L'invention a pour objet un plancher et son procédé de fabrication. D'une manière constante, on cherche à simplifier la construction de bâtiments tout en assurant à ceux-ci des qualités de résistance mécanique, de résistance au feu, d'isolation thermique et acoustique. Les normes imposées deviennent de plus en plus sévères et la plupart des planchers connus sont incapables de répondre de manière satisfaisante à l'intégralité de ces dernières. Le plancher selon l'invention satisfait au contraire aux normes qui sont maintenant imposées. I1 est léger, de mise en oeuvre simple et rapide, et d'un prix de revient relativement faible. Le plancher selon l'invention est caractérisé en ce qu'il est constitué par l'assemblage de panneaux qui comprennent trois éléments remplissant des fonctions distinctes, à savoir Un premier élément ou grille, résistant aux efforts mécaniques qui seront appliqués au plancher un second élément, ou sol ou extrados, mince et résistant, reposant sur le premier élément, mais isolé thermiquement et acoustiquement par rapport à ce dernier un troisième élément, ou plafond ou intrados, également mince et résistant, soutenu par le premier élément, mais isolé thermiquement et acoustiquement par rapport à ce dernier, ce troisième élément assurant en outre des fonctions esthétiques et de pare-feu. Un panneau de plancher selon l'invention peut être fabriqué complètement en usine ou dans un atelier forain, et sa mise en place n'exige aucun coulage de béton sur le chantier. En variante,, il est fabriqué sur le chantier à partir de ses éléments constitutifs. Un plancher selon l'invention est dépourvu des inconvénients que présentent les planchers à poutrelles et corps creux, ainsi que les dalles alvéolées ou nervurées et qui tiennent aux relations strictes qui doivent être respectées entre la nervure résistance et les coffrages perdus. En associant les planchers selon l'invention à des murs isolés à l'intérieur, on aboutit à des cellules superposées complètement isolées les unes des autres et sans pont thermique. Un bâtiment à plusieurs niveaux ainsi obtenu présente les avantages de ceux résultant de l'assemblage de cellules tridimensionnelles mais sans l'inconvénient attaché à celles-ci et tenant à l'invariance des dimensions. Dans une construction comprenant les planchers selon l'invention, l'ossature porteuse, comme les murs, ainsi que les planchers, sont à la même température, ce qui minimise les effets résultant des dilatations thermiques. Un panneau-plancher selon l'invention peut être facilement adapté à de multiples usages en associant au premier élément un ou deux éléments adaptés audit usage. le premier élément peut ainsi faire partie d'une toiture ou d'une sous-toiture. On peut également, en partant du premier élément, obtenir des panneaux pour la constitution d'un plancher surplombant le vide sanitaire et cela en omettant le troisième élément ; également, pour la constitution d'un plafond sous des combles inaccessibles en omettant le second élément. En fabriquant à l'avance le premier élément, de structure résistante, on peut y adjoindre tout ou partie du chånage qui sera nécessaire à la stabilité de la construction et sans qu'on ait à faire appel à un étaiement provisoire. le plancher selon l'invention est nettement plus léger que les planchers connus, de l'ordre de la moitié, tout en étant d'une excellente rigidité. Il peut être réalisé dans les portées usuelles pour les habitations. Ses propriétés d'isolation acoustique sont élevées. Par le choix de la masse de l'extrados, de la masse de l'intrados, on peut réaliser un plancher dont la fréquence de résonance corresponde à une fréquence inaudible. On peut simultanément choisir les masses de l'extrados et de l'intrados pour que leurs fréquences critiques soient repoussées vers des valeurs élevées. le premier élément, de structure, comprend des nervures de forme générale parallélépipédique, en béton précontraint ne comportant pour la plupart des applications que les armatures longitudinales de précontrainte. Dans un tel premier élément, ou grille, les nervures sont à des intervalles constants ou variables suivant les nécessités. les second et troisième éléments sont avantageusement compo sés en plaques de micro-béton de fibres de verre. L'invention vise également un procédé de fabrication de tels planchers ainsi qu'une installation pour la mise en oeuvre de ce procédé. Dans la description qui suit, faite à titre d'exemple, on se réfère au dessin annexé, dans lequel - la figure 1 est une vue perspective schématique d'une partie d'un panneau-plancher selon l'invention, certains éléments ayant été omis pour la clarté de la représentation - la figure 2 est une vue en coupe verticale à plus grande échelle d'un plancher au voisinage de son assemblage avec un mur - la figure 3 est une vue d'une partie de panneau de plancher en coupe au voisinage d'une nervure - la figure 4 est une vue en élévation avec coupe de deux panneaux de plancher à leur recouvrement - la figure 5 est une vue schématique verticale en coupe à plus petite échelle d'une partie de plancher selon l'invention - la figure 6 est une vue en coupe verticale d'un chaînage pour une forme de réalisation - la figure e 7 est une vue schématique en plan montrant la disposition des panneaux-plancher d'un niveau - la figure 8 est une vue en coupe d'un élément raidisseur - la figure 9 est une vue en coupe verticale de l'extrémité d'un panneau de plancher formant balcon - la figure 10 est une vue d'une partie de toiture en coupe verticale ; - la figure 11 est une vue en plan d'une plaque constitutive -d'un composant de sol - la figure 12 est une vue en coupe selon la ligne 12-12 de la figure 11 ;; - la figure 13 est une vue en coupe verticale d'une variante de plancher au-dessus d'un vide sanitaire - la figure 14 est une vue d'une réalisation de plancher comportant des composants selon l'invention - la figure 15 est une vue en coupe d'une partie d'une plaque de plafond - la figure 16 est une vue perspective d'un cavalier - la figure 17 est une vue en coupe verticale montrant le rayon d'une gaine avec deux panneaux ; - la figure 18 est une vue schématique de l'installation pour la fabrication d'une grille faisant partie d'un panneau de plancher - la figure 19 est une vue schématique d'une installation pour la fabrication de panneaux de plancher. Un panneau de plancher comprend un certain nombre de nervures 31 (figure 1) parallèles entre elles, en béton précontraint, contenant ainsi des armatures de précontrainte 32 qui, dans la forme de réalisation représentée, ont une section transversale rectangulaire. Dans d'autres réalisations, une nervure 31 peut avoir une section transversale en T inversé, ou bien en double T, ou bien une section trapézoidale, ou autre. Une nervure 31 à section transversale rectangulaire présente ainsi deux faces verticales parallèles 36 et 37, une face supérieure 38 et une face inférieure 39 ; les faces de bout 41 se raccordent à la face supérieure 38 par des parties inclinées 42 (figures 2 et 3). le panneau ou élément de plancher comprend également un chatnage périphérique 44 en béton, de hauteur supérieure à celle des nervures 31 et qui est solidarisé avec celles-ci au cours du processus de moulage, les extrémités des nervures 31 étant noyées dans le béton de chassage. Le chatnage 44 est avantageusement à section trapézoldale rectangle avec une face verticale externe 45, une face supérieure 46 présentant un degré interne 47 ménageant une face d'appui 48, une face interne oblique 49 et une face inférieure horizontale 51, le chaînage comprend des barres d'armature 52 et 53 et des épingles 54. Les barres de précontrainte 52 des nervures peuvent avoir des prolongements 43 noyés à l'intérieur du béton de chaînage. Le chaînage et les nervures forment une sorte de grille dont les barreaux seraient constitués par les nervures. La grille peut comprendre un nombre variable de nervures. Pour une construction modulaire, la distance entre les plans moyens verticaux des nervures successives est égale au module. Lorsqu'un transport sur route est prévu, la largeur d'une grille est limitée à la dimension qui correspond au gabarit routier. La longueur ou portée est variable en fonction de l'utilisation. Pour la liaison de deux grilles ou panneaux adjacents, deux chatnages 44a, 44b, dans le prolongement l'un de l'autre, présentent à leurs bords en regard (figures 4 et 5) des dénivellations respectivement 61a, 61b sur lesquelles repose une plaquette 62 dont les trous d'extrémité 63 et 64 sont traversés par les extrémités taraudées de douilles 65 noyées dans le béton de chaînage aui coopèrent avec des écrous 66a, 66b. Sur la douille 65 est avantageusement soudée l'extrémité 67 de la barre 52. L'extrémité 68 de la barre 53 est soudée sur une autre barre 69 elle-même soudée en 71 sur une patte 72 que présente l'extrémité inférieure de la douille 65. les écrous 66 peuvent être, après pose, solidarisés par soudage avec la plaquette 62. Dans la forme de réalisation montrée sur la figure 6, le chainage 75 est de plus faible épaisseur que dans la forme de réalisation précédemment décrite. La face 41 de bout de la nervure affleure sensiblement la face verticale externe 74 du chaînage Les barres de précontrainte 32 de la nervure 31 ne font pas saillie par rapport à la face 41. le panneau 75 comprenant le chaînage 74 repose, par la face inférieure 76 de ce dernier, sur laface supérieure 78 d'un mur 79 qui soutient également un chaînage adjacent 73' d'un autre panneau. Â leurs extrémités, les chaînages 73 et 73' sont solidarisés par des plaquettes 81 qui jouent un r81e analogue aux plaquettes ou éclisses 62. La figure 6 montre ainsi des demi-chainages 73 et 73' adjacents dont le premier fait partie d'un panneau de rive 75 et le second d'un autre panneau de rive 75'. Le panneau 75 est solidarisé avec un panneau adjacent 82 (-figure 7) par des écrous 66a et 66b coiffant une même plaquette reliant le chatnage 44a du panneau 75 avec le chainage 44b du panneau 82 et par une plaquette 62. Des écrous et plaquettes 83 solidarisent le demi-chainage 73a du panneau 75 et le demi-chat- nage 73b du panneau 82. Lorsque les portées des panneaux sont importantes ou lorsque les charges qu'ils sont destinés à supporter dépassent les valeurs habituelles, on prévoit un élément raidisseur 84 (figure 8) entre les nervures d'un panneau, à mi-portée de celles-ci. Un élément raidisseur 84, en béton, a avantageusement une section transversale en forme de V dont les branches 85 et 86 sont raccordées par un apex 87 arrondi. L'élément raidisseur 84 est armaturé par une armature comprenant un fer plat supérieur 88 d'où dépendent des tiges 89 à crochets 90 et par une armature 91 à fer plat inférieur 92 d'où dépendent des tiges 93. On peut fabriquer des grilles standard, définies par leurs dimensions hors-tout et qui constituent des produits semi-finis qui peuvent être mis en place avant ou après l'habillage de leur face supérieure et de leur face inférieure. Le panneau 94 (figure 7) a des nervures 95 qui se prolongent au-delà du chaînage externe 96 suivant une disposition analogue à celle qui est montrée sur la figure 9, lesdites nervures, armaturées pour pouvoir résister, dans les parties qui sont au-delà du chaînage 96, aux efforts qu'elLes doivent supporter sont solidarisées à leurs extrémités par un chaînage 97 pouvant incorporer des dispositifs de fixation de garde-corps. L'élément raidisseur 84 est solidarisé avec les éléments raidisseurs 84a et 84b des panneaux adjacents 99 et 101 respectivement en soudant entre eux les fers plats 88, 92 desdits éléments raidisseurs. En variante, on prévoit à cet effet une bride extérieure à deux pièces boulonnées. Une même grille peut être utilisée pour la constitution d'une sous-toiture. Sur la figure 10, on a montré une grille 102 constituée comme ci-dessus jouant le rôle de sous-toiture et dont le chaînage externe 103 est relié au chaînage externe 104 d'une grille analogue 105, faisant partie d'un plafond supérieur, par des pièces métalliques 106 en forme d'équerre dont la branche 107 coopère avec la face interne 108 du chaînage 103 et la branche 109 avec la face supérieure 108 du chassage 104, la solidarisation étant obtenue par vis ou boulons comme montré en 111 et 112. La grille 102 est reliée par son chaînage de farte 113 avec le chatnage adjacent 114 d'une grille 115 constitutive de l'autre versant par une pièce métallique 116 dont les branches 117 et 118 coopèrent respectivement avec les chaînages 113 et 114 et le corps 119 sert à la fixation par un écrou 120 avec le poinçon 121. Ce dernier peut être fixé à sa partie inférieure par l'intermédiaire d'une pièce métallique 122 aux chaînages internes 123 et 124, d'une part, de la grille 105 et, d'autre part, de la grille-plafond adjacente 125. La grille 102 supporte une plaque 168 en micro-béton de fibres de verre reproduisant l'aspect d'une couverture classique avec des degrés 169. La gouttière 170 est constituée à partir d'une pièce moulée 171 en fibres de verre fixée par une pièce 172 noyée à l'intérieur du chaînage 103. Les grilles peuvent être habillées de composants de sol et/ ou de composants de plafond. X composant de sol 131 (figure 11) est de forme générale rectangulaire, les dimensions étant, le cas échéant, multiples d'un module. Âvantageusement, la périphérie d'un élément 131 est agencée de manière que les bords marginaux d'éléments adjacents soient accolés par des parties horizontales tout en maintenant la planéité de la face supérieure et de la face inférieure.Dans ce but, un élément 131 présente une partie marginale inférieure 132 suivant deux côtés adjacents 133 et 134 d'épaisseur moitié de celle du corps 135 du composant et deux'parties marginales supérieures 136 et 137 adjacentes aux côtés 138 et 139 opposés respectivement aux côtés 133 et 134 et également d'épaisseur moitié de celle du corps. Ces composants sont avantageusement des plaques en microbéton de fibres de verre. Des plaques juxtaposées se recouvrent ainsi sur tous leurs côtés, leurs faces inférieures et leurs faces supérieures formant des surfaces planes. Les plaques peuvent être collées entre elles ou non par leurs surfaces de recouvrement. Dans le cas où elles ne sont pas collées, les plaques sont démontables immédiatement. Elles reposent sur les nervures 31 par l'intermédiaire de plots élastiques 141 (figure 2),et sur les surfaces d'appui 48 des chaînages 44 par l'intermédiaire de plots élastiques 142. Elles peuvent être découpées pour se conformer à la dimension des panneaux, notamment des panneaux de rive. Dans le cas d'un balcon, une plaque de sol 143 (figure 9), en béton de fibres de verre, est conformée pour reposer, d'une part, sur les surfaces horizontales supérieures 144 des nervures 95, épouser la forme du chatnage 97 sur sa face verticale 145 et, d'autre part, former un larmier 146 en regard de la face intérieure 147 dudit chatnage. À l'extrémité opposée, la plaque 143 présente un rejingot ou relevé 148 avec lequel vient en recouvrement le seuil S de la porte-fenêtre. Four la réalisation d'un vide' sanitaire V sous-jacent à l'étage inférieur d'une habitation, les nervures 31 du panneau ou grille supportent une plaque sur la face inférieure de laquelle est collé un isolant thermique ou bien un composant sandwich comprenant deux plaques minces 151 et 152 (figure 13) entre lesquelles est interposé un isolant thermique 153. La jonction entre un premier composant 154a et un composant adjacent 154b est réalisée à l'aide de fourrures rigides 155 embrassées par les extrémités des plaques en regard 151a, 152a et 151b, 15su. Un composant de sol comme défini en référence aux figures Il et 12 peut également être utilisé pour l'amélioration d'un plancher existant, notamment en vue d'accrortre sa capacité d'isolation à I l'égard du bruit. Dans la réalisation montrée sur la figure 14, des plaques 131a, 131b sont posées par l'intermédiaire de plots élastiques 141 sur la table 156 d'une dalle, de la laine minérale 157 étant disposée entre les plaques 131 et la table 156. Les composants de plafond sont également constitués par des plaques, analogues à celles constitutives des composants de sol. Toutefois, dans un but d'allègement, l'épaisseur du corps 161 (figure 15) d'une plaque 162 de composant de plafond est réduite, une partie inclinée 163 raccordant le bord supérieur 164 au corps 161. Deux plaques adjacentes 161a et 161b (figure 3), à l'aplomb d'une nervure 31, présentent des trous coniques 173a et 173b pour le logement de têtes 174 de vis 175, enfilées dans des trous que présentent des branches 176 et 177 d'un étrier 178 (figure 16) dont le corps 179 est serré entre le plot élastique 141 et la face supérieure 38 d'une nervure 31. Par serrage d'écrous 181, on comprime les bords des plaques 161 contre un coussin de mousse d'amiante 182 interposé entre lesdites plaques et la face inférieure 39 de la nervure 31. On peut ainsi obtenir la planéité du plafond malgré qu' il soit constitué à partir de composants distincts. Le joint entre les plaques 161a et 161b est recouvert par la marge 164 de la plaque 161a. On passe ensuite un enduit de peinture pour masquer les vis. De la laine minérale surmontant les plaques 161 assure l'iso- lation thermique et la correction acoustique du vide d'air compris entre les composants de plafond et les composants de sol. Les branches 181 des étriers peuvent guider des cabales 183 par pliage de leurs bords Une pointe 179' découpée dans le corps 179 de l'étrier 178 pénètre dans le plot 141 en matière élastique. De la laine minérale 185 peut être collée sous les plaques de sol 135. Une contre-cloison 186 (figure 2) avec plinthe 187 est prévue pour dissimuler l'extrémité des composants de sol et une contrecloison analogue 188 avec corniche 189 est prévue pour dissimuler le joint des composants de plafond. Une couche de laine minérale 191 peut être interposée entre la contre-cloison 186 et le mur 187' surplombant le chaînage 44 et une couche de laine minérale 192 est interposée entre la contrecloison 188 et la partie de mur 193 sur laquelle repose le chaina- ge 44. On parfait ainsi l'isolation aussi bien thermique qu1acous- tique. La couche de laine minérale reposant sur les composants de plafond se prolonge comme montré en 194 le long de la face interne du chaînage 44. La face externe du chaînage 44 peut recevoir un isolant thermique 195 rigide et imputrescible support de l'enduit extérieur 196 du mur. Pour la traversée d'un plancher-plafond par une gaine, on prévoit une pièce cylindrique ou prismatique 201, (figure 17), avantageusement en micro-béton de fibres de verre, qui présente une collerette supérieure 202 par laquelle elle repose sur des nervures 31 de panneaux de plancher-plafond adjacents 203 et 204 avec interposition de rondelles ou plots élastiques 141. La marge 205 du rebord 202 est conjuguée de celle 136 des composants de sol. Un rebord inférieur 206 rapporté sur la pièce 201 et dont le profil périphérique 207 est conjugué de celui 164 d'un composant de plafond 162 sert à la fixation par les vis 175 sur une branche d'étrier ou cavalier 178 entourant partiellement la nervure 31.La tranche supérieure 208 de la pièce 201 reçoit l'élément supérieur 209 de gaine par un épaulement 210, la partie rétrécie 211 servant à l'emboitement. Une partie rétrécie 212 de la pièce de raccordement de gaine 201 ménage un épaulement 213 qui repose sur la tranche supérieure 214 de l'élément inférieur de gaine 215. Sur le plan de pose de plancher montré sur la figure 7, on a représenté en hachures des plaques intercalaires de composants de sol et de plafond qui sont mises en place sur le chantier au raccordement entre les divers panneaux ou éléments de plafond-plancher. Dans la disposition montrée sur la figure 7, sont présents huit panneaux dont quatre panneaux de rive, deux panneaux courants, un panneau avec trémie et un panneau avec balcon. Four la fabrication des panneaux-grilles, on dispose sur une aire plane 220 (figure 18), un gabarit de montage 221 constitué par des montants 222 et 223 ajustables en position en fonction de la longueur des panneaux à obtenir. On fixe des coffrages, avantageusement en matière plastique, 224 et 225, à la partie inférieure des montants 222 et 223, on dispose les ferraillages des chaînages, les nervures 31 étant placées à l'aide d'un engin de levage comportant un palonnier à pinces auto-serreuses. Eventuellement, on met également en place des coffrages 226 pour la réalisation des raidisseurs ainsi que le ferraillage prévu pour ces derniers. On coule du béton à prise rapide dans les coffrages 224, 225. Après prise, on dispose un second lit de coffrages de chaînage 224', 225', éventuellement-des coffrages de raidisseurs, des ferraillages de chaînages et éventuellement de raidisseurs, des nervures 31' et on effectue une seconde coulée dans les coffrages de béton à prise rapide. Après durcissement, on extrait successivement les grilles obtenues 226 et on décoffre les carnages. Les grilles peuvent autre stockées en étant empilées les unes au-dessus des autres. L' achèvement de la fabrication des panneaux plancher-plafond se fait avantageusement sur un tapis roulant 231 (figure 19) qui circule sur son brin supérieur dans le sens de la flèche. Dans une première zone 232 dudit tapis, on met en place les plaques de plafond 162 munies de leurs vis 175 et des coussins de mousse 182. Dans une seconde zone 233, on pose sur les plaques 162 une grille 226 suspendue au crochet 234 d'un engin de levage. Dans la zone suivante, 235, on met en place les cavaliers ou étriers 178, on visse les écrous 181 sur les vis 175, on plie les cavaliers 178 et on met en place sur les plaques de plafond une couche de laine minérale. Dans la zone suivante, 236, on met en place les plaques 131 de composants de sol en les faisant reposer sur les plots 141, dont étaient munis les cavaliers 178. Suivant le cas, ces plaques sont collées entre elles ou non. Elles ont été munies à l'avance ou non d'une couche de laine minérale sur leur face inférieure. Le panneau terminé est enlevé de la channe par un engin de levage à crochet 238 et conduit à l'aire de stockage ou chargé directement sur un camion. Les panneaux sont empilés les uns au-dessus des autres et font contact entre eux par les faces horizontales des chaînages. Ils sont gerbables sans l'interposition d'un matériau quelconque, si ce n'est une feuille de polystyrène à basse densité. Ils peuvent être disposés sur des palettes ou plateaux en fer profilé en correspondance de la charge d'un camion. les plaques complémentaires à monter sur place sont emballées séparément. PVENISI hTIONS 1. Panneau de plancher n' structure résistante en béton, caractérisé en ce qu'il comprend un premier élément, structural, constitué par des nervures ou poutrelles parallèles en béton précontraint, un second élément ou sol rapportable sur le premier et assemblé à celui-ci avec interposition de moyens d'isolation, et un troisième élément, ou plafond, rapportable sur le premier élément et assemblé à ce dernier avec interposition de moyens d'soi lation. 2. Panneau de plancher selon la revendication 1 , caractérisé en ce que les nervures ou poutrelles parallèles se raccordent à un chaînage périphérique en béton. 3. Panneau de plancher selon la revendication 2, caractérisé en ce que le chassage est solidarisé avec les nervures par surmoulage sur les extrémités de ces dernières. 4. Panneau de plancher selon la revendication 1, caractérisé en ce qu' il comprend des éléments raidisseurs en béton interposés entre les nervures à mi-portée de ces dernières. 5. Panneau de plancher selon la revendication 1, caractérisé en ce que le deuxième élément ou sol repose sur les faces supérieures des nervures avec interposition de plots élastiques. 6. Panneau de plancher selon la revendication 1, caractérisé en ce que le troisième élément est accroché sur les nervures et sollicité vers la face inférieure de ces dernières avec interposition d'un coussin élastique. 7. Panneau de plancher selon les revendications 5 et 6, caractérisé en ce qu'un même étrier embrassant la nervure sert au soutien élastique du sol et à l'application sous pression du plafond. 8. Panneau de plancher selon la revendication 1, caractérisé en ce que la face inférieure du sol est revêtue d'une couche de laine minérale ou analogue. 9. Panneau de plancher selon la revendication 1, caractérisé en ce que la face supérieure du plafond est revêtue d'une couche de laine minérale ou analogue. 10. Panneau de plancher selon l'une des revendications 8 et 9, caractérisé entre qu'une couche de laine minérale revêt la face interne des chatnages. 11. Panneau de plancher selon la revendication 1, caractérisé en ce que le "sol" est constitué par la juxtaposition de plaques minces en micro-béton à fibres de verre. 12. Panneau de plancher selon la revendication 1, caractérisé en ce que le plafond est constitue par la juxtaposition de plaques minces en micro-béton à fibres de verre. 13. Panneau de plancher selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est démuni du second élément. 14. Panneau de plancher selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est démuni du troisième élément. 15. Plancher d'habitation, caractérisé en ce qu'il est constitué par l'assemblage d'une multiplicité de panneaux de plancher selon ltune quelconque des revendications 1 à 14. 16. Habitation, caractérisée en ce qu'elle comprend des planchers selon l'une quelconque des revendications 1 à 15. 17. Procédé de fabrication d'éléments de structure de plancher selon l'une quelconque des revendications 2 à 14, caractérisé en ce qu'on part de nervures en béton précontraint, on dispose ces nervures parallèlement et à distance l'une de l'autre, on rapporte à leurs extrémités des coffrages dans lesquels lesdites nervures pénètrent partiellement, on dispose les ferraillages dans lesdits coffrages et on coule du béton dans les coffrages ainsi garnis. 18. Procédé de fabrication d'éléments de structure de plancher selon la revendication 17, caractérisé en ce qu'après réali sation d'un premier lit de nervures à chaînage, on réalise sur ce premier lit un second lit de nervures à chaînage. 19. Installation pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une des revendications 17 et 18, caractérisée en ce quelle comprend, érigés sur une aire plane, des montants propres à maintenir des nervures à coffrage, des moyens pour couler du béton dans les coffrages et des moyens pour amener les nervures entre les montants et pour extraire les éléments de structure terminés. 20. Procédé de fabrication de panneau-plancher selon l'une quelconque des revendications 1 à 14, caractérisé en ce qu'on part d'éléments de structure à nervures et à chassages, en ce qu'on dispose un tel élément sur un élément de plafond, en ce qu'on assemble lesdits éléments et on munit l'ensemble de moyens propres à l'assemblage futur de l'élément de sol, en ce qu'on garnit l'élément de plafond d'un isolant thermique, en ce qu'on place l'élément de sol et on l'assemble par les moyens disposés au préalable et en ce qu'on enlève le panneau-plancher terminé. 21. Installation pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 20, caractérisée en ce qu'elle comprend, répartis le long d'un tapis mobile, des moyens pour la réalisation des diverses mesures dudit procédé.