La présente invention concerne un procédé de fabrication automatique de corps creux tels que des tubes et des coudes tubulaires en tôle, de préférence en tôle zinguée , par cintrage de la tôle à la forme désirée avec des bords de jonction se recouvrant et par brasage ultérieur du ou des joints et elle se rapporte également à un dispositif pour la mise en pratique de ce procédé. On sait braser deys tubes et des coudes en tôle zinguée , notamment des tuyaux de gouttières, manuellement à l'aide d'un instrument de brasage en cuivre. A cet effet, les bords longitudinaux des pièces en tôle sont amenés dans une position de recouvrement, puis ils sont recouverts d'étain dans cette zone. Dans ces conditions, on rencontre de grosses difficultés du fait que le zinc des tôles s'allie immédiatement avec l'étain de brasage et crée ainsi des impuretés dans le bain de brasage. Pour cette raison, on n'a pas réalisé jusqu a maintenant de brasures automatiques de tôles zinguées. Un autre inconvénient consiste en ce que, lors du brasage manuel, seulement une faible partie de la quantite nécessaire d'étain de brasage s'écoule entre les tôles en recouvrement, de sorte qu'on ne réalise qu'un joint brasé trés étroit. Les liaisons brasées qu'on peut réaliser normalement ne présentent par conséquent qu'une résistance qui est bien inférieure à la valeur théorique; Ln effet, la largeur des joints brasés qu'on peut réaliser normalement est comprise entre environ 1 et 3 mn au maximum. Un autre inconvénient consiste en ce qu'une opération de brasage réalisée manuellement est longue et difficile et nécessite généralement un personnel expérimenté pour son exécution. L'invention a en conséquence pour but de fournir un procédé et un dispositif permettant de fabriquer automatiquement des corps tubulaires, notamment des coudes et des tubes en tôle, en vue de réaliser une brasure améliorée présentant une plus grande résistance, une plus grande homogénéité, tout en opérant avec un plus grand rendement. En particulier, le procédé selon l'invention doit pouvoir entre mis en oeuvre d'une façon complètement automatique et les résistances des joints brasés doivent atteindre les valeurs theoriques. Ce problème est résolu selon l'invention en ce qu'on dépose sur les bandes du corps creux qui se recouvrent en direction du joint de l'étain de brasage et du flux, à savoir intérieurement d'un côte et/ou extérieurement de l'autre côté, en ce qu'on cintre la tle à la forme finale, ou bien en ce qu'on effectue l'assemblage de pieces précintrées, puis on établit rapidement et progressivement dans le joint une liaison de haute résistance dans l'ensemble de la zone en recouvrement en effectuant une compression à chaud et une compression à froid. Pour fabriquer des tubes à partir d'une pièce en tôle, on peut avantageusement plier une tôle au centre, puis cintrer les branches sous la forme d'un tube par application d'une pression latérale et ensuite effectuer le brasage des parties du joint se recouvrant. En particulier, la phase de compression peut être réalisée par application de blocs chauffés ou refroidis contre un mandrin ou noyau qui remplit le volume intérieur du corps creux, la durée de la phase de compression à chaud étant comprise entre 3 et 6 secondes, puis on exerce brusquement un refroidissement qui a également une durée de quelques secondes. Lors de la fabrication de coudes, on assemble avantageusement par brasage les deux demi-coquilles formant d'une manière connue les coudes en appliquant le procédé précité. Le dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention est caractérisé avantageusement en ce qu'il comprend un noyau ou mandrin tubulaire dont le diamètre correspond au diamètre intérieur du tube et qui a une longueur légèrement superieure à celle du tube, ce mandrin servant à soutenir intéiRieu- rement les éléments de tube places dessus, ainsi que, d'une part, un bloc de brasage s'étendant sur toute la longueur du joint et pourvu de sources de chaleur et, d'autre part, un bloc de compression dispose parallèlement au premier bloc et pourvu de moyens de refroidissement, les deux blocs étant mis en contact successivement avec le joint brasé. En outre, aussi bien le bloc de brasage chauffé que le bloc de compression refroidi sont pourvus d'une matière ou d'une couche de matière bonne conductrice de la chaleur et exerçant une action repulsive sur l'tain de brasage. Egalement, 1:' est prévu des moyens pour chauffer et maintenir constante la température du bloc de brasage afin que celui-ci possede pour chaque brasure une temperature réglable et constante. Le dispositif selon l'invention comporte, en outre, des moyens pour assurer le mouvement automatique des blocs de brasage et de compression successivement en direction du joint à braser, ainsi qu'un éjecteur prévu sur le mandrin tubulaire. De plus, le mandrin tubulaire peut comporter dans la zone des joints à braser une bande périphérique thermiquement isolante qui est formée de quartz, de cramique, d'oxyde céramique ou d'amiante-ciment, ou bien d'un matériau semblable résistant à la température. D'autres buts et avantages de la présente invention apparaîtront à la lecture de la description suivante et des figures jointes, données à titre illustratif mais non limitatif. Les Figures la à 6b représentent schématiquement un dispositif de brasage de tuyaux de descente de gouttière permettant l'évacuation des eaux de pluie d'une toiture dans différentes positions de travail, les figures définies par l'indice "a" correspondant à une vue en plan et les figures definies par l'indice "b" correspondant à une vue latérale, en partie en coupe suivant les lignes de coupe désignées par les chiffres romains correspondants. La Figure 4 est une vue de détail en coupe du mandrin tubulaire, mais cependant non a l'échelle. Les Figures 5c et 6c representent une vue latérale d'une partie du dispositif des Figures Sa et 6a, et les figures 5d et 6d sont des vues en coupe des parties précitées faites suivant les lignes IVd-IVd et Vd-Vd. Les Figures 7a à 14b représentent schématiquement un dispositif de brasage de coudes en tôle zinguée dans différentes positions de travail et, du fait qu'on a donne deux vues du dispositif dans chaque position de travail, les figures désignées par l'indice "a" représentent une vue en plan et les figures désignées par l'indice "b" représentent une vue de face du dispositif correspondant. La Figure 12 représente en vue en perspective à échelle légèrement agrandie une partie du mandrin tubulaire qui est pourvu de supports de délimitation des moitiés de coudes Le dispositif 10 servant à la fabrication de tuyaux de descente de gout tières comporte, comme le montrent les Figures la a 6b, un croisillon tournant 11 pourvu de quatre mandrins ou noyaux tubulaires 12, 12'. 12", qui sont en tramés par l'intermédiaire d'un mécanisme, non représente en détail, de façon échelonnée entre les positions de travail indiquées sur les dessins, le mouvement s'effectuant dans le sens de la flèche 13. Les mandrins tubulaires ont un diamètre exterieur correspondant au diamètre intérieur du tuyau de descente I4 à fabriquer et leur longueur est supérieure à celle dudit tuyau. Dans la position de travail du mandrin 12 de la Figure la, qui a été -représenté également en vue latérale sur la Figure lb, lesextrémits dépassantes du mandrin tubulaire 12 s'appuient sur des supports fixes 15, 15'. Comme le montre la Figure lb, ces supports sont pourvus de part et d'autre de la position de repos du mandrin 12 de chanfreins d'entrée et de sortie qui sont orientés dans le sens de depla- cement 13 du mandrin dans le croisillon tournant 11. Les mandrins tubulaires 12 > 12', 12" ont une forme conique correspondant au diamètre intérieur désire du tuyau de descente.Ainsi, le tuyau zingué final est pourvu d'un diametre élargi à une extrémité et d'un diamètre rétréci à l'autre extrémité, ce qui permet d'assembler les tuyaux de descente lors de leur montage par simple emboStement les uns dans les autres. Dans la position de travail des Figures la et lb, un panneau de tôle 16 est maintenu au-dessus du mandrin. En dessous du mandrin, il est prévu un plateau 17 qui est déplaçable par rapport au mandrin 12, aussi bien dans une direction verticale que dans une direction horizontale, sous l'impulsion des vérins 18, 19. Le plateau 17 porte un outillage 20 qui peut être déplacé en commun par l'intermédiaire des vérins 18, 19. Cet ensemble 20 se compose, d'une part, d'un bloc de brasage 21 et, d'autre part, d'un bloc de compression 22, les blocs s'étendant sur toute la longueur du tuyau et étant orientés approximativement parallèlement à l'axe du mandrin tubulaire 12-.Le panneau de tle 16 est ainsi pourvu dans les deux zones marginales longitudinales 23, 24 situées sur les côtés tournes l'un vers~l'autre, d'une part d'une couche d'étain de brasage, indiquée par exemple en 23 et, d'autre part, d'une couche de flux, indiquée par exemple en 24. Dans la position de travail des Figures 2a et 2b, l'un des vérins 18 du plateau d'entraînement 17 est mis en action de façon à exécuter un mouvement vertical. Il en résulte que le bloc de compression 22 vient s'appliquer contre le côté inférieur du mandrin 12 dans l'intervalle existant entre les deux supports 15, 15'. Simultanément, le panneau de tôle zinguée 16 est appliqué par un élément 25 mobile verticalement contre le côté du mandrin 12 qui est opposé au bloc de compression 22. Cet élément de cintrage 25 sert, non seulement à maintenir la tôle 16 contre le mandrin 12 mais, également, à assurer un premier formage de cette tôle.Le mouvement vertical de l'élément de cintrage 25 est assuré par le vérin 26, représente sur la Figure 2b et à l'aide duquel la surface de travail de l'élément de cintrage 25, qui est adaptée à la péri phérique du mandrin, assure le pliage du panneau 16 de manière à former deux branches avec ses deux côtés longitudinaux 27, 28. Dans la position de travail des Figures 3a et 3b, le plateau d'entraîne- ment 17 est deplace verticalement vers le bas par mouvement de retour du piston du vérin 18, ce qui écarte le bloc de compression 22 qui servait d'appui dans la position de travail représentée sur les Figures 2a, 2b On ménage par conséquent un intervalle permettant l'intervention de deux mâchoires latérales 30, 30', qui peuvent venir s'appliquer contre le mandrin 12 sur deux côtés diametralement opposés de ce dernier. Les mâchoires latérales 30, 30' sont pourvues, comme le montre la Figure 3b, diune articulation extrême de façon à permettre un mouvement de rotation desdites mâchoires sous l'impulsion de vérins 29, 29' placés au-dessus du mandrin 12.Lors de leur mouvement de rotation à partir de la position de repos indiquée sur la Figure 2b et jusque dans la position de travail indiquée sur la Figure 3b, les mâchoires latérales 30, 30' entrat- nent les côtés longitudinaux pliés 27, 28 du panneau de tôle 16 et assurent leur cintrage pour former un tube 16 qui est maintenu sur le mandrin tubulaire 12. Il se produit alors un recouvrement des bords longitudinaux dans une zone 31 dirigée vers le bas. Cette zone longitudinale 31 est maintenue dégagée pendant que les autres parties périphériques, comme le montre la Figure 3b, sont maintenues en compression, soit par les mâchoires latérales 30, 30', soit par l'élément de cintrage 25. Dans la position de travail des Figures 4a, 4b, les deux vérins précités 18, 19 assurant le mouvement du plateau d'entraînement 17 sont mis en action. Il se produit alors une combinaison d'un mouvement vertical-et d'un mouvement horizontal du plateau, ces mouvements etant synchronisés de façon que le bloc de brasage 21 vienne s'appliquer contre la zone longitudinale dégagée 31 des parties marginales en recouvrement du panneau de tôle 16' qui est maintenant terminé de formage. Comme indiqué ci-dessus, le bloc de brasage 21 est forme d'un corps en cuivre s'étendant sur toute la longueur du tuyau, la surface d'application 22 servant à la transmiSsion de chaleur etant constituéed'alu- minimum ou de chrome. Le bloc de brasage 21 est échauffe de façon uniforme par un système de chauffage s'étendant sur toute sa longueur et qui est constitué dans le cas considéré par un bruleur allongé 33 alimenté en gaz, comme le montrent les Figures 4a et 4b. Dans une période comprise entre 2 et 6 secondes au maximum, il se transmet une quantité suffisante de chaleur pour faire fondre, à l'aide du flux. l'étain de brasage se trouvant dans la partie longitudinale marginale de la zone de recouvrement 31. Ce système de chauffage est commandé par l'intermé- diaire d'une minuterie. Les autres caractéristiques du mandrin tubulaire ont été mises en éuidençe sur la Figure 4c qui, pour améliorer la clarté du dessin, n'a pas été représentée à l'échelle. La tôle de tube 16 a été deplacée par l'élément de cintrage 25 et par les mâchoires latérales 30, 30', de telle sorte que, dans la zone longitudinale 31, les parties marginales 23, 24 soient placées l'une au-dessus de l'autre et que l'étain fondu 35 puisse s'écouler par diffusion entre les élé- ments en tôle. Dans la position de travail (Figures 5a, 5b et 5c), le vérin 18 de d9- placement vertical du plateau est toujours en action comme auparavant, mais l'autre vérin 19, a déplacement horizontal, est rentré, de sorte que le plateau 17 occupe maintenant sa position supérieure, en etant cependant appliqué a l'aide du bloc 22 contre la zone de joint longitudinal 31 de la tôle 16' entre les deux mâchoires latérales 30, 30'. Le bloc de compression 22 est refroidi en permanence par de l'eau à une température d'environ 200. Sous l'effet de la force de compression, l'étain de brasage 35 se solidifie en une période comprise entre environ 2 et 6 secondes. En conséquence, le refroidissement s'effectue sous pression, ce qui permet d'obtenir une grande résistance pour la liaison ainsi créée. Sur la Figure 5c, les mandrins tubulaires du croisillon tournant 11 comportent des rainures longitudinales 36 qui sont mieux visibles pour le mandrin tubulaire 12' sur la coupe de la Figure 5d. Ces rainures 36 sont associées à un dispositif d'ejection 37 qui sert à évacuer les tubes terminés de fabrication. Ce dispositif d'éjection 37 se compose d'une voie de guidage 38 qui est associée à la position du mandrin tubulaire 12'. Sur cette voie de guidage 38 glisse un chariot 39 qui porte un outil à pince 40 dont les branches sont mobiles l'une vers l'autre. Dans la Figure 5c, le chariot 39 est placée à l'ex trématé intérieure du mandrin 12' qui est située du côté de l'axe de rotation. Les extrémités de branches 41 de l'outil à pince 40 sont écartées des deux rainures longitudinales 36. Lors du passage dans la dernière position de travail représentée sur les Figures 6a, 6b, 6c et 6d, plusieurs mouvements sont réalisés. Initialement, par mouvement de retrait des vérins 26, 29, 29', les mâchoires latérales 30, 30' et également l'élément de cintrage 25, sont écartes du tube 16' terminé de brasage de maniere à revenir dans leur position initiale. Le mandrin tubulaire 12 ainsi libéré peut alors entre déplacé d'un échelon angulaire dans le sens de la fleche 13 représentant la rotation du croisillon 11, de sorte que le tube 14' qui est placé sur ce mandrin est entraîné par ce dernier-et est amené dans la position de travail dans laquelle se trouvait précédemment le mandrin tubulaire 12'. Du fait de ce mouvement de rotation 13, le mandrin suivant 12" parvient dans la position du mandarin précédent 12. On obtient par conséquent une position de travail qui a déjà été représentée sur les figures la et lb. Le cycle de fonctionnement du dispositif est par consequent terminé. On peut maintenant placer un nouveau panneau de tôle sur le mandrin 12" et ce panneau peut être mis en oeuvre de la même manière que précédemment decrit. Les mandrins d'entraînement 18, 19 servant à faire déplacer le plateau 17 sont ramenés également dans leur position initiale. Sur les Figures 7a à 15b, on a représenté un autre dispositif 60 dans différentes positions de travail, ce dispositif servant à braser des coudes tubulaires 62 qui sont constitués, comme le montre la Figure 8, de deux moitiés 53, 54, préparéesau préalable. L'une des moitiés de coude 53 forme la partie de coquille a courbure convexe dirigée vers l'exténeur dans le coude final 52, tandis que l'autre moitié 54 constitue la partie de coquille à courbure concave qui est placée à l'intérieur dans le coude final. Le dispositif 60 occupe initialement la position représentée dans la vue de face de la Figure 7b et dans la vue en plan de la Figure 7a. Dans la position de travail du dispositif 60, qui a ete représentée sur les Figures 9a, 9b, la moitié inférieure de coude 54 est mise en place et, pour maintenir cette moitié de coude 54 sur les deux moitiés de mandrin 55, 55', il est prévu une mâchoire en plusieurs éléments qui est mobile verticalement le long du plan de courbure 57 représenté par des lignes en traits mixtes sur les Figures 9a et 9b,- sous llimpulsion d'un vérin 58.La mâchoire de retenue est constituée de trois éléments dans l'exemple considere. Dans la position de travail représentée, un élément central 61 de cette mâchoire est applique contre les deux mandrins, tandis que les deux éléments latéraux 62, 62' de la machoire occupent une position décalée vers l'extérieur. L'élément cen tral 62 de la mâchoire qui applique la moitié inferieure de coude 54 contre les deux moitiés de noyau 55, 55' entre en contact avec le sommet de la moitie de coude 54 qui est située dans le plan de courbure 57 representé par la ligne en traits mixtes. Comme le montre la Figure 10, une mâchoire 74 comportant un seul élément sert à maintenir Ta moitié supérieure de coude 53. Cette mâchoire est depla- çable verticalement par l'intermédiaire d'un vérin 75 dans le plan de courbure 57. Lors du passage dans la position de travail des Figures 12a, 12b, les élé ments latéraux 62, 62' de la mâchoire sont déplacés par pivotement vers I 'inté- rieur de sorte que leurs extrémités, dont le profil est adapté au profil cir culaire du tube, viennent s'appliquer contre la moitié inférieure de coude 54. Les bords longitudtnaux en recouvrement 64, 76 des deux moitiés de coude 54, 53 sont situés dans des positions diamétralement opposées sur les deux moitiés de mandrin 55, 55'. Ces zones longitudinales designées par 78, 78' sur les Figures 12a, 12b correspondent aux joints longitudinaux à former. Dans ce but, les deux zones 78, 78' en question sont sollicitées de façon synchronisée par des outillages mobiles 90, 90' dont la structure et le mode de fonctionnement sont semblables.à ce qui a été décrit pour l'outillage as socié au dispositif 10. Ces outillages comportent également dans le cas considéré un bloc de brasage 91, 91' s'étendant sur toute la longueur du coude à fabriquer, ainsi qu'un bloc de compression 92, 92', disposé parallèlement à une certaine distance du premier bloc. Les blocs sont également profiles en fonction de la courbure du coude tubulaire à réaliser.Le bloc de brasage comporte un corps chauffant 93, 93' s'étendant sur toute sa longueur, tandis que le bloc de compression 92, 92' comporte à l'intérieur des moyens de refroidissement qui n'ont pas eté représentés en détail et qui le maintiennent en permanence à une température d'environ 20 C ou moins. Dans la position de travail representee sur les Figures 12b et 12a, le bloc de brasage 91, 91' est appliqué contre les zones 78, 78' servant à former le joint longitudinal. Dans ce but, les outillages 90,90' sont deplaçables aussi bien verticalement qu'horizontalement. Pour assurer le mouvement horizontal mis en évi-dence sur les Figures 12a,-12b, il est prévu des vérins 94, 94' deplaçableshorizon-ta-- lement et dont l'extrémité fi xe est reliée à une partie latérale ou similaire- d'un plateau d'entratnement 95, 95', tandis que leur tige de piston assure un mouvement synchronisé des deux outillages 90, 90'. Du fait de la possibilité de réglage èn hauteur du plateau d'entraînement 95, 95', le bloc de brasage 91, 91' peut venir s'appliquer, comme indiqué sur la Figure 12b, contre les parties 78, 78' du joint longitudinal.Dans la position de travail précédente, visible sur la Figure 10, les outillages 90, 90' se trouvaient encore dans une position d'écartement du fait que les deux vérins 94, 94' étaient situés dans la position de retrait. A l'aide d'une minuterie ou d'un organe similaire, il se produit au bout d'une période d'environ 3 a 6 secondes un écartement des blocs de brasage 91, 91' et brusquement le joint longitudinal 78, 78' est amene en contact avec le bloc de compression 92, 92' place dans une position adjacente, ce qui~permet d'assurer en quelques secondes une solidification de la brasure. Cette posi- tion de travail a été mise en évidence sur la Figure 13. Cette position est obtenue d'une façon simple du fait que les plateaux d'entraînement 95, 95' sont déplaces verticalement vers le haut en correspondance à la diffrence de. hauteur existant entre le bloc de brasage et le bloc de compression. Ce mouvement de montée est assuré par les vérins 96, 96' placés en dessous des plateaux 95, 95'. Afin que ce mouvement de transfért s'effectue rapidement et sans dif ficul-tE,-on peut écarter légèrement le bloc de brasage 91, 91' du joint par un petit recul des vérins horizontaux 94, 94', puis on fait déplacer ces vérins 94, 94' sur leur course totale quand, apres montée des plateaux 95, 95' les deux blocs de compression 92, 92' ont atteint la hauteur désirée. L'assemblage des deux joints longitudinaux 78, 78' est alors terminé et on obtient ainsi un coude complet 52 sur les moitiés de mandrin 55, 55'. Dans la dernière position de travail représentée sur les Figures 14a et 14b, on a montré en vue en plan, en supprimant les parties inutiles pour la compréhension du dessin, et en vue latérale, comment les composants du dispositif 60 qui ont coopéré pour produire le coude tubulaire 52 se trouvant sur les moitiés de mandrin 55, 55' sont revenus dans leur position initiale visible sur les Figures 7a et 7b. Ainsi, par mouvement de retrait des vérins 94, 94', d'une part, et des vérins 96, 96', d'autre part, les deux outillages 90, 90' sont déplacés horizontalement et sont également descendus dans une position plus basse. En outre, par mouvement de retrait des tiges de piston des vérins 75, d'une part, et 78 d'autre part, la mâchoire supérieure 74 et également la mâchoire inférieure en plusieurs éléments 61, 62, 62', sont écartées des moitiés de mandrin correspondantes 55, 55'.Les éléments extérieurs 62, 621 de la mâchoire inférieure ont été au prélable écartés de l'élément central 61. Lors de ce mouvement de descente de l'élément central 61, la partie en forme de coin 59 est sortie de llintervalle existant entre les deux moitiés de mandrin 55, 55'. Ces moitiés de mandrin-55, 55' peuvent alors être entraînées radialement jusqu'à ce que leur surface intérieure correspondante entre en contact, de sorte qu'on obtient la position de contact 97 visible sur les Figures 14a et 14b.-Il en résulte que le diamètre des deux moitiés de mandrin 55, 55' est réduit dans une proportion importante par rapport au coude tubulaire forme 52, ce qui permet de faire deptacer le coude 52 terminé de fabrication par translation et sans effort sur le mandrin 55, 55' se trouvant dans la condition de contraction. Dans ce but, les deux moities de mandrin comportent une ou plusieurs rainures 100 qui sont formees par des évidements longitudinaux ménagés dans la périphérie des parties de mandrin 55, 55'. Dans l'exemple considéré, on a prévu une rainure longitudinale 98 située dans le plan de courbure sur le sommet ex trieur du coude. Dans le dispositif, il est en outre prevu normalement en arriere du mandrin, comme indiqué sur la Figure 12a, un doigt d'éjection 98 qui est situé sur un vérin 99 pouvant rentrer et sortir dans la direction longitudinale du coude. Normalement, le doigt d'éjection 98 est placé à l'extérieur des moitiés de mandrin 55, 55'.Lorsque les éléments occupent la position visible sur les Figures 14a et 14b, le mandrin 99 est en condition de sortie et le doigt 98 pénètre dans la rainure 100 de manière à s'accrocher sur l'ex trémité arrière du coude 52 placée sur les moitiés de mandrin 55, 55' en condition de contraction, de sorte qu'il assure l'éjection du coude par rapport auxdites moitiés de mandrin, comme le montre la position finale indiquée sur la Figure 14a. Le cycle de travail est alors terminé. Les moities de mandrin peuvent être à nouveau écartées l'une de l'autre apres mouvement de rappel du doigt d'éjection 98 afin de reprendre la position initiale visible sur les Figures 7a, 7b. Alors que, dans le dispositif 60 décrit en dernier, le mandrin tubulaire formé des deux moitiés 55, 55' pouvant être appliquees l'une contre l'autre occupe une position de repos aussi bien pendant le brasage que pendant l'extraction du tube, on utilise pour le dispositif 10 précédemment décrit deux positions angulaires différentes 12, 12' des mandrins sur le croisillon 11 pour 7'exécution desdites opérations. Dans le dispositif 10, les autres positions angulaires des mandrins, par exemple celle correspondant à 12", peuvent être utilisées pour d'autres operations. Ainsi, il est prévu en coopération avec le mandrin 12" une machine de formage de tube qui assure au préalable un cintrage des tôles.On peut notamment utiliser cette machine lorsqu'on doit fabriquer des tubes présentant un diamètre intérieur qui s'ecarte du diamètre extérieur du mandrin, les tubes devant cependant être brasés sur le même dispositif 10. Ces tubes sont fabriques au diamètre intérieur désiré sur la machine de cintrage associée au mandrin 12", puis ils sont engagés sur le bras 12" du croisillon tournant 11 de façon à être amenés dans la phase suivante dans la position correspondant au mandrin 12. Dans ce cas, on peut effectuer les opérations de brasage décrites ci-dessus sans avoir à apporter des modifications de structure à l'installation. L'extraction du tube terminée de fabrication dans la position 12' s'effectue alors également de la manier décrite ci-dessus. Bien entendu, la présente invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentes; elle est susceptible de nombreuses variantes accessibles à l'ho w de l'art, suivant les applications envisagées et-sans que l'on ne s'écarte de l'esprit de l'invention. REYENDICATIONS 1. - Procédé de fabrication automatique de corps creux tels que des tubes et des coudes tubulaires en tôle, notamment en tôle zinguée, par cintrage de la tôle à la forme désirée avec des bords de jonction se recouvrant et par brasage ultérieur du ou des joints, procedé caractérisé en ce que I 'on dépose sur les bandes du corps creux qui se recouvrent en direction du joint de l'étain de brasage et du flux, à savoir intérieurement d'un côte et/ou extérieurement de l'autre côté, en ce qu'on cintre la tôle à la forme finale, ou bien en ce qu'on effectue l'assemblage de pièces précintrées, puis on établit rapidement et progressivement dans le joint une liaison de haute résistance dans llensemble de la zone en recouvrement en effectuant une compression à chaud et une compression à froid. 2.- Procédé de fabrication de tubes selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on plie une tôle au centre puis on cintre les branches ainsi obtenues en forme de tube par une pression latérale, puis on effectue le brasage des parties de joint en recouvrement. 3.- Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'on effectue la compression à l'aide de blocs chauffés ou refroidis qui sont appliqués contre un mandrin placé de manière à remplir le volume intérieur du corps creux 4.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la phase de compression à chaud a une durée comprise entre 3 et 6 secondes et en ce qu'on effectue ensuite brusquement le refroidissement qui dure quelques secondes. 5.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 a 4, caractérisé en ce que les corps creux sont constitués d'une manière connue de deux demicoquilles comportant des joints placés dans des positions opposées. 6.- Dispositif pour la mise en pratique selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'il comprend un mandrin tubulaire ayant un diamètre extérieur correspondant au diamètre intérieur du tube à fabriquer et une longueur supérieure à ce dernier, ce mandrin servant à soutenir intérieurement des tôles de tube placées dessus et qui sont pourvues dans la zone de recouvrement correspondant au joint a former et sur les surfaces marginales longitudinales tournées l'une vers l'autre, d'une part, d'une couche d'étain de brasage et, d'autre part, d'une couche de flux, un outillage placé en avant du côté du joint longitudinal, mobile aussi bien verticalement qulhorizontale- ment en direction du mandrin par rapport à l'axe du tube et comportant, d'une part, un bloc de brasage s.'éteridant sur toute la longueur du joint et pourvu de sources de chaleur et, dSautre part, un bloc de compression orienté paral tellement et a une certaine distance du premier bloc et pourvu de moyens de refroidissement, le mouvement de transfert de l'outillage entre la position de contact avec le bloc de brasage et la position de contact avec le bloc de compression pouvant être commandé de façon brusque. 7.- Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que, dans la zone peripherique placee a l'extérieur du joint longitudinal, des tôles de tube sont disposées contre des mâchoires s'appliquant contre le mandrin tubulaire 8.- Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce que les machoires servant simultanément a effectuer le formage du tube à partir dun panneau de tôle comportent un élément de cintrage de tôle entrant le premier en action sur le côté du mandrin tubulaire qui est placé à l'opposé du joint longitudinal et qui coopère avec le bloc de compression placé par rapport au mandrin du côte du joint longitudinal et servant simultanément de contre-appui, ainsi que deux mâchoires latérales entrant ultérieurement en action lorsque le bloc de compression est écarté de façon à dégager dans la position de compression la zone du joint longitudinal sur le tube mis en forme. 9.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 6 à 8, caracterisé en ce que l'intervalle existant entre les deux moitiés de mandrin, dans le cas d'un mandrin tubulaire de profil incurve qui sert à la fabrication de coudes, est placé dans le plan de courbure, en ce que le dispositif comporte des supports destinés à soutenir un coude formé de deux demi-coquilles, à savoir une demi-coquille extérieure de courbure convexe et une demi-coquille intérieure de courbure concave, dont les joints longitudinaux de liaison sont placés dans des positions diamétralement opposes sur le mandrin et sont situés dans la zone périphérique des deux moitiés de mandrin qui épousent l'axe de courbure, en ce qu'il est prévu des outillages associés aux deux joints longitudinaux, deplaçables en synchronisme l'un par rapport à l'autre et comportant respectivement un bloc de brasage et un bloc de compression, lesdits supports se composant de mâchoires pouvant être appliquées en commun dans la zone dudit intervalle contre les deux moitiés de mandrin de façon à chevaucher lesdites moitiés de mandrin et à s'accrocher respectivement sur le sommet de la demicoquille correspondante. 10.- Dispositifselon I 'une quelconque des revendications 6 à9, caractérisé en ce que le mandrin tubulaire comporte une rainure longitudinale dans laquelle peut s'engager un organe d'ejection mobile le long de la rainure de manière à éjecter le tube terminé de brasage.