L'invention concerne la fabrication de fibres synthétiques, y compris des soies et des films des articles textiles y compris des étoffes, câbles et autres cordages fabriqués à partir de ces fibres, et des machines destinées à la fabrication de ces fibres synthétiques. Par "fibres synthétiques", on entend des fibres formées à partir de polymères organiques susceptibles d'orientation moléculaire, particulière- ment mais non exclusivement de polyoléfines et copolymères d'oléfines, par exemple de polypropylène et de polyéthylène à forte densité. On sait que les polymères organiques susceptibles d'orientation moléculaire, sous forme de films que l'on a orientées suivant un seul axe par étirage, peuvent subir une fibrillation le long de lignesde division qui se situent dans la direction d'orientation mais sont espacées de façon généralement statistique dans la direction perpendiculaire à celle-ci. On peut provoquer par exemple la fibrillation en soumettant le film oriente suivant un seul axe à un traitement de torsion, à un traitement mécanique, par exemple à la brosse, ou à un trai tement à souffle d'air ; c'est ce qu'on appelle ci-après "trai- tement de fibrillation".Si nécessaire, on peut fendre ou entailler le film dans la direction d'orientation avant le traitement mécanique en vue de favoriser la fibrillation et de diminuer le caractère statistique de l'espacement des lignes de division. Toutefois, bien que le concept général de fibrillation soit connu depuis de longues années, on a déployé et on continue de déployer des efforts considérables pour résoudre les nombreux problèmes qui se posent quand on applique cette conception à la fabrication de "fibres fines n1 c'est-à-dire de fibres de section extrêmement petite, par exemple de fibres de v-90 deniers, à partir de polymères organiques susceptibles d'orientation moléculaire.Pour soutenir la concurrence avec les fibres obtenues par la méthode usuelle à la filière, il faut que la fabrication de fibres par fibrillation puisse donner des fibres de qualité acceptable et constante, pour un prix de revient comparable ou inférieur et par des techniques stres et pratiques. On a trouvé maintenant, selon l'invention, qu'il est possible de fabriquer des fières à partir de polymères organiques suseeptibles d'orientation moléculaire, par exemple de polyoléfines et de copolymères d'oléfines (le mot "polymère" s'étendant à une composition polymère), par fibrillation réglée d'un film de ces matières dont on a profilé la section de la façon décrite ci-après. Le profilage est conçu de manière à former des portions de film dirigees longitudinalement qui servent à former les fibres voulues et qui sont espacées par des portions dirigées longitudinalement et présentant une épaisseur moindre , qui servent à former les trajets de scis- sion prédéterminés le long desquels se produira la fibrillation. L'expression "fibrillation réglée" est employée pour indiquer une fracture de fibrillation réalisée le long de ces trajets de scission prédéterminés et donnant des fibres nettement définies pratiquement exempte de fibrilles adventices en forme de "faoris1, I l'expression est emplcyée ici à la différence d'une fibrillation statistique qui se produit en direction longitudinale- mais non pas suivant des trajets de scission prédéterminés, car dans ce dernier cas ces fibrilles tendent à se former mÇme quand on entaille ou quand on coupe le film avant la fibrillation l'invention est particulièrement intéressante pour la fabrication de fibres fines de polypropylène pour lesquelles des débouchés appréciables sont apparus ces dernières années dans l'industrie textile, par exemple pour la fabrication de tapis, mais elle n'est pas Imitée. Suivant un aspect de l'invention, un procédé de fabrication de fibres synthétiques consiste à faire passer avec contact sous pression une nappe de polymère organique susceptible d'orientation moléculaire, à une température inférieure à son point de fusion cristalline, ou une masse en forme de feuille d'un tel polymère à une température supérieure à son point de fusion cristalline, à travers l'interstice forme entre deux rouleaux tournant en sens opposé, à surface non souple, dont au moins un présente dans sa surface de multiples crêtes peu espacées et parallèles dont chacune présente des côtés dirivés vers l'intérieur conduisant a un sommet tandis ihùi les côtés de crêtes adjacentes forment des creux, à refroidir si nécessaire la nappe profilée pendant fou après le contact. avec les rouleaux, à une température inférieur au point de fusion cristalline du polymère, à étirer la nappe profilée pour lui appliquer-une orientation et à la soumettre, pendant et/ou après l'étirage, à des conditions qui entraient une fibrillation réglée de manière à former les fibres synthétiques L'invention a aussi pour objet les fibres synthétiques.obte- nues qui peuvent etre des fibres continues ou des soies que l'on obtient en hachant ou en coupant en courts tronçons ces fibres continues, ainsi que les fils, articles textiles, cordes et cordages qui en sont formés.Ces fibres peuvent avoir par exemple un titre de 5-90 deniers et présentent un excellent toucher, une excellente apparence et une bonne ténacité, attei gnant par exemple 7 g/denier. Dans le procédé ci-dessus, la nappe profilée présente des portions épaisses dirigées longitudinalement qui sont destinées à former les fibres synthétiques voulues et qui sont espacées par des portions minces dirigées longitudinalement qui sont destinées à former des parcours réguliers de dégagement le long desquels se fera la fibrillation réglée. L'opération d'étirage cause une orientation moléculaire et une diminution de la section de la nappe et le traitement de fibrillation as sure une fibrillation réglée résultant du profil de la nappe étirée. L'utilisation de deux rouleaux à surface dure, par exemple d'acier, est une caractéristique importante de l'inven tion parce qu'il faut généralement des pressions considérables pour former les gorges nécessaires dans une nappe d'un polymère organique tel qu'une polyamide ou une polyoléfine ou un copolymère d'oléfine, par exemple un polypropylène. Pour former les gorges voulues, il est nécessaire d'appliquer une pression qui dépend du polymère et de la température de formage appliquée. Les pressions nécessaires sont telles que, d'après les constatations, l'utilisation d'un rouleau à surface souple comme rouleau d'appui pour un rouleau à crêtes forme des ondulations dans la nappe au lieu des gorges voulues. Par suite, à la fibrillation, une nappe de ce genre se comporte de façon similaire à une nappe plane et la fibrillation qui se produit n'est pas une fibrillation réglée.On peut diminuer la pression nécessaire à la formation de gorges en élevant la température de la nappe, mais il existe une limite a la diinution de pression que l'on peut réaliser de cette manière On comprendra que lorsqu'on utilise des rouleaux à surface non souple, par exemple des rouleaux d'aciers il est nécessaire de former des gorges et non de couper la nappe car s'il se produit un coupage, les rouleaux risquent de s'user ou entre serieusement endommagés parce que les crêtes d'un rouleau touchent la surface de 1'an tre rouleau.Le procédé défini cidessus se pratique de préf é- rence en continu et on peut profiler la nappe c'est-à-dire y former les gorges sur une surface ou sur les deux bien qu'il soit préférable de former des gorges sur une seule surface. Toutefois, quand il y a lieu de rainurer les deux surfaces, chacun des rouleaux ou organes simila res est monté de miiière à assurer une position relative exacte des crêtes les Mas en face des autres. De préférence, la nappe est profilée sur toute sa largeur de sorte que toute la nappe est convertie en fibres. Toutefois9 il n'est pas exclu de profiler partiellement la nappe et de la fendre ensuite, avant ou après l'étirage, pour enlever la ou les portions non profilées, bien qu'une telle opération tende à compliquer le processus et entrain normale ment un gaspillage de matière Selon un autre aspect de l'invention, un appareillage convenant à la fabrication de fibres synthétiques comprend un dispositif de profilage de nappe, des moyens propres à étirer une nappe profilée de polymère sortant du dispositif de profilage et des moyens propres à appliquer un traitement de fîbril- lation à une nappe étirée, le dispositif de profilage de nappe comprenant deux rouleaux capables de tourner en sens opposé, munis de surfaces non souples et dont au moins un présente dans sa surface de multiples crêtes peu espacées et parallèles dont chacune présente des contés dirigés vers l'intérieur qui mènent à un sommet tandis que les captés de crêtes adjacentes forment des creux, des moyens étant prévus pouX assurer un contact sous pression entre une nappe de polymère en mouvement ou une masse de polymere en forme de feuille en mouvement et le ou les rouleaux de profilage.De préférence, l'appareillage comprend des moyens permettant de soumettre une nappe étirée à un traitement de fibrillation et qui comprennent un passage allongé à section resserrée muni de moyens permettant de faire passer une nappe étirée au travers en mtme temps qu'un courant d'air à grande vitesse dirigé dans le mena sens L'appareillage préférentiel comprend aussi une extrudeuse munie d'une filière en fente ou annulaire et servant à former la masse de polymère sous forme de nappe. L'invention a aussi pour objet, en lui-même, un dis positif de profilage de nappe ; untel dispositif peut entre utilisé en combinaison avec un appareil usuel d'étirage en ligna et tout appareil connu ou approprié de fibrillation. Dans un dispositif préférentiel de profilage de nappe, le rouleau à crêtes ou les deux rouleaux à croates sont conùus pour strie enw traînés et des moyens sont aussi prévus pour solliciter les rouleaux l'un vers l'autre. Un dispositif de profilage de nappe comprend de pré- férence un rouleau d'appui sans cette qui peut se mouvoir relia tivement à un rouleau à crêtes pouvant titre entraîné, monté de manière à pouvoir tourner autour 'un axe fixe, les moyens de sollitation comprenant un mécanisme hydraulique ou pneumatique qui agit sur le rouleau d'appui ou organe similaire et qui asaure une pression réglable à l'interstice entre les rouleaux ou organes similaires Dans une disposition approprié, le rouleau à crêtes, qui est entraîné en rotation par des moyens appro- priés tels qu'un moteur électrique, est disposé le long du rouleau d'appui, des mesures étant prises pour positionner exacte ment un rouleau relativement à l'autre afin d'assurer que leurs axes soient exactement parallèles pendant le fonctionnement du procédé. Ce positionnement peut ttre assuré au moyen dun mécanis- me hydraulique qui applique aussi la pression voulue à la nappe chaude pendant le profilage. De préférence, l'un des rouleaux ou tous les deux sont conçus pour que l'on puisse faire circuler un agent de transfert de chaleur au travers. Dans un dispositif particulièrement préférentiel, le profil des crêtes du ou des rouleaux à crêtes est tel que le pas des croates est compris entre 0,08 et 4,27 mm et que la profondeur des creux entre cistes adjacentes est comprise entre 0,05 et 0,5 mm.Les crêtes s'étendent normalement sans interruption sur la periphérie du rouleau ou organe similaire mais il est possible aussi que chaque crête soit divisée longitudinalement en deux ou plusieurs segments par de courtes portions unies, c'est-à-dire sans crête, de la surface du rouleau, les portions unies étant en quinconce sur sa largeur ; cette dernière disposition peut avoir des avantages quand on désire former par exemple un fil destijné à être tordu en un fil retors, pour servir tel quel ou dans la fabrication de cordes ou autres cordages, car les flores individuelles du fil obtenu ne sont pas entièrement séparées les unes des autres, ce qui augmente la solidité du retors. Dans la définition du procédé de 1 invention, le mot "rouleau" désigne dans la grande majorité des cas un cylindre ou un tambour, mais ce mot s'étend aussi à une courroie sans fin présentant les propriétés non souples nécessaires. Dan le procédé de l'invention, on étire la nappe profilée, par exemple à 10 fois sa longueur, en utilisant tout appareil d'étirage connu ou approprié, ce qui f & t que la polymère qu'elle contient est orienté et que l'aire de section de la nappe est diminuée en conséquence. Par suite, la nappe étirée se brise lors de la fibrillation en donnant un grand nombre de fibres fines dont chacune est formée par une "bosse" de la nappe prof pilée étirée. On peut effectuer l'étirage en utili sant par exemple deux jeux de rouleaux Godet entre lesquels est disposé un four a air chaud à travers lequel passe la nappe sous tension.Le deuxième jeu de rouleaux Godet est entraîné en rotation plus vite que le premier, la différence étant calculée pour assurer le rapport d'étirage désiré. Des types de rapports que l'on peut appliquer pour le polypropylêne sont compris entre 5: et 12:1 ou davantage ; on peut faire fonctionner le four à air chaud à une température de l'ordre de 140-150 C. Par suite du profil de la- nappe étirée, il se produit une fibrillation réglée de celle-ci dans des conditions appropriées. En faits un avantage particulier est que dans bien des cas ces conditions peuvent être assurées par la manipulation mécanique de la nappe pendant l'opération d'étirage. Dans bien des cas, par exemple avec des nappes de polypropylène, la nappe profilée se une désagrégation spontanée en filaments pendant son passage à travers le deuxième jeu de rouleaux Godet ; en fait, il peut se produire une certaine division dans le four à air chaud.Mais si nécessaire, pour assurer les conditions dans lesquelles se produit la fibrillation réglée de la nappe, on soumet la nappe après étirage à un traitement de fibrillation que l'on peut effectuer de toute manière connue ou appropriée. Par exemple, on peut utiliser une torsion, en utilisantun retordoir usuel de grande puissance comme le type "Trawlmack" poff sisal. Mais de préférence, lorsque le traitement de fibrillation est nécessaire, on le pratique au moyen d'un souffle d'air, en faisant passer la nappe étirée à travers un passage allongé à section resserrée à travers lequel un courantd'air passe à grande vitesse dans le sens de mouvement de la nappe. Par exemple, on obtient de bons résultats en faisant passer la nappe étirée à travers un aspirateur, par exemple l'appareil appelé couramment "collecteur de déchets", fonctionnant à une pression relative d'environ 5, kg/cm2.De cette manière, on peut éviter la nécessité d'enrouler la matière entre l'étirage et le-traitement de fibrillation car le fibrillateur à souffle d'air peut fonctionner efficacement à des débits égaux à ceux auxquels le film étiré quitte le deuxième jeu de rouleaux Godet ; ces vites ses peuvent entre par exemple de 60-120 m/mn ou d'avantage. Bien que la destription se réfère principalement à des fibres continues et aux fils qui en sont formés, il est entendu que l'invention peut aussi servir à fabriquer des soies, par exemple en hachant en courts tronçonts es fibres continues foro muées au stade de fibrillation ; ces fibres peuvent alors entre traitées par des techniques usuelles de traitement des textiles Si on le désire, la nappe ou masse de polymère en forme de feuille amenée au dispositif de profilage peut comprendre plusieurs nappes qui sont réunies pendant l'opéràtion de profilage.Par exemple, on peut former deux de ces nappes en extru dant par des filières en fente des polymères de caractéristiques différentes, par exemple de poids moléculaire différent ou de nature chimique différente, et on peut faire passer les nappes chaudes obtenues entre le rouleau à crêtes et le rouleau d'appui de façon qu'elles se réunissent en une seule nappe à deux constituants et soientsimultanément profilées 'v"-ant i1invéntion. Ou encore, on peut rapproher ces nappes individuelles pour former une nappe chaude à deux constituants avant de les mettre en contact avec le tambour ou rouleau à crêtes, par-exemple en utilisant une filière à plusieurs orifices ou en réunissant des masses fondues séparées des deux polymères, à la tête de la filière, dans une région située juste avant l'orifice d'extrusion. De préférence, les crêtes doivent avoir le genre de profil que l'on peut appeler à à arête vive, mais il est entendu que le mot "vif" s'étend au cas où l'arête est arrondie à un petit rayon ou au cas ou le sommet de l'arête comprend une petite portion plate. Le profil des crêtes doit tre tel que la nappe soit rainurée, c'est-à-dire gravée ou gaufrée, de manière à donner un profil de section qui comprend un grand nombre de "bosses" espacées présentant chacune le profil approprié de formation de fibres et réunies par des reux1- étroits dont l'épaisseur représente de préférence moins de 1/10 et souvent moins de 1/20 de l'épaisseur de la nappe initiale. Les bosses sont destinées à former les fibres finales et les creux sont destinés à former les parcours prédéterminés de scission le long desquels la nappe étirée se fend pendant la fibrillation réglée.Comme on l'a indiqué plus haut, ce fendage peut se produire pendant le stade d'étirage et dans bien des cas il se produit une division spontanée en f.ilaaents de sorte qu'un trait en ment séparé de fibrillation n'est pas nécessaire ensuite. On peut effectuer un traitement séparé de fibrillation dans les cas où le fendage ne se produit pas complètement ou même ne se produit pas dans une mesure notable an cours de l'étirage. Les fibres fines finales peuvent avoir un titre de 5-9O deniers et ces fibres ont un excellent toucher, une excellente apparence et une bonne ténacité, par exemple de 7 g/denier. Le profil préférentiel des crêtes est t pacement des crêtes soit compris entre 0,08 et 1,27 mm et que la profondeur des creux entre crêtes adjacentes soit comprise entre 0105 et 0,5 mn. De préférence, les crêtes s'étendent sans interruption à la périphérie du rouleau mais il est possible aussi que chaque crête soit divisée longitudinalement en deux ou plusieurs segments par es portions unies, c'est-à-dire sans crée, de la surface du rouleau, qui sont en quinconc;; sur la largeur du rouleau 7 cette dernière disposition peut avoir des avantages lorsqu'on désire par exemple former un fil pour le tordre en un -retors destiné å servir tel quel ou dans la fa- brication de cordes ou autres cordages car les fibres indi- viduelles du fil obtenu ne sont pas complètement séparées les unes des autres, ce qui augmente lt solidité du retors tomme on l'a indiqué plus haut, le présent procédé comporte deux modes d'exécution principaux selon 11 état physlque du polymère organique.Dans lepremier mode d'exécution, on fait passer entre les rouleaux une nappe qui est à une température inferieure au point de fusion cristalline tandis que dans le deuxième mode d'exécution on traite une masse en fox de feuille formée d'un polymère au moins partiellement liquide. Dans la pratique du premier mode d'exécution lors qu'on considère comme nécessaire ou désirable que la nappe soit à une température élevée pendant l'opération de profilage, il faut chauffer la nappe au moins partiellement avant d'effectuer le profilage car si l'on utilise seulement un ou des rouleaux chauffés, le temps défini qui est nécessaire pour que ce chauf fage localisé soit efficace impose une limitation sévère an débit maximal du processus i le débit maxinal, dans ces conditions, peut être inférieur à un dixième de celui que l'on peut réaliser avec le procédé de l'invention quand on effectue un préchauffage de la nappe.On comprend que si la nappe est fabn- quée par exemple par la technique de soufflage de film constituant un premier stade du processus} on peut faire en sorte que la nappe soit à la température voulue lorsqu'elle touche les rouleaux. On peut préchauffer la nappe, par exemple à 8Q-140C dans le cas du polypropylène, avant de la faire passer entre les deux rouleaux, le préchauffage étant tel que la température de la nappe ne dépasse pas celle à laquelle on peut la manipuler sous les tensions nécessaires pour retirer la nappe d'une bobine d'alimentation et la faire passer à travers l'appareil de préchauffage ou pour retirer la nappe d'un premier stade du procédé selon l'invention dans lequel on fabrique la nappe par exemple par la technique de soufflage de film > le premier stade peut s'effectuer "en ligne" avec le reste du processus, Selon la nature du polymère dont la nappe est formée et le débit auquel on opère, il peut entre avantageux de chauffer les rouleaux ou l'un de ceux-ci.Ou encore, il peut être avantageux d'emprunter de la chaleur aux rouleaux ou organes similairés 6u -à l'un de ceux-ci et de préférence des mesures sont prises pour faire circuler à travers - ceux-ci un fluide de transfert de chaleur. Il est nécessaire aussi d'assurer une position relative exacte des axes des rouleaux ou organes similaires. A ce dernier point de vue, on comprend que les rouleaux doivent communiquer une pression uniforme à la nappe sur toute la longueur utile des rouleaux ou organes similaires de manière à former une impression constante sur la nappe.A cet effet, des moyens d'aJustement doivent être prévus pour permettre d'ajuster la position d'un rouleau relativement à i 'autre dans une direction normale à leurs axes de façon que la pression uniforme qui est nécessaire puisse Ntre exercée sur la nappe. Dans le premier mode d'exécution du present procéda la nappe, par exemple la bande ou le ruban amené aux rouleaux de profilage doit avoir l'épaisseur d'un film ou d'une feuille mince et pour le polypropylène, épaisseur de la nappe peut être de l'ordre de 25-200 microns. On faut former la nappe par tout procédé connu ou approprié, par exemple en coupant ou en fendant un film tubulaire et habituellement1 la nappe la plus large qui puisse entre manipulée est préférable. Il peut titre avantageux d'utiliser un film fébriqué de la façon décrite dans le brevet britanique n 1.093.018 ou dans les demandes de brevet anglais de la demanderesse n 54.139- déposée le 1967 sous le titre et n 1 Si Si on le désire, on peut utiliser un film stratifié pour former des fibres à deux constituants ou bién, dans le mêne but, on peut effectuer la stratification en mEme temps que le profilage en amenant aux rouleaux deux on plusieurs nappes différentes ; ces nappes peuvent entre formées de polymères différents ou de formes physiques différentes du m?me polymère. Il n'est pas exclu de former de cette manière une fibre synthétique munie d'un coeur, en amenant aux rouleaux trois nappes comprenant une nappe du polymère destiné à former le coeur et, de chaque côté, une nappe d'un polymère -destiné à former la-gaine de la fibre, Quand on effectue la stratification en mSme temps -que le profilage, les nappes individuelles peuvent avoir une-épaîsseur totale de l'ordre de celle qu'on a indiqué plus haut à propos de l'utilisation de nappes individuelles et il ntest pas exclu d'appliquer de la chaleur aux rouleaux pour faciIiter la réunion des nappes individuelles pendant que la structure composite passe entre les rouleaux. Il est important que les crêtes du ou-des rouleaux ou organes similaires présentent le profil défini plus haut, l'art- te - c'est-à-dire le sommet de chaque ciste - étant de préférence arrondie à un petit rayon et le fond des creux entre les crêtes étant de préférence concave. Le fond des creux peut pre senter un rayon de courbure notablement plus grand que les arêtes. Il n'est pas essentiel que la courbure du fond soit une courbe régulière, par exemple une portion de cercle. Un profil préférentiel pour les crêtes est celui qui est engendré par la forme normale du filet Whitworth, par exemple à 16 tours/cm, mais on peut utiliser d'autres profils de vis à condition qu'ils soient conformes aux conditions de profil indiquées plus haut Ainsi par exemple un filet carré ne convient pas. Quand un seul des rouleaux est muni de crêtes dans sa surface, ce rouleau peut strie monté au dessus du rouleau uni ou le long de celui-ci, et il doit etre le rouleau entraîné. Afin que la nappe soit plus lisse et que la tension soit plus facile à régler, la nappe peut faire le tour d'une partie de la surface du rouleau inférieur fou, par exemple environ les 2/3, avant d'entrer dans l'interstice, mais cela ntest pas essentiel, particulièrement si l'on applique un préchauffage à l'aide d'un dispositif de chauffage de bande. Dans le deuxième mode d'exécution du présent procédé, la masse de polymère en forme de feuille est habituellement sous forme de nappe mais il n'est pas exclu de former simultanément la forme de nappe voulue-pendant 1'opération de profilage. La température du polymère immédiatement avant qu'il ne soit mis en contact -sous pression avec lrélément de profilage pewt;-- se situer entre le point de fusion cristalline du polymère ct-une tempéra ture supérieure de 150 OC -à- ce- poi.nt par exemple entre 150 et 300 C environ pour le polypropylène.Le contact sous pression mentionné ne doit pas être assez fort pour causer une incision de la nappe pendant le profilage mais la pression doit être suffisante -pour assurer que les poilons rainurées de la nappe profilée aient une épaisseur notablement inférieur à celle des "bosses" qui se trouvent entre les rainures. Les bosses sont formées par le polymère qui coule dans les creux entre crêtes adjacentes de l'élément de profilage et les remplit, et la pression de contact doit être suffisante pour assurer que cela se produise.Pour illustrer le niveau de pression nécessaire pour assurer le contact désire avec l'élément de profilage, on peut dire que l'on obtient de bons résultats avec des pressions de contact supérieures à 35 kg/cm. La nappe à profiler peut etPe formée par exemple par une extrusion usuelle à travers une filière à fente, constituant une première étape du procédé de l'invention, l'orifice d'extru- sion ayant par exemple, relativement au rouleau à crêtes, une disposition telle que la nappe extrudée chaude coule vers le bas dans l'interstice formé entre le rouleau à cistes et le rouleau d'appui, bien qu'elle puisse aussi couler vers le bas sur l'un ou l'autre rouleau De cette manières la nappe extrudée, qui présente aux températures mises en jeu une solidité insuffisante pour résister même aux faibles tensions nécessaires pour faire passer une nappe sur des rouleaux ou la retirer d tune bo- bine, peut-?tre manipulée sans difficulté. On comprend qu'en pratique il serait difficile de préchauffer une nappe préformée de polymère au dessus de son point de ion cristalline avant son contact avec le rouleau à certes ; on évite de préférence de pratiquer le présent procédé de cette façon, bien que cela ne soit pas nécessairement exclu. Â la température de la nappe an moment où elle touche le rouleau à croates, on peut reproduire exactement le-profil de rainures choisi dans la nappe gravée à condition d'appliquer- à la nappe la pression de contact nécessaire comte indiqué plus haut ;- un pro filage exact est important si l'on veut obtenir l'uniformité des fibres fines formées. Aussitôt que les rainures voulues ont été formées dans la nappe, on peut "fixer" le profil de rainures obtenu et rendre la nappe maniable par l'opération de refroidissement.Par suite, on effectue de préférence un refroidissement rapide de la nappe chaude, en dessous de son point de fusion cristalline et par exemple notablement en dessous, le plus tSt possible après la formation des rainures voulues. On peut obtenir par exemple le refroidissemeut nécessaire en faisant circuler un liquide de transfert de chaleur tel que e l'eau à travers le rouleau à crêtes et/ou à travers le rouleau d'appui. En fait, les deux rouleaux présentent de préférence des agencements permettant la circulation à travers ceux-ci d'un fluide de transfert de chaleur de sorte que l'on peut maintenir la surface des rouleaux à toute température désirée pendant la pratique du procédé. Cela permet d'assurer un refroidisseme;t différentiel de la surface de la nappe profilée, qui peut servir dans certains cas à communiquer aux fibres finales des propriétés de crêpage spontané. On peut profiler la nappe c'est-à-dire y former les rainures sur l'une ou l'autre de ses surfaces ou sur les deux. Dans ce dernier cas, on peut utiliser deux rouleaux à crêtes dont chacun est muni des crêtes nécessaires, de pas identique et habituellement aussi de profil identique 9 par exemple, on peut faire passer la nappe chaude à travers l'interstice forme entre deux rouleaux à crêtes qui ont une position relative exacte, de sorte que les arêtes des crêtes respectives forment des empreintes dans la nappe en des positions exactement opposées.Toutefois, pour éviter une complication superflue il est préférable de former des rainures dans une seule surface de la nappe à moins qu'on ne désire des fibres de section particulière que l'on peut seulement obtenir en rainurant les deux surfaces Habituellement, il faut des fibres de section circulaire et on peut facilement obtenir celles-ci en rainurant une seule su- face de la nappe. La nappe peut présenter toute largeur appropriée et en général la largeur de la nappe est seulement soumise aux limitations imposées par le ppocessus d'extrusion qui sert à la former. Un avantage particulier de l'invention est que Iton peut convertir des nappes de très grande largeur, atteignant par exemple 1 m, en un grand nombre de fibres, atteignant par exemple 12.000, selon la largeur de la nappe et le titre de la fibre.De cette manière, on peut obtenir une grande production de fibres avec une seule ligne de fabrication comprenant un seul dispositif d- profilage de nappe. La happe chaude amenée à l'élément de profilage peut avoir une épaisseur de 25-200- microns, bien que des nappes d'épaisseur différentes ne soient pas excluse. On décrira maintenant l'invention en se référant aux dessins annexés sur lesquels : La figure 1 montre schématiquement la disposition générale d'un appareillage convenant P la pratique du premier mode d'exécution du présent procédé :: la figure Il illustre un profil de crêtes approprié du rouleau à crêtes utilisé dans l'appareillage de la figure I, et la figure III illustre un appareil convenant à l'exé- cution du stade de profilage de la nappe la figure IV montre schématiquement la disposition générale d'un appareillage convienent à la pratique du deuxième mode d'exécution du présent procédé ; la figure v montre un profil de crêtes approprié du rouleau à crêtes utilisé dans le dispositif de profilage de nappe de la figure IV ;; la ure Vi est une élévation latérale d'une forme de dispositif de profilage de happe selon l'invention, et la figure -çII est un plan de la machine de la figure Vi On se réfèrera maintenant à la figure I ; le procédé de l'invention se pratique en trois stades successifs, à savoir le profilage de la nappe. A, l'étirage, B et la fibrillation, C. Au premier stade9 As une bobine d t alimentation 1 fournit une nappe 2 de polymère organique susceptible d'orientation molécu- laire ai est tirée entre un rouleau 5 muni de crêtes parallèles peu espacées et un rouleau d'appui 4 a surface lisse.Les deux rouleaux 3 et 4 sont en acier de manière à former les surfaces non souples qui sont nécessaires pour graver les rainures désire rées dans la surface de la nappe 2 sans couper celle-ci, ce que- l'on évite en réglant soigneusement la position du rouleau d'ap pui 4 relativement au rouleau à crêtes @. La nappe rainurée 2' qui en résulte passe sur un rouleau fou 5 pour arriver au premier rouleau d'un dispositif Godet usuel 6 qui, en service, assure la tension nécessaire dans la nappe 2, 2' pour la tirer entre les rouleaux 3 et 4.La nappe c' est tirée du. premier dispositif Godet 6, à travers un four ordinaire de chauffage 7, par un deuxième dispositif Godet 8 qui tourne à une plus grande vitesse que le dispositif b de manière à étirer la nappe 2'. Cet étirage assure une orientation moleculaire de la nappe 2' et entrain aussi une diminution appréciable de sa section, dans la mesure du rapport d'étirage appliqué ; le profil de la nappe étirée mtme forme que celui de la nappe ' avant l'étirage car l'étirage entraîne une diminution uniforme des dimens ions de la section de la nappe.A condition que la nappe ne soit pas coupée au stade de profilage, il n'est pas nuisible qu'elle soit fendue longitudinalement dans une certaine mesure pendant l'étirage, bien que la division complète de la nappe en fibres individuelles, dont chacune présente une section amincie correspondant à celle des l'bosses" de la nappe gravée, se produise pendant le passage de la nappe étirée 2n à travers un as pirateur 9 dans lequel est effectuée la fibrillation .qui forme un fil 2"' de fibres individuelles qui s'enroule sur la bobine 10.Le procédé ci-dessus peut Store pratiqué de façon satisfaisante lorsque la nappe 2 est à la température ambiante, mais il est préférabld de préchauffer la nappe à une température inférieure au point de fusion cristalline du polymère et on peut y parvenir au moyen d'un dispositif de préchauffage (indique schématiquement en tireté en II) qui est de tout type permettant de communiquer de la chaleur à la nappe, aux vitesses auxquelles fonctionne le procédé. La figure Il montre à échelle agrandie un profil preférentiel de crêtes du rouleau ). Comme on le voit par la figure Il, les caractéristiques du profil sont d'abord l'absence d'angles vifs ou de plats à l'endroit des sommets qui sont arrondis et ensuite une dimension X des sommets qui, tout en assurant une solidité suffisante de ceux-ci, crée la plus petite fipiagen posR sible entre les "bosses adåacentes de la nappe rainuré L, cette plage constituant le parcours longitudinal predétermlné le long duquel la nappe rainurée sa fend ensuite pendant le traitement de fibrillation.L'épaisseur de la nappe 2 dans cette plage peut entre de l'ordre de 1/20 de celle de la nappe avant rainurage et les rainures du rouleau à crêtes 3 (c'est-à-dire la di tension Z de la figure II) doivent avoir une profondeur telle que la matière de la nappe coule dans Les creux du rouleau les remplisse pendant l'opération de rainurage. En général, le titre des fibres formées - est déterminé par la grandeur des bosses de la nappe 2 et le degré d'amincissement qui se produit pendant l'étirage ; on peut faire varier ces deux facteurs entre des limites suffisamment larges pour arriver à fabriquer des fibres présentant une gamme suffisamment large de titres. La figure III montre les parties actives essentielles de la machine qui sert à pratiquer les exemplesIC et Il décrits ci-après. La machine est essentiellement une fraiseuse horizontale qui porte le rouleau à crêtes 3 sur son arbre entraîné 12. Le rouleau d'appui 4 est monté a de LnLepe à tourner fou dans un bâti 13 porté par la table -Ç4 de la fraiseuse et par ce moyeu, on peut ajuster exactement la position du rouleau 4 relativement au rouleau 3. La nappe 2 de matière polymère qui est profiléepar passage entre les rouleaux 3 et 4 est tirée d'une bobine 1 et la nappe profilée 2' obtenue est aneuée à un appareil usuel d'étirage (non représenté) connu dans la technique.La nappe 2 qui vient de la bobine 1 peut être préchauffée si on le désire en faisant le tour d'un dispositif de chauffage de bande (non rem présenté sur la figure III) avant l'entrée de la nappe 2 entre les rouleaux 3 et 4, le dispositif de chauffage présentant une surface de transfert de chaleur qui est suffisante compte tenu de la vitesse de la nappe 2. On obtient de bons résultats avec cette machine mais il est évident qu'en pratique on utiliserait un appareillage conçu spécialement pour la mise en oeuvre de l'invention e-t a cet égard, on se réfa au genre de machine qui est représenté par les figures PI et VII. Avantageusement, les rouleaux sont montés l'un au dessus de l'autre comme dans la machine de la figure ISI. Comme le montre la figure IV, l'opération s'effectue en deux stades successifs, le profilage A et l'étirage et la fibrillation B. Au premier stade A, une extrudeuse 1 munie d'une filière à fente fora. une nappe 2 de polymère organique susceptible d'orientation moléculaire, à une température supérieure à son point de fusion oristalline, et la nappe est amenée entre- un rouleau 3 muni de crêtes superficielles parallèles peu espacées et un rouleau d'appui 4 à surface lisse.Les deux rouleaux 3 et 4 sont en acier de. manière à présenter des surfaces nen souples qui servent à graver le rainures désirées dans la surface de la nappe 2 sans couper celle-ci, ce que lion évite en rVglant soigne@sement la position du rouleau d'appui 4 re1 & tivement au rouleau à crêtes 3. La nappe rainurée 2' qui en ré- sulte panse sur un rouleau fou 5 pour arriver au premier rouleau d'un dispositif Godet usuel 6 qui, en service --éngendre dans la nappe 2, 2' la tension nécessaire pour la tire/entre les rouleaux 3 et 4.La nappe 2' est tirée du premier dispositif Godet 6, à travers un four de chauffage usuel 7 par un deuxième dispositif Godet 8 qui tourne à une plus grande vitesse que le dispositif 6 de manière à étirer la nappe 2t. Cet étirage assure une orientation moléculaire de la nappe Bt et entratne aussi un amincissement appréciable de sa section, dans une mesure qui dépend du rapport d'étirage appliqué ; la nappe 2" le forme pendant le traitement mécanique appliqué au passage par le deuxième dispositif Godat 8 ; en fait, la fibrillation peut commencer à l'intérieur du four 7 dans lequel se fait l'étirage.De cette manière, on obtient une division spontanée et complète de la nappe en fibres individuelles présentant chacune une section amincie qui correspond à celle des "bosses" de la nappe graviez Toutefois, si l'on obtient pas une division soiplète de cette manière, on fait passer la nappe étirée 2" à travers un aspirateur indiqué en tirette en 9 et dans lequel la fibrillation a lieu ou s'achève. Dans un cas comme dans l'autre, le fil obtenu 2" formé da fibres individuelles, s'enroule sur la bobine 10. La figure V montre à échelle agrandie le genre de profil de crêtes du rouleau 3 qui peut servir à la pratique de invention ce profil convenant particulièrement au deuxième mode d'exécution du procédé. Les caractéristiques du profil sont essentiellement les mêmes que lion a indiquera à propos de la figure Il et par suite, les indications données plus haut à propos du profil de la figure II s'appliquent aussi au profil ici considéré. On notera toutefois que celui-ci comprend des creux plus étroits et dès sommets un peu plu8 vifs, mais tou- jours legèrement arrondis0 Des sommets de profils préférentiel. similaires peuvent se terminer par unè petite surface plane. Comme le montrent les figures Vu et VLI, le dispositif de profilage est constitué par une machine comprenant un bâti principal t porté par des pieds 12 qui se dressent sur un socle 13 et un bâti secondaire 14 monté de façon pivotante sur le bâti principal 11, en des points d'articulation 15. Le bâti principal il. porte un rouleau à crêtes en acier 3 qui est entraîné par un moteur électrique 16 par l'intermédiaire d'une transmission à courroie 17, le rouleau 3 étant monté dans des roulements à rouleaux 18.Le bâti secondaire 14 porte un rouleau d'appui en acier 4 monté dans des roulements à rouleaux 19 et les deux rouleaux 3 et 4 comportent des agencements permettant de faire circuler, au travers, un agent de transfert de chaleur qui entre par des entrées 20, 21 et sort par des sortie. 22,23. Le mouvement du btti secondaire 14 autour de ses points d'articulation 15 est assuré par deux cylindres à air comprimé 24 et 25 qui ont leur point d'appui respectif en 26,27 sur le socle 13 et qui sont articulés en 28,29 au bti secondaire 140 Au dessus de. points d'articulation 28,29 est disposée, entre les deux joues 14 et 14" du bai secondaire 14, une barre de torsion 30 qui est fixée par une extrémité à la joue 142o L'autre extrémité de la barre de torsion-passe avec un léger jeu à travers un trou de ltautre joue t4n pour tenir compte de petitea différences dans le degré de levage entre les cylindres 24, 25. Les joues 14t et 14" du bâti secondaire 14 sont maintenues espacées et alignées par le rouleau d'appui 4. Un rouleau fou 5 est prévu dans le bâti principal 11 pour faci- liter l'entraînement de la nappe profilée vers le stade d'étirage. Dans le fonctionnement de la machine représentée par les figures VI et VII, on actionne les cylindres 24,25 pour ame nerle rouleau d'appui 4 à la position active dans laquelle il est légèrement espacé du rouleau à crêtes 3, dans une mesure qui dépend de l'épaisseur de la nappé désirée. On extrude alors de haut en bas une nappe chaude de polymère que l'on fait arriver entre les rouleaux 3 et 4 pendant que le rouleau 3 est mis en rotation par le moteur 160 Lteffet de traitement de la nappe chaude qui passe entre les rouleaux a pour effet que le rouleau 4 tourne en sens opposé au rouleau 3.On applique alors une pression d'air aux cylindres 24 > 25, par exemple une pression de 5,6-6,3 kg/cm2 dans le cas de la machine utilisée dans l'exemple précis suivant, pour solliciter le rouleau d'appui 4 ver. le rouleau à crStes 3 de sorte que la nappe chaude est amenée en contact sous pression avec les crOtes-de celui-ci et qutainsi, le profil voulu y est gravé. Le procédé de l'invention a l'avantage d'êtra simple et aûr et il assure un profilage exact et par conséquent, peu ou pas de variation de titre entre les fibres individuelles formées. Sn général, et si l'on admet des dimension8 pratiquement constantes de la nappe qui peuvent outre facilement réalisées, Les fibres individuelles fabriquées selon l'invention préson toit peu ou pas de variation de titre sur leur longueur et on ne trouve aucune variation notable da titre entre les diverses fibres formées à partir d'une même nappe0 in outre, par suite de la fibrillation réglée qui se produit pendant leur formation on peut- fabriquer les fibres sous une forme dans laquelle elle. soient pratiquement exeiptes de fibrilles adventices. Les fibres et fils fabriqués selon l'invention trouvent de nombreuses applications textiles, par exemple dans le do malle des textiles domestiques9 y compris la tapisserie, les rideaux, les tapis et les ceintures de sécurité, ainsi que dans L'industrie des cordes et cordages, L'invention est illustr de par les exemples suivants : EXEMPLE 1 On exécute les expériences comparatives suivantes Â - - On extrude à travers une fente un polypropylène qui a un indice de fusion de 3,2 g/10 mn en utilisant une température de masse de 250 C et une vitesse d'extrusion de 17 m/mn.On fait passer la masse fondue extrudé-e, encore non-solidifiée (température 195 C) entre un rouleau d'acier et un rouleau d'appui en caoutchouc durci, pousse un contre l'autre; le ru leau d'acier présente des rainures (parallèles à la direction de fabrication) qui ont une profendeur de 200 microns et une largeur de 400 miorons. Il est apparu impossible de profiler suffisamment le film visqueux. Lorsqu'on applique l'étirage longitudinal (avec un rapport de 1:9 et une température de four de 160 C) et la fibrillation, le produit obtenu est insuffieamment divisé on filamonts continus réguliers. En outre, lorsqu'on prolonge l'opération, il apparaît que le rouleau de caoutchoue ne peut pas être refroidi suffisamment. L'élévation graduelle de température a pour effet que le -film colle au rouleau de caoutchouc, ce qui @@@ rematque d'abord par la tendance du film à prendre me forme ondulée. B - On obtient un résultat aussi peu satisfaisant en répétant l'axpérience décrite en A@wce cette différence que l'on refroidit le film à la température ambionte (environ 25 C) et que l'on fait passer le film molidifié entre les rouleaux. C- On répète les erpériences A et B dans des conditions identiques, avec le même appareillage si ce n'est que l'on remplace le rouleau de eaoutchoue par un rouleau d'aeier non profilé. Dans les deux cas, le film apparait présenter le profil rigide désiré à sections épaisses et minces. et par étirage et fibrillation il donne un produit satisfaisant et régulièrement fondu formé de filaments continus. il se produit déjà une fibrillation notable pendant le stade d'étirage. EXEMPLE 2 On fabrique des fibres de polypropylène d'environ 20 deniers à partir d'un polypropylène ayant un indice de fusion de 3,5, de désignation commerciale "Carlona KZ 61", à un débit de 120 moins on utilisant un appareillage qui comprend un dispositif de profilage de nappe du type représenté par la figure III, un dispositif d'étirage de type connu et undispositif de fibrillation qui comprend un collecteur de déchets usuel alimenté en air sous une pression relative de 5,6 kg/cm.Le dispositif de profilage comprend deux rouleaux massifs en acier de 102 mm de longueur et 63,5 mm de diamètre dont l'un est muni de crêtes parallèles que l'on a formées en usinant au tour dans la surface du rouleau des rainures de 0,1 mm de profondeur et 0,38 mm d'espacement. En service, on fait passer sous une légère tension une nappe de polypropylène de 76 ms de largeur et 75 microns d'épaisseur à travers un dispositif de préchauffage maintenu à 1100C puis on la fait passer autour.du rouleau inférieur (four) pour l'amener entre les. rouleaux de façon telle que la nappe préchauffée touche environ lez deux tiers de la surface du rouleau inférieur.La nappe profilée qui sort des rouleaux repasse par dessus le rouleau supérieur (à crêtes) et on le retire du dispositif de profilage par le cSté ,opposé à,celui d'amenée ; la nappe profilée se rend alors au premier jeu de rouleaux Godet du dispositif d'étirage, On fait fonctionner celui-ci. avec un rapport d'étirage de 10:1 et une température de four de 150 C. On fait-alors passer.la nappe étirée à travers le collecteur de déchets pour produire la fibrillation et former le fil voulu que l'on enroule alors. Dans une variante du procédé ci-dessus, utilisant une nappe de 0,090 mm d'épaisseur et un rapport d'étirage de 9:1, on enroule la nappe étirée puis on l'amène en une opération séparée à une machine "Trawlmack", c'est-à-dire à un retordoir pour sisal de grande puissance fonctionnant à environ 30 m/mn et dans lequel on la tord à raison d'un tour par 2,5 cm pour former un fil, Pendant la torsion, . il se produit une fibrillation réglée qui divise la nappe étirée en fibres individuelles et le fil obtenu présente un titre de 4854 deniers (g/9000 m), une tenacité de 5,2 g/denier et un allongement de 13,5 ç les fibres individuelles ont un titre de 31 deniers, En: :MP 3 On fabrique des fibres d'un titre moyen de 30 deniera à partir d'un polypropylène ayant un indice de fusion de 3,5, de désignation commerciale "Oarlonat P, qualité KZ 61, -en utilisant un appareillage qui comprend un dispositif de profilage comme celui de la figure V et un appareil d'étirage de type connu dans la technique.Le dispositif de profilage .comprend un rouleau d'acier massif entraîné de 254 mm de longueur et 102 mi de diamètre qui présente 240 crêtes parallèles/s'éten- dant sur 152 mm de sa longueur0 -Les crêtes sont formées par meulage de précision. à la forme hfun filetage Whitworth normal à 40 filets par 2,54 cm, les crêtes ayant un pas de 0,32 mm, une profondeur de 0,20 mm et un angle circonscrit (voir figure 5) de 55. Le rouleau à crêtes est muni d'un épaulement de cha que coté de sa zone muni de crêtes, les épaulement entant seulement un peu plus haut que les crêtes de manière à empêcher des dégats.acidentels aux crêtes par contact avec le rouleau d'appuie Avec une extrudeuse Shaw de 51 me située au dessus du dispositif de profilage, on extrude une nappe chaude de polypro pylène de 165 mm de largeur et 0,08. mm d'épaisseur, la nappe ex trudée chaude tombant verticalement dans l'interstice entre le rouleau à crêtes et le rouleau d'appui, à une vitesse de 9 m/mn. On fait circuler de l'eau de refroidissement à travers le rouleau à crêtes pour le maintenir à 150a pendant le fonc tionnement mais on laisse tourner le bouleau d'appui à une tem pérature plus élevée, plus précisément à 90 C.La-pression de contact exercée sur la nappe à son passage entre les rouleaux est d'environ 70 kg/cm2 (calculée sur la base d'une pression d'air de 5,6 kg/cm2 dans les cylindres de poussée dont chacun présente un piston de 76 mm de diamètre). La nappe profilée obtenue, qui quitte les rouleaux, est amenée au premier dispositif Godet du dispositif étirage. On fait fonctionner celui-ci avec un rapport d'étirage de 8:1 et une température de four (donc d'étirage de 14500e On retire la nappe étirée à une vitesse de 72 m/mn et il se produit une ; désagrégation complète en filaments indivisuels par suite d'une fibrillation réglée de la nappe à sa sortie du deuxième disposi tif Godet. On enroule alors le fil sous la forme d'une filasse de 10 000 deniers, Le titre moyen des fibres est de 30 deniers. On peut indiquer les données supplémentaires suivantes en ce qui concerna l'opération décrite ci-dessus Extrudeuse : vis : rapport longueur : diamètre = 22:1, rapport de compression 3 1/2 : 1; 210/230/240/250/260/27000 cylindre filière vitesse de la vis : 13 tours/mn largeur de la filière : 254 mm espacement des bords de la filière : 0,38 mm. Propriétés physiques du produit Propriétés de traction mesurées sur la filasse de 10 000 deniers ténacité : 5,1 g/denier allongement à la rupture z 21 fi propriétés de traction des fibres individuelles ténacité : environ 6g/donier allongement à la rupture : 19 %. Dans une variante de l'opération que lion vient de décrire, on enroule la nappe étirée puis on l'amène, en une opération séparée, à un retordoir puissant pour sisal fonc- tionnant à environ 30 m/mn et dans lequel on la tord en un fil. REVENDICATIONS 1. Procédé de fabrication de fibres synthétiques dans laquel on fait passer avec/contact sous pression une nappe de polymère organique susceptible d'orientation moléculaire, à une température inférieure à son point de fusion cristalline, ou une masse en forme de feuillu deux tel polymère à une température supérieure à son point de fusion cristalline, à travers iin terstice formé entre deux rouleaux tournant en sens opposé, à surface non souple, dont au moins une présente dans sa surface de multiples crêtes peu espacées et parallèles dont chacune présente des côtés dirigés vers l'intérieur conduisant à un sommet tandis que les côtés de crêtes adjacentes forment des orëux refroidit si nécessaire la nappe profilée pendant et/ou après le contact avec les rouleaux, à me température inférieure au point de fusion cristalline du polymère, on étire la nappe profilée pour lui appliquer une orientation et on la soumet, pendant et/on après l'étirage, à des conditions qui entraînent nne fibrillation réglée de manière à former les fibres synthé- tiques. 20 Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'on préchauffe la nappe avant de la faire passer entre les rouleaux. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé par le fait que l'on forme la nappe par la technique de soufflage de/film à un stade précédent du procédé. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'on forme la masse en forme de nappe par extrusion à travers une filière à fente à un stade précédent du procédé0 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1-4, caractérisé par le fait que lion amène la nappe ou la masse en forme de nappe en contact sous pression avec le rouleau ou les deux rouleaux de profilage, en sollicitant le rouleau d'appui vers le rouleau de profilage ou en sollicitant IIun -des rouleaux de profilage vers l'autre. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1-5, caractérisé par le fait que les crêtes ont un profil tel que leur pas est compris entre 0,08 et 1,27 mm et que la pro fondeur des creux entre crêtes adjacentes est comprise entre 0,O5 et Q5 mXe 70 Procédé. selon l'une quelconque des revendications 1-6, caractérisé par le fait que les portions les plus minces de la nappeprofilée ont une épaisseur inférieur à 1/10 de celle de la nappe avant profilage, 8.Procédé selon l'une quelconque des revendications 1-7, caractérisé par le fait que pour effectuer la fibrillation on fait passer la nappe étirée à travers un passage allongé de section resserrée à travers lequel passe un courant d'air à grande vitesse dans le sens de mouvement de la nappe. 9. Procédé selon l'une quelconque des revendications t-8, caractérisé par le fait que la nappe est formée d'un stratifié de deux ou plusieurs films polymères. 10. Procédé selon la revendication 9, caractérisé par le fait que le stratifié est formé de polymères qui diffèrent par leurs propriétés chimiques et/ou physiques, ces' polymères étant extrudés dans des conditions dans lesquelles une couche d'un polymère se réunit à une couche d'un autre polymère avant le contact avec l'élément de profilage lie Procéda selon l'une quelconque desrevendi-cations t-10, caractérisé par le fait que l'on fait circuler un agent de transfert de chaleur à travers au moins un des rouleaux0 12e Procédé selon l'une quelconque des revendications 1-11, caractérisé par le fait que le polymère est un poly propylène ou bien un polyéthylène de forte densité, 13d Procédé selon l'une quelconque des revendications 1-12, caractérisé par le fait que l'on hache ou que lion coupe es-fibres obtenues pour en faire des soies 14. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1-12, caractérisé par le fait que l'on tord les fibres obtenues pour en faire un fil, 150 Procédé selon la revendication 14, caractérisé par le fait que les crêtes sont divisées longitudinalement en deux ou plusieurs segments séparés par de-courtes portions sans crêtes, de la surface du ou des éléments, ces portions sans crêtes étant en quinconce sur la largeur de sorte que les fibres obtenues sont incomplètement sépares les unes des autres. 16. Procédé selon l'une quelconque des revendications -1-7', caractérisé par le fait que - lton -effectue la fibrillation par une opération de torsion qui donne les fibrés sous la forme -d'un fil, 17. Fibres synthétiques, y-compris soies-etfils, fabriquées par un procédé selon i à 160 16. Matières textiles-et cordes ou autres cordages fabriquées à partir de fibres selon 17. 190 Appareillage convenant-à la fabrication de fibres synthétiques et caractérisé par le fait qu'il comprend un dispositif de profilage de nappe, des moyens propres à étirer une nappe profilée de polymère sortant du dispositif de profi lage et des moyens propres à appliquer un traitement de fi fibrillation à une nappe étirée, que le dispositif de profilage de nappe comprend deux rouleaux capables de tourner en sens opposé, munis de surfaces non souples et dont au'moins un pré sente dans sa surface de multiples crêtes peu espacées et pa rallèles dont chacune présente des cotés dirigés vers l'in.té- rieur qui mènent à un sommet tandis que les cotés de crêtes adjacentes forment des creux, et que des moyens sont prévus pour assurer un contact sous pression entre une nappe de poly mère en mouvement ou une masse de polymère en forme de feuille en mouvement et le ou les rouleaux de profilage. 200 Appareillage selon la revendication-19, caractéri sé par le fait qu'il comporte des moyens permettant de sou- mettre une nappe étirée à un traitement de fibrillation et.qui comprennent un passage allongé d section resserrée muni de moyens permettant de faire passer une nappe étirée au travers en même temps qu'un courant d'air-à grande vitesse dirigée dans le méme sens. 21o Appareillage selon la revendication 19 Ou 20, -caractérisé par le fait qu'il comporte une extrudeuse munie d'une filière en fente ou annulaire et servant à former la masse de polymère sous forme de nappez -22o Disposltif-..de --profilage- de'nappe pouvant servir dans un appareillage selon les revendications 19 à 21 et carac térisé par le fait que le rouleau à crêtes ou les deux rouleaux à crêtes sont conçus pour être entraînés et que des moyens sont prévus pour solliciter les rouleaux l'un vers l'autre. 23. Dispositif selon la revendication 22, caractérisé par le fait qu'il comprend un rouleau d'appui sans crêtes qui peut se mouvoir relativement à un rouleau à erêtes pouvant être entraîné, monté de manière à pouvoir tourner autour d'un axe fixe, et que les moyens de sollicitation comprennent un méca- niai. hydraulique ou pneumatique qui agit sur le rouleau d'ap- pui ou organe similaire et qui assure une pression réglable à l'interstice entre les rouleaux ou organes similaires. 24. Dispositif selon la revendication 22 ou 23, earactérisé par le fait que l'un des rouleaux ou tous les deux sont conçus de façon que l'on puisse faire circuler un agent de transfert de chaleur au travers. 25. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 22-24, caractérisé par le fait que le profil des crêtes du ou de: rouleaux à crêtes est tel que le pas des crêtes est compris entre 0,08 et 1,27 mm et que la profondeur des creux entre crêtes adjacentes est comprise entre 0,05 et 0,5 mm ; 26. Dispositif selon la revendication 25, caractérisé par le fait que le profil des crêtes est essentiellement celui que représente la figure II des dessins annexés. 27. Dispositif selon l'une quelconque des revendica- tions 22-26, caractérisé par le fait qu'il comprend un rouleau à orêtes monté dans un bati fixe et conçu pour titre entraîné en rotation et un rouleau uni (sans crêtes) monté dans un bati mobile qui est articulé au bâti fixe de manière à se mouvoir relativement à celui-ci sous l'action des moyens de sollicita tion. 25. Dispositif selon la revendication 27, caractérisé par le fait qu'il comprend un batf mobile formée deux joues opposées portant chacune un palier destiné 'à 1' extrémité resr pective du rouleau uni ou organe similaire, et deux mécanismes à piston et à cylindre agissant sur les joues respectives, celles-ci étant reliées par une barre de torsion fixée à l'lune des joues mais s'adaptant avec jeu dans un trou de l'autre joue.