La présente invention concerne la réalisation des assemblages monoblocs et a notamment pour objet un procédé de fabrication d'articles polymétalliques par soudage par diffusion, ainsi qu'un dispositif pour la mise en oeuvre dudit procédé. Il est avantageux d'appliquer l'invention pour la fabrication d'articles polymétalliq#ues dans l'índustrie aéronautique, les constructions mécaniques et la production de tubes. L'invention peut aussi entre employée dans tous les cas où il est nécessaire de réunir solidement deux ou plusieurs ébauches en métaux hétérogènes ayant une activité de de diffusion suffisante lorsqu'ils sont chauffés conjointement. A ltheure actuelle, le soudage par diffusion des ébauches, y compris celles en métaux hétérogènes, trouve de larges applications dans l'industrie en raison de ses avantages : grande solidité de l'assemblage, zone étroite de soudage, modifications minimales de la structure et des propriétés des masses de métal-directement adjacentes à la zone de soudage, simplicité du réglage des principaux paramètres du processus (température, pression, temps) Dans les constructions mécaniques on recourt le plus fréquemment au soudage par diffusion sous vide effectué à la température normale et permettant d'assurer une haute qualité de l'assemblage monobloc des métaux hétérogènes.Toutefois, ce procédé est difficile à réaliser du fait qu'il nécessite la création d'un vide poussé pour l'accomplissement du soudage, les parties de l'article devant 8tre serrées intimement l'une contre l'autre dans des conditions de vide poussé. Pour cette raison, dans les dispositifs de soudage par diffusion sous vide il y a toujours une chambre à vide avec un appareillage compliqué pour la création du vide poussé, et de plus, il faut placer dans la chambre un dispositif ou au moins un organe de travail serrant entre elles avec un grand effort les parties à joindre de l'article pour assurer de hautes pressions de contact. Les hautes pressions de contact sont nécessitées par le fait que le soudage par diffusion sous vide s'accomplit à la température normale, lorsque la mobilité par diffusion des atomes est très basse. Le montage de ce dispositif dans la chambre à-vide pose un problème de construction difficile à résoudre, surtout quand il s'agit d'articles dont les dimensions sont assez importantes. Un autre procédé de soudage par diffusion est le soudage par thermodiffusion, qui s'emploie largement dans l'industrie des tubes pour la fabrication de tubes bimétalliques et polymétalliques. Ce procédé assure une haute qualité de l'assemblage, mais nécessite le chauffage des ébauches à deux ou à plusieurs couches dans des fours coûteux à atmosphère neutre (pour la protection des surfaces de contact contre l'oxydation) et le choix, pour les couches de l'ébauche, de matériaux dont les coefficients de dilatation thermique vont en diminuant de la couche intérieure à la couche extérieure, afin d'obtenir, au cours du chauffage, le serrage naturel d'une couche sur l'autre. On connait un procédé de soudage par diffusion dans lequel on effectue l'assemblage des parties de l'article à souder, leur maintien en contact intime, l'immersion du jeu de parties dans une matière fondue à haute température, le chauffage dudit jeu dans celle-ci à la pression atmosphérique, l'extraction du jeu de la matière fondue et le serrage des parties de l'article à souder entre elles pendant qu'elles ont une température élevée. A ce moment, les parties sont recouvertes d'une pellicule de matière fondue protégeant les surfaces de contact contre ltoxydation à une haute température Ensuite, on immerge de nouveau le jeu de parties dans la matière fondue et on le chauffe dans cette matière à la pression atmosphérique jusqutà une température à laquelle se produit l'interdiffusion entre les parties à joindre, au cours d'un temps suffisant pour l'ob- tention d'une soudure satisfaisante. L'assemblage des parties de l'article à souder et leur maintien en contact intime, avant l'immersion dans la matière fondue, se font par tordage (s'il s'agit d'un fil), par soudage par points des parties appliquées l'une à l'autre à l'aide d'une presse hydraulique ou d'une presse mécanique, ou par des rivets en un matériau dont le coefficient de dilatation thermique est inférieur à celui des métaux avec lesquels sont fabriquées les parties à joindre Lors de l'extraction du jeu de parties de la matière fondue le -serrage des parties de l'article à souder entre elles s'effectue soit par laminage entre les cylindres (si l'article est d'une forme simple), soit en agissant sur les parties à assembler au moyen de l'outil de travail de la pres -se (l'étampe). Le transfert du jeu de parties, avec la matière fondue se trouvant sur celles-ci, aux groupes de déformation aboutit au collage de la matière fondue sur ces derniers et à la nécessité d'éliminer ces excroissances pour éviter lten- dommagement des articles obtenus, traités sur ledit équipement. En oùtre, la déformation du jeu de-parties sur lesquelles il y a une pellicule de matière fondue doit aboutir inévitablement à la destruction de cette pellicule, qui protège l'article et les surfaces de contact contre l'oxydation. L'oxydation des surfaces de contact entrain soit l'impossi milité de réaliser le soudage, soit la baisse de la qualité du suudage à cause de la présence des pellicules d'oxydes à l'endroit du soudage, qui diminuent la solidité de l'assemblage. -Pour éviter le danger d'oxydation des surfaces de contact il faut assurer une interface de diffusion aussi grande que possible entre les partie#s de l'article en cours de chauffage préliminaire, ce qui n'est possible d'obtenir que par chauffage pendant une longue durée et, par conséquent, avec une durée plus grande de tout le cycle de soudage de l'article et en faisant appel à des moyens spéciaux pour retenir les parties de l'article en contact intime, par exemple, à des rivets en matériau dont le coefficient de dilatation thermique est inférieur à celui des métaux avec lesquels sont fabriquées les parties à joindre. L'exposition de l'article à l'air et le serrage de ses parties entre elles par un outil ayant une température beaucoup plus basse que celle de l'article provoquent un abaissement notable de la température des parties de l'article et diminuent l'efficacité de l'action de déformation du fait que l'activité de diffusion est liée à la température par une loi parabolique et qu'elle décroît brusquemment lors de la diminution de la température de l'article. Du fait de la faible efficacité de la déformation à l'air, on immerge de nouveau (pour assurer un soudage par diffusion parfait des parties de l'article) le jeu à défor-mer dans la matière fondue de haute température, dans le but de consolider la liaison de diffusion résultant du chauffage préliminaire# et de la déformation. Les variations de la température, lors de l'exposi- tion de l'article à l'air, et ses déformations altèrent la structure de la zone de soudage,- aboutissent à l'apparition de grains différents dans cette zone, surtout dans le cas où l'une des parties à assembler est exécutée en acier austénitique. Si la viscosité élevée de la matière fondue ou la forme compliquée de l'article rendent difficile son extraction de la matière fondue ou le serrage des parties de l'ar -ticle à l'air, la pression assurant le soudage par diffusion est réalisée à l'aide de moyens mécaniques, directement dans le récipient contenant la matière fondue à haute température. Cette variante de réalisation du procédé nécessite un blocage précis du jeu de pièces dans la matière fondue, car il faut assurer une-certaine disposition mutuelle du jeu de pièces et du moyen d'action mécanique sur le #jeu, dans le récipient contenant la matière fondue, ce qui complique la construction du récipient lui-même, ou, si cette disposition mutuelle a été obtenue avant l'immersion du jeu dans la matière fondue, rend difficile la techndlogie de préparation de l'article au soudage. La variante connue de réalisation de ce procédé est caractérisée par une utilisation très limitée, car elle ne permet pas d'effectuer le soudage par diffusion d'une série d'articles compliqués; par exemple d'articles cylindriques longs à couches multiples tels que des tubes, à cause de l'impossibilité de faire appel au serrage mécanique des pièces de l'article entre elles, ou à cause de la grande complexité des organes de travail effectuant le serrage des parties de l'article à souder l'une contre l'autre. En cas de fabrication d'articles en métaux ayant une grande activité de diffusion à la température de soudage, on se borne à placer le jeu de parties dans la matière fondue à haute température, sans effectuer le serrage des parties à assembler entre elles, ni dans le récipient contenant-la ma tière fondue, ni à l'air. Pour les variantes décrites de réalisation dudit procédé, le temps de séjour du jeu de pièces dans la matière fondue à haute température atteint, d'après les données des auteurs de la présente invention, 20 à 30 heures. Le dispositif pour la mise en oeuvre du procédé décrit est constitué par un récipient contenant une matière fondue, placé dans un calorifuge ou isolant thermique et chauffé par n'importe quelle source de chaleur convenable. En cas de serrage des parties'à assembler directement dans la matière fondue, ondispose au-dessus du récipient un moyen assurant le contact intime et le serrage des parties de l1arti- cle (une presse mécanique ou hydraulique). En cas de serrage des parties à assembler pendant leur extraction du récipient contenant la matière fondue, le moyen assurant le contact intime et le serrage (cylindres de laminage, presse, étampe, etc.) est installé à proximité immédiate du récipient, afin de réduire la diminution de la température de l'article. Du fait que ledit procédé présente les inconvénients précités, le dispositif pour sa mise en oeuvre est caractérisé par un domaine d'utilisation limité. Le but de l'invention est l'élimination des inconvénients en question. On s'est propose pour cela de mettre au point un procédé de soudage par diffusion d'articles polymétalliques et un dispositif pour sa mise en oeuvre, qui permettraient de réduire la durée de traitement et d'élargir la nomenclature des articles soudés, grace à la présence de hautes pressions sur les -surfaces de contact pendant le séjour des articles à souder dans la matière fondue à haute température. Ce problème est résolu grâce à un procédé de soudage par diffusion d'articles polymétalliques, selon lequel on effectue l'assemblage des parties de l'article à souder, leur maintien en contact intime, l'immersion de ce jeu de parties dans la matière fondue à haute température, le chauffage dans celle-ci et le serrage dudit jeu pour assurer le soudage par diffusion, et dans lequel suivant 11 invention, le serrage s'effectue par application d'une pression à la matière fondue. Le serrage par application d'une pression à la matière. fondue, grâce à ce que la pression dans un fluide se transmet également dans toutes les directions, assure une action égale sur toutes les surfaces de contact des parties à joindre de l'article, quelle que soit leur disposition mutuelle et indépendamment de la complexité de la configuration pendant toute la période de chauffage du jeu de parties dans la matière fondue à haute température. Ceci permet de réduire le temps nécessaire pour-lsobtention d'une haute résistance mécanique du soudage par diffusion des articles, et d'élargir leur nomenclature. La pression sur la matière fondue peut être créée à l'aide de vapeur d'eau. S'il y a un risque de condensation de la vapeur d'eau, il est utile de réaliser la pression su 4 a matière fondue à l'aide d'un gaz comprimé. En tenant compte de ce que la matière fondue assure la protection de l'article au cours du chauffage, il est rationnel d'utiliser l'air comprimé en qualité de gaz assurant la pression sur la matière fondue. Avant l'immersion dans la matière à haute température, il convient, lors du maintien des parties de l'article en contact intime, de prévoir entre les surfaces de contact un jeu dont la grandeur exclut la pénétration de la matière fondue dans celui-ci, compte tenu de la viscosité de la matière fondue et de la pression agissant sur elle. Avant l'immersion dans la matière fondue, il est avantageux de rendre étanche le jeu de parties assemblées de l'article suivant tout le périmètre des jonctions entre lesdites parties, au cas où la configuration des surfaces de contact ou la faible viscosité de la matière fondue contribueraient à la pénétration de celle-ci dans les jeux entre les parties de l'article à souder Le problème précité est aussi résolu grâce à un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé de l'invention, du tpe comportant un récipient pour la matière fondue, doté d'un réchauffeur pour le maintien de la température prescrite de la matière fondue, et d'un calorifuge ou isolant thermique, et dans lequel, suivant l'invention, le récipient est de construction étanche et relié au moyen assurant la pression sur la matière fondue. Gracie à la construction proposée, on a assuré l'action de la pression sur la matière fondue et, par conséquent, sur l'ensemble constitué par les parties à réunir de l'arti- cle polymétallique et placé dans ladite matière, Ceci permet de réduire le temps nécessaire pour obtenir la solidité voulue du soudage par diffusion solide des articles, et d'élargir leur nomenclature. Il est avantageux de-donner au récipient pour la matière fondue une forme cylindrique et de le munir d'un couvercle dans lequel, du côté de l'enceinte de récipient, est placé le moyen assurant la pression sur la matière fondue. Il est rationnel d'utiliser cette réalisation constructive dans le cas où la pression sur la matière fondue est crééeà l'aide de vapeur d'eau. Il est utile de réaliser le moyen assurant la pression sur la matière fondue et placé- du côté de l'enceinte de récipient sous forme d'un réservoir- accumulateur métallique clos, dans la partie supérieure duquel sont pratiqués des orifices mettant en communication le réservoir-accumulateur avec lten- ceinte intérieure du récipient et, de relier ledit réservoiraccumulateur, par l'intermédiaire d'une tubulure, à un système d'amenée d'eau. Un tel emploi du moyen assurant la pression sur la matière fondue permet de chauffer le réservoir-accumulateur directement par la matière fondue et assure dans celuici une évaporation plus aisée d'une quantité d'eau suffisante pour l'obtention de la pression voulue sur la matière fondue. La présence de la tubulure fixée dans le couvercle et reliant le réservoir-accumulateur au système d'amenée d'eau permet de diriger la quantité requise d'eau vers les secteurs les plus chauffés (qui sont les plus proches# de la matière fondue) du réservoir-accumulateurO Les orifices de la partie supérieure du réservoir-accumulateur, reliant ce dernier à l'enceinte du récipient contenant la matière fondue, permettent à la vapeur d'eau formée de pénétrer directement dans l'enceinte contenant la matière fondue et de transmettre la pression à sa#surface. Tout ceci permet d'assurer le niveau voulu de la pression sur la matière fondue. On peut aussi placer le récipient à matière fondue dans un corps étanche refroidi, en reliant l'enceinte inté rieure du récipient à un espace ménagé entre ledit corps et le récipient et au moyen assurant la pression sur la matière fondue. Selon cette réalisation constructive, la paroi du récipient contenant la matière fondue se trouve sous l'action de pressions extérieure et intérieure égales et l'action de la pression intérieure est supportée par le corps solide, refroidi à l'eau, ce qui permet d'augmenter notablement la pression sur la matière fondue. Ceci réduit en outre le temps nécessaire à la réalisation d'un soudage par diffusion d'une grande solidité. Du fait que le récipient à matière fondue est enfermé dans le corps refroidi, il est rationnel que ledit corps soit étanche, de forme cylindrique, avec un couvercle reliant l'-enceinte du corps au moyen assurant la pression sur la matière fondue. En cas de création de la pression sur la matière fondue à l'aide d'un gaz comprimé, il est utile d'employer, en qualité de moyen assurant la pression sur la matière fondue, un compresseur d'air à haute pression. Dans ce qui suit l'invention est expliquée par la description détaillée de deux modes de réalisation concrets mais non limitatifs, avec références aux dessins annexés qui représentent - la figure 1, un dispositif pour la fabrication d'articles polymëtalliques suivant l'invention, dans lequel la pression sur la matière fondue est créée à l'aide de vapeur d'eau (vue d'ensemble en coupe longitudinale);; - la figure 2, un dispositif pour la fabrication d'articles polymétalliques suivant l'invention, dans lequel la pression sur la matière fondue est exercée par un gaz comprimé (vue d'ensemble en coupe longitudinale) On propose donc un procédé de soudage par diffusion d'articles polymétalliques, qui prévoit l'assemblage des parties de l'article à souder, leur maintien en contact intime, l'immersion de l'ensemble des parties ainsiassemblées dans une matière fondue à haute température, le chauffage dudit ensemble dans ladite matière fondue et son serrage pour assurer le soudage par diffusion~desdites parties assemblées. Avant l'assemblage, les parties de l'article sont soumises ordinairement à un usinage mécanique et à un traite tement chimique (décapage, dégraissage). Ensuite, par un procédé connu, on effectue l'assemblage des parties de l'article à souder. En cas de fabrication d'articles de forme cylindrique (tubes), cet assemblage consiste à introduire les parties cylindriques de l'article l'une dans l'autre et à avancer l'ensemble des parties ainsi assemblées à travers une bague de déformation, ou bien à avancer à travers ledit ensemble un bouchon conique d'élargissement. Le choix de l'une ou l'autre variante de réalisation du contact intime entre lesdites parties est dicté par la nécessité de déformer ledit ensemble du côté des parties de moindre résistance mécanique et de plus grande plasticité. Si la longueur de l'article cylindrique dépasse 500 mm; l'emploi desdites variantes de réalisation du contact intime des parties de l'article entre elles n'est pas toujours possible à cause de la perte de la stabilité longitudinale. Dans ce cas, comme on le sait, 11 ensemble constitué par les parties cylindriques de l'article (tube) introduites l'une dans 11 autre est forgé, sans chauffage, à l'une de ses extrémités jusqu'à un diamètre notablement inférieur, après quoi ledit ensemble est soumis à un étirage sans mandrin. Dans ces trois variantes de mise en contact intime des partie cylindriques de l'article l'emploi de lubrifiants quelconques est exclu, car l'arrivée du lubrifiant, même en faible quantité, aux surfaces de contact rend celles-ci inutilisables pour le soudage par diffusion. Il est recommandé d'utiliser du savon sec ou du graphite en rosettes ou écailleux,enl?appliquant en une couche mince à une distance d'#au moins 10 à 20 mm de celle des extrémités de l'ensemble des parties assemblées qui a subi la première l'action déformante de l'outil pour la mise desdites parties en contact intime. Dans le cas où les parties de l'article polymétallique sont réalisées en forme de plaques, feuilles, blocs façonnés mais non cylindriques, on les met en contact intime en les réunissant à l'aide d'un élément de serrage (serre-joint, boulon, rivet) en métal ou en alliage ayant un coefficient de dilatation thermique inférieur à celui du matériau des parties à joindre de l'article0 Lors de l'immersion dans la matière fondue à haute température, il ne faut pas qu'il y ait de l'huile ou de l'eau sur l'ensemble constitué par les parties de l'article, car cela pourrait conduire à l'éjection de la matière fondue. Suivant l'invention, le serrage se fait par application d'une pression à la matière fondue. La pression sur la matière fondue est créée à l'aide de vapeur d'eau ou d'un gaz comprimé. L'emploi de la vapeur d'eau pour la création de la pression sur la matière fondue est facile du point de vue technologique, et avantageux. Pour la création de hautes pressions de vapeur, il suffit d'évaporer une petite quantité d'eau car dans ce cas le volume de la vapeur peut dépasser de 1,5 à 2,5 milliers de fois celui de l'eau utilisée pour la formation de la vapeur, En meme temps, il faut prendre en considération que toutes les surfaces avec lesquelles entre en contact la vapeur d'eau, doivent avoir une haute température, sinon il peut se produire une humidification et une condensation de la vapeur, aboutissant à une diminution de la pression sur la matière fondue. Dans les cas où le fluideicréant # réant la pression sur la matière fondue risque d'entrer en contact avec des surfaces froides ou faiblement chauffées, il est rationnel d'utiliser un gaz comprimé pour la création de la pression sur la matière fondue. En qualité de gaz comprimé on peut utiliser l'air comprimé. Etant donné l'action protectrice antioxydante de la matière fondue à haute température, l'oxygène de l'air ne peut pas parvenir aux surfaces de contact des parties à joindre de l'article et les oxyder. L'emploi d'air comprimé est plus avantageux du point de vue économique que celle de tout autre gaz comprimé sous un même pression. Avant l'immersion dans la matière fondue à haute température, le maintien en contact intime des parties à joindre de l'article se fait avec formation d'un jeu dont la grandeur exclut la pénétration de la matière fondue entre les parties. Dans chaque cas concret, le jeu maximal admissible est choisi en tenant compte de la fluidité de la matière fondue à la température de soudage et de la pression agis sant sur la matière fondue. Naturellement, on admet des jeux d'autant plus grands entre les parties au cours de l'assemblage de l'article, que la matière fondue utilisée pour le chauffage de l'article est plus visqueuse. Dans le cas où la matière fondue a une grande fluidité, de même qu'en cas d'assemblage d'articles cylindriques dont les couches extérieures ont un coefficient de dilatation thermique plus élevé que celui des couches intérieures, qu'au cours du chauffage de l'ensemble il se forme entre ses parties un jeu que l'on ferme d'une manière étanche,- avant l'immersion dans la matière fondue à haute température, suivant tout le périmètre du joint entre les parties, Habituellement, cette fermeture étanche se fait par soudage électrique. Si les parties assemblées de l'article sont fabriquées en métaux à bas point de fusion il est possible d'employer des matériaux. d'étanchéité à haute température. Le procédé de l'invention permet de modifier dans de larges limites les paramètres technologiques principaux, ce qui lui assure un grand domaine d'utilisation. Ainsi, par exemple, la température de la matière fondue est assurée en choisissant sa composition, d'une part, suivant la température de fusion, et d'autre part, suivant la température d'ébullition ou la température d'évaporation. Le grand choix de composftionspossibles de la matière fondue permet d'obtenir les conditions thermiques nécessaires pour la plupart des métaux non ferreux et ferreux. En ce qui concerne les métaux et les alliages difficilement fusibles, la possibilité de souder des articles constitués par de tels métaux ou alliages dépend seulement de la résistance à haute température des matériaux utilisés pour la fabrication des installations destinées à mettre en oeuvre le procédé de l'invention. Le dispositif conforme à l'invention pour la mise en oeuvre du procédé proposé comporte un récipient 1 (figure 1) contenant une matière fondue à haute température 2 et doté d'un réchauffeur 3 pour le maintien de la température prescrite de la matière fondue 2,et d'un calorifuge ou isolant thermique 4. Suivant l'invention, le récipient 1 est fermé d'une manière étanche et est relié à un moyen assurant la pression nécessaire sur la matière fondue 20 Le récipient 1 pour la matière fondue à haute tempé rature 2 est réalisé en acier ou en alliage réfractaire et possède une paroi suffisamment épaisse qui, à la température prescrit#e du processus de soudage, peut supporter les pressions exercées dans l'enceinte intérieure 5 du récipient 1. Le réchauffeur 3 est de préférence électrique. Toutefois, il est possible de faire appel au chauffage à gaz. La matière et lrépaisseur du calorifuge 4 sont-choisies de sorte que la température à la surface extérieure du dispositif ne dépasse pas 800C. Le récipient 1 pour la matière fondue 2 est de forme cylindrique, pour lui assurer une solidité maximale et pour le rendre étanche plus facilement. il est fermé par un couvercle 6. Entre le récipient 1 et le couvercle 6 est interposé un joint d'étanchéité 7 en matériau résistant à chaud. Le couvercle 6 est serré contre le récipient 1 par n'importe quel mécanisme connu, par exemple à l'aide d'un système de leviers actionné à partir d'un vérin hydraulique (non représenté sur la figure 1). Sur le côté du couvercle 6 qui est tourné vers l'enceinte 5 du récipient 1, est monté un moyen assurant la pression sur la matière fondue 2, ce moyen se présentant sous forme d'un réservoir métallique clos ou accumulateur 8 comportant des orifices 9 le reliant à l'enceinte intérieure 5 du récipient 1, et mis en communication par une tubulure 102 fixée dans le couvercle 6, avec un système d'alimentation en eau 11. Le réservoir-accumulateur 8 est à parois épaisses, afin de lui assurer une rés#erve important de chaleur lors de son chauffage par la matière fondue 2. L'étanchéité de la- fixation de la tubulure 10 dans le couvercle 6 est assurée par son soudage au couvercle 6. Le système dtalimentation en eau 11 se compose de valves 12, d'une pompe à eau 13 pour l'amenée dosée d'eau sous pression, et d'un réservoir d'alimentation 14 assurant le remplissage de la pompe 13. La tubulure 10 est reliée à une valve 15 d'évacuation de la-vapeur de l'enceinte 5 du récipient 1 et la valve 15 est reliée à un tube 16 d'évacuation de la vapeur. Les parties à assemblerde l'article 17 à obtenir, dont les surfaces de contact -ont été préalablement préparées, sont assemblées suivant l'un des modes de réalisation du procédé de l'invention, et, tout en étant maintenues en contact intime, sont introduites (le couvercle 6 étant ouvert) dans la matière fondue 2 se trouvant dans le récipient 1 et maintenue à la température prescrite par le réchauffeur 3. Ainsi commence le chauffage de l'ensemble des parties à souder de l'article 17.On ferme le couvercle 6 en l'appliquant étroitement, au moyen du joint 7, contre le récipient 1 avec un effort F (représenté conventionnellement d'une manière symétrique de part et d'autre du centre du couvercle 6)o La valeur de L'effort F doit dépasser de 1,25 à 1,5 fois l'effort s'exerçant sur le couvercle 6 du cté de l'enceinte intérieure 5 du récipient 1, à la-pression de travail P dans 1 t enceinte So Pendant la fermeture du récipient 1 à l'aide du couvercle 6 et du joint de l'enceinte 5, l'accumulateur est chauffé par la matière fondue 2. La pompe 13 se remplit d'eau à partir du réservoir d'alimentation 14 et une quantité dosée d'eau est refoulée à travers le système de valve#s 12 et 18 et la tubulure 10 dans le réservoir-accumuiateur 8.Ensuite, on ferme les valves indiquées. L'eau atteignant la surface intérieure chauffée du récipient réservoir-accumulateur 8 s'évapore et, sous forme de vapeur d'eau, passe à travers les orifices 9 et arrive dans l'enceinte 5 du récipient 1. L'emploi du réservoir-accumulateur 8 permet d'augmenter notablement la pression au-dessus de la matière fondue 2 par modification de l'état d'agrégation de l'eau, sans faire appel à des sources d'énergie auxiliaires, car le chauffage du réservoir-accumulateur 8 par la matière fondue est suffisant pour l'évaporation de l'eau refoulée par la pompe 13 dans le réser voir-accumulateur8. La pression dans l'enceinte 5 s'accroit d'une valeur égale à la pression atmosphérique à la valeur nécessaire pour le soudage, et se transmet, en conformité avec la loi de Pascal, également à chaque point de la matière fondue à haute température 2. En conséauence, la pression P créée par la vapeur d'eau dans l'enceinte 5 du récipient 1 agit aussi sur toutes les surfaces de l'article à souder 17. Du fait que l'assemblage des parties de l'article 17 est exécuté -en conformité avec le procédé de l'invention, de manière à éviter l'introduction de la matière fondue 2 entre les surfaces de contact, l'article 17 est soumis seule ment à des forces qui s'exercent du côté des surfaces se trouvant en contact avec la matière fondue 2 qui, par conséquent, serrent les parties assemblées de l'article entre elles. Le serrage des parties de l'article à souder chauffées jusqu'à une température assurant une-grande activité de diffusion, et leur maintien sous pression pendant le temps nécessaire assurent un soudage par diffusion solide de ces parties et la formation de l'article polymétallique 17.La pression, la température et la durée de séjour sous pression sont définies expérimentalement pour chaque combinaison de matériaux consti tuant ltensemble de parties assemblées de l'article et pour des dimensions déterminées de l'article. A la fin du maintien sous pression on ouvre les valves 18 et 15 et on laisse échapper la vapeur d'eau à travers le tube 16, en réduisant la pression dans l'enceinte 5 à la pression atmosphérique. Ensuite on ouvre-le couvercle 6 et on retire l'article 17 de la matière fondue à haute température- 2. On enlève la matière fondue de la surface de l'article avec de l'eau courante. Du fait que, dans le dispositif décrit, le récipient 1 se trouve, pendant le soudage, sous l'action de la pression intérieure, et à cause de la haute température des parois du récipient 1, les parois du récipient 1 ne sont pas suffisamment solides. Les principaux paramètres du processus pouvant être réalisé dans un tel dispositif sont indiqués ci-après à titre purement indicatif. - dimensions de l'article à souder : longueur maximale 500 mm, diamètre #(largeur) maximal- 50 mm; 2 - pression maximale de soudage - 100 kg/cm - température maximale de la matière fondue -10000C; - durée du processus de soudage - 1 à 15 mn. En cas d'emploi du dispositif pour la fabrication d'articles polymétalliques en métaux dont les températures de soudage optimales sont de l'ordre de 5000C (aluminium, ma gnésium et leurs alliages), ctest-à-dire pour une température de la matière fondue de 5000C, les possibilités du dispositif, tant du point de vue de la pression maximale admissible que celui des dimensions des articles à souder, sont sensiblement supérieures à celles indiquées ci-dessus Dans le but d'élargir les possibilités d'emploi du procédé proposé, on peut utiliser un dispositif comportant toujours un récipient 1 (figure 2) contenant une matière fondue à haute température 2 et doté d'un réchauffeur 3 pour le maintien de la température prescrite de la matière fondue 2 et d'un calorifuge ou isolant thermique 4, mais dans lequel, suivant l'invention, le récipient 1 pour la matière fondue 2 est placé dans un corps étanche refroidi 19 et est relié à l'espace 20 entre le corps 19 et le récipient 1, ainsi qu'à un moyen assurant la pression nécessaire sur la matière fondue. A la partie supérieure du récipient 1, on a pratiqué des orifices 21 reliant l'enceinte intérieure 5 du récipient 1 à l'espace 20 entre le corps 19 et le récipient 1, grâce à quoi le récipient 1, en présence d'une pression au-dessus de la matière fondue 2, ne subit pas l'action de la pression intérieure et se trouve seulement sous l'action de la pression hydrostatique de la matière fondue. De ce fait, le récipient est à paroi mince. Ceci améliore notablement le réglage de la température de la matière fondue 2 et réduit le temps nécessaire au chauffage du dispositif. Le corps refroidi 19 se trouve sous l'action de la pression intérieure. Le dispositif de refroidissement peut être réalisé' sous forme d'une enveloppe -22, dans lequel l'eau est utilisée en qualité de liquide refroidissant. En cas d'emploi d'une matière fondue 2 à une température d'environ 5000C, unrefroidissement par soufflage à l'air suffit. Du fait que la température du corps refroidi 19 n'excède pas 50 à 800C, sa solidité permet de supporter des pressions intérieures importantes. Dans ce cas, ce n'est pas le récipient 1, mais le corps refroidi 19 qui est étanche. Pour assurer une résistance mécanique maximale, le corps étanche refroidi 19 est de forme cylindrique et est pourvu d'un couvercle 6 à travers lequel l'enceinte 5 du récipient i pour la matière fondue 2 est reliée au-moyen assurant la pression, Cela signifie, en même temps, que l'espace 20 entre-le corps refroidi 19 et le récipient 1 est relié lui aussi, par l'intermédiaire d'orifices 21, au moyen assurant la pression sur la matière fondue. Le serrage du couvercle 6 contre le corps 19 est réalisé à l'aide d'un mécanisme approprié quelconque assurant l'effort voulu, par exemple au moyen d'un système de leviers actionné à partir d'un vérin hydraulique (non représenté). Dans le dispositif consi#déré, le moyen assurant la -pression sur la matière fondue 2 consiste en un compresseur d'air à haute pression 23. L'emploi d'un moyen plus simple pour la création de la pression P sur la matière fondue 2 à l'aide de vapeur d'eau ntest pas possible dans le cas considéré, à cause de la condensation de la vapeur d'eau sur la surface intérieure du corps refroidi 19. Dans le système servant à amener l'air comprimé à partir du compresseur 23 à l'enceinte intérieure 5 du récipient 1, sont installées une valve 12 débranchant le compresseur 23, une valve 18 débranchant le récipient I avec la matière fondue 2,- et une tubulure 10 traversant le couvercle 6. Le système d'évacuation du gaz comporte une valve 15 et un tube 16 pour l'évacuation- du gaz. L'étanchéité entre le corps 19 et le couvercle 6 est assurée par un joint 7 en matériau résistant à chaud, et l'étanchéité du passage de la tubulure 10 à travers le couvercle 6 est assurée-par les soudures la fixant au couvercle 6. En conformité avec l'une des variantes de réalisation décrites ci-dessus, on assemble les parties de l'article 17, dont les surfaces de contact sont préparées, et on les immerge tout en les maintenant en contact intime, dans la matière fondue 2 du récipient 1 (le couvercle 6 étant louver. La température voulue de la matière fondue est maintenue à lai- de du réchauffeur 30 Le chauffage de l'ensemble des parties à souder de l'article 17 commence. On ferme le couvercle 6 en l'appliquant étroitement, au moyen du joint 7, contre le corps 19 avec un effort F. La valeur de cet effort doit être de 1,25 à 1,5 fois supé -rieure à celle de lteffort stexercant sur le couvercle 6 du côté de l'enceinte intérieure 5 du récipient I à la pression de travail P dans l'enceinte 50 Ensuite on ouvre les valves 12 et 18 et, à l'aide du compresseur 23, on envoie l'air comprimé dans l'enceinte intérieure 5 du récipient 1, et à travers les orifices 21, dans l'espace 20 entre le corps refroidi 19 et le récipient lo Lorsque la pression de l'air sur la matière fondue 2 atteint la valeur nécessaire pour le soudage (compte tenu de son chauffage ultérieur et d'une certaine augmentation de la pression), on ferme les valves 12 et 18 et on maintient la pression pendant le temps nécessaire. La pression P créée par l'air comprimé dans l'encein- te 5 du récipient 1 et dans l'espace 20 entre le corps 19 et le récipient 1 agit aussi sur toutes les surfaces de l'ar- ticle à souder 17. L'assemblage des parties de l'article à souder 17 est exécuté en conformité avec les procédés décrits ci-dessus, de manière à éviter la pénétration de la matière fondue 2 entre les surfaces de contact. C'est pourquoi l'article 17 subit seulement l'action des forces du côté de ses surfaces se trouvant en contact avec la matière fondue 2 et, par conséquent, serrant les parties assemblées de l'article entre elles. Le serrage des parties de l'article à souder, chauffées jusqu'à une température de grande activité de diffusion, et leur maintien sous pression, assurent un soudage par diffusion solide des parties de l'article 17 et la formation de l'article polymétallique désiré. La pression, la température et la durée de séjour sont définies expérimentalement pour chaque combinaison des matériaux constituant les parties assemblées de l'article, ainsi que pour les dimensions de- l'ar- ticle considéré. A la fin du maintien sous pression, on ouvre les valves 18 et 15 et on évacue l'air comprimé à travers le tube 16, en réduisant la pression dans l'enceinte 5 et dans l'es- pace 20 entre le corps et le récipient 1 jusqu'à la pression atmosphérique. Ensuite on ouvre le couvercle 6 et on retire l'article 17 de la matière fondue à haute température 2. La matière fondue est enlevée de la surface de l'article avec de l'eau courante. Grâce au fait que le récipient 1 du dispositif ne se trouve pas, pendant le soudage, sous l'action de la pression intérieure et que cette dernière est supportée par le corps refroidi solide 19, les indices principaux du processus réalisé dans ce dispositif sont en général meilleurs que ceux du dispositif décrit précédemment. Mais la création de la pression sur la matière fondue est plus difficile à réaliser que la pression par la vapeur d'eau. Indices principaux pour le dispositif avec emploi d'air comprimé : dimensions de l'article à souder, longueur 2000 mm, diamètre (largeur) - 200 mm, (au maximum); pression 2 maximale de soudage 200 kg/cm2, température maximale de la ma tière fondue 11000C, durée du processus de soudage de 1 à 10 mn. En cas d'emploi du dispositif décrit pour la fabrication d'articles polymétalliques en métaux ayant une température optimale de soudage, de l'ordre de 5000C (aluminium, magnésium et leurs alliages), clest-à-dire pour une température de la matière fondue de 5000C, les possibilités du dispositif du point de vue de la pression maximale admissible connue du point de vue des dimensions des articles à souder sont notablement supérieures à celles indiquées ci-dessus. On donne ci-après des exemples concrets mais non limitatifs de réalisation de l'invention Exemple 1. On a préparé une douille à deux couches, d'une longueur de 120 mm, avec une couche extérieure en tube de bronze de 5C mm de diamètre et à paroi de 2,5 mm, et avec une couche intérieure en tube d'acier de 45 mm de diamètre et à paroi de 7 mm, de la manière suivante : préparation chimique des surfaces de contact des tubes constituant les parties de l'article à obtenir, introduction de l'une de ces parties dans l'autre, poussée à travers une bague assurant un contact intime des parties de l'article entre elles (avec utilisation de savon sec en qualité de lubrifiant), soudage à l'arc sous argon de l'ébauche à deux couches (qui est nécessaire du fait que-le jeu entre les parties de l'article, dans une telle combinaison de matériaux, dans laquelle le bronze constitue la couche exté rieure, staccroRt a#aucours du chauffage). Ensuite on procède au chauffage de l'article dans le dispositif représenté sur la figure 1, rempli de matière fondue 2 à haute température, composée de sel NaCI à la température 820 l 100C, à l'augmentation de la pression au-dessus de la matière fondue jusqu'à 75 kg/cm2 gracie à l'évaporation de l'eau, au maintien sous pression pendant 5 mn, à la réduction de la pression au-dessus de la matière fondue jusqu'à la pression atmosphérique, à l'extraction de l'article soudé de la matière fondue et au lavage dans l'eau courante. Les essais technologiques à l'écrasement des bagues découpées suivant la longueur de la douille bimétallique soudée ont démontré la grande solidité du soudage par diffusion. Exemple 2. On a préparé au soudage un tubeébauche à trois couches, d'une longueur de 400 mm, constitué par les matériaux suivant : alliage contenant de l'aluminium, du magnésium et du manganèse pour les couches extérieure et intérieure, aluminium pour la couche intermédiaire. Le diamètre du tube-ébauche était de 76 mm, l'épaisseur totale de sa paroi était de Il mm. La préparation au soudage- a été effectuée par traitement mécanique avec avancement des parties assemblées de l'article à travers une bague de calibrage assurant le contact intime desdites parties. Les extrémités du tube à trois co#uches ont été fermées d'une manière étanche par soudage.Le chauffage et le soudage de l'article par diffusion at été effectuésdans le dispositif selon la figure 2 En qualité de matière fondue on autilisé un mélange de sels KN03 et NaNO3 (à raison de 50 C/o chaque), la température de la matière fondue était de 500 + 10 C. On a immergé l'ébauche à trois couches dans la matière fondue à la température de 5000C-. On a créé, à l'aide du compresseur une pression de 120 kg/cm2 au-dessus de la matière fondue. Cette pression a été maintenue pendant 7 mn. Ensuite on a réduit la pression au-dessus de la matière fondue jusqu'à la pression atmosphérique. On a ouvert le dispositif, on a retiré le tube polymétallique soudé et on l'a lavé à l'eau courante. Les essais #ultérieurs ont démontré la haute qualité du soudage par diffusion. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple, En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits -ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. R E V E N D-I C A T I O N S 1. Procédé d'obtention d'articles polymétalliques par soudage par diffusion, du type consistant à assembler les parties de l'article à obtenir, à les maintenir assemblées en contact intime, à immerger l'ensemble constitué par les parties ainsi assemblées dans une matière fondue à haute température, à le chauffer dans celle-ci à le soumettre à un serrage pour assurer le soudage desdites parties par diffusion, caractérisé en ce que ledit serrage est réalisé par application d'une pression à la matière fondue. 2. Procédé conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que la pression sur la matière fondue est créée à l'aide de vapeur d'eau. 3. Procédé conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que la#pression sur la matière fondue est créée à l'aide d'un gaz comprimé. 4. Procédé conforme à l'une des revendications 1 et 3, caractérisé en ce que le gaz comprimé utilisé est de l'air. 5. Procédé conforme à l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'avant l'immersion des parties assemblées de l'article dans la matière fondue à haute température, le maintien desdites parties en contact intime est réalisé avec formation d'un jeu dont la valeur exclut la pénétration de la matière fondue entre lesdites parties. 6.-Procédé conforme à l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'avant son immersion dans la matière fondue à haute température, l'ensemble constitué par les parties assemblées de l'article -à obtenir est rendu étanche suivant tout le périmètre des jonctions desdites parties entre elles. 7. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé conforme à l'une des revendications 1 à 6, du type comportant un récipient contenant une matière fondue à haute température et équipé d'un réchauffeur pour le maintien d'une température déterminée de ladite matière fondue, ainsi que d'un isolant thermique, caractérisé en ce que ledit récipient est clos d'une manière étanche et communique avec un moyen de produc- tion d'une pression sur la matière fondue. 8 Dispositif conforme à la revendication 7, caractérisé en ce que le récipient pour la matière fondue est de forme cylindrique et est fermé- par un couvercle sur lequel, du coté de enceinte intérieure dudit récipient, est pla- cé ledit moyen de production d'une pression sur la matière fondue. 9. Dispositif conforme à l'une des revendications 7 et 8, caractérisé en ce que ledit moyen de production d'une pression sur la matière fondue est constitué par un réservoir-accumulateur métallique clos comportant à sa partie supérieure des orifices mettant en communication ledit réservoir-accumulateur avec ltenceinte intérieure dudit récipient, et raccordé à un système dralimentation en eau par une tubulure fixée dans ledit couvercle. 10. Dispositif conforme à la revendication 7, caractérisé en ce que le récipient pour la matière fondue est placé dans un corps étanche refroidi et communique avec un espace ménagé entre ce corps et ledit récipient. 11. Dispositif conforme à la revendication 10, caractérisé en ce que ledit corps #étanche refroidi est de forme cylindrique et est fermé par un couvercle dans lequel est fixéeune tubulure reliant l'enceinte du récipient pour la matière fondue audit moyen de production d'une pression sur la matière fondue. 12. Dispositif conforme à l'une des revendications 7 et -iO, caractérisé en ce que ledit moyen de production d'une pression sur la matière fondue est constitué par un compresseur d'air à haute pression. 13. Les articles, produits ou pièces polymétalliques caractérisés en ce qu'ils sont obtenus par le procédé faisant l'objet de l'une des revendications 1 à 6.