L'invention concerne un dispositif de détection de la croissance de micro-organismes et, en particulier, un dispositif autonome qui peut etre emballé avec des aliments ou avec d1au- tres milieux favorisant la croissance des micro-organismes et qui présente une variation visible à 11 oeil nu, en présence d1une quantité prédéterminée d'un sous-produit gazeux du métabolisme des micro-organismes. Il est connu en microbiologie que les bactéries, les champignons (les moisissures), les levures et analogues, désignés parfois dans le présent mémoire par "micro-organismes", ou "organismes microbiologiques", libèrent,lorsqutils sont vivants, des sous-produits métaboliques gazeux, et en particu culier de l'aSkydride carbonique. Ces sous-produits métaboliques gazeux libérés par les micro-organismes vivants proviennent de nombreuses interactions enzymatiques et biochimiques compliquées, au niveau moléculaire.Ces interactions sont responsables de la diminution et de la conversion de substances et de supports disponibles (par exemple de protéines, de gluci.des et analogues tels quten contiennent les alimentes, les produits pharmaceutiques et les autres milieux favorisant la croissance des micro-organismes) à partir desquels les organismes vivants tirent leur énergie, leurs éléments nutritifs et les éléments qui assurent ltéquilibre tbermodynamique et chimique nécessaire à la preproduction et au métabolisme de base. Le mécanisme des cycles de dégradation et de synthèse des différents micro organIsmes a été bien étudié et est bien connu.Par exemple, la dégradation des protéines, catalysée par une transaminase, donne des acides aminés, des acides alpha-cétoniques et de ltan- moniac ; la fermentation bactérienne de milieux de croissance provoque la dégradation de 11 acide pyruvique en acide oxaloacétique avec libération d'anhydride carbonique ; au cours des réactions de transméthylation, l'acéthylène est transformé en éthylène, par exemple lors de la fixation de l'azote par les bactéries du sol ; dans le cas de réactions de décarboxylation, les décarboxylases attaquent les radicaux carboxyliques des acides aminés et donnent une amine et de L'anhydride carbonique gazeux. Beaucoup de ces processus métaboliques sont comituns aux micro-organismes aérobies et anaérobies.En outre, les organismes anaérobies stricts tels que Clostridia species peuvent dans certaines conditions convenables désaminer des groupes dtacides aminés (alanine-glycine) et donner de ltammoniac et de l'anhydride carbonique. La détection de ces sous-produits gazeux du métabolisme des micro-organismes a fait l'objet de nombreuses recherches en microbiologie et est utilisée pour la mise en évidence de la réplication et donc de la vie des micro-organismes. La détection des sous-produits gazeux du métabolisme des micro-organismes convient particulièrement à la détermination de la qualité convenable des produits alimentaires destinés à la consommation des hommes. Ces déterminations conviennent particulièrement bien à la mise en évidence d'une croissance de micro-organismes sur des milieux microbiologiques, tels que ceux préparés particulièrement pour la recherche scientifique et les iaboratoires. Dans le cas de produits alimentaires, on recherche principalement à détecter la présence de bactéries toxiques, telles que Salmonella species, Staphylococcus species, Streptococcus species, Eseherichia coli et analogues. Il'faut remarquer cependant que des bactéries non pathogènes, telles que les différents Lactobacillus ou Actobacillus, libèrent des sous-produits métaboliques analogues.Tandis que la présence de tous les micro-organismes a une importance primordiale dans le cas des milieux de culture utilisés dans la recherche scientifique, la croissance des micro-organismes non pathogènes dans les aliments indique que ces produits ont été exposés à un milieu contaminant, pendant un temps et à une température convenables et qutils sont devenus impropres à la consommation par lthomme. La présence d'un grand nombre de bactéries, même non pathogènes, est généralement reconnue susceptible de faire douter sérieusement de la qualité sanitaire et de la salubrité des aliments. En conséquence, la détection d'une croissance conséquente de micro-organismes dans des produits alimentaires peut être considérée comme un dispositif indiea- teur convenable d'une contamination de l'aliment, qui interdit de le conso=r,er. Il existe différents dispositifs et procédés dtindi- cations visuelìes d'une contamination éventuelle des produits alimertaires par des bactéries. Par exemple, le brevet des Etats-Unis d'Amérique N 2.485 566 decrit un dispositif donnant une indication visuelle de la croissance de bactéries dars des aliments sous emballage.Ce dispositif comprend une petite zone de papier convenable, imprégnée drune solution neutre ou légèrement alcaline d'un indicateur de pH, ce dernier étant ensuite revêtu ou saturé d'un milieu nutritif de culture et inoculé avec des bactéries non toxiques, résistant au froid ou libérant des composés acides. te dispositif indicateur est ensuite emballé et fermé, puis placé dans un récipient contenant les produits alimentaires.Si ce dispositif est, par la suite, exposé à une température suffisamment élevée, pendant un temps suffisamment long pour que les bactéries contenues dans le dispositif indicateur se multiplient et produisent une quantité d'acide suffisante à la transformation de la couleur de l'indicateur qui vire de sa couleur en milieu alcalin à sa couleur en milieu acide, ce phénomène indique qu'unie croissance bactérienne analogue a pu se produire dans l'ali- ment lui-même. te dispositif décrit ne s'applique évidemment qu'aux aliments congelés ou réfrigérés. Ce dispositif ne donne aucune indication au sujet des bactéries ou des autres microorganismes qui se développent dans l'aliment-lui-même, et nécessite l'introduction de bactéries, à proximité de l'aliment. te brevet des Etats-Unis d'Amérique NO 3 067 015 décrit un indicateur de contamination pour les récipients d'aliments, qui comprend un disque indicateur de papier poreux, humidifié d'une solution peu concentrée d'une matière alcaline et d'une quantité convenable dcun indicateur coloré. Le disque indicateur est isolé de l'aliment par un disque de diffusion de papier parcheminé poreux. Un renfort protecteur perforé doit être placé entre le disque de papier parcheminé et l'aliment. Ce dispositif est placé dans une des parois d'un récipientjpour aliments, de sorte que lorsque l'aliment contenu dans ce ré cipient est contaminé, l'anhJrdride carbonique libéré réagit avec le disque indicateur et provoque une variation visible de la coupleur. Outre qu?il nécessite l'utilisation d'un disque de papier et d'une solution alcaline humide, ce dispositif est relativement coûteux, se conserve mal et ne convient pas à l'utilisation en contact avec des produits alimentaires, en particulier acides, dont il faut déterminer la contamination. Ce dispositif est destiné essentiellement à la détection de la contamination du lait.Les problèmes posés par cet indicateur lorsqu'il est mis en contact avec des aliments acides n2ont même pas été envisagés, encore moins résolus. Lés affirmations concernant ce dispositif, et selon lesquelles l'eau du lait ou des produits alimentaires ne peut pas traverser le disque de diffusion et les grosses molécules de colorant ou d'hydroxyde de potassium ou d'une autre base ne peuvent pas traverser en sens inverse ce même disque et contaminer les matières carbonées, ne sont pas étayées par la description du brevet,et l'impossibilit-é d'application de ce dispositif est facile à mettre en évidence. Le brevet des Etats-Unis d'numérique NO 2 625 855 décrit un indicateur de contamination des aliments qui comprend un bâton pointu et allongé, imprégné ou revetu d'un indicateur chimique. Le bâton indicateur est introduit dans l'aliment à essayer et la couleur de l'indicateur chimique varie en présence d'amines substituées ou d'autres produits de condensation aminés résultants de la putréfaction ou d'un acide, ou en fonction du pH ou des conditions réductrices qui se manifestent dans l'aliment contaminé lui-même. L'utilisation de cet indicateur nécessite un contact direct entre l'indicateur chimique et l'aliment à essayer.Cet indicateur ne peut pas être emballé avec l'aliment, car, même au cours d'un contact bref, une partie de l'indicateur chimique est nécessairement libérée par le bâton dans l'aliment ou absorbée par celuici. En outre, le traitement des bâtons pour l'obtention d'une variation nette de couleur sans dépôt trop important de l'indicateur chimique dans l'aliment pose des problèmes, ainsi que le maintien du bâton dans un état efficace, pendant un temps suffisamment long d'exposition à llatmosphère. Aucun des indicateurs connus de contamination des aliments n'est totalement satisfaisant pour au moins une des raisons indiquées précédemment, ou pour d'autresraisons. Il n'existe pas jusqu'à présent d'indicateur simple de la contamination des aliments ou de la croissance de micro-organismes capables de supporter la stérilisation ou les autres traitements habituels auxquels sont -soumis les aliments et d'entre em- ballés dans un récipient avec l'aliment avec lequel ils restent en- contact pendant un temps suffisamment long, sans toutefois avoir d'effet toxique sur l'aliment. L'invention concerne un indicateur visuel simple et autonome de 12 croissance des micro-organismes dans des produits alimentaires préalablement emballés, des produits pharmaceutiques ou des milieux de culture de micro-organismes. Les sachets indicateurs sont préparés par emballage d'une petite quantité de l'indicateur convenable dans une matière transparente ou translucide, pratiquement imperméable à l'eau, aux composants du milieu et à la solution indicatrice, mais perméable à l'anhydride carbonique ou à d'autres sousproduits métaboliques gazeux choisis, libérés par les microorganismes vivants. Les sachets indicateurs de l'inyention peuvent être placés en contact direct avec un aliment ou un autre milieu de culture emballé, ou à la surface de celui-ci, ou au-dessus de celui-ci, dans un espace confiné, et peuvent être soumis à une térilisation, passés à l'autoclave ou bouillis, selon les traitements habituels des produits alimentaires ou des autres milieux de culture dans lesquels la détection de la croissance de micro-organismes est avantageuse. Selon un mode de réalisation, le détecteur de croissan -ce de micro-organismes de l'invention comprend une solution indicatrice liquide qui contient du rouge d'alizarine S dont la couleur vire du rouge au jaune en présence d'anhydride carbonique, contenue dans une enveloppe en pellicule de matière plastique, composite, ayant des caractéristiques particu lières de perméabilité, comme décrit ci-après. Ce sachet indicateur convient particulièrement à la détection de la crois sance de micro-organismes dans des produits tels que les aliments pour bébé, les potages en boite, les légumes en coite, les conserves de ménage et analogues. Selon un autre mode de. réalisation de l'invention, la solution indicatrice est une composition résistant à la congélation et qui convient particulièrement à l'emballage avec les aliments congelés et analogues, pour la détection de la croissance des micro-organismes à basse température ambiante. L'invention concerne,en outre, un dispositif autonome et simple d'indication visible de la croissance de microorganismes dans un milieu de culture. Ce dispositif indicateur colorimétrique peut être conservé pendant un temps suffisant à la détection de la croissance de micro-organismes dans des aliments préalablement emballés, éventuellement congelés et donne une indication visible de la croissance de micro-organismes dans l'emballage, croissance qui rend les aliments impropres à la consommation par l'homme. Le dispositif de l'invention est un indicateur colorimétrique de la présence de gaz spécifiques libérés au cours de la réplication des micro-organismes.Il peut être maintenu en contact intime avec les aliments pendant au moins le temps de conservation supposé de ces aliments, sans risque de contamination de ceux-ci par un composé toxique, et il donne une indication visible de la contamination de l'aliment par la croissance de micro-organismes dans celui-ci. Le dispositif de I0inven- tion est simple et très fiable, il indique de façon visible la croissance des micro-organismes et peut être emballé de façon sûre, en contact intime avec pratiquement tous les types d'aliments et dans pratiquement tous les types d'emballages alimentaires. Le dispositif indicateur de contamination des aliments de l'invention est sûr, fiable, peu coûteux, et peut être emballé en contact direct avec les aliments acides ou basiques, pendant un temps suffisant, sans danger de contamination de l'aliment ou de perte d'efficacité, et son aspect subit une variation visible, facile à discerner, en présence de la croissance de bactéries productrices d'anhy dride carbonique, dans ::'emballage alimentaire, et indique au coriso mlateur cue l'aliment n'est plu propre à la consoi1- mation. Ce dispositif est peu coûteux et peut être placé dans des récipients alimentaires, par exemple dans des exemple de ménage, des salades préparées à la maison, des restes d'aliments et des produits ara'ogues, par la ménagère qui peut ainsi avoir une indication facile à discerner du moment où les aliments deviennent impropres à la consommation, en raison de la croissance dans ceux-ci de bactéries productrices d'anhy dride carbonique. D'autres caractéristiques et avantages de l'inven tion apparaîtront dans la description qui va suivre, faite en regard du dessin annexé sur lequel la figure 1 est une vue en plan d'un mode de réalisation d'un détecteur de croissance de micro-organismes de l'invention ; et la figure 2 est une coupe de ce détecteur, selon la ligne 2-2 de la figure 1. Les dispositifs de l'invention comprennent une matière indicatrice capable de réagir avec au moins un scus-produit gazeux du métabolisme des micro-organismes et de provoquer une variation visible de l'espect de l'indicateur. L'indi cateur est à son tour enfermé dans une enveloppe perméable aux sous-produits gazeux concernés, mais imperméable à 1'indicateur et à tous les constituants du milieu de croissance auxquels ltenveloppe est exposée et qui pourraient réagir avec l'indicateur et donner une indication erronée ou inhiber l'indication convenable. Les figures 1 et 2 présentent un mode de réalisation d'un détecteur de croissance de micro-organismes de l'in vention. 3;'enveloppe 10 de la figure 1 contient une réser ve de solution indicatrice 11 et comprend des feuilles supé rieure et inférieure 20 de pellicule de matière plastique, soudées l'une à l'autre à leur partie périphérique 14. Evidem ment, la forme de lten-eloppe et la réserve de solution indica trice peuvent vsrlcr et différer de celles représentées sur les figures sans toutefois sortir du cadre de l'invention. Par exemple, l'enveloppe peut être formée à partir de morceaux de tubes circulaires ou aplatis dont seules les deux extrémités doivent être fermées. De ferme, l'enveloppe ou la réserve peuvent généralement être circulaires, carrées, ou de toute autre forme avantageuse. L'enveloppe qui contient la matière indicatrice peut être fermée soit par soudage thermique, soit par un solvant ou par d'autres procédés qui conviennent à la matière impliquée, tous ces procédés étant connus dans la technique des pellicules de matière plastique. Par exemple, le polyéthylène peut être soudé à chaud, le polyester peut être soudé par un solvant tel que l'alcool benzylique et beaucoup de matières peuvent être soudées avec différents adhésifs.Dans le cadre de l'invention, le soudage à chaud est préférable, car il diminue la quantité éventuelle de matière toxique introduite dans le milieu de culture avec lequel le dispositif doit être utilisé, bien que dtautres dispositifs de souage non toxiques conviennent, Selon l'invention, ltenveloppe 10 est de préférence transparente ou translucide, de façon que la variation visible de 12aspect de la matière indicatrice puisse être observée sans nécessiter ltouverture de l'enveloppe. L'enveloppe doit être perméable au sous-produit gazeux métabolique susceptible de produire la variation de l'indicateur, habituellement, à l'anhydride carbonique.La concentration habituelle de l'atmosphère en anhydride carbonique étant faible, l'addition d'une petite quantité d'anhydride carbonique provoque une augmentation de la concentration de celui-ci relativement plus importante que ne le ferait, par exemple, l'addition de la même quantité dtazote, la concentration habituelle de l'atmosphère en azote étant d'environ 80 46. En outre, la matière de l'enveloppe est, de préférence, capable de rester intacte, quelles que soient les températures auxquelles elle est soumise au cours du traitement des aliments de ccn- serve ou congelés, y compris au cours de la stérilisation à une température comprise entre 90 et au moins 1200C et sous une pression d'environ 1 bar, pendant au moins 60 minutes. Comme représenté sur la figure 2, la matière de l'en- veloppe d'un des modes de réalisation de l'invention est une structure stratifiée à deux couches 24 intérieure et 22 extérieure. Une structure de ce type, dans laquelle la couche intérieure mesure environ 38 microns d'épaisseur et est en polyéthylène de poids spécifique moyen, et la couche extérieure mesure 10 p d'épaisseur et est en polyester (téréphtalate de polyéthylène) convient particulièrement dans le cas de l'invention. La couche intérieure de polyéthylène permet le soudage à chaud des enveloppes et associe une perméabilité particulièrement faible à l'eau à une perméabilité élevée à l'anhydride carbonique et aux autres gaz.La couche extérieure de polyester améliore les qualités de structure de l'enveloppe stratifiée aux températures élevées auxquelles le sachet indicateur est exposé pendant les traitements habituels des aliments, et améliore la résistance à la déchirure et à la rupture. Les structures stratifiées de ce type ont une faible perméabilité à l'eau, qui permet la fabrication de dispositifs indicateurs selon ltinvention, dont les caractéristiques de conservation sont satisfaisantes.En outre, le passage à l'autoclave des enveloppes indicatrices de ce stratifié de polyester et de polyéthylène diminue la perméabilité à l'eau jusqu'à moins de 50 ffi de celle des échantillons qui n'ont pas été passés à l'autoclave, et et améliore donc notablement la durée de conservatiSn. Les dispositifs indicateurs de l'invention réagissant aux sous-produits gazeux du métabolisme des micro-organismes et non à des variations du pH du milieu de croissance, la solution indicatrice doit être pratiquement isolée de tous les constituants acides ou basiques du milieu. La matière choisie pour l'enveloppe doit donc avoir, en plus des propriétés énumérées, une imperméabilité suffisante aux acides et aux bases pour les empêcher de modifier la réaction du dispositif indicateur dans le cakes de croissance métabolique.Cette imperméabilité ne doit pas être absolue, et l'expression "imperméabilité aux acides et aux bases" signifie, dans le présent mé moire, que la matière imperméable empêche le pE du milieu de croissance de modifier la réaction d'une solution ;Lndica- trice, sensible au pH, contenue dans une enveloppe de matière imperméable et en contact avec le milieu.pendant au moins le temps maximal de conservation du dispositif indicateur. le polyéthylène de poids spécifique moyen a une perméabilité à l'anhydride carbonique qui est environ 100 fois supérieure à celle de la pellicule de polyester. En conséquence, la perméabilité globale à l'anhydride carbonique de la structure stratifiée est sensible aux variations de ltépaisseur de la couche de polyester. Une augmentation relativement faible, de l'ordre de 2,5 - 5 , de la couche de pellicule de polyester, diminue ainsi la perméabilité globale du stratifié à l'anhydride carbonique dans des proportions telles que la pellicule composite ne convient plus à la détection précoce de la contamination des aliments.Par ailleurs, une diminution de l'épaisseur de la couche de polyester, pour l'amé- lioration de la perméabilité à l'anhydride carbonique, améliore la sensibilité du dispositif à la croissance de micro-organismes, ce dispositif pouvant devenir trop sensible dans certains cas, comme indiqué ci-après, la-perméabilité de la pellicule composite aux acides alimentaires pouvant augmenter, la probabilité d'un virage prématuré de l'indicateur en présence d'aliments acides étant également augmentée et le temps de conservation de cet indicateur tendant à diminuer. Bien entendu, des variations de l'épaisseur de la couche de pellicule de polyéthylène modifie les propriétés de la structure stratifiée, bien qu'à un degré moindre que la même variation de ltépaisseur du polyester. Evidemment, d'autres matières d'enveloppe ayant une perméabilité à l'anhydride carbonique et une imperméabilité aux acides et aux bases avantageuses conviennent. Par exemple, le polypropylène peut remplacer le polyéthylène dans le stratifié ci-dessus, dans le cas d'utilisation à température élevée, auquel la résistance de la soudure du polyébhylène peut ttre limite; cependant, le polypropylène est plus coûteux que le polyéthylène. Le choix de la matera indicatrice il selon les différents modes de réalisation de l'invention dépend non seulement des milieux auxquels ltenveloppe est exposée, comme indiqué, mais du sous-produit gazeux du métabolisme avec lequel l'indicateur doit réagir et de la concentration de ce gaz pour laquelle l'aspect visible de 12 indicateur doit être modifié. la concentration en gaz responsable d'une modification de l'in dicateur dépend, bien entendu, d'un certain nombre de facteurs çui comprennent l'espèce de micro-organismes étudiés qui produisent le gaz, la vitesse de croissance de ces organismes, la perméåbilit du milieu de culture au gaz libéré, l'absorption et l'adsorption du gaz libéré par le milieu de culture,-le volume libre entre te milieu de culture et le récipient, la perméabilité de l'enveloppe au gaz et de nombreux autres facteurs. Comme indiqué, le gaz le plus souvent concerné est 1'anhydride carbonique. La présence d'arMydride carbonique dans une solution indicatrice à base d'eau provoque la formation d'acide carbonique qui, à son tour, diminue le pH de la solution. En conséquence, les indicateurs convenables sont ceux dont l'aspect visible est modifié par une légère variation de l'acidité de la solution indicatrice. Bien que la matière indicatrice représentée sur les dessins soit une solution liquide, les indicateurs,dont l'as -pect peut changer- de façon visible et qui ont des propriétés physiques avantageuses,conviennent. Plus la quantité de solution indicatrice utilisée par unité de surface spécifique de l'enveloppe est faible, plus le dispositif indicateur est sensible. Cependant, la réduction de la quantité de solution indicatrice introduite dans l'enveloppe tend à diminuer le temps efficace de conservation. Une enveloppe stratifiée de polyester et de polyéthylène, dont la couche de polyester mesure environ 10 p d'épaisseur et celle de polyéthylène environ 38 p , comme 2 indiqué, et d'environ 10 cm de surface doit contenir environ 1 gramme (1 cm3) de solution indicatrice.On mesure la per méabilité du stratifié de polyester et de polyéthylène décrit dans une atmosphère à 50-90 % d'humidité relative, à 22-27 C et sous une pression absolue de 0,97-1,05 bar, sur des enveloppes qui contiennent environ 1 g (1 cm3) de solution indicatrice et dont la surface de ltinterface enveloppe/solution est d'en 2 viron 10 cm .Dans ces conditions, la perméabilité à liteau est d'environ 60 mg/cm . Lorsque le stratifié est passé à l'autoclave à 900C et sous 1 bar, pendant 20 mn, la perméabilité à l'eau diminue jusqu'à moins de 30 mg/m2. h. Cette 3 perméabilité exprimée en grammes (cm ) de solution par 10 cm2 d'interface est inférieure à 0,7 mg (0,0007 cm3) d'eau par 24 heures.Dans les conditions où une perméabilité à l'eau de 0,5 g (0,5 cm ) convient et où la solution indicatrice, bien que relativement concentrée, perd effectivement 50 % de son eau, un dispositif indicateur peut avoir une durée de conservation d'environ 700 jours. s Bien entendu, la durée de conservation du dispositif indicateur de l'invention est fortement modifiée par le passage de l'eau de la solution indicatrice, vers le milieu environnant l'enveloppe, lorsque celle-ci est placée dans un réeipient-qui contient un milieu de croissance microbiologique. Evidemment, les variations de la pression osmométrique de l'eau des différents milieuiavec lesquels les enveloppes peuvent être en contact entraînent des variations correspondantes deswforces impliquées dans le mécanisme de la perméabilité à liteau, de sorte que les différents aliments ou autres milieux ont des perméabilités différentes à l'eau. En conséquence, plus la concentration en eau du milieu auquel l'enveloppe est exposée esbtlevée, plus la perméabilité à l'eau est faible et plus la durée de conservation est longue. Des solutions contenant environ 0,01 à 0,08 % de rouge dlalizarine S (alizarine-sulfonate de sodium) dans lteau distillée, conviennent selon l'invention, une solution de 0,04 ffi de rouge d'alizarine S ayant un bon ensemble de propriétés, comme indiqué ci-aprés.Cette solution indicatrice a un pH compris entre 6,0 et 6,2 environ et vire très distinctement du rouge au jaune entre pH 6,0 et pH 4,6 en présence d'anhydride carbonique. les essais de toxicité des solutions à 0,04 % de rouge d'alizarine S ont été faits sur des souris albinos Swiss et montrent que la solution administrée par voie intraveineuse intrapéritonéale, orale ou par l'une des voies combines d'ad- ministration connue n'est pas toxique. Une autre solution indicatrice qui a beaucoup de propriétés analogues à la solution à 0,04 % de rouge d'alizarine S est une solution de vert de bromocrésol qui peut autre préparée par dissolution de 52,17 mg de vert de bromocrésol dans un litre d'eau distillée. Cette solution a un pH égal à 6,0. Le vert de bromocréscl vire du bleu au vert clair en présence d'anhydride carbonique. Evidemment, d'autres indicateurs peuvent avoir les propriétés convenables dans certains cas d'applications de l'invention, mais l'indicateur au rouge d'alizarine S présente le changement de couleur le plus distinct et le plus facile à discerner, est peu coûteux, stable dans la plage de températures qui va de celles des aliments congelés à celles des traitements des conserves et n'est pas du tout toxique aux concentrations auxquelles il est utilisé. Le principal inconvénient du vert de bromocrésol est que son virage de couleur est moins distinct que celui du rouge d'alizarine en présence d'anhydrice carbonique. Le pourpre du bromocrésol convient également et indique une variation de pH entre 6,8 et environ 5,2, mais moins distincte que la variation de couleur du rouge d'alizarine S. Une autre solution indicatrice particulièrement avantageuse pour la détection de la croissance de micro-organismes dans les aliments congelés ou à d'autres températures basses, comprend une solution d'environ 30 à 90 % de glycérine dans l'eau distillée. Les solutions de glycérine dans l'eau ne gèlent pas aux températures habituelles des congélateurs domestiques. Selon la proportion d'eau contenue dans la solution de base de l'indicateur, les concentrations en rouge d'alizarine S ou en ppurpre de bromocrésol , sont comprise entre 0,01 et 0,08 %. Dans le cas du pourpre de bromocrésol, le pH initial de la solution indicatrice doit être de l'ordre de 6,4 au maximum, la sensibilité de l'indicateur à l'anhydride carbonique dimi nuant avec l'augmentation du pH. Bien entendu, les solutions indicatrices utilisées peuvent avoir des concentrations plus ou moins grandes. Cependant, lorsque la concentration de l'indicateur est réduite, l'intensité du virage de la couleur est réduite de façon correspondante jusqutà ce que, éventuellement, le virage ne soit plus facilement discerné à l'oeil nu. Lorsque la concentration de l'indicateur est augmentée, l'intensité de la couleur est également augmentée, mais l'action tampon des indicateurs chimiques augmente la quantité d'anhydride carbonique nécessaire à la variation du pH de la Eolution, jusqu'à la valeur correspondante au virage attendu de la couleur. De plus, l'augmentation de la concentration de la solution indicatrice augmente nécessairement le prix du dispositif. -Exemples de solutions indicatrices résistant à la congélation 1. Un mélange de 35 cm3 d'eau distillée et de 3,33 mg de pourpre, de bromocrésol auquel sont ajoutés 15 cm de glycérine. La solution ainsi obtenue contient 30 % en volume/volume de glycérine et 0,0066 f"o de pourpre de bromocrésol et a un pH de 7,0. 2. Un mélange de 15 cm3 d'eau distillée et de 1,675 mg de pourpre de bromocrésol auquel sont ajoutés 10 cm3 de glycérine. La solution ainsi obtenue a un volume de 25 cm3 et contient 40 ffi en volume/ volume de glycérine et 0,0068 % de pourpre de bromo crésol et a un pH de 7,0. 3. Un mélange de 15 cm3 d'eau distillée et de 2,90 mg de pourpre de bromocrésol auquel sont ajoutés 15 cm3 de glycérine. La solution ainsi obtenue a un volume de 30 cm3 et contient 50 % en volume/ volume de glycérine et 0,0067 ffi de pourpre de bromocrésol et a un pH de 7,0. On va maintenant décrire en détail la mise en oeuvre .des dispositifs de l'invention. Les détecteurs de croissance de micro-organismes de l'invention peuvent être placés dans un milieu de croissance ou à sa surface, par exemple dans tous les produits alimen- taires habituels et pendant ou immédiatement après le remplissage du récipient de nourriture par le fabricant. Le dispositif indicateur peut ensuite être traité avec les récipients d'aliments, pendant le traitement et la fermeture de ceux-ci.Si le traitement n1 est pas convenable ou si des micro-organismes s'introduisent ultérieurement dans le récipient, à la suite d'une fermeture déficiente, il s'ensuit ure-détérioration du contenu du récipient, soit dans les installations de traitementj soit pendant le transport ou analogue, et lorsque le récipient est ensuite soumis à un essai pendant un temps et à une température qui favorisent la croissanee des micro-organismes, de l'anhydride carbonique est libéré comme sous-produit du métabolisme de ces microorganismes.La pression partielle de l'anhydride carbonique augmentant dans le récipient, ce gaz migre à travers la paroi de l'enveloppe indicatrice et réagit avec la solution indicatrice avec laquelle il donne de l'acide carbonique et dont il diminue le pH, ce qui provoque un virage de l'indi cateur.~ Si ttIndicateur est le rouge d'alizaribe S, par exemple, -iS change nettement de couleur et vire du rouge au jaune, indiquant ainsi que l'aliment contenu dans le récipient n'est pas propre à la consommation. Selon une variante, les-dispositifs indicateurs euvent être ajoutés au récipient d'aliment par le consommateur, après une première ouverture du récipient et l'utilisation -d'une partie de son contenu,ou ajoutés à des aliments préparés à la maison, par exemple des salades de pommes de terre, des salades de chou, des salades d'oeufs, des plats de crevettes et analogues. Si le contenu des récipients est contami- né par des micro-.organismes et si le récipient est ensuite exposé à des conditions de temps et de température favori sant la croissance de ces micro-orgaiilsmes, de l'anhydride carbonique se dégage comme sous-produit du métabolisme de cette croisance, et, comme indiqué, la solution indicatrice change de rouleur et indique que les restes du produit ne sont pas propres à la consommation. Il est connu qu'au cours du traitement des aliments, de nombreux acides alimentaires sont vaporisés. Les dispositifs indicateurs de l'invention ne subissent pas de modification sous l'action des acides alimentaires volatils ainsi formés, ni sous l'action des autres acides organiques ou minéraux, car l'enveloppe de l'indicateur est imperméable à ces acides et inerte vis-à-vis d'eux. Les détecteurs de croissance de micro-organismes selon ltinvention donnent une indication visible de la croissance de micro-organismes libérant de l'anhydride carbonique, quel que soit le pH du milieu de culture, même lorsque le dispositif indicateur est en contact direct avec un milieu de culture dont le pH est inférieur à celui auquel la matière indicatrice change d t aspect. Les dispositifs indicateurs de l'invention conviennent particulièrement pour la détection de la croissance de microorganismes dans des milieux potentiels de culture éventuellement contaminés parce qu'ils sont utilisés de façon discontinue ou avec un débit faible, par exemple dans les aliments pour bébé et les aliments pour animaux domestiques. Evidemment, les détecteurs de croissance de micro-organismes de l'invention peuvent être mis en oeuvre dans des milieux potentiels de culture aussi diversifiés que des sérums biologiques, des produits pharmaceutiques et autres, dans le cadre dtapplications analogues à celle de la contamination des aliments décrits précédemment. Il est évident, d'après ce qui précède, que la sensibilité des détecteurs de croissance de micro-organismes selon l'invention dépend d'un grand nombre de variables. La sensibilité est modifiée, non seulement par l'épaisseur de la couche de polyester du stratifié de l'enveloppe, mais par le choix et I'épaisseur des autres matières de l'enveloppe, le choix, la concentration et le pH de la solution indicatrice et le rapport existant entre le volume de la solution indicatrice et la surface de l'enveloppe à laquelle la solution pst exposée. La sensibilité d'un détecteur de croissance de microorganismes de 11 invention est choisie en fonction de ltutilisation à laquelle ce détecteur est destiné. Les détecteurs peuvent être utilisés pour le contrôle des milieux de culture biologiques destinés à la recherche et doivent alors être très sensibles. Cependant, dans le cas où il ne s'agit que de détecter le degré de contamination par les bactéries qui rendent un aliment impropre à la consommation (ou contaminé),un autre niveau de sensibilité convient. La quantité de bactéries généralement considérée par les micro-biologistes de l'industrie alimentaire, comme indicatrice d'un risque notable que lréchantillon alimentaire ne soit plus propre à la consommation, est d'environ au moins 10 bactéries par gramme d'aliment. Lorsque l'aliment contient environ, au maximum 105 bactéries par gramme, il est habituellement considéré comme propre à la consommation. Bien entendu, de nombreux produits alimentaires salubres contiennent un grand nombre de bactéries non pathogènes, par exemple le babeurre, la crème et les autres produits laitiers. Si un indicateur vire à un niveau trop faible, il peut faire rejeter de nombreux produits sains.Par ailleurs, le consommateur n'est que très peu satisfait par un indicateur qui n'est efficace que lorsque la quantité de bactéries est suffisamment élevée pour que la contamination soit détectée par la vue, par lto- deur ou même par le goût. Comme il est évident, d'après les exemples qui suivent, plusieurs modes de réalisation des détecteurs de croissance de micro-organismes de l'invention conviennent particulièrement à la mise en évidence de façon fiable de la contamillation des aliments, avant que cette contamlnation puisse être détectée de toute autre façon par le consommateur. Bien que l'indication visible de la contamination des aliments donnée par les différents modes de réalisation du dispositif de l'invention soit illustrée dans le cas où la croissance des bactéries correspond à environ 106-109 bactéries par gramme de milieu de croissance, il est évident que les procédés colorimétriques puuvent être appliqués à la détection d'une vitesse correspondante de croissance, pour une contamination bactérienne beaucoup plus faible. Afrsi, il est possible de déterminer très tôt qu'il y a eu une contamination bactérienne et que le milieu de croissance deviendra impropre à la consommation au bout d'un certain temps prévisible, sans qu'un virage-decouleur net, à l'oeil nu, soit nécessaire.De nombreux comparateurs colorés sont connus en microbiologie analytique et leur utilisation permet l'application de l'invention pour les contrôles internes de.quali- té par les fabricants d'aliments. Ainsi, le maintien de stocks notables de produits finis qui attendent que la croissance bactérienne soit suffisante pour faire virer les indicateurs devient inutile. En même temps, l'introduction d'un détecteur de croissance de micro-organismes de l'invention dans chaque boîte ou paquet de produit, donne au consommateur l'assurance supplé menta-ire que le récipient particulier n'a pas été avarié ni contaminé. Depuis qu'il a quitté l'usine de fabrication. Les exemples suivants illustrent 1invention. Dans ces exemples, sauf indication contraire, les enveloppes de stratifiés de polyester et de polyéthylène comprennent une couche de polyester d'environ 10 à il W d'épaisseur, et une couche de polyéthylène d'environ 33 à 41 p dtépaisseur. Toutes les bactéries utilisées sont issues de cultures normalisées de laboratoire de "American type culture collection" (ATCC). Exemple 1 On prépare un dispositif indicateur selon l'invention par introduction d'environ 0,75 à 1 cm3 d'une solution à 0,04 % de rouge d'alizarine S dans des enveloppes de stratifié de polyester et de polyéthylène du type représenté sur les figures 1 et 2 et d'environ 10 cm2 de surface. On introduit environ 100 g de chacun des aliments suivants, dans deux pots dde verre à couvercle vissé Velouté de poulet Velouté de pomme de terre Velouté de eéleri Potage da léune Potage mlnestrone Veau et légumes pour bébé Jambon et légumes pour bébé Légumes et bacon pour enfant. On utilise un pot de chacun -des aliments ci-dessus comme témoin, on le stérilise et on le ferme. On inocule l'autre pot par Escherichia coli, on le ferme et on incube à 770cl La solution indicatrice de tous les échantillons inoculés vire au jaune ou au jaune orangé en deux jours et demi à trois jours, tandis que la solution indicatrice de tous les pots témoins reste inchangée. Exemple 2 On prepare un sachet indicateur avec environ 0,75 à 1 cm3 d'une solution à 0,04 ffi de rouge d'alizarine contenu dans une enveloppe de stratifié de polyester et de polyéthy lène, d'environ 10 cm2 de surface. On enferme ensuite le sachet indicateur-dans un pot d'acide chlorhydrique 0,1 N de pH 1,2. Au bout de 160 jours, on n'observe aucun changement visible de la solution indicatrice. Cet essai démontre -clairement que le dispositif de l'invention n'a aucun rapport avec la?détermination du pH du milieu de croissance. Exemple 3 On prépare 24 sachets indicateurs de stratifié-de polyester et de polyéthylène remplis d'environ 1 cm3 d'une solution de vert de bromocrésol qui comprend 1,5 cm3 d'une solution aqueuse à 0,04 % de vert de bromocrésol et 10 cm3 d'eau distillée. On introduit environ 100 g de potage au champignons dans 12 pots. On introduit environ 90 g de nourriture au poulet pour bébé dans les 12 autres pots. On laisse un espace d'environ 65 cm3 entre la partie supérieure de l'aliment et le couvercle du pot, dans chaque cas. On place une des enveloppes indicatrices dans chaque pot. On choisit deux pots témoins pour chaque aliment, on les passe à l'autoclave à 930C pendant 20 mn puis on les scelle à la paraffine.On inocule les autres pots avec environ 100à 1750 bactéries du type Salmonella typhimurium, on les ferme, et on les conserve à la température ambiante. Dans tonus les cas, le vert de bromocrésol vire du bleu au vert clair dans les pots ino- culés, et reste inchangé dans les pots témoins au bout de 8 jours. On dénombre les bactéries dans les pots inoculés au bout de 8 jours, et leur nombre varie entre 3 x 107 et 4,8 x 109 bactéries par gramme. Le pH initial des échantillons est de l'ordre de 5,4 à 6,2, le pH final étant de l'ordre de 5,1 à 6,0 dans les échantillons inoculés et restant inchangé dans les échantillons témoins. Exemple 4 On prépare trois échantillons de 46 potages différents dont le pH initial est compris entre 4,2 et 6,5 et on-les introduit dans des pots de verre à couvercle vissé. On prépare des sachets indicateurs de stratifié de polyester et de polyéthylène qui contiennent environ 1 cm d'une solution à 0,04 ffi de rouge d'alizarine S et on place ces sachets dans chacun des pots. On stérilise ensuite les pots à 930C sous une pression de 1 bar environ pendant vingt minutes, puis on ferme. Au bout de 160 jours, on n'observe aucun changement de l'indicateur dans aucun des échantillons. Exemple 5 On prépare 4 échantillons de 44 potages qu'on introduit dans des pots de verre à couvercle vissé, chaque échantillon pesant environ 100 g. On inocule deux échantillons de chaque potage avec des Salmonella typhimurium et les autres échantillons avec des Staphylococcus aureus. On introduit dans chaque pot un dispositif indicateur de stratifié de polyester et de polyéthylène qui contient environ 1 cm3 d'une solution à.O,04 ffi de rouge d'alizarine S. On ferme ensuite les pots d'échantillons et on les maintient à la température ambiante pendant 8 à 10 jours, temps au bout duEuel tous les indicateurs ont viré au jaune. Le nombre de bactéries inoculées est de l'ordre de 10 à 56 par 100 grammes dans le cas de Salmonella et de 47 à 87 par 100 grammes, dans le cas de Staphylococcus. te pH initial des potages est de l'ordre de 6,4 à 4,9, tandis que le pH final est de l'ordre de 5,9 à 4,5. La plus grande variation de pH enregistrée est une diminution de t,55 par passage de 6,25 à 4,70. Le pH de deux potages ne présente pas de variations mesurables pendant l'essai. Le comptage des bactéries à l'issue de ltexpérience indique la présence de 2,8 x 106 à 9,6 x 109 bactéries par gramme de potage. Exemple 6 On prépare des dispositifs indicateurs miniaturisés selon l'invention, par introduction d'environ 0,2 cm3 d'une solution à 0,04 % de rouge d'alizarine S dans un sachet de stratifié de polyester et de polyéthylène, de 2 cm de surface. On étale séparément des Candida albicans (levure) et des Aspergillus species (moisissure) sur un milieu incliné à l'agar et au dextroses de Sabouraud, selon les procédés microbiologiques habituels. On introduit un dispositif indicateur miniaturisé dans chaque volume mort (environ 5 cm3) au-dessus de la surface inclinée d'agar et on ferme soigneusement le tube.Dans chaque cas, le dispositif indicateur varie du rouge au jaune en environ 72 à 96 heures à 370cl Les mêmes dispositifs placés dans des tubes de culture témoins, stériles, isolés, contenant le même milieu, restent rouges. Les organismes micro-biologiques du type levure, moisissures et champignons, comme les bactéries, ont un métabolisme inter-cellulaire au cours duquel de-l'anhydride carbonique est libéré et, en conséquence, l'invention est applicable au contrôle visuel de la croissance de ces formes de micro-organismes. Exemple 7 On prépare dXs dispositifs indicateurs selon les procédés de l'invention, par introduction d'environ 1 cm3 d'une solution à 0,04 % de rouge dralizarine S dans des sachets de stratifié de polyester et de polyéthylène d'environ 10 cm de surface. On répète cette expérience plusieurs fois avec des variations convenables, et on place les dispositifs soit en atmosphère confinée d'anhydride carbonique d'origine minérale, soit d'anhydride carbonique libéré par le métabolisme de la croissance de bactéries dans les aliments. Lorsque les dispositifs indicateurs ont viré .du rouge au jaune en environ 4 heures dans le cas de l'anhydride carbonique d'origine minérale, ou en environ 1 à plusieurs jours, dans le cas de l'anhydride carbonique d'origine organique, selon le nombre de bactéries introduit au départ, selon l'aliment, la température et analogues, on retire les dispositifs et on les place dans les conditions ambiantes de milieu. Dans tous les cas, au cours des expériences répétées, les dispositifs ayant viré au rouge ou jaune, une fois exposés aux conditions ambiantes de milieu, virent de nouveau au rouge. Cette expérience met en évidence que le dispositif de l'invention contrôle la quantité de C02 gazeux qui, en raison de sa pression partielle plus élevée dans le dispositif que dans l'atmosphère, est pratiquement libéré dans l'atmosphère et qui est responsable du virage de la couleur du jaune au rouge. Cette information indique, en outre, que dans le cas de l'ap- plication au traitement des aliments, les acides organiques et minéraux volatils, par exemple l'acide acétique, l'acide citrique, l'acide fumarique et analogues, libérés par les aliments stérilisés et qui peuvent provoquer un virage de la solution indicatrice du rouge au jaune (acidité), ne traversent pas la membrane, et que la matière contrôlée par le dispositif de l'invention est un gaz, ctest-à-dire l'anhydride carbonique. Exemple 8 On prépare des dispositifs indicateurs, selon l'invention, par introduction, soit d'environ 0,3, soit d'environ 1 cp d'une solution à 0,04 ffi de rouge d'alizarine S de pH égal à 6,2 dans des enveloppes de stratifié de polyester et de polyéthylène, respectivement, de 3 à 10 cm2 de surface. On introduit un de ces dispositifs dans chacun des pots d'aliments pour bébé contenant du bacon, du boeuf et des macaronis égouttés. On ferme les pots témoins, on les passe à l'autoclave. On inocule les pots restants avec environ 7,2 Salmonella typhimurium par gramme d'aliment, on ferme et on maintient à la température ambiante.On mesure au spectrophotomètre le pourcentage de transmission de chacun des dispositifs indicateurs, à 620 millimicrons,et la variation de ce pourcentage par rapport aux échantillons témoins passés à l'autoclave, comme suit : Temps aproxima- Volume de Nombre de bactif, heures l'indicateur, A V9 trans- téries dénorrees cm3 c3 mission par gramme 23 0,3 10,25 2,57 x 105 23 1,0 7,3 2,2 x 105 33 0,3 15,3* 33 1,0 16,3 45 1,0 19,5* Moyenne calculée pour trois échantillons. Dans l'exemple précédent, il faut remarquer qulune variation du pourcentage de transmission d'environ 10 % au moins, est cbservable à l'oeil nu, et peut être facilement vérifiée par l'utilisation d'une échelle colorimétrique de comparaison. En conséquence, il est évident que le dispositif de l'invention est utilisable pour la détection de la croissance de micro-organismes, à des taux inférieurs à 106 bactéries par gramme. Cette expérience montre également que ces déter minationskeuvent être faites des les 24 heures qui suivent la contamination, et que le dispositif de l'invention est applicable à de nombreux contrôles de qualité de traitement des aliments, dans les usines et à d'autres cas dans lesquels le temps disponible pour les essais est limité. Temple 9 On prépare quatre enveloppes, comme décrit préalablement, à partir d'une pellicule de matière plastique qui comprend une couche de polyester de 13 microns d'épaisseur et une couche de polyéthylène de 51 microns d'épaisseur et on remplit chaque enveloppe d'une solution à 0,04 % de rouge d'alizarine S, comme suit Numéro de Volume et pH Surface approximacode tive (mm2) 3-60 0,) cm3, 6,0 350 3-62 0,3 " , 6,2 350 1-60 1,0 " , 6,0 950 1-62 1,0 " , 6,2 950 On suspend séparément ces enveloppes dans quatre ballons à tubulure latérale, de 250 cm3 de capacité, et qui contiennent chacun 3,3 g de carbonate de calcium en poudre.On ferme les ballons avec des bouchons de caoutchouc et on met sous vide, par l'intermédiaire du bouchon de la tubulure latérale, pendant 10 mn (20 litres par minute). Après la mise sous =vide, on introduit 18 cm3- d'acide sulfurique dilué (30 cn;3 dtacide concentré, et la quantité suffisante dreau distillée pour l'obten- tion de 500 cm3 de solution) par infiltration lente, par l'intermédiaire d'une aiguille et d'une seringue hypodermique, à travers le bouchon de la tubulure latérale de chaque fla- con. L'anhydride carbonique libéré est évacué par dégagement du bouchon supérieur du ballon.Lorsque tout dégagement dtanhy- dride carbonique a cessé, les bouchons sont réajustés soigneusement et fixés par une bande de caoutchouc, avec laquelle ils forment une valve de sécurité improvisée. L'anhydride carbonique > étant plus lourd que l'air sature le flacon.On incube tous les flacons à la température ambiante (22-250C) et pendant un temps suffisant au virage de la coloration du rouge au jaune et on obtient les résultats suivants Numéro de code Temps nécessaire au virage au jaunie 3-60 186 mn 3-62 Terminé en 96 heures, pas de virage t-60 3,5 jours environ 1-62 Terminé en 96 heures, pas de virage On répète le mode opératoire identique, mais avec une pellicule de matière plastique qui comprend une couche de polyester de 12 microns d'épaisseur-- et une couche de polyéthylène de 34 microns d'épaisseur, on obtient les résultats suivants : : Numéro de code Temps nécessaire au virage au jaune 3-60 65 mn 3-62 69 mn 1-60 315 mn 1-62 351 mn la comparaison des deux résultats dans le temps (couche de polyester de 13 microns d'épaisseur et couche de polyéthylène de 51 microns d'épaisseur par rapport à la couche de polyester de 13 microns d'épaisseur et couche de polyéthylène de 34 microns d'épaisseur) montre clairement que le passage de l'anhydride carbonique est nettement moins rapide à travers la matière épaisse, et est notablement retardé, sinon empêché par l'utilisation d'un stratifié relativement lourd dans la fabrication du détecteur de croissance de microorganismes. Exemple 10 On choisit un- aliment pour bébé, riche en protéine, au poulet et aux iégumes, et qui est un milieu de culture riche pour Salmonella typhimurium. On répartit en 4 groupes, 16 pots contenant chacun environ 90 g d'aliment, et ayant un volume mort de 15 cm3. On inocule chacun de ces pots avec 0,52 cellule bactérienne par gramme (soit au total 46,8 cellules par pot). Avant de refermer les pots, on introduit dans chacun une enveloppe de pellicule de matière plastique comprenant - une couche de polyester de 17 microns d'épaisseur, et contenant 0,3 ou 1 cm3 d'une solution à 0,04 % de rouge d'alizarine S à pH 6,0 ou pH 6,2 On incube tous les pots à la température ambiante (22-250C). Au bout de 120 heures (5 jours) seul un des dispositifs (0,3 cm3 à pH 6,0) parmi les 16 a viré au jaune, avec une teneur finale en bactéries de 9,2 x 107/gramme. Même au bout de 15 jours, aucune des autres dispositifs ne présente de virage\net au jaune. Au contraire, dans des expériences antérieures comparables, utilisant des pellicules de matière plastique relativement minces (environ 10 microns de polyester, et 38 microns de polyéthylène) et des solutions de rouge d'alizarine S analogues, placées dans des aliments contaminés de-la même façon et inoculés avec environ 1/4 du nombre de Salmonella typhimurium utilisé ci-dessus, 100 % des dispositifs indicateurs avaient viré du rouge au jaune en 5 à 8 jours. étant donné que même en 15 jours, seuls 6 % des dispositifs indicateurs (1/16) fabriqués à partir d'une couche de polyester de 13 microns d'épaisseur.et d'une couche de polyéthylène de 51 microns d'épaisseur présentent unc variation me avec des concentrations relativement élevées de bactérjes inoculées, il est évident que l'utilisation de ces stratifiés avec une solution indicatrice à ,04 yo de rouge d'alizarine S à pH 6,0 au moins, et avec environ 1 cm3 de solution pour une enveloppe de 10 cm2 de surface ne convient pas pour l'indication fiable de la contamination des aliments selon l'invention. Il va de soi que la présente invention n'a été décrite qu'à titre explicatif, mais nullement limitatif, et qu'on pourra y apporter toute variant-e sans sortir de son cadre. R8s Tn TjÏ 1. Dispositif autcnorle de détection de la croissance de micro-organismes, destiné à être emballé en contact direct avec un milieu favorisant cette croissance, et donnant une indication visible-distincte de la croissance des micro-orga- nismes qui rendent le milieu impropre à l'utilisation, dispositif caractérisé en ce qu'il comprend une solution indicatrice qui change de couleur en présence d'un sous-produit du métabolisme de la croissance des micro-organismes, et une enveloppe qul contient une quantité donnée de la solution indicatrice, cette enveloppe étant perméable au sous-produit du métabolisme de la croissance des micro-organismes, -et imperméable aux acides et aux. bases. 2. Dispositif autonome de détection de la croissance de micro-organismes, destiné à être emballé en contact direct avec des aliments et d'autres milieux favorisant la croissance de ces micro-organismes, et donnant une indication visible distincte de cette croissance au cours de laquelle de l'anhydride carbonique est libéré et qui rend le milieu impropre à la consommation, caractérisé en ce qu'il comprend une solution indicatrice qui change de couleur en présence d'anhydride carbonique et une enveloppe transparente contenant une quantité donnée de la solution indicatrice, cettdenveloppe étant perméable à l'anhydride carbonique et imperméable aux acides et aux bases. 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'enveloppe a une perméabilité à l'eau qui n'est pas supérieure à 60 mg/m2.h. 4. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'enveloppe comprend un stratifié dont une couche est en téréphtalate de polyéthylène et a environ 10 microns d'épaisseur. 5. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'enveloppe comprend une combinaison de téréphtalate de polyéthylène avec du polyéthylène ou du polypropylène. 6. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que la solution indicatrice contient un indicateur chimique choisi parmi le rouge d'alizarine S, le vert de bromocrésol et le pourpre de bromocrésol 7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que la solution indicatrice contient environ 30 à environ 90 % en volume de glycérine. 8. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que la solution indicatrice contient environ 0,04 % de rouge d'alizarine S. 9. Dispositif autonome de détection de la croissance de micro-organismes, utilisable en contact direct avec les aliments et d'autres milieux-favorisant la croissance de ces micro-organismes, et donnant une indication colorimétrique distincte de la croissance de micro-organismes libérant de ltanhydride carbonique, lorsque ces organismes sont suffisamment nombreux pour que le milieu devienne impropre à la consommation, dispositif caractérisé en ce qu'il comprend une solution indicatrice non-toxique de pH au moins égal à 6,0, stable à une température comprise entre -7 et 1200C et changeant de couleur de façon nette, par réaction avec l'anhydride carbonique, et une enveloppe perméable à l'anhydride carbonique, transparente et contenant une quantité donnée de la solution indicatrice, cette enveloppe étant imperméable aux acides et aux bases, et restant intacte à une température comprise entre -7 et 1200C. 10. Dispositif selon la revendication 9, caractérisé en ce que la solution indicatrice contient environ 0,04 % de rouge dtalizarine S et au moins 30 % environ de glycérine. 11. Dispositif selon la revendication 10, caractérisé en ce que l'enveloppe comprend un stratifié ayant une couche extérieure d'environ 10 microns d'épaisseur en téréphtalate de polyéthylène et une couche intérieure en polyéthylène de poids spécifique moyen, d'environ 38 microns d'épaisseur. 12. Dispositif.selon la revendqcation 10, caractjérisé en ce que la surface de l'enveloppe exposée à la solu tion indicatrice est de l'ordre de 10 cm2/cm3 de solution indicatrice. 13. Dispositif autonome de détection de la croissance de micro-organismes, destiné à être placé dans des récipients individuels d'aliments, en contact direct avec ceuxci, pouvant être exposé aux traitements commerciaux des aliments et enfermé dans les récipients dans lesquels il indique la croissance d'une quantité de micro-organismes libérant de l'Pnhydride carbonique suffisante pour que ces aliments deviennent impropres à la consommation, dispositif caractérisé en cequtil comprend une solution indicatrice, non toxique, stable aux températures utilisées au cours du traitement industriel des aliments et changeant de couleur par réaction avec l'anhydride carbonique, et une enveloppe perméable à l'anhydride carbonique et contenant une quantité donnée de l'indicateur, cette enveloppe étant imperméable aux acides et aux bases et ayant une perméabilité à l'eau, inférieure à 30 mg/m2.h. 14. Dispositif selon la revendication 13, carau- térisé en ce que la solution indicatrice contiènt environ 0,01 à 0,08 % de rouge d'alizarine S. 15. Dispositif selon la revendication 13, caran- térisé en ce que la solution indicatrice contient environ -0,04 de rouge d'alizarine S et en ce que ltenveloppe est enbtratifid transparent ayant une couche extérieure en téréphtalate de poXyéthylène de 10 microns d'épaisseur et une couche intérieure en polyéthylène de densité moyennetde 38 microns d'épaisseur.