La présente invention se rapporte à des injecteurs de matière destines à assurer ltétanchéité d'éléments filetés et plus particulièrement des écrous de différentiel de boîtes de vitesses. La technique généralement utilisée dans ce but consiste à étendre uniformément dans le filetage de l'écrou ménagé dans la boite du différentiel, une quantité déterminée de pâte qui comble l'espace existant entre l'-écrou et la vis correspondante. Cette pâte est généralement appliquée au pinceau, il s'ensuit comme inconvénient un étalement irrégulier et peu précis zones et l'apparition de zones dépourvues de pâtes, tandis que d'autres' reçoivent une quantité surabondante et peuvent déborder en dehors des limites prévues. La présente invention, due à la collaboration de Monsieur Edmond LEFRANCOIS, a pour but de remédier aux inconvénients cidessus en utilisant un injecteur perfectionné permettant d'appliquer uniformément la pâte a l'emplacement précis de la partie femelle du filetage et en quantité juste nécessaire et suffisante pour qu'un excédent de pâte forme un cordon d'étanchéité en bout de vis, dans le congé du roulement. Plus précisément, la présente invention a trait à un injecteur de pâte dont le- dosage est déterminé par le- remplissage de petits cylindres de volume déterminé, hors duquel la pâte est expulsée en direction du filetage de l'écrou, au moyen de pistons commandés par une plaque de poussée solidaire d'une membrane mue par une surpression exercée par de l'air comprimé ou tout autre fluide adéquat. L'invention est maintenant décrite de façon non limitative en référence aux dessins annexés, dans lesquels - la figure 1 représente en coupe deux pièces filetées avant leur assemblage - la figure 2 représente en coupe les deux pièces filetées après leur assemblage - la figure 3 est une coupe d'un dispositif injecteur de pâte conforme à l'-invention - la figure 4 est une coupe du dispositif selon la ligne IV-IV de la figure 3. La pièce de carter i représentée à la figure 1 comporte un filetage femelle 2 coopérant avec lefiletage mâle 3 d'une vis 4. De la pâte .d'étanchéité 5 est appliquée sur le- filetage 2. Il ressort de la figure 2 qu'après assemblage des deux pièces, le carter est étanche puisque l'huile 6 qu'il contient et dans laquelle baigne le roulement 7, ne peut pas s'échapper. L'étanchéité obtenue se trouve consolidée par le déplacement de la pâte vers la zone contenant de l'huile 6 et la formation simultanée d'un joint torique 8. I1 est évident que la quantité de pâte doit être dosée si l'-o.n veut éviter, qu'en quantité trop importante, elle s'écoule dans le carter ou qu'en quantité insuffisante elle laisse se former des. passages entre vis et écrou. Afin d'assurer une bonne répartition de pâte, on utilise l'appareil représenté aux figures 3 et 4. Celui-ci se compose d'un corps percé de quatre cylindres borgnes 10 à 13 identiques renfermant chacun un piston 14 dont l'arrière s'appuie sur une plaque:de poussée 15 en contact avec une membrane 16. La partie avant du piston comporte un décrochement déterminant un doigt 17 de plus faible diamètre recevant un ressort 18et suceptible de venir en butée avec le fond 19 de chaque cylindre. Le volume déterminé dans chaque cylindre 10 à 13 par le déplacement des quatre pistons tels que 14 entre les deux positions extrêmes : en extension (figure 3) et en butée, correspond précisément au volume de pâte 5 que l'-on veut injecter pour constituer le joint. Chacune des extrémités des cylindres 10 à 13 opposée à la membrane 13 comporte deux orifices de sortie 20 et 21 débouchant dans une gorge 22 qui contient un joint torique dynamique 23 faisant fonction de clapet. de ret.enue pendant le remplissage des cylindres. En fonctionnement, la pâte qui provient d'un réservoir en charge est introduite dans l'-injecteur par l'orifice 24, pénetredans la chambre 25, puis est propuls-ée vers les sorties 20 et 21 par un mouvement du piston 14 à l'encontre du ressort 18. L'énergie nécessaire provient d'un fluide introduit par le canal 26, tel que dey'air sous pression qui s'exerce sur la face 27 de la membrane opposée aux pistons. L'introduction de fluide sous pression est asservie à un paramètre .sensible à l'évacuation totale de la dose prédéterminée de pâte hors des cylindres 10 à 13, tel qu'un contact déclenché lorsque le doigt 17 du piston arrive en bout de course. Lorsque la force exercée sur la face 27 de la membrane cesse, le ressort taré 18 qui était précédemment comprimé sue libère en faisant reculer le piston 14. La pâte sous pression qui continue à arriver dans la chambre 25 s'écoule entre pistons et cylindres jusqu a recharger le volume précédemment libéré à l'-extrémité des cylindres 10 à 13, la résistance du ressort taré 18 s'opposant à l'avancement du piston 14. Un nouveau cycle d'injection de pâte peut alors commencer, lorsque l'embout 28 de l'-injecteur est de nouveau introduit dans un orifice fileté de carter. I1 est bien évident que le dispositif décrit ci-dessus nta été donné qu'à titre d'exemple illustratif et que de nopbreuses modifications de variations pourront y être .apportées sans sedépartir pour autant ni du cadre ni de l'esprit de l'invention. En particulier le nombre des cylindres et des pistons équipant le dispositif pourra être différent de quatre. REVENDICATIONS 1. Dispositif injecteur de matière destiné à assurer l'étanchéité. entre deux éléments filetés, caractérisé par le fait qutil/compose d'un corps 9 dont l'ektrémité peut s'adapter à l'élément fileté femelle, ledit corps étant percé de cylindres 10 à 13 dans lesquels se déplacent, à l'-encontre de ressorts 18, des pistons 14 dont la partie postérieure est solidaire d'une plaque de poussée 15 mue par une membrane 16 sur laquelle s'exerce la poussée d'un fluide sous pression et dont l'autre face est en contact avec la matière destinée à être injectée, située dans une chambre 25 débouchant à une des. extrémités des cylindres, leur autre extrémité étant mise en communication par des canaux 20 et 21 avec une gorge 22 située à la périphérie de l'extrémité de l'injecteur, dans laquelle repose un joint torique .23 souple faisant office de clapet de retenue.. 2. Procédé de solidarisation de deux pièces filetées au moyen d'un dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que ll-on injecte .sur toute la périphérie .de la partie filetée de 1'-élément femelle à assembler une quantité prédéterminée toujours constante d'une matière formant joint, en léger excès de telle façon qu'.un cordon d'étanchéité se forme à la jonction et sur la face interne des deux parties assemblées.