La présente invention se rapporte à des agrafeuses à commande manuelle, comportant un organe de percussion, géné- ralement appelé "couteau", qui effectue sa course active sous l'effet d'une force de rappel élastique que l'utilisateur doit d'abord vaincre pour éloigner ledit organe de percussion de- l'agrafe à poser. On obtient ainsi un effort brutal qui permet d'enfoncer des agrafes sans difficulté dans des matières telles que du bois, de la pierre tendre, des plastiques,etc... Un inconvénient des agrafeuses de ce genre réside en ce que la libération de organe de percussion se produit alors que l'utilisateur exerce, sur la poignée de commande de l'appareil, l'effort relativement intense que nécessite le recul dudit organe à l'encontre de sa force de rappel. Dans ces conditions, il arrive souvent que, lorsque l'agrafe subit l'action de l'organe de percussion, l'utilisateur a bougé et que l'agrafeuse n'occupe pas tout à fait la position que l'on souhaiterait. L'agrafe n'est donc pas enfoncée exactement à l'endroit voulu. La présente invention a pour but d'éviter cet inconvénient, en munissant l'agrafeuse d'un dispositif de verrouillage qui permet de retenir l'organe de percussion éloigné de l'agrafe vers la fin du mouvement de recul dudit organe, l'agrafeuse étant alors armée, puis de libérer ledit organe à volonté, cela au prix d'un effort relativement faible que l'on peut effectuer sans crainte de faire bouger l'agrafeuse. La description qui va suivre en regard des dessins annexés, donnée à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les parti cul ari tés qui ressortent tant des dessins que du texte faisant, bien entendu, partie de ladite invention. La figure 1 est une vue générale, en perspective et avec arrachements, d'une agrafeuse conforme à l'invention. La figure 2 est une vue en coupe longitudinale verticale montrant l'agrafeuse au repos, non armée. La figure 3 est une vue partielle montrant le verrou d'armement en position inactive. Les figures 4 et 5 sont des vues analogues à la figure 2, mais montrant respectivement l'agrafeuse armée et dé clenchée. Les figures 6, 7 et 8 sont des vues en coupe longitudinale verticale d'une variante, montrant respectivement l'agrafeuse au repos, armée et déclenchée. Les figures 9 à aa sont des vues en coupe longitudinale d'une seconde variante, montrant une agrafeuse-cloueuse respectivement au repos, armée et déclenchée. La figure 12 est une coupe selon XII-XII de la figure 11. Dans l'exemple de réalisation représenté sur les figures a à 4, une agrafeuse comporte un bâti 1 en forme de "fer à repasser" comportant, d'une manière classique, une semelle 2 aménagée de façon à constituer un magasin pouvant contenir une bande d'agrafes 3 en U et un chargeur 4 (figure 2) qui repousse lesdites agrafes vers la paroi frontale 5 du bâti. Le long de ladite paroi frontale que, pour plus de clarté, on n'a pas représentée sur la figure 1 peut coulisser un couteau 6 dont la largeur et l'épaisseur correspondent à celles des agrafes 3 de façon, bien entendu, qu'à chaque action du couteau une seule agrafe soit détachée de la bande et chassée hors de l'appareil. Le couteau 6 forme, à sa partie supérieure, un caisson de guidage 7 qui peut coulisser dans un couloir adéquat 8 du bâti a (figure 2) et contient une portion d'un ressort de percussion 9 qui s'appuie par ailleurs sur l'extré- mité 10 du couloir et tend donc à repousser le couteau vers les agrafes 3. A l'autre extrémité du couloir 8 est prévu un tampon amortisseur de fin de course ai pour le caisson 7. Ce caisson présente encore, dans sa face éloignée de la paroi 5, deux ouvertures rectangulaires jumelles 12 dans lesquelles peuvent respectivement s'engager des becs 13 d'un levier déclencheur 14. Ce dernier est articulé au bati sur un axe transversal 15 logé dans des fentes allongées et obliques 16 des joues du déclencheur, de façon à permettre à celui-ci non seulement de pivoter autour de l'axe as, mais aussi d'effectuer un mouvement d'avancée ou de recul perpendiculairement audit axe, afin de venir en prise avec le couteau ou de le libérer, comme on l'expliquera plus loin. Un ressort de rappel i7 en épingle tend à faire pivoter le déclencheur dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, si l'on se reporte à la figure 2. Ce ressort stappuie d'une part sur une butée 18 de verrouillage du couloir 8 et d'autre part sous le dos du déclencheur. Ce dernier se termine, à l'opposé des becs 13, par une chape dans laquelle un galet 19, qui fait saillie vers le haut comme on peut le voir sur le dessin, est monté sur un axe 20 qui fait saillie latéralement sur la droite du déclencheur, en se reportant à la figure 1. Normalement, le galet 19 s'appuie sous un levier de dégagement 21 qui peut pivoter autour d'un axe transversal 22, entre les joues d'une poignée de manoeuvre 23 articulée au bâti i autour d'un axe 24 parallèle à l'axe 22. Un ressort 25, qui s'appuie d'une part surle levier 21 et d'autre part sous la poignée 23 rappelle cette dernière vers le haut. Sur le bâti 1 est articulé, autour d'un axe 26, parallèle aux axes 15, 20 et 22, un verrou oscillant 27 qu' un ressort 28 agissant dans le sens des aiguilles d'une montre si l'on se reporte à la figure 2, rappelle sur une butée 29 du bâti 1. Le verrou 27 peut exécuter le long de son axe de pivotement 26, à l'encontre du ressort 28, un léger mouvement de translation (H sur la figure 1) grace auquel on peut le dégager de la butée 29, comme le montre la figure 3, afin de le rendre inopérant. Le ressort 28 l'applique alors sur une autre butée30 du bati. La forme, la position et les dimensions du verrou, que lton voit bien sur les figures 2 à 5, sont déterminées de telle sorte que, lorsqu'on rabat la poignée de manoeuvre 23 vers le bâti, ce qui fait tourner le déclencheur 14 vers le verrou, ltextrémité saillante de ltaxe 20 vienne tout d'abord porter sur une rampe oblique 31 que présente la partie supérieure du verrou Lorsque cet enclenchement s'est produit, le déclencheur 14 est immobilisé et l'agrafeuse est armée. Les diverses pièces occupent-alors la position re présentée sur les figures 1 et 4. Les becs 13 du déclencheur 14, engagés dans les ouvertures 12 du caisson 7 du couteau 6 ont soulevé celui-ci à l'encontre du ressort 9 et le bord d'attaque 33 du couteau est situé juste au-dessus de l'emplacement de la première agrafe 3. L'axe 15 de pivotement du déclencheur 14 est situé dans les extrémités de droite (si l'on se reporte à la figure 4) des fentes 16. Lorsqu'on relâche la poignée de manoeuvre 23, le ressort 25 rappelle ladite poignée vers le haut tandis que l'extrémité libre du levier de dégagement 21 glisse d'abord sur le galet 19 puis sur la chape du déclencheur 14 pour venir se placer derrière le galet. Pour faire fonctionner l'agrafeuse il suffit alors d'appuyer sur la poignée de manoeuvre 23. La poignée qui tourne alors autour de son axe 24 dans le sens des aiguilles d'une montre, entraine le levier 21 dont l'extrémité glisse d'abord sur la chape du déclencheur pour venir heurter, à peu près à angle droit, le galet 19 qui fait saillie convenablement sur ladite chape. De ce fait, le déclencheur se trouve entraîné vers la droite (si l'on se reporte à la figure 5), comme le permettent les fentes 16 et les becs 13 sortent des ouvertures 12 du couteau. Ce dernier se trouve libéré et violemment projeté vers les agrafes jusqu'à ce que le tampon amortisseur Il arrête son caisson 7. Lorsqu'on relâche la poignée 23, le déclencheur, libéré du verrou 27, la rappelle dans la position de la figure 2. Quand le verrou 27 est escamoté comme représenté sur la figure 3, c'est la poignée de manoeuvre qui provoque la libération du couteau à la manière classique. Dans la variante des figures 6 à 8, on retrouve, affectés des mêmes références, les éléments essentiels de la machine qui vient d'être décrite. Toutefois, le galet 19 du déclencheur 14 porte directement sous la poignée de manoeuvre 23. Le verrou 27, qui présente une forme sensiblement en équerre, est articulé sur son axe 26 par le moyen d'une fente allongée 40 normalement parallèle à la semelle 2 de l'agrafeuse et le ressort 28 repousse le verrou vers le cou teau 6 tout en ayant tendance à le faire pivoter dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Au repos, l'axe 26 est donc siroté à l'extrémité de droite de la fente 40 et la branche horizontale du verrou, qui se termine par une détente 41 qui fait saillie dans l'évidement 42 du bâti, est appliquée sur une butée 43. La rampe 31 et l'encoche 32 destinées à l'accrochage de l'axe 20 du déclencheur sont cette fois tournées vers l'avant de l'agrafeuse. Au repos, les divers éléments de l'agrafeuse occupent la position représentée sur la figure 6. La poignée 23 est soulevée par le déclencheur 14 dont les becs 13 sont engagés dans les ouvertures 12 du couteau. Ce dernier repose sur le tampon amortisseur 11. Lorsqu'on appuie sur la poignée 23, le déclencheur pivote vers le verrou 27 pour venir finalement s'accrocher par son axe 20 dans l'encoche 32 tandis qu'il soulève le couteau 6 à l'encontre du ressort 9. L'agrafeuse est armée. Ses divers éléments occupent les positions représentées sur la figure 7. Pour procéder à l'opération d'agrafage, il suffit de soulever la détente 41 du verrou selon la flèche J. Le verrou pivote alors dans le sens des aiguilles d'une montre en entraînant d'abord vers l'arrière (la droite sur le dessin) le déclencheur qui glisse sur l'axe 15 grâce aux fentes 16. Les ergots 13 sortent des ouvertures 12, ce qui libère le couteau 6, 7. Les divers éléments de l'appareil occupent alors la position représentée sur la figure 8. Ensuite, le verrou se décroche de l'axe 20, ce que facilite la présence de la fente 40. Le déclencheur, libéré, rappelle la poignée 23 dans la position de la figure 6. Si l'on actionne simultanément la poignée de manoeuvre 23 et la détente 41 du verrou, l'axe 20 du déclencheur ne peut pas s'accrocher sur le verrou et l'opération d'agrafage s'effectue sans armement préalable, d'une manière classique. Dans la variante des figures 9 à 12, le bati 1 de l'agrafeuse se présente sous la forme d'un tube de section carrée, fermé à l'une de ses extrémités par un bouchon 50 sous lequel s'appuie le ressort 9 qui agit sur le caisson 7 du couteau 6. Ce caisson se présente ici sous la forme d'un piston parallélépipédique qui coulisse dans le corps 1 et auquel le couteau 6 est articulé autour d'un axe transversal 51. Un évidement longitudinal 52 est prévu pour le logement du ressort 9. La poignée de manoeuvre 23 est articulée en 24 au bouchon 50 par l'intermédiaire d'une chape 53 dont elle est munie, de façon à pouvoir être rabattue le long du corps 1 comme le montrent les figures 9 et 11, ou relevée, ainsi qu' on l'a représenté sur la figure 10. A la chape 53 de la poignée sont articulées, à une extrémité, sur des pivots 54 parallèles à l'axe 24, des biellettes jumelles 55, disposées de part et d'autre du corps 1 et réunies à leur autre extrémité par une traverse 56 qui peut coulisser longitudinalement dans les fentes 57 longitudinales du bâti, au-dessous du caisson 7 du couteau 6. Lorsque la poignée 23 est rabattue le long du bâti 1, et que le caisson 7 est libre, ce caisson est maintenu appliqué par le ressort 9 sur une butée d'amortissement Il du bâti, voisine de l'extrémité inférieure (si l'on se reporte au dessin) des fentes 57. C'est la position représentée sur la figure 9. Lorsqu'on relève la poignée 23, la traverse 56 déplace le caisson 7 vers le bouchon 50 en comprimant le ressort 9. Dans le caisson 7 est prévu un dispositif de verrouillage comportant un prisonnier 58 logé dans un alésage borgne 59 du caisson et repoussé vers l'extérieur par un ressort de compression 60 (voir notamment la figure 12). Le bâti i est percé, en regard du trajet du prisonnier 58 d'un trou 61 dans lequel la tête du prisonnier peut s'engager sans que le reste passe, ce qui permet de verrouiller le caisson 7 sur le bâti lorsque la poignée 23 a tourné d'un angle suffisant. Les divers éléments de l'agrafeuse occupent alors la position représentée sur la figure 10. Le caisson est verrouillé au voisinage du bouchon 50. L'agrafeuse est armée. Pour la faire fonctionner, il suffit de rabattre la poignée 23 le long du bâti 1, comme le montre la figure il car, en effet, la poignée 23 porte un doigt de déclenchement 62, réglable qui vient, en fin de course, frapper la tête du prisonnier 58 dans le trou 61 et repousser ce prisonnier à l'encontre de son ressort 60, libérant ainsi le caisson 7 que le ressort 9 expulse vers la butée il Les divers éléments de l'appareil reprennent alors la position représentée sur la figure 9. Dans l'exemple représenté sur le dessin, l'agrafeuse est aménagée pour poser des agrafes rectilignes, des clous ou pointes fines 3 que contient le magasin 2 fixé en oblique à l'extrémité du bâti 1 opposée à celle qui porte le bouchon 50. Un ressort 63 repousse la bande d'agrafes vers la paroi 5 du bati le long de laquelle coulisse le couteau 6 et qui est sensiblement située selon l'axe du caisson 7. I1 va de soi que les divers modes de réalisation décrits ne sont que des exemples et qu'il serait possible de les modifier, notamment par substitution d'équivalents techniques, sans sortir pour cela du cadre de l'invention. R E V E N D I C A T I O N S 1. Agrafeuse à commande manuelle comportant un organe de percussion qui effectue sa course active sous l'ef- fet d'une force de rappel élastique que l'utilisateur doit d'abord vaincre pour éloigner ledit organe de l'agrafe à poser, caractérisée en ce qu'elle comporte un dispositif de verrouillage qui permet de maintenir l'organe de percussion éloigné de l'agrafe et de libérer ledit organe au prix d'un effort relativement modéré, au moment voulu. 2. Agrafeuse selon la revendication 1, caractérisée en ce que le dispositif de verrouillage est associé à un levier déclencheur agissant sur l'organe de percussion. 3. Agrafeuse selon la revendication 2, caractérisée en ce que le dispositif de verrouillage comporte un verrou monté élastiquement sur le bâti et sur lequel peut venir s'enclencher le levier déclencheur. 4. Agrafeuse selon la revendication 3, caractérisée en ce que le verrou présente une rampe sur laquelle peut venir porter un axe d'accrochage du levier déclencheur et une encoche dans laquelle vient s'accrocher ledit axe. 5. Agrafeuse selon l'une des revendications 3 ou 4, caractérisée en ce que le verrou est monté pivotant sur le bâti et rappelé élastiquement sur une butée dudit bâti. 6. Agrafeuse selon la revendication 5, caractérisée en ce que le verrou peut coulisser sur son pivot à l'encontre de sa force de rappel élastique, de telle sorte qu'on puisse le dégager de sa butée afin de le rendre inopérant. 7. Agrafeuse selon l'une quelconque des revendications 2 à 6, caractérisée par une poignée de manoeuvre qui agit sur le levier déclencheur par l'intermédiaire d'un levier de dégagement permettant, une fois l'agrafeuse armée de libérer le levier déclencheur du dispositif de verrouillage. 8. Agrafeuse selon la revendication 7, caractérisée en ce que le levier de dégagement est articulé à la poignée de manoeuvre et soumis à l'action d'une force élastique qui tend à l'éloigner de ladite poignée pour l'appliquer sur le levier déclencheur, ce dernier se terminant par une butée sur laquelle le levier de dégagement passe durant l'opération d'armement de l'agrafeuse mais devant laquelle ledit levier de dégagement vient se placer lors du rappel de la poignée de manoeuvre, ce qui lui permet de dégager le levier déclencheur du verrou lorsqu'on agit de nouveau sur la poignée de manoeuvre pour faire fonctionner l'agrafeuse. 9. Agrafeuse selon l'une quelconque des revendications 3 à 6, caractérisée par une poignée de manoeuvre qui agit directement sur le levier déclencheur, le fonctionnement de l'agrafeuse après armement s'effectuant par action sur le verrou. 10. Agrafeuse selon la revendication 9, caractérisée en ce que le verrou est monté sur le bâti de façon à pouvoir pivoter autour d'un axe et coulisser perpendiculairement audit axe, à l'encontre d'une force de rappel élastique, afin de permettre le dégagement du levier déclencheur. 11. Agrafeuse selon la revendication i, caractérisée en ce que le dispositif de verrouillage est agencé de façon à permettre de verrouiller l'organe de percussion sur le bâti de l'agrafeuse. 12. Agrafeuse selon la revendication 11, caractérisée en ce que le dispositif de verrouillage comporte un prisonnier monté élastiquement sur l'organe de percussion et coopérant avec une ouverture prévue dans le bâti de l'agrafeuse. 13. Agrafeuse selon la revendication 12, caractérisée en ce que la poignée de manoeuvre comporte un doigt agencé de façon à agir sur le prisonnier pour le dégager de l'ouverture lorsqu'on rabat la poignée sur le bâti de 11 agrafeuse, en vue de libérer l'organe de percussion. 14. Agrafeuse selon l'une quelconque des revendications il à 13, caractérisée en ce que le bâti a la forme d'un couloir dans lequel l'organe de percussion peut coulisser, la poignée de manoeuvre étant articulée à une extrémité du bâti et agissant sur l'organe de percussion grâce à des biellettes et une traverse qui peut coulisser longitudinalement dans le bâti.