D E S C R I P T I O N La présente invention concerne les constructions légères à usage d'habitation familiale et individualisées sous la forme "villa" avec un maximum de trois niveaux. Son originalité est qu'elle contribue à apporter une réponse à l'autoconstructeur éventuel désireux de construire ( ou reconstruire ) sa maison dans des conditions techniques fiables et à bon marché. Il est patent que toute la technologie anti-sismique mise en oeuvre à ce jour présuppose, d'une part, une politique de "grands ensembles" ou/tout au moins d'Habitat superposé (genre "R.L.MI) et, d'autre part, un dispositif technique plus ou moins sophistiqué tendant & hypothéquer, à l'avenir, toute volonté pour on pays en voie de ddveloppement (par exemple) de se donner une politique autonome en matière de construction anti-séismique. Si la dépendance technologique est apparue comme une fatalité historique difficile à transgresser, que cela reste limité aux écenciies d'échelle, eoit des grands travaux justiciables de l'interven- tion de l'Etat ou des collectivités locales. Mais que cela doive toucher les initiatives individuelles der citoyens, la conséquence en paraîtrait lourde, et en tout cas difficilement supportable pour l'Etat lui-même. Le but de cette invention va dans le sens d'une double exigence, s'agissant de l'auto-constructeur: satisfaire aux normes de sécurité en milieu tellurique avec le maximum de chance de surv@e, et réaliser sa propre construction avec des moyens locaux, une technique tout à fait maÎtrisable et au moindre coût. Le principe général de l'invention consiste en un support en béton reposant sur un matelas de sable et, aux principaux points d'appui, de "rotules" en béton armé en vue de réguler toute dénivellation ou toute translation de terrain, et de permettre ainsi une relative stabilité à l'édification qui repose sur le support. Le matelas de sable dont la co.pressibilité naturelle est très faible permet une relative solidarité des éléments meubles tout affaissement éventuel, portant sur tout ou partie de l'lmneuble, serait compensé par égalisation instantanée du niveau du soubassement qui, du fait précisément de sa nature meuble, réagit à toute perturbation mécanique du sol et tend vers une stabilité maximale. Le principe des "rotules" permet à l'ouvrage, même engagé dans le mouvement sismique, une translation latérale, voire même un mouvement de bascule, et ce de façon continue. On sait en effet que c'est la discontinuité du mouvement qui est à l'origine des effondrements brutaux et rapides que l'on connait. Les rotules peuvent, en cas de secousses très violentes, ne pas avoir la capacité suffisante pour réguler le choc. A titre de sécurité complémentaire, les poutres seront flanquées de consoles en béton armé iormant ainsi un triangle avec les piliers latéraux. Cette précaution est d'autant plus nécessaire que, dans la généralité des cas d'effondrement par séisme, les poutres cèdent ou rompent à hauteur de leur intersection avec les piliers latéraux ou les murs porteurs. Enfin, dernière remarque, afin que la translation latérale ne soit pas contrariée par une résistance rocheuse susceptible de rompre la continuité du mouvement, il convient de prévoir, tout autour de l'ouvrage, un fossé de 20 à 30 cm de largeur et dtune profondeur atteignant la couche de sable sur laquelle repose le support ou dalle de propreté. Ce vide périphérique sera comblé par du liège en chutes ou par tout autre matériau similaire ( de nature compressible ). ( cf. Dessims @@ Annexe ) Le dispositif d'ensemble, objet de l'invention, s'applique à tous les lotissements d'habitation à caractère pavillonnaire, en plus des implantations isolées ou éparses ( zones résidentielles, ou suburbaines ). I1 peut s'appliquer également aux ouvrages de petite dimension ( 3 niveaux maximum) à caractère professionnel ou commercial. Enfin, compte tenu de la mise en place d'un certain nombre de petits équipements tout-i-iait normalisables, ces éléments peuvent - être pré-fabriqués( jointures en feutre, pointes de diamant, boules à roulement inoxydables, coffrage modullaire pour rotules etc...) et s'adressent, par conséquent, & l'ind@strie des matériaux de construction. Le plan de maison ci-après n'est pas impératif, et ne présente de caractère modullaire que dans le dispositif technique de sécurité lié aux infrastructure de l'ouvrage. La distribution architecturale, relève, bien évidemment, des desiderata de l'auto-constructeur (ici proposée à titre simplement indicatif). LEGENDES PLANCHE 1/3 Figure 1 ( plan de coupe) : 1. fond de le cuvette 2. rebord de la cuvette 3. vue horizontale de la cuvette *. distance entre boules 3. boule enfoncée sur tôle à concurrence de 13 mm ( épaisseur=6mm) 6. grille de fer rond: # 14 mm inoxydable 7. boule de # 14 pu inoxydable 8. rebord de cuvette ( dépassement= 30 mm) 9. hauteur du socle ( 350 + 30 = 380 mm ) Figure @ : 1. fer rend de # 14 mm 2. étriers de # 6 mm ( 1 étrier toua les 10 cm.) 3. rotule ( à couler séparément). 4. chapeau de rotule 5. boule de 10 cm de diamètre ( doit être placée coté rebord) 6. socle de la cuvette. Figure @ : 1. chapea@ ( doit être confectionné en pointes de diamant) 2. pointe de diamant moulée pour recevoir rotule ( jeu d'emboite- ment = l cm.) 3. chapeau ( ou couvre-cuvette ) 4. rotule : doit être coulée en béton armé avec la semelle de fonda tions. 5. plaque concave 6. scellement Figure 4 : 1 poteau : 23 z 23 cm. 2. poutré et plancher liés par la rotule 3. rotule ( doit être placée à 10 cm plus bas que la poutre-plancher) 4. socle du chapeau Figure @ (A.A.) 1. sable tout venant 2. cuvette posée sur 1@ à 20 cm d'épaisseur de sable 3. boules équidistantes 4. rebord de cuvette (doit être, au même titre que les boules, visible pour ne pas géner le pivotage ) 3. Joint de rotule 6. joint (en contrebas de 10 cm des poutres/plancher) 7. chapeau ( doit recevoir la tôle avec empreinte pour rejoindre les boules ) 8. emboitement de la rotule ( jeu d'emboîtement: 3 à 4 ce ) 9. plancher, chapeau, poutre de liaison et d'encadrement dee fondations et plancher de couverture. 10. murette dé séparation entre liège et sable 11. mur de soutènement 12. placement de liège 13. couvre-joint des fondations 14. mur en briques de 25 ou autres matériaux de même gabarit. 13. bras de force ou console ( renforcement des poutres en surélévation ). 16. pilier central du R.D.C. ( peut être déplacé à 1 s de sa position, le cas échéant ). 17. plancher (renforcé par un treillis soudé à hauteur de chaque niveau) 18. pilier central du premier étage 19. mur de 20 ou 25 cm. 20. bras de force gauche et droite 21. auvent gauche 22. terrasse et plancher 23. pente 24. parapet 25. auvent de droite PLANCHE 2/3 Feinre 6 : 1. pointe de diamant on place 2. armature de la rotule 3. côté = 2/2 Figure 7 :: 1. sable ( granulométrie à étudier, le cas échéant) 2. liège 3. boule encastrée sur table ( profondeur de 1,5 cm pour surface de compression) *. retard des eaux sales ( trou pour embranchement du couvercle) 5. jeu d'emboitement du regard et du couvercle adapté aux conditions telluriques 6. @uyau métallique pour dilatation seismique ( 3 à 4 cm de lon gueur / 16 à 20 cm.) PLANCHE 3/3 Figure 8 ( R.D,C.) 1. jardin 2. entrée 3. mur de clôture h. allée 3. fenêtre 6. chambre 7. entrée du logement 8. fenêtre du W.C. 9. cuisine 10. fenêtre de cuisine 11. bassin de cuisine 12. potager de cuisine 13. salon 14. porte-fenêtre 15. fenêtre 16. rampe d'escalier 17. escaliers 18. véranda 19. Jardin ou courette 20. mur de clôture 21. escalier intérieur 22. hall Figure 9 ( Ier étage) 1. chambre 2. fenêtre 3. auvent i. fenêtre 5. chambre 6. hall 7. placards 8. escaliers 9. fenêtre de chambre 10. chambre 11. W.C. 12. fenêtre de salle d'eau 13. porte et balcon 14. baignoire 13. lavabos Figure 10 1. soubassement 2. fenetre 3. entrée 4. fenêtre 3. parapet du Ier étage 6. fenêtre chambre 7. fenêtre W.C. 8. fenêtre salle de bain 9. porte-balcon 10 grille du balcon 11. corniche REVENDICATIONS 1. habituation pavillonnaire résistant aux séismes caractérisée par - un support translatif et/ou basculant sur rotules de manière à réguler la discontinuité des mouvements telluriques, - un dispositif d'accompagnement constitué de consoles aux intersections des poutres et des piliers latéraux ou murs porteurs, - un matelas de sable sur lequel repose la dalle de base aux fins d'assurer la fluidité des assises,et donc,de leur nivelleaent instantané en cas d'affaissement de terrain. 2. Dispositif d'accompagnement, suivant la revendication 1, caracte- risé par un fossé périphérique de 30 cm de largeur et atteignant la couche de sable, servant à contenir un matériau compressible (liège ou essimilés) pour atténuer les chocs dus au mouvement de translation. 3. Système de construction caractérisé, suivant la revendication 1, par une autonomie très grande en matière d'incorporation technolo gique, et donnant toute initiative aux autoconstructeurs, avec un coût marginal très faible.