L'invention concerne des charnières à loqueteau pour portes de meubles, et elle a pour tâche de remédier à un inconvénient inhérent aux charnières à loqueteau d'usage courant. Ces charnières à loqueteau d'usage courant sont munies d'un ressort qui est disposé d'une manière telle que, lorsque commence le mouvement d'ouverture de la porte tout d'abord fermée, ce ressort se bande dans une mesure croissante, ctest s'oppose au mouvement d'ouverture pour devenir efficace, après le franchissement d'un point mort, dans le sens opposé9 c'est-à-dire pour produire l'ouverture plus grande de la porte. Si la porte ouverte doit être fermée, il faut que la force élastique agissant dans le sens de l1ouverture, soit tout d'abord surmontée jusqu'à ce que le ressort agisse de nouveau, après franchissement du point mort, dans le sens de la fermeture. Naturellement, il est souhaitable que la porte, en position fermée, soit soumise à l'faction de la force-d'un ressort qui maintienne cette porte fermée d'une manière strie. Cette né cessité impose l'existence d'une force assurant dans cette position limite une fermeture suffisante. Mais il n'est pas souhaitable, qu'après que la porte a été ouverte d'un certain angle, à savoir après le franchissement du point mort, il existe des forces qui amènent brutalement la porte en position ouverte et qui, par suite, stoppo- sent ensuite, lors de la fermeture de la porte, au mouvement de fermeture de cette dernière.Il existe bien des charnières dans lesquelles la pièce de butée de la porte est libérée quand le point mort est dépassé dans une certaine mesure. Mais dans le cas des charniè- res de ce genre, il faut, sur la partie du déplacements que lors du mouvement de fermeture se trouve entre la prise renouvelée et le point mort, exerce une force fermante d'autant plus grande. Cet inconvénient lui aussi, n'est pas souhaitable. En se basant sur la connaissance des faits qui viennent d'être décrits l'invention a pour tâche de créer une charnière à loqueteau qui exerce, dans sa position de fermeture, la force fermante nécessaire qui, lors de l'ouverture de la porte, doit tout d'abord être vaincue. Mais, après qutun certain angle d'ouverture a été atteint, qui peut autre de l'ordre de grandeur d'environ 150, il faut que cesse toute action de force. Il ne faut pas que la porte vienne battre automatiquement dans sa position d'ouverture; il ne faut pas non plus que, lors de la fermeture depuis la position d'ou ouverture jusque dans la zone à peu près du point mort, soit nécessai re une force fermante notable. La charnière suivant l'invention permet de résoudre ce problème. Cette charnière est munie, d'une manière con nue en soi, d'un ressort qui agit sur la partie oscillante de butée de la porte et qui est disposé d2une manière telle que sa tension augmente lors du mouvement couverture de la porte tout d'abord fer mée. Mais, à la différence des charnières connues de ce genre, la charnière suivant l'invention est caractérisée par un dispositti de verrouillage qui, après un mouvement partiel, bloque le ressort sous tension, de sorte que le prolongement du mouvement d'ouverture de la porte s'effectue sans action de ressort9 et libère, par suppression de son blocage, le ressort bandé lors du mouvement de fermeture de la porte. Ce dispositif de verrouillage peut se compo ser, d'une part d'un nez de maintien disposé fixe contre la pièce de butée de la porte et, d'autre part, d'un verrou pouvant être dé placé par le ressort dans la direction du nez de maintien. Il est particulièrement avantageux d'employeur un ressort hélicoldal, disposé sur le cQté de la pièce de butée de la porte éloigné de l'articula- tion, et fixé à son extrémité extérieure, tandis qu'à son autre ex trémité, il pousse le verrou en direction de l'articulation. En ou tre, l'extrémité fixée du ressort peut autre maintenue réglable, par exemple au moyen d'une vis de réglage. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description ci aprbs et des dessins annexés représentant un exemple de réalisation de l'invention, c'est-à-dire une charnière à loque te au dont l'articulation est formée par un quadrilatère articulé ae composant de deux éléments, dessins dans lesquels :: - la figure 1 montre la charnière à l'état fermé, - la - figure 2 montre la - charnière dans un état de legère ouverture, dans lequel la pdrte se trouve encore sou mise à l'action du ressort de charnière, - la figure 3 montre la charnière, dans un état d'ouverture un peu plus poussé dans lequel la charnière est dé à arrêtée, de sorte que la poursuite du mouvement d'ouverture ste- fectue sans coopération du ressort, - la figure 4 montre, pour que la représen tation soit plus claire, le verrou lui-même, avec seulement l'extré mité du ressort helicoSdalp - la figure 5 montre sous une forme schématique simplifiée, le verrou avec le ressort hélicoSdal et un élément de commandes afin qu'on puisse se rendre compte des rapports entre les forces qui interviennent dans la position de fermeture. Ainsi que le montrent les figures 1 à 3, la charnière de meuble représentée sert à fixer une porte 1 à une paroi porteuse 2. La pièce 3, formant butée de la porte9 présente le pot d'introduction qui est fréquemment employé, qui est monté dans un évidement approprié de la porte, qui s'étend le long de la surface intérieure de la porte sous la forme d 'un manchon 14 pour le ressort hélicoidal 4. Lgautre partie de la butée, qui est fixée à la paroi porteuse, a la forme ordinaire d'un bras porteur 5, stétendant longitudinalement. L'articulation se compose des deux éléments 6 et 7. L'organe important suivant l'invention est le verrou mobile 8, qui est représenté sur la figure 4 séparément en même temps que le ressort helicoidal 4. CE verrou 8 est soumis à la pression exercée par le ressort 4. Il coopère avec un nez de maintien 9, qui est disposé fixe dans l'intérieur de la pièce 3 formant la butée de la porte. La représentation doit être interprétée comme in diquant ltexisteXce de de deux nez 9 analogues dans l'intérieur de la pièce formant la butée de la paroi porteuse. Il y a un nez à chacune des deux surfaces intérieures tournées l'une vers l'autre, tandis que le verrou 8, qui se trouve à l'intérieur de l'espace vide recevant aussi le ressort hélicoTdal 4, présente sur chacune de ses deux surfaces latérales, un doigt 10. SI lton part de la représentation donnée sur la figure 19 qui représente la porte en position fermée, on voit que le ressort hélicoSdal 4 prend, par son extrémité de droite, la position de détente qui correspond à la détente la plus grande qu'il est possible. En outre, les dimensions et la disposition du ressort sont choisies dtune manière telle que le ressort, même dans cette position limite extrremeR se trouve toujours encore sous la tension qui est nécessaire pour maintenir la porte fermée d'une manière sdre par l'intermédiaire du verrou 8 et du rouleau Il de l'élément inférieur 6. Si on ouvre la porte seulement quelque peu, et cela tout sabord jusqu'à la position représentée sur la figure 2, lBélément inférieur 6, dans ce mouvement d'ouverture, pousse par son rouleau 11 qui repose sur la saillie 12 du verrou 8, ce verrou vers la gauches En outre, le verrou 8 comprime, de son côtés par l'intermédiaire de sa tête arrondie 13, le ressort hélicoïdal 4. Sur la figuré 2, on peut voir, en outre9 que le doigt 10 qui, sur la figure 1, était demeuré au-dessous du nez de maintien 9 disposé fixe, est venu, lors de son cheminement vers le haut, dans une position qui est un peu plus élevée que celle du nez de maintien 9. En outre, on voit que ce mouvement d'ouverture de la porte, de la figure 1 à la figure 2, nla pu être exécuté qu'à condition que soit surmontée la force de réaction, augmentant en permanenceS du ressort hélicoI- dal 4. C'est dans la position que l'on peut voir sur la figure 2 que le ressort hélicoSdal 4 est comprimé au maximum et, de ce fait, exerce sur le verrou 8 la pression la plus forte. La figure 2 représente, par conséquents la position de point mort. Le verrou 8 pourrait demeurer en soi dans cette position, car il faudrait s'efforcer, pour avoir une solution idéale, qu'à partir de cette position la porte peut continuer à être ouverte, sans aucune intervention de force. Cela serait tout à fait possible. A cet effet, on aurait besoin, par exemple, d'élargir seulement le nez de maintien 9 vers le haut et le doigt 10 vers le bas, et, par conséquent, d'abandonner les deux coupes postérieures, de sorte que, dans la position du verrou visible sur la figure 2, il y aurait deux surfaces d'extrémité se faisant vis à vis qui, dans la zone voisine des bords de montée, pourraient autre incurvées d'une manière- telle que, lors du passage de la position suivant la figure 1, à la position suivant la figure 2, la surface d'extrémité du verrou (contre laquelle se trouve maintenant le doigt 10) s'élèverait en glissant sur la surface opposée au repos (qui porte maintenant le nez 9). On pourrait alors, après avoir ouvert la porte jusqu'au point mort, en surmontant la force de réaction, laisser effectivement le ressort de compression demeurer dans cette position, tandis que la porte 2 pourrait continuer à entre ouverte sans aucune intervention de force déjà directement à partir du point mort. Meme le mouvement de fermeture de la porte 2 pourrait- s'effectuer librement, c'est-àdire sans action de force du ressort 4 jusqu'au point mort, c'est-àdire jusqu'à ce qu'ait été atteinte de nouveau la position suivant la figure 2. C'est seulement -après le déplacement de l'extrémité droite du ressort 8 vers le bas que serait de nouveau possible l'allongement du ressort hélicotdil 4. Bien que cette caractéristique idéale de mouvement puisse entre facilement atteintep une construction du genre décrit présenterait toutefois un inconvénient. On ourlait en effet, le risque que, la porte étant ouverte, le verrou 8 peut être poussé par une manoeuvre malhabile dans le pot d'introduction de la pièce de butée 3 de la porte9 de sorte que le ressort hélicoïdal 4 se détendrait. Il ne serait alors plus possible de fermer la porte, carle rouleau il de 1' élément 6 viendrait heurter la surface supérieure du verrou 8. Pour éviter cet inconvénient, l'immobilisation du verrou 8 dans la position visible sur la figure 2, au moyen de son doigt 10 et du nez de maintien 9 disposé à poste fixe, est importante. En effet, si lton prolonge le mouvement d'ouverture de la porte 2 à partir de la position visible sur la figure 2 d'un pe tir angle seulement, le doigt 10 se déplace quelque peu vers la droite à partir de sa position représentée sur la figure 2 et il arrive dans la position représentée sur la figure 3, dans laquelle il se maintient par l'intermédiaire du nez de maintien 9. Il est créé, de ce fait, un verrouillage sdr du verrou 8, qui exclut toute possibilité d'abaissement de ce verrou. Dans ce but de verrouillage, le point mort est, par conséquent, très légèrement dépassé, tandis que le rouleau il chemine vers le haut le long de la surface d'extrémité du verrou 8 afin de continuer à se déplacer d'une manière complètement libre (sans aucune action de force) jusqu'à ce que soit obtenue l'ouverture complète de la porte. DXune manière correspondante, il n'y a à sur monterensuite, lors de la fermeture de la porte, pendant le passage de la position suivant la figure 3 à la position suivant la figure 2, que la faible force de réaction le long du court trajet à effectuer jusqu'à ce que soit atteint le point mort. Il faut seulement que le ressort hélicoïdal 4 soit poussé en arrière, sur la distance qui correspond à la longueur du nez de maintien 9 ou du doigt 10, afih de libérer ce dernier.Nais, ainsi qu'on peut le voir, cette distance est seulement très faible, si on la compare au trajet- da travail que le rouleau 11 doit parcourir dans ce but le long de la surface d'extrémité du verrou 8, jusqu'à ce que soit atteinte la saillie 12. Ctest à peu près dans le même rapport que la force à exercer par le rouleau 11, dans la direction de son mouvement, est plus petite que la pression du ressort 4. Ensuite, le verrou est sorti directement par rotation de sa position de point mort, tandis que le doigt 10 passe vers le bas en se déplaçant contre le nez de maintien 9. En outre, le ressort hélicoïdal bandé 4 est de nouveau en pleine activité, du fait qu'il se détend et ramène ainsi la porte 1 en position de fermeture suivant la figure 1. Mais, comme on l'a dit, la détente ne se poursuit que jusqu'à ce que la tension restante du ressort hélicol- dal 4 maintienne la porte 1 fermée d'une manière store. La figure 5 permet de se rendre compte des rapports de forces qui entrent en jeu dans la position de fermeture. Si la ligne droite reliant les axes géqmétriques respectifs de la tête 13 de verrou et du rouleau 11 c'est-à-dire la ligne médiane, représentée en traits mixtes, du verrou 8, représenté schématiquement d'une manière simplifiée, était rigoureusement perpendiculaire à l- axe du ressort hélicoïdal 4, on ne pourrait pas du tout ouvrir la porte, étant donné qu'alors la force ouvrante appuierait perpendiculairement contre la paroi extérieure du manchon 14 qui contient le ressort 4. Par suite, il est nécessaire qutil existe une certaine obliquité de la ligne médiane 8 citée. On peut se rendre compte, en tous cas, que la force qui maintient la porte fermée est d'autant plus grande, en comparaison de la force du ressort hélicoïdal 4, que l'angle ot est plus petit dans la position de fermeture de la porte. Il en résulte que l'on peut produire facilement, dans la position de fermeture de la porte, une force de fermeture très grande au moyen d'un ressort relativement faible. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée R texemple de réalisation ci-dessus décrit et représenté, à partir duquel on pourra prévoir d'autres formes et d'autres modes de réali station, sans pour cela sortir du cadre de l'invention. REVEN1)ICÀTI0NS 1.- Charnière à loqueteau pour portes de meubles, avec un ressort qui agit sur la pièce formant la butée os- cillante de la porte et qui est disposé d'une manière telle que sa tension, lors du mouvement d'ouverture de la porte tout d'abord fer mée, augmente, charnière pour porte de meuble caractérisée en ce qu'elle comporte un dispositif de verrouillage (8, 9) qui, après un mouvement partiel, arrête le ressort (4) se trouvant sous tension, de telle sorte que la poursuite du mouvement d'ouverture de la porte s'effectue sans l'action d'un ressort et qui, lors du mouvement de fermeture de la porte libère de nouveau le ressort bandé en faisan cesser l'arrêt de ce ressort. 2.- Charnière à loqueteau pour meuble, suivant la revendication i, caractérisée en ce que le dispositif de verrouillage se compose d'un nez de maintien (9), disposé à poste fixe contre la pièce (3) de butée de la porte, et d'un verrou (8) pouvant être poussé par le ressort (4) dans la direction du nez de maintien. 3.- Charnière à loqueteau pour meuble, suivant l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que l'on emploie comme ressort, un ressort hélicoïdal (4) qui est disposé sur le c8té de la pièce (3) de butée de porte opposé à l'ar- ticulation (6, 7) et qui est fixé à son extrémité extérieure, tandis que par son autre extrémité il pousse le verrou (8) dans la direction de l'articulation0 4.- Charnière à loqueteau pour meuble, suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, dans laquelle l'articulation est formée par un quadrilatère articulé, charnière caractérisée par une disposition et. par une forme de la surface d'éxtrémité du verrou (8) tournée vers l'articulation, telles que le rouleau (11) de l'élément inférieur (6) disposé contre la pièce de butée (5) de la paroi porteuse, glisse le long de la surface d'extrémité en remplissant une fonction de commande.