La présente invention a trait à une plaque réfractaire de mortier qui lors de la confection d'une maçonnerie en briques réfractaires est posée entre ces briques et dans laquelle le mortier est lié à une armature superficielle. Pour confectionner le garnissage de fours industriels on procédait en général antérieurement soit en maçonnant les briques réfractaires utilisées, soit en insérant des tues de fer dans les joints des briques, en particulier dans le cas de briques basiquesle maçonnage des-briques élémentaires est long et exige une forte -dépense de main-d'oeuvre, tandis que la qualité d'un ouvrage en briques réalisé au moyen de tôles de fer interpo suées dans les joints est fonction de I'atmosphère régnante dans le four et conduit souvent à une liaison insuffisante des briques entre elles -ainsi qu'à, un remplissage incomplet des joints entre briques.Mais c'est surtout dans le cas de construction d'ouvrages réfractaires au moyen de briques à faces non planes ou de briques pourvues de rainure et languette ou d'autres éléments de profil que les modes de garnissage de,l'art intérieur aboutissent praw tiquement à des inadaptations notoires, en raison d'une part de dépenses de main-d'oeuvre élevées, d'autre part, de formes insuffisamment ajustées dans le cas d'insertion de tôles, On fait largement abstraction d'un mode de pose des briques comportantcasse de celles-ci car on ne veut pas renoncer aux effets favorables que l'on tire des couches intermédiaires. Par le brevet allemand 1 037 638 on connaît déjà un procédé de maçonnage de briques réfractaires selon lequel on dépose entre les briques des couches indépendantes de mortier réfractaire durci sec. Ce mortier peut alors être disposé sur un support. Comme matériau support des couches de mortier durci on utilise de préférence du carton. Mais ces plaques ont un inconvénient tenant à ce que par suite de ltépaisseur relativement forte du carton servant de support, les joints de l'ouvrage donnent au feu des trous béants, facilement dommageables. Lors de la confection des couches de mortier il se produit souvent aussi, notamment si lton utilise un matériau support absorbant, un gauchissement qui peut entraîner des rebuts notables et rendre difficile en pratique la mise en place des couches de mortier. Enfin les couches de mortier autoportantes de l'art antérieur sont rigides fragiles et insuffisam- ment flexibles, aussi leur emploi est-il limité aux briques à faces planes, sans complications de profil. On a bien déjà proposé pour mettre en forme les joints d'ouvrages en briquas de dolomie, d'utiliser des plaaues en mortier plastique par lesquelles on est censé disposer d'une certaine plasticité- du fait de l'emploi de goudron, bitume, etc (brevet allemand 911.319).-Mais la souplesse des plaques finies n'est pas suffisante par exemple pour poser des briques à rainure ian- guette, car malgré la souplesse des plaques-leur eohés interne est relativement faible, de sorte que l'on ne peut se départir d'un soin particulier pour manipuler les plaques. On peut d'un autre côté avoir de forts déchets lors de la fabrication de ces plaquas, d'ailleurs difficile à conduire, en raison d'insuffisances de stabilité de-forme. La présente invention a pour but d'éviter les inconv6- nients que l'on vient de rappeler, afférents aux méthodes connues de confection de parois en briques réfractaires et d'améliorer la plaque réfractaire et indépendante de mortier servant de matériau de joints de façon telle qu'elle permette d'obtenir une souplesse suffisante, un rejointoiement sûr et un bon remplissage dea joints. Le problème ainsi posé est résolu par l'invention par le fait que la plaque comporte comme armature un produit souple et flexible en feuille ou en tissu auquel est associé un mortier en lui-même plastique, ou bien est lié un matériau dispersé, soit devenant dur et cassant à la température normale, soit toute autre matière dure à gros grains agissant comme-mortier lors de la pose des briques réfractaires. Par l'emploi d'un produit souple et flexible de couches supérieure, inférieure et intermédiaire on obtient une bonne tenue et par conséquent une qualité sensiblement améliorée de la plaque réfractaire. D'un autre côté le produit flexible de faible épaisseur permet pratiquement d'éviter toute formation au feu de trous béants dans les joints de l'ouvrage. Enf-in la souplesse qu'offre la plaque suivant l'invention autorise-de fortes contraintes. c'est aussi par exemple que l'on peut plier la plaque même jusqu'S un rayon de courbure de 1 cm, sans entraîner de détachements nuisibles par éclats ni de ruptures anormales qui viendraient compromettre l'utilité pratique de la plaçure. En ce qui concerne la conformation propre du produit flexible, on lui donne de préférence une forme ondulée ou profilée. ro matériau constitutif/du produit flexible peut être par exemple du papier mince, une résine synthétique en feuille, un tissu en résine synthétique textile ou en fil métallique, un voilo-testile; il peut Entre avantageux d'utiliser un matériau facile a' déployer et à allonger, comme le sont certains matériaux textiles spéciaux. Si l'on emploie un mortier en lui-mêmo plastique, on utilise comme liant du m ver céramique, des produits thermoplastiques tels que solutions ou émulsions de résines synthétiques, ou bien des solutions caoutchoutiquea, ou même des produits spéciaux i base de goudrons. Ces liants peuvent être additionnés de solvants organiques. L'association du mortier additionné de liant au produit flexible peut se faire à la brosse, au rouleau ou au pistolet. La proportion de liant est de préférence comprise entre 10 et 25% en poids ; on obtient par cette association de mortier plastique et de produit flexible une plaque réfractaire à haute proportion de mortier cramique, qui s'applique bien sur les inégalités des briques et en particulier sur leurs surfaces arrondies. Si lton emploie un motiver devenant dur et cassant à la température normale, on peut utiliser comme liants des substances connues, telles que par exemple phosphate d'aluminium, sulfate de magnésium ou silicate de soude, qui sont incorporés sous forme de solutions. La proportion de liant est pour bien faire de lordre de 1 à 5% en poids. Le mortier devenant dur et cassant est associé au produit flexible sous forme dispersée, c'est-à-dire par exemple de moucheté, de boutons ou de réseau. ta liaison QU mortier devenant dur et cassant avec le produit flexible pout se faire soit en utilisant un excès de liant du mortier, soit en rapportant un peu de liant ou d'adhésif sur le produit flexible, tout en opérant un pressage léger mais efficace du mortier sur le produit flexible En dispersant le mortier devenant dur et cassant dont on dispose sous forme de réseau sur l'armature flexible, on obtient une plaque qui, à la fabrication, ne subit pas de courbures permanentes nuisibles et à l'utilisation assure elle aussi toute facilité d'application sur-les briques existantes quelle que soit leur forme. Il est également possible pour que les plaques restent de bonne flexibilité de les mettre en flexion apyres adjonction du mortier. Au lieu du mortier usuel à grains fins on peut aussi associer au produit flexible un matériau dur à gros grains, de préférence dans le cas de briques basiques, un fer granulé, du calibre de plombs de chasse. Comme matériau céramique réfractaire entrant dans la compesition des plaques on peut utiliser les substances appropriées usuelles pour briques en chamotte, argile, silice, zircone et pour briques basiques et neutres. Il est également possible, d'utiliser pour Confectionner les plaoues des mortiers de structure poreuse et des couches de mortier de propriétés céramiques variées. Les couches de mortiers différents peuvent outre disposées l'une par dessus l'autre et aussi l'une à c8té de l'autre. Certaines particularités de l'invention pourront ressortir des dessins schématiques annexés relatifs à plusieurs exemples de réalisation, et dans lesquels --la figure 1 est une vue en coupe d'une plaque constituée de mortier 1 en lui-mSme plastique et recouverte au rouleau sur ses deux faces de voiles textiles 2, 3 ; - la figure 2 est une vue en coupe d'une plaque comprs tant une feuille ondulée 5 de résine synthétiqe enrobée dan glu mortier plastique 4 - la figure 3 est une vue en coupe dune plaque dans laquelle un mortier en granulés durs 6 est rapporté sur une bande textile en tissu liche 7. REVENDICATIONS 1. Plaque réfractaire en mortier qui lors de la confection d'une maçonnerie en briques réfractaires, est posée entre les briques et dans laquelle le mortier est lié à une armature superficielle, caractérisée par le fait qu'elle comporte comme armature un produit souple et flexible en feuille ou en tissu, auquel est associé un mortier en lui-même plastique ou bien est lié un matériau dispersé, soit devenant dur et cassant à la température normale, soit toute autre matière dure à gros grains agissant comme mortier lors de la pose des briques réfractaires. 2. Plaque réfractaire selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le produit flexible est profilé. 3. Plaque réfractaire selon la revendication 1, caractérisée par le fait que le produit flexible est en matière textile. 4. Plaque réfractaire selon la revendication 1 et utilisant un mortier plastique, caractérisée par le fait que le liant utilisé pour le matériau céramique constituant le mortier est un produit thermoplastique, tel que solution ou émulsion de résine, produit à base de goudron, solution caoutchoutique. 5. Plaque réfractaire selon la revendication 4, caractérisé par le fait que la proportion de liant est de 10 à 25 en poids. 6. Plaque réfractaire selon la revendication 1 et utilisant un mortier devenant dur et cassant à la température normale ou une matière dure à gros grains agissant comme mortier lors de la pose des briques réfractaires, caractérisée par le fait que le mortier ou la matière dure est disposé sur le produit flexible en mouchetis, en boutons ou en réseau. 7. Placue réfractaire selon la revendication 1, utilisant un mortier devenant dur et cassant à la température normale, caractérisée par le fait que le mortier est additionné de 1 à 5% en poids dd liant, tel que phosphate d'aluminium, sulfate de magnésium ou silicate de sodium, sous forme de solution. 8. Plaque réfractaire selon la revendication 1, utilisant une matière dure à gros grains agissant comme mortier lors de la pose des briques réfractaires, caractérisée par le fait qu'au produit flexible est associé un granulé métallique du calibre de plombs de chasse. 9. Plaque réfractaire selon la revendication 1, caractérisee par le fait que le mortier est en couches de caractéristiques céramiques différentes.