La présente invention a p.ur objet un dispositif applicable à tentes les machines à tisser quelle qu'en soit l'origine, ce dispositif résolvant le problème sérieux de la rup ture des fila de trame au moment de l'insertion de la duite et de la chute de qualité de l'article fini sous l'effet des différences importantes de tension provoquées par l'amenée des duites au serrage suivant les procédés usuels. Dans les machines à tisser modermes actuellement utilisées, l'insertion de la duite à une vitesse très élevée au xoxext du freinage entraîne des ruptures qui réduisent considérablement le rendement de la machine, nen seulement on raisen de la perte que cela suppose, mais aussi du fait que la qualité du tissu obtenu est mei@dre. Pour le tissage, il est important aussi que la tension du fil de trame à introduire pour chaque duite soit aussi régulière que possible et que la longueur fournie soit exactement celle requise, afin que l'on obtienne les résul- tats optima. Avec l'alimentation directe par cône, habituelle dans les xaohines actuelles à tisser, les différences d'enroulement, de tension,d'orientation et de diamètre du cône etc., empêchent l'alimentation d'être aussi régulière qu'elle devrait l'Stre, étant donné que si avec un métier réglé et es larche on veut l@ vérifier à vitesse réduite, on n'arrive pas ou l'on n'arrive qu'avec difficulté à terminer la duite puisqu'à vitesse élevée l'inertie du fil joue un r81e très impertant. Avec un dispositif sans secousses ni freinage d'au- cune sorte, on obtient tant à vitesse réduite qu'à grande vitesse une amenée de fil toujours régulière, du fait que son mouvement n'est pas affecté par les tensions irrégulié- res provoquées par des variations de freinage dues à des causes diverses et qui sont haute lent préjudiciables à l'obtention de résultats satisfaisants. Pour maintenir à grande vitesse un fonctionnexent avec un rendement constant dans un métier koderne,il manque des organes d'alimentation en fil de trame agissant avec une précision et une régularité parfaites, ce à quoi l'on arrive avec le dispositif décrit ci-après qui permet d'atteindre des résultats spectaculaires. Ce dispositifpenfectionné assure la suppression com- plate des ruptures du fil de trame, l'absence totale des défauts dus à ces ruptures multiples, une production plus abondante grâce à l'absence des arrêts et enfin une meil- leure garantie pour la teinture sur pièces; en effet, grâce à ce que la tension de la trame demeure toujours la même, la capacité d'absorption de la teinture par le matériau utilisé ne peut être aucunement modifiée et l'on empêche ainsi l'apparition des barres qui dévalorisent toujours l'article tissé ; il s'ensuit de tout cela une diminution des frais de toutes sortes et la suppresaion des défauts qui jusqu'à ce jour doivent être acceptés par le tissage moderne et qui requièrent les solutions apportées par la présente invention que l'on va maintenant décrire en détail en se référant aux dessins ci-joints sur lesquels la fig. 1 représente la commande du dispositif. La fig. 2 est une représentation schématique de ce dispositif. les figs 3 à 8 et li à 14 représentent des détails et des variantes. les figs 9 et 10 sont des vues d'ensemble en coupe longitudinale partielle et en élévation. Revenant à la fig. 1, le dispositif comprend principalement un cylindre fournisseur 21 en acier ino- xydable colportant un brunissage brillant, ce cylindre présentant à l'entrée du fil 29 une surface tronconique 22 à environ 450 et étant animé d'un mouvement de rotation unidirectionnel périodique colportant une période de travail et une période de repos ; cette rotation est commandée par l'intermédiaire d'un embrayage 23 et d'un électrofrein 24 (fig. 1) assujettis l'un et l'autre à un circuit électronique à commande photoélectrique, comme représenté symboliquement en fig. 1.En raison de la gêne inhérente à un circuit photoélectrique classique non protégé contre la lumière de l'atelier que l'on doit supposer bien éclairé, on a prévu la commande représentée en fig. 1. Celle-ct part de l'association d'une cellule photoélectrique sensible aux rayons infrarouges 26 et d'une lampe excitatrice 27 protégée par un écran 28 séleetionnant de tels rayons, de telle sorte que ni la lunière solaire ni celle des lampes fluerescentes n'intervient à aucun noient dans le bon fenctionnement de l'ensemble, ce qui assure l'obtention de résultats entièrement satisfaisants. le fonctiennement du cylindre se comprend aisément après exaien de la fig. 9 : le fil 29 provenant d'un cône ou d'une bobine s'enroule en spires sur le cylindre 21 après avoir passé sur la poulie guide-fil en porcelaine vitrifiée 25 qui oblige le fil à former ses spi roi au contact @u@e de l'autre sous l'effet de la surface tronconique 22 du cylindre 21 suivant le principe des bobines de tréfilerie sidérurgique, ces spires se déplaçant dans la direction de l'axe vers la face libre avant du cylindre, c'est-à-dire, jusqu'à l'arrêt au point 30 défini par la cellule photoélectrique 26 et sa lampe excitatrice 27. La mise au repos du cylindre est déterminée comme suit : le receuvrement du cylindre par le fil jusqu'à se point 30 provoque l'interruption du faisceau lumineux reçu par la cellule photoélectrique 26 provenant de la lampe excitatrice 27 et réfléchi par la surface bril- lante du cylindre ; par un effet inverse l'électrofrein 24 est excité de manière à provoquer le débrayage et le frelsa- ge grâce à son fenctionnement particulier en deux temps, d'abord par courants de Foucault et, ensuite, par contact énergique avec une surface de fric tien mainte@ant le fil de traie appliqué ou le cylindre afin que la pince du métier le saisisse au moment précis où elle passe devant la surface avant libre du cylindre 21. Chaque fois que le métier a consemmé la quantité de nl prévue, la cellule photoélectrique 26 reçott la lumière réfléchie par le cylindre 21, de telle sorte que l'effet de freinage cesse et que l'embrayage fonctionne à nouveau en remettant en marche le cylindre qui reçoit jus- qu'à concurrence de la quantité de fil déterminét suivant les besoins on trame du métier. La quantité précise de fil amenée sur le cylindre est très facilement réglée par un déplacement axial vers la gauche ou vers la droite de l'ensemble comprenant la cellule 26 et sa lumière excitatrice 27 sur la barre 31 qui les porte. Les circuits électroniques sont disposés de préférence dans ane cage 43 représentée à part en figs 5 et 6, qui est à l'épreuve de la poussière, et contenant l'dqul- pement général avec les contrôles 44 visibles de l'extérieur pour faciliter les manoeuvres de mise en rarche de chaque dispositif et assurer la bonne marche de ces derniers grace aux contrôles lumineux. L'ensemble électronique comprend un module électrique 45 (fig. 1) de dimensions rdduites,à l'intérieur duquel sont montés tous les éléments dont les connexions sont effectuées par une base raccordable à la manière des lampes thermoieniques, de manière à pouveir prévoir leur échange par un persennel non spécialisé au cas d'une avarie de l'un des éléments transistorisés formant le dit module. le maintien du fil 29 à la sortie du cylindre peut se faire par les procédés classiques supprimant tout glissement ; l'un de ces procédés consiste à utiliser au voisinage de la sortie du cylindre 21 une réserve de fluides classique 32 (figs 3 et 4) à réglage facile, ceci pour les fils à grande résistance, cette réserve s'étendant librement le long de la surface d'un collier en acier 33 servant à la feis de guide et de moyen de centrage. Vu second procédé utilise corse représenté en figs 7 et 8 une broase annulaire 34 en chlorure de polyvi- nyle rigide portant des poils ou des monofilaments acryliques 35 disposés à l'intérieur de la brosse avec une légère inclinaison dans la direction de la rotation du fil 29, cette brosse étant destinée à servir pour les fils de rdsistance moyemne et étant également maintenue par un collier en acier. Un troisième procédé sert, comme représenté en figs 11 et 12 aux fils délicats et de peu de tenue, tels que les fils régénérés ou récupérés, la laine cardée, les fils très duveteux eu de fantaisie, etc. ; il est alors préférable de supprimer tous les éléments formant pince et de laisser au collier 28 les rêles simultanés de freinage et antiballon. Le quatrième procédé sert, comme représenté en figs 13 et 14 dans le cas des fils délicats lorsque le maintien par le collier 33 est insuffisant et il est alors avantageux de placer un tube en chlorure de polyvinyle ri gide 36 dont la grande longueur assure un freinage un peu plus énergique sans aucun effet de pince, de telle sorte que l'on évite ainsi que les fils délicats ne viennent par défaut de frottement abrasif, forser un bourrage. On prévoit tant à l'entrée qu'à la sortie du cylindre 21 les différents supports classiques 37, 38 (fig. 10) dont chacun présente ne forme appropriée comportant deux oeillets en porcelaine vitrifiée 39 et 40 à 80 mm l'un del'autre et entre lesquels sont maintenus les empilages de lamelles 41 destinés à appliquer au fil la tension désirée avec mise en place, dans tous les eas, de la barre 47 qui porte le support 38. les caractéristiques ci-desses et les modes dwen- roulement et de déroulement décrits font clairement com- prendre qu'une fois la tension réglée, il est tout à fait impossible que le fonctionnement puisse être modifié par des irrégularités de la charge, par formation de ballons, par retard ou freinage, comme cela se produit lorsqu'on fournit directement le métier à partir d'une bobine ou d'un côme, c'est-à-dire, sur les métiers dépourvus du disposi- tif fournisseur conforme à l'invention. La description précédente couvre une unité fournisseuse et,étant donné qu'il est courant d'introduire des fils de différentes couleurs dans les métiers, il est logique de prévoir un dispositif fournisseur pour chacune des couleurs. Le montage des dispositifs associés entrainés par courroie à partir d'un moteur est effectué de préfé- rence sur le couvercle d'une caisse métallique 50 (figs 5 et 6), les axes pénétrant à l'intérieur de la caisse, de telle sorte que cette caisse sert à la fois de support protégeant les poulies et d'enceinte prévus pour le con- trôle. Une telle disposition permet d'effectuer facilement le changement des poulies 42 représentées en fig. 5, ce qu'il peut être nécessaire de faire pour déterminer appreximativement la quantité de fil 29 à fournir aux cylindres 21 A@21 D, afin que, dans le cas où l'on reprend deux ou trois fois de suite le fil d'une même couleur, l'on paisse disposer les choses de manière à ce que, par exemple, le cylindre 21 A tourne à une vitesse multiple de celle des autres cylindres 21 B, 21 C, 21 D, en supposant que ces derniers assurent une seule fourniture chacun pour trois fournitures assurées par le cylindre 21 A, circonstance pour laquelle il est nécessaire de régler la vitesse de chacun des cylindres 21 A-B-C-D suivant le cas particulier à envisager. Pour faciliter le chang@ment de vitesse des différents dispositifs sans que lton ait à manipuler des organes de tension ou à déplacer le moteur pour tendre les courroies habituelles, on prévoit pour l'ensemble des courroies élastiques sans fin 46 (figs 5 et 6) dont l'élasticité et le couple de traction sont largement diiensionnée. pour assurer un service parfait sans aueun glissement. R E V E N D I C A T I O N S 1. Dispositif emmagasinant et feurnissant un fil textile sous tension constante, caractérisé en ce qu'il comprend un cylindre fournisseur en acuer inoxydable bruni de mamière à favoriser la réflexion de la lumière, ce cylindre dont l'entrée présente pour recevoir le fil une surface tronconique du type prévu en tréfilerie étant animé dgun mouvement de rotation qui s'arrête et reprend sous l'action d'un embrayage et d'un éle@trofrein. 2. Dispositif suivant la revendication 1, cara6- térisé par le fait que l'embrayage et l'électrofrein du dispositif sont commandés par un système électronique com- trêlé lui-même par une cellule photoélectrique sensible à la gamme infra-rouge du spectre avec déclenchement suivant le principe sélectif par des rayons infra-rouges. 30 Dispositif suivant la revendication 1 et la revendication 2, caractérisé par le fait que le cylindre se met en marche lorsque le métier a absorbé la quantité de fil portée par le cylindre. 4. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que le cylindre s'arrête lorsqu'il a reçu la quantité de fil nécessaire à la duite suivante, étant donné que les périodes d'arrêt et de marche se succèdent auivant les nécessités du tissage et la couleur du fil du tissu à confectionner, la quantité de fil à amener sur le cylindre étant réglée d'après la consommation prévue sans que cela empêche l'u- tilisation des moyens habituels, y compris à l'entrée et à la sertie du cylindre les freins classiques à lames et les oeillets de guidage.