-L'invention a pour but le déjaugeage d'un bateau de manière à diminuer le freinage dû à la partie immergée, c'est à dire d'augmenter sa vitesse. Présentement la réalisation de bateaux rapides sur mer rlus ou moins agitée, s'avère de plus en plus indispensable. Les vitesses des gros paquebots en service n'étant pas suffisante. Des essais sont en cours avec des bateaux naviguant en surface par déjaugeage notamment appelés "Naviplanes" mais ceux-ci fonctionnant à l'aide de ceintures ou jupes en matière souple présentant certains inconvénients ; par exemple, ceux de laisser évacuer l'air envoyé sous la coque d'une manière intempestive et coûteuse, de provoquer trop de mouvements à l'ensemble du bateau et en quelques sortes de ne pas être suffisamment sûrs et pratiques dans les cas de mer agitée. Le but de l'invention est de palier surtout à ces différents inconvénient 8 . Les moyens mis en oeuvre pour y parvenir sont les suivants. Le principe étantcelui qui consiste à avoir un w int d'appui pour soulever le bateau, c'est à dire pour effectuer le déjaugeage et son mode de réalisation. - Théoriouement, supnosons un ba teeu I fig. I. Un tube creux rigide d'un diamètre quelconque 2. fermé à sa partie supérieure, fixé verticalement, à l'intérieur du bateau. A partie inférieure de ce tube, une large augmentation de sa section î, complètement ouverte. Si, à l'aide d'un compresseur d'air 4, mis en action par un moyen quelconque, de préférence par un moteur 5, nous faisons pénétrer de l'air sous pression à l'intérieur du tube, cet air pour s'échapper devra avoir une pression supérieure à la pression de l'eau correspondant au niveau du plan de sortie de l'air. Cette pression par centimètre carré sera égale à la hauteur d'eau au dessus du plan de sortie de l'air. A titre d'exemple, si, entre la surface de l'eau et le plan d'échappement d'air la hauteur est de cino mètres, la Dression de l'air devra être de cinq cent grammes par centimètre carré et si la surface de l'orifice d'échappement est de un mètre carré, on aura une réaction sur le tube dirigée de bas en haut de un mètre carré soit dix mille centimètres carrés multipliés par la pression de cinq cent grammes par centimètre carré soit cinq mille kilogrammes. Plus la différence de hauteur entre le plan de sortie d'air et la surface de l'eau sera Rrande, plus la réaction sera grande. - Mais ce tube théorique avec son augmentation de section à sa base, peut et doit être remDlacé:- Dratiauement nar une cavité plate 6, fig. 2 complètement aégagée à sa partie inférieure, présentant un minimum de résistance à la marche du bateau. I1 Deut alors être constitué paF une sorte-d'aileroncreux placé dans un plan horizontal sous le bateau à hauteur convenable. Aileron dont la surface inférieure est complètement dégagée mais qui toutefois peut Etre remplacée par une surface totalement ajourée, cloisonnée par des lames métalliques verticales formant un quadrillage, pour éviter trop de pertes d'air dans les mouvements du bateau. L'ame- née d'air sous pression à cet aileron pourra être réalisée à l'aide d'un ou plusieurs tubes souples 7 communiquants avec le compresseur. La forme et la surface ainsi que le nombre de ces ailerons - pourront être quelconque, convenablement disposés en tenant compte des caractéristiques du bateau, de son centrage. On remarquera que par temps calme le soulèvement du bateau même hors de l'eau, pourra être obtenu et maintenu après avoir stoppé le ou les compresseurs d'air, réalisant ainsi, un ensemble statique, permettant de plus, le passage sous la coque du bateau pour toutes vérifications ou réparations. La fixation des ailerons à la coque du bateau pourra être ebtenue avantageusement de la façon suivante. Fig. ?. A l'aide d'attelages constitués par des tubes ou bielles 8, appropriés et articulés de manière à réaliser la montée ou la descente des ailerons par parallélogrammes tout en leur conservant les positions horizontales ou sensiblement horizontales. La montée et la descente des ailerons, suivant les besoins pourra s'effectuer par tous moyens hydrauliques ou mécaniques commandés ou non par mo tueurs. Les possibilités sont donc grandes d'aDnlication, en raison d'une utilisation sur mer très agitée - de la sécurité - de la stabilité et des vitesses accrues qu'elle permet d'obtenir. REVENDITIONS. I. Dispositifs permettant le déjaugeage d'un bateau nour en améliorer la vitesse, caractérisés rar l'utilisation de caissons ou ailerons plats immergés, convenablement disnosés en profondeur mais restant dans des plans horizontaux. 2. Dispositif selon la revendication I, caractérisé nar le fait que la surface inférieure de ces caissons est entiorement ouverte et sert de larges orificés à l'évacuation d'air sous nression créant une résultante de forces proportionnellement à la profondeur de l'immersion, dirigée de bas en haut. assurant le déjaugeage. 3. Dispositif selon la revendication I, caractérise nar le fait que les caissons ou ailerons sflnt en liaison nar des canalisations, avec un ensemble moteur-cnmnresseur à air et rendus mobiles par timoneries snéciaÇes. La surface inférieure du ou des caissons ou ailerons nouvant être nourvu d'orifices multiples par tous moyens annronrids.