lit invention concerne le ramassage des grains ou autres matériaux granulés pour les charger sur des véhicules en vue de leur évacuation. Jusqutà maintenant, pour effectuer ces opérations on avait recours à des moyens plus ou moins compliqués et fort couteaux* C'est ainsi, par exemple, qu'on utilisait dans certains cas des silos en béton ou en métal équipés de moyens mécaniques fixes de manutention. Ces installations sont très coûteuses, non seulement à construire, mais encore à exploiter et à entretenir. Pour éviter d'avoir recours à des silos, il suffirait d'assurer la réception et le stockage des grains en utilisant un sol plat couvert sur lequel on peut stocker le grain, par exemple au moyen de sauterelles, mais le problème qui se poserait alors serait de reprendre ensuite ce grain sans l'abîmer pour l'évacuer. A cet effet, les moyens dont on dispose actuellement sont difficiles à utiliser.Ce sont les vis à grains dont le débit est relativement faible qui sont assez difficilement maniables et s'rusent rapidement; les sauterelles ou tapis qui sont bien capables de charger du grain sur des camions, mais qui ne peuvent pas le ramasser sur le sol; les pompes à grains qui sont d'un prix d'achat élevé, consomment une énergie très importante, nécessitent l'utilisation de tuyaux se détériorant rapidement, créent un courant d'air remuant la poussière, ont un rendement très variable suivant la nature des grains, leur qualité et la distance sur laquelle ils sont transportés, et enfin relativement fragiles dans l'atmosphère poussiéreuse dans laquelle on les fait travailler; et les grues qui sont assez peu maniables, encombrantes dans tous les sens, et laissent souvent tomber du grain sur l'ensemble du chantier. Le but de l'invention est de réaliser une machine qui ne présente pas les inconvénients des installations connues et qui permette un ramassage rapide et efficace du grain directement sur le sol et son déchargement immédiat dans des camions, avec un bit très important malgré une faible consommation d'énergie. La ramasseuse-chargeuse de grain suivant l'invention est caractérisée en ce qu'elle est constituée par un châssis monté sur roues et dont l'avant porte un tablier de ramassage incliné vers le bas et vers l'avant et sur leauel remontent des traverses de raclage portées par le brin inférieur de courroies sans fin, tandis qu'use vis dthrchimède, disposée dans une auge transversale horizontale en dessous du bord arrière supérieur dudit tablier, évacue le grain remonté par les traverses de raclage. Une telle machine peut être construite à un prix de revient économique, car elle n1 est composée que d'éléments classiques fabriqués eux-m8mes en série à des prix de revient intéressants. Dans un mode de réalisation avantageux, la vis d'Archimède déverse le grain sur la partie inférieure d'un tapis élévateur, de préférence à chevrons, porté aussi par le châssis de la machine, pour assurer le déchargement du grain à une hauteur substantielle pouvant facilement atteindre par exemple cinq mètres environ. L'lnvention sera mieux ccmprise à la lecture de la description qui va suivre et à l'examen des dessins annexés qui montrent, à titre d'exemple non limitatif, un mode de réalisation d'une ramasseuse-chargeuse de grain suivant l'invention. Sur ces dessins Pigure 1 représente la machine en perspective; Figure 2 montre, à plus grande échelle, la partie principale de cette machine dont le capot est supposé enlevé, et Figure 3 est un schéma illustrant le cheminement du grain dans la machine. La ramasseuse-chargeuse de grain ou autres matériaux granulés représentée dans son ensemble sur la figure 1 est constituée essentiellement d'un châssis 1 monté sur deux roues arrière motrices 2 et deux roues avant directrices 3, et dont la partie avant porte un ensemble qu'on appellera dans ce qui suit tablier de ramassage 5 et un tapis élévateur 6. Je châssis 1 est automoteur et ses roues arrière sont en tralnées, par exemple, par un moteur électrique 11, les roues avant 3 pouvant être orientées d'une manière classique au moyen d'un volant de direction 12 placé au poste de conduite 13. L'ensemble du tablier de ramassage 5 comporte une paroi 15 (voir aussi figs. 2 et 3) par exemple une paroi en totale, inclinée vers la bas et vers l'avant. me bord inférieur de la tôle 15 est replié horizontalement pour former une sorte de pelle de ramassage du grain sur le sol. Contre cette paroi, remontent des traverses de raclage 1 & portées par le brin inférieur de courroies sans fin 19 qui passent sur des poulies portées par un arbre suoérieur 21 et un arbre inférieur 22 tourillonnant dals des paliers (non représentés) portés par le tablier 15. Ces courroies sont entraînées également à partir d'un moteur électrique 25 (fig. 1) par l'intermédiaire de toute transmission classique appropriée. En dessous du bord arrière supérieur du tablier 15, se trouve une auge transversale horizontale 27 dans laquelle tourne une vis d'Aschimède 28 entraînée en rotation aussi à partir d'un moteur électrique 29 par l'intermédiaire d'une transmission classique. Dans exemple, la vis d'Archimède est divisée, dans le sens de la longueur, en deux moitiés dont les filets sont de pas contraires. 1"auge 27 présente, au milieu de sa longueur, un orifice d'évacuation 32 qui débouche au-dessus de la partie inférieure du tapis élévateur 6 entraîné lui aussi par un moteur électrique (non représenté). lie tapis élévateur 6, de préférence à chevrons, est porté par un châssis 34 qui peut pivoter, par son extrémité inférieure, sur le châssis principal 1, sous l'action de deux vérins 35 dont une extrémité est articulée sur l'extrémité arrière du châssis principal 1 et l'autre extrémité sur un système de leviers articulés 36,37 qui relient le châssis 34 du tapis élévateur au châssis principal 1. On peut aussi modifier l'inclinaison du tablier racleur de ramassage 5, c'est-à-dire la hauteur de son bord avant au-dessus du niveau du sol, par exemple de O à environ 200 mm, par exemple au moyen d'un système de vérins 41, de préférence des vérins hydrauliques, reliant, de chaque coté, ledit tablier au châssis principal 1. Le tablier 5 est, par exemple, articulé autour de lsaxe horizontal de la vis d'Archimède 28. L'ensemble de ramassage 5 est recouvert d'un capot de protection 43. On a aussi indiqué sur la figure 1, au poste de commande 13, un tableau 44 qui comporte divers leviers et boutons de commande de l'ensemble de la machine. Le fonctionnement de la machine est le suivant : pour relever et évacuer un tas de grains 5C (fig.3), on fait avancer la machine de façon que le bord inférieur de son tablier de ramassage qui se trouve tout près du sol pénètre dans la base du tas de grains, pendant que les courroies du tablier de ramassage 5 sont en mouvement, ainsi que la vis d'rchimède 28 et le tapis élévateur 6. le grain prélevé à la base du tas 50, par les traverses mobiles de raclage 18, est remonté le long de la paroi inclinée 15 de ramassage, se déverse dans l'auge 27 où la vis d'Archimède le rassemble au-dessus de l'orifice d'évacuation 32 d'où il tombe sur la partie inférieure du tapis élévateur 6 qui le remonte et le déverse alors par sa partie supérieure, par exemple dans un camion. une telle machine est d'une construction simple, pratique et économique. Son prix de revient est abordable a " achat et à l'utilisation. Elle ne nécessite qu'une source d'énergie électrique facile à se procurer et sa consotimation en courant électrique est relativement faible; dans un mode de réalisation, elle est de ltor- dre de 8Kvi pour un débit horaire de 120 tonnes. Elle permet l'utilisation de n'importe quelle surface couverte pour le stockage. Elle est mobile, peu encombrante et réglable en hauteur et en débit. Elle est automotrice, de sorte qu'elle peut entre utilisée à plusieurs endroits de stockage, car elle est facilement transportable sur camion ou sur une petite remorque, étant donné qu'elle peut monter et descendre par ses propres moyens. Elle n'a besoin que d'un seul homme pour sa conduite. Elle n'est pas deux emploi dangereux. Son entretien est très réduit. Elle ne comporte pas d'organes susceptibles d'être gênés par un fonctionnement dans la poussière. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée au mode de réalisation décrit et représenté, on peut y apporter des modifications, suivant les applications envisagées, sans sortir, pour cela, du cadre de l'invention. R E V E N D I C A T I O N S 10 - Ramasseuse-chargeuse de grain ou autres matériaux granulés, caractérisée en ce qu'elle est constituée par un chassies monte ur roues et dont l'avant porte un tablier de @@@as @@@ incli- né vers le bas et vers l'avant et sur lequel remontent des traverses de raclage portées par le brin inférieur de courroies sans fin, tandis qu'une vis d'Archimède disposée dans une auge transversale horizontale en dessous du bord arrière supérieur dudit tablier évacue le grain remonté par les traverses de raclage. 20 - Ramasseuse-chargeuse suivant la revendication 1, caractérisée en ce que la vis d'Archimède déverse le grain sur la partie inférieure d'un tapis élévateur, de préférence à chevrons, porté aussi par le chassies de la machine. 30 - Ramasseuse-chargeuse suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le bord inférieur du tablier de ramassage est replié horizontalement pour former une pelle de ramassage du grain sur le sol. 40 - Ramasseuse-chargeuse suivant la revendication 1, caractérisée en ce que la vis d'Archimède est divisée, dans le sens de la longueur, en deux moitiés dont les filets sont de pas contraires, et f l'orifice d'évacuation de l'auge transversale est situé au milieu de sa longueur. 50 - Ramasseuse-chargeuse suivant la revendication 1, caractérisée en ce que l'inclinaison du tablier de ramassage est réglable. 60 - Ramasseuse-chargeuse suivant la revendication 2, caractérisée en ce que l'inclinaison du tapis élévateur est réglable. 70 - Ramasseuse-chargeuse suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le châssis est automoteur.