L'invention, due à Osamu KASIMA, est relative à une bou gie d' allumage pour moteurs à combustion interne et plus parti culierement à une telle bougie dans laquelle une électrode de masse est réalisée sous une forme particulière dans la région de celle-ci où jaillit l'étincelle. Dans un mode de réalisation bien connu de bougie d'allu mage pour moteurs à combustion interne, une électrode centrale traverse la région centrale d'un isolateur fixé par un collier de métal, une électrode de masse de section rectangulaire est soudée au collier de métal, un intervalle de décharge pour lté- tincelle est prévu entre l'électrode centrale et 1'électrode de masse et une étincelle est produite dans l'intervalle de décharge pour enflammer un mélange air-carburant.Toutefois, du fait qu'une telle bougie d'allumage classique, comportant une telle électrode de masse, présente une faible capacité d'enflammer le mélange par une décharge d'étincelle à travers l'intervalle de décharge, il est nécessaire d'utiliser un mé- iange enrichi en comparaison du rapport airlcarburant théorique. Lorsqu'un moteur à combustion interne fonctionne au ralenti, c'est-à-dire sans charge ou avec une faible charge, un mélange pauvre est forcément utilisé en vue de réduire la proportion de composants polluants dans les gaz d'échappement ; cependant dans ce cas il peut se produire un raté d'allumage qui a un effet néfaste sur les qualités de la bougie d'allumage. Le brevet américain n" 2.944.178 décrit une bougie d'allu mage comportant une électrode de masse de forme particulière, électrode percée à l'emplacement situé en regard de l'électrode centrale en vue d'augmenter la puissance de sortie du moteur et de réduire sa consommation de carburant. Des essais effec tués par le déposant sur ce genre de bougie ont montré que, si cette bougie d'allumage est capable d'enflammer un mélange pau vre, dans lequel le rapport airlcarburant est au moins égal à 13,8, on ne peut obtenir une réduction suffisante de la pro portion de monoxyde de carbone. Un but de l'invention est de fournir une bougie d'allumage perfectionnée, capable d'éliminer dans une large mesure les in convénients habituels décrits ci-dessus, dans laquelle une électrode de masse est réalisée sous une forme particulière de manière à améliorer la capacité d'allumage de la bougie. Un autre but de l'invention est de fournir une bougie dEl- lumage perfectionnée, utilisable avec un mélange pauvre et capable de réduire la proportion de composants nocifs contenus dans les gaz d'échappement. Conformément à un aspect de l'invention, il est prévu une bougie d'allumage qui comporte une électrode de masse présentant une partie de forme particulière, par exemple une saillie, une dépression, une rainure ou une entaille dans la région de cette électrode où jaillit l'étincelle, en face d'une électrode centrale, les noyaux d'inflammation, produits par une étincelle engendrée entre l'électrode centrale et l'électrode de masse, étant conduits jusqu'à la partie de forme particulière, de manière à diffuser et à croitre facilement. Il en résulte que la capacité d'inflammation se trouve améliorée et qu'un excellent allumage est obtenu, même lorsque le moteur à combustion interne fonctionne au ralenti ou à faible charge , conditions dans lesquelles l'allumage est généralement difficile. En outre, il est possible d'enflammer un mélange pauvre. Ainsi qu'on l'a décrit ci-dessus, une bougie d'allumage conforme à l'invention, utilisable avec un mélange pauvre, présente l'avantage de réduire les proportions de monoxyde de carbone contenu dans les gaz d'échappement. Pour une raison analogue, la proportion d'hydrocarbures contenus dans les gaz d'échappement est également réduite. De plus, il ne se produit pas de gaspillage de carburant et la consommation est considérablement réduite. En outre, une réduction importante de la formation de carbone au cours du processus de combustion évite la détérioration de l'isolant dans la région recevant de la chaleur de la bougie d'allumage, c'est-à-dire empêche la formation de calamine, ce qui assure une longévité suffisante de la bougie d'allumage. L'invention est décrite plus en détail ci-après à l'aide de certains de ses modes de réalisation, donnés à titre illustratif mais nullement limitatif, en se référant aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 est une vue en coupe longitudinale de la région de décharge d'étincelle d'une bougie d'allumage bien connue appartenant à la technique antérieure - la figure 2 est une vue de dessous de la bougie d'allumage de la figure 1 ; - la figure 3 est une vue en coupe longitudinale de la région de décharge d'étincelle d'une bougie d'allumage selon le brevet américain nO 2.944.178 - la figure 4 est une vue de dessous de la bougie d'allu mage de la figure 3 ;; - la figure 5 est une vue en coupe longitudinale de la région de décharge d'étincelle d'une bougie d'allumage selon un premier mode de réalisation de l'invention ; - la figure 6 est une vue de dessous de la bougie d'allu mage de la figure 5 - les figures 7A à 7D sont des vues en coupes longitudi nales de montages expérimentaux dimensionnés diversement - la figure 8 est un diagramme montrant la limite d'allu mage des bougies d'allumage des figures 7A à 7D - la figure 9 est un diagramme qui montre la relation entre le rapport air) carburant et la concentration de monoxyde de carbone dans un moteur à essence à quatre temps d'automobile;; - la figure 10 est une vue en coupe longitudinale d'une région de décharge d'étincelle d'une bougie d'allumage selon un second mode de réalisation de l'invention - - la figure Il est une vue en coupe longitudinale de la raison de décharge d'étincelle de la figure 10, à 90" de la fig. 10 - les figures 12A à 12E sont des vues latérales de mon tages expérimentaux de bougies d'allumage dimensionnées diver sentent - la figure 13 est un diagramme montrant la limite d'allu mage des bougies d'allumage expérimentales des figures 12A à 12E - la figure 14 est une vue en coupe longitudinale d'une région de décharge d'étincelle d'une bougie d'allumage selon un troisième mode de réalisation de l'invention - la figure 15 est une vue latérale en coupe longitudina le de la région de décharge dtétincelle de la figure 14 - les figures 16A à 16C sont des vues en coupes longitudi nales de montages expérimentaux de bougies d'allumage dimen sionnés diversement - la figure 17 est un diagramme montrant la limite d'allu mage des bougies d'allumage expérimentales des figures 16A à 16C; - la figure 18 est une vue en coupe longitudinale de la région de décharge d'étincelle d'une bougie d'allumage bien connue et la technique entérieure dans laquelle l'extrémité d'une électrode de masse est située en face de la surface périphérique terminale d'une électrode centrale - la figure 19 est une vue de dessous de la bougie d'allumage de la figure 18, - la figure 20 est une vue en coupe longitudinale d'une région de décharge d'étincelle d'une bougie d'allumage selon un quatrième mode de réalisation de l'invention - la figure 21 est une vue de dessous de la bougie d'allumage de la figure 20 - les figures 22A à 22D sont des vues en plan de montages expérimentaux de bougies d'allumage dimensionnées diversement - la figure 23 est un diagramme montrant la limite d'allumage des bougies d'allumage expérimentales des figures 22A à 22D; - la figure 24 est une-vue en coupe longitudinale d'une région de décharge d'étincelle d'une bougie d'allumage selon un cinquième mode de réalisation de l'invention - la figure 25 est une vue latérale, en coupe longitudinale de la région de décharge d'étincelle de la figure 24 - les figures 26A à 26D sont des vues latérales, en coupes partielles, de montages expérimentaux de bougies d'allumage dimensionnées diversement - la figure 26E est une vue latérale de l'échantillon de la figure-2D et - la figure 27 est un diagramme montrant la limite d'allumage des bougies d'allumage expérimentales des figures 26A à 26D. En se reportant aux figures 5 à 6 qui représentent le premier mode de réalisation de l'invention, on voit que la constitution fondamentale de cette bougie d'allumage est semblable à celle d'une bougie d'allumage bien connue de la technique antérieure, telle que celles représentées par les figures 1 et 2 ou par les figures 3 et 4, à l'exception près que l'électrode de masse présente une forme différente.Plus particulièrement, la bougie d'allumage suivant la technique antérieure représentée sur les figures i et 2, comporte une électrode centrale 1 qui s'étend à travers la région centrale d'un élément isolant 4 tenu par un collier de métal 5, et une électrode de masse 2 de section rectangulaire, soudée au collier de métal 5, de manière à ménager un intervalle de décharge 3 entre l'électrode centrale 1 et l'électrode de masse 2, intervalle dans lequel jaillit une étincelle destinée à enflammer un mélange air-carburant. Une autre bougie d'allumage bien connue de la technique antérieure, représentée sur les figures 3 et 4, comprend en outre un trou de petites dimensions 6, de diamètre inférieur à celui de l'électrode centrale, trou qui traverse l'électrode de base 2 en face de l'électrode centrale 1. Selon le premier mode de réalisation de l'invention, la bougie d'allumage comporte l'électrode centrale et l'électrode de masse qui est située en regard de celle-ci ; celle-ci est punie d'une entaille 6 située en une partie de la région de décharge d'étincelle et qui a pour but d'élever localement la température de l'électrode de masse. Avec ce mode de construction, l'action d'extinction de l'électrode de masse est atté- nuée, ce qui permet d'enflammer un mélange pauvre. On se reportera maintenant aux figures 7A à 7D, 8 et 9, qui représentent des échantillons de bougies d'allumage qui ont été soumis à expérimentation et les résultats de ces expériences. Cette expérimentation a été effectuée avec un moteur å essence à quatre temps d'automobile. La figure 9 montre la relation entre le rapport air carburant et la concentration en monoxyde de carbone des gaz d'échappement au cours du fonc tionrement alj ralenti. On voit que, lorsque le rapport air carburant augmente, c'est-à-dire lorsquton utilise un mélange plus pauvre, la proportion de monoxyde de carbone contenu dans les gaz d'échappement diminue. Comme on le voit sur les figures 7A à 7D , on a utilisé quatre échantillons expérimentaux de bougies d'allumage 7A à 7D ayant chacun une électrode de masse, de 2,6 mm de largeur et 1,4 mm d'épaisseur, et une électrode centrale de 2,5 mm de diamètre, avec un intervalle de décharge de 0,8 mm entre l'élec- trode de masse et l'électrode centrale. On voit sur la figure 8, qui représente la limite d'allumage des échantillons expérimentaux, que la bougie d'allumage suivant la technique antérieure représentée sur les figures 1 et 2 (échantillon 7A) présente une capacité d'allumage pour des rapports air/carburant inférieurs à 13 et donne lieu à des ratés d'allumage au-dessus de ce seuil du rapport air/carburant. Par conséquent, avec la bougie d'allumage constituant l'échantillon 7A, la concentration de monoxyde -de carbone contenue dans les gaz d'échappement ne peut descendre en dessous de 1,7 %. Dans le cas de la bougie d'allumage suivant la technique antérieure représentée sur les figures 3 et 4 et dont les dimensions sont représentées sur la figure 7B, dans laquelle le diamètre du trou est de 1,5 mm, la valeur de seuil du rapport air/ carburant est de 13,8, supérieure à celle de l'échantillon représenté sur la figure 7A. Les bougies d'allumage selon le premier mode de réalisation de l'invention, telles que les échantillons 7C et 7D représentés sur les figures 7C et 7D, ont leurs électrodes de masse pourvues d'entailles de 1 mm,de largeur 1,0 mm et respectivement de 3,5 mm et 7,0 mm de long. Comme on le voit sur la figure 8, leur capacité d'allumage est prolongée jusqu'à un rapport air/carburant de 15. Par conséquent, la concentration de monoxyde de carbone contenu dans les gaz d'échappement peut être réduite à une valeur de 0,1 à 0,2 %. On peut expliquer la raison pour laquelle la capacité d'allumage des échantillons 7C et 7D est supérieure à celle de l'échantillon 7B de la technique antérieure de la manière suivante Alors que l'échantillon 7B a son électrode de masse munie d'un trou circulaire 6' dont le diamètre est inférieur à celui de l'électrode centrale, les échantillons 7C et 7D ont chacun leur électrode de masse munie d'une entaille dont la longueur dépasse le diamètre de l'électrode centrale, de sorte qu'en plus de l'augmentation localisée précitée de la température, il se manifeste un effet, dû à l'entaille, de diffusion possible des noyaux d'inflammation à travers l'entaille, vers le bas dans une région voisine étendue. On se reportera maintenant aus figures 10 et 11 qui représentent le second mode de réalisation de l'invention, dont la constitution générale est identique à celle d'une bougie d'allumage bien connue de la technique antérieure, telle que celles représentées sur les figures 1 et 2 et les figures 3 et4, à l'exception près que l'électrode de masse présente une forme différente. Plus particulièrement, conformément à l'invention, la surface en regard de l'électrode centrale de l'électrode de masse 2 (située en regard de l'électrode centrale 1) est pour vue d'une rainure 16. Avec ce mode-de construction, les noyaux d'inflammation produits par une étincelle sont conduits jusqu'à la rainure et se diffusent avec rapidité vers l'avant et vers l'arrière suivant la direction longitudinale, tout en croissant facilement, ce qui permet une propagation facile de la flamme. Par conséquent, non seulement les fluctuations du délai d'allumage sont diminuées, ce qui a pour effet d'assurer un fonctionnement plus silencieux du moteur, mais encore la capacité d'allumage se trouve améliorée de telle manière qu'on peut enflammer un mélange pauvre. Les figures 12A à 12E et la figure 13 représentent des échantillons soumis à une expérimentation et les résultats de celle-ci. Les essais ont été effectués-avec un moteur à essence à quatre temps d'automobile. Comme le montre la figure 9 qui représente la relation entre le rapport air/carburant et la concentration du monoxyde de carbone au cours du fonctionnement au ralenti du moteur, lorsque le rapport air/carburant augmente, c1 est-à-dire lorsqu'on utilise un mélange plus pauvre, la proportion de monoxyde de carbone contenue dans le gaz d'échappement diminue. Comme on le voit sur les figures 12A à 12E, on a utilisé cinq échantillons expérimentaux de bougies d'allumage 12A à 12E ayant chacun une électrode centrale de 2,5 mm de diamètre d1ex- trémité, avec un intervalle de décharge de 0,8 mm entre l'élec- trode de masse et 11 électrode centrale. L'échantillon 12A est une bougie allumage de la technique antérieure et est identi - que à l'échantillon 7A décrit précédemment. Les bougies d'allumage selon le second mode de réalisation de l'invention, telles que les échantillons 12B à 12E représentés sur les figures 12B à 12E, ont chacune une électrode de masse de 3,0 mm de largeur et de 1,5 mm d'épaisseur. Dans ce mode de réalisation, la largeur, la profondeur ou la forme de la section de la rainure 16 étaient différentes sur les figures 12B, 12C 12D ou 12E.Pour ltéchantillon 12B la rainure avait une largeur de 0,8 mm, une profondeur de 0,3 mm et une section rectangulaire ; pour 1'échantillon 12C la rainure avait une largeur de 1,4 mm, une profondeur de 1,1 mm et une section rectangulaire ; pour l'échantillon 12D, la rainure avait une largeur de 1,4 mm, une profondeur de Q,7 mm et une section triangulaire; pour l'échantillon 12E la rainure avait une largeur de 1,4 mm, une profondeur de 0,7 mm et une section semi-circulaire. Comme on le voit sur la figure 13 qui montre la limite d'allumage des échantillons essayés, la bougie d'allumage de la technique antérieure (échantillon 12A) présente une capacité d'allumage allant jusqu'à un rapport air/carburant de 13. Selon ce mode de réalisation cependant, les bougies d'allumage des échantillons 12B à 12E ont une capacité d'allumage allant jusqu'à une valeur de 14,7 au moins du rapport air/carburant, indépendamment de la forme et des dimensions données à la rainure 16 dans l'électrode de masse sur les figures 12B, 12C, 12D et 12E. Par conséquent, la concentration en monoxyde de carbone des gaz d'échappement peut être réduite à une valeur de l'ordre de 0,1 % o 0,2 %. On voit aussi que les échantillons 12B à 12E sont utilisables pour le rapport air/carburant de 14,7 qui est supérieur à celui de 13,8 de la bougie d'allumage de la technique antérieure dont l'électrode de masse est munie d'un trou circulaire (échantillon 7B décrit à propos du premier mode de réalisation de l'invention). Ceci provient de ce que l'effet obtenu,lorsque les noyaux d'inflammation sont amenés à diffuser par les rainures des échantillons 12B à 12E vers l'avant et vers l'arrière suivant la direction longitudinale de la rainure, en se diffusant ensuite dans le voisinage, peut être plus efficace que l'effet obtenu lorsque les noyaux d'inflammation, produits dans l'intervalle de décharge d'étincelles situé entre l'élec- trode de masse et l'électrode centrale, passent à travers le trou percé dans l'électrode de masse de manière à se diffuser vers l'arrière. Bien que, dans ce mode de réalisation, la rainure 16 prévue dans l'électrode de masse 2 de la bougie d'allumage ait été formée suivant la direction longitudinale de l'électrode de masse et sur toute la longueur de celle-ci (figures 10 et 11), cette rainure peut recevoir d'autres configurations. Ainsi qu'on l'a décrit ci-dessus, cette bougie d'allumage conforme à l'invention présente une électrode de masse pourvue d'une rainure formée dans sa surface en regard de l'électrode centrale, ce qui améliore considérablement la qualité de l'allumage et permet d'utiliser des mélanges air-carburant pauvres. Le troisième mode de réalisation de l'invention, représen té sur les figures 14 et 15, a une constitution générale similaire à celle de la bougie d'allumage de la technique antérieure à l'exception près que l'électrode de masse présente une autre forme. Plus particulièrement, dans ce mode de réalisation de l'invention, dans l'électrode de masse 2,disposée en face de l'électrode centrale 1, est ménagée une dépression 26 formée dans une région de décharge d'étincelle située en face de l'électrode centrale. Avec ce mode de construction, les noyaux d'in flammation produits par une étincelle sont tout d'abord repoussés par la dépression de manière à diffuser dans la région avoisinante supérieure de manière que les noyaux d'in fLammation -puissent croitre facilement, permettant une propagation facile de la flamme.Par conséquent, non seulement les fluctuations de délai d'allumage sont diminuées mais encore la capacité d'allumage est améliorée de telle manière qu'on peut utiliser un mélange pauvre. Les figures 16A à 16C de la figure 17 représentent respec titerent des échantillons soumis à expérimentation et les résultats de cette expérimentation . Ces essais ont été effectués avec un moteur à essence à quatre temps d'automobile. La relation entre le rapport air/carburant et la concentration de monoxy-. de de carbone au cours du fonctionnement au ralenti du moteur est celle représentée sur la figure 9. Canine on le voit sur les figures 16A à 16C, les trois échantillons expérimentaux 16A, 16B, 16C comportent chacun une électrode centrale dont le diamètre à l'extrémité est de 2,5 mm et une électrode de masse de 2,6 mm de largeur et 1,4 mm d'épaisseur, avec un intervalle de décharge d'étincelle de 0,8 mm entre l'électrode de masse et l'électrode centrale. L'échantillon 16A est une bougie d'allumage de la technique antérieure et est identique à l'échantillon 7A décrit précédemment. Dans les échantillons 16B et 16C, conformes à ce mode de réalisation, le diamètre ou la profondeur de la dépression 26 varie de la manière représentée sur les figures 16B ou 16C. Pour l'échantil- lon 16B, la dépression a un diamètre de 0,5 mm, une profondeur de 0,5 mm et une section semi-circulaire ; pour l'échantillon 16C, la dépression a une longueur de côté de 1,0 mm, une profondeur de 0,7 mm et une section carrée. Comme on le voit sur la figure 17 montrant la limite d'allumage pour les échantillons expérimentaux, la bougie d'alluma ge de la technique antérieure (échantillon 16A) présente une capacité d'allumage pour les rapports air/carburant inférieurs à 13. Les bougies d'allumage des échantillons 16B et 16C selon le présent mode de réalisation de l'invention ont une capacité d'allumage qui dépasse la valeur 14,7 du rapport air/carburant, indépendamment de la forme et des dimensions de la dépression 26 prévue dans l'électrode de masse. Par conséquent, la concentration de monoxyde de carbone contenu dans les gaz d'échappement peut être réduite à une valeur de l'ordre de 0,3 %.Les échantillons 16B et 16C sont utilisables pour des rapports air/carburant supérieurs à 14,7, valeur qui est supérieure à celle de 13,8 relative à la bougie d'allumage la meilleure de la technique antérieure (échantillon 7B décrit à propos du premier mode de réalisation de l'invention). Dans les exemples de ce mode de réalisation, la dépression 26 prévue dans l'électrode de masse de la bougie d'allumage a une section de forme semi-circulaire ou carrée. Mais la dépression peut présenter une autre section polygonale et ses dimensions ne sont pas limitées à celles situées ci-dessus. La bougie d'allumage selon le quatrième mode de réalisation de l'invention diffère des modes de réalisation précédents en ce que l'intervalle de décharge d'étincelle est ménagé entre une surface terminale de l'électrode de masse et une surface périphérique de l'extrémité de l'électrode centrale. Une-bougie d'allumage de ce type selon la technique antérieure comprend, comme on le voit sur les figures 18 et 19, l'électrode centrale 1, qui traverse la région centrale d'un élément isolant 4 muni d'un collier de métal 5, et l'électrode de masse 2, de section rectangulaire, soudée au collier de métal 5, de sorte que l'intervalle de décharge d'étincelle 3 est limité par la surface périphérique d'extrémité de l'électrode centrale 1 et la surface d'extrémité de l'électrode de masse, une étincelle jaillissant à travers cet intervalle de décharge 3 pour enflammer le mélange air-carburant. Le quatrième mode de réalisation représenté sur Issfigurg 20 et 21 a une constitution générale similaire à celle de la bougie d'allumage de la technique antérieure, exception faite de la forme de l'extrémité de l'électrode de masse. Plus particulièrement l'électrode de masse 2 présente une surface d'extrémité incurvée qui fait face à l'électrode centrale 1 et n'est pas disposée coaxialement avec celle-ci. Cette surface d'extrémité peut présenter plus de deux extrémités pointues.Avec ce mode de construction, la croissance des noyaux dtinflammation produits par une étincelle est facilitée et la propagation de la flamme est facilitée.Enconséquence, non seulement les fluctuations du délai d'allumage sont diminuées, d'où un fonctionnement plus silencieux du moteur, mais encore la capacité d'allumage est améliorée, de sorte qu'on peut utiliser un mélange plus pauvre. Les figures 22A à 22D et la figure 23 représentent des échantillons de bougies d'allumage soumis à expérimentation et les résultats de celle-ci. Ces essais ont été effectués avec un moteur à essence à quatre temps d'automobile. La relation entre le rapport air/carburant et la concentration du monoxyde de carbone au cours du fonctionnement au ralenti du moteur est celle de la figure 9. Ainsi qu'on le voit sur les figures 22A à 22D qui représentent quatre échantillons expérimentaux de bougies d'allumage 22A à 22D , chacun d'eux comporte une électrode centrale de 2,5 mm de diamètre d'extrémité, et une électrode de masse de 2,6 mm de largeur, avec un intervalle de décharge (c'est-à-dire une distance minimale entre l'extrémité de l'électrode de masse et l'électrode centrale) de 0,8 mm. L'échantillon 22A est une bougie suivant la technique antérieure, telle que celle repré- sentée sur les figures 18 et 19, dont la surface d'extrémité de l'électrode de masse est définie par un arc de cercle de 2,05 mm de rayon centré surs'axe de l'électrode centrale.L'échantillon 22B de ce mode de réalisation présente une électrode de masse dont la surface d'extrémité est définie par un arc de 1,4 mm de rayon, partant d'un point situé au voisinage du pourtour de l'électrode centrale, comme le montre la figure 22B. Pour l'échantillon 22C la surface d'extrémité de l'électrode de masse est définie par deux facettes planes à angle droit (900), comme on le voit sur la figure 22C. Pour l'échantillon 22D la surface d'extrémité de ltélectrode de masse est définie par quatre arcs comme le montre la figure 22D. Dans l'échantillon 22D, comme on le voit sur la figure 22D, l'électrode de masse est munie d'un certain nombre d'entailles.La figure 23, qui montre la limite d'allumage des échantillons expérimentaux, montre que la bougie d'allumage selon la technique antérieure présente une capacité d'allumage pour les rapports air/carburant de valeur inférieure à 13t et qu'il y a extinction au-delà de cette valeur de seuil. Au contraire, les bougies d'allumage,constituant les échantillons 22B à 22D de ce mode de réalisation, sont utilisables au-dessus d'un rapport air/carburant de 13,5, quelles que soient la forme et les dimensions de l'électrode de masse. Par conséquent la concentration de monoxyde de carbone contenue dans les gaz d'échappement est réduite à une valeur de l'ordre de 1 %. Ainsi qu'on l'a décrit ci-dessus, conformément à ce mode de réalisation , la forme de l'extrémité de l'électrode de masse en regard de l'électrode centrale est modifiée de telle manière que la capacité d'allumage se trouve considérablement améliorée, ce qui permet l'usage d'un mélange air-carburant plus pauvre. On va décrire maintenant, en se reportant aux figures 24 et 25, un cinquième mode de réalisation de l'invention. Une bougie d'allumage selon ce mode de réalisation présente une constitution similaire à celle d'une bougie de la technique antérieure, telle que celle représentée sur les figures 1 et 2, mais l'électrode de masse est réalisée sous une forme différente. Plus particulièrement l'électrode de masse située en face de l'électrode centrale est munie d'une partie saillante 36, dans la région de décharge d'étincelle, en face de la surface d'extrémité de l'électrcde centrale. Avec ce mode de construction, les noyaux d'inflammation produits par une étincelle sont diffusés rapidement dans la région avoisinante située vers le bas au moyen de la partie saillante, de sorte que la croissance des noyaux d'inflammation est facilitée, d'où une propagation plus facile de la flamme. Par conséquent, non seulement les fluctuations du délai d'allumage sont diminués, d'où un fonctionnement plus silencieux du moteur, mais encore la capacité d'allumage se trouve améliorée, de sorte qu'on peut enflammer un mélange air-carburant plus pauvre. Les figures 26A à 26D et la figure 27 représentent des échantillons de bougies d'allumage soumis à expérimentation et les résultats de cette expérimentation. Ces essais ont été effectués avec un moteur à essence à quatre temps d'automobile. La relation entre le rapport air/carburant et la concentration du monoxyde de carbone contenu dans les gaz d'échappement au cours du fonctionnement au ralenti du moteur est fournie par la figure 9. Comme le montrent les figures 26A à 26D , quatre échantil Ions expérimentaux 26A à 26D comportent chacun une électrode centrale 1 de 2,5 mm de diamètre d'extrémité et une électrode de masse 2 de 2,6-mm de largeur. La longueur de l'intervalle de décharge d'étincelle (distance entre l'extrémité supérieure de la partie saillante et l'extrémité de 11 électrode centrale dans le cas où la projection 36 de la figure 25 est prévue) est de 0,8 mm. L'échantillon 26A est une bougie d'allumage de la technique antérieure. L'échantillon 26B de ce mode de réalisation présente une nervure de 1,0 mm de largeur et de 0,5 mm de hauteur à la surface de l'électrode de masse, en face de l'électrode centrale. Pour l'échantillon 26C il est prévu deux nervures parallèles , chacune de section triangulaire.La longueur de la base et la hauteur de la section triangulaire sont de 0,5 mm. Pour l'échantillon 26D, la partie saillante cylindrique est de 1,0 n de diamètre et de 0,6 mm de hauteur. La figure 26E est une vue latérale de l'échantillon représenté sur la figure 26D. La figure 27,qui donne la limite d'allumage des échantillons expérimentaux 26A à 26D, montre que la bougie d'allumage de la technique antérieure (échantillon 26A) presente une capacité d'allumage pour les valeurs du rapport air/carburant infé riens à 13 et qu'il y a extinction au-delà de cette valeur de seuil. Les bougies d'allumage des échantillons 26B à 26D, suivant le présent mode de réalisation de l'invention, ont une capacité d'allumage qui dépasse la valeur 14,7 du rapport air/ carburant, indépendamment de la forme et des dimensions de la partie saillante 36 prévue sur l'électrode de masse. Par conséquent la concentration en monoxyde de carbone du gaz d'échappe- ment peut être réduite à une valeur de l'ordre de 0,1 à 0,2 %. Les échantillons 26B à 26D sont utilisables au-delà du rapport air/carburant de 14,7 , qui est supérieur à celui de 13,8 relatif à celle des bougies d'allumage de la technique antérieure qui a été décrite à titre d'échantillon 7B. La forme et les dimensions de la partie saillante 6 prévue sur l'électrode de masse de la bougie d'allumage ne sont évidemment pas limitées à celles représentées sur les dessins annexés. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, 1' invention ne se limite nullement à ceux de ses modes de réalisation et d'application qui ont été plus spécialement indiqués; elleenembrasse,au contraire,toutes les variantes REVENDICATIONS 1. Bougie d'allumage pour moteur à combustion interne comprenant une électrode centrale et une électrode de masse, disposée en regard de celle-ci, électrodes entre lesquelles est ménagé un intervalle de décharge de manière qu'une décharge d'étincelle se produise dans cet intervalle de décharge pour enflammer un mélange air-carburant, l'électrode de masse présentant une surface, située en regard de l'électrode centrale, dont une partie n'est pas uniforme mais discontinue, bougie d'allumage caractérisée en ce qu'il est prévu une rainure ménagée dans la surface, qui est située en regard de l'électrode centrale, de l'électrode de masse. 2. Bougie d'allumage, pour moteurs à combustion interne, comportant une électrode centrale présentant une extrémité axiale et une électrode de masse présentant une surface supérieure si- tuée sous cette extrémité axiale à une certaine distance de celle-ci de manière à fournir un intervalle de décharge où l'électrode de masse est disposée en regard de l'électrode centrale, laquelle bougie d'allumage est caractérisée en ce que l'extrémité axiale de l'électrode centrale. est de forme générale plate et circulaire, que la surface précitée de l'électrode de masse s'étend latéralement au-delà de cette extrémité et est munie de moyens définissant une rainure verticale ménagée verticalement dans cette électrode de masse, que cette rainure s1 étend longitudinalement sur L'électrode de masse d'un emplacement situé, radialement, au-delà de l'extrémité axiale de l'électrode centrale, en direction d'un c8té de l'électrode centrale, jusqu'à un emplacement situé, radialement, au-delà de l'extrémité axiale de 11 électrode centrale, en direction du côté diamétralement opposé de l'électrode centrale, cette rainure étant plus étroite que l'extrémité axiale de l'électrode centrale. 3. Bougie d'allumage selon la revendication 2, caractérisée en ce que l'électrode de masse est dirigée tout d'abord verticalement vers le bas, puis est recourbée à peu près horizontalement pour constituer, à l'emplacement où elle est dirigée à peu près horizontalement, sa surface supérieure précitée, la rainure s'étendant le long de cette surface postérieure et allant jusqu'à l'emplacement où l'électrode de masse est recourbée. 4. Bougie d'allumage selon la revendication 3, caractérisée en ce que la rainure présente une section droite transversale, carree, en forme de U. 5. Bougie d'allumage selon la revendication 3, caractérisée en ce que la rainure présente une section droite transversale en forme de V. 6. Bougie d'allumage selon la revendication 3, caractérisée en ce que la rainure présente une section droite transversale arrondie, en forme de U.