La présente invention concerne une machine pour le travail du sol, pourvue d'arbres rotatifs tournant, pendant la marche, verticalement sur un châssis, auxquels sont reliés des outils de travail du sol faisant saillie lateralement vers l'extérieur et dont les faces supérieures ont une pente ascendante en direction de la rotation. On connaît déjà une machine à travailler le sol du mode cle construction précédent sous forme d'une charrue à toupie destinée à la realisation d'une surface prete à être ensemencée et avec laquelle le sol est non seulement retourné, mais égalenent ameublis les débris de chaume ou l'engrais qui se trouvent a la surface du sol étant en itiene temps enfouis dans le terrain travaillé. Un premier inconvénient de cette machine réside en ce que, en raison de la disposition, généralement en quinconce, des arbres équipés avec les outils de travail du sol, est d'une grande longueur dans la direction du travail, et par conséquent ne présente qu'une largeur de travail très réduite, de sorte que le rendement en surface travaillée est relativement faible. En outre3 cette machine nécessite une puissance plus grande que par exemple la combinaison d'une charrue de même largeur de travail dans une herse â dents ou un rouleau dit crosskillWt. Du point de vue du mode de travail, il est dit, dans le document qui décrit cette machine, que le travail d'ameublissement, avec certains types de sol, est défectueux, de sorte que pour réaliser la finition d'une surface utilisable pour l'ensemencement, il est nécessaire pour des sols très lourds de prévoir une façon supplémentaire. En outre, du fait que l'on monte, auwdessous des outils rotatifs de travail du sol, sur les arbres des disques lisses horizontaux, il se produit une semelle de labour dure comprimée qui interrompt la liaison avec les couches de terrain plus profondes.Le fait dtenfouir les débris de chaume ou l'engrais organique jusque dans les couches de terrain les plus profondes présente en outre llinconvénient que, dans ces couches, les éléments ainsi incorpores faute dîune aération suffisante, pourrissent difficilement ou meme forneront éventuellement des couches solides qui s'opposent à la pénétration des racines des plantes. En outre, le brevet Dr 1 757 451 montre une machine à travailler le sol, dans laquelle les arbres rotatifs équipés avec les outils de travail du sol sont disposés transversalement à la direction du travail. Cette machine se distingue, par rapport à la charrue rotative mentionnée plus haut, par une largeur de travail nettement plus grande et par le raccourcissement de la construction dans la direction du travail. Il est alors possible de monter sur la machine d'autres appareils de travail du sol pour ameublir les couches supérieures du terrain et pour aplanir la surface du sol ou même réaliser les semailles, sans qurune telle combinaison conduise à ce que la longueur de la machine soit trop grande, dans la direction du travail, pour que les manoeuvres soient pratiques. L'inconvénient de cette machine réside cependant en ce que les outils de travail du sol saillants vers le bas doivent être introduits par pression dans le sol et produisent, tout en ameublissant les mottes, de longues surfaces de coupe très tassées de sorte que la terre est trop finement pulvérisée et que la puissance nécessaire est élevée. En outre, il n'est pas possible dsincorporer dans le sol les débris de chaume et ltengrais se trouvant à la surface. Bien plutôt, ces débris de chaume sont simplement poussés sur la surface de sorte que, entre les arbres rotatifs, ils forment des sortes d'andains qui, non seulement rendent plus difficile une façon ultérieure du sol et empêchent de semer directement apres avec vln semoir mécanique, mais encore empêchent le chaume de pourrir et par suite la mise en valeur pour les plantes du chaume et des engrais organiques s'ils ne sont pas à nouveau répandus et mélangés aux couches supérieures du terrain par une opération spéciale L'invention a pour but, en évitant les inconvénients ci-dessus, de réaliser un travail du sol suffisant pour que l'on puisse semer d'une éteule ou d'un champ portant un engrais vert,en une seule opération.Il s'agit ici tout d'abord d'ameublir le sol de telle manière qu'il se brise aux endroits où la cohésion naturelle est la plus faible. De ce fait, on empêche une dissociation ultérieure des mottes plus petites ou plus grosses comme c'est le cas par exemple quand on coupe violemment le sol à l'aide d'une fraise, ce qui aurait pour effet une prise en masse du sol sous l'effet des intempéries. En outre, il s'agit d'obtenir que le chaume ou l'engrais qui se trouvent à la surface du sol ne soient incorporés que dans la couche supérieure du sol ou au moins soient recouverts de terre ameublie. Dans cette couche meuble et aérée, se trouvent les bactéries et vers de terre, si importants pour la formation d'humus, qui doivent en quelque sorte se nourrir avec le chaume et l'engrais afin que se produise un pourrissement rapide et que les plantes qui y croîtront dans la suite en tirent le meilleur parti. Dans ce but, l'invention est caractérisée en ce que les arbres sont disposés, diune manière connue, sur un front transversal à la direction de travail à une certaine distance les uns des autres, les outils de travail du sol étant, dans leur extension radiale, plus grands que dans leur extension tangentielle. Il en résulte que l'on conserve cet avantage grâce au faible encombrement dans la direction du travail; il est possible d'accoupler à la machine à travailler le sol d'autres instruments, par exemple un rouleau tasseur ou un semoir, de sorte que les semailles peuvent être effectuées, avec les façons culturales, en une seule opération. En outre, grâce à ces dispositions, on obtient un léger soulèvement du sol qui provoque une dissociation de la structure du sol dans les limites des points de faible cohésion et un ameublissement du sol en mottes de plus en plus petites du bas vers le haut de sorte que la liaison avec les couches de terrain sous-jacentes non travaillées est conservée. En outre, le sol des couches supérieures est soulevé et retourné de telle sorte que le chaume et l'engrais qui se trouvent sur la surface y sont mélangés. On forme ainsi un lit bien préparé pour les semailles. En outre, l'invention prévoit que les outils de travail du sol sont montés sur les arbres d'où résulte que la construction de la machine est particulièrement simple. En outre, les outils sont montés sur les arbres à l'aide de plaques et sont posés chacun au moyen de deux éléments de fixation connus, dont l'un forme un élément de sécurité. Les faces supérieures des plaques présentent une pente ascendante dans la direction de la rotation, de sorte que, même dans les sols pierreux, on évite une détérioration des outils sans que le travail en soit affecté. S'il se produit un choc contre une pierre très grosse, ltélément de sécurité en question se brise après quoi l'outil bascule hors de la zone où il chevauche avec les outils des arbres voisins, ce qui évite toute collision avec les outils. En outre, conformément à l'invention, les arbres sont alignés, d'une manière connue, sur une ligne transversale à la direction de travail, les distances entre les extrémités extérieures des outils et les arbres diminuant de haut en bas, les domaines de travail des outils supérieurs se chevauchant. Sans que le travail en soit affecté, on obtient ainsi une machine demandant une puissance particulièrement faible car le travail de bris des mottes est encore amélioré dans les couches supérieures du sol, tandis que, dans les couches inférieures, il suffit d'une dissociation plus grossière, en vue d'obtenir la cohésion du sol nécessaire à la croissance des plantes. Cependant, pour cette dissociation grossière, la puissance d'entraînement nécessaire est plus faible que pour l'émottage plus fin dans toute l'étendue des couches inférieures. Suivant un mode de réalisation de l'invention, il est prévu que, de la manière connue d'après le brevet Dr 1 757 451, on dispose devant les arbres des socs de cultivateur, l'un de ces socs étant prévu chaque fois sensiblement au milieu de la distance entre deux arbres. Grâce à cette disposition, on obtient une dissociation grossière du sol, surtout dans les couches inférieures, ce qui facilite le travail d'ameublissement des outils et ainsi une réduction de la puissance nécessaire. Ces socs de cultivateur sont disposés, de la manière connue par le brevet Dr, plus profondément que les outils de travail du sol, de sorte que la dissociation du sol est réalisée même dans les couches les plus profondes, ce qui donne une structure favorable à la croissance des plantes. Enfin, il est prévu, suivant l'invention, que chaque soc de cultivateur est posé à l'aide de deux éléments de fixation connus, dont l'un forme un élément de sécurité, tandis que la longueur maximale de la partie du soc qui dépasse l'autre élément de fixation vers le bas est inférieure à la distance entre l'autre élément de fixation et les extrémités extérieures des outils de travail du sol, au milieu, entre les deux arbres disposés derrière. Grâce à ces dispositions, on obtient l'avantage que les socs, mêmé s'ils heurtent une grosse pierre, peuvent s'échapper vers l'arrière sans être endommagés, sans collision avec les outils de travail du sol. L'invention est expliquée ci-après avec référence aux dessins annexés dans lesquels - La figure 1 montre, vue en plan, une machine de travail du sol avec des arbres décalés latéralement pour les outils de travail du sol; - La figure 2 montre, vue d'arrière, une machine où les arbres pour les outils de travail du sol sont juxtaposés sur une ligne droite; - La figure 3 est une vue en plan de la machine; - La figure 4 est une vue en élévation latérale à plus grande échelle de la même machine. La machine à travailler le sol se compose d'un châssis i dans lequel sont supportés à rotation des arbres 5 équipés avec les outils de travail du sol 2, 3, 4 et l'engrenage d'angle 6, par l'intermédiaire duquel les arbres 5 sont entraînés en direction de la flèche 7 à partir du tracteur non représenté. Dans l'exemple de réalisation suivant les figures 2 à 4, les arbres 5 supportés dans le châssis carter 8 se trouvent sur une ligne 10 transversale à la direction de travail. En outre, la longueur des outils de travail du sol 2, 3, 4 va en décroissant du haut vers le bas, de sorte que leurs extrémités extérieures se déplacent sur l'enveloppe d'un cône 11 s'étendant en pointe vers le bas. Les champs de travail 12 des outils supérieurs 2 se chevauchent. D'autre part, les outils de travail 2, 3 sont fixés à l'aide de deux éléments de fixation connus 13, 14, sur les plaques 15 soudées sur les arbres 5, dont les faces supérieures 16 présentent aussi une pente ascendante dans le sens de la rotation 7. De ces éléments de fixation 13, 14, l'élément 14 est établi en élément de sécurité, de sorte que, s'il vient à se rompre, l'outil 2 pivote dans la position 2' représentée en tirets. Bien entendu, les outils 4 inférieurs qui sont soudés directement sur les arbres 5 peuvent également être montés à l'aide de plaques 15. En raison de la longueur réduite de ces outils, cela n'est cependant pas indispensable. Dans les plans médians verticaux entre chaque fois deux arbres 5 et, vu en direction de la marche 9, en avant de ceux-ci, des socs de cultivateur du sol 18 sont fixés, à l'aide des supports 17, sur le châssis carter 8, des éléments de fixation 19, 20 servant pour fixer ces socs 18 sur les supports 17. De ceux-ci, l'élément 19 est établi en élément de sécurité, de sorte que, s'il vient à se rompre, le soc correspondant peut pivoter dans la position 18' représentée en tirets. Pour régler la profondeur de travail, les socs 18 sont pourvus de plusieurs perçages de telle sorte que, même dans la position la plus basse, en cas de rupture de l'élément de sécurité 19, les dents 19 ne viennent pas encore en contact avec les extrémités extérieures des outils 2, 3, 4. Pour l'attelage à la prise de force d'un tracteur, on utilise les crochets d'attelage supérieurs 22 prévus sur le mécanisme à engrenage 6, et les éclisses inférieures 23. Les crochets supérieurs 22 sont ici établis symétriquement et les positions et constitutions des éclisses inférieures 23 sont symétriques; ces éclisses sont soudées en avant et en arrière sur le châssis carter 1 ou 8, de telle sorte que l'on peut atteler d'autres machines et appareils à la machine de travail du sol sans devoir modifier leurs éléments d'accouplement prévus pour le crochet d'attelage du tracteur. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à l'exemple de réalisation ci-dessus décrit et représenté, a partir duquel on pourra prévoir d'autres. formes et d'autres modes de réalisation, sans pour cela sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 10) Machine pour le travail du sol, pourvue d'arbres rotatifs tournant, pendant la marche, verticalement sur un châssis, auxquels sont reliés des outils de travail du sol faisant saillie latéralement vers l'extérieur et dont les faces supérieures ont une pente ascendante en direction de la rotation, machine caractérisée en ce que ces arbres (5) sont disposés, d'une manière connue, sur un front transversal à la direction du travail à une certaine distance les uns des autres, les outils de travail du sol (2, 3, 4) étant, dans leur extension radiale, plus grands que dans leur extension tangentielle. 20) Machine suivant la revendication 1, caractérisée en ce que les outils de travail du sol (2, 3, 4) sont posés sur les arbres (5). 30) Machine suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que les outils de travail du sol (2, 3, 4) sont fixés sur les arbres (5) à l'aide de plaques (15) sur lesquelles ils sont montés à l'aide, chacun, de deux éléments de fixation (13, 14) dont l'un est établi en élément de sécurité (14), les faces supérieures (16) des plaques (15) présentent également une pente ascendante en direction de la rotation (7). 40) Machine suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que, d'une manière connue, les arbres (5) se trouvent sur une ligne imaginaire (10) transversale à la direction de travail, et les distances entre les extrémités extérieures des outils de travail du sol (2, 3, 4) et les arbres (5) vont en décroissant du haut vers le bas, les champs de travail (12) des outils de travail supérieurs (2) se chevauchant. 50) Machine suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que, d'une manière connue, des socs cultivateurs (18) sont disposés en avant des arbres (5), chaque soc se trouvant au moins approximativement au milieu de la distance séparant chaque fois deux arbres (5). 60) Machine suivant la revendication 5, caractérisée en ce que les socs cultivateurs (18) peuvent, d'une manière connue, être réglés pour descendre plus profondément que les outils de travail du sol (4). 70) Machine suivant l'une des revendications 5 ou 6, caractérisée en ce que chaque soc (18) est posé à l'aide de deux éléments de fixation connus (19, 20) dont l'un est établi en élément de sécurité (19), la longueur maximale de la partie du soc (18) qui s'avance au-delà de l'élément de fixation (20) étant inférieure à la distance entre l'autre élément de fixation (20) et les extrémités extérieures des outils de travail du sol (2, 3, 4), au point qui forme le milieu entre deux arbres (5) qui se trouvent en arrière.