L'emploi de récipients dont le contenu doit être stérile, se conserver comme tel, pouvoir être prélevé stérilement, être mélangé stérilement à des additifs, a pris une grande extension en médecine et en chirurgie, par exemple pour l'infusion de liquides tels que solutés, dans le corps humain ou animal. Dans la grande majorité des cas, ces récipients sont mis au rebut après avoir été vidés de leur contenu et jamais réutilisés. I1 est donc important de pouvoir en tenir le coût de production aussi bas que possible, en particulier en- réalisant une économie de main-d'oeuvre lors de leur fabrication. La présente invention vise à ce but. Elle a pour objets: un récipient, en particulier pour contenu stérile, un procédé de fabrication de ce récipient et un matériel pour la mise en oeuvre de ce procédé. Le récipient selon l'invention est caractérisé par le fait qu'il comporte une pastille en une matière élastique faisant corps avec sa paroi, la dite pastille et la partie de la dite paroi faisant corps avec elle pouvant être transpercées et la dite pastille étant telle que, bien que percée, elle ne laisse pas passer de fluide, le tout de manière à permettre de procéder stérilement à un prélèvement du contenu du récipient et ou à une adjonction à ce contenu, par percement de la pastille. La pastille faisant corps avec la paroi du récipient peut faire partie intégrante de cette paroi ou peut être solidaire de celle-ci, par exemple être soudée à celle-ci. Lorsqu'elle est solidaire de la paroi du récipient, elle peut être disposée à ltextérieur ou à l'intérieur du récipient. Le procédé de fabrication du récipient selon l'invention consiste à fixer une pastille en une matière élastique à un récipient ou à une ébauche de récipient, de manière que cette pastille fasse corps avec la paroi de ce récipient, la dite pastille et la partie de la dite paroi avec laquelle elle fait corps pouvant être transpercées. Pour réaliser la fixation de la pastille au récipient ou à son ébauche, on peut utiliser une pastille qui se trouve préalablement enfermée dans une enveloppe susceptible d'être transpercée, cette enveloppe présentant un rebord permettant de fixer l'ensemble enveloppe et pastille au récipient ou à son ébauche. Un moyen simple et économique de fixation du dit ensemble consiste à souder thermiquement le dit rebord à la paroi du récipient ou de son ébauche. On réalise ainsi une fixation irréversible. L'invention a également pour objet un matériel pour la mise en oeuvre du procédé de fabrication du récipient. Ce matériel est caractérisé par le fait qu'il comporte un ensemble constitué par une pastille en une matière élastique enfermée dans une enveloppe présentant un rebord, pastille et enveloppe étant susceptibles d'être transpercées. Le dit ensemble est donc destiné à être fixé, par exemple par soudure thermique à la paroi d'un récipient ou de son ébauche. Grâce à la conception nouvelle du récipient selon l'invention, à son procédé de fabrication et au matériel cidessus indiqué, il est possible de fabriquer dans des conditions très économiques des récipients, en particulier des récipients souples en matière plastique, utilisables pour contenir des liquides stériles ou contenant de tels liquides. Le dessin annexé représente schématiquement, à titre d'exemples, cinq formes d'exécution du récipient selon l'invention et une forme d'exécution du matériel utilisable pour la fabrication de ce récipient. La figure 1 est une vue en élévation d'une première forme, la figure 2 est une coupe d'une partie de cette première forme, selon la ligne 2-2 de la figure 1, la figure 3 est une coupe analogue à la figure 2, mais d'une deuxième forme, la figure 4 est une vue en élévation d'une forme d'exécution du dit matériel, la figure 5 est une coupe selon la ligne 5-5 de la figure 4, la figure 6 est une coupe analogue à la figure 2, mais d'une troisième forme, la figure 7 est une coupe du haut d'un flacon montrant une quatrième forme d'exécution de l'invention, et la figure 8 est une coupe analogue à la figure 7, mais d'une cinquième forme d'exécution. En référence aux figures 1 et 2, le récipient 10 représenté est en une matière souple imperméable, de préférence transparente ou translucide. Cette matière peut avantageusement être une matière plastique telle qu'un polyvinyle ou un polyéthylène. Ce récipient peut être formé à partir d'un tube, fermé (par exemple par soudure) à ses deux extrémités comme indiqué en 11 et 12. Il présente une partie 15 aplatie non accessible à son contenu, dans laquelle un oeillet 14 est ménagé, permettant de suspendre le récipient. Une pastille 15 (voir fig. 2), enfermée dans une enveloppe constituée par deux pellicules 16 et 17, fait corps avec la paroi du récipient; dans ce but la pellicule 16 est plane et intimement fixée au récipient. La pellicule 17 recouvre la pastille 15, en épousant la forme. Cette pastille est en une matière élastique et telle qu'une fois percée, par exemple à l'aide d'une aiguille pour injections, elle ne laisse pas passer le fluide contenu dans le récipient 10. Les pellicules 16 et 17 qui protègent la pastille 15 sont telles qu'elles peuvent être transpercées. Le récipient qui vient d'être décrit peut par exemple contenir un liquide destiné à être infusé dans un corps vivant. Pour cette opération, on le relie à un dispositif d'injection comprenant par exemple un compte-gouttes associé d'une part à une aiguille pour injections et d'autre part à une aiguille creuse. Cette dernière permet de transpercer la pellicule 17, la pastille 15, la pellicule 16 et la paroi du récipient 10, et ainsi d'atteindre le contenu de ce dernier et de procéder à une injection. Il est non seulement possible de prélever tout ou partie du contenu du récipient, mais on peut aussi procéder à une adjonction à ce contenu. Dans ce but, on transperce la pastille 15 et les parties qui lui sont voisines avec une -aiguille creuse associée à une seringue. Une telle opération peut se faire extemporanément au moment dtune infusion. L'aiguille creuse est retirée de la pastille 15 sans que du contenu du récipient ne s'échappe, puis l'aiguille creuse du dispositif d'injection est placée dans la pastille 15. Comme évidemment le contenu du récipient et la pastille 15 sont stériles, il est possible de procéder stérilement aux opérations ei-dessus; il suffit pour cela d'aseptiser la surface externe de la pellicule 17 et de travailler avec une aiguille creuse aseptique. Le récipient selon l'invention est donc d'un emploi facile. Pour la fabrication de ce récipient, on peut avantageusement faire usage du matériel représenté aux figures 4 et 5. Celui-ci est constitué par une pastille 15 enfermée dans une enveloppe formée par les pellicules 16 et 4. La pastille 15 a les propriétés ci-dessus indiquées; la pellicule 16 est plane et la pellicule 17 épouse la forme de la pastille 15. Les pellicules 16 et 17 sont soudées l'une d l'autre par leurs bords. Ce matériel est fixé à la paroi du récipient ou à ce qui deviendra cette paroi dans l'ébauche du récipient. Cette dernière peut par exemple être un tube qui sera ensuite fermé à ses extrémités. Pour fixer le matériel au récipient, on peut avantageusement l'appliquer et le souder. Au lieu d'utiliser le matériel représenté aux figures 4 et 5, on peut appliquer la pastille 15 contre la paroi du récipient et la fixer à celui-ci à l'aide de la pellicule 17, en veillant à ce que la pastille fasse bien corps avec la paroi du récipient. La fixation de la pastille au récipient peut avantageusement, mais pas obligatoirement, se faire avant le remplissage du récipient. Une telle fixation est une opération simple qui peut se faire mécaniquement et ne nécessite pas pour sa réalisation ou pour sa surveillance de faire appel à une maind'oeuvre spécialisée. I1 en résulte que le coût de fabrication des récipients selon l'invention peut être maintenu bas, ce qui est important lorsque ces récipients sont destinés à être mis au rebut après avoir été vidés de leur contenu. Dans la forme de réalisation du récipient selon l'invention représentée à la figure 5, la pastille 15 se trouve à l'intérieur du récipient 10, alors que dans la forme de réalisa- tion de la figure 6, elle se trouve à l'extérieur du récipient 10. Dans ces deux cas, la pastille 15 est directement en contact avec la paroi du récipient et recouverte par la pellicule 17 qui en épouse la forme. Cette pellicule 17 est soudée par sen rebord à la paroi du récipient de telle sorte que la pastille 15 fait corps avec cette paroi. La pellicule 17 peut être en la même matière que la paroi du récipient 10. La figure 7 représente le haut d'un flacon 10 qui peut être en une matière souple ou rigide, par exemple en une matière plastique ou en verre. Le goulot 18 de ce récipient est obturé par un ensemble formé d'une pastille 15 enfermée entre deux pellicules 16 et 17. Ces dernières sont soudées l'une à l'autre par leurs rebords et 11 ensemble est fixé au goulot 18 par la pellicule 16. La pastille 15 fait ainsi corps avec la paroi du récipient. Dans la forme d'exécution représentée à la figure 8, le goulot 18 du flacon 10 est fermé par une pastille 15 et une pellicule 17 collées l'une à 11 autre. La pellicule 17 coiffe le goulot 18 et sty trouve soudée par son rebord et la pastille 15 est forcée dans le goulot 18, de sorte qu'elle fait partie de la paroi du récipient 10. REVENDICATIONS 1. Récipient, en particulier pour contenu stérile, caractérisé par le fait qu'il comporte une pastille en une matière élastique faisant corps avec sa paroi, la dite pastille et la partie de la dite paroi faisant corps avec elle pouvant être transpercées et la dite pastille étant telle que, bien que percée, elle ne laisse pas passer de fluide, le tout de manière à permettre de procéder stérilement à un prélèvement du contenu du récipient et/ou à une adjonction à ce contenu, par percement de la pastille. 2. Récipient selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la dite pastille fait partie de la paroi du récipient. 3. Récipient selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la dite pastille est disposée à l'extérieur du récipient et recouverte d'une pellicule protectrice, cette dernière pouvant être transpercée. 4. Récipient selon la revendication t, caractérisé par le fait que la dite pastille est disposée à l'intérieur du récipient. 5. Récipient selon les revendications 1 et 3, caractérisé par le fait que la dite pastille est disposée entre deux pellicules portectrices, l'une au moins de celles-ci faisant partie de la paroi du récipient. 6. Récipient selon l'une quelconque des revendications 1, 3 et 5, caractérisé en ce que l'une au moins des pellicules est en la même matière que la paroi du récipient. 7. Procédé de fabrication du récipient selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'on fixe une pastille en une matière élastique à un récipient ou à une ébauche de récipient, de manière que cette pastille fasse corps avec la paroi de ce récipient, la dite pastille et la partie de la dite paroi avec laquelle elle fait corps pouvant être transpercées. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé par le fait que, pour fixer la dite pastille, celle-ci se trouve préalablement enfermée dans une enveloppe susceptible d'être transpercée et présentant un rebord permettant de fixer l'ensem- ble enveloppe et pastille au récipient ou à son ébauche. 9. Procédé selon les revendications 7 et 8, caractérisé par le fait que l'on fixe l'ensemble enveloppe et pastille contre la paroi du récipient ou de son ébauche. 10. Procédé selon les revendications 7 et 8, caractérisé par le fait que lton fixe l'ensemble enveloppe et pastille par son rebord au goulot d'un récipient, le dit ensemble obturant le goulot et faisant alors partie de la paroi du récipient. 11. Procédé selon les revendications 7 et 8, caractérisé par le fait que lton fixe l'ensemble enveloppe et pastille par soudure thermique du dit rebord à la paroi du récipient ou de son ébauche. 12. Procédé selon la revendication 7, caractérisé par le fait que l'on fixe la dite pastille à l'extérieur du récipient ou de l'ébauche, la dite pastille étant préalablement recouverte d'une pellicule protectrice sur sa face opposée à celle appliquée contre le récipient ou son ébauche, cette pellicule présentant un rebord permettant de fixer l'ensemble pastille et pellicule. 13. Procédé selon la revendication 7, caractérisé par le fait que l'on fixe la dite pastille à l'intérieur du récipient ou de l'ébauche. 14. Matériel pour la mise en oeuvre du procédé selon les revendications 7 et 8, caractérisé par le fait qu'il comporte un ensemble constitué par une pastille en une matière élastique enfermée dans une enveloppe présentant un rebord, pastille et enveloppe étant susceptibles d'être transpercées. 15. Matériel selon la revendication 14, caractérisé par le fait que la dite enveloppe est formée de deux pellicules soudées l'une à l'autre par leurs bords.