La présente invention concerne un appareil électrique pour chauffer - et de préférence réchauffer en vue de maintenir constante leur température - les biberons et autres récipients tubulaires, tels que les pots d'aliments pour bébés ou encore les bouteillesen général. Ainsi, l'appareil peut être utilisé pour chambrer le vin. Dans la description ci-après, pour simplifier, on visera, mais à titre non limitatif, le chauffage des biberons qui correspond au domaine d'application préféré de l'invention. Les appareils connus de ce genre généralement appelés "chauffe-biberons" comprennent le plus souvent un socle chauffant comportant une cuvette destinée à recevoir de liteau ainsi que le biberon à chauffer. Le chauffage du biberon est ainsi réalisé par bain-marie. Ces appareils offrent l'avantage de s'adapter sans modifications aux différentes dimensions de biberons et autres récipients, mais présentent des inconvénients majeurs inhérents à l'utilisation de l'eau comme moyen d'échange de chaleur. En effet, l'eau s'évapore au fur et à mesure de l'utilisation de l'appareil et laisse dans la cuvette du socle des dép6ts de calcaire qui sont difficiles à éliminer. La présence de l'eau entrain également un décollage des étiquettes. En outre, il est dangereux de déplacer ces appareils en cours de service étant donné qu'ils contiennent de l'eau très chaude. De plus, lorsque le biberon est sorti du socle chauffant, il est mouillé par l'eau chaude, ce qui procure au toucher une sensation désagréable de brulure du fait de l'excellente conductibilité thermique de l'eau. Par ailleurs, pour des raisons de rapidité de mise en température, la température de l'eau est réglée à une valeur très nettement supérieure à celle nécessaire pour le contenu du biberon Ainsi, si le biberon séjourne trop longtemps dans le bain-marie, la température du contenu peut à la limite atteindre celle de l'eau, ce qui crée des risques de brûlure accrus lors des manipulations et de la consommation. Le but principal de l'invention est de remédier aux inconvénients précités en présentant un appareil à la fois plus commode à utiliser et à transporter que les chauffe-biberons connus. Un autre but de l'invention est également de fournir un appareil dont la régulation thermique tient compte automatiquement à la fois des variations de tension du réseau, de la quantité et de la nature du produit à chauffer et de la nature du récipient (biberon ou autre en verre ou en matière plastiaue). Suivant l'invention, l'appareil électrique pour chauffer les biberons et les autres récipients tubulaires comprenant un support pour maintenir le biberon et des moyens électriques de chauffage, est caractérisé en ce que ces moyens électriques de chauffage comprennent un matelas relativement souple renfermant une ou plusieurs résistances électriques de chauffage et destiné à être enroulé et fixé directement autour du biberon ou autre récipient à chauffer, ce matelas chauffant étant fixé à un support capable de maintenir l'ensemble en position stable. Le matelas chauffant étant destiné à être enroulé directement autour du biberon à chauffer, on améliore considérablement les conditions d'échange thermique et on évite les inconvénients de l'utilisation de l'eau en tant que moyen de transfert de chaleur. Par l'expression "relativement souple" on entend que le matelas ne soit pas trop souple, pour éviter qu'il ne s'affaisse verticalement lorsque l'appareil n'est pas en cours d'utilisation, ni trop rigide pour que le matelas puisse être enroulé facilement autour du biberon à chauffer. De préférence la structure du matelas sera telle qu'elle permette une déformation rémanente modifiable au gré de l'utilisateur. De préférence également, le biberon est disposé de façon que son axe soit dans un plan vertical, et notamment soit vertical. Selon une version avantageuse de l'invention, le matelas chauffant comprend une couche d'un matériauXsouple dans laquelle est fixée la ou les résistances chauffantes, la face de cette couche qui est opposée à la face destinée à venir en contact avec le biberon à chauffer étant recouverte par une couche d'un matériau isolant thermique et ces deux couches étant entourées par une enveloppe en matière souple. Selon une version préférée de l'invention, le support du matelas chauffant comprend une poignée fixée sur un socle destiné à recevoir le biberon à chauffer, le matelas chauffant étant fixé de façon amovible à la poignée. Un tel support maintient l'appareil vertical en cours d'utilisation, la poignée assurant la fixation du matelas chauffant et permettant de déplacer facilement l'appareil même en cours d'utilisation. Selon une autre réalisation préférée de l'invention, la ou les résistances chauffantes sont agencées dans le matelas chauffant pour dissiper une puissance de chauffe plus importante dans la partie basse du biberon à chauffer que dans la partie haute. Cette répartition inégale de la puissance de chauffe qui est impossible à réaliser dans le cas des appareils à bain-marie connus permet en particulier d'éviter une surchauffe dangereuse de la partie haute du biberon (surtout lorsque celui-ci est en matière thermoplastique) lorsqu'il ne renferme qu'une faible quantité de liquide. De préférence également, les moyens électriques de chauffage sont commandés par un thermostat disposé en contact avec le matelas chauffant mais soumis à une partie seulement des calories produites par la résistance chauffante dans la zone située en regard du thermostat. Ainsi, en cours de fonctionnement, la température au niveau du thermostat est intermédiaire entre celle du liquide à chauffer et celle mesurée au contact du matelas et du biberon. L'expérience a montré qu'ainsi la température du thermostat suivait une évolution pratiquement en phase avec celle du liquide, de sorte qu'il devient aisé de limiter la température du lait à chauffer en réglant la température de déclenchement du thermostat. D'autres particularités et avantages de l'invention apparattront encore dans la description ci-après Aux dessins donnés à titre d'exemples non limitatifs La figure 1 est une vue en perspective d'un chauffebiberon conforme à l'invention, en cours de fonctionnement. La figure 2 est une vue en coupe du matelas chauffant du chauffe-biberon de la figure 1. La figure 3 est une vue en perspective avec arrachement du chauffe-biberon de la figure 1, l'appareil étant hors service. La figure 4 est une vue en coupe transversale de la partie supérieure du chauffe-biberon de la figure 3. La figure 5 est une vue en coupe horizontale de cette même partie supérieure du chauffe-biberon de la figure 3. La figure 6 est une vue schématique partielle d'un élément chauffant du matelas de l'appareil conforme à l'invention. La figure 7 représente le schéma électrique de l'appareil. La figure 8 est une vue en coupe schématique transversale d'un biberon entouré d'un matelas chauffant. La figure 9 représente le diagramme des températures relevées en différents points d'un appareil conforme à l'invention. Dans les réalisations des figures 1 et 3, l'appareil pour chauffer les biberons et autres récipients, qui sera appelé chauffebiberon, comprend un support 1 auquel est fixé un matelas chauffant 2 destiné à être enroulé et fixé directement autour du biberon 3 comme indiqué à la figure 1. Dans l'exemple des figures 1 et 3, le support 1 de préférence en matière thermoplastique, comprend une poignée 4 fixée sur un socle 5 sur lequel le biberon 3 est destiné à être posé. On voit que la poignée 4 ainsi que le socle 5 sont creux. Le socle 5 renferme une plaque métallique 5a assurant au chauffe-biberon une bonne stabilité ainsi que certains organes du circuit de régulation électrique qui sera détaillé plus loin. A la figure 2, on voit que le matelaichauffant 2 comprend deux couches intérieures 6 et 7. La couche intérieure 6,qui constitue l'élément chauffant, est en matière souple à laquelle sont fixées la ou les résistances chauffantes. La couche intérieure 7 qui recouvre la face de l'élément chauffant 6 qui est opposée à la face destinée à venir en contact avec le biberon 3 est constituée par un matériau isolant thermique tel que laine de verre ou autre fibre minérale. Ces deux couches intérieures 6 et 7 sont entourées par une enveloppe 8 en tissu résistant à la chaleur. Cette enveloppe 8 est elle-même recouverte dans l'exemple représenté par une housse 9 amovible, en tissu lavable et décoratif. Cette housse forme à chacune de ses extrémités une poche dans laquelle sont engagées les extrémités libres du matelas, ladite housse étant passée dans la poignée 4. Un rabat 9a cache le matelas 2 au droit de la poignée 4, côté interne du matelas 2. Dans les réalisations des figures 4 et 5, on voit que le matelas chauffant 2 est fixé à la poignée 4 par l'intermédiaire d'une plaque 10 située entre la couche isothermique 7 et ltenveloppe 8. Cette plaque 10 possède au droit de chaque embase 11 et 12 de la poignée 4 des griffes 13, qui viennent s'accrocher derrière la face avant 11a des embases 11 et 12. Entre les griffes 13 est pratiqué un orifice circulaire 14, en vis-à-vis de celui existant dans les parois lla des embases 11 et 12. L'enveloppe 8 est elle-même percée au droit de cet orifice 14. Entre l'enveloppe 8 et la poignée 4 est interposée une seconde plaque 15 qui possède des crans 16 assurant le centrage dans les embases de la poignée. Pour fixer le matelas 2 à la poignée 4, il suffit par conséquent de presser la plaque 10 de façon à ce que les griffes 13 pénètrent dans les orifices ménagés dans la paroi avant des embases Il et 12. Dans l'orifice 14 de la plaque interne 10 et seulement dans l'embase supérieure 11 de la poignée 4 est logé un thermostat 17 qui se truuve pris entre les crans 16 et en appui contre la couche isothermique 7. Dans l'embase inférieure 12, l'orifice 14 permet le passage des connexions reliant le matelas chauffant 2 aux organes de régulation. Ta partie supérieure de 1' embrase 11 est obturée par une plaque 18 dans laquelle est disposé un voyant 19 et un commutateur 20 dont les fonctions seront indiquées ultérieurement. On voit d'autre part, aux figures 2 et 3, que les extrémités libres du matelas chauffant présentent des bandes 21 et 22 en une matière auto-adhérente par accrochage mécanique, telle que celle connue sous la marque de fabrique "VELCRO". L'une des bandes 22 est constituée par du velours et est cousue sur la face interne d'une bande de tissu 22a prolongeant l'un des côtés de la housse 9. L'autre bande 21 pourvue de microcrochets, est cousue directement sur la face externe de la housse 9. De cette manière, en choisissant une longueur de matelas chauffant correspondant à l'encerclement du plus petit pot, les bords du matelas ne peuvent en aucun cas se chevaucher, et la housse 9 peut toujours être agrafée sur les plus gros pots. La couche interne 6 constituant l'élément chauffant peut être réalisée de diverses façons. il peut s'agir d'un tissu résistant à la chaleur sur lequel est cousu ou collé un fil résistant métallique nu ou isolé, droit ou boudiné sur une âme textile. Les couvertures chauffantes sont généralement réalisées selon l'une de ces méthodes. La part de main-d'oeuvre entrant dans la confection d'un tel élément rend cependant cette technique très onéreuse. Tel que représenté à la figure 6, l'élément chauffant 6 est constitué de préférence par une toile tissée dont la chaîne est composée de fils isolants 23 (fibre de verre par exemple) et dont la trame est pour une part composée de fils 24 de même texture que ceux de la channe, et pour une autre part de fils conducteurs 25 de résistivité telle que l'ensemble de ces fils donne une valeur ohmique compatible avec la puissance nécessaire pour assurer le chauffage des aliments. Les fils de trames 24 et 25 sont tissés avec deux navettes, les portions de fils 26 laissées en attente le long de la lisière tétant pas coupées. Ceci permet d'avoir un fil conducteur 25 d'un seul tenant.En coupant la bande de tissus ainsi réalisée dans les zones 27 et 28, on obtient des éléments chauffants de longueur L s'inscrivant dans la hauteur du matelas, la largeur du tissage correspondant à la longueur développée D de ce matelas 2. Les connexions d'extrémité 30 et 31 peuvent être obtenues en laissant en attente le long de la lisière le fil résistant 25 pendant le tissage d'une bande de tissu de longueur 32, puis en coupant ce fil en attente en deux parties égales. Les connexions peuvent également être réalisées en maintenant le fil résistant 25 éloigné de la lisière tel que représenté par la boucle 34. Un autre moyen de réalisation des connexions consiste à riveter un fil souple sur le fil résistant à l'aide de rivets 33. Pour des raisons qui seront vues ultérieurement, une connexion intermédiaire 34 est laissée en attente en cours de tissage de chaque élément. Bien qu'il soit possible de tisser un fil résistant isolé, la mise en oeuvre d'un fil nu est plus aisée, sa souplesse étant plus proche de celle d'un fil textile. Etant donné que l'élément chauffant 6 est placé entre deux matériaux isolants, l'enveloppe 8 et la couche isothermique 7, le conducteur résistant 25 n'a pas besoin de posséder son propre isolement. Cependant, il peut être utile pour renforcer cet isolement, de disposer un matériau isolant entre cet élément chauffant 6 et cette enveloppe 8. Ce matériau peut se présenter sous la forme d'une feuille (carton bakélisé, matière plastique, etc.) ou d'une toile. Dans ce dernier cas, une solution avantageuse consiste à tisser cette dernière en même temps que l'élément chauffant, selon des méthodes déjà connues dans l'industrie textile. On voit d'autre part à la figure 6 que le fil résistant 25 est réparti sur la totalité de son support en matière textile et que la distance entre les spires constituées par le fil résistant 25 augmente le long de B. ainsi dans la partie basse de l'élément chauffait 6, la distance 35 qui sépare les deux premières spires est plus grand que la distance 36 qui sépare les deux dernières spires. Cette disposition entraine une puissance de chauffe plus importante dans le bas de l'élément que dans le haut et par conséquent un chauffage plus prononcé dans la partie basse du biberon 3. Le schéma électrique représenté à la figure 7 montre les raccordements et les différents organes de régulation. La tension U alternative, est appliquée entre les connexions souples 30 et 31 du conducteur résistant 25, la connexion 31 ayant en série le thermostat 17. Un shunt est placé entre la connexion 31 et la connexion intermédiaire 34. Ce shunt est composé de l'interrupteur 20 placé en série avec une diode 41. La fonction de ce shunt consiste à court-circuiter durant une demi-alternance la portion de résistance R2 et, durant la demialternance suivante, de laisser la tension d'alimentation appliquée à 11 ensemble R de la résistance. Le voyant 19 est monté en parallèle aux bornes du thermostat 17 de manière à ce qu'il s'allume lorsque le circuit d'alimentation est coupé. On va maintenant expliquer le fonctionnement du chauffe-biberon que l'on vient de décrire. Comme indiqué précédemment, le biberon 3 ou analogue est placé sur le socle 5 de l'appareil. Le matelas 2 est roulé autour du biberon 3 et maintenu dans cette position pour agrafage des bandes adhésives 21 et 22. L'interrupteur 20 permet de sélectionner le type de chauffage désiré. Dans le cas du chauffage d'un biberon, l'interrupteur 20 est mis en position "ouvert" ; la tension est donc appliquée à l'ensemble du conducteur résistant 25. Si le biberon contient 50 à 60 grammes de lait (quantité nécessaire à un nourrisson sortant de maternité), correspondant au niveau a du biberon 3 représenté à la figure 8, la résistance 25 échauffe toute la hauteur de la paroi du biberon 3. Du fait que la puissance de chauffage délivrée par le conducteur résistant 25 est plus grande dans la partie basse que dans la partie haute du matelas 2, la petite quantité de liquide monte rapidement en température. Au droit du thermostat 17, la paroi du biberon 3 est rapidement chauffée. La température du conducteur résistant 25 augmente donc, et les calories se diffusent tres vite au travers de la couche isothermique 7. Le thermostat 17 est actionné au bout de peu de temps et coupe le circuit électrique. Si le biberon 3 contient 220 à 240 grammes de lait (quantité maximum des biberons), soit le niveau c, les calories produites par le conducteur résistant 25 sont absorbées par la paroi du biberon 3, puis par le lait par conduction directe. La paroi du biberon 3 reste donc relativement froide et peu de calories diffusent dans la couche isothermique 7. Le thermostat 17 ne sera donc actionné qu'après un temps beaucoup plus long que dans le cas précédent ; temps suffisant pour que l'ensemble du lait soit porté à bonne température. Du fait de l'échauffement plus grand du bas du biberon 3, des courants de convection se forment très tôt, ces courants étant d'ailleurs plus rapides que dans le cas d'un chauffage uniforme de la paroi du biberon 3. Lorsque le biberon 3 n'est rempli que jusqu'à un niveau b intermédiaire, on obtient un temps de chauffage sensiblement intermédiaire entre ceux nécessaires pour les niveaux précités a et c. Ainsi, en déterminant expérimentalement un écartement des spires du fil résistant augmentant progressivement ou par paliers successifs, suivant la hauteur du biberon 3, on peut obtenir les conditions de chauffage optimales quel que soit le niveau du liquide contenu dans le biberon 3. On supprime ainsi les inconvénients d'un chauffage réparti uniformément le long du biberon 3. En effet, dans ce cas, lorsque le biberon ne contient qu'une faible quantité de liquide,on surchauffe dangereusement la partie haute qui est vide, ce qui peut entraîneur la détérioration du biberon, lorsque celui-ci est en matière thermoplasti que et le cas échéant l'émission de vapeurs nocives. Par ailleurs, lorsque le biberon renferme une grande quantité de liquide, on obtiendrait en cas de chauffage uniforme, un échauffement trop rapide du thermostat 17 et la coupure de celui-ci avant que la température souhaitée soit atteinte dans le biberon 2. Par ailleurs, dans le cas de l'appareil conforme à l'invention, si on suit l'élévation deAatempérature au niveau du thermostat 17, et pour différentes quantités de liquide, on s'aperçoit qu'elle représente une image relativement fidèle de la température du liquide. Cette image est d'ailleurs située plus haut et pratiquement en phase avec l'élévation de température du liquide. Pour une température de lait variant dans la fourchette de 38 à 420C qui correspond aux températures usuelles,le thermostat 17 de l'appareil décrit est réglé pour couper l'alimentation électrique de préférence entre 40 et 4TOC. Au schéma de la figure 9, on a représenté à titre d'exemple l'évolution des températures relevées en divers points du chauffe-biberon en cours de fonctionnement. On voit sur ce schéma que lorsque le thermostat 17 a atteint sa température de déclenchement (courbe e, au temps T1) le lait n'a pas encore atteint sa température d'utilisation (courbe d au temps T1), alors que la température du corps du biberon 3, au droit du thermostat 17 est très élevée (courbe f). Dès la coupure, le biberon 3 cède rapidement ses calories au lait, la stabilisation à la température d'utilisation étant atteinte au temps T2.Le temps T1 est de l'ordre de 4 mn et le temps T2 de l'ordre de 8 mn. Lorsque le thermostat 17 se refroidit jusqu'à atteindre sensiblement la température ambiante, soit 220C par exemple, ce qui représente la température ambiante normale des chambres d'enfants, (courbe e au temps T4) le circuit électrique est rétabli pour un nouveau cycle.Il est à noter que le temps disponible pour retirer le biberon du matelas chauffant (temos T4-- T2) est de l'ordre de 20 mn, la déperdition calorifique étant réduite par la présence de la couche isothermique 7 incluse au matelas. Dans le cas du chauffage de pots d'aliments, l'interrupteur 20 est mis en position fermée. Si l'on donne les valeurs de R pour la résistance du conducteur résistant et que l'on place la connexion intermédiaire 34 de manière que la partie non shuntée ait pour valeur R1 = 3/4 R, et la partie shuntée R2 = 1/4 R, étant donné que la diode 36 n'est passante que pour les 1/2 alternances d'une certaine polarité, les puissances obtenues dans R1 et R2 sont - Dans la 1/2 alternance "passante" . Puissance de chauffage au droit du pot Pi - ou 4 R1 3 R . Puissance de chauffage au droit du thermostat P2 = O - Dans la 1/2 alternance "bloquée" : . Puissance de chauffe au droit du pot p3 = R . Puissance de chauffe au droit du thermostat: p4 = U 4R - Par alternance complète on aura . Au droit des pots : P1 + P3 7 U P5 = 2 = soit 6 R .Au droit du thermostat : P2 + P4 U P6 = 2 soit 8 R - En comparant avec le chauffage d'un biberon on a donc . Puissance disponible pour le biberon 3 p7 = u2 R . Puissance au niveau du thermostat 17 u2 P8 = 4R On voit que la mise en circuit de la diode 41 divise par deux la puissance au droit du thermostat 17 et augmente de 16 % le chauffage des pots. Cette disposition est fort intéressante car elle permet de décaler dans le temps l'action du thermostat 17, tout en augmentant la puissance de chauffe des pots. Ceux-ci ont en effet une hauteur compatible avec la hauteur du circuit R1. Les aliments en pot étant compacts, aucun courant de convection n'est possible et le chauffage ne peut être réalisé que par conduction dans toute sa masse, d'où la nécessité de disposer d'un chauffage plus puissant que pour les biberons. Après stabilisation de la température de la paroi du pot, il est nécessaire de brasser l'aliment, afin d'homogénéiser les températures. On sait que la tension du réseau d'alimentation peut varier de + 10 % de sa valeur nominale. Cette variation peut intervenir dans une meme journée, les tétées s'échelonnant sur 24 heures. Etant donné que le thermostat 17 est soumis aux calories produikes par une partie du conducteur résistant 25, toute variation de tension produit des variations de puissance de même proportion au niveau du récipient à chauffer et du thermostat 17. En se référant à la figure 9, on peut considérer que seule l'échel- le des temps est modifiée. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux réalisations que l'on vient de décrire, la construction de l'appareil pouvant subir certaines modifications sans que le fonctionnement en soit affecté. Ainsi la fixation du thermostat 17 peut être réalisée sans l'interposition de la plaque 15 à condition, soit que les crans 16 fassent partie intégrante de la paroi avant lia des embases de poignée il et 12, soit que le thermostat 17 possède luimême une collerette de diamètre plus grand que les orifices pratiqués dans les pièces 10, 17 ou 15, cette collerette pouvant se situer soit devant la face interne de plaque 10, soit entre cette plaque 10 et la paroi lla des embases 11 et 12. La fixation du matelas chauffant 2 à la poignée 4 peut être réalisée par des moyens d'accrochage encliquetables dans des orifices ménagés dans la poignée 4 autres que les griffes 13. La fixation du matelas chauffant 2 peut encore être réalisée par rivetage ou vissage de la plaque 10 sur la paroi 11a de la poignée. - Dans une version simplifiée, la housse 9 peut être supprimée. Les bandes adhésives "VELCRO" sont alors fixées directement sur 1' enveloppe 8. Celle-ci doit posséder cependant dans ce cas une bande de tissu semblable à la bande 22 de la housse 9 pour les mêmes raisons. Pour conserver l'appareil propre, l'enveloppe 8 sera de préférence en tissu imperméable. - Les bandes adhésives "VELCRO" 21 et 22 peuvent éventuellement être remplacées par d'autres moyens de fermeture, actuellement connus dans l'art vestimentaire, tels que crochets ou pressions, l'adaptation à tout diamètre étant alors rendue possible par l'adjonction dans/ou à la place de la bande 22a, d'une pièce de tissu élastique. Par ailleurs, pour limiter les calories émises par la résistance chauffante 25 dans la zone située en regard du thermostat, on peut réduire la puissance de chauffe de la résistance 25 dans cette zone, par exemple en augmentant l'espacement des spires de cette résistance. D'autre part, l'appareil visé par l'invention peut également être utilisé pour réchauffer des boîtes de conserve. REVENDICATIONS 1. Appareil électrique pour chauffer les biberons, bouteilles, pots d'aliments pour bébé et analogue, comprenant un support et un élément chauffant destiné à venir en contact avec le biberon ou autre récipient à chauffer, caractérisé en ce qu'il comprend un matelas chauffant relativement souple fixé le long d'une poignée-support, ce matelas chauffant étant destiné à être enroulé et fixé de façon amovible autour du biberon ou autre récipient à chauffer. 2. Appareil conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que la poignée-support est fixée sur un socle destiné à recevoir la base du biberon ou analogue, le matelas chauffant étant fixé de façon amovible à la poignée. 3. Appareil conforme à la revendication 2, caractérisé en ce que la fixation du matelas à la poignée est assurée par une plaque insérée à l'intérieur du matelas chauffant, cette plaque portant des organes d'accrochage ancrables dans des orifices ménagés dans la poignée. 4. Appareil conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 3, et comprenant un thermostat pour régler le chauffage du matelas chauffant, caractérisé en ce que la résistance chauffante du matelas chauffant est agencée pour délivrer dans la zone située en regard du thermostat une puissance de chauffe réduite par rapport à celle délivrée dans les zones adjacentes. 5. Appareil conforme à la revendication 4, caractérisé en ce que le thermostat est fixé dans l'une des embases de la poignée. 6. Appareil conforme k l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour modifier la puissance de chauffe lorsque le biberon est remplacé par un pot d'aliment, ces moyens comprenant un shunt relié au circuit chauffant et commandé par un interrupteur. 7. Appareil conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 6, le matelas chauffant comprenant un tissu chauffant constitué en partie par des fils textiles en matière isolante, et en partie par des fils résistants électriques, caractérisé en ce que les fils résistants électriques s'étendent parallèlement à la longueur développée du matelas, suivant laquelle ce dernier est destiné à être enroulé autour du biberon ou récipient à chauffer.