L'invention concerne les fermes du genre de celles utili suées pour la réalisation de couvertures avec charpente en métal et béton décrites dans le brevet français N0 1.223.701 déposé par le même Demandeur le 4.5.1959 et ayant pout titre "Couverture avec charpente mixte béton armé et fer". Les fermes en question sont composées, chacune, de deux arbalétriers en béton armé reliés par un entrait en fer. D'après le procédé de fabrication décrit dans ce brevet, les arbalétriers sont confectionnés isolément et stockés d'avance, ce qui présente un certain nombre d'inconvénients. Sn effet, l'établissement d'arbalétriers préfabriqués nécessite une grande usine à béton avec tous les inconvénients que cela entrain, notamment pour les opérations de moulage et de stockage qui nécessitent des appareils de levage de pièces lourdes et une quantité relativement importante de personnel. Le démoulage et le séchage du béton immobilisent aussi un certain espace pendant un temps relativement long. Le transport de tels éléments est cot- teux en raison de leur grand poids.La mise en place de ces arbalétriers sur chantier nécessite encore des appareils de levage appropriés que ne possèdent pas toujours les petites entreprises. la manipulation de tels arbalétriers est notamment difficile dans des villes. son outre, lorsque les arbalétriers ont été mis en place sur les murs qui doivent les supporter, il convient encore de les assembler au fattage, ce qui constitue une opération supplémentaire qui n'assure d'ailleurs pas toujours toute la solidité désirable à cet endroit. L'invention a d'abord pour objet un procédé de fabrication de fermes du genre en question qui ne présente pas les inconvénients précités du procédé indiqué plus haut. A cet effet, suivant l'invention, on prépare d'abord un coffrage perdu en t81e d'acier correspondant à l'ensemble des deux arbalétriers d'une même ferme, on le garnit de fers d'armature intérieure et éventuellement d d'un ou plusieurs tirants extérieurs, on le met en place, ainsi que son entrait, sur le sommet des deux murs qui doivent supporter la ferme, et l'on coule du béton dans ledit coffrage. Grâce à ce procédé, on peut constater que, si l'on reprend un à un les inconvénients indiqués plus haut au sujet du procédé antérieur, ils sont tous éliminés. L'invention vise aussi des coffrages pour la mise en oeuvre de ce procédé, caractérisés en-ce qu'ils sont constitués par un chenal en t81e d'acier présentant une configuration générale en angle obtus. L'invention vise encore les fermes obtenues après coulée de béton dans de tels coffrages. htinvention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre et à l'examen des dessins annexés qui montrent, à titre d'exemples non limitatifs, quelques modes de réalisation d'un coffrage et d'arbalétriers pour la fabrication de fermes suivant l'invention. Sur ces dessins Fig. 1 est une vue en perspective d'un coffrage suivant l'invention; Fig. 2 montre, à plus grande échelle, avec des arrachements, le m8me coffrage en place sur un mur, et Pigs. 3 à 5 représentent différentes formes de sections d'arbalétriers. Le coffrage représenté sur les figs. 1 et 2 est destiné à la fabrication d'axe ensemble monobloc de deux arbalétriers qui doi vent contribuer à former une ferme d'tablissement d'une charpente. Ce coffrage perdu, désigné dans son ensemble par 1, est en t8le d'acier et il présente une configuration générale en angle obtus correspondant à la disposition classique des deux arbalétriers d'une ferme. Semblablement, le coffrage 1 comporte donc deux parties identiques et symétriques 2,3 formant chacune un chenal avec un fond 4 et deux parois latérales 5,6. Dans cet exemple, le chenal est de section trapézoldale dont la grande base se trouve en haut et, de plus, le bord supérieur des deux parois latérales est rabattu vers l'intérieur, comme représenté en 8,9. Sur les figs. 3,4 et 5, qui montrent des variantes de profil du coffrage, on voit plus nettement les formes de ces deux bords rabattus 8,9. Pour les commodités d'emploi, si on le désire, chacune des deux extrémités du coffrage peut comporter une cloison verticale de fermeture, comme indiqué en 12 sur la fig. 2. Dans le mode de réalisation représenté, chacun des deux arbalétriers 2,3 est renforcé par un tirant extérieur en fer 15 qui prend appui contre la face inférieure du coffrage par deux poinçons 16 et dont les deux extrémités recourbées sont accrochées à des fers 18,19 enfilés dans une direction transversale respectivement à travers les parties inférieure et supérieure des parois latérales dudit coffrage. D'autres fers d'armature, tels que 22, sont placés à l'intérieur du coffrage suivant toute disposition rationnelle classique en fonction des efforts que doit subir l'arbalétrier. L'ensemble est complété par un entrait métallique 23 qui traverse le fond, à cet endroit incurvé dans l'exemple, de chaque extrémité inférieure d'arbalétrier et qui prend appui, par exemple par l'intermédiaire d'une contreplaque 24, sur la face extérieure de la plaque de fermeture 12 de l'extrémité correspondante d'arbalétrier. Chaque extrémité de l'entrait est par exemple filetée et reçoit an écrou de mise sous tension 25 qui prend appui sur la contreplaque 24. De tels coffrages peuvent être fabriqués d'avance dans de petits ateliers équipés d'un poste de soudure électrique, c'est-àdire d'une manière économique et rapide ils sont relativement légers et, par conséquent, faciles à transporter et à mettre en place sur les murs tels que 27 destinés à les recevoir. Ensuite, il ne reste plus qu'à couler le béton dans le coffrage pour obtenir une ferme mixte en métal et béton à coffrage perdu, dont les deux arbalétriers sont constitués par un ensemble monobloc très résistant. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation décrits et représentés qui ont été donnés à titre d'e em- ples , on peut y apporter des modifications, suivant les applications envisagées, sans sortir, pour cela, du cadre de l'invention. R E V E N D I C A T I O N S 10 - Procédé de fabrication de fermes de charpentes composées chacune de deux arbalétriers en béton armé reliés par un entrait en fer, caractérisé en ce qu'on prépare d'abord un coffrage perdu en tôle d'acier correspondant à l'ensemble de deux arbalé- triers d'une même ferme, on le garnit de fers d'armåtures intérieures et éventuellement d'un ou plusieurs tirants extérieurs, on le met en place ainsi que son entrait, sur le sommet des deux murs qui doivent supporter la ferme, et l'on coule le béton dans ledit coffrage. 20 - Coffrage métallique perdu pour la mise en oeuvre du procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu > il est constitué par un chenal en t81e d'acier présentant une configuration générale en angle obtus. 30 - Coffrage suivant la revendication 2, caractérisé en ce qutil comporte deux cloisons verticales de fermeture des deux extrémités dudit coffrage. 40 - Coffrage suivant la revendication 3, caractérisé en ce que ses deux extrémités sont reliées par un entrait métallique. 50 - Coffrage suivant la revendication 2, caractérisé en ce que chacune de ses deux moitiés contribuant à former un arbalétrier est munie d'un ou plusieurs tirants métalliques reliant ses deux extrémités et prenant appui contre des poinçons intermédiaires fixés contre la face inférieure de la moitié considérée dudit coffrage. 60 - Ferme caractérisée en ce qu'elle est obtenue par la mise en oeuvre du procédé suivant la revendication 1. 70 - Ferme caractérisée en ce qu'elle est obtenue par la coulée de béton dans un coffrage métallique perdu suivant l'une quelconque des revendications 2 à 5.