i 2124321 La présente invention concerne des stratifiés et elle concerne plus particulièrement des stratifiés dont la partie centrale est constituée par plusieurs couches de mousse, et qui sont utiles comme barrières thermiques. L'invention concerne égale-5 ment des procédés pour leur préparation. On connaît bien en pratique l'utilisation, à titre de barrières thermiques,, de stratifiés composés de peaux externes et d'une partie centrale retardant la propagation de la flamme. Les peaux externes sont généralement fabriquées à partir d'une 10 feuille d'amiante, d'une feuille métallique mince, de verre renforcé par des fibres^ etc., et la partie centrale retardant la propagation de la flamme a été fabriquée à partir de matières minérales non combustibles très diverses comme l'amiante, le gypse, la perlite, la fibre de verre, etc. Lorsqu'on utilise ces 15 dernières matières en une épaisseur suffisante pour assurer la protection nécessaire contre la chaleur et la pénétration des flammes, ces matières présentent des inconvénients comme un poids excessif, la tendance à absorber de l'humidité, etc. Cela milite contre l'utilisation de telles barrières dans des applications 2 0 comme l'incorporation dans des couvertures d'.étanchéité et dans d'autres formes de construction . On a essayé de résoudre ce problème en utilisant comme matériau centralles mousses de polymères qui sont relativement légères et qui n'absorbent pas l'humidité. On a largement étudié 25 l'utilisation de mousses de polyuréthanne en particulier à cette fin, en raison de leurs bonnes propriétés isolantes. Cependant, lorsqu'on charge de telles mousses par des additifs retardant la propagation des flammes, il n'est pas possible de parvenir à un degré tant soit peu important de resistan-30 ce à la dégradation lors d'une exposition à une flamme nue et à d'autres conditions créées en général par un incendie réel. En outre, la fumée qui est engendrée par des mousses de polyuréthanne, et qui comprend des fumées toxiques créées lorsque des additifs halogénés sont présents dans ces mousses pour retarder 35 la propagation des flammes, a conduit à la nécessité croissante Ici d'éviter d'utiliser de telles matières dans /construction de barrières thermiques. Plus récemment, est apparue une nouvelle génération de 72 03184 2 2124321 mousses de polymères dans lesquelles le - fragment isocyanurate constitue le principal motif chimique récurrent. Ces matières ont une bien plus grande stabilité et une bien plus grande résistance à la chaleur que les polyuréthannes, et cette résis-5 tance est obtenue sans l'utilisation de quantités tant soit peu importantes d'additifs retardant la propagation des flammes. Le volume de fumée engendrée par la combustion de ces matériaux est bien plus faible que celui engendré par la combustion d'une quantité équivalente d'une mousse de polyuréthanne, 10 et cette fumée est relativement exempte des constituants toxiques engendrés par la combustion des additifs halogénés classiques retardant la propagation des flammes. L'incorporation de tels polyisocyanurates pour constituer la partie centrale de barrières thermiques stratifiées conduit 15 à des produits qui donnent dans des essais de pénétration de la chaleur et de la flamme des résultats nettement meilleurs que des produits correspondants dans lesquels la partie centrale est un polyuréthanne retardant la propagation des flammes. Cependant, on trouve que, lorsqu'on utilise des mousses de polyisocyanura-20 te pour former des parties centrales dont l'épaisseur est égale ou supérieure à 5 cm environ, épaisseurs qui sont généralement nécessaires pour atteindre les caractéristiques voulues de comportement dans des barrières thermiques stratifiées, on rencontre un phénomène ennuyeux. Ainsi, on trouve qu'une exposition 25 soudaine des stratifiés à des conditions de températures élevées, simulant celles que l'on rencontre dans un incendie réel, peuvent provoquer un retrait important dans la portion de la mousse centrale de polyisocyanurate qui est la plus proche de la source de chaleur. Cela peut conduire à son tour à des défaillances 30 locales de structure dans la mousse centrale et, dans certains cas, cela peut conduire à des fissures de la partie centrale ; ces fissures risquent de permettre le passage de la chaleur et/ou de la flamme sans s'y opposer. II. a donc été trouvé que des barrières thermiques strati-35 fiées, dans lesquelles la partie centrale est composée d'une mousse de polyisocyanurate, n'arrivent fréquemment pas à passer avec succès les essais de pénétration de la chaleur et les essais analogues qui servent à déterminer l'aptitude de tels produits à 72 03184 3 2124321 répondre aux exigences des codes et cahiers des charges de la construction et à des exigences analogues. La Demanderesse vient de trouver qu'en modifiant la structure des stratifiés d'une façon qui sera décrite plus en détail dans le présent mémoire, il 5 est possible d'éliminer le défaut précité de comportement des stratifiés constituéspar de la mousse d'isocyanurate recouverte par des couches externes. En outre, la structure du produit de la présente invention surmonte non seulement la tendance à une défaillance de la structure de la partie central^, mais elle aug-10 mente aussi nettement, et de façon surprenante', la résistance à la pénétration de la chaleur dans ces stratifiés et les durées nécessaires pour gue la combustion se propage et traverse ces stratifiés. Dans son aspect le plus large, la présente invention consis-15 te en une barrière thermique à plusieurs couches, comprenant en combinaison ou association : (i) Plusieurs couches d'une mousse centrale d'un polymère sensiblement rigide, caractérisé en ce que le principal fragment chimique récurrent est le fragment isocyanurate ; 20 (ii) Entre ces couches de mousse et les séparant, l'une de l'autre, il y a une couche relativement mince d'un matériau: résistant à la chaleur ; et (iii) Des feuilles de revêtement sont collées aux surfaces externes de ces couches de la mousse centrale. 25 Les barrières thermiques stratifiées selon la présente in vention sont utiles à titre d'éléments constituants pour la préparation de couvertures d'étanchéité et elles sont utiles en outre pour la préparation de panneaux de séparation résistant à la chaleur et à la flamme et de matériauxde construction analogue, 30 de portes coupe-feu, de cloisons pare-feu, pour l'isolement des tuyaux, etc. L'invention comprend également des structures améliorées de couvertures d'étanchéité dans lesquelles les stratifiés précités constituent la barrière thermique et la couche isolante. 35 L'invention sera décrite plus en détails en regard du des sin annexé montrant plusieurs exemples nullement limitatifs. Sur cette planche annexée : la figure 1 montre une coupe transversale partielle d'une 72 03184 4 2124321 barrière thermique stratifiée selon la présente invention ; la figure 2 montre une coupe transversale partielle d'un autre mode de réalisation d'une barrière thermique stratifiée selon l'invention ; 5 la figure 3 montre une coupe transversale d'une barrière thermique stratifiée selon l'invention, et installée sur une conduite pour l'isoler ; la figure 4 est une représentation schématique d'une section d'une construction métallique de couverture comportant une 10 couverture d'étanchéité dans laquelle est incorporée^une barrière thermique stratifiée selon l'invention. Les feuilles de revêtement servant à préparer les barrières thermiques stratifiées selon l'invention peuvent être fabriquées en matériaux identiques ou différents ; ces matériaux 15 peuvent être constitués par n'importe quel matériau servant couramment à la préparation de stratifiés de cette catégorié,comportant de la mousse comme partie centrale. De tels matériaux peuvent être flexibles ou rigides et ils comprennent des métaux ferreux et des métaux non ferreux, des matières plastiques com-20 me le polyéthylëne, le polypropylène,. etc., des matières plastiques stratifiées, une feuille d'amiante, des résines de polyester renforcées par des fibres, de la perlite, de la masonite, des papiers et cartons de construction, du feutre de couverture, du feutre d'amiante, etc. On peut utiliser ces matériaux en feuil-25 les en des épaisseurs très diverses comprises entre environ 0,025 mm et environ 6,35 mm ou même en de plus grandes épaisseurs dans le cas de matériaux comme la perlite, la masonite, etc. De préférence, les matériaux en feuilles sont suffisamment flexibles pour pouvoir être fournis â partir de rouleaux et ils con-30 viennent pour servir dans des machines classiques de stratification continue. Les matériaux de revêtement préférés sont (i) des feuilles métalliques minces comme de la feuille d'aluminium et (ii) du papier de construction du type feutre d'amiante ayant une épaisseur comprise entre environ 0,025 mm et environ 0,25 mm. 35 Une couche relativement mince d'un matériau résistant à la chaleur sépare l'une de l'autre les diverses couches de la mousse centrale. Par "relativement mince", on entend que l'épaisseur de cette couche est faible par comparaison avec l'épaisseur 72 03184 5 2124321 moyenne des couches de la mousse centrale. Avantageusement, l'é-paisëeur de la couche de matériau résistant â la chaleur est du même ordre de grandeur que l'épaisseur des feuilles de revêtement que 1'on a étudiées ci-dessus, c'est-à-dire que cette épaisseur se situe entre environ 0,025 mm et environ. 6,35 mm. Par matériau résistant à la chaleur, on entend que le matériau (a) ne va pas immédiatement entrer en combustion, fondre ou se.détériorer autrement lorsqu'il est exposé à des températures de l'ordre de 540° C dans des conditions d'essais simulant la réalité ou bien (b) que ce-matériau est transformé, par exposition à des températures dont le maximum est d'environ 540° C, en un matériau qui va alors supporter la poursuite de son exposition à de telles températures pendant des périodes prolongées de temps. Des exemples de matériaux entrant dans la catégorie (a)sont de la feuille métallique mince, ce qui comprend des métaux ferreux et des métaux non ferreux, de la feuille d'amiante, de la perlite, de la masonite, etc. Des exemples de matériaux entrant dans la catégorie (b) sent du papier kraft et du carton ondulé (qui tous deux sont réduits à l'état de produits carbonisés par une exposition initiale à la chaleur mais qui, à l'état carbonisé entre des couches de mousse centrale, présentent la résistance voulue à la chaleur) ; des composites d'un adhésif comme du polyuréthanne, du polyimide, de la polypyrone, du polybenzimidazole et d'une charge comme du sable, de la silice fusible, de la poudre de perlite, etc., qui fondent en donnant une couche résistant à la chaleur lorsqu.'on les .expose à des températures de l'ordre de celles indiquées ci-dessus ; et des mousses de polymères comme du polyimide, du polyisocyanurate, etc, qui peuvent subir une carbonisation mais qui, à l'état carbonisé, supportent la poursuite de l'exposition à la chaleur. Les matériaux résistant à la chaleur que l'on préfère pour les utiliser pour séparer les diverses couches de la mousse centrale des stratifiés de la présente invention sont des feuilles métalliques. Le matériau que l'on préfère le plus est de la feuille d'aluminium ayant une épaisseur comprise entre environ 0,025 mm et environ 0,25 mm. La mousse constituant la partie centrale, des stratifiés de la présente invention fait partie de la classe connue habituellement sous le nom de mousses du type polyisocyanurate. On 72 03184 6 2124321 prépare généralement ces mousses en faisant réagir un polyiso-cyanate organique avec un catalyseur de trimérisation ou une combinaison de catalyseurs de trimérisation dans des conditions de production de mousses. Le fragment récurrent principal dans 5 la chaîne du polymère.résultant est le fragment isocyanurate, c'est-à-dire le fragment ayant la structure : I N \ 0= C C — o I I /- c il 0 où chacune des valences libres fixées sur N est reliée au reste organique du polyisocyanate de départ. Par"motif récurrent principal", on entend indiquer qu'au moins 50 % du nombre total 10 des motifs récurrents présents dans la chaîne du polymère ont la structure ci-dessus. Etant donné que le motif ci-dessus apporte une contribution majeure à la structure chimique du polymère, on désigne de façon appropriée ce polymère comme étant un polyisocyanurate. 15 Cependant, on doit comprendre que la structure chimique et les compositions de mousses de polymères de l'invention n'ont pas besoin d'être exclusivement composées de motifs isocyanura-tes. Une proportion mineure, c'est-à-dire une proportion inférieure à 50 % et généralement inférieure à 10 % du nombre to-20 tal des motifs présents dans la structure chimique du polymère, peut être constituée par des motifs autres que des motifs iso-cyanurates, selon le système particulier que l'on utilise pour préparer les nouvelles mousses polymères selon l'invention. Par exemple, lorsqu'on utilise un epoxyde comme constituant une par-25 tie de la combinaison catalytique du mélange réactionnel gënéra.-teur de la mousse, il y aura dans le produit final présence d'une proportion mineure de fragments oxazolidinones, c'est-à-dire dés fragments ayant la structure : CO— CK— R' R—N-^ | O CH2 / 72 03184 7 2124321 où R est le reste de la matière organique de départ fournissant le polyisocyanate et R' représente le reste de la matière de départ fournisant l'époxyde. De façon similaire, on peut ajouter au mélange réactionnel générateur de la mousse une proportion mineure, c'est-à-dire une proportion comprise entre environ 0,05 équivalent et environ 0,2 équivalent , par équivalent de polyisocyanate, d'un anhydride d'acide dicarboxylique, et cette matière, par réaction avec le polyisocyanate organique, va donner naissance à une proportion mineure de fragments imides dans la structure chimique du polymère final, c'est-à-dire va donner naissance à des fragments ayant la structure : où R représente le reste de la matière organique de départ fournissant du polyisocyanate et X représente le reste de l'anhydride dicarboxylique de départ. Dans un autre mode de réalisation des mousses que l'on utilise pour produire les stratifiés selon 1'invention, on peut Ajouter une proportion mineure , c'est-à-dire une proportion comprise entre environ 0,05 équivalent, et 0,2 équivalent , par équivalent d'isocyanate, d'un acide polycarboxylique au mélange réactionnel générateur de la mousse et, par réaction avec le polyisocyanate organique, cet acide polycarboxylique va donner naissance à une proportion mineure de fragments amides dans la structure chimique du polymère final. Par exemple, lorsqu'on utilise de cette façon un acide dicarboxylique, il y aura dans la structure chimique du polymère final présence de proportions mineures de fragments de structure : où R est le reste du polyisocyanate organique et R' est le reste de l'acide dicarboxylique. Dans certains cas, on peut ajouter au mélange réactionnel générateur de la mousse polymère une quantité mineure, c'est-à-dire une quantité comprise entre environ 0,05 équivalent, et ■R NH CO- -R' CO- -NH- 72 03184 8 2124321 environ 0,2 équivalent: , par équivalent d ' isocyanate, d'un polyol. Ce polyol réagit avec le polyisocianate lors de la préparation de la mousse polymère et donne naissance à une proportion mineure de liaisonsuréthanneç,c'est-à-dire des liaisons —NH—c—0—, 5 dans la structure chimique du polymère final. La préparation des mousses de type polyisocyanurate (c'est-à-dire des mousses dans lesquelles le fragment isocyanurate constitue le motif récurrent principal de la.chaîne polymère) est décrite, par exemple, dans les brevets Britanniques n° 1 104 394, 10 n° 1 146 661 et n° 1 212 663, dans le brevet de la République Fédérale d'Allemagne n° 1 904 575, dans le brevet des Pays-Bas n°68/04 131, et dans le "Journal of Cellular Plastics", Janvier 1965, aux pages 85-90. En général, la préparation de telles mousses du type poly-15 isocyanurate implique la réaction d'un polyisocyanate organique avec un catalyseur de trimérisation dans des conditions dé production d'une mousse. Parmi les catalyseurs que l'on utilise pour la trimérisation, il y a des aminés organiques tertiaires que l'on utilise éventuellement, mais de préférence, en associa-20 tion avec un époxyde, de préférence un polyépoxyde homocyclique monomère. Par "conditions de production d'une mousse", on entend des conditions bien connues en pratique comme étant nécessaires pour la préparation de mousses de polymères à partir de constituants 25 pouvant réagir chimiquement. Ainsi, on réunit le polyisocyanate et le catalyseur de trimérisation à une température comprise entre environ 15° C et environ 50° C en présence d'un agent de gonflement ou de moussage. On peut utiliser, si on le désire, des surfactifs, des stabilisants des cellules et des adjuvants ana-30 logues, que l'on utilise couramment en pratique pour améliorer ou régler la qualité de la mousse résultante. En plus du polyisocyanate, du catalyseur, de l'agent de gonflement et des adjuvants classiques, il peut y avoir dans le mélange réactionnel présence d'une quantité mineure, qui est de façon avantageuse 35 inférieure à 50 % environ du poids du polyisocyanate et qui, de préférence, est inférieure à 20 % du poids du polyisocyanate, d'un polyol tel que ceux indiqués dans les brevets Britanniques précités et/ou d'un acide polycarboxylique ou d'un polyanhydride 72 03184 9 2124321 polycarboxylique, comme indiqué par exemple dans la demande de brevet de la République Fédérale d'Allemagne mise à l'inspection publique sous le n° 2 003 550.1. Comme indiqué antérieurement, la présence d'un polyol dans le mélange réactionnel va donner 5 naissance â une proportion minéure de liaisonsuréthannesdans le polymère résultant. La présence d'un anhydrique d'acide polycarboxylique dans le mélange réactionnel va donner naissance à une proportion mineure de fragments imides dans le polymère résultant, comme indiqué antérieurement. De façon similaire, la pré-10 sence d'un acide polycarboxylique dans le mélange réactionnel va donner naissance à la présence de fragments amides dans le polymère résultant. On choisit les proportions d'acides polycar-boxyliques et/ou d'anhydrides polycarboxyliques que l'on utilise dans la réaction de façon que le pourcentage des fragments ami-15 des et/ou imides se situe dans le polymère résultant entre les limites précisées ci-dessus. La masse volumique moyenne de la mousse constituant la partie centrale des stratifiés de.la présente invention peut varier entre de larges limites et cette masse volumique peut se situer 3 20 entre environ 24 g et environ 64 g par dm . De préférence, cette masse volumique moyenne se situe entre environ 28,8 g et envi-3 ron 45 g par dm . On règle l'obtention de la masse volumique voulue en ajustant la quantité d'agents de gonflement que l'on utilise dans le mélange réactionnel générateur de la mousse. Des agents 25 préférés de gonflement sont les hydrocarbures aliphatiques halogénés que l'on utilise de façon classique comme agents de gonflement pour la préparation des mousses rigides.de polyuréthanne. Ces hydrocarbures ont en général des points d'ébullition compris entre environ -40° C et environ +110° C, et ils comprennent notair-30 ment le trichloromonofluorométhane, le dichlorodifluorométhane, chlorotrifluoromëthane, le 1,1-dichloro-l-fluoroéthane, le 1,1-difluoro-1,2,2-trichloréthane, le 1,1,l-tribromo-2-chloro-2-fluorobutane, etc. Les diverses couches de mousses des stratifiés de l'inven-35 tion peuvent avoir une épaisseur approximativement égale ou bien ils peuvent avoir des épaisseurs différentes. Lorsque le stratifié ne contient que deux couches de mousse centrale et que ces couches ont chacune une épaisseur différente, on place la couche 72 03184 10 2124321 ayant la plus faible épaisseur le plus loin de la source prévue de chaleur lorsque le stratifié est en service. Quelle que soit l'épaisseur relative des diverses couches, aucune de ces couches ne doit avoir une épaisseur inférieure à 6,35 mm environ et au-5 cune ne doit avoir une épaisseur nettement supérieure à 51 mm environ. Lorsque deux couches de mousse seulement sont présentes dans le stratifié, on choisit l'épaisseur individuelle de chacune des deux couches de façon que la somme des épaisseurs de ces couches combinée se situe entre environ 12,7 mm et environ 102 mm. 10 On peut préparer les nouveaux stratifiés selon l'invention en adaptant de façon appropriée les divers procédés connus en pratique pour la préparation des stratifiés dont la partie centrale est constituée par une ou plusieurs couches de mousse. Par exemple, on peut fabriquer les couches individuelles de la mous-15 se de polymère par un moulage ou bien par un découpage à la configuration et aux dimensions souhaitées, et puis effectuer un assemblage en utilisant des adhésifs appropriés, avec de minces couches de matériaux résistant à la chaleur, comme défini ci-après, servant à séparer ces couches de mousses. On colle ou 20 fixe ensuite, en utilisant des adhésifs appropriés, les deux . feuilles de revêtement sur les surfaces extérieures de la mousse composite ou du "sandwich" de mousse. En variante, on peut préparer les mousses stratifiées selon l'invention, en particulier celles qui sont sensiblement planes 25 et qui utilisent des matériaux en feuilles flexibles pour constituer les feuilles du revêtement externe et la couche intérieure résistante à la chaleur, en adaptant les divers modes opératoires de stratification en continu que l'on connaît en pratique et qui utilisent en général des matériaux souples ou flexibles 30 pour constituer les feuilles de revêtement. Ainsi, on peut produire les mousses stratifiées selon l'invention, comportant deux couches de mousse centrale , en appliquant le mélange réactionnel générateur de la..mousse de polymère approprié à la surface d'un ruban d'une première feuille de revêtement à mesure que cette 35 dernière avance sur une courroie mobile, en mettant un second ruban: continu de matériau: en feuilles, convenant pour former la couche centrale, au contact de la mousse en train de lever sur la feuille inférieure de revêtement S mesure que cette dernière avance le long de la courroie mobile, puis en appliquant une 72 03184 ii 2124321 seconde couche de mélange réactionnel générateur d'une mousse au-dessus de la seconde feuille et en achevant l'obtention du stratifié à couches multiples en ajoutant un ruban continu d'une feuille de revêtement à la surface de la seconde couche de mous-5 se en train de lever. Comme le comprendront évidemment les ex perts en ce domaine, on peut encore adapter le procédé ci-dessus afin de produire des stratifiés selon l'invention et qui comportent comme partie centrale plus de deux couches de mousse. Dans un autre mode encore de construction des stratifiés de 10 l'invention, on colle, à l'aide d'adhésifs appropriés, deux stratifiés séparés (dont chacun est préparé séparément dans une opé-, ration continue ou discontinue par déversement ou pulvérisation d'un mélange réactionnel générateur d'une mousse de polymère sur une seule couche de feuille de revêtement) sur les côtés oppo-15 sés d'une couche d'un matériau résistant à la chaleur, comme défini ci-dessus, ce dernier matériau constituant alors la couche interne de la mousse stratifiée selon l'invention. On peut également adapter ce procédé afin de produire des mousses strati-fliées dont la partie centrale comporte plus de deux couches de 20 mousse. Les modifications pour ces diverses variantes du mode de construction seront évidentes pour un expert en ce domaine. Le choix du procédé va dépendre de plusieurs facteurs, dont les principaux sont la souplesse ou flexibilité relative des feuilles de revêtement, d'une part, et la configuration que l'on sou-25 haite conférer au stratifié, d'autre part. Les mousses stratifiées selon l'invention peuvent présenter des configurations extrêmement diverses. Elles ont couramment une configuration plane et cette configuration convient très facilement pour la production par des procédés de stratification 30 continue. Les mousses stratifiées..selon l'invention peuvent également prendre n'importe quelle configuration non plane afin de pouvoir servir à produire des barrières thermiques pour des structures ayant des surfaces non planes, comme des toits incurvés, des cuves cylindriques ou sphériques de magasinage, des tuyaux, 35 des conduits, etc. On va maintenant illustrer plus amplement les barrières thermiques stratifiées selon l'invention en se référant aux dessins. Pour plus de simplicité, les divers exemples illustratifs 72 03184 12 2124321 ne vont présenter que deux couches de mousse centrale, mais l'on doit comprendre que l'on peut préparer des mousses stratifiées comportant plus de deux couches de ce genre grâce à une adaptation facile des modes opératoires étudiés ci-après et l'on doit 5 donc comprendre que le cadre de la présente invention ne se limite nullement à des stratifiés n'ayant que deux couches de mousse centrale. La figure 1 illustre une coupe transversale partielle d'un stratifié pLan (2) selon l'invention. Des couches (4) et (6) de 10 mousse de polyisocyanurate sont chacune collées sur leur surface extérieure à des feuilles (8) de revêtement. L'autre surface majeure de chacune des couches de mousse (4) et (6) est collée à l'une ou l'autre face de la couche intérieure de matériau (10) résistant à la chaleur. Cette dernière couche (10) est représen-15 tée sous forme d'une feuille dans le mode de réalisation de la figure 1, et cette couche sert S séparer deux couches de mousse (4) et (6). Le collage des feuilles (8) et de la couche (10) aux couches de mousse (4) et (6) peut s'effectuer à l'aide d'adhésifs appropriés comme des adhésifs à base de polyimide , des 20 adhésifs à base de polyuréthanne, des caoutchoucs chlorés, des adhésifs à base d'asphalte,etc., lorsque les couches de mousse (4) et (6) sont préfabriquées. Cependant, lorsqu'on forme les . couches (4) et/ou (6) de mousse de polyisocyanurate en. mettant un mélange réactionnel générateur d'une mousse en contact avec 25 les feuilles (8) de revêtement et/ou en contact avec la couche intérieure (10) et en laissant la mousse se dilater au contact des feuilles et de cette couche intérieure, le mélange générateur de la mousse se colle de lui-même et il n'est pas nécessaire de faire appel à un adhésif supplémentaire. 30 Dans le mode de réalisation illustré à la figure 1, les deux couches de mousse (4) et (6) sont présentées comme ayant une épaisseur sensiblement égale. Cette épaisseur peut se situer entre environ 6,35 mm et environ 51 mm, pourvu que la somme des épaisseurs des couches se situe entre 12,7 mm et 102 mm. 35 Lorsqu'une source de chaleur soudaine et violente, par exem ple une flamme nue, est appliquée à la surface extérieure de la feuille (8) de revêtement au contact de la couche de mousse de polyisocyanurate (6) on observera un peu de rétrécissement et 72 03184 13 2124321 peut être de craquêlement ou de fendillement de cette couche (6) . Cependant, on observera le minimum d'endommagement. dans l'autre couche de mousse de polyisocyanurate (4) et, même en cas d'une flamme ayant des températures aussi élevées que 1095f C, 5 on n'observera qu'aucun signe de traversée complète du stratifié par la combustion avant plusieurs heures d'exposition constante du stratifié à la flamme. Au contraire, l'exposition d'un stratifié correspondant, ayant une seule couche de mousse de polyisocyanurate dont l'épaisseur correspond R l'épaisseur combinée 10 des deux couches constituant la partie centrale du stratifié présenté à la figure 1, aux mêmes conditions aboutit à un craquêlement ou un fendillement de la mousse et ne lui permet plus de jouer son rôle de barrière thermique. La figure 2 illustre une variante du mode de réalisation 15 présenté à la figure 1. La couche (4) de mousse de polyisocyanurate a une plus grande épaisseur à la figure 2 que la couche de mousse de polyisocyanurate (.6) . Lorsqu'on utilise un tel mode de réalise.tion comme barrière thermique, il est avantageux de disposer le stratifié de façon que la couche de mousse (4) 20 qui présente la plus grande épaisseur soit celle devant être exposée initialement â la source du choc thermique. La figure 3 illustre une représentation en coupe transversale d'un mode de réalisation d'une barrière thermique stratifiée selon l'invention, que l'on utilise pour isoler un conduit 25 (12). Dans le mode particulier de réalisation présenté, les peaux externes (8) et la peau interne (10) ainsi que les couches de mousse de polyisocyanurate (4) et (6) prennent chacune la forme de cylindres concentriques entourant le conduit (12) . On peut fabriquer les diverses peaux et les diverses couches sous for-30 me de cylindres séparés, si on le désire, que l'on assemble ensuite dans l'ordre approprié sur le conduit (12) . On colle chaque composant en utilisant l'adhésif approprié,comme dans les exemples ci-dessus, au composant adjacent à mesure que progresse l'assemblage. 35 En variante, on peut préparer le mode de réalisation pré senté à la figure 3 en assemblant le premier cylindre de peau (8) sur le conduit (12), en pulvérisant ou étalant le mélange générateur de la mousse de polyisocyanurate à l'extérieur de ce 72 03184 14 2124321 cylindre de peau (8), en faisant glisser le cylindre de couche (10) intérieure pour le mettre en place sur la mousse en train de lever de sorte que cette mousse colle directement à la couche intérieure (10) et que cette dernière serve de moule pour 5 la formation de la couche de mousse intérieure (6). Le processus de pulvérisation ou d'étalement d'une seconde couche d'un mélange générateur de mousse et de glissement du cylindre extérieur de peau (8) pour le mettre en place complète alors la formation du conduit isolé. Si on le désire, le conduit (12) peut lui-mê-10 me jouer le rôle de la plus interne des deux peaux de revêtement du mode de réalisation présenté à la figure 3. Dans une variante du mode de réalisation présenté à la figure 3, on peut fabriquer la barrière thermique en des sections semi-cylindriques que l'on peut ensuite coller ensemble, par 15 exemple en prévoyant des joints à recouvrement, etc, aux surfaces constituant les bouts des sections semi-cylindriques pour former un cylindre complété et qui encercle le conduit (12). La figure 4 est une vue schématique d'une section d'une construction métallique de couverture d'étanchéité avec une bar-20 rière thermique selon l'invention installée comme partie de cette couverture d'étanchéité. Sur la couverture (14) il y a un / stratifié (2) selon l'invention. Si on le désire, on interpose une barrière empêchant le passage des vapeurs entre le stratifié et la couverture, mais cela n'est pas représenté dans le mo-25 de de réalisation de la figure 4. Le stratifié (2) de la figure 4 comprend des feuilles (8) de revêtement et une couche intérieure (10), présentée sous forme d'une feuille, avec des couches de mousse centrale (4) et (6) mises en "sandwich" entre les feuilles de revêtement et la couche intérieure. On peut ob-30 tenir le stratifié (2) par préfabrication, et de préférence on effectue cette préfabrication,avant l'installation de la couverture (14) et l'on fixe le stratifié par application d'un adhésif approprié comme du bitume ou de l'asphalte ou des adhésifs froids, et notamment n'importe lequel des adhésifs cités dans 35 les exemples ci-dessus, à la couverture avant l'installation. En variante, on peut fixer le stratifié à la couverture par des rivets ou par des dispositifs analogues de fixation. Lorsqu'il est ainsi préfabriqué, on installe le stratifié (2) par sections 72 03184 15 2124321 et il est souhaitable que les bords de ces sections mises bout à bout soient en contact étroit de façon à éviter une défaillance de l'isolement thermique ou du retard apporté à la propagation des flammes aux diverses soudures de la structure résistan-5 te. On prépare avantageusement des feuilles individuelles avec des joints à recouvrement et des dispositifs analogues de verrouillage pour éviter le risque d'une défaillance de la structure résultante ou réduire ce risque à son minimum. En variante, mais de façon moins souhaitable, on peut fa-10 briquer le stratifié (21 sur place sur la couverture (14) en disposant une feuille (8) de revêtement sur cette couverture (14), en versant la première couche (6) de mousse pour la mettre en place, en installant la couche intérieure (10) sur cette couche de mousse, de préférence pendant que cette mousse est encore en 15 train de lever, et en versant ensuite la seconde couche de formation d'une mousse (4) au-dessus de la couche intérieure (10) et finalement en installant la seconde feuille de revêtement (8) au-dessus de cette seconde couche de mousse (4). Après l'installation du stratifié (2) sur la couverture par 20 l'un ou l'autre des procédés ci-dessus, on achève la toiture en formant des couches d'alphalte et de papier ou carton bituminës de couverture, en utilisant des modes opératoires classiques pour la couverture afin de former la couverture (16) de protection contre les intempéries. On peut surmonter cette dernière couver-25 ture d'un gravier, etc, selon l'art de la finition des toits en terrasse ou des couvertures d'étanchéité. 'Le mode de construction des barrières thermiques stratifiées selon l'invention, et les propriétés très avantageuses associées à ces stratifiés, seront maintenant illustrés par référence aux 30 exemples non limitatifs suivants : Exemple 1 On découpe une série de feuilles dont les surfaces ont 60 cm X 90 en et qui présentent des épaisseurs variant entre 19 mm et 51 mm, sur un pain de mousse de polyisocyanurate (130 cm 35 de largeur, 65 cm de hauteur, 280 cm de longueur). Cette mousse, 3 dont la masse volumique nominale est de 32 g par dm , a ete préparée à l'aide d'une machine industrielle de production de pains de mousse, équipée d'une tête de mélange mécanique à grande vitesse et d'un dispositif de distribution. On prépare la mousse 72 03184 16 2124321 à partir de la composition ou formulation suivante (toutes les parties sont en poids) en utilisant essentiellement le mode opératoire décrit dans l'exemple 1 du brevet Britannique n° 1 212 663 précité : 5 Polymétnylène-poly(isocyanate de phényle) (poids d'équivalent : 133) : 134 Polyépoxyde Résine novolaque pour ëpoxyde (poids d'équivar lent : 181) : 2 10 Ether glycidylique du tétrabromobisphénol A (poids d'équivalent : 378) : 14 Polyester à base d'acide chlorendique (poids d'équivalent : 161) î 30 15 Trichlorofluorométhane : 25 D imê thy1aminomé thy1phéno1 ' : 8 Surfactif d'organosilicones : 2 On traite ensuite la série des feuilles en opérant comme suit avant de les soumettre à l'essai du Bureau des Mines pour 20 déterminer la pénétration des flammes, tel que cet essai est décrit par Mitchell et ses collaborateurs, Bureau of Mines Report of Investigations 6366, 1964. (Rapport sur les recherches du Bureau des Mines des Etats-Unis d'Amérique). (1) On recouvre d'une feuille d'aluminium de 0,038 mm d'é-25 paisseur les deux surfaces majeures d'une feuille de 38,1 mm d'épaisseur et les deux surfaces majeures d'une feuilles de 51 mm d'épaisseur, en collant dans tous les cas la feuille d'aluminium à la surface de la mousse en étalant, sur le côté de la mousse à mettre en contact avec la feuille d'aluminium, une 30 couche d'adhésif à base de polyuréthanne ayant une épaisseur d'en- o viron 0,4 mm (taux d'application : 216 g/m ). (2) En utilisant une couche d'environ 0,4 mm d'épaisseur de l'adhésif ci-dessus, on colle deux feuilles, ayant chacune une épaisseur de 19,1 mm, sur chaque face d'une feuille d'alumi- 35 nium de 0,115 mm d'épaisseur, cette feuille d'aluminium ayant les mêmes dimensions que la surface principale de chacune des feuilles de mousse. On obtient ainsi un composé en "sandwich" ayant la feuille mince d'aluminium disposée symétriquement entre 72 03184 17 2124321 les deux feuilles de mousse. On colle ensuite la surface principale extérieure de chaque feuille de mousse à des feuilles minces d'aluminium de 0,038 mm d'épaisseur en utilisant approximativement la même épaisseur de l'adhésif ci-dessus que dans le 5 cas de la feuille centrale d'aluminium. La structure résultante est un stratifié selon l'invention, comportant une feuille mince intérieure qui sépare les deux couches de mousse et comportant des feuilles minces extérieures de revêtement recouvrant l'extérieur des couches de mousse. L'épaisseur totale de la mousse 10 dans le stratifié est de 38,1 mm. (3) On prépare un second stratifié selon l'invention en opérant exactement de la même façon, mais en utilisant deux feuilles de mousse ayant chacune une épaisseur de 25,4 mm pour produire un stratifié résultant ayant une épaisseur totale de mous-15 se de 51 mm. Voici les résultats obtenus dans l'essai de pénétration d'une flamme, qui mesure le temps nécessaire dans des conditions normalisées pour qu'une flamme, dont la température est de 1115° C, pénètre la feuille soumise à l'essai et la traverse 20 d'une face à l'autre : Echantillon d'essai Durée (en heures) pour que la flamme traverse la feuille (1) 38,1 mm d'épaisseur totale, avec des 25 feuilles minces d'aluminium comme peaux externes 5,25 51 mm d'épaisseur totale, avec des feuilles minces d'aluminium comme peaux externes 10,25 30 (2) 38,1 mm d'épaisseur totale, avec une feuille mince d'aluminium au centre et constituant les peaux externes 15,7 (3) 51 mm d'épaisseur totale avec une feuille mince d'aluminium constituant 35 le centre et les peaux externes 19,2 Il ressort des résultats ci-dessus que les stratifiés de l'invention, qui comportent une feuille centrale mince, présentent un comportement nettement supérieur à celui de stratifiés 72 03184 18 2124321 exactement comparables mais ne comportant pas la feuille mince centrale. Dans le cas des 38,1 ïam d'épaisseur de mousse, le stratifié selon l'invention, qui comporte une feuille métallique centrale, demande environ trois fois plus de temps pour que la flam-5 me le traverse que le stratifié correspondant sans cette feuille mince centrale. Dans le cas des 51 mm d'épaisseur de mousse, le stratifié selon l'invention, qui comporte une feuille mince centrale, demande environ deux fois plus de temps pour qu'une flamme le traverse que le stratifié correspondant sans cette 10 feuille centrale. Le résultat est intéressant à noter du fait que la température de fusion de la feuille mince d'aluminium n'est que de 650° C, ce qui est bien inférieur à la température de la flamme que l'on utilise dans cet essai. La résistance accrue qu'offrent les stratifiés de l'invention à la traversée par 15 les flammes ne peut donc être attribuée à une résistance opposée à la chaleur par la feuille mince centrale elle-même. Exemple 2 En utilisant la mousse de polyisocyanurate et le mode opératoire de stratification décritsdans l'exemple 1, on prépare 2 0 un stratifié comportant une feuille mince centrale selon l'invention, en utilisant deux feuilles de mousse de polyisocyanurate ayant chacune une épaisseur de 25,4 mm et des dimensions de 135 cm X 150 cm, avec une feuille centrale d'aluminium ayant une épaisseur de 0,115 mm et ayant les mêmes dimensions d'ensemble 25 que les feuilles de mousse' et avec des feuilles de revêtement extérieur. en aluminium présentant une épaisseur de 0,038 mm et ayant les mêmes dimensions d'ensemble que les feuilles de mousse. On colle chacune des feuilles extérieures d'aluminium et la feuille intérieure d'aluminium aux surfaces et aux couches 30 respectives de mousse en utilisant un adhésif à base de polyuréthanne appliqué sous forme d'un revêtement d'environ 0,4 mm 2 d'épaisseur (taux d'application 216 g au m ). On incorpore ensuite le stratifié de mousse ainsi préparé dans une section d'une couverture d'étanchéité d'essai en revêtant une section de 35 135 cm X 150 cm d'acier gaufré de couverture (portée : 12 et 12 cm) de bitume pour toiture à 204° C à raison de 880 g au 2 m et en plaçant le stratifié de mousse sur cette toiture enduite. Sur la surface supérieure du stratifié de mousse, on répand 72 03184 19 2124321 2 de l'asphalte de couverture (204° C) à raison de 725 g au m et l'on applique deux couches ou plis d'une feuille supérieure de revêtement en amiante "Philips Corey, type 15" en appliquant entre ces feuilles un revêtement d'asphalte à raison de 725 g au 2 m . Sur la surface supérieure de la feuille de couverture, on répand de l'asphalte à 204° C. On soumet ensuite la section d'essai de cette couverture d'étanchéité à l'essai- calorimétrique des matériaux de construc tion ("Factory Mutual Construction Materials Calorimeter test"); voir N.J. Thompson et ses collaborateurs, "National Fire Protection Association Quarterly", Janvier 1959, page 187 (Bulletin trimestriel de l'association nationale de protection contre l'in cendie) . On considère que l'échantillon est acceptable comme matériau de construction de toiture de la classe 1, car il admet 2 en moyenne le passage de 625 kilo-calories/'minute, ,/ra à comparer 2 avec la valeur maximale de 730 kilo-calories/minute /m autorisée pour qu'un matériau soit admis par cet essai. L'essai ci-dessus montre l'utilité et l'acceptabilité du stratifié de l'invention, comportant une feuille mince centrale, comme constituant d'une couverture d'étanchéité. On soumet un échantillon d'essai de couverture d'étanchéité, préparé exactement comme décrit ci-dessus mais sans la feuille centrale dans le stratifié, exactement au même essai dans des conditions précisément similaires. L'échantillon d'essai présente une défaillance totale au bout de 10 minutes seulement d'exposition (la durée normale de l'essai est de 30 minutes) et cet échantillon est nettement très inférieur à l'échantillon d'essai ci-dessus. Le taux de transmission de chaleur dans ce cas excède 1350 kilo-calories/minute/m2. 72 03184 20 2124321 REVENDICATIONS 1 - Barrière thermique à couches.multiples, caractérisée en ce que cette barrière comprend plusieurs couches d'une mousse centrale de polymère sensiblement rigide, dont le motif chimique 5 récurrent principal est le fragment isocyanurate ; ces couches sont séparées l'une de l'autre par une couche relativement mince d'un matériau résistant à la chaleur ; et la barrière comprend enfin des feuilles de revêtement collées sur les surfaces externes de ces couches de la mousse centrale. 10 2 - Barrière thermique à couches multiples selon la reven dication 1, caractérisée en ce qu'elle comporte deux couches de mousse de polymère rigide ayant chacune une épaisseur comprise entre environ 6,35 mm et environ 51 mm. 3 - Barrière thermique à couches multiples selon la reven- 15 dication 2, caractérisée en ce que la couche mince d'un matériau résistant à la chaleur et qui sépare les deux couches de mousse de polymère rigide est une feuille métallique mince. 4 - Barrière thermique à couches multiples selon la revendication 3, caractérisée en ce que la feuille métallique mince 20 est une feuille mince d'aluminium ayant une épaisseur comprise entre environ 0,025 mm et environ 0,25 mm. 5 - Barrière thermique stratifiée, caractérisée en ce qu'elle comprend une mousse centrale de polymère sensiblement rigide dont le motif chimique récurrent principal est le fragment iso- 25 cyanurate ; des feuilles externes de revêtement collées sur cette mousse centrale et disposées dans des plans sensiblement parallèles l'une par rapport à l'autre ; et une feuille intérieure disposée dans cette mousse centrale et la traversant quasi totalement dans un plan sensiblement parallèle à celui selon le- 30 quel sont disposées les feuilles externes de revêtement. 6 - Barrière thermique stratifiée selon la revendication 5, caractérisée en ce que les feuilles de revêtement externe et la feuille intérieure sont des feuilles métalliques ayant une épaisseur comprise entre environ 0,025 mm et environ 6,35 mm. 35 7 - Barrière thermique stratifiée selon la revendication 6, caractérisée en ce que les feuilles externes de revêtement et la feuille intérieure sont fabriquées en une feuille mince d'aluminium. 72 03184 21 2124321 8 - Barrière thermique stratifiée selon la revendication 5, caractérisée en ce que l'épaisseur de la mousse centrale entre chaque feuille externe de revêtement et la feuille intérieure est comprise entre environ 6,35 mm et environ 51 mm, et en ce que l'épaisseur totale de la mousse centrale se situe entre environ 12,7 mm et environ 102 mm. 9 - Barrière thermique stratifiée selon la revendication 8, caractérisée en ce que la feuille intérieure est sensiblement équidistante de chacune des feuilles externes de revêtement. 10 - Barrière thermique stratifiée selon la revendication 5, caractérisée en ce qu'elle présente une configuration sensiblement plane. 11 - Couverture perfectionnée de toiture comportant une toiture, une barrière thermique installée sur cette toiture et une couverture résistante aux intempéries installée sur la surface supérieure de cette barrière thermique, cette couverture étant caractérisée en ce qu'elle comporte comme barrière thermique un stz_atifié comprennant une mousse centrale d'un polymère sensiblement rigide dont le motif chimique récurrent principal est le fragment isocyanurate ; des feuilles de revêtement externe collées sur cette parties centrale et disposées dans des plans sensiblement parallèles ; et une feuille intérieure disposée dans cette partie centrale et la traversant quasi totalement dans un plan sensiblement -parallèle â ceux selon lesquels sont disposées les feuilles de revêtement externe du stratifié. 12 - Couverture d'étanchéité de toit selon la revendication 11, caractérisée en ce que les feuilles externes de revêtement et la feuille intérieure sont en une feuille mince métallique dont l'épaisseur est comprise entre environ 0,025 mm. et environ 0,2 mm. 13 - Couverture d'étanchéité de toit selon la revendication 11, caractérisée en ce que les feuilles externes de revêtement et la feuille intérieure sont constituées par de la feuille mince d'aluminium. 14 - Couverture d'étanchéité de toit selon la revendication 11, caractérisée en ce que l'épaisseur de la mousse centrale entre chaque feuille externe de revêtement et la feuille intérieure est comprise entre environ. 25 mm et environ 51 mm et en 72 03184 22 2124321 ce que l'épaisseur totale de cette mousse centrale est comprise entre environ 51 mm et environ 102 mm. 15 - Couverture ëtanche de toit selon la revendication 14, caractérisée en ce que la feuille intérieure est sensiblement équidistante de chacune des feuilles extérieures de revêtement du stratifié.