x 2003707 La présente invention a trait aux dispositifs de suspension,en général, et concerne plus particulièrement un dispositif compact permettant un mouvement relatif entre les essieux arrière jumelés d'un véhicule automobile ou autre et entre ces essieux et le châssis. 5 L'un des défauts des systèmes de suspension antérieurs pour essieux jumelés résulte de l'insuffisance des moyens prévus pour dissiper l'énergie accumulée dans un ressort, provoquant ainsi des oscillations prolongées de la suspension après que les roues ont rencontré une irrégularité de la surface de la route. En conséquence 10 les systèmes de suspension antérieurs peuvent être classés en deux catégories, à savoir : ceux qui sont trop mous et qui permettent des rebondissements prolongés du châssis du véhicule par rapport aux roues qui sont au contact du sol et ceux qui sont trop durs et qui, de ce fait, imposent une fatigue excessive au véhicule. En consé- 15 quence, le but de la présente invention est de réaliser un dispositif de suspension pour les essieux arrière jumelés de certains véhicules dans lequel un ressort permet un mouvement relatif entre les essieux jumelés, et où l'énergie accumulée dans le ressort est rapidement dissipée ; 20 - dans lequel l'énergie imprimée aux roues du véhicule est dissipée par un ressort utilisant une matière élastique sollicitée en cisaillement et un amortisseur rotatif à liquide ; - qui utilise un amortisseur rotatif à liquide conçu pour dissiper l'énergie proportionnellement à la vitesse verticale des roues du 25 véhicule ; et, dans lequel les mouvements alternatifs verticaux du véhicule sont transformés en un mouvement de rotation d'un ressort et d'un amortisseur rempli de liquide. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressorti-ront de la description qui va suivre, donnée uniquement à titre 30 d'exemple non limitatif, en référence au dessin annexé, dans lequel : - la figure 1 est une vue latérale partielle d'un véhicule équipé d'un dispositif de suspension conforme à l'invention : - la figure 2 est une coupe latérale agrandie du dispositif de suspension de l'invention : 35 - la figure 3 est une coupe suivant la ligne 3-3 de la figure 2 en regardant dans la direction des flèches ; - la figure 4 est une vue agrandie de la partie centrale du dispositif de suspension des fig. 2 et 3> partiellement en écorché pour plus de clarté ; et, 40 la figure 5 est une coupe agrandie du dispositif de la fig.2, t- BAD ORIGINAL « «■,« 2 .2003707 9 0b/^ suivant la ligne 5-5 de cette figure en regardant dans la direction indiquée par les flèches. En se référant à la figure 1, on voit un véhicule 10 qui comprend un châssis 12 qui est supporté sur le sol par des roues avant 5 de direction 14 et par un dispositif d'essieux jumelés 16 comportant des roues l8, 20. Une cabine 22 est installée à l'avant du châssis 12. Dans le mode de réalisation représenté, une remorque 24 est attelée au châssis 12 par un dispositif d'attelage 26. Le système de suspension 28 de la présente invention permet un mouvement relatif 10 entre les différents essieux du dispositif 16 comme il sera expliqué ci-après. Comme le montre clairement la figure 2, le dispositif d'essieux jumelés 16 comprend un premier carter d'essieu 30, situé à l'avant, et un second carter d'essieu 32 situé à l'arrière. Les carters 30 15 et 32, qui ont été représentés comme étant du type en caisson, comportent des pièces de fonderie coniques 34,36 s'étendant transversalement. Des éléments de transmission appropriés (non représentés) sont logés dans les carters 30,32 et dans les pièces de fonte 34, 36 pour entraîner les roues 18, 20. 20 Les principaux composants du dispositif de suspension 28 sont un support de montage 38, un ressort 40, un amortisseur 42 et un mécanisme de stabilisation 44. Comme il sera expliqué plus en détail par la suite, le ressort 40 permet un mouvement relatif entre les carters d'essieux 30,32 puis sollicite ces derniers vers la position 25 de niveau de la fig.2. Le ressort 40 permet aussi un mouvement élastique du dispositif d'essieux jumelés 16 par rapport au châssis 12 quand il n'y a pas de mouvement différentiel entre les carters d'essieux 30,32. L'amortisseur 42 s'oppose aux mouvements différentiels des carters 30» 32 et amortit l'oscillation produite par le 30 ressort 40. Le mécanisme de stabilisation 44 s'oppose aux mouvements transversaux des carters d'essieux 30, 32 par rapport au châssis 12 et, ainsi, restreint les mouvements des carters 30,32 à des mouvements orientés, d'une manière générale, verticalement. Le support de montage 38 comprend m premier élément de sup-35 port 46 dont l'extrémité supérieure est fixée au châssis 12 par des boulons 48. Une première section 50 de l'élément de support 46 s'incline vers le bas et à l'opposé du châssis 12 et coupe une seconde section verticale 52, comme le montre la figure 3- La section 52 concourt vers le bas et se raccorde à une troisième 40 section 54 espacée vers l'intérieur par rapport à la seconde. Une ■ - 1 bad original 3 2003707 9 06739 ouverture 56 est prévue dans l'élément de support 46 à la jonction entre la seconde et la troisième sections 52,54, ouverture qui présente une chambre 58 près de son extrémité extérieure. Le support de montage 38 comporte également un second élé-5 ment de support 60 dont l'extrémité supérieure est fixée au chas-sis 12 par des boulons 62. Une première section 64 du second élément de support 60 s'incline vers le bas et légèrement vers l'extérieur et se raccorde à une seconde section verticale 66. A la jonction entre la première et la seconde sections 64 et 66 10 est percée une ouverture 68 qui est coaxiale à l'ouverture 56. Une chambre 70 est ménagée dans le second élément de support 60 à des fins qui seront précisées par la suite. Les deux éléments de support 46-60 sont reliés par un dispositif d'assemblage amovible 72 comprenant des tampons iden-15 tiques 74,76. Chaque tampon 74, 76 comprend un corps 78 reçu dans les ouvertures alignées 56, 68. Un passage 80 s'étend à travers les corps 78 et se termine par une cavité agrandie 82. Un boulon approprié 84, sous la tête duquel est placée une rondelle 85, est inséré dans las passages 80 alignés. Un frein d'écrou 86 et un 20 écrou 88 sont placés sur l'extrémité du boulon 84 afin de serrer l'épaulement 90 formé par chacun des corps 78 dans chacune des chambres 58, 70. Le dispositif d'assemblage 72 comprend également un manchon 92 recevant les corps 78 des tampons 74, 76 et qui bute contre les deux éléments de support 46, 60. On voit aisément qu'ai 25 continuant de serrer les écrous 88, on solidarise le premier élément de support 46, le dispositif d'assemblage 72 et le second élément de support 60. Il est à noter qu'un manchon profilé pourrait être utilisé à la place des tampons 74, 76 dans le manchon 92. Deux plaques 94, 96 et des éléments d'assemblage appropriés, 30 tels que des boulons et des écrous 98 sont prévus pour relier les extrémités inférieures des deux éléments de support 46, 60. On voit donc que le support de montage 38 constitue un cadre rigide qui peut être facilement assemblé et démonté et qui se compose de pièces relativement simples. 35 Le ressort 40 comprend m premier composant 100 permettant aux carters d'essieux 30, 32 de se déplacer par rapport au châssis sans mouvement différentiel entre eux. Le premier composant 100 est constitué par un manchon rigide 92 qui fait partie du dispositif d'assemblage 72, d'un manchon élastique 102 et d'un manchon 40 extérieur rigide 104. Le manchon élastique 102 est en caoutchouc BAD ORIGNAL 4 2003707 ,9 06:39 ou en une matière analogue et est collé ou fixé d'une autre manière aux manchons 92, 104. En conséquence, on voit que le manchon extérieur 104 peut tourner autour du manchon intérieur 92 et qu'il est sollicité élastiquement à une position dans laquelle les con-5 traintes du manchon élastique 102 sont supprimées. Etant donné que les liaisons entre les carters 30, 32 et la suspension 28 sont établies par des éléments associés au manchon extérieur 104, il est bien évident que ce dernier permet aux carters d'essieux 30, 32 de se déplacer par rapport au châssis 12, indépendamment du 10 mouvement relatif entre les roues l8, 20. Le ressort 40 comprend également une enveloppe 106 ayant une paroi bombée vers l'intérieur 108 pourvue d'un moyeu 110 fixé au manchon 104 et une paroi bombée vers l'extérieur 112 ayant un moyeu 114 lui aussi fixé au manchon 104. Un premier disque élas-15 tique annulaire ll6 est collé entre la paroi 108 et une première plaque annulaire 118, tandis qu'un second disque élastique annulaire 120 est collé entre la paroi 112 et une seconde plaque annulaire 122. Comme il sera expliqué plus en détail par la suite, les parois 108, 112 sont reliées au carter d'essieu 32, tandis que 20 les plaques 118, 122 sont reliées au carter 30. Comme on le verra, le mouvement relatif entre les carters d'essieux 30, 32 déplace les plaques ll8, 120 par rapport aux parois 108, 112. On verra également que les disques élastiques 116, 120 qui peuvent être en caoutchouc ou en une matière analogue sont soumis à des efforts 25 de cisaillement. En conséquence, les forces développées dans les disques 116, 120 tendent à rappeler les carters d'essieux 30, 32 à une position dans laquelle les contraintes des disques 116, 120 sont supprimées. Des coussinets appropriés pourraient être prévus, le cas échéant, entre les plaques 118, 122 et les moyeux 110, 114. J) Il est à noter que l'épaisseur des disques 116, 120 augmente avec la distance des moyeux 110, 114. Ceci résulte de la divergence des parois 110, 112.et a pour résultat une plus grande quantité de matière élastique à mesure qu'augmente la distance du centre de rotation. Ceci est avantageux du fait que le pourtour 35 extérieur des plaques 113, 122 et des parois 108, 112 parcourt une plus grande distance relative que leur pourtour intérieur, pour une rotation angulaire donnée. En conséquence, l'épaisseur variable des disques annulaires 116, 120 diminue les variations des contraintes qui s'exercent le long d'un rayon de ceux-ci. 40 L'amortisseur 42 comprend un dispositif radial 124 comprenant w'Y\fcl ,9 067 ,: un moyeu annulaire 126 fixé aux moyeux 110, 114 de l'enveloppe 106 par des cales 128, 130, un certain nombre de goupilles 132 et un certain nombre de boulons et d'écrous 134. Un certain nombre de rayons ou de bras 136 s'étendent du moyeu 126, leur largeur 5 étant plus petite à la base qu'au sommet pour des raisons qui seront précisées par la suite. Le dispositif radial 124 comporte également une bague 138 reliée à chaque rayon 136 comme le montre clairement la figure 4. La bague 138 est entourée d'une bague mobile anti-friction 140, de préférence, en une matière 10 glissante, telle que le tétrafluoroéthyl^.ne ou comportant un tel revêtement. La bague anti-friction l4o est supportée circonféren-tiellement par un frein annulaire 142 disposé entre les plaques annulaires ll8, 122 dans les rainures 143 où des joints 145 sont prévus comme le montre la figure 3. 15 Comme le moncre la figure 4, un certain nombre de comparti ments 144 sont produits par le dispositif 126 entre les rayons 136. Dans chacun des compartiments 144 est disposée une aube 146 fixée entre les plaques annulaires 118, 122 au moyen de goupilles 148. Chaque aube 146 divise son compartiment 144 en deux chambres 20 150, 152 qui sont remplies avec un liquide, tel qu'une huile de silicone, destinées à dissiper l'énergie accumulées dans les disques de caoutchouc llo, 120, comme il sera expliqué plus en détail par la suite. Les plaques annulaires 118, 122 sont reliées par une bague 25 d'espacement 154 et un certain nombre de boulons et d'écrous 156. On voit que les plaques annulaires 118, 122 sont accouplées de façon à tourner conjointement autour de l'axe du boulon 84. Une particularité importante de l'invention est la prévision d'un écoulement laminaire autour des aubes 146 et des rayons 136. 30 Les aubes 146 sont étroitement rapprochées des plaques annulaires 118, 122 afin d'empêcher la circulation d'un liquide entre elles. Par contre, chaque aube 146 est légèrement espacée du moyeu 126 afin de ménager une voie de circulation 158 entre eux. De même, le bord extérieur des aubes 146 est espacé de l'anneau 138 afin de 35 délimiter une seconde voie de circulation 160 entre eux. En se référant à la figure 3, on voit que l'un des bords latéraux des rayons 136 est espacé de la plaque annulaire 118 afin de délimiter une autre voie de circulation 162 entre eux. Une quatrième voie de circulation 164 est produite par l'espacement 40 de l'autre bord latéral du rayon 136 de la plaque annulaire 122. BAD ORIGINAL 9 Oo.'.iO 6 2003707 £n supposant que- le rayon vertical 136 cie la figure 4 se déplace vers 11auoe hachurée 146 par suite d'un mouvement relatif entre les carters d'essieux 30, 32, le liquide interposé entre le rayon vertical 13c et l'aube hachurée 14o est soumis à une pression, 5 tandis que la pression du liquide situé entre l'auce hachurée 146 et le rayon 136 suivant décroît. Il se produit, de même, une chute de pression dans le liquide compris entre le rayon vertical 136 et l'aube voisine suivante 146. Par sui„e de la différence de pressions créée dans le liquide par le mouvement relatif des car-10 ters d'essieux 30, 32, le liquide contenu dans le compartiment où est développée une pression élevée s'écoule à travers les voies de circulation 158, 160, 162, 164. Dans un amortisseur relatif du type ci-dessus, l'amortissement produit par l'écoulement laminaire à travers les étroites voies 15 de circulation 158, 160, 162, 164 est proportionnel à la vitesse relative entre les rayons 136 et les auoes 146. Etant donne que les rayons 136 sont solidaires des moyeux 110, 114, on conçoit que le couple d'amortissement est proportionnel à la vitesse des aubes 146. Tous l:s techniciens avertis savent calculer les di-20 mensions des voies de circulation 158, 160, 162, 164 de manière a assurer dans celles-ci l'écoulement laminaire voulu. Dans un amortisseur rotatif à liquide du type ci-dessus, un écoulement turbulent à travers les étroites voies de circulation 158, 160, 162, 164 produit un couple d'amortissement proportionnel 25 au carré de la vitesse relative entre les rayons 136 et les aubes 146. Etant donné que la transition de l'écoulement laminaire à l'écoulement turbulent est progressive, le couple d'amortissement produit pendant la période de transition varie d'une manière désordonnée entre une valeur proportionnelle à la vitesse de l'aube 146 30 et une valeur proportionnelle au carré de la vitesse de cette aube 146. Si l'on calcule les voies de circulation 158, 160, 162, 164 de façon à produiré un écoulement turoulent aux différences de pressions maximales, on obtient un écoulement laminaire aux pressions minimales résultant d'un mouvement différentiel modéré 35 entre les carters d'essieux 30, 32. Etant donné qu'il existe aussi une phase de transition entre les écoulements laminaire et turbulent, on conçoit aisément que les caractéristiques d'amortissement d'un tel dispositif sont désordonnées. En conséquence, on envisage actuellement de calculer les dimensions des voies d'écoulement 158, 4o l60, 162, 164 de façon à assurer seulement un écoulement laminaire. COPV j9 OC 2003707 En conséquence, les voies de circulation 155, icO, 162, le4 ont toutes sensiblement les mêmes dimension^. En se reportant à la figure 2, on veit un premier oras radial -174 associé à une monture 176 qu: sont disposés pour relier le 5 carter d'essieu 30 à la barrue d'espacement 1^4, --ux plaquos lib, 122 et aux aubes 146. Uns patte 177 de la baeue d ' espacement 154 est reliée par des boulons 17? ou des éléments analcrues k deux éléments plats 180, 182 s'étendant vers le carte:'.^C. Les éléments l80, 182 sont reliés par un dispositif d'assemoiage 184 analogue ai 10 dispositif 72 qui a été décrit en détail ci-dessus. En se référant à la figure 5> on voit que la monture 176 comprend un manchon rigide 186 entourant le dispositif d'assemblage 184 et qui empêche les éléments 180, 182 de se rapprocher l'un de l'autre. Au manchon 186 est collée une douille élastique 188 en 15 caoutchouc ou en une matière analogue. Un manchon extérieur rigide 190 est collé ou fixé d'une autre manière à la douille de caoutchouc 188. Le manchon 190 est entouré étroitement par un collier de serrage 192. Le collier 192 est fixé à l'une des extrémités d'un élément en J 194 par plusieurs vis et écrous 196. L'autre extrémité 20 de l'élément en J 194 est reliée à une chape ou à un étrier 198 par un élément d'assemblage 200 comprenant une plaquette 202 en for me de gouttière et un certain nombre de vis et d'écrous 204. L'étrier 198 est fixé, par exemple, par soudage, au carter d'essieu 34. On voit donc que les mouvements alternatifs verticaux du 25 carter d'essieu 30 qui résultent des mouvements alternatifs verticaux de la roue 18 sont transformés en un mouvement de rotation des plaques 118, 122 et des aubes 146. Un second bras radial 206 comprend deux éléments 208 reliés aux parois 108, 112 par des éléments de fixation appropriés 210. Les 30 extrémités extérieures des éléments 208 sont fixées par un dispositif de liaison 184 à une monture 176 aboutissant au carter d'essieu 36. Les montures 176 représentées se composent d'un certain nombre d'éléments assemblés, mais il est bien évident qu'un élément d'une seule pièce pourrait également être utilisé. En 35 utilisant des éléments séparés, comme représenté, on a la possibilité de régler la hauteur verticale de l'ensemble aux points d'assemblage. On voit qu'un mouvement alternatif vertical d.;S roues 20 est converti en un mouvement de rotation des ::arois 108,112. Le dispositif de staoilisation 44 comprend un premier bras de 40 torsion 212 articulé autour d'un axe 2l4 sur un support 216 fixé COPY 8 200370" .j9 ÛO.'J^ au carter d'essieu 30. L'autre extrémité du bras de torsion 212 est articulée autour d'un axe 218 sur un support 220 fixé au châssis 12. Le dispositif de stabilisation 44 comprend aussi un second bras de torsion 220 articulé autour d'un axe 222 d'un 5 support 224 fixé au carter d'essieu 32. L'autre extrémité du second bras de torsion 220 est articulée autour d'un axe 226 sur un support 228 fixé au châssis 12. On voit que le bras radial 174- et le bras de torsion 212 forment un parallélogramme articulé dont les pivots sont désignés par 84, 184, 2l4, 218. On voit éga-10 lement que le bras radial 206 et le bras de torsion 220 forment un second parallélogramme articulé dont les pivots sont désignés par 84, 184, 222, 226. On voit donc que les carters d'essieu 30, 32 ne peuvent se déplacer que dans le sens vertical. Du dispositif de stabilisation 44 fait également partie un 15 organe 230 destiné à limiter les mouvements transversaux qui oonprend un seul ressort plat 232 fixé aux éléments de support 46, 60 du support 38 comme le montre clairement la figure 3. Dans la plaque 94 est ménagé une cavité 234 dans laquelle le ressort 232 est logé. Une vis 236 passe à travers le ressort 232 et est vissée dans la 20 plaque 96 afin d'empêcher le ressort 232 de se déplacer axialement. Les extrémités du ressort 232 sont immobilisées par des vis et écrous 204 entre les éléments d'assemblage 202 et les chapes 198. Le ressort 232 est relativement faible pour les mouvements des carters d'essieux 30, 32 vers et hors du plan du dessin, selon 25 la figure 2, tout en étant relativement flexible dans le sens vertical afin de permettre aux carters d'essieux 30, 32 de se déplacer alternativement dans ce sens. On voit donc que le dispositif de stabilisation 44 restreint les déplacements des carters d'essieux 30, 32 à un mouvement général alternatif vertical, en 30 empêchant tout mouvement transversal appréciable. On suppose, par exemple, que le véhicule 10 se déplace en avant et que les roues 18 du dispositif d'essieux jumelée 16 rencontrent une bosse de la route qui élève les roues 18 par rapport aux roues 20. L'élévation des roues 18 a pour résultat un mouvement 35 d'ascension du carter d'essieu 30 et un mouvement d'ascension du bras radial 174 et du bras 212. Etant donné que le bras radial 174 est relié aux plaques 118, 122 et aux aubes 146, ces éléments tournent dans le sens des aiguilles d'une montre, selon la figure 4, exerçant ainsi un effort de cisaillement entre les disques de 40 caoutchouc 116, 120. La rotation des plaques 118, 122 produit éga- , , , 9 2003707 ,-i o J :■ ) lement un mouvement relatif de rotation entre les aubes 146 et les rayons 136. En conséquence, le liquide interposé entre les auoes 146 et les rayons 136 est chassé à travers les étroites voies de circulation 158, 160, 162, 164 dissipant ainsi une par-5 tie de l'énergie transmise à la roue par la surface du sol. • Etant donné qu'une force de cisaillement s'exerce sur les disques de caoutchouc 116, 120, l'énergie qui y est accumulée tend à rappeler les plaques 118, 122 à la position dans laquelle elles étaient placées avant que la roue l8 rencontre la bosse de la rou-10 te. Si aucun moyen n'était prévu pour accélérer la dissipation de l'énergie accumulée dans les plaques 118, 122, ces dernières oscil leraient pendant une période de temps prolongée jusqu'à ce que cet te énergie se soit transformée en chaleur et en perte d'hystérésis dans le caoutchouc. On voit que le mouvement de rappel des plaques 15 118, 122 vers leur position normale provoque un mouvement entre les aubes 146 et les rayons 136 qui fait repasser le liquide à travers les étroites voies de circulation 158, 160, 162, 164. Etant donné que les dimensions des voies de circulation 158, 160, 162, 164 ont été calculées pour assurer un écoulement laminai 20 re, l'énergie dissipée par la circulation est proportionnelle à l'énergie accumulée dans les disques de caoutchouc 116 et 120. En conséquence, la quantité d'énergie dissipée pendant le mouvement de retour des plaques 118, 122 est directement proportionnelle à la quantité d'énergie conservée dans l=s disques de caoutchouc 25 116, 120. Même lorsque l'énergie appliquée à la roue,l8 est supérieure à ce..le pouvant être dissipée par l'amortisseur 42 en un seul cycle, il est bien évident que cette énergie sera rapidement dépensée. On voit aisément que le dispositif de suspension 28 opère de 30 la même façon que celle décrite ci-dessus lorsque la roue 18 passe sur une dépression de la surface de la route. Le fonctionnement est également le même lorsque la roue 20 est déplacée verticalement par une irrégularité de la surface de la route. Il est à noter que le manchon élastique 102 permet aux carters 35 d'essieux 30, 32 de se déplacer par rapport au châssis 12 quand aucun mouvement relatif ne se produit entre les carters 30, 32. Etant donné que l'énergie accumulée dans le manchon élastique 102 est relativement faible, on a trouvé inutile de prévoir un amortisseur pour cet élément élastique. La douille de caoutchouc 188 40 entre les montures 176 et les bras radiaux 17206 permet un mou- BAD ORIGINAL ^ 69 06739 10 2003707 veraent de rotation limité qui est, lui aussi, relativement faible et ne nécessite pas d'amortisseur. Il va de soi que' de nombreuses modifications peuvent être apportées à l'exemple représenté et décrit, sans sortir pour autant 5 du cadre de l'invention. 69 06; J1/ 11 2003707 REVENDICATIONS 1. Dispositif de suspension, notamment pour les essieux arrière jumelés de certains véhicules automobiles et autres, caractérisé en ce qu'il comprend un support (38) pour sa fixation 5 au véhicule, des moyens élastiques (4o) portés par le support et comprenant un bras (208) pour la fixation à l'un des. essieux, un organe mobile (106) fixé au bras afin de se déplacer avec lui, et un ressort (120) relié à l'organe mobile, et un amortisseur (42) porté par le support et comprenant un premier élément (124, 138) 10 produisant des compartiments (144), des aubes (146) placées dans lesdits compartiments et un second bras (17^) fixé soit au premier organe (124, 138), soit aux aubes (146) pour le raccordement à l'autre essieu, le premier organe (124, 138) ou les aubes (146) étant fixées à l'organe mobile (106). 15 2. Dispositif de suspension selon la revendication 1, carac térisé en ce que l'organe mobile comprend une plaque annulaire montée à rotation autour de son centre, le ressort comprenant un disque élastique annulaire fixé le long de l'une de ses faces à cette plaque annulaire et une plaque fixe fixée le long de l'un 20 de ses côtés à l'autre face du disque élastique. 3. Dispositif de suspension selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'organe mobile comprend une seconde plaque annulaire parallèle à la première et qui est montée à rotation autour de son centre, le ressort incluant un second disque élastique an- 25 nulaire fixé le long de l'une de ses faces à la seconde plaque annulaire et une seconde plaque fixe fixée le long de l'un de ses côtés à l'autre face du second disque élastique. 4. Dispositif de suspension selon la revendication 3* caractérisé en ce que le premier organe est pourvu de compartiments 30 placés entre la première et la seconde plaques annulaires et est monté à rotation autour de son centre, les aubes étant fixées à la première et à la seconde plaques, cependant que le second bras est relié au premier organe. 5. Dispositif de suspension selon l'une quelconque des reven- 35 dications 1 à 4, caractérisé en ce qu'un dispositif de stabilisation est prévu pour les essieux et comprend des seconds moyens élastiques portés par le support pour être fixés à chacun des essieux, les seconds moyens élastiques étant relativement flexibles pour les mouvements alternatifs verticaux et relativement 40 inflexibles pour les mouvements horizontaux. 12 20037C-7 o9 06"39 6. Dispositif de suspension selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le premier organe délimitant les compartiments comprend vin moyeu porté par l'organe mobile, un certain nombre de rayons s'étendant radialement du moyeu, des 5 bagues s'étendant autour de la périphérie des rayons pour former des compartiments entre ceux-ci et une plaque annulaire de part et d'autre des rayons pour fermer les compartiments, les rayons et les plaques étant espacés de façon à ne permettre qu'une circulation laminaire entre eux, une aube étant placée dans chaque compar-10 timent de manière à buter contre lesdites plaques et étant fixée à celle-ci, les aubes étant espacées du moyeu et des bagues pour permettre seulement une circulation laminaire entre eux. 7. Dispositif de suspension selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'un support de montage pour 15 la fixation au véhicule, un organe porté par le support de montage, line enveloppe solidaire de l'organe, un amortisseur à liquide comprenant des compartiments ayant un certain nombre de chambres pour recevoir un liquide, des aubes dans lesdites chambres et des moyens pour monter les compartiments ou les aubes sur l'organe 20 afin de tourner autour de celui-ci, le second des deux composants mentionnés étant solidaire dudit organe, un ressort reliant l'enveloppe à l'un des essieux et des moyens pour relier le composant monté à rotation à l'autre des essieux. 8. Dispositif de suspension selon la revendication 7, carac-25 térisé en ce que la liaison entre l'organe et le support de montage comprend des moyens élastiques. 9. Dispositif de suspension selon la revendication 8, caractérisé en ce que les moyens élastiques comprennent un disque élastique annulaire disposé autour de l'organe et fixé à l'enveloppe 30 le long de l'une de ses faces, son autre face du disque élastique étant fixée au composant qui est monté à rotation sur ledit organe.