La présente invention concerte des compositions renfermant notamment du bitume et du caoutchouc ainsi que des mousses préparées a partir de ces compositions, lesdites compositions et lesdites mousses pouvant notamment être utilisées dans le domaine de la construction, du bâtiment et de l'industrie automobile. Les mousses peuvent, par exemple, servir de support pour des tapis, moquettes et analogues ou être utilisées pour réaliser des emballages ou des installations d'isolation. Les compositions bitumineuses de l'invention renferment notamment un bitume, un caoutchouc thermoplastique, des particules finement divisées d'un caoutchouc non thermoplastique et un agent de moussage chimique sensible à la chaleur. Des compositions de bitume et de caoutchouc thermoplastique sont connues dans la technique mais ces compositions ont tendance à être quelque peu adhérentes ou collantes et conserver relativement mal leur forme. Il a été découvert que le fait d'introduire des particules finement divisées d'un caoutchouc non thermoplastique ainsi qu'un agent de moussage dans ces compositions permet de préparer des mousses présentant une tendance plus faible au collage et une plus grande rigidité sans pour cela réduire leur élasticité. De plus, ces matériaux présentent une plus grande souplesse et une plus grande résistance aux chocs à basse température, par comparaison aux compositions de la technique antérieure renfermant du bitume et du caoutchouc. On peut introduire dans les compositions de l'invention des quantités modérées d'extrait durci afin d'améliorer non seulement la dureté des matériaux préparés a partir de ces compositions mais également afin d'élargir la gamme de températures dans laquelle ces matériaux peuvent être utilisés sans problème. La composition de l'invention renferme de préférence un agent de moussage en combinaison avec un agent de stabilisation de mousse. La composition de l'invention peut également renfermer une charge. On peut citer, comme proportions appropriées des composants de la composition (exprimées en parties en poids) de 100 à 50 parties de bitume pour de O å 50 parties d'extrait durci. Les autres composants peuvent être présents dans la composition à raison des quantités suivantes (correspondant 100 parties de bitume et d'extrait durci ou 100 parties de bitume si ladite composition ne renferme pas d'extrait durci) : caoutchouc thermoplastique : de 2 à 30 parties caoutchouc non thermoplastique : de 5 à 150 parties charge : de 1 à 150 parties agent de moussaae : de 1 à 10 parties agent de stabilisation de mousse : de 1 à 10 parties. Les proportions des composants peuvent être, d'une façon plus avantageuse encore, les suivantes de 100 à 66 parties de bitume pour de O à 34 parties d'extrait durci. De préférence, la quantité d'extrait durci correspond de 10 à 30 parties pour 100 parties de bitume. Les autres composants sont présents dans les proportions suivantes (toujours exprimées pour 100 parties de bitume et d'extrait durci ou pour 100 parties de bitume si la composition ne renferme pas d'extrait durci) caoutchouc thermoplastique : de 5 a 15 parties caoutchouc non thermoplastique : de 25 à 50 parties charge : de 1 à 80 parties agent de mous sage de 2 à 5 parties agent de stabilisation de mousse : de 2 à 5 parties. Le bitume peut être un sous-produit du pétrole, par exemple obtenu à partir de résidus d'une distillation sous vide de pétrole brut et peut être un bitume de première distillation ou de distillation directe, un bitume oxydé obtenu en insufflant de l'air à un résidu de distillation à pression atmosphérique ou sous vide conduite Jusqu'à ce que ce bitume présente un indice de pénétration approprié ou bien encore un asphalte obtenu à partir d'un résidu de distillation à pression atmosphérique ou sous vide par précipitation avec un hydrocarbure paraffinique à bas point d'ébullition tel que par exemple le propane. Le bitume peut présenter un indice de pénétration compris entre 10 et 450 à une température de 250C et un point de ramollissement (mesuré par la méthode à bille et anneau) compris entre 25 et 1500C. De nombreux caoutchoucs thermoplastiques sont connus dans la technique et l'on peut utiliser, pour la mise en oeuvre de l'invention, l'un quelconque de ces caoutchoucs. Ce sont habituellement des polymères synthétiques préparés par copolyméri sation en bloc d'un diène, par exemple du butadiène avec un autre monomère insaturé, par exemple le styrène. On peut citer, comme exemples de caoutchoucs thermoplastiques appropriés à cet effet, ceux commercialisés par la Société Phillips Petroleum Company sous la marque déposée "Solprene" et et la Société Shell Chemical Company sous la marque déposée "Cariflex". Le bitume et les caoutchoucs thermoplastiques sont des substances compatibles et elles forment un mélange homogène à une température élevée, par exemple comprise entre 180 et 2200C.Le caoutchouc thermoplastique peut être utilisé sous une forme quelconque, mais de préférence sous la forme d'une poudre, de grain ou de très petits morceaux pour réduire le temps nécessaire à sa dissolution dans le bitume et il est mélangé au bitume à une température comprise dans la gamme indiquée ci-dessus. Le caoutchouc non thermoplastique est utilisé sous la forme de particules finement divisées dont la granulométrie, par exemple, peut être inférieure à 20 mailles (normes britanniques correspondant sensiblement 9 une taille de particules de 0,7 mm). Ce caoutchouc est habituellement vulcanisé et peut être par exemple constitué par un caoutchouc synthétique tel qulun polymère de styrène et de butadiène, un polybutadiène ou par un caoutchouc naturel. I1 peut être dilué d'huile ou chargé d'huile et peut être obtenu comme produit secondaire de la préparation d'objets en caoutchouc, à savoir des chutes de pneumatiques en particulier celles provenant du polissage des bandes de roulement de pneumatiques. On pense que le caoutchouc thermoplastique ne se mélange pas au bitume mais qu'il reste plutôt sous la forme de particules discrètes qui ont pour effet de renforcer ledit bitume mais qui, simultanément, confèrent une certaine souplesse ou élasticité à la composition. Les particules de caoutchouc non thermoplastique peuvent être mélangées au bitume en même temps que le caoutchouc thermoplastique, ou bien après et à la même température. Toutefois, il est préférable d'effectuer ce mélange à des températures inférieures, par exemple comprises entre 100 et 1500C. Si l'on utilise une charge, celle-ci peut être constituée par l'une quelconque des charges qui renferment habituellement les bitumes. Ces charges peuvent se présenter sous la forme d'une poudre ou de fibres mais, de préférence, ces charges, comme l'indique la technique antérieure, sont avantageusement introduites sous la forme de poudre de calcaire, de silice d'alumine, de ciment de Portland, de barytes, de cendres de combustibles pulvérisées, de talc, de fibres d'amiante et de fibres de verre.D'une façon plus précise, des matériaux présentant de bonnes propriétés d'isolation phonique peuvent être préparés en utilisant des charges lourdes telles que du carbonate de calcium finement divisé (par exemple du calcaire), du sulfate de baryum, par exemple des barytes) ou des mélanges de ces derniers, de l'aluminé ou des charges légères telles que des cendres de combustibles pulvérisées soit seules, soit en combinaison avec d'autres produits. I1 est avantageux que les charges ne représentent qu'une faible proportion de la composition (par exemple comprise entre O et 50 parties) afin d'obtenir une mousse souple et flexible, par exemple pour servir de support de tapis ou de moquettes, mais la composition peut également renfermer des teneurs plus élevées de charges, notamment lorsqu'on veut préparer des mousses semi-rigides, par exemple pour la mise en oeuvre d'emballages. La charge peut être ajoutée au bitume lors d'une étape quelconque de la préparation et elle peut y être mélangée à une température, par exemple comprise entre 100 et 1300C. L'extrait durci peut être préparé par soufflage dans un extrait de pétrole d'un gaz renfermant de l'oxygène, de préférence de l'air, à une température comprise entre 250 et 3000C, en présence ou en l'absence d'un catalyseur, tel que, par exemple, un halogénure métallique du type Friedel-Crafts comme le chlorure ferrique. On peut obtenir des extraits de pétrole par extraction au solvant de fractions de queue de distillation de pétrole, ces coupes se trouvant dans la gamme des huiles lubrifiantes, c'est-à-dire qu'elles présentent un point d'ébullition compris entre 250 et 6000C et renferment une forte proportion d'hydrocarbures aromatiques.On pense que le soufflage de l'extrait provoque la condensation des aromatiques pour donner un produit durci présentant une teneur élevée en asphaltènes, en hydrocarbures cycliques et insolubles et une faible teneur en composés saturés. L'extrait durci peut présenter un indice de pénétration compris entre 0,1 et 6 à une température de 250C et un point de ramollissement (mesuré par la méthode à bille et anneau) compris entre 60 et 1700C. L'agent de moussage peut être ajouté lors d'une quelcon que étape du procédé de préparation des compositions de l'inven tion. On connaît, dans le domaine des matières plastiques et des caoutchoucs, une très grande variété d'agents chimiques de moussage sensibles à la chaleur, mais, de préférence, l'agent choisi pour la mise en oeuvre de l'invention est inactif à la température à laquelle la composition est mélangée et ne présente son activité qu'à une temPérature plus élevée, par o exemple comprise entre 100 et 2OC C. On peut citer, comme exemples de tels agents de moussage, l'azobisdibutyronitrile, le chlorure d'ammonium, des hydrates minéraux qui dégagent de l'eau sous la forme de vapeur à une température comprise entre 140 et 2000C ainsi que des acides organiques qui réagissent avec des carbonates (soit des carbonates ajoutés spécialement à cet effet, soit ceux renfermés dans les charges) pour dégager du dioxyde de carbone (à savoir les acides sébacique, oxalique et stéarique). Les agents de mous sage disponibles dans le commer ce peuvent être également utilisés. On peut citer, comme exemple de ces derniers, les produits de la gamme connue sous le nom Genitron (Société Fisons Ltd), notamment le Génitron AC (az6dicarbonamide), le Genitron BSH (benzène-sulfone-hydra zide), le Génitron OB (para-para-oxy-bis-benzène-sulfone-hydar zide) et les Génitrons CT et EP. Les compositions de l'invention peuvent également renfer mer des agents tensio-actifs jouant le rôle d'agents de stabi lisation de mousse. On préfere utiliser des agents de moussage non ioniques, en particulier ceux présentant de très bonnes propriétés de moussage ; on peut citer, comme exemples d'agents efficaces de stabilisation de mousse, le L 5310, à savoir un copolymère en bloc de silicone et de polyalcool préparé par la Société Union Carbide Ltd et l'Antatox C088O préparé par la Société Shell Chemical Ltd. Ces substances peuvent être introduites à raison de O à 10 parties en poids pour 100 par ties de bitume, plus avantageusement à raison de 2 à 5 parties. Ils sont habituellement introduits dans le mélange à une tempéra ture comprise entre 100 et 13O0C. Les compositions peuvent être transformées en mousses, par exemple sous la forme de feuilles ou de membranes, par une opération de laminage. Les feuilles ou les membranes obtenues présentent de préférence une épaisseur comprise entre 1 à 6 mm. La mousse peut être utilisée comme organe d'isolation, notamment d'isolation phonique, par exemple dans le domaine de la construction, du bâtiment et de l'industrie automobile. Les compositions peuvent être.transformées en mousse en tant que telles ou bien liées à un tapis a une moquette ou à pn autre tissu. Les compositions peuvent être liées à un tapis ou tissu d'une autre nature par une opération de laminage entre des rouleaux ou cylindres chauffés, ou bien en utilisant des additifs tels que du bitume ou du latex de polychloroprène. Les compositions peuvent être transformées en mousses en les chauffant dans un moule relié au tapis ou autre tissu. Ce moule peut être chauffé à une température comprise entre 130 et 2000C. I1 s'est révélé particulièrement avantageux qu il existe une différence de température entre la partie supérieure et la partie inférieure du moule. Cette différence de température peut être comprise entre 5 et 6O0C et la température la plus élevée, comprise entre 130 et 2000C, peut régner à l'extrémité libre de la feuille ou membrane et non pas du côté fixé au tapis ou autre tissu lorsque ladite feuille est liée à ce dernier. La feuille ou membrane peut être disposée à la partie inférieure ou supérieure d'un moule et on la laisse se développer vers le haut ou vers le bas à volonté.Le refroidissement du côté le plus froid peut être effectué en insufflant, le cas échéant, de l'air froid. L'augmentation de volume qui apparaît lors du moussage peut être comprise entre 30 et 200 %, de préférence entre 30 et 60 8,et il s'est révélé possible d'obtenir des augmentation de volume de cet ordre par un chauffage sur une période comprise entre 5 et 60 minutes. Ensuite, on abaisse la température de la mousse jusqu'à la température ambiante, aussi rapidement que possible. Les compositions peuvent être transformées en mousses en tant que telles pour former des feuilles ou membranes qui ne sont pas liées à un tapis ou un tissu. Par exemple, les compositions peuvent être chauffées, comme mentionné précédemment, à l'aide d'une série d'organes chauffants du type à rayonnement infrarouge. Le refroidissoment Peut etre effectué en insufflant un courant d'air froid qui balaye la surface inférieure de la feuille ou de la membrane. De plus, les compositions de l'invention peuvent renfermer de faibles proportions d'autres additifs, par exemple des additifs destinés- à améliorer les propriétés desdites compositions à basse température. Ainsi, on peut utiliser des extraits aromatiques dE pétrole à raison de quantités comprises entre O et 50 parties pour 100 parties de bitume.La composition peut renfermer, dans de plus faibles proportions, d'autres huiles et plastifiants, tels que des huiles naphténiques ou paraffiniques, des hydrocarbures chlorés tels que ceux de la gamme "Cerechlor" commercialisée par la Société Imperial Chemical Industries (T.C.I), des phosphates d'alcoyle tels que des phosphates de crichloroalcoyle commercialisés par la Société British Celanese Ltd, des esters plastifiants tels que des phtalates, des adipates, des azélates, des phosphates de triaryle tels que celui connu sous le nom de Reofos-65 de la Société Ciba-Geigy, des huiles epoxydées telles que par exemple celles de la série "Monoplex" ou de la série "Paraplex" commercialisées par la Société Rohm & Haas, des plastifiants polymères tels que ceux de la gamme "Hexoplas" commercialisée par la Société I.C.I. Ces plastifiants sont de préférence introduits à raison de quantités n'excédant pas 30 parties pour 100 parties en poids de bitume. Diverses autres caractéristiques de l'invention ressortent d'ailleurs de la description détaillée qui suit, sous forme d'exemples non limitatifs. Exemple 1 On mélange 88 parties d'un bitume présentant un indice de pénétration de 200 à 12 parties d'un copolymère en bloc ou copolymère séquencé de styrène/butadiène, commercialisé par la Société Phillips Petroleum Co.Ltd, sous la marque déposée "Solprene 416", pendant deux heures à 1800C, en utilisant un dispositif d'agitation de laboratoire du type à pales présentant une grande vitesse de rotation.La température du mélange est abaissée à 1600C et on y ajoute, sous agitation pendant 30 minutes, 25 parties de chutes de pneumatiques broyées se présentant sous la forme d'une poudre de granulométrie de 30 mailles, (norme britannique correspondant à une taille de particules de 0,5 mm), par exemple le produit de la Société United Reclaim Ltd et 2,5 parties d'un agent tensio-actif non ionique de stabilisation de mousse, tel celui commercialisé sous la marque déposée Antarox C0880. La température est abaissée à 1300C et on ajoute au mélange deux parties de benzène-sulfone-hydrazide, produit commercialisé sous la marque Genitron BSH puis on continue d'agiter l'ensemble pendant 10 minutes. La composition bitumineuse chaude ainsi préparée est versée sur un papier non collant traité aux silicones et on la laisse refroidir. On remplit un moule présentant un volume de 112 cm3 (à savoir présentant des dimensions d'environ 11,5 cm x 8,5 cm x 1,2 crr,)à l'aide de la composition préparée comme indiqué cidessus, et on chauffe ce moule pendant 5 minutes entre les plaques d'une presse, en appliquant une pression de contact à l'aide de la plaque inférieure qui se trouve à une température de 1600C et à l'aide de la plaque supérieure qui se trouve à une température de 1000C. On laisse ensuite, pendant encore 30 minutes la composition se développer complètement, en appliquant au moule une pression de 20 tonnes. Le matériau ainsi formé est constitué par une mousse souple dont le pourcentage moyen d'augmentation de volume est de 64 %. Le matériau obtenu est flexible et peut être comprimé et recouvrer sa forme et il ne possède qu'une faible adhérence résiduelle. Exemple 2 On prépare 650 g d'une composition bitumineuse correspondant à la formulation décrite à l'exemple 1, en mélangeant un bitume présentant un indice de pénétration de 200 avec un copolymère séquencé ou en bloc de styrène et de butadiène, pendant 90 minutes, à 1800C, en utilisant un dispositif d'agitation de laboratoire à pales de grande vitesse de rotation. Le mélange ainsi formé est mélangé à des chutes de pneumatiques, à un agent de mous sage et à un agent de stabilisation de mousse, pendant 60 minutes, à une température de 1000C, en utilisant un mélangeur à pales du type Winkworth Z. On transforme ensuite en mousse 400 g de la composition ainsi préparée dans une presse, en appliquant une pression de 50 tonnes, à une température de plaque de 1400C, pendant 8 minutes. La mousse ainsi obtenue présente une densité de 0,596g/cm3 et présente les propriétés suivantes 1) Résistance aux chocs supérieure à 2 J à une température de -2O0C, cette résistance étant mesurée en laissant tomber sur la mousse une bille d'acier présentant un diamètre de 1,5 cm. 2) Elasticité de rebond de 8 %, mesurée par la méthode dite du pendule de Lüpke (essai normalisa britannique No. 903, A8). 3) Force de compression de 0,1 MN/m2 (valeur mesurée pour un pourcentage de compression de 50 %) ; cette mesure est effectuée à l'aide d'un échantillon de 25 mm2 en utilisant un dispositif de mesure de marque Instron. 4) Valeur de la vibration maximum Q de 11,3 à 500 Hertz ; cette valeur Q est reliée à la capacité d'amortissement des vibrations tg & par l'expression Q = 1 tg L'essai est effectué en reliant un échantillon de la substance à essayer à une lame vibrante dont une extrémité est maintenue fermement en position verticale dans un objet lourd et rigide, isolé des vibrations du sol et auquel on confère des oscillations par un transducteur magnétique entraîné par un oscillateur à balayage. Des mesures sont effectuées dans la gamme comprise entre O et 2000 Hertz, à température ambiante Exemple 3 On mélange 3000 g d'un bitume présentant un indice de pénétration de 200 et 409 g d'un copolymère séquencé ou en bloc de styrène et de butadiène tel que celui commercialise sous la marque déposée Solprène 416 par la Société Phillips Petroleum Co, Ltd, en utilisant un agitateur de laboratoire à pales de grande vitesse de rotation à une température comprise entre 160 et 1800C, pendant deux heures. 200 g de chutes de pneumatiques, 400 g d'une charge de calcaire telle que celle connue sous le nom de Snowcal 7ML, 8 g d'un agent de moussage du type para-para-oxy-bis-benzène-suljnehydrazide, commercialisé sous la marque Genitron OB et 10 g d'un agent tensio-actif non ionique de stabilisation de mousse, commercialisé par la marque déposée Antarox C0880 sont ajoutes au mélange et sont mélangés pendant une heure, à une température de 1000C, dans un mélangeur à pale du type Winkworth Z présentant une capacité de 1 litre. 400 g de la composition bitumineuse ainsi formée sont introduits dans une presse et sont chauffés à une température de 1400C sous une plaque sur laquelle on applique une pression nulle pendant 3 minutes et une pression de 50 tonnes pendant 5 minutes puis la composition bitumineuse est refroidie rapidement à température ambiante. La mousse ainsi obtenue se présente sous la forme d'un parallélépipède à base carrée de 25 cm de côté et de 6 mm d'épaisseur. La substance présente une densité de 0,778 g/cm3 et constitue une mousse de bonne qualité. Elle présente une résistance aux chocs supérieure à 2 J à -200C et une élasticité de 3 %, mesurée par la méthode du pendule de Lüpke (essai normalisé britannique No. 903, A8). La résistance à la compression d'un échantillon laminé de 25 mm2 présentant une épaisseur de 20 mm s'est révélée être de 0,61 MN/m2, valeur mesurée à l'aide du dispositif d'essais de résistance mécanique de marque Instron, pour une compression de 50 %. La substance ainsi formée présente une valeur Q de 10,1 mesurée comme décrit à l'exemple 2. Exemple 4 On mélange, à une température de 800C, pendant une heure, dans un dispositif de mesure de plasticité du type Brabender 100, muni d'une tête de mélange et de mesure à rouleau du type 50, à une vitesse de mélange de 60 tours/mn 34 g d'un bitume présentant un indice de pénétration de 200, 10 g d'un extrait durci présentant un point de ramollissement (mesuré par la méthode à bille et anneau) de 900C, 6 g d'un copolymère séquencé ou en bloc de styrène et de butadiène tel que celui commercialisé sous la marque déposée Soîprène 416 par la Société Phillips Petroleum Co Ltd, 1,3 g d'un agent tensio-actif non ionique de stabilisation de mousse, tel que celui commercialisé sous la marque déposée Antarox C0880. 25 g d'une charge de calcaire telleque celle commercialisée sous la marque déposée Snowcal IML, 12,5 g de chutes de pneumatiques, et 1 g d'un agent de moussage chimique, sensible à la chaleur, du type para-para-oxy-bis-benzène-sulfone-dydrazide, tel celui commercialisé sous la marque déposée Genitron OB. On introduit 53 g de la composition bitumineuse ainsi formée dans une presse, on applique une pression de 20 tonnes, et on chauffe l'ensemble pendant 30 minutes à 1400C de façon à obtenir une mousse. La mousse obtenue se présente sous la forme d'un échantillon de 10 cm2 et de 8 mm d'épaisseur. Ce matériau est une mousse expansée très fine dont la surface ne présente aucune adhérence résiduelle. La densité de la mousse est de 0,595 g/cm3 et l'augmentation moyenne de volume est de 63 %. L'élasticité de rebond de la mousse, mesurée par la méthode du pendule de Lünke, (essai normalisé britannique 963, A8) s'est révélée être de 5 %. L'invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation, représentés et décrits en détails, car diverses modifications peuvent y être apportées sans sortir de son cadre. REVENDICATIONS 1 - Composition bitumineuse renfermant un bitume et un caoutchouc thermoplastique, caractérisée en ce qu'elle renferme de plus des particules finement divisées d'un caoutchouc non thermoplastique et un agent de moussage chimique sensible à la chaleur. 2 - Composition suivant la revendication 1, caractérisée en ce que les particules de caoutchouc thermoplastique présentent une taille d'environ 0,7 mm. 3 - Composition suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que le caoutchouc non thermoplastique est constitué par des chutes de pneumatiques. 4 - Composition suivant l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que l'agent de moussage chimique sensible à la chaleur n'est actif qu'à une température comprise entre 100 et 2000C. 5 - Composition suivant l'une des revendications I à 4, caractérisée en ce qu'elle renferme un extrait durci. 6 - Composition suivant la revendication 5, caractérisée en ce que l'extrait durci présente un indice de pénétration compris entre 0,1 et 6,0 à une température de 250C et un point de ramollissement (mesuré par la méthode à bille et anneau) compris entre 60 et 1700C. 7 - Composition suivant l'une des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que la proportion (exprimée en parties en poids) de la composition de bitume et d'extrait durci représente de 50 à 100 parties de bitume pour de O à 50 parties d'extrait durci. 8 - Composition suivant l'une des revendications 1 à 7, caractérisée en ce qu'elle renferme également, en tant que charge, du carbonate de calcium, du sulfate de baryum ou un mélange de ces derniers, ces produits étant finement divisés. 9 - Composition suivant l'une des revendications 1 à 8, caractérisée en ce que la proportion (en parties en poids) du caoutchouc thermoplastique, pour 100 parties de bitume ou d'extrait durci ou pour 100 parties de bitume lorsque ladite composition ne renferme pas d'extrait durci, est comprise entre 2 et 30 parties. 10 - Composition suivant l'une des revendications 1 à 9, caractérisée en ce que la proportion (exprimée en parties en poids) du caoutchouc non thermoplastique, pour 100 parties en poids de bitume ou d'extrait durci ou pour 100 parties de bitume lorsque la composition ne renferme pas d'extrait durci est comprise entre 5 et 150 parties. 11 - Composition suivant l'une des revendications 8 à 10, caractérisée en ce que la proportion (exprimée en parties en poids) de charge, pour 100 parties de bitume et d'extrait durci ou pour 100 parties de bitume lorsque ladite composition ne renferme pas d'extrait durci, est comprise entre 1 et 150 parties. 12 - Composition suivant l'une des revendications 1 à 11, caractérisée en ce que la proportion (exprimée en parties en poids) de l'agent de moussage, pour 100 parties de bitume et d'extrait durci ou pour 100 parties de bitume lorsque ladite composition ne renferme pas d'extrait durci, est comprise entre 1 et 10 parties. 13 - Composition suivant l'une des revendications 1 à 12, caractérisée en ce qu'elle renferme un agent de stabilisation de mousse dans une proportion (exprimée en parties en poids), pour 100 parties de bitume et d'extrait durci ou pour 100 parties de bitume lorsque ladite composition ne renferme pas d'extrait durci, comprise entre 1 et 10 parties. 14 - Application de la composition de l'une des revendications I à 13 à la préparation d'une mousse.