La présente invention concerne des perfectionnements apportés aux freins de ski, c'est à dire auxdispositifs destinés à empêcher un ski de glisser dans la pente quand, une fixation de sécurité ayant déclanchE lors d'une chute, le ski n'est plas relié au skieur. Les freins de ski comportent généralement au moins un bras d'arretformant "bêche" monté à rotation par rapport au ski. Cette boche se trouve normalement dans une position active de freinage dans laquelle elle fait saillie--sous la semelle du ski. Cette beche est sollicitée vers cette position par un dispositif d'énergisation comportant un organe élastique. Lorsque la chaussure est engagée dans une fixation portée par le ski, & le maintient au contraire la bêche dans une position inactive dans laquelle elle peut se trouver au dessus de la surface supérieure du ski On connaTt dejb divers freins de ski dans lesquels l'axe de rotation de la bêche est parallèle au plan de la surface supérieure du ski mais incline. par rapport à l'axe longitudinal de ce dernier, l'angle d'inclinaison allant de 30 à 600 environ. La bêche proprement dite est prolongée par un l'axe de rotation de la bêche et formant avec cette dernière un angle supérieur à 900. Cet arbre est monté à rotation dans deux paliers, décalés longitudinalement pour assurer l'inclinaison voulu de l'axe de rotation de la bêche et le palier se trouvant à l'endroit où l'arbre de rotation est relié à la bêche se trouve dans la moitié longitudinale du ski située du côté du travail de la bêche, c'est à dire du côté oh cette dernière vient se planter dans la neige. Du fait d'une telle disposition, la course de la bêche entre sa position de repos inactive dans laquelle eues'étend légèrement au dessus de la surface suérieure du ski et sensiblement parallèlement à l'axe longitudinal de ce dernier, et sa position active dans laquelle elle est plantée dans la neige, couvre un arc d'environ 2700. Du fait de l'importance de cette course, il n'est pas possible de rendre de tels freins de ski automatiques d'une manière simple. En effet , pour qui'un frein de ski puisse être escamoté automatiquement en position inactivelors du chaussage du ski, il est nécessaire de prévoir une pédale accouplée à la bêche, pédale sur laquelle agit la semelle de la chaussure. De ce fait, la course de pivotement de la pédale est obligatoirement faible et nettement inférieure à 900. On conçoit donc que cette exigence ne peut pas être satisfaite avec un frein du type précité. La présente invention vise essentiellement à remédier à cet inconvénient en procurant un frein de ski de conception particulièrement simple et robuste, d'un fonctionnement automatique et à course réduite de la bêche. A cet effet, ce frein de ski comprenant une bêche montée àrotation autour d'un axe entre une position inactive dans laquelle est maintenue escamotée au-dessus du ski directement ou y indirectementXpar la chaussure placée sur ce dernier, et une: position active dans laquelle elle fait saillie sous la semelle du ski , un arbre solidaire de la bêche, matérialisant l'axe de rotation de cette dernière et monté à rotation dans au moins un palier porté par la surface supérieure du ski, et des moyens d'énergisation pour faire passer la bêche de sa position inactive à sa position activetestcaracterisé en ce que le point où se raccordent la bêche et l'arbre est situé dans la moitié longitudinale su ski opposée au côté de travail de la bêche, c' està-dire où cette dernière se plante dans la neige, l'arbre étant sensiblement parallèle à la surface supérieure du ski et faisant un anglet avec l'axe longitudinal du ski, tel que O Grâce à cette disposition, la course de la bêche entre sa position inactive et sa position active est notablement réduite et elle est nettement inférieure à 900. De ce fait, lé frein de ski peut aisément être équipé d'une pédale accouplée à l'arbre et sur laquelle agit la chaussure de ski, pour escamoter la bêche en pesitininactive, lors du rechaussage du ski. On décrira ci-après, à titre d'exemplesnon limitatifs, diverses formes d'exécution de la présente invention en référence au dessin annexé sur lequel - lafigure 1 est une vue en perspective schématique d'un frein de ski suivant l'invention, en position active - la figure 2 est une vue en perspective schématique semblable à celle de la figure 1, le frein étant représenté en position inactive - les figures 3,4 et 5 sont des vues respectivement en élévation, en plan et de profil schématiques d'une variante d'exécution du frein de ski suivant l'invention. les figures 6,7 et 8 sont des vues respectivement en élévation en plan et de profil schématiques d'une autre variante d'exécution du frein de ski suivant l'invention. Le frein de ski représenté sur les figures 1 et 2 est monté sur la surface supérieure d'un ski 1. I1 comporte essentied- lement une bêche 2 montée à rotation autour d'un axe x-x' parallèle à la surface supérieure du ski 1 et incliné par rapport à l'axe longitudinal y-y' du ski d'un angle dont la valeur peut aller de 0 à 900 et est de préférence comprise entre 30 à 600 environ.En vari vante l'axe XIX n'est pas parallèle à la surface supérieure du ski;cetté disposition peut en particulier faciliter l'intégration du frein à une fixation du ski. ta bêche 2 est solidaire d'un arbre 3 matérialisant l'axe x-x' de rotation de la bêche~2. Cet arbre 3 est monté à rotation sur la surface w-ski l et est porté à cet effet par deux paliers 4 et 5 décalés longitudinalement et situés de part et d'autre de l'axe longitudinal y-y'. Des moyens d'énergisation sont prévus pour faire passer automatiquement la bêche 2 de sa position inactive figure 2) dans laquelle elle est escamotée au dessus du ski 1, à sa position activekfigure 1)dans laquelle elle est plantée dans la neige. Ces moyens d'ênergisation peuvent être constitués, par exemple, par un ressort de torsion 6 enroulé sur l'arbre 3,dont une branche extrême prend appui sur la surface supérieure du ski 1 et dont l'autre branche agit sur la bêche 2 et plus particulièrement sur un bras 2a de cette dernière par lequel la bêche se raccorde à l'arbre 3. Ce bras 2a est lui-même terminé par une partie extrême 2b repliésensiblementà angle droit et formant l'organe destiné à se planter dans la neige. Naturellement, on pourrait prévoir d'autres moyens d'énergisation pour assurer le passage automatique de la bêche 2 en position active. Suivant l'invention, le point 7 ou lebras 2a de la bêche 2se raccorde à l'arbre 3 est situé dans la moitié longitudinale la du ski 1 qui est opposée côté de travail de la bêche 2, c'est-à-dire celui ot se trouve la partie extrême 2b se plantant dans la neige. De ce fait on voit que la course de la bêche 2 entre sa position inactive (figure 2) et sa position active (figure 1) est très réduite et est de l'ordre de 450 environ. Le bras 2a de la bêche 2 peut être lui même perpendiculaire à' l'arbre3* ou faire avec ce dernier un angle légèrement supérieur ou inférieur à 900. On conçoit donc que grace à cette disposition il est possible de réaliser très simplement un frein à fonctionnement entièrement automatique. I1 suffit en effet de prévoir, à l'extrémité de l'arbre 3 opposéeau point de raccordement 7 entre l'arbre et la bêche 2, une pédale 8 sur laquelle agit la semelle de la chaussure de skig , lors du rechaussage, pour faire passer automatiquement la bêche 2 en position inactive. La pédale 8 est reliée à l'arbre 3 de manière à être soulevée lorsque la bêche 2 se trouve en position active (figure 1). Son inclinaison est telle que, lorsque la chaussure 9 appuie sur la pédale 8, ceci'provoque une rotation de l'arbre 3 dans le sens assurant le passage de la bêche 2 de sa position active à sa position inactive. Dans la forme d'exécution particulièrement simple représentée sur les figures 1 et 2, la bêche 2, l'arbre 3 et la pédale 8formentune seule pièce et sont réalisés à partir d'une tige d'un diamètre suffisant, cambréede la manière appropriée pour constituer ces divers éléments. Ainsi qu'il a été décrit ci-dessus, le frein de ski comporte daux paliers 4 et 5 et dans ce cas, le palier 4 qui se trouve à proximité immédiate du point de raccordement 7, se trouve lui aussi dans la moitié longitudinale la du ski 1 opposée au côté de travail de la bêche . Toutefois, suivant une variante, on pourrait concevoir une disposition différente des paliers et même éventuellementd' utiliser un seul palier qui pourrait alors se trouver dans l'une ou l'autre des deux moitiés longitudinalesdu ski 1, à condition que le point de raccordelsnt 7 soit toujours situé dans la moitié longitudinale opposée au côté de travail de la bêche 2. Dans la variante'exécution représentée aux figures 3 à 5, où les memes éléments constitutifs sont affectés desmêmes numérosde référence, la bêche 2 forme un angle aigu a d'environ 600 avec l'axe de rotation x-x'. Dans ces conditions, cette bêche décrit un côné d'axe x-x' et son extr & ité mobile décrit, lorsque la bêche 2 passe de sa position inactive, représentée en traits pleins, à sa position active, représentée en traits interrompus, un arc de cercle A-B , le point A étant situé un peu au dessus du chant droit du ski,à l'aplomb de ce dernier, le point B étant situé sous le ski et à l'intérieur par rapport à ce chant. L'amplitude de la course correspondant à l'arc A-B est d'environ 600. Dans cette forme d'exécutinn de l'invention, le frein comporte une pédale 10 laquelle est constituée par le prolongement de l'arbre 3, réalisé, de même la bêche 2, en une tige élastique, ce prolongement étant incurvé de manière à former une boucledont l'extrémité est maintenue dans un palierll situé à proximité du palier 5 et d'axe approximativement parallèle à celui de ce dernier. La pédale 10 -constitue ainsi une boucle élastique déformable sur laquelle appuie la chaussure de ski 9 lors du rechaussage. Cette boucle tend à se resserrer lorsqusselle est plaquée sur la surface supérieure du ski accumulant ainsi de l'énergie qu'elle restitue, en se détendant, lorsque la chaussure 9 la libère, ce qui provoque alors le passage automatique de la bêche 2 de sa position inactive à sa position active. Dans la variante d'exécution du frein de ski représentée sur les figures 6 à 8, l'énergisation est assurée au moyen-d'un ressort indépendant 12, et non plus par déformation élastique de la pédale. Ce ressort 12 est accroché d'une part en un point fixe 13 sur le ski et d'autre part à une partie coudée 14 de l'arbre 3, formant manivelle. Le frein comporte une pédale 15 constttuée simplement par la partie extrême de l'arbre 3 qui est camb réetran sversalement dans un plan passant par l'axexx' Lors du chaussage ;Pa chaussure 9 agit sur la pédale 15 de manière à faire tourner l'arbre 3 autour de l'axe x-x', cette rotation assurant la mise eous tension du ressort de traction 12. Ce mouvement de rotation fait passer -, comme précédemment, la bêche 2 de sa position active représentée en traits interrompus, à sa position inactive, représentée en traits pleins. Le rappel automatique de la bêche 2 en position active s'effectue, lorsque la pédale 15 est libérée, par suite de la détente du ressort 12. I1 est bien entendu que la présente invention n'est pas limitée au seuil mode de réalisation décrit et représenté, c'est ainsi que la commande du frein, au lieu d'être réalisée directement par la chaussure pourrait être faite par un mécanisme sensible -à la présence de la chaussure sur le ski. REVENDICATIONS 1. Frein de ski comprenant une bêche montée à rotation autour d'un axe centre une position inactive dans laquelle est maintenue escamotée au-dessus du ski, directement ou indirectementl par la chaussure placée sur ce dernier, et une position active dans laquelle elle fait saillie sous la semelle du ski, un arbre solidaire de la bêche, matérialisant l'axe de rotation de cette dernière et monté à rotation dans au moins un palier porté par la surface supérieure du ski, et des moyens d'énergisa- tion pour faire passer la bêche de sa position inactive à sa position active, caractérisé ence que le point 7 où se raccordent la bêche 2 et l'arbre 3 est situé dans la moitié longitudinale la du ski opposée au côté de travail de la bêche c'est-a-dire où cette dernière se plante dans la neige , l'arbre 3 étant sensiblement parallèle à la surface supérieure du ski et faisant un angleg(avec l'axe lontitudinal y y' du ski,tel que 090C. 2. Frein de ski suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'arbre 3est solidaire d'une pédale à son extrémité Qui est opposée au point de raccordement 7 entre l'arbre et la bêche. 3. Frein de ski -suivant la revendication 2,caractérisé en ce que la bêche 2, l'arbre 3 et la pédale 8,10,15 forment une seule pièce réalisée par une tige cambrée. 4. Frein de ski suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3 caractérisé en ce que l'arbre 3 est monté à rotation dans deux paliers situés de part et d'autre de l'axe longitttdinal médian- y-y' due ski, à savoir un premier palier 4 proche du point de raccordement 7 entre l'arbre 3 et la bêche 2, ce premier palier étant situé dans la moitié longitudinale la du ski opposeau côté de travailcde la bêche, et un second palier 5 situé dansl'autre moitié longitudinale du ski. 5. Frein de ski suivant la revendication 4, caractérisé en que la pédale 10 est constituée par une boucle déformable jouant le rôle de ressort ramenent la bêche 2 en position active et dont I'extrémité est maintenue dans un palier Il fixé au ski à proximité du second palier 5 de arbre 3. 6. Frein de ski suivant la revendication 4, caractérisé en ce que la pédale 15 est sensiblement rigide et est formée par la partie de l'arbre 3 ,faisant saillie au delà du second palier 5, cette partie constituant la pédale 15 étant recourbée transversalement dans un plan passant par l'axe de rotation xx' de la bêche.