Dans le courant des travaux de recherches et de développement se rattachant aux brevets français antérieurs de l'inventeur soussigné, Nos 1 577 229, 2 158 065 et 2 04 750 il est devenu'évident que la fabrication des propagules de commensaux Immunisants peut se faire sur grains concassés, d'orge ou autres humectés, tamponnés et parfois enrichis de cuivre, par exemple pour une bonne sporulation du Trichoderma viride. Les grains sont placés dans des sacs de plastique en propylène et stérilisés à la vapeur sous pression. Les grains sont ensuite inoculés par des spores conservées de la façon habituelle dans un mélange de terre. L'incubation se fait à environ 200C en présence de lumière pour le T, viride. Au bout d'une semaine à quinze jours les grains sont recouverts de mycelium et de spores.On les sèche alors à environ 4O0C pendant 48 heurs, puis les moud obtenant une sorte de farine. Ce produit contient surtout de l'amidon plus ou moins hydrolysé et des propagules de commensaux immunisants. On se sert de cette farine comme matière première pour plusieurs produits pour l'inoculation des plantes. En particulier on peut la comprimer formant des bâtonnets de forme comparable à celle du spaghetti, mais plus courts. Ces bâtonnets peuvent être utilisés directement pour l'inoculation de l'aubier du prunier attaqué par le Stereum purpureum ou l'orme attaqué par le Graphium (=Cératocystis) ulmi, A l'emporte pièce, on fait un trou horizontal dans le tronc, enlève une carotte de bois et la remplace avec le bâtonnet IC. Pour d'autres emplois, on mélange cette farine avec de écorce de pin, d'épicéa ou d'autres espèces, au régime de 15 ou 20 Z du poids sec. Le mélange est comprimé et employé pour semis et plants comme milieu de culture pur ou mixte avec du sable ou du terreau, Toutefois, l'effet des commensaux immunisants introduits dans les jeunes plantes par des conprimés ou granulés d'écorce peut être amélioré considérablement par l'addition d'un certain nombre d'adjuvants ou même par le remplacement de l'écorce par de la tourbe. En effet l'écorce parait avoir un effet toxique pronnncé sur certaines plantes, en particulier les oeillets ou le tabac. La tourbe par contre est inoffensive pour la plupart des plantes cultivées en serres. Toutefois dans le procédé de fabrication des comprimés parextrusion elle est souvent émiettée au point de former une poudre trop fine pour une bonne circulation de l'air une fois le comprimé délité par exemple dans un pot de fleurs. En mélangeant la tourbe et l'écorce pour comprimer les deux ensemble ou bien en les comprimant séparément, puis mélangeant les deux genres de comprimés avec ou sans sable il est possible d'évider la phytotoxicité des concentrations trop élevées de écorce ou l'étanchéité de la tourbe comprimé en poudre trop fine. Par ailleurs l'emploi de tels comprimés a des avantages considérables dans les opérations de serres ou autres formes de floriculture ou culture maraichères à haut rendement. Les comprimés permettent de préparer plateaux, pots et autres récipients rapidement et de façon homogène. Cette simplification du travail demande toutefois que tous les composants nécessaires à la croissance des plantes soient présents dans les comprimés et non pas seulement les commensaux immunisants. I1 est possible de préparer un mélange contenant de l'engrais et des propagules de commensaux immunisants. Toutefois certains composants utiles aux plantes sont nocifs à la croissance des propagules de commensaux immunisants. Par exemple le calcium ou le magnesium peuvent être nécessaires. à maintenir le pH voulu autour des racines de certaines plantes mais ils empêchent la bonne croissance du Trichoderma 'viride. Il est possible toutefois de mélanger certains comprimés contenant des sels ou oxydes de calcium avec d'autres comprimés contenant des propagules de commensaux immunisants dans le même pot ou plateau et obtenir une croissance suffisante du Trichoderma sans acidité excessive pour les racines. En plus des commensaux immunisants, il est souvent avantageux de profiter de microorganismes capables de fixer l'azote ou de solubiliser les sels de phosphate, de potassium ou autres éléments nutritifs nécessaires ou même, tels les lactobacilles de former des métabolites utiles à la bonne croissance des plantes ou à une formation abondante de racines. Ces microorganismes ne sont pas toujours compatibles entre eux et il est souvent avantageux de les préparer dans des comprimés différents, puis de mélanger ces comprimés dans les récipients ou le sol utilisé pour la culture des plantes. Chacun de ces comprimés devra le plus souvent contenir des composants relativement inertes tell l'écorce, la tourbe ou la paille, des propagules de microorganismes désirés et des aliments appropriés pour leur croissance.Les premiers composants permettent aux propagules de germer à l'abri de leurs ennemis microbiens présents dans le sol et de traverser la période latente sans pertes appréciables. Les aliments présents dans le comprimé permettent aux microorganismes introduits de se multiplier rapidement et de fournir aux racines des plantes présentes les composants inorganiques ou organiques voulus, soit par action sur le sol de la rhizosphère soit par biosynthèse. Par ailleurs, l'approvisionnement des racines avec des engrais ou certains autres composants utiles doit se faire tout au long de croissance de la plante et non pas seulement pendant une courte durée. Ce résultat est obtenu dans une certaine mesure par les d-ifférentes réactions entre l'azote par exemple et les composants de l'écorce qui comprennent l'absorption, et la formation de liens ioniques ou covalents. Ces liens se relachent plus ou moins rapidement à- l'humidité et en présence d'action microbienne produisant un certain étalement dans la mise en circulation de l'azote dans la rhizosphère. Cette action peut être augmentée considérablement par le degré de compacité du comprimé. Cette compacité peut être modifiée de trois façons colemodes 1. la longueur de la filière ; 2. la présence de liants dans le mélange compressé dans la filière 3. la proportion d'eau dans le mélange. Longueur de la filière : plus la filière est longue plus la pression nécessaire est grande pour y faire passer les particules du mélange. La compacité du comprimé fini. est directement proportionnelle à la pression à laquelle il a Bté soumis. Liants dans le mélange comprimé : certains composants dans le mélange comprimé ont un effet cimenteur sur les particules. Une concentration de liant de I à 2 % est suffisante pour retarder considérablement la délitescence de comprimés à l'arrosage. On peut citer comme exemples de liant : l'urée, le sucre, l'amidon, la gélatine, la caséine oti la glycérine. La plupart de ces liants font double emploi en servant également d'élément nutritif soit à la plante, soit aux microorganismes désirés ou même aux deux Proportion d'eau dans le mélange : il est possible de compresser des mélanges contenant jusqu'à 25 ou 30 7. d'eau. Ces mélanges passent plus rapidement dans les filières et se délitent également rapidement.A l'autre extrême, des mélanges avec moins de 10 % d'eau se compressent beaucoup moins facilement et donnent un rendement de comprimés plus bas mais se délitent moins facilement. I1 est donc possible de modifier dans une certaine mesure le degré de compacité par la proportion d'eau dans le mélange. En particulier, dans les mélanges contenant des propagules fongiques, il est parfois nécessaire de maintenir une proportion d'eau en excès de la quantité désirée pour la compacité optimum du comprimé de façnn à éviter dans la filière un échauffement nuisible à la vitalité des propagules. Dans l'autre cas un tel échauffement peut tre avantageux pour une pasteurisation du mélange, éMninant des champignons indésirables présents dans l'écorce par exemple. Un avantage important dela fabrication de ces divers comprimés consiste à économiser la main-d'oeuvre requise pour la préparation des récipients divers employés pour la culture intensive des plantes. L'emploi des machines construites pour l'entreposage, le dosage, le mélange et la compression automatique des aliments du bétail permet avec quelques modifications la fabrication à grande échelle de comprimés avec les caractéristiques voulues pour la culture des plantes en récipients ou en pleine terre. Les exemples suivants illustrent les produits et procédés décrits ci-dessus Exemple 1 : comprimés inoculants On ajoute la farine de Trichoderma à environ 50 millions de spores vivantes par gramme, avec environ 10 X d'eau, soit par aspersion liquide, soit par application de vapeur juste avant l'entrée de la farine dans la presse. La filière a 2 mm de diamètre et le couteau est placé de façon à trancher les "files" à 25 mm. Les comprimés sont séchés dans une atmosphère d'environ 80 % d'humidité relative pour éviter les fentes dans le bâtonnet. Une extrémité est ensuite trempée dans une cire ou peinture à greffer. Une fois desséchée, cette extrémité recouverte restera à l'extérieur du trou d'inoculation dans l'arbre. Exemple 2 : comprimés fertilisants A de la tourbe - sphaghnum, on ajoute du NH4 OH en quantité suffisante pour obtenir une concentration de 0.2 % (poids sec). On ajoute également une quantité similaire de potasse et, 0.1 % de phosphates. Les micronutrients habituels : magnésium, sulfure, bore, cuivre, zinc, fer et manganèse sont ajoutés également en concentrations de 10 à 50ppm. Une façon commode de préparer ces comprimés est de vaporiser une solution aqueuse contenant les engrais en solution sur la tourbe sèche avant son entrée dans la presse, le mélange se faisant dans la presse même. Exemple 3 : comprimés fertilisants avec adjuvants microbiens A de l'écorce broyée avec particule maximum de 1 cm environ on ajoute 0,1 % d'azote sous la forme de solution concentrée de NH40H, 18 % (au poids) de farine de Trichoderma viride à 50 x 106 spores vivantes par gramme, 2 N0 de Trichoderma polysporum et 2 ml de Lactobacillus acidophilus ou autre préparation à base de bactéries favorisant la génération des racines. Le mélange doit avoir une proportion maximum de 20 % d'eau et minimum de 10 %. Un excès d'eau amène une croissance prématurée des propagules de Trichoderma. Par contre, une insuffisance d'eau peut permettre dans la filière un échauffement dangereux à la vitalité des propagules. Exemple 4 : mélange de comprimés à effets divers Les récipients en préparation pour le repiquage de plantes de concombre sont remplis avec un mélange comprenant 50 7. de comprimés fertilisants à base de tourbe (exemple 1) ; 50 % de comprimés d'écorce avec propagules de Trichoderma viride et T. polysporum avec une suspension de Lactobacillus acidophilus. Exemple 5 : comprimés à délitage gradué par compacités différentes Un tiers des comprimés sont préparés avec une filière de 18 n d'épaisseur, un autre tiers dans une filière de 25 nia et le reste dans une filière de 32 n. Le délitage s'étalera sur une période de plusieurs semaines Exemple 6 : comprimés à délitage gradué par addition de liants On ajoute de 1 à 3 Z de l'un ou plus des liants suivants : urée, sucre, amidon, caséine sous la forme de lait en poudre ou autre, gélatine sous forme d'os broyés finement ou autre, glycérol. Exemple 7 : comprimés à délitage gradué par addition d'eau L'écorce, la tourbe ou la paille atteignent facilement un pourcentage d'eau de moins de 10 7. à la suite d'entreposage à sec. Si on y ajoute la quantité d'eau nécessaire pour un pourcentage de 10 Z les comprimés formés conenceront à se déliter seulement après plusieurs jours d'arrosage. Des comprimés formés ave'c 25 Z d'eau se déliteront dès le premier arrosage. Les pourcentages intermédiaires d'eau auront un effet proportionnel sur la compacité du comprimé. Exemple 8 : comprimés à composants inertes mélangés On mélange 30 Z d'écorce broyée à 1 cm de longueur maximum des particules, 50 Z de tourbe et 20 7, de farine de Trichoderma viride et T. polysporum. Le mélange est compressé. Le produit, une fois délité, n'aura ni la phytotoxicité de l'écorce pure, ni l'étanchéité de la tourbe pure en poudre à l'air, sans nuire à la germination des spores de Trichoderma. Les exemples ci-dessus représentent des cas typiques où le procédé de fabrication des comprimés est modifié dans un but unique. Dans. la pratique on combinera le plus souvent plusieurs des caractéristiques énumérées suivant les besoins des plantes en question, du coût des composants et du genre des parasites à redouter. REVENDICATIONS 1. Un produit pour le traitement préventif ou curatif des arbres attaqués par des pathogènes tels le Stereum purpureum, Graphium ulmi et autres caractérisé par un comprimé d'environ 2 mm de diamètre et 25 mm de long composé de farine d'orge ou autre grain contenant des propagules de commensaux immunisants 2. Un produit pour la culture de plantes, boutures, semis, plants et tous autres tissus végétaux, caractérisé par des comprimés ou granules, composés c matière relativement inerte telle la tourbe, l'écorce, la paille et d'adjuvant tels éléments nutritifs, tampons, fongicides, herbicides, némotocides, inseç l- cides, bactéricides, viricides, ou stimulants pour la formation d'hormones ou phytoalexines dans la plante. 3. Un produit suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les élémen s nutritifs présents dans les comprimés sont des composants inorganiques ou organiques. 4. Un produit suivant la revendication 1 ou 2 caractérisé en ce que les comprimez contiennent des propagules microbiennes tels commensaux immunisants, fixateurs d'azote, et autres microorganismes dont les métabolites favorisent la croissance des plantes ou l'effet désiré par le commansal immunisant. 5. Un produit suivant la revendication 1, 2 ou 3 caractérisé par un mélange de comprimés à composition variée, les uns contenant des adjuvants inorganiques, les autres contenant des propagules microbiennes ou des comprimés de composition différente en ce qui concerne les propagules microbiennes présentes. 6. Un produit suivant ltune quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les comprimés se délitent plus ou moins rapidement suivant le procédé de fabrication pour fournir à la plante les adjuvants à différentes périodes pendant sa croissance dans le produit sus-nommé. 7. Un procédé pour la fabrication par extrusion des comprimés suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le régime de délitescence des comprimés varie avec leur compacité suivant la longueur des tubes dans la filière employée. 8. Un procédé pour la fabrication par extrusion des comprimés suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le régime de délitescence des comprimés varie avec leur compacité suivant la composition du mélange pressé dans la filière et en particulier la présence de liants. 9. Un procédé pour la fabrication par extrusion des comprimés suivant: l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le régime de délitescence des comprimés varie avec leur compacité suivant le pourcentage d'eau dans le mélange pressé dans la filière. 10. Un procédé pour la fabrication par extrusion des comprimés suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que la température maximum éprouvée par mélange pendant la compression dans la filière est détermine par la proportion d'eau ajoutée préalablement au mélange. 11. Un procédé pour la fabrication par extrusion des comprimés suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8 caractérisé en ce que les composants inertes constituent un mélange de particules de taille et d'origine différentes allant jusqu'à 1 cm de longueur pour permettre une bonne aération du produit délité. 12. Un procédé pour le mélange et la fabrication de comprimés de taille et composition différentç suivant les revendications 1 à 9 caractérisé en ce que le mélange se fait automatiquement suivi ou non du remplissage automatique de plateaux ou de pots pour semis5 plants, boutures ou tous autres tissus végétaux servant à la propagation et la culture des plantes. 13. Un procédé pour la fabrication de farine d'orge ou autre grain contenant des spores et hyphes ou cellules de commensaux immunisants avec ou sans son extrusion en comprimés d'environ 0.2. cm de diamètre et 2.5 cm de longueur.