La présente invention concerne une enceinte d'appareil de respiration artificielle du type poumon artificiel. Les appareils de respiration artificielle sont de deux types: le poumon artificiel et les appareils à tubes trachéaux. Les tubes trachéaux permettent au patient de garder son autonomie de mouvement, il peut se lever, etc., mais présentent de nombreux inconvénients: les risques d'infection existent, l'usage de la voix est difficile quand celle-ci n'est pas définitivement altérée. Les poumons artificiels connus jusqu'ici emprisonnent littéralement le patient qui ne peut en sortir sans l'aide d'une seconde personne. Ils sont très encombrants et ne peuvent pratiquement être utilisés que dans les hôpitaux. Or, dans de nombreux cas de lésion partielle des poumons, le patient conserve la possibilité de respirer seul, sans aide, quand il est éveillé. Par contre, en état de sommeil, un appareil d'assistance respiratoire lui est nécessaire. On a mentionné ci-dessus les inconvénients des tubes trachéaux. I1 fallait donc chercher à réaliser un poumon artificiel beaucoup moins encombrant que les appareils connus et qui permettent au patient d'y entrer ou d'en sortir seul. Un objet de la présente invention consiste à prévoir une enceinte de poumon artificiel qui réponde à ces conditions. Un autre objet de l'invention consiste à prévoir une telle enceinte qui soit assez légère pour être facilement transportable. Un autre objet de l'invention consiste à prévoir une telle enceinte qui puisse être installée pratiquement en quelque lieu que ce soit, dans une pièce, dans une tente de camping, etc. Suivant une caractéristique de l'invention, il est prévu une enceinte de poumon artificiel ayant grossièrement une forme cylindrique, se composant d'un socle et d'un couvercle réunis par des charnières, l'axe de pivotement du couvercle par rapport au socle étant sensiblement longitudinal. Suivant une autre caractéristique, la ligne de séparation entre le socle et le couvercle dans la face frontale de l'enceinte, côté tête du patient, traverse l'orifice de passage du cou du patient. Suivant une autre caractéristique, l'arc dudit l'orifice faisant partie du socle de l'enceinte est légèrement inférieur à 1800. Suivant une autre caractéristique de l'invention, ladite ligne de séparation descend de l'axe des charnières en faisant un angle de l'ordre de 450. Suivant une autre caractéristique, ladite ligne de séparation est, au-delà de l'orifice de passage du cou, horizontale jusqu'au bord longitudinal libre du couvercle. Les caractéristiques de l'invention mentionnées ci-dessus, ainsi que d'autres, apparaîtront plus clairement à la lecture de la description suivante d'un exemple de réalisation, ladite description étant faite en relation avec les dessins joints, parmi lesquels: la Fig. 1 est une vue en perspective d'une enceinte de poumon artificiel, suivant l'invention, en position fermée, la Fig. 2 est une vue en perspective de l'enceinte de la Fig. 1, en position ouverte, et la Fig. 3 est une vue en coupe de l'enceinte des Figs. 1 et 2, illustrant son faible encombrement, quelle que soit sa position ouverte ou fermée. Comme le montre clairement la Fig. 2, l'enceinte du poumon artificiel se compose de deux parties, un socle 1 et un couvercle 2 pivotant autour d'un axe 3. En pratique, l'axe 3 est matérialisé par une pluralité de charnières alignées 4. Comme le montre la Fig. 1, en position fermée, l'enceinte a une forme générale sensiblement cylindrique, avec des faces d'extrémité 5 et 6 obliques. Comme le montre plus particulièrement la coupe de la Fig. 3, la section de l'enceinte a une forme générale trapézoïdale symétrique, dont la grande base 7 est rectiligne, ce qui permet de poser l'enceinte sur le sol ou plus généralement une surface plane, deux côtés obliques 8 et 9, chacun partagé en deux segments 8a et 8b, et 9a et 9b, appartenant respectivement au socle et au couvercle, et une petite base 10 légèrement bombée. En pratique, les régions intermédiaires 11 et 12 entre les côtés 8 et 9, d'une part, et la base 7, d'autre part, sont des surfaces de raccordement dont la forme est déterminée pour offrir au patient le meilleur confort. Par rapport au centre 13 de l'orifice 14 de passage du cou du patient, l'axe 3 des charnières se trouve à environ 450. La ligne de séparation séparant la face 5 en une partie 5a appartenant au socle et une partie 5b appartenant au couvercle comporte, sur le socle, un premier segment 15 rectiligne descendant de l'axe 3 jusqu'au point 16 de la circonférence du trou 14 et un second segment 17 rectiligne, pratiquement horizontal entre le point 18 de la circonférence du trou 14 et le point supérieur 19 de la partie oblique 9a. Les points 16 et 18 sont pratiquement diamétralement opposés sur la circonférence du trou 14 de manière à définir dans un arc inférieur 20 de 1800 ou légèrement moins, ce qui facilite le positionnement du cou du patient avant la fermeture du couvercle. Bien entendu, la face 5b du couvercle est limitée vers le bas par des segments qui viennent respectivement s'appliquer, en position fermée, sur les segments 15 et 16, et par l'arc 21, qui forme avec 20la circonférence du trou 14. L'orientation angulaire à 450 environ de l'axe 3 par rapport au centre 13, c'est à dire presque au 2/3 de la hauteur de l'enceinte et la pente du côté 8, font que, comme le montre la Fig. 3, quand le couvercle est ouvert, avec la partie 10 verticale, la projection horizontale 22 de cette dernière est peu décalée latéralement. Il en résulte que le poumon peut être placé très près d'une cloison 23 tout en offrant au patient une grande ouverture pour prendre place dans l'appareil. Sur la face 6, la ligne de séparation 24 peut être rectiligne entre l'axe 3 et le point 19. Les bords des lignes de séparation 15-17 et 24 ainsi que ceux de la ligne de séparation longitudinale 25 entre le socle 1 et le couvercle 2 sont munis de joints étanches. Pour assurer la bonne fermeture du couvercle sur le socle des loquets électromagnétiques, non montrés peuvent être prévus, de place en place, par exemple le long de la ligne 25. Ces loquets électromagnétiques peuvent être commutés en ou hors service, de préférence, par deux interrupteurs électriques montés l'un dans l'appareil et l'autre hors de celui-ci. Par ailleurs, le basculement du couvercle peut être manuel ou provoqué par l'action d'un vérin à double effet commandé par des interrupteurs placés à la fois à l'intérieur et à l'extérieur. On n'a pas représenté le système pneumatique d'alimentation de l'appareil, qui peut être classique et raccordé à l'enceinte par un tuyau débouchant dans le socle, par exemple dans la face 6. Ce système peut aussi être commandé électriquement de l'intérieur ou de l'extérieur. Le matériau de l'enceinte doit être le plus léger possible tout en lui assurant une bonne rigidité. Ce peut être de l'aluminium ou du polyester armé. REVENDICATIONS 1) Enceinte d'appareil de respiration artificielle du type poumon artificiel ayant grossièrement une forme cylindrique, caractérisée en ce qu'elle se compose d'un socle (1) et d'un couvercle (2) réunis par des charnières (4), l'axe de pivotement (3) du couvercle (2) par rapport au socle (1) étant sensiblement longitudinal. 2) Enceinte suivant la revendication 1, caractérisée en ce que la ligne de séparation (15,17) entre le socle (1) et le couvercle (2) dans la face frontale de l'enceinte, côté tête du patient, traverse l'orifice (14) de passage du cou du patient. 3) Enceinte suivant la revendication 2, caractérisée en ce que l'arc (20) dudit l'orifice faisant partie du socle (1) de l'enceinte est légèrement inférieur à 1800. 4) Enceinte suivant la revendication 2 ou 3, caractérisée en ce que ladite ligne de séparation (15) descend de l'axe (3) des charnières (4) en faisant un angle de l'ordre de 450. 5) Enceinte suivant l'une des revendications 2 à 4, caractérisée en ce que ladite ligne de séparation (17) est, au-delà de l'orifice (14) de passage du cou, horizontale jusqu'au bord longitudinal libre du couvercle (2).