L'invention est relative à des ensembles de largage par éjection pour larguer et projeter des charges, telles que des bombes et autres objets lourds analogues, à partir d'avions. Des exemples de tels ensembles sont décrits dans le brevet français n" 1450961 et dans le brevet britannique 1.248.926 et comprennent essentiellement un mécanisme verrouilleur libérable pour retenir la charge et la larguer finalement et deux canons d'éjection pour projeter la charge hors de l'avion. Ces deux mécanismes sont actionnés par des gaz à haute pression provenant de cartouches pyrotechniques et, en pratique, 11 équipement comprend toujours deux telles cartouches pour surmonter le risque de raté de l'une des cartoucbes. Comme l'une des cartouches doit être capable de fonctionner seule en cas de raté de l'autre, les cartouches sont montées dans des culasses disposées côte à côte ; comme la disposition est symétrique, les culasses sont disposées approximativement au milieu de l'appareil, c'est-à-dire à mi-distance des deux canons d'éjection. Les liaisons avec le mécanisme verrouilleur se font mécaniquement et un piston destiné à actionner la tringlerie mécanique ou genouillère peut donc être monté dans un cylindre situé au voisinage immédiat desdeux culasses. Par ailleurs, comme les deux canons d'éjection sont écartés des culasses de la demi-longueur de l'appareil dans son ensemble, les gaz provenant des cartouches doivent parcourir un chemin de cette longueur.Chaque chemin comprend normalement un dispositif d'étranglement, comme décrit dans les susdits brevets, et, de plus, le chemin comprend inévitablement des coins etc. qui tendent à amasser un dépôt de carbone et autres petites particules à la suite de la mise à feu des cartouches. Par exemple, de petites particules de la charge pyrotechnique des cartouches tendent à être entraînées avec le courant des gaz et de petites particules des enveloppes de cartouche peuvent aussi être entraînées dans le passage. La demande de brevet déposée en France par la Demanderesse le meme jour sous le nO 74 05 340, décrit une construction de support de cartouche grâce a laquelle le problème des particules libres est fortement atténué, mais les produits de combustion provoquent encore inévitablement des dépôts.Par conséquent, un nettoyage complet est nécessaire chaque fois que l'ensemble a fonctionné un petit nombre de fois. Selon l'invention, on utilise une cartouche modifiée qui possède une enveloppe de construction télescopique, les éléments de l'enveloppe se recouvrant partiellement de façon telle que, lorsque la cartouche est mise à feu dans une culasse, elle se deploie longitudinalement jusqu'à une longueur pour laquelle les deux éléments de l'enveloppe continuent à se recouvrir partiellement.Alors que, selon l'agencement antérieur à deux cartonches, chaque cartouche était disposée dans une culasse orientée transversalement par rapport aux passages qui conduisent aux canons d'éjection, la cartouche modifiée qui est utilisée conforeexent à l'invention est disposée dans une culasse qui est située au centre de la paire des canons d'éjection et qui est orientée selon la ligne des passages qui aboutissent à ces canons, en sorte que, lorsque la cartouche est mise à feu, elle se déploie en direction longitudinale, chaque extrémité se déplaçant à l'intérieur de la culasse selon la ligne des passages et agissant de chaque côté contre un piston qui est ainsi entraîné vers ltextérxeur pour transmettre la force résultante à une masse de fluide hydraulique qui, à son tour, fait fonctionner le canon d'éjection de chaque côté. Le fait qu'à la fin du mouvement de déploiement les élearnts de l'enveloppe de la cartouche continuent à se recouvrlr partiel- lement signifie qu'aucune quantité de gaz (ou aucune quantité appréciable de gaz) n'est autorisée à s'échapper. et qu'aucune particule ne résulte d'un éclatement de l'enveloppe de cartouche, de sorte que toute souillure qui pourrait se produire au - nxweau de la culasse est tout à fait négligeable. En règle générales par conséquent, si vraiment des nettoyages deviennent nécessaires, ce n'est qu'à des intervalles très éloignés. Comme on n!utilise qu'une seule cartouche au lieu des deux utilisées auparavant, on a besoin de prendre d'autres precations pour éliminer les risques de raté. En conséquence, une amorce et un circuit d'allumage associé à l'amorce sont de préférence prévus à chaque extrémité de la cartouche et des contacts d'alle=oge correspondants sont disposés à chaque extrémité de la culasse. La cartouche est donc mise à feu en même temps à ses deux extrémités de sorte qu'on obtient un résultat équivalent à celui qui est lié à l'utilisation de deux cartouches séparées. L'enveloppe de la cartouche est avantageusement faite de deux moitiés semblables dont l'une est ajustée à I'extérieur-de l'autre en sorte qu'avant mise à feu, les deux moitiés se recouvrent sur une proportion élevée de la longueur totale de la car touche. A la mise à feu de la cartouche, son déploiement longitudinal est limité par la course maximale des deux pistons et on choisit cette course de façon à assurer que, quand la cartouche est complètement déployée, il subsiste encore au moins un léger recouvrement entre ses deux moitiés. L'invention va maintenant être décrite plus en détail, à titre d'exemple seulement, en se référant au dessin annexé qui montre en coupe une partie~d'un ensemble de largage par éjection et d'une cartouche. L'ens-emble de largage par éjection comprend deux canons d'éjection 2 dont un seul-estreprésenté et dont chacun possède un piston 4. L'ensemble comprend en outre un mécanisme verrouilleur désigné globalement par 6. Chaque canon d'éjection est actionné par du fluide hydraulique qui est contenu dans une chambre 8 et qui est refoulé par un piston 16 dans-un passage 10, un étranglement 12 et un passage 14, le fonctionnement étant décrit ci-après. L'ensemble possède aussi une culasse 18 qui est alignée avec les passages 10 aboutissant aux canons d'éjection et par conséquent avec la direction du mouvement des pistons 16. Une cartouche 20 est placée dans la culasse 18. L'enveloppe de la cartouche 20 est faite de deux moitiés semblables 22 et 23, dont l'une 22 est ajustée à l'extérieur de l'autre 23 de sorte qu'avant mise à feu, la moitié 22 recouvre la totale moitié 23 sur une proportion elevée de la longueur/de la cartouche. Une amorce 24 avec son circuit d'allumage est disposée à chaque extrémité de la cartouche 20 et des contacts d'allumage correspondants 26 sont disposés à chaque extrémité de la culasse 18-; ainsi, la cartouche est mise a feu à la fois par Ses deux extrémités. Quand la cartouche est mise à feu, elle se-déploie longitudinalement en agissant ainsi sur chaque piston 16 qui est alors entraîné vers l'extérieur pour transmettre la force résultante à la masse de fluide hydraulique qui est contenue dans la chambre 8 et qui actionne à son tour les canons d'éjection 2. La culasse 18 est formée en un ensemble démontable. Une fois que la cartouche 20 a été mise à feu, les deux moitiés 22, 23 de son enveloppe et les pistons 16 qui lui sont associés restent dans leurs positions extérieures extrêmes et ensemble démontable est agencé pour se terminer, de chaque côté, sur une ligne 28 définie entre le piston 16 et l'enveloppe de cartouche déployée. Par conséquent, après le tir, on peut enlever sans diffi culté ltensemble démontable comprenant la culasse 18 ; ensuite, on peut placer un nouvel ensemble avec une cartouche ou on peut adapter une nouvelle cartouche à l'ancien ensemble et le remettre en place.Durant cette opération, les pistonslyrestent à leurs positionsextérieures extrêmes et les pistons 4 des canons d'éjection 2 restent aussi à leurs positions déployées à laquelle ils ont été amenés par le fluide hydraulique. Une fois que la nouvelle cartouche a été mise en place, on peut ramener les canons d'éjection 2 à leurs positions rétractées normales, ce qui transmet automatiquement le mouvement, par l'intermédiaire du fluide hydraulique, aux pistons 16 qui sont ainsi déplacés vers l'intérieur jusqu'au contact avec les extrémités de la nouvelle cartouche. L'appareil est alors globalement prêt à une nouvelle opération. Puisqu'il ne sort effectivement pas de gaz de la cartouche 20 à sa mise à feu, le mécanisme 30 servant à actionner le mécanisme verrouilleur 6 exige aussi d'être actionné par le fluide hydraulique. Une force relativement petite est demandée pour cette opération et une petite quantité de fluide hydraulique est donc prélevée sur l'un ou l'autre des circuits hydrauliques aboutissant aux canons d'éjection, ou sur ces deux circuits à la fois, pour faire fonctionner ce mécanisme 6. REVENDICATIONS 1 - Cartouche à utiliser dans un ensemble de largage par éjection, caractérisée par le fait qu'elle possède une enveloppe de construction télescopique, les éléments de l'enveloppe se recouvrant partiellement de fanon telle que, lorsque la cartouche est mise à feu dans une culasse, elle se déploie longitudinalement jusqu'à une longueur pour laquelle les deux éléments de lten- veloppe continuent à se recouvrir partiellement. 2 - Cartouche selon la revendication 1, caractérisée par le fait qu'une amorce et un circuit d'allumage associé à l'amorce sont prévus à chaque extrémité de la cartouche de sorte que celleci peut être mise à feu en même temps par ses deux extrémités. 3 - Cartouche selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisée par le fait que son enveloppe est faite de deux moitiés semblables dont l'une recouvre l'autre sur une proportion élevée de la longueur totale de la cartouche. 4 - Ensemble de largage par éjection, pour larguer et projeter des charges à partir d'un avion, qui comprend deux canons d'éjection actionnés par des gaz sous pression élevéeprovenant d'une cartouche selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que la cartouche est disposée dans une culasse qui est située au centre de la paire des canons d'éjection et qui est orientée selon la ligne des passages qui aboutissent à ces canons, en sorte que-, lorsque la cartouche est mise à feu, elle se déploie en direction longitudinale, chaque extrémité se déplaçant à l'intérieur de la culasse selon la ligne des passages et agissant de chaque côté contre un piston qui est ainsi entraîné vers l'extérieur pour transmettre la force résultante à une masse de fluide hydraulique qui, à son tour, fait fonctionner le canon d'éjection de chaque côté. 5 - Ensemble de largage par éjection selon la revendication 4, caractérisé par le fait que la culasse est munie de deux contacts d'allumage en sorte que la cartouche peut être mise à feu par ses deux extrémités. 6 - Ensemble de largage par éjection selon la revendication 4 ou5, caractérisé par le fait que la culasse est formée d'un ensemble démontable qui est agencé pour se terminer, de chaque côté, sur une ligne définie par la jonction entre chaque piston et l'enveloppe de cartouche déployée. 7 - Ensemble de largage par éjection selon l'une quelconque des revendications 4 à 6, caractérisé par le fait qu'il possède un mécanisme verrouilleur libérable pour supporter la charge, ce mécanisme étant actionné pour libérer la charge par du fluide hydraulique qui est prélevé sur le fluide actionnant les canons d'éjection.