: . .71 18521 ■ , 2090198 ; ; •I'- ;a ; La présente invention concerne des procédés' de récupération de l' uranium à partir de minerais d'uranium, plus - spécialement à partir des minerais qui contiennent de l'uranium sous forme de matières minérales réfractaires disséminées à l'état finement 3 divisé. Les matières minérales réfractaires sont celles qui ne peuvent pas être dissoutes à une vitesse rentable dans un acide dans des conditions ambiantes, Ses exemples de telles matières minérales réfractaires du type uranium et les principaux minerais dans lesquels elles existent comprennent : 1C La brannerite contenue dans les conglomérats de minerais de la région du Canada appelée Blind Hiver et également connue sous le nom ae région du lac Blliot ; L'uraninite secondaire contenue dans des conglomérats de minerais de ivitwatersrand, Afrique du 3ud ; 15 La davidite des minerais d'Australie du Sud ; L'uranothorite et la monazite des minerais du type granit et.pegmatite du Canada, des Etats-Unis d'Amérique, de Suède et d'Afrique centrale. Les conglomérats de minerais sont constitués de grands ^0 fragments individuels, en particulier de quartz d'un diamètr^Ûe 6,35 à 50 mm, l'espace compris entre les fragments étant rempli d'une gangue qui contient toutes les matières minérales intéressantes. Le présent procédé s'applique en particulier à des minerais tels que ceux indiqués ci-dessus dans lesquels les matières miné- 25 raies réfractaires sont disséminées à l'état finement divisé, contraitement, par exemple, aux grès des Etats-Unis d'Amérique , dans lesauels les matières minérales ne sont, pas., réfractair^f p+- ^ le plus ne sont pas. finement disséminées.Le procède/courant de traitement dès minerais d'uranium utilise la lixiviation dans l'acide sulfurique 30 dilué (environ 11."); la seule variante pour l'application à grande échelle est une lixiviation alcaline pour des minerais présentant une forte ter.ev.r en constituants/consomnant un acide tels que les carbonates. Le procédé à l'acide diluJ, tel qu'il est appliqué à des minerais contenant des matières minérales 35 réfractaires, comme les conglomérats canadiens susmentionnést nécessite une lixiviation d'une durée de deux à trois jours à 60-S0°C dans des cuves équipées d'agitateurs pour obtenir une BAD ORIGIN/4 ^OPY 71 -18521 2 2090198 extraction de 95 ?<>• A cause de la longue durée de séjour dans les . cuves équipées d'agitateurs, celles-ci sont de grandes dimensions et représentent une part importante de l'investissement ; elles sont revêtues de caoutchouc, mais les agitateurs doivent être 5 soit en métaux spéciaux, soit remplacés régulièrement. L'autre inconvénient principal du procédé à l'acide dilué est la nécessité de broyer finement les conglomérats de manière qu'une proportion d'au moins 50 i° présente une granulométrie inférieure à 0,074 mm et,par suite,le coût des phases de séparation liquide-solide 10 après la lixiviation. La présente invention concerne un autre procédé qui (a) élimine la nécessité d'un broyage à l'état finement divisé ; (b) élimine la nécessité d'utiliser de grandes cuves 15 équipées d'agitateurs ; (c) peut éliminer la nécessité de procéder à une phase de séparation liquide-solide à grande échelle. Selon la présente invention, un procédé de récupération d'uranium à partir de minerai qui contient de l'uranium sous 20 forme d'une ou plusieurs matières minérales réfractaires finement disséminées consiste à concasser le minerai à une granulométrie maximale qui n'est pas sensiblement inférieure à 1 mm ; à mélanger le minerai concassé avec de l'acide sulfurique de normalité supérieure à 4N et en quantité suffisante pour mouiller le minerai 25 sans former de phase liquide continue ; à chauffer le mélange à une température élevée ; à laisser digérer le mélange à haute température pendant une certaine période ; et à mettre le mélange "digesté" en contact avec un liquide pour éluer l'uranium. La normalité de l'acide est convenablement comprise 30 entre 4 et 9ÏÏ, par exemple elle est de 6N environ. La quantité de liquide ajoutée est insuffisante pour former une phase liquide continue, c'est-à-dire que la quantité de liquide ajoutée ne dépasse pas celle qui peut être contenue dans les pores du lit de minerai concassé. Ainsi, le mélange rest^èensiblement mobile 35 et n'atteint pas un état collant qui nécessiterait un malaxage à taux de cisaillement élevé. La quantité d'acide utilisée donne 71 18521 5 2090198 avantageusement àu nié lange une teneur "en liquide d ""environ 10 en volume/poids, ce qui correspond à environ 12 $ en poids/poids. La granulométrie à laquelle le broyage réduit le minerai importe peu, mais les plus grandes particules du minerai concassé 5 (la granulométrie maximale susmentionnée) ne sont pas sensiblement inférieures à 1 mm. Par suite, un broyage du minerai à l'état finement divisé n'est pas nécessaire. Avec certains minerais, on peut utiliser de plus grandes granulométries maximales allant par exemple jusqu'à 1,4 mm sans que l'efficacité de l'extraction en 10 soit réduite. Il convient de comparer ces particules relativement grandes avec la matière (50 c,o au-dessous de 74 microns) utilisée dans le procédé à l'acide dilué pour lequel un broyage à l'état finement divisé est nécessaire. Le malaxage peut être effectué de manière à provoquer une 15 granulation des particules du minerai concassé. Un secouage du minerai concassé dans un tambour mélangeur provoque la granulation, l'élution peut être effectuée par percolation d'un liquide convenable tel que l'eau à travers le mélange digesté et dans ce cas , la granulation est importante pour obtenir une vitesse convenable 20 de percolation. La granulation rend également moins importantes les petites particules produites au cours de la phase de concassage, étant donné que ces fines peuvent s'agglomérer à une dimension convenant pour effectuer une percolation à une vitesse raisonnable ou pour une élution par d'autres procédés connus. L'acide peut 25 être répandu sur la surface mobile du minerai contenu dans le mélangeur. Les durées et températures de digestion ont' peu d'importance et des conditions rentables convenables dépendent par exemple du type de minerai et de la disponibilité de la chaleur de traitement. 50 On préfère des températures comprises entre 65° et 100°C. Le minerai peut être chauffé par exemple à l'air chaud ou à la vapeur d'eau de préférence en utilisant cette dernière. On peut introduire de la vapeur vive soit dans le mélange, soit dans le récipient de digestion. Au fur et à mesure que la vapeur d'eau 35 augmente la teneur en humidité du minerai, le premier mode d'introduction peut également augmenter la granulation provoquée par 71 18521 4 2090198 le mélangeur d'une manière connue. Le minerai chauffé dans le mélangeur est normalement introduit dans le récipient de digestion en une quantité suffisante pour qu'il conserve suffisamment de chaleur pendant la digestion. Il faut tenir compte de l'effet de 5 dilution de la vapeur d'eau sur l'acide pour déterminer la force de l'acide introduit dans le mélangeur, indépendamment du fait que la vapeur d'eau est introduite directement dans le mélangeur ou dans le récipient de digestion. La digestion peut être effectuée dans un récipient (ou dans 10 plusieurs récipients) dans lequel le mélange granulé est transféré à partir du mélangeur. Après la digestion, on peut remplir le récipient d'eau de manière qu'elle recouvre le mélange,et on peut faire circuler ensuite l'eau à travers le mélange en en ajoutant sur le lit du minerai et en l'évacuant de dessous ou inverse-15 ment. On préfère le premier mode opératoire étant donné que la liqueur d'élution contient moins de boue. Dans l'un ou l'autre mode de percolation, il n'est pas nécessaire d'effectuer une autre fil-tration en dehors de l'utilisation d'un filtre d'épuration, si les étapes ultérieures l'exigent. 20 Bien qu'une simple percolation soit efficace, on peut avoir Tecours à d'autres procédés connus de mise en contact du minerai digesté avec un liquide pour éluer l'uranium du mélange digesté. Le choix du mode d'élution le plus approprié dépend des considérations économiques. 25 Selon une caractéristique de la présente invention, on peut obtenir une grande efficacité d'extraction sans ajouter d'agent oxydant au mélange, mais un tel agent peut être éventuellement ajouté pour obtenir une augmentation marginale supplémentaire de 1'efficacité/pour réduire la durée de digestion 30 si les conditions économiques le justifient. L'agent oxydant peut être ajouté pendant le mélange ou après le début de la digestion. Dans ce derniers cas, en utilisant un long tambour mélangeur continu avec une durée de séjour importante,par exemple de 20 mn environ, l'agent oxydant peut être introduit au milieu de la 35 longueur du tambour, par exemple 10 minutes environ après l'acide. Comme on l'expliquera plus loin, la quantité d'agent oxydant nécessaire est moins grande si on l'ajout^kprès le début de la di 1\ 18521 5 2090198 gestion. A titre d'exemple, on va décrire maintenant l'application du présent procédé au minerai canadien de la région du Lac Elliot. G- minerai est formé d'environ 50 5° de galets/de quartz d'un 5 diamètre de 1,5 à 5,0 cm, dans une gangue de plus petitgranules de quartz, de séricite (un mica secondaire), de feldspath, et de quelques chlorites (silicates^'aluminium, de fer et de magnésium). Il contient également de grandes quantités de pyrites (FeS^, 2 à 8 >î) et de faibles quantités d'autres sulfures. La principale ma-10 tière minérale contenant de l'uranium est la brannerite (U^Ti^O^g) aveqâe plus faibles quantités de thucholite (H, C, 0), de monazite (Ce, U, P0^) et d'uraninite (UO^). Les échantillons particuliers contiennent environ 0,1 fo d'uranium. On broie des lots d'un kilogramme du minerai ci-dessus 15 contenant environ 0,04 5= d'uranium à une granulométrie inférieure à 1 mm et les mélange avec H_S0 6îi dans un tambour mélangeur. 4 Ce dernier a un diamètre de 15 cm et une longueur de 20 cm et on le fait tourner autour d'un axe hozizontal à 60 tours/mn. On ajoute l'acide au minerai pendant la rotation en l'introduisant 20 dans un trou ménagé dans une extrémité du tambour par l'intermédiaire d'un tube qui est animé d'un mouvement alternatif le long du tambour pour disperser régulièrement l'acide. On ajuste le débit d'acide, de manière que l'addition dure environ 5 mn et on fait tourner le tambour pendant 5 mn supplémentaires. 25 La quantité d'acide ajoutée est suffisante pour mouiller le minerai, mais non pour former une phase liquide continue. La rotation du mélangeur provoque en outre une agglomération des particules de minerai, en particulier des fines, sous forme de granules. 30 ' Après le mélange, on transfère le minerai dans un récipient cylindrique d'un diamètre de S cm et d'une hauteur de 35 cm pour la digestion. Le minerai est supporté dans le récipient par un treillis en acier inoxydable ayant une ouverture de mailles de 0,42 mm. Un tube de sortie en col de cygne est prévu à l'extrémité 35 inférieure du récipient qui est maintenu à la température désirée pendant la digestion en le plongeant dans un bain-marie. Après une digestion de 24 heures à 75°C^ on élue l'uranium à partir du 71 18521 6 . 2090198 récipient en ajoutant de l'eau à la température ambiante. On introduit tout d'abord l'eau en fermant le tube de sortie jusqu'à ce - que le lit du minerai soit entièrement recouvert. Ensuite, on ouvre le tube de sortie et on ajoute de l'eau à l'extrémité su--5 périeure du récipient. On règle les débits d'admission et d'évacuation, de façon qu'un litre environ d'eau passe à travers le lit du minerai par heure ; ce débit ne s'est pas avéré très critique. le tableau I donne les résultats de trois essais au cours ■5 10 desquels 100, 80 et 60 cm respectivement d'acide 6N ont été ajoutés dans le mélangeur, l'extraction de l'uranium a été de 94 7° environ dans les trois essais, rltant donné que 60 cm d'acide 6N par kg de minerai sont équivalents à 17,41 '.rg d'acide par tonne, on peut obtenir une réduction réelle de la consommation d'acide 15 par rapport au procédé à l'acide dilué (qui nécessite habituellement environ 26,8 à 35,7 kg par tonne). On n'utilise pas d'agent oxydant au cours de ces essais. On voit que l'élution est très efficace, une très grande proportion de l'uranium apparaissant dans le premier litre de 20 l'éluat. Cela s'applique en particulier aux essais effectués avec 80 et 60 cm"5 dans lesquels la surface du lit de minerai est maintenue juste au-dessous du niveau de l'eau pendant l'élution. La grande efficacité d'extraction obtenue est surprenante si l'on tient compte de la difficulté connue de traitement de 25 tels minerais qui nécessitaient jusqu'à présent un broyage à l'état finement divisé et une longue durée de séjour dans l'installation. COPY 71 18521 7 2090198 TABLEAU I Conditions 1 kg.de minerai contenant 0,04 P de U fraîchement broyé, granulométrie inférieure à 1 am 6H pendant 24 heures à 75°C. Acide ajouté dans le mélangeur 100 cnP 80 cm^ 3 60 cm 0,489 . 0,431 0,397 Teneur en U du minerai (g) Eluat 1er litre U g/l H2S04 libre g/l Totalité des matières solides dissoutes, g Ee II g/1 Ee III g/1 0,386 13,78 9,33 0,78 0,17 0,398 9,01 10,14 1,13 0,20 0,369 4,9 1,03 2ème litre U e/l H^SO^ libre g/l Totalité des matières solide dissoutes, g Ee II g/l Ee III g/l 0,051 2,17 3 1,39 0,13 C-,01 0,005 0,196 0,18 0,011 0,007 0,002 0,059 3ème litre • U g/l K2S04 libre g/l Totalité des matières solide dissoutes, g Ee II g/l Ee III g/l 0,026 1,12 s 0,74 0,0 66 0,016 0,002 0,038 0,06 0,001 Dernier litre U g/l H^SO^ libre g/l 0,0003 0,001 0,0002 néant Totalité d'uranium extrait, 94,5 94,0 93,8 H^SO^ consommé, p 53 60 69 COPY 71 48521 8 20904 98 On va décrire maintenant les effets obtenus en faisant va-rier cetaines conditions du/proceae en effectuant d'autres expériences. • 3-ranul omet rie 5 On a constaté que le concassage du minerai à une granulo métrie inférieure à 1,4 ma réduit l'efficacité de l'extraction d'environ ; à 5 ?« en comparaison d'un concassage à une granulométrie inférieure à 1 mm, probablement à cause de la rétention de l'uranium dans les plus grandes particules. 10 Concentration de l'acide L'effet obtenu en faisant varier la concentration de l'acide est indiqué sur le tableau II. Ces essais ont été effectués sur des échantillons de 100 g, broyés à une granulo-métrie inférieure à 1,4 mm auxquels on a ajouté 13,2 cm d'acide, 15 la durée de digestion étant de trois heures à 100°C. Dans la limite de l'erreur expérimentale, on voit que l'efficacité d'extraction ne dépend pas de la concentration de l'acide entre 5,5N et 9N. 20 TABLEAU II 25 30 Normalité de h2so4 Extraction, 3,0 78,4 5,5 CO ro 4,0 84,4 4,5 86,4 5,0 87,1 5,5 89,5 6,0 89,2 6,5 89,2 7,0 90,0 7,5 90,4 9,1 91 18 72 BAD ORIGINAL 1 18521 9 2090198 Durée et température le tableau III indique l'effet de la température de digestion sur l'efficacité d'extraction. Ces résultats doivent être combinés avec l'effet de la durée de digestion indiqué sur le tableau IV pour obtenir les conaitions économiques optimales. Par exemple, en utilisant de l'acide 6îT, on obtient à peu près la même extraction (91 >) après 6 heures à 75°C qu'après 3 heures à 100°C (89,2 %). L'élévation de la température au-dessus de 100°C n'augmente pas l'efficacité d'extraction. TABLEAU III /j d'extraction après trois heures de Température °C digestion (granulométrie inférieure à 1,4 mm) Concentration de l'acide (13,2 de minerai) cnrVlOO g 6îl 7îT 4,5K 9,W 1,8N 20 — — 45 44 38 65 78,6 80,1 70 79,9 82,6 75 84,4 85,0 80 86,0 86,0 85 88,0 87,0 . 100 89,2 90,0 90 91 72 115 86,8 - 71- 18521 ' , 10 TABLEAU IV 21)90198 Conditions (addition d'acide 13,2 cm^/lOO g ï° d'extraction après digestion pendant : de mi lierai) 1) r O heures : 12 24 72 120 Température Acide Additif Sranulomé-trie 20 4,5N — moins de : 1,4 mm 45 71 20 9,nr - 1,4 mm 44 76 88 81 20 .18, ON - 1,4 mm 38 58 75 6,011 - 1,4 mm 84,8 91,0 95,2 95,5 100 9,11* - 1,4 mm 91 92 92 100 4,5N - 1,4 mm 89 93 - Effet des oxydants Dans le procédé à l'acide dilué, il est courant d'ajouter un osydant au minerai pour transformer le U(IV) de la matière minéral® en U(VI) plus soluble. A cet effet, le chlorate de sodium et le 5 bioxyae de manganèse ont été utilisés dans les procédés antérieurs. Le tableau V montre l'effet obtenu en ajoutant dans ce but du chlorate de sodium et du sulfate ferrique dans le présent procédé. -Etant donné qu'il règne des conditions réductrices lorsqu'on mélange tout d'abord l'acide avec le minerai,il serait nécessaire 10 d'utiliser une quantité excessive d'oxydant dissous dans l'acide si on l'ajoutait au début, sinon il ne pourrait pas oxyder les ions ferreux formés ultérieurement pendant la digestion. L'effet obtenu en ajoutant l'oxydant une heure (ou dans deux cas 3 heures) après le début de la digestion est indiqué sur le tableau V. 15 D'autres expériences ont révélé que ce retard peut être réduit à 10 minutes environ après l'addition de l'acide. Des essais ont montré qu'un simple mélange dans les matières solides est aussi efficace qu'un mélange dans une solution de l'oxydant. Les résultats montrent que l'un ou l'autre oxydant peut assurer 20 une légère amélioration analogue de l'efficacité d'extraction (environ 2 $) et que leur application combinée n'assure pas une ■71 18521 u --2090Î98 amélioration supplémentaire- réelle. ÏAELEAU V Conditions ï= d'extraction d'uranium Pss d'oxy Ve2(S04)3 1 g/100g ÏTaC10„ 3 HaClO, + Pe,S0 3 £ dant 0,15g/ 100 g 0,3 g/ 100 g 0,15 g/ 1g/ 100 g 100 g llinerai d'une granulométrie inférieure à 1.4 mm 75CC 3 h 84 88,1 87,9 10G°C 3 h 90 93,3 93,2 I-iinerai d'une granulométrie inférieure à 1 mm 75°C 6 h 91,5 93,6 93,6 94,1 75°C 12 h 95,2 94,6 95,9 75°C 24 h 75°C 24 h 95,3 95,S7^ 96,8 96,8* — 97,2 100°C 3 h 93,3 95,0 93,2 94,6 94,6 10C°C 6 h 94,8 95,8 100°C 12 h 95,4 95,3 95,2 rZ / 7 cm de ILjO ajoutés trois heures après le début de la digestion * NaCICL ajouté dans 7 cmJ de H^O trois heures après le début de la digestion. 71 18521 12 ,2090198 Composition de la liqueur d'élution le tableau YI montre que le présent procédé.est relativement sélectif à l'égard de l'uranium. Le thorium, le_ cérium et le titane sont extraits dans une moins grande mesure, 67, 12 et 5 4 respectivement. La quantité de fer extraite est faible et elle est sensiblement égale à la quantité pondérale de l'uranium. Le principal constituant de.la liqueur est l'aluminium, une quantité correspondant environ au double du poids de l'uranium. La faculté d'extraire simultanément du minerai des métaux 10 intéressants autres que l'uranium à un bon rendement est une caractéristique avantageuse du présent procédé. On peut noter par exemple l'extraction de 67 $ du thorium qui est indiquée sur la figure 6. D'un autre minerai analogue, on a obtenu une extraction simultanée de 97 % du thorium. TABLEAU VI Digestion : Digestion : 3 heures à 100®C (-1,4 mm) 24 heures à. 75°C (-1 ,4 mm) Analyse 9N 4, 5N 3, ON 6N Résidu Résidu Résidu Liqueur de Liqueur de Liqueur de Liqueur Liqueur minerai minerai minerai Fç g/100 g de minerai 0,137 _ 0,099 «m. 0,093 0,124 0,122 U " " 0,103 0,021 0,104 0,012 0,09 0,025 0,112 0,114 TiOo " 0,023 0,57 0,018 0,42 0,007 0,50 0,015 0,013 Co " " 0,015 0,105 0,01 0,07 0,01 0,07 0,011 0,012 Th 0,061 0,03 0,041 0,02 0,035 0,02 0,041 0,042 PO4 " " 0,028 - 0,008 - 0,008 > - 0,0008 0,002 Al " 0,275 Ca " 0,025 Mg " 0,Q1t (SO.) " 1,90 1,87 Si * " 0,0003 0,0006 HpSO.consommé, $ 39 92 5t 28 60 60 £ 7 Totalité des matières solides dans la liqueur 1,6 1,09 - chauffée à 700°C fo d'extraction U 83,2 89,3 78,4 95,3 95,8 Th 67 67 63 66 66 TiO? 3,9 4,1 1,4 4 4 Ce 12,5 12,5 12,5 12 12 Fe cv4 £1*4 — 4 H 4 ^ 4 7*î- 1.8521 H- : 2090198 Le tableau VII dorme des résultats, comparables à ceux du tableau I, effectués sur" un lot d'un kg d'un minerai de la région du lac Elli'ot de meilleure qualité (0,13 % de U) en utilisant le présent procédé. Dans ce cas, la température de 5 digestion est de 95°C, une telle température pouvant être obtenue dans une installation utilisant un chauffage à la vapeur vive. La durée de digestion est ramenée à 16 heures. On n'utilise pas d'agent oxydant. TABLEAU VII ¥ 10 Î5 20 25 Les résultats du tableau VII montrent que le procédé s'applique à des minerais de la qualité couramment extraite par le procédé à l'acide dilué. Avec certains minerais, on a constaté qu'il est souhaitable 30 d'utiliser une liqueur légèrement acide pour éluer l'uranium. Lorsqu'on soumet un minerai à une percolation, par exemple, on n'obtient que 92 % environ de la totalité de l'uranium finalement elué dans le premier volume passant à travers le lit de minerai en uti-• lisant de l'eau. L'application de H^SO^ 0,1N (contenant environ 35 5 g/litre de E^SO^} au lieu de l'eau porte cette valeur à 97 environ. Conditions 1 kg de minerai contenant 0,13 1° de U granulométrie inférieure à 1 mm HjjSO^ 6N pendant 16 heures à 95°C acide ajouté dans le mélangeur 100 cm3 Teneur en U du minerai 12,82 g Eluat 1er litre 2ème litre 3ème litre U g/litre 1,156 0,060 0,028 I^SO^ libre g/litre 7,76 0,15 néant Totalité des matières solubles dissoutes 16,62 o o 0,46 Fer g/litre 1,58 0,09 0,01 Totalité d'uranium extrait, ^ 95,9 ^30^ consommé,^ 73,0 71 1:8521 15 2090198 On présume que 1'.acidité- de la liqueur empêche la. précipitation de 1'uranium dissous sur le lit du minerai. . Comme ona pouvait s'y attendre,, l'efficacité de l'extraction peut être accrue en chauffant l'eau ou l'acide utilisé pour 5 éluer l'uranium. Par exemple, on a .obtenu de meilleurs résultats en utilisant la liqueur faiblement acide, ci-dessus à 75°C. Le fait d'utiliser ou non une liqueur chauffée dépend des considérations économiques. Il est bien entendu que les résultats ci-dessus concernent 10 des minerais particuliers et que l'on peut obtenir des résultats différents avec d'autres minerais. Le choix des conditions convenables pour un minerai particulier quelconque est fonction d'une expérimentation classique. Il est également bien entendu que les résultats ci-dessus 15 conservent une extraction à l'échelle.du laboratoire, mais il est évident pour les spécialistes du génie chimique que le procédé peut facilement être adapté à l'échelle industrielle. Lorsque l'élution doit être effectuée par percolation, on peut avoir recours à des mélangeurs de granulation convenables, par exemple 20 comme ceux utilisés pour la granulation d'engrais et l'agglomération de mineraié de fer, dans lesquels l'acide peut être pulvérisé. Au lieu d'utiliser un chauffage externe (bain-marie) pour porter le mélange de minerai et d'acide à la température de digestion comme décrit plus haut, on peut avoir recours à de l'air chaud ou 25 à de la vapeur d'eau comme indiqué ci-dessus. Naturellement, l'invention n'est pas limitée à la forme de réalisation décrite et est susceptible de recevoir diverses variantes entrant dans le cadre et l'esprit de l'invention. 71 18521 : ,6 ; .• 2090198 REVENDICATIONS . . 1. Procédé de récupération, de l'uranium d'un minerai qui contient de l'uranium sous forme d'une ou plusieurs matières minérales réfractaires finement disséminées, procédé caractérisé 5 en ce qu'il consiste à concasser le minerai à une granulométrie maximale qui n'est pas sensiblement inférieure à 1 mm ; à mélanger le minerai concassé avec de l'acide sulfurique de normalité supérieure à 4N en quantité suffisante pour mouiller le minerai sans former de phase continue ; à chauffer le mélange à une température 10 élevée ; et à mettre le mélange digesté en contact avec une liqueur pour éluer l'uranium. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la normalité de l'acide est d'environ 6N. 3. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en 15 ce que la teneur en liquide du mélange est d'environ 10$ en volume/ poids. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la granulométrie maximale du minerai concassé est comprise sensiblement entre 1 et 1,4 mm. 20 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications précé dentes, caractérisé en ce que le mélange est effectué de manière à provoquer une granulation. 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que l'acide est répandu sur la surface du minerai contenu dans un tambour 25 mélangeur. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le minerai est chauffé en introduisant de l'air chaud ou de la vapeur d'eau dans le mélange, par exemple à une température comprise entre 65° et 100°C. 30 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications précé dentes, caractérisé en ce qu'on incorpore un oxydant dans le mélange . 9. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'après le malaxage, le mélange est 35 transféré dans un récipient de digestion. 10. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'après la digestion, on fait circuler 1\ 18521 2090198 le liquide à travers le mélange dans le récipient de digestion pour éluer l'uranium, la percolation étant effectuée en ajoutant le liquide au-dessus du minerai contenu dans le récipient et en l'évacuant par dessous. 5 Î1. Procédé selon l'une quelconque des revendications pré cédentes, caractérisé en ce que le liquide utilisé pour éluer l'uranium est l'eau, qui peut être rendue légèrement acide.