L'introduction d'implants chirurgicaux, par exemple de tiges de hanche, dans le canal médullaire du fémur nécessite l'alésage et le nettoyage de ce canal avant l'introduction du ciment à os et de la tige de l'implant de façon à assurer une rétention forte et sûre. On a eu recours à différents expédients insatisfaisants pour le nettoyage, ces expédients étant susceptibles de se casser en laissant des matière; étrangères logées dans le canal. La présente invention a pour objet de fournir un instrument sûr, efficace et biocompatible pour nettoyer le canal médullaire des os de la moelle et du sang coagulé avant l'introduction du ciment à os et des implants, instrument qui n'encourt par le risque de se casser et de loger des corps étrangers dans ce canal. Conformément à la présente invention, une brosse en matière plastique biocompatible, traversée par un canal longitudinal, possède un court tronçon à soies qui est réuni de façon permanente au bout d'un tube de petit diamètre dans lequel on peut faire passer de l'eau de purge ou exercer une succion. Le diamètre du cercle qui circonscrit les bouts des soies est pratiquement gnifor- me, et la brosse peut éventuellement comporter un bout effilé ou de diamètre plus petit pour faciliter son introduction et son retrait. Il est prévu un manche autour de l'extrémité postérieure du tube longitudinal. L'ensemble de l'instrument est long d'environ 25 à 30 cm, avec une partie brosse qui est longue d'environ 6,3 à 8,8 cm, et un manche qui est long d'environ 8,8 à 11,3 cm. L'extrémité postérieure Su tube,du côté du manche, est construite et agencée en vue de son accou-lement à une source de fluide ou à un conduit d'aspiration, par exemple par léger effilement ou évasement vers l'extérieur. On va maintenant décrire l'invention en détail en se reportant à la planche de dessins annexée, sur laquelle la figure 1 est une vue de côté en élévation, partiellement en coupe et avec la partie à soies en trait tireté,d'une brosse intra-médullaire qui constitue une forme de réalisation de la présente invention la figure 2 est une vue en bout agrandie de la brosse de la figure 1 la figure 3 est une vue en coupe suivant la ligne 3-3 de la figure 2 ; et i fi#ure 4 est une vue en plan de dessous agrandie de la brosse/rédullaire des figures 2 et 3. La figure 1 représente une brosse intramédullaire 10, dont la longueur hors-tout est d'environ 20 à 30 cm. La brosse 10 comporte un long tube 12 de matière plastique biocompatible, comme le polyéthylène. Le tube 12 a un diamètre extérieur d'environ 4 mm à 5,6 mm, et un diamètre intérieur d'environ 2,5 à 4,4 mm. Il est assez; souple. La partie à soies est réunie de façon permanente à l'un des bouts du tube 12 et comporte une partie principale 16 qui est circonscrite par un cercle de diamètre sensiblement uniforme, et une partie d'extrémité 18, de diamètre plus petit, qui est elle aussi circonscrite par un cercle de diamètre sensiblement uniforme. Le diamètre du cercle qui circonscrit la ortie principale 16, qui est destinée à être introduite dans le canal médullaire d'un fémur, est par exemple d'environ 13 mm à 16 mm. La partie d'extrémité 18, de diamètre plus petit, est circonscrite par un cercle dont le diamètre est d'environ 10 mm à 12,7 mm. Ces diamètres sont assez petits pour que l'introduction et le retrait de la brosse du canal médullaire.du fémur soient faciles. Le diamètre extérieur peut être un peu plus petit, mais ne doit pas être beaucoup plus grand, car sinon la brosse risquerait de se coincer dans les passages sinueux qui sont constitués par le canal médullaire.Les diamètres de ces cercles peuvent être plus petits pour les canaux médullaires d'autres os, par exemple de l'humérus pour un implant scapulaire t ou pour un implant tibial. L'extrémité 18, de diamètre plus petit, de la partie 14 à soies pourrait être effilée. La partie 14 à soies est, par exemple, longue de 6,3 à 8,8 cm, et l'extrénité 18 de diamètre plus petit est, par exemple, longue de 10 à 20 mm. fIais il est possible de modifier ces dimensions pour s'adapter à des conditions spéciales. L'épaisseur des soies est, par exemple de 6 à 9 mm. Les soies peuvent avoir des faces droites ou bien être légèrement effilées pour faciliter la fabrication. On obtient la réunion permanente des soies 20, représentées sur les figures 2 et 4, avec le tube 12, soit par moulage simultané, soit par moulage des soies 20 sur un tube préfabriqué. La réunion permanente est absolument vitale pour empêcher les soies de se casser à l'intérieur du canal, où elles pourraient intempestivement se loger. Les bouts 22 et les racines 24 des soies 20 peuvent être arrondis pour faciliter la fabrication. Les soies 20 sont, par exemple, épaisses de 6 à 9 mm. La partie 14 porte d'environ 6 à 12 soies par centimètre linéaire, et le nombre total de rangées de soies peut être d'environ 8 à 15. Un manche 26 est fixé à l'extrémité du tube 12 qui est la plus éloignée de la partie 14 à soies. Ce manche 26 est profilé de façon à assurer une bonne prise, et il est long, par exemple, de 7,5 à 10 cm. Il est préférable qu'il soit fait de la même matière plastique de polyéthylène que le reste de la brosse 10. Il est assujetti au tube 12, par exemple, par moulage autour d'un tube préfabriqué 12. Une ouverture 28, effilée vers l'extérieur, est prévue dans la partie postérieure du manche 26 et communique avec l'extrémité postérieure du tube 12. L'ouverture 28 permet l'introduction étanche d'un fluide d'alimentation ou d'un conduit d'aspiration (non représenté) dans l'extrémité du manche 26, et donc en communication avec l'intérieur du tube 12. Une source de fluide commode est, par exemple, un distributeur à tube souple, une seringue, ou une alimentation d'eau à basse pression. Un raccord d'aspiration sur une installation normale d'hôpital peut éventuellement être relié de même à la partie postérieure du manche 26. Les figures 2 à 4 montrent une ouverture auxiliaire 28 de fluide dans le tube 12 entre les soies 20 pour permettre l'ecoule- ment de fluide en plus de celui qui passe dans l'extrémité ouverte 30 du tube 12. Les ouvertures 28 sont par exemple des fentes allongées. Leur dimension est, par exemple, d'environ 1,1 sur 1,5 mm. On stérilise la brosse 10 avant de l'utiliser, et cette brosse est assez simple et économique pour pouvoir être jetée après une seule utilisation. Elle constitue donc un instrument jetable. Le chirurgien utilise la brosse 10 après avoir alésé le canal médullaire et avant d'introduire un implant, par exemple une tige de hanche, dans un fémur. La brosse ôte bien du canal les débris, y compris les éclats d'os, le sang coagule et non coagulé, et les lipides, afin d'assurer une très bonne adhérence par le ciment à os, qui peut être un ciment à base de méthacrylate de méthyle. Le chirurgien peut manipuler la brosse en y faisant passer un fluide, par exemple un courant d'eau stérilisée, de façon à détacher les débris des parois du canal. Après que les débris ont été détachés, on peut les extraire en purgeant le canal ou bien en appliquant une succion à la partie postérieure de la brosse 10 de façon à aspirer les débris hors du canal. L'ensemble particulier d'intervalles de dimension qui est décrit ici correspond à une brosse de nettoyage d'efficacité inconnue jusqu'à présent pour un canal médullaire, dont la souplesse est suffisante pour qu'elle puisse suivre les sinuosités du canal sans qu'une saillie quelconque risque de la coincer. REVENDICATIONS 1. Brosse intramédullaire, caractérisée par le fait qu'elle comprend un tube en matière plastique biocompatible comportant une partie à soies qui est elle aussi faite d'une matière plastique biocompatible et qui est réunie de façon permanente au bout de ce tube, la partie à soies étant circonscrite par un cercle dont le diamètre est assez petit pour que l'on puisse introduire et retirer sans difficulté la brosse du canal médullaire d'un os dans lequel on doit introduire un implant, mais assez grand pour assurer un doux contact abrasif avec les parois de ce canal lorsque l'on manipule l'instrument en le tenant par un manche qui se trouve au bout du tube oppose à celui qui porte les soies, ce bout du tube présentant une ouverture destinée à laisser passer un courant suffisant de fluide de purge et à permettre l'expulsion de ce fluide par succion, de telle manière que les débris puissent être délogés et extraits du canal. 2. Brosse selon la revendication 1, caractérisée par des ouvertures auxiliaires de fluide ménagées dans la paroi du tube entre les soies. 3. Brosse selon la revendication 1 ou 2, caractérisée par le fait que la partie à soies est longue de 6,3 à 8,8 cm 4. Brosse selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée par le fait que le diamètre du bout de la partie à soies est de 13 à 16 mm. 5. Brosse selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée par le fait que l'épaisseur de chaque soie est de 6 à 9 mm. 6. Brosse selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée par le fait qu'une partie à soies de diamètre réduit est prévue sur une courte distance près du bout du tube, cette partie étant par exemple longue de 10 à 20 mm et étant circonscrite par un cercle dont le diamètre est de 10 à 12,7 mm. 7. Brosse selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée par le fait que le tube a un diamètre extérieur de 4 à 5,6 mm et un diamètre intérieur de 2,5 à 4,4 mm. 8. Brosse selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisée par le fait que la partie à soies porte de 6 à 12 soies par centimètre linéaire, disposées en 8 à 15 rangées. ~~~~~~~~~