i 2Ô06645 Les techniques de cultures bactériologiques classiques pour déceler la présence de bactéries exigent du temps (au minimum 24 heures) et sont coûteuses (en raison de la main-d'oeuvre nécessaire) ; en outre, elles ne sont pas aussi précises qu'il 5 le faudrait. Dans le passé, des études ont été poursuivies sur l'activité de cet enzyme qu'est la catalase. Au cours de telles études, des bactéries et du peroxyde d'hydrogène ont été mis en contact afin de provoquer une réaction entre la catalase présente dans 10 les bactéries, avec pour résultat un dégagement d'oxygène. Le dégagé s'accumumant dans le volume libre au-dessus de la solution de provoque une augmentation de la pression de gaz. On a tenté de mesurer cette variation de pression de gaz (par exemple avec un manomètre), mais un tel mode opératoire a des possi-15 bilités limitées quant à sa vitesse de réponse, ce qui empêche la surveillance dynamique de la réaction catalase-H202 qui s'effectue très rapidement. D'autre part, le manque de sensibilité inhérent à ce type de mesure conduit à renoncer à son utilisation pour la mesure quantitative de 1'activité de la catalase 20 (couramment dénommée, en biologie, "activité catalase"). L'activité catalase a aussi été quantitativement mesurée par titrage de H2°2 restan't après un certain laps de temps de réaction préalablement choisi, mais cette méthode est compliquée et incommode, serait très difficile à utiliser pour une surveil— 25 lance dynamique, et ne se prête pas à un enregistrement continu de la réaction. XI existe une demande incessante et pressante concernant lin détecteur de bactéries, sensible, à réponse rapide et quantitative, permettant de se défendre contre la guerre biologique, 30 utilisable pour déceler la pollution des eaux, pour les opérations de traitement de substances alimentaires, pour identifier des états pathologiques, et pour la surveillance des milieux ambiants. Il existe aussi une demande relative à des moyens pour observer et enregistrer dynamiquement et continuellement la réae-35 tion catalase-H202» Ces demandes ont été satisfaites par divers modes de réalisation, décrits ci-après, de la présente invention. Les bactéries les plus pathogènes transmises par des fluides ou par l'atmosphère sont des bactéries aérobies ou facultativement anaérobies qui, à très peu. d'exception près contien-40 nent un enzyme : la catalase. D'une manière analogue, la catalase 69 11861 2 2006645 est présente dans la plupart des cellules animales telles, par exemple, que les cellules de la peau, les érythrocytes, les cellules du foie et les cellules du rein. Par conséquent, l'urine et d'autres fluides du corps peuvent contenir de la catalase si des 5 cellules, des bactéries, ou des produits de rupture des cellules contenant de la catalase sont présents. La présence de quantités significatives de catalase signifierait donc qu'il s'est établi un certain état inhabituel de rupture de cellules contenant de la catalase ou qu'un tel état a été antérieurement établi dans 10 le corps, ou que des quantités significatives de bactéries sont présentes. On sait que cet enzyme est extrêmement spécifique en ce qui concerne son pouvoir de dismutation du peroxyde d'hydrogène. Il a été signalé que la teneur en catalase de bactéries, par exemple, est de l'ordre de 1 à 2% de leur teneur totale en 15 protéine, ce qui représenterait une quantité de catalase de Hor- 3 4 dre d'environ 10 à 10 molécules par organisme. On a découvert qu'il est possible d'utiliser avec succès une pile polarographique du type à membrane (comportant une anode et une cathode mutuellement en circuit électrique au travers d' 20 un électrolyte approprié, la cathode étant adjacente à une mince paroi externe en substance perméable à l'oxygène) pour déceler quantitativement, dans une solution de peroxyde d'hydrogène, une 14 augmentation pouvant ne pas excéder 10 molécules d'oxygène par centimètre cube, quand on se sert de la configuration de cathode 25 faisant l'objet de la présente invention. Cette augmentation de la pression partielle d'oxygène résulterait de la dismutation d'une solution de peroxyde d'hydrogène en raison de la présence de molécules de catalase dans cette solution. On a pu prouver que la précision de cette mesure n'est pas compromise par la 30 présence de la solution de peroxyde d'hydrogène (ou d'une solution engendrant H^0^) aussi longtemps que la membrane perméable formant une partie de la paroi extérieure de la pile est* imperméable au peroxyde d'hydrogène, est non-poreuse, et possède à l'égard d'02 une perméabilité supérieure ou. au moins égale à 35 10""® cm^/sec. - , -, * La présence de catalase provenant de bactéries ou de diverses cellules animales provoque une décomposition très rapide du.peroxyde d'hydrogène en oxygène et eau. La ,pression partielle d'oxygène dans la solution de peroxyde croît elle-même rapide-40 ment jusqu'à une valeur proportionnelle à la quantité, de caf:ala£e 69 11861 3 2006645 présente et à son activité intégrée* Dans le cas de la détection de bactéries, on admet que cette augmentation de pression partielle d'oxygène est proportionnelle au nombre de bactéries présentes dans la solution de ^0^ quand on sait qu ' aucune autre 5 source de catalase ne peut en rendre compte. On a constaté que l'infiltration d'oxygène au travers d'une membrane sélectivement perméable, placée au contact d'une solution de es^ direc tement proportionnelle à la pression partielle d'oxygène dans la solution de HjO^ elle-même. L'oxygène gazeux pénétrant au travers 10 de la membrane, perméable à l'oxygène, d'une pile polarographi-que engendre un courant de pile que l'on peut mesurer et enregistrer* Selon un aspect de la présente invention, des moyens ont été prévus pour établir un petit volume reproductible (par exem-15 pie inférieur à 0,1 cm ) qui peut être agencé dans le voisinage immédiat de la membrane sélectivement perméable couvrant l'électrode à oxygène (cathode) de la pile polarographique. Ainsi, la pression partielle d'oxygène engendrée par la présence de ne fût-ce qu'un petit nombre de bactéries dans une solution de H2°2 peut 20 être effectivement isolée à l'intérieur de ce petit volume choisi dans le voisinage immédiat de la cathode sensible à l'oxygène et peut s*accumuler jusqu'à des valeurs de plusieurs atmosphères, une telle sursaturation d'oxygène pouvant se maintenir pendant de longues périodes de temps quand le volume est défini par des 25 parois étanches aux gaz* Dans les cas où le petit volume reproductible n'est pas défini par des parois étanches aux gaz, la pression partielle d'oxygène ne peut habituellement pas excéder environ une atmosphère sans qu'il s'échappe de l'oxygène à partir de la zone de détection* 30 Bien qu'il soit préférable que la zone de détection soit un volume clos, il est possible de mettre en oeuvre le procédé selon l'invention avec la solution de ouverte à l'atmosphère. D'autre part, quand il s'agit de déceler la présence de grands nombres de bactéries (comme dans le cas d'une infection urinaire), 35 il n'est pas nécessaire d'utiliser le petit volume de réaction susmentionné• L'invention pourra, de toute façon, être bien comprise à l'aide du complément de description qui suit ainsi que des dessins ci-annexés, lesquels complément et dessins concernent dif-40 férents modes de réalisation de l'invention choisis à titre 69 11861 4 2006645 d'exemples non limitatifs et sont, bien entendu, donnés surtout à titre d'indication. La fig* 1, de ces dessins, représente schématiquement divers éléments d'une installation permettant de déceler la présen-5 ce de bactéries dans l'atmosphère ambiante (y compris des premiers moyens pour établir et mettre en place un petit volume reproductible d'échantillon)» La fig* 2 montre, d'une manière plus détaillée, à plus grande échelle, en partie schématiquement, en partie en éléva-10 tion et en partie en coupe verticale, une pile polarographique à membrane perméable à l'oxygène, associée à des deuxièmes moyens pour établir et mettre en place un petit volume reproductible d'échantillon dans les conditions d'essai. La fig* 3 représente schématiquement un détecteur de bac-15 téries équilibré à double pile, les deux piles étant électriquement en opposition de façon à permettre la mesure d'une intensité de courant différentielle. La fig. 4 représente schématiquement des moyens pour enclore un volume de réaction associés à des moyens permettant d* 20 introduire sélectivement, dans ledit volume, un échantillon et/ou une solution de peroxyde d'hydrogène. La fig. 5 illustre, semblablement à la fig. 4, une variante de réalisation d'un dispositif du genre en question. La fig. 6 illustre schématiquement un agencement à piles 25 équilibrées dans lequel on utilise des chambres à réaction distinctes avec une double pile repoussée à force de façon à assurer l'étanchéité contre et avec l'embase de la structure à puits* La fig* 7, enfin, représente différents exemples de configurations de cathode illustrant le rapport exigé de la longueur 30 à la largeur de la surface cathodique exposée* Dans l'agencement représenté fig. 1, destiné à déceler la présence de bactéries dans l'atmosphère, des bactéries provenant du milieu ambiant se heurtent à un disque filtrant 11, monté sur un porte-filtre 12, par suite d'une aspiration d'importants vo-35 lûmes d'air atmosphérique par un pavillon 13 au moyen d'une pompe 14. Après un laps de temps donné de fonctionnement, on sort le porte-filtre 12 d'un boîtier 16, on mouille le disque„ filtrant avec un liquide exempt de catalase (par exemple de l'eau stérile), puis on soumet le disque mouillé à 1!action d'énergie ultrasonore 40 en le plaçant en contact avec un transducteur ultrasonique 17, 69 11861 5 2006645 afin de rompre les parois cellulaires des bactéries, ce transducteur 17 recevant son énergie d'un générateur 18 d'ultrasons* On peut recourir à d'autres moyens pour rompre les cellules et en libérer les composants solubles ; c'est ainsi, par exemple, que 5 l'on peut utiliser des détergents ou des enzymes lysants* Par cette action lysante, la catalase intracellulaire se trouve effectivement exposée. Avec les types de bactéries pour lesquels une pénétration effective^ par H Oj» de la Paroi cellulaire bacté~ rienne non-lysée peut intervenir, on peut omettre cette opération 10 élémentaire de lyse. Le porte-filtre 12 avec le disque filtrant 11, ainsi traité, qu'il supporte est ensuite inséré dans une chambre 19 ménagée à l'intérieur d'une enveloppe 20, de façon que le disque filtrant 11 soit placé en contact intime avec une membrane 21 en polyé-15 thylène faisant partie d'une pile polarographique 22 à oxygène, du type à membrane* La pile 22 est un dispositif électrolytique, utilisable pour des analyses chimiques, construite de la manière décrite par Clark, Jr., dans son brevet EoU.A* n* 2*913*386 qui est cité ici à titre de référence* L'anode 23 et la cathode 24 20 de la pile 22 sont électriquement connectées par un électrolyte "captif" ou par une substance 25 constituant un électrolyte qui est protégé de la turbulence et est matériellement et électriquement isolé de l'échantillon de liquide à analyser par une membrane non-poreuse 21 perméable à l'oxygène mais imperméable au pe-25 roxyde d'hydrogène* ZI est prévu un orifice de remplissage 26 permettant de changer 1'électrolyte quand on le désire. Cet orifice est de préférence fermé hermétiquement par un bouchon en verre rodé* La membrane 21 s'étend sur et est tendue contre la surface de la cathode 24 en platine noyée dans et supportée par 30 une tige en verre, une surface cathodique spécifique étant exposée à l'extrémité distale de la tige en verre conformément au mode de construction perfectionné selon la présente inventiono Les différences notables entre la construction des piles polarographiques de la technique antérieure (du type du dispo-35 sitif décrit dans le brevet E*U*A* n* 2*913*386 sus-mentionné) et le dispositif selon la présente invention résident dans la configuration cathodique exposée et dans la présence d'agencements assurant 1*établissement d'un joint étanche entre la pile polarographique et la construction de la cellule de réaction* 40 Ces deux aspects de l'invention sont discutés en détail au cours 69 11861 6 2006645 de la description suivante. Si on le désire, au lieu de capter les bactéries directement sur le disque filtrant 11, on peut les capter dans un liquide puis les transférer sur un disque filtrant en s'en servant 5 pour filtrer le liquide. On introduit une solution diluée (de 0,01 M à 1 M) de H2°2 dans la chambre 24 soit avant, soit après l'introduction du disque filtrant 11. Si de la catalase bactérienne est présente, il se produit une décomposition très rapide de ^^2 (en oxygène 10 et eau), et la pression partielle d'oxygène dans la solution de augmente rapidement (en environ 2 à 5 minutes) jusqu'à une valeur proportionnelle à la quantité de catalase présente et à son activité intégrée. Le degré de diffusion de cet oxygène au travers de la membrane 21 jusque dans la pile 22 est directement 15 proportionnel à la pression partielle d'oxygène dans la solution adjacente de HgOj, et l'oxygène pénétrant dans la pile y engendre un courant de pile qui est directement mesuré par un microampèremètre 27, ce courant mesuré étant amplifié par un amplificateur 28 et étant finalement enregistré sur l'enregistreur 29 20 qui y est associé, et qui est un enregistreur du type potentiomètre donnant 1-10 millivolts sur la totalité de son échelle. Une électrode en platine (fil de 0,508 mm noyé dans du verre) estpLiée à son extrémité supérieure qui s'étend sensiblement parallèlement à la membrane 21. Le verre et une partie du 25 métal sont rodés pour exposer à nu une superficie cathodique plane, longue et étroite, (mesurant environ 0,05 mm x 1,59 mm). Cette cathode 24 est recouverte d'une membrane en polyéthylène qui y est bien ajustée, a une épaisseur de 0,025 mm, et retient 1'électrolyte constitué par une solution de chlorure de potas-30 sium (de 0,3 à 3 M) dans la pile 22. La cathode 24 et l'anode en argent/chlorure d'argent 23 sont toutes deux connectées à un ampèremètre 27, et il leur est appliqué un potentiel électrique prédéterminé à partir d'une source d'énergie électrique telle qu'une batterie 31. La réaction globale simplifiée correspond àt 35 4 e" + 1/2 02 + H^O + 2 KC1 + Ag 2 AgCl + 2 K0H + 4 e". Il est prévu dans la pile 22 un volume relativement grand d'é-lectrolyte afin de minimiser l'effet d'une variation de 1'électrolyte j de telles piles se comportent d'une manière stable pendant des lapis de temps à.ssez longs, tels que plusieurs se-40 maines. La sensibilité intrinsèque du dispositif détecteur est 69 11861 7 2006645 —7 d'au moins 2,71 x 10 ampères/atmosphère de pression partielle d'oxygène. Une décomposition spontanée de H2°2 a évitée en stabilisant la solution (introduite par une petite ouverture 32) a-5 vec un tampon au phosphate 0,1 M légèrement acide La sensibilité de la pile 22, en déterminant la teneur en oxygène dissous dans la solution de H202, se trouve déterminée principalement à la fois par les caractéristiques de perméabilité 15 de la membrane 21 par rapport à l'oxygène et par les dimensions de la surface de la cathode 24 exposée à 1'oxygène passant au travers de la membrane 21. Si l'on considère l'extrémité supérieure de la structure cathodique, l'électrode apparaît comme étant une zone étroite mais assez longue, rectiligne ou curvili-20 gne, ayant un rapport de la longueur à sa largeur d'au moins 25:1 et de préférence 100:1, la largeur en étant inférieure à environ 0,13 mm et de préférence inférieure à 0,05 mm. Bien que la membrane 21 utilisée soit de préférence en polyéthylène, on peut se servir d'une membrane en n'importe quelle substance que l'on 25 puisse produire sous la forme d'une membrane saine (non-poreuse), très mince, imperméable à H50„, et ayant à l'égard de l'oxygène —6 2 une perméabilité supérieure ou au moins égale à 10 cm /sec» Quand on désire déceler la présence (détecter) de très petits nombres (par exemple au maximum environ 100) de bacté-30 ries ou d'autres cellules avec une augmentation mesurable de pression partielle, il est critique que le volume de la solution de H^0^ soit maintenu très petit, de préférence inférieur à 0,1 cm • Des moyens très efficaces pour établir un tel petit volume de réaction reproductible, pouvant effectivement être placé 35 dans le voisinage immédiat de l'électrode 23 à oxygène, consis- t tent à utiliser pour constituer le disque siltrant 11 une substance filtrante du type acétate de cellulose ou nitrate de cellulose ou une autre substance poreuse similaire. Dans le dispositif que représente la fig. le, le disque filtrant 11 est pris 40 en sandwich entre la membrane 21 couvrant l'électrode 24 et la 69 11861 8 2006645 structure-support 28 agencée directement à l'arrière du disque filtrant 11, laquelle structure 28 est imperméable à l'oxygène et maintient le filtre 11 dans la position correcte à l'intérieur de la chambre 19. 5 La solution de H2°2 es^~ so^9neusemen'*: injectée dans la chambre 19 au travers de la petite ouverture 32 de façon que des organismes susceptibles de se trouver sur et dans le disque filtrant 11 n'en soient pas délogés. On peut aboutir à des résultats similaires en prévoyant que la solution de H202 recouvre fond 10 inférieur de la chambre 19 avant l'insertion du porte-filtre 12 et du disque 11 dans la chambre 19, car,dans ce cas, le disque filtrant 11 devient humide au cours d'une immersion assez rapide.» Une fois que le disque filtrant 11 est humide, un mélange par convexion entre le volume défini par le disque 11 et la solu-15 tion environnante de H202 es^ effectivement limité, mais une diffusion moléculaire jusque dans le disque filtrant à partir de la solution environnante de H202 reste à peu près la même que dans le cas d'un liquide libre* Par conséquent, le parcours de diffusion latéral qui permettrait à 02 gazeux dégagé de s'échapper 20 à partir du volume défini par le disque filtrant 11 est relativement long, tandis que le parcours de diffusion jusqu'à l'électrode 24 à oxygène est comparativement court* Par conséquent, la pression partielle d'oxygène due à la présence de bactéries (ou d'une autre source de catalase) avec décomposition résultante 25 de H202 se trouve effectivement captée dans le voisinage immédiat de l'électrode 24 sensible à l'oxygène à l'intérieur du volume défini par le disque filtrant et peut s'établir jusqu'à des valeurs relativement élevées* D'autre part, cette haute sursaturation en oxygène, comprise entre environ 0,01 et 1 atmosphère, 30 dépendant de là quantité de catalase présente, peut être maintenue pendant des laps de temps de longue durée* Un agencement différent permettant d'établir le petit volume reproductible dJéchantillon est représenté fig* 2* Un disque filtrant 41 est inséré dans utt évideraent ménagé dans une 35 structure-support démontable 42 représentée mise en plalçe dans une chambre 43 établie dans une enveloppe 46 de puits de mesure* Cet agencement permet de réaliser un meilleur isolement du volume d'échantillon à traiter. La' construction de la pile 47 à membrane perméable à 02 est pratiquement identique à celle de 40 la pile 22, à l'exception du fait que l'on a prévu des moyens' 69 11861 9 2006645 différents pour l'addition d'électrolyte (par un tube d'accès 48)• De la solution de H202 es** soigneusement introduite jusque dans la chanbre 43 au moyen d'un canal 49 s'étendant à l'intérieur du porte-filtre 50. Bien que les agencements nécessaires 5 à cette fin ne soient pas représentés, une variante d'introduction de H202 consiste à placer dans la chambre 43 avant d'y introduire le disque filtrant 41 et la structure 42. De l'oxygène gazeux engendré dans le volume réactionnel du disque filtrant 41 s'infiltre au travers de la membrane 51, pénètre en-10 suite dans la pile 47, se déplace jusqu'à la cathode 52, y capte des électrons, ce qui a pour effet d'engendrer un courant électrique qui est perçu par un microampèremètre 53 à faible impédance d'entrée qui est associé à un amplificateur, puis est enregistré par un enregistreur potentiométrique 54. 15 Pour illustrer la sensibilité de détection pouvant être atteinte avec le petit volume reproductible d'échantillon selon la présente invention (que ce volume soit défini par une certaine quantité d'une substance poreuse, ou par un isolement complet et effectif de la réaction catalase-H202), on peut considérer 20 le cas pratique d'un disque filtrant de 150 microns d'épaisseur 2 ayant un diamètre de 0,5 cm (soit une superficie de 0,196 cm ) ayant une porosité (pourcentage de "vides") d'environ 80%. Ceci _3 établit un volume d'échantillon (ou de solution) de 2,38 x 10 3 cm dans le disque filtrant. On peut écrire : 25 N « 2,68 x 1019t)v(p02) (1) où N « le nombre de molécules d'oxygène dans un volume donné 3 (V en cm ) de solvant aqueux : pO^ » la pression partielle d'oxygène (en atmosphère) produite par ces N molécules ; et 30 v m le coefficient d'absorption,pour l'oxygène* Cette quantité s'exprime par le volume d'oxygène (ramené à 0*C et 760 mm de mercure) absorbé par un centimètre-cube de solution d'essai quand la pression de l'oxygène (sans la tension aqueuse) se monte à 760 mm de mercure. 35 Si l'on prend le coefficient d'absorption (^) pour l'oxygène dans line solution diluée de H^Oj comme étant égal à 0,028 à 20*GS alors t M » 7,5 x 1017V(pQ2) (2) Si on admet qu'au total N molécules d'oxygène se trouvent pro-40 duites par un nombre donné (n) de bactéries produisant chacune 69 11861 10 2006645 sensiblement le même nombre (a) de molécules d'oxygène pendant la réaction catalase-HgOg dans la plie, la relation ci-dessus devient : l7 net » 7,5 x 10 V(p02) (3) Comme l'ont indiqué D. Herbert et J» Pinsent dans leur 5 article "Crystalline Bacterial Catalase" (catalase bactérienne cristallisée) publié dans Biochem. Jo 43, 1948, il est décomposé 7 ~" 1,9 x 10 molécules de H00. par molécule de catalase et par se- 3 4 « ^ conde, 10 à lo molécules de catalase étant rendues disponibles par chaque bactérie aérobie* En laissant la réaction se poursui- 10 vre pendant 100 secondes, la production d'oxygène par bactérie 12 serait supérieure à 10 molécules d'oxygène. En utilisant cette 12 3 valeur (10 ) pour a et en utilisant la valeur de 2,38 x 10 3 cm pour le voliute de solution de H.0. dans l'équation (3) ci- —4 dessus, on calcule une valeur de 5,6 x 10 atmosphère pour la 15 pression de l'oxygène libéré par bactérie, cette dernière valeur étant significative et assez grande pour une seule bactérie puisqu'effectivement elle permet une détermination quantitative de la présence de moins de 100 bactéries dans un fluide en utilisant la construction de pile perfectionnée selon la présente 20 invention* Un agencement permettant d'accroître la discrimination systématique de la construction représentée fig. 2 est schématiquement représenté fig* 3 ; il consiste à utiliser deux piles 61, 62 à oxygène du type à membrane. Les sorties électriques des 25 piles 61 et 62 sont connectées en série et mutuellement en opposition selon l'agencement électrique représenté, et l'en mesure la différence des intensités de courant* Par un réglage d'un potentiomètre 63 et d'une résistance variable 64 de façon telle qu'un enregistreur 65 donne une indication nulle avant la mise 30 en route des déterminations d'activité catalase, les effets de tous les paramètres affectant similairament les deux piles 61 et 62 se trouvent annulés* Ensuite, les courants de sortie engendrés par les piles 61 et 62 au cours de déterminations simultanées de production d'oxygène gazeux se traduiront par la diffé-35 renee entre ces courants de sortie provenant des deux piles® Bien que les piles 61, 62 soient représentées en communication avec la même chambre, on peut utiliser des chambres séparées (une pour chaque pile de détection de Ô^ï aussi longtemps qu'il existe un bon rendement thermique entre les piles pour y main» 4Q tenir des conditions de température identiques* BAD ORIGINAL 69 11861 ii 2006645 De cette manière, celles des variables (température et valeur absolue de PO2 dans le fluide) qui affectent les deux piles de la même manière se trouvent annulées par compensation. En outre, cet agencement permet la conduite d'essais différentiels 5 dans lesquels deux échantillons de bactéries recueillis identiquement, ayant la même contamination fondamentale, peuvent être traités différemment. Ainsi, par exemple, l'échantillon isolé sur le disque filtrant 66 peut être traité de façon à inactiver la catalase qu'il contient, une telle inactivation s'effectuant 10 par chauffage ou par addition de substances chimiques qui inhir-bent spécifiquement la catalase,tandis que l'échantillon isolé sur le disque filtrant 67 peut rester non-traité. En admettant que l'agent inactivant n'inactive aucun des autres agents cata-lytiques provoquant une décomposition de (autres agents 15 tels par exemple que des oxydes de fer) et qui peuvent être présents, ces agents catalytiques décomposent une quantité égale de ^^2 dans les deux piles, 61 et 62. Les puissances de sortie résultantes se compensent, tandis que la catalase inactivée ne provoque aucune décomposition de H^O^ susceptible de compenser 20 Itt décomposition de H2°2 par la ca"balase non-altérée ; il en résulte finalement l'apparition d'une puissance de sortie différentielle qui est mesurable par un microvoltmètre 68 et est enregistrable par un enregistreur 65. Dans l'agencement représenté fig. 3, les disques fil-25 trants 66 et 67 sont repoussés à force contre des membranes 69 et 70 faisant partie des piles à oxygène respectivement correspondantes 61 et 62, la poussée nécessaire étant exercée par bandage de ressorts faisant partie des porte-filtres correspondants 71, 72. Ces porte-filtres 71, 72 à ressort sont montés dans une pla-30 que dé positionnement 73 recouvrant une chambre 74 aménagée dans un puits de mesure 76. Les parois de ce puits de mesure 76 peuvent être en métal ou en matière plastique, mais sont de préférence en une matière transparente telle que du poly(méthacrylate de méthyle). On introduit la solution de HgO^ dans la chambre 74 35 soit avant l'insertion des filtres, soit par un passage 77 à partir d'un réservoir de H202 (non représenté). Selon la présente invention, on agence "les piles à oxygène de façon que le contour de leur position supérieure facilite l'établissement d'un joint étanche entre la pile à oxygène et 40 le puits de mesure. Dans l'agencement représenté fig .2, par 69 11861 12 2006645 exemple, la portion supérieure 56, recouverte d'une membrane, de la pile 47 est en forme de tronc de cône et coopère d'une manière assurant l'étanchéité avec un évidement 57 ayant un profil complémentaire et qui s'étend au travers du fond intérieur du 5 puits de mesure 46. On parvient à mieux mesurer même de très faibles valeurs de la pression partielle d'oxygène, car grâce à l'utilisation de piles à oxygène compensées telles que celles représentées fig. 3, il devient alors possible de mesurer le courant de sortie avec 10 une plus haute sensibilité. Ainsi, par exemple, sous la pression partielle de l'oxygène dans l'atmosphère normale ordinaire (0,21 atmosphère), une unique pile à oxygène du type décrit ci-dessus —8 engendre un courant de sortie d'environ 5,7 x 10 ~ ampère. Quand on utilise une seule pile, la sensibilité dont on dispose pour 15 mesurer des intensités de courant est nécessairement limitée à cet ordre de grandeur. En montant deux piles en opposition, la sensibilité utilisable n'est limitée que par le niveau de bruit parasite fondamental du système. A la place de la seconde pile de la fig. 3, on peut utiliser une source à tension constante 20 connectée en opposition, mais cet agencement ne permettrait qu' une compensation partielle de la température et de la valeur absolue de la pression partielle d'oxygène. Des expériences avec JE. coli cultivé en milieu aérobie et non-lysé ont fourni des valeurs de a comprises entre 5 x 10*® et "12 25 2 x 10 molécules d'oxygène produites en deux minutes par bactérie en utilisant une solution 0,1 M de HgOg. D'autres bactéries peuvent être similairement évaluées, et,sans aucun doute, on doit pouvoir constater des variations entre des bactéries différentes. Par exemple, on considère aue E. coli ont une teneur re- ~~ 30 lativement basse en catalase. Une valeur de a supérieure à 10 molécules d'oxygène par bactérie non-lysée rendrait inutile l'utilisation d'enzymes lysants ou de l'énergie ultra-sonore, sauf quand il devient nécessaire de déceler la présence de très petits nombres (inférieurs à 100) dé bactéries. Toutefois, pour des va- Il 35 leurs de a inférieures à 10 molécules d'oxygène par bactérie, une lyse est préférable ; dans ce cas, la méthode de collecte et de présentation à l'aide d'un disque filtrant rend I'application d'énergie ultra-sonore (telle que décrite ci-dessus en se référant à la fig. 1) à des bactéries particulièrement commode. XI 40 suffit que le disque filtrant rendu humide soit momentanément mis 69 11861 13 2006645 en contact avec une source d'énergie ultrasonore pour réaliser un excellent couplage d'énergie avec les bactéries. Il suffit d'un très bref laps de temps d'exposition pour effectuer ainsi une lyse correcte. 5 On a représenté fig. 4 encore un autre agencement d'un volume assurant la réaction d'un échantillon en coopération avec une pile pour la détection d'oxygène. Le volume réactionnel 81, destiné à être le siège de réactions catalase-HgOj sur des volumes relativement importants, peut atteindre 1 cm3 et même plus. 10 Toutefois, cet agencement est commodément utilisable avec des é-chantillons hautement concentrés auxquels il s'agit d'ajouter une solution de H2°2* °*ns tels cas, on désire une plus haute sensibilité, et il convient alors que le volume 81 soit au maxi-mum de 0,1 cm .Un boîtier 82 est fixé d'une manière amovible à 15 un socle 83 par des moyens de fixation tels que des vis 84 ; le volume réactionnel 81 est mis en communication avec une pile à oxygène 86 par l'intermédiaire d'une membrane 87 faisant partie des parois définissant le volume 81. On a représenté des raccordements it valves (88,89,91) qui communiquent avec l'intérieur du 20 volume 81. Ces raccordements servent respectivement : a) à introduire de la solution de ^20Z (*ussi bien pour la réaction catalase-HgOg que pour un rinçage du volume 81 entre deux essais) à partir d'une source 92 de solution de H2°2' b) à introduire le fluide constituant l'échantillon (par exemple urine, 25 liquide synovial, etc.) à partir d'une source 93 d'échantillon, et c) à éliminer l'air et le produit de réaction s'échappant par un tube de trop-plein 94. On a représenté des seringues hypodermiques comme constituant des moyens commodes pour 1'introduction de l'échantillon et de la solution de ^02* La fermeture hermé-30 tique du volume 81 est assurée par un joint annulaire déformable 96. Dans l'agencement représenté fig. 5, le volume 101 pour faire réagir l'échantillon est défini par un boîtier 102 au travers des parois duquel s'étendent des raccordements 103,104,106 35 et 107 chacun muni d'une valve, ainsi qu'un petit arbre d'agitateur 108. Cet agencement est plus particulièrement adéquat pour effectuer des réactions catalase-HgOg sur des volumes relativement importants, comme dans le cas de l'examen d'échantillons d'urine. Bien que, pour plus de commodité, on ait représenté les 40 aoyens à agitateur comme comprenant essentiellement un arbre 108 69 11861 14 2006645 et une hélice 117, on considère comme préférable d'utiliser un agitateur du type magnétique, car il ne nécessite pas la pénétration au travers de la paroi du boîtier 102. Un joint déforma-ble 109 placé entre le boîtier 102 et un socle assure l'étanchéi-5 té par serrage au moyen de vis 112 ou de tous autres moyens permettant d'assembler d'une manière démontable les éléments constitutifs du volume réactionnel loi. Une solution de est introduite selon les besoins jusque dans le volume 101 à partir d'une source 113 ; un fluide à étudier et dont on veut mesurer 10 l'activité catalase constitue l'échantillon que l'on introduit selon les besoins jusque dans le volume loi à partir d'une source 114. Le volume de solution de ajouté à l'échantillon de fluide est, de préférence, inférieur à environ 10% du volume de fluide constituant l'échantillon, bien que ceci ne soit pas ab-15 solument nécessaire. Quand cela est nécessaire, du fluide de lavage est injecté à force dans le boîtier 102 à partir d'une source 116 ; il est commode, ainsi qu'on l'a indiqué, que toutes les sources 113, 114 et 116 soient constituées par des seringues hypodermiques. Les fluides admis jusque dans le volume loi où doit 20 réagir l'échantillon sont agités à volonté à l'aide de l'agitateur 117 pour minimiser ou supprimer tout gradient de concentration dans le fluide, et on se sert du trop-plein 104 pour laisser échapper l'air et pour évacuer le contenu du volume 101 au cours des opérations de vidange et de rinçage. Une pile 118 de 25 détection de 02, recouverte d'une membrane, est agencée de façon à coopérer avec le volume 101 où doit réagir 1'échantillon, de la même manière que la pile 86 par rapport au volume 81 (fig. 4). Les agencements décrits ci-dessus en se référant aux fig» 30 4 et 5 sont plus particulièrement adéquats en vue d'effectuer des déterminations sur des fluides à teneurs assez élevées en catalase, comme par exemple pour le dépistage d'infections uri-naires. On peut aussi se proposer d'appliquer la présente inven-35 tioîî. à la détermination quantitative automatique de la teneur en catalase, comme par exemple en utilisant une feuille ou un ruban (qui- peut, si on le désire, être continu) déplaçable pour passer successivement à hauteur d'un certain nombre de postes où s'effectuent les diverses opérations élémentaires : échantillonnage, 40 lyse, développement de la réaction, mesure. Le ruban peut corn- 69 11861 15 2006645 porter une couche d'un mince milieu poreux, tel par exemple qu'acétate de cellulose ou agar, étendue sur un support à faible perméabilité à l'égard de l'oxygène et constitué, par exemple, par une bande relativement épaisse (par exemple d'une épaisseur 5 supérieure à 0,5mm) en matière plastique. Bien qu'un déplacement continu du ruban soit possible, il est plus pratique de le déplacer par à-coups» Par exemple, en vue de la détection de la teneur en bactéries dans l'atmosphère, au cours d'un cycle de 5 minutes, il convient qu'une portion distincte du milieu poreux 10 soit d'abord soumise à un échantillonnage par choc pendant environ 2 minutes à un premier poste ; il convient ensuite de faire avancer cette portion distincte du ruban afin de soumettre l'échantillon à une lyse pendant 30 secondes au moyen d'une application d'énergie ultrasonore à un deuxième poste ; il convient 15 enfin de déplacer le ruban jusqu'à un troisième poste où peuvent s'effectuer l'amorçage de la réaction, la mesure et l'enregistrement et/ou la transmission des résultats de la réaction selon la présente invention. La sensibilité inhérente à la réaction catalase-H202 telle 20 qu'elle est utilisée selon la présente invention peut être encore améliorée, peu: exemple en se servant d'un mince petit disque d'agar ou de substance analogue (que l'on peut rendre sélectivement fluide) comme milieu d'échantillonnage initial* L'échantillonnage s'effectue initialement sur un disque donné d'agar. 25 On chauffe ensuite ce premier disque d'agar jusqu'à l'état fluide, puis on filtre le fluide résultant au travers d'un disque filtrant fibreux de plus faible superficie de section transversale que le disque d'agar, en suite de quoi il se produit une nouvelle concentration des bactéries recueillies* Par exemple, un dis-30 que initial d'agar de 25 mm dé diamètre servant à recueillir un échantillonnage initial de bactéries se prêterait à une concentration dans le rapport de 25 à 1 par chauffage ultérieur de l'a-gar et filtration du liquide résultant au travers d'un disque filtrant fibreux de 5 mm de diamètre. 35 On a représenté (fig. 6) une double pile 121 à détection d'oxygène agencée dans une seule et même enveloppe 122, les deux éléments de cette double pile étant connectés électriquement en opposition* On a prévu deux chambres à réaction 123,124 juxtaposées, chacune en communication de détection d'oxygène 40 avec une des cathodes 126, 127, lesquelles cathodes sont électri 69 11861 16 2006645 ' quement connectées à une anode commune 129 (elle-même connectée à la borne positive d'une batterie 128) par un réservoir commun d'électrolyte entourant cette anode 129. Un collier 131 se vissant sur une embase 132 applique à force la double pile 121 con-5 tre l'embase 132 dans des évidements 133, 134 ménagés dans cette embase, de façon à assurer un assemblage étanche. L'embase 132 est de préférence réalisée en une matière bonne conductrice de 1 chaleur, afin de faciliter le maintien à la même température des deux branches cathodiques de la pile 121. Des parois latérales 10 136 et supérieure 137 sont, de préférence, réalisées en une matière transparente et inerte à l'égard de l'oxydation. Un réservoir 138 reçoit un échantillon du fluide à essayer, qui peut être simultanément refoulé par pompage (au moyen d'une pompe 139) jusque dans les deux chambres de réaction 123, 15 124 par les conduits munis de valves représentés. Un réservoir 141 contient une solution de Hg-Og Peu^ être refoulée par une pompe 142 simultanément jusque dans les deux chambres de réaction 123, 124 par les conduits munis de valves représentés. Les chambres de réaction 123, 124 comportent chacune un évent respec 20 tif 143, 144 muni d'une valve. Enfin, un réservoir 146 contient un inhibiteur de la catalase tel, par exemple, que I^SO^ à 2% que l'on peut introduire à volonté jusque dans la chambre 123 au moyen d'une pompe 147. En admettant qu'il s'agit, par exemple, de procéder à l'é 25 preuve d'un échantillon d'urine que l'on a placé dans le réservoir 138, le dispositif fonctionne de la manière décrite ci-après : des prises d'essai identiques d'urine sont admises dans les chambres de réaction 123, 124 de façon à emplir la majeure partie du volume de chacune de ces chambres. On introduit une 30 petite quantité d'un inhibiteur de la catalase pour supprimer l'activité catalase dans la chambre de réaction 123 ; on règle un potentiomètre 148 de façon à établir une indication de zéro sur un enregistreur 149, les puissances de sortie des cathodes 126, 127 étant en série et en opposition. Ensuite, quand de la 35 solution de ^2^2 es*" s^multan®ment introduite dans les chambres de réaction 123, 124, l'augmentation de pression partielle d'oxygène mesurée traduit avec précision l'activité catalase correctement compensée en ce qui concerne l'a température et la teneur en 02 au repos. - 69 11861 17 2006645 sente invention revêt une importance considérable ; c'est la sensibilité considérablement accrue résultant de 1'utilisation d'une superficie cathodique exposée à nu se présentant sous l'aspect d'une aire longue et étroite, ayant un rapport longueur: 5 largeur d'au moins 25:1. Des exemples de différentes configurations utilisables sont illustrés par les fig. 7a, 7b, et 7c. Ces figures représentent la surface active de la cathode 151 enrobée de verre telle qu'elle est "vue" par la membrane perméable à l'oxygène. Un mode opératoire de préparation de telles superficies 10 cathodiques consiste à couder perpendiculairement une patte extrême 152 du fil métallique cathodique (par exemple en platine, en or) «'étendant de bas en haut ; c'est le mode de réalisation représenté fig. 7a. Pour les configurations représentées fig. 7b et 7c, on coude ces pattes en arc de cercle ou en zig-zag, 15 puis on noie le fil tout entier dans du verre ; on peut aussi prévoir encore d'autres formes de la patte extrême coudée. Ensuite, en rodant par abrasion le verre et une partie du métal, on expose à nu une aire métallique de configuration longue et é-troite, respectivement en 153, 154, 156. 20 Dans des cas où on peut tolérer qu'un laps da temps asses long s'écoule entre l'échantillonnage et la mesure, on peut incorporer à l'échantillon recueilli, contenant des bactéries, sur un disque filtrant par exemple, des substances nutritives pour favoriser la croissance de bactéries éventuellement présentes, ou 25 bien on peut ajouter un inhibiteur de croissance si l'on désire produire l'effet opposé. Lorsqu'on veut tirer parti de ces possibilités, un des deux échantillons simultanément collectés (ou l'une des deux fractions d'un seul et même échantillon) peut ê-tre traité de façon à inhiber la croissance bactérienne en se 30 servant, par exemple, d'un antibiotique. La croissance de l'échantillon non-traité accroît son activité catalase, et une comparaison ultérieure de l'activité catalase des deux échantillons fournit une rapide indication de l'efficacité avec laquelle l'antibiotique attaque les bactéries. Cette même sorte de traitement 35 peut, bien entendu, fournir une mesure de la vitalité des bactéries échantillonnées. Une haute valeur du courant différentiel de sortie indique une grande sensibilité des bactéries à cet an-tibiotique et, de même, peut indiquer une faible vitalité de ces bactéries. Des inhibiteurs et des milieux qui sélectivement re-40 tardent ou favorisent la croissance d'une espèce donnée de bacté 69 11861 18 2006645 ries sont utilisables aussi en vue de l'identification de bactéries. Une croissance à long terme (au moins 24 heures) des organismes telle qu'elle est nécessaire pour le développement de colonies par mise en oeuvre des techniques microbiologiques classi-5 ques de culture n'est pas nécessaire pour ces épreuves de vitalité, de sensibilité ou d'identification car, avec la haute sensibilité du système comportant essentiellement une pile à membrane perméable à l'oxygène et le petit volume réactionnel selon la présente invention, le temps de doublement de la croissance 10 d'une seule et unique bactérie (20-60 minutes) serait facilement décelable et suffisant pour observer l'effet de retard de croissance ou d'inhibition. En résumé, on a décrit ci-dessus un dispositif et des modes opératoires pour déceler l'activité catalase qui permettent 15 de mesurer quantitativement et rapidement, directement, l'augmentation de la pression partielle d'oxygène engendré dans une solution de ii2°2 ^eneur inhérente en catalase de diverses cellules animales provoque la décomposition rapide de H2°2 en oxygène et eau. Le dispositif décrit ci-dessus permet une obser-20 vation dynamique et continue de la réaction catalase-H202 grâce à une mesure quantitative de l'activité catalase. On a réalisé une configuration de cathode qui permet d'engendrer un courant de sortie considérablement plus fort pour un gradient de concentration de 02 donné dans une solution de H202. 25 On a mis au point et décrit des moyens permettant de li miter le volume effectif de solution de H„00 et d'échantillon 3 (moins d'environ 0,1 cm ) mis en oeuvre au cours de la succession d'opérations élémentaires de détection. La simplicité de l'ensemble d'instruments nécessaires et la rapidité avec laquelle 30 l'invention permet de mesurer et enregistrer quantitativement l'activité catalase rendent ladite invention d'un grand intérêt comme outil clinique. En effet, il est par exemple hautement a-vantageux de pouvoir à peu de frais pratiquer rapidement un grand nombre d'examens de dépistage systématique et de diagnostic 35 des infections urinaires avant que les symptômes s'en développent complètement.Quand une épreuve sur l'urine d'un patient par mise en oeuvre du procédé et avec le dispositif faisant l'objet de l'invention indique une activité catalase notable, il suffit ensuite de procéder à des essais plus fins pour déterminer si 40 la grande activité catalase est due à la présence de bactéries 69 11861 19 2006645 on si une destruction inhabituelle de cellules contenant de la catalase est en cours ou s'est antérieurement produite dans le corps du patient» Quand une infection urinaire a été déjà diagnostiquée, on 5 commence par séparer par filtration des bactéries et d'autres cellules présentes dans l'urine du patient. On effectue ensuite un essai pour déterminer l'activité catalase de l'urine filtrée. Si l'essai est positif, il constitue une preuve qu'une destruction de cellules contenant de la catalase (destruction provoquée 10 par inflammation par exemple) est en cours dans le corps du patient en question. On a aussi mis au point un agencement de double pile à compensation qui fournit une mesure plus sensible de la variation de la pression partielle d'oxygène dans une solution de 15 ^2°2 par compensation et annulation de toutes variations dues à une décomposition spontanée de H2°2 e** ^ On a décrit un mode opératoire par choc pour séparer des bactéries à partir de l'atmosphère en les déposant directement 40 sur un petit filtre, ce mode opératoire permettant de recueillir 69 11861 20 2006645 facilement un nombre suffisant de bactéries en un bref laps de temps pour obtenir une réponse décelable dans le système à **2®2 selon la présénte invention. Grâce à l'utilisation d'un petit disque filtrant, on peut assurer le prélèvement d'échantillons 5 adéquats à partir de fluides contenant des bactéries, ces échantillons permettant de concentrer les bactéries en vue de les insérer dans un petit volume réactionnel. La réaction catalase-HgOg est très spécifique, mais il n'est pas nécessaire d'utiliser une solution de HgOg proprement 10 dite. Le peroxyde d'hydrogène peut être engendré in situ par l'addition d'agents tels que NaBO2.3H2O.H2O2, perborate de sodium, à de l'eau ou à l'échantillon de fluide. 69 11861 21 2006645 REVENDICATIONS 1. Dispositif, pour la mesure quantitative rapide de gaz résultant d'une réaction s'accompagnant de dégagement de gaz, carac térisé en ce qu'il comprend essentiellement en combinaison s une 5 enveloppe ou un boîtier ; une embase supportant ledit boîtier et définissant un volume conjointement avec ce boîtier ; un évide-ment ménagé dans ladite embase et communiquant avec ledit volume ; une pile polarographique (à membrane] comprenant une anode et une cathode mutuellement en circuit par l'intermédiaire d'un 10 électrolyte, cette pile ayant une portion de sa paroi extérieure constituée par une membrane non-poreuse mais perméable au gaz ; des premiers moyens pour admettre d'une manière réglable un premier fluide dans ledit volume ; des deuxièmes moyens pour admettre d'une manière réglable un deuxième fluide dans ledit volume| 15 et des moyens servant d'évent pour permettre l'échappement de l'air hors dudit volume lors de l'entrée des susdits fluides dans ce volume. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la membrane non-poreuse est imperméable au peroxyde d'hydro- 20 gène (H_0_) et a à l'égard de l'oxygène une perméabilité d'au —6 2 moins environ 10 cm/sec. 3. Dispositif selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la superficie cathodique exposée à 1'électrolyte a un rapport longueur:largeur d'au moins environ 25:1 avec une lar- 25 geur maximum d'environ 0,13 mm. 4. Dispositif selon 1'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la portion de la pile sensible à l'oxygène faisant saillie jusque dans l'évidement affecte la configuration générale d'un tronc de cône, et ledit évidement a une sur» 30 face interne recevant la susdite configuration de façon à constituer un joint étanche. 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'il comprend en outre en combinaison : un élément porte-filtre supporté sur ledit boîtier constituant 35 un puits de mesure et faisant saillie jusque dans ce boîtier de façon qu'une portion terminale dudit porte-filtre parvienne dans le voisinage immédiat de la membrane ; un disque filtrant situé entre ladite portion terminale du porte-filtre et ladite membrane et des moyens pour admettre d'une façon réglable un fluide jusque 40 dans ledit puits de mesure et en contact avec ledit disque fil 69 11861 22 2006645 trant. 6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce 3 que le volume du disque filtrant est inférieur à environ 0,1 cm • 7. Dispositif selon la revendication 5 ou 6, caractérisé en 5 ce que le disque filtrant est logé dans un évidement ménagé dans la surface de la portion du porte-filtre situé dans le voisinage immédiat de la membrane. 8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'il comprend en outre en combinaison : des 10 moyens pour mesurer et enregistrer des modifications dans les caractéristiques électriques de ladite pile sensible à l'oxygène sous un potentiel électrique appliqué, ces modifications étant provoquées par 1'ionisation de l'oxygène s'infiltrant au traver* de ladite membrane et par une réaction chimique entre des ions 15 oxygène, ainsi engendrés, et ledit électrolyte. 9. Dispositif, pour la mesure quantitative rapide de l'activité catalase, caractérisé en ce qu'il comprend essentiellement en combinaison ï une enceinte comportant une embase ; deux évidement s séparés s'étendant au travers de ladite embase et commu- 20 niquant avec l'intérieur de ladite enceinte j deux piles sensibles à l'oxygène comprenant chacune une anode et une cathode mutuellement en circuit électrique par l'intermédiaire d'un électrolyte, ces piles ayant comme portion de leur paroi extérieure voisine de leur cathode une membrane non-poreuse imperméable à 25 Ho0„ et ayant à l'égard de l'oxygène une perméabilité d'au moins -.5 2 environ 10 ~ cm/sec, une desdites piles sensibles à l'oxygène faisant saillie jusque dans le premier desdits évidements, tandis que l'autre de ces piles sensible à l'oxygène fait saillie jusque dans le deuxième évidement, les portions de la paroi des-30 dites piles qui sont constituées par une membrane obturant les-dits évidements et rendant ladite embase étanche aux fluides ; deux porte-filtres faisant saillie jusqu'à l'intérieur de ladite enceinte, une portion terminale du premier desdits porte-filtres étant située dans le voisinage immédiat de la membrane de la pre-35 mière pile sensible à l'oxygène, tandis qu'une portion terminale du deuxième porte-filtre est située dans le voisinage immédiat de la membrane de la deuxième pile sensible à l'oxygène ; un premier disque filtrant logé entre ladite portion du premier porte-filtre et la membrane de la première pile sensible à l'oxygène ; 40 un deuxième disque filtrant logé entre ladite portion du deuxième 69 11861 23 2006645 porte-filtre et la membrane de la deuxième pile sensible à l'oxygène ; des moyens pour admettre un fluide jusque dans ladite enceinte et en contact avec les deux susdits disques filtrants ; et des moyens connectant électriquement en série et en opposi-5 tion lesdites deux piles sensibles à l'oxygène. 10. Dispositif selon la revendication 9 , caractérisé en ce que les piles ont leurs portions qui font saillie jusque dans les évidements en forme de tronc de cône, et lesdits évidements ont chacun une surface interne recevant ladite portion coopérante de 10 la pile correspondante de façon à constituer un joint étanche. 11. Dispositif, pour la mesure quantitative rapide de gaz résultant d'une réaction s'accompagnant d'un dégagement de gaz, caractérisé en ce qu'il comprend essentiellement en combinaison : deux enceintes comportant chacune une embase et un évidement s'é- 15 tendant au travers de ladite embase et communiquant avec l'intérieur de ladite enceinte ; une première et une deuxième piles po-larographiques (à membrane)comportant chacune une anode et une cathode mutuellement en circuit électrique par l'intermédiaire d* un électrolyte et ayant une portion de leur paroi extérieure cons-20 tituée par une membrane perméable non-poreuse, ladite première pile polarographique à membrane faisant saillie jusque dans l'é-videment ménagé au travers de l'embase de l'une desdites enceintes et ladite deuxième pile polarographique à membrane faisant saillie jusque dans 1'évidement ménagé au travers de l'em-25 base de l'autre desdîtes enceintes, de façon à obturer lesdits évidements et à rendre lesdites embases étanches aux fluides ; des moyens pour admettre d'une manière réglable un fluide à partir d'une source commune jusque dans chacune desdites enceintes ; des moyens pour connecter électriquement en série et en 30 opposition lesdites piles polarographiques à membrane ; et des moyens pour déceler et enregistrer tout potentiel différentiel s'établissant entre les deux susdites piles polarographiques à membrane. 12. Procédé, pour déceler cliniquement la présence de cellu-35 les contenant de la catalase dans des fluides du corps, caractérisé en ce qu'il consiste essentiellement : à se procurer une quantité de fluide provenant du corps d'un patient ; à déposer une fraction de ladite quantité de fluide du corps dans un volume clos pour emplir partiellement ledit volume ; à ajouter audit 40 fluide du corps, dans ledit volume, une quantité de suffi- 69 11861 24 2006645 santé pour emplir complètement ledit volume ; et à mesurer et enregistrer l'augmentation différentielle de la pression partielle d'oxygène survenant au cours d'un laps de temps d'une durée prédéterminée dans la solution de 5 13. Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que l'on ajoute au fluide du corps un volume de solution de H2®2 n'excédant pas 10% du volume dudit fluide du corps. 14. Procédé selon la revendication 12 ou 13, caractérisé en ce qu'il consiste essentiellement : à établir deux fractions sé- 10 parées pratiquement identiques de substance, où on désire déceler la présence d'activité catalase ; à déposer un échantillon de chacune des susdites fractions dans un volume clos séparé ; à affecter différentiellement la teneur en catalase d'une desdites fractions ; à admettre une* solution identique de H202 pour emplir 15 complètement chacun desdits volumes conjointement avec l'échantillon que l'on y a introduit ; à mesurer la différence de pression partielle d'oxygène, s'établissant dans la dolution de ^202 dans les volumes reproductibles séparés au cours d'un laps de temps d'une durée préalablement choisie, au moyen de deux piles 20 polarographiques (à membrane perméable à l'oxygène) (connectées électriquement en série et en opposition. 15. Procédé selon l'une quelconque des revendications 12 à 14, caractérisé en outre en ce qu'il consiste essentiellement : à mesurer électrochimiquemént continuellement l'augmentation dif- 25 férentielle de pression partielle d'oxygène intervenant dans les volumes emplis de liquide ; et à enregistrer continuellement les résultats des mesures ainsi effectuées, afin d'en permettre une observation visuelle. 16. Procédé selon l'une quelconque des revendications 12 à 15, 30 caractérisé en outre en ce qu'il consiste essentiellement : à placer deux piles polarographiques, à membrane perméable à l'oxygène, en communication avec deux volumes réactionnels, chacune desdites piles étant en communication d'une manière étanche aux fluides avec l'un desdits volumes réactionnels ; à connecter é- 35 lectriquement lesdites piles en série et en opposition ; et à mesurer le courant électrique de sortie desdites piles.