La présente invention se rapporte à un chemin de fer à sustentation magnétique dans lequel, sur un corps mobile, sont installées des boucles conductrices primaires parcourues par le courant d'un dispositif de support et/ou de guidage latéral magnétique et auxquelles sont associés des deux côtés de la voie des corps de réaction secondaires qui, dans la zone des aiguillages sont pareillement installés sur la voie, mais que sur deux côtés extérieurs des aiguillages. I1 est connu, par l'article "The magnetplane s guided elektromagnetic flight" de H. Kolm et Richard D. Thornton, Massachusetts Institute of Technology Cambridge, Massachussets, du 1/5/1972, pages 7 et 8, de monter un tronçon d'un mille de long environ de la voie d'un chemin de fer à sustentation magnétique sur des selles d'appui coulissantes qui permettent de le relier à une seconde ou une troisième voie. Ce iode de réalisation entraîne la mise on oeuvre de moyens importants. On connatt, par le brevet allemand nO 707.032, un chemin de fer à sustentation magnétique, dans lequel les forces portantes nécessaires pour assurer la sustentation sont engendrées par des électro-aliants qui, placés sur le toit du véhicule, coopèrent avec des rails de fer fixes se trouvant sur la voie. Les forces de guidage latéral sont produites par des lec- tro-aimants placés des deux côtés du véhicule et coopérant avec des rails en fer installés sur la voie. Dans la zone des aiguillages, des rails de fer pour le guidage latéral sont disposés sur les deux côtés externes.Pour sélectionner le sens de la marche sur l'aiguillage, on coupe l'une des séries d'électroaimants disposées des deux côtés du véhicule, de façon que le véhicule sontinue alors à avancer sous l'action des forces opposées du système de support et d'une partie du système de guidage. On réussit, dans ce mode d'exécution, à se dispenser du mouvement d'un tronçon de la voie, mais il faut constamment régler le courant circulant dans les boucles conductrices des électro-aimants placés sur le véhicule, auN oyen d'appareils de commande de la distance par l'intermédiaire de convertisseurs, pour observer une distance déterminée entre les électro-aimants et les rails de fer fixes.Il peut alors s'exercer dans le sens des aimants de guidage latéral restant actifs des forces d'attraction suffisantes, mais il ne peut s'exercer que de faibles forces en sens contraire. Le guidage du véhicule n'est donc pas toujours garanti dans toutes les conditions de service. L'invention a pour objet d'obtenir dans l'aiguillage, sans tronçons de voie mobile, un guidage sur voie dans lequel on puisse engendrer des forces de guidage latérales stables dans deux sens latéraux, sans aicin- drir la fonction de portance du dispositif de sustentation. On atteint cet objectif, selon l'invention, avec un agen cement du type précité, en utilisant, comme corps de réaction secondaires, des plaques conductrices électriques en prise avec les boucles conductrices primaires, et en déterminant le sens de la marche, en faisant basculer les boucles conductrices primaires au choix de l'un des deux cotés, en dehors de la zone d'action des plaques conductrices secondaires. Ce basculement per- met de faire passer l'un des deux systèmes d'aimants ou boucles conductrices primaires placés sur le corps mobile, mécaniquement et électriquement en dehors de la zone d'action des boucles ou plaques conductrices secondaires, de sorte que le corps peut continuer à se déplacer dans l'un ou l'autre des sens de marche.On obtient ainsi une conformation simple de l'aiguillage, sans parties mobiles et, par suite, un fonctionnement plus sûr et une distance entre trains moins grande, du fait que l'on peut régler le sens de marche dans le véhicule avec des moyens simples et le contrôler facilement. La description détaillée qui va suivre, et le dessin annexé donnés uniquement à titre d'exemples non limitatifs, feront mieux comprendre comment l'invention peut être réalisée. Sur le dessin annexé la figure 1 est une coupe transversale au voisinage d'un aiguillage d'un chemin de fer à sustentation magnétique comportant une boucle conductrice basculante se trouvant dans l'agencement de guidage latéral la figure 2 est une vue en plan de l'aiguillage de la figure 1, et la figure 3 est une coupe transversale d'un chemin de fer à sustentation magnétique, comportant une boucle conductrice basculante montée dans un système de support. Sur les figures I et 2, la référence 1 désigne une voie qui colporte, des deux côtés de son tracé, des plaques conductrices 3, aux- quelles sont associées des boucles conductrices 4 (figure 1) parcourues par le courant et installées sur le véhicule F, pour engendrer des forces de levage. Sur des éléments de support 2 se trouvent des plaques conductrices électriques 5 auxquelles sont associées, pour engendrer des forces de guidage latéral, des boucles conductrices 6 parcourues par le courant et installées sur le véhicule F. Le véhicule F est encore pourvu d'une partie de stator non représentée d'un moteur linéaire qui coopère avec un rail de réaction se trouvant sur la voie.Sur la voie I se trouvent en outre des rails 9 permettant le démarrage et l'atterrissage du véhicule à sustentation électr@@ynamique F au moyen de roues rétractables 10. Après la aise en service du moteur linéaire, le véhicule F s'ébranle et prend de la vitesse, en roulant sur l@@ roues 10. Lorsqu'une certaine vitesse minimale a été atteinte, des forces de levage qui sont responsables de la sustentation du véhicule F sont engendrées dans le système de support comportant les plaques conductrices 3 et les boucles con ductrices 4. Le guidage latéral est alors effectué par les boucles conductrices 6 et les plaques conductrices électriques 5. Au cours de cette marche en sustentation du véhicule F, les roues 10 sont rétractées vers le haut. Dans la zone de l'aiguillage X, les mêmes boucles ou plaques conductrices secondaires 5 que sur la voie sont présentes, mais elles se trouvent seulement sur les deux côtés extérieurs A, B des voies (figure 2). Pour sélectionner le sens de marche, les boucles conductrices primaires 6 se trouvant sur l'un des deux côtés extérieurs A, B peuvent quitter la zone d'action des plaques conductrices secondaires 5. Dans ce but, les boucles conductrices 6 sont placées en un centre de rotation 6a et reliées à un dispositif de réglage St par une tige de manoeuvre 6b. Les deux dispositifs de réglage St sont verrouillés l'un par rapport à l'autre de telle façon que seule l'une des deux boucles 6 puisse etre retirée de la zone d'action de la plaque conductrice qui lui est associée.Dans la section transversale représentée sur la figure 1, c'est la boucle conductrice de gauche qui bascule, de sorte que le véhicule suit la branche courbe de l'aiguillage. Pour suivre la branche rectiligne, la boucle conductrice de gauche 6 reste en prise avec la plaque conductrice 5 et la boucle conductrice de droite 6 quitte la zone d'action de la plaque 5. Pour faciliter le basculement, les plaques conductrices secondaires 5 présentent, au moins au voisinage de l'aiguillage W, une section transversale arquée. Pour régler préalablement le sens de marche, une section de la voie se trouvant avant l'aiguillage W peut aussi comporter des plaques conductrices arquées 5, ou bien toute la section de voie peut aussi comporter des plaques conductrices coudées 5 de ce type. Cette dernière solution permet de sélectionner le sens de marche, dès le départ du véhicule, dans une gare. Selon une variante avantageuse de l'invention, llaiguillage W comporte en plus, au moins dans l'embranchement courbé, un rail ferromagn*- tique 13 qui coopère avec la boucle conductrice primaire 6 et exerce une force d'attraction s'opposant à la force centrifuge. Le dispositif de support représenté en coupe transversale sur la figure 3 est formé par les plaques conductrices 3 auxquelles sont associées des boucles conductrices primaires 6 basculantes parcourues par le courant installées sur le véhicule F. Ces plaques 3 sont inclinées l'une par rapport à l'autre. Dans la zone de l'aiguillage, ce sera principalement la boucle conductrice 6 ayant basculé qui coopèrera avec la plaque conductrice 12, pour exercer une force portante. La boucle conductrice 6 qui n'a pas basculé a pour rôle, en coopération avec la plaque conductrice magnétique 13, de guider latéralement le véhicule F. Dans le chemin de fer à sustentation magnétique selon l'invention, l'axe de rotation 6a de la boucle conductrice primaire bas culante 6 est donc disposé de fa5on que, dans leurs positions extrêmes, elles coopèrent avec une bande d'autres plaques conductrices 12 et 13 (ou boucles conductrices) d'un agencement de support ou de guidage. On peut supprimer ainsi des boucles conductrices primaires particulières pour le guidage. REVENDICATIONS 1. Chemin de fer à sustentation magnétique dans lequel, sur un corps mobile, sont installées des boucles conductrices primaires parcourues par le courant d'un dispositif de support et/ou de guidage latéral magnétique et auxquelles sont associés , des deux côtés de la voie, des corps de réaction secondaires qui, dans la zone des aiguillages sont pareillement installés sur la voie, mais que sur deux côtés extérieurs des aiguillages, caractérisé en ce que, comme corps de réaction secondaires on utilise des plaques conductrices électriques en prise avec les boucles conductrices primaires et que pour sélectionner le sens de marche, les boucles conductrices primaires peuvent basculer au choix de l'un des deux côtés (A ou B) en dehors de la zone d'action des plaques conductrices secondaires. 2. Chemin de fer selon la revendication 1, caractérisé an ce que les boucles ou plaques conductrices secondaires présentent une section transversale arquée, au moins au voisinage de l'aiguillage. 3. Chemin de fer selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'aiguillage comporte en plus, au moins dans ltembranchement courbé, un rail ferromagnétique qui est associé à l'aimant ou à la boucle conductrice primaire. 4. Chemin de fer selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'axe de rotation des boucles conductrices primaires basculantes (ou aimants) est disposé de façon que, dans leurs positions extrêmes, celles-ci coopèrent avec au moins une bande d'autres plaques conductrices ou boucles conductrices d'un agencement de support ou de guidage.