La présente invention concerne un procédé de commande d'une opération d'agglomération par frittage et plus précisément un procédé au cours duquel des valeurs finales voulues de commande telles que la productivité, la qualité du produit ou analogues, sont rendues convenables à l'aide des signaux transmis par un ordinateur et par mise en oeuvre d'un système original de guidage d'opérations. On sait de maniere générale que le but final d'une opération d'agglomération par frittage est la production de minerais frittés ayant une qualité uniforme, dans la quantité nécessaire seulement. En ce qui concerne la qualité, il est important que les valeurs voulues concernant la résistance mécanique, la repartition granulométrique, la composition chimique (FeO, CaO, SiO2, A1203) et analogues soient obtenues, avec une probabilité élevée d'obtention d'une productivité intéressante. Cependant, la satisfaction de ces seuls critères ne suffit pas dans une opération d'agglomération par frittage, si bien que des conditions relatives a l'installation constituent aussi des éléments de commande qui doivent être pris en considé- ration en fonction d'une capacité prédéterminée.Par exemple, il faut que la pression des gaz évacués dans un conduit soit maintenue dans une plage prédéterminée afin que le conduit ne soit pas détérioré par une charge excessive d'aspiration. I1 faut aussi maintenir les gaz d'échappement à une température comprise dans une plage prédéterminée afin d'éviter une condensation sous forme de gouttes ou une inflammation dans un précipitateur électrostatique ou pour le maintien du rendement de réaction dans un appareillage de désulfuration. Toutes les valeurs voulues et indiquées précé- demment peuvent être atteintes par simple conservation d'une résistance à la pénétration dans une couche d'agglomération. Cependant, la résistance à la pénétration de la couche varie beaucoup avec la variation de la perméabilité d'une couche de matières premières qui dépend des variations des constituants et de la dimension particulaire des ma- tières premières d'agglomération prélevées dans un entre pôt, de la ségrégation particulaire des matières premières dans une trémie, de la variation de la teneur en eau et analogue et de la variation de la position du point de tra versée, Ces variations provoquent des perturbations des possibilités d'un fonctionnement stable assuré. La variation des valeurs voulues au cours du temps et les perturbations sont habituellement jugées d'après divers résultats mesurés et l'observation d'instruments, et l'opération d'agglomération est exécutée en fonction de l'expérience d'un opérateur. Cependant, le nombre d'instruments à contrôler dépasse dix, et les informations telles que les résultats mesurés et analogues augmentent aussi.De plus, il existe de ombreuses variables de commande correspondant par exemple à la plaque d'arrett a l'épaisseur des couches du lit, à la quantité de coke, au degré d'ouverture du registre, à la vitesse de dEplace- ment des granulés et analogues qui sont reliés aux informations données Parmi les paramètres précités, on doit donc choisir ceux qui conviennent le mieux en fonction de la situation existante.Dans les conditions indiquées, une opération d'agglomération par frittage actuellement réalisée est très complexe et dépend souvent de l'expérience ou de 11 intuition de l'opérateur, et l'automatisation du processus est limitée à une partie seulement-de l'opération de commande si bien qu'on peut difficilement dire que l1opération d'agglomération par frittage est effectuée actuellement d'une manière stable. L'invention concerne donc un procédé de commande d'un opération d'agglomération par frittage dans laquelle la plupart des paramètres convenables de commande sont choisis automatiquement en fonction de la situation existante, par saisie et jugement des changements des conditions de fonctionnement au cours de l'opération d'agglomération par frittage, en fonction d'un jugement portant sur les niveaux de perméabilité et permettant l'établissement d'in dices quantitatifs. L'invention concerne un procédé de commande d'une opération d'agglomération par frittage mettant en oeuvre un ordinateur qui utilise un système de guidage d'opérations tel que décrit précédemment, en fonction d'éléments prédéterminés de commande. Le système de guidage d'opérations utilisé selon l'invention comprend essentiellement les étapes suivantes (I) un jugement relatif des valeurs mesurées, dans la situation existante, par rapport aux valeurs voulues des éléments prédéterminés de commande (II) la circulation du gaz en fonction du critère donné dans l'étape I et du jugement du niveau de perméabilité dans la couche d'agglomération (III) le réglage du niveau de perméabilité afin qu'il soit entretenu dans l'installation d'après le critère de l'étape II ; et (IV) le réglage de l'opération de frittage d'après les critères des étapes I et Il. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre dun exemple de réalisation et en se référant aux dessins annexés sur lesquels la figure 1 est un organigramme illustrant une opération effectuée automatiquement d'après le système de guidage de l'invention ; et la figure 2 est un graphique représentant la variation du rendement en minerai aggloméré entre l'invention et la technique antérieure. La figure 1 représente un organigramme qui illustre le système de guidage d'opérations selon l'invention. Sur la figure 1, l'étape I du système de guidage selon l'invention comprend un élément de commande 1 qui repr6- sente un jugement relatif par rapport à la valeur voulue pour la campagne de production, un élément 2 de commande qui concerne un jugement relatif de la valeur voulue de la résistance mécanique du minerai aggloméré (par exemple sa résistance à l'éclatement), un élément de commande 3 qui concerne un jugement relatif de la valeur voulue pour la température des gaz évacués, par exemple la température des gaz circulant dans un dispositif d'évacuation, et un élément de commande 4 concernant un jugement relatif de la valeur voulue de la pression des gaz évacués, par exemple la pression des gaz circulant dans un dispositif dlaspira tion.Dans chacun des éléments de commande, une valeur voulue et sa plage d'acceptabilité sont établies et sont naturellement déterminées en fonction de l'installation d'agglomération utilisée et des conditions ambiantes et d'environnement. Dans l'étape I, une moyenne des valeurs mesurées pour chacun des éléments de commande est calculée à l'aide d'un ordinateur, à intervalles prédéterminés, et l'ordinateur juge si la moyenne calculée se trouve ou non dans la plage d'acceptabilité pour la valeur voulue correspondante. A la suite de ce jugement, l'ordinateur transmet un signal "O", "+1" ou "-1", selon que la moyenne se trouve dans la plage acceptable, dépasse la limite superieure ou se trouve au-dessous de la limite inférieure, et les signaux transmis sont affichés. En outre, lorsque la pression des gaz éva- cués dépasse la limite supérieure, l'entretien des installations pose un problème important si bien qu'il est nécessaire qu'une telle pression excessive des gaz d'échappement soit réglée vers une réduction de la pression. En conséquence, dans le cas de la pression des gaz évacués, l'ordinateur ne crée un signal "-1" que lorsque la moyenne dépasse la limite supérieure et ce signal est affiché. Dans l'étape II, la circulation du gaz et le jugement sur le niveau de perméabilité dans la couche d'agglomé- ration sont assuras d'après le critère de l'étape I. Ainsi, le jugement porte d'abord, en 5, sur le fait que tous les signaux de sortie des éléments 1 à 4 sont des "0" ou non. Si tous ces signaux de sortie sont des 0, c'est-a-dire lorsque le jugement porté en 5 est OUI, l'ordinateur détermine en 6 si la variation du débit de gaz traversant une couche d'agglomération est importante ou non, d'après l'équation I A (1) dans laquelle Q représente la valeur Doyenne mesurée pour le débit de gaz traversant la couche d'agglomération pendant 15 min, Q 'est une valeur voulue pour le débit de gaz, K est une constante et A est une plage d'acceptabilité de débit de gaz (par exemple 100 m3/min). Dans l'équation (1) lorsque la valeur qui se trouve à gauche est supérieure à A, c'est-à-dire lorsque le jugement porté en 6 est OUI, l'ordinateur crée un signal de sortie "+1" ou "-1". Dans ce cas, l'augmentation ou la r6- duction du nombre de rotation du tambour d'alimentation est indiquée en 7 pour le réglage d'une résistance a la pénétration de la couche de la matière première. D'autre part, lorsque la valeur à gauche de l'équation (1) ne dé- passe A, c'est-a-dire lorsque le jugement porté en 6 est NON, l'ordinateur crée un signal "0" et en conséquence aucune action n'est entreprise comme indiqué en 8. En outre, le jugement porté par l'ordinateur en fonction de l'équation (1) est réalisé toutes les 15 min. Ainsi, une caractéristique du système de guidage d'opérations selon l'invention est le réglage du débit de gaz traversant la couche d'agglomération à une valeur moyenne voulue de manière que la variation de perméabilité soit jugée quantitativement. En conséquence, les variations des valeurs voulues peuvent être réglées préalablement. D'autre part, la perméabilité de la couche d'agglomération dans l'étape II peut aussi être observée sous forme de la résistance à la pénétration f = P/Qn (P est la pression des gaz évacués) ou analogue.Etant donné que l'opération d'agglomération de frittage est destinée à donner les valeurs telles que le débit de production et analogue, avec une grande probabilité, l'utilisation du débit de gaz est considérée comme favorable parce que ce débit est théoriquement proportionnel au débit de production. En outre, la valeur voulue du débit de gaz Q adopté selon l'invention est une moyenne mobile afin que le débit soit adapté aux variations de la résistance mécanique du minerai fritté, du débit de production et de la température des gaz d'échappement qui constituent des valeurs voulues. Une saisie dynamique de la valeur voulue Q du débit de gaz repose sur la raison suivante.Les valeurs mesurées de la résistance mecanique du minerai aggloméré et du débit de production sont obtenues 30 min après retrait du minerai aggloméré d'une cuve et transmission dans un refroidisseur.En conséquence, on considère que, lorsque les valeurs mesurées correspondent aux valeurs voulues pour la résstance mécanique et le débit de production, si le débit de gaz circulant dans la couche d'agglo mération avant 30 min environ est maintenu, les valeurs voulues peuvent être obtenues dans l'avenir. Dans le mode de réalisation précite, une moyenne mobile sur cinq valeurs mesurées toutes les 15 min forme la valeur voulue du débit de gaz, si l'on considère un temps de réponse de 30 min comme décrit précédemment, et le calcul est effectué à des intervalles de 30 min. Ensuite, lorsque l'un au moins des signaux de sortie donnés par les éléments 1 à 4 dans l'étape I est juge comme n'étant pas égal à "O" en 5 dans l'étape II, c'est-à-dire lorsque le jugement S donne la réponse NON, les niveaux antérieur et actuel de perméabilité sont jugés en 9 d'après les équations suivantes PRp = T TM/TC PRN = PR p + a(Q - Q + KdQ) (3) dt dans lesquelles PR p est un niveau passé de perméabilité, PRN est le niveau présent de perméabilité, TM est une température des gaz évacués par un dispositif spécial d'évacua- tion, TC est la température des gaz d'échappement au niveau d'un refroidisseur, et a et K sont des constantes. La raison pour laquelle le niveau de perméabilité de la couche d'agglomération peut être jugé d'après les équations (2) et (3) est la suivante. Lorsque la vitesse de déplacement de la cuve d'agglomération est fixe, si la résistance à la pénétration de la couche d'agglomération augmente, la position du point de traversée s'approche d'une partie d'évacuation de minerai aggloméré et en conséquence, la température des gaz d'échappement dans le dispositif d'évacuation diminue et la température des gaz augmente dans le refroidisseur. Inversement, si la résistance de pénétration diminue, la position du point de traversée approche d'une partie d'alimentation de matières premières et en cons Fence, les températures d'air évacué présentent une tendance opposée au cas précédent.En conséquence, la résistance de pénétration de la couche d'agglomération peut être estimée d'après le rapport de la température des gaz évacués, dans le dispositif d'évacuation par aspiration à la température des gaz évacués dans le refroidisseur. La raison pour laquelle le niveau de perméabilité utilisé selon llinvention est représenté par la valeur passée et la valeur présente repose sur le fait qu'il existe un retard d'environ 30 min dans la mesure de chacune des températures de gaz utilisées pour le calcul du niveau actuel deperm8abilité si bien que le niveau actuel PRN de perméabilité doit etre mesuré par correction du niveau passe PR p de perméabilité de la variation du débit des gaz. En outre, le niveau de perméa bilité passe PRp est toujours calculé de manière que la perméabilité soit adaptée à la résistance mécanique du minerai aggloméré, au débit de produit et aux températures des gaz évacués, car un retard d'environ 30 min existe avant mesure de ces dernieres valeurs. Les valeurs actuelle et passée du niveau de per méabilité sont jugées en 9, par rapport à une valeur pré- déterminée de référence (par exemple 0,7), et un signal de sortie "+1" (bonne perméabilité) ou "-1" (mauvaise perméa bilié) est créé lorsque les valeurs passe et actuelle sont supérieures ou inférieures à la valeur de référence. Par exemple, lorsque l'un quelconque des éléments 1 à 4 est jugé comme n'étant pas satisfaisant, la correction du niveau de perméabilité est effectuée dans le sens convenable dans les étapes ulterieures III et IV par comparaison du critère de l'étape I avec le jugement portant sur les niveaux. de perméabilité passé et présent dans l'étape II. En outre, le niveau de perméabilité peut être obtenu par la position du point de traversée comme indiqué précédemment ou par mesure de la température des gaz évacués au niveau de la seconde boite à vent compte depuis l'extré- mité de la cuve d'agglomération, mais on confirme que le rapport de la température des gaz évacués au niveau du dispositif d'aspiration à la température des gaz évacués au niveau du refroidisseur est plus fiable pour le jugement du niveau de perméabilité. L'étape III est destinée au réglage direct du niveau de perméabilité, dans la plage de capacités instal lées de chaque installation d'evacuation par aspiration, compte tenu de l'entretien de l'installation. La mise en oeuvre concrète de cette étape III est la suivante. (a) Au point 10, le jugement porte sur le fait que le signal de sortie correspondant à la pression des gaz évacués est "0". Si la réponse.est NON, il est déterminé au point 11 si le code de pression des gaz évacuées coïncide avec celui du niveau actuel de perméabilité mesuré en 9. Lorsque le résultat de l'opération Il est NON, c'est-a-dire lorsque la pression des gaz évacués dépasse la limite supérieure-et lorsque le niveau de perméabilité est bon, l'angle d'ouverture du registre est trop grand si bien que le réglage de la pénétration est assurée directement par réduction immédiate de l'angle d'ouverture du registre, dans l'étape 12. D'autre part, lorsque le jugement 10 donne la réponse OUI, ou lorsque le jugement 11 donne la réponse OUI (c'est-à-dire que la pression des gaz évacués est élevée et la perméabilité faible), le réglage de la péne- tration est réalisé dans les opérations ultérieures. (b) L'étape 13 détermine d'abord si le signal de sortie correspondant à la température des gaz évacués est "0". Si la réponse est NON, l'étape 14 détermine si le code de température des gaz évacués coïncide avec celui du niveau de perméabilité passé mesuré à tape 9. Lorsque le jugement 14 donne la réponse NON, c'esta-dire lorsque la température des gaz évacués se trouve en dehors de la plage acceptable et lorsque son code ne coin- cide pas avec celui du niveau de perméabilité passé, le réglage de la quantité de coke est effectué comme indiqué par 11 étape 15. Ainsi, lorsque le signal de sortie correspondant à la température des gaz d'échappement est "+1", la réduction de la quantité de coke est indiquée à l'étape 15 alors que, lorsque le signal de sortie correspondant à la température des gaz est "-1", l'augmentation de la quantité de coke est indiquée à l'étape 15. D'autre part, lorsque le jugement 13 donne une réponse OUI ou lorsque le jugement 14 donne une réponse OUI, le réglage de la pénétration peut être effectué dans des opérations ultérieures. (c) l'étape 16 détermine d'abord si les codes des niveaux passé et présent de perméabilité coincident. Si la réponse est NON, l'étape 17 détermine si le signal de sortie correspondant à la pression des gaz est "0". Lorsque la réponse de l'étape 17 est OUI, il y a de bonnes chances pour que la correction de la résistance mécanique et du débit de production s'effectue naturellement si bien qu'aucune action n'est prise pour le réglage du niveau de perméabilité à l'étape 18. D'autre part, lorsque le jugement 16 donne la réponse OUI, ou lorsque le jugement 17 donne la réponse NON (c'est-à-dire si la pression des gaz d'échappement d6- passe la limite supérieure), le réglage de pénétration est effectué dans l'étape ultérieure IY. Dans l'étape finale IV, l'opération d'agglomération est commandée de manière qu'elle satisfasse aux valeurs prédéterminées voulues, d'après le critère de perméabilité mesuré a l'étape 9. L'opération est réalisée de la manière suivante. (a) L'étape 19 détermine si tous les signaux de sortie correspondant aux éléments de commande 1 et 2 et le niveau de perméabilité actuel sont égaux à "-1". Lorsque le résultat est OUI, on considère que l'opération d'agglo ration ne convint pas étant donné la présence de matière non agglomérée , d'une mauvaise agglomération due à une quantité insuffisante de coke ou analogue, si bien que la réduction de la vitesse de déplacement de la cuve d'agglomération et une augmentation de la quantité de coke sont indiquées à tape 20. D'autre part, lorsque le jugement 19 donne la réponse NON, le réglage du débit de production et de la résistance à l'éclatement est effectué au cours des opérations ultérieures, d'après le critère de niveau actuel de perméabilité. (b) L'étape 21 détermine si le signal de sortie correspondant au niveau de perméabilité actuel correspond à "+1". Lorsque le jugement 21 donne la réponse OUI, c'est à-dire lorsque le niveau actuel de perméabilité est bon, l'étape 22 détermine si le signal de sortie correspondant à la résistance mécanique à platement (c'est-à-dire l'élément de commande 2) est à "-1". Lorsque le jugement 22 donne le résultat OUI, l'augmentation du nombre de tours du tambour d'alimentation ou le soulèvement de la plaque de coupure est indiqué à l'étape 23. D'autre part, lorsque le jugement 22 donne la réponse NON, l'étape 24 détermine si le signal de sortie correspondant au débit de production (c'est-a-dire l'6lément 1 de commande) est egal à "-1". Lorsque le jugement 24 donne la réponse OUI, l'augmentation de vitesse de déplacement de la cuve d'agglomération est indiquée à l'étape 25. Lorsque le jugement 24 donne la réponse NON, l'opé ration nécessaire est réalisée d'après l'indication de l'étape 23. (c) Lorsque le jugement 21 donne la réponse NON, l'étape 26 détermine si le signal de sortie correspondant au débit de production (c'est-à-dire l'élément 1 de commande) est à t+l". Lorsque le jugement 26 donne la réponse OUI, la réduction de la vitesse de déplacement de la cuve d'agglomération est indiquée à l'étape 27. D'autre part, lorsque le jugement 26 donne la réponse NON, l'étape 28 détermine si le signal de sortie de la résistance à l'éclatement (c'est-à-dire l'élément 2 de commande) est à "-1". Lorsque le jugement 28 donne la réponse OUI, la réduction de la vitesse de déplacement de la cuve d'agglomération est aussi indiquée à l'étape 27. Lorsque le jugement 28 donne la réponse NON, l'étape 29 détermine si le signal correspondant à la résistance à l'éclatement est "O". Lorsque la réponse est OUI, la réduction du nombre de tours du tambour d'alimentation ou l'abaissement de la plaque de coupure est indiqué à l'étape 30. Lorsque la réponse à tape 29 est NON, la réduction de la-quatité de coke est indiquée à l'6tape 31. Au cours de la sélection des opérations dans l'étape IV, il y a huit cas décrits précédemment, suivant les critères de débit de production, de résistance mécanique du minerai aggloméré et du niveau actuel de perméabilité, dans lesquels l'assurance de l'obtention d'une bonne résistance mécanique prédomine la conservation du débit de production. Cette sélection repose sur la relation suivante qui a été déterminée au cours d'expériences et après l'analyse de résultats. (a) Lorsque la vitesse de déplacement de la cuve d'agglomération augmente, le débit de production augmente, mais la résistance mécanique diminue. (b) Lorsque le nombre de tours du tambour d'alimentation augmente ou lorsque la plaque de coupure s'élève, la résistance mécanique garde sa valeur ou a tendance à augmenter, mais le débit de production garde sa valeur ou tend à diminuer. (c) Lorsque la quantité de coke augmente, la perméabilité diminue et la résistance mécanique augmente, mais le débit de production garde sa valeur ou a tendance à diminuer. Ainsi, l'opération d'agglomeration par frittage selon l'invention par mise en oeuvre du système précité de guidage d'opérations, adoptant le débit de gaz traversant la couche d'agglomération comme valeur médiane opérationnelle voulue, est comparée à une opération habituelle dans laquelle divers éléments de commande sont réglés en fonction du jugement d'un opérateur très expérimenté. Dans les deux opérations, la variation du débit de gaz traversant la couche d'agglomération est mesurée afin qu'il donne un résultat comme indiqué dans le tableau I. Comme l'indiquent les résultats de ce tableau, la variation du débit de gaz (c'est-a-dire l'écart quadratique moyen des valeurs moyennes prises toutes les 15 min, constamment et pour un nombre prédéterminé d'échantillons) est nettement réduite lors de la mise en oeuvre de l'invention par rapport à une opération habituelle. TABLEAU I Jaleur moyenne Ecart qua- Nombre Su débit de gaz dratique d'echan- traversant la moyen tillons couche d'agglo- mération condi- dans les condi ions normales selon l'invention 7,235 202 29 habituel 7,550 317 29 selon l'invention 7,568 231 30 Il habituel 7,765 301 30 melon l'invention 7,263 488 31 UïI: 1 habituel 7,263 488 31 La figure-2.reprdsente le résultat de la comparaison d'une opération d'agglomération mettant en oeuvre le système de guidage d'opérations selon l'invention et d'une opération habituelle, en ce qui concerne le rendement en minerai fritté. On note sur la figure 2 que la variation de qualité du minerai fritté est réduite et que le rendement est accru selon l'invention. En outre, les valeurs voulues et les plages acceptables des éléments de commande utilisés dans le système de guidage d'opérations selon l'invention sont représentées dans le tableau II qui suit. TABLEAU II El ment de Valeur voulue Plage acceptable commande I à 875 à 890 % I'éclatement - débit de pro- 330 t/h + 10 t/h duction temperature 110 C + 15 C des gaz évacues ~ dispositif prin- inférieure à la cipal d'aspiration valeur voulue pression des 1,750 mmH2O gaz évacués dispositif secon- inférieure à la daire d'aspiration valeur voulue 1,700 mmH20 Selon l'invention, la résistance mécanique et le débit de production de minerai aggloméré et les variations des conditions limitées à la capacité installée ou la variation de la perméabilité sont jugées d'après des paramètres de référence déterminés quantitativement Si bien que le jugement dépendant de l'expérience ou de l'intuition de l'opérateur est totalement éliminé t en outre, les erreurs d1opérations et les désaccords entre les opérateurs expéri- mentés se reflètent difficilement sur l'opération d'agglomération par frittage réalisée selon l'invention. En outre, la variation des valeurs voulues pour les éléments finals de commande peut être réglée à l'avance par réglage du débit de gaz et du niveau de perméabilité, indiqués comme valeur moyenne voulue. De plus, l'opération d'agglomération est divers minée par jugement collectif de certaines situations dif férentes si bien qu'une opération très avantageuse peut être choisie en fonction de la situation existante. En conséquence, la stabilisation du minerai ag gloméré, l'augmentation de rendement et le débit voulu de production peuvent Autre obtenus avec une grande probabilité. Bien entendu, diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art aux procédés qui viennent d'tre décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS - 1. Procédé de réglage d'une opération d'agglomération par frittage, selon lequel quatre valeurs voulues pour quatre éléments de commande du débit de production, de la résistance mécanique du minerai aggloméré, de la température des gaz évacues et de la pression des gaz évacués sont déterminées dans un ordinateur, et l'opération est commandée automatiquement par mise en oeuvre d'un système de guidage d'opérations incorporé à l'ordinateur, ledit procédé étant caractérisé en ce que le système de guidage d'opérations comprend les étapes suivantes (I) le jugement relatif des valeurs mesurées dans la situation existante par comparaison aux valeurs voulues pour les éléments de commande, (II) la circulation du gaz en fonction du critère de l'étape I et le jugement du niveau de perméabilité de la couche d'agglomération, (III) le réglage du niveau de perméabilité permettant la conservation des installations d'après le critère de l'étape II, et (IV) le réglage d-e l'opération d'agglomération par frittage d'après les critères des étapes I et II. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'étape I détermine si une moyenne des valeurs mesurées pour chacun des éléments de commande, à intervalles prédéterminés, se trouve dans une plage acceptable par rapport à la valeur voulue ou non. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'étape II détermine si une variation du débit de gaz est importante ou non, d'après l'équation suivante (lj qui repose sur le critère de l'étape I |(Q - Q) + KdQ | # A dt Q étant une moyenne des valeurs mesurées du débit de gaz (1) traversant la couche d'agglomération pendant 15 min, Q etant une valeur voulue pour le débit de gaz, K étant une constante et A étant une plage acceptable pour le débit de gaz, l'étape II assurant la détermination des niveaux passé et présent de perméabilité d'après les équations PRp = TM/TC (2) PRN = PRp + a(Q - Q + Kdt) (3) PRp étant le niveau passé de perméabilité, PRN le niveau présent de perméabilité, PM la température des gaz évacués au niveau d'un dispositif d'évacuation par aspiration, TC étant la température des gaz évacues au niveau d'un refroidisseur, et a et K étant des constantes. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'étape III assure le réglage du niveau de permFa- bilité d'après le critère de l'étape II, en fonction des éléments de commande portant sur la température et la pression des gaz évacués. 5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'étape IV assure la commande de l'opération d'agglomération par frittage d'après les critères des étapes I et II, par mise en oeuvre des éléments de commande portant le débit de production et la résistance mécanique du minerai aggloméré.