L'invention a pour objet une porte de hangar d'avion. Les portes traditionnelles dégagent des ouvertures rectangulaires dont la hauteur et la largeur sont déterminées par les dimensions hors-tout de la machine qui doit entrer et sortir du hangar. De telles portes nécessitent donc des baies et des vantaux de très grandes dimensions avec des mécanismes puissants et coûteux. Le but de l'invention est de proposer une nouvelle porte de hangar très légère, par rapport a une porte traditionnelle, facile a manoeuvrer, a ouverture règlable en fonction du type de machine à faire entrer ou sortir. Ce but est atteint, selon l'invention, par une porte comportant deux battants symétriques pour l'ouverture d'une baie pour le passage d'un avion, dans laquelle les deux battants sont montés oscillants sur pivots définissant deux axes de pivotement inclinés convergeants vers le haut de la baie. On comprend que ce nouveau type de porte permet de dégager un passage de forme complexe, non plan, mais adapté au gabarit de l'appareil qui doit l'utiliser. Ainsi, dans de l'avion l'axe, au droit de la ligne de roulement', le passage sera haut et étroit pourla dérive, puis plus large pour les gouvernes de profondeur. Par contre, dans la partie basse, la largeur d'ouverture sera maximale de façon à dégager le gabarit suffisant pour laisser passer les ailes de l'avion. Pratiquement les pivots hauts des battants seront disposés voisins sensiblement en haut et au milieu de la baie, tandis que les pivots bas seront disposés latéralement aux pieds de la baie. Selon un mode de réalisation préféré, les cadres des deux battants ont chacun sensiblement la forme d'une équerre dont les bras sont montés par leurs extrémités libres respectivement sur les pivots haut et bas correspondants, l'un des bras constituant bas de porte et l'autre bras constituant montant jointif à la fermeture avec le montant vis à vis de l'autre battant. C'est dire que les battants ont l'allure générale de deux triangles rectangles fermant une baie triangulaire isocèle. Une application particulièrement avantageuse de l'invention sera faite aux hangars métallo-textiles dans lesquels un ensemble de poutrelles en arc reçoit un bardage textile qui y est maintenu en tension. De tels hangars ont besoin, pour leur stabilité, de pignons courbes. Or, les portes de l'invention peuvent très bien être placées sur un tel pignon pourvu que ses battants soient en forme de demi-coques, c'est-a-dire gauches, le bras d'équerre constituant bas de porte présentant dans le plan d'appui au sol une convexité tournée vers l'extérieur du hangar, c'est-à-dire nécessairement du côté du pivotement en ouverture de la porte, qui doit, dans cette application particulière, s'ouvrir vers l'extérieur. Il est alors avantageux que les deux bas de porte suivent, lorsque la porte est fermée, le tracé d'une ligne géométriquement continue ayant sensiblement la forme d'une demi-ellipse. Dans cette application particulière aux hangars métallo-textiles, il est conforme à l'invention que les battants soient également constitués de poutres ou poutrelles bardées de textile et que le bardage de ces battants se continue au moins sur une partie de l'ossature fixe du hangar . De cette façon le bardage textile des battants en forme de demi-coques peut se plisser pendant la manoeuvre d'ouverture des portes, ce qui supprime tout simplement les problèmes de bardage et d'étanchéité que poserait la même porte, ou quelque porte que ce soit, sur un portique et avec un bardage en dur. Les portes de l'invention seront munies de dispositifs d'actionnement et de verrouillage, mais il sera avantageux qu'un organe actionneur d'ouverture et de fermeture agisse sur le bras d'équerre constituant bas de porte. On voit que l'application de l'invention aux hangars métallo-textile est particulièrement avantageuse. La porte de l'invention, placée en pignon d'un tel hangar contribue, lorsqu'elle est fermée, à la rigidité de l'ensem ble et à sa résistance au-vent avec la même sureté qu'un pignon fixe équivalent par construction. Les portes de l'invention ne nécessitent ni rails-de roulement au sol, ni guidage au droit de quelconques linteaux. En outre, elles n'ont aucun encombrement ni à l'intérieur, ni à l'extérieur du maitre-couple du hangar. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description, qui sera donnée ciaprès uniquement à titre d'exemple, d'un mode de réalisation. On se reportera à cet effet aux dessins annexés, dans lesquels - La Fig. 1 est une vue longitudinale en élévation avec coupe axiale partielle d'un hangar métallo-textile comportant en pignon une porte de l'invention, cette porte étant représentée en positionfermée, - La Fig. 2 est une vue schématisée axiale en élévation selon Il de la Fig. 1 du même hangar, la porte en pignon étant alors représentée en position ouverte, - La Fig. 3 est une vue en plan partielle schématisée de représentation du gabarit intérieur du hangar des Fig. 1 et 2, - La Fig. 4 est une vue- à plus grande échelle du dispositif d'articulation basse d'un battant, - La Fig. 5 est une vue également à plus grande échelle du dispositif d'articulation haute d'un battant. Un hangar comprend une ossature 1 comprenant des poutrelles à treillis 2 en arcs demi-elliptiques scellés au sol par leurs pieds 3. Les poutrelles 2 sont reliées aux sommets des arcs par une poutrelle faitière 4. En pignons 15 et 20 le hangar comporte deux poutrelles en arcs, respectivement 5 et 6, inclinées vers l'extérieur et jusqu'au sommet desquelles se prolonge- la poutrelle faitière 4. Le pignon 15 délimité par la poutrelle 5 est contreventé en appui au sol par une poutrelle droite inclinée 7. Des câbles de contre ventement 8 contribuent à rigidifier la structure, comme il est connu en soi. Comme il est connu en soi également, l'ensemble de la structure est bardée par une membrane textile 9 simple ou double et il est prévu dans le bardage des ouvertures latérales d'accès 10 pour des véhicules et 11 pour le personnel. On décrira maintenant le pignon 20, dont la conformation en porte est objet de l'invention. Le pignon 20 a la forme générale d'une coque à convexité tournée vers l'extérieur symétrique de celle du pignon 15, dont la forme est connue en soi. Ce pignon 20 est constitué par deux battants 21 oscillants autour d'un axe 22 en vue de dégager, partiellement comme il sera exposé, une baie 23 dont le dormant serait constitué par la poutrelle en arc 6. Les paliers de pivotement des battants 21 sont fixés respectivement au sommet de la poutrelle en arc 6 à sa jonction avec la faitière 4 et au voisinage des pieds de cette même poutrelle en arc 6 en un point 24. Les cadres 25 des battants 21 sont constitués chacun par une poutre droite 26 et une poutre arquée 27. En position fermée de la porte (Fig. 1) les deux poutres droites 26 viennent l'une contre l'autre en position symétrique de la poutrelle 7 de contreventement de la poutrelle 5 et les deux poutres arquées 27 suivent un tracé semi-elliptique joignant les deux points 24 en passant au pied des poutres droites 26. Au total chaque paire de poutre droite 26 et de poutre arquée 27 constitue un cadre 25 en équerre ayant un bras linéaire 28 (poutre 26) constituant montant 30 jointif à son vis-à-vis et un bras arqué 29 (poutre 27) constituant bas de porte 31. Finalement le cadre 25 de chaque battant 21 pivote autour de l'axe 22,en 24 par l'extrémité libre du bras arqué 29 constituant bas de porte 31, et en 32 au sommet de la poutrelle en arc 6 par l'extrémité libre du bras linéaire 28 constituant montant 30 en équerre du bas de porte 31 courbe. En se reportant à la fig. 4, on peut voir que l'extrémité libre de la poutre 27 porte un dispositif 33 d'articulation comportant deux paliers porteurs 34 et 35 par un pivot scellé au sol selon la direction inclinée de l'axe 22. A la Fig. 5, on peut voir que l'extrémité libre de la poutre 26 est conformée en caisson 36 par soudure de tôles 37 pour porter un simple tourillon 38 par un pivot fixé en 32 dirigé selon l'axe 22. Si on revient à la fig. 2, on peut voir que l'ouverture des battants 21 dégage, dès le début en partie basse, et en partie basse seulement, toute la largeur de la baie 23, en dégageant simultanément toute la hauteur de cette baie 23 dans la partie centrale seulement et, ce, selon un gabarit triangulaire. Cette méme figure 2 fait comprendre que l'invention permet de dégager partiellement la baie 23 selon un gabarit propre à chaque avion 19 en fonction de la hauteur de son plan d'ailes et de la hauteur et de la largeur de sa gouverne, sans qu'il soit jamais nécessaire de dégager toute la baie. Le mécanisme de commande s'en trouve très simplifié. Pour ouvrir et fermer la porte, il suffit d'installer des tirants 12 dont une extrémité est articulée à un point 13 de la poutre arquée 27 de chaque battant, et dont l'autre extrémité est actionnée par un vérin horizontal 14 logé dans une fosse 17. Ces vérins 14 sont articulés sur la poutre 27 en un point tel que, pendant la manoeuvre du battant correspondante, ils assurent une partie du contreventement permanent du battant contre les effets du vent. Les deux battants 21 sont bardés par une membrane textile 18 indépendante de la pièce de membrane 9; la continuité de l'étanchéité est assurée par un dispositif cache-arc connu en soi. REVENDICATIONS 1. Porte de hangar d'avion comportant deux battants symétriques pour l'ouverture et la fermeture d'une baie pour le passage d'un avion, caractérisée en ce que les deux battants (21) sont montés oscillants sur pivots (24,32) définissant deux axes de pivotement (22) inclinés convergeants vers le haut de la baie (23). 2. Porte selon la revendication I, caractérisée en ce que les pivots hauts (32) sont disposés voisins sensiblement en haut et au milieu de la baie (23). 3. Porte selon la revendication 1, caractérisée en ce que les pivots bas (24) sont disposés latéralement sensiblement aux pieds de la baie (23). 4. Porte selon la revendication 1, caractérisée en ce que les cadres(25) des deux battants (21) ont chacun sensiblement la forme d'une équerre dont les bras (28,29) sont montés par leurs extrémités libres respectivement sur les pivots haut et bas correspondants, l'un des bras (29) constituant bas de porte (31) et l'autre bras (28) constituant montant (30) jointif à la fermeture avec le montant (36) vis à vis de l'autre battant (21). 5. Porte selon la revendication 4, caractérisée en ce que les battants (21) sont gauches, le bras d'équerre constituant bas de porte (31) présentant dans le plan d'appui au sol une convexité tournée du cté du pivotement en ouverture des battants (21). 6. Porte selon la revendication 5, caractérisée en ce que les deux bas de porte (31) suivent, lorsque la porte est fermée, le tracé d'une ligne géométriquement continue. 7. Porte selon la revendication 6, caractérisée en ce que la ligne géométriquement continue est sensiblement une demi-ellipse. 8. Porte selon la revendication 1, caractérisée en ce que les battants (21) pivotent en ouverture vers l'extérieur du hangar. 9. Porte selon l'une quelconque des revendications 5 à 8 appliquée à un hangar en arc, caractérisée en ce qu'elle constitue un pignon (20) à vantaux de ce hangar. 10. Porte selon la revendication 9, caractérisée en ce que chaque battant (21) est constitué par deux poutres en équerre, respecfrivement une poutre inférieure arquée (27) constituant bas de porte (31) et le montant (30),et chaque battant (21) a un bardage textile (18). 11. Porte selon la revendication 10, caractérisée en ce que le bardage textile (18) se continue au moins sur une partie de l'ossature fixe (1) du hangar. 12. Porte selon la revendication 4, caractérisée en ce qu'un organe actionneur (14, 13) d'ouverture et de fermeture agit sur le bras (29) constituant bas de porte (31). 13. Porte selon la revendication 12 caractérisée en ce que les organes actionneurs (14, 13) sont disposés pour assurer une part du contreventement permanent du battant contre les effets du vent pendant les manoeuvres de ce battant.