Il existe et il a été imaginé de nombreuses machines à parer les champignons de Paris ( c'est à dire à séparer les racines des queues) qui sont basées sur un même principe les champignons au sortir des cultures sont lavés et placés entre deux courroies rondes 1 et 2 de la fig 1 qui sont parallèles entre elles et entre lesquelles sont placées les queues des champignons ; le chapeau en-dessus des courroies et les racines en-dessous 3.En tournant,les courroies amènent les champignons devant des outils de coupe qui séparent les racines des queues. Souvent un second dispositifde coupe ne laisse au chapeauqu'une partie de la queue qui ne doit pu être supérieure à la moitié du diamètre du chapeau. Généralement, les champignons sont placés le chapeau s:r les courroies,les queues bien prises entre les deux courroies.Beaucoup de tentatives ont été faites pour amener automatiquement les champignons en position correcte entre les deux courroies et n'ont pas été couronnées de succès car quel que soit le système essayé : courant d'air,courant d'eau, doigts vibrants,courroies sur les doigts, la forme des champignons étant infiniment variable,il est très difficile de réaliser un système suffisamment polyvalent pour absorber et placer les champignons.En effet, il y a rarement des champignons présentant,meme pour un diamètre de chapeau identique,un diamètre de queue et une longueur de queue semblables,t,5,6, de la figure 2 ; il en est ainsi même pour des champignons poussés côte à côte et récoltés au même moment.L'état actuel des connaissances concernant la génétique des champignons ne permet pas d'espérer avant longtemps pouvoir produire des champignons toujours d'un même profil. La densité relative entre le chapeau et les queues est tellement variable que les essais d'amener,dans un courant d'eau, les champignons en bonne position pour être pris par les courroies ont échoué,car si certains champignons flottent bien le chapeau en -dessus 7 figure 3,un grand nombre d'entre eux flottent couchés 8 figure 3 et lorsque ces derniers se présentent devant les outils de coupe,ils ne sont pas parés et souvent ils sont coupés par le travers et inutilisables, faut alors prévoir des ouvrières pour remettre en place ceux qui n'y sont pas et le rendement n'est guère plus olcvé que lors du positionnement des champignons à la main. cuatre La présente invention consiste enouatredispositifs pour remédier à ces inconvénients. Comme dans les autres machines à courroies,il y a deux courroies rondes de 4 à 5 mm de diamètre,8 et 9 figure 4 qui sont entraînées par deux poulies motrices 10 et 11 figure 4.Ces courroies sont animées d'une bonne vitesse linéaire,au moins 75 mètres/minute. Les poulies de retour 12 et 13 figure 4 sont au-dessous du niveau de l'eau contenue dans un bac.Les courroies forment avec le plan d'eau du bac un angle de 300 environ,de façon que le brin inférieur des courroies passe sans toucher le bord du bac, figure 5. les poulies de retour sont écartées l'une de l'autre d'une dizaine de centimètres et 2 petites poulies à gorge 15 et 16,situées à une trentaine de centimètres des poulies de retour ramènent itécartement des courroies à quelques centimetres de 1 à 3.Un dispositif avec une vis d'arrêt permet de choisir l'écartement idéal suivant le diamètre des champignons à travailler.Pour éviter un calibrage précis,il suffit,au moment de la cueille d ne pas mélanger dans un méme panier des champignons présentant de grosses différences. Les 2 poulies t5 et 16 sont légèrement inclinées vers le bas pour faire avec le pian d'eau un angle de 1 ou 2 degrés.le niveau de l'eau dans le bac doit être maintenu quelques millimètres au-dessus de l'axe des poulies 15 et 16 et cela au moyen d'un trop plein 17. Une des caractéristiques de cette invention est que l'une des deux poulies,la 16 par exemple,n'a pas son axe dans le centre de la poulie,mais l'axe est excentré de 3 à 8 millimètres,de la sorte,à chaque tour de la poulie ( elle tourne sous l'action de la courroie )l'espace entre les deux poulies varie de a valeur de l'excentration de la poulie 16,figure 6 et figure 7.Ces poulies tournent très rapidement 4C0 à 500 tours/minute,l'écartement est continuellement changé,ce qui permet aux courroies d'entraîner des champignons dont les queues sont d'un diamètre très différent,ce qui supprime la plupart des blocages provoqués par des champignons dont le diamètre de la queue est supérieur à l'écartement entre les deux poulies, ce blocage est fréquent si l'écartement entre les deux poulies est constant.Cela augmente le rendement et facilite la surveillance de la machine,les interventions manuelles pour retirer les trop gros pieds étant rares. Un vif courant d'eau provoqué par une pompe de circulation 1P figure 4 par l'intermédiaire d'un tube perforé 19,pousse les champignons arrivant dans le bac après lavage,vers les poulies 15 et 16. Beaucoup de champignons flottent le chapeau en dessus,mais nombreux sont ceux qui se présentent couchés.Les courroies les entraînent tous,les uns ont le pied entre les 2 courroies et les autres à plat sur les courroies.C'est alors qu'intervient le deuxième dispositif de cette invention. Deux autres poulies à gorges 20 et 21 figure 4,placées à quelque distance l'une de l'autre et chacune sur une courroie ,rapprochent l'une vers l'autre les deux courroies ce qui bloque les queues sans dommage,car les deux poulies 20 et 21, n'étant pas en face l'une de l'autre,la courroie est suffisamment élastique pour laisser passer les champignons 22 au droit de chaque poulie. Au droit de la poulie 20,il y a un tube 23 qui reçoit l'eau sous pression de la pompe et dont le jet au sortir du tuyau balaie les champignons qui sont entrat- nés couchés sur les courroies,ou ceux qui seraient à peine pris entre les deux courroies. Un autre tuyau perforé placé en arc de cercle au niveau de l'eau du bassin 24,renvoie les champignons éjectés dans un canal 25 qui les ramène à l'entrée d'où ils peuvent être envoyés de nouveau vers les poulies d'entrée 14 -15. C'est ainsi que quelques uns d'entre eux peuvent mal se présenter à 2 ou 3 reprises et se trouver bien placés la 4ème fois.Cette circulation dans l'eau est douce et n'arme pas les champignons qui pourraient essayer de passer 10 à 20 fois sans dommages. Les queues des champignons doivent être coupées nettement et que la coupe soit perpendiculaire à la queue et non coupes en sifflet comme cela se produit obligatoirement pour les champignons qui se présentent la queue inclinée soit vers l'avant,soit vers l'arrière. Pour obtenir une bonne coupe,il faut que les chapeaux soient bien appuyés sur les courroies.A cet effet,les champignons s'engagent sous un petit tapis de caoutchouc 29 de 15 centimètres de long sur 5 centimètres de large,qui se déplace à la mye vitesse que les courroies d'entrainement.Ce tapis comporte donc 2 joues 36-37,reliées par deux entretoises 38-39 et deux tambours 40-41. Le tambour arrière est moteur et solidaire d'un arbre 42 entrainé par une troisième courroie 43,tournant à la même vitesse que les deux courroies de transport.le tambour 41 avant est fou sur un axe fixe 44,de la largeur du tapis. Sur 1' arrière ,les joues peuvent tourner librement vautour de l'axe d'entrainement. L'arbre d'entratnement est placé à une hauteur modifiable telle que l'entrée du tapis se trouve de 3 à 5 centimètres au-dessus des courroies d'entratnement, deux ressorts 45-46, fixés sur l'avant du tapis maintiennent la sortie de celuici à un centimètre' au-dessus des courroies d'entraSnement,mais le tapis pet se soulever sans difficulté au passage des têtes de champignons et le poids du tapis est tel que les têtes de champignons quelle que soit leur épaisseur sont bien appuyées sur les deux courroies. Pour que le tapis applique bien les champignons qui se présentent inclinés sur l'avant ou sur l'arrière, il est indispensable qu'ils arrivent la queue inclinée vers l'arrière,car s'ils ont la queue inclinée vers l'avant,le mouvement du tapis accentue l'inclinaison au lieu de redresser la queue.Pour que les champignons se présentent tous devant le tapis,la queue inclinée vers l'arrière il y a, avant le tapis, un léger ressort 47 formé d'une corde à piano placée sous les courroies d'entrainement,suffisamment rigide pour obliger la queue à s'incliner vers l'arrière,mais suffisamment souple pour laisser passer les champignons sans blocage, Tels sont les quatre dispositifs faisant l'objet de la présente invention. Les champignons alors bien placés arrivent au-dessus d'une courroie portant des crans 26 et qui1 étant placée sous les deux courroies d'entratneeent permet,si nécessaire, de faire reconter le pied du champignon de manière à le positionner en hauteur pour que seule la partie portant les racines soit coupée par un outil de coupe. Cet outil peut être une lame droite ou courbe tournant à grande vitesse,une scie à ruban,un dique ,ou deux disques tournant en sens opposé. Les champignons rencontrent alors un deuxième tapis de positionnement, analogue au tapis 29,qui oblige à nouveau le chapeau à bien s' appuyer contre les courroies pour qu'un deuxième dispositif de coupe ne laisse attenante au chapeau qu'une partie de la queue nettement et perpendiculairement tranchée. Les courroies d'entratnement divergent alors sous 1' action des poulies à gorges 32-33 et 34-35,figure 4 pour permettre aux champignons de tomber sur un tapis de contrôle. La machine peut comporter plusieurs ensembles identiques placés côte à côte dans un maie bac compartimenté. REVENDICATIONS 10 Installation pour parer les champignons de Paris et caractérisée par le fait que les champignons sont places entre deux courroies rondes courant parallèlement et véhiculant les champignons correctement placés le chapeau sur les courroies, le pied pris entre les courroies pour les amener en face d'outils de coupe 20 Installation selon la revendication 1 et caractérisée par le fait que les champignons poussés par un courant d'eau vont se placer entre deux poulies à gorges soutenant les courroies rondes et placées en face l'une de l'autre à un écartement qu'il est possible de modifier. 30 Installation selon l'un quelconque des revendications précédentes et caractérisée par le fait d'une des deux poulies d'entrée est excentrée de maniera qu'à chaque tour ltécartement entre les deux poulies varie de la valeur d'excentration. 40 Installation selon l'une quelconque des revendications précédentes et caractérisée par le fait que les champignons passent à l'aplomb d'un courant d'eau placé perpendiculairement aux courroies rondes et sur un côté. Ce courant d'eau fait tomber des courroies tous les champignons qui ne sont pas correctement placés c'est à dire chapeau sur les courroies, pied entre les deux courroies. 50 Installation selon l'une quelconque des revendications précédentes et caractérisée par le fait que de part et d'autre du courant d'eau d'éjection il y a d'un côté et de l'autre des courroies une poulie qui permet de resserrer les courroies l'une vers l'autre. 60 Installation selon l'une quelconque des revendications précédentes et carac tersée par le fait que ces deux poulies de resserrement des courroies sont placées de 10 à 15 centimètres l'une de l'autre de part et d'autre du courant d'eau. 70 Installation selon l'une quelconque des revendications précédentes et caractérisée par le fait q'un courant d'eau ramène les champignons éjectés au point de départ pour être présentés à nouveau entre les deux courroies. 80 Installation selon l'une quelconque des revendications précédentes et caractérisée par le fait qu'une courroie plate comportant des aspérités et courant à la même vitesse que les courroies supportant les champignons est placée sous les courroies rondes pour faire remonter le pied du champignon à une hauteur telle que les racines soient coupées. 90 Installation selon l'une quelconque des revendications précédentes et caractérisée par le fait que l'outil de coupe est une lame droite ou recourbée, un disque, une corde à piano tournant à grande vitesse 12/15000 tours, sous l'action d'un moteur. 100 Installation selon l'une quelconque des revendications précédentes et carac térisée par le fait que la coupe peut être effectuée par une scie à ruban dont le ruban est placé horizontalement sous les courroies de transport et perpendiculairement à celles-ci 110 Installation selon l'unie quelconque des revendications précédentes et carac térisée par un tapis de caoutchouc se déplaçant à la vitesse des courroies d'entrainement qui appuie les têtes de champignons entre les courroies pour amener les queues de champignons perpendiculairement aux courroies. 120 Installation selon l'unie quelconque des revendications précédentes et carac térisée par le fait que le tambour arrière du tapis est moteur et que le tapis tout entier peut osciller autour de l'axe moiteur. 130 Installation selon l'une quelconque des revendications précédentes et caracterisée par le fait que deux ressorts à boudin réglables en tension et fixés à l'avant du tapis permettent au tapis de se soulever au passage des chapeaux des champignons tout en appuyant suffisament pour maintenir les chapeaux entre les courroies.