Les connecteurs électriques comprennent généralement un corps isolant percé de passages dans chacun desquels un contact est placé et maintenu par un système de rétention. Dans le cas des connecteurs à contacts plats, ce dernier système est constitué quelquefois par un organe auxiliaire qui est monté dans le passage avec le contact. I1 en résulte une complication de fabrication et une augmentation du prix de revient. Selon une autre conception, le système de rétention consiste en une languette flexible découpée dans le contact même et inclinée en dehors de celui-ci, de manière à permettre l'introduction du contact dans son passage mais à interdire son recul ,une fois monté, par la détente de la languette au-delà d'un épaulement du passage et son verrouillage par cet épaulement. Ce dernier, cependant, arrive assez vite à se détériorer sous l'effet des efforts que peut subir le contact en cours de service, par suite du fait que l'appui qu'il présente à l'extrémité de la languette comporte nécessairement un certain jeu. I1 n'existe donc pas, actuellement sur le marché, de connecteur électrique dont le système de rétention soit à la fois de fabrication simple et économique et de service durable. Pour remédier à ces inconvénients, la présente invention a pour objet un connecteur électrique comprenant un corps isolant percé d'au moins un passage le traversant d'une face antérieure à une face postérieure et au moins un contact électrique plat ayant une tête antérieure de couplage, une queue postérieure de raccordement à un conducteur et une partie médiane, caractérisé en ce que cette partie médiane inclut un ergot flexible solidaire dudit contact et saillant d'un côté de ce dernier vers la queue du contact, lequel est engagé dans ledit passage la tête en avant jusqu a une position d'arrêt puis tiré en arrière pour enfoncer l'ergot dans la paroi du passage. Mais l'invention sera mieux comprise par la description d'une de ses formes de réalisation qui va être faite ci-après, à titre d'exemple, et en se référant aux dessins annexés dans lesquels La figure 1 est une coupe d'un contact dans son passage, selon l'art antérieur; La figure 2 ainsi que la figure 5 sont respectivement une vue de dessus et une vue de côté d'un contact selon l'invention; La figure 4 est une vue en coupe partielle d'un élément de connecteur selon l'invention, et La figure 5 est une coupe agrandie d'uncontact dans son passage. La figure 1 montre comment un contact 20 est monté dans un corps isolant 10, selon l'art antérieur, avec une languette de rétention 25 empêchant son retour en arrière,en coopération avec un épaulement 15 du corps 10. Cet épaulement se détériore rapidement par suite du jeu qui existe dans son appui avec la languette. Par contre, un contact 20 selon l'invention, tel que représenté aux Figures 2 et 3, comprend un corps allongé d'épaisseur T, ayant une tête de couplage électrique 21 en forme de diapason, une queue 22 pour connexion à un conducteur électrique et une partie médiane amincie dans laquelle est découpée un ergot flexible 25 qui est courbé en dehors d'un des côtés du contact, jasqu a une distance D du plan de ce côté. L'extrémité 250 de cet ergot a un rebord acéré dont la raison apparaitra un peu plus loin. TTne saillie double 25 est en outre formée à la partie pStérieure de la zone médiane du contact. En se reportant à la figure 5, on voit comment le contact 20 est introduit dans un passage 15 d'un corps isolant 10, de la face postérieure 12 à la face antérieure 11 de ce corps, jusqu'à une position d'arret, à partir de laquelle la queue du contact est tirée en arrièré, ce qui a pour effet d'enfoncer le tranchant acéré de l'ergot dans la paroi du passage 15, ce par quoi le contact est très solidement ancré dans le passage, du moins contre les efforts pouvant solliciter le contact vers l'arrière. Contre ceux le sollicitant vers l'avant, un épaulement 18, visible sur la figure 4, coopère avec la saillie 25 du contact pour les bloquer. On a ainsi une fixation sûre et durable du contact dans son passage. On observera, en comparant les figures 7 et 5, que l'encombrement maximal T+D en épaisseur du contact est supérieur àla largeur lu du passage, laquelle est un peu supérieure à T. Une valeur avantageuse de T est 0,6mm. Le contact 20 est constitué, de préférence, en alliage de beryllium et de cuivre, puis plaqué de nickel et d'or. REVENDICATIONS 1. Connecteur électrique comprenant un corps isolant percé d'au moins un passage le traversant d'une face antérieure à une face postérieure et au moins un contact électrique plat ayant une tête antérieure de couplage, une queue postérieure de raccordement à un conducteur et une partie médiane, caractérisé en ce que cette partie médiane inclut un ergot flexible solidaire dudit contact et saillant d'un côté de ce dernier vers la queue du contact, lequel est engagé dans ledit passage la tête en avant jusqu a une position d'arrêt, puis tiré en arrière pour enfoncer l'ergot dans la paroi du passage. 2. Connecteur selon 1, caractérisé en ce que l'extrémité dudit ergot a un rebord acéré en vue de sa pénétration dans la paroi isolante du passage. 3. Connecteur selon 1, caractérisé en ce que la position d'arrêt du contact est assurée par une butée portée par ce dernier et coopérant avec un épaulement du passage qui le reçoit.