L'invention concerne un procédé de fabrication d'un matériau coupe-feu pour la réalisation de conduits tels que conduits de ventilation, de désenfumage, de soufflage, de treinasse ou autre et de parois, destinés à la construction, ainsi que les produits obtenus par la mise en oeuvre dudit procédé. Dans le domaine des matériaux résistants à ltépreuve du feu, une diversité de solutions ont été proposées sans toutefois amener un réel progrès permettant de retarder efficacement le feu, -malgré des classements annonés aux utilisateurs aux durées forts séduisantes. Parmi ces solutions, un procédé de protection fait appel, à l'utilisation de plaques de plâtre avec une armature métallique incorporée, ces plaques sont le plus souvent destinées à rendre coupe-feu des planchers, mais ce procédé a été appliqué dans la réalisation de gaines ou parois. Malgré une efficacité inéluctable liée au platre lui-même, aucune innovation technologique particulière n1 est avancée dans un tel procédé car, jusqu'au XlXème siècle, certains ornements de staff étaient armés de fer. De même, les plâtriers, ont couramment utilisés des armatures métalliques dans les hourdis en plâtre, des planchers métalliques, qui étaient pourvus de fantons noyés dans ltépaisseur dans des augets en plâtre coulés sur grillage ou treillis céramiques tendus sous des solives en bois. Des procédés voisins faisant appel à une combinaison plâtre-fer, se retrouvent tout au long de l'histoire de ltarchitecture depuis de très nombreuses decennies jusqu'à nos jours ; les qualités exceptionnelles du plâtre et ses transformations endothermiques sont toujours mises en évidence car si celui-ci résiste bien effectivement au feu et en empêche parfois sa propagation, la raison réside dans le fait que le plâtre mis en oeuvre contient environ 20 /0 d'eau de constitution, soumis à 11 effet de la chaleur cette eau se libère et absorbe une partie de lsénergie calorifique pour ses transformations chimiques internes qui se manifestent par une libération importante de cette eau et vaporisation de celle-ci. Toutefois l'élément plâtre seul ou même pris en combinaisons avec une armature métallique, malgré toute sa stabilité, ne peut pas toujours, du moins en faible épaisseur, être considéré comme "coupe-feu" dans le sens complet de cette désignation spécifique, car, les matériaux ainsi classés, doivent pouvoir maintenir, pendant une durée déterminée, un certain niveau d'isolation thermique tout en présentant, en même temps une bonne réistance mécanique au feu et à la pénétration des flammes et des gaz, ce qui donne en combinaison la formule de classement SF + PF = CF soit : stable au feu (SF) et pare-flammes (PF) = coupe-feu (CF). Dans d'autres procédés connus, il a été fait appel dans le domaine des conduits de ventilation, de désenfumage, de soufflage ou de trainasse, à des moyens très variés. Un de ces moyens met en évidence des gaines aux parois fines et lisses prêtes en extérieur aux travaux de peinture, réalisées par moulage à l'aide de plâtre à cristallisation très fine, armé de fibres minérales dans la masse. Ces gaines bien qu'efficaces dans leur rôle coupefeu ne peuvent excéder une durée coupe-feu limitée à 1 H 10 environ pour un classement d'une heure et une gaine d'une épaisseur de 30 mm. ce qui reste donc très limité. Suivant un autre moyen, il est fait appel à des gaines classiques métalliques, revêtues par flocage d'un produit stable au feu, de façon à rendre les gaines coupe-feu. Néanmoins les contraintes de ce procédé sont - coût de revient relativement élevé, tributaire d'une double mise en oeuvre des gaines et de leur flocage, - résultat moyen lié lui-même à l'épaisseur du revêtement de flocage sur un support souvent mal approprié et aspect brut des gaines ainsi revêtues. La présente invention a pour but de remédier à ces inconvénients et permet la mise en oeuvre d'un matériau aux caractéristiques coupefeu exceptionnellement intéressantes, d'un prix de revent relativement bas, d'une utilisation facile et efficace sans contrainte de réalisation quelle que soit la configuration des locaux à équiper. La présente invention concerne à cet effet un procédé de fabrication d'un matériau coupe-feu, caractérisé par une âme centrale, noyée dans une charge d'épaisseur constante régulièrement répartie sur chacune de ses faces constituée d'éléments composites particulièrement stables et résistants au feu. L'invention est représentée d'une façon non limitative dans la figure annexée, représentant le matériau obtenu à l'aide dudit procédé. Suivant une première caractéristique du procédé de fabrication d'un matériau coupe-feu 1, composé d'un ensemble d'éléments hautement restants et stables à 1'épreuve du feu, pour la mise en oeuvre de conduits,tels que conduits de ventilation, de désenfumage, de soufflage, de trainasse ou autre et de parois, destinés à la construction, on réalise une âme centrale 2 obtenue à partir d'un amalgame de fibre et de ciment, mise en forme de préférence, sous pression, noyée ensuite dans une charge 3 et 4 répartie sur chacune de ses faces à partir d'un mélange de platre et de produits minéraux. L'âme centrale 2 est obtenue par un mélange de fibres végétales, telles que fibres de bois, paille ou autre et de ciment, type Portland, mis en forme de préférence sous pression, ce qui permet d'obtenir un matériau, résistant et ininflammable d'un poids relativement léger. On noit ensuite l'âme centrale 2 dans une charge 3 et 4, d'épaisseur constante, régulièrement répartie sur chacune de ses faces, réalisée à partir d'un mélange de plâtre et de produits mineraux. Le plâtre mis en oeuvre est un plâtre à mouler ou à modeler, amalgamé à de la fibre de verre et de la vermiculite ou de la perlite mélangés dans de proportions approximatives de 50 eió doleau, 5 Ojol de fibre de verre, 30 eh de vermiculite et 15 efo de plâtre. L'épaisseur de la charge 3 et 4 de part et d'autre de l'âme centrale 2 doit être régulièrement répartie de manière à obtenir un élément composite constituant un matériau coupefeu 1 particulièrement intéressant résistant à la déformation, car, une inégalité des charges 3 et 4 entraînerait une déformation à l'épreuve du feu dloù une moindre résistance mécanique. Suivant une autre caractéristique, le procédé conforme à l'invention permet la mise en oeuvre d'un matériau coupe-feu 1, composé d'un ensemble d'éléments hautement résistant et stable à l'épreuve du feu obtenu grâce à une âme centrale 2 réalisée à partir d'un amalgame de fibres et de ciment noyée dans une charge 3 et 4 répartie sur chacune de ses faces à partir d'un mélange de plâtre et de produits minéraux comme décrit dans le procédé ci-dessus. Ce matériau aux qualités éminemment intéresantes est particulièrement préconisé pour être utilisé notamment à des fins de protection contre I'incendie sous forme de parois, conduits de ventilation, de désenfumage, de soufflage, de trainasse ou autre destinés en général à la construction. L'invention s'applique en général à la protection contre l'incendie. REVENDICATIONS 1.- Procédé de fabrication d'un matériau coupefeu (1) composé d'un ensemble d'éléments hautement résistant et stable à l'épreuve du feu, pour la mise en oeuvre de conduits ou de parois destinés à la construction, procédé caractérisé en ce qu'on réalise une âme centrale (2) à partir d'un amalgame de fibres et de ciment, mise en forme, de préférence, sous pression, qui est noyée ensuite, dans une charge(3 et 4) répartie sur chacune de ses faces, à partir d'un mélange de plâtre et de produits minéraux. 2.- Procédé de fabrication d'un matériau coupefeu (7) composé d'un ensemble d'éléments hautement résistant et stable à l'épreuve du feu, pour la mise en oeuvre de conduits ou de parois destinés à la construction, conforme à la revendication 1, procédé caractérisé en ce que l'âme centrale (2) est réalisée avec un amalgame de fibre végétale, telle que fibre de bois ou paille et de ciment, mis en forme de préférence, sous pression. 3.- Procédé de fabrication d'un matériau coupefeu (1) composé d'un ensemble d'éléments hautement résistant et stable à l'épreuve du feu, pour la mise en oeuvre de conduits ou de parois destinés à la construction, conforme à l'une quelconque des revendications 1 et 2, procédé caractérisé en ce quton revêt l'âme centrale (2) de part et d'autre, d'une charge (3 et 4) obtenue par un mélange de plâtre à mouler ou à modeler, de fibre de verre et de minéraux lamellaires hydratés (vermiculite) ou de perlite. 4.- Procédé de fabrication d'un matériau coupefeu (1) composé d'un ensemble d'éléments hautement résistant et stable à lsépreuve du feu, pour la mise en oeuvre de conduits et de parois destinés à la construction, conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 3, procédé caractérisé en ce que la charge (3 et 4) qui revêt l'âme centrale (2), est régulièrement répartie, suivant une épaisseur constante de part et d'autre de celle-ci. 5.- Matériau coupe-feu (1), composé d'un ensemble d'éléments hautement résistant et stable à l'épreuve du feu, obtenu par le procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend une âme centrale (2) réalisé à partir d'un amalgame de fibre et de ciment, noyée dans une charge (3 et 4) répartie sur chacune de ses faces à partir d'un mélange de plâtre et de produits minéraux. 6.- Gains et parois, composés d'une ensemble d'éléments hautement résistant et stable à l'épreuve du feu, obtenus par le procédé selon l'une quelconque des revendications de 1 à 5, caractérisés en ce qu'ils sont constitués d'une âme centrale (2) noyée dans une charge (3 et 4) conformément aux revendications précédentes.