L'invention concerne les bornes de connexion électrique, notamment lorsqu'elles sont du type "domino" destiné à l'interconnexion de deux câbles bifilaires courants. De tels dominos sont d'usage courant dans les installations électriques domestiques. Leur aspect aussi fonctionnel qu'inesthétique est sans inconvénient, car les impératifs de sécurité dans les installations électriques amènent en général à cacher ces éléments d'interconnexion. Ces impératifs s'appliquent limitativement aux lignes transmettant la tension alternative distribuée par le secteur, avec un courant assez important. I1 existe à côté de cela beaucoup d'autres applications leur échappant. Ainsi par exemple, dans les installations de reproduction sonore de haute fidélité, il est nécessaire pour des raisons d'acoustique de placer les hauts-parleurs à distance. Cela nécessite des conducteurs électriques de transmission dont l'-implantation n'est pas soumise à des règles strictes. Pour l'interconnexion de tels conducteurs la solution la plus simple consisterait à utiliser les dominos des électriciens. Mais les fils de haut-parleur sont souvent visibles, courant par exemple sur les plinthes, et l'aspect inesthétique des dominos en interdit l'usage. L'invention a pour objet un nouvel agencement de borne de connexion électrique, qui soit simple d'usage, et autant que possible affranchi de cet inconvénient d'ordre esthétique. Une borne de connexion électrique classique peut être considérée comme comprenant un barreau électriquement conducteur, muni d'un orifice d'extrémité destiné à recevoir l'amie également conductrice d'un fil électrique. Selon l'invention, le barreau est muni d'une saillie latérale ; une lamelle en U élastiquement déformable est fixée, à la saillie et au barreau, de sorte que le fond du U se présente devant ledit orifice, ce fond du U comportant enfin un orifice homologue de celui du barreau -et normalement décalé relativement à ce dernier. La fixation de la lamelle se fait sur ladite saillie à l'èxtrémité interne de l'une de ses branches, et à l'extrémité interne de son autre branche, sur un cté du barreau qui se trouve opposé à la saillie latérale. Cette disposition permet de déformer la lamelle pour aligner les orifices et introduire l'amie du fil électrique, ce dernier étant ensuite coincé par le rappel élastique de la lamelle. Uoeborne double, destinée à interconnecter deux fils comporte un second orifice, opposé au premier sur le barreau, et la. disposition ci-dessus mentionnée est doublée, la lamelle devenant un rectangle déformable. L'équivalent d'un domino est formé en associant côteà-côte deux bornes doubles de l'invention, avec interposition d'un isolant électrique. Pour donner à la chose un aspect esthétiquement satisfaisant, une membrane plastique souple enveloppe le dispositif, en ne laissant qu'un passage pour les fils conducteurs, au niveau des orifices. La couleur de cette membrane plastique étant assortie à celle des fils électriques, le domino de l'invention, qui est de très petite taille, passe pratiquement inaperçu. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaitront à la lecture de la description qui va suivre, faite en référence aux dessins annexés, illustrant à titre non limitatif un mode de réalisation préférentiel de l'invention, et sur lesquels : - la figure 1 est une vue latérale en perspective cavalière d'une borne double de l'invention de l'invention - la figure 2 est une coupe longitudinale suivant le plan P-P de la figure I - la figure 3 est la meme coupe que sur-la figure 2, dans laquelle la lamelle 5 est déformée, de façon à permettre 11 introduction de l'âme conductrice d'un fil électrique - la figure 4 est encore une vue en coupe illustrant la maintien de deux fils par la borne double des figures I à 3 et - la figure 5 illustre une paire de bornes doubles de l'invention, formant un domino sous enveloppe plastique souple, et interconnectant deux paires de fils électriques. Sur les figures 1 et 2, un barreau en cuivre 1 apparapt. Il est en forme de parallélipipède rectangle allongé, et il comporte un trou cylindrique 10 qui le traverse sur toute sa longueur, entre un orifice 17 et un orifice 12. Ce barreau est muni d'une saillie latérale 2, également en forme de parallélipipède rectangle, accollée au milieu de l'une des grandes faces du parallélipipède 1. Cet accollement est obtenu par soudure, ou plus simplement par le fait que le barreau et sa saillie sont venus de matière ensemble. Une lamelle 5 forme un rectangle élastiquement déformable allongé, qui circonscrit complètement le barreau et sa saillie. Le rectangle 5 est fixé à la partie médiane de la saillie par exemple par une soudure en 6. il est également fixé au milieu de la grande face opposée du barreau, à savoir par une soudure en 7. Sur ses petites faces, le rectangle déformable 5 comporte des orifices 51 et 52, homologues des orifices Il et 12'du barreau. Dans la position de repos du rectangle élastiquement déformable, les orifices 51 et 52 sont décalés relativement aux orifices Il et 12 respectivement, le décalage étant du même côté que la saillie par rapport au barreau. La lamelle 5 est par exemple en acier trempé ou en acier inoxydable, ou encore en une matière plastique présentant une certaine élasticité. Pour la réalisation d'une connexion, le rectangle 5 est élastiquement déformé à la main, de façon que l'orifice 51 se trouve en regard de l'orifice 11, et l'âme 8 d'un fil électrique est introduite par ces deux orifices dans le trou 10, comme on le voit sur la figure 3. La figure 4 fait apparattre la même borne double que sur les figures 1 à 3 munie des âmes conductrices 8 et 9 de deux fils électriques, entrant respectivement par les orifices 11 et 12 du trou 10. Le rectangle élastiquement déformable 5 tend à revenir à sa position initiale, et il sollicite transversalement les âmes conductrices 8 et 9, ce qui a pour effet de les coincer en leur faisant subir un léger cisaillement. Comme on le voit sur la figure 4, les âmes 8 et 9 sont légèrement déformées, ce qui est souhaitable pour que l'on ait un bon maintien sur la borne. Sur la figure 3, le rectangle élastiquement défor- mable 5 est représenté déformé des deux côtés. Cette déformation est facile à obtenir en mettant deux doigts aux endroits marqués par les flèches, et le pouce à l'opposé au niveau de la référence 7. Cela permet d'introduire les deux fils. Il est cependant clair qu'une déformation d'un seul côté suffit pour introduire un seul fil. Sur la figure 4, la courbure résiduelle du rectangle élastiquement déformable 5 est sensiblement exagérée, afin de mieux faire comprendre les phénomènes, et il en est de même pour la déformation des âmes conductrices 8 et 9, On a observé que les orifices 51 et 52 ne doivent pas être immédiatement adjacents aux orifices 11 et 12, car aucune déformation des âmes conductrices ne se produit, et l'arrachement des fils est alors facile. L'écart entre les orifices 51, 52 et les orifices 11 et 12 ne doit pas non plus être trop grand, sous peine de voir le rappel élastique procuré par le rectangle 5 contribuer lui-même à retirer les âmes conductrices 8 et 9 du trou 10. La bonne distance est de l'ordre de grandeur du millimètre étant entendu que l'homme de l'art saura trouver dans chaque cas l'écartement approprié aux dimensions du dispositif, ainsi qu'aux caractéristiques du barreau conducteur, de l'amie conductrice, et de la lamelle 5. Bien que l'on ait décrit en détail une borne double, il va de soi que la réalisation élémentaire de l'invention consiste en une moitié de cette-borne 12, de la façon que l'on a définie précédemment. Comme on utilise le plus souvent des câbles bifilaires pour les installations domestiques, on associe alors deux bornes doubles du type des figures 1 à 4, qui sont disposées côte-àcôte, convenablement isolées l'une de l'autre, et enfermées dans une enveloppe plastique souple 15, n'ayant d'ouverture qu'à l'endroit des orifices tels que 51 et 52, deux paires de fils étant interconnectées par le domino ainsi obtenu. L'enveloppe plastique souple est par exemple en polyéthylène. On voit bien sur la figure 5 que si le revêtement de domino est un plastique de même couleur que l'isolement des fils, l'ensemble est particulièrement discret. REVENDICATIONS 1. Borne de connexion électrique, du type comprenant un barreau électriquement conducteur muni d'un orifice d'extrémité destiné à recevoir l' me conductrice d'un fil électrique, caractérisée par le fait que ledit barreau est muni d'une saillie latérale, et qu'une lamelle en U élastiquement déformable est fixée au barreau et à cette saillie de sorte que le fond du U se présente devant ledit orifice, ce fond du U comportant un orifice homologue de celui du barreau et normalement décalé par rapport à ce dernier, ce qui permet de déformer la lamelle pour aligner les orifices et introduire l'âme du fil électrique, ce dernier étant ensuite coincé par le rappel élastique de la lamelle. 2. Borne de connexion électrique selon la revendication 1, caractérisée par le fait que ladite lamelle en U est fixée sur ladite saillie à l'extrémité interne de l'une de ses branches, et, à l'extrémité interne de son autre branche, sur un côté du barreau qui se trouve opposé à la saillie. 3. Borne de connexion électrique selon la revendication 2, caractérisée par le fait que lesdites fixations de la lamelle sur le barreau et sa saillie sont réalisées par soudure. 4. Borne de-connexion électrique selon'une des revendications 1 à 3, dans laquelle le barreau est en cuivre, caractérisée par le fait que ladite saillie latérale du barreau est aussi en cuivre, de préférence venu de matière avec le barreau, et que la lamelle élastiquement déformable est en acier inoxydable. 5. Borne de connexion électrique selon l'une des revendications 1 à 4, dans laquelle ledit barreau est un parallélipipède allongé, caractérisée par le fait que ladite saillie est un parallélipipède rectangle plus court, solidaire du premier sur l'une de ses grandes faces latérales. 6. Borne de connexion électrique selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisée par le fait que ledit orifice est un trou traversant. 7. Borne de connexion électrique selon l'une des revendications 1 à 6, dans laquelle le barreau comporte un second orifice d'extrémité opposé au premier et destiné à recevoir l'âme conductrice d'un autre fil électrique à interconnecter avec le premier, caractérisée par le fait que le barreau est muni de ladite saillie dans sa partie centrale, et que la lamelle forme un rectangle élastiquement déformable circonscrivant le-barreau et sa saillie, de façon à amener deux orifices qu'il comporte en face du premier et du second orifice du barreau, respectivement, ledit rectangle déformable étant fixé d'une part à une partie centrale de la saillie, et d'autre part à une partie centrale du barreau, du côté de ce dernier qui est opposé à la saillie. 8. Borne de connexion électrique selon l'une des revendications précédentes, caractérisée par le fait qu'elle comporte une enveloppe plastique souple laissant l'accès aux orifices de la lamelle. 9. Une paire de bornes selon l'une des revendications précédentes, sous une même enveloppe plastique souple, et isolées l'une de l'autre.