La présente invention se rapporte à un dispositif destiné à projeter des gouttelettes de liquide sur une surface et elle concerne plus particulièrement une imprimantç,c'est-à-dire un mécanisme au au moyen duquel on peut écrire sur du papier à l'aide d'une encre constituée par un liquide coloré. On constate dans le domaine de l'informatique un besoin d'une imprimante qui travaille à grande vitesse et qui ne soit pas handicapée par la grande masse que ces machines présentent habituellement. A cet effet, on a imaginé une technique d'écriture dans laquelle de l'encre est projetée sur la surface d'une feuille de papier ou autre support pour former des caractères correspondant aux données reçues. les dispositifs de la technique antérieure qui écrivent au moyen d'encre liquide sont en général de l'un de trois types de base. Un premier de ces types opère par déplacement physique d'un style contenant de l'encre, en mettant ce style en contact avec la surface support ou en I'éloignant du contact de cette surface, sous la commande d'un signal approprié. I1 est évident que ce mouvement est difficile à maîtriser, en particulier aux grandes vitesses. Un deuxième type de dispositifs antérieurs est celui dans lequel un style alimenté en encre est maintenu en contact constant avec une feuille support et se déplace par rapport à cette feuille pour enregistrer une information sur cette feuille. Ce style laisse une trace continue sur la surface support pendant tout le temps où il est en contact avec cette surface. Ce type de dispositif est essentiellement limité dans ces applications pratiques à I'oscillographie, car en effet, sa complexité mécanique est considérée corme trap prohibitive, pour être capable de commander un style à trace continue de manière à former les configurations tortueuses d'une écriture plus compliquée qu'un oscillogramme. le dernier type de dispositifs, qui est celui auquel l'invention se rapporte, comprend les dispositifs habituellement appelés "à projection d'encre" dans lesquels des gouttelettes dtencre sont projetées à travers un intervalle compris entre un point ou orifice et une surface support d'enregistrement. Pamnrl les dispositifs à projec- tion d'encre, on en connait un à "écoulement continu", c'est-d-dire qu'il s'agit d'un dispositif dans lequel il sé forme continuellement des gouttelettes d'encre en fonction d'une pression et dtune vibra tion.Dans la région adjacente au gicleur, est disposé un tunnel de charge à travers lequel les gouttelettes d'encre sont projetées et qui a pour fonction d'appliquer une charge électrique à certaines gouttelettes choisies, en fonction d'un signal vidéo à reproduire. Én aval du tunnel, est prévu un jeu de plaques déflectrices auxquelles est appliqué un potentiel. le champ électrique appliqué entre les plaques agit sur les gouttelettes chargées et les fait dévier avec une amplitude qui est déterminée par la charge appliquée aux gouttelettes et par la différence de potentiel établie entre les plaques. En aval des plaques déflectrices est prévue une gouttière qui reçoit les gouttelettes non déviées et les envoie à un réservoir d'encre perdue. l'appareil comprend également un support d'écriture qui reçoit les gouttelettes d'encre déviées et sur lequel il se forme me une image représentative des signaux vidéo. On trouve la description d'un tel appareil dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique 3.373.437. En dehors du fait que cet appareil nécessite un réservoir d'encre perdue et éventuellement des moyens de pompage pour renvoyer cette encre du réservoir au gicleur moyens qui comportent des risques d'éclaboussure d'encre et de défaillance des éléments mécaniques, les appareils à projection d'encre à écoulement continuNrisquent de ne pas produire une trace qui reproduit fidèlement le signal vidéo. Naturellement, si le signal de déviation est en cours de croissance ou de décroissance ou encore absent à l'instant du passage des gouttelettes, les gouttelettes ne sont pas déviées conformément à l'information vidéo à imprimer. Par ailleurs, pour appliquer des charges séparées uniquement à certaines gouttelettes choisies, il est nécessaire de connaître l'instant où les gouttelettes se séparent du gicleur ou la différence de phase existant entre la formation des gouttelettes et le signal vidéo. Si l'on ne peut pas commander l'instant de séparation des gouttelettes, l'uniformité et la fidélité de l'impression en sont affectées défavorablement en raison de variations imprévisibles de la phase de la formation des gouttelettes d'encre. On connaît également un deuxième type d'appareil à projection d'encre qualifié d'appareil travaillant "à la demande" dans lequel les gouttelettes d'encre sont formées sélectivement conformément au signal vidéo, et où toutes les gouttelettes d'encre formées tombent sur le support d'enregistrement. On On trouve la description d'appa- reils de ce type dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique 3.341. 859 et 2.143.376. Dans ces appareils, une barre conductrice est disposée derrière le support-d'écriture et on applique à cette barre une tension d1une première polarité et d'une valeur insuffisante pour aspirer I1 encre et la faire sortir du gicleur. Pour exécuter l'impression, on applique sélectivement au gicleur des impulsions de tension présentant une forme d'onde carrée ou rectangulaire et possédant la polarité inverse de celle appliquée à la barre et on met le papier en mouvement. Ire champ électrostatique résultant qui est établi entre le gicleur et la barre surmonte l'effet de la tension superficielle du liquide et attire l'encre du gicleur vers le support d'écriture.En variante, on peut prévoir des moyens appropriés pour accroître la pression exercée sur l'encre et refouler cette encre à travers le gicleur en fonction d'un signal électrique. L'avantage d'un appareil à projection d'encre dans lequel toutes les gouttelettes formées sont utilisées pour l'impression est évident, puisque cet appareil n'exige pas de recirculation de l'encre. En outre, les appareils a projection d'encre à la demande sont avantageux parce-qu'ils n'exigent pour produire l'impression qu'un ensemble de deux électrodes, dont l'une est un gicleur mainte- nu à un premier potentiel et l'autre une barre formant le soutien du support d'écriture et qui est mis à un autre potentiel. L'invention a donc pour but de réaliser une imprimante à projection d'encre perfectionnée, une imprimante à projection d'encre travaillant "à la demande" et des moyens pour commander l'écoulement de l'encre dans cet appareil, des moyens capables d'empêcher l'encre de s'égoutter ou de s'échapper d'un conduit capillaire en l'absence d'un signal de commande ou entre deux périodes d'écriture, un dispositif capable d'affiner le seuil auquel ltencre s'écoule de l'orifice d'un tube capilaire en établissant un intervalle de caande bien défini a travers lue*1 l'encre doit être aspirée par 1' appli- cation d'une impulsion de commande, un appareil d'enregistrement à gouttelettes d'encre dans lequel la sortie en gouttelettes puisse être interrompue et rétablie rapidement à l'aide d'un signal de commande, un mécanisme à écrire perfectionné approprié pour projeter des gouttelettes de liquide sur une surface support d'enregistrement -- et des moyens permettant de commander ltéjection de l'encre et sa projection sur ladite surface. Suivant l'invention, ces buts, ainsi que d'autres, sont atteints à l'aide d'une imprimante à projection d'encre qui comprend un capillaire ou autre réservoir d'encre approprié, qui est muni d'une barrière non mouillable placée à proximité de son orifice de sortie pour empêcher l'encre de s'écouler, sauf lorsque cette encre est attirée à travers la barrière par des forces électrostatiques. Dans une forme de réalisation pratique de l'invention, on peut utiliser plusieurs capillaires. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront au cours de la description qui va suivre. Aux dessins annexés, donnés uniquement à titre d'exemple - la Fig. 1 est une coupe d'une imprimante suivant l'invention; - les Fig. 2A à 2C sont des coupes montrant les détails de la construction d'un type de tube capillaire utilisant les moyens de commande de l'écoulement suivant l'invention; et - la Fig. 3 est une représentation schématique d'un circuit de commande destiné à l'imprimante à encre suivant l'invention; et - les Fig. 4 à 6 représentent différentes variantes d'appareils à projection d'encre suivant l'invention. La Fig. 1 représente schématiquement une imprimante à encre comprenant une rangée de tubes ou styles 10 de type capillaire disposés en une ligne droite et très rapprochés les uns des autres. Dans une forme de réalisation de l'invention, chaque tube 10 est en une matière isolante et possède un diamètre interne suffisamment petit pour donner lieu à un effet de capillarité. Ires tubes sont chargés d'une certaine quantité d'un fluide coloré ou d'une encre liquide appropriée 14 fournie par un réservoir 11 qui est placé au-dessus des tubes capillaires 10 et dans lequel l'extrémité ouverte 12 de chaque tube est engagée. L'écartement mutuel des tubes capillaires 10 est tel que les deuxièmes extrémités ouvertes ou orifices de sortie 13 des tubes forment une ligne à proximité de la surface d'un support d'enregistrement 15 animé d'un mouvement de défilement continu et sur lequel l'encre 14 doit étire sélectivement déppsée.Des moyens classiques sont prévus pour faire défiler le support d'enregistrement 15 dans une direction perpendiculaire au plan de la Fig.l. Avec chacun des divers tubes capillaires sont combinées deux électrodes 18 et 19. tes électrodes 18 sont placées à l'intérieur des tubes 10 et connectées à une source 16 par des conducteurs 17. Ires électrodes d'accélération 19 sont de forme annulaire et montées sur les lèvres des tubes 10, à proximité des orifices de sortie 13 de ces tubes et elles sont reliées à la source 16 par des conducteurs 20. Bien que, dans la forme de réalisation décrite, chaque tube capillaire 10 soit en une matière isolante sur laquelle les électrodes sont montées, il est également possible d'utiliser un tube capillaire conducteur dont certaines parties de la paroi forment les électrodes 18 et 19. Les Fig. 2A à 2C représentent de façon plus détaillée la structure des tubes capillaires 10 suivant l'invention, avec les moyens utilisés pour commander l'éjection de l'encre liquide par les orifices de sortie 13 de ces tubes sur la surface interne de chaque tube, dans la région de l'orifice de sortie 13, est disposé un manchon ou une bague 21 en une matière peu mouillable. Ce manchon ou cette b- gue 21 définit un intervalle ou passage de commande étroit 22 d'où l'encre 14 est repoussée vers la partie supérieure du tube capillaire dans l'état de non impression ou de repos, c'est-à-dire en l'absence d'un champ électrique. Ceci résulte d'une tension interfaciale excessive entre la surface du bord extrtme intérieur de la bague 21 et l'encre 14.De cette façon, à l'état de repos, l'encre se rétracte dans le volume intérieur du tube capillaire en tendant à s'éloigner de la matière de la bague. Lorsqu'une impulsion électrique est appliquée entre les électrodes 18 et 19, l'encre se charge d'électricité, les forces de retenue résultant de la tension interfaciale sont surmontées par l'attrac- tion électrostatique existant entre le courant d'encre et l'électro- de accélératrice 19, et l'encre 14 est attirée vers l'avant et s'écoule sur la bague peu mouillable pour se diriger vers l'orifice du tube capillaire et sortir par cet orifice. le seuil de potentiel nécessaire pour provoquer l'écoulement de l'encre est déterminé par lténergie interfaciale qui doit être équilibrée, de sorte que l'encre ne s'écoule que lorsque le potentiel devient et reste supérieur à ce seuil. Ire champ électrique est engendré par l'application d'une tension entre l'électrode accélératrice 19, qui est située au droit de l'orifice de sortie 13 et la contreélectrode 18 qui est montée à l'intérieur du tube capillaire et connectée à la source de tension 16 par le conducteur 17. L'équation, qui définit la relation entre le rayon r du tube capillaire, la densité p de l'encre, la tension superficielle Y 1 de l'encre, la hauteur d'élévation capillaire h et l'angle de contact # entre l'encre et la paroi capillaire, est h = (2 B1 cos 9/p gr), étant une constante de conversion dimensionnelle (accélération due à la gravité). On peut obtenir-une hauteur d'élévation proche de zéro en utilisant des matières possédant un angle de contact > 90o.. Dans ces conditions, l'encre n'est pas attirée dans les parties non mouillées du tube capillaire par les forces de tension superficielle. Une bague possédant un angle de contact effectif de 900 ou plus pour l'encre forme un élément de retenue efficace pour l'encre contenue dans le tube capillaire, pourvu que la largeur w de cette bague (mesurée suivant l'axe du capillaire) soit supérieure au diamètre intérieur (2 r) du capillaire. Cette condition est aussi bien valable pour une bague barrière placée à l'intérieur du tube capillaire (Fig.3) que pour une bague placée à l'extrémité ouverte de ce tube capillaire : h W > W 2 r. Pour que la bague constitue une barrière efficace pour arrêter l'écoulement du liquide, elle doit posséder une tension superficielle critique suffisamment basse pour vérifier l'équation suivante (voir W.A. Zismann dans "Contact Angle, Wettability and Adhésion, Adv." dans chem. Séries, Volume 43, Am. Chem. Soc., Washington, D.C. 1964, chap. 1) S = [ &gamma; c - ( &gamma;c1 + 1&gamma;)]#0 Dans cette équation, S est le coefficient d'étalement" ; &gamma;c est a tension superficielle critique de la surface de la bague annulaire, cl est la tension interfaciale entre la surface et le liquide(habituellement considérée comme petite) et t1 est le paramètre qui a été défini plus haut. Plus le coefficient d'étalement S est négatif, plus grande est la résistance que la surface oppose à être mouillée par le liquide considéré.La tension superficielle critiquer c d'une surface est par définition égale à la tension superficielle d'un liquide qui commence juste à s'étaler sur la surface; ce paramètre peut être obtenu par mesure de la tension superficielle active de la surface en question. I1 en résulte que, pour que la barrière soit efficace (Y 1 ~ toc) doit être aussi grand que possible. Ires encres aqueuses habituelles ont des tensions superficielles d'environ 67 - 72 dy/cm, les encres hydrocarbures habituelles ont une tension superficielle d'environ 28 - 32 dy/cm. D'autres encres telles que celles à base de glycols et de poly (propylène glycol) ont des tensions superficielles intermédiaires. La tension superficielle critique rc du poly (diméthyl siloane) est de 24 dy/cm et celle du-poly (tétrafluoroéthylène) est de 18 dy/cm. Entant donné que, ainsi qu'on l'a indiqué plus haut, l'énergie nécessaire pour mouil ler la surface doit être aussi grande que possible, le terme (r1 - tc) ) doit posséder la valeur maximale.I1 en résulte que les bagues produites par des traitements au silicone sont extrêment efficaces comme barrières pour les encres aqueuses ou à base de glycol mais que, pour constituer des barrières efficaces utilisables avec les encres à base dthuile, il est nécessaire d'utiliser des matières possédant un coefficient X extrêmement bas (fluorocarbures, fluorosilicones, dérivés fluorocarbonés). On peut utiliser deux types généraux de procédés pour appliquer la couche à surface difficilement mouillable sur la région terminale des tubes capillaires. 1 - Un traitement unique de la surface , exécuté au cours de la fabrication initiale, par exemple par immersion du tube capillaire re muni de son emhout métallique (ou de la rangée de tubes capillaires) dans une dispersion ou solution d'un filmogène à basse tension superficielle, cette immersion étant suivie d'opérations appropriées de séchage et de cuisson.Par exemple, on peut immerger les embouts des tubes capillaires jusqu'à la profondeur w voulue dans une dispersion diluée de poly (tétrafluoro-éthylène) collôfdal telle que la dispersion de résine de PTFE nEmralon" de Achesog ColloTde. Après avoir extrait les extrémités des tubes capillaires de cette dispersion, on les sèche et on les cuit suivant les techniques standard, pour former une mince pellicule de résine de fluorocarbure à l'intérieur des tubes capillaires et à leurs extrémités. Ce traitement a l'avantage de pouvoir être appliqué sur les tubes capillaires destinés à être utilisés avec des encres huileuses aussi bien qu'avec des encres à base d'eau. En variante, on peut plonger les extrémités des tubes capillaires dans une solution benzénique d'une gamme de silicone vulcanisable à la température ambiante telle que la gomme de silicone 3e-76 de la Général Electric ou d'une solution benzénique de dichlorodiméthyldilane telle que celle vendue par G.E.Corp. sous la marque DRI SILM ou encore celle vendue par Beckman Instruments Division de Varian/Inc, sous la désignation de solution DESICOTE. Ces agents antimouillants cuits à base de sillicone ont l'avantage de ne pas exiger de phase de cuisson et de permettre de produire des pellicules très minces; toutefois, ils donnent les meilleurs résultats avec les encres à base d'eau ou de glycol, du fait que leur coefficient zest nettement plus élevé que celui des fluorocarbures et que la différence de tension superficielle par rapport aux encres à base d'huile est d'autant plus faible. 2 - Te traitement continu des extrémités des tubes capillaires par dépôt d'un constituant d'encre "autophobe" tel que le fluoroester II (décrit par Cottington et al, chap. 25 de "Contact Angle, Wettability and Adhésion, Op.cit) ou par déport d'une huile de diphényl silicone (Eidîand Silicones Co, Wales). Ainsi qu'il est expliqué dans l'article de Cottington et alo, les constituants d'encres "au tophobes évitent efficacement l'étalement d'un liquide dans lequel ils sont dispersés sur une surface possédant un coefficient'6 nominalement plus élevé, apparemment en formant une pellicule superficielle non mouillable sur le substrat à haut coefficient 8 c .Le coef ficient dc effectif résultant devient celui de l'extrémité non polaire du constituant autophobe; dans le cas du fîuoroester II, le coef ficientK c prend une valeur d'environ 19,6 et, dans la cas de l'additif de diphénylsilicone liquide, il est d'environ 22.Ainsi qutil ressort de L'explosé donné ci-après et des indications des valeurs effectives du coefficienty c s le fluoroester est approprié pour être utilisé avec les encres à base huileuse ou aqueuse tandis que le di phénylsilicone est principalement approprié pour l'utilisation avec les encres à base de glycol ou d'eau. I1 est vraisemblable que llon disposera dans l'avenir d'autres additifs autophobes pour encres et que l'on pourra facilement choisir l'additif voulu en se basant sur les critères de tension superficielle qui ont été indiqués plus haut, la seule restriction consistant en ce qu'il y a lieu-de former une bague de largeur W avec fw ) > W4 1 La Pig. 3 représente un dispositif pouvant être utilisé en pratique pour commander l'écoulement de l'encre de chacun des tubes 10. Dans ce dispositif, une source de tension V est connectée aux bornes de l'ensemble des résistances R1 et R2, branchées en série. L'électrode d'accélération 19 placée dans la région adjacente à l'orifice de sortie 13 du tube capillaire est connectée au point de jonction intermédiaire entre les résistances R1 et R2 et l'autre borne de la résistance R2 est mise à la masse. L'autre électrode, 18 qui est immergée dans l'encre 14 est connectée par un interrupteur de commande marche-arret 33 à un côté de la source de tension V. Ires résistances RI et R2 sont choisies de manière à entre très grandes comparativement à la résistance de l'encre contenue entre les électrodes 18 et 19, la résistance R1 étant de valeur ohmique comparable à celle de la résistance R2. Dans ces conditions, la distance séparant les électrodes 18 et 19 n'est pas critique. 'une des résistances variables R1 et R2 constitue l'organe de commande à résistance variable tandis que l'autre constitue l'impédance d'ajustement. Cetteimpédance d'ajustement est choisie de manière à posséder une valeur à peu près égale à la moyenne géométrique entre les valeurs limites de la valeur ohmique que 1' organe de commande peut prendre dans les conditions de fonctionnement. La tension appliquée aux bornes de l'ensemble des résistances RI et R2 peut être une tension continue ou alternative, de préféren- ce continue. Pour faciliter l'exposé, on supposera dans la description donnée ci-après que l'appareil travaille sous tension continue. On décrira tout dtabord le fonctionnement d'une imprimante de siganux à encre commandée photoélectriquement et travaillant en po~ sitif. On suppose ici que Fl est I'élément photoconducteur d'une photodiode. Ire signal de commande peut être constitué par une impulsion lumineuse tombant sur Fl. Lorsque la surface photosensible de cet élément Fl est éclairée par un rayonnement actinique, sa résis tance diminue et la tension aux bornes des électrodes 18 et l9 tombe au-dessous du seuil de potentiel nécessaire pour faire passer l'encre à travers la bague 21 difficilement mouillable.Le potentiel net établi entre les deux côtés de la barrière est insuffisant pour faire passer le liquide 14 à travers la barrière de commande 22, et le tube capillaire n'écrit pas (Fig. 2A). Par contre, lorsque le photoconducteur ou élément de photodiode R1 ntest pas éclairé, sa résistance est beaucoup plus grande que celle de R2 et la tension aux bornes de R1 (et par conséquent la tension établie entre les électrodes 18 et 19) croît rapidement pour atteindre la valeur appliquéé par la source de tension V. En fonctionnement normal, cette tension est maintenue au-dessus de la valeur de seuil nécessaire pour attirer encre à travers la bague 21. La première gouttelette s'avance jusqu'à ce qu'elle entre en contact avec l'4lectrode 19 (Fig. 2B). A cet instant, la conductibilité propre de l'encre établit-un court-circuit entre les deux extrémités du conduit de commande 22, ce qui supprime la différence de potentiel entre les deux extrémités.Dès que la tension électrique tombe au-dessous du seuil, la tension interfaciale entre l'encre et le revttement 21 peu mouillable qui forme le conduit détermine une striction de la colonne liquide et la formation d'une gouttelette, laquelle se sépare de la colonne formant le réservoir principal et peut maintenant être attirée par la feuille d'enregistrement de nature capillaire et absorbante, qui se trouve et passe à proximité de l'orifice du tube capillaire. Le support d'enregistrement doit être placé à une distance de l'extrémité du tube capillaire à peu près égale à r. L'écoulement reste interrompu jusqu'à ce qu'une nouvelle gouttelette soit engendrée en réponse à un nouveau signal photoélectrique. Ce processus se répète conformément à la séquence d'impulsions de lumière qui frappent l'élément photosensible R1.Ce dispositif constitue un enregistreur de signaux à encre"travaillant en positif", en ce sens que les images encrées sont engendrées chaque fois que l'élément photoélectrique de commande est occulté. on décrira dans la-suite une imprimante de signaux à encre à commande photoélectrique et travaillant en négatif. Si R2 est le photoconducteur ou la photodiode, on obtient un fonctiqnnement analogue mais inverse, c'est-à-dire que la gouttelette est attirée à travers le conduit de commande 22 lorsque l'élément photoélectrique est éclairé au lieu de l'être lorsqu'il est occulté. Ire dispositif constitue donc un appareil "travaillant en négatif't, en ce sens qu il forme des images d'encre lorsque l'élément photoélectrique de commande est éclairé par une impulsion de lumière. Bien que l'exposé donné ci-dessus s'applique à l'utilisation d'un photoconducteur pour la résistance variable, il sera évident pour l'homme de l'art que l'on peut utiliser pour commander l'écoulement de l'encre à travers le conduit de commande n'importe quel dispositif électronique dont la résistance varie suivant un signal appliqué de l'extérieur. De même, l'une des résistances R1 et R2 peut être remplacée par un interrupteur électronique. La Fig. 4 représente une imprimante à projection d'encre à gicleurs nultiples comportant une plaque 60 formée d'un bloc isolant 61 sur lequel est déposée une couche 62 de matière difficilement mouillable. Des orifices 67 percés à travers la plaque communiquent avec un réservoir d'encre 64 qui comprend une entrée 63 et qui est rempli d'encre. Des bagues métalliques 67 formant électrodes sont fixées au bloc isolant au droit des orifices 63 et connectées respectivement à des conducteurs séparés (non représentés). Une électrode commune 66 plonges dans l'encre. L'écoulement de 1?encre à travers un orifice 63 donné est commandé par application d'un signal de la façon qui a été décrite plus haut avec référence a la Fig. 3 pour commander le dépôt de l'encre sur un support d'enregistrement 69 en mouvement. Les Fig. 5 et 6 montrent d'autres variantes de réalisation de gicleurs qui peuvent être utilisés suivant l'invention. La Fig. 5 représente un gicleur dans lequel le tube capillaire 40 est en une matière difficilement mouillable qui est étranglée pour former un conduit étroit 41 servant d'intervalle de commande. Une première électrode 43 est immergée dans le tube capillaire et en contact avec l'encre tandis qu'une deuxième électrode, 44, représentée par une bague métallique est placée à l'extrémité de l'orifice de sortie du tube capillaire. La Fig. 6 représente une autre variante possible dans laquelle le tube capillaire 50 est un tube métallique qui est rétréci à une extrémité pour former un petit orifice 51. Une bague annulaire 52 formée d'une matière peu mouillable est montée à la suite de cet orifice, cette bague 52 travaillant de la façon qui a été expliquée plus haut pour régler la sortie de l'encre par l'orifice 51. Une pre mière bague électrode 53 est prévue à l'extrémité de l'orifice 51 et le corps du tube 50 forme la deuxième électrode au moyen de laquelle on peut appliquer un champ électrique de part et d'autre de la bague 52. Un mode plus général d'application des principes de l'invention consisterait à disposer une matière peu mouillable à proximité de l'orifice de- sortie des tubes capillaires ou gicleurs d'éjection d'encre dans l'un des divers dispositifs de projection d'encre qui ont été décrits plus haut. Par exemple, dans un appareil dans lequel 1'- encre est éjectée par un gicleur en réponse à une variation de pression, la présence d'une pague à l'orifice de sortie de ce gicleur tendrait à empêcher l'encre de-tomber en gouttes par cet orifice pendant les périodes de non impression ou de basse pression. En outre, l'utilisation d'un conduit peu mouillable du type suivant l'invention dans les appareils des brevets des Etats-Unis d'Amérique 3.341.859 et 2.143.376 précités tendrait également à empêcher l'encre de tomber en gouttes, sauf lorsqu'une tension suffisante est appliquée au gicleur pour faire sortir l'encre de ce dernier. On peut donc voir que, en dehors de l'imprimante décrite et représentée aux Pig. 1 à 6 et qui utilise le passage de commande formé d'une matière peu mouillable, il est possible d'utiliser les caractéristiques de commande d'un tel passage dans l'un quelconque des divers appareils de la technique antérieure pour commander la formation de gouttes ou la sortie de l'encre pendant les périodes de repos ou non impression. - RiVENDICATIONS 1 - Imprimante qui travaille par dépôt de gouttelettes d'un liquide coloré sur un support d'enregistrement, cette imprimante comprenant un tube contenant ce liquide, une matière peu mouillable par ce liquide placée à l'intérieur du tube à proximité de l'ouverture de sortie de ce tube,et des moyens permettant d'appliquer un champ électrique entre les deux côtés de cette matière pour commander l'écoulement du liquide par cette ouverture et sa chute sur le support a t enregistrement. 2 - Imprimante suivant la revendication 1, dans laquelle ledit liquide est conducteur de l'électricité. 3 - Imprimante suivant la revendication 1, dans laquelle lesdits moyens d'application du champ électrique comprennent une source de tension variable, deux électrodes, dont l'une est située sur le côté, retenue de l'encre, de ladite matière tandis que l'autre est située au niveau de l'orifice, et des conducteurs qui connectent la source aux électrodes. 4 - Imprimante suivant la revendication 3, dans laquelle ladite source comprend un photoconducteur connecté entre les électrodes et aux bornes d'une source d'électricité. 5 - Imprimante suivant la revendication 1, dans laquelle ladite matière forme un élément annulaire. 6 - Imprimante comprenant : un support d'enregistrement, une surface isolante, un réservoir contenant un liquide coloré, des moyens qui font couler le liquide du réservoir au support d'enregistrement en passant sur ladite surface, une matière peu mouillable par le liquide et déposée sur ladite surface, cette matière étant placée en bonne position pour interrompre ledit écoulement, et des moyens permettant d'appliquer un champ électrique entre les deux côtés de cette matière, et dont la fonction est d'interrompre et de rétablir ledit écoulement de façon intermittente. 7 - Imprimante suivant la revendication 6, dans laquelle ladite surface est constituée par la surface interne d'un tube capillaire. 8 - Imprimante suivant la revendication 6, dans laquelle lesdits moyens de commande de l'écoulement du liquide sur ladite surface comprennent une source de tension variable, deux électrodes montées- de part et d'autre de ladite matière peu mouillable par le liquide et des conducteurs qui connectent ladite source auxdites électrodes. 9 - Imprimante suivant la revendication 8, dans laquelle ladite source comprend un photoconducteur connecté aux bornes des électrodes et aux bornes d'une source d'électricité. 10 - Imprimante suivant la revendication 6, dans laquelle ledit liquide est conducteur de l'électricité.