L'invention porte sur le secteur de la technique constitué par les médicaments utilisables en médecine vétérinaire Elle a pour but de combattre le picage chez les jeunes faisans. Le picage est une affection particulière aux gallinacés captifs, qui a pour cause un régime alimentaire défectueux ou tout au moins incomplet et qui se manifeste par l'arrachement des plumes que les oiseaux malades font subir à leurs congénères ; les victimes saignent et excitant davantage les oiseaux piqueurs il en résulte de véritables blessures. I1 n'existe pas actuellement de médicajtion spécifique du picage. Le procédé le plus employé pour lutter contre cette affection consiste à retirer leur bec aux jeunes faisans. C'est un procédé long et délicat car il faut traiter les oiseaux un par un et souvent plusieurs fois. De plus, un fais'andeau ainsi traité voit son bec repousser anormalement de telle sorte qu'il. lui devient difficile de trouver sa nourriture et qu'il sera handicapé lorsqu'on le mettra an liberté. Une autre méthode consiste à administrer des tranquillisants aux jeunes faisans. Mais cette médication, d'ailleurs peu efficace, ne fait qu'atténuer le picage sans en supprimer la cause. Le picage est en effet attribué à une carence alimentaire. Cette explication est vérifiée par le fait que les oiseaux qui vivent en liberté n'en sont pas atteints. La maladie se produit chez les animaux captifs avec d'autant plus d'intensité que l'espace dont ils disposent est plus restreint et qu'a' l'intérieur de leur volière, la végétation est plus réduite. Il. s1 agit d'une insuffisance en certains éléments, en particulier en acides aminés. Btarginine existe dans une proportion importante parmi les acides aminés qui constituent les plumes. Or, les faisandeaux piqués sont friands de plumes qu'ils arrachent à leurs congénères. Le chlorure d'ammoiiium possède la propriété de faciliter le métabolisme des -acides aminés. Une carence en magnésium d'une part et en vitamine C d'autre part semble favoriser le picage Ces différentes constatations ont déterminé la formule de la composition faisant l'objet de l'invention. Cette formule est donnée ci-dessous à titre d'exemple non limitatif en ce sens que les quantités relatives des différents composants peuvent varier dans une proportion de dix pour cent en plus ou en moins pour chacun d'eux. EXEMPLE 1.- Poudre composée acide ascorbique.................... 24 g chlorhydrate d'arginine............. 40 g - chlorure d'ammonium étuvé......... 21 g - chlorure de magnésium I5 g pour 100 g de poudre Cette poudre est admlni5trée de la façon suivante On prépare une solution avec une cuillérée à café, soit 4 g environ de poudre par litre d'eau. Cette solution constitue l'eau de boisson des oiseaux. Elle sert à remplir des abreuvoirs. Elle est renouvelée tous les deux Jours, après nettoyage des abreuvoirs. L'activité contre le picage de nette médication est mise en évidence par l'expérimentation suivante Trente faisandeaux (coquelets et poulettes) de 8 à 9 semaines, entièrement piqués, sont mis par groupe de six dans cinq parquets d'une superficle de I2 m2 chacun. Les parquets sont disposés sur un sol sans station. Les faisandeaux sont nourris avec la nourriture habituelle : granulé alimentaire et céréales (blé et orge). Un abreuvoir est placé dans chaque parquet. Certains oiseaux piquent de façon continue leurs congénères et tous sont sanguinolents. Dans quatre parquets, on ajoute à la quantité d'eau bue pendant deux Jours (soit environ I 1. par parquet) une cuillérée à café de la poudre faisant ltobjet de l'invention (soit environ 4 g). Tous les deux jours, on remet dans l'abreuvoir, préalablement netto yé, un litre d'eau contenant une cuillérée à café de poudre. Au bout d'une semaine, on constate dans trois parquets sur quatre la cessation complète du picage. Aucun oiseau n'est sanguinolent. Dans le quatrième parquet, un coquelet continuant à piquer les autres est isolé et traité avec des doses doubles de la poudre faisant l'objet de l'invention. Au bout de deux semaines, le coquelet piqueur peut être remis avec ses congénères : il n'a plus envie de piquer. Dans le cinquième parquet, où rien n'a été aJouté à l'eau de boisson des oiseaux, on constate le huitième jour la perte d'une poulette tuée par les autres et, à cette date, les cinq autres faisandeaux sont piqués au maximum et tous sont sanguinolents. On les traite immedSatement à la poudre composée indiquée ci-dessus dans les m2-mes conditions que préeédenentO ns u--- e n' est sanguinolent et aucun d'eux ne cherche à piquer ses congénères. Après trois semaines de traitement, il est constaté que tous les faisandeaux ont repris un plumage normal. En particulier, les plumes des queues inexistantes au début de l'expérimentation mesurent une longueur de IO à 13 cms. REVENDICATIONS 10) Composition caractérisée par le fait qu'elle se présente sous la forme d'une poudre constituée par un mélange d'acide ascorbique, de chlorhydrate d'arginine, de chlorure d'ammonium étuvé et de chlorure de magnésium. 20) Suivant la revendication 1, la proportion dlacide ascorbique contenu dans la composition est de vingt quatre ( + 2,4 ) pour cent. 30) Suivant la revendication 1, la proportion de chlorhydrate dlarginine contenu dans la composition est de quarante ( + 4 ) pour cent. 40) Suivant la revendication 1, la proportion de chlorure dlammonium étuvé contenu dans la composition est de vingt ( + 2 ) pour cent. 50) Suivant la revendication 1, la proportion de chlorure de magnésium contenu dans la composition est de quinze ( + 1,5 ) pour cent. 60) Composition décrite dans 10 utilisée comme médic-ament vétérinaire destiné à combattre le picage chez les gallinacés et en particulier chez les jeunes faisans. 70) Le médicament selon 60 est ajouté à lteau eau de boisson des oiseaux malades à raison d'une cuiller à café (environ 4 g) par litre.