La présente invention concerne Les vannes dites a opercule coulissant destinées å contrôler L'écouLement d'un fluide au travers de-s canalisations. On connait des vannes à opercule coulissant dont toutes les pinces sont appliquées sans eu Les unes contre Les autres. Dans de tels types de vannes, L'étanchéité est assurée par La compression constante des joints d'étanchéité contre l'opercule. Ce dernier frotte donc constamment contre Les levures des joints lors de son déplacement. IL est évident que dans de telles conditions, les joints perdent progressivement de Leur efficacité et se trouvent rapidement hors d'usage. C'est une des principales raisons qui obligent h utiliser des joints très élaborés. Pour éviter cette usure prématurée, iL a ete créé des vannes dans lesquelles il était possible dans un premier temps de supprimer la force appliquée aux joints, puis ensuite de déplacer l'opercule. Dans ce type de vanne, la commande de l'obturateur exige plusieurs opérations. La vanne å opercule flottant suivant L'invention permet d'éviter ces inconvénients. Dans celle-ci, il est en effet possible de préserver L'efficacité des joints et d'ouvrir ou fermer la vanne en une seule opération. De plus, cette vanne plus particuli érement destinée au transport de produits granuleux peut avoir toute sa partie mécanique complètement isolée de ces produits. La vanne objet de l'invention comporte un corps ruz dont L'encombrement répond aux normes américaines de La robinetterie, un opercule [2] muni a une extrémité d'un trou dont l'alésage correspond à la dimention nominale de La vanne, une bague porte, joint mobile (3] suivant l'axe de la vanne est rendue solidaire d'une embase 13) dont les déplacements sont commandés d'une part par quatre ressorts 4) pour assurer le serrage, puis par deux poussoirs (5) pour provoquer le recul des joints d'étanchéité ces poussoirs prenant appui sur des oreilles (14] solidaires de t13Z, Ces deux poussoirs sont eux-mêmes commandés par deux tiges (6) coulissant dans deux guides (Il) immobilisées par deux col- Liers (12] et reliées å un palonnier t73 solidaire de l'oper- cule 2] et du dispositif de commande.Ce palonnier comporte trois lumières dans lesquelles sont engagés un axe de liaison avec l'opercule pour la lumière centrale et dans chacune des lu mi ères d'extrémité un axe de liaison aux tiges de commande des poussoirs. Ces deux axes sont normalement maintenus au mi lieu des lumières par L'action d'un ressort (8). Un tel dispositif permet donc dans le début du déplacement du palonniér d'emmagasiner de L'énergie en bandant les deux ressorts. Les tiges ne sont entraînées que Lorsque leur axe arrive 9 L'extrémité des Lumières du palonnier. A partir de cet instant, les tiges entraînées par Le palonnier provoquent l'avancement de Leur poussoir respectif par L'action de leurs entailles sur Lesquelles des galets l93 solidaires des poussoirs viennent rouler. Lorsque les galets échappent des entailles, la pression exercée sur les joints d'étanchéité est supprimée et l'axe de l'oper- cule arrive lui-même a l'extrémité de sa Lumière. La course restante Q effectuer par le palonnier amènera l'opercule dans- sa nouvelle position. Des butées solidaires de l'opercule viennent reposer sur le corps de la vanne et assurent La parfaite position de l'opercule. C'est après ce nouveau positionnement de L'obturateur que L'énergie emmagasinée au début dans les deux ressorts sera restituée en provoquant une accélération du mouvement des tiges afin que leur seconde entaille libère de nouveau les poussoirs. Ceci provoquera un nouveau serrage des joints d'étanchéité quelle que soit la vitesse du mouvement appliquée au paLonnier. L'intérieur de cette vanne comporte deux chemises en fonte fortement alliée et traitée afin qu'elles présentent une très bonne résistance å l'usure. L'alésage de l'opercule est également muni d'une bague de renfort. La vanne objet de l'invention peut être entièrement démontée sans qu'il soit nécessaire de la déposer. Il est particuLièrement aisé de remplacer l'opercule et les joints d'étanchéité. IL est également possible d'inverser la position de l'obturateur. Il est bien entendu que la présente invention n'est pas limi- tée au mode de réalisation décrit et représenté qui constitue seulement un exemple auquel de nombreuses modifications peuvent être apportées sans qu'on s'écarte de la présente invention. Il est notamment possible de modifier le nombre des joints de serrage, de remplacer les ressorts représentes par un empilage de rondelles, de bagues en polyuréthane, des vérins, etc... De même en ce qui concerne Le nombre des poussoirs, ceux-ci pouvant de plus être actionnés non plus par transformation d'un mouvement rectiligne alternatif, mais par exemple par un mouvement circulaire. En ce qui concerne le type de commande, il est bien envident que tous ceux connus Lui sont applicables, vérins pneumatique, hydraulique, éLectrique, commande manuelle par simple vis et volant ou par vis et jeu de pignons coniques. Ces dispositifs de commande se fixeront sur une embase l153 reliée au corps de La vanne par 3 tiges (16). La position de Opercule vanne ouverte ou vanne fermée peut être signalée à distance par toute sorte d'appareillage elec- trique allant du simple microcontact au détecteur de proximité étanche qui ne requiert la mise en mouvement d'aucune pièce. La vanne objet de l'invention peut etre utitisee pour tous les produits pour Lesquels une fuite inévitable lors de sa manoeuvre n'est pas rédhibitoire, ce qui est souvent le cas pour bon nombre de granules et poudres collants ou humides. Elle peut égaliment être utilisée pour le transport des eaux usées, des déchets agricoles et aLimentaires, des mélanges chimiques, des scories métallurgiques, des suspensions pétrochimiques. REVENDICATIONS 1 - Vanne chemisée permettant l'écoulement de matières pulvérulentes ou granu leuses par déplacement d'un opercule dans un plan perpendiculaire à la veine d'écoulement des matières caractérisée par le fait qu'elle comporte un dispositif permettant d'as surer une étanchéité dans les positions ouverte et fermée de l'opercule les déplacements de l'opercule et de la partie mobile se produisent suc cessivement au cours d'un seul mouvement de l'organe de manoeuvre. 2 - Vanne selon la revendication 1 caractérisée par le fait que le moyen destiné à assurer l'étanchéité est une simple bague porte-joint mobile se déplaçant suivant son axe longitu dinal. 3 - Vanne selon la revendication 1 caractérisée par le fait que le recul du joint mobile permet le déplace ment sans frottement de l'opercule, tant sur ce joint mobile que sur le joint fixé en regard dans le corps de la vanne. 4 - Vanne selon la revendication 1 caractérisée par le fait que l'organe de manoeuvre est constitué par un palonnier solidaire de l'opercule et de deux tiges de poussée de la bague porte-joint mobile. 5 - Vanne selon la revendication 1 caractérisée par le fait que tous les organes sont démontables sans qu'il soit nécessaire de la déposer, exception faite des chemises de protection contre l'abrasion. 6 - Vanne selon la revendication 2 caractérisée par le fait que la pression assurant l'étanchéité est provo quée par des ressorts ou autres organes élastiques venant pousser la bague porte-joint contre l'opercule. 7 - Vanne selon la revendication 4 caractérisée par le fait que la solidarisation des deux tiges de poussée et de l'opercule au palonnier est réalisée par trois axes coulissant dans trois rainures correspondantes du palonnier ; la disposition de ces lu mières est conçue de telle façon que le déplacement du palonnier provoque d'abord le déplacement des deux tiges de poussée puis ensuite celui de l'opercule. 8 - Vanne selon la revendication 7 caractérisée par le fait que les deux tiges de poussée comportent chacune deux encoches en forme de V servant à actionner chacune un poussoir ; le déplacement des deux tiges de poussée provoque ainsi le déplacement, dans un plan perpendiculaire, des deux poussoirs en contact avec la bague porte-joint mobile. 9 Vanne selon la revendication 8 caractérisée car le fait que la première partie de la course du palonnier provoque 1 tan5dage d'un ressort solidaire de l'axe des tiges de poussée, afin d'emmagasiner une énergie qui sera restituée dans la dernière partie de la. course du palonnier. La vitesse du déglacement des tiges de poussée sera donc plus rapide que celle du déplacement du palonnier.