La présente invention se rapporte aux appareils de sécurité, et elle concerne plus particulièrement un appareil de sécurité pour une presse à façonner les métaux, et notamment une presse à frein. Il a été difficile antérieurement de munir certains types de presses d'usinage, notamment de presses utilisées pour le pliage de métal en feuille, d'appareils de sécurite pour détecter ou empêcher la présence d'objets étrangers sur le trajet de la presse, par exemple pour détecter ou empocher la présence d'un doigt d'un opérateur, dans la presse. La difficulté qui s'est présentée consiste en ce que tout élé- ment de détection ou de protection placé en face du poinçon de la presse s'interpose sur le trajet que doit suivre la section de métal en feuille à plier se déplaçant pour occuper une position dans laquelle se trouve l'élément de détection, En conséquence, l'invention a pour objet un appareil de sécurité empêchant ou réduisant au minimum les inconvénients précités, d'une façon simple.mais efficace, ou offrant au moins au public un choix utile. Selon un premier aspect, l'invention consiste en un appareil de sécurité pour presse d'usinage comportant un poinçon animé d'un mouvement de va-et-vient pouvant entre actionné en liaison avec une matrice, ledit appareil comprenant un organe de détection, des moyens d'actionnement pouvant être manoeuvrés pour faire effectuer audit organe de détection, en cours d'utilisation, un mouvement prédéterminé par rapport au mouvement dudit poinçon, de telle sorte que l'organe de détection soit amené à se rapprocher de ladite matrice en avance sur le poinçon jusqu a ce que ledit organe de détection soit à une distance prédéterminée de la matrice, ledit organe de détection étant amené à se retirer de la matrice lorsque le poinçon est à une distance prédéterminée de ladite matrice, et des moyens d'arrêt actionnables par ledit organe de détection pour arrêter le mouvement duxpoingon, ces moyens d'actionnement comprenant une came pouvant être manoeuvrée par le mécanisme d'entratnement de ladite presse, un levier de came monté rotatif sur la presse au moyen d'un pivot, au moins un suiveur de came monté sur ledit levier de came et entrant en contact avec ladite came de telle sorte qu'en cours d'utilisation, ledit levier de came soit rené à osciller autour dudit pivot sous l'action de la came, et un mécanisme de liaison entre le levier de came et l'organe de détection propre à modifier le mouvement relatif entre le suiveur de came et l'organe de détection, pour amener l'organe de détection à effectuer un déplacement relatif prédéterminé par rapport au poinçon lorsque la presse est en fonctionnement. La figure unique da dessin annexé, donné uniquement à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, ladite figure représentant une vue en bout et en élévation d'un appareil de sécurité pour une presse d'usinage selon un mode d'exécution préféré de l'invention Dans le mode d'exécution préféré de l'invention, on décrit un appareil de sécurité particulièrement destiné être utilisé avec une presse à frein de pliage de métaux pourvue dlun mécanisme d'entrainement de type excentrique, mais il y a lieu de noter que l'invention peut s'appliquer tout aussi bien à des presses d'usinage destinées à d'autres utilisations et comportant différents types de mécanisme d'entrainement. En se référant à la figure unique représentant une vue en bout d'une presse à frein comportant une matrice fixe 1 et un poinçon 2 animé d'un mouvement de va-et-vient se présentant sous la forme d'une barre de poinçon (le #este de la presse à frein n'étant pas représenté pour des raisons de clarté, mais étant bien connu des spécialistes des presses d'usinage), un organe de détection 3 est présent sous la forme d'une barre de détection horizontale s'étendant en -face du poinçon 2. L'organe de protection est monté sur un bâti de protection 4 au moyen de montants 5, ces montants étant fixés, de façon à pouvoir coulisser, au bâti de protection de telle façon que l'organe de détection 3 puisse se déplacer vers le haut dans une mesure limitée par rapport au bêti de protection, ainsi que vers le poinçon 2 de la presse.Chaque montant 5 comporte une saillie angulaire 6 propre à contacter un micro-interrupteur 7 monté sur le bâti de protection. L'agencement de la saillie 6 et du micro-interrupteur 7 est tel que, lorsque l'organe de détection 3 monte par rapport au bâti de protection ou-avance vers le poinçon 2, le eircuit formé par l'intermédiaire du micro-interrupteur 7 est coupé. Le bâti de protection 4 est monté au moyen de galets 8 roulant dans des profilés en U ou rails 9 sur le bâti de la presse. Ainsi, le bâti de protection 4 portant ltorga- ne de détection 3 peut effectuer des mouvements de va-et-vient ascendants et descendants par rapport à la presse et, par suite, par rapport à la matrice 1. Un arbre 10 d'actionnement de bâti de protection est présent et est monté rotatif sur la presse dans des paliers (non représentés), et entre l'arbre d'actionnement de bâti de protection et le bâti de protection se trouve au moins une articulation 11 réalisée sous la forme d'une genouillere comprenant une biellette supérieure 12 et une biellette inférieure 13. La biellette supérieure est reliée à la biellette inférieure de façon à pouvoir pivoter au moyen d'un pivot 14 et la biellette inférieure est reliée au bâti de protection de façon à pouvoir pivoter au moyen d'un pivot 15. Un arbre à came 16 est présent et il est monté rotatif dans des paliers sur le bâti de la presse et entratne, par exemple, au moyen d'une roue de channe dont une section est représentée en 17 à partir de l'arbre moteur principal de la presse. Une came 18 dans laquelle est formée une rainure 19 constituant un chemin de came est montée sur l'arbre à came et elle peut donc être entraînée par l'arbre moteur de la presse. Un suiveur de came 20 réalisé sous la forme d'un galet propre à rouler dans le chemin de came 19 est monté à l'extrémité d'un bras 21 de suiveur de came qui est monté pivotant sur le bâti de la presse au moyen d'un axe 22 de secteur.Un bras de secteur (quart de cercle) 23 est fixé rigidement au bras 21 et il est également rotatif autour du secteur auquel est fixée de façon pivotante, au moyen d'un pivot 24, une biellette 25. La biellette 25 est reliée à son tour de façon pivotante à une courte biellette 26 par un pivot 27, la courte biellette 26 étant fixée à l'arbre d'actionnement 10 du bâti de protection. En cours d'utilisation, lorsque l'arbre moteur de la presse est actionné, la came 18 est entraînée en rotation par l'arbre à came 16, de sorte que le bras 21 de suiveur de came et, par conséquent, le bras de secteur 23 (ou plus simplement le secteur 23) oscillent autour de l'axe 22 de secteur. Le mouvement oscillatoire du secteur 23 est transmis au moyen de la genouillère formée par les biellettes 25 et 26 à 11 arbre d'actionnement 10 du bâti de protection, de sorte que ledit arbre d'actionnement oscille de façon prédéterminée autour de son axe. Le mouvement de l'arbre d'actionnement 10 est alors transformé au moyen de la genouillère formée par la biellette supérieure 12 et la biellette inférieure 13 en un mouvement alternatif du bâti de protection 4, de. sorte que ledit b ti de protection effectue un mouvement de va-et-vient ascendant et descendant en face de la matrice et du poinçon. Il est clair qu'en raison de la nature de l'entraînement forcé transmis de l'arbre à came 16 au bâti de protection.4, le bâti de protection effectuera un mouvement de va-et-vient prédéterminé par rapport au mouvement de vaet-vient de la matrice 2 entratnée de façon connue à partir de l'arbre moteur de La'presse. Dans ce but, les ensembles comprenant les articulations décrites plus haut sont agencés pour obtenir le mouvement relatif suivant entre l'organe de détection 3 et le poinçon 2 (comme on le décrira davantage plus loin). On va décrire à présent le mouvement de l'organe de détection par rapport au poinçon d'une presse ayant une course de 5 cm. Pendant la première partie du mouvement descendant du poinçon, l'organe de détection descend en avance par rapport au poinçon, jusqu'à ce qu'il soit à 3 mm de la surface supérieure de la pièce à usiner à plier dans la presto se à frein, et aussi près que possible de l'axe du poinçon et de la matrice (en général de 12,5 à 19 mm). S'il n'y a pas d'obstacle, tel qu'un doigt, sur le trajet de l'organe de détection, le poinçon achèvera sa course descendante sans arrêt et, lorsque le poinçon est à moins de 6,4 mm de la pièce à usiner, l'organe de détection monte rapidement en dehors du trajet que la pièce à plier dans la presse peut avoir à suivre.Si l'opérateur laisse les mains dans une position leur permettant d'être emprisonnéesentre la pièce à plier vers le haut et le poinçon, ses mains entreront en contact avec l'organe de détection 3 et arrêteront la presse (comme on le décrira plus loin). Si l'organe de détection rencontre un obstacle au cours de sa course descendante initiale, la presse sera aussi amenée à s'arrêter de façon analogue, en laissant encore de la place pour que l'opérateur mette ses mains entre le poinçon et la matrice sans les blesser On va décrire à présent des moyens d'arrêt actionnables par ledit organe de détection pour arrêter la presse La presse à frein comporte normalement une tige de commande faisant partie d'une tringlerie de liaison entre la pédale de pied de l'opérateur et le mécanisme d'actionnement d'embrayage et de frein de la presse, la tige de commande comportant une liaison réalisée sous la forme d'un ensemble piston-cylindre pneumatique, de sorte que la tige de commande peut être allongée ou raccourcie par le déplacement du piston dans le cylindre. L'ensemble piston-cylindre est agencé de façon que la tige de commande soit maintenue dans une configuration raccourcie par l'arrivée d'air comprimé au cylindre et la tige de commande comporte un ressort monte entre la tige et le bâti de la presse, de façon à amener l'extrémité de la tige de commande éloignée de la pédale de l'opé- rateur dans la position normalement prise lorsque la presse est arrêtée, si l'arrivée d'air comprimé du cylindre est coupée.Les micro-interrupteurs 7 sont reliés en série au moyen d'un circuit de câblage approprié à une soupape d'échappement actionnée par solénoïde montée sur l'ensemble piston-cylindre de telle façon que, si le circuit passant par les micro-interrupteurs 7 est interrompu, l'air comprimé est rapidement évacué de l'ensemble piston-cylindre, de sorte que l'extrémité de la tige de commande# éloignée de la pédale revient dans la configuration d'arrêt sous l'action du ressort.Il est clair que, si l'on fait démarrer le fonctionnement de la presse à frein en tirant sur la tige de commande au moyen de la pédale d'actionnement, et que l'on déplace ou heurte alors l'organe de détection 3 de façon que le micro-interrupteur 7 coupe le circuit électrique qui lui est relie, la soupape d'échappement à solénoïde se trouvant sur l'ensemble piston-cylindre sera actionnée, avec pour résultat que la tige de commande s'allonge et que le frein de la presse agit, et que l'em brayage se désaccouple pour arrêter imméaiatement la presse, Il est clair aussi que, grâce à l'agencement de l'ensemble pistoncylindre et du ressort, toute panne d'alimentation en air comprimé provoque également l'allongement de la tige de commande et l'arrêt de la presse. On notera que, lorsqu'il y a plusieurs tiges de commande pour actionner la presse (par exemple, des tiges séparées étant prévues pour les commandes d'embrayage et de frein), on prévoit un ensemble d'appareils analogues pour chaque tige de commande. Les principaux problèmes se posant lorsqu'on donne à un bâti de protection un mouvement de va-et-vient par rapport au poinçon du type décrit, consistent en ce qu'avec des presses à frein modernes à vitesses de l'arbre coudé pouvant atteindre 40 tours par minute, un cycle de fonctionnement s'achève toutes les secondes et demie et par conséquent, comme le bâti de protection doit passer de sa position supérieure à sa position inférieure au cours des 60 premiers degrés de rotation de l'arbre coudé à partir de sa position de point mort haut, ce déplacement doit être achevé en un quart de seconde, et le bâti de protection doit également revenir à la même vitesse, en commençant lorsque l'arbre coudé est à trois huitièmes de tour de la position de point mort bas.Ces déplacements rapides, notamment en liaison avec une machine comportant un bâti de protection, qui nécessitent un mouvement long, par exemple un déplacement de 20 cm entre la position supérieure et la position inférieure, l'accélération, la vitesse maximale et la décélération de la tringlerie et du bâti de protection doivent être réglés soigneusement pour vaincre l'inertie des composants et produire le mouvement requis de façon satisfaisante. Pour atteindre cet objectif, le chemin de came 19 comporte deux sections de rayon constant autour de l'arbre à came 16, une section de grand rayon 28 pour positionner l'organe de détection 3 dans sa position inférieure et une section de petit rayon 29 pour positionner l'organe de détection dans sa position supérieure.Le profil du chemin de came entre la section de petit rayon et la section de grand rayon est gradué et conformé soigneusement pour produire une accélération et undécélération acceptables du suiveur de came 20 et les accélérations résultantes des tringleries-descendan- tes pendant les segments de montée et de descente du mouvement de la came, qui ont chacun lieu sur 600 du mouvement de rotation de la came Pour les objectifs de la machine décrite, il s'est avéré avantageux de prévoir une différence de rayon de 7,6 cm entre la section 29 de petit rayon et la section 28 de grand rayon La longueur du bras 21 de suiveur de came est telle qu'en liaison avec le profil de came décrit, l'axe 22 de secteur oscille sur une amplitude de 250 dans chaque sens pendant un tour de la came.Le secteur 23 relié au bras 21 de suiveur de came comporte un pivot 24 fixé de façon réglable au secteur au moyen d'une fente qui y est pratiquée, de sorte que la longueur du secteur entre le pivot 24 et l'axe 22 de secteur peut être modifiée pour donner des degrés d'oscillation variable de l'arbre 10 d'actionnement de came correspondant à l'oscillation de 250 de l'axe 22 de secteur. Le pivot 24 étant placé à l'extrémité extérieure du secteur 23, les bras de levier du secteur et des biellettes de liaison 25 et 26 sont agencés de façon que le déplacement de 250 du secteur produise une rotation de 1200 de l'arbre d'actionnement 10 du bâti de protection.Les longueurs et les centres de cette tringlerie Sont agencés de façon qu'il se forme un angle droit entre les biellettes 25 et 26, lorsque la position centrale du mouvement du bâti de protection est atteinte, Cela a pour effet de permettre aux angles variables de réduire le degré d'accélération ou de décélération dans les deux sens. De façon analogue, l'articulation à genouillère entre l'arbre d'actionnement 10 du bâti de protection et le bâti de protection 4 au moyen de la biellette supérieure 12 et de la biellette inférieure 13 est agencée de façon que les variations d'angle qui ont lieu, c'est-à-dire l'aplatissement des genouillè- res, contribuent a régler l'acceleration et la décélération de la masse du bâti de protection.L'arbre d'actionnement 10 du bâti de protection comporte également des ressorts de torsion (non représentés) entre l'arbre et la presse ajustés de façon à appliquer un effort ascendant au bâti de protection lorsque ce dernier est en position inférieure, tout en permettant à la traction due à la pesanteur d'agir sur le b ti de protection lorsqu'il est en position supérieure, ce qui réduit les efforts appliqués à la came et aux tringleries. On peut ajuster la longueur de la course du b ti de protection 4 et, par suite, de 11 organe de détection 3, et 5 également la position inférieure de l'organe de détection en ajustant certains points de la tringlerie, de la façon sui vante. Pour ajuster la position inférieure atteinte par l'organe de détection 3, on fait fonctionner la presse à frein jusqu'à ce que l'organe de détection soit dans sa position in férieure, et l'on ajuste alors la position du pivot 15 dans une fente 30 du bâti de protection, de façon à faire monter et descendre le bâti de protection jusqu a ce que l'organe de détection soit à une distance déterminée au-dessus du banc de travail 34 ou de la surface de la pièce à usiner, destinée à être pliée par la presse. Cette distance est normalement ajustée de façon que l'on ne puisse pas passer un doigt entre l'organe de détection et la pièce à usiner.On fait alors fonc tionner la presse jusqu'à ce que l'organe de détection attei gne sa position supérieure, et l'on peut alors ajuster la po sition du pivot 24 dans la fente du secteur 23 pour détermi ner la position supérieure de l'organe de détection. Du fait que le secteur 23 est incurvé autour d'un centre de courbure se trouvant au pivot 27 lorsque le bâti de protection est dans sa position supérieure, l'ajustement du pivot 24 dans la liaison à secteur n'influencera pas la position inférieu re de l'organe de détection réglée précédemment par ajuste ment du pivot 15.Les glissières 9 sont fixées de façon à pouvoir pivoter au b ti de la presse à leurs extrémités supé rieures par un pivot dont le centre coïncide avec l'axe de l'arbre d'actionnement 10 du bâti de protection et elles sont supportées sur le bâti de la presse à leurs extrémités infé rieures par des entretoises 31 fixées au bâti dé la presse par des boulons 32 passant par des fentes 33 pratiquées dans les entretoises. En ajustant les entretoises vers l'intérieur ou vers l'extérieur puis en fixant les boulons 32, on peut fi xer la proximité de l'organe de détection du poinçon de la presse dans une position désirée. On peut ainsi obtenir un appareil de sécurité pour presse d'usinage présentant l'avantage que la pièce, introduite dans la presse pour être déformée par un poinçon et une matrice de façon classique peut être déformée pour occuper une position occupée précédemment par l'organe de détection de l'appareil de sécurité peu de temps auparavant, grâce au retrait rapide du bâti de protection. Jusqu'à présent, il était difficile de placer un organe de détection dans une position telle qu'il détecte la présence d'un objet étranger sur le trajet du poinçon, par exemple du doigt de l'opérateur tout en étant dans une position ne gênant pas l'opération de pliage de la presse. On notera que, comme l'organe de détection ne se retire pas de la pièce jusqu'à ce que le poinçon ait atteint une position située à environ 6,3 mm au-dessus de la surface de la pièce, il n'est pas possible de glisser un doigt entre la pièce et le poinçon. Du fait que l'organe de détection se retire alors rapidement de la surface de la pièce, celle-ci peut être pliée par l'action du poinçon et de la matrice, de sorte que le bord libre de la pièce faisant saillie vers l'opérateur peut entre plié vers le haut jusqu'à ce qu'il atteigne une position presque en contact avec la face du poinçon. Il va de soi que des modifications peuvent être apportées aux modes de réalisation qui viennent d'être décrits, notamment par substitution de moyens techniques équivalents, sans pour cela sortir du cadre de la présente invention, REVENDICATIONS 1. Appareil de sécurité pour presse d'usinage comportant un poinçon animé d'un mouvement de va-et-vient pouvant être actionné en liaison avec une matrice, caractérisé en ce qu'il comprend un organe de détection, des moyens d'actionnement pouvant être manoeuvrés pour faire effectuer audit organe de détection, en cours d'utilisation, un mouvement prédéterminé par rapport au mouvement du poinçon, de telle sorte que l'organe de détection soit amené à se rapprocher de la matrice en avance sur le poinçon jusqu a ce que ledit organe de détection soit à une distance prédéterminée de la matrice, ledit organe de détection étant amené à se retirer de la matrice lorsque le poinçon est à une distance prédéterminée de ladite matrice, et des moyens d'arrêt actionnables par l'organe de détection pour arrêter le mouvement du poinçon, lesdits moyens d'actionnement comprenant une came pouvant être manoeuvrée par le mécanisme d'entratnement de ladite presse, un levier de came monté rotatif sur ladite presse au moyen d'un pivot, au moins un suiveur de came monté sur ledit levier de came et entrant en contact avec ladite came de telle sorte qu'en cours d'utilisation, ledit levier de came soit amené à osciller autour dudit pivot sous l'action de la came, et un mécanisme de liaison entre le levier de came et l'organe de détection propre à modifier le mouvement relatif entre le suiveur de came et l'organe de détection, pour amener ledit organe de détection à effectuer un mouvement prédéterminé par rapport à celui du poinçon lorsque la presse est en fonctionnement. 2. Appareil selon-la revendication 1, caractérisé en ce que le mécanisme de liaison comprend un levier intermédiaire monté rotatif sur la presse au moyen d'un pivot intermédiaire, et une biellette reliant le levier intermédiaire à l'organe de détection, ledit levier intermédiaire étant relié directement ou indirectement audit levier de came de fa çon que l'oscillation dudit levier de came provoque l'oscillation dudit levier intermédiaire autour du pivot intermédiaire et, par suite, le déplacement de l'organe de détection. 3. Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce que le pivot intermédiaire comprend un arbre d'actionnement de bâti de protection monté rotatif sur 1a presse, le- dit arbre d'actionnement du bâti de protection oscillant en cours d'utilisation sous l'action d'une tringlerie de suiveur de came comprenant ledit suiveur de came, ledit levier de came et une partie dudit levier intermédiaire, ledit arbre d'actionnement du bâti de protection étant agencé pour déplacer ledit organe de détection au moyen d'une tringlerie à leviers multiples les reliant, comprenant la partie restante dudit levier intermédiaire et une liaison entre ladite autre partie et ledit organe de détection. 4. Appareil selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'organe de détection est monté sur un bâti de protection, ledit bâti étant monté de façon à pouvoir se déplacer, à son tour, sur le bâti de ladite presse, de telle façon que le bâti de protection et, par suite, organe de détection soient contraints à se déplacer, par rapport à ladite presse, d'une façon prédéterminée. 5. Appareil selon la revendication 4, caractérise en ce que des profilés en U ou rails de guidage sont présents sur ladite presse, ledit bâti de protection étant monté sur ces profilés ou rails au moyen de suiveurs, tels que des galets, de façon à être contraint à se déplacer le long de ces profilés ou rails. 6. Appareil selon la revendication 4 ou 5, carac térisé en ce que la tringlerie à leviers multiples comprend une articulation à genouillère comprenant un premier levier fixé à l'arbre d'actionnement du bâti de protection et pouvant tourner avec lui et un second levier monté pivotant sur le premier levier et monté en outre pivotant sur le bâti de protection en un point éloigné du premier levier. 7. Appareil selon l'une quelconque des revendications 3 à 6, caractérisé en ce-que ladite tringlerie de suiveur de came comprend un levier coudé monté pivotant sur la presse, comportant sur son premier bras un suiveur de came propre à entrer en contact avec la came, et une tringlerie à genouillère entre le second bras dudit levier coudé et ledit arbre d'actionnement de bâti de protection. 8. Appareil selon L'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que ladite came consiste en une plaque en forme de came dans laquelle est pratiquée une rainure continue suivant une forme prédéterminée. 9. Appareil selon la revendication 8, caractérisé en ce que ladite plaque en forme de came est montée sur un arbre à came pouvant l'entralner en rotation, entraîné à partir des moyens moteurs de ladite presse, ladite rainure continue comportant deux parties de rayons sensiblement constants autour dudit arbre à came, la première partie ayant un rayon plus grand que la seconde partie, la différence entre les rayons de la première partie et de la seconde partie étant déterminée en liaison avec le reste des moyens d'actionnement pour donner, en cours d'utilisation, une amplitude de mouvement prédéterminée audit organe#de détection. 10. Appareil selon l'une quelconque des revendications 7 à 9, caractérisé en ce que la liaison pivotante entre le second bras du levier coudé et la genouillère est ajustable suivant la longueur dudit second bras, ce qui permet d'ajuster le rapport du mouvement oscillatoire du pivot dudit levier coudé au mouvement oscillatoire provoqué dans l'arbre d'actionnement du bâti de protection par ladite genouillère. 11. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que les moyens d'arrêt comprennent au moins un interrupreur électrique actionnable par le mouvement dudit organe de détection pour arrêter le fonctionnement de la presse. 12. Appareil selon l'ensemble de la revendication 11 et de l'une quelconque des revendications 4 à 10, caractérisé en ce que ledit interrupteur est monté entre l'organe de détection et le bâti de protection de façon telle que tout mouvement de l'organe de détection par rapport. au bâti de protection actionne l'interrupteur. 13. Appareil selon la revendication 11 ou 12, caractérisé en ce que la presse comporte au moins une tige de commande pour actionner le mécanisme d'entraînement de ladite presse, ladite tige de commande comportant une liaison sous la forme d'un ensemble pneumatique forme par un piston. et un cylindre recevant normalement, en cours d'utilisation, une alimentation en air comprimé et comportant une soupape d'échappement actionnée par solénoïde, pouvant être actionnée par ledit interrupteur de façon que, lorsque ledit interrupteur est actionné, l'air comprimé soit évacué du cylindre, ce qui a pour conséquence que la tige de commande arrête le fonctionnement de la presse. 14. Appareil selon l'une quelconque des revendications 3 à 13, caractérisé en ce que la presse d'usinage consiste en une presse à frein comportant un poinçon sous la forme d'une barre de poinçon longitudinale, ledit organe de détection se présentant sous la forme d'une barre de détection ou d'une série de barres de détection, la barre de détection et l'arbre d'actionnement du bâti de protection étant disposes sensiblement parallèlement à ladite barre de poinçon. 15. Appareil selon l'ensemble de la revendication 14 et de l'une quelconque des revendication 7 à 11, caractérise en ce que les profilés ou rails sont disposés sensiblement perpendiculairement à ladite barre de poinçon, et en ce que l'arbre à came, le levier coudé et tous les pivots de tringlerie ont des axes sensiblement parallèles à ladite barre de poinçon.