La présente invention concerne les crémones-serrures du type comprenant un pène demi-tour et deux tringles haute et basse coulissant symétriquement de façon opposée pour établir un verrouillage haut et bas entre un panneau mobile, sur lequel la crémone-serrure est montée, et son dormant. On connaft des crémones du genre ci-dessus comportant un seul organe de commande permettant de commander sélectivement, soit le pène demitour pendant les utilisations normales d'ouverture et de fermeture, soit les tringles haut basse lorsqu'il s'agit de réaliser la condamnation ou la décondamnation du panneau mobile par rapport à son dormant Pour réaliser les fonctions ci-dessus, les crémones-serrures sont munies intérieurement d'un mécanisme, plus ou moins complexe, conçu pour que l'organe de commande permette d'actionner, par exemple, le pène demitour lorsqu'il est manoeuvré dans un sens et les tringles de verrouillage lorsqu'il est manoeuvré dans l'autre sens.En pratique > on rencontre généraliement en tant qu'organe de commande, un bec de cane ou un bouton qui doit etre tourné ou manoeuvré vers le bas ou dans le sens des aiguilles d'une montre pour actionner le pène demitour à partir d'une position neutre ou etre manoeuvré dans le sens Inverse pour commander le verrouillage des tringles haute et basse. Selon certaines conceptions, Itorgane de commande est assujetti à des moyens de rappel élastiques tendant à le ramener toujours dans une position neutre intermédiaire entre celles extremes opposées correspondant à l'actionnement du pène demi-tour ou des tringles haute et basse en position de verrouillage. Quelles que soient les solutions techniques préconisées, il est donc toujours absolument nécessaire d'avoir recours à deux mouvements différents distincts pour commander le pène demi-tour et le verrouillage des tringles haute et basse, Une telle obligation imposée à l'utilisateur ne reçoit pas un accueil favorable car, en réalité, elle est totalement contraire à l'acte réflexe qui consiste, pour ouvrir ou fermer un panneau mobile, à manoeuvrer l'organe de commande dans un seul sens c'est-à-dire dans le sens des aiguilles d'une montre.De telles crémones-serrures astceignent donc l'utilisateur à une attention véritablement soutenue, nécessitée lors de chaque opération de verrouillage et condamnation qui n'est, en réalité, obtenue que dans la mesure où la manoeuvre contraire à celle habituelle est effe-ctuée. il en résulte inévitablemen des fausses manoeuvres ou des oublis qui peuvent avoir des conséquences graves lorsque l'utilisateur est persuadé avoir condamné et verrouillé le panneau mobile équipé d'une telle crémone-serrure, alors que cette dernière ne réalise qu'une fermeture normale par I'intermédiaire du pène demi-tour. L'objet de l'invention se propose de supprimer totalement cet inconvénient majeur en créant une nouvelle crémone-serrure, du type à larder ou non, dont le mécanisme interne est conçu pour que l'actionnement du pène demi-tour; ainsi que l'extension ou la rétraction des tringles de verrouillage haute et basse, soient obtenus par l'entrafnement dans un seul sens de manoeuvre de l'organe de commande accompagné, pour ce qui concerne le verrouillage des tringles haute et basse, d'une opération secondaire correspondant exactement à la manoeuvre normalement exécutée, de façon réflexe, lorsqu'il s'agit de réaliser la condamnation d'une serrure traditionnelle. L'objet de l'invention affranchit donc totalement l'utilisateur de l'obli- gation de l'application d'une action de manoeuvre réfléchie en lui offrant, par contre, une sécurité absolue à partir d'actions de commande qui ne sont exigées que sur le modèle d'un acte réflexe résultant de l'actionnement de serrures de tout type connu. Outre l'avantage de supprimer l'exigence d'une manoeuvre non naturelle, l'objet de l'invention offre en plus une garantie absolue de sécurité de condamnation, meme dans le cas où, par inadvertance ou inattention, l'utilisa- teur n'effectue qu'une partie seulement des manoeuvres normalement requises. Conformément à l'invention, la crémone-serrure du type comprenant un boftier contenant un mécanisme actionné par un organe de commande à rappel élastique pour agir, soit sur un pène demi-tour à rappel élastique, soit sur ledit pène et sur des tringles de fermeture haute et basse coulissant par rapport au bottier, est caractérisée en ce que le mécanisme comprend un organe de commande agissant soit sur le pêne demi-tour directement, soit aussi sur les tringles haute et basse par l'intermédiaire d'une transmission qui est actionnée, sous la dépendance d'un sélecteur, soit directement, soit par un système d'inversion ledit organe de commande qui est ainsi, dans tous les cas, manoeuvré dans le meme sens. Diverses autres caractéristiques ressortent de la description ci-dessous faite en référence aux dessins annexés qui montrent, à titre d'exemple non limitatif, une forme de réalisation de l'objet de l'invention. La fig. 1 est une coupe-élévation, en partie arrachée, de la serrurecrémone conforme à l'invention. La fig. 2 est une coupe longitudinale prise selon la ligne II-II de la fig. 1. La fig. 3 est une coupe transversale prise selon la ligne III-III de la fig. 1. La fig. 4 est une élévation partielle analogue à la fig. 1 mais illustrant de façon plus précise certains des éléments constitutifs de la crémoneserrure. La fig. 5 est une coupe longitudinale prise selon la ligne V-V de la fig. 1. Les fig. 6 à 8 sont des coupes transversales prises selon les lignes VI-VI à VIII-VIII de la fig. 1. Les fig, 9 à 11 sont des vues analogues à la fig. 1 illustrant plusieurs positions caractéristiques de fonctionnement de la crémone-serrure. Selon les fig. 1 et 2, la crémone-serrure selon l'invention comprend deux demi-boitiers la et lb, de forme complémentaire, en toute matière appropriée, délimitant intérieurement, séparément ou complémentairement, des- logements, passages, cavités et guidages pour les éléments constitutifs du mécanisme de commande qu'elle contient, décrit en détail dans ce qui suit. ou de vis Les boîtiers la et lb sont assemblés entre eux par l'intermédiaire ae rlvets/ 2 pour former ensemble un boiter qui peut etre monté sur un panneau mobile tel queue porte fenetre, etc, soit en applique, soit à l'intérieur d'une feuillure ou entaille ménagée dans le chant pour recevoir l'ensemble du bolier dont la face apparente 3 s'inscrit alors normalement dans le prolongement du chant correspondant du panneau, Les demi-boitiers la et lb assurent le support d'un pène demi-tour 4 monté coulissant perpendiculairement à l'axe longitudinal X-X' du boitier, de façon que la tete 5 fasse normalement saillie au-delà de la face 3. Les demi-boftiers supportent également de façon connue deux tringles opposées haute et basse 6 et 7, à déplacements symétriques opposés, qui peuvent etre recouvertes ou masquées par une ou plusieurs tétières 8. Bien que cela ne soit pas représenté, le pène 4 et les tringles 6 et 7 sont destinés à coopérer avec des gâches complémentaires portées par le dormant du panneau mobile sur lequel le boiter est monté Les demi-boftiers la et lb contiennent intérieurement un.méeanisme de commande sélective du pène demi-tour 4 et/ou des tringles=haute et basse 6 et 7, ce mécanisme comprenant, tout d'abord, un plateau de commande 9 monté, pour occuper le plan médian du boftier, solidaire en-rotation d'un fouillot 10 dont les parties terminales décolletées sont montées libres de tourner dans des paliers lla, llb des demi-boftiers la, lb (fig. 2). Les paliers 11a et 11b sont délimités de manière que le fouillot 10 soit situé sur l'axe X-X1 perpendiculairement au plan du boiter et en-dessous de l'axe -de coulissement du pène demi-tour 4. Le plateau de commande -9 est relié par une oreille 12 qu'il forme à un organe élastique 13, par exemple, du type hélicordal, travaillant à la traction, tendant à le maintenir dans la position illustrée à la fig. 1.Dans la forme d'exécution illustrée, le ressort 13 s'étend de façon sensiblement parallèle à l'axe X-X' et se trouve immobilisé par une goupille 14 montée dans le demi-boitier la, comme cela ressort de la comparaison avec la fig. 3. Le ressort 13 détermine, par conséquent, une position neutre de repos du plateau de commande 9 pour laquelte le fouillot 10 assure l'immobilisation, dans une position stable, d'un organe de commande non représenté engagé dans le fouillot, par exemple un carré. L'organe de commande peut etre un bouton tournant ou une poignée bec de cane qui est de préférence disposée, à l'état de repos, dans la position P. Le plateau de commande 9 est également pourvu à sa périphérie d'un doigt 15, de direction radiale, s'étendant, dans la position neutre du plateau, sensiblement vers le haut et en direction de la face 3. Le doigt 15 occupe ainsi un lieu géométrique circulaire intercepté par l'un de deux épaulements symétriques 16 formés par la queue 17 de la tete 5 du pène 4. La queue 17 et les épaulements 16 sont symétriques par rapport à l'axe longitudinal du pène 4 qui est monté coulissant dans les demi-boitiers la et lb par l'intermédiaire de la tette 5, tout en étant guidé par une broche 18, axe, goupille, vis ou organe analogue,traversant une lumière oblongue 19 présentée par la queue 17.Le pène 4 est normalement maintenu dans la position représentée à la fig. 1, dans laquelle la tete 5 fait saillie hors de la face 3, par l'action d'un organe élastique 20, de tout type convenable, par exemple du type spiral. La position d'extension maximale de la tete 5 par rapport à la face 3, sous l'action du ressort 20 > est déterminée par le bord transversal correspondant de la lumière oblongue 19 amené en butée contre la broche 18. Dans cette position, les épaulements 16 sont situés sur l'axe X-X'. Le plateau de commande 9 est chargé d'actionner aussi les tringles 6 et 7 par une transmission, désignée dans son ensemble par la référence 21, et attaquée, soit directement, soit par un système dtinversion, désigné dans son ensemble par la référence 22, selon la position d'un sélecteur 23. Le sélecteur 23 comprend un baladeur 24 monté à l'intérieur des demiboîtiers la et lb de manière à pouvoir coulisser sur un axe parallèle à celui du fouillot 10 et situé également sur l'axe X-X'. De préférence, le baladeur 24 est constitué par une pièce en métal surmoulé sur un axe métallique 25 comportant deux portées cylindriques extremes 26 (fig. 2) montées libres de coulisser dans des paliers 27 qui sont délimités par deux pignons d'attaque latéraux 28a et 28b libres de tourner dans des paliers complémentaires présentés par les demi-boitiers la et lb. Chaque pignon d'attaque présente un secteur denté ainsi qu'un secteur angulaire évidé sur une plage sensiblement égale et diamétralement opposé au secteur denté par rapport auquel il est limité par deux butées radiales 29a-30a et 29b-30b (fig. 1 et 4).Les pignons d'attaque 28a et 28b sont disposés de part et d'autre du baladeur 24, comme cela apparat à la fig. 2, et sont orientés angulairement relativement de manière que la butée 29b de l'un et la butée 30a de autre soient disposées de part et d'autre de deux ergots co-axiaux 31a et 31b formés par le baladeur 24 sur un meme axe parallèle à l'axe 25. Le baladeur 24 comporte un secteur denté engrènant en permanence avec un secteur denté complémentaire du plateau de commande 9, tel que cela ressort plus particulièrement de la fig. 4. Le baladeur 24 comprend, de fa çon diamétralement opposée au secteur denté, un rebord 32, en forme de secteur annulaire médian, engagé en permanence entre deux pattes parallèles 33 d'une fourchette 34 constituée par un corps 35 monté dans une coulisse ou un couloir de guidage 36 délimité par des faces internes des boîtiers la et lb (fig. 3).Le couloir et la coulisse 36 fait un angle avec le plan d'assemblage médian des demi-boitiers la et lb > de manière que le déplacement du corps 35 entre la face 3 et le fond du boiter constitué se traduise par un déplace ment résultant de la patte 33 dans une direction perpendiculaire au plan d'as- semblage des demi-boitiers la-lb. Le déplacement de la patte 33 entraîne un déplacement correspondant du baladeur 24 qui coulisse par les. portées 26 dans les paliers 27.Le baladeur 24 peut ainsi occuper une première position, représentée à la fig. 2, dans laquelle l'ergot 31b traverse le secteur évidé du pignon d'attaque 28b > tandis que l'ergot 31a est dégagé du plan du pignon d'at taque 28,et une seconde position dans laquelle ledit ergot 31a est à son tour engagé dans l'évidement du pignon 28a,alors que l'ergot 3lb -est situé hors du plan du pignon 28b. Le corps 35 présente, de préférence, dans sa partie coopérant avec la coulisse et le couloir 33, des protubérances ou nervures 37 destinées à pénétrer, par déformation élastique, dans des rainures de réception 38 qui déterminent les positions extrêmes susceptibles d'être atteintes. La fourchette 34 est disposée en-dessous du bal-adeur 24, mais audessus d'un barillet de serrure 39 monté à l'intérieur du boitier,par l'intermédiaire d'une vis 40,perpendiculairement au plan des demi-boitiers la et lb en étant situé sur l'axe X-X'. Le barillet 39 comporte dans sa partie mobile un talon 41 destiné à coopérer avec une encoche 42 présentée par le corps 35 de la fourchette 34 à l'opposé de la paire de pattes 33. Le pignon d'attaque 28b est destiné à agir sur la transmission 21 et, dans ce but, coopère par son secteur denté avec le secteur denté complémentaire d'un plateau d'enfrainement 43 monté libre de tourner sur le fouillot 10 en étant disposé dans un logement complémentaire du bottier lb > tel que cela ressort de la fig. 2. Le plateau d'entrafnement 43 forme une oreille 44 présentant une lumière oblongue radale 45 dans laquelle est disposé en permanence un tenon 46 présenté par une biellette 47 de commande guidée en coulissement parallèlement à l'axe X-X' dans le demi-boitier lb (fig. 5 et 6). La partie inférieure de la biellette 47 est reliée par un assemblage 48, par exemple du type à tenon et mortaise, à la partie terminale correspondante de la tringle 8.Le plateau d'entralnement 43 est également muni, de façon diamétralement opposée à la lumière 45, d'un tenon 49 qui est logé en permanence dans une lumière oblongue 50 présentée par la partie terminale d'une biellette d'accouplement 51 guidée en coulissement, parallèlement à l'axe X-X', dans le demi-boitier lb. La biellette d'accouplement 51 forme une partie terminale recourbée 52 en U qui est articulée à une biellette de commande 53 attaquant, par un assemblage 54, par exemple du type à tenon et mortaise, la partie terminale correspondante de la tringle 6. La liaison d'articulation entre la partie recourbée et la bielle de commande 53 est assurée par l'intermédiaire d'un levier 55 qui est monté sur un axe 56 que la tette 52 contourne. Le levier 55 présente, dans sa branche, une lumière oblongue 57, dans laquelle sont logés deux tenons 58 et 59 portés respectivement par la partie recourbée 52 et par la biellette d'actionnement 53. Le pignon d'attaque 28a est destiné à agir sur le système d'inversion 22 et, à cet effet, engrène en permanence par son secteur denté avec le secteur denté complémentaire d'un plateau d'entrahement 60, plus particulièrement visible aux fig. 2 et 4, Le plateau 60 est monté libre de tourner sur le fouillot 10 en étant situé, par rapport au plateau de commande 9, à l'opposé du plateau d'entrainement 43. Le plateau d'entramement 60 possède un tenon 61 (fig. 4) engagé en permanence dans une lumière oblongue 62 présentée par une biellette de liaison 63 s'étendant, ainsi que cela ressort de la fig. 5, parallèlement à la biellette d'accouplement 51.La biellette de liaison 63 porte1 à son extrémité opposée à la lumière 62, un tenon 64 qui est logé en permanence dans une lumière oblongue 65 présentée par une seconde branche; diamétralement opposée, du levier 55 qui constitue, ainsi que cela ressort de ce qui suit, un organe à double fonction assurant, d'une part, l'articulation entre la biellette d'accouplement 51 et la biellette de commande 53 et, d'autre part, l'inversion de mouvement à partir du plateau de commande 9 et du baladeur 24. Le tenon 64 sert également de support à une butée escamotable 66 qui est disposée entre la biellette de liaison 63 et la branche- correspondante du levier 55. La butée escamotable 66 présente, pour le tenon 64, une lumière de passage oblongue 67 ainsi qu'une seconde lumière oblongue 68 qui est traversée par un axe 69 porté par la biellette de liaison 63.L'axe 69 est fendu pour retenir l'extrémité d'un ressort, par exemple spiral 70 > dont -l'autre extrémité est engagée dans une encoche de la butée escamotable 66 pour maintenir cette dernière en appui contre le tenon 64 et contre l'axe 69 dans la position représentée à la fig. 1. La butée escamotable 66 présente, en direction du plateau de commande 9, un talon 71 délimité, à partir du bord longitudinal faisant face à la partie 52, par une rampe 72 inclinée mais qui, par contre, s'étend endirection montante vers le fond du boiter. La serrure-crémone décrite ci-dessus fonctionne de la façon suivante A partir de la position représentée à la fig. 1, l'actionnement de l'organe de commande, dans le sens de la flèche fl, fait tourner le plateau de commande 9 dans le meme sens, contre l'action du ressort 13, jusqu'au moment où le doigt 15 rencontre l'épaulement 16 du pène 4. La pou' suite de l'action de commande dans le sens considéré a pour effet de provoquer l'efface - ment et le retrait de la tete 5 du pêne 4 par rapport à la face 3 contre l'action de l'organe élastique 20, jusqu'au moment où la face arrière de la tête 5 est amenée en butée contre le fond de son évidement de guidai e (fig. 9). Lorsque l'action ci-dessus cesse, l'organe élastique 20 ramène le pène 4 dans sa position d'origine et, simultanément, le ressort 13, préalablement sollicité, ramène l'organe de commande dans la-position de repos présentée à la fig. 1. La manoeuvre ci-dessus correspond à une utilisation courante au cours de laquelle ltouverture et la fermeture d'un panneau mobile par rapport à son dormant sont obtenus par déplacement du pène demi-tour. La comparaison des fig. I et 9 fait ressortir que la manoeuvre ci-dessus nta aucune incidence sur les différents éléments constitutifs de la transmis- sion directe 21 et du système d'inversion 22 > les tringles 6 et 8 occupant leur position rétractée, Ceci résulte du fait que la rotation partielle imprimée au baladeur 24 par le plateau de commande 9 se traduit par un déplacement libre de l'ergot 31b à l'intérieur du secteur évidé du pignon d'attaque 28b, le second ergot 31a étant lui dégagé du plan du pignon 28a. Le maintien de l'ensemble dans la position de référence stable, en retour à une action telle que décrite précédemment, peut etre assuré de toute manière convenable, notamment en prévoyant une butée agissant,~ par exemple, sur le plateau de commande 9, de manière à soumettre toujours le ressort 16 à une tension minimale en vue de compenser les jeux. Lorsqu'il est nécessaire de procéder à la condamnation du panneau mobile par verrouillage au moyen des tringles haute et basse 6 et 7 à partir d'un état tel que celui illustré par la fig. 1, l'utilisateur introduit la clé, prévue à cet effet, dans le barillet 39 pour commander la rotation du talon 41 dans le sens de la flèche f2. Le talon 41 vient alors en engagement dans l'encoche 42 et commande la translation de la fourchette 34 à l'intérieur du couloir 36 dans le sens de la flèche f3 (fig. 3). Le baladeur 24, par l'intermédiaire de la patte doublé 33, est ainsi déplacé à l'intérieur du bottier, tout en restant en engagement par son secteur denté avec le pignon de commande 9. L'ergot 31a est ainsi amené à pénétrer dans le secteur évidé du pignon d'attaque 28a, alors qu'au contraire, l'ergot 31b quitte le secteur du pignon d'attaque 28b. L'utilisateur agit ensuite de nouveau sur l'organe de manoeuvre dans le sens de la flèche fi pour faire tourner le pignon de commande 9 dans le meme sens, comme précédemment. Ainsi que cela ressort de la comparaison des fig. I et 10, la rotation du plateau de commande 9 fait tourner le baladeur 24 qui, par son ergot 31a;; entrain le pignon d'attaque 28a dans le sens de la flèche f4 Le pignon 28a agit sur le plateau d'entramement 60 qui attaque le système d'inversion 22 en commandant, par l'intermédiaire de l'ergot 61, le coulissement de la bielle de liaison 63 dans le sens de la flèche f5, La bielle de liaison 63 fait pivoter l'inverseur 55 qui commande le coulissement de la biellette 53 dans le sens de la flèche fs, c'est-à-dire celui d'extension de la tringle haute 6. Le déplacement de la bielle 53 entrante un déplacement correspondant de la bielle d'accouplement 51 qui agit sur l'ergot 49 pour faire tourner le plateau d'entra3hement 43 dans le sens de la flèche f7.Par l'oreille 44, le plateau dlentraXement 43 commande le déplacement de la bielle 47 dans le sens de la flèche f8 > c'est-à-dire dans le sens opposé symétrique à celui de la biellette 53 pour assurer l'extension de la tringle inférieure 7 simultanément à l'extension vers le haut de la t ringle supérieure 6 (fig. 10). Au cours de cette manoeuvre, l'organe de commande a été déplacé dans le meme sens que précédemment, c'est-à-dire le sens de la flèche f1 et a entraidé, tout sabord, lleffacement du pène 4, comme ci-dessus, puis la commande en extension simultanée des tringles 6 et 7, par l'intermédiaire du systémed'inversion 22 et de la transmission 21.Si, dans cette position, l'utilisateur relâche l'organe de manoeuvre1 le ressort 13 ramène le pignon de commande 9 dans sa position première, lequel entraxe une rotation inverse du baladeur 24 qui est ramené dans sa position d'origine sans aucune influence sur la position du pignon d'attaque 28a; étant donné que son ergot 31a se déplace alors dans le secteur dudit pignon d'attaque, tandis que l'er- got 31b est toujours dégagé du pignon 28b. Dans cette position, illustrée par la fig. 11, il y a lieu de noter, en comparaison aussi avec la fig. 1, que le pignon d'attaque 28b a été soumis à une rotation partielle, induite par la rotation du plateau 43, et que, de ce fait, sa butée 30b se trouve ramenée à l'opposé de la butée 29a du pignon 28a par rapport à l'axe des ergots 31a-31b. Lors du fonctionnement décrit ci-dessus, il est préeisé que la bielle d'accouplement 63 est sollicitée dans le sens de la flèche f5, ce qui a pour effet d'amener le talon 72 de la butée escamotable 66 devant l'épaulement supérieur 16 du pène demi-tour 4 amené à occuper sa position d'effacement par rapport à la face 3 telle que représentée à la fig. 10. Lorsque l'utilisateur relâche son action, le pêne 4 est sollicité en extension par l'interme- diaire du ressort 20, de sorte que ltépaulement supérieur 16 prend contact avec la rampe 72 de la butée escamotable 66 qui est sollicitée en déplacement relatif indépendant dans le sens de la flèche fg sur une amplitude correspondant à la longueur des lumières oblongues 67 et 68.Ce déplacement relatif de la butée escamotable permet le retour du pène 4 dans sa position d'origine à partir de laquelle le ressort 70 ramène la butée escamotable dans sa position d'origine dans laquelle le talon 71 vient alors se placer derrière l'épaulement supérieur 16 du pèle 4 en constituant une butée s'opposant à toute course de retrait dudit pène. Ainsi que cela ressort de ce qui précède, la manoeuvre de condamnation de la crémone-serrure nécessite, pour etre complète, une action classique sur le barillet de serrure, puis ensuite une action également de sens classique sur l'organe de commande, sans que l'utilisateur ait à effectuer un mouvement, une action ou un geste contraire à ceux habituellement exécutés pour ce genre d'opération. En effet, l'actionnement d'un barillet représente un acte réflexe et l'actionnement de l'organe de manoeuvre un second acte réflexe correspondant à une manoeuvre de sécurité habituelle tendant à vérifier et éprouver la réalité de la condamnation opérée.Dans le cas présent, cet acte de vérification se traduit par la réalisation effective de la condamnation qui est donc obtenue, à coup sûr, sans exiger de la part d'un utilisateur une attention particulière ni une manoeuvre susceptible d'etre oubliée ou non exécutée par manque d'habitude. Il y a lieu de noter que l'objet de l'invention présente une sécurité double à cet égard étant donné que si, par exemple, l'utilisateur manoeuvre le barillet 39, mais n'agit pas sur l'organe de commande, alors la crémoneserrure se trouve placée dans un état potentiel de condamnation qui effectivement est atteint dès que organe de commande est manoeuvré dans le sens habituel. Par conséquent, si, dans untel état, une tentative d'ouverture du panneau mobile est effectuée, il en résulte automatiquement le passage de la crémone-serrure à l'état verrouillé qui s'oppose, à coup sQr, à toute possibilité d'ouverture frauduleuse, meme si l'utilisateur n'a pas, par un acte propre, placé la crémone-serrure dans son état réel effectif de condamnation. Lorsqu'il s'agit de procéder à la décondamnation, l'utilisateur agit sur le barillet 9 d'une manière analogue à une serrure classique, c'est-à-dire pour faire tourner le talon 41 dans le sens contraire à celui de la flèche f et ramener la fourchette 34 dans la position représentée à la fig. 1 Cette action a pour effet de placer l'ergot 31b du baladeur 24 dans le secteur évidé du pignon d'attaque 28b > à proximité de la butée radiale 30b. Après cette opération, l'utilisateur peut faire tourner l'organe de commande dans le sens de la fleche f1, c'est-à-dire toujours dans le meme sens drune façon classique, pour commander, par le pignon 9,la rotation du baladeur 24.L'ergot 31b, dans la position de la fig. 11, entraîne le pignon d'attaque 28b qui fait tourner le plateau d'entraînement 43*ns le sens contraire à celui de la flèche f7 Cette action n'a, par contre, aucune incidence directe sur la position du pignon d'attaque 28a ni sur le plateau d'enfraînement 60 puisque l'ergot 31a esg- alors dégagé du plan dudit pignon d'attaque. La rotation du plateau d'entraînement 43 dans le sens contraire à la flèche f7 agit sur le tenon 46 qui commande le coulissement de la biellette 47 dans le sens contraire à celui de la flèche f8 pour faire effectuer à la tringle inférieure 7 sa course d'effacement. Simultanément, le tenon 49 du plateau d'entraînement 43 agit sur la bielle d'accouplement 51 qui commande le coulissement de la biellette 53 dans le sens de rétraction de la tringle haute 6. Il y a lieu de noter que le déplacement de la bielle d'accouplement 52 entraîne aussi le pivotement du levier 55 qui, par sa seconde branche, ramène la biellette de liaison 63 du système d'inversion 22 dans la position d'origine pour laquelle la butée escamotable est alors dégagée de l'épauiement 16 du pêne 4. La manoeuvre ci-dessus a été commandée une nouvelle fois par un déplacement de l'organe de manoeuvre dans le meme sens à la suite d'une action habituelle sur le barillet 39, de sorte que, dans tous les cas, l'utilisateur peut obtenir, soit la manoeuvre du pène demi-tour, soit la condamnation, soit la dé condamnation en pratiquant des gestes habituels pour ce genre d'opération. il en résulte de façon sarde une garantie d'efficacité de manoeuvre ne laissant subsister aucune possibilité de fausse manoeuvre, comme dans les crémonesserrure s traditionnelles où l'actionnement de condamnation fait intervenir un déplacement de l'organe de manoeuvre dans le sens contraire à celui habituellement admis. L'invention n'est pas limitée à l'exemple de réalisation représenté et décrit en détail car diverses modifications peuvent y etre apportées sans sortir de son cadre. REVENDICATIONS 1 - Crémone-serrure du type comprenant un boîtier contenant un mécanisme actionné par un organe de commande agissant, soit sur un pène demitour à rappel élastique, soit sur au- moins une tringle de condamnation coulissant par rapport au bottier, caractérisée en ce que le mécanisme comprend un organe de commande, rappelé élastiquement dans une position stable de repos et agissant, d'une part, directement sur le pêne et, d'autre part, par 'intermédiaire d'un sélecteur, soit directement, soit par un système d'inversion sur une transmission interposée entre deux tringles de condamnation et I1 organe de commande qui est ainsi manoeuvré dans le meme sens pour toutes les opérations d'ouverture, de fermeture, de condamnation et de décondamnation. 2 - Crémone-serrure selon la revendication 1J caractérisée en ce que l'organe de commande est constitué par un plateau calé angulairement sur un fouillot et présentant à sa périphérie, d'une part, un doigt radial pour l'ac- tiomlement du pène demi-tour, d'autre part, un organe d'accrochage de l'extrémité d'un ressort de rappel et, par ailleurs, un secteur denté coopérant avec le sélecteur 3 - Crémone-serrure selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que l'organe de commandewest constitué par un plateau calé angulairement sur un fouillot et coopérant avec le sélecteur qui comprend un baladeur engrenant en permanence avec ledit plateau et susceptible d'étire mis en relation d'entraînement avec l'un ou l'autre de deux pignons d'attaque par l'intermédiaire d'un organe à commande indépendante incorporé au boîtier. 4 - Crémone-serrure selon l'une des revendications I à 3, caractérisée en ce que l'organe de commande est constitué par un plateau calé angulairement sur un fouillot et coopérant avec le sélecteur qui comprend un baladeur engrenant en permanence avec le plateau et monté sur un axe porté par le boîtier avec possibilité de coulissement axial, ledit baladeur étant associé à une fourchette de commande montée et guidée dans une glissière ou coulisse du boîtier et offrant une encoche d'engagement pour le talon tournant d'un bloc de sûreté de serrure incorporé au boîtier. 5 - Crémone-serrure selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que l'organe de commande est constitué par un plateau calé angulairerement sur un fouillot et coopérant avec le sélecteur qui comprend un baladeur engrenant en permanence avec le plateau et monté sur un axe porté par le boîtier avec possibilité de coulissement axial, ledit baladeur pouvant etre mis,par l'intermédiaire de la fourchette en relation d'entraînement sélectivement avec l'un ou l'autre de deux pignons d'attaque co-axiaux en partie dentés3 engrenant en permanence avec deux plateaux d'entraînement faisant partie respectivement de la transmission et du système d'inversion. 6 - Crémone-serrure selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que l'organe de commande est constitué par un plateau engrenant en permanence avec un baladeur qui est placé en relation d'entraînement avec l'un ou l'autre des deux pignons d'attaque par deux ergots latéraux destinés chacun à son tour à pénétrer dans un évidement périphérique d'un pignon pour coopérer avec l'une ou l'autre de butées radiales présentées par ledit évidement. 7 - Crémone-serrure selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que l'organe de commande est constituée par un plateau qui est calé angulairement sur un fouillot sur lequel sont montés, libres de tourneur, les deux plateaux d'entraînement faisant partie de la transmission et du système d'inversion. 8 - Crémone-serrure selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisée en ce que l'organe de commande est constitué par un plateau calé sur un fouillot sur lequel sont montés, libres de tourneur, les deux plateaux d'en traînement dont l'un, faisant partie de la transmission, est relié par deux tenons, d'une part, à une biellette d'actionnement de la tringle basse et, d'autre part, à une biellette d'accouplement de direction opposée reliée, par un levier intermédiaire à une biellette d'actionnement de la tringle haute. 9 - Crémone-serrure selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisée en ce que l'organe de commande est constitué par un plateau calé sur un fouillot sur lequel sont montés, libres de tourner, les deux plateaux d'en traînement dont l'un fait partie de la transmission alors que l'autre, faisant partie du système d'inversion, est relié par un tenon à une biellette de liaison parallèle à la biellette d'accouplement et accrochée à la seconde branche du levier intermédiaire qui constitue un inverseur. 10 - Crémone -serrure selon la revendication 10 > caractérisée en ce que la biellette de liaison du système d'inversion porte une butée escamotable à rappel élastique destinée à etre placée derrière le pêne demi-tour dans la position de condamnation correspondant à la position d'extension des tringles haute et basse.