La présente invention concerne un amortisseur convenant pour servir sur un véhicule de transport tel que camion, autobus, voitures et wagins de chemin de fer, ainsi qu'un véhicule muni d'un tel amortisseur. On sait munir des véhicules dé transport d'amortisseurs tels que pare-chocs montés a l'avant et a l'arrière a un niveau spécifié, de sorte que quand des véhicules disposés l'un derrière l'autre se heurtent, le choc soit absorbé par leurs pare-chocs, éventuellement munis a cette fin de moyens amortisseurs. De tels amortisseurs soulèvent parfois une difficulté provenant de ce que leur point le plus bas est assez voisin du sol pour qu'il en résulte des dommages pendant la marche sur terrain irrégulier ou quand le véhicule monte ou descend une rampe de bas transbordeur. On a constaté que, pour être efficace, l'amortisseur doit être construit de façon que la distance entre la face inférieure du pare-chocs monté en travers du véhicule et la surface du sol ne dépasse pas 46 a 51 cm environ a l'état normal non déformé. Cette distance varie d'un pays b l'autre selon la législation nationale et les réglements locaux.Toutefois, avec de telles distances au sol, on risque de voir, lorsque le véhicule gravit ou descend une rampe de bac, le pare-chocs s'engager sur la rampe alors que les roues du véhicule reposent sur le sol voisin, le pare-chocs pouvant alors rencontrer la surface de la rampe. I1 y a dans ce cas endommagement de l'amortisseur et/ou de la rampe. Des risques analogues surgissent lors de la marche du véhicule sur un terrain accidenté ou ondulé. La présente invention a pour but principal de réaliser un amortisseur de ce genre de nature a minimiser ou supprimer les difficultés précitées. La présente invention a pour objet un amortisseur a monter a l'arrière et/ou a l'avant d'un véhicule de transport, comportant un bras articulé sur le châssis du véhicule, près de l'extrémité de ce dernier, et qui s'étend vers le bas pour porter sur son extrémité inférieure une barre de pare-chocs disposée horizontalement en travers du véhicule, un dispositif amortisseur articulé dtune part sur ledit bras, entre l'articulation de ce bras et ladite barre, et d'autre part sur le châssis du véhicule, en point espacé le long du véhicule de l'articulation du bras, les trois articulations étant situées aux sommets d'un triangle, un dispositif a mouvement perdu associé a l'une au moins desdites articulations pour faire varier la configuration dudit triangle afin de permettre au bras de s'écarter a pivotement vers le haut du châssis de véhicule en vue de s'écarter du sol quand la hauteur au sol de ladite barre varie, et un moyen de rappel ramenant le bras en position normale quand la distance au sol de la barre a cessé de varier. Dans une structure préférée, le dispositif a mouvement perdu comprend une fente longitudinale ménagée dans le bras, un tourillon porté par le tronçon inférieur du dispositif amortisseur, engagé dans ladite fente et sollicité vers une extrémité de celle-ci par le dispositif amortisseur, mais permettant au bras de s'écarter du châssis a pivotement vers le haut et un moyen de rappel qui ramène le bras en position normale quand celui-ci peut décrire librement ce mouvement de retour. Le dispositif amortisseur est constitué par un organe télescopique hydraulique ou equivalent qui peut se rétracter quand la barre est repoussée vers le véhicule, mais non décrire un mouvement d'extension quand la barre s 'écarte vers le haut du véhicule, et par un ressort ou moyen équivalent qui assure le rappel du bras en position normale quand celui-ci s'est rapproché ou écarté du véhicule. Le dispositif amortisseur est de préférence constitué par un organe compressible muni d'un moyen qui le ramene en position normale après compression et le bras porte une butée qui rencontre 1' organe compressible et assure sa compression quand le bras s'écarte du véhicule a pivotement vers le haut. Suivant un autre de ses aspects, l'invention vise un véhicule transporteur muni d'un amortisseur selon l'invention qui lui est incorporé ou est monté sur lui. Pour mieux faire comprendre l'invention, on va maintenant en décrire a titre d'exemple une réalisation en se référant aux dessins annexés, sur lesquels la figure 1 est une vue schématique d'un amortisseur monté sur l'arrière d'un véhicule transporteur et occupant sa position normale inactive la figure 2 est une vue analogue a la figure 1 montrant 1' amortisseur après choc subi de la part d'un véhicule ayant défoncé l'arrière du véhicule de transport la figure 3 est une vue analogue a la figure 1 montrant 1' amortisseur en position de protection, c'est- -dire écarté du véhicule par basculement vers le haut. Sur les dessins, les pièces homologues portent sur toutes les figures les mêmes références numériques. Les dessins représentent l'amortisseur et l'arrière d'un véhicule de transport 2. Ils ne montrentqu'un côté de l'arrière du véhicule, mais on conçoit qu'une structure analogue est prévue de 1' autre côté du véhicule et que l'ensemble de l'amortisseur peut aussi être prévu a l'extrémité avant du véhicule. L'amortisseur comporte un bras 3 articulé par un tourillon ou axe 4 sur le châssis 5 ou une autre partie du véhicule et sur l'extrémité basse duquel une barre pare-chocs 6 est fixée par tous moyens de raccordement adéquats, non représentés, par exemple par soudage, rivets ou par assemblage a queue d'aronde ; la barre 6 s' étend sur toute la largeur du véhicule, mais pourrait aussi être une moitié de pare-chocs disposée en travers d'un côté de véhicule, une moitié analogue étant oortée par un bras 3 de l'autre côté du véhicule. Toutefois, la barre pare-chocs 6 peut être articulée sur l'extrémité basse du bras ou des bras 3. Un dispositif amortisseur 7 est articulé a son sommet par un tourillon ou axe 8 sur le châssis ou la caisse 5 du véhicule et a sa base sur le bras 3, entre l'axe 4 et la barre 6, par un axe 9 engagé dans une fente 10 pratiquée dans le bras 3. Les axes 4, 8 et 9 sont ainsi placés aux sommets d'un triangle dont le côté 8-9 peut changer de longueur quand 1'amortisseur se déplace sous 1' effet d'un choc appliqué a la barre 6. En variante, on peut faire varier les longueurs de l'un quelconque des côtés 8-4 et 9-4, ou encore de deux quelconques des trois côtés pour faire varier les dimensions du triangle 4-8-9.Les dimensions de ce triangle sont définies,- entre certaines limites préfixées, de façon que la face arrière de la barre 6 ait une inclinaison préfixée sur la verticale et que la barre 6 passe de sa position normale (figure 1) dans une position décalée (figure 2) sous l'effet d'une collision avec un véhicule venu de l'arrière et/ou quand le véhicule heurte un obstacle en marche arrière. Le dispositif amortisseur comprend un cylindre principal 11, solidaire d'un fond de cylindre plat 12 qui porte le coussinet d' articulation de l'axe 9. Sur le cylindre 11 coulisse un chapeau cylindrique 13, présentant un dessus fermé 14 percé d'un trou 15. Un piston 16 travaille dans le cylindre 11 et la tige de piston associée 17 traverse le trou 15 ; l'extrémité libre de la tige 17 est fixée dans un coussinet 18 qui présente un alésage recevant l'axe 8, qui tourillonne dans un palier nonreprésenté formé par un alésage ménagé dans le châssis ou la caisse du véhicule. Dans la position normale représentée sur la figure 1, le fluide 19 présent dans le cylindre 11 entoure le piston 16 et est retenu par un presse-étoupe 20 qui entoure la tige de piston et dont on exposera le rôle. Autour du chapeau 13 et du cylindre 11 est enfilé un ressort 21, initialement comprimé entre le fond de cylindre 12 et le dessus plat 14 du chapeau pour tendre a appliquer ce dessus 14 contre le coussinet 18. Le bras 3 présente un prolongement coudé 22 portant à son extrémité un goujon 23 qui, en position normale, porte contre le dessus plat 14 à l'opposé du ressort 21 et qui est sensiblement a la même distance de l'axe 9 que l'épau- lement formé sur le dessus 14. Le ressort 21 peut être stabilisé dans des glissières par unecalandre non représentée, entourant le dispositif amortisseur pour contribuer à intercepter les saletés, projections de graisses, l'humidité et autres impuretés. L'amortisseur peut être du genre décrit, notamment, dans les brevets GB 1 500 514, 1 455 847, 1 478 849, le piston 16 étant muni selon ces brevets d'un passage qui le traverse ou le franchit en dérivation de façon que, quand le piston se déplace dans le cylindre, le fluide - normalement huile - présent dans le cylindre soit refoulé au-delà du piston, ceci pour absorber l'énergie de choc appliquée au bras 3 et/ou a la barre 6. On peut utiliser d'autres types de dispositifs amortisseurs ressort a gaz comprimé, ressort de compression ou de traction calibré ou dispositif amortisseur élastique équivalent et/ou amortisseur a rebond qui peut être de structure classique. L'engagement de l'axe 9 dans la fente 10 introduit un mouvement perdu entre le dispositif amortisseur 7 et le bras 3. Comme représenté sur la figure2,si un véhicule vient percuter la barre 6 et/ou le bras 3, ce dernier pivote vers la gauche sur les figures, ce qui raccourcit le dispositif amortisseur 7, l'action du ressort 21 maintenant l'axe 9 en bas de la fente 10. Simultanément, le goujon 23 s'écarte du dessus de chapeau 14, qui demeure ainsi appli qué a force contre le coussinet 18. Le raccourcissement du dispositif 7 engendre une force de ralentissement qui est transmise, a travers l'axe 9, le bras 3 et la barre 6, au véhicule percuteur. Le produit de la force retardatrice par la distance parcourue par la barre 6 représente approximativement la quantité d'6nergie ciné tique dechoc absorbée par llamortisseur et ainsi prélevée sur 1' énergie totale disponible pour détériorer le véhicule et blesser ses occupants. Des essais pratiques effectués sur l'amortisseur monté sur un véhicule ont démontré qu'une forte proportion de l'énergie de choc est ainsi dissipée sans risque lors d'un choc subi par 1' amortisseur d'une automobile standard a des vitesses couramment adoptées. De même, lorsque le véhicule heurte un obstacle en mar chearrièse, l'énergie de choc est en bonne partie absorbée avant l'intervention de l'appareil précité provoquant le freinage du véhicule. Quand le dispositif 7 atteint, lors d'un choc, sa fin de course de rétraction, il demeure en place, agissant en entretoise rigide entre les axes 8 et 9 et interdisant tout déplacement ultérieur de la barre 6. La structure agit alors comme un pare-chocs classique solidaire du véhicule et s'oppose, jusqu a sa limite de résistance mécanique, à une pénétration plus accusée du véhicule percuteur. On fait en sorte que sa résistance mécanique soit comprise dans les intervalles prescrits a cet égard par les législations nationales ou locales ou par les règlements de sécurité. Lors d'un tel choc, le ressort 21 réagit contre le dispositif 7 et agit par l'intermédiaire du dessus de chapeau 14 et du fond de cylindre 12 pour ramener le dispositif 7 à l'état normal (figure 1) une fois l'énergie de choc dissipée et la barre 6 libérée. Ce rétablissement doit être complètement assuré avant que le véhicule intéressé ne poursuive sa route. La figure 3 représente l'arrière d'un camion qui vient de descendre une rampe 25, par exemple de bac transbordeur, de sorte que ses roues non représentées reposent sur le bord de quai plat 26 et que la partie arrière 27 de son châssis, sur laquelle est articulé l'axe 4, est séparée vers le haut de la surface de la rampe par une distance inférieure à celle séparant la base de la barre 6 du bas du châssis 27. En l'absence de mesures de sécurité, la barre 6 frotterait dans ce cas contre la rampe, au risque de détruire l'amortissement et/ou la rampe. Dans la structure représentée, -quand le véhicule prend la position représenté sur la figure 3, le bas de la barre 6 glisse sur la surface de la rampe et, du fait que l'axe 9 peut glisser dans la fente 10, le bras 3 peut, dans ce cas, pivoter vers l'arrière, de sorte qu'au lieu d'être endommagée, la barre 6 longe librement le dessus de la rampe. Lors d'un tel mode de fonctionnement, le goujon 23 repousse le dessus plat 14 vers l'axe 9, ce qui comprime le ressort 13 qui contrôle ainsi le mouvement décrit vers l'arrière par le bras 3, sans déplacement du piston 16 dans le cylindre 11. Quand le véhicule est degagé de la rampe, le ressort 21 ramène le dessus 14 en place contre le coussinet 18 à mesure que le goujon 23 s'écarte du dessus 14. Ainsi, à toute force tendant à faire pivoter le bras 3 autour de l'axe 4, dans l'un ou l'autre sens, résiste la compression du ressort 21. Dans la position de sécurité représentée sur la figure 3, ce résultat est directement obtenu du fait que le goujon 23 repousse le dessus 14 à l'opposé du coussinet 18, la réaction du ressort étant transmise par le cylindre Il, 13 à l'axe 8 a mesure que l'axe 9 glisse librement dans la fente 10. I1 n'y a pas dépense d'énergie autre que celle due aux frottements et résistances internes. On conçoit que, dans le cas de collision illustré par la figure 2, l'amortisseur joue le même rôle que celui décrit dans le brevet GB 1 478 849. De plus, on peut prévoir des contacts électriques de nature à provoquer lors d'un deplacement de la barre pare-chocs soit dans le sens anti-horaire ou vers le haut, soit dans le sens horaire ou vers le bas, la fermeture d'un circuit électrique faisant amorcer par un moyen électrique, tel que solénoïde ou relais, une variation de l'alimentation en carburant du groupe moteur du véhicule, une variation de la vitesse du moteur de ce groupe et/ou l'intervention des freins de roue ou autres moyens commandant la marche du véhicule. On voit que l'invention offre un amortisseur fonctionnant, con formément a des réglements nationaux ou locaux, pour absorber des forces de choc appliquées à un véhicule de transport, mais comporte des mesures de sécurité qui évitent son endommagement lors de la marche sur terrain irrégulier ou le long de rampes inclinées. REVENDICATIONS 1. Amortisseur à monter sur un véhicule de transport, à l'avant et/ou à l'arrière, comprenant un bras (3) monté sur le châssis du véhicule près d'une extrémité de ce dernier et dirigé vers le bas pour porter sur son extrémité inférieure une barre pare-chocs (6) disposée en travers de l'extrémité du véhicule, et un moyen (7) qui, en réponse à un choc appliqué à ladite barre, donne lieu à un signal mettant en action les freins du véhicule, caractérisé en ce que ledit bras est articulé par un axe (4) sur le châssis du véhicule, en ce qu'un dispositif amortisseur (11, 17) est articulé, par un axe (9) sur ledit bras entre l'axe (4) d'articulation de ce bras et la barre (6) et, par un axe (8), en un point espacé dudit axe (4) d'articulation du bras, les trois axes d'articulation (4, 8, 9) étant situés aux trois sommets d'un triangle, un dispositif a mouvement perdu (9,10) étant associé à l'un au moins desdits axes pour faire varier la configuration dudit triangle afin de permettre audit bras de s'écarter du châssis en pivotant vers le haut, et un moyen (21) assurant le rappel du bras en position normale. 2. Amortisseur selon la revendication 1, caractérisé en ce que le dispositif a mouvement perdu (9, 10) comprend une fente longitudinale (10) ménagée dans ledit bras (3), un axe d'articulation (9) monté sur le tronçon inférieur du dispositif amortisseur étant engagé dans cette fente et sollicité vers une extrémité de celle-ci par le dispositif amortisseur, mais permettant audit bras de pivoter pour s 'écarter du châssis du véhicule et au moyen de rappel (21) de ramener le bras en positionrormale lorsqu'il peut librement dé- crire ce mouvement de retour. 3. Amortisseur selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que ledit dispositif amortisseur (11, 17) est constitué par un organe télescopique, hydraulique ou équivalent, pouvant se rétrac- ter quand ladite barre (3) est repoussée vers le véhicule, et par un ressort ou moyen équivalent (21) assurant le rappel du bras (3) en position normale lorsqu'il s'est rapproché ou écarté du véhicule. 4. Amortisseur selon l'une quelconque-des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il comporte un élément compressible (21) apte a revenir a l'étatnmal après compression, et en ce que ledit bras (3 > comporte une butée (23) qui porte contre l'élément compressible (14,21) et assure sa compression quand ledit bras s'écarte te du véhicule en pivotant vers le haut. 5. Amortisseur selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'il comporte des contacts électriques qui se rencontrent, quand ledit bras (3) s'écarte de sa position normale, établissant ainsi un circuit électrique pour exciter des moyens qui commandent le fonctionnement du groupe moteur du véhicule et/ou l'application des freins de roue du véhicule. 6. Véhicule de transport auquel est incorpore ou sur lequel est monté un amortisseur selon l'une quelconque des revendications 1à 6.