La présente invention concerne une fermeture de bouteille, constituée par une coiffe de fermeture emboitable, avec un corps de base en godet, de forme quelconque en plan horizontal, sur la face intérieure du fond duquel est fixé, en position approximati- vement centrale, mua organe ayant l'élasticité du caoutchouc et destiné à âtre appliqué de façon étanche sur le bord de l'ouver- ture de la bouteille, ainsi qu'avec plusieurs lamelles à ressort, formées du côté intérieur du fond et entourant concentriquement l'organe élastiàue à la manière d'un cylindre creux à fentes lon- gitudinales, lamelles qui présentent du côté intérieur, dans la region de leu2s extrémités 1ibi0eâ. des profils de crantage destinés à saisir élastiquement par dessous une saillie annulaire du goulot de la boteilleo De telles coiff.es de fermeture sont utilisées en particulier pour des boul;eilles et flacons de produits cosmétiques. Par rapport aux fermetures à vis, les coiffes de fermeture emboitables ont cet avantage particulier que leur forme en plan horizontal peut être adaptée à. la forme de chaque bouteille. C'est ainsi qu'une coiffe de fermeture de forme ovale, carrée, rectan- gulaire, etc. en plan horizontal peut recouvrir la partie supé- rieure d'une bouteille de forme semblable, ce qui permet de réali- ser une transition élégante entre coiffe et bouteille et donner un style d'ensemble esthétique à la bouteille fermée. S'agissant par contre de fermetures à vis, on est tenu de donner une section plus ou moins circulaire à la coiffe, en raison du mouvement de rotation imprimé à celle-ci et du fait qu'on ne peut pas déterminer exactement la position finale angulaire de la coiffe vissée. Une fermeture de bouteille à coiffe emboitable, du genre défini ci-dessus, est décrit dans le Modèle d'utilité allemand n2 7 104 083 (fig. 1 et 2). La pression axiale nécessaire pour l'étan- chéité est obtenue par le fait que les lamelles à ressort ambrassent la saillie annulaire du goulot de la bouteille avec une pression radiale relativement forte. Etant donné en outre que les lamelles doivent avoir une bonne élasticité durable, il est nécessaire que la coiffe soit faite d'une matière thermoplastique de qualité élevée en conséquence et, par suite, coûteuse. Or, tandis qu'il ne saurait être question d'une part de renon- cer à un blocage sûr entre la coiffe et le goulot de la bouteille, on s'efforce d'autre part de rendre plus aisée la manipulation de la coiffe (et-en particulier de faciliter Son enlèvement). Ces deux exigences sont diamétralement opposées. C'est pourquoi on n'eat pas parvenu jusqu'ici à les concilier dans la mesure voulue. Ces inconvénients sont éliminés par la présente invention. Celle-ci consiste en ce que l'organe d'étanchéité ayant l'élasti- cité du caoutchouc est réalisé sous la forme d'un téton qui, en position de fermeture, est appliqué de manière étanche par sa sur- face frontale libre contre le bord frontal de l'ouverture de la bouteille et dont la longueur correspond au moins à la moitié de la distance, mesurée dans la direction longitudinale du téton, entre le fond de la coiffe et les surfaces de craxat-age des prof ils saillants de crantage des lamelles, et en ce que les parties ter- minales libres des lamelles élastiques sont encerclées par une bague élastique assujettie dans la direction longitudinale des lamelles et dans les deux sens par des profils. Par le fait que le plan d'étanchéité est -situé relativement loin du fond de la coiffe et que l'extrémité libre du téton peut dévier de son axe longitudinal, en soi rectiligne, en basculant sur le côté, on parvient à défaire l'assemblage par crantage par un mouvement de bascule de la coiffe. La surface frontale d'étan- chéité du téton (même si elle est réalisée sous forme conique ou bombée) peut s'écarter du bord de l'ouverture de la bouteille en effectuant un mouvement pivotant, d'o il résulte que le mouvement de bascule en question de la coiffe est possible. En outre, par les dimensions données au téton, on évite que le bord extérieur de la surface frontale du goulot de la bouteille agisse du c8té inté- rieur contre les lamelles pendant le mouvement de bascule, ce qui empocherait le processus d'ouverture ou fléchirait les lamelles latéralement jusqu'à la déformation permanente. En raison de l'effet de levier qui intervient lors de la manoeuvre ff; bascule, cette manipulation peut être effectuée beau- coup plus facilement et commodément que l'opération habituelle consistant à 8ter la cobiffe par traction et elle est même possible d'une seule main par exemple. Il est simple d'exercer une pression contre une paroi latérale de la coiffe avec le pouce de la main qui tient la bouteille. Le fait que la coiffe soit détachée par le mouvement de bascu- le permet en outre une forte pression de crantage et, par suite, une étanchéité particulièrement sûire. D'autre part, le mouvement pivotant vers l'extérieur des lamelles est toutefois plus grand qu'en cas de traction exercée sur la coiffe pour la retirer. Il est tenu compte de ces circonstances par la bague élastique qui encercle les lamelles. Avec la coiffe selon l'invention, il existe en soi un certain risque qu'un coup porté involontairement en direction latérale contre une paroi latérale de la coiffe provoque le décrantage. Cela pourrait par exemple se produire lorsqu'une pression est exercée sur une bouteille couchée par exemple sur une surface in6- gale dans une valise. A cet égard également, la forte pression de crantage mentionnée est avantageuse. Pour accroître encore cette sécurité, il est proposé, d'après un développement de l'invention, de munir les saillies de crantage et/ou la saillie annulaire du goulot de la bouteille d'une zone de surface qui s'étend dans la direction longitudinale de la bouteille ou des lamelles.Il arrive alors que sous l'effet d'une force latérale appliquée involontairement sur la coiffe, les saillies de crantage des lamelles qui pivotent vers le haut du côté correspondant sortent de leur cran, elles ne franchissent pas aussitôt en glissant la saillie du goulot de la bouteille, mais glissent tout d'abord sur celle- ci. La coiffe est repoussée dans sa position de fermeture complètement crantée par la pression radiale des lamelles qui augmente simultanément. AinJi, la bouteille reste fermée. D'autres caractéristiques de l'invention ressortiront de l'exemple de réalisation représenté sur les dessins annexés. La fig. 1 est une vue en coupe longitudinale d'une coiffe de fermeture, faite selon la ligne A-A de la fig. 2, y compris la région supérieure de la bouteille (en coupe partielle). La fig. la représente à plus grande échelle le détail de la fig. 1 indiqué par un cercle de points et de tirets. La fig. 2 est une vue de dessous de la coiffe de fermeture. La fig. 2a représente à plus grande échelle le détail de la fig. 2 indiqué par un cercle de points et de tirets. La coiffe de fermeture comprend le corps de base la en forme de godet, sur le fond lb duquel est disposé, en position centrale, le téton 2 présentant l'élasticité du caoutchouc. Sa surface fron- tale 2a est réalisée sous forme coniqqe et s'applique sous pression contre le bord frontal 4c, également conique-, de l'ouverture de la bouteille 4. Le téton 2 est entouré, à distance radiale, par une douille cylindrique de blocage le, disposée cohcentriquement et formée d'un seul tenant avec le fond lb de la coiffe. En conséquen- ce des fentes longitudinales li qui y sont formées, la douille de blocage lc est constituée par les lamelles élastiques ld qui sont embrassées par une bague élastique 3, faite de préférence de métal ou de matière synthétique de haute qualité. Vers le fond lb de la coiffe,. cette bague est assujettie par des nervures longitudinales lh formées extérieurement par les lamelles ld. Des saillies lj assurent l'assujettissement de la bague dans la direction de l'ou- verture de la coiffe. Ces saillies sont formées, dans l'alignement des lamelles élastiques ld, sur des surfaces longitudinales étroites constituant les parois longitudinales des fentes;:d'une part, elles pénètrent à l'intérieur des fentes li correspondantes et, d'autre part, elles font légèrement saillie au-delà de la circonférence extérieure du système de lamelles comparable à un cylindre creux. les parties terminales des lamelles élastiques ld sont munies, du côté intérieur, de saillies de crantage le qui s'amincissent en forme de cône vers l'ouverture de la coiffe et qui saisissent par dessous la saillie annulaire 4b du goulot de la bouteille. Les surfaces d'extrémité coniques lm des saillies de crantage le se prolongent - en direction du fond lb de la coiffe -en formant tout d'abord une surface intermédiaire lp qui est située approxima- tivement dans la direction longitudinale des lamelles et à laquelle fait suite la surface de crantage ln, dirigée perpendiculairement à la direction longitudinale des lamelles. La saillie annulaire 4b du goulot de la bouteille présente, au-dessus de sa surface de crantage 4d dirigée perpendiculairement à la direction longitudinale de la bouteille, une zone latérale 4e approximativement cylindrique. Pour la fixation du téton élastique 2 sur le fond lb de la coiffe, une cheville 1k formée d'un seul tenant avec le fond lb pénètre dans un trou 2b du téton, en soi plus étroit que cette cheville, ce qui donne lieu à un ajustement auto-bloquant. lorsqu'Lune pression manuelle est exercée sur l'une des grandes surfaces latérales de la coiffe afin de retirer cette dernière, elle a tendance à pivoter vers le haut autour du bord inférieur de la grande paroi latérale Opposée qui prend alors appui sur le bord correspondant de la bouteille. Etant donné que les surfaces d'étanchéité 2a, 4c se trouvent à une distance relativement grande du fond lb de la coiffe et étant donné que l'extrémité du téton est flexible perpendiculairement à l'axe en soi rectiligne du téton en raison de la longueur de celui-ci, le système se prête à un mouvement de bascule. Dans ces conditions, la surface frontale 2a s'écarte du bord 4c de la bouteille avec, en même temps, une courbure du téton 2 qui est plus ou moins importante selon la conicité des surfaces d'étanchéité 2a, 4c. Dans ces conditions, il est également impossible que le bord extérieur de la surface frontale de la bouteille soit pressé contre les lamelles, ce qui endommagerait ces dernières ou rendrait diffi- cile le processus de bascule. On peut voir facilement qu'il se produit un décrantage, tout d'abord des lamelles ld situées du côté de la coiffe qui pivote vers le haut, puis des lamelles opposées à celles-ci. En raison de la présence de la bague élastique 3, la force de crantage voulue n'est plus déterminée essentiellement, sinon pas du tout, par les lamelles ld. On peut donc utiliser, pour le corps de base de la coiffe, une matière plus économique. La bague élastique 3, qui peut être adaptée sans difficultés aux caracté- ristiques de fermeture voulues, garantit, en dépit d'une plus grande force de crantage, un fonctionnement constamment doux du dispositif, tant au crantage qu'au décrantage. La possibilité d'un défaut de fermeture par fatigue des matériaux est exclus. Le risque d'une ouverture intempestive de la bouteille sous l'effet d'une force extérieure (par exemple dans le cas d'une bouteille qui se trouve dans une valise) a également été pris en considération. Les saillies de crantage le qui se décrantent d'un côté sous l'effet d'une telle force ne glissent pas aussitôt au- delà de la saillie 4b du goulot de la bouteille, mais,_ -iraison de la présence des zones de surface lp, 4e, elles glissent tout d'abord sur celles-ci. Du fait de la pression radiale des lamelles ld, qui augmente en même temps, la coiffe est repoussée dans sa position de fermeture complètement crantée. En outre, la plus grande pression de crantage produite par la bague à ressort 3 augmente encore la sécurité. La fixation du téton 2 par la cheville lk offre cet avantage qu'on peut se passer d'une opération supplémentaire de collage. En raison de la pression d'appui avec laquelle la surface frontale 2a du téton 2 est appliquée contre le bord 4c de l'ou- verture de la bouteille, il se produit une adhérence plus ou moins forte des surfaces de contact 2a, 4c. Lorsqu'on retire la coiffe, cette adhérence s'exerce sous forme de force de traction sur le téton 2 qui doit donc être raccordé solidement au fond lb de la coiffe. Mais étant donné que cette force de traction produit un allongement et, par suite, une réduction de la section du téton 2, le trou 2d du téton a naturellement tendance aussi à se resserrer. En conséquence, la cheville lk est enserrée avec une pression 7 2460851 croissante, si bien que l'ajustement non collé résiste à l'effort de traction. Il est évidemment possible également de donner une forme bombée à la surface frontale 2a du téton. Cette surface frontale pourrait être également réalisée de telle manière qu'elle se déforme dans l'espace en se plaçant en retrait - à condition que l'on donne la forme complémentaire à la surface frontale du goulot de la bouteille. A la place de la section criculaire représentée, la bague élastique 3 peut 9tre également faite d'un matériau plat et s'engager dans une gorge li, étant immobilisée dans le sens de la rotation par une nervure. 8 2460851 REVENDICATIOES 1. Fermeture de bouteille, constituée par une coiffe de fermeture emboitable, avec un corps de base en godet, de forme quelconque en plan horizontal, sur la face intérieure du fond duquel est fixé, en position approximativement centrale, un organe ayant l'élasticité du caoutchouc et destiné à être appliqué de façon étanche sur le bord de l'ouverture de la bouteille, ainsi qu'avec plusieurs lamel- les à ressort, formées du côté intérieur du fond et entourant con- centriquement l'organe élastique à la manière d'un cylindre creux à fentes longitudinales, lamelles qui présentent du côté intérieur, dans la région de leurs extrémités libres, des profils de crantage destinés à saisir élastiquement par dessous une saillie annulaire du goulot de la bouteille, caractérisée en ce que l'organe d'étan- chéité (2) ayant l'élasticité du caoutchouc est réalisé sous la forme d'un téton qui, en position de fermeture, est appliqué de manière étanche par sa surlafe frontale libre (2a) contre le bord (4c) de l'ouverture de la bouteille du côté frontal, et dont la longueur correspond au moins à la moitié de la distance, mesurée dans la direction longitudinale du téton, entre le fond (lb) de la coiffe et les surfaces de crantage (ln) des profils saillants de crantage (le), et en ce que les.parties terminales libres des lamelles à ressort (ld) sont encerclées par une bague élastique (3) assujettie dans la direction longitudinale des lamelles et dans les deux sens par des profils (lh, lj). 2. Ferrmeture selon la revendication 1, caractérisée en ce que le téton (2) s'étend au moins approximativement jusqu'au plan de c.rantage (1l) défini par les surfaces de crantage (ln). 3. Fermeture selon la revendication 1, caractérisée en ce que les lamelles à ressort (ld) entourent à distance radiale, lorsque la coiffe (la, lb) est posée, la région du goulot de la bouteille qui se trouve au-dessus de la saillie (4b) du gOUlOtde la bouteille. 4. Fermeture selon la revendication 1, caractérisée en ce que les saillies de crantage (le) des lamelles à ressort (ld) présentent, entre des surfaces d'extrémité coniques (lm) et des surfaces de crantage (ln) s'étendant perpendiculairement à la direction longi- tudinale des lamelles, des surfaces intermédiaires (lp) qui s'éten- dent approximativement dans la direction longitudinale des lamelles. 5. Fermeture selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'outre une surface de crantage (4d) qui s'étend perpendiculairement à la direction longitudinale de la bouteille, la saillie annulaire (4b) du goulot de la bouteille présente une zone latérale (4e) appro- ximativement cylindrique. 6. Fermeture selon la revendication 1, caractérisée en ce que la surface frontale libre (2a) du téton (2) ayant lelasticité du caoutchouc présente une forme bombée ou conique dans l'espace. Fermeture selon la revendication 1, caractérisée en ce que le téton (2) présente un trou axi1al ouvert vers le fond (lb) de la coiffe, trou dans lequel s'insère et s'ajuste par auto-blocage une cheville (lk) formée d'un seul tenant avec le fond (lb) de la coiffe et plus épaisse que le diamètre initial du trou axial (2b). 8. Fermeture selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'une au moins des lamelles à ressort (ld) est munie, au moins sur l'une de ses surfaces longitudinales délimitant les fentes (li), d'une saillie (1j) qui pénètre dans la fente (li) correspondante et qui assujettit la bague élastique (3) vers l'ouverture de la coiffe. 9. Fermeture selon la revendication 8, caractérisée en ce que la saillie(lj) -considérée sur une vue en plan de la coiffe - fait saillie extérieurement au-delà de la circonférence extérieure du système de lamelles (ic) comparable à un cylindre creux.