La présente invention a trait à un bottier de montre comprenant une carrure, une lunette munie de sanverre et un joint en matière souple. La présente invention a plus particulièrement pour objet un moyen de fixation de l'ensemble verre-lunette au boîtier de montre. On connaît plusieurs moyens de fixer l'ensemble verre-lunette à un boîtier de montre. Entre autres, on connaît les exécutions ou une lunette ronde est vissée sur le boîtier par un filetage sur son bord extérieur, ou on connait également les exécutions où la lunette est introduite à force et fixée à cran sur le boîtier. On connaît également, par le brevet Suisse 377 285 le cas où, ici c'est le fond qui est retenu par un joint qui fait également office de joint d'étanchéité. Dans le brevet français n 1.557.221, on illustre le cas où le verre luimême est retenu par un joint qui accessoirement assure l'étanchéité, éventuellement conjointement avec un joint sup plámentaire. Dans ces deux derniers cas, la mise en place du fond du verre nécessite généralement l'usage d'un outil. Le joint est un élément indépendant dont la mise en place peut s' avérer difficile. Le but de la présente invention est un dispositif de fermeture simple du boîtier de montre de montage aisé et remédiant aux inconvénients cités. L'invention est caractérisée en ce que le joint est solidaire de la lunette, en ce que ltouverture supérieure de la carrure comporte un bord de surface intérieure inclinée cette surface intérieure étant limitée vers le bas par un réhaut supérieur du fond-carrure de sorte que le bord présente une surépaisseur intérieure et que l'intersection de la surface intérieure inclinée avec le réhaut supérieur forme un angle ; en ce que l'ouverture supérieure de la-carrure et le pe'rimètrePde la lunette définis- sent ensemble, lorsqu'ils sont assemblés, un interstice sur tout le pourtour ; et en ce que le joint remplit cet interstice et assure le maintien de la lunette à la carrure. L'invention s'applique également à un boîtier de montre en deux pièces, aquel cas c'est l'ouverture supérieure de la carrure-fond qui dispose des caractéristiques énoncées ci-dessus. Afin de faciliter l'opération de fixation de l'ensemble verre-lunette à la carrure ou carrure-fond, le joint est, selon une première forme a'exécution, préalablement fixé à la lunette ou rendu solidaire de celle-ci. Alternativement, selon une deuxième forme d'exécution, le le joint pourrait aussi être rendu solidaire de la carrure ou carrure-fond, auquel cas c'est l'ouverture inférieure de la lunette qui comporte un bord de surface extérieure inclinée. Le choix d'un matériau adéquat, par exemple un caoutchouc-silicone ou une matière plastique molle, permet de réaliser une jonction parfaitement étanche. En effet, l'étan- chéité entre la lunette et la carrure ou la carrure-fond est assurée par la compression constante que subit une partie du joint souple sur tout son pourtour. Selon la première forme d'exécution, la fixation de la lunette à la carrure ou au fond-carrure est assurée par accrochage du même joint soupie à l'angle en forme de bec tourné vers l'intérieur que constitue l'intersection de la surface intérieure inclinée avec le réhaut supérieur de la carrure. La fixation du verre à la lunette se fait par n'importe quelle méthode conventionnelle : collage, par effet de frottement avec un joint, etc. Vuela grande surface de contact entre le joint sou- ple et la surface intérieure du bord, l'étanchéité de la jonction est irréprochable. En ce qui concerne la fixation, même un choc violent ne pourrait dégager la lunette puisque la souplesse du joint absorberait l'effort. Ce n'est que par une action prolongée et intentionnelle qu'on arrive à dégager la lunette après que toute la hauteur engagée du joint ait dépassé l'angle. Pour la mise en place de la lunette, il suffit de la placer sur l'ouverture de la carrure et l'enfoncer gentiment. Il n'y a pas lieu de faire appel à des outils. Le dispositif de fermeture s'applique à des ouvertures de forme quelconque : ronde, ovale, carrée, rectangulaire polygonale, etc. Ces avantages et autres de l'invention seront explicités au cours de la description qui suit, basée sur les figures en annexe données à titre d'exemple. La figure 1 est une vue en coupe au travers d'un boîtier de montre selon l'invention et selon la première forme d'exécution La figure 2 est une vue en coupe de la lunette avant fermeture sur un boîtier de montre de la figure 1 La figure 3 illustre à titre d'exemple quelques formes possibles de l'ouverture supérieure de la carrure. En figure 1, qui illustre le cas d'un boîtier de montre monocoque, on reconnaît en 1 le mouvement sur lequel est fixé un cadran 2 et soutenu par un cercle d,emboitage 3 par l'intermédiaire des vis 4a et 4b. Cet ensemble repose à l'intérieur du boîtier monocoque 5 sur une portée 5a de celui-ci; Le cercle d'embortage 3 comprend un passage fraisé 3a qui centre ensemble 1, 2-et 3 par rapport au tube de couronne 6 dont l'axe correspond à celui de la tige de remontoir du mouvement. La partie intérieare-6a du tube 6 déborde dans le fraisage 3a du. cercle d'emboîtage et la partie extérieure 6b assure le centrage et l'étanchéité de la couronne de remontoir et de mise à l-cheure. La tige de remontoir 7 est en deux pièces, du type "tige brisée".Une partie 7a est solidaire du mouvement, l'autre 7b est solidaire de la couronne et elles sont assemblées lors de I'emboitage du mouvement. La face intérieure 5b de la carrure-fond 5 présente un réhaut supérieur précédent le bord de ltouverture supérieure de la carrure-fond. Ce bord comporte une surface intérieure inclinée 5d dont l'intersection avec le réhaut supérieur résulte en un angle 5c. En figure 2, on reconnaît la lunette 8 du boîtier de montre avant- fermeture. L'exemple illustré comporte une gorge 8a pour le logement d'un joint d'étanchéité 9 destiné à tenir le verre 10, dans ce cas, un verre minéral. Le verre 10, minéral ou autre, pourrait également être collé à la lunette 8. Selon la première forme d'exécution, le joint 11 en matière souple est solidaire de la lunette 8 ce qui facilite la fixation de ltensembie verre-lunette-jointà la carrure. Le joint 11 peut être rendu solidaire de la lunette 8 par vulcanisation s'il s'agit d'un joint en caoutchoucsilicone, ou par surmoulage s'il s'agit d'un joint en matière plastique. Le périmètre inférieur de la lunette pourrait alors être cylindrique ou bien pourvu d'une gorge 8b laissant subsister une saillie 8ç formant ancrage 11a du joint 11, auquel cas la surface d'adhésion serait augmentée. Avant fixation de la lunette à la carrure, le contour extérieur du joint 11 est légèrement supérieur au contour intérieur défini par l'angle c de l'ouverture supérieure de la carrure. En revenant à la figure 1, on remarque que le joint 11 remplit l'interstice entre l'ouverture supérieure de la car rure et le périmètre inférieur de la lunette. La surpaisseur intérieure du bord de í |couverture supérieure de la carrure s'enfonce dans le joint en matière souple. La fixation de la lunette 8 au boîtier 5 est assurée par l'accrochage du joint 11 à l'angle 5c au bas de la surface inclinée 5d.La lunette ne peut se dégager du boîtier que lorsque le joint 11 aura surmonté le frottement avec l'angle 5c sur toute la hauteur engagée du joint 11. La deuxième forme drexécution non illustrée ici prévoit de fixer au préalable le joint cette fois-cirdans la paroi intérieure de la carrure ou du fond-carrure. La solution est alors simplement l'inverse de la première, et ctest le bord de l'ouverture inférieure de la lunette qui est pourvu de la surface extérieure inclinée, représentant une surépaisseur qui s'enfonce dans le joint. Comme précédemment, le joint est relié à la carrure (au fond d'une gorge par exemple) par vulcanisation ou surmoulage. Le reste de la description se restreindra à la première forme d'exécution qui présente un avantage particulier en ce qui concerne les boîtiers de montres en deux pièces. Le mode opératoire avec le boîtier de montre selon l'invention est le suivant Pour fixer l'ensemble verre-lunette 8 au boîtier de montre 5, il suffit alors de placer la-lunette 8 sur l'ouverture supérieure de la carrure avec au besoin l'orien- tation adéquate et ensuite d'enfoncer la lunette en effec tuant une pression verticale sur ltensemble, ce ce qui d'abord comprime-radialement le joint li au passage de la surface intérieure inclinée 5d.Dès le passage au travers de l'angle 5c, le joint peut se détendre à nouveau (partiellement ou complètement selon le diamètre intérieur de la carrure) et rester accroché au même angle 5e. On constate que seul un choc de violence excessive pourrait dégager d'un seul coup la lunette du boîtier de montre puisque le. joint doit surmonter le frottement de l'angle sur toute la hauteur engagée. Les chocs usuels sont absorbés par amortissement dans le joint en matière souple. De ce fait, pour dégager la lunette, il faut imprimer un effort prolongé et suffisant de traction. Ceci peut se faire, par exemple, en introduisant une lame dans l'interstice 12 entre le dégagement 8e de la lunette et le boîtier et en imprimant un effort de torsion soulevant la lunette, préférablement par étapes en différents points de la lunette. Le dégagement 8e est réalisé de façon à ce que l'outil d'ouverture de l'ensemble verre-lunette ne vienne pas blesser le joint en matière souple 11, mais s'arrête dans son introduction sur la portée usinée à cet effet. Des essais effectués avec plusieurs formes dtexé- cution ont démontré que la configuration illustrée fournit les meilleurs résultats. En effet, une -forme arrondie de la surface intérieure 5d est celle offrant le meilleur glissement du joint lors de son introduction. Un meilleur accrochage est obtenu avec la gorge 8b dans la lunette qui définit ainsi un profil environ parallèle à celui du bord intérieur de l'ouverture supérieure de la carrure. On obtient en même temps un meilleur ancrage du joint. Un avantage particulier du boîtier de montre selon l'invention est l'étanchéité irréprochable conférée par la -fermeture entre la lunette et la carrure. En effet, l'étanché- ité est assurée par la grande surface de contact que présente le joint 11 en compression permanente avec la surface intérieure inclinée 5d du bord de l'ouverture supérieure de la carrure. Une particularité supplémentaire de l'invention est qu'elle offre également un moyen de fixation du mouvement à rr l'intérieur d'un boitier monocoque. Comme on le constate en figure 2, le bord inférieur du joint 11 dépasse légèrement la surface inférieure 8d de la lunette 8. Comme on le voit ensuite en figure 1, c'est ce bord inférieur du joint 11 qui assure la position du mouvement, (qui n'est que posé au travers de son cercle d'emboitage au fond du boîtier) par la pression qu'il exerce au moins par endroits sur toute la périphérie du cadran 2 solidaire du mouvement 1. La figure 3 montre deux exemples de figure possible que peut suivre l'ouverture supérieure de la carrure ou du fond-carrure du boîtier de montre étanche selon l'invention. Il suffit que le bord extérieur îîb du joint 11 suive un contour parallèle extérieur pour assurer une étanchéité et un accrochage de presque toute forme d'ouverture, présentant même des coins à angle vif. Le dispositif de fixation de l'ensemble verrelunette au boitier de montre selon l'invention présente donc les avantages d'assurer une étanchéité irréprochable, d'offrir un moyen d'accrochage sûr, et de permettre une ouverture et fermeture particulièrement aisées des boitiers de montres. Le dispositif est surtout adapté aux boîtiers en deux pièces (ou monocoques ou à carrure-fond) du fait qu'il permet simultanément d'assurer le positionnement du mouvement. R E VE N fliC A T iONS 1.- Boîtier de montre comprenant une carrure, une lunette (8) munie due son verre (10) et un joint (11) en matière souple, caractérisé en ce que le joint (11) est solidaire de la lunette, en ce que l'ouverture supérieure de la carrure comporte un bord de surface intérieure inclinée (5d), cette surface intérieure étant limitée vers le bas par un réhaut supérieur de la carrure de sorte que le bord présente une surépaisseur intérieure et que l'intersection de la surface intérieure inclinée avec le réhaut supérieur forme un angle (5cri en ce que l'ouverture supérieure de la carrure et le périmètre inférieur de la lunette définissent ensemble, lorsqu'ils sont assemblés, un interstice sur tout le pourtour ; et en ce que le joint (11) remplit cet-interstice-et assure le maintien de la lunette à la carrure. 2.- Boîtier de montre comprenant une carrure, une lunette munie de son verre et un joint en matière souple, caractérisé en ce que le joint est solidaire de la carrure, en ce que l'ouverture inférieure de la lunette comporte un bord de surface extérieure inclinée, cette surface extérieure étant limitée vers le haut par une gorge pratiquée sur toute la périphérie extérieure de la lunette de sorte que le bord présente une surépaisseur extérieure et que l'intersection de la surface extérieure inclinée avec la paroi latérale inférieure de la gorge forme un angle ; en ce que l'ouverture supérieure de la carrure et-le périmètre inférieur de la lunette définissent ensemble, lorsqu'vils sont assemblés, un interstice sur tout le pourtour ; et en ce que le joint remplit cet interstice et assure le maintien de la lunette à la carrure 3.- Boîtier de montre selon la revendication 1, caractérisé en ce que la surface intérieure inclinée est arrondie. 4.- Boîtier de montre selon la revendication 2, caractérisé en ce que la surface extérieure inclinée est arrondie. 5.- Bottier de montre selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la carrure est une carrure-fond. 6.- Boîtier de montre selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le joint (11) est un joint d'étanchéité. 7.- Boîtier de montre selon l'une quelconque des revendications 1et 2, caractérisé en ce que le joint (11) est en caoutchouc-silicone. 8.- Boîtier de montre selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le joint (11) est en plastique mou. 9.- Boîtier de montre selon la revendication 1, caractérisé en ce que le joint (11) est solidarisé avec la lunette par vulcanisation. 10.- Boîtier de montre selon la revendication 1, caractérisé en ce que le joint (11) est solidarisé avec la lunette par surmoulage. 11.- Boîtier de montre selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'ouverture supérieure de la carrure est de forme quelconque. 12.- Boîtier de montre selon la revendication 1, caractérisé en ce que le périmètre inférieur de la lunette (8) comprend une gorge pour l'ancrage du joint (11). -J3.- Boîtier de montre selon l'ensemble des revendications 1 et 3, caractérisé en ce qu'il contient un mouvement (1) auquel est solidairement fixé un cadran (2); en ce que le Joint (11) en matière souple déborde légèrement la surface inférieure (8d) de la lunette (8) ; en ce que le cadran (2) s'étend au moins en partie sous la lunette (8) et subit une pression verticale constante de la partie débordante du joint, de sorte que l'ensemble mouvement-cadran est comprimé en position par l'action du joint (11) sur le cadran (2).