La présente invention, à laquelle a participé Monsieur André Sausse, a pour objet un réservoir souple, utilisable en particulier pour la conservation d'un liquide et sa délivrance sous légère pression, notamment par gravité. Il est utilisable par exemple en clinique, pour les injections et perfusions diverses. Les réservoirs souples de ce type (parfois appelés "poches") sont bien connus, ils sont constitués soit de deux feuilles souples rectangulaires accolées, soudées sur leur quatre cavés, soit d'un tube large à paroi mince, aplati et soudé à ses deux extrémités. Généralement les soudures d'extrémité délimitant le réservoir ne suivent pas les bords extrêmes, perpendiculaires à l'axe longitudinal : pour permettre une vidange complète de la poche, donc permettre la délivrance exacte d'un volume prédéterminé, les lignes de soudure sont obliques et convergent vers l'orifice de sortie en formant entonnoir. Une seconde ligne de soudure réunit alors les bords extrêmes pour éviter l'infiltration de matières indésirables entre les parois inutilisées. Les deux extrémités du réservoir sont généralement symétriques. Dans les surfaces triangulaires comprises entre les lignes obliques de soudure et les extrémités, on dispose habituellement des oeillets qui permettent de suspendre la poche à un support. Ces poches, étant obtenues à partir de feuilles planes ou à faible courbure, se déforment au niveau de leur oriPice de sortie dans lequel est inséré soit un raccord tubulaire soit l'extrémité d'un tube d'élastomère. Il en résulte des plis irréguliers qui conservent un volume indéterminé de liquide. La présente invention a pour objet un réservoir qui ne forme pas de plis irréguliers et dont la vidange est, sinon complète, du moins prévisible. L'invention a encore pour objet un procédé de fabrication de ce réservoir. Elle a enfin pour objet l'emploi de ce réservoir selon des modalités nouvelles et avantageuses. Le réservoir selon l'invention comprend une gaine tubulaire aplatie à parois minces, soudée à ses extrémités, avec un orifice à l'une au moins de ces extrémités. Il se caractérise en ce que ses deux parois portent des empreintes axiales hémicylindriques, à concavités en regard l'une de l'autre. La gaine tubulaire tenue à plat définit ainsi un canal axial préformé aux extrémités duquel on peut adapter par les techniques usuelles (soudure, collage, vulcanisation) tout embout convenable de diamètre extérieur correspondant au diamètre intérieur dudit canal. A la vidange les parois se plaquent parfaitement l'une contre l'autre, à l'exception du seul canal axial dont le volume résiduel est mesurable une fois pour toutes. Le réservoir selon l'invention peut astre fabriqué en matière thermoplastique, par exemple chlorure de polyvinyle plastifié, ou en élastomère, par exemple caoutchouc de silicone. On peut opérer, par exemple, selon les étapes suivantes, dont certaines peuvent être inteerties : on extrude une gaine à travers une Bilière-portant le profil des empreintes hémicylindriques, avec insufflation d'air dans l'axe des dites empreintes, on soude périodiquement la gaine transversalement, en exceptant l'emplacement de ladite empreinte axiale, on découpe la gaine au milieu des zones de soudure, on place des oeillets dans les ones soudées, de part et d'autre de I'empreinte axiale, et si on le désire on équipe les orifices axiaux de bouchons, tubes ou raccords tubulaires. Ainsi l'orifice inférieur peut âtre muni d'une bague de renforcement souple ou rigide (convenant à l'insertion d'un bouchon perforable ou non, d'un tube ou d'un raccord tubulaire) ou directement d'un tube souple ou d'un raccord pour tube souple. L'orifice supérieur peut être muni d'un bouchon perforable ou non, il peut titre scellé par collage ou soudure, de préférence en inversant la courbure d'une des empreintes hémicylindriques. Les figures ci-annexées illustrent l'invention. La figure i représente une filière convenant à l'extrusion de la gaine à partir de laquelle on obtient le réservoir. La figure 2 représente lagaine. La figure 3 représente un réservoir en cours d'utilisation. La figure 4 représente un autre mode d'utilisation, La figure 5 représente uneXvarlrante. Selon la figure 1, la fente (1) de la filière prisent un profil généralement aplati, avec deux empreintes semicirculaires (2). Pour la clarté du dessin, l'écart entre les portions supérieure et inférieure est très exagéré par rapport à la largeur de la gaine, de même que sur la figure 2. On voit en (3) une arrivée d'air à travers la filière, assurant un léger gonflage pour éviter le collage des deux parois de la gaine à la sortie de la filière. La figure 2 montre l'empreinte (4) des machoires qui soudent les parois de la gaine (6) entre elles, en respectant les empreintes hémicylindriques (20). On a marqué en (5) la ligne selon laquelle on séparera les deux éléments adjacents pour obtenir des réservoirs distincts. La figure 3 montre le réservoir selon l'invention selon un rôde d'utilisation qui permet de remédier à une hauteur insuffisante, Ce serait le cas par exemple pour une perfusion d'urgence dans un lieu exigea. Le réservoir (7)- suspendu à sa potence (8) est tendu par un poids (9) fixé à son extrémité inférieure. Cette tension élève la pression du liquide dans le réservoir, donc dans la tubulure de perfusion (10). La figure 4 illustre une variante utilisable lorsque le poids (9) est inutilisable (véhicule provoquant des mouvements pendulaires par exemple). Dans ce cas la tension du réservoir est obtenue au moyen d'un berceau en deux parties (15) et. (16), à longueur réglable par une crémaillère (17) et une manette (18). Le réservoir est saisi à ses extrémités par des organes tels que les pointes (19), et tendu par allongement du berceau. La figure 5 illustre un autre mode d'utilisation du réservoir souple : le réservoir (7) est entrains par le lien (12) et le treuil (13), selon un programme préétabli, entre deux glissières (11) dont l'intervalle est sensiblement égal à l'épaisseur du réservoir vide. Une ouverture évasée ou des galets (14) facilitent la pénétration du réservoir entre les glissières. REVENDICATIONS 1 - Réservoir souple, comprenant une portion tubulaire aplatie à parois minces soudée à ses extrémités, et un orifice à l'une au moins des extrémités, caractérisé en ce que lesdites parois portent des empreintes axiales hémicylindri- ques à concavités en regard l'une de l'autre. 2 - Procédé de fabrication d'un réservoir selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on extrude une gaine à travers une filière portant le profil des empreintes hémicylindriques correspondantes, avec insufflation d'air dans l'axe des dites empreintes, on soude périodiquement la gaine transversalement en exceptant l'emplacement de ladite empreinte axiale, on découpe la gaine au milieu des zones de soudure, on place des oeillets dans les zones soudEes, de part et d'autre de l'empreinte axiale, et si on le désire on équipe les orifices axiaux de bouchons, tubes ou raccords tubulaires. 3 - Emploi d'un réservoir selon la revendication 1, en matière élastique, pour la délivrance d'un liquide sous pression Par une tubulure fixée à l'orifice inférieur, l'orifice supérieur étant fermé, caractérisé en ce qu'on exerce une traction longitudinale de valeur connue sur le réservoir. 4 - Emploi selon la revendication 3, caractérisé en ce que le réservoir est suspendu par les oeillets de l'extrémité fermée et qu'il support un poids fixé aux oeillets de l'extrémité munie d'une tubulure. 5 - Emploi selon la revendication 3, caractérisé en ce que ce réservoir est posé sur un berceau à longueur réglable muni de pointes coopérant avec les oeillets. 6 - Emploi d'un réservoir souple pour la délivrance d'un liquide à un débit prédéterminé, caractérisé en ce qu'un treuil engage progressivement, selon le programme prFdéterminé, le réservoir entre deux plaques dont l'écartement correspond à l'épaisseur du réservoir vide.