L'invention concerne une mule ou pantoufle analogue, comportant au moins deux pièces, soit une semelle et une empeigne. Le but de l'invention est de réaliser une mule ou pantoufle de ce genre qui puisse être jetée après un usage relativément court, cet objectif pouvant être atteint en faisant usage de matières d'un prix de revient suffisamment bas et offrant d'un point de vue technique des caractéristiques permettant l'application de techniques capables de maintenir le prix de revient de l'objet confectionné à un niveau très bas sans réduire les qualités technologiques de celui-ci. De plus, l'objet en question pouvant être d'un usage particulièrement indiqué dans les hôpitaux, les dispensaires, les bassins de natation et d'autres lieux semblables, il est indispensable que celui-ci réponde à de stricts critères d'hygiène. Les chaussures selon l'invention doivent, entre autres, être démontables, lavables, stérilisables.Ces buts ont été atteints en faisant usage des techniques de soudure et découpage permettant la mise en oeuvre de matières premières particulièrement appropriées au but visé, telles que des mousses de polyuréthane, et analogue. A cet effet, les pièces de la mule selon l'invention sont entièrement constituées par une matière élastique alvéolaire dont les faces ont été rendues lisses par un procédé connu en soi. De préférence, la matière alvéolaire précitée est une mousse de polyuréthane, une mousse de polyéthylène ou analogue. Dans une forme de réalisation de l'invention appliquée de préférence l'empeigne précitée est constituée par au moins un jeu de deux pattes dont chacune de celles-ci fait partie intégrante de la semelle tandis que les extrémités libres de ces pattes sont solidarisées entre elles par des moyens connus en soi. Une particularité de l'invention réside dans le fait que le pourtour de la semelle et les bords de l'empeigne sont découpés par la technique de soudure-découpage. Un détail important de l'invention réside dans le fait que la matière élastique alvéolaire, dont la face exté rieure a été rendue lisse, se présente sous la forme de deux feuilles emprisonnant entre elles une quantité d'air grâce au fait que les bords libres de la pièce formant semelle et empeigne sont soudés. D'autres détails et particularités de l'invention ressortiront de la description qui sera donnée ci-après d'une mule ou pantoufle analogue selon l'invention. Cette description n'est donnée qu'à titre d'exemple et ne limite pas l'invent ion ; les notations de référence se rapportent aux figures ci-annexées. La figure 1 est une vue en perspective d'une mule ou pantoufle analogue selon l'invention. La figure 2 est une vue selon le plan II-II de la figure 1. La figure 3 est une vue en plan, avec brisure partielle, d'une variante d'une chaussure selon l'invention telle qu'elle se présente avant le montage. La figure 4 est une vue en coupe, selon la ligne IV-IV,de la figure 3. La mule selon ces figures a été conçue pour être jetée après un certain temps. Elle est, en particulier, conçue pour être utilisée dans les dispensaires, les hôpitaux, les bassins de natation etc... Elle doit, de ce fait, non seulement être bon marché, ce qui est évident, mais elle dut encore offrir toute garantie d'asepsie, pouvoir au besoin être lavée sommairement et être disponible immédiatement sans nécessiter un séchage plus ou moins long. De ce fait, de nombreuses matières connues à ce jour et utilisées pour former des chaussures plus ou moins bon marché, donc d'utilisation temporaire, ne conviennent pas. Selon l'invention la mule à jeter est constituée d'une semelle 1 et d'une empeigne qui peut être formée de deux pattes 2. Ces dernières sont venues d'une pièce avec la semelle et sont réunies entre elles par leurs extrémités libres, par exemple par introduction de deux languettes 3, appartenant à une patte dans une fente 4, prévue dans l'autre patte. La semelle 1 et l'empeigne, formée par deux pattes 2 ou eventuellement par une seule patte, sont constituées par une matière alvéolaire souple. De nombreuses matières ayant les caractéristiques requises à cet effet sont constituées par diverses "mousses plastiques", dont la plus couramment utilisée est la mousse de polyuréthane. Les faces extérieures des feuilles de cette matière alvéolaire souple, dénommée ci-apres "mousse de polyu éthane ", sont lisses, donc non poreuses et imperméables, ce qui est évidemment capital d'un point de vue hygiène. La surface des feuilles de mousse de polyuréthane a été rendue lisse par une des nombreuses techniques connues à ce jour. Cette opération n'intéresse d'ailleurs en aucune manière l'invention, puisqu'elle concerne un stade de fabrication desdites feuilles de mousse de polyuréthane antérieur au procédé de fabrication des mules ou pantoufles selon la présente demande. En appliquant la technique dite de soudure-découpage, d'ailleurs bien connue de l'homme de métier, on peut obtenir un achèvement parfait tout le long du pourtour de la semelle et des pattes formant l'empeigne. En se référant à la coupe selon la figure 2 on verra que la partie élastique de la feuille de mousse de polyuréthane formant la semelle indiquée par la référence 5 est entièrement entourée par la couche lisse, imperméable, 6 de la m8me feuille. I1 en va de même pour l'empeigne. Les pattes formant l'empeigne sont venues d'une pièce avec la semelle. La mule représentée par les figures 3 et 4 est constituée par l'assemblage par soudure, au cours du découpage, de deux feuilles de matiere alvéolaire 7, 8, qui emprisonnent entre elles une quantité d'air qui est suffisante pour lui assurer plus d'élasticité et de confort que lorsque la semelle ntest-constituée que d'une seule feuille. La semelle 9 se prolonge par des pattes 10, 11, 12 et 13 qui constituent en quelque sorte l'empeigne et qui présentent des fentes 14 dans lesquelles s'introduisent les languettes 15 ou des éléments d'accrochage analogues. Pour obtenir une mule chaussant parfaitement, la languette 15 de la patte 10 est introduite dans la fente 14 de la patte 13, tandis que la languette 15 de la patte 11 est introduite dans la fente 14 de la patte 12. Entre les deux feuilles 7 et 8 peut être introduit, avant soudure, un produit désodorisant ou sanitaire, qui peut agir jusque dans la couche extérieure de chacune des deux feuilles 7 et 8. Lorsque le besoin s'en fait sentir, dans certains cas particuliers, on peut emprisonner, entre les deux feuilles 7 et 8, tout autre couche de matière élastique formant éventuellement talon, améliorant encore le confort de la chaussure sans augmenter sensiblement le prix de revient de celle-ci. L'expérience a toutefois démontré que l'usage de deux couches de matière alvéolaire, même lorsque le matelas d'air emprisonné est très faible, augmente considérablement le confort de la chaussure selon l'invention. Pour protéger la chaussure contre les déchirures, certaines soudures additionnelles, jouant le rôle de traits de renforcement, ont été prévues. Ces soudures protégeant certaines découpes ont été indiquées par la référence 16, tandis que d'autres soudures permettant de créer des zones formant charnières ont été prévues également.Ces dernières soudures sont représentées par la référence 17 pour les zones formant charnière entre la semelle et chacune des pattes 10, 11, 12 et 13 et par la référence 18 pour les zones formant charnière entre les languettes 15 ou les fentes 14 etostaines des parties des pattes 10, 11, 12 et 13 s'étendant entre les soudures 17, d'une part, et les languettes 15 ou les fentes 14, d'autre part. On constate donc que tout en conservant et en utilisant les propriétés de souplesse et d'élasticité de la mousse de polyuréthane, ou d'une autre mousse équivalente, on peut, grâce à la technique connu de la soudure et du découpage combinés, obtenir des mules, pantoufles ou chaussures analogues, irréprochables du point de vue de l'hygiène, qui peuvent être utilisées un nombre de fois limité notamment en raison de leur prix de revient peu élevé résultant du choix d'une technique de production adéquate. I1 est évident que l'invention n'est absolument pas limitée à la forme d'exécution décrite ci-dessus et que bien des modifications pourraient y être apportées, notam ment en ce qui concerne le nombre, la disposition, la forme et la constitution des éléments intervenant dans sa réalisation. C'est ainsi que toute matière alvéolaire souple dont la surface peut avoir été rendue lisse au préalable et qui se prête à la technique de soudure-découpage entre en ligne de compte et que toute autre forme de réalisation peut répondre à l'objet de la demande en cause. REVENDICATIONS 1. Mule ou pantoufle analogue, constituée d'une pièce formant semelle et empeigne, caractérisée en ce que ces pièces sont entièrement constituées par une matière élastique alvéolaire dont les faces ont été rendues lisses par un procédé connu en soi. 2. Mule oupantoufle analogue,selon 1a revendicatDn1, caractérisée en ce que la matière élastique alvéolaire est une mousse de polyuréthane,une mousse de polyéthylène ou analogue. 3. Mule ou pantoufle analogue selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'empeigne précitée est constituée par au moins un jeu de deux pattes dont chacune de cellesci fait partie intégrante de la semelle, tandis que les extrémités libres de ces pattes sont solidarisées entre elles par des moyens connus en soi. 4. Mule ou pantoufle analogue selon l'une ou l'autre des revendications précédentes, caractérisée en ce que le pourtour de la semelle et les bords de l'empeigne sont découpés par la technique de soudure-découpage. 5. Mule ou pantoufle analogue selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que la matière élastique alvéolaire, dont la face extérieure a été rendue lisse, se présente sous la forme de deux feuilles emprisonnant entre elles unequantité d'air grâce au fait que les bords libres de la pièce formant semelle et empeigne sont soudés. 6. Mule ou pantoufle analogue selon la revendication 5, caractérisée en ce que les deux couches formant semelle et empeigne sont réunies par soudure aux endroits destinés à être pliés. 7. Mule ou pantoufle analogue selon les revendications 5 et 6, caractérisée en ce que les deux couches formant semelle et empeigne sont réunies par soudure aux endroits situés en retrait des extrémités des fentes destinées à recevoir les languettes précitées.