i 2099584 L'invention se rapporte à des préparations d'organopoly-siloxanes entreposables à l'abri de l'air, qui se convertissent en cas d'accès de l'air atmosphérique, par réticulation de leur constituants polysiloxanes en élastomères, en des corps cellulaires 5 solides. Pour la préparation d'un corps cellulaire formé par des élastomères d'organopolysiloxanes, on connaît divers procédés comme par exemple le mélange de préparations contenant des organo-hydrogé nopolys il ox ane s avec des accélérateurs de réticulation, ou 10 la réaction de mélanges d'organopolysiloxanes réticulables et d'agents expanseurs, comme les isocyanates, en y mélangeant des agents de réticulation et de l'eau ou en chauffant. L'inconvénient s'opposant à l'emploi de telles pâtes moussantes comme mastic de rejointoyage en construction, en parti-15 culier comme mastic pour fenêtre, est qu'on doit mélanger soigneusement ensemble directement avant l'emploi au moins deux constituants du mélange et qu'on doit appliquer le mélange dans les joints en un temps déterminé pour chaque système. Et surtout la structure de la mousse, c'est-à-dire la dimension des bulles et leur régularité 20 est fonction aussi de circonstances accidentelles. On vient présentement de découvrir une composition de matière qui ne présente pas de tels inconvénientst L'invention a par conséquent pour objet des masses de coulée et de pétrissage entreposables à l'abri de l'air, convenant pour le remplissage et 25 l'étanchéisation de joints dans des éléments de construction, qui sont applicables sans adjonction quelconque et fournissent à la température ordinaire, en un laps de temps adéquat, par l'action de l'air atmosphérique in situ, une mousse solide élastique, consistant essentiellement en (1) un mélange homogène connu en soi réticulant 30 à la température ordinaire en cas d'accès d'eau (ou de vapeur d'eau) d'tx. t (jû-dihvdroxypolydiorganosiloxanes, d'agents de réticulation et éventuellement d'accélérateurs da réticulation, (2) une quantité déterminée, d'après la consistance chaque fois souhaitée de la masse prête à l'emploi et la densité apparente 35 chaque fois visée du produit réticulé final, de perles creuses connues en so.i formées à partir de polyéthylène ou de copolyraères de chlorure de vinyle-éthylène ou de chlorure de vinyle-propylène-éthylène ayant une densité apparente comprise entre 5 et 100 g pa^r litre 40 et éventuellement d'autres matières de charge courantes, plastifiants 71 27103 2 2099584 et autres substances auxiliaires en usage dans du mastic de rejointoyage. Les perles di^genre cité en (2) sont largement décrites, par exemple dans le brevet suisse n° 482 750. Comme leur diamètre 5 lors de leur fabrication peut aisément être maintenu à l'intérieur d'un intervalle de dimensions chaque fois désiré, qui par exemple peut varier entre 0,01 et 4 mm, on est en mesure d'établir d'avance pour ainsi dire à volonté la dimension et la distribution des dimensions des bulles de la mousse obtenue conformément à l'invention. 10 On peut empêcher un démélange, que l'on pourrait parfois redouter, en utilisant conjointement des agents thixotropes du commerce. Des mélanges du genre cité en (1) sont ds même connus de longue date par de nombreuses publications; on citera par exemple les brevets allemands n° 1 121 803, suivant la description 15 duquel on utilise comme agent de réticulation du'méthyltriacétoxy-silane, et n° 1 289 314 suivant lequel on ajoute en outre un accélérateur de réticulation. Ces mélanges, généralement épaissis avec des charges pour donner des pâtes, sont déjà utilisés diversement comme mastic pour joint et ils sont très avantageux, à cause 20 de l'élasticité permanente et de la résistance aux agents atmosphé- \ riques des produits réticulés ainsi formés, dans l'industrie de la construction. Mais ils présentent un défaut : leur adhérence sur le substrat solide souvent n'a pas une durée satisfaisante parce qu'un tel remplissage de joint élastique, en cas d'allongement 25 du joint, exerce une traction permanente sur les surfaces d'adhérence à la paroi du joint. Cette charge de traction conduit d'autant plus vite au détachement du rejointoyage que leur module, leur dureté et leur densité apparente sont plus grands. Avec les masses de coulée et de pétrissage composées 30 selon 1'invention on obtient, par rapport aux pâtes compactes connues qui sont à part cela composées des mêmes constituants de mélange, mais qui sont donc portées à l'état de mousse sans des perles creuses, un remplissage de joint dont les propriétés mécaniques sont beaucoup plus favorables pour une adhérence stable, comme 35 le montrera une comparaison venant à la suite de l'exemple donné plus loin. Ainsi donc, il ressort d'essais d'utilisation que le pouvoir adhérent des matières d'étanchéisation cellulaires obtenues conformément à l'invention est bien meilleur et plus universel que pour les matières d'étanchéisation de joints connues jusqu'ici. 40 L'incorporation de perles creuses dans diverses matières 71 27103 3 2099584 plastiques en vue d'une économie de poids, est en fait connue en principe. Si l'on utilise pour cela des perles creuses en verre ou en un autre matériau dur, alors la diminution de poids n'est que dérisoire ou encore l'élasticité de la mousse ainsi préparée, dans 5 le cas de matières de base du genre du caoutchouc, .est largement ou totalement perdue suivant la quantité de la fraction des perles creuses. Mais d'un autre côté les perles creuses fines d'une densité apparente basse, par exemple inférieure à 50g par litre, en poly-éthylène ou en copolymères d'éthylène en mélange avec les matières 10 de base proposées jusqu'ici, ne sont pas stables à l'entreposage, parce que des traces de solvants ou également les polymères eux-mêmes conduisent à la dissolution des perles creuses et à la destruction de la structure cellulaire. Ceci nécessite la mise en forme de la matière cellulaire ainsi préalablement confectionnée en un 15 court laps de temps après l'incorporation desjperles et sa .stabilisation par réticulation ou durcissement. En contradiction avec ces connaissances, chose surprenante, la matière cellulaire préconfectionnée conformément à l'invention reste utilisable et inchangée pendant des mois; elle 20 peut donc être stockée et transportée à l'endroit de son utilisation. Cette applicéion elle-même se fait de manière conventionnelle par pressage hors de l'emballage. Ensuite on peut lisser la surface de la mousse exposée à l'air par étandage ou pétrissage ultérieur à l'aide d'eau qui contient le plus avantageusement un 25 mouillant, et l'amener de façon accélérée à la formation d'une peau cohérente. On peut aussi, au cas où la paroi des perles creuses est en une matière plastique à bas point de fusion, détruire ces perles dans une couche superficielle plus épaisse par l'action de la chaleur pendant le processus de réticulation et obtenir ainsi 30 un enrobage solide fermé autour du restant de la mousse. Tout comme on peut,après exécution de la réticulation, détruire dans le corps cellulaire tout entier la paroi des perles creuses par un traitement thermique et associer ainsi au besoin les propriétés mécaniques à une résistance remarquable à la température. 35 Exemple Dans un mélangeur planétaire on agite à l'abri de l'air pendant 25 minutes tout d'abord de manière connue un mélange de : 100 g d'ç^ , -dihydroxypolydiméthylsiloxane ayant une viscosité de 50.000 cP à 20°C, 40 35 g d'o( , C\J -bis- (triméthylsiloxy) -polydiméthylsiloxane ayant une 71 27103 4' 2099584 viscosité de 1000 cP à 20°C 8 g de méthyltriacétoxysilane et 8 g de silice finement dispersée obtenue par hydrolyse à la flamme. 5 Puis, conformément à l'invention, on ajoute au mélange 4 g de perles creuses formées de manière connue à partir d'un copolymère de chlorure de vinyle-éthylène, ayant une densité apparente de 8 g/litre, on remue ce mélange pendant 5 minutes de plus et on l'introduit après cela dans des tubes dans lesquels, sous 10 ferme de pâte prête à l'emploi, on peut l'entreposer pendant des mois jusqu'à l'emploi par bouchage étanche à l'air. Si pour l'emploi on presse la pâte hors du tube, il se forme sur sa surface à l'air ayant une humidité relative de 50%, en l'espace d'environ 8 minutes, une peau solide; à l'intérieur 15 du corps cellulaire, la réticulation progresse quotidiennement de 3 à 4 mm chaque fois. Ce corps cellulaire adhère très bien sur son substrat solide comme cela a été éprouvé sur le verre, des carreaux céramiques, l'émail, le fer, l'acier chrome-nickel, 1'aluminium et le béton. 20 Une éprouvette préparée conformément à l'invention de la manière décrite plus haut donne les mesures mécaniques citées en E dans la comparaison donnée ci-après, par comparaison à celles (V) d'une éprouvette compacte préparée à partir du même mélange de polysiloxanes mais sans adjonction de perles creuses : 25 E - V dureté (Shore A) 7 25 élasticité de rebondissement (%) 48 38 module à 100% (kp/cm2) 2 6 densité apparente (g/cm3) 0,42 1,05 s 30 Bien entenBu diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art aux dispositifs ou procédés qui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemple(s) non limitatif(s) sans sortir du cadre de l'invention. 71 27103 5 2099584 REVENDICATION Masses de coulée et de pétrissage entreposables à l'abri de l'air et convenant pour le remplissage et l'étanchéisation de 5 joints dans des éléments de construction, qui sont utilisables sans autre adjonction et qui donnent à la température ordinaire, en l'espace d'un temps adéquat, par l'action de l'air atmosphérique in situ une mousse solide et élastique, consistant essentiellement en (1) un mélange homogène connu en soi, réticulant à la température 10 ambiante en cas d'accès d'eau (ou de vapeur d'eau), d'^, 05- dihydroxypolydiorganosiloxanes, d'agents de réticulation et éventuellement d'accélérateurs de réticulation, (2) une quantité, déterminée d'après la consistance chaque fois désirée de la masse prête à l'emploi et la densité apparente chaque 15 fois recherchée du produit réticulé final, de perles creuses connues en soi formées en polyéthylène ou en copolymères de chlorure de vinyle-éthylène ou de chlorure de vinyle-propylène-éthylène, ayant une densité apparente de 5 à 100 g par litre, et éventuellement en d'autres charges courantes, plastifiants et 20 autres substances auxiliaires en usage dans du mastic de rejointoyage .