L'invention se rapporte à un montage de mise à la terre d'une plaque chauffante électrique à l'aide duquel la connexion de cette dernière est assurée par cette mise à la terre. Les plaques chauffantes électriques sont exposées aux risques permanents d'une perforation électrique et de forts courants transitoires inadmissibles et donc à un risque potentiel d'accidents mortels de l'utilisateur en cas de contact avec cette plaque. Pour cette raison, il est indispensable que la connexion de la mise à la terre de ces plaques soit extrêmement fiable. Les composants d'un montage assurant ce genre de connexion d'un mode de réalisation connu consistent en un trou taraudé du bossage de mise à la masse de la partie centrale de la plaque et en un goujon fileté qui est vissé dans ce trou et auquel le conducteur de mise à la terre est connecté. La fiabilité est fonction essentiellement de la qualité obtenue de la liaison entre le goujon fileté et le taraudage du bossage de mise à la masse du corps de la plaque. Cette liaison doit être réalisée par les processus suivants bien connus pour lui permettre d'être très fiable - il faut que le goujon fileté soit vissé dans le corps de la plaque avec un fort couple le taraudage réalisé dans le bossage de mise à la terre (dans le corps de la plaque) doit être conique, - il faut réaliser le taraudage dans le corps de la plaque (le bossage de mise à la terre) avec deux tarauds seulement et non pas avec trois - il faut visser un contre-écrou sur le goujon, car celui-ci est relié au bossage de mise à la terre par des filets de vis, l'écrou étant également destiné à empêcher le goujon de se dévisser. Une ou deux rondelles sont placées sous l'écrou de cette liaison afin d'empêcher ce dernier de se dévisser. Le goujon fileté est réalisé dans une barre ronde d'acier de qualité correspondante et protégé par un revêtement métallique anti-corrosion, de préférence de zinc, afin d'empêcher la corrosion du filetage et de garantir un bon contact de préférence entre ce goujon et le conducteur de mise à la masse. Le dépôt métallique anti-corrosion se transforme aux températures élevées en une poudre d'oxyde dont la conductivité électrique est très mauvaise. Lorsque la plaque chauffante est en service, le bossage de mise à la terre peut être échauffé et atteindre aussi une température de 6000C (en particulier en cas de mauvaise utilisation) et le revêtement métallique anti-corrosion s'écaille précisément aux emplacements délicats de ce bossage sur lesquels il est indispensable que la liaison (le contact) soit fiable. Les solutions connues mentionnées ont aussi un inconvénient technologique, car leur mise en oeuvre comprend une série d'opérations technologiques : perçage, taillage du taraudage, vissage du goujon fileté, mise en place des rondelles et serrage de l'écrou. Un autre inconvénient réside dans le nombre des pièces de liaison qui est au moins égal à trois : le goujon fileté, la rondelle et l'écrou. La présente invention apporte au problème une solution qui garantit une liaison extrêmement intime et un très bon contact entre le corps de la plaque (le-bossage de mise à la terre) et le goujon fileté correspondant, la résistance à la transition entre le corps de la plaque et le goujon fileté de la liaison selon l'invention étant éliminée ou réduite à un minimum et les problèmes soulevés par la protection contre la corrosion étant supprimés ; le nombre des pièces de liaison du montage de l'invention est minimal et le risque d'oxydation des surfaces de contact entre le bossage de mise à la terre et le goujon fileté est éliminé. La solution apportée à ce problème consiste, suivant une particularité essentielle de l'invention, à utiliser des matériaux ayant des coefficients de dilatation thermique différents, celui du goujon fileté, dont le diamètre est considérablement plus grand que celui du trou dans lequel il est monté à ajustement serré, étant supérieur au coefficient de dilatation thermique du matériau du corps de la plaque comportant le trou à une profondeur déterminée. La solution apportée par le principe de l'invention permet la réalisation d'une liaison simple et entièrement fiable entre le corps de la plaque et le goujon fileté de mise à la terre et ouvre la possibilité de régler de manière très précise la hauteur globale de la plaque, le risque de corrosion des surfaces de contact étant ainsi totalement éliminé. Le nombre des pièces de liaison est faible, car la rondelle et l'écrou des modes de réalisation de l'art antérieur sont éliminés et, de plus, la passe de taillage du taraudage dans le corps de la plaque est aussi supprimée. Ce genre de liaison fiable est utilisable pour tous les types de plaque chauffante électrique ainsi que pour d'autres dispositifs de chauffage. L'invention va être décrite plus en détail en regard du dessin annexé à titre d'exemple nullement limitatif et sur lequel la figure unique est une coupe transversale partielle de la plaque chauffante selon l'invention. Les éléments essentiels de la plaque chauffante représentée sont un corps 1, une isolation 2 de céramique, les éléments chauffants 3 et le goujon fileté 5 de mise à la terre. Le goujon 5 représenté est monté à ajustement serré dans le trou conique 4 de diamètre notablement plus faible et réalisé dans le bossage 6 de mise à la terre du corps 1 de la plaque, de manière qu'il atteigne le fond du trou ou ne pénètre qu'à une certaine profondeur. Ainsi, le goujon de mise à la terre trouve une assise fixe dans le corps de la plaque, la corrosion des surfaces de contact est éliminée, le contact entre le goujon et le corps de la plaque est bon, la tolérance de la hauteur globale de la plaque peut être précise et le nombre des pièces de liaison est réduit à un (goujon fileté). REVENDICATION Montage de mise à la terre d-'une plaque chauffante électrique ou d'autres dispositifs de chauffage, caractérisé en ce qu'il consiste essentiellement en un trou (4) du bossage de mise à la terre (6) de la plaque et en un goujon fileté (5) monté à ajustement serré dans ce trou (4) et dont le diamètre est notablement supérieur à celui du trou (4) et le coefficient de dilatation thermique du matériau du goujon (5) est supérieur à celui du matériau du corps de la plaque (1).