L'invention concerne certains esters d'acides du phosphore pentavalent qui favorisent la croissance des ruminants en cours de croissance et améliorent la qualité de la carcasse. Ainsi, quand on inclut un ou plusieurs de ces esters dans la nourriture d'un ruminant en cours de croissance, il en résulte un accroissement important du gain de poids et/ou un meilleur rendement de la nourriture, par rapport aux résultants obtenus quand on utilise la nourriture seulement. La présente invention concerne donc une composition alimentaire pour ruminants comprenant un aliment pour ruminants et une quantité convenable pour favoriser la croissance d'au moins un ester de la formule dans laquelle R est un groupe alcoyle R est un groupe alcoyle, alcoxy, alcoylthio, alcoxyalcocy, phényle, phénoxy, alcényloxy, (halogéno inférieur) alcényloxy ou dialcoylamino R est de l'hydrogène, un halogène inférieur ou un groupe alcoyle ou alcoxycarbonyle R3 est un halogène inférieur ou un groupe thiocyanato, alcoylthio, phénylthio, bézylthio ou (halogéno inférieur) phénylthio R4 est un groupe (halogéno inférieur) thiényle, (halogéno inférieur)cyclohexyle, naphtyle, 3-(halogéno inférieur)phényle, 4-(halogéno inferieur)phényle, 3-(tri(halogéno inférieur)méthyl)phényle, 4-(halogéno inférieur ou nitro)-2 (bromo ou chloro)phényle, 2-(chloro ou bromo)-4-(halogéno inférieur)-5-chlorophényle ou 2,3,4-trichlorophényle. Dans ces esters, chaque portion alcoyle et alcoylène peut être de configuration à chaîne droite ou à chaîne ramifiée et contenir de 1 à 6, de préférence de 1 à 3 atomes de carbone,chaque portion (halogénoinférieur)alcényle peut être de configuration à chaîne droite ou ramifiée et contenir de 2 à 6, de préférence 2 à 3 atomes de carbone, tandis que chaque portion alcényl e peut être de corlfiguration à chaîne droite ou à chaîne ramifiée, contenant de 3 à 6, de préférence 3 ou + atomes de carbone. Par les expressions "halogène inférieur" et "halogéno inférieur", on désigne les halogènes de masse atomique assez basse, c'est-à-dire le chlore, le brome et le fluor. Beaucoup de ces composés sont connus dans la technique; ceux qui ne le sont pas peuvent être préparés par des procédés connus dans la technique pour préparer de tels composés, comme décrit par exemple dans les brevets US Nos. 2,956,073 3,003,916 ; 3,102,842 ; 3,134,713 ; 3,297,798 et 3,305,609. Les compositions alimentaires de la présente invention peuvent être préparées en incorporant la quantité nécessaire du facteur de croissance dans une ration alimentaire d'animal désirée quelconque. Le facteur de croissance lui-même peut être mélangé avec la nourriture, mais en raison de sa petite quantité par rapport à la quantité de nourriture, on trouvera habituellement avantageux, pour assurer une distribution uniforme du facteur de croissance dans la nourriture, d'ajouter le facteur de croissance sous la forme d'une composition relativement diluée avec un adjuvants physiologiquement acceptable et d'un goût agréable.Des adjuvants utilisables sont par exemple des matières solides digestibles comme des farines et des granules de céréales, de la farine de soja, de la gélatine durcie, de l'amidon, de la farine d'os, des épis de mais broyés, des enveloppes de graines de coton, de la pulpe de betterave, etc. ou des liquides digestibles ou non-digestibles tels que des huiles végétales ou des huiles minérales. De plus, pour protéger le facteur de croissance contre l'action de constituants présents dans la nourriture, il peut être avantageux d'utiliser un adjuvant qui isole le facteur de croissance de la nourriture et1 ou le stabilise dans la nourriture.Des agents de protection utilisables sont par exernple l'amidon, lt gélatine, etc, ou on peut utiliser des techniques dtencapsulation, y compris de micro-encapsulation En variante, le facteur de croissance peut entre présent coi l'un des constituants d'un supplément à plusieurs constituants pour la nourriture, dont les autres constituants peuvent Entre par exemple des vitamines, des minéraux, des antibiotiques, des hormones, des stéroldes et d'autres matières ordinairement incluses dans les suppléments pour nourriture d'animaux. L'opération de mélange du facteur de croissance ou de sa composition avec la nourriture peut Entre effectuée par des techniques classiques de mélange et de malaxage, en tenant compte du caractère physique (liquide ou solide) de la matière à mélanger. Comme indiqué par les essais décrits ici, la dose efficace du facteur de croissance dépendra habituellement de l'espèce particulière de rupinant que l'on traite. Evide. ent, les facteurs de croissance selon l'invention ne sont pas tous également efficaces, de sorte que la quantité efficace variera un peu d'un cas à un autre.En général, toutefois, la dose efficace aera de l'ordre de t à 30 milligrauses environ, habituellement de 2 à 20 milligra-es environ par kilogramme de poids de corps de l'animal et par jour ; dans beaucoup de cas, des doses de 2 à 4 milligrammes environ par kilogramme, sur la même base, se révèleront efficaces. La concentration du facteur de croissance dans la nourriture sera évidemment choisie de manière à fournir la dose efficace par animal indiquée ci-dessus. Pour que l'on obtienne les doses indiquées ci-dessus, il faut de jO à 520 parties environ en poids du facteur de croissance par million de parties en poidsde la nourriture. Cela ne veut pas dire, toutefois, que des compositions alimentaires appropriées ne peuvent pas en contenir moins (par exemple seulement 10 ppm) ou plus (par exemple jusqu'à 1000 pp-). Les concentrés et les suppléments pour la nourriture peuvent évidemment contenir une concentration supérieure quelconque du facteur de croissance qui fournira la concentration nécessaire dans la nourriture à laquelle on ajoute le concentré ou le supplément. Comme indiqué par les résultats des essais rapportés ici, les facteurs de croissance selon l'invention ne sont pas toxiques pour l'animal traité aux doses favorisant la croissanee - en fait, la plupart de ces facteurs de croissance semblent avoir un facteur de sécurité très élevé. De plus ces facteurs de croissance ont une faible toxicité pour les mammifères (toxicité aigüe, tant par voie orale que par voie cutanée), de sorte qu'ils peuvent être manipulés sans danger avec seulement les précautions usuelles de sécurité. Selon un autre aspect, l'invention comprend aussi un procédé pour améliorer la réponse de croissance d'un ruminant en cours de croissance, selon lequel on administre oralement à cet animal une quantité convenable pour favoriser la croissance d'un ester de formule I défini ci-dessus. N'importe quels moyens commodes utilisés pour administration orale d'un médicament à un animal peuvent être utilisés pour administrer les facteurs de croissance selon l'invention. Ainsi, on peut faire avaler à un animal une composition liquide du facteur dé croissance, ou le facteur de croissance peut titre administré sous la forme d'un comprimé, d'un bol ou d'une capsule, ou il peut entre incorporé dans la nourriture ou dans l'eau de boisson de l'animal. Dans la plupart des cas, on trouvera très commode, dans la pratique, d'inclure le facteur de croissance dans la nourriture de l'animal, comme illustré dans les essais décrits ici. Exemple I L'efficacité des composés utilisés dans les compositions alimentaires de la présente invention a été établie au moyen d'un système d'essais in vitro dont la validité a été confirmée par des études sur l'alimentation des animaux. Selon ce système, l'activité d'un composé comme additif pour la nourriture de ruminants est évaluée par la mesure dans laquelle il inhibe le développement d'une certaine espèce amylolytique (fermentation de l'amidon) de bactérie prédomi nante dans le rumen. La base de la validité de ce système d'essais semble être la suivante On pense que chez un ruminant, les amidons présents dans la nourriture sont utilisés plus efficacement s'ils sont soumis à une digestion enzymatique dans l'abomasum et dans les intestins, plutôt que par fermentation bactérienne anaérobie dans le rumen.Les principales pertes d'énergie dans la fermentation dans le rumen sont dues à la production de méthane, qui n'a pas de valeur pour l'animal, et à la chaleur qui est produite durant la fermentation, qui dans la plupart des conditions a relativement peu de valeur pour l'animal. La digestion enzymatique dans l'abomasum et dans les intestins est bien plus efficace, parce que lténergie perdue en méthane et en chaleur durant la fermentation dans le rumen est conservée dans les produits finaux de la digestion qui peuvent être utilisés par l'animal. On pense donc que l'inhibition de l'activité des bactéries de fermentation de l'amidon dans le rumen réduit ainsi la quantité d'amidon digérée dans le rumen, laissant cet amidon pour digestion dans l'abomasum et dans les intestins et augmentant ainsi l'efficacité globale de l'utilisation de l'amidon par l'animal.Cela semble conduire à une croissance améliorée de 1 animal. Les essais sont conduits comme suit On prépare des solutions acétoniques contenant 2,5, 7,5 et 22,5 milligrammes de composé essayé par centimètre cube de solution. On ajoute 0,1 cm3 de chacune des solutions à 9,9 cm3 d'un milieu de culture stérile, pour obtenir 25, 75 et 225 microgrammes de composé essayé par cm3 de milieu d'essai, respectivement. Le milieu de culture contient 0,2*, en poids/volume, d'amidon soluble comme principale source d'énergie, et d1autres matières essentielles pour le développement rapide de l'organisme d'essai. L'organisme d'essai est Bacteriodes ruminicola Strain 23, une bactérie amylolytique prédominante dans le rumen.Les éehantillons de milieu de culture (avec ou sans composé dressai ajouté) dans des tubes transparents sont inoculés de la même dose d'une culture pour inoculum normalisée de l'organisme d'essai, et maintenus à 400C (environ de température ordinaire dans le rumen). On suit le développement de la culture en contrôlant la turbidité de la culture avec un colorimètre. Les résultats des essais sont exprimés en pourcentage dtinhibition de la vitesse de développement des bactéries durant la phase de développement exponentiel des cultures.Le pourcentage dtinhibition de la vitesse de développement est déterminé par la formule d'inhibition de la log DDC - log DDT n n x 100 vitesse de développement log DDT n - log DDC1 où DDC = densité optique du milieu, témoin (dans le composé n essayé), n heures après le début du développement de ltorganisme d'essai DDT = densité optique du milieu, contenant le composé n essayé, n heures après le début du développement de ltorganisme d'essai DDC1 densité optique du milieu, témoin (dans le composé essayé), une heure après le début du développement de l'organisme d'essai. Dans la série d'essais rapportés ici, n = 7 heures. Un composé est considéré comme ayant satisfait à l'essai s'il effectue une inhibition de 50 C ou plus du développement de l'organisme d'essai à une ou plusieurs des doses du composé utilisées. Les composés suivants ont satisfait à cet essai 1 phosphate de diéthyle et de 2-chloro-l-(2,4-dichloro- phényl) vinyle 2 phosphate de diméthyle et de 2-chloro-1-(2,4,5 trichlorophényl) vinyle 3 phosphate de diéthyle et de 2-chloro-1-(2,4,5 trichlo rophényl) vinyle 4 phosphonate de méthyle et de 2-chloro-1-(2,4-dichloro phényl) vinylphényle 5 phosphate de méthyle phényle et de 2-chloro-1-(2,4 dichlorophenyl) vinyle 6 phosphate de diméthyle et de 2-chloro-1-(1-naphtyl) vinyle 7 phosphate de diméthyle et de 2-chloro-2-methyl-i-(2,4 dichlorophenyl)-vinyle 8 phosphonate d'éthyle et de 2-chloro-1-(2,4-dichloro phényl) vinylmethyle 9 phosphate de diméthyle et de 2-chloro-1-(2,3,4 trichlorophenyl) vinyle 10 phosphate de diméthyle et de 2-chloro-1-(2-bromo 4,5-dichlorophenyl) vinyle 11 dimethS phosphoramidate d'éthyle et de 2-chloro-1 (2,4,5-trichlorophenyl)vinyle 12 phosphate de diéthyle et de 2-chloro-1-(4-bromo-2,5 dichlorophenyl)-vinyle 13 phosphate de diéthyle et de 2-bromo-1-(2,4-dichloro phenyl)vinyle 14 phosphate de diméthyle et de 2-chloro-1-(2-chloro-4 fluorophenyl > vinyle 15 -ethyl S-ethyl 0-(2-chloro-1-(2,4-dichlorophenyl) vinyl) phosphorothioate 16 phosphate de diméthyle et de 2-chloro-l-(3,4-dichloro- phenyl)vinyle 17 phosphate de diméthyle et de 2-chloro-1-(3-bromophenyl) vinyle 18 phosphate de diméthyle et de 2-chloro-1-(3-chlorophenyl) vinyle 19 phosphate de diméthyle et de 2,2-dichloro-1-(2,4,5- trichlorophenyl) vinyle 20 phosphate d. diméthyle et de 2-bromo-i-(4-bromophenyl) vinyle 21 phosphate de diméthyle et de 2-chloro--(2,5-dichloro-4- fluorophenyl) vinyle 22 phosphate d'éthyle et de 2,2-dichlorovinyl 2-chloro-1- (2,4-dichlorophenyl) vinyle 23 phosphate de diméthyle et de 2,2-difluoro-1-(4-chlorophe- nyl ) vinyle 24 phosphate de diméthyle et de 2-chloro-1-(3-trifluoromethyl phenyl yl- 25 phosphate de diméthyle et de 2 chloro-1-(3-trichloro ethTlphenyl)tinyle 26 phosphate de diméthyle et de 2,2-dichloro-l-( 4-chloro- phenyl)vinyle 27 phosphate de diméthyle et de 2-chloro-l-(2,5-dichloro- 9-thienyl)-vinyle 28 phosphate de diméthyle et de 2-chloro-1-(2-chloro-4 nitrophenyl)-vinyle 29 phosphate de diméthyle et de 2-chloro-1-(3,4-dichloro cycloh.xyl )vinyle 30 phosphate de diméthyle et de 2-thiocyanato-1-(2,4,5,- trichlorophenyl)-vinyle 31 phosphate de méthyle et de 2-methoxyethyl 2-chloro-1 (2,4,5,-trichlorophenyl)vinyle 32 phosphate de diméthyle et de 2-chloro-1-(5-chloro-2- thienyl)vinyle 33 phosphate de diméthyle et de 2-(Methylthio)-1-(2,4- dichiorophonyl ) -vinyle 34 phosphate de-diméthyle et de 2-(phenylthio)-1-(2,4- dichlorophenyl)-tinyle 35 phosphate de diméthyle et de 2-(4-chlorophenylthio)-1- (2 , 4-dichlorophenyl ) vinyle phosphate de diméthyle et de 2-(benzylthio)-1-(2,4 dichlorophenyl )-vinyîe 37 phosphate de diméthyle et de 2-chloro-2-(methoxycarbonyl) 1-(2 , 4-dichlorophenyl)vinyle 38 phosphate de diméthyle et de 2-chloro-1-(2,4,5-trichloro- phenyl)-vinyle, isomère alpha Le phosphate de diméthyle et de 2-chloro-1-(2,4,5 trichlorophényl)tinyle, une espèce typique des facteurs de croissance pour ruminants selon l'invention, a été essayé dans des études d'alimentation, en utilisant des agneaux et de jeunes boeufs comme animaux d'expérimentation. Exemple II L'étude sur les agneaux a été conduite comme suit i Trois groupes de cinq agneaux en bonne santé choisis A hasard ont été nourris chacun avec une ration équilibrée pendant 31 jours. La nourriture pour un groupe ne contenait pas de composé essayé g la nourriture pour le deuxième groupe contenait 90 parties par million en poids de composé essayé, tandis que la nourriture pour le troisième groupe contenait 450 parties par million en poids du composé essayé, mélangés uniformément dans la nourriture. Ces doses étaient suffisantes pour fournir des doses de O et d'environ 3 et 15 milligrausea de composé essayé par kilogramme de poids du corps de chaque agneau et par jour.On mesurait la matière sèche totale individuelle consommée. Les agneaux étaient pesés avant et après l'essai. Tous les agneaux sauf un agneau témoin se portaient bien pendant l'essai ; aucun n'a présenté un effet défavorable quelconque résultant du traitement. L'analyse d'essais de covariance F pour les poids finaux et la conversion de la nourriture (avec ajustement pour tenir compte des poids initiaux) a montré qu'il y avait des différence importantes entre les trois groupes de traitement. Des essais ultérieurs sur la plus petite différence significative ont révélé que, parmi les trois groupes, le groupe ayant absorbé 15 mg/kg (4o ppm de composé essayé dans la ration) a présenté une réponse de croissance sensiblement plus forte que le groupe témoin, tandis que le groupe ayant absorbé 3 mg/kg (90 ppm) s'approchait d'une réponse significative de croissance accrue. Exemple III Une étude sur de jeunes boeufs a été conduite comme suit t 100 jeunes boeufs en bonne santé ont été groupés par paires au hasard et on leur a attribué 50 enclos. Ils ont été nourris conformément au régime suivi habituellement dans l'engraissement industriel de jeunes boeufs. Les animaux dans 14 enclos n'ont pas reçu de composé essayé. Les animaux dans trois groupes de 12 enclos ont reçu chacun au hasard une dose del, 3 et 9 milligrammes de composé essayé par kilogramme de poids du corps de l'animal, respectivement ; en mélange uniforme dans la nourriture. (La concentration du composé essayé dans la nourriture était deO, 38, 114 et 342 parties par million en poids, respectivement). Un jeune boeuf est mort cet enclos n'a pas été utilisé dans l'analyse individuelle et du rendement de la nourriture. L'abattage des jeunes boeufs a commencé le 156ème jour et était terminé le 164ème jour. Les résultats des essais sont les suivants Les poids des jeunes boeufs au 74ème jour de ltexpérience montraient des poids sensiblement accrus pour les groupes de traitement par rapport au groupe témoin. Les pourcentages d'accroissement des gains de poids pour les groupes de traitement à 1, 3 et 9 mg/kg étaient de 10,6',ç, 20,0 et 11,8 r, respectivement. Les poids des jeunes boeufs au 154ème jour et à l'abattage étaient sensiblement accrus dans le groupe à 3 mg/kg. Le pourcentage d'accroissement du gain de poids pour le groupe de traitement à 3 mg/kg était de 11,3'. au 154sème jour et de 13,3 à l'abattage. Les résultats ajustés (ajustés en ce qui concerne le nombre de jours de nourriture et le gain de poids) pour la consommation de nourriture et le rendement de la nourriture n'ont pas indiqué d'effet dû au traitement. La matière sèche totale consommée a été d'environ 1027 kg pour une moyenne de 160 jours, soit une consommation journalière de matière sèche de 6,42 kg. Le rendement global de la nourriture a été en moyenne de 6,24 kg de matière sèche par kg de gain. Les résultats concernant les carcasses ont été analysés sur la base d'un poids constant à l'abattage. Sur cette base, il n'y avait pas de différences dans le pourcentage de "dressing", la densité ou les poids des foies. Le pourcentage de contraction dans le groupe à 9 mg/kg était légèrement accru, mais cela peut avoir été simplement un reflet de la très petite erreur type. Les poids réels des carcasses froides ont été accrus dans tous les groupes de traitement, dans une mesure importante (5,2%') dans le groupe à 3 mg/kg. Les qualités des carcasses sont améliorées par le traitement. Les pourcentages des catégories de choix pour les groupes à 0, 1, 3 et 9 mg/kg sont de 21,4 Vo, 30,4 Gw 37,5 % et 33,3 c/O respectivement. Exemple IV Une autre étude sur de jeunes boeufs a été conduite d'une manière similaires sur 72 jeunes boeufs "feeder" de race croisée en bonne santé. Ils ont été répartis au hasard dans 12 enclos de 6 boeufs chacun et ont été nourris avec une ration équilibrée contenant 0, 90 ou 270 parties par million en poids du composé essayé, cela étant équivalent à une dose journalière de0, 3 ou 9 milligrammes de composé essayé par kilogramme de poids des boeufs, en mélange uniforme dans la nourriture. L'essai a duré 132 jours, après quoi la nourriture traitée a été interrompue pour une période de 21 à 28 jours de "feed-off" après quoi lesboeufs ont été abattus. Une analyse de covariance (ajustée pour tenir compte du poids initial) a été effectuée entre les trois groupes de traitement en ce qui concerne la consommation de matière sèche, le gain de poids, le gain journalier, la composition des carcasses et les poids d'organes choisis. L'effet du composé essayé sur les qualités des carcasses a été évalué aussi. Résultats t La quantité du composé essayé dans la ration n'a pas su d'influence sur les poids des boeufs ni sur les gains de poids pendant une période quelconque de l'expérience. Les gains de poids moyens pour tous les animaux d'expérimentation durant la période de traitement (132 jours) ont dépassé 1,38 kg/jour. Le rendement de la nourriture (kg de ration/kg de gain) a été notablement améliorée ches les boeufs traités durant la période de traitement.Pour les boeufs témoin, il a fallu 5,14 kg de ration/kg de gain, tandis que pour les boeufs traités avec 3 et 9 mg/kg de composé essayé, il a fallu 4,88 kg et 4,71 kg, respectivement. Le rendement de 'la nourriture n'a pas été différent entre les trois groupes durant la période de 1feed-off", quand on n'administrait plus le médicament aux animaux. Les résultats après abattue, comprenant le poids du corps vide, le poids de la carcasse chaude et froide, le pourcentage de "dressing",le pourcentage de contraction et la densité, ntont-pat été influencés par le traitement avec le composé essayé. Les poids des organes (foie, rate et rein) n'a pas été modifié non plus par le composé essayé. Les qualités des carcasses ont été améliorées par le composé essayé g le pourcentage des qualités de choix pour les groupes à % 3 et 9 mg/kg ont été de 29,9 *, 54,0 % et 41,5 *. REVENDICATIONS 1. Une composition alimentaire pour ruminants comprenant un aliment pour ruminants et une quantité convenable pour favoriser la croissance d'au moins un ester de la formule dans laquelle R est un groupe alcoyle R1 est un groupe alcoyle, alcoxy, alcoylthio, alcoxy@@ coxy, phényle, phénoxy, alcényloxy, (halogéno inférieur) alcényloxy ou dialcoylamino R2 est de l'hydrogène, un halogène inférieur ou un groupe alcoyle ou alcoxycarbonyle R3 est un halogène inférieur ou un groupe thiocyanato, alcoylthio, phénylthio, benzylthio ou (halogéno inférieur) phénylthio R4 est un groupe (halogéno inférieur) thiényle, (halogéno inférieur)cyclohexyle, naphtyle, 3-(halogéno inférieur)phényle, 4-(halogéno inférieur)phényle, 3-( tri(halo géno inférieur)méthyl)phényle, 4-(halogéno inférieur ou nitro 2-(bromo ou chloro)phényle, 2-(chloro ou bromo)-4-(halogéno inférieur)-5-chlorophényle ou 2,3,4-trichlorophényle. 2. Une compos.tion selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'ester est du phosphate de diméthyle et de 2-chisoss 1-(2,4,5-trichlorophényl)vinyle. 3. Un procédé pour améliorer la réponse de croissance chez un ruminant en cours de croissance, selon lequel O? administre oralement à cet animal une quantité convenable poit fevor la croissance d'un ester tel que défini dans l'une des revendications 1 et 2.