La présente invention se rapporte à une barre absorbante prévue pour être introduite dans le coeur d'un réacteur nucléaire pour abaisser la réactivité. Plus précisément, l'invention se rapporte à une barre absorbante permettant d'introduire pratiquement instan- tanément de l'antiréactivité dans le coeur du réacteur dans le cas o une diminution importante du débit de fluide de refroidissement se produit dans le coeur sans que se produise une chute des barres. Dans les réacteurs nucléaires existant à ce jour et notamment dans les réacteurs nucléaires à neu- trons rapides, lorsqu'un accident de débit se produit et avant que ne réagisse le système d'arrêt du réacteur, (défaillance de ce système ou temps de réponse trop long) le comportement dynamique du réacteur est gouverné par les différents effets de contre réaction. Parmi ceux-ci, un effet important est dû aux dilatations dif- férentielles qui se produisent entre les tiges des bar- res absorbantes et la cuve du réacteur. En effet, la constante de temps de la cuve étant importante vis-à-vis de celle des tiges des barres absorbantes, toute éléva- tion de température 1 la sortie du coeur résultant d'une diminution du débit du fluide primaire déplace la partie absorbante des barres vers '&intérieur du coeur, et in- troduit ainsi, à czurt terme, de l'antirèactivité. Toutefois, La constante de temps des tiges des barres absorbantes existantes est de l'ordre de la minu- te, de sorte que la dilatation des barres ne joue un rôle efficace que dans les transitoires lents, c'est-à- dire notamment lorsque l'alimentation électrique des mo- teurs commandant les pompes est d5faillante et si l'inertie des pompes est élevée (également de l'ordre de la minute). En revanche, l'ant!réactivité introduite dans le coeur du réacteur par la dilatation des barres absorbantes n'est pas suffisamment rapide si l'inertie des pompes est faible et n'a aucun effet dans les sé- quences très rapides telles que les ruptures des canali- sations reliant les pompes au sommier d'alimentation du coeur ou le grippage des pompes. Dans ces dernières sé- quences, la rapidité de l'accident peut être telle que le système d'arrêt, même s'il fonctionne correctement peut avoir un temps de réponse tel qu'un échauffement important se produise déjà à la sortie du coeur avant que ledit système n'ait eu le temps d'agir. La présente invention a pour objet une barre absorbante ne présentant pas les inconvénients des bar- res absorbantes de la technique antérieure et comportant notamment une constante de temps de dilatation réduite, voir annulée, permettant d'introduire de l'antiréacti- vité dans le coeur du réacteur de façon presque instan- tanée. A cet effet, il est proposé de lier directe- ment l'allongement de la barre absorbante à un effet hydraulique produit par la variation du débit, et non à la conséquence thermique de cette variation de débit, qui est forcément beaucoup plus lente. Ainsi, conformément à la présente invention, il est proposé une barre absorbante prévue pour être introduite dans le coeur d'un réacteur nucléaire pour abaisser la réactivité, ladite barre comprenant un corps de barre contenant une partie absorbante et une tête de barre à laquelle est suspendu le corps de barre, carac- térisé en ce que le corps de barre est mobile par rap- port à la tête de barre et suspendu à cette dernière par des moyens de liaison dont l'effet combiné à celui de la résistance hydraulique du corps de barre fait correspon- dre à chaque valeur du débit du fluide dans le coeur une position relative bien déterminée entre le corps de bar- re et la tête de barre, cette position du corps de barre étant d'autant plus élevée que le débit est important. Grâce à ces caractéristiques, on voit que le corps de la barre absorbante est maintenu normalement dans une position haute lorsque le débit du fluide pré- sente sa valeur nominale correspondant au fonctionnement normal du réacteur et que le corps de la barre absorban- te se déplace vers le bas pour diminuer la réactivité dès que le débit -du fluide de refroidissement diminue suffisamment pour que la force exercée par le fluide sur le corps de barre devienne insuffisante pour le mainte- nir en position haute. - Conformément à un premier mode de réalisation de l'invention, lesdits moyens de liaison sont mécani- ques et comprennent des moyens élastiques prévus entre la tête et le corps de barre pour déplacer ce dernier vers le haut à l'encontre de la force de gravité résul- tant du poids du corps de barre, entre une position bas- se et une position haute selon que le débit du fluide dans le coeur est nul ou atteint sa valeur nominale. Ces moyens élastiques peuvent être constitués soit par un ressort hélicoïdal travaillant à la traction ou à la compression, soit par un ressort hélicoïdal dou- ble comprenant à la fois une partie qui travaille à la compression et une partie qui travaille à la traction. Dans ce premier mode de réalisation, le dépla- cement vertical du corps de la barre absorbante peut être amorti en logeant les moyens élastiques dans un espace rempli de fluide de refroidissement formant amor- tisseur. Conformément à un deuxième mode de réalisation de l'invention, les moyens de liaison sont hydrauliques et comprennent au moins un passage dans lequel circule le fluide de refroidissement en aval de ladite surface, la section de ce passage allant en diminuant lorsque le corps de barre se déplace vers le bas par rapport à la tête de barre. Ce passage peut notamment être défini soit entre deux surfaces coniques formées respectivement sur la tête et sur le corps de la barre absorbante, soit par des ouvertures oblongues en vis-à-vis formées res- pectivement dans une portion cylindrique de la tête et dans une portion cylindrique du corps de la barre absor- bante. Afin d'éviter un soulèvement de la barre en situation d'arrêt du réacteur, lors d'une accélération des pompes, on peut adapter sur le corps de barre des aménagements hydrauliques qui diminuent la force de sou- lèvement hydraulique lorsque la barre est en position basse. Dans un tel aménagement, la perte de charge à l'entrée du corps de barre est-diminuée par la présence d'un évasement à la partie inférieure du fourreau rece- vant ladite barre. On décrira maintenant, à titre d'exemple non limitatif, différents modes de réalisation de la présen- te invention en se référant aux dessins annexés dans lesquels: - la figure 1 est une vue d'ensemble, en coupe schémati- que, d'une barre absorbante réalisée conformément à un premier mode de réalisation de l'invention, - la figure 2 est une vue à plus grande échelle repré- sentant la tête de la barre absorbante de la figure 1 et la partie supérieure du corps de cette barre, le corps de la barre absorbante étant en liaison avec la tête par un ressort hélicoïdal conformément au premier mode de réalisation de l'invention, - la figure 3 est une vue en coupe schématique compara- ble à la figure 2 représentant une variante de réali- sation de l'invention dans laquelle le corps de la barre absorbante est en liaison avec la tête de barre par un ressort hélicoïdal double, - la figure 4 est une vue en coupe schématique de la partie supérieure d'une barre absorbante réalisée con- formément à un deuxième mode de réalisation de l'in- vention selon lequel le fluide de refroidissement s'écoule dans un passage de section réduite défini en- tre deux surfaces coniques formées respectivement sur le corps et sur la tête de la barre absorbante, - la figure 5 est une vue en coupe comparable à la figu- re 4 représentant une variante du mode de réalisation représenté sur cette figure, dans laquelle le passage de section réduite est défini par des ouvertures oblongues formées dans deux parties tubulaires soli- daires respectivement de la tête et du corps de la barre absorbante, et - la figure 6 est une vue en coupe schématique qui re- présente la partie inférieure d'une barre absorbante du type représenté sur l'une quelconque des figures 2, 3, 4 et 5 et la partie correspondante de l'assemblage du coeur dans lequel est reçue cette barre. On a représenté sur les moitiés gauche et droite de la figure 1 la partie supérieure et la partie inférieure d'une barre absorbante 10. Cette barre 10 comporte une tête 12 et un corps 14 qui est reçu dans un alésage 26 d'uN fourreau 16 destiné à être placé entre les assemblages combustibles dans le coeur d'un réacteur nucléaire tel qu'un réacteur à neutrons rapides. Le fourreau 16 se termine a son extrémité inférieure par un pied 16a destiné à etre reçu dans le sommier de suppor- tage du coeur et à assurer l'alimentation du fourreau en fluide de refroidissement tel que du sodium liquide dans un réacteur à neutrons rapides. Le corps 14 de la barre absorbante présente une configuration tubulaire et con- tient sur la majeure partie de sa hauteur une partie absorbante 18 dont la descente dans 'Lelésage 26 du fourreau 1F permet de diminuer la réactivité dans le coeur du réacteur. Pour permettre la circulation du fluide vers le haut dans le fourreau 16, la partie ab- sorbante se compose d'un certain nombre d'éléments sépa- rés comme le montre la figure 1. La tête 12 de la barre absorbante est suspendue à des moyens de pilotage (non représentés) d'un type connu permettant d'assurer la montée et la descente de la barre absorbante afin de contrôler la réactivité dans le coeur du réacteur au cours du fonctionnement normal de ce dernier. Les moyens de pilotage agissant sur la tête 12 de la barre absor- bante sont bien connus des spécialistes de la technique et ne font pas partie de la présente invention, de sorte qu'ils ne seront pas décrits plus en détail. Dans les barres absorbantes de la technique antérieure, la tête et le corps de la barre sont généra- lement réalisés en une seule pièce, de sorte que la seu- le possibilité de déplacement de la partie absorbante par rapport aucoeur résulte de la dilatation de la tige reliant habituellement ces deux parties ainsi que de la dilatation de la tige reliant la tête de la barre aux mécanismes situés au-dessus de la dalle. Ainsi, en cas de défaillance des moyens permettant normalement d'arrê- ter la réaction de fission dans le coeur du réacteur ou avant qu'ils n'aient pu entrer en action (chute de bar- res absorbantes), un échauffement du coeur du réacteur résultant notamment d'un arrêt ou d'un grippage des pom- pes primaires ou d'une rupture des conduites par les- quelles les pompes injectent le fluide de refroidisse- ment dans le sommier d'alimentation du coeur, a pour conséquence une dilatation des tiges des barres absor- bantes prépondérante par rapport à la dilatation de la cuve. Cette dilatation conduit à faire descendre légère- ment la partie absorbante de chacune des barres dans le coeur du réacteur, ce qui permet d'abaisser la réactivi- té dans ce dernier. Toutefois, on a déjà indiqué que la constante de temps correspondant à la dilatation des barres absor- bantes n'est pas négligeable puisqu'elle est générale- ment voisine d'une minute. Si ce délai est suffisamment court lorsque le débit du fluide primaire dans le coeur du réacteur décroît graduellement comme c'est notamment le cas lorsque l'accident de débit résulte d'un défaut d'alimentation électrique des moteurs des pompes et si ces dernières possèdent une inertie élevée ce délai est trop long lorsque le débit dans le coeur du réacteur chute brutalement comme c'est notamment le cas si l'inertie des pompes est faible ou lorsque l'accident de débit résulte d'un grippage des pompes ou d'une rupture des canalisations par lesquelles le fluide primaire est injecté dans le sommier d'alimentation du coeur du réac- teur. Dans ce dernier cas d'ailleurs, même si le système d'arrêt du réacteur fonctionne correctement, son délai de réponse peut être tel qu'un échauffement important se produise déjà à la sortie du coeur avant que ledit sys- tème n'entre en action. Conformément à la présente invention, on remé- die à ces inconvénients en rendant le corps 14 de la barre absorbante mobile par rapport à la tête 12, en plaçant entre ces deux pièces des moyens de liaison 15 et en créant dans le corps 14 une résistance hydraulique sensible au débit du fluide primaire dans le coeur du réacteur. Plus précisément, il est proposé d'utiliser le débit du fluide primaire qui se déplace de bas en haut dans le coeur du réacteur pour soulever normalement le corps 14 par rapport à la tête 12 lorsque ce débit at- teint sa valeur nominale, les moyens de liaison 15 qui sont prévus entre la tête et le corps de la barre absor- bante permettant de rendre ce dernier stationnaire pour un débit donné. Dans le mode de réalisation représenté sur la figure 2, une partie importante de la résistance hydrau- lique sensible au débit du fluide primaire est formée à l'extrémité inférieure du corps 14 (voir figure 1). De plus, les moyens de liaison 15 sont constitués par un ressort hélicoïdal 20 qui est placé dans l'espace annu- laire compris entre une collerette 22 de la tête 12 et une collerette 24 du corps 14. De façon plus précise, le ressort hélicoïdal 20 est monté autour d'une partie tu- bulaire 23 de la tête de barre 12 et à l'intérieur d'une partie tubulaire 25 du corps de barre 14 et il est en appui respectivement par ses extrémités inférieure et supérieure sur les collerettes 22 et 24. Ainsi, dans la variante de réalisation représentée sur la figure 2, le ressort 20 travaille à la compression sous l'effet du poids propre du corps de barre 14. Lorsque le débit du fluide de refroidissement dans le coeur atteint sa va- leur nominale, l'action du poids du ocps de barre 14 sur le ressort 20 est diminuée de la force de soulèvement hydraulique, entraînant un déplacement du corps de barre 14 en position haute. Une chute du débit de fluide dans le coeur a pour effet d'amener le corps de barre dans une position basse dans laquelle il n'est plus soumis qu'aux forces antagonistes résultant de l'action du res- sort et de son propre poids. Entre ces deux positions extrêmes, séparées par la distance d, le corps de barre occupe une position d'autant plus élevée que le débit est important. Bien entendu, contrairement à ce qui est représenté sur les figures, ce débattement d est autori- sé lorsque la barre absorbante est remontée dans son fourreau par le mécanisme qui lui est associé. La dis- tance d est calculée en fonction de l'antiréactivité que l'on souhaite introduire très rapidement dans le coeur en cas de réduction importante du débit de fluide de refroidissement et de défaillance simultanée de la fonc- tion d'arrêt du réacteur. A cet effet, la distance d est calculée pour la position dans laquelle l'efficacité des barres absorbantes est minimale, c'est-à-dire lorsque celles-ci sont en position haute. De plus, il est tenu compte du nombre de barres absorbantes réalisées confor- mément à l'invention et de leur position dans le coeur du réacteur. Ainsi, pour introduire une antiréactivité de 100 pcm dans les conditions les plus défavorables, la distance d doit être d'environ 2 cm lorsque toutes les barres absorbantes sont conçues conformément à l'inven- tion et d'environ 4 cm lorsque seulement la moitié des barres absorbantes est conçue de cette manière. Bien entendu, dans une variante de réalisation non représentée, le ressort 20 pourrait travailler à la traction au lieu de travailler à la compression comme on l'a représenté sur la figure 2. De même, on voit sur la figure 3 que les moyens de liaison I5a peuvent comprendre un ressort hé- licoldal double 20a comprenant une partie externe 20'a qui travaille à la compression et une partie interne "a qui travaille à la traction. De façon plus précise, si l'extrémité supérieure de la partie 20'a du ressort est fixée à une collerette 24a du corps 14a de la barre absorbante comme dans le mode de réalisation de la figu- re 1, l'extrémité inférieure de cette partie 20'a du ressort est reliée à l'extrémité inférieure de la partie "a et l'extrémité supérieure de cette dernière est fi- xée à une partie en saillie 22a de la tête 12a de la barre absorbante au niveau de la collerette 24a. Cette configuration permet d'augmenter la course du ressort sans augmenter sa longueur totale. Dans les modes de réalisation qui viennent d'être décrits en se référant aux figures 2 et 3, les ressorts 20 et 20a qui définissent une liaison mobile entre la tête et le corps de la barre absorbante sont logés dans un espace annulaire 21, 21a dont les parois sont formées dans le corps 14, 14a et dans la tête 12, 12a. Le volume de cet espace varie donc selon la posi- tion occupée par le corps, et il communique avec l'exté- rieur par des passages de section réduite. L'espace 21, 21a reçoit du fluide de refroidissement et constitue ainsi un amortisseur interdisant tout déplacement sacca- dé du corps de la barre absorbante en cas de variations brusques du débit. Bien entendu, au cas o une augmentation acci- dentelle du débit se produixait dans le coeur du réac- teur au cours d'une manutention, il est nécessaire d'é- viter l'envol des barres de contrôle. A cet effet, le dimensionnement des barres peut être calculé de telle sorte que le poids apparent du corps de la barre absor- bante ne soit pas entièrement annulé au débit maximum. De plus, -il faut tenir compte du fait que le poids total à soulever pour éjecter une barre est supérieur au poids du corps pendu au ressort car il comprend en plus la tête de la barre située en aval du ressort. En outre, conformément à une caractéristique secondaire de l'invention représentée sur la figure 6, un aménagement hydraulique peut être adopté dans la par- tie basse du fourreau 16 afin de diminuer la force d'en- vol lorsque la barre 10 est en position basse. De façon plus précise, on voit sur la figure 6 que le passage 26 formé dans cet assemblage pour recevoir la barre absor- bante 10 présente à son extrémité inférieure une partie évasée 28. Le fluide de refroidissement pénètre dans la partie 28 par un passage 30 du pied du fourreau 16, et il circule ensuite de bas en haut comme l'indiquent les flèches. De plus, le corps 14 de la barre absorbante 10 est creux à son extrémité inférieure et définit un fond 32 et une paroi latérale perforée 34. Ainsi, lorsque l'extrémité inférieure du corps 14 est placée au-dessus de la partie évasée 28, le fluide de refroidissement qui arrive par le passage 30 est soumis à une perte de char- ge élevée et agit essentiellement sur la face inférieure il de la paroi 32 pour solliciter le corps 14 vers le haut. Cette situation est représentée en traits pleins sur la figure 6. Par contre, lorsque la partie inférieure du corps 14 est située dans la partie évasée 28 comme on l'a représenté en traits mixtes sur la figure 6, le fluide de refroidissement est soumis à une perte de charge plus faible et pénètre plus facilement à l'inté- rieur du corps 14 par les perforations de la paroi 34 et agit sur la face supérieure de la paroi 32 de façon à s'opposer à la montée du corps 14 de la barre absorban- te. Cette situation est représentée en traits mixtes sur la figure 6. On a représenté sur la figure 4 un deuxième mode de réalisation de l'invention selon lequel les moyens de liaison 15b ne sont plus constitués par un ressort mais par un passage 44 de section variable dans lequel on fait passer le fluide de refroidissement entre la tête 12b et le corps 14b de la barre absorbante. De façon plus précise, on voit sur la figure 4 que le corps 14b comporte à proximité de son extrémité supérieure une plaque horizontale 36 percée en son centre par un orifi- ce tronconique 38 dont la largeur va en diminuant du bas vers le haut. La tête 12b de la barre absorbante présen- te une partie centrale 40 qui fait saillie vers le bas au travers de l'orifice 38 et dont la surface extérieure tronconique 42 est sensiblement parallèle à la paroi de l'orifice 38 pour définir avec ce dernier le passage 44 dont la section varie selon la position du corps 14b par rapport à la tête 12b de la barre absorbante. La partie 40 de la tête de la barre est percée d'un trou central 46 laissant passer une partie du fluide de refroidissement qui circule dans la barre. Le reste du fluide traverse le passage 44 dont la section de passage varie avec la position verticale du corps de barre 14b par rapport à la tête 126. Le fluide arrive ensuite dans une chambre 47, d'o il s'échappe par de larges ouvertures 48. Une partie tubulaire 52 peut être prévue pour assurer le guidage entre le corps de barre 14b et la tête 12b, et pour constituer une butée limitant le déplacement du corps de barre vers le haut. Les déplacements verticaux du corps 14b par rapport à la tête 12b sont limités vers le bas par une collerette 50 formée à l'extrémité infé- rieure de la partie 40 de la tête 12b de façon à pouvoir venir en appui contre la plaque 36. Comme on le voit sur la figure 4, le fluide de refroidissement circule dans le corps 14b et agit sur la face inférieure de la plaque 36 de façon à solliciter le corps 14b vers le haut jusqu'à ce qu'il vienne en butée contre l'extrémité de la partie 52 lorsque le débit at- teint sa valeur nominale. Cet effet est obtenu par suite de la différence de pression qui existe entre les faces inférieure et supérieure de la plaque 36 en raison de la section relativement réduite du passage 44. Lorsque le débit du fluide de refroidissement diminue, la différen- ce entre ces pressions a tendance à diminuer, ce qui entraîne un abaissement du corps 14b et une diminution de la section du passage 44 en raison du caractère tron- conique de l'orifice 38 et de la surface 42. Si la dimi- nution de débit n'est pas trop forte, le corps de barre se stabilise à une nouvelle position telle que la diffé- rence de pression de part et d'autre de la plaque 36 soit la même qu'avant. Si la diminution du débit est plus importante, cet équilibre ne s'établit pas et la plaque 36 vient alors en appui contre le rebord 50 de la partie 40. Comme dans les variantes de réalisation des figures 2 et 3, la course totale du corps 14b est calcu- lée en fonction de la réactivité que l'on souhaite in- troduire dans le coeur. Ainsi, elle peut être d'environ 2 cm lorsque toutes les barres absorbantes sont réali- sées conformément à l'invention. Bien entendu, il est facile d'augmenter cette course sans midif ier la hauteur de l'assemblage en adoptant un angle d'inclinaison de l'orifice 38 et de la surface 42 plus petit. Sur la figure 5, on a représenté une variante du mode de réalisation de la figure 4 dans lequel la variation du débit du fluide de refroidissement en fonc- tion du déplacement du corps 14c par rapport à la tête 12c de la barre absorbante est obtenue au moyen d'ouver- tures oblongues en vis-à-vis 54 et 56 formés respective- ment dans des parties tubulaires verticales et coaxiales 58 et 60 du corps 14c et de la tête 12c. Le maintien vers le haut du corps 14c est alors obtenu par l'action du fluide de refroidissement sur la face inférieure d'une plaque horizontale 36c formée à l'extrémité supérieure du corps 14c et joignant l'enveloppe tubulaire externe de ce dernier à la partie tubulaire 58. La partie tubu- laire 60 de la tête 12c traverse la partie tubulaire 58 et présente à chacune de ses extrémités des butées 50c et 52c limitant la course du corps 14c. Comme dans la variante de la figure 4, une ouverture centrale 46c est formée à l'extrémité Inférieure de la partie tubulaire pour permettre à une partie du fluide de refroidisse- ment de passer directement au-dessus de la barre absor- bante. Cette Ouverture est nécessaire afin de ne jamais annuler le débit de refroidissement dans la barre absor- bante. Le fonctionnement de la variante représentée sur la figure 5 est pratiquement identique à celui de la variante de la figure 4. REVENDICATIONS 1. Barre absorbante prévue pour être introdui- te dans le coeur d'un réacteur nucléaire refroidi par un fluide pour abaisser la réactivité, ladite barre compre- nant un corps de barre (14, 14a, 14b, 14c) contenant une partie absorbante (18) et une tête de barre (12, 12a, 12b, 12c) à laquelle est suspendu le corps de barre, caractérisée en ce que le corps de barre est mobile par rapport à la tête de barre et suspendu à cette dernière par des moyens de liaison (15, l5a, 15b, 15c) dont l'ef- fet combiné à celui de la résistance hydraulique du corps de barre (14, 14a, 14b, 14c) fait correspondre à chaque valeur du débit du fluide dans le coeur une posi- tion relative bien déterminée entre le corps de barre et la tête de barre, cette position du corps de barre étant d'autant plus élevée que le débit est important. 2. Barre absorbante selon la revendication 1, caractérisée en ce que lesdits moyens de liaison (15, a) comprennent des moyens élastiques (20, 20a) prévus entre la tête et le corps de barre pour solliciter ce dernier vers le haut à l'encontre de la force de gravité résultant du poids du corps de barre entre une position basse et une position haute selon que le débit du fluide dans le coeur est nul ou atteint sa valeur nominale. 3. Barre absorbante selon la revendication 2, caractérisée en ce que les moyens élastiques sont cons- titués par un ressort hélicoïdal (20) dont les extrémi- tés sont reliées respectivement au corps de barre et à la tête de barre. 4. Barre absorbante selon la revendication 2, caractérisée en ce que les moyens élastiques sont cons- titués par un ressort hélicoïdal double (20a) comprenant une partie (20'a) qui travaille à la compression et une partie (20"a) qui travaille à la traction, ces deux par- ties étant disposées de façon concentrique et reliées entre elles par une de leurs extrémités, l'autre extré- mité de chacune desdites parties étant reliée respecti- vement au corps de barre et à la tête de barre. 5. Barre-absorbante selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisée en ce que les moyens élastiques (20, 20a) sont logés dans un espace (21, 21a) rempli de fluide de refroidissement formant amortisseur. 6. Barre absorbante selon la revendication 1, caractérisée en ce que lesdits moyens de liaison (15b, c) sont hydrauliques et comprennent- au moins un passa- ge (44, 54, 56) dans lequel circule le fluide de refroi- dissement en aval de ladite surface (36, 36c), la sec- tion de ce passage allant en diminuant lorsque le corps de barre (14, 14c) se déplace vers le bas par rapport à la tête de barre. 7. Barre absorbante selon la revendication 6, caractérisée en ce que ledit passage (44> est défini entre des surfaces coniques (38, 42) -de la tête de barre et du corps de barre. 8. Barre absorbante selon la revendication 6, caractérisée en ce que ledit passage est défini par des ouvertures oblongues en vis-à-vis (54, 56) formées res- pectivement dans une portion cylindrique (58) du corps de barre et dans une portion cylindrique (60) de la tête de barre. 9. Barre absorbante selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle est placée dans un fourreau (16) présentant à son extré- mité inférieure une partie évasée (28) à perte de charge réduite s'opposant au soulèvement de la barre.