titrage , des bulles d'air contenues dans le mélange conduisent à une coupure du raccordement conducteur nécessaire entre la partie active de l'électrode de l'indicateur et le diaphragme de l'électrode de référence et que la résistance interne de la chatte de mesure se troUve ainsi augmentée de fa çon inadmissible. Des variations de potentiel brusques sont la conséquence d'une telle coupure. Dant pour les mesures conductométriques, photométriques et potentiométriques du type décrit, le passage de bulles d'air dans la partie transmettrice d'un analyseur automatique exerce une influence tout particulièrement nuisible, si l'analyseur automatique fait partie d'un circuit de régulation dont le rôle, quand des écarts de la valeur de consigne de la concentration se manifestent, est de corriger automatiquement ces écarts. Les brusques variations dues aux bulles du signal émis par le transmetteur donnent au circuit de régulation des ordres de correction dont la cause n'est ni chimique ni ana lytique. Or, une caractéristique de la présente invention consiste en ce que le courant de l'éprouvette est désaéré ou dégazé en amont de la pompe doseuse débitant le courant de l'éprouvette à l'aide d'un dispositif simple et que la pompe reçoit un courant de liquide exempt de bulles. L'invention se distingue par une chambre de dégazage montée sur la conduite du courant de liquide, chambre dans laquelle le courant de l'éprouvette est amené par le côté et évacué vers le bas, tandis que l'extrén > ité supérieure de la chambre de dégazage présente une sortie pour les bulles de gaz séparées. L'invention est plus amplement expliquée à titre d'exemple à 1' aide d'une forme de réalisation. Dans un corps 1, par exemple cylindrique, en plexiglas est prévu un perçage vertical axial 2. Un per çage radial 3 et 5 est ménagé dans la paroi du cylindre chacun à une hauteur différente. Le perçage latéral supérieur 3 est l'entrée de 1' éprouvette, le perçage latéral inférieur 5 la sortie du courant de 1' éprouvette. Le perçage central supérieur 4 sert à évacuer les bulles de gaz montant dans le perçage vertical. Les bulles peuvent soit s'échapper dans l'atmosphère, soit être aspirées par une pompe raccor dée audit perçage 4. Des nipples 6, 7 et 8 vissés dans les perçages 2,3 et 5 servent de manière connue à assurer l'étanchéité des conduites de tubes fleribles raccordées aux perçages. le courant de liquide chargé de bulles de gaz et entrant par la conduite d'amenée 6 sort ainsi sous forme de colonne de liquide continue exempte de bulles à travers la conduite d'évacuation 8. REVENDICATIONS I. - Dispositif de désaération des liquides, caractérisé par une chambre de dégazage monté sur la conduite du courant de liquide, dans laquelle le courant de liquide est amené par le côté et évacué vers le bas, tandis que l'extrémité supérieure de la chambre de dégazage présente une sortie pour les bulles de gaz séparées. 2.- Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les bulles de gaz dégagées s'échappent dans l'atmosphère. 3.- Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les bulles de gaz montant dans le perçage sont aspirées à travers le perçage.