La présente invention concerne, comme l'indique le titre du présent Mémoire Descriptif, une pince à che- veux qui a été conçue de façon à être le plus simple pos- sible. Comme on le sait, les pinces à cheveux consti- tuent l'un des accessoires les plus employés en coiffure car elles interviennent de façon inéluctable dans la con- fection de toutes sortes de coiffures et durant le temps nécessaire pour que les cheveux prennent la forme désirée. De par leur emploi, les pinces sont soumises à une détérioration rapide, en raison surtout de l'action des teintures et produits de fixation pour les cheveux, ce qui fait que l'on est obligé de les jeter après les avoir utilisées durant un temps relativement assez court. Généralement, les pinces à cheveux sont cons- tituées à partir de deux pièces articulées entre elles, dont les branches se juxtaposent avec une pression appro- priée grâce à un ressort. Ce genre de pinces, le plus communément employé actuellement, exige la fabrication de trois pièces au minimum, l'une d'entre elles étant constituée par le res- sort cité -plus haut alors que les deux autres, symétri- ques ou non, constituent les bras ou branches qui forment la pince proprement.dite. D'un autre cÈté, l'obtention d'une pince à partir de ces trois pièces exige une opé- ration de montage qui augmente considérablement le prix du produit. Dans le but d'essayer de réduire le prix, le brevet espagnol nO 33 238 décrit une pince à cheveux fabriquée à partir d'une pièce en acier ou matériau si- milaire, estampée de façon à obtenir à chacune de ses extrémités tume double pointe qui-est recourbée vers son milieu de façon que l'une de ces doubles pointes soit introduite entre la double pointe correspondante de l'au- tre extrémité afin que, grâce à l'élasticité du matériau employé, ces pointes soient obligées de se maintenir en contact en faisant pression-l'une sur l'autre. le pliage de la pince consiste en une courbure sous forme de pont et un repli, ce pont constituant l'en- droit de l'épingle o il faut appuyer pour obtenir la séparation de ses deux extrémités et pouvoir introduire entre elles la mèche de cheveux. L'une des doubles pointes est plus courte et plus étroite que l'autre, de façon à présenter une par- tie initiale qui est introduite entre les deux pointes de l'autre partie, restant ainsi en dessous de cette der- nière et ayant tendance à se chevaucher, définissant ainsi l'effet de pince. Il a été démontré que ce type de pinces, de par sa constitution même, est fragile, et que, d'un autre côté, leur montage exige l'intervention humaine, facteurs qui, conjugués, ont donné lieu à ce que cette pince n'ait pas eu de succès sur le marché. Si l'on procède à une analyse comparative entre ce dernier type de pince et les pinces conventionnelles, constituées à partir de deux parties articulées avec in- terposition d'un ressort, on observe tout de suite que la pince monopièce est beaucoup moins chère et que l'ob- tention d'une pince à cheveux à partir d'une pièce estam- pée constitue sans aucun doute un produit avantageux pour le marché. l'invention est donc centrée sur une pince à cheveux qui, constituée par un corps monopièce obtenu par estampage à partir d'une bande souple, de préférence métallique, et avec un développement à plat, présente la particularité qui consiste en ce qu'elle est constituée par une zone centrale et deux bras égaux lesquels, entre leur extrémité et la zone centrale, présentent une en- taille prévue sur les bords opposés. la zone centrale est recourbée en son milieu selon un arc plus petit qu'un quart de cercle, et les bords des entailles sont alignés sur des replis formés en sens opposé définissant sur les bras une divergence en direction des extrémités libres, et l'effet de pince est obtenu lorsque ces entailles des deux bras sont mon- tées l'une sur l'autre, en s'entrecroisant et en se che- vauchant sur l'autre face. Les entailles prévues sur les bords opposés des bras présentent une profondeur égale à la moitié de la largeur des bras, de façon à ce que, une-fois entre- croisés, chacun des bords soit en contact. Ces caractéristiques permettent d'obtenir une pince à cheveux qui n'exige pratiquement aucune manufac- turation et qui, réalisée à partir de matériaux de grande qualité, comme par exemple des bandes d'acier inoxydable, fait avantageusement concurrence aux pinces convention- nelles et présente une qualité de service supérieure. D'autres caractéristiques et avantages de l'in- vention seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre d'un exemple de réalisation et en se réfé- rant aux dessins annexés, dans lesquels: La figure 1 représente une vue en plan de la pince à cheveux proposée, selon un dévebppement à plat-. La figure 2 représente une vue en perspective de la pince une fois recourbée et telle que conformée à la sortie de l'emporte-pièce. La figure 3 représente finalement une vue en perspective de la pince, parfaitement terminée et prête à l'emploi. D'après ces figures, on peut voir que la pince est constituée par un corps laminaire monopièce, le ma- tériau utilisé pour l'obtention de cette pince étant de préférence disposé en cerceau, ce qui facilite l'alimen- tation en régime continu d'une presse automatique dotée d'une matrice progressive selon laquelle la pince prend sa forme et se recourbe jusqu'à obtenir la configuration représentée dans la figure 2, cette pince étant pourvue de deux bras égaux 1, de deux entailles 2 disposées sur les bords opposés, d'une ligne de repli transversale 3, en correspondance avec sa partie médiane et en formant un angle plus petit qu'un quart de cercle, de deux replis 4 en correspondance avec les bords les plus proches ou internes des entailles 2 et orientés dans le même sens que la courbure moyenne 3 et de deux autres replis 5 dis- posés en correspondance avec les bords externes ou oppo- sés des entailles 2 et en correspondance avec la zone de départ des bras 1, ces replis étant orientés dans le sens opposé aux précédents et de façon à former une di- vergence accusée des bras, comme on peut le voir dans la figure 2. Les pinces ainsi constituées, une fois dégrais- sées et sans qu'il soit besoin d'effectuer aucune autre opération mécanique, vont à l'emballage o elles seront empaquetées et deviendront prêtes à être livrées sur le marché. Il a été prévu que l'opération de montage soit réalisée par l'utilisateur lui-même et facilitée par de simples indications portées sur la boîte d'emballage, ce qui permet ainsi d'éliminer une opération industrielle dont le prix aurait une influence considérable sur le prix de vente. Ainsi donc, la pièce se commercialisera sous la forme représentée à la figure 2, et l'utilisateur devra procéder au croisement des bras 1 pour obtenir la pince prête à l'emploi représentée dans la figure 3. Il convient finalement d'observer que l'opéra- tion d'estampage et d'emboutissage en cycle continu pré- sente de grands avantages économiques et que la bande de métal utilisée est plus économique que les formats en feuilles, l'opération s'en trouvant simplifiée et le prix du produit réduit. Bien entendu, diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art aux dispositifs ou procédés qui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemple non limitatif, sans sortir du cadre de l'in- vention. REVENDICATIONS 1. Pince à cheveux perfectionnée, constituée par un monocorps obtenu par estampage d'une bande souple, de préférence métallique, à partir d'un développement à plat, et caractérisée essentiellement en ce qu'elle est formée par une zone centrale (3) et deux bras égaux (1), lesquels, entre le départ de la zone centrale et cette même zone centrale, présentent des entailles (2) prévues sur les bords opposés, la zone centrale (3) étant recour- bée en son milieu en formant un arc plus petit qu'un quart de cercle, alors que les bords des entailles (2) sont alignés avec des replis (4, 5) en sens opposé qui définissent sur les bras (1) une divergence en direction des extrémités, ce qui détermine l'effet de pince lorsque les entailles (2) sont montées l'une sur l'autre, en s'entrecroisant et en se chevauchant par derrière. 2. Pince à cheveux perfectionnée, selon la revendication précédente, caractérisée essentiellement en ce que les entailles prévues sur les bords opposés des bras ont une profondeur égale à la moitié de la lar- geur de ces bras, de façon à ce qu'une fois entrecroisés ils présentent un même contour.