L'invention est relative à une presse à fermeture verticale pour le moulage par injection de matériaux élastomères, thermoplastiques et thermodurcissables. Il est connu que les presses de ce type sont de plus en plus adoptées, compte tenu des avantages qu'elles offrent comparativement aux presses de moulage par injection fermant horizontalement, ces avantages étant :a) la possibilité d'employer tout moule, simple ou complexe, lourd ou léger, avec ou sans mandrins rétractables; b) la possibilité d'utiliser des moules de stuc- ture plus simple, donc plus économiques; c) une influence nulle ou négligeable du poids du moule sur le système de fermeture du moule; d) une réduction considérable de la dimension de la presse Les presses à injection à fermeture verticale actuellement utilisées comprennent essentiellement un bâti vertical portant une paire de plateaux porte-moule verticalement alignés, dont l'un au moins est déplaçable dans la direction de l'axe vertical de la presse, et un dispositif, le plus souvent de type à vis pour amener à une chambre de transfert une quantité déterminée de matériau moulable. Dans les presses à fermeture verticale de structure et de fonctionnement plus compliqués, le mouvement du plateau porte-moule mobile est effectué au moyen d'unités piston-cylindre hydrauliques.Dans ce but, plus particulièrement dans les presses dans lesquelles le moule mobile est le moule supérieur, le bâti, à un point situé au-dessus du plateau supérieur supporte une paire d'unités piston-cylindre pour une approche rapide du moule supérieur vers le moule inférieur et une autre unité de piston-cylindre pour serrer les moules l'un contre l'autre pendait le moulage par injection du matériau élastomère. La dernière.uni- té citée est habituellement de grande dimension compte tenu des pressions élevées atteintes pendant le moulage par injection du matériau, qui tend à s'opposer au maintien des moules en position fermée.En plus des unités piston-cylindre, une presse à fermeture verticale est munie au sommet du bâti d'au moins un réservoir pour le fluide hydraulique nécessaire au fonctionnement desdites unités. L'agencement décrit ci-dessus, qui est couramment adopté sur les presses à fermeture verticale conventionnelles est criticable du fait du poids élevé (du aux unités cylindre-piston et au réservoir d'huile) que doit supporter le bâti à un niveau donné, de même que du fait de la grande quantité d'huile en circulation qui est nécessaire à un fonctionnement satisfaisant de la presse. En conséquence r une presse à fermeture verticale doit nécessairement être particulièrement robuste pour offrir une stabilité satisfaisante lors de son fonctionnement, plus particulièrement lorsque la presse est destinée à une grande production quotidienne. Il est de plus connu que les presses à moulage par injection sont généralement équipées de deux plateaux porte-moule déplaçables l'un par rapport à l'autre chacun d'eux étant associé à une moitié de moule pourvue d'une empreinte de la pièce à mouler. Compte tenu de la taille de la pièce à réaliser les deux moules peuvent évidemment varier en hauteur de sorte que les courses d'approche pour la fermeture des moules et par la suite leur ouverture, de même que la course du plateau pour appliquer la poussée de serrage doivent être modifiées et réglées pour s1adap- ter à la hauteur du moule introduit dans la presse. Cette exigence est satisfaite dans les presses à moulage par injection conventionnelles en prévoyant de longues courses de fonctionnement pour les pistons, à la fois pour l'approche et l'é- loignement des plateaux et pour le piston qui applique la poussée de serrage des moules. Du fait que le dernier piston cité fonctionne dans un cylindre dont la zone de section transversale est grande, le volume d'huile nécessaire, pour appliquer au piston la poussée de serrage correcte, à une pression de fonctionnement donnée, est relativement important dans le but de tenir compte à la fois des courses longues et courtes qui sont fonctions de la hauteur du moule utilisé. Ceci entraine des difficultés de fonctionnement et nécessite un surdimensionnement des organes de circulation des fluides de fonctionnement. Selon un objet de la présente invention, on fournit une presse à fermeture verticale pour le moulage par injection d'un matériau élastomère obviant aux inconvénients ci-dessus en évitant les superstructures lourdes et volumineuses particulières aux presses conven#tionnelles, et d'offrir un meilleur fonctionnement et une souplesse d'exécution plus grande par rapport aux presses conventionnelles. Un autre objet de l'invention consisteVà fournir une presse pour le moulage par injection rendant possible l'utilisation de moules à hauteur variable, la course de fonctionnement du piston d'ouverture et de fermeture du moule étant constante et dwune longueur minimum, quelle que soit la hauteur du moule utilisé. Dans ce but et avec d'autres objectifs qui seront mieux compris par la description suivante, la presse à fermeture verticale selon l'invention pour le moulage par injection de matériaux thermocurcissables, thermoplastiques ou élastomères en général et plus particulièrement du caoutchouc comprend un bâti s'étendant verticalement, une paire de plateaux support de moule disposés dans le bâti l'un au-dessus de l'autre pour des mouvements d'approche et de retrait verticaux, un moyen actionné par un fluide hydraulique pour l'approche rapide du plateau supérieur vers le plateau inférieur, une tuyère d'injection s'étendant vers le haut à travers le plateau inférieur, une chambre de transfert pour le matériau moulable assujettiede façon fixe sur ledit plateau inférieur sen siblement en alignement avec ladite tuyère avec laquelle elle est en communication, la presse étant caractérisée par le fait que le bâti porte, sous ladite chambre de transfert, une première unité piston-cylindre disposée verticalement, dont l'élément mobi le est relié de façon fixe au plateau inférieur ledit élément mobile formant le cylindre d'une autre unité piston-cylindre disposée verticalement, dont la tige de piston a son extrémité supérieure disposée de manière coulissante et étanche dans ladite chambre de transfert pour constituer un plongeur de transfert dans cette dernière, un organe d'avancement par vissage assujetti audit élément mobile de ladite première unité piston-cylindre pour charger dans ladite chambre de transfert une quantité prédéterminée de matériau moulable, un moyen pour intercepter le matériau traité apporté à la chambre de transfert pendant l'injection dans le moule et un moyen pour déconnecter la chambre de transfert et la tuyère d'injection pendant la chargement du matériau traité par l'unité d'avancement dans la chambre de transfert. La presse est en outre caractérisée par le fait qu'elle comprend, en combinaison, au moins un dispositif d'appui réglable associé au premier plateau, un moyen pour déplacer ledit plateau en même temps que ledit dispositif d'appui pour effectuer l'approche et la fermeture du moule, un moyen de butée solidaire du bâti de presse s'appuyant sur le dispositif d'appui en position fermée du moule seulement et en direction de la poussée appliquée au moule pour sa fermeture, un piston associé avec un seoond plateau pour appliquer la poussée de serrage et de fermeture du moule en réalisant à l'intérieur de son cylindre de pression une course de tra vail qui est maintenue constante indépendamment de la hauteur du moule placé entre les plateaux. L'invention concerne en outre un dispositif de valve à deux voies adaptée pour ouvrir et fermer automatiquement la chambre de transfert pour le matériau thermoplastique, thermodu#rcis#sable ou élastomère, synthétique ou naturel, plus particulièrement du caou# chouc, à injecter dans une presse de moulage par injection du type dit à piston et vis séparés. Le dispositif de valve-relie tout d'abord la chambre de transfert avec son moyen d'alimentation en matériau plastifié, puis les déconnecte et permet au matériau de s'écouler depuis la chambre de transfert vers la cavité du moule par injection à travers une tuyère appropriée. Conformément à un premier mode de réalisation du dispositif de valve, du matériau frais peut être chargé dans la-chambre de transfert, en position ouverte du moule, pour le déchargement du moulage précédent, ce qui se traduit par un fonctionnement du type à chevauchement. Conformément à un second et à un troisième modes de réalisation, le chevauchement n'est pas possible, mais d'autres avantages importants, consistant en une simplicité de construction sont atteints. L'invention va maintenant être décrite en se référant au dessin, donné uniquement à titr & d'exemple, dans lequel la figure 1 est une coupe partielle en élévation d'une presse de moulage à injection selon l'inventionl la figure 2 est une vue en perspective d'un mode de réalisation du dispositif d'appui réglable; la figure 3 est une vue partielle en coupe verticale d'une partie inférieure de la presse à fermeture verticale à une échelle agrandie; la figure 4 est une vue en coupe à échelle agrandie d'un mode de réalisation du di positif de valve pour le chargement de la chambre de transfert pour un fonctionnement chevauchant; la figure 5 est une vue en coupe verticale d'un mode de réalisation du dispositif de valve pour un fonctionnement non chevauchant. la figure 6 est une vue en perspective de l'organe d'interception pour le mode de réalisation représenté sur la figure 5; la figure 7 est une vue en coupe verticale d'un autre mode de réalisation du dispositif de valve pour un fonctionnement non chevauchant; et la figure 8 est-une vue en coupe transversale selon la ligne Vili-Vili de la figure 7 En se référant aux figures 1, 2 et 3, la presse de moulage par injection fermant verticalement comprend un bâti 1 étendant en direction verticale en portant divers organes d'actionnement de la presse, notamment depuis le bas vers le haut, un socle 3 supportant un cylindre à simple action 2 pour produire la poussée de fermeture et de serrage du moule au moyen d'un piston 4 muni d'anneaux d'étanchéité 4a et 4b (fig.3).Le piston 4 est creux pour constituer un cylindre 5 à double-action possédant des orifices d'entrée et de sortie Sa et 5b et comportant intérieurement un piston 6 muni d'anneaux d'étanchéité 6a, 6b. La portion d'extrémité 7 de la tige 8 du piston 6 agit comme un plongeur d'injection pour le matériau à mouler, en coulissant de façon étanche dans la chambre de transfert 19 avec laquelle il est aligné. Le piston creux 4 s'étend vers le haut pour supporter le plateau inférieur 9 et supporte latéralement au moyen de bras 10 (guidés dans un guide 11 solidaire du bâti) le dispositif de plastification et de chargement du matériau, ledit dispositif comprenant un moteur 12 commandant,à l'aide d'une courroie 13 et de poulies 14,15, une vis d'avancement agissant dans le cylindre 16.Le stock de matériau descend de la trémie 17, est plastifié dans le cylindre 16 sous l'action de la chaleur produite par une chemise chauffante 18, et atteint la chambre de transfert 19 à travers un dispositif de valve d'interception 19a. Le matériau est injecté depuis la chambre 19 sous l'action de l'extrémité 7 de la tige de piston 8 dans la cavité 21 du moule 20 à travers la tuyère d'injection 22 portée par la chambre de transfert et un trou de -coulée 23 dans le moule. Le moule comprend deux demi-moule 20a, 20b i le premier demimoule étant associé au plateau inférieur 9 par interposition d'un dispositif de décharge du moule, ce par quoi, lorsque cela est nécessaire pour le cycle de fonctionnement de la machine, le moule peut être cycliquement retiré de la machine après le retrait de la tuyère d'injection de sa position de fonctionnement. Ledit dispositif comprend essentiellement un plateau de support de moule relié à une tige de piston 25 d'un cylindre hydraulique 26, ce dernier étant supporté par un bras 27 faisant saillie du bâti 1. Le demi-moule supérieur 20b est porté par le plateau supérieur 28 qui est de plus associé à une paire de dispositifs d'appui réglables désignés en général par 29, prévus pour permettre la poussée de serrage du moule. Les dispositifs comprennent chacun un bloc de base rigide 30, fixé de façon rigide à une plaque 31 coulissable sur le plateau supérieur 28 en direction transversale par rapport au mouvement des plateaux 9 et 28 sur des chemins de guidage,non représentés sur le dessin, sous l'action de cylindres hydrauliques 32 possédant des tiges de piston 33, les cylindres étant fixés à des bras 34 s'étendant depuis le plateau 28. Des blocs d'épaisseur 36 sont fixés au moyen de vis 35 les uns aux autres et au bloc de base 30 (figure 2) et sont égaux en hauteur à une fraction choisie de la hauteur du bloc de base 30. Chacun des blocs d'épaisseur 36 est assujetti à son bloc sous-jacent, seulement pour un assemblage et un désassemblage individuel. Le plateau supérieur 28 avec ses dispositifs d'appui 29 est verticalement déplaçable par une tige de piston 37 d'un cylindre hydraulique 38 qui effectue l'approche et le retrait du plateau supérieur 28 vers et en s'écartant du plateau inférieur 9. Le cylindre 38 est porté par la partie supérieure du-bâti 1. Ru niveau le plus élevé qui peut être atteint par les dispositifs d'appui réglables 29, le bâti l comprend une portion de tête ou poutre 39, munie d'une ouverture 40 pour livrer passage à la tige de piston 37O En position fermée du moule les commandes de la presse agissent pour amener les dispositifs 29 au moyen de leurs cylindres 32 en dessous de la portion de tête 39 (position en li gnes-continues de la figure 1) et la poussée de serrage du moule au moyen du cylindre 2 et du piston 4 est ainsi absorbée par ladite portion de tête 39.A l'étape d'ouverture du moule les dispositifs d'appui réglables 29 sont tout dtabord abaissés en même temps que le plateau 28 lorsque le piston 4 se déplace vers le bas et ensuite dégagés de la portion de tête 39 par un faible déplacement latéral produit par les cylindres 32, grâce à quoi le plateau supérieur 28 peut ensuite être élevé. Dans le but de substituer sur la machine un moule à un autre moule de hauteur différente, par exemple un moule dépassant en hauteur celui représenté dans la figure I, un ou plusieurs blocs d'épaisseur 36 des dispositifs d'appui réglables 29 sont retirés pour laisser entre les plateaux une place convenable pour recevoir le nouveau moule. Si la différence en hauteur du nouveau moule ne correspond pas exactement à l'épaisseur d'un ou de plusieurs blocs d'épaisseur 36, un réglage supplémentaire des plateaux peut être effectué au moyen du piston de serrage du moule 4 qui peut être légèrement réglé en position à l'intérieur du cylindre 2 par l'admission ou le retrait d'une quantité donnée de fluide à travers l'ouverture d'entrée 2a# dans le cylindre. De façon correspondante, la longueur de course permise du piston 4 dans le cylindre 2 doit être au moins égale à l'épaisseur de l'un des blocs d'épaisseur 36 du dispositif d'appui réglable 29. Une fois que les plateaux ont été positionnés conformément au changement de hauteur du moule 20, la course de serrage et de fermeture du moule encore effectuée par le piston 4 est la même qu'avant et elle est celle prévue pour la presse. Il est clair par conséquent qu'un réglage grossier de la presse lors d'un changement de hauteur du moule repose sur le changement de hauteur des dispositifs 29, la course de fermeture produite par le cylindre de pression (après réglage final, s'il y a lieu) restant constante quelle que soit l'épaisseur du nouveau moule monté dans la presse. En se référant à la figure 4, le dispositif de valve 19a interceptant le matériau en cours de chargement dans la chambre de transfert 19 comprend un cylindre hydraulique à double action 270 possédant des entrées d'huile 280 et 290 et un fond amovible 300 retenu par un anneau de verrouillage fileté 300a et un piston 310 muni d'anneaux d'étanchéité 320 et 330 coulissant dans le cylindre 270. Le piston 310 est solidaire de la tige de piston 340 faisant axialement saillie hors du cylindre 270 à travers le fond amovible 370 dudit cylindre, la partie saillante de la tige de piston étant munie d'un rétrécissement 350 et d'une portion de tête 360 possédant un dégagement latéral 361.Le fond amovible 370 est verrouillé sur le cylindre 270 au moyen d'un anneau de verrouillage fileté 380 qui grâce à une portion cylindrique filetée 390 est adapté pour être vissé dans un enfoncement de la saillie 4c (fig.3) de l'unité cylindre-piston 4 dans lequel la chambre de transfert 19 est formée. La portion de tête 360 est dimensionnée de façon à s'adapter exactement dans le passage 19b (fig.3) reliant le chargeur à vis 16 et la chambre de transfert 19, de façon à arrêter l'écoulement du matériau plastifié lorsque le piston 310 est en position avant. De plus, la tête 360 déconnecte la chambre de transfert 19 et sa tuyère d'injection 22 qui la surmonte en position de retrait du piston 310. Il est ainsi possible de remplir la chambre de transfert 19 même en position ouverte du moule grâce à la technique connue de chevauchement. Dans les figures 5 et 6, qui concernent un autre mode de réalisation du dispositif d'interception 19a pour le chargement de la chambre de transfert, la chambre 19 s'ouvre axialement dans un canal 301 conduisant à la tuyère d'injection non représentée sur le dessin. La saillie 4c est diamétralement traversée par un orifice 401 coupant le canal 301 de préférence en direction orthogonale, la zone d'intersection étant indiquée en 501; Une tige 601 s'étend à travers la portion droite de l'orifice 401 (figure 5) et est munie d'un tampon 701 vissé dans un enfoncement taraudé 801 de la saillie 4c. La portion d'extrémité 901 de la tige 601 s'étendant à travers la zone d'intersection 501 est de préférence sous la forme d'un ergot cylindrique de diamètre plus petit que l'orifice 401 pour laisser autour de lui un passage annulaire de la chambre 19 vers le canal 301. La portion de droite de l'orifice 401,(figure 5), est munie d'un connecteur 101 vissé dans un filetage 131 dans un enfoncement 121 dans la saillie 4c. Le connecteur est muni d'un conduit 141 ouvrant dans l'orifice 401 par une ouverture 151. Le matériau à mouler qui a été plastifié dans le dispositif déjà décrit ci-dessus est amené vers la chambre 19 par ledit conduit 141. Un espace 181 est laissé entre la surface extrême 161 du connecteur 101 et la surface extrême 171 de l'ergot 90i (figure 5) et reçoit un organe d'interception 191 qui coulisse librement à son intérieur. L'organe d'interception 191 (figure6) comprend un corps allongé 201 de la périphérie duquel s'étendent une pluralité de nervures 211 di#rigées axialement dont les bords libres reposent sur une surface cylindrique imaginaire de diamètre légèrement plus petit que le diamètre de l'espace 181 dans lequel l'organe 191 est donc librement déplaçable. Les extrémités 221 et 231 dé l'organe d'interception 191 ont la forme de troncs de cône, de sorte que la surface conique 241 puisse s'adapter dans l'ouverture 151 du connecteur 101 (comme indiqué par les lignes discontinues dans la figure 5) afin de fermer ladite ouverture Le dispositif de valve décrit ci-dessus fonctionne automatiquement sous l'action du matériau moulé. A l'étape du cycle de la presse à laquelle le matériau plastifié est amené à travers le conduit 141 dans le connecteur 101, le matériau pousse vers la droite l'organe d'interception 191 jusqu'à ce que ce dernier entre en contact avec la surface 171 de l'ergot 901. Dans ces conditions, le matériau circule à travers les vides entre les nervures 211 et atteint la chambre de transfert 19 à travers le passage annulaire précité dans la zone d'intersection 501. Lorsque la chambre 19 est remplie et que la presse est mise en position pour effectuer l'injection, le matériau est poussé par le plongeur 7 (non représenté dans la figure 5) vers le conduit 301 conduisant à la tuyère d'injection. Pendant ce dernier mouvement la pression du matériau déplace l'organe d'interception 191 pour fermer l'ouverture d'entrée 151 au moyen de sa surface conique 241. Le matériau est donc convoyé vers le canal 301 exclusivement. On doit noter que le matériau plastifié subit un traitement ultérieur de plastification pendant le chargement de la chambre 19 en étant extrudé à travers les vides entre les nervures 211 sur l'organe d'interception 191. Cependant, l'opération par chevauchement n'a pas lieu, du fait que le moule doit être fermé avant que la chambre 19 puisse être chargée. Dans les figures 7 et 8, qui représentent un troisième mode de réalisation du dispositif de valve dtinterception pour le chargement de la chambre de transfert et le transfert du matériau de cette dernière chambre vers le moule, les parties correspondant à celles du dispositif des figures 5 et 6 portent des chiffres de référence semblables. L'organe d'interception et son moyen d'appui sont en conséquence modifiés en ce que ledit organe comprend une bille 251 librement mobile (sous la poussée exercée par le courant de matériau) dans l'orifice 181 entre l'ouverture 151 et l'extrémité 261 de l'ergot 901. L'extrémité 261 est munie de cloisons radiales 271 en contact avec la paroi interne de l'orifice 181 et laissant entre elles des passages 281 au travers desquels le matériau à mouler atteint la chambre de transfert 19. Egalement dans ce mode de réalisation, la chambre de transfert 19 peut être remplie seulement après la fermeture du moule. Il est clair, d'après ce qui précède, que la presse à fermeture verticale selon l'invention atteint totalement les buts cités cidessus, spécialement du point de vue d'un fonctionnement amélioré, de la réduction de la dimension, et ceci pour une production comparable à celle des presses conventionnelles, de plus la presse selon l'invention est d'une haute stabilité, même lors d'un fonctionnement prolongé,et d'un accès aisé à toutes ses pièces, ce qui facilite l'entretien et le réglage. REVENDICATIONS I. Presse à fermeture verticale pour l'injection de matériaux de moulage thermoplastiques, thermodurcissables, élastomères et similaires, plus particulièrement du caoutchouc, comprenant un bâti s'étendant verticalement, une paire de plateaux disposés de façon à être verticalement approchés et éloignés l'un de l'autre, un moyen d'approche rapide actionné par un fluide pour le plateau supérieur, une tuyère d'injection s'étendant axialement à travers le plateau inférieur, une chambre de transfert pour le matériau solidaire dudit plateau inférieur sensiblement en alignement axial avec ladite tuyère avec laquelle elle est en communication, caractérisée par le fait que le bâti porte, sous ladite chambre de transfert une première unité cylindre-piston disposée verticalement, dont l'élément mobile est solidaire du plateau inférieur, ledit. élément mobile constituant un cylindre pour une autre unité piston-cylindre disposé verticalement, dont la tige de piston est par son sommet reçue de façon coulissante et étanche par ladite chambre de transfert pour fonctionner à l'intérieur de cette dernière comme plongeur de transfert, un élément d'avancement à vis solidaire dudit élément mobile de ladite première unité cylindrepiston pour charger une quantité prédéterminée de matériau traité dans la chambre de transfert, un moyen pour intercepter la charge pendant l'injection du matériau dans le moule, et un moyen pour déconneeter ladite chambre de transfert et la tuyère d'injection pendant le chargement de matériau par l'élément à vis dans la chambre de transfert. 2. Presse à fermeture verticale pour l'injection de matériaux thermoplastiques, thermodurcissables et élastomères, caractérisée par le fait qu'elle comprend en combinaison une paire de plateaux, au moins un dispositif d'appui réglable associé au premier plateau, un moyen pour déplacer ledit plateau en même temps que ledit dispositif d'appui pour l'approche et la fermeture du moule, un moyen de butée solidaire du bâti de la machine adapté pour soutenir le dispositif d'appui seulement dans la position fermée du moule, et dans la direction où s'exerce la poussée de serrage du moule, un piston associé au second plateau, ledit piston étant adapté pour effectuer la poussée de serrage et de fermeture du moule et coulissant à cet effet à l'intérieur d'un cylindre de pression avec une longueur de course constante quelle que soit la hauteur du moule placé entre les plateaux. 3.~Presse selon l'une quelconque des revendications l et 2, caractérisée par le fait que le dispositif d'appui réglable comprend un bloc de base d'une hauteur de base déterminée associé au premier plateau mentionne et une pluralité de blocs d'épaisseur auxiliaires, égalant en hauteur une fraction de la hauteur de base, disposés de façon superposée sur ledit bloc de base, des moyens de fixation étant prévus pour fixer chacun des- bloes~auxi- liaires à son bloc sous-jacent st pour fixer le pfus bas -d'-entre eux au bloc de base. 4. Presse selon l'une quelconque des revendications 1 à 3,-caractérisée par le fait que le moyen de butée solidaire du bâti dé la- machine adapté pour recevoir en butée le dispositif d'appui réglable en position fermée du moule, comprend une portion de tête absorbant la pression de- fermeture du moule, fixée de façon rigide audit bâti, un moyen étant prévu pour déplacer ledit dispositif d'appui à l'écart de sa position de butée en tête pour permettre l'ouverture du moule. 5. Presse selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée par le fait que le piston adapté pour appliquer la poussée de fermeture accomplit une course dans son cylindre qui égale en longueur l'épaisseur d'au moins un bloc auxiliaire associé audit bloc de base dudit dispositif d'appui. 6. Presse à fermeture verticale selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée par le fait que le moyen de déconnexion pour la chambre de transfert et la tuyère d'injection pendant lé chargement du matériau traité dans la chambre de transfert et le moyen pour l'interception du chargement pendant l'injection comprend une unité cylindre-piston à double action disposée transversalement par rapport à une portion supérieure de la chambre de transfert, la tige de piston de ladite unité étant munie à sa partie saillant hors du cylindre d'un rétrécissement suivi par une portion de tête terminale, elle-même munie d'une pente latérale, ladite portion de tête étant dimensionnée de façon à obturer l'entrée du matériau traité vers la chambre de transfert et déconnecter la chambre de transfert de la tuyère d'injection, ledit rétrécissement étant situé à l'intersection de ladite chambre de transfert et de la tuyère d'injection quand ladite portion de tête est engagée dans le passage d'entre. 7. Presse à fermeture verticale selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, comprenant un dispositif de valve à deux voies pour ouvrir et fermer automatiquement la chambre de transfert, caractérisée par le fait qu'elle comprend un canal coupant le conduit qui relie la chambre de transfert à la tuyère d'injection, une pièce intern#e obturant une extrémité dudit canal et pénétrant à l'intérieur au-delà de la zone d'intersection, la section transversale de ladite pièce interne dans ladite zone d'intersection étant plus petite que la section de ladite zone, un connecteur percé, disposé à l'autre extrémité dudit canal pour être relié à l'unité d'avancement du matériau, définissant une butée à l'intérieur du canal en face et écartée de l'extrémité de ladite pièce interne, un organe d'interception comprenant une partie de corps munie d'une pluralité de nervures disposées axialement sur sa périphérie et librement mobile sur la zone entre la butée dudit connecteur et l'extrémité de ladite pièce interne afin d'ouvrir et de fermer par une extrémité l'alimentation dans ledit connecteur sous l'action du matériau en cours d'alimentation depuis ce dernier vers la chambre de transfert et au cours du transfert du matériau depuis la chambre de transfert vers la tuyère d'injection. 8. Presse à fermeture verticale selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, comprenant un dispositif de valve à deux voies pour ouvrir et fermer la chambre de transfert, caractérisée par le fait que le dispositif comprend un canal coupant le conduit reliant la chambre de transfert et la tuyère d'injection, une pièce interne fermant une extrémité dudit canal et atteignant à l'intérieur la zone située au-delà de l'intersection, la section transversale de ladite pièce interne étant plus petite que la section transversale de la zone d'intersection, un connecteur muni d'un orifice disposé à l'autre extrémité dudit canal pour la connexion avec l'élément d'avancement du matériau, définissant une butée à l'intérieur du canal opposé à et écarté de l'extrémité de ladite pièce interne, ladite extrémité de ladite pièce interne étant terminée par une pluralité de nervures radiales s'étendant vers la paroi interne dudit canal, un organe d'interception comprenant un corps sphérique à surface lisse librement mobile sur la zone entre la butée dudit connecteur et l'extrémité interne pour ouvrir et fermer l'orifice dans ledit connecteur par l'action du matériau lorsque celui-ci est amené à ladite chambre de transfert et est transféré de la chambre de transfert à la tuyère d'injection.