La présente invention a pour objet un procédé de construction d'une toiture auto-portante de bâtiment, notamment industriel, scolaire ou sportif, ladite toiture, du type de celles formées par la réunion d'éléments auto-portantsde grande longueur, comprenant au moins deux rangées transversales, parallèles et contigües, de plusieurs éléments juxtaposés chacune, lesdits éléments étant disposés longitudinalement et parallèlement les uns aux autres, et chaque élément d'une rangée étant abouté à un élément d'une autre rangée. La présente invention a également pour objet une éclisse permettant la mise en oeuvre dudit procédé, ainsi que la toiture auto-portante de bâtiment obtenue par la mise en oeuvre dudit procédé, avec interposition de ladite éclisse pour l'aboutement de deux éléments auto-portants de grande longueur. On sait qu'il y a maintenant une quinzaine d'années environ qu'est apparue une nouvelle technique de réalisation de cou verturesde bâtiment consistant à réunir plusieurs éléments longitudinaux auto-portants de grande longueur chacun, et de sections rigoureusement identiques, chacun desdits éléments reposant par chacune de ses deux extrémités transversales sur une superstructure horizontale rigide, soit métallique, soit en béton armé, soit de ma çonnerie.On forme ainsi une ou plusieurs rangées d'éléments parallèles. A ce jour, cette technique est en pratique maitrisée et elle est utilisée fréquemment dans la réalisation de couvertures de bâtiments à usage industriel, scolaire ou sportif par exemple, dans lesquels il est souhaitable que les éléments de soutien de la toiture soient éloignés au maximum les uns des autres car alors l'habi- tabilité du bâtiment s'en trouve améliorée, notamment pour ce qui concerne les possibilites de manoeuvre, de circulation et de voies d'accès. Parmi les éléments de toiture auto-portants de grande longueur, il faut citer en priorité les éléments de toiture auxquels, lors de leur fabrication, sont associés différents moyens répondant à des fonctions multiples, tels que le chauffage, la ventilation, l'étanchéité, la correction acoustique, l'isolation, l'éclairage artificiel ou l'éclairage naturel diurne. De tels éléments ont en effet l'avantage de limiter les prestations sur le chantier à deux activités : en premier lieu, le levage et l'assemblage des éléments entre eux et,en second lieu,la connexion de leursdifférents moyens commandant les fonctions de chauffage, d'isolation et d'éclairage précités.Pour mémoire, et à prestations égales, on rappelle que la mise en place d'un élément de toiture construit traditionnellement fait intervenir au moins sept corps de métier qui, dans l'ordre, sont : le charpentier métallique, le peintre, le couvreur, le vitrier, l'électricien, le chauffagiste, le plafonnier et à nouveau le peintre. On rappelle enfin que les éléments de toiture à fonctions multiples, du type de ceux qui viennent d'être exposés, sont avantageusement formés d'une coque pliée pour conférer à l'élément de toiture une section transversale en forme de V renversé, ladite coque étant raidie par quelques cadres disposés transversalement sous la coque, de place en place et de préférence modulairement. Actuellement, la résistance des matériaux employés dans la construction de ces éléments de toiture ainsi que la forme particulière en V renversé donnée, par le pliage de la coque, à ces éléments de toiture autorisent la mise en oeuvre d'éléments d'une longueur nominale dépassant trente mètres, voire atteignant 40 ou 50 mètres. L'intérêt de l'utilisation de toitures formées par la réunion d'éléments de trente mètres de portée, disposés longitudinalement et parallèlement les uns aux autres, est évident : les éléments de soutien de la toiture sont eux-mêmes espacés les uns des autres de trente mètres, d'où une grande liberté dans l'exploitation du volume intérieur du bâtiment ainsi abrité. Toutefois, les dispositions internationales et nationales règlant les problèmes de transport comprennent des limites techniques qui interdisent l'utilisation d'éléments de toiture auto-portant atteignant les longueurs précitées. En France par exemple, les convois ne doivent pas dépasser une longueur "hors tout" de 25 mètres, et pour cette simple raison de transport les éléments de toiture auto-portants ont une longueur limitée à 21,600 mètres. Autrement dit, alors que les techniques actuelles de construction permettent des réalisations de toitures auto-portantes sur trente mètres, voire cinquante mètres, les toitures effectivement construites sont formées d'éléments dont la longueur ne dépasse jamais 21,600 mètres puisque,au-delà de cette dernière valeur, le transport des éléments composant les toitures se trouve léga- lement interdit. La présente invention a pour but de pallier l'inconve- nient précité-, et à cet effet elle propose un procédé de construction de toiture forméepar la réunion d'éléments auto-portants dont la longueur ne depasse pas les limites légales autorisees, ledit procédé étant original en ce qu'à chaque élément est associée en usine une éclisse qui,assemblée sur le lieu même du chantier à son organe complémentaire associé quant à lui à un second élément de toiture auto-portant, autorise dès lors l'aboutement des deux éléments de toiture en cause sans qu'il soit nécessaire de les soutenir dans leur zone de jonction. En d'autres termes, la portée libre atteinte sur le chantier lors de l'aboutement de deux éléments du type précité est alors égale à la somme des longueurs des deux éléments aboutés. I1 est clair que la mise en oeuvre de telles constructions entraine la disparition d'une quantité importante des éléments de soutien de la toiture achevée. La présente invention a donc pour objet un procédé de construction d'une toiture auto-portante de bâtiment du type de celles formées par la réunion d'éléments auto-portants de grande longueur et comprenant au moins deux rangées transversales, paral lèles et contigües, de plusieurs éléments juxtaposés chacune, lesdits éléments étant disposés longitudinalement et parallelement les uns aux autres, et chaque élément d'une rangée étant abouté à un élément d'une autre rangée, caractérisé en ce que l'on interpose, entre les extrêmités en vis à vis de deux éléments aboutés, une éclisse à section droite en X dont les deux premières ailes sont disposées longitudinalement et sont fixées,respectivement,à l'un et l'autre élément, et dont les deux autres ailes sont disposées à peu près transversalement dans le plan de jonction de ces deux élements. Dans une mise en oeuvre particulierement intéressante de l'invention, dans laquelle l'éclisse en X est formée par l'assemblage de deux profils à section droite en T, on fixe en usine chaque profil en T par sa branche centrale longitudinale à ltextré- mité d'un élément, les deux ailes latérales libres du profil étant placées à peu près transversalement en couronnement de ladite ex trêmité, puis, après transport desdits éléments, on procède sur le lieu même du chantier à l'aboutement de chaque paire d'éléments en assemblant, par boulons par exemple, les ailes latérales libres des deux profils de couronnement pris, respectivement, sur les deux éléments à abouter. Dans ce cas, chaque profil en T est fixé en usine, par sa branche centrale longitudinale, à l'extrémité d'un élément de telle sorte que le plan de ses deux ailes latérales libres forme un angle ouvert de quelques degrés avec le plan constitué par la dite extrêmité de l'élément. La fixation de chaque profil en T à l'extrémité d'un élément est par exemple obtenue par soudage par points. La présente invention a également pour objet une éclisse pour l'aboutement de deux éléments auto-portants de grande longueur, caractérisée en ce qu'elle est formée par deux profils à section droite en T assemblés, par exemple par boulons, par leurs deux ailes latérales disposées dos à dos, de telle manière que les deux branches centrales de l'un et l'autre profil assemblés soient coplanaires. Dans un mode préféré de réalisation, les deux profils en T sont identiques. Chaque profil en T est avantageusement conformé à la section d'extrémité des éléments à abouter, de sorte que sa branche centrale épouse le profil d'extrémité desdits éléments. Dans ce cas, chaque profil en T est formé par la réunion de plusieurs petits tronçons découpés à la forme de la section d'extrémité des éléments à abouter, puis réunis, par exemple par soudage. Enfin, la présente invention a pour objet une toiture auto-portante de bâtiment ,notamment industriel, scolaire ou sportif, ladite toiture, du type de celles formées par la réunion d'éléments auto-portants de grande longueur, comprenant au moins deux rangées transversales, parallèles et contigües, de plusieurs éléments juxtaposés chacune, lesdits éléments étant disposés longitudinalement et parallelement les uns aux autres, et chaque élément d'une rangée étant abouté à un élément d'une autre rangée, caractérisée en ce qu'elle comprend, interposée entre les extrêmités en vis à vis de deux éléments aboutés, une éclisse à section droite en X dont les deux premières ailes sont disposées longitudinalement et sont fixées, respectivement, à l'un et l'autre élément, et dont les deux autres ailes sont disposées à peu près transversalement dans le plan de jonction de ces deux éléments. Une telle toiture est désormais auto-portante sur une distance qui, supérieure aux limites imposées par les règles en matière de transport, est comprise entre vingt et cinquante metres et de préférence entre trente et cinquante mètres. Pour mieux faire comprendre l'objet de l'invention, on va en décrire maintenant, à titre d'exemple purement illustratif et non limitatif, un mode de réalisation en référence au dessin annexé sur lequel - La figure 1 représente une vue en bout d'un élement auto-portant en forme de V renversé, laissant apparaitre en partie droite les fonctions multiples et ne laissant apparaître en partie gauche que l'éclisse d'extrémité, - La figure 2 représente en vue de dessus la toiture auto-portante obtenue par la mise en oeuvre de l'invention, - La figure 3 représente une vue de détail, en coupe, de l'éclisse interposée entre les deux éléments de toiture à abouter, - La figure 4 représente une vue de détail de la fixation de l'éclisse sur les parties des éléments de toiture présentant des plis longitudinaux de raidissement, - La figure 5 représente une vue de profil de deux éléments aboutés,la copie étant observée de l'extérieur en partie gauche de l'éclisse et étant observée de l'intérieur en partie droite de ladite éclisse, et - La figure 6 est une vue schématique du profil de la toiture achevée. En se référant à la figure 1, on voit que l'on a désigné par 1 dans son ensemble un élément auto-portant, à fonctions multiples, qui par sa réunion avec d'autres éléments auto-portants identiques, placés parallèlement puis assembles par des boulons 2 le long de leurs bords longitudinaux 3, compose une toiture autoportante de grande longueur qui repose sur une superstructure horizontale rigide dont le niveau est schématisé par le trait mixte 4. Ladite superstructure peut être métallique, en béton armé, ou de maçonnerie. Chaque élément 1 de la toiture comprend - une coque longitudinale externe 5, à section droite en V renversé formée de deux parois latérales 5a, inclinées symétriquement par rapport au plan de symétrie longitudinale 6 de l'élément, lesdites parois se raccordant en partie haute à un sommet 5b, horizontal, et se prolongeant chacune,à leur partie basse, d'une première aile 5c horizontale elle-même prolongée d'une deuxième aile extrême 5d qui, après installation et juxtaposition des bords longitudinaux 3 des éléments 1, est munie d'un joint longitudinal 7 luimême recouvert d'un couvre-joint longitudinal 8 assurant l'assemblage et le verrouillage des divers éléments 1 ainsi qu'une étanchéité absolue du local 9 protégé vis à vis de l'atmosphère externe 10;; - des cadres raidisseurs transversaux 11 qui sont pliés de manière à présenter une géométrie générale congruente à la section droite de la coque 5; ces raidisseurs 11 sont disposés sous la coque, de telle manière que ladite coque repose sur les cadres 11 par au moins ses deux ailes intermédiaires 5c et une partie au moins de chacune de ses parois latérales 5a,et ils sont espacés régulièrement de préférence selon un module de 1,800 mètre; - un matelas 12 en un matériau d'isolation thermique et d'absorbtion acoustique, contenu en regard des faces latérales 5a de la coque et constitué par exemple de fibre de verre ou d'un produit alvéolaire ou encore de tout produit répondant aux mêmes objectifs;; - de la laine de verre 13, interposée entre le matelas 12 ew les parois latérales 5a de la coque dans chaque espace libre existant entre deux cadres successifs 11; la face du matelas 12 qui est en contact avec la laine de verre 13 est recouverte d'un film parevapeur; - de deux sous-faces longitudinales perforées 14, paral lèles aux parois latérales de la coque, sous-faces qui chacune soutiennent le matelas 12; -au moins un dispositif d'éclairement composé d'une source lumineuse 15 dont les rayons sont réfléchis vers le local 9; la source lumineuse est supportée par une tôle pré-laquée 16 dont le rôle est également de soutenir les sous-faces 14 en partie haute; à cet égard, la tôle 16 est fixée aux cadres raidisseurs 11 par des entretoises 17; - au moins un dispositif de chauffage composé d'une conduite 18 de circulation d'un fluide chaud, ladite conduite étant fixée par des colliers à une tôle prélaquée 19 dont un second rle est de soutenir les sous-faces 14 par leur partie basse; à cet égard, les tôles 19 disposées longitudinalement de chaque côté de l'élément auto-portant sont fixées aux cadres raidisseurs 11 par des entretoises 20; - une tôle de calfeutrement 21 dont le rôle est d'une part de dissimuler la jointure des éléments 1 au niveau de la face horizontale interne de ces derniers et au niveau des semelles 22 des cadres raidisseurs 11, et d'autre part de constituer un réceptacle pour la laine de verre 13. - des plis longitudinaux 23 que forme la coque 5 pour améliorer ses caractéristiques de flexion. Ces plis sont de préférence au nombre desept,l'un au sommet 5b dans l'axe de symétrie 6 et les autres se répartissant, trois par trois, sur chaque face latérale 5a; - des hublots 24 ouverts de préférence dans la face sud de chaque élément, offrant par leur vitrage 25 un éclairage naturel diurne à l'intérieur du local 9. A la lecture de ce qui précède, on constate que le matelas 12 ainsi que les sous-faces 14 sont maintenus en position, par simple gravité, par les tôles 16 et 19 qui supportent respectivement les dispositifs d'éclairement 15 et de chauffage 18 et qui, quant à elles, sont rigidement fixées aux cadres raidisseurs 11. La coque externe 5 peut être en acier de construction ordinaire avec traitement de surface, mais elle est préférentielle- ment en acier spécial résistant à la corrosion atmosphérique (tôle "Corten" de l'ordre de 20/10 de millimètres d'épaisseur) dont la longévité est indéfinie, ce qui explique le choix préférentiel de la tôle "Corten" compte tenu que les toitures en acier de construction ordinaire ne peuvent être maintenues dans le temps que trois années. La coque 5, obtenue par assemblage dans le sens longitudinal de plusieurs tôles"Corten", est aisément liée aux cadres raidis seursîl par des soudures transversales continues, étanches, obtenues selon toute technique désormais classique. Les coques présentement obtenues sont dimensionnees et aménagées pour répondre à toutes les sollicitations mécaniques ap pliquées à chaque élément, tant en cours de fabrication, de transport ou de montage lorsque cet élément est isolé, que dans la toiture finie lorsque l'élément est intégré et associé à ses voisins. L'ensemble des composants fonctionnels est assemblé complètement en usine de façon que la mise en oeuvre sur le chantier soit exclusivement limitée au levage des éléments longitudinaux, à leur assemblage, ainsi qu'à la réalisation des diverses connexions électriques et thermiques. A cet effet, chaque élément longitudinal auto-portant 1 comporte des connecteurs électriques et raccords sur circulation de fluide permettant,avec la plus grande rapidité qui soit,l'association des éléments en fonction de la distribution ou de l'affectation du bâtiment recouvert de la toiture auto-portante. En se référant maintenant à la figure 2, on a représenté une toiture 26 formée par la réunion de plusieurs éléments autoportants, d'une vingtaine de mètres de longueur chacun par exemple, ladite toiture comprenant deux rangées transversales, respectivement 27 et 28, parallèles et contigües, de plusieurs éléments 1 juxtaposes chacune, lesdits éléments étant disposés longitudinalement et paral lèlement les uns aux autres et chaque élément d'une rangée 27 étant abouté à un élément de l'autre rangée 28. Selon l'invention,entre les extrémités en vis à vis de chaque paire d'éléments aboutés, on interpose une éclisse 29, à section droite en X, dont les deux premières ailes 30 sont disposées longitudinalement et sont fixées,respectivement, à l'un et l'autre éléments appartenant, respectivement, aux rangées 27 et 28, et dont les deux autres ailes 31 sont disposées transversalement dans le plan de jonction de ces deux éléments. L'éclisse 29 est représentée en détail à la figure 3. Pour éliminer sur le lieu même du chantier l'opération supplémentaire consistant à fixer les éclisses 29 aux extrémités des éléments 1, chaque éclisse est avantageusement conçue à partir de deux profils 32, à section droite en T. Dans ce cas, chaque profil 32 est fixé en usine à l'extrêmité de chaque élément 1 qui devra ensuite être abouté sur chantier à un autre élément. Chaque profil 32 à section en T est alors fixé par sa branche centrale longitudinale 33 à l'extrémité de la coque 5 d'un élément. La fixation est assurée par des soudures bouchons 34, régulièrement espacées transversalement de 150 millimètres. Une soudure d'angle continue 35 assure l'étanchéité. Les deux ailes latérales libres, respectivement intérieure 36 et extérieure 37, se trouvent donc placées transversalement en couronnement de l'extré- mité de l'élément, ainsi qu'il apparait en partie gauche de la figure 1.Ces ailes latérales 36 et 37 sont percées sensiblement en leur centre d'orifices cylindriques 38 disposés peu près régulièrement sur toute la longueur du profil 32, le pas étant de l'ordre de 130 millimètres pour un élément de toiture dont la hauteur horstout est de 1,170met dont la largeur hors-tout est de 1,800m. Les éléments auto-portants sur lesquels ont été ainsi fixés les profils d'extrémité en T sont ensuite transportés jusqu'au lieu même du chantier où l'on procède à leur levage pour leur mise en place sur la superstructure 4, puis à leur aboutement deux à deux. A cet effet, les éléments 1 à abouter sont placés l'un en face de l'autre avec leurs profilsd'extrémites 32 en vis à vis. Ces profils étant avantageusement identiques, les branches centrales 33 de l'un et l'autre profils sont coplanaires de même que les orifices 38 se font très exactement face après que l'on ait placé les deux profils 32 en contact par le dos de leurs ailes latérales. I1 suffit alors d'assembler les deux profils à l'aide de boulons 39 dont les tiges traversent les orifices 38 pour être serres par des écrous 40, pour que l'éclissage des deux éléments aboutés soit garanti, avec au surplus une resistance mécanique suffisante pour que la partie de toiture constituée par deux éléments auto-portants aboutés soit elle-même auto-portante sur la longueur totale de ces deux éléments. Dans le cas particulier où la coque 5 présente des plis longitudinaux 23 pour son raidissement, il est clair que la branche centrale 33 du profil d'extrémité 32 ne se trouve pas soudee à la coque dans la zone 41 correspondant à la pliure puisque, quant à elle, la branche 33 est parfaitement rectiligne. Dans ce cas particulier, on associe au profil d'extrémité 32, en usine, un profilé d'habillage 42 que l'on glisse sous le pli 23 et que l'on soude ensuite en 43 à l'aile extérieure 37 du profil de couronnement. Le profilé 42 est également fixe à la coque 5 par une soudure continue 44 qui s'étend sur toute la zone d'extrémité du pli 23, de sa paroi haute 45 à chacune de ses parois basses 46 par laquelle le pli se raccorde à la face 5a.En d'autres termes, la soudure 44 prolonge la soudure 35 qui assure une étanchéité parfaite au niveau de la fixation d'un profil en T 32 sur l'élément 1 à abouter. L'étanchéité au niveau de l'assemblage des deux profils en T 32 constituant l'éclisse 29 est obtenue par la pose d'un joint 47 recouvert par un couvre-joint 48 en firme de U dont l'âme est fixée, par des vis par exemple, aux branches libres d'équerres 49, elles-mêmes fixées par les boulons 39 et écrous 40 à l'aile extérieure 37 de l'éclisse. Les branches des équerres 49 qui reposent sur les ailes extérieures 37 placées dos à dos délimitent en largeur le logement à l'intérieur duquel sera intégré le joint d'étanchéité 47. Ce joint 47 peut également être autocollant et fixé par simple pression à un couvre-joint tel que 50 (figure 4). Enfin, un couvre-joint 53,s'étendant horizontalement et transversalement au-dessus du couvre-joint longitudinal 8 serti sur les bords des éléments 1 réunis, assure la continuité transversale du couvre-joint, alternativement 48 et 50, formant la zone de jonction d'une paire d'éléments aboutés. On sait par ailleurs qu'il y a tout avantage à donner une très légère pente longitudinale aux éléments de toiture pour favoriser l'écoulement des eaux de pluie. L'obtention de cette pente est assurée également en usine, lors de la fixation des profils en T 32 à l'extrémité des éléments à abouter. A cet égard en jouant quelque peu sur la position des soudures 34, on fait en sorte que le plan des deux ailes latérales 36 et 37 du profil 32 forme un angle ouvert de 1 ou 2 degrés avec le plan constitué par l'extrémité de l'élément sur lequel on vient souder le profil 32. Dans l'exemple de l'élément de 1,170 mètre de hauteur, on fait en sorte que la distancez( qui sépare l'extrémité de l'élé- ment de l'aile extérieure 37 qui lui fait face soit de 52millimètres au point haut de l'élément et de 30 millimètres en son point bas. Dans ce cas, la pente longitudinale donnée à chaque élément 1 après aboutement est voisine de 2 degres, ainsi que cela apparait assez nettement à la figure 5 où, de part et d'autre de l'éclisse 29, chaque élément I plonge légèrement vers le bas. Cette même pente longitudinale ressort de la construction schématique de la figure 6 dans laquelle deux éléments aboutés sont prolongés chacun,à leur extrémité libre, d'un auvent. Dans toute la description qui précède, l'invention a été exposée pour l'aboutement de deux éléments auto-portants de toiture. Il est clair que ce type d'aboutement n'est absolument pas limitatif. On conçoit aisément des constructions à trois ou quatre éléments 1 aboutés, par interposition cette fois de deux ou trois éclisses, respectivement. La toiture obtenue peut alors être autoportante sur une distance atteignant 50 mètres. Par ailleurs, du fait de la relative complexité de la forme de la section d'extrémité des éléments 1 en V renversé, il s' avère bien évidemment assez difficile de réaliser des profils d'extrémité en T dont la conformation épouse étroitement la section d'extrémité des éléments à abouter. Pourtant, il est impératif que chaque profil d'extrémité en T soit conformé à la section d'extrémité des éléments à abouter, de sorte que la branche centrale 33 épouse la découpe de la coque 5, abstraction faite de ses plis longitudinaux 23 dont l'habillage est assuré par les profilés 42. Pour résoudre cette dernière difficulté, chaque profil d'extrêmité en T est conçu à partir de plusieurs tronçons découpés à la forme de la section d'extrémité des éléments 1 à abouter. En se reportant à la figure 1, on voit que le profil 32 est obtenu par la mise bout à bout d'un tronçon haut 52, de tronçons inclinés 53 et d'un tronçon bas 54 assemblés ensuite les uns aux autres, par exemple par des lignes de soudure 55. Tous ces tronçons sont avantageusement en acier"Corten", la nature de cet acier assurant une durabilit de vie illimitée des éclisses. En se reportant enfin à la figure 5, on observe que chaque éclisse est masquée par l'habillage intérieur de la coque, notamment par les sous-faces 14 et la tôle pré-laquée supérieure 16, de telle sorte que la disposition d'éclisses ne modifie en rien l'aspect et l'esthétique des coques à fonctions multiples vues de l'intérieur. Naturellement, l'invention n'est pas limitée aux modes d'applications non plus qu'aux modes de réalisations qui ont eté mentionnés et l'on pourrait concevoir diverses variantes sans sortir pour autant du cadre de la présente invention qui est, gr - ce au dispositif d'éclissage interposé entre chaque paire d'éléments aboutés, de transmettre parfaitement les efforts d'un élément abouté a l'autre, ce qui implique que la résistance de la toiture n'est nullement amoindrie. I1 est clair que le dispositif d'éclissage que propose l'invention élargi considérablement l'utilisation des toitures obtenues par la réunion d'éléments auto-portants de très grande longueur. REVENDICATIONS 10) Procédé de construction d'une toiture auto-portante de bâtiment, notamment industriel, scolaire ou sportif , ladite toiture, du type de celles formées par la réunion d'éléments autoportants de grande longueur, comprenant au moins deux rangées transversales, parallèles et contigues, de plusieurs éléments juxtaposés chacune, lesdits éléments étant disposés longitudinalement et parallèlement les uns aux autres, et chaque élément d'une rangée étant abouté à un élément d'une autre rangée, caractérisé en ce que l'on interpose, entre les extrémités en vis à vis de deux éléments aboutés, une éclisse à section droite en X dont les deux premières ailes sont disposées longitudinalement et sont fixées, respectivement, à l'un et l'autre élément, et dont les deux autres ailes sont disposées à peu près transversalement dans le plan de jonction de ces deux éléments. 2) Procédé selon la revendication 1, dans lequel l'é- clisse en X est formée par l'assemblage de deux profils à section droite en T, caractérisé en ce que l'on fixe en usine chaque profil en T par sa branche centrale longitudinale à l'extrémité d'un élé- ment, les deux ailes latérales libres du profil étant placées à peu près transversalement en couronnement de ladite extrémité, et en ce qu'ensuite, après transport desdits éléments, l'on procède sur le lieu même du chantier à l'aboutement de chaque paire d'éléments en assemblant, par boulons par exemple, les ailes latérales libres des deux profils de couronnement pris,respectivement, sur les deux élé- ments à abouter. 30) Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que chaque profil en T est fixé en usine, par sa branche centrale longitudinale, à l'extrêmité d'un élément, de telle sorte que le plan de ses deux ailes latérales libres forme un angle ouvert de quelques degrés avec le plan constitué par ladite extrémité de l'é lément. 40) Procédé selon l'une quelconque des revendications 2 et 3 caractérisé en ce que le profil en T est fixe en usine par soudage par points. 50) Eclisse pour l'aboutement de deux éléments autoportants de grande longueur, caractérisée en ce qu'elle est formée par deux profils à section droite en T assemblés, par exemple par boulons, par leurs deux ailes latérales disposées dos à dos de telle manière que les deux branches centrales de l'un et l'autre profil assemblés soient coplanaires. 6 ) Eclisse selon la revendication 5 caractérisée en ce que les deux profils en T sont identiques. 70) Eclisse selon l'une quelconque des revendications 5 et 6 caractérisée en ce que chaque profil en T est conformé à la section d'extrémité des éléments à abouter, de sorte que sa branche centrale épouse le profil d'extrémité desdits éléments. 80) Eclisse selon la revendication 7 caractérisée en ce que chaque profil en T est formé par la réunion de plusieurs petits tronçons découpés à la forme de la section d'extrémité des éléments à abouter, puis réunis par exemple par soudage. 90) Toiture auto-portante de bâtiment, notamment industriel, scolaire ou sportif, ladite toiture, du type de celles formées par la réunion d'éléments auto-portants de grande longueur, comprenant au moins deux rangées transversales, parallèles et contigües, de plusieurs éléments juxtaposés chacune, lesdits éléments étant disposés longitudinalement et parallèlement les uns aux autres, et chaque élément d'une rangée étant abouté à un élément d'une autre rangée, caractérisée en ce qu'elle comprend, interposée entre les extrémités en vis à vis de deux éléments aboutés, une éclisse à section droite en X dont les deux premières ailes sont disposées longitudinalement et sont fixées, respectivement, à l'un et l'autre élément, et dont les deux autres ailes sont disposées à peu près transversalement dans le plan de jonction de ces deux éléments. 100) Toiture selon la revendication 9, caractérisée en ce qu'elle est auto-portante sur une distance comprise entre 20 et 50 mètres.