L'invention est relative aux carburateurs, pour moteurs à combustion interne, qui comportent une pompe de reprise ou d'accélération dont la chambre de volume variable est reliée, d'une part, à une cuve à niveau constant par un canal d1aspira- tion muni d'un clapet d'aspiration et, d'autre part, à la partie du conduit d'admission du carburateur située en amont de son organe d'étranglement principal par un canal de refoulement muni d'un clapet de refoulement et d'un orifice d'injection calibré, laquelle pompe comprend un organe mobile de pompage, limitant partiellement la susdite chambre et actionné par des moyens propres à lui faire accomplir une course de refoulement lors des mouvements- d'ouverture de l'organe d'étranglement principal, et un dispositif sensible à une température, pour diminuer le volume refoulé par la pompe vers le conduit d'admission lorsque cette température augmente. On sait qu'une pompe de-reprise a pour rôle de refouler une certaine quantité de combustible liquide dans le conduit d'admission du carburateur, lors des accélérations, c'est-a-dire lors des ouvertures relativement brusques de l'organe détran- glement principal du carburateur. L'organe de pompage (membrane ou piston) de la pompe de reprise est alors déplacé par les susdits moyens, dans le sens correspondant au refoulement. On sait en outre que la quantité de combustible à refouler dans le conduit d'admission par la pompe de reprise peut être d'autant plus faible que la température est plus élevée. Le brevet français n 71 42326 et la demande de brevet n 73 21050 de la société demanderesse montrent des pompes de reprise dont la quantite de combustible refoulée dépend d'une température. Dans le premier cas il s'agit de la température extérieure au carburateur. Dans le second cas, il s'agit de la température du combustible occupant la chambre, cette solution étant en général plus satisfaisante. Le dispositif sensible à la température est constitué par une spirale bimétallique dont l'une des extrémités est fixe, dont l'une des tranches est disposée dans un plan et s'appuie sur une surface plane et dont l'autre tranche est disposée sur la trajectoire d'un élément lié mecaniquement à l'organe de pompage, de façon à limiter l'amplitude de la course de celui-ci. Ces solutions donnent des -résultats satisfaisants du point de vue du fonctionnement du moteur. Mais les normes de dEpolution récentes imposent que les mélanges air-combustible fournis au moteur restent pauvres à toutes les allures. Pour remplir ce critère, on prévoit la pompe de reprise pour que le volume qu'elle envoie soit juste suffisant pour assurer un bon fonctionnement du véhicule lorsque la température dépasse une valeur limite. Pour des températures inférieures, la marche du moteur devient défectueuse par manque de combustible si on n'augmente pas le volume fourni par la pompe : dans les dispositifs antérieurs mentionnés ci-dessus, ce résultat est atteint en augmentant d'une valeur à une autre la course de refoulement de la pompe.On peut reprocher à ces solutions un manque de progressivité que la présente invention vise notamment à écarter. Dans ce but, l'invention propose un carburateur du type ci-dessus défini dans lequel la chambre et la cuve communiquent par des moyens que le dispositif sensible à la température ferme totalement lorsque ladite température est inférieure à une limite déterminée, et ouvre progressivement lorsque la température augmente. Le dispositif sensible à la température est avantageusement disposé dans la chambre de volume variable, de façon à être immergé dans le combustible qui occupe cette chambre lors du fonctionnement. Les moyens de communication peuvent être constitués par un passage ménagé dans une paroi de séparation entre la chambre et la cuve et par un clapet déplaçable par le dispositif sensible à la température, entre une position où il recouvre complètement le débouché du passage dans la chambre (lorsque la température est inférieure à la limite déterminée) et une position où il le libère complètement et qui est atteinte pour une température plus élevée. L'invention pourra, de toute façon, être mieux comprise à l'aide du complément de description qui suit et des dessins qui l'accompagnent, lesquels complément et dessins sont relatifs à un mode de réalisation préféré. Les figures 1 et 2 de cesdessinsmontrent un carburateur établi conformément à l'invention, dans la position de marche au ralenti pour une température du combustible inférieure à une limite donnée, respectivement en élévation avec coupe selon I-I figure 2, et en coupe partielle selon II-II figure 1. En ce qui-concerne le carburateur dans son ensemble, on l'établit de façon qu'il comprenne un conduit d'admission 1 qui est muni d'un organe d'étranglement principal 2 calé sur un axe 3 et actionné par le conducteur, d'une entrée d'air 4 protégée par un filtre (non représenté) et d'un venturi 5 dans leauel debouche un système de jaillissement de combustible (non représenté). Le carburateur est alimenté en combustible par une cuve 6 à niveau constant N dans laquelle l'afflux du combustible provenant d'un réservoir (non représenté) est réqlé par un pointeau (non représenté) actionné par un flotteur 7. La cuve est maintenue sensiblement à la pression atmosphérique par une aération dans sa partie supérieure. En ce aui concerne maintenant la pompe d'acceléra- tion 8 du carburateur, elle comprend une chambre 9 de volume variable reliée, d'une part, à la cuve 6 par un canal d'aspiration 10 muni d'un clapet d'aspiration 12cet, d'autre part-, au conduit d'admission 1 par un canal de refoulement 12 muni d'un clapet (ou bille) de refoulement 13 et d'un orifice d'injection calibré 14. La chambre 9 comporte des moyens propres à diminuer son volume lors du mouvement d'ouverture de l'organe d'étranglement principal 2. A cet effet, ladite chambre peut être limitée par une membrane souple 15 à laquelle est fixé un poussoir 16. Sur ce poussoir agit, contre l'action d'un ressort 17, un levier 18 qui pivote sur un axe 19 et qui peut être poussé par un ressort 20 monté sur une tige 21, laquelle est articulée sur un levier 22 solidaire de l'axe 3 de l'orgàne d'étranglement 2. Une spirale bimétallique 23 est placée à l'intérieur de la chambre 9 pour être sensible à la température du combustible. Son extrémité intérieure recourbée 23a est fixée dans une fente ménagéé sur un pion 24 emmanché dans une paroi qui limite en partie la chambre 9 et la sépare de la cuve 6. Le ressort 17 qui est situé dans la chambre 9 est en appui sur une coupelle 29 munie d'un trou central. Conformément à l'invention, des moyens de communication supplémentaires sont ménagés entre la chambre 9 et la cuve 6. Dans le mode de réalisation illustré, ils comprennent un trou calibré 25 percé à travers la paroi de séparation. L'extrémité extérieure 23b de la spirale 23 porte de son côté un organe d'obturation du trou 25 de façon à le déplacer entre une position pour laquelle il ferme complète ment le débouché du trou 25 (au-dessous de la température limite) et une position où il libère complètement ce débouché. Dans le mode de réalisation représenté, cet organe d'obturation est constitué par un clapet 26 en matériau à faible coefficient de frottement (en matière plastique par exemple) présentant une tête en appui sur une surface plane 28 de la paroi dans laquelle est percé le trou et une tige qui traverse une ouverture de forme allongée 27a découpée dans une plaque de guidage 27. La plaque 27 est fixée au pion 24 et emprisonne la tête du clapet. La partie terminale 23b de la spirale 23 s'engage dans une fente de la tige du clapet 26. On obtient ainsi une pompe de reprise dont le fonctionnement est le suivant. Dans le cas d'une accélération, l'ouverture de l'organe d'étranglement 2 fait tourner le levier 18 dans le sens inverse des aiguilles d'une montre (figure 2) autour de l'axe 19, ce qui déplace la membrane 15 vers la gauche de la figure, contre l'action du ressort 17. Si la température est inférieure à la valeur limite déterminée déjà mentionnée, le clapet 26 est maintenu par la spirale 23 dans une position où il obture le trou 25. La totalité du combustible refoulé par la membrane 15 passe donc dans le conduit d'admission 1 par l'orifice d'injection 14. Au fur et à mesure que la température du combustible augmente au-delà de la valeur -limite, le clapet 26 entrainé par la spirale 23 découvre de plus en plus le trou 25. Lors du déplacement de la membrane, une fraction du volume de combustible refoulé revient à la cuve, de sorte que la quantité injectée dans le conduit d'admission diminue. Cette diminution est progressive au fur et à mesure que la température augmente, jusqu'à ce que la température soit suffisamment élevée pour que le clapet 26 découvre complètement le trou 25. Au-delà de cette température, une fraction déterminée du combustible refoulé par la membrane passe dans le conduit d'admission, fraction qui est déterminée essentiellement par le calibrage du trou 25. On voit que le dispositif assure une diminution progressive de la auantit de combustible injectée au fur et à mesure que la température augmente. Si l'on souhaite augmenter encore cette progressivité, on peut utiliser, au lieu d'un trou 25 unique, un chapelet de trous ou même une fente. Il va sans dire que de telles variantes, ainsi plus généralement crécelles restant dans le cadre des équivalences, sont couvertes par le présent brevet. C'est notamment le cas si la spirale bimétallique est remplacée par une bilame droite dont une extrémité actionne un clapet qui commande l'ouverture ou la fermeture de l'orifice 25. REVENDICATIONS 1. Carburateur, pour moteurs à combustion interne, comportant une pompe de reprise ou d'accélération dont la chambre de volume variable est reliée, d'une part, à une cuve à niveau constant par un canal d'aspiration muni d'un clapet d'aspiration et, d'autre part, à la partie du conduit d'admission du carburateur située en amont de son organe d'étranglement principal par un canal de refoulement muni d'un clapet de refoulement et d'un orifice dtinjection calibré, laquelle pompe comprend-un organe mobile de pompage, limitant partiellement la susdite chambre et actionné par des moyens propres à lui faire accomplir une course de refoulement lors des mouvements d'ouverture de L'organe d'étranglement principal, et un dispositif sensible à une température pour diminuer le volume refoulé par la pompe vers le conduit d'admission lorsque cette température augmente, caractérisé par le fait que la chambre et la cuve communiquent par des moyens que le dispositif sensible à la température ferme totalement lorsque ladite température est inférieure à une limite déterminée. 2. Carburateur selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le dispositif sensible à la température est disposé dans la chambre de volume variable de façon à être immergé dans le combustible contenu dans cette chambre. 3. Carburateur selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que lesdits moyens de communication comportent un passage ménagé dans une paroi de séparation entre la chambre et la cuve et un clapet déplaçable sar le dispositif sensible à la température entre une position où il recouvre complétement le débouché du passage dans la chambre et une position où il le libère complètement. 4. Carburateur selon la revendication 3, caractérisé en ce que le passage comporte un ou plusieurs trous ou une fente. 5. Carburateur selon la revendication 3 ou 4, caractérisé par le fait que l'extrémité extérieure mobile d'une spirale bimétallique, qui constitue le dispositif sensible à la température et dont l'extrémité intérieure est fixe, porte ledit clapet. 6. Carburateur selon la revendication 3, 4 ou 5, caractérisé en ce que ledit clapet comporte une tige de guidage emprisonnée dans~l'ouverture de forme allonge d'une plaque de guidage parallèle à la paroi.