L'invention est relative aux conditionnements pour produits coulants, c'est-à-dire liquides, pulvérulents ou pâteux, susceptibles de s'écouler à travers une ouverture de petite section, notamment à travers un trou circulaire de diamètre compris entre 1 et 5 mm. Elle vise plus particulièrement, parmi ces conditionnements, ceux relatifs à des doses unitaires devolumes relativement petits telles que^par exemple les doses de l'ordre de quelques cm3 couramment utilisées dans le domaine dec médicaments liquides et présentées généralement dans des ampoules en verre. Elle vise également les procédés et dispositifs de fabrication des conditionnements ci-dessus. Elle a pour but, surtout, de rendre ces conditionnements tels qu'ils répondent mieux que jusqu'à ce jour aux diverses exigences de-la pratique, notamment en ce qui concerne leur étanchéité, la simplicité de leur fabrication, l'élégance de leur présentation, l'agrément de leur manipulation et le caractère pratique de la libération de leur contenu. Les conditionnements du genre en question visés par l'invention comprennent, d'une façon connue en soi, un alvéole constitué en une feuille mince déformée prolongé à sa périphérie par un rebord plan, et un couvercle de fermeture de cet alvéole présentant une surface rapportée de façon étanche sur ledit rebord, tout le long de celui-ci, de manière à former une boucle fermée, et ils sont caractérisés en ce que leur couvercle est à double fond, le fond le plus intérieur étant perforé par un petit orifice écartédes surfaces le long desquelles ce fond est rap port sur l'autre. De préférence le couvercle des conditionnements selon l'invention est constitué de deux feuilles superposées dont la première, comportant la surface en boucle fermée rapportée de façon étanche sur le rebord de l'alvéole, est perforée par un petit orifice disposé à l'intérieur de ladite boucle, à une certaine distance de celle-ci, et dont la deuxième, pleine, présente également une surface en boucle fermée rapportée de manière étanche sur au moins une partie du verso de la surface ci-dessus de la première feuille. En ce qui concerne le procédé de fabrication et de rempli sage de tels conditionnements, on commence par rapporter la première feuille de fermeture sur le rebord de l'alvéole, puis on remplit cet alvéole de son contenu coulant à travers l'orifice perforé dans ladite feuille, après quoi on rapporte la deuxième feuille sur l'alvéole ainsi rempli. L'étanchéité de la liaison assurée par cette deuxième opération est parfaite car les bavures de remplissage demeurent limitées au voisinage immédiat du bord de l'orifice et n'atteignent donc pas la zone périphérique le long de laquelle les deux feuilles sont adhérées l'une contre l'autre. Dans des modes de réalisation préférés un pan, de la deuxième feuille, s'étendant jusqu'au bord du conditionnement terminé, de préférence jusqu'à au moins un coin de ce conditionnement, demeure non adhéré contre la portion en regard de la première feuille, laquelle est au contraire adhérée contre un prolongement correspondant du rebord de l'alvéole : ce pan constitue une patte facilement préhensible entre le pouce et l'index pour amorcer le pelage de la deuxième feuille jusqu'au dégagement de l'orifice pratiqué dans la première, et l'évacuation du contenu du conditionnement peut alors être très simplement obtenue par un léger écrasement de celui-ci. L'invention comprend, mises à part ces dispositions principales, certaines autres dispositions qui s'utilisent de préférence en même temps et dont il sera plus explicitement question s ci-après. Dans ce qui suit l'on va décrire un- mode de réalisation préféré de l'invention en se référant au dessin ci-annexé d'une manière bien entendu non limitative. Les fig. 1 et 2, de ce dessin, montrent respectivement en élévation frontale et en coupe verticale selon II-II fig. 1, un conditionnement établi conformément à l'invention. La fig. 3 montre à plus grande échelle un détail de la fig. 2, volontairement déformé pour plus de clarté. La fig. 4 montre, parties arrachées, la partie arrière de ce même onditionnement. La fig. 5 montre très schématiquement un dispositif établi conformément à l'invention pour remplir le conditionnement en question de son contenu. Et la fig. 6 montre le même conditionnement en partie vidé de son contenu. Le conditionnement de l'invention comprend d'une façon connue en soi - un alvéole 1 prolongé par un rebord périphérique plan 2 et fabriqué de préférence par thermoformage d'une feuille de matière plastique transparente semi-rigide tel Te que notamment une feuille de polychlorure de vinyle, de pclystyrène ou d'un complexe polyéthylène-polychlorure de vinyle, épaisse de 100 à 500 microns, - et un couvercle plan fermant cet alvéole de manière étanche. Dans les modes de réalisation connus d'un tel conditionnement, le couvercle était constitué par une feuille unique pleine, ce qui posait des problèmes très délicats en ce qui concerne le remplissage et l'obtention subséquente d'une fermeture étanche : en effet il était difficile d'éviter que le contenu coulant, généralement liquide, de l'alvéole souille le rebord de celui-ci or il est pratiquement impossible d'assurer une bonne étanchéité en rapportant une feuille sur une plage souillée d'une autre, la laque, colle ou autre substance utilisée pour assurer la liaison tanche désirée perdant généralement ses qualités adhésives au contact du produit souillant. On écarte très simplement ce risque de souillure en recourant, consormment à l'invention, à un couvercle à double fond dont seul le fond intérieur est perforé, à distance des zones d'adhérence. Le premier fond 3, ou fond intérieur, est formé par un morceau de fetille plane de même contour extérieur que le rebord 2, présentEnt une plage 4 périphérique (c'est-à-dire décrivant une boucle fermée) appliquée de manière étanche contre ce rebord 2, tout le long de celui-ci. Cette feuille plane peut être constituée de toute manière connue, notamment en une matière plastique thermocollante telle que le polyéthylène, de faible épaisseur (par exemple comprise entre 40 et 800 microns) à la fois imperméable et compatible avec le contenu futur du conditionnement. Ce premier fond 3 est perforé, avant ou après sa fixation sur l'alvéole 1, par un orifice 5 qui présente les caractéristiques suivantes - il est relativement petit, ayant notamment la forme d'un cercle de diamètre compris entre 1 et 5 mm, - il est disposé à une certaine distance de la plage périphérique 4, sa plus courte distance à cette plage étant-de quelques mm. Le deuxième fond 6, ou fond extérieur, est aussi formé par un morceau de feuille plane de même contour extérieur que le rebord 2. il présente comme le premier fond une plage 7 périphérique, c'est-à-dire décrivant une boucle fermée, appliquée d'une manière étanche contre le verso de la plage 4 du premier fond. La feuille constitutive du deuxième fond peut être constituée en matière plastique (polychlorure de vinyle, polyéthylène...), en métal (aluminium) au de préférence en un carton enduit d'une laque thermocollante. Le choix du carton pour constituer le deuxième fond présente un certain nombre d'avantages, et en particulier le suivant. Contrairement aux feuilles de matière plastique ou de métal, généralement débitées à partir de rouleaux, les morceaux de carton sont débités directement au format, c'est-à-dire dans leurs formes et dimensions définitives : ils peuvent'donc porter, imprimées à l'avance, des indications dont la position est parfaitement repérée par rapport aux alvéoles eux-mêmes et par rapport aux pattes de pelage s'il en est prévu. Un tel repérage peut présenter de grands avantages pour l'esthétique de la présentation, pour la clarté des indications concernant les propriétés des contenus des conditionnements et pour celle des instructions concernant l'ouverture de ces derniers, en particulier dans le cas ou chaque morceau de carton porte plusieurs alvéoles remplis de contenus différents. Dans les réalisations préférées, le deuxième fond 6 n'est pas adhéré contre le premier fond 3 sur une surface aussi importante que celle le long de laquelle ce premier fond est adhéré contre le rebord 2 : au contraire un pan 8, de ce deuxième fond,s'étendant jusqu'au contour de celui-ci, et de préférence jusqutà au moins un coin 9 de ce contour, demeure non adhéré sur la portion en regard du premier fond. Ce pan 8, qui est situé à proximité de l'orifice 5, constitue donc une patte libre qui facilite l'ouverture du conditionnement ainsi qu'il sera précisé ci-après. Pour réserver à une telle patte libre une surface suffisante dans un conditionnement de forme générale rectangulaire, on donne avantageusement à l'alvéole 1 la forme générale d'un rectangle dont un des quatre coins est tronqué (fig. 1 et 4) la bande périphérique selon laquelle les deux fonds sont collés l'un contre l'autre longe avec une largeur sensiblement constante le contour de ce rectangle tronqué, ce qui laisse à l'extérieur de cette bande un triangle correspondant à ladite patte libre 8. Sur la fig. 4 on a représenté par des pointillés la bande de largeur réduite le long de laquelle les deux fonds 3 et 6 sont adhérés l'un contre l'autre. Le profil de l'alvéole = a de préférence une forme de trapèze légèrement évasé vers le rebord 2 comme visible sur la fig. 2. Le conditionnement décrit ci-dessus contient un certain volume de produit coulant, produit dont le niveau 10 peut atteindre ou dépasser sans aucun inconvénient celui de l'orifice 5 : en effet, même si quelques fractions de ce contenu s'infiltrent, à travers cet orifice 5, entre les zones non adhérées des deux fonds cui sont situées à proximité immédiate de cet orifice (voir fig. 3), elles ne peuvent de toute façon pas franchir la barrière èonstituée par les portions périphériques adhérées de ces deux fonds l'un contre l'autre. Pour fabriquer et remplir un conditionnement du genre décrit ci-dessus, on commence par former l'alvéole et à le fermer par le premier fond 3. Le volume intérieur de l'alvéole ne peut plus alors communiquer avec l'extérieur qu'à travers l'orifice 5. C'est par cet orifice qu'on introduit dans l'alvéole son contenu coulant. A la fin du remplissage, les bavures du produit coulant introduit ne s'étendent autour de l'orifice 5 que sur une couronne li de très petite largeur n'atteignant pas la zone 4 de collage. On rapporte alors le deuxième fond 6 sur le premier et l'adhérence entre les bandes périphériques de ces deux fonds n'est en rien diminuée par les bavures du remplissage, les bandes adhérentes en regard étant demeurées complètement propres et exemptes de souillures lors de ce remplissage et lors du transfert de l'alvéole rempli du poste de remplissage à celui de fermeture finale. On peut remarquer à ce sujet que, l'orifice 5 étant unique, une évacuation involontaire d'un contenu liquide hors de l'alvéole est peu probable, aucun accès n'étant offert pour les bulles d'air qui devraient prendre la place des gouttes évacuées. L'adhérence entre le premier fond et le rebord 2 et celle entre les deux fonds peuvent être assurées de toute manière désirable (soudure, collage...) assurant une liaison étanche des surfaces adhérées, avec interposition de colle ou non. Le remplissage proprement dit de l'alvéole à travers l'orifice 5 peut être effectué par tout procédé désirable pour lequel les bavures de remplissage demeurent limitées au pourtour immédiat de cet orifice. C'est ainsi qu'on peut procéder par injection sous pression de doses préalablement mesurées. Dans le mode de réalisation, d'un tel remplissage, illustré schématiquement sur la fig. 5 et relatif à un contenu liquide, on procède comme suit. L'alvéole 1 fermé par son premier fond 3 est placé sur un support incliné 12 de façon telle que son orifice 5 soit disposé vers le haut de l'alvéole. On applique alors extérieurement de façon étanche le bord 13 d'une cloche 1 autour de l'orifice 5, ce bord prenant notamment appui sur la bande 4. Puis, à travers une aiguille 15 traversant la cloche 14 de façon étanche de l'orifice 5 avec jeu, on relie l'intérieur de l'alvéole et de la cloche à une source de dépression 16. A l'aide d'un robinet à trois voies 17, on met ensuite en communication ledit volume, à travers l'aiguille 15, avec un réservoir 18 du liquide 19 à introduire. La dépression régnant dans ce volume a été déterminée de façon à aspirer alors dans l'alvéole exactement la dose de liquide désirée. Une fois le remplissage terminé, on met la cloche à l'air libre, par exemple à l'aide d'une vanne 20, ce qui renvoie au réservoir 48 le liquide présent dans l'aiguille 45. Or dégage alors la cloche et l'aiguille et l'alvéole rempli peut tre fermé par son deuxième fond. En suite de quoi, et quels que soient les modes de réalisation et de remplissage adoptés, on dispose d'un conditionnement de produit coulant dont la constitution et la fabrication résultent suffisamment de ce qui précède. Ces conditionnements présentent sur ceux existant jusqu'à ce jour de nombreux avantages et notamment les suivants - excellente étanchéité : cette qualité, jointe à la souplesse du conditionnement obtenu, permet aux usagers de transporter dans les poches de leurs vêtements des doses unitaires conditionnées, même liquides, ce qui peut présenter des avantages considérables (par exemple dans le cas de doses de sirop contre la toux) ; - simplicité de la fabrication, laquelle peut être automatisée : en particulier, du fait de l'absence de risque de débordement du liquide conditionné entre la phase de remplissage et celle de fermeture finale, l'alvéole rempli peut être transféré par une machine automatique, même assez brusquement, du poste de remplissage à celui de fermeture finale - esthétique de la présentation et clarté des instructions affichées s'il en est prévu - caractére pratique de la libération de leur contenu. Concernant ce dernier avantage, on fait remarquer, en se référant a la fig.6, que, polir lis-rer le contenu d'un conditionnement tel que décrit ci-dessus, il est inutile de recourir à une time ou autre instrument. Il suffit à cet effet - de dégager l'orifice 5 en pelant seulement le deuxième fond 6 de la surface réduite nécessaire, ce pelage étant de préférence amorcé par pincement entre le pouce et l'index de la patte 8 prévue à cet effet, - puis de renverser le conditionnement de manière à présenter son orifice dégagé vers le bas et d'écraser légèrement celui-ci entre le pouce et l'index, ce qui est rendu possible Pr la nature semi-rigide et élastique de l'alvéole Après prélèvement partiel de son contenu 19, le conditionnement peut être placé sur une surface horizontale 21 et conserver le reliquat dudit contenu pendant un certain temps dans d'excellentes conditions sans risque de perte, ce contenu ne communiquant avec l'air ambiant qu'à travers l'orifice 5. On peut ainsi libérer le contenu du conditionnement ouvert en plusieurs étapes successives, avantage important que ne présentent pas les conditionnements analogues connus. Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Conditionnement pour produit coulant comprenant un alvéole constitué en une feuille mince déformée-prolongé à sa périphérie par un rebord plan, et un couvercle de fermeture de cet alvéole présentant une surface rapportée de façon étanche sur ledit rebord, tout le long de celui-ci, de manière à former une boucle fermée, caractérisé en ce que son couvercle est à double fond, le fond le plus intérieur étant perforé par un petit orifice écarté des surfaces le long desquelles ce fond est rapport sur l'autre. 2. Conditionnement selon la revendication 1, caractérisé en ce que les deux fonds de son couvercle sont constitués respectivement par deux feuilles superposées dont la première, comportant la surface en boucle fermée rapportée de façon étanche sur le rebord de l'alvéole, est perforée par un petit orifice disposé à l'intérieur de ladite boucle, à une certaine distance de celle-ci, et dont la deuxième, pleine, présente également une surface en boucle fermée rapportée de manière étanche sur au moins une partie du verso de la surface ci-dessus de la première feuille. 3. Conditionnement selon l'une des revendications 1 et 2 caractérisé en ce que l'orifice est un cercle dont le diamètre est compris entre 1 et 5 mm. 4,Corditlanementselon l'une quelconque des revendications 2 et 3 , caractérisé en ce qu'un Fan, de la deuxième feuille, s'étendant jusqu'au bord de ce conditionnement , de préférence jusqu'à au moins un coin dudit conditionnement, demeure non adhéré contre la portion en regard de la première feuille, laquelle est au contraire adhérée contre un prolongement correspondant du rebord de l'alvéole. 5. Conditionnement selon la revendication 4, caractérisé en ce que le pan de la deuxième feuille est disposé à proximité de l'orifice perforé dans la première feuille. 6. Conditionnement de forme générale rectangulaire selon l'une des revendications 4 et 5, caractérisé en ce que l'alvéole a la forme générale d'un rectangle tronqué en l'un de ses coins, le pan de la deuxième feuille ayant la forme d'un triangle disposé à l'extérieur de la zonè tronquée de ce rectangle. 7. Conditionnement selon l'une quelconque des précédentes revendications, caractérisé en ce que-l'alvéole est constitué en une matière plastique transparente semi-rigide. 8. Conditionnement selon l'une quelconque des précédentes revendications, caractérisé en ce que son deuxième fond est en carton. 9. Procédé pour fabriquer et remplir un conditionnement selon l'une quelconque des précédentes revendications, caractérisé par la suite des opérations suivantes : on commence par rapporter la première feuille de fermeture sur le rebord de l'alvéole, puis on remplit cet alvéole de son contenu coulant à travers l'orifice perforé dans ladite feuille, après quoi on rapporte la deuxième feuille sur l'alvéole ainsi rempli. 1Gç Dispositif pour remplir de liquide un conditionnement partiel selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, conditionnement privé de son deuxième fond, caractérisé en ce qu'il comprend une cloche dont les bords sont applicables de façon étanche autour de l'orifice percé dans le premier fond du conditionnement, à l'extérieur de celui-ci, uneaiguille traversant cette cloche de façon étanche et ledit orifice avec jeu, et des moyens pour relier alternativement cette aiguille avec une source de dépression extérieure et avec un réservoir du liquide à conditionner.