L'invention concerne un appareil pour le dosage pondéral de mélange en quantité et en proportions variables. D'une manière générale on sait qu'il existe des appareils qut permettent de réaliser ces préparations, lorsqu'il s'agit de mélanges liquides et de formules données en volume. Par contre,lorsque les formules sont pondérales, il n'existe que des balances courantes. Dans ce dernier cas ,on part d'une formule de base établie pour une quantité de référence de produit mélangé, et il est ensuite nécessaire, pour la quantité voulue, de multiplier le poids de chacun des composants mentionnés dans cette formule par le rapport entre la quantité voulue et la quantité de référence du mélange. Il est donc bien clair que cette méthode présente l'inconvénient être suette à de multiples erreurs selon les capacités du manipulateur. Pour éviter ces inconvénients, plutôt que de fournir une seule formule de base, on a réalisé des tableaux à lignes et à colonnes dans lesquels figure le poids des constituants correspondant à des Quantités de mélange différentes. Dès lors, pour une quantité de mélange désirée, par exemple pour une quantité désirée de peinture ayant une teinte déterminée , l'utilisateur n'a plus qu'à employer les quantités de constituants inscrites,selon le cas, sur la meme ligne ou sur la meme colonne. Toutefois l'inconvénient de ce procédé consiste en ce que, lorsque le nombre de teintes est très important, souvent plusieurs milliers, ce qui est le cas lorsqu'on veut obtenir des teintes à partir d'une pluralité de colorants de base, il est nécessaire de prévoir des formulaires volumineux et encombrants, par ailleurs très onéreux, puisqu'il faut avoir un nombre de formules égal au nombre de teintesmultiplié par le nombre de quantités différentes de mélange que iton veut préparer. L'invention a pour but de supprimer tous ces inconvénients. Elle propose à cet effet un appareil pour le dosage de mélanges pondéraux qui permet, à l'aide d'une seule formule, établie en parties, par dosage cumulé des composants dans un ordre donné de leur incorporation, de réaliser, sans nécessiter de calcul, des mélanges ayant une teneur donnée et pour des quantités de mélange variables. L'idée inventive de la présente invention est basée sur le fait qu'il est plus simple, pour effectuer un dosage pondéral, de raisonner en parties de mélange plutôt que de raisonner en poids. Pour mieux mettre en évidence la différence qui existe entre ces deux types de raisonnement, on décrira l'exemple suivant Supposons que l'on ait à réaliser un kilogramme de mélange répondant à la formule pondérale ci-après 100 grammes de produit À I707 grammes de produit B 95 grammes de produit C 83 grammes de produit D 15 grammes de produit E Cette formule peut s'écrire, en parties , de façon équivalente, 100 parties de produit À 707 parties de produit B Il 95 parties de produit C parties de produit D 15 parties de produit E en considérant qu'une partie équivaut à 1 gramme et que le mélange total équivaut à 1000 partie s. Supposons maintenant que l'on ait à réaliser 4 kg de mélange présentant la même teneur que précédemment. La formule pondérale s'écrit alors 00 grammes de produit À 2828 grammes de produit B 380-grammes de produit C 332 grammes de produit D 60 grammes de produit E Par contre, la formule en parties reste indentique à la formule II, en considérant qu'une partie équivaut, dans ce cas, à 4 grammes. L'invention tire avantageusement partie de cette propriété. En conséquence, l'appareil pour le dosage pondéral de mélanges, selon l'invention, se compose essentiellement d'une balance romaine comportant au moins un fléau-sur lequel se déplace un curseur associé à un poids, ledit fléau comprenant plusieurs séries longitudinales de graduations, correspondant avec diverses positions du curseur, chacune desdites séries de graduations étant étalonnées en parties d'une quantité déterminée de mélange,et un dispositif permettant de lire directement, en vue d'effectuer le dosage dl une quantité de mélange donnée, la série de graduations correspondant à ladite quantité. Selon une caractéristique de l'invention, pour permettre d'obtenir des dosages plus fins, l'appareil comprend au moins deux fléaux sur chacun desquels se déplace un curseur; chacun des fléaux comporte plusieurs séries de graduations correspondant chacune à une quantité de mélange distincte, et les séries de graduations de chacun des fléaux successifs étant étalonnées en parties du mélange, les unes, à une échelle donnée, et les autres à des échelles multiples , en nombres entiers ou fractionnaires, et un système permettant de ne lire directement, en vue d'effectuer le dosage d'une quantité de mélange donnée, que les échelles de chacun des fléaux respectifs correspondant à ladite quantité. Dans le cas où la balance ne comprend par exemple que deux fléaux, l'un des fléaux permet de faire une approche en affichant, par exemple, seulement les centaines de nombre de parties de la formule utilisée, et l'autre fléau sert à l'affichage des dizaines et des unités. Selon une autre caractéristique de l'invention, l'appareil comprend au moins deux fléaux comportant une série longitudinale de crans transversaux pour le maintien en position du curseur, ainsi qu'un évidement tubulaire axial, ouvert à l'extérieur par une fente longitudinale, dans lequel est logé un tambour rotatif portant des séries de graduations longitudinales correspondant chacune à uné quantité de mélange déterminée, les tambours desdits fléaux étant couplés mécaniquement, au moyen d'un dispositif de transmission, de manière à ce que la rotation de l'un des > ubo- entratne la rotation des autres, et , en conséquence , que les séries de graduations, apparaissant au travers des fentes de chacun des fléaux, correspondent à une même quantité de mélange, un organe de manoeuvre et d'affichage étant associé à l'un des tambours pour permettre le passage des séries de graduations correspondant à une quantité de mélange à celles correspondant à une autre quantité. Un mode de réalisation de l'invention sera décrit ci-après, à titre d'exemple non limitatif, avec référence aux dessins an nexés zanis lesquels la figure 1 est une représentation schématique permettant de bien mettre en évidence le principe de l'invention La figure 2 est une vue en perspective d'un fléau selon un mode de réalisation de l'invention. La figure 3 est une coupe partielle d'un appareil comprenant trois fléaux dans lesquels les tambours portant les graduations sont couplés mécaniquement ; La figure 4 est une coupe schématique d'un curseur dont on peut modifier le poids. Âvec référence à la figure 1, l'appareil dont on n'a représenté schématiquement que les fléaux, se compose d'une balance romaine à trois fléaux 11, 12, 13, comportant chacun trois séries de graduations longitudinales superposées 14,15,16;17,18,19;21, 22,23 correspondant chacune à une quantité donnée de mélange. Dans l'exemple représentésles fléaux 11,12, et 13 comportent respectivement les séries de graduations 14, 17 et 21, correspondant, par exemple, à un poids de mélange de 1 kg , les séries de graduations 15, 18 et 22 correspondant à un poids de mélange de 2 kg et les séries de graduations 16, 19 et 23 correspondant à un poids de mélange de 4 kg. L'appareil étant conçu pour des formules établies en mille parties, les séries de graduations 14, 15 et 16 du fléau 1 sont étalonnées en centaines de parties, de zéro à mille parties, les séries de graduations 17,18,et 19 du fléau 12 sont étalonnées en dizaines de parties de O à 100 parties, et les séries de graduations 21,22 et 23 du fléau 13 sont étalonnées en parties, de zéro b dix parties.Les fléaux 11,12 et 13 comprend nent une série de crantages 24 servant à retenir en position les curseurs, disposés respectivement au droit des susdites graduations. On notera qu'en raison du rapport des poids de mélange précédemment mentionnés, l'espacement des graduations. 15, 18 et 22 est double de celui des graduations 14, 17 et 21, et l'espacement des graduations 16,19 et 23 est quadruple de celui des graduations 14, 17 et 21. En conséquence il est évident que, si, par exemple,les curseurs sont placés respectivement sur les divisions 200, 80 et 5 des graduations 14, 17 et 21, faisant équilibre à un poidsP,ils feront équilibre à un poids 2P s'ils sont placs sur les divisions 200, 80 et 5 des graduations 15, 18 et 22 et à un poids 4P s'ils sont placés sur les divisions 200, 80 et 5 des graduations 16, 19 et 23. Donc selon le choix des séries de graduations utilisées 14,15, 16;17,18,19;21,22,23,pour un même affichage des curseurs,on aura, au moment de l' équilibre , un poids sur le plateau proportionnel à 1, 20u 4. On notera également, que l'invention permet de passer d'une quantité déterminée de mélange à une autre (ou d'un rapport à un autre) sans pour cela être obligé de retarer la balance, Pour clarifier les figures on a limité à trois le nombre des séries de graduations que comporte chaque fléau) Il est bon de préciser à ce sujet que, d'une part, sur un même fléau, les échelles des graduations peuvent être entre elles dans les rapports 1,2,4 ou autres, le choix étant fait suivant les unités de mesure employées, et, d'autre part toutes les explications sont données avec pour base des formules en mille parties.Il est cependant évident que l'appareil peut être établi pour des formules en un nombre de parties différent, par exemple en mille cinq cents parties. Il est bien entendu que ce nombre peut être beaucoup plus important. D'autre part, les rapports 1,2 et 4,précédement indiqués peuvent être différents et être exprimons en nombres entiers oufractionnaires, ce qui permet de réaliser l'appareil pour des systèmes de mesures autres que le système métrique. En pratique, les fléaux et les curseurs doivent être conçus pour permettre un choix aisé des rapports correspondants aux quantités voulues que lton veut utiliser sans risque d'erreur. L'invention prévoit à cet effet, figures 2 et 3, un dispositif sûr ne permettant la lecture, sur les trois fléaux, que des graduations correspondant à un même rapport (ou une même quantité de mélange désirée), les autres restant cachées. Avec référence aux figures 2 et 3+chaque fléau 11, 12, 13, est constitué par un tube profilé 25 ayant des nervures 26 , 27 pour le guidage du curseur ; la nervure 27 prsente des crans 28 nécessaires pour assurer le positionnement du curseur, comme sur toutes les balances romaines. A l'intérieur du tube 25, est logé un tambour 29 pouvant tourner mais sans possibEité de déplacement axial. Ce tambour porte des séries graduations identiques à celles représentées figure 1, à savoir,pour le fléau 11, les séries de graduations 14, 15, 16pour le fléau 12, les séries de graduations 17, 18, 19, et pour le fléau 13 les séries de graduations 21, 22,-23. Avec référence à la figure 3rles tambours 29 des fléaux 11, 12 et 13 sont rendus solidaires, dans leur mouvement de rotation, par un dispositif de transmission. A cet effet, les tubes 25 sont fixés rigidement à un bEti dont l'extrémité forme un carter 31 fermé par un couvercle 32. Chaque tambour 29 est équipé d'un axe 33 sur lequel est calé un pignon denté. Les trois pignons 34, de même module et possédant le même nombre de dents,engrenent ensem- ble. Un bouton de commande 35,sur lequel sont marquées les différentes positions,est fixez sur une portion de l'axe 33 du fléau supérieur 11 qui dépasse du couvercle 32.En tournant le bouton 35, on fait aussi apparattredans la fente 36 de chaque curseur, la série de graduations correspondant au rapport choisi (ou à la quantité de mélange choisi). On notera que, par suite de la rotation en sens inverse du pignon intermédiaire par rapport aux deux autres, les séries de graduations du tambour 29 correspondant sont placées en sens inverse des deux autres. Pour permettre d'augmenter le nombre des rapports possibles (ou quantités de mélange possibles) qui est limité en raison des dimensions de l'appareil, l'invention prévoit un dispositif-sup- plémentaire. Avec référence à la figure 4, ce dispositif ne fait plus jouer la longueur du bras de levier au bout duquel agit chaque curseur, mais-le poids même de ce curseur 37 qui reçoit une masse -additionnelle 38 multipliant le poids de chacun d'eux dans un rapport identique. Cette masse additionnelle est définie d'une façon très précise et est positionnée très exatement par un couteau 39. Le poids du curseur 37 de chaque réglette est ainsi augmenté en fonction du poids de la masse additionnelle 38. Il est possible de prevoir plusieurs jeux de masse additionnelles 38 identifiés chacun, par exemplespar une couleur, pour éviter de faire des erreurs lors des changements. En utilisant une même série de graduations des fléaux, il est possible de réaliser autant de quantités de mélanges qu'il y aura de jeux différents de masses additionnelles, le nombre total de quantités réalisables se trouvera donc port au nombre de séries de graanations multiplié par le nombre de Jeux de masses additionnelles. On notera enfin que l'invention s'applique, de façon particulièrement avantageuse, à la réalisation de teintes de peinture à partir de coloris de base. REVENDIC ÂT IONS 1.- Appareil pour le dosage pondéral de mélanges, caractérisé en ce qu'il se compose essentiellement d'une balance romaine cos- portant au moins un fléau sur lequel se déplace un curseur associé à un poids, ledit fléau comprenant plusieurs séries longitudinales de graduations, correspondant avec diverses positions du curseur , chacune desdites séries de graduations étant étalonnées en parties d'une quantité déterminée de mélange, et un dispositif permettant de lire directement , en vue d'effectuer le dosage d'une quantité de mélange donnée, la série de graduations correspondant à ladite quantité. 2.- Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que, pour permettre d'obtenir des dosages plus fins, l'appareil comprend au moins deux fléaux sur chacun desquels se déplacent un curseur ; en ce que chacun des fléaux colporte plusieurs séries do graduations correspondant chacune à une quantité de mélange distincte les séries de graduations de chacun des fLéaux successifs étant étalonnées en parties du mélange,les unes à une échelle donnée et les autres à des échelles multiples en nombre entier ou fractionnaires, et en ce qu'il comprend un système permettant de ne lire directement, en vue d'effectuer le dosage d'une quantité de mélange donnée, que les échelles de chacun des fléaux respectifs correspondant à ladite quantité. 3.- Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comprend au moins deux fléaux comportant une série longitudinale de crans transversaux pour le maintien en position du curseur, ainsi qu'un évidement tubulaire axial, ouvert à l'extérieur par une fente longitudinale, dans lequel est logé un tambour rotatif portant des séries de graduations longitudinales correspondant chacune à une quantité de mélange déterminée, les tambours de tous les fléaux étant couplés mécaniquement, au moyen d'un dispositif de transmission, de manière à ce que la rotation de l'un des t-bsss entrain la rotation des autres,et,en conséquence,que les séries de graduations apparaissant au travers des fentes de chacun des fléaux, correspaiwntà une même quantité de mélange ,un organe de manoeuvre et d'affichage étant associé à l'un des tambours pour permettre le passage des séries de graduations correspondant à une quantité de mélange à celles correspondant à une autre quantité. 4.- Appareil selon la revendication 3, caractérisé en ce que le susdit dispositif de transmission comprenddes pignons dentés solidaires des axes des tambours et engrenant les uns avec les autres, l'axe de l'un des tambours pouvant Entre solidaire d'un bouton de commande sur lequel sont marquées les différentes positions. 5.- appareil selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que chacun des curseurs est conforme de manière à pouvoir recevoir une masse additionnelle.