La présente invention concerne un procédé pour *sécheur", c'est- -dire déshydrater, des absorbants liquides sans les exposer a des surfaces chauffées à des températures élevées. D'une façon plus particulière, la présente invention a trait à un procédé pour régénérer des desséchants liquides et/ou des absorbants de gaz acides dans lequel la seule source de chaleur pour faire évaporer l'humidité est fournie par une vapeur d'hydrocarbure utilisee comme agent d'extraction d'eau et/ou de gaz. Le traitement des gaz industriels, comme par exemple l'hydrogene et les hydrocarbures normalement gazeux, exige, de façon caractéristique, la séparation tant des constituants formés par les gaz acides que de l'eau avant un traitement ultérieur ou une distribution. Les constituants formés par les gaz acides, comme par exemple CO2 et H2S, sont communément éliminés des gaz industriels par absorption à contre-courant au moyen d'une solution aqueuse d'un absorbant de gaz acides. La solution d'absorbant de gaz acides est, de façon caractéristique, régénérée par distillation de manière à en extraire les gaz acides absorbés et recyclée au cours de la phase d'absorption. Le gaz exempt d'acide (adouci) est ensuite séché au cours d'une opération séparée. On utilise largement des liquides hygroscopiques pour sécher de nombreux gaz industriels en faisant passer le desséchant hygroscopique liquide relativement sec à travers une colonne dans une direction contraire à celle de l'écou- lement du gaz. Le gaz sec est habituellement évacué du sommet de la colonne tandis que le desséchant liquide riche, contenant l'eau absorbée, est évacué à la base de la colonne et envoyé un dispositif de régénération où l'on chauffe le desséchant riche pour en extraire le plus possible d'eau absorbe sans le décomposer exagérément. Le desséchant liquide ainsi régénéré est ensuite recyclé dans la colonne de séchage de gaz. La nature hygroScopique des desséchants est d'une grande utilité pour l'absorption de l'eau, mais leur régénération pose des proclames, Si l'on utilise la chaleur seule, Bne température se rapprochant du point d'ébullition du desséchant, c'est-h-dire une température qui souvent dépasse la gamme de températures de décomposition du desséchant liquide, est nécessaire pour réduire la teneur en humidité à un niveau satisfaisant pour l'application à laquelle est destiné le desséchant. Toutefois, les effets de contact direct du desséchant avec des surfaces très chaudes d'un échangeur de chaleur sont plus sérieux. On sait que des flux de chaleur exagérés sur de telle surfaces contribuent grandement a la décomposition des desséchants. Les tentatives antérieures faites pour résoudre ce problème n'ont pas donné entièrement satisfaction. Dans un premier procédé, décrit dans le brevet U,S. NO 3.105.748, on chauffe une partie aliquote de gaz naturel séché jusqu'à 1600C-1850C dans un réchauffeur chauffé au gaz. Cette température est légèrement inférieure au point de décomposition d'un absorbant d'humidité à base de glycol. On fait passer le gaz chauffé a travers un glycol très chaud maintenu à peu près à la température indiquée ci-dessus. Le gaz utilisé pour extraire l'humidité du glycol est rejeté dans l'atmosphare ou brûlé. Ce procédé entraîne donc un gaspillage de gaz et exige un réglage soigneux pour éviter une perte de glycol par décomposition due à son contact avec des surfaces très chaudes dans le rebouilleur.De plus, le gaz rejeté dans l'atmosphère ou brûle contribue à la pollution de l'air. Dans un autre procédé décrit dans le brevet U.S n#3.349.544, on introduit un agent d'extraction azéotropique en dessous de la surface d'un desséchant liquide dans une zone de régénération chauffée pendant que l'on maintient la température dans la zone de régénération au-dessus de la température de vaporisation de l'agent d'extractop, azéotropique, On fait condenser le mélange azéotropique, on sépare l'eau et l'agent d'extraction azéotropique et on recycle cet agent.Dans ce procédé, la teneur en humidité du desséchant ne peut pas être réduite en dessous de celle qui est compatible avec l'eau contenue dans l'agent d'extraction azéotropique, De plus, ce procédé expose le desséchant à des surfaces très chaudes, Dans un procédé décrit dans le brevet U,S. NO 3.471.370, on envoie du naphta et un absorbant de gaz acide-desséchant à base de glycol-amine dans un rebouilleur situé à l'exté rieur d'une colonne d'extraction dans laquelle on envoie une glycol-amine humide.On maintient la température du rebouilleur à l490C-2040C. Dans le rebouilleur tout le naphta, à ltexception de celui qui peut rester en solution dans l'absorbant a la température élevée, est brûle et on fait passer les vapeurs à travers la zone d'extraction d'humidité de manière à sécher le mélange de glycol-amine jusqu'à ce qu'il présente une teneur en humidité d'environ 1,6 à 1;8%. Dans se procédé, la teneur en humidité du desséchant ne peut pas gtre réduite en-dessous de celle compatible avec la teneur en eau du naphta. Ce procédé présente aussi l'inconvénient d'exposer le desséchant à des surfaces très chaudes. Un autre inconvénient des procédés antérieurs est que l'on ne peut pas utiliser dans des procédés de séchage de gaz en continu des desséchants bouillant à des températures très élevées, comme par exemple, le tétraéthylène-glycol, les glycols et autres polyols ou alcanolamines à point d'ebullition plus élevé, cela en raison de leur décomposition exagérée aux températures nécessaires pour libérer l'eau. Dans la présente demande, les expressions "desséchant liquide" et "absorbant liquide sont utilisées de façon interchangeable et désignent des matières hygroscopiques liquides qui sont utilisées soit pour le séchage de gaz industriels qui contiennent de l'eau mais qui sont normalement exempts de constituants gaz eux acides ou qui contiennent à la fois de l'eau et des gaz acides. Lorsque le gaz industriel ne contient pas de gaz acides, certains polyols ou glycols peuvent constituer le desséchant liquide11 ou 11l'absorbant liquide". Si des gaz acides, que représentent H2S, les mercaptans à bas poids moléculaire, notamment ceux contenant jusqu'a environ 6 atomes de carbone, C02, COS ou CS2, sont présents, leur teneurdoit être réduite en même temps que l'humidité et le "desséchant liquide' ou "l'absorbant liquide" contiennent habituellement une alcanolamine liquide ou un absorbant de gaz acides physiquement liquide. Certaines des alcanolamines liquides fonctionnent à la fois comme absorbants d'eau et absorbants de gaz acides. Les types de desséchants liquides ou d'absorbants liquides avantageux, soit pour un séchage seul, soit pour un séchage et un adoucissement (par exemple une réduction en teneur de gaz acides) seront décrits en détails par la suite. Les glycols liquides dissolvent les gaz acides tels que #2# et S02 dans une certaine mesure aux températures basses, par exemple aux températures inférieures à 380C, et à la pression atmosphérique. Ils dissolvent également un peu de CO, aux températures basses et aux pressions supérieures à la pression atmosphérique, Toutefois, les glycols, lorsqu'ils sont utilisés comme desséchants, sont habituellement employés pour absorber l'eau et uniquement des petites quantités de gaz acides, La présente invention concerne un procédé de régénération de desséchants liquides ou de desséchants liquides absorbant les gaz acides, ou un mélange de ces desséchants, ce procédé consistant à envoyer un absorbant liquide riche en eau dans la partie supérieure d'une colonne de régénération, a vaporiser par chauffage un hydrocarbure normalement liquide ou un mélange d'hydroèarbures pratiquement insolubles dans le desséchant séché et dans l'eau, cet hydrocarbure ayant une température d'ébullition inférieure à la température supérieure de dissolution critique et supérieure à la température de dissolution critique inférieure du mélange du desséchant et de l'hydrocarbure précité dans les conditions de pression utilisées, à faire passer par un mouvement ascendant les vapeurs à travers l'absorbant liquide riche en eau, lesdites vapeurs étant la seule source de chaleur utilisée pour régénérer le desséchant, à condenser les vapeurs de téte en provenance du régénérateur sans contact direct avec l'absorbant liquide riche en eau, à séparer de l'eau l'hydrocarbure liquide, a faire passer un mélange liquide à deux phases provenant du régénérateur dans un séparateur pour former une phase formée de desséchant pauvre et une phase formée d'hydrOcarbure liquide, à faire passer la phase hydrocarburew dans un vaporiseur où elle est chauffée et vaporisée en vue d'un recyclage dans le régénérateur et, enfin, à évacuer la phase "desséchant pauvre" du séparateur. Plus particulièrement, le procédé de la présente invention consiste à vaporiser un agent d'extraction d'eau et/ou de gaz formé par un hydrocarbure normalement liquide, soit aliphatique, soit aromatique, ou un mélange de ceux-ci, qui est sensiblement insoluble dans l'absorbant séché et dans l'eau et qui a une température d'ébullition inférieure à la température de dissolution critique supérieure du mélange et supérieure a la température de dissolution cris tique inférieure, si cette dernière existe, de l'absorbant séché et de l'agent d'extraction précité, a faire passer les vapeurs par un mouvement ascendant a travers l'absorbant liquide riche, c'est-à-dire humide, à condenser les vapeurs en provenance du régénérateur dans une zone qui n'est pas en contact direct avec l'absorbant, à séparer de l'eau l'hydrocarbure liquide et à répéter le cycle sans soumettre l'absorbant à une chaleur autre que celle fournie par la vapeur. De préférence, la solubilité de l'hydrocarbure dans l'absorbant liquide ne doit pas dépasser environ 5 à 10%. Pendant la phase d'extraction, la température du système est inférieure à la température de dissolution critique supérieure et supérieure à la température de dissolution critique inférieure, si le mélange présente ces deux températures de solution critique, de l'agent d'extraction et du desséchant sec et ne dépasse pas la température d'ébullition de l'hydrocarbure ou du mélange d'hydrocarbures à la pression régnante.L'agent d'extraction, de préférence, est un agent qui, à l'état liquide, n'est sensiblement pas miscible ou n'est que légère- ment miscible avec le desséchant liquide et avec l'eau, de telle sorte que deux phases liquides distinctes puissent être séparées lorsque la température est différente des températures de solution critique. L'effluent en provenance de la base d'un dispositif de régénération, ou d'une colonne de distillation, est donc envoyé à une seconde zone de séparation où deux phases liquides sont présentes. On sépare le desséchant séché de l'agent d'extraction formé par un hydrocarbure liquide et-on vaporise cet agent, puis on le fait passer a travers la zone de régénération. Dans une variante pour produire un desséchant contenant de 1 a environ 5000 ppm d'eau dans le desséchant régénéré, on peut renvoyer une partie du condensat de tête à la colonne de régEnFration en tant que reflux, si on le désire, tandis que l'on envoie le restant un séparateur où sont formées une phase hydrocarbure liquide et une phase eau, On envoie la phase eau à un système d'élimination et on renvoie au moins une partie ou bien la totalité de l'hydrocarbure liquide au régénérateur sous la forme d'un courant de reflux. Dans une autre variante, on envoie le desséchant riche en eau et l'agent d'extraction formé par un hydrocarbure dans la zone de régénération et, après une séparation de phase de l'effluent et une extraction du desséchant, on retire l'hydrocarbure du condensat supérieur sans en renvoyer comme reflux. Dans une troisième variante où l'hydrocarbure liquide est partiellement soluble dans le desséchant et où l'on désire utiliser un desséchant n'absor bant que de très faibles quantités de l'hydrocarbure liquide, on fait passer le desséchant séché en provenance de la zone de séparation à travers un ballon de détente dans lequel on a fait le vide. L'agent d'extraction se vaporise puis se condense et peut être recyclé dans le régénérateur. Dans la mise en oeuvre de la présente invention, le desséchant liquide saturé ou humide pénètre de préférence dans une colonne de régénération un peu en dessous du sommet de celle-ci mais il peut aussi être envoyé directement dans la colonne par le sommet de cette dernière. L'hydrocarbure liquide vaporisé est envoyé dans la colonne de régénération au voisinage de sa base ou à sa base même comme dans une distillation normale. La température de l'hydrocarbure se trouve au point d'ébullition de ce dernier ou légèrement en dessous de ce point d'ébullition dans les conditions de pression utilisées dans la régénération. Dans la zone d'extraction ou de régénération de desséchant, un contact intime à contre-courant des vapeurs est obtenu tant avec le desséchant qu'avec l'hydrocarbure qui sont soumis simultanément à un séchage. Ce contact peut être obtenu à l'aide de moyens connus, utilisés communément dans la pratique de la distillation, par exemple au moyen de #garnissages, de plateaux ou autres dispositifs pour établir un contact vapeur-liquide. Le dispositif de vaporisation utilisé pour vaporiser l'hydrocarbure ou l'agent d'extraction est de préférence séparé de la colonne de régénération (comme on peut le voir sur le dessin) afin d'effectuer une vaporisation sans contact avec le desséchant. Il est possible de placer un dispositif de vaporisation dans la partie inférieure de la colonne de régénération si on règle de façon appropriée le niveau du liquide et si on place de façon appropriée les éléments de chauffage de manière que seul l'hydrocarbure soit à coup sûr en contact direct avec la source de chaleur utilisée pour la vaporisation. La régénération peut être effectuée sous vide, à la pression atmosphérique ou sous une pression supérieure à la pression atmosphérique. Aucune limitation n'est imposée par le point d'ébullition du liquide desséchant qui peut être séché ou régénéré au moyen de ce procédé. Il suffit que l'hydrocarbure liquide, ou l'agent d'extraction, ait un point d'ébullition normal, de préférence supérieur à environ 650C et inférieur à la température de décomposition du desséchant, soit stable à son point d'ébullition, ne réagisse pas avec l'eau et le desséchant, et soit suffisamment immiscible avec l'eau et le liquide desséchant pour former deux phases liquides, ure dans le condensat de tête et une dans l'effluent de fond provenant du dispositif de régénération. On va maintenant décrire la présente invention en se référant au dessin annexé sur la figure unique duquel est représenté schématiquement le procédé. Une solution absorbante riche, c'estca-dire humide, pénètre dans la partie supérieure de la colonne de régénération 10 par la canalisation 11. La colonne peut être une colonne à garnissage, un plateau de barbotage, un plateau à chicanes, une colonne à plateaux-tamis, ou tout autre dispositif pour mettre en contact une vapeur et un liquide. Le desséchant humide s'écoule vers le bas par gravité. Un agent d'extraction ou hydrocarbure normalement liquide est vaporisé dans le rebouilleur 12 et passe dans la canalisation 13 pour parvenir dans la partie inférieure de la colonne 10, Le rebouilleur 12 comporte un élément de chauffage 14, dans ce cas un serpentin, destiné au passage de vapeur d'eau ou de tout autre agent fluide de chauffage en provenance d'une source non représentée.Toutefois, on comprendra que l'cn pourrait aussi utiliser n'importe quelle autre source de chauffage comme, par exemple un chauffage par résistances électriques, un chauffage par flammes directes ou bien un chauffage par circulation d'un agent caloporteur autre que la vapeur d'eau, les vapeurs de l'hydrocarbure s'écoulent vers le haut dans la colonne 10 et servent à chauffer le desséchant pendant qu'il s'écoule vers le bas jusqu'à une température se rapprochant de la température d'ébullition de la vapeur d'hydrocarbure dans les conditions de pression utilisées, Cette température est aussi inférieure à la température de dissolution critique supérieure du mélange hydrocarbure-desséchant et supérieure à la température de dissolution critique inférieure de ce mélange, si cette température existe.Un mélange de vapeurs d'eau et d'hydrocarbure ou agent d'extraction sort du sommet de la colonne 10 par la canalisation 15 et pénètre dans un condenseur 16 ~comportant, comme on peut le voir ici, un moyen 17 de mise en communication avec l'atmosphère. Le condensat s'écoule, par la-canalisation 18, jusqu'au séparateur 19. Dans le séparateur, deux phases ou couches liquides sont formées. La couche d'hydrocarbure 20 parvient par la canalisation 21 à la canalisation 22 qui la ramène à la partie supérieure de là colonne 10. Si on le désire, l'hydrocarbure peut être évacué du séparateur 19 par la canalisation 27 sans revenir à la colonne 10 en tant que reflux.Dans certains cas où la solubilité de l'eau dans l'hydrocarbure est faible, par exemple dans le cas des hyqrocarbures aliphatiques C6 -C10, tant à chaînes droites qu'à chaînes ramifiées, l'hydrocarbure ou une partie de ce dernier peut être renvoyée au rebouilleur 12 en vue de son recyclage par l'intermédiaire d'une canalisation qui n'a pas été représentée, La couche d'eau 23 passe à travers la canalisation 24. Une partie de l'eau est envoyée à un système d'élimination par l'intermédiaire de la canalisation 25 et, si besoin est, une partie est envoyée à la canalisation 22 par la canålisation 26 de manière que de petites quantités d'eau soient ajoutées au reflux d'hydrocarbure pour supprimer les pertes du desséchant. Le desséchant dont a été extraite une grande partie de l'eau et l'hydrocarbure, qui se trouve sous une forme liquide, passent de la base de la colonne 10 dans la canalisation 28 et pén#tre directement dans un second séparateur 29 où le desséchant 30 et l'hydrocarbure 31 se séparent de manière à former deux phases liquides. A partir du séparateur 29, la 'phase pénètre, par l'intermédiaire de la canalisation 32, dans le rebouilleur 12 ou elle est vaporisée et recyclée d#ans la colonne. Le rebouilleur 12 peut comporter un puits collecteur 33 où les petites quantités de desséchant transportées jusqu'au rebouilleur en solution dans l'hydrocarbure peuvent être recueillies ou renvoyées au séparateur 29 par la canalisation 34.Dans certains cas, il peut être souhaitable de placer un échangeur de chaleur (non représenté) entre la sortie située à la base de la colonne 10 et le séparateur 29 de manière à maintenir des conditions de température qui assurent une séparation des phases. Le desséchant séché est transporté par la canalisation 35 et traverse normalement la vanne 36 pour pénétrer dans la canalisation 37 en vue de son recyclage dans un dispositif de séchage de gaz. Si on désire réduire la teneur en hydrocarbure du desséchant, on ferme complètement ou partiellement la vanne 36 et on ouvre la vanne 38 de la canalisation 39 partiellement ou complètement. De cette manière, une partie ou la totalité du desséchant séché penètre dans un ballon de détente 40 qui est raccordé par la canalisation 41 à un condenseur 42 pourvu d'une source de vide 43. L'hydrocarbure condensé et le desséchant quittent le condenseur en étant en#voyés par la pompe 44 dans la canalisation 45 ou le condensat est recyclé de préférence dans le courant d'alimentation 11.Le desséchant, après la détente, est envoyé depuis le ballon de détente 40 par la pompe 46 à la canalisation 37 en vue de son recyclage dans la phase de séchage de gaz, Le desséchant liquide peut être une matière quelconque hygroscopique liquide. A titre d'exemple de tels desséchants, on peut citer les polyols seuls ou en mélange. Les exemples caractéristiques de ces derniers sont ltéthyldneglycol, les propylèneglycols, les butylèneglycols, les pentylèneglycols, le glycérol, le triméthylol propane, le diéthylèneglycol, le triéthylèneglycol, le tétraéthylèneglycol r le dipropylèneglycol, le tripropylèneglycol, le tétrapropylèneglycol et les mélanges de ces produits. Ces glycols contiennent 2 a 12 atomes de carbone. Les polyols qui sont normalement solides mais qui sont solubles dans les polyols liquides sensiblement anhydres ou dans les hydroxylamines liquides peuvent aussi être inclus. Des exemples caractéristiques de tels solides sont l'érythritol, le sorbitol, le pentaérythritol et les sucres à bas poids moléculaire. Les alcanolamines caractéristiques compren nent la monoéthanolamine, la diéthanolamine, la triéthanolamine, l'isopropanolamine, y compris la mono-, di- et triisopropanolamine ou diglycolamine. Les alcanolamines peuvent contenir de 2 a environ 9 atomes de carbone, D'autres desséchants et/ou absorbants de gaz acides comprennent la N-méthyl pyrrolidone et ses dérivés alkyles substitués, la sulfolane (tétraméthylènesulfoxyde) et ses dérivés alkyles substitués. On peut utiliser suivant n'importe quelle proportion des mélanges de n'importe lesquels des desséchants ci-dessus. Les alcanolamines, la N-méthylpyrrolidone, la sulfolane sont également utiles comme absorbants de gaz acides.Les N-méthyl pyrrolidones et les sulfolanes sont particulièrement avantageux dans les cas où ils sont mélangés avec une alcanolamine, avec ou sans glycol. Les hydrocarbures aliphatiques liquides ou agents d'extraction, peuvent comprendre des hydrocarbures liquides comprenant les alcanes, les cycloalcanes, les alkènes, les cycloalkènes présentant des points d'ébullition normaux dans la plage de 650 à 2350C. Les hydrocarbures peuvent être des composants purs ou un mélange de composants purs ou bien une fraction de pétrole appropriée comme le naphta. Le point d'ébullition de l'hydrocarbure ne doit pas dépasser la température de décomposition du composé le moins stable du desséchant, Cette température est d'environ 1490C pour la monoéthanolamine et environ 1770C pour la diéthanolamine. Les glycols liquides sont sujets habituellement à une certaine décomposition s'ils sont maintenus à leur point#d'.ébullition à la pression atmosphérique. Cette décomposition peut être accélérée par la présènce d'oxygène ou par. un contact avec certains métaux. Des exemples d'hydrocarbures comprennent les monoalkènes à channes droites et ramifiées et les alcanes possédant 6-7 atomes de carbone, les monoalkylènes et les alkènes à 8 atomes de carbone, les monôalkènes et les alkènes a 9 atomes de carbone, les monoalkènes et les alkènes à 10 atomes de carbone et leur mélange, toutes ces substances ayant un pOint dtbullition normal de 650C, voire plus.Des exemples d'hydrocarbures aromatiques comprennent le benzène, le tolubng, le xyldne, ltOthylbenzdne, le eumène, le butyl benzine, les diSthylbenzanest le triéthylbenzènes, et autres produits analogues. Les hydrocarbures aromatiques ont un point d'ébullition compris entre 80 et environ 235 C. On peut-utiliser des mélanges d'hydrocarbures aliphatiques et aromatiques.Si l'un des alkènes ci-dessus a tendance à une homopolymérisation ou à une copolymérisation, on peut ajouter une petite quantité d'un agent servant à neutraliser la polymérisation, De préférence, l'agent neutraliseur est suffisamment volatile pour nentraliser la polymérisation tant dans les phases liquides que dans les phases vapeur. Quelle que soit la pression, les températures régnant dans la colonne de régénération doivent être maintenues en dessous du point de décomposition du desséchant ou absorbant spécifique en cours de'régénération. Ainsi, si le triéthylèneglycol est le desséchant, et si un hydrocarbure aliphatique, tel que le N-octane, est l'agent d'extraction, on peut envisager une température de 204-2350C sous une pression de 6 à 7 kg/cm2 (pression absolue). Si un mélange de triéthylène- glycol et de diéthanolamine est le desséchant et le N-octane l'agent d'extraction, une température d'environ 1350C-1500C ne doit pas être dépassée quel que soit l'hydrocarbure utilisé, Ceci correspond à une pression d'environ 1,300 kg/cm2 (pression absolue) pour le N-octane à 1350C.La pression en tête de la colonne de régénération est de préférence légèrement supérieure à la pression atmosphérique, c'est-à- dire autogène, mais elle peut atteindre 24,500 kg/cm2 (pression absolue), On place dans un dispositif de mesure, d'une part, des qualtités industrielles de glycol, d'alcanolamines et autres desséchants contenant une certaine quantité d'eau et, d'autre part, environ 10 parties en poids d'eau et on introduit ce mélange à un débit à peu près constant dans une colonne de 1,20 m ayant un diamètre intérieur de 7,5 cm et garnie avec des selles Intalox".Sauf indication contraire, dans les exemples suivants, on a introduit environ 3 litres d'agent d'extraction à base d'hydrocarbure dans un rebouilleur d'une capacité d'environ 5 litres et on l'a porté à sa température d'Obuli#tion & l'aide d'un moyen de chauffage électrique #téri.ur, Quand les vapeurs d'hydrocarbure ont commencé à a. lqu~fter dans le condenseur de tête, on a introduit le desséchant contenant une certaine quantité d'eau dans la partie supérieure de la colonne et on a réglé l'allure d'ébullition de l'hydrocarbure de manière à maintenir une température voulue au sommet de la colonne. Environ 4 heures ont été allouées pour qu'à coup sûr des conditions d'état stable soient obtenues. Les vapeurs provenant de la colonne étaient constituées essentiellement d'eau et d'hydrocarbure. Ces vapeurs ont été condensées puis envoyées dans le séparateur d'hydrocarbure et d'eau, Le condensat d'eau a été envoyé à un cylindre de mesure gradué et la phase hydrocarbure liquide a été renvoyée au sommet de la colonne avec la charge de desséchant humide, c'est-a-dire hydratée. On a mesuré le volume d'eau recueillie et on a calculé le volume moyen d'eau récupéré par heure. Le mélange à deux phases d'hydrocarbure et de desséchant pauvre, c'est-à-dire sec, quittant la base de la colonne a été envoyé à un séparateur de desséchant et d'hydrocarbure. On a pompé hors du séparateur le desséchant à un débit réglé de façon à maintenir une position d'interface desséchant kydrocarbure presque constante. L'hydrocarbure a été renvoyé au rebouilleur et vaporisé. Si l'on utilise des hydrocarbures aliphatiques liquides comme agent d'extraction, leur solubilit dans le desséchant est extrêmement faible et le desséchant régénéré ou séché provenant de la base de la colonne peut être recyclé lors de la phase d'absorption d'eau. Les hydrocarbures aromatiques sont un peu plus solubles dans le desséchant et leur extraction peut être souhaitable dans certains cas, Si tel est le cas, le système de détente sous vide décrit précédemment peut être utilisé avantageusement. Les exemples décrits ci-dessous ont été effectués en l'absence de pression négative ou positive imposées, c 'est-à-dire sous la pression autogène du système. Les parties et les pourcentages sont indiqués en poids, sauf indication contraire. Ces exemples sont donnés à titre illustratifs et non limitatifs de l'invention. EXEMPLE 1 On a introduit un mélange de 90% en poids de triéthylèneglycol et 10! en poids d'eau dans la partie supérieure de la co#lonne, à un débit de 789 ml/h. On a introduit des vapeurs de n-octane en provenance du rebouilleur dans la colonne près de sa base. La température du n-octane en ébullition était de 129,50C. La température à mi-colonne était de 1260C et la température de tête était de 109,5 C. Les vapeurs quittant le sommet de la colonne ont été introduites dans un condenseur refroidi à l'eau et le condensat s'est écoulé jusqu'à un séparateur où une couche aqueuse et une couche d'hydrocarbure se sont formées. L'eau a été continuellement évacuee du séparateur par trop-plein. On a renvoyé lthydrocar- bure condensé au sommet de la colonne.Pendant l'essai, on a recueilli l'eau dans un cylindre gradué a un débit moyen environ 81,8 ml/h. L'analyse du triéthylèneglycol séché dont on a prélevé un échantillon toutes les deux heures a révélé une teneur en eau comprise entre 0,22% et 0,34% en poids avec une moyenne de 0,28% pour huit échantillons. Les résultats publiés indiquent qu'une température d'environ 2600C serait nécessaire pour réduire la teneur en eau-du. triéthylèneglycol à un niveau de 0,28% par distilla tion classique sous pression atmosphérique. EXEMPLE 2 On a effectué une série d'essais dans la colonne décrite ci-dessus et, dans ces essais, on a réglé la température de tête soit en augmentant le débit de la vapeur, soit en diminuant la quantité de glycol humide introduit. Ce dernier dtatt constitué par un mélange de 90% en poids de triéthylène glycol et 108 d'eau. L'agent d'extraction d'eau était du n octane. Les débits de la charge de glycol et l'eau recueillie sont des débits moyens par heure en ml.Les données recueillies pendant ces essais sont portées sur le tableau ci-dessous: Débit de Eau recueil-Rebouil- mi-colon- Tête % Eau dans le charge de lie leur ne glycol séché glycol humide 806,3 87,2 129,0 125 110 787?5 89,2 129,5 126 120 0,46 391;7 47,3 129,0 127 121,8 0,27 La teneur en eau était une valeur moyenne pour deux échantillons prélevés chacun après une période de 2 heures. Ces données montrent qu'au fur et à mesure que la température de tête augmente, la quantité d'eau présente dans le desséchant séché diminue. EXEMPLE 3 L'agent d'extraction, dans ce cas, est un naphta de pétrole direct, essentiellement non aromatique, présentant une densité de 70,8 API et une température d'ébullition de 1550C (norme ASTM). Les fractions légères ayant un point d'ébullition inférieur à 750C avaient été enlevées de la fraction de pétrole avant l'essai. La source de naphta était un mélange de 808 de pétrole brut canadien et de 20% de pétrole brut du Michigan. La charge de desséchant humide était un mélange de 90% en-poids de triéthylèneglycol et de 10% en poids d'eau. Le débit du mélange eau-glycol introduit dans la colonne atteignait en moyenne 765,6 ml/h. On a recueilli l'eau à un débit moyen d'environ 88,8 ml/h. La température des vapeurs soumises à une nouvelle ébullition se situait entre 150 et 1700C, la température à mi-hauteur de la colonne se situait entre 1121400C et la température de tête était presque constante à 81,50C. Après séchage, le triéthylèneglycol contenait 0,560 d'eau en poids, avec une fourchette de 0,46 à 0,64% pour quatre échantillons. EXEMPLE 4 Dans cet exemple, on décrit le séchage du triéthylèneglycol au moyen d'un mélange d'hydrocarbure frais fourni en continu, L'agent d'extraction d'eau -était, dans cet exemple, un naphta lourd, ctest-a-dire une fraction de reformage naphténique obtenu à partir d'un mélange de 80% de pétrole brut canadien et de 20% de pétrole brut du Michigan, avait une densité API de 52,3% et une plage de températures d'ébul lition ASTM comprise entre 95,60C et 1800C. On a introduit le naphta lourd dans la partie supérieure de la colonne en même temps qu'un mélange comprenant 10% en poids et 90% en poids de triéthylèneglycol. On a éliminé #'hydrocar#ure recueilli dans le séparateur de tête jusqu'à ce que des conditions d'équilibre aient été atteintes. Lorsque des températures stables dans,les diverses parties de la colonne ont été obtenues, on a arrêté l'envoi de naphta et on a recyclé l'hydrocarbure provenant du séparateur de tête au moyen d'un système d'alimentation distinct. De cette manière, on a simulé une alimentation continue en naphta. La température du naphta dans le rebouilleur était de 1700C, la température à mi-hauteur de la colonne était de 161 C et la température en tête de colonne était de 129 C. Cinq échantillons du triéthylèneglycol séché présentaient une teneur en eau se situant entre 0,015 et#0,ll6% en poids avec une moyenne de 0,074%. Si on avait distillé le mélange de 10% d'eau et de 90% de triéthylbneglycol à la pression atmosphérique selon un procédé de distillation classique, on estime que la température du triéthylèneglycol nécessaire dans le rebouilleur pour que l'on obtienne un produit contenant 0,074% d'eau et 99,926% de triéthylèneglycol aurait due être de 2810C, température qui est de 1520C plus élevée que la température de 129QC utilisée dans ces exemples. La température de 2800C est d'environ 70 à 800C plus élevée que la température de décomposition thermique du triéthylèneglycol. \EXEMPLE 5 Dans cet exemple, on a introduit un mélange de 90% en poids de triéthylbneglycol et de 10% en poids d'eau à un débit de 781,3 ml/h. L'agent d'extraction était constitué par un mélange d'environ 250 ml de benzène et de 3000 mi de n-octane. La température de l'hydrocarbure en ébullition était de 127,0 C, sa température à mi-hauteur de la colonne se situait entre 980C et l050C et la température au sommet de la colonne, c'est-à-dire la température de tête, était de 75,59C. On a recueilli l'eau a un débit d'environ 92,0 ml/h. Le desséchant séché contenait 0,11% en poids d'eau. EXEMPLE 6 On a introduit dans la colonne une solution contenant 10% en poids d'eau et 90% en poids d'éthanolamine à un débit moyen de 787,$ ml/h. L'agent d'extraction était du n-octane point d'é#ullition l29,4#c). La température à mi-hauteur de la colonne était de 1250C et la température au sommet de la colonne ou température de tête était de 108,8 C. Quatre échantillon d'alcanolamine séché contenaient 0,76 a 0,85% d'eau, avec une moyenne de 0,83% pour quatre échantillons. On estime qu'une température de 2380C aurait été nécessaire pour obtenir un séchage comparable au moyen d'une distillation de l'alcanolamine à là pression atmosphérique. EXEMPLE 7 Cet exemple montre que l'on peut extraire à la fois C02 et l'eau d'une alcanolamine aqueuse au moyen de ce procédé avec un n-octane comme hydrocarbure d'extraction. On a introduit un mélange comprenant 83,7% en poids de diéthanolamine, 9,3% en poids d'eau et 7,0% En poids de C 2 (environ 0,2 mole de C02 par mole d'amine) dans la colonne à un débit moyen de 756,3 ml/h. t'eau recueillie représentait un débit moyen de 71,1 ml/h.La température dfl liquide dans le rebouilleur était de 129,60C, la température à mi-hauteur de colonne était de 124 C et la température au sommet de la colonne était de 104!6 C. L'amine se trouvant à la base de la colonne contenait seulement en moyenne 0,011 mole de C02 par mole d'alcanolamine et 1,96% d'eau. On estime qu'une température de 2020C aurait été nécessaire pour obtenir une amine aussi seche par distillation à la pression atmosphérique. \EXEMPLE 8 On a introduit dans la colonne un mélange de 72% en poids de triéthylèneglycol, 18% en poids de diéthanolamine et 10% en poids d'eau à un débit moyen de 771,9 ml/h. On a recuilli l'eau dans le séparateur de tête à un débit moyen -de 78,6 ml/h, Les températures dans la colonne en utilisant un n-octane comme agent d'extraction étaient de l270C dans le rebouilleur, l150C à mi-hauteur de la colonne et la température de tête était de 100 C. Le mélange séché recueilli k la base de la colonne contenait 0,478 d'eau, EXEMPLE 9 On introduit dans la colonne un mélange de 90% en poids de diéthanolamine et 10% en poids d'eau à un débit moyen de 787,5 ml/h.On a recueilli l'eau dans le séparateur de tête a un débit moyen de 85,4 ml/h, L'agent d'extraction d'hydrocarbure était du xylène, La température régnant dans le rebouilleur était de l360C, la température à mi-hauteur de la colonne butait de 1340C et la température de tête était de l200C. On a constaté que la diéthanolamine contenait 0,04% en poids et environ 8t23% en poids d'hydrocarbure.Comme indiqué précédemment, si on désire obtenir une diéthanolamine sensiblement exempte d'hydrocarbure en vue de son recyclage dans l'opération d'absorption, on peut faire passer la diéthanolamine à travers un ballon de détente où lthydrocarbure se vaporise instantanément, ce qui réduit à un minimum la quantité d'hydrocarbure présente dans la diéthanolamine sèche en vue du recyclage de celle-ci dans l'absorbant. EXEMPLE 10 Cet exemple montre que l'on peut extraire H2S et H20 d'un absorbant de gaz acide-desséchant liquide au moyen du procédé de la présente invention. On a introduit dans la colonne un mélange de 87,5% en poids de diéthanolamine, 9,7% en poids d'eau et 2,8% en poids de H2S à un débit moyen de 803,6 ml/h. On a recueilli l'eau dans le séparateur de tête à un débit moyen de 85,3 ml/h. L'agent d'extraction d'hydrocarbure était du n-octane. Les températures dans le rebouilleur, à mi-hauteur de la colonne et dans la tête de la colonne, étaient respectivement de -l3-20C, 127C et ll50C. La phase diéthanolamine recueillie à la base de la colonne contenait 0,64% en poids d'eau et 0,0125% de H2S. Dans tous les cas, la teneur en eau du desséchant séché a été déterminée au moyen du procédé Fisher. N'importe lequel des glycols, alcanolamines, N-alkyl pyrrolidone ou des desséchants à base de sulfolane mentionnés ci-dessus, seuls ou mélangés, peuvent être séchés au moyen du procédé de la présente invention. En plus de l'eau, les desséchants qui réagissent de façon réversible avec les gaz acides ou qui absorbent physiquement ces gaz peuvent être à la fois séchés et extraits du gaz acide au moyen du procédé décrit à titre d'exemple cidessus, Tout hydrocarbure qui n'est pas miscible de façon notable dans l'agent desséchant peut être utilisé pour extraire l'eau et les gaz acides d'un desséchant contenant une grande quantité d'eau et/ou de gaz acides, Il est bien entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre purement illustratif et non limitatif et que des variantes ou des modifications peuvent y être apportées dans le cadre de la présente invention dont l'éten- due est déterminée par les revendications ci-annexées. REVEND ICAT IONS 1. Procédé pour régénérer des desséchants liquides ou des desséchants liquides absorbant des gaz acides et un mélange de ces desséchants, caractérisé par le fait qu'il consiste à introduire un absorbant liquide riche en produit absorbé dans la partie supérieure d'une colonne de régénération, à vaporiser par chauffage un hydrocarbure ou un mélange d'hydrocarbures normalement liquides et sensiblement insolubles dans le desséchant et dans l'eau, cet hydrocarbure ayant une température d'ébullition inférieure à la température de dissolution critique supérieure du mélange de desséchant et d'hydrocarbure et supérieure à la température de dissolution critique inférieure de ce mélange dans les conditions de pression utilisées, à faire passer les vapeurs par un mouvement ascendant à travers l'absorbant liquide riche, lesdites vapeurs étant la seule source de chaleur utilisée pour la régénération du desséchant, à condenser les vapeurs de tête du régénérateur sans contact direct avec l'absorbant liquide riche, à séparer l'hydrocarbure liquide de l'eau, à faire passer un mélange à deux phases liquides du régénérateur dans un séparateur pour former une phase desséchant pauvre et une phase hydrocarbure liquide, à faire passer la phase hydrocarbure dans un dispositif de vaporisation où elle est chauffée et vaporisée en vue de son recyclage dans le régénérateur puis, enfin, à évacuer du séparateur la phase desséchante pauvre. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que l'hydrocarbure est aliphatique et que son point d'êbullition est compris entre 650C et 2350C à la pression atmosphérique mais ne dépasse pas la température de décomposition du composé le moins stable du desséchant. 3, Procédé suivant la revendication 2 caractérisé par le fait que l'hydrocarbure est du n-octane1 4. procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que l'hydrocarbure est un naphta léger ou un naphta lourd, 5. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que 1'hydrocarbure est aromatique et que sa température d1éBulli#tion est comprise entre 80 et 235 C. 6. Procédé suivant la revendication 5, caractérisé par le fait que l'hydrocarbure est du xylène, du toluène ou du benzène. 7. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que l'hydrocarbure est un mélange d'hydrocarbures aliphatiques et aromatiques. 8. Procédé suivant la revendication 7, caractérisé par le fait que le mélange est du n-octane et du benzène. 9. Procédé suivant l'une quelconque des revendications pr6cédentes, caractérisé par le fait que l'absorbant est un glycol. 10. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8, c & actérisé par le fait que l'absorbant est un mélange d'un glycol à 2-12 atomes de carbone et d'une alcanolamine contenant de 1 à 9 atomes de carbone. 11. Procédé suivant les revendications 9 ou 10, caractérisé par le fait que l'absorbant contient de la Nméthylpyrrolidone ou un sulfolane, 12. Procédé suivant la revendication 9 caractérisé par le fait que le glycol contient de 2 à 12 atomes de carbone. 13. Procédé suivant la revendication 12, caractérisé par le fait que le glycol est du triéthylèneglycol. 14. Procédé suivant la revendication 10, caractérisé par le fait que le glycol est du triéthylèneglycol et que l'alcanolamine est une diéthanolamine. 15. Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que la gamme de pressions de régénération est comprise depuis une pression autogène jusqu'à environ 24,5 kg/cm2 (pression absolue). 16. Procédé suivant la revendication 15 caractérisé par le fait que la pression de régénération est autogène. 17. Procédé suivant la revendication 10, caractérisé par le fait que l'absorbant subissant une régénération est un mélange d'alcanolamine-gaz acide dans lequel le gaz acide est au moins un gaz parmi C02, H2S, les mercaptans à bas poids moléculaire, COS ou CS2, 8. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que 1'aSsorbant est une diglycolamine ou du diéthanolamine 19. Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait qu'au moins une partie du condensat d'hydrocarbure de tète est renvoyée à la colonne de régénération sous forme de reflux.