L'invention se situe dans le domaine des taraudages devant satisfaire à des exigences très sevères tant sur le plan de la précision des cotes que sur le plan de la qualité de ltétat de surface. Elle concerne en particulier les taraudages de gros diamètres par exemple dans des t8- les épaisses ou autres matériaux matricés, forges ou moulés, et peut s'appliquer par exemple aux turbines à vapeur, aux turbines hydrauliques ou aux cuves de réacteurs nucléaires. Lorsque l'on rivalise une pièce importante devant satisfaire à des exigences de précision très sévères, telle qutune pièce de turbine ou de réacteur nucléaire, on doit veiller à ce que l'usinage soit effectué avec grande précision et de préférence sans retouche. En effet, on ne peut pas se permettre de risquer de devoir mettre au rebut une pièce dont le prix de revient est très élevé en raison du cout de son matériau et de ses dimensions importantes. On doit donc utiliser pour ltusinage d'une telle pièce des outils perfectionnés travaillant de préférence en une seule passe. Ceci s'applique en particulier aux tarauds. On connatt déjà pour realiser ce type de pièces, des tarauds du type "taraud-cloche". Ces tarauds comportent une partie coupante conique détalonnée sur flancs de filez sur sommets et munie de goujures pour chasser les copeau à ltintérieur du taraud. Cette partie coupante est prolongée par une partie cylindrique filetée, au diamètre nominal du trou définitif, à rôle de guidage et de calibrage des filets formés. Avec les meilleurs tarauds de ce type on travaille souvent en une seule passe. Cependant, il arrive parfois que le taraudage effectué ne soit pas convenable et nécessite soit la mise au rebut d'une pièce soit une retouche par réalésage et nouveau taraudage sur une plus grand diamètre, ctest-à-dire avec accroissement des risques. En outre, on a remarqué que le nombre de taraudages effectués avec un même taraud, sans retouche du taraud, était assez limité, le taraud s'usant assez rapidement. La présente invention remédié à ces inconvénients. Elle a pour objet un taraud qui permette d'une part d'obtenir une pièce convenable et d'autre part de pouvoir effectuer un nombre accru de taraudages avec un même outil, sans retouche de l'outil. Plus particulièrement, l'invention concerne un taraud du type taraud-cloche comportant une partie coupante cônique dialonnée sur flancs de filet et sur sommets et munie de goujures pour chasser les copeaux à l'intérieur du taraud. Cette partie coupante est prolongée par une partie cylindrique filetée, au diamètre nominal du trou définitif. Selon l'invention, ladite partie cylindrique a un profil périphérique particulier dû au fait que, dans le prolongement de chaque zone pleine entre chaque goujure de la partie coupante, ladite partie cylindrique est surbaissée par rapport audit diamètre nominal, donnant ainsi à la partie cylindrique un profil boursouflé. Dans un mode préféré de réalisation de l'invention, ladite partie cylindrique comporte des goujures de lubrification dans sa partie arrière, opposée à la partie coupante. La présente invention sera mieux comprise dans la description détaillée qui va suivre d'un mode de réalisation de l'invention, donné uniquement à titre d'exemple, en référence aux dessins annexés. La figure 1 représente, en perspective, un taraud selon l'inven- tison. La figure 2 représente une coupe de la partie cylindrique du taraud par un plan perpendiculaire à l'axe du taraud. La figure 3 représente un détail de la figure 2. On se reportera tout d'abord à la figure i. Cette figure représente un taraud selon l'invention constitué d'une queue 1 et d'une partie utile 2 constituant le taraud proprement dit. La partie utile 2 comporte une partie coupante conique 3. Cette partie coupante est semblable aux parties coupantes des tarauds du type cloche connus. Elle comporte des goujures 5 par lesquelles les copeaux sont chassés à l'intérieur du taraud. De fanon classique, les flancs de filets 6 et les sommets 7 sont détalonnés pour réduire les frottements pendant la coupe. La partie coupante 3 est prolongée par une partie cylindrique filetée 4. Les figures 2 et 3 montrent avec plus de précision une coupe de cette partie cylindrique : celle-ci peut se diviser en plusieurs secteurs de deux types alternés ; les secteurs 8 dans lesquels le sommet du filet 8' est au diamètre nominal D du trou définitif, et les secteurs 9 dans lesquels le profil périphérique du sommet 9' du filet est surbaissé par rapport à ce diamètre nominal D, Bien entendu, le profil du fond du filet constitue une figure semblable à celle qui est constituée par le sommet du filet (le profil du fond du filet, 8" et 9", est semblable au profil du sommer du filet, 8' et 9' quand on regarde la figure 3). Ainsi, la partie cylindrique 4 comporte une alternance de parties 8 et 9, les parties 8 étant au diamètre nominal D et les parties 9 étant surbaissées par rapport à ce diamètre nominal D ; la partie cylindrique 4 a ainsi un profil que l'on pourrait qualifier de "boursoufle". Ces boursouflures ne sont pas suffisamment importantes pour être visibles sur la figure 1. On a tout de m & e indiqué sur cette figure les parties 8 et 9 de façon à montrer que les parties 8 sont situées dans le prolongement des goujures 5 de la partie coupante 3. On voit également sur la figure 1 que la partie cylindrique 4 comporte à sa partie arrière, opposée à la partie coupante 3, des goujures 10 permettant une meilleure lubrification du taraud. L'inventeur a constaté lors des essais réalisés avec le taraud selon l'invention qu?il obtenait des résultats excellents : il a toujours obtenu des pièces convenables, même quand il a effectué son taraudage dans de mauvaises conditions pour évaluer les limites du taraud selon l'invention. Ce taraud a par exemple été utilisé en position horizontale, sans mise en pression du taraud avant le début de la coupe et avec un appareil à tarauder dont le système de compensation axial était détérioré ; même dans ces conditions le taraudage effectué a été convenable. En outre, l'inventeur a constaté que le nombre de trous pouvant être effectués avec un même taraud, sans retouche du taraud, était bien supérieur au nombre de trous effectués avec un taraud-cloche classique. Le taraud selon l'invention donne donc des résultats surprenants, bien meilleurs que ceux donnés par les tarauds utilisés jusqutà présent, pour le même usage. Bien entendu, l'invention ne se limite pas au mode de réalisation qui vient d'être décrit ; elle en comporte au contraire toutes les variantes et l'on peut modifier les points de détail sans pour autant sortir du cadre de l'invention. Par exemple, la partie cylindrique 4 peut ne pas comporter de goujures 10 à sa partie arrière. REVENDICATIONS 1.- Taraud du type cloche composé d'une partie coupante cynique (3) détalonnée sur flancs de- filet (6) et sur sommets (7)munie de goujures (5) pour chasser les copeaux à l'intérieur du taraud (2) et prolongée par une partie cylindrique (4) filetée au diamètre nominal D du trou définitif, caractérisé par-le fait que ladite partie cylindrique (4) a un profil périphérique particulier dû au fait que, dans le prolongement de chaque zone pleine entre chaque goujure (5) de la partie coupante (3), ladite partie cylindrique (4) est surbaissée par rapport audit diamètre nominal D, donnant ainsi à la partie cylindrique (4) un profil boursouflé. 2.- Taraud selon la revendication 1, caractérisé par le fait que ladite partie cylindrique (4) comporte des goujures (10) de lubrification à sa partie arrière, opposée à la partie coupante (3).