La présente invention se rapporte d'une façon générale a un appareil et un procédé perfectionnés pour l'exécution de processus chimiques et elle concerne plus particulièrement un appareil perfectionné destiné à l'exécution automatique de la dégradation séquentielle de chaînes de protéines ou de pepti- des contenant un grand nombre d'unités ou motifs acides aminés en vue de déterminer la séquence de ces unités. La séquence linéaire d'unités d'acides aminés contenus dans les protéines et les peptides présente un intérft consi- dérable pour la compréhension de leurs fonctions biologiques et, finalement pour la synthèse de composés effectuant les mêmes fonctions. Bien qu'on ait déjà utilisé diverses techni- ques pour déterminer l'ordre de succession linéaire des acides aminés, la technique qui a eu les meilleurs résultats est pro- bablement celle connue sous la désignation de procédé Edman. Diverses formes du procédé Edman et divers appareils pour la mise en oeuvre automatique des processus sont décrits dans les publications suivantes: Edman et Begg, "A Protein Sequenator", European J. Biochem. i (1967) 80-91; Wittman-Liebold, "Amino Acid Sequence Studies of Ten Ribosomal Proteins of Escherichia coli with an Improved Sequenator Equipped with an Automatic Conversion Device," Hoppe-Seyler's Z. Physiol. Chem. 354,1415 (1973); Wittmann-Liebold, "A Device Coupled to a Modified Sequenator for the Automated Conversion of Anilinothiazolinones into PTH Amino Acids"Analytical Biochemistry 75,621 (1976)Brevet US 3959307 Liebold et Graffunder, concernant un procédé pour déterminer automatiquement la séquence des acides aminés et qu'on appel- lera ci-après le brevet Wittmann-Liebold; Hunkapiller et Hood, "Direct Microsequence Analysis of Polypeptides Using an Improved Sequenator, A Nonprotein Carrier (Polybrene), and High Pressure Liquid Chromatography," Biochemistry 2124 (1978); Laursen, R.A. Eur. J. Biochem.20 (1971); Wachter, E., Mach- leidt, H., Hofner, H., et Otto, J., FEBS Lett.35, 97 (1973); brevet US 3 725 010 de Penhasi concernant un appareil pour l'exécution automatique de processus chimiques; brevet US no 3 717 436 de Penhasi et al. concernant un procédé de dé- gradation séquentielle de chaînes peptidiques; brevet US 3 892 531 de Gilbert, concernant un appareil pour le fraction- nement séquencé des peptides et protéines et qu'on appellera ci-après le brevet Gilbert; brevet US 4 065 412 de Dreyer, concernant un procédé et un appareil de fractionnement séquen- cé des peptides et protéines et qu'on appellera ci-après le brevet Dreyer. Un autre appareil a considérer est décrit dans la demande de brevet US n 106 828, déposée le 26 Décembre 1979 par Leroy E. Hood et Michael W. Hunkapiller qu'on appel- lera ci-après la demande Hunkapiller et Hood et qui a pour titre "'Apparatus for the performance of chemical processes". En bref, ainsi quîon l'a exposé dans les publications citées ci-dessus, les procédés Edman de dégradation séquen- tielle comprennent trois phases. le couplage, le clivage et la conversion. Dans la phase de couplage, un phénylisothio- cyanate réagit avec le groupe x amino -N-terminal du peptide pour former le dérivé phénylthiocarbamyle. Dans la phase de clivage, on utilise un acide anhydre pour cliver le dérivé phénylthiocarbamylé et former itanilinothiazolinone.Après 1' extraction de la thiazolinone, le peptide résiduel est prat pour le cycle suivant de réaction de couplage et de clivage. On utilise un acide aqueux pour convertir la thiazolinone en la phénylthiohydantoine qui peut être analysée d'une façon appropriée, par exemple par chromatographie. L'appareil automatique du brevet US 3 725 010, modifié comme indiqué dans les articles précités de Wittmann-Liebold et la demande Hunkapiller et Hood constituent des appareils de fractionnement séquence automatisés dans lesquels les ré- actions sont mises en oeuvre dans une mince pellicule formée sur la paroi interne d'une cellule de réaction rotative qui est connue communément sous la désignation de "spinning cup" (godet de centrifugeuse) et qui est placée dans une chambre de réaction fermée. Des moyens sont prévus pour introduire des quantités dosées de réactif liquide dans la chambre pour les faire réagir avec un échantillon d'une protéine ou d'un peptide dans une atmosphère inerte et pour extraire ces quan- tités de réactif. L'échantillon à analyser est initialement placé dans le godet, après quoi on introduit et retire séquen- tiellement les divers réactifs et solvants nécessaires pour effectuer les réactions de couplage et de clivage. Les réac- tifs et solvants liquides forment eux aussi sur les parois du godet des pellicules qui s'écoulent sur la pellicule d'échan- tillon et interagissent avec cette pellicule pendant que le godet tourne. Les réactifs dissolvent la pellicule d'échantil- lon et effectuent les phases de couplage et de clivage du pro- cessus Edman. Apfès exécution complète des phases de couplage et de clivage, on fait le vide dans la chambre de réaction pour éliminer les constituants volatils des réactifs. Après l'établissement du vide effectué après le couplage, on extrait la pellicule d'échantillon restante à l'aide d'un solvant pour éliminer les constituants non volatils. Après la mise sous vi- de qui suit le clivage, on extrait la thiazolinone restante de la pellicule d'échantillon à l'aide d'un solvant et on la transfère, soit à un récipient séparé pour l'exécution de la phase de conversion, soit à un appareil destiné à recueillir et sécher les diverses fractions. Dans les cas o le processus de conversion n'est pas exécuté immédiatement dans un réci- pient de conversion, le processus peut être effectué plus tard, simultanément sur plusieurs fractions. L'introduction du fluide dans le godet tournant et leur extraction de ce godet s'effectuaient jusqu'à présent au moyen de conduits de fluides passant à travers un bouchon qui fer- mait une ouverture ménagée dans la paroi supérieure de la cham- bre de réaction et se prolongeaient à partir de ce bouchon vers le bas jusqu'à un certain point situé à l'intérieur du godet. Les fluides sont introduits directement dans le godet tournant en un point proche du fond de ce godet et on les ex- trait par une rainure annulaire ménagée dans la surface inter- ne cylindrique du godet. Le fluide à extraire est refoulé dans la gorge annulaire par la force centrifuge lorsque le godet est entraîné en rotation à grande vitesse et il est ex- trait par un conduit dont l'extrémité interne est engagée dans la gorge. Ce conduit d'effluent se comporte donc comme une écope pour évacuer les produits et sous-produits de la réaction ainsi que les solvants de la réaction. Si l'échantillon de protéine ou de peptide contenu dans un dispositif du type à godet tournant ne possède pas une masse suffisante pour former à lui seul un film cohérent, on le dépose quelquefois sur la paroi interne du godet pen- dant les opérations d'extraction au solvant au sein d'une couche relativement épaisse d'une matière porteuse non protéi- nique. Ensuite, la matière porteuse et l'échantillon se dis- solvent dans les réactifs liquides pendant les phases de ré- action pour permettre aux réactions de couplage et de clivage de se produire. On utilisait antérieurement pour cela un sel polymère d'ammonium quaternaire possédant la composition chi- mique du polyméthylbromure de 15-diméthyl-1,5-diazaundécamé- thylène. Le support ou véhicule doit être utilisé en quanti- tés importantes de manière à retenir l'échantillon avec sé- curité et le véhicule et l'échantillon doivent tous deux 8tre solubles dans les réactifs liquides, pour permettre la réac- tion entre l'échantillon et les réactifs. Bien que les dispositifs du type à godet tournant puis- sent donner des résultats expérimentaux acceptables dans de nombreux cas, ces dispositifs présentent divers inconvénients. Par exemple, les dépenses pour obtenir un échantillon de pro- téine ou de peptide suffisamment important et pour maintenir une alimentation adéquate en les réactifs nécessaires sont très élevées, principalement parce que les réactifs utilisés se présentent sous la forme liquide et doivent être utilisés en quantités importantes. Les réactifs et solvants liquides tendent à séparer des parties de l'échantillon de la pellicule et à les laver de la paroi du godet pendant leur passage, ce qui réduit le rendement en unités d'acides aminés terminales obtenues dans chacun des cycles successifs de l'appareil. La quantité initiale de l'échantillon doit donc être suffisam- ment grande pour garantir qu'il subsistera jusqu'à la fin du dernier cycle une quantité suffisante de l'échantillon pour permettre d'obtenir des résultats utiles. Les dispositifs de ce type ont également des durées de cycle relativement lon- gues en raison du volume considérable de la chambre de réac- tion et de la nécessité d'évacuer répétitivement les réactifs et solvants liquides semi-volatils par un séchage par le vide de l'échantillon qui y est contenu. En outre, les appareils de fractionnement séquence du type à godet tournant sont très com- pliqués et coûteux, aussi bien à fabriquer qu'à réparer. Un type différent de dispositif de fractionnement sé- quencé est décrit dans les articles de Laursen et Wachter précités; dans ce dispositif, l'échantillon est immobilisé par une liaison covalente établie avec les surfaces d'un grand nombre de petites perles. Les perles forment un garnissage po- reux disposé à l'intérieur d'une colonne de réaction et, pour l'exécution du processus chimique, on inonde la colonne avec des réactifs liquides. Etant donné que les réactifs de cliva- ge utilisés sont d'excellents solvants des protéines et des peptides, il faut, pour maintenir l'échantillon en place, que la liaison covalente soit complète. Toutefois, une liaison co- valente est difficile à obtenir en pratique. La colonne garnie est par ailleurs difficile à laver et les perles qu'elle ren- ferme tendent à se désagréger pendant l'utilisation. On a déjà proposé antérieurement des dispositifs de fractionnement séquencé étudiés pour surmonter les déficien- ces de ces appareils, en enfermant un échantillon dans une chambre de réaction fixe et en soumettant l'échantillon à l'action d'au moins un réactif présenté sous la forme d'un gaz ou d'une vapeur. Les brevets Gilbert et Dreyer précités décrivent deux de ces dispositifs, dont aucun ne fonctionne de façon entièrement satisfaisante0 Le dispositif du brevet Gilbert comporte un prolonge- ment fermé en forme de doigt au sein d'une chambre de réac- tion destiné a contenir un échantillon de peptides ou de pro- téines à une température réglée pendant qu'on l'expose suc- cessivement au contact de plusieurs réactifs et solvants ga- zeux. Chaque fois qu'un réactif est introduit, on refroidit intérieurement le prolongement pour produire une condensation sur ce dernier. Ensuite, on chauffe le prolongement en provo- quant ainsi la dissolution de l'échantillon dans le liquide et la réaction se poursuit. Après sa réaction avec l'échantil- lon, on peut, soit séparer les produits chimiques semi-vola- tils indésirables de l'échantillon par séchage en combinant les effets d'un chauffage et deun.courant de gaz inerte, soit enlever par lavage ces produits chimiques du prolongement avec l'acide aminé terminal, au moyen d'un solvant dont on provo- que la condensation sur le prolongement jusqu'à ce queil s'en égoutte. Dans le dispositif et le procédé du brevet Dreyer, on dépose un échantillon de protéine ou de peptide sur la surfa- ce interne et la surface externe d' un grand nombre de petites perles macroporeuses contenues dans une colonne de réaction, par couplage chimique -ou par adsorption directe sur ces per- les. On fait passer successivement différents réactifs et sol- vants à travers la colonne garnie, sous la forme gazeuse ou liquide, pour produire les réactions de dégradation désirées, Le débit des réactifs et solvants envoyés à la colonne est ré- glé par un distributeur rotatif travaillant face contre face et à dix positions. Malheureusement, les dispositifs des brevets Gilbert et Dreyer ne fournissent pas un environnement suffisamment exempt de contamination pour permettre d'obtenir des résultats acceptables sur un grand nombre de cycles de dégradation. Il est difficile, par exemple, de laver efficacement l'échantil- lon de protéine ou de peptide dans les dispositifs de ces deux 249o505 brevets. Le procédé Gilbert de lavage de l'échantillon qui consiste à faire condenser un solvant sur cet échantillon jusqu'à ce que le solvant s'égoutte de l'échantillon tendrait à laisser des traces des divers produits de la réaction sur l'échantillon, en contaminant les réactions chimiques suivan- tes. De même, le garnissage utilisé pour retenir l'échantil- lon dans la colonne de réaction du brevet Dreyer est diffi- cile à laver parce que, si l'on veut éviter la contamination, il faut que les divers produits chimiques traversent entière- ment ce garnissage et soient entièrement évacués de la colon- ne. Ceci n'est pas facile à réaliser, même en utilisant de grandes quantités de solvants, parce que le solvant tend à passer par les espaces situés entre les perles plut8t qu'à passer à travers les petits pores intérieurs des perles, pores dans lesquels est rassemblée la plus grande partie de l'échan- tillon de protéine. Les conduits d'arrivée de fluides et les robinets ou distributeurs des dispositifs de ces deux brevets sont également difficiles à évacuer entièrement et tendent à retenir des résidus chimiques qui peuvent contaminer les pro- cessus chimiques qu'on désire faire intervenir dans les cycles de réaction suivants. Les perles de verre ou de matière plastique utilisées comme garnissage dans la colonne du brevet Dreyer ont égale- ment tendance à se désagréger au bout d'un certain nombre de cycles de dégradation, de sorte qu'elles colmatent le circuit au point de faire obstacle au passage des fluides à travers l'appareil. Il est donc pratiquement impossible de laver l'ap- pareil entre les cycles successifs et les processus chimiques qui se déroulent dans la colonne et sont ainsi contaminés sans espoir de récupération. Les effets de contamination résultant des différents facteurs décrits plus haut s'ajoutent les uns aux autres, a- vec un effet cumulatif, sur la durée d'un processus de dégra- dation séquencée. L'échantillon et les réactifs contenus dans la cellule de réaction deviennent donc de plus en plus conta- minés, en gênant ainsi les réactions de couplage et de cliva- ge désirées et en provoquant la production d'un grand nombre de réactions indésirables. Le rendement obtenu de chaque cy- cle complet de l'appareil est donc réduit et toute une série de contaminants sont introduits dans les fractions. Le rendement est encore diminué par la perte directe de matière de l'échantillon d e à des raisons diverses, y compris la désagrégation du garnissage, la solubilité de leeé chantillon dans les solvants de lavage et la mediocrizté des liaisons de sorption établies entre le garnissage et l'échan- tilion. Ces effets peuvent certes 9tre négligés dans certains cas, o l'on dispose de grandes quantités de l'échantillon de protéine ou de peptide ou encore!orsque la chaîne comporte un nombre d'unités relativement petit, ais ils sont désas- treux dans les cas o la chaune comprend un très grand nombre d'unités ou encore lorsqu'on ne dispose que de très petites quantités de la protéine ou du peptide particuliers à étudier. On est en présence de ces deux circonstances dans le cas de l'interféron, petite protéine qui est produite dans les cel- lules humaines en réponse à certaines infections virales. De- puis quelque temps l'interféron suscite un grand intérêt dans le domaine de la médecine clinique parce qu'il semble pouvoir être un agent efficace pour arrêter les infections virales et qu'il parait porteur de très grands espoirs en qualité de ré- actif anti-cancer. L'interféron n'est produit et par conse- quent disponible qu'en très petites quantités. Actuellement la totalité de la production mondiale de deux types d'inter- féron humains provient des centres mondiaux relativement peu nombreux, qui ont accès à de grandes quantités de globules blancs du sang humain (interféron leucocytaires) ou de cer- taines cellules humaines en culture tissulaire (interféron fibroblastique). Cette limitation de la capacité de produc- tion d'interféron, rendait jusqu'a présent difficile l'exécu- tion d'études cliniques bien contr8lées et d'analyses fonda- mentales portant sur le mode d'action de cette molécule. Pour compliquer encore le tableau l'interféron est composé d'une chaêne d'environ 150 unités d'acides aminés qu'il est néces- saire de cliver individuellement de la chaîne pour les analy- ser. Les pertes par contamination-des types décrits plus haut peuvent rendre le fractionnement séquence impossible au-delà des quelques premières unités d'acides aminés de 1tinterféron parce qu'on ne dispose que de très petites quantités de la protéine. Au-delà des quelques premiers cycles de clivage, le petit échantillon peut 9tre contaminé à un point tel qu'il n'est plus possible d'obtenir des résultats positifs. Le dispositif antérieur le plus élaboré qui soit connu de la Demanderesse, pour la conversion des diverses thiazoli- nones clivées de l'échantillon en les phénylthiohydantoines plus stables est le récipient de conversion décrit dans les articles de WittmannLiebold précités, modifié comme indiqué dans la demande de brevet Hunkapiller et Hood. Toutefois, le demandeur a constaté que ce récipient est affecté de l'incon- vénient consistant en ce que ses parois internes ne sont pas efficacement lavées lorsque les réactifs et solvants sont in- troduits par le tube capillaire approprié. On a suggéré la possibilité d'introduire les réactifs et solvants avec un cou- rant de gaz inerte pour laver les parois du récipient en pro- jetant le liquide sur les parois mais cette technique se tra- duit par un débit erratique de liquide vers le récipient et rend très difficile le réglage du volume de liquide introduit. Le Demandeur a également constaté que, lorsqu'on réduit considérablement la dimension du récipient de conversion de la technique antérieure de manière qu'il contienne de plus petits volumes de liquides, il est difficile d'obtenir le de- gré optimal de dispersion des bulles de gaz inertes dans le contenu liquide du récipient pour agiter le contenu pendant la réaction de conversion et pour faire évaporer les consti- tuants semi-volatils du contenu. Le gaz inerte introduit pour celà à la base du récipient tend à monter à la surface du li- quide en bulles relativement grosses qui n'agitent pas uni- formément le liquide et, au contraire, provoquent des projec- tions de liquide sur le haut du récipient. C'est pourquoi, dans de nombreuses applications, il est souhaitable de fournir un appareil pour l'exécution des pro- cessus chimiques tels que le fractionnemrLnt séquence des pro- téines et peptides, qui travaille efficacement et avec le mini- mum de contamination de l'appareil de manière à permettre de réaliser avec succès le nombre mmdmum de cycles de fraction- nement séquencé avec une très petite quantité de l'échantil- Ion. En bref, l'invention comprend un dispositif formant chambre qui présente une surface interne délimitant une cham- bre de réaction, la chambre étant munie de moyens d'entrée et de moyens de sortie qui permettent de faire circuler des flui- des à travers cette chambre dans un co2rant sous pression, et une matrice solide qui est perméable par diffusion à une sé- rie de fluides et qui est logée dans la chambre de telle ma- nière qu'un échantillon noyé dans cette matrice soit immobi- lisé et exposé à chacun des fluides que l'on fait passer dans la chambre pour une interaction chimique avec ces fluides. Ce dispositif formant cha"brepeut comprendre une sur- face qui supporte la matrice solide sous la forme d'une pel- licule mince déposée sur cette surface et la matrice peut com- prendre un sel polymère d'ammonium quaternaire, tel que le polyméthylbromure de 1 5-diméthyll, 5-diazaundécaméthylène ou le poly(chlorure de NN-diméthyl-3.5-diméthylène pipéridi- nium). Cette surface peut etre constituée par la totalité ou par une partie de la paroi interne du dispositif formant cham- bre ou encore elle peut 9tre constituée par des moyens en for- me de feuille poreuse qui s'étendent à peu près transversale- ment en travers de la chambre et se laissent traverser par les fluides. Ces moyens peuvent comprendre une feuille faite de fibres de verre. il Le dispositif formant chambre peut comprendre une pai- re d'éléments de chambre accouplés face contre face qui pos- sèdent respectivement une première et une deuxième cavités formées sur leurs surfaces de jonction opposées, la première et la deuxième cavités étant alignées l'une sur l'autre pour former la chambre de réaction. La première et la deuxième ca- vités peuvent se rétrécir progressivement dans les directions qui s'éloignent des surfaces de jonction jusqu'à des points o elles communiquent respectivement avec les moyens d'entrée et avec les moyens de sortie. Les moyens en forme de feuille poreuse éventuellement utilisés sont logés dans un évidement ménagé dans au moins l'une des surfaces de jonction de maniè- re à être retenus dans la chambre dans une orientation dans laquelle ils séparent pratiquement la première cavité de la deuxième cavité. Le dispositif formant chambre peut être muni d'au moins une feuille d'une matière souple serrée entre les surfaces de jonction, dans une disposition établissant un joint étanche, ladite matière souple étant perméable aux flui- des. Au moins l'un des éléments de chambre peut alors compor- ter une partie en relief formée sur l'une desdites surfaces de jonction et qui entoure la cavité de cet élément pour com- primer la feuille de matière souple contre la surface de jonc- tion de l'autre élément de chambre et, de cette façon, renfor- cer l'étanchéité du joint. Les moyens d'entrée et de sortie peuvent comprendre deux passages capillaires qui traversent respectivement les deux éléments de chambre et communiquent à leurs extrémités intérieures avec la chambre de réaction de part et d'autre de la feuille poreuse. Les capillaires peuvent être coaxiaux à la chambre de réaction et s'étendre à partir de cette cham- bre jusqu'à des orifices capillaires extérieurs situés au ni- veau de surfaces externes à peu près plates des éléments de chambre. Les moyens servant à faire passer successivement plu- sieurs fluides à travers la chambre peuvent comprendre un bloc distributeur comprenant une série de zones d'obturation a peu près plates sur la surfaces le bloc distributeur présen- tant un passage primaire continu qui s'étend entre ses deux extrémités et communique à travers des ouvertures p imaires avec chacune des zones d'obturation et une série de passages secondaires dont chacun communique par une ouverture secondai- re avec l'une des zones d'obturation ainsi qu'une série de membranes élastiques, a peu près imperméables, qui couvrent respectivement les zones duobturation, chacune des membranes pouvant tre manoeuvrée entre un premier état ou état de fer- * meture, dans lequel elle.est appliquee a force contre l'une des zones d'obturation pour fermer les ouvertures primaires et secondaires communiquant avec cette zone et un deuxième é- tat dans lequel elle est écartée de la zone pour établir un passage d'écoulement du fluide entre l'orifice primaire et l'orifice secondaire sur l'exteérieur du bloc distributeur, de sorte que l'écoulement du fluide entre le passage primaire et le passage secondaire peut ainsi être commandé sélective- ment. Les moyens de raccordement peuvent comprendre au moins une bague conique (dans le présent mémoire on utilisera le terme "conique" pour désigner une forme conique ou jeu co- nique) montée à glissement sans jeu sur un élément de tube et poussée contre une cavité conique dont la pente est diffé- rente, ménagée dans le bloc distributeur et qui communique avec l'un des passages de ce bloc de sorte qu'une force diri- gée vers l'intérieur appliquée à la bague se trouve concen- trée sur une surface de contact relativement petite entre la bague et la cavité pour établir un joint étanche aux fluides entre ces deux éleémentso La cavité possède de preférence un plus grand angle de cane que la bague. Les moyens de raccor- dement peuvent également comprendre un raccord prévu à une extrémité du passage primaire pour raccorder le passage pri- maire a une autre partie de l'appareil de sorte que le passa- ge primaire joue le rôle d'un collecteur qui peut être lavé par un courant de fluide entre le raccord et le passage secon- daire le plus éloigné du raccord. Le passage primaire peut comprendre une série de passages rectilignes disposés bout à bout pour former un conduit ayant une configuration en dents de scie et qui communique avec les différentes zones d'obtu- ration à une sur deux de ses intersections. Ltappareil peut comprendre un récipient de conversion muni de plusieurs tubes capillaires qui pénètrent dans son volume interne pour permettre d'introduire et d'extraire di- vers fluides, au moins l'un des tubes capillaires ayant une extrémité intérieure à laquelle la lumière est fermée et qui est munie de plusieurs orifices étranglés espacés dans une disposition rayonnante de manière que le passage des fluides dans le tube capillaire produise un jet divisé projeté sur les surfaces internes du récipient pour laver ses surfaces. Un tube capillaire qui se termine en un point adjacent au fond du flacon peut également posséder une extrémité fermée, avec plusieurs orifices étranglés espacés dans une disposi- tion radiale, adjacents à cette extrémité, de manière que le passage d'un gaz vers l'intérieur à travers le tube capillai- re produise un grand nombre de petites bulles qui agitent tout liquide contenu dans le récipient et accélèrent le sé- chage de ce liquide. Dans le procédé suivant ltinvention pour l'exécution séquentielle de processus chimiques sur un échantillon d'une matière chimique on noie l'échantillon dans une matrice soli- de qui est perméable par diffusion a une série de fluides, on enferme la matrice solide dans une chambre fermée qui possède une entrée et une sortie et on fait passer successivement les fluides de ladite série de fluides à travers la chambre sous la forme d'un courant sous pression, de l'entrée de la cham- bre à la sortie de celle-ci, de sorte que l'échantillon est ainsi exposé à l'action de chacun des fluides, l'échantillon étant ainsi immobilisé une interaction chimique entre l'échan- tillon et les-fluides étant réalisée. La matrice solide peut être portée sur les parois internes de la chambre fermée sous la forme d'une pellicule mince. En variante, cette matrice solide peut 9tre portée sur une feuille poreuse qui s'étend a peu près transversalement en travers de la chambre en un emplacement compris entre l'entrée et la sortie de manière que le fluide qui passe de l'entrée vers la sortie soit con- traint de traverser la feuille. Le stade de noyage de l'- chantillon dans une matrice solide peut comprendre les phases consistant à déposer la matrice solide sur une surface porteu- se sous la forme d'une pellicule mince et à déposer ensuite une solution contenant l'échantillon sur la pellicule de ma- nière que la solution d'échantillon dissolve la matrice. En- suite, on évapore les liquides de la solution en laissant ain- si une pellicule dans laquelle léchantillon est noyé. Un but de l'invention est de fournir un appareil et un procédé pour l'exécution séquentielle de plusieurs processus chimiques sur un échantillon d'une matière chimique avec le minimum de perte de matière de l'échantillon et le minimum de contamination de l'ensemble. Un autre but de l'invention est de créer un appareil et un procédé économiques pour l'exécution séquentielle de processus chimiques sur un échantillon de très petites dimen- sions grâce à la possibilité d'utiliser des quantités minimes de réactifs et de solvants. Un autre but de l'invention est de créer un appareil et un procédé perfectionnés pour ilexécution séquentielle de processus chimiques présentant une durée de cycle très courte. Un autre but de l'invention est de créer un appareil et un procédé perfectionnés destinés à l exéecution séquentiel- le de plusieurs processus chimiques sur un échantillon, grace auxquels l'échantillon est lavé plus efficacement entre les cycles successifs. L'appareil et le procédé suivant l'invention résolvent un certain nombre de problèmes des appareils de fractiomnne- ment séquence de la technique antérieure en immobilisant l'é- chantillon de protéine ou de peptide dans une matrice solide réalisée sous la forme-d'une pellicule mince qui est perméa- ble par diffusion aux réactifs et aux solvants utilisés dans le processus de dégradation. On évite de cette façon d'avoir à résoudre le difficile problème consistant à obtenir une liai- son covalente complète qui constitue le problème des pertes de matière de l'échantillon auquel on se heurte lorsque l'échan- tillon est directement adsorbé sur une surface porteuse et est entièrement exposé aux forces de cisaillement mécaniques exercées par la phase liquide mobile. L'échantillon est soli- dement retenu en position par la matrice tandis que les ré- actifs, solvants et dérivés d'amino-acides présents en petites quantités sont capables de diffuser à travers la matrice, en se dissolvant effectivement dans la matrice à une concentra- tion suffisante pour effectuer les diverses phases du proces- sus de dégradation. La matrice solide retient l'échantillon suffisamment efficacement pendant l'exposition de ce dernier aux réactifs gazeux pour qu'on puisse utiliser pratiquement n'importe quelle forme de surface porteuse d'échantillon sans subir de perte de matière de l'échantillon. Les parois inter- nes de la chambre de réaction peuvent constituer elles-mêmes une surface porteuse suffisante. Une surface porteuse qui facilite considérablement le lavage total du circuit est une feuille poreuse faite de fi- bres de verre qui se recouvrent mutuellement et qui s'étend transversalement en travers d'une chambre de réaction à écou- lement traversant. La porosité est assurée par les espaces compris entre les fibres. Cette structure possède une surface totale relativement grande avec une dimension minimale dans le sens de l'écoulement des fluides. La matrice solide forme une pellicule mince sur les surfaces des fibres, en permet- tant ainsi aux réactifs et solvants de diffuser facilement dans la pellicule pour agir sur l'échantillon noyé dans cette pellicule. Ceci permet d'effectuer les processus chimiques et les cycles de lavage sur l'échantillon avec une quantité mi- nime de réactifs et de solvants et également dans un temps re- lativement court. Les réactifs et solvants, dont certains se présentent sous la forme d'un gaz ou d'une vapeur traversent la pellicule mince par perméabilité potur entrer en contact avec l'échantillon et agir sur ce dernier d'une façon aussi complète et efficace que possibleo Le profil relativement mince de la feuille poreuse qui est décrite dans le present mémoire renforce encore!laptitude de l'échantillon à etre entièrement débarrassé par lavage des restes de réactifs et produits de réaction à l'aide d'une quan- tité de solvant relativement faibleo Pour évacuer les reactifs et produits de réaction de l'ensemble, le solvant a seulement à les déplacer sur une distance relativement courte au-delà de la surface de la feuille0 A partir d'un point situé à lVexe térieur de la surface de la feuilles ces réactifs et produits de réaction peuvent être facilement évacués de la chambre pour laisser l'échantillon en bon état pour la phase de réaction suivante. Non seulement la faible consorvation de solvant re- présente une économie sur le coêt du solvant mais en outre elle réduit la tendance de ltéchantillon à ttre élimineé de la chambre de réaction par lavage et ainsi perdu. L'utilisation de réactifs sous la forme de gaz ou de vapeurs contribue éga- lement à exposer entièrement l'échantillon au contact des ré- actifs, en réduisant la quantité de réactifs nécessaire. La faible consommation de réactifs est importante parce que les réactifs utilisés dans la technique de dégradation Edman doi- vent être extrêmement exempts de contamination et queils sont de ce fait très co teux. Par ailleurs, l'échantillon et la matrice solide qui le contient ne sont pas dissous par les réactifs gazeux, ce qui élimine le problème de la perte de matière de l'échantillon résultant de la séparation entre 1'é- chantillon et la surface porteuse. La chambre de réaction suivant l'invention est cons- truite de manière à permettre aux réactifs gazeux, aussi bien que liquides, de traverser la feuille poreuse qui porte 1'é- chantillon sans permettre que l'échantillon soit contaminé par des impuretés extérieures ou des produits chimiques transfé- rés d'une phase ou d'un cycle de réaction à une autre ou à un autre. Les éléments de la chambre qui sont en butée l'un contre l'autre se combinent de cette façon pour former une chambre de réaction de petit volume qui est composée d'une première et d'une deuxième cavités respectivement situées de part et d'autre de la feuille poreuse. Deux passages capil- laires qui s'étendent l'un à l'opposé de l'autre respective- ment à travers les deux éléments de la chambre, en prenant naissance sur la chambre elle-m9me, permettent de faire pas- ser plusieurs fluides, sous la forme gazeuse ou liquide, en un courant sous pression à travers la chambre et sur la ma- trice porte-échantillon. Le faible volume de la chambre et des passages réduit à une valeur minime les volumes de réac- tifs et de solvants nécessaires et facilite le séchage de l'en- semble par dépression entre les cycles successifs. Les deux é- léments de la chambre sont assemblés à joint étanche au ni- veau de leurs surfaces accouplées, en s'appliquant contre une feuille d'une matière souple ou compressible serrée entre les surfaces accouplées. Cette matière souple est perméable à la série de fluides que l'on fait passer à travers la chambre et, en fait elle améliore l'écoulement des gaz à travers la cham- bre en dispersant les gaz de manière qu'ils entrent en contact plus uniforme avec la feuille poreuse. Une variante de réalisation de la chambre de réaction est constituée par un tube capillaire unique ou par un unique passage du type capillaire portant une matrice solide réali- sée sous la forme d'une pellicule mince qui est déposée sur sa surface interne ou dans sa lumière. L'échantillon de pro- téine ou de peptide est noyé dans la matrice, comme dans le cas de la matière poreuse et on fait passer les réactifs et solvants successivement dans le tube pour qu'ils agissent sur l'échantillon. La structure de chambre décrite plus haut peut 9tre utilisée pour cette application sans l'élément constitué par la feuille poreuse. La matrice contenant l'échantillon est alors déposée sur les surfaces de la première et de la. deuxième cavités. De même la surface supportant la matrice so- lide peut éttre construite pratiquement de n'importe quelle fa- çon qui permette de faire passer sur la matrice les fluides constituant les réactifs et les solvants. Les nouveaux distributeurs utilisés suivant l'inven- tion pour commander l'écoulement des fluides en direction et, et en provenance de, la chambre ou du flacon de conversion sont spécialement construits pour éliminer la contamination réciproque des fluides. Chacun des distributeurs forme une interface entre un conduit unique et plusieurs autres conduits, pour permettre de relier sélectivement ledit conduit unique à chacun des autres. Le conduit unique est mis en communication avec une extrémité du passage primxaire du bloc distributeur tandis que chacun des autres conduits est relié à l'un des pas- sages secondaires. Dans la position normale fermée, chacune des membranes sui couvrent les différentes zones d'obturation est appliquéepar une pression gazeuse contre la surface du bloc pour s'opposer à la communication entre le passage pri- maire et le passage secondaire qui mânent à la zone d'obtura- tion particulière considérée. On peut établir sélectivement une communication pour le passage du fluide entre ledit con- duit unique et les autres conduits en transmettant une dépres- sion à une ou plusieurs des membranes de manière à écarter les membranes des zones d'obturation et à permettre aux flui- des de passer sur la surface du bloc distributeur qui est si- tuée entre les ouvertures donnant respectivement sur les pas- sages. Le passage secondaire qui mène à la zone d'obturation située à la fin du passage primaire peut tre raccordé à une source de fluide de balayage sous pression, par exemple à une source de gaz inerte, pour assurer la transmission de chaque fluide à travers le distributeur. De cette façon, lorsqu'un réactif ou solvant particulier a été introduit dans la cham- bre de réaction, par application d'une dépression à la mem- brane correspondante, on ouvre la membrane située à la fin du passage primaire pour parachever la distribution en chassant vers la chambre le réactif ou solvant qui reste éventuelle- ment dans le passage primaire. Ceci est rendu possible par la continuité du passage primaire et se traduit par le fait que le collecteur formé par ce passage peut Atre purgé d'un réac- tif ou solvant particulier avant que la fourniture du réac- tif ou solvant suivant ne commence. Dans le cas du distribu- teur situé à. la sortie de la chambre de réaction, le passage primaire est relié à la sortie tandis que les passages secon- daires sont reliés respectivement au récipient de conversion, au vide et à l'tvacuation. La continuité du passage primaire permet d'évacuer totalement ce passage et supprime pratique- ment tout risque de retenir des substances semi-volatiles dans ce passage entre les cycles successifs. Il va de soi que la configuration "en dents de scie" des passages primaires de distribution qui est décrite dans le présent mémoire a déjà été utilisée antérieurement dans des distributeurs appartenant à des domaines autres que celui des appareils de fractionnement séquence. Toutefois, les dis- tributeurs à conduits en dents de scie de la technique anté- rieure comprenaient une série de blocs individuels montés contre des zones d'obturation sur un bloc principal de maniè- re à coulisser alternativement entre des positions d'établis- sement et de suppression de la communication avec des passa- ges ménagés dans le bloc principal. Les blocs coulissants ten- dent à s'user en donnant lieu à des fuites sur l'atmosphère et entre un passage et les autres. Les nouveaux distributeurs décrits dans le présent mémoire résolvent le problème de l'u- sure en combinant le collecteur en dents de scie de la tech- nique antérieure avec une série de membranes pour établir et interrompre l'écoulement entre des paires d'ouvertures qui communiquent respectivement avec les différents passages. Les membranes peuvent être faites de matériaux pratiquement iner- tes tels que les polymères de carbures fluorés qu'on peut se procurer dans le commerce et qui sont capables de travailler indéfiniment sans détérioration. En outre, les moyens utilisés dans la technique antérieure pour relier les passages de dis- tribution à des conduits extérieurs tendent à produire une pression excessive sur les c8tés du bloc distributeur, en fa- vorisant ainsi une déformation de la surface de fermeture su- périeure du bloc distributeur et la perte de l'aptitude de cette surface à établir un joint étanche. En particulier, les distributeurs en dents de scie de la technique antérieure re- lient les conduits extérieurs aux passages de distribution en comprimant des surfaces de collerette pratiquement planes com- binées aux divers conduits contre les c8tés du bloc distribu- teur pour produire une série de joints entre des paires de sur- faces plates. Etant donné que chacun de ces composants est fait d'une matière telle que les polymères de carbures fluo- rés sont très difficiles à usiner avec précision, on doit appliquer une pression considérable pour conformer les surfa- ces de joint étanche respectives les unes aux autres et former les joints étanches nécessaires. La pression est supportée par le bloc distributeur, ce qui détermine une déformation de sa surface de portée étanche supérieure. Les distributeurs suivant l'invention comprennent une série de bagues coniques qui se logent partiellement dans des cavités possédant une pente de c8ne différente et ménagées dans le bloc distributeur pour établir un joint étanche sans appliquer une pression excessive au bloc distributeur. Une force de fermeture étanche relativement faible est concentrée sur une certaine partie de la bague pour appliquer la bague de manière étanche contre la cavité conique correspondante sans déformer le bloc. La présence d'interfaces formées aux extrémités oppo- sées des bagues entre des surfaces qui présentent des angles de cone différents améliore encore la qualité des joints é- tanches obtenus. On prévoit de préférence des interfaces de ce type entre surfaces d'angles de cône différents sur les deux côtés opposés de chaque bague afin d' obtenir des caractéristi- ques d'étanchéité optimales. Le récipient de conversion suivant l'invention permet d'introduire les réactifs et solvants sous la forme de jets divisés qui frappent les surfaces internes du récipient pour enlever par lavage les produits chimiques qui peuvent s'être condensés ou avoir été projetés sur ces surfaces en les en- tramnant vers le bas des parois et en leur faisant atteindre la masse de liquide contenue dans le récipient. On élimine de cette façon une importante source de contamination trans- versale du circuit entre les cycles successifs. Le récipient de conversion permet également de faire passer des gaz de bas en haut dans la masse de liquide sous la forme de petites bulles qui agitent uniformément le liquide et aident à provo- quer l'évaporation des constituants semi-volatils de ce liqui- de sans provoquer la perte excessive de matière de l'échantil- lon qui résulterait d'un barbotage excessivement énergique et des projections. Ceci favorise l'élimination rapide et douce du liquide des dérivés d'acides aminés fragiles. Le solvant utilisé pour acheminer les dérivés d'acides aminés au réci- pient de conversion peuvent de cette façon être éliminés dans un temps beaucoup plus court que dans le brevet Wittmann-Lie- bold précité (1 ou 2 minutes contre 5 à 10 minutes) et à une température plus basse (40 à 50 OC contre 50 à 80 0C). Ceci améliore considérablement les rendements en les dérivés d'aci- des aminés les plus instables tels que les dérivés de serine, de thréonine, d'histidine, d'arginine et de tryptophane. Les réactifs utilisés dans le récipient de conversion peuvent ê- tre éliminés par une combinaison de fins courants de bulles de gaz inertes et d'un vide peu poussé, en un temps de 3 à 5 minutes, contre les 30 à 50 minutes qui étaient nécessaires dans le cas du brevet Wittmann- Liebold. Dans le procédé du brevet Wittmann-Liebold, l'évaporation du réactif doit obli- gatoirement commencer aussit8t après son introduction sur le résidu d'acides aminés contenu dans le récipient de conver- sion, afin de satisfaire la condition consistant en ce que le temps total du cycle du récipient de conversion ne doit pas être supérieur au temps total du cycle de la chambre de réac- tion primaire. Etant donné que le constituant acide du réac- tif de conversion, qui est l'acide trifluoroacétique ou l'a- cide chlorhydrique, est beaucoup plus volatil que l'eau dans lequel il est dissous, le constituant acide tend à être éli- miné précocement dans le processus d'évaporation de Wittmann- Liebold, en laissant le dérivé d'acide aminé dans une solu- tion aqueuse pendant une partie importante de la phase de conversion. Ceci entraîne une conversion incomplète des déri- vés de glycine et de praline et la décomposition de certains autres dérivés. Dans l'appareil de conversion suivant l'in- vention, le réactif de conversion peut être laissé en contact avec les dérivés dtacides aminés pendant un temps suffisant pour obtenir une conversion complète, plus précisément pendant à 40 minutes et il peut ensuite âtre évaporé rapidement, en 3 à 5 minutes, sans donner lieu à des projections d'échan- tillon sur toute la surface interne du récipient de conver- sion. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront au cours de la description qui va suivre. Aux dessins annexés, donnés uniquement à titre d'exemple, - la Fig. 1 est une vue en perspective d'un appareil construit suivant l'invention; - la Fig. 2 est une vue en plan de l'appareil de la Fig. 1; - la Fig. 3 est un schéma de l'appareil de la Fig. l; - la Fig. 4 est une vue en perspective éclatée et à plus grande échelle d'un ensemble de chambre de réaction cons- truit conformément à l'invention; - la Fig. 5 est une vue en coupe verticale à grande échelle prise suivant la ligne 5-5 de la Fig. 4; - la Fig. 6A est une coupe transversale à échelle en- core plus grande de la chambre de réaction représentée sur la Fig. 5; - la Fig. 6B est une vue coupe transversale d'une deu- xième forme de réalisation de la chambre de réaction repré- sentée sur la Fig. 5; - la Fig. 6C est une coupe de la chambre de réaction de la Fig. 6B dont on a enlevé l'élément en forme de feuille poreuse, pour l'utiliser avec une pellicule contenant l'é- chantillon, qui est appliquée contre la surface interne de cette chambre; - la Fig. 7 est une coupe verticale d'un exemple typi- que de réservoir suivant l'invention destiné à contenir un réactif ou solvant qui doit être utilisé sous la forme liqui- de; - la Fig. 8 est une coupe verticale d'un exemple ty- pique de réservoir suivant l'invention destiné à contenir un réactif qui doit être utilisé sous la forme d'un gaz ou d'une vapeur; - la Fig. 9 est une coupe verticale d'un distributeur à membranes construit conformément à l'invention pour com- mander l'écoulement des fluides en direction et, et en prove- * nance de, la chambre de réaction et du récipient de conver- sion, la vue étant prise dans une direction correspondant à la ligne 9-9 de la Fig. 11; - la Fig. 9A est une vue en coupe partielle agrandie de l'un des éléments connecteurs du distributeur représenté sur la Fig. 9; la Fig. 10 est une coupe verticale prise suivant la ligne 10-10 de la Fig. 9; - la Fig. 11 est une vue en élévation de c8té du bloc collecteur du distributeur représenté sur la Fig. 9; - la Fig. 12 est une coupe horizontale prise suivant la ligne 12-12 de la Fig. 11; - la Fig. 12A est une coupe verticale prise suivant la ligne 12A-12A de la Fig. 11; - la Fig. 13A est une coupe partielle à plus grande é- chelle de la partie d'obturation du distributeur de la Fig.9 qui montre la membrane press6e contre le bloc collecteur pour s'opposer A la transmission du fluide entre les passages dans cette zone; - la Fig0 13B.est une coupe partielle également à gran- de échelle de la partie dobturation du distributeur de lea Fig.9 qui montre la membrane écaztée du bloc collecteur pour laisser le fluide s'écouler entre les passages; - la Fig. 14 est une vue de dessus deun récipient de conversion construit conformément A l'invention; - la Fig. 15 est une coupe verticale prise suivant la ligne 15-15 de la Fig. 14 - la Fig. 16 est une coupe verticale prise suivant la ligne 16-16 de la Fig. 14; - les Fig. 17A et 171 illustrent schématiquement les deux principaux procédés utilisés dans la technique antérieu- re pour immobiliser un échantillon de protéine ou de peptide pendant sa dégradation; - la Fig. 17C illustre schématiquement l'immobilisation d'une protéine ou peptide conformément à l'invention; - la Fig. 18A est une coupe verticale partielle A gran- de échelle qui correspond à la Fig. 5 et montre une autre for- me de réalisation de ltensemble de chambre de réaction suivant l'invention; - la Fig. 18B est une coupe verticale montrant 1'élé- ment de chambre de réaction de la forme de réalisation de la Fig. 18A, qu'on a basculé sur le c6té pour déposer une matrice contenant un échantillon sur ses surfaces internes; et - la Fig. 18C est une coupe partielle, à 6chelle en- core plus grande de l'télément de chambre de la Fig. 18B, avec une pellicule contenant un échantillon appliquée sur ses sur- faces internes. Le Tableau 1 est une liste des diverses stalles exécu- tées par l'appareil suivant l'invention dans un exemple type de cycle de dégradation et de conversion. On se reportera maintenant aux dessins sur lesquels on -2490505 a représenté, sur les Fig. 1 et 2, un appareil suivant ltin- vention qui est désigné dans son ensemble par la référence 10. La machine 10 comprend une enceinte formant chambre 12, un ré- cipient de conversion 14 et un collecteur de fractions 16, chacun de ces organes étant commandé par une unité de comman- de automatique 18. Une rangée 20 de réservoirs de solvants et de réactifs sous pression sont reliés à la chambre de réac- tion 12 et au récipient de conversion 14 par l'intermédiaire d'un bloc distributeur 22 à membrane. Un deuxième bloc dis- tributeur 24 commande l'écoulement des liquides de la chambre de réaction au récipient de conversion 14 et vers d'autres points. Un troisième bloc distributeur à membrane 26 sert à relier le récipient de conversion et le collecteur de frac- tions soit à l'évacuation de déchets, soit à une source de vi- de, et à commander l'écoulement du fluide du récipient à un collecteur de fractions. Une source de gaz inerte filtré 28 alimente l'appareil en gaz inerte de haute pureté, constitué de préférence par de l'argon, pour mettre sous pression les réservoirs de sol- vants et de réactifs, purger le circuit de l'air contenant de l'oxygène et accélérer le processus d'évaporation des réac- tifs et solvants contenus dans le circuit à divers moments. Un bloc 30 de régulateurs de pression et de manomètres sert à régler individuellement la pression du gaz envoyé à chaque réservoir de solvants ou de réactifs ainsi qu'à chacun des au- tres organes de l'appareil 10. Le fonctionnement de l'appareil 10 est exposé à la Fig.3. Le dispositif 12 formant chambre est placé dans un en- vironnement chauffé 32 et, dans la forme préférée de réalisa- tion, il comprend une chambre de réaction 34 qui communique avec un passage d'entrée 36 et un passage de sortie 38 res- pectivement. Le passage d'entrée 36 peut être relié par un conduit de fluide 40 à une série de réservoirs de la rangée , plus précisément aux réservoirs de réactifs 42, 44, 46 ou 48, et aux réservoirs de solvants 50, 52 et 54. Les réser- voirs 42 à 54 sont mis sous pression par la source de pres- sion à gaz inerte 28 par l'intermédiaire d'une rangée de ré- gulateurs de pression gazeuse individuels 56 et d'électro- vannes 58. Chacun des réservoirs 42 à 54 peut également être relié, en un point situé au-dessus du niveau du fluide conte- nu dans ce réservoir, à un piège à déchets 60 par l'intermé- diaire d'une vanne individuelle 62 et d'un régulateur indivi- duel 64. Le gaz inerte introduit dans les réservoirs en pro- venance de la source 28 peut ainsi être évacué vers le piège à déchets 60, un débit réglé par les régulateurs 64. Les sorties de fluides des réservoirs 42 à 54 sont commandées in- dividuellement par des valves à membranes 66 qui communiquent avec un collecteur continu 68 lequel est raccordé au conduit de fluide 40 à une première extrémité. Le fluide débité par les réservoirs sous pression 42 à 54 peut ainsi 4tre envoyé par le conduit 40 et le passage d'entrée de chambre 36, à la chambre de réaction 34 par la manoeuvre sélective desvalves 66. Pour faciliter l'acheminenent des réactifs et solvants et pourbalayer le collecteur 68 et le conduit 40 après l'achemi- nement, on peut introduire un gaz inerte sous pression prove- nant de la source 28 dans le collecteur 68, à l'extrémité qui est à l'opposé du conduit 40, par l'intermédiaire d'un régu- lateur de pression 70 -t d'une valve à membrane 72. La manoeu- vre de la valve 72 introduit donc un gaz sous pression à ltex- trémité éloignée du collecteur 68, en chassant ainsi les ré- actifs et solvants éventuellement contenus dans ce collecteur à travers le conduit 40 et le passage 36 pour les envoyer a la chambre de réaction 34. Les sorties de fluides des réservoirs 44, 46 et 48 sont équipées de débitmètres de gaz 74 montés en série avec les régulateurs de débit 76, puisque les réactifs stockés dans ces réservoirs sont utilisés sous la forme gazeuse ou de va- peur tandis que les autres solvants ou réactifs sont utilisés sous la forme liquide. Les compteurs 74 et régulateurs de dé- bit 76 sont nécessaires pour commander avec précision le dé- bit de sortie de gaz à travers les valves 66 correspondantes. L'écoulement du fluide en provenance de la chambre de réaction 34 est commandé par les valves à membranes 78, 80 et 82, qui communiquent avec le passage de sortie 38 par l'in- termédiaire d'un collecteur continu 84. La valve 78 s'ouvre pour laisser passer le produit de réaction désiré, qui peut être par exemple l'unité d'acide aminé à N terminal d'un é- chantillon de protéine ou de peptide, au flacon de conversion 14 par le conduit 86. La valve 82 peut s'ouvrir pour relier le passage de sortie 38 au piège à déchets 60 pour l'élimina- tion des réactifs, solvants et produits de réaction indésira- bles et la valve 80 relie le passage de sortie 38 à un piège à vide 88 et à une pompe à vide 90 prévus pour faire le vide dans la chambre de réaction 34, le passage de sortie 38 et le collecteur 84. De même, le récipient de conversion 14 et le collecteur de fractions 16 peuvent être reliés au piège à déchets 60 par l'intermédiaire de vannes92 et 94 respectivement et au vide à travers les vannes 96 et 98. Les réservoirs de réactifs 100 et 101 et un réservoir de solvant 102 sont prévus pour envoyer les réactifs et le solvant au récipient de conversion 14 par un conduit 104. Les réservoirs 100, 101 et 102 sont mis sous pression par la sour- ce de gaz inerte 28 par l'intermédiaire de régulateurs de pression 106 d'électrovannes 108 et ils sont reliés au piège à déchets 60 par l'intermédiaire de vannes de purge indivi- duelles 110 et de régulateurs de débit 111. Les sorties de fluides des réservoirs 100, 101 et 102 sont reliées par des valves à membranes 112 à un collecteur continu 114 qui com- munique à une extrémité avec le conduit 104. L'écoulement du fluide des réservoirs sous pression peut donc être obtenu en ouvrant sélectivement les valves 112 pour expulser le réactif ou le solvant vers le collecteur 114. La source de gaz inerte peut être reliée par un régulateur de pression 116 et une val- ve à membrane 118 à l'extrémité du collecteur 114 qui est à l'opposé du conduit 104 pour chasser le réactif ou le solvant vers le récipient de conversion 14 en le faisant passer par le collecteur et le conduit. La source de gaz inerte 28 est également reliée au récipient de conversion par l'intermédiaire d'un régulateur de pression 120, d'une valve à membrane 122 et d'un conduit 124 et au collecteur de fractions 16 par I'intermiédiaire d'un régulateur de pression 126 et d'une vanne 128. Lorsqu'une fraction particulière a été convertie de la façon désirée dans le récipient 14, elle peut en 9tre expulsée par une pression de gaz en passant par le conduit 124 et une vanne 131 pour aboutir au collecteur de fractions 16 de manière à être stockée dans une fiole de ce collecteur. Lorsque la frac- tion a été expulsée, on peut remplir le récipient 14 de sol- vant jusquvà un niveau relativement élevé pour dissoudre les produits chimiques résiduels quail contient éventuellement. Le solvant peut ensuite etre expulsé par une pression de gaz vers le piège à déchets 60, en passant par le conduit 124 et une vanne 125, pour balayer le récipient et le préparer à recevoir le dérivé d'acide aminé suivant. Le collecteur de fractions 16 comprend essentiellement un carrousel de fioles qui est actionné par l'unité de com- mande 18 une fois à chaque cycle de l'appareil 10 de manière à placer une fiole vide en position pour recevoir la fraction suivante des unités d'acides aminés en provenance du réci- pient 14. L'unité de commande 18 est de préférence une unité en- tièrement automatisée qui commande les valves à membranes 66, 72, 78, 80, 82, 92, 94, 96, 98, 112, 118, 122, 125, 128 et 131 ainsi que les électrovannes 138, 62, 108 et 110, L'u- nité de commande 18 commande également le mécanisme qui sert à maintenir l'environnement chauffé 32 à la température dési- rée (non représenté) ainsi que le collecteur de fractions 16, la pompe à vide 90 et toute une série de capteurs répartis dans l'ensemble du circuit. Les différents régulateurs de pression de gaz et régulateurs de débit qui sont décrits plus haut sont ajustés manuellement au cours du réglage de manière a établir les pressions et débits désirés dans les conduits de fluides correspondants. S Le dispositif 12 formant chambre est représenté en dé- tails sur les Fig. 4 et 5 et il comprend une base 130 en deux parties qui supporte un manchon 132 contenant un premier et un deuxième éléments de chambre, 134 et 136 respectivement. Le manchon 132 est muni d'une partie cylindrique élargie 138 centrée sur l'axe du manchon et qui se loge sans jeu dans une cavité cylindrique 140 à la base 130. La partie cylindrique 138 est tenue en position par une bague de retenue 142 qui est vissée sur la base 130. Les éléments 134 et 136 de la chambre sont des éléments cylindriques en verre qui présentent des surfaces de jonction opposées 144 et 146 respectivement et sont montés sans jeu dans l'alignement axial à l'intérieur du manchon 132. Les passages d'entrée et de sortie 36 et 38 décrits plus haut traversent axialement les éléments 134 et 136 de la chambre respective- ment et sont de préférence des passages capillaires ayant un diamètre de l'ordre de 1 mm. Les extrémités axialement exter- nes 48 et 150 des éléments 134 et 136 respectivement de la chambre sont généralement plates et en butée contre deux ron- delles minces et élastiques faites d'une matière pratiquement inerte, pour donner aux éléments de chambre une suspension élastique dans la direction axiale par rapport au manchon 132. Une rondelle métallique 154 placée au-dessus de la rondelle élastique supérieure 152 est munie d'oreilles de blocage op- posées 156 destinées à s'engager dans des fentes 158 de l'ex- trémité supérieure du manchon 132. La rondelle métallique 154 est tenue en position par un capuchon 160 qui est vissé sur l'extrémité supérieure du manchon 132 de manière à tenir les éléments de chambre en place sans jeu par rapport au manchon. La prise entre les oreilles 156 et les fentes 158 empêche la rondelle 154 de tourner pendant qu'on monte le capuchon, ce qui évite que le capuchon n'endommage l'ensemble en faisant tourner les éléments de chambre. Le conduit de fluide 50 est muni d'une extrémité inférieure 162 évasée qui bute contre l'extrémité extérieure 148 de l'élément 134 de la chambre, de sorte que la lumière du conduit 40 communique ainsi avec le passage d'entrée 36. Le conduit 40 porte une rondelle de butée 164 et un raccord 166 qui est vissé axialement dans le capuchon 160 pour appliquer l'extrémité évasée 162 à force contre l'élément 134 de la chambre de manière étanche. Le con- duit 40 peut Otre fait de n'importe quelle matière élastique à peu près inerte telle que les polymères de carbures fluores qu'on trouve dans le commerce. L'alignement entre la lumière du conduit 40 et le passage d'entrée 36 est assuré par le montage de précision des divers organes assemblés autour d'un axe commun. Le passage de sortie 38 est mis en communication avec le collecteur continu 84 qui a été décrit plus haut par une masse 172 de matière à peu près inerte qui est logée dans un manchon en acier 174. Le manchon 174 présente une surface ex- terne lisse qui se loge dans des trous axiaux alignés 176 et 178 de la partie cylindrique renflée 138 et de la base 130 respectivement. La masse 172 est prolongée axîalement dans les deux sens au-delà du manchon en acier 174 pour s'appuyer sur l'extrémité externe 150 du deuxième élément 136 de la chambre et s'appuyer dans une cavité conique 180 d'un distri- buteur 182 qui définit le collecteur 84. Un passage axial 184 ménagé dans la masse 172 est exactement aligné sur le passage de sortie 138 et une extrémité du collecteur 84 pour former un passage capillaire continu unique reliant l'élément 136 de la chambre au bloc distributeur 182. Comme dans le cas du conduit 140 qui a été décrit plus haut, le montage de préci- sion des organes correspondants autour d'un axe commun assure la précision de l'alignement des divers passages et la forma- tion de joints entièrement étanches à leurs jonctions. Le dis- positif 12 peut facilement être démonté et remonté en un temps très court sans compromettre l'alignement des divers passages ni l'intégrité des divers joints. Le bloc distributeur 182 est d'une construction nouvel- le qui sera décrite en détails en regard des Fig. 9 à 13. A ce stade de l'exposé, il suffira de noter que des parties des valves 78, 80 et 82 sont incluses dans le bloc distributeur 182 pour commander la sortie de fluide du dispositif 12. Ainsi qu'on le voit clairement sur la Fig. 6A, la cham- bre 34 est formée par des cavités alignées 186 et 188 ména- gées dans les surfaces de jonction opposées 144 et 146 respec- tivement des deux éléments de chambre. Les deux cavités sont disposées coaxialement aux passages d'entrée et de sortie 36 et 38 et sont de préférence de section circulaire, de sorte qu'elles forment un passage àsymétrie axiale pour le fluide qui s'écoule du passage d'entrée vers le passage de sortie. Un élément 190 en forme de feuille poreuse s'étend transver- salement en travers de la chambre de réaction 34 et peut être logé au moins partiellement dans un évidement 192 de la ca- vité 186. L'élément du type feuille poreuse 190 sépare ainsi le passage d'entrée 36 du passage de sortie 38 de sorte que les fluides qui circulent de l'un à l'autre de ces passages doivent obligatoirement traverser cet élément. Cet élément est de préférence constitué par une feuille ou unenatte faite d'une matière fibreuse comprimée telle que le verre. Les filtres en fibres de verre qu'on peut trouver dans le commerce sont appropriés pour cette application et ils pos- sèdent une haute résistance à la décomposition et aux autres détériorations en cours d'utilisation. On a constaté qu'une feuille poreuse de ce type présente une surface relativement grande pour supporter une pellicule mince dans laquelle on peut noyer un échantillon de protéine ou de peptide. Si la pellicule est faite d'une matière perméable aux fluides, c'est-à-dire d'une matière qui laisse les liquides et les gaz diffuser dans sa masse, cette matière peut former une matrice solide qui est capable de retenir solidement l:échantillon mais permet l'interaction chimique entre les r'actifs et sol- vants et l'échantillon. Les sels polymères d2ammonium quater- naire tels que le polym6thylbromure de l,5-dim&thyl-l,5-dia- zaund6caméthyl-ne et le poly (chlorure de NN-dmxechy!-3,5- diméthylène pipôridinium) sont idéalement appropriés pour cet- te application. Ils permettent la diffusion des fluides, sont insolubles dans les solvants utilisés et sont chimiquement stables vis-à-vis des réactifs et des solvants. En outre, ils forment une pellicule coherente et portent une charge positi- ve qui leur permet de former une liaison ionique avec la sur- face porteuse en verre. Les différences fondamentales qui distinguent les for- mes d'organes de retenue des échantillons utilisés dans les appareils de fzticnnement séquencé de la technique antérieu- re de ceux de la présente- invention seront dScrites très clai- rement en regard des Fig. 17A, 17B et 17C. Les Fig0 17A et 17 illustrent schématiquement les deux: procédés les plus com- muns qui étaient utilis6s dans la technique anterieure pour immobiliser un échantillon 300 de protéine ou de peptide par rapport A une surface porteuse dféchantillon 302 ou 304. La Fig. 17A illustre le cas dans lequel l'échantillon est lié chimiquement a une surface porteuse 302 en verre par des liaisons covalentes 306. Par exemple, la surface 302 peut tetre sp&cialement traitée de manière que certains des sites de silice du verre portent des groupes 308 amino fonctionnels destinés à réagir avec les groupes carboxyle 310 de la cha ne de l'&chantillono Dans des conditions appropriées, certains des groupes 308 et 310 réagissent entre eux, en laissant ainsi l'échantillon fixé au verre par des liaisons covalentes et en libérant un certain nombre de molécules dteau. Les liaisons de ce type sont très fortes et une ou deux de ces liaisons par molécule sont suffisantes pour maintenir l'6chantillon en place. Toutefois, la liaison covalente est'difficile à réaliser dans le cas des 6chantillons des types protéines et peptides. Par ailleurs, les liaisons covalentes tiennent la chaine par l'intermédiaire d'un très petit nombre d'unités isolées de cette chaîne. Lorsque le processus de dégradation atteint ces unités et les sépare de la chalne, le reste de la chaine est laissé sans fixation et peut ttre éliminé de la chambre par le lavage. La Fig. 17B illustre le cas dans lequel l'échantillon 300 est directement adsorbé sur une surface porteuse 304. L'échantillon est alors tenu en place par un très grand nom- bre d'interactions 312 non covalentes, relativement faibles, qui sont établies entre l'échantillon et la surface. Au ni- veau moléculaire, la surface interagit avec un grand nombre de sites différents de l'échantillon. Ceci fonctionne conve- nablement dans le cas de grandes protéines ou peptides mais, lorsque l'échantillon est divisé ou subit un fractionnement séquence et atteint une dimension beaucoup plus petite, l est alors sujet à se détacher de la surface sous l'effet de chocs ou de tractions et ceci se traduit par une importante perte de matière de l'échantillon. La Fig. 17C illustre schémati- quement le mode d'immobilisation de l'échantillon 300 par rapport à la surface porteuse 314, suivant lequel on noie l'é- chantillon dans une matrice solide 316 formée sur la surface porteuse sous la forme d'une pellicule mince. Ainsi qu'on l'a décrit plus haut, la matrice 316 peut 4tre un sel polymère d'ammonium quaternaire qui possède une charge positive. La matrice est donc ainsi retenue sur la surface acide du verre par un très grand nombre d'interactions ioniques et elle main- tient solidement l'échantillon en place puisque cet échan- tillon est noyé dans cette matrice. La fixation n'est pas confiée à des interactions de liaison directes entre l'échan- tillon et la surface et l'efficacité de l'immobilisation n' est pas affectée par la dimension de l'échantillon. L'invention est basée sur la diffusion des réactifs, solvants et dérivés d'acides aminés à travers la matrice so- lide 316 pour la formation d'interactions chimiques avec l'é- chantillon noyé. La matrice est réalisée sous la forme d'une pellicule mince qui adsorbe les zréactifs et les solvants qu' on fait passer sur cette matrice. Lorsqu'ils sont dissous dans la pellicule, les réactifs et solvants sont capables de diffuser facilement à travers son épaisseur pour effectuer le processus de dégradation. Si l'on se reporte maintenant à la Fig. 6A on voit que la chambre de réaction 34 est fermée à la pcriph6rie des ca- vités 186 et 188 par au moins une feuille 194 d'une matière souple pour joints qui est serrée entre les surfaces de jonc- tion 144 et 146. On utilise de préférence deux feuilles sou- ples 194, de part et d'autre de l'élément en forme de feuille poreuse 190. Les feuilles 194 sont minces et elles sont per- méables à la série des fluides réactifs et solvants qu'il sta- git de faire passer à travers la chambre 34. Une nervure ou un bourrelet annulaire dtétanchéité 196 prévu sur la périphé- rie de la cavité 188 porte contre les feuilles dtétanchéité 194 pour établir un joint plus efficace sur la surface 144 le long de la périphérie de la cavité 186. Les feuilles dtétan- chéité 194 peuvent être faites de n'importe quelle matière a peu près chimiquement inerte telle que les polymères de car- bures fluorés du commerce, ceci pour réduire à un minimum le risque de détérioration des joints étanches. Ces feuilles ser- vent non seulement à assurer la fermeture hermétique de la chambre 34 mais également à supporter la feuille poreuse 190 et à faire diffuser les gaz et les liquides qu'on fait passer a travers la chambre de manière que le courant de gaz et de liquide soit réparti plus uniformément sur la section de l'é- lément 190. Ceci favorise l'obtention d'une longue durée de l'appareillage et une interaction chimique optimale. Une autre forme de réalisation 34' de la chambre de réaction suivant l'invention est représentée sur la Fig. 6B; dans cette forme de réalisation, les cavités alignées 186' et 188' ménagées dans les surfaces de jonction opposées des deux éléments de la chambre sont légèrement plus étroites et plus longues que les cavités 186 et 188. A tous autres égards les structures 34 et 34' sont identiques et les divers élé- ments de la structure 34' représentée sur le dessin sont dé- signés par des références analogues ' celles de la structure 34, avec l'addition de "prime"(t) pour les distinguer. La chambre de réaction 34' permet d'obtenir un écoulement légè- rement plus direct entre l'entrée 36' et la sortie 38t mais elle diminue le diamètre de l'élément en forme de feuille po- reuse 190' contenu dans cette chambre. La Fig. 6C représente la chambre 34t de la Fig. 6B, dont l'élément du type feuille poreuse 190' a été enlevé. En outre, les feuilles d'étanchéité 194' sont remplacées ici par une unique feuille annulaire 316 faite d'une-matière souple et qui présente une ouverture centrale de même diamètre que la chambre. Dans cette forme de réalisation, une matrice so- lide 318 perméable aux fluides et dans laquelle est noyé un échantillon de protéine ou de peptide est formée sur les pa- rois de la chambre 341 sous la forme d'une pellicule mince, de manière à être exposée au contact des réactifs et des sol- vants qu'on fait passer dans la chambre. De cette façon, on favorise l'écoulement des fluides à travers la chambre 34# cependant qu'on conserve une grande surface de pellicule. Une autre forme de réalisation du dispositif formant chambre suivant l'invention est représentée sur les Fig. 18A, 18B et 18C; ici les deux éléments 134 et 136 dela chambre sont remplacés par un seul élément de chambre 320 de type ca- pillaire logé dans le manchon 132. Les autres éléments du dispositif 12 sont les mêmes que ceux qui ont été décrits en * regard des Fig. 4 et 5 et ils sont désignés par les mêmes ré- férences. Toutes les structures et liaisons extérieures à ce dispositif sont également identiques. celles qui ont été décrites plus haut. L'élément de chambre,320 est constitué par une struc- ture cylindrique en verre qui présente des surfaces internes 322 définissant une chambre axiale 324 de type capillaire. La chambre 324 présente un accroissement uniforme de son diame- tre à partir de chacune de ses deux extrémités 326 vers son milieu 328 et l'échantillon de protéine ou de peptide est porté dans une matrice solide 330 réalisée sous la forme d'u- ne pellicule mince sur les parois 322. Il va de soi que la chambre de réaction suivant 1'in- vention peut revêtir pratiquement n'importe quelle forme pourvu qu'elle présente une surface porteuse d2 chanillon sur laquelle on peut faire passer une série de fluides réac- tifs et de solvantSo Paz exemp!es un tube capillaire unique de grande longueur (non représenté) suffirait pour former le dispositif formant chambre 12, avec une matrice solide per- méable aux fluides formée sur sa surface interne ou dans sa lumière. Les fluides qu'on ferait circuler dans le tube in- teragiraient avec un échantillon constituée par une proetéine ou peptide noyé dans la pellicule pour effectuer le processus de dégradation. Un exemple type de réservoir 198 suivant 1tinvention destiné a stocker et à débiter un réactif liquide vers la chambre de réaction 349 34' ou 324 est représenté sur la Fig. 7. Le réservoir 198 correspond aux rêservoirs 42, 50, 52, 54, , 101 et 102 de la Fig.3. Un gaz inerte sous pression est envoyé dans le volume intérieur 200 du réservoir 198 par un conduit 202 qui communique avec ce réservoir en un point si- tué au-dessous du niveau 204 du réactif ou solvant liquide contenu dans ce réservoiro Le gaz sous pression ainsi intro- duit élimine l'oxygène dissous qui est éventuellement contenu dans le liquide et peut être évacué à un débit réglé par 1' intermédiaire d'un évent 206 de manière a établir un état d'équilibre dynamique dans le volume intérieur 200. Une sor- tie de liquide 208 est prévue pour permettre à la pression de gaz présente dans le réservoir 98 d'expulser les réactifs ou solvants de ce réservoir d'une façon commandée. Le conduit 202 d'alimentation en gaz inerte de chaque réservoir 198 re- çoit un gaz inerte sous pression en provenance de la source 28 par l'intermédiaire d'un régulateur de pression 56 ou 106 et d'une électrovanne 58 ou 108. L'échappement des gaz à tra- vers l'évent 206 est de même commandé par l'une des électro- vannes 62 ou 110 et par l'un des régulateurs de débit 64 ou 111. Le débit d'écoulement du réactif ou solvant liquide dans le conduit 208 est commandé par l'une des valves 66 ou 112. Chaque fois que l'un des réactifs ou solvants liquides doit être envoyé à la chambre de réaction ou au récipient de con- version 14, les valves correspondantes d'alimentation en ar- gon et d'évent s'ouvrent pour établir un état d'équilibre dy- namique dans le réservoir particulier considéré. Le réactif ou solvant sous forme liquide peut ensuite être introduit par ouverture de la vanne prévue dans le conduit 208 et de la van- ne 82 qui mène au piège à déchets 60. Le liquide est expulsé du réservoir à un débit constant, ce qui permet de régler avec précision la quantité de liquide fournie en réglant la durée pendant laquelle la vanne intercalée dans la conduite de dis- tribution 208 est maintenue ouverte. Un exemple type de réservoir 210 suivant l'invention destiné à débiter un réactif sous la forme de gaz ou de vapeur est représenté sur la Fig. 8. Une entrée de gaz inerte 212 qui se termine dans un élément diffuseur 213 en verre fritté est prévu pour introduire le gaz inerte dans le volume intérieur 214 du réservoir 210 à proximité du fond de ce réservoir et nettement au-dessous du niveau 216 du réactif liquide contenu dans ce réservoir. Un évent 218 et une conduite de sortie ou de distribution 220 communiquent avec le volume intérieur 214 en des points situés au-dessus du niveau 216 du liquide. Le réservoir 210 est typiquement représentatif des réservoirs 44, 46, 48 de la Fig.3, avec l'un des régulateurs de pression 56 et l'une des vannes 58 pour commander l'écoulement des gaz par le conduit 212 en provenance de la source de gaz sous pres- sion 28. De même, l'échappement de gaz sous pression vers l'é- vent 218 est commandé par l'un des régulateurs de débit 64 et l'une des vannes 62 et la distribution du réactif le long de la conduite 220 est commandée par l'une des valves à membrane 66, qui est montée en série avec un débit-mètre 74 et un régu- lateur de débit 76. De cette façon, bien que les réactifs R2, R3 et R3A soient envoyés à la chambre de réaction sous la forme de gaz ou de vapeur, ils sont stockés sous la forme liquide et vapo- risés suivant les besoins. La vaporisation s'effectue par bar- botage du gaz inerte de bas en haut à travers la masse de ré- actif liquide. De cette façon, le gaz inerte contenu dans le volume intérieur 214 du réservoir 210 se trouve saturé de va- peurs de réactifs. Chaque fois que l'on a besoin de réactifs, les vannes reliées aux conduits 212 et 218 s'ouvrent pour fai- re barboter le gaz inerte dans le réactif et établir un état dtéquilibre dynamique. La valve 66 intercalée dans le conduit de distribution 220 s'ouvre ensuite pendant un temps prédéter- miné pour envoyer la quantité désirée de vapeur de réactifs à la cellule de réaction. Grâce au régulateur de débit 76 qui est en série avec la valve 66 particulière considérée, la va- peur est débitée par le réservoir à un débit constant qui est indiqué par le débitmètre 74. Les Fig. 9 à 13 illustrent la structure et le fonction- nement d'un distributeur 222 qui comprend les valves 66 et 72 et le collecteur continu 68 de la Fig.3. L'ensemble 222 con- prend un bloc de valves 224 qui est représenté le plus claire- ment sur les Fig. 1l et 12. Le bloc 224 est un bloc de forme allongée et de section rectangulaire renfermant un passage primaire contInu 226 en dents de scie qui a été formé en per- çant des trous croisés dans le bloc à partir de la surface 228 de celuici. Le passage primaire 226 est donc un passage continu unique qui communique au niveau d'une sur deux de ses intersections, avec urne série de zones d'obturation 230 pré- vues sur la surface 228, à travers des trous correspondants 232. Un orifice de raccordement conique 234 communique avec une extrémité du passage primaire 226. Plusieurs passages se- condaires 236 s'étendent à partir d'orifices de raccordement coniques 238 prévus sur le côté opposé du bloc 224 vers des ouvertures correspondantes 240 situées à proximité des ou- vertures 232 au droit des zones d'obturation correspondantes 230. Le bloc 224 est logé dans une fente longitudinale 242 d'une embase 244 qui présente une série de trous filetés 246 alignés sur les orifices de raccordement 234 et 238 pour re- cevoir des raccords 248. Les raccords 248 sont adaptés pour comprimer des bagues élastiques 250 contre les orifices 234 et 238 respectivement pour assembler de manière étanche des 1o tubes 252 qui traversent les bagues aux divers passages du bloc 224. De cette façon, l'orifice de raccordement 234 du passage primaire communique avec le passage d'entrée 36 du dispositif formant chambre 12 par l'intermédiaire du conduit de fluide 40 de la Fig.3 et les sept premiers des huit passa- ges secondaires communiquent respectivement avec les sorties de fluides 208 et 220 des réservoirs 42 à 54 respectivement. Le passage secondaire le plus éloigné de l'orifice de raccor- dement 234 communique avec la source de pression de gaz iner- te 28 par l'intermédiaire du régulateur de pression 70 repré- senté sur la Fig.3. La structure des raccordements à bagues biconiques don- nant sur les orifiqes du bloc 224 est représentée avec plus de détails sur la Fig. 9A qui montre à titre d'exemple l'ori- fice 234. La bague 250 de la Fig. 9A est logée, sur son côté in- terne 243 dans l'orifice de raccordement 234 et, par son coté externe 245 dans une cavité conique 247 du raccord 248, l'o- rifice 234 et la cavité 247 étant formés avec des angles de cônes plus grands que ceux-des cotés correspondants de la bague. La bague est de préférence conique avec le même angle des deux côtés, l'orifice 234 et la cavité 247 étant coniques avec un angle supérieur de 30 à celui de la bague. Cet ajuste- ment entre des surfaces possédant des pentes différentes con- centre les forces de compression sur les pointes 249 des ba- gues 250 en établissant un joint efficace avec le minimum de pression sur le côté du bloc 224e De cette façon, on évite les pressions excessives sur le bloc 224, pressions qui pour- raient déformer les zones d'obturation 230. Une série de blocs 254 de retenue de membranes -sont boulonnés contre la surface 228 du bloc 224 avec les membranes 256 serrées entre les blocs 254 et le bloc 224. L'extrémité su- périeure de cheque bloc de retenue de membrane est filetée pour recevoir un raccord dtair 258 qui commuPnique avec un évi- dement 260 ménagé dans sa face interne et qui couvre genérale- o ment l'une des zones déobturationo2300 Une bague torique 262 peut 9tre logée dans une gorge annulaire qi entoure 1' évide- ment 260 pour établir un joint efficacement étanche l'a ir. Les membranes 256 sont faites deune matière étanche ' l'airs pratiquement chimiquement inerte, qui les rend capa- bles de se soulever des zones dtobturation 230 ou de stappli- quer sur ces zones sous l'effet de la transmission d'un vide ou d'une pression d2air respectivement ravers les raccords 258. Les deux états alternatifs de la membrane 256 sont re- présentés sur les Fig0 13A et 13B. Dans létat de la Fig.13A une pression d'air ou de gaz appliquée au raccord 258 presse la membrane 256 contre l'ouverture 232 du passage primaire et 1' ouverture 240 du passage secondaire au niveau de la zone d' obturation 230 particulière considérée. Les ouvertures 232 et 240 sont alors fermées par la membrane 256, en interdisant toute com- munication entre ces ouvertureso Ceci correspond à la posi- tion fermée de la valve située dans la zone d'obturation par- ticulière considérée0 Dans l'état de la Fig 13B un vide trans- mis au raccord 258 soulève la membrane 256 des ouvertures 232 et 240, en permettant l'établissement d'une communication en- tre le passage primaire et le passage secondaire sur la sur- face du bloc de valves en ce point. Ceci correspond a l'état ouvert de la valve particulière considérée, en permettant au fluide de l'un des réservoirs ou de la source de pression de gaz inerte 28 d'atteindre le passage d'entrée 36 de la cham- bre de réaction par l'intermédiaire du passage primaire 226. La nouvelle construction suivant l'invention de l'en- semble de valves 222 qui a été décrite plus haut permet d'en- voyer des réactifs et des solvants à la chambre de réaction en des quantités précises, pratiquement sans aucune contami- nation entre les divers fluides. La continuité du passage pri- maire 226 et la liaison entre une première extrémité de ce passage et le passage d'entrée du dispositif formant chambre 12 constituent les principales caractéristiques qui permet- tent d'obtenir ce mode de fonctionnement avantageux. On peut obtenir l'envoi de l'un quelconque des sept réactifs et sol- vants en transmettant un vide à l'une des membranes 256 et une pression gazeuse positive aux autres, ce qui permet d'en- voyer le réactif ou solvant voulu dans le passage primaire 226 et à la chambre de réaction par l'intermédiaire du con- duit de fluide 40. Lorsque la quantité désirée de fluide est passée sous la membrane considérée, on applique à nouveau une pression de gaz à cette membrane par l'intermédiaire du rac- cord 258 de sorte que chacune des sept valves de réactif ou de solvant de l'ensemble 222 est maintenant fermée. On peut ensuite compléter l'envoi du fluide en transmettant un vide à la membrane combinée à l'orifice de gaz inerte, à l'extré- mité éloignée du bloc 224, pour balayer la totalité du passa- ge primaire 226 avec un gaz inerte et refouler vers la cham- bre de réaction 34 le fluide réactif ou solvant qui reste dans les conduits. Etant donné qu'il n'y a pas de disconti- nuité ni de branche borgne dans le passage primaire 226, il n'existe aucun endroit o l'un des réactifs ou solvants pour- rait rester retenu entre deux opérations de distribution. Les réactifs et solvants débités pendant les phases successives du fractionnement séquencé sont donc aussi purs que possible, ce qui permet aux processus chimiques réalisés dans la cellu- le de réaction de se dérouler de la façon voulue et sans au- cune perte inutile de rendement qui serait due à la présence de réactifs ou solvants contaminés. L'ensemble de valves 222 est également illustratif des valves incorporées dans de nombreuses autres parties de l'ap- pareil pour réduire à un minimum la contamination dans chaque cas o un orifice unique doit pouvoir 9tre relié sélective- ment à une série d'autres orifices. C'est ainsi que les val- ves 112 et 118 destinées à envoyer les réactifs et solvants au récipient de conversion 14 forment un distributeur en combinai- son avec le collecteur continu 114 et les valves 78, 80 et 82, destinées à envoyer des fluides à partir du passage de sortie 38 du dispositif formant chambre 12 forment un ensemble de valves ou distributeur analogue en combinaison avec le collec- teur continu 84. De même, les valves destinées à relier la décharge de déchets et le vide au récipient de conversion et au collecteur de fractions et ainsi que les valves servant à commander l'tcoulenmnt du flacon de conversion au collecteur de fractions sont construites de la même façon que l'ensemble de valves ou distributeur 222. La principale différence qui distingue chacun de ces distributeurs des autres distributeurs réside dans son nombre de zones d'obturation. Il va de soi que, alors que les collecteurs 68, 84 et 114 sont représentés schématiquement sur la Fig.3, sous une forme comprenant une série de petites discontinuités ou bran- ches respectivement adjacentes aux valves à membrane qui leur sont combinées, chacun des collecteurs est en réalité consti- tué par un seul passage continu construit de la même façon que le passage primaire 226 représenté sur les Fig. Il et 12. Le vide et la pression de gaz servant à actionner les valves à membrane entre leur position d'ouverture et leur po= sition de fermeture ont été omis sur le schéma de la Fig.3 pour simplifier et ils sont de préférence séparés de la sour- ce 28 et de la pompe 90 représentées sur cette Figure. Le récipient de conversion 14 est représenté en dé- tails sur les Fig. 14 à 16. Le récipient 14 est du type en verre, a double paroi, avec un espace 264 ménagé entre les parois pour la circulation d'un fluide de chauffage qui peut être envoyé à l'espace 264 et évacué de cet espace par deux raccords 256 adaptés pour recevoir des extrémités de tube sou- ple standard.. Un tube 268 de grand diamètre interne qui peut être relié au piège à vide 88 et à la pompe à vide 90 à tra- vers la vanne 96 ainsi qu'au piège à déchets par l'intermé- diaire de la vanne 92 communique avec la chambre intérieure 270 du récipient dans la région de son extrémité supérieure. Des tubes capillaires 272, 274 et 276 traversent l'extrémité supérieure du récipient pour atteindre des points situés dans la chambre intérieure 270 de ce flacon. Les lumières des tu- bes 272 et 276 sont fermées aux extrémités intérieures de ces tubes et chacun des tubes est muni d'une série d'orifices re- lativement étranglés 278 et 280 espacés radialement prévus dans la région de son extrémité intérieure. En raison de la quantité relativement petite représen- tée par l'échantillon de protéines ou de peptides pour lequel l'appareil 10 a été étudié et en raison des volumes relative- ment petits de réactifs et de solvant utilisés dans cet appa- reil, le récipient de conversion 14 a un volume interne beau- coup plus petit qu'aucun des récipients de la technique anté- rieure. Le volume du récipient 14 est légèrement supérieur à un (1) millilitre alors que les récipients de conversion au- tomatiques de la technique antérieure possèdent tous des vo- lumes de cent (100) millilitres. Les fractions qui ont été séparées de l'échantillon par clivage dans la chambre de réaction 34 sont envoyées succes- sivement au récipient 14 à travers la valve 78 et le capil- laire 274. Les réactifs et solvants pénètrent dans la chambre intérieure du récipient en passant par le capillaire 276, d'o ils sont expulsés à travers les orifices étranglés 280 sous la forme d'un jet divisé qui frappe les parois de la chambre 270 pour laver les résidus éventuellement portés par cette paroi et qui s'écoulent vers le bas du récipient. Pen- dant la réaction de conversion, on peut introduire un gaz inerte à travers le tube 272 pour agiter le liquide et con- tribuer à faire évaporer le solvant de ce liquide. Le gaz sort du tube 272 à travers les orifices étranglés 278 sous la forme de bulles très fines, ce qui assure une répartition optimale du gaz dans le liquide, quelles que soient la dimension du récipient et la quantité de gaz utilisée. Lorsque la réaction de conversion est terminée, la fraction est refoulée vers le haut par une pression de gaz positive introduite dans le ré- cipient, cette fraction passant dans le capillaire long 272 et étant envoyée à la fiole correspondante du collecteur de fractions 16. Ceci peut être réalisé en deux parties aliquo- tes pour déterminer un transfert plus complet de la fraction au collecteur de fractions 160 La première partie aliquote qui est d'environ 200 microlitres (pi) est initialement en- voyée au collectèur de fractions0,Ensuite, on introduit une nouvelle quantité additionnelle de 50 microlitres (pl) de sol- vant pour dissoudre le résidu éventuellement laissé sur les parois internes ou le fond du récipient. La deuxième partie aliquote est ensuite expulsée. De cette façon, on peut obte- nir un grand rendement de chaque fraction. Lorsqu'une fraction particulière a été transférée, on peut introduire une quantité additionnelle de solvant, de 750 à 900 microlitres (ls) pour dissoudre le résidu qui reste éventuellement du cycle précédent sur les parois supérieures du récipient 14. Ce solvant additionnel est ensuite expulsé vers la décharge de déchets en laissant les parois du réci- pient propres. Les extrémités extérieures des tubes 268, 272e 274 et 276 sont raccordées de manière étanche à des conduits flexi- bles 282 correspondants, qui mènent respectivement aux di- vers autres éléments de l'appareil 10, par des raccords à fi- letage 284. L'extrémité de chaque conduit 282 est munie d'une collerette radiale 286 portant une bague torique élastique 288 qui bute et forme un joint étanche contre la face de ver- re rodée plate d'une collerette radiale 290 prévue sur le tu- be de verre correspondant. Une bague 292 filetée intérieure- ment est montée coulissante sur le conduit 282 pour recevoir le tube de verre 290 et se visser sur un embout en deux piè- ces 294 fileté extérieurement et qui est disposé autour du tube de verre. Le vissage de la bague 292 sur l'embout 294 ap- plique la collerette 296 à force contre la collerette de ver- re 290 pour produire un joint extrêmement efficace. Les dif- férentes parties de raccord 284 peuvent être faites de ma- tières pratiquement chimiquement inertes telles que des poly- mères de carbures fluorés qu'on trouve dans le commerce, pour éliminer pratiquement le risque de détérioration et de fuites consécutives. Une variante de construction du récipient 14 consisterait à éliminer l'espace 264 et les tubulures 266, en réalisant un récipient à une seule paroi qui pourrait être maintenu à une température élevée par disposition dans l'envi- ronnement chauffé 32. Cette structure aurait l'avantage de maintenir la totalité de la longueur des tubes de verre et des raccords 284 à la température élevée, en réduisant au minimum la condensation des fluides semi-volatilsdans ces tubes et raccords mais ne permettrait pas de maintenir le récipient et la chambre 12 à des températures différentes. Les réactifs et solvants utilisés dans l'appareil 10 pour la dégradation séquentielle des chaînes de protéines ou de peptides sont de préférence les suivants: R1 Isothiocyanate de phényle (PITC) (Solution à 17 % dans l'heptane) R2 Triméthylamine ou triéthylamine (solution à 25 % dans 1l'eau) R3 Acide trifluoroacétique ou heptafluorobutyrique R3A Vapeur d'eau 3A R4 Acide trifluoroacétique (solution à 25 % dans l'eau) R4A Chlorure d'hydrogène (solution 1N dans le méthanol) 4A S Benzène S2Acétate d'éthyle avec 0,1 % d'acide acétique S3 Chlorure de butyle S4 Acétonitrile ou méthanol En fonctionnement, les différentes valves et les dif- férents autres mécanismes de l'appareil 10 sont de préféren- ce commandés par l'unité de commande automatique 18 pour exe- cuter un nombre indéfini de cycles de dégradation sur un é- chantillon de protéines ou de peptides sans aucune interven- tion humaine. L'unité de commande 18 peut revêtir la forme générale de l'unité de programmation décrite dans le brevet US 3 725 010, avec des modifications pour réaliser la séquence particulière de phases exigée par l'appareil 10 ou encore elle peut être constituée par une commande électronique plus com- pliquée, constituée par un calculateur numérique spécial ou à usage général. En variante, les différentes phases de cha- que cycle de dégradation peuvent être commandées manuellement par un opérateur suivant un programme prédéterminé, pour ob- tenir les mêmes résultats. Avant de commencer le processus de dégradation, on doit monter un échantillon de la protéine ou du peptide à étudier sur une surface porteuse d'échantillon appropriée. On dépose tout d'abord la matière de la matrice sur la surface porteu- se, le passage de l'échantillon dans cette matière s'effec- tuant dans la suite, de la manière décrite dans les exemples 1 et 2 donnés ci-après. * Lorsqu'on utilise l'élément 190 ou 190' comme surface porteuse d'échantillon, on place cet élément entre les éléments 134 et 138 de la chambre, avec au moins l'une des feuilles d'étanchéité 194, de sorte que l'élément 190 se trouve logé dans la chambre de réaction 34 à l'endroit de la cavité 192. Dans la forme préférée de réalisation de l'invention, on uti- lise deux feuilles d'étanchéité 194, en serrant l'élément 190 entre ces deux feuilles. Ensuite, on place les éléments 134 et 136 de la chambre dans le manchon 132 et on les assemble aux autres organes pour former le dispositif 12 formant cham- bre. Lorsque la pellicule contenant l'échantillon doit être portée par la surface interne 34' ou la chambre 324, on le dé- pose sur cette chambre de la façon décrite à l'exemple 2 ci- dessous. On assemble initialement les éléments de la chambre dans le manchon 132 et on les maintient ensuite en place au moyen du capuchon 130. Dans le cas de la chambre 34', la feuil- le annulaire de matière souple 316 est intercalée entre les éléments 134' et 136' de la chambre au moment de l'assemblage. Ensuite, on applique la matière de la matrice solide et lé- chantillon sur les parois de la chambre 34' et 324 de la fa- çon décrite à l'exemple 2 et on assemble le manchon 132 aux autres éléments pour former le dispositif complet. On fait tout d'abord le vide dans la chambre de réac- tion 34 et dans les conduits de fluide correspondants en ou- vrant la valve 82 sur le piège à vide 88 et la pompe à vide 90, pour la préparation des introductions successives des ré- actifs R1 à R3A des solvants S1 à 53 et du gaz inerte four- ni par la source 28. Chaque fois que l'on a à introduire l'un des réactifs ou solvants, on ouvre la valve d'alimentation en gaz inerte 58 correspondante et l'évent 62 correspondant pour mettre le réservoir particulier sous pression et établir un état d'équilibre dynamique dans ce réservoir. De cette façon, on introduit le gaz inerte dans ce réservoir, et en même temps, on le laisse échapper de ce réservoir de manière à maintenir une pression constante dans le réservoir. Dans le cas des réservoirs 44, 46 et 48, la sortie de gaz saturé de ce réservoir pendant la distribution est commandée par l'un des régulateurs de débit 76. Dès que le réservoir contenant le réactif ou solvant particulier à distribuer a été mis sous pression et-placé en équilibre comme on l'a décrit plus haut, on transmet le vide à la membrane de la valve 66 correspondante au moyen de la source de vide auxiliaire (non représentée) pour ouvrir cette valve et faire parvenir le réactif ou solvant au passage d'en- trée de la chambre par l'intermédiaire du collecteur continu 68 et du conduit 40. On maintient la valve 66 ouverte pendant un temps prédéterminé pour laisser passer la quantité désirée de réactif ou de solvant et on la ferme ensuite en appliquant une pression de gaz à la membrane de cette valve. Ensuite, on applique un vide, fourni par la source de vide auxiliaire à la membrane de la valve 72 située à l'extrémité éloignée du collecteur continu 68, pour purger le collecteur du réac- tif ou solvant résiduel éventuellement contenu dans ces élé- ments et compléter l'envoi de ce réactif ou solvant à la cham- bre. Ensuite, on ferme la valve 72 par application d'une pres- sion positive sur la memàbrane de cette valves en laissant aîn- si le collecteur 68 exempt de solvant et de réactif, prêt à la phase de fourniture suivante. La valve à membrane 80 est généralement maintenue ou- verte pehdant le passage des diveras réactifs et solvants dans la chambre 34 pour conduire l'efiluent de cette chambre au piège à déchets 60 en passant par le passage de sortie de la chambre et par le collecteur 84e Après la fourniture du réac- tif ou solvant particulier considéré, on peut faire le vide dans la chambre et dans les conduits correspondants en ouvrant la valve à membrane 82 sur la pompe à vide 90. En variante, on peut sécher la chambre et l'échantillon qui est contenu à des moments appropriés en faisant passer un gaz inerte dans la chambre au moyen de la valve 72. Le gaz sortant de la cham- bre peut ensuite être envoyé au piège à déchets 60 ou, éven- tuellement, il peut être extrait par la pompe à vide 90 pour accélérer le processus de séchage. Après l'exécution des phases de couplage et de clivage, le solvant d'extraction S3 est envoyé à la chambre de réac- tion 34 pour dissoudre le dérivé d'acide aminé clivé produit pendant le cycle de dégradation considéré et pour envoyer la solution au récipient de conversion 14 par le conduit 86. Pour cela, ou ouvre la valve 78 et les valves 80 et 82 restent fermées. Les réactifs de conversion R et R4A (si on les uti- 4 4 lise), et le solvant S4 peuvent ensuite être envoyés au réci- pient de conversion 14 à des-instants appropriés en ouvrant les valves 112 correspondantes pour faire passer les liquides par le collecteur 114 et le conduit 104 pour atteindre le ré- cipient de conversion. Chaque distribution de liquide est pré- cédéedes opérations de mise sous pression et de mise à l'évent décrites plus haut à propos de la distribution des autres ré- actifs et solvants et suivie de l'ouverture de la valve 118 qui sert à purger le collecteur 114 et le conduit 104. La fraction transférée au récipient de conversion 14 est le dérivé anilinothiazolinone de l'acide aminé à N termi- nal de l'échantillon de protéine ou de peptide et il est con- verti automatiquement, pendant les cycles suivants de coupla- ge et de clivage de la chambre de réaction 34, pour former le dérivé phénylthiohydantoine de l'acide aminé plus stable, en partie conformément aux articles de Wittmann-Liebold précités. En bref, on peut tout d'abord faire évaporer la fraction aci- de aminé contenue dans le récipient de conversion en faisant passer un gaz inerte sur la solution par le capillaire court 276 et en faisant barboter un gaz inerte dans le liquide au moyen du capillaire 272, ces opérations étant suivies de l'ap- plication d'un vide par le tube 268. Ensuite, on introduit le réactif de conversion R4 par le capillaire 276 au moyen du conduit 102 et de l'une des valves 112 (voir Fig.3) en la quantité désirée. On peut exécuter une évaporation rapide du contenu du récipient de conversion après écoulement du temps de conversion désiré en appliquant le vide au récipient de conversion au moyen du tube 268 et en y envoyant en même temps le gaz inerte par les capillaires 272 et 276. Pour stabiliser davantage les chatnes latérales acides des acides Pth-aspar- tique et Pth-glutamique, on peut encore dissoudre le résidu contenu dans le récipient de conversion en introduisant le ré- actif R4A par le capillaire 276 dans la quantité désirée, en le faisant passer par le conduit 104 et l'une des valves 112. L'évaporation du contenu du récipient de conversion est en- suite effectuée de la même façon par application du vide par l'intermédiaire du tube 168 et envoi du gaz inerte au moyen des capillaires 272 et 276. On redissout ensuite le Pth-ami- no-acide,qui reste dans le récipient de conversion, dans le solvant S introduit au moyen du conduit 104 pour transférer la fraction à la fiole appropriée du collecteur de fractions 16. Le transfert de la fraction s'effectue en ouvrant la van- ne 141 reliée au long capillaire central 272 du récipient de conversion et en admettant le gaz inerte sous pression ati moyen du capillaire 276 pour expulser la fraction du récipient. Le carroussel de fioles du collecteur de fractions 16 tourne d'un angle prédéterminé une fois à chaque cycle de dé- gradation de sorte que chaque fraction arrivant au collecteur est ainsi collectée dans une fiole séparée. A un point appro- prié du cycle de dégradation, on peut poursuivre le séchage des fractions contenues dans le collecteur de fractions en ouvrant la valve 98 sur le vide ou en ouvrant les valves 128 et 94 pour faire passer un gaz inerte provenant de la source 28 sur les fractions et, finalement l'envoyer au piège à dé- chets 60. Les divers éléments constitutifs de l'appareil 10 sont de préférence construits en des matériaux qui sont pratique- ment inertes et sont très résistants à la détérioration. Ces matériaux comprennent le verre de borosilicate, certains po- lymères de carbures fluorés et, dans certains cas, l'acier inoxydable et l'aluminium. Les structures de joints et autres éléments de l'appareil 10 ont été étudiés de manière A pouvoir être fabriqués presque exclusivement en ces matières. On es- time que l'appareil résultant constitue le dispositif le plus propre et le plus exempt de contamination qu'il est possible d'obtenir et qu'il est capable de fonctionner indéfiniment dans cet état. Les diverses phases exécutées par l'appareil 10 dans un cycle type de dégradation et de conversion sont énumérées au tableau 1. La durée de chaque phase et l'état fonctionnel de l'appareil pendant chaque phase sont également indiqués au tableau. Les fonctions représentées correspondent aux états des diverses valves de la machine et les marques disposées dans les colonnes indiquent quand les valves appropriées sont ouvertes. Par exemple, les colonnes '"Rif, "R2", "R3", "R3f', 1 R,2 Y 3Ry 3 i"S1i", S2" et "S3" indiquent les états des diverses paires de valves 58 et 62 que l'on utilise pour mettre sélectivement sous pression les réservoirs 42 à 54 et y établir un état d'é- quilibre dynamique. Lorsqu'une marque appara t dans l'une de ces colonnes, les valves 58 et 62 combinées aux réservoirs correspondants sont ouvertes, soit à titre préparatoire pour la distribution du réactif ou solvant considéré à la chambre de réaction soit pendant cette distribution. A tous autres mo- ments, les valves restent fermées. De même, la colonne t"argon" indique l'état de la valve 72 pour la distribution d'un gaz inerte tel que l'argon à la chambre de réaction en passant par le collecteur 68; la colonne "distribution" indique l'état de la valve 66 correspondant à un réservoir quelconque qui est mis sous pression à l'instant considéré et les colonnes inti- tulées "déchets", "collecte" et "vide" indiquent les états des valves 82, 78 et 80 respectivement. Ainsi qu'on l'a décrit plus haut, chaque phase de distribution de solvant ou de ré- actif est précédée par la mise sous pression du réservoir de solvant ou de réactif approprié et suivie de l'introduction de gaz inerte par l'intermédiaire de la valve 72 pour complé- ter la distribution du solvant ou réactif et purger les con- duits de distribution. Les colonnes "R4", "R4A" et "S4" indiquent les états des diverses paires de valves 108 et 110 utilisées pour met- tre sélectivement sous pression les réservoirs 100 à 102 et établir unéquilibre dynamique dans ces réservoirs, et la co- lonne "distribution/argon" signifie l'état de la valve 122 qui admet le gaz inerte dans le récipient de conversion au moyen du conduit 124 et de la valve 112 qui correspond au ré- servoir qui est mis sous pression à cet instant. Les colonnes "argon"t, "déchets l', "vide", "collecte" et "déchets 2" indi- quent les états des valves 118, 92, 96, 131 et 125 respecti- vement. Parmi les fonctions du collecteur de fractions qui ont été énumérées les colonnes "argon", "'déchets", "vide" indi- quent les états des valves 1287 94 et 98 respectivement. A part les exceptions indiquées plus bas, la séquence de phases énumérée au tableau 1 est essentiellement conforme aux processus de dégradation Edman décrit dans les publica- tions précitées et on ne la décrira donc pas en détails. Les differences qui les distinguent de la pratique générale res- sortiront clairement du nom des phases et des états fonction- nels correspondants indiqués au tableau 10 En pratique, on peut appliquer les variantes suivantes des programmes de fractionnement séquencé du tableau 1 pour adapter ce programme aux besoins d'un utilisateur particulier. 1) les phases 18 à 58 peuvent être bouclées une ou deux fois sur le premier cycle séquentiel pour garantir l'obtention du couplage complet de tous les groupes aminés de la protéine. 2) la phase 65 peut être suivie d'une distribution de vapeur d'eau (RSA) de 20 à 60 secondes à travers la chambre de réaction pour réduire la déshydratation des cha nes latéra- les de sérine et de thréonine. 3) la phase 65 peut etre suivie d'une distribution de 0,05 ml de solution lN d'acide chlorhydrique dans le méthanol (R4A) au récipient de conversion pour méthyler les chaînes la- térales d'acide aspartique et d'acide glutamique. Dans ce cas, S4 est de préférence le méthanol. 4) la phase 76 peut être suivie d'une distribution de 0,7 à 1 ml de S4 (acétonitrile ou méthanol) qui est ensuite envoyé aux déchets pour nettoyer complètement le récipient de conversion. ) on peut allonger la durée de la phase 8 (500 à 1000 secondes) pour provoquer le clivage des résidus de proline à terminaison amino. La nature de l'invention sera rendue plus explicite par les exemples particuliers non limitatifs suivants de mise en oeuvre suivants. Les séquences d'acides aminés indiquées dans les exem- ples suivants sont exprimées dans le code des acides aminés à une lettre qui est définie ci-après; A - alanine L - leucine R - arginine K - lysine N - asparagine M - méthionine D - acide aspartique F - phénylalanine C cystéine P - proline E - acide glutamique S - serine Q - glutamine T thréonine G - glycine W - tryptophane H - histidine Y - tyrosine I isoleucine V - valine EXEMPLE 1 On peut procéder de la façon suivante pour préparer une matrice solide d'un sel polymère d'amninum quaternaire approprié pour noyer un échantillon de protéine destiné au fractionne- ment séquence, sur l'élément 190 ou 190' composé d'une feuil- le fibreuse et qui a été décrit plus haut et on peut noyer un échantillon de protéine dans la matrice de la façon suivan- te: On découpe un disque de fibre de verre de 12 mm de dia- mètre et de 0,25 à 0,5 mm d'épaisseur, dans une feuille pour filtre faite de microfibres de verre que l'on peut se procu- rer dans le commerce auprès de la firme Whatman, Inc. Clif- ton, New Jersey, E.U.A. On place le disque dans l'évidement 192 de l'élément 134 de la chambre. On verse goutte à goutte 25 microlitres d'une solution aqueuse contenant 1,5 mg de polyméthylbromure de 1,5diméthyl-l,5-diazaundécaméthylène et 0,033 mg de glycylglycine sur le disque de fibre de verre au moyen d'une seringue ou d'une pipette. On évapore l'eau sous vide ou par chauffage dans un courant d'azote chaud, on assemble le reste de la chambre 12 et on monte cette chambre dans l'appareil 10. On commence le programme de fractionne- ment séquence de la protéine à la phase 18 et on exécute 4 a 6 cycles de dégradation complets pour éliminer les impu- retés du polyméthylbromure de 1,5-diméthyl-1 5-diazaundécamé- thylène qui pourraient réagir chimiquement avec l'échantillon de protéine ou altérer d'une autre façon le procédé Edman. On démonte partiellement la chambre 12 et on verse goutte à goutte 25 microlitres de la solution de la protéine sur le disque de fibre de verre. La solution de protéine dissout le polyméthylbromure de 1,5-diméthyl-1,5diazaundécaméthylène et on élimine le liquide par évaporation pour laisser subsis- ter une mince pellicule de polyméthylbromure de 1,5-diméthyl- 1,5-diazaundécaméthylène dans lequel l'échantillon de la pro- téine est noyé. Si le volume initial de 'itéchantillon de pro- téine est supérieur a 25 microlitres, on peut déposer l'é- chantillon en parties aliquotes de 25 microlitres, le liquide étant éliminé par évaporation entre les applications succes- sives. On ré-assemble la chambre 12 et on la remonte dans l'appareil 10. Ensuite, on commence le programme de fraction- nement séquencé de la protéine à la phase 18 et on l'exécute en effectuant le nombre de cycles de dégradation désirés. EXEMPLE 2 On peut procéder comme suit pour préparer sur les sur- faces internes d'un récipient de verre capillaire une matrice solide d'un sel polymère d'ammonium quaternaire approprié pour permettre d'y noyer un échantillon de protéine destiné au fractionnement séquence, et noyer ensuite un échantillon de protéine dans la matrice: On assemble initialement l'élément 324 de la chambre ou les éléments 134' et 136' de la chambre au manchon 132 et au capuchon 160, de la façon représentée sur les dessins, pour former un sous-ensemble présentant la forme d'une car- touche compacte qui peut ensuite 9tre facilement manipulée pour l'introduction de la matrice et de l'échantillon. On tient le sous-ensemble horizontalement et on injecte 10 micro- litres d'une solution aqueuse contenant 0,6 mg de polyméthyl- bromure de 1,5-diméthyl-l,5-diazaundécaméthylène et 0,0013 mg de glycylglydine dans la chambre de réaction au moyen d'une seringue. La chambre 320 est de préférence construite de manière a présenter un diamètre de 1,59 mm à ses deux extrémités et un-diamètre de 3,175 mm en son milieu, ce qui donne une cham- bre capable de contenir jusqu'à 25 microlitres (1l) de solu- tion dans la position horizontale sans que cette solution ne coule par les extrémités. Cette configuration de la chambre 324 qui contient la solution dans la position horizontale est représentée sur la Fig. 18B, sur laquelle on a omis pour sim- plifier de représenter le manchon 132 et la structure corres- pondante. Ensuite, on fait tourner le sous-ensemble sur son axe en même temps qu'on fait évaporer le liquide contenu dans la chambre de réaction en faisant passer un courant d'air ou d'azote dans la chambre, pour laisser sur les parois de la chambre une mince pellicule de polyméthylbromure de 1,5-dimé- thyl-l,5-diazaundécaméthylène. Ensuite, on monte le sous-en- semble dans l'appareil 10, on commence le programme de frac- tionnement séquence de la protéine à la phase 18 et on effec- tue 4 à 6 cycles de dégradation complets. Ensuite, on retire le sous-ensemble de la machine 10 et on le maintient horizon- talement en même temps qu'on verse 10 microlitres de la solu- tion de protéine dans la chambre de réaction au moyen d'une seringue. On fait à nouveau tourner le sous-ensemble sur son axe en même temps qu'on fait évaporer le liquide contenu dans la chambre de réaction au moyen d'un courant d'azote qu'on fait passer à travers la chambre, pour laisser dans la cham- bre une mince pellicule de polyméthylbromure de 1,5-diméthyl- 1,5-diazaundécaméthylène, dans lequel est noyé l'échantillon de protéine ainsi qu'on l'a indiqué sur la Fig. 18C. Ensuite, on remonte le sousensemble dans l'appareil 10 et on commence le programme de fractionnement séquence de la protéine à la phase 18 et on l'exécute en effectuant un nombre de dégrada- tions aussi grand qu'on le désire. EXEMPLE 3 On noie 0,0005 mg d'angiotensine, contenus dans 25 microlitres d'une solution aqueuse d'acide formique à 20 % dans une matrice solide de polyméthylbromure de 1,5-diméthyl- 1,5-diazaundécaméthylène précyclé conformément au mode opéra- toire de l'exemple 1. On fait subir à l'angiotensine huit cy- cles de dégradation selon Edman et on analyse les dérivés phénythiolhydantolne d'acides aminés produits a chaque cycle par chromatographie en phase liquide sous haute pression sui- vant le procédé décrit par Johnson dans l'article t'Analysis of Phenylthiohydantoin Amino Acido by High Pressure Liquid Chromatography on Du Pont Zorbax CN Columns'e Anal. Biochem , 335 (1979). On obtient la séquence suivante, désignée ci-après par le terme "expérimentale"e. La séquence connue est également indiquée au-dessous a titre comparatif. 1 3 5- 7 Expérimentale: D- R - V - Y - I H - P - F Connue: D- R - V -Y - I - H -P F Ce résultat est significatif parce qu'il démontre que, par le procédé suivant l'invention, on peut m9me effectuer le fractionnement séquence de petits peptides. La possibilité de fractionner de petits peptides résulte du fait que tl'échantil- lon est retenu par noyage dans une pellicule au lieu d'être adsorbé directement sur une surface porteuse et que de cette façon, il peut Atre retenu avec sécurité indépendamment de sa dimension. Alors que les liaisons par sorption comprennent un grand nombre d'interactions non covalentes établies entre l'é- chantillon et la surface et qu'elles dépendent fortement de la dimension des molécules, la force de retenue de la pelli- cule décrite dans le présent mémoire est pratiquement non af- fectée par les dimensions de l'échantillon. EXEMPLE 4 On noie O,0O1 mg d'apomyoglobine de cachalot, contenu dans 25 microlitres d'une solution aqueuse d'acide acétique a 20 % dans une matrice solide de polyméthylbromure de 1l5- diméthyl-1,5-diazaundécaméthylène précyclé conformément au mode opératoire de l'exemple 1. On soumet l'apomyoglobine à 40 cycles de dégradation selon Edman et on analyse les déri- vés phénylthiohydantoine d'acides aminés conformément au pro- cédé de l'exemple 3, A la suite de quoi on obtient la séquen- ce désignée ci-après par le terme de "expérimentale". La sé- quence connue de l'apomyoglobine de cachalot est également indiquée ci-après à titre comparatif. 1 5 10 15 Expérimentale: V-L-S-E-G-E-W-Q-L-V-L-H-V-W-A- connue: V-L-S-E-G-E-W-Q-L-V-L-H-V-W-A- 16 20 25 30 Expérimentale: K-V-E-A-D-V-A-G-H-G-Q-D-I-L- 1- Connue: K-V-E-A-D-V-A-G-H-G-Q-D-I-L- 1- 40 Expérimentale: R-L-F-K-S-H-P-E-T-L- Connue: R-L-F-K-S-H-P-E-T-L- EXEMPLE 5 On noie O,0O1 mg d'une protéine de cuticule de larve de Drosophila mélanogaster de structure antérieurement incon- nue, contenue dans 25 microlitres d'une solution aqueuse de dodécylsulfate de sodium O0,1 % et 0,05 M de bicarbonate d'ammonium, dans une matrice solide de polyméthylbromure de 1,5-diméthyl-1,5- diazaundécaméthylène précyclé conformément au mode opératoire de l'exemple 1. On soumet la protéine de cuticule à 26 cycles de dégradation selon Edman et on analyse les dérivés phénylthiohydantoîne d'acides aminés conformément au procédé de l'exemple 3, ce qui donne la séquence désignée ci-après par le terme de "expérimentale". 1 5 Expérimentale: N- A - N- V -E -V -K - E - L - V - 11 15 N- D-V-Q- P-D-G-F-V- S- 21 25 K- L- V- L- D- D- G- S - A- S - 31 35 Expérimentale: S - A - T - G - D - I - EXEMPLE 6 On noie 0,005 mg d'une protéine de cuticule de larve de Drosophila m6lanogaster, de structure antérieurement in- connue, contenue dans 10 microlitres d'une solution aqueuse de dodécylsulfate de sodium à 0,01 % et 0,05 M de bicarbonate d'tammonium dans une matrice solide de polyméthylbromure de 1,5-diméthyl-1,5-diazaund6caméthylUne précyclée conformément au mode opératoire de l'exemple 2. On soumet la protéine de cuticule à 24 cycles de dégradation selon Edman et on analyse les dérivés phénylthiohydanto ne d'acide aminés conformément au procédé de l'exemple 3, ce qui donne la séquence désignée ci-après par le terme "'experimentale". 1 5 Expérimentale: N- A -N -V -E -V -K - E L - V - 11 15 N -D -V - Q - P -D -G - F - V - S - *K - L -V -L - Les résultats obtenus aux exemples 5 et 6 démontrent que l'appareil et le procédé suivant l'invention sont appro- priés pour l'exécution du fractionnement séquenc6 des protéi- nes et des peptides dissous dans une solution de dodécylsul- fate de sodium ("tSDSt,) qui constitue un détergent anionique puissant. Ceci est important parce que le procédé le plus gé- n6ral d'isolation de petites quantités de protéines ou de peptides de dimensions moyennes A grandes pour l'analyse, qui est connu sous la désignation d'électrophorèse sur gel de po- lyacrylimide, produit des échantillons contenus dans une solution de SDS. Ce détergent commun provoque le lavage des dispositifs dans lesquels la fixation de l'échantillon à une surface porteuse repose sur une liaison par adsorption tandis que la matrice solide suivant l'invention n'est pas affectée par la présence de SDS. Il ressort de ce qui précède que l'invention fournit un appareil et un procédé perfectionnés pour l'exécution se- quentielle de processus chimiques sur un échantillon de très petite dimension par l'utilisation de quantités minimes de réactifs et de solvants et avec des durées de cycles relative- ment courtes. TABLEAU 1 _ CEIAM3RE DE RFACi'IONE=,-. OPERATIONS DEIA OPELATIONSDU CHAMBRE DE RCTION RECIPIENT DE tIO C(khNVERSION temporisation temirporisation /l ise sous pression maise sous pression 2 vice plrge conduits argon R43 - _ vide distribution R4 7 -a20_ _ X_ t_ z_._ _ _i__ _ _ 2__-EZiZX =vide..0 _ _ ___pg_+. 0cdits vide conversion c CIO R3 mise sous press.argo 7_ _ - Ru cistrrzution ' purge coni5ïiuiàts-- -'9 vide _ /, 80à- se s pression. /- S3 purge conduits argon /2 7 S3 distribution '"/3 7. / S3 précipitation #4 S3 distribution 1,. /! 0/ purge conduots _. =-80_ii_5_>_ _ _ __ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ Z Lt purge par vide 0. X G Vide 'l,_______ I mise sous pression / vide '0. *0. mise sous pression P / a Ri1 ais-trDu ro-n 4X___- purge conduits -n / prg r _Dio n60 - - - - --._t - ___--_ - --_____ __ z __I? [p _ Ej!- mi'se sous press.argo?nq___. /,__ ÀR2 distribution e 0 X,, purge conduits, ?8,0 -purge par vide - Q O%, O P. %0 c0 Ln TABLEAU 1 (suite) CiILzl3.U3.R DL IMEAC]I(. iIiiTJVI- O PErATIONS DU C %1 OPERATIONS DE LA EIIN D RECIPIUM DE ' ClIAMRE DE REACTION CONVERSION vtie conversion. 30 3 E --) eor 1s a-El on-1 _ -2_._____=L_____________ z ttN>*" Rt "' " _ 'W mise sous pression. -- - _ temporisation |l 1 _ 2_ _:_ _ _ I I passage conduits arge n" ' _ s R distribution 5--- À passage. conduits " --purge -par vide# 2 mise sous pres.arqon à R2disribtion 1. 8 5 Xà purge conduits __ /0 àà mise sous pression 4 --- vie |---ide. mise sous pression "4 ?0 X f-1 r- - vidé Meo temporisation. . .. mise sous pression - - - X-\ Si purge conauit argon ' _7 bi,distribution S, precipitation n o Ln CD TABLEAU 1 (suite) cfiL7ui3E DE, mcv(oii RiPin.qfm CU JR COITTW OnEiRTi OPERATIONS DU!' =RATIONS DE IAO DE Mtzj RE)CIPIa;YD DE CHLAMBRE DE REACTION CCNVERiON -. _ _ _ __ __ _.. _ li " 'vF2 Tt _ |o | purge conduits argonpurge par videe X R3, distribution " " " I 1.0__Rx.I.J R3, distribution VI 9, - _ _,'--, R3, distri--tio-_ mise sous pression - -dis'7ribution.vide ._50 _ _0 i-,I X I f-e conduits mis'e sous pression- 6 /0 _sX =820___ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ Y > t3E03, purge con uîs S4 purge conduits argon G7 /0 vide 1- 5 4, dîstriuûtion-p.9 vide' purgre dondurtsC1 vide purgqe récipient.70 15 _ vide S4, distribution 78 - i vi de purge conduits 739 5, X* Vide purge récipient vide collectê *tion - -_-j -- videpas du collecteur de trac 7' / -I II mise sous presso vide 778 X-I purge conduits vde 78Q S3,purge conduits argon mise sous pression....--' ' 3-, di1str-bution purge conduits Bc- 7 preîpîtaion na/à- S3, distributio.collec:- ' nn Xti - ne 8a 5 6 3 le Ilisofec 86e 0 ___-- --- ---- purge]2ar vide n n87 60- vide. i8 Q _ mise souspeio *89 ____-. S-.. NI_ -, vid purge conduits 9 9 1 î: 1 temporisation vide 9,0 - E T--àPhase92 OI J i l o' u1 o 4. V CD" Ln R E V E N D I C A T I 0 N S 1 - Appareil pour l'exécution séquentielle de proces- sus chimiques sur un échantillon de matière chimique, carac- térisé en ce qu'il comprend un dispositif formant chambre (12) présentant une surface interne qui définit une chambre de réaction, cette chambre présentant des moyens d'entrée (36; 36t) et des moyens de sortie (38; 38t); des moyens permet- tant de faire passer successivement plusieurs fluides à tra- vers ladite chambre, depuis les moyens d'entrée jusqu'aux moyens de sortie dans un courant sous pression; et une ma- trice solide (316) perméable aux dits fluides et logés dans ladite chambre, de telle sorte qu'un échantillon (300) qu'on a noyé dans la matrice soit immobilisé et exposé à l'action de chacun desdits fluides qui traversent la chambre pour en- trer en interaction chimique avec ce fluide. 2 - Appareil suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la matrice solide (316) est perméable aux dits fluides, ceux-ci étant absorbés dans la matrice pour diffuser dans. celle-ci. 3 - Machine suivant la revendication 2, caractérisée en ce que ledit dispositif (12) formant chambre comprend une surface qui supporte la matrice solide sous la forme d'une pellicule mince. 4 - Appareil suivant la revendication 3, caractérisé en ce que la matrice est constituée d'un sel polymère d'ammo- nium quaternaire. - Appareil suivant la revendication 4, caractérisé en ce que le sel polymère diammonium quaternaire est le poly- méthylbromure de 1,5-diméthyl-1,5-diazaundécaméthylène. 6 - Appareil suivant la revendication 4, caractérisé en ce que le sel polymère d'ammonium quaternaire est le poly- (chlorure de N,N-diméthyl-3,5-diméthylène pipéridinium). 7 - Appareil suivant la revendication 3, caractérisé en ce que la surface qui supporte la matrice est constituée par au moins une partie de la surface interne (322) du disposi- tif (12). 8 - Appareil suivant la. revendication 7, caractérisé en ce que la chambre de réaction (324) délimitée par la sur- face interne (322) est constituée d'un unique passage du type capillaire qui s'étend entre les deux extrémités de cette chambre. 9 - Appareil suivant la revendication 8, caractérisé en ce que le passage du type capillaire présente un diamètre qui croit uniformément de l'extérieur vers l'intérieur à par- tir des deux extrémités. - Appareil suivant la revendication 7, caractérisé en ce que le dispositif formant chambre (12) comprend deux éléments de chambre (134, 136; 134', 136e) appuyés l'un con- tre l'autre qui présentent respectivement une première cavité (186; 186') et une deuxième cavité (188; 188') sur leurs surfaces de jonction opposées, la première et la deuxième ca- vités étant alignées l'une sur l'autre pour former la chambre de réaction. 11 - Appareil suivant la revendication 3, caractérisé en ce que la surface qui supporte ila matrice est un élément (190; 190t) en forme de feuille poreuse qui se laisse traver- ser par les fluides. 12 - Appareil suivant la revendication 11, caractérisé en ce que la feuille poreuse (190; 190') s'étend à peu près transversalement en travers de la chambre (34, 34e). 13 - Appareil suivant la revendication 12, caractérisé en ce que la feuille poreuse (190; 190') est une feuille com- posée de fibres. 14 - Appareil suivant la revendication 13, caractérisé en ce que les fibres sont des fibres de verre. - Appareil suivant la revendication 12, caractérisé en ce que le dispositif formant chambre (12) comprend deux éléments de chambre (134, 136; 134', 136') qui présentent respectivement une première cavité et une deuxième cavité (186, 188: 186', 188') ménagées sur leurs surfaces de jonc- tion opposées, lesdites première et deuxième cavités étant alignées l'une sur l'autre pour former la chambre de réaction. 16 - Appareil suivant la revendication 15, caractérisé en ce que la matrice solide est constituée d'un sel polymère d'ammonium quaternaire. 17 - Appareil suivant la revendication 15, caractérisé en ce que la première et la deuxième cavités se rétrécissent dans les directions.qui s'éloignent des surfaces de jonction jusqu'à des zones o elles communiquent respectivement avec les moyens d'entrée (36; 36') et les moyens de sortie (38, 38'). 18 - Appareil suivant la revendication 15, caractérisé en ce que la feuille poreuse est logée dans un évidement (192, 192') ménagé dans au moins l'une des surfaces de jonction (144, 146; 144', 146') pour être ainsi retenu dans la chambre (34, 34') dans une orientation dans laquelle elle isole à peu près totalement la première cavité de la deuxième cavité. 19 - Appareil suivant la revendication 18, caractérisé en ce que le dispositif formant chambre (12) comprend au moins une feuille d'une matière souple (194, 194')serrée en- tre les surfaces de jonction (144, 146; 144', 146') de ma- nière étanche, cette matière souple étant perméable aux dits fluides. Appareil suivant la revendication 19, caractérisé en ce que ledit dispositif formant chambre (12) comprend une desdites feuilles de matière souple (194, 194') placée de chaque côté de la feuille poreuse (190, 190'). 21 - Appareil suivant la revendication 20, caractérisé en ce qu'au moins l'un des éléments (134, 136; 134', 136') de la chambre comprend sur sa surface de jonction une partie surélevée (196 196') qui entoure ladite cavité (118, 188') ménagée dans cet élément pour comprimer au moins une feuille de matière souple (194, 194') contre la surface de jonction (114, 144') de l'autre élément (144, 144') de la chambre pour renforcer ainsi la liaison étanche. 22 - Appareil suivant la revendication 18, caractérisé en ce que lesdits moyens d'entrée et de sortie (36, 38; 36%9 381) comprennent deux passages capillaires qui traversent rés- pectivement les éléments (134, 136; 134', 136') de la cham- bre et communiquent avec la chambre de réaction (34, 34') à leurs extrémités intérieures de part et d'autre de la feuille poreuse (190, 190'). 23 - Appareil suivant la revendication 22, caractérisé en ce que lesdits capillaires sont coaxiaux à la chambre de réaction et s'étendent à partir de cette chambre jusqu'à des ouvertures capillaires extérieures ménagées dans les éléments de la chambre. 24 - Appareil suivant la revendication 23, caractérisé en ce que les éléments de chambre (134, 136; 134', 1361) sont faits de verre et présentent des surfaces à peu près pla- nes dans la région desdites ouvertures capillaires. - Appareil suivant la revendication 24, caractérisé en ce que les moyens permettant de faire passer successive- ment des fluides à travers la chambre (34; 341) comprennent au moins une masse de matière élastique (172) qui présente une extrémité de portée étanche à peu près plane et un.pas- sage capillaire axial qui se termine par une ouverture à la- dite extrémité, et un dispositif à filetage servant à appli- quer axialement ladite extrémité de portée étanche contre l'une des ouvertures capillaires de sorte que le passage axial ménagé dans le bloc (172) communique avec ladite ouverture capillaire et que l'extrémité de portée étanche du bloc (172) s'appuie de manière étanche contre la surface à peu près pla- ne de l'élément de chambre qui lui est adjacent. 26 - Appareil suivant la revendication 25, caractérisé en ce que le bloc de matière élastique (172) comprend une masse d'un polymère de carbure fluoré encastré dans un man- chon métallique (174). 27 - Appareil suivant la revendication 26, caractérisé en ce que le dispositif à filetage comprend un perçage (178) qui reçoit ledit manchon métallique (174) à coulissement axial pour garantir la précision de l'alignement entre le passage du bloc et ladite ouverture capillaire. 28 - Appareil suivant la revendication 3, caractérisé en ce qu'il comprend en outre des moyens (18) qui assurent la commande automatique du fonctionnement de l'appareil sur une série de cycles. 29 - Appareil suivant la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits moyens servant à faire passer successivement plusieurs fluides dans ladite chambre (34, 34') comprennent au moins un distributeur servant à commander l'écoulement des- dits fluides entre la chambre et une série de dispositifs contenant lesfluides, le distributeur comprenant: un bloc de valves (224) qui présente sur l'une de ses surfaces une série de zones d'obturation (230) à peu près plane, ce bloc présentant un passage primaire (226) ininterrompu de l'une à l'autre de ses deux extrémités et qui communique par des ou- vertures primaires avec chacune desdites zones-d'obturation et une série de passages secondaires (236) dont chacun commu- nique avec l'une desdites zones d'obturation par l'intermé- diaire d'une ouverture secondaire; une série de membranes e- lastiques (256) à peu près imperméables qui couvrent respec- tivement lesdites zones d'obturation (230), chacune de ces membranes pouvant être actionnée entre un premier état de fermeture dans lequel elle est appliquée à force contre l'une desdites zones d'obturation pour fermer l'ouverture primaire et l'ouverture secondaire qui communiquent avec cette zone et un deuxième état dans lequel elle est soulevée de ladite zone pour établir un circuit d'écoulement du fluide entre l'ouverture primaire et l'ouverture secondaire en passant sur la face externe dudit bloc de valves et des moyens (248, 252) servant à relier lesdits passages primaire (226) et se- condaire (236) aux dispositifs contenant les fluides (42 à 54, 100, 101, 102) et à ladite chambre (34, 34') de sorte que l'écoulement du fluide entre les dispositifs contenant les fluides et ladite chambre puisse être commandé sélectivement. - Appareil suivant la revendication 29, caractérisé en ce que lesdits moyens de raccordement (248, 252) compren- nent au moins une bague conique (250) qui est montée étroite- ment et à coulissement sur un tube (252) et qui est appliquée contre iine cavité (234) présentant un angle de cône différent qui est ménagée dans le bloc de valves (222) et communique avec l'un desdits passages (226, 236) de sorte qu'une force dirigée vers l'intérieur qui est appliquée à ladite bague se trouve concentrée sur une surface de contact relativement pe- tite entre la bague et la cavité pour établir un joint étanche aux fluides entre ces deux éléments. 31 - Appareil suivant la revendication 30, caractérisé en ce que ladite cavité (234) présente un angle de c8ne supé- rieur à celui de la bague (250). 32 - Appareil suivant la revendication 30, caractérisé en ce que la bague (250) est conique sur ses deux c8tés ôppo- sés, l'un des deux côtés étant appliqué contre la cavité (234) par un dispositif à filetage (248) qui présente une cavité conique séparée (247) destinée à recevoir l'autre c8té de la bague (250), lesdites cavités possédant un angle de c8ne su- périeur à celui des angles de c8nes des c8tés correspondants de la bague. 33., Appareil suivant la revendication 29, caractérisé en ce que lesdits moyens de raccordement (248, 252) compren- nent un raccord (248) prévu à leune desdites extrémités du passage primaire (226) de sorte que le passage primaire cons- titue un collecteur qui peut être balayé par un courant de fluide qu'on fait passer entre le raccord et le passage se- condaire le plus éloigné de ce raccord. 34 - Appareil suivant la revendication 33, caractérisé en ce que le passage primaire (226) est constitué d'une série de passages rectilignes qui sont reliés bout à bout pour for- mer un conduit ayant une configuration en dents de scie et qui communiquent à une sur deux de leurs intersections avec les zones d'obturation (230) correspondantes. - Appareil suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend un récipient de conversion (14) compor- tant une série de tubes capillaires (272, 274, 276) qui pénè- trent dans son volume intérieur et des moyens permettant d'in- troduire divers fluides dans le récipient et de les extraire du récipient au moyen desdits tubes capillaires, l'un au moins des dits fluides étant acheminé auxdits moyens de sortie (38, 38') et au moins l'un des tubes capillaires (276) présentant une extrémité intérieure o la lumière de ce tube est fermée et qui est muni d'une série d'orifices étranglés (280) espa- cés dans une disposition rayonnante, de telle sorte que ltin- troduction de fluide à l'intérieur du récipient par ce tube capillaire (276) produit un jet divisé projeté sur les surfa- ces internes du récipient pour laver ces surfaces internes. 36 - Appareil suivant la revendication 35, caractérisé en ce que lesdits tubes capillaires sont en verre. 37 - Appareil suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend: un récipient de conversion (14) compor- tant plusieurs tubes capillaires (272, 274, 276) qui pénètrent dans son volume intérieur, et des moyens permettant d'intro- duire divers fluides dans ce récipient par ces tubes capil- laires et de les en extraire par lesdits tubes capillaires; l'un au moins des fluides de la série de fluides étant envoyé auxdits moyens de sortie (38; 38') et l'un (272) desdits tu- bes capillaires se terminant en un point adjacent au fond du récipient par une extrémité intérieure o la lumière est fer- mée, cette extrémité intérieure étant munie d'une série d'o- rifices étranglés (278) espacés dans une disposition rayon- nante de telle sorte que l'introduction d'un gaz à l'intérieur par ce tube capillaire introduit de petites bulles dans le liquide éventuellement contenu dans le récipient, ces bulles servant à agiter uniformément le liquide et à accélérer le séchage de ce dernier. 38.- Dispositif de chambre de réaction destiné à être utilisé dans un appareil pour ltexecution séquentielle de processus chimiques sur un échantillon de matière chimique, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif (12) présentant une surface interne qui délimite une chambre de réaction (34, 34') comportant elle-même des moyens d'entrée (36, 36') et des moyens de sortie (38, 38') permettant de faire passer des fluides dans cette chambre dans un courant sous pression; et une matrice solide perméable à une série de fluides et logée dans ladite chambre de sorte qu'un échantillon qu'on a noyé dans cette matrice est immobilisé et exposé à chacun des flui- des qu'on fait passer à travers la chambre pour provoquer son interaction chimique avec ce fluide. 39 - Dispositif suivant la revendication 38, caractéri- se en ce que la matrice solide est perméable auxdits fluides, lesdits fluides étant absorbés par la matrice pour s'y diffu- ser. - Dispositif suivant la revendication 38 ou 39, ca- ractérisé en ce qu'il comporte en outre les caractéristiques définies à l'une quelconque des revendications 3 à 27. 41 - Dispositif à valves destiné à être utilisé dans un appareil pour l'exécution séquentielle de processus chimi- ques, afin de commander l'écoulement des fluides dans cet ap- pareil caractérisé en ce qu'il comprend un bloc de valves (224) qui présente sur l'une de ses surfaces une série de zo- nes d'obturation (230) à peu près planes, ce bloc présentant un passage primaire (226) ininterrompu de l'une à l'autre de ses deux extrémités et qui communique par des ouvertures pri- maires avec chacune desdites zones d'obturation et une série de passages secondaires (236) dont chacun communique avec l'u- ne desdites zones d'obturation par l'intermédiaire d'une ou- verture secondaire; une série de membranes élastiques (256) à peu près imperméables qui couvrent respectivement lesdites zones d'obturation (230) chacune de ces membranes pouvant ê- tre actionnée entre un premier état ou état de fermeture dans lequel elle est appliquée à force contre l'une desdites zones d'obturation pour fermer l'ouverture primaire et l'ouverture secondaire qui communiquent avec cette zone et un deuxième é- tat dans lequel elle est soulevée de ladite zone pour établir un circuit d'écoulement du fluide entre l'ouverture primaire et l'ouverture secondaire en passant sur la face externe du dit bloc de valves de telle sorte que l'écoulement du fluide entre ledit-passage primaire (226) et lesdits passages secon- daires (336) puisse ainsi être sélectivement commandé. 42 - Dispositif suivant la revendication 41, caractéri- sé en ce qu'il comprend des moyens permettant de raccorder lesdits passages (226, 236) à des éléments extérieurs pour la circulation du fluide, ces moyens de raccordement comprenant: au moins une bague conique (250) qui est montée étroitement et à coulissement sur un tube (252) et qui est appliquée con- tre une cavité (234) présentant un angle de cône différent qui est ménagée dans le bloc de valves (222) et communique avec l'un desdits passages (226, 236) de sorte qu'une force dirigée vers l'intérieur qui est appliquée à ladite bague se trouve concentrée sur une surface de contact relativement pe- tite entre la bague et la cavité pour établir un joint étan- che aux fluides entre ces deux éléments. 43 - Dispositif suivant la revendication 41 ou 42 ca- ractérisé en ce qu'il comporte en outre les caractéristiques définies à l'une quelconque des revendications 31 à 34. 44 - Récipient de conversion destiné à être utilisé dans un appareil pour l'exécution séquentielle de processus chimiques sur un échantillon de matières chimiques,caractéri- sé en ce qu'il comporte plusieurs tubes capillaires (172, 174, 176) qui pénètrent dans son volume intérieur pour y introdui- re les divers fluides.ou les en extraire, au moins l'un des tubes capillaires (272, 276) présentant une extrémité inté- rieure à laquelle la lumière de ce tube est fermée et qui est muni d'une série d'orifices étranglés (178) espacés dans une disposition rayonnante; de sorte que l'introduction de flui- des à l'intérieur du récipient par ce tube capillaire (172, 176) produit un jet divisé projeté sur les surfaces internes du récipient pour laver ces surfaces internes. - Récipient suivant la revendication 44, caractéri- sé en ce que lesdits tubes capillaires sont en verre. 46 - Récipient de conversion destiné à être utilisé dans un appareil pour l'exécution séquentielle de processus chimiques sur un échantillon de matière chimique caractérisé en ce qu'il comporte plusieurs 'cubes capillaires qui péne- trent dans son volume intérieur pour y introduire divers flui- des et les en extraire,tl'un (272) desdits tubes capillaires se terminant en un point adjacent au fond du récipient, par une extrémité intérieure a laquelle la lumière est fermée, cette extrémité intérieure étant munie d'une série d'orifices étranglés espacés dans une disposition rayonnante; de sorte que l'introduction d'un gaz à l'intérieur par ce tube capil- laire introduit des petites bulles dans le liquide éventuel- lement contenu dans le liquide, ces bulles servant à agiter uniformément le liquide et à accélérer le séchage de ce der- nier. 47 - Procédé pour exécuter successivement des proces- sus chimiques sur un échantillon de matière chimique carac- térisé en ce qu'on enferme une matrice solide faite d'une ma- tière perméable aux fluides dans une chambre fermée présen- tant une entrée et une sortie; on noie un échantillon de ma- tière chimique dans la masse de la matrice solide; et on fait passer successivement des fluides dans la chambre en un courant sous pression de l'entrée jusqu'à la sortie de cette chambre, de manière que l'échantillon soit exposé au contact de chacun desdits fluides de telle sorte que l'échantillon soit immobilisé et qu'on obtienne une interaction chimique entre l'échantillon et les fluides. 48 - Procédé suivant la revendication 47, caractérisé en ce que, pour enfermer la matrice solide dans la chambre, on introduit une solution contenant la matière de la matrice solide dans la chambre et on fait tourner la chambre tout en faisant en même temps passer un gaz dans cette chambre pour évaporer le liquide, en laissant la matière de la matrice solide déposée sur les surfaces internes de la chambre sous la forme d'une pellicule mince. 49 - Procédé suivant la revendication 47, caractérisé en ce que, pour noyer l'échantillon de matière solide dans la matrice solide, on introduit une solution contenant l'é- chantillon dans la chambre pour dissoudre la matière de la matrice de cette chambre et on fait ensuite tourner la cham- bre en même temps qu'on fait passer un gaz à travers cette chambre pour évaporer le liquide et laisser la matière de la matrice solide déposée sur les surfaces internes de la cham- bre sous la forme d'une pellicule mince dans laquelle est noyé ledit échantillon. - Procédé suivant la revendication 47, caractérisé en ce que la matrice solide est portée sur une feuille poreu- se et en ce que, pour enfermer la matrice dans la chambre, on dépose la matière de la matrice sur la feuille poreuse sous la forme d'une pellicule mince supportée par cette feuil- le et on dispose la feuille poreuse à peu près transversale- ment en travers de la chambre en un point compris entre lten- trée et la sortie de sorte que les fluides qu'on fait passer de l'entrée à la sortie doivent nécessairement traverser la feuille. 51 - Procédé suivant la revendication 50, caractérisé en ce que, pour noyer l'échantillon dans une matrice de ma- tière solide, on dépose une solution contenant l'échantillon sur la feuille poreuse pour dissoudre la matière de la ma- trice portée par cette feuille et on évapore le liquide de la feuille pour laisser la matière de la matrice se déposer sous la forme d'une pellicule mince dans laquelle l'échantillon est noyé. 52 - Procédé suivant la revendication 47, caractérisé en ce que, pour faire passer successivement les fluides dans la chambre, on fait circuler au moins un réactif à travers la chambre sous la forme d'un gaz ou de vapeur de façon qu'il diffuse dans la matrice solide et réagisse avec l'échan- tillon.