La présente invention concerne la médecine et a plus particulièrement pour objet un appareil destinés aux opérations chirurgicales avec utilisation d'un rayonnement laser. La présente invention peut etre utilisée avec le maximum de profit dans les interventions chirurgicales portant sur les organes creux, par exemple dans la résection et la constitution du moignon de la vessie, la constitution diun lambeau tubulaire à partir de la vessie pour maliser un uretère artificiel, la résection du côlon et de l'intestin grêle, la résection et la constitution du moignon de l'estomac, l'élaboration à partir d'une partie de l'estomn d'un lambeau tubulaire à partir de la grande courbure gastrique pour la plastie partielle ou totale de l'oesophage, ainsi que dans tous les autres cas où la section non sanglante et aseptique de l'organe à l'aide du rayonnement laser doit s'accompagner simultanément d'une soudure aseptique des parois dudit organe dans le but de former de nouvelles cavités. Il est bien connu que, depuis quelque temps , on a de plus en plus souvent recours à l'acte chirurgical utilisant le rayonnement laser. En général, on dirige sur la partie à sectionner de l'organe un rayonnement laser focalisé, dont la densité de puissame est égale à 104-105 W/cm2 et qui , à partir du laser,passeparunguide de lumière et se focalise sur la sortie de ce dernier. L'opérateur tient la partie de sortie du guide de . lumière et le déplace de façon à ce que le Point ou le spot de focalisation coincide avec la ligne de sectionnement déterminée visuellement , en vérifiant de visu la profondeur de focalisation et la vitesse de déplacement du spot de focalisation en fonction des propriétés thermophysiques des tissus à sectionner.Dans ledit appareil, la profondeur de sectionnement est déterminée d'après la profondeur de focalisation du rayonnement laser (qui dépend de la distance séparant la sortie du guide de lumière de la surface de l'organe sur lequel porte l'intervention); la vitesse de déplacement du spot de focalisation du rayonnement laser le long de la ligne de section nement envisagée, et d'après les propriétés thermophysiques des tissus à sectionner. Par la suite on réunit les tissus sectionnés, par exemple , au moyen d'une suture à la soie. L'un des inconvénients de l'appareil mentionné ci-dessus réside dans le fait qu'au moyen de cet appareil on ne peut assurer que le sectionnement des tissus, sans pouvoir réaliser la soudure aseptique au laser des parois de ltorgane simultanément avec le sectionnement. Dans les interventions chirurgicales portant sur les organes creux, ceci entraîne une contamination de la surface initialement aseptique de sectionnement au laser par le contenu de l'organe creux (de l'intestin, de l'estomac, de la vessie, etc.) et empeche l'utilisation complète de l'action aseptique du rayonnement laser.Cela est particulièrement dangereux dans les cas où l'intervention porte sur les tissus d'organes dont les parois contiennent de gros vaisseaux SanguinS d'un diamètre supérieur à 1-1,5 mm car dans ces cas le sectionnement de l'organe provoque une importante hémorragie de ces vaisseaux. Dans le cas de vaisseaux sanguins de plus de 3 mm de diamètre, il peut même se produire un jaillissement du sang. Un autre inconvénient consiste en ce qu'au moment de l'intervention on peut sectionner les organes sains se situant audessous de l'organe faisant l'objet de l'intervention, car le chirurgien qui effectue l'opération n'est pas en mesure de vérifier d'une façon précise la profondeur de sectionnement , étant donné qu'il n'est pas en mesure de commensurer la profondeur de focalisation du rayonnement laser et la vitesse de déplacement du spot de focalisation du rayonnement laser en fonction des propriétés thermophysiques des tissus à sectionner. D'autre part, l'utilisation d'un tel appareil comporte un risque de lésion, par le rayonnement laser, des organes sains avoisinant l'organe sur lequel porte l'intervention, lorsque la main de l'opérateur tremble naturellement ou reçoit par hasard un choc. le tremblement naturel de la main du chirurgien entraine une augmentation de la largeur de sectionnement et la carbonisation des parois de la section. Il existe également un danger de contamination du personne3# médical par le rayonnement laser réfléchi et diffusé par les instruments chirurgicaux métalliques auxiliaires qui se trouvent dans le champ opératoire ou par les surfaces des tissus de l'organe, objet de l'intervention. L'utilisation de l'appareil peut en outre entralrer une action nuisible sur 9a wme du chirurgIen par le rayonnement lumineux de haute intensité qui se forme dans la zone de focalisation du rayonnement laser à la suite de l'échauffement å une haute température des produits gazeux apparaissant lors de l'interaction du rayonnement laser avec le tissu en cours de sectionnement. La présente invention a pour but de remédier aux inconvénients précités. Le problème que la présente invention est destiné à résoudre consiste donc à mettre au point un appareil chirurgical à laser qui permettrait de réaliser simultanément le sectionnement de l'organe creux et la soudure des lisières de l'organe creux qui se forment lelong de la ligne de sectionnement et qui assurerait en meme temps une protection fiable des organes sains du patient et du personnel médical contre le rayonnement laser au cours de l'intervention chirurgicale. Ce problème est résolu du fait que l'appareil chirurgical à laser, comportant un laser situé près de la partie d'entrée d'un guide de lumière dans l'extrémité de sortie duquel est disposée une lentille focalisatrice, est caractérisé selon l'invention,en ce qu'il est muni de mors de serrage constitués par un matériau impénétrable au rayonnement laser et montés de façon à pouvoir se rapprocher et s'écarter dans le but de clamper de part et d'autre les parois de l'organe creux le long d'une ligne de sectionnement préalatilemerrt déterminée, et d'un chariot constitué par un matériau impénétrable au rayonnement laser, monté sur un guidage et auquel est fixée la partie de sortie du guide de lumière dans laquelle se trouve la lentille focalisatrice, et que, pour assurer le passage du rayonnement laser vers la partie de l'organe creux qui est clampé dans les mors de serrage, ledit guidage comporte, le long de la ligne de sectionnement envisagée, une encoche débouchante dont les parois comportent une surface de réflexion régulière ou spéculaire du rayonnement laser avec un haut coefficient de réflexi- on, l'un desdits mors de serrage étant pourvu, dans la zone de serrage de l'organe creux, d'une rainure disposée en face de ladite encoche débouchante et comportant une surface réfléchissant d'une façon diffuse le rayonnement laser avec un haut coefficient de réflexion, la paroi de ladite encoche débouchante, ladite cannelure et le chariot formant , lorsque l'organe creux est serré dans les mors de serrage, un canal fermé ne permettant le passage du rayonnement laser que vers la partie clampée de ltor- gane creux. L'appareil, objet de la présente invention , assure ltéta- blissement d'une zone de serrage le long de la ligne envisagée de sectionnement et de soudure de l'organe creux. Le chariot conjugué d'une manière mobile au guidage assure l'application de rayonnement laser focalisé sur l'organe creux suivant une ligne exactement déterminée de sectionnement et de soudure, élimine les oscillations transversales du spot de focalisation du rayonnement laser , qui produisent la carbonisation de la surface de sectionnement.Les parois de réflexion régulière de l'encoche du guidage dirigent le rayonnement laser sur la partie clampée de l'organe à opérer dans le cas GÙ l'axe du rayonnement laser ne correspond pas exactement au milieu de l'encoche. La surface de la rainé ménagée dans l'un des mors réfléchit d'une façon diffuse le rayonnement laser incident, en assurant ainsi une densité de puissance de rayonnement suffisante pour la soudure et la répartition du rayonnement laser.En meme temps , la construction de l'appareil protège d'une manière fiable contre le sectionnement les organes et tissus sains voisins de l'organe à opérer, et exclut la possibilité de lésion du personnel médical par le rayonnement lumineux de haute intensité provenant des produits gazeux qui se forment à la suite de l'interaction entre le rayonnement focalisé puissant du laser et le tissu de l'organe opéré. Au total, l'appareil faisant l'objet de la présente invention assure le sectionnement aseptique, rapide, sans effusion de sang et, simultanément, la soudure des deux parois opposées de l'organe creux soumis à l'opération , avec création de deux nouvelles cavités de part et d'autre de la ligne, de sectionnement , et cela avec une rapidité qui est de 3 à 5 fois supérieure à celle du sectionnement des tissus au moyen des dispositifs connus.Le joint de soudure réunissant les cavités nouvellement formées des deux côtés de la partie sectionnée est continu suivant toute leur longueur. Il est souhaitable que les parois de l'encoche et la surface de la rainure précitées soient recouvertes d'une couche d'or. Cette variante de l'appareil, objet de la présente invention, peut être utilisée avec une efficacité maximale lorsque les incisionsode l'organe ont une longueur de quelques centimètres. Suivant un autre mode de réalisation de l'appareil, objet de la présente invention , le guidage comporte, de part et d'autre de l'encoche débouchante, des encoches débouchantes perpendiculains à la direction de déplacement du chariot et dans lesquelles sont disposés des poussoirs avec des agrafes métalliques, tandis que drs l'undesmDrs,en face desdits poussoirs, sont ménagé des alvéoles pour le pliage des agrafes lors du déplacement des poussoirs et des agrafes vers lesdits alvéoles , le chariot étant muni d'un patin pousseur pour le déplacement successif des poussoirs avec les agrafes vers la partie clampée de l'organe creux. Une telle construction de l'appareil assure la mise en place d'une suture en deux rangées dans chacune des cavités de l'organe sectionné. L'une desdites sutures se forme au moyen du rayonnement laser, tandis que l'autre suture, qui se place à proximité immédiate de la première, se forme au moyen des agrafes métalliques. Dans ce cas, la marge du bourrelet de tissu soudé qui se trouve au-dessus des agrafes est minimale et ne dépasse pas 0,5 mm, et l'on choisit la distance qui sépare une agrafe de l'autre dans la suture mécanique de façon à assurer un apport sanguin normal à ce bourrelet. La petite marge du bourrelet au-dessus des agrafes et la distance suffisamment grande qui existe entre les agrafes dans la suture mécanique assurent une régénération rapide de l'organe réséqué dans des conditions aseptiques, avec formation d'une cicatrice minimale et sans aucune complication po#t-opératoire. Il est avantageux d'utiliser cette variante de l'appareil pour réaliser des incisions qui atteignent une longueur de plus de 10 centimètres dans le but de consolider la suture mise en place. Il est très utile que l'appareil soit muni d'un dispositif permettant de mesurer le degré de serrage des parois de l'organe creux, ledit dispositif étant exécuté sous forme de tiges avec des échelles graduées en unités d'intensité de serrage; l'une des extrémités de chacune de ces tiges est engagée à force dans l'un des mors de serrage, tandis que la partie restante de la tige passe à ajustement glissant à travers l'autre mors. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description, qui va suivre, d'exemples de réalisation non limitatifs illustrés par les dessins schématiques annexés dans lesquels: -la figure i représente l'appareil chirurgical à laser, selon l'invention (coupe longitudinale); -la figure 2, une vue en coupe suivant Il-Il de la figure 1; -la figure 3, une variante de construction de l'appareil faisant l'objet de l'invention (coupe longitudinaie); -la figure 4, une vue en coupe suivant IV-IT de la figure 3. L'appareil 1 (figures 1, 2), objet de l'invention, comporte une paire de mors de serrage 2, 3 destinés à clamper les parois de l'organe creux 4. Le rapprochement et l'écartement des mors 2, 3 sont réalisés au moyen de mâchoires de serrage 5 en forme d'U qui sont installées respectivement sur les parties terminales des mors 2, 3. Chaque mâchoire de serrage 5 est dotée à ses extrémités, respectivement , d'une goupille 6 et d'une vis de butée 7 avec une poignée 8, ladite vis étant disposée dans un taraudage traversant la mâchoire 5. La goupille 6 et le bout de la vis 7 s'insèrent à ajustement glissant dans les alvéoles correspondants qui se trouvent sur les surfaces externes des mors 2, 3. Il est possible d'utiliser, au lieu des mâchoires de serrage 5, d'autres dispositifs à action identique, par exemple des dispositifs de fixation graduelle et déterminée de serrage. L'appareil 1 est muni d'un dispositif servant à mesurer le degré de serrage des parois de l'organe 4 sur lequel porte l'intervention chirurgicale. Ce dispositif est exécuté sous forme de tiges 9 portant des échelles graduées en unités d'intensité de serrage. Les tiges 9 sont fixées sur les parties terminales des mors 2, 3, l'une des extrémités de chaque tige 9 étant introduite à force dans le mors 2, et la partie restante de chaque tige 9 s'engageant à ajustement glissant dans un orifice correspondant du mors 3. Les tiges 9 assurent aussi le déplacement parallèle des mors 2, 3 l'un par rapport à l'autre au moment du serrage des parois de l'organe 4. Le dispositif servant à mesurer le degré de serrage des parois de l'organe creux 4 peut être réalisé, par exemple, sous forme d'un capteur piézo-électrique incorporé dans l'un des mors 2, 3 dans sa partie de serrage de l'organe creux 4, ledit capteur étant relié à un appareil d'enregistrement à distance. Le mors 3 a une section transversale en forme de T dont les saillies externes 10 sont conåuglées à ajustement glissant à des rainures internes d'un chariot il dans lequel est disposée la partie de sortie d'un guide de lumière 12 contenant une lentille de focalisation 13. La partie d'entrée du guide de lumière 12 est reliéeà un laser 14. Le mors 2 (figure 2) a une section transversale de forme rectangulaire. Cependant, il n'est pas exclu que les mors 2, 3 puissent avoir n'importe quelle autre forme de section transversale, par exemple une forme rectangulaire de la section transversale du mors 3 avec des rainures internes de guidage conåuguéesà ajustement glissant à des saillies externes de guidage du chariot 11. Pour le passage du rayonnement laser vers la partie de l'organe 4 serrée dans les mors 2, 3, il existe dans le chariot 11 un orifice 15 en face duquel est ménagée dans le mors 3 une encoche débouchante 16 disposée suivant la ligne d'incision envisagée. En face de l'encoche 16 le mors 2 comporte une rainure 17. Les parois de l'encoche 16 et de la rainure 17 ont respectivement une surface de réflexion régulière ou spéculaire et des surfaces de réflexion diffuse du rayonnement laser avec un haut coefficient de réflexion. Les parois de l'encoche 16 sont polies, tandis que celles de la rainure 17 sont dépolies par traitement au jet de sable. Lorsque l'on utilise les lasers à gaz carbonique, au grenat ou à verre au néodyme, les parois de l'encoche l6etdelarainure 17 ont un revêtement d'or qui assure une réflexion efficace du rayonnement incident . Dans ce cas, si l'axe du rayonnement laser ne coïncide pas avec le milieu de l'encoche 16 si les parois de celle-ci, reflètant régulièrement le rayonnement laser incident, jouent le rôle d'un guide de lumière pour le rayonnement laser dans la partie terminale du trajet dudit rayonnement, juste avant l'organe 4, tandis que les parois de la rainure 17 jouent dans tous les cas le rôle d'un diffuseur diffus pour le rayonnement laser. La rainure 17 a une section transversale de forme rectangulaire, mais il n'est pas exclu que cette section soit de forme mironde, trapézoldale ou de toute autre forme assurant la diffusion du rayonnement laser. L'appareil 1 est doté d'un système d'évacuation des produits gazeux qui se forment lors de l'action du rayonnement laser sur les tissus de l'organe 4 au cours de l'opération Ce système comporte une chambre annulaire 18 montée sur le chariot 11 et reliée au moyen d'un raccord 19 à un dispositif (non représenté) destiné à aspirer les produits gazeux, ainsi que des tubes 20 communiquant avec la chambre 18 et passant à travers l'encoche 16 de façon à ce que leurs orifices d'entrée se situent à proximité immédiate du point de focalisation du rayonnement laser. Outre leur destination principale précitée, les tubes 20 ses vent également d'écrans prévenant la propagation du rayonnement laser diffus le long de l'encoche 16. Au cours des essais effectués par les auteurs de la présente invention, ont été utilisé les lasers à impulsionnels et continus a' argon, à gaz carbonique et à verre au néodyme, à grenat ainsi que d'autres lasers à puissance de radiation allant de 20 à 200 W dans la plage de longueurs d'onde de 0,4 à 10,6 microns. Cependant il est également possible d'avoir recours à d'autres lasers dont le choix est évident pour n'importe quel spécialiste dans ce domaine. Le guide de lumière 12 est exécuté sous la forme d'un système spéculaire articuléousousfanne d'un boyau flexible de fibres optiques, de façon à assurer le déplacement du chariot 11 avec la partie de sortie du guide de lumière 12 le long du mors 3 tout en conservant l'axe du rayonnement laser focalisé passant à travers le chariot 11, approximativement par le milieu de l'encoche 16. La lentille de focalisation 13 est réalisée en germanium lorsque l'on utilise un laser à gaz carbonique, tandis qu'avec un laser à argon, à grenat ou à verre au néodyme on emploie une lentille 13 en verre optique. Dans tous les cas, la lentille 13 est bleuie. Le chariot Il et les mors 2, 3 sont en alliages de titane. Oh peut également les fabriquer en acier inoxydable ou en un autre matériau impénétrable au rayonnement laser. Pour opérer à l'aide de l'appareil proposé on procède comme suit. On installe les mors de serrage 2, 3 sur l'organe 4 qui doit subir l'opération , de part et d'autre de ce dernier, suivant la ligne de traitement envisagée, puis,en tournant la poignée 8 des vis 7 des mâchoires 5, on réalise le clampage des parois de l'organe 4. Le degré de serrage des parois jointes de l'organe 4 se situe , en fonction des particularités de l'organe creux considéré, dans les limites de 1/5 à 1/2 de l'épaisseur initiale des parois , ledit degré de serrage étant vérifié sur l'échelle gravée sur les tiges 9. Ce serrage entralne une hausse strictement dosée de la pression du fluide biologique intratissulaire de l'organe 4 dans la zone du sectionnement envisagé. On déplace le chariot 11 jusqu'à l'une de ses positions extrêmes et on fait fonctionner le système d'évacuation des produits gazeux se dégageant lors de l'interaction du rayonnement laser et du tissu de l'organe 4. On branche ensuite le laser 14 et on déplace régulièrement le chariot 11 le long du mors 3. Le rayonnement laser focalisé passe alors exactement suivant la ligne envisagée de sectionnement des tissus de l'organe creux 4. La puissance du rayonnement laser est dépensée à 50% pour sectionner essentiellement les tissus de l'organe creux 4, tandis que le reste de l'énergie du rayonnement arrive au mors 2, est diffusé sir la surface de réflexion diffuse de la rainure 17 en assurant principalement la soudure des parois de l'organe creux 4 simul tanément avec le sectionnement des tissus.Au cours de l'incision et de la soudure des parois de l'organe creux 4 il se produit une extrusion strictement dosée et un mélange du fluide biologique intratissulaire de l'organe 4 dans la zone d'action du rayonnement laser. Cela s'accompagne d'une coagulation et entraîne la formation d'une suture continue de part et d'autre de l'incision, ladite suture fixant mécaniquement les bords opposés de l'organe sectionné 4 au moment de l'action du rayonnement laser. De cette façon il se forme deux nouvelles cavités fermées de l'organe opéré 4. Les parois de l'encoche 16, la rainure 17 et le chariot il forment, lors du serrage de l'organe creux 4 dans les mors 2, 3, un canal fermé qui isole totalement l'espace environnant d'une influence quelconque du rayonnement laser et des produits gazeux qui se forment lors de l'action du rayonnement laser sur le tissu de l'organe opéré. Au terme de l'opération on débranche le laser 14, on arrête le système d'évacuation des produits gazeux qui se forment au cours de l'opération et on retire la partie réséquée de l'organe creux 4. La figure 3 représente une variante de réalisation de l'appareil , objet de la présente invention. Le mors de serrage 3 comporte, de part et d'autre de l'encoche débouchante 16, des encoches débouchantes supplémentaires 21 perpendiculaires à la direction de déplacement du chariot il. Dans les encoches 21 sont disposés des poussoirs 22 portant des agrafes métalliques 23. En face des poussoirs 22/lue mors 2 comporte des alvéoles 24 qui servent à plier les agrafes 23 dans la zone de serrage de l'organe creux 4. Pour le déplacement des poussoirs 22 avec les agrafes 23, le chariot il est muni d'un patin pousseur 25 qui porte un arbre 26 avec des pignons 27 en prise avec des dents 28 exécutées sur toute la longueur de la face externe du mors 3. Les bouts de l'arbre 26 portent des volants 29 qur servent à déplacer le chariot 11 et à faire tourner l'arbre 26 avec les pignons 27. Pour opérer à l'aide de l'appareil conforme à cette variante de réalisation de l'invention , on serre l'organe creux 4 dans les mors 2, 3 au moyen des mâchoires 5 le long de la ligne de sectionnement envisagée. On met ensuite en fonctionnement le système d'évacuation des produits gazeux et le laser 14. En faisant tourner le volant 29 on déplace le chariot Il le long du mors 3. Pendant ce déplacement le patin 25 pousse successivement tous les poussoirs 22, qui expulsent alors des encoches 21 les agrafes 23. Les agrafes 23 suturent les parois de l'organe 4 et se plient dans les alvéoles 24 du mors 2. La suture des parois de l'organe 4 par les agrafes métalliques 23 s'accompagne d'une incision aseptique et sans effusion de sang et d'une soudure aseptique simultanée des parois de l'organe creux 4 par le rayonnement laser. Il se forme alors deux nouvelles cavités de l'organe 4, chacune desdites cavités possédant dans la zone de l'incision une jonction soudée renforcée par une série d'agrafes métalliques 23. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés qui n'ont été donnes qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyes constituant des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons ,#i celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1. Appareil chirurgical à laser notamment pour les opérations chirurgicales d'organes creux, du type comportant un laser monté sur la partie d'entrée d'un guide de lumière dans la partie de sortie duquel est disposée une lentille de focalisation , caractérisé en ce qu'il est équipé d'une paire de mors de serrage constitués par un matériau impénétrable au rayonnement laser et montés de f# à pouvoir s'écarter l'unde ltautreou au contraire se rapprocher pour serrer les parois de l'organe creux de part et d'autre desdites parois et suivant une ligne de sectionnement préalablement déterminée, ainsi que d'un chariot constitué d'un matériau impénétrable au rayonnement laser, monté mobile sur un guidage et dans lequel est fixée la partie de sortie du guide de lumière , dans laquelle se trouve la lentille de focalisation , et en ce que , pour permettre le passage du rayonnement du laser vers la partie de l'organe creux serrée dans les mors de serrage, ledit guidage comporte, le long de la ligne de sectionnement envisagée, une encoche débouchante 16 dont les parois ont une surface de réflexion régulière ou spéculaire de rayonnement laser avec un haut coefficient de réflexion, l'un desdits mors comportant , dans sa partie de serrage de l'organe creux, une rainure 17 disposée en face de l'encoche 16 et comportant une surface de réflexion diffuse du rayonnement laser avec un haut coefficient de réflexion, les parois de l'encoche 16, la rainure 17 et le chariot formant, lorsque les parois de l'organe creux sont serrées dans les mors de serrage, un canal fermé ne permettant la passage du rayonnement du laser que vers la partie serrée de l'organe creux. 2. Appareil chirurgical à laser selon la revendication 1, caractérisé en ce que les parois de l'encoche 16 et la surface de: la rainure 17 sont revêtues d'or. 3. Appareil chirurgical à laser selon la revendication 1, caractérisé en ce que la glissière comporte,: de part et d'autre de l'encoche débouchante 16, des encoches débouchantes supplémentaires 21 perpendiculaires à la direction de déplacement du cha riot, et dans lesquelles sont disposés des poussoirs avec des agrafes métalliques, et que dans l'un des mors précités, en face desdits poussoirs, sont ménagés des alvéoles assurant le pliage desdites agrafes lors du déplacement desdits poussoirs avec lesdites agrafes vers lesdits alvéoles, le chariot précité comportant un patin pousseur pour le déplacement successif des poussoirs avec les agrafes vers la partie serrée de l'organe creux. 4. Appareil chirurgical à laser selon l'une des revendicatins 1 à 3, caractérisé en ce qu'il comporte un dispositif servant à mesurer le degré de serrage des parois de l'organe creux. 5. Appareil chirurgical à laser selon l'une des revendicats-s 1 à 4, caractérisé en ce que le dispositif destiné à mesurer le degré de serrage des parois de l'organe creux est réalisé sous forme de tiges portant des échelles graduées en unités d'intensité de serrage, l'un des bouts de chacune desdites tiges étant engagé à force dans l'un des mors précités, tandis que la partie restante de chaque tige passe à ajustement glissant à travers l'autre mors.