L'invention a pour objet une semelle de chaussure pour la pratique des sports et activités analogues. La pratique des activités physiques se fait sur des terrains de consistances variées et qui, souvent, ne peuvent etre connues à l'avancè. Au cours d'une meme séance, le-pratiquant peut rencontrer des terrains durs, puis des terrains plus meubles, voire mous. C'est donc pour lui un problème que de choisir la paire de chaussures qui conviendra le mieux à l'activité prévue. Bien souvent, en raison de la diversité des sols rencontrés, ou bien des conditions climatériques changeantes, la paire de chaussures choisie ne convient qu'imparfaitement à la pratique. Les semelles de chaussures connues jusqu'à présent pour la pratique des sports ou pour le loisir présentent en saillie par rapport au corps de semelle proprement dit des protubérances qui sont destinées à s'enfoncer dans le sol. C'est par la hauteur desdites protubérances, leur répartition sur le corps de semelle, également par le matériau constitutif desdites protubérances, que se distinguent les chaussures entre elles, en fonction de leur adaptabilité aux différents types de terrain. La semelle de chaussure selon l'invention est caractérisée par ce fait que les protubérances ou saillies sont conformées de manière telle que, propres à s'enfoncer dans le sol ou terrain aussi longtemps que celui-ci est mou ou relativement mou et ainsi alors jouer le rôle d'organes d'accrochage habituels empechant les glissades, elles- se déforment élastiquement lorsque le terrain est plus dur, accroissant ainsi l'aire de la surface de contact entre la semelle et le terrain et rendant ainsi l'effet de la semelle comparable à celui d'une semelle dépourvue de protubérances ou équipée de protubérances d'une hauteur nettement moins grande. Selon l'invention, les protubérances, saillies, ou crampons, au lieu d'entre massifs, sont au contraire creux, éventuellement compartimentés suivant des alvéoles, de manière à être déformables par flexion de leur zone d'attache au corps de semelle. L'invention vise une forme de réalisation, suivant laquelle les protubérances creuses sont obtenues par moulage, avantageusement en même temps que le corps de semelle. Dans la description qui suit, faite à titre d'exemple, on se réfère au dessin annexé, dans lequel - la figure 1 est une vue en coupe d'une partie de semelle selon l'invention ; - la figure 2 est une vue par dessous. Du corps de semelle 11 dépendent des protubérances ou crampons creux 12, qui font saillie par rapport à la face inférieure 13 du corps de semelle et qui peuvent affecter des contours divers, par exemple rectangulaire 14, triangulaire 15, circulaire 16, polygonal 17 ou incurvé 18. Des protubérances suivant un ou plusieurs de ces contours sont présentes sur une meme semelle. Chaque crampon 12 est un corps creux. I1 est ainsi limité par une paroi latérale 19 se raccordant au corps de semelle 11 et présente une face frontale 21 de prise de contact avec le sol. Avantageusement, la paroi 19 n'est pas d'épaisseur uniforme mais comprend une partie plus mince 22 au voisinage de l'attache au corps de semelle 11. Pour un crampon creux de forme allongée, on prévoit des cloisons intercalaires comme montré en 23 et 24 reliant le fond 21 au corps 11 de la semelle et qui sont d'épaisseur plus faible que celle des parois 19. Lorsque le pratiquant équipé de chaussures comprenant de telles semelles marche ou court sur un terrain mou ou meuble, les protubérances 12 jouent leur rôle habituel, à savoir elles s'enfoncent dans le sol et ont ainsi un rOle d'accrochage qui empoche les glissades et dérapages. Mais si le sol est plus dur, les protubérances 12 se déforment par flexion des parois latérales 19, spécialement au droit des parties plus minces 22, et l'impact avec le sol se fait non seulement par la face inférieure 13 du corps de semelle mais également par les fonds 21 et les parois latérales 19 des protubérances au moins partiellement écrasées, permettant ainsi une marche ou une source dans les meilleures conditions, à l'opposé de celles qui existent lorsque les crampons sont rigides et que le contact avec le sol est pris pratiquement par les seuls fonds ou surfaces frontales desdits crampons. Dès que la semelle n'est plus en contact avec le sol, les protubérances reprennent leurs configurations initiales sous l'effet de l'élasticité des parois dont elles sont constituées. Une semelle selon l'invention peut etre obtenue par simple moulage, dans des conditions de fabrication habituelles, faible prix de revient et à cadence élevée. REVENDICATIONS 1. Semelle de chaussure, notamment pour la pratique des activités de plein air, à protubérances prévues pour s'enfon- cer dans les terrains meubles, caractérisée en ce que les protubérances sont déformables de manière à s'écraser contre le corps de semelle lorsque le terrain est plus dur. 2 Semelle selon la revendication 1, caractérisée en ce que les prétubérances sont des corps creux. 3. Semelle selon la revendication 2, caractérisée en ce que la paroi latérale des protubérances creuses est amincie au voisinage de l'attache au corps de semelle. 4. Semelle selon la revendication 2, caractérisée en ce que les protubérances creuses sont compartimentées par des cloisons intermédiaires. 5. Chaussure à semelle selon l'une quelconque des revendications 1 à 4 ci-dessus.