L'invention concerne les établis pliants. Le fait d'être pliants permet de réduire l'encombrement des établis lorsqu'ils ne sont pas utilisés, et de les ranger dans un réduit ou de les laisser appuyer contre un mur sous un faible volume. On peut ainsi transformer un garage individuel en atelier après en avoir retiré un véhicule et donc utiliser le local à deux usages. connus Ces établis pliants/présentent néanmoins des inconvénients tels que l'obligation de les déplacer pour les monter, une insuffisance de stabilité et de robustesse, et l'impossibilité d'adapter la hauteur de la table de travail par rapport au sol, en fonction de la grandeur de l'utilisateur. Le but essentiel de la présente invention est de remédier à ces inconvénients. Selon l'invention l'établi pliant est mural et réglable en hauteur. On fixe d'abord solidement au mur un jeu de crémaillères métalliques puis on assujettit la table de l'é- tabli sur ces crémaillères à la hauteur désirée. Cet assujettissement est réalisé à l'aide de consoles crochetables dans les orifices prévus dans les cramaillères. Les consoles sont solidarisées entre-elles par un longeron placé au-dessus, et sur lequel est articulé la table d'établi. Ainsi en une seule opération on assujettit toutes les consoles, le longeron et la table. En position d'utilisation, la table est horizontale, et supportée à l'arrière par les crémaillères et à l'avant par au moins deux pieds, articulés à elle de façon à pouvoir être pivotés vers l'avant. Lorsqu'on désire plier l'établi on tire la base des pieds vers l'extérieur, on les relève tout en laissant pivoter la table autour de son articulation au longeron, jusqu'à ce qu'elle pende le long du mur, à ce moment le pieds sont alors appliqués parallèlement sur elle et assujettis dans cette position pqr tout moyen (magnétique, crochet ou autre). La table peut être fixée sur les crémaillères à la hauteur désirée, et pour adapter les pieds à cette hauteur, on les munit de vérins facilement réglagles. En position d'utilisation il est avantageux de bloquer les pieds et de rendre l'ensemble plus rigide. A cet effet, sous et parallèlement à la table, on fixe sur les crémaillères un plateau articulé, comportant des échancrures pour le passage des pieds avec, entre les échancrures, une règle venant en position d'ouverture emprisonner un liteau reliant les pieds entre-eux. Ainsi les pieds sont solidement fixés non seulement à leur sommet, mais aussi près de leur base, d'une part entre-eux et d'autre part au mur, assurant ainsi une grande robustesse et stabilité à l'ensemble. Pour mieux faire comprendre l'invention il est donné ci-après un exemple de réalisation aux références annexées dans lesquelles Fig. 1 est une vue en perspective de l'établi en position d'utilisation, Fig. 2 est une coupe suivant II-II de la Fig. 1, Fig. 3 est une vue en perspective de l'établi en position fermée. Sur les Fig. 1 et 3 on a représenté quatre crémaillères l, 2, 3, 4, mais ce nombre est variable en fonction des dimensions de l'établi. Ces crémaillères sont fixées de façon classique solidement au mur à la hauteur appropriée. Le longeron 5 comporte des échancrures pour le passage des crémaillères et permettre son application contre le mur sans interstice. Au longeron 5 est articulée la table 6 proprement dite. Le longeron 5 est fixé à des consoles 7, face aux crémaillères de façon à permettre aux crochets 8 et 9 de pénétrer facilement dans les orifices prévus à cet effet. De préférence sur les consoles on soude une équerre 10 sur laquelle est vissé le longeron 5. Entre les consoles, sous et au longeron 5 sont fixées une pièce 11 (dont le rôle sera expliqué plus loin) et des pentures 12. La partie mobile de ces pentures 12 est fixée sous la table 6 permettant ainsi de la rabattre selon la flèche t'F". Du côté opposé au mur, la table 6 est supportée par trois pieds 13, 16, 19. A leur partie supérieure, chaque pied est muni d'une ferrure 14, 17,20 correspondante assurant son articulation à la table 6, et permettant son pivotement dans le sens de la flèche "G". La Fig. 2 montre clairement que, par exemple, la partie mobile 20a est vissée sur la face avant du pied 19, et peut tourner autour de l'axe 20b solidaire de la partie fixe 20c vissée sur le chant de la table 6. De préférence une échancrure est prévue dans la table pour loger la ferrure telle que 20. Les pieds sont prolongés vers le bas par un vérin muni d'un talon 15, 18 ou 21, permettant d'adapter la longueur du pied au niveau choisi pour la table. Selon l'invention, en position d'utilisation, les pieds sont bloqués à l'aide d'un plateau 22 muni à l'arrière d'une articulation 23 fixée sur la crémaillère de façon à pouvoir basculer le dit plateau 22 dans le sens de la flèche "H". Entre les pieds, le long de son bord avant, le plateau est muni de règles 24 emprisonnant un liteau 25 reliant les pieds 13, 16, 19 entre-eux. Le longeron 5 est bloqué contre les crémaillères à 1' aide de goupilles 28 enfoncées dans ces dernières au ras des dits longerons. Ainsi le longeron 5 et la table 6 se trouvent parfaitement stables. Pour plier ou fermer l'établi, il est nécessaire de soulever le plateau 22 suivant la flèche "H", afin que la règle 24 libère le liteau 25. Le plateau 22 peut être ainsi relevé jusqu'à la position 22' où il peut être maintenu par un ou plusieurs taquets tels que 26 (assujetti en rotation sur la pièce 11). Les pieds 13, 16, 19 peuvent alors être relevés ensemble suivant la flèche "G", pendant que la table 6 pivote pour venir en 6' suivant la flèche "F". Après rclevage complet des pieds, ces derniers se trouvent en position 13', 16', 19' dans laquelle ils peuvent être maintenus par n'importe que moyen, par exemple un crochet 27. Ainsi fermé l'établi est peu encombrant, et se trouve rangé sans devoir le porter. REVENDICATIONS 1. Etabli pliant caractérisé en ce qu'il est mural et réglable en hauteur, et qu'à cet effet on l'assujettit sur un jeu de crémaillères métalliques fixées au mur. 2. Etabli pliant selon la revendication 1, caractérisé en ce que la table est articulée sur un longeron monté sur des consoles crochetables dans les orifices prévus dans les crémaillères. 3. Etabli pliant selon les revendications 1 et 2, muni à l'avant d'au moins deux pieds supports de table, caractérisé en ce que ces pieds sot articulés de façon à pouvoir être relevés parallèlement à la table lorsque cette derniere est rabattue le long du mur. 4. Etabli pliant selon l'ensemble des revendications précédentes, caractérisé en ce que la base des pieds est munie d'un vérin permettant le réglage en hauteur. 5. Etabli selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérise en ce qu'il comporte un plateau articulé sur les crémaillères et servant au blocage des pieds et qu'à cet effet le dit plateau comporte des échancrures pour le passage des dits pieds avec, entre les échancrures, une règle venant, en position d'ouverture, emprisonner un liteau reliant les pieds. 6. Etabli selon l'ensemble des revendications précédentes, caractérisé en ce que le longeron est bloqué contre les crémaillèresssà à l'aide de goupilles (ou similaires) enfon- cées dans ces dernières au ras du dit longeron.