La pressente invention concerne un panneau de commutation du type sensitif comportant une feuille diélectrique portant au moins un commutateur du type sensitif, le ou chaque commutateur comportant une première électrode de contact sur une face de la dite feuille et sur son autre face, des deuxième et troisième électrodes en relation espacée, les deuxième et troisième électrodes étant en relation capacitive avec la première électrode. Les trois électrodes se combinent pour former deux condensateurs connectes en serie. En usage, un signal AC est appliqué à l'une des deuxième et troisième électrodes tandis que l'autre électrode est connecte à un circuit de détection. Lorsque la première electrode est touchée du doigt, le signal à l'entrée du circuit de détection est sensiblement affaibli et cet affaiblissement du signal est utilisé pour effectuer la commande. De tels commutateurs peuvent être utilisés dans de nom breux domaines, par exemple comme commutateurs d'appel des ascenseurs, comme commutateurs d'appareils domestiques tp. ex. cuisinières) et dans les panneaux de commutation par exemple tels que les claviers teléphoniques sensitifs ou les claviers de commande d'ordinateur. Pour obtenir une commutation fiable, un tel commutateur doit posseder une capacité aussi élevée que possible. La raison en est que le signal envoyé à l'électrode par un générateur d'impulsions doit avoir le niveau le plus éleve possible à son entrée dans le circuit de detection, compte tenu de la capacité de l'impédance d'entrée du circuit. Au plus ce niveau est élevé, au plus il sera aisé de rejeter les signaux de bruit au moyen d'un circuit de seuil incorporé au circuit de détec- tion. Une valeur typique de capacité à atteindre est de 3 pF pour certains circuits de detection du commerce qui ont été spécialement déve loppés pour les sytèmes de commutation capacitifs du type sensitif. I1 est souhaitable que chaque commutateur occupe une faible superficie, spécialement dans le cas de panneaux portant des rangées de commutateurs. Ce desideratum est à un certain point en contradiction avec la nécessité d'une capacité superieure à une valeur de seuil donnes puisque, selon la formule classique bien connue, la capacité d'un condensateur à plaque plane est proportionnelle à sa surface. Selon la même formule, la capacité est inversément proportionnelle à l'épaisseur de la matière diélectrique; de cette façon il serait évidemment possible de réduire et la surface du commutateur, et l'épaisseur du panneau tout en maintenant la même capacité. I1 est également possible de modifier la capacité par le choix de la matière diélectrique, mais ceci peut mener à une contradiction apparente avec d'autres exigences. Par exemple, des matières diélectriques naturelles telles que le mica ne se prêtent pas à la production en séries importantes. Les matières plastiques sont facilement érodées et sont généralement flexibles lorsqu'il s'agit de feuilles minces, de sorte qu'un panneau de commutation sensitif comportant une élec trode de contact déposée sur une feuille diélectrique de plastique se détériorerait rapidement. Le verre sodo-calcique ordinaire employé comme diélectrique est satisfaisant au point de vue de sa résistance à l'usure, mais la feuille de verre doit être suffisamment épaisse pour résister au choc.Ceci limite les dimensions auxquelles ltn commutateur peut être réduit tout en conservant la valeur de la-capacité au-dessus d'uns valeur de seuil. Un des objets de la présente invention est de remédier à cette difficulté. Selon la présente invention, le panneau de commutation du type sensitif comporte uns feuille diélectriqus portant au moins un commutateur du type sensitif. le ou chaque commutateur comportant une première électrode de contact sur une face de la dite feuille, et sur son autre face, des deuxième et troisième électrodes étant en relation capacitive avec la première électrode, le panneau étant caractérisé en ce que la dite feuille diélectrique est constituée d'une feuille de verre ayant subi un traitement de trempe chimique, et en ce que au moins une électrode est constituée d'une couche déposée sur la feuille. Un panneau de commutation du type sensitif selon l'invention résiste mieux à l'impact qu'un panneau du type connu, en raison du traitement de trempe qu'a subi le diélectrique en verre, de sorte qu'on peut réduire l'épaisseur de la feuille de verre tout en lui conservant une résistance suffisante à l'impact. Cette caractéristique à son tour permet de réduire la surface du ou de chaque commutateur en maintenant la valeur de sa capacité à un niveau suffisant. De préférence chaque dite électrode est constituée d'un revêtement déposé sur la dite feuille. La trempe chimique du verre est bien connue en soi. Le type le plus courant de trempe comprend un échange d'ions alcalins du verre par des ions de métaux alcalins d'un milieu en contact avec le verre, lorsque ce dernier est à température élevée. L'échange ionique a lieu dans les couches superficielles du verre sur des épaisseurs de quelques microns ou quelques dizaines de microns. Oans un des procédés, l'échange ionique est réalisé à une température suffisamment élevée -pour que la relaxation des tensions ait lieu et les ions -pénétrant dans le verre sont tels qu'ils- confèrent un coefficient de dilatation thermique inférieur aux couches superficielles du verre. A titre d'exemple, des ions lithium sont substitués aux ions sodium du verre.Du verre à haute tensur en lithium a un coefficient de dilatation plus bas de sorte que lorsque le verre traité est refroidi des tensions superficielles de compression sont créées. Dans un autre procédé, des ions de la surface du verre sont remplacés par des ions plus gros et l'échange ionique est effectué à une température inférieure à la température supérieure de recuisson (correspondant à une viscosité de 1o1 2 poises) et de manière telle qu'il n'y ait prat-iquement pas de relaxation des tensions. Dans un exemple, des ions potassium sont substitués aux ions sodium du verre par exemple à partir d'un bain de nitrate de potassium fondu maintenu à 4700C. Les ions potassium étant plus gros que les ions sodium, des tensions superficielles de compression sont engendrées dans le verre traité. Avantageusement, la dite feuille diélectrique a une épaisseur de 3 mm au maximum, et de préférence son épaisseur ne dépasse pas 1,5 mm. Une feuille de verre trempé de 1 mm d'épaisseur est spécialement appropriée à une utilisation comme feuille diélectrique pour la présente invention. Dans des formes préférées de réalisation de l'invention, la dimension maximum de la surface de feuille occupée par le ou un dit commutateur est 30 mm ou moins, et avantageusement cette dimension est 25 mm ou moins. De préférence, la surface de feuille occupée par le ou un dit commutateur est 450 mn2 ou moins et avantageusement cette surface est 250 mm2 ou moins. Différentes matières de revêtement peuvent être utilisées pour constituer une dite électrode, telles que les métaux, les oxydes métalliques conducteurs et les laques et les émaux conducteurs Cou contenant du métal). En ce qui concerne la première électrode de contact, on préfère que le revêtement soit un oxyde métallique conducteur constitué d'oxyde d'étain ou d'oxyde d'indium et contenant un agent dopant. L'oxyde d'étain est spécialement préféré en raison de sa dureté, de sa stabilité chimique et aussi pour des raisons d'économie. La raison pour laquelle on préfère un oxyde de métal (spécialement l'étain) est la suivante. I1 est extrêmement difficile, voir impossible, de tremper chimiquement uniformément une feuille de verre sur laquelle un revêtement a été déposé. Pour cette raison, en pratique, lorsqu'on réalise la présente invention, la feuille est trempée avant que -l'on y dépose les électrodes. Si la feuille trempée est ensuite chauffée à une température à laquelle peut se produire une relaxation substantielle des tensions, une grande partie de la résistance conférée au verre sera perdue.Les revêtements d'oxydes de métaux de dureté et de conductibilité satisfaisantes peuvent aisément être déposés à des- températures pas trop élevées. I1 serait évidemment également possible de réaliser la première électrode de contact en un émail conducteur [par exemple contenant de l'argent) de composition choisie de façon à- obtenir un point de fusion relativement bas. Cependant, en général, au plus- bas est le point de fusion d'un émail, au plus faible est sa dureté et dès lors sa résistance à l'abrasion; sa résistance à la corrosion est aussi généralement plus faible. La résistance à l'abrasion n'est pas requise pour les deuxième et troisième électrodes puisque normalement elles ne seront pas exposées au contact et en fait on préfère que les dites deuxième et troisième électrodes soient formées de dépôts d'émail conducteur. L'emploi de revêtements d'émaux conducteurs sur la face non exposée du panneau de commutation présente un certain nombre d'avantages..D'abord une composition d'émail peut aisément être appliquée sur le diélectrique selon un cannevas souhaité, par exemple suivant la technique d'impression à l'écran de soie. Oes conducteurs d'interconnexion peuvent être déposés en même temps, si on le souhaite. De plus, des connexions soudées peuvent facilement être réalisées sur l'émail. Oans certaines formes de réalisation de l'invention, un revêtement opaque est déposé sur une face de la feuille trempée avant de procéder au dépôt de l'électrode ou des électrodes sur cette face. Un tel revêtement opaque masque le circuit électrique situé en dessous du panneau et est de préférence appliqué sur sa face non exposée. Si on le désire un tel revêtement peut être pourvu de fenêtres associées aux commutateurs en face desquelles des moyens. de signalisation peuvent être placés pour indiquer l'état du circuit de commutation. De préférence un support de renforcement est appliqué et solidarisé à la face non exposée du panneau. Ceci procure une rigidité supplémentaire au panneau et le rend ainsi plus résistant à la flexion. Avantageusement le dit support de renforcement est constituéd'une matière plastique synthétique. Un tel support peut par exemple être moulé sur le panneau. Dans certaines formes de réalisation de l'invention, le support est un bloc massif, mais dans d'autres formes de réalisation de l'invention. le support est de structure cellulaire. Par exemple le support peut présenter une structure en nid d'abeille. Le support peut aussi être réalisé en un matériau expansé tel que le verre mousse. I1 peut dussi comprendre ou être constitué par une plaque de circuit imprimé. La présente invention comprend aussi un procédé de fabrication d'un panneau de commutation du type sensitif comportant une feuille diélectrique portant au moins un commutateur du type sensitif, le ou chaque commutateur comportant une première électrode de contact sur une face de la dite feuille et sur son autre face, des deuxième et troisième électrodes en relation espacée, les deuxième et troisième électrodes étant en relation capacitive avec la première électrode, qui est caractérisé en ce qu' on sélectionne comme feuille diélectrique une feuille de verre qui est soumise à un traitement de trempe chimique à haute température et en ce que au moins un revêtement conducteur est déposé sur la feuille trempée afin de constituer une ou plusieurs dites électrodsEs) alors que la température de la feuille est inférieure à sa température supérieure de recuisson (correspondant à une viscosité du 13,2 verre de 10 poisse) afin d'éviter une relaxation substantielle des tensions. Ce procédé permet de réaliser un panneau de commutation sensitif selon l'invention de manière simple et d'éviter la plupart des difficultés qui pourraient survenir lors de la trempe de la feuille de verre après dépôt du ou des revêtement(s) conducteur(s). De préférence la dite première électrode de contact est formée par dépôt d'un revêtement d'oxyde de métal sur une dite face de la feuille. Avantageusement le dit revêtement d'oxyde de métal comprend un agent dopant afin d'accrcitre sa conductibilité. Des agents dopants appropriés sont les ions d'un ou de plusieurs des éléments suivants antimoine, arsenic, cadmium, chlore, fluor et tellure. Le dit oxyde de métal peut par exemple être de l'oxyde d'indium, mais on préfère l'oxyde d'étain. Dans certaines formes préférées de réalisation de l'in vention, un dit revêtement d'oxyde- est formé par pyrolyse d'un sel de métal, par exemple pulvérisé sur la dite feuille sous forme de solution dans un solvant organique. A titre d'exemple d'une telle solution on peut citer le dibutylacétate d'étain dans de l'alcool éthylique et le SnC14.5H20 dans la diméthylformamide avec en option une certaine quan tité d'acide trifluoracétiqus qui fournit des ions fluor de dopage. Dans d'autres formes préférées de réalisation, un dit revêtement d'oxyde est formé par dépôt sous vide p. ex. par pulvérisa tion cathodique. Afin de limiter Ie revêtement aux surfaces voulues, on peut utiliser différentes techniques. Selon une première méthode préférée, un masque est appli qué sur la feuille par sérigraphie pour couvrir les surfaces qui ne doi vent pas être revêtues dans le panneau terminé. Ce masque est enlevé après application du dit revêtement conducteur sur toute la surface de la feuille trempée. Cette méthode laisse le revêtement uniquement sur les surfaces voulues. Selon une deuxième méthode préférée, un revêtement d'oxyde est déposé sur toute la surface de la feuille trempée. Un masque résis tant à l'acide est ensuite appliqué par sérigraphie pour masquer les surfaces de la ou chaque électrode et le revêtement non souhaité est décapé. Les dites deuxième et troisième électrodes sont de pré férence formées par dépôt d'un émail conducteur sur la dite face opposée de la feuille de verre. Un tel émail conducteur est de préférence déposé par application de composition d'émail sous forme de pâte sur la feuille de verre trempé et par fusion in situ. Une telle pâte d'émail est de pré férence appliquée selon une technique sérigraphique. Un émail contenant de l'argent, en particulier un émail de type organique, est spécialement approprié. Avantageusement, la dite feuille de verre trempé est opacifiée, de préférence par application sur une de ses faces d'un revê tement d'émail opaque non conducteur. Un tel revêtement est de préférence appliqué sur la face non exposée de la feuille, avantageusement avant le dépôt des dites deuxième et troisième électrodes. La dite première électrode est de préférence déposée sur la dite feuille avant le dépôt des dites deuxième et troisième électrodes, et aussi avant le dépôt du dit revêtement d'émail opaque lorsque ce dernier est présent. Cette façon de faire évite les problèmes dus à la refusion des revêtements.d'émail pendant le dépôt du revêtement d'oxyde. De préférence un support de renforcement est appliqué et solidarisé à la face non exposée du panneau. Un tel support peut par exemple être constitué d'une matière plastique synthétique et il peut être formé in situ par moulage. Selon certaines formes de réalisation de l'invention, une des dites deuxième et troisième électrodes est conformée de façon à entourer au moins la majeure partie de la périphérie de l'autre. De préférence, la surface de l'électrode interne est au moins un quart de la surface de l'électrode externe. De telles dispositions d'électrodes permettent d'atteindre un compromis bénéfique entre la capacité totale du système, la variation de la capacité lorsque la première électrode est touchée et la quantité de matière à utiliser pour former les deuxième et troisième électrodes. A ce sujet, la demanderesse attire l'attention sur sa demande de brevet intitulée : "Système capacitif de commutation du type sensitif" déposée à la même date que la présente demande, qui décrit un système capacitif comportant une feuille diélectrique portant une première électrode sur une de ses faces et des deuxième et troisième électrodes en relation espacée sur son autre face, les deuxième et troisième électrode étant en relation capacitive avec la première électrode qui est caractérisé en ce que des dites deuxième et troisième électrodes, l'une d'elles (ci-après dénommée "électrode externe"] est conformée de façon à entourer la majeure partie de la périphérie de l'autre (ci-après dénommée "électrode interne") et en ce que le rapport de la surface de l'électrode interne à la surface de l'électrode externe est supérieur à 0,25 : 1. Des formes préférées de réalisation de l'invention seront maintenant décrites en se référant aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 est une vue de détail en perspective d'un panneau de com mutation du type sensitif; - la figure 2 est une section transversale à travers une partie du panneau de la figure 1; - la figure 3 est une section transversale d'une autre forme de réali sation de l'invention, - la figure 4 est un plan de la face inférieure du panneau de la figure 3; - la figure 5 est une section-transversale d'une-troisième forme de réalisation d'un panneau-selon l'invention; et - les figures 6 à 9 sont des vues en plan de la face inférieure de com mutateurs, montrant différentes dispositions des électrodes. Dans les figures 1 et 2, une feuille 1 de verre sodo-cal cique trempés chimiquement porte sur sa face supérieure ou face exposée une première électrode carrée 2 de SnO2 dopé. La première électrode est entourée d'un liseré décoratif 3 et porte un symbôle 4, ici représenté sous forme du chiffre 1, servant à indiquer la fonction du commutateur dont l'électrode 2 fait partie. La face inférieure ou face non exposée de la feuille de verre trempéeest recouverte d'une couche 5 d'émail opaque non conducteur munie d'une fenêtre 6 en registre avec le symbôle 4. Des deuxième et troisième électrodes 7, 8 sont déposées sur la face non exposés de la feuille de verre trempé au-dessus de la couche d'émail opaque 5 de part et d'autre de la fenêtre 6. Ces électrodes Sont en relation capacitive avec la première électrode 2 et sont constituées d'un émail à l'argent. Les figures 3 et 4 montrent un panneau de commutation sensitif généralement indiqué en 10 qui est pourvu de 10 commutateurs sensitifs 51 à SO déposés sur une feuille de verre trempée chimiquement 11. Tels qu'ils sont représentés en se référant aux figures 1 et 2, chaque commutateur comprend une première électrode de contact 12 déposée sur la face exposée de la feuille de verre Il et sur laquelle à son tour on a déposé un liseré 13 et un symbole 14. Chaque symbôle 14 peut par exemple constituer la référence numérale du commutateur S qui lui est associé. Sur la face arrière de la feuille de verre trempée est déposée une couche opaque 15 de matière non conductrice. Cette couche peut si on le désire être pourvue de fenêtres telles que la fenêtre 6 montrée aux figures 1 et 2.Chaque commutateur comprend de plus des deuxième et troisième électrodes, respectivement 17 et 18 espacées par un intervalle 16. Aine que le montre la figure 4, les troisièmes électrodes 18 des commutateurs S1 à SO sont connectées à une source commune AC, tandis que la deuxième électrode 17 de chaque commutateur S1 à SO est connectée à un circuit de sortie respectivement OC1 à OCO. Les deuxième et troisième électrodes sont réalisées en une matière contenant de l'argent et elles peuvent être appliquées en une seule opération par des techniques sérigraphiques. Des fils conducteurs destinés à connecter les électrodes à la source AC et aux circuits de sortie peuvent être soudés aux électrodes, ou des conducteurs imprimés peuvent être appliqués par sérigraphie simultanément ou postérieurement à l'application des électrodes. Après réalisation des connexions électriques nécessaires, un support de renforcement 19 est appliqué à la face arrière du panneau. Celui-ci protège les seconde et troisième électrodes et les conducteurs qui y sont associés contre l'usure et la corrosion au cours des manipulations avant l'installation du panneau. Cependant sa fonction principale est de raidir le panneau contre la flexion. Pour fabriquer un panneau tel qu'il est représenté dans les dessins, une feuille de verre 1 ou 11 par exemple en verre ordinaire sodo-calcique de l'épaisseur voulue est après avoir été éventuellement polie,trempée par tout procédé connu approprié. Par exemple la feuille peut être immergée pendant 8 heures dans un bain de nitrate de potassium fondu maintenu à 4700C pour permettre aux ions potassium de diffuser à l'intérieur des couches superficielles du verre et de se substituer aux ions sodium du verre. Après trempe, le verre est lavé et les premières électrodes 2 ou 12 sont déposés sur une de ses faces. il est particulièrement intéressant de réaliser les premières électrodes en un oxyde de métal, par exemple SnO2. Un tel revêtement d'oxyde peut être déposé par une technique de pulvérisation cathodique. De préférence, le dépôt du revêtement s'effectue par pyrolyse d'une solution du sel dans un solvant organique qui est par exemple pulvérisée sur le verre. Des solutions appropriées sont : le dibutylacétate d'étain dans l'éthanol avec du bifluorure d'ammonium pour le dopage ou de tétrachlorure d'étain dans la diméthylformamide avec des quantités d'acide trifluoracétique pour assurer le dopage. Une telle solution peut être pulvérisée sur la feuille de verre trempée chauffée à 45O0C pour former un revêtement uniforme d'épaisseur souhaitée, par exemple 50 à 70 mm. Un tel revêtement présente une teinte grise en réflexion. L'observation de sa couleur peut servir d'indication du moment où il faut arrêter la pulvérisation. Un revêtement formé de cette manière résiste aussi bien que le verre à l'abrasion. Selon une variante, le revêtement peut être déposé par pyrolyse d'un sel en phase vapeur. Le revêtement peut également être obtenu par immersion de la feuille trempée dans une solution alcoolique d'un composé d'étain, suivie d'une opération de cuisson. Une autre façon possible de procéder est de former un revêtement à partir d'une pâte contenant un composé organique d'étain -déposée par sérigraphie suivie d'une cuisson. Après application d'un tel revêtement uniforme, un masque résistant aux acides est appliqué par sérigraphie sur les surfaces qu'occuperont les électrodes et les surfaces restantes du revêtement sont décapées. La surface frontale du verre trempé est ensuite revêtue d'une matière décorative pour former les liserés 3, 13 et les symbOles 4, 14. En option, la face arrière de la feuille de verre trempée peut ensuite être revêtue d'une couche d'opacification 5, 15. Dans les deux cas ces revêtements peuvent être constitués d'un émail à bas point de fusion. Cependant on préfèrera utiliser une matière plastique synthétique polymérisée in situ pour former le revêtement opaque. On peut utiliser par exemple une peinture du type époxy dont la température de polymérisation est inférieure à 1200C. Les deuxième et troisième électrodes sont ensuite appliquées sur la face arrière du panneau. Les deuxième et troisième électrodes peuvent être constituées d'un émail ou d'une peinture conducteurs. Lorsqu'une couche polymérique opacifian-te est présente, ces électrodes doivent être déposées à partir d'une peinture. Ces matériaux peuvent être appliqués par sérigraphie et chauffés pour fondre l'émail sur le verre ou pour provoquer une prise rapide de la peinture. Dans un cas spécifique de la peinture nO 4929 de Dupont de Nemours contenant de l'argent a été utilisée pour former les deuxième et troisième électrodes. Après enduction la peinture a été séchée pendant une heure à 1000 C. Une autre peinture que l'on peut utiliser pour le même usage est la peinture nO 245 de Degussa. Les conducteurs nécessaires aux connexions électriques peuvent être réalisés au cours de la même tape d'impression sérigraphique, mais afin de maintenir petites les dimensions du panneau, on préfère souder des fils de connexion aux deuxième et troisième électrodes. Cette opération de soudure peut par exemple être effectuée par application d'une pâte de soudure et de flux sur les électrodes et par sa fusion au moyen d'un jet d'air chaud. La soudure utilisée peut avoir la composition suivante : Sn : 62%; Pb : 36%: Ag : 2%. Lorsqu'on fait usage d'un fer à souder, sa température doit être limitée à 2500C. Après réalisation des connexions électriques nécessaires, le panneau peut être rigidifiés (et les conducteurs sur sa face arrière protégés) en moulant un support de renforcement 19 sur sa face non exposée. Ceci peut être réalisé en faisant polymériser in situ une résine fluide. Un milieu fluide approprié est une résine ayant la composition pondérale suivante : Pleximon 705 ou 706 98,6 monoterpene maléinate de butyl 0,2 % Peroxyde de benzoyle 0,1 % Phosphate de triethyle 0,7 % Activateur Rohm 17 tnaphténate maléfique) 0,4 % Les Pleximon 705 et 706 (marques) sont des résines de méthacrylate de méthyl produites par Rohm. Cette composition de résine polymérisera en 8 heures à une température comprise entre 20 et 300C. Une autre résine que l'on peut utiliser pour former le support de ren-Porcement est une résine polyester telle que le "Polyester GTS" vendu par la firme Vosschemie. La figure 5 illustre une variante de la réalisation montrée aux figures 3 et 4 dans laquelle les mêmes éléments sont désignés par les mêmes références numériques. Ainsi qu'il est décrit en référence aux figures 3 et 4, le panneau de commutation, maintenant indiqué en 20, comporte une feuille de verre trempée chimiquement 11 sur laquelle est formée une pluralité de commutateurs tels que 54, S5, S6 comportant des premières électrodes de contact 12, des liserés 13 et des symbôles 14 ainsi qu'une couche opacifiante 15. Chaque commutateur comprend des deuxième et troisième électrodes 22, 23 espacées l'une de l'autre par un intervalle 21. Celles-ci sont déposées non sur la couche opacifiante 15, mais sur une plaque 24 de circuit imprimé qui est solidarisée à la couche opacifiante 15 par une couche d'adhésif 25. Cette plaque sert de support à la feuille de verre 11. Les deuxième et troisième électrodes 22, 23 sont constituées par un dépôt de cuivre métallique selon les techniques connues en matière de circuits imprimés. La plaque du circuit imprimé 24 est percée d'une pluralité de trous 26 au travers desquels on connecte des différentes deuxièmes et troisièmes électrodes au moyen de fils 27 soudés en 28 aux parties appropriées 29 d'un circuit imprimé. La figure 6 illustre un commutateur sensitif semblable à ceux montrés dans les figures 1 à 4. Dans la figure 6, une feuille de verre sodocalcique trempÉ361 porte sur sa face non exposée une paire d'électrodes (les deuxième et troisième électrodes) 62, 63 de forme rectangulaire et séparées par un intervalle 64. Les électrodes 62, 63 et l'intervalle 64 occupent ensemble un carré sur la face non exposée de la feuille 61. Une première électrode est déposée sur la face exposée de la feuille 61. Une partie du bord de la première électrode est indiqué en 65. La première électrode est carrée et en registre avec le carré fourni par les seconde et troisième électrodes -62, 63. La figure 7 illustre un commutateur sensitif circulaire formé sur une feuille de verre trempÉe71. Les seconde et troisième électrodes hémi-circulaires 72, 73 séparées par un intervalle diamétral 74 sont déposées sur la face non exposée de la feuille 71. Une première électrode circulaire, de laquelle on a représenté une partie de la circonférence en 75 est déposée sur la face exposée de la feuille 71 en registre avec le cercle formé par les seconde et troisième électrodes 72, 73 et l'intervalle qui les sépare. La figure 8 illustre un commutateur sensitif dans lequel une feuille de verre trempée81 porte une deuxième électrode carrée 82 entourée d'une troisième électrode annulaire carrée 83. Les deuxième et troisième électrodes sont séparées par un intervalle annulaire carré 84. Une première électrode (non représentée) est déposée sur autre face de la feuille 81 avec sa périphérie en registre avec la périphérie de la troisième électrode 83. La figure 9 illustre un commutateur sensitif dans lequel une feuille de verre trempée91 porte une deuxième électrode circulaire 92 entourée par une troisième électrode annulaire 93. Les deuxième et troisième électrodes sont séparées par un intervalle annulaire 94. Une première électrode (non représentée] est déposée sur l'autre face de la feuille 91 de façon que sa périphérie soit en registre avec la circonférence de la troisième électrode 93. Différents commutateurs sensitifs particuliers seront maintenant décrits à titre d'exemple. Exemple I (figure 63 Une feuille 61 de verre de 1 mm d'épaisseur est trempée chimiquement et une première électrode carrée de 12 mm de côté est déposée sur une de ses faces. Cette première électrode est constituée d'oxyde d'étain dopé. Des seconde et troisième électrodes 62, 63 mesurant chacune 12 x 5 mm sont alors déposées sur la face opposée de la feuille de verre 61. Ces électrodes sont espacées l'une de l'autre par un intervalle 64 de 2 mm et elles sont constituées d'un émail contenant de l'argent. La surface totale de la feuille occupée par le commutateur est 144 mm2. Dans une première variante, la feuille de verre trempé 61 a une épaisseur de 2,8 mm, et dans une deuxième variante, son épaisseur est de 4,9 mm. Exemple II (figure 83 Une feuille de verre 81 de 1 mm d'épaisseur est trempée et une première électrode carrée de 12 mm de côté constituée d'oxyde d'étain dopé est déposés sur une face. Ose seconde et troisième électrodes 82, 83 sont déposées sur la face opposée en registre avec la première électrode. La seconde électrode 82 est un carré de 6 mm de côté et elle est séparée par un intervalle annulaire carré 84 de 1 mm de large de la troisième électrode 81 qui est un anneau carré de 2 mm de large. Les seconde et troisième électrodes sont constituées d'un émail contenant de l'argent. La surface totale est 144 mm2. Dans des variantes, la feuille de verre trempé 81 a une épaisseur de 2,8 mm et de 4,9 mm. Exemple III (figure 83 Dans des variantes de l'exemple Il, la seconde électrode 82 est un carré de 4 mm de côté et elle est séparée par un intervalle annulaire carré de 2 mm de large de la troisième électrode 83 qui a 2 mm de large. Ces commutateurs possédant ces dimensions sont formés sur du verre trempé ayant les épaisseurs suivantes : 1 mm, 2,8 mm et 4,9 mm. 2 La surface totale du commutateur est de nouveau 144 mm Exemple IV [figure 73 Une feuille de verre 71 de 1 mm d'épaisseur est trempée chimiquement et une première électrode circulaire de 13,5 mm de diamètre constituée d'oxyde d'étain dopé est déposée sur une des faces. Sur la face opposée on dépose des seconde et troisième électrodes hemicirculaires constituées d'émail contenant de l'argent. Ces électrodes sont séparées par un intervalle 74 de 2 .mm de large. Les seconde et troisième électrodes ensemble àvec l'intervalle qui les sépare occupent une surface circulaire de 13,5 mm de diamètre en registre avec la première électrode. 2 La surface totale du commutateur est 143 mm Dans des variantes, le commutateur est formé sur du verre trempé de 2,8 mm et 4,9 mm d'épaisseur. Exemple V (figure 93 Une feuille de verre 91 de 1 mm d'épaisseur est trempée chimiquement et une première électrode circulaire de 13,5 mm de diamètre constituée d'oxyde d'étain dopé est déposée sur une face. Sur la face opposée on dépose, en registre avec la première électrode, des seconde et troisième électrodes 92, 93 constituées d'émail contenant de l'argent. La seconde électrode occupe une surface circulaire de 7,5 mm de diamètre et est séparée par un intervalle annulaire 94 de 1 mm de large de la troisième électrode qui est un anneau de 2 mm de large. De nouveau la surface totale du commutateur est 143 mm2. Dans des variantes, le commutateur est formé sur du verre trempé de 2,8 mn et 4,9 mm d'épaisseur. Exemple VI (figure 9) Dans des variantes de l'exemple V la seconde électrode 92 a un diamètre de 5,5 mm et l'intervalle annulaire 94 a 2 mm de large. De nouveau le commutateur est formé sur du verre trempé ayant les épaisseurs suivantes : 1 mm, 2,8 mm et 4,9 mm. Puisque les surfaces totales occupées par ces commutateurs sont similaires, leurs capacités en état de non contact, et le changement de leur capacité en état de contact, peuvent être comparés directement. Le tableau suivant donne les différentes valeurs. Exemple Capacité totale Changement de capacité Surface état de non-contact état de contact active verre verre verre verre verre verre 1 mm 2,8 mm 4,9 mm 1 mm 2,8 mm 4,9 mm pF FF pF pF pF pF I 3.1 1.9 1.4 2.4 1.0 0.6 83.3 II 3.0 2.2 2.2 2.1 0.7 0.5 80.6 III 2.1 1.8 1.3 1.5 0.7 0.3 66.7 IV 3.2 1.9 1.5 2.4 1.0 0.6 81.2 V 3.6 3.0 2.5 2.5 0.9 0.5 81.0 VI 2.4 2.0 1.6 1.6 0.7 0.5 67.1 La colonne surface active indique la proportion de la première électrode qui est en registre avec l'une ou l'autre des seconde et troisième électrodes. Les valeurs de capacité, lorsqu'elles sont indiquées dans le présent texte, sont obtenues par mesure au moyen d'un pont universel WAYNE KERR, type 6 224. Ces mesures sont effectuées dans des conditions ambiantes normales. Le système de commutation capacitif est disposé horizontalement, le revêtement de SnO2 étant dirigé vers le haut. Des fils de connexion standard sont connectés au moyen de pinces terminales fixées à des fils de 5 mm de long soudés aux seconde et troisième électrodes. REVENDICATIONS 1. Panneau de commutation du-type sensitif comportant une feuille diélectrique portant au moins un commutateur du type sensitif, le ou chaque commutateur comportant une première électrode de contact sur une face de la dite feuille, et sur son autre face, des deuxième et troisième électrodes en relation espacée, les deuxième et troisième électrodes étant en relation capacitive avec la première électrode, caractérisé en ce que la dite feuille diélectrique est constituée d'une feuille de verre ayant subi un traitement de trempe chimique, et en ce qu' au moins une électrode est constituée d'une couche déposée sur la feuille. 2. Panneau selon la revendication 1, caractérisé en ce que chaque électrode est constituée d'un revêtement déposé sur la dite feuille. 3. Panneau selon une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que l'épaisseur de la dite feuille diélectrique est de 3 mm au maximum. 4. Panneau selon la revendication 3 caractérisé en ce que l'épaisseur de la dite feuille diélectrique est de 1,5 mm au maximum. 5. Panneau selon une de revendications 1 à 4 caractérisé en ce que la dimension maximum de la surface de la feuille -occupée par le ou un commutateur est 30 mm ou moins. 6. Panneau selon la revendication 5, caractérisé en ce que la dimension maximum de la surface de la feuille occupée par le ou un commutateur est 25 mm ou moins 7. Panneau selon une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que la surface de la feuille occupée par le ou un commutateur est 450 mm2 ou moins. 8. Panneau selon la revendication 7, caractérisé en ce que la surface de la feuille occupée par le ou un commutateur est 250 mm2 ou moins. 9. Panneau selon une des revendications 1 à 8 caractérisé en ce que la ou au moins une dite première électrode de contact est constituée d'un revêtement conducteur d'oxyde métallique formé d'oxyde d'étain ou d'oxyde d'indium et contenant un agent dopant. 1C. Panneau selon une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce qu ' un support de renforcement est appliqué et solidarisé à la face non exposée du dit panneau. 11. Panneau selon la revendication 10, caractérisé en ce que le dit support de renforcement est constitué d'une matière plastique synthétique. 12. Panneau selon une des revendications 10 ou 11, caractérisé en ce que le dit support de renforcement comprend une plaquette de circuit imprimé. 13. Procédé de fabrication d'un panneau de commutation du type sensitif comportant une feuille diélectrique portant au moins un commutateur du type sensitif, le ou chaque commutateur comportant une première électrode de contact sur une face de la dite feuille et sur son autre face, des deuxième et troisième électrodes en relation espacée, les deuxième et troisième électrodes étant en relation capacitive avec la première électrode, caractérisé en ce que on sélectionne comme feuille diélectrique une feuille de verre qui est soumise à un traitement de trempe chimique à haute température et en ce que au moins un revêtement conducteur est déposé sur la feuille trempée afin de constituer une ou plusieurs dite(s) électrode(s), alors que la température de la feuille est inférieure à sa température supérieure de recuisson (correspondant à une viscosité de verre de 10 ' poises) afin d'éviter une relaxation substantielle des tensions. 14. Procédé selon la revendication 13, caractérisé en ce que la ou au moins une dite première électrode de contact est formée par dépot d'un revêtement d'oxyde métallique sur une dite face de la feuille par pyrolyse d'un sel métallique. 15. Procédé selon une des revendications 13 ou 14, caractérisé en ce qu'un masque est appliqué par sérigraphie sur la feuille pour couvrir les surfaces qui ne doivent pas être revêtues dans le panneau terminé, ce masque étant enlevé après application d'un dit revêtement conducteur sur toute la surface de la feuille trempée. 16. Procédé selon une des revendications 13 à 15, caractérisé en ce que les dites deuxième et troisième électrodes sont formées par dépôt d'un émail conducteur sur la dite face opposée de la feuille de verre. 17. Procédé selon les revendications 14 et 16, caractérisé en ce que la dite première électrode est déposée sur la dite feuille avant le dépôt des dites deuxième et troisième électrodes. 18. Procédé selon une des revendications 13 à 17, caractérisé en ce qu'un support de renforcement est appliqué et solidarisé à la face non exposée du panneau. 19. Panneau de commutation du type sensitif fabriqué selon le procédé d'une des revendications 13 à 18.