la présente invention a pour objet une machine pour le formage de métaux en feuille, notamment une presse plieuse hydraulique ou machine hydraulique analogue. Ce germe de machine comporte un bâti fixe pourvu de montants auxquels est fixé un tablier,et ut tablier mobile pouvant être en tramé dans un plan vertical contenant le tablier fixe par au moins deux vérins hydrauliques placés chacun à une extrémité du tablier mobile. Le tablier fixe peut être solidarisé avec la partie supérieure ou avec la partie inférieure du bâti, tandis que les vérins hydrauliques ont pour fonction de rapprocher le tablier mobile du tablier fixe. Ceux-ci sont munis d'outils de formage qui travaillent une tôle pour lui conférer un certain profil, pour la poinçonner ou pour exécuter toute autre opération. les tôles à travailler sont parfois plus courtes que les tabliers et, lorsqu'elles ne sont pas centrées sur l'axe de symétrie vertical situé dans le plan des deux tabliers2 la forez résultante de pliage est déportée par rapport à cet axe. Dans ces conditions, la machine travaille avec une force excentrée qui provoque des déformations élastiques différentes sur les deux montants du bâti. D'autrs part, les vérins hydrauliques qui développent la force de pliage reçoivent des pressions différentes et, du fait de la compressibili- té de l'huile, et de phénomènes annexes le tablier mobile s'incline légèrement du côté où la pression est la plus élevée. Ces deux effets de la force excentrée se traduisent par un défaut de parallélisme entre les deux tabliers. On connaît des machines hydrauliques pour le formage des métaux en feuilles pourvues de dispositifs de correction automatique visant à rétablir le parallélisme entre les deux tabliers. Ainsi, dans une première réalisation, on détecte indirectement la déformation élastique des montants, par un système hydraulique. Ce mode de détection entraîne des corrections imprécises, notamment en raison d'un manque de linéarité. Dans une seconde réalisation, on déteete par contre directement la défprmation des montants, mais on ne corrige pas le défaut de parallélisme pendant le déplacement du tablier mobile, cette correction ne pouvant être exécutée quten fin de course. C'est pourquoi la présente invention a pour but de remédier à ces inconvénients en réalisant une machine hydraulique pourvue d'un dispositif correcteur automatique du parallélisme des deux tabliers,capable de rétablir ce Farallélisme pendant toute la course du tablier mobile et dont la réalisation soit moins onéreuse, cette machine étant du genre dans lequel chaque vérin de travail est alimenté par une pompe et un distributeur propres. A cet effet, conformément à l'invention, les distributeurs sont reliés entre eux par un dispositif mécanique de synchronsa- tion, et d'autre part, ces distributeurs sont mécaniquement liés aux parties des montants du bâti voisines du tablier fixe et susceptibles de subir des déformations élastiques quand la machine est en service, afin d'établir par cette combinaison une liaison directe de commande entre la position angulaire relative du tablier fixe et du tablier mobile et l'action des distributeurs sur les vérins, pour maintenir automatiquement le parallélisme entre les deux tabliers. De ce fait, si les montants du bâti se déforment élastiquement de manière inégale, ou si le tablier mobile s'incline d'un côté ou de l'autre (ces phénomènes se produisant en fait de manière concomitante) l'un ou l'autre des distributeurs agit sur son vérin de travail associé de façon appropriée, pour modifier I'inclinaison du tablier mobile dans ie seins qui rétablit ne parallélisme entre les deux tabliers. Suivant une forme de réalisation de la machine selon l'irven- tion, dans laquelle les montants sont incurves en "col de cygne" du c8té des tabliers, chaque distributeur est fixé à une plaaue métal- lique rigide, solidarisée latéralement avec un montant du bâti par un point d'attache unique voisin du tablier fixe, et présentant une échancrure en correspondance ave le montant "en ol de cygne", ces plaques métalliques restant rigides lorsque les montants se déforment élastiquement sous l'effet de a force de travail appliquée à la machine, et les montants étant munis de pièzes de godage latéral pour les plaques pendant leurs déformations élastiques. Suivant une caractéristique de la machine visée par l'invention, les distributeurs coopèrent avec des moyens adaptés pour déclencher, par l'intermédiaire des distributeurs, une sous-alimentation en fluide hydraulique de l'un des vérins de poussée du tablier mobile, lorsque les deux tabliers présentent une inclinaison relative dans leur plan de travail, le vérin en cause étant celui dont la sous-alimentation par rapport à l'autre rétablit automatiquement le parallélisme entre les deux tabliers. D'autres particularités et avantages de l'invention apparai- tront au cours de la description détaillée qui va suivre. Aux dessins annexés, donnés à titre d'exemple non limitatif, on a représenté une forme de réalisation de la machine selon 11 invention. - La figure 1 est une vue en perspective d'une presse plieuse hydraulique munie conformément à l'invention d'un dispositif correcteur de parallélisme entre les deux tabliers. - La figure 2 est une vue en élévation latérale de la presse plieuse représentée à la figure 1. - La figure 3 est une vue en élévation frontale de la presse plieuse des figures 1 et 2. - la figure 4 est une vue en perspeetive partielle à échelle agrandie montrant le dispositif correcteur de parallélisme équipant la presse plieuse des figures 7 à 3. - La figure 5 est un schéma du système hydraulique développant la force de pliage de la presse des figures 1 à 4 et assurant la correction automatique de parallélisme. - les figures 6 à 9 sont des schémas simplifiés représentant différents cas possibles de défaut de parallélisme entre les deux tabliers,et la façon dont le dispositif correcteur prévu par l'invention rétablit ce parallélisme. in se reportant aux figures 1 à 5, on voit une machine hydraulique pour le formage de métaux en feuilles, constituée par une presse plieuse hydraulique destinée à former les métaux en feuilles sur une grande longueur. De façon connue en soi, cette presse comprend un bâti fixe 1 pourvu de deux montants verticaux la, lb auxquels est fixé un premier tablier 2. Les montants présentent du c8té du tablier fixe 2 ane échancrure 3 réalisée de telle sorte que ces montants sont incurvés en col de cygne" du côté du tablier 2, lequel est fixé à la partie supérieure des montants la, lb, dans l'exemple représenté. La presse plieuse comporte également un tablier mobile 4 pouvant être entraîné dans un plan vertical contenant le tablier fixe 2, par deux vérins hydrauliques 4a, 4b placés chacun à une extrémité du tablier mobile 4, le déclenchement des vérins hydrauliques 4a, 4b de travail rapprochant ce dernier du tablier fixe 2. Ces deux tabliers sont munis d'outils de formage non représentés, qui peuvent travail ler une tôle pour lui conférer un certain profil, pour la poinçonner ou pour exécuter toute autre opération. Chaque vérin 4a, 4b est alimenté par une pompe et un distributeur propres, à savoir respectivement une pompe 5 et un distributeur 6 pour le vérin 4a, et une pompe 7 associée à un distributeur 8 pour le vérin 4b, les pompes 5 et 7 étant entraînées par un moteur 9 (figure 5). Conformement à invention, les distributeurs 6 et 8 sont reliés entre eux par un dispositif mécanique de synehronisation, et d'autre part, ils sont mécaniquement liés aux parties des montants la, lb du bâti voisines du tablier fixe 2, et susceptibles de subir des déformations élastiques quand la presse est en service. On établit ainsi par cette combinaison une liaison directe de commande entre la position angulaire relative du tablier fixe 2 et du tabliermobile 4, et l'action des distributeurs 6, 8 sur les vérins 4a, 4b pour maintenir automatiquement le parallélisme entre les deux tabliers 2, 4, en cas d'excentration de la force de déformation appliquée à la machine. Pans la réalisation représentée, le système correcteur de parallélisme prévu par l'invention, comprenant le dispositif mécanique de synchronisation précité, est constitué de la manière suivante. Chaque distributeur 6, 8 est fixé à une plaque métallique rigide 12, 13, qui sont respectivement solidarisées latéralement avec un montant la, lb du bâti par un point d'attache unique 14 voisin du tablier fixe 2. Seul le point d'attache 14 de la plaque 12 portée par le montant la est visible aux figures. Les plaques 12, 13 présentent chacune une échancrure 15 qui encadre ltouverture en leol de cygne" 3 du montant correspondant, ce qui confère à chaque plaque 12, 13-une forme générale en C. les plaques métalliques 12, 13 restent rigides lorsque les montants la, lb se déforment élastiquement sous l'effet de la force de travail appliquée à la machine, des pièces 16, 17 étant fixées aux montants de chaque côté de la plaque correspondante 12, 13 et au-dessous du point drattache 14, de façon à assurer le guidage late- ral des plaques lorsque les montants la, lb subissent des déSorma- tions élastiques. les distributeurs 6, 8 sont chacun associés à un vérin auxiliaire 18, 19 fixé à la plaque correspondante à la partie inférieure de celle-ci, sous l'échancrure 15 et du eôté du tablier mobile 4.Chacun de ces vérins 18, 19 est relié au distributeur correspondant 6, 8 alimenté par une commande hydraulique unique 11, de façon à mettre en oeuvre le distributeur eorrespondant lorsque la commande hydraulique 11 est actionnée. Cette commande hydraulique est elle-même constituée de la manière suivante les les petits vérins 18, 19 sont alimentés par un maître-eylindre 21, pouvant être du genre d'un frein automobile, et son vase d'e pansion 22. le maStre-eylindre 21 est soumis à l'action d'une pédale 23, ce circuit hydraulique autonome, commun aux vérins auxiliaires 18, 19 étant complémentairement pourvu d'un acoumulatele 24 qui reçoit l'excédent dthuile dans certaines conditions qui seront expliquées plus loin. Suivant une caractéristique de l'invention, les distributeu:-'; 6,8 coopèrent avec des moyens adaptés pour sous-alimenter l'un des vérins hydrauliques 4a, 4b par l'intermédiaire de son distributeur associé 6, 8, lorsque les deux tabliers 2, 4 présentent une illeli- naison l'un par rapport à l'autre, dans leur plan vertical de travail. Cette sous-alimentation a pour but de rétablir automatiquement le parallélisme entre les tabliers, les moyens précités formant le dispositif mécanique de synchronisation des distributeurs. Dans l'exemple de réalisation décrit, ces moyens comprennent, pour chaque distributeur 6, 8 un levier 25, 26 respectivement arti culé sur la plaque 12, 13 supportant le distributeur considéré 6, 8, de façon à pouvoir pivoter parallèlement à la -tôle constituant la plaque 12, 13, et à commander le distributeur 6, 8 pour que celui-ci diminue l'alimentation du vérin de travail 4a ou 4b associé. les leviers 25, 26 sont ainsi articulés rotativement sur des pivots 27, 28 fixés à la partie inférieure arrière des plaques 12, 13. Les extrémités libres des leviers, opposées à leurs articulations 27, 28 sont reliées par un organe souple 29 agencé pour transmettre aux leviers 25, 26 les variations de position angulaire relative entre le tablier fixe 2 et le tablier mobile 4. L'organe souple 29 peut être une chaîne, un ruban ou une bande d'acier ou er toute autre matière appropriée, enroulée sur plusieurs poulies, au nombre de quatre 31, 32, 33, 34 ; par exemple, les poulies 31 et 32 sont fixées à la partie inférieure du bord avant de la plaque 12, cette partie de la plaque constituant la branche inférieure du C, engagée sous ltextrémité correspondante du tablier mobile 4. La poulie 32 est ainsi fixée juste au-dessous de la partie terminale en saillie 37 du tablier mobile 4, tandis que la poulie 31 est solidarisée avec la plaque 12 à un niveau inférieur à celui de l'extrémité libre du levier 25, comme on le voit en particulier à la figure 3. Les deux autres poulies 33, 34 sont solidaires de la face antérieure du tablier mobile 4, et elles sont positionnées de façon à ce que la ligne imaginaire qui les joint soit pratiquement hobi- zontale. Cette ligne est située à une hauteur intermédiaire entre celle de la poulie 32 et celle de la poulie 31. Les parties terminales de la bande souple 29 sont fixées aux extrémités libres des leviers 25, 26, et plus précisément pour ce dernier, à l'extrémité 26a de sa partie terminale en un coude à angle droit autour du bord vertical de la partie inférieure de la t81e formant la plaque 13. La tande ou ruban souple 29 passe succes sivenient sur la poulie 34, sous la poulie 33 en s'étendant horizonta lement entre ces deux poulies, puis elle remonte pour s'enrouler sur la poulie supérieure 32, et enfin sous la poulie inférieure 31. Le système ci-dessus incluant la bande souple 29 et les leviers 25, 26, assure la synchronisation de la commande des distributeurs 6, 8 comme on l'expliquera en détail ci-après. Les vérins 18, 19 et les distributeurs 6, 8 sont fixés aux plaques de support au-dessus des leviers 25, 26 avec lesquels ils coopèrent ; les vérins 18, 19 sont articulés sur les leviers de façon à pouvoir les faire pivoter vers le bas lorsqu'on appuie sur la pédale 23, ce qui ferme progressivement les distributeurs 6, 8. Ces derniers sont à action progressive et peuvent prendre trois positions. la première position 6a, Sa, dite position de repos, assure le libre passage de lthuile de la pompe 5, 7 à un réservoir 35, 36 associé ; la seconde position 6b, 8b des tiroirs des distributeurs obture partiellement le passage vers le réservoir 35 ou 36, et permet donc une alimentation réduite des vérins 4a et 4b, tandis que la troisième position 6c, 8c des tiroirs obture totalement le passage de l'huile des pompes 5 et 7 vers les réservoirs 35, 36 et provoque l'alimentation à plein débit des vérins 4a, 4b. il convient de remarquer que les positions 6a, 6b, 6c, Sa, 8b, 8c sont indiquées de façon distincte- sur la figure 5, afin de faciliter la représentation ; mais en réalité, il existe entre la fermeture totale correspondant aux positions 6e, 8c et l'ouverture totale 6a, 8a une continuité correspondant à l'enfoncement progressif delta pédale dtaetiornzement 230 Pans ces conditions, l'enfoncement de la pédale 23 actionne les vérins auxiliaires 18, 19 qui font pivoter vers le bas (flèche P) les leviers 25 et 26- autour de leurs tiewlations. Ces derniers étant reliés aux tiroirs des distributeurs 6, 8 comme on le voit en particulier à la figure 4, ferment progressivement les distributeurs en entraînant leurs tiroirs de la position 6a, 8a, aux positions 6b, 8b.De ce fait, les vérins 4a, 4b sont progressivement alimenJses et le tablier mobile 4 se soulève. Des butées 38, 39 sont fixées aux plaques 12, 13 sous les leviers 25, 26, de façon à servir d'arrêtoirs pour ces leviers en fin de course des vérins 18, 19. les vérins auxiliaires 18, 19 et les distributeurs 6, 8 sont articulés sur les leviers 25 et 26 par des tourillons 10, 41 (figure4). Suivant une particularité de l'invention, les leviers 25, 26 de commande des distributeurs sont munis d'organes élastiques 42, 43, fixés d'une part aux plaques 12, 13 et d'autre part aux leviers 25, 26. Dans l'exemple décrit, ces organes 42, 43 sont constitués par des ressorts hélieoldaux disposés de façon à rappeler élastique ment les leviers 25, 26 vers les distributeurs 6, 8. En outre, le ressort de rappel 42 est réglé pour exercer sur le levier 25 une sollicitation supérieure à celle exercée par le ressort 43 sur son levier associé 26. Quand la pédale 23 n'est pas enfoncée, les leviers 25, 26 sont ainsi maintenus appliqués contre les distributeurs 6, 8 qui sont dans leur position d'ouverture totale 6a, 8a. Chaque extrémité du tablier mobile 4 est munie d'une butée 44, 45, réglable en hauteur, servant de fin de course aux leviers 25, 26. Ces butées 44, 45 sont montées sur des tiges filetées verticales 46, 47 supportées par des pinces 48, 49 fixées aux extrémités du tablier mobile 4. A leurs parties supérieures, les tiges filetées 46, 47 se terminent par des pignons coniques 51, 52, qui coopèrent avec d'autres pignons coniques 53, 54, eux-mêmes fixés aux extrémités opposées d'une tige horizontale 55 s'étendant sur toute la longueur du tablier mobile 4. les extrémités de la tige 55 traversent les pièces de support 48, 49, l'une des extrémités de la tige 55, en ltoccurrence celle fixée à c8té de la plaque 12, étant pourvue d'un organe de manoeuvre constitué par un volant 56. la rotation de ce dernier par un opérateur fait tourner les engrenages coniques 51, 53, 52, 54 et par conséquent les tiges filetées 46, 47. les butées 44 et 45 étant d'autre part engagées dans des rainures de guidage ménagées dans les pièces de support 48, 49, on comprend que la rotation du volant 56 fait monter ou descendre en synchronisation les butées 44, 45 en fonction du sens de rotation du volant. On peut donc ainsi positionner à la hauteur voulue les butées 44, 45 par l'intermédiaire de la tige ou arbre de liaison 55 et des pignons coniques précités. La position des butées 44, 45 détermine la fin de course du tablier mobile 4, lorsque celui-ci a terminé son action de pliage ou de découpe sur la tale à travailler. En effet, les butées réglables 44, 45 sont positionnées sous les extrémités libres des leviers 25, 26, comme on le voit en particulier à la figure 2. De ce fait, en fin de course du tablier mobile 4, les butées 44, 45 agissent sur les leviers 25, 26 qui pivotent vers le haut, ce qui ouvre progressivement les distributeurs 6 et 8, comme on peut également s'en rendre compte d'après la figure 3. Pans ces conditions, le passage du fluide hydraulique entre les pompes 5 et 7, et les boches 35, 36 est progressivement rétabli, ce qui stoppe l'action des vérins 4a et 4b, et arrête le déplacement du tablier 4. Le fonctionnement et les avantages de la presse plieuse qui vient d'être décrite sont les suivants Au repos, les distributeurs 6 et 8 sont ouverts et leurs tiroirs sont donc dans la position 6a, 8a, les pompes 5 et 7 débi- tant sous pression vers les bâches 35 et 36. lorsqu'on appuie sur la pédale 23 de la commande hydrauli- que 11, l'huile du maître-cylindre 21 est envoyée dans les petits vérins auxiliaires 18, 19, qui ferment les distributeurs 6 et 8, progressivement en fonction de la course d'enfoncement de la pédale 23. Ces distributeurs se placet donc dans l'une des positions 6b, 8b ou 6c, Se selon le degré d'enfoncement de la pédale 23, de sorte que le passage de l'huile vers les bâches 35, 36 est obturé soit partiellement, soit totalement. Les pompes 5, 7 alimentent de ce fait les vérins 4a et 4b qui poussent le tablier mobile 4 en direction du tablier fixe 2. le mouvement du tablier 4 peut être perturbé pour des causes diverses débit inégal des pompes 5, 7, charge mal répartie par rapport à l'axe du tablier 4, fuite sur l'un des circuits d'alimentation des vérins 4a, 4b, différences de section de ces deux vérins etc. ... L? bande souple 29 contrôle ce mouvement du tablier mobile 4, et lui assure en tous peints de sa course, un parallélisme avec le tablier fixe 2, comme on va maintenant l'expliquer en détail. En effet, si par suite d'un excentrage de la résultante des forces de pliage, le tablier fixe 2 et le tablier mobile 4 prennent une inclinaison relative, par exemple du fait que le tablier mobile s'incline vers la gauche ou vers la droite (en considérant les figures 6 et 7), le mécanisme correcteur de parallélisme prévu par l'invention se déclenche de la manière suivante. Si le tablier 4 s'incline vers la gauche, c:'està-dire du coté du levier 25 et des poulies 31, 32, la bande souple 29 se tend sous l'effet des poulies 33 et 34 qui suivent le tablier 4. Ce cas est schématisé à la figure 6, sur laquelle on a représenté la résultante F1 des forces de pliage, excentrée du eoté du levier 25. Le levier 26 est alors sollicité vers le haut par a partie terminale 26a fixée à la bande souple 29, alors que de son côté le levier 25 ne peut descendre du fait qu'il est en butée sur l'arrê- toir 38. Le levier 26 agit donc sur le distributeur E3 en l'ouvrant progressIvement, c'est-à-dire que ce distributeur est replacé dans sa position intermédiaire 8b, ou s'il y était déjà, voit son passage vers la bâche 36 augmenter, afin de dériver une plus grande partie de l'huile de la pompe 7 vers la bâche.On cirend donc que la tension de la bande souple 29 entraînée par l'inclinaison du tabler mobile 4 du côté du levier 25, a pcur effet de déclencher automa- tiquement une sous-alimentation du vérin hydraulique 4b par rapport au vérin 4a, ce qui redresse le tahlier mobile 4 et le ramène dans une position normale, où il est rigoureusement parallèle au tablier fixe 2. La sous-alimentation du vérin 4b cesse immédiatement dès que le parallélisme est rétabli. Si par contre, le tablier mobile 4 s'incline à droite, c'està-dire du côté du levier 26, sous l'effet d'une force de pliage résultante F2 excentrée du côté du levier 26 (schéma de la figure 7), une action automatique comparable se produit, nuais avec la diffé rence suivante. En effet, la bande souple 29 se détend du fait que la poulie 34 s'abaisse et que la poulie 33 s'élève. De ce fait, la traction exercée vers le bas sur le levier 25 par a bande 29 diminue, le ressort 42 rappelle vers le distributeur 6 le levier 25, en raison de sa force de rappel supérieure à celle du ressort 43 sur le levier 26.Le levier 25 ouvre donc progressivement le distributeur 6, de sorte que le passage de dérivation de l'huile entre la pompe 5 et la bâche 35 est graduellement augmenté. Le ver n 4a est corrélativement sous-alimenté par rapport au vérin 4b, et le tablier 4 reprend sa position normale, comme indiqué en traits mixtes sur la figure 7. De leur côté, les montants 1a, lb du bâti peuvent subir des déformations élastiques plus eu mois importantes, e raison de ltexistenee de leur "col de cygne" plus ou moins profond, de sorte que le tablier fixe 2 peut s'incliner d'un eté ou de l'autre, comme schématisé aux figures 8 et 9, consecutivement à une différence dans l'amplitude des déformations entre les deux montants.Enfin, les tabliers 2 et 4 peuvent subir des inclinaisons simultanément, de sorte que la déformation totale est la somme des déformations élas- tiques des montants, et des déformations élastiques provenant des vérins de travail 4a, 4b. Si l'on considère les cas où l'on a seulement une différence de déformation élastique entre les montants du bâti, le tablier mobile 4 restant horizontal, les deux inclinaisons possibles du tablier fixe 2 sont schématisées aux figures 8 et 9. Dans ces conditions, le dispositif correcteur de parallélisme réalisé selon l'i-n- vention fonctionne de façon tout à fait analogue aux cas precédents. Si le tablier fixe 2 s'élève par exemple du eoté du levier 25 et du distributeur 6 ous effet de la résultante RI, la plaque et ses organes de contrôle 6, 18, 25, s'élevent de la même distance, ce qui tend la bande souple 29. Comme précédemment, la tension de la bande 29 provoque la sous alimentation du vérin 4b par rapport au vérin 4a, de sorte que le tablier mobile 4 s'incline vers le levier 26 jusqu'à ce que le parallélisme avec le tablier fixe 2 soit rétabli (flèche f1, figure 8). Si le tablier fixe 4 s'élève du côté du levier 26 sous l'effet de R2 (figure 9), cges-t le vérin 4a qui est sous-alimenté, le tablier mobile 4 s'inclinant du eté de celui-ci pour rétablir son parallélisme avec le tablier fixe 2, comme indiqué par la flèche f2. Ces corrections automatiques interviennent évidemment sans interrompre le mouvement du tablier 4, et sont pratiquement instan- tanées. Elles maintiennent ce dernier en permanence dans une posi tin de parallélisme rigoureux avec le tablier fixe 2, ce qui cons- titue un avantage essentiel de l'invention. En effet, dans les presses plieuses avec des "cols de cygne' comme la presse représentée aux dessins, l'un des montants se défoi me plus que l'autre lorsque la résultante des forces de pliage est excentrée comme on l'a déjà indiqué, de sorte que de ce coté la course du vérin doit être augmentée d'une valeur qui compense cette différence de déformation.Ceci oblige donc à fixer les organes de contrôle du mouvement, non pas sur le bâti dans la zone proche des vérins de travail, mais sur des pièces indéformables rattachées au bâti dans la zone d'attache du tablier fixe sur les montants du bâti. Ctest pourquoi les systèmes de correstion automatique constitués par les leviers 25, 26 et les distributeurs 6, 8 sont fixés sur les plaques 12, 13 placées sur les faces extérieures des montants la et lb, ces plaques étant en outre solidarisées du bâti chacune par un seul point d'attache 14. En fin de course du tablier mobile 4, les butées 44 et 45 déclenchent l'ouverture progressive des distributeurs 6 et 8 qui dérivent l'huile vers les boches 35, 36, ce qui arrête l'action des vérins 4a, 4b. Les distributeurs 6 et 8 agissent donc comme des butées hBr- drauliques qui arrêtent le mouvement et maintiennent l'équilibre du tablier mobile. En outre, ils assurent le parallélisme en fin de course des deux tabliers 2, 4. Lorsqu'on relâche la pédale 23, les distributeurs 6, 8 sont ramenés dans leur position 6a, 8a, respectivement, les vérins 4a et 4b se vident et le tablier 4 revient dans sa position de repos. L'accumulateur 24 reçoit l'excédent d'huile lorsque les butées 44 et 45 ramènent les tiroirs des distri buteurs 6, 8 en position 6b, 8b alors que la pédale 23 est encore enfoncée. Il y a lieu de noter que lorsque le tablier mobile 4 n'est pas soumis à une force excentrée, les leviers 25, 26 des commandes des distributeurs 6, 8 sont en équilibre pendant le mouvement du tablier mobile, sous l'action conjuguée de leurs organes de rappel 42, 43, des vérins de commande 18, 19 et de l'organe souple 29 de liaison entre les leviers 25 et 26, sur lesquels cet organe souple exerce une force constante. Enfin, les butées fixes 38, 39 limitent le débattement angulaire des leviers 25 et 26. L'invention n'est pas limitée à la forme de réalisation décrite et peut comporter de nombreuses variantes d'exécution. On notera en particulier que le tablier fixe peut être positionné à la partie inférieure du bâti, le tablier mobile étant alors placé à la partie supérieure de la machine. Par ailleurs, les vérins 18 et 19 peuvent faire bloc avec les distributeurs associés 6, 8, comme cela a d'ailleurs été schématisé sur la figure 5. Dans tous les cas, la rupture de l'équilibre des leviers 25, 26 consécutive à une inclinaison relative entre les tabliers fixe et mobile par suite d'une force excentrée, provoque une action du levier situé du côté opposé à cette force excentrée sur son distributeur associé, cet action provoquant une diminution du débit d'alimentation du vérin de travail conjugué au distributeur précité, jusqu'à ce que l'équilibre soit rétabli et les tabliers à nouveau parallèles. REVENDICATIONS 1 - Machine pour le formage de métaux en feuilles, nctamment presse plieuse hydraulique, comprenant in bâti fixe pourvu de montants auxquels est fixé un tablier, un tablier mobile pouvant être entraîné dans un plan vertical contenant le tablier fixe par au moins deux vérins hydrauliques placés chacun à une extrémité du tablier mobile, chaque vérin étant alimenté par une pompe et un distributeur propres, caractérisée en ce que les distributeurs sont reliés entre eux par un dispositif mécanique de synehronisa- tien, et autre part ces distributeurs sont mécaniquement liés aux parties des montants du bâti voisines du tablier fixe et susceptibles de subir des déformations élastiques quand la ma chine est en service, afin d'établir par cette combinaison une liaison directe de commande entre la position angulaire relative du tablier fixe et du tablier mobile et l'action des distribu teurs sur les vérins, pour maintenir automatiquement le paral lélisme entre les deux tabliers. 2 - Machine selon la revendication 1, dans laquelle les montants sont incurvés en "col de cygne du côté des tabliers, caractéri sée en ce que chaque distributeur est fixé à une plaque métal lique rigide, solidarisée latéralement avec un montant du bâti par un point d'attache unique voisin du tablier fixe, et présen tant une échancrure en correspondance avec le montant en "col de cygne", ces plaques métalliques restant rigides lorsque les montants se déforment élastiquement sous l'effet de la force de travail appliquée à la machine, et les montants étant munis de pièces de guidage latéral pour les plaques pendant leurs dé formations élastiques. Ni - Machine suivant la revendication 2, caractérisée en ce que les distributeurs coopèrent avec des moyens adaptés pour sous-ali menter l'un des vérins hydrauliques de poussée du tablier mobile par l'intermédiaire de son distributeur associé, lorsque les deux tabliers présentent une inclinaison l'un par rapport à l'autre dans leur plan vertical de travail, de façon à rétablir automatiquement le parallélisme entre lesdits tabliers. 4 - Machine selon la revendication 3, caractérisée en ce que les dits moyens comprennent, pour chaque distributeur, un levier articulé sur la plaque supportant le distributeur de façon à pouvoir pivoter parallèlement à la tôle et à commander le dis tributeur pour que celui-ci diminue l'alimentation du vérin de travail associé, et en ce que les extrémités libres des leviers; opposées à leurs articulations sur les tôles, sont reliées par un organe souple agencé pour transmettre aux leviers les varia tions de position angulaire relative entre le tablier fixe et le tablier mobile. 5 - Machine selon la revendication 4, caractérisée en ce que l'or gane de liaison souple est une bande ou ruban enroulée sur des poulies dont certaines sont solidaires du tablier mobile tandis que les autres sont fixées à l'une des plaques métalliques por tant un distributeur et son vérin auxiliaire d'actionnement, les parties terminales de cette bande ou ruban étant fixées aux extrémités libres des leviers. 6 - Machine selon la revendication 5, caractérisée en ce que l'orga- ne souple de liaison est enroulé sur les poulies solidaires du tablier mobile et de la plaque de façon que l'inclinaison de eelui-ei d'un catie ou de de-ltautre modifie la tension de cet or gane souple qui fait alors pivoter contre son distributeur l'u des leviers, de sorte que ledit distributeur sous-alimente le vérin de travail correspondant, ce qui rétablit le tablier mo bile dans sa position parallèle au tablier fixe. 7 - Machine suivant l'une des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que chaque distributeur est commandé par un vérin auxiliaire fixé à la plaque correspondante, ce vérin étant alimenté par un circuit hydraulique autonome commun aux vérins auxiliaires. 8 - Machine suivant la revendication 7, caractérisée en ce que les vérins auxiliaires sont disposés de façon à pouvoir faire pivo ter les leviers de commande des distributeurs, les leviers étant en équilibre pendant le mouvement du tablier mobile, sous l'action conjuguée de leurs organes de rappel, de leurs vérins auxiliaires de commande, et de l'organe souple de liaison entre ces deux leviers, sur lesquels ledit organe souple exerce une force constante lorsque le tablier mobile nrest pas soumis à une force excentrée. 9 - Machine suivant l'une des revendications 4 à 8, caractérisée en ce que chaque extrémité du tablier mobile est munie d'une butée réglable en hauteur, intervenant en fin de course du tablier mobile et agissant sur les leviers de commande des distributeurs pour arrêter ledit tablier, ces butées sont synchronisées et commandées par un organe de manoeuvre unique. 10 -Machine suivant la revendication 9, caractérisée en ce que, lorsque les leviers sont actionnés par les butées, ces leviers amènent les tiroirs des distributeurs daris des positions où ces tiroirs coupent l'alimentation des vérins de travail et arrêtent le déplacement du tablier mobile.