La présente invention concerne une chaussure de ski constituée d'au moins une partie inférieure comprenant l'empeigne et d'une tige articulée sur cette partie inférieure, et comprenant à l'arrière des moyens de liaison entre la tige et la partie inférieure, ces moyens de liaison étant susceptibles d'occuper deux positions, l'une fermée, dans laquelle la tige est fixée angulairement plus ou moins rigidement à la partie inférieure, avec un angle d'inclinaison déterminé, l'autre, ouverte, dans laquelle la tige est libre d'osciller, dans certaines limites, sur la partie infé- rieure. La position fermée est utilisée durant la pra- tique du ski, lors de laquelle une position inclinée en avant et relativement rigide de la tige est judicieuse, tandis que la position ouverte est utilisée au repos ou pour la marche, avec ou sans ski, la liberté d'oscilla- tion de la tige par rapport à la partie inférieure de la chaussure permettant le mouvement naturel de la partie inférieure de la jambe par rapport au pied. Une chaussure de ce type a été proposée dans le brevet CH 549 970. Dans cette chaussure les moyens de liaison entre la tige et la partie inférieure de la chaussure sont constitués par un coulisseau fixé par son extrémité inférieure à la partie inférieure de la chaus- sure et coulissant dans une glissière fixée à la tige de la chaussure, la solidarisation du coulisseau dans sa glissière étant assurée par les deux extrémités coudées d'un étrier élastique monté pivotant sur la glissière. Lorsque cet étrier est rabattu vers le haut, autour de la glissière, ses extrémités s'engagent dans des trous du coulisseau en immobilisant ainsi la tige relativement à la partie inférieure de la chaussure. Lorsque l'étrier est rabattu vers le bas, ses branches élastiques sont écartées par deux épaulements de la glissière, libérant ainsi le coulisseau. Une série de trous sur le coulis- -2 - seau permet de fixer différents angles d'inclinaison de la tige. Un tel dispositif est relativement grand et encombrant. L'étrier élastique risque de s'accrocher accidentellement et de désolidariser intempestivement le coulisseau de sa glissière. La présente invention a pour but de réaliser une chaussure du type susmentionné comprenant des moyens de liaison plus compacts, pouvant être encastrés dans la chaussure en réduisant ainsi les risques d'accrochage et d'ouvertures intempestives et ne comprenant pas de ressort de déverrouillage ou autre élément élastique analogue à l'étrier de l'art antérieur, susceptible de réduire la solidité et la sécurité du dispositif. A cet effet, la chaussure selon l'invention est caractérisée par le fait que les moyens de liaison sont constitués essentiellement par-une première pièce fixée à la partie inférieure de la chaussure, sur un prolon- gement de celle-ci s'étendant sous la tige, par une deuxième pièce solidaire de la tige et par un levier articulé par son extrémité sur la première pièce et en un point intermédiaire à une extrémité d'une biellette dont l'autre extrémité est articulée sur la deuxième pièce, l'axe d'articulation du levier sur la première pièce étant situé entre les deux autres axes d'articula- tion et l'axe d'articulation du levier sur la biellette étant situé, en position fermée des moyens de liaison, légèrement en deçà de la ligne droite passant par les deux autres axes d'articulation, entre cette droite et la première partie, la liaison présentant une certaine élasticité pour permettre le passage de l'axe d'articu- lation du levier par ladite droite, de manière à assurer le maintien du levier, en position fermée. Selon une forme d'exécution préférée de l'inven- tion, la deuxième pièce est encastrée dans une découpe de la tige et le levier est constitué d'un corps arti- - 3 - culé sur la première pièce et relié par une tige filetée à une tête rotative s'appuyant sur une face frontale dudit corps et d'un écrou baladeur traversé par la tige filetée et portant l'axe d'articulation du levier à la biellette, ce qui permet de modifier la position de l'axe d'articulation de levier sur la biellette, c'est- à-dire la position relative de la première et de la deuxième pièces, et par là l'inclinaison de la tige de la chaussure. La tête est avantageusement rectangulaire, de telle sorte qu'elle est bloquée en rotation lorsque le levier est rabattu en position fermée. La force élastique à surmonter pour fermer, respec- tivement ouvrir le levier, sera généralement constituée par la déformation élastique de la chaussure elle-même, mais il est également possible d'introduire un élément élastique dans le dispositif de liaison. En position fermée, les moyens de liaison consti- tuent un ensemble compact de dimensions réduites ne faisant peu ou pas saillie hors de la chaussure. - Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de la chaussure selon l'invention. La figure 1 représente une vue d'ensemble de la chaussure. La figure 2 représente, en perspective, les moyens de liaison sans la chaussure. La figure 3 est une vue en plan, de dessus, des moyens de liaison représentés à la figure 2. La figure 4 est une vue de côté des moyens de liaison et des parties de la chaussure qui le relient. La figure 5 représente les moyens de liaison en position ouverte selon une vue en coupe selon V-V de la figure 3. La chaussure de ski représentée à la figure 1 est en matière synthétique moulée. Elle est constituée, de manière connue en soi, d'une partie inférieure 1 compre- -4- nant la semelle et l'empeigne et d'une tige 2 articulée sur la partie inférieure 1 au moyen de deux rivets 3, dont un seulement est visible sur le dessin. Le bord supérieur la de la partie 1 est entouré largement par la tige 2 à l'avant et à l'arrière de cette tige. Pour sa fermeture, la chaussure est munie, de manière connue, de quatre boucles 4. La partie inférieure 1 de la chaussure et la tige 2 sont en outre reliées l'une à l'autre par des moyens de liaison 5 encastrés dans une découpe rectangulaire 6 de la tige 2. Ces moyens de liaison 5 sont représentés aux fi- gures 2 à 5. Ils comprennent une première pièce métal- lique 7 fixée à la partie inférieure 1 de la chaussure, en face de la découpe 6 de la tige et une deuxième pièce métallique 8, de forme générale rectangulaire, encastrée dans la découpe rectangulaire 6. de la tige 2 et reliée à la première pièce 7 par l'intermédiaire d'un levier 9 et d'une biellette 10 reliant le levier 9 à la pièce 7. La pièce 7 est constituée par une plaquette découpée et pliée de manière à présenter quatre pattes 11,12,13,14 par lesquelles la pièce 7 est fixée à la partie infé- rieure 1 de la chaussure au moyen de quatre rivets tels que 15. La pièce 7 présente en outre deux pattes coudées à angle droit 16 et 17 formant un étrier dans lequel est fixé un axe 18 auquel est attachée l'extrémité du levier 9, plus exactement un corps 19 de forme générale paral- lélépipèdique rectangulaire présentant sur sa face intérieure un évidement dans lequel est logé un écrou baladeur rectangulaire 20 traversé par une tige filetée 21, traversant longitudinalement le corps 19, libre en rotation dans ce corps 19 et retenue dans ce corps par une tête 22 s'appuyant sur une portée prévue dans un dégagement 23. L'autre extrémité 24 de la tige filetée 21 est munie d'une tête 25 en matière synthétique, l'extrémité 24 étant munie de dents et chassée dans la -5- tête 25. La tête 25 s'appuie par une face plane sur la face frontale plane de l'extrémité du corps 19. La fixation de la tête 25 est telle qu'elle permet une rotation aisée à la main de la tête en position ouverte du dispositif, telle que représentée à la figure 5. L'écrou baladeur 20 est articulé sur la biellette 10 au moyen de deux bouts d'axe 26 et 27 constitués par des rivets chassés dans l'écrou 20 ou par des vis, perpen- diculairement à la tige filetée 21. La biellette 10 est constituée par une tôle pliée en U, dont les ailes portent d'une part les rivets 26 et 27 et sont d'autre part traversées par un axe 28, par exemple un rivet, constituant l'articulation de la biellette 10 sur la pièce 8. Cette pièce 8 est également constituée par une plaque métallique découpée et pliée présentant deux pattes verticales 29 et 30 traversées par l'axe 28, un bord inférieur coudé 31 assurant l'appui de la pièce 8 contre le bord inférieur de la découpe 6, un bord supé- rieur coudé 32 assurant l'appui de la pièce 8 contre le bord supérieur de la découpe 6, deux pattelettes laté- rales 33 et 34 s'engageant sous la tige 2 pour assurer le maintien de la pièce 8 perpendiculairement à la tige 2, le bord 32 présentant en outre un prolongement 35 s'étendant sur la tige 2 et limitant ainsi l'enfoncement de la pièce 8 dans la tige 2. La tête 25 présente en outre, de chaque côté, une rainure 36 dans laquelle peuvent s'engager, en position fermée, deux languettes de la tige 2 prévues de chaque côté de la découpe 6, pour contribuer au maintien du levier 9 en position fermée. La tête 25 présente en outre une face oblique 37 de manière à permettre à l'utilisateur de faire basculer le levier dans la position représentée à la figure 5 au moyen d'un doigt. Cette face 37 sera en outre de préfé- rence rugueuse ou striée de manière à empêcher le doigt de glisser. Dans la position fermée représentée à la figure 4, position normale utilisée en descente, l'axe d'arti- culation de l'écrou baladeur 20 est situé en-dessous de la ligne droite reliant les deux autres axes 18 et 28, entre cette ligne droite et la pièce 7 solidaire de la partie inférieure de la chaussure. La tige filetée 21 étant montée sans jeu dans le corps 19, il est néces- saire, pour passer de cette position à la position ouverte représentée à la figure 5, de rapprocher l'un de l'autre les axes 18 et 28 par une déformation élastique de l'un ou l'autre des éléments en présence, ce qui assure un maintien du levier 9 en position fermée. Dans la forme d'exécution représentée, l'élasticité est assurée par les parties de la chaussure. D'autre part, en position fermée, la tête 25 est appliquée par une face plane contre la pièce 8, ce qui l'empêche de tourner intempestivement. En position ouverte (fig.5), il est par contre possible d'entraîner la tête 25 en rotation et avec elle la tige filetée 21, ce qui a pour effet de déplacer l'écrou baladeur 20 sur la tige filetée 21. Ce déplacement a pour effet de déplacer la pièce 8 relativement à la pièce 7, c'est-à- dire de modifier l'inclinaison de la tige 2 de la chaus- sure étant donné que celle-ci est articulée en 3. Il est par exemple possible de choisir un filetage tel qu'un tour de la tête 21 corresponde à une modification de 10 de l'inclinaison de la tige de la chaussure. Il ressort clairement des dessins qu'en position fermée des moyens de liaison, la tige 2 est fixée angu- lairement à la partie inférieure 1 de la chaussure, tandis qu'en position ouverte, la pièce 8 peut se dépla- cer relativement à la pièce 7, en faisant jouer l'arti- culation constituée par le levier 9 et la biellette 10, ce qui permet à la tige de la chaussure d'osciller autour de son articulation 3. -7- Dans une exécution simplifiée, le levier 9 peut être constitué par une seule pièce directement articulée sur la biellette 10, l'inclinaison de la tige de la chaussure en position fermée étant alors fixée une fois pour toute. Selon une variante d'exécution découlant de façon évidente des dessins, la pièce 8 pourrait être fixée à la tige 2 au moyen de rivets, comme la pièce 7. Selon une autre variante, l'élasticité permettant l'ouverture et la fermeture du levier 9 pourrait être assurée par un élément élastique, par exemple entre la tête 22 et le corps 19 ou entre la tête 25 et le corps 19 ou encore entre l'écrou baladeur 20 et le corps 19. Afin de réduire la rigidité de l'inclinaison de la tige de la chaussure en position fermée, il serait aisément possible d'introduire un élément élastique, éventuellement réglable, entre deux des composantes des moyens de liaison. La biellette 10 pourrait être par exemple remplacée par une biellette élastique réalisée comme la liaison décrite dans le brevet US 3 619 914. -8- REVENDICATIONS 1. Chaussure de ski constituée d'au moins une partie inférieure et d'une tige articulée sur cette partie inférieure, et comprenant, à l'arrière, des moyens de liaison entre la tige et la partie inférieure, ces moyens de liaison étant susceptibles d'occuper deux positions, l'une, fermée, dans laquelle la tige est fixée angulairement plus ou moins rigidement à la partie inférieure, avec un angle d'inclinaison déterminé, l'autre, ouverte, dans laquelle la tige est libre d'osciller, dans certaines limites, sur la partie infé- rieure, caractérisée par le fait que les moyens de liaison sont constitués essentiellement par une première pièce (7) fixée à la partie inférieure (1) de la chaus- sure, sur un prolongement de celle-ci s'étendant sous la tige (2), par une deuxième pièce (8), solidaire de la tige et par un levier (9) articulé par son extrémité sur la première pièce (7) et en un point intermédiaire (26,27) à l'extrémité d'une biellette (10) dont l'autre extrémité est articulée sur la deuxième pièce, l'axe d'articulation (18) du levier sur la première pièce étant situé entre les deux autres axes d'articulation et l'axe d'articulation (26,27) du levier sur la biellette étant situé, en position fermée des moyens de liaison, légèrement en deçà de la ligne droite passant par les deux autres axes d'articulation, entre cette droite et ladite première partie, la liaison présentant une cer- taine élasticité pour. permettre le passage de l'axe d'articulation du levier sur la biellette par ladite droite, de manière à assurer le maintien du levier en position fermée. 2. Chaussure selon la revendication 1, caractérisée par le fait que le levier comprend des moyens de réglage de la position de son axe d'articulation (26,27) sur la biellette. - 9 - 3. Chaussure selon la revendication 2, caractérisée par le fait que le levier est constitué d'un corps (19) articulé sur la première pièce (7) et relié par une tige filetée (21) à une tête rotative (25) s'appuyant sur une face frontale dudit corps, et d'un écrou baladeur (20) traversé par la tige filetée et portant l'axe d'articu- lation du levier à la biellette. 4. Chaussure selon la revendication 3, caractérisée par le fait que ladite élasticité est assurée par la déformation élastique d'au moins l'une des parties de la chaussure. 5. Chaussure selon la revendication 3, caractérisée par le fait que ladite tête rotative est polygonale. 6. Chaussure selon la revendication 5, caractérisée par le fait que ladite tête rotative est rectangulaire et présente au moins une encoche latérale (36) dans laquelle vient s'engager au moins une languette ou analogue de la tige de la chaussure en position fermée. 7. Chaussure selon la revendication 1 ou 3, carac- -20 térisée par le fait que les moyens de liaison compren- nent une liaison élastique permettant un déplacement relatif de la première et de la deuxième pièce, en position fermée des moyens de liaison. 8. Chaussure selon la revendication 3, caractérisée par le fait que ladite élasticité est assurée par un élément élastique entre la tête rotative (25) et ledit corps (19). 9. Chaussure selon la revendication 3, caractérisée par le fait que ladite élasticité est assurée par un élément élastique entre la tige filetée (21) et ledit corps (19). 10. Chaussure selon la revendication 3, caractéri- sée par le fait que ladite élasticité est assurée par un élément élastique entre l'écrou baladeur (20) et ledit corps (19). - 10 - 11. Chaussure selon l'une des revendications 1 à , caractérisée par le fait que la deuxième pièce (8), de forme générale rectangulaire, est encastrée dans une découpe (6) de la tige de la chaussure, située en face de la première pièce.