La présente invention concerne des machines à coudre et, en particulier, la construction'd'un pied presseur qui, fixé à la barre de commande de pied presseur d'une machine à coudre, agit de manière à presser le tissu ou autre matériau analogue contre le dispositif d'entratnement de tissu de la machine au fur et à mesure que ce tissu est cousu par une aiguille animée d'un mouvement de va-et-vient et dans laquelle est enfilé un fil. Comme il est bien connu, il existe habituellement un espacement important entre la face supérieure du pied proprement dit du pied presseur et la pointe de l'aiguille lorsque celle-ci se trouve dans sa position haute extrême. Pendant le fonctionnement de la machine à coudre, l'opérateur risque donc fortement de se blesser aux doigts ou de coudre des parties du tissu qui ne doivent pas être cousues s'il place ses doigts ou des parties ne devant pas être cousues entre le pied et 11 aiguille animée d'unmouvement de va-et-vient. L'aiguille elle-meme peut se briser ou être endommagée de toute autre manière lorsqu'elle rencontre des objets étrangers pendant sa descente. Pour remédier à de tels défauts des machines à coudre, on a proposé et utilisé dans la technique de nombreux types de moyens de protection et de dispositifs de sécurité plus compliqués. Ces dispositifs de la technique antérieure partagent toutefois l'inconvénient d'occuper l'espace situé juste au-dessus du pied presseur au point que l'opérateur ne peut voir l'ouverture du pied ni sa zone voisine, ce qui est pourtant un endroit qui demande toute son attention pendant l'opération de couture. Les mesures de sécurité classiques ont donc rendu difficile pour un opérateur de suivre le tissu exactement le long des lignes de couture prescrites. La présente invention a pour objet un pied presseur pour machine à coudre comportant un moyen de sécurité extrêmement simplifié destiné à empêcher l'intrusion de n'importe quel corps ou objets entre le pied proprement dit du pied presseur et l'aiguille que comporte la machine à coudre et qui est animée d'un mouvement de va-et-vient. La présente invention a encore pour objet un moyen de protection du type décrit qui, tout en permettant d'atteindre le premier objet précité, n'empêche pratiquement pas l'opérateur de voir l'ouverture du pied ou le voisinage de cette ouverture. La présente invention a encore pour objet un moyen de protection du type decrit qui est en outre calculé pour n'offrir aucune résistance au déplacement de l'aiguille ainsi qu'au fil qu'elle porte lors'elle pénètre et lorsqu'elle sort de l'ouverture du pied. En bref, selon la présente invention, la demanderesse a réalisé un pied presseur de machine à coudre comprenant, d'une part, un pied proprement dit dans lequel est formée une ouverture destinée à permettre le passage d'une aiguille animée d'un mouvement de va-et-vient et, d'autre part, un moyen, comme par exemple une jambe rainurée, destinée à supporter lè pied proprement dit dans une position voulue sur la machine à coudre. Une tige de protection verticale est montée de façon rigide sur le pied proprement dit, au voisinage de son ouverture, la hauteur de cette tige de protection étant au moins telle que l'extrémité supérieure de cette tige se trouve au voisinage du niveau de la pointe ou extrémité inférieure de l'aiguille dans sa position haute extrême. On n'utilise donc qu'une seule tige verticale pour protéger efficacement la course de va-et-vient de l'aiguille contre l'intrusion de corps ou objets étrangers. La tige de protection peut être relativement mince, de sorte que la vue de l'opérateur ne se trouve pratiquement pas gênée par cette tige; l'opérateur peut au contraire utiliser cette tige comme aide visuelle pour coudre le matériau voulu le long de lignes prescrites. Les difficultés mentionnées ci-dessus à propos de la technique antérieure se trouvent donc comple- tement éliminées grâce au pied presseur perfectionné selon la présente invention. Les objets, caractéristiques et avantages mentionnés ou non ci-dessus de la présente invention apparaItront plus clairement à la lecture de la description détaillée de quelques modes de réalisation préférés faite cicaprès en référence au dessin annexé, sur lequel: la fig. 1 est une vue en perspective du pied presseur selon les moyens généraux de la présente invention; et la fig. 2 est une vue en perspective du pied presseur adapté pour coudre les rubans de support des fermetures à glissière du type invisible à des articles voulus. En se référant maintenant au dessin et tout d'abord à la fig. 1, on voit que l'on y a représenté un pied presseur 10 qui comprend, grosso modo, d'une part, un pied Il proprement dit qui est en contact direct avec le tissu ou autre matériau analogue devant être cousu et, d'autre part, une jambe 12 adaptée pour maintenir en position le pied proprement dit sur une machine à coudre. La jambe 12 comporte une rainure 13 qui y est ménagée verticalement, c'est-à-dire longitudinalement, de manière à recevoir l'extrémité d'une barre de commande de pied presseur (non représentée) et cette jambe est ainsi adaptée pour être fixée à la barre de commande précitée à l'aide de moyens de fixation appropries. Le pied il proprement dit comporte une ouverture, comme par exemple un trou 14, destiné à permettre le passage d'une aiguille 15 animée d'un mouvement de va-et-vient et portant un fil 16. L'aiguille 15 représentée est du type habituel dont la pointe comporte un chas 17 à travers lequel s'étend le fil 16. Selon un aspect important de la présente invention, une tige de protection verticale 18 ayant un diamètre relativement faible est montée de façon fixe sur le pied Il proprement dit au voisinage de son trou 14. Dans ce mode de réalisation particulier de l'invention, la tige de protection 18 est disposée à l'arrière du trou 14 en prenant pour référence la direction de déplacement du tissu en cours de couture sous le pied presseur 10. La hauteur H de cette tige de protection doit être au moins telle que l'extrémité supérieure de cette tige se trouve au voisinage du niveau de la pointe ou extrémité inférieure de l'aiguille lorsque celle-ci se trouve dans sa position haute extrême représentée sur la fig. 1. Sur la fig. 2, on a représenté un pied presseur 10a conforme à une variante de l'invention et adapté pour coudre les rubans de support des fermetures à glissière du type invisible à des habits ou à d'autres articles. Le pied lla proprement dit de ce pied presseur 10a comporte deux rainures de guidage 19 espacées et parallèles et formées dans sa face inférieure en vue de loger sélectivement la rangée d'éléments d'accouplement d'une fermeture à glissière du type invisible lorsque celle-ci est cousue sur un article voulu. L'ouverture ou trou 14 est formé à travers le pied lla proprement dit de manière à se trouver entre les rainures de guidage 19 et la tige de protection verticale 18 de diamètre relativement faible et montée de façon fixe sur le pied proprement dit au voisinage du trou 14. Les autres détails sont exactement les mêmes que ceux décrits à propos de la fig. 1. I1 est bien entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'd titre purement illustratif-et non limitatif et que des variantes ou des modifications peuvent y être apportées dans le cadre de la présente invention dont l'étendue est définie par les revendications ci-annexées. REVENDICATIONS 1. Pied presseur pour machine à coudre, caractérisé par le fait qu'il comprend un pied proprement dit comportant une ouverture pour permettre le passage de l'aiguille, un moyen pour supporter ledit pied proprement dit en position sur la machine à coudre, et une tige de protection verticale montée de façon fixe sur ledit pied proprement dit au voisinage de ladite ouverture. 2. Pied presseur suivant la revendication 1 caractérisé par le fait que la hauteur de ladite tige de protection est au moins telle que l'extrémité supérieure de cette tige se trouve au voisinage du niveau de l'extrémité inférieure de l'aiguille lorsque celle-ci se trouve dans sa position haute extrême.