La présente invention concerne un procédé de lutte sélective contre les mauvaises herbes par application de certains nouveaux oximéthers et oximesters de la série des diphényléthers comme composants actifs, ainsi qu'un agent herbicide contenant ces nouvelles substances actives. L'invention concerne également les nouvelles substances actives ellesmeAmes. les substances herbicides de la présente demande sont des dérivés de diphényléthers disubstitués, qui contiennent un radical oxime et correspondent a la Formule I ci-dessous Dans cette formule, les symboles utilisés ont les significations suivantes : R1 est un hydrogène, un halogène ou lun des groupes -CF3, -CN ou -NO2 R2 est un hydrogène, un halogène ou le groupe nitro (nô2) X est un cyano, un nitro, un halogène, un alcanoyle inférieur, un radical ester d'acide carboxylique, un radical amide d'a cide carboxylique, un hydrogène ou un radical alcoyle infé rieur, et Q est - un alcoyle inférieur, à channe droite ou ramifiée, qui peut être interrompu par des hétéroatomes ou substitué par un halogène, - un alcényle inférieur ou un halogénoalcényle, - un alcynyle inférieur, - un cycloalcoyle en C3 à C7 éventuellement substitué par un halogène, un cyanalcoyle inférieur, - un groupe ester d'acide alcane inférieur-carboxylique, - un groupe amide d'acide alcane inférieur-carboxylique, - un radical acyle aliphatique, - un radical acyle araliphatique, cycloaliphatique ou aroma tique ou hétérocyclique éventuellement substitué, - un radical ester d'acide carbonique aliphatique, aralipha tique, cycloaliphatique ou aromatique ou hétérocyclique éventuellement substitué, - un acide alcoylsufonique ou - un radical amide d'acide sulfonique, - un radical carbamoyle. Dans la formule I, il faut comprendre, sous le terme halogène, le fluor, le chlore, le brome ou l'iode. L'expression alcoyle seule ou comme partie dun substituant comprend les groupes alcoyle en C1 à C8 à chaîne droite ou ramifiée; alcoyle inférieur représente les alcoyles en C1a C4. Comme exemples, on trouve le méthyle, l'éthyle, le propyle, l'isopropyle, le butyle, l'isobutyle, le sec-butyle, le tertbutyle, ainsi que leurs homologues supérieurs 1'amyle, l'isoamyle, l'hexyle, ltheptyle, ltoctyle, y compris leurs isomères. Âu sens de l'invention, les cyanalcoyles contiennent un et les esters d'acides alcanecarboxyliques au moins deux atomes de carbone supplémentaires, etc. Les alcényles représentent des radicaux aliphatiques ayant une ou encore deux doubles liaisons ("alcadiényless") et au maximum 6, de préférence 4, atomes de carbone. les halogénalcényles contiennent jusqu'à 3 atomes d'halogène, de préférence le chlore ou le brome. Âlcynyle représente le propinyle (=propargyle) et le butinyle. Les amides d'acides carboxyliques comprennent également les amides mono- ou di-substitués, de façon symétrique ou asymetrique, où les substituants peuvent être, au choix, des al- coyles inférieurs, des alcényles inférieurs, des propinyles ou des butinyles ainsi que, une fois, un noyau phényle, qui peut être substitué ou non-substitué. Les groupes cyanoalcoyles en C3 à C7 sont le cyclopropyle, le cyclobutyle, le cyclopentyle, le cyclohexyle et le cycloheptyle. les radicaux cycloaliphatiques correspondent à ces systèmes de noyaux, mais peuvent cependant contenir en outre, selon les possibilités, une ou plusieurs doubles liaisons. Un radical araliphatique comprend un groupe aryle comme un phényle éventuellement mono- à tri-substitué, ou encore un naphtyle, un fluorényle, un indanyle, qui est lié par l'intermédiaire d'un alcoyle inférieur ou d'un alcényle inférieur au radical de la molécule. Comme exemples, il faut mentionner les corps fondamentaux que sont le benzyle, le phénéthyle, le phénylallyle, ainsi que leurs homologues. les acides carboxyliques aromatiques dérivent d'aromates comme, en premier lieu, le phényle, et peuvent être substitués. les acides carboxyliques hétérocycliques dérivent de noyaux mono- ou bicycliques ayant de 1 à 3 hétéro-atomes O, S et N, semblables ou différents. On peut citer les hétérocycles ayant de 3 à 6, et surtout 5 ou 6 chaînons, qui-peuvent etre saturés, partiellement saturés ou insaturés et éventuellement substitués. Comme exemples, qui ne doivent être aucunement limitatifs, on peut citer : le furanne, le nitrofuranne, le bromofuranne, le méthylfuranne, le thiophène, le chlorothiophène, la pyridine, la 2,6-dichloropyridine, la pyrimidine, la pyridazine, la pyrazine, la pipéridine, la méthylpipéridine, la moxpholine, le tétrahydrofuranne, l'oxazole, le pyrazole, le pyrrole, la pyrroline, la pyrrolidine, le thiazole, le 2,3-dihydro-4H-pyrane, le pyrane, le dioxanne, la 1,4-oxathi-(2)-ine. Comme exemples de chaînes aliphatiques interrompues par des hétéroatomes, on peut citer le méthoxyéthyle, l'éthoxy- éthyle, le propoxyéthyle, le butoxyéthyle, le méthoxypropyle, l'éthylthioéthyle, le méthylaminoéthyle, le tert-butylaminoéthyle, l'alcoxyalcoxyalcoyle comme le méthoxyéthoxyéthyle. Un radical carbamoyle (-CO-EH- ou -CO-N) porte sur son atome de carbone un ou deux radicaux choisis parmi les alcoyles inférieurs, les--alcoxy inférieur-alcoyles, les alcényles inférieurs, les haloalcényles inférieurs, les alcynyles ou un atome d'hydrogène et, au choix, un noyau cycloalcoyle en C3 à C6 ou encore un noyau phényle qui peut etre substitué, comme il a été dit pour R2/R3 ou non substitué. On préfère les substances actives de formule I où X représente le groupe cyano et Q est un radical ester où R représente un alcoyle inférieur, en particulier le méthyle, et où R3 est représenté par un hydrogène ou un méthyle. En outre, R1 est de préférence un CF3 en position para et R2 un chlore en position ortho, c'est-à-dire que le radical phénoxy substitué a la forme La préparation des composés de formule I s'effectue par des procédés classiques. On mentionne ci-dessous les deux procédés les plus importants a) On fait réagir un diphényléther de formule avec de l'acide chlorhydrique et du formaldéhyde pour obtenir le chlorure de phénoxybenzyle correspondant, de formule et on transforme celui-ci avec du KON pour donner le dérivé cyanométhylique correspondant (-CH2CN). En faisant réagir ce dernier avec par exemple C5H11-0-N=O en présence dtéthylate de sodium NaOC2H5 on obtient un sel d'oxime de formule que l'on transforme alors au moyen d'un composé Hal-Q en un produit final de formule I, où 2 est représenté par le groupe cyano préféré. b) On fait réagir un halogénobenzène de formule avec du p-hydroxybenzaldéhyde, ou une cétone correspondante de formule HO -4 blcpyle C=O pour donner un composé de formule R1 R2 O Â01l0coyle ou H que 1 on transforme avec de l'hydroxylamine NE20H pour donner l'oxime correspondant ayant comme groupe final Blcoyle ou H -C II N-OH puis que l'on fait réagir en présence d'une base avec un composé Haf-Q pour obtenir des produits finals de formule I où X est un hydrogène ou un radical alcoyle. Ces réactions s'effectuent à des températures comprises entre O et 1500C et dans des solvants appropriés, comme l'acétone, la méthyléthylcétone, l'acétonitrile, le DMF, le diméthylsulfoxyde, etc. Ces condensations, ainsi que d'autres, de composés a-oximino et de leurs sels de métaux alcalins avec des partenaires réactifs R-Q sont décrites dans "Organic Reactions" 1953, volume 7, pp 343 et 373. les oximes existent toujours sous deux formes stéréoisomériques, la forme syn et la forme anti. Dans le cadre de la présente invention, il faut comprendre les deux formes stéréoisomériques en elles-E8mes et sous forme de mélanges dans des rapports réciproques quelconques. Les exemples suivants décrivent la préparation de quelques substances actives de formule I. Les températures sont données en degrés Celsius. exemple 1 a) On chauffe à 850 dans un ballon à 3 goulots équipé d'un agitateur et d'un réfrigérant à reflux 30 g de 2-chloro-4-trifluorométhyldiphényléther, 7,1 g de paraformaldéhyde, 13 ml d'acide phosphorique (84 %), 33 ml d'acide chlorhydrique concentré et 70 ml d'acide acétique glacial. On chauffe jusqu'à ce que tout le paraformaldéhyde soit consommé. Après refroidissement, on verse le mélange réactionnel dans l'eau glacée, on l'extrait au toluène, on lave la solution de toluène d'abord avec de l'eau, puis avec une solution aqueuse de carbonate de soude à 10 % et on seche sur sulfate de sodium. après concentration et distillation sous vide on obtient 28,8 g de produit de formule # Peb : 108 /0,005 mm. b) Dans un ballon à 3 goulots, on chauffe au reflux pendant 24 heures 9 g de ce chlorure de 4-(2'-chloro-4'-trifluoro méthylphénoxy)-benzyle avec 2 g de cyanure de sodium finement pulvérisé, avec une trace dtiodure de sodium et 30 ml d'acétone. On refroidit ensuite, on lave à l'acétone le sel de cuisine séparé par filtration, on concentre sous vide la solution acétonique et on soumet le résidu à une distillation sous vide. On obtient 7,7 g de cyanure de benzyle de formule Peb :1560/0,01 mm. c) Dans un ballon à 3 goulots, on dissout sous azote et tout en agitant 2,3 g de sodium dans 70 ml d'alcool et on refroidit à 0 . Â cette température, on verse goutte à goutte d'abord 31-,2 g de cyanure de 4-(2'-chloro-4'-trifluorométhyl- phénoxy)-benzyle pendant 1 heure puis 13,4 ml de nitrite d'isopentyle C5H110N0, et la solution se colore en rouge jaune. On agite ensuite le mélange réactionnel pendant 24 heures à la température ambiante et on le mélange avec 200 ml d'éther. On sépare par filtration le précipité formé et on le lave à l'éther. On obtient 9,7 g de sel d'oxime de formule Peb : 250 . d) Dans un ballon de 100 ml Qn met en suspension 9,5 g (0,026 mole) de ce 4-(2'-chloro-4'-triSluorométhylphénoxy)-phényl- glyoxylonitrile-2-oxime sodique dans 50 ml d'éthylméthylcétone. On ajoute ensuite goutte à goutte 3,1 ml d'ester méthylique de l'acide 2-bromopropionique, et la température interne s'élève à 310C. On agite ensuite le mélange réactionnel pendant 2 heures à 400. auprès refroidissement à 200C on sépare par filtration du sel de sodium formé et on concentre sous vide. On obtient, sousRorme d'une huile légèrement jaunâtre, 10,6 g de produit final dé formule nD21 : 1,5401. Exemple 2 a) On dissout dans 100 ml d'éthanol 17 g de 4-(2'-chloro4'-trifluorométhyl-phénoxy)-benzaldéhyde (obtenu par réaction du 1,2-dichloro-4-trifluorométhylbenzène avec du p-hydroxybenzaldéhyde) et, après avoir ajouté 15 ml d'eau, on agite 4,5 g de chlorhydrate d'hydroxylamine et 5 g d'acétate de sodium pendant 12 heures à une température de bain de 1000C.rès la fin de la réaction, on dilue avec environ 200 g d'eau et on extrait l'huile qui s'est séparée avec du chlorure de méthylène. Après distillation du solvant, on chromatographie l'huile obtenue sur oxyde d'aluminium aux fins de purification.On obtient, sous forme d'une huile, 17,2 g de l'oxime de formule nD26 : 1,5392 b) On dispose 23,5 g de l'oxime obtenu en a) dans 100 ml d'éthylméthylcétone et, après avoir ajouté 33,5 g d'ester méthylique de 11 acide 2-bromopropionique, 27,6 g de carbonate de po tassium et l'extrémité d'une spatule d'iodure de potassium, on agite pendant la nuit à 80 C. Après avoir filtré et distillé le solvant, on obtient une huile, que lton chromatographie sur oxyde d'aluminium. On obtient 24 g du composé sous forme d'une huile. les tableaux suivants mentionnent ces composés, ainsi que d'autres substances actives de formule I préparées de manière analogue Tableau 1 : Composés de structure Composé Constantes physiques n # (nD, pf en C) 1 -CH-COOCH3 $nD31 = 1,5402 CH3 2 -CH-COOC2H5 nD24=1,5422 3 -CH2CN Pf110 4 -CH-CN nD31 = 1,5452 CH3 5 -CH2-COOCH3 44 = 1,5472 6 -CH-COOC2H5 nD24 = 1,5350 CH3 7 -CH2-CO-NH2 Pf 102-104 Composé Q Constantes physique 8 * 77-800 9 -C -COOC3H7(n) n24 1,5328 37 -CH-COOC,H3(n) D CH3 10 -CH-COOC3H7(i) DD4 = 1,5314 CR3 Il -CE-COOC4Eg(n) 1 4 = 1,5281 CR3 12 -CH-COOC4 N (sec) 44 = 1,5298 CR3 13 -CH-COOCqH(iso) 4 = 5281 CH3 CH ,CH 3 14 - -CH-COO-CE2-CH s Huile CH3 CpH5 CH3 15 -CH-COOCH2-CH Huile CH3 C3H7(n CH3 16 -,CH-COOCH2-C=CH Huile CH3 C2IIS 17 -CH-COO-CE \ Huile CR3 C2H5 / CH3 18 2 \ CH CH3 19 -CH3 Huile Composé Q Constantes physigues 20 -CH2-CH=CHp Huile 21 -CR2-C=CH 22 -CH2 Huile 23 -CH2-S-CH3 Huile 24 -CO-CH3 Ruile 25 -CO-C2H5 Huile 26 -CO 27 -SO2Cl 28 -CO-mE-CH3 29 -CO-N(CH3)2 OCH3 3 30 -CO-N CH3 31 -CO-NH-Phényle 32 -CO-NH 5 Cl 33 -CO-NH Cl Cl 34 -CO-KE CF3 Tableau 2 :Composés de structure Composé R1 R2 Q Constantes physiques 35 Cl Cl -CH2-COOCH3 36 Cl Cl -CH-COOCH3 CH3 37 CF3 Cl -CH2-COOCH3 nD24 = 1,5472 38 CF3 Cl -CH-COOCH3 Huile CH3 Tableau 3 : Composés de structure Composé Q Constantes physiques n 39 -CH2-CN nD41 = 1,5991 40 -CH-COOCH3 nD41 = 1,5792 CH3 On prépare encore d'autres composés de ce type, où Q possède les mêmes significations qu'au Tableau 1. Avec les mêmes significations pour Q qu'au Tableau 1, on prépare également les substances actives ayant les structures de base suivantes Les substances actives de formule I sont dea composés stables, qui sont solubles dans les solvants organiques habituels comme les alcools, les éthers, les cétones, le DMF, le DMSO, etc. Les substances actives de formule I peuvent être utilisées seules, ou mieux avec des supports etvou autres additifs appropriés sous forme d'agents herbicides destinés à combattre les mauvaises herbes. Il s'agit là de substances actives ou d'agents qui possèdent, employés à raison de 0,5 à 4 kg/ha et plus, une action herbicide prononcée, en particulier sur les mauvaises -herbes dicotylédones, comme Sida, Sesbania, Amaranthus, Sinapis, Ipomoea, Gallium, Pastinak, Rumex, Matricaria, Chrysanthemum, Àbutilon, Solanum, etc. Certains agissent cependant à des concentrations plus élevées d'au moins 2 à 4 kg/ha sur les mauvaises herbes monocotylédones comme Digitaria, Setaria et Echinochloa, cependant que les plantes cultivées monocotylédones comme l'orge, le blé, le mais, l'avoine et le riz sont pratique ment intacts lorsque l'on utilise des quantités plus faibles, et ne sont que faiblement endommagées pour des quantités plus fortes. On peut obtenir de bons résultats pratiques dans la lutte sélective contre les mauvaises herbes, en particulier dicotylédones, dans les cultures de céréales, de mais et de riz, avec de nombreuses substances actives parmi celles qui ont été mentionnées, et par exemple aussi bien avec le composé n 1 qu'avec le composé nO 40. Les substances actives ou les agents qui les contiennent peuvent etre appliqués en pré-levée sur les surfaces ensemencées, ou mieux en post-levée sur les plantes cultivées infestées de mauvaises herbes comme "herbicides de contact". La préparation des agents selon l'invention s'effectue de façon classique en mélangeant intimement et en broyant les substances actives de formule générale I avec des supports appropriés et/ou des agents de répartition, en ajoutant éventuellement des anti-émulsifiants, des agents mouillants, des agents dispersants et/ou des solvants inertes vis-à-vis des substances actives. Les substances actives peuvent se présenter et s'appliquer sous les formes de base suivantes Formes de base solides : Produits pour poudrage, produits d'é pandage, granulés, granulés enrobés, granulés imprégnés et granulés homogènes; Concentrés de substances actives dispersables dans l'eau Poudres mouillables (wettable powders), pâtes, émul sions; concentrés d'émulsions Formes de base liquides : solutions. Les concentrations en substance active dans les agents selon l'invention sont comprises entre 1 et 80 % en poids et ces agents peuvent éventuellement s'appliquer à des niveaux plus faibles comme par exemple 0,05 à 1 %. La préparation des agents selon l'invention est illustrée plus précisément par des exemples de préparation de formes de base solides et liquides. Granulé : Pour préparer un granulé à 5 % on utilise les produits suivants 5 parties de l'une des substances actives de for mule I 0,25 partie d'épichlorhydrine 0,25 partie de cétylpolyglycolether 3,50 parties de polyéthylèneglycol 91 parties de kaolin (granulométrie : 0,3-0,8 mm). On mélange la substance active avec l'épichlorhydrine et on la dissout dans 6 parties d'acétone, puis on ajoute le polyéthylèneglycol et le cétylpolyglycoléther. On pulvérise la solution ainsi obtenue sur le kaolin puis on la fait évaporer sous vide. Poudres mouillables : Pour préparer une poudre mouillable a) à 70 % et b) à 10 % on utilise les composants suivants a) 70 parties d'une substance active selon l'invention 5 parties de dibutylnaphtylsulfonate de sodium 3 parties de condensat acides naphtalènesulfoniques acides phénolsulfoniques-formaldéhyde 3:2:1 10 parties de kaolin 12 parties de craie de Champagne b) 10 parties d'une substance active selon l'invention 3 parties d'un mélange des sels de sodium de sul fates d'alcools gras saturés 5 parties de condensat acides naphtalènesulfoniques- formaldéhyde 82 parties de kaolin. On fixe la substance active utilisée sur les supports correspondants (kaolin et craie), puis on mélange et on moud. On obtient une poudre mouillable d'excellentes mouillabilité et flottabilité. À partir de telles poudres mouillables, on peut obtenir par dilution avec de l'eau des suspensions de 0,1-8 % de substance active, qui conviennent à la lutte contre les mauvaises herbes dans les cultures. Pâte : Pour préparer une pâte à 45 % on utilise les produits suivants 45 parties d'une substance active de formule I 5 parties de silicate de sodium et d'aluminium 14 parties de cétylpolyglycoléther avec 8 Mole d'oxyde d' éthylène 1 partie d'oléylpolyglycoléther avec 5 Moled'oxyde d'éthylène 2 parties d'huile fine 10 parties de polyéthylèneglycol 23 parties d'eau. On mélange intimement et on moud la substance active avec les additifs dans des appareils appropriés. On obtient une pâte, à partir de laquelle on peut préparer par dilution avec de l'eau des suspensions de toutes les concentrations voulues. Concentré d'émulsion : Pour préparer un concentré d'émulsion à 25 % on mélange 25 parties d'une substance active de formule I 5 parties d'un mélange de nonylphénolpolyoxyéthylène ou de dodécylbenzènesulfate de calcium 15 parties de cyclohexanone 55 parties de xylène. On peut diluer ce concentré avec de l'eau pour obtenir des émulsions ayant les concentrations voulues, par exemple 0,1 à 10 %. Ces émulsions conviennent à la lutte contre les mauvaises herbes dans les cultures. Les procédés expérimentaux ci-dessous servent à prouver l'utilité de ces composés comme herbicides (en pré- et postlevée). Action herbicide en pré-levée (inhibition de la zermination) Dans une serre, on traite, immédiatement après l'ensemencement des plantes expérimentales dans des bacs prévus à cet effet, la surface de la terre avec une dispersion aqueuse de la substance active, obtenue à partir d'un concentré d'émulsion à 25 % ou d'une poudre mouillable à 25 %, avec des substances actives qui ne peuvent être préparés sous forme de concentrés d'émulsion à cause de leur solubilité insuffisante. On applique 4 séries de concentrations différentes, correspondant à 4,2,1 et 0,5 kg de substance active par ha.On maintient les bacs ensemen -cés en serre à 22-250C et 50-70 % d'humidité relative, on évalue les résultats de l'expérience au bout de 3 semaines, et on les exprime selon l'échelle suivante 1 = Plantes non-germées ou totalement détruites 2-3 = Action très forte 4-6 = Action moyenne 7-8 = Action peu importante 9 = Aucune action (comme les témoins non traités) - = Plantes avec concentration correspondante de subs- tance active non testées. Action herbicide en wost-levée (herbicide de contact) On pulvérise sur un nombre important (au moins 7) de mauvaises herbes et de plantes cultivées, aussi bien monocotylédones que dicotylédones, après la levée (au stade 4 à 6 feuilles), une dispersion aqueuse de substance active à des doses de 0,06; 0,125; 0,25; 0,5 kg de substance active par ha et on maintient les plantes à 24-260C et sous une humidité relative de 45-60 %. 15 jours au moins après le traitement, on évalue les résultats de l'expérience quel'on exprime avec la même échelle que dans l'expérience en pré-levée. - REVENDICATIONS - 1 - Procédé de lutte sélective contre les mauvaises herbes dans les cultures comme les céréales, le maïs, le riz, etc, caractérisé en ce que l'on traite les surfaces ensemencées en pré-levée ou de préférence les surfaces cultivées après la levée lorsqu'elles sont infestées de mauvaises herbes avec une quantité efficace d'un agent qui contient comme composant actif un dérivé de diphényléther-oxime de formule I où R1 est un hydrogène, un halogène ou l'un des groupes -CF3, -CN ou -NO2 R2 est un hydrogène, un halogène ou le groupe nitro (N02) X est un cyano, un nitro, un halogène, un alcanoyle inférieur, un radical ester d'acide carboxylique, un radical amide d'a cide carboxylique, un hydrogène ou un radical alcoyle infé rieur, et Q est - un alcoyle inférieur, à chaîne droite ou ramifiée, qui peut être interrompu par des hétéroatomes ou substitué par un halogène, - un alcényle inférieur ou un halogénoalcényle, - un alcynyle inférieur, - un cycloalcoyle en C3 à C7 éventuellement substitué par un halogène, un cyanalcoyle inférieur, - un groupe ester d'acide alcane inférieur-carboxylique, - un groupe amide d'acide alcane inférieur-carboxylique, - un radical acyle aliphatique, - un radical acyle araliphatique, cycloaliphatique ou aroma tique ou hétérocyclique éventuellemeht substitué, - un radical ester d'acide carbonique aliphatique, aralipha tique, cycloaliphatique ou aromatique ou hétérocyclique éventuellement substitué, - un acide alcoylsulfonique ou - un radical amide d'acide sulfonique, - un radical carbamoyle. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on utilise un agent qui contient comme composant actif un composé de formule I où X représente le groupe cyan, le radical R1 un chlore ou un CF3 en position para et R2 un hydbo- gene ou un chlore ou NO2 en position ortho. 3 - Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que dans la substance active mentionnée le radical Q est un radical ester de formule où R représente un radical alcoyle à channe droite ou ramifiée ayant de 1 à 6 atomes de carbone et où R3 représente un hydrogène ou un méthyle. 4 - Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'on utilise comme substance active de l'agent le composé de formule 5 - Procédé-selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'on utilise comme substance active de l'agent le composé de formule 6 - ragent herbicide, caractérisé en ce qu'il contient, outre les supports et/ou autres additifs, comme composant actif, un dérivé de diphénylétheroxime de formule I selon la revendication 1. 7 - Agent herbicide selon la revendication 6, caracté- risé en ce qu'il contient comme composant actif un composé dé lini dans l'une des revendications 2 à 5. 8 - Nouveaux dérivés de diphényléther-oxime de formule I où R1 est un hydrogène, un halogène ou l'un des groupes -cF3, -CN ou -NO2 R2 est un hydrogène, un halogène ou le groupe nitro (NO2) X est un cyano, un nitro, un halogène, un alcanoyle inférieur, un radical ester d'acide carboxylique, un radical amide d'acide carboxylique, un hydrogène ou un radical alcoyle infe rieur, et Q est :: - un alcoyle inférieur à chaste droite ou ramifiée, qui peut être interrompu par des hétéroatomes ou substitué par un halogène, - un alcényle inférieur ou un halogénoalcényle, - un alcynyle inferieur, - un cycloalcoyle en C3 à C7 éventuellement substitué par un halogène, un oyanalcoyle inférieur, - un groupe ester diacide alcane inférieur-carboxylique, - un groupe amide d'acide alcane inférieur-carboxylique, - un radical acyle aliphatique, - un radical acyle araliphatique, cycloaliphatique ou aroma tique ou hétérocyclique éventuellement substitué, - un radical ester dtacide.carbonique aliphatique, aralipha tique, cycloaliphatique ou aromatique ou hétérocyclique éventuellement substitué, - un acide alcoylsulfonique ou - un radical amide d'acide sulfonique, - un radical carbamoyle. 9 - Composés selon la revendication 8, caractérisés par la formule où R1 représente un chlore ou un-groupe trifluorométhyle, R2 un hydrogène, un chlore ou le groupe nitro et Q un radical ester d'acide carboxylique aliphatique de formule où R3 représente un hydrogène ou un méthyle et R un radical alcoyle en C1 à C6 à channe droite ou ramifiée. 10. Composés selon la reVendication 8, caractérisés par les formules