La présente invention a pour objet la structure d'un écran visualisateur permettant la reproduction d'images de télévision, en couleur et le cas échéant en relief. Ledit visualisateur utilise la propriété qu'ont certaines substances, placées dans un gaz ionisé, de devenir électroluminescentes sous l'action d'un champ électrique et d'émettre selon leur composition chimique un rayonnement visible de couleur primaire : rouge, bleue ou verte. Le champ électrique a pour origine les informations vidéofréquence provenant du récepteur de télévision et leur répartition sur la surface de 1? écran correspond à un balayage orthogonal. Ce visualisateur, pouvant être mural et de grandes dimensions, est destiné à remplacer un tube image de télévision en couleur, il permet de plus la vision en relief lorsqu'il est équipé d'un sélecteur lenticulaire de relief et que la prise de vue et la transmission sont réalisées suivant le procédé TVCR décrit par l'auteur dans son brevet français n0 i 543 994 délivré le 23/9/1968. On rappelle que dans ce procédé : a la prise de vue, l'analyse statique du sujet à enregistrer est obtenue en interposant entre celui-ci et l'objectif de la caméra de prise de vues, deux trames associées et montées à poste fixe, la première est une trame lenticulaire à éléments concaves cylindriques verticaux juxtaposés, produisant des images anamorphosées qui correspondent à des points de vues multiples du sujet sur une large base d'enregistrement ; la seconde est une trame lignée horizontale, composée de filtres trichromes aux couleurs alternées pour la sélection des couleurs. L'image composite résultante, reprise par l'objectif de la caméra est projetée sur la photocathode d'un tube analyseur unique, pour y être explorée ligne par ligne. La transmission se fait en séquentiel de lignes pour les trois couleurs, le nombre de bandes filtres correspond au nombre de lignes transmises en vidéofréquence, les signaux émis sont identiques à ceux de la télévision en noir et blanc. Pour la restitution, décrite dans le brevet en utilisant un cathoscope, le faisceau cathodique issu d'un canon électronique unique projette l'image composite reçue sur un écran comprenant une trame lignée trichrome horizontale pour la synthèse additive des couleurs et on visionne cette image au travers d'un sélecteur lenticulaire de relief, la disposition des éléments de ces deux trames et leur- nombre étant identique à la prise de vue et à la restitution. Le procédé relief- implique un alignement judicieux -des points verticaux composant - les tranches linéaires des vues anamorphosées par rapport aux lentilles verticales du sélecteur - et une définition horizontale aussi bonne que possible de ces multiples points de vues comprimés latéralement qui permettent de recomposer le sujet en relief. Le procédé couleur implique un balayage axial très précis des bandes de phosphors composant la trame lignée trichrome et un aiguillage très stable des signaux vidéofréquence sur les phosphors de couleurs correspondantes, donc une indexation complexe pour un tube. Ces conditions ne peuvent être obtenues que sur une surface écran parfaitement plane qui ne peut donc pas être balayée par un faisceau cathodique ayant pour origine un canon central produisant une déformation en coussinet I aucun cathoscope ne peut satisfaire à ces impératifs. Le visualisateur faisant l'objet de la présente description a été étudié spécialement pour ce procédé couleur et relief, il permet de convertir en rayons colorés visibles, les signaux correspondants aux informations vidéofréquence provenant d'un récepteur de télévision du type monochrome et d'en obtenir une image composite polychrome dont les multiples points de vues anamorphosés du sujet sont visionnés au travers du sélecteur lenticulaire de relief. La synthèse relief est obtenue en vision binoculaire directe. La face avant orientée côté spectateurs correspond au sélecteur de relief, à lentilles semi-cylindriques verticales, moulées dans une plaque de plastique transparent. La partie écran, située sur la face arrière de ce panneau est une trame trichrome à linéature horizontale, réalisée sous forme de fines cannelures jointives contenant un gaz ionisé et sur les parois desquelles sont déposées les poudres électroluminescentes, le nombre de cannelures est égal en principe au nombre de lignes transmises en vidéofréquence ou multiple de ce nombre. Un réseau interne de fils verticaux communs à l'ensemble des cannelures permet la définition horizontale de chacune des lignes. Chaque intersection d'une cannelure horizontale avec un fil vertical correspond à un élément capable de reproduire un point lumineux et coloré de l'image télévisée lorsque la commuintion d'une cannelure et d'un fil est opérée suivant les coordonnées XY. Lorsque le visualisateur ne comporte pas de sélecteur relief, différents procédés de télévision en couleur peuvent être exploités en réalisant une commutation adéquate des bandes trichromes et une répartition judicieuse de la vidéofréquence sur les fils verticaux, (ou inversement), dans ce but toutes les électrodes sont accessibles. La structure seule du visualisateur correspond au brevet, les moyens de commutations et d'asservissement ne sont pas revendiqués. La figure l est une coupe partielle à grande echelle montrant la structure d'un tel visualisateur destiné à traduire la couleur et le relief. Les schémas et diagrammes suivants ne concernent que la traduction de la couleur. La figure 2 correspond au schéma de principe de l'écran trichrome utilisé pour une traduction séquentielle de lignes et de couleurs. La figure 3 représente une partie de l'écran destinée à reproduire un point lumineux. La figure 4 est un diagramme des signaux requis pour protoquer l'illumination d'un point image sur une bande de phosphor mise à la masse. La figure 5 correspond au schéma de principe de l'écran trichrome utilisé pour une traduction simultanée des couleurs. La figure 6 représente la structure d'une partie de l'écran qui permet d'obtenir simultanément trois points lumineux de couleurs différentes. La figure 7 est un diagramme des signaux requis pour provoquer l'illumination simultanée de trois points image de c saurs différentes sur trois bandes de phosphors successives mises å la masse. La figure 8 donne un exemple d'asservissement de cet écran pour une traduction SECAM. La figure 9 correspond au schéma d'asservissement préconisé pour une traduction en couleur et relief suivant le procédé séquentiel décrit par l'auteur dans le brevet n 1 543 994. Les parties constituantes de ce visualisateur- sont représentées avec un nombre réduit d'éléments et portent un même numéro de référence sur les différentes figures. Les dispositifs annexes d'asservissement sont repérés par des lettres. L'écran de visualisation, dont la structure est représentée figure 1 comporte dans ses parties essentielles: Une première plaque 1 de plastique transparent (résine acrylique par exemple), dont chaque face, usinée ou moulée, une fonction La face avant 2, orientée côté spectateurs, correspond à un sélecteur lenticulaire permettant la synthèse relief, il est composé de multiples éléments lenticulaires 21 - 2 à taille semi-cylindrique n convexe, verticaux et jointifs, dont la focale commune est égale à l'épaisseur de ladite plaque. Le nombre d'éléments lenticulaires est égal à celui de la la trame d'analyse utilisée à la prise de vue. La face arrière 3 de la plaque correspond à une trame lignée horizontale de phosphors trichrome 31-3n aux couleurs alternées: rouge (R), bleue (B), verte (V). Les substances électroluminescentes employées pour la constitution de cette trame et dont les compositions chimiaues permettent de reproduire les trois couleurs sont déposées par sédimentation dans de fines cannelures de forme trapézoidale 4, elles sont rendues conductrices par mélange dPun sel métallique ou par aluminage 5, mais sont isolées entre elles par une section triangulaire 6 réservée dans la masse. Ces bandes de phosphors forment un premier groupe d'électrodes et sont prolongées par des connexions accessibles 71 - 7 .Leur nombre peut être variable suivant la n finesse de la définition désirée ou le mode d'exploitation, pour le procédé TVCR, ce nombre est égal à deux fois celui des filtres de la trame trichrome d'analyse utilisée à la prise de vue et par conséquent à deux fois le nombre de lignes transmises en vidéofréquence. Une seconde plaque 8, isolante, sert de support à une grille de définition. Cette grille est obtenue par moulage de fins fils métal liques verticaux 91 - 9 tendus et espacés régulièrement en affleu n rant la face avant qui est orientée côté cannelures de la première plaque. Le nombre de ces fils formant le second groupe d'électrodes est égal au nombre de points pouvant être définis lors d'un balayage ligne horizontal. Les deux plaques sont accolées et soudées hermétiquement par leurs bords, le vide est fait à l'intérieur de l'ensemble des cannelures comprises entre ces deux plaques et un gaz ionisé 10 (argon) y est injecté à basse pression. A cet effet deux rainures verticales 11' - 11" sont réservées par moulage ou fraisées sur la face arrière de la première plaque à quelques centimètres des bords latéraux et réunissent entre elles toutes les cannelures horizontales 4. Deux vannes à fermeture hermétique sont disposées à deux angles opposés de cette même plaque, la première vanne 12t sert à faire le vide, la seconde 12" sert à l'injection du gaz ionisé. Un cadre en métal ou en plastique, non représenté, sert de support aux deux plaques constituant l'écran et de logement à ses différents organes d'asservissement. Ce cadre peut éventuellement recevoir les éléments composants du récepteur transistorisé, ainsi que le ou les haut-parleurs. Lorsque le sélecteur permettant la synthèse relief est supprimé et l'écran utilisé seulement comme visualisateur d'informations polychromes, l'épaisseur de la plaque avant transparente peut être réduite à 5 mm environ. Bien qu'un vide presque total soit fait à l'intérieur des cannelures au moment de la charge en gaz ionisé, l'effet de la pression atmosphérique sur la grande surface de la plaque avant est compensée par une même pression agissant sur la plaque arrière, les portées triangulaires 6 entre cannelures sont prévues à cet effet, en conséquence cet écran peut être de grandes dimensions. La face arrière de la plaque isolante 8 sert de support à la matrice de commutation des bandes de phosphors ainsi qu'aux dispositifs de répartition de la vidéofréquence aux fils verticaux. Ces dispositifs sont réalisés sous forme de circuits intégrés constitués de couches superposées : conductrices, semi-conductrices, isolantes, résistantes ou capacitives déposées suivant des techniques connues. Le relief étant seulement conditionné par la présence du sélecteur, les descriptions qui suivent ne concernent donc que la restitution de la couleur, les différents modes d'asservissement décrits ne sont donnés qu > à titre d'exemples nullement limitatifs. Pour simplification les schémas sont représentés et leur fonctionnement expliqué avec des commutateurs rotatifs électromécaniques, les dispositifs électroniques d'asservissement préconisés sont décrits plus loin. La figure 2 correspond au schéma très simplifié d'un tel visualisateur utilisé comme traducteur d'image pour une réception séquentielle des trois couleurs, le nombre de bandes de phosphors 31 - 3n étant égal au nombre de lignes transmises en vidéofréquence. Pour un standard 625 lignes, si on table par exemple sur 600 lignes transmises en vidéofréquence, 11 écran comportera 200 triplets aux couleurs alternées (R), (B), (V). L'image est définie en une seule trame, les bandes de phosphors conductrices reliées aux contacts périphériques du commutateur rotatif CR1 sont mises à la masse l'une après l'autre, pour la durée d'un balayage ligne, grâce à un curseur tournant, entrainé par un petit moteur synchrone effectuant un tour complet en 40 ms, l'écart angulaire trT entre le contact n" 600 et le contact n" 1 correspond au temps du "retour trame", temps pendant lequel la vidéofréquence n'est pas transmise et la trame supprimée. Lorsque l'image est définie en deux trames intercalées, la commutation est faite une ligne sur deux, le commutateur comporte deux galettes superposées de 300 contacts chacune et les deux curseurs sont branchés l'un après l'autre pour un tour complet au rythme des signaux de synchronisation "retour trame" ctest-à-dire 20 ms. Les bandes de phosphors sont en outre reliées par l'inter médiaire de résistances fixes r1 - r à une source de tension n continue inverse (Vp) pour éviter leur illumination intempestive, la mise à la masse d'une bande supprime cette tension et permet de se rapprocher du seuil d'apparition de l'électroluminescence des phosphors. Les signaux vidéofréquence (Vd - R), (Vd - B), (Vd - V) correspondant chacun à une ligne, venant du récepteur, sont appliqués sur la barre distributrice B1 et répartis sur l'ensemble des fils verticaux 91-9n par l'intermédiaire des éléments capacitifs c1-cn Un signal impulsionnel (Vb) provenant également du récepteur et ayant pour origine le signal rectangulaire de synchronisation "retour ligne" est appliqué à l'entrée d'une ligne à retard LRB à éléments multiples el - e et est ainsi transféré vers les fils verticaux qui n y sont raccordés.Ce signal est amplifié dans le récepteur de sorte que sa tension corresponde au seuil d'apparition de l'électroluminescence des phosphors, il parvient successivement à chacun de ces fils en un même temps que ltinformalLion vidéofréquence correspondante est reçue lors de la définition ligne. La durée de ce signal est égale ou légèrement supérieure an temps de définition d'un point image, son temps de transfert par 1LRB est égal à la durée de définition d'une ligne moins son temps de retour, temps pendant lequel la vidéofréquence n'est pas transmise. La modulation vidéofréquence d'une ligne correspondant à 11analyse du sujet par la caméra de prise de vues au travers d'un filtre de sélection pour une couleur donnée, sera aiguillée à la réception sur une bande de phosphor de l'écran permettant de recomposer cette même couleur. L'ordre d'alternance des couleurs doit être le même à la prise de vue et à la réception. Le départ de la commutation "lignes" est conditionné par le signal de synchronisation 'retour traTnetv suivi le cas échéant des signaux rectangulaires de positionnement sur une couleur, l'alternance des couleurs se fait ensuite automatiquement grâce aux signaux de synchronisation "retour ligne" comme pour la télévision en noir et blanc. La définition d'un point image est obtenue sur une bande de phosphors 3j mise à la masse en intersection grec un fil vertical 9j sur lequel est appliquée la vidéofréquence figure 3. La commutation séquentielle des bandes de phosphors et le transfert du signal impulsionnel (Vb) permettent d'obtenir un balayage orthogonal de l'écran identique à celui du faisceau d'explaration du tube analyseur équipant la caméra de prise de vues ou à celui du spot balayant l'écran d'un tube image de réception. En fonctionnement: chaque cannelure avec sa bande de phosphor correspond à un petit tube contenant le gaz ionisé et permet de traduire autant de points lumineux sur toute ea longueur qu'il y a de fils verticaux en intersection. Lorsqu'une bande de phosphor est mise à la masse, la tension inverse (Vp) étant supprimée et que le seuil d'apparition de 1'électroluminescence (Vlb) du phosphor est atteint, la tension du signal vidéo fréquence (Vd) seule est suffisante pour provoquer l'illumination deux point celle-ci étant variable en fonction de l'amplitude de ce signal, qui peut être amplifié le cas échéant. ke diagramme figure 4 fait ressortir les différentes tensions requises pour la définition d'un point image La décharge autonome produite entre les électrodes très rapprochées en intersection et au travers du gaz ionisé basse pression permet d'obtenir l'électroluminescence ultraviolette de ce gaz correspondant à une raie de 253, 7 mode h longueur d'onde qui sert à exciter la luminescence des poudres choisies pour recomposer les couleurs, par exemple -Vanadate d'yttrium activé à l'europium ou phosphate de zinc activé au manganèse pour le rouge, - Silicate de zinc activé au manganèse ou sulfure de zinc et de cadmium pour le vert, - Sulfure de de zinc pour le bleu, dont les répartitions spectrales sont centrées sur 662 mr pour le rouge, 512 mjr pour le vert et 446 mjr pour le bleu. La réponse en intensité lumineuse des phosphors étant conditionnée par la distance entre électrodes et la concentration du gaz ionisé, il est possible de réaliser des cannelures de profondeurs différentes suivant la composition des poudres employées pour obtenir une réponse correcte des couleurs, sans avoir à changer le niveau de transmission ou d'amplification à la réception suivant la couleur. La synthèse additive des couleurs est obtenue visuellement par imbrication des lumiphores. Une -couleur pure- est traduite par un phosphor illuminé sur trois, - une couleur complémentaire par deux phosphors sur trois, un blanc par une illumination maximum des phosphors trichromes avec interpénétration des rayons lumineux, un noir par l'extinction de tous les lumiphores. La rémanence de ces phosphors est calculée de sorte qu'il nty ait pas scintillement de l'image à la fréquence trames. La dimension des écrans et par conséquent la largeur des bandes trichromes qui les composent est calculée en fonction de la distance d'observation de sorte que le pouvoir de résolution de l'oeil ne soit pas compromis, on tablera sur la définition ponctuelle de l'oeil qui est d'une minute d'angle. La structure de ce visualisateur dont les électrodes sont accessibles permet de réaliser différentes autres combinaisons d'asservissement, par exemple : les informations vidéofréquence peuvent être appliquées sur chaque bande de phosphor en un même temps qu'est effectuée sa commutation séquentielle, dans ce cas ce sont les fils verticaux qui seront mis à la masse l'un après l'autre à chaque définition ligne. Plusieurs bandes de phosphors peuvent être commutées à la fois soit pour obtenir une linéature plus fine soit pour transposer le mode de traduction séquentielle en simultanée. La figure 5 correspond au schéma très simplifié d'un même écran, mais utilisé pour une traduction simultanée des trois couleurs lorsque les signaux vidéofréquence sont reçus en circuit fermé surtrois voies distinctes : vR - vV - vB. En circuit fermé, le nombre de lignes transmises ne dépen dant pas de la largeur d'un canal hertzien, le nombre de bandes peut être beaucoup plus important que précédemment, il peut par exemple être triplé donc de 1 800 bandes (600 triplets). Si l'image est définie en une seule trame, le commutateur rotatif CR1 effectue la mise à la masse de trois bandes trichromes consécutives avec suppression de la tension inverse (Vp) et ce pour - la durée d'un balayage ligne y compris son temps de retour. Chaque sortie vidéofréquence corre-spondant à une voie couleur, venant du récepteur, est reliée à une barre distributrice distincte, soit en direct pour, soit en passant par-un élément retardateur er 2 pour B2 et er3 pour B3 Ces éléments font intervenir lors de la traduction trichrome un retard de propagation égal au temps de définition d'un point image pour I'informatioa- couleur distribuée par B2 et de deux points: zonage pour celle distribuée par B3. Chaque fil vertical de la grille de définition est relié-à une armature d'un élément capacitif, l'autre armature de ce même élément est reliée à une des barres dIstributrices, chaque fil vertical peut donc recevoir une information couleur et former son point image sur la barre de phosphor de couleur correspondante, sous condition qutil soit isolé à ses intersections avec les autres bandes de phosphors de couleurs différentes, figure 6. Un même dispositif que celui de la figure 2 permet de transférer vers chacun de ces fils verticaux un signal de base électro luminescence (tub) par l'intermédiaire des éléments bobinés el - e n de la ligne à retard LRB. La durée de ce signal doit être égale ou légèrement supérieure au temps de définition de trois points image successifs, comme représenté figure 7. La traduction trichrome sur un triplet horizontal figure 6 se présente alors sous la forme de trois points légèrement décalés, transférés sur tous les fils verticaux en allant de gauche vers la droite de écran sur le schéma. Le diagramme de - la figure 7 fait ressortir les différentes tensions requises pour obtenir simultanément l'électroluminescence de trois points sur trois bandes de phosphors de couleurs différentes, mises à la masse. La commutation des lignes peut se faire également en deux trames intercalées en sautant une ligne sur deux, les autres conditions de fonctionnement restent -inchangées. Le- schéma de la figure 5 reste valable pour une traduction simultanée des trois couleurs lorsque les signaux sont transmis par voie hertzienne et que le signal complexe arrivant au récepteur comporte en plus des informations de chrominance I et Q une infor matin de luminance Y. (Procédés NTSC et PAL). Après décodage, les informations de chrominance (R), (V), (B) sont appliquées sur les barres distributrices B1 - B2 - B3 spécialisées chacune pour une couleur. Le même schéma figure 5 peut également être utilisé pour une traduction simultanée des trois couleurs lorsque les signaux arrivant au récepteur sont séquentiels pour deux couleurs : (R) et (B). Le signal composite comporte alors en plus des Informations de chrominance R - Y et B - Y l'information de luminance Y qui permet d'élaborer la couleur V non transmise. Après décodage ces iniEor- mations de chrominance sortant de la matrice sont appliquées sur les barres distributrices. Les dispositifs de transposition des signaux séquentiels en simultanés composés du permutateur et de la ligne à retard restent inchangés dans le récepteur. Lorsque l'information de luminance Y est reçue séparément comme c'est le cas pour les procédés NTSC, PAL et SECAM, le signal modulé en amplitude sera appliqué à I1 entrée de la ligne à retard LRB en lieu et place du signal rectangulaire (mo) ou conjointement avec celui-ci afin de maintenir le seuil d'électrolurninescence. Tout en conservant le mode d'enregistrement et de transmises sion propre à chaque procédé de télévision en couleur, il existe de multiples possibilités pour la traduction de l'image télévisée qui peut être recomposée par différentes configurations de la trame trichrome ; ces configurations résultent du principe adopté pour la sélection et la commutation des bandes de phosphors. Suivant que l'on désire obtenir une bonne définition de l'image ou un écran de grandes dimensions, le nombre de bandes trichromes devra être calculé en conséquence. Pour obtenir sur grand écran une plus fine linéature de la trame trichrome, plusieurs bandes de phosphor d'une même couleur mais très proches les unes des autres peuvent être commutées en un même temps, ce qui permet de doubler ou même tripler le nombre des bandes et par suite de satisfaire l'oeil La transposition d'un procédé séquentiel en simultané, en utilisant des lignes à retard, permet également de tripler le nombre des bandes. En commutation, il est possible de sauter une ou plusieurs lignes devant être définies à la trame suivante, de revenir en arrière, ou de définir plusieurs fois de suite une même couleur. On peut également doubler le nombre de bandes de phosphoe?s en réalisant un dispositif de commutation permettant de traduire l'image en deux fois deux trames successives imbriquées, une première image étant recomposée sur les trames 1 et 3 et une seconde sur les trames 2 et 4, les deux images se trouvent alors décalées bune ligne et il n'y a pas d'effet de défilement trame. Toutes ces commutations doivent être effectuées hors des temps de modulation vidéofréquence, donc pendent les "retours lignes La définition verticale doit être sensiblement égale a la défi- nition horizontale et celle-ci correspond au nombre de fils verticaux de la grille et au mode de répartition de la vidéofréquence sur ces fils, ainsi figure 5 la définition horizontale pour chaque couleur ne correspond qu'au tiers du nombre de fils. La figure 8 donne un exemple d'asservissement pour un visualisateur destiné à traduire l'image télévisée, émise suivant le procédé SECAM, sur un écran de dimensions moyennes. L'écran est composé de 1 800 bandes de phosphors (600 triplets). L'image est recomposée en deux trames intercalées dont la commande inversion trame est effectuée par la bascule CIT et la sélection par des- registres à décalage CLî ou CL2. La commutation est opérée par groupe de six bandes en réservant les bandes inter- calvaires qui seront commutées à Ia trame suivante, chaque couleur est ainsi traduite sur deux bandes différentes espacées de cinq autres bandes. En se référant au schéma, la commutation est opérée trame 1 (numéros impairs) ligne 3, la réception en cet instant donné correspond à la chrominance (R) transmise en direct, cependant que l'information (V) élaborée par la matrice du récepteur est traduite en un même temps mais avec décalage d'un point image et que l'information (B) mémoire déjà traduite à la ligne précédente et issue de la ligne à retard LR est définie de nouveau avec un décalage de deux points image. La figure 9 correspond au schéma d'asservissement d'un visualisateur destiné à traduire une image de télévision en couleur et en relief enregistrée suivant le procédé TVCR. La transmission étant séquentielle de lignes et de couleurs la solution la plus simple est de recomposer l'image de la même manière, c'est-à-dire que le nombre de bandes de phosphors est égal au nombre de lignes transmises en vidéofréquence. L'effet sélectif de la trame lenticulaire de relief réduisant dans de fortes proportions la définition horizontale, il n'y a pas lieu de rechercher une définition verticale supérieure.Cependant cette définition horizontale étant conditionnée par l'espacement entre fils verticaux, sur un grand écran ceux-ci peuvent être plus nombreux et du fait que les bandes sont commutées l'une après l'autre chacun de ces fils verticaux est actif et permet la définition d'un point image quelle que soit la couleur de la bande de phosphor mise à la masse. Le schéma figure 9 correspond i un écran d'une dimension moyenne et en conséquence il est préférable de commuter à Ia fois deux bandes de phosphor de même couleur. A titre d'exemple de réalisation d'un tel écran, en tablant sur une grille de définition composée de 1 200 fils verticaux de = 0,1 mm escapés d'axe en axe de 1 mm, la largeur de la partie utile de l'écran serait de 1, 20 m, le rapport hauteur/largeur de l'image télévisée étant de 3/4, la hauteur de l'écran serait alors de 0, 90 m. Si la trame trichrome est composée de i 200 la largeur d'une cannelure y compris la partie triangulaire de sépa ration serait de O, 90/1200 = O, 75 mm et en décomptant cette partie triangulaire de û, 50 mm pour une profondeur de 0, 30 mm environ. Le nombre de lentilles verticales composant le sélecteur lenti claire étant par exemple de 120, la largeur d'un élément semi cylindrique vertical serait de 10 mm et correspondrait à 10 fils verticaux de la grille. La trame trichrome se trouvant positionnée sur la focale commune de ces éléments, l'épaisseur de la plaque transparente avant serait de 12 mm environ. Pour d'autres dimensions d'écrans ces rapports seront conservés. La matrice de commutation destinée à assurer la mise à la masse des bandes de phosphors de ce même écran est également décrite i titre d'exemple de réalisation, d'autres versions étant possibles. Les circuits intégrés qui doivent permettre d'effectuer les différentes opérations représentées schématiquement figure 9 sont réalisés sur deux plaquettes isolantes fixées sur la face arrière de la plaque 8 et aux deux extrémités de 11 écran. Chacune de ces plaquettes, qui doit assurer un balayage trame, mesure environ 12 cm de largeur, sa longueur est égale à la hauteur de ltecran, ce qui permet de raccorder les fils souples 71- 'In prolongeant les bandes de phosphors sur des plots correspondants placés en face et à intervalles réguliers. Deux fils provenant de deux bandes de phosphor de même couleur mais espacées de deux autres bandes de couleurs différentes seront reliés sur un même plot. Les 300 plots d'une plaquette sont prolongés par un réseau de fils horizontaux réalisé en circuit imprimé et mesurant environ 10 cm de longueur. Après dépôt dtune couche isolante, un second réseau dont les fils sont verticaux est superposé au premier. 8i on effectue, pour chaque trame, une division en 20 groupes de 15 fils chacun, le second réseau sera composé également de 15 fils verticaux permettant de strapper, aux intersections avec les fils des groupes, tous les fils horizontaux ayant un même numéro d'ordre de 1 à 15 dans chaque groupe sur un fil vertical de même numero. I1 est possible de la sorte d'établir une présélection par groupe, puis une sélection fine par ligne, en registre à décalage et en utilisant des bascules traitées en circuits intégrés qui permettent en plus de la mise à la masse des bandes de phosphors la suppression de la tension (Vp) appliquée à celles-ci par l'inter- médiaire de couches résistives. Une seconde plaquette symétrique à celle décrite et placée à l'autre extrémité de l'écran assure des fonctions identiques pour l'autre trame. Une bascule commandée par les signaux "retours trames du récepteur permet le passage d'une trame à l'autre. Les éléments capacitifs cl - c n correspondant aux fils ver ticaux 9l - 9 par rapport à la barre distributrice Bt pourraient n être traités de la même manière sous. forme d'une grille dont les éléments en intersection seraient isolés par un vernis diélectrique HF. Les éléments bobinés el - e n de la ligne a retard LRB peuvent également être réalisés en circuits imprimés, l'épaisseur du support sur lequel est tracée une spirale doit alors correspondre à l'écartement d'axe en axe entre deux fils verticaux de sorte que tous les fils de la grille de définition puissent se raccorder directe- ment sur les points de sortie de l'empilage constituant LRB. La structure de ce visualisateur, qui peut être réalisé en toutes dimensions, avec ou sans le sélecteur lenticulaire, permet de multiples possibilités d'adaptations aux procédés de télévision connus grâce à ses électrodes accessibles. Il permet de remplacer les tubes images couleur avec la possibilité de vision en relief, en cinéma il remplace l'écran de projection sans nécessiter de recul. Relié par câble à une caméra de prise de vues il permet en télévision industrielle la vision en direct, relié à un magnétoscope il permet en différé le cinéma et ses dérivés : enseignement audiovisuel, publicité, etc. Relié à un ou plusieurs claviers de transmission de données, à un programmateur, à un ordinateur, il permet avec codage adéquat: l'affichage alpha-numérique, la présentation de graphiques, la localisation par vecteurs avec représentations polychromes et en trois dimensions. n peut sous certaines conditions de prise de vue et de transmission traduire le relief stéréoscopique, soit en direct par vues imbriquées sur l'écran, soit en utilisant des lorgnons à verres bicolores, les deux images du couple stéréoscopique étant dans ce cas recomposées sur l'écran en couleurs complémentaires. Différentes versions de la structure de l'écran sont possibles tout en conservant l'essentiel de 11 invention qui consiste à provoquer l'électroluminescence d'une substance placée dans un gaz ionisé en la soumettant à l'action d'un champ électrique. Le visualisateur peut être réalisé sous forme de deux plaques accolées, ce qui permet d'escamoter le cas éciLéant le sélecteur de relief et de n'utiliser que l'écran trichrome. Les cannelures rectilignes horizontales pouvant être remplacée s par des alvéoles de formes : ronde, carrée ou hexagonale, imbriqués. n est également possible de teinter les parois des cannelures ou alvéoles par des vernis de couleurs primaires : (R), (B), (V), une seule composition de poudre électroluminescente émettant un rayonnement blanc, telle que le sulfure de zinc permet alors d'obtenir une réponse trichrome de l'écran. Plus simplement encore, les parois des cannelures ou des alvéoles n'étant pas teintées mais enduites d'une substance émettant un rayonnement blanc, l'écran peut être utilisé pour la traduction des images en noir et blanc. REVENDICATIONS / Ecran électroluminescent permettant de visualiser les image s de télévision en couleur et le cas échéant en relief, dans lequel, le sélecteur lenticulaire de relief est à éléments semi - cylindriques verticaux par rapport à une trame lignée trichrome horizontale, réalisée sous forme de fines cannelures contenant un gaz ionisé et des dépôts de phosphors en couches minces rendues conductrices : le nombre de cannelures est égal au nombre de lignes transmises en vidéofréquence ou multiple de ce nombre une grille de définition complète cet ensemble.On utilise la propriété d'un gaz rare, tel que l'argon, soumis à l'action d'un champ électrique, de s'ioniser et de provoquer l'électroluminescence de certaines substances, qui émettent alors selon leur composition un rayonnement monochrome visible dont le rendement lumineux varie en fonction de ltintensité du champ électrique, ledit champ ayant pour origine les informations vidéofréquences provenant du récepteur de télévision et leur répartition sur l'écran correspond à un balayage orthogonal. Le sélecteur de relief étant supprimé la structure de l'écran trichrome dont les électrodes sont accessibles permet de l'adapter à différents procédés de télévision en couleur séquentiels ou simultanés. Les moyens dpadaptation ne sont pas revendiqués. 2 / Structure partielle d'un écran suivant l , correspondant à un sélecteur de relief, dont le principe est connu et dans lequel les éléments lenticulaires semi-cylindriques à taille convexe sont obtenus par moulage compression ou par fraisage, avec finition optique, dsune plaque de résine acrylique transparente, les parties convexes étant orientées côté spectateurs. 3 / Structure partielle d'un écran suivant 10, correspondant à une trame trichrome, réalisée sous forme de fines cannelures horizontales à section trapézoïdale, obtenues par moulage compression ou fraisage d'une plaque de résine acrylique en réservant entre deux cannelures une section triangulaire servant de séparation et de portée. 4 / Variante de la structure de la trame trichrome suivant 3 , dans laquelle les cannelures sont remplacées par des alvéoles Je formes: ronde, carrée ou hexagonale, disposés en lignes imbri- quées et réunis par des fines cannelures. 5 / Traitement de la trame trichrome réalisée suivant 3 ou +, dans lequel des poudres électroluminescentes permettant de recomposer les trois couleurs primaires sont déposées par sédimentation dans le fond des cannelures ou de alvéoles en alternat ltordre des couleurs, ces dépôts sont rendus conducteurs par mélange avec un sel métallique, par graphitage ou par aluminage et sont prolongés par des connexions souples ;;dans le cas d'alvéoles la continuité galvanique- est assurée entre éléments d'une même ligne et dgune même couleur. 6 / Variante du mode de traitement de la trame trichrome dans lequel les parois des cannelures frapézoidales suivant 3 ou des alvéoles suivant 4 sont teintées par des vernis de couleurs primaires : R, B, V ; une seule composition de poudre électroluminescente émettant une lumière blanche est alors déposée sur ces vernis qui illuminés émettent des rayonnements colorés. 7 / structure partielle d'un écran suivant 1 , correspondant à une grille de définition réalisée sous forme d1un réseau de fils verticaux de faible section, moulés dans une plaque isolante opaque, où tous les fils sont tendus et espacés régulièrement entre eue en affleurant la surface de la plaque isolante qui est orientée côté cannelures de la plaque suivant 3" ; cette grille permet la traduction séquentielle des trois couleurs. 8 / Variante de réalisation de la grille de définition suivant 73, dans laquelle le réseau de fils verticaux est tissé sur une trame de fils isolants horizontaux, de sorte qu'après Imprégnation et moulage de la plaque isolante, un mEme fil affleure la surface toutes les trois cannelures suivant 3 sou toutes les trois rangées d'alvéoles suivant 4 , afin qu'une seule couleur soit traduite sur un alignement vertical ; cette grille permet la traduction simul- tanée des trois couleurs. 9 / Structure partielle d'un écran suivant 1 , dans laquelle le sélecteur de relief suivant 2 est réalisé sur la même plaque transparente avant, que la trame lignée trichrome suivant 3 ; l'épaisseur de ladite plaque étant sensiblement égale à la focale commune des éléments lenticulaires du sélecteur. 10 / Structure partielle d'un écran suivant í , dans laquelle la plaque transparente avant ne comporte que la trame lignée trichrome suivant 3 et que le sélecteur de relief suivant 2 est réalisé sur une seconde plaque transparente qui peut être positionnée devant la première, la focale commune des éléments lenticulaires devant correspondre au plan de la trame trichrome, le sélecteur de relief pouvant être positionné ou escamoté de devant l'écran manuellement ou par des moyens mécaniques. 110/ Structure dpensemble d'un écran suivant 1 , dans laquelle la plaque avant suivant 9 ou 100 et comportant la trame lignée trichrome suivant 3 , qui est réalisée par traitement suivant 5 ou6 , est assemblée avec une plaque isolante de même dimension et ayant un même coefficient de dilatation, ladite plaque comportant un réseau de définition suivant 7". Les deux plaques sont soudées hermétiquement par leurs bords, le vide est fait à l'intérieur des cannelures et un gaz ionisable y est Injecté à basse pression par l'intermédiaire de deux vannes à fermeture hermétique et de deux rainures verticales qui réunissent entre elles toutes les cannelures horizontales. 12 / Ecran électroluminescent suivant lP permettant de visualiser les images de télévision en couleur et en relief continu, enregistrées en interposant à la prise de vue entre le sujet et la caméra, une trame horizontale de sélection des couleurs et une trame verticale d'analyse du relief ; le nombre de bandes filtres de sélection étant égal au nombre de lignes émises en vidéofréquence et le nombre d'éléments lenticulaires étant identique pour la trame d'analyse et le sélecteur de l'écran. 13 / Ecran électroluminescent suivant 11 permettant de visualiser les images de télévision en couleur et en relief stéréo- scopique, caractérisé en ce que les deux images du couple imbri- quées sur la trame trichrome sont observées au travers du sélecteur lenticulaire sous un angle visuel différent correspondant à l'écart oculaire. 14 / Ecran électroluminescent suivant 11 mais ne comportant pas de sélecteur de relief, celu-ci étant supprime à la fabrication ou escamoté au momemt de l'examen; cet écran peremet de visualiser les images de télévision en couleur résultant- d'une transmission séquentielle lorsqu'il est équipé d'un réseau suivant 7 ; équipé d'un réseau suivant 8 il permet la traduction simultanée des couleurs, la trasmission étant faite sur trois voies séparées; ou encore cette traduction simultanée résultant d'une transposition, par des lignes à retard, d'une transmission séquentielle. 15 / Ecran électoluminescent suivant 14 permettant de visualiser en couleur des images cinématographiques enregistrées en direct avec une caméra de télévision, ou en différé par lecture d'un enregistrement magnétique. 16 / Ecran électroluminescent suivant 14 permettant la présentation en couleur des données graphiques ou l'affichange alphanumérique résultant d'informations codées.