La présente invention est du domaine des véhicules terrestres et elle a plus particulièrement pour objet un procédé et des moyens de contrôle de l'efficacité des amortisseurs d'automobile ntexigeant pas leur démontage. Or connait depuis une époque relativement récente divers systèmes de contrôle de l'efficacité des amortisseurs d'autre mobiles ; les uns, nécessitart l'examen de l'aricrtisseur à ltétat isolé, relèvent plutôt de l'étude des performances des amortisseurs, d'autres permettant leur contrôle sans avoir à les désolidariser du véhicule sur lequel ils sont montés, sont mieux appropriés aux contrôles courants en stations-service. Ces derniers systèmes de controle procèdent généralement par ltexamen du comportement soit de la earrosserie du véhicule soit de la roue lorsque l'on soumet l'amortisseur a un travail autour de sa position moyenne. Les dispositifs relevant de ces systèmes de contrôle comportent une semelle placée sous une ou plusieurs roues du véhicule, et dans un premier type de ces dispositifs la semelle supportant la roue est élevée à une certaine hauteur puis rabaissée brusquement, le test consistant à examiner sur un enregistrement par exemple, les oscillations de la carros- serie, tandis que dans un second tyre la semelle est animée d'un mouvement oscillatoire de faible amplitude et de fréquence décrcissante et l'on note le travail de ltamortissevr aux différentes fréquences ; on remarque qu'un inconvénient de tous le dispositifs proposés est de ne prendre en compte que le comportement de l'amor- tisseur sur une faible partie de sa course, en générale voisine de la position moyenne. C'est précisément l'un des objectifs de la présente invention que de tester l'amortisseur à partir de sa position d'allongement maximum ; un autre objectif de l'invention est de mettre à la disposition de 1' usager un procédé rapide de contrôle et des moyens simples de mise en oeuvre conduisant à un interprétation claire des résultats; un troisième objectif, secondaire de l'invention est la simplicité des moyens de mise en oeuvre d'ur procédé de contrôle, rendant ceux-ci accessibles aux stationsservice même les plus modestes. Selon la présente invention un procédé de contrôle de l'efficacité des amortisseurs d'un véhicule consiste principalement à soulever la carrosserie du véhicule d'une certaine hauteur telle qu'un amortisseur du dit véhicule soit en complète extension, c'est à-dire dans sa position d'allongement maximal , puis à laisser chuter brusquement la carrosserie, à enregistrer les oscillations de la carrosserie consécutives à la chute jusqutà stabilisation et à comparer l'enregistrement ainsi obtenu avec un enregistrement témoin relevé à partir d'un amortisseur neuf, toutes choses égales par ailleurs. La comparaison peut porter aussi bien sur la pseudopériode des oscillations, que sur leur nombre, que sur leur amplitude ou que sur la durée d'amortissement ou de stabilisation.On notera qutun avantage de ce procédé très ample résulte du fait que l'efficacité de l'amortisseur est controlée en un point de sa course où il a le plus de chance d'être défectueux, c'est-à-dire au point d'allongement maximum ; un autre avantage résultant de l'examen de la sinusoïde amortie elle-même, est de permettre un diagnostic très affiné de l'état des amortisseurs, et de ce fait, de pouvoir effectuer un réglage précis et égal des amortisseurs d'un même essieu. La présente invention a aussi pour objet des moyens de mise en oeuvre du procédé précédemment décrit. Ces moyens comprennent essentiellement des moyens pour soulever a carrosserie du véhicule d'une certaine hauteur, des moyens pour, la carrosserie étant en position haute, en provoquer la chute brusque par son propre poids, des moyens pour enregistrer les oscillations de la carrosserie consécutives à la chute et des moyens pour permettre la comparaison rapide de l'enregistrement avec un enregistrement témoin.Selon une forme particulière d'exécution des moyens pour soulever la carrosserie et la laisser chuter brusquement, ceux-ci incorporent un bras de levier dont un point d'appui est escamotable, des moyens démultiplicateurs de force pour actionner le dit bras de levier et des moyens d'escamotage du dit point appui ; ces moyens sont de préférence intégrés dans un appariel dit "cric à bascule" pourvu de moyens de déplacement tels que roulettes orientables, lui permettant de le placer successivement sous différentes parties de la carrosserie.Selon une fcrme particulière d'exécution des moyens pour enregistrer les oscillations de la carrosserie, ceux-ci incorporent des moyens démultiplicateurs pour démultiplier dans un certain rapport les mouvements verticaux d'oscillation de la carrosserie et les transmettre à un stylet, et des moyens pour déplacer à vitesse constante ure fiche ou carte sur laquelle le stylet peut laisser la trace démultirliée des mouvements de a carrosserie.Selon une forme particulière de réalisation des moyens de comparaison rapide d'ur enregistrement avec ur; enregis- trement témoin, ceux-ci incorporent un catalogue ou recueil de feuilles transparentes sur lesquelles sont imprimés ces enregistrements témoins. La présente invention cera mieux comprise et des détails relevant aussi de l'invention apparaîtront à la description ,ui a être faite de formes particulières ce réalisation, en relation avec les figures des planches annexées dans lesquelles La Fig I est ur schéma explicatif des moyens de mise en oeuvre du procédé de l'invention La Fig 2 est un schéma en élévation d'un "cric à bascule" ;; La Fig 7 est un dessin illustrant la mise en oeuvre Li procédé de l'invention La Fig 4 est un enregistrement témoin des oscilla- tiens de la carrosserie d'un véhicule La Fig 5 est un enregistrement obtenu à partir d'un amortisseur usagé. Sur la Fig 1, un dispositif de contrôle de l'efficacité des amortisseurs tels que 1 d'un véhicule dont la carrosserie est symbolisée en 2, comprend principalement des moyens 3 pctr soulever la carrosserie d'un certaine auteur et la laisser chuter brusquement, des moyens 4 d'enregistrement des oscillations de la carros- serie, des moyens 6 pour déclencher la chute de la carrosserie et des moyens de synchronisation 7 pour mettre en action les moyens d'enregistrement juste avant et pendant la chute de la carrosserie; ; les moyens pour soulever la carrosserle et la laisser ehuter in- corporent principalement un bras de levier 8 dont le point fixe d'appui est par exemple le point 9 et dont le point d'action est le point 10 ; dans le cas particulier de réalisation des figures suivantes c'est le point d'appui 9 qui est choisi escamotable. tes moyens d'enregistrement 4 comprennent un cable souple 11 dont une extrémité peut etre reliée à la carrosserie et dont l'autre extrémité peut actionner par l'intermédiaire de moyens démultiplicateurs tels que renvois à poulies 12, 13 et 14, un stylet inscripteur 15 ; avantageusement le moyen de fixation 16 du cable 11 à la carrosserie peut etre une pièce souple et pouvant y adhérer par effet magnétique, par ventouse ou par collage ; ils comprennent encore des moyens d'entralnemert tels que rouleaux 16 mus par un motoréducteur 17, électrique par exemple, de cartes telles que 18 sur lesquelles le stylet peut laisser sa trace ; le moteur 17 peut etre mis en marche, ccmme dit plus haut, par l'intermédiaire des moyens de synchronisation 7 qui sont par exemple un circuit électrique refermant le moteur sur sa source d'alimentation telle qu'une pile ou un accumulateur, par l'intermédiaire d'un contacteur supporté par les moyens 6 de déclenchement de la chute ; cette dernière disposition a comme avantage d'éviter un défilement prématuré de la carte sous le stylet. Sur la Pig 2-un dispositif de soulevement de la carrosserie d'un véhicule permettant la chute brusque de celle-ci incorpore un bras de levier 20 dont un extrémité est pourvue d'un plateau articulé 21 destiné à supporter la carrosserie et dont l'autre extrémité comporte un galet 22 ; un bras de levage 23 fonctionnant lui aussi en bras de levier peut exercer sur le bras de levier 20, par 11 intermédiaire d'un axe 24, une force verticale le bras de levage est lui-ipeme mû par un mécanisme hydraulique 25. Au cours du soulèvement le galet 22 vient se loger sous le cran 26 d'un taquet 27 qui se comporte comme un point d'appui pour le levier 20 ; lorsque la carrosserie a été soulevée d'une hauteur déterniinée la chute brusque peut être provoquée en escamotant le cran 26 par basculement du taquet 27, ce qui peut être fait baisement grâce à un levier de déclenchement 28 monté oscillant sur le taquet 27, dont une extrémité peut prendre appui contre le galet 22 pour dégager le cran 26 du taquet ; l'autre extrémité, supérieure, du levier de déclenchement est pourvue d'un contacteur 29 pour enclencher par l'intermédiaire du circuit électrique 30 le moteur 17 (fig 1) d'entraînement des cartes ; ces différents organes sont montés sur un chassis mobile 31 , de la même façon que le sont les crics de stations-service dont dérive le cric à bascule de l'invention. Sur le dessin de la Fig 3 uneautomobile 33 est en position de test de l'amortisseur avant-gauche. On reconnait sur ce dessin un cric à bascule 34, un enregistreur 35 qui se présente sous la forme d'un coffret muni d'un poignée, et un cable souple 36 (analogue au cable 11 de la Fig t) ; on note que ce cable souple est relié à la carrosserie par une plaque adhérente 37 qui se trouve située sur l'aile de l'automobile sensiblement à l'aplomb de l'axe de la roue avant-gauche 38, le coffret-enregistreur étant lui-meme en regard de cet axe.On notera encore que le crlc à bascule aussi bien que le coffre-enregistreur sont de préférence indépendants de toute source extérieure d'énergie ce qui permet de les mettre en oeuvre en tout lieu sans autre aménagement qu'un sol plat. En référence au dessin de la Fig 3 le contrôle de l'efficacité des amortisseurs d'un véhicule comporte pour chaque amortisseur a succession des opérations suivantes - introduire le plateau du cric à bascule sous une semelle géné ralement prévue à cet effet sous a carrosserie, - dispcser l'appareil enregistreur en face de la roue, le cable souple étant du côté du véhicule, - introduire une carte dans l'enregistreur et en assurer l'enga- gement dans les rouleaux d'entraînement manipulables à la main par une molette 39, - relier le cable souple à la carrosserie grâce à la plaque adhérente, sensiblement à l'aplomb de l'axe de la roue et en réglant sa longueur de façon telle que 1 stylet se trouve dans uie position moyenne, - actionner le mécanisme hydraulique du cric jusqu'à éLévation complète de la carrosserie, - raccorder, le cas échéant, le fil conducteur du levier ce déclenchement, - appuyer sur le contacteur et tirer le levier de déclenchement en maintenant l'appui sur le contact jusqu'à ce que la carte soit ressortie du coffret-enregistreur. Ces opérations étant effectuées pour chacune dcs roues dont on veut contrêler l'efficacité de l'amortisseur, on dispose d'un oertain nombre de cartes, quatre par exemple ; il s'agit alors de comparer chacune d'elles avec un enregistrement témoin. De telles cartes sort visibles sur les figures suivantes. Sur la Fig 4 l'enregistrement correspond à un amortisseur en bon état, voire neuf ; le temps de stabilisation Te (intervalle de temps séparant l'instant de début de chute 40 de l'instant 41 à partir duquel le graphe est rectiligne) est relativement court. Sur la Fig 5 l'enregistrement oorresiond à un amortisseur usagé, le temps de stabilisation T'a est relativement plus long que Te ; sur cette figure on a représenté en pointillé l'en- registrement de la figure précédente tel que cela peut autre fait au moyen d'une feuille transparente superposée, selon l'invention, étant entendu que les deux enregistrements correspondent aux roues d'un même essieu d'un véhicule de type identique ; la superposition de la feuille transparente eet faite en prenant comme référence, d'une par, les instants 40 de début de chute, d'autre part les parties rectilignes des tracés, qui doivent être rendus parallèles ou mieux, le cas échéant, superposés. Un seuil Ta déterminé expérimentalement peut être porté sur la feuille transparente contenant le témoin tel que lorsque le temps de stabilisation T's d'un amortisseur contrôlé dépasse Ta, ce dépassement pev.t être retenu comte critère de manque dangereux d'efficacité de l'amortisseur. te nombre des oscillations autour de la position moyenne peut être aussi retenu comme critère ou indice de manque d'efficacité ; ce nombre est de Deux dans le cas de la Fig 4 et de Trois dans le cas de la Fig 5. D'autres points des sinusodes amorties pourraient également être choisis comme critères ou indices complémentaires de l'efficacité des amortisseurs, sans sortir pour autant du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Procédé pour le contrôle de l'efficacité des amortisseurs d'un véhicule automobile, sans avoir à les démonter, caractérisé par les opérations suivantes 1/ mettre un amortisseur dans une position d'allongement maximum en soulevant d'une certaine hauteur la carrosserie du véhicule, 2/ laisser chuteur brusquement la caiv-csserie, ,/ enregistrer les escillations de la carrosserie consécutives à la chute jusqu'à stabilisation, 4/ comparer l'enregistrement avec un enregistrement témoin relevé à partir d'un amortisseur neuf toutes choses égales par ailleurs. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé er ce que ladite hauteur de sculèvement est telle que la roue correspondant à l'amortisseur à contrôler soit nettement détachée du sol. 3. Procédé selon 2e rFvendication 1, caractérisé en ce que ladite hauteur est la même pour au moins tous les véhicules d'un même type. 4. Dispositif de contrôle d'amortisseur Four la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1, caractérisé - par des moyens pour soulever la carrosserie du véhicule d'une certaine hauteur, - par des moyens pour, la carrosserie étant en position haute, en provoquer la chute brusque, - par des moyens pour enregistrer les oscillations de la carrosse rie consécutives à la chute jusqu'à stabilisation, - par des moyens permettant la comparaison rapide de llerregistre- ment avec un enregistrement témoin. 5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que lesdits moyens pour soulever la carrosserie du véhicule et les moyens pour eIl provoquer la chute brusque incorporent un levier dont le point d'appui est escamotable. 6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé e ce que ledit levier, des moyens démultiplicateurs de force et des moyens d'escamotage dudit point d'appui sont intégrés dans un appareil, dit cric à bascule, pourvu de moyens de déplacement permettant de le placer successivement sous différentes tarties de la carrosserie. 7. lîsu--ostif selon la revendication 4, caractérisé en ce que lesdits moyens pour enregistrer les oscillations de la c carrosserie incorporent des moyens démultiplicatturs pour démultiplier dans un certain rapport les mouvements verticaux de la carrosserie et les transmettre à un stylet, et des moyens pour déplacer à vitesse constante une fiche sur laquelle le stylet peut laisser la trace démultipliée des mouvements de la carrosserie 8. Dispositif selon la revendication 7, caractérisé : en ce que les moyens démultiplicateurs comprennent un cable souple pouvant être relié à la carrosserie au moyen d'une pièce adhérente 9. Dispositif selon la renver-dication 4, caractérisé en ce que lesdits moyens permettant la comparaison rapide d'un enregistrement avec un enregistrement témoin comprennent un catalogue de feuilles transparentes sur lesquelles sont imprimés des enregistrements témoins.