La présente invention concerne un dentifrice ayant dans ses effets une " double action ", ainsi que décrit ci-dessous. On sait par des études in vitro décrites par McCann dans " The Effect of Fluoride Complex Formation on Fluoride Uptake and Retention in Human Enamel", Ar T chives of Oral Biology, Vol,14 Cl E 6 g) page 521 et par Gerhardt et coll "Fluoride Uptake an Natural Tooth Sur- faces Pretreated wtkh Aluminium Nitrate', Journal og Dental Researc S, Vol, 51 C 1972), page 870, que le prétra 4- tement de l'émail avec une solution d'un composé d'alu- minium suivi d'un traitement avec une solution d'un fluo- rure, accroit fortement l'activité du fluorure par rapport à l'emploi simultané d'aluminium et de fluorure ce qui constitue un exemple d'un processus à " double effet",le prétraitement à l'aluminium constituant une étape et le traitement suivant par un fluorure constituant l'autre étape de la dualité. On a suggéré par exemple dans les brevets US 4 042 680, 4 108 979 et 4 108 981, d'utiliser des compo- sés d'aluminium dans des dentifrices pouvant contenir des composés de type fluorure Dans les brevets US 4 042 680 et 4 108 981, des complexes d'aluminium sont préformés- ou formés in situ dans le dentifrice Dans le brevet US 4 I 08 979, on emploie un composé d'aluminium soluble dans l'eau Dans le brevet US 3 728 446, on insolubilise un sel d'aluminium avec formation de particules visibles de carboxyméthylcellulose d'aluminium dans un dentifrice, ce dentifrice pouvant contenir un fluorure. Cependant l'art antérieur ne décrit pas une techni- que efficace pour obtenir un produit dentifrice unique que l'on peut mélanger, sans avoir recours à des particu- les fonctionnelles distinctes en suspension dans un véhi- cule pour dentifrices, (ces particules nécessitant des techniques de fabrication particulières qui peuvent être complexes), ce dentifrice ayant une "double action " per- mettant d'obtenir les avantages d'un traitement en deux stades séparés par l'aluminium et un fluorure. Selon un des aspects de l'invention, un dentifrice comprend: une phase aqueuse I d'humectant comprenant un sel d'aluminium soluble dans l'eau en une quantité apportant au dentifrice une quantité non toxique d'ions aluminium, le sel d'aluminium étant dispersé dans un véhicule com- prenant environ 10 à 95 % d'eau et d'humectant par rapport au poids de la phase I et 0,25 à 10 % d'un agent gélifiant par rapport au poids de la phase I; et une phase huileuse II comprenant un composé apportant du fluor en une quantité apportant au dentifrice une quantité anticariogène efficace non toxique de fluor correspondant à environ 100 à environ 10 000 ppm d'ions fluorure, le composé apportant du fluor étant dispersé dans un véhicule constitué d'environ 20 à 85 % par rapport au poids de la phase II d'une huile non toxique essentiel- lement non miscible avec la phase I; les tensions superficielles des deux phases pro- duisant une tension interfaciale suffisamment importante pour maintenir la non-miscibilité; la phase I et la phase II étant présentes dans un rapport pondéral d'en- viron 50/1 à 0,6/1 et la phase I et/ou la phase II com- prenant un agent de polissage insoluble dans l'eau conve- nant à l'usage dentaire à raison d'environ 20 à 75 % du poids du dentifrice. Un des avantages de l'invention est que l'on peut obtenir un effet de double action selon lequel l'émail dentaire peut tout d'abord être traité par l'aluminium puis par le fluorure. D'autres avantages sont que l'on peut obtenir une meilleure diminution de la solubilité de l'émail et un accroissement de la fixation du fluorure. D'autres avantages ressortiront de la description qui suit: La phase I du dentifrice comprend de l'eau et un humectant comme véhicule liquide du sel d'aluminium solu- ble dans l'eau De façon typique, l'eau et l'humectant constituent environ 20 à 95 % et de préférence environ à 55 % du poids de la phase I De façon typique, l'eau constitue environ 20 à 60 % du poids du véhicule liquide et l'humectant constitue le reste Parmi les humectants que l'on peut employer figurent la glycérine, le sorbitol (de façon typique en solution à 70 %), un polyéthyléne- glycol de bas poids -moléculaire ( par exemple environ 400-600), le propylèneglycol le mannitol et d'autres alcools à caractère glucidique, les polyoxyéthylènegly- cols et leurs mélanges. Il est souhaitable de donner à la phase I une consistance crémeuse ou liquide par incorporation dans cette phase d'un agent gélifiant ou liant Il est souhai- table que cet agent soit compatible avec le sel d'alumi- nium soluble dans l'eau et ne réagisse pas avec lui pour former un précipité De tels agents gélifiants comprennent une hydroxyalkylcellulose telle que l'hydroxyméthylcellu- lose, l'hydroxyéthylcellulose et l'hydroxypropylcellulose, la viscarine, la gélatine, l'amidon, le glucose, le saccha- rose, la polyvinylpyrrolidone, l'acool polyvinylique, la gomme adragante, le karaya, la méthylcellulose, et les argiles colloïdales synthétiques de type silicate de magné- sium qui sont fournies sous les marques de commerce LAPONITE et BENTONE On préfère une hydroxyalkylcellulose et en par- ticulier l'hydroxyéthylcellulose De façon typique l'agent gélifiant constitue environ 0,25 à 5 % et de préférence en- viron 0,5 à 2 % du poids de la phase I. Le sel d'aluminium soluble dans l'eau particulier employé dans la phase I n'a pas de limitations particuliè- res et on peut en pratique utiliser tout sel non toxique soluble dans l'eau contenant un ion aluminium ou un hydrate ) correspondant Des sels d'aluminium appropriés comprennent le sulfate d'aluminium (par exemple A 12 ( 504)3 16 H 20 et A 13 ( 504)3 14 H 20), le sulfate d'aluminium et de potassium (par exemple Ai K( 504)2 12 H 20), le chlorure d'aluminium (par exemple A 1 C 13 6 H 20), le sulfate d'aluminium et de sodium ( par exemple Al Na( 504)2 12 H-0), le sulfate d'alu- minium et d'ammonium (par exemple Al NH 4 ( 504)2 12 H 20), le phosphate d'aluminium et de sodium (par exemple Na" 1-4 (P 04) 84 H 2 P), le nitrate d'aluminium (par exemple Al(NO 3) 3 9 H 20) et l'aluminate de sodium (Na AI(OH 4) On peut utiliser des mélanges de ces sels et/ou hydrates. On préfère le sulfate d'aluminium, un-sulfate d'aluminium et de métal monovalent et le chlorure d'aluminium. Le sel d'aluminium est présent dans la phase I en une quantité apportant au dentifrice une quantité non toxique d'aluminium correspondant à environ 10 ppm à environ 50 000 ppm d'ions aluminium (environ 0,001 à 5,0 % en poids) de préférence environ 25 ppm à environ 10 OO Oppm (environ 0,0025-1 %) et mieux environ 100 ppm à environ 4 000 ppm (environ 0,01-0,4 %) Ainsi dans le cas d'Al ( 504)3 16 H 20 une concentration d'environ 0,026 % en poids dans le dentifrice apporte environ 25 ppm d'aluminium. De façon typique le dentifrice contient un agent de polissage convenant à l'usage dentaire dans l'une des phases ou dans les deux Il est souhaitable que la matière de polissage de la phase I (lorsqu'elle est présente) soit compatible avec le sel d'aluminium soluble dans l'eau de façon à ce que la précipitation de composés d'aluminium soit minime De telles matières de polissage comprennent l'alumine hydratée, l'alumine anhydre, les abrasifs à base de kaolin qui sont décrits dans les brevets US 4 042 180, 4 108 979 et 4 108 981, le silicate de zirconium, les talcs calcinés et non calcinés (Mg 3 Si 4010 (OH)2), le sul- fate de baryum et le silicate d'aluminium calciné; des résines abrasives telles que celles décrites dans le brevet US 3 070 510, et les matières de polissage sili- ceuses telles que l'aluminosilicate de sodium, de la silice contenant de l'alumine combinée, un xérogel de silice et la silice précipitée On peut utiliser des mélanges de telles matières Lorsqu'une matière de polis- sage est employée dans la phase I, elle constitue de fa- çon typique environ 10 à 75 % du poids de la phase et de préférence environ 25 à 60 % si la matière de polissage est présente dans les deux phases. On peut incorporer à la phase I diverses autres matières qui sont essentiellement inertes vis-à-vis du sel contenant l'ion aluminium Des exemples en sont des conservateurs tels que les esters alkyl (C 1-C 4) benzyli- ques de l'acide p-hydroxybenzoique, des astringents tels que le pyridylcarbinol, des coagulants tels que l'allan- tonne, des agents tensio-actifs tels que le laurylsulfate de sodium, le N-lauroylsarcosinate de sodium et les mé- langes de mono et diesters phosphoriques fournis sous la marque de commerce BEROL, qui sont de nature anionique et les condensats de monostéarate de sorbitane avec environ 20 moles d'oxyde d'éthylène et les condensats d'oxyde d'éthylène et d'oxyde de propylène, qui sont de caractère non ionique, les silicones, les composés de la chloro- phylle, les matières ammoniées telles que l'urée, le phos- phate de diammonium et leurs mélanges et les matières co- lorantes Ces adjuvants sont incorporés à la phase I en des quantités qui ne nuisent pas aux propriétés et aux caractéristiques et ils sont convenablement choisis et utilisés en les quantités appropriées selon le type particulier de préparation Par exemple l'agent tensio- actif constitue généralement environ 0,05 à 10 % et de préférence environ 0,5 à 5 % du poids de la phase I. On peut utiliser dans la phase I des sialagogues aromatisants ou édulcorants appropriés quelconques Des exemples en sont les essences aromatiques telles que les essences de menthe verte, de menthe poivrée, de wintergreen, de sassafras, de girofle, de sauge, d'eu- calyptus, de marjolaine, de cannelle, de citron et d'oran- ge ainsi que le salicylate de méthyle Les édulcorants comprennent le saccharose, le lactose, le maltose, le sorbitol, la saccharine et le cyclamate de sodium Les composants sialagogues peuvent constituer environ 0,01 à 5 % ou plus du poids de la phase I. La phase II est une phase huileuse dans laquelle le composé apportant du fluor est maintenu séparé du sel d'aluminium soluble dans l'eau de la phase I Le composé apportant du fluor a un effet bénéfique sur les soins et l'hygiène de la cavité buccale, par exemple en diminuant la solubilité de l'émail dans les acides et en protégeant les dents contre les caries Selon l'invention, cet effet est accru dans la composition dentifrice par réali- sation du contact des dents avec le sel d'aluminium avant le contact avec le composé apportant du fluor du fait que le composé apportant du fluor est placé dans une phase dont il sort plus lentement que l'aluminium ne sort de sa phase séparée, par suite des différences des propriétés physico- chimiques des deux phases En particulier, la tension superficielle de la phase II est inférieure à celle de la phase I et la tension interfaciale entre les deux surfaces provoque la non-miscibilité des deux phases Des exemples de composés appropriés apportant du fluor comprennent le fluorure de sodium, le fluorure stanneux, le fluorure de potassium, le fluorure de potassium et d'étain stanneux (Sn F 2 KF), le chlorofluorure stanneux, le monofluorophos- phate de sodium, le fluorozirconate de sodium, le fluoro- zirconate de potassium, le fluorozirconate stanneux, le fluorozirconate d'indium et les fluorures complexes de zirconium et de germanium (par exemple Zr(Ge F 6)2,Zr Ge F 8, GE(Zr F 6)2 et Zr O Ge F 6). D'autres composés appropriés apportant du fluor comprennent le fluorure d'ammonium, le fluorure d'indium, le fluorure ferreux, le fluorure de lithium, les fluorosi- licates tels que Na 2 Si F 6, les fluorozirconates de calcium, les fluorostannites tels le Na Sn F 3, les fluoroborates tels que Na BF 4, les fluorotitanates tels que Na Ti F 5 et les -fluorohalogénures mixtes d'étain tels que Sn Cl F et Sn 2 C 1 F 6. On peut utiliser des mélanges de composés apportant du fluor Les composés apportant du fluor que l'on préfère sont le fluorure de sodium et le monofluorophosphate de sodium ou leurs mélanges et on préfère tout particulièrement le fluorure de sodium Ces composés sont utilisés en des quantités efficaces non toxiques telles qu'environ 0,01 à 1 % en poids, ces quantités étant exprim&s par rapport à la teneuren fluor soluble dans l'eau Par exemple ceci correspond à environ 0,02 à& 2 % en poids de fluorure de sodium et à environ 0,08 à 8 % en poids de monofluoro- phosphate de sodium La gamme préférée des teneurs en fluor soluble dans l'eau est d'environ 0,1 à 0,5 % en poids (environ 1 000 ppm à environ 5 000 ppm). Les huiles non toxiques convenant à l'emploi dans le véhicule de la phase II comprennent celles qui ont une viscosité comprise dans la gamme de 100 à 300 centipoises à 21 C et peuvent être constituées d'huile minérale, de vaseline légère épaissie à une viscosité appropriée ou d'huiles végétales Ces huiles sont décri- tes dans le brevet GB 1 492 660 On peut également utili- ser des huiles animales potables de saveur neutre telles que la trioléine L'huile minérale préférée est la Mineral Oil U.S P (également connue sous le nom de Liquid Petrolatum U.S P, d'huile minérale lourde à usage médical, d'huile minérale blanche, de paraffine liquide et de vaseline liquide lourde) La Mineral Oil U S P est définie dans Reminlton's Phatmaceutical Sciences, 13th Edition, Marck Publishing Co, Eastonl Pa 1965, U S A, comme un mélange d'hydrocarbures liquides dérivant du pétrole; liquide huileux transparent incolore dépourvu ou pratiquement dépourvu de fluorescence Elle est sans saveur et sans odeur à froid et ne dégage pas plus qu'une faible odeur de pétrole lorsqu'on la chauffe Elle a une masse volu- mique comprise entre 0,860 et 0,905 et sa viscosité ciné- matique n'est pas inférieure à 38,1 centistokes à 37,8 C (c'est-à dire n'est pas inférieure à 32,8 centipoises à 37,8 C) Une huile particulièrement préférée est la Mineral Oil U S P ayant une viscosité d'environ 250 cen- tipoises à 21,1 C vendue sous le nom de marque PENTOL. La vaseline liquide légère préférée est le Light Liquid Petrolatum N F également connue sous le nom de paraffine liquide légère et d'huiie minérale blanche légère Elle est décrite dans Remington's Phar- maceutical Sciences, comme " un mélange d'hydrocarbu- res liquides dérivant du pétrole Elle peut contenir un stabilisant" La masse volumique est indiquée comme comprise entre 0,828 et 0,880; et la viscosité ciné- matique est indiquée comme ne dépassant pas 37 centisto- kes à 37,8 C ( soit pas plus de 32,6 centipoises à 37,8 C) Si on utilise comme huile de Light Liquid Pe- trolatum N F, on doit de préférence l'épaissir à la viscosité requise d'environ 100 à environ 300 centipoises à 21,1 C avec un épaississant tel qu'une des matières épaississantes_-inertes bien connues du commerce par exemple une silice obtenue par voie pyrogène vendue sous le nom de marque CABOSIL; ou une huile de ricin hydrogénée vendue sous le nom de marque THIXIN. Les huiles vég&tales appropriées comprennent l'huile de coco, l'huile de coton, l'huile de sésame et les huiles végétales non toxiques semblables comme dé- crit dans Vegetable fate and Oils, par E W Eckey, Rei- nold Publishing Corp, New York, U S A 1954 L'huilb végétale choisie doit avoir une viscosité comprise dans ladite gamme de 100 à 300 centipoises à 21,1 C Une huile végétale particulière dont la viscosité est com- prise dans cette gamme est le "Neobee M-5 " qui est un triglycéride fractionné d'huile de coco Il est souhai- table que l'huile végétale contienne une petite quantité d'un antioxydant tel que l'hydroxyanisole butylé ou l'hydroxytoluène butylé, de préférence en une quantité comprise dans la gamme de 0,1 % à 3 % en poids par rapport au poids de l'huile végétale employée On peut utiliser du polyéthylèneglycol de bas poids moléculaire avec l'huile dans la phase II. L'ingrédient huileux peut être employé en des quantités comprises dans la gamme d'environ 20 % à 80 ou % et de préférence de 50 à environ 85 % du poids de la phase II. L'huile de la phase II est de façon souhaitable gélifiée et épaissie avec un agent gélifiant et/ou un épaississant pour que la phase ait une consistance cré- meuse ou une consistance de gel On peut employer des agents gélifiants tels que ceux décrits pour la phase I. Sinon on peut employer d'autres agents gélifiants tels qu'un dérivé de métal alcalin de carboxyalkylcellulose (par exemple la carboxyméthylcellulose sodique) et des polyéthylènes tels que celui fourni sous la dénomination AC 6 de la marque POLYTHENE Les agents gélifiants pré- férés pour la phase II sont les polyéthylènes et les argiles telles que la LAPONITE et la BENTONE Les épaississants comprennent la silice pyrogénée telle que le type M-5 de la marque CABOSIL, les types 244 et 266 de la marque SYLOID et le type D-200 de la marque AEROSIL, un aérogel de silice, les fines d'alumine ou d'autres poudres semblables finement divisées de faible densité. De façon typique, l'agent gélifiant constitue jusqu'à environ 10 % du poids de la phase II et de préférence en- viron 3 à 7 % De façon typique, l'épaississant constitue environ 1 à 35 % du poids de la phase Il et de préférence environ 1 à 5 %. La phase II peut contenir un agent de polissage convenant à l'usage dentaire en des quantités compatibles avec le composé apportant du fluor Les agents de polis- sage décrits pour la phase I peuvent également être utili- sés dans la phase II De plus, d'autres agents de polis- sage que l'on peut utiliser dans la phase Il comprennent les phosphates de métaux alcalino-terreux tels que le phosphate dicalcique (dihydraté et anhydre), le phosphate tricalcique, le pyrophosphate de calcium et le phosphate de dimagnésium ainsi que le métaphosphate de sodium in- soluble, le carbonate de calcium et le bicarbonate de sodium On peut employer des mélanges d'agents de polissa- ge Comme indiqué, onutilise un agent de polissage parti- culier quelconque en une quantité compatible avec le composé apportant du fluor Le système de polissage pré- féré pour la phase II est une matière de polissage sili- cieuse telle que celle fournie sous la marque ZEO telle que le ZEO 49, un bioxyde de silicium auquel est combinée une petite quantité d'alumine (ou un silicate de sodium et d'aluminium) éventuellement avec une petite quantité de carbonate de calcium Il est souhaitable que l'agent de polissage constitue au plus environ 50 % du poids de la phase II, de façon typique environ 5 à 45 % et de préférence environ 20 à 40 %. La phase II peut également contenir d'autres matières qui peuvent être présentes dans la phase I telles que des conservateurs, des astringents, des agents tensio-actifs, des silicones, des composés de la chloro- phylle, des matières ammoniées, des matières colorantes et des sialogogues, en des quantités semblables à celles indiquées ci-dessus pour la phase I Ces agents doivent être compatibles avec le composé apportant du fluor On peut utiliser le benzoate de sodium comme conservateur. L'agent tensio-actif peut être anionique, non ionique cationique ou ampholytique On peut utiliser des composés bactériostatiques en des quantités d'au plus environ 5 % du poids de la phase II. On prépare un gel d'huile minérale et de poly- éthylène 'AC 6 ' (Allied Chemical U S A) soit par refroi- dissement brusque soit par broyage à froid dans un broyeur colloïdal Un procédé de refroidissement brusque consiste à dissoudre le polyéthylène dans les deux tiers de la quan- tité totale d'huile minérale chaude (l OOQC), laisser re* froidir juste au-dessus du point de trouble du mélange - ( 880 C) puis ajouter le tiers restant de l'huile minérale refroidie ( O C) et agiter énergiquement Sinon on peut effectuer le refroidissement brusque de la solution chaude du polyéthylène dans la totalité de l'huile minérale sur un cylindre de réfrigération tournant Lorsqu'on prépare le gel par broyage à froid, on broie le polyéthylène avec l'huile minérale dans un broyeur colloïdal vibrant jusqu'à ce que l'on obtienne un gel convenablement dispersé. On transfère ensuite le gel dans un récipient de mélange sous vide, on ajoute le reste des ingrédients de la phase II et on mélange jusqu'à homogénéité et absence 25074 3 1 1 d'air. On peut incorporer les deux phases pour former un dentifrice extrudable et les conditionner dans un ré- cipient ou un tube en aluminium doublé, en plomb doublé ou en matière plastique, côte à côte, car ils ont peu tendance à se mélanger Cependant, il est préférable de les incorporer dans des compartiments séparés d'un tube cloisonné permettant l'extrusion simultanée On peut ex- triuder simultanément des cordons des deux phases pour les appliquer ensemble à une brosse à dents et en brosser si- multanément les dents car les différences de propriétés physico-chimiques entre la phase huileuse non aqueuse II et la phase aqueuse I permettent à l'aluminium de la phase I d'atteindre les dents avant le fluorure de la phase II. Les phases sont présentes dans un rapport pondé- ral de I/II d'environ 50/1 à 0,6/1 et de préférence d'en- viron 30/1 à 1/1 Lorsque le rapport pondéral de I/Il est d'environ 30/1 ou plus, on peut employer un tube du type décrit dans le brevet GB 813 514 et la phase I apparaît dans le dentifrice extrudé comme une rayure Lorsque le rapport de I/II est d'environ 1/1 ou moins, on peut em- ployer les buses de remplissage et les tubes du type dé- crit dans le brevet GB 962 757 et une des phases enveloppe l'autre D'autres techniques que l'on peut employer pour séparer les phases en permettant l'extrusion simultanée sont décrites dans les brevets US 4 098 435, GB 1 271 944 et GB 1 418 695. L'invention est illustrée par les exemples sui- vants dans lesquels sauf indications contraires, les quan- tités et proportions des compositions sont exprimées en poids. EXEMPLE 1 On prépare le dentifrice à deux phases suivant: Phase aqueuse I Phase huileuse II Composants Sorbitol ( 70 %) Hydroxyéthyl- cellulose Saccharine sodique Sulfate d'aluminium hexadécahydrate Allantoine Eau Alumine hydratée (ALCOA C-333)@ Laurylsulfate de sodium (LZV) Arôme Parties Composants 23,00 1,10 0,20 1, 46 0,15 19,13 52,00 1,76 1,20 Huile minérale (lourde) Polyéthylene (Polythène AC 6) Arôme Laurylsulfate de sodium L 100 Polyethylène- glycol 600 Bioxyde de sili- cium avec de l'a- lumine combinée (ZEO 49) Silice épaississant (SYLOID 244) Bioxyde de titane Fluorure de sodium ALCOA est une marque de fabrique. On prépare la phase I par gélification du système humectant avec l'hydroxyéthylcellulose et les in- grédients secondaires et on ajoute ensuite l'abrasif puis l'agent tensio actif et l'arôme On homogénéise la phase et on la désaère sous vide. On prépare la phase II par refroidissement brusque du mélange de l'huile minérale et du polyethylene pour former un gel puis on ajoute les abrasifs, le fluo- rure de sodium et les autres ingrédients On homogénéise Parties 54,66 ,34 1,14 2,61 3,86 29,55 1,82 0,45 0,57 la phase par mélange et on la désaère sous vide. On introduit les deux phases dans un tube pour dentifrice, la phase I étant introduite au moyen d'une buse de remplissage et la phase II au moyen d'une canalisation comme décrit dans le brevet GB 962 757 On emploie les phases I et Il dans le rapport pondéral de 2/1 Le dentifrice complet contient ainsi 780 ppm d'alu- minium et 1 425 ppm de fluorure (Les phases ont une ten- sion interfaciale suffisamment élevée pour que les ingré- dients actifs soient maintenus séparés même lorsque les deux phases sont mélangées de façon homogène dans le mê- me récipient). Lorsqu'on extrude un cordon de dentifrice, avec le tube, sur une brosse à dentset que l'on brosse l'émail des dents, l'aluminiumnde la phase I est libéré plus rapidement que le fluorure de la phase II La dimi- nution de la solubilité de l'émail et l'accroissement de la fixation de fluorure par l'émail sont supérieure avec ce dentifrice à deux phases qu'avec un dentifrice ayant unecomposition semblable à celle de la phase I et conte- nant de plus du fluorure de sodium en une quantité ap- portant 1 425 ppm de fluorure en remplacement d'une por- tion correspondante d'eau. On obtient des résultats améliorés semblables par emploi de 1,97 parties de monofluorophosphate de so- dium dans la phase Il au lieu du fluorure de sodium pour apporter 1 425 ppm de fluorure au dentifrice. EXEMPLE 2 On prépare le dentifrice à deux phases suivant: on prépare les phases comme décrit dans l'exem- ple 1,la technique de préparation de la phase II étant mo- difiée par suite du nombre réduit de composants utilisés. On introduit les phases dans un tube pour den- tifrices ayant des parties séparées pour chacune des pha- ses comme décrit dans le brevet GB 813 514 On emploie les phases I et Il dans un rapport pondérai de 30/1 Le dentifrice complet contient donc 780 ppm d'aluminium et 1 515 ppm de fluorure (Les phases ont une tension inter- faciale suffisamment élevée pour que les ingrédients ac- tifs soient maintenus séparés même lorsque les deux pha- ses sont mélangées dans le même récipient). Lorsqu'on extrude un cordon de dentifrice avec le tube sur une brosse à dents, puis qu'on brosse les dents, l'aluminium de la phase I est libéré plus rapidement que le fluorure de la phase Il La diminution de la solubilité de l'émail et l'accroissement de la fixation du fluorure par l'émail sont supérieurs avec ce dentifrice à deux pha- ses qu'avec un dentifrice correpondant à la phase I mais contenant de plus du fluorure de sodium en une quantité apportant 1 515 ppm de fluorure en remplacement d'une quantité correspondante d'eau. REVENDICATIONS 1 Dentifrice comprenant une phase aqueuse d'humectant 1 comprenant un sel d'aluminium soluble dans l'eau en une quantité apportant au dentifrice une quantité non toxique d'ions aluminium, le sel d'aluminium étant dispersé dans un véhicule constitué d'environ 10 à 95 % d'eau et d'humec- tant par rapport au poids de la phase I et de 0,25 à % d'un agent gélifiant par rapport au poids de la phase I; et une phase huileuse II comprenant un com- posé apportant du fluor en une quantité apportant au dentifrice une quantité anticariogène efficace non toxi- que de fluor correspondant à environ 100 à environ 10 000 ppm d'ions fluorure, le composé apportant du fluor étant dispersé dans un véhicule constitué d'environ 20 à 85 %, par rapport au poids de la phase II, d'une huile non toxique essentiellement non miscible à-la phase I; la tension superficielle des deux phases pro- duisant une tension interfaciale suffisamment importante pour maintenir la non miscibilité; la phase I et la pha- se II étant présentes dans un rapport pondéral d'environ /1 à 0,6/1, et la phase I et/ou la phase II comprenant un agent de polissage insoluble dans l'eau convenant à l'usage dentaire à raison d'environ 20 à 75 % du poids du dentifrice. 2 Dentifrice selon la revendication 1, ca- ractérisé en ce que l'eau et l'humectant constituent en- viron 20 à 95 % de préférence 25 à 55 % du poids de la phase I. 3 Dentifrice selon l'une quelconque des re- vendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'eau consti- tue environ 20 à 60 % du-poids de la phase I. 4 Dentifrice selon l'une quelconque des re- vendications précédentes, caractérisé en ce que l'agent gélifiant constitue environ 0,25 à 5 % de préférence 0,5 à 2 % du poids de la phase I. Dentifrice selon l'une quelconque des re- vendications précédentes, caractérisé en ce que les ions aluminium sont apportés par le sulfate d'aluminium, un sulfate d'aluminium et de métal monovalent ou le chlorure d'aluminium ou leurs hydrates ou un mélange de tels sels et/ou hydrates. 6 Dentifrice selon l'une quelconque des re- vendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend des ions aluminium à raison d'environ 25 ppm à environ 000 ppm en poids de préférence d'environ 100 ppm à en- viron 4 000 ppm en poids. 7 Dentifrice belon l'une quelconque des re- vendications précédentes, caractérisé en ce que l'huile non toxique de la phase II est une huile potable qui est une huile minérale, une vaseline légère épaissie, des hui- les végétales ou des huiles minérales ou un mélange de celles-ci. 8 Dentifrice selon l'une quelconque des re- vendications précédentes, caractérisé en ce que ladite huile est présente à raison d'environ 50 à 85 % du poids de la phase II. 9 Dentifrice selon l'une quelconque des re- vendications précédentes, caractérisé en ce que les ions fluorure sont apportés à la phase II du fluorure de so- dium, du monofluorophosphate de sodium ou un de leurs mé- langes. Dentifrice-selon l'une quelconque des re- vendications précédentes, caratérisé en ce qu'il comprend des ions fluorure à raison d'environ 1 000 ppm à environ 000 ppm en poids. 11 Dentifrice selon l'une quelconque des re- vendications précédentes, caractérisé en ce que l'agent de polissage insoluble dans l'eau convenant à l'usage den- taire est présent au moins dans la phase I à raison d'environ 10 à 75 %_ du poids de la phase I. 12 Dentifrice selon la revendication 11, ca- ractérisé en ce que l'agent de polissage est de l'alumine hydratée. 13 Dentifrice selon la revendication 11, ca- ractérisé en ce que l'agent de polissage est présent dans la phase I et dans la phase Il et est présent à raison d'environ 25 à 60 % du poids de la phase I et de d'au plus environ 50 % du poids de la phase II. 14 Dentifrice selon la revendication 11, ca- ractérisé en ce que l'agent de polissage présent dans la phase I est de l'alumine hydratée et l'agent de polissage présent dans la phase II est une matière de polissage si- liceuse. 15 Dentifrice selon l'une quelconque des re- vendications précédentes, caractérisé en ce que par appli- cation à la denture il exerce dans ses effets une double action, résultant essentiellement du prétraitement de la denture avec l'aluminium contenu dans la phase I puis du traitement de la denture-par le fluorure contenu dans la phase II.