-L'invention est relative aux portes coupe-feu comprenant un vantail qui résiste au feu et qui est percé d'une ouverture propre à laisser passer. l'air et/ou la lumière. L'ouverture en question affaiblit localement le vantail vi s-à. -vis de sa résistance au feu. Pour éviter cet affaiblissement, on a déjà proposé d'équiper les ouvertures en question de trappes montées de façon pivotante autour d'un axe vertical ou horizontal, trappes sollicitées angulairement à la fermeture autour de leur axe et retenues normalement dans leur position ouverte. par un mécanis-. me de verrouillage, notamment de type électro-mécanique, pourvu de moyens détecteurs d'incendie Ces solutions sont souvent encombrantes et inesthétiques. On a également proposé, dans le cas des ouvertures vitrées, d'équiper ces ouvertures de verres spéciaux résistant particulièrement bien au feu. Mais il est très difficile en pratique de mettre au point à des prix compétitifs de tels verres qui résistent au feu plus d'un quart d'heure. L'invention a pour but, surtout, de remédier à ces divers inconvénients. Les portes coupe-feu du genre ci-dessus selon l'invention sont essentiellement. caractérisées en ce que leur vantail est du type à double épaisseur et en ce qu'elles comprennent - un panneau coupe-feu propre à obturer l'ouverture du vantail et logé normalement dans la double épaisseur de ce vantail, à ltécart de ladite ouverture, mais à proximité immédiate de celle-ci, - des rails, également logés dans la double épaisseur du vantail, pour guider le déplacement du panneau depuis sa position normale jusqu'à sa position pour laquelle il obture l'ouverture, - des moyens pour solliciter constamment le panneau de sa position normale à sa position d'obturation, - et une goupille thermofusible pour retenir le panneau en sa position normale, goupille propre à fondre et donc à libérer automatiquement le panneau lorsque sa température dépasse un seuil prédéterminé correspondant aux incendies à combattre. Dans des modes de réalisation préférés, on a recours en outre à l'une etju̲ à l'autre des dispositions suivantes - le panneau est disposé au-dessus de l'ouverture à occulter de façon à être sollicité par la gravité vers sa position d'obtu ration, - les moyens pour solliciter le panneau vers sa position d'obturation sont constitués par des ressorts de traction qui s'étendent normalement le long de deux côtés opposés de ltouver- ture, de préférence selon une direction horizontale, - les rails de guidage du panneau sont constitués par deux profilés parallèles en U faisant partie# i l'ossature médiane, d'épaisseur constante, du vantail, - le panneau est constitué par une plaque de matériau isolant rapportée sur une t#le, notamment par collage, - la goupille est constituée en une substance propre à fondre à une température comprise entre 60 eut~80" C, de préférence de l'ordre de 70 C, - l'ouverture, destinée normalement à laisser passer l'air à des fins de ventilation, est garnie de deux grilles situées de part et d'autre d'un logement réservé au panneau en sa position d'obturation, l'ouvertùre, destinée normalement à laisser passer la lumière, est équipée de deux lames vitrées particulièrement résistantes au feu et disposées de part et d'autre d'un logement réservé au panneau en sa position d'obturation. L'invention comprend, mises à part ces dispositions principales, certaines autres dispositions qui s'utilisent de préférence en même temps et dont il sera plus explicitement question ci-après. Dans ce qui suit l'on va décrire deux modes de réalisation préférés de l'invention ense référant aux dessins ci-annexés d'une manière bien entendu non limitative. La fig. 1, de ces dessins, montre de face une porte coupe-feu présentant,une ouverture de ventilation et perfectionnée selon 1 'invention. Les fig. 2 et 3 sont des coupes de la fig. 1 selon respec- tivement II-I: et III-III à une échelle agrandie. La fig. 4 montre de face une autre porte coupe-feu présentant un hublot vitré et perfectionnée selon l'invention. Et la fig 5 est une coupe partielle de la fig. 4 selon V-V à une échelle agrandie. Dans chaque cas la porte comprend essentiellement au moins un vantail rectangulaire 1 conçu de manière à résister aux flammes et aux très hautes températures. Chaque vantail 1 présente à cet effet une structure en caisson composée d'une ossature médiane 2 d'épaisseur constante prise en sandwich entre deux plaques isolantes 3 relativement épaisses sur les faces extérieures desquelles sont collées des feuilles de tôle 4. L'ossature 2 est avantageusement constituée à l'aide de profilés métalliques. en U. Dans le premier mode de réalisation, illustré sur les fig. 1 à 3, le vantail 1 est évidé à sa base par une fenêtre de ventilation rectangulaire 5. Les bords de cette fenêtre sont matérialisés par deux cadres métalliques 6 longeant respectivement. les bords de deux ouvertores rectangulaires identiques ménagées dans les deux plaques 3 et disposées horizontalement en regard#l'une de l'autre. Chacun de ces cadres 6 sous-tend une grille ou plaque perforée 7. C'est la entre grillagée 5 qu'il s'agit d'obturer lors des incendies afin d'interdire la propagation des flammes à travers elle d'un c#té.à l'autre de la porte On prévoit à cet effet un panneau ou volet rectangulaire coupe-feu 8 au-dessus de ladite fenêtre, à. l'intérieur dA vantail 1, c'est-à-dire entre les deux plaques 3 constitutives de ce vantail. Les dimensions de ce panneau sont légèrement supérieures à celles de l'ouvertûre à occulter de manière qu'il puisse assurer une occultation complète et sans fuite de cette ouverture Ledit panneau est constitué par exemple par une plaque 8 (fig. 3) en matériau isolant colle ou où rivetéesur une tôle d'acier 82. Il est monté de façon à pouvoir coulisser le long de deux rails verticaux 9 constitués par des profilés en C à ouverture légèrement étranglée, les moitiés inférieures de ces rails longeant respectivement les deux côtés verticaux de la fenêtre S sur toute leur hauteur. Les profilés 9 peuvent faire. partie des profilés constitutifs de l'ossature 2 qui forme entretoise entre les deux plaques 3 tout en réservant entre celles-ci un logement en forme de "lame d'air" propre à recevoir la panneau 8. Ce panneau est maintenu en sa position normale. a#u-dessus de la fenêtre, c'est-à-dire en sa position "haute", par une goupille thermofusible 10. La température de fusion de cette goupille 10 est choisie de manière qu'elle fonde lors de la manifestation des incendies dont la porte considérée doit empocher la propagation : dans la pratique cette température est comprise entre 60 et 80 , étant par exemple de l'ordre de 70 C. L'ensemble est agencé de façon telle que, lors de la fusion de la goupille, le panneau 8 tombe librement le long des rails 9 à la façon du couperet d'une guillotine de manière à venir occuper sa position basse pour laquelle il obture complètement la fenêtre 5. Sur les fig. 1 à 3, la porte est représentée complète, avec sa poignée 11, ses gonds 12e; une ceinture 13 entourant son vantail, et cette porte est montée dans un dormant métallique 14. Dans le deuxième mode de réalisation illustré sur les figures 4 et 5, les références identiques aux précédentes désignent respectivement des éléments analogues aux précédents. Ici le vantail 1 est évidé dans sa moitié supérieure par un hublot vitré 15. Le vitrage de ce hublot est double : il est composé de deux lames parallèles 16 transparentes ou translucides en un verre armé spécialement conçu pour résister aux flammes pendant plusieurs minutes, généralement pendant environ un quart d'heure. Ces deux lames 16 sont montées à l'aide de parecloses ou baguettes appropriées 17 à 21 à l'intérieur de respectivement deux ouvertures rectangulaires pratiquées, horizontalement en regard l'une de l'autre, dans les deux plaques 3 constitutives du vantail. Les assemblages de ces éléments- Lesdites lames 16 réservent entre elles un logement pour un panneau obturateur 8 normalement monté, comme le précédent, à l'intérieur de l'épaisseur du vantail 1. Mais ici les deux rails 9 qui guident les déplacements du panneau sont orientés horizontalement au lieu d'être verticaux, le panneau 8 étant situé normalement à côté du hublot 15 au lieu d'entre situé au-dessus. Comme précédemment, le panneau 8 est bloqué en sa position normale à l'aide d'une goupille thermofusible 10. -# Du fait des positions relatives cote à côte du panneau 8 et du hublot 15, la sollicitation permanente du premier tendant à le déplacer de sa position normale à sa position d'obturation du deuxième ne peut etre assurée par la simple gravité : elle est ici assurée à l'aide de deux ressorts hélicoidaux de traction 23 longeant respectivement les deux bords inférieur et supérieur du hublot et accrochés respectivement à leurs deux extrémités sur un coin du panneau et sur l'ossature du vantail. Quand un incendie dont on désire éviter la propagation se déclare -du côté de la flèche F sur-la fig.5-, la lame de verre 16 exposée de ce côté s'échauffe et finit par éclater en morceaux ou fluer t fondre au bout d'un quart d'heure environ. La chaleur pénètre alors dans le compartiment où se trouve le panneau 8 et fait fondre la goupille 10, ce qui permet aux ressorts 23 de tirer horizontalement ce panneau 8 et de l'amener, le long des rails 9, jusqu'en sa position pour laquelle il occulte le hublot 15, assurant alors une bonne continuité de protection de la porte vis-à-vis du feu Cette solution présente, entre autres avantages, celui de supprimer les risques d'accidents par projection de débris de verre du côté de la porte non exposé au feu. il est à noter que, dans tous les cas, la porte coupe-feu selon l'invention est particulièrement esthétique et pratique à manoeuvrer, le panneau d'obturation 8 de sa fenêtre demeurant normalement escamoté à l'intérieur du vantail 1, et donc invisible-de l'extérieur, ainsi que ses organes de guidage et de sol licitation. , Comme substances susceptibles d'être choisies pour constituer la goupille 10 thermofusible, on peut citer certaines cires blanches, ou l'alliage de plomb-étain-bismuth connu sous l'appellation "alliage de Darcet". Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes, notamment - celles où une sollicitation par gravité, du type "à guillotine", serait adoptée pour commander un panneau obturateur de hublot, si ce hublot est disposé à un niveau suffisamment bas de la porte, - celles où une sollicication par ressort serait adoptée pour commander les déplacements d'un obturateur pour trappe de ventilation, si l on dispose d'un espace suffisant à côté de ladite trappe pour recevoir l'obturateur à côté de cette trappe, - celles où la sollicitation du panneau serait assurée par des moyens élastiques autres que la gravité ou des ressorts de traction, par exemple par des ressorts de compression ou autres bandés préalablement et montés de façon à se détendre dès libération du panneau par fusion de la goupille, - celles où la goupille-, au lieu de bloquer directement le panneau d'obturation en traversant celui-ci, serait disposée à l'écart dudit panneau et reliée à celui-ci par un lien approprié tel qu'un câble, étant notamment placée dans la partie supérieure de la porte, qui est la plus chauffée lors des incendies, - celle où la "goupille" serait constituée par un élément thermofusible ayant une forme autre que celle, généralement cylindrique, d'une goupille proprement dite, ledit élément étant conçu et monté de façon telle que sa fusion libère le panneau d'obturation. REVENDICATIONS 1. Porte coupe-feu comprenant un vantail qui résiste au feu et qui est percé d'une ouverture propre à laisser passer l'air et/ou la lumière, caractérisé en ce que son vantail (1) est du type à double épaisseur et en ce qu'elle comprend : un panneau coupe-feu (8) propre à obturer l'àuverture (5,15) du vantail et logé normalement dans la double épaisseur de ce vantail, à l'écart de ladite ouverture, mais à proximité immédiate de celle-ci; des rails (9) également logés dans la double épaisseur du vantail, pour guider le déplacement du panneau depuis sa position normale jusqu'à sa position pour laquelle il obture l'ouverture ; des moyens pour solliciter constamment le panneau de sa position normale à sa position d'obturation ; -e t une goupille thermofusible (10) pour retenir le panneau en sa position normale , goupille propre à fondre et donc à libérer automatiquement le panneau lorsque sa température dépasse un seuil prédéterminé correspondant aux incendies à combattre. 2. Porte coupe-feu selon la revendication 1, caractérisée en ce que le panneau (8) est disposé au-dessus de ltou- verture à occulter de façon à etre sollicité par la gravité vers sa position d'obturation (figures 1 à 3). 3 Porte coupe-feu selon la revendication 1, caractérisée en ce que les moyens pour solliciter le panneau vers sa position d'obturation sont constitués par des ressorts de traction (23) qui s'étendent normalement le long de deux côtés opposés de l'ouverture (fig, 4 et 5). 4. Porte coupe-feu selon la revendication 3, caractérisée en ce que leXressorts s'étendent horizontalement. 5. Porte coupe-feu selon l'une quelconque des pré-cédentes revendications, caractérisée en ce que les rails de guidage du panneau sont constitués par deux profilés parallèles en U faisant partie de l'ossature médiane (2), d'épaisseur constante, du vantail. 6. Porte coupe-feu selon l'une quelconque des précédentes revendications, caractérisée en ce que le panneau est constitué par une plaquede matériau isolant (81)rapportée sur une t81e notamment par collage. 7. Porte coupe-feu selon l'une quelconque des précédentes revendications, caractérisée en ce que la goupille est constituée en une substance propre à fondre à une température comprise entre 60 et 80 C, de préférence de l'ordre de 70 C. 8. Porte coupe-feu selon l'une quelconque des précédentes revendications, caractérisée en ce que l'ouverture, destinée normalement à laisser passer l'air à des fins de ventilation, est garnie i deux grilles (7) situées de part et d'autre d'un logement réservé au panneau en sa position d'obturation. 9. Porte coupe-feu selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisée en ce que l'ouverture,destinée normalement à laisser passer la lumière, est équipée de deux lames vitrées (16) particulièrement résistantes au feu et disposées de part et d'autre d'un logement réservé au panneau en sa position d'obturation. 10. Porte coupe-feu selon l'une quelconque des précé dentes revendications, caractérisée en ce que la goupille (10) est disposée à l'écart du panneau (8) et est reliée à celui-ci par un lien approprié.