L'invention concerne la fabrication en deux étapes de bandages pneumatiques à carcasse radiale. L'invention concerne plus particulièrement un procédé de fixation de la matière des flancs au corps du pneumatique au cours de la première étape de fabrication. Des pneumatiques à carcasse diagonale sont réalisés classiquement par un procédé à une seule étape mis en oeuvre sur un mandrin cylindrique. Les plis de tissu caoutchouté, les toiles de renfort et la bande de roulement sont appliqués en ordre convenable sur le mandrin pendant que ce dernier tourne, et le corps cylindrique de bandage pneuma- tique ainsi produit est ensuite mis en forme dans une presse à vapeur. Les pneumatiques à carcasse radiale ne peuvent être construits de cette manière, car les toiles ou les câbles de renfort sont disposés plus ou moins longitudinalement au mandrin et sont appliqués sur une toile ou une bande de division pratiquement inextensible. Il existe deux procédés industriels de fabrication des pneumatiques à carcasse radiale, appelés respectivement le procédé à une étape et le procédé à deux étapes. Dans le procédé à une étape, le corps sous-jacent du bandage pneumatique est réalisé sur un mandrin rotatif cylindrique, mais expansible, dont la partie centrale, après la mise en place du corps, est expansée, en général par rapprochement l'une de l'autre des extrémités, de-manière à transformer le corps cylindrique du bandage en un tore sur lequel la bande de division, les toiles et la bande de roulement sont appliquées. Le procédé de fabrication de bandages pneumatiques à une seule étape et une machine mettant en oeuvre ce procédé sont décrits dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique NI 3 560 301. Dans le procédé à deux étapes auquel l'invention a trait, le corps sous-jacent du bandage pneumatique est formé sur un mandrin cylindrique. Les toiles de renfort, la bande de roulement et la bande de division sont assemblées de manière à constituer un tore séparé. Le corps sous-jacent est ensuite transféré sur une machine de mise en forme du bandage qui expanse le corps cylindrique dans sa partie centrale, de la manière décrite 2 2472460 précédemment, le tore expansé étant glissé sur le corps sous- jacent du pneumatique avant que ce dernier soit expansé. Le corps est ensuite expansé afin de s'appliquer contre le tore constitué par les toiles et la bande de roulement. - La première étape du procédé à deux étapes de fabrication de pneumatiques à carcasse radiale, telle qu'elle est généralement pratiquée, est très identique à la partie correspondante de la fabrication d'un pneumatique à carcasse diagonale, cette fabrication étant décrite, par exemple, dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique N0 3 438 832. Les extrémités des plis qui recouvrent les extrémités du mandrin sont repliées vers le bas, la tringle de talon est appliquée sur ces extrémités, puis ces dernières sont repliées vers le haut, autour des tringles et-elles sont rabattues contre les plis sous-jacents au moyen d'ensembles à deux vessies gonflées à l'air, disposés à chaque extrémité de la machine. Ces vessies se gonflent rapidement et rabattent en fait brus- quement les extrémités des plis contre le corps sous-jacent du bandage. Cette opération est réalisée alors que le mandrin est immobile. Après que les vessies ont été rétractées, le mandrin est mis en rotation et des roues de couture, égale- ment décrites dans le brevet NO 3 438 832 précité, se déplacent du centre du mandrin vers l'extérieur et vers chacune des extrémités de ce mandrin, afin de comprimer les extrémités des plis contre les plis sous-jacents en suivant une hélice alors que le mandrin tourne. La matière des flancs est appliquée manuellement sur le mandrin pendant que ce dernier tourne et elle est cousue à l'aide des mêmes roues de couture. Dans le procédé à une seule étape, les extrémités -des plis sont repliées vers le haut, autour des tringles de talon, au moyen d'un ensemble à deux vessies gonflables placé à chaque extrémité et analogue aux ensembles utilisés dans les machines de fabrication de pneumatiques à carcasse diagonale et dans la première étape du procédé à deux étapes de fabrication de pneumatiques à carcasse radiale. Cependant, ces ensembles à vessies sont rotatifs. La matière des flancs est appliquée sur les ensembles à vessies alors que ces derniers tournent et qu'ils sont aplatis, et elle est appliquée sur le tore par gonflage des vessies, ce qui soulève la matière constituant le flanc et l'applique contre le côté du tore qui fait un angle de quelques degrés seulement avec la verticale. Etant donné la position presque verticale de la paroi du tore, les vessies n'ont pas à se déplacer axialement sur une grande distance sur le mandrin. Il est en outre avantageux d'effectuer cette opération alors que le mandrin et les ensembles à vessies tournent ensemble, car la force centrifuge due à cette rotation coopère avec la pression de l'air pour projeter les vessies vers le haut, contre le tore. Les flancs sont ensuite généralement cousus mécaniquement sur le tore au moyen de roues de couture. Une machine de fabrication de pneumatiques à carcasse diagonale ne nécessite pas de mandrin expansible, alors que le mandrin d'une machine de fabrication de pneuma- tiques à carcasse radiale, mettant en oeuvre le procédé à une seule étape, doit être expansible. Cette expansion est en général réalisée par rapprochement l'une de l'autre des extrémités du mandrin, afin que la partie centrale de ce dernier se renfle. Il est apparu que, lors de l'application de la matière des flancs sur le corps du bandage monté sur un tel mandrin, au cours du procédé à une seule étape et de la manière décrite précédemment, la matière tend à fluer. Il est également apparu que des bulles d'air sont parfois retenues entre la matière des flancs et lés plis sous-jacents. On a découvert que le problème indiqué ci-dessus semble provenir de l'utilisation des roués de couture avec un mandrin expansible. Il est apparu que, lorsque les roues se déplacent le long du mandrin rotatif, la force centrifuge due à la rotation tend à séparer la matière constituant les flancs des plis sous-jacents, de sorte que le mouvement des roues de couture tend à déplacer la matière des flancs longitudina- lement et que l'air renfermé n'est pas totalement expulsé. On a en outre découvert que, bien que dans la première étape du procédé à deux étapes, la matière des flancs s'étende vers l'intérieur des extrémités du corps cylindrique du bandage sur une distance sensiblement plus grande que les extrémités des plis, de sorte qu'il faut un déplacement de la vessie très supérieur à celui considéré jusqu'à présent comme possible, cette matière des flancs pouvait être fixée effica- cement aux plis sous-jacents, pendant que le mandrin est immobile, au moyen de vessies gonflées, utilisées seules. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemple nullement limitatif et sur lesquels: - la figure 1 est une coupe transversale par- tielle d'une machine de fabrication de pneumatiques mettant en oeuvre la première étape du procédé à deux étapes de fabrication de pneumatiques à carcasse radiale; - la figure 2 est une coupe transversale partielle de la machine de la figure 1 dont les vessies sont gonflées; - la figure 3 est une coupe transversale par- tielle de la machine de la figure 1 alors que la matière des flancs est appliquée sur les plis sous-jacents; et - la figure 4 est une coupe transversale par- tielle de la machine de la figure 3 dont les vessies sont gonflées. Comme mentionné précédemment, une machine de fabrication de bandages pneumatiques, destinée à effectuer la première étape du procédé à deux étapes selon l'invention pour la fabrication de pneumatiques à carcasse radiale, comprend un mandrin 11 sur lequel sont déposés les plis sous- jacents en caoutchouc et en toile caoutchoutée, d'une manière classique. Ces plis dépassent les extrémités du mandrin, comme indiqué en P sur les figures. Des doigts 12 de rabatte- ment des plis sont ensuite actionnés pour plier les extrémités P des plis vers le bas, sur les extrémités du mandrin 11, comme montré sur la figure 1. Des tringles B de talon sont placées contre les extrémités P des plis de manière à buter contre l'extrémité du mandrin 11 et, lorsque la matière des plis-est collante, les tringles de talon sont maintenues en place. La machine est équipée d'une vessie extérieure 14 et d'une vessie intérieure 18 qui, à l'état dégonflé, sont appliquées à plat, l'une contre l'autre, sur 2472460 un cylindre 16 de support des vessies, comme montré sur la figure 1. Les vessies 14 et 18 se présentent sous la forme d'anneaux dont les bords intérieurs sont maintenus dans un ensemble annulaire 13 de montage des vessies qui présente un canal 15 d'écoulement d'air débouchant dans la vessie 14, et un second canal 17 d'écoulement d'air débouchant à l'inté- rieur de la vessie 18. Le mandrin 11 étant immobile, ces vessies sont gonflées comme montré sur la figure 2, et elles relèvent les extrémités P des plis sur la tringle B de talon et les appliquent contre les plis sousjacents placés sur le mandrin. Les vessies sont ensuite dégonflées et la matière S destinée à former les flancs est appliquée sur le corps du pneumatique placé sur le mandrin pendant que ce dernier est mis en rotation. La matière des flancs peut recouvrir les extrémités P des plis et s'étendre au-delà de ces extrémités, vers l'intérieur du mandrin 11, comme montré sur la figure 3. Une bande A de séparation ou de protection est placée entre le bord intérieur de la matière des flancs et les plis sous- jacents afin d'empêcher la matière des flancs de se fixer sur ces plis, dans cette zone. La bande A peut être constituée de toute matière à laquelle le caoutchouc collant n'adhère pas. Le mandrin est de nouveau arrêté et les vessies 14 et 18 sont de nouveau gonflées afin de comprimer la matière S des flancs contre les plis sousjacents, comme montré sur la figure 4, et de la lier à ces derniers. Les toiles, la bande de roulement et la bande de division sont réalisées de manière à former un tore indépen- dant, de la manière classique, qui peut ensuite être glissé sur le corps cylindrique du pneumatique, dans la première étape du procédé. Ce corps est ensuite placé sur le mandrin expansible d'une machine de mise en forme des bandages et le tore est enfilé sur le corps. La bande de séparation est retirée de manière que la matière S des flancs, ainsi mise à découvert, soit en contact avec le tore et le mandrin est ensuite expansé suffisamment pour appliquer à force le corps sous-jacent contre la face intérieure du tore. Le bord non recouvert de la matière des flancs est suffisamment collant pour adhérer au tore et les bords de ce dernier sont fixés entre le corps du pneumatique et le bord du flanc. Les vessies convenant au procédé selon l'inven- tion sont nécessairement beaucoup plus longues ou beaucoup plus profondes que les vessies classiquement utilisées, afin d'effectuer la course plus longue correspondant à la largeur de la matière des flancs. Le gonflage de ces vessies demande donc plus de temps que celui des vessies classiques de rabattement des plis, et les vessies utilisées dans le procédé de l'invention s'appliquent sur la matière des flancs plus progressivement et sans l'avantage du choc soudain produit par les autres vessies. La couture effective des flancs obtenue par le procédé selon l'invention est supérieure à celle considérée jusqu'à présent comme possible dans l'art antérieur. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées au procédé décrit et représenté sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Procédé de fabrication de bandages pneumatiques sur un mandrin (11), dans lequel le corps sous- jacent du bandage est réalisé sur le mandrin, des tringles (B) de talon sont appliquées sur ce corps, aux extrémités du mandrin, et les extrémités (P) des plis sont repliées vers le haut, autour des tringles et sur le corps du bandage, par gonflage de vessies rétractables (14, 18), le procédé étant caractérisé en ce qu'il consiste à appliquer une matière destinée à former les flancs sur le corps du bandage, au- dessus et au-delà des extrémités des plis, pendant que le' mandrin est mis en rotation, afin de former une couche cylindrique sur le corps, à arrêter le mandrin, et pendant que ce dernier est immobile, à gonfler de nouveau les vessies afin qu'elles s'étendent au-dessus et contre le flanc, au-delà des extrémités des plis repliées sur le mandrin, afin de fixer le flan sur les plis sous-jacents, sans mettre en oeuvre d'autres moyens. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste également à placer une bande (A) de séparation sous le bord intérieur de la matière des flancs avant le gonflage des vessies, afin d'empêcher ce bord de se fixer au corps sous-jacent du bandage. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il consiste à mettre en place un tore préfabriqué, constitué de toiles, d'une bande de roulement et d'une bande de division, sur le corps du bandage placé sur un mandrin de mise en forme de manière que le bord intérieur de la matière du flanc recouvre le tore, à retirer la bande de séparation, et à expanser le mandrin afin d'appliquer à force le corps du bandage contre le tore pour lier le bord de ce dernier entre le corps et le bord du flanc.