La présente invention se rapporte à une jonction servant à relier un câble semirigide isolant minéral, à un câble souple d'alimentation et concerne plus particulièrement le raccordement d'un élément chauffant noyé dans le béton à l'aide d'une jonction elle-même à son tour recouverte de béton après montage. On sait qu'un tel élément comprend une âme résistante entourée d'un isolant en matière réfractaire comprimée contenue dans une enveloppe métallique tubulaire avantageusement en cuivre. Un tel élément semirigide n'est pas commode a re-lier à- une boîte de raccordement usuelle ; aussi est-il intéressant de prolonger l'éliment chauffant par un câble souple de maniement facile, avec interposition d'une jonction entre ledit élément et ledit cabale. Or, le probleme posé par les jonctions réalisées jusqu'alors résulte de la fragilité de l' me résistante de ltelement chauffant en raison des efforts mécaniques de traction ou de compression s'exerçant sur elle tant lors du voltage qu'en fonctionnement par suite des dilatations et contractions qu'elle subit pendant les cycles thermiques auxquels on la soumet. La jonction, selon l'invention, permet d'éviter tout effort tant transversal que longitudinal sur l'âme du câble semirigide et est caractérisée par le fait qu'un embout isolant assure le centrage de ladite âme vis-à-vis de la gaine tubulaire à la sortie de celle-ci et par le fait qu' un connecteur vient coiffer ladite âme et est rigidement maintenu dans ladite jonction afin de reporter sur ladite gaine tout effort mecanique exercé. D'autres caractéristiques, avantages et particularités de I'invention ressortiront de la description non limitative suivante, en regard du dessin annexé, étant entendu que toute disposition, ressortant aussi bien du texte que de ladite figure, fait partie de ladite invention. La figure unique représente une coupe longitudinale de la jonction suivant 1 invention. L'élément chauffant comprend une âme I résistante coaxiale à une gaine tubulaire 2, recouverte d'une enveloppe 3 plastique assurant tant sa protection mécanique au cours du montage que les déplacements de ladite gaine 2 après coulée dw ciment et au cours de ses variations de température. Le cible souple 4 d'alimentation comprend deux conducteurs isolés multibrins respectivement 5 et 6. La jonction proprement dite comprend deux pièces externes : d'une part, un corps métallique 7 enfilé sur la gaine avec un amincissement 8, à une de ses extrémités, en vue du sertissage dudit corps 7 sur ladite gaine 2 ; d'autre part, une embase isolante 9 rendue solidaire du corps 7 par vissage. L'aie isolante 1, dénudée jusqu'en 10 où se trouve un enduit isolant Lt d'étanchéité de la matière réfractaire, reçoit l'embout 11 assurant son maintien à la sortie de la gaine 2 et son centrage sur celle-ci, puis est coiffée d'un connecteur cylindrique comprenant deux parties de diamètre extérieur différent celle de grand diamètre 12 est en butee sur l'embout i1 et celle de petit diamètre 13 traverse l'embase 9 qui-en assure le centrage et le blocage le long de la paroi latérale 14 de raccordement desdites deux parties. De plus, ce connecteur fait fonction de radiateur lorsque l'rame est la résistance d'un élément chauffant. On procède au montage de la jonction en enfilant le corps 7 sur la gaine 2 ; puis sont enfilés successivement sur le conducteur 1 l'embout il venant buter en 10 puis le connecteur dont la partie 12 vient buter sur l'embout 11 et est alors sertie sur la conducteur 1. L'embase 9 est ensuite enfilée sur la partie 13 et vissée sur le corps 7 jusqu'à ce que la portion oblique 14 du connecteur soit en butée. Il suffit alors d'un coup de pointeau 15 sur le corps 7 pour assurer l'iiinnobilisation de la jonction. Le corps 7 est alors fixé sur la gaine 2, par sertissage en 8, ou par tout autre moyen mécanique ; tandis que le raccordement de la jonction au cible souple 4 se fait d'une part par sertissage à l'aide d'un canon 16 à la fois sur la partie 13 du connecteur et sur le conducteur 6 ; d'autre part, par cosse 17 montée sur la conducteur 5 et fixée sur le corps 7 par vis 18 et rondelle 19 assurant ainsi par le sertissage en 8 le montage équipotentiel de la gaine 2. Une gaine thermorétractable non représentée est montée à recouvrement sur les deux enveloppes plastiques des câbles à raccorder et assure la continuité de l'isolation. Le fonctionnement de la jonction est le suivant : un effort de traction sur la partie 13 du connecteur est arrêté en 14 par l'embase 9 et reporté sur la gaine 2 au niveau du rétrécissement 8 du corps 7 ; tandis qu'un effort de pression est répercuté sur la gaine 2 au niveau de l'extrémité de celle-ci proche de 10. De même toute dilatation de l'âne est répercutée sur la gaine à travers la partie 14 de l'embase 9 tandis qu'une contraction est reportée sur la gaine au niveau de 10. Donc, en toutes circonstances, les efforts, tant ceux venus de 11 extérieur que de l'intérieur de l'élément chauffant sont reportés depuis l'rame jusqu'à la gaine grâce au montage sans jeu assurant ainsi à ladite âme la protection requise par le mode d'utilisation de ladite jonction, noyée dans le ciment et par conséquent coûteuse à réparer. Il va de soi que toutes les variantes de ladite invention répondant à la définition générale qui en a été donnée ne sortent pas du domaine de protection demandé. Ainsi, le conducteur 6 peut être relié à la partie 13 du connecteur par cosse et vis de maintien comme c'est le cas du conducteur 5. REVENDICATIONS 1/ Jonction d'alimentation d'un câble semirigide à isolant minéral, compris entre âme et gaine conductrices coaxiales, par un câble à conducteurs soupleswcaracté- risée en ce qu'un embout isolant assure le centrage de ladite âme vis-à-vis de ladite gaine tubulaire à sa sortie de celle-ci et par le fait qu'un connecteur vient coiffer ladite âme et est rigidement maintenu dans ladite jonction, pour reporter sur ladite gaine tout effort mécanique exercé. 2/ Jonction d'alimentation selon la revendication 1, caractérisée en ce que le connecteur est constitué d'une pièce cylindrique dont les parois externes ont deux diamètres différents, la portion de grand diamètre étant sertie sur l'rame après application contre l'embout isolant. 3/ Jonction d'alimentation selon les revendications 1 et 2, caractérisée par le fait qu'elle comprend deux pièces extérieures solidaires par vissage, un corps métallique serti sur la gaine métallique et une embase isolante servant au maintien rigide du connecteur et au centrage de celui-ci par sa portion de petit diamètre traversant ladite embase. 4/ Jonction d'alimentation selon les revendications 1 et 3, caractérisée en ce qu'une gaine thernorétractable est montée à recouvrement sur les deux enveloppes plastiques des câbles à raccorder et assure la continuité de l'isolation.