La présente invention concerne un procédé et un appareil pour améliorer l'efficacité et le rendement d'un processus de combustion et, en particulier, l'invention concerne un procédé et un appareil pour régler le proces- sus de combustion en se fondant sur le taux de monoxyde de carbone, sur l'opacité et/ou le taux d'hydrocarbures non brûlés dans les gaz d'échappement. Les installations industrielles et commerciales utilisent dans le monde entier des processus de combustion de combustibles fossiles pour engendrer de la chaleur. La chaleur peut être utilisée de nombreuses façons diffé- rentes, par exemple pour du séchage, pour engendrer de l'énergie, chauffer des volumes d'air, effectuer le trai- tement thermique de matières, etc. Une utilisation connue des combustibles fossiles concerne le chauffage des chau- dières pour engendrer de la vapeur d'eau. La production de vapeur d'eau par les chaudières implique le mélange du combustible avec l'air et la combustion du mélange dans une chambre de combustion. On recueille ou extrait la chaleur ainsi engendrée en faisant passer de l'eau dans des tubes de la chaudière pour engendrer de la vapeur d'eau. La combustion du mélange combustible-air combine en fait l'oxygène de l'air à l'hydrogène et au carbone du combustible pour former de la vapeur d'eau, du monoxyde de carbone, du gaz carbonique et d'autres produits. Le rendement de la récupération d'énergie, lors- qu'on brûle des combustibles fossiles dans des chaudières de production de vapeur d'eau, se situe typiquement entre et 80 %, selon les caractéristiques du combustible brûlé, l'état de la chaudière et d'autres variables. La plus grande partie de l'énergie perdue est constituée par de la chaleur engendrée par le processus de combustion et qui n'est pas transférée à la vapeur d'eau mais au con- traire élève la température des gaz d'échappement envoyés à l'atmosphère par une cheminée d'évacuation des fumées. La quasi totalité de l'équipement au sein duquel on met en oeuvre des processus de combustion fonctionne 2493- 75 avec un "excès" d'air, c'est-à-dire une quantité d'air fournissant plus d'oxygène que ce qui est théoriquement nécessaire pour brûler la totalité de l'hydrogène et du carbone du combustible hydrocarboné. L'introduction d'un excès d'air dans un processus de combustion empêche de perdre par la cheminée d'évacuation des fumées du combus- tible n'ayant pas brûlé et empêche- la formation de mé- langes potentiellement explosifs de combustibls et d'air. Puisque l'air ne contient qu'environ 20 % d'oxygène, le chauffage des aO % restants de l'air, surtout de l'azote, de la température ambiante à la température d'échappement par la cheminée constitue une perte majeure d'énergie. Chaque pourcent d'énergie économisé en diminuant la quantité d'air chauffée jusqu'à la température d'échappement par la cheminée, typiquement 204'-3160C, va économiser 1 % de combustible, d'o l'intérêt de réduire à son minimum la quantité d'air excédentaire. La technique traditionnelle pour déterminer et régler la quantité d'excès d'air introduit avec le combus- tible dans un processus de combustion consiste à mesurer et à régler la quantité d'excès d'oxygène présent dans les gaz s'échappement par la cheminée d'évacuation des fumées. Cette pratique se fonde sur l'idée fondamentale- ment correcte que la présence d'oxygène dans les gaz d'échappement indique qu'une quantité d'oxygène supérieure à celle adéquate a été fournie pour que le combustible brûle. On sait cependant que la quantité de l'excès d'air nécessaire pour brûler complètement un combustible hydro- carboné varie largement, d'environ 5 à 60 %, selon le type et la qualité du combustible brûlé, l'état de la chaudière et le régime ou la charge de celle-ci. La large variation d'excès d'air nécessaire oblige à faire fonctionner une chaudière à l'extrémité haute de la gamme d'excès d'air correspondant à cette chaudière particulière,pour éviter un fonctionnement même occasionnel dans un état présentant des risques ou en violation de la réglementation destinée à combattre la pollution. Dans la combustion des hydrocarbures, les atomes d'hydrogène sont tout d'abord séparés de la molécule des hydrocarbures puis oxydés pour former de la vapeur d'eau. Ensuite, les atomes de carbone sont oxydés pour créer du monoxyde de carbone, et le monoxyde de carbone est oxydé pour donner du gaz carbonique. On sait que le taux de monoxyde de carbone dans le gaz s'échappant d'un processus de combustion constitue une mesure de l'état d'achèvement de cette combustion. On sait également que les taux de monoxyde de carbone, en fonction de l'excès d'air, diminuent rapidement jusqu'à un taux minimal d'excès d'air, et restent ensuite relativement constants lorsqu'on introduit un excès d'air supplémentaire. Malheureusement, on ne peut prévoir et maîtriser un processus de combustion en se fondant seulement sur la quantité de monoxyde de carbone présente,car d'autres facteurs ou limitations peuvent exiger la présence d'un taux d'excès d'air supérieur à ce qui correspond au seul taux de monoxyde de carbone. Par exemple, dans les chau- dière brûlant du mazout ou du charbon, la chaudière peut commencer à fumer avant que soit atteint le taux minimal voulu de monoxyde de carbone. De même, d'autres variables, comme la présence d'hydrocarbures dans les gaz d'échap- pement ou la température des gaz d'échappement, peuvent limiter la quantité d'air excédentaire nécessaire pour le processus de combustion. Donc, le réglage d'un proces- sus de combustion ne peut se fonder sur une seule variable comme le taux de monoxyde de carbone, mais doit tenir compte d'autres variables pouvant éventuellement exercer des effets de limitation. Les dispositifs et appareils antérieurs qui ont tenté de se fonder sur plus d'une variable pour commander un processus de combustion ont présenté un certain nombre d'inconvénients. Dans certains appareils, il se produit des oscillations inopportunes dans les signaux et circuits à l'entrée des dispositifs de commande. Ces oscillations peuvent engendrer des contraintes thermiques risquant d'endommager la chaudière ou une autre enceinte dans la- quelle la combustion s'effectue. Dans d'autres systèmes en- core, des éléments existants de commande,comme des valves réglant l'écoulement ou le débit du combustible, des registres de ventilateur et des valves commandant l'eau d'alimentation, doivent être remplacés par des servo- mécanismes pouvant être commandés par voie électronique, ce qui augmente inopportunément les coûts d'une telle installation. Parmi les exemples de dispositifs et procédés antérieurs de commande de combustion-reposant au moins en partie sur la mesure du taux de monoxyde de carbone dans les gaz d'échappement, on peut citer le brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 3 723 047. Ce brevet décrit un réseau de commande d'un processus de combustion, dans lequel les propriétés des gaz d'échappement sont décelées et servent à commander le processus de combustion. La présente invention propose, pour régler un processus de combustion, un procédé et un appareil sur- montant les inconvénients des techniques antérieures. Se- lon une forme de réalisation de l'invention, un procédé pour commander un processus de combustion englobe les étapes consistant à déceler la quantité de l'un au moins de trois paramètres choisis parmi l'ensemble consistant en du monoxyde de carbone, l'opacité et les hydrocarbures non brûlés des gaz d'échappement; à comparer la quantité ou valeur de chaque paramètre choisi avec une quantité prédéterminée de ce paramètre afin d'engendrer un signal d'erreur du paramètre, le signal d'erreur du paramètre choisi étant négatif lorsque la quantité du paramètre déceléeest supérieure à la quantité prédéterminée; à ajuster le signal d'erreur le plus négatif engendré pour la relation non linéaire entre le paramètre dont le signal d'erreur a été engendré et l'air fourni au processus de combustion,afin d'engendrer un signal d'erreur corrigée et à envoyer le signal d'erreur corrigée à l'appareil de commande afin de faire varier la quantité d'air ali- 249347i5 mentant le processus de combustion. Un appareil pour commander le processus de com- bustion selon le procédé décrit ci-dessus comprend: un dispositif d'entrée de la valeur nominale d'au moins un paramètre, destiné à spécifier un niveau voulu d'au moins l'un des trois paramètres choisis parmi la teneur en mono- xyde de carbone, l'opacité et la teneur en des hydrocar- bures non br lés des gaz d'échappement; un dispositif de détection destiné à déceler la quantité ou valeur de cha- que paramètre choisi dans les gaz d'échappement et émettre en réponse un signal de sortie correspondant à ce para- mètre; un dispositif de traitement des signaux, relié au dispositif de détection du ou des paramètres et relié au dispositif d'introduction de la valeur nominale du ou des paramètres pour comparer le signal émis par le détec- teur de paramètre, pour chaque paramètre choisi, avec le niveau voulu correspondant pour ce paramètre, et à pro- duire en réponse à cette comparaison un signal de commande de correction de combustion; et un dispositif destiné à émettre un signal de commande, relié de façon à recevoir le signal de commande de correction de combustion et à émettre un signal de commande pour faire varier le rapport entre le combustible et l'air (ou la richesse du mélange) dans le processus de combustion. Selon une autre forme de réalisation de l'invention, un procédé de commande d'un processus de combustion pro- duisant des gaz d'échappement comporte les étapes consis- tant à déceler la quantité de monoxyde de carbone présente dans les gaz d'échappement; à déceler au moins un para- mètre choisi dans l'ensemble constitué par la teneur en des hydrocarbures non brûlés, la teneur en oxygène, la température et l'opacité des gaz d'échappement; à comparer la quantité de monoxyde de carbone présente dans les gaz d'échappement avec une quantité nominale ou prédéterminée de monoxyde de carbone, afin d'en déduire un signal d'er- reur; à ajuster le signal d'erreur en vue de compenser au moins la relation non linéaire entre le rapport air/combus- 24934 75 tible et la teneur en monoxyde de carbone afin d'en dé- duire un signal de correction; à comparer la valeur d'au moins un paramètre choisi dans l'ensemble ci-dessus avec une valeur maximale prédéterminée de ce paramètre; et à envoyer le signal de correction à un appareil de com- mande Si la valeur décelée pour l'un au moins des para- mètres, choisis dans l'ensemble ci-dessus, est inférieure à la valeur maximale prédéterminée. Dans une forme préférée de réalisation, le dispo- n sitif de commande de combustion opère en mesurant la va- leur ou quantité d'au moins deux des trois paramètres suivants teneur en monoxyde de carbone, teneur en des hydrocarbures non brûlés et opacité, et en engendrant un signal d'er- reur pour le seul paramètre dont la valeur est la plus grande au-dessus (ou la plus petite au-dessous) du niveau nominal ou visé pour ce paramètre, en compensant le signal d'erreur pour tenir compte de la non-linéarité de la rela- tion entre ce paramètre et l'excès d'air dans le processus de combustion, et en envoyant le signal d'erreur compensée à un comparateur de limitation. Le comparateur de limita- tion vérifie la température et/ou la teneur en oxygène des gaz d'échappement et ne permet la transmission du si- gnal d'erreur compensée au servomécanisme que si ni la température ni la teneur en oxygène n'ont excédé les lî- mites choisies au préalable. Dans certaines formes de réalisation, un dispositif est inclus en vue de filtrer les signaux provenant du dis- positif mesurant la valeur ou quantité des paramètres sur- veillés dans les gaz d'échappement. Un dispositif est prévu dans d'autres formes de réalisation et il est destiné à retarder pendant un temps choisi le signal de commande afin de permettre le passage complet dans tout l'appareillage de l'effet de tous les signaux antérieurs éventuels de com- mande. Une forme de réalisation du procédé et dB l'appa- reil de l'invention sera maintenant décrite plus détail en regard de la figure unique annexée quien constitue une représentation schématique. La figure unique montre une forme de réalisation du système de commande de combustion selon l'invention, permettant une commande plus efficace d'un processus de combustion. Comme représenté, un processus de combustion se produit dans une enceinte 12 qui peut être un bouilleur ou un autre appareil connu. Le procédé représenté sert à fournir de la chaleur à du fluide introduit par la tubu- lure 19. De l'air et du combustible alimentent le proces- sus de combustion en y étant acheminés par des tubes 15 et 16, qui peuvent être des conduits, ou par d'autres dis- positifs connus de transport d'air et de combustible. La quantité d'air et de combustible fournis est principalement réglée par les commandes 17 ajustéespar l'utilisateur ou opérateur. LeLs réglages particuliers des commandes 17 vont dépendre principalement de la quantité de chaleur dont on souhaite la fourniture par le processus 12 au fluide cir- culant dans la tubulure 19. Typiquement, l'air et le com- bustible sont mélangés au sein de l'enceinte 12 puis al- lumés. La chaleur engendrée par la réaction chimique en- tre le combustible et l'air est transmise à une matière choisie qui traverse la chaudière en s'écoulant dans les tubes ou la tubulure 19, à un échangeur de chaleur, ou bien cette transmission a lieu à l'aide d'un autre dispositif connu fonctionnant par rayonnement, conduction ou convexion. Les produits de combustion, qui comprennent des hydrocar- bures non brûlés, du gaz carbonique, du monoxyde de carbone, des cendres et autres matières ou gaz, sont émis par l'en- ceinte 12 et ils passent devant un ou plusieurs détec- teurs 22 avant d'emprunter une cheminée 18 d'envoi des gaz d'échappement à l'atmosphère. Les détecteurs 22 peuvent comprendre plusieurs dé- tecteurs connus, correspondant chacun à un constituant des gaz d'échappement que l'on désire mesurer. Dans la forme préférée de réalisation, le détecteur 22 est fabri- qué selon les techniques décrites dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique n0 4 205 550 et 4 206 630 et dans 24934'-5 la demande de brevet français n0 80 18 702 déposée le 28 août 1980. Ces brevets décrivent une technique pour fabriquer un dispositif comportant un tube de purge et un détecteur qui lui est associé et qui est destiné à mesurer la teneur en monoxyde de carbone et en hydrocar- bures non brûlés ainsi que l'opacité des gaz d'échappement. Certaines formes de réalisation de l'invention comportent un détecteur destiné à déceler la teneur en oxygène et la température des gaz d'échappement. Le signal provenant du ou des détecteurs 22 est envoyé par une ligne 25, typique- ment un câble coaxial ou un autre connecteur électrique, à un dispositif 28 qui filtre les signaux émis par le ou les détecteurs. Le filtre 28 enlève le bruit à haute fré- quence des sicnaux transmis par la ligne 25. Dans une forme de réalisation, le filtre 28 comporte un filtre exponen- tiel appliqué à chaque signal émis par un détecteur selon l'équation: VI = V' (antérieure). F + V. t1-F) o V' est la valeur filtrée de la mesure, V est la valeur de la mesure non filtrée et F est un facteur de filtre dont la va- leur est comprise entre 0 et 1. Pour la plupart des signaux analogiques d'entrée, le facteur F est réglé à 0.75, ce qui correspond à une constante exponentielle de temps d'environ 8 secondes. Typiquement, le facteur de filtre F est réglablede 0 à 0,99 selon le processus particulier de combustion et l'équipement spécial en cause. Dans la forme préférée de réalisation, une valeur mesurée de la quantité de monoxyde de carbone (CO) des hydrocarbures non brûlés [Hc) et de l'opacité (OP) est envoyée toutes les deux secondes environ au filtre 28 et du filtre 28,par une ligne 31,à un comparateur 37. Le comparateur 37, qui peut être réalisé de n'importe quelle façon connue, admet également comme signal d'entrée une valeur cible ou moyenne pour la teneur en monoxyde de carbone, la teneur en des hydrocarbures non brûlés et l'opacité. Cette valeur cible lui est acheminée par une ligne 35. Le comparateur 37 engendre, comme signal de 2493 '5 sortie, plusieurs signaux d'erreur envoyés sur une ou plusieurs lignes 39. Dans certaines formes de réalisation, les signaux émis par le comparateur sont multiplexés dans une seule ligne. Le signal d'erreur est typiquement calculé en soustrayant la valeur mesurée pour un paramètre du niveau cible de ce paramètre. Un signal d'erreur ainsi calculé est désigné ici comme étant une erreur négative lorsque la valeur mesurée est supérieure au niveau cible. Le ou les signaux d'erreur que l'on obtient ainsi sont envoyés à un sélecteur 36 qui choisit l'erreur la plus négative (ou la moins positive, si toutes les erreurs sont positives) et envoie ce signal E par une ligne 38 vers un dispositif 40 de compensation de la non-linéarité. Ce dispositif compense la non-linéarité de la relation entre le paramètre, pour lequel le signal d'erreur est envoyé, et le rapport air/combustible pour l'alimentation du processus de combustion 12. En raison de la non-linéarité de la relation entre la teneur en monoxyde de carbone, l'opacité ou la teneur en des hydrocarbures non brûlés, d'une part, et le rapport air/combustible, d'autre part, un système de commande li- néaire donnerait un gain trop élevé pour de faibles niveaux mesurés d'un ou plusieurs paramètres ou un gain trop faible pour de hauts niveaux mesurés d'un ou plusieurs para- mètres. Un gain trop élevé donne une réponse très lente à la présence de grandes quantités d'air excédentaires, alors qu'un gain trop faibleengendre un système de commande instable ayant tendance à aller au-delà de la valeur cible. Dans une forme de réalisation de la présente invention, lorsqu'un signal d'erreur concernant le monoxyde de carbone est émis sur une ligne 41 par le compensateur 40 de la non- linéarité, le signal indiquant l'erreur effective est émis si le niveau de la teneur en monoxyde de carbone est supé- rieur à 120 parties par million Cou 120 millionièmes). Si le niveau CO de la teneur en monoxyde de carbone est infé- rieur ou égal à 120 millionièmes, le signal émis sur la ligne 41 est défini par la relation suivante: 1 0 E =E. 170-CO lin 5 0 Si un autre paramètre a engendré le signal d'erreur la plus négative, ce paramètre peut être traité de façon semblable en vue de la compensation des non-linéarités. Après compensation des non-linéarités du signal d'erreur, comme décrit ci-dessus, le signal d'erreur li- néarisée Eli est envoyé sur la ligne 41 vers un dispositif d'ajustement de gain. Le dispositif 45 ajuste le signal de correction d'erreur à la taille appropriée, qui dépend de l'unité ou enceinte 12 servant à contenir le processus de combustion. Le gain va dépendre principalement de la façon dont le système de commande est relié au fonction- nement du processus de combustion existant et ce gain peut s'exprimer par: E A -lin F G o A/F est l'erreur sur le rapport air/combustible et G est le gain. Le gain global G est défini en utilisant, par exemple, des unités de parties par million de monoxyde de carbone par seconde de signal de sortie de commande ou en utilisant d'autres unités convenant pour d'autres paramètres. Le gain est déterminé par des essais empiriques effectués pendant l'installation du système de commande. Une fois les essais achevés, le gain sera habituellement ajusté à l'aide de boutons de l'appareil de commande. Le signal d'erreur concernant le rapport air/com- bustible est envoyé sur une ligne 50 vers un dispositif 52 de compensation de temps mort. Le but de ce dispositif 52 est de laisser au processus de combustion le temps néces- saire pour répondre aux effets des signaux antérieurs de commande, avant de faire jouer d'autres signaux de commande. On y parvient en traitant le signal concernant le rapport air/combustible sur la ligne 50 selon l'équation suivante = Q * L 6()+ (FAn o 0n est le signal sortant du dispositif 52 à un instant donné n, tAFn est le signal d'entrée Cou le signal indi- quant l'erreur de commande) à l'instant n, â(-) est la variation d'erreur entre l'instant n et l'instant n-1, Q est fonction de la constante de temps en circuit fermé et L est fonction de la constante de temps de retard du pre- mier ordre. Le facteur Q est choisi empiriquement pour ralentir la réponse globale du système de commande suffi- samment pour assurer l'obtention d'un signal stable de sortie. Le terme (1-L)/L donne un temps d'avance pour permettre au signal A/F d'erreur concernant le rapport air/combustible de compenser le temps de retard du pre- mier ordre du processus de combustion. Pour permettre des réponses rapides à des désé- quilibres du processus de combustion, on peut ajouter dans certaines formes de réalisation un terme supplémentaire du côté droit de l'équation ci-dessus permettant d'enlever de l'équation toutes les petites modifications, du type incrément de commande, qui ont été effectuées trop récem- ment pour exercer un effet quelconque sur le signal pro- venant du détecteur 22. Ce facteur peut également être déterminé empiriquement et être ajusté à l'aide de boutons de réglage. Le signal On provenant du compensateur de temps mort 52 est envoyé sur une ligne 53 en vue d'être comparé à certaines limites constituant des contraintes. Comme on le voit sur la figure unique, d'autres valeurs de varia- bles mesurées par un ou plusieurs des détecteurs 22 sont envoyées par une ligne 58 à un dispositif 55 de comparai- son avec des limites. Le but du dispositif 55 est de con- firmer, avant d'effectuer tout mouvement ou toute varia- tion de commande fondé sur le signal de sortie On envoyé dans le ligne 53, qu'aucune des limites, par exemple un ni- veau de teneur en oxygène et une température de cheminée, n'a déjà été atteinte ou dépassée. Ainsi, les valeurs me- surées et envoyées sur la ligne 58 sont comparées, dans le dispositif 55 de comparaison avec des limites, à des 1 2 valeurs antérieurement mémorisées. Si aucune de ces va- leurs mesurées n'a atteint sa limite constituant une con- traint-e ou obligation, le signal de sortie 0n est ache- miné par une ligne 57 à un servomécanisme 65. Si une telle va- leur limite a été atteinte ou dépassée, le comparateur 55 ignore le mouvement de commande O transmis sur la ligne 53 et, à la place, il provoque l'acheminement d'une quan- tité d'air supplémentaire au processus de combustion 12. La quantité d'air supplémentaire acheminée sera également commandée par un bouton de réglage d'après une détermina- tion empirique faite dans le cas de chaque application du système représenté sur la figure unique annexée. Le réglage particulier de chaque valeur limite dépendra d'essais empiriques effectués sur l'appareil particulier de combustion sur lequel est installé le sys- tème ou appareil de commande représenté sur la figure uni- que. Par exemple, la valeur limite de la température va typiquement dépendre de la teneur en soufre du combustible. Si la valeur limite de la température est placée trop bas, de l'acide sulfurique peut constituer un sous-produit de la combustion et il risque d'endommager l'appareil ou en- ceinte de combustion 12. Typiquement, la limite de tempé- rature -era d'environ 150'C. L'opacité, si elle ne consti- tue pas un paramètre mesuré, peut être un facteur de con- trainte servant principalement dans le cas des chaudières brûlant du mazout ou du charbon. L'opacité est déterminée empiriquement, dans le cas de chaque installation, en vue de maintenir le fonctionnement de cette installation à l'intérieur des limites éventuellement énoncées par la réglementation applicable à la lutte contre la pollution. De même, une limite concernant la teneur en des hydrocar- bures non brûlés peut être empiriquement déterminée, si elle ne constitue pas déjà un paramètre mesuré. Cette li- mite est typiquement de l'ordre de 500 millionièmes. Les taux d'oxygène sont également établis empiriquement et on les place typiquement à 0,5 % environ au-dessous de tout réglage éventuel du taux d'oxygène existant pour un appa- reil de combustion. Le signal de sortie On envoyé dans la ligne 57 oblige le servomécanisme 65 à effectuer une opération mécanique, électrique, pneumatique appropriée ou une autre opération connue de commande par une ligne 67 sur un poste 69 de réglage fin. Le poste 69 accumule les ordres de ré- glage provenant du servomécanisme 65 par la ligne 67. Com- me représenté sur la figure unique, les commandes 17 ont servi à choisir au préalable la quantité initiale d'air et de combustible envoyée par l'intermédiaire des conduits et 16 au processus de combustion. Ainsi, le poste 69 effectue les réglages fins de la quantité d'air ou de combustible alimentant le processus de combustion. Puisque le poste 69 n'agit typiquement que sur le conduit d'air, seuls des tirets apparaissent sur la figure unique comme interrompant le conduit 16 d'acheminement du combustible. Comme décrit, l'invention propose un système ou- appareil de commande ou réglage de combustion assurant un * plus grand rendement thermodynamique. L'appareil se rac- corde à des systèmes existants de commande ou réglage de combustion de façon à les gêner le moins possible et, s'il se trouve hors service, il laisse un système à sécurité inhérente fonctionner sous la commande de l'appareillage exis- tant par l'utilisateur ou l'opérateur. L'appareil de commande ou réglage de combustion se fonde sur une mesure des divers constituants d'un gaz brûlé pouvant limiter la diminution de l'excès d'air ache- miné. Le gaz s'échappant du processus de combustion peut être analysé aussi fréquemment qu'on le souhaite, et le résultat de l'analyse envoyé à l'appareil de la présente invention. La stratégie de la commande peut se fonder sur la concentration du monoxyde de carbone et d'un ou plu- sieurs autres constituants ou sur certaines propriétés du gazd'échappement. Puisque le signal de commande émis par l'appareil de l'invention a pour rôle d'exercer un réglage fin sur un signal de commande existant, plutât que d'assu- rer un réglage absolu de ce signal de commande, toutes les stratégies antérieures de commande concernant la commande de réglage du débit d'air ou de combustible en fonction du rendement voulu pour la chaudière, ou selon d'autres facteurs restent intactes. Il va de soi que, sans sortir du cadre de l'inven- tion, de nombreuses modifications peuvent être apportées au procédé et à l'appareil de commande fine d'un processus de combustion, décrits et représentés. 1 5 REVENDICATIONS 1. Procédé de commande d'un processus de combustion produisant des gaz d'échappement et présentant une rela- tion non linéaire entre chacun des paramètres suivants le taux de monoxyde de carbone, le taux d'hydrocarbures non brûlés et l'opacité des gaz d'échappement, d'une part, et l'air alimentant le processus de combustion, d'autre part> ce procédé étant caractérisé en ce qu'il comprend les étapes consistant à: déceler la valeur quantitative d'au moins l'un des trois paramètres choisis dans l'ensemble constitué par le taux de monoxyde de carbone, l'opacité et le taux des hy- drocarbures non brûlés des gaz d'échappement; comparer la valeur quantitative de chaque paramètre choisi avec une valeur déterminée au préalable pour ce paramètre afin d'en déduire un signal d'erreur de ce para- mètre: choisir l'un des signaux d'erreur engendrés ajuster le signal choisi d'erreur pour tenir compte de la non-linéarité de la relation entre le para- mètre, à partir duquel le signal d'erreur a été engendré, et l'air alimentant le processus de combustion afin d'en- gendrer un signal d'erreur corrigée ou de correction d'er- reur, et envoyer le signal d'erreur corrigée à un appareil de commande afin de faire varier la quantité d'air alimen- tant le processus de combustion. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'étape de détection de la valeur quantitative comporte la détection de la valeur quantitative d'au moins deux paramètres. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'on engendre le signal d'erreur pour chaque pa- ramètre en soustrayant la valeur quantitative décelée pou.r le paramètre de la valeur quantitative déterminée au préa- lable pour ce paramètre, et en ce que l'étape consistant à choisir l'un des signaux d'erreur comporte le choix du signal de l'erreur la plus négative. 4. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comporte l'étape consistant à ajuster en outre le signal d'erreur choisi pour compenser le temps de re- tard que met le processus de combustion à répondre à l'en- voi éventuel d'un signal antérieur de correction. 5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'étape consistant à déceler la valeur quanti- tative comprend la détection de la valeur quantitative du taux du monoxyde de carbone seul. 6. Procédé de commande d'un processus de combus- tion produisant des gaz d'échappement et présentant une relation non linéaire entre le rapport air/combustible et chacun des paramètres suivants: le taux de monoxyde de carbone, l'opacité et le taux des hydrocarbures non brûlés des gaz d'échappement, ce procédé étant caractérisé en ce qu'il comprend les étapes consistant à: déceler la valeur quantitative de chacun des para- mètres: le taux de monoxyde de carbone, l'opacité et le taux des hydrocarbures non brûlés des gaz d'échappement déceler au moins l'une des valeurs quantitatives du taux d'oxygène et de la température des gaz d'échappe- ment comparer la valeur quantitative de chaque paramètre décelée dans les gaz d'échappement avec une valeur quanti- tative déterminée au préalable pour chaque paramètre afin d'en déduire un signal d'erreur pour chaque paramètre choisir l'un des signaux d'erreur ainsi obtenu appliquer une compensation non linéaire au signal d'erreur choisi pour compenser au moins la non-linéarité de la relation; appliquer au signal d'erreur choisi une compensa- tion' du temps de retard mis par'le processus de combustion à répondre à une modification appliquer au signal d'erreur choisi une compensa- tion de gain pour compenser la caractéristique de gain de l'appareil de commande comparer la ou les paramètres décelés avec une valeur maximale ou une valeur limite déterminée au préa- lable pour ce paramètre; et envoyer le signal d'erreur choisi, auquel on été appliquées ainsi des compensations de non-linéarité, de temps et de gain, à un appareil de commande si le ou les paramètres soumis à détection ont, chacun, une valeur inférieure à la valeur maximale déterminée au préalable pour ce ou ces paramètres. 7. Appareil pour commander un processus de combus- tion au cours duquel du combustible (16) et de l'air (15) sont mélangés selon un certain rapport et brûlés (12) en produisant des gaz d'échappement, cet appareil étant carac- térisé en ce qu'il comprend un dispositif destiné à spécifier (35) une valeur quantitative voulue pour au moins l'un des paramètres choisis dans l'ensemble formé par le taux de monoxyde de carbone, l'opacité et le taux des hydrocarbures non brûlés des gaz d'échappement; un dispositif destiné à spécifier une valeur quan- titative voulue ou valeur limite pour au moins l'un des fac- teurs constituant une contrainte et qui est choisi dans l'ensemble formé par la quantité d'oxygène et la tempéra- ture du gaz d'échappement un dispositif (22) destiné à déceler la valeur quantitative de chaque paramètre choisi et à émettre un signal (25) indiquant la valeur décelée pour chaque para- mètre choisi un dispositif destiné à déceler la valeur quanti- tative de chaque facteur choisi constituant une contrainte et à émettre un signal (58) correspondant à la valeur dé- celée pour chaque contrainte choisie; un dispositif (37) de traitement de signaux, relié au dispositif de spécification d'une valeur quantitative d'au moins l'un des paramètres choisis (35) *et r'elié au dispositif (22) de détection de la valeur quantitative des paramètres, pour comparer la valeur quantitative dé- celée pour chaque paramètre choisi avec la valeur quanti- tative spécifiée pour ce paramètre et pour émettre en ré- ponse un signal d'erreur correspondant au paramètre res- pectif; un dispositif de traitement de signaux, relié au dispositif de spécification de la valeur quantitative d'au moins l'un des facteurs constituant une contrainte et relié au dispositif de détection de la valeur quantita- tive de ces facteurs de contrainte pour comparer la valeur quantitative décelée pour chaque contrainte choisie avec la valeur quantitative spécifiée pour cette contrainte et pour émettre un signal d'erreur relatif à cette contrainte si la valeur quantitative décelée n'est pas supérieure à la valeur quantitative spécifiée; un dispositif (36S de sélection de signaux d'er- reur destiné à choisir l'un des signaux d'erreur émis à propos d'au moins un paramètre, et un dispositif (65, 69) d'émission d'un signal de commande, relié de façon à recevoir le signal d'erreur correspondant au paramètre choisi et à recevoir le signal d'erreur du facteur constituant une contrainte et destiné à émettre un signal de commande afin de faire varier le rapport entre le combustible et l'air. 8. Appareil selon la revendication 7, caractérisé en ce que le dispositif destiné à spécifier une valeur quantitative voulue pour au moins un paramètre spécifie la valeur quantitative voulue pour au moins deux des para- mètres. 9. Appareil selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'il comporte en outre un filtre (28) relié de ma- nière à recevoir les signaux du dispositif (22) de détec- tion de la valeur quantitative des paramètres et du dispo- sitif de détection de la valeur quantitative des facteurs de contrainte, afin d'enlever de ces signaux au moins une partie d'un bruit éventuel. 10. Appareil selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'il comporte en outre un dispositif (40, 45, 52) 1 9 d'ajustement des signaux, inséré entre le dispositif (37) de traitement des signaux concernant les paramètres et le dispositif (65) émetteur d'un signal de commande, pour ajuster le signal de commande de la combustion afin de - tenir compte de la non-linéarité éventuelle d'une relation entre le paramètre décelé et le rapport entre le combus- tible et l'air alimentant le processus de combustion.