La présente invention concerne l'industrie du bâtiment et a pour objet un nouveau procédé de coffrage de planchers plats; ses caractéristiques rendent ce procédéprécieux, car il permet de réduire la main d'oeuvre employée (surtout la main d'oeuvre spécialisée) et d'assurer rapidité et économie dans la construction. Le procédé selon l'invention permet d'exécuter le coffrage dXun plancher plat à l'aide de pièces métalliques dont la mise en place ne nécessite pas l'emploi de main d'oeuvre spécialisée (coffreurs), ou du moins réduit considérablement cette main d'oeuvre. Il n'est plus nécessaire d'utiliser le système traditionnel de coffrage total du plancher avec du bois car, selon l'invention, il suffit de placer, dans le sens des nervures longitudinales, une série de pièces servant de coffrage pour ces nervures, et dans le sens des nervures transversales d'autres pièces servant de coffrage pour ces dernières. Les pièces pour le coffrage des nervures longitudinales sont essentiellement constituées de deux profilés en oméga, disposés de telle façon que l'un s'emboîte longitudinalement dans l'autre, les deux pièces pouvant coulisser jusqu'à atteindre une longueur totale égale à la somme des longueurs des deux profilés. Get ensemble coulissant est prévu pour supporter le poids du plancher augmenté, par exemple de 200 kg de surcharge utile pour un écart donné entre deux profilés contigus. Les extrémités de l'ensemble coulissant, ainsi que la zone de superposition des deux profilés, doivent avoir un appui. Â cet effet, les extrémités extérieures des profilés en oméga sont coupées en bec de flatte pour quelles puissent s'appuyer sur un coffrage, en bois par exemple. Une fois les deux pièces accouplées de manière que la longueur de l'ensemble soit bien celle-prévue, on les assemble au moyen d'un boulon, par exemple, pour les rendre solidaires et pour pouvoir les manier facilement. Pour le coffrage des nervures transversales, on peut utiliser de simples parallélépipèdes ou tout autre-type de pièce pourvu que, s'appuyant sur l'aile des profilés en oméga précédemment mentionnés, ces pièces coïncident avec la partie supérieure des profilés et puissent servir de coffrage aux nervures. Â titre nullement limitatif on a représenté au dessin annexé des exemples de réalisation et d'application de l'invention, dessin sur lequel - la figure 1 est une vue en élévation latérale de deux profilés accouplés. - la figure 2 est une vue en plan des deux profilés accouplés - la figure 3 est une vue en coupe selon la ligne A-A de la figure 2 - la figure 4 montre la disposition en plan des profilés superposés - la figure 5 est une vue en perspective de la construction des nervures longitudinales et transversales - la figure 6 représente l'assemblage du profilé en oméga servant à coffrer la poutre plane avec le poteau, ainsi que l'assemblage des profilés en oméga de coffrage des nervures longitudinales avec le profilé en oméga de la poutre plane - la figure 7 est une vue en plan de l'ensemble de la figure 6, et - les figures 8 et 9 sont des exemples de profilés pour le coffrage d'un plancher traditionnel. Comme on le voit, le procédé de l'invention consiste à utiliser deux pièces en oméga 1,2, accouplées par superposition, dont les ettrémitEs extérieures sont coupées en bec de flflte 3-3' (figures 1,2 et 3). L'utilisation de ces pièces extensibles (figure 4) est représentée par les doubles traits schématiques 1-2. Pour monter les pièces en question, on doit-d'abord les accoupler selon la longueur prévue de manière que les extrémi- tés en bec de flatte 3-3' s'appuient sur le coffrage des poutres planes 4 et 5 (ou bien 6 et 7). On assemble ensuite les parties complémentaires et extensibles 1 et 2 au moyen d'un gouJon, d'un boulon, etc... En cas de besoin, on peut utiliser trois profilés, ou même davantage, du type décrit jusqu'à l'obtention de la longueur prévue, à condition de prévoir un appui sous les parties superposées des profilés. Les ensembles ainsi constitués sont montés de manière que la partie supérieure des profilés soit, placée vers le haut et co noide avec les nervures longiXudinales du plancher (figure 4)s servant ainsi de coffrage à ces nervures. Les extrémités de l'ensemble mentionne s'appuieront sur le coffrage des poutres planes ; quant aux zones communes superposées des profilés, elles devront s'appuyer sur un support ou pièce similaire 5 (figure 5). On réalisera ainsi le coffrage des nervures longitudinales. Pour obtenir les nervures transversales 7, on place les pièces 8, qui peuvent etre en tout matériau approprié, de manière que leur partie supérieure colncide avec la partie supérieure du profilé et ses extrémités inférieures (les deux opposées) s'appuient sur les ailes des éléments en oméga contigus. On obtient ainsi le coffrage total des nervures longitudinales 6 et des nervures transversales 7. Les dimensions de la pièce de coffrage des nervures transversales, ainsi que l'écart entre les ensembles de coffrage des nervures longitudinales, dépendront des dimensions des hourdis de remplissage du plancher et de la section de la nervure. L'essentiel est donc dans la manière dont on réalise l'assemblage du coffrage des nervures longitudinales avec celui des nervures transversales, ce qui est conditionné par la forme des deux pièces. On peut aussi coffreur les poutres planes avec un profilé en oméga semblable à celui qui a été décrit jusqu'ici. Â cet effet, on place sur les poteaux 9 supportant les poutres, à la hauteur convenable, des supports, ou annelets, 10 d'ancrage qui soutiennent les extrémités coupées en bec de flgte des profilés ou bien celles non coupées - de manière que la partie supérieure du profilé en oméga colncide avec la partie inférieure de la poutre plane et puisse ainsi servir de coffrage. Le profilé est convenablement fixé à la pièce d'ancrage par un moyen quelconque, par exemple en pratiquant des orifices dans la t8le du profilé et en plaçant des clous sur l'annelet de bois de façon à bloquer ainsi la t81e. L'ensemble de profilés s'appuiera ainsi d'un poteau à l'autre et il sera étayé de manière convenable eq fonction de la résistance mécanique du profilé et du poids qu'il devra supporter. Le profilé en oméga utilisé pour le coffrage de la poutre plane doit avoir des dimensions telles qu'on puisse obtenir les conditions suivantes 1) Sa surface supérieure aura une largeur suffisante pour pouvoir coffrer la poutre plane. À titre indicatif, 60 cm est une largeur adéquate, car elle permet d'embrasser la largeur de n'importe quelle poutre dans la pratique. 2) Le profilé en oméga servant de coffrage à la poutre plane aura une hauteur suffisante pour que les profilés en oméga de coffrage des nervures longitudinales puissent s'appuyer sur son aile par la partie non coupée en bec de flûte et pour que leur partie supérieure coïncide avec la partie supérieure du profilé en oméga utilisé pour le coffrage de la poutre plane (figures 6 et 7). Pour un ensemble à nervures croisées, on coffrera les nervures longitudinales avec le même type de profilé 1-2 utilisé dans le cas précédent pour les nervures longitudinales. Ce profilé s' appuiera sur l'aile inférieure d'un des profilés utilisés dans le cas précédent pour le coffrage des poutres planes, en faisant coincider ce type de profilé, de coffrage de poutre plane, avec une nervure transversale, pour laquelle il servira en même temps de coffrage. Les autres nervures transversales seront coffrées à l'aide du meme procédé et des mêmes pièces que dans le cas précédent. On peut également placer des supports équidistants sur lesquels s'appuieront les profilés de coffrage de nervures longitudinales, les nervures transversales étant réalisées de la manière déjà exposée. Pour le coffrage d'un plancher traditionnel dans lequel les solives sont bétonnées sur place, en laissant un canal entre hourdis, céramiques contigus, on peut utiliser aussi les profilés proposés. Pour cela (figures 8 et 9), on place sur le coffrage en bois de la poutre d'une ossature traditionnelle, et plus exactement sur la pièce 11, l'ensemble défini dans les trois solutions étudiées précédemment, avec les longueurs appropriées et les écarts convenables. Chaque hourdis du plancher reposera sur deux profils contigus, et une nervure pour le bétonnage sera laissée entre deux hourdis. La partie inférieure du coffrage de ces nervures sera obtenue grâce à l'ensemble des deux pièces en oméga. REVEND I OÂ!I!IONS 1.- Moyens de coffrage d'un plancher plat caractérisé par le fait qu'ils comprennent une série d'éléments extensibles, chaque élément se composant d'au moins deux profilés de section en oméga, disposés de manière à s'emboîter l'un dans l'autre, les deux pièces pouvant coulisser jusqu'à atteindre une longueur maximale égale à la somme des profilés constitutifs, profilés dont l'une des extrémités est coupée en bec de flûte pour lui permettre de prendre appui sur un coffrage classique. 2.- Procédé de coffrage d'un plancher plat, caractérisé par le fait que l'on dispose des éléments extensibles selon la revendication 1, dans le sens des nervures du plancher afin de servir de coffrage à ces nervures, et qu'on assemble un nombre indéterminé de profilés en donnant à leurs extrémités et aux zones superposées des profilés emboîtés les appuis rigides correspondants nécessaires. 3.- Procédé de coffrage selon la revendication 2, caractérisé par le fait que les éléments extensibles sont-disposés avec leur partie supérieure vers le haut de manière à la faire colncider avec celle des nervures à coffrer, cette partie supérieure coïncidant, en hauteur, avec la partie inférieure de chaque nervure. 4.- Procédé de coffrage selon l'une des revendications 2 ou 3, caractérisé par le fait que, pour la réalisation des nervures transversales par rapport aux précédentes des pièces adéquates sont montées en appui sur les ailes des profilés en oméga servant aux dites précédentes nervures, ces pièces, alignées dans le sens des nervures, sont placées de manière que leur partie supérieure coïncide avec la hauteur prévue pour les nervures transversales et-colncide également avec la partie supérieure du coffrage de la^precédenté nervure. 5.- Procédé de coffrage selon l'une des revendications 2 à 4, caractérisé par le fait que, pour coffrer les poutres planes, on dispose un profilé analogue aux profilés mentionnés précédemment, en montant, à la hauteur convenable, sur les poteaux qui supportent les poutres, des annelets d'ancrage pour que les extrémités des éléments en oméga puissent y prendre appui, 6.- Procédé de coffrage, selon l'une des revendications 2 à 5, caractérisé par le fait que les profilés en oméga ont une largeur suffisante pour permettre le coffrage des poutres planes, et une hauteur suffisante pour que d'autres profilés puissent prendre appui sur leurs ailes, transversalement, afin de permettre la construction d'un plancher à nervures croisées.