La présente invention concerne une tenaille pour la manutention de charges, en particulier de lingots d'acier, pourvue d'un dispositif de verrouillage et de déverrouillage automatiques. On utilise couramment des tenailles comprenant au moins deux leviers formant pince, reliés à un organe de suspension par l'intermédiaire de leviers en ciseaux formant au moins un losange déformable. Dans ces tenailles, on maintielltla pince en position ouverte jusqu'à ce qu'elle ait enserré la charge à soulever, l'application du dispositif sur la charge ayant pour effet de dégager les organes de blocage. Il est connu de maintenir la tenaille en position ouverte en bloquant le losange déformable par interposition d'un verrou relié à l'organe de suspension de la tenaille, entre deux parties d'appui ménagées sur deux leviers opposés du losange déformable. On a souvent utilisé-jusqulici des commandes manuelles de verrouillage, mais quand on utilise de-telles tenailles dans des forges pour manipuler des lingots de grande dimension et chauffés au rouge, on préfère à ces commandes manuelles. un dispositif de commande solide et automatique0 Le brevet français 1.040.514 décrit par exemple un tel dispositif dans lequel le verrou est constitué par un levier de blocage auquel est suspendu un doigt qui, quand il est posé sur la charge, soulève le levier et déverrouille ainsi la tenaille. Des dispositifs de ce genre présentent cependant des inconvénients. En particulier, ils sont encombrants et souvent trop fragiles. le but de l'invention est de supprimer ces inconvénients et de réaliser une tenaille dont le fonctionnement soit sur, par l'emploi de moyens simples. Selon l'invention, la tenaille comporte un moyen de commande du verrouillage et du déverrouillage de la pince, comprenant un levier monté pivotant sur l'organe de suspension, à une extrémité duquel est articulée une bielle de suspension du venDu, et un moyen de contrôle du pivotement du levier. L'invention va maintenant être décrite avec plus de détails en se référant à un mode de réalisation donné à titre d'exemple et représenté par les dessins annexés. La figure la est une vue de face de la tenaille en position verrouillée. La figure 1 b est une vue de face de la tenaille en position déverrouillée. La figure 2 est un détail de la figure la montrant le dispositif de verrouillage de la tenaille. La figure 3 est une coupe suivant Â-Â de la figure 2. Les figures 4a à 4d sont des schémas expliquant le fonctionnement de la tenaille. La tenaille représentée à la figure 1 est suspendue à un organe de suspension 1 sur lequel peut s'accrocher par exemple un crochet 2 d'un pont roulant non représenté, par l'intermédiaire de deux manilles 3 et 3t. - La tenaille comprend deux leviers doubles 4 et 42 formant pince reliés à l'organe de suspension par des leviers en ciseaux 5, 5', 6 et 6', formant un losange déformable. Un verrou 7 constitué d'un barreau est susceptible de venir s'interposer entre deux parties dtappui 8 et 8t ménagées sur les deux leviers 5 et 5t, Un levier 9 est monté pivotant autour d'un axe 10 sur organe de suspension 1. A l'une de ses extrémités est articulée une bielle Il de suspension du verrou 7. En regardant maintenant la figure 2, on voit que, au point B situé de l'autre c8té de l'axe 10 par rapport à la bielle 11, est articulée une tige 12 à l'extrémité de laquelle est montée une masselotte cylindrique 13 constituant un contrepoids portant un maneton 14 ou 14' sur chacune de ses faces latérales. Chaque maneton constitue un crochet susceptible de venir s'engager dans un creux d'une came 15 îixe par rapport à 1' organe de suspension 1 (Une seule came a été représentée). Le crochet 14 est rappelé au contact de la came 15 par le contrepoids 13 qui constitue un pendule.La came 15 comprend, dans le sens d'accroehage puis de décrochage du crochet 14, une première rampe descendante 16 de guidage du crochet 14 pendant la rotation du levier 9 jusqu' un premier bec d'échappement 17 vers un creux 18 d'accrochage du crochet 14 relié par une seconde rampe 19 à un second bec 20 d'échappement, placé plus bas que le premier bec 17. La forme de la came 15 est donc approximativement celle d'un coeur renversé. Une contre-came 21 entoure la came 15 afin de délimiter un espace dans lequel évolue le crochet 14. Le fonctionnement de la tenaille est le suivant La tenaille est stockée normalement en position verrouillée. Elle repose sur les leviers 4 et 4' aux points E et E'. Pour l'utiliser, on la suspend au crochet 2 du pont par les manilles 3 et 3t prévues à cet effet et on la transporte jusqu'à une charge 22 à déplacer. La pince est alors maintenue ouverte. Comme on peut le voir sur la figure 4a, le verrou 7 est en position verrouillée entre les parties d'appui 8 et 8', le point B d'articulation de la tige 12 sur le levier 9 est en position haute, 31, et le crochet 14 est libre dans son guide. Pour la prise de la charge 22, il y a lieu de déverrouil 1er la tenaille. Pour cela, on descend la pince, comme l'indique la flèche C de la figure 4b, jusqu'à amener les leviers 4 et 4' au contact de la charge 22, en P et P', On continue ensuite de descendre le crochet 2 du pont ; la tenaille prend alors appui en F et P', ce qui provoque une ouverture plus grande de la tenaille et par consé- quent des leviers intermédiaires 5 et 5'. L 'ouverture des leviers intermédiaires 5 et 5' libère le verrou 7. quand on continue de descendre le crochet 2, le verrou 7 prend appui sur les leviers 5 et 5'et, par l'intermédiaire de la bielle 11, provoque le pivotement du levier 9. Comme on peut le voir sur la figure 4b, le point B d'articulation de la tige 12 sur le levier 9 passe de la position B1 à la position B2, et le crochet 14 est guidé le long de la premiers rampe descendante 16 jusqu'à ce qu'il arrive en butée contre la contre-came 21 au niveau du premier bec 17. Quand on soulbve ensuite la tenaille, le levier 9 monte légèrement et, en raison de l'inclinaison vers la droite -de la tige 12, le crochet 14 vient se loger dans le creux d'accrochage 18 sous l'effet de balancier du contrepoids 13. Le point B passe alors de B2 à B3, comme on peut le voir sur la figure 4C. Quand on continue de soulever la tenaille, le levier 9 étant bloqué, le verrou 7 est entraîné vers le haut par l'organe de suspension 1 avant que les parties d'appui 8 et 8' ne se referment Le verrou 7 échappe ainsi aux parties d'appui 8 et 8' et n'empêche plus la fermeture de la tenaille sur la charge 22 pour la manipu- lation de celle-ciO Quand on a reposé la charge, on continue de descendre la tenaille comme l'indiqué la flèche D de la figure 4d jusqu'à ce que les leviers 4 et 4' prennent appui sur le sol en EetE'. On continue de descendre le cro chet; les leviers 6,6',5,5',et4,4' s'écartent les uns des autres et la tenaille desserre sa prise*Les parties d'appui 8et8' se croisent et s1écartent lrune de l'autre et le verrou 7 vient prendre appui entre elles. Lorsque le verrou 7 ne peut plus descendre, la bielle Il fait basculer légèrement le levier 9. Le point B passe de la position B3 à la position B4, ce qui a pour effet d'abaisser le crochet 14 qui descend le long de la deuxième rampe 19 Jusqu'au deuxième bec d'échappement 20 comme on peut le voir sur la figure 4d. Â ce moment, sous l'effet de balancier du contrepoids 15 dA à la position déportée B4 du point 3, le crochet 14 se libère de la came 15. On soulève alors l'organe de suspension 1. Le levier 9 est entraîné vers le haut et, comme il n'est plus retenu par le crochet 14, il peut pivoter, la partie gauche portant le verrou 7 étant plus lourde que la partie droite portant le contrepoids 13. Le verrou 7 reste donc appuyé sur les leviers 5 et 5' entre les parties d'appui 8 et 8' et ne peut plus échapper au mouvement en ciseau de celles-ci qui se referment sur lui. La tenaille est alors en position verrouillée comme sur la figure 4a. On voit que le dispositif décrit est entièrement automatique. Toutefois, le levier 9 comporte une manette 23 à l'extré- mité opposée au verrou. Ceci permettrait de commander le levier manuellement, Si cela était nécessaire, par exeiple > en cas d'encras- sement de la came gantant le mouvement des crochets 14 et 14'. Bien entendu, l'invention n'est pas strictement limitée au seul mode de réalisation qui a été décrit à titre d'exemple, mais elle couvre également d'autres modes de réalisation qui n'en différeraient que par des variantes d'exécution ou par l'utilisation de moyens équivalents. Par exemple, on pourrait utiliser comme moyen de contrOle du levier 9 tout autre dispositif analogue. On pourrait ainsi envisager de placer la came 15 au-dessus du levier 9, le point B étant alors situé entre le verrou 7 et l'axe 10. Le contrepoids 13 et le maneton 14 pourraient aussi être conçus différemment. Par exemple, le maneton pourrait outre constitué d'une petite masselotte cylindrique portant une masselotte de plus grande dimension sur chacune de ses faces latérales, l'ensemble ayant la forme d'une haltère. Les grosses masselottes constitueraient alors le contrepoids ; il n'y aurait dans ce cas qu'un maneton et donc une seule came. On pourrait aussi remplacer le contrepoids par un ressort de rappel du maneton. REVENDICATIONS 1.- Tenaille pour la manutention de charges, comprenant au moins deux leviers formant pince reliés à un organe de suspension par l'intermédiaire de leviers en ciseaux formant au moins un losange déformable, et un moyen de verrouillage de la pince en position ouverte, constitué d'un verrou relié à l'organe de suspension et susceptible de venir s'interposer entre deux parties d'appui ménagées sur deux leviers opposes du losange déformable, caractérisée par le fait qu'elle comporte un moyen de commande du verrouillage et du déverrouillage de la pince, comprenant un levier, monté pivotant sur l'organe de suspension, à une extrémité duquel est articulée une bielle de suspension du verrou, et un moyen de contrôle de la position angulaire du levier. 2.- Tenaille selon la revendication 1, caractérisée par le fait que le moyen de contrôle de la position angulaire du levier est constitué d'au moins un crochet monté à l'extrémité d'une tige articulée sur le levier, d'au moins une came d'accrochage du cro- et chet/d'un moyen de rappel du crochet au contact de la came, ladite came comprenant, dans le sens d'accrochage, puis de décrochage du crochet, une première rampe descendante de guidage du crochet, pen dant la rotation du levier Jusqu'N un premier bec d'échappement vers un creux d'accrochage du crochet relié par une seconde rampe à un second bec d'échappement placé plus bas que le premier. 3. - Tenaille selon la revendication 2, caractérisée par le fait que le moyen de rappel du crochet est constitué d'un contrepoids fixé sur la came tige que le crochet et formant un pendule suspendu au levier. 4.- Tenaille selon la revendication 3, caractérisée par le fait que le contrepoids est constitué d'une masselotte cylindrique portant sur chacune de ses faces latérales un maneton constituant le crochet et coopérant avec une came d'acrochage. 5.- Tenaille selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisée par le fait qu'elle comporte un moyen de commanie manuelle du levier.