L'invention concerne une porcherie periectionnee permettant d'élever des porcs dans de remarquables conditions de rentabilité et de commodité. Les porcheries actuellement en exploitation comprennent en général un premier bâtiment servant de maternité et contenant une pluralité de stalles fermées, accolées les unes aux autres et un second bâtiment formant un parcage où les porcs sont engraissés pendant une période de 6 mois environ. Ces porcheries de type rudimentaire sont mal adaptées à l'élevage du porc et leur conception ne tient pas compte des caractères spécifiques de ces animaux. En particulier, outre les inconvénients inhérents aux manutentions, le transfert des porcelets du bâtiment de maternité au bâtiment d'engraissement est préjudiciable à plusieurs points de vue. Ce transfert crée un choc psychologique chez des animaux accoutumés jusque-là à être réunis en portées peu nombreuses comprenant toujours les mêmes individus et ce choc entrasse un net retard de croissance de l'animal. En outre, le changement d'ambiance lors du passage d'un bâtiment à l'autre aggrave notablement les risques de maladie. Par ailleurs, le bâtiment d'engraissement constitué par un simple parcage dans lequel sont logés les porcs au moment où ils sortent de la maternité, et ce jusqu'à la fin de la période d'engraissement, est mal approprié à l'élevage de ces animaux, lesquels, ainsi mélangés sur une aire de surface importante, sans distinction de taille ou de sexe, utilisent très mal l'espace dont ils disposent ; cet espace est très vite souillé et sali et son entretien est une opération pénible qui requiert un personnel important. La présente invention se propose de remédier aux divers inconvénients des porcheries classiques, en fournissant une nouvelle porcherie de conception rationnelle, parfaitement adaptée aux caractère et comportement spécifiques du porc. Un objectif de l'invention est de permettre, sur une surface donnée, l'élevage d'un nombre accru de porcs avec un personnel réduit, de sorte que la rentabilité de l'élevage soit tres notablement améliorée par rapport aux solutions classiques. A cet effet, une porcherie conforme à l'invention, permettant la mise bas et l'engraissement des porcs comprend un local central appelé à jouer le rôle de maternité et, o la périphérie de celui-ci, plusieurs oqes 'ensraissemenc de aimensions croissantes, adaptées, chacune, à une phase d'engraissement correspondant à une taille du porc ; la maternité est divisée en plusieurs compartiments comportant, chacun, un emplacement de mise bas pour une truie et une aire pour les porcelets, communiquant avec ledit emplacement. La maternité est ainsi disposée en position centrale, laquelle se trouve de façon naturelle, la mieux protégée et la plus chaude ; les porcelets sont ensuite transférés vers des loges d'engraissement disposées à proximité immédiate. Selon une caractéristique préférentielle de l'in- vention, ces loges d'engraissement réparties autour de la maternité sont de trois catégories - des loges, dites loges de sevrage, pour la première phase du développement, dans lesquelles les porcelets sont appelés à être transférés après leur séjour dans la maternité, - des loges, dites loges à nourrains, de largeur supérieure aux premières et dans lesquelles les animaux sont transférés après passage dans les loges de sevrage, - des loges, dites loges de finition, de largeur supérieure à celles des deux autres. Les loges de sevrage sont, avantageusement, situées à proximité immédiate de la maternité et les loges de finition à la périphérie contre les murs extérieurs de la porcherie. Les jeunes porcelets sont ainsi mieux protégés dans les loges de sevrage et leur transfert depuis la maternité attenante est une opération rapide et facile. Les porcs adultes, au dernier stade d'engraissement, sont parfaitement aérés en raison de la situation des loges de finition ; leur départ de la porcherie est facilité et s'opère par des ouvertures de sortie pratiquées dans les murs extérieurs. Selon une autre caractéristique de l'invention, les compartiments de la maternité sont disposés en étoile, cote à côte, de façon à rayonner à partir du centre ; chaque emplacement de mise bas est situé à l'opposé du centre, en bordure d'une aire pour les porcelets, laquelle s'étend de cet emplacement jusque vers le centre. De préférence, des moyens de chauffage et d'éclairage, par exemple, une lampe chauffante et éclairante de puissan ce déterminée, sont prévus au centre de la maternité ; cette dernière est recouverte sur une portion au moins des aires destinées aux porcelets, d'une couverture isolante, en particulier, en plaque d'amiante, en vue de retenir la chaleur rayonnée. Une séparation ajourée, du type grillage, sépare ces moyens de chauffage et d'éclairage des aires et évitent que les porcelets risquent de se brtler. Les porcelets attirés par la lumière et la chaleur, disposent ainsi d'une zone parfaitement adaptée à leur développement, dans laquelle ils se sentent en sécurité. Selon une autre caractéristique, des portes sont prévues entre les compartiments voisins de la maternité ; ces portes sont, de préférence, ajourées, par exemple constituées par des portes grillagées. Les porcelets des différentes portées peuvent se voir et se sentir à travers ces portes ce qui les habituent très tct les uns aux autres. En outre, des transferts d'un compartiment à l'autre peuvent commodément opérés, notamment, pour répartir les porcelets après leur naissance ; au terme d'une période de quelques jours, ces portes peuvent être ouvertes pour permettre aux porcelets de circuler librement d'un compartiment à l'autre, ce qui a pour effet d'augmenter leur accoutumance réciproque et d'éviter que se produise le choc psychologique évoqué précédexment, lorsqu'ils seront ultérieurement réunis. Selon une autre caractéristique de l'invention, la maternité est entourée par un couloir ayant au moins un accès vers l'cxtérieur ; des portes sont prévues pour assurer la com xunitation entre ce couloir et chaque compartiment de ladite maternité. Ce couloir permet au personnel de circuler autour de la maternité afin de surveiller les animaux ; il permet également, lors de leur arrivée, de répartir, très commodément les truies gestantes vers chaque compartiment et, plus tard, de transférer les porcelets au terme de leur séjour dans la maternité. Selon une autre caractéristique de l'invention, les loges de sevrage sont séparées entre elles par des séparations transversales amovibles, en particulier des grilles mobiles à la sortie de la maternité, les porcelets sont triés selon le sexe et les séparations mobiles permettent d'ajuster la longueur respective des loges en fonction de la répartition des sexes. De la meme façon, des loges à nourrains, ainsi que des loges de finition sont séparées par des séparations transversales amovibles dans le but identique de permettre un ajustement des longueurs desdites loges. Selon une autre caractéristique de l'invention, les loges de sevrage sont accolées contre au moins un tronçon du couloir entourant la maternité ; les loges à nourrains sont elles-même longitudinalement accolées contre ces'loges de sevrage. L'ensemble, maternité, loges de sevrage et loges à nourrains, est entouré par un deuxième couloir autour duquel sont réparties les loges de finition. Cette disposition autorise une surveillance aisée des animaux dans les diverses loges et facilite l'entretien et la distribution de nourriture. De plus, cette organisation exploite au mieux la surface occupée, puisque les loges qui doivent être les plus grandes se trouvent placées à la périphérie où la surface disponible est la plus importante. Selon un mode de réalisation avantageux, la porcherie est formée par un bâtiment de forme générale rectangulaire, le local central de maternité étant sensiblement carré ou rectangulaire, cependant que les loges de sevrage et les loges à nourrains de forme rectangulaire sont situées le long de deux c8tés opposés de ce local central. Les loges de finition également de forme sensiblement rectangulaire sont agencées sur le pourtour de ltensemble. Par ailleurs, la porcherie conforme à l'invention peut entre complétée par, au moins, une unité de saillie disposée dans un bâtiment situé en regard ; chaque unité de saillie comprend un logement pour un verrat et des ensembles pour les truies gestantes, chacun composé d'un logement pour coucher et de stalles avec mangeoires à raison d'une par truie. Par exemple, la porcherie peut comprendre deux unités de saillie, situées de part et d'autre du bâtiment de maternité et d'engraissement, le long de deux façades opposées, lesquelles sont chacune pourvues d'une ouverture d'accès de l'extérieur vers la maternité. D'autres caractéristiques, buts et avantages de l'invention se dégageront de la description qui suit ainsi que des dessins annexés, lesquels présentent à titre d'exemple non limitatif, un mode de réalisation préférentiel de l'invention qui réunit un grand nombre d'avantages permettant d'assurer l'élevage des porcs dans d'exceptionnelles conditions d'économie, de commodité, de rentabilité et d'hygiène. Sur les dessins - la figure 1 est un schéma d'ensemble, en plan, d'une porcherie conforme à ce mode de réalisation. - la figure 2 est un schéma en plan du bâtiment principal de cette porcherie. - les figures 3 et 4 sont des coupes transversales respectivement selon aa et selon bb de ce bâtiment principal. - la figure 5 en est une coupe longitudinale selon cc. La porcherie schématisée à la figure 1 se compose de plusieurs modules identiques accolés deux à deux et prévus en nombre pouvant aller de l'unité jusqu'à plusieurs unités, voire plusieurs dizaines ; on aperçoit à la figure 1 un module 1 représenté en entier et, accolé à celui-ci, un autre module 2 en représentation partielle. Chaque module est indépendant, peut être exploité seul et forme à lui seul une porcherie complète ; un seul module sera décrit ci-après et désigné sous le nom de porcherie. Celle-ci se compose d'un batiment principal 3 de forme rectangulaire et de deux unités de saillie 4 et 5 situées de part et d'autre du bâtiment principal le long des deux façades les plus longues de celui-ci, lesquelles sont pourvues d'ouvertures d'accès schématisées en 6 et 7 ; ces unités de saillie sont situées symétriquement l'une de l'autre par rapport à l'axe longitudinal XX' du bâtiment. Comme on le verra plus loin, l'agencement intérieur du bâtiment principal est lui-mAme symétrique par rapport à cet axe. Les unités de saillie sont identiques l'une à l'autre et comprennent, chacune, deux ensembles pour deux groupes de truies gestantes et un abri pour un verrat. Les deux ensembles pour les truies sont séparés par des séparations ajourées mobiles, en l'exemple des grilles mobiles 8 et 9 qui peuvent entre déplacées pour ajuster les dimensions respectives des ensembles. Ces derniers sont formés par des logements pour coucher 10 et 11 et par de stalles, telles que 12, dotées chacune d'une mangeoire. Il est prévu une stalle par truie et chaque unité de saillie comprend, en l'exemple, vingt stalles, les logements 10 et Il étant dimensionnés pour accueillir vingt truies. Les grilles 8 et 9 sont positionnées à chaque rotation selon les nombres respectifs de truies que comporte chaque groupe ; ce nombre est compris entre 8 et 12. Par ailleurs, chaque ensemble est doté latéralement d'une courette de détente 13 ou 14, qui peut être découverte à l'arrière une aire découverte d'exercice 15 est accolée à chaque ensemble de l'unité de saillie. L'abri pour le verrat est attenant à un des ensembles et comprend un logement 16 et une courette de détente 17. Chaque unité de saillie est séparée du bâtiment prin c4al par un passage 18 dont une portion de la largeur peut entre abritée par un auvent prolongeant le toit de l'unité sur toute sa longueur ; les mangeoires sont d'un type qui sera décrit plus loin et peuvent être alimentées depuis le passage 18 celui-ci permet en outre de surveiller les animaux dans les unités de saillie et d'assurer une circulation soit pour amener les animaux vers les unités soit pour les en extraire. Des portes sont prévues pour permettre d'accèder aux diverses parties de l'unité - en 19 et 20 entre le passage et les courettes 13 et 14. - en 21 et 22 pour permettre l'accès depuis les stalles vers les logements 10 et 11. - en 23 et 24 entre ces logements et les courettes 13 et 14. - en 25 et 26 entre les courettes et les aires d'exercice telles que 15. - en 27 pour permette l'accès du verrat vers un ensemble. - en 28 entre le passage 18 et l'abri du verrat. - en 29 pour fermer le logement du verrat. Notons que dans la porcherie à plusieurs modules, évoquée précédemment, le verrat peut entre utilisé pour saillir les truies de plusieurs modules et une porte 30 du côté opposé à la porte 27 permet son accès vers le module 2 attenant. On sait que la gestation des truies dure 112 jours les truies demeurent donc dans chaque ensemble pendant ce laps de temps et, compte tenu des délais de nettoyage, chaque ensemble est immobilisé à chaque gestation pendant quatre mois environ. Selon le cycle de rotation prévu, les truies se trouvent dans des phases de gestation décalées, avec des décalages d'un mois environ d'un ensemble à l'autre ; par exemple les truies logées dans un des ensembles de l'unité 4 sont en gestation depuis environ 1 mois, les truies logées dans un ensemble de l'unité 5 le sont pour huit au moins d'entre elles, depuis environ 2 mois, celles logées dans l'autre ensemble de l'unité 4 le sont de la même façon depuis environ 3 mois et celles logées dans l'autre ensemble de l'unité 5 sont prêtes à être transférées vers la maternité pour mettre bas.Ainsi, chaque mois un groupe de huit truies pleines, logé dans un des 4 ensembles, peut être transféré vers la maternité. Compte tenu du déchet inévitable, ltex-p-érience montre que pour 40 truies logées dans les 4 ensembles, un groupe de 8 truies est prêt à mettre bas chaque mois. Comme on le verra, la maternité est prévue pour abriter 8 truies appelées à y demeurer pendant 1 mois environ, avant être remplacées par un nouveau groupe. Ure telle porcherie est ainsi conçue pour accueillir environ 48 truies (32 en cours de gestation confirmée, 8 dont la gestation ne s'est pas confirmée et 8 dans la maternité) avec des rotations par groupe de huit chaque mois. Le bâtiment principal est schématisé en plan à la figure 2 et en coupe transversale et longitudinale aux figures X, 4 et 5. Ce briment comprend - en position centrale, une maternité 31 en l'exemple de forme carrez, - accolées contre deux côtés opposés de celle-ci, quatre loges de sevrage 32, 33, 34 et 35, de largeur de ltordre de 146 centimètres, - accolées contre ces dernières, quatre loges à nourrains 36, 37, 38 et 39 de largeur plus importante de ltor- dre de 183 centimètres, - contre les murs extérieurs du bâtiment et situées à la périphérie de l'ensemble décrit ci-dessus, huit loges de finitions 40, 41, 42, 43, 44, 45, 46, 47. La maternité 31 se compose essentiellement de huit compartiments 48, 49, 50, 51, 52, 53, 54 et 55, disposés en étoile, côte à côte, de façon à rayonner à partir d'un carré central 56 entouré d'un grillage 57. Ce carré central est pourvu d'une lampe chauffante et éclairante 58 disposée sur une surface surélevée par rapport au niveau du sol des compartiments, pour être à l'abri des déchets (fig. 4 et 5). Chaque compartiment de la maternité comporte un emplacement,tel que 59, destiné à la truie et une aire pour les porcelets constituée par le reste du compartiment. Chaque emplacement 59 où la truie est appelée à mettre bas est situé en bordure du compartiment à l'opposé du centre et s'étend à peu près dans le sens tangentiel. Une auge 60 est prévue pour chaque truie ; chacune d'elles se présente naturellement avec la tête dirigée vers cette auge et avec un flanc tourné vers le centre de la maternité. La truie peut être attachée à son emplacement ou être disposée dans une cage de type classique dont la partie inférieure est ouverte pour permettre aux porcelets de téter. De plus, une auge longiforme 61 est prévue pour les porcelets afin de les habituer peu à peu à une nourriture autre que le lait maternel ; dans chaque compartiment, l'aire pour les porcelets s'étend depuis l'emplacement de la truie jusqu'au carré central. Dans leur zone centrale, ces aires de même que le carré central, sont recouverts de plaques d'amiante que l'on aperçoit en 62 aux figures 4 et 5 ; ces plaques retiennent la chaleur rayonnée par la lampe 58 de sorte que les porcelets disposent d'une zone chaude et éclairée au centre de chaque compartiment. Notons que le chauffage de cette zone pourrait, bien entendu, être assuré par tout autre moyen, par exemple au moyen de résistances électriques. Au niveau de cette zone centrale, les compartiments sont séparés entre eux par des cloisons pleines, telles que 63, qui évitent tout courant d'air préjudiciable ; en dehors de cette zone, les compartiments sont séparés par des portes grillagées, telles que 64, qui, dès les premiers jours, permettent aux porcelets des différentes portées de se voir et de se sentir. Après quelques jours, ces portes sont ouvertes pour assurer une circulation entre compartiments et une accoutumance plus complète. Au tour des huit compartiments de la maternité, est situé un couloir 65 qui permet une Circulation et une surveillance facile. Chaque compartiment est doté d'une porte, telle que 66, qui le met en communication avec le couloir ; cette porte est, en l'exemple, manoeuvrable entre deux positions dans chacune desquelles elle peut être verrouillée : l'une ou elle ferme le compartiment et libère le couloir, l'autre où elle libère l'ouverture du compartiment et ferme le couloir d'un côté de façon à définir un sens unique de déplacement des animaux à la sortie de leur compartiment. Le couloir 65 comporte deux accès 67 et 68 qui permettent de pénètrer dans la maternité ou d'en sortir ; ces accès sont disposés en regard des ouvertures 6 et 7 déjà évoquées ; à la sortie des unités de saillie, les truies gestantes sont conduites dans la maternité par ces ouvertures et par ces accès. Elles y demeurent un mois environ pour mettre bas et allaiter les porcelets, puis en sortent par la même voie. Dans le couloir 65, sont aménagés des compartiments de petites dimensions, en l'exemple au nombre de quatre ; ces compartiments 69, 70, 71 et 72 répartis aux angles du couloir sont dotés des équipements leur permettant de faire office, soit d'aire de lavage pour les compartiments 69 et 71, soit dtinfirmerie pour le compartiment 70, soit de local de castration pour le compartiment 72 ; ce dernier estpourvu d'une isolation phonique, pour empêcher que les cris des jeunes porcelets se propagent dans la maternité. En l'exemple, l'infirmerie 70 et le local de castration 72 comportent, chacun, une porte donnant dans le couloir 65 et permettant d'entrer dans ce compartiment ou d'en sortir, cependant que chaque compartiment de lavage 69 ou 71 est constitué grâce au rabattement de deux portes telles que 73 et 74, qui en délimitent le périmètre avec les cloisons adjacentes. Ainsi en rabattant les portes 73 et 74 pour obturer le couloir, on obtient un compartiment de lavage fermé, parfaitement adapté au lavage des truies avant leur entrée dans la maternité. Notons que lorsque les portes sont refermées ( position pratiquement permanente), ces compartiments sont escamotés et ne gênent en rien le passage. Le sol de ces compartiments de lavage est prévu légèrement en pente pour assurer l'écoulement des eaux. A chaque transfert vers la maternité, les truies font lsobjet d'un nettoyage complet ce qui permet de conserver une bonne hygiène dans la maternité. Par ailleurs, les loges de sevrage 32 et 33, d'une part, et 34 et 35, d'autre part, sont séparées par des grilles mobiles telles que 75, qui peuvent être fixées dans des positions réglables le long desdites loges. A leur sortie de la maternit-, les porcelets sont triés par sexe et séparés dans ces loes dont les dimensions sont ajustées à la répartition. A une extrémité, chaque loge de sevrage comporte un coin pour les déchets, tel que 76, muni d'un caillebotis et de moyens nécessaires à ltévacuation ; le sol des loges est prévu légèrement en pente vers ces coins pour déchets. Les loges de sevrage sont équipées d'auges longiformes telles que 77, courant le long de leur côté adjacent au couloir 65 ; comme schématisé à la figure 5, chaque auge est surmontée d'un panneau mobile de séparation 78 qui sépare la loge et le couloir ; ce panneau est mobile entre deux positions l'une dans laquelle il s'appuie sur le bord de l'auge côté couloir de sorte que l'auge est ouverte du côté de la loge et que les animaux peuvent y manger, l'autre dans laquelle le panneau s'appuie sur l'autre bord de l'auge (du côté de la loge), de sorte que cette auge est ouverte du côté du couloir, ce qui permet une distribution tacile de nourriture à partir du couloir sans que le personnel ait à pénètrer dans les loges. Au-dessus des panneaux mobiles, la séparation est constituée par une cloison pleine fixe, s'élevant jusqu'à une hauteur déterminée. Les loges à nourrains 36, 37, 38 et 39 présentent le même agencement que les loges de sevrage sus-évoquées, leur largeur étant supérieure à ces dernières comme il a été déjà mentionné, de sorte qu'elles sont adaptées à la taille des nourrains ; les cloisons pleines au dessus des panneaux mobiles sont remplacées par un barreaudage qui assure l'aération de ces loges Ensemble constitué par la maternité, les loges de sevrage et les loges à nourrains, est entouré d'un couloir 79 qui permet la surveillance des loges et le transfert des animaux. Les auges des loges à nourrains sont accolées à ce couloir et remplies à partir de celui-ci. Les loges de finition sont, de la même façon, bordées d'auges longiformes du type décrit plus haut, qui peuvent être remplies à partir du couloir 79. Les loges 40 et 41, d'une part, et 44 et 45, d'autre part, sont séparées par des grilles mobiles qui permettent d'ajuster leur surface en fonction de la répartition des animaux selon ies sexes et selon les taille. Les loges de finition comportent des coins pour dé chets, tels que 80, situés aux angles du bâtiment, et munis de caillebotis et moyens d'évacuation, le sol des loges étant prévu légèrement en pente vers ces coins ; une cloison ajourée mobile 81 sépare dans chaque angle le coin pour déchets d'une loge du coin contigu de la loge voisine ; cette cloison disposée à peu près en diagonale peut être rabattue afin de libérer totalement l'accès vers une ouverture de sortie telle que 82, par laquelle les porcs sont conduits à l'extérieur du bâtiment après leur séjour dans celui-ci, notamment pour l'abattage. Ainsi, le butinent décrit en exemple comporte deux accès 6 et 7 vers la maternité et quatre ouvertures de sortie telle que 82 à proximité des angles pour ltévacuation des animaux. Au dessus des quatre ouvertures 82 et jusque la couverture du estiment, sont prévues des ouvertures d'aération s'étendant sur la totalité du côté correspondant des coins pour déchets ; ces ouvertures sont munies de volets régiables permettant d'en ajuster la surface ouverte.Ces ouvertures assurent une aération des coins pour déchets, aussi bien coins des loges de finition,situées à proximité immédiate que ceux des loges à nourrains et des loges de sevrage, situés en face ; cette disposition est extrêmement favorable pour la propreté des loges car le porc est naturellement porté à rechercher un coin frais pour faire ses besoins. Bien entendu, les loges de sevrage, loges à nourrains et loges de finition sont dotées de portes qui permettent aux animaux d'y accèder à partir du couloir 79. L'agencement caractéristique du bâtiment étant décrit, on ne donnera pas plus de détail sur la construction (ossature, toiture, etc...) en elle-même classique ; une aération réglable peut être prévue en faitage pour coopérer avec les ouvertures sus-évoquées et engendrer une circulation d'air. Après leur séjour dans les unités de saillie (presque quatre mois), les truies prêtes à mettre bas sont transférées dans la maternité où elles mettent bas ; elles y demeurent avec leurs porcelets pendant un mois. Pour huit truies le nombre moyen de porcelets est de 70 environ ; ceux-ci sont castrés vers le 15e jour dans le local approprié. Après 1 mois les truies retournent vers une unité de saillie et sent remplacées par de nouvelles truies prêtes à mettre bas. Les porcelets sont transférés par le couloir 65 vers deux loges de sevrage, par exemple 32 et 33 ; ils sont triés selon le sexe et la grille de séparation est ajustée en lonc- tion de la répartition. Les porcelets demeurent deux mois dans ces loges. Dans les autres loges de sevrage séjournent des porcelts plus âgés d'un mois provenant de la série antérieure. Après leur séjour, les animaux sont placés dans deux des loges à nourrains, en l'exemple loges 36 et 37, dont les surfaces respectives sont ajustées en fonction de la répartition ; notons que les nourrains de taille supérieure être sélectionnés et placés dans la loge de finition 40, de sorte que les animaux réunis ensemble soient toujours à peu près de même taille. Les animaux séjournent deux mois dans les loges à nourrains et sont ensuite transférés vers trois loges de finition, en l'exemple 41, 42 et 47 où ils demeurent deux mois. Là aussi une sélection par taille est assurée pour grouper les animaux de même taille. Ainsi, par rotations successives, la porcherie décrite et représentée en exemple produit environ 70 porcs par mois, sortant à l'âge de 7 mois environ et pesant approximativement 100 kilogrammes. La conception et l'aménagement de celleci conditionne, donc, un rendement exceptionnel de l'élevage, le personnel nécessaire étant très réduit ; une seule personne par porcherie suffit pour effectuer les divers travaux. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux termes de la description qui précède mais en comprend toutes les variantes ; l'invention peut être utilisée et adaptée pour l'élevage d'animaux ayant des caractères se rapprochant de ceux du porc. REVENDICATIONS 1/ - Porcherie pour la mise bas et ltengr issement des porcs, caractérisée en ce qu'elle comprend un local centrai appelé à jouer le rôle de maternité et, à la périphérie de celui-ci, plusieurs loges d'engraissement de dimensions croissantes, adaptées, chacune, à une phase d'engraissement correspondant à une taille du porc, la maternité étant divisée en plusieurs compartiments comportant, chacun, un emplacement de mise bas pour une truie, et une aire pour les porcelets, communiquant avec ledit emplacement. 2/ - Porcherie selon la revendication 1 caractérisée en ce que les compartiments de la maternité sont disposés en étoile, côte à côte, de façon à rayonner à partir du centre, chaque emplacement de mise bas étant situé à ltopposé du centre, en bordure d'une aire pour les porcelets, laquelle s'étend de cet emplacement jusque vers le centre. 3/ - Porcherie selon la revendication 2 caractérisée en ce que les mcsens de chauffage et d'éclairage, tels que lampe chauffante et éclairante de puissance déterminée, sont prévus au centre de la maternité, laquelle est recouverte, sur une portion -au moins des aires destinées aux porcelets, d'une couverture isolante, en particulier en plaque d'amiante, en vue de retenir la chaleur rayonnée, une séparation ajourée, du type grillage, séparant les moyens de chauffage et d'éclairage des aires pour les porcelets. 4/ - Porcherie selon la revendication 3 caractérisée en ce que les moyens de chauffage et d'éclairage sont disposés sur une surface surélevée par rapport au niveau du sol des compartiments. 5/ - Porcherie selon l'une des revendications 1, 2, 3 ou 4 caractérisée en ce que chaque aire pour porcelets est séparée des aires voisines par des cloisons, des portes étant prévues entre les compartiments vains de la maternité pour permettre un transfert des porcelets d'une aire à l'autre. 6/ - Porcherie selon la revendication 5 caractérisée en ce que les portes entre compartiments sont ajourées, par exemple constituées par des portes grillagées. 7/ - Porcherie selon l'une des revendications 1, 2, 3, 4, 5 ou 6, caractérisée en ce que chaque compartiment est équopé d'une auge longiforme pour la nourriture des porcelets et une auge pour la truie à proximité de l'emplacement prévu pour celle-ci, cet emplacement s'étendant dans le sens tangen- tiel de sorte que la truie se présente naturellement avec la tête dirigée vers son auge et avec un flanc tourné vers le centre de la maternité. 8/ - Porcherie selon l'une des revendications 1, 2, 3, 4, 5, 6 ou 7, caractérisée en ce que la maternité est endurée par un couloir ayant au moins un accès vers l'extérieur, des portes mettant en communication ledit couloir avec cnaque compartiment de la maternité, chaque porte étant manoeuvrable entre deux positions, l'une dans laquelle elle ferme le compartiment et libère le couloir, l'autre dans laquelle elle libère l'ouverture du compartiment et ferme le couloir d'un côté de façon à définir un sens unique de déplacement des animaux à la sortie de leur compartiment. 9/ - Porcherie selon la revendication b caractérisée en ce que des compartiments de petites dimensions sont amé- nagés dans le couloir, et répartis le long de celui-ci avec portes d'entrée ou de sortie donnant dans ledit couloir, ces compartiments étant dotés des équipements leur permettant de faire office soit d'aire de lavage, soit d'infirmerie, soit de local de castration, ce dernier étant pourvu d'une isolation phonique. 10/ - Porcherie selon la revendication 9 caractérisée en ce que les compartiments de lavage sont agencés par rapport aux compartiments voisins de la maternité, de sorte qu'ils puissent être escamotés par le jeu du rabattement de portes qui les ferment. 11/ - Porcherie selon l'une des revendications 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, b, 9 ou 10 caractérisée en ce que les loges d'engraissement réparties autour de la maternité sont de trois catégories, des loges dites loges de sevrage pour la première phase du développement, dans lesquelles les porcelets sont appelés à être transférées après leur séjour dans la maternité, des loges dites loges à nourrains, de largeur supérieure aux preniières e des loges dites de finition, de largeur supérieure, les loges de sevrage étant situées à proximité immédiate de la maternité tL les loges de finition étant situées à la périphérie congre les murs extérieurs de la porcherie. 12/ - Porcherie selon la revendication li caractéri sée enoe que la largeur des loges de sevrage est très approximativement de l'ordre de 146 centimètres, celle des loges ^ nourrains de l'ordre de 183 centimètres et celle des loges de finition de l'ordre de 257 centimètres. 13/ - Porcherie selon lune des revendications 1 ou 12, caractérisée en ce que les loges de sevrage sont séparées entre elles par des séparations transversales amovibles, en particulier des grilles, de façon à pouvoir ajuster leur longueur en fonction de la répartition des porcs selon leur sexe, des loges à nourrains ainsi que des loges de finition étant de la même façon séparées entre elles par des séparations transversales amovibles dans le but identique de permettre un ajustement des longueurs desdites loges. 14/ - Porcherie selon les revendications 8 et 11 prises ensemble, caractérisée en ce que les loges de sevrage sont accolées contre, au moins, un tronçon du couloir entourant la maternité, les loges. à nourrains étant elles-meme longitudinalement accolées contre ces loges de sevrage, ltensemble, maternité, loges de sevrage et loges à nourrains étant entouré par un deuxième couloir autour duquel sont réparties les loges de finition. 15/ - Porcherie selon la revendication 14 caractérisée en ce que les loges de sevrage sont équipées d'auges longiformes courant le long du côté de celles-ci qui se trouve adjacent au premier couloir, ces auges étant surmontées de panneaux de séparation situés entre loges et couloirs, chaque panneau étant mobile entre deux positions, l'une dans laquelle ledit panneau s'appuie sur le bord de l'auge côté couloir de sorte que l'auge est ouverte du côté de la loge, l'autre dans laquelle ledit panneau s'appuie sur le bord de l'auge côté loge de sorte que l'auge est ouverte du côté du couloir, les loges à nourrains étant de la même façon équipées d'auges avec panneaux mobiles le. long de leur côté adjacent au deuxième couloir, cependant que les loges de finition sont également équipées d'auges avec panneaux mobiles le long de leur côté adjacent à ce deuxième couloir. 16/ - Porcherie selon l'une des revendications 11, 12, 13, 14 ou 15, caractérisée en ce que des ouvertures de sortie surmontées des ouvertures donnant sur l'extérieur sont prévues à proximité d'une extrémité de chaque loge de finition, laquelle est pourvue à cette extrémité d'un coin pour les dé nets, équipé de moyens d'évacuation, les loges à nourri nus et de evrodge etant egaiement pourvues de coins pour les décrets situés s leur extrémité la plus proche des ouvertures de sortie sus-évoquées, le sol de chaque loge étant prévu légèrement en pente vers le coin pour déchets correspondant. 17/ - Porcherie selon les revendications 1, 11 et 16 prises ensemDle, caractérisée en ce qu'elle est formée par un bâtiment de rorme générale rectangulaire, le local central i maternité étant sensiblement carré ou rectangulaire, les loges de sevrage et à nourrains étant sensiblement de forme rectangulaire et situées le long de deux côtés opposés de ce local central, les loges de finition de forme sensiblement rectangulaire mutant agencées sur le pourtour de l'ensemble, deux ouvertures d'accès de l'extérieur vers la maternité étant prévues, à l'opposé l'une de l'autre, sur les côtés libres du local maternité, cependant que les ouvertures de sortie sont disposées à proximité de chaque angle du bâtiment. 18i - Porcherie selon la revendication 17 caractérisée en ce que les coins pour les déchets des loges de finition sont situés aux angles du bâtiment, une cloison ajourée mobile disposée à peu près en diagonale séparant les coins de deux loges voisines, cette cloison mobile pouvant être rabattue pour libérer l'accès vers l'ouverture de sortie, à partir d'une loge ou à partir de l'autre 19/ - Porcherie selon l'une des revendications 1, a, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17 ou 18, caractérisée enoe que, au moins, une unité de saillie disposée dans un bâtiment en regard complète ladite porcherie, chaque unité de saillie comprenant un logement pour un verrat et des ensembles pour les truies gestantes, chaque ensemble étant composé d'un logement pour coucher et de stalles avec mangeoires à raison d'une par truie. 20/ - Porcherie selon la revendication 19 caractérisée en ce que chaque ensemble précité est doté latéralement d'une courette de détente, le logement pour le verrat étant egalement doté d'une courette de détente. 21/ - Porcherie selon l'une des revendications 19 ou 20, caractérisée en ce que chaque unité de saillie comporte à l'arrière une aire découverte d'exercice. 22/ - Porcherie selon l'une des revendications 19. 20 ou 21, caractérisée en ce que les ensembles pour les truies gestantes sont séparés par des séparations ajourées mobiies de façon à pouvoir ajuster les dimensions desdits ensembles. 23/ - Porcherie selon les revendications 17 et 19 prises ensemble , caractérisée en ce qu'elle comprend deux unités de saillie, situées, de part et d'autre, du bâtiment de maternité et d'engraissement, le long des deux façades qui comportent les ouvertures d'accès de l'extérieur vers la maternité, un passage séparant le bâtiment central de chaque unité. 24/ - Porcherie selon les revendications 3, 14 et 3 prises ensemble, caractérisée en ce qu'elle présente une symétrie par rapport à un axe, les unités de saillie étant situées symétriquement par rapport à cet axe, le local de maternité comprenant 8 emplacements pour 8 truies et 8 aires pour les porcelets, dans lesquels les animaux sont appelés à séjourner environ 1 mois, les loges de sevrage présentent des surfaces adaptées pour accueillir approximativement 70 porcelets âgés de 1 à 3 mois, les porcelets étant appelés à séjourner environ deux mois dans ces loges, les loges à nourrains présentant des surfaces adaptées pour accueillir approximativement 70 nourrains âgés de 3 à 5 mois, les nourrains étant appelés à séjourner environ deux mois dans ces loges, les loges de finition présentant des surfaces adaptées pour accueillir approximativement 70 porcs âgés de 5 à 7 mois, les porcs étant appelés à séjourner environ deux mois dans ces loges de finition, chaque unité de saillie comportant deux ensembles pour truies gestantes, chacun, adapte pour accueillir un groupe d'environ 8 à 12 truies appelées à y séjourner un peu moins de 4 mois.