La présente invention a pour objet une installation pour cncourager la restitution des chariots dans un supermarché. On sait que, dans un supermarché, chaque acheteur dispose d'un chariot, qu'il pousse devant lui, et dans lequel il dispose les objets qu'il choisit sur les rayons qui bordent les allées de circulation; après quoi l'acheteur se présente avec son chariot devant une caisse où il acquitte le prix des objets choisis. L'acheteur débarrasse le chariot des objets qui sont maintenant sa propriété et cela immédiatement après le passage devant la caisse ou bien en un autre lieu plus proche de sa voiture laissée au parc souvent contigu au supermarché. Quoi qu'il en soit, les chariots vides, présents en de multiples endroits du supermarché et même quelquefois à l'extérieur de celui-ci, posent un problème pour leur rassemblement et leur remise à disposition du public et qui, jusqu'ici, n'a pu être résolu que par l'emploi d'une maind'oeuvre relativement coûteuse. On a proposé des systèmes destinés à encourager les utilisateurs à ramener eux-mêmes les chariots qu'ils ont utilisés à un poste de stockage et qui prévoient de remettre à l'utilisateur ayant ramené son chariot à l'endroit prescrit une attestation de bon retour dont la présentation ultérieure entraîne pour lui l'octroi d'un avantage sous une forme quelconque. Les installations utilisées jusqu'à présent pour la mise en oeuvre de ces systèmes sont complexes, d'un entretien difficile et n'offrent pas une sécurité suffisante contre les tentatives de fraude de certains utilisateurs. Elles comportent en général des dispositifs mécaniques fixés au sol, destinés à reconnaître la forme des véhicules introduits dans une aire de stockage, mais qui n'excluent pas la possibilité de fraude. La présente invention a pour but de remédier aux inconvénients des installations existantes et a notamment pour objet un procédé destiné à éviter les fraudes dans la restitution de chariots, caractérisé en ce que on effectue dans une zone d'accès, en amont d'une barrière, au moins une première identification du chariot en cours de restitution, identification qui commande le déverrouillage de la barrière et permet l'accès à l'aire de stockage; on effectue ensuite au moins une deuxième identificà- tion du chariot en cours de restitution pendant qu'il pénètre dans la zone d'accès, la barrière restant déverrouillée pour permettre le retrait éventuel du chariot aussi longtemps qu'il demeure au niveau de la barrière; et on effectue un reverrouillage de la barrière dès que le chariot ne se trouve plus au niveau de ladite barrière. Le retrait du chariot vers l'amont avant le franchissement complet de la barrière commande une interdiction de délivrance du moyen de preuve de l'introduction du chariot, alors que le passage complet du chariot en aval de la barrière provoque, après verrouillage de cette dernière, la délivrance du moyen de preuve. Le procédé selon l'invention, outre son efficacité contre les fraudes, permet à l'utilisateur qui aurait engagé par mégarde son chariot dans l'aire de réception, de le retirer sans difficulté, ce qui ne pouvait être obtenu avec les installations connues dans lesquelles le début de l'enga- gement du chariot dans l'aire de réception entraînait son blocage et l'impossibilité de son retrait. Selon un aspect important de l'invention, la première identification étant effectuée, ou bien la deuxième identification n'est pas effectuée à l'issue d'une période de temps prédéterminée, ce qui entraîne le verrouillage de la barrière ou autre organe de fermeture, ou bien à l'issue de cette piriode la deuxième identification est en cours, auquel cas la barrière demeure en position déverrouillée. De même, toujours selon l'invention, on procède à la seconde identification dans une période de temps prédéterminée au-delà de laquelle, si la deuxième identification est concluante, on effectue le reverrouillage de la barrière après passage du chariot vers l'aval, puis on délivre le moyen de preuve; si, en revanche, la deuxième identification n' est pas concluante, on provoque l'interdiction de délivrance du moyen de preuve. Selon un autre aspect intéressant de l'invention, on réalise la première et la seconde identifications par détection optique de caractéristiques géométriques déterminées du chariot en cours de restitution. Plus précisément, l'identification du chariot est effectuée par une mesure exécutée sur ce dernier, au cours du déplacement relatif du chariot et d'un ensemble d'identification approprié. Dans le cas particulier de chariots à claire-voie, comme ceux qu'on trouve habituellement dans les magasins ou supermarchés, on réalise les première et seconde identifications par comptage d'un nombre de barres verticales ou sensiblement verticales du chariot. Par ailleurs, selon une caractéristique importante de l'invention, le comptage des barres n'est effectué que sur un seul côté du chariot, ce qui évite des erreurs d'identification dans le cas où le chariot serait mal introduit. L'invention concerne également une installation pour la mise en oeuvre du procédé ci-dessus pour la restitution de chariots ou analogues dans une aire de réception close avec un accès contrôlé par une barrière escamotable et verrouillable. Cette installation comporte au moins un premier équipement d'identification de chariots, situé en amont d'un dispositif de commande d'accès ou barrière, un second équipement d'identification du chariot, situé entre le premier équipement d'identification et le dispositif de commande d'accès, un verrou pour immobiliser le dispositif de commande d'accès en position d'interdiction de l'accès (verrou dont l'ouverture est commandée par le premier équipement d'identification), un système de commande du dispositif, notamment de la barrière ou portillon permettant l'escamotage de ce dernier uniquement vers l'aval et son rappel en position initiale d'interdiction de l'accès, un organe sensible à la position fermée de la barrière et un ensemble de contrôle du déroulement séquentiel correct des opérations commandant le distributeur du moyen de preuve. Selon une forme de réalisation préférée de l'invention, les premier et deuxième équipements d'identification comportent respectivement un dispositif à rayons infrarouges dont l'émetteur et le récepteur sont disposés de part et d'autre de l'accès à lTaire de réception, de sorte que, dans le cas d'un chariot à claire-voie, on effectue l'identification de ce chariot par un comptage des barres constituant un des flancs latéraux du chariot. Selon un mode d'exécution, l'émetteur et le récepteur de chaque équipement à rayons infrarouges sont décalés en hauteur l'un par rapport à l'autre afin que le rayon émis soit incliné par rapport. au plan de référence horizontal sur lequel se déplace le chariot vers l'aire de réception, un des éléments de la cellule étant situé à un niveau plus élevé que le bord supérieur d'un côté du chariot tandis que l'autre élément de la cellule est situé plus bas que le bord supérieur du câté du chariot. Les gabarits de chariots n'étant pas uniformes, l'invention prévoit, pour prendre en compte seulement les-barres du chariot sur un côté de celui-ci, que l'élément haut du dispositif à rayons infrarouges est situé plus haut que le bord du chariot de plus grand gabarit tandis que l'élément bas dudit dispositif se trouve au-dessous du bord du chariot de gabarit minimal. De préférence, l'émetteur et le récepteur de chaque dispositif sont montés de façon réglable en hauteur sur un support substantiellement vertical pour permettre leur adaptation en fonction des types de chariots à contrôler. Pour l'identification des chariots, une paire de dispositifs à cellules infrarouges est associée à un groupe de comptage des signaux émis par les cellules réceptrices, cette disposition évitant' les fraudes consistant par exemple à faire déplacer le chariot suivant des allers et retours successifs devant les cellules propres à actionner l'ouverture de la porte de l'aire de réception. Dans la description qui suit, faite à titre d'exemple, on se réfère aux dessins annexés, dans lesquels la figure 1 est une vue schématique perspective d'une installation selon l'invention pour contrôler l'entrée d'une aire de stockage de chariots dans un supermarché; la figure 2 est une vue schématique de ladite installation après enlèvement des carters ou plaques d'habillage; la figure 3 est un schéma en élévation d'un équipement d'identification- des chariots; la figure 4 est une vue'à plus grande échelle, en coupe, d'un dispositif de verrouillage d'un portillon d'accès; la figure 5 est une vue en coupe à grande échelle d'un dispositif de freinage d'un portillon; la figure 6 est une vue correspondante en plan;; la figure 7 est une vue schématique montrant l'installation en coupe longitudinale au moment où un chariot est prêt à être introduit dans la zone ou sas d'accès; la figure 8 est un diagramme représentatif du cycle de fonctionnement. Dans ce qui suit, on décrit une installation prévue pour recevoir des chariots utilisés communément dans les supermarchés mais on comprendra que d'autres applications de l'invention peuvent être faites sans sortir du cadre du Brevet. Une aire de réception de chariots présente un couloir d'accès auquel se raccordent de part et d'autre des éléments tubulaires faisant partie d'une enceinte limitant ladite aire. La zone ou sas d'accès à l'aire de réception est limitée par deux caissons latéraux 5 et 6 parallèles entre eux et reliés à leurs parties arrière supérieures par un coffret transversal 7, l'ensemble ayant, en projection horizontale, la forme d'un U. Les caissons 5 et 6 ainsi que le coffret 7, de forme générale parallélépipédique, peuvent être réalisés de toute manière appropriée, notamment en tôle d'acier pliée, ou comporter une ossature métallique comme celle qui est représentée à la figure 2, recouverte d'un habillage dissimulant et protégeant les organes intérieurs. L'ensemble est fixé au sol par des goussets de fixation inférieurs 9. Sur la face frontale avant référencée 10 d'un des caissons, par exemple le caisson .6 de la figure 1, se trouve, sensiblement à hauteur de la main d'un homme debout, une sébille 11 placée à la sortie d'une goulotte et destinée à recevoir un ticket délivré par la machine après que l'utilisateur aura introduit son chariot dans l'aire de réception. La goulotte fait partie d'un distributeur 12 de tickets comportant de façon classique un moteur d'entraînement qui fait avancer pas tapas un rouleau de papier préencolle, une guillotine coupant le papier pour détacher un ticket à chaque opération, le ticket étant alors évacué par la goulotte vers l'utilisatEur. Ce distributeur 12 de tickets, qui n'est pas représenté en détail parce qu'il est bien connu, est fixé à l'intérieur du caisson 6, en un endroit inaccessible pour l'utilisateur, sur une plaque 13 boulonnée sur l'ossature et destinée à'recevoir également des organes électroniques servant au fonctionnement de l'installation et que l'on a référencé SC. Le sas d'acces à l'aire de réception est normalement fermé par deux portillons 14 montés à pivotement par leur bord externe autour d'axes verticaux et pouvant s'ouvrir, à partir de leur position de fermeture où leurs bords internes sont -accolés, uniquement vers l'aval, comme montré par les flèches F1 , F2. A chacun de ces portillons est associé un mécanisme de commande contenu dans un des caisson-s 5 ou 6. Ces mécanismes étant identiques, un seul seradécrit dans ce qui suit. Dans l'exemple représenté, chaque portillon est constitué par un tube coudé en forme d'U fixé sur un arbre 15 vertical supporté à rotation dans des paliers 161 , 162 montés sur des supports 171 , 172 fixés à l'ossature du caisson 6 ou 5. A l'extrémité supérieure de l'arbre 15 est accroché un ressort de rappel 18 dont l'autre extrémité 19 est en appui contre une partie fixe de l'ossature. Ce ressort ramène automatiquement le portillon, lorsqu'il a été ouvert, dans la position fermée représentée sur la figure 2. Pour éviter les rebonds lors du retour en position de fermeture du portillon, on au prévu un dispositif amortisseur, désigné génériquement par 20,qui est calé sur l'arbre 15 et constitué simplement (figures 5 et 6), par un disque 21 de matière souple, telle que du caoutchouc, pris en sandwich entre un manchon 22 fixé par une vis schématisée en 24 sur l'arbre 15 et un disque supérieur 23, les disques 23 et le manchon 22 étant solidarisés par des vis. La tranche extérieure du disque de caoutchouc 21 est en appui constant contre une arête 25 d'un petit bloc cubique 26 du bâti fixe de sorte que ces deux éléments frottent l'un contre l'autre lorsque le portillon se referme, l'arbre 15 tournant alors dans le sens de la flèche f2 (figure 6). Par ailleurs, le portillon 14 peut être maintenu en position de fermeture grâce à un dispositif de verrou qui est représenté en détail sur la figure 4. Sur l'extrémité inférieure de l'arbre 15 est calée une pièce 27, en forme de secteur, percée de trous 28. Cette pièce 27 est située sous un support 29a fixé à l'armature 30 du caisson et portant un électro-aimant 29 dont le noyau mobile 31 est engagé de façon coulissante à l'intérieur d'un trou du support 29a et est susceptible de faire saillie vers le bas en pénétrant dans un des trous 28 de la pièce 27 solidaire de l'arbre 15. Une butée 31a, située sous la pièce 27, permet de limiter la course du noyau 31. Sur l'ossature des caissons 5 et 6 sont prévus également des interrupteurs fixes 32 qui sont actionnés par les portillons lorsqu'ils pivotent et qui jouent le rôle de détecteurs de présence des portillons. Les faces en regard 33 et 33' des deux caissons 5 et 6 présentent des ouvertures, respectivement 35, 36, 35', 36' (figure 1) obturées chacune par un panneau de plexiglas (méthacrylate de méthyle), laissant passer les rayons infrarouges, dissimulant ainsi aux usagers l'intérieur des caissons. Derrière ces panneaux sont logés des émetteurs et récepteurs faisant partie de dispositifs à rayons infrarouges Deux dispositifs sont prévus, l'un dont les cellules sont derrière les ouvertures 35 et 35' et l'autre dont les cellules sont derrière les ouvertures 36 et 36'. Chaque dispositif comprend un émetteur 37 et un récepteur 38, respectivement 37 et 381 (figure 2) derrière les ouvertures 35 et 35', et 372 et 382 derrière les ouvertures 36 et 36'.Chaque émetteur et chaque récepteur sontmontésà à coulissement sur une colon- nette verticale, resectivement 39,39', disposée entre des supports 40, 41 fixés au bâti fixe de l'installation. Cette disposition permet d'effectuer un réglage en hauteur de chaque émetteur et de chaque récepteur. Par ailleurs, chaque émetteur et chaque récepteur sont également réglables par rotation autour d'un axe horizontal A parallèle au plan longitudinal moyen de l'installation. Cette double possibilité de réglage de la position de l'émetteur et du récepteur permet, d'une part, une adaptation de l'installation à différents gabarits de chariot, comme on le voit en référence à la figure 3, et, d'autre part, d'effectuer une détermination de la nature du chariot uniquement sur un seul côté' de celui-ci. Sur la figure 3 on a représenté en trait continu le chariot de plus petit gabarit et en trait interrompu le chariot de gabarit maximal. Le chariot C (figure 7) a des côtés ou flancs constitués par des barres B verticales ou sensiblement verticales. Pour le réglage de l'installation, on dispose l'émetteur 37 à un niveau plus élevé de la distance H1 que le bord supérieur du chariot de gabarit maximal et on dispose le récepteur 381 à un niveau plus bas de la distance de H2 que celui du bord supérieur du chariot de plus petit gabarit. Dans ces conditions, quel que soit le gabarit du chariot utilisé, les rayons émis par l'émetteur 371 vers le récepteur 381 , comme indiqué en R, ne rencontrent qu'un seul côté d'un chariot C dont le gabarit est compris entre le chariot de gabarit maximal et le chariot de gabarit minimal. On peut ainsi effectuer le comptage limitativement des barreaux du côté droit du chariot, les barreaux du côté gauche ne pouvant intervenir pour le comptage, même si le chariot est présenté de biais, c'est-à-dire suivant un mouvement non strictement parallèle au plan vertical moyen de symétrie de l'installation. I1 en est de même pour la coopération de l'émetteur avec le récepteur 382. Sur la façade avant de la console ou coffret transversal 7 sont présents trois voyants V1 , V2 , V3 (figure 1). Lorsque le voyant V1 est vert, c'est le signe que l'installa tion est prête pour l'introduction d'un chariot dans le sas. Le voyant V1 (vert) est allumé pendant toute la durée du cycle et ne s'éteint en conséquence que pendant la délivrance du ticket. Lorsque le voyant V2 est rouge, c'est le signe de la condition hors-service de l'installation. Lorsque le voyant V3 est rouge, c'est le signe de la nécessité de réalimenter la machine par un rouleau de papier à tickets. Un quatrième voyant peut être prévu également qui, lorsqu'il est rouge,signale que l'aire de réception ne peut plus recevoir de nouveau chariot. Le fonctionnement est le suivant Lorsqu'un utilisateur souhaite restituer le chariot qu'il a utilisé pour ses achats et qu'il a vidé des marchandises qu'il a achetées, il s'approche du sas 1 pour introduire le chariot dans l'aire de stockage. Après avoir constaté que le voyant V1 est allumé, ce qui lui signale que son chariot peut être introduit dans l'installation, il fait progresser le chariot en le poussant selon la flèche G de la figure 1. Lorsque l'avant du chariot parvient devant le premier dispositif de vérification, l'avant du chariot occulte le pinceau dirigé par l'émetteur 371 vers le récepteur 381 du dispositif, ce qui entraîne l'autorisation de départ du cycle. Un premier comptage des barres verticales B du chariot C est effectué par le premier dispositif 371 , 381 , afin de procéder à une première identification. Si le nombre de barres comptées par le premier dispositif (par exemple quatre ou cinq) correspond à un chiffre prédéterminé ou enregistré dans l'installation pour permettre la poursuite du cycle de fonctionnement, les portillons 14, jusqu'alors verrouillés en position fermée, sont déverrouillés par l'excitation des épectro-aimants 29 des verrous; les noyaux 31 sont attirés et libèrent ainsi la pièce 27 solidaire de l'arbre 15.Dans une variante, pour diminuer encore plus le risque de fraude, le déverrouillage des portillons est commandé par l'association des deux systèmes de détection, c'est-à-dire 371,38 d'une part, et 372,3821d'autre part. Les portillons étant déverrouillés, il suffit que l'usager continue à faire progresser son chariot pour repousser les portillons vers l'aval de l'installation et ainsi les ouvrir. Les interrupteurs 32 de contrôle de présence des portillons en position fermée changent alors d'état et permettent la validation du deuxième dispositif à émetteurrécepteur 372,382 qui commence le comptage des barres verticales B du chariot. Lorsque le nombre de barres comptées par le deuxième dispositif atteint une valeur prédéterminée, enregistrée au préalable dans l'installation et correspondant à la deuxième identification du chariot, il suffit à l'usager de continuer à faire avancer le chariot pour que celui-ci échappe complètement aux portillons et que ces derniers puissent revenir en position fermée sous l'effet des ressorts de rappel 18. Le chariot est maintenant à l'intérieur de l'aire de réception. Les portillons, en se refermant, commandent les interrupteurs 32 qui autorisent le verrouillage des portillons par des excitations des électro-aimants 29 des verrous de portes. L'ensemble du processus s'étant déroulé normalement et le chariot ayant été réceptionné, l'installation délivre alors un timbre pré-encollé dont l'utilisateur peut prendre possession dans la sébille 11. Tout le cycle de fonctionnement de l'installation fait intervenir des temporisations qui permettent de contrôler les temps relatifs à l'accomplissement de chaque phase de progression du chariot. Toute tentative de fraude, se traduisant notamment par une anomalie du comptage, entraîne l'interdiction de délivrance du ticket avec, éventuellement, en association, le déclenchement d'une alarme, dans le cas où les portillons restent trop longtemps ouverts. Les allers et retours d'un même chariot sont contrôlés par le premier dispositif qui reprend un comptage et atteint donc un nombre prédéterminé de barres comptées pour lequel le blocage du processus de délivrance du ticket est déclenché. Un utilisateur ayant engagé par erreur un chariot entre les portillons peut le retirer aussi longtemps que le chariot n'a pas été engagé totalement et que les portillons ne se sont pas refermés. Mais, dans ce cas, l'installation ne délivre pas de ticket. Avantageusement, l'installation comprend un compteur totalisateur avec remise à zéro, permettant de comptabiliser le nombre de tickets distribués. Dans le tableau de la figure 8i relatif à un cycle normal de fonctionnement de l'installation, les chiffres 1 à 11 représentent les diverses phases du fonctionnement dans leur succession dans le temps. Les chiffres, sur la partie gauche du tableau, désignent, en succession dans l'ordre croissant, les différentes étapes du fonctionnement. Les indications encadrées reliées à un chiffre par un trait schématisent les opérations de l'étape désignée par ce chiffre. Les indications situées entre deux chiffres consécutifs concernent les opérations effectuées entre deux étapes du processus, ou opérations inter-étapes. A - Etape nO 1 : elle correspond au début du cycle, lorsque l'installation se trouve dans la position de la figure 1, propre à recevoir un chariot. A cette étape, le voyant V1 (vert) est allumé, signifiant "introduisez votre chariot". B - Inter-étape 1.2 : l'usager commence à introduire son chariot dans le sas d'accès et l'avant de son chariot provoque la première occultation du premier dispositif à rayons infrarouges 371-381, entrainant l'autorisation de départ du cycle. S1 est l'indication de la validation de l'étape précédente, chaque étape devant être validée préalablement à la réalisation de l'étape suivante. Dans le cas présent, la validation consiste à vérifier que le voyant V1 est bien allumé. C - Etape nO 2 : l'usager continue de progresser, ce qui entraîne simultanément comme schématisé par C1 (flèche), le premier comptage des barres du chariot par les cellules 371,38l; comme schématisé par LT11 le début ou lancement de la temporisation à partir du commencement du premier comptage. Le voyant V1 demeure allumé. D - Inter-étape 2.3 X1 représente le nombre prédéterminé de barres pré-enregistré dans l'installation qui doit être compté au minimum par le dispositif comprenant les cellules 371,38 dans un temps prédéterminé. FT1 représente la fin de la temporisation attachée au premier comptage qui doit être terminé avant le passage au stade suivant. S2 représente la validation de l'opération de l'étape 2. E - Etape n 3 : La correction des opérations de l'inter-etape 2.3 étant vérifiée, les organes (par exemple des transistors) TG1 et TG2 , de commande de déverrouillage des portillons droit et gauche, sont excités. LT2 représente le lancement de la temporisation de fin de premier comptage, temporisation pendant la durée de laquelle doit intervenir la première occultation du pinceau de rayons infrarouges émis par l'émetteur 372 vers le récepteur 382. V1 indique que le voyant V1 s'éteint. F - -Inter-étape 3.4 FT2 indique la fin de la temporisation concernant l'intervalle de temps séparant la fin du premier comptage et la première occultation,par l'extrémité avant du chariot,du pinceau de rayons infrarouges émis par l'émetteur 372 vers le récepteur 382. Les portillons sont déverrouillés mais l'usager ne les a pas ouverts. Les interrupteurs 32, symbolisés par g et g2 , n'ont pas encore changé d'état. représente la validation de l'étape précédente. d2 représente la première occultation du pinceau de rayons infrarouges émis par l'émetteur 372 vers le récepteur 382. o G - Etape n 4 : le dispositif de comptage étant excité par le dispositif 372,382, le deuxième comptage C2 (fléché vers le haut) est engagé. Les transistors TG1, TG2 de commande de portillons restent actionnés. La temporisation (LT3) du début du deuxième comptage est lancée. Le premier comptage C1 (fléché vers le bas) est remis à zéro. H - Inter--étape 4.5 X2 représente le nombre prédéterminé de barres qui doit être compté au minimum par le deuxième dispositif 372 382 pendant un temps prédéterminé. FT3 représente la fin de la temporisation du deuxième comptage, lequel doit être effectué avant passage au stade suivant. Les interrupteurs 32 ont changé b'état, ce qui est matérialisé par (gl + g2). S4 indique la-validation de l'étape précédente. I- Etape 5 LT4 indique le lancement de la temporisation à la fin du deuxième comptage, temporisation pendant la durée de laquelle les portillons doivent se refermer. TG1 , TG2 indiquent que les transistors de commande des portillons restent actionnés, les portillons étant ouverts. J- inter-étape 5-.6 : le chariot étant passé totalement, les portillons se referment en actionnant les interrupteurs 32 qui changent d'état et se ferment, ce qui est maté rialisé par glFg2 X1 indique qu'on bloque la délivrance du coupon dans le cas d'un nouveau score réalisé par le premier dispositif comprenant l'émetteur 371 et le récepteur 372 FT4 représente la fin de la temporisation concernant l'intervalle de temps devant s'écouler entre la fin du deuxième comptage et le moment où les interrupteurs 32 se ferment. S5 signale la validation de l'étape précédente. K - Etape nO 6 : les transistors de commande des portes ne sont plus excités, ce qui est matérialisé par TG2. LT5 indique le lancement de la temporisation entre la fermeture des portillons et le début de l'avance du papier délivré par le distributeur 12. L - Inter-étape 6.7 : FT5 signale la fin de la temporisation entre la fermeture des portillons et le début de l'avance du papier délivré par le distributeur 12. S6 indique la validation de l'étape précédente. M - Etape n 7 : A ce moment, l'avance du papier est commandée (notamment par l'excitation d'un transistor), ce qui est matérialisé par TA. LT6 indique le lancement simultané de la temporisation d'avance du papier. N - Inter-etape 7.8 : FT6 signale la fin de la temporisation d'avance du papier. S7 indique la validation de l'étape précédente. O - Etape 8 : l'avance du papier est interrompue, ce qui est symbolisé par TA. La temporisation LT7 entre la fin de l'avance du papier et le début de l'opération du tranchage de celui-ci est lancée C2 suivi de la flèche vers le bas indique que le deuxième comptage est pris en compte par l'appareil. P -- Inter-étape 8-.9 9 FT7 signale la fin de la temporisation entre la fin d'avance du papier et le début de son tranchage. S8 indique la validation de l'opération de l'étape 8. Q - Etape 9 : le dispositif de coupe du papier et le compteur totalisateur de tickets distribués sont mis en marche, notamment par excitation d'un transistor, ce qui est matérialisé par TC. LT8 indique le lancement de la temporisation pour la manoeuvre du coupe-papier. R - Inter-etape 9.10 FT8 représente la fin de la temporisation pour l'acheminement du dispositif de coupe du papier. Sg signale la validation des opérations de l'étape 9. S - Etape 10 TC indique que le dispositif de coupe du papier et le compteur totalisateur de tickets sont déconnectés. C1 , et C2 , l'un et l'autre accompagnés de la flèche vers le bas, indiquent que les premier et deuxième comptages sont pris en compte. LT9 signale le lancement de la temporisation pour le contrôle du papier. T - Inter-étape 10.11 S10 indique la validation des opérations de l'étape précédente. FT9 indique la fin de la temporisation du contrôle du papier. Ensuite, on contrôle la présence du papier dans la machine. Deux cas peuvent se présenter a) s'il y a encore du papier, CP (moyen de contrôle de présence du papier) reste excité; b) s'il n'y a plus de papier, le moyen de contrôle de présence de papier le signale, ce qui est mate- rialisé par CP. U - Etape ll : Cette étape n'intervient que dans le cas où il n'y a plus de papier dans la machine. Le voyant V3 s'allume alors, ce qui signale la nécessité de remettre du papier dans la machine. Après mise en place d'un nouveau rouleau de papier, les moyens de contrôle reprennent leur état normal matérialisé par CP. Un nouveau cycle de fonctionnement peut être entamé. L'invention prévoit une variante dans laquelle, en fonction du distributeur de tickets ou coupons choisi , une seule impulsion sert à la délivrance du coupon, ce qui permet de ne pas prendre en considération le lancement des opérations coupe-papier. REVENDICATIONS 1.- Procédé pour encourager la restitution d'un véhicule roulant utilisable d'une manière temporaire par un usager dans un local commercial, notamment pour favoriser l'amenée de chariots dans une aire de réception dont l'accès est contrôlé par des portillons, barrières ou analogues, verrouillables en position de fermeture et ouvrables, l'encouragement étant traduit par la délivrance d'un ticket ou analogue à la suite de la restitution du véhicule, notamment d'un chariot de supermarché à corps limité latéralement par des barres substantiellement verticales distantes les unes des autres, caractérisé en ce que on effectue, en amont du ou des portillons, au moins une première vérification de l'identité du véhicule, en cas de résultat satisfaisant, on déverrouille le portillon, on effectue ensuite au moins une seconde vérification du même type que la première pendant que le véhicule franchit le portillon, on laisse le portillon déverrouillé pendant le franchissement pour permettre un retrait éventuel du véhicule, on laisse le portillon revenir dans sa condition de fermeture après le franchissement, on verrouille le portillon en position de fermeture, on commande le distributeur de tickets ou analogues. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'un retrait du véhicule au cours du franchissement du portillon commande l'interdiction de distribution d'un ticket. 3.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on effectue la première vérification d'identité dans une période de temps prédéterminée au-delà de laquelle, si la deuxième vérification n'est pas concluante, le portillon est verrouillé. 4.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'on effectue la seconde vérification dans une période de temps déterminée au-delà de laquelle, si l'identification est satisfaisante, on verrouille à nouveau le portillon et on commande la délivrance du ticket. 5.- procédé selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que, si la deuxième vérification ne confirme pas l'identification, on bloque le moyen de délivrance du ticket. 6.- Procédé selon lune quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'on réalise la première et la seconde vérifications par détection optique de caractéristiques géométriques déterminées du véhicule. 7.- Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que la détection est celle de rayons infrarouges. 8.- Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les première et deuxième vérifications sont effectuées par déplacement relatif du véhicule et d'un ensemble d'identification. 9.- Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, appliqué au cas où le véhicule est un chariot à claire-voie de supermarché, caractérisé en ce qu'on réalise les première et seconde vérifications par comptage du nombre de barres d'un chariot. 10.- Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'on effectue le comptage des barres sur un seul côté du chariot. 11.- Installation pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une des revendications ci-dessus, caractérisée en ce qu'elle présente au moins un dispositif de contrôle d'accès s'ouvrant par poussée du véhicule, uniquement dans le sens de l'accès; un premier dispositif d'identification du véhicule situé en amont du dispositif de contrôle de l'accès comme un portillon ou deux portillons montés face à face; un second dispositif d'identification du véhicule situé entre le premier dispositif d'identification et le dispositif de contrôle d'accès; un verrou pour immobiliser le dispositif de contrôle d'accès en position d'interdiction d'accès et éclipsable sous la commande du premier dispositif d'identification; un moyen de rappel en position initiale du dispositif de contrôle d'accès; un organe sensible à la position d'interdiction d'accès dudit dispositif de contrôle d'accès; et un ensemble de contrôle du déroulement séquentiel correct des opérations commandant le distributeur du ticket ou analogue. 12.- Installation selon la revendication 11, caractérisée en ce que les premier et deuxième dispositifs d'identification comportent respectivement un dispositif photo-électrique dont l'émetteur et le récepteur sont disposés de part et d'autre de l'accès à l'aire de réception. 13.- Installation selon la revendication 12, caractérisée en ce que l'émetteur et le récepteur d'un dispositif sont décalés en hauteur l'un par rapport à l'autre afin que le pinceau émis soit incliné par rapport au plan de référence horizontal sur lequel se déplace le véhicule à introduire dans l'aire de réception. 14.- Installation selon l'une quelconque des revendications 11 à 13, caractérisée en ce que l'émetteur et le récepteur de chaque dispositif sont montés de façon réglable en hauteur sur un support sensiblement vertical. 15.- Installation selon l'une quelconque des revendications 11 à 14, caractérisée en ce qu'à chaque dispositif photo-électrique est associé, en correspondance de l'éclaire- ment ou du non-éclairement du récepteur, un groupe de comptage de signaux. 16.- Installation selon la revendication 11, caractérisée en ce que l'émetteur est un émetteur de rayons infrarouges et le récepteur est sensible auxdits rayons. 17.- Installation selon l'une quelconque des revendications 11 à 16, caractérisée en ce que le dispositif de contrôle d'accès comprend au moins un portillon tournant autour d'un axe vertical. 18.- Installation selon la revendication 17, caractérisée en ce que le dispositif de contrôle d'accès comprend deux portillons dont les bords sont en regard pour la position de fermeture. 19.- Installation selon la revendication 18, caractérisée en ce que les bords verticaux externes des portillons sont des arbres montés à rotation. 20.- Installation selon la revendication 19, caractérisée en ce que, de chaque arbre, est solidaire un secteur avec au moins une perforation dans laquelle peut s'engager le noyau d'un électro-aimant pour l'immobilisation du portillon. 21.- Installation selon la revendication 19 ou 20, caractérisée en ce que les portillons sont constamment rappelés vers leur position de fermeture. 22.- Installation selon la revendication 19, caractérisée en ce que le montage d'un portillon à rotation autour d'un axe est à amortissement. 23.- Installation selon la revendication 17, caractérisée en ce qu'elle comprend un moyen pour bloquer le distributeur de tickets aussi longtemps que le portillon n'est pas dans sa position de fermeture. 24.- Installation selon l'une quelconque des revendications 11 à 23, caractérisée en ce qu'elle comporte des moyens de signalisation visuels et/ou sonores indiquant notamment la possibilité d'introduire le véhicule dans l'accès; la condition hors-service de l'installation; un défaut de fonctionnement. 25.- Installation selon l'une des revendications 11 à 24, caractérisée en ce qu'elle comprend un compteur totalisateur avec remise à zéro pour comptabiliser le nombre de tickets distribués.