L’invention a trait à un procédé de contamination d’un filtre à air remarquable en ce qu’il comprend les étapes suivantes : une étape a) de fourniture d’un filtre à air ; une étape optionnelle b) de stérilisation du filtre à air ; une étape c) d’imprégnation du filtre à air avec un milieu de culture ; une étape d) d’insémination du filtre à air par une solution microbiologique comprenant des micro-organismes de manière à obtenir un filtre à air inséminé ; et une étape e) d’incubation du filtre à air inséminé pendant au moins 3 jours de manière à obtenir un filtre à air contaminé. L’invention concerne également l’utilisation dudit filtre à air contaminé pour tester un dispositif de décontamination d’un filtre à air. Figure à publier avec l’abrégé : Fig. 2 Procédé de contamination d’un filtre à air L’invention se situe dans le domaine de l'assainissement de l'air et concerne les systèmes de dépollution de l'air installés dans les véhicules automobiles. L'invention porte plus précisément sur un procédé d’ensemencement d’organismes microbiologiques sur un filtre à air dans un objectif de tester l’efficacité des systèmes de dépollution d'air destinés à être installés dans les véhicules automobiles. Un véhicule automobile comprend généralement un système de gestion de l'air ambiant au sein de l'habitacle du véhicule permettant d'assurer le confort des passagers. Un tel système de gestion de l'air, désigné HVAC (pour « Heating, Ventilation and Air-Conditioning » en langue anglaise) signifiant Chauffage, Ventilation et Climatisation (CVC) permet également d'assurer l'assainissement et la dépollution de l'air dans l'habitacle. En effet, le niveau de pollution de l'air peut parfois atteindre un niveau tel, qu'il est désagréable voire dangereux pour un passager du véhicule de respirer un tel air. Les systèmes de dépollution de l'air ambiant d'un habitacle de véhicule automobile comprennent un filtre à air, disposé dans le véhicule afin de filtrer l'air utilisé pour ventiler l'habitacle. Le filtre à air permet la baisse de la concentration en particules aéroportés dans l'air transmis à l'intérieur de l'habitacle. Ledit filtre à air, retenant par son action un grand nombre de particules, sources de désagrément pour les passagers, doit suivre une série de tests afin de vérifier son efficacité. Ces filtres à air ont également pour fonction de faire obstacle aux micro-organismes. Le document FR2872455 décrit un dispositif de traitement équipant un filtre, notamment un filtre à particules ou filtre combiné d'une installation de chauffage, de ventilation et/ou de climatisation pour habitacle de véhicule, pour éviter le développement de micro-organismes sur les surfaces d'une telle installation. Ce dispositif est principalement constitué d'un réservoir perméable à agent traitant volatil, et comprend des moyens de fixation du réservoir sur le filtre entre des replis de la structure filtrante qu'il comporte, de sorte que le réservoir puisse être installé sur un quelconque filtre d'une installation existante pour éviter le développement de micro-organismes sur les surfaces d'une telle installation. Le document FR2782275 décrit un procédé de traitement de l'air pour en éliminer les particules, les micro-organismes et les substances allergènes dans lequel l'air à purifier est dirigé dans un caisson où il subit une filtration primaire, entre dans une zone de turbulence munie de lampes UV, traverse un filtre de charbon actif, traverse un filtre secondaire, entre dans une zone de compression et enfin pénètre successivement dans trois filtres. L’efficacité des procédés et dispositifs de traitement tels que ceux décrits ci-dessus est testée dans des laboratoires et/ou des centres de recherche avant de pouvoir être installés sur les véhicules, notamment afin d’évaluer leurs performances par rapport aux exigences légales en la matière. Par exemple, les normes AFNOR XP-B44-011 et XB-P 44-013 ont été élaborées pour permettre l'évaluation de l'efficacité des systèmes de dépollution de l'air en général. Elles décrivent des méthodes d'épuration de l'air, notamment pour le traitement de composés organiques volatils, désignés COV, ainsi que pour l'épuration des oxydes d'azotes. De telles méthodes sont mises en œuvre en particulier dans le cadre de systèmes de dépollution de l'air fonctionnant par une technique d'oxydation, désignée photocatalyse. Le document FR3057498 propose un procédé de mesure de la concentration en micro-organismes d'un filtre à air d'un système de dépollution de l'air d'un habitacle d'un véhicule, ledit procédé de mesure comportant une phase de test du filtre à air comprenant : une étape de mise en place dudit filtre à air à tester et d'un filtre à très haute efficacité dans une enceinte hermétique, ledit filtre à très haute efficacité étant placé en aval dudit filtre à air, une étape de génération du flux d'air traversant successivement ledit filtre à air et ledit filtre à très haute efficacité, une étape de diffusion, pendant un temps de diffusion prédéfini, d'une solution microbiologique comprenant des micro-organismes dans ledit flux d'air, une étape de mesure de la concentration en micro-organismes dans le filtre à très haute efficacité, et une étape de calcul d'un taux d'efficacité du filtre à air en fonction de la concentration en micro-organismes mesurée dans le filtre à très haute efficacité. Ce procédé s’est avéré très satisfaisant. Néanmoins, l’étape de calcul du taux d’efficacité implique la destruction du filtre. Ce dernier ne peut donc plus être utilisé pour tester d’éventuels dispositifs et procédés de décontamination d’un filtre à air. L’invention a pour objectif de palier aux problèmes et inconvénients rencontrés dans l’art antérieur en proposant un procédé de contamination d’un filtre à air au moyen d’un mélange de micro-organismes qui soit fiable et répétable tant sur la quantité ou concentration en micro-organismes présents sur le filtre que sur la nature des micro-organismes considérés. A cet effet, et selon un premier aspect, l’invention a pour objet un procédé de contamination d’un filtre à air remarquable en ce qu’il comprend les étapes suivantes : une étape a) de fourniture d’un filtre à air ; une étape optionnelle b) de stérilisation du filtre à air ; une étape c) d’imprégnation du filtre à air avec un milieu de culture ; une étape d) d’insémination du filtre à air par une solution microbiologique comprenant des micro-organismes de manière à obtenir un filtre à air inséminé ; et une étape e) d’incubation du filtre à air inséminé pendant au moins 3 jours de manière à obtenir un filtre à air contaminé. Comme on l’aura compris à la lecture de la définition qui vient d’en être donnée, l’invention propose un procédé de contamination d’un filtre à air qui incorpore une étape d’imprégnation du filtre à air dans un milieu de culture afin de favoriser la croissance des micro-organismes sur ledit filtre. Il est ainsi possible d’obtenir une concentration en micro-organismes qui est répétable et représentative de la contamination possible d’un filtre à air. On aura compris que l’invention comprend l’insémination d’une quantité donnée de micro-organismes sur le filtre et l’augmentation de cette concentration par croissance lors d’une étape d’incubation. L’invention est particulièrement remarquable en ce que la concentration finale en micro-organismes sur le filtre contaminé est obtenu par la croissance desdits micro-organismes sur le filtre et non pas par un simple dépôt d’une quantité donnée de micro-organismes sur ledit filtre. Ceci a plusieurs avantages, d’une part cela garantit la présence de micro-organismes vivants sur le filtre puisque capables de croître. En effet, lors d’un dépôt par nébulisation par exemple, un certain nombre des micro-organismes projetés sont tués durant l’opération. D’autre part, cela place le film dans des conditions réelles puisque les micro-organismes, du fait de leur croissance in situ , vont pouvoir pénétrer le filtre, tisser des réseaux ou former des biofilms. Ces architectures biologiques ne sont pas obtenues pas un simple dépôt des micro-organismes sur le filtre. L’objectif étant d’obtenir une concentration en micro-organismes sur les filtres contaminés au moins 50 fois supérieure à la concentration en micro-organismes sur les filtres inséminés et, de préférence, au moins 100 fois supérieure (soit 2 log). Ainsi, le ratio de concentration en micro-organismes entre le filtre inséminé et contaminé est de préférence d’au moins 50, et plus préférentiellement d’au moins 100 ou au moins 150. Par exemple, le ratio est compris entre 50 et 1 500 000 ; de préférence entre 100 et 1 000 000, et plus préférentiellement entre 150 et 800 000. Lorsqu’un mélange de micro-organismes est présent dans la solution microbiologique, par exemple un mélange de bactéries et de moisissures, l’invention permet par la sélection du milieu de culture et des conditions d’incubation afin d’obtenir cette augmentation cible de la concentration à la fois pour les bactéries et les moisissures du mélange. De manière préférentielle, l’étape b) de stérilisation du filtre à air, lorsqu’elle est réalisée, comprend l’exposition dudit filtre à air à des rayons gamma. La mise en œuvre de cette étape permet de s’assurer que le filtre est bien exempt de toute contamination avant l’étape d’insémination par la solution microbiologique choisie. Selon un mode de réalisation préféré, le milieu de culture se présente sous la forme d’un bouillon, et est choisi pour avoir un pH compris entre 5,5 et 8,0 ; préférentiellement, un pH compris entre 6,0 et 7,6 ; plus préférentiellement, un pH compris entre 6,5 et 7,4. De manière alternative ou complémentaire, le milieu de culture se présente sous la forme d’un bouillon, et comprend un mélange de peptone de caséine et de peptone de soja. Comme démontré dans les exemples, le choix du milieu de culture permet de favoriser une bonne croissance des micro-organismes contenus dans la solution microbiologique. Selon une mise en œuvre, la solution microbiologique comprend au moins une souche de micro-organisme choisie parmi : Penicillium brevicompactum ; Aspergillus niger ; Staphylococcus aureus ; Escherichia coli. Les analyses effectuées sur les filtres à air ont montré que ces souches étaient les plus souvent présentes. Leur sélection permet donc d’avoir une population en micro-organismes qui est représentative de la contamination habituelle des filtres à air des véhicules automobiles. Par exemple, la solution microbiologique a une concentration en micro-organismes d’au moins 10 5 UFC par ml ; de préférence, d’au moins 10 6 UFC par ml, et plus préférentiellement d’au moins 10 7 UFC par ml. Selon une mise en œuvre pouvant être complémentaire ou alternative à la précédente, la solution microbiologique comprend au moins une souche de moisissure et au moins une souche de bactérie ; de préférence au moins une souche de moisissure est choisie parmi Penicillium brevicompactum et Aspergillus niger ; et/ou au moins une souche de bactérie est choisie parmi Staphylococcus aureus et Escherichia coli. Selon un mode de réalisation préféré, l’étape d) d’insémination du filtre à air comprend la diffusion par nébulisation de ladite solution microbiologique avec un débit donné. Par exemple, le débit est compris entre 1 et 550 kg/h, de préférence entre 10 et 400 kg/h et plus préférentiellement entre 50 et 250 kg/h. La diffusion par nébulisation permet un dépôt homogène des micro-organismes sur le filtre à air. De préférence, l’étape e) d’incubation du filtre à air inséminé se fait pendant au moins 5 jours ou au moins 7 jours. De préférence, l’étape e) d’incubation du filtre à air inséminé se fait à une température comprise entre 20 et 40 °C ; par exemple à une température comprise entre 22 et 37°C ; plus préférentiellement, à une température comprise entre 24 et 30°C. Selon une mise en œuvre de l’invention, le filtre à air contaminé obtenu à l’issue de l’étape e) comprend un mélange de micro-organismes comprenant au moins une souche de moisissure et au moins une souche de bactérie, la concentration en micro-organismes étant d’au moins 10 7 UFC par ml ; de préférence, d’au moins 10 8 UFC par ml, et plus préférentiellement d’au moins 10 9 UFC par ml. Selon un deuxième aspect l’invention a pour objet l’utilisation d’un filtre à air contaminé pour tester un dispositif de décontamination d’un filtre à air ou un procédé de décontamination d’un filtre à air, l’utilisation étant remarquable en ce que le filtre contaminé est obtenu par le procédé selon le premier aspect. L’invention sera bien comprise et d’autres aspects et avantages apparaîtront clairement à la lecture de la description qui suit donnée en référence à la planche de dessins annexée sur laquelle : la représente un dispositif d'essai permettant d'évaluer et/ou de caractériser un filtre à air. la est un logigramme illustrant les différentes étapes du procédé selon l’invention. L’invention concerne un procédé de contamination d’un filtre à air remarquable en ce qu’il comprend les étapes suivantes : une étape a) de fourniture d’un filtre à air ; une étape optionnelle b) de stérilisation du filtre à air ; une étape c) d’imprégnation du filtre à air avec un milieu de culture ; une étape d) d’insémination du filtre à air par une solution microbiologique comprenant des micro-organismes de manière à obtenir un filtre à air inséminé ; et une étape e) d’incubation du filtre à air inséminé pendant au moins 3 jours de manière à obtenir un filtre à air contaminé. L’étape b) de stérilisation L’homme du métier aura avantage effectuer l’étape b) de stérilisation du filtre à air pour s’assurer de l’absence de toute contamination avant l’étape d’insémination par la solution microbiologique choisie. Par exemple, l’étape b) de stérilisation du filtre à air comprend l’exposition dudit filtre à air à des rayons gamma. L’exposition se fait par exemple sous un rayonnement de 25 kGy. La stérilisation par rayon gamma est connue de l’homme du métier. Les appareils de stérilisation par rayons gamma sont disponibles commercialement par exemple sous la dénomination commerciale Ionisos. L’étape c) d’imprégnation du filtre à air avec un milieu de culture Selon un mode de réalisation préféré, le milieu de culture se présente sous la forme d’un bouillon, et est choisi pour avoir un pH compris entre 5,5 et 8,0 ; préférentiellement, un pH compris entre 6,0 et 7,6 ; plus préférentiellement, un pH compris entre 6,5 et 7,4. L’emploi d’un milieu de culture avec un pH supérieur à 6,5 a été trouvé favorable à la croissance des moisissures ; par exemple, un pH compris entre 7.0 et 7.5. De manière alternative ou complémentaire, le milieu de culture se présente sous la forme d’un bouillon, et comprend un mélange de peptone de caséine et de peptone de soja. Ce type de milieu de culture a été trouvé être favorable à la croissance d’un mélange comprenant à la fois des bactéries et des moisissures. En effet, la solution microbiologique utilisée pour l’insémination peut comprendre soit bactéries, soit des moisissures, soit un mélange des deux ; de préférence, la solution microbiologique utilisée pour l’insémination comprend un mélange d’au moins une souche de bactéries et d’au moins une souche de moisissures. Un exemple de milieu de culture comprenant un mélange de peptone de caséine et de peptone de soja est un milieu de culture de type TSB (pour « tryptone soya broth » en anglais). De tels milieu de culture sont disponibles commercialement par exemple sous la marque Sigma-Aldrich. Un milieu de culture de type TSB va, par exemple, contenir en plus de la peptone de caséine et de la peptone de soja, au moins un hydrate de carbone et au moins une source de potassium et de phosphore. Par exemple, au moins un hydrate de carbone est choisi parmi le glucose, le dextrose et/ou le fructose. Par exemple, au moins une source de potassium et de phosphore est de l’hydrogénophosphate de potassium (K 2 HPO 4 ). Par exemple, le milieu de culture de type TSB a un pH compris entre 7.0 et 7.5. L’étape d) d’insémination du filtre à air par une solution microbiologique Une solution microbiologique est donc préparée. Elle contient une concentration donnée en micro-organismes, par exemple la solution microbiologique a une concentration en micro-organismes d’au moins 10 5 UFC par ml ; de préférence, d’au moins 10 6 UFC par ml, et plus préférentiellement d’au moins 10 7 UFC par ml. Par exemple, la solution microbiologique comprend au moins une souche de bactérie selon une concentration d’au moins 10 5 UFC par ml ; de préférence, d’au moins 10 6 UFC par ml, et plus préférentiellement d’au moins 10 7 UFC par ml. Par exemple, la solution microbiologique comprend au moins une souche de moisissure selon une concentration d’au moins 10 5 UFC par ml ; de préférence, d’au moins 10 6 UFC par ml, et plus préférentiellement d’au moins 10 7 UFC par ml. UFC désigne une unité formant colonie/unité formatrice de colonie. UFC est une unité utilisée pour estimer le nombre de bactéries ou de cellules fongiques (moisissures) viables dans un échantillon ou une solution. De manière préférentielle, la solution microbiologique comprend au moins une souche de micro-organisme choisie parmi : Penicillium brevicompactum ; Aspergillus niger ; Staphylococcus aureus ; Escherichia coli. Ces souches de moisissures et de bactéries sont sélectionnées car elles sont représentatives du type de contamination le plus souvent rencontrée sur les filtres à air. Par exemple, la solution microbiologique comprend au moins une souche de moisissure choisie parmi Penicillium brevicompactum et Aspergillus niger. Par exemple, elle comprend un mélange des deux souches de moisissures Penicillium brevicompactum et Aspergillus niger. Par exemple, la solution microbiologique comprend au moins une souche de bactérie est choisie parmi Staphylococcus aureus et Escherichia coli. Par exemple, elle comprend un mélange des deux souches de bactéries Staphylococcus aureus et Escherichia coli. Par exemple, la solution microbiologique comprend au moins une souche de moisissure et au moins une souche de bactérie ; de préférence au moins une souche de moisissure est choisie parmi Penicillium brevicompactum et Aspergillus niger ; et/ou au moins une souche de bactérie est choisie parmi Staphylococcus aureus et Escherichia coli. De préférence, la solution microbiologique comprend un mélange de micro-organismes comprenant au moins une souche de moisissure et au moins une souche de bactérie. Le ratio entre la concentration en moisissures et en bactéries de la solution microbiologique est de préférence compris entre 10 :1 et 1 :10 ; par exemple, entre 5 :1 et 1 :5 ; par exemple entre 2 :1 et 1 :2 ; par exemple le ratio est de 1 :1. D’autres souches de bactéries et/ou de moisissures peuvent néanmoins être envisagées dans le cadre de l’invention. Selon un mode de réalisation préféré, l’étape d’insémination du filtre à air comprend la diffusion par nébulisation de ladite solution microbiologique avec un débit donné. On se référera en premier lieu à la présentant un dispositif d'essai permettant d’inséminer un filtre à air qui est utilisé dans la méthode de mesure selon l’invention. Le dispositif 1 comprend un châssis 3, un module d'entrée, comprenant une entrée d'air, le module d'entrée, comportant au moins une grille perforée, configurée pour favoriser un écoulement laminaire du flux d'air entrant dans ledit dispositif 1, une enceinte principale 5, comprenant un premier module central et un second module central, un module arrière 7, comprenant un système d'aspiration configuré pour générer le flux d'air, un support de filtre à inséminer, adapté pour recevoir un premier filtre à air 9, un système de diffusion de micro- organismes 11 disposé en aval de l'entrée d'air et en amont du support du premier filtre, de sorte que le flux d'air chargé de micro-organismes traverse le premier filtre à air 9 et un support pour un deuxième filtre, adapté pour recevoir un deuxième filtre 13, disposé en aval du support de filtre à tester. Le deuxième filtre 13 est préférentiellement un filtre à haute efficacité nommé filtre HE. Il est à noter que l'expression « filtre HE » pour désigner des filtres à haute efficacité est bien connue de l'homme du métier. Un acronyme équivalent, en anglais, est également couramment utilisé ; il s'agit de l'expression « filtre HEPA », pour « High Efficiency Particulate Air [filter] », signifiant filtre à air de haute efficacité. L’emploi de ce filtre à haute efficacité permet de limiter la diffusion des micro-organismes hors de l’enceinte hermétique du dispositif 1. Le dispositif 1 est donné à titre d’exemple, d’autres dispositifs peuvent être utilisés par l’homme du métier. Le dispositif 1 permet de générer un flux d’air chargé par la solution microbiologique sous forme nébulisée. A cette fin, le système de diffusion de micro-organismes 11 diffuse une solution microbiologique comportant des microorganismes dans le flux d'air généré par le module arrière 7. Ledit système de diffusion de micro-organismes 11 est configuré pour diffuser une quantité prédéterminée de micro-organismes pendant un temps de diffusion prédéfini, de façon à charger le flux d'air en micro-organismes en aval du premier filtre à air 9, c’est-à-dire du filtre à inséminer. Le système de diffusion de micro-organismes 11, le premier filtre à air 9 et le deuxième filtre 13 sont disposés dans cet ordre par rapport au sens de diffusion du flux d'air, au sein de l'enceinte principale 5 hermétique. L'enceinte principale 5 hermétique est préférentiellement nettoyée et désinfectée avant chaque insémination, en particulier à l'aide d'un agent désinfectant, tel qu'une solution alcoolique, par exemple de l'alcool à 70°. Par exemple, le débit du flux d'air est compris entre 1 et 550 kg/h, de préférence entre 10 et 400 kg/h et plus préférentiellement entre 50 et 250 kg/h. La diffusion par nébulisation permet un dépôt homogène des micro-organismes sur le filtre à air. L’emploi d’un débit trop important pour le flux d’air, par exemple, supérieur à 550 kg/h est à éviter au risque sinon de tuer tout ou partie des microorganismes lors de l’impact avec le filtre à air. Le système de diffusion de micro-organismes 11 est disposé dans la même enceinte principale 5 hermétique, en amont du filtre à air 9 à inséminer. Le système de diffusion de micro-organismes 11 diffuse, par exemple par pulvérisation ou par nébulisation, pendant un temps de diffusion prédéterminé, la solution microbiologique comprenant des micro-organismes pour charger le flux d'air en micro-organismes avant qu'il ne traverse le premier filtre à air 9. Une quantité connue de micro-organismes est de ce fait introduite dans le flux d'air. Le flux d'air chargé de micro-organismes traverse le premier filtre à air 9 qui retient au moins une partie desdits micro-organismes, puis le deuxième filtre 13, pendant un temps d’insémination prédéterminé. Au terme du temps d’insémination prédéterminé, le dispositif 1 est arrêté. Le premier filtre 9 est un filtre inséminé. Il est prélevé et est mis à incuber. Avant incubation on aura avantage à ce que le filtre inséminé montre une concentration en micro-organismes d’au moins 10 3 UFC par ml ; de préférence, d’au moins 10 4 UFC par ml, et plus préférentiellement d’au moins 10 5 UFC par ml. Une concentration en micro-organismes d’au moins 10 4 UFC par ml est avantageuse en ce qu’elle est représentative d’une pollution classique d’un filtre à air de véhicule. L’augmentation de la concentration en micro-au-delà de 10 4 UFC par ml suite à l’étape d’incubation permet d’obtenir un filtre fortement contaminé, c’est-à-dire au-delà de la normale et donc de tester pleinement l’efficacité des procédés et dispositifs de décontamination par la suite. L’étape e) d’incubation du filtre à air inséminé Cette étape permet la croissance de la population en microorganismes sur le filtre à air, à l’issue de cette étape, on récupère un filtre contaminé qui peut être utilisé pour tester des dispositifs de décontamination. Selon l’invention, l’étape d’incubation se fait pendant au moins 3 jours ; de préférence, au moins 5 jours ; de préférence encore au moins 7 jours. Le temps d’incubation sera choisi par l’homme du métier en fonction de la nature des micro-organismes présents dans la solution microbiologique. Par exemple, lorsque la solution microbiologique contient au moins une souche de moisissures, le temps d’incubation sera préférentiellement supérieur à 5 jours. Par exemple, elle sera d’au moins 7 jours. De même, le temps d’incubation sera choisi en fonction de la température d’incubation. Par exemple, lorsque la solution microbiologique ne contient que des souches de bactéries, le temps d’incubation peut être de 3 jours à 30 °C ou de 5 jours à 25°C. La température d’incubation est préférentiellement comprise entre 20 et 40 °C ; de préférence la température d’incubation est comprise entre 22 et 37°C ; plus préférentiellement, la température d’incubation est comprise entre 24 et 30°C. Au terme de l’étape d’incubation la population en micro-organismes a augmenté. Selon une mise en œuvre de l’invention, le filtre à air contaminé obtenu à l’issue de l’étape e) comprend un mélange de micro-organismes comprenant au moins une souche de moisissure et au moins une souche de bactérie, la concentration en micro-organismes étant d’au moins 10 7 UFC par ml ; de préférence, d’au moins 10 8 UFC par ml, et plus préférentiellement d’au moins 10 9 UFC par ml. On notera que le niveau de contamination recherché est plus élevé que les valeurs classiques de contamination rencontrés normalement dans les véhicules automobiles. Par exemple, le filtre à air contaminé comprend au moins une souche de bactérie selon une concentration d’au moins 10 7 UFC par ml ; de préférence, d’au moins 10 8 UFC par ml, et plus préférentiellement d’au moins 10 9 UFC par ml. Par exemple, le filtre à air contaminé comprend au moins une souche de moisissure selon une concentration d’au moins 10 5 UFC par ml ; de préférence, d’au moins 10 6 UFC par ml. Selon une autre mise en œuvre de l’invention, le filtre à air contaminé obtenu à l’issue de l’étape e) montre une concentration en micro-organismes étant d’au moins 10 3 UFC par ml ; de préférence, d’au moins 10 4 UFC par ml, et plus préférentiellement d’au moins 10 5 UFC par ml, ou au moins 10 6 UFC par ml. Pour ce faire, la solution microbiologique utilisée au départ est moins concentrée. Dans cette mise en œuvre le filtre contaminé a un niveau de contamination plus proche de la normale. La concentration en micro-organismes sur le filtre peut être vérifiée de la manière suivante. Le filtre est découpé et broyé, les micro-organismes contenus dans le filtre sont extraits au moyen d'une solution de dilution et mise en culture, selon des méthodes de microbiologie classiques. Pour la mise en culture des micro-organismes extraits du filtre, les morceaux du filtre découpé puis broyé sont placés dans un sac stérile avec un volume adapté, par exemple 100 ml, de liquide de récupération ; l’ensemble est mélangé pendant environ 10 minutes et incubé anvant un comptage des colonies formées. Exemples Exemple 1 – Sélection du milieu de culture Différentes solutions de micro-organismes comprenant des mélanges de souches de moisissures ou des mélanges de souches bactériennes ont été préparées et déposées sur des échantillons de filtre à air de dimension 4x4 cm. Le milieu de culture était de type complet c’est-à-dire qu’il contient en plus des composants du milieu minimum, les métabolites finaux qui sont nécessaires pour la croissance, comme les acides aminés, vitamines, bases etc. pour une première série d’essais. Dans une deuxième série d’essais le milieu de culture a été changé pour un milieu de culture comprenant un mélange de peptone de caséine et de peptone de soja de type TSB. Le milieu TSB utilisé dans les exemples a la composition suivante : digestat pancréatique de caséine (17.0 g) digestat papaïque de soja (3.0 g) ; dextrose (25.0.g) ; chlorure de sodium (5.0 g) ; hydrogénophosphate de potassium (2.5 g) ; eau qsp 1L. Le pH est de 7.3+/-0.2. Les solutions de micro-organismes préparées contiennent une concentration en micro-organismes de 10 5 UFC par ml. Les souches bactériennes utilisées sont Staphylococcus aureus et Escherichia coli. Les souches de moisissure utilisées sont Penicillium brevicompactum et Aspergillus niger. 100 µl de solution de micro-organismes sont déposées sur les échantillons qui sont ensuite mis sous incubation pendant 5 jours à 25°C avec une humidité relative de 95-98%. Il est ensuite procédé à une mesure de la concentration en micro-organismes dans les échantillons de filtres contaminés. Les résultats sont donnés dans le tableau 1. Mélange de bactéries UFC/échantillon Mélange de moisissures UFC/échantillon Mélange de bactéries UFC/échantillon Mélange de moisissures UFC/échantillon Milieu de culture complet complet TSB TSB Concentration en UFC par ml à T= 0 2,0 10 3 1,4 10 3 2,1 10 3 1,3 10 3 Concentration en UFC par ml à T= 5 jours 3,1 10 2 7,0 10 2 >9,0 10 6 3,6 10 4 Alors qu’on ne constate aucune croissance de bactéries et de moisissures après 5 jours sur les échantillons de filtres à air lorsque le milieu de culture est de type complet ; on observe une croissance élevée des bactéries et une croissance lente des moisissures sur les échantillons de filtres à air lorsque le milieu de culture est de type TSB. Le média TSB est adapté aux bactéries et non nocif pour les moisissures. Pour les moisissures, la durée d’incubation pourrait être trop courte pour voir une croissance importante. Exemple 2 – Sélection du traitement du filtre avant insémination et des conditions d’insémination Les tests ont été effectués sur des filtres à air entiers avec un milieu de culture comprenant un mélange de peptone de caséine et de peptone de soja de type TSB. Différentes solutions de micro-organismes comprenant des mélanges de souches de moisissures ou des mélanges de souches bactériennes ont été préparées et déposées sur des filtres à air par diffusion. Pour ce faire les filtres sont placés dans une enceinte hermétique et 1 ml de solution de micro-organismes est nébulisée et projetée au moyen d’un flux d’air sur ledit filtre. Les filtres sont ensuite mis sous incubation pendant 5 jours à 25°C avec une humidité relative de 95-98%, et un comptage des micro-organismes est effectué. Différentes préparations des filtres à air ont ainsi été testée, filtre sec, filtre humide et filtre imprégné avec du milieu de culture TSB. L’humidification ou l’imprégnation consiste en un bain dans de l’eau ou dans le milieu de culture pendant 1 heure suivi d’un égouttage pendant 3 heures. Différents débits pour le flux d’air ont également été testés. Les solutions de micro-organismes préparées contiennent une concentration en micro-organismes de 10 5 UFC par ml. Les souches bactériennes utilisées sont Staphylococcus aureus et Escherichia coli. Les souches de moisissure utilisées sont Penicillium brevicompactum et Aspergillus niger. Il est ensuite procédé à une mesure de la concentration en micro-organismes dans les échantillons de filtres contaminés. Les résultats sont donnés dans le tableau 2. Préparation du filtre Débit (kg/h) Bactéries UFC/ml Moisissures UFC/ml Filtre sec 50 1,3 10 8 6,7 10 5 Filtre sec 200 7,3 10 6 4,0 10 5 Filtre imprégné de TSB 50 1,7 10 10 5,7 10 7 Filtre imprégné de TSB 200 2,0 10 11 4,8 10 6 Filtre mouillé 50 1,8 10 8 5,6 10 5 Le meilleur résultat est obtenu lorsque les filtres sont imprégnés avec le milieu de culture. Le débit d’air n’affecte pas la croissance : le résultat à 50 ou 200 kg / h est similaire bien que légèrement meilleur à 200 kg / h. Le temps d'incubation est peut-être trop court pour atteindre les objectifs de croissance des moisissures. Exemple 3 – Sélection du temps d’incubation Les tests ont été effectués sur des filtres à air entiers avec un milieu de culture comprenant un mélange de peptone de caséine et de peptone de soja de type TSB. Les filtres ont été imprégnés de TSB, par insertion dans le milieu de culture pendant 1 heure suivi d’un égouttage pendant 3 heures. Différentes solutions de micro-organismes comprenant des mélanges de souches de moisissures ou des mélanges de souches bactériennes ont été préparées et déposées sur des filtres à air par diffusion. Pour ce faire les filtres sont placés dans une enceinte hermétique et 1 ml de solution de micro-organismes est nébulisée et projetée au moyen d’un flux d’air sur ledit filtre le débit d’air était de 200 kg/h. Les filtres sont ensuite mis sous incubation pendant des durées de 0, 5 ou 7 jours à 25°C avec une humidité relative de 95-98% et un comptage des micro-organismes est effectué. Les solutions de micro-organismes préparées contiennent une concentration en micro-organismes de 10 5 UFC par ml. Les souches bactériennes utilisées sont Staphylococcus aureus et Escherichia coli. Les souches de moisissure utilisées sont Penicillium brevicompactum et Aspergillus niger. Il est ensuite procédé à une mesure de la concentration en micro-organismes dans les échantillons de filtres contaminés. Les résultats sont donnés dans le tableau 3. Temps d’incubation Préparation du filitre Débit (kg/h) Bactéries UFC/ml Moisissures UFC/ml T = 0 (état initial) Imprégnation avec du TSB 200 8,7 10 4 2,6 10 4 T = 5 jours Imprégnation avec du TSB 200 6,9 10 8 4,9 10 4 T= 7 jours Imprégnation avec du TSB 200 1,2 10 9 2,0 10 7 On constate que la quantité de moisissures augmente entre 5 et 7 jours, ce qui confirme l’hypothèse d’un temps d’incubation trop court pour les moisissures dans les exemples 1 et 2. Exemple 4 – Essais sur des mélanges de bactéries et de moisissures Les tests ont été effectués sur des filtres à air entiers avec un milieu de culture comprenant un mélange de peptone de caséine et de peptone de soja de type TSB. Les filtres ont été imprégnés de TSB, par insertion dans le milieu de culture pendant 1 heure suivi d’un égouttage pendant 3 heures. Les solutions de micro-organismes préparées contiennent une concentration en micro-organismes de 10 5 UFC par ml. Pour ce faire, une solution d’un mélange de bactérie à une concentration de 5 10 6 UFC par ml a été mélangée avec un volume égal d’une solution comprenant une concentration de 5 10 6 UFC par ml de moisissures. Les souches bactériennes utilisées sont Staphylococcus aureus et Escherichia coli. Les souches de moisissure utilisées sont Penicillium brevicompactum et Aspergillus niger. La solution de micro-organismes comprenant donc un mélange de 2 souches bactériennes et de 2 souches de moisissures a été déposée sur des filtres à air par diffusion. Pour ce faire les filtres sont placés dans une enceinte hermétique et 1 ml de solution de micro-organismes est nébulisée et projetée au moyen d’un flux d’air sur ledit filtre le débit d’air était de 200 kg/h. Les filtres sont ensuite mis sous incubation pendant des durées de 0 ou 7 jours à 25°C avec une humidité relative de 95-98% et un comptage des micro-organismes est effectué. Il est ensuite procédé à une mesure de la concentration en micro-organismes dans les échantillons de filtres contaminés. Les résultats sont donnés dans le tableau 4. Bactéries UFC/ml Moisissures UFC/ml T = 0 (état initial) 1,7 10 4 7,6 10 3 Essai 1 T = 7 jours 1,3 10 9 1,2 10 7 Essai 2 T = 7 jours 4,2 10 9 4,0 10 6 Essai 3 T = 7 jours 2,2 10 10 1,5 10 6 Moyenne 9,2 10 9 5,8 10 6 Augmentation (log) 5,7 2,9 L’objectif d’une augmentation de la concentration de de 2 log (i.e. x 100) tant pour les bactéries que pour les moisissures est atteint au bout de 7 jours d’incubation. Procédé de contamination d’un filtre à air caractérisé en ce qu’il comprend les étapes suivantes : une étape a) de fourniture d’un filtre à air ; une étape optionnelle b) de stérilisation du filtre à air ; une étape c) d’imprégnation du filtre à air avec un milieu de culture ; une étape d) d’insémination du filtre à air par une solution microbiologique comprenant des micro-organismes de manière à obtenir un filtre à air inséminé ; et une étape e) d’incubation du filtre à air inséminé pendant au moins 3 jours de manière à obtenir un filtre à air contaminé. Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que l’étape b) de stérilisation du filtre à air, lorsque qu’elle est réalisée, comprend l’exposition dudit filtre à air à des rayons gamma. Procédé selon la revendication 1 ou 2 caractérisé en ce que le milieu de culture se présente sous la forme d’un bouillon, et est choisi pour avoir un pH compris entre 5,5 et 8,0 et/ou comprend un mélange de peptone de caséine et de peptone de soja. Procédé selon la revendication 1 à 3 caractérisé en ce que la solution microbiologique a une concentration en micro-organismes d’au moins 10 5 UFC par ml. Procédé selon l’une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la solution microbiologique comprend au moins une souche de micro-organisme choisie parmi : Penicillium brevicompactum ; Aspergillus niger ; Staphylococcus aureus ; Escherichia coli. Procédé selon l’une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la solution microbiologique comprend au moins une souche de moisissure et au moins une souche de bactérie ; de préférence au moins une souche de moisissure est choisie parmi Penicillium brevicompactum et Aspergillus niger. Procédé selon la revendication 6 caractérisé en ce qu’au moins une souche de bactérie est choisie parmi Staphylococcus aureus et Escherichia coli. Procédé selon l’une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que l’étape d) d’insémination du filtre à air comprend la diffusion par nébulisation de ladite solution microbiologique avec un débit donné ; de préférence, le débit est compris entre 1 et 550 kg/ h. Procédé selon l’une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que l’étape e) d’incubation du filtre à air inséminé se fait à une température comprise entre 20 et 40 °C et/ou pendant au moins 5 jours ou au moins 7 jours. Utilisation d’un filtre à air contaminé pour tester un dispositif de décontamination d’un filtre à air ou un procédé de décontamination d’un filtre à air, l’utilisation étant caractérisée en ce que le filtre contaminé est obtenu par le procédé selon l’une des revendications 1 à 9