l'invention se rapporte à l'érection des pylônes destinés en particulier à supporter des antennes radio-électriques. On connaît déåà des pylônes démontables formés d'éléments jointifs introduits successivement sous les premiers éléments dressés verticalement, et cela grâce à un appareil élévateur dans lequel des leviers opèrent d'une manière discontinue, des haubans de fixation du pylône étant par ailleurs réglés indépendamment par retouches successives pour assurer la verticalité du pylône. les inconvénients de tels dispositifs sont évidents ils exigent l'emploi d'une personne contrôlant la tension de chaque hauban, et de plusieurs autres assurant la mise en place, l'élévation des éléments de pylône, et leur fixation les uns aux autres. Les mêmes opérations sont aussi complexes pendant le démontage ultérieur. La présente invention remédie à ces inconvénients en prévoyant un appareil élévateur permettant ltérection verticale d'un pylône formé d'éléments jointifs introduits successivement les uns au-dessous des autres et fixés par encliquetage, caractérisé en ce que ledit appareil élévateur comprend une tête dans laquelle trois galets de guidage et d'entraînement, disposés à 1200 autour de l'élément à élever verticalement, sont synchronisés dans leur rotation, un pied dans lequel trois treuils synchronisés dans leur rotation font varier de longueurs identiques trois haubans fixés à l'élément supérieur du pylône et passant sur trois poulies de renvoi fixées au sol dans des directions de préférence à 1200 autour du pied de l'appareil élévateur du py lône. l'invention sera mieux comprise à l'aide de la description ci-après. Au dessin annexé la Fig. 1 représente, en élévation, un pylône installé la Fig. 2 représente, en perspective, un appareil élévateur les Fig. 3 et 3a représentent, schématiquement, le même appareil en élévation et en plan la Fig. 4 représente, en coupe, un boîtier de répartition la Fig. 5 représente, en plan, et la Fig. 5a, en coupe, un dispositif d'encliquetage des éléments du pylône. Sur la figure 1 on voit en 1 la coupe du terrain sup posé d'abord horizontal, en ? un pylône vertical composé de sept éléments cylindriques successifs de 3 m de hauteur et de diamètre 150 mm, le plus haut portant, fixée en son sommet, une antenne 3. Trois haubans 4 fixés au pylône à la hauteur de 18 m sont tendus au niveau du sol 1 en passant sur trois poulies 5 fixées au sol dans trois directions, de préférence à 1200 autour du pied du pylône et à une distance de 18 m ou au minimum de 12 m. La fixation de chaque poulie se fait grâce à un piquet incliné 6 relié à un second piquet 7 par un dispositif à tension 8 s'opposant à sa flexion. Six éléments du pylône sont raccordés et l'on voit le dernier élément 9 en position inclinée, une flèche schématisant sa mise en place grâce à un appareil élévateur 10 visible plus en détail sur les figures 2 et 3.Après renvoi sur leurs trois poulies respectives 5, les haubans 4a viennent converger vers le pied du pylône et s'enrouler (Figures 2, 3) sur trois tambours de treuil 11 dont les rotations sont synchronisées entre elles (grâce à deux Jeux de pignons coniques 12), les variations de longueurs des haubans étant ainsi identiques. La figure 2 montre ces tambours 12 placés dans le pied 13 de l'élévateur,comportant un renfort 14 en équerre soutenant deux colonnes verticales 15 reliant ledit pied 13 à la tête 16 de l'élévateur, ce dernier comportant aussi des renforts en équerre 17 et un guide auxiliaire 18 tenu par trois jambes 19. Dans la tête 16, mieux visibles sur la figure 3, sont installés trois galets de caoutchouc dur 20 à axe horizontal orientés à 1200 autour de l'axe vertical du pylône. Ces galets tangentiels, en se comprimant légèrement, entourent les éléments tubulaires du pylône introduits vers le haut à travers la tête. Cez galets ont des rotations synchronisées d'une manière (non figurée) semblable à celle des tambours 11, et la rotation d'ensemble est commandée par une poulie 21 reliée à une autre poulie 22 montée sur un treuil d'axe 23 placé à 1,20 m du sol, manipulable par deux manivelles 24. Le treuil est rattaché au pied 13 par des montants 25 et à la tête 16 par des montants 26, ces montants formant cages pour abriter des chaînes schématisées (figures 2, 3) qui transmettent les mouvements de rotation du treuil d'axe 23 respectivement aux galets 20 et aux treuils 11. La rotation du treuil par ses manivelles 24 ou, à titre de variante, par un moteur auxiliaire (non figuré), fait donc monter ou descendre l'élément de pylône introduit dans l'élévateur 10. Un boîtier répartiteur 27 (figure 2) représenté en coupe (figure 4) comprend : le pignon à chaîne 22 qui commande la tête de l'élévateur, un pignon à chaîne 28 qui commande les trois tambours de treuil de la base, un limiteur de couple à friction 29, une roue libre 30 entraînant dans le sens des aiguilles d'une montre (en regardant de la droite du plan), une roue libre 31 entrainant dans le sens contraire au précédent, deux roulements à billes 32, étanches, supportant l'ensemble et dont un seul est visible sur la figure 4, un écrou 33 de réglage du couple de glissement du limiteur 29 comprimant les disques de ce dernier grâce à un ressort 331. Le fonctionnement du boîtier de répartition est le suivant : l'arbre 23 du treuil entraine le pignon 22. Dans le sens de la montée, ledit arbre n'entraîne pas la friction 29 en raison de la roue libre 30. Par contre, le pignon 28 est entraîné par les treuils Il de la base, mis en mouvement par les trois haubans 4 que la montée du pylône met en tension. Mais le pignon 28 est freiné dans ce sens, grâce à la roue libre 31, par un couple constant auquel a été réglée la friction 29. Les trois haubans peuvent se dévider ainsi sous tension constante. Dans le sens de la descente, l'arbre 23 entraîne la friction 29, le pignon 28 entraînant lui-meme la reprise des trois haubans libérés par la descente du pylône. Les rapports de démultiplication entre les galets 20 de la tête et les treuils 11 de la base sont tels que le mouvement de reprise des haubans a tendance à s'effectuer pour une longueur de câble touJours supérieure à ce que le mouvement de descente du pylône libère. De ce fait, le pignon 28 ne peut pas tourner suffisamment vite et la friction 29 glisse, comme pour la montée, en conservant aux trois haubans une tension constante. Cette tension est réglée sur la friction pour les opérations de montage et démontage, le réglage correspondant à un vent maximum de 80 km/h. Après le montage, la tension définitive des trois haubans est augmentée simultanément sur les trois haubans par un cliquet débrayable (non représenté) agissant sur le pignon 28 au moyen dtun levier dynamométrique amovible. Les figures 1 et 2 représentent aussi des haubans 3, 4 permettant la mise d'aplomb de l'élévateur avant érection du pylône. Ces haubans sont réglables par des tendeurs et à l'aide d'un niveau à bulle (non représentés). Gitons également d'autres accessoires non représentés étant du ressort de l'homme de l'art : arrêt de fin de course bloquant le mouvemént de levage lorsqu'un élément de 3 mètres est monté au bon niveau ; cliquet réversible permettant, au moyen d'un levier amovible, de tendre ou détendre ltun des câbles 4 ; système de rotation et de blocage avec lecture d'azimut pour le pylône. La figure 5 représente, vu de dessous dans le sens de son axe vertical, un élément de pylône cylindrique 35 de paroi cylindrique creuse 36 fixé à une embase 37 présentant une partie annulaire ayant trois zones d'encliquetage 38 par rotation de 600 sur une pièce annulaire femelle 39 placée dans la pièce 40 fixée à l'extrémité de l'élément 41 de pylône à rattacher rigidement à l'élément supérieur 35. La pièce 39 est mobile dans la pièce 40 avec un faible Jeu que va compenser le Joint torique 42 sous la pression d'un compresseur à graise 43, de type connu, manipulé par une vis 44 à travers une ouverture 45 de l'élément de pylône. Des butées de retenue de l'élément 39 dans l'élément 40 n'ont pas été représentées. La graise introduite au montage par l'orifice 46 dans la cavité 47 transmet sa pression au Joint torique à travers le canal 48. La mise en pression assure donc un contact intime des pièces 38 et 40 par l'intermédiaire des surfaces horizontales de l'encliquetage entre les pièces 38 et 39. On a supposé Jusqu'à présent le sol horizontal dans la zone d'installation du pylône0 Dans le cas où le sol est incliné, l'invention a prévu un moyen simple de détermination des positions à choisir sur le sol pour les poulies 5, de manière à ce que le point d'attache A des haubans en position finale d'érection soit à la verticale du point A' le plus bas (à 4 m du sol) lorsque le premier élément du pylône est seul en place. On peut démontrer en effet que le lien des points d'attache B, C, D des poulies est, dans chacun des méridiens choisis orientés à 1200 autour du pylône, un arc d'hyperbole de foyer A et h', assimilable à une droite. Cet arc peut être défini pratiquement à l'aide de deux rubans gradués, l'un relié à ' et l'autre au pied du mât, les graduations étant en correspondance telle que leur identité signifie que le point est sur le lien géométrique. On détermine ainsi, en déroulant les deux rubans, le point de fixation au sol de chaque poulie. Si le sol n'est pas horizontal, on ne pourra pas étendre horizontalement le ruban inférieur. Dans ce cas, l'invention prévoit l'usage du seul ruban supérieur gradué, en le munissant d'un clinomètre de type connu, très léger, en plexiglass, gradué en lectures angulaires correspondant aux lectures du ruban. Ces deux variantes d'utilisation ne seront pas décrites plus en détail puisqu'elles ne modifient en rien le principe de l'invention et quelles permettent seulement d'utiliser le dispositif sur tous terrains. les descriptions qui précèdent ne sont nullement limitatives de la portée de l'invention et ne sont données qu'à titre d'exemple. En particulier, le nombre des éléments du pylône et leurs dimensions pourront être différents, ainsi que leur mode de fixation. REVEND I CAT TONS lo Appareil élévateur permettant l'érection verticale d'un pylône formé d'éléments jointifs introduits successivement les uns au-dessous des autres et fixés par encliquetage, caractérisé en ce que ledit appareil élévateur comprend une tête dans laquelle trois galets de guidage et d'entraînement disposés à 1200 autour de l'élément à élever verticalement sont synchronisés dans leur rotation, un pied dans lequel trois treuils synchronisés dans leur rotation font varier de longueurs identiques trois haubans fixés à l'élément supérieur du pylône. et passant sur trois poulies de renvoi fixées au sol dans des directions de préférence à 1200 autour du pied de l'appareil élévateur du pylône. 2. Appareil élévateur selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'un même axe de rotation dudit élévateur commande ltélévation d'un élément de pylône et les variations de longueur des haubans. 3. Appareil élévateur selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'axe de commande de l'élévation d'un élément de pylône et de variation de longueur des haubans est. celui d'un boîtier de répartition dudit appareil élévateur, comprenant deux roues libres de sens opposés fonctionnant, l'une à la montée de l'élément, l'autre à sa descente, et une friction réglable fonctionnant ainsi dans les deux sens, des moyens de transmission de la rotation dudit axe à la rotation des galets de tête de l'élé- vateur, et dés treuils de tension des haubans, la démultiplication de ces transmissions étant telle que les haubans restent touJours en tension identique dans les deux sens du mouvement.