PERFECTIONNEMENTS AUX JONCTEURS.D'ABONNE ELECTRONIQUES. L'invention concerne un joncteur d'abonné comprenant une paire d'amplificateurs dont les bornes de sortie sont connectées aux deux fils de la ligne d'abonné, dont les bornes d'entrée reçoivent, de façon contreréactive, deux tensions en phase et en opposition de pha- se avec la tension aux bornes d'une impédance parcourue par un courant de somme égal à la somme pondérée des courants entrant et sortant de la ligne d'abonné avec des coefficients de pondération substantiellement égaux et dont enfin les bornes d'alimentation sont connectées à une source d'alimentation continue par l'intermédiaire de deux impédances de charge. On sait qu'un joncteur d'abonné est un dispositif desti- né à connecter une ligne d'abonné à un central téléphonique. L'une des fonctions assurée par un joncteur est l'alimentation de la ligne d'abon- né en courant continu. Un joncteur d'abonné électronique du genre spéci- fié ci-dessus a été décrit dans la demande de brevet français n0 78 18 960 déposée au nom de la demanderesse le 26 juin 1978. Du fait de la structure de ce joncteur, il se comporte pratiquement comme un pont d'alimentation connecté à la source continue d'alimentation et ayant une résistance parfaitement équilibrée par rapport aux deux fils de la ligne d'abonné, cet équilibrage étant indépendant des courants longitudinaux qui peuvent naltre accidentellement sur la ligne d'abonné. Par un régla- ge du courant de somme et/ou de l'impédance traversée par ce courant de somme, on peut amener la résistance de pont d'alimentation du joncteur à une valeur spécifiée sans modifier son équilibrage. 248 1035 Pour éviter qu'une puissance trop importante soit dissi- pée dans les amplificateurs fournissant le courant continu à la ligne d'abonné et pour faciliter ainsi l'intégration du joncteur, on a préco- nisé dans la demande de brevet français non publiée, déposée au nom de la demanderesse le 25 juin 1979 sous le n0 79 16 261, d'insérer deux im- pédances de charge entre les deux bornes d'alimentation des amplifica- teurs et les deux bornes de la source d'alimentation. Ces deux impédan- ces ont pour but de procurer une partie de la chute de tension continue que doit assurer le joncteur. Dans cette demande de brevet, ces impédan- ces de charge sont des dipôles dont l'impédance est fonction du courant qui les traverse. Or, si un courant longitudinal prend naissance acci- dentellement dans la ligne d'abonné, l'un de ces dipôles est parcouru par le courant transversal fourni par le joncteur, augmenté du courant longitudinal tandis que l'autre dipôle est parcouru par le courant trans- versal diminué du courant longitudinal. Il en résulte que les deux dipô- les ne procurent pas la même chute de tension et que pour une certaine intensité du courant longitudinal l'un des dipôles procure une chute de tension assez élevée pour empêcher le fonctionnement correct de l'ampli- ficateur auquel il est connecté. Ainsi, avec des impédances de charge conçues de cette manière sous forme de dipôles, le fonctionnement de joncteur est perturbé, en présence d'un courant longitudinal plus élevé que 20 à 30 A du courant transversal fourni par le joncteur. La présente invention a pour but d'éviter cette limita- tion des performances du joncteur, en fournissant des impédances de charge dont la valeur soit pratiquement indépendante du courant longitu- dinal. Conformément à l'invention, un joncteur d'abonné du gen- re spécifié ci-dessus comporte des moyens pour former deux tensions de commande desdites impédances de charge, dont l'une est formée en déca- lant avec une certaine tension de décalage la tension aux bornes de ladi- te impédance parcourue par le courant de somme et dont l'autre est enop- position de phase avec la première tension de commande, ces tensions de commande étant appliquées aux deux impédances de charge avec la même phase que les tensions appliquées aux bornes d'entrée des deux amplifica- teurs correspondants, ces impédances de charge comportant un circuit sui- veur de tension pour former sur les deux bornes d'alimentation des ampli- ficateurs correspondants, des tensions substantiellement égales auxdites 2 481035 tensions de commande. La description suivante en regard des dessins annexés, le tout donné à titre d'exemple fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. La figure 1 est un schéma du joncteur connu. La figure 2 est un schéma du joncteur de l'invention. La figure 3 est un diagramme montrant la chute de ten- sion dans les impédances de charge. Un joncteur d'abonné électronique du genre décrit dans la demande de brevet français précitée n0 78 18 960 pose un problème que l'on va exposer à l'aide du schéma de la figure 1. Ce schéma représente l'agencement des éléments de ce joncteur, qui servent à faire circuler dans la ligne d'abonné L le courant continu de boucle I, dans le sens in- diqué par le flèche. Il n'est pas utile pour la compréhension du problè- me et de la solution de l'invention, d'incorporer à ce schéma les élé- ments qui permettent de faire circuler le courant de boucle dans l'autre sens et qui ont été décrits dans les demandes de brevet précitées. Pour fournir à la ligne d'abonné le courant de boucle, le joncteur comporte deux amplificateurs constitués, dans l'exemple re- présenté, par un transistor npn T1 et par un transistor pnp T2, ces deux transistors pouvant être des transistors composites. Les bases des tran- sistors T1 et T2 constituent les entrées 2 et 3 des deux amplificateurs. Les émetteurs des transistors T et T2 constituent les sorties 4 et 5 des deux amplificateurs et ces sorties sont reliées aux deux fils de la ligne d'abonné 1. Les collecteurs des transistors T et T2 constituent les bornes 7 et 10 par lesquelles sont alimentés les deux amplificateurs. La borne 7 est reliée à la borne positive 6 d'une source d'alimentation par l'intermédiaire d'un circuit 8 ayant la fonction de miroir de cou- rant. Cette borne positive 6 est au potentiel 0 de la masse. La borne 10 est reliée à la borne négative 9 de la source d'alimentation par l'inter- médiaire du circuit 1l ayant la fonction de miroir de courant. La borne négative 9 est au potentiel - E (par exemple - 48 V). Les miroirs de courant 8 et 1l sont traversés respecti- vement par les courants de collecteur des transistors T et T2. Ils sont construits de façon semblable avec des transistors complémentaires, de façon à engendrer sur leurs bornes de sortie 12 et 13 des courants il et i2 proportionnels aux courants les traversant, avec le même coefficient de proportionnalité - inférieur à 1, appelé aussi coefficient de pondé- ration. Les deux courants i1 et i2 sont appliqués au circuit 14 qui forme le courant de somme i1 + i2 et qui peut comporter éventuelle- ment, avant la formation de ce courant de somme, des moyens pour compen- ser des différences entre les coefficients de pondération des miroirs de courant 8 et 11. Une borne du circuit 14 est reliée à la masse et sur sa borne de sortie 15 apparaît le courant de somme i + i qui s'écoule vers la borne négative 9 à travers les résistances 16 et 17 en série. Le courant de somme produit une chute de tension u aux bornes de la résis- tance de charge 17 reliée d'un côté à la borne négative 9. L'autre borne 18 de cette résistance 17 est connectée à la base du transistor npn 19 dont l'émetteur est relié à la borne négative 9 à travers la résistance et dont le collecteur est relié à la borne positive 6 à travers la résistance 21 ayant la même valeur que la résistance 20. D'autre part, l'émetteur du transistor 19 est relié, par l'intermédiaire de la diode 22, à la borne d'entrée 3 de l'amplificateur constitué par le transistor T2 et le collecteur du transistor 19 est relié par l'intermédiaire de la diode 23 à la borne d'entrée 2 de l'amplificateur constitué par le transistor T1. On rappelle maintenant les propriétés principales du joncteur que l'on vient de décrire et qui sont utiles pour comprendre la présente invention. Le courant de somme il + i2 ne dépend que du cou- rant transversal I et ne dépend pas des courants longitudinaux dans la ligne d'abonné; ce courant de somme peut s'écrire i1 + i2 = XI. La ten- sion u aux bornes de la résistance 17 de valeur R vaut u = XRI. Les ten- sions sur les bornes d'entrée 2 et 3 qui sont O et - E en l'absence de courant transversal I dans la ligne d'abonné, deviennent respectivement - u et - E + u, grâce au chemin de contreréaction créé par le transis- tor 19 et les diodes 22 et 23. En négligeant la chute de tension dans les diodes base-émetteur des transistors T1 et T2, on retrouve ces ten- sions - u et - E + u sur les bornes 4 et 5 reliées à la ligne d'abonné. Ainsi, le joncteur se comporte comme un pont d'alimentation qui, pour faire circuler le courant I dans la ligne d'abonné, procure des chutes de tension de valeur absolue u entre la borne 4 et la borne -posive 6--&de- a --ou-rcY- d'alimentation eentre la borne 5 et la borne négative 9 de la source d'alimentation. Ces deux chutes de tension 2 48 1035 créées par le joncteur sont égales à la chute de tension u aux bornes de la résistance 17. On appelle par la suite Rp la résistance équivalen- te de pont d'alimentation du joncteur, relative à chaque borne 6 et 9 de la source d'alimentation. On a évidemment d'après ce qui précède u = RpI Rp =R (1) Avec le joncteur tel qu'on l'a décrit jusqu'à présent, une puissance relativement importante peut être dissipée dans les ampli- ficateurs constitués par les transistors T1 et T2. En effet, en appelant W la résistance de la ligne d'abonné, la chute de tension que doit pro- curer le joncteur est 2u = E - WI. Si l'on néglige la chute de tension dans les miroirs de courant 8 et 11, cette chute de tension est réalisée entièrement dans l'espace émetteur-collecteur des transistors T1 et T2. Elle est élevée dans le cas de lignes courtes (W faible) et entraîne alors une dissipation de puissance importante dans les transistors T et T2, ce qui est un inconvénient si l'on veut réaliser un joncteur entiè- rement intégré sur un corps semi-conducteur. Pour pallier cet inconvénient, on a proposé dans la de- mande de brevet français non publiée, déposée au nom de la demanderesse le 25 juin 1979 sous le nO 79 16 261, de disposer sur les trajets des courants de collecteur des transistors T1 et T2 deux dipôles 24 et 25 représentés en pointillé sur la figure 1. Ces deux dipôles ont pour fonc- tion de produire une partie de la chute de tension E - WI, la dissipa- tion de puissance s'y produisant partiellement dans une résistance, de façon que la chute de tension dans l'espace émetteur-collecteur des transistors T et T2 soit réduite et juste suffisante pour que les cou- rants de conversation modulant le courant I soient transmis. Chaque dipô- le est construit au moyen d'un circuit actif qui est commandé par le courant traversant le dipôle pour présenter des valeurs d'impédance con- venables. Cette solution est satisfaisante tant qu'au courant de boucle I engendré par le joncteur ne se superposent pas des courants longitudi- naux engendrés intempestivement dans la ligne d'abonné. En présence d'un courant longitudinal It, le dipôle 24 par exemple est traversé par le courant I + I et le dipôle 25 est traversé par le courant I - I Comme on l'a vu précédemment les tensions sur les bases des transistors T1, T2 restent fixées respectivement à - u et - E + u de façon indépendante du courant longitudinal I,; par contre comme les dipôles 24 et 25 ont une impédance qui est fonction de l'intensité du courant qui les traver- se, il se produit une augmentation de la tension sur le collecteur du transistor T2 et une diminution de la tension sur le collecteur du tran- sistor T1. Lorsque le courant longitudinal I atteint une certaine inten- sité de l'ordre de 20 à 30 A de celle du courant de boucle I normal, la tension sur le collecteur du transistor T1 atteint la tension - u sur sa base et ce transistor T1 est saturé, ce qui entraîne notamment que les courants de conversation ne sont plus transmis par le joncteur. La présente invention a pour but d'éviter cette limita- tion des performances du joncteur en disposant sur le trajet du courant de collecteur des transistors T1 et T2, non pas des dipôles dont la va- leur d'impédance est commandée uniquement par le courant qui les traver- se, mais des impédances de charge comportant une borne de commande pour commander leur valeur d'impédance par une tension judicieusement choisie. Un joncteur d'abonné muni de telles impédances de charge est représenté sur la figure 2. Sur cette figure 2 on retrouve un cer- tain nombre d'éléments de la figure 1, référencés de la même manière. Pour simplifier la figure on n'a pas représenté les circuits permettant de former le courant de somme i1 + i2 = XI, qui traverse la résistance 17 pour y déterminer la chute de tension u = R pI. Entre les bornes d'alimen- tation 7 et 10 des transistors T1 et T2 et les bornes 6 et 9 de la sour- ce d'alimentation, sont disposées les impédances de charge 30 et 31 mu- nies respectivement des bornes de commande 32 et 33 pour commander la valeur de ces impédances de charge par des tensions déduites de la ten- sion u. L'impédance de charge 30 comporte les deux résistances en série 36 et 37 connectées entre la borne positive 6 de la source d'alimentation et la borne d'alimentation 7 du transistor T1. L'impédan- ce de charge 30 comporte également un transistor composite 38 qui est formé du transistor npn 40 et du transistor pnp 39 montés comme l'indi- que la figure. Ce transistor composite 38 est du même type que le tran- sistor d'entrée 40. La base du transistor composite 38 est constituée par la base du transistor 40, qui est reliée à la borne de commande 32. L'émetteur du transistor composite 38 est constitué par l'émetteur du transistor 40, qui est relié à la borne 7. Le trajet de courant princi- pal du transistor composite 38 est constitué par l'espace émetteur-col- lecteur du transistor 39, qui est connecté aux bornes de la résistance 37. Enfin l'impédance de charge 30 comporte un diviseur de tension bran- ché aux bornes de la résistance 37 et formé par les deux résistances en série 41 et 42. Le transistor pnp 43 a sa base connectée entre les ré- sistances 41 et 42, son émetteur connecté à l'autre borne de la résis- tance 41 à travers la résistance 44 et enfin son collecteur relié à la base du transistor npn 45. Ce transistor 45 a son collecteur et son émet- teur reliés respectivement à la base et à l'émetteur du transistor 40. L'impédance de charge 31 connectée entre la borne néga- tive 9 de la source d'alimentation et la borne d'alimentation 10 du transistor T2 est formée de façon semblable à l'aide de composants qui ont les mêmes références, munies toutefois d'un accent, que les compo- sants correspondants de l'impédance de charge 30. Comme le spécialiste le comprendra aisément, les transistors des impédances de charge 30 et 31 sont de types complémentaires. Pour former les deux tensions appliquées aux bornes de commande 32 et 33 des impédances de charge 30 et 31 on utilise un tran- sistor npn 46 dont la base est connectée à la borne 18 entre les résis- tances 16 et 17, dont l'émetteur est connecté à la borne négative 9 de la source d'alimentation à travers un circuit 47 formé d'un certain nom- bre de diodes en série et une résistance 49 et dont enfin le collecteur est relié à la borne d'alimentation positive 6 à travers la résistance 48 ayant la même valeur que la résistance 49. Les bornes des résistances 48 et 49 non reliées aux bornes d'alimentation, sont connectées aux bor- nes de commande 32 et 33 des impédances de charge 30 et 31. Le transis- tor 46 monté de cette manière permet de créer aux bornes des résistances 48 et 49 deux tensions d'égale amplitude et en opposition de phase lors- qu'il est commandé sur sa base par une tension suffisante pour faire circuler un courant dans son trajet émetteur-collecteur. La tension ap- pliquée entre la base du transistor 46 et la borne négative d'alimenta- tion,9 est la tension u = R pI qui existe aux bornes de la résistance 17. Si on appelle V la tension de seuil pratiquement constante produite par le passage d'un courant dans le circuit de diodes en série 47 et dans la diode base-émetteur du transistor 46, le courant ne circulera dans le trajet émetteur-collecteur du transistor 46 que si l'on a: R pI > Vz. Dans le cas o R pI 49 sont nulles. Dans le cas o R pI > Vz, les tensions aux bornes des ré- sistances 48 et 49 ont les mêmes valeurs absolues R I - V et sont en p z opposition de phase. On va maintenant examiner en détail le comportement de l'impédance de charge 30 sous l'effet de la tension aux bornes de la ré- sistance 48 qui est appliquée entre sa borne de commande 32 et la borne positive d'alimentation 6. On suppose d'abord que la ligne d'abonné n'est parcourue que par le courant transversal I. Dans le cas o le courant I dans la ligne d'abonné est tel que R I égale à la chute de tension dans la diode base-émetteur du transistor 40. D'une manière générale, on appelle par la suite Vd la chute de tension pratiquement constante dans une diode. Si la résistance 36 parcourue par le courant de ligne I a la valeur r, on voit que, pour les faibles cou- rants de ligne tels que I dance de charge 30 peut s'écrire V = rI + Vd (2) Etant donné que la chute de tension totale entre la bor- ne d'alimentation 6 et la borne 4 du joncteur reliée à la ligne d'abonné vaut Rp1, la tension VCE entre le collecteur et l'émetteur du transistor T1 vaut dans le cas o I 4 Io: VCE = R I - (Vd + rI) (3) La caractéristique de la chute de tension V dans l'impé- dance de charge 30 en fonction du courant I de ligne, pour I tension V CE entre le collecteur et l'émetteur du transistor T1 conformé- ment à la formule (3). Pour le point B qui correspond au courant I0, on peut vérifier aisément que cette tension VCE peut s'écrire (VCE)B = V - Vd - rI 248 1035 Pour les courants I dans la ligne d'abonné tels que I > Io, la tension sur la borne de commande 32 est - (RpI - Vz). Le transistor composite 38 n'est plus saturé et fonctionne en amplificateur suiveur de tension de sorte que sur l'émetteur du transistor 40 (c'est- à-dire du transistor composite 38), on trQuve la tension -(R T-V)- Vde le terme - Vd étant dû à la chute de tension dans la diode base-émetteur du transistor 40. La chute de tension V aux bornes de l'impédance de charge 30 vaut donc: V = RpI - Vz+ Vd (4) 1.0 On en déduit que la tension VCE entre le collecteur et l'émetteur du transistor T1 a pour valeur: VCE = RpI -V = Vz Vd (5) La caractéristique de la chute de tension V pour I > Io est représentée sur la figure 3 par la portion de droite CD, conformé- ment à la formule (4). On peut noter que les deux courbes AB et CD ne se raccordent pas exactement pour le courant I, la différence d'ordonnées entre les points B et C étant la faible valeur rI0. La différence d'or- données constante entre les courbes OE et CD traduit le fait que la ten- sion VCE entre le collecteur et l'émetteur du transistor T1 est constan- te et indépendante du courant de ligne I comme le montre la formule (5). Par conséquent, sans risque de saturation du transistor T1, par les cou- rants variables de conversation, la tension VCE peut être fixée à une faible valeur, de l'ordre par exemple de 2 Volts, en réglant la tension Vzdéterminée par le circuit à diodes en série 47. Une faible puissance est alors dissipée dans le transistor T1. La plus grande partie de la puissance à dissiper dans le joncteur doit donc être dissipée dans l'impédance de charge 30 et il est bien entendu avantageux que cette puissance soit dissipée en majeure partie dans une résistance. Il est intéressant pour cela que la résis- tance 37 ait la valeur Rp - r, r étant la valeur de la résistance 36, faible vis à vis de R. En effet d'une manière générale, la tension v aux bornes de la résistance 37 peut s'écrire v - R (I - I) + Vd - rI = I(Rp r) + Vd - R I Si la résistance 37 a la valeur Rp - r, le courant i qui la traverse vaut R V o R - r R - r p p V d En négligeant le terme R r et en négligeant r devant R p, on voit que p le courant i dans la résistance 37 vaut sensiblement I - I et que le courant traversant le transistor composite 38 est sensiblement égal à la valeur constante I0. Ainsi, pour les courants dans la ligne d'abonné no- tablement plus élevés que le courant I, la majeure partie de la puis- sance à dissiper dans le joncteur est dissipée dans la résistance 37. On examine maintenant le comportement de l'impédance de charge 30 et du joncteur, en présence d'un courant longitudinal i% créé intempestivement dans la ligne d'abonné en même temps que le courant transversal I fourni par le joncteur. Comme on l'a.expliqué à propos de la figure 1, il circule alors par exemple un courant I + It entre la borne d'alimentation 6 et la borne 4 du joncteur, via l'impédance de charge 30 et l'espace émetteur-collecteur du transistor T. Mais le cou- rant longitudinal I est sans influence sur les tensions relatives entre les électrodes du transistor T1. En effet, comme on l'a vu, la chute de tension u = R pI aux bornes de la résistance 17 est indépendante du cou- rant longitudinal I et il en résulte que la tension - u = - R I sur la base du transistor T1 est indépendante du courant longitudinal I. La tension sur le collecteur du transistor T1 résulte de la chute de ten- sion V dans l'impédance de charge 30 et d'après la formule (4), cette tension de collecteur de T1 vaut - V = - u + V - Vd Il est donc clair que la tension sur le collecteur du transistor T1 est indépendante du courant longitudinal I. Enfin la formule (5) montre que la tension en- tre collecteur et émetteur du transistor T1 est constante. Ainsi, avec une impédance de charge 30 commandée de la façon décrite plus haut, le fonctionnement du transistor T1 n'est pratiquement pas affecté par le courant longitudinal I, jusqu'à environ la valeur du courant I créé par le joncteur dans la ligne d'abonné. On peut remarquer que dans l'impé- dance de charge 30, le courant longitudinal I est nécessairement absor- bé par le transistor composite 38, pour maintenir pratiquement constante la tension sur le collecteur du transistor T1. 248 1035 L'impédance de charge 31 connectée entre le collecteur et la borne négative 9 de la source d'alimentation et commandée par la tension sur sa borne de commande 33 a un fonctionnement identique à ce- lui de l'impédance de charge 30, et présente les mêmes propriétés. Entre ses bornes se produit une chute de tension V, telle qu'on l'a représen- tée sur la figure 3; elle procure une tension constante Y. Q Vd entre l'émetteur et le collecteur du transistor T2; enfin le fonctionnement de ce dernier n'est pas affecté par un courant longitudinal I. On n'a jusqu'à présent pas tenu compte dans la descrip- tion du fonctionnement des impédances de charge 30 et 31 des éléments 41 à 45 et 41' à 45'. Ces éléments n'interviennent en effet que dans des cas accidentels, par exemple lors d'un court-circuit en ligne, o le courant I dans la ligne d'abonné dépasse une certaine intensité maximale admise. Il est alors nécessaire de protéger les transistors T1 et T2 par- courus par ce courant, contre une dissipation de puissance trop élevée. La chute de tension V aux bornes de l'impédance de charge 30 par exem- ple, croit avec le courant I dans la ligne d'abonné et pour l'intensité maximale admise de ce courant, la tension aux bornes de la résistance 41 est suffisante pour débloquer le transistor 43, ce qui entraîne la satu- ration du transistor 45. Le transistor 40 a alors entre sa base et son émetteur une tension insuffisante pour y produire un courant de base et il en résulte que le transistor composite 38 se bloque et n'impose plus une tension déterminée sur le collecteur du transistor T1. L'impédance connectée sur le collecteur du transistor T1 est alors pratiquement la résistance 37 en série avec la résistance 36 et ce transistor T1 devient saturé de sorte que le courant élevé qui le traverse n'y produit qu'une dissipation de puissance relativement faible. De plus, on peut utiliser comme résistance 37 une ther- mistance ayant pour but de limiter le courant traversant le joncteur et notamment le transistor T1, en cas de surintensité de courant dans la ligne d'abonné. Cette thermistance a le comportement d'une résistance ayant les valeurs précisées ci-dessus dans la gamme des courants normaux dans la ligne d'abonné. Au-delà d'une certaine valeur du courant dans la ligne d'abonné, qui est supérieure à celle qui produit le blocage du transistor composite 38 et la saturation du transistor Tl, la puissance dissipée dans la thermistance 37 devient suffisamment grande pour qu'ele acquiert brusquement une résistance de valeur élevée qui fait diminuer * de façon importante le courant traversant le joncteur. Le fonctionnement de l'impédance de charge 31 lors de surintensité accidentelle dans la ligne d'abonné est identique à celui de l'impédance de charge 30 et produit les mêmes effets sur la puissance dissipée dans le transistor T2 et le courant traversant le joncteur. REVENDICATIONS 1. Joncteur d'abonné comprenant une paire d'amplificateurs dont les bornes de sortie sont connectées aux deux fils de la ligne d'abonné, dont les bornes d'entrée reçoivent, de fàçon contreréactive, deux tensions en phase et en opposition de phase avec la tension aux bornes d'une impédance parcourue par un courant de somme égal à la somme pondérée des courants entrant et sortant de la ligne d'abonné avec des coefficients de pondération substantiellement égaux et dont enfin les bornes d'alimentation sont connectées à une source d'alimentation conti- nue par l'intermédiaire de deux impédances de charge, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens pour former deux tensions de commande desdites impédances de charge, dont l'une est formée en décalant avec une certai- ne tension de décalage la tension aux bornes de ladite impédance parcou- rue par le courant de somme et dont l'autre est en opposition de phase avec la première tension de commande, ces tensions de commande étant ap- pliquées aux deux impédances de charge avec la même phase que les ten- sions appliquées aux bornes d'entrée des deux amplificateurs correspon- dants, ces impédances de charge comportant un circuit suiveur de tension pour former sur les deux bornes d'alimentation des amplificateurs cor- respondants des tensions substantiellement égales auxdites tensions de commande. 2. Joncteur d'abonné selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite tension de décalage est choisie pour établir, dans la gamme des courants normaux dans la ligne d'abonné, une différence de ten- sion prédéterminée entre la borne d'alimentation et la borne d'entrée de chaque amplificateur du joncteur. 3. Joncteur d'abonné selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que dans chaque impédance de charge le circuit suiveur de tension est constitué par un transistor simple ou composite dont la base reçoit l'une desdites tensions de commande, dont l'émetteur est connecté à la borne d'alimentation de l'un desdits amplificateurs, dont le collecteur est connecté à une borne de la source de courant continu à travers une résistance de valeur ohmique faible vis à vis de celle de la résistance de pont d'alimentation du joncteur et dont enfin l'émetteur et le collecteur sont reliés à travers une résistance ayant une valeur ohmique voisine de celle de la résistance de pont d'alimentation du joncteur. 248 1035 4. Joncteur d'abonné selon la revendication 3, caractérisé en ce que la résistance connectée entre l'émetteur et le collecteur du transistor formant le circuit suiveur de tension a une valeur ohmique égale à la différence entre celle de la résistance de pont d'alimenta- tion du joncteur et celle de la résistance connectée sur l'émetteur du- dit transistor. 5. Joncteur d'abonné selon l'une des revendications l à 4, caractérisé en ce que chaque impédance de charge comporte des moyens pour détecter un dépassement du courant maximal admissible fourni par le joncteur et pour bloquer le circuit suiveur de tension lorsque ce dépas- sement est détecté. 6. Joncteur d'abonné selon la revendication 4, caractérisé en ce que la résistance connectée entre l'émetteur et le collecteur du- dit circuit suiveur de tension est une thermistance dont la valeur ohmi- que augmente brusquement au-delà du courant maximum admissible fourni par le joncteur.