1. Procédé et installation pour le traitement d'un gaz par mise en contact d'un courant de ce gaz avec des particules de matière solide. La présente invention concerne un procédé et une installation pour le traitement d'un gaz par mise en contact d'un courant de ce gaz avec des particules de matière solide. Par "traitement", on entend désigner d'une façon générale tous les traitements physiques ou chimiques auxquels on peut soumettre un gaz par sa mise en contact avec des par- ticules de matière de traitement solide, que ledit gaz doit traverser. Il s'agira en général de traitements visant à éli- miner ou à fixersur les particules, des éléments contenus dans ledit gaz, ou encore à obtenir, par combinaison chimique s'effectuant à la température du courant gazeux, un nouveau composé. Il peut encore s'agir d'effectuer un échange thermi- que entre un courant de gaz, par exemple chaud, et des parti- cules de matière plus froide, le traitement en question impli- quant alors un refroidissement du gaz, ou encore d'effectuer une adsorption sélective de composés gazeux sur des particu- les de matière. L'invention concerne cependant plus particulière- ment l'utilisation d'un tel procédé pour un traitement physi- que et notamment pour l'épuration de gaz à température éle- vée, transportant des particules de très faible granulométrie -aérosols, poussières fines ou encore des composés gazeux-,gaz qu'il s'agit donc de débarrasser de ces fines particules ou composés. On sait qu'il existe déjà des procédés d'épuration d'un gaz contenant des poussières, selon lesquels un courant de ce gaz traverse un lit stationnaire de particules solides de plus forte granulométrie que celle des poussières, ce lit stationnaire servant de filtre. 3C Toutefois, la perte de charge subie par le cou- rant de gaz est très importante, et le fond perméable de la chambre de fluidisation est colmaté rapidement par les poussières. En outre, l'encombrement des installations pour la mise en oeuvre de tels procédés est considérable- Le but de la présente invention est d'obtenir un procédé beaucoup plus avantageux, en faisant circuler le gaz à traiter de bas en haut et sensiblement verticalement dans au- moins une colonne de contact, et ceci d'une manière telle que l'on puisse assurer une action stable et d'une efficacité op- timale desdites particules de matière solide sur le courant de gaz à traiter. A cet effet, un procédé conforme à l'invention est, sous sa forme la plus générale, caractérisé en ce que l'on crée, à l'aide d'un courant de gaz auxiliaire, au moins un lit fluidisé desdites particules de matière solide, on fait péné- trer ces particules dans la partie inférieure de la colonne par débordement dudit lit, et l'on introduit ledit courant de gaz à traiter dans la colonne de telle sorte qu'avant de les entraîner vers le haut, il entre en contact avec lesdites par- ticules en débordement selon une direction transversale à cel- le qui est suivie par lesdites particules lors de leur péné- tration dans la colonne. Par rapport à l'utilisation d'un lit stationnaire, on voit qu'un premier avantage -essentiel- de l'invention est d'éviter toute perte de charge excessive du courant de gaz à traiter, car il traverse alors un lit de particules de traite- ment qui ne sont plus stationnaires, mais mobiles et fluidi- sées, lesquelles, après la mise en contact initiale, sont en- trainées vers le haut par ledit courant; on augmente ainsi le temps de contact (il dépend de la hauteur de la colonne et de la vitesse du courant de gaz à traiter) et l'on réduit d'autre part les dimensions du lit fluidisé à ce qui est strictement nécessaire pour la mise en suspension des parti- les. L'introduction par débordement, dans la partie infé- rieure de la colonne; des particules de matière solide de traitement, en outre, permet d'obtenir un débit stable et pré- cis de ces particules, et donc d'assurer un traitement à ef- ficacité constante du courant gazeux. Enfin, le fait que le courant de gaz à traiter en- tre en contact avec lesdites particules en débordement selon une direction transversale à celle qui est suivie par lesdites particules lors de leur pénétration dans la colonne permet d'obtenir une excellente pénétration du gaz dans lesdites par- 2467016. ticules grâce à la turbulence ainsi obtenue, et une parfaite homogénéité de leur répartition, sans perturber le lit en profondeur. Lorsqu'un procédé conforme à l'invention est destins - né à être appliqué à l'épuration d'un courant de gaz à tempé- rature élevée, contenant des poussières fines ou des composés gazeux, il peut encore être avantageusement caractérisé en ce que l'on utilise, pour la constitution du lit fluidisé de ma- tière solide de traitement, des particules, dites auxiliaires, de granulométrie notablement plus élevée que celle des pous- sières fines éventuellement contenues dans ledit gaz, la ma- tière constituant ces particules étant choisie de manière à retenir, par effet de diffusion, lesdites poussières fines ou composés gazeux, et en ce que l'on effectue, à la sortie de la ou des colonnes de contact, une séparation entre ledit courant de gaz d'une part, lesdites particules auxiliaires et les poussières fines ou composés gazeux fixés sur les particules auxiliaires d'autre part. Le courant de gaz chaud à traiter pourra en parti- culier être constitué de fumées, par exemple de fumées sidé- rurgiques. L'invention permet, dans le cas d'application défini ci-dessus, d'obtenir une diffusion très rapide de la fumée, en raison de la forte agitation thermique dans le gaz à traiter (mouvement Brownien agitant les particules sub-microniques) et une migra- tion rapide des poussières vers les particules auxiliaires plus froides; après-la réalisation du contact, les fines par- ticules restent fixées sur les particules auxiliaires sous l'effet des forces de Van der Walls. La migration rapide susmentionnée fait que la qua- lité du contact entre fines particules et particules auxiliai- res ne dépend pas de leur vitesse relative, de sorte que la vitesse d'écoulement du courant de gaz à épurer peut être mo- dérée (de l'ordre de 7 m/s); l'efficacité du contact est, comme cela ressort des explications données plus haut, surtout liée à l'importance du temps de contact et à l'homogénéité de la répartition des poussières fines dans ledit courant, condi- tions que, précisément, l'invention permet de réaliser. Quant à la séparation effectuée à la sortie de la 4. ou des colonnes de contact, elle ne pose pas de problème, é- tant donné qu'elle s'opère entre un courant de gaz et des par- ticules auxiliaires chargées de fines poussières, donc des particules qui peuvent avoir la grosseur voulue, pour permet- tre une excellente sélectivité, c'est-à-dire un excellent ren- dement de séparation des fumées. On pourra -donc utiliser tout séparateur classique adéquat, par exemple par centrifugation dans un ou plusieurs cyclones. Bien entendu, le gaz utilisé pour la fluidisation des particules auxiliaires pourra être de l'air dépoussiéré à température ambiante, ou tout autre gaz propre, inerte ou non, éventuellement réchauffé préalablement, selon les ap- plications. Selon une autre caractéristique de l'invention, on peut encore prévoir qu'au moins une partie desdites particules auxiliaires de matière solide, ayant déjà parcouru la colonne de contact et récupérées après ladite séparation, sont recyclées, pour être mélangées aux particules auxiliaires de matière fraîche qui sont soumises à la fluidisation. Ce retour vers l'amont d'au moins une partie des particules auxiliaires déjà utilisées, pour être mélangées aux particules fraîches soumises à la fluidisation, peut s'effec- tuer bien entendu directement dans le lit de fluidisation en communication par débordement avec la partie inférieure de la colonne de contact. Le dosage de la partie recyclée peut être contrôlé par tout moyen de réglage adéquat, tout -comme le dé- bit de matière fraîche et le débit du gaz de fluidisation. Pour obtenir un débit constant de ces particules auxiliaires - dans la colonne, il conviendra naturellement que le débit de particules non recyclées, c'est-à-dire évacuées après sépara- tion,soit égal au débit de particules de matière fraîche ame- nées au lit de fluidisation. En tout état de cause, la disposition susdéfinie, en permettant d'obtenir un grand nombre de passages des mêmes particules auxiliaires dans la colonne, avant leur évacuation, assure une utilisation maximale de chaque particule de matière auxiliaire, et permet donc de diminuer la dépense de matière fraîche. Lorsque le procédé est appliqué à l'épuration d'un s. courant de gaz chargé de fines particules, issu d'une instal- lation de traitement.de fabrication ou autre, dans laquelle on utilise ou on produit une matière déterminée, il peut encore avantageusement etre caractérisé en ce que l'on utilise, pour les particules auxiliaires de matière fraîche, la même matière que la matière déterminée précitée et que celle qui consti- tue lesdites fines particules entraînées par le courant de gaz à traiter issu de l'installation, et en ce que l'on réintro- duit dans celle-ci les particules auxiliaires obtenues après séparation, ainsi que les particules fines qui y sont fixées. On peut ainsi récupérer immédiatement et utilement les particules de matière auxiliaire, pour les utiliser dans l'installation productrice de fumées. La présente invention porte également sur différen- tes caractéristiques avantageuses d'une installation conçue spécialement pour la mise en oeuvre du procédé qui vient d'être décrit. Ces caractéristiques, de même que celles du procédé, apparaîtront clairement à la lecture de la descrip- tion qui suit d'exemples de réalisation d'une telle installa- tion, et ceci avec référence aux figures du dessin annexé dans lequel: les figures 1 et 2 montrent schématiquement deux modes de réalisation de l'installation, la figure 2 n'étant que partielle; et - la figure 3 montre le détail d'une variante du mode de réalisation de la figure 1. L'installation représentée schématiquement à la fi- gure 1 comporte une colonne de contact généralement verticale 1. L'entrée pour le courant des gaz à traiter a été référencée en 2. L'installation comporte encore une enceinte de fluidisation 3 située au-dessous et dans le prolongement de la partie infé- rieure 4 de la colonne de contact 1. Cette enceinte est pour- vue d'un fond perméable 5, par exemple en matière poreused'une arrivée 6 de gaz de fluidisation à débit réglable (gaz auxiliaire) débou- chant dans l'enceinte 3 sous ledit fond perméable 5, d'un seuil 7 constitué par un bord de la partie 8 de l'enceinte située au-dessus du fond 5, laquelle partie 8 communique di- rectement, selon un cheminement vertical, avec ladite partie inférieure 4 de la colonne, et enfin d'une entrée 9 de parti- 6. cules de matière solide (particules auxiliaires de traitement), lesquelles particules parviennent ainsi dans la partie 8 de l'enceinte de fluidisation 3, par exemple par simple gravité. L'installation comporte en outre,autour de la par- tie inférieure 4 de la colonne,une chambre annulaire de répar- tition 10, dans la partie supérieure de laquelle débouche l'entrée susmentionnée 2 du courant de gaz à traiter, cette chambre 10 présentant à sa partie inférieure un passage annu- laire 11 entre au seuil 7 de l'enceinte de fluidisation 3 et l'extrémité inférieure 12 de la colonne de contact 1. Le fond 13 de la chambre de répartition annulaire est galbé de sorte à se présenter sous forme concave vers l'intérieur de la chambre, ce fond 13, ayant la forme au moins approximative d'une portion de tore, reliant ainsi les parois latérales 14 de la chambre 10 au seuil 7, ce qui permet d'obtenir une perte de charge minimale dans cette zone de changement de direction du courant de gaz à traiter. On voit bien que, grâce à cette disposition et com- me le montrent les flèches 15, l'agencement des parties de l'installation qui sont en communication avec la partie infé- rieure 4 de la colonne 1 est tel que le courant de gaz à trai- ter,,représenté par la flèche 16, au niveau de sa pénétration dans la partie inférieure 4 de la colonne et plus spécialement dans la partie inférieure de la zone active 17 de la colonne, est dirigé essentiellement transversalement à la direction (verticale et ascendante) suivie par les particules auxiliai- res au niveau de leur pénétration par débordement (leur passa- ge au-delà du seuil 7) dans la partie inférieure 4. Ceci permet bien d'obtenir les effets et avantages spécifiés plus haut. L'installation peut comprendre par ailleurs un sé- parateur à centrifugation 18, du genre cyclone ou analogue, comportant une sortie "matières" 19, une sortie "gaz épuré" et une entrée 21 branchée à la sortie de la colonne de con- tact 1. Dans le but également spécifié plus haut, l'instal- lation peut encore comprendre un circuit de recyclage 22 entre ladite sortie "matières" 19 du séparateur 18 et l'enceinte de fluidisation 3. 7. Avantageusement, ce circuit 22 peut comporter une trémie-tampon 23 munie à sa partie supérieure d'une sortie d'évacuation de trop plein 24, de sorte qu'elle se trouve constamment remplie de particules auxiliaires de matière so- lide ayant déjà effectué un traitement du courant de gaz 16 dans la colonne de contact 1, c'est-à-dire sur lesquelles sont fi- - xées de fines poussières ou des composés gazeux. Ces particu- les se mélangent ainsi aux particules de matière fraîche arri- vant dans la partie supérieure 8 de l'enceinte de fluidisation. A sa partie supérieure, la trémie-tampon 23 compor- te un orifice obturable 25 qui en permet le remplissage préli- minaire avant la mise en marche de l'installation. C'est bien entendu à la sortie d'évacuation 24 que l'on pourra recueillir pour une réutilisation, éventuellement dans l'installation productrice de fumées, lesdites particules auxiliaires chargées de poussières ou de composés gazeux. En tout cas, on voit que la trémie 23 permet d'interdire tous passages gazeux directs par le circuit de recyclage 22; elle sert également à assurer un volant de matière, ce qui permet, en cas de nécessité, d'effectuer une modification des débits, et enfin, elle permet une évacuation automatique commode des particules auxiliaires usées. Il est à noter qu'on pourrait effectuer également une mise en fluidisation dans cette trémie-tampon 23e afin de faciliter l'évacuation par le trop-plein. Enfin, la colonne de contact 1 présente à sa partie inférieure 4 un rétrécissement de section 26 entre l'extrémité inférieure 12 de la colonne et sa partie supérieure verticale de section constante, ce rétrécissement constituant ainsi une sorte de venturi pour assurer le meilleur écoulement possible dans ladite partie inférieure 4 de la colonne. Dans certaines applications, par exemple pour le dépoussiérage de gaz chaudspeut se présenter la nécessité d'un temps de contact relativement important (de l'ordre de 1 à 3 secondes), entre le courant de gaz à traiter et les parti- cules auxiliaires, pour l'obtention d'un rendement convenable, -ce qui peut conduire à une hauteur de colonne de traitement 1 prohibitive. Dans ce cas, l'installation pourra comprendre plusieurs colonnes de contact successives reliées par des tronçons de liaison verticaux descendants. Il sera alors avan- tageux de prévoir là encore une section rétrécie à l'entrée de chaque colonne de traitement, pour recréer une turbulence et annuler l'effet de centrifugation des particules dans les cou- des situés entre colonnes de contact et tronçons de liaison correspondants. Plusieurs sections rétrécies successives pourraient d'ailleurs être également prévues dans une seule et même co- lonne de contact, de mêmL pour recréer périodiquement une tur- bulence et améliorer ainsi le contact entre gaz et particules de traitement. La figure 2 représente partiellement une installa- tion de traitement également conforme à l'invention, selon une variante de réalisation. Dans cette figure 2, les parties analogues à celles de -la figure 1 ont été désignées par les mêmes références. Selon cette variante, l'installation comporte deux enceintes de fluidisation 3a et 3b dont les seuils respec- tifs 7a et 7b débouchent latéralement dans la colonne de con- tact 1, au niveau d'une partie de section rétrécie 26 de celle-ci, précédant un élargissement 27, lequel relie ainsi cette partie de section rétrécie à la partie supérieure de section constante de la colonne. L'entrée 2 pour le courant de gaz à traiter- 16 est en communication directe avec l'extrémité inférieure 4 de la colonne, de sorte que, là encore, conformé- ment à une disposition essentielle du procédé selon l'inven- tion, le courant de gaz à traiter pénètre dans la zone active 17 de la colonne, c'est-à-dire dans la partie qui contient les particules auxiliaires de traitement en suspension et en écou- lement vers le haut, suivant une direction transversale à cel- le qui est suivie par les particules de traitement lors de leur propre pénétration, par débordement, dans ladite zone ac- tive 17. On constate que, selon ces deux modes de réalisa- tion, on a toujours un changement de direction importantsoit du courant de gaz à traiter, soit des particules auxiliaires de contactdans la zone o gaz et particules se rencontrent. Comme spécifié plus haut, il en résulte une turbu- lence importante et d'excellentes conditions de contact entre las fines poussières ou composés gazeux contenus dans le cou- rant de gaz à traiter et les particules de traitement auxi- liaire plus grosses. Dans la figure 2, les différents éléments associés aux enceintes de fluidisation sont référencés par les mêmes chiffres que dans la figure 1, mais avec l'indice a pour l'une des enceintes et l'indice b pour l'autre. On comprendra que l'enceinte de fluidisation affec- téede l'indice a est l'enceinte de réception des particules de matière fraîche, s'écoulant par gravité dans la conduite d'en- trée 9, laquelle est reliée au fond d'une trémie intermédiaire 28 alimentée par un réservoir 29 et une vis doseuse 30, et que l'autre enceinte de fluidisation, affectée de l'indice b, est destinée à recevoir les particules recyclées après utilisation. Une telle installation peut bien entendu comporter les autres éléments de l'installation ci-dessus décrite avec référence à la figure 1, y inclus les variantes. A la figure 3, on a représenté schématiquement, en perspective et avec arrachement, une autre variante pouvant être appliquée au mode de réalisation de la figure 1 mais se- lon laquelle, comme dans l'installation décrite avec référence à la figure 2, on met en oeuvre deux enceintes de fluidisation séparées: au- dessus d'un fond perméable 5, on a constitué à l'aide d'une section tubulaire une chambre de fluidisation 3a recevant des particules de matière fraîche par une conduite d'entrée 9, le reste de la section de passage de l'air de fluidisation à cet emplacement constituant ainsi une autre en- ceinte de fluidisation, 3b, de volume notablement plus impor- tant et dans laquelle les particules auxiliaires déjà utili- sées et recyclées à la partie inférieure de la colonne de con- tact se déversent par le circuit de recyclage 22. Les autres références de cette figure désignent les mêmes éléments que ceux de la figure 1. Les parties appelées dans ce qui précède "seuils" ont par ailleurs été référen- cées-en 7a pour l'enceinte de fluidisation 3a et en 7b pour l'enceinte de fluidisation3b. On voit que les modes de réalisation des figures 2 et 3 empêchent une interaction entre les débits de particules de matière fraîche et de particules recyclées. Dans les différents modes de réalisation, on utili- scra de préférence de l'air à température ambiante comme gaz de fluidisation pour éviter de détériorer les fonds perméa- bles des chambres de fluidisation, ceci étant en outre parti- rculièrement favorable à une bonne diffusion des fines poussiè- res sur les particules de traitement lorsque le courant de gaz à traiter est par exemple constitué de fumées à température élevée. On peut aussi utiliser un gaz, par exemple réac- tif, choisi pour ses propriétés particulières, et préalable- ment réchauffé à la température adéquate par un échangeur, non représenté. Le mode de fluidisation représenté à la figure 2 peut être plus aisé à réaliser dans certains cas d'implan- tation. Enfin, on peut mentionner à titre purement indicatif que,pour le traitement de gaz contenant des particules sub- microniques, on peut utiliser des particules de matière de traitement d'une granulométrie de l'ordre de 50 à 100 y. Bien entendu, la matière utilisée pour les particu- les de traitement sera choisie en fonction de l'application envisagée pour l'installation: il pourra s'agir, pour ne ci- ter qu'un exemple parmi beaucoup d'autresde particules de minerai de fer pour le traitement de fumées sidérurgiques con- tenant de fines poussières d'oxyde de fer et de fer. Après u- tilisation, les particules de minerai chargées de fines pous- sières pourront ainsi être directement réutilisables dans l'installation de production. Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés; elle en embrasse, au contraire, *toutes les variantes. 1l REVENDICATIONS 1. Procédé pour le traitement d'un gaz par mise en contact d'un courant de ce gaz avec des particules de matière solide, selon lequel on fait circuler le gaz à traiter de bas en haut et sensiblement verticalement dans au moins une colon- ne de contact, caractérisé en ce que l'on crée, à l'aide d'un courant de gaz auxiliaire, au moins un lit fluidisé desdites particules de matière solide, on fait pénétrer ces particules dans la partie inférieure de la colonne par débordement dudit lit, et l'on introduit ledit courant de gaz à traiter dans la colonne de telle sorte qu'avant de les entraîner vers le haut, il entre en contact avec lesdites particules en débordement selon une direction transversale à celle qui est suivie par lesdites particules lors de leur pénétration dans la colonne. 2. Procédé selon la revendication 1, appliqué à l'épuration d'un courant de gaz à température élevée, conte- nant des poussières fines ou des composés gazeux, caractérisé en ce que l'on utilise, pour la constitution du lit fluidisé de matière solide de traitement, des particules, dites auxi- liaires, de granulométrie notablement plus élevée que celle des poussières fines éventuellement contenues dans ledit gaz, la matière constituant ces particules étant choisie de manière à retenir, par effet de diffusion, lesdites poussières fines ou composés gazeux, et en ce que l'on effectue, à la sortie de la ou des colonnes de contact, une séparation entre ledit courant de gaz d'une part, lesdites particules auxiliaires et les poussières fines ou composés gazeux fixés sur les particu- les auxiliaires d'autre part. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce qu 'au moins une partie desdites particules auxiliaires de matière solide, ayant déjà parcouru la colonne de contact et récupérées après ladite séparation, sont recyclées, pour être mélangées aux particules auxiliaires de matière fraîche qui sont soumises à la fluidisation. 4. Procédé selon la revendication 2 ou 3, appliqué à l'épuration d'un courant de gaz chargé de fines particules, issu d'une installation de traitement, de fabrication ou au- tre, dans laquelle on utilise ou on produit une matière déter- minée, caractérisé en ce que l'on utilise, pour les particules 2467016 * auxiliaires de matière fraîche, la même matière que la matière déterminée précitée et que celle qui constitue lesdites fines particules entrainées par le courant de gaz à traiter issu de l'installation, et en ce que l'on réintroduit dans celle-ci les particules auxiliaires obtenues après séparation, ainsi que les particules fines qui y sont fixées. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendica- tions 1 à 4, caractérisé en ce que ledit courant de gaz au- xiliaire est constitué par un gaz propre à température am- biante et de débit ajustable. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendica- tions 1 à 4, caractérisé en ce que ledit courant de gaz au- xiliaire est constitué par un gaz réactif préalablement por- té à une température déterminée. 7. Installation pour la mise en oeuvre d'un procédé conforme à l'une quelconque des revendications précédentes, comprenant au moins une colonne de contact au moins approxima- tivement verticale, caractérisée en ce qu'elle comporte une entrée pour le courant de gaz à traiter, en communication avec la partie inférieure de la colonne (de la première colonne si l'installation en comporte plusieurs en série), au moins une enceinte de fluidisation pourvue d'un fond perméable, d'une arrivée de gaz de fluidisation débouchant dans ladite enceinte sous ledit fond perméable, d'un seuil constitué par un bord de la partie de l'enceinte située au-dessus dudit fond, également en commu- nication avec la partie -inférieure de la colonne_ etd'au woinsuneen- - trée de particules de matière solide, débouchant dans ladite partie située au-dessus du fond, l'agencement des parties en communication avec ladite partie inférieure de la colonne é- tant réalisé de telle manière que le courant de gaz à traiter, au niveau de sa pénétration dans la partie inférieure de la colonne, et plus spécialement dans la partie inférieure de la zone active de la colonne, soit dirigé essentiellement trans- versalement à la direction suivie par lesdites particules au niveau de leur pénétration par débordement dans ladite partie inférieure. 8. Installation selon la revendication 7, destinée à l'épuration d'un courant de gaz à température élevée, conte- nant des poussières fines ou des composés gazeux, caractérisée 246701 6 en ce qu'elle conporte un séparateur comportant une sortie "matières" et une sortie "gaz épuré", et dont l'entrée est branchée à la sortie de la colonne de contact (de la dernière colonne si l'installation en comporte plusieurs En série). 9. Installation selon la revendication 8, caractérisée en ce qu'elle comporte un circuit de recyclage entre la sortie "matières" dudit séparateur et l'enceinte de fluidisation (une des enceintes si l'instal- Jation en comporte plusieurs en série). io. Installation selon la revendication 9, caracté- risée en ce que ledit circuit comprend une trémie-tampon munie à sa partie supérieure d'une sortie d'évacuation de trop plein, cette trémie étant emplie de particules de matière solide. 11. Installation selon la revendication 10, carac- térisée en ce que ladite trémie-tampon est pourvue de moyens de mise en fluidisation de la matière qui y est introduite. 12. Installation selon l'une quelconque des revendi- cations 7 à 11, caractérisée en ce que la colonne de contact (au moins la première colonne si l'installation en comporte plusieurs en série) comprend au soins un rétrécissement de section au niveau sus-mentionné de pénétration du courant de gaz à trai- ter et de pénétration des particules dans sa partie inférieure, ce rétrécissement étant suivi vers le haut par un élargissement. 13. Installation selon l'une quelconque des reven- dications7 à 12, caractérisée en ce qu'elle comprend une en- ceinte de fluidisation située dans le prolongement de la par- tie inférieure de la colonne de contact (de la première colon- ne si l'installation en comporte plusieurs en série), et une chambre de répartition dans la partie supérieure de laquelle débouche l'entrée susmentionnée du courant de gaz à traiter, cette chambre présentant à sa partie inférieure un passage annulaire entre le seuil de ladite enceinte et l'extrémité inférieu- re de ladite colonne. 14. Installation selon la revendication 13, carac- térisée en ce que le fond de ladite chambre de répartition est galbé de sorte à se présenter sous forme concave vers l'inté- rieur de la chambre, ce fond galbé reliant les parois latéra- les de celle-ci et ledit seuil de l'enceinte de fluidisa- tion. Installation selon l'une quelconque des reven- dications9 à 12, et selon la revendications3 oui4, caracté- risée en ce que ladite enceinte de tluidisation est divisée verticalement en deux compartiments, l'un étant branché sur une entrée de particules de matière solide fraîche et l'autre sur la sortie dudit circuit de recyclage. 16. Installation selon l'une quelconque des reven- dications là 12, caractérisée en ce qu'elle comporte au moins une enceinte de fluidisation dont le seuil débouche laté- LO ralement dans la colonne, avantageusement au niveau d'un ré- trécissement de section de celle-ci, lequel est suivi vers le haut par un élargissement, et en ce que ladite entrée pour le courant de gaz à traiter est en communication directe avec l'extrémité inférieure de la colonne. 17. Installation selon l'une quelconque des reven- dications 9à12 et selon la revendication 16, caractérisée en ce qu'elle comporte au moins deux enceintes de fluidisation, dont les seuils débouchent latéralement dans la colonne, avantageusement au niveau d'un rétrécissement de section de celle-ci, lequel est suivi vers le haut par un élargissement, une desdites enceintes étant branchée sur une entrée de parti- cules de matière solide fraîche et une autre sur la sortie du- dit circuit de recyclage.