On a décrit dans une demande de brevet précédente de la présente Demanderesse portant le nO 80.27829 une mécanique d'armure dont les crochets à deux branches ne nécessitent pas de presse au moment du croisement des griffes. La présente invention a pour objet une variante d'exécution de la demande antérieure précitée dans laquelle les becs d'extrémité des crochets destinés à coopérer avec les griffes des cadres sont orientés dans la même direction. La mécanique d'armure suivant l'invention comprend une raquette en soi connue dont les tiges horizontales entourent l'une des branches de chaque crochet et une grille dont les barreaux également horizontaux sont placés en dessous de la raquette de manière adjacente à l'extérieur de la branche entourée par les tiges de cette raquette, laquelle branche comporte deux saillies ou bosses destinées à coopérer avec la raquette et la grille. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer Fig. 1 illustre l'un des crochets d'une mécanique d'armure établie conformément à l'invention à sa position basse au moment où sa branche non pourvue de bosses subit une déformation ou presse de manière que son bec supérieur puisse être saisi par la griffe du cadre inférieur. Fig. 2 est une vue semblable à celle de fig. 1, mais illustrant le crochet au moment de sa prise par la griffe du cadre supérieur. Fig. 3 et 4 montrent la position d'un crochet au moment du croisement des griffes et des becs des crochets. Fig. 5 montre comment en position haute du cadre supérieur le crochet est stabilisé par l'une de ses bosses. On a schématiquement représenté en fig. 1 une partie d'une mécanique d'armure du genre Verdol, c'est-à-dire comportant une série de crochets à deux branches égales ou inégales manoeuvrée verticalement par deux cadres de griffes suivant une sélection prédéterminée. On a référencé 1 un crochet établi conformément A l'invention qui se présente sous la forme générale d'un Y. Chacune de ses branches a été référencée 2 respectivement 3 cette dernière étant plus courte que l'autre. Les deux branches sont déportées l'une vers l'autre de manière à constituer chacune une jambe 2a, 3a située approximativement dans l'axe longitudinal du crochet et qui se réunissent pour former un anneau 4 propre à coopérer avec une dépression Sa de la planche de fond usuelle 5 traversée par la lisse 6 qui est associée à l'anneau considéré. La jambe 2a, 3a pourrait etre déportée ainsi que l'anneau 4 pour réaliser une disposition en quinconce au niveau de la planche de fond 5. L'extrémité supérieure de chacune des branches 2, 3 est pourvue d'un bec 2b, 3b orienté obliquement vers le bas en direction de la droite. La mécanique d'armure suivant l'invention comporte deux cadres 7, 8 le premier appelé cadre supérieur comportant des griffes 7a tandis que le cadre inférieur 8 est pourvu de griffes 8a. On sait que dans certains agencements les griffes 7a peuvent passer en dessous de celles 8a de sorte qu'à un moment déterminé elles se croisent. Les crochets dans ce cas présentent deux branches 2, 3 de même longueur. On observe que de manière usuelle, la branche 3 est pourvue d'un picot 3c destiné A coopérer avec une lame 9, dite lame de pas ouvert lorsqu'on désire que le crochet reste en position haute sans être actionné par les griffes des deux cadres 7 et 8. En réalité le picot 3c constitue ltorigine de la partie inférieure décalée de la branche 3 et qui a été référencée 3d, le tronçon vertical de cette partie se trouvant plus à l'extérieur que la branche 3 elle-mêne. Cette dernière traverse l'anneau 10a d'une aiguille horizontale 10 qui peut être déplacée vers la droite dans le sens de la flèche F pour déformer le crochet ou tout au moins sa branche considérée comme on l'expliquera mieux plus loin, cette opération étant appelée la presse. La branche 2 du crochet 1 est pourvue de deux saillies ou bosses 2c1 2d effectuées en cambrant cette branche vQrs ltextérieur, c'est-à-dire vers la gauche en fig. 1. La mécanique d'armure suivant l'invention comporte encore une raquette 11 dont les deux tiges îla, llb entourent la branche 2 du crochet tandis qu'A l'extérieur de celles-ci se trouve le barreau 12 d'une grille fixe. Ce barreau se trouve situé en dessous de la tige lla de la raquette 11. On observe que la raquette 11 et la grille 12 se trouvent respectivement au-dessus des bosses 2c, 2d, lorsque le crochet 1 repose par son anneau 4 dans la dépression Sa de la planche 5. En outre la distance séparant la raquette 11 et la grille 12 est supérieure à l'écartement des deux bosses 2c, 2d du crochet. En fig. 1 le crochet qui repose sur la planche de fond 5 est basculé par l'action de la presse suivant la flèche F qui agit sur sa branche 3 de telle sorte que son bec 3b se trouve situé au-dessus de la griffe 8a du cadre inférieur 8. Ainsi lorsque ce dernier s'élève il saisit le crochet. On observe la position stable du crochet en fig. 1 du fait de l'appui de sa branche 2 contre le barreau 12 de la grille fixe Si les deux cadres se trouvent à leur position la plus rapprochée et que l'on désire élever le crochet par coopération du bec 2b de sa branche 2 avec la griffe 7a du cadre 7, on exerce une presse comme en fig. 1 de telle manière que le bec 2b de la branche 2 vienne au-dessus de la griffe 7a du cadre 7 (fig. 2). On a illustré en fig. 3 la position du crochet 1, au moment ou la griffe 7a du cadre supérieur 7 en cours d'élévation croise le bec 2b correspondant du crochet 1. Comme le bec 3b est accroché à la griffe 8a du cadre 8 en cours de descente, la branche 3 est légèrement inclinée vers la droite sans qu'aucune presse ne soit exercée sur elle. Au moment du croisement précité la bosse inférieure 2d de la branche 2 du crochet coopère avec le barreau 12, ce qui a tendance à faire basculer la branche considérée vers la gauche et cela d'autant plus qu'elle vient en contact avec la tige îlb de la grille 11, de telle sorte que le bec 2b s'écarte largement du trajet effectué par la lame 7a. Si le crochet est en cours de descente, le bec 2b de sa branche 2 étant entraîné par la griffe 7a du cadre supérieur 7 (fig. 4), il faut que le bec 3b de sa branche 3 ne soit pas saisi par la lame Sa du cadre inférieur 8 qui monte, sans qu'aucune presse ne soit exercée sur l'aiguille 10. Pour ce faire à la position considérée la bosse 2d coopère avec le barreau 12 de la grille fixe, tandis que la partie de cette branche située au-dessus de la bosse 2c est en appui contre la tige lib de la raquette 11. Ces deux contacts et l'accrochage du bec 2b avec la griffe 7a provoquent un basculement du crochet entraînant une déviation de la branche 3 telle que son bec 3b est écarté du trajet de la lame 8a du cadre inférieur 8. Ainsi dans les deux cas de croisement illustrés en fig. 3 et 4 cette opération s'effectue sans qu'il y ait besoin de presser le crochet par l'intermédiaire de l'aiguille 10. On a illustré en fig. 5 la position du crochet 1 lorsque la bosse supérieure 2c de sa branche 2 coopère avec la tige lia de la raquette 11. Le cadre supérieur 7 est alors pratiquement à sa position haute et la bosse 2c frotte juste sur la tige lla pour provoquer une stabilisation du crochet telle que le picot 3c de la branche 3 du crochet ne sont pas accroché par la lame de pas ouvert 9 au cours de sa descente. Si le crochet est assujetti à la lame 8a du cadre 8 en cours de descente, la bosse 2c heurte la tige lla afin que le corchet bascule en vue d'assurer l'accrochage du picot 3e sur la lance 9 et de dégager le bec 3b par rapport au trajet de la lame 8a. On a ainsi réalisé une mécanique d'armure du type Verdol dont les crochets sont agencés de manière A éviter la presse au moment du croisement des griffes tout en assurant leur fonctionnement usuel par coopération avec une raquette et une grille. Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'A titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. La description ci-dessus est naturellement relative à ce que l'on appelle une mécanique d'armure à presse inversée. On pourrait bien entendu prévoir une presse normale à condition que l'ensemble soit réalisé de manière symétrique à celui représenté par rapport à l'axe géométrique de chaque lisse. REVENDICATIONS 1. Mécanique d'armure du genre comportant une série de crochets (1) à deux branches (2, 3) qui sont manoeuvrés verticalement de manière alternative au moyen de deux cadres de griffes (7, 8), caractérisée en ce qu'elle comprend une raquette en soi connue (11) dont les tiges (lla, îlb) entourent l'une des branches (2) de chaque crochet (1) et une grille (12) dont les barreaux sont placés en dessous de la raquette (11) de manière adjacente à l'extérieur de la branche considérée qui comporte deux saillies ou bosses (2c, 2d) destinées à coopérer avec la raquette (11) et avec la grille (12). 2. Mécanique d'armure suivant la revendication 1, caractérisée en ce que les deux branches (2, 3) de chaque crochet sont déportées l'une vers l'autre dans son axe longitudinal pour former à leur jonction un anneau (4) propre à coopérer au repos avec une dépression complémentaire (Sa) ménagée dans la planche de fond (5). 3. Mécanique d'armure suivant la revendication 2, caractérisée en ce que la branche (3) de chaque crochet (1) qui ne comporte pas les saillies ou bosses (2c, 2d) est pourvue d'un picot (3c) destiné à coopérer avec la lame usuelle de pas ouvert (9). 4. Mécanique d'armure suivant la revendication 1, caractérisée en ce que la distance séparant la raquette (11) et la grille (12) est supérieure à l'écartement des deux bosses (2c, 2d) de la branche (2) de chaque crochet (1). 5. Mécanique d'armure suivant la revendication 1, caractérisée en ce que la presse de chaque crochet (1) s'effectue sur sa branche (3) dépourvue de bosse.