L'invention concerne les huisseries ou cadres de portes utilisées dans le bâtiment. Habituellement dans la construction traditionnelle les huisseries sont constituées par un cadre de porte, formé de deux montants et d'un linteau, en menuiserie bois d'une section appropriée comportant notamment une saillie orientée du côté de l'ouverture pour servir de battue à la porte. Cette menuiserie a une épaisseur inférieure ou le plus souvent égale à l'épaisseur du mur ou de la cloison dans lesquels elle est destinée, à être insérée, afin de permettre 1 t alignement et l'arasement de 11 enduit sur les deux faces de la cloison, ou sur une seule pour les murs, en se guidant sur la ou les faces correspondantes du cadre de porte. Ce cadre de porte est donc toujours mis en place lors de l'exécution du gros oeuvre et avant l'exécution du mur ou de la cloison qui l'entoure sur les trois cotés de sorte que tous les corps de métiers passent ensuite à travers cette huisserie pour transporter leurs matériaux et leur outillage de sorte que l'huisserie est fréquemment endommagée, notamment au niveau de la saillie intérieure formant battue, les dommages n'étant pratiquement pas réparables s t ils sont profonds. Seuls les couvre-joints placés à cheval sur la jonction entre la cloison et l'huisserie peuvent être placés après les finitions et juste avant la peinture.Quoi qu'il en soit, et même dans le cas où l'huisserie n'est pas endommagée, par exemple grâce à des protections appropriées, on ne peut envisager de la mettre en peinture, ainsi que ses couvre-joints, qu'après exécution de ces finitions. Le but de l'invention est de réaliser une huisserie qui élimine les inconvénients précédents, c'est-à-dire qui puisse être mise en place seulement après exécution des finitions et qui, de ce fait, puisse être livrée finie sans aucun risque d'être endommagée. L'invention consiste à réaliser une huisserie en deux parties qui s'assemblent entre elles par rainure et languette, et de préférence par simple collage, selon un plan de jonction parallèle au plan de lthuisserie, dont les montants et le linteau, une fois assemblés, présentent du coté extérieur une rainure en forme de T ou de queue d'aronde s'emboîtant sur une languette de forme correspondante terminant la paroi. L'épaisseur complète de l'huisserie est de préférence supérieure à celle de la paroi pour faire en même temps fonction de couvre-joints sans pièces supplémentaires, et chaque demi-cadre peut être réalisé en une seule pièce par assemblages traditionnels, ou de préférence réalisé en trois tronçons séparés s'assemblant directement sur place. D'autres perfectionnements de l'invention apparaîtront dans la description qui va suivre d'un mode de réalisation pris comme exemple et représenté sur le dessin annexé, sur lequel: la fig. 1 est une coupe horizontale éclatée des deux moitiés de la section d'un montant; la fig. 2 est une coupe horizontale correspondante montrant l'assemblage de ces deux moitiés de montant sur une cloison en éléments préfabriqués; la fig. 3 est une vue correspondante d'une variante d'assemblage destiné plus particulièrement à des cloisons de construction traditionnelle. Chacun des trois côtés de l'huisserie selon l'invention est constitué comme représenté sur la fig. 1 par l'assemblage de deux parties 1 et 2 qui sont susceptibles de venir s'assembler entre elles grâce à une rainure 3 portée par l'une des pièces et une languette 4 prolongeant l'autre pièce ou constituée par une latte fixée à demeure dans une autre rainure, comme dans l'exemple représenté. D'autre part, les deux parties 1 et 2 sont profilées de telle manière qu'après assemblage entre elles, par emboîtement de la languette 4 dans la rainure 3 obtenu par rapprochement dans le sens perpendiculaire au plan du cadre, on obtienne, comme représenté sur la fig. 2 un profilé unique comportant du côté de la paroi une rainure 5 en T ou en queue d'aronde susceptible de s'emboîter sur une nervure 6 de section correspondante de la paroi 7. Cette nervure en T 6 peut, en particulier, faire partie de la cloison 7, si celle-ci est construite à l'aide des éléments décrits dans le brevet français 75 21708 au nom du demandeur. Si la cloison est construite à l'aide d'éléments différents ou par un autre procédé, on peut facilement constituer quand même la nervure en T, par exemple comme représenté sur la fig. 3 en rapportant une baguette de bois 8 sur la tranche de la cloison ou sur un faux cadre au moyen de clous 9, ou de vis. Dans ce dernier cas, la rainure constituée par la baguette 8 peut être continue ou n'exister que de place en place, notamment dans les angles de l'huisserie. Le profilé résultant de l'assemblage des pièces 1 et 2 comporte d'autre part une saillie 10 servant de battue pour la porte il représentée en traits interrompus sur les fig. 2 et 3. Il est particulièrement avantageux de disposer le plan de joint- 12 entre les deux pièces 1 et 2 juste à la limite de cette saillie 10, ce qui permet, en pratiquant une encoche sensiblement rectangulaire 13 à la base de cette saillie et un entaillage d'angle 14 dans l'angle correspondant de la pièce opposée, d'obenir par assemblage, comme représenté sur les fig. 2 et 3, une rainure 15 sensiblement carrée débouchant à l'extérieur mais présentant des contre-dépouilles accusées, ce qui serait très difficile à tailler par d'autres procédés.Dans cette rainure 15 on peut, après assemblage de lthuisserie, venir introduire à force un joint 16 constitué par exemple par un boudin de caoutchouc-mousse et assurant une fermeture étanche et silencieuse de la porte. Les deux parties profilées 1 et 2 peuvent être réalisées facilement en menuiserie ou ébènisterie traditionnelles ou en n importe quel matériau et elles peuvent subir une finition poussée, telle que l'entaillage et le montage des gâches de serrures et des pommelles, et la peinture, laquage ou vernissage. Pour faciliter le transport, il est préférable de ne pas assembler dans les angles les parties du linteau avec les parties des montants, mais au contraire de livrer les six tronçons séparés prêts à être assemblés sur place et protégés par un emballage approprié. En effet, l'huisserie selon l'invention n'est pas montée lors de l'exécution du gros oeuvre mais au contraire après le passage de tous les corps de métiers jusqutà la finition, et même éventuellement la peinture si elles sont déjà peintes ou vernies comme indiqué ci-dessus > c'est-à-dire au moment où l'on ne risque plus de les endommager. Le montage est extrêmement simple puisqu'il suffit d'enduire de colle l'intérieur des rainures 3 des trois tronçons correspondants, puis de rapprocher pour chacun des trois côtés du cadre les deux éléments correspondants en les maintenant éventuellement à l'aide d'un serre-joints le temps de séchage-de la colle, ce qui peut être extremement rapide. Il nty a plus ensuite qu' monter la porte sur ses pommelles et tout est terminé. Pour éviter la pose de couvre -joints, on peut -comme indiqué plus haut, donner à l'ensemble du profilé une largeur légèrement supérieure à celle tesla cloison, comme représenté sur les fig. 2 et 3, ce qui finalement donne une réalisation ~extrêmement simple, compte tenu de la sécurité et des économies réalisées sur la finition. REVENDICATIONS 1. Huisserie de porte destinée à être insérée dans l'ouverture d'une paroi, mur ou cloison, caractérisée par le fait que ses trois côtés sont constitués chacun de deux pièces profilées s'assemblant entre elles par rainure et languette selon un plan parallèle au plan de lthuisserie, le profilage de ces pièces comportant du côté de la paroi des profils qui, par assemblage, constituent une rainure en T ou en queue d'aronde destinée à s'emboîter sur une nervure de section correspondante terminant la paroi. 2. Huisserie selon la revendication 1, caractérisée par le fait qu'elle comporte une saillie intérieure formant battue pour la porte et que le plan de joint correspond à une des faces de cette saillie. 3. Huisserie selon la revendication 2, caractérisée par le fait que les deux pièces comportent, de part et d'autre du plan de joint, un rainurage et entaillage appropriés permettant par assemblage de constituer une rainure partiellement refermée permettant le logement d'un joint élastique 4. Huisserie selon une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que l'épaisseur totale de l'huisserie est supérieure à l'épaisseur de la paroi correspondante. 5. Huisserie selon une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que la nervure de la paroi, coopérant avec la rainure de lthuisserie, est constituée par des pièces rapportées sur la tranche de la paroi et de place en pas, notamment dans les angles.