La présente invention concerne les portes articulées, du type se composant d'une succession de panneaux rectangulaires allongés horizontaux, articulés l'un a l'autre de manière a passer successivement de la position verticale à la position horizontale et inversement, lors de l'ouverture et de la fermeture de la porte, les extrémités de chaque panneau étant guidées dans des rails situés de chaque côté de l'óuverture destinée à être obturée par cette porte,puis dans le plafond de la pièce comportant cette ouverture, et l'ensemble de la porte étant équilibrée par un jeu de ressorts compensateurs- réunis par des éléments souples à des plaques fixées aux extrémités du panneau inférieur de la porte. Ce type de porte est connu depuis plusieurs dizaines d'années et présente de très nombreux avantages, aussi bien du point de vue de la simplicité que de l'encombrement, la porte une fois ouverte se trouvant plaquée contre ke plafond de la pièce qu'elle obture, sans qu'à aucun moment son déplacement donne lieu à un passage dans I'intérieur de la pièce ou vers l'extérieur du bâtiment. De telles portes équipent des bâtiments de très grandes dimensions et leur poids peut donc atteindre plusieurs centaines de kilogrammes et même plus encore. Le système de ressorts compensateurs utilisé actuellement, facilite l'ouverture et la fermeture de la porte, puisque l'effort à appliquer pour déplacer l'ensemble des panneaux est compensé par ces ressorts et au surplus, il empêche en principe la porte de retomber brutalement en cas de fausse manoeuvre ou de défaillance du moteur d'entrainement. Toutefois, cette sécurité se trouve entièrement sous la dépendance de la solidité des éléments souples précités, qui peuvent être des câbles ou des chaine à maillons articulés du type "chaîne à rouleaux pour levage". Dans le cas où l'un de ces éléments vient à céder, par exemple si un maillon ou une goupille d'assemblate se rompt, le panneau n'est plus retenu sur le côté où se trouvait cet élément et il tend évidemmentà tomber librement , avec tout son poids sur toute la hauteur qui lui reste à couvrir. Dnns la pratique, il est très rare que les deux éléments souples se rompent ensemble de sorte que dans le cas où ltun des éléments souples vient à se rompre, un côté du panneau tombe et se place en position oblique en travers de la porte ce qui généralement interrompt sa chute. Toutefois dans ce cas, le coincement qui interrompt la chute a pour conséquence de fausser tout le système et il est très long et pénible de remettre la porte dans la bonne position, avant même d'en envisager la réparation. La présente invention vise un dispositif évitant cet inconvénient et permettant d'empêcher la fermeture accidentelle de la porte par sa chute en cas de rupture de l'un des dits éléments souples, par un systeme mécanique simple, fonctionnant automatiquement des la rupture d'un élément souple, et interrompant la chute de la porte, avant que le panneau n'ait pu se placer en position oblique.A cet effet, selon l'invention, le dernier panneau inférieur de la porte comporte, comme dispositif -de sécurité, un barreau tendant à se déplacer vers l'extérieur d'un logement transversal aux rails et verrouillé par des moyens commandés par latraction exercée en fonctionnement normal sur les éléments souples, la rupture de l'un des éléments souples ayant pour conséquence l'interruption de cette traction et par suite le déverrouillage du barreau, lequel, en sortant de son logement, vient coopérer avec des moyens d'arrêt prévus sur le rail correspondant et interdisant ainsi la chute de la porte. Selon une réalisation préférentielle, la face supérieure du barreau et la paroi supérieure de son logement comportent un système d'encoches et de nervures qui coopèrent en l'empêchant de sortir de ce logement tant que le barreau appuie sur la paroi supérieure sous l'effet de la traction de l'élément souple, et qui se séparent quand cet effet cesse, en autorisant ainsi le b arreau à sortir de ce logement et à aller coopérer avec les moyens d'arrêt précités. Dans la forme de réalisation la plus simple, le logement du barreau est incliné vers le bas d'un angle suffisant dans la direction du rail de guidage de sorte qu'une fois libéré, le barreau descend par son propre poids vers le moyen d'arrêt du rail. Cet angle peut être de préférence de 450. Selon des réalisations plus perfectionnées, le barreau est soumis au surplus à l'action d'un ressort qui le repousse élastiquement vers le moyen d'arrêt prévu sur le rail. Le moyen d'arrêt consiste tout simplement en une succession de lumière pratiquées dans le rail, réparties régulièrement le long du rail et dans l'une desquelles, si un barreau est libéré, il vient se coincer , en interdisant ainsi la chute de la porte. Pour éviter que le barreau ne sorte trop loin de son logement, sa course vers l'extérieur est délimitée par la longueur d'une glissière coopérant avec une goupille portée par le chaînon inférieur de l'élément souple et au surplus un câble'de sécurité retient le barreau en cas de rupture de cette goupille. On va maintenant décrire l'invention en se référant au dessin annexé qui représente en coupe transversale un mode de réalisation du dispositif selon l'invention. Sur ce dessin, on a désigné par 1 une plaque fixée à l'extrémité gauche du panneau inférieur d'une porte du type défini précédemment, et par 2 la chaine articulée à laquelle est suspendu ce panneau par I'intérmédiairede la plaque 1. La chaîne 2 est guidée dans une glissière 3 dans laquelle roulent au surplus des galets non représentés,du type connu et servant à faciliter le déplacement des panneaux le long des rails. Selon l'invention, l'accrochage de la plaque I à la chaîne 2 se fait par l'interme- diaire d'un barreau 4 et d'un téton 5 fixé dans le maillon inférieur de la chaîne 2 par une goupille 6 et cooperant avec une glissière 7 pratiquée dans le barreau 4. Le barreau 4 est lui-même dans un logement 8,incliné d'environ 450 sur l'horizontal et danslequel il peut se déplacer longitudinalement avec un certain jeu. Selon l'invention, le barreau 4 présente une Echan- crure 9 tandis que la paroi supérieure du logement 8 présente un bourrelet 10,les dimensions et la disposition relatives de ce bourrelet et de cette échancrureétant telles que, pendant tout le temps que la chaîne 2 est en fonctionnement, en exerçant sur le barreau 4 une traction vers le haut, tout déplacement longitudinal du barreau 4 dans son logement 8 est interdit, l'ensemble des éléments 4 à 10 étant immobilisés les uns vis à vis des autres. Si, par accident, par exemple par rupture de la chaîne 2, la traction vers le haut sur le barreau 4 vient à cesser, alors le barreau 4 tend à s'abaisser dans son logement, de sorte que la coopération entre l'échuncrure 9 et le bourrelet 10 cesse et le déplacement éventuel du barreau 4 dans son logement 8 est autorisé. Ce déplacement est d'une part provoqué par l'inclinaison du logement 8 qui incite le barreau 4 à glisser vers l'extérieur , et ce glissement se trouve renforcé par l'action d'un ressort de compression 11 inséré entre le fond du logement 8 et l'arrière du barreau 4 dans lue logement 8. Ce déplacement vers le bas et vers l'extérieur du barreau 4 amene l'extrémité avant 12 du barreau 4 à pénétrer dans une lumière 13 de la glissière 3, dans laquelle il joue le rôle de gachette,interdisant la chute du barreau 4 et donc de l'ensemble 4-10 plus bas que le rebord supérieur 14 de la lumière 13. L'intervention de ce système de verrouillage est instan tanée dès la rupture de la chaine 2, de sorte que le panneau auquel est fixée la plaque 1 n'a pas le temps de se mettre par le travers de l'ouverture de la porte, ce quioå la fois, interrompt la chute de la porte et évite toute déformation de celle-ci, préjudiciable et à sa remise en place et à sa réparation. Des dispositifs de sécurité supplémentaires sont prévus pour éviter tout vice de fonctionnement de ce dispositif. Le premier de ces dispositifs consiste dans le fait que la course de déplacement du barreau 4 vers l'extérieur est limite par la longueur de la glissière 7 , le fond de laquelle vient buter contre le téton 5, en empêchant le barreau 4 de sortir davantage de la lumière 13. Au cas où accidentellement le téton 5 viendrait également à se rompre, un câble 15 fixé d'une part à l'arrière du barreau 4 et d'autre part au fond du logement8 empêche le barreau 4 d'être projeté vers l'extérieur de la glissière 3 à travers la lumière 13 et de blesser éventuellement le personnel à proximité. Bien entendu, bien que ce dispositif ait été décrit à propos d'une suspension par chaine 2, il est bien évident qu'il s'appliquerait aussi bien et avec les mêmes avantages à une suspension par câble et remplissant les même fonctions sur les panneaux horizontaux constituant la porte articulée. Bien entendu également bien que l'on ait décrit l'invention en se référant à une certaine disposition des éléments respectifs du dispositif constituant l'invention, le présent brevet couvre au contraire toutes les variantes , dans le cadre des revendications ci-après. REVENDICATIONS 1. Porte articulée, du type se composant d'une succession de panneaux horizontaux articulés l'un à l'autre de manière à passer succèssivement-de la position verticale à la position horizontale et inversement, lors de l'ouverture et de la fermeture de la porte, l'extrémité de chaque panneau étant guidée dans des rails et l'ensemble de la porte étant équilibrée par un jeu de ressorts compensateurs réunis par des éléments souples à des plaques fixées aux extrémités du panneau inférieur de la porte, caractérisée en ce que dans le but d'empêcher la fermeture accidentelle de la porte par sa chute en cas de rupture d'un desdits éléments souples, ledit panneau inférieur comporte, comme dispositif de sécurité un barreau tendant à se déplacer vers l'extérieur d'un loge ment transversal auxdits rails et verrouillé par des moyens commandés par la traction exercée en fonctionnement normal sur lesdits éléments souples, la rupture de l'un desdits éléments souples, ayant pour conséquence l'interruption de cette traction et par suite le déverrouillage dudit barreau, lequel , en sortant de son logement, vientcoopérer avec des moyens d'arrêt prévus sur lesdits rails et interdit la chute de la porte. 2. Porte selon la revendication 1,caractérisée en ce que la face supérieure du barreau et la paroi supérieure de son logement comportent une encoche et une nervure qui coopèrent en l'empê chant de sortir de ce logement tant que le barreau appuie sur ladite paroi supérieure, sous l'effet de traction de l'élément souple, et qui se séparent quand cet effet cesse, en autorisant le barreau à sortir de son logement. 3. Porte selon les revendications 1 et 2,caractérisée en ce que le logement du barreau est incliné vers le bas dans la direction du rail de guindage 4. Porte selon la revendication 3,caractérisée en ce que l'incli naison du barreau est d'environ 450. 5.- Porte selon les revendications 3 et 4, caractérisée en ce que le barreau est soumis au surplus à l'action d'un ressort de compression le repoussant élastiquement vers l'extêrieur 6. Porte selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caracté risée en ce que les moyens d'arrêt du barreau sur le rail consistent en des lumières réparties régulièrement le long du rail et dans l'une desquelles le barreau libéré en cas de rupture d'élément souple vient se coincer en interdisant la chute de la porte. 7. Porte selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caracté risée en ceque la course du barreau est déterminée par la longueur d'une glissière coopérant avec un téton porté par le charnon inférieur. 8. Porte selon la revendication7,caractérisée en ce qu'un câble de sécurité retient le barreau en cas de rupture de ce téton. 9. Porte selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caracté risée en ce que l'élément souple est une chaîne articulée.