L'invention concerne la remontée de pipelines marins et plus particulièrement un procédé et un dispositif destines au relèvement d'une extrémité d une canalisation pleine de liquide du fond de l'eau. Les procédés traditionnels de pose de pipelines en eau profonde nécessitaient l'utilisation de chalands spécialis#s ou autres bâtiments semblables à partir desquels les tubes étalent mies en place à mesure que les bâtiments suivaient l'itinéraire de 1a canalisation. Le tube suspendu entre ltar rière du bâtiment qui avance et le fond de l'eau se courbe sous son propre poids et prend généralement une forme en S. LT importance du cintrage dépend du poids et des dimensions du tube, de la profonde de l'eau, de la valeur de la traction maintenue sur la canalisation, et d'autres facteurs. Un cintrage excessif a pour conséquences le flambage ou le vrillage du tube et, de ce fait, on utilise ordinairement une rampe de descente qui plonge dans l'eau derrière le navire, pour porter le tube et limiter son rayon de courbure.Bien que ces procédés soient généralement efficaces, le flambage ou une pénétration de l'eau dans la canalisation peuvent survenir si le bâtiment est pris dans une tempête soudaine et que les amarres, le dispositif de traction ou la rampe ne remplissent plus leur fonction. Dans ce cas, l'extrémité du pipeline doit être relevée à la surface de l'eau et remise en état avant que la pose des tubes ne puisse se poursuivre. Le poids et la résistance des tubes utilisés pour la plupart des poses sous-marines sont tels que la canalisation doit generalement être vidée du liquide avant quelle ne puisse être remontée à la surface. Sinon, elle risque de subir une surcharge, un excès de flambage ou un vrillage.Le procédé traditionnel destiné à vider la canalisation du liquide nécessite un plongeur qui sectionne la partie endommagée du tube à 1 aide d'un chalumeau sous-marin électrique oxycoupeur, perce des trous à travers la paroi du tube et installe dans ceux-ci une barre ou un long boulon afin de bloquer l'extrémité de ce tube Ensuite, un piston-racleur est introduit dans l'autre extrémit de la canalisation a un endroit accessible à terre, ou sur une plate-forme au ~largue reliée à cellewei De #air sous pression est injecte' dans la canalisation, depuis la station terrestre ou depuis la p#ate-forme, afin de faire avancer le piston racleur et de refouler l'eau dans la canalisation. Quand le piston racleur atteint l'extrémité bloquée du tube et que la canalisation est ainsi vidée du liquide, des câbles sont fixés au tube et l'extrémité remontée à la surface de l'eau. Puis, cette extrémité peut être coupée et une nouvelle section de tube est raccordée sur place par soudure afin de permettre la reprise de la pose.Des procédés sensiblement analogues à ceux-ci sont appliqués au relèvement des pipelines contenant du pétrole ou autres li.4 Ces procédés sont onéreux et prennent du temps, car il est nécessaire que le piston racleur parcoure toute la canalistation, depuis la station à terre ou la plate-forme jusqu'à l'endroit où elle est endommagée. Il se peut que la canalisation doive etre drainée sur une distance de plusieurs kilomètres, ce qui nécessite l'emplpi de compresseurs puissants durant de longues périodes de temps. Il peut s'avérer difficile d'installer un compresseur ayant la puissance et le taux de pression requis à l'endroit nécessaire, particulièrement si le pipeline part d'une plate-forme au large ou d'une installation analogue.Le drainage peut également causer de sérieux problèmes de pollu- tion si le pipeline à remonter contient du pétrole ou une matière semblable et si le contenu est déversé dans l'eau à l'extrémité endommagée Les efforts effectués pour surmonter ces inconvénients dans le relèvement des pipelines n'ont eu que des succès limités. La présente invention concerne un procédé et un dispositif perfectionnés, appliqués au relèvement de pipelines, qui réduisent les difficultés citées et diminuent souvent la -quan- tité de gaz à introduire dans. la canalisation avant de pouvoir la remonter à la surface de l'eau0 Ce procédé perfectionné consiste en l'introduction d'un piston racleur, mobile dans un seul sens, dans l'extrémité submergee laoenalisation après que la partie endommagée a été sectionnée au fond, et l'injection de gaz dans cette extrémité derrière ce piston racleur jusqu'à ce qu'il ait parcouru la longueur de canalisation à relever du fond et à faire remonter à la surface de lteau.Le piston racleur se déplace dans le pipeline tant que la pression exercée par le liquide devant lui est inférieure à celle exercée par le gaz derrière lui. Lorsque la pression différentielle s'exerçant sur le piston racleur s'inverse, il se bloque sur la paroi du pipeline et reste en place. Ceci évite le reflux du liquide dans la partie suspendue lors de son relèvement et permet de l'évacuer sans risque de reflux lorsqu'elle débouche à la surface, et évite également le J flambage ou le vrillage. Après que les réparations néeessaires ont été effectuées et que la pose a été achevée, le piston racleur peut etre récupéré pendant le drainage normal effectué avant que la canalisation ne soit mise en service. Le dispositif pour la mise en oeuvre du procédé de l'in- vention est constitué d'un élément racleur équipé d'un piston, d'une membrane élastique ou d'un élément analogue qui se déplace axialement par rapport au bâti extérieur sous l'effet de la pression différentielle. Ce piston, cette membrane ou autre est monté sur ou relié à une bague centrale sur laquelle sont articulés des bras retenus près de leur extrémité extérieure par des axes passant dans des trous du bâti du dispositif. L'extrémité extérieure des bras comporte des dents trempées, des patins à grand coefficient de frottement, ou d'autres organes analogues destinés à entrer en contact avec la paroi intérieure du tube dans lequel le dispositif est utilisé. Tant que la pression exercée à 11 arrière du piston est supérieure à celle exercée devant, les extrémités des bras ne touchent pas la paroi. Quand la pression différentielle tend à repousser le piston ou la membrane vers l'arrière du dispositif, les bras s'écartent vers l'extérieur de façon que les dents ou patins s'appliquent contre la paroi du tube et immobilisent le dispositif. Il est alors possible d'évacuer l'extrémité du pipeline située derrière le racleur sans risque de refoulement du liquide devant lui. Le procédé et le dispositif de l'invention simplifient la remontée des pipelines remplis de liquide, réduisent le volume de gaz à introduire dans la canalisation avant qu'elle ne puisse être remontée à la surface de l'eau, diminuent le danger de refoulement du liquide pendant ces opérations, et permet souvent à ceux-ci d'entre effectués à meilleur marché qu'il n'était possible jusqu'à présente Il résulte de ces avant tages et d'autres sur ceux de l'art antérieur que le procédé et le dispositif de l'invention trouvent un vaste domaine d'application. L'invention sera décrite plus en détail en regard du dessin annexé à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lequel - la figure 1 représente le procédé de l'invention appliqué au relèvement de pipeline sous-marin à la suite d'une interruption dans la pose des tubes - la figure 2-est une coupe longitudinale d'unmode de réalisation du dispositif pour la mise en oeuvre du procédé illustré sur la figure 1 - la figure 3 est une coupe transversale de ce dispositif suivant la ligne 3-3 de la figure 2 ; - la figure 4 est une coupe longitudinale d'une variante du dispositif pour la mise en oeuvre du procédé illustré sur la figure 1 ; et - la figure 5 est une coupe transversale de ce dispositif suivant la ligne 5-5 de la figure 40 La figure 1 représente l'opération de relèvement d'un pipeline au large effectuée selon l'invention. Un pipeline sous-marin il ayant été posé sur le fond 12 de l'eau 13 part d'une plate-forme ou structure analogue 14 située au large. Selon l'installation donnée en exemple, l'extrémité du pipeline située du c8té de la plate-forme a été fixée à l'extrémité inférieure d'une colonne montante 15 dépassant de la surface 16 de l'eau et fixée sur la plate-forme au moyen de colliers ou autres organes analogues 17.Le type et la forme de la colonne dépend de l'inst#lation particulière par laquelle le pipeline est posé, et d'autres facteurs. Dans certains cas, par exemple, la colonne peut avoir été formée à partir d'un tube de la canalisation courbé à un rayon important près de la base de l'installation et faire partie intégrante du pipeline, alors que dans d'autres cas, une colonne séparée peut être reliée à l'extrémité du pipeline et fixée sur l'installation.La colonne peut également faire partie des éléments de la plate-forme ou remonter dans un de ces éléments et comporter une liaison souple afin de permettre un déplacement relatif limité de la colonne et de l'installation. Le procédé de l'invention peut également s'appliquer aux pipelines qui ne sont pas reliés à une colonne et partent d'une installation à terre ou d'un endroit proche d'un puits sous-marin ou autre installation sous-marine e La pose du pipeline représentée sur la figure 1 a été interrompue à plusieurs kilomètres de la plate-forme 14, soit en raison d'un fonctionnement défectueux du matériel durant une importante tempêtes causant une fuite, un flambage et la pénétration de l'eau dans le tube, soit pour a vautres raisons. La partie endommagée du tube tordu a été sectionnée par un plongeur à l'aide d'un chalumeau sous-marin électrique oxycoupeur ou par un véhicule submersible équipé de manipulateurs d'un tel chalumeau ou d'un mécanisme de découpage. couché de corrosion et l'enveloppe de ciment destinée à protéger le tube et lui donner le poids nécessaire ont été ovées de l'ex- trémité de la canalisation. Un piston racleur,tel-que représenté sur les figures 2 et 3, ou un dispositif analogue a été introduit par l'ouverture de l'extrémité du pipeline à laquelle est soudé ou relié mécaniquement un obturateur, un chapeau ou autre fermeture 18 comportant une admission d'air et une garniture convenable.Une conduite d'air 19 et un câble de levage 20 relient la fermeture 18 au chaland ou bâtiment analogue 21 depuis lequel la remontée du pipeline s'effectue La conduite d'air est fixée sur le bâtiment et communique avec l'air ou avec une source convenable d'air ou de gaz sous forte pression. Le celle de levage est relié à un treuil ou grue 22. Les câbles d'amarrage et les ancres utilisés pour maintenir le bat ment au-dessus de l'extrémité du pipeline ne sont pas représentés sur le dessin0 Les figures 2 et 3 représentent un mode de réalisation d'un piston racleur mobile dans un seul sens et pouvant etre utilisé pour le relèvement de pipeline selon le procédé repré senté sur la figure 1. Le dispositif de raclage des figures 2 et 3 est représenté en position dans un pipeline Il. il comprend une tige centrale 30 en acier ou en matériau semblable sur laquelle une bague 51 est mobile en translation. Un joint torique ou un joint d'étanchéité semblable, non représenté sur les dessins, et destiné à empêcher le fluide de passer entre la bague et la tige peut entre placé entre elles. Une butée 32 peut être placée sur la tige afin de limiter le mouvement de la bague vers l'arrière du dispositif. Des oreilles 33, 34, 35, 35 sont montées sur la surface extérieure de la bague à 900 d'intervalle, comme représenté sur la figure 3. Ces oreilles supportent des bras radiaux 57 38, 39 et 40. Chaque bras est articulé sur une oreille de la bague 31 et est retenu près de son extrémité extérieure par un axe passant dans des trous du bati du dispositif. L'extrémité extérieure de chaque bras est munie de dents trempées 41 ou de patins ayant un fort coefficient de frottement et destinés à entrer en prise avec la paroi intérieure du tube 11. Le bâti extérieur du dispositif représenté sur les figures 2 et 3 comporte des longerons 42, 43, 44, 45, 46, 47, 48, 49 assemblés par paires à 900 d'intervalle sur sa circon férence, Chaque paire de longerons comporte des trous 50 dans lesquels un axe 51 solidaire de l'un des bras passe librement. Les extrémités des longerons sont fixées dans des canaux cir cul.aires 52 et 53. Les ouvertures de ces canaux regardent vers l'extérieur, face à la paroi du tube 11, et sont destinées à retenir des anneaux élastiques 5d et 55 de caoutchouc ou matériau semblable. Ces anneaux s'appuient sur la parcs intérieure du tube. Les canaux circulaires sont reliés à la tige 30 par des bandes 56 près de l'avant du dispositif et par des bandes 57 à l'arrière. Une membrane 58 de caoutchouc, de matière plastique ou d'autre matériau souple semblable est fixée au chassis par des rebords 59 du canal circulaire 52 et des rebords 60 de l'extrémité avant de la bague 31.Dans certains cas, une membrane déployable peut eAtre utilisée si:nécessaire. En service, le piston racleur représenté sur les figures 2 et 3 avance dans le pipeline de gauche à droite en fonction de la pression exercée derrière lui. Tant que cette pression est supérieure à celle exercée devait le dispositif, la membrane 58 retient la bague 31 en position avant sur la tige 30. Les bras 37 à 40 sont en position reculée par rapport à la paroi du tube. L'avancement de la bague et de la membrane sur la tige est limité par les tiges 51 placées dans les trous 50. Lorsque la pression exercée derrière le piston racleur devient inférieure à celle lui faisant face, la membrane fait reculer la bague 31 sur la tige 30. Ce mouvement contraint les bras 37 à 40 à s'écarter vers l'extérieur du dispositif jusqu'à ce que les dents 4 ordent la paroi intérieure du pipeline. Une butée 32 limite le déplacement de la bague 31 sur la tige. Le coincement des dents sur la paroi du tube immobilise le dispositif et ltempeche de continuer à se déplacer. La bague élastique 41 constitue un joint afin dtempecher le liquide de fuir autour du dispositif.Celui-ci reste donc en place tant que la pression frontale est supérieure à la pression arrières Lorsque la pression arrière devient supérieure à la pression avant, la membrane fait avancer la bague et reculer les bras de la paroi du tube, le dispositif pouvant donc se remettre en mouvement sous l'effet de la pression différentielle. Le racleur fonctionne donc dans un seul sens dans le pipeline et peut résister à une pression exercée dans l'autre sens. Les figures 4 et 5 représentent une variante de réalisation du dispositif, qui comprend un piston au lieu de la membrane représentée sur les figures 2 et 5. Le dispositif représenté sur les figures 4 et 5 comporte un court manchon cylindrique 70 dans lequel le piston 71 muni d'une bague d'étanchéité 72 est monté. Un joint ou garniture 73 en caout ohouc ou autre matière élastique analogue est fixé à la surface extérieure du manchon 70 et tenu en place par les colliers métalliques 74, 75 et 76. Le joint s'appuie sur la paroi intérieure du pipeline Il afin d'empêcher le fluide de fuir autour du dispositif.Des bandes 77 orientées vers l'avant de la périphérie du manchon 70 à environ 1200 d'intervalle se rejoignent à leurs extrémités extérieures pour former l'avant du dispositif. Un manchon horizontal intérieur 78 est fixé à la face arrière et au centre du piston et se prolonge au-delà de l'extrémité frontale de la tige horizontale 79. L'extrémité arrière de la tige 79 est soudée à des bandes radiales 80 disposées à 1200 d'intervalle. Des longerons 81, 82, 83, -84, 85 et 86 sont placés entre les extrémités des bandes 80 et le bord arrière du manchon 70. Ces longerons sont assemblés par paires espacées de 1200 autour du dispositif et constituent un bâti extérieur destiné à supporter des galets ou rouleaux à proximité de l'arrière du racleur.Le dessin ne représente que deux de ces galets 87 et 88. Ces derniers sont en contact avec la paroi intérieure du tube 1 1 et participent au maintien du dispositif quand il se déplace dans le pipeline. Les ext-rémi- tés avant des longerons 81 à 86 pénètrent dans le manchon 70 et limitent le déplacement du piston 71 dans celui-ci. Des bras radiaux 89, 90 et 91 du dispositif représenté sur les figures 4 et 5 sont articulés sur l'extrémité arrière du manchon horizontal 78 au moyen dtoreilles 92, 93 et 94 et sont placés entre les longeroniadjacents du bâti extérieur du dispositif. Chaque bras comporte une tige 95 passant par des trous 96 des longerons. Les extrémités extérieures des bras sont munies de dents trempées 97 ou de patins ou autres organes semblables pour retenir le dispositif en place. Ces dents sont à distance de la paroi intérieure du tube 11 tant que le piston 71 est en position avant dans le manchon 70 et tant que la pression exercée par le flaide.derrière le dispositif est supérieure à celle exercée devant lui.Lorsque la pression arrière devient inférieure à la pression avant, le piston recule et écarte les bras nusqutà ce que les dents ou autres organes se coincent sur la paroi du pipeline. Le dispositif est alors immobilisé et ne peut reculer. Il va de soi que le procédé de l'invention ne se limite pas aux applications du dispositif représenté sur les figures 2 à 5 et que d'autres réalisations peuvent être utilisées, par exemple des pistons racleurs pouvant se déplacer dans un sens unique à 1' inté- rieur d'un pipelznewet capables de résister à un mouvement dans le sens opposé, Après que le dispositif a été introduit dans l'extrémité du pipeline li représenté sur la figure 1 et que la fermeture 18 équipée d'une conduite d'air 19 a été mise en place comme décrit précédemment, il est ordinairement préférable de des cendre une pompe, non représentée sur le dessin, dans la colonne montante 15 au moyen d'un ensemble de tuyautage souple, tube, tuyau à. armature d'acier, ou autre conduit semblable 23. Ub presse-étoupe ou organe analogue peut être monté afin de réaliser une étanchéité entre la pompe ou le conduit et la paroi intérieure de la colonne, si nécessaire. Le conduit remonte au- dessus de l'extrémité supérieure de la colonne et comporte généralement un coude 24 afin de déverser le liquide pompé remontant à l'intérieur de celui-ci. La pompe et le conduit sont supportés dans la colonne par un câble d'une grue 25. La pompe employée peut entre électrique, hydraulique ou mécanique. Dans les cas où le coude de la colonne empêche la descente de la pompe au fond de celle-ci, un tuyau souple de sortie, suffi samment long pour descendre jusque dans le pipeline, peut être fixé au fond de la pompe pour constituer un tuyau d'aspiration du liquide. Après l'installation de la pompe et de son conduit, le liquide du pIpeline est refoulé à la surface dans le conduit. Si le liquide est de l'eau'de mer, il est ordinairement déversé par-dessus bord, comme représenté sur la figure I. Par contre, si le pipeline a été endommagé en service, et que le liquide est constitué de pétrole ou autre matière analogue, son écoulement du conduit s'effectue dans des réservoirs situés sur la plate-forme ou dans un chaland ancré à proximité. A mesure que le liquide sort du pipeline, la pression exercée par le gaz introduit à l'autre extrémité de laoeiialisation pousse le dispositif de raclage en avant dans celle-ci. Dans certains ca#, la pression atmosphérique est suffisante pour déplacer le dispositif quand le liquide est pompé. Dans d'autres cas, le gaz comprimé est nécessaire pour surmonter la pression hydrostatique exercée par l'eau dans la canalisation.Dans une canalisation sensiblement horizontale et lorsque la colonne contient le presse-étoupe ou autre joint analogue placé autour de la pompe ou du conduit, et que, pratiquement, toute liteau peut entre pompée hors de ou dans une canalisation remontant vers l'extrémité à relever, par exemple, la force totale due à la pression atmosphérique et disponible pour déplacer le dispositif de raclage peut dépasser 3000 kilogrammes et, de ce fait, l'utilisation d'une forte pression d'air ou de gaz pour déplacer le dispositif est ordinairement inutile.Dans une canalisation descendant vers l'extrémité à relever et de laquelle l'eau ne peut être pompée à l'autre extrémité, il est par contre nécessaire d'injectes de l'air ou du-gaz à une pression suffisante pour surmonter la poussée hydrostatique de l'eau entre ltex- trémité de la canalisation et le niveau d'aspiration de la pompe. Btutilisation d'une pompe pour abaisser le niveau de l'eau dans la colonne, et parfois dans le pipeline lui-même, permet d'utiliser un compresseur, ou autre source de gaz, dont la pression débitée et la puissance sont inférieures à celles du compresseur qui serait utilisé en l'absence de pompe. Dans les opérations où le compresseur ou la source de gaz doit être installé à bord d'un chaland en bâtiment tel que représenté sur le dessin, une diminution des frais est ainsi souvent possible. Le pompage du liquide et l'injection de gaz dans le pipeline représenté sur la figure 1 et tel que décrit plus haut sont poursuivis jusqu'à ce qu'un segment de lacanalisation, assez long pour atteindra la surface de l'eau le long de la chatnette changeante qutadoptera le tube suspendu, soit vidé de liquide. Connaissgnt le poids du tube et la profondeur de l'eau, il est possible de calculer la longueur du segment qui doit entre vidé du liquide.En mesurant le volume du liquide déversé du pipeline à la plate-forme 14, on peut déterminer l'arrivée du dispositif au point prévu, Le pompage de l'eau et l'injection d'air ou de gaz peuvent alors etre arrentés, et la conduite d'air peut etre remontée à bord du chaland si nécessaire. Les dents du dispositif entrent en prise avec la paroi du tube à la suite de la réduction de la pression exercée derrière le piston et immobilisent ce dispositif de façon qu'aucun retour de l'eau dans la partie vidée ne soit possible.Ensuite, le câble de levage 20 peut Qtre mis en place sur un treuil et utilisé pour relever l'extrémité du pipeline à la surface de l'eau. Une traction suffisante doit etre appliquée au tube rempli de gaz pendant le relèvement afin d'éviter le flambage de la canalisation. La traction requise, inférieure à celle nécessaire si la canalisation était remplie de liquide, peut entre déterminée par des procédés familiers à l'homme de l'art. Plusieurs câbles situés à distance le long du segment à relever peuvent également être employés pour le levage, Après que ltex- trémité de. la canalisation a été remontée à la surface de l'eau, le pipeline peut etre posé sur une rampe du chaland ou fixé à ce dernier par des# cables. D'extrémité de la canalisation étant ainsi soutenue au-dessus de l'eau, la fermeture 18 peut être 8tée et un nouveau tronçon peut etre soudé pour permettre la reprise de la pose0 Après que le pipeline a été achevé, le piston racleur peut entre récupéré pendant le drainage normal effectué avant la mise en service de la canalisation. La présence du dispositif racleur dans le pipeline durant la fin de la pose ne présente ordinairement pas d'in- convénients. Dans le cas où une deuxième opération de récupération doit entre effectuée avant que le piston racleur ait été retiré de la canalisation, le processus décrit est répété. L'air ou le gas injecté par l'extrémité de la canalisation et destiné à déplacer un second dispositif de raclage dans une partie du pipeline entratne également le premier dispositif le long de la canalisation/déplace le liquide situé devant lui. Ces deux racleurs peuvent Qtre récupérés au drainage du pipeline du point extrême vers la plate-forme 14, avant la mise en service. le Il va de soi que le procédé et/dispositif de l'invention ne se limitent pas au cas particulier du relèvement de pipeline décrit ci-dessus, mais ont une plage d'applications plus importante. L'utilisation d'un racleur mobilidans un seul sens pour un relèvement de pipeline dans lequel l'eau doit etre refoulée de l'extrémité de la canalisation située au fond réduit le volume d'air ou de gaz à introduire dans le pipeline, permet à celui-ci de déboucher à l'air libre sans risque de refoulement ni de flambage, et comporte d'autres avantages sur les procédés de l'art antérieur. Le dispositif décrit peut entre utilisé pour la récupération de canalisations endommagées contenant du pétrole ou autres liquides, ou même pour la récupération de canalisations a'eau. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent etre apportées au procédé et au dispositif décrit et représenté sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Procédé de relèvement du fond de l'eau d'une extrémité immergée d'un pipeline contenant du liquide, caracterisé en ce qu'il comprend essentiellement l'introduction dans l'ex- trémité immergée du pipeline d'un piston racleur mobile dans un seul sens et destiné à avancer dans la canalisation sous l'effet de la pression exercée derrière lui et à résister au mouvement dans le sens inverse sous l'effet de la pression d'un fluide, l'introduction de gaz dans l'extrémité immergée du pipeline, derrière le piston racleur,sous une pression suffisante pour le faire avancer dans la canalisation et sans que l'eau n'y pénètre, jusqu'à ce qu'il ait parcouru un segment assez long pour que lacanalisation puisse atteindre au moins la surface de tteau,'a cessation de 11 injection du gaz, et ensuite le levage de 11 extrémité immergée du pipeline jusqu'à la surface de l'eau, le piston racleur empêchant le retour du liquide dans la canalisation sous 11 effet des variations de pression. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste de plus à retirer le liquide placé devant le piston racleur dans le pipeline, 30 Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le gaz est introduit sous une pression supérieure à la pression hydrostatique exercée par le liquide dans le pipeline. 4 e Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le gaz est introduit sensiblement à la pression atmosphérique. So Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le liquide est refoulé à la surface de l'eau par une pompe descendue dans une colonne montante qui communique avec le pipeline. 6. Procédé de relèvement du fond de l'eau d'une extrémité d'un pipeline immergé contenant du liquide, caractérisé en ce qu'il consiste essentiellement à introduire dans cette extrémité un dispositif racleur mobile dans un seul sens, destiné a avancer dans la canalisation sous l'effet d'une pression différentielle exercée derrière lui et à résister au mouvement causé par la pression dans le sens inverse, à monter sur cette extrémité du pipeline, derrière le dispositif racleur, une fermeture étanche aux fluides et comportant un conduit d'arrivée de gaz, à injecter dans le pipeline, par cette arrivée, du gaz provenait d'une source située à la surface de l'eau, le liquide se déversant alors à l'autre extrémité en étant poussé par le dispositif racleur jusqu'à ce que celui-ci ait vidé un segment assez long pour pouvoir être remonté du fond à la surface suivant une courbe funiculaire, puis à relever cette extrémité du pipeline à la surface de l'eau sous une traction suffisante pour éviter son flambage, le dispositif racleur empêchant leleliquide de refluer dans la partie remplie de gaz par suite des variations de pressioxjdans le pipeline. 7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'il consiste de plus à pomper le liquide se trouvant dans le pipeline au-devant du dispositif racleur. 8. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que le gaz est de l'air. 9. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que le dispositif racleur est introduit dans ltextrémité immer- gée du pipeline par un plongeur. 10. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que le conduit d'arrivée de gaz est ouvert à l'air libre après que le dispositif racleur a parcouru ledit segment de pipeline. 11. Dispositif racleur, caractérisé en ce qu'il comporte un bâti extérieur sur la périphérie duquel est monté un joint destiné à réaliser une étanchéité entre ce bati et la paroi intérieure du pipeline, un organe étanche au fluide étant monté dans le bâti et mobile longitudinalement en fonction d'une pression différentielle, plusieurs éléments de contact reliés au bâti étant destinés à entrer en prise avec la paroi intérieure du pipeline et à immobiliser ce bâti dans celui-ci, un mécanisme reliant ledit organe étanche auxdits éléments pour mettre en prise ces derniers sur la paroi du pipeline quand cet organe mobile recule dans le bâti sous lteffet d'une pression différentielle. 12. Racleur selon la revendication t1, caractérisé en ce que l'organe étanche au fluide est une membrane. 13. Dispositif racleur selon la revendication 11, caractérisé en ce que l'organe étanche au fluide est un piston. 14. Piston racleur mobile dans un seul sens et destiné à être utilisé dans des manipulations de pipeline, caractérisé en ce qu'il comporte un bati rigide comprenant une ouverture centrale, un joint entourant la périphérie de ce bâti et destiné à réaliser une étanchéité entre ce dernier et la paroi intérieure du pipeline, un organe mobile longitudinalement étant monté dans cette ouverture centrale de manière à réaliser l'étanchéité avec le bâti auquel sont reliés plusieurs bras radiaux destinés a4 entrer en prise avec la paroi intérieure du pipeline et à immobiliser ledit bâti dans celui-ci, et un mécanisme relié audit organe mobile étant destiné à rétracter les bras radiaux sous l1 effet d'une pression exercée derrière le bâti et à les écarter sous l'effet d'une pression de sens opposé. 15 Piston racleur selon la revendication 14,caractérisé en ce que les bras radiaux sont articulés- sur le bâti près de leur extrémité extérieure par des tiges passant dans des trous de ce bâti et sont aussi articulés près de leur extrémité intérieure- sur le mécanisme fixé sur l'organe mobile longitudinalement. 16. Piston racleur selon la revendication 14, caractérisé en ce que l'organe mobile longitudinalement est constitué par une membrane et le mécanisme fixé à celui-ci est constitué par un élément coulissant sur lequel les bras radiaux sont articulés près de leur extrémité intérieure ~ 17e Piston racleur selon la revendication 14, caractérisé en ce que les extrémités extérieures des bras radiaux comportent des dents destinées à entrer en prise avec la paroi intérieure du pipeline. 18. Piston racleur selon la revendication 14, caractérisé en ce que le bâti est un manchon cylindrique et ltorgane.mobile longitudinalement est constitué d'un piston monté dans ce manchon. 19. Piston racleur selon la revendication 14, caractérisé en ce qu'il comporte des galets destinés à soutenir le båti dans le pipeline. 20. Piston racleur selon la revendication 14, caractérisé en ce que le joint est une bague élastique fixée à la surface extérieure d#u bâti. 21. Dispositif de raclage destiné à se déplacer dans un pipeline dans une seule direction et à résister à un mouvement en sens inverse, caractérisé en ce qu'il comporte un bâti sensiblement cylindrique à la périphérie duquel est placé un joint élastique destiné à réaliser une étanchéité entre ce bâti et la paroi du pipeline qui ltentoure, des éléments de retenue situés sur le bâti étant destinés à entrer en prise avec ladite paroi et à empêcher le déplacement du bâti dans le pipeline, un mécanisme étant destiné à désolidariser ces éléments de la paroi sous l'effet d'une pression du fluide poussant le bâti vers l'avant et à les actionner sous lteffet d'une pression de sens inverse.