La présente invention concerne un dispositif pour contrôler la présence de fil de trame au cours du tissage sur un métier d tisser, dispositif généralement appelé casse-trame ou palpeur de trame et qui, en cas d'absence de fil de trame, provoque l'arrêt du métier. Elle concerne plus particulièrement un dispositif casse-trame pour les métiers dits "sans navette" et plus particulièrement pour les métiers où l'insertion du fil de trame se fait par l'intermédiaire d'un jet de fluide liquide et/ou gazeux, mais il est évident qu'elle peut également s'appliquer a tout autre mode d'insertion de trame autres que celui par navettes. Les dispositifs casse-trame sont utilisés depuis très long-: temps sur les métiers a tisser a navettes, le dispositif le plus répandu étant constitué essentiellement par une fourchette pivotante montée en regard du battant et qui commande l'arrêt du métier lorsque la trame n'est pas insérée. Si ce dispositif mécanique permet de détecter avec certitude la présence ou l'absence de trame, et ce quelle que soit la matière utilisée, il présente cependant l'inconvénient de ne pas pouvoir étre utilisé sur les métiers modernes, tels que les métiers sans navette dont la vitesse est supérieure a 300 coups/minute et en général voisine de 400 coups/minute. Pour cette raison, de nouveaux dispositifs casse-trame ont du être mis au point pour les métiers sans navette. Ainsi, sur les métiers à insertion de trame par jet d'eau, le contrôle de la trame est réalisé par divers moyens, par exemple soit a l'aide d'un palpeur électro-mécanique, soit à l'aide d'un palpeur électrique. Dans ce dernier cas, la présence de la trame est établie par son contact sur des lamelles, le fil de trame étant rendu conducteur par la présence de l'eau. Toutefois, ces deux types de palpeur limitent l'utilisation des fils de trame soit pour des raisons de caractéristiques de ma tière (faible hygroscopie, duvets dans le cas de matières fibreuses), soit pour des raisons de difficulté de réglage ou de complexité du dispositif, notamment dans le cas de tissage d'articles armurés. Un autre type de mécanisme casse-trame, utilisable avantageusement sur les métiers dits "d lance" ou "a aiguille", est décrit dans le brevet français ss 1.478.660. Le casse-trame décrit dans ce document comporte schématique- ment - un organe de commande qui oscille constamment en synchronisme avec les cycles du métier, de façon a effectuer une oscillation complète pour chaque cycle de l'arbre de renvoi du métier, - un organe normalement immobile susceptible, lorsqu'il est déplacé, d'actionner un commutateur monté sur la commande du métier, - et un cliquet relié a un tateur qui est normalement intercal lé sur la trajectoire du fil de trame lorsque celui-ci vient juste d'être posé dans la foule et se trouve repoussé vers l'avant par la frappe du battant, l'ensemble étant disposé de façon que le cliquet soit effacé si le fil de trame est présent, alors que, s'il n'y a pas de fil de trame, on laisse le cliquet relier l'organe de commande à l'organe de déclenchement, afin de déplacer celui-ci dans le sens qui actionne le commutateur. D'un point de vue théorique, un tel dispositif est séduisant du fait qu'il permet de détecter n'importe quel type de trame et ce quelle que soit l'armure. Cependant, il faut reconnattre que le mode de réalisation décrit dans ce document est complexe, difficile a régler, et limité au point de vue vitesse. En effet, l'aiguille de détection est très longue et a une forme complexe qui diminue sa sensibilité. De plus, la commande se fait par came calée sur un arbre de métier, ce qui rend les réglages plus complexes et exige une adaptation particulière pour chaque type de métier. La présente invention permet de surmonter ces inconvénients. Elle concerne un casse-trame perfectionné, compact, utilisable avantageusement sur les métiers sans navette à jet de fluide, notamment a eau, susceptible de contrôler la présence de n'importe quel fil utilisable en trame, quelle que soit l'armure utilisée, et ce pour des vitesses pouvant aller jusqu'à 400 coups/minute et même plus. Le dispositif selon l'invention est d'une grande simplicité, donc d'un prixpeu élevé, facile à régler et a entretenir, et susceptible d'étre adapté sur divers types de métiers à tisser sans transformation particulière desdits métiers. Le mécanisme casse-trame selon l'invention, est du type qui comporte : - un organe de commande qui oscille constamment en synchronisme avec les cycles du métier, - un organe normalement immobile susceptible, lorsqu'il est déplacé, de commander l'arrêt du métier, - un tateur relié a un cliquet déplaçant l'organe normalement immobile lors de l'absence du fil de trame, et i-l se caract-eri-se par le fait que - a vue part, l'organe de commande est un disque entrains en rotation alternative directement par les mouvements d'oscillation du peigne, par l'intermédiaire d'une liaison souple reliant le disque au peigne, ledit organe de commande transmettant son mouvement a un pignon qui entrasse un secteur denté oscillant autour d'un axe fixe, ledit secteur denté portant a son extrémmité avant un axe sur lequel est monté pivotant un ensemble formé d'un tateur fixé sur un support - et, d'autre part, l'organe normalement immobile susceptible d'être déplacé pour commander l'arrêt du métier, comporte une rampe contre laquelle s'appuie le support du tateur, ladite rampeprésen- tant un décrochement dans lequel s'encastre le support du tateur en l'absence de trame, ce qui provoque le déplacement de l'organe normalement immobile, et par suite, la commande de l'arrêt du métier. Dans un mode de réalisation préférentiel, le disque oscillant est entraîné par l'intermédiaire d'un cordon dont une extrémité est fixée sur le peigne par l'intermédiaire d'un support amovible qui permet avantageusement de régler la longueur du cordon. Le tateur qui vient en contact avec le fil de trame lors de la formation du tissu est, selon l'invention, constitué par une aiguille rectiligne positionnée sensiblement perpendiculairement a la trame et est fixée sur le support par l'intermédiaire d'un moyen qui permet de régler la longueur de l'aiguille. Enfin, selon le mode de réalisation préférentiel de l'invention, le déplacement des divers organes est limité par des butées réglables, et leur rappel est obtenu par des ressorts qui agissent a la traction. L'invention sera cependant mieux comprise à l'aide de l'exemple donné ci-après et illustré par les figures annexées. Ces figures montrent schématiquement en vue de cOté les principaux organes du dispositif selon l'invention. La figure 1 montre l'ensemble du dispositif avant l'insertion de la trame. La figure 2 illustre le fonctionnement du dispositif brsqu' un fil de trame est correctement inséré. La figure 3 montre le fonctionnemént du dispositif lorsque le fil de trame n'est pas inséré ou est incorrectement inséré. Sur ces figures, pax mesure de simplification, la cage supportant les divers éléments du dispositif et qui est fixée sur le métier n'a pas Eté representde. Ainsi qu'on peut le voir, le présent dispositif comprend les parties principales suivantes Un organe de commande (A) constitué par un porte-cordon 1 fixé sur le peigne du métier, non représenté, auquel est rattaché un cordon 2 entraînant en rotation alternative un disque 3 ; cette rotation alternative est provoquée par les mouvements d'oscillation du peigne (non représenté). Le disque 3 est fixé sur un arbre 6 commandant un pignon 4. Le pignon 4 entrasse un secteur denté 5, monté de préférence sur roulement a bille, oscillant sur un axe 7 et dont le mouvement est rappelé par un ressort 16. La course de ce secteur peut être réglée par la butée 17. Ce secteur comporte a son extrémité avant un axe 13, sur lequel est monté le porte-tateur 8 et le tateur 9, ces derniers étant maintenus en position relevée par deux ressorts 14. Comme dit précédemment, le tateur 8 est constitué par une aiguille rectiligne, positionnée sensiblement perpendiculairement a la trame. Par ailleurs, l'axe 7 supporte un organe normalement immobile (B) susceptible d'être déplacé pour commander l'arrêt du métier, lors de l'absence de trame. Dans le cas présent, cet organe, nor malément immobile (B), est constitué par un bras 10, portant a une de ses extrémités, un aimant 11. L-'autre extrémité de ce bras est en forme de secteur 20 et présente un décrochement 21 dans lequel peut venir s'encastrer le porte-tateur 8. Ce bras 10 est maintenu en arrière par un ressort 19 et son déplacement est limité par une vis butée 18 réglable. Enfin, un contacteur, de préférence un contacteur a lames souples 12, est relié au circuit de commande 15 du métier. En général, le dispositif selon l'invention, sur les métiers a tisser a insertion de trame par jet de fluide,est disposé du c- té opposé aux organes d'alimentation de la trame. Le fonctionnement du dispositif est le suivant. Lorsqu'un fil de trame est correctement inséré, ainsi que cela est illustré par la figure 2, l'aiguille 9 est retenue en position arrière par la présence de la trame 22 et, en remontant, son support 8 passe au-dessus du décrochement 21 et ne provoque pas la rotation du bras 10. Au contraire, lorsque la trame est absente, ainsi que cela est illustré par la figure 3, l'aiguille 9 n'est pas repoussée et son support 8 vient s'engager sous le décr chsent21 du bras 10. Celui-ci oscille donc autour de l'axe 7 et, de ce fait, l'aimant 11 s'écarte du rupteur a lames souples 12, ce qui provoque l'arrFt du métier. Un tel dispositif permet de contrôler avec efficacité la présence de n'importe quel type de fil utilisable en trame et ce pour des vitesses pouvant aller jusqu'a 400 tours/minute et même plus. I1 est tres simple, compact, facilement adaptable sur n'importe quel type de métier. ç R S v z N D t e A t ! O N S 1/ Dispositif pour contrôler la présence de fil de trame au cours du tissage sur un métier a tisser, du type comportant - un organe de commande (A) qui oscille constamment en synchronisme avec les cycles du métier, - un organe normalement immobile (B) susceptible, lorsqu'il est déplacé, de commander l'arrêt du métier, - un tateur relié a un cliquet déplaçant l'organe normalement immobile lors de l'absence de fil de trame, caractérisé par le fait, que :: - d'une part, l'organe de commande (A) est un disque 3 entrai- né en rotation alternative directement par les mouvements d'oscillation du peigne par l'intermédiaire d'une liaison souple 2 reliant le disque 3 au peigne, ledit organe de commande transmettant son mouvement a un pignon 4 qui entrarne un secteur denté 5 oscillant autour d'un axe fixe 6, ledit secteur denté 5 portant à son extrémité avant un axe 13 sur lequel est monté pivotant un ensemble for mé d'un tateur 9 fixé sur un support 8, - et d'autre part, l'organe normalement immobile (B) susceptible d'être déplacé pour commander l'arrêt du métier comporte une rampe 20 contre laquelle s'appuie le support (B) du tateur 9, ladite rampe 20 présentant un décrochement 21 dans lequel s'encas-tre le support du tateur en l'absence de trame, ce qui provoque le déplacement de l'organe normalement immobile et, par suite, la commande de l'arrêt du métier. 2/ Dispositif selon revendication 1, caractérisé par le fait que le disque oscillant 3 est entraîné par l'intermédiaire d'un cordon 2 dont une extrémité 1 est fixée sur le peigne. 3/ Dispositif selon revendication 2, caractérisé par le fait que la longueur du cordon 2 est réglable. 4/ Dispositif selon l'une des revendications 1 à 3,-caractérisé par le fait que le tateur de trame 9 est constitué par une aiguille rectiligne positionnée sensiblement perpendiculairement a la trame. 5/ Dispositif selon revendication 4, caractérise par le fait que la longueur de l'aiguille 9 est réglable. 6/ Dispositif selon l'une des revendications 1 a 5, caractérisé par le fait quelle déplacement des organes.est limité par des butées 17-18 réglables, leur rappel étant obtenu par des ressorts 14-16-19 travaillant à la traction.