La présente invention concerne la récupération de métaux à partir de solutions de sulfates, et en particulier un procédé d'extraction liquide-liquide pour récupérer un ou plusieurs des métaux suivants : nickel, cobalt, cuivre et zinc à partir de telles solutions. L'extraction sélective de nickel, de cobalt, de cuivre ou de zinc à partir de solutions aqueuses est une étape d'une importance industrielle majeure dans la production des métaux purs. Ainsi, après lessivage d'un minerai ou d'un concentré, la liqueur de lessivage contient toujours des impuretés qui empechent l'extraction électrolytique directe du métal de la liqueur ou qui ont une influence défavorable sur la qualité du métal obtenu par extraction électrolytique. Un procédé commode pour l'extraction sélective du métal désiré à partir d'une telle liqueur offre des perspectives industrielles bien plus attrayantes que l'élimination de toutes les impuretés indésirables, élimination qui pourrait exiger un procédé compliqué comportant de multiples opérations.Pour cètte raison, on a consacré beaucoup de recherches à essayer de trouver des procédés économiques pour extraire ces métaux, en particulier dans le cas du nickel et du cobalt, de leurs solutions aqueuses à l'aide d'agents d'extraction organiques. Plusieurs procédés ont été proposés, dont la caractéristique commune est l'utilisation d'agents chélateurs organiques capables de former avec le métal désiré des complexes solubles dans les solvants organiques et ayant des degrés différents de sélectivité. Dans la mise en oeuvre de ces procédés d'extraction, il est nécessaire de régler le pH de la solution tant au début que pendant le cours de l'extraction. La raison en est que la réaction entre l'agent chélateur et le métal à extraire conduit à un accroissement de l'acidité de la solution et, si on n'ajoutait pas un alcali approprié, le pH de la solution aqueuse serait rapidement abaissé à un niveau où 11 extraction cesserait d'être efficace. L'alcali le plus largement préconisé pour l'utilisation dans ces procédés a été l'ammoniac.Une raison importante pour l'utilisation de l'ammoniac est sa capacité de former des complexes ammine solubles dans l'eau avec le nickel ou le cobalt. Ainsi, quand le métal à extraire est du nickel ou du cobalt, il a été recommandé en général d'opérer à un pH de 8 ou même plus élevé. A de tels pH, le nickel ou le cobalt a tendance à précipiter de la phase aqueuse en l'absence d'un agent complexant comme l'ammoniac. L'ammoniac joue donc le double rôle consistant à régler le pH tout en empêchant la précipitation du nickel ou du cobalt. Le coût de l'ammoniac et de sa récupération et ses caractéristiques indésirables du point de vue de la pollution de l'en- vironnement sont des facteurs qui nuisent à une large utilisation industrielle de ces procédés. La présente invention fournit un procédé pour l'extraction de nickel, de cobalt, -de cuivre ou de zinc à partir d'une solution aqueuse de sulfate à l'aide d'une base peu conteuse et acceptable pour l'environnement. Le procédé selon l'invention consiste à mettre en contact la solution de sulfate avec une phase organique comprenant un solvant organique non miscible à l'eau et un agent chélateur qui a une solubilité d'au moins 2 % dans le solvant organique et est efficace pour extraire le métal en formant avec lui un complexe soluble dans le solvant organique, les proportions relatives des phases organique et aqueuse étant telles que la phase aqueuse soit continue dans le mélange de phases ; à introduire de la pierre à chaux dans le mélange en quantités suffisantes pour maintenir le pH dans un intervalle prédéterminé qui est plus bas que le pH auquel le métal précipite à l'état d'hydroxyde ; à séparer le mélange en une phase organique chargée et une bouillie aqueuse contenant du gypse précipité ; et à traiter la bouillie aqueuse de manière à récupérer la quasi-totalité de toute phase organique y ayant été entratnée. C'est une particularité essentielle de l'invention que l'extraction par chélation, qui est un procédé d'extraction liquide-liquide à deux phases, est conduite en présence d'une troisième phase, solide. La base calcique utilisée est introduite de préférence sous la forme d'une bouillie aqueuse dans le récipient d'extraction, de sorte que le récipient d'extraction contiendra de la base à l'état solide, c'est-à-dire de la chaux ou de la pierre à chaux, en même temps que du produit de neutralisation solide, c'est-à-dire du gypse.Une raison maJeure pour la quelle les bases calciques, en dépit de leurs caractéristiques connues de bon marché et d'acceptabilité pour l'environnement, n'ont jamais, pour autant qu'on sache, été recommandées pour l'utilisation dans de telles extractions par chélation, est l'opi- nion généralement admise que la présence de matière solides dans le récipient d'extraction est très nuisible. Ainsi, on pensait jusqu'à présent que la présence de chaux solide ou de gypse non seulement emptcherait une extraction efficace, mais encore conduirait à des pertes inadlissibles de phase organique par entratnement.On a trouvé, d'une manière surprenante, que la présence dans le récipient de réaction des matières solides mentionnées civdessus ntemptche pas l'extraction d'une extraction efficace. On a trouvé aussi que la quantité de phase organique entratnée avec les matières solides à la fin de l'opération n'est pas grande, et que la majeure partie de cette matière organique entratnée est facilement récupérable par un traitement simple tel qu'un barbotage de gaz ou une flottation, de sorte que les pertes réelles de la phase organique conteuse sont assez petites pour être admissibles. L'extraction peut entre effectuée sous la forme d'une opé- ration discontinue ou continue et elle peut être effectuée avec une circlation à contre-courant du liquide organique et de la phase aqueuse entre des stades de l'opération. Le réglage du pH par addition de la base calcique peut être effectué suivant le besoin dans un seul des étages ou dans tous. Un réglage soigneux du pH de la solution de sulfate de laquelle le métal désiré doit outre extrait est essentiel pour le succès de l'extraction. La limite supérieure de l'intervalle de pH admissible est dictée par la nécessité d'éviter la précipitation de l'ion de métal à extraire compte tenu de l'absence d'Ammoniac pour former un complexe avec l'ion. Ainsi, le pH utilisé doit entre au-dessous de celui auquel l'ion de métal désiré s'hydrolyserait. Toutefois, le pH doit aussi etre assez élevé pour assurer une extraction efficace, car l'efficacité de charge de la phase organique diminue avec un abaissement du pH de la phase aqueuse. C'est cette nécessité d'opérer dans un intervalle spécifié de pH qui rend nécessaire l'addition de la base directement dans le récipient à réaction pour que l'on obtienne un ni veau élevé d'extraction dans un nombre raisonnable de cycles. Ainsi, le procédé selon l'invention peut titre mis en contraste avec un autre procédé dans lequel une partie du mélange de phases est évacuée du récipient d'extraction et est neutralisée avant d'être ramenée dans le récipient. Comme la réaction de chélation entrasse la libération d'ions hydrogène, le pH peut passer de la plus haute valeur admissible à la plus basse au cours d'une extraction relativement peu importante. C'est le cas en particulier quand l'intervalle de pH admissible est riativement étroit. Dans un tel cas, si la neutralisation devait être effectuée à l'extérieur du récipient à réaction, la phase aqueuse devrait être recyclée un tres grand nombre de fois avant achèvement de l'opération d'extraction.Un avantage important résultant de la possibilité d'extraire la quasi-totalité du métal désiré de la solution aqueuse est que le gypse obtenu à la fin de l'opération est mouillé de liqueur stérile et qu'on peut donc s'en débarrasser sans la nécessité d'une séparationsolide-liquide. Les niveaux réels de pH à maintenir durant l'opération dépendront évidemment du métal particulier à extraire. Quand le métal à extraire est du nickel ou du cobalt, le pH doit titre maintenu dans l'intervalle de 4 à 7 et de préférence dans l'intervalle de 5,5 à 6,5. Dans le cas de l'extraction de cuivre, le pH doit etre compris dans l'intervalle de 2 à 5 et de préférence de 2,5 à 3. Pour l'extraction de zinc, l'intervalle de pH admissible est de 5 à 10 et un intervalle préféré est celui de 7 à 9. Dans les intervalles de pH mentionnés ci-dessus, la valeur préférée dans un cas quelconque dépendra du réactif chélateur particulier utilisé. Le réactif chélateur utilisé dans le procédé selon l'invention peut être l'un quelconque des nombreux réactifs connus qui sont capables de former des complexes chélatés solubles dans les solvants organiques avec un ou plusieurs des métaux nickel, cobalt, cuivre et zinc, de manière à extraire le métal ou les métaux d'une solution qui contient d'autres métaux et en particulier du calcium et du magnésium (car ce dernier peut bien être présent comme impureté dans la base calcique utilisée ou dans la charge aqueuse). Bien que le réactif chélateur doive être sélectif entre les métaux désirés d'une part et des métaux comme le calcium et le magnésium de l'autre, il nbst pas indispensable qu'il soit sélectif entre les divers métaux désirés nickel, cobal, cuivre et zinc.En réalité, la plupart des réactifs chélateurs connus ne sont pas sélectifs entre le nickel et le cobalt et il est possible en fait d'extraire les quatre métaux désirés avec le meme réactif chélateur dans des conditions appropriées de pH. Les ractifs chélateurs connus qui peuvent titre utilisés dans le procédé selon l'invention comprennent de nombreux composés de la casse que l'on appelle bêta hydroxymines, ayant la formule générale suivante : dans laquelle R1, R2, R3, R4 et R5 peuvent être chacun un atome d'hydrogène ou un radical d'hydrocarbure aliphatique ou aromatique. Un tel agent d'extraction efficace, produit par General Mills, Inc, est appelé couramment "LIX 65N" et comprend une solution à environ 50 ,' en volume dans le kérosène d'anti-isomères actifs de 2-hydroxy-benzophénoxime. Un autre agent d'extraction produit par General Mills est appelé "LIX 70". C'est un dérivé chloré du "LIX 65N" et sa structure peut être représentée par la formule générale ci-dessus dans laquelle R1 est C6H4Cl, R3 est C9H19 et R2, R4 et R6 sont des atomes d'hydrogène. Un autre agent d'extraction de cette classe est disponible en provenance de la Shell Chemicals Corporation sous la désignation "Shell Metal Extractant 529". La structure du constituant actif de cet agent d'extraction correspond à la formule générale donnée pour les bêta hydroxyoximes, R1 étant CH3, R3 étant CgH19 et R2, R4 et R5 étant des atomes d'hydrogène. Un autre réactif utile de cette classe est disponible en provenance de Acorga Limited sous la désignation "ACORGA P17". Sa structure correspond à X formule générale, R1 étant un radical benzyle, R3 étant un radical nonyle, tandis que R2, R4 et R3 sont des atomes d'hydrogène. Une deuxième classe de réactifs chélateurs utiles dans le procédé selon l'invention comprend des 8-hydroxyquinoléines, ayant la formule générale suivante où chacun des substituants R1 à R6 peut être un atome d'hydrogène ou un radical d'hydrocarbure aliphatique ou aromatique. Un tel agent d'extraction est disponible dans le commerce en provenance de Ashland Chemical Company sous la désignation "Kelex 100". La structure du constituant actif de ce réactif peut être représentée par la formule générale ci-dessus pour les 8-hydroxyquinoléines dans laquelle R1 est un radical tétraméthyloctényle, tandis que R2 à R6 sont des atomes d'hydrogène. Une troisième classe de composés efficaces comme réactifs chélateurs dans le procédé selon l'invention comprend des bêta dicétones, dont un exemple particulier est l'oléylacétone Le solvant qui consfftue une partie de la phase organique dans le procédé selon l'invention peut être n'importe quel liquide organique qui n'est pas miscible à la phase aqueuse et dans lequel le réactif chélateur est au moins partiellement soluble. La concentration du réactif chélateur dans le solvant est choisie en fonction de la quantité de métal à extraire de la phase aqueuse. De préférence, le solvant utilisé est un solvant dans lequel la solubilité de l'agent d'extraction est de 20 ,' ou plus. Les solvants typiques comprennent des hydrocarbures aliphatiques ou aromatiques, comme le kérosène, ainsi que des alcools, comme llisodécanol, et des phénols comme le para-nonyl phénol, ou HPS manges de ces composés. Quand le solvant est consitué d'un mélange de liquides organiques, un des liquides constitutifs est souvent appelé agent de modification, une de ces fonctions étant d'améliorer la séparation de phases. Après que la phase aqueuse a été séparée de la phase organique, cette dernière peut être traitée d'une manière connue pour récupération à partir de cette phase du métal extrait. Les conditions de strippage du métal extrait sont connues de l'homme de l'art et dépendent du réactif chélateur particulier utilisé. Par exemple, on peut enlever le nickel de l'agent d'extraction "LIX 65N" en mettant en contact la phase organique chargée avec une phase aqueuse de strippage ayant un bas pH, par exemple de 1,5, le nickel passant dans la phase aqueuse et pouvant être recueilli à partir de cette phase par électrolyse. En raison du coût de l'agent organique d'extraction, ainsi que de la valeur des métaux extraits, il est essentiel pour la mise en oeuvre efficace d'un procédé industriel d'extraction que les pertes de liquide organique et en particulier de réactif chélateur soient réduites au minimum. Bien que l'on ait trouvé que dans des extractions selon l'invention très peu du réactif chélateur soit entraSné dans la bouillie aqueuse à la fin de l'extraction, la quasi-totalité de cette phase organique entratnée peut être facilement récupérée à partir de la phase aqueuse. Un traitement simple de récupération consiste à soumettre la bouillie aqueuse à un barbotage de gaz. On peut obtenir une récupération plus efficace en lavant les particules solides de gypse avec un solvant organique ou en soumettant la bouillie à une flottation. Les exemples non limitatifs suivants montreront bien comment l'invention peut être mise en oeuvre. Exemple 1 On utilise une phase aqueuse qui est constituée d'une solution de sulfate de nickel et de sulfate de magnésium dans laquelle les teneurs en nickel et en magnésium sont de 4,0 et de 2,5 g/l respectivement. On prépare une phase organique en mélangeant une partie en volume du réactif "LIX 65N" avec neuf parties en volume d'un solvant du commerce appelé "Escaid 100", dont la composition est approximativement la suivante, en poids : 44 % de paraffine, 37 % de naphtène et 19 ,' d'hydrocarbures aromatiques. On mélange la phase aqueuse et la phase organique, dans un récipient d'extraction, de manière que le rapport en volume phase organique/phase aqueuse soit de 2/1. Le mélange résultantest agité mécaniquement et maintenu à 500C pendant la durée de l'extraction. Le pH de la phase aqueuse est constamment contrôlé et réglé par addition d'une bouille aqueuse de chaux suivant le besoin pour le maintenir constant à 6,5 environ. Une fois l'extraction terminée, comme montré par la stabilisation du pH, on laisse s'écouler encore une période de 10 à 15 minutes pour mise en équilibre, ce qui donne un temps total d'extraction de 1 heure environ. On interrompt alors l'agitation et la phase organique est séparée de la bouillie aqueuse par dépôt et décantation.La bouillie aqueuse contient des particules de gypse d'environ 200 microns de longueur et 25 microns de largeur. La bouillie a de bonnes propriétés de sédimentation et donne un soutirat d'environ 50 % de matières solides. L'analyse de la phase organique chargée indique une teneur en nickel de 2 g/l, indiquant une extraction pratiquement complète du nickel de la phase aqueuse. En fait, l'analyse de la phase aqueuse mise en équilibre, après sédimentation, indique une teneur en nickel de 0,006 gil dans la solution de débord et une quantité supplémentaire de nickel de 0,002 g/l est détectée dans la bouillie de soutirat par lessivage acide des matières solides. On analyse aussi la bouillie aqueuse, après sédimentation, pour déterminer la quantité d'agent chélateur dissoute ou en tratnée dans cette bouillie. On trouve qu'il y a 0,006 g/l de l'oxime dans la solution de débord et 0,025 g/l dans la bouillie de soutirat. Cela correspond à un transfert dela phase organique à la phase aqueuse de 0,075 ,' en poids du réactif chélateur initialement présent dans la phase organique. En soumettant un échantillon de la bouillie aqueuse à un barbotage de gaz pendant 5 minutes, on récupère 80 % du réactif chélateur présent dans cette bouillie. En soumettant un autre échantillon de la bouillie aqueuse à une flottation, on récupère 98 96 du réactif chélateur. Pour examiner la facilité avec laquelle le nickel peut être séparé d'une telle phase organique, on effectue une extraction similaire à celle décrite ci-dessus pour produire une phase organique comprenant une partie de "LIX 65N" pour 9 parties d'"Escaid 100" dans laquelle 2,62 g/l de nickel sont chargés. Cette phase organique est mise en contact avec une phase aqueuse de strippage qui contient 37,5 g/l de nickel présent à l'état de sulfate, ainsi qu'environ 40 g/l d'acide sulfurique et 5 g/l d'acide borique. On effectue quatre essais en utilisant des rapports différents de la phase organique à la phase aqueuse de strippage et des valeurs différentes du pH de la phase aqueuse de strippage (qui est mesuré dans chaque cas à 230C). Chacun des essais de strippage est conduit à une température de 50 @ et on laisse s'écouler une période de mise en équilibre de 10 minutes. Les résultats de ces essais de strippage sont présentés dans le Tableau I. Tableau I Essai Rapport en pH de la Teneur en nickel 96 de Ni volume phase phase ( ç l) séparé par organique/ aqueuse Organi- Aqueuse strippage phase aqueuse (à 230C) que charge organique - - 2,62 - charge aqueuse - - - 37,5 - 1 5/1 1,1 0,076 53,0 97,1 2 10/1 1,5 0,56 61,0 78,6 3 15/1 2,7 0,93 66,0 63,7 4 20/1 3,0 1,14 66,0 56,5 Exemple 2 On utilise le même réactif chélateur, "LIX 65N", pour extraire du zinc d'une solution de sulfate contenant 2,4 g/l de zinc. Dans ce cas, on prépare la phase organique en mélangeant 1 volume du réactif chélateur avec 4 volumes du solvant, "Escaid 100".On mélange des volumes égaux des phases aqueuse et organique et on maintient le mélange à 500C tandis qu'une bouillie à 20 % en poids de chaux est ajoutée suivant le besoin pour maintenir le pH au niveau désiré. On effectue quatre essais à des pH différents, en laissant s'écouler dans chaque cas une période de 10 minutes pour mise en équilibre après l'addition finale de chaux. La distribution du zinc entre les phases organique et aqueuse après la mise en équilibre est indiquée dans le Tableau II. Tableau II pH Teneur en zinc (g/l) Distribution du zinc Organique Aqueuse Organique / Aqueuse 5,5 0,046 2,35 1,95 x 10 6,5 1,9 0,25 7,6 7,5 2,1 0,008 2,6 x 102 9,2 2,0 t0,005 > 4,0 x 102 Exemple 3 On effectue une extraction similaire à celle décrite dans les Exemples précédents en utilisant comme charge aqueuse une solution contenant du sulfate de cuivre et du sulfate de nickel. La phase organique est identique à celle utilisée dans l'Exemple 2, de même que toutes les autres conditions expérimentales, à ceci près que le rapport du volume de la phase aqueuse au volume de la phase organique est de 2,2. La distribution du cuivre et du nickel après la mise en équilibre est indiquée dans le Tableau 3. Tableau III Teneurs en métaux (gel) Distribution des Aqueuse Organique métaux Organique/Aqueuse Cu Ni Cu Ni Cu Ni Charge aqueuse 1,98 2,63 - - - - Charge organique - - 0,42 0 - Phases en équilibre 0,004 2,50 4,43 0,11 1,1 x10 4,4x1 0-2 On voit qu'au pH choisi pour une bonne extraction du cuivre, la teneur en nickel de la phase organique est médiocre. Exemple 4 On utilise une phase aqueuse contenant, sous la forme de sulfates, 6,46 g/l de nickel, 3,13 g/l de magnésium et 0,32 g/l de calcium. On prépare la phase organique en mélangeant 7 parties en volume d'un solvant hautement aromatique fourni par Imperial Oil (Canada) sous la désignation "SOLVESSO 150", avec 1 partie en ve?llme d'isodécanol et 2 parties en volume du réactif chélateur "KELEX 100". On effectue l'extraction en utilisant un rapport des phases aqueuse/organique égal à 2, les conditions étant par ailleurs celles décrites dans l'Exemple 1. Le Tableau 4 cidessous montre que l'on obtient une excellente charge en nickel de la phase organique avec très peu d'extraction simultanée de magnésium ou de calcium. Tableau IV Teneurs en métaux (girl) Distribution des métaux Aqueuse Organique Organique/Aqueuse Ni Ca Mg Ni Ca Mg Ni Ca Mg 0,82 0,32 3,14 12,0 0,013 0,001 14,6 0,04 0,0003 ExemPle 5 En utilisant le même réactif chélateur que dans l'Exemple 4, on effectue un essai pour déterminer l'efficacité de l'utilisation de pierre à chaux au lieu de chaux comme base calcique pour le réglage du pH. La phase aqueuse pour cet essai est constituée d'une solution de sulfate de nickel-sulfate de magnésium contenant repectivement 3,Og/l et 2,5 g/l de nickel et de magnésium. La phase organique est constituée du réactif chélateur "KELEX 100", en mélange avec du nonylphénol et le solvant WEs- caid 100" dans les rapports en volume de 1:1:18. On mélange les phases aqueuses dans le rapport en volume phase organique/ phase aqueuse de 2 et on utilise une bouillie à 20 % en poids de pierre à chaux pour maintenir le pH à 4,5 durant l'extraction. On laisse s'écouler une période de 15 minutes pour mise en équilibre après l'addition finale de pierre à chaux. L'analyse des phases mises en équilibre indique une teneur en nickel de 1,8 g/l dans la phase organique et de 0,75 g/l dans la phase aqueuse, c'est-à-dire une distribution de 2,4. Ainsi, la charge dans ce cas est moins efficace que celle obtenue dans l'Exemple wécédent où on utilisait de la chaux pour maintenir un pH plus élevé. Exemples 6 à 10 On conduit une série d'essais pour extraire du nickel d'une solution de sulfate de nickel contenant 2,5 g/l de nickel à l'aide de réactifs chélateurs différents. Pour le premier de ces essais (Exemple 6), la phase organique est constituée d'une solution à 12,4 g/l de 8-hydroxyquinoléine dans du chloroforme. Dans l'essai de l'Exemple 7, la phase organique est constituée d'une solution à 31 g/l d'oléylacétone dans le solvant "Escaid 100". Dans l'Exemple 8, la phase organique utilisée est une solution à 10 % en volume du réactif chélateur "LIX 70" dans du kérosène. Dans l'Exemple 9, une solution à 10 % en volume d' "Escaid 100" est utilisée comme phase organique. Dans 1'Exemple 10, la phase organique est une solution à 10 ,' en volume du réactif chélateur "Shell Metal Extractant 529" dans un solvant disponible en provenance de Shell Chemicals Corp. sous la désignation UShell Diluant N 2 for SME 529". Pour chacun de ces cinq essais, on utilise une bouillie de chaux pour régler le pH à la valeur désirée et le rapport en volume des phases organique et aqueuse est de 1:1. Les résultats des extractions sont indiqués dans le Tableau V. Tableau V Exemple Réactif chélateur pH Teneur en Ni (g/l) Distribution de Ni des phases mises Organique/Aqueuse en équilibre Aqueuse Organique 6 8-hydroxyquinoléine 4,4 0,074 2,3 31 7 Oléoylacétone 6,8 0,69 1,45 2,1 8 "LIX 70" 6,05 0,017 2,05 1,2 x 102 9 "Acorga P17" 7,2 2,05 x 103 10 "Shell Metal Extractant 529" 5,8 2,45 x 103 ExemPle Il Une phase aqueuse contenant 0,055 g/l de cobalt et 4,80 g/l de nickel sous la forme de sulfates est mélangée avec une phase organique pour une simulation d'une extraction à contrecourant à deux étages.Le pH est maintenu à 6,3 dans chaque étage par addition d'une bouillie de chaux suivant le besoin. Oqtrépare la phase organique en mélangeant 9 parties en volume du solvant "Escaid 100" avec 1 partie du réactif chélateur "LIX 65N". On effectue l'extraction en utilisant un rapport des phases organique/aqueuse égal à 2 et les autres conditions sont telles que décrites dans l'Exemple 1. La distribution des métaux entre les phases est indiquée dans le Tableau 6, et on voit qu'une bonne co-extraction du nickel et du cobalt est obtenue dans ces conditions. Tableau VI Teneurs en métaux Distribution (girl) des métaux Aqueuse Organique Organique/ Aqueuse Ni CO Ni Co Ni Co Charge aqueuse 4,80 0,055 Etage 1 3,70 0,048 2,64 0,026 0,71 0,54 Etage 2 0,003 0,001 2,12 0,024 7,1x10 22,4x1C Phase organique 0 0 Les exemples ci-dessus illustrent les larges possibilités d'application du procédé selon l'invention, où une base calcique solide est introduite dans le mélange de phases liquides dans le récipient d'extraction. REVENDICATIONS 1. Un procédé pour extraire un ou plusieurs des métaux nickel, cobalt, cuivre et zinc, dissous dans une phase aqueuse de sulfate, caractérisé en ce qu'on met en contact la phase aqueuse avec une phase organique comprenant un solvant organique non miscible à l'eau et un réactif chélateur qui a une solubilité d'au moins 2 % dans le solvant organique et est efficace pour extraire le métal en formant avec lui un complexe soluble dans le solvant organique, les proportions relatives des phases organique et aqueuse étant telles que la phase aqueuse soit continue dans le mélange de phases ; on introduit de la chaux ou de la pierre à chaux dans le mélange en quantités suffisantes pour maintenir le pH dans un intervalle prédéterminé qui est plus bas que le pH auquel le métal précipite à l'état d'hydroxyde; on sépare le mélange en une phase organique chargée et une bouillie aqueuse contenant du gypse précipité ; et on traite la bouillie aqueuse de manière à récupérer la quasi-totalité de toute phase organique y ayant été entratnée. 2. Un procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on maintient le pH dans l'intervalle prédéterminé en ajoutant une bouillie aqueuse de chaux au mélange de phases. 3. Un procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la phase organique entratnée dans la bouillie aqueuse contenant du gypse précipité est récupérée par flottation. 4. Un procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le métal extrait est du nickel ou du cobalt et que l'intervalle prédéterminé de pH est celui de 4 à 7. 5. Un procédé selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le métal extrait est du cuivre et que l'intervalle prédéterminé de pH est celui de 2 à 5. 6. Un procédé selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le métal extrait est du zinc et que l'intervalle prédéterminé de pH est celui de 5 à 10. 7. Un procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le réactif chélateur est une bdta hydroxyoxime, une 8-hydroxyquinoléine ou une bêta dicétone.