L'invention se rapporte à une construction de mur en panneaux isolants pour batiments à climat dirigé, par exemple pour magasins dits à atmosphère réglée comme ceux qui servent au stockage des fruits, pour entrepats pour produits congelés, etc..., les panneaux isolants étant formés chacun de deux couches de béton enfermant une couche de matériau isolant et une couche intercalaire jouant au moins le rôle de frein de vapeur. Dans les constructions connues de ce genre destinées aux entrepôts frigorifiques dont la température intérieure est peu-supérieure à OoC et le plus souvent de O à +40C environ, on est parti de ce principe que des freins de diffusion de vapeur d'eau sont en principe suffisants ; c'est seulement dans le cas des entrepôts pour produits congelés, présentant donc des températures intérieures plus basses que flac, que l'on a prévu des barrières de vapeur absolues. Etant donné que les magasins à atmosphère réglée comme ceux qui servent au stockage des différentes sortes de fruits fonctionnent également à des températures intérieures plus élevées que flac, on a utilisé dans ceux-ci des freins de vapeur analogues.Il est apparu que l'atmosphère N2-02 qui s'établit dans de tels magasins et qui a une basse teneur en oxygène, limitée par exemple à environ 3 %, nécessite une couche de barrière de gaz située à l'intérieur ou à l'extérieur pour empecher une diffusion de gaz due-aux grandes différences de pression partielle de 2' N2 et C02. Comme couche de barrière de gaz, on a proposé des revétements de tale, des feuilles d'aluminium, des couches de bitume, etc... Toutefois, non seulement de telles couches de barrière de gaz sont le plus souvent très coûteuses et dans certains cas aussi s' abîment facilement, mais le plus souvent elles nécessitent aussi un jointoiement délicat entre les différents panneaux. Dans le cas des entrepôts pour produits conge lés dont la température intérieure est inférieure à OOC, il faut par contre accorder une attention particulière à la diffusion de vapeur d'eau. Ici, des freins de vapeur ne suffisent pas ; il faut pratiquement des "barrières de vapeur" absolument étanches à la vapeur.Mais ici aussi, le problème d'un jointoiement parfait a conduit à des difficultés. - C'est pourquoi l'invention a pour but de fournir une construction de mur de l'espèce mentionnée qui convienne aussi bien à la construction de magasins dits à atmosphère réglée ou l'atmosphère est pauvre en vapeur d'eau et en oxygène mais a une haute teneur en C02 et N2 et des températures intérieures supérieures à OOC qu'aux entrepôts pour produits congelés ayant des températures intérieures inférieures à OOC et qui doivent être protEgés particulièrement contre la diffusion de vapeur Selon l'invention, ce problème est résolu grâce au fait que la couche de béton des panneaux qui est située vers l'intérieur du bâtiment est conçue sous forme de couche porteuse tandis que la couche de béton située vers l'extXrieur du bâtiment est séparée, par une couche de barrière de vapeur qui la dépasse sur les bords, de la couche isolante située entre les couches de béton reliées entre elles par des tirants isolants et que les parties marginales dépassant des couches de barrière de vapeur de panneaux adjacents, s'avançant au raccordement des panneaux dans un élargissement de joint de l'une des couches de béton et de la couche isolante, sont reliées entre elles de façon étanche aux gaz et à la vapeur en se chevauchant, ltélargissement de joint, dans la région des couches isolantes, étant rempli de matériau isolant. Grâce à ce mode de construction, il est possible pour la première fois de réaliser, au moyen de panneaux isolants en sandwich, les murs des entrepôts pour produits congelés aussi bien que ceux des magasins à atmosphère réglée et de remplir dans chaque cas les conditions spécifiques d'étanchéité à la vapeur et aux gaz.L'invention est expliquée ci-après à titre d'exemple à propos des dessins annexés sur lesquels - la figure 1 montre en coupe verticale une partie d'un entrepôt frigorifique présentant une construction de mur selon l'invention ; - la figure 2 montre en perspective la constitution d'un panneau isolant - la figure 3 est un plan par le côté frontal d'un panneau isolant - les figures 4 5 et B montrent un plan par le côté frontal, chacune à une phase de montage, le jointoiement au raccordement vertical de deux panneaux isolants, et - les figures 7 et 8 montrent en plan analogue aux figures 4 et 6 une variante du jointoiement. La partie représentée sur la figure 1 d'un bâtiment sous forme d'entrepôt pour produits congelés présente comme sol une dalle ou voie de rcul--rsnt 3 disposée au-dessus d'une dalle isolante de sol 2 placée sur du béton coulé en place 1. Des éléments isolants de mur 4 et un plafond 5 isolé de façon correspondante avec rave- tenant de toit 6 complètent la construction. Les portées de plafond le plus souvent considérables obligent à disposer des piliers en béton 7 qui s'appuient dans le haut sur des poutres en béton 8 et dans le bas directement sur le sol ou, à travers celui-ci sur des fondations séparées (comme indiqué en tireté en 7a). Les canaux à air de refroidissement usuels dans les entrepôts pour produits congelés sont désignés par 8. La constitution des différents éléments de mur 4 est indiquée par les figures 2 et 3. Une couche porteuse de béton 10 située à l'intérieur du bâtiment, munie d'un pied porteur isolant ifla et qui peut être lisse ou nervurée, est recouverte d'une couche isolante à une ou plusieurs couches élémentaires 11. Par dessus la couche isolante 11 est placée (sans liaisor) une couche de barrière de vapeur 12 formée d'une feuilla de matière synthétique appropriée, par exemple d'une feuille de polyiso butylène et recouverte à son tour par une couche de béton de parement 13. Les deux couches de béton 10, 13 sont reliées entre elles par l'intermédiaire de tirants métalliques relativement peu nombreux reliés entre eux par des éléments isolants, la formation de ponts de froid étant évitée.Des exemples de liaisons à tirants de ce genre sont décrits par exemple dans le brevet CH 581 246. Aux bords de raccordement des éléments de mur préfabriqués 4, avant leur montage, comme le montra la figure 3, la couche extérieure de béton de parement 13 de même que la couche isolante 11 sont un peu an retrait relativement à la couche intérieure porteuse de béton 10 et dans le bord de la couche isolante est en outre prévue une rainure longitudinale lia tandis que las bords 12a de la feuille de barrière de vapeur 12 passent les bords de la couche de béton porteuse 10. Lors du montage de ces élé ents de mur 4 ayant la hauteur d'un étage, on obtient, aux raccordements où il ne reste qu'un interstice relativemee étroit, par exemple 2 cm, entre les couches porteuses de béton 10, un joint vertical relativement larne ouvert vers l'exté- rieur (figure 4). Dans la partie de joit située derrière les bords de feuille dépassants 12e, on insère de façon ajustée des bandes d'isolaticr 15 et pour combler la cavité qui subsiste dans la régir des rainures marginales lia des couches isolantes * on y fait mousser une matière synthétique approprié0, par exemple du poly uréthane ou bien on y introduit des plaques de matière alvéolaire, par exemple de polystyrène, Ensuite, on colle ou on soude les bords dépassants et chevauchants des feuilles de barrière 12, après quoi on ferme vers l'ex- térieur l'ouverture de joint au moyen d'une bande de recouvrement appropriée t7 (figure 5).Dans l'interstice de joint encore ouvert vers l'intérieur, on peut enfoncer, pour la protection contre l'incendie, une tresse d'amiante 18 et la recouvrir vers l'intérieur au moyen de mastic à jointoyer 19 (figure 6). Ainsi, non seulement on obtient un jointoiement parfaitement étanche et isolé, mais la couche de barrière de vapeur prévue dans les éléments de mur 4 s'étend sans interstice sur toute la surface du mur. Grâce au joint relativement large, la zone de liaison des feuilles de barrière 12 reste toujours accessible. Ce jointoiement, applicable également aussi bien du côté du sol que du plafond, en combinaison avec la constitution décrite des éléments de mur, conduit à une construction de mur étanche à la vapeur et aux gaz, qui convient non seulement aux entrepôts pour produits congelés mais aussi, de la même façon, aux magasins à atmosphère réglée. On a décrit ci-dessus un exemple comportant un joint ouvert vers l'extérieur mais un joint ouvert vers l'intérieur peut aussi Btre prévu sans que cela change quoi que ce soit au principe des mesures prises. Un exemple de ce genre est représenté par les figures 7 et a. Ici, ce n'est pas la couche de béton de parement 23 mais la couche porteuse intérieure de béton 20 qui, ainsi que la couche isolante 21, est en retrait aux bords de raccordement des éléments de mur. Cela conduit lors du montage à un joint 24 ouvert vers l'intérieur (figure 7). Ici aussi, on colle ou on soude les bords dépassant et chevauchant 22a des feuilles de barrière e on remplit le joint situé dans la région de la couche isolante 21 au moyen de bandes d'isolation 25 insérées de façon ajustée et en faisant mousser de la matière synthétique 26 dans l'espacement. On comble de préférence de béton l'ou- verture de joint subsistant entre les couches de béton voisines 20, comme indiqué en 27, de sorte que l'on obtient un mur intérieur en béton sans joints. Comme indiqué, cette construction de paroi peut s'utiliser sans difficulté aussi bien pour des entrepôts pour produits congelés (fonctionnement à une température ambiante inférieure à ONC), avec leur barrière de vapeur placée extérieurement, absolument nécessaire étant donné les grandes différences de température, que pour des magasins à atmosphère réglée qui exigent une grande étanchéité aux gaz et sans modifier la constitution ni le jointoiement, on peut par exemple adapter à volonté aux besoins l'épaisseur de la couche isolante. On comprend sans peine que l'on adapte l'épaisseur de la couche porteuse de béton à la hauteur libre de l'entrebat frigorifique dont il s'agit. Bien qu'il soit possible dans bien des cas d'appuyer directement sur le sol les piliers intérieurs éventuellement prévus (figure 1) sans percer le sol 1, avec interposition d'un isolant, il est souvent nécessaire d'appuyer ces piliers au moyen de fondations séparées 7a. En pareil cas, lorsqu'il s'agit d'un entrepet pour produits congelés, il faut maintenir relativement chaud le pied des piliers, par exemple par un chauffage (comme indiqué en 7b sur la figure 1) ou par amenée d'air. REVENnICATI fiNS t. Construction de mur en panneaux isolants pour bâtiments à climat dirigé dans laquelle les panneaux isolants sont formés chacun de deux couches de béton enfermant une couche intercalaire jouant au moins le rô le de frein de vapeur, construction caractérisée par le fait que la couche de béton (10, 20) des panneaux (4) qui est située vers l'intérieur du bâtiment est conçue sous forme de couche porteuse tandis que la couche de béton (13, 23) située vers l'extérieur du bâtiment est séparée, par une couche de barrière de vapeur (12, 22) qui la dépasse sur les bords, de la couche isolante (11, 21) située entre les couches de béton reliées entre elles par des tirants isolants et que la parties marginales dépassant (12a, 22a) des couches de barrière de vapeur de panneaux adjacents, s'avanocant au raccordement des panneaux dans un élargissement de joint (14, 24) de l'une des couches de béton et de la couche isolante, sont reliées entre elles de façon étanche aux gaz et à la vapeur en se chevauchant, l'élargissement de joint, dans la région des couches isolantes, étant rempli da matériau isolant (15, 16, 25, 26). 2. Construction selon la revendication 1, caractérisée par le fait que la couche de barrière de vapeur est une feuille de matière synthétique (12, 22) placée, sans liaison, entre la couche axterieure de béton (13, 23) et la couche isolante (11, 21) des panneaux (4) et que les parties marginales dépassantes (12, 22) des feuilles de barrière de vapeur de panneaux (4) adjacents sont collées ou soudées entre elles. 3. Construction selon la revendication 2, caractérisée par le fait que l'élargissement de joint est formé, dans la région de la matière isolante qui remplit les couches isolantes (11, 21), par de la matière synthétique alvéolaire (16, 26), par exemple du polystyrène ou du polyuréthane, située entre deux bandes d'isolation (15, 25). 4. Construction selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée par le fait que l'élargissement de joint (14) s'étend vers l'extérieur en partant des couches porteuses (10) des panneaux adjacents (4), séparées seulement par un interstice et qu'il est fermé en cet endroit par un recouvrement de joint (17). 5. Construction selon la revendication 4, caractérisée par le fait que l'interstice de joint entre les couches porteuses adjacentes (10) contient un joint en amiante (18) et est bouché par du mastic à jointoyer (19). 6. Construction salon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée par le fait que l'élargissement de joint (24) s'étend vers l'intérieur en partant des couches de béton (23) des panneaux (4) adjacents qui sont situées à l'extérieur du batiment et sont seulement séparées par un interstice et qu'en cet endroit, il est comblé de béton dans la région des couches porteuses (20).