L'invention décrite présentement a trait à un interrupteur et à un coupe-circuit combinés et, plus particulièrement, à un dispositif sensible à la pression qui est rendu respectivement conducteur et non conducteur en réponse à l'application et au re-5 lâchement d'une force de compression sur un corps élastique en matière isolante au sein de laquelle est dispersée une certaine quantité de particules électroconductrices discontinues. La matière élastique est de préférence constituée par une substance semi-organique de la famille des silicones et les particules conductri-10 ces se composent de préférence d'un métal de base revêtu d'un métal noble qui, du point de vue électrique, n'est pas altérée par l'oxydation. Les interrupteurs classiques de commande fonctionnant sous l'effet de changements de pression ont de multiples applications 15 dans l'industrie électronique et ont déjà été proposés.Tous les interrupteurs sensibles à la pression connus ne sont pas entièrement satisfaisants et ceci pour un certain nombre de raisons. Par exemple, certains des interrupteurs connus utilisent des tampons plastiques organiques renfermant des éléments fibreux élec-20 troconducteurs.De tels interrupteurs font appel à l'oxydation des éléments conducteurs pour empêcher la conduction et nécessitent l'application d'une force considérable pour briser la pellicule d'oxyde «fin de faire passer l'interrupteur de l'état non conducteur à l'état conducteur.il s'ensuit que ces interrupteurs ne sont 25 pas aussi sensibles qu'on le voudrait.De plus,les mousses organiques plastiques ne sont pas capables de résister aux températures élevées de certains milieux dans lesquels pourraient être utilisés de tels interrupteurs.Du reste, toutes les substances cellulaires ne sont pas à l'épreuve de l'humidité, ce qui prédispose 30 de tels interrupteurs à la détérioration ou à un fonctionnement peu sûr dans des environnements à humidité élevée. Certains des interrupteurs sensibles à la pression connus possèdent d'autres caractéristiques indésirables. Par exemple, le courant capable d'être contrôlé par ces interrupteurs est telle-35 ment faible qu'il requiert l'emploi d'un ou de plusieurs relais dans les circuits devant être commandés par les interrupteurs.Cela représente des frais supplémentaires peu souhaitables.Dans les cas où un interrupteur sensible à la pression est capable de contrôler des courants suffisamment forts pour éviter 11 emploi de relais, 40 la résistance interne d'un tel interrupteur peut croître proportion 70 33295 2 2061713 nellement à la pression à laquelle il est soumis, d'où il résulte un dégagement de chaleur indésirable et la nécessité de 1'emploi de dispositifs pour l'évacuation de la chaleur. Aucun des interrupteurs sensibles à la pression connus n'est 5 capable de remplir le double rôle de commutation et de protection des circuits. Au lieu de cela, les circuits employant des interrupteurs sensibles à la pression connus utilisent , en plus des interrupteurs , des fusibles ou des coupe-circuit ou les deux à la fois. 10 La présente invention a pour objet un interrupteur sensible à la pression qui, d'une manière sélective, est extrêmement sensible ou relativement insensible à de faibles changements de pression et qui peut être construit de manière à être capable de passer presque instantanément de 1'état conducteur à 1'état non 15 conducteur et vice versa sous l'effet de l'application ou du relâchement d'une force d'une grande prédéterminée. L'invention a également pour objet un interrupteur sensible à la pression qui non seulement remplit une fonction de commutation mais également une fonction de protection du circuit. 20 L'invention concerne aussi un interrupteur sensible à la pression qui peut être transformé d'un interrupteur à résistance infinie en un interrupteur ne présentant presque aucune résistance et vice versa, uniquement sous l'effet des changements de pression auxquels il est soumis. 25 Un autre objet encore de l'invention est un interrupteur du type mentionné qui est capable de sppporter, sans dommages, des températures élevées et qui est à l'épreuve de l'humidité. L'invention concerne également un Interrupteur sensibl* à la pression possédant une grande aptitude à conduire le courant 30 et présentant de l'utilité dans un domaine d'applications extrêmement large. D'autres objets et avantages de l'invention seront mis en évidence ou apparaîtront plus clairement à partir de la description suivante lorsqu'elle est étudiée en liaison avec les reven-35 dications et les dessins annexés dans lesquels : Pig. 1 est une vue isométrique avec arrachement partiel d'un interrupteur réalisé conformément à l'invention et illustrant de façon schématique un circuit électrique simplifié dont fait partie 1'interrupteur; 40 Pig. 2 est une vue en coupe transversale de 1'interrup- 70 33295 ' 2061713 teur le montrant dans son état normal, dégagé de toute contrainte; Fig. 3 est une vue analogue à celle de la figure 2 mais montrant l'interrupteur soumis à une force de compression ; Fig. 4 est une vue en coupe d'un élément typique à circuit 5 imprimé incorporant des interrupteurs conformes à l'invention et montrant un type de dispositif à interrupteur; Fig. 5 est une vue d'un autre circuit imprimé illustrant le fonctionnement de 1'interrupteur par touches ; Fig.6 est une vue éclatée fragmentaire d'une autre applica-10 tion pour des interrupteurs conformes à l'invention. Fig. 7 est une vue en coupe d'un dispositif de déconnexion ou de couplage séparable comportant un interrupteur conforme à l'invention. Fig. 8 est une vue en coupe à travers un dispositif indica-15 teur de pression d'un fluide incorporant un interrupteur conforme à l'invention. Fig.9 est une vue en coupe d'un récipient à liquide comportant un interrupteur conforme à l'invention destiné à indiquer le niveau bas du fluide dans le récipient. 20 Fig. 10 est une coupe d'un interrupteur sensible à la pres sion conforme à l'invention, logé dans dans une enceinte souple ou rétractable. Fig. 11 est une vue partielle d'un volant de voiture typique muni d'un interrupteur de contrôle d'avertisseur réalisé selon 20 l'invention. Fig. 12 est une vue en coupe agrandie faite suivant la ligne 12-12 de la figure 11. Fig. 13 est une vue "isométrique d'un dispositif commutateur à contacts multiples. 25 Fig. 14 est une vue en plan d'une partie de l'appareil repré senté à la figure 13. Fig. 15 et 16 sont des coupes faites suivant les lignes 15-15 et 16-16 , respectivement, de la figure 13. Fig. 17 est une vue en coupe d'une variante de dispositif 350 à interrupteur. Fig. 18 est une coupe faite suivant la ligne 18-18 de la figure 17. Fig. 19 est une vue isométrique d'une autre forme de réalisation de l'invention et, 55 Fig. 20 est une coupe faite le long de la ligne 20-20 de 70 33295 4 2061713 la figure 19. Un interrupteur et coupe-circuit, sensible à la pression, construit conformément à l'invention comprend essentiellement un corps composite ou tampon constitué par une substance synthétique, ^ inorganique ou semi-inorganique, élastique, non conductrice telle qu'un caoutchouc de silicone et au sein de laquelle est dispersée une certaine quantité de particules métalliques électroconductrices séparées. La dispersion des particules est telle que, lorsque le tampon se trouve dans son état normal, dégagé de toute contraindra te, la résistance électrique du tampon est infinie et le tampon est non conducteur Lorsque le tampon est soumis à une force de compression suffisamment élevée, les particules sont contraintes à se déplacer les unes par rapport aux autres avec un contact entre les particules. La résistance du tampon se modifie pour at-teindre celle des particules métalliques et le tampon devient é-lectroconducteur. Après relâchement de la force de compression, l'élasticité naturelle du tampon le ramène à son état normal,dégagé de toute contrainte,à la suite de quoi les particules se déplacent une nouvelle fois les unes par rapport aux autres mais cette 20 fois ci pour se dégager les unes des autres de manière à rendre le tampon non conducteur. Le changement à partir de l'état conducteur jusqu'à l'état non conducteur et vice-versa s'opère rapidement comme dans le cas d'un Interrupteur classique du type instantané. 25 Le nombre de particules qui se déplacent pour entre en con tact les unes avec les autres peut varier suivant la force appliquée au corps et il n'est pas indispensable que toutes les particules se touchent.Il suffit qu'une succession de particules soient en contact avec les autres conducteurs d'un circuit de manière àé-•50 tablir un passage conducteur à travers le corps.De fait,on préfère que toutes les particules du corps ne se touchentpas.Dans ce cas,un train de particules en contact peut être consommé par un courant de surcharge,rendant ainsi le corps non conducteur.D'autres particules ne sont cependant pas touchées,ce qui permet à ces autres parti-•35 cules de former des trains de particules supplémentaires pour la conduction. Un dispositif réalisé conformément à l'invention possède, outre son aptitude à protéger les circuits,de nombreuses caractéristiques avantageuses souhaitables que l'onne rencontre pas nor- 40 malement dans les interrupteurs conventionnels.Par exemple,les problèmes soulevés par les piqtlres ou l'érosion des contacts d'un 2061713 interrupteur classique sont pratiquement résolus. Il existe en effet tellement de passages conducteurs possibles à travers le tampon, en raison du grand nombre de particules métalliques et du grand nombre de dispositions de telles particules que toute atta-5 que de particules susceptible de se produire est sans effet sur la durée de vie normale de l'interrupteur. De plus, les formations d'arc.entre les particules sont localisées à l'intérieur du tampon, ce qui rend l'interrupteur particulièrement apte à être utilisé dans des milieux exigeant des interrupteurs anti-déflagrants. 10 Un autre avantage des dispositifs du type présentement dé crit est la facilité avec laquelle ils peuvent être modifiés pour s'adapter aux différentes conditions de fonctionnement. D'une manière générale, la force de compression nécessaire pour rendre l'interrupteur conducteur est directement proportionnelle à l'é-15 paisseur du tampon. Un échantillon donné du corps composite ou du tampon peut par conséquent être rendu sensible à des pression extrêmement faibles ou à des pressions relativement fortes suivant l'épaisseur du tampon. La sensibilité d'un interrupteur est également liée à la quantité et à la taille .des particules conduetri-20 ces,la force requise pour rendre un tampon conducteur variant en sens inverse de la quantité de particules contenues dans le tampon et étaiit directement liée à la taille de ces particules. Il est donc possible de réaliser des dispositifs doués de caractéristiques de fonctionnement forts différentes. 25 Un autre avantage important des interrupteurs construits conformément à l'invention est qu'ils peuvent être utilisés dans pratiquement tous les milieux où l'on recherche une protection des circuits ou une commutation.C'est ainsi que le dispositif peut servir à la connexion des composants rigides des circuits imprimés, 30 des composants souples des circuits imprimés,des bornes rigides conventionnelles,des conducteurs sans bornes ou de toute combinaison de ces organes. De fait, le dispositif de commutation de l'invention peut en réalité être un circuit imprimé. La matière à partir de laquelle est réalisé le dispositif 35 doit être élastique aux hautes et aux basses températures, facile à mouler, stable aux hautes températures, poreuse ou non poreuse, résistant à l'ozone , à l'huile et à l'arc , inorganique ou semi-inorganique , durable , à faible teneur en carbone et posséder une rigidité diélectrique élevée. Certains types de caoutchouc de ko silicone possèdent toutes ces propriétés.On prépare les caoutchoucs 70 33295 70 33295 6 2061713 de silicone en malaxant un polymère à base de diméthylsilicone, une matière de charge minérale ou un vulcanisateur ou catalyseur. On peut utiliser de nombreuses matières de charge différentes telles l'oxyde de titane,_l'oxyde de zinc, l'oxyde de fer, la silice 5 et similaires* Le type et la quantité de matière de charge utilisée modifient les propriétés chimiques, physiques et électriques. Il est par conséquent possible de produire de nombreux types différents de caoutchouc de silicone possédant les propriétés susmentionnées. Il existe de nombreuses variétés de caoutchouc de sili-10 cone qui se comportent de façon satisfaisante.Par exemple, de bons résultats ont été enregistrés avec des caoutchoucs de silicone obtenus par mélange des résines 850 et 3120 (Dow Corning Corporation,Midland,Michigan) avec le catalyseur ouvulcanisateur S ou F recommandé par le fabricant qui contient comme ingrédient actif 15 des composés comme le dilaurate d'étain-dibutyle,ou l'octoate d'é-tain.On enregistre également des résultats satisfaisants avec des caoutchoucs de silicone obtenus par combinaison de la résine RTV-7 (General Electric Company,Schenectady,New York)et du vulcanisateur "Nuocure 28" du fabricant. Les particules métalliques sont incor-20 porées sous agitation au mélange résine-catalyseur en une quantité suffisante pour être uniformément dispersées au sein de la masse. Le mélange est. ensuite coulé dans un moule et polymérisé selon la méthode recommandée pour la résine particulière# Le moule peut a-voir n'importe quelle forme désirée permettant de produire un 25 corps composite solide composé de caoutchouc de silicone et de particules métalliques, ces dernières étant dispersées à l'intérieur du corps,y compris sa surface externe. Les particules métalliques devront être réalisées en un métal jouissant d'excellentes propriétés conductrices et le métal, 30 une fois oxydé, devra comporter une couche d'oxyde électroconductrice. Les particules réalisées à partir de métaux nobles tels que l'argent et l'or, possèdent la conductivité inhérente souhaitée et forment normalement des oxydes conducteurs mais les particules entièrement constituées par un métal noble sont assez coûteuses. On 35 dispose cependant de particules métalliques sphériques discontinues composées de métaux de base tels que cuivre, fer et similaires, revêtus d'argent qui ont un comportement très voisin des particules d'argent solides mais qui sont moins chères.La taille des particules peut s'échelonner entre 1,25 micron et 2,54 mm. On a 40 obtenu d'excellents résultats avec des particules de 75 à 205 mi- 70 33295 7 2061713 microns environ. Un dispositif interrupteur - coupe-circuit construit selon la forme de réalisation décrite aux figures 1-3 est généralement désigné par le chiffre de référence 1 et consiste en un corps en 5 forme de disque 2 constitué par du caoutchouc de silicone au sein duquel est dispersée une grande quantité de particules 3 électro-conductrices, discontinues, de taille sensiblement uniforme. Les particules 3 sont de préférence des particules de cuivre sphéri-ques enrobées d'argent de taille sensiblement uniforme et la dis-10 persion des particules est sensiblement uniforme à l'intérieur du corps, y compris à sa surface externe. Un corps 2 typique peut pré senter un rapport pondéral résine de silicone à catalyseur de 5 à 1 et un rapport pondéral particule à silicone de 3,5 à 1. Le corps peut avoir un diamètre quelconque, par exemple de l'ordre de 15 à 15 16 mm et une épaisseur quelconque,par exemple de l'ordre de 1,5 mm.Les faees supérieure et inférieure du corps 2 peuvent ;être pla nés ou nervurées comme le montre la figure 4 ou une face peut être plane et l'autre nervurée. La nervuration de la surface augmente la sensibilité de l'interrupteur. 20 Le caoutchouc de silicone possède une faible résistance au cisaillement et à l'abrasion. On peut la compenser en collant des disques électroconducteurs 5 et 6 sur les faces opposées du corps 2 au moyen d'un ciment époxydique conducteur disponible sur le marché. Les disques 5 et 6 constituent également un moyen per- 25 mettant d'appliquer des forces de compression au corps. Le dispositif 1 peut être incorporé dans un circuit électrique comprenant une batterie B ou toute autre source d'énergie ; les bornes opposées sont 'reliées à des conducteurs 7 et 8 qui, de leur côté, sont raccordés aux plaques conductrices 5 et 6. Un 30 dispositif électrique tel qu'une lampe 9 peut être intercalé dans le circuit. Dans le corps 2, les particules 3 électroconductrices sont . orientées de façcnque, lorsque le corps se trouve dans son état normal , dégagé de toute contrainte comme le montrent les figures 35 1 et 2 , il n'existe pas de passage conducteur dans le corps 2 entre les éléments 5 et 6 . Autrement dit , lorsque le corps se trouve dans son état normal, dégagé de toute contrainte, les particules métalliques 3 ne sont pas en contact les unes avec les autres à partir d'une face du corps jusqu'à l'autre. Lorsqu'on exa-40 mine un échantillon du corps 2 au microscope,le caoutchouc de sili- 70 33295 8 2061713 conesemble encapsuler chaque particule métallique et l'isoler des autres, mais le caoutchouc n'adhère pas aux particules. Lorsque le corps est soumis aux forces de compression P et qu'il est déformé ou comprimé comme le montre la figure les particules métalli-5 ques sont obligées à se déplacer les unes par rapport aux autres et par rapport au caoutchouc d'enrobage de manière qu'un nombre suffisant de particules se touchent pour établir un passage conduc teur à partir d'une des plaques 5 ou 6 jusqu'à l'autre.Le courant peut alors circuler de la batterie B à travers le circuit et éclai 10 rer la lampe 9«La faible résistance au cisaillement du caoutchouc de silicone et la non adhérence du caoutchouc aux particules facilitent le mouvement des particules.La résistance du corps 2,lorsque l'interrupteur est conducteur,correspond sensiblement à la résistance des particules métalliques.Etant donné que la résistance 15 électrique des métaux nobles tels que l'argent est très faible,la réssstance de l'interrupteur est également très faible et permet par conséquent à 1'interrupteur de laisser passer un courant élevé Par exemple, un interrupteur avec un corps réalisé à partir de caoutchouc de silicone Dow Corning 3120 renfermant des particules 20 de cuivre revêtues d'argent de J6 microns dans le rapport précité et d'une épaisseur de 1,5 mm,a été intercalé entre des bornes classiques et était capable de supporter, sans dommages, un courant de 50 ampères. Un autre interrupteur identique a été intercalé dans un circuit alternatif de 115 volts comprenant une ampoule 25 électrique de 25 watts et a été soumis à un essai comportant 130 cycles par minute. Après plus de sept millions de cycles de fonctionnement, l'interrupteur fonctionnait encore parfaitement. On estime que, lorsqu'un chemin conducteur s'établit à travers le corps 2, la densité de courant d'un tel passage entre les 30 autres composants du circuit est beaucoup moins faible que celle du contact par points des connexions métal-métal. La résistance du corps 2, lorsqu'il est conducteur, est de 0,0025 ohm ce qui é-quivaut àuie résistance de 12 cm d'un fil ayant un diamètre de p p 0,007 cm ou de 7,6 cm d'un fil ayant un diamètre de 0,005 onr. 35 Lorsqu'on relâche la force de compression appliquée au corps 2 , l'élasticité naturelle du caoutchouc de silicone fait que ce dernier se dilate et retrouve son état normal , dégagé de toute contrainte, moyennant quoi les particules conductrices en contact sont obligées de se séparer en interrompant le circuit conducteur 40 travers le corps 2. S'il y a formation d'arc entre les particules 70 33295 2061713 au moment de la séparation, celui-ci se limite à l'intérieur du corps 2. Même si la présence d'un arc détruit ou diminue le pouvoir conducteur des particules entre lesquelles se forme l'arc,il y a tellement de particules dans le corps et par conséquent telle-5 ment de chemins conducteurs possibles qu'il existe toujours un chemin potentiel dans le corps pendant toute la durée de vie de l'interrupteur.La présence d'arcs à l'intérieur du corps 2 laisse une trace mais, en raison de la faible teneur en carbone du caoutchouc de silicone,la trace est constituée par une matière inorga-10 nique non conductrice plutôt que par une trace de carbone conductrice telle que la laisseraient des matières organiques. La pression à laquelle doit être soumis l'interrupteur 1 pour qu'il devienne conducteur dépend de la force appliquée, de la surface du corps, de l'épaisseur du corps, de la quantité et de 15 la taille des particules conductrices. Plus le corps est épais et plus la taille des particules est grande, plus la force appliquée doit être grande pour rendre le corps conducteur. Inversement, plus le corps est mince et plus la taille des particules est petite, moins la force appliquée doit être importante pour rendre le corps conducteur. On peut par conséquent fabriquer des interrup-20 teurs possédant des sensibilités variables mais, dans chaque cas, 1'intejrupteur subit une transition brusque à partir d'une résistance infinie jusqu'à une résistance de 0,1 ohm ou moins lorsqu'il est soumis aux pressions de compression requises.On a construit des interrupteurs comportant des corps solides 2 que l'on rend con 25 ducteurs en les soumettant à des pressions aussi faibles que quel- p ques grammes par cm et d'autres interrupteurs identiques ont été fabriqués que l'on rend conducteurs en les soumettant à des près- O sions aussi élevées que 12,5 kg/cm . Si l'on comprime le corps 2 pour établir un circuit con JOducteur entre les éléments 5 et 6, le nombre de particules qui se déplacent et viennent en contact pour constituer le train conducteur est inférieur à la totalité des particules. On estime qu'il s'établit un circuit conducteur spécifique à travers le corps par suite d'une légère irrégularité dans l'épaisseur du corps ou d'une 35 concentration de particules plus élevée sur ce trajet ou pour ces deux raisons à la fois. Si, lorsqu'un passage de courant a lieu à travers le corps, le circuit est soumis à un courant excessif ou de surcharge tel qu'un court-circuit, les particules en contact subiront la sur 70 33295 10 2061713 charge et certaines des particules du train seront détruites. On pense que les particules se trouvant le plus près des plaques 5 et 6 sont consommées ou décomposées.La chaleur accompagnant la destruction des particules carbonise le caoutchouc de silicone en 5 produisant une trace d'arc non conductrice.Le passage conducteur de courant à travers le corps 2 disparaît et le circuit est interrompu. En fait, le corps 2 est devenu un coupe-circuit. Après que le passage de courant à travers le corps 2 est interrompu, le corps peut rester non conducteur ou retrouver 10 automatiquement la conductivité.L'action du corps dépend de plusieurs facteurs. Si la force de compression appliquée au corps 2 est relativement faible mais suffisamment grande pour créer de la conduction au départ,la consommation d'une ou de plusieurs particules d'un groupe en contact par un courant de sur-aharge rend le 15 corps non conducteur.On peut rendre toutefois le corps conducteur manuellement en augmentant la force appliquée au corps ou en relâchant la force appliquée au corps et en réappliquant ensuite la même force ou une force plus grande.Dans chaque cas, il se crée à travers le corps un nouveau train de particules en contact. 20 Si la pression appliquée au corps est nettement plus forte que celle nécessaire à la création de la conduction initiale, un nombre relativement élevé de particules entrent en contact pour fournir un train de particules à travers le corps mais toutes les particules en contact ne conduisent pas le courant.La consommation 25 de certaines des particules par un courant de surcharge permet à quelques unes des autres particules de sedéplacer vers les espaces libres créés par la consommation de particules. C'est ainsi que le corps peut de nouveau être rendu automatiquement conducteur jusqu'à ce que le nombre de particules susceptibles d'être dépla-30 cées vers les espaces libres sous l'action de la force appliquée soit épuisé. Après cela, et si le corps doit continuer à fonctionner, il est nécessaire d'appliquer au corps une force supplémentaire suivant la méthode mentionnée plus haut. Si la force à laquelle est soumis le corps est telle que 35 la conductivité du corps de situe à la limite mais que le corps est néanmoins conducteur,le passage d'un courant supérieur à celui désiré à travers le corps produit de la chaleur qui n'est pas suffisante pour consommer des particules mais qui est suffisante pour provoquer la dilatation du caoutchouc de silicone et des particules 40 métalliques suivant leurs coefficients de dilatation.La dilatation 70 33295 2061713 du caoutchouc de silicone est beaucoup plus forte que celle des particules et peut conduire à la formation d'un vide,entre des particules adjacentes,ce qui a pour effet d'interrompre le circuit à travers le corps.Après interruption du circuit, la chaleur 5 diminue en provoquant la contraction du caoutchouc de silicone et en établissant le contact entre les particules, à la suite de quoi le corps devient de nouveau conducteur.En fait, le corps constitue un coupé-circuit autoréglable ou à remise en service automatique. 10 Les dispositifs construits conformément à l'invention trouvent de nombreuses applications dont certaines sont décrites sur les figures 4 à 20. La figure 4 montre un circuit imprimé comprenant un support ou panneau 10 en un matériau isolant supportant des conducteurs électriques espacés, coplanaires 11,12 et 13• Le 15 conducteur 11 peut être relié à une batterie B et les conducteurs 12 et 13 peuvent être reliés respectivement à des systèmes électriques 14 et 15 devant être actionnés. Un boîtier à fond ouvert 16 muni d'ergots 17 qui passent à travers les orifices 18 du panneau 10 est monté sur le panneau 10. Un levier basculant 19 pivo-20 te comme en 20 sur le boîtier, s'appuie sur un corps 2a monté sur le conducteur 11 et correspondant au corps 2, et le comprime.L'é-lément de commande comporte une paire de bras conducteurs 21 capables d'appliquer une force; sur chacun des bras est fixé un corps 2a identique* Lorsqu'on fait basculer l'élément de commande 19 25 dans le sens contraire des aiguilles d'une montre à partir de la position indiquée sur la figure 4,1e corps de gauche 2a entre en contact avec le conducteur 12 et est comprimé en établissant ainsi un circuit partant de la batterie B à travers le conducteur 11, l'interrupteur 2a,le bras gauche 21,1e corps d'interrupteur asso-30 cié 2b et le conducteur 12 en direction du dispositif 14.Lorsqu'on relâche la force appliquée à l'élément de commande 19*1'élasticité du tampon 2b ramène l'élément de comirande à sa position de départ. Le basculement de l'élément de commande 19 dans la direction opposée établit un circuit partant de la batterie B pour aboutir au 35 dispositif 15 dn passant par le bras droit 21 et le tampon correspondant 2a . La figure 5 décrit un interrupteur à touches pour circuit imprimé qui comprend un panneau isolant 23 supportant des conducteurs 24 coplanaires espacés dont l'un est relié à une batterie 40 B et l'autre àun système électrique 25 devant être actionné.L'es- 70 33295 2061713 pace entre les conducteurs 24 est occupé par un corps d'interrupteur 2c analogue au corps 2 et se trouve directement au-dessous de la partie inférieure conductrice 26 d'un piston animé d'un mouvement alternatif 27 monté dans un boîtier 28. Lorsqu'on abaisse le 5 piston 27*le corps d'interrupteur 2c est comprimé entre la partie inférieure 26 et les conducteurs 24 en établissant un circuit'conducteur entre les conducteurs 24 à travers le corps d'interrupteur 2c et la partie inférieure conductrice 26.Après relâchement de la force appliquée au piston 27, l'élasticité du corps 2c ra-10 mène le piston vers sa position en saillie en réduisant la force de compression sur le corps 2c et en rendant ce dernier non conducteur. La figure 6 décrit un tube 29 sur lequel ont été appliqués des conducteurs en forme de rubans 30. A une extrémité du tu-15 be 29, un corps conducteur 2d analogue au corps 2 est fixé à chacun des conducteurs 30. Un manchon 31 comportant un alésage 32 pourvu de conducteurs 33 vient s'adapter à l'extrémité du tube 29, les conducteurs 33 recouvrant les conducteurs 30. La dimension de l'alésage 32 est telle que,lorsque le manchon 31 Remboîte sur le 20. tube 29,les corp§ d'interrupteur 2d sont coincés entre les conducteurs 30 et 33,comprimés et rendus conducteurs en établissant une continuité de courant entre les conducteurs 30 et 33«Il est bien évident que les conducteurs 3° peuvent être reliés à une batterie ou similaire et que les conducteurs 33 peuvent être reliés à des 25 dispositifs électriques devant être actionnés. Il n'est pas indispensable que les corps de commutation 2d soient des éléments séparés individuels.Au lieu de cela, les corps individuels 2d pourraient être remplacés par une bande qui recouvre tous les conducteurs 30. Lorsque le manchon 31 s'emboîte 30 alors sur le tube 29,les parties du ruban en contact avec les conducteurs 30 sont comprimées et rendues conductrices mais les parties du ruban situées entre les conducteurs adjacents ne sont pas comprimées et sont par conséquent non conductrices.Cette caractéristique de l'appareil est illustrée sur la figure 7 d'après la-35 quelle un boîtier Isolant 33 est constitué de deux moitiés 34 et 35,chacune d'elles comportant une pluralité d'éléments électroconducteurs 36 fixés au boîtier.Chaque élément 36 comporte une saillie ou tête 37capable d'appliquer une force et qui se trouve alignée mais espacée par rapport à une tête voisine 37 lorsque les moitiés 40 34 et 35 du boîtier sont assemblées.Les moitiés du boîtier sont 70 33295 2061713 assemblées au moyen d'ergots recourbés 38 sur la moitié du boîtier 34 qui prennent appui sur des collets 39 de l'élément 35. Une bande allongée au ccrps 2e analogue aucorps 2 se trouve intercalé entre les moitiés 34 et 35. Le tampon 2e a une épaisseur telle que, 5 lorsque les moitiés du boîtier sont assemblées, les saillies disposées face à face 37 de chaque paire d'éléments alignés suivant l'axe. 36 compriment les zones adjacentes du tampon 2e et rendent ce dernier conducteur dans les zones comprimées.Entre les saillies se faisant face 37, le corps 2e est relativement non comprimé et 10 demeure non conducteur. La réalisation représentée en figure 7 est applicable de façon particulièrement convenable à la place des systèmes de connexion du type à fiche et à douille qui sont de fabrication et d'emploi malaisés par suite des exigences d'un alignement très ri-15 goureux entre les fiches et leurs douilles respectives. De plus, la surface de contact entre le tampon comprimé et les conducteurs 37 est beaucoup plus grande que le contact par points qui a souvent lieu entre des conducteurs qui se touchent. La figure 8 illustre l'utilisation d'un interrupteur sensible 20 à la pression, conforme à l'invention, dans un système d'indication de la pression d'un fluide tel qu'un mécanisme 40 commandant un incicateur de pression d'huile. Le système de commande 40 comprend une paire d'éléments 41 et 42 assemblés au moyen de vis 43 et entre lesquels se trouve un diaphragme 44. Un piston 45 com-25 portant à une extrémité un disque 46 et à l'autre une tête 47 traverse le diaphragme et un joint (non représenté).Un interrupteur sensible à la pression la, possédant un corps 2f analogue au corps 2 enserré entre les disques 5a et 6a, entoure le piston 45. Les parties 5a, 6a et 2fcomportent un alésage central dans lequel est 30 logé le piston 45. La tête 47 du piston est fixée au disque 5a.Une extrémité d'un ressort 48 dont l'extrémité opposée repose sur une plaque 49, réglable dans le sens vertical au moyen d'une vis 50, s'appuie sur le disque 5a.Le corps 42 peut être vissé dans une canalisation d'huile 51 et comporte un alésage 52 qui permet au 35 fluide de déplacer le disque 46. Le disque 6a est relié à une batterie B et le disque 5a est relié à une lampe de signalisation 53 qui doit s'allumer lorsque la pression du fluide tombe au-dessous d'une valeur prédéterminée. Pendant la marche de l'appareil 40, la pression du fluide 40 dans la canalisation 51 est normalement telle qu'elle maintient 70 33295 2061713 le piston 45 en position haute comme le montre la figure 8.Dans cette position du piston, le corps 2f de l'interrupteur la se trouve dans un état de non contrainte et est non conducteur. Si la pression du fluide diminue en permettant au piston 45 de se dépla-5 cer vers le bas à partir de la position indiquée sur la figure 8, le ressort 48 cale l'interrupteur la sur le diaphragme et soumet l'interrupteur à une force de compression suffisante pour le rendre conducteur, à la suite de quoi la lampe 53 s'allume. La figure 9 montre l'interrupteur 1 faisant partie d'un sys-10 tème indicateur de niveau bas d'un liquide. L'interrupteur 1 est enfermé dans une gaine 55 en néoprène souple ou similaire et est disposé au fond d'un réservoir à carburant ou autre 56. Les conducteurs 7 et 8 partent des disques 5 et 6 et traversent un en-bout 57, l'un des conducteurs étant relié à une batterie B par 15 l'intermédiaire d'un interrupteur 58 tel qu'un commutateur d'allumage de voiture. L'autre conducteur est relié à la terre par 1'intermédiaire d'une résistance 59» Une lampe de signalisation é-lectrique 60 est placée en dérivation par rapport aux conducteurs 7 et 8.Lorsque l'interrupteur 58 est fermé et que le niveau du 20 fluide dans le réservoir 56 se trouve au-dessus d'un minimum prédéterminé, la hauteur du fluide dans le réservoir maintient l'interrupteur 1 dans un état de compression en court-circuitant la lampe 60. Lorsque le niveau du fluide tombe àun niveau prédéterminé, la force de compression appliquée à l'interrupteur 1 par la 25 hauteur du liquide n'est pss suffisante pour maintenir l'interrupteur conducteur Par conséquent, la lampe 60 s'allume et signale le niveau bas du liquide. La figure 10 illustre une forme d'interrupteur qui convient particulièrement bien comme interrppteur agissant par pression ou 30 comme avertisseur répondant aux hautes températures» Selon cette forme de réalisation, une paire de fils électroconducteurs 6l et 62 sont espacés dans le sens axial, de préférence alignés de manière à ne pas pouvoir conduire le courant. L'un des fils (62) peut être relié à une batterie B et l'autre fil 6l peut être relié 35 à un signal 63 commandé électriquement. Une gaine souple 64 réunit et entoure les fils 6l et 62. Un corps 2g analogue au corps 2 remplit l'enveloppe 64 avec cette différence que le corps 2g est effiloché plutôt que sous forme solide.On peut préparer le corps 2g en déchiquetant simplement le corps2.Lorsqu'on presse l'enveloppe 40 64,1e corps 2g est comprimé de manière à le rendre conducteur et capa 70 33295 15 2061713 ble de créer un circuit conducteur entre les fils 6l et 62.L'enveloppe 64 peut, le cas échéant, être constituée par une matière sensible à la chaleur connue qui se rétracte lorsqu'elle est exposée à une température élevée prédéterminée. Dans ce cas, l'inter-5 rupteur 6l peut être efficacement utilisé en liaison avec un signal avertisseur d'incendie dans la mesure où les températures élevées dues à un incendie provoquent le rétrécissement de l'enveloppe 65 et par conséquent la compression du corps 2g afin de réaliser un circuit entre les fils 62 et 63. La force requise pour 10 rendre le corps 2g conducteur est sensiblement moindre que celle qui est nécessaire pour rendre conducteur le corps solide 2. Les figures 11 et 12 représentent un interrupteur réalisé conformément à la présente invention et utilisé en liaison avec un volant de voiture 66 pour assurer le fonctionnement de 1'aver-15 tisseur. Le volant comporte une jante 67 reliée par des rayons 68 à un boîtier 69 disposé au centre et monté à rotation sur la colonne-de direction (non représentée). La jante 67 est munie d'une rainure sans fin 70 dans laquelle est monté un interrupteur 71 composé d'un corps sans fin 2h, analogue au corps 2 et dans 20 laquel est noyée une paire de fils conducteurs 72 et 75 sans fin, séparés les uns des autres. Les fils 7^ et 75 sont reliés aux fils 72 et 73 en vue du raccordement de ces derniers à une batterie B et à un avertisseur 76. Une partie du corps 2h dépasse la jante 67 pour permettre l'application d'une force. 25 L'avertisseur peut être actionné par le conducteur du véhicu le qui comprilelecorps 2h en n'importe quel endroit de sa longueur, de sorte que le corps comprimé devient conducteur et établit un circuit entre les fils 72 et 73 en reliant l'avertisseur à la batterie. Les fils 72 et 75 n'entrent pas en contact les uns 30 avec les autres. Sur les figures>13-16 est décrit l'équivalent d'un circuit imprimé comprenant un socle 78 en matière isolante, un bloc de couverture 79 également en matière isolante et un tampon ou corps 21 analogue au corps 2 enserré entre les deux. La surface interne 35 du socle est munie d'une nervure centrale 80 dirigée vers le haut et comportant des nervures 8l latérales espacées sur sa longueur . Des nervures de connexion 82 sont associées aux nervures 8l mais sont séparées de ces dernières par des interstices 83. Le bloc de couverture possède des orifices qui recouvrent 40 les interstices 83 et dans chacun d'eux est monté un poussoir 84 70 33295 2061713 comportant une base conductrice 85 qui surmonte l'intervalle correspondant. Les nervures 80 et 82 peuvent venir respectivement en contact des conducteurs 86 et 87 qui peuvent être des fils ou des conducteurs de circuit imprimé et qui sont reliés à une 5 batterie B et à des dispositifs 88 devant être actionnés. Lorsque le tampon 21 est comprimé entre les éléments 78, et 79 au moyen de vis 89 ou de pinces à ressort (non représentées), les parties du tampon 2i recouvrant les nervures 80,8l et 82 sont comprimées en devenant conductrices. Les parties du 10 tampon 2i qui recouvrent les interstices 83 et les zones entre les nervures ne sont pratiquement pas comprimées et créent des zones non conductrices dans le tampon. Lorsqu'on abaisse le poussoir 84, il s'établit une liaison entre l'interstice 83 correspondant et le conducteur 85 avec formation d'un circuit 15 conducteur à travers l'interstice. Après le retour du poussoir à sa position de départ, l'élasticité propre du tampon 2i dans l'interstice déplace le poussoir et interrompt le circuit. Des parties saillantes 90 peuvent être prévues au voisinage des vis 89 pour limiter la force pouvant être appliquée au tampon 2i et 20 pour limiter le degré d'enfoncement des nervures dans le corps, ce qui évite toute possibilité, pour les parties qui recouvrent les interstices 83, d'être suffisamment comprimées pour être conductrices tant que le poussoir 84 n'est pas abaissé. Il n'est pas indispensable de prévoir des poussoirs 84. 25 N'importe quel conducteur, tel qu'un disque métallique ou similaire peut combler l'interstice 83 et peut être déplacé dans une direction pour comprimer les parties du corps 21 qui se trouvent dans les interstices. Il est bien évident que l'un ou l'autre ou les deux éléments 78 et 79 peuvent être munis de nervures 30 de pression. L'invention permet de simplifier des montages relativement complexes tels que ceux schématiquement représentés sur les figures 18 et 18 où un couvercle en matière isolante 92 est pourvu de nervures de pression 93 et 94 séparées par un intervalle 95 que traverse 35 une nervure de pression transversale 96.Dans ce cas,on désire établir des circuits conducteurs le long des nervures 93 et 94 et le long de la nervure 96 mais isoler les circuits les uns des autres. On y parvient en enserrant un corps 2j ,analogue au corps 2,entre les éléments 92 et un élément support 97 et en découpant le corps pour former une 40 bande 98 qui est placée sous la nervure 96.Les nervures 93 et 70 33295 2061713 94 sont surmontés d'un conducteur 99 et entre ce dernier et la nervure 96 est intercalé un isolant 100. Un passage conducteur peut ainsi s'établir le long des nervures 93 et 94 par l'intermédiaire du conducteur 99 et un deuxième chemin conducteur peut 5 s*établir le long de la nervure 96, les circuits conducteurs é-tant cependant isolés les uns des autres par l'isolant 100. L'invention permet également de réaliser une jonction simplifiée entre des circuits imprimés et un harnais de connexicti classique.La figure 19 montre une feuille souple en une matière 10 non conductrice 101 munie de conducteurs souples 102. Un corps 21_ analogue au corps 2 peut être placé en n'importe quel endroit désiré de la feuille 101 et les extrémités dénudées des fils 103 peuvent être disposées au sommet du corps 21. dans une position permettant de recouvrir des conducteurs sélectionnés 102. L'en-15 semble de la feuille 101, du corps 21_ et des fils 103 peut être enserré entre deux barres de pression non conductrices 104 qui sont maintenues ensemble au moyen de vis 105 ou de pinces à ressort (non représentées). Les fils 103 sont engagés de force dans le corps 21 de manière à comprimer ce dernier aux endroits des 20 conducteurs sélectionnés 102 et à établir des passages conducteurs entre les fils 103 et les conducteurs 102. Les modes de réalisation décrits sont représentatifs des formes présentement préférées d'exécution de l'invention et sont destinés à illustrer celle-ci. L'invention est définie dans 25 les revendications. 70 33295 18 2061713 REVENDICATIONS 1 - Interrupteur électrique sensible à la pression caractérisé en ce qu'il comprend essentiellement un corps formé d'un matériau élastique déformable et électriquement isolant au sein du- 5 quel sont dispersées des particules métalliques électroconductri-ces discontinues dont la dimension et la quantité sont telles qu'elles peuvent venir en contact les unes des autres ou se séparer les unes des autres, en établissant ou non, respectivement, un trajet électro-conducteur dans ledit corps, sous l'effet d'une 10 compression ou d'une dilatation de ce dernier. 2 - Interrupteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que le matériau isolant est non poreux. 3 - Interrupteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que le matériau isolant est morcelé. 15 4 - Interrupteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que le matériau isolant est en e.aoutchouc de silicone. 5 - Interrupteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les particules sont formées d'un métal qui, lorsqu'il est oxydé, produit un oxyde électroeonducteur. 20 6 - Interrupteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les particules sont formées d'un métal noble. 7 - Interrupteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les particules sont formées d'un métal 25 non noble recouvert de métal noble. 8 - Interrupteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que le corps présente au moins une surface nervurée. 9 - Interrupteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 3° 8, caractérisé en ce qu'il est prévu des moyens pour appliquer au corps une force de compression. 10 - Interrupteur selon la revendication 9, caractérisé en ce que les moyens pour appliquer une force agissent sur un certain nombre de zones séparées du corps, ce qui fournit un certain 35 nombre de trajets conducteurs à travers le corps, lesdits trajets étant isolés électriquement les uns des autres par les parties du corps se trouvant entre lesdites zones. 11 - Interrupteur selon la revendication 9, caractérisé en ce que les moyens pour appliquer une force comprennent un certain 4-0 nombre d'organes électroconducteurs alignés sur des faces opposées 70 33295 2061713 du corps et capables de comprimer ce dernier entre eux. 12 - Interrupteur selon la revendication 9, caractérisé en ce que les moyens pour appliquer une force comprennent une enceinte à l'intérieur de laquelle s'ajuste le corps et qui est formée 5 d'un matériau subissant un retrait sous l'effet d'un changement prédéterminé de température. 13 - Interrupteur selon la revendication 9, caractérisé en ce que les moyens pour appliquer une force comprennent des organes de support ou de fixation entre lesquels est interposé le corps, 10 au moins l'un desdits organes présentant une nervure en saillie s'appliquant contre le corps. 14 - Interrupteur selon la revendication 13, caractérisé en ce que, à l'intérieur de la nervure, se trouve un interstice occupé par une partie du corps et que les moyens d'application de la 15 force comprennent des moyens conducteurs qui entourent le dit interstice et peuvent être manipulés pour comprimer cette partie du corps. 15 - Interrupteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 14 , caractérisé en ce qu'il comprend des conducteurs dis- 20 tincts dont l'un est relié à une source d'énergie électrique et l'autre à un dispositif électrique devant être commandé. 16 - Interrupteur selon la revendication 15, caractérisé en ce que les conducteurs sont situés sur des côtés opposés du corps et que les moyens pour appliquer la force comprennent un levier 25 pivotant pouvant être manoeuvré pour comprimer le corps entre les conducteurs. 17 - Interrupteur selon la revendication 15, caractérisé en ce que les conducteurs sont situés sur des côtés opposés du corps et que les moyens pour appliquer la force comprennent un piston 30 ou poussoir, à mouvement alternatif, placé sur l'un des conducteurs . 18 - Interrupteur selon la revendication 15, caractérisé en ce que les conducteurs sont situés dans un même plan et sont mis sous tension par le corps, lesdits moyens pour appliquer une 35 force comprenant un poussoir placé sur le corps. 19 - Interrupteur selon la revendication 15, caractérisé en ce que les conducteurs sont disposés parallèlement et se chevauchent, le corps étant interposé entre les parties des conducteurs qui se chevauchent tandis que les moyens pour appliquer 40 la force comprennent des moyens pour pousser l'un des conduc- PO 70 33295 2061713 teurs en direction de l'autre à l'endroit où il se chevauchent. 20 - Interrupteur selon la revendication 15, caractérisé en ce que les conducteurs sont situés sur des côtés opposés du corps et que les moyens pour appliquer la force comprennent des 5 parties en saillie de ces conducteurs qui sont en contact avec le corps en le comprimant. 21 - Interrupteur selon la revendication 15, caractérisé e"n ce que les conducteurs comprennent un certain nombre de paires sensiblement parallèles d'éléments conducteurs, les élé- 10 ments de chaque paire étant situés en vis-à-vis l'un de l'autre et que le corps est intercalé entre les extrémités en vis-à-vis de tous ces éléments, tandis que les moyens pour appliquer une force comprennent des parties en saillie sur les extrémités en vis à vis de ces éléments conducteurs qui sont en contact avec 15 le corps en le comprimant, les parties du corps se trouvant entre les extrémités adjacentes en vis-à-vis desdits éléments n'étant pratiquement pas comprimées. 22 - Interrupteur selon 1a. revendication 9, caractérisé en ce que le corps est disposé dans un récipient contenant un liqui- 20 de et que les moyens pour appliquer une force sont constitués par une colonne de liquide du récipient. 23 - Interrupteur selon la revendication 15, caractérisé en ce que le corps et les conducteurs sont enfermés dans une enveloppe souple. 25 24 - Interrupteur selon la revendication 15 , caractérisé en ce que le corps s'adapte dans une gorge ou rainure pratiquée dans la jante d'un volant recourbé et que les conducteurs sont noyés dans le corps en étant disposés de façon espacée et sensiblement parallèles.