La présente invention concerne une composition contenant du polytétrafluoréthylène mélangé à des billes de verre. Elle concerne plus précisément des tissus revêtus d1une telle composition, ainsi qu'un procédé de revêtement de tissu par une telle composition. Les tissus formés sont utilisables pour la réalisation de structures gonflables. Il y a vingt cinq ans enviffiron, la première structure gonflable, un radome, a été réalisée pour l'aviation des Etats-Unis d?Amérique, un tel radome formant une protection pour une installation de radars. Dans les années suivantes, on a réalisé d'autres structures gonflables, dont la plus connue est celle qui a formé le toit du pavillon des Etats-Unis d'Amérique à l'Exposition Universelle de 1970 à Osaka, Japon. Les divers types de structures gonflables mises au point jusqu'à présent sont décrits en détail dans ltarticle de Walter W. Bird, Rubber World (Janvier 1972, pages 39 à 44 et févirer 1972, pages 52 et 53). On a essayé ou suggéré des matières très diverses pour la réalisation de telles structures, par exemple un film de chlorure de polyvinyle, des combinaisons néoprène/ "Nylon", du polyéthylène chlorosulfoné et du polychloroprène. Récemment, on s'est beaucoup intéressé auxtissus de verre ou de métal revêtus de polytétrafluoréthylène. De tels tissu possèdent un certain nombre d'avantages dont le moindre n'est p s leur ininflammabilité. D'autre part, les tissus revêtus de polytétrafluoréthylène présentent des inconvénients. D'abord le polytétrafluoréthylène ne fond pas, c'est-à-dire qu'il ne envient pas plastique au point qu'il fonde et perde sa cristellinité. Au point de fusion, le polytétrafluoréthylène a la plasticité du plomb métallique à la température ambiante. Le revêtement des tissus à ltaide de polytétrafluoréthylène n'est pas canes présenter des difficultés, même lorsque le polymère est sous forme d'un latex aqueux. Sauf dans le cas des tissus fins ayant des fils très serrés, les polytétrafluoré- thylèenec ne Serment pas facilement les orifices compris entre les fils (appelés 'entres") qui forment le ti:'. On a de'à essayé de revêtir des tissus g verre ou de métal de polytétrafluoréthylène et, pour que les fenêtres du tissu soient fermées, on a disposé plusieurs revêtements sur le tissu, Après chaque trempage du tissu dans la sus- pension ou le latex, on a séché et fritté le tissu Il faut au moins 20 revttement pour que les fenêtres soient fermées. Cependant, un tel tissu ne donne pas satisfaction pour la réalisation de structures nécessitant l'étanchéité, car des fissures microscopiques se forment au cours des diverses phases de manutention nécessaires pour le revêtement et le durcissement, et le problème des fissures est accrU par l'utilisation dans une structure gonflable. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique n 2 731 068 indique entre autres que de telles fissures de revêtement de polytétrafluoréthylène de tissus de verre peuvent entre fermées par calandrage. Cependant, le calandrage ou d'autres traitements par des rouleaux sous pression, ne suppriment pas les fissures ; ils rapprochent simplement les bords en laissant des lignes de soudure qui sont visibles sous forme de fissures lorsque le tissu est regardé au microscope, entre une source lumineuse et les éléments optiques. Un tissu ayant de telles fissures n'est pas suffisamment étanche lorsqu'il est manipulé, mis sous contraintes ou fléchi lors de la réalisation ou de l'utilisation dans une structure gonflable. On a aussi essayé de fermer les feutres avec un petit nombre de revatements, en évitant le problème de la formation des fissures, par addition de mica ou d'une autre charge en paillettes dans le latex, mais les résultats n'ont pas donné satisfaction, car, dans certains cas, il se forme des fissures et dans d'autres les fenêtres ne sont pas fermées, c'est-à-dire que le revttement ne recouvre pas les fenêtres. Des problèmes analogues se posent lors de l'utilisation de pigments cu dc fibres à la place d'une charge en paillettes. Les charges fibreuses ou en paillettes se déposent essentiellement sur les fibres ou les fils du tissu ainsi ue es unes sur les autres au lieu de fermer les fenêtres.Un pigment ou d'autres charges opaQes e conviennent pas pour la simple raison qu'un toit gon- flable doit de préférence transmettre la lumière. L'invention concerne un tissu destiné à la réalisation de structures gonflables, réalisées à l'aide d'un latex de polytétrafluoréthylène contenant des billes de verre en quantité suffisante pour que les fenêtres du tissu soient fennées. Dans un mode de réalisation préféré, le latex contient aussi un agent thixotrope. Le tissu réalisé est à base d'un tissu métallique ou de prféérence de verre. De tels tissus ont une résistance élevée nécessaire pour la réalisation de structures gonflables et présentent l'avantage supplémentaire d'être ininflammables. D'autres tissus peuvent entre utilisés lorsque l'ininflammabilité n1 est pas nécessaire. L'invention concerne donc des tissus revêtus d'un mélange de polytétrafluoréthylène et de billes de verre. Elle concerne aussi un procédé de réalisation continus de tels tissus. La composition d'un revêtement contient de préférence un agent thixotrope ou un autre agent épaississant tel que la viscosité de la composition est suffisante pour que les billes de verre restent maintenues en suspension. Les tissus formés sont destinés à la réalisation de structures gonflables. L'invention concerne donc un tissu revêtu par un mélange d'un polymère à base de tétrafluoréthylène et de billes de verre. Les compositions comprennent un polymère à base de tétrafluoréthylène de différents types, mais il est préférable que le tétrafluoréthylène soit un constituant essentiel du polymère bien qu'il puisse ne pas Autre seul. Dans la suite du présent mémoire, le terme "polytétrafluoréthylène" désigne ces polymères dont le monomère de départ est en totalité ou en partie du tétrafluoréthylène. La caractéristique essentielle de l'invention est l'utilisation de perles de verre avec le polytétrafluoréthylène. Comme les billes de verre sont plus ou moins rondes ou sphériques, elles se déplacent rapidement vers les fenitres du tissu lorsqu'elles sont soumises à des contraintes de cisaillement au lieu de s'accumuler sur les fibres ou les unes sur les autres. Dans le procédé décrit, ces contraintes sont appliquées par passage du tissu dans la composition de revetement. Les contraintes supplémentaires peuvent être exercées par des rouleaux presseurs, des lames de raclage ou analogues. Les compositions de 1'invention contiennent 10 à 50 % en poids environ et de préférence 30 à 40 /Oo en poids de billes de verre par rapport au poids du polymère sec. Les perles peuvent entre pleines ou creuses, ces dernières présentant l'avantage de permettre le choix de billes dont le poids spécifique est proche de celui du latex du polytétrafluoréthylène ou de l'organosol utilisé. La dimension des billes de verre, qui peuvent entre colorées, peut varier dans de grandes proportions, par exemple entre 4 et 800 microns. Les fines billes, de dimension inférieure à 75 microns, sont préférables car le tissu formé a une excellente résistance à la flexion. La teneur en matière solide du polytétrafluoréthy lène peut entre comprise entre 30 et 70 O/o en poids. De préférence, le polytétrafluoréthylène est formé d'une dispersion colloTdale à forte teneur en matière solide, bien connue dans la technique, comme décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 2 478 229. D'autre part, la suspension diluée peut entre utilisée après concentration par une technique bien connue, par exemple par écrémage. Des organosols de polytétrafluoréthylène conviennent aussi. Un appareillage classique d'imprégnation et de rev & tement de tissus de verre ou de métal convient selon l'invention. Le tissu passe d'un rouleau d'alimentation à un réservoir de trempage contenant le latex ou ltorganosol du polytétrafluoréthylène et dans lequel il pénètre. Lorsque le tissu sort du réservoir, il passe dans une étuve de séchage et de frittage. La température à l'entrée de l'étuve est de l'ordre de 125 à 1500C. A la moitié de l'étuve, la température doit entre comprise entre 260 et 3150C. La température de sortie de l'étuve est comprise entre environ 320 et 4800C.L'étuve peut fonctionner en position verticale ou -horizontale, la position verticale étant préférable car le réglage de la température correspond à une faible température à la partie inférieure et à une température élevée à la partie supérieure, un tel gradient de température étant facile à maintenir. Dans la première partie du passage dans l'étuve, l'eau ou le solvant organique dans le cas d'un organosol, séchappe. Dans la seconde partie du passage, l'agent mouillant habituellement associé au latex de polytétrafluoréthylène, s'échappe. Au cours de la fin du trajet, on observe un frittage partiel ou total, suivant la température utilisé. La température d'une étuve horizontale est habituellement limitée aux procédés dans lesquels un seul caté du tissu est revêtu. Ainsi, un tronçon de tissu passe à un poste de revêtement au niveau duquel le tissu est enduit sur sa face supérieure. Le tissu revêtu passe alors dans étuve et son coté revêtu est placé à la partie supérieure. Lors de la mise en oeuvre habituelle du procédé décrit, il est nécessaire que le tissu porte plusieurs rev!- tements de polytétrafluoréthylène. Au cours du dernier passage dans l'appareillage de séchage etde frittage ou des derniers passages, la température est toujours suffisamment élevée pour que le polytétrafluoréthylène s'associe totalement au tissu. Au cours du ou des passages précédents dans l'étuve, l'étuve peut avoir une température suffisamment élevée pour que chaque revêtement soit totalement fritté lorsqu'il passe dans l'étuve.D'autre part, le procédé est aussi utilisable lorsque chaque revdtement sauf le dernier est simplement fritté partiellement, par mise en oeuvre d'une température proche de la température de fusion du polytétrafluoréthylène, c'est-à-dire de l'ordre de 320 à 3400C. Il est préférable que la première couche appliquée sur le tissu au moins ne contienne pas de billes de verre, cette couche formant un revêtement d'enrobage ou de lubrification. Le nombre minimum total de couches appliquées sur le tissu selon l'invention est égal à 2, l'une des couches au moins contenant des billes de verre. D'autre part, le nombre de couches appliquées peut souvent atteindre 10 à 20 ou plus. En général, la dernière couche dans le 5as de 3 cou ches au moins, ne contient pas de charge, c'est--di n > - contient pas de billes. Dans une variante, le procédé cnvient aussi lorsque toutes les couches sont en composition ç-.rtenat des billes, le produit formé donnant tout à fait satisfac- tion.Lorsque les tissus revêtus doivent être raccordés les uns aux autres, la dernière couche est de préférence en polymère thermoplastique, si bien que 2 ou plusieurs morceaux de tissu peuvent être soudés thermiquement l'un à l'autre. De plus, le tissu revêtu peut entre calandré après cuisson et frittage de toutes les couches, si bien que la face supérieure est lisse et ne présente pas d'imperfection superficielle. Les tissus peuvent litre revêtus de polytétrafluoréthylène sans que la composition contienne d'agent thixotrope ou épaississant, dans la mesure où la viscosité du latex ou de la composition est suffisamment élevée, en l'absence d'épaississant ou analogues, pour que les billes de verre restent en suspension sans agitation notable. Pour une telle viscosité, le passage du tissu. dans la matière de revietement provoque l'établissement de contraintes suffi- santes pour que la matière de revêtement contenant les billes soit déposée sur les fenêtres ainsi que sur les autres parties du tissu.De plus, une composition- de revêtement ayant une viscosité suffisamment élevée pour que les billes restent en suspension convient dans la mesure où elle empêche que la matière de revaetement ne s'écoule sur le tissu lorsqu'il passe dans une étuve de frittage ou un dispositif vertical de séchage en forme de tunnel. Par exemple, on prépare du polytétrafluoréthylène sous forme d'un latex contenant 60 % en poids de polytétrafluoréthylène, 3,6 % environ en poids d'un agent tensioactif "Triton X-100" de Rohm et Haas et environ 35,4 % en poids d'eau, ie latex ayant une viscosité Brookfield comprise entre environ 500 et 600 centipoises. Avec une telle viscosité, le tissu est efficacement revêtu, le tissu étant par exemple un tissu de velre gaze metallique ou une toile métallique relativement épaisse les contraintes dans la rigole de revêtement étant suffisantes -our c-ue le latex et les billes soient crasse, dans les fenêtres ainsi que sur la structure du tissus rimul-- tanément, la viscosité du latex est telle que le tissu peut entre séché ou fritté totalement ou partiellement dans une étuve verticale sans que le revêtement ne s'échappe du tissu. De plus, les billes de verre restent en suspension pendant longtemps, sans qu'une agitation notable soit nécessaire. Dans un mode de réalisation préféré, la composition contient un agent thixotrope, épaississant ou analogues, avec le polytétrafluoréthylène et les billes de verre. Dans le cas-de l'utilisation d'un tel agent épaississant, la composition peut astre telle que l'effet de cisaillement du au passage du tissu dans le mélange, abaisse la viscosité de celui-ci à l'interface dans une mesure suffisante pour que le mélange s'écoule dans les fenêtres. De plus, l'utilisation d'un tel épaississant pour la viscosité d'un revêtement à basse viscosité a une valeur suffisante pour que la composition maintienne les billes sur le tissu lorsqu'il passe dans le four. De plus, un tel épaississant permet l'utilisation d'une préparation à basse viscosité, dans laquelle le maintien en suspension des billes n1 est pas possible sans agitation notable.De plus, dans les opérations de revêtement de grands volumes, pendant longtemps, les rev8tements provenant de latex ayant une viscosité inférieure à 500 (en l'absence d'épaississant) peuvent être réalisés efficacement. En réalité, il est avantageux que la concentration du polytétrafluoréthylène soit inférieure à 60 % en poids. Ainsi, il est souvent avantageux que la teneur an matière solide de polytétrafluoréthylène soit égale à 40 r en poids ou inférieure à cette valeur. Pour cette concentration, la viscosité Brookfield du polytétrafluoréthylène "Tetran 30" est d'environ 50 centipoises. Dans ce cas, un agent épaississant est pratiquement essentiel. Selon l'invention, divers agents thixotropes, épaississants ou analogues disponibles dans le commerce conviennent. L'épaississant doit donner une viscosité élevée pour une faible concentration. De plus, il doit entre compatible avec le latex ou ltorganosol de polytétrafluoréthylène. Il doit se vaporiser à 2350C ou à une température plus faible (c'est-àdire qu'il doit bouillir ou se décomposer), et il ne doit pas laisser de tache sur le tissu revêtu après chauffage dans l'étuve. Les agents thixotropes ou agents épaississants qui conviennent selon l'invention peuvent être naturels ou synthétiques. Par exemple, dans la mesure où les critères précédents sont satisfaits, les amidons, la caséine et leurs dérivés, les dérivés de l'acide alginique tels que les alginates de sodium, et les gommes, par exemple les gommes karaya, guar, adraganthe et analogues conviennent. Parmi les agents thixotropes et épaississants de synthèse qui conviennent, on peut citer la carboxyméthylcellulose, lthydroxyéthyl- cellulose, la méthylcellulose, l'éthylcellulose, l'alcool polyvinylique, la polyvinylpyrrolidone, le polyacrilamide, le polyméthacrylamide, les oxydes de polyalkylène tels que les oxydes de polyéthylène et de polypropylène, les polyacrylates et les polyméthacrylates. Les compositions de l'invention conviennent pratiquement à toutes sortes de tissu. Les tissus de verre, de métal et d'amiante sont préférables du fait de leur ininflammabilité. Pratiquement, toutes les dimensions et tous les tissages conviennent selon l'invention. Elles s'appliquent plus précisément aux tissus dont ltépaisseur est comprise entre 25 microns et 0,75 mm, de préférence entre 0,1 et 0,25 mm. Les fenStres de tels tissus ont des configurations qui dépendent du tissage (par exemple carré, rectangulaire ou analogues), la petite dimension variant en général entre 50 et 750 microns, de préférence entre 50 et 600 microns, la grande dimension variant en général entre 150 et 1000 microns, de préférence entre 200 et 700 microns.Dans la réalisation de structures gonflables, il est en général préférable que le tissu soit du type n0 128 ou 143 de Burlington Glass Fabrics Company, le type nO 143 étant particulièrement intéressant. Le premier de ces tissus, du type nO 128 est décrit dans l'exemple 2. L'examen microscopique indique que les fenêtres sont sensiblement rectangulaires et ont des dimensions moyennes de 50 x 200 microns. Le tissu de type nO 143 est décrit dans l'exemple 5. L'examen microscopique montre que les fenêtres sont sensiblement rectangulaires et ont des dimensions moyennes de 400 x 450 mi crons. L'invention présente divers avantages par rapport aux compositions et aux procédés connus de revwetement de tissu par des polymères à base de polytétrafluoréthylène. D'abord, les billes de verre réduisent le prix dans la mesure où elles remplacent le polytétrafluoréthylène dans le revêtement. Comme le polymère peut entre remplacé en quantités comprises entre 10 et 50 o,S en poids, la réduction du prix est notable. De façon surprenante, les propriétés du tissu formé sont améliorées par remplacement de 10 à 50 % en poids du polymère par des billes de verre,les poids étant considérés à sec. Ainsi, la résistance à l'usure est très fortement améliorée. Le tissu revttu a une bonne souplesse, alors qu'en l'absence de billes de verre, le revsetement se fissure lors des flexions.De plus, les billes de verre utilisées selon l'invention permettent un prélèvement accru de polytétrafluoréthylène à chaque passage au poste de revêtement par rapport aux prélèvement de polymère ne contenant pas de billes de verre. Les avantages principaux et du procédé de l'invention sont donc doubles. Les perles utilisées dans les revetements en polytétrafluoréthylène, notamment dans le cas des tissus de verre et de métal, rendent possible l'obtention d'une étanchéité suffisante pour la réalisation de structures gonflables. De plus, les perles permettent la réalisation de tissus revêtus ininflam -mables destinés à des structures gonflables. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront mieux de la description qui va suivre, de compositions selon l'invention et d'exemples d1appli- cation de telles compositions. COMPOSITION A I - polytétrafluoréthylène "Tetran" (60 5o en poids de matière solide du polymère, 3,6 % d'agent tensio-actif et 35,4 % d'eau) pour 100 parties 2 - billes de verre "Potters C-30V, da dimensions comprises entre 4 et 58 microns et de dimension moyenne de l'ordre de 29 microns, pour 18 parties 3 - hydroxyéthylcellulose "Cellosize @@@@@@@@@@@@@ - Union Carbide (viscosité Brookfield à 250C, place à 18000, plage Ii : 18000 à 21000), pour 0,075 @@@@@@ COMPOSITION B B 1 - polytétrafluoréthylène (comme dans la co--posi- tion A) 100 parties 2 - billes de verre (comme dans la composition A) 24 parties 3 - hydroxyéthylcellulose (comme dans la composition A) 0,075 partie COMPOSITION C 1 - polytétrafluoréthylène (comme dans la composition A) 100 parties 2 - billes de verre (comme dans la composition A) 24 parties 3 - hydroxyéthylcellulose (comme dans la composition A) 0,0375 parties COUCHE D'ACCROCHAGE polytétrafluoréthylène de la composition A, dilué avec de l'eau de manière que la teneur en matière solide du polymère soit de 40 % en poids. COUCHE EXTERNE N01 polytétrafluoréthylène de la composition A, dilué par de l'eau de manière que la teneur en matière solide soit de 40 c;/ en poids. COUCHE EXTERIuE N02 polytétrafluoréthylène de la composition A, dilué avec de l'eau à une teneur pondérale en matière solide de 55 o%. EXEMPLE 1 On passe une couche d'accrochage sur un tronçon de tissu de verre de "Burlington Glass Fabrics Company" n 116, ayant les caractétistiques suivantes - épaisseur : 0,1 mm - poids kgXrn2 0,97 - fils - @@@ : 450 - 1/2 450 - 1/2 disposition : 60 x 58 Le tissu est ensuite séché et fritté à une température maximale de 3800C. Il reçoit une couche de remplissage de composition A, puis est séché et fritté à une température maximale de 380 C. Il reçoit alors une couche externe n01, puis est séché et fritté à une température maximale de 3800C. Le tissu ainsi rev8tu a une translucidité satisfaisante. L'examen microscopique du tissu montre que toutes les fenitres sont fermées et qu'il n'y a pas de fissure. EXEMPLE 2 On répète l'exemple 1 en remplaçant le tissu par un tissu de type nO 128 de Burlington Glass Fabrics Company ayant les caractéristiques suivantes - épaisseur : 0,19 mm - poids : 1,86 kg/m2 - fils: - trame : 225 - 1/3 - chatne : 225 - 1/3 - disposition : ~ 42 x 32 Le tissu revêtu a une translucidité satisfaisante. L'examen microscopique du tissumontre que toutes les fenêtres sont fermées et qu'il n'y a pas de fissure. EXEMPLE 3 On répète ltexemple 2 mais le tissu comprend au total 4 couches, une couche d'accrochage comme décrit dans l'exemple 2, deux couches chargées de billes (comme décrit dans l'exemple 2) et une couche externe n 1. Cet exemple est destiné à la détermination du nombre de couches qui posent des problèmes pour la translucidité et/ou la formation de fissures. La translucidité du tissu rev8tu est satisfaisante. L'examen microscopique du tissu montre que toutes les fenttres sont fermées et qu'il ntapparatt pas de fissure. EXEMPLE 4 On répète l'exemple 3. Dans ce cas, on utilise au total 5 couches, une couche d'accrochage et une couche externe n01 et trois couches chargées de billes, au lieu de deux dans l'exemple 3. Les couches supplémentaires n'affectent pas de façon nuisible la translucidité du tissu et l'examen microscopique montre que toutes les fenFtres sont fermées et ne présentent pas de fissure. EXEMPLE 5 On répète l'exemple 1, en remplaçant le tissu par un tissu nO 143 de Burlington Glass Fabrics Company ayant les caractéristiques suivantes - épaisseur : 0,225 mm - poids : 2,68 kg/m2 - fil - trame : 225 - 3/2 - channe : 450 - 1/2 - const. W & F 49 x 30 Le tissu formé a certaines fenêtres ouvertes. Sa translucidité est satisfaisante et l'examen microscopique ne montre pas la présence de fissure. EXEMPLE 6 On répète la mise en oeuvre de l'exemple 5, en utilisant deux couches chargées au lieu d'une seule comme dans le cas de l'exemple 5. La plupart des fenêtres sont fermées et certaines restent ouvertes. Il n'apparat pas de fissure. La translucidité est satisfaisante. EXEMPLE 7 On répète l'exemple 5, en remplaçant la couche de l'exemple 5 par trois couches chargées. Le tissu a une translucidité satisfaisante et I'exama? microscopique ne montre pas la présence de fenêtre ouverte ni de fissure EXEMPLE 8 On répète 11 exemple 5, en utilisant la composition B à la place de la composition A. Le tissu a une translucidité satisfaisante. L'examen microscopique montre un petit nombre de fenêtres ouvertes mais pas de fissure. EXEMPLE 9 On répète l'exemple 6 en utilisant la composition B à la place de la composition A. La translucidité du tissu est satisfaisante. L'examen microscopique montre que toutes les fenêtres sont fermées et qu'il n'y a pas de fissure. EXEMPLE 10 On répète l'exemple 7 en remplaçant la composition A par la composition B et le tissu forme a une translucidité satisfaisante. L'examen microscopique ne montre pas de fissure et montre que toutes les fenêtres sont fermées. EXEMPLE 11 L'exemple 5 est répété avec la composition C utilisée à la place de la composition A, et le tissu revêtu a une translucidité satisfaisante. L'examen microscopique montre qutun petit nombre de fenêtres est ouvert, mais qu'il nty a pas de fissure. EXEMPLE 12 On répète l'exemple 6 en remplaçant la composition A par la composition C, et le tissu formé a une translucidité satisfaisante. L'examen microscopique montre que quelques fenêtres provoquent une diffusion car elles ne sont pas totalement fermées, mais il n'y a pas de fissure. EXEMPLE 13 On répète l'exemple 7 en remplaçant la composition A par la composition C, et le tissu formé a une translucidité satisfaisante. L'examen microscopique ne montre pas de fenêtre ouverte ni la présence de fissures. EXEMPLE 14 On répète l'exemple 7, mais on remplace la couche externe N01 par la couche externe N02. Le tissu obtenu à une translucidité satisfaisante. L'examen microscopique ne montre pas de fenwetreouverte ni de fissure. Le revêtement est plus lisse au toucher que celui de l'exemple 7. EXEMPLE 15 On place une couche d'accrochage sur un tronçon de tissu de verre n 143 de Burlington Glass Fabrics Company, ayant les caractéristiques citées dans l'exemple 5, puis on sèche le tissu revêtu et on le fritte à une température maximale de 3800C. On applique alors une couche chargée à base de composition A, puis on le sèche et on le fritte à une température maximale de 3800C.Le revêtement, le séchage et la fusion sont répétés deux fois de plus, si bien que le tissu comprend 4 couches, y compris la couche d'accro- chage et les trois couches chargées à base de c- pO%tiÉ 1 Le coefficient de résistance à l'usure est déterminé suivant la norme ASTM D-968-51, correspondant à l'use au cours d'un essai par chute de sable, et le coefficient de résistance à l'abrasion est égal à 1,0. Le tissu revêtu a uiiC translu- cidité satisfaisante. L'examen microscopique montre que toutes les fenStres sont fermées et qu'il n'y a pas de fissure. EXEMPLE 16 On répète ltexemple 15 avec une couche d'accrochage et 4 couches chargées à base de la composition A, et le tissu a une translucidité satisfaisante. L'examen microscopique du tissu revêtu montre que toutes les fenêtres sont i'eiTileeS et qu'il n'y a pas de fissure. L'essai d'usure précité donne ule coefficient de résistance à l'usure de 3,3. EXEMPLE 17 On applique sur un tronçon de tissu de verre nu 143 de Burlington Glass Fabrics Company (comme dans l'exemple 5) une couche d'accrochage, puis trois couches chargées à base de composition A, et enfin une couche externe noya. Le tissu revêtu a une translucidité satisfaisante. L'examen microscopique montre que toutes les fenêtres sont fermées et qu'il n'y a pas de fissure. Le coefficient de résistance à l'usure déterminé par l'essai précité est égal à 4,4. EXEMPLE 18 Une gaze de fil métallique, utilisée dans une machine Fourdrinier, ayant une épaisseur de 0,5 mm, et un diamètre de fil de 0,5 mm et ayant un tissage croisé, les fenêtres ayant des dimensions moyennes de 225 x 250 microns, reçoit une série de 4 couches chargées à base de composition A. On ntapplique aucune couche d'accrochage et aucune couche externe. Chaque couche est séchée et frittée comme décrit dans l'exemple 1. Le tissu relu a une translucidité sa tisfaisante et l'examen micrcscopique montre que toutes les Senetres sont fermées et qu'il n'y a pas de fissure. IL est bien entendu que l'invention n'a été décrite et representée qu'à titre d'exemple préférentiel t qu'on- pourra apporter boute équivalence technique dans ses éléments constiti;-f \L--- pour autant sortir du cadre de 5 qui est demi dans les revendications annexées. REVENDICATIONS 1. Tissu revttu capable d'tre supporté par de l'air, caractérisé en ce qu t il comprend un substrat formé par un tissu, par exemple résistant à la chaleur, notamment en verre, en amiante ou en fil métallique, et, sur une des faces au moins du tissu, un rev & ement comprenant un mélange d'environ 50 à 90 % en poids d'un polymère comprenant des motifs tétrafluoréthylène en quantités prépondérantes, et environ 50 à 10 % en poids de billes de verre. 2. Tissu selon la revendication 1, caractérisé en ce que les billes de verre forment 40 à 30 % environ en poids du mélange. 3. Tissu selon la revendication 1, caractérisé en ce que le polymère est du polytétrafluoréthylène. 4. Tissu selon la revendication 1, caractérisé en ce que le tissu résistant à la chaleur est un tissu de verre. 5. Tissu selon la revendication 4, caractérisé en ce que le tissu de verre a une épaisseur comprise entre 0,025 et 0,75 mm environ et comprend des orifices ou fenêtres entre les fils ou filaments, une dimension des fenêtres étant en moyenne comprise entre 50 et 750 microns environ et l'autre dimension des fenêtres étant comprise en moyenne entre 150 et 1000 mucrons environ. 6. Tissu selon la revendication 5, caractérisé en ce que les billes ont une dimension moyenne qui varie entre 4 et 800 microns environ. 7. Tissu selon l'une des revendications 1 et 6, caractérisé en ce que le tissu est revêtu sur ses deux faces de polytétrafluoréthylène. 8. Tissu selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'il est en verre, les billes formant 30 à 40 % environ en poids du mélange et ayant une dimension comprise entre 4 et 75 microns environ. 9. Tissu selon la revendication 8, caractérisé en ce que la plus petite dimension des fenêtres est comprise entre 50 et 600 microns et l'autre dimension entre 200 et 700 microns environ, l'épaisseur du tissu variant entre environ 0,1 et 0,25 mm. 10. Tissu selon la revendication 9, caractérisé en ce que l'épaisseur est comprise entre 0,19 et 0,23 mm, la largeur des orifices variant entre 50 et 400 microns et l'autre dimension entre 200 et 450 microns. 11. Procédé de préparation d'un tissu revêtu capable d'tre supporté par de l'air,caractérisé en ce qu'il comprend une phase de revaetement d'une face au moins d'un substrat formé par un tissu, par exemple résistant à la chaleur, notamment en verre, en toile métallique ou en amiante, le revietement étant formé à partir d'une composition comprenant une suspension d'un polymère contenant des motifs de tétrafluoréthylène en quantité prépondérante, et 50 à 10 % environ de billes de verre, par rapport au poids du polymère, une seconde phase de séchage du tissu revêtu, et une troisième phase de frittage du polymère. 12. Procédé selon la revendication 11, caractérisé en ce que les billes ont un poids spécifique proche de celui de la suspension et sont par exemple creuses. 13. Procédé selon la revendication 11, caractérisé en ce que la suspension contient un agent épaississant ou thixotrope, en quantité suffisante pour que la suspension des billes dans la composition soit stable. 14. Procédé selon la revendication 13, caractérisé en ce que la teneur en matière solide du polymère varie entre 30 et 70 % en poids environ. 15. Procédé selon la revendication 14, caractérisé en ce que le tissu reçoit au moins 2 couches et, après chaque couche, le tissu est séché et le revêtement est fritté. 16. Procédé selon la revendication 15, caractérisé en ce que la première couche ne contient pas de billes de verre et la seconde et les couches suivantes en contiennent. 17. Procédé selon la revendication 16, caractérisé en ce qu'une couche au moins contient des billes de verre et une couche suivante au moins n'en contient pas. 18. Procédé selon la revendication 17, caractérisé en ce que la couche ne contenant pas de billes et appliquée à une couche en contenant comprend un polymère thermoplastique catable d'assurer le soudage thermique d'un ou plusieurs tissus 19. Procédé selon la revendication 18, caractérisé en ce que les couches chargées de billes sont en nombre compris entre 1 et 20, et comprennent au moins une couche initiale ne contenant pas de billes de verre et au moins une couche finale ne contenant pas de billes de verre. 20. Procédé selon la revencication 19, caractérisé en ce que le polymère est du polytétrafluoréthylène et le tissu est un tissu de verre. 21. Procédé selon la revendication 19 caractérisé en ce que le tissu est un tissu de métal et le polymère est du polytétrafluoréthylène.