La présente invention concerne une composition d'huile lubrifiante et plus particulièrement une composition d'huile lubrifiante synthétique de type ester. Les huiles lubrifiantes synthétiques comportant comme huiles de base des esters simples, des esters complexes et/ou des polyesters, sont bien connues. En pratique., en raison de leurs caractéristiques physiques remarquables, on utilise les huiles lubrifiantes constituées d'esters synthétiques dans les domaines où elles sont soumises à des variations extrêmes de température, comme c'est par exemple le cas dans les moteurs d'aéronefs et similaires. Cependant,ces huiles de base de type ester ne présentent pas par nature une résistance élevée aux charges et on ne peut les utiliser sans modifications lorsqu'un pouvoir lubrifiant élevé est nécessaire.De même, les compositions d'huiles constituées d'esters synthétiques sont sujettes à se dégrader par oxydation et il est nécessaire, pour les utiliser longtemps dans des conditions oxydantes, de les soumettre à une modification complémentaire. De plus, la plupart, si ce n'est la totalité, des huiles lubrifiantes constituées d'esters synthétiques que l'on a modifiées avec des additifs augmentant la résistance aux charges, ne sont pas compatibles avec les élastomères de silicone couramment utilisés dans les réacteurs et les éléments accessoires et > par conséquent,on ne peut les utiliser au contact de ces matières, au moins aux températures élevées, pendant des durées prolongées, sans les soumettre à une modification complémentaire.En outré, les compositions d'huiles lubrifiantes constituées d'esters synthétiques tendent à etre corrosives et attaquent certains métaux utilisés dans les turboréacteurs et les turbopropulseurs, tels que le cuivre et le magnésium, lorsqu'on les utilise à leur contact sans qu'ils contiennent d'additifs complémentaires. On sait également que pour éviter chacun des défauts précités des huiles de base, on peut leur ajouter un ou plusieurs additifs connus pour supprimer un défaut particulier. En pratique > il est souvent possible, lorsqu'on choisit et combine de façon appropriée les additifs, de supprimer plusieurs des défauts connus des huiles de base de type ester. On ne connaissait pas cependant à ce jour de composition ne présen tant aucun des défauts précités ni même de combinaison présentant des propriétés convenablement équilibrées permettant l'emploi dans une gamme d'applications relativement étendue. Il était donc nécessaire à ce jour de préparer des compositions différentes selon les applications envisagées et,dans certains cas au moins,ces compositions n'étaient utilisables àlalimfte que dans l-åpplication envisagée car elles ne présentaient pas l'équilibre optimal des propriétés requises. Une des raisons de l'impossibilité d'obtenir une composition lubrifiante unique présentant un équilibre relativement bon des propriétés est que les divers additifs doivent avoir des effets concurrents et que, lorsqu ils sont mélangés, un ou plusieurs d'entre eux ont une action prédominante aux dépens des additifs restants. Une autre raison de cette impossibilité est que, dans certains cas au moins, les divers additifs sont chimiquement incompatibles et que, lorsqu'on les mélange, il se produit des réactions et/ou des décompositions chimiques altérant l'efficacité des additifs et provoquant, au moins dans certains cas, des dépôts dans le moteur. A cet égards il est bien connu que ces dépots peuvent poser des problèmes de fonctionnement graves allant des défauts d'étanchéité à la panne du moteur.Ces dépôts sont donc indésirables et on doit les éviter autant que possible. On recherche donc des compositions d'huiles lubrifiantes synthétiques présentant un meilleur équilibre des propriétés et susceptibles d'être utilisées sans dépôts indésirables dans le moteur ou du moins avec un minimum de dépôts. La Demanderesse a donc trouvé les compositions d'huiles lubrifiantes constituées d'esters synthétiques de l'invention qui ne présentent pas les inconvénients des compositions de l'art antérieur et qui présentent une résistance aux charges améliorée. L'invention a donc pour objets - une composition d'huile lubrifiante synthétique de type ester - une telle composition présentant un équilibre amélioré de la résistance aux charges et de la compatibilité visà-vis des élastomères de silicone ; et - une telle composition que l'on peut utiliser dans des conditions extrêmes de température avec une formation réduite de dép8ts. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre. La composition d'huile lubrifiante synthétique de l'invention est formée d'une huile de base constitue d'un ou plusieurs esters d'acide carboxylique et d'une combinaison particulière d'additifs. La combinaison d'additifs est constituée essentiellement d'un sel d'organo-amine d'un phosphate d'alkyle et d'un sel d'ammonium d'acide organosulfonique. En général, la combinaison d'additifs renferme également un inhibiteur d'oxgdation tel qu'une diCalkyphény ] )amine, une phényl a - ou Jb -naphtylamine, une alkylphényi a - ou p -naphtylamine ou un mélange quelconque de ces amines. La composition d'huile lubrifiante synthétique peut, comme c'est généralement le cas, renfermer également d'autres additifs compatibles avec les additifs précités.Ces autres additifs peuvent etre constitués d'un dispersant, d'un ester alkylphénylique d'acide phosphorique, comme l'ester tri(alkylphénylique), d'un stabilisant empêchant l'hydrolyse et/ou d'un additif améliorant la stabilité au stockage. Il est bien entendu essentiel que tous les additifs utilisés soient solubles dans l'huile et compatibles aux concentrations utilisées. De façon générale, on peut utiliser comme huile lubrifiante de base dans les compositions d'huiles lubrifiantes de l'invention tous les esters connus comme utiles à cet effet. Ils comprennent des esters simples, des esters complexes et des polyesters. Dans la présente description, l'expression "ester simple" désigne des esters dérivant de mono-alcools et d'acides monocarboxyliques et des esters dérivant de mono-alcools et d'acides dicarboxyliques. De façon générale,les mono-alcools que l'on utilise pour préparer ces esters comportent 3 à 18 atomes de carbone par molécule, tandis que les acides monocar boxylioues comportent 4 à 18 atomes de carbone par molécule. D'autre part, les acides dicarboxyliques comportent généralement 6 à 14 atomes de carbone par molécule. Comme il est bien connu dans l'art, la portion acide et la portion alcool de l'ester peuvent etre à chaînes droites ou ramifiées. Cependant, plus généralement, on utilise des acides carboxyliques aliphatiques à chaîne droite en combinaison avec des alcools aliphatiques ramifiés. Dans la présente description, l'expression ester complexe désigne un ester formé à partir d'une combinaison quelconque d'un acide dicarboxylique aliphatique, d'un glycol ou d'un polyglycol avec un acide monocarboxylique aliphatique et/ou un mono-alcool. Cette définition couvre les esters des types suivants I. Les esters complexes dont la partie centrale est constituée d'un glycol, c'est-à-dire les esters comportant par exemple une chaîne mono-alcool-diacide-(glycol-diacide) x mono-alcool Il. les esters complexes dont la partie centrale est constituée d'un diacide, c'est-à-dire les esters dont la chaste a par exemple comme structure, mono-acide-glycol-(diacide glycol)x-mono-acide ; et III. les esters complexes à terminaisons alcool et acide, c'est-à-dire les esters ayant une chaîne telle que par exemple mono-acide-(glycol-diacide)x-mono-alcool ; où x est un nombre supérieur à O et de préférence d'environ l à 6. La préparation des esters complexes est décrite dans les brevets des Etats-Unis drAmérique NO 2 575 195-, N0 2 575 196 et NO 3 016 353. De façon générale, les mono-alcools que l'on utilise pour préparer ces esters comportent 6 à 13 atomes de carbone par molécule et leurs-structures peuvent être droites ou ramifiées. Les polyalcools ou glycols que l'on peut utiliser pour préparer les esters de ce type comportent généralement environ 5 à 15 atomes de carbone par molécule et ils peuvent comporter des liaisons éther. Cependant,les alcools ne doivent pas comporter des atomes d'éléments autres que le carbone, l'hydrogène et l'oxygène. Les mono-acides que l'on peut utiliser pour préparer ces esters comportent en général 2 à 18 atomes de carbone et leur structure peut également être aliphatique ou ramifiée. Les diacides que l'on peut utiliser pour préparer les esters complexes comportent entre 6 et 13 atomes de carbone par molécule. Dans la présente description, on entend par "polyester" un ester totalement estérifié ou au moins fortement estérifié que l'on obtient à partir d'un polyalcool comportant au moins deux radicaux hydroxy. Généralement,ces alcools renferment entre 2 et 10 radicaux hydroxy par molécule et entre 5 et 20 atomes de carbone. Dans les compositions d'huiles lubrifiantes de l'invention, on préfère les polyesters dérivant d'alcools néopentyliques à empêchement stérique tels que le néopentylglycol, le triméthyloléthane, le triméthylolpropane, les triméthylolalcanes supérieurs, le pentaérythritol, le dipentaérythritol, le tripentaérythritol et les pentaérythritols supérieurs ou d'autres esters et éthers préparés à partir de ces alcools car ils résistent à des températures plus. élevées que -les esters simples et complexes précédemment décrits.Généralement,on estérifie les polyalcools avec un acide monocarboxylique aliphatique normal ou ramifié comportant 4 à 12 atomes de carbone par molécule ou des mélanges de ces acides. Les esters de ce type, ainsi que d'autres types d'esters utiles dans les compositions de l'invention, sont décrits dans la littérature et les brevets des Etats-Unis d'Amériowue NO 1 993 736, NO 2249768, NO 2 766 273, N0 2 015 088, NO 2723286, Nb 2 743 234, Nb 2575 196, No 3218256 et NO 3360465. De plus, on peut se procurer dans le commerce des polyesters de ce type utiles dans les compositions d'huiles lubrifiantes synthétiques de l'invention. De façon générale les huiles lubrifiantes de base de type ester que l'on utilise dans les compositions de l'invention ont des indices de viscosité d'au moins 100, des points de congélation ne dépassant pas -400G, des températures d'ébullition et/ou de décomposition au moins égales à 3160C et des points d'éclair d'au moins 20400. Il convient bien entendu de noter que l'on peut utiliser dàns les compositions de l'invention des mélanges quelconques des esters précédemment décrits et que, comme précisé ci-après, on préfère un mélange d'esters de triméthyloîpropane et de pentaérythritol.Il convient également de noter que l'on peut utiliser dans ces mélanges des esters ayant individuellement des indices de viscosité inférieurs à 100 et/ou des points de congélation supérieurs à -400C, à condition que le mélange lui-m8me ait les propriétés désirées. Comme précédemment indiqué, l'invention repose sur une combinaison particulière d'additifs que l'on peut mélanger à une ou plusieurs des huiles de base de type ester précédemment décrites pour obtenir une composition d'huile lubrifiante synthétique ayant une résistance aux charges améliorée. Plus particulièrement, l'invention repose sur la découverte que, lorsqu'on utilise un sel d'organo-amine d'un ester phosphorique en combinaison avec un sel d'aluminium d'acide organosulfonique, en présence ou non d'autres additifs compatibles, dans l'une quelconque des huiles de base de type ester utiles dans llin- vention, on obtient une composition lubrifiante synthétique présentant une résistance aux charges plus élevée que lorsqu'on utilise séparément le sel d'ammonium d'acide organosulfonique ou le sel d'organo-amine d'ester phosphorique. De façon générale, les sels d'amines d'esters phosphoriques, solubles dans l'huile, que l'on utilise dans les compositions de l'invention sont caractérisés par la formule générale ou la formule générale où R1 représente un radical alkyle ou alcényle comportant 1 à 10 atomes de carbone, R2 représente un radical alkyle ou alcényle identique ou différent comportant 1 à 10 atomes de car bone et R3 représente un atome d'hydrogène ou un radical alkyle ou alcényle comportant 1 à 22 atomes de carbone, ou un radical arylaîkyle caractérisé par la formule générale où R4 représente un atome d'nyorogène ou un radical alkyle ou alcényle comportant 1 à 12 atomes de carbone et R5 représente un atome d'hydrogène ou un radical alkyle ou alcényle comportant 1 à 6 atomes de carbone.Il convient de noter que, lorsque et et R5 représentent des radicaux alkyle ou alcényle, ils peuvent être liés à l'un quelconque des atomes de carbone de la structure aromatique qui n'est pas relié à l'azote aminé. Bien entendu, on peut utiliser un sel unique ou un mélange de ces sels correspondant à l'une quelconque des formules générales. Dans tous les cas, la quantité totale des sels utilisés doit de façon générale être comprise dansla gamme d'environ 0,01 à environ 0,5 partie en poids pour 100 parties en poids de l'huile de base. On peut préparer les sels d'amines utiles dans les compositions d'huiles lubrifiantes synthétiques de l'invention selon des techniques bien connues de l'art antérieur. La description détaillée des diverses techniques utilisables est donc ici inutile. Néanmoins, il convient de noter que l'on peut préparer ces sels par simple contact d'un mono- ou diester approprié d'acide phosphorique ou de mélanges d'esters correspondant à l'un et/ou à l'autre de ces types généraux avec une amine aromatique appropriée ou un mélange de telles amines. On peut pour cela opérer dans un solvant approprié et dans certains cas dans une huile de base de type ester. La. température à laquelle on effectue le contact n'a pas de limitations strictes et on peut utiliser toute température appropriée, Cependant,on préfère les températures comprises entre environ 24 et 6600. De façon générale, on peut effectuer le contact avec des quantités stoechiométriques des deux composants de façon à ce qu'après la formation du selon ne demeure pratiquement pas d'excès de l'un ou l'autre. A cet égard,I1 convient de noter que, lorsqu'on utilise le monoester, 2 moles de l'amine sont nécessaires, tandis que lorsqu'on utilise le diester, 1 mole de l'amine suffit.Lorsqu'on utilise des mélanges de mono- et de diesters, la quantité d'amine nécessaire est comprise entre ces deux extremes et elle est proportionnelle au rapport molaire du diester ou monoester dans le mélange. Dans tous les cas on peut, pour déterminer et/ou régler la quantité requise, suivre le ph lors de l'addition de l'amine. Les sels d'ammonium d'acide organosulfonique que l'on utilise dans les compositions d'huiles lubrifiantes synthéti- ques de l'invention renferment un groupe organosulfonate et un groupe ammonium. Le groupe organosulfonate de l'additif peut dériver d'un acide sulfonique ou d'un sel métallique correspondant. Par conséquent, dans la présente description, l'expression "sel d'ammonium d'acide organosulfonique" désigne un sel préparé à partir d'un acide organosulfonique ou d'un organosulfonate métallique. Les acides sulfoniques que l'on utilise pour préparer les additifs de l'invention repondent à la formule générale RS03H, ou R représente un radical hydrocarbyle en C1 à C18 et de préférence en CI à 012. Le radical hydrocarbyle peut être un radical aliphatique ou alicyclique tel qu'un radical alkyle, cycloalkyle, aromatique, 1- ou 2-naphtyle, antrle ou phénanthryle. Les radicaux alkyle peuvent être droits ou ramifiés et ils renferment de préférence 1 à 12 atomes de carbone. On peut citer comme exemples de radicaux alkyle convenent dans l'invention, les radicaux méthyle, éthyle, propyle, butyle, heptyle, hexyle et similaires. Les radicaux cycloalkyle comportent de préférence 5 à 10 atomes de carbone et on peut en citer comme exemples caractéristiques les radicaux cyclohexyle, cyclopentyle et similaires. On peut citer comme exemples de radicaux aromatiques appropries le radical benzène (phényle), les radicaux ortho-, méta- ou raratoluène, le radical dodCcyl- benzène, les radicaux naphtble et anthrariîe et si ilaires. Les radicaux aromatiques peuvent être substitués par 1 à 4 radicaux alkyle renfermant chacun 1 à 12 atomes de carbone, le nombre total des atomes de carbone étant compris entre 7 et 18. On peut préparer les acides sulfoniques utilisés dans l'invention selon un procédé bien connu dans l'art tel que la sulfonation des hydrocarbures (voir par exemple Kirk-Othmer Encyclopedia of Chemical Technology, 2ème édition, volume 19, pp. 311-319). Les acides sulfoniques ont généralement des poids moléculaires d'environ 112 à 342 et peuvent être des composés purs ou des mélanges préparés par sulfonation de diverses fractions de pétrole. On peut citer comme exemples d'acides organosulfoniques utiles pour préparer les additifs servant dans l'invention, l'acide p-toluènesulfonique, l'acide 2-naphtalènesulfonique, l'acide dodécylbenzènesulfonique, l'acide DL-camphosulfonique et l'acide méthanesulfonique. On peut citer comme autres exemples de ces acides sulfoniques ceux dérivant des benzènes ou naphtalènes alkylés substitués par 1 à 4 radicaux alkyle comportant chacun 8 à 20 atomes de carbone tels que l'acide dinonylbenzènesulfonique, l'acide trinonylbenzènesulfonique, l'acide didodécylbenzènesulfonique, l'acide dicétylnaphtalènesulfonique, l'acide diisononylbenzylsulfonique, les acides benzènesulfoniques substitués par des paraffines et similaires. On peut également utiliser des acides sulfoniques dérivant de fractions de pétrole tels que l'acide acajou sulfonique, l'acide sulfonique d'huile blanche, l'acide sulfonique d'huile minérale, l'acide sulfonique de vaseline et similaires. On peut également obtenir le groupe organosulfonate à partir des sels correspondants de ces acides tels que leurs sels de sodium. Selon l'invention, les sels d'ammonium d'acides organosulfoniques renferment un groupe ammonium que l'on peut obtenir pratiquement à partir d'une base azotée quelconque telle que les amines primaires, secondaires ou tertiaires. Le sel d'ammonium d'acide organosulfonique peut également être un sel formé par addition d'acide ou d'un dérivé quaternisé correspondant. On peut également utiliser des mélanges de ces amines ou de ces sels.Le groupe ammonium de la base azotée utilisée pour la préparation de l'additif de l'invention répond à la formule générale NR1R2R3R4x où x est égal à zéro lorsque la base azotée est une amine primaire, secondaire ou tertiaire ou un sel d'addition d'acide d'une telle amine, x est égal à 1 dans le cas d'un sel d'ammonium quaternaire et R1, R2, R3 et R4 représentent chacun un atome d'hydrogène ou un radical hydrocarbyle en C1-G56 et de préférence en C1-C28, sous réserve qu'au moins un des symboles R1, R2, R3 ou R4 représente un radical hydrocarbyle en C1-C28. Les bases azotées que l'on peut utiliser pour préparer les sels d'ammonium utiles dans l'invention peuvent comporter des radicaux hydrocarbyle aliphatiques ou alicycliques tels que des radicaux alkyle., aryle, alkaryle ou aralkyle. Les radicaux alkyle ou la portion alkylique des radicaux sont à chaîne droite ou ramifiée et comportent 1 à 28 atomes de carbone par radical hydrocarbyle. On peut citer comme exemples de tels radicaux alkyle, les radicaux méthyle, éthyle, propyle, butyle, hexyle, décyle, tert-butylméthyle, l,l-décyle, amyle, lauryle, myristyle, cétyle (palmityle), stéaryle, arachidyle, béhényle, lignocéryle et cérotyle.Parmi les radicaux aromatiques ou alkylaromatiques que l'on peut utiliser figurent les radicaux phényle, naphtyle, o-, m- ou p-tolyle, les radicaux alkyl(C1- C22)phényle ou naphtyle, benzyle et dibenzyle ainsi que les radicaux phénétyle correspondants. Parmi les radicaux cycloaliphatiques appropriés figurent les radicaux cyclohexyle, cyclopentylméthyle, cyclopentyle et similaires. On peut citer comme exemples d'amines mixtes alkyliques, aryliques et alkaryliques, la N-méthylphénylamine, la N-butyltolylamine, la N-o-, -m- ou -p-dodécylphénylamine, la N-o-, -m- ou -p-nonylphénylamine et similaires. De nombreuses bases azotées sont commercialisées sous forme de mélanges, telles que les amines dérivant des alcools oxo résiduels en C12. Par exemple,une composition de l,l-di- méthylamine aliphatique primaire en C12-C14, sous forme d'un mélange d'isomères ramifiés, est commercialisée sous le nom de "Primene 81-R" et une composition de 1,1-diméthylamine primaire en C18-C22, sous forme d'un mélange d'isomères ramifiés, est commercialisée sous le nom de "Primene JMT". On peut uti User, pour préparer les sels d'ammonium d'acides sulfoniques, de nombreux mélanges d'amines commercialisés sous le nom de armeen (marque déposée) Ces amines comportent des radicauxaîkyle en 2 a C18 ou des mélanges de tels radicaux dérivant d'acides gras. On peut également utiliser les po1ya1kylène(C2-C20)polyamines correspondantes. Dans la présente description et dans les revendications, le terme "hydrocarbyle" désigne non seulement les radicaux hydrocarbonés à caractère aliphatique ou alicyclique mais également leurs dérivés simples tels que leurs dérivés hydroxylés. On peut donc utiliser des hydroxylamines pour la préparation des additifs. On peut, pour préparer de façon pratique ces hydroxylamines, faire réagir une amine simple avec un oxyde d'alkylène.Par exemple,on peut faire réagir la dipropylamine avec un époxyde à chaîne longue répondant par exemple à la formule CH3(CH2) tertiaire. pour préparer une alcalnolamine On peut citer comme exemples caractéristiques d'amines et de sels d'ammonium appropriés que l'on peut utiliser la n-butylamine ; la décylamine; la phénylnonylamine ; la tert butylamine ; la tri-n-butylamine ; la triéthylamine ; la N,N di-n-propyl-2-(hydroxy)pentadécylamine ; la N,N-di-n-butyl-2 (lauroyloxy) pentadécylamine, l'octylamine ou la nonylamine; la 2éthylhexylamine ; l'hexylamine ; la diméthylhexylamine ; la diéthylheptylamine ; la dibutylamylamine ; la diméthyloctylamine ; la méthyloctylamine ; l'éthylhexylamine ; la dioctylamine ; la diamylcyclohexylamine ; la dicyclohexylamine ; la Xenzyldihexylamine ; la phénéthyloctylamine et similaires, ainsi que les sels d'addition d'acides solubles dans l'eau formés par réaction de ces amines et d'acides tels que l'acide chlorhydrique, sulfurique, citrique, acétique, tartrique, bromhydrique et phosphorique. On peut également utiliser des -sels d'ammonium quaternaire tels que le chlorure de triméthyl hexyl-ammonium, le bromure de triéthyloctyl-ammonium, le chlorure de diméthyîdicyclohexyl-ammonium et le chlorure de benzyl -diméthylhexyl-ammonium. Pour obtenir ces sels, on fait réagir -de s amines tertiaires du type précédemment décrit avec des halogénures aliphatiques ou arylaliphatiques.Parmi ces halogénures figurent le chlorure de méthyle, le bromure d'éthyle, l'iodure de propyle, le sulfate de diméthyle, le benzènesulfonate de méthyle, le chlorure de benzyle, le bromure de phénétyle et similaires. On peut facilement former les sels d'addition d'amines d'acides tels que les acides sulfoniques selon des procédés bien connus de l'homme de l'art. De façon générale, on effectue la réaction à la température ambiante mais, en raison du poids moléculaire relativement élevé de certaines des amines et de certains des acides sulfoniques qui sont solides à la température ambiante , on peut faire réagir ces composés à des températures comprises entre environ 25 et 10000. Sinon, on peut faire réagir les amines et les acides sulfoniques sous forme de solutions à la température ambiante dans des solvants organiques pour former les sels d'addition d'acides.Des solvants appropriés sont des hydrocarbures tels que le naphta, le 5en- zène, le toluène, le pentane, l'hexane, l'éther de pétrole ou des alcools inférieurs tels que l'éthanol, l'isopropanol, le butanol, les huiles de base de type ester, l'acétate d'amyle et d'autres esters carboxyliques courants et similaires. On peut également former les sels d'addition d'amines des acides sulfoniques in situ en ajoutant à l'huile de base directement et séparément les deux composés réactionnels. On peut utiliser des quantités suffisantes d'amines. primaires, secondaires ou tertiaires ou de leurs mélanges pour obtenir un mélange réactionnel ayant un pH légèrement inférieur à 7,0, par exemple de 6,5, mais de préférence d'au moins 7,0, pour que la majeure partie des acides sulfoniques soit neutralisée. Généralementon incorpore suffisamment d'amine au mélange réactionnel pour que le pH final soit d'environ 7,5. Si l'on utilise moins d'amine, le produit réactionnel est un mélange d'acides sulfoniques n'ayant pas réai et du sel d'addition d'amine des acides sulfoniques.Si l'on utilise une quantité d'amine supérieure à la quantité indiquée nécessaire pour obtenir un pH de 7,0 à 7,5, le produit réactionnel est un mélange de l'amine libre et du sel d'addition d'amine de l'acide sulfonique. Lorsquton a ajouté au mélange reactionnel la quantité requise d'amine contenant l'acide sulfonique, on agite fortement pour assurer l'achèvement de la réaction (neutralisation). Si l'on utilise un solvant et que ce dernier n'est pas constitué par une huile de base de type ester, on peut l'éliminer du mélange réactionnel par distillation. Pour cela,on on opère en pratique sous un vide de 1 à 5 mmde mercure par exemple, à une température de 100 à 15O0C. Pour préparer les sels d'amines d'acides sulfoniques utilisés dans l'invention, on choisit l'amine et l'acide sulfonique de telle sorte que le produit final comporte 13 à 37, et de préférence 9 à 30, atomes de carbone. Si le produit comporte moins de 10 atomes de carbone, il n'est généralement pas soluble dans les huiles synthétiques de base de type ester. Donc, les additifs constitués d'un sel d'ammonium d'acide organosulfonique doivent avoir une solubilité dans l'huile telle qu'on puisse en dissoudre la quantité nécessaire ou souhaitée dans l'huile synthétique de type ester. On peut donc utiliser une hydrocarbylamine comportant un nombre réduit d'atomes de carbone pour neutraliser un acide hydrocarbylsulfonique comportant un nombre élevé d'atomes de carbone ou utiliser une hydrocarbylamine comportant un nombre élevé d'atomes de carbone pour neutraliser un acide hydrocarbylsulfonique ayant un nombre ré- duit d'atomes de carbone. On peut également, pour préparer les sels d'ammonium d'acides organosulfoniques utilisés comme additifs dans ltin- vention, faire réagir un chlorhydrate d'amine ou un sel semblable avec un sulfonate métallique pour précipiter par exemple un chlorure métallique tel que le chlorure de sodium. Ces réactions s'effectuent souvent dans des conditions plus modérées que la réaction directe précitée de l'amine et de l'acide sulfonique libre. Dans certaines réactions directes entre une amine et un acide sulfonique, on observe un effet tampon conduisant à un pH d'environ 5,5-6 au lieu du pH neutre voisin de 7 désiré. La réaction entre un sulfonate métallique et un sel d'addition d'acide d'amine se poursuit jusqu'à achèvement et permet d'obtenir un sel d'ammonium neutre d'acide organosulfonique. La préparation des compositions lubrifiantes de llin- vention ne nécessite pas de techniques particulières. De façon générale, pour former les lubrifiants, on ajoute une quantité appropriée du sel d'organo-amine d'un ester phosphorique et une quantité appropriée du sel d'ammonium d'acide organosulfonique constituant les additifs à l'huile de base synthétique de type ester et on chauffe la composition en l'agitant jusqu'à ce que les additifs soient dissous. La quantité du sel d'organo-amine d'ester phosphorique que l'on incorpore à la base lubrifiante synthétique neutre de type ester est comprise de façon générale entre environ 0,01 et environ 10,0 parties pour 100 parties de l'huile de base. De préférence, on utilise environ 0,01 à environ 0,5 partie d'additif. La quantité de sel d'ammonium d'acide organosulfonique que l'on incorpore à la base lubrifiante synthétique neutre de type ester est comprise de façon générale entre environ 0,01 et environ 5,0 parties pour 100 parties en poids de l'huile de base. De préférence,on utilise environ 0,01 à environ 0,5 partie de l'additif. On peut ajouter aux compositions lubrifiantes de l'invention d'autres additifs de lubrification que l'on incorpore habituellement aux huiles lubrifiantes synthétiques de type ester, à raison de 0,01 à 5,0 % en poids de chacun de ces additifs par rapport au poids total de la composition. On peut citer comme exemples non limitatifs de tels additifs, les additifs améliorant l'indice de viscosité, les additifs abaissant le point de congélation, les inhibiteurs de corrosion, les épaississants, les dispersants des boues, les antirouilles, les antiémulsionnants, les antioxydants, les colorants, les stabilisants des colorants et similaires. L'invention est illustrée par les exemples non limitatifs suivants dans lesquels les parties et pourcentages sont exprimés en poids, sauf indications contraires. Le tableau suivant permet entre autres-de comparer les résultats obtenus dans l'essai Ryder Gear Load et la compatibilité vis-à-vis des élastomères de silicone d'une même huile de base contenant divers additifs. EXEMPLES I II III IV V VI Base A, parties en poids 100 100 100 100 100 100 Sel neutre d'ester phosphorique et d'amine aromatique, parties en poids 0,04 0,04 0,04 0,04 0,05 Alkylamine primaire, parties en poids 0,014 0,014 0,014 Acide méthanesulfonique, parties en poids 0,04 0,04 0,05 0,04 Essai Ryder, Gear Load daN/cm 352,1 574,3 528,9 671,3 781,1 702,24* Compatibilité vis-à-vis des silicones ; % de gonflement après 96 heures à 121 C** 8,4 8,1 9,9 8,2 8,9 7,7 * Valeur estimée obtenue dans un essai simulé. ** Après cet essai, on n'observe pas de détérioration ni de fissuration de l'échantillon de caoutchouc. L'huile de base A est un tétra-ester de pentaérythritol et d'un mélange d'acides alcanoîques normaux en C5-C9. Le sel neutre d'amine aromatique d'ester phosphorique est un mélange que l'on peut représenter par les formules suivantes et où R1 représente un mélange de radicaux alkyle en C9-G13. On peut représenter le sel d'acide méthanesulfonique par la formule où R2 représente un mélange de radicaux alkyle en G12-C14 et il constitue le sel d'amine primaire utilisé dans chaque composition. Selon la spécification de la marine de guerre améri- caine "US Navy XAS-2354", la valeur obtenue dans l'essai Ryder Gear Load doit être au minimum de 580,8 daN/cm. On obtient un tel résultat seulement dans les exemples IV, V et VI. REVEND ICAT IONS 1. Composition. d'huile lubrifiante synthétique, caractérisée en ce qu'elle est constituée d'une quantité principale d'une huile de base de type ester et de quantités moins importantes d'un sel d'organo-amine d'un ester phosphorique et d'un sel d'ammonium d'acide organosulfonique. 2. Composition d'huile lubrifiante selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comprend une quantité principale d'une huile de base de type ester synthétique, d'environ 0,01 à environ 10,0 parties pour 100 parties en poids de cette huile de base d'un sel d'organo-amine d'un ester phosphorique choisi dans le groupe comprenant les sels d' organo-anine caractérisés par la formule ou par la formule et leurs mélanges (formules dans lesquelles R1 est un. groupe alkyle ou alcényle contenant i à 10 atomes de carbone, R2 est un grouse alkyle ou alcényle identique ou différent de 1 à 10 atomes de carbone et R3 est de l'hydrogène, un groupe alkyle ou alcényle de 1 à 22 atomes de carbone, ou un groupe arylalkyle caractérisé par la formule où R4 est de l'hydrogène ou mi groupe alkyle ou alcényle de 1 à 12 atomes de carbone et R5 est de l'hydrogène ou Un groupe alkyle ou alcényle de 1 à 6 atomes de carbone), et d'environ 0,01 à 5,0 parties pour 100 parties en poids de l'huile de base d'un sel d'ammonium d'acide organo-sulfonique. 3. Compositions huile lubrifiante selon la revendication 2, caractérisée en ce que le sel d'ammonium d'acide organo-sulfonique comprend un groupe sulfonate contenant un groupe nydrocarbyle de 1 à 18 atomes de carbone et un grole ammonium de formule NR1R2R3R4 où x X égale O ou 1 R1, R2 et R4 représentent chacun -le l'hydrogène ou un groupe hydrocarbyle en C1 à C56 et R3est un groupe hydrocarbyle en C1 à C56. 4. Composition d'huile lubrifiante selon la revendication 2, caractérisée en ce que le grolle sulfonate continent un radical aromatique phényle, naphtyle ou anthraniîe alkylés ayant au moins un radica', alkyle en C6 à C10 ou contient un radical choisi parmi les groupes n-dodécylbenzène, méthane, p-toluène, nan--;talène et D,L-camphré. 5. Compositioe d'huile lubrifiante selon la revendication 3, caractérisée en se que R1, R2 et R4 représentent chacun de l'hydrogène ou un groupe hydrocarbyle en G1 à C28 et R3 est un groupe hydrocarbyle en C1 à C28. 6. Composition d'huile lubriiiante selon la revendication 2, caractérisée en ce que le grouse ammonium dérive d'une 1,1-diméthylamine aliphatiqu- primaire en C12 à C14 sous forme d'un mélange d'isomères ramifiés ou d'une 1,1diméthylamine primaire en C18 à C22 sous forme d'un mélange d'isomères ramifiés. 7. Composition d'huile lubrifiante selon la revendication 2, caractérisée en ce que l'on prépare l'huile synthé- tique de type ester par estérification d'un polyol conlportant au moins trois radicaux hydroxy avec un acide alcanoique monocarboxylique de 5 à 10 atomes de carbone et que cette huile est un ester d'un acide gras saturé monocarboxylique et d'un polyol choisi parmi les polyols trihydroxylés, les polyols tétrahydroxylés et les dimères de ces polyols tétrahydroxylés, ces polyols ayant de 5 à 20 atomes de carbone. 8. Composition d'huile lubrifiante selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'elle comprend au moins un antioxydant choisi parmi les di(alkylphényl) amines, phénylalpha-naphtylamine, phényl-bêta-naphtyl-amine, alkylphénylalpha-naphtylamines, alkylphényl-bêta-naphtylamines et leurs mélanges. 9. Composition d'huile lubrifiante selon la revendication 2, caractérisée en ce qu'elle renferme de plus un ou plusieurs inhibiteurs d'oxydation, un ester tri(alkyphénylique) de l'acide phosphorique, un dispersant, un inhibiteur d'hydrolyse et un additif de stabilisation au stockage. 10. Composition d'huile lubrifiante selon la revendication 9, caractérisée en ce que le sel d'amine organique -d'un ester d'acide phosphorique est un mélange de tels esters préparé par combinaison d'un mé'ang d'alkylphénylamines en C9 àC et d'un mélange d'esters d'alkyle en C1 à C4 d'acide 13 phosphorique. 11. Composition d'huile lubrifiante selon la revendication 10, caractérisée en ce que les inhibiteurs d'oxydation sont constitués d'un mélange de di(octylphényl) amine et d'octylphényl-bêta-naphtylamine.