I 'invention concerne une machine agricole pour le ramas- sage de sarments ou autres éléments de mXme type, destinée à s 'at- teler à un tracteur de type courant comportant deux bras de relevage et un troisième point d'attelage. Il existe actuellement des dispositifs pour ramasser les sarments, adaptables sur les tracteurs agricoles en vue de ratisser, enserrer, transporter et décharger sur un lieu de dépôt les sarments qui restent après la taille entre les rangees de vigne. Ces dispositifs comprennent des dents de ratissage disposées à l'arrière d'un châssis attelé au tracteur et des dents de rétention mobiles susceptibles, d'une part, de venir au repos en retrait vers le chassies, d'autre part, en position de travail, d'tre refermées vers les dents de ratissage en vue d'enserrer un fagot. Toutefois, ces dispositifs connus présentent certains in convénients. 3ss particulier leur conception conduit nécessairement à les équiper de vérins hydrauliques pour manoeuvrer les dents de rétention ; en conséquence, d'une part, ils ne peuvent se monter que sur des tracteurs équipés d'un circuit hydraulique inde pendant en vue de l'alimentation de ce vérin etr d'autre part, leur prii de revient et leur fragilité sont notablement accrus par la présen- ce de ces vérins. En outre, pour transporter les sarments ratissés en vue de les décharger, l'opérateur doit accomplir deux manoeuvres distinctes : une manoeuvre pour mettre en pression le vérin hydrauli- que et refermer les dents de rétention dans le but d'enserrer le fagot de sarments et une manoeuvre pour actionner les bras de re- vage du tracteur et soulever le dispositif an-dessus du sol. Par ailleurs, les dispositifs classiques sont inaptes, de par leur structure même, à permettre de soulever le fagot de sarments à une hauteur importante ; généralement, la hauteur maxi mum atteinte est de l'ordre de quatre vingts centimètres. Cette li mitation est gênante, notamment, pour décharger le fagot sur un tas de sarments déjà formé, de hauteur notable. De plus, il est à noter que ces dispositifs classiques présentent dans la plupart des cas des difficultés d'adaptation pour travailler sur un sol irrégulier ; en effet, leur structure rigide rend leurs dents de ratissage (ayant pour rôle de griffer légèrement le sol), inaptes, lorsque se présente une irrégularité en creux ou en saillie, à épouser celle-ci de façon que le ratissage se poursuive convenablement ; au contraire, ces dents de ratissage ont tendance, soit à quitter le sol s'il se présente des irrégularites en creux, soit à s'y enfoncer et à le labourer s'il se pre- sente des irrégularités en saillie. La présente invention se propose de fournir une machine agricole pour le ramassage de sarments ou autres éléments de même type, dépourvue des défauts des dispositifs classiques sus-évoqués; un but ae l'invention est d'éléminer les vérins hydrauliques dont sont équipés ces dispositifs classiques et de fournir une machine de très bas prix de revient, fonctionnant parfaitement en l'absen- ce de tout vérin, Un autre but de l'invention est de permettre de soulever les fagots enserrés entre des dents de ratissage et dents de réten- tion, à une hauteur notablement- supérieure à celle autorisée par les dispositifs classiques. Un autre but de l'invention est de fournir une machine bénéficiant d'une grande souplesse d'adaptation aux irrégularités du terrain sur lequel elle est appelée à travailler. A cet effet, une machine agricole comprend : - un châssis appelé à être attelé par sa partie avant aux bras de relevage d'un tracteur et doté à l'arrière de dents de ratissage, - un support pivotant, portant des dents de rétention et articulé sur le chassis de sorte que lesdites dents de rétention soient aptes à adopter deux positions, l'une pour laquelle cellesci sont refermees vers les dents de ratissage avec lesquelles elles sont propres à enserrer un fagot, l'autre pour laquelle elles sont au repos en retrait vers le châssis. Selon l'invention, cette machine est caractérisée en ce que - le châssis est déformable, sa partie avant appelée à être attelée aux bras de relevage étant articulée sur le partie postérieure de celui-ci, à laquelle sont fixées les dents d-e ratissage ; - un fléau est articulé sur ledit chassies, ce fléau comprenant à l'avant de son. articulation, un bras avant appelé à autre attelé au troisième point d'attelage du tracteur et à l1arrière de cette articulation, un bras arrière, équipé d'un organe d'accrocha- ge en vue de permettre l'accrochage dudit fléau sur le support pi votant - ledit support pivotant est muni d'un organe d'accrocha- ge, conjugué de l'organe précité et disposé dans une position adaptée pour être apte à coopérer avec celui-ci, ces organes étant dotés de moyens de manoeuvre permettant de provoquer leur décrochage; - des moyens élastiques sont associés au support pivotant de façon à solliciter ce dernier vers la position dans laquelle ses dents de rétention sont au repos en retrait vers le châssis ;; - les positions relatives de l'articulation des deux par ties du châssis l'une sur l'autre, de l'articulation du support pivotant sur le châssis, de l'articulation du fléau sur le châssis et des organes d'accrochage précités, sont adaptées pour que le soulè- vement de la partie avant du châssis, attelée aux bras de relevage du tracteur, entraîne le pivotement du support se trouvant accroché au fléau par l'entremise des organes d'accrochage précités, les dents de rétention dudit support se refermant vers les dents de tissage au cours de ce pivotement. Le fonctionnement de la machine conforme à l'invention de même que autres caractéristiques et avantages ressortiront clairement de la description qui suit, en référence aux dessins annexés, qui présentent à titre d'exemple non limitatif un mode de réa lisation de ladite invention ; sur cas dessins qui font partie intégrante de la description t - la figure t est une vue, en perspective éclatée, d'une machine conforme à l'invention, cependant que la figure 2 est une vue, en perspective, dans laquelle les différents éléments ont été disposés dans la position normale qu'ils occupent pendant le tra- vsil de ratissage ; - les figues fia, 3b et 3c sont des sohenai illustrant le fonctionnement de l'ensemble de la machine ; la figure 3a montre la machine, en représentation symbolique dans la position de ratis- sage correspondant à celle de la figure 2, la figure 3b montre cel- le-ci dans la position de transport des sarments enfin la figure 3c la montre dans la position de déchargement; - les figures 4a, 4b et 4c, d'une part, les figures 5a et 5b d1autre part, sont des vues de détail destinées à faciliter la compréhension de la structure et da fonctionnement de certains organes de la machine. La machine agricole conforme à l'invention représentée à titre d'exemple aux figures est, essentiellement composée (figure 13 des trois ensembles suivants : - un châssis déformable I qui comprend une partie avant 2 articulee sur une partie postérieure 3 par des axes d'articulation 4 et 4' - un support pivotant 5 articulé sur la partie poste'rieu- re 3 du châssis de façon à pouvoir pivoter autour d'un axe horizontel désigné par a a' à la figure - un fléau 6 articulé par un axe 7 sur la partie avant 2 du châssis de façon à pouvoir pivoter autour d'un axe désigné par b b' à la figure I. Ces trois ensembles 1, 5 et 6 vont ttre décrits en détail ci- dessous. La parie avant 2 du châssis est constituée par deux brancards latéraux 8 et 9 réunis par une entretoise 10 qui porte des pattes, telles -que 11, percées de lumières dans lesquelles est articulé l'axe 7 du fléau. Les extrémités basses des brancards 8 et 9 sont appelées à être articulées aux extrémités des deux bras de relevage d'un tracteur (non représentés à la figure 1) notamment au moyen de goujons s'introduisant dans des lumières que comportent ces brancards. Sur les flancs latéraux des brancards, des petits crochets, tels que 12, permettent d'accrocher des ressorts, reliés au support pivotant 5 et sur lesquels on reviendra plus loin. lia partie postérieure 3 du châssis comprend deux longerons latéraux 15 et 14 à l'extrémité avant desquels sont soudées des plaquettes qui permettent de les articuler sur les brancards 8 et 9. Sur ces longerons sont soudées deux traverses, l'une à l'ar- rière desdits longerons référencée en 15, l'autre à un niveau intermédiaire référencée en 16.Ces traverses constituées en l'exem- ple par des profilés tubulaires à section carrée, contiennent, cOfr me le représente la figure 1, des barres télescopiques telles que 17 et 18 réunies de chaque côté du châssis par des membrures telles que 19. Ces membrures permettent d'assujettir des dents de ratissage latérales telles que 20 en position réglable, aussi bien dans le sens transversal que dans le sens avant-arrière et en hauteur ; grâce à des pièces de retenue telles que 21 et colliers de serrage tels que 22.De plus, des dents arrière de ratissage telles que 23 sont assujetties à la traverse 15 ; pour simplifier les figures, on a schématisé ces dents arrière directement assujetties à cette traverse : en fait, ces dents sont assujetties à celle-ci par l'in termédiaire de pièces de retenue et colliers de serrage analogues aux pièces 25 et colliers 22 qui donnent à l'opérateur la faculté de procéder aux réglages de leur position ; de plus, les membrures 19 se prolongent en fait à l'arrière des barres 18 et portent des dents de ratissage qui n'ont pas été représentées aux figures. Il ne sera pas donne plus de détails sur ces dents de ratissage et sur leurs moyens de fixation, qui sont en enx-mêmes classiques notons simplement que des sabots tels que 24 sont fixés à certaines dents de ratissage en vue de reposer sur le sol et rendre sensiblement constante, quelle que soit la nature du terrain, la profondeur sur laquelle les dents griffent le sol. Par ailleurs, la traverse 16 supporte un élément d'arrêt constitué en l'exemple par un aileron 25 appelé à coopérer avec un élément conjugue que comporte le fléau 6, en vue de limiter le pi votement de la partie post4rieure 7 du châssis s par rapport à ce fléau lorsque la machine est en position de déchargement des sarments. Cette traverse 16 supporte également l'élément femelle 27 d'une glissière dans laquelle vient coulisser, comme on le verra, un élément mâle relié au support pivotant 5. Ce support pivotant 5 se compose, quant à lui, d'une bar- re transversale 28 à laquelle sont soudées des dents de rétention telles que 29, en particulier, au nombre de deux. Cette barre transversale 28 est articulée par des pattes 30 et 30' sur les len- gerons 13 et 14 du châssis, au moyen d'axee que l'on aperçoit en 31 et 31' à la figure 2.De plus, des pattes telles que 32 munies de petits croches permettent d'accrocher antre le support pivotent et les brancards 8 et 9 par leur crochet 12, des ressorts 33 et 34 qui exercent sur le support pivotant un couple ayant tendance à relever les dents de rétention 29 vers une position en retrait près du châssis ; cette position correspondant à la position de ratissa- ge de la machine est représentée à la figure 2. La barre transversale 28 porte un organe d'accrochage comprenant un doigt 35 sur lequel est articulé un crochet 36 solli- cité vers l'arrière par un ressort 37 de rigidité très inférieure à celle des ressorts 33 et 34. Ce ressort 37 est appelé à venir s'accrocher sur la traverse arrière 15 du châssis à un petit crochet 39 que celle-ci comporte. Le crochet 36 sus-évoqué est associe à des moyens de guidage dont on aperçoit en 38 un élément constitué par une tige de guidage sensiblement en forme de U, soudée sur ledit crochet ; ces moyens de guidage ont pour fonction, comme on le reverra ultérieu- rement, d'éviter que, lors du décrochage, le crochet 36 bascule entièrement vers l'arrière de la machine. Par ailleurs, la machine est équipée d'un organe de ver- rouillage adapté pour verrouiller le support pivotant 5 par rapport au fléau 6 en position de pivotement extrtme lorsque les dents- de rétention sont refermées vers les dents de ratissage contre le fagot ; cet organe de verrouillage comprend une crémaillère mobile 40 montée sur un élément mâle de glissière 41 appelé à venir se loger et à coulisser dans l'élément femelle 27 du châssis.Cette crémaillère 40 et l'élément femelle de glissière 41 ne sont Pas ne sont pas assujettis au support pivotant 5 (comme risquerait de le laisser supposer la figure 1 par l'effet de la perspective) mais simplement liés à ce support par un ressort 42, qui est guidé par une tige passant à l'intérieur de ses spires et est accroché, d'une part, sur l'élément de glissière 41 et d'autre part, sur un petit levier 42 soudé sur la barre 28 du support pivotant de façon à pivoter avec celle-ci. On comprendra plus Ioin le fonctionnement de cet organe de verrouillage, notamment à l'occasion des commentaires des figures de détail Sa et 5bv Enfin, le fléau o appelé à s'articuler par l'axe 7 sur les pattes 11 du châsses est composé de feux éléments longiformes suivants, articulés entre eux par cet axe 7 : - un levier 44 appelé à être attelé par une rotule d'ar- ticulation 45 au troisième point ilattelage du tracteur qui, rappelons-le, est un point fixe, - un alésent 46 constitué par deux flancs latéraux tels que 47 réunis entre eux par une plaquette supérieure 48 et un pontet inférieur 49. Les plaquettes 48 et pontet 49 soudés sur les flancs 47 forment des butées pour le levier 44 lequel se prolonge entre les deux flancs 47 jusqu'à leur niveau : elles limitent, ainsi, le pivotement de ce levier par rapport à l'élément 46. Ainsi, le fléau 6 n'est pas formé par une pièce rigide mais possède, au contraire, des bras susceptibles de pivoter d'un petit angle, l'un par rapport à l'autre. Comme on le comprendra, cette disposition confère à la machine une excellente souplesse d'adaptation aux irrégularités du terrain à ratisser. Par ailleurs, est fixé latéralement à ce fléau 6, un organe de verrouillage appelé à coopérer avec la crémaillère 40 cet organe est constitué en l'exemple décrit par un taquet d'encliquetage 50 dont - la forme est adaptée pour le rendre apte à venir s'encliqueter entre deux dents de la crémaillère 40. L'élément 46 du fléau porte également un élément d'arrêt appelé à coopérer avec l'aileron 25 du châssis ; cet élément d'ar- rêt est constitué par un pontet d'barre 51 en forme de Ut entre les ailes duquel s'introduit l'aileron 25 : en position d'arrêt, ce dernier vient reposer par son chant inférieur contre la base dn pontet. Enfin, l'élément 46 du fléau comporte un organe d'accrochage conjugué du crochet 36 sus-évoqué, organe constitué par un axe 53 porté par une chape 52 ; on aperçoit mieux cet axe 53 en coupe aux figures de détail 4a, 4b et 4c. Â proximité de cet axe sont fixées sur l'élément 46 du fléau, des ailes de guidage 54 appelées à venir au contact de la tige de guidage 38 pour coopérer avec celle-ci. l'axe 53 sert également à articuler une pièce 55 (que l'on aperçoit lieux aux figures de détail ci-dessus mention- nées) apte à repousser le bec du crochet 36 et à le dégager de l'axe 53 auquel il est accroché ; cette pièce 55 est solidaire d'un levier de manoeuvre 56 à l'extrémité duquel est attaché un câble 57 qui permet à l'opérateur d'actionner à distance la pièce 55 et de provoquer le décrochage depuis le tracteur. Avant d'expliquer le fonctionnement de la machine ainsi décrite, examinons la figure 2 gui periettra de bien comprendre les positions relatives des éléments lorsque la machine se trouve en position de travail pour effectuer le ratissage des sarments. On retrouve à cette figure 2-: - le châssis 1 dont la partie avant est articulée sur les bras de relevage du tracteur, que l'on aperçoit schématisés en 60 et 61 à cette figure, - le fléau 6 articulé par l'axe 7 sur les pattes 11 de la partie avant da châssis et dont l'axe d'accrochage est accroché au crochet (non visible sur cette figure) du support pivotant, - la crémaillère de verrouillage 40, guide par la glis- sière 27 et maintenue à distance du taquet d'encliquetage 50 par le ressort 42 en raison de la position de retrait du levier 43. Sur cette figure 2, le support pivotant articulé sur le châssis par les axes d'articulation 31 et 31' est masqué par la traverse 16 du châssis ; comme on l'a indiqué, ce support pivotant est sollicité vers l'avant par les ressorts 33 et 34 de sorte que ses dents de rétention 29 sont disposées au repos en retrait à pro- ximité des longerons 13 et 14 du châssis et que la crémaillère de verrouillage 40 est écartée vers arrière du taquet 50. Cette dernière position est selle schématisée à la figure 3a sur laquelle on retrouve en représentation symbolique : - les dents de ratissage 20 et 23 assujetties sur la partie postérieure 3 du châssis - le support pivotant 5 portant les de rétention 29 et articulé en 31 sur le châssis ; - le crochet 36 articulé sur ce support pivotant et accroché sur l'are 53 disposé en bout du fléau 6; - les moyens de guidage 38 fixés au crochet et 54 fixés sur le fléan ; - la partie avant 2 du châssis articulée sur les bras de relevage (en pointillés) ; - le fléau 6 articulé par la rotule 45 sur le troisième point d'attelage du tracteur, ce point étant un point fixe. Dans la configuration de ratissage schématisée à la figure 3a les bras de relevage du tracteur sont en position basse, les organes d'accrochage 36 et 53 sont accrochés l'un à l'autre et les dents de rétention se trouvent disposées en retrait par l'effet des ressorts élastiques 34, cependant que les dents de ratissage grif- fent le sol et entraînent les sarments.Il est à noter que dans cette configuration les dants de ratissage ne sont pas maintenues de façon rigide contre le sol ; elles peuvent se soulever ou s'abaisser lorsqu'elles rencontrent des irrégularités de terrain ; cette faculté leur est octroyée, d'une part, du fait que le fléau 6 est formé par deux bras pouvant pivoter l'un par rapport à l'autre d'un petit angle, d'autre part, du fait que le châssis est déforma ble, la partie postérieure 3 étant artioulée en 4 sur la partie avant 2 : ainsi, l'ensemble formé par le bras arrière du fléau, la partie postérieure du châssis et le support pivotant accroché au bras arrière du fléau, a la possibilité de pivoter globalement autour des axes 4 et 7 pendant le ratissage, pour légèrement se soulever ou s'abaisser et épouser le profil du terrain. lorsque les bras de relevage du tracteur sont amenés à se soulever, le troisième point d'attelage 45 restant fixe, ces bras déterminent un soulèvement des axes 7 et 4e Au début du relevage les deux éléments du fléau 6 pivotent l'un par rapport à l'autre jusqu'à venir en butée et à former un ensemble rigide (on n'a pas tenu compte aus figures schématiques 3a, 3b et 3c de cette faculté de pivotement, le fléau ayant été schématisé dans le but de simplifier ces figures comme un seul élé ment rigide articulé en 7 sur le chEssis), cecendant vue la partie postsrieure 3 du châssis pivote autour de l'ase 4 par l'effet de son poids, de sorte que les dents de ratissage 20 et 27 restent au contact du sol. Dans la deuxième phase du relevage, la partie postérieure du châssis continue à pivoter autour de l'axe 4, ses dents restant au contact avec le sol, cependant que le fléau 6 devenu rigide se soulève en pivotant autour de l'articulation fixe 45 par l'effet du soulèvement de l'axe 7 : l'axe d'accrochage 53 solidaire de l 'extrémité de ce fléau se soulève, donc, et s'écarte de la partie postérieure du châssis qui, comme on l'a dit, reste en place. En conséquence, le crochet 36 solidaire du support pivotant et accroché à cet axe 57 est tiré vers le haut et provoque la rotation du support pivotant 5 dont les dents de rétention s'abaissent pour venir se refermer à proximité des dents de ratissage 20 et 23 au terme de cette deuxième phase. Il est à remarquer que, au cours du pivotement du support pivotant 5, la crémaillère 40 (schématisée à la figure 3b) est repoussée par le ressort 42 (non visible sur ces schémas) ce qui détermine l'encliquetage du taquet 50 lorsque les dents de rétention 29 atteignent leur position extrême, soit qu'elles soient complètement refermées contre les dents de ratissage arrière 23, soit qu'elles restent à quelque distance de ces dents en appui contres les sarments ; un tel verrouillage évite que, par un effet d'iner- tie, les fléau et cassis oscillent l'un par rapport à l'autre et élimine, donc, toute possibilité de réouverture partielle dea dents de rétention 29, réouverture qui risquerait d'entraîner la chute des sarments. le relevage des bras du tracteur se poursuivant, la partie postérieure du chtssis, qui se trouve, à la fin de la deuxième phase, suspendue au fléau par l'intermédiaire du support pivotant et des moyens d'accrochage de celui-ci (comme permet de le saisir très clairement la figure 3b) suit le mouvement dudit fléau en pivotant autour de l'axe 4. Le fagot enserré entre les dents de ratissage 25 et les dents de rétention 29 est soulevé, comme le représente la figure 3b. Bien entendu, le relevage des bras est généralement réalise très rapidement et, par voie de conséquence, la fin de la deuxième phase (phase de fermeture des dents de rétention et de verrouillage) et le début de la troisième phase de sou- lèvement) se chevauchent en pratique et ne peuvent êere nettement distingués. De plus, comme le fléau 6 est devenu un ensemble rigide et aue la partie postérieure du chassies peut pivoter autour de l'a xe 4, la machine peut, par un soulèvement normal des bras de relevage du tracteur, amener le fagot à une hauteur très supérieure à celle que permettent d'atteindre les dispositifs classiques ; une machine conforme à l'invention d'encombrement analogue à celui des dispositifs classiques, permet de soulever un fagot à un mètre cinquante au-dessus du sol. Lorsque l'opérateur veut décharger le fagot (figure 3c) il lui suffit de provoquer le décrochage du crochet 36 à l'aide des moyens de manoeuvre décrits précédemment ; le support pivotant qui n'est alors plus maintenu, pivote par l'effet des ressorts 34 de sorte ojie les dents de rétention 29 viennent à nouveau se disposer en retrait contre le châssis, conme le représente la figure 3c, les sarments n'étant plus retenus Il faut remarquer que, après décrochage, la partie postérieure du châssis reste suspendue au fléau après un très léger basculement vers le bas, grtce au pontet d'ar- rEt 51 qui vient coopérer avec ltaileron d'arrêt 25 oue comporte le châssis. De plus, la tige de guidage 38 assujettie au crochet 36 reste en appui contre les ailes 54 solidaires du fléau et le cro- chet ne peut basculer entièrement vers l'arrière malgré l'action du ressort 37 : il est maintenu dans une position telle que 1 'ac- crochage pourra naturellement se produire simplement par un rapprochement du bec du crochet avec l'axe d'accrochage 53. Cet accrochage est provoqué par le simple abaissement des moyens de relevage du tracteur qui détermine la remise au contact du sol des dents de ratissage et l'immobilisation de la partie postérieure du chassis le fléau continuant à descendre se rapproche alors de ce dernier ce qui permet aux organes d'accrochage de venir coopérer à nouveau. Après accrochage, la machine se retrouve dans la position schématisée à la figure 3a, prête à effectuer un nouveau ratissage. On conçoit l'intérêt d'une telle machine aui, dépourvue de tout vérin de manoeuvre, fonctionne -d'uae part, pour la fermeture des dents de rétention et le soulèvement du fagot- uniquement par ltaction des moyens de relevage -d'autre part, pour le déchargement- par une simple manoeuvre effectuée depuis le tracteur. En particulier, après ratissage d'un fagot, l'opérateur n'a à effectuer qu'une manoeuvre unique consistant à susciter le relevage des bras du tractour, pour, à la fois, saisir le fagot entre les dants et le soulever. Le fonctionnement d'ensemble de la machine ayant été expliqué, on va ci-dessous rapidement commenter les figures 4a, 4b et 4c qui illustrent la manoeuvre de décrochage du crochet 36 ainsi que les figures 5a et 5b qui montrent en détail les organes de verrouillage et leur fonctionnement. Lorsque le fagot est soulevé et emprlsonné entre les dents de la machine, le erochet 36 et le doigt 35 sur lequel il est artieulé, se trouvent dans la position représentée à la figure 4a ; on retrouve par ailleurs sur cette fieure et sur les figures 4b et 4c, le ressort 37 qui sollicite le crochet en direction de l'axe 53 anquel ce dernier est destiné à s'accrocher, l'extrémité 6 du fléau à laquelle est assujettie la chape 52 portant l'ame d'accrochage 53, enfin, la pièce de manoeuvre 55 articulée autour de cet axe 53 et susceptible d'être actionnée grâce au levier de maooeuvre 56 et au câhle 57.Lorsque l'opérateur tire sur le câble 57, la pièce de manoeuvre 55 fait pression contre le bec du crochet 36 (figure 4b) et, à la fin de la manoeuvre, (figure 4c) le bec du crochet est rejeté au-delà de l'axe et se décroche de celui-ci (ce qui déclenche, comme on l'a indiqué, l'ouverture des dents de rétention). La tige de guidage 38 solidaire du crochet reste en appui avec les ailes de guidage 54 solidaires du fléau et l'on con çoit facilement qui l'accrochage s'effectue naturellement par simple rapprochement du crochet 36 et de l'axe 53 ; le crochet s'escamote d'abord lorsque la parite externe de son bec vient au contact de cet axe, puis lorsque le rapprochement est suffisant, s'accroche sous l'effet du ressort 37. La figure 5a montre les organes de verrouillage déjà évoqués dans leur position de repos correspondant soit à la configuration du schéma 3a, soit à celle du schéma 3c, dans lesquelles les dents de rétention 29 sont au repos en retrait contre le châssis ; la figure 5b représente, au contraire, ces organes de verrouillage en position de travail correspondant à la configuration du schéma 3b, dans laquelle les dents de rétention sont refermées vers les dents de ratissage. On retrouve sur ces figures 5a et 5b : - le fléau 6 sur lequel se trouve assujetti le taquet d'encliquetage 50, - l'élément femelle de glissière 27 solidaire de la tra verse 16 du châssis, - l'élément mP1e de glissière 41 susceptible de coulisser dans l'élément femelle 27 et portant la cremaillère 40 assujettie sur celle-ci grâce à des pièces de liaison telles que 58, - la barre transversale 28 du support pivotant, à laquelle sont assujetties les dents de rétention 29 et qui porte le le- vier 43, - le ressort 42 guidé par sa tige intérieure 59 et apte à repousser, lors du pivotement du levier 43, la crémaillère 40 laquelle vient alors coopérer, comme le montre la figure 5b, avec le taquet d'encliquetage 50 ail fléau ; notons que la tige 59 possède, outre sa fonction de guidage, une fonction de décrochage consistant à engendrer le décrochage de la crémaillère lorsque le levier 43 reprend sa position arrière, c'est-à-dire lorsque les dents de rétention s'ouvrent à nouveau. Il est à remarquer que le ressort 42 peut avantageusement autre remplacé par un ressort en extension dont une extrémité est rattachée à l'élément femelle de glissière 41 et dont l'autre extré- mité serait liée à la partie avant 2 du châssis laquelle n'est sol mise qu;'à un mouvement de faible amplitude. L'invention ayant maintenant été exposée et son intérêt justifié sur un exemple détaillé, le dsmandeur s'en réserve l'ex- clusivité pendant toute la durée du brevet sans limitation autre que celle des termes des revendications ci-après. REVENDICATIONS 1- Machine agricole pour ie ramassage de sarments ou autres éléments de même type, cette machine étant destinée à statteler à un tracteur comportant deux bras de relevage et un troisième point d'attelage, ladite machine comprenant - un châssis appelé à être attel par sa partie avant aux bras de relevage du tracteur et doté à l'arrière de dents de ratissage, - un support portant des dents de rétention et bàsculant sur le châssis de sorte que lesdites dents de rétention soient aptes à adopter deux positions .l'une pour laquelle elles sont refermées vers les dents de ratissage avec lesquelles elles sont propres à enserrer un fagot, . l'autre pour laquelle elles sont sollicitées en retrait vers le chàssis, - des moyens élastiques de rappel étant prévus entre le châssis et le support basculant pour solliciter ce dernier dans ta seconde position, - des moyens de commande, actionnés par le relevage des bras étant oménagés pour faire basculer ledit support contre l'action de ses moyens élastiques de rappel - lesdits moyens de commande étant escamotables par manoeuvre manuel- le, ladite machine étant caractérisée en ce que;; - ledit châssis est déformable, sa partie postérieure portant les dents de ratissage étant, d'une façon connue en elle-même et grâce à une articulation appropride, relevable par ropport à sa partie avant appelée à être attelée aux bras de relevage, - un fléau étant articule sur ledit châssis, ce fléau comprenant à l'avant de son articulation, un bras avant appelé à être attelé au troisième point d'atte-lage du tracteur, et à l'arrière, de cette articulation, un bras arrière, équipé d'un organe d'accrochage en vue de permettre l'accrochage audit fléau du support basculant, dons un sens apposé à celui de la sollicitation de ses moyens élastiques de rappel, - les moyens d'accrochage prévus sur le support basculant et coopérant avec l'organe d'accrochage du fléau étant susceptibles d'être libérés par les moyens manuels de manoeuvre d'escamotage, - des moyens étant prévus pour mettre en oeuvre le relevage de la partie postérieure du châssis après l'arrivée des dents de rétention en fin de course de fermeture. 2- Machine selon la revendication I caractérisee en ce que la mise en oeuvre du relevage de la partie postérieure du châssis est assurée par l'intermédiaire de la suspension constituée par le support basculant lui-même, accroché d'une part, au fléau et articulé d'autre part, sur la partie postérieure du châssis, des moyens d'arrêt composés d'un élément d'arrêt solidaire du fléau et d'un élément con jugulé solidaire de la partie postérieure du châssis étant prévus pour limiter la chute de ladite partie postérieure du châssis par rapport au fléau lorsque les organes d'accrochage sont décrochés. 3- Machine selon l'une des revendications I ou 2, caractérisée en ce que le fléau est constitué par deux éléments longiformes articulés l'un à l'autre et munis de moyens de butée réciproques, propres à limiter leur pivotement relatif à un petit angle de valeur déterminée. 4- Machine selon l'une des revendications J, 2 ou 3, caractérisée en ce qu elle comprend des organes de verrouillage adaptés pour verrouiller le support basculant par rapport au fléau, en position de bascuiement extrême, dents de rétention refermées vers les dents de ratissage 5- Machine selon la revendication 4, caractérisée en ce que ses organes de verrouillage comprennent, d'une part, un taquet d'encliquetage assujetti sur le fléau et d'autre part, une crémaillère mobile susceptible de coulisser dans une glissière solidaire du châssis, ladite crémaillère étant liée à des moyens élastiques, propres à la déplacer au cours du pivotement des dents de rétention vers les dents de råtis- sage. 6- Machine selon l'une des revendications t, 2, 3, 4 ou 5, caractérisée en ce que l'organe d'accrochage du fléau est constitué par un axe assujetti à l'arrière dudit fléau, cependant que l'organe d'accrochage conjugue du support basculant est constitué par un crochet escamotable, doté d'un bec de forme adaptée pour venir s'accrocher naturellement sur l'axe précité lors du rapprochement des deux organes. 7- Machine selon la revendication 6, caractérisée en ce que des moyens de guidage sont associés aux crochet et axe précités, en vue de guider ces organes l'un par rapport à l'autre pendant l'accrochage. 8- Machine selon l'une des revendications 6 ou 7, caractérisée en ce que les moyens de manoeuvre permettant de provoquer le décrochage des organes d'accrochage sont constitués par- une pièce, articulée sur le fléau et apte à repousser le bec du crochet pour le dégager de son axe, ladite pièce étant liée à un câble manoeuvrable depuis le tracteur. 9- Machine selon l'une des revendications 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 ou 8, carnctérisée en ce que la partie avant du châssis est formée par deux brancards entretoisés articulés sur la partie postérieure dudit châssis, le fléau étant articulé sur cette partie avant autour d'un axe de pivotement situê à proximité de l'axe de pivotement autour duquel sont articulés les deux brancards précités.