La présente invention a pour objet un crochet de levage avec indicateur de charge,pouvant se présenter soit sous la forme d'un simple dynamomètre, soit sous la forme plus élaborée d'une moufle dynamométrique,le but recherché étant dans tous les cas de connattre la valeur de la charge soulevée par un équipement ou un appareil de levage, notamment dans un but de sécurité. Plus précisément, l'invention se rapporte à un crochet de levage avec indicateur de charge du type comprenant un bottier dont le fond est traversé par une tige de traction portant à son extrémité inférieure le crochet proprement dit et liée,par son extrémité supérieure, à un bague, un empilement de rondelles élastiques étant logé à l'intérieur du boîtier et comprimé entre le fond dudit bottier et la bague précitêe.I)ans ce genre de dispositif, la mesure de la charge suspendue au crochet est donnée par l'écrasement des rondelles élastiques,comprimées par le poids de la charge qui s'applique sur ces rondelles,transmis par la tige de traction et la bague. L'écrasement des rondelles correspond au déplacement axial de la tige de traction par rapport au boîtier, et l'idée la plussimple pour connaître la valeur de la charge est de mesurer ce déplacement relatif. Toutefois une indication directe de la charge par ce déplacement n1est pas intéressante car la course de la tige de traction est faible, et ce principe de mesure directe n'est donc pas appliqué;;il a certes été proposé de placer un repère sur la tige de traction, se déplaçant derrière une fenêtre ménagée dans le bottier,pour indiquer une surcharge,comme cela est décrit dans la demande de brevet français NO 2 309 457, mais de telles dispositions ne constituent pas un véritable dispositif indicateur de charge. I1 a donc été déjà proposé de relier la tige de traction à un dispositif multiplicateur,perme- tant de lire plus commodément la valeur de la charge qui est alors donnée par le déplacement d'une aiguille devant un cadran gradué, ou d'un tambour gradué devant un index.Les solutions connues consistent notamment à prévoir une crémaillère solidaire de la tige de traction, en prise avec un pignon calé sur le même axe qu'une aiguille se déplaçant devant un cadran gradué,ou à prévoir une liaison par rampes hélicoïdales permettant de transformer le mouvement axial de la tige de traction en un mouvement de rotation d'un tambour gradué devant lequel est placé un index fixe. La valeur de la charge est alors lue avec une apparente précision, fonction de l'amplification du mouvement de la tige de traction par le dispositif multiplicateur, mais en réalité la précision de mesure obtenue n'est pas bonne,pour diverses raisons. D'une part, les dispositifs de multiplication actuels,notam- ment ceux à engrenages, sont tels qu'il existe des jeux importants dans la transmission de mouvement entre la tige de traction et l'organe indicateur de valeur de la charge. D'autre part,les dispositifs multiplicateurs habituels ne permettent pas,par euxmêmes, les réglages de mise à zéro, d'amplitude de déplacement de l'organe indicateur, et de linéarité,alors que tous ces réglages paraissent nécessaires,notamment celui de la linéarité pour corriger la non-linéarité de l'écrasement des rondelles en fonction de la charge.Il est déjà connu d'effectuer un certain ajustement en modifiant la précontrainte des rondelles élastiques mais ce seul moyen reste insuffisant, en l'absence de moyens permettant de régler les caractéristiques du dispositif multiplicateur lui-même. La présente invention vise à remédier à ces inconvénients. À cet effet, elle a essentiellement pour objet un crochet de levage avec indicateur de charge du type indiqué en introduction, dans lequel la tige de traction est reliée à un organe rotatif indicateur de la valeur de la charge,tel qu'unie aiguille ou un tambour gradué, par l'intermédiaire d'un dispositif multiplicateur comprenant une crémaillère dont le déplacement est lié à celui de la tige de traction, un premier pignon en prise avec la crémaillère et portant une queue sur laquelle est articulée une extrémité d'une biellette,dont autre extrémité est articulée sur une queue portée par un secteur denté monté autour dgun axe lui-même porté par un support monté tournant autour d'un autre axe de rotation qui porte un deuxième pignon en prise avec le secteur denté et lié à l'aiguille ou au tambour gradué. On réalise ainsi un dispositif de transmission qui amplifie dans un rapport convenable le déplacement de la tige de traction, ce rapport étant déterminé par les caractéristiques des pignons et du secteur denté, ainsi que par les longueurs relatives des " bras de leyier " constitués par les deux queues auxquelles sont articulées les extrémités de la biellette.le principal intérêt de ce dispositif multiplicateur est de permettre un réglage portant sur la régularité des écarts de rotation de l'aiguille indicatrice pour des écarts de tonnage égaux, en vue de corriger la non-linéarité de l'écrasement des rondelles-ressorts en fonction de l'augmentation de la charge.Ce réglage s'effectue en modifiant la position de l'axe du secteur denté,par une rotation du support de cet axe, ce qui permet d'obtenir dans la mesure du possible des écarts de rotation réguliers du secteur denté, donc de l'aiguille indicatrice, à partir d'écarts de rotation irréguliers du premier pignon. Un autre intérêt fondamental du dispositif est de permettre un réglage du rapport de transmission, pour modifier l'amplitude de déplacement de l'aiguille indicatrice. À cet effet,il suffit que l'un au moins des points d'articulation de la biellette sur les queues respectives du premier pignon et du secteur denté soit réglable le long de la queue correspondante. On comprend aisément que ce moyen permet de faire varier le rapport des déplacements angulaires des deux extrémités de la biellette, autour de leurs axes de rotation respectifs. Ce réglage permet notamment de faire décrire à l'aiguille exactement un tour complet devant le cadran, lorsque la charge suspendue du crochet passe d'une valeur nulle à sa valeur maximale. En complément des réglages fondamentaux indiqués ci-dessus, la biellette peut être prévue de longueur réglable, la modification de la distance séparant ses deux points d'articulation permettant également d'influencer,dans une certaine mesure,l'ampÏi- titude de déplacement de l'aiguille, ainsi que la régularité des écarts de rotation de l'aiguillepour des écarts de tonnage égaux. Suivant une autre caractéristique, un ressort de rattrapage des jeux est tendu entre la queue~portée par le premier pignon et un point fixe. Dans une forme d'exécution simple, l'axe de rotation du support tournant est confondu avec l'axe de 1!indicateur de charge rotatif, tel qu'aiguille ou tambour gradué, le deuxième pignon en prise avec le secteur denté étant calé sur l'axe de l'indicateur de charge. Ainsi le su-pporttournant,portant l'axe du secteur denté, est monté sur l'axe qui porte l'aiguille ou le tambour gradué, le pignon en prise avec le secteur denté étant lié directement à l'aiguille ou au tambour gradué.Le montage de l'aiguille ou du tambour gradué sur son axe est avantageusement prévu avec possibilité de réglage de sa position angu laire, ce qui constitue un moyen simple pour le réglage du zéro. Suivant une forme de mise en oeuvre de l'invention,l'ensemble du dispositif multiplicateur est logé à l'intérieur d'un carter fixé contre le boîtier renfermant les rondelles élasti- ques, la crémaillère étant reliée à l'intérieur du bottier par une tige traversant des lumières ménagées dans la paroi du bot- tier et à l'arrière du carter.Le boîtier et le carter, qui renferme le dispositif multiplicateur et constitue aussi le cadran de lecture, forment alors un ensemble adaptable sur toute moufle, pour réaliser une moufle dynamométrique, ou utilisable de façon indépendante. Suivant une autre forme de mise en oeuvre possible,destinée spécialement à la réalisation d'une moufle dynamoémtrique, l'ensemble du dispositif multiplicateur est logé à l'intérieur d'un carter fixé sur l'un des deux flasques d'une moufle à laquelle est assemblé le boîtier renfermant les rondelles élastiques, la crémaillère étant reliée à l'intérieur du boîtier par une tige traversant des lumières ménagées dans la paroi du boîtier et dans l'un des flasques de la moufle. Cette variante permet de prévoir un cadran de plus grandes dimensions, pouvant recouvrir tout un flasque de la moufle. De toute façon, l'invention sera mieux comprise à l'aide de la description qui suit, en référence au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemples non limitatifs, une forme d'exécution de ce crochet de levage avec indicateur de charge, ainsi que deux variantes Figure 1 est une vue d'ensemble très schématique,en coupe verticale, d'un crochet de levage selon l'invention se présentant sous la forme d'une moufle dynamométrique; Figure 2 est une vue partielle de ce crochet de levage,en coupe et à échelle agrandie, montrant notamment le boîtier qui renferme les rondelles élastiques; Figure 3 est une vue de caté du même boitier,montrant la structure du dispositif multiplicateur; Figure 4 est une vue en coupe suivant 4-4 de figure 3,à travers le dispositif multiplicateur;; Figure 5 représente,en vue de face, le détail de la biellette de ce dispositif multiplicateur, et de son montage, indiqués seulement très schématiquement sur' la figure 3; Figure 6 est une vue de caté de la biellette du dispositif multiplicateur; Figure 7 est un schéma illustrant le principe de réglage de régularité des écarts de rotation de l'aiguille; Figure 8 est un schéma illustrant le principe du réglage d'amplitude de rotation de l'aiguille; Figure 9 est un schéma illustrant les effets du réglage de la longueur de la biellette; Figures10 et Il sont des vues d'ensemble très schématiques de deux variantes du crochet de levage selon l'invention. La moufle dynamométrique représentée sur la figure 1, constituant une première forme de réalisation possible de l'invention,comprend deux flasques parallèles 1 et 2, reliés par un arbre 3 portant trois réas 4,5 et 6. Dans leur partie inférieure, au-dessous des réas 4,5 et 6 les deux flasques 1 et 2 sont assemblés à un boîtier 7 dont le fond est traversé par une tige de traction 8 d'axe vertical indiqué en 9. L'extrémité inférieure de la tige de traction 8 forme une chape 10 sur laquelle est articulé, autour d'un axe horizontal 11, le crochet proprement dit 12. A son extrémité supérieure, la tige de traction 8 présente un filetage sur lequel est vissé un écrou 13. Une bague 14 est montée autour de la tige de traction 8,au-dessous de l'écrou 13, des billes 15 étant logées entre l'écrou 13 et la bague 14.Comme le montre la figure 2, plus détaillée,l'écrou 13 présente, sur sa face inférieure, une gorge circulaire 16 qui sert de chemin de roulement aux billes 15. Un empilement de rondelles élastiques 17, entourant la tige de traction 8, est logé à l'intérieur du boîtier 7, comprimé entre le fond de ce boîtier et la bague 14. La tige de traction 8 est évidemment montée coulissante, en direction de son axe 9, par rapport au boîtier 7,pour permettre un écrasement progressif des rondelles élastiques 17 en fonction de la charge suspendue au crochet 12. Les autres mouvements possibles sont,comme le montrent les flèches au bas de la figure î,d'une part, l'oscillation du crochet 12 autour de l'axe 11 de la chape 10, d'autre part, la rotation du crochet autour de l'axe vertical 9, les billes 15 permettant à l'ensemble formé par la tige 8 et le crochet 12 de pivoter autour de cet axe. La figure 2 montre diverses dispositions de détail prévues sur le boîtier 7. La bague 14 portée par la tige de traction 8 présente une collerette périphérique 18 dont la face inférieure est appliquée contre la rondelle élastique 17 supérieure, et dont la face supérieure vient en butée, au repos, sous une bague vissée dans un filetage intérieur 20 ménagé au sommet du boîtier 7.En vissant plus ou moins profondément la bague 19, on donne une certaine précontrainte initiale aux rondelles élastiques 17.La bague 19 est immobilisée dans la position choisie par une vis de blocage -21, introduite dans un trou taraudé traversant le boîtier 7.De plus, la bague 14 se prolonge vers le haut par un manchon 22 présentant un filetage extérieur sur lequel est vissée une double bague 23, immobilisée par le serrage d'une vis 24.La bague 23, apte à venir en butée contre la bague 19, constitue un arrêt de fin de course mécanique, limitant l'écrasement des rondelles élastiques 17 lorsqu'une surcharge est imposée au crochet 12. La limite d'écrasement des rondelles est rendue réglable par la possibilité de modifier l'écartement des bagues 19 et 23. Par ailleurs, l'écrou 14 porte, dans sa partie inférieure,un manchon 25 autour duquel sont montées les rondelles élastiques 17. La mesure de la charge suspendue au crochet 12 est donnée par le mouvement rectiligne vertical de la tige 8 suivant l'axe 9 ainsi que par le déplacement de la bague 14 qui est liée à la tige 8, ce déplacement correspondant à l'écrasement des rondelles élastiques 17. Sur la collerette périphérique 18 de la bague 14 est fixée une tige horizontale 26, traversant la paroi du boîtier 7 à travers une lumière verticale 27 ménagée dans ce dernier, et transmettant le déplacement à mesurer vers un dispositif multiplicateur logé à l'intérieur d'un carter circulaire 28 fixé contre le boîtier 7. Une bille 29, maintenue par une vis 30 vissée dans le boîtier 7, et engagée dans une rainure verticale 31 creusée sur la collerette 18 de la bague 14,assure une immobilisation en rotation de celle-ci, de telle manière que la tige 26 se trouve placée et reste dans l'axe de la lumière27. Le carter circulaire 28 est fermé, à l'avant,par une glace de protection 32 permettant la lecture de la charge. Les figures 3 à 6 montrent la structure du dispositif multiplicateur logé à l'intérieur du carter 28, et permettant de transformer le mouvement vertical de la tige 26 en un mouvement de rotation d'une aiguille 33 devant un cadran gradué circulaire 34. Sur la tige 26 est fixée une crémaillère vertica le 35, tenue par le serrage de deux vi-s 36 traversant une pièce 37 qui, avec la crémaillère 35, forme une paire de mâchoires pinçant la tige 26. La crémaillère 35 est en prise avec un premier pignon 38, monté autour d'un axe fixe 39. le pignon 38 porte une queue 40 de direction radiale, sur laquelle est articulée une extrémité d'une biellette 41, indiquée très schématiquement par son axe sur la figure 3 mais représentée de manière détaillée sur les figures 5 et 6.L'autre extrémité de la biellette 41 est articulée sur une queue 42 portée par un secteur denté 43, monté autour d'un axe 44. Cet axe 44 est porte par une platine 45 en forme de secteur, montée tournante autour de l'axe 46 qui porte l'aiguille 33. Le secteur denté 43 est en prise avec un pignon central 47, calé sur l'axe 46 qui porte l'aiguille 33;le dispositif comprend ainsi un axe mobile 44, mais cet axe se trouve toujours sur-un arc de cercle centré sur l'axe 46 de l'aiguille, ce qui assure l'engrènement permanent du secteur denté 43 et du pignon 47.D'un point de vue purement constructif,il est à noter que l'axe 46 de l'aiguille est guidé dans des paliers formés d'une part-dans le fond du carter 28, d'autre part dans une plaquette triangulaire 48 maintenue à 1'intérieur du carter 28, dans la région centrale de celui-ci,au moyen de trois entretoises 49 qui servent aussi à tenir le cadran gradué 34. Mis à part les organes de transmission proprement dits,il est encore prévu un ressort de rattrapage des jeux 50, tendu entre l'extrémité de la queue 40 et un plot d'attache fixe 51, ainsi que diverses dispositions autorisant des réglages, qui sont décrites ci-après. La queue 40 est fixée sur une bague 52 comportant deux lumières en arc de cercle 53, traversées par des vis 54 introduites dans des trous taraudés du pignon 38, ce qui permet un réglage de la position angulaire relative-du pignon 38 et de sa queue 40. Les points d'articulation de la biellette 41 sur les queues respectives 40 et 42 du pignon 38 et du secteur denté 43 sont réglables et, en outre, la longueur de la biellette 41 est modifiable. À cet effet, comme le montrent les figures 5 et 6,les deux extrémités de la biellette 41 sont articulées,autour d'axes 55 et 56, à des curseurs 57 et 58 déplaçables respectivement le long des queues 40 et 42. Les curseurs 57 et 58 sont immobilisées dans la position choisie au moyen de vis de blocage 59 et 60, appliquées respectivement contre les queues 40 et 42. La biellette 41 est constituée par une tige filetée 61 sur laquelle sont vissées deux pièces d'extrémité 62 et 63, traversées respectivement par les axes d'articulation 55 et 56. La platine 45, portant l'axe mobile 44 du secteur denté 43 et montée tournante autour de l'axe 46 qui porte l'aiguille 33, peut être immobilisée dans la position angulaire choisie par rapport au carter 28 au moyen de deux vis 64; ces vis traversent une lumière 65 en arc de cercle ménagée dans la platine 45, et sont enfoncées dans des taraudages du fond du carter 28. Enfin, l'aiguille 33 est fixée sur son axe 46 au moyen d'une vis 66 qui permet de choisir sa position angulaire par rapport à cet axe. L'ensemble du carter 28 est fixé contre le boîtier 7 au moyen de vis 67. Lorsqu'une charge est suspendue au crochet 12, l'axe 26 portant la crémaillère 35 suit le déplacement de la bague 14 lié à l'écrasement des rondelles élastiques 17, et fait tourner le premier pignon 38. Par l'intermédiaire de la biellette 41, le pignon 38 fait tourner aussi le secteur denté 43, lequel entraîne en rotation le deuxième pignon 47 et,par suite,l'aiguille 33. Les différents réglages possibles et leur intéret pratique sont décrits systématiquement ci-après. On distingue les régla- ges s'effectuant à l'intérieur du boîtier 7 et ceux touchant le dispositif multiplicateur logé à l'intérieur du carter 28. 1. Un premier réglage est permis par l'enfoncement plus ou moins important de la bague 19 filetée extérieurement, se vissant dans le boîtier 7, qui agit directement sur les rondelles élastiques 17 en leur donnant, comme déjà indiqué,une certaine précontrainte. La précontrainte des rondelles a pour effet, selon leur constructeur, d'augmenter la durée de vie des rondelles, donc leur fiabilité. Pour rendre ce réglage ainsi, il est commode de charger le crochet 12 très légèrement, ce qui supprime le contact entre la collerette 18 et la bague 19. 2.Comme on l'a déjà mentionné, la double bague mobile 23 vient en butée contre la bague fixe 19, après un certain déplacement axial de la tige de traction 8, pour limiter l'écra- sement des rondelles élastiques, et ce déplacement est réglable en vissant plus ou moins la double bague 23 sur le manchon 22. Cela permet d'adapter le même crochet de levage à différents tonnages, sans risque de dépassement de la charge maximale que peuvent supporter les rondelles élastiques 17. 3. Un autre réglage possible porte sur la régularité des écarts de rotation de l'aiguille 33 pour des écarts de tonnage égaux. L'intérêt de ce réglage est de corriger la non-linéarité de l'écrasement des rondelles-flessorts 17 en fonction de l'augmentation de la charge, pour pouvoir utiliser un cadran 34 à graduations régulières. Des essais effectués sur les rondelles font ressortir en effet que lors du chargement, pour des écarts de charge égaux, les écarts de l'écrasement des rondelles sont croissants. Ainsi dans le dispositif précédemment décrit, le premier pignon 38, en prise avec la crémaillère 35, décrit des arcs inégaux, de valeurs croissantes, pour des écarts de tonnage égaux. Ce phénomène est illustré à la partie supérieure de la figure 7, où le pignon 38 est représenté très schématiquement.Les points a, b, c, d, e,f indiquent les limites des cinq arcs inégaux décrits pour cinq écarts de charge égaux. On peut envisager au départ,pour considérer un cas de figure précis, que la rotation, autour de l'axe 39, de la queue 40 du pignon 38 est également répartie de part et d'autre de l'horizontale H, et qu'il en est de même pour la rotation, autour de l'axe 44,de la queue 42 du secteur denté 43 par rapport à l'horizontale H' Les dimensions des éléments et les entraxes étant définis,la biellette 41 a alors une longueur bien déterminée. lorsque le pignon 38 oscille du point a au point f, le secteur 43 oscille du point a' au point f' ,la biellette 41 transmettant le mouvement, et on voit que les irrégularités de rotation du pignon 38 autour de l'axe 39 sont répercutées sur la rotation du secteur 43 autour de l'axe 44, donc aussi sur la rotation de l'aiguille liée au pignon central 47 en prise avec le secteur denté 43.Si l'axe de ce secteur 43 est déplacé, sur un arc de cercle centré sur l'axe 46 du pignon central 47, pour venir en 44', la biellette 41 transmet le mouvement de rotation du pignon 38 au secteur 43 qui oscille alors du point a" au point f". il est à noter que les points a' et a" se trouvent sur un m8me arc de cercle centré au point a, de rayon égal à la longueur de la biellette 41, et la même remarque s'applique aussi aux points b' et b" par rapport au point b, etc...Sur exemple du dessin on voit nettement que, pour la nouvelle position 44' de l'axe du secteur denté 43, les irrégularités sont réduites, les arcs an b" , b" c",...1e"f" ayant des valeurs plus proches les unes des autres que les arcs a' b' , b' c',...,e' f' . Ainsi est expliqué, dans son principe, le réglage de la régularité des graduations. Pour effectuer dans la pratique ce réglage, il suffit de faire tourner autour de l'axe 46 la platine 45 portant l'axe 44, et de l'immobiliser dans la position choisie en serrant les vis 64. 4. Un autre réglage important, pouvant etre lié à celui faisant l'objet du point 2, concerne l'amplitude de la rotation de l'aiguille 33. Pour utiliser des graduations aussi espacées que possible, on peut se fixer comme but l'obtention d'une rotation de 3600 de l'aiguille lorsque le déplacement vertical de la crémaillère 35 correspond à l'écrasement maximum des rondelles élastiques 17 ( ce qui suppose bien entendu un cadran 34 convenablement gradué, sur lequel la charge maximale se superpose au zéro). Pour effectuer ce réglage, il convient de modifier le rapport de transmission du dispositif multiplicateur.A cet effet, il est nécessaire de déplacer l'un au moins des deux points d'articulation de la biellette 41 sur les deux queues 40 et 42, ces points étant réglables comme déjà décrit précédemment.le principe de ce réglage d'amplitude est illustré par la figure 8, oU on suppose que l'axe d'articulation 56 de la biellette 41 sur la queue 42 est fixé, de sorte que le réglage porte sur l'axe d'articulation 55 de la biellette 41 sur la queue 40.Dans une première position de cet axe 55, celui-ci se déplace sur un arc de cercle ÀB, et l'axe 56 décrit alors un certain arc CD, auquel correspond un arc de débattement EF du secteur denté 43.En déplaçant l'axe 55 en direction de ltextrémité libre de la queue 40, de sorte qu'il décrit l'arc A' -B' ,on amplifie les déplacements de la biellette 41, si bien que l'axe 56 décrit un arc C'D' d'amplitude plus grande que celle de l'arc CD. Il en sera de même pour le nouveau débattement E'F' du secteur denté 43, ainsi que pour la rotation de l'aiguille qui sera amplifiée. Dans la pratique, le réglage s'effectue en déplaçant le curseur 57 le long de la queue 40, et en l'immobilisant dans la position choisie au moyen de la vis de blocage 59. Bien entendu, on peut aussi jouer simultanément sur les positions des axes 55 et 56. Ce réglage permet une réduction des dispositifs nécessaires pour plusieurs tonnages, un dispositif donné pouvant être valable pour divers tonnages avec un cadran adéquat. 5. Un réglage du zéro de l'aiguille 33 est touJours nécessaire, ne serait-ce qu'en raison des déplacements de l'aiguille provoqués par les réglages décrits ci-dessus en 3 et 4. Ce réglage du zéro se fait tout simplement en desserrant la vis 66 pour positionner convenablement l'aiguille 33 par rapport à son axe 46. 6. Enfin, en complément des réglages décrits ci-dessus en 3 et 4, on signale une possibilité supplémentaire offerte par la modification de longueur de la biellette 41. Un exemple de l'effet obtenu est illustré par la figure 9, sur laquelle on a indiqué par a,b,c,d,e,f,comme sur la figure 7, les points d'articulation de la biellette 41 sur la queue 40 qui correspondent à cinq écarts de charge égaux. Avec la longueur initiale de la biellette 41, son point d'articulation sur la queue 42 passe par les positions correspondantes a' à f'.Lorsqu'on réduit la longueur de la biellette, comme indiqué en 41', on observe que la nouvelle amplitude a" ftt devient inférieure à l'amplitude initia- le a' f', et que les nouveaux écarts an bU, b" c" ,..,e" f" deviennent plus irréguliers que les écarts at b', b' c',..etf'. Si l'on allonge la biellette, c'est évidemment l'inverse qui va se produire, et l'on peut donc espérer obtenir des écarts plus réguliers, moyennant une augmentation de l'amplitude . En fait ce dernier reglage influence assez peu le résultat final puisque, pour des raisons de dimensions et d'encombrement, on ne peut guère modifier la longueur de la biellette 41. En plus des possibilités de réglage décrites ci-dessus, le dispositif objet de l'invention comporte avantageusement des systèmes de sécurité, notamment des systèmès avertisseurs de surcharge. On peut ainsi imaginer qu'en fin de course, un des organes mobiles vienne actionner uli rupteur pour fermer un circuit électrique commandant soit une lampe-témoin, soit un avertisseur sonore, ce moyen optique ou sonore étant disposé soit sur la moufle, soit sur le tableau de commande de l'appareil de levage. les rupteurs du commerce ayant souvent des courses assez longues, il faut choisir pour les manoeuvrer des organes dont la course est elle-même suffisamment grande, et par ailleurs il faut placer le rupteur dans un endroit où il est protégé tout en lui réservant un accès facile.Compte tenu de ces exigences, le meilleur emplacement d'un rupteur 68 se trouve dans le carter 28, comme le montre la figure 3,de telle sorte que la commande du rupteur 68 se fasse par l'intermédiaire du secteur denté 43 lorsque celui-ci parvient en fin de course. De la forme d'exécution décrite jusqu'ici découlent diverses variantes. Le système dtindication de la charge peut être envisagé avec un cadran situé de chaque coté du boîtier 7. Dans ce cas il fant prévoir deux dispositifs multiplicateurs indépendants,placés de part et d'autre du boîtier. Le boîtier 7 peut être fixé entre les flasques 1 et 2 de la moufle par une liaison démontable, permettant l'adaptation rapide d'un boîtier sur toute moufle convenable, ce qui rend le dispositif indépendant. Àu lieu d'être fixé sur bottier 7, le carter 28 formant le cadran peut aussi être fixé sur un flasque de la moufle. Ceci est illustré par la figure 10, montrant une variante avec un cadran situé de chaque coté de la moufle; un premier carter 28 est fixé sur le flasque avant 1 et un deuxième carter 28' est fixé sur le flasque arrière 2, et il est prévu deux aiguilles respectivement 33 et 33'. le dispositif multiplicateur est le même que celui décrit précédemment, mais il est disposé différemment : il se trouve sous le carter 28 ou 28' en avant du flasque 1 ou 2, et la tige 26 qui porte la crémaillère traverse à la fois le boîtier 7 et l'un des flasques. Dans cette réalisation à deux cadrans,- on peut prévoir soit un dispositif multiplicateur indépendant sous chacun des carters 28 et 28', soit un seul dispositif multiplicateur,l'aiguille 33 ou 33' située du côté dépourvu de dispositif multiplicateur étant alors montée sur un axe traversant l'arbre 3 des réas 4,5 et 6, et prolongeant l'axe de l'autre aiguille qui,elle, est commandée directement par le dispositìf multiplicateur.La figure 11 montre une autre variante dans laquelle le carter 28 est fixé sur le boîtier 7 comme dans le cas de la figure 1, mais où ce boîtier 7 est monté oscillant sur les flasques 1 et 2 autour de deux tourillons 69 et 70. Enfin, on peut aussi imaginer une réalisation analogue a celle de la figure 1,dans laquelle le boîtier est monté oscillant autour de tourillons d'axe perpendiculaire au plan de la figure, pourvu que la distance entre les deux flasques soit supérieure au diamètre du cadran. Par ailleurs, on peut envisager la réalisation et l'uti lisation d'un crochet de levage avec indicateur de charge selon la présente invention indépendamment de toute moufle, en prévoyant par exemple au sommet du boîtier un anneau permettant sa suspension à tout équipement ou appareil de levage pont rou lant, grue, palan. Dans toutes les applications envisagées, la mesure et les réglages s'effectuent correctement malgré les chocs et Vibra- tions que doivent supporter les équipements ou appareils de levage. Comme il va de soi, et comme il résulte déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite pas aux seules formes d'exé cution de ce crochet de levage avec indicateur de charge qui ont été décrites ci-dessus à titre d'exemples; elle en embras se, au contraire, toutes les variantes de réalisation et d'application. -REVENDICAlIONS 1. Crochet de levage avec indicateur de charge, du type comprenant un boîtier dont le fond est traversé par une tige de traction portant à son extrémité inférieure le crochet proprement dit et liée, par son extrémité supérieure, à une bague, un empilement de rondelles élastiques étant logé à l'intérieur du boîtier et comprimé entre le fond dudit boîtier et la bague précitée,caractérisé en ce que la tige de traction est reliée à un organe rotatif indicateur de la valeur de la charge, tel qu'une aiguille ou un tambour gradué,par l'intermédiaire d'un dispositif multiplicateur comprenant une crémaillère dont le déplacement est lié à celui de la tige de traction, un premier pignon en prise avec la crémaillère et portant une queue sur laquelle est articulée une extrémité d'une biellette, dont l'autre extrémité est articulée sur une queue portée par un secteur denté monté autour d'un axe lui-mee porté par un support monté tournant autour d'un autre axe de rotation qui porte un deuxième pignon en prise avec le secteur denté et lié à l'aiguille ou au tambour gradué. 2.- Crochet de levage selon la revendication 1,caractérisé en ce que l'un au moins des points d'articulation de la biellette sur les queues respectives du premier pignon et du secteur denté est réglable le long de la queue correspondante. 3.- Crochet de levage selon la revendication 2,caractérisé en ce que les deux extrémités de la biellette sont articulées à des curseurs déplaçables le long des queues respectives, chaque curseur portant une vis de blocage s'appliquant contre la queue correspondante pour l'immobiliser dans la position choisie. 4.- Crochet de levage selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la biellette est de longueur réglable. 5.- Crochet de levage selon l'ensemble des revendications3st4, caractérisé en ce que la biellette est constituée par une tige filetée sur laquelle sont vissées deux pièces dlextrémité,tra- versées respectivement par les axes d'articulation aux deux curseurs. 6.- Crochet de levage selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la queue portée par le premier pignon a une position angulaire réglable par rapport audit pignon. 7.-Crochet de levage selon l'une quelconque des revendications 1 à 6,caractérisé en ce qu'un ressort de rattrapage des jeux est tendu entre l'extrémité de la queue portée par le premier pignon et un point fixe. 8.-Crochet de levage selon l'une quelconque des revendications 1 à 7,caractérisé en ce que le support tournant de l'axe du secteur denté est constitué par une platine en forme de secteur, présentant une lumière en arc de cercle traversée par des vis dont le serrage assure l'immobilisation de ladite platine dans la position angulaire choisie. 9.- Crochet de levage selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que l'axe de rotation du support tournant est confondu avec l'axe de l'indicateur de charge rotatif, tel qu'aiguille ou tambour gradué,le deuxième pignon en prise avec le secteur denté étant calé sur l'axe de ltindicateur de charge rotatif. 10.- Crochet de levage selon la revendication 9,caractérisé en ce que l'indicateur de charge rotatif,tel qu'aiguille ou tambour gradué, est monté sur son axe avec possibilité de réglage de sa position angulaire. 11.- Crochet de levage selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce qu'il est prévu un rupteur apte à fermer un circuit électrique commandant un système avertisseur de surcharge, ce rupteur étant disposé de telle manière que sa commande se fasse par l'intermédiaire du secteur denté lorsque celui-ci parvient en fin de course. 12.-Crochet de levage selon l'une quelconque des revendications 1 à 11,caractérisé en ce que l'ensemble du dispositif multiplicateur est logé à l'intérieur d'un carter flxé contre le boîtier renfermant les rondelles élastiques, la crémaillère étant reliée à l'intérieur du boîtier par une tige traversant des lumières ménagées dans la paroi du boîtier et à l'arrière du carter. 13.- Crochet de levage selon la revendication 12,caractérisé en ce que le boîtier renfermant les rondelles élastiques,contre lequel est fixé le carter avec l'ensemble du dispositif multiplicateur, est monté oscillant sur les deux flasques d'une moufle autour de deux tourillons. 14.- Crochet de levage selon l'une quelconque des revendica tions 1 à îl,caractérisé en ce que I'ensemble du dispositif multiplicateur est logé à l'intérieur d'un carter fixé sur l'un des deux flasques d'une moufle à laquelle est assemblé le bot- tier renfermant les rondelles élastiques, la crémaillère étant reliée à l'intérieur du boîtier par une tige traversant des lumières ménagées dans la paroi du boîtier et dans l'un des flasques de la moufle. 15.- Crochet de levage selon l'une quelconque des revendications 1 à 14, caractérisé en ce que le boîtier renfermant les rondelles élastiques comporte un filetage intérieur sur lequel est vissée une bague filetée extérieurement permettant de donner une précontrainte initiale réglable aux rondelles élastiques. 16.~ Crochet de levage selon la revendication 15,caractérisé en ce que la bague liée à la tige de traction est prolongée vers le haut par un manchon présentant un filetage extérieur, sur lequel est vissée en position réglable une autre bague apte à venir en contact avec la bague précitée de précontrainte initiale pour limiter l'écrasement des rondelles élastiques.