invention a pour objet un anticorrosif qui est appliqué aussi bien à titre préventif sur des surfaces de fer ou d'acier dépourvues de rouille que sur des surfaces déjà rouillées et qui garantit de la sorte une pretection durable contre la rouille. Etant donné que tçutes les surfaces de fer ou d'acier, en particulier celles qui sont exposées aux intempéries, doivent être protégées contre la formation de rouille, une protection durable contre la rouille, susceptible d'être réalisée de manière simple, revit une importance primordiale dans la pratique. Il èst souhaitable que la protection contre la rouille puisse être également obtenue avec les mêmes moyens et de manière aussi simple dans le cas de surfaces de fer déjà rouillées. La protection contre la rouille par le procédé de l'enduction est obtenue jusqu'ici essentiellement par deux méthodes fondamentalement différentes. C'est ainsi que par application d'un enduit contenant des phosphates, on peut parvenir, sur des surfaces de fer rouillées, à une protection contre la rouille dite spontanée. Cetté méthode vise essentiellement à convertir la rouillé présente en phosphates de fer qui forment à leur tour une couche de protection cohérente. On peut considérer comme un inconvénient essentiel de cette méthode le fait qu'il n'est pas possible dans la pratique de doser, la teneur en phosphate du produit d'enduction de sorte que la totalité de l'oxyde de fer se transforme en phosphate de fer, sans qu'il reste un excès de phosphate qui risque d'attaquer -à-s-on tour le fer. A cela s'ajoute que la composition de cette couche de rouille diffèrera selon les conditions atmosphériques environnantes, Seule une analyse compliquée, beaucoup trop coûteuse dans la pratique, pourrait fournir des indications sur la composition de la couche de rouille, et en particulier sur la proportion des différents peroxydes de fer hydratés et oxydes de fer qui y sont contenus et sur les modifications qui sont intervenues.Selon la ccmposition des.gaz qui agissent sur la surface, on trouve aussi des composés du fer dans la couche de rouille. Ces considérations montrent de toute évidence qu'on ne peut pas parvenir dans la pratique à une transformation complète de la- rouille par enduction avec un produit au phosphate, car une addition de phosphates équivalents aux composants peroxyde de fer hydraté et oxyde de fer de la couche de rouille n'est pas praticable. On peut voir un autre inconvénient de cette méthode dans le fait qu'après avoir passivé la surface de fer avec le phosphate, il faut procéder à une nouvelle enduction de protection contre la rouille, par exemple à l'application d'une couche de fond de rouge d'oxyde de fer, condition nécessaire pour obtenir au total une protection efficace contre la rouille. Une autre possibilité pour garantir des pièces de fer à l'aide d'un procédé d'enduction avant leur endommagement par la rouille consiste à appliquer une poudre de zinc. En cas d'application de cette méthode, le zinc se trouve dans un liant (résine) et est appliqué sur les pièces ou surfaces de fer parfaitement nettoyées et séchées. Le nettoyage des pièces de fer à enduire est exécuté le plus souvent par sablage. Outre l'inconvénient que constitue la nécessité d'un nettoyage particulièrement soigneux des surfaces avant l'enduction avec la poudre de zinc, un autre inconvénient de ce procédé de protection contre la rouille tient au fait que le revêtement n'est pas résistant aux intempéries et qu'il faut donc appliquer une couche supplémentaire de recouvrement. En concevant l'invention, on s'est fixé pour but de mettre au point un anticorrosif au moyen duquel une protection durable - contre la rouille de surfaces de fer, aussi bien dépourvues de rouille que déjà atteintes par la rouille, soit garantie en une seule opération et la rouille présente soit éliminée. D'après l'invention, ce but est atteint par le fait qu'on choisit, pour l'anticorrosif, la composition suivante : 10 - 15 % d'un copolymère d'environ 53 % de polyvinyl acétate et environ 47 % de polyester di-n-butylique d'acides maléique, 9-14 % d'eau, 0,1- 0,2 % d'hexamétaphosphate de sodium, 60 - 80 % de poudre de zinc, 4 - 6 % de poudre de talc. Pour pouvoir obtenir en meme temps, avec l'anticorrosif selon l'invention, des nuances colorées de différents genres, on incorpore, selon un développement de l'invention, des pigments colorés dans la dispersion du copolymère. L'enduction de protection contre la rouille selon l'invention réunit les avantages des deux procédés connus de protection contre la rouille, ci-dessus décrits, à savoir la protection contre la rouille par des phosphates et l'enduction avec une poudre de zinc, mais elle évite les inconvénients de ces procédés, que l'on peut voir en premier lieu dans la nécessité du nettoyage très soigneux des surfaces de fer à protéger et de l'application de plusieurs couches d'enduit', opérations qui prennent beaucoup de temps. Avant d'appliquer l'anticorrosif selon l'invention, il suffit, au cas ou il existe des couches de rouille très épaisses, d'éliminer la rouille foliacée superficielle qui se détache facilement. Un nettoyage plus poussé, qui prend du temps et est donc motteux, des surfaces de fer à enduire n'est pas nécessaire. Avec l'antioxydant proposé, on peut enduire sans difficultés des surfaces de fer humides, et mêmes les traiter par pulvérisation. Un séchage des surfaces métalliques avant l'applica- tion de la protection contre la rouille par enduction n'est donc pas nécessaire; il n'y a pas non plus besoin d'interrompre les travaux d'enduction en cas de conditions atmosphériques humides. De ce fait, il est par exemple possible de garnir d'un antioxydant des ponts, des wagons de chemin de fer, des rampes de chargement et toutes autres structures de fer ou d'acier exposées aux intempéries, meme pendant l'automne, jusqu'à une date avancée de l'hiver et au printemps. Un vautre avantage important de l'anticorrosif selon l'in- vention tient aux conditions favorables de prix des matières * emières choisies. A cet égard, il y a lieu de considérer que le copolymère choisi est commercialisé en tant que produit normalisé, par exemple par la fabrique de matières colorantes Hoechst AG. sous la-désignation "Mowilith DM 4". Les pellicules qui se forment sur les surfaces de fer par séchage de la dispersion possèdent un degré élevé de résistance au vieillissement et aux intempéries et présentent également de bonnes propriétés mécaniques. Il convient d'accorder une valeur d'avantage particulier à la facilité d'emploi de l'anticorrosif selon l'invention. Le copolymère est apporté au point d'utilisation sous forme de dispersion avec le phosphate dissous dans l'eau. Après avoir incorporé le mélange de zinc et le talc dans la dispersion, on peut utiliser immédiatement le produit. Une dilution éventuellement souhaitable de la dispersion peut être effectuée de manière extrêmement simple par addition d'eau. La manipulation de l'antioxydant selon l'invention sans aucun risque ni inconvénient pour la santé représente un autre avantage notable. La composition proposée ne contient aucun solvant inflammable, est physiologiquement inoffensive et pratiquement inodore. - R E V E N D I C A T I O N S 1. Anticorrosif pour le traitement de surfaces de fer ou d'acier, caractérisé en ce qutil se compose de : 10 - 15 % d'un copolymère d'environ 53 % de polyvinyl-acétate et d'environ 47 % de polyester di-n-butylique d'acide maléique, 9 - 14 % d'eau, 0,1 - 0,2 % d'hexamétaphosphate de sodium, 60 - 80 % de poudre de zinc, 4 - 6 % de poudre de talc. 2. Anticorrosif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la dispersion de copolymère contient des pigments colorés.