L'invention concerne une installation pour la réalisation de constructions en béton armé à paroi relativement mince courbées en plan et en élévation, par un processus de grimpement, installation comprenant au moins un chariot d'ecllafaucla$e grimpant qui peut coulisser grâce a des moyens de guidage sur des glissières de grimpement formes de tronçons et fixées à la construction, ainsi qu'un coffrage grimpant qui est fixé à la construction pendant le bétonnage et que l'on détache de la construction pour le déplacement. Dans une installation connue de ce genre, le chariot d'échafaudage grimpant est formé d'une charpente porteuse comportant des plateformes de travail disposées dans plusieurs plans superposés (DT-OS 2 163 110). Les plateformes de travail sont portées par des échelons articulés a deux longerons,de façon que l'on puisse disposer les plateformes horizontalement meme si les longerons, dans tous les cas parallèles à la construction, sont inclinés relativement à la verticale. Le chariot d'échafaudage grimpant comporte un appareil de levage coopérant avec des glissières fixées à la construction.L'appareil de levage comprend un vérin hydraulique relié a la charpente ainsi qu 'un loquet agissant automatiquement, fixé å la charpente et un autre fixé au piston du écrin, ces loquets s'appuyant alternativement à des échelons des glissières lorsque le vérin est actionne. On utilise surtout des échafaudages grimpants dt ce genre pour fabriquer des tours de réfrigération des centrales nucléaires, sous la forme de corps de révolution à génératrice courbe. On construit ces tours de réfrigération en tronçons an molaires qui représentent en coupe verticale un tracé polygonal. La courbure de la génératrice, dans les constructions de ce genre n'est pas assez prononcée pour empêcher d'adapter à cette courbure les longerons rectilignes des chariots d'échafaudage grflnpaitet les glissières rectilignes. L'invention a pour but de permettre la réalisation, par un processus à coffrage grimpant1 meme de constructiorF sous forme de corps de révolution a génératrice courbe qui présentent nne forte courbure, en particulier en élévation par exemple des digesteurs ovoïdes. L'invention résout ce problème, dans une installation du type défini plus haut, par le fait que, pour la réalisation de constructions présentant une forte courbure surtout en élévation, par exemple de récipients, les différents tronçons des glissires sont articulés entre eux d'une façon qui permet des rotations angulaires et les moyens de guidage sont sous la forme de patins guidés le long des glissières. La longueur des différents tronçons des glissières correspond a la hauteur des tronçons de bétonnage et les tronçons des glissières sont disposés de telle sorte que leurs raccordements sont situés à peu près dans la région des joints entre tronçons de bétonnage successifs. L'avantage de la structure donnée selon l'invention à une telle installation grimpante est que les glissieres peuvent être adaptées exactement au tracé polygonal de la paroi du récipient, déterminé par la hauteur du coffrage grimpant, de sorte que l'on peut réaliser même des courbures relativement prononcées. Etant donné qu'entre les tronçons adjacents des glissières il se produit non seulement des décalages angulaires mais encore des différences de longueur, les moyens de guidage par lesquels les chariots d'échafaudage grimpant sont guidés sur les glissières sont sous la forme de patins permettant de franchir ces irrégularités mieux qu'arec des galets. Dans un mode d'exécution préférentiel on propose une installation dans laquelle chaque chariot d'échafaudage grimpant est formé de longerons intérieurs et extérieurs pratiquement paru lèles entre eux, dirigés tangentiellement a la paroi de la construction et reliés entre eux de façon articulée par des échelons horizontaux qui portent des pateformes de travail, installation caractérisée par le fait qu'au moins les longerons intérieurs sont formés de tronçons articulés entre eux et peuvent être déplacés relativement par des moyens de manoeuvre de préférence reliés également par articulation, par exemple des tiges filetée. Pour que les travaux nécessaires au processus de grimpement, et qui doivent obligatoirement se dérouler successivement, puissent être exécutés dans l'ordre voulu et avec le soin voulu, il faut que les chariots d'échafaudage grimpant présentent une hauteur minimale déterminée et un nombre déterminé de plateformes de travail. En particulier, si la paroi du récipient est fortement courbée relativement à la verticale et si les longerons sont rectilignes, il faut que la distance entre chaque chariot d'échafanage grimpait et la paroi du récipient dont il forme une corde soit si grande, qu'il n'est pas toujours possible d'exécuter les travaux parfaitement.Grâce a la structure donnée selon l'invention aux longerons, il devient possible de faire coulisser horizontalement les parties extérieures, en particulier la partie inférieure avec la plateforme de travail la plus basse) de sorte que l'on obtient une meilleure adaptation des chariots à la courbure correspondante. On expliquera plus précisément l'invention ci-après à propos d'un exemple exécution représenté par les dessins sur lesquels La Figure 1 est une coupe verticale d'un chariot d'échafaudate grimpant muni d'un coffrage, selon l'invention; La Figure 2 est une élévation du coffrage de paroi sans échafaudage grimpant, et La Figure 3 est une coupe perpendiculairement au plan de la paroi, le coffrage étant représenté. Sur la Figure 1, on a représenté l'installation selon l'invention dans le cas de la réalisation d'une paroi 1 inclinée relativement à la verticale, dans la région inferieure d'un tiges teur. Les parties de l'installation qui ont une structure similaire et doivent être prévues aux deux surfaces de la paroi comprennent chacune un chariot d'échafaudage grimpant 2 et le coffrage 3 disposé dans la région supérieure du chariot 2. Le chariot 2 est un parallélogramme formé de profilés d'acier, a savoir deux longerons 4 et 5 articulés à des échelons 6 sur lesquels repose un plancher 7 servant de plateforme de travail pour les travaux de ferraillage et de bétonnage ainsi que pour les travaux sur le coffrage et l'allège eux-mêmes. Le longeron 4 tourné vers la construction i est particulièrement robuste car il doit transmettre les efforts principaux. Le longeron extérieur 5 est formé d'une partie supérieure 5' et d'une partie inférieure 5". Au moyen de tiges filetées de traction et de poussée 8, disposées diagonalement, on peut régler le parallélogramme du chariot en fonction de l'inclinaison de la paroi i dans le cas d'espèce, de façon telle que les plateformes soient horizontales. Le longeron intérieur 4 est formé, conformément à sa charge, d'une partie moyenne 4' à laquelle est adjoint, à peu près au milieu, par l'intermédiaire d'une console 9, un patin 10 muni d'un loquet de blocage Il agissant par contrepoids ou traction de ressort, ainsi que dtune partie supérieure 4" reliée de façon fixe et d 'une partie inférieure 4"' reliée de façon articulée à l'extrémité inférieure de la partie moyenne 4'. En dessous du patin 10 est prévu, également sur la partie moyenne 41 du longeron 4, un patin inférieur 12 relié par l'intermédiaire d'un appui 13 à la partie 4' du longeron.L'appui 13 peut être déplacé, grâce à un dispositif a tige filetée 14, perpendiculairement à la partie 4' du longeron. On peut ainsi modifier l'angle d'inclinaison entre longeron et paroi 1. Un autre dispositif à tige filetée 15 permet de déplacer la partie inférieure i' du longeron intérieur 4 pour mieux l'adapter aux courbures de la paroi 1 de la construction. Ce déplacement est possible parce que le longeron extérieur 5 est formé de deux parties 5' et 5" qui sont réglables indépendamment à la façon d'un parallélogramme. Les deux patins 10 et 12 courent dans des glissières 16 formées de tronçons de profilés en U double et ancrées avec possibilité de déplacement a la paroi 1. Les glissières 16 portent en outre des échelons transversaux 17 contre lesquels s'appuient le loquet Il et un autre loquet 18, dispose en dessous du loquet 11 sur la tige de piston 19 d'un vérin hydraulique 20. Entre ces chariots 2, qui sont disposés à une distance horizontale de 2,80 m au maximum, selon la forme et la grandeur de la paroi n construire, se trouve dans le haut le coffrage 3 formé de la surface de coffrage proprement dite 21 et des poutrelles de coffrage 22 (figure 2). On déplace manuellement les parties du coffrage, au fur et à mesure des travaux de ferraillage et on les insère chaque fois entre les poutrelles 22. On tend entre elles les poutrelles de coffrage 22 en trois points d'ancrage 23 ; aux deux points d'ancrage inférieurs contre les tronçons bétonnés chaque fois en dernier lieu et au point d'ancrage supérieur, sur la poutrelle opposée pour supporter la pression du béton. Dans la région inférieure des poutrelles 22 est prévu un dispositif a tige filetée 24 au moyen duquel on peut faire varier l'angle d'inclinaison du coffrage relativement à la paroi 1 de la construction, dans la région du point d'ancrage. Pour le processus de grimpement, après avoir retiré les panneaux de coffrage 21, on actionne les verins hydrauliques 20 entre les deux loquets 11 et18, grâce à des pompes de préférence commandées d'un point central pour un tronçon de coffrage. Lorsque la tige de piston 19 se déploie, le loquet inférieur 18 s'accroche automatiquement, grâce au contrepoids, à ltéchelon le plus rappro- ché 17 tandis que le loquet inférieur il dépasse les échelons et se pose sur l'échelon le plus proche 17 seulement lorsque la pression hydraulique est coupée, ou à la course de rappel. Une fois que la hauteur nécessaire au tronçon suivant est atteinte et après avoir tendu les poutrelles de coffrage 22, ou déplace a nouveau manuellement les panneaux 21. R E V E N D I C A T I O N s 1.- Installation pour la réalisation de constructions en béton armé n paroi relativement mince, courbées en plan et en élévation, par un processus de grimpement, installation comprenant au moins un chariot d'échafaudage grimpant qui peut coulisser grâce a des moyens de guidage sur des glissieres de grimpemellt formées de tronçons et fixées ci la construction, ainsi qu'lln coffrage grimpant qui est fixé a la construction pendant le bétonnage et que l'on détache de la construction pour le déplacement et caractérisée par le rait que, pour la réalisation de constructions présentant une forte courbure surtout en élévation nar exemple de récipients, les différents tronçons des glissières sont articulés entre eux d'une façon qui permet des rotations angulaires et les inoyens de guidage sont sous la forme de patins guidés le long des glissières 2.- Installation selon la Revendication l., caractérisée par le fait que chaque chariot d'échafaudage grimpant est formé de longerons intérQrrlrs et extérieurs pratiquement parallèles entre eux, dirigés tangentiellement à la paroi de la construction et reliés entre eux de façon articulée par des échelons horizontaux qui portent des plateformes de travail,et qu'au moins les longerons intérieurs sont formés de tronçons articulés entre eux et peuvent être déplacés relativement par des moyens de manoeuvre de préférence reliés également par articulation, par exemple des tiges filetees.