L'invention est relative à une machine à souder les treillis comportant une poutre porte-électrodes susceptible d'être soulevée et abaissée qui est actionnée, au moyen d'un mécanisme à excentrique ou a manivelle par un arbre d'entrainement, dont le moteur hydraulique est alimenté par une pompe refoulante à débit variable. De telles machines servent à souder électriquement des treillis constitués de fils ou de barres métalliques, notamment des nappes de treillis en acier pour la construction, qui sont composées de fils ou de barres métalliques longitudinaux et transversaux, se croisant à angle droit, qui sont soudés à leurs emplacements de croisement. Pour réaliser des soudures correctes il faut nécessairement un temps minimal bien déterminé. Pendant ce temps, les électrodes de soudage, qui au cours de l'avance du treillis ont été soulevées, doivent être appliquées, avec la pression de soudage requise, sur les emplacements de croisement, reposant sur les contre-électrodes fixes disposées en regard, des fils ou des barres métalliques du treillis et doivent y être maintenues pendant le soudage. Sur les 3600 de rotation totale du mécanisme à excentrique ou à manivelle, on ne peut toutefois utiliser pratiquement pour le soudage, y compris les trajets correspondant à l'action des interrupteurs de fin de course, qu'environ 300 avant et environ 30t après le point mort bas.Du fait que les machines à souder les treillis, usuelles jusqu'à présent, travaillent à vitesse constante du mécanisme à excentrique ou à manivelle, ces machines présentent l'inconvénient que le temps du soudage, lorsque la fréquence des mouvements de déplacement des électrodes augmente, diminue de plus en plus. Dans ces conditions la vitesse maximale possible de travail de la machine se trouve en conséquence limitée vers le haut. L'invention a donc pour but d'éliminer cet inconvénient ou tout au moins d'y remédier au maximum, afin de pouvoir augmenter le rendement de la machine à souder les treillis sans mettre en péril la qualité de la soudure. Ce problème est résolu, conformément à l'invention, par le fait que la vitesse de rotation du mécanisme à excentrique ou à manivelle, dans la zone de ce mouvement de rotation, où s'effectue la soudure est réduite par un dispositif de commande qui agit périodiquement sur le débit de la pompe de refoulement du liquide hydraulique. Ce résultat peut pratiquement être obtenu de diverses manières. Selon un mode de réalisation particulièrement simple et avantageux de l'invention, le dispositif de commande est constitué par une came discorde disposée sur l'arbre d'entraSnement de la machine, dont l'élément profilé agit, par exemple au moyen d'un galet, sur un levier oscillant qui, par l'intermédiaire d'une barre d'accouplement, actionne l'organe de commande de la pompe. L'invention permet d'obtenir que, malgré l'élévation de la fréquence des mouvements des électrodes et de la vitesse de travail de la machine, on dispose pour chaque course, à l'intérieur de la zone de soudage d'un temps suffisant pour effectuer une soudure impeccable. De cette manière, on peut augmenter considérablement le rendement de la machine à souder les treillis, ce qui est très important pour utiliser, d'une manière économique. une telle machine relativement coûteuse. Selon un perfectionnement de l'invention, la tringlerie de commande du dispositif de commande peut être réalisée sous forme réglable, par exemple par déplacement du point d'articulation de la barre d'accouplement sur le levier oscillant et par réglage de la longueur de la barre d'accouplement, en vue de faire varier l'amplitude de la variation de vitesse et le domaine des vitesses dans lequel elle se fait. L'invention est expliquée plus en détail ci-après, à l'aide d'un de ses modes de réalisation, pris à titre illustratif mais nullement limitatif, en se référant aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 représente schématiquement une machine à souder les treillis équipée d'un dispositif de commande destiné à allonger le temps de soudage, - la figure 2 est un diagramme de vitesse de la machine, sans allongement du temps de soudage et - la figure 3 est un diagramme de vitesse correspondant de la machine avec allongement du temps de soudage. La figure 1 représente les pièces essentielles, pour l'explication de l'invention, d'une machine à souder les treillis destinée à fabriquer des treillis d'acier pour la construction, lesquels treillis sont composés de barres longitudinales i et de barres transversales2 se croisant à angle droit qui sont soudées les unes aux autres à leurs points de croisement. Les soudures sont effectuées entre des électrodes 4, portées par une poutre porte-électrodes fixe 3, et des contre-électrodes 6 soumises à l'action de ressorts de compression et portées par une poutre porte-électrodes 5, susceptible d'être soulevée et abaissée. La poutre porte-électrodes 5 est fixée, à ses deux extrémités libres, sur deux bras pivotants 8, disposés sur les deux parties latérales d'un båti de machine 7, qui sont montés dans des paliers d'axe horizontal 9. Dans des paliers portés par les parties latérales du bati de machine est monté un arbre d'entrainement 10, qui va d'un c8t~ à l'autre de la machine et est muni, à ses deux extrémités. de mécanismes à excentrique ou å manivelle 11. Sur le maneton d'excentrique ou de manivelle de ces mécanismes sont montées les têtes inférieures des bielles 12 dont les tdtes supérieures sont articulées par des axes 13 à la poutre porte-électrodes 5, c'est à-dire au bras pivotant 8. L'arbre d'entraînement 10 est entrat- né par un moteur hydraulique 14 qui est raccordé par des canalisations d'arrivée et de départ de fluide 15, 16, à une pompe refoulante 17. Le débit de cette pompe, entraînée par un moteur 18, peut varier, sous l'action d'un organe de commande 19 à l'intérieur d'un domaine de vitesse : V à V o max. auquel corres- pond une variation de vitesse correspondante du moteur hydraulique 14. Sur l'arbre d'entraînement 10 est montée en outre une came discorde 20, comportant un élément profilé 21, qui, quipar l'inter- médiaire d'un galet 22, met en mouvement un levier oscillant 24, qui pivote sur un axe fixe 23t contre l'action d'un ressort 26 prenant appui à l'extrémité libre 25 de ce levier oscillant 24. Ce mouvement d'oscillation est transmis, par une barre d'accouplement 27, au levier de commande 19 de la pompe 17. L'emplace- ment de l'articulation 28 où la barre d'accouplement 27 est articulée au levier oscillant 24, peut autre déplacé, au moyen d'une tige filetée 29 et d'un volant 30 fixé sur celle-ci, suivant la direction longitudinale du levier oscillant 24 pour faire varier l'amplitude de la variation de vitesse. D'autre part, la longueur de la barre d'accouplement 27 peut être modifiée en faisant tourner, au moyen d'un volant 32, une tige 31 portant des filetages de sens contraires ce qui permet de fixer comme on le souhaite le domaine des vitesses, entre lesquelles se fait la variation. Comme on peut le voir sur le diagramme de vitesse de la figure 2, on dispose, dans une machine à souder les treillis d'un genre de construction usuel jusqu'à présent, à chaque tour du mécanisme à excentrique ou manivelle, c'est-à-dire pour chaque mouvement vertical de la poutre porte-électrodes 5 > d'un segment d'environ 500 du cercle de rotation de l'excentrique pour effectuer la soudure. Plus la machine tourne vite, plus le temps dont on dispose diminue. Dans ces conditions la fréquence admissible des déplacements des électrodes se trouve limitée vers le haut. Mais si, conformément à l'invention, la vitesse de rotation du mécanisme à excentrique ou à manivelle est modifiée périodiquement du fait que, grâce à l'action de l'élément profilé 21 de la came discorde 20 sur le levier oscillant 24 et à celle de la barre d'accouplement 27 sur le levier de commande 19 de la pompe 17, l'alimentation du moteur hydraulique 2 en liquide sous pression est réduite dans la zone où se fait la soudure augmentée d'un certain parcours pour le ralentissement et l'accélération des masses en mouvement, le temps disponible pour effectuer une soudure impeccable se trouve considérablement augmenté (figure 3). Par conséquent la fréquence des déplacements d'électrodes et par suite la vitesse de travail de la machine se trouvent augmentées d'une manière correspondante sans aucune suite fâ- cheuse. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. En particulier la réduction de la vitesse de la machine dans la zone de soudage peut être assurée par des moyens et des dispositifs différents de ceux décrits ci-dessus, mais d'action équivalente ; on peut, par exemple, au lieu de la came discorde utiliser un autre dispositif de commande ou tout autre genre de dispositif définissant la valeur de consigne. De même l'invention peut être utilisée d'une manière analogue dans une machine à souder les treillis, dans laquelle les bras pivotants et la poutre porte-électrodes mobile sont disposés en dessous du trajet d'avancement du treillis, tandis que les contreélectrodes fixes sont placées au-dessus de ce treillis. éventuel lement le principe de l'invention pourrait, d'une manière ana logue, être appliqué aussi à des machines à souder les treillis dont le mécanisme à excentrique ou à manivelle comporter au lieu d'un moteur hydraulique, un autre genre de moteur d'entratnement, par exemple un moteur électrique. REVENDICATIONS 1. Machine à souder les treillis comportant une poutre porteélectrodes susceptible d'être soulevée et abaissée qui est action néer au moyen d'un mécanisme à excentrique ou à manivelle, par un arbre d'entraînement dont le moteur hydraulique est alimenté par une pompe refoulante à débit variable, laquelle machine est caractérisée en ce que la vitesse de rotation du mécanisme à excentrique ou à manivelle tell), dans la zone de ce mouvement de rotation od sweffectue la soudure, est réduite par un dispositif de commande qui agit périodiquement sur le débit de la pompe de refoulement (17) du liquide hydraulique. 2. Machine à souder les treillis selon la revendication 1, caractérisée en ce que le dispositif de commande est constitué par une came discoïde (20) disposée sur l'arbre d'entraînement (10) de la machine, dont l'élément profilé (21) agit, par exemple au moyen d'un galet (22), sur un levier oscillant (24) qui, par l'intermédiaire d'une barre d'accouplement (27), actionne l'organe de commande (19) de la pompe (17). 3. Machine à souder les treillis selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée en ce ~que l'emplacement de l'articulation (28) de la barre d'accouplement (27) sur le levier oscillant (24) peut-être déplacé. 4. Machine à souder les treillis selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la longueur de la barre d'accouplement (27) est réglable. 5. Machine à souder les treillis selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le levier oscillant (24) pivotant autour d'un centre de rotation fixe (30) est soumis à l'action d'un ressort (26) qui tend à pousser le galet (22) contre la came discorde (20, 21).