L'invention se rapporte à une direction hydraulique auxiliaire de véhicule tracté,comprenant un cylindre transmetteur a double effet monté à l'intérieur d'une came située sur le train roulant orientable ou sur la sellette d'attelage, ainsi que des cylindres récepteurs de commande de l'essieu directeur arriere. Le brevet de la République Fédérale d'Allemagne nO 1 755 368 décrit une direction hydraulique auxiliaire de ce type. Il est très important, dans cette direction auxiliaire, d'empêcher que des bulles se forment à l'intérieur du circuit d'huile pour permettre le remplissage ininterrompu de ce dernier. I1 faut éviter les bulles remplies d'air, car sinon le volume incompressible du circuit hydraulique deviendrait élastique et risquerait de provoquer des mouvements de flottement des roues. Le réglage angulaire exact des roues exige donc dans une direction un circuit hydraulique absolument exempt de bulle.Le circuit d'une direction auxiliaire hydraulique de type connu destinée à assurer ce résultat est relié à un cylindre à piston, dont une chambre reçoit un gaz sous pression, tandis que l'autre est remplie d'huile et communique avec le circuit de cette direction auxiliaire. I1 faut que le piston des cylindres connus se déplace de manière absolument étanche dans ces derniers, car sinon le gaz sous pression risquerait de s'infiltrer dans le circuit de la direction hydraulique auxiliaire et d'y permettre le flottement dangereux décrit. Les cylindres connus sont donc relativement coûteux à fabriquer, car ce piston et ce cylindre doivent être très bien rodés l'un dans l'autre. L'invention a pour objet un circuit hydraulique destiné à cette direction auxiliaire de type connu, mais perfectionné et comprenant en particulier un réservoir de compensation dont la réalisation est simple, qui peut être réalisé à bon marché et qui cependant isole la chambre remplie de gaz sous pression de manière absolument fiable de l'autre chambre remplie d'huile. Selon une particularité essentielle de l'invention, un réservoir de compensation monté en amont du cylindre transmetteur comprend deux chambres séparées dont l'une est remplie de gaz sous pression et l'autre, d'huile sous pression, et ce réservoir se compose d'une enveloppe en deux parties entre lesquelles une membrane compensatrice est fixée par serrage. Selon un mode de réalisation avantageux, deux soupapes peuvent être disposées entre ce réservoir compensateur et le cylindre transmetteur et peuvent coopérer avec des galets montés sur les tiges du piston du cylindre transmetteur de manière à être en position libérant la circulation en fonction de la course en marche en ligne droite, le circuit hydraulique de la direction auxiliaire étant alors sous précontrainte d'environ 6 à 7 bars afin de compenser les pertes par fuite d'huile. De plus, ce positionnement peut corriger une variation de l'orientation de l'essieu directeur arrière.Selon un mode de réalisation avantageux permettant d'exclure les dégats provoqués par les pointes de pression dans le circuit hydraulique de la direction auxiliaire lors du passage du véhicule sur un parcours difficile, des soupapes de limitation de pression sont montées sur les conduits reliant le cylindre transmetteur et les cylindres récepteurs. Selon une autre particularité avantageuse de l'invention, le réservoir de compensation est équipé d'un poussoir monté dans le fond de sa partie remplie d'huile sous pression, destiné à manoeuvrer un contact de commutateur et pouvant être manoeuvré par la membrane lorsque la chambre remplie d'huile est presque vide. Le contact du commutateur déclenche un signal qui indique qu'il faut remplir ce réservoir d'huile. Par ailleurs, un ressort cylindrique de compression peut être disposé entre le fond de la partie de l'enveloppe du réservoir remplie d'huile et la membrane afin que cette dernière subisse des déplacements très réguliers. Une plaque destinée à ménager cette membrane peut être placée entre cette dernière et le ressort de compression. L'enveloppe du réservoir de compensation peut être en tôle d'acier et la membrane peut être en matière plastique ou en caoutchouc. Un circuit hydraulique selon l'invention a l'avantage d'éviter de manière absolument fiable la formation de bulles dans le circuit d'huile. Un réservoir dë compensation selon l'invention a l'avantage que sa structure simple lui permet d'être réalisé à bon marché et que son fonctionnement est notablement plus sûr et moins sujet à usure que les cylindres connus à piston. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels: la figure 1 est une vue en plan schématique d'un circuit hydraulique d'une direction auxiliaire; la figure 2 est une coupe transversale d'un réser- voir de compensation sans ressort de compression; la figure 3 est une coupe transversale d'un réservoir de compensation équipé d'un ressort de compression;et la figure 4 est une coupe transversale d'un réservoir de compensation équipé d'un contact de commutation selon une variante de réalisation. bes galets 4 montés aux extrémités des tiges du piston d'un cylindre transmetteur 3 à double effet sont appliqués contre un profil interne 2 de commande d'une came 1. Un raccord à vis rotatif 5 et un conduit 6 relient chacune des deux chambres du cylindre transmetteur 3 à un cylindre récepteur 7 monté sur un essieu directeur arrière 8. Un réservoir 9 de compensation monté en amont du cylindre transmetteur 3 peut mettre sous précontrainte d'environ 6 à 7 bars à l'aide d'huile sous pression le circuit hydraulique par l'intermédiaire d'un conduit 10 et de soupapes 11. Les soupapes 11 coopèrent avec les galets 4 du cylindre transmetteur 3 de manière à permettre la libre circulation en fonction de la course sur les trajets en ligne droite. L'huile sous pression peut alors parvenir du réservoir compensateur au cylindre transmetteur 3 par es conduits 10, les soupapes il et des conduits de liaison 12 ainsi que dans les cylindres récepteurs 7 par les conduits 6. Une soupape 13 de ]imitation de pression montée sur chacun des conduits 6 esk estinée à éviter les dégâts sous l'effet de pointes de pression dans le circuit hydraulique lors du passage du véhicule sur des parcours difficile. Un robinet d'arrêt 14 comportant une purge est par ailleurs monté en amont du réservoir compensateur 9 de manière à permettre d'introduire dans ce dernier de l'air comprimé provenant d'un compresseur du tracteur. Le réservoir compensateur 9 est formé d'un élément d'enveloppe 9a constitué en couvercle et d'un élément d'enveloppe 9b en boisseau. Une bague de serrage 16 relie de manière étanche à la pression les deux éléments d'enveloppe 9a et 9b avec interposition d'une membrane élastique 15 de matière plastique et/ou de caoutchouc. La membrane 15 subdivise le réservoir 9 en une chambre 17 remplie de gaz sous pression et une chambre 18 remplie d'huile. La membrane 15 forme également cloison et garniture d'étanchéité entre les deux éléments d'enveloppe 9a et 9b. L'élément d'enveloppe 9a constitué en couvercle comporte un raccord 19 de gaz sous pression. L'élément d'enveloppe 9b en boisseau comporte un raccord 20 au conduit 10 permettant de le remplir d'huile. Par ailleurs, cet élément 9b d'enveloppe en boisseau comporte une tubulure obturable 21 destinée au réapprovisionnement en huile. Cet élément 9b d'enveloppe comporte finalement deux goujons 22 permettant de fixer le réservoir 9 sur une pièce 23 du véhicule. Un poussoir 24 mobile dans un coussinet 25 et pouvant manoeuvrer un contact 26 de commutateur monté extérieurement est disposé dans le fond de l'élément 9b d'enveloppe en boisseau afin de permettre d'observer quand la chambre 18 est vide et doit être à nouveau remplie d'huile. Le poussoir 24 du mode de réalisation de la figure 2 comporte du côté intérieur un petit plateau 27 de poussée sous lequel un ressort de compression 28 est disposé. Une ligne brisée indique la position de la membrane 15 lorsque la chambre 18 est presque vide. Le contact 26 peut déclencher dans la cabine de conduite un signal optique et/ou acoustique indiquant que la chambre 18 est vide et qu'il faut la remplir d'huile. Une plaque circulaire 29 contre laquelle un ressort de compression sensiblement cylindrique 30 prend appui est montée sous la membrane 15 du mode de réalisation de la figure 3. La plaque 29 coopère avec le ressort de compression 30 pour assurer les déplacements uniformes de la membrane 15 afin de ménager cette dernière. Un poussoir 31 fixéà la plaque 29 du mode-de réalisation de la figure 4 passe dans le coussinet 25 pour ressortir du réservoir 9 de compensation. Le poussoir 31 comporte par ailleurs un évidement 32 dans lequel peut pénétrer un contact de commutateur. Les réservoirs 9 de compensation des figures 2 à 4 sont structurés de manière sensiblement analogue et assument la même fonction. La direction hydraulique auxiliaire décrite en regard des figures 1 à 4 fonctionne de la manière suivante: lors d'un braquage du châssis du tracteur non représenté, sur lequel la came 1 est fixée, par rapport au châssis d'une semi-remorque, le profil 2 de commande tourne par rapport aux galets 4 du cylindre transmetteur 3. La diminution d'un volume et l'augmentation correspondante de l'autre volume des chambres du cylindre transmetteur 3 se transmettent par les conduits 6 aux cylindres récepteurs arrière 7, de sorte que l'essieu directeur 8 subit un braquage correspondant à la position du cylindre transmetteur. Lorsque les volumes des chambres du cylindre 3 sont dans un rapport de 2 à 1 par rapport aux volumes des cylindres récepteurs 7, un angle de braquage du profil 2 de commande de 400 correspond à un angle maximal de braquage de l'essieu directeur 8 de 20. Le profil 2 est réalisé de manière que les volumes ne se modifient plus dans le cylindre transmetteur lorsque'le braquage dépasse 400. Le rappel en position initiale ne se retransmet à l'essieu directeur 8 qu'après que l'angle de braquage s'exerçant sur le cylindre transmetteur 3 soit redevenu inférieur à 400. REVE:;llrCATIONS 1. Direction hydraulique auxiliaire de véhicule tracté, comprenant un cylindre transmetteur à double effet disposé sur le train roulant orientable ou sur la sellette d'attelage à l'intérieur d'une came, ainsi que des cylindres récepteurs de commande d'un essieu directeur arrière, ladite direction étant caractérisée en ce qu'un réservoir de compensation monté en amont du cylindre transmetteur comprend deux chambres séparées dont l'une est remplie d'un gaz sous pression et l'autre, d'huile sous pression, et ce réservoir de compensation consiste en une enveloppe en deux parties entre lesquelles une membrane compensatrice est fixée par serrage. 2. Direction auxiliaire selon la revendication 1, caractérisée en ce que deux soupapes montées entre le réservoir de compensation et le cylindre transmetteur coopèrent avec des galets montés sur les tiges de piston de ce cylindre et sont mises en position autorisant la circulation de l'huile en fonction de la course sur les trajets en ligne droite. 3. Direction auxiliaire selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que des soupapes de limitation de pression sont montées sur les conduits qui relient le cylindre transmetteur et les cylindres récepteurs. 4. Direction auxiliaire selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que le réservoir de compensation comporte un poussoir déplaçable par ladite membrane, destiné à manoeuvrer un contact de commutateur et monté dans le fond de la partie d'enveloppe remplie d'huile sous pression. 5. Direction auxiliaire selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce qu'un ressort de compression est monté entre le fond de la partie d'enveloppe remplie d'huile et la membrane du réservoir de compensation. 6. Direction auxiliaire selon la revendication 5, caractérisée en ce-qu'une plaque est montée entre le ressort de compression et la membrane du réservoir de com sensation 7. Direction auxiliaire selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que l'enveloppe du réservoir de compensation est en tôle d'acier et la membrane est en matière plastique ou en caoutchouc.