La présente invention concerne la coloration de l'aluminium ou de ses alliages. Plus précisément, elle concerne un nouveau procédé de coloration dans lequel on soumet de l'aluminium, ou des alliages d'aluminium qui comportent une couche oxydée formée par oxydation anodique, à un traitement par un courant alternatif dans une solution aqueuse de sels métalliques contenant un ou plusieurs métaux du Vilième groupe du tableau périodique, servant d'électrolyte et, ensuite, on fait passer un courant continu dans une solution de cet électrolyte, les matériaux à base d'aluminium constituant l'anode. un a employé sur une grande échelle les procédés ci-après pour colorer l aluminium ou les alliages d'aluminium 1) Coloration d'aluminium ou d'alliages d'aluminium avec unepeinture qui contient un pigment ou un colorant. 2) Coloration d'une couche obtenue par oxydation anodique par un colorant. 3) Coloration par un traitement chimique spécial. 4) Coloration qui est réalisée en meme temps qu'une oxydation anodique dans une solution contenant des acides organiques, par exemple un acide sulfonique. 5) Coloration d'alliages d'aluminium contenant un constituant spécial par oxydation anodique. 6) Coloration par un procédé dans lequel de l'aluminium ou des alliages d'aluminium ayant subi une oxydation anodique sont traités par un courant alternatif dans une solution acide de sels métalliques d'acides minéraux ou organiques et/ou en présence de sels dtammonium, d'amines et d'imines. Cependant, les procédés mentionnés ci-dessus présentent les inconvénients ci-après 1) Le procédé de coloration par des pigments ou des colorants ne permet pas toujours d'obtenir une nuance uniforme étant donné l'irrégularité de l'épaisseur de la pellicule déposée constituée par des pigments ou des colorants. De plus, lors de la coloration par des pigments, l'éclat métallique brillant de l'aluminium est altéré étant donné que la surface de l'aluminium est recouverte d'une pellicule colorée opaque. Par ailleurs, quand la couche de peinture déposée sur l'aluminium est rayée à la suite d'un choc, la surface métallique apparait facilement. 2) Le procédé de coloration d'une couche anodique oxydée par un colorant produit une couleur magnifique et claire. Cependant, étant donné que les colorants employés sont des matières organiques, la couche colorée à la surface de l'aluminium est instable et résiste mal aux intempéries. Par conséquent, les articles en aluminium colorés produits par ce procédé ne peuvent être employés à l'extérieur. 3) Le procédé de coloration par un traitement chimique spécial n'est pas satisfaisant, étant donné la faiblesse de l'adhérence entre la couche colorée et la surface de l'aluminium. Par conséquent, ce procédé nta pas eu beaucoup de succès dans l'industrie. 4) Le procédé de coloration par oxydation anodique d'une solution contenant des acides organiques communique une coloration durable à la couche colorée. Par conséquent, ce procédé peut être appliqué aux constructions extérieures. Cependant, ce procédé est difficile à régler en vue de l'obtention d'articles de nuance uniforme, quand la production est continue. 5) Le procédé de coloration d'alliages d'aluminium contenant un ingrédient spécial par oxydation anodique convient également pour les applications à la construction, étant donné la bonne résistance aux intempéries du produit obtenu. Cependant, il est en général nécessaire d'utiliser un alliage d'aluminium spécialement préparé pour la coloration à obtenir. Par conséquent, il est difficile de produire diverses nuances d'une couleur à l'aide du même alliage d'aluminium. 6) Le procédé de coloration mis en oeuvre à l'aide d'une solution acide de sels métalliques contenant des acides organiques ou minéraux ou leurs sels est intéressant,et les articles en aluminium produits par ce procédé ne perdent pas facilement leur coloration. On indique que, conformément à ce procédé, l'oxyde métallique peut être introduit dans la surface d'aluminium traitée par oxydation anodique. Bien que ce procédé soit appliqué sur une grande échelle, la nuance de la teinte des articles d'aluminium n'est pas constante et varie avec les diverses charges. Par ailleurs, la nuance de cette teinte varie étant donné que la solution dans le bain électrolytique change avec le temps et qu'on y trouve des produits secondaires. Par conséquent, ce procédé est inapplicable industriellement. Comme on l'a exposé ci-dessus, il existe de nombreux procédés connus de coloration de l'aluminium et de ses alliages. Cependant, chacun d'eux présente des inconvénients et, par conséquent, des améliorations des procédés de coloration sont énergiquement réclamées par l'industrie. La présente invention remédie aux inconvénients des procédés de coloration mentionnés ci-dessus. Plus précisément, une oxydation anodique de l'aluminium ou de ses alliages est mise en oeuvre et ces métaux, avec une couche oxydée, sont plongés dans une solution aqueuse de sels métalliques contenant des métaux du Villème groupe du tableau périodique, et l'on fait passer un courant alternatif dans cette solution. Après le passage de ce courant alternatif, on fait passer un courant continu dans la solution d'électrolyte en utilisant ce matériau å base d'aluminium comme anode. On produit donc des articles en aluminium coloré par ces opérations. Les caractéristiques particuliffles de l'invention sont les suivantes : les traiteients de l'aluminium ou de ses alliages sont mis en oeuvre par les procédés décrits ci-dessus et la coloration api rait au cours de la demière opération. On produit, par ce procédé, des articles de teinte très uniforme, par opposition à certains procédés déj & connus. Le mécanisme de la coloration selon l'invention n'est pas encore éclairci, aais on peut imaginer le suivant : lors du passage d'un courant alternatif dans la solution de sels métalliques, des ions métalliques pbnetrent dans les pores de la surface de l'aluminium par une couche oxydas. Ensuite, en faisant passer un courant continu en utilisant la matière à base d'aluminium corme anode, les ions métalliques présents dans les pores réagissent pour une raison ou une autres et la couleur apparait. Quand le métal et/ou un oxyde métallique sont présents dans les pores de la couche oxydée, la conductivité électrique se concentre principalement dans cette région. Par ailleurs, la densité du courant électrique augmente davantage dans cette région que dans d'autres régions et les ions métalliques de la solution aqueusese concentrent également dans cette région. Par conséquent, la surface de l'aluminium se colore irrégulièrement. Cependant, en conformité avec le procédé selon l'invention, seuls des ions métalliques sont introduits dans les pores et la couleur se forme uniformément. Par ailleurs, ce procédé est relativement facile à mettre en oeuvre et donne une teinte invariable aux articles colorés en aluminium, meme pour des charges différentes. En conformité avec ce procédé, seuls des sels métalliques entrent en jeu dans la solution d'électrolyte. Les acides et/ou leurs sels d'a ~ o- nium qui étaient employés dans les procédés courants n'interviennent pas. Par conséquent, la composition et le pH de la solution qui sont nécessaires pour produire des articles d'aluminium dont la nuance de la couleur est uniforme, sont faciles à ajuster. En outre, on obtient une nuance uniforme, de la teinte parce que la composition de la solution est relativeent facile i maintenir constante. Par exemple, quand - dans la technique antérieure - un acide minéral ou organique était présent dans une solution d'électrolyte, des traces d'acides restaient souvent la surface de l'aluminium le si on lavait & l'eau ladite t face. Par conséquent, quand les matériaux å base d'aluminium étaient plongés dans une solution de résine, l'acide contaminait cette solution. Par ailleurs, une couche non uniforme ou des bulles se formant souvent à la surface de l'aluminium. Cependant si l'on n'incorpora pas d'acide b cette solution, les défauts décrits sont éliminés. La présente invention est expliquée plus en détail ci-prbs Dans le procédé selon l'invention, 1 1oxydation anodique de l'aluminium ou de ses alliages peut être mise en oeuvre de la enivre habi- tuelle. Plus précisément, la température convenable pour Sa mise en oeuvre est comprise entre environ O et 30*C, mais de préférence entre 15 et 250C environ et les variations de température doivent être limitées à moins de 20C, pour maintenir l'uniformité des produits.De plus, la densité du courant continu est comprise entre 0,5 et 3 A/dm2, et de préférence entre 0,8 et 2 A/dm . Ce procédé est applicable non seulement à l'aluminium et ses alliages traités par oxydation anodique, mais aunai à ceux traités par voie chimique. Apris l'oxydation anodique, , 'aluminium ou ses alliages recouverts d'une couche oxydée sont soumis i l'action d'un courant alternatif dans une solution aqueuse, servant d'électrolyte, de sels métalliques contenant des métaux du groupe VIII du tableau périodique. Des métaux particulièrement avantageux pour ces sel sont le fer, le cobalt et le nickel. Parmi les sels métalliques avantageux, on peut citer le sulfate ferreux, le phosphate ferreux, le nitrate ferreux, l'acétate ferreux, le fumarate ferreux, le sulfate de nickel, le phosphate de nickel, le nitrate de nickel, l'acétate de nickel, le propionate de nickel, le formiate de nickel le sulfate de cobalt, le nitrate de cobalt, le formiate de cobalt, l'axétute de cobalt, le phosphate de cobalt et le propionate de cobalt. En général. ces sels métalliques sont employés sous forme de mélanges, mais un sel urique en solution aqueuse suffit pour une opération de coloration. Dans le procédé selon l'invention, la contre-électrode peut, lors de l'application du courant alternatif, être en une matière telle que le graphite, inattaquable par l'électrolyte ou peut être constituée par une autre substance conductrice, par exemple un métal qui peut avantageusement être choisi parmi les métaux ayant un potentiel d'électrode plus positif que l'aluminium dans la série classique des potentiels d'électrode. La température de la solution doit être comprise entre 5 et 400C, de préférence entre 10 et 350C, lors du passage du courant alternatif et les variations de sa température ne doivent pas dépasser 30C pour maintenir l'uniformité de la couleur. Par ailleurs, la tension du courant alternatif doit être inférieure à environ 30 V, de préférence comprise entre 5 et 25 V, et suivant la teinte désirée, un fait passer le courantalternatif pendant 2 à 30 mn. Dans une solution aqueuse de sels métalliques, la concentration est supérieure à 0,27, en poids, de préférence comprise entre 0,5 et 15% en poids. Par ailleurs, le pH de la solution est déterminé par la nature et la concentration des sels métalliques. Plus précisément, la valeur du pH de cette solution diminue quand des ions métalliques sont présents dans des pores à la surface de l'aluminium recouvert d'une couche oxydée. Quand le pH diminue, il faut éliminer cet excès d'anions étant donné qu'il a une influence fâcheuse sur la coloration de la couche oxydée.On peut avoir recours, pour cela, à un procédé classique d'échange d'anions, ou tout autre procédé convenable. Trois procédés apparentés sont décrits ci-après en corrélation avec les opérations susmentionnées. Dans le premier procédé de traitement électrochimique, on traite de l'aluminium ou des alliages d'aluminium oxydés par oxydation anodique par un courant alternatif dans une solution aqueuse de sels métalliques contenant des métaux du groupe VIII du tableau périodique et, ensuite, on traite ce matériau à base d'aluminium par un courant continu dans une solution aqueuse dont la conductivité est supérieure à lOjimhos.cm1. Les ions métalliques présentstdans les pores ont ultérieurement une faction électrochimique qui colore la couche oxydée sur l'aluminium. Les ions métalliques introduits dans les pores agissent immédiatement sur le métal et/ou l'oxyde métallique et par conséquent, la couche oxydée est colorée. La conductivité électrique d'une solution aqueuse pour l'électrolyse par courant continu doit être supérieure à lOJI mhos.cm 1. Si la conductivité de cette solution est inférieure à iop mhos.cm comme c'est le cas avec l'eau désionisée, le courant est trop faible et la coloration tend à être insuffisante. La coloration n'est pas directement affectée par la valeur de la conductivité, mais l'opération nécessite des réglages spéciaux, en particulier du débit de l'opération et/ou de la température de la réaction. Par conséquent, le réglage de la tension appliquée à l'électrolyte doit tenir compte par exemple du débit de l'opération et/ou de la température de la réaction. Dans ce cas, il est évidemment préférable, pour réaliser la coloration, d'employer une solution aqueuse contenant la plus petite quantité possible de soluté et/ou d'opérer en l'absence d'ions chlore. On doit en particulier éviter les solutions fortement alcalines ou acides, étant donné qu'une solution fortement alcaline attaque la couche oxydée de l'aluminium tandis qu'une solution fortement acide dissout les métaux lourds. Par conséquent, la valeur du pH de la solution aqueuse doit être comprise entre environ 2 et 11. Une solution aqueuse mise en oeuvre dans la présente invention a une conductivité supérieure à l0,c mhos.cm Ladite solution peut contenir un acide minéral ou organique, on oxyacide ou une base minérale, c'est-à-tire un oxyde métallique ou l'ammoniaque ou une base organique tellesles amines et les imines. On peut choisir la concentration de la solution aqueuse dans le but d'obtenir la conductivité électrique nécessaire, en fonction du degré de dissociation du soluté. Quand on emploie un électrolyte fort tel que le nitrate de sodium, la concentration de la solution aqueuse doit être supérieure à 0,0001% en poids. Le second procédé est caractérisé par un traitement d'aluminium recouvert d'une couche oxydée et immergé dans une solution aqueuse d'un sel d'un métal du groupe IV du tableau périodique, par un courant alternatif, et cette solution est ensuite employée en permanence pour le traitement mis en oeuvre avec le courant continu. Dans ce cas, on considère que la couche oxydée à la surface de l'aluminium peut être colorée par une réaction électrochimique se produisant autour de l'électrode. Dans ce procédé, la contre-électrode peut etre en une matière telle que le graphite, un métal, etc. Par ailleurs, les conditions à préférer pour le traitement par un courant continu sont : la température ambiante, une tension continue entre environ 10 et 200 V et une durée de l'opération comprise entre environ 0,5 et 10 mn. Dans le troisième procédé, on fait passer après l'oxydation anodique de l'aluminium ou de ses alliages, un courant alternatif, comme indiqué à propos des premier et second procédés, puis on fait passer un courant continu à travers une solution de résine soluble dans lteau, avec, comme anode, de l'aluminium ou des alliages d'aluminium traités comme dans les procédés ci-dessus. En conformité avec ce procédé, l'opération de coloration et celle de dépOt par électrolyse progressent simultanérent. Les caractéristiques particulières de ce procédé consistent en ce que la couche oxydée d'aluminium est colorée par voie électrochimique, par dépit électrolytique, cette matière se recouvrant spontanément de résine. Dans le cas d'un déport par électrolyse, on peut employer une dispersion, une émulsion ou une solution de résine des types acrylique, alkyde, acrylique-alkyde, époxyde et phénolique avec de l'hydroxyde d'a-o- nium ou une amine ainsi que des résines solubles dans l'eau avec des résines mélamines. On emploie en général comme cathode une plaque d'aluminium ou d'acier inoxydable. Les conditions à préférer de dépôt par électrolyse sont les suivantes : le liquide résineux a une concentration comprise entre 3 et 40X environ, est à une température de 10 à 300C, la tension du courant continu est comprise entre 60 et 300 V, le pH du liquide résineux est compris entre 7,5 et 10,5 environ et la durée de l'opération est de 0,5 à à mn environ. Au cours de chaque opération du procédé selon l'invention, les matériaux à base d'aluminium sont lavés avant titre soumis à l'opération suivante. La température de l'eau de lavage des matériaux à base d'alumi- nium après l'oxydation anodique et le passage d'un courant alternatif peut atre comprise entre la température ambiante et 1000C. Les articles d'aluminium coloré produits par ce procédé peuvent être employés sans couche de résine. Cependant, quand le traitement par un courant alternatif et le traitement par un courant continu sont mis en oeuvre dans la maie solution de sels métalliques, ou quand le traitement par un courant continu est mis -l en oeuvre dans une solution aqueuse de conductivité supérieure b 10/i ihos. on peut recouvrir les articles en aluminium de résine si on le désire. Les procédés bien connus de mise en oeuvre d'une poudre d'un solvant et d'une peinture soluble dans l'eau, tels que le dépôt par voie électrostatique, le dépôt par électrodéposition, le dépôt par immersion et la pulvérisation peuvent etre mis en oeuvre avec la présente invention. Les diverses peintures peuvent etre mises en oeuvre conformément aux procédés d'enduction connus. L'invention sera mieux comprise à l'aide des exemples ci-après dans lesquels les quantités, proportions et pourcentages sont en poids, sauf indications contraires. EXEMPLE 1 Après avoir dégraissé une plaque d'aluminium avec du trichior- thylène, on let en oeuvre l'oxydation anodique pendant 30 n dans une solution à 5% d'acide sulfurique à 20 C, avec un courant continu de densité 1,5 A/dm. La plaque d'aluminium oxydée est lavée à l'eau à la température ambiante et sa surface est colorée en opérant comme suit On immerge cette plaque dans une solution aqueuse à 5% de sulfate ferreux et la traite pendant 10 mn par un courant alternatif, sous 10 V à 250C en employant comme électrode cette plaque et une tige de charbon. Ensuite, on traite cette plaque pendant 2 mn à nouveau dans la même solution avec un courant continu sous 50 V à 200C, ladite plaque étant l'anode. On obtient à la suite de ce traitenent, une plaque d'aluminium d'une magnifique teinte dorée uniforme et brillante. EXEMPLE 2 Après avoir dégraissé une plaque d'aluminium avec du trichloréthylène, on traite cette plaque, utilisée cosse anode pendant 30 mm dans une solution b lOX de phosphate trisodique k 30in, avec un courant continu dont la densité est de 1 Aida2. On lave ensuite cette plaque à l'eau et la plonge dans une solution à da de sulfate de nickel. Après avoir fait passer un courant alternatif sous 10 V pendant 10 mm à 20 C, en employant comme électrode ladite plaque et une tige de charbon, on obtient une pellicule colorée en brun clair à la surface de la plaque. Ensuite, on traite la plaque jouant le rôle d'anode dans la même solution avec un courant continu sous 50 V à 200C pendant 2 n. Ilmédiatesent après le passage de ce courant continu, la surface de la plaque a une magnifique teinte dorée uniforme et brillante. EXEMPLE 3 On soumet une plaque d'aluminium dégraissée jouant le rôle d'anode dans une solution à 5% d'acide sulfurique à 20 C, pendant 30 on, à l'action d'un courant continu de densité 1 A/dm. Après levage de la plaque, on la plonge dans une solution aqueuse de 50 parties de sulfate ferreux et 950 parties d'eau et on fait passer un courant alternatif de lO V pendant 10 mn à 20"C, en employant comue électrode ladite plaque et une tige de charbon. Cela provoque la formation d'une couche colorée en jaune clair sur la plaque. Ensuite, on lave la plaque à l'eau chaude à 40tC et la plonge dans une solution à 15% de résine acrylique. On fait passer un courant continu sous 150 V à 20"C pendant 2 mn, cette plaque jouant le rôle d'anode et une autre plaque d'aluminium, celui de cathode. On-prépare la solution d'acide acrylique comme suit : on introduit puis chauffe à 700C dans un réacteur,équipé d'un agitateur, d'un thermomètre et d'un condenseur à reflux, un mélange de 42,5 parties de butylcellosolve et 44,5 parties de méthanol. Tout en maintenant une température de reflux de 70 C, on mélange ensemble 5,5 parties acide méthacrylique, 25 parties d'acrylate d'éthyle, 44,5 parties de mEthacrylate de méthyle, 5 parties de styrène, 1,5 parties de peroxyde de benzoyle et 1 partie de dodécylmercaptan et introduit le tout dans le réacteur en meme temps que 20 parties de méthylolacrylamide, ajoutées en 5 portions toutes les 30 mn. Ensuite, on chauffe les réactifs en agitant pendant 4 h de reflux à la meme température. Après la fin de la réaction, on refroidit le contenu du réacteur à 60 C. On neutralise l'acide par de l'ammoniaque aqueuse à 28 C et on dilue le produit de la réaction avec de l'eau jusqu'à ce que sa teneur en matières solides soit de 15%. Etant donné qtie les réactions de dépôt électrolytique et de coloration progressent simultanément dans cette solution, non seulement le dépôt de résine transparente mais aussi la coloration en une teinte dorée, se produisent simultanément sur la plaque traitée par oxydation anodique. Ensuite, quand on lave la plaque à l'eau et la cuit à 1800C pendant 30 mn, on obtient une plaque d'aluminium de teinte dorée uniforme et brillante. EXEMPLE 4 On oxyde une plaque d'aluminium dégraissée dans une solution à 1,5 d'hydroxyde de potassium à 30 C, avec un courant continu de densité 2 A/dm. Après lavage de la plaque à l'eau, on l'immerge dans une solution aqueuse de 70 parties de nitrate de nickel et 930 parties d'eau. Ensuite, on fait passer un courant alternatif sous 10 V à 20 C pendant 10 mn, en utilisant comme électrodes ladite plaque et une tige de charbon. On obtient ainsi une plaque colorée en jaune clair. Ensuite, on traite cette plaque par un courant continu sous 100 V dans la même solution pendant 2 mn à 20"C en utilisant cette plaque comme anode. On obtient une plaque d'aluminium colorée en brun foncé. EXEMPLE 5 On oxyde une plaque dégraissée d'aluminium pendant 30 mn dans une solution à 10% d'acide sulfurique à 200C, par un courant continu de densité 1 A/dm2. On lave ensuite la plaque à l'eau chaude à 60"C puis la plonge dans une solution aqueuse de 8% de nitrate de nickel et 2% de nitrate de cobalt. Après passage d'un courant alternatif sous 15 V pendant 4 mn dans cette solution maintenue à 20"C, avec ladite plaque et une tige de charbon comme électrodes, on obtient une couche colorée en marron très clair sur la plaque. Cette plaque est lavée et introduite comme anode dans une solution aqueuse limpide à 15% de résine acrylique mélamine et traitée par un courant continu, sous 150 V à 200C, pendant 2 mn en utilisant une autre plaque d'aluminium comme cathode. On prépare la solution aqueuse de résine comme suit : on introduit dans un réacteur équipé d'un agitateur, d'un thermomètre et d'un condenseur à reflux, 50 parties de cellosolve et 37 parties de méthanol et on chauffe pour provoquer le reflux et on maintient le régime de reflux. Ensuite, on introduit dans le réacteur un mélange de 5 parties d'acide acrylique, 5 parties d'acrylate d'hydroxyéthyle, 20 parties d'acrylate d'éthyle, 45 parties de méthacrylate de méthyle, 5 parties d'acrylate de butyle, 1,5 partie de peroxyde de benzoyle, et 0,5 partie de dodécylmercaptan en cinq portions toutes les 30 mn. Une fois le chargement terminé, on chauffe le tout et agite pendant 5 h sous reflux puis refroidit le mélange réactionnel après la fin de la réaction. Les ingredients acides sont neutralisés par de la trié thy lamine et ensuite on dilue le mélange avec de l'eau jusqu'à ce que sa teneur en matières solides soit de 30 %. On obtient de cette manière une solution de résine qui peut être mélangée à l'eau sans difficulté. On mélange cette solution et une résine de mélamine soluble dans l'eau, de manière b obtenir une teneur en matières solides de 50% et on fait réagir le tout à 800C pendant lh. On dilue le produit obtenu avec de l'eau. Ensuite, on lave la plaque à l'eau chaude à 500C et la cuit à 1300C pendant 20 mn. On obtient une plaque recouverte d'un magnifique enduit marron uniforme et brillent. EXEMPLE 6. On oxyde une plaque d'aluminium dégraissée pendant 30 mm dans une solution aqueuse d'acide sulfurique à 15 % en faisant passer un courant continu de densité 1 A/dm2 On lave la plaque avec de l'eau à 400C, la plonge dans une solution aqueuse contenant 10 % de sulfate ferreux et 3 % de nitrate de cobalt puis on la traite par un courant alternatif sous 15 V à 20iC pendant 4 m, en utilisant comme électrodes ladite plaque et une tige de charbon. La couche oxydée sur la plaque d'aluainium est marron clair. On lave la plaque, l'introduit cos- anode dans une solution aqueuse à 10 X de résine acrylique modifiée alkyde et la traite par un courant continu sous 180 V à 20eC pendant 3 mn, une autre plaque d'aluminium servant de cathode. On prépare la solution aqueuse de resine case suit On introduit dans un réacteur équipé d'un agitateur, d'un theroomètre et d'un condenseur à reflux ainsi qu'un orifice d'introduction d'azote gazeux et un tube séparateur, 330 parties d'huile de carthamè, 100 parties de glycérol et 0,2 partie de méthylate de sodium. Tout en faisant passer de l'azote, la réaction de transesté- rification est mise en oeuvre entre 230 et 2400C, pendant 2 h. Après refroidissement, on ajoute 220 parties d'anhydride phtalique et 50 parties de cyclohexanone et estérifie le tout à une temps rature comprise entre 1800C et 2100C, en vue d'obtenir une résine alkyde avec un indice d'acide de 30. On introduit, dans un réacteur semblable à celui de l'exemple 3, 20 parties de résine alkyde préparée ci-dessus, 55 parties d'éthylcellosclve, et 32 parties de méthanol. Ensuite, on prépare un mélange de 5 parties d'acide méthacrylique, 5 parties de méthacrylate d'hydroxyéthyle, 40 partie. d'acrylate d'éthyle, 5 parties de styrène et 1,5 partie de- peroxyde de benzoyle et 20 parties de méthylolacrylaoide, qu'on subdivise en cinq fractions et ajoute en 5 fois toutes les 30 mn au contenu du réacteur à intervalles de 30 mn, tout en maintenant le contenu dudit réacteur à sa température d'ébullition. Ensuite, on chauffe en agitant pendant 4 h sous reflux. Après la fin de la réaction, on refroidit le mélange réactionnel. On neutralise l'acide méthacrylique et la résine alkyde avec de la dibthyl- amine. Puis on dilue avec de l'eau jusqu'à ce que la teneur en matières solides soit abaissé. à 10%. La couche oxydée de la plaque d'aluminium se recouvre d'une résine transparente par électrodéposition et se transforme en une couche noiratre de couleur dorée. Ensuite, on lave la plaque et la cuit à 1606C pendant 20 mn et obtient une plaque d'aluminium ayant une magnifique surface régulière et brillante. EXEMPLE 7 On oxyde une plaque d'aluminium dégraissée pendant 30 mm dans une solution aqueuse à 10% d'acide sulfurique par un courant continu de densité 1 Aida2. On lave la plaque, l'introduit, core anode, dans une solution aqueuse à 3% d'acétate de nickel et la traite par un courant alternatif sous 15 V à 20 C pendant 4 mn, avec une tige de charbon cc-e cathode. En uite, on place ladite plaque, destinée à servir d'anode, dans une solution aqueuse à 10% de résine acrylique et la traite pendant 1,5 mn par un courant continu neufs 150 V, en utilisant une autre plaque d'aluminium ce cathode. La solution de résine est préparée & partir de la solution de résine acrylique de l'exemple 3. On lave la plaque et la cuit & 150 c pendant 20 mn et obtient une plaque d'aluminium colorée en brun, recouverte d'une résine transparente et brillante. EXEMPLE 8 On oxyde la plaque d'aluminium coma dans l'exemple 7 et la lave b l'eau chaud. à 60 C. On introduit cette plaque dans une solution aqueuse à 10% de citrate ferreux et 3X d'acétate de cobalt et la traite pendant 4 mn par un courant alternatif sous 1,5 V à 20"C, en utilisant cette plaque et une tige de charbon comme électrodes On lave la plaque à l'eau à la température ambiante et la plonge dans une solution aqueuse à 15% de résine acrylique mélamine modifiée alkyde. Cette solution de résine acrylique mélamine modifiée alkyde est préparée comme suit : on introduit dans un réacteur semblable à celui de l'exemple 3, 192 parties de triméthylolpropane, 132 parties d'acide sébacique, 67 parties d'un acide gras provenant de l'huile de carthame et 8 parties de cyclohexanone et on chauffe le tout à 200"C pour obtenir, par estérification, une résine alkyde d'indice d'acide 50. On introduit ensuite, dans un réacteur semblable à celui de l'exemple 3, 20 parties de la résine alkyde préparée ci-dessus, 35 parties de cyclohexanone, 13 parties d'alcool isopropylique et 10 parties de méthanol. Tout en maintenant le contenu du réacteur à sa température d'ébullition, on ajoute en cinq portions à intervalles de 30 mn, un mélange de 3 parties d'acide méthacrylique, 40 parties de méthacrylate de méthyle, 42 parties d'acrylate d'éthyle et 1,5 partie de peroxyde de benzoyle. Après la fin de cette addition, on continue la polymérisation pendant 6 h sous reflux. On refroidit ensuite le mélange réactionnel et ajoute de la triéthylamine pour neutraliser la résine alkyde et acide méthacrylique. En diluant ce mélange avec de l'eau jusqu'à ce que sa teneur en matières solides soit de 3 /, on obtient une solution de résine soluble dans l'eau sans difficulté. On mélange cette solution de résine et une résine mélamine soluble dans l'eau de manière tue la proportion de matières solides soit de 507 puis dilue avec de l'eau jusqu'à ce que la teneur en matières solides soit de 157. Le dépôt par passage d'un courant et la cuisson sont mis en oeuvre par le procédé indiqué dans l'exemple 2. On obtient une plaque d'aluminium de couleur jaune ambré. EXEMPLE 9 On oxyde une plaque dégraissée d'aluminium à 99,8% jouant le rôle d'anode pendant 30 mn dans une solution aqueuse d'acide sulfurique à 15% par un courant continu de densité 1 A/dm On introduit cette plaque ayant servi d'anode, dans une solution aqueuse contenant 15% de sulfate de nickel et 2% de sulfate de cobalt puis on la traite pendant 10 mn par un courant alternatif sous 10 V, en employant comme électrodes cette plaque et une tige de charbon. Ensuite, on plonge cette plaque dans une solution aqueuse à 0,001% -l de sulfate d'ammonium, de conductivité électrique 200/U ohms.cm , puis on fait passer un courant continu sous 50 V pendant 3 mn dans cette solution, ladite plaque jouant le rôle d'anode et une plaque d'acier inoxydable celui de cathode. A la suite de ce traitement, on obtient une pellicule colorée en marron foncé. EXEMPLE 10 On oxyde un alliage d'aluminium du type 6063 (Japon) et le traite par un courant alternatif dans une solution aqueuse à 1% de sulfate de nickel dans les conditions indiquées dans l'exemple 9. Ensuite, on traite cette plaque d'alliage d'aluminium pendant 5 mn par un courant continu sous 20 V, dans une solution aqueuse à 0,1% de carbonate de sodium ayant une conductivité elctrique de 2 millimhos.cm 1. A la suite de ce traitement, on obtient une couche oxydée d'alliage d'aluminium de teinte marron foncé. EXEMPLE 11 On oxyde une plaque d'aluminium à 99,8% de la manière décrite dans l'exemple 9. Après cette oxydation anodique, on traite la plaque pendant 5 mn par un courant alternatif sous 13 V dans une solution aqueuse à 10% d'acétate de nickel. Ensuite, on traite cette plaque, jouant le rôle d'anode, pendant 5 mn par un courant continu sous 150 V dans une solution aqueuse à 0,01 % de nitrate de potassium. On obtient uneplaque d'aluminium de couleur rouge brun. Ensuite, on plonge ladite plaque colorée dans une solution aqueuse à 23 de résine acrylique soluble dans l'eau puis la cuit à 1800C pendant 30 mn. Cette solution à 23% de résine acrylique soluble dans l'eau est préparée comme dans l'exemple 5. La plaque d'aluminium colorée obtenue est rouge brun et résiste à la décoloration et en particulier à l'action de la lumière solaire pendant 2000 h. Bien entendu, diverses modifications peuvent etre apportées par l'homme de l'art aux dispositifs ou procédés qui viennent d'erre décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs, sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Procédé de coloration d'articles en aluminium allié ou non, caractérisé en ce qu'on traite lesdits articles en aluminium allié ou non recouverts d'une couche oxydée, par un courant alternatif passant dans une solution aqueuse et non acide de sels métalliques contenant un métal du groupe VIII du tableau périodique et, ensuite, par un courant continu, dans une solution d'électrolyte, lesdits articles en aluminium, allié ou non servant d'anode. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite solution d'électrolyte est une solution aqueuse de -l conductivité supérieure a 10 micro-mhos cm 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite solution d'électrolyte est identique à celle à travers laquelle on a fait passer ledit courant alternatif. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite solution d'érbetrolyte contient une dispersion, une émulsion ou une solution de résines. 5. Procédé.selon l'une des revendications 2 et 3, caractérisé en ce que lesdits articles en aluminium, allié ou non, colorés sont recouverts de résine après le passage dudit courant continu. 6. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que lesdites résines formant une dispersion, une émulsion ou une solution sont choisies dans le groupe constitué par les résines acryliques, alkydes, acrylique-alkydes, époxydes et phénoliques avec de l'hydroxyde d'ammonium ou une amine et les résines solubles dans l'eau avec des résines mélamines.