li'invention concerne le domaine des vaccins et elle a plus particulièrement pour objet un vaccin utile contre la rage. Ce nouveau vaccin est applicable à l'homme. Depuis que Pasteur a mis en oeuvre (1884) la vaccination contre la rage avec les résultats spectaculaires que l'on connatt, de nombreux chercheurs ont essayé d'améliorer l'efficaci- té du vaccin antirabique tout en éliminant les inconvénients secondaires. Les premiers vaccins, dont celui de Pasteur, étaient obtenus à partir de moelles ou de cerveaux d'animaux adultes inoculés avec un virus rabique. Ces vaccins plus ou moins modifiés ont été et sont encore employés de par le monde. Ils présentent cependant l'inconvénient de provoquer parfois une encéphalite ou des réactions locales à des fréquences variables. Une souche de rage fixe adaptée à l'embryon de canard a permis de produire un vaccin non encéphalitogène. Bien que ce vaccin possède un pouvoir sensibilisant vis-à-vis des protéines de ltoéur, son usage est largement répandu aux Etats-Unis d'Amérique. Beaucoup d'auteurs ont un avis très partagé vis-à-vis de l'efficacité de ce vaccin. Certains travaux ont montré que les substances encé phalitogènes, présentes dans les vaccins fabriqués à partir de cervaux d'animaux adultes, étaient absentes des cerveaux des me- mes animaux nouveau-nds. Le cerveau d'animal nouveau-né a été ainsi employé : souriceaux en Amérique du Sud, embryons de cobayes, ratons à la mamelle en U.R.S.S., lapin à la mamelle et mouton à la mamelle. Ces nouveaux vaccins ont notablement réduit la fréquence des accidents post-vaccinaux. Toutefois, leur production exige de grandes quantités d'animaux et nécessite des manipulations difficiles ainsi que des contrales rigoureux. La préparation de vaccins purifiés à partir de suspensions cérébrales a fait l'objet de nombreux travaux. La possibilité d'utiliser des protéines virales comme antigènes vaccinants a été envisagée par différents auteurs. Mais ces travaux n'ont pas conduit à des résultats satisfaisants sur le plan pratique. L'avenement des cultures cellulaires a permis d'en visagerlafabrication de vaccins antirabiques dépourvus de substances cérébrales. On a ainsi déjà proposé de préparer un vaccin en cellules rénales de hamster de première explantation. Toutefois, de telles cultures cellulaires contiennent fréquemment des virus latents qui contaminent le vaccin. Les hamsters sont des animaux difficiles à contrôler au préalable et il faut un grand nombre de reins de tels animaux pour préparer le vaccin. Enfin, une concentration du vaccin est nécessaire car son titre ntest pas assez élevé pour les applications commerciales La souche Flury a également été adaptée à la culture de cellules d'embryon de poule pour la fabrication de vaccins, mais ces derniers ne sont satisfaisants que pour la vaccination des animaux. La cellule diploïde humaine a été employée pour la préparation de vaccin antirabique. Les résultats obtenus sont encourageants mais demandent à être complétés. En particulier ce procédé conduit à un vaccin de titre insuffisant, ce qui entratne obligatoirement une opération de concentration conteuse. On signalera ci-après à titre purement indicatif un certain nombre de références bibliographiques relatant divers travaux antérieurs dans le domaine de l'invention, c'est-à-dire dans la production des vaccins antirabiques. 1. PASTEUR L. Méthodepour prévenir la rage après morsure. C.R.Acad. Sci., Paris 1885, 101, 765-773 2. FERMI C. Uber die Immunisierung gegen Watkrankheit, Zeitschrift fUr Hygiene und Invention Krankheiten. Z. Hyg. Infekt. Krankh., 1908, , 233. 3.SEMPLE D The preparation of a safe and effilent antirabic vaccine 1911, Scient. Memoirs by officers med. Sanit. Dept India Gov. of India, Calcutta, New Series, N 44. 4. HEMPT A. Sur une étude rapide de traitement antirabique. Ann. Inst. Pasteur, Paris, 1925, B.9., 632-640 t. KOPROWSKI H., COX H.R. Studies on chick embryio adapted rabies virus I. Culture characteristics and pathogenicity. J. Immunol, 1948, 60, 533-554. 6. CHEN C.Y., ZIA S.H. Study of fixed rabies propagated in the brain of guinea pig foetus. J. Immunol, 1948, 60,17 7. PECH F., POWELL H., CULBERTSON C.A new antirahien vacoine for human use clinical and laboratory results using rabies made from embryonated duck eggs. J. Lab. colin. Med., 1955, 75, 689 8. FUENZALIDA E., PALACIA R. Rabies vaccine prepared from brains infested suckling mice. Biol, Inst. Bact., Chile, 1955. 8,3 9. SVET-MOLDAVSKIJ G.J., SVET MOLDASKAJA I.A., KISELEVA I.S. Préparation de vaccins non allergènes contre l'encéphalite transmissible et la rage à partir de cerveaux de souriceau et de raton à la ma melle. Acta Virologica, 1960, 4, 320. 10. FENJE P.A. rabies vaccine from hamster kidney tissue cultures. Preparation and evaluation in animals Canad. J. Mierobiol., 1960, 6, 605. 11. TUISEVA R.M. Methods of improving the preventive efficiency of rabies vaccine. Vop. VirologSi, 1962, 6, 680. 12. RUEGSEGGER I.M., SHARPLESS G.R., RIVER I. Flury rabies vacoines for human use. Arch. Int. Med.,1962, 110, 754. 13. SELIMOV M.A., AKSENOVA T.A., INOGAMOV A.B., MIHOSMAILOV M.I., BOLTUCIJ L.G. & RAHIMOV F.I. Le vaccin antirabique préparé à partir de cerveau de souriceau à la mamel le. Problèmes de lutte antirabique, 1963, Moscou p. 65. 14. KISSLING R., REESE D. Antirabies vaccine of tissue culture origin, J. Immunol., 1963, 91, 362. 15. GISPEN R., SCHMTIMANN G., SAATHOF B. Rabies vaccine derived from suckling rabbit brain. Arch. ges. VIrusforch., 1965, 15, 386. 16. WIKTOR T., KOPROWSKI H. Successfull immunization of Primates with rabies vaccine prepared in human diploid cell strain WI 38. Proc. Soc. Exp. Biol. Med. 1965 118, 1069-1075. 17. SELIMOW M.A., AKSENOVA T.A. Tissue culer entirubies vaccin for human use. Prcceed. of Intern. Symp. on Rabs, Talloires 1965. Symposia Series, Immunobiol., Standards, 1966, 1, 377, Now-York (Bâle, karger). 18. FENJE P. Production and control of tissue culture rabies vaccines for human use Presanted at Symps. on Rabies, Lyon, 1972. in press. 19. ATANASIU P., RIBEIRO M., TSLANG H. Vaecins antirabiques de culture cellulaire obtenus avec la souche Pasteur. Résultats de vaccination. Ann. Insu. Pasteur, 1972. 123, 427-441. Enfin, il a été indiqué dans la référence Org. Mond. Santé Sér. Rapp. Tech. 1973, N 523 (Genève 1973, Comité GtE d'experts de la rage) que des expériences de prophylaxie avant exposition étaient en cours en France sur un vaccin préparé en culture primaire de rein de foetus de bovin et que les résultats n étaient très encourageants. Ces expériences ont été conduites par les inventeurs mentionnés dans la présente demande de brevet. La référen- ce OMS 1973 ci-dessus ntindiquc aucunement les moyens effectifs d'obtention du vaccin selon l'invention, et elle fait seulement allusion aux travaux en cause. L'invention a pour objet un vaccin antirabique applicable à l'homme de façon efficace, ne provoquant pas de réaction secondaire indésirable, tout en étant avantageux sur le lan de la fabrication et de la manipulation. L'invention a pour objet un vaccin antirabique préparé sur cultures cellulaires rénales de première explantation à partir de foetus de bovins. L'invention a également pour objet un vaccin antirabique susceptible d'être obtenu directement avec un titre suffisant pour une application efficace à l'homme, ce qui permet d'éviter les opérations coûteuses de concentration et rend le procédé accessible à des pays en voie de développement, par exemple en Amérique Latine où le besoin d'un tel vaccin se fait cruellement sentir. L'invention concerne un vaccin obtenu à partir d'une souche virale fixe, en particulier une souche dérivée de la souche Pasteur originelle, telle que définie ci-après, ladite souche ayant été adpatée aux cellules de première explantation de reins de foetus de bovins par passages successifs sur lesdites cellules, le virus rabique ainsi adapté étant inoculé aux dites cellules, après cultu re convenable de celles-ci et élimination du milieu de culture, l'incubation et la culture virale étant poursuivies jusqu'S obtention d'une suspension virale1 qui est séparée et inactivée, ce qui fournit le vaccin actif désiré. Le procédé pour l'obtention du vaccin selon l'invention sera maintenant décrit en détails. La souche de virus rabique utilisée est une souche fixe, en particulier une souche dérivée de la souche Pasteur originelle. La présente invention couvre aussi les variantes et les mutants de ladite souche, dans la mesure ou la souche consi dérée a été adaptée aux cellules de premiere explantation de reins de foetus de bovins par passages successifs. En outre, compte-tenu de l'atténuation progressive constatée parfois au cours du temps sur les souches conservées dans les collections, il doit être souligné qu'une telle diminution possible du pouvoir protecteur ne saurait remettre en cause les résultats procurés par la présent te invention Inoculée par les voies pésiphériques, la souche utilisé sée selon l'invention est inoffensive pour le singe et les animaux domestiques C chien, chat, lapin; cobaye).Elle est virulente pour la souris, inoculée par la voie intracérébrale, ce qui permet son titrage exprimé en Doses Létales 50%. Une étape essentielle du procédé de l'invention consiste te a faire passer le virus de semence sur les cellules de reins de foetus de bovins. A la suite des premiers passages, le virus n'apparat pas. I1 convient donc de multiplier les passages jusqu a apparition du virus avec un titre suffisant. On a trouvé que, pour un nombre de passages inférieur a 25, le titre du virus n'est pas assez élevé. I1 faut donc un nombre minimal de 25 passages sur lesdites cellules, mais il ne convient pas de dépasser un nombre de passages tel qu'il provoque les risques d'apparition de virus latents et d'atténuation trop importante du virus rabique. On a trouvé dans la pratique qu'un nombre de passages égal a 31 donne les meilleurs résultats, mais on peut slecarter quelque peu de ce chiffre précis dans la mesure où le vaccin alors obtenu répond aux besoins. Une fois les passages effectués ( par exemple 31 ), la semen ce est conservée, mals il convient alors de multiplier la cellule par 1 ou 2 passages supplémentaires. Dans la pratique le virus de semence utilisé pour la fabrication du vaccin est arrêté au 31ème passage sur les cellules de reins de veau et ne ubit jamais plus de 2 passages avant l'inoculation des cellules. I1 est contrôlé quant à l'absence de bactéries, de mycoplasmesv de champignons et de virus latents en tubes. Il est conservé à - 70 C Les cellules de reins de foetus de bovins sont de préférence des cellules ranales de foetus de veau, provenant d'a nimaux foetus de 4 à 6 mois. Les reins sont prélevés stérilement sous rayons ultraviolets. Ils sont exempts de leucose et de tuberculose. Les cellules rénales sont trypsinées, lavées plusieurs fois et réparties dans les boutes de Roux pour la croissance. A titre de milieu de culture pour la croissance cellulaire, on utilise de lthydrolysat de lactalbumine contenant du sérum de veau. En général l'hydrolysat de lactalbumine contient 4 à 15% en poids de sérum de veau, par exemple 10% en poids de sérum de veau. Au delà de 10% en poids, la consommation de sérum de veau tend à devenir trop importante et, pour des raisons économiques,il est donc inutile de dépasser ce chiffre. En définitive on adopte la quantité voulue pour que la croissance des cellules s 'o- père dans une durée aussi rapide que possible.Avec un tel milieu pour la mise en culture et la croissance cellulaire, on obtient un tapis cellulaire à partir de 4 jours environ à + 370C. Un deuxième milieu de culture également à base d'hydrolysat de lactalbumine, mais à une concentration plus faible en sérum de veau, notamment entre 1 et 3% de sérum, par exemple 2% de sérum, est utilisé 5-6 jours plus tard pour le maintien de la culture. Le coutrôle de la qualité de ces cellules comporte - l'examen souimicroscope des cellules pendant 28 jours (pour les 25% de cellules témoins). pour déceler d'éventuels virus latents cytolytiques. - un passage de milieu de culture, avant le premier changement de milieu, sur d'autres cellules rénales provenant de la trypsination des relus d'un autre foetus. - un passage du milieu de culture, avant le 2ème changement de milieu, dans les mêmes conditions. - contrôle microbiologique pour l'épreuve de stérilité. - une hémadsorption pratiquée sur des cellules témoins vers le 6ème Jour et le 20ème jour après la trypsinations pour déceler d'éventuels virus latents, avec des globules rouges de singe, de poule, de cobaye, humains O Les durées et les types de milieux de culture ci-dessus ont un caractère indicatif et peuvent varier quelque peu, le seul résultat à obtenir étant la réalisation d'une culture cellulaire convenable. Le titre viral est calculé par inoculation de 0,03 ml de dilution du surnageant viral à des souris Swiss de 14-16 grammes par la voie intracérébrale. Le titre, exprimé en doses létales 50%, est calculé d'après la méthode des totaux cumulatifs de Reed et Nuench [REED L.J., MUENCR H.A. simple method for estimating fifty percent endpoints . Ain. J. Hyg. 1938, 27, 493 . Une partie des récoltes virales est titrée par la méthode des plages [ SEDWICK W.D., WIKTOR T.J. Reproductible plaquing system for rabies, tCM and other RNA v viruses in BHK21C13S agarose aus- pensions, J. Virol., 1967, 1,1224-1226]. En vue de l'inoculation du virus rabique adapté (semence), on sépare les cellules en éliminant le milieu de culture. Après inoculation du virus aux cellules, on effectue 11 incubation à 36-57 C environ pendant I à 3 heures, de préférence pendant deux heures enliron. Le milieu à l'hydrolysat de laotalbumine à plus faible teneur en sérum, par exemple avec 2% de sérum de veau, est ajouté aux bot tes qui sont incubées à une température moins élevée,par exemple entre + 30 et +330C pendant 5 à 6 jours. On remplace ce milieu par un autre milieu sans sérum. Celui-ci est un milieu de BEAGLE MEM sans tryptose phosphate du genre décrit par exemple dans la publication de MacPherson,I. and Stoker,M.; Virology,16,14y-151 (1962). tPolyoma Transformation of Hamster Cell Clones - An Investigation of Genetic Factors Affecting Cell Competence." Le mileu de RAGLE mo difié,utilisé conformément à l'invention àtitre de liquide vaccinal, présente, comme caractéristique, de ne contenir niprotéine sérique ni tryptose phosphate,qui est une substance nutritive habituellement ajoutée aux milieux de culture classiques. Le seul antibiotique prézent est le sulfate de kananycine (2,5 #/ml). C'est de dernier milieu qui est utilisé pour la récolte du surnageant viral. La récolte est faite environ 6 jours après la mise en oeuvre dudit milieu de HACLE. On notera le fait que le vaccin selon 1'invention est préparé sur un milieu synthétique, de composition chimique définie. Un exemple dc cojriposition de milieu zynthétique convenant aux besoins dc l'invention est le suivant mg/i NaCI 6400,00 KCI 400,00 CaCI2 (anhydre) 200,00 MgSO4,7H2O 200,00 Ma H2 PO4 - H2O 124,00 Glucose 4500,00 Nitrate ferrique - 9H20 0,10 L.Arginine HCI 48,00 L. Cystine 24,00 L. Histidine 16,00 L. Isoleueine 52,00 L. Leucine 52,00 L. Lysine HCI 74,00 L. Phénylalanine 33,000 L. Thr6onine 48,00 L. Tryptophane 8,00 L. Tyrosine 36,00 L. Valine 47,00 L. Méthionine 15,00 L.Glutamine 584,00 i- Inositol 3,60 Chlorure de choline 2,00 Acide folique 2,00 Niacinamide 2,00 DL- pantothénate de calcium 2,00 Pyrodoxal HCI 2,00 Thiamine RCI 2,00 Riboflavino 0,20 Phénol 15,00 Na HCO3 2750,00 Le surnageant viral est filtré ("Millipore" 0,45 m ). Chaque lot est contrôlé du point de vue : virulence, stérilité, séroneutralisation. L'étape suivante du procédé de l'invention consiste en une inactivation de la suspension virale. L?inactivation est opérée avantageusement par la p-propiolactone sur la suspension virale préalablement filtrée, sans clarification préalable par centrifugation. Une concentration convenable de ss 15-propiolactone est de 1/5000 à 1/10.000 environ en poids par rapport à la suspension virale, avantageusement de lj8000 environ. A 37 OC, avec une agitation continue du milieu, on obtient une inactivation sensiblement complète en une à deux heures environ.De toutes façons cette durée peut varier quelque peu avec la concentration de p -propiolactone. I1 suffit de trouver la durée convenable dans chaque cas particulier pour obtenir une inactivation sensiblement com plète. Chaque suspension inactivée est inoculée, non diluée, à des lots de souris Swiss par voie intracérébrale pour tester l'absence de virulence résiduelle. Dans des expériences de contr8le, la suspension inactivée a été inoculée à des cellules foetales de reins de veau pour détecter d'éventuelles particules virales non inactivées g MITCHELL J.R., EVEREST R.E., ANDERSON C.R. Sensitive procedure for detecting residual viable virus in inactivated rabies vaccine. Appl. Microbiol., 1971, 22,600 g . Les contr8les par inoculation aux souris ou par IF (anticorps fluorescents) des cultures n'ont jamais permis de mettre en évidence la présence de virus infectieux. Le vaccin est soumis ensuite à diverses opérations de titrage et de contr8le. Ainsi, la présence d'antigènes rabiques dans les cultures cellulaires est mise en évidence par la technique de coloration directe par les anticorps fluorescents [ DEAN D.J., ABELSETA M.K. The fluorescent antibody test. Laboratory Techniques in Rabies O.M.S., 1973, p. 73]. Selon l'invention, on a trouvé que - l'adaptation du virus rabique à la cellule foetale de rein de veau a été obtenue après au moins 31 passages sur ces cellules. - la fluorescence des cellules était inconstante ou absente lors des premiers passages, puis est devenue parfaitement positive et affecte la presque totalité des cellules. - lors des premiers passages les titres étaient également très bas. - dans le vaccin tel qu'il a été mi ü point, 1 titre viral moyen est de 106DL50/mi sur souris. Le titre a été étermin6 par la méthode de KOPROWSKI H. $Che mouse inocuiation test'. Laboratory Techniques in Rabies O.M.S., 1973, 85. b tifra- ge sur plage donne des résultats sensiblement identiques, de l'ordre de 106 PFU/ml. (PFU : unités formant plage). I1 est commode de lyophiliser le vaccin ainsi obtenu en présence d'un stabilisateur approprié, tel que le saccharose ou l'albumine humaine. Dans le cas du saccharose, la quantité couvr- nable à mettre en oeuvrc se situe entre 2 et 7% environ, par exem- pie à environ 5% en poids par rapport au vacain à lyophiliser. Le vaccin lyophilisé se conserve parfaitement à des températures de 4 : ou inférieures. Le pouvoir protecteur du vaccin lyophilisé ost légèrement réduit par rapport à celui du vaccin non lyophilhé et on a évalué à 15-50% la diminution de ce pouvoir.Cependant, dans tous les cas, le pouvoir protecteur du vaccin sous forme lyophilisée est supérieur à celui exigé par les normes internationales. On a effectué de nombreux essais pharmacologiques et cliniques pour montrer l'innocuité et l'efficacité du nouveau vaccin antirabique. Pour l'épreuve de toxicité, le vaccin lyophilisé est reconstitué avec de l'eau distillée et inoculé par la voie intramusculaire (2 ml) à des cobayes de 350g. On utilise 5 animaux par lot de vaccin. Ces animaux sont surveillés pendant 3 semaines surtout en ce qui concerne les courbes de poids et de température. HAMSTERS Des hamsters dorés d'un poids de 200g ont été vaccinés avec 7 ou 14 inoculations quotidiennes de 0,1 ml de vaccin inactivé. Les animaux des deux groupes ont été saignés les 7ème, 15ème, 30ème et 50ème jours. La présence des anticorps neutralisants est mise en évidence par la technique de séroneutralisation sur souris ou sur plage t ATANASIU P. Laboratory Techniques in Rabies O.M.S. 1973 ; p.314 Quantitative assay and potency tests of antirabies serum and antiglobulin. Dès le 7ème jour, les anticorps apparaissent et montent rapidement. Les titres sont encore très élevés vers le 50ème Jour. La figure 1 est un graphique mettant en évidence les résultats précédents. On a porté en ordonnées le titre en anticorps et en abscisses le nombre de jours. Le graphique montre les résultats du titrage des anticorps antirabiques par séroneutralli- satin sur souris, dans le cas de la vaccination par la voie SOUS- cutanée des hamsters avec 0,1 ml de vaccin inectivé. La courbe z correspond à 14 inoculations et la courbe b à 7 inoculations. COBAYES Le même programme de vaccination appliqué à des cobayes de 350 grammes permet d'obtenir une montée d'anticorps encore plus importante. Dès le 7ème jour, les titres atteignent 1/250 pour les deux groupes et dépassent 1/3000 à partir du 30éme jour. La figure 2 montre de façon analogue à la figure 1 les résultats obtenus sur cobayes. Le titre en anticorps est porté en ordonnées et le nombre de jours en abscisses Les cobayes ont été vaccinés par la voie sous-cutanée avec 0,1 ml de vaccin inactivé. La courbe a correspond à 14 inoculations et la courbe b à 7 inoculations. Tous les hamsters et cobayes vaccinés avec 7 ou 17 inoculations ont résisté au virus rabique d'épreuve. Tous les animaux témoins non vaccinés sont morts. ESSAIS CHEZ LES HUMAINS L'injection par la voie sous-cutanée dTune demi-dose de vaccin antirabique lyophilisé (1 ml) suivie de rappels aux 4ème, 12ème et 16ème jours, a permis de mettre en évidence la présence d'anticorps antirabiques le 16ème jour, dont le titre s'élevait à 1/270 au 21ème jour. Une vaccination de rappel sur sujet immunisé 3 ans auparavant permet d'obtenir, au bout de 10 jours, un titre d'anticorps antirabiques supérieur à 1/3125. Le rappel consiste en une inoculation intradermique de 0,25 ml pratiquée en deux points. En général, aucune réaction locale n'a été constatée, à part, au point d'inoculation, une légère rougeur qui disparate en 48 heures. Les lots de vaccins sont soumis aux épreuves d'efficacité selon le test de Habel, conformément aux recommandations de l'OMS JHABEL K. Habel test for potency Laboratory Techniques in Rabies O.M.S. 1973, p.276 ]. Sur une cinquantaine de lots de vaccins préparés, les épreuves d'efficacité par le test de Label ont été systématiquement pratiquées et 92% des lots de vaccins préparés satisfont aux normes définies par l'O.M.S. dans l'article cité en dernier lieu. Grâce à l'utilisation d'an systèmrd6tromali de cultures colloleires, la pouvent vacoin artirabique selon l'invlention po6sentr les carmet6ristique avantagensti zvivmentes : 1 ) importanee du titre (il n'est pas n6cessaire de conccntr--'-r li surnagent vira pour obtenir un titre protecteur suffisant). 2 ) ahsence de pronéines étrangbret (sérum ou fractions de pro'éines s6riques). 3 ) Utilisation du cellules rérales de foetus bovins permettant un centrôle efficact et un minimum de manipulations cootaminants. Lat cellulet rénales de boyins ont en effet l'avantage de ne pas héberger de virus latents connus, pathogènes pour l'homme. La possibilité d'utiliser une seule paire de reine pour la préparation d'un lot de vaccin est un avantage appréciable tant pour la focilité des manipulations que pour l'appréciation des contrôles biologiques. 4 ) réponse immunologique efficace, se traduisant par des taux élevés d'anticorps et par une résistance totale au virus d'épreuve chez les animaux vaccinés. En vue de l'utilisation, le vaccin est conditionné au poids médicinal sous forme de préparations injectables par voie sous-cutanée, intramusculaire ou intradermique. Selon une forme particulièrement commode, le vaccin est présenté sous forme lyo philisée et contenu dans des ampoules scellées sous vide, auquel cas la poudre lyophilisée est mise sous forme inactable au moment de l'omploi par dissolution dans un véhicule convenant aux injections sous-cutanées, Intramusculaires ou intradermiques. REVENDICATIONS 1. Vaccin antirabique à base de virus rabiques inactivés caractérisé en ce qu'il est obtenu à partir d'une souche de virus rabique fixe, ladite souche ayant été adaptée aux cellules de pre mière explantation de reins de foetus de bovins par passages successifs sur lesdites cellules, le virus rabique ainsi adapté étant inoculé auxdites cellules, après culture convenable de celles-ci et élimination du milieu de culture, l'incubation et la culture virale étant poursuivies jusqu'à obtention d'une suspension virale, qui est séparée et inactivée, ce qui fournit le vaccin actif désiré. 2. Vaccin selon la revendication 1, 'caractérIsé en ce que la souche de virus rabique fixe dérive de la souche Pasteur originelle. 3. Vaccin selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que le virus de semence utilisé subit au moins 25 passages, en particulier 31 passages, sur les cellules rénales de bovins, et pas plus de 2 passages avant l'inoculation des cellules. 4. Vaccin selon l'une quelconque des revendications 1 à 3 caractérisé en ce que les cellules rénales sont cultivées, en vue de la mise en culture et de la croissance cellulaire, dans un milieu à base d'hydrolysat de lactalbumine contenant du sérum de veau, notamment 4 à 15% en poids, par exemple 10% en poids, de sérum de veau, tandis que le maintien de la culture est assuré dans un milieu également a base d'hydrolysat de lactaîbumine, mais a teneur plus faible en sérum de veau, notamment de 1 ânst en poids, par exemple a 2% en poids, de sérum de veau. 5. Vaccin selon la revendication 4, caractérisé en ce que le température a laquelle est réalisée la culture cellulaire est voisine de 370C. 6. Vaccin selon'la revendication 4, caractérisé en ce que, avant le changement de milieu, on centrale le milieu de culture par passage sur d'autres cellules rénales provenant de la trypsination des reins d'un autre foetus. 7. Vaccin selon l'une quelconque des revendications 1 a 5, caractérisé en ce que, en vue de l'inoculation du virus rabique adapté ( semenee), le milieu de culture est séparé des cellules. 8. Vaccin selon la revendication 7, caractérisé en ce que, après inoculation du virus aux cellules, l'incubation est effectuée a 36-370C environ pendant 1 a 3 heures, notamment pendant 2 heures, après quoi le milieu a lthydrolysat de lactalbumine a plus faible teneur en sérum de veau, notamment à 2% de sérum de veau, est ajouté, l'incubation étant poursuivie à une température moins élevée, notamment entre + 30 et + 330C, par exemple de + 330C, jusqu'à croissance cellulaire convenable, en particulier pendant 5 à 6 jours, après quoi le milieu de culture est remplacé par un autre milieu sans sérum jusqu'à la récolte du surnageant viral. 9. Vaccin selon la revendication 8, caractérisé en ce que le milieu sans sérum ou facteur sérique est un milieu synthétique dit de EAGLE MEM sans tryptose phosphate, contenant en outre un antibiotique, spécialement le sulfate de hanamycine, ledit milieu étant mis en oeuvre à titre de liquide vaccinal. 10. Vaccin selon l'une quelconque des revendications 1 à 9 caractérisé en ce que, après filtration, la suspension virale est directement inactivée par la P -propiolactone, sans concentration préalable de ladite suspension. 11. Vaccin selon la revendication 10, caractérisé en ce que la fl -propiolactone est mise en oeuvre à une concentration de 1/5000 à l/lO.ooo environ en poids par rapport à la suspension virale, par exemple de 1/8000 environ et que, a une température d'inactivation voisine de 370C, la durée d'inactivation est de 1 à 2 heures environ. 12. Vaccin selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé en ce qu'il est présenté sous forme lyophilisée. 13. Vaccin selon la revendication 12, caractérisé en ce que le vaccin contenant la suspension virale inactivée est lyophilisé sans autre additif mais en présence d'un stabilisateur approprié, tel que le saccharose ou l'albumine humaine. 14. Vaccin selon la revendication 13, caractérisé en ce que le stabilisateur est le saccharose et que la quantité de saccharose mise en oeuvre se situe à environ 5% en poids par rap port au vaccin à lyophiliser. 15. Vaccin selon l'une quelconque des revendications 12 a 14, caractérisé en ce qu'il est conservé a une température de 40C ou à une température inférieure. 16. Vaccin selon l'une quelconcue-des revendications 1 a 15, caractérisé en ce que son titre viral moyen est de 10 DL50/ ml sur souris. 17. Vaccin selon l'une quelconque des revendications 1 à 16, conditionné au poids médicinal sous forme de préparations injectables par voie sous-cutanée, intramusculaire, ou intradermique, ou sous forme lyophilisée destinée a la présentation extemporanée en vue de l'injection.