6. Prothèse selon la revendication 3, caractérisée en ce qu'elle est façonnée pour épouser la forme de tissus osseux d'un animal vivant pour y être fixée. 7. Prothèse selon la revendication 6, caractérisée en ce que les tissus osseux sont constitués par une dent. 8. Procédé de réalisation d'une prothèse, caractérisé en ce qu'il consiste à former un objet façonné en un alliage comprenant environ 12 à 20 % de chrome, environ 7 à 12 % de cobalt, environ 1,5 à 5 % de l'un au moins des éléments du groupe comprenant le molybdène, le tungstène, le niobium et le tantale, environ 5 a' 9 # de l'un au moins des éléments du groupe comprenant l'aluminium et le titane, environ 0,05 à 0,2 % de carbone, environ 0,005 à 0,1 % de bore, environ 0,05 à 0,2 # de l'un au moins des éléments du groupe comprenant le zirconium et l'hafnium, le reste étant du nickel, ledit objet étant façonné pour être fixé à des tissus osseux d'un animal vivant, à recouvrir au moins une partie de la surface de l'objet façonné d'un oxyde minéral pouvant former un revetement d'oxyde minéral fondu à haute température, et à chauffer l'objet façonné recouvert d'oxyde minéral à une température à laquelle un revêtement d'oxyde minéral fondu est formé. 9. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que l'alliage se compose essentiellement de 15 à 18 # de chrome, de 8 à 11 % de cobalt, de 0,75 à 2,2 % de molybdène, de 1,8 à 3 # de tungstène, de 0,5 à 2 # de niobium, de 1 à 3 % de tantale, de 3 à 4 % d'aluminium, de 0,1 à 0,2 % de carbone, de 3 à 4 % de titane, la teneur totale en aluminium et en titane ne dépassant pas 7,5 %, de 0,01 à 0,05 # de bore, de 0,01 à 0,2 % de zirconium, le reste étant essentiellement du nickel. 10. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que l'objet façonné est réalisé par coulée. 11. Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que ladite prothèse est destinée à obturer une cavité dentaire. 12. Alliage prothétique physiologiquement compatible, REVENDICÂTI ONS 1. Prothèse, caractérisée en ce qu'elle-comprend un alliage solide contenant environ 12 à 20 % de chrome, environ 7 à 12 % de cobalt, environ 1,5 à 5 % de l'un au moins des éléments choisis dans le groupe comprenant le molybdène, le tungstène, le niobium et le tantale, environ 5 à 9 % de l'un au moins des éléments choisis dans le groupe comprenant l'aluminium et le titane, environ 0,05 à 0,2 % de carbone, environ 0,005 à 0,1 lbo de bore, environ 0,05 à 0,2 % de l'un-au moins des éléments choisis dans le groupe comprenant le zirconium et l'hafnium, le reste étant du nickel, qui peut être mis sous une forme épousant celle de tissus osseux d'un animal vivant ou qui peut être fixé auxdits tissus osseux. 2. Prothèse selon la revendication 1, caractérisée en ce que les tissus osseux sont constitués par une dent. 3. Prothèse, caractérisée en ce qu'elle comprend un alliage solide contenant environ 12 à 20 % de chrome, environ 7 à 12 % de cobalt, environ 1,5 à 5 % d'au moins l'un des éléments du groupe comprenant le molybdène, le tungstène, le niobium et le tantale, environ 5 à 9 % de l'un au moins des éléments du groupe comprenant ltaluminium et le titane, environ 0,05 à 0,2 % de carbone, environ 0,005 à 0,1 % de bore, environ 0,05 à 0,2 % de l'un au moins des éléments du groupe comprenant le zirconium et l'hafnium, le reste étant du nickel, ledit alliage présentant un oxyde minéral fondu lié à sa surface. 4. Prothèse selon la revendication 3, caractérisée en ce que l'alliage se compose essentiellement de 15 à 18 % de chrome, de 8 à 11 % de cobalt, de 0,75 à 2,2 % de molybdène, de 1,8 à 3 % de tungstène, de 0,5 å 2 % de niobium, de 1 à 3 % de tantale, de 3 à 4 % d'aluminium, de 0,1 à 0,2 r# de carbone, de 3 à 4 % de titane, la teneur totale en aluminium et en titane ne dépassant pas 7,5 %, de 0,01 à 0,05 % de bore, de 0,01 à 0,2 % de zirconium, le reste étant essentiellement du nickel. 5. Prothèse selon la revendication 3, caractérisée en ce que oxyde minéral fondu est une porcelaine dentaire ou une porcelaine blanche sans couverte. Après solidification et refroidissement, la pièce coulée est enlevée du moule et elle est travaillée selon les besoins avec des fraises ou autres outils et elle peut être ensuite nettoyée soigneusement par sablage avec du sable fin. Les coiffes peuvent être rectifiées jusqu'à 0,1-0,2 mm, ce qui correspond sensiblement à la moitié de l'épaisseur nécessaire pour des alliages dentaires à base d'or. Les régions à recouvrir de porcelaine sont finement meulées et d'autres régions peuvent êtfie éventuellement polies. Les pièces coulées sont minutieusement lavées avec de l'ammoniaque et séchées. Un dégazage ou traitement à l'acide n'est pas nécessaire pour mieux préparer les surfaces pour les recouvrir de porcelaine. Des porcelaines et matières vitreuses couramment utilisées et disponibles dans le commerce sont appliquées selon les instructions du fabricant. Toutes les porcelaines disponibles dans le commerce destinées à etre utilisées en dentisterie sont parfaitement compatibles avec la pièce coulée et, en fait,elles forment de plus fortes liaisons que Lorsqu'elles sont utilisées avec les alliages dentaires de la technique antérieure. Après l'application de la porcelaine, cette dernière est recouverte d'une cire molle, puis la coiffe ou couronne est sablée ou polie.En utilisant des techniques usuelles de polissage, 11 alliage prend un aspect brillant, appelé lustre, qui résiste à la corrosion et à la formation de taches. La coiffe ou couronne peut être alors fixée dans la bouche du patient par les techniques dentaires connues. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées à la prothèse et au procédé décrits sans sortir du cadre de l'invention. velopper dans les pores de la porcelaine blanche sans couverte pour assurer une très bonne liaison. Les parties des prothèses dentaires qui sont implantées directement dans les os mstlllai res sont aussi revêtues de préférence de porcelaine blanche sans couverte. Afin de mieux décrire le procédé de l'invention dans son application à la réalisation de prothèses selon l'invention, on va donner ci-après un exemple particulier de la mise en oeuvre du procédé pour réaliser un tel objet. Le procédé décrit est destiné à la réalisation d'une couronne ou coiffe prothétique pour une dent endommagée. La couronne est réalisée avec l'alliage de l'invention et une partie de la surface externe de la couronne est recouverte de porcelaine dentaire. Une empreinte en cire de la couronne est préparée par des techniques classiques. L'empreinte en cire est entourée de ce qu'on appelle une enveloppe en oxyphosphate appliquée-à chaud et une pièce rapportée en cire est placée convenablement pour former un jet de coulée. La cire est enlevée de l'enveloppe en chauffant cette dernière à 371 C pendant 30 minutes, puis en la soumettant à une cuisson pendant 1 heure à 871 C, Ensuite, l'enveloppe est fixée dans un dispositif classique de coulée centrifuge et un alliage contenant 16 % de chrome, 10 % de cobalt, 2 ffi de molybdène, 2,5 % de tungstène, t % de niobium, 1,25 % de tantale, 3,5 ffi d'aluminium, 3,5 ffi de titane, 0,18 % de carbone, 0,02 ffi de bore, 0,1 % de zirconium et 59,95 % de nickel est placé dans un creuset en quartz et est fondu au moyen d'un chalumeau oxy-acétylénique. On utilise un mélange gazeux obtenu en réglant la pression de l'oxy- gène à 0,7 bar et la pression de l'acétylène à 0,56 bar. L'al- liage fond à une température légèrement supérieure à 1343 C, comme l'indique un effondrement du métal dans le creuset. Un flux de coulée est ajouté lorsque alliage commence à s' effon- drer ou glisser et, lorsque la température est légèrement aug mentée, 11 alliage devient très fluide et prend la forme d'une sphère dans le creuset. Lorsque l'alliage est très fluide, on le fait couler du creuset dans le moule. haut et des matières telles que la porcelaine dentaire indi quent que la liaison ne comporte pas d'interface bien définie entre la porcelaine et la couche d'oxyde métallique. Au contraire, le revêtement d'oxyde naturel du métal se combine avec l'oxyde minéral fondu pour former une liaison profonde présentant un gradient de composition de la surface du métal au revêtement d'oxyde minéral fondu. On présume que cette liaison profonde, qui indique une compatibilité remarquable entre les oxydes minéraux fondus et le revêtement d'oxyde métallique, est la raison de l'obtention de la très bonne liaison qui permet à l'alliage de l'invention d'être revêtu d'oxydes minéraux fondus qui ne se fissurent pas pendant les variations de température et qui ne se détachent pas lorsqu'il est soumis à des forces compressives ou à l'abrasion. Les oxydes minéraux fondus peuvent être glacés, comme la porcelaine dentaire, ou ils peuvent être poreux, par exemple sous la forme d'une porcelaine blanche sans couverte. La porcelaine dentaire fondue peut être appliquée en plusieurs couches, comme cela se fait en pratique. Par exemple, le métal mis sous forme d'une prothèse peut être revêtu tout d'abord d'une couche opaque pour dissimuler le métal, puis il peut être recouvert d'une couche de porcelaine et finalement d'une couche d'émail vitreux pour lui donner un aspect translucide naturel analogue à celui d'une dent. Si la prothèse métallique doit être implantée directement dans des tissus osseux, il est préférable de la recou-vrir d'une porcelaine blanche sans couverte. La porcelaine blanche sans couverte est compatible avec les tissus d'êtres vivants et elle est suffisamment poreuse pour que les tissus fibreux puissent se développer dans les pores en formant une bonne liaison entre les tissus osseux et la prothèse. Par exemple, une articulation artificielle de la hanche peut être réalisée de manière que la partie reliée au fémur soit recouverte de porcelaine blanche sans couverte. Une broche en alliage ainsi réalisée est non seulement compatible avec les tissus osseux mais permet également au tissu osseux fibreux de se dé agréablement et indéfiniment par un être humain.Ni la porcelaine ni l'alliage neréagissent défavorablement avec la dent ou les gencives et l'alliage résiste suffisamment à la corrosion pour ne pas être corrodé au contact des fluides du corps et pour résister aux effets galvaniques avec différents métaux qui peuvent se trouver dans la bouche. A titre d'exemple, une personne ayant une couronne en l'alliage susmentionné dans la bouche avec une obturation en or dans la cavité d'une autre dent et un amalgame d'argent obturant la cavité d'une dent différente ne subit aucune réaction galvanique entre la couronne et les autres métaux susceptibles de détruire l'un quelconque des métaux ou d'être la cause d'un désagrément. L'alliage de ltinvention doit contenir les-ingrédients essentiels énumérés plus haut, toutefois il est possible d'inclure d'autres ingrédients dans sa composition. Un alliage particulièrement utile qui est disponible dans le commerce contient 15 à 18 ffi de chrome, 8 à 11 % de cobalt, 0,75 à 2,2 % de molybdène, 1,8 à 3 ffi de tungstène, 0,5 à 2% de niobium, 1 à 3 ffi de tantale, 3 à 4 % d'aluminium, 0,1 à 2 % de carbone, 3 à 4 ffi de titane, 0,01 à 0,05 % de bore, 0,01 à 0,2 % de zirconium, le reste étant du nickel.Cet alliage est décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Àmérique no 3 459 545 comme étant un alliage convenant pour les aubes de turbines de turbo-réacteurs. Les alliages décrits plus haut peuvent être façonnés par l'une quelconque des techniques couramment utilisées pour former des prothèses avec des alliages. Pour les prothèses dentaires en particulier, l'étape initiale du façonnage d'un alliage consiste à le faire fondre à l'air et à le couler. Ltobjet coulé résultant présente un mince revêtement d'oxyde qui adhère fortement au métal et qui est compatible avec les oxydes minéraux fondus qui sont généralement utilisés pour recouvrir de telles prothèses. Les oxydes minéraux fondus sont principalement l'oxyde de silicium et l'oxyde d'aluminium ou divers composés de silicium, d'aluminium et d'oxygène. Des pho tomicrographies de la liaison entre les alliages décrits plus