L'invention concerne un appareil pour l'introduction d'un agent de traitement dans le sol. On empote des appareils de ce genre dans l'a-riculture pour traiter le sol au moyen de gaz, de vapeur, d'aérosols, de liquide ou d'une suspension de liquide ou de solide dans un gaz. Le but est de désinfecter le sol, de tuer les organismes nuisibles, de fertiliser le sol ou en général, de le rendre plus approprié à la culture de végétaux. Comme exemple d'un traitement de ce entre, on peut mentionner la destruction des nématodes dans un sol destiné à la culture des pommes de terre. L'invention concerne particulièrement un appareil mobile comportant des socs de forme à peu pres triangulaire, à pointe tournée vers l'avant, pouvant se mouvoir horizontalement à travers le sol en dessous de la surface ; les socs sont reliés à des tiges porteuses dirigées vers le haut tandis q'en dessous des socs sont disposés des organes doseurs destinés à l'agent de traitement. Les socs stélcvent un peu vers l'arrinre et s'écar- tent ainsi de la position horizontale ; les socs soulèvent la terre qui se trouve au-dessus et forment ainsi dans le sol une fente horizontale dans laquelle l'agent de traitement est introduit au moyen des organes doseurs. Un problème qui se pose est de détruire le moins possible la structure du sol et corrélativement, de maintenir dans le sol l'agent in rouit et de l'empêcher de s'échapper. Cela est important aussi bien pour l'exploitation nue cour emnêcner la pollution de l'environnement. Lorsque les socs se meuvent à travers le sol, il est invitasse r:u'il apparaisse dans le sol des fissures, des fentes et des endroits moins étan ches. Des fissures dirigées oer?endiculairemert au mouvement des socs apparaissent principalement 1 ou la couche de terre soulevée l'arrière du soc se meut nouveau ers le bas ; il se forme en cet endroit une fente dirigée vers le haut puisque la couche de terre soulevée est soumise en cet endroit à des efforts de cisaillement et/ou de flexion. En outre, les tiges de soc tracent aussi des sillons situés dans la direction de mouvement de l'appareil et qui forment, juste en arrière des tiges, des canaux ouverts vers le haut à travers lesquels l'agent pourrait s'échapper.Il est extrêmement important de boucher au moins provisoirement aussi rapidement que possible ces fentes, fissures et sillons afin que l'agent ne puisse pBS s'échapper aussitôt après l'introduction. En outre, il est nécessaire ctas- surer un bouchage définitif de la surface du sol, empêchant l'agent de s'échapper en diffusant lentement à travers le sol. On pourrait parler d'un bouchage "primaire" et d'un bouchage "secondaire", le premier devant avoir lieu immédiatement à l'endroit du soc, le second à une certaine distance en arrière. L'invention fournit un Appareil qui assure un bouchage pratiquement complet du sol sans détruire notablen,ent la strusture stable primitive du sol (c'est-à-dire la porosité) et qui met aussi l'aent de traitement en mesure d'agir de feYcn komo- gène dans la couve de terrain à traiter tout en empêchant l'agent de s'échapper. melon l'invention, pour remplir de terre le mieux Dos- sigle et immédiatement après leur formation les fentes à peu près verticales qui se forment au bord postérieur du soc et pour cbtenir en même temps- un sol suffisamment meuble en vue e l'égali- sation et du bouchage de la couche supérieure, au dessus du soc sont prévus des organes d'émiettement qui émiettent une couche d'épaisseur limitée, exactement réglable, et fournissent ainsi la matiere qui peut ensuite immédiatement combler et boucher au moins partiellement les fentes en arrière du soc. Il faut remarquer ici que des organes d'émiettement prévus à une certaine distance en avant ou en arrière du soc ne sont pas aussi efficaces.Les organes d'émiettement peuvent être équipés de crochets, de dents, de lames, etc., prévus sur un arbre entraîne. melon l'invention, afin de combler aussi efficacement Que possible im médiatement après leur apparition les sillons formés nar une tige de soc, au voisina-e de l'arrière de la tire sont pr-vus un ou nlusieurs organes qui introduisent à nouveau dans le sillon la terre provenant du sillon ou émiettée et teent a boucher imme- diatement le sillon à une profondeur réglable (par exemple entre O et 5 cm de la surface du sol).Ces organes peuvent être sous la forme d'éléments munis de surfaces avantareusement cintres qui poussent la matière meuble vers le sillon et l'introduisent dans celll-ci, ou encore par exemple sous la forme de rouleaux obliques ayant la même fonction ; ces organes peuvent être disposés sur la tige elle-même. Les organes ntionnés jusqu'ici assurent le bouchage primaire. Pour le bouchage secondaire, on ut lise dans l'appareil selon l'invention une combinaisoh montée derrière les socs et comprenant un rouleau entraîné qui se meut au dessus du sol et précédé d'un élément d'égalisation tel qu'une niveleuse. L'élément d'égalisation est nécessaire afin que le rouleau, qui a pour rôle de boucher une mince couche supérieure de sol, puisse remplir cette mission. En effet, afin que ce rouleau puisse travailler uniformément toutes les parties de la surface du sol, il faut qu'il coure sur un sol à peu près uni ; l'élément d'égalisation assure l'égalisation ou le nivellement du sol avant que le travail ne soit effectué par le rouleau.Le rouleau de bouchage doit en outre, pour pouvoir exercer sa fonction, être entratné 9 une vitesse de rotation telle que la vitesse de la surface du rouleau là où elle touche le sol soit dirigée vers l'arrière afin que le nivellement de la surface du sol assuré par l'élément d'égalisation ne se perde pas et qu'il ne se forme pas non plus de nouvelles fentes transversales dans le sol. La pression avec laquelle ce rouleau repose sur le sol a aussi son importance il ne faut pas que cette pression soit-trop forte au point de comprimer la terre jusqu 'à une trop grande profondeur. La vitesse de la surface du rouleau qui touche le sol est de préférence supérieure de 5 à 50% à la vitesse à laquelle se meut l'appareil lui-même ; autrement dit, il faut de préférence que le rouleau présente un "patinage positif" de 5 à 50%. Afin que le bouchage de la surface du sol s'effectue efficacement, il est parfois ncessaire, selon la nature du sol, de mouiller en outre cette surface. A cet effet, l'appareil peut être équipé de moyens d'amenée de liquide dirigés vers le rouleau ou vers le sol situé devant celui-ci. On expliquera plus précisément l'invention a propos des dessins qui montrent un exemple d'exécution d'une machine de traitement du sol selon l'invention et sur lesquels La figure 1 est une élévation latérale schématique de l'appreil La figure 2 un plan schématique par le haut de la moitié droite de l'appareil ; Les figures 3a, 3b, 3c et Les figures 4a, 4b, 4c montrent deux modes d'exécution différents des moyens prévues sur la tire de soc pour boucher le sillon engendré par une tige, respectivement en élévation par l'arrière, en élévation latérale et en plan par le haut. L'appareil représenté par les figures 1 et 2 est destiné à être relié de façon connue, en 11, à l'attelage à trois points d'un tracteur. Le châssis de l'appareil est principalement formé par la poutre principale 20 portée par les bras 18 et 19 qui aboutissent auxpoints 16 et 17 et aux extrémités de laquelle sont fixées les plaques de châssis 21. La poutre 20 porte les socs 1 gracie aux tiges 13, par exemple courbées ou coudes chacun de ces socs se compose d'une plaque qui a une forme à peu près en V dans le plan et qui est un peu inclinée vers le haut et vers l'arrière dans le sens de la marche de telle sorte que la couche de terrain éventrée par un soc est soulevée peu à peu d'une petite distance.En dessous du soc, près du point le plus haut de celui-ci, se trouve l'organe doseur d'agent de traitement, non représenté ; lorsqu'on utilise par exemple un agent liquide, cet organe peut être sous la forme d'un pulvérisateur alimenté par un récipient 12 disposé sur l'appareil. Au dessus des socs est prévu un organe rotatif d'émiettement du sol, 3, qui peut être sous la forme de fraise à crochets, à pointes ou à lames. L'organe d'émiettement est disposé de manière à pouvoir tourner à l'intérieur d'un carter 22 qui est articulé en 23 (figure 1) au châssis. Au moyen d'un cylindre hydraulique 2, on peut modifier et régler exactement la position de hauteur de l'organe d'émiettement 3 relativement aux socs 1. L'organe d'émiettement travaille seulement la couche supérieure de la terre soulevée par les socs.Les légFres fissures qui peuvent encore se former lors de ce soulèvement reçoivent une partie de la couche supérieure émiettée, pendant que la terre est encore soulevée et que les fissures sont encore ouvertes et elles se comblent ; ensuite, lorsque la couche de terre soulevée s'est remise en place, les fissures sont donc bouchées aussi en dessous de la surface du sol. Pour obtenir ce résultat, il est important que non seulement organe d'émiettement soit disposé au dessus des socs et non à l'avant ou à l'arrière mais qu'en outre la profondeur de travail de l'organe d'émiettement soit réglable en fonction de la nature et de l'état du sol. Dans le cas présent, la forme coudée des tiges de soc est choisie pour permettre de loger l'arbre de l'organe d'émiettement à l'endroit correct. Les crochets ou éléments similaires dont l'organe d'émiettement est équipé sont bien entendu absents à l'endroit des tiges de soc mais seulement sur une longueur aussi petite que possible de l'arbre de l'organe d'émiettement par suite, l'organe d'émiettement peut en même temps servir à empêcher l'accumulation de broussailles à l'endroit des tiges. Le sillon formé dans le sol par la tige de soc lorsque l'appareil avance est à nouveau bouché, immédiatement après le passage de la tige, par des moyens qui peuvent être prévus sur la tige. Sur la figure 1, ces moyens sont constitués par des pattes 14 disposées sur la tige et dont la forme particulière est représentée par les figures Sa, 3b et 3c. Comme autre exemple, les figures 4a, 4b et 4c montrent schématiquement des rouleaux tournants qui sont soutenus de façon quelconque. Ces moyens ont pour effet que de la matière provenant du sillon ou de la matière provenant de la couche supérieure du sol travaillée par l'organe d'émiettement arrive à nouveau dans le sillon. Bien que l'organe d'émiettement et les movens de bouchage décrits assurent déjà un bouchage assez satisfaisant du sol, Il est encore désirable de travailler aprs coup une mince couche supérieure du sol pour former en quelque sorte une pellicule de bouchage et à cet effet, on peut utiliser un rouleau de bouchage. Un rouleau e ce entre, indiqué en 7 sur les dessins, n4peut jouer son rôle efficacement que s'il travaille sur un sol à peu près uni. La couche supérieure des champs à travailler est souvent trr)s inégale. Des ornières, etc., coupent par exemple les champs et causent des différences notables de hauteur. Il est vrai qu'apis le passage des socs et de l'organe d'émiettement ces différences sont réduites, mais sûrement pas éliminées. C'est pourquoi, derrière les socs 1 et l'organe d'émiettement 3 et devant le rouleau 7 est prevu un élément d'égalisation 5 qui a pour rôle de distribuer uniformément la couche supérieure travaillée sur toute la largeur de travail pour former une surface plane. L'élément d'égalisation peut comme dans l'exemple d'exécution être sous la forme d'une niveleuse fabriquée à partir de tubes, de bandes ou de profilés ou d'une combinaison de ces mariaux. De préférence, la position de hauteur de l'élément d'égalisation relativement au sol et/ou la pression exercée par l'élément sur le sol sont réglables et ce]a peut être assuré par une tige à ressort. Le rouleau de bouchage 7 a seulement besoin d'13ne petite charge pour boucher la surface préparée, plane et émiettée. On obtient l'action de bouchage en entraînant le rouleau à une vitesse de rotation telle que sa vitesse circonférentielle soit notablement supérieure, par exempt^ de 5 à 50:, à la vitesse de propulsion. L'entraînement d;] rouleau de bouchage 7 et aussi de l'organe d'émiettement 5 peut être assuré par le tracteur. & r les dessins, on a indiqué en 1G l'accouplement a un arbre du tracteur. Par les engrena-es du carter 9, la force motrice est transmise à l'arbre principal d'entraînement 8 qui, par l'intermédiaire d'une transmission à variation continue 4, de l'arbre court 25 et de la transmission ; chaîne ou similaire située dans le carter 26, entraîne le rouleau 7.Le carter 26 et le rouleau 7 peuvent pivoter autour de l'axe de l'arbre 25 ; N l'aide de la tire filetée tournante 15 ou d'une autre façon, on peut modifier la position de hauteur du rouleau 7 et ainsi, si nécessaire, la pression exercée par ce rouleau sur le sol. L'entraînement de organe d'émiettement 5 est aussi assuré par l'arbre 8, une transmission non représentée étant prévue entre cet arbre et l'arbre 25, une transmission à chaîne prévue dans le carter 27 menant à ce dernier arbre à l'arbre de l'or- ane d'émiettement. L'entraînement de l'organe d'émiettement 5 etou du rouleau de bouchage 7 peut s'effectue aussi d'une autre façon, par exemple au moyen de moteurs hydrauliques ou électriques, d'un moteur à combustion interne indépendant ou depuis le sol, grâce à des roues porteuses. Pour renforcer éventuellement l'action de bouchage du rouleau 7, au dessus du rouleau ou juste devant celui-ci peuvent être prvus des moyens de distribution de liquide. GrSce aux possibilitps de réglage qu'il comporte, l'appareil selon l'invention présente une grande souplesse et convient donc au travail des types de sol les plus divers. L'appareil peut être d'placé vers le haut ou vers le bas dans son ensemble depuis le tracteur, par l'attelage à trois points mais en outre, differentes parties comme l'organe d'émiettement, l'élément d'égalisation et le rouleau de bouchage sont aussi ré glables séparément en hauteur. REVENDICATIONS 1.- Appareil pour l'introduction d'un agent de traitement dans le sol, comportant des socs de forme à peu près triangulaire, à pointe tournée vers l'avant, pouvant se mouvoir horizontalement à travers le sol et munis de tiges porteuses dirigées vers le haut tandis qu'en dessous des socs sont disposés des organes doseurs destinés à l'agent, appareil caractérisé par le fait qu'au.dessus du soc sont prévus des organes d'émiettement du sol. 2.- Appareil selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les organes d'émiettement sont munis de crochets, de pointes, de dents ou organes analogues disposés sur un arbre entraîné. 3.- Appareil selon la revendication 2, caractérisé par le fait que la tige des socs a la forme voulue pour laisser place à l'arbre de l'organe d'émiettement qui va d'un côté à l'autre. 4.- Appareil selon l'une des revendications 2 et 3, caractérisé par le fait que les dents, crochets ou éléments similaires de l'organe d'émiettement peuvent se mouvoir le long de la tige des socs et tout près de celle-ci. 5.- Appareil selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que la distance verticale entre organe d'émiettement et les socs est réglable. 6.- Appareil selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait qu'à l'arrière de chaque soc sont prévus des moyens capables d'amener de la terre vers le sillon formé par la tige et de l'introduire dans ce sillon. 7.- Appareil ---selon la revendication 6, caractérisé par le fait que les moyens mentionnés sont formés par des pattes. 8.- Appareil selon la revendication 6, caractérisé par le fait que les moyens mentionnés sont formés par des rouleaux ou disques tournants disposés obliquement. 9.- Appareil selon l'une des revendications i à 8, caractérisé par le fait que derrière les socs est disposé un rouleau de bouchage entraîné précédé d'un élément d'égalisation. 10.- Appareil selon la revendication 9, caractérisé en ce que le rouleau de bouchage est entraîné par un dispositif d'entraînement au moyen duquel la vitesse de la surface du rouleau qui touche le sol est dirigée vers l'arrière et est supérieure de 5 à 50 % à la vitesse de propulsion. 11.- Appareil selon la revendication 10 caractérisé par le fait qu'au dessus du rouleau de bouchage ou juste avant celui-ci sont disposés des moyens d'amenée de liquide. 12.- Appareil selon la revendication 9, caractérisé par le fait que la position de hauteur du rouleau de bouchage et/ou de l'élément d'égalisation est réglable0