La présente invention concerne un perfectionnement apporté à la culture des plantes et aux produita récoltés à partir de ces plantes. Plus spécialement, la présente invention concerne un procédé améliorant la résistance des plantes, au cours de croissance, au froid, aux maladies, au gel, etc..., et enrichissant la teneur en saccharides des fruits et légumes récoltés à partir de ces plantes. Les plantes et végétaux se développent habituellement en puisant leurs substances nutritives par leurs racines. I1 a récenent été prouvé que les plantes et végétaux peuvent également absorber par la surface de leurs feuilles une quantité appréciable de substances azotées telles que l'urée, ainsi que d'autres substances telles que l'acide phosphorique, du potassium et des quantités secondaires d'autres éléments tels que bore, manganèse, fer, sinc, qui sont considérés comme indispensables à leur vie et à leur développement. On pense que l'acide phosphorique présent dans les plantes et végétaux apporte d1importants effets biologiques tels que la photosynthèse du saccharide, le métabolisme de la texture et la respiration des plantes. A l'heure actuelle, l'acide phosphorique est généralement introduit dans le sol en vue de la culture sous la forme d'un engrais au phosphate contenant un sel hydrosoluble d'acide orthophosphori que. Cependant, étant donné que la partie du sel d'acide phosphorique ainsi introduite est susceptible de former des phosphites,inso- lubles dans 11 eau, de fer, d'aluminium et d'autres éléments métalliques, par exemple, couramment présents dans le sol, et étant donné que les sels métalliques d'acide phosphorique insolubles dans l'eau obtenus sont difficiles à absorber par les plantes par leurs raci nes, on n'a pas encore trouvé d'effet fertilisant dû à l'acide phos phonique. Dans le but de surmonter la difficulté susmentionnée, certains programmes de fertilisation par l'acide phosphorique sur les plantes par l'intermédiaire de la surface de leurs feuilles, ont été proposés et certains d'entre eux ont été mis en pratique. Cependant, du fait que seule une faible quantité d'acide phosphorique, en comparaison de celles nécessaires pour obtenir les effets biologiques voulus comme susmentionné, peut hêtre absorbée par les plantes par leurs feuilles, on n'a pas encore trouvé à l'heure actuelle de procédé préférable à d'autres pour régler ce problème. Si une quantité du composant acide phosphorique suffisante pour satisfaire les exigences biologiques peut être introduite dans les plantes par la surface de leurs feuilles, on peut obtenir un effet fertilisant rapide et efficace de l'acide phosphorique sans gaspillage de l'acide phosphorique rendu fertilisant. Maintenant, selon les recherches de la Demanderesse en ce qui concerne l'application d'acide phosphorique aux plantes au cours de développement, on a constaté d'une façon inattendue que le sel hydrosoluble des avides phosphoriques condensés est rapidement absorbé par les plantes par l'intermédiaire de leurs feuilles ou de leurs tiges. La découverte du phénomène ci-dessus est surprenante, car il n'est pas concevable que les acides phosphoriques condensés qui présentent des poids moléculaires supérieures à celui de l'acide orthophosphorique soient facilement absorbés par les feuilles ou les tiges des plantes en une quantité telle qu'elle donne un intérêt pratique, et du fait qu'il n'existe à la connaissance de la Demanderesse aucun article de littérature rendant compte d'un effet positif provoqué par l'application d'acide phosphorique condensé par l'intermédiaire des feuilles ou des tiges des plantes. En pulvérisant un acide phosphorique condensé sur les feuilles des plantes selon un mode de réalisation de la présente invention, il est possible d'auéliorer ou de renforcer les propriétés de résistance des plantes vis à vis du froid, des maladies, du gel, etc..., ce qui conduit à une amélioration des conditions économiques de l'organisation de l'agriculture. Bien que la Denanderesse ne se fonde pas sur une connaissance quelconque concernant le mécanisme présidant à 1' effet avantageux pouvant être obtenu par la présente invention, on est autorisé à supposer que le succès de la présente invention est indissolublement lié à l'accumulation certaine d'un composé complexe de phosphate servant de source de haute énergie dans les feuilles et/ou les tiges des plantes. Les plantes ainsi obtenues sont moins susceptibles dire attaquées par des conditions ambiantes défavorables telles que le froid, la gelée, une pluie prolongée et des maladies d'une part, et ceci conduit à un enrichissement de la teneur en saccharides des plantes et des produits qui en proviennent tels que les fruits et légumes Cautre part. A titre d'exemple d'acides phosphoriques condensés utilisables pour mettre en oeuvre la présente invention, on peut citer ceux renfermant le composant acide phosphorique dans une gam comprise entre 73% et 86% environ en poids exprimé en P205 ou les sels correspondants comprenant leurs composés partiellement neutralisés Les acides phosphoriques condensés peuvent être préparés par de nombreux procédés connus, et n'importe lequel de ces procédés peut être indifféremment utilisé pour mettre en oeuvre la présente invention Selon un mode de réalisation de l'intention, On utilise un acide phosphorique condensé qui est obtenu en mélangeant de l'acide orthophosphorique (H3PO4) et de l'anhydre d'acide phosphorique, c'est à dire du pentoxyde de phosphore (P2O5) et en chauffant le mélange obtenu. L'analyse chimique de cet acide phosphorique condensé donne 83% en poids de P205 et la composition suivante s Acide orthophosphorique 6% Acide pyrophosphorique 19% Acide tripolyphosphorique 18% Acide tétrapolyphosphorique Autres acides polyphosphoriques supérieurs à l'acide pentapoly phosphorique, ce dernier étant inclus 42% Une proportion d'environ 85% des-groupes hydroxyle libres totaux dudit mélange d'acides phosphoriques condensés est neutralisée par une solution aqueuse de KOH et le produit résultant est utilisé pour préparer un concentré d'acide phosphorique condensé (A) ayant la composition suivante : : Teneur en P205 15% en poids Teneur en K2O 14% en poids Teneur en H2O 71% en poids Pour une application sur les feuilles, on peut utiliser une solution aqueuse diluée renfermant habituellement environ 0,05 à 1% en poids de l'acide phosphorique condensé, exprimé en P205, qui est préparé en diluant le concentré aqueux susmentionné (A) avec une Quantité convenable d'eau de ville, mais on peut utiliser une plus forte concentration ou une concentration plus faible, selon la quantité désirée des ingrédients actifs dans la solution à appliquer aux feuilles et selon la nature physique des feuilles des plantes à traiter.En outre, certains adhésifs bien connus solubles dans lteau ou conpatibles avec celle-ci, par exemple des esters de sucres, "Tween 90", nom commercial désignant un mélange complexe d'éthers de polyoxyéthylène et d'esters oléiques partiels mélangés d'anhydride de sorbitol, etc..., en une quantité de 0,1 à 0,2% en poids, peuvent être ajoutés à la solution afin d'assurer une adhé- rence de la composition sur les feuilles des plantes apres pulvéristation Il est évident que la solution aqueuse diluée d'acide phosphorique condensé obtenue selon le paragraphe précédent peut être applique par pulvérisatioi directeient sur les feuilles de divers végétaux en cours de développement, tels que les aubergines, les tomates, les fraises, les épinards, les navets, le chou, les patates douces, le melon, la pastèque, le blé, le potiron, la carotte, le radis, la canne à sucre, les betteraves, les ananas et les bananes ; les feuilles de divers arbres fruitiers tels que les pamplemoussier, le mandarinier, le pontier, le poirier, la vigne, le mûrier, le prunier, l'abricotier, le néflier du Japon, le théier, le plaqueui- nier, le châtaignier, ainsi que ces arbres en pépinières. Au lieu dire appliquée par pulvérisation, la solution d'acide phosphorique condensé, selon un autre mode de réalisation de la présente invention dé k mentionné, peut étre injectez sur les tiges ou l'écorce des arbres iruitiers. A la suite du traitement par la solution d'acide phosphorique condensé selon la présente invention, les plantes non seulement sont protégées de maladies elles que les tâches brunes des branches de mûrier dues à une gelée tardive de printemps, la gelée des bourgeons de la vigne et le mildiou et la cercosporellose des plantes nais elles deviennent également résistantes au froid et à la gelée, en plus du fait que les fruits et les légumes récoltés ont une plus forte teneur en sa@charides. l'es exemples suivants servent à illustrer les effets avantageux pouvant entre réalisés par le procédé de la présente invention EXEMPLE 1. Effet du phosphate condensé sur le mûrier On connaît les propriétés de résistance au froid et au gel, du marier, bourgeonnant au printemps ; la qualité des feuilles, etc. sont largement influencés par la quantité des substances nutritives que renferme ltarbre è la fin de l'automne. Les essais suivants sont effectués en vue de déterminer la façon dont les effets et les comportements des substances nutriti ves conservées par le mûrier sont influencés lorsque l'acide phosphorique ou l'acide polyphosphorique condensé est préalablement appliqué aux plantes en les répandant sur leurs feuilles. a) Procédé par pulvérisation Deux lots A et B de mûriers dont les jeunes tiges hautes de 1 à 1,5 mètre présentent des feuilles, sont préparés, le lot A ser vant de témoin et le lot B étant destiné à l'essai. On prépare deux solutions aqueuses a' et bl ; la solution a' étant destinée au lot témoin A et contenant de l'orthophosphate de potassium ayant une concentration de 0,75% en P205 et 0,7% en g20, tandis que la solution b' est destinée au lot d'essai B et contient du sel de potassium de l'acide phosphorique condensé ayant une concentration correspondant à 0,75% en P205 et de 0,7% en K20. Les solutions a' et b' ont respectivement été appliquées à deux reprises le 20 Août et le 18 septembre 1972 en les pulvérisant sur chacune des feuilles des plantes des deux lots en une quantité suffisante pour mouiller entièrement les deux cotés de la feuille. On a laissé les plantes des lots A et B ainsi traités à l'ewpo- sition des intempéries dans des conditions naturelles. b) Observation de l'état des feuilles développées Cette année-là, la première gelée est apparue le 31 octobre. Le lendemain, on a photographié la forme et l'état des feuilles. En comparant les photographies, on a constaté que la plupart des feuilles des plantes du lot A avaient pris une teinte foncée et étaient presque mortes, alors que les feuilles des plantes du lot B n'avaient souffert que légèrement de la gelée et que la plupart des feuilles étaient restées intactes. c) Observation de l'état des tiges Vers la fin de novembre de cette année-là, lorsque toutes les feuilles des plantes des lots A et B sont tombées, 20 tiges termi- nales d'une longueur de 10 centimètres ont été coupées et prélevées sur la plante respective des lots. On a déterminé le taux de croissance et la teneur en substances nutritives de ces tiges. On doit se souvenir que toutes les tigres ainsi recueillies sont celles nou- vellement poussées au cours de la période suivant l'application de la solution d'acide phosphorique, et en conséquence, leurs surfaces étaient exemptes de contamination par l'acide phosphorique condensé appliqué. Les moyennes des résultats observés sont récapitulés sur le Tableau I suivant. Tableau I. Lot A Lot B Diamètre de la tige (mm) 2,94 4,11 (valeur ramenée à 100 pour comparaison) (100) (140) Poids de la tige (g) sans dessèchement 19,2 22,9 (valeur ramenée à 100 pour comparaison) (100) (119) Poids de la tige (g) avec dessèchement total 7,15 11,05 (valeur ramenée à 100 pour comparaison) (100) (155) Teneur en acide phosphorique ( g) 42 74 (valeur ramenée à 100 pour comparaison) (100) (176) Saccharide réducteur (mg) 84 115 (valeur ramenée à 100 pour comparaison) (100) (137) Saccharidé non réducteur (ng) 405 621 (valaur ramenée à 100 pour comparaison) (100) (140) Ainsi qu'il ressort de ce qui précède, le développement et la conservation de substances nutritives des tiges recueillies à partir des plantes du lot B sont nettement supérieurs à ceux concernant les plantes du lot A. d) i-asen de l'apparition des taches brunes L'examen a été effectué en avril 1971, chaque tige ayant une longueur supérieure à 30 centimètres correspondant à environ 60% de la longueur totale de la tige et attaquée par les taches brunes. Les feuilles présentant des tâches brunes constituent 39,5% de la totalité des feuilles des plantes du lot A et les feuilles présentant des taches brunes constituent 8,8% de la totalité des feuilles du lot B. Là encore, en conçoit que l'acide phosphorique condensé présente une excellente activité pour empêcher les feuilles d'être attaquées par les taches brunes. A l'analyse, on trouve 0,006% et 0,01% d'acide phosphorique soluble dans l'alcool éthylique à 80%, respectivement, dans les tiges des lots A et 3. EXEMPLE 2. Essai destiné à empêcher le gel des bourgeens de vigne On prépare deux solutions aqueuses, l'une contenant du polyphosphate de potassium à raison de 0,15* en P205 et 0,14* en et 0,15* de "Tween 80" comme adhésif, et l'autre contenant de l'or- thophosphate de potassium à raison de 0,15% en P205 et 0,14% en K2O et 0,15% de "Tween 80". Oa applique ces solutions séparément en pulvérisant 5 fois tous les 15 jours sur des feuilles de pides de vigne âgés de dix ans de la variété Delaware de deux lots, chaque lot contenant dix pieds. les applications ont débuté le 15 Août 1971. Au début de décembre 1971, on a fertilisé le 801 à l'aide des lots d'engrais dans la proportion de 15 kg d'azote, 15kg de P205 et 15 kg de K2O pour 10 ares, c'est à dire 1000 mètres carrés. Le 30 Avril 1972, on a examiné l'état des bourgeons de dix branches prélevées sur chaque plante Les résultats de l'examen sont indiqués sur le Tableau II suivait. Tableau II Lot ayant reçu Lot ayant reçu une une application application de poly d'orthophosphate phosphate Bourgeons morts (%) 38,4 15,2 Absence de bourgeons (%) 9,6 3,5 Présence de bourgeons (%) 52,0 81,3 Comme le montrent en particulier les chiffres du Tableau II, les pourcentages de bourgeons morts des plantes ayant reçu une application de polyphosphate sont nettement inférieurs à ceux des plantes ayant reça une application d'orthophosphate. Par examen supplémentaire, on a constaté que le taux de croissance et la vigueur des bourgeons des plantes traitées par le polyphosphate étaient supérieurs à ceux des plantes traitées par l'or- thophosphate. EXEMPLE 3, DE jeunes plants de tomate présentant chacun également dix feuilles. deux bouquets de fleurs et; six fruits verts et plantés dans un pot en argile d'un diamètre de 30 centimètres sont groupés en deux lots, l'un en vue de l'essai, l'autre en vue d'une compa raison. Une solution aqueuse d'orthophosphate de potassium ayant une concentration de 0,C75% en P205 et de 0,07% en X20 est pulvérisée totalement sur les feuilles des plants du lot témoin, tandis qu'une solution aqueuse de polyphosphate de potassium ayant une concentration de 0,075% en P205 et de 0,07% en K2O est appliqué-sur les feuilles des plants du lot d'essai. Les pots d'argile des deux lots sont transférés dans une serre et y sont conservés pendant deux mois. Pendant cette période, chacune des solutions aqueuses susmentionnées est appliquée par aspersion de façon répétée sur les plants de chaque lot tous les quatre jours jusqu'à ce que la surface des feuilles soit légèrement mouillée. La terre de chacun des pots d'argile est celle ayant reçu l'engrais initial de 1,5 gramme d'azote, 1,5 gramme de P205 et 1,5 gramme de g20 et aucun engrais suppléxentaire n'a été appliqué pendant la culture. Vers la fin des deux mois de culture, on a obtenu les résultats indiqués sur le Tableau III ci-après. Tableau III Lot témoin traité Lot d'essai trai par l'orthophos- té par le poly phate. phosphate Poids moyen (g) de 60 fruits récoltes 112,1 141,8 (valeur ramenée à 100 pour (100) Poids moyen (g) des plantes totalement développées avec la racine, non séchées 470,2 501,5 (valeur ramenée à 100 pour (100) (107) coxparaison) (100) (107) Poids moyen (e) des plantes totalement développées avec la racine, séchées 54,9 b 9,8 (valeur ramenée à 100 pour comparaison) (100) (127) Comme il ressort de ces résultats, on obtient un meilleur rendement en fruits mûrs récoltés dans le lot d'essai que dans le cas du lot témoin.De plus, hormis le poids moyen des plantes recueillies non séchées, totalement développées, la supériorité du poids moyen des plantes séchées totalement développées recueillies dans le lot d'essai par rapport au lot témoin est considérée comme liée à la croissance bien développée des plantes du lot d'essai, EXEMPLE 4 Effet de l'acide polyphosphorique sur le mandarinier Deux lots de mandariniers appartenant à la variété précoce "UNCHU MANDARIN" sont constitués dans un verger chacun de dix arbres âgés de dix ans, l'un des lots étant destiné à l'essai alors que l'autre sert de témoin. Une solution aqueuse d'orthophosphate de potassium renfermant 0,075% en P205 et 0,07% en X20 est appliqué de façon répétée au lot témoin par applications sur la surface des feuilles quatre fois par jour tous les quatre jours en commençant trente jours avant la récolte, alors que l'on applique de façon répétée au lot d'essai une solution aqueuse de polyphosphate de potassium renfermant 0,075% en P205 et 0,07k en K2O de la même manière que décrit pour le lot témoin. On récolte vingt mandarines mûres par arbre de chacun des deux lots et on détermine l'acidité et la teneur en saccharidé des jus recueillis séparément de la totalité des 200 fruits de chacun des lots. Les résultats sont indiqués sur le Tableau IV suivant. Tableau IV Lot témoin traité Lot d'essai tzai- par l'orthophos- té par le poly phate phosphate Teneur en saccharides 8,4 9,2 Acidité 1,34 1,25 Rapport des sucres (teneur en saccharide:acidité) 6,27 7,52 Comme il ressort des chiffres du Tableau IV, le meilleur rapport des sucres dû à la plus forte teneur en saccharides et la plus faible acidité par rapport à celles du lot témoin sont obtenus dans les fruits recueillis du lot d'essai. EXEMPLE 5 Effet de l'acide phosphorique condensé sur le fraisier Deux lots de jeunes plants de fraisiers de la variété Donner sont cultivés dans une serre et contiennent chacun vingt plants, l'un des lots étant destiné à l'essai et l'autre au témoin. Chacun des lots est divisé en deux sous-lots. Les plants de l'un des souslots respectifs sont recouverts de morceaux de tissu Victoria Lawn N0 600 afin de tamiser la lumière solaire. En commençant à la période de floraison, une solution aqueuse d'orthophosphate de potassium renfermant 0,1% en P205 et 0,09% en E20 est appliquée par aspersion deux fois tous les deux jours sur les feuilles des deux sous-lots du lot témoin, tandis qu'une solution aqueuse de polyphosphate de potassium renfermant 0,1% en P205 et 0,09% en E20 est appliquée sur les feuilles des deux souslots du lot d'essai exactement de la même manière que pour le lot témoin. Hormis les applications ci-dessus des solutions de phosphate, on fertilise la totalité de la terre des lots avec un gramme d'azote trois grandes de P205 et deux grammes de g20 au total par plant pendant toute la période de la culture. Plus particulièrement, la quantité totale de trois grammes de P205 est appliquée à la terre au début de la culture, tandis qu'unie proportion de 60% de la quantité d'un gramme d'azote et des deux grammes de g20 est appliquée à la terre au début de la culture, la proportion restante, c'est à dire les 40 de la totalité des deux substances étant appliquée à la terre en deux fois au cours de la culture. Le rendement en fruits mtrs récoltés et leurs teneurs en saccharides sont déterminés et récapitulés sur le Tableau V ci-après. Tableau V Lot témoin traité Lot témoin traité par par ltorthophosphate le polgphosphate non couvert couvert non couvert couvert Nombre de fuits mdrs récoltés 205 126 221 152 Poids de la récolte (g) 1450 860 1740 1180 pourcentage(%) de fruits de qualité supérieure 61 47 73 58 Teneur moyenne en saccharide (degré) 12,6 9,1 13,8 11,8 D'après les chiffres du Tableau V, ci-dessus, on se rend compte de la supériorité de rendement, de la qualité et de la teneur en saccharide des fruits récoltés dans le lot dressai par rapport à ceux du lot témoin. En particulier, l'augmentation de la teneur en saccharide es fruits récoltés dans le sous-lot recouvert de tissu du lot d'essai est moins appréciable. - REVENDICATIONS 1 - Procédé de traitement des plantes en cours de développe- ment, caractérisé en ce qu'il consiste à pulvériser sur les feuilles ou à injecter sous l'écorce ou dans la texture des plantes une solution aqueuse d'un sel hydrosoLuble d'acide phosphorique condensé renfermant éventuellement un adhésif pour rendre les plantes traitées moins susceptibles entre attaquées par. le froid, la gelée, et les maladies et pour accroître en même temps la teneur en saccharides des fruits et légumes récoltés. 2 - Concentré aqueux caractérisé en ce qu'il renferme un sel hydrosoluble d'acide phosphorique condensé, ledit concentré étant utilisé après dilution à l'eau jusqu'à une concentration comprise entre 0,01$ et 1% en poids du composant acide exprimé en P205 dans le but de favoriser la croissance des plantes en cours de croissance, par pulvérisation sur la surface de leurs feuilles ou par injec- tion sous l'écorce ou dans la texture des plantes. 3 - Concentré aqueux selon la revendication 2, caractérisé en ce que le composant acide phosphorique condensé du sel hydrosoluble contient de 73 à 86% environ en poids de P205. 4 - Concentré aqueux selon la revendication 2, dans lequel la cosposition renferme en outre une quantité convenable d'un adhésif.