La présente invention, due à la collaboration de n,Guy MASSE a trait à la récupération de la peinture perdue lors du traitement de pièces par la technique de pistolage. On sait que lorsque l'on projette de la peinture au pistolet sur des pinces à revdtir, seule la moitié environ de la peinture atteint sa cible, le reste étant perdu et, de plus, entrasse la pollution de l'atmosphère voisine. On utilisait antérieurement des techniques de dépollution selon lesquelles on interposait sur le trajet desdites particules de peinture une surface métallique parcourue par un rideau d'eau, la peinture étant alors piégée et entratnée par le liquide jusqu'à une cuve de décantation. Dans cette dernière, le relargage de la peinture se produisait à la surface de l'eau, qui dotait recyclée un certain nombre de fois, mais qu'il fallait finalement renouveler et rejeter à ltextérieur ; ceci n'est actuellement plus autorisé selon la nouvelle législation. On est alors en présence de deux produits à évacuer, dont l'enlèvement est coûteux, dont le traitement pose des problèmes et qui, de plus, est cause de gaspillage. La présente invention a pour but de pallier ces inconvénients en permettant le recyclage de la peinture échappant aux pièces à revêtir et en supprimant toute pollution du milieu naturel. Elle sera décrite au regard des figures 1 et 2 ci-jointes, données à titre d'exemple non limitatif et qui décrivent respectivement : - la figure t, une coupe transversale de la machine suivant un plan vertical. - La figure ?, une coupe de la même machine suivant un plan vertical perpen diculaire au précédent. Référons-nous tout d'abord à la figure 1. L'objet 1 à peindre est constitué par des tambours de frein de véhicules automobiles qui défilent verticalement, par groupes de cinq, devant un pistolet 2 de peinture en action ; de plus, ils sont animés d'un mouvement de rotation pour permettre de présenter toute leur surface au pistolet 2. Sur le trajet des particules de peinture non captées par l'objet 1 se déroule une bande de papier 4, issue d'un rouleau neuf 3, et parcourant un trajet déterminé par des rouleaux de renvoi 5 jusqu'à l'enrouleur de sto a}a4e 7. Un papier adéquat possède de préférence un poids de l'ordre de 28 g/m2 ; un tel produit est par exemple commercialisé par la Société NORDLYS, sous une largeur de 0,86 m et une longueur de 400 m environ. il possède, en outre, une épaisseur de 3 à 5/10è de millimètres et avance au rythme approxi matif d2un centimètre à chaque série de cinq pièces peintes. La face du papier opposée au pistolet est soumise à une dépression correspondant à un déplacement de l'air voisin de 1 vs. Ceci est obtenu par disposition d'une enceinte 15, dont la surface de contact avec le papier est de l'ordre de 80 cm x 80 cm, tandis que sa profondeur varie de jOO à 150 ci. Une conduite 16 située à la partie supérieure de l'enceinte 15 permet d'évacuer l'air épuré qui est rejeté dans l'atmDsphère. La pièce 1 est située à peu près à mi-distance entre le pistolet 2 et le papier 4, ces derniers étant séparés de 120 à 150 cm environ. Les projections de peinture recueil lies ont perdu, pendant leur trajet, la plus grande partie de leur solvant, Si bien que le dépôt obtenu à la surface de la bande est essentiellement pulvérulent.Compte tenu du volute de peinture dispensé par le pistolet et de la vitesse de déroulement du papier, l'épaisseur de la peinture déposée à Sa surface constitue une couche quasi sèche de 3 à 4 il d'épaisseur qui est transportée en une heure environ à la partie supérieure du dispositif, suivant la flèche B. La partie inférieure de l'installation qui vient titre décrite est disposée à l'intérieur d'une enceinte 17, sur laquelle est fixé un blotti 18 ; la hauteur totale de l'ensemble est de l'ordre de 1,30' 1,50 m. La bande 4 est guidée par les rouleaux de renvoi 5 qui dévient tout d'abord son trajet selon un plan horizontal, puis provoquent son retour de telle façon que la couche d'extrait sec pulvérulent déposée la surface du papier se trouve snrntenant dirigée vers le sol. Sur cette portion de trajet, la face ci-desuus de la bande 4 rencontre des raclettes 6, dont la longueur correspond à la largeur de la bande, la hauteur de l'ordre de 3 cm, solidaires d'axes horizontaux fixés dans des paliers fixes non représentés, leur confèrent une certaine liberté de iouve- ment angulaire. Au cours de ce passage, la crotte transportée par le papier s'en détache et tombe dans un bac 10, dont le fond incliné s'achève par une goulotte 13 en communication par un tuyau 19 avec un fAt de stockage 14 (voir figure 2) recevant l'extrait sec décroché du papier.L'extrémité du bac 10 opposée à la goulotte est rendue solidaire de la structure du bati 18 par l'intermédiaire de blocs en caoutchouc 12 du type wsilent-blocsB et supporte par ailleurs un vibreur 11. Ce dernier a pour but de faciliter l'évacuation vers la goulotte 13 des particules d'extrait sec détachées de la bande de papier, qui, co'o-e indiqué à la figure 1, est rembobinéesur l'enrouleur 7. A titre d'exemple, on peut préciser que le dispositif ci-dessus est capable d'assurer le traitement d'environ 1200 pièces par jour, au cours duquel la bande 4 s'est déroulée d'une dizaine de mètres. Après 5 jours de travail, on récupère de cette façon à peu près 12 kg d'extrait sec, qui sont retraités avec divers ajouts, notamment avec du solvant et permettent de donner lieu à 400 kg de peinture réutilisables. Le rouleau de papier stocké en 7 est recyclé de la même façon. On considère généralement qu'il peut servir sans inconvénient majeur pendant 3 ou 4 passages. REVENDICATIONS i - Procédé de récupération de peinture, notamment lors de sa projection par pistolet, caractérisé par le fait que l'on dispose sur le trajet des par ticules de peinture, en aval de la pièce à traiter, un écran de papier poreux au gaz mais captant lesdites particules, qui est ultérieurement raclé pour récupérer la peinture. 2 - Dispositif de récupération de peinture pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'écran est constitué par une bande de papier issue d'un premier rouleau, situé en amont du poste de peinture et stocké sur un second rouleau situé en aval, défilant devant le poste de peinture au fur et à mesure du traitement des pièces. 3 - Dispositif de récupération de peinture selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le papier possède un poids de l'ordre de 28 g/m2. 4 - Dispositif de récupération de peinture selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la face de l'écran de papier opposée au pistolet est soumise à une dépression. 5 - Dispositif de récupération de peinture selon la revendication 2, caracté risé en -ce que la bande de papier est guidée par des rouleaux et passe au niveau de raclettes qui désolidarisent la peinture du papier, celle-ci étant recueillie dans un bac incliné fixé au bSti par l'inter édiaire de blocs de caoutchouc, soumis à l'action d'un vibreur, de façon à faciliter le transfert de la peinture dans des fûts de stockage. 6 - Procédé de récupération de peinture selon la revendication 1, caractérisé en ce que la peinture recueillie sous forme d'extrait sec est retraitée avec divers ajouts et notamment du solvant, de façon à reconstituer la peinture initiale qui est réutilisée. 7 - Procédé de récupération de peinture selon la revendication 2, caractérisé en ce que la bande de papier, de laquelle est raclée la peinture, est réu tilisée.