Lors de la fabrication de chaussures de ski de fond, notamment des chaussures de ski de fond utilisées dans des compétitions, on sait déjà utiliser pour la fabrication des semelles correspondantes des matières élastomères en polyester durci mais il se pose toujours le problème de l'arrachement de l'empeigne par rapport à la semelle sur la partie avant de la chaussure de ski. Dans le ski de fond, il arrive toujours que le skieur entre en contact par l'arrière de la chaussure avec la partie de sol située à côté du ski. En plus des autres mouvements du pied, les efforts engendrés dans ce cas provoquent des sollicitations de la chaussure causant une séparation par arrachement de l'empeigne par rapport à la semelle. En pratique, les chaussures de ski de fond utilisées à l'heure actuelle comportent des semelles prolongées fortement vers l'avant et encore renforcées. Dans la partie extrême avant de ces semelles prolongées, il est prévu des ouvertures servant à la fixation de la chaussure sur le ski. Au cours de nombreux essais, l'inventeur a éprouvé les moyens et procédés classiques utilisés dans l'industrie des chaussures de sport pour résoudre le problème précité. Il n'a pas été possible d'obtenir des résultats très satisfaisants. Egalement on nua pas trouvé dans la littérature technique et au cours de recherches concernant les brevets suisses de publications déterminantes dans ce sens. En conséquence l'inventeur a mis au point un procédé qui fait intervenir pour la fabrication de chaussures de ski de fond des matériaux qui ne sont pas cependant utilisés de façon courante dans ce domaine, à savoir le chlorure de polyvinyle, le polyéthylène et le caoutchouc synthétique. Ces matériaux, incorporés à la chaussure à l'aide du procédé selon l'invention, permettent d'établir des liaisons élastiques permanentes extrêmement résistantes, comme l'ont montré des essais comparatifs réalisés par l'inventeur. Le procédé faisant intervenir les matériaux précités permet la fabrication de chaussures de ski de fond qui ne donnent lieu, mEme dans des conditions de sollicitation extrême, aussi bien mécanique que thermique (par temps froid), à aucune séparation par déchirement de l'empeigne de la chaussure par rapport à la semelle prolongée vers l'avant. Dans le cas de chaussures de course comportant des semelles en forme de bec qui sont constituées d'un élastomère du type polyester ou d'Hytrel , il se pose, du fait de la forte action de levier imputable à la forme de la semelle, un problème de détachement de l'empeigne de chaussure par rapport à la semelle, comme précisé ci-dessus. Cet inconvénient résulte du fait que les matériaux précités ont une dureté Shore supérieure à 55 unités et du fait que la semelle ne vient pas coller suffisamment sur la pointe d'empeigne après la phase de réaction. Il se produit immédiatement après le pressage de la semelle une forte contrepression exercée par la semelle sur les fibres de cuir de l'empeigne. L'incorporation d'une pièce intercalaire d'après la méthode décrite fournit le résultat suivant : du fait de la flexibilité de la couche intercalaire, celle-ci s'adapte, après la phase de réaction et essentiellement lors du pressage de la semelle, exactement contre ltempeigne et il s'établir une liaison correcte avec le cuir. En outre on obtient sur la pointe de semelle essentiellement un collage entre parties en matière plastique. Egalement la couche intercalaire a pour fonction d'absorber à des températures en dessous de zéro, la contrepression énorme exercée par la semelle en coquille du fait que cette couche intercalaire augmente de dureté, à des températures en dessous de zéro, de quelques unités Shore et qu'il se produit ainsi automabiquement une action antagoniste par rapport à la semelle. En conséquence il n'est plus possible qu'il se produise un détachement de la pointe de semelle car, comme indiqué ci-dessus, la couche intercalaire s'adapte à l'état chaud correctement a l'empeigne. Le procédé selon l'invention servant à établir une liaison élastique permanente, sur la partie avant de chaussures de ski de fond, entre une semelle en matière élastomère du type polyester durci et une empeigne correspondante en cuir est caractérisé en ce qu'on utilise comme couche inter calaire une plaque de chlorure de polyvinyle, de polyéthylène ou de caoutchouc synthétique qui est incorporée entre la semelle et l'empeigne par collage, par injection, par pressage à chaud et/ou par couture. Les semelles de chaussures de ski de fond du type précité se composent à l'heure actuelle dans la plupart des cas d'une matière qui contient l'élastomère du type polyester portant la désignation commerciale Hydre: et fabriqué par la Société Dupont Incorporated. Cette matière possède évidemment d'une part une grande résistance à la flexion permanente à basses températures mais elle a cependant d'autre part-de très mauvaises propriétés de collage avec les adhésifs couramment utilisés dans l'industrie de la chaussure. Les empeignes de chaussures intervenant dans le procédé selon l'invention peuvent entre formées de cuir naturel, de cuir plastifié ou de cuir synthétique. La couche intercalaire comporte, après conditionnement, une dureté comprise entre 95 unités Shore A et 30 unités Shore D. Son épaisseur de couche est comprise entre 0,1 et 3 mm. Cette épaisseur peut diminuer jusqu'à zéro en direction de la partie interne de chaussure. L'adhésif utilisable pour coller la couche intercalaire peut être un adhésif à un ou deux composants à base de polyuréthane. Cependant la couche intercalaire peut également être réalisée par injection sous une forme spéciale, à l'aide d'une presse d'injection sous pression de matières thermoplatiques, directement aussi bien sur la partie avant de l'empeigne que sur la partie correspondante de la semelle. La couche intercalaire peut entre également préchauffée puis pressée aussi bien contre la semelle déjà pré chauffée que contre l'empeigne préchauffée. Aussi bien après collage qu'après pressage on peut fixer la couche intercalaire additionnellement sur l'empeigne à l'aide d'agrafes métalliques. On peut également mettre en place la couche intercalaire en la collant au préalable sur la semelle et/ou en la déposant par injection puis en collant et/ou pressant à chaud l'empeigne sur la semelle préconditionnée. Il est possible également d'adopter le processus inverse, c'est-à-dire de coller la couche intercalaire au préalable sur l'empeigne ou bien de la former par injection et de la coudre puis de coller et/ou presser à chaud la semelle sur l'empeigne ainsi conditionnée. Du fait que la semelle est prolongée assez loin vers l'avant dans le cas de chaussure de course pour ski de fond, la couche intercalaire peut entre tirée vers lavant en direction de l'extrémité de la semelle. D'autre part, la même couche peut entre tirée sur le renfort de l'empeigne. En plus du procédé, l'invention concerne également une chaussure de course pour ski de fond qui a été fabriquée par ledit procédé. D'autres avantages et caractéristiques de l'invention seront mis en évidence dans la suite de la description, donnée à titre d'exemple non limitatif, en référence aux dessins annexés dans lequels : la Figure 1 représente une coupe d'une chaussure de course pour ski de fond correspondant à l'état actuel de la technique, la Figure 2 représente un mode de réalisation conforme à la présente invention, la Figure 7 représente un autre mode de réalisation conforme à la présente invention. Sur la Fig. 1, on a désigné par 1 une semelle et par 2 l'empeigne de la chaussure. On n'a pas mis en évidence de façon particulière la fixation classique utilisée à l'heure actuelle et faisant intervenir un adhésif pour chaussure. La Fig. 1 montre que la chaussure peut donner lieu, lors des sollicitations extrêmes se produisant au cours du ski de fond, à un détachement entre l'empeigne de chaussure et la semelle. La Fig. 2 représente un mode de réalisation du produit fabriqué par le procédé selon l'invention. On a mis en évidence la couche intercalaire 3 qui est placée en avant entre le prolongement de la semelle 1 et l'empeigne de chaussure 2. La très bonne adhérence du chlorure de polyvinyle sur la matière élastomère du type polyester de la semelle 1 n'a évidement pas pu être mise spécialement en évidence ; il est également à noter que, dans le procédé selon l'invention, le chlorure de polyvinyle imprègne efficacement la matière de l'empeigne. Cela permet par ailleurs d'expliquer la très bonne adhérence de la couche intercalaire sur la matière de l'empeigne. Sur la fig. 3, on a enfin représenté un autre mode de réalisation du produit fabriqué par le procédé selon l'invention. Dans ce cas, la couche intercalaire, à la différence du mode de réalisation de la fig. 2, est tirée vers l'avant jusque sur le bord de la semelle prolongée l et au-dessus du renfort de l'empeigne 2. REVETDICATI0NS 1 - Procédé pour établir, sur la partie avant de chaussures de ski de fond, une liaison élastique permanente entre la semelle en matière élastomère du type polyester durci et une empeigne correspondante en cuir, caractérisé en ce que la couche intercalaire est formée d'une plaque de chlorure de polyvinyle, de polyéthylène ou de caoutchouc synthétique qui est collée, injectée, pressée à chaud et/ou cousue entre la semelle et l'empeigne. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la semelle de la chaussure pour ski de fond contient de l'Hytrel un élastomère dutype polyester fabriqué par la Société Dupont Incorporated et qui présente une haute résistance à la fatigue par flexion aux basses températures. 3 - Procédé selon la revendication l, caractérisé en ce que l'empeigne est formée de cuir naturel, de cuir plastifié ou de cuir synthétique. 4 - Procédé selon la revendication l, caractérisé en ce que la couche intercalaire est formée directement par injection sur l'empeigne ou sur la semelle. 5 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la couche intercalaire est additionnellement cousue ou collée après adhérence sur l'empeigne. 6 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la couche intercalaire est collée sur la semelle indépendante ou bien est incorporée à celle-ci par injection puis est collée avec la semelle sur l'empeigne dans une autre opération. 7 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la couche intercalaire est au préalable collée ou fixée par injection sur l'empeigne puis est cousue et ensuite collée sur la semelle. 8 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1, 6 ou 7, caractérisé en ce que la couche intercalaire est prolongée vers le haut jusqu'à la pointe de semelle ou bien à volonté sur l'empeigne (renfort avant). 9 - Chaussure pour ski de fond fabriquée par le procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 8.