La présor.te invention a pour objet un crc,cédé e'. un dispositif de détermination de irétat d'un milieu fluide dans une enceinte. De façon plus précise, la présente invention se rapporte à la détermination qualitative dans une enceinte contenant un milieu fluide, ce milieu étant susceptible d'évoluer quant aux fluides qu'il contient, cette détermination faisant intervenir la conductilité thermique des diffé- rents fluides (gaz ou liquides) contenus dans l'enceinte. On sait que dans les réacteurs nucleaires du type a eau sous pression (PiiR), la cuve de résistance a Is pression contient en fonctionnement normal exclusivement de l'eau sous forme liquide. On sait également que lors de certains fonctionnements accidentels de- ce type de réacteur dont les origines peuvent être diverses certains fluides sous forme gazeuse peuvent apparaître dans le milieu liquide d'origine. I1 peut principalement s'agir de vapeur d'eau ou de gaz résultant en particulier de la décomposition de l'eau dans la cuve du réacteur. L'invention permet de détecter en particulier l'apparition d'un tel phénomène. Cependant, elle n'est bien sur pas limitée à ce type de réacteurs nucléaires, ni même aux réacteurs nucléaires ou à leurs composants annexes tels que les pressuriseurs. D'une manière générale, l'invention concerne la détection de changements locaux d'état intervenant dans un milieu liquide, les changements a'état consistant dans l'apparition locale d'un fluide (liquide ou gaz) dont la conductibilité thermique est différente de celle du milieu fluide d'origine. Cependant, l'invention s'applique plus particulie- remuent à cette détection de l'apparition localisée d'un gaz - dans un milieu initialement liquide. Bien entendu, cette apparition de gaz peut se présenter sous l'aspect de formation de bulles ou de création d'une émulsion. Du fait que la détection est locale, l'invention peut s'appliquer à deux situations principales Soit au départ, l'ensemble de l'enceinte est remplie par un seul fluide et il s'agit de détecter l'appari rition d'un deuxieme fluide, soit au dcart on a deux fluides distincts et l'invention permet alors de suivre l'évolution de l'interface entre ces deux fluides. Si l'on revient au problème des réacteurs à eau pressurisée, on sait qu'il n'est prévu aucun dispositif particulier pour détecter l'apparition d'un gaz dans la cuve. On voit donc que l'invention, selon l'une de ses applications précédemment évoquées, présente un intérêt particulier. Pour effectuer cette détermination localisée d'état du milieu fluide, on place dans ce milieu fluide un élément conducteur de la chaleur; on chauffe cet élément et on mesure le coefficient d'échange thermique entre cet élément et le milieu fluide. En d'autres termes, on analyse la façon dont le flux thermique est évacué de l'élément dans le milieu fluide. Selon la nature du fluide qui est au contact de l'élément, cette évacuation est plus ou moins rapide ou importante. Selon l'application envisagée, la source de chaleur peut être interne à l'enceinte. C'est le cas lorsqu'on fait cette détermination dans un réacteur nucléaire qui est en fonctionnement ou qui présente une certaine puissance résiduelle, Dans d'autres cas, on pourra faire appel à une source de chaleur extérieure : par exemple, un dispositif de chauffage électrique. I1 faut ajouter que cette détermination qualitative se fait toujours par mesure relative, c'est-à-dire par comparaison d'au moins deux mesures. Soit, ces deux mesures de coefficient d'échange thermique sont faites au même moment en deux points différents de l'enceinte, la comparaison et le traitement de ces mesures peut alors permettre de détecter la présence de deux fluides différents aux deux points de mesure ; soit ces deux mesures sont effectuëes au même point à deux instants différents. On peut alors en déduire, si c'est le cas, un changement d'état dans le temps au point considéré. Il faut préciser que dans le cas d'un réacteur nucléaire et en particulier à l;intérieur du coeur, on sait que les distributions axiale et radiale des températures ne sont nullement uniformes.Lorsqu' on effectue deux mesures de coefficient d'échange en deux points du coeur, on peut donc être amené à "corriger" les mesures avant de la comparer pour tenir compte de la distribution des temcéra- tures. En fait, un relevé sera représentatif d'un changement d'état si les deux ou les n mesures effectuées s'écartent de façon significatives de la courbe de distribution des températures. pour déterminer l'état local du milieu fluide dans une enceinte de grande dimension, il est nécessaire de disposer d'un grand nombre de points de mesure dans cette enceinte. On peut obtenir ce résultat en implantant dans l'enceinte un grand nombre d'éléments fixes . On peut également utiliser un nombre plus réduit d'éléments que l'on déplace à l'intérieur de l'enceinte en des positions bien repérées. Par ce procédé, on peut, dans la cuve d'un PWR, détecter l'apparition dans l'eau d'une émulsion vapeurliquide, ou de vapeur sèche ou encore d'un autre gaz, De plus, la position des éléments détectant ces états nouveaux permet d'obtenir une certaine localisation. Comme on 1'a expliqué précédemment, le procéde consiste à mesurer le coefficient d'échange thermique entre l'élément localisé qui est chauffé et le milieu fluide qui l'entoure. Pour effectuer cette mesure qui ne sera utilisée que par comparaison avec une autre mesure, il faut bien entendu équiper chaque élément des moyens pour effectuer cette mesure, c ' est-à-dire pour délivrer un signal de préférence électrique dont la grandeur soit représentative de ce coefficient d'échange. Selon l'invention, cette mesure est faite en donnant à l'élément de mesure une forme allongée et en plaçant à l'intérieur de l'élément deux dispositifs de mesure de température situés en deux points différents de l'élément. Un dispositif qui convient particulièrement bien à cette mesure est l'appareil connu sous le nom de 'Ithermo- mètre à rayonnement gamma" ou "y-thermomètre". Ces disposée tifs sont décrits en particulier dans les demandes de brevet français 77 08657 du 23 mars 1977 et 79 05739 du 6 mars 1979 déposées au nom du demandeur pour "Dispositif de mesure de la puissance locale dans un assemblage combustible de réacteur nucléaire I1 est cependant important de noter que ces y-thermomètres sont décrits pour une utilisation bien particulière qui est de mesurer localement la quantité de chaleur produite au sein du combustible dans un assemblage du coeur du réacteur.On voit donc que même si l'on met en oeuvre dans ce mode de réalisation les mêmes appareils, l'utilisation de ces appareils est totalement différente puisqu'il s'agit de mesurer le coefficient d'échange thermique. Néanmoins, on pourra avantageusement se reporter à ces textes pour certains détails de structure. Cependant, les éléments de mesure peuvent ne pas être au sens propre des y-thermomètres. L'élément de mesure peut consister simplement en un barreau cylindrique en maté- riau conducteur dans lequel on a placé deux capteurs de température situés dans un même plan de section du barreau, l'un des capteurs étant disposé selon l'axe du barreau et l'autre à proximité de sa périphérie. La valeur de la diffe- rence des températures mesurées est en valeur relative représentative du coefficient d'échange de chaleur avec le milieu fluide et donc representatif de l'état du milieu fluide. De toute façon l'invention sera mieux comprise a la lecture de la description qui suit de plusieurs modes de réalisation des éléments de mesure, ces exemples illustrant en même temps la mise en oeuvre du procédé objet de l'invention. La description se réfère aux figures annexées sur lesquelles on a représenté - sur la figure 1, une vue simplifiez an coupe verticale d'une cuve de réacteur PWR montrait des inplanta- tions possibles des éléments de mesure - sur la figure 2, une vue simplifiée d'un assemblage combustible de PWR montrant l'introduction de dispositifs de mesure sous la forme d'une canne comportant plusieurs éléments de mesure à l'intérieur des tubes-guides de l'asseimblage combustible - sur la figure 3, une vue partielle en coupe verticale d'un premier mode de réalisation de l'élément de mesure qui correspond à un y-thermomètre dit "humide" - sur la figure 4, une vue partielle en coupe verticale d'un deuxième mode de réalisation de l'élément de mesure qui correspond à un y-thermomètre dit "sec" - sur la figure 5, une vue en coupe verticale d'un élément de mesure correspondant à un y-thermomètre individuel du type "humide', cet lt'ment étant r.lobile ; - sur la figure 6, une vue en coupe verticale d'un élément de mesure correspondant à un y-thermomètre individuel du type "sec", cet elément étant mobile ;; - sur les figures 7 et 8, des vuesen coupe verticale des éléments de mesure selon des modes de réalisation dans lesquels l'élément a la forme d'un barreau sans chambre ; et - sur la figure 9, une vue en coupe verticale de la partie inférieure d'un élément de mesure comportant à la fois des y-thermomètres du type !'sec" et du type "humide". Dans la description qui suit, on envisage le cas ou l'enceinte est un réacteur du type PWR qui contient normalement de l'eau sous pression. I1 s'agit donc de détecter une éventuelle apparition de vapeur d'eau ou d'un autre gaz. De même, dans ce cas, on dispose d'une source de chaleur qui est soit la puissance dégage par le coeur, soit la puissance résiduelle du réacteur. Cependant, comme on l'a déjà indiqué, l'invention pourrait s'appliquer à d'autres enceintes contenant un autre liquide. I1 faut simolement observer que dans certains cas, on peut être amené à utiliser une source de chaleur externe pour chauffer les éléments de mesure. Sur la figure 1, on a représenté la cuve 2 d'un réacteur nucléaire fermée par son fond 4 et son couvercle 6. On a également représenté le coeur 8 avec ses assemblages combustibles 10, le coeur 8 étant supporté par le panier de coeur 12. Au-dessus du coeur 8, on a symbolisé les structures internes supérieures 13 servant en -articufier au guidage des barres de conmande. Sur cette figure, on a représenté différentes implantations possibles pour les dispositifs de mesure selon l'invention. La référence D1 représente un dispositif de mesure en forme de canne comportant plusieurs éléments successifs de mesure. Cette canne D1 ou tige pénètre par le couvercle 6 et est introduite dans le coeur. La référence D2 illustre un dispositif de mesure plus court qui traverse le couvercle et qui sert seulement à effectuer une détection au sommet de la cuve. La référence D3 illustre un dispositif de mesure en forme de canne qui traverse le fond 4 de la cuve de-rEsistance à la pression et pénètre dans les assemblages combustibles. Sur la vue en perspective de la figure 2, la référence 10 désigne de façon schématique une structure d'assemblage combustible comportant de façon connue une série d'aiguilles ou crayons combustibles gainés 14 régulièrement répartis, la géométrie du réseau selon lequel sont disposés ces crayons étant maintenue par des grilles alvéolaires 16 montées dans l'assemblage à intervalles réguliers. Le faisceau des crayons 14 comporte, en un endroit convenablement déterminé du réseau, un tube de protection 18, permettant l'introduction à l'intérieur de celui-ci du dispositif de mesure D, celui-ci étant mis en place dans ce tube 18 par sa partie inférieure ou sa partie supérieure et permettant d'effectuer une mesure locale de l'état du milieu fluide à différents niveaux dans l'assemblage, ces niveaux étant repérés sur le dessin par une série de flèches 20. On va maintenant d- trire plusieurs modes de réalise tion des dispositifs de mesure selon l'invention. Cepc..dant, ces dispositifs faisant largement appel à la structure des y-thermomètres qui est bien connue, en particulier à la lumière des deux demandes de brevets déjà citées, on ne décrira pas en détail ces dispositifs mais on s'attachera surtout à en expliquer le fonctionnement particulier dans le cadre de l'invention. Sur la figure 3, on a représenté un dispositif de mesure analogue à un y-tnermometre du type humide. Le dispositif consiste en une tige cylindrique 30 de faible diamètre et de grande longueur en un matériau bon conducteur de la chaleur et de l'électricité, de préférence réalisé en un métal par exemple en acier inoxydable, ou en un alliage ou une céramique conductricé approprié, et un tube 32 en doigt de gant de protection de la tige 30 enfilée dans ce tube. Cette tige allongée 30 susceptible ainsi de s'etendre sur toute la hauteur du tube de protection extérieur 18 dans l'assemblage combustible 8, présente une fois mise en place dans ce tube 32 et au droit des zones où doivent être effectuées les mesures, des parties de section réduites 34 entourées par des chambres annulaires étanches 36 délimitées entre ces parties 34, la paroi interne du tube 32 et les parties 38 de diamètre plus important. Selon l'invention également, la tige cylindrique 30 comporte un canal axial longitudinal 40' s'étendant sur toute la hauteur de cette tige et dans lequel est disposé un ensemble de thermocouples différentiels tels que 42, chacun de ces thermocouples étant associé à une des zones de mesure repérées par les flèches 20 (Fig. 2) selon la longueur du tube 18, de telle sorte qu'une jonction chaude 44 de thermocoup le soit sensiblement disposée au milieu de la hauteur de chaque partie 34 de section réduite et une jonction froide 46 au-del de l'extrémité de la chambre 36 correspondante, dans la partie 38 de la tige 30 de section plus importante. Lors du fonctionnement normal du réacteur, c'està-dire lorsqu'vil contient seulement de l'eau sous fore liquide, le thermocouple différentiel donne une indication représentative de la puissance locale. I1 fonctionne en y-thermomètre classique. S'il apparaît dans l'espace entre le tube de guidage 18 et le tube externe 32 du dispositif de mesure de la vapeur ou un gaz,il y a modification de l'échange thermique, en particulier au niveau de la partie de diamètre plus important 38 . La différence de température mesurée par le thermocouple 42 (soudures 44 et 46) est alors modifiée. I1 y a donc modification du signal électrique délivré par le thermocouple qui indique ainsi qu'il y a eu modification de l'état du milieu fluide au niveau de l'élé- ment de mesure considéré.Bien entendu, cette mesure aurait pu aussi être comparée à la mesure faite par un élément de mesure qui reste entouré par de l'eau. Sur la figure 4, on a représenté un autre mode de réalisation du dispositif correspondant à un y-ternomètre du type sec. Ce dispositif est identique à celui de la figure 3, mais il ne comporte pas le tube 32. En conséquence, il demeure les portions de diamètre réduit 34 mais il n'existe plus à proprement parler de chambre 36 puisque ces chambres sont remplies par le liquide caloporteur. Si de l'eau remplit l'espace entre la tige 30 et le tube-guide 18, la différence de température relevée par le thermocouple différentiel 42 est pratiquement nulle. I1 n'y a donc pratiquement pas de signal électrique. Si au contraire, de la vapeur d'eau ou un gaz pénètre dans l'espace entre la tige 30 et le tube 18 au niveau des soudures 44 et 46, il y a modification du coefficient d'échange thermique et on recueille à la sortie du thermocouple différentiel un signal qui est représentatif de la différence de température au niveau des deux soudures et donc du changement d'état du milieu fluide. Sur la figure 9, on a reprsenté un dispositif de mesure hybride coirespondant dans sa partie supérieure au type "humide" et dans sa partie inférieure au type "sec". La partie supérieure 30a du barreau 30 est munie de chambres 36a correspondant aux éléments de mesure selon le type humide avec le tube externe 32. Au contraire, dans la partie in en rieure 30b du barreau 30, on trouve seulement des parties de diamètre réduit 34b correspondant au type "sec". L'intérêt de cette structure hybride est le suivant : la partie supérieure 30a est logée dans les assemblages combustibles 10. Elle donne donc en fonctionnement normal des indications sur la puissance locale selon le mode de fonctionnement classique des y-thermomètres. Au contraire, la partie inférieure du dispositif fonctionne uniquement en dispositif de détection de l'état du milieu fluide. Cela peut en particulier servir à détecter un dénoyage complet du coeur. Dans les exemples précédents de réalisation, chaque dispositif de mesure se.présente sous forme d'un barreau allongé qui comporte en fait plusieurs éléments de mesure successifs, chaque élément de mesure consistant en une portion de diamètre réduit et un thermocouple différentiel. Ces dispositifs sont placés à demeure dans le réacteur. Sur les figures 5 et 6, on a représenté deux modes de réalisation du dispositif de mesure que l'on pourrait qualifier d'individuels. En effet, ces dispositifs ne comportent chacun qu'un seul élément de mesure, ces dispositifs étant déplacés dans les tubes 18 de guidage. Ces deux éléments de mesure correspondent en fait à une demi-longueur de chambre selon les modes de réalisation représentés respectivement sur les figures 3 et 4. Dans le mode de réalisation selon la figure 5 qui correspond au type "humide11 on trouve une embase 50 prolongée par une tige 52 de diamètre réduit. La tige 52 est entourée par une paroi 54 en forme de doigt de gant fixée à sa base sur- l'embase 50. Cette enceinte définit ainsi une chambre étanche 56 remplie de gaz. A l'intérieur du barreau, on retrouve un thenoocouple différentiel 58 dont la soudure froide 60 est logée dans l'embase 50 et dont la soudure chaude 62 est logée à proximité de l'extrémité de la tige 52. On trouve en plus dans l'embase 50 un thermocouple simple 64 pour déterminer la température absolue. Cet ensemble est fixé à l'extrémité de moyens de déplacement qui peuvent consister en une perche 66 ou en des câbles.On peut ainsi déplacer le dispositif de mesure à l'intérieur des tubes-guides 18 pour effectuer des mesures en plusieurs points. Sur la figure 6, on a représenté un dispositif de mesure analogue à celui qui est représenté sur la figure 5 mais dans sa version "sèche". La seule différence réside dans le fait qu'on a supprime le tube 54 en forme de doigt de gant. Dans les exemples précédents, les dispositifs de mesure se présentent sous la forme d'un barreau conducteur thermique présentant au moins une portion de diamètre réduit et comportant autant de thermocouples différentiels qu'il y a de portions de diamètre réduit, les deux soudures ou jonctions du thermocouple différentiel étant disposées selon l'axe du barreau. En se référant aux figures 7 et 8, on va décrire deux modes de réalisation de dispositifs de mesure comportant un barreau de forme cylindrique, c'est-à-dire dépourvu de portions de diamètre réduit. Selon le mode de réalisation de la figure 7, il s'agit encore d'un y-thermometre. Chaque thermocouple muni de sa jonction chaude et de sa jonction froide est logé dans une cavité 72 ménagée dans la tige pleine 70. Cette cavité 72 comporte une partie centrale 72a de longueur relativement réduite, disposée selon l'axe de la tige 70, une partie 72b disposée à la périphérie de la tige 70 comme on le voit mieux sur la figure 7 et une partie de raccordement inclinée 72c reliant la partie centrale 72a et la partie périphérique 72b. A l'intérieur de cette cavité, est logé un ensemble de conducteurs formant thermocouple différentiel. Cet ensemble formant thermocouple porte la référence générale 74. I1 suffit d'indiquer que la soudure chaude 74b est logée dans la partie périphérique 72b de la cavité 7r, alors que 3v soudure fuoii, 74a est logée de préférence à l'extrémité supérieure de la partie 72a centrale de la cavité 72. On comprend qu'ainsi par mesure du gradient radial entre une soudure froide 72a et la soudure chaude correspondante 74b, on obtient une mesure de différence de température qui peut être convertie en mesure de l'état du milieu fluide pour la zone Zi considérée. Dans tous les modes de réalisation représentés sur les figures 3 à 7 et 9, on a décrit l'utilisation de tnermocouples différentièls comportant les deux soudures ou jonctions. I1 faut cependant observer que dans l'utilisation particulière de ces y-thermomètres selon l'invention, on pourrait également utiliser deux thermocouples simples. Sur la figure 8, on a représenté un nouveau mode de réalisation du dispositif de mesure de 1'état du milieu fluide. Il consiste en un barreau cylindrique 80 qui comporte une succession de zones de mesure Z. correspondant chacune à un élément de mesure. Dans chaque zone de mesure, on trouve dans une même section droite du barreau un premier thermocouple simple 82 dont la jonction est disposée selon l'axe du barreau et un deuxième thermocouple 84 dont la jonction est située au voisinage de la périphérie du barreau 80. La différence de température relevée par ces deux thermocouples est représentative en valeur relative de la valeur du coefficent d'échange thermique entre le barreau et le milieu fluide environnant. Il va de soi que dans un mode complet de réalisation, les dispositifs de mesure sont associés & des circuits électroniques ou électriques pour traiter des signaux electriques délivrés par les thermocouples et pour appliquer des coefficients correctifs lors de la comparaison de ces mesures pour tenir compte éventuellement du-gradient de température connu qui règne dans l'enceinte. I1 faut ajouter oue dans le cas où le dispositif de mesure se présente sous la forme d'un barreau ou d'unc canne comportant plusieurs éléments de mesure, il peut être intéressant de séparer thermiquement les différents éléments de mesure. Cela peut etre réalisé en séparant les portions de barreau correspondant à chaque élément de mesure par une rondelle isolante ou en reliant par un cable ou une chaîne les différents éléments de mesure. I1 est important de souligner que les dispositifs de mesure selon l'invention peuvent être calibres avant leur mise en place dans l'enceinte. Pour cela, il suffit de leur appliquer une source de chaleur correspondant au fonctionnement in situ ; de les placer successivement dans des environnements fluides correspondant aux différents cas qui peuvent se présenter in situ et de mesurer les valeurs des signaux électriques correspondant à ces différents milieux. REVEND ATIONS 1. Procédé de détermination de l'état local d'un milieu fluide à l'intérieur d'une enceinte (2) caractérisé en ce qu'on place à l'intérieur de l'enceinte (2) au moins un élément conducteur de la chaleur (D1, D2, D3), en ce qu'on chauffe ledit élément, en ce qu'on mesure le coefficient d'échange thermique entre ledit élément et le milieu fluide, en ce qu'on effectue au moins deus mesures définies precédem- ment, et en ce qu'on compare au moins ces deux mesures pour en déduire l'état relatif localisé du milieu fluide correspondant à ces mesures. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on effectue les deux mesures à deux instants différents avec le même élément (D1, D2, D3) qui reste immobile. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on effectue les deux mesures à deux instants différents avec le même élément (52) que l'on déplace dans l'enceinte. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on effectue les deux mesures au même instant avec deux éléments différents (D1, D2, D3) occupant des positions différentes. 5. Application du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4 au contrôle du milieu fluide dans la cuve (2) de résistance à la pression d'un réacteur nucléaire du type à eau sous pression. 6. Dispositif pour la détermination de l'état local d'un milieu fluide dans une enceinte, caractérisé en ce qu'il comprend - au moins un élément bon conducteur de la chaleur (30, 50,70) apte à être intoduit dans ladite enceinte (2), -des moyens pour chauffer le ou lesdits éléments, -des moyens de mesure (42, 74) associés audit ou à chacun desdits éléments pour mesurer le coefficient d'échange entre l'élément (30,50,70) associé et ledit milieu fluide entourant ledit élément ; et -des moyens exterieurs à ladite enceinte (2) pour traiter lesdites mesures et en déduire l'état relatif localisé dudit milieu fluide. 7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que lesdits moyens de mesure pour chaque élément consistent en deux capteurs thermométriques (42,74) placés en des points différents dans ledit élément. 8. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que lesdits moyens de mesure pour chaque élément de mesure consistent en un thermocouple différentiel (42, 74). 9. Dispositif selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'il consiste en un barreau cylindrique de forme allongée (30) réalisé en un matériau bon conducteur de la chaleur, ledit barreau (30) comportant une succession de portions de diamètre élargi (38) et de portions de diamètre réduit (34), en un tube(32)entourant ledit barreau (30) et définissant au niveau des portions de diamètre réduit des chambres (36) annulairés étanches, et en une pluralité de thermocouples différentiels (42) logés dans ledit barreau (30), les deux jonctions de chaque thermocouple étant respectivement disposées au droit d'une chambre (44) et au droit d'une portion de diamètre élargi (46), chaque élément de mesure consistant en un thermocouple (42),une chambre annulaire (36) et une portion de diamètre élargi (38). 10. Dispositif selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'il consiste en un barreau cylindrique(30) de forme allongée, ledit barreau (30) comportant une succession de portions de diamètre réduit (34) et de portions de diamètre élargi (38) et en une pluralité de thermocouples différentiels (42) logés dans ledit barreau (30), les deux jonctions (44 et 46) de chaque thermocouple étant respectivement disposées au droit d'une portion de diamètre élargi (38) et au droit d'une portion de diamètre réduit (34), chaque élément de mesure consistant en un thermocouple (42), une portion de diamètre réduit (34) et une portion de diamètre élargi (38). 11. Dispositif selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'il comprend une embase cylindrique (50)prolongée par une tige (52) de diamètre réduit par rapport à celui de ladite embase (50), ces deux pie ces étant réalisées en un matériau bon conducteur de la chaleur, et un thermocouple différentiel (58) dont une jonction (60) est logée dans ladite embase et l'autre (62) est logée dans ladite tige (52) à proximité de son extrémité libre 12.Dispositif selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'il comporte une embase cylindrique (50) prolongée par une tige (52J de diamètre redoit par rapport celui de l'embase (50) un tube (54) en forme de doigt de gant entourant ladite tige (52) et définissant avec l'embase (50) une chambre étanche (56) autour de ladite tige (52) et un thermocouple différentiel (58) dont une jonction (60) est logée dans ladite embas-e (50) et dont l'autre jonction (62) est logée dans ladite tige (52) à proximité de son extrémité libre. 13. Dispositif selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'il comprend une tige (70) de forme cylindrique réalisée en un matériau bon conducteur de la chaleur, ladite tige (70) étant percée de cavités (72) aptes à recevoir des thermocouples différentiels (74), chaque cavité (72) correspondant à un élément de mesure comportant une partie axiale (72a) contenant une jonction (74a) dudit thermocouple (74) et une partie périphérique (72b) contenant la deuxième jonction 174bu dudit thermocouple (74). 14. Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'il comprend une tige (80) de forme cylindrique réalisée en un matériau bon conducteur de la chaleur, ladite tige (80) constituant une succession d'éléments de-mesure Zi, ladite tige (80) comportant dans chaque élément de mesure Zi deux thermocouples disposés sensiblement dans une même section droite de la tige (80), un des thermocouples (82) étant situé dans l'axe de ladite tige (80), l'autre (84) étant disposé à proximité de la périphérie de ladite tige 80.