La présente invention concerne un filtre dépoussiéreur, dans lequel les filtres en matériaux tissés ou en nattes de toisons fibreuses présentent la forme de poches. Contrairement aux filtres dépoussiéreurs munis de surfaces filtrantes en forme de manche, la forme en poches permet de prévoir de grandes surfaces sur une face de base relativement petite. Cette disposition acquiert, par conséquent, de plus en plus d'importance dans l'industrie. Dans l'emploi de surfaces filtrantes planes il est nécessaire d'étayer celles-ci sur toute leur superficie pour compenser la différence de pression due à la résistance du filtre. Les poches filtrantes sont, par conséquent, habituellement tendues sur un châssis en fils métalliques et sont alimentées de l'extérieur en air chargé de poussière. Du fait du raidissement nécessaire des poches, celles-ci sont très encombrantes et difficilement maniables. Leur montage et leur démontage sont donc coûteux et malaisés. Ils nécessitent ltaménage- ment de nombreuses portes de grandes sections dans leWchambres de filtrage. Il en découle naturellement une dépense élevée en moyens d'étaiement de la cage ou du bâti affaibli par les ouvertures de portes de filtres.En outre, les portes avec leurs fermetures sont également coûteuses et comportent le risque du manque d'étanchéité. L'invention a pour objet dtéviter les inconvénients cités et de prévoir dans les unités de filtrage une surface filtrante la plus grande possibleS dans des conditions d'entretien facile et de dépense réduite. Le problème technique en résultant consiste à rendre possible un montage et un démontage faciles des poches filtrantes encombrantes sans devoir munir la cage ou le bâti de filtre d'un grand nombre de portes. Ce problème est résolu, conformément à l'invention, du fait que les poches filtrantes sont montées sur deux rangées à l'intérieur d'une cage, de manière qu'il subsiste entre ces rangées un couloir central accessible à l'homme et d'une largeur un peu plus grande que la plus grande largeur d'une poche filtrante. Ce couloir central s'étend d'une face frontale à l'autre de la cage et l'on peut alors y accéder par une porte prévue à chaque face frontale. Les parois extérieures de la cage de filtrage ne présentent autrement aucune sorte d'ouvertures de portes. Lors du démontage d'une poche filtrante, celle-ci est pan exemple tirée, de sa position de travail, dans le couloir central et peut y être rabattue en position horizontale de sorte que l'on peut, dans Cette position, l'amener, dans le couloir central, à lune des deux portes frontales, et le cas échéant, la remplacer par une nouvelle poche. Le montage s'effectue dans ordre inverse des opérations précitées et de la m8me manière. Pour faciliter le déplacement des poches, est disposé au plafond du couloir central un petit chemin de roulement muni d'un chariot porte-palan. Le couloir central sert en mêne temps de collecteur d'air chargé de poussière, collecteur dans lequel se produit une stabilisation du gaz chargé de poussière y pénétrant. De ce fait, on réalise une pré-séparation de la poussière. Afin que la poussière précipitée n'empêche pas l'accès au couloir so sol oct constitué par une grille permettant à la poussière précipitée de tomber à travers ladite grille. Audessous de cette grille est montée une vis sans fin à poussière, qui effectue l'évacuation de la poussière.Pour empêcher que des dépôts se produisent du côté de l'air épuré et pour évacuer les quantités de poussière enlevées des faces extérieures des poches filtrantes par des secousses, les poches filtrantes, façonnées d'une manière conne en soi en forme de trapèze, sont posées, par leur extrémité inférieure inclinée, sur les fonds d'inclinaison correspondante de la cage de filtrage, fonds d'où la poussière rassemblée glisse vers la vis sans fin centrale d'évacuation de poussière. L'invention permet ainsi de loger de grandes surfaces filtrantes en forcie de poches dans un espace minimum d'une manitre économique gracie à l'emploi d'une cage pratiquement sans porte, et de plus, facilite considérablement, par suite de leur agencement particuler le montage et le démontage des poches filtrantes. L'invention est expliquée ci-après plus en détail au moyen de la description d'un exemple de réalisation et du dessin annexé sur lequel : la figure 1 représente une coupe transversale à travers la cage de filtrage; dans la moitié de gauche de la fi gure cette coupe passe par une soupape d'air épuré et dans la moitié de droite, elle passe par une soupape d'air de balayage, et la figure 2 représente une coupe longitudinale le long de la ligne A-A de la figure 1. Dans une cage 1 sont montées des deux cotés de 1'axe longitudinal médian deux rangées de poches filtrantes 2, dont la largeur est un peu plus petite que le tiers de la largeur de la cage. De ce fait il existe entre les deux rangées de filtres en poches filtrantes un couloir central libre 3 qui est plus large que les poches filtrantes. Les poches filtrantes 2 sont constituées, d'une manière connue en soi en forme de trapèzes et présentent sur leur partie inférieure oblique des ouvertures 4 pour la sortie de l'air épuré, ou pouittentrée de l'air de balayage dont l'écoulement a lieu périodiquement en sens inverse.Les ouvertures 4 des poches filtrantes 2 sont constituées en forme de collerettes et sont posées sur des ouvertures correspondantes 6du fond oblique 7 de la cage, avec interposition d'un joint d'étanchéité 5. Le fond 7 de la cage est, de préférence, muni de guidages ou de becs de butée 8 pour faire coincider automatiquement les ouvertures 4 des poches filtrantes et les ouvertures 6 du fond de la cage. Par leur face supérieure les poches sont emboitées dans les guidages 9 du dispositif à secousses 10 et bloquées par des crochets pivotants 11. De cette manière on peut facilement monter et démonter les poches filtrantes sans avoir rien à visser ou à dévisser. Les poches filtrantes peuvent, après détachement des crochets pivotants, être tirées dans le couloir central 3de la cage et être alors basculées à l'horizontale suivant leur longueur, et être transportées aux côtés frontaux de la cage, à l'aide d'un chariot porte-palan 12 placé sous le plafond de-la cage. Dans ces côtés frontaux sont prévues des portes 13 d'accès au couloir central 3, par lesquelles les poches filtrantes elles aussi peuvent alors tre extraites de la cage et y être introduites. Le sol du couloir central est recouvert dtun plancher perforé ou grille 14 sous lequel se trouve la vis sans fin d'évacuation 15 de la poussière.Le gaz à dépoussiérer entre dans le couloir central 3 par les ouvertures 16 ménagées dans les cotés frontaux de la cage, et se répartit, à partir de là, dans les intervalles situés entre les poches filtrantes, s'écoule à travers les surfaces filtrantes de ces dernières, et sort parues ouvertures inférieures 4 et 6 pour passer dans les chambres d'air épuré 17 situées au-dessous du fond incliné de la cage. Ces chambres d'air épuré ne s'étendent, chacune, que sur un nombre déterminé de poches filtrantes; elles sont séparées les unes des autres par des cloisons 18 (figure 2). En dehors de son objet de produire une répartition de l'air char gé de poussière sur les poches filtrantes, le couloir central a pour but de servir de pré-séparateur en réduisant la vitesse de l'air chargé de poussière. En outre il sert en premier lieu à permettre de circuler dans la cage. L'épuration des poches filtrantes s'effectue, d'une manière connue en soi, par interruption momentanée du courant d'air empoussiéré et par introduction d'air de balayage ste, coulant en sens inverse, les poches filtrantes étant secouées pendant ce temps. Dans ce but, sont montées, sur les chambres inférieures d'air épuré 17, des soupapes 19 d'air épuré, et des soupapes d'air de balayage 20, constituées de préférence, en forme de registres à rosette ( disque à secteurs pivotant), pour économiser de la place. Les soupapes d'air épuré 19 sont reliées par des tubulures 21 au canal d'air épuré, 22 qui s'étend sur toute la cage de filtrage. A partir de là, des tuyauteries conduisent à un ou deux ventilateurs non figurés. L'espace intermédiaire 23, ponté par la tubulure 21 et situé entre les chambres d'air épuré et le canal d'air épuré est ouvert versle bas et vers les c8tés frontaux de la cage et permet l'afflux d'air atmosphérique de balayage aux soupapes d'air de balayage, ouvertes en période de nettoyage. L'espace intermédiaire 23 peut aussi facilement être fermé, pour autant qu'un balayage renforcé doit eAtre effectué en employant un ventilateur d'air de balayage. Dans l'exemple selon la figure 2 sont prévues pour chaque compartiment de filtrage, deux soupapes d'air épuré et une soupape médiane d'air de balayage, commandées, par l'intermédiaire d'un tringlage commun 24, par un vérin hydraulique 25 ou un dispositif analogue. Selon le mode de réalisation de la figure 2, le compartiment de filtrage de gauche se trouve en position de nettoyage, tandis que les deux compartiments de droite sont en position de travail Dans le compartiment de gauche , la soupape d'air de balayage 20 est ouverte, tandis que les soupa pes d'air épuré 19 sont fermées. Les cloisons de séparation 18 des chambres d'air épuré 17 peuvent se continuer aussi dans la partie située au- dessus des fonds obliques de la cage pour empêchera lors du processus de nettoyages que la poussière abattue par soufflage, de la poche filtrante extrêmes se répande ers la chambre voit sine se trouvant en position de travails Dans les filtres munis de poches mottées verticalement, il est connu de donner aux filtres une forme de trapèze et de les monter dans la chambre Bal empoussiéré, de telle sorte que la poussière soit amenée à une trémie collectrice par des listels limitant les filtres sur leurs faces obliques inférieures.En meme temps, grâce à ces listels est délimité, audessous du filtre un espace à part qui, dans la zone de la cage de filtrage en principe de forme rectangulire sépare une chambre d'air épuré d'un compartiment d'air empoussiéré. Cette chambre C air épuré communique avec un ventilateur par lintermédi- aire d'une tubulure de raccordement ( brevet allemand 821 596). De même, dans un séparateur de poussière du type muni de plusieurs poches filtrantes logées dans une chambre de fil trage, il a été proposé de limiter cette chambre par une paroi oblique de sorte qu'à l'intérieur de la section transversale, en principe rectangulaire; de l'ensemble de l'installation soit ménagé un compartiment à part dans-lequel sont logés les canaux d'amenée de l'air écuré et le mécanisme de commande du processus de balayage ( Modèle utilité allemand n0 1 939 429 ). Dans les deux cas, il vagit, grâce à la forme en trapèze des poches filtrantes ou des chambres de filtrage, d'aménager un compartiment pour disposer les conduits d'air épuré et les éléments de foncteionnement pour le processus de balayage. Par contre, objet de la présente invention est de faciliter le montage et le démontage des poches filtrantes et de limiter au minimum, par une conformation très simple, les éléments de construction nécessaires. REVENDICATIONS 1- Filtre dépoussiéreur, comportant des poches filtrantes, constituées par exemple en matériaux tissés ou en toisons fibreuses, et montées de préférence verticalement, dans une cage, caractérisé en ce que les poches filtrantes sont montées parallèlement et en rangées les unes à côté des autres, et que devant le caté frontal des poches filtrantes est prévu, un couloir accessible, obturable sur ses deux extrémités par des portes, et qui est d'une largeur un peu plus grande que les poches filtrantes. 2- Filtre dépoussiéreur selon la revendication 1, caractérisé en ce que, lorsque des poches filtrantes sont prévues de chaque côté du couloir accessible, ce couloir central est un peu plus large que la plus granelaigeur des poches filtrantes. 3- Filtre dépoussiéreur selon la revendication 2, caractérisé en ce que la largeur de chaque rangée de filtres est un peu plus petite que le tiers de la largeur de la cage. 4- Filtre dépoussiéreur selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les poches filtrantes constituées, en forme de trapèze, présentent, sur leur extrémité inférieure oblique, des ouvertures pour la sortie de l'air épuré. 5- Filtre dépoussiéreur selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les poches filtrantes à leurs extrémités inférieures entourant les ouvertures présentent des collerettes posées, avec interposition de joints d'étanchéité, sur des ouvertures correspondantes du fond de cage ayant la même inclinaison. 6~ Filtre dépoussiéreur selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le ou les fonds de cage sont équipés de guidages ou de becs de butée par lesquels les ouvertures inférieures des poches filtrantes sont ajustées aux ouvertures ménagées dans le fond de cage. 7- Filtre dépoussiéreur selon/lt'une des revendications 1 à 6 caractérisé en ce que les poches filtrantes, par leur face supérieure, sont emboitées dans des guidages d'un dispositif à secousses et bloquées dans leur position par des crochets pivotants. 8- Filtre dépoussiéreur selon leune des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que, le long du couloir, de préférence en son milieu, est disposé au plafond de la cage de filtrage un chariot portepalal pour le transport des poches filtrantes à démonter ou à monter. 9- Filtre dépoussiéreur selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que le sol du couloir est recouvert d'un plamch&commat; perfore ou grille et que, sous ce sol, une vis sans fin transporteuse de poussière est montée entre les fonds obliques convergents de la cage de filtrage. 10- Filtre dépoussiéreur selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que, sur les fonds inclinés de la cage de filtrage, la sortie d'air épuré est subdivisée par des cloisons de séparation, en une grand nombre de compartiments d'air épuré et que dans chacun des compartiments de filtrage ainsi formés, sont montées deux soupapes à air épuré et une soupape à air de balayage situées entre celles-ci, ces soupapes étant commandées alternativement par l'intermédiaire d'un tringlage commun et de préférence hydrauliquement.