La présente invention concerne un procédé pour obtenir une image colorée par mise en contact d'un papier photosensible diazoïque binaire avec des grains fins poreux ayant absorbé des amines organiques non volatiles et,en particulier, les grains fins poreux appropriés à cet effet. Jusqu'à présent, on développe le papier photosensible diazolque binaire en le faisant passer dans une atmosphère de gaz ammoniac. Ce procédé classique a cependant des inconvénients : en raison des gaz qui s échappent de l'appareil de copie et/ou des traces de gaz ammoniac irritant exhalé dans l'air par la copie résultante, il est indésirable,non seulement du point de vue sanitaire pour l'environnement, mais il nécessite également de prévoir un appareil approprié d'évacuation pour se débarrasser de l'odeur irritante, ce qui nécessite des dépenses et de la place. En outre, avec le renforcement des règlements concernant les nuisances de l'environ nement provenant du gaz ammoniac dans ce dernier procédé, l'utilisation du procédé de développement par le gaz ammoniac devient de plus en plus impropre. Dans ces circonstances, en vue de remédier aux inconvénients précédents de la technique antérieure, la demanderesse a précédemment proposé dans la demande de brevet japonais n0 46699/I 970 un procédé de développement pour obtenir une image colorée en mettant en contact un papier photosensible diazoique binaire avec un révélateur préparé à partir de grains fins d'une matière pratiquement inerte sur lesquels on a fait absorber lesdites amines. L'invention a pour objets: - un révélateur approprié pour l'utilisation dans ce procédé de développement précédemment proposé; et - un procédé pour développer un papier photosensible diazoïque binaire par mise en contact avec des grains fins poreux contenant une amine organique non volatile, lesdits grains fins étant constitués d'un gel d'alumine, de silice ou d'alumine-silice ayant une dimension de particules de 0,1 à 2 mm et un rayon moyen de pores de 25 à 300 A. Pour assurer une longue durée de service des grains fins applicables dans le procédé de l'invention dans l'utilisation pratique dans un appareil de développement de papier diazoïque, on doit leur conférer une résistance suffisante pour n'être pas endommagés pendant l'utilisation et, en particulier, lorsqu'ils sont imprégnés avec des amines.Autrement dit, pour que les grains fins contenant lesdites amines soient uniformément en contact avec toute la surface d'un papier photosensible diazorque exposé, il est nécessaire de les agiter sur le papier photosensible, mais ils ne doivent pas être écrasés par le choc ou le frottement au moment de cette agitation parce que les grains écrasés sous forme de poudre fine seraient dispersés dans l'air en provoquant divers troubles et non seulement augmenteraient la pollution de l'environnement, mais aussi adhéreraient sur les copies résultantes en les rendant rugueuses au toucher. La demanderesse a effectué une série de recherches pour obtenir des grains fins capables de maintenir un état anhydre retenant les amines organiques et possédant une résistance suffisante pour n'être pas endommagés même lorsqu'on les soumet à l'agitation et a découvert selon l'invention qu'un gel du type alumine-silice pratiquement globulaire satisfait ces exigences . Dans la présente description, on entend par du type alumine-silice L'alumine, la silice ou un mélange alumine-silice. Le rapport alumine/silice dans le mélange aluminesilice n'est pas particulièrement spécifié,bien que l'on puisse s'attendre à un effet extrême lorsque la teneur en silice est inférieure à 30% en poids. A ce point de vue, le gel du type alumine-silice à utiliser selon l'invention peut être revêtu d'un oxyde basique de métal alcalin ou alcalino-terreux, tel que Na20, CaO, MgO et les analogues. La dimension de grains du gel globulaire du type alumine-silice utilisable selon l'invention est de 0,1 à 2 mm, de préférence de 0,2 à 1 mm de diamètre : s'il est inférieur aux valeurs précédentes, le gel peut adhérer sur les copies résultantes et être difficile à enlever, tandis que si le diamètre est plus grand, le contact entre le gel et le papier photosensible devient insuffisant, ce qui abaisse l'aptitude au développement et, par conséquent, il est déconseillé du point de vue pratique de s'écarter de la gamme ci-dessus. Selon l'invention, la quantité desdites amines non volatiles qui peut être contenue dans le gel globulaire du type alumine-silice est un facteur très important. Si ledit-gel ne peut retenir qu'une faible quantité desdites amines, il tend à perdre sa fluidité et à s'humecter instantanément , de sorte qu'il ne permet plus d'atteindre les buts de l'invention. En outre, le gel utilisé selon l'invention ne doit pas perdre son état anhydre par suite d'absorption de l'humidité contenue dans l'air et des grains de révélateur qui deviennent humides pendant la saison des pluies ou dans des circonstances analogues. La demanderesse a découvert que le rayon moyen de pores du gel globulaire du type alumine-silice a une forte influence sur la rétention dudit état anhydre des grains du révélateur malgré des conditions défavorables, telles qu'une humidité élevée Autrement dit, le résultat d'une série d'essais effectués par-la demanderesse a prouvé qu'un gel globulaire du type alumfne-silice o o ayant un rayon moyen de l'ordre de 25 à 300 A, de préférence de 50 à 200 A, absorbe rarement l1humidité, mais peut conserver constamment un état anhydre lorsqu'on lebissereposer dans des conditions d'h~umidité élevée.Ceci indique qu une augmentation du rayon moyen des pores du gel facilite beaucoup la libération du révélateur qui y est contenu, conduisant à une remarquable amélioration de l'aptitude au développement, combinée avec une conservation constante de l'état anhydre des grains, tandis que-l'absorption de l'humidité de l'air par les pores est évitée. Si le rayon moyen de pores est trop grand par rapport à la gamme ci-dessus, la capacité des pores devient trop grande, tandis que la résistance mécanique devient médiocre, de sorte que l'on ne peut plus atteindre l'objet de l'invention. D'autre part, si le rayon moyen de pores est trop faible, l'aptitude à retenir l'amine dans des conditions d'humidité élevée diminue comme indique ci-dessus. On prépare le gel à utiliser selon l'invention par le mode opératoire suivant On neutralise partiellement du sulfate d'aluminium avec une substance basique, telle que carbonate d'ammonium, carbonate de magnésium, carbonate de calcium, ammoniaque, etc., pour obtenir une solution colloïdale de sulfate basique d'aluminium ayant un rapport molaire S03/AI 203 de 0,8 à 1,6. Cette solution colloidale, ci-après dénommée sol de sulfate basique d'aluminium,a la propriété d'être gélifiée lorsqu'on la chauffe et de revenir à l'état de sol lorsqu'on la refroidit. Ensuite, on fait passer ce sol de sulfate basique d'aluminium ou un mélange préparé à partir de ce sol avec un sol de silice dans un solvant chauffé à une température de 40 à 100 C sans mélanger avec de 11 eau, de manière à obtenir un hydrogel globulaire sous l'action de sa tension inter faciale. A ce moment, on peut ajuster dans une large gamme la dimension de l'hydrogel et, par conséquent, celle du gel globulaire sous forme de grains fins poreux utilisable selon l'invention en ajustant la dimension de la buse utilisée pour projeter la solution dans le solvant chauffé, la différence entre le poids spécifique de la solution et celle du solvant, la viscosité ainsi que la tension superficielle de la solution et ainsi de suite.En outre, en modifiant le rapport de mélange du sol de sulfate basique d'aluminium et du sol de silice dans la solution et en chauffant avec addition d'eau comme traitement ultérieur, on peut obtenir un gel globulaire dans lequel le rapport pondéral Si02/A12O3 + Si02 est de O à 1,0 et on peut ajuster le rayon de pores dans une large gamme. Par séchage, calcination ou calcination ultérieure à une température encore plus élevée, on peut obtenir un gel globulaire ayant une résistance à la pression et au frottement tout à fait remarquable. La surface du gel globulaire ainsi obtenu est généralement acide et cette propriété est indésirable du point de vue de l'utilisation efficace des amines non volatiles maintenues à l'intérieur des pores dans les grains selon l'invention. On peut remédier à cet inconvénient en revêtant ledit hydrogel globulaire, gel séché globulaire ou gel calciné globulaire avec un oxyde basique de métal alcalin ou alcalino-terreux, tel que Na20, MgO et CaO, et on atteint ce but lorsque le rapport pondéral substance alcaline/gel alumine-silice est de 0,001 à 0,2. En ce qui concerne les grains fins poreux appropriés pour les buts de l'invention, outre ceux produits partir d'une solution colloïdale aqueuse, on peut utiliser comme produits de départ pour leur préparation des substances en poudre, telles que l'hydroxyde d'aluminium, l'argile acide et la silice du commerce, etc. Par exemple, on mélange d'abord l'hydroxyde d'aluminium avec une substance servant de liant. Par addition d'une quantité appropriée d'eau au mélange résultant et un malaxage soigneux, on ajuste l'humidité dans le mélange, de manière qu'il convienne au moulage. Ensuite, on soumet le mélange ainsi malaxé à l'extrusion dans une machine de moulage par extrusion ayant une buse de dimension appropriée et ensuite on le moule sous forme de globules. Ensuite, par séchage et calcination des produits moulés globulaires résultants, on obtient de l'alumine active globulaire. Cette alumine active obtenue par moulage d'une matière en poudre peut avoir un rayon moyen de pores de 20 à 10.000 A, selon les conditions telles que le type de substance utilisée, le type de liant, l'humidité au moment du mélange, l'utilisation ou non d'additifs, la. température pour le séchage ou la calcination, et ainsi de suite. Pour l'utilisation comme grains fins poreux efficace selon l'invention, cependant, il est souhaitable que cette alumine active ait un rayon moyen de pores de 25 à 300 A. A ce sujet, on indique que le rayon moyen de pores r (A) est donné par l'équation Suivante - 2V 4 r = S x 10 dans laquelle S représente la surface spécifique (en m/g) mesurée par le 3 procédé (a) ci-après, et V représente le volume de pores (en cm /g) mesuré par le procédé (b) ci-après. (a) Surface spécifique. On mesure la surface spécifique par la méthode dite BET basée sur l'adsorption de l'azote, dont les détails ont été décrits par S. Brunauer, P.H. Emmett et E. Teller dans J. Am. Chem. Soc., Vol. 60, page 309 (1938). On laisse d'abord reposer un échantillon dans un excicateur en atmosphère à 98% d'humidité relative. Ensuite, on le sèche à 1500C jusqu'à poids constant et on le place alors dans une bouteille pesant 0,5 à 0,6 g, on sèche à 1500C pendant 1 h, et on pèse immédiatement de manière précise. Ensuite, en plaçant cet échantillon dans un tube contenant l'échantillon d'adsorbant (de 2 à 5 ml de capacité), on chauffe ce tube à 200 C, on fait le vide jusqu'à 10 4 mm Hg, on le place dans l'azote liquide à une température d'environ -196"C lorsqutil est refroidi, on mesure la quantité d'azote adsorbée 4 à 5 fois dans une condition de pression PN2/Po = 0,05 à 0,30 (où PN2 représente la pression de l'azote et P la pression atmosphérique).On o transforme ensuite le bilan de la quantité d'azote adsorbée et la capacité en quantité d'azote adsorbée à 00C et sous une pression manométrique de 1 atmosphère et on l'introduit dans l'équation de BET, ce qui donne V (cm /g) m qui désigne la quantité d'azote adsorbée nécessaire pour former une pellicule monomoléculaire sur la surface de l'échantillon, par l'équation suivante S = 4,35 x Vm (b) Volume de pores. On mesure le volume de pores par la méthode de remplacement par un liquide. Par exemple, on place un échantillon d'environ 7 g dans un bêcher de 200 mi et, après addition de 150 ml d'eau distillée, on fait bouillir pendant 15 mn en chauffant. Après l'ébullition, on laisse refroidir l'échantillon, on sépare le liquide par décantation et on élimine l'eau fixée à la surface de l'échantillon en essuyant avec un papier filtre. On place environ 4 à 5 g de l'échantillon ainsi traité dans une bouteille de pesée d'un poids WO (g) et on note le poids total W1 (g). Après la pesée, on sèche l'échantillon à 150 C jusqu'à poids constant W2 (g), et l'on obtient le volume de pores à partir de l'équation Suivante dans laquelle d représente la densité de l'eau. A titre d'exemple d'amines non volatiles à utiliser selon l'invention, on peut citer celles ayant un point d'ébullition compris entre 120 et 4000C, par exemple monoéthanoîamine (E. 1710C), diéthanolamine (E. 269 C), triéthanolamine (E. 360 C), cyclo#hexylamine (E. 135 C), cyclobutylamine (E. 1690C), morpholine (E. 1290C), hexylamine (E. 1330C), benzylamine (E. 1850C), etc. On peut améliorer l'efficacité de développement de ces amines en y ajoutant, le cas échéant, divers agents auxiliaires, tels qu'eau, éthylèneglycol, glycérol, etc. Le rapport approprié amines/gel d'alumine-silice est d'environ 0,1 à 2 parties en poids d'amines par partie en poids de gel. Lorsque l'on ajoute de l'eau, de l'éthylèneglycol et/ou du glycérol aux amines, le poids approprié de cet additif est d'environ 0,05 à 2 parties en poids par partie en poids desdites amines. On peut effectuer la mise en contact du papier photosensible avec le révélateur selon l'invention par divers moyens, tels que la projection du révélateur sur le papier photosensible. Par le procédé de l'invention, il est possible de produire en continu et facilement des copies ayant une densité d'image élevée et presque sèches. Les exemples suivants illustrent l'invention sans toutefois en limiter la portée. Dans ces exemples, les parties s'entendent en volume, sauf indication contraire. EXEMPLE 1 On prépare un sol de silice à pH 1,6 en mélangeant 100 parties d'un sol de sulfate basique d'aluminium avec une solution de silicate de sodium du commerce n0 3 ayant une densité de 1,14 et une concentration de 12%, en diluant avec de l'acide sulfurique ayant une densité de 1,30 et une concentration de 40% et avec de l'eau, an agitant le mélange résultant. On mélange ensuite 10 parties de ce sol de silice avec 20 parties d'eau. On projette le liquide ainsi obtenu à travers une buse installée au sommet d'une colonne de granulation sous une pression manométrique de 0,5 kg/cm sur la surface d'une couche d'huile à broches de 50 cm d'épaisseur et à 859C flottant sur une couche d'eau sous-jacente à 850C contenue dans ladite colonne de granulation.De cette manière, les fines gouttelettes de la substance liquide se transforment en hydrogel globulaire fin par passage dans la couche d'huile à broches chauffée et pénètrent immédiatement dans la couche sous-jacente d'eau chaude. L'hydrogel ainsi formé ayant un diamètre de 0,3 à 6 mm est introduit au moyen d'une pompe dans une cuve de traitement où on le lave à fond à l'eau. Ensuite, après chauffage de la cuve à 50 C, on y introduit lentement de l'amoniaque aqueuse à 28% jusqu'à pH 9,5 et l'on traite l'hydrogel pendant 3 h. Ensuite, par lavage de l'hydrogel ainsi traité par l'eau jusqu'à élimination des ions sulfate, puis séchage dans un séchoir électrothermostatique maintenu à 150 C, on obtient 800 g de gel globulaire d'un diamètre de 0,1 à 2 mm. Ensuite, au moyen d'un tamis oscillant, on sépare le gel globulaire ayant une dimension de grains de 0,3 à 0,5 mm en vue de l'utiliser comme grains f-:#s pour le révélateur en poudre selon L'invention. Les propriétés du gel globulaire dlalumine-silice obtenu ci-dessus sont les vivantes : surface spécifique = 326 m/g; volume de pores = 0,870 cm /g; diamètre moyen de pores = 33,4 . On prépare un révélateur en mélangeant vigoureusement 600 g du gel globulaire d'alumine-silice précédent avec 360 g d'une solution obtenue par mélange de monoéthanolamine et d'éthylèneglycol dans un rapport pondéral 8:2. On obtient ensuite un papier photosensible diazoïque binaire en appliquant sur un papier blanc pour clichés un liquide photosensible de composition suivante : Eau ll Acide tartrique 20 g Chlorure de zinc 50 g Thiourée 10 g Dihydroxy-2,3 naphtalènesulfonate-6 de sodium 25 g Chlorure de diéthylaniline diazonium-4, 15 g l/2ZnCl2 Silice colloïdale 20 g "Patent Pure Blue" 0,1 g Saponine lg et ensuite on sèche le papier ainsi enduit. Après exposition de ce papier photosensible au moyen d'une lampe à arc au mercure haute tension à travers un original appliqué sur le papier photosensible, on développe en utilisant un appareil de développement du type à cascade décrit dans la demande de brevet japonais n0 106090/1970 fonctionnant à une vitesse de 500 m/h et on obtient une copie portant une image bleue de constraste élevé. Après avoir développé successivement 500 feuilles de papier photosensible de 21 cm x 31,5 cm, la densité de l'image mesurée au densitomètre Macbeth RD-400 est de 1,0 à 1,25. Après avoir développé 700 à 800 feuilles, on observe une diminution de densité. Cependant, par renouvellement du révélateur liquide, on retrouve l'aptitude initiale au développement. Ensuite, lorsque l'on effectue le développement pendant 10 jours consécutifs à raison de 8 h par jour, on n'observe pas d'endommagement des grains. EXEMPLE COMPARATIF 1 On mélange 100 parties d'un hydrosol de sulfate basique d'aluminium avec 15 parties d'eau. On fait passer le liquide résultant à travers une couche d'huile chauffée à 850C et l'on obtient ainsi un hydrogel globulaire d'un diamètre de particules de 0,3 à 6 mm. Après lavage vigoureux à l'eau et addition d'ammoniaque, on soumet l'hydrogel à un traitement thermique pour transformer l'acide sulfurique contenu dans l'hydrogel en sel d'ammonium et ensuite on lave à l'eau à nouveau jusqu'à élimination des ions sulfate dans l'hydrogel et on obtient un hydrogel globulaire consistant en alumine-silice hydratée pure.En séchant l'hydrogel ainsi traité dans un séchoir électrothermostatique maintenu à llO0C, on obtient un gel globulaire ayant un diamètre de particules de 0,1 à 2 mm Les propriétés du gel globulaire ainsi obtenu sont les suivantes : surface spécifique = 195 m2/g; volume de pores = 0,21 cm3/g; rayon moyen de pores = 21,6 A. En appliquant les mêmes modes opératoires qu'à l'exemple 1, sauf qu'on utilise le gel d'alumine globulaire précédent (diamètre de particules 0,3-0,S mm)5 on prépare un révélateur. Ce révélateur n a pas une bonne fluidité et, par conséquent, n'est pas approprié pour le procédé de l'invention. Ceci peut etre attribué au fait que le gel d'alumine globulaire précédent n'a qu'une aptitude médiocre à retenir le liquide révélateur et il ne permet pas d'atteindre les buts de l'invention. Pour obtenir un révélateur anhydre sec, on mélange donc énergiquement 600 g du gel d'alumine précédent avec 120 g d'une solution de monoéthanolamine et d'éthylèneglycol dans un rapport pondéral 8:2. Lorsque l'on répète le développement au moyen de ce révélateur de la même manière qu'à l'exemple 1, la densité d'image des copies obtenues dans le stade initial du développement est égale à celle observée dans l'exemple 1, mais après développement successif d'environ 50 feuilles de papier photosensible, elle s'abaisse à moins de 1,0 et le résultat n'a plus d'utilisation pratique. De plus, lorsque l'on conserve pendant trois jours à 200C et 90% d'humidité relative un révélateur selon l'exemple 1 et un révélateur selon le présent exemple comparatif, le premier conserve son état sec, tandis que le second perd sa fluidité et devient inutilisable. EXEMPLE 2 On mélange vigoureusement 500 g d'un hydroxyde d'aluminium du commerce qui a été soumis à un séchage de 3 h dans un séchoir électrothermostatique maintenu à 1200C et présentant la structure cristalline de gibbsiste avec 100 g d'une argile acide en poudre du commerce puis on ajoute 150 g d'eau et on malaxe à ind le mélange résultat. Ensuite, on soumet le mélange ainsi malaxé au moulage par extrusion au moyen d'une machine munie d'une buse de 0,7 mm de diamètre. Les moulages résultants sont découpés et transformés sous forme globulaire au moyen d'un appareil Almelyzer.Les moulages globulaires ainsi obtenus sont soumis au séchage avec un séchoir électrothermostatique maintenu à 1500C puis calcination pendant 3h à 5000C dans un four à moufle électrique : on obtient 380 g de gel globulaire ayant un diamètre de particules de 0,5 à 2 mm. Les propriétés du gel globulaire sont les suivantes surface spécifique = 245 m2/g; volume de pores = O, 505 cm3/g; rayon moyen de pores = 44,9 A. Lorsqu'on effectue le développement de la même manière qu'à l'exemple 1, sauf qu'on utilise le gel globulaire précédent comme grains fins, le résultat est presque le même qu'à l'exemple 1 et ceci vérifie que même un produit moulé préparé en utilisant une matière poudre est utilisable. EXEMPLE COMPARATIF 2 On mélange 1000 g du même hydroxyde d'aluminium qu'à 11 exemple 2 avec 2000 g d'hydrogel d'alumine-silice obtenu par le procédé de l'exemple 1 et on malaxe vigoureusement le mélange en broyant ledit hydrogel. On moule ensuite le mélange malaxé sous forme globulaire de la même manière qu'à l'exemple 2. Les moulages globulaires résultants sont soumis au séchage dans un séchoir électrothermostatique maintenu à 1500C puis on calcine pendant 3 h à 10000C dans un four à moufle électrique : on obtient 220 g de moulage d'alumine globulaire d'un diamètre de particules de 0,5 à 2 mm. Les propriétés de ce produit sont les suivantes surface spécifique = 75 m/g; volume de pores = 1,24 cm/g; rayon moyen de pores = 331 . Lorsque l'on prépare un révélateur de la même manière qu'à l'exemple 1, sauf qu'on utilise le gel globulaire précédent comme grains fins et on effectue le développement avec ce révélateur pendant 10 jours consécutifs à raison de 8 h par jour, il y a environ 1,21% en poids du révélateur qui est broyé par écrasement, ce qui conduit à des copies résultantes un peu poudreuses. Ce phénomène n'est jamais observé dans l'exemple 1. EXEMPLE 3 On place 600 g du gel globulaire calciné obtenu par le procédé de préparation du gel globulaire d'alumine-silice décrit à l'exemple 1 dans 1200 ml d'eau distillée dans un bêcher de 3 litres, et on laisse reposer jusqu'à ce que l'air contenu dans le gel ait été totalement éliminé. Ensuite, on ajoute lentement audit gel dans le bécher, en agitant, un liquide préparé par dissolution de 16 g de soude caust-ique dans 100 ml d'eau. Après avoir laissé reposer pendant 3 h, on retire le gel du liquide où il est trempé, on le sèche dans un séchoir électrothermostatique maintenu à 1200C et ensuite on le calcine à 2500C dans un four à moufle électrique; on obtient ainsi un gel ayant les propriétés suivantes : surface spécifique = 339 m/g; volume de pores = 0,865 cm /g; rayon moyen de pores = 51,0 . Lorsque l'on fait tomber goutte à goutte sur les grains fins un indicateur vendu sous le nom de Nishicator par la Société Nishio Kogyosho, Ltd. pour mesurer le pH de la surface du solide, le gel globulaire précédent présente un pH de 8,4, tandis que celui de l'exemple 1, qui n'a pas été soumis au traitement alcalin, présente un pH de 6,6. On mélange vigoureusement 600 g du gel globulaire précédent avec 360 g d'une solution de monoéthanolamine et d'éthylèneglycol dans un rapport pondéral 8:2 pour préparer un révélateur. Lorsque l'on effectue le développement en utilisant ce révélateur de la même manière qu'à l'exemple 1, la densité d'image est de plus de 1,10, même dans le cas du développement successif de 750 feuilles Ceci indique que le présent révélateur a une aptitude au développement encore plus améliorée par rapport à celui de l'exemple 1. En outre, lorsqu'on utilise ce révélateur pendant 10 jours consécutifs à raison de 8 h par jour, on observe que les grains sont endommagés à 0,21%, mais ceci ne provoque pas de trouble dans l'utilisation pratique. REVENDICATIONS 1. Procédé pour développer un papier photosensible diazoïque binaire par mise en contact du papier photosensible avec un révélateur alcalin après l'exposition, caractérisé en ce que ledit révélateur alcalin consiste en particules d'alumine, de silice, ou d'alumine-silice ayant un diamètre de particules de 0,1 à 2 mm, et un rayon moyen de pores de 25 à 300 A ayant absorbé une amine non volatile. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdites particules sont ensuite recouvertes d'un oxyde de métal alcalin ou alcalino-terreux. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que ledit oxyde de métal alcalin ou alcalino-terreux est choisi parmi Na20, MgO et CaO. 4. procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que le rapport pondéral dudit oxyde de métal alcalin ou alcalino-terreux auxdites particules est de 0,001 à 0,2. 5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite amine non volatile est choisie parmi la monoéthanolamine, la diéthanolamine, la triéthanolamine, la cyclohexylamine, la cyclobutylamine, la morpholine, l'haxylamina et la benzylamine. 6. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le rapport pondéral de ladite amine non volatile auxdites particules est de 0,1 à 2. 7. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdites particules portent en outre au moins un additif choisi parmi l'eau, l'éthylèneglycol et le glycérol. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que le rapport pondéral dudit additif à ladite amine est de 0,05 à 2. 9. Révélateur pour le développement des papiers photosensibles diazoïques binaires, caractérisé en ce qu'il consiste en particules d'alumine, de silice ou de mélangoealumine-silice ayant un diamètre de particules de 0,1 à 2 mm et un rayon moyen de pores de 25 à 300 A et sur lesquelles on a fixé une amine non volatile. 10. Révélateur selon la revendication 9, caractérisé en ce que lesdites particules sont en outre enduites avec un oxyde de métal alcalin ou alcalino-terreux. 11. Révélateur selon la revendication 10, caractérisé en ce que ledit oxyde de métal alcalin ou alcalino-terreux est choisi parmi Na20, MgO et CaO. 12. Révélateur selon la revendication 10, caractérisé en ce que le rapport pondéral dudit oxyde de métal alcalin ou alcalino-terreux auxdites particules est de 0,001 à 0,2. 13. Révélateur selon la revendication 9, caractérisé en ce que ladite amine non volatile est choisie parmi la monoéthanolamine, la diéthanolamine, la triéthanolamine, la cyclohexylamine, la cyclobutylamine, la morpholine, I'hexylamine et la benzylamine. 14. Révélateur selon la revendication 9, caractérisé en ce que le rapport pondéral de ladite amine non volatile auxdites particules est de 0,1 à 2. 15. Révélateur selon la revendication 9, caractérisé en ce que lesdites particules portent en outre au moins un additif choisi parmi l'eau, l'éthylèneglycol, et le glycérol. 16. Révélateur selon la revendication 15, caractérisé en ce que le rapport pondéral dudit additif à ladite amine est de 0,05 à 2.