Les eaux les plus pures sont les eaux de pluie formées dans la haute atmosphère. En venant en contact avec le sol et cheminant dans des terrains plus ou moins perméables, elles se chargent en substances minérales et organiques. En principe, elles peuvent renfermer à peu près toutes les substances minérales qui forment la crouteterrestre, mais les plus communes sont celles qui sont très solubles ou se disolvent en faveur du gaz carbonique. Il existe deux grandes classes de constituants des SOIS, à savoir les roches acides, riches en silice et les roches basiques dont l'élément essentiel est calcaire. Corrélativement, il existe deux grandes catégories d'eaux : celles qui proviennent des terrains acides et celles issues de terrains basiques. Quelle que soit l'origine de l'eau, elle peut contenir des sels de Ca, Mg, Elfe, Na, des sels ammoniacaux, de la silice, des gaz C02-N2-02 et autres produits. Jusqu'à présent le mode d'action des eaux minérales en thérapeutique étant très mal connu, ou se borne à les recueillir exemptes de toute contamination, sans cependant chercher à en modifier la composition. Le procédé visé par l'invention consiste à tenter d'inverser le processus de la nature pour remonter la filière en vue de débarasser les eaux des substances dont l'élimination est souhaitée. A cet effet les eaux à traiter sont contraintes à traverser des masses filtrantes composées essentiellement de sable à granulométrie variable chargé d'argile en des proportions également variables. Ce filtrage a lieu en pression statique et a pour effet le captage et l'élimination du fer et de se supports argileux ainsi que le manganèse et est complété par le passage a travers un corps poreux pour, après ce traitement, devenir une eau minérale à charge minéralogique r#éduite. En poussant davantage l'épuration, cette eau- traverse un capteur de calcium ayant pour effet de réduire notablement sa teneur en cette matière. Enfin, en faisant passer cette eau à travers du charbon actif, il est'obtenu une eau particulièrement pure dite "eau plate". Le dessin annexé représente,à titre d'exemple non limitatif, le schéma d'une installation destinée à réaliser le procédé d'épuration ci-dessus faisant l'objet de l'invention. Dans un récipient approprié 1 ayant un fond poreux 2 ou comportant une grille à fines mailles est disposée en couches superposées la masse S trante 3 composée de sable à granulométrie variable chargé d'argile en c#an- tité variable. L'alimentation de l'eau à traiter a lieu par la conduite d'amenée 4 suivant la fleche a pour être répandue suivant la flèche b au-dessus de la masse filtrante 3. Le niveau de l'eau à filtrer est maintenu oons- tant grâoe au trop-plein 5. La mise à l'air a lieu par l'ouverture 6 au som- net du récipient 1. Pour ltévacuation des boues forées à la surface des couches filtrantes 3 il est prévu une conduite 7. L'eau, après avoir traversé les couches filtrantes 3 et le fond perméable 3, aboutit suivant la flèche c dans une chambre 8. Â cotte chambre 8 est branchée une conduite 9 destinée à injecter des gaz appropriés ou de l'air suivant la flèche @ . Ces gaz ou l'air ont pour effet, soit d'arreter un début de précipitation de calcium ou, au contraire, de déclencher ou d'activer la précipitation du calcium suivant le but recherché. Après avoir traversé un corps poreux filtrant 10, l'eau minérale se trouve débarrassée des substances contenant du fer et de la majeure partie de celles contenant du manganèse. Par un ajutage 11 elle peut, dès à présent, être prélevée suivant la flèche e. Le traitement peut cependant être poussé davantage en amenant l'eau par une conduite 12 suivant la flèche f vers un déversoir 13 suivant la flèche g à un captage de calcium de façon, qu'arrivée dans le bac 14, l'eau n'accuse plus qu'un taux de calcium très réduit. Son prélèvement peut avoir lieu par l'ajutage 15 suivant la flèche h. Subsidièrement, le bac 14 peut être branché è l'aide d'une conduite 16 avec pompe 17 sur un récipient 18 contenant du charbon actif et d'où sort alors, suivant la flèche i, un liquide épuré dénomné "eau plate". Il est recommandé, pour éviter le glissement et le tassement de la ratière filtrante, de prévoir sur les parois du récipient 1 des chicanes 19. R E V E N D I C A T I O N S 1) Procédé d'épuration des eaux, en particuJier potables et dites minérales, caractérisé en ce que les eaux à traiter sont contrainses à tra- verser des nasses filtrantes composées essentiellement de sable a grarulonu- trie variable chargé d'argile en des proportions également variables ayant pour effet le captage et ltélimination du fer et de ses supports argileux ainsi que le manganaise. 2) Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est complété par un passage final de l'eau à traiter à travers du charbon actif. 3) Dispositif destiné à réaliser le procédé suivant la revendica- tion 1, caractérisé en ce qu'un récipient (i) contenant les masses filtran- tes (3) reçoit l'eau à traiter qui, après passage par une chambre (2) à laquelle est raccordée une conduite (9) injectant des gaz appropriés ou de l'air, traverse un corps poreux(10)pour aboutir soit à un ajutage (li) a l'état débarrassé des substances contenant du fer et d'une grande partie de celles contenant du manganèse, soit à un dispositif (13) de captage du c#l- cium pour aboutir dans un bac (14) convenablement purifiée et prélevée au moyen d'un ajutage (15). 4) Dispositif réalisant le procédé suivant les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le traitement suivant la revendicatio# 3 est ccmplété par le passage à travers une conduite (16) dans un filtre (18) à charbon actif. 5) Dispositif suivant la revendication 3, caracterisé en ce que les parois intérieures du récipient (i) contenant la masse filtrante (3) sont pourvues de chicanes (19). 6) Dispositif suivant la revendication 3, caractérisé en ce que le récipient (i) contenant la masse filtrante (3) est pourvu d'un trop-plein (5) pour garantir un niveau constant et une conduite (7) d'évacuation des boues.