La présente invention a pour objet une machine pour l'élagage et l'écimage des cultures sur tiges ou sur pieds et notamment des pieds de vigne. La culture de la vigne traditionnelle est réalisée au moyen de pieds de vigne ou ceps peu elevés en hauteur. De ce fait, les machines connues à élaguer les rangs de vigne conviennent parfaitement car les zones fruitières se trou- vent à une hauteur bien déterminée du sol. Or, actuellement se développe de plus en plus un autre type de culture de vigne dont les hauteurs de rang peuvent atteindre trois mètres et plus. Dès lors, les zones fruitières se trouvent à des distances variables au-dessus du sol, par exemple entre 0,75m et I,50m. De ce fait, les machines agricoles prévues pour les pieds de vigne de faible hauteur ne peuvent convenir. D'autre part, l'utilisation des machines traditionnelles ne résoud pas le problème de la bonne coupe des rejets de sarments qui se developpent lateralement de part et d'autre du cep principal, laquelle coupe de rejet ne devant pas entrainer une détérioration quelconque de la zone fruitière. Cela est encore plus vrai pour les vignes hautes où la croissance des rejets de sarments est variable sur toute la hauteur du cep principal. En effet, au cours de 1'élagage des rangs de vigne, c'est-d-dire, la coupe des rejets de sarments, il peut se produire une déviation de la trajectoire de la machine à élaguer . Dans ces conditions, et compte tenu que l'organe de coupe est fixe dans un plan vertical parallèlement au rang de vigne, toute déviation du véhicule tracteur ou de la machine à elaguer entraine un rapprochement de l'organe de coupe vers la zone fruitière et donc une détérioration de cette dernière si on n'arrête pas à temps simultanément l'avance de la machine ou de son véhiculé tracteur auquel eTle est attelée et l'entrainement de organe de coupe. Enfin, lorsqu'on souhaite écimer les rangs de vigne, il est nécessaire de recourir au remplacement de l'or- gane de coupe destiné à l'élagage par un autre organe de coupe destiné à écimer lesdits rangs afin d'utiliser les mêmes moyens d'entrainement. La présente invention a pour but de pallier les inconvénients précités et de proposer une machine qui soit apte à élaguer et écimer simultanément et qui permette de réaliser, sans risque pour les zones fruitières, lesdits élagages et écimages des rangs de vigne ou de toute culture analogue. A ceteffet, la machine qui est du type comportant un chassis sur lequel est monté au moins un organe de coupe constitué par une courroie sans fin sur laquelle sont fixées régulièrement des lames-de coupe, ledit organe de coupe étant apte à permettre l'élagage des côtés latéraux du rang de tiges ou de pieds, des moyens d'entrainement dudit organe de coupe à partir d'une source de puissance telle qu'une prise de force d'un véhicule tracteur, est caractérisée en ce que l'organe de coupe-est monté à pivotement sur un bras solidaire du chassis et en ce qu'un organe palpeur est solidaire dudit organe de coupe et est susceptible de faire pivoter ledit organe de coupe après contact avec les tiges ou pieds des cultures. De ce fait, lorsque l'organe palpeur vient en contact avec le cep à la partie inférieure de ce dernier, il provoque le pivotement de l'organe de coupe parallèle au rang de vigne de façon à l'écarter de la zone fruitière, seuls les rejets de sarments se trouvant loin de la zone fruitière étant coupés, évitant de ce fait une détérioration des grappes de raisins ou une coupe trop rapprochée desdites grappes ce qui pour- rait avoir pour effet une modification dans le développement de la vigne. Selon une autre caractéristique, 1 'organe de coupe pour l'élagage est disposé derrière un carter de protection ce qui assure une sécurité pour l'utilisateur ; par ailleurs, le carter comportant des contre-lames fixes, la coupe des rejets est réalisée avec certitude par suite du déplacement des lames de coupe mobiles à proximité desdites contre-lames. Selon une autre caractéristique, organe palpeur est solidaire d'une glissière susceptible d'entre positionnée le long d'un montant de support de 1 1organe de coupe, Ceci permet d'éloigner ou de rapprocher l'organe de coupe en fonction de la largeur de l'allée ménagée entre deux rangs de vigne immédiatement voisins. Selon une autre caractéristique de l'invention l'organe de coupe est rappelé à sa position d'équilibre qui est d' & re situé dans un plan vertical parallèle à celui déterminé par le rang de vigne, de façon que lorsque cesse le contact de l'organe palpeur sur le pied de vigne, ledit organe de coupe n'élague que les rejets de sarments situés à une certaine distance des grappes de raisins Selon une autre caractéristique, le chassis support de l'organe de coupe est monté coulissant dans un chassis support monté sur des patins reposant sur le sol et à partir desquels est réglé té 'écartement de l'organe palpeur, tandis que le bras portant l'axe de pivotement de l'organe de coupe est monté coulissant dans une traverse du chassis coulissant.Cette disposition présente l'avantage de régler avec précision la longueur des rejets de sarments à couper par rapport au rang de vigne ainsi que la hauteur utile à élaguer dudit rang. Selon une autre caractéristique, la machine comporte deux organes de coupe pour l'élagage disposés de part et d'autre du chassis fixe et associés chacun à un autre organe de coupe horizontal apte à permettre l'écimage des rangs de vi gne, Dès lors, la machine peut élaguer et écimer les deux côtés latéraux se faisant face et appartenant chacun à un rang de vigne. D'autres avantages et caractéristiques ressortiront de la description donnée ci-dessous à titre indicatif mais non limitatif d'un mode de réalisation de l'invention ainsi que du-dessin annexé sur lequel La fig. I est une vue en perspective de la machine selon l'invention. La fig. 2 est une vue de dessus de la machine. La fig. 3 est une vue latérale de l'organe de coupe pour ltélagage, un des carters de protection étant enlevé. La fig. 4 est une vue en bout de l'organe de coupe de la fig. 3. La machine selon l'invention comprend fig.I et 2, un chassis fixe I constitué par des montants verticaux 2 constitués par des fers en U reliés par des traverses 3 et 3a de section carrée. Le chassis fixe I repose sur le sol au moyen de patins de support 4 situés de part et d'autre dudit chassis et solidaires chacun d'un tube de guidage vertical 5. A l'intérieur des montants verticaux 2 est susceptible de coulisser un chassis 6 maintenu à une hauteur convenable par rapport au chassis fixe I par tout moyen approprié tel que goupille ou vis et écrou 7. Le déplacement du chassis coulissant 6 est assuré au moyen d'une transmission telle qu'une bielle I5 associée à une tige filetée 16. Le chassis coulissant 6 comporte une traverse supérieure 8 plus large que celle du chassis fixe, et située à l'extérieur de ce dernier, et une traverse inférieure 9 supportant un bâti de tension IO des courroies de transmission II montées chacune croisées entre deux poulies I2, I2a et I3,I3a. Les poulies 13,13a sont montées sur un arbre I7 entrainé en rotation au moyen d'un organe connu en soi I4 et susceptible d'être relié à une source extérieure telle qu'une prise de force d'un tracteur. La poulie I2 est montée sur un arbre I8 portant à chaque extrê- mité un joint de cardan 19 de façon à communiquer le mouvement de rotation à deux arbres 20 qui, par l'intermédiaire de joints de cardan 21, communiquent , à leur tour, leur mouvement de rotation à deux arbres 22 sur chacun desquels est montée une poulie 23. Une courroie sans fin 24 (fig.3), du type trapézoidale, est tendue entre ladite poulie 23 et une autre poulie 25 montée folle sur un axe 26.Des couteaux 27 dont l'extremité libre est courbée, sont disposés à des distances régulières, sur toute la périphérie de la courroie 24, cette dernière constituant avec les couteaux 27, l'organe de coupe 28 pour ltélagage qui est, en position de coupe normale, dans une position verticale parallèlement au rang de vigne, de façon que lors de 1 'avance de la machine entre deux rangs de vigne, les lames coupent les rejets de sarments qui s'étendent transversalement par rapport auxdits rangs de vigne. Chaque organe de coupe 28 est disposé entre deux carters de protection 29 eut 30 dont l'un 29 est muni de contre-lames fixes 31 de façon à assurer une coupe franche des rejets de sarments (fig. I et 3). Les carters 29 et 30 sont solidaires entre eux et d'un montant de support 32 par des tiges de liaison 33, chaque carter 30 étant traversé par les arbres 22 et 26 et dans le sens perpendiculaire à ce dernier par un axe de pivotement 34 porté par une chappe 35 solidaire d'un bras 36 susceptible de coulisser dans la traverse supérieure 8; les axes de pivotement 34 sont situés à une hauteur fonction du débattement souhaité pour les organes de coupe 28 (fig. I et 3).Sur chaque montant de support 32 est monté un coulisseau 37 apte à permettre le réglage de la tension de la courroie 24au moyen d'une vis de tension 38 et d'un écrou de blocage~39 du coulisseau 37. A I 'extrêmité inférieure de chaque montant de support 32 (fig. 4) est prévu un manchon 40 à l'intérieur duquel peut être positionnée une glissière 41 solidaire de l'organe palpeur 42, le positionnement ayant pour but de définir la zone de contact de l'organe palpeur avec les ceps verticaux des rangs de vigne. L'organe palpeur est constitué (fig. 2) par un tube cylindrique 43 recourbé vers l'intérieur à ses deux extrêmités et réuni à un tube 44 par des jambes de renfort 45, le tube 44 étant solidaire de la glissière 41. Le tube de contact 43 s'étend au delà de l'organe de coupe 28 et se situe plus près du rang de vigne. A 1 'extrémité supérieure de chaque montant de support 32 (fig.4) est fixé un levier 46 à l'extrémité duquel est accrochée 1 'extrémité d'un organe élastique constitué par un ressort de rappel 47 dont l'autre extrémité est accrochée à une plaquette 48 de réglage de tension dudit ressort. La plaquette 48 est pourvue d'orifices 49 aptes à permettre l'accrochage du ressort de rappel , et est solidaire d'un levier 50 articulé à un autre levier 51 fixé sur le bras 36 coulissant dans la traverse 8. Selon une autre caractéristique (fig. I et 2) la machine comporte , associé à chaque organe de coupe latéral précédemment décrit, un autre organe de coupe 52 destiné à éci- mer les sommets des rangs de vigne. Chaque organe de coupe 52 pour l'écimage est entrainé à partir de 1 'arbre I8a sur lequel est montée la poulie I2a-au moyen d'un arbre 53 monté entre des joints de cardan 54-et un mécanisme approprié de renvoi dlangle 55. Chaque organe de coupe 52 comporte un arbre de sortie 56 du renvoi d'angle 55 et un plateau horizontal 57 monté sur ledit arbre de sortie 56 , ledit plateau horizontal étant muni sur toute sa périphérie de couteaux 58.Entre le carter du renvoi d'angle 55 et le bras 36 est montée une tringlerie constituée par deux leviers 59 et 60 articulés en 61, de façon à permettre l'inclinaison du plateau horizontal 57 par rapport à l'organe de coupe 28 et en fonction de la zone de rang de vigne à écimer. Le fonctionnement de la machine est le sui vant Quand la machine se déplace entre deux rangs de vigne et parallèlement à ces derniers, les organes de coupe 28 se trouvent dans une position sensiblement verticale et à une certaine distance des rangs de vigne disposés latéralement le long de l'allée. Lorsque la machine est déviée de sa trajectoire, pour une raison quelconque telle que fausse manoeuvre ou irrégularité de l'allée, la machine se déporte vers l'un des deux rangs de vigne bordant l'allée. Dans ces conditions, l'organe palpeur 42 qui s 'étend transversalement plus loin. que l'organe de coupe 28 auquel il est associé, entre en contact, le premier, avec des ceps de vigne ce qui provoque le pivotement de l'organe de coupe 28 autour de l'axe 34 (fig.I et 4), ce qui provoque l'éloigne- ment des couteaux 27 du rang de vigne et 1 'élagage des rejets de sarments les plus longs. Quand la machine reprend sa trajectoire normale ctest-à-dire quand l'organe palpeur n'est plus en contact avec les ceps de vigne, le ressort de rappel 47 ramène l'organe de coupe 28 dans saposition sensiblement verticale qui est la position d'équilibre. Au cours de l'élagage des côtés latéraux des rangs de vigne, on peut écimer simultanément le faite desdits rangs de vigne gracie aux organes de coupe 52 qui sont positionnés convenablement grace à l'articulation 61. On peut régler la largeur de l'organe palpeur 42 grâce au positionnement du manchon 62 solidaire de l'extrémité inférieure de la glissière 41. De la même manière, la zone de contact sur le sol des patins 4 peut être variable au moyen d'une tige 63 susceptible d'être positionnée dans la traverse 3a du chassis fixe I. La tige 63 est rendue solidaire d'un manchon 64 monté sur la tige verticale 5. De ce fait, on peut positionner en hauteur le chassis fixe I par rapport au sol. Enfin, pour s'adapter à toutes les hauteurs de rangs de vigne, le chassis coulissant 6 peut être positionné le long du chassis fixe au moyen de la manivelle I5 et vis-écrous 7. I1 est noter que tous les organes de commande et de transmission sont montés sur ledit chassis coulissant de façon à éviter de régler lesdites commandes et transmissions pour chaque nouvelle position du chassis coulissant. Quant aux organes palpeurs 42, ils sont réglables en hauteur indépendamment du chassis coulissant afin de prédéterminer la hauteur de garde. Bien entendu, la présente invention n'est pas limitée au mode de réalisation décrit ci-dessus, mais en couvre au contraire toutes les variantes. C'est ainsi qu'on peut dispo ser sur le chassis fixe, du côté du véhicule tracteur, deux grilles de protection disposées en V et destinées à protéger le conducteur des projections des rejets vers l'arrière de la machine tout en lui permettant de suivre, à travers les grillages les diverses manoeuvres des organes de commande. REVENDICATIONS I. Machine-pour l'élagage et l'écimage des cultures sur tiges ou sur pieds, du type comportant un chassis sur lequel est monté au moins un organe de coupe constitué par une courroie sans fin sur laquelle sont fixes régulièrement des lames de coupe, ledit organe de coupe étant apte à permettre l'élagage des côtés latéraux du rang de tiges ou de pieds, des moyens d'entrainement dudit organe de coupe à partir d'une source de puissance telle qu'une prise de force d'un véhicule tracteur, caractérisée en ce que I 1organe de coupe est monté à pivotement sur un bras solidaire du chassis et en ce qu'un organe palpeur est solidaire dudit organe de coupe et est susceptible de faire pivoter ledit organe de coupe après contact avec les tiges ou pieds des cultures. 2. Machine selon la revendication I caractérisée en ce que la courroie de l'organe de coupe est disposée derrière un carter de protection dont un des bords est muni de contrelames fixes. 3. Machine selon l'une des revendications I ou 2, caractérisée en ce que la courroie de 1 'organe de coupe est disposée entre deux carters de protection dont au moins un est muni de contre-lames fixes. 4. Machine selon l'une des revendications I à 3, caractérisée en ce que l'organe palpeur est solidaire d'une glissière susceptible d'être positionnée le long d'un montant de support de l'organe de coupe. 5. Machine selon l'une des revendications I à 4, caractérisée en ce que I'organe de coupe est relié à 1 'extrémi- té d'un organe élastique de rappel dans la position d'équilibre dont l'autre extrêmité est reliée au bras solidaire du chassis. 6. Machine selon la revendication 5, caractérisée en ce que 1 'organe élastique est constitué par un ressort de rappel interposé entre un levier solidaire du montant de support des carters et une plaquette de réglage de la tension dudit ressort de rappel, ladite plaquette étant reliée à l'ex- trêmité d'un double levier articulé dont l'autre extrêmité est fixéesur le bras solidaire du chassis. 7. Machine selon l'une des revendications I, 5 ou 6, caractérisée en ce que le bras portant l'axe de pivotement de l'organe de coupe est monté coulissant dans une traverse du chassis. 8. Machine selon l'une des revendications I, 5, 6 ou 7, caractérisée en ce que le chassis est monté coulissant dans un chassis fixe reposant sur le sol par l'intermédiaire de patins de support comportant un tube de guidage pour un manchon solidaire de l'organe palpeur. 9. Machine selon la revendication 8 caractérisée en ce que le manchon solidaire de l'organe palpeur est solidaire d'un tube coulissant dans une traverse du chassis fixe. IO. Machine selon-l'une des revendications I à 8, caractérisée en ce qu'un organe de coupe pour l'écimage des cultures est associé à l'organe de coupe pour l'élagage desdites cultures, ledit organe de coupe pour l'écimage étant entrainé à partir des moyens d'entrainement de l'organe de coupe pour l'élagage. II. ' Machine selon la revendication 9, caractérisée en ce que l'organe de coupe pour l'écimage est solidaire d'un levier articulé à pivotement sur un autre levier solidaire du bras monté coulissant dans le chassis mobile. I2. Machine selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comporte deux organes de coupe pour l'élagage associés chacun à un organe de coupe pour l'écimage des cultures.