i 2 o u! 3 »18 * La présente invention concerne une rallonge d'étan-çon de mine. On sait que des dispositifs de ce type s'utilisent pour adapter, dans les exploitations minières, les étançons aux variations de la distance entre toit et mur. 5 Ces rallonges existent déjà sous différentes formes d'exécution; c'est ainsi qu'on en connaît par exemple où l'étan-çon est glissé dans un organe de fixation du genre à tiroir, puis est bloqué du côté ouvert à l'aide d'une clavette ou d'une vis. Ces modes de construction doivent cependant être considérés 10 comme peu sûrs, car ils reprennent de façon défectueuse les forces multiples qui se manifestent dans la dure exploitation des mines. Il a été proposé, pour les perfectionner, de joindre par solidarité de forces à l'étançon des pattes qui l'entourent au moyen d'un collier de serrage mobile et se resserrant à 15 1'intéri eur. Dans ce mode de construction, l'une des griffes est mobile, peut tourner sur un axe monté dans le socle et être tirée avec lui pour pouvoir être dressée en position sortie, puis être repoussée contre l'étançon. Dans cette position, il 20 faut que la griffe soit maintenue par le collier de serrage qui doit être amené sur l'étançon. L'ensemble est très compliqué, tant au montage qu'au démontage, en offrant également pour désavantage le ïisque de perte du collier. De plus, la fabrication de ce dispositif dans sa totalité est coûteuse. 25 Dans une construction d'un autre type, on démonte les plaques de pied d'étançons, qui ne leur sont pas soudées, mais fixées par des goupilles à ressort, et l'on y attache à leur place une rallonge également au moyen de goupilles à ressort. Cette disposition offre certes pour avantage une trans-30 mission sûre des forces, mais elle est extrêmement dispendieuse au montage. L'invention a pour but de ôréer une rallonge d'étan-çon de mine qui se distingue d'une part par la grande simplicité de son montage, en étant aussi d'autre part en état de reprendre 35 parfaitement tous les efforts qui se produisent et notamment les forces désaxées . sans que la fabrication en soit pour autant coûteuse. Dans un mode de réalisation préféré, toutes les pièces de la rallonge doivent être fixées de façon à être imper-40 dables. 69 07087 2 V/ O w ■y * Selon l'invention, on obtient ce résultat dans une rallonge d'étançon de ftiine constituée par ion socle et des griffes qui, disposées sur la tête du socle, doivent recevoir le pied d'un étançon à poser et dont l'une au moins est mobile, la griffe 5 mobile pouvant pivoter autour d'un point de rotation fixe et être bloquée en position de serrage par un organe de verrouillage. Il s'ensuit qu'on peut aussi bien monter que démonter la rallonge d'étançon avec un nombre minimal de manipulations et qu'en outre, si on le désire, on peut aussi enserrer directement 10 le pied d'étançon, ce qui est heureux en particulier pour la transmission des forces. La configuration peut en outre être conservée assez simple à la fabrication. La griffe mobile peut pivoter autour d'un axe aussi bien orthogonal que parallèle à l'axe longitudinal 15 du socle. Dans un mode de réalisation très avantageux, la griffe mobile pivote autour d'un axe orthogonal à l'axe longitudinal du socle et son axe de pivotement est fixé dans une chape. Son blocage peut se réaliser le plus simplement par conformation simul-20 tanée de la chape en guide d'une clavette ou d'un coin de blocage. Selon une forme d'exécution préférée, qui prend un grand intérêt par sa simplicité et sa sûreté de fonctionnement, on prévoit au moins deux griffes réparties autour de la tête du socle, qu'elles entourent ainsi que le pied d'étançon qu'on doit 25 poser: l'une au moins de ces griffes peut pivoter dans une chape soudée à la tête du socle, autour d'un axe orthogonal à celui dudit socle, et peut être verrouillée en position dressée par l'organe de blocage dont la clavette agit sur le dos de la griffe. Les autres griffes sont de préférence montées fixes 30 contre la tête du socle. En général, on prendra quatre griffes diamétralement opposées deux par deux, dont l'une pivote de la façon décrite. Les griffes peuvent ici, de manière simple, être découpées dans un acier plat, mais on peut aussi bien sûr les matricer. Elles 35 doivent dans tous les cas présenter une forme approximativement en C, la face interne de ce contour se conformant au pied d'étançon qu'il doit recevoir. Il existe plus en détail différentes possibilités de conformation pour le dispositif selon l'invention. Sous une autre 40 forme de réalisation préférée,caractérisée par sa simplicité de 69 07087 fabrication, la chape destinée à la griffe pivotante comporte deux flasques soudés à la tête du socle, dotés d'un axe sur lequel pivote la griffe et qui est logé dans des orifices convenables. S'il est prévu plusieurs griffes pivotantes, on réalise 5 plusieurs chapes offrant cette construction. Pour bloquer en position dressée la griffe qui pivote dans sa chape, cette dernière présente de préférence des fentes servant à guider une clavette, la griffe pivotante s'appuyant quand elle est dressée contre ladite clavette. Cette 10 clavette possède opportunément pour sa part une fente de guidage où s'engage une cheville par exemple soudée à un flasque de la chape; la cheville maintient la clavette qui reste ainsi imperdable. Dans le dispositif conforme à l'invention, les grif-15 fes soudées reprennent sans difficulté les contraintes produites et cela même en cas de décentrage de la charge. Mais la griffe pivotante peut aussi les reprendre facilement : pour cela, d'une part, l'appui de son dos sur la clavette de blocage y contribue et l'axe de pivotement a d'autre part des dimensions convenables. 20 Un mode de réalisation préféré, approprié pour supporter des contraintes très grandes, mais néanmoins très facilement réalisable, offre en combinaison les particularités suivantes : a) la chape constituée par les deux flasques présen-25 te des fentes de guidage pour la clavette et la griffe pivotante s'appuie, en position dressée, contre ladite clavette, b) un axe sur lequel pivote la griffe est adjoint à la clavette au niveau ou au-dessus du point d'appui de cette griffe. 30 Sous cette forme, la clavette reprend pratiquement toutes les forces, de sorte qu'on peut réaliser l'axe de pivotement en tant que simple goupille à ressort. Il est particulièrement avantageux, en combinaison avec les particularités a) et b), que les fentes et la clavette 35 fassent un angle d'environ 45° par rapport à l'axe du socle. On peut, dans le dispositif selon l'invention, mettre la griffe pivotante dressée en appui tel que son axe de pivotement soit débarrassé, ou pratiquement dépourvu, des contraintes à reprendre. On peut par exemple y parvenir en la 40 montant avec un trou oblong sur l'axe, pour la rendre ainsi, en position dressée, abaissable et applicable contre la tête du socle pour s'y appuyer par sa partie inférieure. La griffe pivotante peut du reste s'appuyer en position dressée contre la plaque de pose, mais elle peut pourtant s'appliquer aussi sur le pied d'étançon pour en quelque sorte l'enserrer en conjugaison avec les autres griffes du dispositif. Pour éviter que la clavette ne se desserre quand on enlève des étançons prolongés par le dispositif selon l'invention, il est opportun de souder sur les flasques, du côté où dépasse la clavette qui a été engagée, des pièces protectrices qui assurent que la clavette ne sort pas quand on déséquipe les étançons. Quand il existe plusieurs griffes pivotantes, on procède avec chacune d'elles de la façon décrite. Les avantages obtenus grâce à l'invention résident surtout dans la simplicité de montage de cette rallonge. Elle est en outre caractérisée par la simplicité de sa fabrication et par le fait qu'elle convient bien, malgré son mode de construction léger, pour supporter de très grands efforts, même désaxés.. , La forme d'exécution décrite en dernier lieu a de surcroît pour avantage le caractère imperdable de toutes ses pièces. La reprise très heureuse des forces rend aisément possible de réaliser des griffes longues et même extrêmement longues, ce qui améliore la résistance au flambage. La description qui va suivre, en regard des dessins annexés à titre d'exemple, fera bien comprendre comment la présente invention peut être mise en pratique. La figure 1 représente, vie d'en haut en perspective, une rallonge conforme à l'invention avec une griffe effacée. La figure 2 représente une partie de la rallonge de la figure 1 avec griffe dressée. ' La figure 2a montre sa clavette de blocage. La figure 3 est la coupe A-A de la rallonge de la figure 2. La figure 4 est une vue selon la flèche B de la rallonge de la figure 1. Le dispositif que représentent les figures sert à prolonger des étançons de mines. Il comprend en principe un socle 1 doté d'une plaque de pose 2 et de griffes 3, 4 adjointes à la tête du socle pour recevoir le pied 5 d'un étançon qu'on veut y poser et qui a été indiqué sur la figure 3. 69 07087 5 r- - - irv La rallonge représentée possède au moins trois griffes, dans cet exemple quatre, réparties autour de la plaque 2 pour venir surmonter celle-ci, ainsi que le pied 5. Parmi ces griffes, l'une, désignée par 4, pivote dans cet exemple dans une 5 chape 6 soudée à la tête du socle, autour d'un axe 7 orthogonal à celui du socle, et peut être bloquée en position dressée. Les trois autres griffes 3 sont fixées par soudage à la tête du socle. Elles sont par exemple découpées dans des aciers plats. Elles ont une forme approximativement en C, mais sont adaptées 10 sur leur côté interne à la tête du socle et au pied d'étançon 5 qu'elles doivent recevoir. Dans la configuration décrite, elles offrent un moment résistant important aux contraintes reprises. La chape 6 de la griffe pivotante 4 se compose de deux flasques 8 soudés à la tête du socle. Ces flasques compor-15 tent des orifices 14 où est logé un axe 7 autour duquel la griffe pivotante 4 peut tourner. La chape 6 possède d'autre part des fentes 9 destinées au guidage d'une clavette de blocage 10. La griffe 4 peut s'appuyer en position dressée contre la clavette. Cette dernière reste imperdable : elle comprend à cet effet une 20 fente 11 et l'ion des flasques 8 est équipé d'une goupille 12 qui passe dans cette fente et rend donc imperdable la clavette 10. On voit notamment sur la figure 3 ton mode de réalisation préféré constitué par une combinaison de moyens. En effet, en premier lieu,la chape 6 constituée par les deux flasques 8 25 présente des fentes 9 où passe la clavette 10 et la griffe pivotante 4 s'appuie comme déjà décrit quand elle est dressée contre la clavette; mais d'autre part, l'axe 7 sur lequel pivote la griffe 4 est disposé au niveau ou au-dessus du point d'appui de cette griffe contre la clavette. Dans ce cas, les efforts que 30 doit reprendre la griffe 4 se reportent pour l'essentiel sur la clavette 10, si bien que l'axe 7 peut par exemple être réalisé sous forme de goupille à ressort. Il est approprié de disposer comme représenté les fentes 9 et la clavette 10 avec un angle d'environ 45° vers le 35 haut, obliquement par rapport à l'axe du socle 1. Il n'a pas été indiqué la variante où la griffe pivotante 4 se monte au moyen d'une mortaise sur l'axe 7 et peut ainsi être abaissée en position dressée et appuyée à sa partie basse contre la tête du socle. 40 La griffe pivotante 4, dans le présent exemple, est te*.. 69 07087 6 9 - "• ri Z- * J V w -J - une fois dressée en appui contre la plaque 2. Elle peut toutefois s'appuyer aussi sur le pied d'étançon 5- L'un des flasques 8 porte des éléments 13 de baguette qui lui sont soudés et garantissent que,lorsqu'on enlève un étançon muni de la rallonge 5 selon l'invention, la clavette de blocage 10 ne peut s'échapper de la chape 6 assez loin pour que la griffe 4 soit libérée, avec par conséquent perte du dispositif. Le pied d'étançon 5 comporte d'autre part un dispositif d'adjonction de semelles, de pieds d'étançon ou de pièces analogues. 69 07087 7 2003881 - REVENDICATIONS - 1.- Rallonge d'étançon de mine, constituée par un socle et des griffes qui, disposées sur la tête du socle, reçoivent le pied d'un étançon à poser et dont l'une au moins 5 est mobile, caractérisée par le fait que la griffe mobile (4) peut pivoter autour d'un point de rotation fixe et être bloquée en position de serrage par un organe de blocage (9, 10). 2.- Rallonge selon la revendication 1, caractérisée par le fait que la griffe mobile (4) pivote autour d'un axe (7) 10 orthogonal à l'axe longitudinal du socle (1). 3.- Rallonge selon la revendication 1, caractérisée par le fait que la griffe mobile (4) pivote autour d'un axe parallèle à l'axe longitudinal du socle (l). 4.- Rallonge selon les revendications 1 à 3, carac- 15 térisée par le fait que l'axe (7) de pivotement de la griffe mobile (4) est fixé dans une chape (6) en même temps conformée pour guider une clavette appartenant à.l'organe de blocage(9,10) 5.- Rallonge selon les revendications 1 à 4, caractérisée par le fait qu'on prévoit, réparties autour de la tête 20 du socle, au moins deux griffes (3> 4) dont l'une (4) au moins peut sortir, par pivotement dans une chape (6) montée contre la tête du socl^ et peut être verrouillée par l'organe de blocage (9, 10) qui est doté d'une clavette ou d'un coin (10) agissant sur le dos de la griffe (4). 25 6.- Rallonge selon les revendications 1 à 5j carac térisée par le fait que les autres griffes (3) sont solidaires de la tête du socle (l). 7.- Rallonge selon les revendications 4 à 6, caractérisée par le fait que la chape (6) comporte deux flasques (8) 30 soudés à la tête du socle, avec un axe (7) monté dans des orifices convenables (14) pour permettre à la griffe (4) de pivoter 8.- Rallonge selon les revendications 4 à 7j caractérisée par le fait que la chape (6) présente un guidage (9) à fentes avec clavette de blocage (10), la griffe pivotante (4) 35 s'appuyant en position de serrage contre la clavette. 9.- Rallonge selon les revendications 4 à 8, caractérisée par le fait que, en combinaison, a) la chape (6) composée de deux flasques (8) présente des fentes (9) où passe la clavette de blocage (10), la jiq griffe pivotante (4) s'appuyant au serrage contre la clavette* 69 07087 8 20Ô3881 b) un axe (7) permettant à la griffe (4) de pivoter est disposé au niveau ou au-dessus du point d'appui de la griffe pivotante (4) sur la clayette (10). 10.- Rallonge selon les revendications 8 ou 9, carac- 5 térisée par le fait que le guidage à fentes (9) et la clavette (10) font un angle d'environ 45° vers le haut, obliquement par rapport à l'axe du socle (1). 11.- Rallonge selon les revendications 4 à 10, caractérisée par le fait que la griffe pivotante (4) est montée avec 10 un trou oblong sur l'axe (7)/ en pouvant ainsi s'abaisser en position de serrage et s'appuyer par sa partie basse contre la tête du socle. 12.- Rallonge selon les revendications 1 à 11, caractérisée par le fait que la griffe pivotante (4) s'appuie en posi- 15 tion de serrage contre la plaque de pose (2).