La présente invention se rapporte à un joint souple destiné au raccordement étanche de deux éléments d'un tuyau, notamment d'un tuyau d'échappement sur un véhicule automobile. Sur un véhicule automobile à moteur thermique placé à l'avant, la ligne d'échappement, qui fait presque toute la longueur du véhicule, contribue pour une bonne part, du fait des vibrations auxquelles elle est soumise, à créer une certaine sensation d'inconfort pour les passagers, principalement lorsque le moteur tourne au ralenti. Ces vibrations créent en outre des contraintes de fatigue d'autant plus importantes, sur la ligne d'échappement, que le moteur est porté par des supports plus souples. Il est donc nécessaire d'interposer un élément souple dans la ligne d'échappement, entre un tronçon relié au moteur et le tronçon principal situé en aval. On a déjà proposé, pour cela, d'utiliser un tron çon flexible constitué par une paroi métallique à ondulations parallèles formant une sorte de soufflet. Malheureusement,- ces flexibles sont soumis à des déformations complexes, ainsi qu'à des températures élevées ce qui entraîne leur destruction rapide, à moins de recourir à des réalisations tres élaborées, donc très coûteuses. C'est pourquoi, dans la pratique, on utilise plutôt des joints formés par deux éléments complémentaires de rotule serrés par des moyens élastiques. Mais ces joints sont souvent bruyants et sujets au blocage. De plus, il est difficile de les rendre étanches et surtout de les maintenir étanches, ce qui peut entraîner des rentrées d'air qui faussent les indications des détecteurs d'oxygène que l'on place, dans certains cas, dans des conduits d'échappement pour régler la richesse du mélange introduit dans le moteur. L'invention a pour but de fournir une solution particulièrement simple et bon marché pour réaliser une jonction souple entre deux éléments d'un tuyau, cette jonction étant parfaitement étanche et ne comportant pas de surfaces frottantes, ce qui garantit l'absence de bruit et l'impossibilité de blocage. Le joint souple selon l'invention, destiné à relier deux tronçons de tuyau, est constitué par deux manchons cylindriques reliés par un bourrelet de révolution, chaque manchon étant monté et soudé sur l'un des -tronçons. Ce joint est caractérisé en ce que le bourrelet a une épaisseur décroissant progressivement à partir de chacun des manchons vers la zone de plus grand diamètre, l'écartement entre les deux tronçons de tuyau étant limité au minimum compatible avec les débattements prévus pendant l'utilisation. Un exemple de réalisation de l'invention fait l'objet de la description qui suit, en référence à la Fig. unique jointe qui représente une coupe axiale à travers un joint suivant l'invention. Ce joint 1 est formé de deux manchons cylindriques 2,3 coaxiaux, reliés par un bourrelet 4. Les manchons ont une épaisseur constante, tandis que le bourrelet a une épaisseur qui décroit progressivement à partir de chacun des manchons vers la zone de plus grand diamètre. Le rapport entre l'épaisseur minimale et l'épaisseur maximale peut être compris entre 1/2 et 1/4. Chaque manchon est emmanché sur l'extrémité d'un tronçon de tuyauterie 5,6 et solidarisé par une soudure 7. Le jeu 8 entre les extrémités des tronçons 5,6 est limité au minimum compatible avec les débattements angulaires et longitudinaux prévus pendant l'utilisation. Le joint 1 est réalisé, par exemple, en acier inoxydable soudable tel que l'acier Z 10 CN 18-09 (NF A 35572). Un joint ainsi réalisé répond bien au but que l'on s'était fixé : il est totalement étanche, il ne comporte aucune surface frottante donc il n'est pas bruyant et ne risque pas de se bloquer. Enfin, il possede une bonne souplesse, due a l'amincissement de son épaisseur. Comme la zone où se situe cet amincissement est la plus éloignée des tronçons de tuyaux, et en dehors du courant des gaz, elle subit une élevation de température relativement modérée, ce qui confère au joint une bonne tenue dans le temps. REVENDICATIONS 1. Joint souple, destiné à relier deux tronçons de tuyau, constitué de deux manchons cylindriques reliés par un bourrelet de révolution, chaque manchon étant monté et soudé sur l'un des tronçons, joint caractérisé en ce que le bourrelet (4) a une épaisseur décroissant progressivement à partir de chacun des manchons (2,3) vers la zone de plus grand diamètre, l'écartement entre les deux tronçons de tuyau (5,6) étant limité au minimum compatible avec les débattements prévus pendant l'utilisation. 2. Joint souple suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le rapport entre l'épaisseur minimale et l'épaisseur maximale dudit bourrelet (4) est comprise entre 1/2 et 1/4. 3. Joint souple suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'il est réalise en un acier inoxydable soudable, tel que l'acier Z 10 CN 10-09.