La présente invention a trait à un dispositif d'ancrage expansible particulièrement destiné à s'utiliser dans un trou pré-perforé dans une paroi en béton, et qui comporte une partie élargie en cône dans laquelle le dispositif en question s'expande quand on le serre. Dans les constructions en maçonnerie il est souvent nécessaire d'ancrer des charpentes métalliques à l'intérieur du bâtiment après que le gros oeuvre de béton ait été terminé. La pratique actuelle à cet égard consiste à forer des trous borgnes dans les parois intéressées et à y insérer des tirants ou boulons expansibles qui, lorsqu'on les serre, s'expandent suffisamment pour déformer quelque peu la paroi des trous et s'ancrer ainsi dans ces derniers. Toutefois l'expérience de la technique antérieure a montré qu'au bout d'un certain temps ce type d'assemblage par ancrage se relâche et que le tirant peut être assez facilement retiré du trou. Le relâchement résulte en partie de la disparition de la pression de contact créée par le très faible degré d'expansion et en partie des vibrations qui sont apparues dans le bâtiment. Ce phénomène est particulièrement à éviter dans le cas des centrales et l'on a procédé à des études en vue de réaliser un dispositif d'ancrage expansi- ble qui conserve sa retenue en place avec le temps. La présente invention concerne un tel dispositif dont le type général est d'ailleurs bien connu dans la technique antérieure. On peut en trouver des exemples dans les brevets américains 1 850 768 au nom de Peirce et 4 137 816 à celui de Gartner. Le brevet américain 4 011 786 au nom de Liebig décrit un dispositif dans lequel un manchon d'expansion est fendu et comporte une rainure annulaire entourante o les branches déterminées par les fentes se raccordent à la partie cylindrique, de manière à faciliter leur écartement quand le cône expandeur est engagé entre elles. La présente invention concerne donc un dispositif d'ancrage propre à être introduit et fixé en place à l'intérieur d'un trou pré-existant comportant une paroi cylindrique qui s'étend vers l'intérieur à partir de la surface d'un mur ou autre et dont une partie, commençant à une distance pré-déterminée du débouché de ce trou, s'évase en cône suivant - un angle pré-déterminé, de manière à aller en s'élargissant en direction du fond du trou, lequel se prolonge au delà de ladite partie. Dans une forme d'exécution pratique propre à être utilisée de façon courante l'angle de conicité (demi-angle au sommet du cône) est de 9 . Le dispositif lui-même comprend un tirant ou boulon de forme allongée entouré par un manchon fendu à son extrémité la plus rapprochée 24 8 61 75 de celle du fond du trou pré-établi. Le tirant porte un cône expandeur disposé à son extrémité intérieure et il est fileté à son extrémité extérieure pour recevoir un écrou et une rondelle, à la façon en soi bien connue. Le tirant traverse sans jeu sensible le manchon dont la longueur est telle qu'il s'étende de la surface extérieure du mur substantiellement jusqu'à l'extrémité intérieure de la partie évasée conique du trou, les branches que les fentes déterminent sur lui étant entourées par une rainure annulaire située en vis à vis du point de raccordement de la petite base de ladite partie conique du trou avec la partie cylindrique de celui-ci, cela afin de faciliter un repliage plus marqué de ces branches pour qu'elles suivent le profil longitudinal du trou. Le cône du dispositif est d'assez grande dimension pour se loger à jeu réduit dans le trou, tandis que le diamètre du manchon est un peu plus petit de sorte qu'il dispose de davantage de jeu dans celui-ci. L'angle (demi-angle au sommet) du cône ainsi porté par l'extrémité intérieure du tirant est légèrement plus fort que celui qui correspond à l'évasement du trou, savoir environ 100 30', et les fentes qui délimitent les branches précitées du manchon s'étendent sur une distance notable au delà de la rainure annulaire en direction du débouché du trou. Le but principal visé par l'invention consiste à réaliser un dispositif d'ancrage qui se conforme fidèlement au profil d'un trou pré-établi comportant une partie ou chambrure évasée conique au voisinage de son extrémité intérieure et dont le rôle est d'assurer un contact très positif et fiable entre ce dispositif et la paroi du trou. Plus particulièrement dans le cas de tirants à fixer à des murs en béton, l'on doit noter que le trou pratiqué dans ceux-ci est lui-même assez imparfait, par exemple si on le compare avec un alésage percé dans une plaque métallique. Autrefois l'on a utilisé des tirants dans des trous à profil purement cylindrique et qui, lorsqu'ils avaient été serrés, donnaient l'impression d'être énergiquement fixés alors qu'en fait ils se trouvaient simplement retenus sur quelque imperfection intérieure du trou, la plus grande partie de la surface d'ancrage n'étant pas complète- ment bloquée. En outre la fixation de ce type de tirant d'ancrage à l'intérieur d'un trou cylindrique sans chambrure conique est basée sur un très faible déplacement du béton par le métal en vue d'assurer un frottement suffisant pour garantir la retenue en place. Cet agencement ne s'est pas avéré pratique et du fait de la faible capacité de retenue d'un tel ancrage il a fallu surcontraindre le tirant lui-même pour tenter de s'assurer qu'il soit convenablement fixé, mais cela aboutit 24 8 6 1 7 5 souvent à l'affaiblir ensuite presque jusqu'à la rupture avant même qu'on ne lui ait imposé une charge extérieure du fait des charpentes ou autres à monter sur le mur. La présente invention ancre surtout le tirant dans la chambrure conique du trou parce que le cône expandeur est tiré de façon à former coin à l'intérieur du manchon dont les branches sont écartées en direction de l'extérieur pour remplir la chambrure. Le rôle principal de ces branches est d'occuper l'espace compris entre le cône et la paroi de la chambrure du trou de manière à y ancrer énergique- ment le cône lui-même, toute la charge étant alors appliquée au tirant. Le reste de la longueur du manchon sert simplement à disposer les branches à la position voulue par rapport à la chambrure conique du trou pendant l'expansion et le blocage du dispositif, Un autre but visé par l'invention est de prolonger les fentes qui déterminent les branches du manchon en direction du débouché du trou au delà de la partie de ce manchon qui se trouve en vis à vis de la cham- brure. Cela constitue une amélioration substantielle du dispositif car on assure ainsi que la zone du manchon située entre le cône expandeur et la rondelle prévue à l'extrémité extérieure du tirant ne sera pas soumise à des efforts de compression importants du fait de la pénétration du cône entre les branches. Il a été relevé que lorsque les fentes ne s'étendaient pas dans le manchon plus loin que la rainure annulaire située en face de la petite extrémité de la chambrure tronconique du trou, la petite base du cône tend à s'arrêter à l'intérieur de la partie non fendue du manchon en pénétrant dans les parois latérales de celui-ci et en tendant ainsi à comprimer le manchon entre lui-même et la rondelle. Un.tel incident fait non seulement que le pouvoir de retenue de l'ancra- ge n'est pas augmenté étant donné qu'il n'y a aucune expansion à l'empla- cement désiré, mais également que la partie non fendue du manchon se trouve alors fortement comprimée en donnant la fausse impression que l'ancrage est pleinement réalisé, alors qu'en fait la tension du boulon ou tirant sert seulement à comprimer le manchon de façon inutile. Parfois cette compression tend à faire éclater le manchon, mais dans tous les cas elle aboutit à appliquer au tirant une tension supplémentaire qui peut l'amener au voisinage de la rupture sans qu'il en résulte aucun bénéfice. En prolongeant les fentes du manchon vers l'extérieur, nettement au-delà de la rainure annulaire prévue au début de la chambrure conique du trou, on obtient que ce manchon puisse continuer à s'expander librement de sorte qu'il n'est alors soumis qu'à une compression longitudinale modérée et qu'on élimine toute précontrainte indésirable du tirant. La 2 48 61 7 5 compression accidentelle sus-décrite du manchon donnant la fausse impression que l'ancrage est bien réalisé, risque surtout d'apparaître dans le cas d'un trou percé dans une paroi en béton, parce que celui-ci est imparfait.Si au contraire le trou était établi avec précision, alors l'ancrage se réaliserait lui-même de façon précise, comme montré dans les dessins annexés aux présentes. En fait le diamètre réel du trou varie considérablement en fonction de-l'état de la mèche de perçage, du type de béton, dans lequel on le réalise et de l'habileté des ouvriers qui exécutent l'opération. Ces variations du diamètre du trou entraînent une variation correspondante de la position axiale à laquelle le cône viendra finalement s'arrêter à l'intérieur du trou. L'invention vise encore à réaliser un ancrage dans lequel toute défaillance susceptible d'intervenir en suite d'une traction tendant à extraire le tirant du trou, apparaisse dans le tirant lui-même et non plus dans le béton. C'est pour cette raison que la chambrure conique du trou est située profondément à l'intérieur de celui-ci et non pas au voisinage de la face extérieure du mur. Cette chabrure est prévue à l'heure actuelle avec une conicité de 90 (demi-angle du cône), alors que la partie conique du dispositif d'ancrage est usiné à environ 10 30'. Il en résulte que lorsque le tirant est mis sous tension pour enfoncer le cône expandeur à l'intérieur des branches et pour écarter ainsi celles- ci en vue de les amener en contact avec la chambrure, ce cône agit sur les branches de façon telle qu'elles touchent d'abord cette chambrure près de son extrémité intérieure à plus grand diamètre. Cela est prévu afin que l'ancrage assure de façon certaine une pression de retenue aussi importante vers cette extrémité de la chambrure que vers l'autre à plus petit diamètre. L'expérience a montré que lorsqu'on réalise le cône de façon qu'il comporte le même angle que la chambrure, la pression de conctact tend à être plus forte près de la petite extrémité de celle-ci, ce qui réduit la capacité de retenue et la rend inefficace près de la plus grande extrémité du cône, là o la surface potentielle de blocage est la plus étendue. En prévoyant un cône expandeur à angle plus grand que celui de la chambrure, on obtient que les branches soient amenées en contact intime avec la paroi conique substantiellement sur toute leur longueur. Cela résulte du fait que le cône se déplace entre les branches en exerçant sur elles une action de coincement qui provoque un écoulement de métal et une compression du béton en vue de réaliser un blocage progressif des branches depuis leur extrémité intérieure jusqu'à la rainure annulaire du manchon. Pour obtenir ce blocage correct des 2486 1 75 branches contre le béton dans la chambrure du trou, le tirant ou boulon doit être mis sous une tension correspondant à environ 80 % de la limite élastique minimale de l'acier qui le constitue. Pour une telle tension le cône est coincé de façon appropriée, mais il n'a pas été tiré à l'intérieur du manchon au delà d'une position optimale. Les matériaux constitutifs du cône et des branches, ainsi d'ailleurs que le béton qui entoure le cône, sont tous déformés, mais à un degré optimal qui ménage encore dans le tirant une résistance à la traction suffisante pour supporter la charpente qu'on lui attache vers la face extérieure du mur. En prévoyant pour le cône expandeur un angle de conicité ou demi-angle au sommet supérieur de 1 30' à celui de la paroi de la chambrure, l'expérience a montré que lorsque les pièces du dispositif d'ancrage et la paroi ont été déformées jusqu'à leur position finale, la pression que les branches exercent sur cette paroi est à peu près régulière sur toute leur longueur. Le tirant lui-même comporte dans sa tête un six pans intérieur, de sorte qu'il peut être maintenu fixe pendant qu'on serre l'écrou. L'invention se propose encore de réaliser un dispositif d'ancrage dans lequel on utilise des matériaux qui assurent les caractéristiques et les résistances mécaniques relatives correctes. Par exemple le cône prévu à l'extrémité du tirant doit être suffisamment dur pour ne pas s'extruder en traversant le manchon lorsque le tirant est tendu avec une force trop élevée. En outre la matière constitutive du manchon ne doit pas être cassante à un point tel qu'elle risque de se rompre au droit de la gorge annulaire en libérant ainsi les branches du reste de ce manchon. Cette gorge annulaire comporte une profondeur représentant environ 10 % de l'épaisseur de la paroi. A l'heure actuelle on envisage d'établir des dispositifs d'ancrage comportant pour le tirant une série de diamètres allant de i pouce à 1 pouce (12,7 à 25,4 mm.), les diverses dimensions de ces ensembles conservant approximativement les proportions représentées au dessin annexé. Un autre point important visé par l'invention consiste à établir un dispositif d'ancrage expansible dans lequel l'expansion qui apparaît vers l'extrémité à plus grand diamètre de la partie conique ou chambrure du trou est au moins aussi élevée et réalise une pression annulaire au moins aussi forte des branches contre la paroi conique, que vers la plus petite extrémité du cône. Cela est désirable parce que la surface du béton vers l'extrémité à plus grand diamètre de la chambrure est plus importante que vers l'autre extrémité de celle-ci et parce que le béton 2486 17 5 lui-même risque donc moins de céder aux efforts de compression vers cette plus grande extrémité que vers l'autre. Ainsi qu'on l'a exposé plus haut l'on s'est efforcé de réaliser un dispositif d'ancrage dans lequel la défaillance finale résulte de la rupture du tirant plutôt que de la fracture des parois du trou pratiqué dans le béton. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer: Fig. 1 est une coupe longitudinale d'un trou pré- établi dans une paroi en béton, cette vue montrat un dispositif d'ancrage suivant l'invention introduit dans le trou, mais non encore serré en vue de commencer son expansion. Fig. 2 est une vue semblable à celle de fig. 1, mais dans laquelle le dispositif a été représenté un peu avant la position de blocage final. Si l'on se réfère au dessin, les figures de celui-ci représentent un trou établi à l'avance dans une paroi de béton W. Ce trou comprend une partie cylindrique A, de longueur imporante, qui s'étend vers l'intérieur à partir de son débouché sur la face extérieure de la paroi W et qui vient se raccorder à une partie élargie en cône ou chambrure B comportant un angle de conicité (demi-angle de cône) de 9 , orientée de façon à s'élargir en direction du fond du trou. A partir de cette chambrure B, le trou se poursuit encore par une autre partie cylindrique C, de même diamètre que la partie A précitée. Tel que représenté en fig. 1 et 2, le trou est borgne, mais il pourrait se poursuivre à travers toute l'épaisseur de la paroi W. Il y a lieu de noter que la chambrure B est écartée de la face extérieure de la paroi W d'une distance très exacte. En fait ce type de trou peut être réalisé en perforant d'abord les deux parties cylindriques à l'aide d'une mèche appropriée, puis en chambrant le trou pour réaliser la partie conique B à l'aide d'un outil du type décrit dans la demande de brevet déposée ce même jour au nom de la Demanderesse pour "Alésoir expansible". Fig. 1 montre un dispositif d'ancrage expansible suivant la présente invention. Ce dispositif comprend un tirant ou boulon 10, fileté sur toute sa longueur, comme indiqué en 12, et pourvu d'une creusure hexagonale 14 qu'on peut utiliser pour l'empêcher de tourner pendant qu'on serre sur lui un écrou 20. Il va de soi que la creusure hexagonale précitée pourrait être remplacée par une fente de tournevis à la façon bien connue. Le tirant 10 porte un c8ne 22 sur son extrémité 2486 175 intérieure. Sur les figures ce cône, ou plus rigoureusement ce tronc de cône, a été représenté comme étant vissé sur le tirant 10, mais il pourrait être d'une seule pièce avec celui-ci ou lui être rapporté de toute manière appropriée. Dans le cas o il est fixé par vissage, comme te tirant est mis sous tension par serrage de l'écrou 20 situé à l'exté- rieur du trou, il peut être nécessaire de déformer les filets à l'inté- rieur du cône lui-même, ou d'utiliser une résine époxy, ou autre adhésif appliqué sur ces filets pour éviter toute rotation ralative entre le cône et le tirant. Le tirant 10 est entouré par un manchon métallique 30 creusé sur sa périphérie extérieure d'une rainure annulaire 32 dont la profondeur représente environ 10 % de l'épaisseur du manchon lui-même; en fig. 1 cette profondeur a été exagérée pour la clarté du dessin. La rainure 32 est située à la même distance de l'extrémité extérieure 31 du manchon 30 que le début de la partie conique ou chambrure B du trou par rapport à la face extérieure de la paroi W. Le manchon 30 est découpé d'une série de fentes longitudinales 34 convenablement espacées les unes des autres dans le sens angulaire, qui s'étendent parallèlement à l'axe X du dispositif, à partir de l'extrémité intérieure de ce manchon jusqu'à un point situé au-delà de la rainure 32 en direction de l'extrémité extérieure 31 de celui-ci, lequel est ainsi divisé en plusieurs branches, comme le montrent bien fig. 1 et 2. Il est désirable de prévoir au moins trois fentes 34 et pour la fabrication industrielle du dispositif on établit ces fentes comme indiqué au dessin annexé. Les extrémités intérieures des branches sont chanfreinées à la façon illustrée en 38, de façon à former guides pour l'entrée du cône à l'intérieur du manchon. Une rondelle 18 est insérée sous l'écrou 20 et vient buter contre l'extrémité extérieure 31 du manchon 30 de manière à la maintenir au niveau de la face de la paroi de béton W pendant le blocage du dispositif à l'intérieur de celle-ci. Le cône 22 comporte entre sa petite base 24 et sa grande base 26 un angle de conicité ou demi-angle au sommet de 10 30' dans la forme d'exécution qu'on envisage de fabriquer, cette valeur étant quelque peu supérieure à celle de 9 prévue pour la conicité de la chambrure B du trou réalisé dans la paroi de béton. Ainsi que le montre fig. 2, il en résulte que lorsqu'on serre l'écrou 20 pour tendre le tirant 10 et enfoncer le cône 32 dans le manchon en vue d'expander ses branches 36 et 37, celles-ci commencent à toucher la paroi conique de la chambrure au voisinage de leurs extrémités intérieures chanfreinées 38, savoir aux 2486 1 75 points référencés 39 en fig. 2 alors que leurs parties voisines de la rainure 32 ne sont pas encore au contact de cette paroi. Cet agencement est prévu pour que les branches 36 et 37 du manchon 30 s'appliquent contre la paroi conique de la chambrure B à partir de l'extrémité intérieure de celui-ci, indiquée en 39, et progressivement en direction de l'extérieur du trou vers la rainure annulaire 32. De cette manière la paroi de la chambrure B est initialement expandée près de l'extrémité à plus grand diamètre de celle-ci, c'est-à-dire celle la plus éloignée du débouché du trou de la paroi W, et c'est finalement là qu'elle l'est le plus. A la fin de l'opération le trou est quelque peu dilaté vers la grande base de la chambrure o le béton est comprimé par les branches 36 et 37, de sorte qu'après le blocage final du dispositif la conicité de la chambrure B se trouve légèrement augmentée au-delà des 9 prévus. L'expérience-a montré que si le cône 22 était établi de façon que sa conicité soit égale à celle de la chambrure B du trou, la plus forte compression du béton par les branches en expansion apparaîtrait près de la petite base de la chambrure, tandis qu'il n'y aurait qu'un moindre effet de blocage vers la partie à plus grand diamètre de celle-ci. Comme indiqué plus haut, la vue de fig. 2 montre le dispositif d'ancrage juste avant que ne se produise le blocage final. Au cours de cette dernière phase le cône 22 va se déplacer davantage dans le manchon en direction de l'extérieur, jusqu'à ce que les branches 36 et 37 s'appliquent complètement contre la paroi de la chambrure B du trou, substantiellement sur toute la longueur de celle-ci. Lors du blocage final, les parties des branches référencées 36' et 37' se seront égale- ment dilatées quelque peu en cône, de sorte qu'au voisinage de la rainure annulaire 32, elles seront venues en contact avec la paroi du trou au voisinage du raccordement entre la partie cylindrique A et la partie conique ou chambrure B. Si le trou pratiqué dans la paroi de béton présente exactement le diamètre correct en chacun de ses points, le cône 22 doit s'arrêter quand sa petite base 24 se trouve exactement au niveau de la rainure 32. Au contraire si le trou est quelque peu trop grand, le cône peut avancer davantage dans le manchon et dépasser légèrement la rainure, puisque les fentes 34 s'étendent également au-delà de celles-ci. Inversement, si le trou pratiqué dans la paroi était légèrement trop faible en diamètre, cette petite extrémité 24 du cône s'arrêterait un peu avant la rainure 32 lorsque l'écrou 20 aurait été serré au degré prédéterminé. Pour fixer les idées par un exemple typique, les dimensions d'un 2486 1 75 -9 dispositif d'ancrage utilisant un tirant ou boulon 10 d'un diamètre de i pouce (environ 12,7 mm) sont les suivantes: le manchon 30, y compris ses branches 36 et 37, présente une longueur de 4 pouces (environ 101,6 mm); le diamètre nominal des parties cylindriques A et C du trou pratiqué dans le béton est de 0,75 pouce (soit environ 19,05 mm); le diamètre du c8ne 22 vers sa petite base 26 est d'environ 0,748 pouce (environ 18,99 mm). Le diamètre extérieur du manchon 30 est de 0,709 pouce (environ 18, 008 mm) et son épaisseur minimale de paroi de 0,095 pouce (environ 2,413 mm). Quant à la rainure annulaire 32, elle est à profil en V et elle est découpée à un angle de 200 dans la paroi du manchon jusqu'à une profondeur d'environ 0,010 pouce (environ 0,254 mm). Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. -Io R E V E N D I C A T I 0 N S 1. Dispositif d'ancrage expansible, propre à être introduit et bloqué dans un trou établi à l'avance, ce trou comportant une partie cylindrique qui s'étend vers l'intérieur à partir de la face d'une paroi sur laquelle il débouche et une partie évasée conique, ou chambrure, qui commence à une distance pré-déterminée de ce débouché et qui s'évase suivant un angle pré-déterminé en allant en s'élargissant vers l'extrémi- té intérieure du trou, caractérisé en ce qu'il comprend les éléments ou dispositions suivants, dont certains au moins sont connus soit à l'état isolé, soit dans des combinaisons différentes de celle ci-après: a) un boulon ou tirant fileté (10), qui traverse la partie cylindrique (A) du trou pour se prolonger dans la chambrure (B) de celui-ci; b) un c8ne expandeur (22) porté par ce tirant (10) et de diamètre tel qu'il puisse être engagé à jeu réduit dans la partie cylindrique (A) du trou pour parvenir dans la chambrure (B), l'angle de conicité de ce cône étant supérieur à celui de la chambrure (B) du trou; c) des moyens de tête (20, 18) portés par le tirant (10) extérieurement au trou et susceptibles d'être serrés contre la surface extérieure de la paroi (W) pour déplacer le cône (22) à l'intérieur de la chambrure (B) en direction du débouché du trou; d) un manchon (30) qui entoure le tirant (10) entre le cône (22) et les moyens de tête (20, 18), ce manchon présentant un diamètre extérieur dimensionné de façon à ce qu'il puisse coulisser dans la chambrure (B) du trou et étant d'autre part découpé dans sa paroi latérale de fentes longitudinales (34) multiples réparties angulairement autour de l'axe dudit manchon (30) pour traverser l'extrémité de celui- ci adjacente au cône (22) en s'étendant à partir d'elle parallèlement à l'axe du tirant (10). e) le manchon (30) comportant dans sa surface périphérique une rainure annulaire (32) éloignée en direction du cône (22) à partir des moyens de tête (18,20) d'une distance égale à la longueur de la partie cylindrique (A) du trou, cette rainure (32) s'étendant en profon- deur dans l'épaisseur de la paroi du manchon (30) et intersectant les fentes (34) de celui-ci; f) et ces fentes (34) s'étendant de l'extrémité du manchon (30) la plus rapprochée du cône (22) à travers la rainure (32) et 2486 1 75 au-delà de celle-ci en direction des moyens de tête (18, 20). 2. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la chambrure (B) du trou comporte un angle de conicité (demi-angle au sommet du cône) d'environ 9 , tandis que dans le cas du cône (22) lui-même cet angle est d'environ 10 301. 3. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la rainure annulaire (32) s'étend en profondeur sur environ 10 % de l'épais- seur de la paroi du manchon (30). 4. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications qui précèdent, caractérisé en ce que l'épaisseur de la paroi du manchon (30) et la dimension longitudinale du cône (22) sont choisies par rapport au diamètre de la partie cylindrique (A) du trou et à la conicité de la chambrure (B) de celui-ci, de manière telle que lorsqu'on enfonce le cône (22) dans le manchon (30) de façon que les branches déterminées par les fentes (34) de celui-ci touchent les parois de la chambrure (B), l'extrémité (24) de ce cône (22) la plus voisine du débouché du trou, se trouve substantiellement de niveau avec la rainure annulaire (32) prévue autour du manchon (30).