ASSEMBLAGE DE TUYAUX D'ECHAPPEMENT, NOTAMMENT A UN COLLECTEUR La présente invention, due à la collaboration de Monsieur André CHALESLE, se rapporte à la fixation de tuyaux de descente d'échappement, en particulier du type bi-tubes, fixés sur le collecteur par l'intermédiaire d'une bride. Selon la technique antérieure, de tels tuyaux étaient soudés directement à la bride, cette dernière étant alors boulonnée sur le collecteur. Un tel assemblage rigide a pour principal inconvénient de ne pas filtrer les vibrations mécaniques dues aux pièces en mouvement dans le moteur ; selon sa géométrie et sa masse, il pourra posséder des fréquences propres de vibration dangereuses pour sa longévité. On est ainsi parfois amené à renforcer l'assemblage de la bride et des tuyaux, ce qui est souvent onéreux et pas toujours efficace En effet la soudure de nervures de renforts recuit et fragilise les tubes, et dégrade de ce fait ses qualités mécaniques. L'objet de l'invention est de supprimer la soudure entre la bride et les tuyaux, et de la remplacer par un emmanchement particulier de ces deux éléments. L'invention sera déerite au regard des figures i à 6, ci-jointes données à titre d'exemples non limitatifs, qui représentent respectivement - figure i et 2 : deux exemples d'assemblages soudés et renforcés selon la technique antérieure, vus en coupe. - figure 3 : une vue en perspective de l'assemblage selon I'invention - figure 4 : une vue en coupe dudit assemblage en cours. - figure 5 : une vue en coupe de la phase de sertissage. - figure 6 : une variante de l'application de l'invention à l'assem- blage de deux tuyaux. Considérons les figures 1 et 2. Selon ces montages classiques, on voit que les tuyaux 1 et 2 sont réunis à une bride 3 au moyen des soudures 4. Pour les raisons évoquées plus haut, on renforce l'assem- blage précédent au moyen de soudures simples supplémentaires 5 ou de nervures 6 en équerre soudées à la fois aux tuyaux et à la bride 3. C'est au cours de ces opérations de soudage que le métal voisin des soudures est chauffé, recuit et se fragilise. Le montage selon l'invention, visible en particulier aux figures 3 et 4 ne comporte pas de soudure et ne présente par conséquent pas les inconvénients précédents. De plus, il ne prend pas non plus de jeu lors de la dilatation des pièces à la température maximum de fonctionnement du moteur, conserve à chaud comme à froid une bonne tenue mécanique et une étanchéité correcte aux gaz d'échappement, entre le tube et la bride. On obtient un tel résultat en conformant l'extrémité des tuyaux proche de la bride 3 en forme de tronc de cône mâle 7, tandis que l'est la partie correspondante des ouvertures 9 de la bride 3 en tronc de cône femelle 10. La partie supérieure du tronc de cône mâle 7 des tuyaux est pourvue d'une ceinture 8 qui permet le coincement de ces derniers dans la bride, lors de ltemmanchement à force que l'on exerce pour solidariser cet ensemble à la presse. L'assemblage précédent est de préférence maintenu par des sertissages ponctuels déformants Il réalisés sur la bride 3, comme cela est mieux visible à la figure 5, lors du passage à la presse. A titre d'exemple, on obtient de très bons résultats à chaud comme à froid en utilisant une bride 3 de hauteur voisine de 12 mm, dont l'angle au sommet des troncs de cône mâle et femelle est compris entre 20 et 26 degrés et pourvu de trois sertissages déformants répartis également à la périphérie du grand diamètre du tronc de cône femelle 10 de la bride. Celle-ci comporte en outre un orifice 22 permettant de la fixer par exemple par boulonnage, au collecteur d'échappement. Un tel assemblage, bien que suffisamment étanches aux gaz d'échappement, laisse la souplesse nécessaire à la liaison des tuyaux à la bride, car les tuyaux n'ayant pas été soumis à la chaleur de soudures éventuelles, conservent toute leur élasticité d'origine. Une grande partie des vibrations mécaniques issues du moteur sont ainsi filtrées Par ailleurs, le prix de revient de l'assemblage selon l'invention est faible, ce qui permet son utilisation à d'autres endroits que ce qui a été mentionné plus haut, par exemple sur une descente d'échappement monotube ou sur le parcours du tube d'échappement, comme illustré à la figure 6. Dans ce dernier cas, chaque tuyau 20 - 21 est solidarisé à une bride 22 - 23 de la manière décrite antérieurement, à savoir en faisant coopérer les éléments tronc côniques mâles 27 - 28 des tuyaux et femelles 29 - 30 des brides et en procédant aux sertissages 25 - 26. Les éléments ainsi obtenus sont alors réunis en mettant en contact les faces libres des brides qui sont alors boulonnées en 24. REVENDICATIONS 1- Assemblage de tuyaux d'échappement, notamment à un collecteur, caractérisé par le fait que l'on conforme une extrémité des tuyaux à assembler en forme de tronc de-cône mâle, dont le grand diamètre comporte une ceinture, que cette extrémité coopère avec un orifice en forme de tronc de cône femelle ménagé dans une bride, dans lequel il est introduit à force jusqu'à déformation de la ceinture, que l'on provoque au cours de ltopération précédente un sertissage ponctuel des tuyaux par déformation des zônes voisines de la bride, l'ensemble ainsi obtenu étant ensuite solidarisé, par exemple au moyen d'un boulonnage de la bride, sur le collecteur d'échappement. 2- Assemblage de tuyaux d'échappement selon la revendication 1, caractérisé en ce que deux sous-ensembles constitués par au moins un tuyau solidarisé à une bride sont réunis entre eux par exemple par boulonnage des deux brides dont les faces libres sont mises en contact.