Il s'avère de plus en plus utile, voire indispensable, de proteger certains locaux contre les agressions telles que vols à main armée et prises d'otages par exemple. Actuellement, on utilise des moyens préventifs peu efficaces car, quelle que soit leur nature, ils ne font au mieux que donner l'alarme. Ensuite, il faut faire intervenir la force publique pour neutraliser les agresseurs, Si cella est possible et, à coup sûr, en prenant des risques élevés. La présente invention, au contraire,- permet d'assurer une prévention efficace en mettant en oeuvre des moyens automatiques qui combinent le contrôle et la neutralisation. L'invention serà bien comprise par la description détaillée ci-après faite en référence au dessin annexé. Bien entendu, la description et le dessin ne sont donnés qu'à titre d'exemple indicatif et non limitatif. La figure 1 est une vue schematique en perspective d'un dispositif conforme à l'invention. Les figures 2 et 3 sont des vues schématiques montrant deux implantations possibles, d'une enceinte conforme à l'invention. Les figures 4 à 9 sont des schémas montrant le fonctionnement d'une enceinte selon le procédé conforme à l'invention. En se reportant au dessin, on voit qu'un dispositif conforme à l'invention comprend une enceinte 1 qui, ici, est de forme parallélépipédique et composée de deux parois latérales 2 et 3, d'un plancher 4 et d'un plafond 5 audessus duquel est prevu un compartiment 6. Les deux côtes ouverts du parallélépipède sont équipés de portes respectivement 7 et 8, qui dans l'exemple représenté sont du type "paravent" à deux vantaux. Chaque vantail est relie par un manneton 9 à un élément moteur non repre senté situé dans le compartiment 6 et qu'il n'est pas nécessaire de décrire en détail car bien connu de l'Homme de l'Art. Sur le plancher 4, se trouve un détecteur de présence 10 qui est place au centre de l'enceinte et éventuellement hors du trajet des portes. Ce détecteur est ici du type gravimétrique et réagit donc au poids de la personne située dans l'enceinte. Bien entendu, dans la pratique, on pourrait adopter tout type de détecteur tel que cellules photoélec- triques ou autres. A l'intérieur de l'enceinte 1, on a prévu un micro-haut-parleur d'interphone 11 et un lecteur 12 pour un objet identifiant telle qu'une carte magnétique ou e- lectronique par exemple, (de tels objets sont parfois appeles "badges" dans la pratique). Un réseau de fils entoure l'enceinte pour former un double solenolde 13 qui constitue, comme celà est connu en soi, un détecteur de masses métalliques. Sur les parois 2 et 3 ainsi que sur le plafond 5 se trouvent des diffuseurs 14 reliés à une source de gaz lacrymogène ou inhibiteur soumise à un distributeur (non representé). A l1extérieur de l'enceinte, ici au droit du compartiment 6, se trouvent d'une part, un voyant lumineux 15, qui est rouge et clignotant et, d'autre part, un signal sonore 16, destines à signaler que l'enceinte se trouve en situation anormale. Enfin, un bouton 17 est placé à 1 1extérieur de l'enceinte pres des portes 7 et 8, chacun de ces boutons est accompagné de deux voyants respectivement vert 18 et rouge 19, indiquant si l'entrée dans l'enceinte est libre ou non. En regard du dispositif qui vient d'être décrit, on va maintenant en expliquer le fonctionnement L'enceinte 1 est disposée à la place d'un accès libre tel qu'une porte classique. Lorsqu'elle n'est pas utilisée, les portes 7 et 8 sont fermées, les voyants verts 18 sont allumes et les voyants rouges 19 sont éteints. Les differents mécanismes et appareils sont au repos de sorte que la seule énergie depensée est celle, insignifiante, nécessaire aux voyants 18 (fig 2 ou 3). Lorsqu'une personne A se présente de l'extérieur, elle est avertie par le voyant vert 18, que l'enceinte est libre. Elle actionne alors le bouton 17 qui a pour effet de mettre en position de fonctionnement les divers appareils et de provoquer l'ouverture de la porte 7 (fig. 4). La personne A pénètre dans l'enceinte 1,(fig 5) et la porte 7 se referme sous l'effet du détecteur de présence 10 (fig. 6). Les voyants verts 18 s'éteignent et les voyants rouges 19 s'allument, signalant ainsi que l'enceinte est occupée. La personne A introduit l'objet portatif voulu dans le lecteur 12 et communique eventuellement par l'interphone 11. Le détecteur 13 est en action, (fig. 7). Dans l'hypothèse où cette personne est pacifique et autorisée à pénétrer dans l'endroit contrôlé, la porte 8 s'ouvre seulement après que la porte 7 se soit refermée (fig. 8), la porte 8 se referme sous l'effet de la libération du dé- tecteur de presence 10 et après un certain temps determiné par un temporisateur quelconque afin que la personne puisse passer aisément avant la fermeture de cette porte 8 (fig. 9). Les voyants rouges 19 s'éteignent et les voyants verts 18 s'allument. Si le detecteur 13 signale la présence d'une masse métallique l'enceinte est mise en condition de blocage, c'est-à-dire que les portes 7 et 8 ne peuvent plus s' ouvrir automatiquement comme c'est le cas dans le processus normal. Par ailleurs, le personnel est averti (alarme, voyant lumineux, etc...). Mais cette masse métallique peut être inoffensive : rouleaux de pièces de monnaie ou autres objets. Pour s'en assurer, on peut s'entretenir avec la personne au moyen de l'interphone 11. Il peut s'agir, par exemple, d'une personne connue que l'on identifie sans peine, et, celâ en corrélation avec les renseignements que transmet le lecteur 12. Dans ce cas, le personnel neutralise l'action du detecteur 13 et déclenche l'ouverture de la porte 8 au moyen de commandes de type quelconque. Il peut s'agir d'une personne qui n'est pas reconnue comme pouvant porter une masse métallique et en laquelle on n'a pas suffisamment confiance pour accepter de simples indications par l'interphone. Dans ce cas, on peut faire intervenir le personnel de sécurité qui n'ouvre la porte 8 qu'après avoir pris toutes les précautions voulues. On peut également prévoir une ouverture à sas ou à double tiroir ou selon tout autre principe et l'on demande à la personne de deposer sa masse métallique dans cette ouverture avant d'ouvrir la porte 8. En cas de refus, on peut en conclure, ipso facto, que cette personne est suspecte et le personnel de sécurité intervient. S'il y a certitude quant aux mauvaises intentions de la personne ou si elle est en etat de rébellion caractérisée, on peut la neutraliser en declenchant l'émission de gaz par les diffuseurs 14, après quoi, on peut ouvrir l'une des portes 7 ou 8 et procéder à l'arrestation1 sans danger, de ladite personne. Naturellement, on peut prévoir tout autre systeme d'identification ou de vérification tel que télévision en circuit fermé, clavier de composition d'un code confidentiel ou tout dispositif de detection, tel que compteur Geiger, etc.. On peut également prévoir un detecteur grâce auquel on s'assure qu'il n'y a qu'une seule personne dans l'enceinte. Le moyen le plus simple est de détecter le poids appliqué sur le plancher 4, en un ou plusieurs endroits. Le principe à respecter pour l'utilisqtion du dispositif qui vient d'être décrit est de confiner la personne puisée procéder à des contrôles à distance (fig. 7), puis d'ouvrir l'une des portes avec ou sans precaution speciale selon les résultats de, contrôles, (fig.8). En d'autres termes, la personne est complètement enfermee (en même temps que les autres personnes sont protégées) pendant son contrôle et le personnel de surveillance est en alerte avant la survenance éventuelle d'une violence de sorte qu'un malfaiteur ne peut plus bénéficier de l'effet de -surprise et que les rôles sont, en quelque sorte > inversés, par rapport à ce qui se passe actuellement.On peut choisir pour des raisons de commodités commerciales (banques par exemple), de ne pas installer de détecteur ni de contrôle d'entrée dans l'enceinte. Dans ce cas, le dispositif sert quand même à appréhender à sa sortie, l'auteur d'une agres sion grâce à l'action discrète du personnel sur des boutons ou pédales dis sémines dans le local qui mettent l'enceinte en condition de blocage. Cette action est sans danger pour le personnel car l'agresseur ne s'apercevra de rien, tant que la porte 8 ne se sera pas refermee derrière lui ; c'est à ce moment là seulement, donc trop tard, qu'il s'apercevra que la porte 7 refuse de ouvrir. Ce dispositif est particulièrement précieux pour prévenir la prise d'otages car même si le malfaiteur a pu introduire une arme à l'intérieur du lieu pro tégé, il sera arrêté à la sortie comme indiqué ci-dessus. Il ne peut pénétrer dans l'enceinte par la porte 8 qu'avec au plus un seul otage, (et encore tres difficilement compte tenu de l'exiguité de l'enceinte), il y sera enfermé et il se trouvera anihile par les gaz avant de pouvoir molester l'otage. Il s'agit donc d'un dispositif de dissuasion extremement puissant. Lorsque l'enceinte est munie à la fois de moyens de détection (tel que le double solinolde 13) et de moyens de contrôle (tel que le lecteur 12), on peut établir les circuits de telle sorte que si le détecteur réagit positive ment" (ce qui signifie qu'il détecte et signale une masse métallique) et que simultanément le lecteur établit que la personne est reconnue comme non suspecte, l'alerte n'est pas donnée. En d'autres termes, l'on crée et l'on analyse une correlation entre les dispositifs qui équipent l'enceinte, en fonction de l'usage que l'on fait de cette derniere. Afin de renforcer la securité, les parois de l'enceinte ainsi que les portes peuvent être en matériau à l'épreuve des balles. Les portes, quant à elles, sont avantageusement conçues pour resister à leur ouverture violente (par explosion, par exemple) spécialement pour ce qui est de leur rigidite et de la robustesse de leurs articulations, glissieres, pivots, loqueteaux, etc... L'ouverture et la fermeture des portes peuvent être soit automatiques seulement, soit commandes par le personnel de surveillance seulement, soit les deux à la fois. Il est en effet utile de prévoir une intervention humaine dé libre pour faire face à une situation particulière. On doit ajouter que la fermeture automatique est de préférence à mouvement rapide tandis que 1 'ouver- ture est de préférence à mouvement plus lent pour eviter toute irruption hors de l'enceinte. Les parois latérales 2 et 3 ainsi qu'éventuellement le plancher 4 et le plafond 5 peuvent être prolonges au-delà des portes et servir de support à des dispositifs annexes tels que serrures, boutons électriques, cellules photoélectriques, détecteurs, etc... Selon l'invention, l'enceinte est construite sous forme d'un ensemble entièrement autonome. Le compartiment 6 contient tout ce qui est nécessaire au fonctionnement des appareils et est muni de prises de raccordement vers le réseau électrique, vers un pupitre central, le micro d'interphone, les commandes de blocage et d'ouverture des portes à la disposition du personnel, etc... Le compartiment 6 peut egalement contenir une source d'énergie auxiliaire (bouteille de gaz comprimé, accumulateur, etc...), pour faire face aux interruptions de courant électrique. Il est donc aise de préfabriquer de telles enceintes et de les mettre en place rapidement. On peut les fixer au sol, au mur, au plafond ou entre elles. Dans l'exemple représenté, cette fixation est obtenu-au moyen de boulons 20 vissés dans le sol depuis l'intérieur de l'enceinte et, ensuite masqués par des trappes 21.-On obture l'espace entre leur contour et l'embrasure du mur au moyen de profilés mis en place, avantageusement, avant les enceintes afin de pouvoir déplacer celles-ci sans avoir à démonter les profilés. Selon une caractéristique de l'invention, chaque enceinte est munie d'organes de déplacement tels que des galets 22, afin de faciliter leur mise en place et leur retrait rapide. Ces caracteristiques de préfabrication, d'autonomie et d'amovibilité sont importantes non seulement pour des raisons de prix (fabrication, transport et montage), mais également en vue d'une grande rapide de mise en place. Les enceintes devant, par nature, equiper des lieux à protéger, il est capital de ne pas laisser ces lieux exposés longtemps s'il s'avère necessaire de faire un échange standard ou, plus simplement, pour ménager un passage à des objets encombrants tels que des meubles ou des appareils. A cet egard, on peut utiliser non plus des organes de fixation classiques tels que vis, boulons, etc..., mais des systèmes rapides, voire automatiques bien connus en eux-mêmes et, donc, à la portée de l'Homme de l'Art. Une enceinte seule ou une batterie de plusieurs enceintes peuvent être placées dans une embrasure de mur selon une position quelconque comprise entre l'alignement de l'embrasure avec le côte de la porte 7 (l'enceinte est alors entièrement à l'intérieur) et l'alignement de l'embrasure avec le côté de la porte8 (l'enceinte est alors entièrement à l'exterieur). Les fig. 2 et 3 montrent deux des positions possibles. Les applications de l'invention sont multiples : banque, bijouteries, postes, caisses d'épargne, laboratoires de recherches, installations nucléaires, locaux militaires, aeroports, etc... L'invention n'est pas limite au seul mode de réalisation décrit et représenté mais en embrasse, au contraire, toutes les variantes. Ainsi les parois de l'enceinte peuvent être doubles afin de ménager un espace utile, par exemple, au passage de câbles électriques, conduites hydrauliques, etc... Des moyens de fermeture positive peuvent etre prevus pour éviter que l'on puisse forcer les portes (loqueteaux à commande électrique par exemple). De même, on peut prévoir des moyens pour l'ouverture manuelle des portes en cas de necessité. Pour accroître la sécurité, on peut éventuellement prevoir au centre de l'enceinte un dispositif à effet ralentisseur tels que tourniquet, porte battante ou autre. REVENDICATIONS 1 - Procedé pour contrôler l'accès des personnes à des endroits tels que ban ques, bureaux de postes, aéroports et autres lieux, caractérisé en ce que l'on confine la personne à contrôler dans un sas individuel robuste et mu ni de portes résistantes, que l'on procède à tous contrôles voulus à dis tance et, éventuellement, de manière automatique et que l'onW1ibère que l'une des portes si les contrôles sont satisfaisants tandis que les portes sont maintenues fermées si les contrôles ne sont pas satisfaisants, auquel cas on met éventuellement en oeuvre des moyens de neutralisation de la personne. 2 - Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1 ca ractérisé en ce qu'il comprend une enceinte interposée entre un endroit d'accès libre et un endroit d'accès réservé et munie de deux portes sus ceptibles de faire communiquer l'enceinte sélectivement avec chacun de ces deux endroits, ces portes étant munies d'organes de manoeuvre mécaniques, reliés à des moyens moteurs soumis à au moins un dispositif de commande réglé de telle manière que dans une première position les deux portes sont fermées, dans une deuxième position l'une des porte est ouverte, l'autre fermée, et dans une troisième position, l'une des portes est fermée et l'autre est ouverte, une porte ne pouvant être ouverte que si l'autre est fermée, l'enceinte étant de préférence équipée d'organes de contrôle. 3 - Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'enceinte cons titue un ensemble amovible. 4 - Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'il est muni d'une part d'organes de déplacement tels que roulettes, galets, patins, et, d'autre part, d'organes de fixation amovibles tels que boulons. 5 - Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comprend un compartiment inaccessible depuis l'intérieur de l'enceinte et qui contient des dispositifs pour la manoeuvre des portes et, éventuellement, des orga nes de contrôle et/ou de neutralisation et qui est muni de moyens de rac cordement à au moins une source d'énergie et, si besoin est, à des organes de commande placés à distance. 6 - Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'enceinte est munie d'appareils de signalisation extérieurs tels que voyants lumineux et émetteurs acoustiques. 7 - Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'enceinte con tient des moyens de communication avec l'extérieur, tels qu'interphone ou télévision. 8 - Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'enceinte con tient des moyens de contrôle tels que lecteur d'objet portatif identifiant, ou clavier pour code confidentiel. S - Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'enceinte con tient des moyens de détection tels que détecteur de masses métalliques, dé tecteur de poids, ou compteur GEIGER. 10 - Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'enceinte con tient des moyens de neutralisation physique d'une personne, ces moyens é tant de nature mécanique, chimique, électrique ou électronique.