Le bouleau communément employé pour le balayage est fragile et s'use rapidement; le plastique, dans certaines conditions, peut le remplacer avantageusement, Un procédé de fabrication de balais en résine synthétique, destinés à se substituer à creux en bouleau, a déjà fait ltobjet d'un brevet d'invention : des tiges (ou branches) à plat, reliées les unes aux autres transversalement par une ou plusieurs bandes, sont moulées ensemble. Après le démoulage, un faisceau se trouve constitué par enroulement, autour d'un axe creux servant de logement au manche en bois, taillé en pointe. Une gaine (ou manchon) recouvre la partie supérieure. Un balai du type bouleau est formé. Un axe tubulaire en plastique, annelé, semi-rigide et fendu partiellement, permettant le montage et le démontage du manche, sans manipulations spéciales, a fait également l'objet d'une invention : des tiges sont enroulées autour d#e cet axe, collées et maintenues par des bandes adhésives supplémentaires. Leur adhérence dans le manchon est assurée de la même manière. Mais les bandes auxiliaires et l'encollage alourdissent le balai, compliquent et retardent l'opération du montage, augmentant fatalement le prix de revient à la fabrication. La présente invention a pour objet d'accélérer la cadence de la fabrication de ce balai en supprimant ces inconvénients, et d'améliorer son efficacité au balayage. Elle modifie et perfectionne chacun des trois éléments constitutifs, à savoir: les tiges avec leur bande d'enroulement (fig. 1), l'axe tubulaire (fig. 2) et le manchon (fig. 3). Au montage, leur agencement (fig. 4), purement mécanique, est plus rapide. Débarrassé d'adhésifs et de colle, le faisceau enroulé sur son axe et glissé dans le manchon s'y enclenche automatiquement. Le balai est terminé, prêt à recevoir le manche démontable (fig. 5). Les dessins annexés montrent, à titre d'exemple, un mode de réalisation conforme à la présente invention. Les trois éléments constitutifs du balai, en vue de leur agencement, sont dotés des moyens décrits ci-après I - TE FAISCEAU est composé d'un certain nombre de tiges possédant le plus possible de brindilles. En plastique et sans armature, leur dessin peut varier, cependant leur coupe a toujours la forme d'un U "fermé" (fig. 1) (5). Les tiges ont ainsi, sur toute leur longueur, une face en relief et un revers plat. La partie supérieure, dépourvue de brindilles, presque entièrement recouverte par le manchon, est d'une épaisseur constante, s'amincissant, brindilles comprises, d'une manière continue et progressive ou par paliers successifs, vers le bas. Pour être plus efficace au balayage, notamment sous les voitures en stationnement, le faisceau peut être fléchi, les tiges déployées en éventail, gracie à un chauffage approprié (fig. 5) (15-15'). Dans la partie supérieure des tiges, recouverte par le manchon, sont incorporés les dispositifs suivants a - L'extrémité des tiges moulée en "sifflet" (fig. 1) (2), facilitant le glissement du faisceau sur le ' renflement" du manchon (fig. 2) (10'). b - Un "créneau" (fig. 1) (3) pris dans l'épaisseur du cOté en relief, s'adaptant au "renflement" et permettant au faisceau de s'y agrafer. c - A la suite, cOté plat, une seule "bande" transversale, mince et assez large (fig. 1) (4-4'), assurant en plus de l'enroulement la stabilité indispensable au fonctionnement des dispositifs en cause et permettant, en outre, de ne laisser visible que le cOté en relief des tiges. Il suffit de plusieurs tiges agrafées pour que le faisceau soit déjà solidement fixé dans le manchon. Sa cohésion et son adhérence y seront considérablement renforcées du fait de la pression exercée par le manche en place. D'autre part, de la structure en U des tiges et de leur brindilles il résulte une économie appréciable de matière plastique, sans que cela nuise à leur solidité et à leur "nervosité". Enfin, le moule des tiges y gagne une simplicité et une économie de moyens, d'autant plus grandes que l'une des deux parties qui le constituent ne comporte pas d'empreintes, du fait même du "revers" plat des tiges à mouler. Il - L'AXE TUBULAIRE (fig. 2), en plastique ou en métal léger, qui sert à la fois de pivot pour l'enroulement des tiges et de logement pour le manche en bois taillé en pointe (14-14'), est un tube au diamètre plus petit que celui du manche, mais lisse, entièrement fendu et extensible sur toute sa longueur (fig. 2) (6). La forte pression exercée par le manche est ainsi uniformément et mieux répartie. Plusieurs nervures (fig. 2) (8-8'), bombées et calibrées dans le bas du tube, servent de butée et d'étau de fixation au manche, dont le montage ou le démontage, sans manipulations spéciales, deviennent plus faciles du fait que le tube est lisse et entièrement fendu. A l'extérieur, dans le haut, une "collerette" (fig. 2) (7) moulée avec l'axe et pareille-. ment fendue, tasse les tiges et maintient l'axe à sa place dans le faisceau. La base évasée (7') de la "collerette", faisant pression sur l'extrémité des tiges, verrouille leur agrafage. Des nervures longitudinales (fig. 2) (9-9') empêchent l'axe de tourner dans le faisceau. III - LE MANCHON est un tube (fig. 3) (10), en plastique, caoutchouc ou métal léger, muni d'un couvercle (11). n sert de support et de protection aux deux autres éléments. n comporte, dans sa partie supérieure, un "renflement" (10') circulaire où s'ajustent les "créneaux" (fig. 1) (3). L'agrafage des tiges résolu, le faisceau (fig. 5) (15) (fig. 4) (1-1') ne glisse plus. Des nervures longitudinales à égale distance les unes des autres, disposées sous le "renflement" (fig. 3) (13) l'empêchent de tourner. Le couvercle est évidemment pourvu d'un "orifice" (12) pour le passage du manche, mais sans que celui-ci y adhère, en prévision d'un éventuel gonflement du bois da à l'humidité. Vissé ou emboîté sur le manchon, le fond du couvercle (11') agit sur la "collerette" de l'axe et déclenche le processus : tassement, verrouillage des tiges et maintien de l'axe. La forme du couvercle, à dessein très arrondie et fuyante, permet de dégager le balai sans accrochage facheux, par exemple sous les voitures en stationnement. Le couvercle enlevé, une bague accessoire coiffe l'extrémité des tiges ; celles-ci repoussées sur l'axe se dégrafent. Le balai devient alors entièrement démontable. n est possible de changer un ou plusieurs des éléments. REVENDICATIONS 1 - Perfectionnement des éléments constitutifs d'un balai en résine synthétique du type bouleau, permettant leur assemblage mécanique et rapide sans encollage, leur démontage complet avec la faculté de les remplacer par des modèles différents et adaptables, chacun des trois éléments, tiges enroulées en faisceau avec leur bande, axe tubulaire et manchon, comportant des structures particulières (coupe en U, fléchissement, créneaux, sifflets, nervures, collerette, renflement, couvercle...) destinées à l'agencement de ces éléments entre eux ainsi qu'à l'efficacité du balai à l'emploi ; perfectionnement caractérisé par le fait que pour obtenir une économie de matière ou de poids, assurer la stabilité nécessaire à la réussite de l'agencement, les tiges et leurs brindilles en plastique sont sans armature, leur coupe affectant la forme d'un "U" s'amincissant vers le bas de manière continue et progressive, ou par paliers successifs, leur partie supérieure, presque entièrement recouverte par le manchon, étant d'épaisseur constante et dépourvue de brindilles. 2 - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le faisceau prend de lui-même, au cours du balayage, la forme incurvée (tiges déployées en éventail) plus efficace notamment sous les voitures en stationnement, cette forme pouvant aussi être obtenue, au préalable, par un chauffage approprié. A l'aide d'un collier de serrage, le faisceau peut être maintenu droit. 3 - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait a - qu'un "créneau" pris dans l'épaisseur de la partie supérieure des tiges, cdté en relief, s'adapte au renflement circulaire dans le manchon, permettant au faisceau de g'y enclancher automatiquement, b - que les créneaux, suivant leur longueur, peuvent également servir de logement à la bande d'enroulement, réduisant ainsi le diamètre du faisceau engagé sous le manchon et renforçant la tenue des tiges. 4 - Dispositif selon les revendications 1 et 3, prises dans leur ensemble, caractérisé par le fait que l'extrémité supérieure des tiges est moulée en "sifflet" permettant au faisceau, enroulé sur son axe, de glisser sur le renflement du manchon avant de s'y agrafer. 5 - Dispositif selon les revendications 1, 3 et 4, prises dans leur ensemble, caractérisé par le fait qu'un tube axial, en plastique ou métal léger, nécessaire à l'enroule- ment des tiges et à la fixation d'un manche en bois taillé en pointe, est lisse et entièrement fendu, c'est à dire extensible sur toute sa longueur, assurant au manche, d'un diamètre légèrement plus grand que celui du tube, une mise en place et un démontage plus facile, la pression exercée sur le faisceau par le manche étant alors uniformément et mieux répartie, consolidant le tout. 4 6 - Dispositif de blocage, Çce*nant l'axe tubulaire, selon les revendications 1, 3, 4 et 5, prises dans leur ensemble, caractérisé par a - le fait qu'un système de nervures intérieures longitudinales est situé dans le bas du tube, servant à bloquer le manche. b - le fait que dans la partie supérieure une collerette évasée à sa base, également fendue, est destinée à maintenir le tube à sa place dans le faisceau, à tasser les tiges et à verrouiller leur agrafage sur le renflement. c - le fait que sous la collerette une ou plusieurs nervures longitudinales empêchent l'axe de tourner dans le faisceau. 7 - Dispositif selon les revendications 1, 3, 4, 5 et 6, prises dans leur ensemble, caractérisé par le fait qu'un manchon en plastique, caoutchouc ou métal léger, recouvrant les deux autres éléments et leur servant de support, comporte a - dans sa partie supérieure, un renflement circulaire intérieur destiné à recevoir les créneaux. b - des nervures longitudinales disposées sous le renflement empêchant le manchon de tourner sur le faisceau. c - un couvercle vissé ou encliqueté dont un orifice au sommet laisse passer le manche sans y adhérer en prévision de l'éventuel gonflement d'un manche humide ; couvercle à la forme bombée et fuyante pour éviter les accrochages faucheux particulièrement sous les voitures, le- fond étant aménagé pour agir sur la collerette (tassement et verrouillage des tiges). 8 - Dispositif selon les revendications 1, 3, 4, 5, 6 et 7, prises dans leur ensemble, caractérisé par le fait que, le couvercle enlevé, une bague accessoire exerçant une pression sur l'extrémité des tiges (sifflets) ainsi découvertes, les décroche et déclenche le processus du démontage entier du balai.