La présente invention est relative à des perfectionnements apportés aux dispositifs destinés à permettre de revêtir l'intérieur ou l'exterieur d'un tube ou virole constituant la cloison latérale d'un fût au moyen d'une fine pellicule d'une matière déposée à chaud ou à froid. Dans la technique considérée cette matière est soit une colle microcristalline, soit une cire, soit encore toutes autres matières plastiques ou thermodurcisables de qualité appropriée. Bien entendu et comme il va de soi le dispositif suivant l'invention n'est pas exclusivement destiné à réaliser le revêtement d'un fat, bien que ce soit dans ce cas que son application paraisse devoir présenter le plus d'intérêt ; il s'applique au revêtement de toute virole ou manchon tubulaire. On sait que les fûts en carton sont de plus en plus utilises pour le stockage de produits en vrac qu'ils soient pulvérulents ou non. Dans la plupart des cas il faut protéger les matières stockées de lthumidite susceptible de les endommager ou de les agglomérer en grumeaux. Cette humidité provient du fait que le carton étant hygrométrique il absorbe une partie de la vapeur d'eau contenue dans l'atmosphère et l'achemine par capillarité vers l'intérieur du fût, ou de l'intérieur vers l'exterieur si le produit est humide ce qui entraine la destruction ou la détérioration du fût, ou du produit qu'il contient. Les perfectionnements qui font l'objet de la présente invention visent à permettre le dépôt d'une pellicule calibrée sur la face inférieure ou la face extérieure du cylindre constituant la cloison latérale d'un fût de manière que celui-ci présente une bonne étanchéité. Le dispositif suivant l'invention comprend un mandrin tubulaire dont l'une des extrémités est au moins partiellement fermée par une tête, laquelle constitue support pour un bloc qui détermine avec elle une chambre pourvue d'une fente située en vis-a-vis de la face à enduire du cylindre, tandis que des moyens sont prévus pour alimenter ladite chambre en matiere sous pression et pour déplacer axialement le cylindre par rapport au mandrin. Un tel dispositif peut être agencé comme dans l'exemple qui va suivre en vue de déposer une pellicule sur la face intérieure du cylindre, mais bien entendu il pourrait sans modification fondamentale être adapté pour effectuer le dépôt d'une pellicule de matiere sur la face extérieure du cylindre en question. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer Fig. 1 est une coupe longitudinale d'un dispositif établi conformément à l'invention. Fig. 2 illustre en perspective et de manière schématique une machine à enduire comportant application des perfectionnements suivant l'invention. Le dispositif 1 montré en fig. 1 comprend essentiellement un mandrin tubulaire 2 à l'intérieur duquel est fixé un support 3 et une tête 4 ainsi qu'un bloc 5 assemblé à cette tête. L'extrémité libre du mandrin 2 comporte un chambrage 2a dans lequel se loge la périphérie de la tête 4. Celle-ci est maintenue au moyen de colonnes 6 solidaires du support 3. On note que le bloc 5 est fixé à la tête 4 par l'intermédiaire d'un moyeu 7. Celui-ci comporte une jupe extrême 7a qui se visse dans une dépression 4a de la tête 4. Le bloc 5 comporte deux parties principales soit une bride 8 et un disque 9. Ce dernier est monté coulissant longitudinalement par rapport une portée 7b du moyeu 7, sa périphérie étant associée par vissage à un filetage correspondant 8a de la bride 8. Ce filetage est constitué par la paroi d'un alésage pratiqué dans cette bride. Celle-ci comporte un autre alésage fileté 8b concentrique au premier mais de diamètre beaucoup moins important de telle sorte qu'il puisse coopérer avec la périphérie filetée 9a d'un bossage central porté par le disque 9. Ce bossage comprend un alésage étagé 9b, 9c pour des raisons qu'on expliquera mieux plus loin.La portée 7b du moyeu présente un diamètre correspondant au jeu près a celui de la partie 9b de l'alésage du bossage du disque 9, taudis que cette por tée se termine par une collerette 7c de diamètre identique au jeu près à celui de l'alésage à plus grand diamètre 9c du bossage du disque 9. L'espace compris entre la face arrière de la collerette 7c et l'epaulement 9d constitué par les deux diamètres de l'alésage du bossage du disque 9, détermine un espace dans lequel on place un dispositif de compression 10 pour des raisons qu'on expliquera mieux plus loin. On observe que les faces en vis-à-vis de la tête 4 et du disque 9 sont concave et biconique de manière à déterminer une chambre 11. La face extrême du mandrin 2 se trouvant autour de la tête 4 est creusée d'une gorge concave tandis que la face correspondante du disque 9 présente une forme telle qu'elle détermine une levre convexe 8c qui se poursuit en direction du centre par une creusure concave de telle sorte qu'une fois le bloc 5 placé en vis-à-vis du mandrin 2 et de la tête 4, la chambre 11 communique avec l'exterieur par une fente 12 à section transversale en gros sinusoIdale. On note que le diamètre extérieur de la bride 8 au niveau de sa lèvre 8c est légèrement plus grand que le diamètre extérieur du mandrin 2. La tête 4 comporte à l'intérieur du mandrin 2 un manchon tubulaire 4b ferme par une couronne 13 de manière à constituer dans cette tête un compartiment 14 qui communique avec un alésage central 4c de la tête au moyen de canaux radiaux 4d. Chaque canal 4d est obturé par un clapet taré commandé 15. On observe qu'un piston 16 est disposé dans l'alésage 4c de la tête 4, cet alésage étant fermé par un presse-étoupe 17 permettant le passage de la tige 16a du piston 16. En outre le compartiment 14 est mis en communication avec la chambre 11 au moyen de conduites 18 pourvues chacune d'un clapet taré 19. La couronne 13 est munie de trous 13a qui sont en communication avec des tubes 20 d'amenée de matière. Dans le cas de dépose du produit à chaud, un dispositif chauffant 21 est placé autour du manchon 4b et un revêtement isolant 22 est disposé à l'intérieur du mandrin 2 au niveau de la tête de manière que la chaleur dégagée par le dispositif chauffant et la matière fondue soit concentrée dans la tête. De même manière une chemise d'isolement 23 recouvre la majeure partie de la surface extérieure de la bride 8, cette chemise étant maintenue par une vis 24. Le dispositif suivant l'invention est associé à un mécanisme illus tré en fig. 2. Celui-ci comporte un bâti 25 sur lequel est disposée une table 26 qui supporte l'ensemble. Un sommier vertical 27 est solidaire d'un plateau interchangeable 28 solidaire du support 3. Ce plateau permet d'adapter le dispositif à d'autres diamètres de cylindres à traiter. Le cylindre repéré 29 en fig. 1 est engagé autour du mandrin 2, puis la matière stockée dans un bac 30 est envoyée dans le compartiment 14 par les tubes 20. Cette matière est véhiculée à l'aide d'une pompe non représente de sorte qu'elle arrive sous pression dans le compartiement 14 et vient se placer devant le piston 16 après avoir traversé les canaux 4d. Bien entendu pour ce faire les clapets 15 sont ouverts par des commandes usuelles contenues dans une armoire électrique 31. Grâce à la présence de lumières 7d de grandes dimensions ménagées dans la jupe 7a au niveau de la chambre 11 la matière peut venir remplir celle-ci en les traversant. Du fait de la présence du système de compression 10 la fente 12 est fermée par application de la lèvre 8c de la bride 8 contre la dépression correspondante du mandrin 2. Après avoir engagé le cylindre 29 autour du mandrin 2 jusqu'à ce que son extrémité bute contre une lunette d'éjection 32 reliée à la tige du piston d'un vérin 33 qui provoque son déplacement longitudinal et contrôlé par rapport au mandrin 2, on actionne le piston 16 de manière à augmenter la pression de la matière fondue dans la chambre 11 après que les clapets tarés 15 aient été fermés. Cette augmentation de pression provoque la compression du système 10 si bien que la fente 12 s'ouvre de la quantité désirée. Le vérin 33 est alimenté de manière que la lunette d'éjection se déplace longitudinalement par rapport au cylindre 29, expulsé pendant que sa face intérieure est revêtue par une fine pellicule de matière adéquate. Le réglage de l'ouverture de la fente 12 conditionne l'épaisseur du revêtement.La variation de cette ouverture est obtenue en vissant ou en dévissant la bride 8 par rapport au disque 9. On a ainsi réalisé un dispositif permettant de déposer de manière automatique un revêtement sur la face intérieure d'un cylindre constituant préférablement la paroi latérale d'un fût. Bien entendu on pourrait simplifier le dispositif décrit en supprimant le piston 16, la pompe d'alimentation en matière présentant alors des caractéristiques suffisantes pour élever la pression dans la chambre 11 jusqu'à la valeur nécessaire. Grâce à la présence des clapets 19 toute surpression dans cette chambre peut être évitée du fait que dans ce cas la matière reviendrait dans le compartiment 14 en traversant les conduites 18. On pourrait aussi prévoir de placer dans la tête ou à tout autre endroit des cartouches chauffantes telles que celles 34. La marche automatique de la machine illustrée en fig. 2 et comportant un dispositif tel que celui illustré en fig. 1 est automatique et toutes les fonctions sont déterminées grâce à la présence de sondes thermométriques 35 placées de manière judicieuse dans le dispositif. Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. Comme on l'a indiqué plus haut il est aisé pour un homme de l'art de prévoir un dispositif semblable à celui de fig. 1, mais destiné au revêtement de la face extérieure du cylindre 28. REVENDICATIONS 1. Dispositif destiné à déposer à chaud ou à froid une couche de matière sur la face intérieure ou extérieure d'un tube en carton ou analogue, caractérisé en ce qu'il comprend un mandrin tubulaire (2) dont l'extrémité libre est au moins partiellement fermée par une tête (4) laquelle constitue support pour un bloc (5) qui détermine avec la tête (4) une chambre (11) pourvue d'une fente (12) située en vis-à-vis de la face à enduire du cylindre (29) tandis que des moyens (20, 16, 31) sont prévus pour alimenter ladite chambre (11) en matière et pour déplacer axialement le cylindre (29) par rapport au mandrin. 2. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la largeur de la fente (12) est variable par déplacement du bloc (5) par rapport à la tête (4) du mandrin (2). 3. Dispositif suivant la revendication 2, caractérisé en ce que le bloc (5) est chargé élastiquement (10) de manière à fermer la fente (12) dès que la matière n'est plus sous pression. 4. Dispositif suivant la revendication 2, caractérisé en ce que la fente (12) comporte une forme sinueuse et en ce que son bord qui fait partie du bloc est pourvu d'une lèvre (8c) à diamètre légèrement plus important que celui du mandrin (2) et faisant office de racle 5. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la matière est amenée dans la chambre au moyen d'une pompe. 6. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la matière provenant d'un bac de chauffe ou non (30) est amenée sous pression dans un compartiment (14) de la tête (4) du mandrin (2) à partir duquel compartiment elle passe sous un piston (16) destiné à remplir la chambre (11) et à développer une pression sur la matière contenue dans cette chambre (11) afin qu'elle sorte de manière continue par la fente (12). 7. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 5 et 6, caractérisé en ce que les canaux de sortie (4d) du compartiment (14) sont pourvus de clapets commandés (15). 8. Dispositif suivant la revendication 7, caractérisé en ce que la chambre est pourvue d'au moins une conduite (18) de retour de matière de sorte qu'en cas de surpression de celle-ci elle retourne vers le compartiment (14) en traversant des clapets tarés (19). 9. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce qu'il comprend des colliers chauffants (21) propres à conserver la matière sur tout son trajet jusqu'à son application sur la face intérieure du cylindre (29) ou extérieure. 10. Dispositif suivant la revendication 9, caractérisé en ce que des revêtements isolants (22, 23) sont prévus pour éviter les déperditions de chaleur.