L'apparition d'ondes multiples réfléchies perturbe souvent l'interprétation des signaux enregistres résultant d'une étude de réflexion sismique. La présente invention caractérise les limi tations des méthodes de la technique antérieure pour atténuer sélectivement les signaux multiples réfléchis et permet de définir des méthodes et des moyens pour obtenir des résultats consisérable- ment améliorés par l'atténuation sélective des signaux de réflexion multiple reçus. Elle se rapporte doncpLus particulierement à l'atténua- tion des réverbérations ou des échos multiples réfléchis des systèmes de repérage ou de sondage ultrasonore. Elle est particulièrement applicable à I'aténuation de ces échos lorsque ceux-ci sont rencontrés dans la sismologie d'exploration ; par conséquent, ils sont décrits dans ce contexte, bien que d'autres applications de l'invention soient ppssibles. Dans le procédé de réflexion sismique, consistant à explorer la structure de la sous-surface de la crotte terrestre, il est d'usage pratique d'amorcer une perturbation sismique contr8 lée à un point situé à ou juste au-dessous de la surface et de mesurer la réponse de la terre à cette perturbation à plusieurs endroits d'observation de ou à proximité de la surface, espacés sur une large gamme de distances à partir de la source Les mesures de la réponse représentent typiquement le développement dans le temps de variations de pression, ou du déplacement ou d'une certaine drivée du déplacement, et ces mesures sont enregistrées géné- ralement sous une certaine forme pour un traitement ou une inter prestation future.Une série de ces mesures, dérivées d'un point d' observation particulier, constitue une forme d'onde dans le temps et est ddsignée par ltexpression trace sismique. Une série de traces sismiques, enregistrées simultanément ou sous une forme multi pLexée à partir de plusieurs points d'observation, en réponse à une perturbation sismique commune, est designée par l'expression nenregistrement sismique". L'interprétation d'un enregistrement sismique ou un ensemble d'enregistrements sismiques, sous l'angle de la géologie de la sous-surface, entratne la reconnaissance de faits dans les traces qui se rapportent aux réflexions simples ou primaires de la perturbation sismique des discontinuités de la sous-surface. La propre interprétation des enregistrements sismiques est quXquefois limitée par l'apparition de réflexions multiples, c'est-à-dire les faits des traces, qui résultent de la réflexion de la perturbation sismique à un nombre multiple de discontinuites de la sous-surface. Dans certains cas, les amplitudes des réfie- xions multiples, et l'incidence peuvent respectivement etre d'une grandeur et d'une frequence telle que les faits des réflexions primaires sont dissimulés ou masqués. En raison de l'importance accordée au problème des réflexions multiples, plusieurs propositions ont été faites pour atténuer ou au moins identifier ces faits apparaissant dans itenregistrement sismique. Ces propositions et les problèmes impliqués sont décrits dans les publications ci-après, auxquelles on se réfère dans la description quisuit : A) Backus, M.M., 1959, "Water reverberations, their nature and elimination (Réverbérations de l'eau, leur nature et élimi nation)geophysics, v.24, p.233 B) Robinson, E.A., 1967, "Predictive decomposition of time series with application to seismic exploration" (Décomposition pré visible d'une série de temps avec application à l'exploration sismique), Geophysics, v.32, p.418. C) Peacock, K*L. and Treitel, S., 1969, "Predictive deconvolution : theory and practice" (Désenroulement prévisible-, théorie et pratique), Geophysics, v. 34, p. 158. D) Newman, P. 1971 "Divergence effects in a layered earth" (Ef fets de divergence dans une terre stratifiée), Geophysics, v,24, p. 481. E) Anstey, N.A. and Newman, P., demande de brevet britannique, nO 7 195 204 (brevet américain nO 3 496 529). L'un des buts de la présente invention est de prévoir un procédé amélioré pour atténuer les signaux de réflexion multiple au cours de la préparation d'enregistrements sismiques. L'invention se rapporte également aux moyens utilisés pour la mise en oeuvre du procédé. Dans l'un de ses aspects, l'invention prévoit un procédé d'atténuation des signaux de réflexion multiple, qu consiste à faire une première estimation des signaux dé réflexion multiple, à déterminer les corrections d'amplitude et de temps nécessaires pour optimiser la correspondance entre ces estimations et les traces réelles enregistrées pendant plusieurs intervalles de temps, à appliquer ces corrections d'amplitude de temps aux parties pertinentes des estimations, et à soustraire les estimations ainsi corrigées des traces sismiques qui forment l'entrée. Ceci peut se faire en appliquant les stades ci-après a) exécution d'une première estimation du signal de réflexion multiple pour chaque trace sismique ; b) subdivision de chaque estimation des multiples en segments de temps appropriés c) comparaison de chaque segment de temps avec un segment cor respondant de la trace sismique finale ; d) détermination du décalage de temps qutil faut appliquer à chaque segment de l'estimation pour obtenir la meilleure con cordance avec la trace originale ; e) détermination du facteur d'échelle qu'il faut appliquer à chaque segment de ltestimatìon pour obtenir la meilleure con cordance avec la trace originale ;; f) application des décalages de temps et des facteurs d'échelle ainsi déterminés à chaque segment de l'estimation, et sous traction des segments ainsi corrigés de la trace originale. De cette façon, on peut obtenir un enregistrement sismique du signal reçu, dont essignaux de réflexion multiple ont ét4 atténués. Tel que ceci se dégage de la description ci-après1 la première e-stimation mentionnée ci-dessus peut être obtenue en opé rant sur des traces d'entrée avec un filtre de prédiction de Wiener. L'estimation des signaux de réflexion multiple est segmentée conformément à l'une des caractéristiques préférées de itin vention, à des points de l'échelle de temps qui correspondent à des minima d'énergie, les corrections de temps et d'amplitude étant déterminées subséquemment pour chaque segment. Conformément à une autre caractéristique de l'invention, les segments successifs dune estimation des signaux de réflexion multiple sont mis en transcorrélation par rapport aux traces d'en- trée, dans le but d'établir des corrections de temps optimales pour chaque segment. Les facteurs de correction d'amplitude sont mieux déterminés, pour chaque segment d'une estimation des signaux de réflexion multiple, en utilisant un quotient de la valeur de pointe de la transcorrelation entre un segment de l'estimation -et une partie correspondante de la trace d'entrée et la valeur de retard zéro de la fonction d'autocorrélation du segment. Selon un autre aspect de l'invention, une nouvelle est ration dessignaux de réflexion multiple est obtenue, pour chaque trace d'un enregistrement de traces multiples, de l'information dérivée de chacune des traces individuelles. Conformément à un autre aspect de l'invention, une seule estimation des signaux de réflexion multiple est dérivée d'une ou de plusieurs traces et est appliquée à un nombre de traces dfen- trée qui ne peuvent pas donner par elles-memes des estimations suffisamment sûres. Ainsi, en mettant en oeuvre l'invention, une premiere estimation des signaux multiples réfléchis est mieux comparBae5trag- mentaire avec les signaux totaux enregistrés. On détermine des corrections d'amplitude et de temps qui, si elles sont appliquées à l'estimation des signaux multiples réfléchis, assurent la meilleure concordance avec les signaux enregistrés. L'estimation corrigée est ensuite soustraite des signaux enregistrés. Le résultat est la production de 11 enregistrement requis par un procédé quasi variant dans le temps, lequel élimine ou réduit les nombreux inconvénients des procédés de la technique antérieure. Dans le but de mieux faire comprendre l'invention, celleci est décrite en détail ci-après en se référant aux dessins annexés, dans lesquels : la figure 1 reproduit, sous la forme de diagrammes idéalisés la, lb et îc, certains des parcours théoriques tracés par un signal sismique dans un système à couche unique ; la figure 2 montre, sous la forme de diagrammes similaires 2a, 2b et 2Ç, certains des parcours théoriques tracés par un signal sismique dans un système à deux couches ;; la figure 3 représente un enregistrement sismique idéalisé qui peut résulter du cas représenté à la figure 1, et où les traces successives symbolisent les signaux reçus à des distances de décalage différentes de la source t la figure 4 montre similairement un enregistrement sismique idéalisé qui peut résulter du cas de la figure 2, mais d'où les faits se produisant à la façon de la figure 1, ont été exclus ; la figure 5 est une représentation mixte des figures 3 et 4 et comprend les deux catégories de réflexions multiples des figures 1 et 2 ; les figures 6 et 7 sont des enregistrements réalisés au cours d'un essai de la présente invention ; et la figure 8 montre schématiquement les différents stades d'une mise en oeuvre préférée de l'invention. Aux figures 1 et 2, S désigne la surface (eau ou terre), P est une source. de signaux sismiques, Q est un récepteur de signaux et A est une interface (par exemple le lit de la mer) qui forme un premier récepteur. Trois des parcours des signaux sismiques réfléchis sont indiqués par R1 à R3. La figure 2 montre également un second récepteur formé par une interface B, tandis que plusieurs parcours des signaux réfléchis sont désignés par R4 à R6. 1a Au-diagramme/de la figure 1, le signal R de la figure 1 n t est réfléchi qutune seule fois dans son parcours de la source P au récepteur Q, et est dit réception primaire. A la figure lb, le signal est réfléchi trois fois dans le parcours R2 de la source P au récepteur Q et à la figure ic, il est réfléchi cinq fois dans son parcours R3. Les signaux, tels que R2 et R3, qui ont subi plus d'une réflexion, sont dits réflexions multiples premier ordre et de second ordre, respectivement. Il est évident que des réflexions multiples d'un autre ordre se produisent également, ce qui implique un plus grand nombre de rebonds que celui représenté à la figure 1. A la figure 2, le signal R4, de la représentation 2a est réfracté par l'interface A, mais une seule réflexion apparat uniquement à B, si bien que R4 est une réflexion primaire. A la figure 2b,. le signal Rg est réfléchi deux fois dans la première couche, une fois à l'interface A, et est réfléchi une fois à ltinterface B. A la figure 2c, le signal est réfléchi quatre fois dansa première couche et une fois à l'interface B. On constate de nouveau que ces diagrammes ne montrent précisément qu'une petite partie du nombre infini de parcours possibles qui peuvent être considérés. Aux figures 3 à 6, la distance de décalage d en mètres est représentée par rapport au temps. t en secondes ; à la figure 7, l'enveloppe quadratique de ltestimation des réflexions multiples, correspondant à la première trace de l'enregistrement b, est reproduite par rapport au temps t. La représentation sismique des figures t et 2 est particulièrement pertinente pour l'exploration marine où de fortes réflexions multiples peuvent être associées à la couche d'eau. Backus (communication A) considère les effets de cette couche d'eau sous l'angle de la théorie du filtre linéaire et propose ltemploi de filtres inverses pour éliminer les signaux multiples réfléchi. Toutefois, différents typqsdtopérateurs de filtre dits de Backus sont nécessaires pour éliminer les multiples réflexions des deux classes distinctes, visibles aux figures 1 et 2, et aucun de ceuxci ne peut être entièrement satisfaisant pour le traitement de l' enregistrement sismique mixte de la figure 50 En outre, la validité de ces opérateurs de filtre inverse dépend des hypothèses de la propagation plane de tonde, de la stratification horizontale et de ltincidence normale des fronts des ondes sismiques par rapport aux surfaces réfléchissantes. Ces hypothèses sont enfreintes dans toute étude pratique d'exploration sismique. - La conception des opérateurs de filtre du type Backus entraîne une connaissance ou une estimation du temps de parcours sismique à deux voies et à incidence normale de la couche de réverbération et des coefficients des réflexions aux limites de cette couche. D'autres méthodes d'une conception à filtre inverse, qui n'exigent pas cette connaissance explicitement et qui peuvent traiter tous les problèmes de réverbération impliquant plus d'une couche simultanément, ont été décrits par Robinson (communication B) et par Peacock et Treitel (communication C), par exemple. Ces autres méthodes sont fondées sur les caractéristiques statistiques du problème de réverbération tel qu'il peut être dérivé de l'analyse de corrélation des tracés sismiques enregistrés.Les hypothèses de la propagation plane de l'onde et de l'incidence normale des fronts des ondes sismiques sont encore implicites dans ces méthodes, car l'analyse implique un état stationnaire du- problème de ré verbératioRpendant des périodes de temps d'enregistrement importan- tes. En se référant aux figures 1 et 2, on constate que si le récepteur est décalé par rapport à la source sismique, les angles d'incidence impliqués aux différents points des réflexions dépendent de l'ordre du fait de la réflexion multiple. D'après des considérations géométriques, il est clair que les ordres successivement plus élevés des faits des réflexions multiples ne se produisent pas sur une période précisément régulière, tel que ceci serait le cas si le récepteur n'était pas décalé par rapport à la source. Par conséquent, l'intervalle de temps entre les faits successifs des réflexions multiples dans les représentations des enregistrements sismiques idéalisés des figures 3 et 4, n'est pas constant, mais augmente généralement aux temps d'enregistrement ultérieurs. Il est clair également que tout changement de l'épaisseur de la couche des réflexions multiples ou de l'inclinaison de l'une ou i'autre limite sur un intervalle de distance contenant les points des réflexions, résultent en d'autres déviations de l'intervalle de temps constant entre les faits successifs des réflexions multiples. Les figures 3 et 4 montrent en outre que la déviation dtun intervalle de temps constant devient plus importante lorsque la distance de décalage entre la source sismique et le récepteur staccroft. Dans un cas sismique pratique, des complications supplémentaires se manifestent en liaison avec le comportement de l'amplitude des faits successifs des réflexions multiples. On sait que le coefficient de réflexion, lors d'une discontinuité sismique, dépend des impédances acoustiques se produisant à la limite, ainsi que des angles d'incidence et de la transmission des fronts des ondes sismiques à la limite. D'après les figures t et 2, il est évident que ces angles dépendent de ia distance de décalage entre la source sismique et le récepteur, de l'ordre du fait de réflexion multiple et de l'inclinaison des surfaces réfléchissantes Dans un cas réel, on ne peut pas admettre que les propriétés acoustiques des limites réfléchissantes sont les mimes à tout point réfléchissant.Ces facteurs introduisent une variabilité dans les coefficients-des réflexions réelles rencontrés par Inonde sismique aux différents poSAs des réflexions. On sait très bien également que les surfaces des fronts des ondes sismiques ont approximativement une rorne sphérique et que, par conséquent, leur amplitude se dégrade par suite de la divergence. La demanderesse a montré (communication D-3 que la dégradation de l'amplitude, due à la divergence, est influencée par les effets de réfraction et qu'il n'est en général pas possible de spécifier une correction unique pour la dégradation de l'amplitude résultant de la divergence qui est applicable à tous les faits pos sibles des réflexions à tous les temps d'enregistrement. D'après les considérations qui précèdent, on constate que les méthodes antérieures pour l'atténuation des réflexions multiples qui supposent une propagation plane de l'onde, une incidence normale et une stratification horizontale, ou qui dérivent les opérateurs de filtre inverse d1une estimation statistique du comporte- ment de la trace sismique, ne peuvent entre satisfaisants qu'en partie au mieux. Uniamélioration plus grande est nécessaire pour tenir compte des variations subtiles, mais importantes de l'amplitude et du chronométrage des faits des réflexions multiples, enregistrés dans un cas pratique. Commeentionné ci-dessus, un premier stade de la mise en oeuvre de la présente invention consiste à faire une estimation ini tiale du signal des réflexions mutiples, présent dans va trace sismique. En décrivant i" nvençion en -^étail, on suppose que les traces sismiques, qui doivent être traitées, ont été discriminees à des intervalles de temps réguliers et discrets St enregistrés sous la forme digitale, tel que ceci est d'usage de nos jours.Une méthode préférée pour l'estimation du signal des réflexions multiples fait usage d'un filtre de prédiction de-Wiener par analogie à ce qui est décrit par Peacock et Treitel dans leur communication C mentionnée ci-dessus, dans laquelle la distance de prédiction est quelque peu inférieure à la plus courte période d'intérdt des réflexions multiples. Si une trace sismique s'enroule autour du filtre de prédiction et si la sortie est retardée d'un temps égal à la distance de prédiction1 le résultat est une estimation du contenu prévisible de la trace d'entrée, c1est-à--dire les faits des réflexions multiples. La trace enroulée ne contient aucune réflexion primaire, car l'apparition de ces faits ne peut pas être prédite en général. D'autres méthodes pour estimer initialement les signaux des réflexions multiples en mettant en oeuvre la présente invention, sont aussi possibles. Par exemple la méthode de synthèse des réfle- xions multiples par rétro-corrélation des traces sismiques comme décrit par Anstey et Newman dans leur demande de brevet britannique nO 1 195 204 et américain nO 3 496 529, est une méthode d'estimation directe. La méthode de désenroulement prévisible peut fournir une estimation des multiples égale à celle de la méthode préférée mentionnée ci-dessus si des traces désenroulées sont soustraites des traces d'entrée.Les opérateurs de filtre du type Backus peuvent également donner une estimation raisonnable des réflexions multipies si i1 impulsion unitaire initiale est exclue de l'opérateur et si la polarité des termes restants est inversée0 En général, de nombreux procédés de suppression peuvent être conçus pour donner une certaine estimation des réflexions multiples en soustzayant sim plument la sortie du procédé de l'entrée. Le caractère sûr de l'es- timation ainsi obtenu dépend de la réussite du procédé. En se référant à la figure 6, la représentation 6a montre un enregistrement sismique réel réalisé au cours d'une étude entreprise dans la mer à une profondeur d'environ 180 mètres. L'ln- tervalle de distance entre les emplacements des récepteurs est de 50 mètres et la source est éloignée de 300 mètres du récepteur le plus proche.La figure 6b donne la première estimation du contenu des réflexions multiples du meme enregistrement que celui obtenu en utilisant un filtre de prédiction de Wiener. L1enregistrement6c est défini en soustrayant la première estimation des multiples de ltenregistrement d'entrée ; il correspond à la sortie d'un procédé de dés enroulement prévisible La figure 6d montre les résultats obtenus par le procédé de la présente invention, dans lequel la première estimation des multiples est réglée correctement pour la soustraction de l'enregistrement d'entrée. Etant donné que les réglages nécessaires en temps et amplitude sont différents pour chaque trace et pour les faits individuels des réflexions multiples, il est nécessaire de déterminerL1es points de l'échelle do temps de chaque-trace auxquels les modifications des facteurs de réglage peuvent être le mieux apportées. Conformément au procédé préféré de la présente invention, ces points sont définis lorsque le module au carré de l'enveloppe de la trace d'estimation multiple atteint des valeurs minimales. A titre dte- xemple, la figure 7 montre ltenveloppe au carré correspondant à la première trace de l'enregistrement 6b.L'enveloppe au carré est dé terminée, dans ce mode opératoire préféré, en développant la fonction de quadrature du signal multiple estimé par la transformation discrète de Hilbert et en totalisant les valeurs au carré du signal original et de sa fonction de quadrature. D'autres méthodes de détermination des points de l'échelle de temps, auxquels l'estimation des multiples est segmentée, sont possibles, et il est envisagé d'incorporer ceux-ci à la présente invention. L'enveloppe peut hêtre calculée approximativement, par exemple, en déterminant une moyenne courante du module de trace, ou l'enveloppe au carré peut être calculée approximativement par une moyenne courante des valeurs au carré de la trace. Il est essentiellement nécessaire de déterminer les points de l'échelle de temps auxquels llenergie de la trace de l'estimation des multiples est un minimum. Une comparaison des figures 6a et 6b montre que la grande majorité des faits alignés à la figure 6a sont aussi représentés la figure 6b et sont donc identifiés comme des signaux des réflexions multiples. Un examen plus précis indique que l'amplitude et le chronométrage des multiples estimés n'est pas en harmonie parfaite avec la réalité. Ces erreurs de chronométrage sont particu librement évidentes sur des faits se produisant à des temps d'environ 1,0 seconde ou moins sur la trace enregistrée à l'endroit le plus proche de la source. Le fait dtenviron 0,8 seconde de cette trace semble avoir, dans itestimation, un retard d'approximativement 12 millisecondes, par exemple.En raison de ces erreurs, les réflexions multiples initiales-ne sont pas considérablement atténuées a la figure 6c, qui représente l'enregistrement des multiples estimés soustraits de 11 enregistrement entrée. Pour déterminer les corrections de chronométrage qui doivent être appliquée,, à l'estimation des multiples, chaque trace estimée est divisée en segments en se référant à la fonction d1en- veloppe de trace, comme décrit précédemment. Chaque segment est ensuite mis en transcorrélation avec une partie correspondante de la trace d'entrée pour déterminer le décalage de temps qu'il faut appliquer pour obtenir la meilleure concordance entre les multiples estimés et les multiples réels. Ce décalage de temps requis est considéré comme égal au nombre de retards nécessaire pour maximiser la fonction de transcorrélation.La valeur maximale de chaque fonction de trans corrélation est également mémorisée, en vue d'une utilisation pour déterminer la correction de l'échelle d'amplitude nécessaire à chaque segment de l'estimation des multiples. Comme 11 ordre des erreurs de temps probables peut ordinairement être prédéterminé, des contraintes peuvent être appliquées pour limiter le nombre des retards dans la fonction de transcorrélation. Le facteur de correction d'amplitude, nécessaire à chaque segment de l'estimation des multiples, est donné approximativement par K ~t (1) où m est la valeur de pointe de la transcorrélation déterminée précédemment et fmt est la valeur d'autocorrélation de retard zéro du segment correspondant de l'estimation. En vue de faire mieux comprendre ce qui précède, on considère que le signai des multiples estimés, présent dans un segment particulier, est représenté par la séquence des valeurs discriminées mo, m1, m2, ... mn et que le signal des multiples réels, présent dans le segment correspondant de la trace d'entrée, est représenté par une autre séquence mO, m1 y e mn. La trace dtentrée peut aussi contenir un signal deskéflexions primaires, représenté par une séquence additionnelle : ao, a1, a2, ... an. On suppose en outre que l'estimation des multiples est à présent en alignement de temps correct, mais est différente en amplitude des multiples réels uniquement d'un facteur d'échelle, de sorte que L'équation (2) montre que le facteur de correction d'amplitude k, déterminé à partir de itexpression approximative (1), est exact si aucun signal des réflexions primaires ntest présent dans un segment-particulier de la trace entrée. Terreur de i' approximation) résultant du terme ss ali de l'équation (2) est en général petite, car elle dépend de la corrélation probable entre les signaux des réflexions primaires et les signaux des réflexions multiples, qui dérivent des faits primaires plus antérieurs.Le signe du terme de l'erreur peut être positif ou négatif, avec une probabilité égale et la grandeur devient moins importante lorsque l'amplitude des signaux multiples augmente relativement aux signaux primaires. Ainsi, le procédé devient plus efficace dans les cas où les réflexions multiples sont les plus sévères. Pour se prémunir contre les erreurs excessives qui se produisent, il importe simplement de limiter la valeur k réellement appliquée comme une correction, de façon quelle n'excède pas ltordre probable des erreurs multiples de l'estimation. Les corrections de temps et d'amplitude, comme déterminé ci-dessus, sont appliquées à chaque segment des traces des multiples estimés et ces traces sont soustraites subséquemment des traces d' -entrée pour produire un enregistrement de sortie semblable à icelui de la figure 6d et dans lequel les signaux des réflexions multiples ont été considérablement atténués Il est bien évident que pourNne mise en oeuvre parfaite de la présente invention la forme d'onde de chaque fait spécifi- que des réflexions multiples doit tre fidèlement estimeeet que les décalages de temps et les facteurs d'échelle doIvent tre déterminés avec précision.Si ces conditions peuvent être garanties, les signaux des réflexions multIples peuvent dès lors être complètement exclus de l'enregis+rement sismique. 2n pratique, il suffit simplement d'atténuer les signaux des réflexions multiples, de façon que les réflexions primaires ne soient pas dissimulées ou masquées et qu'une exécution moins que parfaite soit nécessaire. En se référant à la figure 8, celle-ci est une representation schématique des différents stades Impliqués dans une mise en oeuvre préférée de l'invention. Les stades ou éléments et leurs opérations sont désignés par 8A à 8G. Pour plus de commodité, les opérations sont décrites sous ltangle de la calculatrice digitale, mais un ou plusieurs stades peuvent être réalisés par des moyens analogiques ou autres, tels que ceux auxquels on se refbre dans la description ci-avant-. A la figure 8, le signal S1 de trace d'entrée est cédé à une conception d'opérateur de prédiction SA et à une application d'élément actif de prédiction 8B, qui est aussi alimentée à partir de 8A. La sortie de 8B est transmise à un élément d'avancement de temps 8C. La sortie de 8C est la première estimation du signal des réflexions multiples et aboutit à un minuteur de segment d'enveloppe pe au carré 8D qui effectue la division en intervalles de temps, ainsi qu'à un élément de comparaison d'amplitude et de temps 8E, qui reçoit également le signal d'entrée S1, de mYme que la sortie de 8C, 8F est une correction de l'élément d'estimation, dont la sortie fournit les estimations segmentaires qui sont soustraites des segments du signal S1 par un élément totalisateur 8G pour obtenir la trace de sortie traitée requise au point S2. Dans la première méthode préférée, l'élément 8A résoud l'équation des valeurs matricielles : rO r1 ...... rn-1 # fo g&alpha; # r1 ro ..... rn-2 f1 g&alpha; + 1 (3) t ro I t t t - T rn-1 rn-2 ro -1 fn-1 g&alpha; + n-1 où rt est l'autocorrélation de la trace d'entrée et est supposé se rapprocher de ihutocorrélation d'une petite onde sismique primaire individuelle, conjointement avec un train associé de petites ondes réfléchies multiples, gt est la transcorrélation de la petite onde de sortie désirée et de la petite onde d'entrée, ft est l'élément actif de prédiction qu'il est nécessaire de déterminer par la résolution de l'équation (3). L'équation (3) est une version particulière des équations normales dites de Wiener.Dans ce cas particulier, la sortie désirée est simplement une version d'avancement de temps de la petite onde d'entrée et la transcorrélation gt est équivalente à I'autocorrélation rt déplacée, le long de l'indice de temps, d1 une grandeur égale à la distance de prédiction or, c' est-à-dire que gt devient numériquement égal à rtt. On constate que l'équation (3) représente une série de n équations simulta- nées à n inconnues et est ainsi à mdme d'entre aisément résolue Dans l'élément 8B, la trace dtentrée xt s'enroule autour de l'opérateur de prédiction ft pour donner une première estimation de la partie prévisible de la trace, ctest-à-dire le signal réfléchi multiple qui se répète d'une manière prévisible après l'apparition de chaque signal de réflexion primaire. Le procédé d'enroulement est défini, pour une information particulière distincte, par l'équation : où xt est le nombre operateur particulier distinct, rt est l'opéra- teur et Yr est le produit de l'enroulement. Comme dans le cas présent, l'opérateur ft est un opérateur de prédiction, conçu pour prévoir la valeur de xt à un certain temps tex dans le futur, la première estimation des signaux de ré- flexion multiple est en avance, par rapport aux signaux réels, d' un temps égal à . Par conséquent, l'élément 8C introduit un retard égal à cette grandeur. A la sortie de 8C, l'estimation des multi pies/à présent prete pour une comparaison avac les signaux enregistrés réels, en vue de déterminer toutes les corrections qui pewent entre nécessaires pour améliorer itestimation. En pratique, on prévoit que les erreurs de itestimation des signaux de réflexion multiple varient à différents points de l'échelle de temps, de sorte que les corrections apportées à l'es- timation doivent strictement être variables dans le temps. Dans la présente version préférée, une forme de quasi variance de temps est obtenue en segmentant l'estimation des multiples et en déterminant les corrections séparement pour chaque segment. Par conséquent, it élément 8D détermine l'enveloppe au carré de la trace d'estimation des multiples. L'enveloppe est définie comme le module du signal analytique, dont l'estimation des multiples est prélevée pour représenter la partie réelle.La composante de quadrature du signal analytique est déterminée dans l'élément 8D par l'enroulement de l'opérateur de transformation discret de Hilbart autour de ltesti- mation des multiples : ht = 2 # Sin #t , t # O # t - O, t = O Un dispositif est prévu dans élément 8D pour effiler l'opérateur ht par l'application d'une réduction de Hamming ou autre fonction appropriée en vue de réduire au minimum les effets de troncage indésirables. La composante de quadrature du signal analytique est dès lors : z t = m * ht, où l'astérisque exprime l'enroulement et zt est contenu entièrement dans lelan imaginaire.L'enveloppe au carré de l'estimation des signaux de réflexion multiple est la suivante : et = mt + zt Une représentation, qui peut être considérée comme typique, de l' enveloppe au carré est donnée à ligure 7. Un autre but de l'élé- ment 8D est de détecter les instants auxquels les minima importants se présentent dans la fonction de l'enveloppe au carré et de segmenter ltestimation des signaux de réflexion multiple à ces instants. L'élément SE met en corrélation les segments de l'esti- mation des signaux de réflexion multiple ht avec les segments de temps correspondants de la trace enregistrée xt. Les corrections de temps à apporter à chaque segment successif de l'estimation sont déduits des décalages de temps nécessaires pour maximiser chaque corrélation. L'élément 8E détermine également l'autocorrélation du retard zéro de chaque segment de l'estimation et calcule en outre le rapport delta transcorrélation aux valeurs de points de l' autocorrélation pour donner la correction d'échelle K considérée dans l'équation (1) du présent mémoire. Les corrections -apportées à l'amplitude et au chronométrage du signal de réflexion multiple estimée sont appliquées à l'élément 8F et itestimation corrigée est finalement soustraite de la trace d'entrée de élément SG. REVFNDICATIONS lc Procédé dtatténuation des signaux de réflexion multiple dans des enregistrements sismiques, caractérisé en ce qutil consiste a faire une première estimation des signaux de réflexion multi ple, à déterminer les corrections de temps et d1amplitude néces saires pour optimiser la concordance entre ces estimations et les traces enregistrées réelles pendant plusieurs intervalles de temps, à appliquer les corrections de temps et d'amplitude aux parties pertinentes des estimations et à soustraire les es timations corrigées de ctte.façon des traces sismiques qui for ment l'entrée. 2. Procéda suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'une première estimation des signaux de réflexion multiple est obtenue en opérant sur les traces d'entrée avec un filtre de prédiction de Wiener. 3. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'es- timation des signaux de réflexion multiple est augmentée à des points de l'échelle de temps correspondant à des minima d'éner gie, les corrections de temps et d'amplitude étant déterminées subséquemment pour chaque segment. 4. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les segments successifs de itestimation des signaux de réflexion multiple sont mis en trans corrélation par rapport aux traces d'entrée, en vue d'établir des corrections de temps optimales pour chacun de ces segments. 5. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les facteurs de correction d'amplitude sont déterminés pour chaque segment d'une estimation des signaux de réflexion multiple, le facteur de correction étant défini par le quotient de la valeur la de pointe de/transcorrélation entre un segment de l'estimation et une partie correspondante de la trace d'entrée et la valeur de retard zéro de la fonction d'autocorrélation du segment. 6. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, carac térisé en ce qu'une nouvelle estimation des signaux de réflexion multiple est déterminée, pour chaque trace d'un enregistrement de traces multiples, de l'information dérivée de chacune des traces individuelles. 7. Procédé suivant I'une quelconque des revendications 1 à 6, carac térisé en ce qu'une seule estimation des signaux de réflexion mul tiple est dérivée d'une ou de plusieurs traces et est appliquée à un nombre de traces d 'entrée qui ne peuvent pas donner par elles-memes des estimations suffisamment sûres. 8. Appareil pour atténuer les signaux de réflexion multiple d'en registrement sismique, caractérisé en ce qutil comprend : a) des moyens d-'obtention d'une première estimation du signal de réflexion multiple pour chaque trace sismique b) des moyens de subdivision de chaque estimation de multiples en une pluralité de segments de temps ; c) des moyens de comparaison de chaque segment de temps avec un segment correspondant de la trace sismique originale d) des moyens de détermination du glissement de temps qui doit etre appliqué à chacun des dits segments de itestimation pour obtenir une coSncidence optimale avec la trace originale; ; e3 des moyens de détermination du facteur d'échelle qui doit e- tre appliquée à chaque segment de ltestimation pour obtenir une correspondance optimale avec la trace originale ; et f) des moyens d'application des dits glissements de temps et facteurs d'échelle déterminésr à chacun des segments de l'es- timation, et de soustraction des segments corrigés résultant, de la trace originale pour obtenir une trace de sortie recti fiée.