La présente invention est relative à un dispositif servant à verrouiller et à déverrouiller une cabine de véhi- cule, en particulier de camion, pouvant basculer entre une po- sition relevée et une position abaissée, comportant un pêne re- tenu sur le châssis, dont l'extrémité libre est tournée dans le sens d'ouverture de la cabine, tandis que, contre sa surface de fermeture, inclinée relativement à son axe longitudinal, peut s'appliquer, par une surface de blocage s'élevant à l'envers du sens d'engagement, au moins un élément de blocage retenu sur la cabine et sollicité dans son sens d'engagement par un ressort. Dans le dispositif connu qui est défini ci-dessus (DE-AS 2 009 490), l'élément de blocage est sous la forme d'un verrou en coin, qui traverse le pêne en direction transversale à l'intérieur d'une ouverture de logement en forme de coin. L'ouverture de logement forme une surface de coin ou de ferme- ture qui est inclinée relativement à l'axe longitudinal du pêne et contre laquelle le verrou peut s'appliquer parallèlement, par sa surface de blocage qui s'élève en forme de coin à l'en- vers de son sens de fermeture ou d'engagement. Pour éviter un jeu qui cause des claquements, le verrou en forme de coin est sollicité élastiquement dans le sens d'engagement par un paquet de ressorts Belleville qui ne permet qu'une course élastique relativement réduite. Pour déverrouiller le dispositif, on re- tire de l'évidement en forme de coin du pêne la disposition de ressorts Belleville reliée à une tige de manoeuvre, en même temps que le verrou en forme de coin. Entre temps, on a reconnu la nécessité d'un disposi- tif de verrouillage et de déverrouillage de l'espèce définie, qui permette un verrouillage à la fois facile et sûr entre la cabine et le châssis, même si, en vertu du service, la cabine ne se trouve pas tout à fait dans sa position abaissée pendant le processus de verrouillage. De tels états de fonctionnement se produisent lorsque le châssis subit une certaine torsion sur un terrain inégal, ce qui fait, par exemple, que dans le cas d'une cabine pouvant se verrouiller des deux côtés, le côté droit de la cabine se trouve entièrement dans sa position a- baissée, tandis que le côté gauche de la cabine est encore é- loigné, dans une certaine mesure, de sa position entièrement a- baissée. Tandis que, dans l'objet du DE-AS 2 009 490 précité, 2 2489875 le verrouillage doit être provoqué volontairement par une ma- noeuvre supplémentaire, il semble désirable d'obtenir, en ou- tre, un dispositif qui permette un verrouillage automatique et sûr en éliminant toute espèce d'erreur de maniement. En partant de l'objet de l'espèce définie plus haut (DE-AS 2 009 490), l'invention a donc pour but de fournir un dispositif qui permette un verrouillage 'automatique sûr, même lorsqu'il existe des tolérances relativement grandes pour la distance entre la cabine et le châssis. Ce problème est résolu, selon l'invention, grâce au fait que l'élément de blocage forme un loquet pouvant pivoter autour d'un axe de palier parallèle au plan de l'axe de basculement de la cabine, s'engageant à peu près suivant le sens de fermeture de la cabine et dont- la sur- face de blocage est limitée à l'arrière, dans le-sens d'engage- ment, par une première surface de verrouillage et, en avant, par une deuxième surface de verrouillage, chacune de ces surfa- ces présentant une courbure convexe circulaire autour de l'axe de palier, que le rayon de courbure de la première surface de verrouillage est plus grand que le rayon de courbure de la deu- xième surface de verrouillage, que la surface de blocage forme un plat entre les deux surfaces de verrouillage, que la surface de fermeture, située du côté extérieur du pêne, se trouve, dans la position finale de verrouillage, le long des surfaces de blocage et de verrouillage, le plus grand rayon de courbure de la première surface de verrouillage étant à peu près placé de façon concave autour de l'axe de palier et étant limité, à l'a- vant dans le sens d'ouverture de la cabine, par une arête de déroulement, et que le loquet peut pivoter, à l'encontre de la sollicitation de ressort, pour se dégager complètement du pêne. L'invention prévoit, à l'arrière dans le sens d'enga- gement, une surface de verrouillage présentant- un plus grand rayon de courbure autour de l'axe de palier, à quelque distance de celle-ci, en avant dans le sens d'engagement, une surface de verrouillage à plus petit rayon de courbure autour de l'axe de palier et, comme surface de liaison entre les deux surfaces de verrouillage, une surface de blocage conçue au moins sous forme de plat. Lorsque le dispositif est dans la position finale de verrouillage, par contre, la surface extérieure du pêne possède une forme concave, avec le rayon de courbure plus grand de la 3 2489875 première surface de verrouillage, également autour du même axe de palier. A l'avant dans le sens d'ouverture de la cabine, la surface de fermeture du pêne se termine par une arête de dérou- lement. Lorsque la position finale de fermeture du dispositif selon l'invention est atteinte, c'est-à-dire quand la cabine est compètement abaissée, la première surface de verrouillage à plus grand rayon de courbure s'applique contre la surface de fermeture du pêne à peu près au voisinage et en dessous de l'a- rête de déroulement. Dans cette position, le loquet a été ame- né, sous l'action de la force de ressort, à sa position complè- tement engagée. Si par contre la cabine ne se trouve pas complètement dans sa position finale abaissée, s'il reste donc un espacement supplémentaire entre la cabine et le châssis, l'arête de dérou- lement du pêne peut s'appuyer en un point quelconque le long de la surface de blocage qui cède vis-à-vis de la première surface de verrouillage. Etant donné que la surface de blocage s'élève à l'envers du sens d'engagement et à l'envers d'une tangente quelconque à la surface de verrouillage à plus grand rayon de courbure, la force de ressort poussant complètement la surface de blocage du loquet contre l'arête de déroulement, la cabine peut être verrouillée sûrement dans une marge de tolérance re- lativement grande. Une sécurité supplémentaire contre un déver- rouillage fortuit est offerte par la surface de verrouiillage à plus petit rayon de courbure qui limite en même temps la tolé- rance de verrouillage. A la différence de l'élément de blocage en forme de coin selon le DE-AS 2 009 490, qui ne peut exécuter qu'un mou- vement légèrement amorti élastiquement, le loquet selon l'in- vention est amorti élastiquement sur toute sa marge de pivote- ment. En vertu de cette propriété assurée par l'invention, le loquet selon l'invention peut toujours, selon la position du pêne relativement à lui, palper et bloquer sûrement l'arête de déroulement du pêne. D'autre part, grâce à cette structure, la condition d'un verrouillage automatique est réalisée. En effet, si le loquet conforme à l'invention se trouve dans sa position finale engagée, alors que la cabine est mise dans une position fortement basculée, et s'il y a lieu alors d'abaisser ladite cabine, le pêne est automatiquement en mesure, pour amorcer le 4 2489875 processus de verrouillage, de pousser le loquet vers le haut pendant le mouvement d'abaissement de la cabine, après quoi s'établit - à nouveau automatiquement - -la position de ver- rouillage ou la position finale de verrouillage dans laquelle le loquet est approché élastiquement et dans laquelle il s'ap- plique au pêne, soit pas ses surfaces de verrouillage, soit par sa surface de blocage. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, en regard des dessins annexés qui représentent un exemple d'exécution préfé- rentiel de l'invention et sur lesquels: les figures 1 et 2 montrent schématiquement une disposition d'ensemble d'une, cabine dans la position abaissée et dans la position basculée; les figures 3 à 5 montrent le loquet et le pêne dans différentes positions relatives (positions de fermeture et de verrouillage): - la figure 6 est une vue de profil d'une partie supé- rieure de fermeture en position déverrouillée et la figure 7 montre la partie supérieure de fermeture et le pêne dans leur position finale de verrouillage. Sur la figure 1, un dispositif de verrouillage-et de déverrouillage d'une cabine 13, pouvant basculer entre une po- sition levée (figure 2) et une position abaissée (figure 1), est désigné par la référence générale 10. Le dispositif 10 comprend deux parties supérieures de fermeture 11 fixées de façon pivotante, l'une au côté gauche de la cabine et l'autre au côté droit de ladite cabine 13, et de chaque côté une partie inférieure de fermeture 12, coopérant a- vec une partie supérieure respective 11, fixée à une disposi- tion respective d'amortisseur 14 d'un châssis 15, et dont- l'é- lément essentiel est un pêne 16. Pour le déverrouillage du dispositif 10, la partie supérieure de fermeture 11 forme un levier d'actionnement 45. La cabine 10 peut pivoter autour de l'axe de bascule- ment K. Le sens d'ouverture de la cabine 10 est désigné par Ro et le sens de fermeture de la cabine 10 par Rs. L'axe longitu- dinal du pêne 10 est désigné par Bye - Pour déverrouiller le dispositif, on déplace le le- -vier d'actionnement 45 à la position d'ouverture et on fait 2489875 pivoter la cabine 13 vers le haut, dans le sens d'ouverture RO, autour de l'axe de basculement K. Le mouvement de retour à la position abaissée s'effectue dans le sens de fermeture Rs et un verrouillage s'établit automatiquement entre la partie supé- rieure de fermeture il et la partie inférieure de fermeture 12. Les figures 3 à 5 indiquent en détail, à propos d'un élément de blocage sous forme de loquet 18 adjoint à la partie supérieure de fermeture 11 non représentée par ailleurs, et à propos d'un autre élément de blocage sous forme de pêne 16 ad- joint à la partie supérieure de fermeture 12, non représentée davantage également, comment les deux éléments de blocage 16, 18 peuvent coopérer. Le loquet 18 est disposé de manière à pouvoir pivoter autour d'un axe de palier L. Le sens d'engagement prévu pour le loquet 18, qui suit un rayon de courbure autour de l'axe de pa- lier L, est désigné par Re. Etant donné que le loquet 18 a une très petite extension radiale relativement au rayon de bascule- ment rk, on admettra que les sens Ro (sens d'ouverture de la cabine 13) et Rs (sens de fermeture de la cabine 13) sont pra- tiquement parallèles à l'axe longitudinal By du pêne. La figure 3 montre que la châssis 13 se trouve dans sa position complètement abaissée et qu'ainsi, le dispositif 10 se trouve dans sa position finale de verrouillage. Le pêne 16 est pratiquement symétrique en rotation et présente une surface de fermeture Fs pratiquement en forme de gorge qui, en incluant un très petit jeu, suit un grand rayon r1 autour de l'axe de palier L. En haut, c'est-à-dire à l'avant dans le sens d'ouver- ture RO de la cabine 13, la surface de fermeture Fs se termine par une arête de.déroulement W arrondie avec un rayon relative- ment petit. Les surfaces du loquet 18, qui participent au ver- rouillage, comprennent une surface de blocage plane Fsp dispo- sée entre les flèches de limitation 21 et 22 et qui, dans le sens d'engagement Re, se prolonge à l'arrière par une surface de verrouillage Fr1, disposée entre les flèches de limitation et 21, et à l'avant par la surface de verrouillage Fr2 entre les flèches de limitation 22 et 23. 6 2489875 La surface de verrouillage Fr1 suit également le grand rayon de courbure r1 et la surface de verrouillage Fr2, un rayon r2 plus petit que r1. On voit par la figure 3 que la surface de blocage fsp s'élève relativement à n'importe quelle tangente T à la surface de verrouillage Fr1. On peut voir, par la figure 3, que la surface de ver- rouillage convexe Fr1 et la surface de fermeture concave Fs, qui suivent toutes deux le même grand rayon r1, s'appliquent é- troitement l'une sur l'autre dans la position finale de ver- rouillage, le loquet 18 étant constamment sollicité, conformé- ment à la force de ressort de compression Rf, sur toute sa marge de pivotement dans le sens d'engagement Re. Si mainte- nant, dans l'état représenté par la figure 3, une force exté- rieure tend à écarter la cabine 13 et donc l'axe de palier L, fixe dans l'espace relativement à celle-ci, dans le sens d'ou- verture Ro, le pêne 16 et le loquet 18 sont bloqués l'un par rapport à l'autre et les forces de verrouillage sont transmises radialement de la surface de fermeture Fs au palier 19 de l'axe L, par l'intermédiaire de la surface de verrouillage Fr1. Dans cette position du pêne 16 relativement au loquet 18, lorsque des forces agissent de l'extérieur sur la cabine 13, un mouve- ment relatif entre les éléments de blocage 16 et 18 est exclu. Par la figure 3, il est également clair que l'on peut sans difficulté déverrouiller la disposition en déplaçant vo- lontairement le loquet 18 autour de l'axe de palier L à l'en- vers du sens d'engagement Re et contre la force de ressort Pf. Par la figure 4, on peut voir que la cabine 13 s'est déplacée dans une certaine mesure dans le sens d'ouverture Ro. On supposera que le pêne 16 est en position fixe, de même que selon les figures 3 et 5, tandis que l'axe de palier L, avec la cabine 13, est disposé dans une certaine mesure plus haut, ce qui, dans le fonctionnement d'un camion, est possible par exem- ple par torsion du châssis sur un terrain. Dans cette position de fonctionnement, également, une position sûre de verrouillage est obtenue, du fait que l'arête de déroulement W est située sur la surface de blocage Fsp qui a plus au moins par rapport à elle une forme de coin, le loquet 18 étant à nouveau sollicité élastiquement dans le sens d'engagement Re. Par la figure 4, on voit clairement que dans n'importe quelle position de la surfa- ce de blocage F.p relativement à l'arête de déroulement W, un verrouillage sûr est garanti entre le pêne 16 et le loquet 18. On peut voir la différence maximale de position entre le pêne 16 et le loquet 18, en- comparant la figure 3 à la fi- gure 5. Selon la figure 5, la surface de verrouillage Fr2 de petit rayon r2 est appliquée contre l'arête de déroulement W, de sorte qu'un blocage automatique du loquet 18 relativement au pêne 16 empêche un mouvement relatif entre ces deux éléments. Lorsqu'aussit8t après une position de torsion du châssis sur le terrain, le véhicule revient à une position normale, l'arête de déroulement W palpe dans une certaine mesure la surface de blo- cage Fsp sous l'action de la force-de ressort Pf exercée sur le loquet 18 dans le sens d'engagement Re, la position de fermetu- re étant constamment maintenue, jusqu'à ce que, comme stade in- termédiaire, l'état de la figure 4 soit atteint et ensuite, fi- nalement, la position finale de verrouillage selon la figure 3 (voir aussi figure 7). Le loquet 18 peut pivoter, à l'encontre de la force de ressort Pf, pour se dégager complètement du pêne 16. Si donc le loquet 18 prenait sa position finale complètement engagée selon la figure 3, mais se trouvait hors de coopération avec le pêne 16 (par exemple quand la cabine 13 est complètement bascu- lée), le loquet 18 pourrait, lorsque la cabine 13 pivote à nou- veau vers le bas, heurter une surface de glissement 24 de la surface latérale extérieure pratiquement conique 25 du pêne 16. Le loquet 18 pivoterait librement en arrière, à l'encontre la force de ressort Pf, pour passer successivement, dans la suite du mouvement dans le sens de fermeture Rs, par la position re- lative selon les figures 5 à 3, jusqu'à la position finale de verrouillage. Le loquet 18 forme -de préférence une pièce découpée en forme de plaque, en tôle d'acier relativement épaisse, tan- dis que le pêne 16 est un élément pratiquement symétrique en rotation (façonné au tour) en acier approprié. L'avantage du pêne 16 symétrique en rotation est que l'on peut prévoir un plus grand nombre de loquets 18 de même forme, dont les axes de palier L sont tous situés dans le même plan parallèle au plan passant par l'axe de basculement K. A la surface de fermeture en forme de gorge Fs, pré- sentant une symétrie de rotation, fait suite, dans le sens d'ouverture R. de la cabine 13, une surface extérieure cylin- drique 26. A la surface extérieure cylindrique 26 fait à nou- veau suite, dans le sens d'ouverture Ro de la cabine, en s'a- mincissant dans le sens R0, la surface extérieure conique 25. Dans la région supérieure de la surface extérieure conique 25 est prévue une fente d'actionnement 27 par laquelle on peut faire tourner le pêne 16 autour de l'axe longitudinal By, en vue du déplacement axial, grâce à un filetage non décrit plus précisément et représenté sur la figure 6. La transition entre la surface de fermeture Fs et la surface extérieure cylindrique 26 est formée par l'arête de dé- roulement W arrondie suivant un rayon relativement petit. La transition entre la surface extérieure cylindrique 26 et la surface conique 25 est aussi arrondie suivant un petit rayon similaire. Dans la position finale de verrouillage (figure 3), la surface de glissement 24 et le contour de la surface exté- rieure conique 25 sont à peu près parallèles, si bien que lors- que les surfaces 24, 25 coopèrent pendant l'amorçage du proces- sus automatique de fermeture décrit plus haut, on obtient la plus faible compression possible. Les figures 6 et 7 représentent un exemple d'exécu- tion concret. Plus précisément, deux loquets 18 sont munis cha- cun d'un oeil de palier 28 (figures 3 à 5), dans lequel est monté un premier levier 38 d'une articulation à genouillère 29 correspondante. Les deux loquets 18, munis des articulations à genouillère 29, sont énantiomorphes par rapport à un plan de symétrie (non représenté) parallèle à leurs axes de palier L et passant par l'axe longitudinal By du pêne et, en particulier, ils sont fixés en position diamétralement opposée sur une plaque de base 30. La plaque de base 30 est à nouveau reliée solidairement à la cabine 13, en un point approprié. Par les figures 6 et 7 et, en particulier, par les figures 3 a 5, on peut voir nettement que chaque loquet 18 for- me une surface en dépouille 31 tournée vers l'axe de palier L et qui, lorsque le dispositif 10 est en position de fermeture, peut s'appliquer contre une surface complémentaire ou bien con- tre une arête complémentaire solidaire de la cabine 13. Chaque 9 2489875 loquet 18 présente un prolongement 32 qui forme aussi bien la surface de blocage Fsp que les surfaces de verrouillage Fr1, Fr2 et la surface de dépouille 31. La surface de dépouille 31 suit un rayon r3 autour de l'axe de palier L du loquet 18. Le prolongement 32 du loquet 18 traverse, à l'inté- rieur d'une fente de paroi 34, un élément de guidage 33 muni dans la région supérieure d'une surface cylindrique circulaire et dans sa région inférieure d'une surface tronconique. La sur- face intérieure de la partie cylindrique supérieure de l'élé- ment 33 est guidée et centrée avec jeu latéral sur la surface extérieure cylindrique 26 du pêne 16. Dans sa région inférieure, chaque fente de paroi 34 forme une surface de déroulement ou arête de déroulement 35 sur laquelle peut s'appuyer la surface de dépouille 31 qui suit le rayon de pivotement r3 autour de L, tandis que le loquet 18 se trouve dans une position de fermeture quelconque correspondant aux figures 3 à 5. Grâce à cette constitution selon l'inven- tion, â la façon d'une liaison assistée, un soutien est obtenu entre chaque surface de dépouille 31 et l'arête de déroulement correspondante 35 de laquelle le flux de force est transmis di- rectement à la plaque de base 30, les paliers 19 situés en L é- tant soulagés. L'élément de guidage 33 est centré relativement à une ouverture de passage 36 de la plaque de base 30 et, de préférence, soudé à celle-ci. D'autre part, chaque loquet 18 présente une surface de soutien 37 tournée à l'opposé de son axe de palier L et qui, dans la position finale de verrouillage (figure 7), peut s'ap- puyer extérieurement sur la partie cylindrique de l'élément de guidage 33. Grâce à ces mesures selon l'invention, on obtient une stabilité supplémentaire des éléments de blocage dans la position finale de verrouillage de la disposition. A chaque loquet 18 est articulé, dans sa région ter- minale opposée à l'axe de palier L, dans l'oeil de palier 28, l'extrémité extérieure d'une premier levier à genouillère 38. L'extrémité extérieure d'un deuxième levier à genouillère cor- respondant 39 est articulé, dans le palier 40, à une culasse 41 solidaire de la plaque de base 30 et perpendiculaire à celle- ci. Les premiers et deuxièmes leviers à genouillère 38, 39 for- ment, dans le palier 42, une articulation à genouillère 43. Il faut encore ajouter que le palier porte, dans l'oeillet 28 du loquet 18, la référence 44. 2489875 Les deux articulations à genouillère 29 sont dispo- sées sur le côté antérieur de la culasse 41, tourné vers l'ob- servateur des figures 6 et 7, tandis qu'un levier d'actionne- ment 45, servant à manier le dispositif 10, est prévu à l'ar- rière de la culasse 41 et traverse cette dernière par un bras de levier intérieur 51, dans une fente de prise 63, dans la ré- gion d'un coude 17 de la culasse 41. Dans la position terminale de verrouillage du dispo- sitif, pour laquelle les deux loquets 18 se trouvent dans leur position entièrement engagée, les premiers et deuxièmes leviers à genouillère 38, 39 sont dans une position d'extension (voir figure 7). Pour actionner conjointement les leviers à genouil- lère 29 dans le sens du verrouillage et du déverrouillage des loquets 18, sur les articulations à genouillère 43 sont pré- vues, dans les paliers de rotation 42, des biellettes d'action- nement 47, 48 qui -sont en forme de leviers à genouillère et sont articulées entre elles par un palier central 46. L'articulation centrale 46 présente un rebord de gui- dage 49 guidé à l'arrière de la culasse 41 et formant une dé- pouille, tandis que le tourillon formant le palier central 46 traverse avec jeu latéral une fente de coulisse prévue dans la culasse 41. Ce jeu latéral sert à compenser le mouvement de pi- votement du bras de leviez 45, dont le bras intérieur 51 est é- galement articulé au palier 46, tandis que sa région centrale, comme on l'a dit, est articulée au palier 40. Grâce au guidage du palier 46 à l'intérieur de la fente de coulisse 50 qui est pratiquement située le long de l'axe longitudinal BS du pêne, on obtient des conditions de mouvement symétriques, de sorte qu'un verrouillage équilibré des deux loquets diamétralement opposés 18 sur le pêne 16 est assuré. Une extrémité 52 d'un ressort de traction 53 est ar- ticulée au bras d'actionnement extérieur 54 du levier d'action- nement 45 formant un levier double. L'autre extrémité 55 du ressort de traction 53 est articulée à la culasse 41. En compa- rant les figures 6 et 7, on voit que l'axe longitudinal du res- sort de traction 53 est situé, quand le dispositif est en posi- tion d'ouverture (figure 6), d'un côté de l'axe d'articulation * du levier d'actionnement 45 et, dans la position de ferme- il 2489875 meture (figure 7), de l'autre côté de l'axe d'articulation 40 du levier d'actionnement 45. De cette manière, le ressort de traction 43 assure chaque fois une position finale assujettie, aussi bien lorsque la partie supérieure de fermeture 11 est dé- verrouillée que verrouillée. Comme on le voit en outre par les figures 6 et 7, le bras de levier intérieur 51 présente un appendice 56 dirigé vers le haut. A l'appendice 56, un levier palpeur 57 est arti- culé par un palier 58. Un ressort spiral 59 sollicite le levier palpeur 47 dans le sens de la flèche Z. En même temps, le le- vier palpeur 47 forme à son extrémité, par l'appendice 56, en , une butée qui empêche la rotation de se poursuivre dans le sens de la sollicitation élastique Z. Par suite, on peut seule- ment faire pivoter le levier palpeur 57 à l'envers du sens Z, ce qui signifie que le levier palpeur peut s'écarter ou céder d'un seul côté. La disposition décrite ci-dessus autorise les deux fonctions de fermeture avantageuses suivantes, applicables nor- malement: d'après la figure 6, on peut se représenter que, lorsque la cabine 13 s'abaisse, la partie supérieure de ferme- ture 11 (en position déverrouillée) se déplace vers le bas. Quand le mouvement d'abaissement se poursuit, l'extrémité infé- rieure de palpage coudée 61 du levier palpeur 57 heurte la par- tie supérieure du pêne 16, ce qui fait que le palier 46 - et a- vec lui les biellettes d'actionnement 47, 48 - se déplacent vers le haut et qu'en même temps le bras de levier intérieur du bras d'actionnement 45 pivoté en sens inverse des aiguilles d'une montre. Par suite, l'axe longitudinal du ressort de trac- tion 53 dépasse vers l'extérieur le point mort formé par le pa- lier 40,- d-e sorte que (les articulations à genouillère 29 étant en extension), on obtient la position de fermeture selon la fi- gure 7, tandis que, de plus, les ressorts spiraux 62 agissant sur les loquets 18 et appliquant la force Pf entrent en pleine action. Lors de ce mouvement, le levier palpeur 57 arrive, par son extrémité inférieure coudée 61, à une position latérale de repos et, par suite, ne peut pas empêcher le-dispositif de pas- ser à la position ouverte (figure 6), car il peut céder latéra- lement à l'envers du sens Z. REVENDICATIONS 1. Dispositif servant à verrouiller et à déverrouil- ler une cabine de véhicule, en particulier de camion, pouvant basculer entre une position relevée et une position abaissée, comportant un pêne retenu sur le châssis dont, l'extrémité libre est tournée dans le sens d'ouverture de la cabine, tandis que contre sa surface de fermeture inclinée relativement à son axe longitudinal peut s'appliquer, par une surface de blocage s'é- levant à l'envers du sens d'engagement, au moins un élément de blocage retenu sur la cabine et sollicité dans son sens d'enga- gement par un ressort, dispositif caractérisé par le fait que l'élément de blocage forme un loquet (18) pouvant pivoter au- tour d'un axe de palier (L) parallèle au plan de l'axe de bas- culement (K) de la cabine (13), s'engageant à peu près suivant le sens de fermeture (RS) de la cabine (13) et dont la surface de blocage (Fsp) est-limitée à l'arrière, dans le sens d'enga- gement (Re), par une première surface de verrouillage (Fr1) et, en avant, par une deuxième surface de verrouillage (Fr2), cha- cune de ces surfaces présentant une courbure circulaire convexe autour de l'axe de palier (L), que le rayon de courbure (r1) de la première surface de verrouillage (Fr1) est plus grand que le rayon de courbure (r2) de la deuxième surface de verrouillage (Fr2), que la surface de blocage (Fsp) forme un plat entre les deux surfaces de verrouillage (Frn, Fr2), que la surface de fermeture (Fs), située du côté extérieur du pêne (16), se trou- ve, dans la position finale de verrouillage (figure 3), le long des surfaces de blocage et de verrouillage (Fsp, Fr1, Fr2), le plus grand rayon de courbure (r1) de la première surface de verrouillage (Frn) étant à peu près placé de façon concave au- tour de l'axe de palier (L) et étant limité, à l'avant dans le sens d'ouverture (Ro) de la cabine (13), par une arête de dé- roulement (W), et que le loquet (18) peut pivoter, à l'encontre de la sollicitation de ressort (Pf), pour se dégager complète- ment du pêne (16). 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le loquet (18) forme une surface en dépouille (31) tournée vers l'axe de palier (L) et qui, dans la position de fermeture, s'applique contre une surface (35) complémentaire - ou une arête complémentaire solidaire de la cabine (13). 1 2 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé par le fait que, dans la position de fermeture, la surface de dépouille (31) traverse ( en 33) une paroi solidaire de la ca- bine (13), située entre cette surface de dépouille et l'axe de palier (L) et formant la surface complémentaire (35) ou l'arête complémentaire. 4. Dispositif selon l'une des revendications 2 et 3, caractérisé par le fait que la dépouille (31) suit un rayon (r3) autour de l'axe de palier (L). 5. Dispositif selon l'une des revendications 2 à 4, caractérisé par que fait que le loquet (18) forme un prolonge-, ment (32) présentant les surfaces de blocage, de verrouillage et de dépouille (Fsp, Fr1, Fr2, 31) et qui traverse la paroi fixe par un évidement (34) d'un élément de guidage (33) guidant le pêne (16). 6. Dispositif selon l'une des revendications 3 à 5, caractérisé par le fait que la paroi fixe (en 33) et l'articu- lation (19) formant l'axe de palier (L) sont fixées conjointe- ment sur une plaque de base (30). 20. 7. Dispositif selon l'une des revendication 5 et 6, caractérisé par le fait que le pêne (16) et l'élément de gui- dage (33) sont symétriques en rotation. 8. Dispositif selon la revendication 7, caractérisé par le fait que la surface de fermeture symétrique en rotation (FS) du pêne (16) est suivie, dans le sens d'ouverture (RO) de la cabine (13),. d'une surface extérieure cylindrique (26). 9. Dispositif selon la revendication 8, caractérisé par le fait qu'à la suite de la surface extérieure cylindrique (26) du pêne *(16) vient, dans le sens d'ouverture (RO) de la cabine (13), une surface extérieure conique ou tronconique (25) qui rétrécit dans ce sens (RO). 10. Dispositif selon les revendications 8 et 9, ca- ractérisé par le fait que les transitions entre la surface de fermeture (F5) et la surface extérieure cylindrique (26) ainsi qu'entre cette dernière et la surface extérieure conique ou tronconique (25) sont arrondies suivant un petit rayon. 1 3 11. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisé par le fait qu'à la deuxième surface de verrouil- lage (Fr2) du loquet (18) fait suite, vers l'avant dans le sens d'engagement (Re) du loquet (18), une surface de glissement (24) par l'intermédiaire de laquelle le loquet (18) peut subir une action à l'opposé de son sens d'engagement (Re), grâce à la partie libre du pêne (16) tournée dans le sens d'ouverture (Ro) de la cabine (13), en particulier grâce à sa surface extérieure conique ou tronconique (25). 12. Dispositif selon l'une des revendications 9 à 11, caractérisé par le fait que, dans la position terminale de ver- rouillage (figure 3), la surface de glissement -(24) et la sur- face extérieure conique ou tronconique (25) du pêne (16) sont à peu près parallèles entre elles. 13. Dispositif selon l'une des revendications 3 à 12, caractérisé par le fait que le loquet (18) présente une surface de soutien (37) qui est tournée à l'opposé de son axe de palier (L) et qui peut s'appliquer extérieurement contre la paroi fixe (en 33) dans la position finale de verrouillage. 14. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 13, caractérisé par le fait qu'à la région terminale (28) du loquet (18), opposée à l'axe de palier (L), est articulée l'extrémité extérieure d'un premier levier de genouillère (38) d'une arti- culation à genouillère (29), tandis que l'extrémité extérieure d'un deuxième levier de genouillère correspondant (39) est ar- ticulée en un point (40, 41) solidaire de la cabine (13), l'ar- ticulation à genouillère (43) étant accouplée en-vue du mouve- ment, au moins indirectement, à un levier d'actionnement (45). 15. Dispositif selon la revendication 14, caractérisé par le fait que lorsque le loquet (18) est complètement engagé dans sa position de fermeture (figures 3 et 7), les deux le- viers de genouillère (38, 39) se trouvent en position d'exten- sion. 16. Dispositif selon les revendications 14 et 15, ca- ractérisé par le fait que deux loquets (18) munis d'articula- tions à genouillère (29) sont énantiomorphes par rapport à un plan de symétrie (en By) parallèle à leurs axes de palier (L) et, en particulier, sont diamétralement opposes sur l.a plaque de base (30). 1 4 17. Dispositif selon la revendication 16, caractérisé par le fait que, sur la plaque de base (30), est fixée une cu- lasse (41) franchissant l'élément de guidage (33) et à laquelle sont articulés, par leurs extrémités extérieures opposées aux loquets (18), le deuxième levier de genouillère (39) et le le- vier d'actionnement (45). 18. Dispositif selon la revendication 17, caractérisé par le fait qu'aux articulations à genouillère (43) sont articu- lées des biellettes d'actionnement (47, 48) similaires à une ge- nouillère, articulées entre elles par une articulation centrale (46) et que l'articulation centrale (46) peut aller et venir sous l'action du levier d'actionnement (45) à peu près dans le sens de mouvement (R0; Rs) de la cabine (13), entre la position de fermeture (figure 7) et la position d'ouverture (figure 6) du dispositif (10). 19. Dispositif selon la revendication 18, caractérisé par le fait que l'articulation centrale (46) est guidée dans une fente de coulisse (50) prévue dans la culasse (41), à peu près parallèlement à la direction de mouvement (Ro; Rs) de la cabine (13). 20. Dispositif selon l'une des revendications 14 à 19, caractérisé par le fait que le levier d'actionnement (45) forme un levier à deux bras et est articulé, à peu près en sa région centrale (en 40), à la culasse (41) et que son bras de levier intérieur (51) s'applique à l'articulation centrale (46),tandis que l'autre bras de levier, extérieur (54), forme une poignée d'actionnement. 21. Dispositif selon la revendication 20, caractérisé par le fait qu'une extrémité (52) d'un ressort de traction (53) est articulée à un bras (51, 54) du levier d'actionnement (45), en particulier à son bras extérieur (54), tandis que l'autre ex- trémité (55) du ressort est articulée à la culasse (41) et que, dans la position ouverte (figure 6) du dispositif (10), l'axe médian longitudinal du ressort de traction (53) est situé d'un c8té de l'axe d'articulation (en 40) du levier (45) et dans la position fermée (figure 7) de l'autre côté de. cet axe. 22. Dispositif selon l'une des revendication 14 à 21, caractérisé par le fait que le bras intérieur (51) du levier d'actionnement (45) présente un appendice (56) qui présente un levier palpeur (57) qui, dans la position ouverte (figure 6) du dispositif (10), est situé dans la direction de mouvement (Ro; Rs) de la cabine et qui est disposé dans la trajectoire de mou- vement relatif du pêne (16), le levier (57) déviant l'articula- tion centrale (46) dans le sens de fermeture du dispositif (10) lorsqu'il bute contre le pêne (16). 23. Dispositif selon la revendication 22, caractérisé par le fait que le levier palpeur (57) forme une butée (60) qui est poussée d'un côté (dans le sens Z), au moyen d'un ressort (59), contre une contre-butée formée par l'appendice (56) du levier d'actionnement (45) tandis que le levier palpeur (57) peut céder en s'écartant de la contre-butée contre la force de rappel du ressort (59).