La présente invention concerne la culture de champignons et, plus particulièrement, celle de champignons comestibles, comme le champignon de couche comestible. L'invention applique tout spécialement à la production de espèce, communément cultivée, du champignon Agarics bisporus. le champignon comestible, Agaricus bisporus, se cultive à l'échelle industrielle par un procédé qui est traditionnel depuis de nombreuses générations. Ainsi, le milieu sur lequel on fait crotte le champignon est un compost spécialement préparé auquel on inocule du blanc de champignon et'on fait incuber pendant une certaine période de temps, après quoi on recouvre le compost d'une couche de gobetage constituée d'un sol approprié ou d'une ensuite autre matière. On abaisse/la température du système et,quelques semaines plus tard, des appareils'de fructification, ou carpophores, du champignon de couche apparaissent et l'on récolte la première récolte et les récoltes successives.Diverses théories ont été proposées pour expliquer la fonction de la couche de gobetage, et certains chercheurs ont supposé que la formation des carpophores du champignon de couche est stimulée par des micro-organismes qui colonisent le matériau de gobetage. Il y a eu, cependant, bien peu d'études antérieures sur ce sujet et la nature de l'agent qui est la cause du phénomène n'a pas été identifiée jusqu'à présence. La Demanderesse vient de trouver que la présence de Pseudomonades est un facteur important pour la formation et le développement de carpophores de champignons de couche comestibles, et cette découverte a donné naissance à la possibilités non seulement d'améliorer et de modifier la culture traditionnelle des champignons, mais de présenter une procédé radicalement nouveau de production utilisant les techniques de l'industrie de la ferment tation.Ainsi, alors que dans le passé il n'a été possible de cultiver que le mycélium du champignon de couche par des procédés de fermentation, il est possible maintenant de cultiver les carpophores du champignon de couche d'une façon analogue, par exemple, en utilisant des milieux liquides de composition connue, réglable et, si on le désire, bien définie, et dans des conditions que l'on peut aisément régler pour exclure des micro-organismes concurrents et inopportuns. la présente invention comprend un procédé pour la culture de carpophores du champignon de couche comestible, selon lequel on règle le conditions de la culture de façon à assurer la présence d'une espèce stimulante de Pseudomonas ou d'une de-ses sécrétions stimulantes. le degré nécessaire de réglage des conditions de culture s'effectue de préférence grace au stade positif de l'inoculation de la culture des champignons de couche à l'aide des microorganismes stimulants ou de leur sécrétion stimulante. En variante, on peut arranger de façon que les conditions appli- quées garantissent-l'existence d'une population locale suffisamment élevée des micro-organismes voulus que l'on peut laisser coloniser de manière naturelle la culture des champignons de couche. les Pseudomonades servant aux fins de la présente invention peuvent,par exemple, provenir commodément de matériaux de gobetage par un processus de sélection. Ainsi, on peut étaler en plaques des suspensions du sol ou d'un autre matériau de gobetage sur un milieu ne dégageant pas d'énergie et faire incuber sous une atmosphère subissant l'influence du mycélium des champignons de couche cultivés ou l'influence de composés volatils particuliers produits par le mycélium du champignon de couche, comme par exemple l'acétone, ltéthanol, l'acétaldéhyde et l'acétate d'éthyle. De cette façon, on obtient un certain nombre de micro-organismes isolés que l'on peut soumettre à des essais tendant à la détermination de leur aptitude à stimuler la formation du carpophore. Néanmoins, les Pseudomonades sont des micro-organismes que l'on trouve dans de nombreux milieux et l'on peut obtenir également des espèces stimulantes, à partir d'autres sources. les espèces de Pseudomonades qui peuvent exercer un eFfet de stimulation aux fins de la présente invention comprennent par exemple les souches de Pseudomonas putida et des Pseudomonades des groupes III/IV isolés commidécrit ci-dessus. Des cultures de ces cellules ont été déposées à la "National Collection of Industrial Bacteria, Aberdeen",(Grande-Bretagne) avec les numéros d'inscription suivants Micro-organisme N N isolé N.C.I.B. A.T.C.C. Ps. putida A1 10343 1 10344 C 10345 10346 F 10347 G2 10348 Pseudomonas des D2 10349 Groupes III/IV G1 10350 Ces micro-organismes sont des micro-organismes Gram-négatifs en forme de tige qui ont des flagelles polaires et utilisent le glucose avec oxydation. L'invention, comme indiqué, applique à l'amélioration et au réglage du procédé traditionnel de production puisque le gobetage peut maintenant subir des essais et l'on peut assurer, si nécessaire, la présence des Pseudomonades appropriés par une inoculation. La production du compost est entièrement empirique et son comportement imprévisible. C'est pourquoi on évite également, de préférence, l'utilisation du compost et l'on produit les carpophores à l'aide d'un milieu liquide, par exemple des milieux liquides ayant les compositions suivantes, exprimées en grammes du composant par litre du milieu No 1 No 2 NO 3 Glucose 15 10 Cellulose 5 - - Acides de Casamino 2 - Hydrolysat de caséine - 2 Extrait de malt - 2 KCl 0,2 0,2 0,2 Extrait de paille de blé - - (Voir exemple 3) MgS04,7 0,2 0,2 0,2 CaCl2 0,2 0,2 0,2 (Suite) N 1 N 2 N 3 K2XP04 0,1 0,1 0,16 Na112P04 0,04 0,04 0,04 FeSO4, 7H20 - 0,01 NH NO - - 0,571 FeCi3, 6H20 - - 0,-01 ZnCl2 - - 0,04 MnS04,4 0 - - 0,072 Dans ces milieux, la présence de Ca, Fe, Mg, K, Mn et Zn est tout particulièrement importante. Ces milieux oontiennent en outre, en microgrammes par litre, de la biotine (0,5 à 50) > de la thiamine (200) et, si on le désire, de la pyridoxine, de la riboflavine, du pantothénate de calcium et de l'acide nicotinique (200) et de l'acide folique (50) ainsi que les oligo-éléments Li, Cu, Zn, B, Al, Ni, Co, Ti, Br, I, Mn, Sn et Fe, à raison de 25 parties par million pour chaque oligo-élément. lors de la- préparation de ces milieux, on prépare séparé ment le phosphate, le chlorure de calcium et les oligo-éléments et on les ajoute au reste des ingrédients, auprès avoir soumis à traitement à l'autoclave pour éviter une précipitation. La solution de vitamines est filtrée sur un filtre de Seitz avant de l'ajouter au milieu stérile. Le milieu N 3, dont la préparation est décrite plus entiè rementdans l'exemple 3, est un exemple d'un milieu préparé selon la demande de brevet français N 152 041 du 16 Mai 1968 déposée par la mQme Demanderesse, et l'on doit comprendre qu'il est également possible d'utiliser d'autres milieux préparés selon ladite demande de brevet. Des milieux à base de produits naturels sont également utiles aux fins de la présente invention et ils comprennent, par exemple, de l'extrait de malt qui, à une concentration égale ou supérieure à 2 %, et de préférence comprise entre 6 et 8 %, donne dans l'eau d'excellents résultats. lorsque l'on met en oeuvre le procédé de la présente invention en utilisant des milieux liquides à la place de compost, le nouveau système de production de carpophores fongiques comprend (a) une couche inférieure d'un matériau de support auquel on a inoculé une culture dichampignon et que l'on a imprégné d'un milieu liquide nutritif qui va entretenir la croissance végétative du champignon, et (b) une couche supérieure de gobetage qui va entretenir la croissance reproductrice du champignon pour produire des carpophores ou appareils de fructification.Dans ce cas, on réalise la stimulation de la formation des carpophores par la présence des Pseudomonades stimulants/que l'on peut ajouter à la couche de gobetage ou à la couche support ou aux deux couchres. le rôle du support est principalement de supporter le milieu nutritif liquide et de fournir un support physique au développement des cordons de mycélium et des sporophores, et lron.comprendra donc que le support doit avoir une structure physique appropriée à ces fins. Des matériaux de support poreux ou particulaires permettant le développement du mycélium dans les pores des interstices sont particulièrement recommandés.Le raie du support est principalement un rôle mécanique, le matériau de support pouvant être et, de préférence, étant un matériau qui est inerte à l'égard du processus de culture. Des matériaux granulaires, de la terre de diatomées, de la pierre ponce ou de la vermiculite exfoliée ayant une dimension particulaire ou des grains appropriés, du sable tourbeux, de la craie ou des mélanges de deux ou plusieurs de ces matériaux se comportent bien comme matériautte support et sont de préférence lavés, séchés et stérilisés avant leur utilisation. La vermiculite est à présent disponible dans le commerce sous la forme magnésienne, mais peut titre aisément transformée en vautres formes par échange de l'ion magnésium que lton remplace par d'autres ions métalliques, par exemple Ca, Fe, Mn, Na ou K.On obtient des résultats remarquablement supérieurs en ce qufooncerne la présente invention, avec de la vermiculite de calcique. Le matériau de support, saturé du milieu nutritif liquide et inoculé à l'aide d'une culture duchampignon,est disposé sous forme d'une couche dans des plateaux ou sur toute autre surface convenable et puis on laisse incuber pendant une certaine période de temps. tes conditions d'incubation peuvent suivre très étroitement celles du procédé classique, par exemple à des températures de 230 à 260, après quoi on applique le matériau de gobetage sous forme d'une couche supérieure recouvrant la couche de support.- La couche supérieure de gobetage sert principalement à constituer un support physique pour le développement des carpophores. le matériau de gobetage peut être l'un des matériaux typiques utilisés dans le procédé traditionnel-par exemple un mélange de tourbe et de craie. On peut également utiliser d'autres matériaux de gobetage qui vont assurer un support similaire, par exemple la vermiculite ou du sable ou n'importe-lequeîdes matériaux décrits ci-dessus comme des matériaux de support. la culture des carpophores de champignons de couche sur des milieux liquides peut s'effectuer dans un système clos ou dans un système ouvert. L'intérêt de L'opération dans des systèmes clos résulte du fait que certains des milieux liquides précités ne sont pas suffisamment sélectifs pour le champignon de couche aux dépens des micro-organismes concurrents. Il est donc souhaitable de travailler dans des milieux stériles, de façon à réaliser les conditions les plus favorables pour les champignons de couche.Cependant, la culture dans des systèmes ouverts est bien plus intéressante pour une production à grande échelle et iton a trouvé que, pourvu que l'on maintienne des conditions favorables ou stériles durant liétablissement du mycélium, les cultures peuvent ensuite tolérer des conditions "semi-stériles" et peuvent autre exposées en toute sécurité à une atmosphère propre sans risque de contamination.En pratique, le degré voulu de stérilité pour l'établis- sement du mycélium peut se réaliser en utilisant des récipients clos, par exemple des récipients comportant des couvercles, dans lesquels on laisse le mycélium se développer sur la couche de support, après quoi on ajoute la couche de gobetage et les bactéries stimulantes, le processus fonctionnant ensuite comme un système ouvert en utilisant de l'air propre et filtré pour aérer les cultures. L'invention est illustrée par les exemples non limitatifs suivants EXEMPLE 1 Isolement de Pseudomonades stimulants On obtient des Pseudomonades stimulants par le procédé décrit dans Annals of Applied Biology (1969) 64 177 - 187. Voici un résumé de ce -procédé On prélève sur une culture commerciale produisant déjà des champignons de couche des échantillons de sol de gobetage pesant 1 gramme à l'état frais. On les met en suspension dans de l'eau distillée stérile, on secoue pendant 30 minutes avant d'effectuer une dilution en série, et l'on examine alors des. parties aliquotes de 1 ml chacune des dilutions par l'une des techniques suivantes. Procédé A On ajoute les suspensions à 12 ml d'un milieu nutritif classique sur gélose avant la -tflification dans une botte ou plaque de Pétri, le milieu comprenant Extrait de boeuf 3 g Peptone 5 g Gélose 15 g Eau distillée 1.000 mi Procédé B On établit tout d'abord des cultures pures d'une souche de champignons blancs de couche sur de la gélose à 2 % de malt sur une face d'une plaque de Pétri, divisée en deux compartiments par un dispositif de partage central. Quatorze jours plus tard on ajoute les suspensions de sol de gobetage à 4 ml d'un milieu sans carbone convenant pour la croissance de micro-organismes autotrophes (décrit dans "A guide to the Identification of the Genera of Bacteria", V.B.D. Skerman 1959 P. 143") plus 2 mi de solution à 2 % de silice. On ajoute ce dernier milieu du côté opposé de la plaque de culture de champignons antérieurement préparée et on laisse s'effectuer la gélification. On enferme bien les plaques au moyen de "Sellotape" (marque commerciale) avant l'incubation. Procédé C On traite à l'autoclave 25 mi de milieu de Skerman sans carbone, et puis on ajoute des parties aliquotes égales chacune à 1 mi de la suspension de sol avant cinq jours d'incubation à 200C. On transfère ensuite des sous-échantillons de 1 mi chacun sur de la gélose nutritive comme dans le procédé A. Procédé D On suit le procédé auf que, pour chaque flacon, on place à l'intérieur du flacon un tube d'échantillon de 25,4 mm x 6n35 mm, contenant des liquides volatils, de façon que l'ouverture du tube soit au-dessus du liquide nutritif. On stérilise par filtration sur un filtre Seitz un mélange de trois des substances volatiles connues comme étant produites par le mycélium du champignon de couche, à savoir l'alcool éthylique, l'acétate d'éthyle et l'acé- tone, et l'on place ce mélange dans chaque tube avant d'ajouter les suspensions au milieu liquide. On oompte au bout de cinq jours d'incubation les colonies se développant sur la gélose nutritive et l'on choisit ces colonies sur la base de leur aspect. On peut distinguer trois formes de colonies, à savoir Groupe I Initialement blanc ou blanc jaune clair, puis il y a développement d'un pigment jaune Groupe II Jaune, jaune foncé ou orange Groupe III Incolore et, par comparaison avec les groupes I et II, les colonies sont rela tivement petites. On vérifie dans des conditions stériles, sauf en ce qui concerne les bactéries soumises à l'essai, L'aptitude de micro-organismes isolés à stimuler la formation de carpophores de A.bisPorus. On applique à la surface compost comportant du blanc de champignon des suspensions,dans de liteau distillée et stérile, des microorganismes isolés choisis comme étant représentatifs des différentes formes de colonies et des différents procédés servant à leur isolement, avant d'effectuer le "gobetage",et llon applique ces suspensions sur "le sol de gobetage" une semaine plus tard. On ajoute à chaque fois 5 mi d'une solution trouble qui a été préparée à partir de cultures de réserve maintenues sur des plans inclinés de gélose nutritive. La réponse à l'inoculation des sols de gobetage par les cultures individuelles essayées se situe habituellement dans l'un des trois types ci-après oviformes (2) Des masses oviformes se forment, mais ne viennent pas à maturation (3) Il y a des masses oviformes dans les huit à dix huit jours qui suivent le "gobetage" et ensuite ces masses donnent par maturation des carpophores. Les micro-organismes qui donnent le troisième type de réponse sont les micro-organismes stimulants. EXEMPLE 2 Utilisation de fluides de culture sans cellules comme agents stimulantes On fait croître des micro-organismes isolés, produits comme décrit dans l'exemple 1 et qui sont stimulants, dans trois milieux liquides différents 1. le milieu sans carbone de Skerman; 2. Un milieu d'extrait de'Sol de gobetage". On le prépare en traitant à la vapeur d'eau 300 g d'un mélange de tourbe et de craie comme "sol de gobetage" dans 1 litre d'eau du robinet durant 30 minutes. On filtre ensuite cet extrait-et on le complète à 1 litre par addition d'eau distillée 7. le bouillon nutritif décrit ci-dessus sous "Procédé À", mais sans gélose. Après inoculation, on fait incuber durant 10 jours à 250C les flacons contenant les milieux sur une machine à secousses. On obtient des fluides de culture sans cellules en séparant les bactéries du milieu liquide. Tout d'abord, on enlève la majeure partie des cellules par centrifugation, puis l'on filtre sur plusieurs couches de papier filtre. Finalement, on rend les fluides de culture exempts de cellules et stériles par filtration sur "Milliporen, On vérifie l'activité de fructification des fluides de culture de la mQme façon que pour les micro-organismes bactériens isolés lorsqu'on en détermine l'aptitudeàstimuler la formation de carpophores.Des fluides de culture sans cellules,dans lesquels par exemple on a cultivé des micro-organismes isolés A1 et F, ont stimulé la formation de carpophores lorsque l'on a ajouté ces fluides à "des sols de gobetage", alors que des traitements témoins de milieux n'ayant pas subi une inoculation ne provoquent aucune stimulation. EXEMPlE3 On verse dans des plateaux jusqu'à une profondeur dtenvi- ron 10 cm un mélange intime de parties égales en poids de vermiculite (forme calcique, N 3, Mandoval ltd) et de pierre ponce (qualité fine, 6,35 mm de diamètre, Kittle White & C ) en utilisant environ 75 g de mélange par plateau. On produit- la- vermiculite calcique en plongeant la vermiculite de magnésium dans une solution à 5 % de CaCl2, en lavant à l'eau pour enlever les ions Cl et Mg, en séchant le produit et en le chauffant ensuite dans un four pour le transformer en la forme exfoliée. le milieu nutritif utilisé est le milieu N 3 et l'on ajoute environ 125 mi de ce milieu à chaque plateau. On prépare comme suit l'extrait de paille de blé dont se compose le milieu. On agite dans 150 mi d'eau à la température ambiante durant 5 heures de la paille de blé broyée à sec (dimension particulaire inférieure ou égale à 3 mm ; 15 g). On ajoute ensuite un mélange acide contenant 0,09 ml d'acide phosphorique (densité = 1,75), 0 > 09 ml d'acide sulfurique (densité = 1,84), 0,06 ml d'acide chlorhydrique (densité i,16), 0,45 ml d'acide nitrique (densité = 1,4) et que l'on a dilué à 100 mi par addition d'eau, et on laisse reposer le mélange global durant 16 à 17 heures à 100 C. On filtre le mélange, et on lave le résidu avec 200 à 300 mi d'eau, L'eau de lavage étant ajoutée au filtrat.On fait ensuite diminuer le volume du filtrat jusqu'à 200 à 300 mi sur un évaporateur rotatif. On traite ensuite le résidu provenant du traitement cidessus par 100 ml d'une solution aqueuse contenant les constituants suivants : KOH (0 > 2162 g) ; NaOH (0,0225 g) ; Ca(OH)2(0,1334 g) ; Mg(OH)2(0,0968 g) ; FeCl3,6H20 (0,01 g) ; ZnCl2(0,004 g) MnSO4 > 4H20 (0,0072 g). Le traitement est effectué à la température ambiante durant 16 à 17 heures, puis à 200 C durant 2 heures. On refroidit la matière résultante et on la combine à l'extrait obtenu par traitement acide décrit ci-dessus. On ajoute 50 microgrammes de biotine et 0,4 ml d'ammoniaque (densité =-0,08), on malaxe le mélange dans un appareil dthomogé- néisation et on le dilue jusqu'd un volume de 1 litre. On en ajuste ensuite le pH à 7,00 avec un acide ou une substance alcaline selon les besoins et l'on traite ensuite le mélange en autoclave. Finalement, on ajoute 200 microgrammes de thiamine (filtrée sur filtre Seitz). Au milieu ci-dessus, sur un support de vermiculite et de pierre ponce, on inocule ensuite du blanc de champignon (1 g par plateau) ou la quantité équivalente de mycélium après macération. On recouvre ensuite les plateaux avec des couvercles, ce qui garantit des conditions stériles et on fait incuber durant 10 jours environ à 250C environ. On place ensuite sur le milieu ainsi inoculé une couche de gobetage, préparée avec la mQme matière de vermiculite et de pierre ponce décrite ci-dessus, jusqu'à une profondeur de 19,1 mm. On ajoute ensuite au support une culture de Ps. putida (Ns N.C.I.B. 10347) sous forme de 10 ml d'une suspension contenant 103 bactéries par millitre. On peut adjoindre cette suspension au matériau de gobetage avant la distribution de la couche de gobetage ou bien on peut pulvériser cette suspension sur cette couche ou la distribuer autrement sur la couche de gobetage. Pour réduire au minimum la contamination, on place les plateaux dans une chambre detcroissance fabriquée en polythène ou en un matériau similaire et maintenue à 16 -18 C et l'on fait passer de l'air sur les plateaux à raison de 85 litres d'air par minute en utilisant un système comportant un ventilateur produisant un écoulement laminaire et un filtre. Au bout de 14 jours, des masses oviformes apparaissent et au bout de 18 jours environ les carpophores de champignons de couche sont prélevés. EXEMPLE 4 Système traditionnel modifié On introduit du blanc de champignon de façon classique dans 3 kg de compost pour champignons de couche et deux semaines plus tard on ajoute une couche de gobetage constituée par un mélange industriel de tourbe et de calcaire. Avant ou après en avoir formé une couche, on traite ce dernier mélange en lui appliquant une suspension de Ps. putida (NO N.C.I.B. 10349).Lorsque l'on effectue le prémélange avec le matériau de gobetage, on utilise 120 ml de la suspension aqueuse de cellules contenant 103 cellules par millitre. lorsque lton applique la culture après avoir déposé la couche de gobetage, on applique la dose ci-dessus sous forme d'une pulvérisation et lton répète cette administration de dose environ une semaine plus tard.Par comparaison avec une expérience témoin dans laquelle le nombre de carpophores obtenus est de 574 pour une surface de 55,75 cm2, les traitements ci-dessus dans lesquels on applique des bactéries stimulantes font passer le nombre de carpophores obtenus à 661 dans le cas du mélange prélimiç naire et à 888 dans le cas d' un traitement par puNvérisation d t une double dose. EXEMPLE 5 On suit le mode opératoire décrit dans l'exemple 3 en utilisant du sable d'argent à la place du support de vermiculite et de pierre ponce et en utilisant un matériau de gobetage consistant en parties égales en poids de tourbe et de calcaire. le milieu liquide dans ce cas consiste en un extrait de malt (Boots Pure Drug Co. Ltd) contenant 6 à 8 % de l'extrait dans de liteau. Dans tout le présent exposé, on a désigné l'espèce communément cultivée de champignons de couche comestibles comme étant Agaricus bisporus. Cette espèce particulière est quelquefois appelée Agaricus campestris.On comprendrique la présente invention est totalement indépendante de la variation de la nomenclature des champignons de ce genre. - PEVENDICATION8 - 1. Procédé pour la culture de carpophores du champignon comestible, caractérisé par le fait que les conditions de culture sont réglées de façon à garantir la présence d'une espèce stimulante de Pseudomonas ou la présence d'une sécrétion stimulante produite par ce micro-organisme. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'on inocule à la culture de champignons de couche le micro-organisme stimulant ou sa sécrétion stimulante. 3. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait que la sécrétion stimulante sert sous forme d'un fluide de culture sans cellules. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2 ou 3, caractérisé par le fait que le milieu nutritif sur lequel on cultive les champignons de couche est un milieu liquide. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé par le fait que le milieu est un milieu bien défini. 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé par le le milieu a fait que/la composition du milieu N 1 ou du milieu N 2 ci-après Milieu N 1 Milieu N 2 Glucose 15 10 Cellulose 5 Acides de Casamino 2 Hydrolysat de caséine - 2 Extrait de malt - 2 KCl 0,2 0,2 Extrait de paille de blé MgS 4a7H2 0,2 0,2 CaCl2 0,2 0,2 K2HPO4 0,1 0,1 2 4 0,04 0,04 PeSO4, 7H20 0,01 7. Procédé selon la revendication 4, caractérisé par le fait que le milieu liquide est un extrait de malt. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé par le fait que lton utilise un extrait de malt à 6 à 8 %. 9. Procédé selon la revendication 4, caractérise par le fait que le milieu contient une source de carbone provenant d'un traitement de dégradation de matière végétale par un acide et/ou par une matière alcaline. 10. Procédé selon l'une quelconque des revenbications 4 à 9, caractérisé par le fait que le milieu est sur une matière de support solide. 11. Procédé selon la revendication 10, caractérisé par le fait que le support est de la vermiculite exfoliée, de la pierre ponce, de la terre de diatomées, de la tourbe, de la chaux, du calcaire, du sable ou un mélange de deux ou plusieurs des supports précités. 12. Procédé selon la revendication 11, caractérisé par le fait que le support est un mélange de vermiculite et de pierre ponce. 13. Procédé selon l'une quelconque des revendications 4 à 12, caractérisé par le fait que l'on utilise une couche de "gobetage" capable de supporter et d'entretenir mécaniquement la croissance du carpophore ou appareil de fructification. 14. Procédé selon la revendication 13, caractérisé par le fait que la couche de gobetage est de la vermiculite exfoliée, de la pierre ponce, de la terre de diatomées, de la tourbe, du calcaire, du sable ou un mélange de deux ou plusieurs des ces matières. 15. Procédé selon l'une quelconque des revendications 11, 12 ou 14, caractérisé par le fait que la vermiculite est sous forme calcique. 16. Procédé selon l'une quelconque des revendications cidessus, caractérisé par le fait que le Pseudomonas stimulant est l'un des suivants Ps. Putida NO N.C.I.3. 10343 " 10344 10345 10346 10347 10348 Pseudomonas des Groupes III/IV 10349 " " 11 10350 le NO N.C.I.B. indiquant le numéro d'inscriptnon à la "National Collection of Industrial Bacteria, Aberdeen", Grande-Bretagne. 17. Procédé selon la revendication 16, caractérisé par le fait que l'on utilise Pseudomonas putida N N.C.I.B. 10347 ou N N.C.I.B. 10349 ou un extrait de ce Pseudomonas sans cellules. 18.Procédé de culture de carpophores de champignons de couche, caractérisé par le fait que l'on fait supporter un milieu nutritif liquide par une matière inerte solide, ce milieu contenant des matières nutritives convenant pour la oeoissance végétative du champignon de couche comestible, on inocule à ce milieu du blanc de champignon ou du mycélium ayant macéré et l'on fait incuber le système ainsi produit, on applique ensuite une couche de gobetage constituée de sol ou d'un autre matériau, on inocule au système une espèce stimulante de Pseudomonas, on abaisse la température du système, et l'on récolte ensuite les carpophores de champignons de couche. 19. Procédé selon la revendication 18, caractérisé par le fait que le matériau solide inerte et le matériau de gobetage comprennent de la vermiculite sous forme calcique ou sous forme d'un autre ion métallique. 20. Procédé de production de carpophores de champignons de couche, caractérisé par le fait que l'on fait supporter un milieu liquide nutritif, convenant pour la croissance végétative et reproductrice dXchampignon comestible, sur un matériau de support qui fournit un support au développement du mycélium du champignon et au développement des carpophores, on inocule à ce milieu une culture de champignons et l'on fait incuber le système ainsi produit en présence d'un stimulant qui stimule la croissance reproductrice afin de produire des carpophores de champignons.