-1- 2053170 La présente invention concerne un nouveau procédé pour la production de vêtements à repassage permanent et de dimensions stables. Les deux procédés industriels les plus importants décrits 5 par la technique antérieure pour la production de vêtements à repassage permanent sont communément désignés comme les procédés "Ko.ratron" et "Pyke". Le premier, décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique N° 2 974 452, implique un "post-durcissement", et pour ce faire on traite l'étoffe à l'usine avec une résine thermo-10 durcissable mais l'on ne durcit pas, on sèche partiellement, on coud pour obtenir un vêtement, on presse en forme, et l'on fait durcir dans une étuve. Le second procédé, décrit dans le brevet des Etats-tJnis d'Amérique N° 3 341 955» implique un "pré-durcissement", et pour ce faire on imprègne l'étoffe à l'usine à l'aide d'une 15 résine thermodurcissable, on sèche, on durcit, on coupe, on coud pour obtenir un vêtement, et l'on presse à une température d'environ 177°C à 260°C. Il existe d'autres procédés, de moindre importance industrielle, qui nécessitent l'utilisation d'une résine thermodurcissable ou d'une résine à effet de réticulation. 20 Tous les procédés précités Impliquent l'utilisation d'un réactif de fixation des fibres comme une résine thermodurcissable ou une résine à effet de réticulation. Certaines des résines thermo-durcissables communément utilisées sont des résines d'urée et de formaldéhyde, des résines de colloïdes acides» des résines d'acétone 25 et de formaldéhyde, des résines d'acroléine et de formaldéhyde, etc ; ces résines sont étudiées,par exemple, dans "Creaae Resisting Pabrics" (Grande-Bretagne, Mars 1962 ; étoffes infroissables ou ne prenant pas de faux plis), pages 45 à '53• Certaines des résines communément utilisées pour la réticulation sont des résines de 30 diméthylol-urée, de triméthylol-mélamine, de diméthylol-éthylëne- urée, de diméthylol-propylène-urée, de diméthylol-dlhydroxy-éthylène-urée, de diméthylol-éthyl-triazine, les monocarbamates de diméthylol , etc ; ces résines à effet de réticulation sont étudiées, par exemple, dans 1*article de March "The ïeztile Manufacturer", 69 35 (Février 1968)» L'utilisation de ces réactifs de fixation des fibres, en particulier ceux qui contiennent du formaldéhyde libre, soulève de 70 27517 -2- 2053170 nombreux problèmes et présente de nombreux inconvénients. En général, ces réactifs contiennent un peu de formaldéhyde libre, ce qui donne aux étoffes qui les contiennent de mauvaises odeurs, même après la fixation ou le durcissement des étoffes» Ces réactifs 5 sont d'utilisation onéreuse ; afin de conférer une "mémoire durable" à la fibre, il faut ajouter environ (en poids)de ces réactifs. Ils rendent fragiles les composants cellulosiques de l'étoffe et nuisent ainsi aux propriétés de résistance à l'abrasion de l'étoffe. Ils augmentent les propriétés de rétention des saletés par l'étoffe, •10 ce qui est une caractéristique évidemment inopportune. Et il^hécessitent l'utilisation d'au moins un stade supplémentaire de traitement lors de la fabrication de l'étoffe. Il est ainsi souhaitable d'avoir un procédé pour préparer des vêtements à repassage permanent ou durable, procédé selon lequel 15 les étoffes pressées ne contiennent pratiquement pas de réactif de fixation des fibres. Par conséquent, un but de la présente invention consiste à fournir un procédé pour la production d'un vêtement à repassage permanent, pratiquement exempt de résine, qui présente une bonne stabilité de ses dimensions et de bonnes propriétés de résis-20 tance à l'abrasion» Selon la présente invention, la Demanderesse fournit un procé- -dé pour préparer un vêtement à repassage permanent, de dimensions stables, qui sèche à plat et contient moins d'environ 0,A% (en poids) de réactif de fixation des fibres, ce procédé comprenant les 25 stades des opérations successives suivantes : 1. On soumet une matière textile, constituée d'environ 50 à 95?£ de polyester, à un groupe de conditions de température et de temps allant d'environ S2°C pendant environ 6 heures à environ 227°C pendant environ 1 seconde, le reste de cette matière textile étant 30 essentiellement constitué de fibres choisies dans le groupe constitué par les fibres non-thermoplastiques et les fibres thermoplastiques ayant un point de ramollissement supérieur à. la température à laquelle on soumet cette matière ; 2. on donne à la matière textile, par exemple par découpage, 35 la forme de morceaux d'étoffes selon les éléments d'un dessin ou d'un patron ; 70 27517 -3- « 2053170 • unitaire 3. on coupe ces morceaux pour obtenir un article façonné/; et 4. on presse cet article façonné pendant .10 à environ 90 secondes à une température de travail d1 environ 149 0•à environ 177°C et à une pression de travail d'environ 1,4 bar à environ 5 7 bars.' Dans le procédé proposé par la Demanderesse, on soumet uiie matière textile de polyester, c'est-à-dire une fibre, une mèche, un fil, ou une étoffe de polyester à une température spécifiée pendant une période spécifiée de temps. Cette matière textile, si tO elle n'est pas déjà sous forme d'une étoffe, peut être misé sous là forme d'une étoffe après ce traitement à chaud, par application de modes opératoires bien connus en pratique, bien que l'on préfère que'la matière textile soit sous la. forme d'une, étoffe avant le traitement en cause. On découpe ensuite l'étoffe en des morceaux 15 selon un patron, on coud ces morceaux de façon à ce qu'ils forment un article façonné unitaire, et l'on presse cet article façonné unitaire pendant environ 10 secondes à environ 90 secondes aux températures et aux pressions de travail indiquées pour la presse, le procédé composé par la Demanderesse s'applique particulièrement 20 bien dans le cas de matière textile constituée d'envirion 50% à environ 95?^ (en poids) de polyester, le terme "polyester" désigne des esters polymères linéaires de l'acide térephtbalique présentant ' des motifs structuraux récurrents de formule : 30 où n est un nombre entier valent 2 à tO. On. peut obtenir ces- polyesters en faisant réagir un glycol de formule HO (CHg)n0H avec l'acide térephthalique, ses esters, ou avec -d'autres dérivés de l'acide térephthalique ou des composés du type de l'acide térephthalique qui sont capables de réagir avec ces glycols pour former 35 des esters de glycols (voir, par exemple, le brçvet Ses Etats-jUïiis d'Amérique N° 2 465 319 ).On obtient les polyesters préférés lorsque n vaut 2 à 4. On obtient le polyester que l'on préfère le 70 27517 -4- 2053170 plus, le térephthalate de polyéthylène, lorsque n vaut 2, Cn préfère que l'étoffe utilisée dans le procédé de la présente invention soit constituée d'environ 50% à environ 95% de polyester. On préfère encore davantage que cette étoffe soit constituée 5 d'environ 65$ à environ 80% de polyester, et encore mieuz que cette étoffe comprenne environ 15% de polyester. La portion non-polyester de l'étoffe est essentiellement constituée d'une fibre non-thermoplastique ou d'une fibre thermoplastique ayant un point de ramollissement supérieur à la température à laquelle on soumet la fibre ou le 10 fil ou l'étoffe durant la mise en oeuvre du procédé selon la présente invention. Des exemples de fibres non-thermoplastiques appropriées qui peuvent essentiellement constituer le reste de l'étoffe, c'est-à-dire la portion non-polyester, comprennent, par exemple, des fibres cellulosiques comme le coton, le lin, la rayonne viscose,une rayonne 15 à haut module à l'état mouillé, etc ; on préfère que la fibre non-thermoplastique soit une fibre cellulosique. Des exemples de fibres thermoplastiques qui peuvent essentiellement constituer le reste de l'étoffe comprennent des fibres de "Nylon" comme le "Nylon 3" -le. "Nylon 4", .le "Nylon 6", le "Nylon 66", le "Nylon 8", le "Nylon 9", 20 le "Nylon 11", etc ; le triacétate de cellulose; des fibres acryliques; des fibres méthacryliques, des copolymères de l'acrylonitrile et du styrène ; etc.Ces fibres sont étudiées,par exemple, . dans Man-Made Fiber Fact Book (Man-Made Fiber Producers Association, Inc., New-York, 1967) et dans The Condensed Chemical Dictionary. 6e Edition 25 (Reinhold, New-York, 1961). On préfère que le reste de l'étoffe soit constituée d'une fibre non-thermoplastique. la fibre non-thermoplastique que l'on préfère le plus est le coton. La matière textile utilisée dans le procédé selon la présente -30 invention peut contenir des agents de finition comme des .agents donnant de la main, des agents fluorescents de blanchiment,, des : agents donnant de la souplesse, des agents, mouillants, des agents repoussant les taches ou en empêchant la fixation, des agents empêchant le dépôt à nouveau des salissures, des agents retardant. 35 l'inflammation, des agents hydrophobes, etc.Des agents de finition peuvent contenir une faible quantité des réactifs de fixation des fibres décrits ci-dessus,.ou bien on peut transformer ces agents '0 27517 -5- 2053170 de finition en ces réactifs de fixation des fibres. En aucun cas, cependant, ni la matière textile, ni les morceaux d'étoffe découpés selon un patron, ni l'article façonné unitaire, ni l'article façonné unitaire repassé par pressage, auxquels on s'est référé ci-dessus, 5 ne contiennent plus d'environ 0,1% (en poids) de ces réactifs de fixation des fibres. L'expression "réactif de fixation des fibres" concerne les résines thennodurcissables et les résines à effet de réticulation étudiées ci-dessus. Pour les fins du présent mémoire, l'expression "réactif de fixation des fibres " comprend également 10 les composés que donnent ces résines lorsqu'elles sont transformées par "une fixation" ou "un durcissement". Ainsi, à aucun stade du procédé selon la présente invention, la matière textile soumise au traitement ne contient plus d'environ 0,1% de ce réactif de fixation des fibres ou des dérivés formés par le chauffage de ce réac-15 tlf. Afin de parvenir au but de la présente invention, on doit tout d'abord soumettre la matière textile précitée à des conditions de température et de temps comprises entre environ 82°C pendant environ 6 heures et environ 227 °C pendant environ 1 seconde et, 20 ensuite, transformer cette matière textile en un article façonné unitaire et presser cet article pendant environ tO à environ 90 secondes à une température de travail d'environ 149° à environ 171°C et sous une pression de travail d'environ 1,4 à environ 7 bars. La période de temps pendant laquelle on doit soumettre la matière 25 textile à la température indiquée est inversement proportionnelle à la température appliquée. A une température de 227°G, il ne faut qu'environ 1 seconde. A une température de 82^0, il va falloir environ 1 à environ 6 heures. La Demanderesse pense que les stades précités de "traitement à chaud " et de "pressage" sont critiques 30 pour atteindre le but de la présente invention. Dans le procédé selon la présente invention, on presse l'article façonné unitaire pendant environ ÎO secondes à environ 90 secondes sous une pression de travail d'environ 1,4 bar à environ 7 bars. On préfère travailler avec une prsssion d'environ 3,15 bars 35 à environ 5,95 bars (encore mieux à environ 4,2 bars) et presser . l'article unitaire façonné pendant enviroa 30 secondes. la température de la partie supérieure de la presse9 qui peut provenir d'un 70 27517 - 6- 2053170 chauffage à la vapeur d'eau ou d'un chauffage électrique,doit être d'environ 149° à environ 171°C. On préfère travailler avec une température de partie supérieure de presse d'environ 163° à environ 173°C, et la température préférée pour la partie supérieure de la. 5 presse est d'environ 171°C. On peut utiliser une presse chauffée par de la vapeur d'eau et/ou par l'électricité. Lorsqu'on soumet cette matière textile aux conditions spécifiées de température et de temps, on peut la soumettre simultanément à un stade quelconque de traitement de l'étoffe. Ainsi, par exemple, 10 on peut soumettre la matière textile à ces conditions de température et de temps pendant qu'on la teint, on en élimine l'apprêt, on la lave, on la blanchit, on la sèche, on la fait durcir ou prendre, on la fixe à chaud sous l'action de la vapeur d'eau ou de l'eau sous pression, on la fixe à chaud sur un cadre d'élargissement ou une 15 rame à étages, sur des pots chauffés,ou dans l'étuve de durcissement ou de fixation, etc. Dans le procédé selon la présente invention, on préfère soumettre la matière textile à ces conditions spécifiées de température et de temps cependant qu'on soumet cette matière textile à un thermodurcissage sur les pots ou à l'aide de la vapeur 20 d'eau. 70 27517 -7- 2053170 Selon un des modes préférés de réalisation de la présente invention, on produit des vêtements blancs à repassage permanent ou à plis durables. Dans ce mode de réalisation, on soumet tout d'abord la matière textile à une température d'environ 82 °C pendant 5 1 heure environ à 110°C pendant une durée pouvant atteindre 12 minutes environ au maximum, le temps de mise en oeuvre étant inversement proportionnel à la température appliquée. Ensuite, s'il ne s'agit pas déjà d'une étoffe, on transforme la matière textile en étoffe, et, avant le moment où on la découpe en des morceaux selon un pa-10 tron, on blanchit cette étoffe pendant environ 1 à environ 2 heures à une température d'environ 82° à environ 110°C à l'aide d'environ 0,5 à environ 5 % en poids (par rapport au poids de l'étoffe) d'un agent oxydant, bien qu'on opère de façon préférable avec environ 1 à environ 3 % en poids de l'agent oxydant. Les agents oxydants pré-15 férés sont choisis dans le groupe constitué par l'hypochlorite de sodium, le peroxyde d'hydrogène (ou eau oxygénée), et le chlorite de sodium ; l'agent oxydant que l'on préfère le plus est le peroxyde d'hydrogène. On préfère, lorsque l'on fabrique des vêtements blancs à repassage permanent, traiter également l'étoffe 20 avec 0,001 à 1 % en poids (par rapport au poids de l'étoffe) d'un agent fluorescent de blanchiment, et l'on préfère encore davantage utiliser environ 0,05 à environ 0,1 % en poids de cet agent de blanchiment. On peut utiliser n'importe lequel des agents fluorescents de blanchiment de la technique antérieure. Certains des agents que 2$ l'on préfère le plus comprennent, par exemple, les dérivés de bis-triazinyle de l'acide 4,4'-diaminostilbène-2,21-disulfonique comme, par exemple, l'acide tétranilino-4,4'-diaminostilbène-2,2'-disulfo-nique, l'acide dianilinodidiéthanolamino-4,4'-diaminostilbène-2,2'-disulfonique, l'acide tétradiéthanolamino-4,4'-diaminostilbène-2,2'-30 disulfonique, etc. ; l'acide benzidine-sulfone-disulfonique ; l'acide naphtotriazolylstilbène-sulfonique ; des dérivés de benzimidazolyle ; des dérivés d'amino-coumarine ; des dérivés de la diphényl-pyrazo-line ; des dérivés de bisbenzoxazolyle) des dérivés de b anz o xaz olyle ; des dérivés de naphtotriazolyle ; etc. 35 Dans un autre des modes préférés de réalisation, on immerge la matière textile dans une liqueur de traitement comprenant environ 0,01 à environ 20 % en poids de colorant, bien que l'on préfère 70 27517 -8- 2053170 utiliser environ 1 % à environ 4 % en poids de colorant. Le reste de cette liqueur de traitement peut comprendre, par exemple, des agents mouillants, des épaississants, des stabilisants, des véhicules, etc. 5 On peut teindre la matière textile en bain long (par exemple' dans un tourniquet), un bain moyen (comme, par exemple, dans le cas de la teinture sur jigger, sur ensouple, ou bien en bobines), ou en bain oourt (comme dans le cas d'un foulardage et d'un système de fixation ou de durcissement par la chaleur sèche). Lors d'une tein-10 ture en bain long et moyen, ce que l'on appelle "une teinture discontinue", on teint la matière textile avec au moins un colorant choisi dans le groupe constitué par les colorants dispersés, les colorants directs, et les colorants réactifs à l'égard des fibres, et on soumet la matière textile à une température d'environ 82° à 15 environ 121°C pendant une période d'environ 1 heure à 6 heures, bien que l'on préfère soumettre cette matière textile à une température d'environ 91° à environ 99,5°O pendant environ 1 heure à environ 3 heures, et l'on préfère encore davantage soumettre cette matière textile à une température d'environ 99>5°C pendant environ 20 1 heure et demie. On préfère le plus teindre la matière textile en bain court, et c'est ce qu'on appelle une "teinture continue"- ; ce procédé est étudié dan^'DuPont Technical Bulletin D-147"(1962), et il est connu en pratique comme étant la teinture "thermosol". Dans ce procédé, 25 on traite la matière textile avec au moins un colorant pour cuve et on soumet ensuite la matière textile à une température d'environ 163° à environ 227°C pendant environ 5 secondes à environ 5 minutes. On préfère soumettre la matière textile à une température • d'environ 177°G à environ 204°C pendant environ une demi-minute à 30 environ 2 minutes, et on préfère le plus soumettre- la matière textile à une température d'environ 180°C à environ 199aG pendant " environ 90 secondes. " " • Il était assez peu évident et prévisible que,lorsqu'.on applique le procédé selon la présente invention pour produire une étoffe à 35 repassage permanent teinte en continu,; ce procédé produise le résul-• tat voulu. La technique antérieure enseigne que,-afin-de-fixer à chaud une étoffe, on doit la presser à une température supérieure à r0 27517 -9- 2053170 celle à laquelle l'étoffe a été antérieurement soumise (par exemple, voir page 9 de "Dupont Technical Bulletin D-107"). Dans le procédé selon la présente invention, après avoir soumis la matière textile à une teinture continue, puis à une température préférée d'environ 5 177° à environ 204°C , on presse cette matière textile à une température d'environ 149° à environ 177°C, ce qui produit une étoffe à repassage permanent teinte en continu. Cela est contraire à l'enseignement de la pratique antérieure selon lequel la température de pressage doit être supérieure à la température la plus élevée à 10 laquelle 1*étoffe a été antérieurement soumise, et cela donne une étoffe .d'excellente qualité. Lorsque l'on suit les enseignements de la technique antérieure et que l'on presse l'étoffe, par exemple, à 204°C, on produit une étoffe de qualité inférieure. 15 utiliser des colorants pour cuve et/ou des colorants dérivés du soufre. On peut utiliser des colorants réguliers pour cuve (tels que ceux décrits dans "Yat Dyes", Monographie F0 2 1ATCC, 1953) et des colorants choisis pour cuve (comme ceux décrits dans le Bulletin 677E de Casella Farbwerke Mainkur Aktiengesellschaft 20 Frankfurt [Main] Fechenheim, publié en Mars 1962), et des colorants dérivés du soufre (comme ceux décrits dans le AATCC Technical Manual, 1968, pages D-611/612),. 25 ou non teinte aux conditions spécifiéesde température et'de temps, et de presser ensuite cette matière dans les condition® spécifiées ci-dessus. Tous les modes opératoires connus en principe pour lessiver des étoffes, teindre des étoffes, merceriser des étoffes, etc., peuvent servir dans la présente invention. 30 Les exemples suivants illustrent certains des modes que lron préfère le plus pour la réalisation de la présente invention, mais on ne doit pas considérer ces exemples comme étant limitatifs. Sauf spécification contraire, toutes les parties sont en poids, et toutes les températures sont en degrés centigrades. On élimine l'apprêt d'une étoffe constituée de 75 f° de téré-phtalate de polyéthylène et de 25 $ de coton> et on lave cette On préfère, lorsqu'on teint une matière textile en bain court Les deux stades les plus Importants dans le procédé selon la présente invention la matière textile teinte 35 EXEMPLE 1 70 27517 2053170 -10- étoffe. On immerge ensuite l'étoffe dans une solution contenant les ingrédients suivants : 30 g par litre de jaune pour cuve (flavanthrone, Color Index N0 70600) On exprime l'étoffe entre les rouleaux d'un foulard, de façon que cette étoffe retienne environ 60 fo de la solution absorbée dans le bain. On soumet ensuite l'étoffe à un pré-séchage à l'aide d'un chauffage par infrarouge et l'on fixe durant 90 secondes à une -\ température de 190°C dans un four contenant des rouleaux menés. 20 On immerge ensuite l'étoffe dans un bain contenant 50 g par litre de sulfure de sodium, on exprime l'étoffe entre les rouleaux d'un foulard, on soumet l'étoffe à un vaporisage durant 90 secondes à 104°C, puis à un courant d'air, on rince et immerge dans un bain contenant du bichromate de sodium et d'acide acétique. 25 On rince ensuite l'étoffe, on la neutralise et la lave à 71°C • t avec un savon synthétique et une substance faiblement alcaline, on rince et sèche sur des pots chauffés. On effectue ces opérations continuellement en forme ouverte à la vitesse de 49 m par minute. 30 On presse ensuite l'étoffé sur une presse à vapeur d'eau avec une température de partie supérieure de presse ou de travail de 160°C et une pression de partie supérieure de presse de 4,2 bars pendant environ 20 secondes, puis on lave l'étoffe trois fois. On vérifie les propriétés de l'étoffe pressée en opérant selon les 35 modes opératoires d'essais normalisés suivants î 10 5 240 g par litre de noir hydrosol BD liquide (l'acide thiosul-fonique du noir 1 de soufre, Color Index F3 53 186) 30 g par litre d'un épaississant acrylique "Solidokoll K" (un copolymère, solubilisé par une substance alcaline, d'un ester acrylique et de l'acide acrylique) 25 g par litre de "Polyestren Sait C" (un sel accélérateur fourni par Casella Farbwerke Mainkur A.G-., Frankfurt [Main] 3?e chenheim) 2 g par litre de "Barrisol BRM 200" un agent mouillant anio-nique (sel de potassium du phosphate d'un alcool complexe) 10 27517 -11- 2053170 10 15 20 25 Aspect de l'étoffe lavée, et non repassée Comportement à l'égard des faux plis Rétention de la couleur le long des plis Aspect après abrasion à plat AATCC 88A-1964T III C2 AATCC 88C-1964T III c Celanese MTD-EL-23 (où l'on compare .l'étoffe pressée et lavée avec des étalons photographiques) AATCC 119-1967 Dans ces essais, 1 constitue la cotation ou estimation la plus mauvaise et 5 la meilleure cotation. On indique ci-après les cotations considérées comme minimales pour les pantalons pour usage occasionnel après trois lavages à la mais-on, ainsi que les résultats des essais effectués sur l'étoffe obtenus dans le présent exemple. Cotation minimale Cotation pour Essai pour des pantalons l'étoffe de pour usage occasionnel l'exemple 1 Aspect après lavage, sans repassage Comportement à l'égard des faux plis Rétention de couleur le long -ies plis Aspe et après 1'abrasion à plat 3-4 EXEMPLES 3-4 3-4 2 à 7 3-4 4-5 4-5 30 En opérant selon le môde opératoire de l'exemple '1on effectue les expériences décrites au tableau 'I. Les conditions sont sensiblement les mêmes que celles appliquées à l'exemple 1, les différences' étant indiquées sous -les têtes de colonnes "Nature de l'étoffe", "Température de fixation", et "Température de pressage". TABLEAU I Exem-■ Nature de Température Température Nombre de pie l'étoffe . de pressage ' d'é fixation cycles de (°0) (°C) lavage 65/35 polyes- "... 166 190 -*3 ter/coton .. " ' Pas de résine la même chose- 199 2-16 3 qu'en -.2 la même chose " 166 1,90 , 10 qu*en 2 65/35 polyes- / 166 190 3 ter/coton • traité, par , line résine 75/25 .polyes- » 166 1^0 10 ter/coton 1 Pas dè résine ■ 75/25'polyes- 166 ' 190 3 ter/coton traité, par une résine , - ., O ro Aspect après Aspect après Comporte- Rétention ""-J abrasion à lavage, sans ment à de la ^ plat repassage l'égard teinte le ^ des plis long des plis 4 3-4 4 5 3 4 1 3-4 4 4 3-4 '3-4 4-5 2 4-5 1 4 1 ro 4-5 K> O Cn Cjo ^4 O '0 27517 -13- 2053170 EXEMPLES 8 à 10 Selon le mode opératoire de l'exemple 1, on effectue l'expérience décrite au tableau II. Les conditions sont sensiblement les mêmes que celles appliquées à l'exemple 1. Dans ces exemples, on 5 utilise une température de pressage de 166°C. Dans l'exemple - 8, on utilise une étoffe 80/20 polyester/coton. Dans l'exemple 9» on utilise une étoffe 80/20 polyester/rayonne. Dans l'exemple 10, on utilise une étoffe 65/35 polyester/rayonne. Aucune des étoffes essayées dans les exemples 8 à 10 ne contient de résine. On obtient les ré-10 sultats suivants : TABLEAU" II Exem- Nombre Aspect après Aspect après Comporte- Rétention pie de cycles de lavage abrasion à plat lavage, sans repassage ment à l'égard des plis de la teinte le long des plis 8 10 4 4 4 4 9 10 3-4 4 4 4 10 10 4 4 3-4 4-5 EXEMPLE 11 20 On élimine l'apprêt d'une étoffe constituée de 75 % de poly ester et de 25 fa de coton, et on la lave. On teint un échantillon-de cette étoffe dans un tourniquet avec des colorants dispersés et directs à une température de 95°C durant 4 heures. On teint un autre échantillonne cette étoffe 25 dans un jigger avec des colorants dispersés et directs à 96°C durant 4 heures. On découpe ces étoffes en des morceaux, selon des patrons, on les coud et façonne pour obtenir des articles unitaires, que l*on presse pendant 90 secondes à une température de partie supé-30 rieure de presse de 166°0. Les propriétés que présentent ces articles sont comparables à celles présentées par l,étoffe de lrexemple 1. EXEMPLE 12 On élimine l'apprêt drune étoffe constituée de 75 de polyester et de 25 de rayonne et on la lave. On la teint sur ensouple 35 avec des colorants dispersés à 121°C durant 2 heures et avec des colorants directs à 96°C durant 1 heure. On produit une étoffe à repassage permanent dont les propriétés sont comparables à celles de l'étoffe de 15exemple f. 70 27517 -14- 2053170 Le procédé de la présente Invention a été décrit à propos de son application à certains polyesters préférés. Ce procédé s'applique Men à une étoffe contenant n'importe quel type de polyester. Ainsi, par exemple, une étoffe contenant un polyester obtenu 5 à partir d'un copolymère (par exemple un polyester obtenu à partir d'un copolymère de téréphtalate de diméthyle ou-d'un acide téré-phtalique, d'acide adipique et de glycol) se oomporte bien dans le procédé de la présente invention. Ainsi, par exemple, un polyester obtenu à partir de l'éthylène-glycol et de l'acide cyclohexane-1,4-10 dicarboxylique se comporte bien dans le procédé selon la présente invention. En général, n'importe quel polyester, c'est-à-dire n'importe quelle matière textile dont la substance génératrice des fibres est n'importe quel polymère synthétique à longue chaîne corn- . posé d'au moins 85 i° en poids d'un ester d'un dialcool et de l'acide 15 téréphtalique, va bien se comporter dans le procédé selon la présente invention. Il va de soi que l'invention n'a été décrite qu'à titre illus-tratif et non limitatif et qu'on peut y apporter diverses variantes sans sortir de son cadre. 70 27517 -15- 2053170 - KBVEEDICATIOUS -1. Procédé pour préparer un vêtement à repassage permanent, dont les dimensions sont s tables,qui sèche à plat et contient moins d'environ 0,1 % (en poids) d'un réactif de fixation des fibres, 5 ce procédé étant caractérisé en ce qu'il comprend les stades successifs suivants : On soumet une matière textile constituée d'environ 50 % à environ 95 d'un polyester présentant des motifs structuraux récurrents de formule : 10 0(CH2)nOOC-^^-CO (où n est un nombre entier valant 2 à 10) et comportant moins d'environ 0,1 % (en poids) de réactif de fixation des fibres à des conditions de température et de temps d'environ 82°C durant 6 heures environ à environ 227°C 15 durant 1 seconde environ,[le réactif de fixation des fi bres étant choisi dans le groupe constitué par les résines thermodurcissables et les résines de réticulation ; la matière textile étant choisie dans le groupe constitué par les fibres, les fils, les mèches et de l'étoffe ; et 20 le reste de la matière textile étant essentiellement cons titué d'une fibre choisie dans le groupe formé par les fibres non thermoplastiques et les fibres thermoplastiques qui présentent un point de ramollissement supérieur à la t température à laquelle on soumet la matière]; on donne à 25 la matière textile la forme de morceaux d'étoffe découpés selon un patron ; on coud les morceaux en un article façonné unitaire, et l'on presse cet article façonné pendant une période d'environ 10 secondes à environ 90 secondes à une température de travail de presse ou de partie 30 supérieure de presse d'environ 149°C à environ 177°C et sous une pression de partie supérieure de presse d'environ 1,4 à environ 7 bars ; et l'on produit ainsi un vêtement à repassage permanent et ne comportant pratiquement pas de résine. 70 27517 -16- 2053170 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le nombre n vaut 2 à 4 ; la matière textile est une étoffe ; et l'on presse l'article façonné unitaire à une température de travail ou de partie supérieure de presse d'environ 163°C à environ 5 175°C sous une pression de partie supérieure de pressé' d'environ 3,15 à environ 5»95 bars. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que le polyester est le téréphtalate de polyéthylène. 4.. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que 10 l'on soumet 1:étoffe à des conditions de température et de temps d'environ 82°G pendant 1 heure environ à environ 110°C pendant 12 minutes environ et, ensuite et avant de découper l'étoffe pour obtenir des morceaux selon un patron, on blanchit l'étoffe durant environ 1 à environ 2 heures à une température d'environ 82°G à 15 environ 99°C à l'aide d'un agent oxydant. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que le reste de l'étoffe est essentiellement constitué d'une fibre cellulosique ; on choisit l'agent oxydant dans le groupe constitué par l'hypochlorite de sodium, le peroxyde d1hydrogène (ou eau oxygénée) 20 et le chlorite de sodium ; et l'on traite l'étoffe à l'aide d'un agent fluorescent de blanchiment avant de découper l'étoffe en des morceaux selon un patron. 6. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que, avant de soumettre l'étoffe aux conditions précitées de température 25 et de temps, on teint continuellement l'étoffe à l'aide d'au moins un colorant choisi dans l^groupe constitué par les colorants dispersés, les colorants directs, les colorants pour cuve, les colorants dérivant du soufre, et les colorants réactifs à l'égard des fibres ; et l'on soumet ensuite cette étoffe à une température d'en-30 viron 163° à environ 227°C pendant environ 5 secondes à environ 5 minutes. 7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en l'étoffe est constituée d'environ 65 % à environ 80 % de téréphtalate de polyéthylène, le reste de l'étoffe étant essentiellement cons-35 titué d'une fibre cellulosique ; et avant de soumettre l'étoffe à ces conditions de température et de temps on la teint continuellement à l'aide drau moins un colorant pour cuve ; puis l'on soumet 70 27517 -17- 2053170 cette étoffe à une.température d'environ 177°C à environ 204°C pendant environ 0,5.à environ 2 minutes. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'étoffe comprend environ 75 de téréphtalate de polyéthylène ; 5 on soumet cette étoffe à une température d'environ 188° à environ 199°C pendant une durée d'environ 90 secondes-et puis on presse cette étoffe durant environ 30 secondes à une température de travail ou de partie supérieure de presse d'environ 166°G et sous une pression de partie supérieure de presse d'environ 4»2 bars. 10 9. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que, - avant de soumettre l'étoffe aux conditions précitées de température et de temps, on teint l'étoffe de façon discontinue avec-âu moins un colorant choisi dans- le groupe constitué par les -colorants dispersés , -les colorants directs, et les colorants réactifs à l'égard 15 des fibres ; et l'on soumet ensuite cette étoffe à une température d'environ 82° à environ 121°C pendant.environ•1 à environ 6 heures.