La présente invention concerne des cloisons en béton destinées à délimiter latéralement des cases dans les bâtiments d'élevage et, plus particulièrement, dans les bâtiments d'élevage de porcs. Actuellement, dans les bâtiments d'élevage de porcs, on utilise soit des cloisons entièrement métalliques, qui se corrodent rapidement, soit des cloisons construites en parpaings qui, étant donné leur épaisseur, réduisent la surface utile et qui ne sont pas démontables, soit des cloisons formées de panneaux assemblés, avec des poteaux, comme les clôtures en plaques traditionnelles et qui sont lourdes et fragiles. De plus, ces panneaux doivent souvent être fabriqués sur mesure. Enfin, avec ces panneaux, on ne peut avoir une partie haute ajourée et une partie basse pleine qu'à la condition de multiplier les poteaux intermédiaires, ce qui pose des problèmes pratiquement insolubles sur les portions qui sont constituées par des caillebotis. Un objet de la présente invention consiste à prévoir un système de cloisons qui évite les inconvénients mentionnés ci-dessus. Suivant une caractéristique de l'invention, il est prévu un système de cloisons composées de plaques dans lequel chaque plaque occupe toute la hauteur de la cloison et est maintenue individuellement par des moyens de fixation bas montés sur le plancher et des moyens de fixation haut montés entre des poteaux suffisamment distants pour disposer entre eux plusieurs plaques. Suivant une autre caractéristique, les moyens de fixation bas montés sur le plancher sont constitués par une semelle ou une série de semelles comportant chacune une rainure horizontale ouverte vers le haut dans laquelle le bas de chaque plaque est embrevé. Suivant une autre caractéristique, les moyens de fixation bas montés sur le plancher sont constitués par une semelle ou une série de semelles à face supérieure plate sur laque'le est appliqué le chant inférieur des plaques, des trous borgnes alignés étant percés de place en place dans ledit chant et la face supérieure de la ou les semelles pour recevoir des chevilles. Suivant une autre caractéristique, les moyens de fixation bas montés sur le plancher sont constitués, au moins partiel'ement, par une saignée prévue dans le plancher et dans laquelle est scellé le bas des plaques. Suivant une autre caractéristique, les moyens de fixation hauts sont constitués par une cornière en U tourné vers le bas coiffant le haut des plaques. Suivant une autre caractéristique, certaines plaques sont ajourées de bas en haut. Suivant une autre caractéristique, certaines plaques sont pleines jusqu'à une certaine hauteur, puis ajourées jusqu'en haut. Les caractéristiques de l'invention mentionnées ci-dessus, ainsi que d'autres, apparaîtront plus clairement à la lecture de la description suivante d'exemples de réalisation, ladite description étant faite en relation avec les dessins joints, parmi lesquels: la Fig. 1 est une vue schématique en élévation d'une portion de cloison suivant l'invention, la Fig. 2 est une vue schématique en élévation d'une variante de la cloison de la Fig. 1, la Fig. 3 est une vue en coupe suivant la ligne III-III de la Fig. 1, et les Fig. 4 à 10 sont des vues en coupe de variantes de moyens de fixation bas utilisables avec les cloisons des Figs. 1 et 2. La portion de cloison montrée à la Fig. 1 se compose de trois plaques en béton verticales 1, 2 et 3 montées entre une semelle 4 et une poutre 5. La semelle 4 est posée sur la dalle de plancher en béton 6 d'un bâtiment d'élevage, par exemple de porcs. A un bout de la semelle 4, un poteau 7 est dressé avec son pied 8 scellé dans un trou de la dalle 6. La semelle 4 peut etre rendue solidaire de la dalle 6 par du mortier coulé à quelques endroits prédéterminés ou encore par des clous 34 clouant pratiquement la semelle à la dalle. Le sommet du poteau 7 supporte une extrémité de la poutre 5, dont l'autre extrémité, non montrée, est, par exemple, scellée au mur du bâtiment. I1 faut bien comprendre que la poutre 5 a pour fonction essentielle d'empêcher les plaques de remonter, tout en maintenant leurs têtes transversalement. La semelle 4 et ses moyens de fixation associés, rainures ou autres comme on le verra dans la suite, évite les mouvements latéraux des pieds des plaques. Comme le montre la Fig. 3, la semelle 4 a une section de forme générale rcctar.gu'aire plate avec des chanfreins longitudinaux 9 et 10, aux bords de la face supérieure. De plus, au centre de la face supérieure est prévue une rainure 11 dans laquel'e s'embrève le chant inférieur de la plaque 1. La poutre 5 peut être une cornière métallique en U qui coiffe le chant supérieur de la plaque 1. Comme le montre la Fig. 1, le fond de la poutre 5 est rendue solidaire du sommet du poteau 7 par un écrou 12 viss-é sur une tige filetée ou un boulon, non visible, scellée en haut de 7. Par ailleurs, la Fig. 1 fait apparaître que la plaque en béton 1 est pleine, que la plaque en béton 2 comporte en bas une partie pleine jusqu'à mi-hauteur et, en haut, une série de barreaux verticaux 13 équidistants. En haut des barreaux 13, la plaque 2 est complétée par un longeron horizontal 14 qui s'encastre dans la poutre 5, comme le chant de la plaque 1. La plaque 3 se compose d'un longeron inférieur 15, d'un longeron supérieur 16 et de barreaux 17 sur toute la hauteur entre 15 et 16. Le longeron 15 s'encastre dans la rainure 11 tandis que le longeron 16 s'encastre dans la poutre 5. La distance entre les barreaux 13 est la même que celle qui sépare les barreaux 17. En pratique, une cloison de case peut comprendre plusieurs plaques pleines 1 rangées côte à côte, puis plusieurs plaques 2 et enfin plusieurs plaques 3. D'une manière générale, les plaques 1 limitent le gisant de la case et les plaques 3 la partie de la case où se trouvent les caillebotis, les plaques 2 se trouvant dans la partie intermédiaire. A titre d'exemple la largeur des plaques 1 à 3 peut être uniforme et de l'ordre de 0,50 m. On comprendra que les. plaques sont maintenues solidement en haut et en bas, et qu'elles sont, avec la dimension indiquée ci-dessus, d'un poids raisonnable, facile à monter ou à démonter. Les semelles peuvent être d'une seule longueur, mais de préférence elles sont subdivisées, pour une manutention plus facile. Ainsi on peut prévoir des tronçons de semelle de 0,70 à 0,75 m. On peut scier sur place les tronçons pour adapter leur longueur. Par contre, la poutre 5 est de préférence d'une seule longueur. A la Fig. 3, on a montré un embrèvement à vif de 1 dans 4. En variante, les Figs. 4 et 5 montrent respectivement un embrèvement ordinaire et un embrèvement batard. La Fig. 6 montre une semelle en béton 13 els -orile de uInière en U tournée vers le haut. A la Fig. 7, une saignée 19, avec dépouille, est prévue dans la dalle 6 et sert à recevoir le chant inférieur des plaques 1 à 3 qui y sont scellées par un mortier 20. A la Fig. 8, on remplace la semelle 4 par un lit de mortier 21 sur lequel est dressée la plaque 22, semblable à 1, 2 ou 3. Pour ancrer la plaque 22, on prévoit1 dans son chant inférieur des trous borgnes de place en place, ainsi que dans la dalle 6 et on place des tiges 23 dans les trous alignés. Une arête 24 du chant de 22 peut, de plus, être chanfreinée. Enfin, le mortier 21 peut être ancré par des clous 25. A la Fig. 9, on prévoit une plaque 26, semblable à 1, 2 ou 3, mais pourvue d'un pied 27 venant directement de moulage et servant de semelle 4. Le pied 27 peut être rendu solidaire de la dalle 6 par des clous 28. A la Fig. 2, on a prévu une cloison pouvant être montée sur une partie de dalle en pente 29. Les plaques 30, 31 et 32, correspondant à 1, 2 et 3, ne sont plus rectangulaires, mais en forme de parallèlogramme. On notera la forme de la semelle 33 dont le fond de la rainure est droit, mais dont la face inférieure épouse le profil de la dalle et du plancher en caillebotis 35. A la Fig. 10, on a montré une semelle 36- dont la face supérieure 37 est plate et horizontale. Sur là face 37, repose le chant de la plaque 38. Pour ancrer la plaque 38, on prévoit r dans son chant inférieur, des trous borgnes, de place en place. Réciproquement, dans la face 37, on prévoit des trous borgnes ou des trous ouverts et, sous les trous ouverts, on perce des trous borgnes dans la dalle. On peut alors passer un cheville métallique 39 qui solidarise soit la plaque à la semelle, soit la plaque et la semelle à la dalle. A noter que la liaison entre la semelle et la dalle peut se faire par cloutage, comme on l'a déjà mentionné. REVENDICATIONS 1) Système de cloisons en béton destinees à délimiter latéralement des cases dans les bâtiments d'élevage et, plus particulièrement, dans les bâtiments d'élevage de porcs, et composées de plaques caractérisé en ce que chaque plaque occupe toute la hauteur de la cloison et est maintenue individuellement par des moyens de fixation bas montés sur le plancher et des moyens de fixation haut montés entre des poteaux suffisamment distants pour disposer entre eux plusieurs plaques. 2) Système suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de fixation bas montés sur le plancher sont constitués par une semelle ou une série de semelles comportant chacune une rainure horizontale ouverte vers le haut dans laquelle le bas de chaque plaque est embrevé. 3) Système suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de fixation bas montés sur le plancher sont constitués par une semelle ou une série de semelles à face supérieure plate sur lasuelle est appliqué le chant inférieur des plaques, des trous borgnes étant percés, de place en place, dans lesdits chants et des trous borgnes ou ouverts étant percés, alignés avec les trous des chants, dans la face supérieure de la ou les semelles, des chevilles étant insérées dans les trous alignés. 4) Système suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de fixation bas montés sur le plancher sont constitués, au moins partiellement, par une saignée prévue dans le plancher et dans laquelle est scellé le bas des plaques. 5) Système suivant l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les moyens de fixation hauts sont constitués par une cornière en U tourné vers le bas coiffant le haut des plaques. 6) Système suivant l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que certaines plaques sont ajourées de bas en haut. 7) Système suivant l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que certaines plaques sont pleines jusqu'à une certaine hauteur, puis ajourées jusqu'en haut.