La présente invention concerne la métallurgie des nonferreux et a notamment pour objet un alliage à base de palladium. L'invention trouve des applications dans la fabrication des filtres à diffusion réalisés sous la forme d'une feuille mince ou d'un tube capillaire à paroi mince, assurant l'épuration hyperfine de l'hydrogène et/ou de ses isotopes, ainsi que l'isolement des isotopes de l'hydrogène contenus dans les mélanges gazeux, suivie de la séparation desdits isotopes l'un de l'autre. En outre, les éléments a diffusion réalisés en alliage faisant l'objet de l'invention peuvent être appliqués, dans la métallurgie des non-ferreux, a la réduction des oxydes de métaux rares et réfractaires, à la fabrication d'hydrures de métaux, et dans la technique des semiconducteurs. Outre la métallurgie des non-ferreux, l'alliage à base de palladium faisant l'objet de 11 invention peut être utilisé dans les branches suivantes de la technique - dans la sidérurgie, pour la production d'hydrogène ultra pur, utilisé en tant qu'atmosphère protectrice dans la fabrication et la transformation des matériaux magnéti ques, des aciers inoxydables - dans l'industrie chimique, pour la séparation des cons tituants des mélanges gazeux, par exemple des produits de conversion des hydrocarbures et des gaz de soufflage dans la synthèse de l'ammoniac ; - dans l'industrie alimentaire, pour l'épuration fine de l'hydrogène nécessaire a l'hydruration des graisses animales et végétales -- dans l'énergétique thermonucléaire pour l'épuration poussée et la séparation des isotopes de l'hydrogène. D'autre part, l'alliage base de palladium faisant l'objet de l'invention trouve des applications dans la solution des problèmes liés à la protection de l'environnement, quand les effluents de la production rejetée l'atmosphère contiennent de l'hydrogène en tant que constituant, et que les méthodes de récu pération de ces effluents requièrent la mise en oeuvre de techniques cryogéniques avecrecours aux températures de l'hydrogène liquide. Par contre, en utilisant des filtres à diffusion réalisés avec l'alliage faisant l'objet de l'invention, l'hydrogène peut être séparé par diffusion, et la récupération ainsi que la séparation du gaz résiduel ne présentent pas de difficultés techniques. On connaît actuellement des alliages à base de palladium, contenant de 2 à 40 % en poids d'argent. Ces alliages binaires sont utilisés pour la fabrication desfiltres à diffusion destinés à l'hydrogène. L'inconvénient de ces alliages est leur faible résistance mécanique : quand les éléments réalisés avec ces alliages sont utilisés dans des milieux contenant de l'hydrogène, ils sont rapidement détruits. On connaît des alliages à base de palladium, contenant, outre l'argent, d'autres éléments du premier groupe du système périodique des éléments, ainsi que des éléments du huitième groupe du système périodique des éléments (fer, nickel, platine, ruthénium). Comparativement aux alliages binaires palladium-argent cités plus haut, ces alliages ont des caractéristiques mécaniques plus élevées, mais leur perméabilité à l'hydrogène est insuffisante. La perméabilité à l'hydrogène de ces alliages, calculée 2 pour une membrane de 1 cm de surface et de 1 mm d'épaisseur à une température de 500 C et sous une pression différentielle de 1 atm., est inférieure à 1,1.10 cm3(H2) mm cmL.S.atm.1/2 En outre, on connaît un alliage à base de palladium, contenant de l'argent, de l'or, du platine, du ruthénium et de l'aluminium. Comparativement aux autres alliages connus, il a une perméabilité à l'hydrogène plus élevée. Toutefois, l'inconvénient de cet alliage consiste en ce qu'il ne convient pas pour les utilisations aux températures élevées (de 500 à 6000C), et que sa perméabilité à l'hydrogène ne satisfait pas aux prescriptions concernant sa valeur dans le cas de séparation. des constituants des mélanges gazeux à des températures élevées. On connaît aussi des alliages à base de palladium contenant de l'yttrium et des lanthanides. A 300-350 C, ces alliages ont une résistance mécanique plus grande que celle des alliages palladium-argent. On connaît un alliage à base de palladium contenant en poids : 2 à 40 % d'argent, 1 à 12 % d'indium, 0,05 à 2 % d'yttrium. I1 est doué d'une haute perméabilité à l'hydrogene, mais ses caractéristiques mécaniques sont insuffisantes, aussi ne peut-il être utilisé aux températures élevées. De la sorte les alliages à base de palladium connus actuellement et utilisés en tant que matériaux pour les filtres à diffusion pour l'hydrogène ont des caractéristiques mécaniques et une perméabilité à l'hydrogène insuffisantes pour leur utilisation efficace aux températures élevées. Le but de l'invention est de supprimer les inconvénients mentionnés. On s'est proposé pour cela de créer un alliage à base de palladium, qui serait dopé de façon à présenter une haute perméabilité à l'hydrogène et de hautes caractéristiques mécaniques permettant son utilisation aux températures élevées. La solution consiste en un alliage à base de palladium, contenant de l'argent, de l'indium, de l'yttrium, caractérisé, d'après l'invention, en ce qu'il contient en outre un ou plusieurs des éléments suivants : niobium, molybdène, tantale, tungstène. La composition pondérale préférée de l'alliage est la suivante - argent 2 à 40 % - indium 1 à 12 % - yttrium 0,05 à 2 % - niobium, molybdène, tantale, tungstène 0,1 à 4 % (considérés séparément ou en combinaison) - palladium le reste. L'alliage conforme à l'invention a les propriétés suivantes - Charge de rupture (à la température normale) 58 à 67 kg/mm2 - Limite élastique (à la température normale) 34 à 39 kg/mm2 - Allongement (! la température normale) 21 à 28 % - Charge de rupture ( 7000 C) 40 à 48 kg/mm2 - Limite élastique (à 7000C) 29 à 36 kg/mm2 - Allongement (à 7O00C) 7 à 12 % - Perméabilité à l'hydrogène à 700 C 3 (feuille mince, surface 1 dm2, épaisseur 26,4 à 29,2. cm (H2)mm dm,g1atm1@2 0,1mm, pression différentielle 1 à 4 atm.) L'alliage faisant l'objet de l'invention, contenant de l'argent, de l'indium, de l'yttrium et un ou plusieurs éléments choisis dans le groupe constitué par le niobium, le molybdène, le tantale, le tungstène, a des caractéristiques mécaniques de 10 à 35 % plus élevées que celles de l'alliage à base de palladium connu ne contenant que de l'argent, de l'indium et de l'yttrium. La perméabilité àl'hydrogène de l'alliage conforme à l'invention à 7000C est de 1,5 à 3 fois plus grande que celle des alliages connus aux températures admissibles pour ces alliages. Ainsi, après avoir subi plusieurs cycles thermiques (de 20 à 7000C), une feuille en alliage conforme à l'invention (épaisseur 0,1 mm, surface 5x50 mm) ne présentait aucun changement de forme ; l'analyse par diffraction de rayons X n'a fait apparaitre aucune phase hydrure secondaire, même après 100 cycles thermiques. L'utilisation prolongée, à 7000C, d'éléments de diffusion réalisés avec des alliages conformes à l'invention a confirmé la possibilité d'utiliser l'alliage à cette température, et l'analyse métallographique exécutée ensuite n'a fait apparaître aucune modification de la microstructure, qui est restée celle d'une solution solide à structure monophasée à grains fins après 1000 heures d'essais. D'autres objectif s et avantages de la présente invention sont mis en évidence dans la description détaillée suivante d'un mode non limitatif de réalisation de l'alliage à base de palladium conforme à l'invention, ainsi que de plusieurs exemples de réalisation concrets. L'alliage à base de palladium faisant l'objet de l'invention contient de l'argent, de l'indium, de l'yttrium et, d'après l'invention, est dopé avec un ou plusieurs des éléments suivants tungstène, molybdène, niobium, tantale. Grâce au dopage de l'alliage à base de palladium par les éléments d'addition énumérés, il devient possible d'accroître la perméabilité à l'hydrogène de l'alliage et ses caractéristiques mécaniques, ainsi que d'élever les températures d'utilisation admissibles. Le rôle et l'importance des éléments d'addition dans l'alliage consistent en ce qui suit. L'argent est un élément très employe dans l'élaboration des alliages pour les filtres d'isolement de l'hydrogène, ce qui s'explique par le fait que l'argent assure la croissance de la perméabilité à l'hydrogène de l'alliage, laauelle varie avec l'aug mentation du taux d'argent suivant la loi des extrêmes. En association avec l'indium, l'yttrium et au moins l'un des éléments réfractaires du groupe comprenant le tungstène, le molybdène, le niobium et le tantale, le taux pondéral d'argent dans l'alliage se situe entre 2 et 40 %. Au-dessous de 2 % en poids, l'addition d'argent est inefficace. L'addition d'argent à un taux pondéral supérieur à 40 % entraîne une diminution de la perméabilité à l'hydrogène de l'alliage. L'indium est un homologue de l'argent et-provogue des changements de la perméabilité à l'hydrogène de l'alliage à base de palladium suivant la loi des extremes, mais à une teneur dans l'alliage inférieure à celle de l'argent. En outre, l'indium est un durcissant extrêmement efficace du palladium. Dans ces conditions, l'addition d'indium à l'alliage est efficace à un taux pondéral compris entre 1 et 12 %. Au-dessous de 1 % en poids, l'addition d'indium à alliage est peu efficace, tandis qu'au-dessus de i2 % elle entraîne une diminution de la perméabilité de l'hydrogène. On connaît des alliages palladium-yttrium contenant de préférence jusqu'à 12 % en poids d'yttrium. Toutefois, il s'est avéré que l'yttrium, additionné en combinaison avec d'autres élements à des taux aussi élevés et simultanément avec l'argent provoquait un fort abaissement des propriétés technologiques de 1' al- liage élaboré. L'addition d'yttrium à l'alliage à un taux pondéral de 0,05 à 2 % accroit les caractéristiques mécaniques et améliore les propriétés technologiques de l'alliage. Additionné à de tels taux, l'yttrium améliore les caractéristiques mécaniques de l'alliage, diminue l'occlusion de gaz lors de l'élaboration et, ce qui est tres important, permet d'obtenir ces propriétés favorables de l'alliage sans nuire à sa perméabilité à l'hydrogène.Au-dessous de 0,05 % en poids, l'addition d'yttrium n'a pas d'effet favorable, tandis qu'au-dessus de 2 % en poids elle entraîne une altération des propriétés technologiques de i'alliage. L'addition à l'alliage à base de palladium d'un ou de plusieurs éléments du groupe comprenant le tungstène, le molybdène, le niobium et le tantale, à un taux pondéral de 0,1 à 4 % et en association avec l'argent, l'indium et l'yttrium, est réalisée pour la première fois. Du point de vue de leur influence sur les propriétés de l'alliage à base de palladium pour les filtres à diffusion pour l'isolement de l'hydrogène, le tungstène, le molybdène, le niobium et le tantale sont des éléments homologues, aussi peuventils être introduits dans l'alliage soit séparément, soit en combinaisons diverses. Tous les éléments indiqués élèvent les caractéristiques mécaniques de l'alliage, décalent l'intervalle de température de recristallisation vers des températures plus élevées (750-800 C) et rendent possible l'utilisation efficace de l'alliage à 7000C. L'addition d'au moins un des éléments du groupe de métaux réfractaires constitué par le molybdène, le tungstène, le niobium et le tantale, à un taux pondéral choisi dans la plage 0,1-4 %, avec des taux pondéraux spécialement choisis d'argent (2 à 40 %), d'indium (1 à 12 %) et d'yttrium (0,05 à 2 %), assure à l'alliage une combinaison optimale de haute perméabilité à l'hydrogène et de caractéristiques mécaniques élevées, en rendant simultanément possible son comportement stable aux températures élevées. I1 est à noter qu'avec une telle association d'éléments d'addition, l'alliage peut aussi être utilisé à des températures plus basses (300 à 6O00C). Ses hautes caractéristiques mécaniques permettent alors de l'utiliser sous des pressions plus élevées et d'assurer ainsi une augmentation du débit des filtres à diffusion. L'alliage peut aussi être utilisé à 800-8500C. Toutefois, il faut dans ce cas armer les éléments à diffusion afin d'abaisser les charges unitaires et d'atténuer les processus de fluage. Les éléments réfractaires, considérés séparément ou en combinaison, peuvent être additionnés à l'alliage à un taux pondéral compris entre 0,1 et 4 8. Le choix de ces taux est dû au fait qu'à des taux pondéraux inférieurs à 0,1 % ils n'ont pas d'effet de durcissement sur l'alliage, tandis qu'à des taux pondéraux supérieurs à 4 % ils rendent difficile la transformation plastique de l'alliage et abaissent d'une manière inadmissible la perméabilité à l'hydrogène de l'alliage. De la sorte, c'est précisément l'addition à l'alliage d'au moins un des éléments du groupe comprenant le tungstène, le molybdène, le niobium le tantale, à un taux pondéral de 0,1 à 4,0 %, en association avec 2 à 40 % en poids d'argent, 1 à 12 8 en poids d'indium et 0,05 à 2 % en poids d'yttrium, qui permet d'atteindre les objectifs de l'invention, c'est-à-dire d'obtenir un alliage à base de palladium ayant une haute perméabilité à l'hydrogène et de hautes caractéristiques mécaniques. L'alliage peut être utilisé à des températures élevées. Plusieurs exemples concrets mais non limitatifs d'alliages conformes à l'invention vont maintenant être décrits. EXEMPLE 1 Dans un four à induction on a élaboré sous argon un alliage contenant, en poids, 2 % d'argent, 12 % d'indium, 2 % d'yttrium, 4 % de tungstène, le reste étant du palladium, et un alliage contenant, en poids, 2 % d'argent, 12 % d'indium, 2 % d'yttrium, 4 % de niobium, le reste étant du palladium. On a forgé les lingots et on les a homogénéisés à 10000C (pendant 3 heures), puis on les a transformés en fil de 0,5 mm de diamètre et en bande de 0,1 mm d'épaisseur. Les essais du fil ont été exécutés sur une machine de traction "Inston" à enregistrement automatique par potentiomètre du diagramme de traction. Les éprouvettes, dont la longueur entre repères était de 100 mm, ont été étirées à une vitesse de 10 mm/ mn. D'après le diagramme de traction on a déterminé la charge de rupture (Rr), la limite élastique conventionnelle (Rgl2) et l'allongement relatif (A). Les essais du fil à la température normale ont fait apparaître que les alliages ayant la composition indiquée plus haut avaient pratiquement les mêmes caractéristiques mécaniques charge de rupture Rr (20 C) = 65 kg/mm, limite élastique R =0,2= 38 kg/mm2, valeurs qui sont respectivement de 25 à 26 % plus élevées que la charge de rupture et la limite élastique d'un alliage de composition similaire, mais ne contenant pas de tungstène ou de niobium. L'allongement des alliages considérés était suffisamment élevé : A200C = 20 %. Ensuite les alliages considérés ont été essayés à 700"C. On a confectionné à cet effet des éléments à diffusion en forme de sachet (feuille de 0,1 mm), auxquels on a soudé un tube de nickel. A l'aide de ces éléments on a séparé de l'hydrogène ultrapur à partir d'un hydrogène technique, à 7000C et sous une pression différentielle de 4 atn. à 1 atm L'élément à diffusion a bien fonctionné et son débit spécifique était de 26,9 cm3 - dm.s. L'élément a supporté de multiplesXchauffages et refroidissements jusqu'à la température de travail. EXEMPLE 2 On a élaboré un alliage composé de 40 en poids d'argent, 0,1 % en poids d'indium, 0,05 % en poids d'yttrium, de 2,0 % en poids de niobium, de 2 % en poids de molybdène, le reste étant du palladium. On a traité et essayé l'alliage dans des conditions analogues à celles de l'exemple 1. Les caractéristiques mécaniques de l'alliage à la température normale étaient : Rr(2O0C) = 63 ks/mm 0,2(200C) = 37 kg/ mm2, et A20 C = 26 %. Les caractéristiques mécaniques de l'alliage considéré étaient donc de 31 à 32 % plus élevées que celles d'un alliage de composition similaire, mais sans niobium ni molybdène. Les essais de perméabilité au deutérium à 700 C (feuille de 0,1 mm, pression différentiellle de 9 atm. à 1 atm.) ont mon cm3 (H ) tré que le débit spécifique était de 28,1 dmZ.s. EXEMPLE 3 On a élaboré un alliage de composition pondérale : 73,7 % de palladium, 20 % d'argent, 4,0 % d'indium, 0,5 % d'yttrium, 1,0 % de tungstène, 0,8 % de tantale. On a traité et essayé l'al limage dans des conditions analogues à celles décrites dans les exemples 1 et 2. L'alliage avait les caractéristiques suivantes Rr(20 C) = 64 kg/mm2, RO,2(2OoC) = 36 kg/mm21 A20 C = 28 %. La comparaison des caractéristiquesmécaniques de l'alliage considéré à celles d'un alliage de composition similaire, mais sans tungstène ni tantale, fait apparaître qu'elles sont plus élevées de 11 à 12 %. Le débit spécifique à 7000C de l'alliage de cet exemple était de 26,4 cm3(H2) dm .s., c'est-à-dire plus élevé que celui de l'alliage sans niobium ni molybdène à 500 C. EXEMPLE 4 Un alliage contenant, en poids, 15 e d'argent, 7 % d'indium, 1,0 % d'yttrium, 0,1 e de molybdène, le reste étant du palladium, et un alliage contenant, en poids, 15,0 % d'argent, 7 % d'indium, 1,0 % d'yttrium, 0,1 % de-tantale, le reste étant du palladium, ont présenté, lors d'essais effectués à la température normale, les caractéristiques suivantes : Rr(20 C) = 58 kg/mm, R0,2(20 C) = 34 kg/mm, A20 C = 28 %. Le débit spécifique de ces alliages à 7000C, déterminé dans les mêmes conditions que celles de l'exemple 1, était de : 27,5 cm (H2). dm.s. EXEMPLE 5 On a élaboré et traité, dans les conditions décrites aux exemples 1 à 4, un alliage à base de palladium contenant, en poids, 15 % d'argent, 2,0 % d'indium, 0,2 % d'yttrium, 3,4 % de tantale, 0,5 % de molybdène, le reste étant du palladium. Un fil fabriqué avec cet alliage a subi des essais mécaniques systématiques à la température normale et à des températures élevées. Les essais à la température normale ont été exécutés comme décrit dans l'exemple 1. Aux températures élevées, la charge de rupture, la limite élastique et l'allongement relatif ont été déterminés sur des éprouvettes chauffées, dans un four, à l'aide d'une machine "Inston". L'uniformité du champ de température dans le four était contrôlée par un thermocouple platine rhodié-platine. Des éprouvettes de 0,5 mm de diamètre, dont la longueur entre repères était de 50 mm, étaient maintenues en séjour dans le four, à chaque température d'essai, pendant 2 mn. Les essais ont montré que ces conditions étaient suffisantes pour ltétablis- sement de la température prescrite après introduction de mâchoires avec l'éprouvette dans le four mis au préalable à la température voulue Les caractéristiques mécaniques de l'alliage étaient les suivantes: à 200C , R r = 63kg/mm2 ; à 6000C, Rr = 58 kg/mm2 à 7000C, R r = 48 kg/mm2 ; RO,2(2O0C) = 39 kg/mm2 ; R0,2(600 C) = - 44 kg/mm ; R0,2(700 C) 36 kg/mm2. L'alliage avait une bonne plasticité aux températures élevées (A = 12 à 7 %). Le débit spécifique de l'alliage à 700 C, mesuré sur une feuille de 0,1 mm d'épaisseur et sous une pression différentielle de 1 à 4 atm., était de 27 à 29 dmmz(H9). dm.s. EXEMPLE 6 On a élaboré et traité, dans les conditions décrites aux exemples 1 à 4, un alliage à base de palladium contenant, en poids, 15 % d'argent, 5,0 % d'indium, 0,3 % d'yttrium, 1,2 % de tantale, 0,5 % de niobium, le reste étant du palladium. Un fil fabriqué avec cet alliage a subi des essais mécaniques à la température normale et à des températures élevées. Les essais à la température normale ont été exécutés comme décrit dans exemple 1. Aux températures élevées, la charge de rupture, la limite élastique et l'allongement relatif ont été déterminés sur des éprouvettes chauffées, dans un four, à l'aide d'une machine "Inston". L'uniformité du champ de température dans le four était contrôlée par un thermocouple platine rhodié-platine. Des éprouvettes de 0,5 mm de diamètre et dont la longueur entre repères était de 50 mm ont été maintenues en séjour dans le four, à chaque température d'essai, pendant 2 mn. Les essais ont montré que ces conditions étaient suffisantes pour l'établissement de la température prescrite après introduction de mâchoires avec l'éprouvette dans le four mis au préalable à la température voulue. Les caractéristiques de l'alliage étaient les suivantes Rr(200C) = 62 kg/mm2, Rr(600"C) = 55 kg/mm2; Rr(700 C) = 43 kg/mm2; Rg,2(2000C) = 37 kg/mm2; RO,2(6OO0C) 39 kg/mm2 ; R012(700oC) - 29 kg/mm2. L'alliage avait une bonne plasticité aux températures élevées (A = 12 à 7 %). Le débit spécifique de l'alliage à 7000C, mesuré sur une feuille de 0,1 mm d'épaisseur et sous une pression différentielle de 1 à 4 atm., était de 27 à 29 cm3(H) dmZ.s. EXEMPLE 7 On a élaboré et traité, dans les conditions décrites aux exemples 1 à 4, un alliage à base de palladium contenant, en poids, 10 % d'argent, 8 % d'indium, 1,0 5 d'yttrium, 0,2 % de niobium, 2,0 % de tungstène. Un fil fabriqué avec cet alliage a subi des essais mécaniques à la température normale et à des températures élevées. Les essais à la température normale ont été exécutés comme décrit dans l'exemple 1. Aux températures élevées, la charge de rupture, la limite élastique et l'allongement relatif ont été déterminés sur des éprouvettes chauffées, dans un four, à l'aide d'une machine "Inston". L'uniformité du champ de température dans le four était contrôlée par un thermocouple platine rhodié-platine. Des éprouvettes de 0,5 mm de diamètre et dont la longueur entre repères était de 50 mm ont été maintenues en séjour dans le four, à chaque température d'essai, pendant 2 mn. Les essais ont montré que ces conditions étaient suffisantes pour l'établissement de la température prescrite après introduction de mâchoires avec l'éprouvette dans le four mis au préalable à la température voulue. Les caractéristiques de l'alliage étaiént les suivantes r(20 C) = 67 kg/mm2 ; Rr(6OOoC) = 58 ks/mm2 ; Rr(7000C.) = 48 kg/ 2 ; RO,2(2O0C) R 39 kg/mm2 RO,2(6OO0C) = 40 kg/mm2 ; RO, 2 (7000C) = 35 kg/mm2. L'alliage avait une bonne plasticité aux températures élevées (A = 12 à 7 %). Le débit spécifique de l'alliage à 7000C, mesuré sur une feuille de 0,1 mm d'épaisseur et sous une pression différentielle de 1 à 4 atm., était de 27 à 29 EXEMPLE 8 On a élaboré et traité, dans les conditions décrites aux exemples 1 à 4, un alliage à base de palladium contenant, en poids, 20 % d'argent, 3,0 % d'indium, 0,1 % d'yttrium, 0,8 % de molybdène, 1,0 % de tungstène. Un fil fabriqué avec cet alliage a subi des essais mécaniques systématiques à la température normale et à des températures élevées. Les essais à la température normale ont été exécutés comme décrit dans l'exemple 1. Aux températures élevées, la charge de rupture, la limite élastique et l'allongement relatif ont été déterminés sur des éprouvettes chauffées, dans un four, à l'aide d'une machine "Inston". L'uniformité du champ de température dans le four était contrôlée par un thermocouple platine rhodié-platine. Des éprouvettes de 0,5 mm de diamètre et dont la longueur entre repères était de 50 mm ont été maintenues en séjour dans le four, à chaque température d'essai, pendant 2 mn. Les essais ont montré que ces conditions étaient suffisantes pour l'établissement de la température prescrite après introduction de mâchoires avec l'éprouvette dans le four mis au préalable à la température voulue. Les caractéristiques de l'alliage étaient les suivantes Rr(200C) = 58 kg/mm2 ; Rr(6000C) = 46 kg/mm2 ; Rr(7000C) = 40 kg: mm2 ; R0,2(20 C) = 35 kg/mm2 ; RO,2(6000C) = 36 kg/mm2 ; RO,2(70O0C.) = 30 kg/mm2. L'alliage avait une bonne plasticité aux températures élevées (A = 12 à 7-%). Le débit spécifique de l'alliage à 700 C, mesuré sur une feuille de 0,1 mm d'épaisseur et sous une pression différentielle de 1 à 4 atm., était de 27 à 29 dmmz(Hs9). dmZ.s. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits, ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1. Alliage à base de palladium, du type contenant de l'argent, de l'indium, de l'yttrium, caractérisé en ce qu'il contient en outre un ou plusieurs des éléments suivants : niobium, molybdène, tantale, tungstène. 2. Alliage suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il contient - argent 2 à 40 8 - indium 1 à 12 % - yttrium 0,05 à 2 % - un ou plusieurs des élé- ments suivants : niobium, molybdène, tantale, tungs tène ; au total 0,1 à 4 % - palladium le reste.