La présente invention est relative à un procédé -et une installation pour la production d'un mélange comprenant une char ge granuleuse et/ou pulvérulente agglomérée soit par un liant, soit par un système liant-durcisseur. Elle s'applique en parti -culier à une charge tel qu'un sable destiné notamment à la fonde rie, un produit réfractaire ou abrasif, une poudre de marbre, un gravier ou tout autre matériau de construction, ladite charge étant sous la forme de grains plus ou moins fins, voire même de blocs de quelques millimètres ou de quelques dizaines de millimè tres, et agglomérée à l'aide d'un liant minéral ou organique. On sait que, notamment dans le domaine de la fonderie lors de la confection de moulu ou de noyaux, on est amené à produire des mélanges de matière à mouler composés : de grains Qu de blocs de matière première inerte (sable), de liants et de durcisseurs. Ces mélanges sont généralement auto-durcissants lorsqu'on élève leur température, et même,pour certains, à température ambiante lorsque l'on associe - ainsi qu'il a été découvert depuis quelques années seulement - une résine furanique, urée - formol, phénol formol (liant) à un agent de durcissement acide pour agglomérer les produits réfractaires les plus couramment utilisés en fonde rie, à savoir sables, zircon, chromite, chamotte, olivine Dans certains cas, un tel mélange auto-durcissant à température ambiante est à prise rapide et même quasi instantanée de sorte qu'il n'est plus possible de le réaliser dans un seul malaxeur traditionnel puisque le temps de durcissement de la masse est Si court * > '4n dEbgt de puise est fréquent à l'intérieur du malaxeur avant que la masse mélangée n'ait eu le temps de par courir toute la longueur de la vis intérieure. I1 est évident que cela donne un sable de mauvaise qualité et,surtout,le malaxeur peut être mis en panne s'il n'est pas déchargé immédiatement. Pour rémédier à de tels inconvénients, on s'est proposé de produire de tels mélanges à prise quasi instantanée en enro bant, dans un premier malaxeur, une fraction du sable par l'un des deux constituants du système liant-durcisseur, et en enrobant simultanément, dans un autre malaxeur classique2 la fraction ré siduelle de sable au second constituant du système linnt-durcis- seur, les deux mélanges partiels ainsi réalisés étant débités ensemble dans un mélangeur placé en cascade pour donner lieu à un mélange final homogène de toutes les matières, mélange final qui est distribué immédiatement sur le lieu d'utilisation, dans un moule ou une boîte à noyaux. Cette solution, ou des variantes approchantes, est en particulier décrite par les brevets français 2.025.275, 2. 033.644, et par la demande de brevet français 71.28.625. Dans tous les cas, quelles que soient les caractéristiques -de durcissement des mélanges à constituer, c'est-à-dire qu'il soit à prise lente ou quasi instantanée, on sait que, pour un lange déterminé, toute modification de la quantité de liant dont le rôle est d'agglomérer les grains de la charge se traduit par une uns modification des caractéristiques mécaniques, directement pro- portionnelle à la quantité réelle de liant.Par exemple, Cent kilos de sable malaxé avec 2 % d'un système résine furane et dur cisseur donne une résistance à la flexion de quatre vingt kilos par centimètre carré, résistance à la flexion qui descend à soixante kilos par centimètre carré lorsque la même quantité de sable est malaxe avec 1,5 * du système résii;ne-durcisseur, à cinquante cing itilo8 par centimètre carré si le système résine-durcisseur constitue 1 * du poids de sable et vingt kilos par centimètre carré si le même système n'en constitue plus que 0,5 %. De même, du sable malaxé avec 4 * de silicate de soude donne une résistance à la compression de cinquante cinq kilos par centimètre carré, résistance qui descend à trente huit kilos par centimètre carré si l'on malaxe la même quantité de sable avec 3 % de silicate et à dix sept kilos par centimètre carré si l'on malaxe la même quantité de sable avec seulement 2 * de silicate. Mais, par ailleurs, le prix et la rareté des résines liantes et des agents de durcissement font qu'on a intérêt, dans toute la mesure du possible, à économiser ces matières d'addition au sable en réduisant la quantité habituellement nécessaire. Le but de la présente-invention est de fournir un procédé et une installation pour la productiqn d'un tel mélange, adaptable notamment à tout malaxeur continu ou discontinu classique, et permettant dans des conditions normales de fonctionnement de ces malaxeurs d'obtenir des mélanges aux caractéristiques mécaniques sensiblement identiques à celles habituellement obtenues avec cependant, en parallèle, une économie très notable en matière liante et de durcissement puisque, ainsi qu'il sera démontré ultérieurement, l'économie peut atteindre 15 à 40 % en liant alors que les caractéristiques mécaniques, par exemple de flexion ou de compres sion, sont inchangées. La présente invention a pour objet un procédé pour la production d'un mélange comprenant une charge agglomérée par un liant ou par un système liant-durcisseur, caractérisé par le fait que l'on réalise par malaxage un prémélange en additionnant à une première fraction de la charge la totalité du liant (ou la totalité du système liant-durcisseur) puis que, lorsque ce pre mier-mélange est intime et homogène et que la pellicule de liant enrobe la surface de tous les grains de la charge, l'on addition ne au prémélange - en un temps très court - la seconde fraction de la charge et que l'on vide l'appareil dans lequel est réali sé le malaxage immédiatement après l'introduction de la seconde fraction de charge afin d'éviter l'enrobage par le liant des grains de ladite seconde fraction, c'est-à-dire afin d'éviter que le liant ne se répartisse sur tous les grains de la charge par migration du liant des grains de la première à la seconde fraction de- la charge. Dans un mode préféré de mise en oeuvre, on additionne à la totalité du liant (ou du système liant-durcisseur) 40 à 70 46 - et de préférence 50 à 60 % - de la charge dans une première phase de malaxage, afin de constituer le prémélange.et et l'on addi- tionne très rapidement au dit prémélange, dans une seconde phase de malaxage, la quantité complémentaire de charge, soit 30 à 60 % et de préférence 40 à 60*. La présente invention a aussi pour objet une installation pour la production d'un mélange comprenant une charge agglo mérée par un liant ou par un système liant-durcisseur, caract6- risé par le fait qu'elle se compose d'un malaxeur continu, de type connu, à vis de malaxage, au sein duquel se réalise le mélange de liant et d'une première fraction de la charge, ledit malaxeur comportant en fin de vis de malaxage, en regard de la sortie de la charge, une ouverture munie éventuellement d'un obturateur et des moyens pour additionner au prémélange formé la seconde fraction de la charge. Dans un mode préféré de réalisation, l'addition de la seconde fraction de la charge se fait par simple gravité, ou encore à l'aide d'un distributeur vibrant, d'une vis, d'un tapis, d'une aéro-lissier'e ou de tout autre dispositif de transport com nu ; l'installation comporte une trappe de dosage permettant l'additian de la seconde fraction de la charge selon un débit constant, réglable suivant les quantités désirées. Dans une variante de réalisation de l'installation, cette dernicre se compose d'un malaxeur discontinu, de type con nu, comportant deux réservoirs séparés permettant l'introduction de la charge à l'intérieur dudit malaxeur en deux temps, et des moyens pour la vidange instantanée du malaxeur avant que les grains de la seconde fraction de la.charge ne soient enrobés de liant. La présente invention a enfin pour objet le produit industriel nouveau que constitue une composition constituée d'uni mélange d'une charge granuleuse et/ou pulvérulente et de liant, -,,, ou d'une charge et d'un système liant-durcisseur, caractérisée par le fait qu'elle est obtenue en deux phases, à savoir : une phase de prémélange au ours de laquelle on malaxe le liant ou le système liant-durcisseur à une première fraction de la charge, et une phase d'addition à ce prémélange de-la seconde fraction de charge, le mélange final obtenu présentant un film de liant autour de certains grains de la charge et un ou quelques points d'attache, par ledit liant, des autres grains, non enrobés, de charge sur les grains enveloppés du. film de liant. Pour mieux faire comprendre li!qb.jetde la présente in vention, on va décrire ci-après,. à titre d'exemples, purement illustratifs et non limitatifs, divers modes de réalisation d'une installation selon l'invention, représentée sur le dessin anne- xé. Sur ce dessin - la Fig.1 représente une vue, à trs grande échelle, du prémélange obtenuopar malaxage de la première fraction de la charge et de la totalité du liant. - la Fig. 2 représente une vue, à très grande échelle, de la masse constituée par le prémélange de la Fig. 1 auquel on vient d'additionner la seconde fraction de la charge constituée de grains totalement nus. - la-Fig. 3 représente une vue, à très grande échelle, de la masse finale obtenue après addition de la seconde fraction de la charge au prémélange, une petite partie du liant enrobant les grains de la première fraction de la charge ayant migré sur les grains- de la -seconde fraction de la charge pour permettre l'accrochage de tous les grains entre eux - la Fig. 4 représente une vue, à très grande échelle, d'un mélange final constitué de petits grains enrobés d'une pel licule de liant (première fraction de la charge) assurant au moyen de pontages la liaison entre des blocs de grande dimension additionnés en fin de malaxage (et constituant la seconde fraction de la charge). - la Fig. 5 est une vue de côté d'un malaxeur continu permettant la production du mélange selon l'invention par introduction de la charge en deux temps, une première introduction en début de la vis de malaxage et une seconde introduction en bout de la vis due malaxage, en regard de sortie du malaxeur. - la Fig. 6 représente un malaxeur discontinu pour la production du mélange selon l'invention, le dit malaxeur comprenant deux réservoirs séparés permettant l'introduction de la charge à l'intérieur du malaxeur en deux temps, et des moyens pour la vidange instantanée du malaxeur. Dans toute la description qui a suivre, on choisira essentiellement, à titre d'exemple de charge granuleuse- et/ou pulvérulente, un sable siliceux de fonderie ; il est clair cependant, ainsi qu'il a déjà été exposé, que llinvention s'applique également à des produits réfractaires ou abrasifs, à des matériaux de construction, à des marbres ou des graviers, puisque ces produits se trouvent également à l'état naturel sous forme de grains ou de blocs.De même, le terme "liant" utilisé dans toute la suite de la description concernera bien entendu tous les types de liants minéraux ou organiques, mais également les systèmes liant-durcisseur qui peuvent être incorporés en une seule fois, sans dommage, à la charge dès l'instant où iS ne constituent pas un te g pris. trop rapide. Dans la description suivante, en entend également par "phase unique" ou "une phase", le malaxage traditionnel ou classique avec addition de toute la charge en une seule opération, et par "deux phases" l'addition en une phase de prémélange, avec la totalité du liant, d'une première fraction de la charge,e s ne seconde phase de mélange rapide de la seconde fraction de la charge (fraction résiduelle) avec le prémélange obtenu lors de la première phase. On sait que l'addition suffisinte de liant à une charge granuleuse conduit, après malaxage prolongé des deux constituants, à un enrobage de chaque grain de la charge granuleuse au moyen d'un film ou pellicule de liant disposé, selon une répartition uniforme, en couche très mince sur une surface excessivement grande;Par exemple, pour un sable de granulométrie 55 ÂFS, clas sique en fonderie, dont la surface, par kilô de sable, est en réalité de l'ordre de 11 m2, la résine ou liant se répartit de manière uniforme en couche très mince sur le pourtour de chaque grain de sable ainsi qu'il est représenté à la Fig. 1 : l'épais~ seur du film de liant est sensiblement la même autour d'un même grain et autour de chacun des grains de la charge additionnée en quantité suffisante de liant, les grains étant par la suite agglomérés les uns aux autres par les zones en contact des pelez licules de liant. Ainsi, lors de la production du mélange selon l'invention, et en respect de la caractéristique principale de cette dernière, il est évident que si l'on réalise par malaxage un prémélange comprenant une première fraction de la charge additionnée de la totalité du liant, le prémélange obtenu sera représenté à la Fig. 1 si la quantité de liant est suffisante pour enrober chaque grain de sable. il en sera ainsi si l'on additionne à 50 % de la charge de l'ordre de 0 % de la quantité de liant qui aurait été nécessaire Pour enrober la totalité de la chars : dans ce @abit@ellement cas, par rapport à la masse de liant que l'on aurait/incorporée à la totalité de la charge, on réalise une économie de l'ordre de 30-% pour l'instant. Le prémélange obtenu, représenté à la Fig. 1, se compose donc dans ce cas de grains de sable 1 enrobés uniforme mément d'une couche de liant 2, les zones de contact 3 entre les diverses couches de liant assurant l'agglomération des grains 1 les uns aux autres. Ensuite, lorsque oe premier mélange est intime~et homogè- ne, c'est-à-dire que la pellicule de liant enrobe la surface de tous les grains I de la charge, on additionne à ce prémélange, en un temps très court, la seconde fraction de la charge, c'està-dire les 50 % restant dans l'exemple choisi précédemment. On procède enfin à la vidange complète de l'appareil dans lequel est réalisé ce malaxage, immédiatement après l'introduction de la seconde fraction de la charge et l'on dirige le mélange finalement obtenu jusqu'à son point d'utilisation. Si l'on relève les caractéristiques mécaniques du mélan- ge final ainsi obtenu on a alors les résultats suivants du mélange en deux phases. a) Les caractéristiques mecaniques/baissent d'une mani@re beaucoup plus lente que dans le cas classique, et en particulier la baisse des caractéristiques mécanique est plus proportionnelle à la quantité de liant comme cela était le cas lorsque l'on T A B L E A U I Flexion après 24 H (Kg/cm2) Compression aprés 24 H(Kg/cm2) PRODUITS % 1 phase 2 phases 1 phase 2 phases Silice 100 - - - Résine Furane 2 80 112 - " " 1,5 65 89 - " " 1 50 70 - " " 0,5 20 38 - Silicate de soude 4 - - 55 68 " 3 - - 38 47 " 2 - - 17 24 réalisait un mélange en une phase. b) Â quantité égale de liant, les caractéristiques mécaniques sont supérieures lorsque le mélange est obtenu en deux -phases, -comparativement au mélange obtenu lors d'une phase unique. Les résultats comparés se trouvent inscrits dans le tableau I ci-annexé, tableau dans lequel toutes les mesures sont ramenées à la base 100 pour la quantité de silice afin facili ter les études comparatives. ON rappelle que la résistance à la flexion exprimée en kilo par centimètre carré est respectivement de 80, 65, 50 et 20 si l'on additionne à 100 parties de sable, en une seule phase, respectivement 2, 1,5, 1 et 0,5 partiesde résine furane, Pour une même quantité de furane, les caractéristiques de flexion sont respectivement de 112, 89, 70 et 38 lorsque le sable est, dans un prémélange, associé pour 50 parties à toute la quantité de résine furane, puis ultérieurement additionné pour 50 parties au crémé; lange obtenu.Les chiffres précités conduisent aux observations suivantes : - Les caractéristiques de résistance à la flexion sont très nettement supérieures pour un mélange final obtenu en deux phases, l'amélioration relativement au mélange obtenu en une pha se étant comprise entre 35 et 95 % Pour obtenir des-caractéristiques de résistance à la flexion identiques, on économise de l'ordre de 30 à 40 * de liant si l'on produit le mélange en deux phases; en effet pour une résistance à la flexion de 80 Kg/ cm2, il faut ajouter deux parties de rEsin urane ê TCO partiez de sable si le mélange se fait en une phase alors que 1,3 par tie de résine est suffisante si le mélange se réalise en deux phases, ce qui correspond à une économie de 35 % de matière li ante.- pour une résistance à la flexion de 65 cm2, il faut ajouter 1,5 partie de résine furane à 100 parties de sable si le mélange sefait en une phase alors que 0,9 partie de résine est suffisante si-le mélange se réalise en deux phases, ce qui correspond à une économie de 40 % de matière liante. pour une résistance à la flexion de 50 Kg/ cm2,-il faut ajouter une partie de résine furane à 100 parties de sable si le mélange se fait en une phase alors que 0,7 partie de résine est suffisante si le mélange se réalise en deux phases, ce qui correspond a une économie de 30 % de matière liante. L'étude comparative des mesures de la caractéristique de compression conduit aux mêmes observations, c'est-à-dire que à taux égal de silicate de soude les caractéristiques de compres sion d'un mélange obtenu en deux phases sont supérieures à celles 'nme'lan une obtenu en une phase, et en outre les caractéristiques de com- pression décroissent plus lentement lorsue la quantité de sili cate de soude diminue.Pour obtenir des caractéristiques de com pression identiques, les économies en matière liante sont moins sensibles que dans le cas précédent, mais cependant il est per mis de noter que pour obtenir une compression de 55 Kg' cm2, il faut additionner quatre parties de silicate de soude à 100 parties de sable si le mélange se fait en une phase alors que 3,3 parties sont suffisantes si le mélange s'effectue en deux phases, ce qui correspond à une économie de 17,5 % de matière liante ; par le même calcul, pour une compression de 78 Kg/cm2, il faut adjoindre respectivement trois partiest2,5 parties de silicate de soude selon que le mélange se fait en une ou deux phases, ce qui correspond à une économie de 16,6 * en matière liante lorsque le mélange se fait en deux phases, c'est-à-dire avec prémélange suivi d'un mélange rapide précédant la vidange instantanée de l'appareil de malaxage. Donc, en conclusion, à caractéristiques mécaniques égales, on réalise une importante économie en liant, et par sui te en système liant-durcisseur lorsque l'on produit le mélange en deux phases et non plus, corme cela était dana: les techniqu* anciennes, en une phase unique ; en parallèle, si l'on désire réaliser un mélange dont les caractéristiques mécaniques sont améliorées, il est possible d'aboutir à un tel résultat tout en conservant un même taux de liant ou de système liant-durcisseur à la condition également de produire- le mélange en deux phases et non plus, comme auparavant, en une phase unique. L'explication de tels résultats est la suivante : on sait que le liant enrobe uniformément chaque grain de la charge lorsque, relativement à la masse de charge, il est additionné ep quantité suffisante. Le mélange obtenu7 schématisé à la Fig. 1, est le type même du mélange obtenu par les techniques enciennes et il correspond également au prémélange obtenu en incorporant la totalité du liant à une première fraction de la charge ainsi qu'il est revendiquépar la présente invention. Dans ce cas, les résistances mécaniques, par exemple de flexion et de compression, sont liées directement et proportionnellement aux caractéristiques mécaniques du film de liant, caractéristiques mécaniques qui elles-mêmes dépendent de l'épaisseur de ce film lequel est directement fonction du pourcentage de liant malaxé avec la charge des grains 1. Dans le cas de l'introduction de la charge en deux phases, on a vu, selon la caractéristique principale de l'in- vention, que la seconde addition de charge devait se faire au dernier instant, après le malaxage complet du prémélange, et essentiellement pendant un temps très court.De ce fait, la se- conde fraction de charge représentée par les grains 4 à la Fig.2 ne subit pas d'enrobage comme dans un malaxage classique, c'està-dire que les grains 4 se trouvent simplement répartis entre les grains 1 du prémélange, lesquels sont toujours enrobés de la matière liante 2 et associés par les zones de contact 3 du film de liant. il se produit alors une migration du liant des grains enrobés 1 vers les grains non enrobés 4, ainsi qu'il est schématisé par les flèches 5, une telle migration se limitant toutefois à de simples pontages 6 définis entre un grain 4 non enrobé et un grain 1 enrobé de liant.La solidité de l'édifice final représenté à la Fig. 3 dépendant uniquement de la liaison au point de contact intergranulaire, on comprend aisément que si les caractéristiques mécaniques sont identiques du fait que le nombre de pontages 6 ou de zones en contact 3 de matière liante antre reepeotivement lez grains 1-4 et 1-1 sont identique a.- lon que le mélange se fasse en deux ou une seule phase, on rOa- lise simultanément une économie importante de liant lorsque le mélange se fait en deux phases puisqu'une très grande partie des grains 4 de la seconde fraction de la phase ne se trouve pas en robez par le liant comme cela avait été rendu possible pour les grains 1 de première fraction de la charge lors du malaxage prolongé. La quantité de liant qui aurait été nécessaire à I'en- robage de toute la surface des grains 4 de la seconde fraction constitue cette économie de 15 à 40 % de matière liante qui a été énoncée ci-dessus. En d'autres termes, pour favoriser l'accrochage des grains 4 de la seconde charge, on ne consomme qu'une très petite quantité de liant pour des surfaces excessivement réduites représentées par les points de contact ou encore points de tangence des grains 4 avec les grains 1 de la première frac tion de charge. Du fait que seule une petite quantité du liant enveloppant les grains 1 migre vers les grains nus 4 pour former un ou plusieurs pontages par de simples points de tangence, il est évident que le liant ou-que le système liant-durcisseur doit de préférence être combiné à un agent tensio-actif destiné à favoriser la formation d'un ménisque 7 à l'extremité de chaque pontage de sorte que la surface d'accrochage de la masse agglomérée soit encore augmentée. En effet, en l'absence d'agent tensioactif, le contact entre un grain 1 préenrobé et un grain 4 nu risque d'être ponctuel alors qu'en présence d'un agent tensioactif la surface de liaison entre les grains 1 et 4 sera plus grande, d'ou une augmentation du pontage et une amélioration de l'accrochage.Les tensio-actifs préconisés sont les sels de lithium, le &gamma;- -aminopropyltriéthoxysilane - et les tensio-actifs fluorochimiques obtenus par la polymérisation ionique du tétrafluoréthylène qui s)nt stables en milieu acide, par exemple les agents commercialisés par la firme I.C.I. sous la marque "NONFI4R". L'agent tensio-actif utilisé est combiné pour environ 0,5 % du poids de la matière liante, c1 est-à-dire que relativement au poids de sable l'agents tensio-actif n'est combiné que pour quelque p.p.m. Une variante de production du mélange selon l'invention est représentée à la Fig. 4 ; dans cette variante, on réalise par malaxage un prémélange en additionnant la totalité du liant 2 à la fraction de la charge constituée de grains 1 très fins. Ensuite, lorsque ce premier mélange est homogène et que la pel- licule de liant 2+enrobe la surface de tous les grains, on addi- tionne en un temps trts court la seconde fraction de la charge constituée de blocs~ou bétons8 > formésen réalité de grains de grande dimension allant de quelques millimètres à quelques dizaines de millimètres, ou encore formés de quelques grains très fins réunis par deys moyens divers et sur lesquels aucune tentative de séparation n'a été effectuée.Ainsi, dans ce cas, les grains préenrobés assurent-la liaison entre les blocs 8, toujours au moyen de pontages6 terminés par des ménisques 7 dont la surface est la plus grande possible afin de favoriser l'accrochageset et par suit la solidité mécanique de l'édifice final obtenu. Si l'appareil dans lequel on réalise le malaxage est vidé immédiatement après l'introduction des blocs 8, l'enrobage de ces blocs par le liant est impossible, ce qui en d'autres termes signifie qu'aucune pellicule de liant n'enrobera les blocs d'où l'économie en matiè re liante exposée dans les paragraphes précédents. Un autre avantage du procédé de production d'un mélange selon l'invention est dfl au fait qu'il est aisément mis en oeu vre à l'aide d'un -matériel classique, par exemple un malaxeur continu ou discontinu. En effet, pour constituer un appareillage produisant le mélange obtenu en deux phases, c'est-à-dire le mé lange économisant le liant, il suffit de transformer un malaxeur conventionnel en -lui adjoignant-un dispositif de dosage et de répartition judicieuse de la seconde fraction de la charge. Deux applications, l'une sur malaxeur continu et l'au te sur malaxeur discontinu, seront données ci-dessous à titre d'exemple non limitatif. Sur un malaxeur continu 9 comportant une vis de malaxa ge 10, une trémie 11 disposée en regard de l'entrée de la vis pour 11 introduction 12 de la charge et un orifice 13 disposé en regard de l'extrémité de la vis 10 pour la sortie 14 de ladite charge malaxée, il suffit de prévoir, en regard de la sortie 13, par exemple en partie supérieure, une ouverture 15, éventuellement munie d'un obturateur, ladite ouverture permettant l'alimentation de la quantité résiduelle de chargez Le malaxeur continu 9 comporte de préférence une trappe de dosage 16 permettant l'addition 17 de la seconde fraction de la charge selon un débit constant, réglable suivant les quanti tXs désirées. 'alimentation 17 de la fraction ou col6metair. a. charge peut évidemment se faire soit par simple gravité, soit à l'aide d'une vis auxiliaire 18, soit à l'aide d'un tapis ou d'une aéro-glissière 19, soit à l'aide d'un distributeur vibrant ou de tout- autre dispositif de transport connu. L'utilisation de ce malaxeur continu est la suivante la première fraction de la charge additionnée du liant ou du système liant-durcisseur est introduite en 12, par la trémie 11, à l'entrée de lavis de malaxage, puis est soumise à ua malaxage tout le long de la vis 10 afin d'être distribuée à l'extrémité de la vis sous la forme d'un prémélange homogène. cette extré mité de la vis, la seconde fraction de la charge est incorporée dans le prémélange en 17 par l'ouverture 15, par conséquent en un temps très court, et le malaxeur est immédiatement vidé aprèp incorporation de la charge complémentaire, en 14, de sorte que le liant nra pas la possibilité d'enrober les grains de la seconde fraction de la charge et qu'il ne peut former sur ces derniers que de simples pontages, les accrochant aux grains 1 constituant la première fraction de la charge. Relativement au malaxeur discontinu 20 représenté à la Fig. 6, on peut procéder de la manière suivante : les additions de charge peuvent être simplement manuelles et dans ce cas il suffit de respecter l'ordre des introductions conformes à l'invention, à savoir en premier lieu l'introduction de la première fraction de charge, l'introduction du liant ou du système liant-durcisseur, en deuxième lieu l'in roduction de la seconde fraction de charge d- s que le degré de malaxage procuré par 'coutil mélangeur 21 est suffisamment homogène.Ensuite, immédiatement après l'introduction de cette deuxième fraction de la charge, on vide en 22 le malaxeur afin c'éviter toute répartition du liant sur les grains de la seconde fraction de la charge, cette dernière étant simplement-répartie au sein de la charge du prémélange et liée à cette dernière par quelques pontages. Bien entendu, les dernières opérations précitées peuvent être facilement automatisées par adjonction sur le malaxeur 20 de-deux réservoirs 23 et 24 séparés et reliés à l'intérieur du malaxeur, respectivement par les canalisations 23 a et 24 a ainsi qu'à l'arrivée 25 de la charge, respectivement par les conduites 23 b et 24 b .Ce système à deux réservoirs constitue un double doseur à charge : la première fraction de la charge contenu dans le réservoir 23 est déversée à l'intérieur du malaxeur en 26 par la conduite 23 a pour y être mélangé au liant par l'outil mélangeur i ensuite, lorsque le malaxage est homogène, une minuterie commande l'arrivée en 27 de la seconde fraction de la charge initialement contenue dans le réservoir 24, la même minuterie commandant quelques secondes après l'introduction 27 la vidange complète 22 du malaxeur afin d'éviter, cette fois encore, la répartition en film ou pellicule du liant autour des grains de ladite seconde fraction de charge. Naturellement, l'invention n'est pas limitée aux modes d'application non plus qutaux modes de réalisation qui ont été mentionnés etlon pourrait concevoir diverses variantes sans sortir pour autant du cadre de la présente invention. REVENDICATIONS 1. Procédé de production d'un mélange comprenant une charge granuleuse et/ou pulvérulente, telle un sable destiné en particulier à la fonderie, un produit réfractaire ou abrasif, une poudre de marbre, un gravier ou tout autre matériau de construction par exemple, agglomérée soit par un liant, soit par un système lint- durcisseur, caractérisé par le fait que l'on réalise par malaxa ge un prémélange en additionnant à une première fraction de la chargera totalité du liant (ou la totalité du système liant-dur cisseur) puis que, lorsque ce premier mélange est intime et homo gène et que la pellicule de liant enrobe la surface de tous les grains de la charge, l'on additionne au prémélange - en un temps très court - la seconde fraction de la charge et que l'on vide l'appareil dans lequel est réalisé le malaxage immédiatement après l'introduction de la seconde fraction de charge afin d'éviter l'enrobage par le liant des grains de ladite seconde fraction, c'est-à-dire afin d'éviter que le; liant ne se répartisse sur tous les grains de la charge par migration du liant des grains de la première à la seconde fraction de la charge. 2. Procédé selon la revendication 1 caractérisé par la fait que, dans la première phase de malaxage, l'on additionne à la totalité du liant (ou du système liant-durcisseur) 40 à 70 * de la charge afin de constituer le-prémélange et que dans la seconde phase de malaxage l'on additionne très rapidement au dit prémélange la quantité complémentaire de charge,soit 30 à 60*. 3. Procédé melon la revendication 2 caraotXriF par le fait qu l'on mélange de préférence 50 à 60 % de la charge à la totalité du liant (ou du système liant-durcisseur) puis que l'on additionne à ce prémélange les 40 à 50 * de charge résiduels. 4. Procédé selon l'une des revendications 1 à 3 caractérisé par le fait que l'on combine avec le liant (ou le système liant-dur cisseur) un agent. tensio-actif destiné, en favorisant la forma tion d'un ménisque, à améliorer le pontage des grains de la secon- de fraction de la charge à la pellicule de liant enrobant la surface.des grains de la première fraction de la charge et par suite à améliorer l'accrochage des grains de la charge entre eux. 5. Installation pour la production d'un mélange comprenant une charge granuleuse et/ou pulvérulente agglomérée par un liant ou par un système liant-durcisseur, caractérisée par le fait qu'elle se compose d'un malaxeur continu, de type connu, à vis de malaxa gesau sein duquel se réalise le mélange de liant et d'une pre mière fraction de la charge, ledit malaxeur comportant en fin de vis de malaxage, en regard de la sortie de la charge, une ouverture munie éventuellement d'un obturateur et des moyens pour additionner au prémélange formé la seconde fraction de la charge. 6. Installation selon la revendication 5 caractérisée par le fait que l'addition de la seconde fraction de la charge se fait par simple gravité, ou encore à l'aide d'un distributeur vibrant, d'une vis, d'un tapis, 4'une aéro-glissière ou de tout autre dis positif de transport connu. 7. Installation selon les revendications 5 et 6 caractérisée par le fait qu'elle comporte une trappe de dosage permettant l'addi tion de la seconde fraction de la charge selon un débit constant, réglable suivant les quantités désirées. 8. Installation pour la production d'un mélange comprenant une charge granuleuse et/ou pulvérulente agglomérée par un liant ou par un système liant-durcisseur caractérisée par le fait qu'elle se compose d'un malaxeur discontinu, de type connu, comportant deux réservoirs séparés permettant l'introduction de la charge à l'intérieur dudit malaxeur en deux temps, et des moyens pour la vidange instantanée du malaxeur avant que les grains de la se conde fraction de la charge ne soient enrobés de liant. 9. Composition constituée d'un mélange d'une charge granuleuse et/ou pulvérulente et de liants ou d'une charge et d'un système liant-durcisseur,caracte4risée par le fait qu'elle est obtenue en deux phases, à savoir : une phase de prémélange au cours de laquelle on malaxe le liant ou le système liant-durcisseur à une première fraction de la charge, et une phase d'addition à ce pré mélange de la seconde fraction de charge, le mélange final obtenu présentant un film de liant autour de certains grains de la char ge et un ou quelques points d'attache, par ledit liant, des au tres grains,non non enrobés, de charge sur les groins enveloppés du film de liant.