Dans une église, le clocher avec sa flèche fore généralement un monument de très grande hauteur; lorsque l'on devait entreprendre sur un tel édifice des travaux de réfection de la charpente, de la couverture, de la maçonnerie et des chaînages, on était donc obligé jusqu'à ce jour d'ériger un échafaudage très volumineux et de procéder à l'étayage de la flèche; en raison de la prise au vent, cet étayage offre une tenue incertaine et des risques d'accidents graves sont toujours à craindre en haut du clocher. La présente invention s'intéresse uniquement à la flèche, à sa remise en état ou à la pose d'une flèche neuve, sans utilisation ni d'échafaudage, ni d'étayage au-dessus du clocher autour de la flèche. Le travail quel qu'il soit, restauration ou construction d'une flèche neuve complète sera effectué au sol, et la dépose sur le parvis, la repose ou la pose au sommet du clocher sera exécutée au moyen d'une grue de levage de hauteur suffisante, oti éventuellement d'un hélicoptère; les risques d'accidents corporels sont ainsi éliminés. Cette invention a pour objet un procédé pour la dépose au sol, la repose ou la pose d2une flèche au sommet d'un clocher, en vue de réparation, de rénovation ou de changement caractérisé en ce qu'il consiste à aménager la flèche en colis transportable par grue de levage, par solidarisation de la flèche avec les cibles reliant entre eux un cadre supportant la flèche à sa partie inférieure et un cadre supérieur suspendu au-dessus de la flèche par les élingues du crochet de levage. On sait qu'une flèche de clocher a la forme d'un cône ou plus souvent d'une pyramide à base carrée ou polygonale; les faces charpentées de cette pyramide sont recouvertes d'ardoises ou quelquefois de tuiles, et la pointe supérieure de finition et d'étanchéité se présente sous forme d'un poinçon en plomb au pied de la croix et du coq qui surmontent tout clocher; étant donné la fragilité relative des faces en ardoises ou en tuiles, la solidarisation avec les cadres et leurs câbles de liaison sera de préférence effectuée au niveau du poinçon pour éviter toute détérioration des ardoises ou des tuiles pendant les manutentions. Sous cette optique, l'invention a encore pour objet un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé ci-dessus caractérisé en ce qu'il comporte, outre les cadres supérieur et inférieur avec leurs câbles tendus de liaison, un cadre intermédiaire constitué de deux demi-colliers assemblés et frettés sur le poinçon en plomb de la flèche au moyen de brides de serrage avec interposition de sacs protecteurs entre le collier et le plomb, le dit cadre étant traversé par quatre tubes orientés formant passage et guidage pour les câbles de liaison du cadre inférieur au cadre supérieur de suspension à la grue de levage. D'autres particularités avantageuses de ce dispositif inédit apparaîtront au cours de la description après en se référant plus spécialement au dessin ci-annexé montrant un exemple non limitatif d'application du procédé et de réalisation du dispositif selon l'invention. Sur ce dessin, La figure I est une vue en élévation d1 une flèche à réparer après son "emballage" selon l'invention, suspendue au crochet d'une grue de levage au sommet du clocher. La figure 2 est une vue en élévation à plus grande échelle du poinçon en plomb de la flèche de la figure 1 après mise en place du cadre intermédiaire. La figure 3 est une vue en plan du cadre intermédiaire de la figure 2. La figure 4 est une vue par en dessus de la figure 1 montrant la disposition des trois cadres et de leurs câbles de liaison. Comme représenté par la figure 1, on a schématisé par un triangle 10 la flèche d'un clocher 11 dont on voit la partie supérieure; l2est le poinçon en plomb ou pointe ae la flèche et 13 est la croix qui la surmonte. Conformément à l'invention, 14 est le cadre rigide inférieur prenant appui sous la base de la flèche; un tel cadre peut être constitue de deux fers parallèles 15 à section en H réunis l'un à l'autre par deux entretoises d'écartement 16 suivant un cadre rectangulaire (fig. 4) fixé à la base 17 de la charpente de la flèche par des équerres et tire-fonds; ce peut être aussi un rectangle dont les côtés sont des fers boulonnés entre eux et supportant des tôles sur lesquelles repose la charpente inférieure de la flèche; ce cadre rectangulaire est muni vers ses sommets et sur la face supérieure de quatre anneaux 18. Sur la figure 1, on voit aussi au-dessus de la croix 13 le cadre rigide supérieur 19 et servant de palonnier de répartition muni dans les angles de quatre attaches supérieures 20 auxquelles sont fixées les quatre élingues 21 venant du crochet de levage 22 de la grue. Ce cadre est muni également à sa face inférieure et sous les attaches 20 de quatre autres crochets d'attache 23 auxquels aboutissent les câbles de liaison 24 partant des anneaux 18 du cadre inférieur; la section de chacun des cibles est déterminée en fonction de la charge à soulever. Entre ces deux cadres est fretté sur le poinçon en plomb 12 de la flèche un troisième cadre ou cadre intermédiaire 25; celui-ci peut avantageusement etre constitué et monté comme représenté sur les figures 2 et 3. I1 est formé de deux demi-colliers ou coquilles 26 venant enserrer le poinçon sous la croix; pour celà les deux coquilles sont assemblées et pressées l'une contre l'autre par les brides 27 avec boulons et écrous d'amarrage 28; on évite des détériorations du poinçon en interposant, au moment du montage, entre le collier et le plomb un épais tissu 29 de protection, qui peut être formé de sacs vides.En outre sur ce cadre tout autour du collier sont régulièrement répartis, vers les-parties angulaires du rectangle, quatre très courts tubes 30 pouvant s'orienter de manière à permettre le passage sans contrainte, à travers le cadre intermédiaire, des câbles de liaison 24. Ainsi se trouve établie par l'embase 25 entre la flèche et l'ensemble de levage que constituent les cadres inférieur et supérieur avec leurs cibles de liaison. Mais pendant les manoeuvres de manutention entre le sommet du clocher et le sol ou inversement, il importe que cet aménagement soit doué d'un bon équilibre statique dans l'espace, de manière à ne pas être soumis à des mouvements ou à des heurts violents. Pour celà en supposant, comme celà vient d'etre décrit, que les trois cadres sont des éléments rectangulaires, ils devront de préférence être disposés dans l'espace, ainsi que cela ressort de la figure 1, et surtout de la figure 4. Les trois cadres constituent trois éléments sensiblement homothétiques entre eux par rapport à un point 31 (fig. 1) situé un peu au-dessus du sommet du poinçon de la flèche; les deux cadres inférieur 14 et intermédiaire 25 sont directement homothétiques entre eux et inversement homothétiques du cadre supérieur 19, et les trois cadres ont ainsi leurs côtés parallèles par groupes de trois.Par conséquent chaque cible de liaison 24 relie trois points sensiblement homothétiques : un anneau 18 sur le cadre inférieur 14, un tube 30 sur le cadre intermédiaire 25 et un crochet d'attache 23 sous le cadre supérieur 19; ces cdbles de liaison sont évidemment tendus et rectilignes, mais pour faciliter la représentation, chacun de ces câbles forme sur la figure 4 un angle obtus très légèrement inférieur à 1809, en sorte que le point 31 apparat comme un petit rectangle. L"'emballage" de la flèche étant exécuté dans les conditions qui viennent d'entre décrites, au cours de la manutention aérienne, la charpente n'est soumise à aucun effort de torsion et ne subit aucune déformation, et la couverture d'ardoises ou de tuiles aucun dommage; par suite après pose ou repose au sommet d'un clocher, aucune retouche de la flèche n'est nécessaire. Lorsqu'une flèche de clocher doit etre soumise à un travail important de restauration, on procedera donc dans les conditions suivantes pour la descente de la flèche. On commence par introduire le cadre inférieur pour assurer l'assise de la flèche et on-descelle celle-ci du sommet du clocher; on met en place, à l'aide d'une nacelle suspendue à la grue, le cadre intermédiaire, embase qui doit etre assujettie fermement sur le plomb et comme indiqué précédemment. On amène au-dessus de la flèche au moyen de la grue le cadre plafonnier supérieur, les cables de liaison y étant fixés au préalable; on introduit ces cd- bles à travers les petits tubes prévus à cet effet en respectant la trajectoire de chacun d'eux, et finalement on fixe les extrémités des câbles tendus au cadre inférieur. Le "colis" est alors prêt à être soulevé sans heurt et est descendu au sol où on le pose sur un camarteau, c'est-à-dire un petit échafaudage de hauteur suffisante pour pouvoir circuler autour, pénétrer à l'intérieur et pouvoir réaliser les rives basses de la couverture. Ce procédé est valable pour toute flèche de quelque forme qu'elle soit, à la condition que l'engin de levage puisse accéder suffisamment près en fonction du poids et de la hauteur de cette flèche; éventuellement on peut envisager d'utiliser un héli coptère. La pose ou la repose d'une flèche sur son clocher s'effectue avec les opérations énoncées plus haut inverses; on peut ainsi monter ou remonter une flèche avec charpente neuve ou réparée, couverture neuve ou remise en état, croix réparée ou neuve refixée définitivement, le plomb étant raccordé et le coq posé. Toutes ces opérations selon l'invention sont valables quelle que soit la flèche, et en particulier si elle exige, au lieu de cadres rectangulaires, des cadres circulaires ou n.Sme polygonaux. REVENDICATIONS 1 - Procédé pour la dépose au sol, la repose ou la pose d'une flèche au sommet d'un clocher, en vue de réparations, de rénovation ou de changement caractérisé en ce qu'il consiste à aménager la flèche en colis transportable par grue de levage, par solidarisation de la flèche avec les câbles reliant entre eux un cadre inférieur supportant la flèche et un cadre supérieur suspendu au-dessus de la flèche par les élingues du crochet de levage. 2 - Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé suivant la revendication 1 caractérisé en ce qu'il comporte, outre les cadres supérieur et inférieur avec leurs câbles tendus de liaison, un cadre intermédiaire constitué de deux demi-colliers assemblés et frettés sur le poinçon en plomb de la flèche au moyen de brides de serrage avec interposition de sacs protecteurs entre le collier et le plomb, le dit cadre étant traversé par quatre tubes orientés formant passage et guidage pour les câbles de liaison du cadre inférieur au cadre supérieur de suspension à la grue de levage. 3 - Dispositif suivant la revendication 2 caractérisé en ce que les trois cadres sont quadrangulaires et disposés sensiblement homothétiques par rapport à un point un peu au-dessus du sommet du poinçon de la flèche, les pièces d'attache ou de passage des cdbles sont ficées dans les angles de ces cadres, chaque câble reliant deux points directement homothétiques du cadre inférieur et du cadre intermédiaire et le point inversement homothétique du cadre supérieur.