ABRI ENTERRE MONOCOQUE MIXTE ACIER - BETON L'invention concerne un abri enterré, notamment pour La protection des etres humains contre les effets des armes conventionnelles, atomiques, biologiques et chimiques, se traduisant par des effets de souffle, d'onde de choc, thermiques, effets radio-actifs directs ou indirects. Ces abris peuvent être soit anti-souffle et anti-retombées, soit anti-retombées seulement. ILs comportent une galerie d'axe Longitudinal horizontal. Il a déjà été breveté (ou plus) sous La forme d'un ensemble tubulaire préfabriqué en usine, avec remplissage des vides entre parois d'une matiére assurant un isolement contre le rayonnement. La protection contre Les effets mécaniques est assurée par des cadres (arceaux) de renforcement en acier profilé cintré, créant ainsi un inconvénient quant à L'habitabiLité Lors d'un séjour prolonné pouvant atteindre plusieurs semaines. Cet abri ne comporte pas de berceaux de stabilisation et, sous L'effet de souffle, l'ensemble pourra être soumis à un déversement, le rendant inutilisable. Cet abri ne peut pas être classé anti-souffle et anti-chocs. IL a été énalement breveté (n" 7832601) un abri enterré en nale- rie tubulaire caractérisé en ce que la galerie tubulaire est exécutée au moyen de tuyaux préfabriqués en béton armé, assemblés les uns aux autres par emboîtement avec nécessité de rendre étanches Les joints des différents éléments. La présence de ces joints et le manque de monolithisme de L'ensemble Les rendent inadaptés dans l'utilisation d'abri résistant aux effets de souffle et effets sismiques engendrés par l'onde de choc, ainsi qu'au risque d'infiltration d'eau, chargée radio-actives ou non, par Les joints ainsi ébranlés. Ces deux solutions présentent de sérieux aléas de sécurité et de prix de revient. Il en va de même pour les abris construits en béton armé "traditionnel", qui, outre Leur Long délai de réalisation et d'adaptation au site et aux contraintes du sol et du sous-sol, affectant leur coût, ne sont pas étanches à l'eau et, par conséquence, aux retombées radioactives entraînées par cette dernière (nappes phréatiques, rupture de barrages et inondations conjuguées avec Les effets sismiques provoques par Les bombardements). Ces inconvénients sont aggravés par des fissurations inévitables des bétons armes, support des étanchéités dans la masse ou rapportées du type cuvelage. Aussi La présente invention se caractérise par le fait de L'association absolue et intrinsèque des qualités respectives et conjuguées de l'acier (1) (étanchéité absolue à L'eau et à l'air, malléabilité et non fissuration, élasticité, Loi de masse et de poids mort...) et du béton armé (2) coulé en oeuvre. Cette association assure une homogénéité, une étanchéité et un monoLithisme parfait. Les épaisseurs (3) du béton armé peuvent varier à l'infini et couvrir tous les cas de figure selon l'exposition aux risques (puissances des armes considérées, proximité de zones stratégiques, etc.). On peut affirmer que L'invention élimine tous les aléas. En effet, en se plaçant tout d'abord sur Le plan primordial de la résistance aux effets sismiques et mécaniques engendrés par la (ou les) déflagration (s), nous venons de voir ci-avant que toutes les garanties de complémentarité acier-béton armé sont réunies et ont largement fait leurs preuves lors des dernières guerres (bunkers, blockhaus, abris, murs, etc.). En analysant l'étude du prix de revient, de la rapidité et de La fiabilité de La mise en oeuvre, il suffit de savoir que le choix de l'acier constituant la "peau" intérieure absolument étanche et servant en premier Lieu de "coffrage perdu" a porté sur Les cuves métalliques cylindriques (1) du commerce, fabriquées industrielle lement en nrandes séries par des entreprises de chaudronnerie de toutes tailles, installées sur tout le territoire et d'échelle internationale. Les cuves normalisées destinées initialement au seuL stockage d'hydrocarbures se trouvent de par la conjoncture soumises à La loi du marché qui les rend disponibles pratiquement partout où cette invention est brevetée, sans délai et au moindre coût, rendues chantier. Leur transport et leur mise à fond de fouille t4) (gabarit routier et grutage) est depuis longtemps réglé par la normalisation des dimensions (diamètres de 2,20 à 3,00) pour ce qui concerne l'invention. L'utiLisation des ca mi ons-o rues tous terrains très puissants permet le déchargement et la mise à fond de fouille à toutes profondeurs (4) en queLques heures tout au plus et en toute securité et discrétion. L'autre aspect tout aussi essentiel qui caractérise l'invention consiste à fabriquer en série et en usine, à l'abri des intempéries, de la curiosité du voisinage ou des ennemis, des aléas de chantier exté- rieurs de tous ordres, des blocs techniques (fig. 2) sous forme de composants standards. Ces composants comportent le sas de décontamination (6), le groupe électrogène (7), si besoin est, les appareiLs de ventilation (8) et de filtration (8), de l'aération contrôlée de L'abri, les toilettes (9 > , l'électricité, les appareils de communication, Les organes de résistance aux surpressions (10) (valves, chicanes, clapets antisouffles), even tuellement le système de chauffage, les organes d'extraction et de rejet à l'extérieur des eaux usées (11), les réserves d'eau potable, non potable (12), et de carburant (13), Les portes blindées étanches (14), le tout repondant aux normes françaises et européennes. Les différentes parties de ce composant sont séparées par des cloi sonnements d'epaisseur variable selon Les besoins (15). Cet ensemble composite (fig. 2) sera glissé mécaniquement Les travaux sur chantier se trouvent ainsi limités au Génie civil, à savoir - Le terrassement mécanique de la fouille, - le calmage en fond de fouille au moyen des berceaux stabilisateurs (17) de ta cuve, - la mise en place éventuelle des armatures, - le coulage du béton d'enrobement (2) et d'association,di recte- ment du camion-bétonnière sans aucun moyen de levage et de mise en place, pratiquement sans main d'oeuvre, le tout en sécurité et célérité. La liaison des cloisonnements (15) du bloc technique avec l'ensemble de la cuve sera réalisée d'une part, par soudure, d'autre part, le cas échéant, par ancrage de profils métalliques ou fers à béton (16) dans la partie de béton coulé en place dont L'épaisseur (3) pourra varier selon Les nécessites. L'abri peut être relié aux services concessionnaires d'eau, d'électricité et shuntés par by-pass en période d'alerte. Les bétons peuvent être, si besoin est, à très haute résistance, à la baryte, aux poutres métalliques, additionnés de produits hydrofuges (minéralisation, cristallisation, etc.). Les cylindres tubulaires peuvent s'assembler selon toutes les combinaisons voulues ou imposées par les emplacements disponibles à toutes profondeurs, répondant ainsi aux besoins privés, individuels ou collectifs donc sans limitation du nombre des occupants civils, administratifs ou militaires. Bien que destinés à la protection des personnes, ces abris peuvent avoir des utilisations diverses en temps de paix : chambre forte, cave, etc. Le monolithisme et le contreventement par les murs intérieurs du bloc technique ainsi que le chemisage en béton armé assurent donc une résistance totale aux effets sismiques et aux ondes de choc, tandis que l'enveloppe en acier lui confère une étanchéité à l'eau et à l'air. REVENDICATIONS 1. Abri enterré, en particulier par la protection contre les effets des armes conventionnelles, N,B et C, comportant une galerie tubulaire d'axe longitudinal essentiellement horizontal (1) caractérisé en ce que l'abri est une construction mixte en acier-béton armé, étanche, résistante aux pressions auxquelles on doit s'attendre, à l'intérieur de laquelle est scellé un bloc technique industrialisé comprenant tous les systèmes nécessaires à la survie des êtres humains. 2. Abri suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'enveloppe métallique est constituée par une construction en acier du type cuve, normalisée et industrialisée, conférant à l'ensemble une étanchéité à l'air et à l'eau parfaite. 3. Abri suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la cuve est placée en fond de fouille, puis enrobée de béton armé, d'épaisseur suffisante pour résister aux pressions attendues, conférant à l'ensemble une résistance aux effets des armes précitées. 4. Abri suivant L'une des recendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'un bloc technique, nommé "composant", comprenant tous les appareillages et dispositifs nécessaires au bon fonctionnement de l'abri, est réalisé d'une façon industrielle, évitant ainsi tous les risques de mauvaise construction in situ, 5. Abri suivant l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le composant est introduit mécaniquement en usine et scellé à la cuve, offrant ainsi toutes les garanties de bonne mise en oeuvre. 6. Abri suivant l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que les cloisonnements du composant sont éventuellement liaisonnés au béton armé coulé en place par l'intermédiaire de profils métalliques ou de fers à béton.