La présente invention concerne les dispositifs de suspen sion des attelages automatiques de matériel roulant de chemin de fer, et notamment de wagons. Ces dispositifs de suspension se composent principalement d'un sommier et d'étriers débrayable et de rappel, susceptibles de coulisser dans le sommier, et 11 invention se rapporte spécialement au sommier de la suspension. Ce sommier consiste en une traverse surélevée à ses deux extrémités par lesquelles elle est convenablement suspendue sur le châssis du wagon ou similaire. Ladite traverse supporte le bras de l'attelage qui, du reste, est susceptible de se déplacer sur elle. De meme que les autres pièces faisant partie de la suspension, ledit sommier doit répondre à des normes précises, impli- quant notamment le respect de tolérances dimensionnnelles - garantie du bon fonctionnement de l'ensemble. Ce sommier consistait jusqu' alors en une pièce, soit moulée, soit mécano-soudée. Dans le premier cas, le sommier, moulé d'un seul bloc d'acier, constitue une pièce de fonderie relativement coûteuse, compte tenu de sa forme, qui impose un noyautage important, de son rapport dimensions/poids, et desdites tolérances dimension nielles, qui sont difficiles à obtenir avec un moule mono-bloc, car la pièce a tendance à sortir voilée de fonderie.~ Dans le second cas, c'est-à-dire celui oW les éléments du sommier sont assemblés par mécano-soudure, le respect des tolérances pourrait peut-être être plus facile à réaliser que dans le premier cas. Zains alors la mécano-soudure n'est plus avants geuse, d'wn point de vue économique, en ce qui concerne la réalisé sation des extrémités du sommier. En outre, ce mode de réalisation nécessite pour chaque pièce normalisée, environ 5 m de cordon de soudure, avec le risque des déformations lors du soudage, ou en service par libération des contraintes de fabrication. On a trouvé suivant la présente invention, qu'il était possible de réaliser dans d'excellentes conditions um sommier de suspension d'attelage automatique conforme aux normes requises. il est apparu en effet que la solution la plus économique consiste fabriquer le sommier à partir d'éléments les uns moulés et les autres laminés. En effet, le sommier selon l'invention, consistant en une traverse centrale, surélevée à ses deux extrémités, par les quelles elle est suspendue au chassies du wagon ou similaire, est essentiellement caractérisé en ce qutil est réalisé en trois parties assemblées par soudure : laditre traverse centrale et les deux parties d' extrémité, la première étant obtenue par mécano soudure de ses différents éléments et les secondes par moulage. Chaque partie du sommier est fabriquée suivant le procédé qui lui convient le mieux, et la pièce résultante présente toutes les caractéristiques demandées. Ainsi, d'une part, la mécano-soudure garantit - ce qui n'était pas le cas pour le moulage en bloc du sommier - une déformation minima de la traverse centrale lors de sa construction, ainsi que le respect des tolérances dimensionnelles, et d'autre part, le moulage permet de fabriquer les parties d'extrémité avec un meilleur prix de revient. En effet, lesdites parties d'extrémité, qui seront décrites ci-après de façon plus précise, présentent un contour particulier, comportant à la fois des creux et des arrondis : de ce fait, il est beaucoup plus simple de les obtenir par moulage. En outre, il sera avantageux d'utiliser un moule qui contienne plusieurs de ces pièces extrêmes, celles-ci étant identiquesetrde dimensions faibles relativement au sommier entier. La structure particulière du scier composite selon l'invention présente aussi, par comparaison au cas où les éléments du sommier sont assemblés par mécano-soudure, l'avantage que les déformations de soudage sont, dans une large mesure, limitées, puisque la longueur des joints soudés est notablement réduite (50 cm) et que les soudures d'assemblage sont localisées dans les zones de faibles contraintes en service. Les contraintes dans le sommier ont été calculées elles sont faibles et ne dépassent en aucun point les contraintes admissibles. Il résulte de ce qui précède que, suivant l'invention, le sommier est réalisé avec une économie appréciable par rapport à l'un ou l'autre des procédés antérieurs. La facilité d'exécutiorL permet, par ailleurs, de prévoir des cadences plus élevées de fabrication. On décrira plus en détail ci-après un sommier suivant la présente invention, en référence au dessin annexé sur lequel la figure 1 montre ledit sommier en perspective éclatée. La figure 2 est une vue en perspective d'un second mode de réalisation de la traverse dudit sommier. Ce sommier comprend une traverse centrale 1 et deux pièces d'extrémité 2a, 2b. La traverse 1 montrée à la figure I, consiste en un fer 3 en U, dont les flancs sont référencés 3a et le fond 3b. Ces flancs 3a présentent au voisinage de leurs extrémités un décrochement 5c, ce qui les prolonge sur leur demi-hauteur supérleure environ. Au centre de ladite traverse 1, est prévue une ouverture 4, qui s'étend à la fois sur une moitié environ du fond 3b et sur à peu près la demi-hauteur de l'un des flancs 3a. En outre, des oreilles 5a,-5b sont soudées sur les prolongements décrits cidessus de ce même flanc 3a. Ladite ouverture 4 ainsi que lesdites oreilles 5a, 5b, sont destinées à coopérer avec un levier de commande de l'étrier débrayable de la suspension. Cet étrier, non représenté sur le dessin, est logé dans la traverse 1. Par ailleurs, des plats 6a, 6b, sur-lesquels s'appuie l'étrier mobile de rappel de ladite suspension non représenté sur le dessin sont soudés sur les aretes supérieures des flancs 3a. Suivant une autre forme d'exécution intéressante représentée sur la figure 2, ladite traverse 1 est réalisée à partir de deux flancs 3c, maintenus à l'écartement désiré par deux entretoises 9a, 9b soudées au voisinage de leurs extrémités, en remplacement du fond 3b de la traverse 1 montrée à la figure 1. Chaque flanc 3c provient d'un profilé coupé å la longueur souhaitée et faisant venir les plats bruts d'étirage Ga et 6b. Comme dans le cas de la première variante, des oreilles 5a, 5b sont rapportées par soudure sur l'un des flancs 3c. Ce meme flanc 3c présente en outre une ouverture 4 en son milieu. Chaque partie d'extrémité 2a, 2b, que l'on peut voir sur la figure 1, est moulée d'un seul tenant, et comporte une base 7 formée de deux ailes 7a reliées par une paroi supérieure 7b, ladite base 7 étant susceptible d'entre soudée sur la traverse par les bords latéraux de ses ailes 7a qui colncident avec ceux des prolongements des flancs 3a de ladite traverse 1. Lesdites ailes 7a, de même que la paroi horizontale 7b se prolongent vers le haut, de façon à former un manchon 8, qui reçoit les moyens de fixation de la suspension de l'attelage. I1 est du reste bien entendu que le mode dé réalisation de l'invention qui a été décrit ci-dessus en référence au dessin annexé a été décrit à titre indicatif et nullement limitatif, et que des modifications peuvent entre apportées sans qu'on s' écarte pour autant du cadre de la présente invention. - R E V E N D I C A T I O N S 1. Sommier de la suspension des attelages automatiques de matériel roulant de chemin de fer, et notamment de wagons consistant en une traverse centrale, surélevée à ses deux extrémités, par lesquelles elle est suspendue au chtssis du wagon ou similaire, caractérisé en ce qu'il est réalisé en trois parties assemblées par soudure : ladite traverse centrale 1 et les deu; parties d'extrémité 2a, 2b, la première étant obtenue par mécanosoudure de ses différents éléments et les secondes par moulage. 2. Sommier selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite traverse i consiste en un fer 3 en U présentant, de façon connue en soi, des moyens coopérant avec les autres éléments de la suspension de l'attelage. 3. Sommier selon la revendication I, caractérisé en ce que ladite traverse i est réalisée à partir de deux profilés 3c coupés à la longueur souhaitée et maintenus à l'écartement désiré par deux ou plusieurs entretoises 9a, 9b soudées au voisinage des extrémités de ces profilés 3c.