La présente invention concerne un appareil de réins- tillation pour la réanimation générale et digestive. La réanimation prolongée par voie intraveineuse présente Zes risques importants (thrombose extensive des troncs veineux, avec ou sans atteinte endocarditique, septicOmie) c'est ce qui conduit a recourir, le plus souvent possible, à la réanimation digestive, par exemple au décours immédiat des péritonites et des occlusions intestinales. L'appareil-selon la présente invention a été conçu spécialement pour assurer la survie, en réanimation entérale continue, d'un opéré récent, porteur de stomies étagées de sauvetage (tendant a l'exclusion temporaire de segments intestinaux, menacés de perforation ou d'occlusion). Il est cependant susceptible d'autres applications medico-chirurgicales, et même extra-médicales. L'appareil de réinstillation pour la réanimation générale et digestive selon la présente invention est caracté- risé en ce qu'il comporte une première pompe, pour aspirer un liquide digestif émis de façon intermittente par un premier orifice, naturel ou artificiel, un réceptacle pour le liquide digestif aspiré, une seconde pompe pour prélever du liquide dans ledit réceptacle et pour le ré instiller de façon continue par un second orifice, naturel ou artificiel, situé en aval du premier, ainsi que des moyens automatiques pour faire varier le débit de la seconde pompe en fonction du niveau du liquide dans le réceptacle. L'appareil selon la présente invention permet donc de prélever un liquide digestif émis de façon intermittente par un premier orifice, et de le réinstiller par un second orifice, situé en aval du premier, de façon continue, avec un débit faible, mais régulier, adapté par exemple k la position du second orifice, et en tenant compte du volume, variable, de liquide digestif, prélevé au niveau du premier orifice. Dans une forme de réalisation préférée de l'appareil selon la présente invention, le réceptacle est un tube de verre vertical, le long duquel sont régulièrement Fchelonnés des capteurs de niveau, par exemple d'un type photo-électrique Les sorties de ces capteurs de niveau sont cpnnectées aux entrées d'un circuit logique, dont la sortie commande, éventuellement par l'intermédiaire d'un amplificateur de puissance, la vitesse de rotation du moteur entrainement de la seconde pompe. Enfin, un compteur de bulles, de préférence à affichage direct, peut être inséré dans la conduite de refoulement de la seconde pompe. A titre d'exemple, on a décrit ci-dessous et illustré schématiquement auxdessins annexés une forme de réalisation de l'appareil de réinstillation selon la présente invention. La figure 1 est une vue en perspective. La figure 2 représente un détail de l'appareil de la figure 1, en coupe suivant la ligne Il-Il de la figure 1. La figure 3 est le schéma électrique d'une forme de réalisation particulière des moyens automatiques dont est pourvu l'appareil selon la présente invention, pour faire varier le débit de la seconde pompe en fonction du niveau du liquide dans le réceptacle. 1 désigne un caisson, fermé à l'avant par un panneau frontal la ; dans ce caisson 1 sont montées deux pompes à liquide, par exemple deux pompes du type péristaltique , leurs moteurs d'entrainement respectifs, ainsi que les organes d'alimentation électrique de ces derniers ; ces diffrents éléments, bien connus, n'ont pas été représentés en détail et de façon complète ; on voit seulement,sur la figure 1, les éléments principaux des deux pompes péristaltiques, 2a et 2b, qui sont fixés sur la face avant du panneau frontal la; les axes d'entrainement, non visibles, des deux pompes 2a et 2b traversent librement ledit panneau frontal la, perpendiculairement à ceSui-ci.. Derrière le panneau frontal la est aménagé un logement cylindrique, à axe vertical, qui débouche à travers le panneau horizontal supérieur, lb, du caisson 1, et en regard duquel une fente étroite d'observation, 3, est aménagée verticalement dans le panneau frontal la, par exemple entre les deux pompes 2a et 2b. Comme visible sur la vue en coupe de la figure 2, dans les parois latérales, épaisses, 4, de ce logement cylindrique sont aménagés des paires de perçages diamétralement opposés, par exemple Sa - 5b, régulièrement échelonnées au-dessus d'une embase 6. Dans chaque perçage tel que Sa est montée une source de lumière 7a, par exemple une diode électroluminescente, en regard de laquelle un capteur photo-électrique, 7b, par exemple un photo-transistor, est monté dans le perçage correspondant, 5b.Un tube de verre 8 peut être engagé par le haut dans le logement cylindrique à axe vertical, de manière que son extrémité inférieure, fermée, vienne à proximité de l'embase 6, tandis que son extrémité supérieure, fermée par un bouchon amovible 9, dépasse légèrement, ou éventuellement affleure le panneau supérieur lb. A la tubulure d'aspiration de la première pompe 2a est fixé un tube souple, lOa, terminé par exemple par une canule (non représentée), qui peut être introduite dans un premier orifice, naturel ou artificiel, par exemple une première stomie, pratiquée au niveau d'un premier segment intestinal d'un malade. La tubulure de refoulement de la première pompe 2a est reliée, par exemple par un tube souple, lob, à une tubulure courte, ll (figure 1), qui traverse le bouchon 9 du tube de verre 8 et débouche un peu en-dessous dudit bouchon 9. Ce dernier est également traversé par une tubulure 12, plus longue, qui débouche à proximité du fond du tube 8, comme visible sur la figure 2. L'extrémité externe de cette tubulure 12 est raccordée par un tube souple lOc à la tubulure d'aspiration de la seconde pompe 2b. La tubulure de refoulement de ladite seconde pompe 2b est ellemême reliée par un tube souple lOd a un compteur de bulles, 13 d'un type connu, fournissant,au niveau d'une fenêtre 14 du panneau frontal la,un affichage direct du nombre de bulles de liquide ayant traversé le tube souple lOd depuis la précédente remise zéro dudit compteur.A la sortie du compteur de bulles 13 est branché un tube souple 10e, de longueur appropriée, dont l'extré mite est terminée par une canule (non représentée), qui peut être introduite des un second orifice, naturel ou artificiel, par exemple une seconde stomie, pratiquée au niveau d'un second segment intestinal du malade, situé en aval de son premier segment testinal. Sur la figure 3 on a représenté schématiquement, de nart et d'autre du tube de verr 9, à axe verticale les diodes électroluminescentes telles que 7a et les photo-tran 15 cue b, aul, lors ce la mise en service da a appareil, vent, en parallèle, ne tension cantine de polarisation ~a Les signaux de sortie des photo-transistors tels que 7b sont mis en forme, et éventuellement amplifiés, par des circuits tels que 15, dont les sorties attaquent un circuit logique 16 ; ce dernier attaque, par l'intermédiaire d'un circuit d'interface, 17, le moteur électrique d'entrainement, 18, de la seconde pompe, 2b.L'ensemble de ce montage est conçu de manière que, à la fermeture d'un contacteur d'alimentation en courant alternatif, 19b, d'une part un dispositif d'alimentation 20 transmet la tension de polarisation continue +V en parallèle aux diodes électrolumines- centes telles que 7a aux photo -transistors tels que 7b, et, d'autre part, il y a mise sous tension du moteur électrique 18 par l'intermédiaire du circuit d'interface 17 ; le circuit logique 16 et le circuit d'interface 17, qui renferme éventuellement un amplificateur de puissance, sont aménagés de manière que la vitesse de rotation du moteur 18 d'entraînement de la seconde pompe 2b soit influencée par les signaux de sortie des photo transistors tels que 7b, en fonction du niveau du liquide contenu dans le tube vertical 8. La mise en service des deux pompes 2a et 2b est assurée respectivement par la fermeture des commutateurs 19a et 19b (figure 1). La première pompe 2a aspire le liquide digestif qui est émis de façon intermittente par la première stomie, si bien que, malgré la vitesse de rotation uniforme du moteur d'entraînement de ladite première pompe 2a, son débit de refoulement du liquide dans le tube de verre 8, par le tube souple lOb, est également intermittent.Dès que le fond du tube 8 contient un certain volume de liquide digestif, la seconde pompe 2b peut être mise en service en fermant le commutateur 19b, et son débit de refoulement est ensuite ajusté de fac on automatique, par l'in- termédiaire du montage illustré sur la figure 3 et précédemment décrit, de manière que ladite seconde pompe 2b refoule du liquide digestive le sapon contenue dans le tube souple 10d, avec un débit ajusté @iquement, en fonction du débit intermittent de la première @pe @a de telle façon que le @te de verre 8 contiennent toujours de @@@ de liquide, à un niveau compris par exemple entre @@ c@ supérieur de niveau 7a - 7b et le capteur intérieur de l'eau.De cette façon, @a @@le que termine le tube compl@@@@ @s@ @@e du segment digestive @@ la seconde stomie avec @@@@@@ continu, faible mais régulier, qui peut être appré cié à la @ide du coupleur de bulles à affichage direct 13-14. Le niveau du liquide dans le tube de verre 8 peut être observé en permanence a travers la fente verticale 3 du panneau frontal la. Toutes les pièces de l'appareil selon la présente invention qui viennent en contact avec le liquide digestif prélevé sont de préférence interchangeables. La présente invention n'est pas limitée à la forme de réalisation illustrée et précédemment décrite ; elle en englobe toutes les variantes. Les pompes 2a et 2b peuvent entre d'un type approprié quelconque ; il en est de même des capteurs de niveau tels que 7a - 7b et du compteur de bulles 13 - 14, qui peut être remplacé par un débitmètre approprié quelconque. L'appareil selon la présente invention est également utilisable pour prélever un liquide digestif à un niveau supérieur de l'appareil digestif, par exemple au niveau de l'estomac, et pour le réinstiller à un niveau moins élevé de l'appareil digestif. REVENDICATIONS 1. Appareil de réinstillation pour la réanimation générale et digestive, caractérisé en ce qu'il comporte une première pompe, pour aspirer un liquide digestif émis de façon intermittente par un premier orifice naturel ou artificiel, un réceptacle pour le liquide digestif aspiré, une seconde pompe pour prélever du liquide dans ledit réceptacle et pour le réinstiller de façon continue par un second orifice, naturel ou artificiel, situé en aval du premier, ainsi que des moyens automatiques pour faire varier le débit de la seconde pompe en fonction du niveau du liquide dans le réceptacle. 2. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que le réceptacle est un tube de verre vertical, le long duquel sont régulièrement échelonnés des capteurs de niveau, par exemple du type photo-électrique. 3. Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce que les sorties des capteurs de niveau sont connectées aux entrées d'un circuit logique, dont la sortie commande, éventuellement par l'intermédiaire d'un amplificateur de puissance, la vitesse de rotation du moteur d'entrainement de la seconde pompe. 4. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'un compteur de bulles, de préférence à affichage direct, est inséré dans la conduite de refoulement de la seconde pompe.