L'invention est relative à un dispositif de couronne à poussoir pour pièce d'horlogerie destiné à équiper une tige de commande de fonctions telles que, par exemple, le remontage ou la mise à l'heure, et comportant un poussoir central dont le rôle est de déplacer axialement la tige par rapport à la couronne pour mettre en oeuvre une fonction supplémentaire, comme, par exemple, la correction d'un mécanisme de calendrier ou toute autre fonction de déclenchement (comptage) ou de correction. Si la couronne doit permettre le déplacement axial du poussoir, qui est solidaire de la tige, elle doit aussi pouvoir entrainer en rotation la tige ou le poussoir proprement dit. Cette liberté en translation et solidarité en rotation ne pose, sur le plan purement mécanique, en principe, pas de problème, mais du fait que la tige doit traverser la carrure de la pièce d'horlogerie dans un tube de guidage dans lequel doit en outre trouver place un dispositif d'éétanchéité entre la tige et le tube, et du fait qu'un ressort de rappel du poussoir doit également trouver sa place dans l'ensemble, on arrive très vite å des dispositifs d'un usinage assez compliqué, fort encombrants et peu esthétiques.L'utilisation de ces dispositifs s'avère donc en contradiction flagrante avec le souci constant de l'horloger moderne d'aller encore plus loin dans la voie de la miniaturisation et de l'esthétique. Ainsi, dans la solution proposée dans le brevet CH 553 436, l'entrainement du poussoir par la couronne se fait en donnant à la tête du poussoir une forme mâle de section non circulaire et à la couronne la forme femelle complémentaire. Cette disposition est inesthétique et nécessite en outre une portée cylindrique sur la paroi interne de la couronne et la surface latérale du poussoir pour que le poussoir ne soit pas expulsé spontanément de la couronne par la force du ressort de rappel. D'autre part la paroi interne de la couronne doit également recevoir une bague de retenue pour le ressort de rappel.Cette construction est instable et encombrante, le diamètre extérieur de la couronne ne pouvant alors être inférieur à 4 mm, et en outre onéreuse, la partie mâle de l'accouplement devant être fraisée et la partie femelle de la couronne étampée avec une tolérance assez rigoureuse. Dans la solution décrite dans le brevet CH 594 923, l'entraînement se fait entre l'intérieur de la couronne, cannelé sur une partie de sa longueur entre deux portées cylindriques, et un épaulement porté par le poussoir. Ici encore l'usinage est particulièrement délicat du fait de la complexité de la couronne dans laquelle en outre doit être chassé ou collé un manchon à rebord pour retenir le ressort de rappel et servir de butée limitatrice de mouvement, et la disposition qui en résulte ne saurait elle non plus permettre de réaliser une couronne de diamètre inférieur à 4 mm. La construction proposée par le brevet CH 581 340 n'apporte pas non plus de solution satisfaisante à cet égard. La couronne qui est prolongée par un fourreau coulissant dans le tube de traversée de la carrure et servant à son extrémité à l'entraînement de la tige est de construction très compliquée, et il en est de même de l'en- semble du poussoir formé de parties de sections très différentes. La construction préconisée nécessite d'autre part la présence d'une pièce supplémentaire: une rondelle d'appui du ressort de rappel et d'une garniture d'étanchéité. Ici encore le diamètre extérieur de la couronne ne saurait être inférieur à 4 mm. La présente invention a pour but de surmonter les inconvénients énumérés ci-dessus par une construction très simplifiée et per mettant une excellente miniaturisation de la couronne, et propose pour ce faire un dispositif de couronne à poussoir central pour pièce d'horlogerie, la couronne étant destinée l'entraînement en rotation d'une tige solidaire du poussoir et le poussoir à l'entraînement en translation axiale de la tige pour commander une fonction supplémentaire, caractérisé par le fait que la couronne comprend un passage axial constitué de deux parties cylindriques respectivement supérieure et inférieure séparées par une partie médiane de section non circulaire dont la plus grande dimension radiale est inférieure aux diamètres des parties cylindriques, que le poussoir présente, au-dessus d'une portée s'appuyant au repos contre la surface infé rieure de la partie médiane de la couronne, une forme de section non circulaire identique à celle de la partie médiane du passage, et se termine à son extrémité supérieure par une tête de diamètre légèrement inférieur à celui de la partie cylindrique supérieure du passage axial, et qu'un ressort hélicoïdal entoure le poussoir dans cette partie cylindrique supérieure pour le solliciter vers le haut en s'appuyant contre la face supérieure de la partie médiane de la couronne et contre la face inférieure de la tête du poussoir. L'invention sera mieux comprise, ainsi que certaines modalités d'exécution, à la lumière de la description qui suit et pour l'intelligence de laquelle on se reportera aux dessins dont: - la figure 1 représente en coupe axiale un dispositif conforme à l'invention. - la figure 2 est une coupe partielle du même dispositif selon le plan AA de la figure 1. On reconnait sur les dessins une couronne 1 pourvue de façon conventionnelle de cannelures 2, sur sa périphérie. Cette couronne 1 est équipée d'un poussoir central 3 qui traverse la carrure 4 d'une pièce d'horlogerie dans un tube de pendant 5 chassé dans la carrure. L'extrémité inférieure du poussoir 3 est filetée en 6 pour s'accoupler à une tige de commande, par exemple, de correction ou de déclenchement (non représentée). La couronne 1 est destinée à l'entraînement en rotation de la tige par l'intermédiaire du poussoir 3 et le poussoir 3 est destiné à l'entraînement en translation axiale de cette même tige. La couronne 1 comprend un passage axial constitué de trois parties distinctes: deux parties cylindriques, respectivement supérieure 7 et inférieure 8, qui peuvent être de même diamètre, séparées par une partie médiane 9 de section non circulaire et dont la plus grande dimension radiale, est inférieure aux diamètres des deux parties cylindriques 7 et 8. Sur la partie gauche de la figure 1, la couronne 1 est constituée d'une seule pièce, mais dans certains cas il sera plus pratique, surtout si l'on ne cherche pas à miniaturiser par trop, de sertir ou chasser dans le corps de couronne préalablement convenablement usiné, un manchon à rebord constituant à la fois la partie cylindrique inférieure 8 et la partie médiane 9. Ce cas est illustré dans la partie droite de la figure 1. Cette partie médiane 9 est destinée à l'entraînement en rotation du poussoir 3 qui présente donc la même section non circulaire 10, mais ceci sur une partie de sa longueur suffisamment longue pour autoriser le déplacement et le guidage axial de ce poussoir 3 dans la partie médiane 9. De préférence, on donnera à la section non circulaire 9, 10 commune, une forme polygonale régulière notamment hexago nale, facile à obtenir par étampage dans la couronne 1 et par fraisage sur la longueur désirée, du corps du poussoir 3. Immédiatement en dessous de sa partie à section non circulaire 10, le poussoir présente une partie cylindrique 11 de diamètre suffisant (égal ou supérieur à celui du cercle circonscrit dans le cas du polygone régulier) de manière à constituer une portée 12 qui, au repos, vient buter contre la face inférieure de la partie médiane 9 de la couronnel. A son extrémité supérieure le poussoir 3 reçoit une tête 13, cylindrique, de diamètre légèrement inférieur à celui de la partie cylindrique supérieure 7 du passage axial pour autoriser le déplacement du poussoir 3 dans le passage axial de la couronne 1. Pour des raisons de montage et d'usinage de la partie 10, la tête 13 est de préférence vissée sur le poussoir 3 et, pour faciliter la commande du poussoir 3 elle présente de préférence une dépression centrale 14. Dans le volume laissé libre entre la partie cylindrique supérieure 7 et le poussoir 3,10 vient se loger un ressort hélicoïdal 15 de rappel qui s'appuie sur la partie médiane 9 et la face inférieure de la tête 13 et sollicite donc le poussoir 3 vers le haut. La partie supérieure 16 du tube de pendant 5 qui dépasse de la carrure 4 de la pièce d'horlogerie est, au Jeu près nécessaire à la rotation de la couronne 1, entièrement logée dans la partie cylindrique inférieure 8 de la couronne . En dessous de la partie cylindrique 11 du poussoir 3, qui sert également au guidage du poussoir 3 dans le tube 5, le poussoir 3 présente une gorge qui re çoit de façon classique une bague d'étanchéité 17 qui coopère avec la paroi interne du tube 5. On voit que la construction proposée est extrêmement simplifiée par rapport à l'art antérieur connu, et ceci, sans affecter en aucune manière le bon fonctionnement du dispositif. Du fait du caractère particulièrement compact de la construction et notamment du fait que le ressort de rappel 15 est dans le prolongement même du tube de pendant 5, il est possible de faire un pas très important dans le sens de l'économie et de la miniaturisation. Ainsi, il est tout à fait possible en mettant en oeuvre l'invention de parvenir à un diamètre extérieur de couronne égal à 3 mm, ce que l'art antérieur ne permettait certainement pas. REVENDICATIONS 1. Dispositif de couronne à poussoir central pour pièce d'horlogerie, la couronne étant destiné à l'entraînement en rotation d'une tige solidaire du poussoir et le poussoir à l'entraînement en translation axiale de la tige pour commander une fonction supplémentaire, caractérisé par le fait que la couronne comprend un passage axial constitué de deux parties cylindriques respectivement supérieure et inférieure séparées par une partie médiane de section non circulaire dont la plus grande dimension radiale est inférieure aux diamètres des parties cylindriques, que le poussoir présente, audessus d'une portée s'appuyant au repos contre la surface inférieure de la partie médiane de la couronne, une forme de section non circulaire identique à celle de la partie médiane du passage, et se termine à son extrémité supérieure par une tête de diamètre légèrement inférieur à celui de la partie cylindrique supérieure du passage axial, et qu'un ressort hélicoïdal entoure le poussoir dans cette partie cylindrique supérieure pour le solliciter vers le haut en s'appuyant contre la'face supérieure de la partie médiane de la couronne et contre la face inférieure de la tête du poussoir. 2. Dispositif de couronne à poussoir selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la section non circulaire de la partie médiane du passage axial est polygonale régulière. 3. Dispositif de couronne à poussoir selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé par le fait que la partie cylindrique inférieure du passage axial sert de logement à la partie d'un tube de pendant qui dépasse de la carrure de la pièce d'hor loterie. 4. Dispositif de couronne à poussoir selon la revendication 3, caractérisé par le fait que le poussoir présente en dessous de la portée une gorge de rétention pour une bague d'étanchéité qui coopère avec la paroi interne du tube de pendant.