La présente invention s'intéresse à la détermination de la profondeur d'immersion de corps en plongée notamment dans le domaine de l'explora- tion et de la navigation sous-marines. Les bâtiments submersibles classiques dont la profondeur de navigation ne dépasse pas quelques centaines de mètres sont équipés d'appareils de mesure de la profondeur par mesure de la. pression absolue ambiante qui fournissent une précision suffisante aux besoins de la navigation. Pour les plongées à plus grande profondeur utilisées en océanographie, il existe des capsules dont certaines permettent de descendre jusque dans les plus profonds abimes connus, c'est-à-dire jusqu'aux environs de 12.000 mètres. Pour ce genre de vaisseaux, la connaissance de la profondeur d'immersion est évidemment prizordiale ; à cet effet, ils sont équipés d'appareils, couramment appelés "bathymètres" qui fonctionnent dans tout l'intervalle de profondeur accessible ; ce sont des appareils absolus qui fournissent généralement une précision de 1%. Cette précision, acceptable à des profondeurs relativement faibles, non seulement conduit à grande profondeur à une iR4ertAtude absolue considérable sur la position du vaisseau mais ne permet pas de détecter de faibles modifications de cette position. Or, les besoins de la recherche et du pilotage nécessitent parfois que la-profondeur de navigation soit maintenue constante avec une marge d'erreur faible, ou qu'elle varie dans une zone étroitement contrôlée, ce que les appareils classiques ne permettent pas à grande profondeur.Ainsi, par exemple, si l'on désirait détecter la variation de profondeur d'une capsule sous-marine à un mètre près avec un bathymètre absolu pour une capsule susceptible d'atteindre des fonds de 12 000 mètres, la précision de l'appareil devrait être de 8.10 . I1 va de soi que l'obtention d'une telle précision est très difficile. L'objectif principal de la présente invention est de permettre de contrôler avec une faible erreur absolue les variations de profondeur d'un corps en plongée tel qu'une capsule d'exploration sous-marine, y compris à grande profondeur. Un but plus particulier de l'invention est de permettre de détecter des variations de l'ordre d'in mètre de la profondeur d'une capsule d'exploration sous-marine en plongée à 12 000 mètres. Un autre but encore de l'invention est de créer un appareil de mesure de ces variations capable de fonctionner à des profondeurs très diverses tout en n'affectant que faiblement la flottabilité de la capsule à laquelle il est fixé au cours de son mouvement vertical. A ces effets, l'invention a pour objet un appareil de contrôle de la profondeur d'immersion d'un corps en plongée par référence à une profondeur donnée caractérisé en ce qu'il comporte au moins un capteur de pression différentielle entre deux faces sensibles susceptibles d'être soumises chacune à la pression extérieure et au moins un circuit transmetteur de pression entre une de ces faces, dite de référence, et le milieu extérieur composé d'une capacité indéformable, d'une chambre déformable remplie d'un fluide compressible et d'une vanne placée de manière à isoler la face de référence vis-à-vis du milieu extérieur en la maintenant soumise à la pression du fluide compressible prise comme pression de référence. L'appareil qui vient d'être défini constitue un bathymètre différentiel ; il permet de situer la profondeur d'immersion dlun corps en plongée sur lequel il est monté par rapport à une profondeur de référence donnée choisie en un point qu * nque de la plage de fonctionnement de l'appareil. La pression extérieure au corps est directement fonction de la profondeur et c'est par une mesure de pression différentielle que l'appareil effectue la détermination de la profondeur relative par rapport à la pro fqndeur de référence : lorsque le corps arrive à la profondeur de référence choisie, on capte la pression qui y règne, appelée pression de référence, et on-utilise cette pression comme base des mesures de pression différentielle aux profondeurs voisines. L'appareil effectue e* opérations simplement. I1 comprend un capteur de pression différentielle dont les deux faces peuvent être soumises à la pression ambiante. Un circuit transmetteur de pression relie une de ses faces à I'extbrieur avec interposition d'une vanne et d'un système permettant d'emmagasiner une énergie potentielle sous l'effet de la pression ambiante, tel qu'un ballon ou un soufflet rempli de gaz.Lorsqu'on ferme la vanne à la profondeur prise comme référence on isole cette face du capteur du milieu ambiant, la partie du circuit transmetteur placée entre la face de référence et la vanne étant soustraite à la pression extérieure du fait qu'elle est placée dans une capacité indéformable ; cette partie du circuit reste à la pression de référence quels que soient désormais les changements de profondeur du corps. L'autre face du capteur restant soumise à la pression extérieure, l'indication de pression différentielle mesurée par le capteur fournit les variations de profondeur du corps en plongée par rapport à la profondeur de référence choisie Tel est globalement le principe de fonctionnement d'un appareil selon l'invention. Un tel appareil peut être utilisé conjointement à un bathymètre absolu qui permet de situer le corps par rapport à la surface.Le contrôle des variations de profondeur du corps autour d'une profondeur de navigation ou de référence donnée sera en revanche effectué grâce au bathymètre différentiel. Celui-ci indique avec précision les variations de profondeur dans une tranche d'exploration verticale de part et d'autre de la profondeur de référence. Si le corps en plongée sort de cette tranche, l'appareil permet de choisir une autre profondeur de référence. Il peut mesurer ainsi les variations de profondeur avec une bonne précision jusqu'aux plus basses cotes accessibles par le corps en plongée.Un ordre de grandeur des performances réalisables en océanographie est donné par un bathymètre différentiel, équipant une capsule de plongée sous-marine, fonctionnant entre 1200 et 12000 mètres de profondeur et permettant de situer à 1 mètre près la profondeur de cette capsule dans une tranche verticale d'exploration de + 200 mètres par rapport à la profondeur de référence. D'autres précisions sur les performances des appareils construits sur ce principe et sur leurs modes de réalisation sont données dans la description ci-après faite en référence aux dessins annexés sur lesquels - la figure 1 illustre schématiquement un principe de construction de l'appareil - la figure 2 est un schéma d'une réalisation pratique de l'appareil - la figure 3 est uqe vue en perspective avec arrachements de l'appareil schématisé sur la figure 2 - la figure 4 représente en coupe un robinet distributeur pour l'appareil des figures 2 et 3 - la figure 5 est un schéma des circuits de commande et de mesure. L'appareil schématisé sur la figure 1 se compose d'une chambre cylindrique indéformable 1 reliée par une conduite 2 sur laquelle est placée une électrovanne 3 à l'intérieur d'une vessie 4. La vessie 4 est elle-même enfermée dans une chambre 5 reliée à l'extérieur par une ouverture 6. La chambre 1 est fermée à une de ses extrémités par une membrane sensible 7 sur laquelle est collée une jauge de contrainte 8 permettant de détecter les déformations infimes de la membrane sensible, et,partant,la différence de pression régnant sur ses faces intérieure 10 et extérieure 9. La structure ainsi décrite est plongée dans un milieu extérieur, en pratique l'eau de mer. Elle est reliée à l'intérieur d'un corps en plongée tel qu'une capsule d'exploration sous-marine par des câbles électriques de commande de l'électrovanne 3 et dLalimentation de la jauge de contrainte 8 l'électrovanne 3 se ferme lorsque la tension lui est appliquée. L'espace compris à l'intérieur de la chambre 1, de la conduite et de la vessie 4 est rempli d'azote. La vessie 4 réalise une séparation entre l'eau de mer et l'azote qui transmet sans altération la pression. Le fonctionnement de cet appareil est le suivant : lorsque, l'électrovanne 3 n'étant pas excitée, la capsule équipée de l'appareil de la figure 1 plonge, l'eau de mer pénétrant par l'ouverture 6 dans la chambre 5 comprime l'azote contenu dans la vessie 4 et la chambre 1 qui se trouve ainsi en permanence à la pression ambiante. La pression est donc la même sur les deux faces de la membrane 7. Lorsqu'à une profondeur de référence donnée on ferme l'électrovanne, L'azote emprisonné à l'intérieur de la chambre 1 se trouve maintenu à la pression qui régnait à cette profondeur si l'on considère provisoirement comme négligeables les variations de volume de la chambre 1 dues à la défor- mation de la membrane sensible 7. Tout écart de profondeur de la capsule sous-marine par rapport à la profondeur de référence se traduit par un écart de pression sur les faces de la membrane 7, la face 10 restant soumise en permanence à la pression de rrg ence. Cet écart de pression est détecté par la jauge 8. La membrane 7 et la jauge 8 constituent un capteur de pression différentielle dont les deux faces 9 et 10 sont susceptibles d'être soumises à la pression extérieure. La face 10 est reliée au milieu extérieur par un circuit qui comprend une capacité indéformable formée par la chambre 1, une chambre déformable remplie de fluide compressible constituée par la vessie 4 et une vanne 3 dont la fermeture isole la face 10 de la membrane 7 du milieu extérieur tout en permettant son maintien à la pression du fluide compressible au moment de la fermeture. Moyennzntaun choix convenable des différents facteurs de construction de l'appareil, on peut détecter avec une bonne précision des variations de profondeur de la capsule par rapport à une profondeur de référence. Un appareil construit sur ce principe peut convenir jusqu a une profondeur de référence moyenne au-délà de laquelle sa variation de flottabilité entre les profondeurs minimale et maximale qu'il peut atteindre risque de devenir prohibitive. En effet, en raison de la compression de l'azote, il subit une poussée verticale de bas en haut plus élevée à faible qu'à grande profondeur. C'est cette variation de poussée que l'on appelle sa variation de flottabilité. Afin de diminuer le volume initial de la chambre 5, on pratique un prégonflage. La vessie et la chambre 1 sont soumises à une pression initiale pi supérieure à la pression atmosphérique Ainsi, l'appareil n'entrera en fonctionnement qu'à partir d'une profondeur correspondant à la pression pi, c est-à-dire à partir du moment où la pression extérieure à la chambre 3 contrebalancera celle de l'azote remplissant la vessie 4. Avec un gaz à la pression atmosphérique de 1 bar, le volume de la vessie sera divisé par 100 entre 0 et 1000 mètres ; avec une pression initiale de 100 bars, le volume de la vessie 4 sera divisé par 10 entre 1000 et 10000 mètres. Le prégonflage permet donc de réduire considérablement les variations de flottabilité de l'appareil. Toutefois, l'emploi de l'appareil de la figure 1 est limité par la tenue de cette membrane 7 aux fortes pressions. Par ailleurs, on ne peut pas réduire la quantité de fluide compressible mise en jeu au-delà d'un certain seuil. En effet, le volume de la chambre 1 doit être suffissent grand pour que les déformations de la membrane sensible 7 influent le moins possible sur la sensibilité de l'appareil. A lq 000 mères de profondeur une 3 chambre de 10 cm perd en effet 85% de sa sensibilité, tandis qu'une chambre 3 de 100 cm en perd seulement 37% avec une membrane donnée. I1 est intéressant de faire fonctionner l'électrovanne 3 sur un circuit gazeux ; cependant, la présence de cette électrovanne sur la conduite 2 limite quand elle est fermée le volume de gaz en contact avec la membrane 7, ce qui ne permet pas d'obtenir la sensibilité maximale théoriquement possible. La figure 2 représente un autre schéma de réalisation d'un appareil conçu à partir du même principe mais comportant deux capteurs de pression différentielle montés en opposition. Ces deux capteurs 20 et 21 sont constitués chacun par un soufflet 22 entre les deux branches d'un étrier élastique 23 dont les déformations sont captées par une jauge de contrainte 24 reliée à un poste de mesure par des conducteurs électriques 25. L'étrier et le soufflet sont placés dans une chambre étanche 26 remplie d'un lubrifiant tel que l'huile de vaseline. Les deux chambres 26 des capteurs communiquent par des conduites 27 reliées à un raccord à quatre branches 28. L'intérieur du soufflet 22 du capteur 20 est rempli d'azote et est relié d'une part à un accumulateur hydropneumatique A par une conduite 30 et d'autre part à un distributeur d'azote 32 par une conduite 31. L'accumulateur A est constitué schématiquement d'un corps 33 et d'une vessie 34 remplie d'azote et entourée extérieurement par le fluide du milieu ambiant avec lequel il communique. par la crépine 35. L'intérieur du soufflet 22 du capteur 21 communique d'une'part avec l'intérieur d'un accumulateur hydropneumatique B par une conduite 40 et d'autre part avec le distributeur 32 par une conduite 41. L'accumulateur B est constitué de la même façon que l'accumulateur A par un corps 43 et une vessie 44 remplie d'azote et qui assure la séparation avec un liquide neutre tel que de l'huile. A l'extérieur de la vessie 44 le corps 43 communique avec un autre accumulateur H par une conduite 46. L'accumulateur H, appelé accumulateur tampon, réalise la séparation avec transmission de pression entre le milieu extérieur auquel il est relié par une crépine 47 et l'huile contenue dans la conduite 46 grâce à une vessie 48. Sur cette conduite sont montées deux électrovannes 50 et 51 se fermant en sens inverse lorsqu'elles sont mises sous tension.. Ces électrovannea permettent d'isoler le circuit comprenant l'accumulateur B vis-à-vis du milieu extérieur. L'accumulateur H a pour objet de faire fonctionner ces électrovannes dans 17huile plutôt que dans le--liquide ambiant tout en assurant la transmission de la pression de ce dernier.. Enfin, par le raccord à quatre branches 28, les chambres communicantes 26 des deux capteurs 20 et 21 sont reliées, d'une part, à un accumulateur D par une conduite 53 et, d'autre part,. à un accumulateur C par une conduite 55. L'accumulateur D possède une vessie 56 qui assure la séparation entre l'huile de vaseline baignant les soufflets des capteurs et l'azote contenu dans le corps 57 de cet accumulateur et dans une conduite 58 raccordée au distributeur 32. L'accumulateur C possède un corps 60 relié à l'extérieur par une crépine 61 et une vessie 62 réalisant la séparation entre l'huile de vaseline baignant les soufflets 22 des capteurs 20 et 21 et le liquide ambiant. Sur la conduite 55, sont montées en parallèle deux électrovannes 63 et 64 à fermeture sous tension en sens inverse. Les volumes intérieurs aux soufflets des deux capteurs 20 et 21 sont remplis d'azote et susceptibles d'être soumis à la pression extérieure par l'intermédiaire des accumulateurs A et B.Les faces extérieures des soufflets 22 sont elles-mêmes reliées conjointement à l'extérieur par un circuit transmetteur de pression comprenant, d'une part, l'accumulateur D rempli d-'azote, et, d'autre part, l'accumulateur C jouant le rôle de tampon entre l'huile de vaseline dans laquelle travaillent les électrovannes'et le milieu extérieur. La déformation des étriers 23 est limitée par des butées. Le fonctionnement de cet appareil est le suivant : au moment de la mise en service, on effectue le plein d'huile dans la vessie 62 de l'accumulateur C, la conduite 55 avec les électrovannes 63 et 64 et les chambres 26 des captets 20 et 21 ;'la vessie 56 reste aplatie. On effectue alors le prégonflage simultané à l'aide d'azote comprimé à une pression pi des accumulateurs A, D, B avec le distributeur 32 raccordé par les conduites 31, 41 et 58. Les vessies 34 et 44 remplissent complètement les corps 33 et 43 des accumulateurs A et B et la vessie 56 transmet la pression pi à l'huile de vaseline contenue dans les capteurs et l'accumulateur C. On isole alors les conduites 31, 41 et 58. Lorsqu'on met l'appareil à l'eau, les électrovannes 50, 51 63 et 64 ne sont pas alimentées et restent donc ouvertes. En revanche-, on alimente électriquement les jauges 24. Au début de la plongée, l'appareil reste dans cet état jusqu'à ce que la pression ambiante équilibre la pression de pregonflage. Pour une pression pi de 120 bars, la profondeur d'équilibre est d'environ 1200 mètres. Lorsque la plongée se poursuit, la pression ambiante comprime le gaz contenu dans les accumulateurs A, B et D. Cette pression est transmise symétriquement sur chaque face des capteurs 20 et 21 qui restent en équilibre. Les différentes ouvertures et les sections de passage des électrovannes sont calculées de façon à permettre des écoulements sans pertes de charge importantes à la vitesse maximale de plongée. Lorsqu'on atteint une profondeur que l'on désire prendre comme référence, on " arme " le bathymètre en fermant simultanément les électrovannes 50, 51, 63 et 64 ; les faces communicantes des capteurs 20 et 21 baignant dans les chambres 26 se trouvent alors bloquées à la pression de référence régnant dans l'azote de l'accumulateur D. L'intérieur du soufflet 22 du capteur 21 se trouve également bloqué à cette pression qui est celle de l'azote de l'accumulateur B. En revanche, si la capsule continue de descendre, la vessie 34 de l'accumulateur A, en équilibre avec le milieu ambiant plus profond, crée une surpression dans le soufflet 22 du capteur 20 par rapport à la pression de la chambre 26. I1 en résulte un signal sur la jauge 24 transmis à l'habitacle par les conducteurs 25. Les capteurs sont étalonnés pour fonctionner dans une plage correspondant à une variation de profondeur de 200 mètres à partir du niveau de référence. Si l'on poursuit donc la descente au-delà de 200 mètres, le capteur 20 se met en butée. En outre, par sécurité, les électrovannes 63 et 50 fonctionnent en clapets tarés, tout en restant alimentées, dès que la pression différentielle dépasse 30 bars. I1 y a lieu,dans ce cas, si l'on veut continuer à utiliser l'appareil, de changer la profondeur de référence en coupant les électrovannes puis en rétablissant leur fermeture comme indiqué précédemment. Au contraire, si la capsule remonte jusqu'au niveau de référence le capteur 20 continue à fonctionner, la pression différentielle diminuant Jussra s1annnler lorsque la capsule est revenue au niveau de référence. Si, à partir de eet instant, on poursuit la montée en laissant l'appareil dans cet état, le fonctionnement du capteur 20 va s'inverser, la pression de référence régnant dans chambre 26 devenant supérieure à la pression ambiante régnant à lfintéríeur du soufflet 22. Ce fonctionnement présente l'inconvénient de deEégler le zéro du capteur et il est souhaitable de faire fonctionner les capteurs pour des pressions différentielles de même sens. C'est la raison pour laquelle lorsqu'on passe au-dessus du niveau de référence on fait fonctionner le capteur 21 en laissant le capteur 20 au repos. Ceci s'obtint simplement en ouvrant les vannes 63 et 64. Tant que la capsule se maintient au-dessus du niveau de référence, les deux faces du capteur 20 restent à la pression ambiante tandis que celles du capteur 21 sont soumises à la pression différentielle. La chambre 26 de ces capteurs étant en effet à la pression ambiante, le soufflet-22 se dilate sous'l'effet de la pression de référence de azote remplissant l'accumulateur B. La commanda des électrovannes 63 et 64, dès que le niveau de la capsule devient supérieur au niveau de référence, est effectuée automatiqu ment par un circuit électrique non représenté sur la figure 2. Cette commande est asservie au signal délivré par le capteur 20. Ainsi, par exemple, dès que le signal du capteur 20 s'inverse au cours d'une montée, l'ouverture des vannes 63 et 64 est commandée. Un appareil de lecture, monté à l'intérieur de l'habitacle de la capsule de plongée, dévie dans le sens négatif indiquant une descente lorsqu'il reçoit les signaux du capteur 20, dans le sens positif lorsqu'il reçoit ceux du capteur 21. L'asservissement des électrovannes 63 et 64 aux signaux des capteurs 20 et 21 est réalisé de façon que la déviation de l'appareil de lecture soit continue au passage du niveau de référence. De la même façon que pour la descente, il existe des sécurités lorsqu'on dépasse vers le haut le niveau de référence de plus de 200 mètres. Pour remonter en surface, pn coupe l'alimentation des électrovannes, les électrovannes 51 et 66 fonctionnant en clapets de sécurité tarés à 30 bars en cas de non-exécution. Pour le dégonflage de l'appareil, les conduites 31, 41 et 58 doivent être simultanément reliées à une arrivée de vidange afin d'éviter la création de surpressions parasites, sur les faces des capteurs en particulier. Lorsque l'un des soufflets 22 est soumis à une surpression, il em rE-sulte une légère variation du volume de la chambre 26 qui se transmet à l'azote contenu dans le corps 57 de l'accumulateur D et dans la conduite 58. Cette variation de volume est faible et peut être considérée comme négligeable si le volume d'azote résiduel est suffisamment grand. Par conséquent, il existe un volume d'azote résiduel à grande profondeur, constitué par la conduite 58 et le volume résiduel compris entre la vessie 56 et le corps 57, dont la valeur est déterminée à l'avance pour que la variation de sensibilité de l'appareil due à la déformation des - capteurs 20 et 21 soit suffisamment faible. De la même manière, il existe à la profondeur maximale un volume résiduel d'azote dans le conduit 40 et la vessie 44 de l'accumulateur B de valeur sensiblement égale au volume résiduel de l'azote de l'accumulateur D. lhsss-les deux cas, on remarque que les électrovannes sont placées entre l'accumulateur et le milieu extérieur à l'inverse de la construc tion de la figure 1. Cette disposition permet, pour une quantité de gaz déterminée, de bénéficier au maximum du volume résiduel gazeux pour limiter les pertes de sensibilité. On remarque cependant qu'elle reviendrait à placer les électrovannes 63, 64, 50 et 51 dans le liquide du milieu ambiant si les accumulateurs tampons C et H n'existaient pas. Ces accumulateurs font office de relais de pression et permettent aux électrovannes 50, 51, 63 et 64 de véhiculer un liquide neutre. Les organes sensibles, autres que les électrovannes, sont également soustraits au liquide ambiant, c'est-à-dire en général à l'eau de mer qui possède un grand pouvoir corrosif. Comme dans l'exemple précédemment décrit, les chambres défor |bbles remplies d'azote dans les accumulateurs D et B qui se trouvent en relation de pression avec les faces de référence des capteurs 20 et 21 sont prégonflées. La prévision d'un troisième accumulateur A contenant une chambre déformable remplie d'azote reliée à la dernière face des capteurs, c'est-à-dire à l'intérieur du soufflet 22 du capteur 20, permet d'augmenter considérablement la pression initiale. I1 est facile de constater en effet que si toutes les conduites 31, 41 et 58 sont alimentées simultanément en azote sous pression, chaque capteur aura en permanence ses deux faces à la même pression, quelle que soit la valeur de la pression initiale. I1 est ainsi possible d'adopter une pression de prégonflage élevée qui permet de limiter les volumes initiaux des vessies et en conséquence les variations de flottabilité. Plus cette pression est forte et plus grande est la profondeur initiale d'emploi de L'appareil. Mais précisément, cet appareil présente moins d'utilité au voisinage de la surface où il entre en concurrence avec le bathymètre absolu avec lequel il est en général monté.Dans l'exemple qui est décrit en référence aux figures 2 et 3, la pression initiale est choisie égale à 120 bars, c'està-dire que la plus faible profondeur d'emploi de l'appareil est de 1 200 mètres environ. Naturellement, les accumulateurs, et en particulier leur vessie, devront être dimensionnés pour supporter une pression aussi élevée. L'examen précédent du fonctionnement de l'appareil a montré que les deux capteurs 20 et 21 fonctionnent chacun pour des surpressions de même sens, ce qui permet d'éviter le déréglage de leur zéro. Leur montage, en opposition avec deux faces communicantes, et la disposition des vannes 50, 51, 63 et 64 permettent donc de les faire fonctionner alternativement, l'un étant toujours au repos quand l'autre est soumis à une pression différentielle. Dans le cas particulier décrit ici, lorsque le capteur 20 travaille, les deux faces du capteur 21 sont à la pression de référence. Inversement, lorsque c'est le capteur 21 qui travaille, les deux faces du capteur 20 sont à la pression du milieu ambiant. Grâce à la disposition symétrique des capteurs 20 et 21, un certain nombre d'effets de variation des températures ou de compressibilité des métaux s'opposent et s'annulent. Sur la figure 3 est représenté en perspective un bathymètre différentiel construit sur le principe schématisé sur la figure 2. Surun bâti en tubes soudés 100 comprenant deux couronnes 101 reliées par des colonnes 102 sont montés cinq accumulateurs hydropneumatiques groupés en fagot, montés entre une plaque supérieure 103 et une plaque inférieure 104 délimitant les faces terminales d'un cylindre. La face latérale est constituée par une grille de protection 105. On retrouve sur cette figure. les principaux éléments de la figure 2. On distingue les entrées 35, 61 et 47 de l'eau extérieure dans les accumu lateurs- A, C et H. L'accumulateur A est relié par une conduite 30 passant verticalement au centre de l'appareil à l'entrée du capteur 20 située à sa partie supérieure et par la conduite 31 au distributeur d'azote 32. Egalement à la partie supérieure du dispositif, le capteur 20 est branché sur le raccord 28 par la conduite 27. De ce raccord partent une conduite 29 en direction du capteur 21 non visible, une conduite 53 descendant vers le bas de l'accumulateur D et une conduite 55 reliée aux électrovannes 63 et 64 à la partie inférieure du dispositif, lesquelles sont elles-mêmes connectées à la base de l'accumulateur C. Du distributeur 32 part une conduite 58 qui rejoint l'accumulateur D en formant un serpentin 110 au centre de l'appareil L'accumulateur B a été arraché ainsi que le capteur 21 ; les vannes 50 et 51 ne sont pas visibles. Seuls subsistent sur la figure l'accumulateur H et la conduite 40 qui relie l'accumulateur B au capteur 21 en formant un serpentin extérieur 111. Ce mode de réalisation appelle un certain nombre de remarques Les deux serpentins 110 et 111 intercalés sur les circuits d'azote en contact avec les faces de référence des capteurs sont destinés à assurer des échanges de températures aussi efficaces que possible avec l'extérieur pour éviter les échauffements ou refroidissements dus à la compression ou à la détente du gaz lors des montées ou descentes. Grâce à ces serpentins immergés en pleine eau, on atteint des performances satisfaisantes aux d'évolution adoptées. Dans le même souci de limiter les échauffements, on place également les électrovannes 50, 51, 63 et 64 ainsi que les capteurs 20 et 21 en pleine eau de façon à assurer une dissipation optimale de la chaleur dégagée par le passage du courant. C'est pour des raisons de fiabilité qu'il- est prévu, pour chaque liaison entre une face de référence de capteur et le milieu extérieur, deux électrovannes au lieu d'une. L'une d'elles fonctionne dans le sens du remplissage et l'autre dans le sens de la vidange. Le distributeur 32 est représenté de façon plus détail-lée sur la figure 4. I1 se compose d'unscorFs 120 représentant une cavité cylindrique 121 dans laquelle coulisse un tiroir 122 et d'où partent trois raccords avec les conduites 31, -58 et 41. Le tiroir 122 peut coulisser dans la cavité 121 sous la commande d'une tige filetée 123 se vissant dans le corps 120 commandé par un bouton moleté 124. Le tiroir 122 présente trois portées cylindriques pleines 125, 126 et 127 séparéesár des gorges 125', 126' et 127'. Dans chacune de ces gorges débouche une conduite radiale reliée à un canal central 130 susceptible d'être raccordé en bout du distributeur à une source d'azote sous pression et obturée en temps normal par un bouchon 131.Des joints d'étanchéité 132 assurent, d'une part, une séparation hermétique entre les raccords des conduites 31, 58 et 41 et, d'autre part, entre chaque gorge et la portée voisine. Le distributeur permet, par manoeuvre du tiroir, d'ouvrir et d'obturer, de façon simultanée mais indépendante, les trois conduites 31, 58 et 41 en vue de leur remplissage par de l'azote sous pression ou de leur vidange. L'appareil représenté sur la figure 3 peut être rendu solidaire d'une capsule de plongée sous-marine ; il est relié à l'intérieur de l'habitacle uniquement par des câbles électriques 140 et 141 respectivement pour la commande des électrovannes 50, 51, 63 et 64 et pour la jonction des capteurs de pression 20 et 21, les circuits de commande étant schématisés sur la figure 5. Ces câbles traversent une cloison 142. Ils sont reliés à un appareillage de mesure et de commande comprenant une alimentation de courant continu 143 suivi d'un stabilisateur de tension 144 qui alimente un branchement en pont bien classique 145 des jauges de contrainte des captes 20 et 21. Ce branchement comprend en outre un réglage de zéro par vari-ation de résistance. A la sortie 146 est connecté un voltmètre électronique de lecture i47 associé à un détecteur de signe et de seuil 148 qui engendre un signal lorsque la déviation du voltmètre électronique dépasse un certain seuil. Ce signal est envoyé à une porte 149. Un interrupteur 150-permet de mettre sous tension les couples d'électrovannes 50, 51 et 63, 64. L'alimentation de ces dernières comprend en outre un contact 151 commandé par l'électro-aimant 152 agissant sous la commande de la porte 149. Ainsi, lorsqu'on arrive à une profondeur de référence, les quatre électrovannes peuvent être fermées simultanément grâce à l'interrupteur manuel 150. Elles restent fermées si la capsule descend. Si la capsule, au contraire, monte au-dessus du niveau de référence d'une valeur suffisante pour être perçue par le détecteur de seuil 148, un signal apparaîtra sur la porte 149 pour commander L'ouverture du contact 151 et donc des électrovannes 63 et 64. En ce qui concerne les performances, on a déjà indiqué qu'un appareil tel que celui qui vient d'être décrit permet de détecter des variations de profondeurs de l'ordre du mètre dans une tranche verticale de profondeur de - 200 mètres par rapport à une profondeur de référence choisieà un niveau quelconque entre 1200 et 12000 mètres. Cette performance-est rendue possible avec des capteurs de pression fonctionnant sur une plage de 20 bars avec une précision de 0,2% et le transfert de pression entre le milieu extérieur et les faces des capteurs pouvant s'effectuer avec une précision supértiSure à 0,1. Dans un appareil du type qui vient d'être décrit, les variations de flottabilité sont dues uniquement aux accumulateurs contenant le fluide gazeux. On parvient à les rendre inférieures à 3 decaNewton avec un appareil dont le poids total est de 40 kg environ. Grâce à une grande surface d-'échange entre le milieu gazeux et le liquide extérieur offerte par les serpentins, il est possible de garantir la constance de la température avec une excellente précision. Bien entendu cependant, ce mode de réalisation n'a été indiqué qu'à titre d'exemple, les principes de l'invention pouvant être mis en oeuvre de bien d'autres manières sans sortir du cadre du présent brevet. REVENDICATIONS 1 - Appareil de contrôle de la profondeur d'immersion d'un corps en plongée par référence à une profondeur donnée, caractérisé en ce qu'il comporte au moins un capteur de pression différentielle entre deux faces sensibles susceptibles d'être soumises chacune à lapression extérieure et au moins un circuit transmetteur de pression entre l'une de ces façes, dite de référence, et- le miliéu extérieur composé d'une capacité indéformable, d'une chambre déformable remplie d'un fluide compressible et d'une vanne placée de manière à isoler la face de référence vis-à-vis du milieu extérieur en la maintenant soumise à la pression du fluide compressible, prise comme pression de référence. 2 - Appareil de contrôle de la profondeur d'immersion d'un corps en plongée selon la revendication 1, caractérisé en ce que la vanne est placée entre la chambre déformable et le milieu extérieur. 3- Appareil de contrôle de la profondeur d'immersion d'un corps en plongée selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que la chambre déformable remplie de fluide incompressible est une chambre d'accumulateur hydropneumatique. 4 - Appareil de contrôle de la profondeur d'immersion d'un corps en plongée selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la chambre déformable est prégonflée a une pression initiale correspondant à la plus faible profondeur d'emploi de l'appareil. 5 - Appareil de contrôle de la profondeur d'immersion d'un corps en plongée selon la revendication 4, caractérisé en ce que les deux faces du capteur de pression différentielle sont reliées au milieu ambiant par l'intermédiaire de chambres déformables prégonflées à la même pression initiale. 6 - Appareil de contrôle de la profondeur d'immersion d'un corps en plongée selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'il possède deux capteurs ayant deux faces communicantes- et des circuits transmetteurs de pression entre certaines faces de ces capteurs et le milieu extérieur, équipés de vannes permettant de maintenir la même pression sur les deux faces d'un des capteurs quand l'autre est soumis à la pression différentielle et vice versa, grâce auxquelles on peut faire fonctionner chacun de ces capteurs pour des pressions différentielles gardant le même signe. 7 - Appareil de contrôle de la profondeur d'immersion d'un corps en plongée selon la revendication 6, caractérisé en ce que les deux capteurs sont montes en opposition avec leurs faces communicantes reliées au milieu ambiant par un circuit comprenant un accumulateur et une vanne et que l'une des deux autres faces de capteur est reliée au milieu extérieur ambiant par un autre circuit comprenant également un accumulateur et une vanne, de sorte que l'un des capteurs peut fonctionner quand les faces communicantes sont à la pression du milieu ambiant. 8 - Appareil de contrôle de la profondeur d'immersion d'un corps en plongée selon l'une des revendications 3 à 7, caractérisé en ce que les vannes d'isolement véhiculent un liquide neutre entre un accumulateur hydropneumatique et un accumulateur tampon réalisant la séparation entre le liquide neutre et le milieu ambiant. 9 - Appareil de contrôle de la profondeur d'immersion d'un corps en plongée selon l'une des revendications 6 et 8, caractérisé en ce que les faces communicantes des capteurs sont baignées par un fluide lubrifiant incompressible séparé du fluide compressible dans un accumulateur hydropneumatique et du milieu extérieur dans un accumulateur tampon. 10 - Appareil de contrôle de la profondeur d'immersion d'un corps en plongée selon ltune des revendications 6 à 9, caractérisé en ce qu'il comporte trois accumulateurs hydropneumatiques reliés respectivement aux faces communicantes des capteurs et à chacune des deux autres faces et connectés séparément à un robinet commun possédant une prise de pression extérieure pour leur prégonflage et leur vidange simultanés. 11 - Appareil de contrôle de la profondeur d'immersion d'un corps en plongée selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que les vannes sont des électrovannes à fermeture sous tension baignant dans le milieu extérieur. 12 - Appareil de contrôle dé la profondeur d'immersion d'un corps en plongée selon la revendication'll, caractérisé en ce que chaque circuit transmetteur de pression entre une face de capteur et le milieu extérieur est équipé de deux électrovannes à ouverture en sens inverse montées en parallèle. 13 - Appareil de contrôle de la profondeur d'immersion d'un corps en plongée selon l'une des revendications 11 ou 12, caractérisé en ce que les électrovannes peuvent fonctionner en clapets de sécurité tarés. 14 - Appareil de contrôle de la profondeur d'immersion d'un corps en plongée selon lune des revendications 1 à 13, caractérisé en ce que chaque circuit transmetteur de pression comprend un serpentin de refroidis sement du fluide compressible baignant dans le milieu extérieur. 15 - Appareil de contrôle de la profondeur d'immersion dtun corps en plongée selon l'une des revendications 7 et 11, caractérisé en ce que la commande des électrovannes est asservie aux indications des capteurs-pour que chaque capteur ne travaille que pour des pressions différentielles de même sens.