A l'heure actuelle les bijoux creux en or au titre minimal de 18 carats (750 millièmes) sont obtenus par placage d'une feuille d'or sur une feuille de laiton, par tréfilage sur une âme en laiton de bandes découpées dans une feuille composite ainsi plaquée par façonnage du bijou au moyen des fils obtenus et élimination du laiton par de l'acide nitrique. La Demanderesse a constaté qu'un tel procédé était inapplicable àla fabrication de bijoux creux à bas titre par exemple du 9 carats, car l'acide nitrique attaque l'alliage précieux. On a cherché à utiliser des substrats provisoires faits de métaux peu oxydant dans les conditions de placage, tel que l'alumì- nium, les résultats furent décevant. La Demanderesse a constaté que les substrats provisoires en fer doux pouvaient convenir en prenant certaines précautions. Cette constatation est d'autant plus surprenante que justement le fer doux est connu comme métal s'oxydant le plus facilement. Le procédé de placage selon l'invention peut se décrire de la manière suivante. On se propose de plaquer de la manière la plus rigoureuse une plaque d,' or sur une plaque de fer doux. Par fer doux il faut entendre un fer presque pur comme celui de la nuance E24 (A37) de la norme NF A 35-501. On doucie par émerisation les faces de ces deux plaques devant entrer en contact, laissant le plus propre possible les faces op posées. On trace une bande marginale sur chacune des faces doucies au moyen d'un lait ou d'une pâte aqueuse d'une poudre décapante antioxydante ne se boursoufflant pas à la chaleur faite d'un mélange de fluoborate alcalin et d'acide borique (par exemple la poudre décapante Castolin n0 1802). Après avoir placé l'une entre l'autre les faces doucies ainsi préparées, on place sur les extrémités des plaques une lamelle de soudure à faible température de liaison et à haute teneur en argent (par exemple une soudure CASTOLIN n0 1802). On empile les uns sur les autres plusieurs jeux de plaques or/fer ainsi préparés en interposant entre chaque jeu une plaque d'acier oxydé enduite d'ail. On immobilise l'empilage par serrage des plaques acier extremes par des vis de serrage aux deux extrémités ou tout autre dispositif convenable. On enveloppe le paquet ainsi constitué dans une papillotte faite d'une feuille de cuivre, Le tout est alors porté à une température de 850 à 9000C maximum soit dans un four, soit par chauffage par induction. Le paquet à cette température est ensuite placé entre les plateaux d'une presse hydraulique sous pression instantanée de 30T relâchée à 5T. Dans le cas du chauffage par induction, celui-ci est effectué sur la presse même. On refroidit le paquet par immersion dans l'eau. On procède alors d l'opération de laminage de chaque jeu de plaques bimétalliques or/fer d'une manière classique par passes successives avec recuits intermédiaires jusqu'à une épaisseur de 7/100 de millimètre. On découpe chaque plaque bimétallique laminée en bandes puis on tréfile de la manière suivante : on replie chaque bande en U à l'intérieur duquel on place l'extrémité d'une me en fer doux (mAme qualité que pour les plaques initiales) on fait la pointe d'une manière classique, on introduit cette pointe dans la filière et l'on tréfile. Les fils obtenus sont d'une manière traditionnelle mis en cannetilles et servent à la fabrication des Lorsque ceux-ci ont reçu leur aspect définitif, on procède à l'élimination du fer doux aussi bien celui constituant le substrat initial que celui formant 1'âme du fil. Pour ce, on utilise une solution aqueuse à 70"C contenant 5 % en poids d'acide sulfurique ordinaire à 65/660Baumé. L'action de dissolution est d'environ 2 microns par 10 minutes de bain. Une agitation continue est nécessaire pour éliminer le sulfure de fer SFe et les sulfures métalliques dues aux impuretés qui doivent s'échapper du corps creux par " l'assemblage i. Le procédé qui vient d'être décrit permet de réaliser des bijoux en or 9 carats ayant une finition aussi parfaite que les bijoux or d'un titre supérieur, sans présenter de difficultés technologiques plus grandes que celles qui sont traditionnellement acceptées de nos jours. 1 - procédé de fabrication d'un bijou prOcieux creux caracteri- sê en ce - que l'on plaque une feuille d'or sur un substrat de fer doux de grande pureté, - que l'on découpe des bandes dans cette plaque bi-tallique or/fer5 c que I.on replie en U icaque bande; - que l'on place l'intérieur de ce U une aie on fil de fer doux de même nuance que celle du substrat;; - que l'on fait la pointe et que l'on tréfile d'une manière tradi tonnelle jusqu' rapprocnemênt des lisières de la bande, -qu'après une éventuelle mise en cannetilles et la réalisation du bijou également selon des méthodes traditionnelles, on immerge celui-ci dans une soltion aqueuse à 5 % en poide d'acide sulfurique ordinaire a 65/66* Baumé à une températur de 700C avec agitation continue, en vue d'éliminer le fer du substrat et celui de les... 2 - procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que le substrat en fer doux est de la nuance E24 (A37) de la norme HF Ä 35-501. 3 - procédé selon les revendications 1 et a caractérisé en ce qu'après décapage des faces devant entrer en contact on étend sur calles-ci, marginaleeent un produit décapant et anti-oxydant et que T'on place sur l'axtrémité du deux plaques une lamelle de soudure avant placage 4 - procédé selon la revendication 3 caractérisé on ce que la sonoure utilisée est une soudure à fable température de fusion et à baute teneur en argent. S - procédé selon la revendication 3 caractérisé en ce que le produit décapant est une solution aqueuse de fluoborate alcalin. 6 - procédé selon les revendications @ et 5 caractérisé en ce que le produit décapant composé de fluobbate alcalin et d'acide borique sert à la fois pour la préparation des zones a souder et des zones marginales, 7 - Procédé selon la revendication 3 caractérisé par les opéra- tions suivantes - émerissage fin des surfaces de. contact des plaques d'or et de fer. - application marginale du produit décapant anti-oxydant et soudure selon la revendication 4. - d'an soins un jeu de deux plaques or et fer entre deux plaques d'acier oxydé et enduit d'ail, avec éventuellement dans le cas de plusieurs jeux interposition d'une plaque d'acier entre chaque jeu. - serrage d'un tel empilage par vissage d'entretoises filetées. - mise en température de l'empilage jusqu'à une température d'au moins 8000C maintenue pendant au moins 40 minutes. 8 - Procédé selon la revendication 7 caractérisé en ce que le chauffage est produit par induction alors que l'empilage est soumis à une pression de 30 Tonnes instantanées avec relâchement à 5 Tonnes. 9 - Procédé selon la revendication 7 caractérisé en ce que i'em- pilage est enfermé dans une papillotte faite d'une feuille de cuivre, puis porté à une température comprise entre 800 et 9000C, pendant au moins 45 minutes et enfin soumis ainsi chauffé à une pression de placage instantanée de 30 T avec rel chement à 5 Tonnes.