La présente invention concerne une buse de pulvérisation binaire, c'est-à- dire faisant intervenir deux composés, en particulier pour le traitement et/ou le refroidissement de gaz brûlé dans des usines d'inci- nération d'ordures ménagères, comportant un boîtier auquel sont amenés, d'une part, le liquide à pulvériser (par exemple de l'eau) et, d'autre part, le gaz assurant la pulvérisation (par exemple de l'air), tandis que dans ledit bottier sont disposées une ou plusieurs pièces insérées pour le guidage et la mixtion du gaz et/ou du mélange gaz-liquide. Des buses de ce type sont fréquemment utilisées dans des tours de refroidissement et lors du traitement du gaz brûlé dans des usines d'incinération d'ordures ménagères. D'autres domaines d'utilisation peuvent toutefois, bien entendu, être également envisagés. Les buses de pulvéri- sation binaires servent, dans les domaines d'utilisation mentionnés au début du présent préambule, en particulier pour l'injection d'eau, éventuellement avec addition de soude caustique ou pour l'injection de lait de chaux en vue d'assurer la neutralisation de l'acide chlorhydrique dans le gaz brûlé, auquel cas il se produit en même temps un refroidissement de celui-ci. Pour les buts mentionnés, il est connu d'utili- ser des buses binaires à cône creux ou à cône plein, qui ont généralement un angle de jet de jusqu'à environ 600. On connait, d'après la demande de brevet allemand publiée avant examen 26 27 880, des buses binaires qui, par une variation brusque de pression à leur orifice, pulvérisent le mélange eau-air émergeant à la vitesse du son. Des buses de pulvérisation analogues, fonctionnant d'après le principe de Laval (vitesse supersonique) pour un mélange air-eau sont connues d'après la demande de brevet allemand publiée après examen 28 43 408. L'inconvénient principal de ces buses de pulvérisation binaires connues réside dans leur très petit angle de jet. En détail, il se pose les problèmes suivants: Dans les domaines d'utilisation mentionnés au d9but du présent préambule, les buses de pulvérisation sont normalement montées de manière à pulvériser vers le haut, tandis que le gaz à traiter, par exemple un gaz brûlé, s'écoule du haut vers le bas ou du bas vers le haut. Toutefois, les gouttes de liquide retombent en partie sur la buse, ou bien le gaz avec ses constituants vient frapper le côté orifice de la buse. Il apparaît alors, selon les constituants contenus dans les gaz, des adhérences qui, dans le cas du principe de buse à mélange extérieur de gaz et d'eau, gênent ou même souvent empêchent la mixtion. En outre, avec la forme de jet conique des buses de pulvérisation binaires connues, les gouttes se trouvant à l'intérieur du cône n'entrent pas, ou n'entrent que très peu, en contact avec le gaz à traiter, ce qui a un effet désavantageux en ce sens qu'il ne se produit pas une purification, ou un refroidissement, ou une réaction chimique, suffisants et uniformes du gaz à traiter. L'invention a pour objet de créer une buse du type défini au début du présent préambule présentant un angle de jet suffisamment grand, produisant des gouttes fines, peu sujette à l'encrassement, n'exigeant qu'un rapport gaz/liquide peu élevé, fonctionnant avec peu d'usure et se colmatant difficilement. L'invention atteint ce but et évite ainsi les inconvénients ci-dessus mentionnés essentiellement grâce au fait que le boîtier, réalisé sous une forme cylindrique ou sensiblement cylindrique, présente une zone de mélange pour les composants liquide et gaz, traversée suivant son axe médian longitudinal par une pièce insérée en forme de tige s'élargissant à la manière d'un cham- pignon en regard de l'orifice de la buse, de telle manière qu'elle recouvre l'extrémité du bottier côté orifice de la buse, en formant une fente d'orifice de buse annulaire sensiblement radiale, et grâce au fait qu'à l'intérieur de la zone de mélange, mais au moins en amont du point o celle-ci atteint l'orifice de la buse sont prévus un ou plusieurs passages tubulaires convergents/divergents réa- lisés selon le principe de Laval. Un avantage essentiel de l'invention réside en ce qu'avec une plus faible consommation de gaz, on obtient une pulvérisation considérablement plus fine du liquide. La chambre de mélange, prévue à l'intérieur du bottier réalisé sous une forme oblongue, évite qu'un mélange des deux milieux ne se produise qu'à l'extérieur de l'orifice de la buse. La pièce insérée en forme de tige, avec son extrémité en champignon, permet une pulvérisation très fine avec des angles de jet maximaux (jusqu'à atteindre une projection radiale circulaire).Cela implique, d'une part, une couverture uniforme de toute la section droite de la cheminée (lors du traitement du gaz brûlé dans des usines d'incinération d'ordures ménagères) par le jet de liquide, ce qui assure l'échange rapide désiré avec le gaz. La pulvérisation radiale suivant l'invention avec un bon contact entre les gouttelettes et le gaz brûlé empêche des accumulations unilatérales de gouttelettes dans des zones déterminées du courant de gaz. Au contraire, les gouttelettes de liquide, dans la buse de pulvérisation binaire suivant l'invention, sont uniformément réparties dans le courant de gaz. Cela permet d'obtenir un traitement ou un refroidissement de gaz brûlés rapides, intensifs et uni- formes. D'autre part, la projection radiale ou sensible- ment radiale de la buse suivant l'invention a un effet avantageux en ce sens que la buse est peu sujette à l'encrassement et au colmatage, car les gouttelettes retombant sur l'orifice de la buse ne peuvent pas obturer l'ouverture à terminaison radiale de cet orifice. La buse suivant l'invention fonctionne en outre avec peu d'usure, ce qui s'avère très avantageux, en particulier si l'on ajoute au liquide du lait de chaux au lieu de soude caus- tique comme jusqu'à présent. Le lait de chaux est en soi un milieu provoquant de l'usure, car il contient de petites particules cristallines, qui ont un effet abrasif. Mais dans ce cas, la tendance à l'usure est réduite par les surfaces lisses et arrondies de la buse suivant l'invention. Un autre avantage important de la buse suivant l'invention réside en ce que celle-ci peut être fabriquée dans son ensemble, c'est-à-dire tant avec son bottier qu'avec sa pièce insérée en forme de tige, y compris son élargisse- ment en champignon, en une seule opération d'usinage, par exemple sur des machines à commande numérique. Cette possibilité de fabrication simple procure des avantages économiques considérables. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui suit et à l'examen des dessins joints qui en représentent, à titre d'exemples non limita- tifs, plusieurs formes d'exécution. Sur ces dessins: 30. La figure 1 représente en coupe longitudinale une première forme d'exécution d'une buse de pulvérisation binaire; 250033 i la figure 2 représente une autre forme d'exécution d'une buse de pulvérisation binaire, en coupe correspondant à la figure 1; la figure 3 représente encore une autre forme d'exécution d'une buse de pulvérisation binaire, par- tiellement en coupe longitudinale (orifice de la buse seulement); la figure 4 représente une possibilité de réglage manuel et/ou automatique de l'orifice de la buse, en coupe longitudinale correspondant aux figures 1 et 2; la figure 5 est un diagramme représentant l'aire de section droite d'écoulement dans la zone de déviation de l'orifice de la buse en fonction de l'angle de déviation (pour.i= 0-90 ), et se rapportant à une forme d'exécution correspondant à la figure 3; la figure 6 est un diagramme correspondant à la figure 5, mais représentant les conditions relatives à l'orifice de la buse selon la forme d'exécution des figures 1 et 2, et 20. la figure 7 représente encore une autre forme d'exécution d'une buse de pulvérisation binaire en demi- coupe longitudinale et demi-élévation. Sur les figures 1 et 2, on voit en 10 le bottier réalisé sous une forme cylindrique d'une buse de pulvé- risation binaire. Le bottier 10 présente intérieurement une cavité 11 ayant également une partie cylindrique, mais se rétrécissant coniquement en direction de l'orifice 12 de la buse; la cavité 11 sert de zone de mélange pour deux composants amenés dans la buse, dont l'un est gazeux et l'autre liquide, et qui peuvent être, par exemple, respectivement, de l'air et de l'eau. Le composant gazeux, par exemple de l'air, est admis dans la zone de mélange il en 13, tandis que l'admission du composant liquide, par exemple de l'eau, s'effectue en 14. Comme il ressort en outre des figures 1 et 2, le bottier 10 est traversé centralement, c'est- à-dire coaxialement à son axe médian , par une pièce insérée 16 en forme de tige qui, à son extrémité 17 côté orifice de la buse, s'élargie en forme de champignon et, par conséquent, recouvre l'orifice 12 de la buse côté frontal. A son extrémité arrière, la pièce insérée en forme de tige 16 présente un filetage 18, au moyen duquel elle est fixêe dans un écrou 19. L'écrou 19 est visse en 20 dans le bottier 10 et forme en même temps l'obturation arrière du type bouchon dudit bottier. Sur le filetage 18 de l'extrémité arrière de la pièce insérée en forme de tige est visse un contre-écrou 21. La figure 1 montre en outre que, dans les formes d'exécution des figures 1 et 2, la géométrie de l'orifice 12 de la buse constitue une zone de déviation 22, ayant en coupe longitudinale la forme d'un quart de cercle, qui débouche dans la fente d'orifice de buse proprement dite, orientée radialement, désignée par la référence numé- rique 23. La zone de déviation 22, qui présente en coupe longitudinale la forme d'un quart de cercle mais en coupe transversale une forme annulaire, est formée dans cet exemple par une surface 24 incurvée en arc de cercle de façon correspondante, de rayon Ra, du bottier 10 de la buse et par une surface 25 également incurvée en arc de cercle de rayon Ri de la pièce insérée en forme de tige 16. Les deux rayons de courbure Ra et Ri ont un centre commun M, de sorte que la largeur intérieure de l'orifice 12 de la buse, y compris la totalité de la zone de dé- viation 22, est constante sur toute l'étendue de l'angle de déviation dei = 0 jusqu'&a = 90 . Bien entendu, la section de passage A de la zone de déviation 22 varie ainsi, en revanche, en fonction de l'angle de déviation- jusqu'à la fente d'orifice de buse proprement dite 23, c'est-à- dire que cette section augmente régulièrement jusqu'à un maximum. Cette relation est représentée sur la figure 6 sous forme de diagramme. Dans la forme d'exécution de la figure 1, une pièce insérée 26 à symétrie de révolution, doublement co- nique en section droite, est disposée dans la partie arrière (c'est-à-dire sur le dessin dans la partie infé- rieure) de la zone de mélange 11. La pièce insérée 26 présente un alésage central 27, au moyen duquel elle est fixée sur la pièce insérée en forme de tige 16, par exemple par frettage. Entre la surface périphérique doublement conique 28 de la pièce insérée à symétrie de révolution 26, d'une part, et la paroi intérieure 29 du bottier 10 ou de la zone de mélange 11, d'autre part, est formé dans la région correspondante un passage tubulaire convergent/ divergent réalisé suivant le principe de Laval, passage à travers lequel le milieu gazeux admis en 13 est accéléré jusqu'à une vitesse supersonique, c'est-à-dire de plus d'environ 340 m/s. Une autre variante permettant d'obtenir un courant de gaz à une vitesse supersonique est représentée sur la figure 2. Ici également, une pièce insérée à symétrie de révolution, désignée par la référence numé- rique 30, est disposée à l'intérieur de la zone de mélange 11, mais cette pièce diffère de la pièce insérée 26 de la figure 1 en ce sens qu'elle est elle-même réalisée sous la forme d'une buse de Laval. Le canal de passage, également à symétrie de révolution, en forme de buse de Laval, de la pièce insérée 30, est désigné par la référence numérique 31. A sa périphérie extérieure 32, la pièce insérée 30 est conformée cylindriquement avec un diamètre correspondant au diamètre intérieur de la zone de mélange 11 et est fixée à la paroi intérieure 29 de ladite zone. L'intérieur 31, réalisé en forme de buse de Laval, de la pièce insérée 30 est traversé par la pièce insérée en forme de tige 16. Dans cette forme d'exécution également, il se présente, pour le milieu gazeux admis en 13, un passage tubulaire convergent/divergent réalisé selon le principe de Laval, à travers lequel le milieu gazeux est accéléré jusqu'à une vitesse supersonique à l'intérieur de la zone de mélange il. Après l'admission du composant liquide en 14, on obtient ainsi également - dans les deux formes d'exé- cution (figures 1 et 2) - à la fente d'orifice de buse 23, pour le mélange gaz-liquide, une vitesse super- sonique (supérieure à 360 m/s). L'invention n'est toutefois nullement limitée à la réalisation en forme de quart de cercle, représentée sur les figures 1 et 2, de la zone de déviation 22-24 jusqu'à la fente d'orifice de buse 23. Au contraire, on peut également envisager des angles de déviation plus petits ou plus grands que 90', selon chaque cas d'utili- sation particulier. (Dans le cas o cserait plus grand ou plus petit que 900, on obtiendrait par exemple un jet en forme de cône creux). De même les surfaces de déviation 24 et 25 peuvent être courbées d'une autre manière, c'est-à- dire d'une manière différente de la forme en arc de cercle (vue en coupe longitudinale) représentée sur les figures 1 et 2. On peut également envisager, par exemple, de réaliser les surfaces 24, 25 sous la forme d'ellipsoïdes, hyperboloides, paraboloides, de révolution, etc. Néanmoins, la forme en arc de cercle (vue en coupe longitudinale) choisie dans les exemples d'exécution des figures 1 et 2 est particulièrement favorable à réaliser au point de vue fabrication. La figure 3 représente une autre forme d'exé- cution, dans laquelle, de même que sur les figures 1 et 2, les deux surfaces 24a, 25a du bottier 10a et du champi- gnon 17a, respectivement, surfaces qui forment entre elles la zone de déviation 22a et l'orifice orienté radialement 12a de la buse, présentent chacune (vues en coupe longitu- dinale) la forme d'un quart de cercle. De même, les centres de courbure respectifs des surfaces 24a, 25a sont situés sur la surface périphérique du bottier 10a, ce qui corres- pond également aux figures 1 et 2. En revanche, à la différence des formes d'exécution des figures 1 et 2, les deux quarts de cercle de rayons respectifs Ra et Ri n'ont pas de centre commun. Au contraire, les deux centres (M et M') sont décalés entre eux d'une distance S suivant la direction de l'axe longitudinal 15 du bottier 10a. De cette manière, la largeur intérieure de la zone de déviation 22a se rétrécit dans le sens de l'écoulement (flèche 33) d'une valeur bmax au début de la déviation jusqu'à une valeur b m immédiatement au niveau de la fente d'orifice 23a. min Néanmoins, si l'on considère l'aire de section droite du canal annulaire formant la zone de déviation 22a en fonction de l'angle de déviations (O à 90 ), alors on obtient (comme le montre clairement la figure 5) un minimum de section droite pouro(,% 50 . La forme d'exécution de la figure 3 permet d'obtenir l'effet de Laval sans mesures supplémentaires, c'est-à-dire sans l'incorporation spéciale de passages tubulaires convergents/divergents (comme dans le cas des figures 1 et 2), à l'intérieur de la zone de déviation en vue d'assurer une pulvérisation fine. La figure 4 montre comment l'on peut faire varier les relations géométriques dans la zone de dévia- tion 22, 22a ou à l'orifice 12, 12a de la buse d'une manière simple en modifiant le décalage S entre les centres de courbure. La pièce insérée en forme de tige 16 est à cet effet réalisée de manière à pouvoir Atre déplacée (ou réglée) suivant la direction de son axe longitudinal 15. L'actionnement, par exemple manuel, de la pièce insérée en forme de tige 16 dans le sens de l'écoulement 33 s'effectue contre la résistance d'un ressort de compression 34, qui entoure une douille coulissante 35, et prend appui axialement contre deux surfaces 36, 27. La disposition représentée sur la figure 4 permet une course de réglage maximale définie par la distance a - b = c. La course de réglage est donc limitée, d'une part, par le ressort de compression 34 comprimé jusqu'à sa longueur de serrage a bloc b et, d'autre part, par une butée 38. La possibilité de réglage longitudinal de la pi&ce însérée en forme de tige 16 peut tout d'abord servir avantageusement à des fins de nettoyage de l'orifice de la buse. On peut toutefois également envisager de rendre automatique la possibilité de réglage de la pièce ir.sérée en forme de tige 16 et cela, par exemple, en fonction du débit de la buse, afin d'obtenir constamment de cette manière des formes de projection optimales (maintien de la vitesse supersonique du mélange liquide-gaz dans une large gamme de fonctionnement). Sur la figure 7 est représentée une autre forme d'exécution très avantageuse d'une buse de pulvérisation binaire. Dans cette variante, la référence 10b désigne le boîtier de la buse, qui présente une tubulure latérale 39 venue de fonte avec lui et qui sert à l'admission du liquide. La tubulure 39 comporte, pour le raccordement d'une conduite d'admission de liquide appropriée (non représentée), un filetage intérieur 40. L'admission du liquide s'effectue dans le sens de la flèche 41. A son extrémité arrière, le bottier lOb de la buse présente un taraudage 42, dans lequel est vissée une pièce insérée désignée dans son ensemble par la référence générale 43. La pièce insérée 43 est centrée par une collerette 44 dans le bottier lOb de la buse et est étanchéisée par rapport à celui-ci au moyen d'un joint en cuivre normal 45 de section droite rectangulaire. L'admission du gaz comprimé s'effectue dans le sens de la flèche 46. Pour le raccordement d'une conduite d'admission de gaz comprimé appropriée (non représentée), la pièce insérée 43 présente à son extrémité arrière un taraudage 47. Comme le montre en outre la figure 7, la pièce insérée 43 présente, dans sa région médiane, une cloison 48 percée de plusieurs alésages orientés coaxiale- ment et disposés les uns derrière les autres en direction périphérique. Un de ces alésages axiaux est visible sur la figure 7 o il est désigné par la référence numérique 49. Au centre, la cloison 48 présente en outre un taraudage désigné par la référence numérique 50. Le filetage du taraudage 50 est ajusté de façon précise. Dans le taraudage 50 est vissé un champignon désigné par la référence numérique 51 et qui, à cet effet, présente une extrémité filetée correspondante 52. Il s'agit en l'occu- rence également d'un filetage ajusté. Un centrage précis du champignon 51i dans le bottier de buse lOb ou dans la pièce insérée 43 est ainsi assuré. Le liquide admis dans le sens de la flèche 41 traverse la tubulure 39 venue de fonte avec le bottier et parvient à l'extrémité avant d'un alésage d'admission désigné par la référence numérique 53 dans un canal annu- laire 54, limité à l'intérieur par la paroi extérieure de la pièce insérée 43 et à l'extérieur, par la paroi intérieure du bottier lob de la buse. Parallèlement mais S tout d'abord indépendamment du milieu liquide, le milieu gazeux, par exemple de l'air comprimé, traverse dans le sens de la flèche 46 l'espace intérieur de la pièce insérée 43 jusqu'à son extrémité avant chanfreinée 55. A cet emplacement est formé pour le milieu gazeux un canal annu- laire convergent/divergent, limité à l'extérieur par la surface inclinée 55 de la pièce insérée 43 et à l'inté- rieur, par la surface inclinée 56 du champignon 51. En 57, il se produit alors une réunion du milieu gazeux accéléré à l'intérieur du canal annulaire 55, 56 à une vitesse supersonique et du milieu liquide s'écoulant à travers le canal annulaire 54 dans la direction axiale 46. La fente d'orifice de buse 23b, à travers laquelle le mélange émerge finalement à l'air libre, constitue également un passage convergent/divergent et est formée, d'une part, par la terminaison avant 58 du bottier lOb de la buse et, d'autre part, par la surface inclinée 56, déjà mentionnée, du champignon 51. Cette configuration de la fente d'orifice de buse 23b assure que le mélange gaz-liquide émergeant de la buse jaillit également à une vitesse supersonique. REVENDICATIONS 1.- Buse de pulvérisation binaire, en particu- lier pour le traitement et/ou le refroidissement de gaz brûlé, par exemple dans des usines d'incinération des ordures ménagères, comportant un bottier, dans lequel sont admis, d'une part, le liquide à pulvériser (par exemple de l'eau) et, d'autre part, le gaz (par exemple de l'air) assurant la pulvérisation, une ou plusieurs pièces insérées destinées à assurer le guidage et la mixtion du gaz etiou du mélange gaz-liquide étant disposées dans ledit bottier, ladite buse étant caractérisée en ce que le bottier (10), réalisé sous une forme cylindrique ou sensiblement cvlin- drique, présente une zone de mélange (11) pour les compo- sants liquide et gaz, zone qui est traversée suivant son axe médian longitudinal (15) par une pièce insérée en forme de tige (16), qui s'élargit en forme de champignon (17) en regard de l'orifice de buse (12), de telle manière qu'elle recouvre l'extrémité-du bottier côté orifice de buse en formant une fente d'orifice de buse (23) annulaire et sensiblement radiale, et en ce qu'à l'intérieur de la zone de mélange (11) , mais au moins en amont du point o celle-ci atteint l'orifice de buse (12), il est prévu un ou plusieurs passages tubulaires convergents/divergents (entre les surfaces de délimitation 28,29 ou 16,31 ou 25a, 24a) réalisés suivant le principe de Laval. 2.- Buse de pulvérisation binaire suivant la revendication 1, caractérisée en ce qu'à l'intérieur de la zone de m'lange (11) - entre l'admission de gaz (13) et l'admission de liquide (14) - est disposée, concentriquement à la pièce insérée en forme de tige (16) une pièce rappor- tée à symétrie de révolution (26,30) réalisée de telle manière que le gaz, traversant ou contournant la pièce insérée à symétrie de révolution (26 ou 30), atteigne au aunj %IueATOs aTBeuTq uoTesTJaAlnd ep asng -09 epTnbTI-ze2 aeueltw np (zz) uoTeT*ap ap auoz el,nbsn uaeaenbTuoo TopapJ as anbTiputiXo aWJOJ aun aTaed aeaTweJd es suep %ueluasaid (LIl) a2ueWw ap auoz OQ ut onb ao ua asTJ oeJeo ' 0 a ú 'z '6 suofleoTpueAaJ sap atmul ueATns aTeuTq uoTesTaaAlnd ap oSna -tg *( a(JnâT) Toaed %4ao l a*9xTJ %sa %e (Ol) JaT;oq np (63) auepuodsaJ.xoo enbTapuTlio amJoJ op Toied el auoo '(e ) enbTipuTIo SZ enbTagqdTazd aoejans as aed 'agnbTIdde %se (Oç) uoTInloA a ap alajgws aagauI eoGa d ai enb ao ue %a 'ze2 aI anod ajTelnuue aoessed ap leueo un %uemaJoj ua (91k) a2T ap aewoJ ua aaisuT gaoTd el Med naTITu uos ua asaeea %ue% Ivae' ap eanq *%TPel ' sao-axne) 1e'- ap asnq aunp 08 aîTuew el q 'JnmaTaquTal Z '%a anbTipuTiXo awao aum snos noTiPxa,I e 'asTI'9 % (o ) uoT4%niot a ap aajq9wXA q a9guT aoaTd el anb a apUTa9%oeaeo s OTeoTpuOAeh uT iauuATnî aiTeuTq uoTevT4eLlnd op asng -'l ( eIn2FT) Iel 51 ap adTouTid el lueATrs aT zeu at anod aaTeInuue ages -eud op teueo un lueaaoj '%=Jed eQxnSp '(9Z) UOTfnltOAJ ap a%zXs aagjsUT eoa-rd uI ep (g.) eaJnaTJaxe aeo;ans eI %a jaed amv'p '(l>) aSuelqu ap euoz eT ap (6Z) Toad el enb ao ua;a '(9L) aOT4 ap aewoj uea aejsuT aogTd el inv aex; 01O %sa %a aTpuoze UoTTsuej% ap auoz %a sasoddo sues sap vuep saauJno; saseq saiT4ad e au9o ap ouoa% aIqnop ap amaoj uea uamaTqTsuas easTleai sa (q?) UOTI:noAaJ ep eTawmXs w agagsuT eoaaTd a enb ao ua auaosToejeo 'z uoTeOTpueaAe el uo0as aiTeuTq uoTesTaAind ap asnq -*ç g (I) esnq ep aoTJToai e uos np esseaTA eI suTOm ne au2Tae4e apînbTI-ze2 B2uet9w al enb %e (0ç'9g) uoTnloAea op aTjtuXs i epapsuT aogTd aeTpet Bp UOT29a el suep uos np assaTA eI suTOm I úú00ZS des revendications précédentes, caractérisée en ce que la surface de déviation à symétrie de révolution, côté orifi- ce de buse (24,24a), du bottier (10,10a) est réalisée sous une forme incurvée en coupe longitudinale, de préférence en forme d'arc de cercle. 7.- Buse de pulvérisation binaire suivant l'une des revendications précédentes, en particulier suivant la revendication 6, caractérisée en ce que la surface de tran- sition à symétrie de révolution, côté orifice de buse (25, 25a), de la pièce insérée en forme de tige (16) est réali- sée sous une forme incurvée en coupe longitudinale vers son élargissement en forme de champignon (17), de préférence sous la forme d'un arc de cercle. 8.- Buse de pulvérisation binaire selon l'une des revendications 6 et 7, caractérisée en ce que les cour- bures de la surface de déviation (24,24a) du bottier (10, a) et de la surface de transition (25,25a) de la pièce insérée en forme de tige (16) s'étendent sur un angle (O) d'au moins 30 , et de préférence de plus de 600. 9.- Buse de pulvérisation binaire suivant l'une des revendications précédentes, en particulier suivant l'ure des revendications 6, 7 et 8, caractérisée en ce que les centres de courbure de la surface de déviation (24) du bottier (10) et de la surface de transition associée (25) de la pièce insérée en forme de tige (16) coincident en un point (M) de telle manière que la zone de dévition (22) et l'orifice de buse (23) soient formés par une fente annulaire de largeur intérieure constante (b) (Figures 1 et 2). 10.- Buse de pulvérisation binaire suivant l'une des revendications 6, 7 et 9, caractérisée en ce que les courbures de la surface de déviation (24,24a) du bottier (10,10a) et de la surface de transition (25,25a) de la pièce insérée en forme de tige (16) vers son élargissement en forme de champignon (17) correspondent chacune à un quart de cercle. 11.- Buse de pulvérisation binaire suivant l'une des revendications 6, 7, 8 et 10, caractérisée en ce que les centres de courbure respectifs (M,M') de la surface de déviation (24a) du bottier (10a) et de la surface de tran- sition associée (25a) de la pièce insérée en forme de tige (16) sont décalés entre eux suivant la direction longitudi- nale du bottier (10) d'une distance (S), de telle manière que la zone de déviation (22a) et l'orifice de buse (23a) soient formés par une fente annulaire d'une largeur inté- rieure décroissant continuellement (bmax à b min) Jusqu'à la fente d'orifice de buse (23a) (Figure 3). 12.- Buse de pulvérisation binaire suivant l'une des revendications 6 à 11, caractérisée en ce que les cen- tres de courbure commun, ou décalés entre eux dans la direction longitudinale, (M ou M et M') de la surface de déviation (24,24a) du bottier (10,10a) et de la surface de transition associée (25,25a) de la pièce insérée en forme de tige (16) sont situés sur la surface périphérique exté- rieure du bottier (10,10a) (Figure 3). 13.- Buse de pulvérisation binaire suivant l'une des revendications prédédentes, caractérisée en ce que la pièce insérée en forme de tige (16) est réalisée de manière à pouvoir être déplacée ou réglée contre la résistance d'un ressort (34) dans la direction longitudinale (33) (Figure 4). 14.- Buse de pulvérisation binaire suivant la revendication 13, caractérisée en ce que la pièce insérée en forme de tige (16) est déplaçable ou réglable automati- nuement en fonction du débit instantané. 15.- Buse de pulvérisation binaire suivant l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que le liquide à pulvériser n'est admis qu'au voisinage immédiat (en 57) de la fente annulaire d'orifice de buse (23b), réalisée sous la forme d'un passage tubulaire convergent/ divergent, à travers un canal annulaire (54) entourant concentriquement l'espace intérieur de la buse (Figure 7). 16.Buse de pulvérisation binaire suivant la revendication 15, caractérisée en ce que le bottier de buse (10b) présente un raccord axial (en 47) pour le milieu gazeux et un raccord radial ou sensiblement radial (en 40) pour le liquide à pulvériser. 17.- Buse de pulvérisation binaire suivant l'une des revendications 15 et 16, caractérisée en ce que le bot- tier de buse (10b) entoure concentriquement une pièce insé- rée (43) vissée axialement dans ledit bottier et qui sert à l'admission du milieu gazeux (en 47), de telle manière qu'entre la pièce insérée (43) et le bottier de buse (10b) s'étende un canal annulaire (54), dans lequel le liquide à pulvériser est admis radialement ou sensiblement radialement à partir de l'extérieur (53). 18.- Buse de pulvérisation binaire suivant l'une des revendications 15, 16 et 17, caractérisée en ce que la pièce insérée (43) comporte une cloison (48) présentant plusieurs alésages de passage (49) pour le milieu gazeux, disposés concentriquement autour de l'axe médian du bottier de buse, et en ce que, dans un taraudage central (50) de la cloison (48) est vissée par une extrémité filetée (52) un champignon (51) dont la surface inclinée (56) forme, con- jointement avec la terminaison avant (58) du bottier de buse (10b), la fente d'orifice de buse (23b) réalisée sous la forme d'un passage convergent/divergent pour le mélange gaz-liquide. 19.- Buse de pulvérisation binaire suivant l'une des revendications 15, 16, 17 et 18, caractérisée en ce qu'immédiatement en amont de la fente d'orifice de buse (23b), entre l'extrémité avant chanfreinée (55) de la pièce insérée (43) et la surface inclinée (56) du champi- gnon (51), s'étend une fente annulaire réalisée sous la forme d'un passage convergent/divereint pour le milieu gazeux. 20.- Buse de pulvérisation binaire suivant l'une des revendications 15 à 19, caractéris5e en ce que le bot- tier de buse (10b) comporte une tubulure latérale (39) !0 venue de fonte avec lui et présentant un taraudage (40) pour le raccordement d'une conduite de liquide et un alésa- ge de passage de liquide (53) qui d5bouche dans le canal annulaire (5k),