La présente invention se réfère aux appareils destinés a la réalisation de pompons en fil textile et plus particulièrement en laine. On sait que ces appareils sont constitués par un cadre dont les côtés portent des tiges verticales ou piquets terminés par une tête arrondie. On dispose un fil en zig-zags multiples entre les piquets en vis- -vis de manière a obtenir-une sorte de grille dont les barreaux croisés à angle sont constitués par des faisceaux de fils parallèles. A l'aide d'un fil fin l'on serre et noue ensuite les faisceaux a chaque point de croisement, puis on les coupe a midistance entre les points successifs et a l'aplomb des piquets. Les morceaux de fil qui sortent de chaque noeud s'épanouissent alors pour constituer un pompon. Dans les appareils connus du genre en question la grosseur ou diamètre moyen des pompons obtenus dépend évidemment de l'écartement ou pas des piquets le long des côtés du cadre. I1 en résulte qu'un appareil déterminé ne peut donner qu'une seule grosseur et que si lton en désire une différente, il faut utiliser un autre appareil dimensionné en conséquence. Pour diminuer l'encombrement de 11 appareil au repos, on a eu l'idée de réaliser le cadre par le moyen de quatre éléments dont chacun comprend un angle et deux demi-côtés adjacents a celui-ci, les quatre éléments constitutifs s'assemblant les uns avec les autres par des emboitements télescopiques. Chaque demi-côté comportant un certain nombre de piquets, la dimension des pompons reste fixe par l'écartement ou pas de ceux-ci et ne peut notre modifiée pour un appareil déterminé. L'invention vise a remédier a cet inconvénient et a permettre d'obtenir toute une gamme de grosseurs de pompons au moyen d'un unique appareil. L'appareil suivant l'invention, qui présente la forme d'un cadre carré avec piquets ou tiges comme dans la technique antérieure, est remarquable en ce qu'il ne comporte que quatre piquets disposés substantiellement aux angles du cadre et en ce que les côtés de ce dernier sont établis sous forme télescopique, de maniere bouton puisse faire varier leur longueur a volonté entre deux limites déterminées. Dans une forme de réalisation préférée, le cadre est réalisé par le moyen de quatre équerres identiques dont chacune comprend une branche mâle et une branche femelle respectivement propres à s'engager à coulissement dans la branche femelle d'une seconde équerre et à recevoir la branche mâle dtune troisième, chaque équerre ne portant qu'un piquet unique disposé substantiellement à son sommet. On peut considérer, si l'on préfère, que l'appareil suivant l'invention dérive des appareils démontables connus, mais en ne pré- voyant que quatre piquets seulement et en réduisant en conséquence la longueur des demi-ctés à la position d'enfoncement maximal des embottements télescopiques, ce qui aboutit à cette différence considérable et essentielle entre l'invention et la technique antérieure, que l'écartement ou pas des piquets n'est plus fixé ne varietur à la construction, mais devient fonction de la profondeur variable d'enfoncement des emboîtements. D'autre part pour assurer le maintien de 11 appareil à la dimension à laquelle il a été réglé en dépit des efforts que lui appliquent les brins du fil et qui tendent à la contracter, on prévoit avantageusement de lui associer une série de cales de dimensions différentes qu'on dispose à l'intérieur du cadre, de manière que les côtés de celui-ci viennent buter contre la périphérie de la cale choisie, ce qui comporte en outre l'avantage d'étalonner en quelque sorte appareil à une série de dimensions différentes de pompons, sans qu'on ait à tâtonner. Une variante avantageuse de cette disposition consiste à prévoir une cale à gradins successifs qu'on peut enfoncer plus ou moins à l'intérieur du cadre, chaque gradin correspondant alors à une dimension de pompon. Suivant une autre caractéristique de l'invention lton s'assure une possibilité de réglage suplémentaire en montant les piquets sur les équerres de manière qu'on puisse les fixer en position sur la diagonale interessée à un emplacement plus ou moins éloigné du sommet correspondant. On peut, par exemple, prévoir à cet -effet une fixation par le moyen d'un petit boulon (vis et écrou) traversant une fente prévue soit dans la paroi de l'équerre, soit dans le pied du piquet considéré. Une autre disposition remariuable de l'invention consiste à réaliser les piquets par le moyn d'un fil métallique replié sur lui-même de façon à définir deux branches convenablement redressées à lthorizontale dans le bas pour constituer pied de fixation. Un tel piquet facilite la coupe des fils qu'on peut aisément effectuer dans 11 espace intermédiaire qui sépare les deux branches. En outre celles-ci réalisent automatiquement entre elles dans la partie correspondant au pied du piquet, la fente propre à recevoir le boulon ou autre organe de fixation du piquet. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer Fig. 1 est une vue en plan d'un appareil suivant l'inven- tion, les pièces étant représentées à l'écartement minimal des piquets, c'est-à-dire les emboîtements télescopiques étant enfoncés à fond. Fig. 2 est la vue en élévation correspondante. Fig. 3 est une vue en perspective par dessous d'un élément ou équerre à l'état isolé. Fig. 4 est une vue en plan de l'appareil réglé par le moyen d'une rondelle circulaire à un plus grand écartement des piquets et par conséquent à une plus grande dimension du pompon obtenu. Fig. 5 est une vue en perspective éclatée montrant une équerre avec un piquet en fil métallique et un bouton de fixation de celui-ci sur l'équerre. Cette vue représente également une cale pyramidale à gradins propre à tenir lieu de la rondelle circulaire de fig. 4. Fig. 6 est une coupe partielle de l'équerre après montage du piquet. Fig. 7 est une vue en plan d'une variante suivant laquelle le piquet en fil métallique est fixé à l'équerre de façon réglable par le moyen d'un petit boulon. Fig. 8 est la coupe verticale correspondant à fig. 7. Comme montré fig. 1 et 2, l'appareil suivant l'invention se présente sous la forme d'un cadre carré C dont chaque angle porte un piquet P. Ce cadre est constitué par quatre équerres 1 engagées téléscopiquement les unes dans les autres. Chaque équerre 1 (fig. 3 à 7) comprend une première branche 2, relativement courte, propre à jouer le rôle d'élément femelle de l'agencement télescopique, et une seconde branche 3 de plus grande longueur destinée à constituer élément maIe. Ces deux branches sont à section rectangulaire. Au voisinage de leur point de raccordement la branche mâle 3, réalisée sous forme creuse, comporte une partie 4 qui dépasse quelque peu ses quatre côtés de manière à déterminer un épaulement de butée limitant l'enfoncement de ladite branche 3 dans la branche femelle 2 d'une autre équerre. On notera qu'en fig. 2 les quatre équerres 1 constitutives du cadre C sont représen tées à l'état engagé à fond les unes dans les autres, ce qui correspond évidemment à la dimension minimale du cadre.On remarquera encore que pour élargir le champ de réglage possible de la dimension du cadre C, la branche femelle 2, ou plus exactement son espace intérieur de coulissement, se prolonge au-dessous d'un piquet vertical P prévu sur l'équerre. Cela implique la présence d'une cloison verticale 5 qui obture transversalement le vide intérieur de la branche 3-4. Chaque piquet P est constitué par une tige verticale 6 disposée sur la bissectrice de l'angle de l'équerre, près du sommet extérieur de celle-ci. Cette tige est renforcée par une nervure 7 orientée vers le centre du cadre et dont la largeur va en diminuant à mesure qu'on s'élève. I1 est prévu en bout une tête arrondie 8 rapportée à force sur un prolongement 9 de la tige 6 au delà de l'extrémité supérieure de la nervure 7. Le mode d'utilisation de l'appareil décrit est le suivant : Si l'on considère fig. 1 et 2 qui représentent le cadre C à sa position la plus contractée, on comprend qu'on puisse obtenir toute autre dimension en n'engageant pas à fond les branches mâles 3 dans les branches femelles 2. Pour parvenir à une dimension nettement déterminée et simultanément empêcher le cadre de se contracter lors de la mise en place du fil, on assemble les quatre équerres 1 autour d'une rondelle 10 (fig. 8) de diamètre déterminé propre à former cale. On conçoit qu'il soit possible d'associer à l'appareil un jeu de telles rondelles convenablement repérées, par exemple numérotées, en vue de faciliter l'utilisateur. Une fois l'appareil ainsi réglé, on fait passer le fil de laine choisi en zig-zag entre les piquets situés aux extrémités des diagonales du cadre, de manière à obtenir deux faisceaux de fils se croisant à angle droit au centre de celui-ci. On serre et noue en croix le croisement à la façon habituelle et l'on coupe les fils des faisceaux au voisinage immédiat des piquets, préférablement sur l'extérieur de ceux-ci. Bien entendu si au cours de la mise en place du fil on a été amené à prévoir des brins allant d'un piquet à un autre sur un même côté pour passer d'une diagonale à l'autre, on les coupe également pour qu'ils ne dépassent pas du pompon finalement obtenu. L'invention permet donc bien de réaliser des pompons de dimensions différentes à l'aide d'un seul et même appareil, ce qui était impossible avec les appareils du genre en question connus à ce jour. On conçoit que la possibilité d'ouverture du cadre C est en fait limitée par la longueur des parties mâles 3. I1 est possible d'allonger considérablement ces dernières et par conséquent d'étendre le champ de réglage dans une très large mesure en perforant la paroi latérale de l'équerre (paroi 11 en fig. 3) de manière qu'elle puisse être traversée par la partie mâle 3 de l'équerre adjacente, cette partie 3 pouvant alors être de grandes dimensions, comme indiqué en traits mixtes en 3' pour deux équerres successives en fig. 4. Fig. 5 montre une variante de cale intérieure, ici référencée 12, constituée par une sorte de pyramide tronquée à base carrée et à faces en gradins. Cette cale se dispose au centre du cadre C, comme la rondelle 10 de fig. 4, mais en position inversée et en étant engagée à partir du haut, de façon qu'en l'enfonçant plus ou moins profondément on puisse faire intervenir sélectivement l'un quelconque de ses gradins 12a, 1-2b, 12c. On conçoit qu'ainsi une cale unique peut assurer plusieurs dimensions (trois dans l'exemple représenté) pour lesquelles il faudrait prévoir autant de rondelles 10 suivant fig. 4. Une autre particularité de fig. 5 réside dans la réalisation du piquet P. Celui-ci est établi à partir d'un fil métallique convenablement replié pour réaliser une boucle sommitale 13, deux branches 14 très légèrement divergentes vers le bas, deux parties horizontales 15 et deux extrémités libres 16 orientées vers le bas. Les extrémités 16 s'engagent dans des perforations 17 de la paroi supérieure de l'équerre et la fixation est complétée par un bouton fendu 18, fait en matière plastique élastique, dont on fait passer la tige entre les parties horizontales 15 de manière que sa tête 18a les applique contre l'équerre, la surépaisseur conique terminale fendue 18b s'enclenchant dans un trou 19 de la paroi supérieure de cette équerre. Fig. 6 fait bien comprendre ce mode de fixation. L'avantage de cette disposition de piquet est que lorsqu'on désire couper les fils montés sur les piquets, il suffit de faire passer une lame entre les branches 14 qui forment organes de guidage et facilitent l'opération. On notera que pour permettre le passage de la surépaisseur conique 18b du bouton 18 on a pratiqué une entaille 20 dans la paroi supérieure de la branche mâle 3 de l'équerre 1. Fig. 7 et 8 illustrent une autre variante avec également des piquets P en fil métallique replié. Mais ici les extrémités verticales 16 de fig. 5 et 6 ont été supprimées et les parties horizontales 15 ont été réunies l'une à l'autre par une entretoise 21 soudée à leurs extrémités. La fixation est assurée par un petit boulon constitué par une vis 22 qui traverse le trou 19 de l'équerre (les perforations 17 étant supprimées) pour passer entre les parties horizontales 15 et recevoir un écrou 23 avec rondelle d'appui 24. La vis 22 est à tete fraisée et ne fait pas saillie intérieurement, ce qui dispense de l'entaille 20. On comprend que la disposition de fig. 7 et 8 permet de régler la position du piquet P sur la diagonale correspondante du cadre, ce qui assure une possibilité de réglage supplémentaire de la dimension des pompons. I1 doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'éxécution décrits par tous autres équivalents. R E v E N D I c A T I O N S 1. Appareil pour la réalisation de pompons en fil textile et notamment en laine ou similaire, du genre comprenant un cadre carré dont les cités portent des tiges ou piquets entre lesquels on fait passer le fil de manière à obtenir des faisceaux qui se croisent à angle droit, caractérisé en ce qu'il ne comporte que quatre piquets disposés substantiellement aux angles du cadre et en ce que les côtés de cé dernier sont établis sous forme télescopique à la façon en soi connue de manière qu'on puisse faire varier leur longueur à volonté entre deux limites déterminées. 2. Appareil suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le cadre est réalisé à la façon en soi connue par le moyen de quatre équerres identiques dont chacune comprend une branche mâle et une branche femelle respectivement propres à s'engager à coulissement dans la branche femelle d'une seconde guerre et à recevoir la branche male d'une troisième, mais chaque équerre ne portant qu'un piquet unique disposé substantiellement à son sommet. 3. Appareil suivant la revendication 2, caractérisé en ce que la branche femelle de chaque équerre est ouverte aux deux bouts de façon que la branche mâle de l'équerre adjacente puisse la traverser de part en part et être prévue de grande longueur en vue d'étendre le champ de réglage possible. 4. Appareil suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte au moins une cale propre à être disposée au centre du cadre pour limiter la contraction de celui-ci à une valeur déterminée. 5. Appareil suivant la revendication 4, caractérisé en ce que la cale est constituée par une rondelle. 6. Appareil suivant la revendication 4, caractérisé en ce que la cale est constituée par une pyramide tronquée à base carrée et à faces à gradins, propre à être enfoncée par le haut plus ou moins profondément de manière que chaque gradin corresponde à une dimension de pompon. 7. Appareil suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les piquets sont montés sur les équerres de façon réglable afin qu'on puisse les fixer sur la diagonale intéressée à un emplacement plus ou moins voisin du sommet correspondant. 8. Appareil suivant la revendication 1, caractérisé en ce que chaque piquet est constitué par un fil métallique convenablement replié sur lui-même de façon à définir deux branches redressées à l'horizontale dans le bas pour constituer pied de fixation. 9. Appareil suivant la revendication 8, caractérisé en ce que les parties horizontales des branches constitutives du piquet considéré se terminent par des extrémités libres verticales qui s'engagent dans des perforations de la paroi supérieure de l'équerre, la fixation étant complétée par un bouton qui passe entre lesdites parties horizontales pour venir s'enclencher dans un trou de la paroi précitée. 10. Appareil suivant l'ensemble des revendications 7 et 8, caractérisé en ce que la fixation réglable de chaque piquet en fil métallique est réalisée par un petit boulon engagé entre les parties horizontales des branches constitutives du piquet.