La présente invention concerne un procédé de traitement de résidus contenant du chlore. Actuellement, divers procédés donnent d'abondantes quantités de résidus chlorés dont la composition varie avec 5 leur origine. Certains résidus comprennent des résidus goudronnés chlorés dont certains constituants comptent au moins huit atomes de carbone par molécule.D'autres résidus chlorés comprennent des composés en chlorés et/ou des composés en C, chlorés. Ces résidus en Cg chlorés peuvent être associés à d'au-10 très substances comprenant des composés en ^ à C^ chlorés et* à leur tour, les composés en C^ chlorés et/ou les conposés en C^ chlorés peuvent être associés à des substances comprenant des composés en C^ à C^ chlorés et/ou à des résidus en Cg chlorés. Il existe donc actuellement des sources de résidus qui 15 sont gênantes pour l'industrie puisqu'il est nécessaire de s'en débarrasser ou de les traiter. Ces résidus peuvent être traités par de l'air en présence de vapeur d'eau à une température très élevée de l'ordre de 800 à 1300°C dans un brûleur spécial extrêmement robuste. Au 20 cours d'un tel traitement, il se dégage du chlorure d'hydrogène, mais quelle que soit la composition des résidus traités, leurs constituants organiques sont perdus. Dans un autre procédé pour traiter, les résidus chlorés comprenant un ou plusieurs hydrocarbures aliphatiques par-25 tiellement chlorés de 1 à 4 atomes de carbone, on vaporise les résidus et on poursuit leur chloration en les introduisant à l'état liquide dans un lit fluidisé d'une matière particulaire qui est habituellement une matière inerte, comme du sable,pour faire réagir les résidus avec du chlore moléculaire à une teni-30 pérature de 200 à 700°C. On tel procédé constitue un progrès intéressant et fait l'objet du brevet anglais n°1.174.583 de la Demanderesse, néanmoins, lorsque ces résidus comprenant des résidus en Cg chlorés sont introduits dans le lit, la charge inerte se contamine de carbone et de goudrons jusqu'à raison 35 de 50% du poids du lit et parfois davantage. A un certain moment, la charge doit être retirée et l'évacuation de la charge contaminée suscite aussi des difficultés. Les essais de combustion des dépôts goudronneux de la charge conduisent à la difficulté de l'évacuation des fumées qui contiennent de l'he-40 xachlorobenzène. Lorsque la charge inerte est remplacée par un 2 71 44041 2117943 catalyseur de chloration dans ce procédé,l'activité du catalyseur diminue rapidement parce que ce dernier se recouvre de carbon5 et de goudron. A nouveau, les résidus en chlorés ne sont pas éliînirés au cours d'une telle opération, parce qu'ils 5 foraient un composé indésirable et stable à la chaleur, à savoir l'hexachlorobenzène. La présente invention a pour but de procurer un procédé qui permet de traiter efficacement de nombreux résidus chlorés et qui n'a pas encore été décrit. 10 L'invention a pour objet un procédé de traitement de résidus chlorés comprenant un ou plusieurs des constituants suivants: a) des résidus goudronneux chlorés dont certains constituants comptent au moins 8 atomes de carbone par molécule, 15 b) des composés en chlorés et c) des composés en chlorés, suivant lequel on introduit les résidus dans un lit fluidisé d'un catalyseur d'oxychloration sur support tandis qu'on introduit aussi un gaz comprenant de l'oxygène moléculaire dans ce lit flui-20 disé qui se trouve à une température de 200 à 500°C. Les résidus goudronneux chlorés, dont certains constituants comptent au moins 8 atomes de carbone par molécule, sont d'habitude associés aussi à des substances dont la molécule compte moins d'atomes de carbone et dont le point d'ébullition est 25 moins élevé. Le carbone lui-même peut être associé à ces résidus goudronneux. Les substances plus légères à point d'ébullition moins élevé peuvent comprendre des hydrocarbures en à C^ chlorés ou des hydrocarbures bromoclilorés ou aussi des hydrocarbures aromatiques, comme du benzène, ou des hydrocarbures a-30 romaticues chlorés ou encore des mélanges de ces hydrocarbures et halogénohydrocarbures. Les hydrocarbures en et/ou chlorés peuvent constituer la seule alimentation en résidus parvenant au lit. A nouveau, ces composés en C^ et/ou Cg peuvent être associés à des hydrocarbures en C^ à C^ chlorés. et/ou à ces autres 35 substances plus légères à point d'ébullition moins élevé, et les résidus chlorés dont certains constituants comptent au moins 8 atomes de carbone par molécule peuvent être associés aussi à ces composés en C^ et/ou C^ chlorés. De tels résidus peuvent provenir de nombreux procédés de fabrication d'hydrocarbures chlorés, par 40 exemple des réactions de chloration et des réactions de cracking 3 71 44041 2117943 thermique des chlorobycrocarbures. Des sources extérieures de chlorohydrocorbures ne contenant pas ces ccinposés en C^, ou Cg chlorés r-euvent aussi être introduites dans le lit avec l'-«s résidus chlorés qui sont traités conformément à l'invention. La 5 matière organique admise au lit est d'habitude à l'état liquide, mais elle peut se trouver sous forme d'une boue qui peut contenir des solides. Le catalyseur utilisé est un catalyseur normal pour les réactions d'oxychloration et comprend un composé d'un métal à va-10 lence multiple capable d'oxyder le chlorure d'hydrogène en chlore. Il comprend avantageusement un composé du cuivre, comme le chlorure cuivrique,déposé sur un support. On chlorure de métal alcalin tel que le chlorure de potassium peut être associé au composé du cuivre. Un composé d'un autre métal à valence va-15 riable , comme un chlorure d'un métal des terres rares, peut être incorporé aussi à ce dernier catalyseur. Des supports appropriés pour les catalyseurs d'oxychlo-ration sont, par exemple, l'alumine, la silice ou la silice-alumine. Les supports de silice-alumine contiennent de la silice en 20 proportion élevée, habituellement de plus de 70^ sur la base du poids total du support, et sont disponibles dans le commerce. Par exemple, une silice-alumine est vendue sous le nom de "Syn-clyst" par la Société Crosfield & Sons, Warrington, Angleterre. Lorsque les résidus chlorés admis au lit fluidisé com-25 prennent des matières goudronneuses chlorées comprenant ces composés en Cg et des substances à point d'ébullition moins élevé comprenant ou non une faible proportion d'hydrocarbures en C^ et/ou C^ chlorés , par exemple jusqu'à 10$ du poids total de l'alimentation, il est préférable de prendre pour le catalyseur un 30 support de silice ou d'alumine. Dans le cas de tels supports, les composés en Cg sont efficacement éliminés et,bien que certaines des substances chlorées soient brûlées, il subsiste un produit vaporisé d'une teneur considérable en composés en C^ chlorés. Les composés en C^ faiblement chlorés, par exemple ceux contenant un 35 ou deux atomes de chlore par molécule peuvent en fait être brûlés et pour partie être oxychlorés. Les composés en fortement chlorés, par exemple ceux contenant au moins trois atomes de chlore par molécule,ne sont pas brûlés ainsi dans ces conditions. Lors de l'utilisation de cette source de résidus chlorés contenant des 40 substances en Cg chlorées avec ces supports de catalyseurs pré- 71 44041 4 2117943 férés en présence d'oxygène moléculaire à des températures de l'ordre de 250 à 300°C, l'effet majeur est la conversion des goudrons en oxydes de carbone, ce qui évite le dépôt de matières goudronneuses sur le catalyseur. En outre, une petite quantité de 5 chlorure d'hydrogène se dégage lors de la décomposition et de la combustion des résidus organiques, tandis que l'alimentation organique subit l'oxychloration à un degré mineur. A mesure que la tampérature s'élève dans un tel procédé, par exemple jusqu'à 450°C, la combustion des goudrons progresse jusqu'à devenir com-10 plète, mais de plus la combustion des hydrocarbures de faible poids moléculaire s'accentue.La quantité de chlorure d'hydrogène dégagé est ainsi suffisante pour la poursuite de l'oxychlora-tion des chlorohydrocarbures restants. Lorsque le procédé est exécuté aux températures inférieures de l'intervalle de 250 à 15 300°C, les hydrocarbures chlorés quittant le lit fluidisé se trouvent en phase vapeur, contiennent la majeure partie du carbone et du chlore de l'alimentation admise au lit et se trouvent sous une forme commode pour alimenter une installation de distillation ou bien une réaction ultérieure. 20 Les hydrocarbures chlorés vaporisés quittant le lit fluidisé peuvent être mis à réagir avec du chlore en présence d'un catalyseur, par exemple du carbone actif imprégné de sulfate de sodium, à une température de 400 à 500°C pour donner du perchloroéthylène et du tétrachlorure de carbone. Ce dernier pro-25 cédé est utile, puisque tous les composés en C^ chlorés qui peuvent exister dans l'alimentation sont convertis en composés en Cg chlorés. En variante, les hydrocarbures chlorés vaporisés peuvent être utilisés pour une perchloration à haute température, à savoir de 500 à 700°C,en l'absence de catalyseur pour donner du 30 tétrachlorure de carbone et du perchloroéthylène. Lors de l'utilisation de cette source de résidus en Cg chlorés, il est possible d'introduire dans le réacteur à lit fluidisé non seulement de l'oxygène, mais aussi du chlore et/ou du chlorure d'hydrogène. Cette alimentation s'ajoute au chlorure d'hydrogène dégagé 35 par la combustion ou la décomposition, de sorte que non seulement les goudrons sont éliminés, mais de plus, il se forme des composés tels que le trichloroéthylène et le perchloroéthylène. Lorsque les résidus chlorés contiennent suffisamment d'hydrocarbures en C^ et/ou C^ chlorés, par exemple jusqu'à 50^ 40 en poids au total de composés en C^ et/ou C^ chlorés dans les 71 44041 5 2117943 résidus amenés au lit, il reste possible de choisir entre un support d'alumine et un support de silice pour provoquer la combustion des composés en Cg chlorés et.pour assurer une certaine combustion des substances à point d'ébullition soins élevé* X.es com-5 posés en C^ chlorés vaporisés peuvent alors être mis à réagir avec ciuchlore, comme décrit ci-desrus, pour donner du perchloroéthylène et du tétrachlorure de carbone. Lorsque les résidus chlorés consistent essentiellement en hydrocarbures en C^ et/ou C^ chlorés, il est particulièrement 10 préférable de prendre un support de silic ^-alumine, par exemple celui vendu sous le nom de "Synclyst". L'effet important de l'utilisation des supports de silice-alumine est que les composés en C^ et C^ chlorés ( et les matières goudronneuses chlorées éventuellement présentes) sont 15 brûlés en oxydes de carbone et en chlore et/ou chlorure d'hydrogène (deux produits intéressants). Les hydrocarbures chlorés de moindre poids moléculaire peuvent être brûlés aussi et peuvent donner du perchloroéthylène.La combustion des résidus s'accentue aux températures supérieures de l'intervalle de 200 à 500°C, œais 20 avec une diminution de la production du perchloroéthylène. La source d'oxygène moléculaire pour tout procédé de l'invention est avantageusement l'air. Avantageusement la source d'oxygène pour la fluidisation du catalyseur est l'air. La quantité d'oxygène à utiliser dans les procédés de 25 l'invention dépend des conditions de réaction et de 3a composition de l'alimentation organique, de même que de la nature du produit recherché. Néanmoins, indépendamment de la quantité d'oxygène nécessaire pour l'oxychloration des hydrocarbures chlorés vaporisés, il est nécessaire, pour que les résultats soient les 30 meilleurs, que l'oxygène soit présent en excès sur la quantité stoechiométrique calculée pour la combustion des goudrons. Dans tout procédé exécuté conformément à l'invention, la combustion de l'alimentation organique dégage une grande quantité de chaleur qui peut être évacuée au moyen d'un agent 35 de refroidissement approprié quelconque. Par exemple, du perchloroéthylène à l'état de liquide ou de vapeur peut être introduit dans le lit fluidisé pour atténuer 1'échauffement de celui-ci. L'invention est illustrée, sans être limitée, par les 40 exemples suivants dans lesquels les pourcentages sont donnés 71 44041 2117943 sur base pondérale, sauf indication contraire. EXEMPLE 1 Dans un réacteur en verre, dont le fond comprend un disque de verre fritte et qui a un diamètre de 5 cm, on introduit 5 500 ml (24.O g) d'un catalyseur d'oxychloration. Une tubulure latérale est placée dans le réacteur juste au-dessus du disque et permet l'introduction d'un mélange d'hydrocarbures chlorés liquide» Le catalyseur est constitué par du chlorure de cuivre, du chlorure de potassium et du chlorure de néodyme (2% Cu, 2% K, 10 2% M) déposés sur de la silice microsphéroldale connue sous le nom de code de Davison 951* On maintient le réacteur à 450°C et on fait passer un mélange gazeux constitué par 60 1/heure d'air, 15 1/heure d'azote et 24- 1/heure de HC1 à travers le lit catalytique pour le main-15 tenir à l'état fluidisé. On introduit par la tubulure latérale 35 g/heure d'un mélange liquide de chlorohydrocarbures qui semble de couleur noire en raison de la présence d'environ- 2% en poids de goudrons (dont certains constituants comptent au moins 8 atomes de carbone par molécule). Outre les goudrons, le mélan-20 ge de chlorohydrocarbures contient environ ^2% d'hydrocarbures en C^, C2 et chlorés (7% d'hydrocarbures en chlorés, 52% de C2C14,> 3^ d'hydrocarbures en chlorés),ainsi que 1% de benzène et de chlorobenzène. Le courant issu du réacteur passe par une série de condenseurs.L'opération dure deux heures. Le con-25 densat est un liquide incolore limpide, tandis que le catalyseur conserve sa couleur normale sans présenter de dépôt de carbone. Le gaz effluent contient 2,5% en volume de C02 et une petite quantité de C0 représentant 15 à 20% du carbone du mélange d'hydrocarbures. A l'analyse, le produit se révèle contenir de 30 CCI1% de C2HC13, 82/b de C2C1^, % de C2C16, 2% de C^C16 et 0,5! de polychlorobenzènes. EXEMPLE 2 On applique le procédé général de l'exemple 1, mais le gaz de fluidisation consiste en air et en azote uniquement et les 35 essais sont exécutés pendant quatre heures à différentes températures. Le condensât est à nouveau un liquide Incolore limpide et, au terme des essais, le catalyseur ne contient que 0,1% poids/poids de carbone. Les détails concernant les essais sont résumés au tableau I. 71 44041 7 2117943 TABLEAU I Température (°C) 450 360 260 Débit d'air (litres/heure) 60 60 60 5 Débit d'azote (litres/heure) 15 18 18 Alimentation de chlorohydrocar bures (g/heure) 35 41 44 Produit condensé (g/heure) 20 27 33 Conversion en C02 (J> du 10 carbone admis) 25 20 6 Analyse du produit; chci3 - 4 - cci4 2 2 2 C2fiCl3 6 3 1 15 C2C14 87 70 61 C2H4C12 1 5 12 C2H3C13 — 15 12 C2fî2C14 (sym> - 1 3 c2hci5 - - 3 20 C2C16 0,2 0,4 0,7 C4C16 0,6 0,3 0,2 Chlorobenzènes 0,4 0,6 0,1 EXEMPLE 3 25 On applique le procédé général de l'exemple 2, mais le catalyseur consiste en chlorure de cuivre (7% de Cu) sur de l'alumine y. La température de réaction est de 300°C. Le mélange gazeux de fluidisation est formé par de l'air (70 litres/heure) et de l'azote (40 litres/heure). On fait passer le mélange de 30 chlorohydrocarbures à raison de 35 g/heure par la tubulure latérale. Le produit condensé est un liquide incolore limpide (25 g/heure). Le gaz effluent contient 3,6# en volume de C02 représentant 30#* du carbone admis dans le mélange de chlorohydrocarbures. Le catalyseur ne contient pas de carbone déposé. A l'ana-35 lyse, le produit se révèle contenir, en % : °2H4C12 6 C,H,C1, 1 C2C14 • 73 C^HgCl^ (sym) 15 C2C16 2 71 44041 B 2117943 10 15 20 25 C4ci6 1 Chlorobensènes 1 Exemple 4 On applique le procédé général de l*exemp]e 2, mais le catalyseur consiste en chlorure de cuivre (2% de Cu) et en chlorure de potassium (2% de K) sur un support de silice-alumine vendue sous le nom de Synclyst. On maintient le réacteur à 370°C et on fait passer dens le lit 60 litres/heures d'air et 50 litres/heure C2H4C12 C2HC13 C2fî3ci3 C2C14 C2fî2C14 c2hci5 c2ci6 Chlorobenzènes (sym) 3 2 1 82 k 0,8 0,4 0,5 30 35 EXEMPLE 5 On applique le procédé général de l'exemple 2. Toutefois, le mélange liquide d'hydrocarbures chlorés consiste essentiellement en éthanes chlorés, en pentachlorobutadiène, en hexa-chlorobutadiène, en polychlorobenzènes et en goudrons obtenus comme résidu de la production du trichloroéthylène et du perchloroéthylène. Les détails des essais à diverses températures sont rassemblés au tableau II. Pour chaque essai, le produit condensé est un liquide incolore limpide et le catalyseur ne contient pas de carbone déposé. Les conditions et les résultats sont rassemblés ci-après. TABLEAU II 40 Température, °C 450 350 250 Débit d'air (litres/heure) 60 60 60 Débit d'azote (litres/heure) 15 15 15 « 71 44041 9 2117943 5 10 15 Alimentation de chlorohydro carbures (g/heure) 46 50 50 Produit condensé (g/heure) 29 36 41 Conversion en CO^ (> du carbone admis) 45 20 8 Analyse du produit: cci4 2,0 2,3 0,3 C2HC1 0,6 7 0,6 w 50 24 4 C2HpCl^(syra) - 4 16 c2hci5 - 12 14 c2c16 3 1,7 6 C.HCl. - 13 32 c4c16 42 30 5 Tetra-, penta- et hexachloro- benzènes 1,1 1,3 2,3 EXEMPLE 6 On applique le procédé général de l'exemple 2. Le mélan-20 ge liquide des chlorohydrocarbures consiste en un mélange de chlorohydrocarbures en C^, C2 et C^, en goudrons, en benzène et en chlorobenzènes avec une grande quantité de 1,2-dichloroéthane (débit total d'alimentation 152 g/heùre; les composés en C^ chlorés forment 0,6$ du mélange total. La température de reaction 25 est de 425°C et le gaz de fluidisation consiste pour 10 litres par heure en chlore, pour 39 litres/heure en oxygène et pour 10 litres par heure en azote. L'essai dure 3 heures. On obtient 388 g d'un liquide limpide." Le catalyseur ne présente pas de signe de dépôt de carbone et le gaz effluent contient du C02 et du C0 en quantités 30 correspondant à 12$ du carbone du mélange de chlorohydrocarbures, A l'analyse, le produit se révèle contenir, en % : 35 40 cci4 4 C2H2C12 8 c2hci3 26 c2ci4 39 c2 3c13 1,5 V2C14 3,5 cghcl. 11 C2C16 0,7 Chlorés en 10 71 44041 2117943 EXEMPLE 7 On applique le procédé général de l'exemple 1, mais dans cet essai, l'alimentation organique est de 1'hexachlorobutadiène et le catalyseur sur support est celui décrit dans l'exe.nple 4-5 On maintient le réacteur à la température désirée et on fait passer de l'oxygène sous forme d'air (avec de la vapeur d'eau) à travers le lit catalytique pour le maintenir à l'état fluidisé. A titre de comparaison, on répète les opérations dans les mêmes conditions, mais avec un catalyseur (contenant aussi 2% 10 de M) dépose de la silice microsphéroldale connue sous le nom de code Davison 951. Les conditions des essais et les résultats obtenus sont rassemblés au tableau III. 15 20 25 30 Il ressort de façon évidente du tableau que l'hexachlo-robutadiène est éliminé presque complètement dans l'essai 1, mais que,dans l'essai 2, il n'est éliminé que pour un quart au maximum. Dans l'essai 1, l'hexachlorobutadiène subit une certaine conver-35 sion en perchloroéthylène. Le produit inorganique de l'essai 1 consiste en chlore, en chlorure d'hydrogène, en vapeur d'eau et en grandes quantités de dioxyde de carbone. EXEMPLE 8 On utilise le procédé et l'appareil de l'exemple 7, mais 40 on ne prend pas de vapeur d'eau et le résidu d'hydrocarbures chloTABLEAU III Comparaison Essai 1 Essai 2 Support du catalyseur silice/alumine silice Température,°C 461 460 Alimentation (g) Hexachlorobutadiène 101 108 °2 27 27 H?0 22 23 Produit organique (g) c2ci4 20,8 6 C2C16 0,9 0,4 Hexachlorobutadiène 1,1 83,0 Conversion de l'hexachlorobutadiène, % 99 23 71 44041 2117943 rés provient de la production du trichloroéthylène et du perchloroéthylène et contient des hydrocarbures en et chiorér. et des hydrocarbures en C2 chlorés. Les résultats sont rassemblé.; au tableau 4, où PCBD signifie pontachlorobutadiène et HCBD, hsxa-5 chlorobutadiène. TABLEAU IV 370°C 465° C Alimentation (g) Produit (g) Alimentation (g) Produit (s) c2hci. — 0,7 - 0,6 w 2,1 37,0 1,4 16,0 c2h2c1^ (sym) 28,3 1,2 18,8 - c2hgi. 15,4 0,6 10,2 0,1 C2C16 18,1 2,7 12,0 0,3 pcbd / hcbd 47,6 3,6 31,6 0,1 Benzènes chlorés 3,2 0,6 2,1 - Il est évident que les composés ai C^ et C^ chlorés sont 20 efficacement éliminés, surtout à la température la plus élevée. On constate une certaine conversion en perchloroéthylène. Les produits inorganiques des essais sont le chlore, le chlorure d'hydrogène et les oxydes de carbone? le chlore et les oxydes de carbone étant sensiblement plus abondants dans l'essai à la te.mpé-25 rature la plus élevée. EXEMPLE 9 On utilise l'appareil et le procédé de l'exemple 8, mais l'alimentation organique est forcée d'hexachlorobenzène (en phase vapeur). Les résultats sont donnés au tableau V. 30 TABLEAU 7 Température, °C 365 46O Hexachlorobenzène admis (g) Hexachlorobenzène brûlé (g) 37 16 60 . 58 35 Il est évident que l'hexachlorobenzène est éliminé efficacement à la température la plus élevée. 40 71 44041 2117943 BETE3DICAHOas 1.- Procédé de traitement de résidus chlorés comprenant un ou plusieurs constituants choisis parmi: (a) les résidus goudronneux chlorés dont certains constituants 5 comptent au moins huit atomes de carbone par molécule, (b) les composés en chlorés et (c) les composés en chlorés, caractérisé en ce qu'on introduit ces résidus dans un lit fluidisé d'un catalyseur d'oxychloration déposé sur un support tandis qu'on 10 introduit aussi un gaz comprenant une source d'oxygène moléculaire dans ce lit fluidisé qui se trouve à une température de 200°C à 500°C. 2.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les résidus goudronneux chlorés sont aussi associés à des hydro- 15 carbures en à chlorés ou à des hydrocarbures bromo chloré s ou bien à des hydrocarbures aromatiques ou à des hydrocarbures aromatiques chlorés ou encore à un mélange de ces halogénohydrocarbures et éventuellement aussi à ces hydrocarbures. 3.- Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce que 20 les résidus goudronneux chlorés sont associés à des composés en C^ et/ou chlorés présents à raison de 0,1 à 10$ en poids et le support du catalyseur d'oxychloration est la .silice ou l'alumine. ^.-Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la matière à traiter comprend au 25 moins ces résidus goudronneux chlorés et le réacteur à lit fluidisé est alimenté aussi en chlore et/ou en chlorure d'hydrogène. Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les résidus chlorés à traiter contiennent au total plus de 10 et jusqu'à 50% en poids de composés 30 en C^ et/ou chlorés, sur la base des résidus amenés au lit. 6.- Procédé de traitement de résidus chlorés suivant la revendication 5, caractérisé en ce que le support du catalyseur d'oxychloration est une silice-alumine. Procédé suivant l'une quelconque des revendications pré-35 cédentes, caractérisé en que les résidus chlorés à traiter consistent essentiellement en composés en et/ou chlorés et le support du catalyseur d'oxychloration est une silice-alumine. 8.-Procède suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que les résidus chlorés, après leur traite -40 ment dans le lit fluidisé, sont mis à réagir avec du chlore en 71 44041 13 2117943 présence d'un catalyseur, par exemple du carbone actif Imprégné de sulfate de sodium, à une température de 4-00 à 500°C pour donner du perchloroéthylène et du tétrachlorure de carbone. 9.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5 6, caractérisé en ce que les résidus chlorés, après leur traitement dans le lit fluidisé, sont mis à réagir avec du chlore en l'absence d'un catalyseur- à une température de 500 à 700°C pour donner du tétrachlorure de carbone et du perchloroéthylène. 10.-Produits chlorés, obtenus par un procédé de traitement 10 suivant l'une quelconque des revendications précédentes.