On sait qu'un signal vidéo, provenant d'un enregistreur a bande ou d'un disque, risque de présenter des erreurs temporelles, du fait par exemple de périodes lignes alternativement trop courtes ou trop longues ou de l'apparition d'autres erreurs temporelles pendant le balayage lignes. Ces fluctuations se groupent généralement autour d'une valeur moyenne. Les impulsions de synchronisation lignes du signal ne présentent alors plus un intervalle de temps constant, ce qui entrasse des perturbations lors de la reproduction. Il peut en résulter par exemple une perte de la synchronisation lignes ou une distorsion des bords verticaux sur l'image reproduite. Il est connu, pour la suppression de ces erreurs (brevet allemand n' 1 oi4 153), de déterminer a l'aide d'un comparateur de temps ou de phase la position temporelle relative des impulsions de synchronisation lignes du signal et d'impulsions de synchronisation constantes produites localement, afin d'obtenir une tension de réglage qui commande la vitesse de l'enregistreur. Ce montage fonctionne toutefois avec une certaine inertie. I1 est également connu d utiliser la tension de réglage précitée pour la commande d'une ligne à retard commandée électroniquement et située sur le trajet du signal. Le temps de propagation de cette ligne est augmenté dans le cas d'une période lignes trop courte et réduite dans le cas d'une période trop longue. I1 est ainsi possible de compenser les erreurs groupées autour d'une valeur moyenne. De tels montages exigent un appareillage relativement important et n'offrent qu'une plage de commande limitée. Les montages connus ne donnent pas satisfaction, notamment dans le cas d'écarts importants, de lignes trop longues ou trop courtes. L'invention a pour objet la réalisation, à l'aide d'éléments nouveaux, d'un montage pour la compensation des erreurs temporelles, fonctionnant sans inertie et assurant une correction parfaite, même de grandes erreurs temporelles. Selon une caractéristique essentielle de l'invention, le montage correcteur comporte une mémoire électronique commandée par des impulsions d'horloge et le signal est introduit dans cette mémoire à partir du début de la période lignes réelle, puis sorti à partir du début de la période lignes théorique. La mémoire électronique commandée par impulsions d'horloge comporte par exemple de nombreux compensateurs, dans lesquels le signal est mémorisé segment par segment à l'aide d'un commutateur. Ce signal est ensuite sorti par le commutateur, à une fréquence d'horloge constante, correspondant a la période lignes théorique. Cette mémorisation offre une marge relativement importante pour le début de la lecture de sortie, de sorte qu'il est toujours possible d'adapter cette opération, qui délivre le singal corrigé, à la position temporelle et à la durée de la période lignes théorique. L'introduction en mémoire commence toujours avec l'impulsion de synchronisation lignes du signal non corrigé. La fin de l'introduction peut être fixée par divers critères. C'est ainsi que l'introduction peut durer jusqu'a ce que la mémoire soit pleine.Ce résultat s'obtient par exemple en dérivant du signal non corrigé le train d'impulsions d'horloge qui commande l'introduction et en calculant sa fréquence de façon que le signal non corrigé d'une période lignes, de durée fluctuante, remplisse toujours la mémoire. En traduisant la durée de la période lignes réelle par exemple, il est possible de produire un train d'impulsions d'horloge qui, pendant la durée de cette période, délivre le nombre d'impulsions d'entrée remplissant exactement la mémoire. L'introduction peut aussi être interrompue au bout d'un temps défini.Dans le cas d'une durée fluctuante de la période lignes, aucun signal n'est plus introduit à la fin de la lecture, dans le cas d'une période lignes particulièrement courte, et une partie de la période lignes particulièrement longue est supprimée. I1 est également possible de terminer l'introduction à la fin de la durée de lignes réelle. Ce résultat s'obtient par exemple à l'aide d'une impulsion de synchronisation lignes, qui met fin à l'introduction de la ligne précédente, ramène la mémoire dans son état initial et produit l'introduction de la ligne suivante. Dans une autre forme de réalisation de l'invention, plusieurs mémoires électroniques de ce type sont utilisées et le signal est introduit alternativement dans diverses mémoires, ligne après ligne. I1 est ainsi possible de traiter des fluctuations plus importantes de la durée lignes du signal, car chaque mémoire ne doit mémoriser, puis transmettre ème le signal qu?a chaque n ligne, toutes les deux lignes par exemple. L'invention permet une correction particulièrement précise, car la sortie peut démarrer aux instants désirés, à savoir au début de chaque période lignes théorique, puis se poursuivre pendant la durée de cette période, indépendamment de la position temporelle et de la durée de la période lignes réelle considérée. Les impulsions de synchronisation lignes du signal corrigé présentent alors exactement l'intervalle constant correct. La correction s'effectue sans inertie, car chaque ligne est corrigée individuellement et il n'y a pas d'intégration sur plusieurs lignes par le montage correcteur. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à l'aide de la description détaillée ci-dessous d'exemples de réalisation et des dessins annexés sur lesquels la figure 1 représente le schéma de principe de l'invention; la figure 2 représente des signaux vidéo à corriger; les figures 3a, b, c représentent les signaux introduits dans la mémoire; les figures 3d, e, f représentent les signaux corrigés en mémoire; la figure 3g représente les signaux délivrés par la mémoire avec une période lignes constante; la figure 4 représente le schéma de principe de la mémoire; et la figure 5 représente un autre exemple de réalisation de l'invention. Sur la figure 1, un appareil à bande 1 délivre sur une ligne 2 un signal vidéo 3 présentant des erreurs temporelles. Selon la caractéristique essentielle de l'invention, le signal 3 est appliqué à une mémoire électronique 4, commandée par des impulsions d'horloge, constituant le montage correcteur des erreurs temporelles et délivrant un signal corrigé sur une borne 5. Un conformateur d'impulsions 6 délivre à partir du signal 3 un train d'impulsions d'entrée 7, qui introduit le signal 3 dans la mémoire 4 au début d'une période lignes de ce signal. Un générateur d'horloge 8, qui synchronise l'appareil à bande 1 par l'intermédiaire d'un fil 9, délivre un train d'impulsions de sortie 9, qui sort le signal de la mémoire 4 au début de la période lignes théorique, c'est-à-dire à une fréquence constante. Cette sortie à fréquence constante délivre sur la borne 5 un signal exempt d'erreurs temporelles, c'est-8-dire avec une période lignes de durée constante. Les figures 2 et 3 illustrent le fonctionnement de ce montage. Les traits verticaux indiquent les périodes lignes théoriques T sur la figure 2. o Les impulsions de synchronisation lignes 10 du signal 3 ne correspondent pas à ces périodes lignes théoriques T , mais sont décalées par rapport à leur origine, par suite des erreurs temporelles; la durée des périodes lignes réelles T1, T2, T3 est en outre faussée. T1, T3 sont trop longues, T2 est trop courte. Les divers signaux 3 des lignes successives sont introduites dans la mémoire 4, conformément aux figures 2b-d, à partir du début de la période lignes réelle T1, T2, T3, le début de l intrcduc- Lion notant fixé par l'impulsion de synchronisation Lignes 10 précédant la période lignes considérée.Les signaux des périodes lignes T1, T2, T3 sont alors contenus dans la mémoire, conformément aux figures 3a, b, c, l'impulsion de synchronisation lignes 10 étant mémorisée au début de la mémoire. Les signaux selon figures 3a, b, c sont représentés symboliquement en fonction de la longueur de la mémoire (ctest-à-dire du temps) La sorti s'effectue ensuite conformément aux figures 3d, e, f, à partir du début des périodes lignes théoriques, pendant le temps T . Dans le cas o de la ligne t1, la partie li dépassant la période lignes théorique T o est alors supprimée. Au cours de la ligne T2,il manqua à la période lignes théorique une partie 12 et un signal constant est inséré pendant ce temps. Au cours de la ligne T3, la partie 13 en excès de la période lignes théorique T est de nouveau suppriînée La sortie commençant toujours à o des instants équidistants, à savoir au début de chaque période lignes théorique To, on obtient selon figure 3g un signal à période lignes T o constante. Le conformateur 6 peut également produire le train d'impulsions d'entrée 7 de façon à toujours obtenir le méme degré de remplissage de la mémoire 4 pendant la période lignes réelle, le remplissage complet ar exemple. Les segments horizontaux des figures 3a, b c auraient alors -ous la meme longueur. Il est par exemple possible de déterminer la durée de la période lignes réelle dans le conformateur d'impulsions 6. puis de toujours produire le même nombre d'impulsions d train 7 pendant cette duree. Dans ce cas, le signal de la figure 3g remplirait toujours la période lignes théorique T à la sortie. o La figure 4 illustre le principe de fonctionnement de la mémoire 4. A l'entrée. le signal est transmis de la ligne 2 à la mémoire 4 par un inverseur 14. Le train d'impulsions d'entrée 7, appliqué à une borne 30, distribue le signal segment par segment entre de nombreux condensateurs 16, comme le représente symboliquement un bras 15, qui progresse dans le sens 17 à chaque impulsion du train 7. Le signal est mémorisé dans les condensateurs 16 à la fin de l'entrée. La mémoire peut être partiellement remplie ou pleine, ou une partie du signal a été supprimée. Pour la sortie, l'inverseur 14 est placé sur la position en tirets et le train d'impulsions de sortie 9 commande alors le déplacement du bras 15 sur les divers condensateurs 16, en fonction de la période lignes théorique T . Le signal vidéo corrigé apparatt ainsi sur la borne 5 pendant la période lignes théorique T .En pratique, le nombre de condensateurs s'élève à o plusieurs centaines. La figure 5 représente un montage avec deux mémoires 4, 4', dans lesquelles le signal est mémorisé alternativement à chaque ligne par un inverseur 18. On admet ci-dessous que les mémoires contiennent cinq segments de signal pendant la durée lignes. Ce nombre de segments de signal est beaucoup plus grand en réalité, de quelques centaines par exemple. Le trajet du signal vers la mémoire 4 est décrit en premier. Une impulsion de porte 19 est obtenue a partir de l'impulsion de synchronisation lignes 10 du signal 3 fluctuant dans le temps, avec une période lignes réelle T (tel, T T sur les figures 2 et 3); cette impulsion 19 produit n 1' 2' 3 un train d'impulsions d'entrée 7 pendant [a durée du signal 3. Par l'intermédiaire d'un fil 26, ce train agit sur la mémoire 4 de façon qu'elle reçoive le signal 3 pendant la durée de l'impulsion 19, de la façon décrite pour les figures 2 et 3. Un train d'impulsions constantes 20 est en outre produit, par exemple dans le générateur 8 de la figure 1 ou par régénération ou stabilisation des impulsions provenant de l'appareil 1. Les impulsions 20 présentent donc la fréquence correcte et un intervalle correspondant à la période lignes théorique T0. Une impulsion de porte 21 est dérivés des impulsions 20 et produit un train d'impulsions de sortie 9 pendant la durée lignes théorique. Ce train commence une demidurée de ligne environ après la fin du train d'impulsions 7. Par l'inter rlédiaire du fil 26, le train d'impulsions 9 produit la sortie du signal contenu dans la mémoire 4, pendant la durée lignes théorique T . Un fil o 22 transmet ce signal à un étage additionneur 23, qui délivre ensuite sur la borne 5 le signal corrigé 3'. Pour la ligne suivante, contenant le signal 24, l'inverseur 18 est placé sur la position en tirets et dirige le signal 24 vers la mémoire 4'. La mémorisation s'effectue dans cette dernière de la façon précédemment décrite. Pour la sortie, la mémoire 4' délivre le signal 24, porté à la durée lignes théorique T pendant la durée de l'impulsion de porte 21, o a un fil 25 qui l'applique à l'étage additionneur 23, de sorte que les signaux 3', 24' se complètent sur la borne 5 pour former un signal corrigé continu. Il est possible le cas échéant d'utiliser davantage de mémoires 4, auxquelles le signal à corriger est connecté alternativement ligne par ligne. Les opérations d'entrée et de sortie peuvent se recouvrir partiellement dans les mémoires 4, 4'. Cette solution est possible avec des mémoires telles qu'un montage itératif. La sortie par le train d'impulsions 9 commence par exemple après l'instant où l'entrée par le train d'impulsions 6 est certainement terminée. Le train d'impulsions d'entrée 7 peut être dértwé du signal fluctant 3 de façon que la mémoire 4, 4' soit remplie exactement pendant la durée lignes réelle. Dans le cas d'une durée du signal excessivement longue, il peut être utile de supprimer ce signal, c'est-à-dire de ne plus le mémoriser, après un temps déterminé, quand la mémoire est pleine. Le train d'impulsions d'entrée peut ainsi être coupé lors de l'apparition à la sortie de la mémoire d'une impulsion de synchronisation lignes précédant le signal introduit.Dans le cas des mémoires décrites, il est également possible d'effectuer l'entrée et la sortie d'une ligne avec un léger retard. I1 doit alors être assuré que l'opération de sortie ne rattrape pas l'opération d'entrée. I1 serait concevable que dans le montage de la figure 4, un bras 15 introduise le signal dans les condensateurs 16 et qu'un second bras, décalé de plusieurs contacts dans le sens inverse de la flèche 17, sorte peu de temps après le signal des condensateurs 16, à une fréquence constante. Un calcul approprié du train d'impulsions 7 commandant le premier bras et du train d'impulsions 9 commandant le second bras permet d'obtenir que le second bras demeure toujours derrière le premier et trouve un signal sur les condensateurs. Bien entendu, diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art au principe et aux dispositifs qui viennent d'être décrits à titre d'exemples non limitatifs, sans sortir du cadre de l'invention. Revendications 1. Montage pour la suppression des erreurs temporelles d un signal vidéo à la fréquence lignes, dont la durée lignes réelle diffère de sa valeur théorique à l'aide d'un montage correcteur, notamment pour le signal délivré F-lr un enregistreur à bande ou un disque, ledit montage étant caractérisé en ce que le montage correcteur comporte une mémoire électronique commandée par des impulsions d'horloge et le signal est introduit dans [a mémoire à partir du début de la période lignes réelle et sorte de la mémoire à partir du début de la période lignes théorique. 2. Montage selon revendication 1, caractérisé en ce que la mémoire comporte de nombreux condensateurs constituant des éléments de mémorisation, dans lesquels un train d'impulsions d'entrée introduit successlvement des segments du signal, qui sont ensuite sortis par un train d'impulsins de sotti. 3. Montage selon revendication 2, caractérisé en ce que la mémoire est un montage itératif. 4. Montage selon revendication l, caractérisé en ce que la memoire est un registre à décalage. 5. Montage selon revendication 1, caractérisé en ce que l'entrée est commandée par un train d'impulsions d'entrée, dérivé des impulsions de synchronisation lignes du signal non corrigé. 6. Montage selon revendication 5, caractérisé en ce que le train d r- pulsions d'entrée est obtenu à partir des impulsions de synchronisation lignes. par multiplication de fréquence. 7. Montage selon revendication 1, caractérisé en ce que l entrée est produite par l'impulsion de synchronisation lignes, de façon que l'origine de la période lignes réelle soit mémorisée au début de la mémoire. 8. Montage selon revendication 7, caractérisé en ce que la mémoire est ramenée automatiquement dans sa position initiale après la fin de l'in troduction d'une ligne. 9. Montage selon revendication 1, caractérisé en ce que l'entrée cst intertorpue quand la mémoire est pleine. 10. Montage selon ievendication 9, caractérisé en ce que le train d'impulsions d'entrée est déconnecté lors de l'apparition a la sortie de la mémoire d'une impulsion de synchronisation lignes précédant le signal introduit. 11. Montage selon revendication 1, caractérisé en ce que l'impulsion de synchronisation lignes d'une Ligne met fin à I 'intioduction de la ligne précédente. 12. Montage selon revendication 1, caractérisé en ce que la fréquence d'horloge d'entrée varie en fonction de la durée lignes réelle, de façon à toujours assurer le mGme degré de remplissage de la mémoire. 13. Montage selon revendication 1, caractérisé en ce que l'introduction d'une période lignes réelle est interrompue à un instant déterminé, après le début de cette période, et la partie du signal située au-delV de cet instant est supprimée. 14. Montage selon revendication 1, caractérisé en ce que la sortie s'effectue à l'aide d'un train d'impulsions de sortie, délivré par un générateur d'horloge constant. 15. Montage scion revendication 1, caractérisé en ce que la sortie s'effectue pour un train d'impulsions de sorte, qui est obtenu à partir des impulsions de synchronisatlon lignes du signal non corrigé, à l'aide d un montage stabilisateur, tel qu'un circuit compensateur. 16. Montage selon revendication 1, caractérisé ne ce que, dans le cas d'un signal mémorisé dont la période lignes à la sortie est supérieure à a valeur théorique, La partie du signal dépassant cette période théorique est supprimée. 1 , Montage selon revendication 1, caractérisé en ce que, dans le as d un signal mémorisé ayant une période lines à la sortie inférieure a sa valeur théorique, un signal constant est inséré dans le signal corrigé pendant 1a partie de la période lignes théorique dépassant la période réelle. iA Montage selon revendication 1, caractérisé en ce que la sortie est retardée par rapport à l'entrée. 19. Montage selon revendication 1, caractérisé en ce que le signal est appliqué alternativement à diverses mémoires, ligne par ligne. 20. Montage selon revendication 19, caractérisé par le fonctionnement de deux mémoires en parallèle, l'entrée dans la première mémoire se faisant sur la ligne n et la sortie sur la ligne n + 1, tandis que l'entrée dans la seconde mémoire se fait sur la ligne n - 1 et la sortie sur la ligne n