La présente invention concerne un procédé, et un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé, en vue de la mise en place de voies ferrées L'invention concerne plus spécialement, mais non exclusivement, la mise en place de rails sur des terre-pleins tels que des aires de stockage ou des installations portuaires, la voie étant constituée de rails à ornières et le rail et le contre-rail séparés par l'ornière médiane, étant enterrés, le niveau supérieur du champignon affleurant au niveau du revêtement superficiel du terre-plein. La mise en place de rails se fait traditionnellement en positionnant les rails parallèles sur des traverses régulièrement espacées et reposant elles-mêmes sur un soubassement convenablement nivelé, les rails étant solidarisés sur les traverses par des tire-fond, directement ou avec interposition de semelle et/ou crapaud. Cette mise en place classique suppose un contrôle rigoureux lors du positionnement des rails de façon à maintenir leur parallèlisme selon un écartement constant rail il en résulte des opérations de pointage complexes et minutieuses qui retardent le déroulement des opérations. L'invention concerne un procédé de mise en place qui vise à assurer automatiquement le positionnement correctes rails selon leur écartement rigoureux et constant. En outre le dispositif de l'invention permet également d'assurer la position des rails en axe et en niveau dans des conditions particulièrement simples et économiques tout en assurant une grande fiabilité du résultat. A cet effet l'invention concerne en premier lieu un procédé pour la mise en place d'au moins un rail reposant sur une assise longitudinale formée d'une longrine en béton coulée sur place et caractérisé par la succession- des opérations suivantes -on pratique une tranchée de dimension convenable qui court le long du tracé du rail et qui reçoit un ferraillage convenable. - On place sur cette tranchée, transversalement par rapport au parcours du rail, des éléments formant traverses , constitués de section de profilés et régulièrement espacés. - On pose le rail sur lesdites traverses. - On cale en position les traverses et le rail de façon assurer le positionnement correct du rail en axe et en niveau. - On solidarise le rail sur lesdites traverses. - On coule du béton dans les tranchées pourvues du ferraillage d'armatures pour réaliser la longrine en emprisonnant la base des traverses noyées dans la partie supérieure de ladite longrine. Le procédé concerne de façon plus particulière la mise en place d'une pluralité de rails parallèles formant ensemble une voie ferrée et le procédé est caractérisé en outre en ce que - on pratique au moins deux tranchées parallèles courant chacune le long du trace d'un rail à positionner. - On met en place sur cette tranchée, transversalement par rapport au tracé de la voie, des traverses formant entretoises et constituées de section de profilés,chaque traverse coupant l'ensemble des tranchées, les traverses étant régulièrement espacées. - On met en place les rails, positionnés parallèlement, sur leurs traverses communes. - On cale en position lesdites traverses afin d'assurer le positionnement correct des rails en axe et en niveau. - On solidarise ledit rail sur les traverses communes en assurant leur écartement convenable. - On coule dans les tranchées parallèles, pourvues du ferraillage d'armature, du béton réalisant les longrines emprisonnant la base des traverses. De préférence les traverses forment entretoise d'écartement et comportent à cet effet des repères permettant le-positionnement correct des rails selon leur écartement rigoureux et constant, les repères étant constitués d'organes en saillie débordant sur la face supérieure de la traverse et formant butée pour recevoir au moins un bord latéral du patin du rail. De préférence dans une forme de mise en oeuvre du procédé selon l'invention, les traverses comportent-sur leur face supérieure, formant l'assise du rail, des éléments en relief formant d'une part cale de positionnement des rails et d'autre part organe de fixation, la fixation du rail étant obtenue par rabattement de ces éléments formant pattes de fixation et déformés sous pression ou par choc pour se rabattre sur le rebord du patin latéral du rail en assurant l'immobilisation~de ce dernier sur la traverse formant entretoise. Selon un autre développement de l'invention on intercale entre la butée de fixation et le bord du patin une cale, permettant de régler le positionnement horizontal correct du rail sur la traverse et de rattraper un jeu éventuel du à un écart de positionnement de la butée de fixation ou à une tolérance de laminage du rail. Selon un autre développement du procédé conformément à l'invention la voie ferrée, mise en place comme il est dit ci-dessus, est constituée de rails à ornières et noyés dans une couche d'un matériau superficiel de revêtement, tel qu'un revêtement bitumineux, jusqu'au niveau supérieur des champignons du rail et du contre-rail. Selon un autre développement de l'invention, on positionne sur les bords longitudinaux de la tranchée et dans l'espace séparant deux entretoises, des plaquettes de coffrage du béton coulé dans la tranchée et permettant au béton de monter au-dessus du niveau du sol pour contenir et noyer les branches latérales des entretoises ainsi immobilisées et solidarisées dans la longrine. L'invention concerne également une entretoise ou traverse support de rails pour la mise en oeuvre du procédé ci-dessus, l'entretoise étant du type constitué d'une section de profilés en U renversé, offrant une face supérieure formée par la face arrière de l'âme du U tourne vers le haut pour constituer l'assise réceptrice des rails,et l'entretoise est caractériséeen ce qu'elle colporte des éléments en-saillje disposés sur ladite face supérieure formant assise réceptrice des rails, ses organes en saillie constituant butée pour le positionnement des rails. Selon un autre développement lesdits éléments formant butée constituent également les éléments de fixation des rails sur les entretoises et ils sont formés de section de cornière en L solidarisés par soudure de leur base sur le plan supérieur de l'entretoise, l'aile orthogonale formant butée d'appui pour le patin latéral du rail venant porter contre ladite cornière, l'aile étant susceptible d'être rabattue à la masse contre le patin pour assurer le blocage en position du rail sur l'entretoise. Selon un autre développement l'entretoise comporte deux paires de cornières formant butée et organe solidarisation, les deux éléments de cornières, appartenant à une même paire, étant disposés symétriquement -et étant écartés de façon a permettre l'insertion entre les deux cornières du patin d'un rail, les ailes des cornières étant solidarisées par soudure sur la face supérieure de la traverse dans la partie latérale par rapport au patin, l'aile orthogonale constituant alors la butée d'appui pour le patin du rail et étant rabattable contre ce patin pour immobiliser le rail, les deux paires de cornières étant espacees entre elles de façon à assurer le positionnement réciproque des deux rails selon leur écartement convenable, l'ensemble formant ainsi gabarit pour le positionnement des deux rails constituant la voie. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront encore de la description qui suit, qui est donnée en rapport avec une forme de réalisation particulière présentée à titre d'exemple non limitatif et en se référant au dessin annexe. La figure 1 représente une vue en coupe par rapport à l'axe de la voie La figure 2 représente une vue en plan La figure 3 représente une vue en perspective de la voie établie. Dans l'exemple illustré et décrit, le rail est constitué d'un rail à ornières à double champignons réunis par une semelle horizontale débordant latéralement pour constituer des patins. Il est entendu que la mise en oeuvre de l'invention n'est pas liée à ce type de rails et que le procédé et le dispositif selon l'invention peuvent être appliqués à la mise en place de rails, rails Vignole,ou de tout profil-de rails appropriée. Selon l'ensemble des figures on creuse deux tranchées longitudinales 1 et 1' suivant chacune le tracé d'un des deux rails destiné à conformer la voie. On place à 1'intérieur de chaque tranchée un ferraillage d'armature 2 , 2' et on positionne transversalement par rapport à la voie la succession des entretoises 3, 4 etc... --les entretoises 3, 4 chevauchent les deux tranchées 1 et 1' en reposant sur le sol. Les figures l et 2 donnent des-vues de l'entretoise utilisée dans le cadre de la présente invention. L'entretoise est constituée de préférence par un profilé en U renversé la face -arrière 5 de l'ame du U étant ainsi tournée vers le haut pour constituer l'assise réceptrice de chacun des rails tandis que les deux branches 6 et 6' sont orientées vers le bas et reposent sur le sol. Chaque entretoise reçoit, pour une voie ferrée à deux rails parallèles, deux-paires de butée formant également organes de fixation. Ces butées sont constituées ici de cornièresen L 7, 8,- 9 et 10. Ces cornières en L sont solidarisées par soudure de leur base 11 sur la face supérieure 5 de l'entretoise tandis que l'aile 12 orthogonale par rapport à la face supérieure de l'entretoise constitue une butée de positionnement pour le rail 13, 14. Les deux cornières 7 et 8 appartenant à une même paire sont positionnées entre elles de façon à permettre la mise en place rigoureuse du rail 13; et les deux paires de cornières respectivement 7 et 8 d'une part et 9 et 10 d'autre part, sont positionnées l'une par rapport à l'autre de façon à ce que les rails mis en'place à l'intérieur de chaque paire de cornières soient convenablement espacés étant ainsi mis automatiquement à l'écartement normal. On comprend que dans la mise en oeuvre du procédé selon l'invention les traverses étant positionnées sur les tranchées,en suivant le tracé de la voie, les rails insérés entre deux cornières appartenant à une même paire se trouvent automatiquement mis à l'écartement convenable sans qu'il y ait lieu de procéder à un pointage ou à un repérage in situ. Toutefois dans le cas où il se présenterait un jeu Iàrs dupositionnement du rail entre les deux cornières réceptrices, jeu dû à une distorsion dans le positionnement correct des cornières à la soudure ou dû aux marges de tolérance dans le laminage des rails, on pourrait insérer entre le bord latéral du patin 15 du rail et l'aile 12 de la cornière une cale de dimension convenable. L'écartement rigoureux des rails étant ainsi assuré automatiquement lors de leur mise en place sur les entretoises, on procède aisément au contrôle du positionnement correct des rails en niveau et en axe en agissant sur les entretoises de support ; celles-ci peuvent aisément être calées en axe et en niveau de façon à assurer le cheminement rigoureux de la voie, l'écartement des rails lors de ce calage étant de toute façon maintenu de façon stricte par les entretoises. Le calage des entretoises étant effectué et assurant le positionnement correct de la voie, on peut assurer la solidarisation des rails sur les entretoises en rabattant les ailes 12 des cornières sur les patins latéraux 15 ainsi qu'on le voit en pointillés sur lesfiguresl et 2 et ainsi qu'on l'a représenté dans la vue en perspective de la figure 3. Mais bien entendu le rabattement des ailes 12 sur les rails pourrait être effectué des la mise en place des rails et avant les opérations de calage des entretoises pour assurer le positionnement correct en axe et en niveau de la voie La dernière phase de l'opération consiste alors à couler dans les tranchées 1 et 1' pourvues des ferraillages d'armature 2 et 2' du béton qui est vibré et qui vient noyer la base, c'est-à-dire les deux branches 6 et 6' des entretoises d'écartement. A cet effet on peut prévoir la mise en place de plaquettes ou planches formant coffrage pour la coulée du béton qui sont posi tionnées au-dessus du niveau du sol le long du bord de la tranchée et entre deux entretoises successives ; le coffre ainsi constitué permet à la coulée du béton de monter au-dessus du niveau du sol en assurant -le scellement des entretoises, le béton pouvant venir jusqu'à remplir l'espace intérieur des entretoises et en noyant ainsi sur toute leur hauteur les deux branches 6 et 6'. Le béton constitue après prise les longrines longitudinales supportant la voie et bloque ainsi en position les entretoises et en immobilisant par là les rails reposant et eux-mêmes solidaires des entretoises. Dans le cas où la voie doit parcourir un terre-plein,une aire de stockage ou une zone portuaire destinée à permettre la circulation de véhicules routiers, lf'ensemble de la voie est noyé dans un lit de revêtement superficiel-tel qu'un revêtement bitumineux ou revêtement routier qui affleure sensiblement jusqu'au niveau des sommets des champignons du rail à ornière 13, 14. REVENDICATIONS l.-Procédépour la mise en place d'au moins un rail reposant sur une assise longitudinale. formée d'une longrine en béton coulée sur place et caractérisé par la succession des opérations suivantes - on pratique une tranchée de dimension convenable qui court le long du tracé du rail et qui reçoit un ferraillage convenable. - On place.sur cette tranchée, transversalement par rapport au parcours du rail , des éléments formant traverses, constitués de section de profilés et regulièrement espacés. - On pose le rail sur lesdites traverses. - On cale en position les traverses et le rail de façon assurer la positionnement correct du -rail en axe et en niveau. - On solidarise le rail sur lesdites traverses. - On coule du béton dans les tranchées pourvues du ferraillage d'armature pour réaliser la longrine en emprisonnant la base des traverses noyées dans la partie supérieure de ladite longrine. 2.- Procédé selon la revendication 1 et adapté de façon plus particulière à la mise en place d'une pluralité de rails parallèles formant ensemble une voie ferrée et le procédé est caractérisé en outre en ce que - on pratique au moins deux tranchées parallèles courant chacune le long du tracé d'un rail à positionner. - On met en glace sur cette tranchée, transversalement par rapport au tracé de la voie, des traverses formant entretoises et constituées de section de profilés, chaque traverse coupant l'ensemble des tranchées; les traverses étant régulièrement espacées. - On met en place les rails, positionnés parallèlement; sur leurs traverses communes. - On cale en position lesdites traverses afin d'assurer le positionnement correct des rails en axe et en niveau. - On solidarise ledit rail sur les traverses communes en assurant leur écartement convenable. - On coule dans les tranchées parallèles, pourvues de ferraillage d'armature, du béton réalisant les longrines emprisonnant la base des traverses. 3.- Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que les traverses forment entretoise d'écartement et comportent à cet effet des repères permettant le positionnement correct des rails selon leur écartement rigoureux et constant, les repères étant constitués d'-organes en saillie débordant sur la face supérieure de la traverse et formant butée pour recevoir au moins un bord latéral du patin du rail. 4.- Formise de mise en oeuvre du procédé selon l'une des revendications 1, 2 ou 3, caractérisé en ce que les traverses comportent sur leur face supérieure, formant l'assise du rail, des éléments en reliei formant d'une part cale de positionnement des rails et d'autre part organe de fixation, la fixation du rail étant obtenue par rabattement de ces éléments formant pattes de fixation et déformés sous pression ou par choc pour se rabattre sur le rebord du patin latéral du rail en assurant l'immobilisation de ce dernier sur la traverse formant entretoise. 5.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'on intercale entre la butée de fixation et le bord du patin une cale, permettant de régler le positionnement horizontal correct dii rail sur la traverseet de rattraper un jeu éventuel dû à un écart de positionnement de la butée de fixation ou à une tolérance de laminage du rail. 6.- Procéde selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la voie ferrée mise-en place comme il est dit ci-dessus, est constituée de rails à ornières et noyés dans une couche d'un matériau superficiel de revêtement, tel qu'txi revêtement bitumineux, jusqu'au niveau supérieur des champignons du rail et du contre-rail. 7.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'on positionne sur les bords longitudinaux de la tranchée et dans l'espace séparant deux entretoises, des plaquettes de coffrage du béton coulé dans la tranchée et permettant au béton de monter au-dessus du niveau du sol pour contenir et noyer les branches latérales des entretoises ainsi immobilisées et solidarisées dans la longrine. 8.- Entretoise ou traverse support de rails pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une des revendications 1 à 7 cidessus, l'entretoise étant du type constitué d'une section de profilé en U renversé, offrant une face supérieure formée par la face arrière de l'âne du U tournée vers le haut pour constituer l'assise réceptrice des rails, et l'entretoise est caractérisée en ce qu'elle comporte des éléments en saillie disposés sur ladite face supérieure formant assise réceptrice des rails, ces organes en saillie constituant butée pour le positionnement des rails 9.- Entretoise selon la revendication 9, caractérisée en ce que lesdits éléments formant butée constituent également les éléments de fixation des rails sur les entretoises et ils sont formés de section de cornière en L solidarisés par soudure de leur base sur le plan supérieur de l'entretoise, l'aile orthogonaleformant butée d'appui pour le patin latéral du rail venant porter contre ladite cornière, l'aile étant susceptible d'être rabattue à la masse contre le patin pour assurer le blocage en position du rail sur l'entretoise. 10.- Entretoise selon l'une des revendications 9 ou 10, caractérisée en ce qu'elle comporte deux paires de cornières formant butée et organe de solidarisation, les deux éléments de cornières, appartenant à une même Raire, étant disposés symétriquement et étant écartés de façon à permettre l'insertion entre les deux cornières du patin d'un rail, les ailes des cornières étant solidarisées par soudure sur la face supérieure de la traverse dans la partie latérale par rapport au patin, l'aile orthogonale constituant alors la butée d'appui pour le patin du rail et étant rabattable contre ce patin pour immobiliser le rail, les deux paires de cornières étant espacées entre elles de façon à assurer le positionnement réciproque des deux rails selon leur écartement convenable, l'ensemble formant ainsi gabarit pour le positionnement des deux rails constituant la voie.