Les différentes opérations de traitement, préliminaires et finales, pour le tannage des peaux dans cette branche industrielle, ont été exécutées jusqu'ici en employant des cuves, des bacs ou autres containers, dans lesquels on immergeait les peaux à soumettre au bain de reverdissement ou au bain de chaulage, ou bien pour la purge de la chaux et le rinçage, et jusque pour l'opération de tannage proprement dite. Dans les cas où le container était immobile, on était contraint à toutes les opérations consistant à retirer le matériau des différents bains à l'aide d'iiportants appareils de préhension pour vider ensuite la cuve en ouvrant les orifices de vidange du liquide. Le temps nécessaire à toutes ces opérations, de vidage et de recharge, était assez important, ainsi que la nombre de personnes employée à ce travail. A la vérité, il y avait au quelques tentatives pour rendre mobile le dévidoir et en déverser le contenu, lais avec des résultats non satisfaisants qui entravaient souvent le cycle de production, an causant des périodes de pause et un manque de rendement. Les inconvénients signalés ci-dessus et d'autres encore sont éliminés par l'objet de la présente invention, car le complexe décrit dans ce qui suit possède une autonomie propre et ne demande l'aide que d'une seule personne, au surplus non qualifiée, pour un travail ser et diun rendement élevé. L'invention est expliquée en se référant aux dessins annexés montrant, à titre d'exemple, une forme de réalisation pratique et représentant graphiquement les compléments et adaptations pour le fonctionnement automatique du complexe. La fig. 1 montre un dévidoir exécuté conformément à l'invention, vu avec une orientation en perspective latérale antérieure, dans une position de travail proche de la phase de décharge du matériau traité et du liquide. La fig. 2 est une vue de profil schématique du dévidoit de la fig. 1 en position de finds courte, de basculement maximum et de repos. La fig. 3 est la représentation schématique d'un dispositif automatique équipant le complexe, aulsoyen duquel, en phases précises, est ouverte ou ferme l'alimentation d'une paire de vérins oléo ou hydro-pneumatiques et est actionné ou arrêté le fonctionnement du moteur à compression. Le soubassement 1 supporte t - une paire de supports de banc 2 dans lesquels tournent, avec des paliers ou bs coussinets an bronze, les moyeux 3 supportés en encorbellement par les plaques de fixation 4, - une paire b vérins 5 dont les tiges agissantes sont munies chacune, à l'extrémité libre, d'une rotule 6 articulée dans un siège à demi-calotte 7 fixé à I'extrémité de chacun des bras a respectivement opposée. Les plaques 4 et les bras 8 sont montés sur les joues latérales 9 du caisson 10 avec la particularité que le point d'application desdites plaques est décentré en avant par rapport à 11 axe géométrique du caisson, afin que celui-ci assume pendant le basculement une position désaxée. Par ailleurs, dans une position opposée, en retrait vers l'arrière et abaissée par rapport aux plaques 4, il est prévu, sur les nanas joues 9 du caisson, des moyeux 11 venant buter contre le haut de la paroi du soubassement 1, lorsque le complexe est à l'état non basculé, pour stabiliser la caisson en fin de course dans le phase de stabilité. La fig. 2 montre schématiquement les deux positions limi- tes que l'on peut obtenir avec lesdits éléments dans les deux phases de chargement et cb traitement. Cependant, dans cette dernière phase, le caisson se trouve légèrement renversé en avant pour la fonction de trop-plein et pour la purge naturelle de l'écume et autres substances indésirables qui surnagent à la surface du caisson. Le caisson 10, de préférence réalisé de douves de bois, se termine à la partie supérieure de préférence par la hotte 12, formant en avant une large ouverture de transvasement 13. k l'intérièùr dudit caisson tourne un tambour en étoile qui, avec ses planchettes radiales 14, agite et remue continuellement le contenu dans le caisson 10. Le mouvement de ce tambour est produit par la roue 15 mue par une transmission et sa suspension est obtenue au moyen des supports 16 soutenus par les joues 9. Le soubasssent 1 renferme le dispositif de la fig. 3 comprenant un tirant 17 manoeuvrable au moyen de la poignée 18 pour commander par articulation le levier 23 solidaire orthogo nalementd'un axe 2U tournant dans les structures portantes 21 et 22. Sur le mbme axe 20, dans une position plus basse, se trouve l'autre levier 23 tiré par le cible 24 engagé dans le levier par une extrémité, tandis que 11 extrémité opposée est fixée opportunément au caisson 10. A l'extrémité libre de l'axe Z0 et commandée par celuici se trouve la soupape 25 susceptible d'ouvrir ou de fermer l'amenée du fluide de fonctionnement des vérins 5.* Enfin, une butée 26, portée par le caisson 10, commande un interrupteur 27 pour la marche ou l'arrtt du moteur électrique à compression et assume une fonction de sécurité, opérant lorsque pour une raison quelconque on ne peut actionner le dispositif mécanique de commande du moteur. Les composants technologiques étant ainsi agencés et disposés, le fonctionnement du complexe à dévidoir est le suivant : Dans la phase de traitement des peaux, le caisson 10 se trouve dans la position stable légèrement renversée an avant ainsi quil a été dit et les vérins 5 ont rétracté leurs tiges et les moyeux 11 ont pris appui sur la face supérieure du soubassement 1 ( fig. 2 ). Par ailleurs, le tirant 17 a été tiré et 11 arbre 20 a fermé la soupape 25 de commande du fluide des vérins 5. Quand le dévidoir doit entre basculé, l'opérateur pousse l'intérieur le tirant 17 an actionnant la poignée 18. Cette opération déplace le levier 19 dans la position indiquée an traits interrompus à la fig. 3, fait tourner l'arbre 20 et ouvre la soupape 25 pour envoyer le fluide aux vérins, tandis que le câble 24 est tiré sur un certain parcours limité pour être mis en position potentielle. L'actionnement des vérins 20 produit progressivement un mouvement de bascule en avant du caisson 10 jusqu'à la limita sxtreme fixée par le constructeur. A ce point, le câble 24 ayant ltextrémité reliée au caisson est tirée encens inversa, ce quidótermine la rotation, également encens inverse, de l'arbre 20, lequel commande la soupape 25 qui coupe l'amené du fluide aux vérins. Les vérins restent toutefois dans la position potentielle assumée précédemment, la décharge du fluide se trouvant fermée et, par conséquent, le caisson 10 demeura dans la position de basculement maximum pour permettre à l'opérateur le travail de décharge et de recharge. En même temps, la rotation de l'arbre 20 a tiré à ltextirieur le tirant 17, lequel provoque an fin de course le débranchement du moteur. Pour le fonctionnement inverse, en déchargeant les vérins, le caisson revient lentement à la position équilibrée de repos, prêt pour la phase de basculement suivante. Pour le cas où le moteur ne serait pas débranché dans les opérations susdites, il est prévu un dispositif composé de la butée 26 et de l'interrupteur 27 pour y pourvoir, au moins pendant le temps durant lequel le caisson reste basculé. Enfin, sur le tablier avant du soubassement 1 est dis posée une porta d'inspection formée de deux panneaux 28, de préférence coulissant longitudinalement. REVENDICATIONS 1. Dévidoir basculant, destiné à tous les traitements des peaux dans l'industrie de la tannerie, caractérisé en ce qu'il est constitué par un caisson container dont les moyeux de rotation , appliqués sur les joues latérales, reposant dans une position avancée, désaxée et parallèle l'axe géométrique lon- gitudinal, afin de déséquilibrer et de faire basculer à l'occasion vers la partie frontale antérieure des opérations le caisson ainsi support. 2. Dévidoir suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'une paire d'autres soyeux ou éléments analogues est dis posée fixement sur las mimes joues, dans une position sn retrait vers l'arrière et abaissée par rapport à la paire de moyeux de rotation, afin d'arrêter le caisson dans une position équilibrée de repos légèrement basculée an avant pour la décharge du tropplein et la purge des substances indésirables qui surnagent à la surface du bain. 3. Dévidoir suivant les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les tiges d'une paire de vérins à fonctionnement oîéo ou hydro-pneumatique agissent, directement ou indirectement, sur le caisson pour le déséquilibrer et le faire basculer, ou bien pour le retirer et le ramener à la position de repos, dans les phases respectives de décharge du matériau et de traitement. 4. Dévidoir suivant les revendications 1, 2 et 3, caractérisé en ce qu'il est prévu un agitateur idoine, tournant dans le caisson, pour remuer les peaux et le liquide du bain, susceptible de tourner ou de rester immobile, même lorsque le caisson est d'ns la phase de basculement. 5. Dispositif pour le fonctionnement sûr et automatique du dévidoir basculant structuré suivant l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'il comprend - un tirant manuel pour la rotation angulaire axiale d'un arbre préposé à la manoeuvre de la soupape de commande du fluide agissant dans les vérins; - un élément relié entre ledit arbre et le caisson, afin que, porté à l'état potentiel avec l'angulation de l'arbre, il puisse retirer celui-ci lorsque le caisson parvient à la fin de sa course de basculement, fermer la soupape d'amenée du fluide aux vérins et débrancher le moteur de commande de la pompe de pression; ; - un appareillage électrique de sécurité, capable de débrancher le moteur de ladite pompe, si et quand las pièces méca- niques préposées à cet effet se wontrcnt inefficaces à la fin des courses opposées et extrêmes du caisson.