Chalut tandem pour la pêche côtière ou en haute mer. L'invention concerne le domaine des dispositifs de prise utilisés en chalutage par l'arrière, lors de la pêche en haute mer ou côtière. Les chaluts connus sont tirés à travers une bande de poissons et on essaye de saisir la totalité de l'essaim avec la plus grande ouverture de filet possible. La bande saisie par l'ouverture du chalut se fatigue du fait de la nage en désordre à l'intérieur du chalut, se resserre du fait de la forme du filet et est guidée dans la poche. Les ailes du fi- let et la plus grande partie de la panse des filets connus sont constitués d'éléments peu résistants, tels que filets de ramassage, mailles surdimensionnées carrées ou hexagonales, ou combi- naison de ces éléments. La partie de la panse formant raccor- dement, ainsi que l'entonnoir, le tunnel et la poche sont constitués de filet dont la largeur de maille se réduit pas à pas ou de façon continue au fur et à mesure qu'on se rap- proche de la poche. Les charges qui s'exercent sur l'entonnoir lors du re- levage sur le pont du chalutier rendent nécessaire, dans cette zone des chaluts connus, l'emploi de fils constitutifs relativement épais. Ces fils épais ont un diamètre surdimen- sionné si l'on prend uniquement en considération les forces hydrodynamiques qu'ils subissent. Ils provoquent une résis- tance à l'avancement élevée et ont une incidence défavorable sur la vitesse de chalutage. La vitesse de chalutage nécessai- re dépend de la vitesse à laquelle nagent les poissons et de leur comportement spécifique dans le chalut. Par observation directe sous l'eau et pratique de la pèche avec les chaluts connus, il est apparu qu'une fraction seulement de la bande saisie par J'ouverture du chalut parvient à la poche. Une fraction souvent notable des poissons parvient à s'enfuir à travers les ailes. Les poissons saisis par le chalut perdent de la vitesse et retombent lentement dans la partie conique du chalut du fait de l'épuisement dû à leur nage en foule. Le resserrement de la bande ainsi provoqué se traduit par des mouvements de panique des poissons qui tentent de s'échapper par les parois du filet. Une fraction de la bande, qui n'est pas encore retcmbée dans la zone à mailles étroites du filet, y parvient, 246 1 452 en particulier les poissons qui ont encore une énergie suffi- sante pour nager vers l'avant hors de l'entonnoir du filet, pour s'échapper ainsi à travers les parois à larges mailles dans la partie arrière de la panse. Les observations faites sous l'eau ont montré que les poissons échappés hors du filet n'ont que des mouvements lents et ne montrent guère de réac- tion à l'égard des parties du filet qui défilent devant eux. Dans les chaluts connus, on essaye de contrarier l'évasion des poissons par les ailes du filet par élargissement ou al- longement des zones du filet ayant une largeur de maille mi- nimum, c'est-à-dire qu'on agrandit l'emprise de la poche et de l'entonnoir et qu'on allonge l'entonnoir. L'inconvénient de cette solution réside en ce que tout accroissement de la zone de filet à mailles fines provoque une diminution de la vitesse de chalutage, du fait de la résistance accrue à l'é- coulement. On a déjà proposé d'exercer dans le chalut un champ électrique pour gêner l'évasion par anesthésie. Cette solution exige des équipements notables pour fournir l'éner- gie électrique et la transmettre au filet. On connaît de plus des dispositifs constituant des accessoires des filets, com- portant des sacs à mailles fines sur les ailes du chalut,ainsi que l'emploi de poches enveloppes et de poches doubles au cours des travaux de recherche biologique, afin de fixer la sélectivité d'un chalut. Ces dispositifs ne sont pas propres à la pêcherie industrielle. On a également déjà proposé un filet dit "en toit" cons- tituant un dispositif additionnel à un chalut principal (de- mande DE 916 003). La face supérieure du filet est dans ce cas recouverte d'une seconde face, plus large. Le poisson parvenu sous le filet de toit doit être ramené dans le chalut par une ouverture dans la face supérieure. Cette solution pré- sente l'inconvénient d'une liaison rigide du filet de toit et de la face supérieure. A l'extrémité du filet de toit se forment des replis dans lesquels le poisson s'accumule et se prend. Les déformations du corps dil chalut provoquent des dommages du filet. On a encore proposé un appareillage de prise pour la pêche,constitué d'une poche rassemblant la prise et d'une pièce de prise qui est reliée à la poche par des tirants et 246 1 452 par un ou plusieurs éléments d'étalement en forme de tronc de cône disposés les uns derrière les autres, avec un inter- valle libre (brevets SU 403 386 et 515 501). L'inconvénient de cette disposition réside dans le fait que l'accroissement promis de la vitesse d'écoulement ou l'effet d'aspirationide l'eau dans la partie de prise ne prend pas l'ampleur attendue de sorte que la capacité de prise de l'appareillage n'est pas influencée. Même avec un filet à mailles étroites, l'accrois- sement de vitesse à la fin de la paroi en tronc de cône à pro- ximité immédiate de la paroi du filet ne dépasse pas 5 %. L'é- coulement de sillage derrière le manteau en forme de tronc de cône, qui peut être qualifié de chalut à tourbillon, ne repré- sente pas un obstacle décisif pour les poissons. Il n'est pas propre à éviter de façon efficace l'échappement des poissons par les intervalles libres intermédiaires entre les éléments d'étalement. La présente invention vise à améliorer l'efficacité de prise des chaluts et à réduire les exigences constructives matérielles lors de la fabrication des chaluts. Dans ce but, l'invention vise à recapturer les poissons qui se sont échappés avant l'entonnoir à mailles fines du cha- lut et à réduire les exigences à remplir, du point de vue filet et remorquage, dans la construction de chaluts, à dimen- sion de maille de chalut donnée et à vitesse de chalutage don- née. Dans ce but, l'invention propose un chalut qu'on peut qualifier de tandem, comportant un chalut principal et un fi- let à poche qui enveloppe partiellement le chalut principal. Le chalut principal n'a pas de poche. Ses cordages et ses fils constitutifs sont nettement plus fins que dans les chaluts connus. Le filet à poche disposé derrière le chalut principal et constituant enveloppe pour ce dernier est relié par des câbles au harnais avant du chalut principal. Au cours du cha- lutage, il n'existe pas de liaison de transmission d'effort entre le chalut principal et le filet à poche, dans les parties à enveloppement.Le filet à poche et la partie terminale du chalut principal ne transmettent donc aucune force de traction de l'un à l'autre lors du chalutage, de sorte que les deux filets n exercent l'un sur l'autre aucune action déformantes,- aussi bien dans la partie enveloppée que dans la partie enve- loppante. Le filet à poche collecte le poisson provenant du chalut principal et capture de plus les poissons qui ont échap- pé à l'entonnoir du chalut principal. Pour un dimensionnement convenable du filet à poche, la résistance à l'avancement du chalut tandem dans son ensemble ne dépasse pas la résistance à l'avancemnt correspondante des chaluts connus. Grâce à 1' utilisa- tion d'un matériau constitutif de filet extrêmement fin pour le chalut principal, une quantité de matériau plus faible suf- fit à la construction du chalut tandem. La figure unique montre, à titre d'exemple non limita- tif, un chalut réalisé conformément à l'invention, vu de des- sus. Le chalut tandem comprend un chalut principal 1 et un filet à poche 2. Le filet à poche 2 est relié par des câbles 3 au harnais avant 6 du chalut principal 1. L'entonnoir du chalut principal 1 fait saillie dans le filet à poche 2. Le filet à poche 2 comporte un tunnel 4 et une poche 5. Les for- ces de traction du filet à poche 2 sont appliquées par l'inter- médiaire des câbles 3 à des parties du chalut principal 1 propres à transmettre ces efforts ou au harnais avant 6. 24 6 1 452 REVENDICATIONS 1. Chalut tandem, caractérisé en ce qu'un chalut princi- pal (1) en matériau léger, démuni de poche, est entouré par- tiellement par un filet à poche (2) placé derrière lui. 2. Chalut tandem suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le chalut principal (1) et le filet à poche (2) ne présentent pas de liaison de transmission d'effort lors du chalutage, dans la partie enveloppante comme dans la partie enveloppée.