L'invention concerne les dispositifs permettant de vérifier, sur le tableau de bord d'un véhicule,si la pression de l'air dans ses pneus ne varie pas par rapport à une pression de référence ; elle a pour objet un dispo sitif comparateur de pression référencée pour pneu de véhicule avec affichage à distance. Dans ce domaine il existe plusieurs réalisations connues parmi lesquelles on peut citer celle qui fait l'objet du brevet FR 2.314.062 SCOVILL. I1 s'agit d'un dispositif pour mesurer et indiquer la pression de l'air dans un pneumatique de véhicule, ayant un interrupteur monté au voisinage de la roue raccordé à des moyens d'indication à l'intérieur du véhicule. A l'emplacement d'un goujon de roue, est mis en place un corps tubulaire contenant un soufflet étanche, fixé audit corps par une de ses extrémités, l'autre étant libre et portant un aimant. Un tube extérieur relie le corps à la valve du pneu de façon que la pression régnant à l'inté- rieur du pneu soit la même que celle régnant autour du soufflet. Une pression de référence ayant préalablement été enfermée dans le soufflet, si la pression dans le pneu diminue, le soufflet s'étire et déplace l'aimant qu'il porte, parallèlement à l'axe de la roue, vers le centre du véhicule. L'aimant, ainsi rapproché de l'interrupteur, ferme le circuit et une rampe s'allume sur le tableau de bord. Le brevet US 4.134.102 (GENERAL MOTORS) décrit un dispositif analogue dans lequel la pression de référence et les moyens de transmission sont placés à l'intérieur de la jante où ils sont soumis à des forces centrifuges importantes. La demande de brevet FR 2.377.894 DUNLOP a pour objet un dispositif comparable, mais dans lequel le soufflet est remplacé par un ressort dont le tarage sert de mesure de référence. Aucun des dispositifs cités ne permet de résoudre les problèmes posés - par l'interversion des roues avant-arrière dont les pressions de service sont rarement équivalentes, - par l'adaptation de la pression de service des pneus d'un même véhicule aux conditions de roulement, aux variations de la charge, d'un véhicule utilitaire, - par l'utilisation d'un appareil standard sur les différents types de véhicules. Le dispositif selon l'invention apporte une solution parce qu'il permet une adaptation de la pression de référence aux conditions d'utilisation,au moyen d'un gonflage simultané du pneu et de l'enceinte élastique dans laquelle on enferme, pour qu'elle serve de référence, la pression de gonflage du pneu. A cette fin, ce dispositif est constitué d'un corps creux, placé sur la couronne de fixation de la jante, comportant un alésage borgne relié à l'intérieur du pneu par un conduit étanche, une enceinte extensible étant fixée dans cet alésage par une de ses extrémités, l'autre étant libre et portant un aimant, ladite enceinte délimitant dans l'alésage deux chambres de volume variable. I1 est caractérisé par le fait que ladite enceinte est munie d'un obturateur dont la pièce de manoeuvre est manipulée à l'extérieur du corps creux, et par le fait qu'une valve unique sert à établir, simultanément, la même pression dans l'enceinte et dans le pneu, la pièce de manoeuvre permettant d'enfermer dans l'enceinte la pression de gonflage afin qu'elle serve de pression de référence. Le dispositif selon l'invention présente des avantages importants - une plage de reglage étendue, - une adaptation simple autant que rapide et efficace aux modifications des conditions de roulement telle, par exemple, que la circulation rapide sur les autoroutes ou lente dans la boue, le sable, la neige, qui requièrent des pressions différentes. D'autres avantages ressortiront de la description qui va suivre de modes de réalisation de l'invention, faite à titre d'exemples préfér-tiels mais non limitatifs, et du dessin dans lequel, la figure 1 est une vue schématique en coupe d'une première forme d'exécution. La figure 2 est une vue d'une deuxième forme d'exe- cution. La figure 3 est une vue d'une troisième forme d'exécution. La figure 1 montre le dispositif constitué par un corps creux 1 place près du moyeu d'une roue, sur la couronne des goujons de fixation, parallèlement à l'axe du moyeu et traversant la jante A, le flasque B et les freins C, l'extrémité borgne F du corps passant, à chaque tour de roue, devant un interrupteur D sensible à l'intensité d'un champ magnétique. Le corps 1 comporte un alésage borgne 2 dont l'ouverture affleure la face extérieure de la jante A. I1 est fixé sur la jante A par un épaulement fileté 100. Une gorge 101 sépare l'épaulement 100 d'un autre épaulement d'appui du corps 1 dans son logement de la jante A. Cet épaulement d'appui comporte deux gorges circulaires 103, 104 dans lesquelles sont placés des joints 105 assurant l'étanchéité du conduit E communiquant avec l'intérieur du pneumatique monté sur la jante A, de façon que la pression règnant dans l'alésage borgne 2 soit celle du pneu. Une enceinte élastique 3 délimite, à l'intérieur de l'alésage borgne 2, deux chambres à volume variable. Cette- enceinte comporte une extrémité libre, munie d'un support d'aimant 4 dans lequel est placé un aimant 5. Elle est fixée dans l'alésage borgne par son autre extrémité tenue par un support 6, rendu solidaire du corps 1 par un pas de vis 60 dans lequel des plats sont aménagés pour que la pression du pneu puisse s'établir autour de l'enceinte. L'orifice 61 du support 6 est fermé par le joint 7 d'un obturateur mobile 8. L'obturateur mobile est une pièce indépendante qui comporte une partie filetée 9 munie de plats pour le passage de l'air. Elle est vissée dans une pièce de manoeuvre 10 de l'obturateur 8. Cette pièce de manoeuvre 10 ferme l'alffisage borgne de manière étanche grâce à un anneau élastique 11 et un joint torique 12. Elle comporte un alésage concentrique à l'alésage borgne 2 mais ouvert des deux côtés et comportant plusieurs parties, un lamage 16 taraudé permet de visser l'obturateur 8 ; ce lamage est prolongé par un alésage ta raudé 17 à l'intérieur duquel est placé un mécanisme de valve classique, la pièce de manoeuvre 10 étant prolongée, à l'extérieur de la jante, par un tube de valve 13 sur lequel est placé un bouchon de valve. Des plats 15, disposés de part et d'autre du tube- de valve 13 sur la partie de la pièce de manoeuvre 10 émergeant de la jante A, permettent de manipuler l'obturateur 8 avec une clef. Un orifice 14 percé dans le corps 1 débouche dans une gorge 102 de circulation d'air communiquant avec un conduit E dans la jante A. Lors de la fabrication des nouvelles jantes pour pneus sans chambre, ce conduit E sera réalisé pendant l'opération du moulage de la jante par l'introduction dans le moule, d'un dispositif créant un conduit tubulaire. La présence d'une gorge 102, usinée dans le corps 1, évitera, au moment de la mise en place dudit corps sur la jante, toute manoeuvre délicate visant à faire coincider l'orifice 14 avec l'ouverture du conduit E. Le dispositif selon l'invention étant placé sur la roue et la roue sur son moyeu, on procédera au gonflage du pneu, après avoir ouvert le support 6 par rotation de la pièce de manoeuvre 10, en branchant le gonfleur sur le tube 13 préalablement débarrassé de son bouchon. Lorsque la pression de service sera atteinte, on fermera le support 6 par une rotation inverse de la pièce de manoeuvre 10. Cette pression de service, ainsi emprisonnée dans l'enceinte élastique 3, servira de pression de réfé- rence. L'équilibre des pressions dans les chambres à volume variable - alésage borgne 2 et enceinte élastique 3 - maintiendra l'aimant 5 dans la position a de la figure 1, c'est-à-dire à une certaine distance du fond F de l'alésage borgne 2. Si la pression du pneu vient à diminuer, la pression de référence restant constante par définition, allongera l'enceinte 3 et rapprochera l'aimant 5 du fond F. Le champ magnétique, devenu plus intense au niveau de l'interrupteur, fermera le circuit et une lampe s'allumera sur le tableau de bord. La différence entre la pression nominale et la pression de déclenchement du dispositif d'alarme est sensiblement constante, en effet, si K est la caractéristique liée à la pression et à l'allongement de l'enceinte 3, (par exemple : K = 1 si la pression intérieure est supérieure de 1 bar à la pression extérieure,l'allongement de l'enceinte est de 1 mm). Pi = pression règnant à l'intérieur de l'enceinte Pp = pression du pneu régnant dans l'alésage borgne Po = pression initiale de gonflage = = allongement de l'enceinte S = section équivalente Vo = volume initial lorsque Pi est égal à Pp on a Pi - K.A1 = Pp (1) (1) et (2) donnent Po.Vo K A1 = Pp Vo+lS Pp = Pd = pression de déclenchement quand la course est telle que la distance d - aimant 5 interrupteur D - est suffisamment faible pour fermer l'interrupteur, on a lo = longueur de l'enceinte au repos (position a de la figure 1) si 1 = lo 10 pour obtenir la fermeture du circuit Ce dispositif possède une plage de réglage importante, l'aimant peut se déplacer selon l'allongement ou la compression de l'enceinte élastique 3. L'enceinte élastique 3 de référence étant gonflée avec le même gaz que le pneu, les variations de pression en fonction de la température sont proportionnelles. I1 en résulte une auto-compensation qui évite un déréglage de l'appareil à la suite de variations importantes de la température. Dans une seconde forme de réalisation représentée par la figure 2, le corps 21 comporte également un alésage borgne 22, une enceinte élastique 23 munie d'un support d'aimant 24 avec un aimant 25 sur son extrémité libre, l'autre extrémité étant fixée dans l'alésage par un support 26 qui la rend solidaire du corps 21. Les moyens de fermeture du support de l'enceinte sont placés directement sur la face conjuguée 28 d'une pièce de manoeuvre 20 ; ils sont constitués par un joint circulaire 27 placé dans un logement 29 aménagé dans la face 28. Le corps 21 comporte un épaulement 200 qui doit s'insérer dans un logement correspondant du flasque B, de façon que la jante A, serrée par les goujons, emprisonne le corps 21. Un joint circulaire 201 placé dans une gorge sépa- rant l'épaulement 200 d'un autre épaulement 202 qui bloque le corps 21 dans un trou de la jante, assure l'étanchéité nécessaire au passage de la pression du pneu par le conduit E dans l'alésage borgne 22 au moyen d'un orifice 203 ouvert à ce niveau du corps 21, en coopération avec un joint circulaire 204 placé dans une gorge 205 de la pièce de manoeuvre 20. Le corps 21 comporte un lamage 206, taraudé dans sa partie ouverte, recevant la pièce de manoeuvre 20 qui s'y visse ; le rebord périphérique 207 de ce lamage 206 est aminci. La pièce de manoeuvre 20 comporte une gorge 208 et une face d'appui 214 contre le rebord 207 ayant une surface lé- gèrement concave. En vissant la pièce de manoeuvre 20 dans le lamage 206 du corps 21, on provoque le sertissage de la pièce de manoeuvre qui incurve le rebord 207 dans la gorge 208. Il est précisé que la zone de sertissage est située entre les joints d'étanchéité 201 et 204 précites de façon que la pièce de manoeuvre 20 soit maintenue pivotante dans le corps creux 21. La pièce de manoeuvre 20 comporte également un alésage 209 communiquant avec le lamage 206 par un orifice 210 ; un mécanisme de valve est placé dans cet alé- sage prolongé par un tube fileté 211 sur lequel on visse un bouchon. Des plats 212, diamétralement disposés de part et d'autre de l'embase de gonflage 213, permettent la fermeture du support 26. La figure 3 représente une autre variante du dispo sitif-dans laquelle la zone de sertissage de la pièce de manoeuvre 30 est placée en dehors de la jante A. Le corps creux 31 comporte, au niveau du support 36, un épaulement 300, dans lequel est creusée une gorge 301 contenant un joint circulaire 302 ; cet épaulement affleure la face interne de la jante A, appliquée par les goujons contre le flasque B. A l'oppose, émergeant de la face externe de la jante A, un collet 303 comporte, vers l'intérieur de la jante, un chanfrein 304 emprisonnant un joint d'étanchéité 305 placé dans une rainure circulaire 306 de la jante A. Les joints 302 et 305 coopèrent pour maintenir l'étanchéité du conduit E en communication avec l'alésage borgne 33 par un orifice 307. Le bord périphérique extérieur 308 du collet 303 est rabattu dans une gorge 309 de la pièce de manoeuvre 30 qu'il rend solidaire du corps 31 tout en autorisant sa rotation au moyen des plats 310 pour commander l'ouverture ou la fermeture du support 36. Un épaulement 311 renforce la fixation du corps 31 dans la jante entre les joints d'étanchéité 302 et 304. L'étanchéité de la pièce de manoeuvre 30 dans le lamage 312 du corps 31 est assurée par un joint circulaire 313 placé dans une gorge 314 de la pièce de manoeuvre. La pièce de manoeuvre 30 comporte un mécanisme de valve obturé par un bouchon, sa communication avec l'alé- sage borgne 33 est assurée par un orifice-315. REVENDICATIONS 1. Dispositif de comparaison permanente de la pression régnant à l'intérieur d'un pneumatique d'un véhicule par rapport à une pression de référence, ledit dispositif étant muni de moyens de transmission à distance de l'information recueillie et constitué d'un corps creux placé sur la couronne de fixation de la jante, comportant un alésage borgne relié à l'intérieur du pneu par un conduit étanche, une enceinte extensible étant fixée dans cet alésage par une de ses extrémités, l'autre étant libre et portant un aimant, ladite enceinte délimitant dans l'alésage deux chambres de volume variable, caractérisé par le fait que ladite enceinte est munie d'un obturateur dont la pièce de manoeuvre est manipulée à l'extérieur du corps creux et par le fait qu'une valve unique sert à établir, simultanément, la même pression dans l'enceinte et dans le pneu, la manoeuvre de l'obturateur permettant d'enfermer dans l'enceinte la pression de gonflage afin qu'elle serve de pression de référence. 2. Dispositif de comparaison selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'enceinte élastique (3) est fixée dans l'alésage borgne (2) par un support (6) constituant le siège de l'obturateur muni d'un pas de vis (60) sur sa périphérie extérieure, pourvu d'un orifice (61) faisant communiquer l'intérieur de l'enceinte avec la surface conjuguée de l'obturateur ledit support étant engagé dans un lamage fileté intérieurement situé à l'entrée de l'avec sage borgne et comportant des plats pour le passage de l'air autour de l'enceinte. 3. Dispositif de comparaison selon la revendication 2, caractérisé par le fait que la pièce de manoeuvre (10) de l'obturateur est concentrique à l'alésage borgne (2), comporte un alésage co-axial, ouvert des deux côtés, constitué de plusieurs parties, un lamage (16) taraudé, un alésage taraudé (17) à l'intérieur duquel est placé un méca nisme de valve standard, un tube de valve (13). 4. Dispositif de comparaison selon la revendication 3, caractérisé par le fait que les moyens de fermeture de l'obturateur sont constitués par une pièce mobile (8) vissée dans le lamage (16) de la pièce de manoeuvre (10), munie du côté du support (6) d'un dispositif de fermeture par pression sur l'orifice (61) dudit support, de l'autre côté de moyens d'entraînement en rotation complémentaires de ceux qui sont placés sur la pièce de manoeuvre, des plats diamétralement opposés permettant le passage de l'air entre la valve et l'alésage borgne (2). 5. Dispositif de comparaison selon la revendication 4, caractérisé par le fait que le corps creux 1 comporte une gorge circulaire (102) située entre deux joints d'étanchéité (105) mettant en communication le pneu, par le conduit (E), et l'alésage borgne, par un orifice prévu à cet effet. 6. Dispositif de comparaison selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les moyens de fermeture de l'obturateur sont placés directement sur la face conjuguée (28) de la pièce de manoeuvre (20) et sont constitués, en particulier, par un logement (29) concentrique à l'orifice du support (26), contenant un joint (27), le contact entre les faces conjuguées de l'obturateur intervenant de façon que soit évité un écrasement excessif dudit joint. 7. Dispositif de comparaison selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le corps (21) comporte un lamage (206) taraudé dont le rebord périphérique (207) est aminci, par le fait que la pièce de manoeuvre (20) comporte une gorge (208) et une face d'appui (214) contre ledit rebord ayant une forme légèrement concave, de façon qu'en vissant la pièce de manoeuvre dans le lamage on provoque le sertissage de la pièce de manoeuvre en incurvant le rebord (207) dans la gorge (208), la zone de sertissage étant située entre des joints d'étanchéité (201,204) et maintenant pivotante la pièce de manoeuvre dans le corps creux. 8. Dispositif de comparaison selon la revendication 1, caractérisé par le fait que corps creux comporte un épaulement circulaire (200) devant être encastré dans un logement correspondant du flasque (B) supportant la roue, de façon que la jante (A) emprisonne ledit corps par serrage des écrous de fixation.