La présente invention concerne le domaine des abris, et plus#particuliè- rement les abris pour aéronefs généralement réalisés en béton selon une disposition hémicylindrique avec une section semi-circulaire. Les parois de ces abris sont conçues pour résister aux explosions, c'est-à-dire à tonde de pression qui résulte de l'explosion d'une bombe à proximité. L'invention intéresse une partie de ces abris, à savoir les portes utilisées pour les fermer. Les portes des abris doivent également être conçues pour résister à la pression élevée mise en jeu lors d'une explosion. Actuellement, on utilise des portes en béton pouvant se déplacer parallèlement à leur plan sur des éléments inférieurs de roulement et faisant face au bord en regard de l'abri en position de fermeture : pour avoir une résistance suffisante aux explosions, de telles portes sont renforcées par une charpente métallique de dimension importante, destinée à assurer une résistance suffisante à la flexion. De telles portes présentent certains inconvénients. En effet la charpente métallique est encombrante puisque, pour un abri de 15 mètres de diamètre, on utilise une charpente faisant saillie de 6 mètres environ en avant de la porte, cette charpente n'étant naturellement pas à l'abri des projectiles, ce qui la rend particulièrement vulnérable. De plus, le roulement de la porte doit être alors assuré par deux rails parallèles (espacés de 6 mètres pour l'exemple précédent), ce qui contribue à un coût global très important. L'invention a pour objet de proposer une porte pour abri résistant aux explosions, de conception radicalement simplifiée, ne nécessitant en particulier plus de charpente métallique en saillie, et de ce fait de fabrication beaucoup plus économique que les réalisations antérieures. Il s'agit plus particulièrement d'une porte pour abri pouvant se déplacer parallèlement à son plan sur des éléments inférieurs de roulement et faisant face au bord en regard de l'abri en position de fermeture, caractérisée par le fait qu'elle repose sur les éléments inférieurs de roulement par l'intermédiaire de moyens autorisant son déplacement par rapport auxdits éléments perpendiculairement à son plan, et qu'elle comporte des moyens d'amortissement coopérant avec le bord en regard de l'abri pour absorber l'énergie apportée par l'onde de pression d'une explosion. La porte selon l'invention peut comporter en outre l'une au moins des caractéristiques suivantes: - les moyens autorisant son déplacement perpendiculairement à son plan sont des moyens de glissement entre la surface du bord inférieur de ladite porte et la surface d'appui en regard des éléments de roulement, - ces moyens de glissement comportent une épaisseur métallique polie sur le bord inférieur de ladite porte, et au moins une cale appui souple surmontant les éléments de roulement et dont la face supérieure est revêtue d'un matériau à bas coefficient de frottement, - pour une porte reposant sur une pluralité d'éléments de roulement indépendants, chaque élément de roulement est surmonté d'au moins une cale d'appui souple, - les cales d'appui souples sont en élastomère fretté tel que néoprène, et sont revêtues en leur face supérieure d'appui d'une couche de matériau du type téflon, - la porte présente des portions inférieures d'appui saillant perpendiculairement à son plan au niveau des éléments de roulement, de façon que Itépaisseur métallique polie soit formée d'éléments garnissant chacune desdites portions inférieures et la zone adjacente du bord inférieur de ladite porte, - l'épaisseur métallique polie est réalisée en acier inoxydable, - les moyens d'amortissement sont des amortisseurs à ressort encastrés suivant la périphérie de ladite porte, chaque amortisseur pouvant comporter un dash-pot monté en parallèle avec le ressort pour freiner le retour de la porte, lesdits amortisseurs étant avantageusement répartis de façon à former un appui convenable et que le centre de gravité de leurs masses corresponde sensiblement au centre de gravité de ladite porte. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront plus clairement à la lumière de la description qui va suivre, donnée à titre illustratif mais nullement limitatif, en référence aux figures du dessin annexé où: - la figure 1 est une vue en plan d'une porte conforme à l'invention, - la figure 2 est la coupe de la figure 1 selon II-II, - la figure 3 est une coupe de l'extrémité de l'abri et de sa porte, selon la ligne III-III de la figure 1, - la figure 4 est une coupe montrant à une échelle agrandie le détail IV de la figure 3 concernant les moyens d'appui et de déplacement de la porte, - la figure 5 est une coupe montrant à une échelle agrandie le détail V de la figure 3 concernant les moyens d'amortissement de la porte. Figures 1 et 2, un abri 1 hémicylindrique en béton est présenté de face. En regard de son rebord 2 d'extrémité, se trouve une porte 3 présentant une conception classique de déplacement parallèlement à son plan sur des éléments inférieurs de roulement : on a illustré en pointillés la position d'ouverture maximale de cette porte dégageant entièrement l'entrée de l'abri. Le guidage de la porte est assuré inférieurement par le rail de roulement et les éléments associés (voir plus loin pour une description plus détaillée), et supérieurement par une cornière 4 fixée sur l'intrados de la porte et coopérant avec des équerres 5 du bord de l'abri et 6 d'un poteau 7 encastré assurant la tenue au vent en position d'ouverture. Une console de guidage en béton 8 dont la face supérieure affleure au niveau 9 du sol assure le support du rail de roulement (voir figure 4) et l'encastrement du poteau 7. La simplification déjà évidente de la conception d'une porte conforme à l'invention trouve sa véritable raison d'être dans une utilisation de moyens originale permettant d'une part le déplacement de la porte par rapport aux éléments inférieurs de roulement perpendiculairement à son plan, et d'autre part d'absorber l'énergie apportée par l'onde de choc d'une explosion par transformation de cette énergie en énergie cinétique, rompant de ce fait radicalement avec le principe antérieur d'une résistance à une pression élevée par des moyens statiques, grâce à la présence de moyens d'amortissement coopérant avec le bord en regard de l'abri. En effet, la porte comporte d'une part des moyens de glissement CIV, figure 3) entre la surface du bord inférieur de la porte et la surface d'appui en regard des éléments de roulement, et d'autre part des moyens d'amortissement (V, figure 3) sous forme d'une pluralité d'amortisseurs à ressort 10 encastrés dans la porte selon la périphérie de celle-ci. Les moyens de glissement sont détaillés à la figure 4 dans une réalisation préférentielle. Une pluralité d'éléments de roulement indépendants est ici prévue, sous forme pour chacun d'une chaste continue de rouleaux 11 reposant sur un rail 12 et d'un châssis portant au moins un galet 13 logé entre ledit rail 12 et une cornière d'appui 14. L'important réside ici dans la liaison entre le bord inférieur de la porte et le bord supérieur des éléments de roulement: on prévoit une épaisseur métallique polie 15 sur ledit bord inférieur de la porte, et une cale d'appui souple 16 sur le bord supérieur 17 du châssis des éléments de roulement, la face supérieure de ladite cale étant revêtue d'une épaisseur 18 en matériau à bas coefficient de frottement. On prendra avantageusement une épaisseur métallique 15 polie en acier inoxydable, et une cale en élastomère fretté tel que néoprène revêtue d'une couche de matériau de type téflon. Lorsqu'une onde de pression apportée par une explosion arrive contre la porte selon la flèche 19, le déplacement de la porte selon la flèche 20 est rendu possible par les moyens de glissement précédemment décrits. Un jeu de butées 21,22 est prévu pour le retour de la porte à sa position initiale, solidaires respectivement de la portion 17 du châssis et du bord inférieur de la porte. Ce calage participe en outre activement à la parfaite stabilité de la porte sous l'action du vent, aussi bien en position de fermeture que pendant l'ouverture. De multiples variantes sont possibles : on peut prévoir plusieurs cales d'appui souples pour chaque élément de roulement indépendant, ou prévoir aussi de réunir les éléments de roulement surmontés d'au moins une cale. Il sera également avantageux de prévoir à la base de la porte des portions inférieures d'appui 23 saillantes au niveau des éléments de roulement, de sorte que les plaques métalliques 15 forment une surface de glissement suffisante avec une épaisseur réduite pour le restant de la porte. Les moyens d'amortissement sont détaillés à la figure 5 dans une réalisation préférentielle : une pluralité d'amortisseurs 10 sont donc encastrés dans la porte 3, chacun comportant un ressort de compression 24, un tampon de contact 25 destiné à coopérer avec le bord en regard 2 de la porte et solidaire d'un piston 26 définissant avec la couronne 27 un dash-pot en parallèle avec ledit ressort, ledit dash-pot pouvant être réglé par le calibrage de l'ouverture à travers laquelle s'écoule un fluide (de l'huile par exemple) introduit par un orifice obturé par un bouchon 28. Les amortisseurs 10 sont répartis selon la périphérie de la porte (voir figure 1) de façon à former un appui convenable et que le centre de gravité de leurs masses corresponde sensiblement au centre de gravité de ladite porte. La période propre de la porte avec ses amortisseurs doit rester grande par rapport à la durée de l'impulsion à laquelle peut être assimilée la pression de l'onde de choc, de sorte que le mouvement de la porte commence lorsque l'impulsion est terminée. Les moyens d'amortissement secomportent comme des ressorts pendant la compression et comme des amortisseurs pendant la détente, le mouvement de retour étant freiné par les dash-pots jusqu'à ce que la porte reprenne sa position initiale (les ressorts 24 présenteront la précontrainte voulue pour celà), de sorte que l'énergie accumulée dans les ressorts pendant la compression est amortie pendant la détente et transformée en chaleur. Les possibilités de réglage des moyens d'amortissement permettront d'obtenir le maximum de sécurité et d'efficacité : on pourra en effet jouer sur la course des ressorts, la force exercée par les ressorts au début et à la fin du mouvement, et le calibrage des dash-pots. Il va de soi que l'invention n'est pas limitée aux exemples qui en ont été donnés à titre illustratif, mais comprend toute variante reprenant avec des moyens équivalents la définition générale de l'invention telle que revendiquée. REVENDICATIONS 1/ Porte pour abri pouvant se déplacer parallèlement à son plan sur des éléments inférieurs de roulement et faisant face au bord en regard de l'abri en position de fermeture, caractérisée par le fait qu'elle repose sur les éléments inférieurs de roulement par l'intermédiaire de moyens autorisant sont déplacement par rapport auxdits éléments perpendiculairement à son plan, lesdits moyens étant essentiellement des moyens de glissement entre la surface du bord inférieur de ladite porte et la surface d'appui en regard des éléments de roulement, et qu'elle comporte des moyens d'amortissement coopérant avec le bord en regard de l'abri pour absorber l'énergie apportée par l'onde de pression d'une explosion. 2/ Porte selon la revendication 1, caractérisée par le fait que les moyens de glissement comportent une épaisseur métallique polie (15) sur le bord inférieur de ladite porte, et au moins une cale d'appui souple (16) surmontant les éléments de roulement et dont la face supérieure est revêtue d'un matériau à bas coefficient de frottement. 3/ Porte reposant sur une pluralité d'éléments de roulement indépendants selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisée par le fait que chaque élément de roulement est surmonté d'au moins une cale d'appui souple. 4/ Porte selon l'une des revendications 2 et 3, caractérisée par le fait que les cales d'appui souples sont en élastomère fretté tel que néoprène, et sont revêtues en leur face supérieure d'appui d'une couche de matériau du type téflon. 5/ Porte selon l'une des revendications 2 à 4, caractérisée par le fait qu'elle présente des portions inférieures d'appui saillant perpendiculairement à son plan au niveau des éléments de roulement, de façon que l'épaisseur métallique polie soit formée d'éléments garnissant chacune desdites portions inférieures et la zone adjacente du bord inférieur de ladite porte. 6/ Porte selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisée par le fait que les moyens d'amortissement sont des amortisseurs (10) à ressort, encastrés suivant la périphérie de ladite porte. 7/ Porte selon la revendication 6, caractérisée par le fait que chaque amortisseur comporte un dash-pot monté en parallèle avec le ressort pour freiner le retour de la porte. 8/ Porte selon l'une des revendications 6 et 7, caractérisée par le fait que les amortisseurs sont répartis de façon à former un appui convenable et que le centre de gravité de leurs masses corresponde sensiblement au centre de gravité de ladite porte.