La présente invention se rapporte au conditionnement de matières en forme de filaments, telles que des fils métalliques ou des fibres optiques et elle concerne un emballage contenant un ou plusieurs filaments, moins volumineux que les bobines usuelles, peu encombrant, convenant au transport et au magasinage et protégeant complètement le ou les filaments de l'endommagement en les abritant. L'invention se rapporte aussi à un procédé et à un appareil destinés à réa- liser ce conditionnement. Un emballage de filaments selon l'invention consiste en une boite circulaire comportant une paroi circulaire intérieure qui part de son fond et qui délimite une gouttière annulaire entre elle et la paroi extérieure de cette boîte, et en un ou plusieurs filaments enroulés dans cette gouttière annulaire, chaque spire étant enroulée avec un certain jeu sur cette paroi intérieure de façon que le filament ne soit pratiquement pas soumis à une traction, la boîte ayant pratiquement que la hauteur juste suffisante pour contenir ce ou ces filaments et comportant un couvercle qui s'y ajuste exactement. Ce conditionnement est particulièrement avantageux pour les fibres optiques, car l'absence de contrainte de traction sur ces fibres permet de rendre minimales leurs pertes optiques lorsqu'elles sont ulterieurement utilisées pour transmettre des signaux dans un système de télécommunication. Avant être emballes conformément à l'invention, les fibres optiques sont recouvertes d'un revêtement protecteur et/ou d'une gaine du genre utilisé habituellement pendant leur fabrication, immédiatement après leur extrusion d'une ébauche vitreuse.Ce revêtement peut consister en une couche de résine synthétique telle qu'une résine de polyuréthanne et/ou en une gaine tubulaire extrudée, composée par exemple de "Nylon" amorphe ou d'un polyester traitable à ltétat fondu, cette gaine pouvant entourer les fibres sans les serrer, être remplie d'un liquide ou être extrudée sur une couche tampon en une résine molle telle qu'une résine de silicone. La boite et le couvercle peuvent être en métal ou autre matière convenable telle que le caoutchouc, une matière plastique synthétique, du bois ou du carton. Si on le désire, en particulier pour les fibres optiques, la gouttière dans laquelle ce filament est logé peut comporter un revêtement protecteur tendre en mousse plastique ou en feutre par exemple, et si cela est nécessaire, l'enroulement peut être recouvert d'une cale en une matière analogue, afin de minimiser les déplacements de ses spires dans la gouttière pendant le transport. Le couvercle de la boîte peut être scellé de façon à empêcher la poussière de pénetrer dans l'emballage. I1 est aisé de porter des indications d'identification sur l'exté- rieur de cet emballage.La boîte peut, bien entendu, avoir une hauteur quelconque, fonction de la longueur totale du ou des filaments qu'elle doit contenir. Dans le procédé de formation de l'emballage selon l'invention, la boite destinée à loger le filament est disposée horizontalement et le filament est poussé continuellement de haut en bas, par un organe d'alimentation creux, dans la gouttière annulaire de cette boîte, tandis que cette dernière ou cet organe d'alimentation tourne sur un axe vertical de façon à enrouler le filament dans cette gouttière avec un certain jeu, ce filament étant introduit dans ladite gouttière à une vitesse linéaire qui est égale à la vitesse péri- phérique moyenne (définie plus loin) de l'enroulement formé, ou à la vitesse de déplacement de I'extrémité de sortie d'un organe d'alimentation tournant. Le filament est ainsi enroulé en désordre sous forme de spires plates non serrées, qui se trouvent toutes dans la gouttière. La 'xvitesse périphérique moyenne" de l'enroulement, mentionnée plus haut, est la vitesse périphérique de de place ment que la rotation de la boîte impartit à une spire de cet enroulement qui coïncide avec un cercle dont le diamètre est égal au diamètre moyen (dm) de la gouttière, lequel est défini par la formule dl étant le diamètre intérieur de la paroi périphérique de la boîte et d2 le diamètre extérieur de la paroi intérieure qui délimite la gouttière.Le fait de maintenir 1 t égalité entre la vitesse linéaire d'avance du filament et la vitesse péri phérique moyenne de l'enroulement, ou bien la vitesse de déplacement de ltextrémité de sortie de l'organe d'alimentation, suivant le cas, assure que le filament est bien enroulé avec du jeu et ne subit donc pas de contrainte de traction; lorsqu'un filament est déroulé d'une bobine pour être introduit dans la boite, la contrainte d'enroulement à laquelle il pour vait être soumis dans la bobine est supprimée. Si l'emballage contient plusieurs filaments, ils sont généralement introduits successivement dans la gouttière. Dans une première forme de réalisation, un appareil destiné à former un emballage selon l'invention par mise en oeuvre du procédé qui vient d'être décrit comprend un support de boite horizontal, tournant sur un axe vertical central, une roue d'entraînement du filament qui est disposée verticalement qui tourne sur son axe horizontal et qui est placée de façon à recevoir le filament sur sa périphérie et à le pousser continuellement dans la gouttière de la bote qui tourne sur son support, et un organe creux d'alimentation, qui occupe une position fixe et qui est destiné à conduire le filament de la roue d'entraînement à cette gouttière, un mécanisme d'entra- nement étant destiné à faire tourner le support de boite et ladite roue à des vitesses prédéterminées telles, que la vitesse périphérique de ladite roue soit égale à la vitesse périphérique moyenne de l'enroulement formé dans la gouttière et des organes étant destinés à régler la vitesse linéaire d'avance du filament dans l'organe d'alimentation de façon qu'elle soit égale à cette vitesse périphérique de la roue. L'organe d'alimentation creux utilisé dans cette forme de réalisation de l'appareil peut être un tube ou une goulotte ayant une largeur suffisante pour laisser passer le filament avec du jeu. Une seconde forme de réalisation d'un appareil destiné à former un emballage selon l'invention par mise en oeuvre du procédé décrit plus haut comprend un support horizontal fixe de botte à filament,une roue d'entraînement du filament qui est disposée verticalement, qui tourne sur son axe horizontal et qui est placée de manière à recevoir le filament sur sa périphérie et à le pousser continuellement vers la boîte, un tube d'alimentation, qui est destiné à amener ce filament de cette roue à cette boîte, est disposé au-dessus de cette dernière, peut tourner sur un axe vertical coïncidant avec celui de la boîte et-est conformé de manière que son extrémité de sortie se trouve au-dessus de la gouttière et parcoure un trajet circulaire lorsque ce tube tourne alors que la boîte reste immobile, un mécanisme d'entraînement étant destiné à faire tourner la roue d'entraînement et ce tube à des vitesses respectives telles, que la vitesse périphérique de cette roue soit égale a' la vitesse du déplacement de l'extrémité de sortie de ce tube le long de son trajet circulaire, et des organes étant destinés å régler la vitesse linéaire du filament dans le tube de manière qutelle soit égale à la vitesse périphérique de la roue. Lorsqutun appareil selon la première forme de réalisation est utilisé, étant donné qu'alors le filament passe en ligne droite, d'un organe d'alimentation fixe à la gouttière de la boite entraînée en rotation, il ne subit pas de torsion quand il est enroulé et déposé dans cette boîte. Par ailleurs, avec un appareil selon la seconde orme de réalisation, le filament est soumis à une certaine torsion pendant que l'extrémité de sortie du tube d'alimentation rotatif l'enroule dans la boîte, laquelle reste immobile; mais il est possible de supprimer aisément cette torsion quand on retire le filament de cette boîte en le déroulant. Dans l'une ou l'autre des formes de réalisation de l'appareil décrites ci-dessus, le diamètre de la roue d'entraînement est avantageusement égal au diamètre moyen, défini plus haut, de la gouttière de la boîte, diamètre qui correspond au diamètre moyen de 17 enroulement déposé dans cette boite et le mécanisme d'entraînement est réalisé de façon à faire tourner à la même vitesse cette roue et le support de boîte de la première forme de réalisation ou l'extrémité de sortie du tube d'alimentation de la seconde forme de réalisation, ce qui est la manière la plus simple d'obtenir que la vitesse périphérique de la roue soit égale à la vitesse périphérique de ltenroulement, ou à la vitesse de déplacement de l'extré- mité de sortie du tube.Cependant, le diamètre de la roue peut être plus petit ou plus grand que le diamètre moyen de l'enroulement, le rapport des vitesses de rotation de cette roue et du support de boîte ou du tube d'alimentation étant déterminé de manière appropriée; par conséquent, si le diamètre de la roue est inférieur au diamètre moyen de l'enroulement, la vitesse de rotation de cette roue doit être plus grande que celle de ce support ou de l'extrémité du tube et si ce diamètre de la roue est supérieur au diamètre moyen de l'enroulement, il faut que la vitesse de rotation de cette roue soit plus faible que celle du support ou de l'extrémité de sortie du tube pour que la vitesse périphérique de cette roue soit égale à la vitesse périphérique moyenne de l'en- roulement ou à la vitesse de déplacement de cette extrémité du tube, suivant le cas Dans l'une ou autre des formes de réalisation de l'appareil, il est possible d'obliger le filament à avancer à la vitesse prévue dans organe d'alimentation, au moyen d'un dispositif qui applique ce filament contre la surface d'une partie de la périphérie de la roue; un dispositif approprié est constitué par exemple par un galet en une matière élastique relativement tendre, telle que le caoutchouc, disposé de manière à s'appliquer contre le périmètre de la roue sous l'action d'une petite charge, en un point adjacent à l t organe d'alimentation, ou par une courroie d'entraînement disposée de manière à venir en contact avec une partie de ce périmètre et à appliquer donc le filament contre la roue. I1 est possible de prévoir des organes destinés à guider le filament à un emplacement désiré de la roue d'entraînement; ces organes peuvent être deux galets verticaux entre lesquels le filament passe, ou un petit galet à gorge périphérique centrale dans laquelle le filament peut passer avec un certain jeu, ce galet étant en contact avec la roue et sa gorge étant adjacente au milieu de la périphérie de cette dernière. Lorsqu'on déroule un filament d'une bobine pour l'amener à l'appareil de façon à l'enrouler dans une boîte, les organes rotatifs de cet appareil sont en général entraînés à vitesse constante. Mais le filament peut être amené directement à l'appareil à partir d'une ligne de fabrication et, dans ce cas, des dispositions peuvent être prises pour faire varier la vitesse de rotation de ces organes rotatifs en synchronisme avec les accélérations et décélérations de la ligne. Les spires de l'enroulement ont tendance à tomber en partie en dehors de la gouttière annulaire pendant- qu'elles sont poussées dans la boîte, cette tendance peut provenir de perturbations de l'atmosphère ambiante ou d'une répulsion électrostatique entre ces. spires. Afin d'empêcher ces dernières de mal se placer, il est désirable d'utiliser des éléments destinés à les maintenir en place dans la gouttière. Un agencement approprié comporte deux cylindres concentriques, avantageusement métalliques, qui sont placés aux bords extérieur et intérieur de la gouttière et qui en fait en prolongent verticalement les parois. Ces cylindres sont retirés lorsque la longueur voulue de filament a été déposée dans cette gouttière. Un avantage de l'emballage selon l'invention réside dans le fait qu'il permet d'en retirer aisément le filament, simplement en le déroulant, ce qu'il est possible de faire au moyen d'un appareil semblable à celui qui est utilisé pour former cet emballage et qui a été décrit ci-dessus, en inversant le sens de rotation des organes tournants. Le filament est tiré hors de la gouttière de la boîte, remonte le long de la goulotte ou d'un autre organe convoyeur approprié et passe sur la roue d'entraînement, et il peut être enroulé en bobine si nécessaire ou bien, s'il s'agit d'une fibre optique, elle peut être amenée directement à une machine de fabrication de câbles pour être incorporée dans un cable, la vitesse de déroulement étant réglée, si besoin est, de façon à être compatible avec d'autres opérations de fabrication du câble.Pendant le dévidage, l'inertie de l'ensemble est faible, ce qui permet d'obtenir des accélérations et décélérations rapides. L'effort de traction appliqué au filament pendant qu'il est dévidé est faible, car il ntéquivaut qutà la somme du poids de la partie de filament dévidée et I un faible effort de traction par accélération. Un autre avantage de l'emballage selon l'invention, lorsqutil est utilisé pour une ou plusieurs fibres optiques, consiste en ce qu'il est possible de vérifier ces fibres dans la boîte, c'est-à-dire alors qu'elles ne subissent aucun effort de traction. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels la figure 1 est une vue schématique en élévation d'une forme de réalisation d'un appareil selon l'invention; la figure 2 est une vue de côté d'une variante d'une partie de l'appareil de la figure 1; la figure 3 est une vue de face d'un détail de la figure 2; et la figure 4 est une vue en élévation d'une seconde forme de réalisation de l'appareil. Les éléments semblables sont désignés par les mêmes numéros de référence sur les diverses figures. L'appareil représenté sur la figure 1 comprend un plateau tournant 1, circulaire et horizontal, destiné à porter une boîte 2 porte-fibre et un mécanisme qui est destiné à enrouler dans cette bote une fibre optique 3 et qui comporte une roue verticale 4 d'entraînement de la fibre, une courroie d'entraînement 5 passant sur deux poulies 6 et 7 qui la maintiennent en contact avec la périphérie de la roue 4 de façon à imposer à la fibre la vitesse linéaire d'avance voulue au moment où elle quitte cette roue, ainsi qu'un tube d'alimentation 8 dans lequel cette fibre passe en allant de la roue à la bote 2. Cette boîte 2 comporte à l'intérieur une paroi verticale 9 circulaire, qui délimite une gouttière annulaire 10 dans laquelle la fibre est déposée.Deux cylindres concentriques 11,12 sont insérés dans la boîte 2, à l'intérieur de la gouttière 10, de façon à augmenter la hauteur des parois qui délimitent cette gouttière et à assurer que toutes les spires de la fibre y restent pendant toute l'opération d'enroulement. Le diamètre de la roue d'entraînement 4 est égal au diamètre moyen de l'enroulement de fibre déposé dans la gouttière. Le plateau tournant 1 est monté sur un arbre vertical 13 sur lequel est aussi calée une roue dentée 14, destinée à faire tourner ce plateau et la bote. La roue 4 est montée sur un axe horizontal relié à un pignon conique 15, qui est un élément d'une transmission à angle droit ayant un rapport d'engrenage de 1:1 et qui est entraîné par la rotation d'un arbre 16 et d'une roue dentée 17, de manière à faire tourner cette roue 4. Les roues 14 et 17 sont entraînées en rotation par coopération avec une courroie dentée 18, qui est entraînée par une roue dentée 20 commandée par un moteur électrique 19.Ces roues 14 et 17 ont le même diamètre; cette caractéristique, conjuguée avec le rapport de 1:1 de la transmission qui entraîne la roue 4, fait que les vitesses de rotation de cette roue 4 et de la boîte 2 sont égales, quel que soit le diamètre de la roue 20 entraînée par le moteur, et fait donc que la vitesse périphérique de ladite roue 4 est égale à la vitesse périphérique moyenne de l'enroulement déposé dans cette boîte 2. La fibre parvient à la roue 4, en passant sur une poulie de guidage 21 et un galet tendeur 22 et peut parvenir à cette poulie 21 en venant, soit.d'une bobine sur laquelle elle a été enroulée antérieurement, soit directement de l'installation d'extrusion, d'enduction et/ou de gainage des fibres L'appareil est commandé par des organes classiques logés dans un boîtier de commande 23 qui comporte les interrupteurs appropriés. I1 est monté dans un bâti 24. La figure 2 représente une variante du dispositif de guidage et d'imposition à la fibre de la vitesse de déplacement de la roue d'entraînement 4, pouvant remplacer la courroie S et les poulies 6,7 de la figure 1. Ce dispositif comporte un galet-guide 25, destiné à placer la fibre au milieu de la périphérie de la roue 4 et un galet de caoutchouc 26, monté de façon à coopérer avec cette roue 4 pour donner à la fibre la vitesse linéaire désirée. Comme le représente la figure 3, le galet 25 comporte sur sa périphérie une gorge centrale 27 en V, qui place la fibre au milieu de la périphérie de la roue 4.Le galet s'applique contre la surface périphérique de cette roue 4 avec une pression faible, exercée par un ressort (non représenté) ou par gravité, de façon que lorsque la fibre passe sous ce galet, celui-ci la repousse assez pour qu'elle prenne une vitesse linéaire égale à la vitesse périphérique de ladite roue 4, juste avant de s'écarter de cette dernière pour pénétrer dans le tube 8. Si on le désire, il est possible de monter dans l'appareil représenté sur la figure 1, un galet-guide semblable au galet 25 des figures 2 et 3, en plus de la courroie de contact 5 et des poulies 6 et 7. Dans un exemple particulier de réalisation d'un emballage de fibre optique par mise en oeuvre et utilisation du procédé et de l'appareil décrits ci-dessus en regard de la figure 1 ou de la variante des figures 2 et 3, le diamètre intérieur de la paroi périphérique de la boîte 2 est égal à 385 mm, la gouttière 10 est large de 35 mm et la boîte a une profondeur de 20 mm; cette boîte peut contenir dans sa gouttière 5000 mètres de fibre optique enduite de résine, ayant un diamètre de 150 microns. Le diamètre de la roue 4 est de 352 mm et cette roue 4 ainsi que la boîte 2 sont entraînées à une vitesse de 45 tours par minute, la vitesse linéaire de la fibre dans la boîte, la vitesse périphérique de ladite roue et la vitesse périphérique moyenne de l'enroule- ment de fibre étant toutes de 49,5 mètres par minute.Le diamètre de l'alésage du tube 8 n'est avantageusement pas supérieure à lOmm. Dans l'appareil représenté sur la figure 4, la boîte 2 destinée à contenir la fibre est posée sans pouvoir tourner sur un support 30. Cet appareil comporte une roue 4 d'entraînement de la fibre, une poulie-guide 21 et un galet tendeur 22 semblables respectivement à ceux qui ont été décrits en regard de la figure 1, le diamètre de la roue 4 étant égal au diamètre moyen de la gouttière 10 de la boîte 2. Cette roue est entraînée par une transmission semblable à celle qui a été décrite en relation avec la figure 1, actionnée par la rotation de l'arbre vertical 16 et de la roue dentée 17, celle-ci tournant grâce à sa coopération avec la courroie dentée 18 entraînée par le moteur 19.Le dispositif destiné à guider la fibre optique 3 sur la roue 4 et à imposer à cette fibre la vitesse d'avance voulue est semblable à celui qui a été décrit précédemment en regard des figures 2 et 3 et il se compose d'un galet 25 à gorge destiné à guider cette fibre et d'un galet de caoutchouc 26 qu'une charge faible applique contre la surface périphérique de la roue 4, de façon à assurer que la vitesse linéaire de la fibre soit bien égale à la vitesse périphérique de cette roue 4 au moment où cette fibre s'écarte de cette dernière. Quand la fibre quitte ladite roue 4, elle passe dans un tube d'alimentation 31,32, puis elle parient dans la gouttière 10 de la boîte. Le tube d'alimentation de la fibre se compose d'une partie supérieure 31 rectiligne, qui est disposée verticalement et dont l'axe est le prolongement vers le haut de l'axe vertical de la boîte 2, et d'une partie inférieure 32, qui est courbée de manière à constituer la moitié d'une spire d'une hélice, s'écartant en descendant de la position centrale de la partie 31, de manière que son extrémité 33 de sortie de la fibre se trouve au-dessus de la partie centrale de la gouttière 10. Ce tube est monté dans des paliers 34 et 35 et traverse une roue dentée 36, à laquelle il est fixé,qui a le même diamètre que la roue dentée 17 et qui est montée entre ces paliers.La courroie 18 est en contact avec la roue 36, si bien que, lorsque l'appareil est en service, elle fait tourner ladite roue 36 et le tube 31,32 en synchronisme avec la roue d'entraînement 4 tournant sur son axe horizontal. Pendant que ce tube tourne, son extrémité inférieure 33 parcourt un trajet circulaire au-dessus de la gouttière 10, de sorte que la fibre qui sort de cette extrémité inférieure est déposée dans cette gouttière en formant des spires dont le diamètre est égal à celui de la roue 4. Dans l'appareil de la figure 4, les dimensions de la boîte 2 et de la roue d'entraînement o sont convenablement les mêmes que celles qui ont été indiquées dans l'exemple particulier décrit ci-dessus en relation avec la figure 1 et cette roue 4 et le tube 31,32 peuvent être entraînés en rotation à la vitesse de 45 tours par minute, ce qui donne à la fibre une vitesse linéaire d'avance dans la boîte de 49,50 mètres par minute. il va de soi qu'il est possible d'apporter diverses modifications à l'emballage, au procédé et à l'appareil décrits et représentés, sans s'écarter du domaine de l'invention. REVENDICATIONS 1. Emballage consistant en-au moins un filament contenu dans une boîte circulaire, caractérisé par le fait que cette boîte (2) comporte une paroi intérieure (9) circulaire, qui part de son fond et qui délimite une gouttière annulaire (10) entre elle-même et la paroi périphérique de la boîte, le filament (3) étant enroulé d'une façon lâche dans cette gouttière (10), chacune de ses spires étant enroulée librement autour de cette paroi intérieure (9), si bien que le filament (3) n'est pratiquement soumis à aucun effort de traction, et la boîte (2) ayant la profondeur juste suffisante pour loger ce filament et comportant un couvercle qui y est ajusté étroitement. 2. Procédé de formation dtun emballage selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'on dispose la boîte (2) horizontalement, on fait passer constamment le filament (3) de haut en bas dans un organe creux d'alimentation (8; 31,32), tandis que 1 t on fait tourner, soit la boîte (2), soit cet organe d'alimentation sur un axe vertical de façon que le filament s'enroule dans la gouttière (10) sans y être serré, ce filament pénétrant dans cette gouttière avec une vitesse linéaire qui est égale, soit à la vitesse périphérique moyenne de 11enroulée ment formé dans la boîte, si celle-ci tourne, soit à la vitesse de déplacement de l'extrémité de sortie (33) de l'organe d'alimentation (31,32), si c'est celui-ci qui tourne. 3. Appareil destiné à former un emballage pour filament par mise en oeuvre du procédé selon la revendication 2, caractérisé par le fait qutil comporte un support horizontal (1) de la boîte (2) porte-filament, tournant sur un axe vertical central, une roue (4) d'entraînement du filament, qui est disposée verticalement, tourne sur son axe horizontal et est placée de façon à recevoir ce filament (3) et à le pousser continuellement vers la gouttière (10) de la boîte (2) pendant que cette boîte tourne sur son support; un organe creux (8) d'alimcnta- tion incliné en position fixe, destiné à faire passer ce filament de la roue d'entraînement à la gouttière de la bote; un mécanisme d'entraînement (14,15,17,18,19,20) destiné à faire tourner le support (1) de la boîte et la roue d'entraînement (4) à des vitesses respectives prédéterminées telles que la vitesse périphérique de cette roue (4) soit égale à la vitesse périphérique moyenne de l'enroulement formé dans la gouttière; et des éléments (5,6,7) destinés à donner au filament une vitesse linéaire d'avance dans l'or- gane d'admission égale à la vitesse périphérique de la roue (4). 4. Appareil selon la revendication 3, caractérisé par le fait que le diamètre de la roue (4) d'entraînement du filament est égal au diamètre moyen de la gouttière (10) de la boîte (2) qui reçoit ce filament (3), le mécanisme d'entraînement (14,15,17,18,19,20) faisant tourner cette roue (4) et cette boîte (2) à la même vitesse. 5. Appareil destiné à former un emballage pour filament par mise en oeuvre du procédé selon la revendication 2, caractérisé par le fait qu'il comprend un support horizontal (30) fixe de boîte (2) porte-filament, une roue (4) d'entraînement du filament qui est disposée verticalement, tourne sur son axe horizontal et est placée de manière à recevoir le filament (3) sur sa périphérie et à le pousser continuellement vers la boîte, et un tube d'alimentation (31,32) qui est destiné à faire passer le filament de cette roue (4) à la gouttière (10) de la bote, disposé au-dessus de cette boite, tournant sur un axe vertical coïncidant avec celui de ladite boîte et conforme de manière que son extrémité (33) de sortie du filament se trouve au-dessus de cette gouttière, la rotation de ce tube faisant parcourir à cette extrémité de sortie un trajet circulaire, tandis que la boîte (2) reste immobile un mécanisme dxentraînement (15,17,18,19,36) destiné à faire tourner la roue d'entraînement (4) et le tube d'alimentation (31,32) à des vitesses prédéterminées telles que la vitesse périphérique de cette roue (4) soit égale à la vitesse de déplacement de l'extrémité (33) de ce tube sur son trajet circulaire, et des organes (26) destinés à faire passer le filament dans ledit tube à une vitesse linéaire égale à la vitesse périphérique de la roue (4). 6. Appareil selon la revendication 5, caractérisé par le fait que le diamètre de la roue (4) d'entraînement du filament est égal au diamètre moyen de la gouttière (10) de la boîte (2), le mécanisme d'entraînement faisant tourner cette roue (4) et l'extrémité de sortie (33) du tube d'alimentation (31,32) à la même vitesse. 7. Appareil selon l'une quelconque des revendications 3 à 6, caractérisé par le fait que le dispositif destiné à appliquer au filament (3) la vitesse d'avance prédéterminée dans l'organe d'alimentation (8; 31,32) est soit un galet (26) en matière élastique tendre, soit une courroie (5), disposée de façon à porter contre une partie de la périphérie de la roue d'entraînement (4) de manière à appliquer ce filament (3) contre cette partie de la périphérie de la roue. 8. Appareil selon lSune quelconque des revendications 3 à 7, caractérisé par le fait qu'il comporte des organes qui sont destinés à amener le filament (3) à l'emplacement désiré de la périphérie de la roue d'entraînement (4), ces organes étant soit des galets verticaux, soit un galet (25) à gorge périphérique centrale (27). 9. Appareil selon l'une quelconque des revendications 3 à 8, caractérisé par le fait qu'il comporte deux cylindres concentriques (11,12), qui sont placés respectivement sur le bord extérieur et sur le bord intérieur de la gouttière (10) de la boite (2), -de façon à prolonger vers le haut les parois de cette gouttière pendant que le filament (3) est déposé dans cette dernière.