L'invention se rapporte aux systemes de liaison interbâtis, c' est-a-dire aux systèmes de liaison permettant d'acheminer des signaux numériques à plus ou moins longue distance par une ligne, généralement bifilaire; le système comprend au moins un émetteur et un récepteur et généralement plusieurs émetteurs et plusieurs récepteurs, tous reliés à la ligne. On connait déjà des systèmes de liaison interbâtis dans lesquels un signal numérique est appliqué, par l'intermédiaire d'un amplificateur d'émission à deux voies, à chaque fil d'une ligne bifilaire chargée sur son impédance caractéristique dont le point milieu est à la masse; de cette manière les signaux en sortie de l'amplificateur, et que l'on observe entre chaque fil et la masse, ont même amplitude et sont en opposition de phase, l'un étant positif par rapport à la masse et l'autre négatif par rapport à la masse. Des liaisons interbàtis de ce type ont été notamment décrites dans le "Bulletin Technique d'Information Socotel-NO 2- Avril 1970 pages 11 à 18 par J. PERRIN et J. LE ROUZIC "Réalisation des liaisons en impulsions entre sous-ensembles de Platon".Les systèmes utilisés présentent l'inconvénient de déformer les signaux, la déformation étant d'autant plus importante que la ligne est plus longue. L'invention a pour objet un procédé et un dispositif de liaison interb tis ne présentant pas les inconvénients des dispositifs connus. Un autre objet de l'invention est de réaliser une liaison interbâtis utilisant une ligne bifilaire de façon dissymétrique. Un autre objet de l'invention est de fournir un dispositif de liaison interbâtis qui transmet dans les mêmes conditions les signaux longs, à rapport cyclique voisin de l'unité et les signaux courts, à rapport cyclique très petits. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description qui va suivre d'exemples de réalisation illustrés par les dessins annexés dans lesquels - la figure 1 représente le schéma d'un dispositif de liaison interbâtis conforme à l'invention. - la figure 2 représente les diagrammes des signaux. - la figure 3 représente un dispositif de liaison interbâtis. La figure I représente sous forme schématique le dispositif de l'invention; dans cette figure, un signal d'entrée est appliqué à une borne E reliée d'une part directement à un amplificateur d'émission A et d'autre part à un amplificateur d'émission B par l'intermédiaire d'un organe D introduisant un retard nt cet organe étant par exemple une ligne à retard; l'amplificateur A est relié en sortir à une extrémité I d'un fil Li, l'amplificateur d'émission B est relié en sortie à une extrémité 2 d'un fil L2, les deux fils LI et L2 constituant une ligne bifilaire de transmission; deux impédance Zc/2 en série sont branchées entre les extrémités 1 et 2 de la ligne bifilaire et le point commun de ces impédances es relié à la terre; entre une autre extrémité 3 du fil LI et une autre extrémité 4 du fil L2 deux impédances Zc/2 en série sont branchées et le point commun de ces deux impedances est mis à la terre; lesdites extrémités 3 et 4 sont également reliées à deux entrées d'un récepteur différentiel R qui délivre un signal sur une borne S de sortie. Les impédances Zc/2 ont pour valeur la moitié de l'impédance caractéristique Zc de la ligne bifilaire de sorte qu'entre les extrémités 1 et 2 et les extrémités 3 et 4 on trouve effectivement l'impédance caractéristique Zc; les deux amplificateurs d'émission A et B et la ligne à retard D constituent un émetteur dont l'entrée est la borne E. Bien entendu dans les applications pratiques plusieurs émetteurs et plusieurs récepteurs différentiels peuvent être reliés à la ligne bifilaire. La figure 2 représente les signaux en différents points du circuit représenté à la figure 1. En "a" on représente les signaux SA et SB ou signaux de ligne en sortie des amplificateurs d'émission A et B c'est-à-dire aux extrémités I et 2 des fils de la ligne bifilaire; en "b" on a représenté le signal d'entrée à la borne d'entrée E; en "c" on a représenté le signal différentiel vu par le récepteur différentiel R c'est-à-dire le signal entre les extrémités 3 et 4 des fils de la ligne bifilaire; le signal différentiel vu par le récepteur différentiel est écrété en sortie dudit récepteur différentiel.Les signaux représentés en "a" illustrent le procédé selon l'invention, le signal SA d'amplitude Al étant délivré par l'amplificateur d'émission A sur le fil Li polarisé négativement à la tension Vp, le signal SB d'amplitude A2 étant délivré par l'amplificateur d'émission B sur le fil L2 non polarisé; l'amplitude A2 du signal SB sera de préférence, mais non obligatoirement, moitié de l'amplitude Al du signal SA; les signaux représentés en "a" montrent une autre caractéristique de l'invention qui réside dans le décalage At dans le temps du signal SB par rapport au signal SA, ce décalage étant fourni par la ligne à retard D, le terme ligne à retard devant être pris au sens large et désignant tout organe ou circuit permettant de retarder un signal; un registre à décalage par exemple constitue une ligne à retard.On a supposé pour décrire le fonctionnement que la ligne bifilaire était polarisée, le fil L2 n'étant pas polarisé et le fil Li étant polarisé négative ment à la tension Vp; pratiquement, il existe une très faible polarisation de chaque fil par rapport à la masse, car il circule un faible courant à travers les impédances Zc/2; la polarisation d'un récepteur différentiel s'effectue au niveau de l'une des entrées, à l'aide d'un générateur de courant de telle manière que c'est ladite entrée qui est polarisée par rapport à la masse. La figure 3 montre un exemple de réalisation d'une liaison interbâtis selon l'invention. Dans cette figure une borne d'entrée E recevant des signaux sous forme d'impulsions est reliée à une entrée d'une porte "ET" 9 dont une autre entrée est connectée d'une part à une borne I pouvant recevoir un signal d'inhibition, et d'autre part à une résistance 20 elle même reliée au potentiel positif d'une source de tension continue Vo dont la polarité négative est à la masse; la sortie de ladite porte ET est reliée d'une part à un amplificateur A et d'autre part à un organe de retard D relié à un amplificateur B; la sortie de l'amplificateur A est reliée à un fil Ll d'une ligne bifilaire, et la sortie de l'amplificateur B est reliée à un fil L2 d'une ligne bifilaire. L'amplificateur A est composé d'une résistance d'entrée 11 réuni à la base d'un transistor T1 de type pnp; ladite base est reliée à la polarité positive d'une source-de tension continue Vo par une résistance 10, l'émetteur étant également relié par une résistance 12 à cette polarité positive; le collecteur du transistor T1 constitue la sortie de l'amplificateur A, et est connecté au fil LI. L'amplificateur B est identique à l'amplificateur A; il est composé d'une résistance d'entrée 13, de même valeur que la résistance 11, réunie à la base d'un transistor T2 identique à TI; la base du transistor T2 est reliée à la polarité positive de la source de tension continue Vo par une résistance 14 de même valeur que la résistance 10, l'émetteur du transistor T2 étant également relié par une résistance 15 à ladite polarité positive; le collecteur du transistor T2 constitue la sortie de l'amplificateur B et est connecté au fil 12. L'organe de retard D est essentiellement constitué par une cellule du type RC entre deux inverseurs logiques 18 et 19; il comporte à l'entrée un inverseur 18 dont la sortie est connectée à l'entrée de l'inverseur 19 par l'intermédiaire d'une résistance 16; l'entrée dudit inverseur 19 est reliée à la masse par un condensateur 17; la sortie dudit inverseur 19 est reliée à la résistance d'entrée 13 de l'amplificateur B. Les fils L1 et L2 sont reliés à un récepteur différentiel R dont la sortie est S; ledit récepteur différentiel comprend essentiellement un amplificateur différentiel 27 de type connu, des circuits d'entrée pour chacune des entrées 30 et 31 dudit amplificateur différentiel, et un circuit de sortie. L'un des circuits d'entrée de l'amplificateur différentiel 27 comporte une résistance d'entree 24 reliée d'une part au fil L1 de la ligne bifilaire, et d'autre part à une entrée 30 de l'amplificateur différentiel ladite entrée étant reliée par une résistance 25 à une polarité négative d'une source de tension continue V1 dont la polarité positive est à la masse; la valeur de la résistance 25 est très supérieure à la valeur de la résistance 24, dont la valeur est elle-même supérieure à celle des impédances Zc/2 reliant chaque fil L1 et L2 à la masse; la source de tension continue V1 constitue avec la résistance 25 un générateur de courant.L'autre circuit d'entrée de l'amplificateur différentiel est constitué par une résistance 23 reliée d'unepart au fil L2 et d'autre part à la polarité négative de la source continue V1, et par une résistance 26 reliant le fil L2 à l'entrée 31 de l'amplificateur différentiel; la source de tension continue VI et la résistance 23 constituent un générateur de courant identique à celui formé par la sourve V1 et la résistance 25, les résistances 25 et 23 ayant même valeur, la sortie du récepteur différentiel est connectée à la borne S par un circuit de sortie 28 constitué par une porte logique servant d'interface entre le dispositif de liaison interbâtis et les circuits auxquels sont destinés les signaux acheminés par ledit dispositif de liaison ; ledit circuit de sortie 28 constitue donc un étage adaptateur logique. Les entrées 30 et 31 constituent respectivement les entrées négative et positive de l'amplificateur différentiel. L'entrée 30 de l'amplificateur différentiel est polarisée négativement par rapport à la masse par le courant circulant depuis la masse dans les impédances Zc/2, le fil L1 et les résistances 24 et 25, ce courant correspondant à celui du générateur de courant formé par la source de tension continue Vi et la résistance 25; un courant de même valeur circule dans les impédances Zc/2, le fil L2 et la résistance 23 puisque le générateur de courant constituée par la source V1 et la résistance R3 est identique au générateur constitué par la source V1 et la résistance 25. L'entrée négative 30 est polarisée à une tension -Vp par rapport à l'entrée positive 31, et par conséquent le signal SA venant de l'amplificateur A est décalé de la valeur Vp par rapport au signal SB venant de l'amplificateur B, ainsi que cela a été dit précédemment. Si un autre récepteur est relié à la ligne bifilaire, il pourra avoir une polarisation -Vpl différente de -Vp, puisque la ligne bifilaire n'est pas polarisée alors qu'elle l'est dans les liaisons interbâtis utilisées jusqu a présent. I1 est donc possible de régler la polarisation de chaque récepteur pour l'adapter à chaque cas. Bien entendu les différents circuits, tels que par exemple les amplificateurs A et B, l'amplificateur différentiel 27, peuvent être réalisés en circuits intégrés; on trouve même dans le commerce des circuits intégrés doubles, c'est-àdire contenant deux amplificateurs A et B, ou deux amplificateurs différentiels tels que 27; il n'y a donc aucune difficulté dans ces circuits qui sont connus et ne font pas partie de l'invention. Bien entendu l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation décrits et représentés qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple; en particulier, on pourra, sans sortir du cadre de l'invention, modifier certaines dispositions ou remplacer certains moyens par des moyens équivalents. REVENDICATIONS l/ Procédé de laision interbâtis permettant d'acheminer des signaux numériques à courte et à longue distance par l'intermédiaire d'une ligne bifilaire, des signaux étant émis par au moins un émetteur et reçus par au moins un récepteur répartis de façon aléatoire le long de la ligne, caractérisé par le fait qu'à l'émission on élabore, à partir du signal numérique, deux signaux de ligne d'amplitudes inégales qui sont appliqués chacun à un fil différent de la ligne bifilaire, le signal de ligne ayant l'amplitude la plus petite étant appliqué avec un certain retard par rapport au signal de ligne de plus grande amplitude. 2/ Procédé de liaison interbêtis selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'à la réception on obtient la restitution dudit signal numérique en polarisant négativement le signal de ligne de plus grande amplitude par rapport au signal de ligne de plus petite amplitude, en effectuant ensuite la différence de ces deux signaux de ligne et en écrétant le signal différentiel ainsiobtenu. 3/ Dispositif de liaison interbâtis mettant en oeuvre le procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'élaboration des signaux de ligne d'amplitudes inégales est obtenu par un émetteur à deux voies amplificatrices ayant des coefficients d'amplification différents, recevant toutes deux le signal numérique, la voie amplificatrice ayant le coefficient d'amplification le plus petit comportant un circuit à retard. 4/ Dispositif de liaison interbêtis selon la revendication 3 et mettant en oeuvre le procédé selon la revendication 2, caractérisé par le fait que la ligne bifilaire est fermée à ses deux extrémités sur son impédance caractéristique dont le point milieu est à la terre et que l'on effectue la différence des signaux de lignes à l'aide d'un récepteur ayant un amplificateur différentiel deux entrées dont l'une des entrées est polarisée négativement par rapport à l'autre, les deux fils de la ligne bifilaire étant tous deux au même potentiel voisin du potentiel de terre. 5/ Dispositif de liaison interbâtis selon la revendication 4, caractérisé par le fait que les deux entrées de l'amplificateur différentiel sont reliées chacune à un générateur de courant, l'un des générateurs de courant étant connecté directement au fil de la ligne bifilaire relié à la voie amplificatrice comportant un circuit à retard, l'autre générateur de courant étant relié à l'autre fil de ladite ligne bifilaire par l'intermédiaire d'une résistance. 6/ Dispositif de liaison interbâtis selon la revendication 5, caractérisé par le fait que l'amplificateur différentiel est suivi d'un étage adaptateur logique. 7/ Dispositif de liaison interbâtis selon l'une des revendications 3 à 6, caraetérisé pxar le fait que la ligne bifilaire est reliée à un certain nombre d'éinetteurs, ce nombre étant inférieur ou égal à vingt. 8/ Dispositif de liaison interbâtis selon l'une des revendications 3 à 7, caractérisé par le fait que la ligne bifilaire est reliée à un certain nombre de récepteurs, ce nombre étant inférieur ou égal à vingt.