La présente invention concerne un système électronique destiné à déterminer très rapidement la fréquence d1 un signal appliqué sous la forme d'une onde entretenue ou dtune onde discontinue ou pulsée et à produire un code numérique, tel qu'un code binaire, définissant cette fréquence. D'une manière très générale, le système de ltinvention comprend un ou plusieurs canaux fonctionnant de préférence, en parallèle ou simultanément sur un signal entrée, chaque canal traitant le signal pour déterminer si sa fréquence est ou n'est ce pas comprise dans une plage différente donnée, la plage/mesure étant progressivement resserrée dans les différents canaux. Ainsi, un premier canal ou canal d'ordre le plus élevé, détermine si la fréquence inconnue est comprise dans une première plage de fréquence large et fournit une indication numérique de ce fait. Le second canal et les canaux suivants permettent de rétrécir progressivement la plage de fréquence et fournissent les chiffres signe ficatifs suivants du code pour identifier la fréquence avec une résolution supérieure. Dans chaque canal, la détermination de la plage de fréquence se fait en appliquant le signal à une ligne à retard fixe ou à un autre moyen de retard introduisant un déphasage proportionnel à la fréquence, et en comparant les amplitudes de la somme et de la différence du signal retardé et du signal initial, puis en comparant les amplitudes de divers signaux déphasés dérivés du signal retardé et du signal initial. Le déphasage introduit par la ligne à retard variant avec la fréquence, les amplitudes des signaux somme et différence varient de mame avec la fréquence et des comparaisons d'amplitudes permettent de localiser le signal à 11 intérieur de plages de fréquence données. Chaque canal utilise un retard fixe différent qui augmente avec le rang du canal pour accentuer le déphasage d! à la variation de fréquence et ainsi rétrécir la plage de fréquence. De ce fait, plus le nombre de canaux utilisés est grand, plus la mesure de fréquence est précise. Toutes les comparaisons sont, de préférence, effectuées simultanément pour permettre T l'analyse presque instantanée d'un signal d'entrée en ondeentre*enu ou pulsée, et l'obtention d'un code de sortie représentant la fréquence du signal. L1une des caractéristiques importantes de l'invention est que le système se preste à une construction modulaire, cest-à-dire que chaque module contient tous les circuits nécessaires à un seul canal, les différents canaux étant pratiquement identiques, sauf en ce qui concerne le cible de retard ou la ligne à retard utilisé. Ce système est donc d'un emploi très souple et on peut à volonté ajouter des modules pour améliorer sa précision ou résolution, sa largeur de bande ou ces deux caractéristiques en mtme temps, selon les besoins d'une application particulière. Une autre caractéristique importante de l'invention est que, meme avec quelques modules, excès ou redondance de l'information est suffisant pour résoudre toutes les ambiguïtés qui sont susceptibles de se produire et de créer un code de sortie erroné, La présente invention a donc pour objet un système permettant de déterminer très rapidement une fréquence et fournissant un code numérique représentatif sensiblement exempt d2ambigutés. Ge système présente une grande souplesse d'emploi car sa construction modulaire permet à volonté d'augmenter ou de réduire le nombre de modules qui le constituent pour adapter sa largeur de bande et sa précision à l'application envisagée. Un tel système permet de mesurer directement les fréquences radioélectriques appliquées en ondes entretenues ou pulsées. D'autres caractéristiques et avantages de 11 invention ressortiront de la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés et donnant à titre explicatif, mais non limitatif, plusieurs formes de réalisation de ltinvention, Bur ces dessins la figure 1 est un schéma synoptique d'un canal unique du système de la présente invention la figure 2 est un diagramme de formes d'onde illustrant le fonctionnement du canal de la figure 1 s la figure 3 est un diagramme de décision numérique dérivé des formes d'onde de la figure 2 la figure 4 est un schéma synoptique semblable à celui de la figure 1, représentant un système à deux canaux fournissant un code numérique à quatres bits ;; la figure 5 est un diagramme de décision semblable à celui de la figure 5, illustrant le fonctionnement de la figure 4. La figure 1 représente un module ou canal unique du systéme de l'invention fournissant sur deux lignes de sortie/un code à deux bits qui définit ou représente la fréquence d'un signal radioélectrique d'entrée reçu par une antenne 12. Le signal d'entrée dont on désire mesurer la fréquence peut être au préalable amplifié (ces circuits ne sont pas représentés) avant d'entre appliqué aux lignes de transmission 13 et 14 du module. Dans la première ligne de transmission 13, le signal est propagé dans un câble de retard fixe 15 qui peut simplement Qtre un câble plus long que celui de la ligne 14 pour introduire un déphasage différentiel du signal par rapport à la seconde ligne. Il va de soi qu'un tel cible de retard ou ligne à retard introduit un déphasage du signal qui varie linéairement avec la fréquence, c'est-à-dire, par exemple pour une fréquence double, un retard double. Après avoir été déphaséa, ce signal et le signal initial transmis par la ligne 14 sont appliqués à un circuit d'addition 16 dans lequel ils s'ajoutent pour fournir un signal somme qui passe dans un détecteur 17 chargé d'éliminer la porteuse HF et de produire sur une ligne 18 un signal vidéo continu proportionnel à l'amplitude du signal somme. De meme, le signal déphasé et le signal initial sont appliqués à un circuit de soustraction 19 qui est également relié à un détecteur 20 dont la sortie sur la ligne 21 est un signal vidéo continu proportionnel à l'amplitude de la différence des leus signaux. les amplitudes des signaux somme et différence sont ensuite appliqnées par des lignes 18 et 20 à un circuit comparateur 22 qui fournit un signal de sortie dgun premier niveau binaire si la somme est supérieure à la différence, et du niveau binaire opposé dans le cas contraire. la figure 2 illustre comment la sortie binaire de la ligne 10 donne une première représentation numérique de la présence de la fréquence du signal dzentrde dans une plage de fréquence donnée. Initialement, en supposant que la ligne à retard 15 soit de longueur uffisante pour produire un déphasage de 3600 à la fréquence fO, on voit sur la courbe continue 22, qui illustre la variation de la somme des amplitudes avec la fréquence, que le signai somme atteint un maximum à la fréquence f0. Ceci résulte du fait que le signal déphasé de 3600 et le signal initial sont exactement en phase, de sorte que l'amplitude de leur somme est double de celle de l'un ou de autre. Par contre, si la fré quence du signal d'entrée est fi/2, le déphasage introduit par la o ligne à retard n'est que de 1800 et les deux signaux égaux sont en opposition de phase, c'est-à-dire que l'amplitude de leur somme est nulle, comme le montre la courbe 22 pour la fréquence fi/2. On voit donc que la courbe d'amplitude du signal somme (courbe 22) varie d'un minimum à un maximum sur une plage de fréquence comprise entre fo/2 et fO, puis décrit jusqu'à un nouveau minimum lorsque la fréquence augmente jusqu'à la valeur 1,5fi pour laquelle les signaux sont à nouveau en opposition de phase. De plus, on voit que pour chacune des fréquences harmoniques, 2 fo, 3 fO, etc., les signaux s'ajoutent en phase, de sorte que la variation de l'amplitude du signal somme (courbe 22) se répète identiquement à elle-meme pour chaque fréquence harmonique. L'amplitude du signal différence qui est représenté par la courbe discontinue 23, a un comportement exactement opposé à celui du signal somme. Ainsi, à la fréquence donnée fO, les deux signaux sont en phase et leur différence d'amplitude est minimale ou 0. De memet pour les fréquences fo/2 ou 1,5 fO, ou pour toute autre harmonique impaire de fi/2 t les signaux sont en opposition de phase et leur différence d'amplitude est maximale. On voit sur les courbes 22 et 23 de la figure 2 qu'une comparaison des amplitudes relatives des signaux somme et différence peut permettre de situer la fréquence du signal d'entrée dans une plage donnée. Dans l'exemple décrit ci-dessus, lorsque la sortie du comparateur 22 est dans un certain état binaire (lorsque la somme est supérieure à la différence), on voit sur ces courbes que la fréquence est comprise dans la plage 0,75 f0 à 1,25 fO, ou toute autre plage harmonique de celle-ci, alors que lorsque la sortie du comparateur dans l'état binaire opposé (lorsque la différence est supérieure à la somme), la fréquence est comprise dans la plage 0,25 f0 à 0,75 f0 (ou toute plage harmonique de celle-ci). On notera également sur les courbes de la figure 2 que les amplitudes des signaux somme et différence sont égales pour les points de croisement 0,75 fO, 1,25 f0 et leurs harmoniques. De ce fait, lorsque la fréquence d'entrée est égale à ltune de ces valeurs, la sortie du comparateur présente une ambiguïté et peut être indifféremment un I ou un O binaire. Pour lever ce doute, le canal comporte une seconde comparaison numérique permettant de différencier les fréquences auxpointsde croisement des courbes somme et différence. Sur la figure 1, on constate que le signal d'entrée,après avoir traversé la ligne à retard 15,est également appliqué à un déphaseur 24 insensible à la fréquence qui introduit un nouveau déphasage de -90 et le signal résultant est additionné en 25 avec le signal initial obtenu à la ligne 14 pour produire un signal dont l'amplitude est détectée-par un détecteur 28. De mme, un autre déphaseur 27 indépendant de la fréquence retarde de 900 les signaux de la ligne 14 et les applique à un circuit d'addition 26 qui les ajoute aux signaux déphasés par la ligne 15, l'amplitude résultante étant appliquée à un détecteur 29. Ce traitement des signaux d'entrée déphasés fournit deux nouvelles courbes d'amplitude 32 et 33 (figure 2) dont les variations sont identiques à celles de la courbe 22 mais avec des déphasages fixes respectifs de 490 et -900, Ainsi, aux fréquences 0,25 à 0,75 fOs etc. pour lesquelles il existait un doute, la seconde paire de courbes permet de résoudre l'ambigulté en comparant les amplitudes des courbes de la seconde paire pour déterminer situa fréquence inconnue est 0,25 f0 ou 0,75 f0 L'effet de la seconde comparaison d'amplitude du canal considéré ressort clairement du diagramme de décision de la figure 7. Ce diagramme est une représentation simplifiée des courbes d'amplitude de la figure 2 qui n'indique pour chaque plage de fréquence, que la plus grande des deux amplitudes sous la forme d'un 1 binaire lorsque le signal somme est inférieur au signal différence ou lorsque la somme de l'un des signaux déphasés de i90 est supérieure à la somme de l'autre, l'étant inverse étant indiqué par un O binaire. Les régions qui séparent les rectangles correspondent aux harmoniques impaires de f0/2 et sont barrées d'une croix pour indiquer que dans ces étroites plages de fréquence, les amplitudes des signaux comparées sont approximativement égales et quTil y a risque d'ambiguité dans le code de sortie.Les rectangles de la seconde rangée horizontale de la figure 3 indiquent le chiffre du code qui apparat sur la ligne de sortie 10 pour chaque plage ou secteur différent de fréquence à la suite de la comparaison des signaux somme et différence ; les rectangles de la rangée horizontale du haut indiquent les chiffres du code qui apparaissent sur la ligne de sortie 11 à la suite de la comparaison des sommes des signaux déphasés. Comme illustré sur la ligne horizontale du bas de la figure 3, la combinaison de ces deux sorties constitue un code à deux bits qui divise la bande de fréquences comprises entre O et fO en quatre secteurs égaux définis par des valeurs binaires différentes du code. Ainsi, par exemple, la fréquence d'entrée est comprise entre 0,5 f0 et 0,75 fO, le code binaire produit est "01".De m8me, si le signal d'entrée est compris entre O et 0,25 f , le code binaire est "10", comme indiqué. On notera que le code de sortie se répète pour chaque harmonique, de sorte que sa valeur sera la même, par exemple pour des fréquences de 0,125 f0 (code 10) et 1,125 f0 (code 10). Pour identifier la plage correcte, on place un filtre passebande 34 à ltentrée du canal, comme illustré figure 1, ce filtre ne laissant passer que les fréquences comprises dans une bande BP donnée, par exemple de O à f ou de f0 à 2 fO, etc., de façon que o le code de sortie permette d'identifier la fréquence inconnue d'entrée comme étant comprise dans l'un des quatre secteurs de cette bande particuliére. Le système à deux bits décrit jusqu'ici, ne divise la bande de fréquences observé qu'en quatre secteurs égaux, c1 est-à-dire que sa précision et sa résolution est limitée à la localisation de la fréquence d'entrée dans l'un de cesquatresecteurs. Pour doubler le nombre de secteurs, ctest-à-dire pour améliorer dtun facteur de deux la résolution, il suffit d'ajouter un second canal au système, comme le montre le schéma de la figure 4. Sur la figure 4, le second canal est sensiblement identique au premier, de sorte que ses circuits homologues portent les mimes références que ceux du premier suivies du suffixe a. La seule différence réside dans la ligne à retard ou cible 37 dont la longueur électrique est double de celle du premier canal pour introduire un déphasage deux fois plus grand que dans ce dernier. L'emploi de deux canaux permet d'obtenir un code à quatre bits qui divise la bande de fréquences en huit secteurs, permettant ainsi de localiser la fréquence d'une onde entrée dans un secteur large d'un huitième de la bande fO. De même, l'adjonction d'un troisième canal sensiblement identique (non représenté) comportant une ligne à retard dont la longueur électrique est double de celle du second canal et quadruple de celle du premier canal, permet dtobtenir un code de sortie à six bits qui double encore la résolution en divisant la bande de fréquence en seize secteurs égaux. Dans un système à plusieurs canaux, il n'est pas nécessaire d'utiliser tous les bits produits et, en fait, il est déconseillé d'utiliser les bits qui correspondent aux points de croisement où les amplitudes des signaux à comparer sont sensiblement égales, la probabilité d'erreur étant grande pour ces points. Dans un système à deux canaux, on ntutilisev par exemple, que trois des quatre bits produits pour localiser la fréquence dans huit secteurs et, dans un système à trois canaux, il suffit de quatre des six bits de sortie pour localiser la fréquence dans seize secteurs. En conséquence, dans des systèmes à plusieurs canaux certains de ces bits ne sont pas utilisés pour lever les ambiguStés la figure 5 est un diagramme de décision permettant d' expli- quer, à titre d'exemple, le fonctionnement d'un système à trois canaux.Dans ce diagramme, les deux rangées horizontales supérieures, appelées bit NO 1 et bit NO 2,proviennent des deux sorties du premier canal, la troisième rangée horizontale,appelée bit NO 3, est fournie par la comparaison des signaux somme et différence du second canal et les deux dernières rangées horizontales,appelées bit NO 4 et bit NO 5,sont respectivement fournies par la comparaison des amplitudes des signaux somme et différence et des signaux déphasés de 900 du troisième canal.Dans cet exemple, on constate que cinq bits suffisent à définir complètement l'information, de sorte que la seconde sortie du second canal, ctest-à-dire la sortie de comparaison des signaux déphasés de 90 , n'est pas utilisée. On notera également dans le diagramme de décision de la figure S que le second canal utilise un retard 2Xo qui est deux fois plus grand que celui du premier canal et que le troisième canal utilise un retard 4 qui est quatre fois plus grand que celui du premier canal. Comme illustré, le système à trois canaux utilisant au total cinq bits permet de diviser la bande de fréquences 0 à 0 en seize secteurs ou plages de fréquence égaux, la fréquence du signal d'entrée n'étant définie que par quatre de ces cinq bits, comme on le verra par la suite. Si le système comportait un quatrième canal, on n'utiliserait les comparaisons des signaux déphasés de 900 que dans le premier et le dernier canal, car la redondance de l'information est suffisante pour doubler la résolution du système par rapport à sa version à trois canaux, sans que l'on ait besoin d'utiliser les bits supplémentaires des canaux inter médiaires. La table de décision indique comment on utilise les quatre bits les moins ambigus d'un système à trois canaux pour définir une fréquence d'entrée comprise dans l'un des seize secteurs. Comme indiqué, pour le secteur -8 (fréquence comprise entre O et 1/16 de fO), le premier bit n1 est pas nécessaire et seuls les bits 2, 3, 4 et 5 sont utilisés pour fournir le code (0110) pour le secteur -7 (fréquence comprise entre 1J16 et 1/8 de fO), le troisième bit comporte une ambiguïté à la fin de la plage et peut autre éliminé en n'utilisant que les bits 1, 2, 4 et 5 pour fournir le code ( 1000) On peut, de même, définir les seize secteurs de fréquence par un code unique à quatre bits en éliminant ceux de ces bits qui sont ambigus en un point quelconque de la plage de fréquence On notera que les bits 4 et 5 sont toujours utilisés car ils fournissent la meilleure précision ou résolution, alors que les bits 1, 2 et 3 sont tour à tour éliminés car les informations qu'ils fournissent sont redondantes. TABLEAU A Secteur Bit 1 Bit 2 Bit 7 Bit 4 Bit 5 -8 - O 1 1 0 -7 1 0 - O O -6 1 0 - O i -5 1 - O 1 1 -4 1 - O 1 0 -3 1 1 - 0 0 -2 1 1 - O -1 - 1 1 1 - 1 1 1 0 2 0 1 - O O 3 0 1 - O 4 0 - O 1 1 5 0 - O 1 0 6 0 0 - O O 7 0 0 - O 8 - 0 1 1 1 Comme le montre la figure 3, le code se répète identiquement à lui-même pour chaque bande différente harmonique de la bande O à f09 de sorte qu'il est nécessaire de placer un filtre passe-bande à l'entrée du système pour limiter à une plage connue et couverte les fréquences à analyser. Par exemple, si la largeur de bande du système est de 40 MHz, on peut utiliser un filtre 34 dont la bande s'étend de 40 à 80 NHz ou de 160 à 200 MHz, ou àtouteautre bandde. largeur. Pour détecter les fréquences dans différentes plages de mesure, le filtre 34 peut être réglable ou peut être remplacé par d'autres filtres de caractéristiques différentes. En variante, on peut modifier la largeur de bande du système lui-même qui est déterminée par le plus court retard, c'est-à-dire celui du canal 1. Par exemple, si on désire doubler la largeur de bande du système, il suffit de réduire de moitié le retard introduit par le premier canal. La raison de ceci apparat clairement sur le diagramme de la figure 2. Sur cette figure, les lobes d'amplitude des signaux somme et différence 22 et 23 se répètent identiquement à eux-mêmes pour chaque harmonique de la bande du système car une ligne à retard introduisant un déphasage de 3600 à une fréquence donnée introduit un déphasage de 7200 à la fréquence double, de sorte que dans les deux cas, les phases des signaux coincident. En conséquence, lorsque la fréquence double,les signaux reviennent en phase et le code se répète. Par ailleurs, si pour la même bande de fréquence allant de O à f . la ligne à retard est deux fois o moins longue ( o/2), la fréquence 9 ne subit qu'un déphasage de 1800, de sorte qu'il faut une bande de fréquence deux fois plus large (par exemple de O à 2 fO) pour que le déphasage atteigne 3600 et que le cycle du code recommence. On voit donc qu'en raccourcissant la ligne à retard du premier canal aux fréquences considérées, on augmente proportionnellement la largeur de bande du système. Par ailleurs, le nombre de canaux utilisés détermine la résolution du système, c'est-à-dire le nombre de plages ou secteurs de fréquence qui subdivisent la bande utile. Ainsi, en augmentant la largeur de bande du système, on doit augmenter de manière correspondante le nombre de canaux pour conserver une résolution donnée. Le tableau B ci-après donne les paramètres d'une famille de systèmes pour des fréquences exprimées en MHz et des lignes à retard utilisant des câbles dont le diélectrique est l'air et dont les longueurs sont exprimées en cm. Le tableau se rapporte à deux systèmes à sept canaux et indique pour chaque canal la longueur de câble, la largeur de bande en MHz et la largeur du secteur ou résolution du canal, ainsi que le nombre de secteurs de l'ensemble du système. Comme indiqué, dans le premier système à sept canaux, le câble le plus long mesure 750 cm, ce qui correspond à une largeur de secteur de 10 MHz. Le viable le plus court mesure 11,7 cm et détermine la largeur de bande du système qui est dans ce cas de 2560 MHz. Ainsi, le câble le plus court détermine la largeur de bande totale du système (2560 MHz) et le câble le plus long détermine la résolution du système (10 MHz) c'est-à-dire qu'un signal entrée situé n'importe où dans la bande de 2560 MHz peut être loealisé à 10 MHz près. Pour augmenter la résolution du système ou localiser le signal d'entrée dans une plage de fréquence plus étroite, on peut utiliser le second système à sept canaux décrit en dessous du premier dans le tableau B. Dans ce système, le câble le plus long mesure 1500 cm, soit le double du précédent et le câble le plus court mesure 23,4 cm. Cet allongement du câble le plus court entraîne une augmentation du déphasage qui réduit la largeur de bande du système à 1280 MHz, mais la résolution est doublée et la fréquence peut être localisée dans des secteurs de 5 MHZ, Pour doubler la résolution du système en conservant la même largeur de bande, on peut ajouter un canal supplémentaire au premier système décrit en conservant la longueur de 11,7 cm pour le câble de retard du premier canal. TABLEAU B Largeur des Largeur de Nombre des Nombre de Longueur de câble secteurs (MHz) bande (MHz) canaux secteurs (diélectrique : air) (cm) 10 40 1 4 750 10 80 2 8 375 10 160 3 16 187,5 10 320 4 32 93,75 10 640 5 64 46,875 10 1280 6 128 23,4375 10 2560 7 256 11,71875 5 20 1 4 1500 5 40 2 8 750 5 80 3 16 375 5 160 4 32 187,5 5 320 5 64 93,75 5 640 6 128 46,875 5 1280 7 256 23,4375 Le systeme à 10 MHZ correspondant au premier groupe de valeurs est utilisable sur une étendue de 2560 MHZ située n'im::(.- te ou dans le spectre des fréquences. 'les codes se répétant - tiquement à eux-mêmes tous les 2560 MHz, il suffit de placer l filtre passe-bande 34 convenable devant le système pour assurer la réjection des bandes indésirables. On voit donc que le système de l'invention peut faire l'objet de nombreuses modifications ou variantes. Chaque canal est de préférence réalisé sous la forme d'un module contenant les éléments et les circuits de la figure 1, les modules ne différant les uns des autres que par la longueur électrique du câble de retard, ce qui permet de réaliser à-partir d'un nombre convenable de tels canaux un système présentant la largeur de bande et la résolution voulues pour une application particulière. Un tel système peut être utilisé pour des fréquences autres que radio-électriques, par exemple des fréquences acoustiques, infrasonores, ultrasoncres ou autres.Les circuits des signaux somme-différence, les retaras et les détecteurs seront évidemment différentes selon la banane et le spectre de fréquences à détecter. Pour les hyperfréquences, or peut utiliser des réseaux hybrides classiques pour obtenir les composantes somme et différence et des câbles ordinaires de longueur différente pour introduire lesdéphasagesvariables selon la fréquence. De même, pour les fréquences plus basses, l'emploi de transformateur dans les circuits de somme et de différence est bien connu, ainsi que les autres circuits nécessaires. La demande de brevet des Etats Unis d'Amérique n 501 271 déposée le 22 octobre 1965 par CnFtrlej FINK, Fred E. BURNSEzi et Maury I. RAIII(S décrit un certain nombre de circuits uétecteurs et compartlteurs que l'on peut utiliser à cette On peut afficher le code numérique de sortie sur un ou lus leur: : indicateurs, ou l'enregistrer et le traiter sur ordinateur. à deman- de de brevet des Etats-Unis d'Amérique précitée décrit un système numérique pour détecter la direction d'ondes et d'impulsions d'er- trée et comporte un système de matrice et d'indicateurs affichant immédiatement le résultat numérique. On peut utiliser un système similaire de matrice et d'indicateurs dans le cadre de la présente-invention, ainsi que différents autres systèmes connus.- Il va de soi que la présente invention n'a été décrite ci-dessus qu'à titre explicatif, mais nullement limitatif, et que l'on pourra y apporter toutes variantes entrant dans son cadre et son esprit. REVENDICAtIONS 1. Système de mesure de fréquence fournissant directement une indication numérique de la valeur d'une fréquence, ledit système étant caractérisé en ce qu'il comprend un circuit de retard recevant un signal d'entrée dont la fréquence est à déterminer et le retardant proportionnellement à sa fréquence, un circuit fournissant la somme et la différence du signal déphasé et du signal initial d'entrée, un circuit comparant l'amplitude des si gnous somme-différence et fournissant une indication numérique d'un premi*S-type si la somme est supérieure à la différence et d'un second type si la différence est supérieure à la somme, un dispositif ameliorant la résolution pour résoudre toute ambiguïté du code aux fréquences pour lesquelles les amplitudes des signaux somme et différence sont proches l'une de l'autre. 2. Système selon la revendication 1, caracterisé en ce que le dispositif améliorant la résolution comprend un moyen d'introduire un retard indépendant de la fréquence pour déphaser soit le signal d'entrée soit le signal qui a été retardé proportionnellement à la fréquence et pour additionner le signal résultant à celui des deux signaux qui n'a pas été déphasé de façon à obtenir un second signal somme, l'autre des deux signaux étant également déphasé et additionné au signal reetani-(avant déphasage) pour produire un troisième signal somme, un circuit comparant l'amplitude du second signal somme à celle du troisième signal somme et fournissant une indication numérique dont l'état indique la plus grande des deux amplitudes. 3. Système selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend un autre circuit retardant le signal d'entrée proportionnellement à sa fréquence, mais d'une valeur supérieure au premier retard, des circuits fournissant la somme et la différence du second signal retardé et du signal initial d'entrée et un circuit comparant l'amplitude du signal somme et du signal différence pour fournir une indication numérique dont l'état représente la plus grande des deux amplitudes. 4. Système selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est de construction modulaire et comprend plusieurs canaux ayant des retards progressivement croissants pour déphaser le signal d'entrée proportionnellement à la fréquence d'une valeur augmentant un canal au suivant, chaque canal comportant des circuits faisant la somme et la différence du signal retardé et du signal initial et un circuit comparant l'amplitude des signaux somme et différence pour produire une indication numérique dont l'état représente la plus grande des deux amplitudes. 5. Système selon la revendication 1, caractérisé en ce que le circuit de comparaison de l'amplitude des signaux somme et diffé- rence comprend un-moyen de détecter le signal somme pour le transformer en un signal continu, un moyen de détecter le signal différence pour le transformer en un signal continu et un comparateur recevant les deux signaux continus pour fournir une première sortie si le signal somme est supérieur au signal différence et une seconde sortie si le signal différence est supérieur au signal somme. 6. Systèmeselon la revendication t, caractérisé en ce que le circuit d'amélioration de la résolution comprend un moyen de déphaser le signal d'entrée indépendamment de la fréquence de 900 par rapport au signal retardé proportionnellement à la fréquence, un moyen de faire la somme du signal déphasé résultant et du signal retardé proportionnellement à la fréquence pour produire un premier signal de résolution, un moyen de déphaser le signal d'entrée indépendamment de la fréquence de 900 par rapport au signal retardé proportionnellement à la fréquence, un moyen de faire la somme du signal résultant et du signal initial pour produire un second signal de résolution, et un moyen de comparer les amplitudes du premier et du second signal de résolution pour fournir une indication numérique de la plus grande des deux amplitudes.