î 1128427 La présente invention concerne la lutte contre les o- deurs. Gomme les spécialistes le savent, de nombreux procédés de fabrication s'accompagnent souvent du dégagement d'odeurs, qui 5 peuvent être extrêmement désagréables pour les personnes résidant à proximité de leur source et qui, dans certains cas, peuvent ê-tre provoquées par des produits qui sont toxiques pour certaines formes de vie animale et végétale ou qui peuvent être de nature corrosive. Pour essayer de diminuer ou d'éliminer ces odeurs, on 10 a eu recours à de nombreux types différents de systèmes de réglage, y compris des dispositifs tels que des collecteurs de poussière, des brûleurs catalytiques et des épurateurs à liquide. Dans certains cas, on a aussi tenté d'incorporer des agents masquants ou d'ajouter de l'ozone. Néanmoins, dans certains procédés 15 de fabrication, comme par exemple la fabrication de certains pesticides, aucune des diverses solutions utilisées ne s'est révélée être complètement satisfaisante. En outre, dans de nombreux procédés de fabrication, c'est souvent le produit final désiré qu.i est responsable de l'odeur, en totalité ou en partie, par suite 20 de son dégagement dans l'atmosphère, ce qui provoque ainsi une perte du point de vue économique et ce qui contribue en outre à la pollution atmosphérique. L'objectif essentiel de la présente invention est donc de fournir un moyen efficace pour éliminer complètement ou par-25 tiellement les odeurs nuisibles qui résultent de la mise en oeuvre de certains procédés de fabrication et qui, en même temps, permette de récupérer une partie ou la totalité des produits désirés, procurés par ces procédés de fabrication, et qui sinon seraient envoyés dans l'atmosphère. Divers autres objectifs et avan-30 tages de la présente invention apparaîtront à la lecture de la description. On a maintenant découvert que les odeurs qui sont produites au cours de nombreux procédés de fabrication peuvent être pratiquement réduites ou éliminées et que les produits intéres-35 sants peuvent être récupérés, par un procédé qui consiste à faire passer le courant des gaz de sortie qui sont dégagés au cours du procédé de fabrication à travers une zone dans laquelle on introduit du carbone activé finement divisé, de façon à ce qu'il entre en contact avec les gaz de sortie et qu'il soit entraîné effecti-40 vement par ceux-ci; dans l'aspect préféré de l'invention, on fait 72 06896 2. 1128427 ensuite passer le courant sortant à travers une zone dans laquelle le carbone activé en poudre est séparé des gaz de sortie, qui sont ensuite envoyés dans l'atmosphère. Le nouveau procédé selon l'invention est ci-après décrit 5 plus en détail et on se reportera aux figures I-III des dessins ci-joints, qui représentent des schémas illustrant les différentes phases de diverses réalisations préférées du procédé envisagé. Il est toutefois entendu que ces schémas sont simplement des exemples illustratifs et que le procédé de la présente invention 10 peut être modifié dans de nombreux détails par les spécialistes, tout en restant dans le cadre envisagé de l'invention. Ainsi, la. figure I du dessin ci-joint illustre le fonctionnement de base du procédé de la présente invention, dans lequel le courant de gaz (2) sortant de la zone (3) du procédé de 15 fabrication entre dans une zone de contact avec le carbone (4), dans laquelle on introduit du carbone activé en poudre (5), qui est contenu dans une zone de stockage du carbone (6) ayant un dispositif convenable (7) pour régler son débit dans le courant de gaz de sortie à l'intérieur de la zone de contact avec le car-20 bone. En entrant dans la zone de contact avec le carbone, les particules de carbone activé finement divisées entrent en contact avec le courant de gaz de sortie et sont entraînées dans celui-ci; les particules de carbone adsorbent ainsi les divers contaminants générateurs d'odeurs, qu'ils soient à l'état de gaz, de va-25 peur ou de solides colloïdaux, qui sont présents dans ce courant. Le courant gazeux qui entraîne avec lui les particules de carbone activé finement divisées sort ensuite de la zone de contact avec le carbone (4) et passe dans une zone de séparation du carbone (8), qui contient des dispositifs convenables pour séparer du cou-30 rant de gaz de sortie les particules de carbone activé finement divisées, ainsi que les autres contaminants particulaires qui peuvent être présents, avant que lesdits gaz de sortie soient envoyés dans l'atmosphère (9). Avec ce procédé, il est possible d'éliminer la majeure 35 partie, sinon la totalité, des composants générateurs d'odeurs et des autres composants adsorbables présents dans le courant gazeux* Plus particulièrement, l'exposition du courant gazeux à l'intérieur de la zone de contact avec le carbone, au carbone activé finement divisé, sert, lorsque les particules de celui-ci sont 40 entraînées, à éliminer par adsorption une gamme importante de 72 06896 3. 1128427 gaz, de vapeurs et de solides colloïdaux générateurs d'odeurs. Ensuite, le passage dans la zone de séparation du carbone sert à éliminer du courant gazeux les particules de carbone activé, ainsi que les autres particules de produits, dont certaines peuvent 5 aussi contribuer à la formation de l'odeur, avant que ledit courant gazeux soit envoyé dans l'atmosphère. On doit néanmoins noter à ce sujet que l'aspect véritablement nouveau du procédé de la présente invention réside dans l'étape de passage du courant gazeux à travers la zone de contact 10 avec le carbone, dans laquelle il entre en contact avec les particules de carbone activé finement divisées et entraîne celles-ci avec lui. Cette nouvelle étape permet d'utiliser les pouvoirs ad-" sorbants du carbone activé à leur capacité maximale, car les particules individuelles de carbone entraînées sont pratiquement 15 complètement entourées ou enveloppées par le courant des gaz de sortie. La surface entière de chaque particule individuelle de carbone activé est donc libre d'adsorber les composants générateurs d'odeurs dans le courant gazeux. Ce mode d'action est en contraste frappant avec l'utilisation antérieure du carbone acti-20 vé comme adsorbant, utilisation dans laquelle il est plus ou moins immobile, soit disposé sur un support inerte tel que du papier, du tissu ou un substrat plastique synthétique, soit contenu à l'intérieur d'un lit fixe d'adsorbants, comme les boîtes cylindriques ou les cellules à plis disponibles dans le commerce. 25 Ainsi, ces derniers dispositifs se caractérisent tous par des arrangements physiques dans lesquels il y a un contact important entre les particules adjacentes, pratiquement stationnaires, de carbone activé, le résultat étant que la partie de leur surface qui est disponible pour l'adsorption est notablement diminuée. 30 Le procédé pour lutter contre les odeurs selon la pré sente invention se révèle, avec des modifications appropriées, efficace dans un grand nombre de procédés consistant à envoyer dans l'atmosphère des contaminants adsorbables générateurs d'odeurs et des contaminants adsorbables sans odeur. 35 Ces procédés englobent : (a) les procédés relatifs à la fabrication et à l'utilisation des produits chimiques, comme par exemple les procédés qui mettent en jeu l'envoi dans l'atmosphère de sous-produits u-sés ou récupérables, de solvants ou de plastifiants; la produc-40 tion de peinture et de vernis; la libération de vapeur, avec o 72 06896 4. 1128427 deur, par déplacement à partir des réservoirs de stockage au cours des opérations de remplissage et de transfert; la perte de petites quantités de produits à forte odeur, par exemple dans la fabrication des pesticides, colles, ciments, adhésifs, engrais et 5 produits pharmaceutiques, en particulier ceux qui sont extraits de sources naturelles comme les glandes, l'urine et le sang. (h) Les procédés relatifs à la fabrication des aliments, comme par exemple la déshydratation, la mise en boîte, la cuisson, la friture, le passage au four, le grillage du café; le 10 traitement du poisson, de la volaille et des viandes; la manipulation et le mélange des épices; l'extraction des graisses et des déchets, et d'autres digestions de produits usés; et les procédés de fermentation. (c) Des procédés variés, tels que la mise en exploita-15 tion d'installations produisant ou dégageant des gaz odorants, comme des conteneurs, des réservoirs de stockage et des points d'injection odorants, la fabrication de pâte à papier et de papier, le tannage, la fonderie, les appareils électrogènes fonctionnant par combustion de charbon ou d'huile, la fabrication des 20 produits du type asphalte comme les matériaux de couverture, l'envoi dans l'atmosphère de produits à mauvaises odeurs provenant des laboratoires où l'on travaille sur des animaux, etc. Ainsi, parmi les nombreux composés particuliers générateurs d'odeurs sur lesquels on peut agir par le procédé de la 25 présente invention, on peut mentionner les produits suivants : a-cétaldéhyde, acétate d'amyle, acide butyrique, tétrachlorure de carbone, acétate d'éthyle, éthyle mercaptan, n-butyl mercaptan, eucalyptole, formaldéhyde, chlorure de méthyle, ozone, putresci-ne, les divers oxydes d'azote, skatole, (ou méthyl-3 indole), bi-30 oxyde de soufre et toluène. Pour plus de détails, on peut se reporter à la figure I : on fait ordinairement débuter la mise en oeuvre du procédé de l'invention pour la lutte contre les odeurs en dirigeant le courant des gaz de sortie (2) depuis son lieu d'origine dans la zone 35 du procédé (3) vers la zone de contact avec le carbone (4). Il est entendu dans la présente description que le terme "zone de procédé" englobe toutes les sources d'odeurs potentielles dans un procédé de fabrication ou dans un procédé apparenté, comme par e-xemple les récipients ou réacteurs dans lesquels une réaction 40 chimique est effectuée, les hangars ou bâtiments qui sont venti 72 06896 1128427 lés après fumigation ou après stockage de matériaux nauséabonds, les récipients dans lesquels on mélange des produits générateurs d'odeurs, les récipients utilisés pour le stockage des produits générateurs d'odeurs, les fours, etc. On fait dans la plupart des 5 cas passer le courant depuis la zone du procédé dans la zone de contact avec le carbone au moyen d'une soufflerie ou d'un ventilateur convenables, ou de tout autre type d'appareil de ventilation ou de déplacement de l'air qui sert aussi à faire sortir le courant gazeux de la zone de contact avec le carbone, dans la zo-10 ne de séparation du carbone, et qui le rejette finalement dans l'atmosphère. On notera à ce sujet que le procédé de l'invention est en général mis en oeuvre en continu et, dans ce cas, on fait passer en continu un courant constant de la zone du procédé dans la zone de contact avec le carbone et hors de celle-ci. Néan-15 moins, le cas échéant, ce procédé peut être mis en oeuvre en discontinu et, dans ce cas, il y a -un courant intermittent ou interrompu de gaz, depuis la zone du procédé jusque dans la zone de contact avec le carbone et hors de celle-ci. Dans sa forme préférée la plus simple, la zone de con-20 tact avec le carbone comprend un conduit, sous forme d'une longueur de tuyau ou de tube, qui peut être fait de n'importe quel type de métal, de caoutchouc, de matière plastique synthétique ou de tout autre matériau qui n'est pas corrodé ou endommagé par le contenu du courant gazeux qui doit le traverser. Le carbone acti-25 vé finement divisé (5) doit être introduit dans la zone de contact avec le carbone en un point tel que les particules individuelles soient capables d'avoir un temps de réaction optimal tout en étant entraînées dans le courant gazeux en mouvement. On peut y parvenir soit en diminuant le débit du cou-30 rant gazeux, soit, plus commodément, en accroissant le volume à l'intérieur de la zone de contact avec le carbone. Ainsi, lorsque la zone de contact a la forme d'un conduit tel qu'un tuyau ou un tube, on peut facilement obtenir cet accroissement de volume en faisant entrer le carbone activé dans le conduit en un point qui 35 est aussi en amont que possible vers la zone du procédé. Cela implique de positionner l'orifice d'introduction du carbone activé aussi près que possible de l'orifice de sortie de la zone du procédé et, réciproquement, aussi loin que possible de l'orifice d'introduction dans la zone de séparation du carbone. De même, 40 lorsqu'on interpose, comme le montrent les figures I]r et III, une 72 06896 6 1Î28427 zone d'élimination des particules, par exemple (12) dans la figure II et (22) dans la figure III, entre la zone du procédé et la zone de contact avec le carbone, le carbone doit entrer dans le conduit qui comprend la zone de contact avec le carbone en un 5 point aussi voisin que possible du point où le conduit sort de la zone d'élimination des particules. En considérant maintenant le procédé de l'invention tel qu'il est illustré dans la figure I, la zone de stockage du carbone (6) peut être n'importe quel récipient convenable, permet-10 tant de stocker et d'introduire le carbone activé dans la zone de contact avec le carbone (4). la zone de stockage peut être ouverte ou recouverte, et peut fonctionner par n'importe quel moyen comme, par exemple, par utilisation de pression créée par un gaz inerte, bien qu'on préfère en général recourir à une introduction 15 par gravité. Le régulateur de débit du carbone (7) peut être n'importe quel valve convenable ou tout autre moyen, tel qu'un chargeur en étoile ou un déflecteur interne vibrant, pour le réglage commode du débit avec lequel les particules de carbone activé sort introduites dans la zone de contact avec le carbone. Le débit 20 exact avec lequel le carbone est introduit dans la zone de contact est en général déterminé par le temps et le degré de charge du courant gazeux dans la zone de contact et on peut le faire varier de façon à ce qu'il représente de 2 à 20 fois environ le débit avec lequel le ou les composants générateurs d'odeurs, ou le 25 ou les contaminants récupérables du courant gazeux, sont eux-mêmes introduits dans la zone de contact avec le carbone; on préfère utiliser un débit d'introduction représentant 3 fois environ le débit d'introduction du ou des composants générateurs d'odeurs ou du ou des contaminants récupérables. Le carbone activé fine-30 ment divisé utilisable dans le procédé de l'invention doit être formé de particules dont la taille est assez faible pour qu'elles soient entraînées dans le courant de gaz de sortie. On préfère ainsi utiliser des particules ayant une taille de 0044 mm environ ou moins. 35 II est à noter que bien que l'utilisation de carbone activé fournisse des résultats optimaux dans le procédé de la présente invention, on peut si on le désire utiliser d'autres ad-sorbants finement divisés, comme par exemple du gel de silice, de la terre à foulon, de la terre à diatomées, de l'amiante floeu-40 lée, des zéolites synthétiques et de l'alumine activée. 72 06896 7 1128427 Le temps de contact pendant lequel il est nécessaire que les particules de carbone restent entraînées dans le courant de gaz de sortie après la zone du procédé doit être suffisant pour éliminer la totalité ou la presque totalité des composants 5 générateurs d'odeurs du courant gazeux. La durée précise de ce temps dépend naturellement de divers facteurs, comme par exemple le type de contaminants à éliminer, le débit de carbone activé, le débit du courant gazeux et le volume et la configuration de la zone de contact avec le carbone, et elle ne peut donc être défi-10 nie avec précision. Dans tous les cas, après un temps de contact suffisant dans la zone de contact avec le carbone (4), le courant gazeux passe dans la zone de séparation du carbone (8) dans laquelle le courant gazeux rencontre un dispositif convenable pour séparer 15 les particules de carbone activé, ainsi que tous les autres contaminants particulaires pouvant être entraînés avec ledit courant gazeux. Les dispositifs utilisables dans la zone de séparation du carbone sont : (a) les dispositifs de filtration dans lesquels les 20 particules de matière sont séparées du courant gazeux par rétention des particules dans ou sur une structure ou un substrat poreux, à travers lequel circule le courant gazeux. La structure poreuse est le plus couramment une étoffe tissée ou feutrée, mais ce peut être un métal percé, tissé ou aggloméré, ainsi qu'un 25 grand nombre de substances telles que des fibres végétales, des tournures de métaux, du coke, du coton minéral ou laine de laitier, du sable, etc. A moins qu'on les fasse fonctionner à l'état humide pour maintenir les interstices propres, les filtres améliorent en général leurs propriétés de rétention lorsque les in-30 terstices de la structure poreuse commencent à se remplir sous l'action des particules recueillies et lorsque les particules recueillies forment elles-mêmes une structure poreuse, supportée par le filtre et pouvant intercepter et retenir d'autres particules. Cette augmentation de l'efficacité de rétention s'accompagne 35 d'un accroissement de la chute de pression à travers le filtre. Pour empêcher une diminution du débit à travers le filtre, le dispositif d'entraînement du courant gazeux, par exemple le ventilateur, doit être capable de faire face à la chute de pression accrue sans perte de débit, ou bien on doit nettoyer le filtre en 40 continu ou périodiquement ou encore le remplacer. On préfère uti 72 06896 8. 1128427 liser ces dispositifs de filtration dans la zone de séparation du carbone dans le procédé de l'invention, les résultats optimaux étant obtenus avec des filtres de tissu du type enveloppe et d'une façon avantageuse du type sac. On doit aussi noter que, si on 5 le désire, le milieu de filtration, par exemple le tissu, peut ê-tre pré-revêtu, sur l'une ou deux de ses faces, d'une couche d'un matériau adsorbant tel que carbone activé, gel de silice, terre à foulon, terre à diatomées, amiante floculée, zéolites synthétiques ou alumine activée. On préfère en fait utiliser ces filtres 10 pré-revêtus, car ils augmentent l'efficacité du procédé. (b) Les appareils de précipitation électrostatiques, qui sont des dispositifs dans lesquels on maintient tua ou plusieurs champs électriques de forte intensité pour forcer les particules à acquérir -une charge électrique, les particules chargées 15 étant ensuite entraînées vers une surface collectrice. La surface collectrice peut être sèche ou humide. Puisque la force collectrice n'est appliquée que sur les particules et non sur la phase gazeuse du courant gazeux, la chute de pression du courant gazeux est seulement celle du courant à travers un conduit ayant la con-20 figuration du collecteur. La chute de pression est donc faible et n'a pas tendance à augmenter avec le temps. En général, l'efficacité collectrice augmente avec la longueur du passage dans l'appareil de précipitation électrostatique. On utilise donc souvent des sections supplémentaires en série pour obtenir un pouvoir 25 collecteur plus élevé. (c) Les cyclones qui sont des dispositifs dans lesquels un mouvement tourbillonnaire organisé, créé dans le collecteur, fournit la force nécessaire pour que les particules soient propulsées vers les endroits à partir desquels elles peuvent ensuite 30 être éliminées du collecteur. On peut faire fonctionner ceux-ci à l'état humide ou statique. Les cyclones peuvent soit déposer les particules de matières recueillies dans une trémie, soit les concentrer dans un courant gazeux qui se dirige vers tin autre séparateur, habituellement d'un type différent, pour la séparation 35 finale. Tant que l'intérieur du cyclone reste propre, la chute de pression n'augmente pas avec le temps. Jusqu'à une certaine limite, l'efficacité de séparation et la chute de pression augmentent avec le débit à travers le cyclone. Au-delà de cette limite, seule la chute de pression continue à augmenter avec le débit. Les 40 cyclones sont fréquemment utilisés en parallèle et le cas échéant 72 06896 9. 1128427 en série. (d) Les collecteurs mécaniques autres que les cyclones, comme les dispositifs qui recueillent les particules de matière par gravité ou sous l'action de la force centrifuge et qui ne dé- 5 pendent pas d'un tourbillon comme c'est le cas des cyclones. Ces dispositifs englobent les chambres de décantation, les chambres à chicanes, les chambres à auvent et les dispositifs dans lesquels le mélange de gaz sortant et de particules de matières traverse un ventilateur dans lequel se produit la séparation. En général, 10 les collecteurs de cette classe sont d'une efficacité relativement faible. Ils sont fréquemment utilisés comme appareils de pré-nettoyage précédant d'autres types de collecteurs. (e) Les épurateurs, qui sont des dispositifs-dans lesquels le contact avec un liquide introduit dans le collecteur 15 dans ce but est le dispositif principal de collection. Bien que les épurateurs soient essentiellement utilisés pour séparer les contaminants gazeux et en phase vapeur du gaz support, ils sont aussi utilisés pour séparer les particules de matière. Le liquide peut soit dissoudre, soit réagir chimiquement avec le contaminant 20 recueilli. Les procédés de mise en contact du liquide épurateur et du gaz sortant consistent à pulvériser le liquide dans des chambres ouvertes ou dans des enceintes contenant diverses formes de chicanes, de grillages ou remplissages, à faire couler le liquide dans ces structures sur des déversoirs, à faire barboter le 25 gaz dans des récipients contenant un liquide et à utiliser le gaz sortant pour créer des gouttelettes, à partir du liquide introduit en tin point ou la vitesse de sortie est élevée. Le liquide peut fréquemment être mis en circulation vers 1'épurateur après élimination partielle ou complète du contaminant recueilli à par-30 tir du liquide. Dans d'autres cas, la totalité ou une partie du liquide peut être jetée à l'égoût ou, de préférence, être recyclée pour utilisation ultérieure. En général, tant que les éléments intérieurs de 1'épurateur restent propres, la chute de pression n'augmente pas avec le temps. Habituellement, la chute 35 de pression augmente lorsque croît le débit du gaz sortant. La relation entre l'efficacité de collection et le débit du gaz sortant dépend du dessin; l'efficacité a en général tendance à augmenter, tant que le liquide introduit n'interfère pas avec le courant gazeux sortant et tant qu'on empêche efficacement l'en-40 traînement du liquide par le gaz sortant. 72 06896 10 1128427 Il est à noter à ce sujet que, bien que le procédé de la présente invention comporte dans la plupart des cas une zone de séparation du carbone, dans certains cas l'utilisation d'une telle zone peut ne pas être nécessaire, si la présence de carbone 5 activé finement divisé dans le courant gazeux envoyé dans l'atmosphère n'est pas considérée comme nuisible. Dans ces conditions, le courant gazeux sortant est envoyé directement dans l'atmosphère après son passage dans la zone de contact avec le carbone. Comme le montre la figure III, le procédé de l'inven-10 tion peut le cas échéant englober l'utilisation d'une zone de séparation secondaire (28), qui peut comporter un ou plusieurs dispositifs supplémentaires pour séparer les particules de matière du courant gazeux. Les dispositifs utilisables dans cette zone peuvent être l'un quelconque des divers types d'appareils qui ont 15 été décrits précédemment comme étant utilisables dans la zone de séparation du carbone. Néanmoins, plutôt que d'utiliser un dispositif pour séparer les particules de matière dans la zone de séparation secondaire, il peut être préférable d'utiliser un adsor-bant sous forme d'un lit fixe, qui soit capable de séparer tous 20 les contaminants supplémentaires générateurs d'odeurs, sous forme de vapeurs, de gaz ou de solides colloïdaux qui peuvent ne pas a-voir été adsorbés par le carbone activé dans la zone de séparation du carbone. On utilise de préférence du carbone activé granulaire comme adsorbant dans un tel lit fixe, bien qu'on puisse 25 utiliser le cas échéant d'autres adsorbants, tels que gel de silice, terre à foulon, terre à diatomées, zéolites synthétiques et alumine activée. L'utilisateur peut donc faire passer le courant gazeux sortant, après traitement dans la zone de contact avec le carbone, dans le nombre désiré de dispositifs de divers types, 30 pour séparer les particules et les contaminants générateurs d'odeurs, sous forme de gaz, de vapeur ou de solides colloïdaux. En outre, bien que chacune des diverses zones qui constituent les composants nécessaires et facultatifs du procédé de l'invention puissent prendre la forme d'équipements individuels, il est aussi 35 possible de dessiner un appareil convenable qui contient toutes ces zones dans une unité unique. Dans une autre réalisation préférée de l'invention, illustrée sur les figures II et III, on peut le cas échéant faire passer le courant de gaz de sortie dans une zone de séparation 40 des particules, par exenç>le (12) dans la figure II et (22) dans 72 06896 îi 2128427 figure III, qui contient un dispositif convenable pour séparer les matériaux particulaires pouvant être présents dans le courant gazeux, avant entrée de celui-ci dans la zone de contact avec le carbone. Les dispositifs utilisables dans cette zone peuvent être 5 l'un ou plusieurs des divers types d'appareils qui ont été décrits ci-dessus comme étant applicables dans la zone de séparation du carbone. On préfère néanmoins utiliser dans ce but un filtre de tissu, du type enveloppe ou sac. Dans une autre réalisation du procédé de la présente 10 invention illustrée par la figure II, le carbone activé peut être recueilli, puis transporté, depuis la zone de collection du carbone (17) dans une zone de réactivation du carbone (18) où il est ~ réactivé (ou régénéré, comme on dit parfois pour ce genre de procédé), avant d'être recyclé dans la zone de stockage du carbone 15 (15). La réactivation du carbone peut être effectuée par l'utilisation de l'un quelconque des procédés, tels que l'utilisation de vapeur, qui sont bien connus des spécialistes; le traitement particulier de régénération qui est utilisé dépend de la nature des particules du ou des contaminants qui ont été adsorbés pendant 20 que les particules de carbone étaient entraînées dans le courant gazeux, lors de son passage dans la zone de contact avec le carbone. Pour ce qui est des autres éléments du procédé de la figure II, on notera que les éléments 10, 11, 13, 14, 15, 16, 17 et 19 sont respectivement semblables aux et à rapprocher des éléments 25 3, 2, 4, 5» 6, 7, 8 et 9 En outre, dans une autre modification encore du procédé envisagé, représentée par la figure III, les particules de carbone contaminées peuvent, le cas échéant, être recyclées directement, par un conduit convenable (30) dans le courant gazeux avant 30 entrée de celui-ci dans la zone de contact avec le carbone (23). Un tel recyclage sert à augmenter l'efficacité du procédé, en permettant au carbone d'adsorber des concentrations supplémentaires de contaminants. Si on utilise un tel recyclage direct du carbone contaminé, le conduit de recyclage doit de préférence comporter 35 une purge (31) pour permettre, lorsque nécessaire, l'élimination du système des concentrations excédentaires en carbone contaminé. Pour ce qui est des autres éléments de la figure III, on notera que les éléments 20, 21, 23, 24, 25, 26, 27 et 29 correspondent respectivement aux éléments 3, 2,-4, 5, 6, 7, 8 et 9 du procédé 40 de la figure I. 72 06896 12. 1128427 Il est aussi à noter que le procédé de la présente invention peut être mis en oeuvre de manière à combiner les courants gazeux sortants de deux ou plusieurs zones de procédé, chacune d'entre elles pouvant donner des produits différents, et à 5 les faire passer ensuite dans la zone de contact avec le carbone. Les exemples suivants illustrent- mieux la mise en oeuvre de l'invention, mais ne limitent aucunement cette dernière. Dans ces exemples toutes les parties sont en poids, sauf indication contraire. 10 Exemple I. Cet exemple illustre la mise en oeuvre du procédé de lutte contre les odeurs selon l'invention. Dans le procédé de fabrication du phosphorothioate d'-0,0-diéthyle et d'0-(isopropyl-2-méthyl-4-pyrimidinyl-6), ce der-15 nier composé étant largement utilisé comme insecticide, divers composés générateurs d'odeurs tels que des alkyl mercaptans, des mercapto acétates, des thiophosphates et des mercapto phosphates, sont obtenus comme sous-produits de la réaction. En outre, un faible pourcentage de phosphorothioate est lui-même souvent en-20 traîné dans le courant gazeux et contribue ainsi à la formation d'odeurs. La préparation de ce produit met aussi en jeu son mélange avec un support inerte, qui est habituellement du silicate de calcium synthétique hydraté finement divisé, tel que celui commercialisé sous la dénomination "Micro-cel" par Johns-Manville 25 Products Corp. Ainsi, une quantité notable de ce matériau en particules est aussi présente dans le courant gazeux sortant du procédé de fabrication et nécessite l'utilisation de collecteurs de poussière du type filtration pour son élimination. On a en outre trouvé que le gaz sortant de ces collecteurs de poussière contient 30 une concentration importante en contaminants générateurs d'odeur^ comportant 0,75 kg environ de phosphorothioate adsorbé sur wmi-cro-celM, pour une charge introduite dans le collecteur de poussière de 1000 kg environ par 24 heures. Ce courant gazeux sortant peut aussi contenir en outre du phosphorothioate non adsorbé, 35 sous forme de vapeur, ainsi que d'autres constituants générateurs d'odeurs sous forme vapeur. Pour maîtriser ce problème d'odeurs, on a installé une unité de combustion catalytique ayant un catalyseur au platine fonctionnant à 427°C, sur le chemin du courant gazeux de sortie, 40 après sa sortie d'un collecteur à poussière avec filtre en tissu L 72 06896 w 3128427 du type sac. Néanmoins, ce système n'a pas réduit de façon notable la quantité d'odeurs désagréables du type mercaptan envoyées dans l'atmosphère. Dans une autre approche pour résoudre ce problème d'o-5 deurs, on a installé un épurateur liquide utilisant de l'acide suifurique à 2 % comme milieu d'épuration, sur le chemin du courant gazeux, après sa sortie d'un filtre en tissu du type sac. Ce procédé n'a pas non plus réussi à réduire les odeurs fortement désagréables du type mercaptan, dans le courant gazeux de sortie 10 envoyé dans l'atmosphère et a aussi posé un problème d'élimination des produits usés liquides. On a alors installé un système utilisant le procédé de -. la présente invention. Ce système consistait en le passage du courant gazeux sortant de l'unité finale de mélange, utilisée 15 pour préparer le phosphorothioate décrit ci-dessus, dans un collecteur primaire de poussière constitué d'un filtre en tissu du type sac, ayant une capacité de 227 m par minute, avec un rap- "2 p port air:tissu de 2,13 m^/minute/m de tissu. Ce dispositif a été utilisé avec un tissu de "Dacron" de 340,2 g comme milieu fil-20 trant. Comme noté ci-dessus, le produit introduit dans ce collecteur représentait environ 1000 kg/jour. Le courant gazeux sortant de ce collecteur primaire de poussière a été introduit dans un conduit ayant un diamètre intérieur de 50,8 cm et une longueur de 17,4 m, conduisant à un collecteur secondaire de poussière. En un 25 point situé à 4,57 m de la sortie du collecteur primaire de poussière, on a introduit du carbone activé ayant une granulométrie de 0,044 mm dans le conduit décrit précédemment, avec tua débit de 2,72 kg/jour environ. A la sortie du collecteur secondaire de poussière, qui 30 était un filtre en tissu du type sac, composé d'un tissu de coton feutré de 340,2 g ayant un rapport air:tissu de 0,45 m^/minute/m^ de tissu, on a trouvé que le courant gazeux sortant, envoyé dans l'atmosphère, était exempt des odeurs désagréables du type mercaptan, avec seulement une légère odeur de pétrole qui était fa-35 cilement dispersable à seulement 9>15 m de l'orifice de sortie, et étant émis dans l'atmosphère de façon à ce qu'il soit complètement indétectable à une distance de 61 m de l'orifice de sortie. Au contraire, en utilisant soit l'unité de combustion catalyti-que, soit 1*épurateur liquide décrit précédemment à une dilution 40 de 1:1, le courant gazeux envoyé dans l'atmosphère pouvait être 72 06896 14. 1128427 détecté à une distance de 400 m au moyen d'un détecteur d'odeurs du type connu sous la dénomination "Model 1-3 Baraaby Cheney Scentometer". On a obtenu des résultats comparables, en ce qui con-5 cerne la diminution des odeurs, en appliquant le procédé décrit ci-dessus au courant gazeux sortant, après fabrication de chacun des produits suivants : (1) l'herbicide îî,IT-di-n-propyl-thiolcarbaniate d'éthyle, (2) l'herbicide diisobutylthiocarbamate de S-éthyle et 10 (3) l'insecticide éthylphosphonodithioate de 0-éthyle et de S-phényle. On peut apporter des modifications dans les proportion^ les modes opératoires et les matières, sans s'écarter pour autant du domaine de la présente invention. 72 06896 3128427 REVENDICATIONS. 1. Procédé pour régler la quantité d'odeurs qui est envoyée dans l'atmosphère à partir d'une source d'odeurs, caractérisé en ce qu'il consiste à faire passer le courant de gaz de 5 sortie de ladite source d'odeurs à travers une zone de contact a-vec le carbone, dans laquelle on introduit des particules de carbone activé finement divisées, de façon à ce qu'elles entrent en contact avec et soient entraînées dans ce courant gazeux, ces particules adsorbant ainsi les composants générateurs d'odeurs de 10 ce courant gazeux alors qu'elles sont entraînées dans celui-ci, ce courant gazeux étant ensuite envoyé dans l'atmosphère. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le courant de gaz de sortie passe à travers une zone de séparation des particules avant de passer dans ladite zone de contact 15 avec le carbone, cette zone de séparation des particules contenant un dispositif convenable pour séparer les matières particu-laires du courant gazeux. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le courant de gaz de sortie traverse une zone de séparation 20 de carbone, après avoir traversé la zone de contact avec le carbone et avant d'être envoyé dans l'atmosphère, ladite zone de séparation du carbone contenant des dispositifs convenables pour séparer ces particules de carbone activé finement divisées ainsi que d'autres matières particulaires de ce courant gazeux. 25 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la source d'odeurs provient de la fabrication d'un pesticide organique synthétique choisi parmi les composés suivants ï phosphorothioate d'0,0-diéthyle et d'0-(isopropyl-2-métliyl-4-pyrimidinyle-6), 30 N,N-di-n-propylthio^6arbamate d'éthyle, diisobutylthiocarbamate de S-éthyle et éthylphosphonodithioate d'0-éthyle et de S-phényle. 5. Procédé selon la revendication 1 pour régler la quantité d'odeurs envoyée dans l'atmosphère pendant la fabrica-35 tion de l'insecticide phosphorothioate d'0,0-diéthyle et d'0-(i-sopropyl -2-méthyl-4-pyrimidinyl-6), caractérisé en ce qu'il consiste à faire passer le courant de gaz de sortie du réacteur utilisé pour préparer cet insecticide à travers une zone de contact avec le carbone, dans laquelle on introduit des particules de 40 carbone activé finement divisées, de façon à ce qu'elles entrent 72 06896 160 1128427 en contact avec et soient entraînées dans le courant gazeux, ces particules adsorbant ainsi les composants générateurs d'odeurs de de courant gazeux en étant entraînées dans celui-ci, ledit courant gazeux étant ensuite envoyé dans l'atmosphère. 5 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que le courant de gaz de sortie passe à travers une zone de séparation des particules avant de passer dans la zone de contact a-vec le carbone, ladite zone de séparation des particules contenant un dispositif convenable pour séparer la matière particulai- 10 re du courant gazeux. 7. Procédé selon l'une des revendications 2 et 5, caractérisé en ce que la zone de séparation des particules comprend au moins un filtre de tissu. 8. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce 15 que le courant de gaz de sortie passe à travers une zone de séparation du carbone après être passé dans la zone de contact avec le carbone et avant d'être envoyé dans l'atmosphère, ladite zone de séparation du carbone contenant des dispositifs convenables pour séparer les particules de carbone activé finement divisées 20 ainsi que d'autres matières particulaires du courant gazeux. 9. Procédé selon l'une des revendications 3 et 8, caractérisé en ce que la zone de séparation du carbone comprend au moins tua filtre de tissu. 10. Procédé selon l'une des revendications 7 et 9, ca- 25 ractérisé en ce que le filtre de tissu est revêtu d'une couche d'un matériau adsorbant sur au moins vin de ses faces. 11. Procédé selon l'une des revendications 3 et 8, caractérisé en ce que le carbone activé séparé du courant gazeux dans la zone de séparation du carbone est réactivé, puis recyclé, 30 dans la zone de contact avec le carbone. 12. Procédé selon l'une des revendications 3 et 8, caractérisé en ce que le carbone activé séparé du courant gazeux dans la zone de séparation du carbone est recyclé dans le courant gazeux en un point situé après la source d'odeurs, mais avant son 35 entrée dans la zone de contact avec le carbone. 13. Procédé selon l'une des revendications 1 et 5, caractérisé en ce que le carbone activé est introduit dans la zone de contact avec le carbone avec un débit qui est de 2 à 20 fois environ le débit avec lequel on fait passer les composants géné- 40 rateurs d'odeurs du courant gazeux dans la zone de contact avec 72 06896 17. 1128427 le carbone. 14. Procédé selon l'une des revendications 1 et 5, caractérisé en ce que le courant de gaz de sortie passe à travers une zone de séparation secondaire, après être passé dans la zone 5 de séparation du carbone et avant d'être envoyé dans l'atmosphère, ladite zone de séparation secondaire contenant des dispositifs convenables pour adsorber les composants générateurs d'odeurs du courant gazeux. 15. Procédé selon la revendication 14, caractérisé en 10 ce que la zone de séparation secondaire comprend au moins un lit fixe de carbone activé. 16. Procédé selon l'une des revendications 1 et 14, caractérisé en ce que le courant de gaz de sortie passe à travers une zone de séparation des particules avant de passer dans la zo- 15 ne de contact avec le carbone, puis passe à travers une zone de séparation du carbone après être passé dans la zone de contact a-vec le carbone et avant d'être envoyé dans l'atmosphère, ladite zone de séparation des particules et ladite zone de séparation du carbone contenant toutes deux des dispositifs convenables pour 20 séparer les matières particulaires du courant gazeux. 17. Procédé selon la revendication 16, caractérisé en ce que la zone de séparation des particules et la zone de séparation du carbone comprennent toutes deux au moins un filtre de tissu. 25 18. Procédé selon la revendication 17, caractérisé en ce que le filtre de tissu dans la zone de séparation des particules est revêtu d'une couche d'un matériau adsorbant sur au moins une de ses faces. 19. Procédé selon la revendication 17, caractérisé en 30 ce que le filtre de tissu dans la zone de séparation du carbone est revêtu d'une couche d'un matériau adsorbant sur une au moins de ses faces.