Les planchers à entrevous ont été conçus pour répondre à un double but - augmentation de l'épaisseur utile pour franchir des portées relativement importantes, - réduction du poids propre. Ainsi les entrevous ont été construits en matériaux légers et l'épaisseur du béton coulé au dessus aussi réduite que possible (en général 4 cm) et même quelquefois nulle, Mais ceci a entraîné la -construction de planchers mauvais isolants phoniques , souvent inadaptés à lthabitationO C1 est la raison pour laquelle l'épaisseur de la table de compression est actuellement augmentée (6 à 8 cm). La hauteur des poutrelles en est accrue d'autant, ce qui améliore la raideur du plancher; mais 11 épaisseur du complexe carrelage-ravoirage-dalle flottante-revêtement de sol reste prohibitive (10 cm et plus) et pénalise lourdement la mise en oeuvre des planchers traditionnels0 Il faut donc faire en sorte qu'aucun conduit ou cible ne soit noyé dans le complexe précédent.Pour ce faire il a été envisagé dans l'épaisseur du plancher lui-même de prévoir des réservations dans lesquelles les divers corps d'état pourront mettre en oeuvre leurs réseaux (plomberie, chauffage, ventilation, éclairage, courants faibles etc0..) Le procédé consiste à construire des planchers selon lequel aux poutrelles et entrevous sur lesquels on coule du béton, sont associées des gaines et réservations destinées à équiper les locaux séparés horizontalement par le dit plancher, les poutrelles pouvant être traversées par les dites gaines et réservations sans interruption, ni du béton comprimé, ni des aciers tendus, tandis que les locaux peuvent être mis en communication directe avec les parties longitudinales parallèles aux poutrelles des dites gaines et réservations0 Une caractéristique du procédé consiste à faire passer les raidisseurs et chevètres destinés à reporter les charges dlune poutrelle sur les poutrelles voisines à côté des gaines et réservations longitudinales et sans les interrompre0 Dans ce cas, les charges peuvent être réduites sur les chevètres en les doublant par des raidisseurs répartis sur la poutrelle dont les charges doivent être transmises aux poutrelles et éléments porteurs voisins. Un autre élément caractéristique du procédé consiste à créer des tirants en béton armé sous lesquels passent les réservations et gaines transversales au voisinage des appuis. La présente description est destinée à illustrer le procédé, objet du présent brevet; elle n'est donnée qusà titre d'exemple non limitatif, de meme que les planches annexées sur lesquelles sont représentés - en figure 1 - une coupe sur poutrelle et gaine transversale basse - en figure 2 - une coupe transversale sur gaine basse traversant un élément porteur - en figure 3 - une coupe sur poutrelle, appui et réservation transversale haute - en figure 4 - une coupe sur réservation transversale haute au voisinage d'un appui - en figure 5 - une coupe sur réservation longitudinale haute, - en figure 6 - une coupe sur chevêtres à l'interruption d'une poutrelle, d'une gaine longitudinale basse et d1une réservation longitudinale haute. - en figure 7 - les chevêtres hauts et bas précédents - en figure 8 - un plan de coffrage de plancher d'immeuble d'habitation avec réservations et gaines. La figure 1 représente les dispositions qui permettent la mise en place de gaines 1 importantes au travers du plancher en position basse. les poutrelles sont constituées en travée d'une table 2 et de ferraillas ge de liaison 3 avec le talon due béton comprimé 4. Ni le béton comprimé, ni les armatures de traction du talon ne sont interrompus par les gaines. Par contre, les armatures de liaison classique sont remplacées dans le procédé par un ferraillage 5 qui reprend les forces de glissements entre les zones de contrainte opposée. En figure 2 on retrouve la gaine I dans sa traversée de la poutrelle avec le ferraillage 5 et dans sa traversée d'un élément porteur en l'occurence la poutre 6. Le plancher de droite permet le passage de la gaine longitu dinalement au travers des entrevous 7. De part et d'autre de la poutre des gaines 8 desservant les locaux sous-âacents peuvent etre mises en communication avec la gaine 1 En figure 3 est représenté une gaine 9 contenant divers conduits desservant les locaux sfus-}acents. Conformément au procédé la gaine située sur 11 appui constitué par une poutre 6 n'interrompt "i le béton compri mé 4 ni la partie tendue 2 de la poutrelle Pour la poutre, il faut noter que la section utile est limitée à la partie située sous la gaine. En effet, entre poutrelles la gaine communique directement avec les locaux sus -acents et il ne peut y subsister de zones sollicitées de la poutre. L'une des caractéristiques du procédé est le fait que le ferraillage haut tendu de la poutrelle, chapeaux classiques 10, est poursuivi au dessus de la gaine par un véritable tirant 2 en béton armé : ce tirant peut d'ailleurs etre préfabriqué de façon similaire au talon de la poutrelle. il y a lieu également de noter que le ferraillage 11, similaire au ferraillage 5 précédent et ayant pour but de remplacer les armatures de liaison interrompues de la poutrelle doit également transmettre à toute la dalle 12 l'effort tranchant. C'est ce que l'on voit très clairement en figure 4 sur laquelle est représenté le ferraillage 13 de ladite dalle que nous avons supposé nicces- siter des armatures transversales sous forme d'étriers mais qui peut etre seulement constitué d'acier haut. Sur la figure 5, on note que les parties 14 parallèles aux poutrelles des gaines supérieures sont en communication directe avec le volume sus - jacent lorsque le madrier 15 disposé pour le collage est enlevé. le treillis soudé 17 n'est interrompu qu'aulx points de branchements de conduits. Dans les zones de plancher où les gaines 14 circulent les entrevous sont remplia cés par du béton plein qui peut également etre constitué d'une plaque 18 préfabriquée et de béton coulé qui, compte tenu de sa faible épaisseur, est renforcé par treillis soudé, La figure 6représente le passage d'une gaine supérieure longitudinale 14 et d'une gaine inférieure longitudinale 19 dans une réservation verticale 20. Au droit de cette réservation sont disposés un chevetre bas 21 et un chevetre haut 22 qui évitent l'interruption des gaines Le ferraillage de ces deux chevetres supposés disposés Pun à la suite de l'autre est représenté en figure 7. Gn voit que dans le cas deatre- vous constitués pour des corps creux, de béton-ou céramique, une partie de ltentrevous est interrompue par le chevêtre, les gaines 19 existant seulement en partie infdrieure. Llétanchéité au béton coulé est alors assurée par la gouttière 23 représentée en figures 6 et 7 Sur la gaine longitudinale 14 le achevetre est entièrement un béton coulé, les plaques 18 étant remplacées par un coffrage classique. En somme, la constitution de ces chevêtres ne présente aucune difficulté. C'est la raison pour laquelle le procédé prévoit de remplacer le chevêtre unique à ltinterruption d'au moins une poutrelle par des raidisseurs répartis tout au long desdites poutrelles. Cette disposition n'est pas rendue en général impérative par le fait que ces raidisseurs n'ont pour hauteur utile qu'unie partie de l'épaisseur du pas plancher. Elle n'a/pour but non plus de soulager les poutrelles et éléments porteurs sur laquelle la charge est reportée ; en effet, le fait de répartitla charge peut y créer une contrainte par moment fléchissant supérieure à celle entrainée par une reprise de charge au voisinage des appuis. Le but recherché est simplement de donner au plancher une rigidité meilleure et un meilleur report de charges ponctuelles, très important dans la bonne tenue du plancher, surtout en présence d'importants vides. Enfin la figure 8 représente un appartement et les réservations et gaines prévues grace au procédé dans les planchers haut et bas. Dans le plancher haut, le procédé permet de brancher ltextraction de la salle d'eau sur celle de la cuisine, la gaine de ventilation mécanique contrée 24 dudit appartement étant unique et située dans ladite cuisine; La gaine 25 cheminant d'abord transversalement aux poutrelles et en partie centrale de leur portée (pour ne pas interrompre le béton comprimé) vient ensuite rejoinre la gaine verticale 24 en cheminement parallèle aux poutrelles et entre deux de celles-ci. Aucun chevêtre et raidisseur n'est intéressé par ce parcours. Dans le plancher bas le procédé permet d'incorporer: : les canalisa- tions du Sanitaire, Alimentation Eau froide, Eau chaude, dvacuation Eaux Usées, gracie à la réservation 26 transversalement aux poutrelles X proxi- mité de leur appui et aux réservations 27 et 28 longitudinales, les deux sous les doublages 29 aux travers desquels se font les branchements. les canalisations de chauffage dans les réservations longitudinales et transversales 30 qui desservent les radiateurs du living et de la cuisine à partir de la colonne 31. Les raidisseurs du plancher 32 sont les seuls éléments de support transversaux, aucun chevetre n'étant nécessaire du fait du faible encombrement des réservations verticales. Ils ne sont traversés que par la réservation longitudinale 30 en 33 où le raidisseur passe en position basse. Partout ailleurs les raidisseurs 32 sont en position haute pour-permettre éventuellement d'incorporer au plafond de nouveaux équipements. Il est à noter que les canalisations électriques étant incorporées au plancher lui-meme, il n'est prévu au sol de l'appartement aucun ravoirage. bravantage est double : gain d'épaisseur et économie, et meilleure mise en oeuvre de l'isolant de la dalle flottante dont l'efficacité est souvent rendue illusoire par les irrégularités du ravoirage. REVENDICATIONS 1) Procédé de construction de plancher en béton armé, selon lequel on dispose entre des poutrelles des entrevous et en ce que lton coule ensuite sur les poutrelles, les entrevous et les coffrages du béton, caractérisé en ce que l'on dispose également des gaines et réservations destinées à équiper au moins un des locaux isolés horizontalement par le dit plancher, et en ce que les poutrelles peuvent être traversées par les gaines et réservations transversales sans interrompre les zones de béton comprimé et d'acier tendu, tandis que les gaines et réservations longitudinales parallèles aux poutrelles, permettent une mise en communication directe avec les dits locaux0 2) Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que des raidisseurs et chevètres destinés à reporter les charges d'une poutrelle sur les poutrelles voisines n'interrompent pas les gaines et réservations longitudinales et passent sur une face de celleFciO 3) Procédé selon les revendications 1 et 2 caractérisé en ce que les charges reportées par un chevètre sont réduites et réparties sur les poutrelles et éléments porteurs voisins, grâce à l'utilisation d'au moins un raidisseur0 4) Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que les gaines et réservations transversales proches des appuis des poutrelles passent sous les aciers tendus concentrés dans un tirant-en béton armé situé dans l'axe de chaque poutrelle.