La présente invention concerne un procédé et un appareil pour la mesure des composantes résistive et inductive de l'impédance équivalente à celle d'un réseau électrique alternatif sinusoidal, en régime établi.Le procédé et l'appareil objet de l'invention sont plus particulièrement applicables à la détermination des ca ractéristiques des boucles de défaut dans les réseaux de distribution électrique à basse tension et fréquence industrielle. Lorsque, dans un réseau électrique basse tension, il apparatt un défaut d'isolement, le courant résultant éventuellement de ce défaut peut prendre une valeur qui, tout en étant dangereuse pour l'installation, peut astre incompatible avec les caractéristiques des dispositifs de protection, en cas d'inadaptation fonctionnelle de ces dispositifs. I1 apparaît donc comme une nécessité de connaître la valeur des courants de court-circuit présumés, susceptibles de circuler en cas de défaut.Ce problême revient à estimer les caractéristiques de l'impédance de la boucle parcourue par le courant en cas de défaut, donc les caractéristiques du schéma équivalent, au sens de Norton, par lequel on pourrait remplacer le réseau à un instant donné. La norme française NF C 15.100 indique au paragraphe 622.1.3.1 du guide, les conditions suivant lesquelles peut entre effectuée une telle mesure d'impédance de boucle, ainsi qu'une méthode pour réaliser cette mesure. D'une manière générale, en ce qui concerne les conditions auxquelles doit satisfaire la mesure des impé- dances de boucle, il ne faut pas que le procédé mis en oeuvre soit dangereux pour les personnes ou susceptible d'endommager le matériel installé.La prise en compte de toutes les réactances participant à la détermination dos impédances de bouole rend, par ailleurs,très ditrici- le l'utilisation de méthodes mettant en oeuvre un générateur autre que celui produisant le courant de défaut; cette limitation conduit donc à utiliser les varia tions de la tension existant entre les deux bornes du réseau susceptibles d'8tre mises en contact pour créer une boucle de défaut.Les mesures devant Entre réalisées sur des installations sous tension, il est enfin sou- haitable de ne pas perturber les utilisateurs de ces installations, ce qui implique un appareil pratique et faiblement générateur de parasites. Une des voies théoriquement offertes,conduisant à la solution du problème considéré, consiste à mesurer, au point contrlç, la tension à vide et la variation de tension résultant de l'application d'une charge connue. Tous les appareils connus utilisent cette voie et leur spécificité réside - dans leur domaine d'application:réseaux triphasés et monophasés, ou réseaux triphasés seulement; -dans la nature et 1'application de l'impédance de charge qu'ils utilisent pour la mesure résistance seule ou résistance associée à une inductance; -dans la nature et le traitement des informations recueillies. Un certain nombre d'appareils et de procédées connus sont rappelés ci-après, en suivant les critères de classement définis ci-dessus. Dans la catégorie des appareils pour réseaux triphasés seulement, et utilisant comme charge une résistance pure, existe l'appareil connu sous le nom de PADEC et faisant l'objet du brevet français N0 1 594 736, au nom du Déposant. Le principe de son fonctionnement repose sur une mesure des variations des composantes symétriques d'un réseau électrique triphasé quasiment symétrique, lors de l'application d'une charge monophasée.De ces mesures, il est déduit le module des courants de court-circuit présumés entre deux phases,entre phase et neutre et triphasé.Bien que très satisfaisant du point de vue de la précision et de l'étendue de mesure (100 k A), l'appareil construit à partir du principe précédent présente les inconvénients autre lourd, encombrant et d'utilisation peu automatisée,et de ne donner que le module des courants de court-circuit. Dane la catégorie des appareils pour réseaux monophasés et triphasés, et utilisant pour charge une résistance associée à une inductance, sont connus deux principes: Selon un premier principe, décrit par le brevet allemand Ne 1 256 319,une impédance de module constant et de phase réglsble est connectée périodiquement,avec un retard réglable par rapport au passage à zéro,entre les deux points du réseau où l'on désire connaître le courant de court-circuit.Comme résultat de l'application de cette charge, on observe une variation des valeurs de crête de la tension aux bornes du point de mesure, et cette valeur sera maximale lorsque l'angle d'enclenchement de la charge et la phase de cette dernière seront égaux entre enx et au déphasage de l'impédance définissant le courant de court-circuit présumé. Avec ce principe il est possible d'obtenir le module et la phase de l'impédance définissant le courant de court-circuit donc,connaissant la tension à vide, la valeur de ce courant Le brevet allemand ci-dessus ne décrit pas une réalisation concrète d'appareil, et il ne semble pas exister d'appareil construit à partir de ce principe. Cependant, on peut penser que la mise en oeuvre d'un tel procédé nécessite une impédance de charge de riali- sation délicate et de poids important. On peut également penser qu'un appareil utilisant une mesure de variation des valeurs de crête verrait sa précision diminuer,du fait de l'existence de distorsions fréquemment observées sur les ondes de tension. Dans la même catégorie d'appareils,un second principe est celui décrit dans la revue ELEKTRIS NO 5 du 22 Juin 1968, par Monsieur STREUBER. L'auteur prévoit deux charges, l'une résistive,l'autre inductive qui sont successivement utilisées pour mesurer les composantes actives et réactives de l'impédance définis sant le courant de court-circuit présumé.Lors de la mesure de l'un des deux paramètres recherchés, la charge utilisée est branchée pendant une demi-période et débranchée pendant la demi-période suivante et ce,d'une manière synchrone avec la tension du réseau.Pour éviter les perturbations provenant des transitoires de commutation, les inductances sont mises sous tension lors des maxima et les résistances lors des minima.L'information prélevée au cours des mesures est la valeur moyenne des différences observées entre la surface d'une demi-sinusotde chargée et celle d'une demi-sinusoTde non charges, De cette information on peut déduire les valeurs des composantes recherchées de l'impEdunce. Dans la catégorie des appareils pour roseaux monophasés et triphasés, et utilisant une charge résistive,peuvent être cités trois principes ou appareils connus Dans le brevet allemand Ne 1 067 924 est décrit un procédé qui permettrait d'obtenir la variation de tension résultant de l'applicatioç récurrente d'une charge résistive pendant une demi-période pour chaque période.Le système consisterait à mémoriser dans un wo- dule à retard les valeurs de la tension lorsque la charge est appliquée et à retrancher ces valeurs à la tension existant lorsque la charge est déconnectée.Le brevet considéré ne décrit ni le module à retard, ni l'utilisation exacte de la tension relevée,ni comment discriminer les composantes actives et réactives de l'impédance, et l'on ne peut en tirer directement aucune solution concrète. Un autre appareil, décrit par P. BAGETE dans la revue SEV/VSE 69 (1978),1Q-27 liai, mesure les variations d'amplitude et de phase de la tension aux bornes du point de mesure lors de l'application d'une charge résistive. Ces deux informations transmises à un micro-calculateur permettent d'obtenir les composantes de l'impédance et, connaissant La tension du rEseau,le courant de court-circuit présumé. Cet appareil requiert, pour mesurer des courants de court-circuit supérieurs à 1000 A, une charge de 1 ohm, ce qui sous une tension de 380 V correspond à une intensité efficace de 380 A.Une telle charge appliquée pendant deux périodes peut provoquer de très fortes chutes de tension(supérieures à 25%) et par suite perturber les utilisateurs raccordés au réseau contrôle. De plus, comme dans le brevet allemand NO 1 256 319 cité plus haut, la grandeur mesurée est l'amplitude de la tension, grandeur théoriquement bien définie mais en pratique souvent perturbée par la présence d'harmoniques, ce qui peut provoquer des erreurs de mesure. Enfin, dans la catégorie ici considérée,le troisième principe est représenté par l'appareil connu sous le nom de PONTABOUCLE et fabriqué par la Société PONTARLIER ELECTRONIQUE. Cet appareil utilise,pour mesurer l'impédance de boucle, la mesure des variations de phase et de tension résultant de l'application d'une résistance de charge. Son exploitation nécessite de nom breux calculs et parait pratiquement limitée à la mesure de courants de court-circuit de valeur inférieure à 20 kA. Cette limitation provient essentiellement du principe appliqué, et en particulier de la méthode utilisée pour déterminer la réactance inductive. D'une manière générale, les procédés ou appareils déjà connus mettent en oeuvre des charges lourdes, encombrantes et génératrices de perturbations, ou ils présentent des domaines pratiques d'utilisation trop restreints En analysant les origines des inconvénients précédents, on remarque qu'ils résultent,pour l'essentiel,d'une trop grande consommation d'énergie électrique au niveau de la charge appliquée pour effectuer une mesure. La présente invention, gui vise à éliminer ces inconvénients, a essentiellement pour objet un procédé pour la mesure des composantes résistive et inductive de l'impédance équivalente à celle d'un réseau électri que alternatif sinusoidal, en régime établi,procédé directement utilisable pour déterminer les caractéristiques des boucles de défaut dans les réseaux de distribution électrique à basse tension et fréquence industrielle, et consiste à appliquer,pendant une alternance, une charge résistive entre les bornes du réseau dont les caractéristiques sont inconnues, et â mesurer la valeur moyenne de la tension aux bornes du réseau pendant une pseudopériode incluant tout ou partie du temps pendant lequel la charge est appliquée,les bornes de la pseudopériode d'intégration étant choisies de manière à obtenir,par deux mesures, deux informations dont l'une est proportionnelle à la somme des composantes résistive et inductive de l'impédance,et dont l'autre est proportionnelle à la composante résistive seule. Le principe utilisé est donc d'appliquer une charge résistive pendant une alternance seulement, et d'examiner les modifications provoquées sur la tension du réseau par l'insertion de cette charge'Ce procédé permet d'obtenir les caractéristiques d'une impédance de boucle avec une faible consommation d'énergie et, par suite, de diminuer l'encombrement du matériel de mesure. La prise d'information, étalée sur la durée d'une période, permet de réduire les influences des composantes harmoniques et des fluctuatibns de la charge du réseau inconnu. De plus, le réseau qui reste alimenté n'est pratiquement pas perturbé par la mesure. Pour la mise en oeuvre de ce procédé, en ce qui concerne le choix des bornes de la pseudopériode d'intégration, il peut être prévu que l'une des mesures de la valeur moyenne de la tension aux bornes du réseau est faite pendant la durée comprenant toute l'alternance précédant l'application de la charge et toute l'alternance correspondant à l'application de a charge, ce qui donne l'information proportionnelle à la composante résistive seule, tandis que l'autre mesure de la valeur moyenne de la tension aux bornes du réseau est faite pendant la durée comprenant les derniers trois quarts de la période précédant l'application de la charge et la première moitié de l'alternance correspondant à l'application de la charge, ce qui donne l'information proportionnelle à la somme des composantes résistive et inductive de l'impédance. A partir de ces deux informations obtenues par intégration, on peut déterminer facilement les valeurs de la composante résistive et de la composante inductive, puis de l'impédance de boucle et enfin du courant de court-circuit présumé. La précision de mesure peut être augmentée en cumulant les informations obtenues sur un nombre de mesures successives suffisamment grand effectuées avec une période de récurrence de l'ordre de quelques secondes,donc sur une durée totale restant courte ce qui est permis par le fait que la charge résistive est appliquée à chaque fois pendant une seule alternance, et en déterminant ensuite la moyenne des mesures effectuées. Le fait de donner ainsi le résultat sous la forme d'une moyenne de plusieurs mesares permet notamment de tenir compte des fluctuations aléatoires de phase et d'amplitude. De préférence,on effectue une détermination préliminaire de la valeur moyenne de la tension aux bornes du réseau considéré,durant une période complète avant l'application de la charge, et on retranche cette valeur moyenne de celle obtenue pendant la pseudopériode incluant tout ou partie du temps pendant lequel la charge est appliquée, de manière à compenser d'éventuelles tensions continues, résultant de sources apparenant soit au réseau lui-même,soit au système de mesure. Ceci évite tous risques d'erreurs provenant de composantes continues, et peut aussi fa ciliter les règlages initiaux. L'invention a aussi pour objet un appareil qui, mettant en oeuvre le procédé défini précédemment,permet d'obtenir directement les composantes résistive et induc tive de l'impédance d'une boucle de défaut d'un réseau de distribution électrique à basse tension. Cet appareil comprend essentiellement,en combinaison -une charge résistive et des moyens de liaison de cette charge avec deux points du réseau considéré; -des moyens de commande de l'application de ladite ch-- ge pendant ghe alternance, ces moyens étant cogtrtlés par un séquenceur, lui-mame synchronisé par les passages à zéro ou les maxima et minima de la tension;; -des moyens de prise de la tension aux bornes du réseau considéré, ces moyens étant reliés à des moyens d'inté- gration dont la mise en service durant une période est contrlée aussi par le séquenceur précité; -des moyens d'amplification des valeurs obtenues par intégration et correspondant soit à la somme des composantes résistive et inductive,soit à la seule composante résistive, -des moyens parla compensation automatique d'éventuelles tensions continues,résultant de sources internes ou externes à l'appareil; -des moyens de conversion analogique-numérique des informations recueillies après compensation éventuelle; -des moyens cumulant les valeurs numériques obtenues après conversion, sur un nombre prédéterminé de mesures successives; et -des moyens d'affichage numérique de la moyenne des valeurs cumulées, ainsi obtenues sur plusieurs mesures, cette moyenne indiquant soit la somme des composantes résistive et inductive ou la seule composante inductive, soit la seule composante résistive. Pour obtenir directement l'affichage, en ohms ou en milliohms,des résultats recherchés, l'appareil comprend, en outre, des moyens de détermination du rapport entre l'amplitude de la tension aux bornes du réseau considéré et la pulsation angulaire de cette tension, ainsi que des moyens réalisant une division par ce rapport des 'valeurs obtenues après intégration et compensation éventuelle. Cette division peut être réalisée par les moyens de conversion analogique-numérique eux-mSmes. suivant une forme de réalisation particulière des circuits de l'appareil, celui-ci comprend un premier intégrateur dont l'entrée est reliée aux moyens de prise de la tension et dont la sortie est reliée -d'une part, à une chaîne de mesure principale,avec un ampificateur dont la sortie alimente une première bran che comprenant un commutateur contrôlé par le seqovn- ceur et une mémoire,pour enregistrer la valeur moyenne de la tension obtenue durant une période d'intégration précédant l'application de la charge, et une seconde branche par laquelle transite un signal représentant la valeur moyenne de la tension et obtenu pendant la pseudopériode d'intégration incluant tout ou partie du temps d'application de la charge, ces deux branches montées en parallèle étant réunies par un circuit déterminant la différence des signaux fournis et mémorisant cette différence,laquelle est proportionnelle soit à la somme des composantes résistive et inductive,soit à la seule composante résistive, -d'autre part, à une chaîne de mesure auxiliaire,comprenant un commutateur contrôlé par le séquenceur et une mémoire,pour l'enregistrement de la valeur moyenne de le tension pendant une durée précédant l'applica tion de la charge, valeur proportionnelle au rapport entre l'amplitude de cette tension sa pulsation, et à la sortie de cette mémoire un autre commutateur associé à un second intégrateur, mis en service après la fin de l'application de la charge, les sorties des deux chaînes de mesure précitées étant reliées aux deux entrées d'un comparateur analogique, dont la sortie est reliée à une entrée d'une porte ET recevant à son a1treentrée des signaux d'horloge,et la sortie de ladite porte ET étant reliée à au moins un compteur numérique associé aux moyens d'affichage. Ces circuits, relativement simples, assurent avec un séquencement convenable toutes les fonctions précédemment définies, et notamment la compensation automatique des composantes continues, la division permettant d'obtenir directement les résultats en unités appropriées et la conversion analogique-numérique en vue de l'affichage des résultats.En effet: -Dans la chaîne de mesure principale, le résultat d'une intégration préliminaire, donnant l'éventuelle composante continue de la tension, est aiguillé dans une branche de circuit où ce résultat est mémorisé,avant d'être sous trait de la valeur obtenue par l'intégration fondamentale, effectuée pendant la pseudopériode incluant tout ou partie du temps d'application de la charge -La chaîne de mesure auxiliaire permet de déterminer une grandeur prpportionnelle à la valeur moyenne de la tension,par exemple sur une demi-période non perturbée par l'application de la charge,grandeur par laquelle doit être divisé le signal fourni par la channe de mesure principale.Cette division est faite par la combinaison du second intégrateur et du comparateur : l'intégration fournit un signal linéaire croissant en fonction du temps, et au moment où ce signal devient égal à celui délivré par la chaîne de mesure principale le comparateur fournit un ordre. L'intervalle de temps s'écoulant entre le début de l'intégration considérée et le basculement du comparateur est proportionnel au résultat de la division. -La porte ET permet de mesurer cet intervalle de temps,en le traduisant par un nombre d'impulsions d'horloge,ce qui assure la conversion analogique-numérique. Ce nombre d'impulsions d'horloge est mémorisé dans le compteur. Il est à noter que les circuits en question peuvent aussi,sans complication supplémentaire, effectuer l'opération de moyennage des valeurs obtenues sur plusieurs mesures. I1 suffit, dans ce but, de prévoir au moins un compteur décimal qui cumule les valeurs numériques obtenues sur dix mesures successives,la valeur moyenne à afficher étant ainsi obtenue directement,par positionnement correct de la virgule décimale sur les moyens d'affichage qui donnent les composantes recherchées. L'appareil selon l'invention permet, grâce à son système d'autocompensation et d'amplification, de travailler avec un rapport " impédance de charge/impédance à mesurer n qui est grand, et notamment supérieur à 100. A titre d'exemple, cet appareil permet,avec une charge résistive de 20 ohms, de mesurer sur des réseaux à 220/380 volts des impédances de boucle dont la valeur est inférieure à 40 milliohms, en produisant une chute de tension inférieure à 1X pendant 10 millisecondes. La durée totale d'un essai, donnant les valeurs moyennes des composantes de l'impédance de boucle sur une série de 10 mesures, n'excède pas une minut environ.Par ailleurs,la conception de l'appareil avec son séquenceur qui constitue un automatisme prenant en charge toutes les opérations d'intégration, de compensation, de division et de moyennage,permet d'utiliser cet appareil avec un minimum d'intervention manuelles. De toute façon, l'invention sera mieux comprise à l'aide de la description qui suit, en référence au dessin schématique annexé illustrant le procédé objet de l'invention et représentant, à titre d'exemple non limitatif,une forme derealisation de l'appareil pour la mise en oeuvre de ce procédé Figure 1 est un schéma explicatif très simplifié, incluant le schéma équivalent au réseau inconnu dont les caractéristiques sont à mesurer; Figure 2 est un diagramme représentant la tension en fonction du temps,aux bornes de ce réseau, et illustrant les deux durées fondamentales d'intégration qui interviennent dans le procédé;; Figure 3 est une vue en perspective,montrant l'aspect extérieur d'un appareil selon l'invention, permettant d'obtenir directement par ce procédé les composantes résistive et inductive de l'impélance d'une boucle de défaut; Figure 4 est un schéma électrique très simplifié, montrant une possibilité de branchement de l'appareil sur un réseau alternatif triphasé; Figure 5 est un schéma-bloc des circuits internes de cet appareil; Figure 6 est un diagramme séquentiel de fonctionnement de l'appareil considéré, expliquant le mesure de la composante résistive; Figure 7 est un diagramme séquentiel similaire à figure 6, mais expliquant la mesure de la somme des composantes résistive et inductive. Les figures 7 et 2 permettent de justifier le procédé, objet de l'invention, par l'étude simplifiée faite ci-après- Sur la figure 1, toute la partie gauche constitue le schéma équivalent du réseau inconnu, dans lequel - G est un générateur de tension électrique alternative, de force électromotrice e . Eo sin wt; - r et Lw sont les composantes résistive et inductive de l'impédance à déterminer; -A et B désignent les bornes de ce réseau inconnu. Entre ces deux bornes À et B est branchée la résistance de charge R, dont la valeur connue est grande de vant r ou bw . En série avec la résistance de charge R , est monté un interrupteur K0 commandant l'application de la charge. En se référant maintenant aussi à la figure 2,où la tension V entre les bornes A et;B est représentée en fonction du temps t, on suppose qu'à l'instant TI oû cette tension V passe par la valeur zéro, en croissant,l'on ferme l'interrupteur KO. A partir de cet instant TI, la tension V voit sa phase et son amplitude modifiées,par rapport à ce qu'elle serait normalement (tracé sinusoïdal en pointillés) .T2 désigne l'instant où la tension V s'annule à nouveau, et TO désigne le dernier instant, précédant celui TI, où la tension V passe par la valeur zéro . En intégrant la tension V entre les instants TO et T2, c'est-à-dire pendant la durée comprenant toute l'alternance précédant l'application de la charge R et toute l'alternance correspondant à l'application de cette charge R, on obtient Si r et LW sont négligeables devant R, on aura: Si l'on intègre la tension V entre les instants '0 et T'2, c'est-A-dire entre les deux maxima de la tension alternative sinusoldale situés juste avant et juste après l'instant T1 du début d'application de la charge R, on obtient soit dans les mêmes conditions que précédemment A partir des deux intégrations qui donnent Il et I2, et connaissant Eo /w , on peut déterminer successivement : r , Lw, Z et le rapport Eo/Z qui représente le courant de court-circuit présumé. La figure 3 montre l'aspect extérieur de l'appareil selon l'invention appliquant le principe exposé ci-dessus. Cet appareil comprend un boîtier 1,de dimensions standard, dont la face avant comporte - deux affichages numériques 2 et 3 , l'un pour la composante résistive x, l'aube par la composante inductive U ; -des boutons-poussoirs 4 et 5, le premier pour la comman- de d'initialisation d'une mesure, le second pour la remise à zéro; - des voyants lumineux 6 et 7, l'un indiquant que l'appa- reil est prêt à fonctionner, l'autre indiquant qu'une mesure est en cours;; - un clavier 8 dont les touches permettent de sélectionner une valeur de la résistance de charge R, parmi plusieurs valeurs disponibles; - un interrupteur général " marche-arrêt " 9; - un système de raccordement à quatre conducteurs,avec deux entrées " courant " 10 et deux entrées N tension" 11. La figure 4 montre comment l'appareil,désigné ici dans son ensemble par le repère 12, est branché pour permettre la mesure d'une impédance de boucle de défaut entre une phase et le conducteur neutre, sur un réseau triphasé à basse tension 13 dont les phase sont reliées, par l'intermédiaire d'un disJoncteur 14, au secondaire dçun transformateur 15, dont le primaire est alimenté sous haute tension.En traits plus forts, on a représen- té le trajet du courant de défaut résultant d'un courtcircuit entre les points À et B. Les deux entrées n courant " 10 de l'appareil 12 sont reliées respectivement à ces points À et B, et permettent l'application de la charge R lorsque l'interrupteur KO est termé.Les deux entrées n tension" 71 sont aussi raccordés aux conducteurs de phase et neutre considérés, au-delà des points A et B. Les circuits internes de l'appareil sont représen- tés sous forme simplifiée par le schéma-bloc de la figure 5, où sont symbolisés, en haut,le réseau l3,la charge R et l'interrupteur KO. La tension V prélevée sur le réseau 13 est amenée d'abord à un réducteur 16, dont la sortie est reliée à un premier intégrateur 17 par l'intermédiaire d'un autre interrupteur R1.Les deux interrupteurs t0 et KI sont contrôlés par un séquenceur 18,assurant aussi d'autres fonctions qui apparattront plus loin.Ce séquenceur 18 reçoit des signaux d'horloge R et des impulsions de synchronisation I correspondant au passage par la valeur zéro de la tension d'entrée V, et il peut aussi entre commandé manuellement par l'action sur le bouton-poussoir 4 d'initialisation d'une mesure et sur le bouton-poussoir 5 de remise à zéro.Les circuits généraux de l'appareil comprennent encore une alimentation électronique 19, recevant la tension du réseau 13 et fournissant plusieurs basses tensions continues ,telles que : 0,5,15 et -15 volts, nécessaires pour le fonctionnement des composants des circuits. La sortie de l'intégrateur 17 est reliée d'une part, par l'intermédiaire d'un interrupteur K2, à une première mémoire 20. Cette sortie est reliée d'autre part à l'entrée d'un amplificateur 21. La sortie de l'e- plificateur 21 e. reliee,par l'intermédiaire d'un interrupteur K3, & une deuxième mémoire 22, et elle se trouve aussi reliée directement à un inverseur 23. La mémoire 22 et l'inverseur 23 ont leurs sorties reliées respectivement aux deux entrées d'un sommateur 24,dont la sortie est reliée,par l'intermédiaire d'un interrupteur K4,à une autre mémoire 25. La mémoire 20 a sa sortie reliée,par l'intermédiaire d'un interrupteur K5, à un second intégrateur 26; la sortie de ce dernier est reliée à une entrée d'un comparateur analogique 27, dont l'autre entrée est reliée à la sortie de la mémoire 25. Le comparateur 27 a sa sortie reliée à une entrée d'une porte ET 28,dont l'autre entrée reçoit les signaux d'horloge H.Enfin,la sortie de la porte ET 28 est reliée à des compteurs 29, eux-mSmes reliés aux affichages numériques 2 et 3 déjà mentionnés plus haut. L'ensemble constitué par le comparateur 27,la porte ET 28 et les compteurs 29,qui est désigné par le repère 30, constitue un convertisseur analogique-numé rique,comme le fera apparattro la description de fonctionnement ci-dessous. Il est à noter que les " interrupteurs "KO à K5 peuvent Entre des triacs, des thyristors, des portes électroniques ou tout autre type de commutateur statique; tous ces interrupteurs reço'vent,aux moments voulus,des ordres d'ouverture ou de fermeture délivrés par le séquenceur 18. Après raccordement de l'appareil aux points de mesure(voir le schéma de la figure 4), sa mise en service est obtenue en manoeuvrant l'interrupteur n marchearrOt"9 . La sélection de tension, dans le cas d'un réseau 220/380 volts, peut Autre réalisée automatiquement. Ces opérations préparatoires étant effectuées, on procède à une mesure en choisissant une valeur de la résistance de charge R sur le clavier 8, et en pressant le bouton-poussoir d'initialisation 4. A partir de là,le fonctionnement stétablit automatiquement comme décrit ci-après, en référence aux diagrammes séquentiels des figures 6 et 7. On considérera d'abord la mesure de la composante résistive r, illustrée par le diagramme de la figure 6 A partir d'un instant tO, déterminé par l'automatisme, le séquenceur 18, synchronisé sur les passages à zéro de la tension V comme figura par la seconde ligne J du diagramme, délivre aux instants ti, correspondant à ces passages à zéro, des ordres d'ouverture ou fermeture aux divers interrupteurs KO à E5. Entre les instants tO et t2, soit durant une période complète avant le début d'application de la charge, les interrupteurs KI et E3 sont fermés.La tension V non perturbée par la charge, et réduite sans déphasage par le réducteur 16, est intégrée par l'intégrateur 17; la valeur résultant de cette première intégration, après amplification en 21, est mémorisée sous forme analogique dans la mémoire 22. Cette première intégration sert à mesurer la composante continue résultant d'éventuelles sources internes à l'appareil 12 ou appar tenant au réseau 13. Après une certaine durée, entre les instants t2 et t4, où tous les interrupteurs sont cuvera l'inter rupteur Xl est à nouveau fermé durant une période coiplêto, entre les instants t4 et t6, et l'interrup teur K4 est fermé simultanément. L'interrupteur KO, appliquant la charge R,nEest fermé que durant la seconde alternance de cette période. La tension V réduite en 16 est intégrée par l'intégrateur 17; la valeur obtenue par cette seconde intégration, amplifiée en 21,sert à évaluer la somme de la composante continue,précédemment évoquée, et de la variation de valeur moyenne de la tension V provoquée par l'application de la charge R entre les instants t5 et t6.L'inverseur 23 et le sommateur 24 permettent d'introduire et de mémoriser,dans la mémoire 25, la valeur précédente diminuée du contenu de la mémoire 22, ce qui annule automatiquement la composante continue. Simultanément,entre les instants t4 et t5 c'est à-dire durant l'alternance qui précède l'application de la charge R, l'interrupteur K2 est fermé, et l'inté grateur 17 fournit à la mémoire 20 une grandeur qui est proportionnelle à la valeur moyenné de la tension V durant une alternance et qui représente le rapport Eo/w ,cette grandeur étant établie et restant mémori sée à partir de l'instant t5. Le diagramme montre les signaux désignés respecti vement par In1, M1 et K2 qui sont obtenus rXspectivement aux sorties du premier intégrateur 17, de la mémoire 20 et de la mémoire 25. L'écart avant amplification, résultant de l'application de la charge, est indiqué par e, tandis que l'écart après amplification est indi qué par E, cet écart étant proportionnel au rapport Eo/oJ et à la composante résistive recherchée r. La valeur minimale a du signal M2 disponible à la sortie de la mémoire 25 n'est représentative d'aucune grandeur et correspond à la saturation de l'amplificateur 21. A ce stade, on dispose de deux signaux M1 et lui2, mémorisés sous forme analogique respectivement en 20 et 25,dont le second doit être divis par le premier.Pour effectuer cette opération de division, l'interrupteur K5 est fermé durant une alternance, entre des instants t7 et t8 qui suivent la fin de l'application de la charge. Le second intégrateur 26 intervient alors,pour transformer le signal constant, mémorisé en 20,en un signal 1n2 linéairement croissant en fonction du temps t.Le comparateur 27 compare analogiquement ce signal croissant au contenu M2 de la mémoire 25. À l'instant t7 + 01, ou les deux valeurs comparées In2 et N2 sont égales, un ordre est fourni par le comparateur 27, dont le signal de sortie est désigné par C. L'intervalle de temps e1 représente la valeur de la composante résistive r, avec un coefficient de proportionnalité ne dépendant plus du rapport Eo/ Cet intervalle de temps est suré par la porte ET 28,à l'aide des signaux d'horloge H : la porte ET 28 délivre un certain nombre d'impulsions,égal au nombre d'impul- sions d'horloge H entre le début de l'intégration annexe en 26 et l'apparition de l'ordre fourni par le comparateur 27. Ce nombre d'impulsions,transcrit sous forme numérique,dans le code BCD, est amené aux compteurs 29. Le diagramme de la figure 7 illustre la mesure permettant d'obtenir la somme des composantes inductive et résistive LW+ r À partir d'un instant t'O, le séquenceur 18 délivre,comme précédemment,des ordres d'ouverture ou de fermeture aux divers interrupteurs KO & K5. Contrairement au cas de la mesure de la composante résistive r, la synchronisation du séquenceur 18 est faite ici par les maxima et minima de la tension V, et non pas par les passages à zéro de cette tension. Ainsi les ordres d'ouverture ou de fermeture de la plupart des interrupteurs sont délivrés à des instants t'i, décalés d'un temps égal à un quart de priode,par rapport aux passa ges à zéro de la tension V.Une mesure de la période peut être réalisée à chaque essai,pour définir ce décalage. Il est cependant important de noter que l'ouverture et la fermeture de l'interrupteur KO d'application de la charge, et la fermeture de l'interrupteur K2, ne s'effectuent pas à des instants t'i mais à des instants ti synchronisés avec les passapsà zéro. La séquence de mesure reste semblable à celle décrite précédemment,mSme si les signaux,notamment ceux désignés par In1,In2, Mi, M2 disponibles aux sorties des intégrateurs 17 et 26 et des mémoires 20 et 25, ont une forme modifiée comme le montre le diagramme.On obtient finalement,par la comparaison en 27,un intervalle de temps e2 représentatif de la somme des composantes inductive Lwet résistive r,qui est convertie en un certain nombre d'impulsions amendes aux compteurs 29. Il va de soi que, Si 1 l'on applique simplement le principe de base de l'invention, l'on obtient dans les compteurs 29 d'une part la composante résistive r, d'autre part la somme Lw+ r des composantes inductive et résistive. Il suffit toutefois d'effectuer un décomptage de la seconde valeur à partir de la première,pour pouvoir obtenir et afficher directement la composante résistive seule r et la composante inductive pure c ,ce qui correspond aux rôles dévolus plus haut aux deux affichages numériques 2 et 3 reliés à la sortie des compteurs 29. L'automatisme de l'appareil permet aussi de cunuler,dans ces compteurs 29, les nombres d'impulsions exprimant les résultats de dit mesures successives. Il est alors possible d'obtenir et d'afficher en 2 et 3 une moyenne sur dix mesures, simplement en positionnant correctement la virgule décimale au moment de l'affichage des résultats. Durant le temps d'établissement des dix mesures et de cumul des résultats correspondants, le voyant lumineux 7 clignote par exemple, et après l'achèvement de cette série de mesures,le même voyant 7 s'éclaire en permanence pour signaler la fin de la séquence. A ce moment, l'opérateur lit les composantes recherchées sur les affichages numériques 2 et 3.Ces résultats peuvent aussi être, eventuellement,imprimés ou automatiquement enregistrés. Si, pour donner une explication claire du fonctionnement, on a décrit ci-dessus séparément la détermination de la composante résistive r et la détermination de la composante inductive Lw, X en réalité ces deux déterminations se font simultanément. Le séquenceur 18 commande alternativement des mesures servant à la détermination de la première composante et de la seconde composante, jusqu'à un total de dix mesures de chaque type, et il aiguille alternativement les valeurs numériques obtenues vers deux compteurs séparés 29, reliés respectivement aux deux affichages 2 et 3 a Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs de ce qui précède, l'invention ne se limite pas à la seule forme de réalisation de cet appareil qui a été décrite ci-dessus,à titre d'exemple; ;elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes comportant des moyens équivalents et mettant en oeuvre le même procédé. -REVENDICATIONS- 1. Procédé pour la mesure des composantes résistive et inductive de l'impédance équivalente à celle d'un réseau électrique alternatif sinusoldal, en régime établi, directement utilisable pour déterminer les caractéristiques des boucles de défaut dans les réseaux de distribution électrique à basse tension et fréquence industrielle,caractérisé en ce qu'il consiste essentiellement à appliquer,pendFant une alternance, une charge résistive (X) entre les bornes (A,B) du réseau (13) dont les caractéristiques sont inconnues, et à mesurer la valeur moyenne de la tension (V) aux bornes du réseau pendant une pseudopériode incluant tout ou partie du temps pendant lequel la charge (R) est appliquée, les bornes (TO,T2;; T'O,T'2) de la pseudopériode d'intégration étant choisies de manière à obtenir,par deux mesures, deux informations dont l'une est proportionnelle à la somme des composantes résistive et inductive (r t Lw)de l'impédance, et dont l'autre est proportionnelle à la composante résistive seule (r). 2.- Procédé selon la revendication 1,caractérisé en ce que l'une des mesures de la valeur moyenne de la tension (V) aux bornes (A,B) du réseau (13) est faite pendant la durée (TO-T2) comprenant toute l'alternance précédant l'application de la charge (R) et toute l'alternance correspondant à l'application de la charge (R), ce qui donne l'information proportionnelle à la composante résistive seule (r), tandis que l'autre mesure de la valeur moyenne de la tension (V) aux bornes (A,B) du réseau (13) est faite pendant la durée (l?'O-T'2)comprenant les derniers trois quarts de la période précédant l'application de la charge (R) et la première moitié de l'alternance correspondant à l'application de la charge (R),ce qui donne l'information proportionnelle à la somme des composantes résistive et inductive ( r + Loto) de l'impédance. 3.- Procédé selon la revendication 1 ou 2,caracté risé en ce que l'on cumule les informations obtenues sur un nombre de mesures suffisamment grand,effectuées avec une période de récurrence de quelques secondes,et en ce que l'on détermine la moyenne des mesures effectuées. 4.Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3,caractérisé en ce que l'on effectue une mêtermination préliminaire de la valeur moyenne de la tension (V) aux bornes ( du réseau considéré (13), durant une période complète avant l'application de la charge (R), et on retranche cette valeur moyenne de celle obtenue pendant la pseudopériode incluant tout ou partie du temps pendant lequel la charge (R) est appliquée,de manière à compenser d'éventuelles tensions continues, résultant de sources appartenant soit au réseau (13) lui-même, soit au système de mesure (12). 5.- Appareil pour la mise en oeuvre du procédé selon l'ensemble des revendications 1 à 4, permettant d'obtenir directement les composantes résistive et inductive de l'impédance d'une boucle de défaut d'un réseau de distribution électrique à basse tension, caractérisé en ce au 'il comprend essentiellement, en combinaison -une charge résistive (R) et des moyens de liaison(10) de cette charge avec deux points (A,B) du réseau considéré (13); - des moyens de commande(KO) de l'application de ladite charge (R) pendant une alternance,ces moyens étant contrôlés par un séquenceur (18), lui-même synchronisé par les passages à zéro ou les maxima et minima de la tension (V);; -des moyens de prise (11,16) de la tension (V)aux bornes (A,B) du réseau considéré (13),ces moyens étant reliés à des moyens d'intégration (17)dont la mise en service durant une période est contrôlée aussi par le séquenceur précité (18); -des moyens d'amplification(21) des valeurs (In7) obtenues par intégration et correspondant soit à la somme des composantes résistive et inductive (r + Ioe),soit à la seule composante résistive (r); -des moyens (22,23,24, K3) pour la compensation automatique d'éventuelles tensions continues, résultant des sources internes ou externes a l'appareil (12); -des moyens de conversion analogique-numérique ( 30 ) des informations (n2) recueillies après compensation éventuelle;; -des moyens (29)cumulant les valeurs numériques obtenues après conversion, sur un nombre prédéterminé de mesures successives; et -des moyens d'affichage numérique (2,3) de la moyenne des valeurs cumulées, ainsi obtenues sur plusieurs mesures, cette moyenne indiquant soit la somme des composantes résistive et inductive (r + Lw) ou la seule composante inductive (Lw), soit la seule composante résistive (r). 6.-Appareil selon la revendication 5,caractérisé en ce qu'il comprend, en outre, des moyens (20, K2) de détermination du rapport entre l'amplitude (borde la tension (V) aux bornes (A,B) du réseau considéré(13) et la pulsation angulaire (cru) de cette tension (V),ain- si que des moyens (26,27,28) réalisant une division par ce rapport (Eo/W) des valeurs(M2) obtenues après intégration et compensation éventuelle. 7. Appareil selon la revendication 6,caractérisb en ce que ladite division est réalisée par les moyens de conversion analogique-numérique (30) eux-mêmes. 8.-Appareil selon l'ensemble des revendications 5 à 7, caractérisé en ce qu'il comprend un premier intégrateur (17) dont l'entrée est reliée au moyens de prise (11,16) de la tension (V) et dont la sortie est reliée -d'une part, à une chatne de mesure principaie,avec un amplificateur (21) dont la sortie alimente une première branche comprenant un commutateur (K3) contrôlé par le séquenceur (18) et une mémoire (22),pour enregistrer la valeur moyenne de la tension (V) obtenue durant une période d'intégration précédant l'application de la charge (R), et une seconde branche (23) par laquelle transite un signal représentant la valeur moyenne de la tension (V) obtenue pendant la pseudopériode d'intégration incluant tout ou partie du temps d'application de la charge (R), ces deux branches montées en parallèle étant réunies par un circuit (24,25,K4) déterminant la différence des signaux fournis et mémorisant cette différence, laquelle est proportionnelle soit à la somme des composantes resistive et inductive (r + Lw),soit à la seule composante résistive (r), -d'autre part, à une chaîne de mesure auxiliaire,co- prenant un commutateur (K2) contrtlé par le séquenceur (18) et une mémoire (20),pour l'enregistrement de la valeur moyenne de la tension (V) pendant une durée précédant l'application de la charge,valeur proportionnelle au rapport (Eo/ 9.- Appareil selon la revendication 8,caractérisé en ce que les compteurs (29) sont décimaux et aptes à cumuler les valeurs numériques obtenues sur dix mesures successives, la valeur moyenne à afficher étant ainsi obtenue directement,par positionnement correct de la virgule décimale sur les moyens d'affichage(2,3) qui donnent les composantes recherchées (r, LW),