L'invention concerne un dispositif d'accrochage pour le séchage de végétaux en particulier les pieds de tabac. Il convient, avant d'aborder les dispositions principales de l'inven- tion, de rappeler les difficultés rencontzees à l'occasion de la mlse en oeuvre des dispositifs antérieurement connus dans le domaine du séchage de plartsà l'état suspendu. Il est connu, de faire sécher de nombreux plants à l'état suspendu, tête en bas, comme notamment les plants de tabac. Le plus ancien procédé est le séchage sur lattes de bois. Dans ce procédé-on utilise de longues lattes de bois que l'on dispose horizontalement dans les séchoirs pour constituer des supports sur lesquels on accroche les plants.Pour réaliser cet accrochage les lattes sont pourvues de pointes traversantes et depassantes. L1accrochage se fait alors sur la partie dépassant de la pointe sur laquelle on engage par pression le pied de la plante. Ce procédé traditionnel bien que donnant satisfaction pour l'opération de séchage proprement dite se révèle coûteux à l'usage en raison du prix du bois, de l'entretien du parc de lattes,du remplacement des lattes brisées ou vieillies. Par ailleurs ce procédé rclame un certain tour de main dans la fabrication des lattes notamment pour une pose correcte des pointes dépassantese De plus, en usage, le procédé se révèle dangereux pour la main d'oeuvre chargée de l'accrochage des plants.I1 n'est pas rare en effet de rencontrer des blessures aux mains lors de l'enfoncement du pied à suspendre sur la tige de la pointe. Les pointes sont pratiquement toujours rouillées, dans tous les cas souillées et le tétanos est toujours à craindré. On notera les difficultés rencontrées lors du décrochage des pieds après séchage. Dans un procédé plus récent, on a remplace les lattes de bois par des fils métalliques tendus horizontalement dans les séchoirs et sur lesquels on suspend, tête en bas, les plante. Pour suspendre les plantssur les fils tendus, on pratique une encoche inclinée dans l'épaisseur de la tige du plant,cette encoche étant dirigee vers le pied du plantde manière telle, qu'une fois tête en bas, le pied soit accroché sur le fil qui pénètre dans l'encoche. Ce mode d'encochage ne pouvant être réalisé à la main au niveau d'une production commerciale ,- on a réalisé des machines dites coupeuses-encocheuses qui, dans une seule opération, sectionnent la tige de la plante et-pratiquent une encoche à faible distance de la coupe franche. Ce second procédé, d'un rendement un peu supérieur au premier décrit, présente toutefois de nombreux inconvénients, On notera d'abord l'investissement important que constitue l'achat d'une coupeuse -ieneocheuse. En second lieu, les tiges des plantsétant inégales en diamètre telle coupe qui sera bonne pour un pied sera défectueuse pour un autre pied de plus faible diamètre où la lame d'encochage sectionnera totalement la tige diun pied. C'est ainsi que lion relève des pertes pour défaut d'encochage de l'ozdae de 5 %. Si l'on veut sauver les encochages rates il faut envisager une reprise manuel le de l'encochage. En ce qui concerne l'accrochage et le séchage des plantes coupés et encoches selon ce procédé on notera d'autres inconvénients. Au moment de I1 accrochage il faut convenablement orienter l'encoche d'un plantpour obtenir cet accrochage. Lorsque plusieurs plats sont accrochés sur un mEme fil on note, en raison du poids de ces plants, une forte flèche sur le fil de sorte que, sous l'effet de sollicitations telles que vibrations, vent, chocs, poids, pousses accidentelles, les plants se tassent les uns contre les autres, en direction du point le plus bas du fil de suspension, ce qui augmente le temps de sechage, et nuit à sa qualités On notera encore que le contact direct de la tige du plant sur le fil de suspension provoque une oxydation rapide de ce fil par les oxydants de la sàve. Vis à vis de cet état de la technique/ la pressente invention à pour but principal un dispositif de suspension de plant sur fil qui élimine les dangers d'accrochage, supprime les pertes de plants et soit de mise en oeuvre rapide et simple. L'invention a également pour but de fournir un dispositif qui paisse être immobilisé sur un fil de suspension, sans glissement et grâce auquel le fil soit isolé du contact direct duplant, L'invention a encore pour but de fournir un dispositif de fabrication simple, reutilisable plusieurs saisons de séchage. L'invention concerne à cet effet un dispositif d'accrochage pour le sechage de végétaux, à l'état suspendu, sur fils, en particulier les pieds de tabac, dispositif caractérisé en ce qutil se présente sous la forme générale d'une bague dans l'orifice de laquelle est engagée l'extrêmité de la tige du plant à faire sécher, cette bague comprenant, d'une part, un moyen d'ancrage disposé radialement en direction du centre de la bague et propre à pénétrer dans la tige du plant à suspendre, d'autre part, un moyen d'accrochage et d'immobilisation sur fil propre à isoler le plant du fil. Suivant une disposition de l'invention les moyens d'ancrage de la tige du plant sont constitués par des griffes pénétrantes, disposées é l'intérieur de la bague, de préférence sur un secteur situé à l'opposé du moyen d'accrochage. Grâce à à cette disposition le poids du plant maintient par auto blocage la tenue de l'ancrage. Suivant un mode d'exécution de l'invention, la bague se pressente sous forme d'un anneau réalisé dans un flan plat, de faible epaisseur, le moyen d'ancrage du plant et le moyen d'accrochage sur fil étant venus directement de découpage. Suivant une disposition de ce mode d'exécution, le moyen d'accro- chage sur fil est constitue de préférence, de trois longuettes à bords vifs,pliées sur un même cet d1une des faces frontales de la bague de manière à déborder du plan général de la face considérée, les dites languettes étant préférablement jointives à l'état plat, puis décalées angulairement après pliage, de manière telle, que l'extrêmité libre de la languette centrale se trouve à un niveau plus haut que les extrêmités libres des languettes latérales, de manière à former à chaque fois, entre les dites languettes, des encoches dent les rives forment entre elles un angle aigu. Grâce à cette disposition, sous l'action du poids du plant suspendu, il se produit un autoblecage du moyen d'accrochage sur le fil de suspension évitant tout glissement. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront encore de la description détaillée qui va zuivre en référence aux dessins annexés dans lesquels s la figure 1 est une vue en perspective montrant un mode d'exécution préféré de l'invention, la figure 2 est une vue en plan du dispositif de la figure 1 montrant le détail de sa géométrie pour une fabrication par matriçage-decoupage. La figure 3 est une vue en coupe du dispositif suivant A - A de la figure la figure 4 est une vue en perspective montrent un autre mode d'exécution du dispositif. Da figure 5 est une vue en perspective montrant une variante d'exécution du dispositif. suivant l'invention, et selon un premier mode d'exécution représen- té aux figures 1 à 3 on a désigné par la référence générale 10 le dispositif d'accrochage pour le séchage de végétaux, à l'état suspendu, sur fils. Ce dispositif se présente sous la forme générale d'une bague 11 dans l'orifice 12 de laquelle est engagée l'extrêmité de la tige 13 d'un plant à faire sécher. Dans la figure 1 on a désigné par la référence t4 un fil métallique de suspension servant de support au dispositif d'accrochage. La bague comprend tout d'abord un moyen d'ancrage dispose radialement en direction du centre de la bague et propre à pénétrer dans la tige du plant à suspendre. Dans l'exemple d'exécution représenté ce moyen d'ancrage est constitué par une série de griffes pénétrantes, disposées à l'intérieur de la bague, de préférence reparties sur un secteur S situé à l'oppos du moyen d'accrochage sur le fil 14. On notera que les extrémités des griffes pénétrantes sont alignées - sur une circonférence C I ayant un diamètre plus faible que le diamètre de la circonference O 2 mesurée au niveau du diamètre d. Il est avantageux que le fond de dent t5a des griffes 15 soit situé sur une circonférence C 3 placée sensiblement à mi-distance de la circonférence intérieure C 2 de la bague et de la circonférence extérieure C 4. Suivant un mode d'exécution préféré de l'invention, la bague se présente sous forme d'un anneau réalisé dans un flan plat comme montré figure 2. Ce flan plat peut avoir, à titre d'exemple, une épaisseur de 7/10e de millimètre. la géométrie de la bague est conçue de manière telle qu'elle puisse être obtenue directement par matriçage-découpage. Le moyen d'accrochage sur fil est constitue de preference de trois languettes à bords vifs pliées sur un même cEté d'une des faces frontales de la bague par exemple la face F i comme montrée figure I de manière à déborder du plan général de la dite face. En se reportant à la figure 2 on notera que les longuettes sont jointives à l'état plat et sont séparées par deux lignes de découpe respectivement D 1 - D 2.La languette centrale est désignée par la référence 16 tandis que les languettes latérales sont désignées respectivement par les références 16', Après découpe, les languettes sont décalées angulairement par pliage, de manière telle que l'extrémité libre de le languette centrale 16 se trouve à un niveau plus haut que les extrémités libres des languettes latérales 16t. De cette manière on forme à chaque fois entre la languette centrale 16 et les languettes latérales 162 des encoches 17 dont les rives respectivement 17 B - 17 B font entre elles un angle aigu. De cette manière, comme on peut le remarquer figure t, il se produit,sous la charge du plant accroché dans la bague, un effet de coincement des languettes sur le fil 14. On notera enfin qus la bague 11 présente à sa périphérie une rive de raidissage 180 La mise en oeuvre de la bague selon le mode d'exécution qui vient d'être décrit est extrêmement simple. Pour l'ancrage d'un plant la bague 11 est présentée perpendiculai- rement è l'axe longitudinal du plant de sorte que son introduction ne présente aucune difficulté. L'ancrage de la bagne se fait par simple traction sur la bague ou sur le plant de manière à ce que les griffes 15 pénètrent dans la tige du plant. Cette manoeuvre ne présente aucun danger pour l'utilisateur étant donné que les griffes 15 ont une pénétration limitée dans la tige du plant par butée du fond de dent 15a qui separe les griffes. Dans le mode d'exécution représenté figure 4 la bague est obtenue par découpage d'un flan plat 19 d'allure générale rectangulaire0 Ce flan est découpé sur la plus grande partie de son axe longitudinal 20 suivant une coupe en dents de scie puis les deux parties 21 - 22 formées par r la ligne de coupe sont mises en forme de bague, Au moins une languette 23 est découpée à l'une des extrémités du flan plat pour constituer le moyen d'accrochage de la bague. La languette 23 est plièe pour former avec l'extrémité du flan plat une encoche 24,à bords vifs,qui se coince sur le fil de suspension sous l'action de la charge portée par la bague. On notera que dans le mode d'exécution des figures 1 et 4 les languettes respectivement 16 et 23 présentent une arête axiale 25 de raidissage de manière telle que les deux côtés de la languette fassent entre eux un angle qui peut être de l'ordre de 150 par rapport à un plan passant par l'arête 25. Dans le mode d'exécution représenté figure 5 la bague est obtenue à partir d'un fil métallique .torsadé 26. dans ce fil sont insérées des griffes radiales 27 dirigées vers le centre de la bague. Le moyen d'accrochage est constitué de préférence par une extrémité du fil constitutif de la bague qui est mis- en forme pour constituer au moins un crochet de prise 28. Bien entendu l'invention n'est pas limitée aux modes d'exécution ci-dessus décrits et représentés pour lesquels on pourra prévoir d'autres variantes sans pour cela sortir du cadre des revendications annexees. REVENDICATIONS 1. Dispositif d'accrochage pour le séchage de vegetaux, à l'état suspendu, sur fils, en particulier les pieds de tabac, dispositif caractérisé en ce qu'il se pressente sous la forme générale d'une bague dans l'orifice de laquelle est engagée l'extrémité de la tige du plant à faire sécher, cette bague comprenant, . un moyen d'ancrage disposé radialement en direction du centre de la bague et propre à pénétrer dans la tige du plant à suspendre, d'autre part, * un moyen d'accrochage et d'immobilisation sur fil propre à isoler le plant du fil. 2. Dispositif d'accrochage selon la revendication 1 caractérisé en ce que les moyens d'ancrage de la tige du plant sont constitués par des griffes pénétrantes, disposées à l'intérieur de la bague, de preference sur un secteur situé à l'opposé du moyen d'accrochage. 3. Dispositif selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la bague se présente sous forme d'un anneau réalisé dans un flan plat, de faible épaisseur, le moyen d'ancrage du pleut et le moyen d'accrochage sur fil etant venus directement de découpage. 4. Dispositif selon les revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le moyen d'accrochage sur fil est constitué de préférence de trois languettes a' bords vifs, pliées sur un même cEté d'une des faces frontales de la bague, de manière à déborder du plan général de la face considérée, les dites languettes étant préférablement Jointives à l'état plat puis décalées angulairement après pliage de manière telle, que l'extrémité libre de la languette centrale, se trouve à un niveau plus haut que les extrémités libres des languettes latérales de manière à former à chaque fois entre les dites longuettes des encoches dont les rives forment entre elles un angle aigu. 5. Dispositif selon les revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la bague est obtenue par découpage d'un flan plat, d'allure générale rectangulaire, ce flan étant découpé sur la plus grande partie de son axe longitudinal, suivant une coupe en dents de scie, pais les deux parties formées par la ligne de coupe sont mises en forme de bague. 6ç Dispositif selon les revendications 1 et 2, caractérisé on ce que la bague est obtenue à partir d'un fil métallique torsadé, les moyens d'ancrage radiaux étant insérés dans les torsades du fil, tandis que le moyen d'accrochage est constitué de préférence par une extrémité du fil constitutif de la bague mis en forme pour constituer au moins un crochet de prise.