La présente invention concerne une fraise dentaire destinée non seulement à la taille des dents, mais également au curetage rotatif des gencives. On sait que, lors des soins dentaires, il est courant d'utiliser des fraises, entraînées en rotation rapide, soit pour éliminer des parties de dents non saines, soit pour tailler les dents en vue de leur préparation à recevoir une prothèse. Par ailleurs, on sait que les gencives, même saines, présentent des inflammations et que, si on soumet des gencives saines à un curetage superficiel, la gencive cicatricielle qui en résulte est plus saine et plus résistante. De plus, si l'on effectue un tel curetage gingival en regard de l'emplacement d'une prothèse, la gencive cicatricielle obtenue s'accole beaucoup mieux à cette prothèse, après pose de cette dernière, que ne le ferait une gencive saine non curetée. Aussi, l'objet de l'invention est une fraise permettant d'effectuer un curetage superficiel du versant interne d'une gencive, notamment en regard d'une prothèse. Un autre objet de l'invention est une fraise permettant, à la fois, le curetage gingival et la préparation par taille d'une dent, devant être munie d'une prothèse. Ainsi, le curetage sousgingival peut être effectué pendant la préparation du collet de la dent, se trouvant sous le sillon gingival. A ces fins, selon l'invention, la fraise dentaire destinée au curetage de gencives et/ou à la taille de dents, du type comportant une pointe portant des grains abrasifs et reliée à une tige qui est destinée à venir en prise avec des moyens d'entraînement en rotation, est remarquable en ce que ladite pointe présente la forme d'un obus dont la longueur est comprise entre 3 et 4 mm pour un diamètre maximal de l'ordre de 1 mm, en ce que la granulométrie des grains abrasifs portés par ladite pointe est comprise entre 0,03 et 0,2 mm et en ce que cette pointe est reliée à ladite tige par une partie étranglée dont la longueur est au moins égale à 6 mm. Ainsi, grâce à la longueur de sa pointe effilée, la fraise peut constamment être contrôlée dans sa pénétration sousgingivale, tandis que, gracie à ladite partie étranglée, la vue du champ opératoire est particulièrement dégagée. Afin de s'adapter à tous les travaux, il est possible de prévoir plusieurs sortes de fraises de dimensions semblables, mais avec des grains abrasifs de dimensions différentes. Par exemple, on peut prévoir des fraises avec des grains de l'ordre de 0;O4 mm (MESH 350) et d'autres avec des grains de l'ordre de 0,1 mm (MESH 150). Les figures du dessin annexé feront bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. La figure 1 est une vue agrandie d'une fraise selon l'invention. Les figures 2 et 3 illustrent des modes d'utilisation de la fraise de la figure 1. La fraise selon l'invention, montrée par la figure 1, comporte une tige 1, destinée à être reliée à un dispositif d'entraînement en rotation (non représenté), par exemple une turbine, une pointe 2 et une partie étranglée 3 reliant la tige à la pointe. La pointe 2 présente la forme d'un obus dont la longueur 1 est comprise entre 3 et 4 mm, alors que son diamètre maximal d est au plus de 1 mm. La granulométrie des grains abrasifs portés par la pointe 2 est comprise entre 0,03 et 0,2 mm et la longueur a de la partie étranglée 3 est supérieure à 6 mm. Par exemple, la fraise selon l'invention, pour une longueur totale 1 + a + b égale à 23 mm est telle que la tige 1 a une longueur 1 égale à 12,5 mm, alors que les longueurs a et 1 de la partie étranglée 3 et de la pointe 2 sont respectivement égales à 7 mm et 3,5 mm. Le diamètre maximal d de la pointe 2 peut être égal à 0,9 mm , alors que le diamètre D de la tige 1 est égal à 1,6 mm. Une telle fraise selon l'invention est conçue spécialement pour les préparations sous-gingivales de prothèses fixées. Elle présente une forme générale et des dimensions qui l'adapte particulièrement au travail du sillon gingivodentaire. Elle peut chanfreiner la limite cervicale établie (épaulement, congé, etc....) , tout en réalisant un curetage du versant gingival du sulcus. Ce curetage sous-gingival assainit la gencive marginale ; il est cause d'une gencive cicatricielle particulièrement saine et s'accolant au mieux à la prothèse. On remarquera de plus que le curetage superficiel de la gencive constitue également une préparation à l'empreinte. Sur la figure 2, on a illustré la réalisation sur une dent 4 d'un épaulement chanfreiné 5, pour la pose d'une couronne. Pendant la réalisation du chanfrein 5, la partie la plus effilée 2a de la pointe 2 se trouve sous la gencive 6, pour opérer un curetage du versant intérieur 7 de celle-ci. Grâce à la partie étranglée 3, la vue du champ opératoire est particulièrement dégagée. Sur la figure 3, on a montré la réalisation d'un chanfrein pour préparation corono-radiculaire (type Richmond). REVEND I CATI ON Fraise dentaire destinée au curetage de gencives et/ou à la taille de dents, du type comportant une pointe portant des grains abrasifs et reliée à une-tige qui est destinée à venir en prise avec des moyens d'entraînement en rotation, caractérisée en ce que ladite pointe présente la forme d'un obus dont la longueur est comprise entre 3 et 4 mm pour un diamètre maximal de l'ordre de 1 mm, en ce que la granulométrie des grains abrasifs portés par ladite pointe est comprise entre 0,03 et 0,2 mm et en ce que cette pointe est reliée à ladite tige par une partie étranglée dont la longueur est au moins égale à 6 mm.