2480333- " Procédé et dispositif de fixation des extrémités de colonnes en béton dans des bases en béton O La présente invention concerne un procédé de fixation des extrémités de colonnes en béton dans des bases en béton constituant un socle ou une fondation, selon lequel on coule tout d'abord la base dans un coffrage, on fait ensuite descendre la colonne dans une structure encastrée dans la base et s'étendant vers le haut à partir de la surface supérieure de la base, puis on encastre la colonne dans cette structure. Précédemment, on fixait les extrémités de colonnes dans des bases en béton en coulant au sommet de la base une botte ou un réceptacle en béton armée Après emplissage de l'espace situé sous la colonne et calage latéral de la colonne dans la botte, on emplis- sait de b1éton l'espace situé entre la colonne et les parois intérieures de la botte. Lorsqu'on utilise ce procédé, des barreaux d'armature libres destinés à la botte doivent être montés et fixés avec du fil de fer à l'armature de la base, avant qu'on puisse couler la base. Une fois que la base est coulée, on assem- ble un coffrage intérieur et un coffrage extérieur pour la botte, après quoi on peut couler celle-ci. La colonne ne peut être mise en place qu'une fois que le béton a pris et que le coffrage intérieur a été enlevé. Ce procédé demande à la fois beaucoup de temps et de travail et exige une grande qualification de la part des ouvriers. Le travail de réalisation de l'armature prend du temps du fait que l'armature est faite de barreaux libres, et le temps d'attente est long du fait que l'armature seule ne peut pas supporter les charges. On doit donc attendre un certain temps après la coulée, jusqu'à ce que le béton ait pris at qu'on puisse monter la colonne. Avant le montage, on doit démonter le coffrage intérieur, et ceci est relativement difficile. Enfin, le remplis- sage de l'espace situé sous la colonne est compli- qué du fait que la boîte de la colonne empêche laccès par le c8té. L'invention a pour but de parvenir à un pro- cédé économisant du temps et du travail pour fixer les extrémités de colonnes dans des bases en béton, ce pro- cédé nécessitant également moins de qualification pro- fessionnelle. Conformément à l'invention, on parvient à ceci grace à la structure qui s'élève à partir de la surface supérieure de la base et qui consiste en une cage d'acier qui est placée dans le coffrage de la base et qui est encastrée dans la base lorsque celle-ci est coulée. On place la colonne dans cette cage, on la ca- le latéralement et on emplit l'espace situé sous la colonne avant de cbuler du béton autour de la colonne, dans un coffrage entourant la cage d'acier. Pour mettre en oeuvre le procédé, on utilise conformément à l'invention une structure d'armature assemblée, en acier. Cette structure est réalisée sous la forme d'un ensemble séparé et elle comporte une partie qui est destinée à 9tre encastrée dans la base en béton et une autre partie qui est destinée à s'éten- dre au dessus de la base, en formant des supports la- téraux pour la colonne lorsqu'elle est montée et ca-. lée latéralement. Le procédé et le dispositif de l'invention économisent un temps et n travail considérables.La cage d'acier constitue une structure d'armature sépa- rée qui peut gtre fabriquée en atelier sous la forme d'un ensemble terminé, ce qui supprime le travail de réalisation d'armature sur le site de construction, qui prend beaucoup de temps. Du fait que la cage peut supporter les charges en l'absence de béton et que la colonne peit ainsi être placée directement dans la cage, le remplissage de l'espace situé sous la colon- ile est simplifié, du fait que ce travail peut être exécuté par le c8té. En outre, la nécessité d'un cof- frage intérieur est supprimée. Enfin, il n'est pas nécessaire d'employer des étais de forme compliquée pour le coffrage extérieur, du fait qu'il peut etre boulonné directement sur la cage. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre d'un mode de réalisation et en se reférant aux dessins annexés sur lesquels: Les figures 1 et 2 représentent respectivement une vue latérale et une vue en plan d'une cage d'acier correspondant à l'inventions Les figures 3 et 4 représentent respectivement une vue latérale et lne vue en plan de la cage des fi- gures 1 et 2 placée. dans un coffrage de base, Les figures 5 et 6 représentent des vues cor- respondant à celles des figures 3 et 4, avec une colon- ne en place, et - Les figures 7 et 8 représentent des vues cor- respondant à celles des figures 5 et 6, après que du beton a été coulé autour de la colonne. Les figures 1 et 2 représentent une cage d'acier 1 qui forme une armature auto-portante pour ce qu'on appelle une boîte de colonne, et elle consiste en un certain nombre de cornières 2 et 3 et d'élments de renfort diagonaux 4, soudés ou boulonnes ensemble. Lorsqu'on applique le procédé de l'invention pour fixer une colonne dans une base constituant un so- cle ou une fondation, on dispose de la manière habituel- le le coffrage et l'armature de la base (figures 3 et 4). On monte un chassis de fixation 6 sur le coffrage 5 de la base et on le fixe en position. Le châssis com- porte une paire de poutres 7 qui reposent sur le cof- frage 5 et une paire de poutres 8 qui, avec les poutres 7, définissent un espace carré dans lequel la colonne doit être montée. La figure 4 représente en pointillé une croix en fil métallique qu'on utilise pour viser un repére lorsqu'on met en place le chassis 6. On coupe les fils une fois que le chasE.is est en place. L'opéra- tion suivante consiste à faire descendre la cage d'acier 1 dans le chassis 6 et à la lier avec du fil de fer à l'armature 9 de la base. La cage est en outre fixée au châssis 6 d'une manière qui n'est pas représentée en dé- tail ici. On peut ensuite couler la base. Lorsque la base a pris, on peut monter direc- tement une colonne 10 dans la cage d'acier 1 qui est maintenant encastrée, comme le montrent les figures 5 et 6. On règle le niveau du sommet de la colonne au moyen de cales (non représentées) qui sont placées sous la colonne. On règle latéralement la colonne en introdui- sant des cales 11 entre la cage et la colonne. On place ensuite du béton sous la colonne, à l'intérieur du châs- sis de fixation qui demeure en..place, comme il est in- diqué en 12. Après avoir monté une armature en treillis soudé autour de la cage d'acier 1, on monte des panneaux de coffrage 13 qui forment un coffrage extérieur (fi- gures 7 et 8). Les panneaux de coffrage 13 sont fixés à la cage au moyen de boulons 14 et le coffrage est empli de béton qui entoure ainsi la colonne 10. Le coffrage peut demeurer en place ou être d'un type dé- montable, en t8les d'acier. On coupe ensuite les pou- tres 7 du châssis et on démonte éventuellement le cof- frage extérieur, après quoi le travail est terminé. Ainsi, en utilisant une "armature auto-por- tante" qui est capable de supporter les charges, l'in- vention simplifie notablement la fixation de colonnes dans dés bases en béton, en comparaison des procédés connus. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées au procédé et au dispositif dé- crits et représentés, sans sortir du cadre de l'inven- tion. REVENDICATIONS 1. Procédé de fixation des extrémités de colon- nes en béton (10) dans des bases en béton constituant une fondation ou un socle, dans lequel on coule tout d'abord la base dans un coffrage (5), après quoi on fait descen- dre la colonne dans une structure (1) qui est encastrée dans la base et qui s'élève à partir de la face supérieu- re de la base, la colonne étant ensuite encastrée dans cette structure, caractérisé en ce que la structure qui s'élève à partir de la surface supérieure de la base consiste en une cage d'acier (1) qui est placée dans le coffrage (5) de la base et qui est encastrée dans la base au moment o la base est coulée, et en ce qu'on place la colonne (10) dans la cage, on la cale laté- ralement et on emplit l'espace situé sous la colonne avant de couler du béton autour de la colonne, dans- un coffrage entourant la cage d'acier. 2. Procédé selon la revendication 1, carac- térisé en ce qu'on place un châssis de fixation (6) pour la cage sur le bord supérieur du coffrage (5) de'la base, en fixant la position de ce châssis par rapport au coffrage avant de placer la cage (1) dans le cof- frage, on fait descendre la cage dans le coffrage en lui faisant traverser le châssis de fixation et on la fixe au châssis et à l'armature (9) de la base au fond du coffrage, après quoi en emplit le coffrage de béton. 3. Procédé selon la revendication 2, caracté- risé en ce que le châssis de fixation (6) qui demeure en place est utilisé comme coffrage dans la mise en place ultérieure de béton sous la colonne (10). 4. Procédé selon l'une quelconque des reven- dications 1 à 3, caractérisé en ce qu'on monte une ar- mature en treillis soudé autour de la cage d'acier (1) avant de couler du béton autour de la colonne (10), et en ce qu'on fixe à la cage (1) le coffrage (13) entou- rant la colonne, par exemple au moyen de boulons (14). 5. Dispositif destiné à la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à-4. dans lequel on coule tout d'abord dans un coffrage (5) une base constituant une fondation ou un socle, après quoi on fait descendre une colonne (10) dans une struc- ture (1) encastrée dans la base et s'élevant & partir de la surface supérieure de la base, la colonne étant en- suite encastrée dans cette structure, caractérisé en ce qu'il comporte une structure d'armature (1) constituée. par un assemblage d'éléments en acier qui est réalisée sous la forme d'un ensemble séparé et qui comporte une partie destinée à 8tre encastrée dans la base en béton et une partie destinée à s'étendre au-dessus de la base pour former des supports latéraux pour la colonne au cours de son montage et de son calage latéral.