L'invention concerne le séchage de feuilles en matière fibreuse par passage d'air chaud à travers ces feuilles à l'aide d'un sécheur rotatif. L'invention concerne en particulier une machine dans laquelle le tambour de séchage du papier par passage d'air à travers ce dernier, ce tambour étant appelé dans le présent memoire tambour sécheur à traversée", contient plusieurs chambres à vide séparées, réglées indépendamment les unes des autres à des pressions différentes, espacées circonférentiellement autour de l'axe du tambour et alignées sur des sources séparées d'air chaud situées à l'extérieur du tambour et pouvant également être réglées indépendamment les unes des autres afin de chauffer de l'air à des températures différentes. Le sécheur à traversée selon l'invention est particulièrement utile pour la fabrication de produits en papier poreux, par exemple du papier mousseline et des serviettes. Cependant, il est également possible de mettre en oeuvre le sécheur selon l'invention pour la production de feuilles réalisées dans dtau- tres matières fibreuses et poreuses. Des sécheurs à traversée ont été mis en oeuvre dans l'art antérieur pour le séchage du papier comme décrit, par exemple, dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n" 3 432 936. Cependant, la plupart des machines à papier classiques comportent un ou plusieurs tambours sécheurs non poreux et chauffés, appelés sécheurs gros-frictionneurs, qui sèchent le papier par contact de ce dernier avec leur surface. Les tambours sécheurs gros-frictionneurs sont généralement chauffés par addition de vapeur d'eau à l'intérieur de ces tambours, ce qui exige un circuit extrêmement complexe et coûteux pour la distribution de la vapeur d'eau vers chacun des tambours. De plus, ces installations classiques de séchage manquent d'efficacité et, pour de nombreux types de papier, demandent un grand nombre de tambours sécheurs, de sorte que la partie d'une machine à papier classique utilisée pour le séchage s'étend sur une grande longueur.La machine décrite dans le brevet précité manque d'efficacité et exige à la fois un sécheur à traversée et un sécheur gros-frictionneur, ainsi que des cylindres feutrés de presse coucheuse pour l'élimination de l'eau du papier après que ce dernier est passé de la table de Foudrinier sur une seconde ta ble ou toile sur laquelle il est forme. Par contre, l'invention concerne un sécheur qui utilise un tambour à traversée monté directement sur la toile à former de manière à sécher le papier sur la toile où il est formé à partir de la pâte appliquée sur celle-ci . Le sécheur ainsi obtenu est plus efficace et consomme moins d'énergie que les sécheurs antérieurs pour réaliser le séchage du papier. Ce séchage extremement rapide et efficace est réalisé à l'aide d'un tambour à traversée qui comprend plusieurs chambres intérieures à vide munies d'échappementsséparésetreliéesà différentes sources de vide, de manière qu'il soit possible de régler indépendamment la dépression et le débit d'écoulement d'air dans ces chambres.De plus, des sources séparées d'air chaud, présentant différentes températures pouvant être réglées indépencamment les unes des autres, sont placées au-dessus de ces chambres à vide. Le terme "air" utilisé dans le présent mémoire désigne tout type de gaz convenant aux opérations de séchage. Le brevet n" 3 432 936 précité mentionne la présence de deux conduits de décharge associés à deux chambres à vide ayant une source commune d'air chaud qui passe dans l'arbre creux sur lequel le tambour est monté, ce qui limite la dimension des conduits de décharge, le débit maximal d'écoulement d'air et la température maximale de l'air qui doit rester inférieure à celle entraînant une détérioration des paliers de l'arbre. Le sécheur selon l'invention est conçu pour éliminer ces problèmes par l'utilisation de galets extérieurs sur lesquels tourne le tambour, de manière que la totalité de l'espace intérieur de ce tambour puisse êtreoccupée par les chambres à vide. Les galets ne limitent pas la dimension ou la position des conduits de décharge de ces chambres.Par conséquent, le diamètre de ces conduits peut être augmenté afin de permettre un plus grand débit d'écoulement d'air, et les conduits traversent l'extrémité du tambour en des points espacés des paliers des galets, ce qui permet une élévation des températures de l'air de décharge. Des sécheurs à traversée de l'art antérieur sont équipés de hottes extérieures et séparées formant des zones de chauffage de différentes températures espacées à la périphérie du tambour, comme décrit dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique n" 3 541 6972 n" 3 098 371 et n" 3 891 500.Cependant, dans tous les cas, le tambour des sécheurs décrit dans ces brevets ne comporte qu'une seule chambre à vide et, par conséquent, il ne permet pas le positionnement de chambres à vide à réglages indépendants et différents au-dessous de chacune des hottes d'alimentation en air chaud, comme c'est le cas du sécheur selon l'in vention. --En outre, aucun de ces sécheurs à traversée de l'art antérieur n'est monté sur des galets extérieurs, comme c1 est le cas du sécheur selon l'invention, ce montage permettant la formation de plusieurs chambres à vide à l'intérieur du tambour et le passage de plusieurs conduits séparés de décharge à travers l'extrémité du tambour, indépendamment des éléments supportant ce dernier et sans aucune limitation de dimension ou de position imposée par ces éléments. Il existe dans l'art antérieur des tambours sécheurs non poreux, tel que- ceux utilisés dans les sécheurs gros-frictionneurs, et des cylindres-de presse coucheuse montés sur des galets, comme décrit dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique n" 2 878 583 et n" 3 087 538. Cependant, à la différence du sécheur selon l'invention, ce montage n'est pas conçu pour permettre la mise en place de plusieurs chambres à vide et de leurs conduits séparés de décharge à l'intérieur du tambour. Des essais antérieurs portant sur ltutilisation de sécheurs à traversée sur des tables de Fourdrinier, sans séchage complémentaire sur une autre table, comme décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n" 2 753 766, ont été réalisés sans succès à cause, entre autres raisons,de l'utilisation d'une seule zone de chauffage et d'une seule chambre à vide plutôt que de plusieurs chambres à vide à réglages indépendants et de plusieurs zones de chauffage, également à réglages indépendants, comme c'est le cas dans le sécheur selon l'invention. En conséquence, ces machines à papier utilisant des sécheurs à traversée montés sur la toile à former-nécessltent une opération consécutive de séchage après passage du papier sur une autre toile, comme décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n" 3 447 247. L'invention concerne donc un sécheur perfectionné à traversée, conçu pour sécher rapidement, efficaceffient, total e- ment et uniformément des feuilles de matière fibreuse . Le sé cheur à traversée selon l'invention comporte plusieurs chambres à vide à réglages indépendants, associées à des dispositifs de chauffage alignés sur ces chambres et placés sur le côté de la feuille à sécher opposé à celui où se trouvent les chambres à vide. Le sécheur rotatif selon l'invention comporte un tambour tournant sur des galets espacés des conduits séparés de décharge des chambres à vide, à l'intérieur du tambour, de manière que ces galets ne gênent pas les chambres à vide ou ne limitent pas la dimension des conduits de décharge.Il est ainsi possible d'élever le débit d'écoulement maximal et la température maximale de l'air chauffé passant dans ces conduits de décharge. L'invention concerne donc un sécheur à traversée monté sur le transporteur poreux sur lequel la feuille est formée de manière à réduire la dimension et la complexité de l'appareil de séchage. Le sécheur selon l'invention est d'une grande souplesse d'utilisation et peut être mis en oeuvre pour le séchage de différents types de papier ou d'autres feuilles de matière fibreuse, en raison du réglage indépendant de la température et du vide de chaque dispositif chauffant et de chaque chambre à vide. Les conduits de décharge des chambres à vide sont branchés de manière à fournir de l'air chauffé aux sources d'air chaud en passant par d'autres chambres à vide, afin d'économiser de l'énergie et de réduire le coût de fonctionnement du sécheur. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels la figure 1 est une élévation schématique d'une machine à papier utilisant une forme de réalisation du sécheur à traversée selon l'invention ; la figure lA est une coupe partielle suivant la ligne lA-lA de la figure 1 la figure 2 est une vue schématique montrant la circulation d'air dans le dispositif de chauffage utilisé avec le sécheur représenté sur la figure 1 cet et la figure 3 est une élévation schématique, avec arrachement partiel, d'une variante du sécheur à traversée selon l'invention, pouvant être utilisée dans la machine à papier représentée sur la figure 1. Les figures 1 et 2 représentent une première forme de réalisation du sécheur selon l'invention dans son application à une machine à papier comprenant une bande transporteuse poreuse 10 pouvant être constituée d'une toile métallique tissée, parfois appelée "table de Fourdrinier" > ou pouvant être une bande transporteuse analogue, réalisée en étoffe naturelle ou en étoffe de matière plastique synthétique tissée, désignée ciaprès toile à former". La toile 10 à former part d'un rouleau 12 de tête placé au-dessous de l'ouverture de sortie de la pâte d'une caisse 14 d'arrivée de pâte ou de tout autre dispositif destiné à appliquer une pâte à papier liquide sur cette toile 10 à former, la caisse d'arrivée recevant la pâte d'une source 16 d'alimentation en pâte.La toile 10 à former et la pâte qu'elle porte à sa face supérieure avancent de manière à parcourir des dispositifs épaississeurs classiques placés au-dessous de la toile, par exemple un marbre 18, des pontuseaux 20 et des caisses aspirantes 22 qui, du fait qu'ils sont de conception bien connue, sont représentés schématiquement. D'autres dispositifs épaississeurs tels que des clinquants peuvent également être utilisés. Ils ne sont cependant pas représentés pour plus de clarté. Les dispositifs épaississeurs ont pour but de former avec la pâte de bois une feuille de papier autoportante sur la toile 10, ce papier ayant une teneur en humidité relativement élevée à sa sortie de la chaîne de caisses aspirantes 22. Cette feuille de papier mouillée est portée par la toile 10 entre deux rouleaux 24 et 26 de presse coucheuse qui entrent en contact avec la toile et le papier afin d'exprimer l'humidité de ce dernier. Le rouleau supérieur 24 peut être muni d'un feutre 28 se présentant sous la forme d'une bande sans fin qui passe sur plusieurs rouleaux 30 de guidage et de tension dont un seul est représenté pour plus de clarté. Le feutre 28 se comporte comme un buvard de manière à absorber l'humidité exprimée du papier par les rouleaux.Le rouleau inférieur 26 peut être un rouleau de presse coucheuse aspirante équipé d'une caisse aspirante 32 placée à l'intérieur de ce rouleau, de-manière à éliminer du papier une plus grande quantité d'eau que celle éliminée par la paroi poreuse d'un tel rouleau fonctionnant d'une manière classique. Après être passées entre les rouleaux 24 et 26 > la toile 10 et la feuille de papier humide qu'elle supporte passent sur la surface extérieure d'un tambour sécheur rotatif 34 à traversée selon l'invention. Ce tambour 34 est placé à l'extrémité du brin supérieur de la toile 10 à former, de sorte qu'il prend la place d'un rouleau classique de presse coucheuse humide de la machine à papier. Le tambour se déplace à la même vitesse que la toile. La feuille 36 de papier séché est enlevée de la toile 10 à former, après avoir parcouru le tambour sécheur 34, à l'aide d'une buse classique 38 à air qui décolle la feuille de papier de la toile par soufflage et la fait passer sur un rouleau 39 de décollage.La toile 10 à former passe ensuite sur un rouleau 40 de guidage, puis sur des dispositifs classiques de nettoyage, par exemple des rinceurs 42 et des racloirs 44, et sur d'autres rouleaux 46 de guidage et de tension avant de revenir au rouleau 12 de tête. Les éléments 42, 44 et 46 sont représentés schématiquement, car ils sont tous de conception classique. Un préchauffeur 47, pouvant se présenter sous la forme d'une hotte à vapeur d'eau, peut être placé en face des rouleaux de la presse coucheuse afin de réduire la viscosité du liquide imprégnant le papier et de permettre une élimination aisée de l'eau par les rouleaux de la presse coucheuse et par le sécheur 34. Le sécheur rotatif 34 se présente sous la forme d'un tambour cylindrique creux comportant une paroi latérale perforée 48 sur laquelle la toile 10 à former et la feuille 36 de papier passent, comme représenté sur la figure 1A. De l'air ou tout autre gaz chaud est aspiré à travers la feuille 36 de papier, la toile 10 à former et la paroi perforée 48 du tambour, de manière à pénétrer dans plusieurs chambres à vide 50, 52 et 54 fixées à l'intérieur de ce tambour sécheur. Les chambres à vide 50, 52 et 54 sont espacées circonférentiellement à la périphérie du tambour et présentent approximativement les mêmes dimensions. Lorsque trois de ces chambres sont utilisées, leur section droite peut occuper un arc d'environ 80G et leur longueur peut être à peu près égale à la longueur totale de la paroi latérale perforée 48 du tambour. Les chambres à vide 50, 52 et 54 sont équipées de conduits séparés 56, 58 et 60 de décharge, respectivement, traversant une extrémité du tambour 34 de manière à communiquer avec un ventilateur d'aspiration ou toute autre source de vide. Les trois sources de vide reliées. aux conduits 56, 58 et 60 de décharge peuvent être réglées indépendamment les unes des autres afin d'établir différentes dépressions et différents débits d'écoulement d'air dans chacune des chambres à vide 50, 52 et 54. Ceci permet un réglage des dépressions et des débits d'écoulement pour la fabrication de différents types de papier ou d'autres feuilles de matière fibreuse, dans des conditions optimales de séchage. Trois sources séparées de chauffage, à commandes indépendantes, par exemple des hottes 62y 64 et 66~d'alimentation en air chaud, sont tournées vers la toile 10, chacune en face de. l'une des chambres à vide 50, 52 et 54 situées de l'autre côté de la toile 10 par rapport aux hottes. Ces dernières font passer de l'air ou tout autre gaz chaud à travers la feuille 36 de papier, la toile lo à former et la paroi perforée 48 de tambour, de manière que ce gaz pénètre dans les chambres à vide, comme indiqué par les flèches 6â sur la figure 1A. Chacune des hottes 62, 64 et 66 est alignée sur l'une des chambres à vide 50, 52 et 54 et reliée à l'une des trois sources d'air chaud dont les températures peuvent être réglées indépendamment les unes des autres.Par conséquent, l'air chaud traversant la feuille de papier peut avoir différentes températures dans les trois zones de chauffage constituées par les hottes 62, 64 et 66, ce qui donne une grande souplesse de fonctionnement au sécheur et permet le séchage de différents types de papier et d'autres feuilles en matière fibreuse , dans des conditions optimales. Pour que le volume délimité à l'intérieur du tambour sécheur 34 soit suffisant pour permettre la mise en place des chambres à vide et de leurs conduits séparés de décharge qui passent à travers l r extrémité du tambour, ce dernier est monté sur trois paires de galets 70 qui parcourent la surface extérieure de zones non perforées de la paroi latérale 48 du tambour, aux extrémités opposées de ce dernier, comme représenté sur la figure 1A. Ces galets 70 comportent des axes 72 montés dans des paliers 74 fixés à des supports 76. Le tambour sécheur 34 comporte, à ses extrémités opposées, deux rebords 78 qui font saillie vers l'extérieur et qui l'empêchent de se dégager des paires de galets en glissant.Deux galets 70', montés sur un arbre commun, sont entrainés par liaison de cet arbre avec un moteur électrique 70, de manière à faire tourner le tambour sécheur dans le sens des aiguilles d'une montre, comme indiqué par la flèche 82. Afin d'assurer un entrainement positif du tambour, la surface extérieure des galets menés 70' peut comporter une denture hélicoïdale engrenant avec une denture correspondante présentée par la surface du tambour sécheur 34. Il peut être souhaitable de placer le galet supérieur d'entralne- ment 70' en contact avec la surface intérieure du tambour sécheur afin que les dents de ce tambour ne puissent entrer en contact avec les deux paires inférieures de galets supportant ledit tambour.Il convient de noter que les bords extérieurs 84 des chambres fixes à vide 50, 52 et 54 sont très proches de la surface intérieure du tambour, afin d'éviter les fuites d'air. Il est également possible de placer sur ces bords une matière d'étanchéité résistant aux températures élevées, de manière qu'elle forme des surfaces de contact portant contre le tambour en rotation. Cependant, ceci ntest pas nécessaire avec la plupart des dépressions utilisées. Comme représenté sur les figures 1 et 1A, les conduits de décharge 56, 58 et 60 des chambres à vide peuvent avoir un diamètre extrêmement grand afin d'élever au maximum le débit d'écoulement de l'air dans ces chambres. De plus, ces conduits de décharge sont espacés radialement des galets 70 et de leurs paliers 74, de sorte que la température maximale de l'air passant dans les chambres à vide peut être élevée. A cet égard, il convient de noter qu'une certaine quantité de chaleur passe dans les galets 70 et leurs axes 72 dans le cas où ils sont réa- lisés en métal. Cependant, les paliers 74 restent à une température inférieure à celle du conduit 58 de décharge (figure lA) par lequel l'air chauffé s'écoule. Comme représenté sur la figure 2, toutes les hottes 62, 64 et 66 d'alimentation en air chaud sont reliées à des éléments chauffants différents à gaz 86, 88 et 90 > respectivement, par des conduits 92 de branchement. Il convient de noter que d'autres types d'éléments chauffants peuvent être mis en oeuvre, par exemple des éléments électriques ou des éléments à huile. Des ventilateurs 94, 96 et 98 font circuler l'air respectivement vers les éléments chauffants 86, 88 et 90. Les ventilateurs 96 et 98 assument également la fonction de ventilateurs de décharge car leurs entrées sont reliées aux conduits 56 et 58 de décharge des chambres- à vide 50 et 52 placées immédiatement en amont, de manière que ces ventilateurs créent une dépression dans lesdites chambres. De plus, un troisième ventilateur 100 d'aspiration est relié au conduit 60 de décharge afin de créer une dépression dans la chambre 54. La sortie de ce ventilateur 100 est reliée par un conduit 102 à l'entrée du ventilateur 94, de manière que l'air chauffé sortant de la chambre à vide 54 soit également dirigé, à travers l'élément chauffant 86, vers la hotte 62 placée au-dessus de la première chambre à vide 50. Une certaine partie de l'air chauffé est mise en circulation à travers un filtre 104 et s'échappe à l'atmosphère par un conduit 106 d'évacuation afin que l'humidité et les substances polluantes soient éliminées de cet air. Pour compléter cette perte d'air, une arrivée d'air frais 108 aboutit au premier ventilateur 94. Chacun des ventilateurs 94, 96, 98 et 100 est muni d'une commande 110 permettant d'en régler la vitesse et, par conséquent, de régler indépendamment le débit d'écoulement d'air et la dépression dans les chambres à vide 50, 52 et 54. Les commandes des ventilateurs sont representées schématiquement sous la forme d'un rhéostat électrique, bien qu'elles puissent être de tout autre type convenable. De même, chacun des éléments chauffants 86, 88 et 90 est muni d'un élément séparé 112 de réglage de température représenté sous la forme d'un robinet monté dans le conduit 114 de gaz reliant ces éléments chauffants à une source 116 d'alimentation en gaz qui, dans la plupart des cas, est une conduite principale de distribution de gaz. Par conséquent, il apparaît que la température de i'air chaud circulant dans les hottes 62, 64 et 66 peut être réglée indépendamment et que les dépressions et les débits d'écoulement dans chacune des chambres à vide 50, 52 et 54 peuvent également être réglés indépendamment les uns des autres. En outre, en utilisant l'air chauffé sortant d'une chambre à vide pour l'alimentation en air de l'élément chauffant associé à la hotte placée audessus d'une autre chambre à vide, le circuit représenté sur la figure 2 réalise une économie importante d'énergie et > par conséquent, permet de réduire le coût de fonctionnement du sécheur selon l'invention. La figure 3 représente une variante du sécheur selon l'invention analogue à la réalisation de la figure 1 sauf qu'elleuti- lise un dispositif différent pour faire passer l'air chauffé dans les chambres à vide, à travers le papier. Dans cette forme de réalisation, trois éléments chauffants séparés 118, 120 et 122, à résistance électrique , sont disposés sur le côté de la toile 10 à former opposé à celui des chambres à vide 50, 52 et 54, respectivement. Ces éléments chauffent l'air ambiant qui s'écoule à travers eux comme indiqué par les flèches 122 et qui traverse la toile de manière à pénétrer dans les chambres à vide, sous l'action de ventilateurs ou de toutes autres sources de vide reliées aux conduits 56, 58 et 60 de décharge desdites chambres.Les éléments électriques chauffants 11 & 120 et 122 sont connectés à des sources séparées 124, 126 et 128, respectivement, d'alimentation en courant électrique de chauffage. Des résistances variables 130, 132 et 134, respectivement, sont montées en série entre les éléments chauffants 11E, 120 et =22 et leurs sources 124, 126 et 128 d'alimentation en courant. Les résistances 130 > 132 et 134 permettent de régler indépendamment la température de l'air chauffé traversant les zones de chauffage placées au-dessus des chambres à vide 50, 52 et 54 en faisant varier l'intensité du courant parcourant les éléments chauffants. Par conséquent, les résistances variables 130, 132 et 134 assument une fonction analogue à celle des robinets 112 de la forme de réalisation représentée sur la figure 2. Chacun des éléments électriques chauffants est monté sur un support poreux 136 réalisé en matière isolante réfractaire, par exemple dans une céramique convenable. Il convient de noter que des éléments chauffants à infrarouges ou d' hyperfrdquencc-'s peuvent être mis en oeuvre à la place des éléments chauffants par résistance représentés sur la figure 3. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées au sécheur décrit et représenté sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. - Sécheur de matière en feuille, comprenant un transporteur poreux sans fin destiné à déplacer une feuille de matière fibreuse à sécher, un dispositif destiné à mettre en forme la feuille sur le transporteur à partir d'une matière liquide déposée sur ce dernier, un tambour sécheur rotatif comportant une paroi latérale poreuse et destiné au séchage de la feuille > des supports, comprenant des paliers, soutenant le tambour de manière qu'il puisse tourneur, le sécheur étant caractérisé en ce que le transporteur passe autour de la paroi latérale du tambour rotatif de manière que la feuille soit séchée alors qu'elle est supportée par le transporteur sur lequel elle a été mise en forme, plusieurs chambres à vide, séparées les unes des autres et fixées à l'intérieur du tambour sécheur, de manière à aspirer l'humidité de la feuille pour la faire passer dans lesdites chambres à travers la paroi latérale du tambour, des conduits fixes de décharge, associés à ces chambres, traversant une extrémité du tambour, en un point espacé radialement des supports, un dispositif d'aspiration étant relié aux conduits de décharge des chambres à vide, de manière à permettre un réglage indépendant de la dépression établie dans lesdites chambres,et et des éléments chauffants, placés à l'extérieur du tambour sécheur, faisant circuler un gaz chauffé à travers la feuille et le transporteur de manière que ce gaz pénètre dans les chambres à vide en chauffant la feuille lors de son passage dans plusieurs zones de chauffage présentant des températures différentes et situées au-dessus des chambres à vide et en alignement sur ces dernières. 2. - Sécheur selon la revendication 1 > caractérisé en ce que les supports comprennent des galets en contact avec la paroi latérale du tambour sécheur et espacés du transporteur poreux et de la feuille, de manière que le tambour puisse tourner sur ces galets. 3. - Sécheur selon la revendication 1 > caractérisé en ce que les galets sont en contact avec la surface extérieure de la paroi latérale, aux extrémités opposées du tambour. 4. - Sécheur selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'au moins l'un des galets est entrainé par un moteur qui fait tourner le tambour, ce dernier entraînant lui-même le transporteur. 5. - Sécheur selon la revendication 1, caractérisé en ce que les éléments chauffants assurent une alimentation en air chauffé qui s'écoule à travers la feuille et le transporteur poreux de manière à pénétrer dans les chambres à vide. 6. - Sécheur selon la revendication 1, caractérisé en ce que le tambour rotatif sèche suffisamment la feuille formée sur le transporteur pour rendre inutile tout séchage supplémentaire avec un gaz chauffé après que la feuille a été enlevée du transporteur. 7. - Sécheur selon la revendication 1, caractérisé en ce que les éléments chauffants comprennent plusieurs hottes séparées qui délimitent lesdites zones de chauffage, les éléments chauffants assurant l'alimentation en air chauffé qui s'écoule à travers la feuille et le transporteur poreux, dans les chambres à vide. 8. - Sécheur selon la revendication 7, caractérisé en ce que les sorties des chambres à vide sont reliées chacune à une hotte placée au-dessus d'une chambre à vide différente. 9. - Sécheur selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte également des rouleaux de presse coucheuse placés entre le dispositif de mise en forme de la feuille et le tambour sécheur et destinés à éliminer l'humidité de la feuille en la pressant avant qu'elle atteigne le tambour sécheur. 10. - Sécheur selon la revendication 1, caractérisé en ce que la feuille est une feuille de papier. 11. - Sécheur selon la revendication 1, caractérisé en ce que la première chambre à vide atteinte par la feuille présente sensiblement la même dimension que la chambre à vide qui la suit immédiatement. 12. - Sécheur selon la revendication 1 > caractérisé en ce qu'il comporte au moins trois chambres à vide espacées circonférentiellement autour de l'axe du tambour et allongées dans la direction longitudinale dudit tambour, chacune de ces chambres à vide étant réglée à une dépression différente. 13. - Sécheur selon la revendication 12, caractérisé en ce que toutes les chambres à vide ont sensiblement la même dimension. 14. - Sécheur selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'un conduit séparé de décharge est associé à chaque chambre à vide.