La présente invention a pour objet un appareil de mesure de la hauteur angulaire d'un objet, ou de sa distance zénitale. La mesure de la hauteur angulaire d'un astre au-dessus de l'horizon, ou de sa distance angulaire depuis le zénith qui est le complément de l'angle précédent, est utilisée en particulier pour la méthode de navigation dite astronomique. A cet effet, on utilise généralement un appareil du genre sextant; en dehors des sextants classiques, on connaet notamment, par le brevet français 441 650, un appareil de ce genre comportant un système de visée par dédoublement,comprenant deux miroirs fixes, un miroir lié à un pendule, et un miroir mobile en rotation permettant la mesure angulaire, la mesure s'effectuant lorsque les deux images de l'objet visé se trouvent en coïnciden- ce. Alors que les sextants classiques nécessitent une bonne visibilité de l'horizon, l'appareil du brevet précité est utilisable dans les cas où l'horizon n'est pas visible :temps brumeux,vue de terre, ou de nuit. Cet appareil constitue donc un perfectionnement intéressant mais dans celui-ci l'axe de visée est obligatoirement horizontal ou éventuellement dirigé autrement mais toujours suivant une direction constante. Dans le cas d'un axe de visée horizontal, il peut y avoir une différence importante avec l'axe de visée naturelle,c'est-à-dire sans passer par l'instrument.Même en supposant que l'axe de visée à travers l'appareil soit incliné selon un angle moyen de l'ordre de 450, il subsisterait encore des différences de 300 entre l'angle de visée dans l'instrument et l'angle de visée naturelle,pour des astres dont la hauteur angulaire est comprise entre 150 et 75 . L'observateur risque donc, dans tous les cas, de perdre de vue l'astre repéré en déplaçant son image au milieu d'un ciel abondamment étoilé, et de ne pas pouvoir passer instantanément de l'identification d'un astre 9 la mesure de sa hauteur angulaire. Même dans le cas d'un appareil avec axe de visée incliné à 450, évoqué ci-dessus, où l'écart angulaire entre les deux directions de visée serait limité å 300, il ne serait pas possible en pratique d'obtenir la protection des différents miroirs et du mécanisme de l'instrument,tout en autorisant les deux visées, dans une seule enceinte ne comportant que deux hublots dont la dimension n'excède pas celle qui est requise par le champ d'observation, ceci en raison du prix de revient du hublot interposé entre objet et le miroir mobile,qui doit répondre à de sévères exigences de planéité. La présente invention vise à remédier à ces inconvénients, et elle a pour but de réaliser un appareil de mesure de la hauteur angulaire d'un objet permettant de maintenir parallèles les axes de visée de l'objet visé,avec et sans interposition de l'appareil, de telle manière que l'observateur puisse opérer facilement les deux yeux ouverts. Â cet effet, l'invention a pour objet un appareil comportant d'une manière connue un système de visée par dédoublement, composé de deux miroirs fixés, d'un miroir lié à un pendule, et 'un miroir mobile en rotation permettant la mesure angulaire, tous sensiblement perpendiculaires à un même plan, et dans lequel ledit miroir mobile, constitué par un miroir semi-transparent,semi-réfléchissant, est placé entre deux des trois autres miroirs qui sont constitués par des miroirs totalement réfléchissants, de telle manière que l'un des trajets optiques de visée allant de l'objet visé à l'oeil de l'observateur traverse le miroir mobile sans aucune déviation, tandis qu'un autre traJet optique de visée allant de l'objet visé à l'oeil de l'observa- teur subit une première réflexion sur une face du miroir mobile et une seconde réflexion sur la face opposée du miroir mobile,de sorte que ce trajet optique passe d'une face à l'autre du miroir mobile, la mesure se faisant en amenant ce miroir dans une position telle que le rayon incident atteignant la première face du miroir mobile avant la première réflexion sur celui-ci soit renvoyé par ce miroir mobile;après la deuxième réflexion sur ce dernier, dans la même direction que le rayon incident. On effectue donc bien la mesure par non-dédoublement,en visant l'objet à travers l'appareil et en faisant cotncider le rayon simplement transmis à travers le miroir mobile semi-transparent, semi-réfléchissant, avec le rayon réfléchi deux fois par ce miroir. La relation entre la position angulaire du miroir mobile et la hauteur angulaire de l'objet visé est très simple, compte tenu des lois de la réflexion. De manière connue, le ralle du miroir lié à un pendule est de compenser simplement les petits écarts de position de l'appareil. Suivant une disposition particulière, le miroir mobile semi- transparent,semi-réfléchissant est placé entre les deux miroirs fixes totalement réfléchissants, l'un des trajets optiques de visée allant de l'objet visé à l'oeil de l'observateur subissant successivement des réflexions sur une face du miroir mobile,sur le premier miroir fixe, sur le miroir lié à un pendule,sur le second miroir fixe et sur l'autre face du miroir mobile. Dans une forme de réalisation préférée de l'invention, les miroirs fixes, le miroir lié à un pendule et le miroir mobile avec leurs mécanismes de pendulaison et de commande, sont enfer més dans une enceinte protectrice comportant deux portions transparentes alignées avec le miroir mobile et situées de part et d'autre de celui-ci. Ces deux portions transparentes, qui définissent l'axe de visée, occupent une position variable par rapport aux miroirs fixes et au miroir lié à un pendule, fonction de la hauteur angulaire de l'objet visé. En conséquence, l'enceinte protectrice enfermant la totalité des miroirs,avec leurs mécanismes de pendulaison et de commande,est avantageusement composée d'une partie liée aux deux miroirs fixes et au miroir lié à un pendule,et d'une partie comportant les deux portions transparentes alignées avec le miroir mobile, ces deux parties pouvant tourner l'une par rapport â l'autre autour d'un axe commun avec l'axe de pivotement du miroir mobile. Afin de faciliter l'utilisation de l'appareil,compte tenu de la relation existant entre la direction de l'axe de visée et la position correspondante du miroir mobile permettant la mesure par non-dédoublerent, il est prévu un mécanisme tel que la rotation l'une par rapport à l'autre des deux parties de l'enceinte protectrice entratne la rotation du miroir mobile par rapport à ces deux parties, avec une vitesse angulaire de rotation égale à la moitié de la vitesse angulaire de rotation relative des deux parties de l'enceinte protectrice. De toute façon,l'invention sera mieux comprise à l'aide de la description qui suit, en référence au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemple non limitatif,une forme de réalisation de cet appareil de mesure de la hauteur angulaire d'un objet, et expliquant son fonctionnement Figures 1 et 2 sont des schémas de principe explicatifs du système optique de l'appareil; Figure 3 est une vue extérieure de l'appareil, en élévation; Figure 4 en est une vue en coupe transversale,suivant 4-4 de figure 3; Figure 5 en est une autre vue en coupe, suivant 5-5 de figure 4; Figure 6 en est une dernière vue en coupe, suivant 6-6 de figure 4. Le plan des figures 1 et 2 est un plan vertical auquel sont perpendiculaires les quatre miroirs B1, M2, M3 et M4 de l'appareil. Le premier miroir NI est semi-transparent,semi-réfléchis sant et monté pivotant, par rapport au boîtier de l'appareil, autour d'un axe 0 perpendiculaire au plan des figures 1 et 2.L'orientation angulaire du miroir M1 par rapport au boîtier peut être commandée et mesurée de manière connue.Les miroirs M2,M3 et M4 sont tous des miroirs totalement réfléchissants;;le Miroir M3 est disposé au-dessus du miroir mobile NI tandis que les miroirs M2 et M4 sont placés de part et d'autre du miroir M1,de telle manière que la ligne droite M2-M4 passe par l'axe O. On désigne par # l'angle entre le plan du miroir M1 et la direction M2-M4, tel qu'un rayon lumineux incident horizontal A-O, réfléchi successivement par les miroirs M1, N2, M3 et N4, soit renvoyé vers le centre du premier miroir M1. Pour qu'un rayon incident '-0 ,de hauteur angulaire R et non plus horizontal, soit lui aussi réfléchi par les miroirs M1 et N4 suivant une direction parallèle à M2-M4, le miroir NI doit tourner d'un angle H/2 autour de son axe O,venant en M'1, en vertu des lois de la réflexion. Lorsqu'un rayon incident tel que A-O ou '-0 est ainsi réfléchi par le miroir NI suivant 0-M2, ensuite par le miroir M2 suivant M2-M3, puis par le miroir N3 suivant M3-M4,enfin par le miroir M4 suivant H4-0, il rencontre à nouveau le premier miroir H1 qui, étant semi-réfléchissant, divise le rayon en deux portions.La portion du rayon qui traverse le miroir M1 suivant O-M2 est réfléchie par le miroir M2 et reprend le même trajet; l'autre portion est renvoyée par le miroir M1 dans une direction 0-Â2 ou 0-Â'2, O-A1 et O-Â'1 désignant les directions respectives des rayons directement transmis, sans déviation, à travers le miroir M1, c'est-à-dire les prolongements respectifs de A-O et A'-O. À la construction de l'appareil, les miroirs N2, M3 et M4 sont réglés de manière que la direction O-A2 soit confondue avec la direction O-A1,comme le montre la figure 1, de sorte que la direction O-A'2 est aussi confondue avec la direction 0-Â'I. Soit un autre rayon incident B-O, voisin du rayon A-O dont une portion traverse le miroir semi-transparent NI ayant conservé sa position initiale suivant la direction O-B1 située dans le prolongement de B-O. La portion du rayon B-O réfléchie par le miroir M1 suivant une direction 0-B'1 atteint le miroir M2 parallèlement à une direction b2-M2 et est réfléchie parallèlement à une direction M2-b'2. Le rayon réfléchi par le miroir N2 atteint le miroir M3 parallèlement à une direction b3-M3 et est réfléchi parallèlement à une direction M3-b'3.Le rayon réfléchi par le miroir M3 atteint le miroir M4 parallèlement à une direction b4-N4 et est réfléchi parallèlement à une direction M4 -b '4. Le rayon réfléchi par le miroir M4 arrive sur le miroir M1 parallèlement à une direction bS-O et est réfléchi parallèlement â une direction O-B2, distincte de la direction 0-31 du rayon qui a traversé le miroir M1 sans être dévié.L'observateur qui regarde à travers l'appareil dans la direction O-A voit donc un dédoublement B1, B2, l'angle B10B2 étant égal au double de l'angle 2 . Pour le rayon incident non horizontal ASQ, on pourrait reprendre la même démonstration, en envisageant un rayon incident B'-O voisin de Â'-O, qui serait transmis sans déviation suivant la direction O-3'I, et réfléchi finalement suivant la direction O-B'2 distincte de 0-B'1. Ainsi, pour chaque position telle que NI ou M'1 du premier miroir, il n'existe qu'une seule direction de rayon incident,telle que Â-O ou A'-O, donnant lieu à deux réflexions parallèles à la même direction M1-M2 et bénéficiant par conséquent du nondédoublement. il est donc possible de déterminer la direction d'un rayon incident quelconque A'-O par rapport à une direction de référence connue A-O ,à condition de maintenir l'ensemble des miroirs dans une position constante correspondant à une direction de référence A-O horizontale. Toutefois il n'est pas possible de monter sur un pendule l'ensemble des miroirs, en raison des mouvements relatifs du miroir NI nécessaires à la mesure,et on a recours à la compensation dont le principe est illustré par la figure 2. Celle-ci consiste à monter le miroir H3 solidaire d'un pendule non représenté, sur une articulation qui lui permet de garder une inclinaison constante dans l'espace,c'est-à-dire par rapport à la verticale terrestre,alors que les autres miroirs M1,M2 et M4 suivent les mouvements du corps de l'appareil :le miroir M1 est monté pivotant comme déjà indiqué,tandis que les miroirs M2 et M4 sont fixes. On suppose qu a un moment donné, la direction A-O du rayon incident particulier précédemment défini fait avec l'horizontale un certain angle AOC. te rayon incident C-O réellement horizontal est partiellement transmis sans déviation à travers le miroir M1 suivant la direction O-CI située dans le prolongement de C-O, et partiellement réfléchi par le miroir NI suivant une direction O-e 'I ,pour atteindre le miroir M2 parallèlement à une direction c2-M2 être réfléchi parallèlement à une direction M2-c'2.Le rayon réfléchi par le miroir H2 atteint le miroir M3 suivant une direction c3-M3 et, si ce dernier miroir était solidaire des autres miroirs, il serait réfléchi suivant une direction M3-c"3 indiquée en pointillés. Cependant, grâce à son Montage pendulaire autour d'un axe x-x' perpendiculaire au plan de la figure 2, le miroir M3 a réalité pivoté d'un angle égal à l'angle AOC et occupe une position indiquée en M'3. Ce pivotement entraîne, pour le rayon réfléchi, une rotation d'un angle double de l'angle 2 qui lui donne en réalité une direction M3-c'3.Le rayon ainsi réfléchi atteint le miroir M4-parallèlement à une direction c4-M4 et est réfléchi parallèlement à une direction M4-c'4. Le rayon réfléchi par le miroir M4 atteint le miroir M1 parallèlement à une direction c5-0 et est finalement réfléchi parallèlement à une direction O-C2 confondue avec la direction O-C1, puisque la direction c5-0 est parallèle à la direction O-c'I. Grâce à ce dispositif , c'est donc toujours le rayon incident C-O réellement horizontal qui bénéficie du non-dédoublement, lorsque le miroir mobile NI est dans sa position qui détermine la direction de référence. Bien entendu, on montrerait de la même manière que, lorsque le miroir mobile semi-transparent occupe une autre position M'1 qui fait correspondre les rayons 0-A'1 et 0-A'2 ,on obtient un résultat similaire : si l'appareil décrit dans l'espace une rotation telle que le rayon incident soit en C'-O, le rayon transmis sans déviation et le rayon finalement réfléchi restent confondus,pour une rotation H/2 du miroir mobile, à partir de sa position initiale, qui demeure égale à la moitié de l'angle à mesurer R = On a supposé jusqu'ici que la rotation du miroir M3 s'effectue autour d'un axe X-X' perpendiculaire au plan de la figure 2.Selon un perfectionnement déjà connu en soi pour les sextants à dédoublement antérieurs, le miroir fl3 et le pendule dont il est solidaire peuvent être suspendus à la Cardan, autour de deux axes horizontaux dans la position moyenne de l'appareil, l'ua pouvant entre l'axe X-X' précédemment défini et l'autre un axe Y-Y'contenu dans le plan de la figure.Grâce à ce perfection moment, si le plan perpendiculaire aux miroirs M1, N2 et M cesse autre vertical, 11 observateur en est averti par un dédoublement horizontal de rayens O-C1 et 0-C2 résultant de ce que le rayon dirigé suivant M3-c'3 n'est plus réfléchi par le miroir M3 dans le plan de la figure 2.Peur obtenir le nondédoublement de l'objet qu'il vise, l'observateur doit donc, avec ce perfectionnement, à la fois régler la position angulaire du miroir semi-transparent NI et maintenir l'appareil dans une position telle que le plan perpendiculaire aux miroirs NI, M2 et N4 reste vertical, ce qui élimine tout risque de mesure n oblique ". Les figures 3 à 6 représentent une forme de réalisatiea d'un appareil réalisé suivant le principe des figures 1 et 2, et muni du perfectionnement qui vient autre décrit concernant le miroir M3. L'appareil comporte un bottier cylindrique 1 muni d'une poignée 2 fermant appuie-tSte et supportant une oeillade 3 devant laquelle l'observateur place son oeil. Be bottier cylindri- que 1 est percé de deux ouvertures diamétralement opposées, alignées avec l'axe de l'oeillère 3 et fermées par des glaces optiques 4 et 5,comme le montre la figure 6. En filtre 6 visible sur les figures 3 et 6, monté pivotant entre le bottier 1 et l'oeillère 3, peut venir s'interpeser entre cette oeillère et la glace 4 fermant l'ouverture du bottier située du cGté de l'oeil de l'ebseryateur.Le filtre 6 est escamoté pour les observations nocturnes;pour les observations selaires, il est rabatte dans sa pesitien d'emploi, montrée en traits mixtes, afin de protéger l'oeil de l'observa- teur. Ce filtre 6 peut 8tre composé et comprendre par exemple deux filtres polarisants d'orientation relative variable,qui produisent denc une absorption variable, et un filtre jaune qui rehausse le contraste. Devant la glace 5 située du c8té opposé à l'oeillère 3 est placée une monture 7 susceptible de recevoir des accessoires tels qu'un prisme à deux réflexions, augmentant d'un angle constant déterminé la hauteur angulaire mesurée par l'appareil. Une barrette 8, portant le trait-repere d'une graduation angulaire, est fixée au boîtier 1 sous la monture 7. Le boîtier 1 est fermé à ses deux extrémités par des flasques 9 et 10 susceptibles de tourner par rapport au boîtier 1, avec interposition de Joints d'étanchéité annulaires Il et 12, comme le montre la figure 4. Les deux flasques 9 et 10 sont reliés entre eux par des entretoises 13 et 14 diamétralement opposées, qui servent de supports à deux miroirs totalement réfléchissants 15 et 16, visibles sur la figure 6,correspondant aux miroirs M2 et N4 des figures 1 et 2. Une autre entretoise 17 reliant également les deux flasques 9 et 10 forme un cadre qui porte deux pivots opposés 18 et 19 dans lesquels tourillonne un axe 20 solidaire d'une chape 21. Chacune des deux branches de la chape 21 porte l'un de deux pivots 22 et 23, dans lesquels teurillonneit deux demi-axes respectifs 24 et 25 orthogonaux à l'axe 20, fixés séparément dans le support 26 d'un miroir totalement réfléchissant 27,qui correspond au miroir M3 des figures 1 et 2. Le support 26 est relié par quatre tiges parallèles 28 à un poids 29 situé dans la région diamétralement opposée, l'ensemble formant un pendule suspendu à la Cardan qui entraîne dans ses mouvements le miroir 27 (voir figures 4 et 6). Le poids 29 est traversé par un alésage sensiblement parallèle à l'axe du boîtier 1,dans lequel est introduite une butée 30 solidaire du flasque 9,avec un Jeu correspondant à l'amplitude que l'on désire donner à la course antére-postérieure du pendule. Deux autres butées 31 et 32 limitent la course transversale du pendule. Une vis 33 logée dans un trou taraudé du poids 29 permet, en outre, de déplacer le centre de gravité du pendule considéré par vissage ou dévissage, la masse de cette vis représentant une fraction non négligeable de la masse totale du pendule. Après réglage, la vis 33 est bloquée en serrant deux vis dlarrSt logées en 34.Ce moyen permet de déplacer le centre de gravité du pendule de manière qu'un rayon lumineux contenu dans un plan vertical,entrant dans l'appareil, en ressorte contenu dans le m8me plan vertical. Dans la partie centrale du boîtier 1,entre les quatre tige3 28, est prévue une pièce 35, montée pivotante par rapport an flasque 9 auteur de l'axe O du boîtier 1 et reliée par deux entretoises 36 à une autre pièce 37 de manière à former un cadre mobile rectangulaire, à l'intérieur duquel est montée une glace optique 38 qui correspond au miroir M1 des figures 1 et 2.La face de cette glace 38 tournée vers la glace 4 située du caté de l'oeil de l'observateur est traitée " anti-reflet ", alers que sa face tournée vers la glace opposée e; est traitée de manière à être semi-transparente,semi-réfléchissante.Cette face semi-réfléchissante s'appuie en trois points sur une bille 39 logée dans la pièce 35 et sur deux autres billes 40 logées dans la pièce 37, billes dont la position est réglable par trois vis telles que la vis 41 associée à la bille 39, visible sur la figure 6, Le miroir 38 est appuyé sur chacune de ces trois billes par un ressort antagoniste 42,avec interpe- sition d'une bille 43. Ma pièce 37 possède un prolongement en forme de manchon, monté libre en rotation autour d'un arbre 44 disposé suivant l'axe du boîtier 1 et fixé au centre d'une poignée 45 solidaire du flasque 10. Sur ce prolongement de la pièce 37 est fixé un secteur denté 46, visible sur les figures 4 et 5, en prise avec une vis sans fin 47 commandée par la rotation d'une molet- te 48 par l'intermédiaire d'un arbre 49. Comme le montre la figure 5, la molette 48 est aussi liée en rotation à un tam bour gradué 20, qui se déplace devant un repère fixe gravé sur un cylindre 51 solidaire du flasque 10. Une graduation du tambour 50 correspond par exemple à une rotation d'une demiminute du miroir 38, c'est-à-dire à une variation d'une minute de la hauteur angulaire mesurée compte tenu de la relation déjà indiquée existant entre ces deux angles. La molette 48 commande donc un mouvement précis et très lent et doit Stre débrayée pour permettre initialement un réglage grossier de l'appareil. A cet effet, l'arbre 49 qui relie la vis sans fin 47 à la molette 48 est monté tournant dans deux rotules 52 et 53. La premiers rotule 52 est emmanchée dans une monture 54 qui est vissée dans un corps 55 solidaire du flasque 10 et permet le réglage très précis du zéro de l'appareil.La seconde rotule 53 est solidaire d'une extrémité d'une tige 56 qu'un ressort 57 actionne de telle façon que la vis sans fin 47 se trouve appliquée sans jeu sur le secteur denté 46. Sur l'autre extrémuté de la tige 56 est appuyé un poussoir 58, relié à un levier extérieur 5q visible sur les figures 3 et 4. Pour débrayer la vis sans fin 47 du secteur denté 46, il suffit d'actionner le levier 59 pour appuyer sur la tige 56 par l'in termédiaire du poussoir 58, et écarter ainsi l'arbre 49. Lorsque le système de réglage fin est ainsi débrayé,l'uti- lisateur effectue le réglage rapide en saisissant la poignée 2 solidaire du boîtier 1 de la main gauche, et la poignée 45 solidaire du flasque 10 de la main droite, et en faisant tourner le boîtier 1 entre les deux flasques 9 et 10, reliés l'un à l'autre par les différentes entretoises 13,14 et 17. La rotation du boîtier 1 est transmise,par l'intermédiaire d'un bras 60 solidaire du boîtier et portant à son extrémité une couronne dentée 61 entourant la pièce 37, à une roue dentée 62 montée libre en rotation sur son axe 63 fixé au flasque 10, et solidaire d'une autre roue dentée 64. Enfin cette roue dentée 64 transmet sa rotation à une dernière roue dentée 65 rigidement liée à la pièce 37 et au secteur denté 46. Le nombre de dents des différentes roues dentées est choisi de telle manière que la pièce 37, et par conséquent le miroir mobile semi-transparent 38, tournent deux fois moins vite que le boîtier 1, la rotation du boîtier 1 et du miroir mobile 38 s'effectuant de plus dans le même sens compte tenu du nombre des roues dentées intermédiaires. Par conséquent,peur toute position du bottier 1, le miroir mobile 38 se trouve dans une position telle que l'axe de visée,reliant les centres des glaces 4 et 2 du boîtier et indiqué en traits mixtes sur la figure 6, bénéficie du non-dédoublement, A condition que le réglage de zéro ait été effectué initialement de façon rigoureu se, pour un axe de visée horizontal. Sur la périphérie du flasque 10 est gravée une graduation angulaire, visible sur la figure 1,devant laquelle se déplace le trait-repère de la barrette 8 fixée au boîtier 1,ce qui indique la hauteur angulaire mesurée, exprimée par exemple en degrés. I1 est à noter que cette graduation angulaire est réalisée en vraie grandeur,puisqu'elle indique la rotation du bottier 1, donc de l'axe de visée précédemment défini. Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas à la seule forme de réalisation de cet appareil de mesure de la hauteur angulaire d'un objet qui a été décrite ci-dessus à titre d'exemple; elle en embrasse, au contrare,toutes les variantes de réalisation comportant des moyens équivalents. C'est ainsi,notamment, que l'invention peut s'appliquer à un appareil dans lequel le miroir M3 n'est plus solidaire d'un pendule mais est remplacé par un miroir fixe,c'est-à-dire lié rigidement aux miroirs M2 et N4. Dans ce cas, l'appareil est muni d'un pendule indépendant des différents miroirs, et mobile entre deux butées,l'axe du pendule et ses butées étant liés aux trois miroirs fixes M2, M3 et M4 et étant disposés de manière que le pendule soit libre entre ses butées lorsque l'appareil se trouve en position correcte?correspondant à une direction de référence horizontale. Cette position particulière est détectée par l'apparition d'un signal tel que choc audible ou ouverture d'un circuit électrique.Une réalisation équivalente consiste à remplacer le pendule par une ampoule remplie de mercure,qui ferme ou ouvre un circuit électrique lorsqu'elle occupe une position particulière par rapport à l'horizontale. Dans ces variantes, l'observateur utilise l'appareil en hochant la tette et en entraînant l'appareil dans ce mouvement, ee qui lui fait voir deux images de l'astre ou autre objet observé qui se déplacent en sens inverses et se eroisent au nilieu du champ d'observation, dans une certaine position de non-dédoublement. Peur effectuer une mesure exacte, l'utilisateur doit régler la position du miroir mobile M1 de façon que le signal fourni par le pendule mobile entre deux butées ou l'ampoule remplie de mercure coïncide avec le croisement des deux images de l'objet observé. Ce made de positionnement peut aussi être appliqué à l'appareil dont le miroir M3 est solidaire d'un pendule, en limitant à une très faible course, au moyen de butées convenables,le déplacement du pendule dans le plan de mesure qui correspond au plan de hochement de la tete.Dans cette variante, au moment où le pendule est libre entre les butées, l'observateur perçoit une courte interruption dans le mouvement de l'image réfléchie. La mesure est faite en réglant la position du miroir mobile NI de façon que cette courte interruption coïncide avec le croisement des deux images de l'objet ebservé. Cette variante élimine les inconvénients dûs à l'oscillation du pendule. Bien entendu, si les hochements de tête de l'observateur sont trop rapides, l'inertie du pendule entratne un décalage du signal produit par rapport au passage de l'appareil dans sa position réelle de non-dédoublement, décalage dont le sens s'ihverse avec l'inversion du mouvement. On obtient alors deux signaux qui correspondent à des positions distinctes, et la mesure doit être faite en réglant la position du miroir mobile M1 de façon que ces signaux se produisent pour deux positions des images de l'objet observé symetriques par rapport à leur position de creisememt. -REVENDICATIONS 1.- Appareil de mesure de la hauteur angulaire d'un objet,du type comportant un système de visée par dédoublement,composé de deux miroirs fixes, d'un miroir lié à un pendule, et d'un miroir mobile en rotation permettant la mesure angulaire, tous sensiblement perpendiculaires à un même plan, caract4risé en ce que ledit miroir mobile, constitué par un miroir semi-transparent,semiréfléchissant, est placé entre deux des trois autres miroirs qui sont constitués par des miroirs totalement réfléchissants,de telle manière que l'un des trajets optiques de visée allant de l'objet visé à l'oeil de l'observateur traverse le miroir mobile sans aucune déviation, tandis qu'un autre trajet optique de visée allant de l'objet visé à l'oeil de l'observateur subit une première réflexion sur une face du miroir mobile et une seconde réflexion sur la face opposée du miroir mobile, de sorte que ce traJet optique passe d'une face à l'autre du miroir mobile, la mesure se faisant en amenant ce miroir dans une position telle que le rayon incident atteignant la première face du miroir mobile avant la première réflexion sur celui-ci soit renvoyé par ce miroir mobile,après la deuxième réflexion sur ce dernier,dans la même direction que le rayon incident. 2.- Appareil selon la revendication I,.caractérisé en ce que le miroir mobile semi-transparent, semi-réfléchissant est placé entre les deux miroirs fixes totalement réfléchissants, l'un des trajets optiques de visée allant de l'objet visé à l'oeil de l'observateur subissant successivement des réflexions sur une face du miroir mobile,sur le premier miroir fixe,sur le miroir lié à un pendule, sur le second miroir fixe et sur l'autre face du miroir mobile. 3.- Appareil selon la revendication 1 ou 2,caractérisé en ce que les miroirs fixes, le miroir lié à un pendule et le miroir mobile,avec leurs mécanises de pendulaison et de commande,sont enfermés dans une enceinte protectrice comportant deux portions transparentes alignées avec le miroir mobile et situées de part et d'autre de celui-ci. 4.- Appareil selon la revendication 3,caractérisé en ce que l'enceinte protectrice enfermant la totalité des miroirs,avec leurs mécanismes de pendulaison et de commande, est composée d'une partie liée aux deux miroirs fixes et au miroir lié à un pendule, et d'une partie comportant les bux portions transparen tes alignées avec le miroir mobile , ces deux parties pouvant tourner l'une par rapport à l'autre autour d'un axe commun avec l'axe de pivotement du miroir mobile. 5.-Appareil selon la revendication 4,caractérisé en ce que la partie précitée comportant les deux portions transparentes est munie d'une poignée formant appuie-tête et comporte une oeillère devant laquelle l'observateur place son oeil, alignée avec les deux portions transparentes. 6.- Appareil selon la revendication 4 ou 5,caractérisé en ce que,devant l'une des deux portions transparentes précitées, est placée une monture susceptible de recevoir des accessoires tels qu'un prisme à deux réflexions augmentant d'un angle constant déterminé la hauteur angulaire mesurée par l'appareil. 7.- Appareil selon l'une quelconque des revendications 4 à 6, caractérisé en ce que la partie de l'enceinte protectrice liée aux deux miroirs fixes et au miroir lié à un pendule est constituee par deux flasques fermant la partie comportant les deux portions transparentes, reliés entre eux par des entretoises servant de supports aux deux miroirs fixes et aux pivots du miroir lié à un pendule. 8.- Appareil selon l'ensemble des revendications 2 et 7, caractérisé en ce que le miroir lié à un pendule,disposé audessus du miroir mobile, est relié par des tiges à un poids situé dans la région diamétralement opposée,le miroir mobile étant placé entre ces tiges. 9. Appareil selon la revendication 81caractérisé en ce que le poids précité possède une partie de position réglable,permettant de déplacer le centre de gravité du pendule. 10. Appareil selon l'une quelconque des revendications 4 à 9,caractérisé en ce qu'il comprend un mécanisme tel que la rotation l'une par rapport à l'autre des deux parties de l'en- ceinte protectrice entraîne la rotation du miroir mobile par rapport à ces deux parties, avec une vitesse angulaire de rotation égale à la moitié de la vitesse angulaire de rotation relative des deux parties de l'enceinte protectrice. 11.- Appareil selon la revendication 10,caractérisé en ce que la partie de l'enceinte protectrice liée aux deux miroirs fixes porte extérieurement une graduation angulaire en vraie grandeur,devant laquelle se déplace un trait-repère porté par une barrette fixée à la partie de l'enceinte protectrice compor tant les deux portions transparentes. 12.- Appareil selon la revendication 10 ou 11,caractérisé en ce que le mécanisme précité comprend une couronne dentée solidaire de la partie de l'enceinte protectrice- comportant les deux parties transparentes, en prise avec une roue dentée montée libre en rotation sur un axe lié à la partie de l'enceinte protectrice liée aux deux miroirs fixes, une autre roue dentée solidaire de la première, et une dernière roue dentée en prise avec la précédente et rigidement liée à un cadre mobile en rotation supportant le miroir mobile. 1 Appareil selon la revendication 12,caractérisé en ce que le cadre supportant le miroir mobile est aussi solidaire d'un secteur denté en prise avec une vis sans fin liée à une molette pour réglage précis,avec possibilité de débrayage pour permettre initialesent un réglage grossier de la position du miroir mobile. 14.- Appareil selon l'une quelconque des revendications 7 à 13, caractérisé en ce que le déplacement du miroir lié à un pendule est limité à une très faible course au moyen de butées,la mesure se faisant en réglant la position du miroir mobile de façon que le croisement des deux images de l'objet observé coínci- de avec le moment où le pendule est libre entre les butées. 15.- Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 13, caractérisé en ce que le miroir lié à un pendule est remplacé par un miroir fixe, associé à un pendule indépendant mobile entre des butées, un signal étant produit lorsque le pendule est libre entre ses butées et indiquant que l'appareil est alors dans une position correcte pour la mesure au moyen du miroir mobile.