PROCEDE ET DISPOSITIF POUR PROTEGER UN CHARNON AU POLISSAGE B UNE BRANCHE OU D'UNE FACE DE LUNETTES La présente invention concerne un dispositif pour la protection, au polissage, du charnon dsune face ou d'une branche de lunettes à armature enrobée. Elle concerne aussi le procéda do realisati on et de mise en place de ce dispositif. Dans beaucoup de lunettes actuelles, la monture est constituee par des élements (face et branches) comportant une armature à laquelle est soudé un charnon de charnière. Armature est ensuite enrobée de matière plastique, puio on donne l'aspect définitif à l'élement en le ponçant ou en le polissant au tonneau. Ce polissage, destiné au matériau d'enrobage, s'applique aussi à la partie métallique dépassante constituant le Charnon ani peut astre détériore. On sait que, pour éviter cet inconvénient, on a imaginé de protéger le charnon avec un petit capuchon en matière plastique qui, pendant le polissage, subit l'effet abrasif. Le capuchon est ensuite enlevé pour permettre liassemblage de la monture de lunettes. Ce procédé connu présente plusieurs inconvénients. Les capuchons sont réalisés par moulage, chez un spécialiste. Si le lunetier change de modèle Q ehernière il lui faut demander un autre moule chez son fournisseur. Les cotes des capuchons doivent être prEci- ses pour permettre une mise en place aisée, sans pour autant que le capuchon puisse s'échapper accidentellement en cours de polissage. A cet effet, le capuchon présente des formes en dépaille qui permettent de le "clipser" sur le charnon. Toutes ces contraintes de fabrication, et le nombre élevé de manipulations de préparation augmentent sensiblement le coût de l'opération de polissage. De plus, les flancs du capuchon couvrent, autour de la charnière, une surface non nulle de matière d'enrobage. Cette surface est ainsi protégée pendant le polissage, si bien que, lorsque le capuchon est ôté, chaque élément de charnière est entouré d'une zone non polie. La présente invention a pour but d'éviter ces inconvénients et de réaliser la protection du charnon d'une face ou d'une branche de lunettes à l'aide d'un procédé économique utilisant un outillage simple et peu onéreux. Un procédé suivant l'invention, pour réaliser la protection d'un charnon lors du polissage d'une branche ou d'une face de lunettes enrobée, consiste à placer le charnon métallique dans un outil lage comprenant un système d'injection de matière plastique, et il est caractérisé en ce qu'on place le charnon dans un logement qui présente, à sa base, le même contour que le charnon, on ferme ce logement au-dessus du charnon et on surmoule un organe de pro section en injectant, dans le logement fermé, une matière plastique qui remplit les espaces laissés vides par le charnon dont le contour, au moins au ras de la branche de lunettes, reste visible pour le polissage. Suivant une autre caractéristique de l'invention, le surmoulage produit un capuchon qui se trouve verrouillé sur le charnon par la matière plastique qui comble les orifices pour la mise en place ultérieure du ou des pivots de la charnière. Suivant une autre caractéristique, le capuchon surmoulé est simultanément fabriqué et mis en place, tandis que son enlèvement après polissage consiste simplement à casser les saillies transversales formant verrous, puis à faire sauter le capuchon protecteur surmoulé. Un outillage pour la mise en oeuvre du procédé selon l'inven- tien est constitué par une plaque dans l'épaisseur de laquelle est taillé un logement dont le contour est analogue à la périphé- rie du charnon, cette plaque étant placée entre deux plateaux de serrage dont l'un est percé d'un orifice pour l'injection de matière plastique, l'autre plateau étant mobile. Suivant une autre caractéristique, la plaque comportant le logement de surmoulage est réalisée en deux parties, à savoir - une demi- plaque dans laquelle est taillé un évidement de forme qui débouche sur un c8té de la plaque - une demi-plaque pleine qui vient se juxtaposer contre le côté de la demi-plaque précédente, pour fermer le logement au moment du surmoulage, si bien que cet outil très simple peut facilement être modifié par le lunetier lui-même s'il change de modèle de charnière. On notera que le procédé de l'invention et l'outillage utilisé permettent de supprimer la fabrication de moules pour réaliser les capuchons protecteurs, lesquels ne riquent pas de se détacher en cours de polissage. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, permettra de mieux comprendre les caractéristiques de l'invention. Fig. 1 illustre un charnon soudé à une armature pour branche de lunettes. Fig*2est une vue d'ensemble de l'outillage pour surmouler un capuchon protecteur selon le procédé de l'invention. Fig. 3 est une coupe suivant III-III(Flg. 2) Fig. 4 montre la branche enrobée équipée de son capuchon protecteur surmoulé sur le charnon. Fig. 5 est une perspective du capuchon Fig. 6 illustre la branche après le polissage. Fig. 7 représente la branche de lunettes prote pour l'as" semb'eoe d'une monture. On a représenté sur les dessins une armature 1 sur laquelle est fixé un charnon 2, par exemple par soudure. La pièce métallique ainsi obtenue est enrobée, selon une technique connue, d'une matière plastique 3. L'enrobage laisse à découvert la partie supérieure du charnon 2, et notamment les orifices transversaux 4 destinés à recevoir un pivot d'articulation de charnière d'une monture de lunettes (non représentée). La pièce ainsi obtenue est destinée à former une branche de lunettes, après polissage de ses parois externes en matière plastique (fig. 1, 2, 3, 7). L'objet de l'invention concerne la protection, lors de l'opération de polissage, de la partie du charnon 2 qui est laissée à découvert par ltenrobago 3. Pour cela on utilise l'outil- lage illustré, à titre d'exemple, aux figures 2 et 3, pour surmouler sur le charnon 2 un capuchon protecteur 5 (fig. 4 et 5). L'outillage comprend - un "outil" 6 constitué par une plaque dans laquelle est taillé un logement 7 dont le contour épouse le contour du charnon 2 pris au ras de la surface extérieure de l'enrobage. L'outil 6 est, par exemple, réalisé en deux demi-éléments, à savoir - une première demi-plaque 6a , comportant le logement 7 lequel est ouvert sur un c8té 8 de la demi-plaque - une seconde demi-plaque 6b , pleine, prévue pour venir en appui, par un cssté 9, contre le c8té 8 de la première demi-plaque (figure 3) - un plateau 10 de presse qui vient en appui sur une face des plaques constituant l'outil 6, ce plateau 10 étant percé d'un orifice 11 qui débouche au niveau du logement 7 - un plateau de serrage 12 qui vient en appui sur le côté opposé de l'outil; le plateau 12 est, par exemple, monté à l'extrémité de la tige mobile d'un vérin pneumatique 13, ou command par tout autre moyen quelconque d'un type connu. L'ensemble do cet outillage est illustré en figure 2. Le procédé pour la réalisation du capuchon protecteur 5 pour le charnon 2 de lo branche de lunettes est le suivant - on place la branche enrobée sous l'outil 6 en engageant la partie saillante du charnon dans le logement 7 - on forme le logement 7 en amenant en butée les cotés 8 et 9 des deux demi-plaques 6a et 6b , par juxtaposition - on serre la branche de lunettes contre l'outil en développant le vérin 13, de façon à plaquer le plateau mobile 12 contre le dos de la branche ;; - on ferme enfin le logement 7 au-dessus du chaton 2 en plaquant l'ensemble outil 6, branche de lunettes, plateau 12 contre le plateau de presse 10, étant entendu que l'épaisseur des plaques 6 est supérieure à la hauteur de la partie saillante du charnon 2 - l'orifice 11 débouche dans le logement fermé 7 et on le relie alors à une machine d'injection de matière plastique (non représentée) ; - l'outillage étant disposé comme illustré aux figures 2 et 3, on procède alors à l'injection, suivant la flèche 14, fig. 2 , de matière plastique-dans le logement 7 qui contient déjà le charnon 2 ; la matière arrive par l'orifice 11 et comble tous les espaces libres entre les parois du logement (contour de la forme taillée dans la 1/2 plaque 6a , cSté 9 de la 1/2 plaque 6b , dessus de la branche de lunettes, dessous du plateau lo! et les parois externes du charnon 2 - lorsque le logement est plein, l'opération dtinjectjon se faisant par exemple sous une pression d'environ 200 bars, et après que la matière injectée ait durci, on peut desserrer le plateau 12, libérant ainsi les demi-plaques de l'outil 6, la branche de lunettes et le plateau 10 les uns des autres et on récupère la branche de lunettes sur le charnon de laquelle se trouve verrouillée la matière plastique injectée qui forme un capuchon protecteur 5 (fig. 4 et 5) surmoulé.Le verrouillage est réalisé par les saillies ou ergots 15 formés par la matiè- re injectée dans les trous 4 du charnon. Par ailleurs, la for- me générale extérieure de ltensemble charnon 2 plus capuchon surmoulé 5 est identique à la forme intérieure du logement 7 qui, fermé comme décrit précédemment, a constitué un moule d'injection. On remarque que les flancs 16 du charnon restent nus au moins au niveau de la surface externe 17 de le branche enrobée.Dans le modèle de charnon des figures lb offl C les flancs latéraux 16 sont perpendiculaires à la surface 17 et, lors de l'injection, ils étaient tangents aux partis latérales du logement : ils resteut nus, de même que le bord avant 16a. Les flancs arrière 18 sont incurvés Qg, 1), si bien que le capuchon 5 les recouvre comme illustré en figure 4. Dans l'exemple de charnon illustré sur les dessins, la protection est assurée par un capuchon capuchon 5, tel que montré à la figure 5, et recouvrant les flancs arrière et supérieur, ainsi que les orifices 4 du charnon La figure 4 montre la branche aven son charnon protégé par le capuchon 5* avant l'opération de polissage, laquelle est le plus souvent réalisée au tonneau, selon une technique bien connue. Au cours de ce polissage qui est en fait une abrasion du produit d'enrobage de la branche do lunettes 20, les faces les plus importantes du charnon 2 sont protégées par le capuchon 5 qui subit l'effet de polissage.En fin d'opération, la branche 5 présente l'aspect illustré en figure 6 : les bords sont adoucis, la capuchon est uné, mais le charnon est intact. Il suffît alors de laire seuter ce capuchon de la façon suivante - on"casse" les ergots de verrouillage en les chassant à l'aide d'une petite tige (ou analogue) en exerçant un effort suivant la flèche 19 (fig. 6) - on fait sauter le capuchon en le décollant des faces du charnon auquel il ne tient plus que par simple embattage. On obtient ainsi une branche de lunettes 20 à charnon solidaire de l'armature enrobée, le polissage ayant touché toutes les surfaces de l'enrobage pour obtenir l'aspect désiré* sans détériorer les parois d'articulation de charnière sur le charnon 2. Les principaux avantages de l'invention sont les suivants - réduction du nombre de manipulations (et donc de risques d'erreurs) puisque le capuchon protecteur est en même temps fabriqué, positionné et verrouillé sur le charnon - suppression des risques de voir le capuchon se détacher du charnon en cours de polissage t le verrouillage se fait automatiquement au moment de l'injection - polissage de toute la surface 17 de la branche: contrairement aux techniques connues, le capuchon 5 ne couvre pas une zone autour du charnon, zone qui serait protégée et non polie; - réduction sensible du prix de revient des opérations de préparation pour le polissage - modification aisee de l'outillage utilisé pour élaborer et mettre en place le capuchon. En particulier, on a vu que le "moule' d'injection était constitué par le logement 7 fermé par de simples plateaux.Le lunetier n'a plus besoin de faire appel à un mouliste spécialisé ; il peut fabriquer lui-m8me l'outil 6 et le modifier facilement, sans engager les frais que représentent la fabrication d'un moule -une coquille mele et une coquille femelle, avec contre dépouilles et cotes précises- et un changement de modèle de charnon avec la technique précédem- ment connue. Bien entendu, on ne sortirait pas du cadre de l'invention en apportant des modifications de détail à l'outillage utilisé ou au procédé mis en oeuvre. En particulier, la forme du capuchon de la figure 5 n'est donné qu'à titre d'exemple. Elle est fonction du profil du charnon à protéger, et du contour intérieur du logement 7. L'outil 6 peut 8tre en une seule pièce, tandis que l'orifice d'injection 11 peut être prévu, par exemple, dans l'épaisseur de l'outil. Enfin, les moyens de serrage sont d'un type quelconque connu. Dans la description précédente et dans les dessins annexés, on a détaillé le procédé et le dispositif pour la protection d'un charnon d'une branche. Il est évident que ceci n'ayant été donné qu'à titre d'exemple, on peut réaliser la protection des éléments de charnière de la face de lunettes sans sortir du cadre de l'invention. Il suffit d'adapter les plateaux de l'outil au contour des charnons de la face; pour réaliser un surmoulage protecteur selon l'invention. REVENDICATIONS 1. Procédé pour réaliser la protection, lors du polissage, d'un charnon d'une branche ou d'une face de lunettes comportant une armature enrobée, caractérisé en ce qu'il consiste à placer la partie dépassante du charnon dans un logement dont le contour est identique à la périphérie du charnon au ras de l'enrobage de la branche ou de la face, à fermer ce logement sur toutes ses faces et à surmouler un organe de protection en injectant dans le logement une matière plastique qui remplit tous les espaces laissés libres par le charnon, l'organe protecteur ainsi surmoulé se verrouillant sur le charnon. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'on réalise simultanément, au cours do opération de surmoulage par injection, les opérations suivantes - fabrication d'un organe ou capuchon protecteur du charnon contre l'effet abrasif du polissage; - positionnement du capuchon sur le charnon non - verrouillage du capuchon sur le charnon par la formation de saillies ou ergots dus à la pénétration de la matière plastique injectée dans.des orifices transversaux du charnon, orifices prévus pour la mise en place d'un pivot d'articulation de charnière de lunettes. 3. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'on surmoule le capuchon protecteur directement sur le charnon, alors qu'on choisit les contours du logement d'injection identiques à la périphérie du charnon pour laisser libre toute la surface sur l'enrobage de l'armature de la branche ou de la face, ladite armature pouvant être soudée au charnon. 4. Outillage pour la mise en oeuvre du procédé de réalisation d'un capuchon protecteur surmoulé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend un outil constitué par une plaque dans l'épaisseur de laquelle est taillé le logement pour injection, et deux plateaux de serrage et d'appui, disposés de part et d'autre de la plaque, tandis qu'un orifice d'injection est ménagé dans un des éléments de l'outillage pour déboucher dans le logement 5.Outillage suivant la revendication 4, caractérisé en ce que la plaque constituant l'outil est élaborée en deux demi-plaques juxtaposées et réalisées de la façon suivante - une première + plaque dans laquelle est taillé un évidement ouvert sur un côté de la + plaque - une seconde + plaque, pleine, qui est susceptible d'être juxtaposée contre la première, pour fermer le côté de ltévide- ment qui constitue le logement de l'outil pour l'injection. 6. Outillage suivant la revendication 4, caractérisé en ce que l'outil est en une seule pièce dans laquelle est ménagé le logement, destiné à rerevoir le charnon. 7. Outillage suivant l'une quelconque des revendications 4 à 6,caractérisé en ce que l'outil est plus épais que la hauteur de la partie saillante du charnon de la branche de lunettes, tandis que le logement est fermé au dessus du charnon par un premier plateau et, sur la face opposée de l'outil, par une face de la branche de lunettes laquelle est portée par un second plateau ou plateau mobile de serrage. 8. Capuchon protecteur surmoulé selon le procédé suivant l'une quelconque des revendications 1à 3, par l'utilisation d'un outillage suivant l'une quelconque des revendications 4 à 7, caractérisé en ce qu'il est constitué par une matière plastique injectée qui couvre toutes les parties actives de la charnière, à savoir - les parois internes des orifices transversaux destinés à recevoir un axe ou pivot d'articulation - les flancs supérieurs et arrière du charnon de branche, - les parois internes des formes saillantes, destinées à recevoir le charnon port par la face de la monture, si bien que toutes ces surfaces sont protégées contre l'abrasion pendant le polissage de la branche de lunettes. 9. Capuchon protecteur surmoulé suivant la revendication 8, caractérisé en ce qu'il présente de petits ergots transversaux de verrouillage sur la charnon, ces ergots étant élaborés en une seule pièce avec la masse du capuchon, et assurant une tenue sare en cours de polissage, alors qu'enfin ces ergots sont facilement cassés pours l'enlèvement du capuchon usé après polissage.