i L'invention concerne un dispositif pour le nettoyage des châssis de portes, ou encore un dispositif pour le nettoyage des portes des chambres de cokéfaction d'un four de cokéfaction, comportant une tête de nettoyage et des organes de nettoyage mécaniques montés sur celle-ci. Des dispositifs de nettoyage de ce genre existent en diverses formes de réalisation. Ainsi, on connalt, par exemple, un dispositif de nettoyage dans lequel sont prévus, comme organes de nettoyage mécaniques, des racloirs permettant de racler du goudron ou des matières analogues sur le joint de porte, ou encore sur le joint de châssis de porte, de la chambre de cokéfaction alors que cette porte est retirée (voir modèle d'utilité allemand no 19 94 711). Dans le cas des organes de nettoyage de ce dispositif de nettoyage bien connu, les arêtes des racloirs s'encrassent relativement vite. L'effet de nettoyage des organes de nettoyage est considérablement amoindri par la couche de goudron ou de matières collantes analogues, de sorte qu'après un court temps de service le nettoyage des joints des portes, ou des châssis des portes, devient de plus en plus mauvais et que des fuites inopportunes et dangereuses surviennent à la suite de ce nettoyage défectueux. Si l'on veut éviter de telles fuites inoprtunes et gangereuses, il est nécessaire, dans le cas des dispo- sitifs de nettoyage de ce genre, de procéder d'une manière relativement fréquente au nettoyage des organes de nettoyage eux-mêmes, ce qui se-fait soit à la main, soit mécaniquement. Cela implique une complication et une dépense relativement grandes Dans un autre dispositif de nettoyage bien connu, des brosses rotatives sont prévues comme organes de nettoyage mécaniques (voir brevet allemand no 23 32 027). Ici aussi, on rencontre le pro- blème de l'encrassement rapide des tûtes de brosses par le goudron ou par des matières analogies, ce qui entratne une diminution de l'effet de nettoyage et la nécessité de nettoyages fréquents des têtes de brosses elles-mêmes. On a essayé d'éliminer les inconvénients des dispositifs de nettoyage mécaniques en utilisant des dispositifs de nettoyage hydrauliques, c'està-dire par l'utilisation d'eau sus pression (voir brevet allemand no 21 43 595). Certes, de tels dispositifs de nettoyage -sont efficaces, mais par rapport aux dispositifs de nettoyage mécaniques, ils sont beaucoup plus coûteux de sorte que 'ette solution ne peut pas non plus ttre qualifée d'idéale. En partant du niveau précité de la technique, l'invention a pour objet de réaliser et de perfectionner le dispositif de nettoyage du genre décrit ci-dessus, de telle façon que le goudron ou des matières analogues ne se manifestent plus de manière gtnante sur les organes de nettoyage. Le dispositif de nettoyage selon l'invention, avec lequel le problème précité est résolu, est caracté- risé tout d'abord par le fait que les organes de nettoyage peuvent ttre portés à une température de service qui est supérieure à la température de ramollissement des résidus de nettoyage. (On entend ici par "résidus de nettoyage" - le goudron ou les matières analogues que les organes de nettoyage mécaniques détachent des chtssis des portes, ou encore des portes, et qui - si l'on ne recourait pas à la présente invention resteraient collés sur les organes de nettoyage mécaniques). Selon ltinvention, un encrassement des organes de nettoyage par les résidus de nettoyage est évité, en principe, par le fait que les organes de nettoyage, et donc aussi les résidus de net- toyage qui y adhèrent, sont maintenus à une température qui est supérieure à la température de ramollissement des résidus de nettoyage produits, de sorte que les résidus de nettoyage eux-mtèes sont maintenus à l'état plastique. Le plus souvent, les résidus de nettoyage se détachent alors d'eux-mêmes des organes de nettoyage, et cela en peu de temps. Mais même si les résidus de nettoyage ne se détachent pas d'eux-mêmes des organes de nettoyage, ils sont repoussés ou chassés sans difficulté des surfaces de travail des organes de nettoyage lors de l'opération de nettoyage suivante, en raison de leur plasticité. Dans le cas des organes de nettoyage réalisés sous forme de grattoirs ou racloirs, des essais ont démontré que les arêtes restent propres au moins sur une largeur de 2 cm et que dans le cas de l'utilisation de têtes de brosses en tant qu'organes de nettoyage, il en est de même pour la surface extérieure des têtes de brosses. Des essais ont démontré que pour les résidus de nettoyage rencontrés habituellement, il est recommandé de choisir une température de service des organes de nettoyage comprise entre environ 370 et 470 K (entre environ 100 et 2000C), et de préférence d'environ 425 K (environ 1500C). La détermination de la température de serv c d esorganes de nettoyage doit tenir compte de deux exigences contradictoires, à savoir la nécessité d'un ramollissement suffisant des résidus de nettoyage qui détermine la limite inférieure de la température de service> et la nécessité d'éviter les émissions supplémentaires inutiles, laquelle fixe la limite supérieure de la tempé- rature de service. La température moyenne précitée s'est avérée à cet égard comme étant sensiblement optimale car, tout en permettant un bon ramollissement des résidus de nettoyage, elle ne provoque pratiquement pas encore d'émissions gênantes. Bien entendu, un dispositif de chauffage doit être prévu pour le chauffage des organes de nettoyage. Pour cela, on peut concevoir, en principe, n'importe quel dispositif de chauffage. Toutefois, pour diverses raisons, certains types de dispositifs de chauffage sont particu- lièrement avantageux. En premier lieu, un dispositif de chauffage électrique convient particulièrement bien pour des organes de nettoyage réalisés sous forme de racloirs. Ce dispositif de chauffage électrique peut comprendre, sur chacun des organes de nettoyage, une cartouche chauffante ou un élément analogue qui fonctionne à la manière d'un élément à résistance chauffante. Ce type de dispositif de chauffage est vraiment élégant, insensible et également facilement adaptable à du matériel préexistant, car le bâti pour de tels dispositifs de nettoyage comporte de toute façon des branchements électriques. On peut également envisager un dispositif de chauffage sous forme de ventilateur ou soufflante de gaz chaud, quiconvient particulièrement bien pour les organes de nettoyage réalisés sous forme de brosses. En principe, les têtes de brosses peuvent également ttre chauffées électriquement, mais ici le chauffage par gaz chaud amené par l'extérieur convient mieux. Enfin, il est également possible de munir les organes de nettoyage de conduits de chauffage dans lesquels on fait circuler, pour le chauffage des organes de nettoyage un fluide caloporteur dont le point d'ébullition se situe au-dessus de la température de servine des organes de nettoyage. Comme fluide caloporteur, on'peut envisager ici des huiles spéciales et éventuellement aussiÈb l'eau sous pression à condition de soumettre celle-ci à une surpres- sion considérable pour l'empêcher de bouillir. Le chauffage des organes de nettoyage peut se faire régulièrement de sorte que les organes de nettoyage sont maintenus en permanence à leur température de service. Mais il est plus avantageux de chauffer les organes de nettoyage par intervalles, c'esbà-dire de ne les porter à leur température de service qu'au moment d'une opération de nettoyage, mais pas pendant les intervalles entre les différentes opérations de nettoyage. Le cas échéant, il peut également ttre nécessaire de prévoir un chauffage intermittent des organes de nettoyage pendant une opération de nettoyage. Bien entendu, il est possible de régler la tempé- rature de service des organes de nettoyage d'une manière plus ou moins précise en opérant avec certains paramètres de chauffage déterminés empiriquement tels que les intensités de courant, pressions de gaz, temps de chauffage, etc... _5 Mais il est plus avantageux de prévoir une commande en règle du chauffage. Pour la commande du chauffage, il convient de prévoir une unité de commande. Dans le cas cité en dernier, il est recommandé de monter au moins sur l'un des organes de nettoyage une sonde de tempéra- ture afin de pouvoir compléter ainsi la commande en une régulation pleinement valable de la température de ser- vice des organes de nettoyage. La description qui va suivre, en regard des dessins annexés à titre d'exemple non limitatif, permettra de bien comprendre comment la présente invention peut être mise en pratique. La figure 1 représente, schématiquement et en vue partielle, un four à chambres et la figure 2 montre, schématiquement, un exemple de réalisation d'un dispositif de nettoyage selon l'invention. Le four de cokéfaction 1 représenté partiellement sur la figure 1, présente une pluralité de chambres de cokéfaction 2. Les chambres de cokéfaction 2 du four à chambres 1 sont accessibles par l'intermédiaire de châssis de portes 3 dans lesquels les portes 4 peuvent Otre insérées de façon à assurer l'étanchéité. Devant les chambres de cokéfaction 2 est disposé un chariot à tourteaux de coke, 5, qui est mobile. Ce chariot 5 porte un bfti de machine 6 sur lequel sont montés une série d'ensembles auxiliaires, à savoir un système 7 de guidage de saumons ou tourteaux de coke 7, un dispositif de nettoyage 8 pour les châssis de portes 3, et un dispositif de nettoyage 9 pour les portes 4. En outre, le btti de machine 6 du chariot guide-coke 5 comprend encore un dispositif 10 de relevage ou d'ouverture de porte. Le dispositif de nettoyage 8 pour les chfssis de portes 3 et le dispositif de nettoyage 9 pour les portes 4 sont munis tous deux d'une tète de nettoyage, respectivement 11, 12 qui porte une série d'organes de nettoyage mécaniques 13. Il ressort nettement de la figure 2 que les organes de nettoyage 13 se présentent, dans l'exemple de réalisation représenté ici, sous la forme de racloirs. Comme il ressort également de la figure 2, les organes de nettoyage 13 correspondent, quant à leur disposition et à leur configuration, aux surfaces d'étanchéité respec- tives 14, 15 des châssis _ des portes et des portes 4. Les organes de nettoyage peuvent ttre portés à une température de service qui est supérieure à la tem- pérature de ramollissement des résidus de nettoyage. Dans l'exemple de réalisation représenté, les organes de nettoyage 1 peuvent ttre chauffés à une température d'environ 425 K (environ 1500C). Pour le chauffage des organes de nettoyage 13 que comporte le dispositif 8 de nettoyage des châssis de portes 3, il est prévu un dispositif de chauffage 16, alors qu'un dispositif de chauffage correspondant 17 est prévu pour le dispositif 9 de nettoyage des portes 4. Les dispositifs de chauffage 16, 17 fonctionnent électriquement. Sur chacun des organes de nettoyage 13 d'un dispositif de nettoyage correspondant 8, 9, est prévue une cartouche chauffante 18 qui fait partie du dispositif de chauffage correspondant 16, 17. Une unité de commande 19 est prévue pour la commande des dispositifs de chauffage 16, 17. Cette unité de commande 19 est reliée à une série de sondes ou capteurs de tempé- rature 20 placées sur les organes de nettoyage 13. Dans l'exemple de réalisation représenté ici, la température de service des organes de nettoyage 13 n'est pas seulement commandée mais elle est aussi régulée, à savoir en fonction des valeurs de mesure que les sondes de température 20 fournissent à l'unité de commande 19. Du fait du chauffage des organes de nettoyage 13, les résidus de nettoyage adhérant à ces derniers restent à l'état plastique et tombent d'eux-mtmes des organes de nettoyage 13, ou bien ils sont enlevés des organes de nettoyage 13 au cours d'une opération de nettoyage. REVENDICATIONS 1.- Dispositif pour le nettoyage des châssis de portes et/ou pour le nettoyage des portes des chambres de cokéfaction d'un four de cokéfaction, comportant une tête de nettoyage et des organes de nettoyage mécaniques disposés sur celle-ci, caractérisé par le fait que les organes de nettoyage (13) peuvent être portés à une tempé- rature de service quiest supérieure à la température de ramollissement des résidus de nettoyage. 2.- Dispositif selon la revendication 1, caracté- risé par le fait que la température de service se situe entre environ 370 et 470 K (entre environ 100 et 2000C) et de préférence à environ 425 K (environ 1500C). _3.- Dispositif selon l'une quelconque des reven- dications 1 ou 2, caractérisé par le fait qu'un dispositif de chauffage électrique (16, 17) est prévu pour le chauffage des organes de nettoyage (13). 4.- Dispositif slon la revendication 3, caracté- risé par le fait que le dispositif de chauffage électrique (16, 17) présente, sur chacun des organes de nettoyage (13), une cartouche chauffante (18) ou un élément analogue. 5.- Dispositif de nettoyage selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait qu'un ventilateur de gaz chaud est prévu pour le chauffage des organes de nettoyage. 6.- Dispositif de nettoyage selon l'une quelconque des revendicatiorel ou 2, caractérisé par le fait que les organes de nettoyage sont munis de conduits de chauffage et qu'un fluide caloporteur dont le point d'ébullition est supérieur à la température de service des organes de nettoyage peut circuler dans ces conduits pour assurer le chauffage des organes de nettoyage. 7.- Dispositif de nettoyage selon l'une quelconque des revendication 3 à 6, caractérisé par le fait que le chauffage des organes de nettoyage se fait par intervalles. 8.- Dispositif de nettoyage selon l'une quel- conque des revendications 3 à 7, caractérisé par le fait qu'une unité de commande (19) est prévue pour la commande e du chauffage. 9.- Dispositif de nettoyage selon la revendica- tion 8, caractérisé par le fait qu'une sonde de tempéra- ture (20) est disposée sur au moins l'un des organes de nettoyage (13).