APPAREIL POUR LA PREPARATION AUTOMATISEE D'ECHANTILLONS D'ANALYSE La présente invention concerne un appareil pour la préparation automa- tisée d'échantillons d'analyse, selon un processus de fusion-dilution de la matière constitutive de l'échantillon, placée dans un creuset chauffé par induction électrique. Parmi les appareils du type considéré, on connaît en particulier l'appareil automatique décrit dans la demande de brevet français n0 2 381 303 (IRSID) et qui est essentiellement constitué d'un bâti supportant deux I0 étages superposés: - un étage de fusion comprenant une bobine à induction alimentée en courant électrique par un générateur haute fréquence, et entourant un creuset destiné à contenir un mélange à fondre, constitutif de l'échantillon, et composé en proportion déterminée d'une prise d'essai placée dans un fondant-diluant approprié très oxydant; - et un étage de coulée inférieur comprenant un moyen, tel qu'un récipient, pour recevoir la matière en fusion contenue dans le creuset et achever la préparation de l'échantillon. L'une des particularités de l'appareil tient au creuset de fusion qui est en métal noble, généralement du platine ou un alliage de platine, de manière à présenter une très bonne conductibilité à la fois de la chaleur et de l'électricité, ainsi qu'une grande inertie chimique. Cependant, en raison des propriétés de mouillabilité du platine à l'égard de la matière en fusion contenue dans le creuset, cette dernière n'est pas toujours facilement récupérable dans sa totalité au moment de la coulée. Ceci limite les possibilités de l'appareil et conditionne par consé- quent sa conception à la production d'échantillons destinés à des techni- ques d'analyse qui ne nécessitent pas la totalité de la prise d'essai, par exemple l'analyse par la fluorescence de rayons X (FRX). Le but de la présente invention est d'élargir l'éventail des échantil- lons pouvant gtre produits par le même appareil vers d'autres techniques d'analyse que la FRX, comme l'absorption atomique ou la spectrométrie d'émission optique (SEO) avec excitation par plasma. A cet effet, l'invention a pour objet un appareil pour la préparation automatisée d'échantillons d'analyse comprenant un bâti supportant deux étages superposés: un étage de fusion comprenant une bobine à induction alimentée en courant électrique par un générateur haute fréquence, et un 39 creuset placé dans la bobine et destiné à contenir un mélange à fondre, 2 2487519 constitutif de l'échantillon, et un étage de coulée inférieur comprenant des moyens pour recevoir la matière en fusion déversée du creuset et achever la préparation de l'échantillon, appareil caractérisé en ce que le creuset présente une structure composite en deux couches concentriques: une couche extérieure en métal noble et une couche intérieure en matériau réfractaire non friable, bon conducteur de la chaleur et présentant des propriétés de non mouillabilité à l'égard de la matière constitutive de l'échantillon, et en ce que les moyens prévus à l'étage de coulée pour recevoir la matière en fusion sont constitués au moins par un récipient contenant un volume d'eau acidulée. Selon une caractéristique de l'invention, l'étage de coulée comprend un récipient, par exemple un bécher, contenant de l'eau acidulée. De préfé- rence, l'eau acidulée est, au moment de la coulée, soumise à une agitation au moyen d'un barreau aimanté immerge, mis en rotation grâce à un agitateur magnétique sur lequel est posé le récipient. Conformément à une variante de réalisation, le bêcher est surmonté par une unité amovible ou escamotable, comprenant une nacelle de coulée en métal noble de préférence de meme nature que le récipient extérieur consti- tutif du creuset et servant pour la solidification de la matière en fusion, et un moyen de préchauffage de la nacelle servant de support à cette dernière. Comme on le comprends l'idée à la base de l'invention réside dans une structure composite particulière du creuset de fusion en deux couches annulaires concentriques: une couche extérieure en platine ou alliage de platine et une couche intérieure en carbone vitreux. De préférence, ces couches sont séparées l'une de l'autre, auquel cas le creuset est constitué simplement de deux récipients emboîtés l'un dans l'autre. Cette conception présente l'avantage de la simplicité au niveau de la réalisation du creuset puisque les récipients en platine et en carbone vitreux de ce type sont aisément disponibles ou accessibles dans le commerce. De plus, le remplacement du carbone, qui s'use fatalement plus rapidement que le platine, peut ainsi être assuré très facilement. On comprend également que le choix d'un matériau non friable et non mouillant, tel que le carbone vitreux, permet, au moment de la coulée, la récupération de toute la masse de l'échantillon et de toute cette masse seulement. Cette particularité ouvre de nouvelles possibilités aux appareils de préparation automatique d'échantillons d'analyse par fusion inductive et, en particulier, au type d'appareil décrit dans le brevet français no 2 381 303 déjà cité pour lequel le creuset composite évoqué ci-avant 39 constitue un accessoire parfaitement approprié. 3 2487519 En effet, ce genre d'appareil équipé d'un tel creuset voit son domaine d'application s'étendre au-delà de la simple préparation d'échantillons sous forme de pastilles solides (perles) destinées à l'analyse par FRX, et englobe désormais la préparation d'échantillons sous forme liquide (mise en solution acide notamment) destinés à d'autres techniques - l'analyse, par exemple l'absorption atomique ou la spectrométrie d'émission optique avec excitation par plasma. Pour celà, il est nécessaire de couler la matière constitutive de l'échantillon et fondue dans le creuset, non plus dans une nacelle de platine pour solidifier une perle, mais dans un volume d'eau acidulée (acide chlorhydrique, par exemple), contenu dans un récipient quelconque, comme un bécher, mis en place sous le creuset. Il doit être souligné que l'invention élargit considérablement le marché actuel des appareils du genre prémentionné, compte tenu du nombre important de dispositifs d'analyse par absorption atomique en service et du développement actuel de la SEO par plasma. Il doit être souligné également que les coulées en nacelle de solidifi- cation ou dans un liquide de mise en solution par reprise acide ne sont pas exclusives l'une de l'autre, mais peuvent fort bien, conformément à une réalisation de l'invention, être regroupées au sein d'un appareil unique polyvalent équipé à cet effet d'un étage de coulée à double vocation. L'invention sera bien comprise et d'autres aspects et avantages ressor- tiront plus clairement au vu de la description qui suit donnée en référence à la figure unique annexée représentant une vue schématique en coupe longi- tudinale d'un appareil polyvalent selon un plan vertical passant par l'axe de la bobine de fusion. Sur la figure, on a représenté un appareil conforme à l'invention constitué d'un bâti 1 formant bottier dont la face avant 2 est équipée de deux étages superposés: un étage de fusion 3 (encadré supérieur) et en- dessous, un étage de coulée 4 (encadré inférieur). Chaque étage est maintenant décrit en détail. L'étage de fusion 3 comprend une bobine à induction verticale 5 dont l'axe est symbolisé en 6 et dans laquelle est placé le creuset de fusion 7. Cet ensemble est monté sur un équipage mobile comprenant une plaquesupport 8, un couvercle rabattable 9 fixé sur une pièce d'ancrage 10, elle-même solidarisée par une entretoise Il à un arbre tubulaire 12 supporté par un palier 13 prévu à cet effet dans la face avant 2 du bâti. L'arbre est accouplé à un moteur électrique réversible 14 grâce à un 39 pignon denté 15 sur lequel s'engrève une chaîne de transmission 16. Une 4 2487519 commande électronique 17 pilote le moteur 14. L'équipage mobile peut ainsi être mis en rotation alternée autour de l'axe 18 de l'arbre 12 de manière à soumettre le creuset 7 à un mouvement de basculement d'amplitude contrôlée de part et d'autre de l'axe 6 de la bobine à induction 5. Comme on le voit, cette dernière est un solénoïde formé par un tube de cuivre rigide dont les prolongements 19 traversent longitudinalement l'arbre 18 et sont reliés à un générateur de courant haute fréquence 20 selon une disposition qui sera décrite plus en détail par la suite. Des petites pattes de scellement 21 ancrées sur la pièce 10 assurent le maintien de la bobine. On observe également qu'une chemise 22 est placée entre la bobine et le creuset. Cette chemise, en matériau réfractaire et isolant de l'électricité, qui dans le cas présent est à base de silice, remplit une double fonction de protection: une protection électrique en empechant un contact éventuel entre la bobine et la paroi latérale du creuset et une protection thermique en s'opposant à une trop forte déperdi- tion calorifique du creuset. Accessoirement, la chemise sert également de support au creuset qui, au moyen de sa collerette 23, prend appui sur le bord supérieur de la chemise, ménageant ainsi entre le fond du creuset et la plaque support 8 un espace d'isolation thermique 24. On voit également que le couvercle 9, rabattable au moyen d'une char- nière 25, porte un clapet 26 articulé autour d'un pivot 27 et qui, en venant en butée sur une cale 28, prend position au-dessus du creuset et complète ainsi l'isolation thermique de ce dernier. Le couvercle est ver- rouillé en position formée par un clip élastique 29 fixé sur la plaque 8. Conformément à une caractéristique de l'invention, le creuset 7 de forme cyclindrique est formé de deux récipients emboîtés l'un dans l'autre un récipient extérieur 30 en alliage de platine-or et muni de la collerette 23 et un récipient intérieur 31 en carbone vitreux. Ces deux récipients présentent entre eux un simple jeu fonctionnel suffisant pour permettre un retrait aisé du récipient intérieur en cas de besoin. L'étage de coulée 4 est constitué de deux unités disposées l'une au- dessus de l'autre, une unité supérieure 32, dont la partie fonctionnelle 33, positionnée sous le creuset 7, est amovible, et une unité inférieure fixe 34. L'unité supérieure 32 comprend essentiellement une nacelle de coulée , en alliage de platine, qui se présente sous la forme d'une petite assiette à large bord, et une bobine à induction plate 36, constituée par 39 un tube de cuivre enroulé en spirale et servant au préchauffage de la 2487519 nacelle avant la coulée. La bobine 36 est incorporée de fabrication à un bloc annulaire en céramique 37 qui présente un épaulement circulaire 38 servant d'appui à la nacelle. Ainsi, cette dernière prend position au- dessus de la bobine 36, au voisinage immédiat mais sans contact entre eux. Le bloc 37 équipé de la bobine 36 et de la nacelle 35 compose la partie amovible 33 prémentionnée. A cet effet, le bloc 37 est simplement posé sur une console 39 fixée à la face avant 2 du bâti de l'appareil par une équerre et la bobine de préchauffage 36 est reliée au générateur haute fréquence au moyen de raccords rapides 41 en prise sur des bornes 42 de la face 2 et facilement démontables par simple traction sur le bloc 37. Comme on le voit, la console 39 présente, au niveau du bloc 37, une ouverture 43 au voisinage et en-dessous de laquelle débouche un bec 44 prévu pour un soufflage d'air de refroidissement dirigé vers la nacelle 35. L'unité inférieure 34 comprend essentiellement un bécher 45 contenant un volume déterminé d'eau acidulée 46 (solution d'HCl dans H20) et un petit barreau magnétique 47. Ce bécher, à l'instar de la nacelle 35 décrite précédemment, est centré sur, ou du moins au voisinage, de l'axe 6 de la bobine de fusion 5 et repose sur un agitateur magnétique de type classique 48, lui-mgme supporté par un socle 49 fixé à la face avant du chassis par une seconde équerre 50. La mise en place ou le retrait du bécher sont réalisés par glissement sur un plancher 51 au moyen d'un collier 52 enserrant le bécher et muni d'une tirette de manoeuvre 53. On observe que le plancher 51 dépasse des limites de la console 39 et présente une ouverture 54 par laquelle affleure l'agitateur 48 de manière à permettre un glissement aisé du bécher. D'autre part, dans l'exemple décrit, l'extrémité supérieure du bécher s'engage dans l'ouverture 43 de la console 39. Dans ces conditions, l'ouverture 43 se présente sous la forme d'une échancrure oblongue afin de laisser le libre passage du bécher lors de sa mise en place sous le creuset ou de son retrait après la coulée. Comme on le voit, la bobine 5 de fusion de l'échantillon et la bobine 36 de préchauffage de la nacelle de coulée sont montées entre elles en série à l'aide de connexions 55 également constitutées de tubes de cuivre et placées à l'intérieur du bo tier I avec le générateur haute fréquence 20. Une circulation d'eau à l'intérieur des conducteurs électriques tubulaires assure le refroidissement des deux bobines précitées. Afin de permettre les mouvements d'oscillations de l'équipage mobile porteur du creuset 2 autour de l'axe 18 comme indiqué par la double flèche, 39 les extrémités des tubes 19 sont raccordées aux tubes fixes 55 à l'aide de 6 248751-9 tresses souples en cuivre 56, entourée par des manchons également souples 57, par exemple en caoutchouc assurant l'étanchéité du circuit de refroi- dissement. On va maintenant décrire un mode de fonctionnement de l'appareil permettant de préparer un échantillon d'analyses. Lorsque la bobine 5 est excitée par le courant haute fréquence (plu- sieurs méga Hertz) fourni par le générateur 20, l'accrochage du courant induit se fait au niveau du récipient extérieur 30 en alliage de platine, lequel équilibre rapidement sa température avec celle du récipient intérieur 31 en carbone vitreux, par échange de chaleur qui s'opère essentiellement par rayonnement. Ce chauffage électrique indirect du récipient interne assure une fusion satisfaisante de la matière, constitutive de l'échantil- lon qui est contenu et référencée 58 sur la figure (prise d'essai mélangée à une proportion déterminée d'un diluant très oxydant, comme le tétraborate de lithium, par exemple. Cette fusion, accélérée par le ballotage du creu- set est sensiblement aussi rapide que dans la pratique connue utilisant le creuset de platine seul (de l'ordre de la minute). Une fois la fusion achevée, un automatisme assure le basculement du creuset en vue de la coulée au moyen d'une rotation suffisante de l'équipage mobile (environ 1200). Deux possibilités sont offertes quant au choix de l'étage de coulée selon que l'on souhaite préparer un échantillon solide en vue de l'analyse par FRX ou un échantillon à l'état liquide en vue de l'analyse par absorp- tion atomique ou par SEO à plasma par exemple. Dans le premier cas, la partie amovible 33 est présente sous le creuset, et le bécher 45 est retiré de manière à ne pas gêner le soufflage d'air par le bec 44. Le contenu 58 du creuset est déversé dans la nacelle 35 préalablement préchauffée par la bobine à induction 36. Dès la fin de la coulée, qui dure quelques secondes, la bobine 36 est mise hors-tension et une perle se solidifie rapidement dans la nacelle sous l'effet de l'air de refroidissement soufflé dès cet instant par le bec 44. La nacelle est saisie manuellement à l'aide d'une pince et la perle prfte à l'analyse est récupérée par simple retournement de la nacelle. Dans le second cas, la partie supérieure 33 est bien entendu retirée par simple traction sur le bloc 37 de manière à dégager les raccords 41 et un pontet tubulaire en forme de U, non représenté, est placé sur les bornes 39 42 de manière à les mettre en court circuit électrique et assurer la circu- 7 2487519 lation interne de l'eau de refroidissement. Le bêcher 45, contenant un volume déterminé 46 d'une solution acide H20 HCI et le barreau aimanté 47, est poussé en fond d'encoche 43 au moyen de la tirette de manoeuvre 53. Au moment de la coulée, un temporisateur enclenche l'agigateur magnétique 48 qui entrarne le barreau 47 en rotation afin d'assurer un brassage efficace du bain 46. La matière en fusion 58 est alors déversée dans le bécher et le contact brutal avec le liquide 46 à température ambiante provoque une fragmentation de cette matière dont la dispersion, favorisée par l'agitation, assure une facilité supplémentaire pour la mise en solution acide.Après déclenchement automatique de l'agitateur, le bécher est retiré et on finit la mise en solution à chaud avant de faire tous les prélèvements voulus d'échantillons en vue de l'analyse par absorption atomique ou par ICP SEO à plasma notamment. Il doit être compris que, si la présence du creuset intérieur en carbone vitreux est obligatoire lorsque la coulée se fait en milieu liquide acide, elle n'est pas en toute rigueur nécessaire lorsqu'on coule en nacelle en vue de la préparation d'une perlé pour FRX, car, dans cette hypothèse, il n'est pas indispensable de devoir récupérer dans la nacelle la totalité de la masse en fusion dans le creuset. Toutefois, on peut souhaiter conserver le récipient intérieur pour d'autres raisons, par exemple pour éviter tout risque de dégradation du platine lorsque la matière en fusion constitutive de l'échantillon est de nature susceptible de le détériorer, ce qui est le cas notamment si cette matière contient des phases réduites ou métalliques comme du zinc en parti- culier, Il doit cependant être souligné que la coulée d'une perle à partir d'un récipient en carbone entraîne une certaine dispersion dans les ré- sultats analytiques sur le fer et de façon plus générale sur tous les éléments oxydables de l'échantillon, car l'atmosphère réductrice due à la présence du carbone peut gêner quelque peu l'oxydation de la prise d'essai par les composants oxydants du fondant, tels que des borates de lithium (Li2B407) etc... Cette gene se retrouve bien entendu lorsqu'on coule dans un bêcher d'eau acidulée, mais dans ce cas la perturbation sur les résultats est quasiment nulle grâce à l'effet de normalisation dans la solution acide. Si, comme on vient de le voir, la présence d'un récipient intérieur en carbone vitreux n'est pas toujours indispensable, il n'en est pas de même en ce qui concerne le récipient extérieur en platine 30, et ceci pour 39 plusieurs raisons: 8 2487519 Une raison principale est que les appareils de préparation dtéchantil- lons d'analyses par fusion inductive s'accomodent généralement mal d'une alternative éventuelle creuset-platine - creuset-carbone. Dans ce type d'appareils, en effet, on peut difficilement remplacer un creuset en platine par un creuset en carbone et réciproquement, car le générateur haute- fréquence qui alimente la bobine à induction n'est accordé, par construction, qu'à un induit de nature déterminée qui, en rgle générale d'ailleurs, est du platine. Dans ces conditions, le générateur n'est pas accordé pour un induit en carbone et, dans le cas d'un appareil polyvalent tel que décrit ci-avant, il ne peut l'gtre, car il alimente le cas échéant également la bobine de préchauffage de la nacelle de coulée, laquelle, en pratique, doit impérativement âtre en platine. On pourrait bien entendu résoudre différemment le problème en équipant l'appareil de deux générateurs, mais cette solution présente des inconvé- nients, en particulier celui d'augmenter sensiblement le coût de l'appareil. Une autre raison en faveur de la présence systématique du récipient extérieur en platine est que celui-ci protège le récipient interne en carbone contre les risques d'oxydation à chaud au contact de l'air atmos- phérique. Là encore, un autre solution pourrait consister à placer le creuset en carbone dans une atmosphère neutre, mais on connaît bien les inconvénients de complexité et autres qu'entraîne une telle solution. Une autre raison encore réside dans la fonction de sécurité que remplit le récipient extérieur en platine à l'égard des risques de percée ou de rupture que pourrait présenter le récipient en carbone vitreux à cause de sa relative fragilité naturelle. On a déjà dit que l'un des avantages décisifs de l'invention était l'élargissement du domaine d'application des appareils de préparation d'échantillons d'analyses par fusion-dilution dans un creuset chauffé par. induction. On a vu que cet avantage était obtenu grâce à une modification possible de l'étage de coulée et que la caractéristique de l'invention, à l'origine de cette modification, était précisément le creuset composite platine- carbone vitreux, soit en deux couches accolées, soit en deux récipients distincts et emboîtables. Un autre avantage résultant directement cette fois du creuset composi- te, notamment dans sa forme de réalisation en deux récipients distincts et emboitables, s'exprime en termes de rentabilité, ou si l'on préfère, d'éco- nomie financière au niveau du coût unitaire de la fusion des échantillons. 39 Dans la pratique antérieure à creuset de platine unique (brevet français 9 2487519 n0 2 381 303 déjà cité), la reprise des creusets usagés par le façonneur de platine se fait à environ 75 % de leur valeur en métal. L'utilisateur perd donc systématiquement le quart du prix du creuset auquel se rajoute le coût de l'usinage pour le nombre de fusions réalisées avec celui-ci. De cette façon, l'incidence du platine dans le prix de revient d'une fusion peut raisonnablement être estimée à plus de 10 francs français, au cours actuel des métaux précieux. Les expériences réalisées avec un creuset composite, conforme à une caractéristique de l'invention, montrent que pour un récipient intérieur en carbone vitreux de 1 mm d'épaisseur, on peut aisément procéder à plus d'une vingtaine de fusions, avant de devoir le remplacer. Si l'on prend en compte d'un coté la durabilité améliorée du récipient en platine et, de l'autre, le coû1t relativement modique des récipients en carbone vitreux comparé à celui du platine, on calcule une réduction d'environ 70 % de l'incidence du creuset dans le prix unitaire de la fusion d'un échantillon. Il va de soi que l'invention ne saurait se limiter à l'exemple décrit en référence à la figure mais peut présenter de nombreuses variantes de réalisation tenant tant au creuset composite pour la fusion qu'à l'étage de coulée. Ainsi, le creuset composite peut avoir n'importe quelle forme géomé- trique. Si le creuset est conçu en deux récipients emboitables, sa forme géométrique est de préférence déterminée de façon que les récipients consti- tutifs puissent être facilement séparés, puis assemblés à nouveau. On comprend à cet égard que la forme la plus avantageuse est celle du cylindre, de préférence de révolution autour de l'axe de la bobine, ce qui, de sur- croit, permet de minimiser l'entrefer de cette dernière donc d'optimiser le couplage électromagnétique et, par voie de conséquence, le rendement élec- tri'que de chauffage du creuset. De même, le récipient intérieur peut légèrement dépasser du récipient extérieur (par exemple de quelques mm) de manière à présenter une prise aisée et faciliter ainsi son introduction dans le récipient extérieur, ou son retrait. Une telle disposition permet en outre d'éviter tout risque de bavures de matière en fusion sur le bord du récipient en platine au cours de la coulée et qui notamment, compliqueraient la récupération de la tota- lité de la masse constitutive de l'échantillon. De meme encore, les deux récipients emboîtés peuvent présenter entre eux un simple jeu fonctionnel, ou un espace de séparation plus important. Dans ce cas, une collerette, similaire à la collerette 23 est avantageusement 39 prévue sur le récipient intérieur et qui coopère avec le récipient extérieur 2487519 22, de manière à confiner l'atmosphère dans l'espace de séparation et empêcher ainsi une dégradation prématurée du récipient en carbone par oxydation de sa paroi extérieure. Quant à l'étage de coulée, la partie escamotable 33 réservée à la préparation d'une perle pour l'analyse FRX peut être soit amovible comme dans l'exemple décrit, soit simplement déplaçable sur la console de support 39, de manière à libérer l'orifice 43 pour permettre la coulée dans le bécher. Dans ce cas, les raccords démontables 41 et 42 peuvent fort bien Atre remplacés par un système à tresses de cuivre dans des manchons souples similaires à ceux déjà décrits en référence à la figure (référence 56-52). Par ailleurs, l'appareil conforme à l'invention n'est pas impérative- ment polyvalent et on peut fort bien se contenter d'un appareil spécialisé pour la préparation d'échantillons uniquement à l'état de solution liquide destinés à l'absorption atomique ou à la SEO à plasma par exemple. Dans ce cas, l'unité supérieure 32 comprenant la-partie amovible 33, la console support 39 et le bec de soufflage d'air 44 est simplement sup- primée- A noter encore que, dans le cas de l'appareil polyvalent, le pontet non représenté permettant de court-circuiter les bornes 42 lorsque la partie amovible 33 est retirée, peut être remplacé par de nombreux équiva- lents, par exempleune simple vanne trois voies placée sur le raccordement reliant la bobine de préchauffage 36 à la bobine de fusion 5. De même enfin, la bobine à induction plate 36 peut être remplacée par de nombreux autres moyens équivalents pour le préchauffage de la nacelle de coulée. 1l 2487519 REVENDICATIONS ) Appareil pour la préparation automatisée d'échantillons d'analyse comprenant un bâti supportant deux étages superposés: un étage de fusion comprenant une bobine à induction,alimentée en courant électrique par un générateur haute fréquence, et un creuset placé dans la bobine et destiné à contenir un mélange à fondre, constitutif de l'échantillon, et un étage de coulée inférieur comprenant des moyens pour recevoir la matière en fusion déversée du creuset et achever la préparation de l'échantillon, appareil caractérisé en ce que le creuset présente une structure composite en deux couches concentriques: une couche extérieure en métal noble et une couche intérieure en matériau réfractaire non friable, bon conducteur de la chaleur et présentant des propriétés de non- mouillabilité à l'égard de la matière constitutive de l'échantillon et en ce que les moyens prévus à l'étage de coulée pour recevoir la matière en fusion sont au moins constitués par un récipient contenant un volume d'eau acidulée. ) Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que le réci- pient intérieur constitutif du creuset est en carbone vitreux. ) Appareil selon les revendications I ou 2, caractérisé en ce que le récipient extérieur constitutif du creuset est en platine ou en alliage de plat-i e. ) Appareil selon les revendications 1, 2 ou 3, caractérisé en ce que le creuset est constitué de deux récipients distincts emboîtés l'un dans l'autre. 50) Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'étage de coulée comprend un agitateur magnétique sur lequel est posé le récipient d'eau acidulée. ) Appareil selon les revendications I et 5, caractérisé en ce que le récipient d'eau acidulée est monté coulissant sur une surface de glissement. 70) Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'étage de coulée comprend, au-dessus du récipient d'eau acidulée, un moyen de chauffage par induction, alimenté en courant électrique par le générateur haute-fréquence, et une nacelle de coulée, en métal noble placée au-dessus du moyen de chauffage, et en ce que ledit moyen de chauffage est monté escamotable sur le bâti de l'appareil. ) Appareil selon la revendication 7, caractérisé en ce que le moyen de chauffage par induction supportant la nacelle de coulée est constitué par une bobine plate de structure spiralée et reliée au générateur haute 39 fréquence par des raccords démontables. 12 2 487519 ) Appareil selon la revendication 8, caractérisé en ce que la bobine verticale entourant le creuset et la bobine plate supportant la nacelle sont montées en série à la sortie du générateur haute fréquence et en ce qu'elles sont constituées par un enroulement de tube en cuivre, et en ce que des moyens sont prévus pour assurer une circulation d'eau de refroidis- sement à l'intérieur du tube en cuivre.