L'invention est relative à un problème de boulangerie qui se pose notamment dans la fabrication de petits pains étant entendu que dans cette industrie le mot "petit" dénote moins un ordre de grandeur que le fait que le produit fini est une fraction aliquo te d'une grandeur de base qui est celle des patons. Tout spécialement dans le présent brevet ce terme dénote qu'il s' agit du fractionnement, en parties aliquotes, de patons sortant d'une machine qui les débite successivement. L'inventeur stest proposé d'augmenter la productivité du procédé en s'attaquant à la phase de sectionnement des patons, qui jusu1:à présent a été un des faeteurs limitatifs de cette fabrication, et comme il semble à priori difficile d'augmenter leébit de la machine qui débite les patons il s'est attaqué à l'autre goulot qui limite le débit, ctest à dire le fractionnement du paton en parties aliquotes, en fait en 4 parties aliquotes avec les normes actuelles, pouvant être modifiées en longueur et en poids des produits par diminution ou adjonction des procédés de découpe. Jusqu'ici il semble être passé inaperçu quele débit des patons par unité à la sortie de la machine pourvoyeuse n'entrain pas nécessairement quele processus en aval reste lui aussi unitaire et sur cette remarque l'inventeur est arrivé au procédé qui est la caractéristique principale de son invention, et qui est de section ner simultanément plusieurs patons. Sommairement l'invention pourrait se décrire comme suit L'appareil selon l'invention permet de couper à longueur régulière en patons de pâte, disposés au préalable sur la table de travail dans uneposition déterminée. La sectionneuse avance automatiquement ou manuellement sur la table de travail au fur et à mesure que les patons sont disposés sur cette table ; l'appareil de coupe dégage la table à chaque extrémité, après chaque coupe, pour permettre ltévacuation des petits pains vers la chambre de fermentation. L'entrainement du sectionneur peut être assuré soit r,lanuelle- ment, soit par un moteur aui entraine l'appareil par l'intermé- diaire d'une crtmaillère, guidée par deux aes. L'idée inventive repose sllr la remarque que le temps que demande le transfert par la table transporteuse des patons débités par la machine pourvoyeuse, donc débités à la queue leu-leu, peut être utilisée pour modifier l'orientation des patons et en particuliers pour leur imposer une dispositnon dans laquelle ils sont parallèles entre eux, cette position permettant de les attaquer perpendiculairement par un instrument de coupe, niais aussi de les attaquer simultanément par plusieurs instrument de coupe. Ces dispositions d'attaque permettent de plus de choisir entre deux solutions : ou bien on utilise une table fixe et un ou plusieurs instruments de coupe mobiles, ou bien une table mobile avec un ou plusieurs instruments de coupe fixes. La première solution offre l'avantage de permettre de sectionner alternativement dans les deux sens, tandis que la seconde solution permet d'utiliser le transporteur, qui sans rupture de charge, permet d'amener les petits pains jusqu'à la chambre de fermentation. On donnera ci-après la description dtune mise en oeuvre de l'idée inventive sans que le demandeur entende limiter la portée générique de son invention par les particularités ou aux particularités choisies pour l'illustration. Dans les dessins joints Figure I : est une vue perspective montrant la table de travail et le chariot, ce dernier en fin de course vers la gauche. Figure 2 : montre, vue par en dessus, la table de travail. Figure 3: montre, vue latéralement, la table de travail et son feutre de protection. Figure 4 : montre, vue par en dessus, la suspension des supports des instruments de coupe. Figure 5: montre, en coupe verticale} perpendiculaire au sens de déplacement le chariot et sa commande. Dans une salle se trouve la machine pourvoyeuse en patons qui débite les patons successivement sur irne bande porteuse, et, par suite, à la queue leu-leu. Après un court parcours,les patons sont enlevés manuellement de la bande porteuse et déposés sur une table de travail, sur laquelle ils sont rangés parallèlement les uns aux autres dans les direction perpendiculaire à celle qui sera la direction de coupe à moins que l'on dispose d'une machine pourvoyeuse qui débite di redtement les patons déjà orientés dans cette dernière position. Le transport, qui modifie de gO l'orientation des patons et modifie leurs positions relatives en les rendant parallèles entre eux, peut dtre opéré mécaniquement. On connait des brevets dans lesquels de tels appareils sont décrits et ont fait l'objet de réalisations diverses. Néanmoins le procédé de transport manuel est extrèmement rapide si la table de travail est proche de la bande porteuse, ci-dessus mentionnée et parallèle à la direction de transfert de cette bande. Dans ce cas, l'opérateur se tient entre la bande et la table de travail, et une simple rotation du corps permet la saisie du paton et le transfert de bande à table. Sur la figure I, on a représenté la table I de travail sur laquelle sont disposés les patons 2 parallèlement les uns aux autres. il est bon pour faciliter le travail, que a table soit recouverte d'une étoffe textile, sur laquelleontété marquéeSgraphiquement, les positions respectives à honneur aux patons, ce qui facilite grandement la régularité du dépôt et la correction de la mise en place ainsi que la bonne orientation des patons. Le chariot 3 qui porte les couteaux a été représenté à ltex- trémité gauche de soiparscours, où il est arrêté sur un prolongement de la table, auquel correspond le prolongement 4 à l'extrème droite, ces deux prolongements ne recoivent pas de patons, mais sont très précieux pour dégager la surface utile, de la table lors des opérations de chargement et de déchargement. Ils sont encore plus utiles dans les installations où la table de travail est une bande porteuse qui, après l'opération de coupe, emporte les petits pains vers la chambre de fermentation, non représentée. Sur la figure I, le chariot 3 est représenté très schématiquement ainsi que les 5 couteaux discoides S qui sectionnent chacun des patons en quatre petits pains. Ces 5 couteaux sont supportés par un axe 6 qui est transversal par rapport à la table, mais peuvent librement osciller par rapport à cet axe. On se reportera ici à la figure 4, qui distingue bien cet axe dt oscillation 6, communs aux 5 couteaux 5, des axes 7 de rotation individuels pour chaque couteau 5. Chacun des axes 7 est monté en porte à faux par rapport à l'axe 6, en sorte que les couteaux ont tendance à porter sur la table de travail sous l'action de leur poid. On ne décrira plus avant les dispositifs de réglage de la pression que les couteaux exercent sur la matière à couper par suite de l'action en porte à faux, procédé de réglage qui est classique. En fait, comme l'on a représenté seulement sur la figure 5 les cinq arbres 7 peuvent ne former qu'un seul arbre, qui a simplement un rôle régulateur. Sur la figure 5, on a représenté schématiquement la commande du déplacement du chariot, quand elle n'est pas manuelle. On a désigné par 8 le moteur, monté au dessus de ltensemble de coupe en porte à faux ou mieux supporté par les rails 9 et IO. Le moteur, par l'intermédiaire d'une crémaillère II, entraine le chassis, qui est guidé par le rail de guidage I2. Le sens de déplacement du chassis a été représenté en figure 4 par la flèche I3, mais il y a lieu de remarquer que l'on peut travailler alternativement dans un sens et dans l'autre, ce que permettent les allongments 4 prévus d'un coté et d'autre de la table, pour que la surface de la table de travail soit bien dégagée pendant le chargement et le déchargRment. Comme il a éé remarqué, la table de travail peut être une bande entraineuse, à la condition qu'elle porte, par dessous sur une surface bien plane, sous l'effet de la relativement faible pression imposée par les couteaux à leur passage, au cours de leur déplacement. Dans ce mode de travail les petits pains sont évacués en deux directions opposées, la question de la position relative de la chambre de fermentation est à prendre en considération pour décider du mode à choisir. - R REVENDICATIONS I/- Procédé pour l'obtention de petits pains à partir de patons caractéris en ce que lo sectionnement des patons est pratiqué simultanément sur plusieurs patons. 2/- Procédé selon la revendication I caractérisé en ce pue les patons, débités successivement par une machine pourvo yeuse, subissent s'il est nécessaire, avant coupe, un chan gement d'orientation qui, de toutes façons, les amène en une position alignés,parallèlement les uns aux autres. 3/- Procéd selon la revendication I ou 2 caractérisé en ce que les plans de sectionnement sont perpendiculaires à la dite direction de parallèlisme. 4/- Appareil pourla mise en oeuvre de ltune quelconque des re vendications I à 3. caractérisé en ce que il peut comporter une machine pourvoyeuse de patons et des moyens pour assurer leur déplacement à la queue leu-leu. 5/- Appareil selon la revendication 4 caractérisé en ce que il présente des moyens pour modifier l'orientation des pa tons afin de les aligner parallèlement les uns auxautres. 6/- Appareil selon au moins l'une des revendications 4 ou 5 caractérisé en ce que il présente une tablede travail, éventuellement transpor truste pour supporter pendant la coupe les patons alignés parallèlement les uns aux autres et éventuellement évacuer les petits pains, éventuellement dans deux sens opposés. 7/-Appareil selon au moins l'une des revendications 4 à 6 caractérisé en ce que les couteaux seront de préférence constitués par des disques rotatifs, et supportés par un chassis commun, qui peut être déplacé soit manuellement soit mécaniquement,ces couteaux étant supportés indépendamment les uns des autres, en porte à faux sur un seul arbre commun, par rapport auquel ils peu vent tourner de manière à peser sur la matière à couper. 5/- Appareil selon la revendication 7 caractérisé en ce que les couteaux sont individuellement supportés par un axe au tour duquel ils peuvent tourner librement autour dudit arbre commun. 9/- Apparéil selon l'une des revendications 7 ou 8 caractérisé en ce que le chassis se déplace longitudinabment par rapport à la table, et de préférence est déplacé au moyen d'un moteur. /~Appareil selon la revendication 9 caractérisé en ce que le moteur est de préférence monté au dessus du chassis et com mande les mouvements de ce dernier par I'intermédiaire d'une crémaillère et un guidage par rail. II/-Appareil selon au moins l'une des revendications 4 à IO caractérise en ce que latable de travail et les rails de support du chassis sont prolongées de préference en porte à faux de part et d'autre de la table de travail, de manière à pouvoir dégager entière- ment cette table, dans les positions extrêmes du chariot.