La présente invention concerne un plancher surélevé amovible constitué par une structure de soutènement formée de profilés tubulaires supportés par des piètements munis chacun d'une embase et d'une platine fixée à l'extrémité d'un support monté sur ladite embase et par des dalles posées sur lesdits profilés. On sait que de tels planchers sont couremment utilisés dans la construction moderne, par exemple pour des salles d'ordinateurs, de radiologie, d'observation télémétrique par radar, etc... c'est à dire des salles dans lesquelles sont logés des appareillages reliés à des réseaux plus ou moins compliqués de câbles ou de conduits de fluides quelconques, par exemple d'air comprimé, les câbles et conduits étant placés dans l'espace compris entre le sol et le plancher Ces planchers sont utilisés également pour l'équipement de salles devant être alimentées en air conditionné soigneusement purifié pour êtreexempt de toute matière polluante, telles que des salles chirurgicales, des salles blanches,-etc... les canalisations électriques,de chauffage, de passage d'air de ventilation, etc... étant placées également sous le plancher Il importe que ces planchers puissent être posés facilement et rapidement, c'est à dire que le montage de la structure de soutènement, la mise en place des dalles, les différents réglages à effectuer sur cette structure, en particulier le réglage en hauteur des piètements, pour assurer une horizontalité parfaite des dalles, puissent se faire sans difficulté, dans le minimum de temps et avec le minimum de main d'oeuvre. Or les planchers actuellement connus sont d'un montage et d'un réglage relativement longs et compliqués qui entraînent des pertes de temps considérables et par conséquent augmentent de façon excessive le prix de revient. La présente invention a pour but de pallier les inconvénients des planchers surélevés amovibles actuellement connus et a pour objet un plancher qui est caractérisé par le fait que le support de la platine recevant les profilés est constitué par une tige filetée engagée, de façon coulissante, dans un élément tubulaire vertical de l'embase et sur laquelle est vissé un écrou qui est en appui sur le bord supérieur de l'élément tubulaire, ledit écrou étant muni de moyens de blocage coopérant avec des moyens complémentaires dudit élément tubulaire. Ce montage de la platine sur l'embase au moyen d'un écrou auto-blocable permet un réglage facile de la hauteur du piètement puisqu'il suffit de faire-tourner l'écrou en rotation dans un sens ou dans l'autre pour soulever ou abaisser ladite platine sans crainte d'un desserrage ou d'un déréglage quelconque. Selon une autre caractéristique de l'invention, les moyens de blocage précités sont constitués par des nervures et des encoches prévues les unes sur l'une des faces d'extrémité au moins de l'écrou et les autres le bord supérieur de 1' élément tubulaire. Ces nervures et encoches forment un système de crantage assurant un blocage efficace de l'écrou, ceci sans utilisation de moyens de blocage accessoires tels qu'un contre-écrou. Selon encore une autre caractéristique de l'invention l'élément tubulaire précité est muni intérieurement d'un ergot prévu pour pénétrer dans une nervure longitudinale de la tige filetée. Cet ergot empêche la tige de tourner lorsqu'on entraîne l'écrou en rotation pour régler la hauteur de la platine. Selon encore une autre caractéristique de llinvention la platine précitée est découpée de façon à présenter des languettes sur lesquelles s'engagent les extrémités des profilés et est munie de tétons ou analogues faisant saillie sur les faces supérieures desdites languettes et sur lesquels s'engagent des orifices prévus dans les profilés Ces languettes et tétons constituent des moyens d'ancrage permettant un positionnement sûr et rapide des profilés et par conséquent facilitant le montage de la structure de soutènement. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront au cours de la description qui va suivre. Dans les dessins annexés donnés uniquement à titre exemple; - la figure 1 est une vue de dessus partielle d'un plancher selon un mode de réalisation de l'invention; - la figure 2 est une coupe selon la ligne II-II de la figure 1; - la figure 3 est une vue à plus grande échelle de la partie de la figure 2 se trouvant dans le cercle III; - la figure 4 est une coupe selon la ligne IV-IV de la figure 3; - la figure 5 est une vue partielle en coupe d'une embase selon une variante de réalisation de l'invention prévue pour permettre le réglage angulaire de la partie tubulaire de ladite embase; - la figure 6 est une vue correspondant à la figure 5 mais montrant une autre position angulaire de l'élément tubulaire;; - la figure 7 est une vue de dessus selon la ligne VII-VII de la figure f de l'embout dans lequel est engagé ledit élément tubulaire; - la figure 8 est une coupe radiale d'une tige supportant la platine selon une variante de réalisation. En se référant aux dessins, en particulier aux figures 1 et 2, on voit que le plancher surélevé amovible selon le mode de réalisation représenté, est constitué essentiellement par une structure de soutènement formée de profilés tubulaires 1 à section en U, supportés par des piètements 2 reposant directement sur le sol, constitué par exemple par une chape A en béton, et disposés selon un réseau plan à mailles rectangulaires ou carrées, cette structure de soutènement supportant des dalles 3 qui reposent directement sur les profilés 1. Chaque piètement est formé d'une embase 4 et d'une tête 5 supportée par ladite embase 4 et supportant elle-m8me les profilés 1. L'embase 4 est formée par un socle 6, par exemple en métal moulé, reposant directement sur la chape A et par un élément tubulaire 7 constitué par un tube d'acier dont la partie inférieure est emmanchée à force dans le socle 6 et qui est muni, à sa partie supérieure, d'une collerette ou analogue 8 fixée par un moyen quelconque, par exemple par soudage. La tête 5 est formée essentiellement d'une platine 9 fixée, par exemple par emmanchement à force, à la partie supérieure d'un support constitué par une tige filetée 10 engagée, de façon coulissante, dans le tube 7 Sur la tige filetée 10 est vissé un écrou 11 qui prend appui, par sa face inférieure, sur le rebord supérieur de la collerette 8.Selon la position de l'écrou 11 sur la tige filtetée 10 celle-ci pénètre plus ou moins dans le tube 7 de sorte que la platine 9 se trouve à une hauteur plus ou moins importante de la chape A. L'écrou il est muni, sur sa face inférieure encoches 12 prévues pour s'engager sur des nervures ou analogues 13 correspondantes prévues sur le bord supérieur de la collerette 8, l'ensemble de ces nervures et encoches formant un crantage permettant de bloquer l'écrou en position. La collerette 8 est munie d'un ergot 15 faisant saillie radialement sur sa paroi interne et prévue pour pénétrer dans une rainure longitudinale 16 de la tige filetée 10. Cette rainure et cet ergot empêchent la tige filetée 10 de tourner sur elle-m8me lorsque l'on entraîne l'écrou 11 en rotation. On voit donc que pour régler en hauteur la platine 9 afin d'assurer une horizontabilité parfaite des dalles , il suffitd'entraîner l'écrou 11 en rotation, soit à l'aide d'un outil, soit simplement à la main, ce qui fait coulisser la tige filetée 10 vers le haut ou vers le bas selon le sens de la rotation. L'enclenchement des nervures 13 dans les encoches 12 assure l'auto-blocage de l'écrou 11. Chaque platine 9 est découpée de façon à présenter des languettes 18, qui, dans l'exemple représenté, sont au nombre de quatre, ces languettes ayant une largeur correspondant à la distance entre les deux ailes parallèles la et lb des profilés 1 de façon que ces profilés puissent s'engager sur elles. Chaque languette 18 est munie, en outre, sous sa face supérieure, d'un téton 19 faisant saillie verticalement tandis que chaque profilé est muni, sur sa branche transversale horizontale 1c d'un orifice 20 destiné i venir s'engager sur le téton 19 lorsque son extrémité est engagée elle-même sur la languette 18.Ces languettes18 et ces tétons 19 constituent des moyens de positionnement et d'ancrage des profilés qui permettent un montage particulièrement facile et sûr de la structure de soutènement puisqu'il suffit de poser chaque profilé sur une plaquette en engageant son extrémité sur une languette et son orifice sur le téton. Ces tétons présentent la forme de coins relativement minces de façon à pouvoir s'inserer sans difficulté entre les deux dalles adjacentes reposant sur un même profilé. Chaque platine 9 comporte en outre une pièce de centrage constituée par une plaquette 22 munie, dans le cas représenté, de deux arêtes 23 et 24 perpendiculaires l'une à l'autre et définissant quatre logements identiques à angle droit 25a, 25c et 25d, chacun destiné à recevoir le coin d'une dalle 3. Cette pièce de centrage est montée de façon amovible sur la platine grace à une ou analogue 26 prévue à sa partie inférieure et stengageaCEt dans un évidement central 27 de la platine 9. Chaque plaquette 22 est faite en une matière plastique souple chargée de carbone et chaque profilé 1 est recouvert, sur sa face supérieure, d'une bande 28 faite également en une matière plastique souple chargée de carbone, l'ensemble de ces plaquettes et de ces bandes formant une surface d'appui continue pour les dalles dont la face inférieure est recouverte d'un revêtement métallique 29 en contact avec lesdites plaquettes 22 et lesdites bandes 28 Les dalles reposent ainsi sur une assise absorbant les bruits mais électriquement conductrice grâce à la présence du carbone incorporé dans la matière plastique des plaquettes et des bandes et assurant par conséquent la mise à la masse du plancher. Dans le mode de réalisation décrit ci-dessus le tube 7 est emmanché à force dans le socle 6 de sorte qu'il a une orientation fixe par rapport à ce socle. Ce mode de montage convient parfaitement pour un sol suffisamment plan mais il peut se produire des défauts de planéité du sol qui nécessitent d'etre compensés. On a représenté, aux figures 5 à 7, une variante de réalisation d'une embase destinée à assurer une telle compensation. Selon le mode de réalisation représenté, le tube 7, au lieu d'etre emmanché directement sur le socle, est emmanché dans un embout 30 muni d'un fond 31 sphérique et ayant une paroi latérale 32 présentant une variation continue et dissymétrique et son épaisseur. L'embout 30, comporte, à sa partie supérieure, un rebord en saillie 33 muni d'encoches 34 L'embout 30 est engagé dans un logement 35 d'un socle 36 fait par exemple en métal moulé, ce logement 35 étant muni, en son fond, d'une partie sphérique 38 recevant le fond 31 de embout 30 et présentant une variation continue et dissymétrique de ses dimensions internes correspondant à la variation d'épaisseur de l'embout 30.En se référant aux figures 5 et 6, on voit par exemple que l'embout 30 a une partie 32a de sa paroi 32 qui présente une épaisseur sensiblement constante tandis que la partie opposée 32b présente une épaisseur croissante de bas en haut, de même le logement 35 présente une paroi 35a sensiblement verticale, eNà l'opposé, une paroi 35b nettement inclinée vers l'intérieur par rapport à la verticale. On conçoit ainsi aisément que selon la position angulaire de l'embout 30 dans le logement 35, on peut faire varier à volonté la position angulaire du tube 7 par rapport à la verticale et compenser ainsi une inclinaison accidentelle de la surface du sol pouvant aller jusqugà 40 environ.Pour régler la verticalité du tube et par conséquent l'horizontalité de la platine 9 qu'il supporte, il suffit de faire tourner, à la main par exemple, l'embout 30 dans son logement et de le bloquer en engageant l'une des encoches 34 dans ergot 37 solidaire du socle 36. La tige filetée 9 peut etre une tige pleine ou partiellement creuse comme représenté à la figure 2, elle peut être obtenue par usinage ou par moulage sous pression. On a représenté à la figure 8 une variante de réalisation d'une telle tige indiquée par la référence 40 et qui est obtenue par moulage sous pression d'un métal quelconque, par exemple dgun alliage d'aluminium et qui comporte intérieurement un noyau tubulaire creux 41 par exemple en acier. Ce noyau tubulaire placé dans le moule avant la coulée permet de diminuer l'épaisseur du métal moulé et par conséquent de réduire les risques d'occasion de bulles de gaz qui sont, ainsi qu'on le sait, une cause de fragilité inhérente au moulage sous pression. La présence de ce noyau tubulaire permet d'économiser la quantité de métal moulé tout en assurant à la tige une solidité suffisante. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés qui n'ont été donnés qi'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées selon l'esprit de l'invention et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1.- Plancher surélevé amovible, constitué par une structure de soutènement formée de profilés tubulaires supportés par des piètements munis chacun d'une embase et d'une platine recevant les profilés et fixée à l'extrémité d'un support monté sur ladite embase et par des dalles posées sur lesdits profilés, caractérisé en ce que le support précité est constitué par une tige filetée, engagée, de façon coulissante, dans un élément tubulaire vertical de l'embase et sur laquelle est vissé un écrou qui est en appui sur le bord supérieur dudit élément tubulaire, ledit écrou étant muni de moyens de blocage coopérant avec des moyens complémentaires dudit élément tubulaire. 2.- Plancher surélevé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de blocage précités sont constitués par des nervures et des encoches prévues les unes sur l'une des faces d'extrémité au moins de l'écrou et les autres sur le bord supérieur de l'élément tubulaire. 3.- Plancher selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'élément tubulaire précité est muni intérieurement d'un ergot prévu pour pénéter dans une nervure longitudinale de la tige filetée. 4.- Plancher selon la revendication 1, caractérisé en ce que la platine est découpée de façon à présenter des languettes sur lesquelles s'engagent les extrémités des profilés et est munie de tétons faisant saillie sur la face supérieure desdites languettes et sur lesquels s'engagent des orifices prévus dans lesdits profilés. 5.- Plancher selon la revendication 1,tcaractérisé en ce que chaque platine est munie d'une pièce de centrage présentant des logements dans lesquels viennent s'insérer les coins des dalles. 6.- Plancher selon la revendication 5, caractérisé en ce que la pièce de centrage précitée comporte quatre logements à angles droits. 7.- Plancher selon l'une des revendications 5 ou 6, caractérisé en ce que la pièce de centrage précitée estconstituée par une plaquette en matière plastique chargée de carbone montée de façon amovible sur ladite platine. 8.- Plancher selon la revendication 7, caractérisé en ce que chaque profilé est muni, sur sa face supérieure, d'une bande en matière plastique chargée de carbone formant, avec la plaquette précitée de la platine, une surface d'appui continue pour les dalles. 9.- Plancher selon la revendication 8, caractérisé en ce que chaque dalle est munie, sur sa surface inférieure, d'un revêtement métallique en contact avec les plaquettes et les bandes précitées. 10.- Plancher selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'élément tubulaire précité de l'embase est supporté par un socle sur lequel il est monté de façon orientable. 11.- Plancher selon la revendication 9, caractérisé en ce que l'élément tubulaire précité a son extrémité inférieure emmanchée dans un embout muni d'un fond sphérique et d'une paroi latérale présentant une variation continue et dissymétrique de son épaisseur, ledit embout étant inséré dans un logement du socle présentant, sur son fond, une portée sphérique sur laquelle vient en appui le fond sphérique précité, ledit logement présentant une variation continue et dissymétrique de ses dimensions internes correspondant à la variation d'épaisseur de l'embout. 12.- Plancher selon la revendication 10, caractérisé en ce que l'embout précité est muni de moyens de blocage constitués par des encoches ou analogues prévues sur son rebord supérieur et coopérant avec un ergot ou analogue fixe solidaire du socle. 13.- Plancher selon la revendication 1, caractérisé en ce que la tige filetée précitée est obtenue par moulage sous pression et comporte intérieurement un noyau tubulaire creux.