La présente inventIon a pour objet de nouveaux sels, les Nacyl-cystéinates dthydroxyphénylalcanolamines de formule générale dans laquelle R1 représente un atome d'hydrogène ou un groupe hydroxyle, R2 représente un atome d'hydrogène, un radical méthyle ou isopropyle, et R3 représente un radical alkyle inférieur, un radical phényle ou le radical i-thiényle. De nombreux sels d'hydroxyphénylalcanolamines, tels que le tartrate le chlorhydrate et le borate, sont utilisés en médecine et figurent dans les pharmacopées.françaises ou étrangères. 3ien qu'ils soient chimiquement stables à l'état sec, ces sels présentent de nombreux désavantages en solution aqueuse. wE effet, leurs sclutions aqueuses possèdent un pH bas (autour de 3,5) incompatibles avec leur emploi local en ophtalmologie (douleurs et irritation oculaires; diminution de la pénétration cornéenne, réduction de l'effet hypotonisant oculaire) ainsi qu une Instabilité marquée à l'oxygène de l'air et à la lumière (oxydation et décomposition en produits de dégradation inactifs) La présente invention consiste en la découverte de nouveaux sels d'hydroxyphénylalcanolamines présentant une grande stabilité à l'oxygène de l'air et à la lumiere, même en solution aqueuse.De plus, leurs solutions aqueuses possèdent un pli d'environ 5, 5-6, non irritant pour les tissus et en particulier pour le tissu oculaire. La présente invention a donc également pour objet des compositions thérapeutiques contenant les nouveaux sels d'hydroxy- phenylal canolamine notamment en solution aqueuse. Les hydroxyphénylalcanolamines de départ sont par exemple Rî R2 -honvléshrinn H CH3 Ivarcrncl OH H cs-ar ne OH CH3 CHU M iornaiine OH CH CH3 Elles sont connues et figurent dans les pharmacopées fran çaises et (ou) étrangres. Les N-acyl-cystéines sont aussi des composés connus : par exemple MARTIN Ct coll., J. Org. Chem. 1965, 30, 2839 et demande de brevet français no 74/12 290. Le procédé de préparation de ces nouveaux sels consiste à faire réagir les N-acyl-cystéines avec les hydroxyphénylalcanolamines soit en milieu aqueux avec lyophilisation de la solution obtenue, soit en milieu alcoolique avec évaporation de la solution obtenue. La présente invention sera illustrée ci-après par le Nacétyl-cystéinate d'adrénaline, l'adrénaline étant, de touts les @@@oxyphénylalcanolamines concernées, celle qui est le plus couramrament utilisée en thérapeutique. EXEMPLE 1 On dissout dans 50 ml d'eau distillée le mélange de 9,16 g (0,05 mole d'adrénaline base et 8,16 g (0,05 molé) de N-acétylcysteine exactement pesées. On effectue une filtration stérilisante de ' solution obtenue puis on la lyophilise. N-acétylcystéinate d'adrénaline obtenu se présente sous ia forme d'une poudre incolore à jaune pâle, hygroscopique, trbs soluble dans l'eau (environ 35 %). EXEMPLE 2 On dissout 1,83 g (0,01 mole) d'adrénaline base (préalable ment séchée sous vide sur P2O5 pendant 24 h) dans un volume suffisant de méthanol enhydre, puis on ajoute en agitant une solution de 1,64 g (0,01 mole) de N-acétyl-cystéine (préalablement séchée sous vide sur P2O5 pendant @@ h.) dans du méthanol anhydre. On évapore @@ @@@@ sous vide, @@is on sèche le produit obtenu sous vide sur @@@@@ @@@@ @@@@@ @@ière. Le N-acétyl-cystêinate d'adrénaline ainsi obtenu se présente sous la forme d'une poudre incolore à jaune pâle, hygroscopique et soluble dans l'eau comme celle obtenue à l'exemple 1. I1 possède la formule développée suivante Le N-( -thénoyl8-cystéinate d'adrénaline, de formule est préparé de la même façon, de meme que le N-benzoyl-cystéinate d'adrénaline. La structure du N-acétylcystéinate d'adrénaline a été déterminée sans équivoque par R.M.N. (le produit étant hygroscopique d'une part et insoluble dans les solvants organiques usuels d'autre part, il 'a pu être étudié en I.R.). Le spectre de R.M.N. du N-acétylcystéinate d'adrénaline est donné à la Fig. 1 du dessin annexé. I1 a été effectué en solution dans le DMSd6; les valeurs des déplacements chimiques sont données en ppm par rapport au TMSpris comme référence interne. D'après ce spectre, on peut constater qu'il est conforme à la structure indiquée. De plus, la bande du # N-CH3 (DMSd6) de l'adrénaline étant à 2,33 ppm (=140 Hz) et celle du N-acétylcystéinate d'adrénaline à 2,56 ppm (=154 Hz) Identique à celle du bitartrate d'adrénaline, ce déplacement de 0,23 ppm (=15 Hz) vers les champs faibles des protons N-CH3 lorsqu'on passe d'une amine à un ammonium quaternaire est une preuve suffisante de la présence d'un sel d'amine en ltoccurence le N-acétylcystéinate d'adrénaline. Les spectres de RMN du N ( -thénoyl) cystéinate d'adrénaline et du N-benzoyl cystéinate d'adrénaline confirment également la structure de ces produits. Etude de la stabilité du N-acétyl-cystéinate d'adrénaline Les stabilités de l'adrénaline du N-acétyl-cystéinate et de l'adrénaline du tartrate, les deux sels étant en solution à 1 % (en adrénaline base) dans l'eau, ont été comparées. Les contrôles de stabilité ont été effectués de la manière suivante : dès la mise en-solution, le titrege spécifique de l'adrénaline en présence de ses produits de dégradation est effectuée par chromatographie quantitative; ensuite, pendant 30 jours, chaque semaine ces solutions sont examinées et leur taux d'adrénaline est déterminé. Les résultats de ces essais sont résumés par la Fig. 2 indiquant les variations des taux d'adrénaline exprimés en pourcentages des taux théoriques en fonction du nombre de jours de conservation (à + 3 %). Ces résultats démontrent que l'adrénaline sous forme de Nacétylcystéinate est de loin beaucoup plus stable que l'adrénaline sous forme de tartrate. De plus, alors que les solutions de tartrate d'adrénaline commencent à brunir dès le 12ème jour de leur conservation, les solutions de N-acétyl-cystéinate d'adrénaline demeurent incolores après un mois de conservation. Cette coloration est due à l'oxydation de l'adrénaline par l'oxygène de l'air, avec transformation en dérivés variés dont l'adrénochrome, produit co- loré et inactif. De plus, la stabilité du N-acétylcystéinate d'adrénaline sous forme de collyre à 1 % (exprimé en adrénaline base, voir formule plus loin) dénommé "Collyre CBS" a été comparée à celle d'un collyre X de même classe, vendu dans le commerce et possédant la formule suivante Adrénaline ............ 100 mg Mercurothiolate de sodium.... 0,5 mg Ascorbate de sodium ............ 50 mg Métabisulfite de sodium .,.... 7,25 mg Solvant ............... q.s.p. 5 ml Les contrôles de stabilité ont été effectués sur 3 lots de chacun des collyres CBS et X en opérant de la manière suivante Dès la mise en solution, le titrage spécifique de l'adrénaline en présence de ses produits de dégradation est effectué par chromatographie quantitative.Puis les flacons sont conservés à l'obscurité et à la température ambiante tout en prenant soin deux fois par Jour dten prélever deux gouttes dans chacun des flacons pour se mettre dans les conditions normales d'utilisation. Pendant 30 ours, chaque semaine tous ces flacons sont examinés et leur taux d'adrénaline est déterminé. Les résultats de ces essais sont résumés respectivement sur Les Fig. 3 et 4 indiquant les variations des taux d'adrénaline exprimés en pourcentages des taux théoriques dans le collyre,CBS et le collyre X en fonction du nombre de jours de conservation. La comparaison des courbes des Fig. 3 et 4 met très nettement en évidence la stabilité supérieure du collyre CBS dont le titre ne s 'écarte pas en un mois en dehors des limites des erreurs normales dues à la technique analytique employée : le taux d'adrénaline demeure conforme aux normes d'acceptation du produit. Les collyres X surdosés au départ de 1'expérience présentent entre eux des différences importantes quant aux concentrations du principe actif dont le titre chute en moyenne d'environ 25 pour 100 après un mois de conservation. De plus, alors que les collyres CBS demeurent incolores durant toute la durée des essais les collyres X rougissent dès le 12ème jour pour devenir très bruns à la fin de l expérience. Ces deux séries d'essais démontrent la remarquable stabilite du N-acétylcystéinate d'adrénaline. Ce sel constitue un pro grecs dans la formulation des collyres à l'adrénaline destinés au traitement du glaucome à angle ouvert. Les études toxico-pharmacologiques ainsi que cliniques du N-acétylcystéinate d'adrénaline sous fore de collyres dans le traitement du glaucome à angle ouvert ont également démontré une meilleure tolérance et une meilleure activité de ce nouveau sel par rapport aux autres sels connus d'adrénaline. titre d'exexple, on donnera ci-après les formules de collyre renfermant e N-acétylcystéinate d'adrénaline. Formule à 1 % (exprimé en adrénaline base) (Collyre CBS) N-acétylcystéinate d'adrénaline ....... 94,5 mg Tétracémate disodique .................. 0,25 - g Bromure de cétrimonium .......... 0,25 mg Métabisulfite de sodium ................ 15 mg L-acide glutar,ique ........... 20,05 mg acide borique ............................ 75 mg @-ar@@nine .............................. 81,45 mg Dextrate (@.M. 60.000 à 85.000) ......... 250 mg Eau distillée .................. q.s.p. 5 ml Formue à 0,5 % (exprimée en adrénaline base) N-acétulcystéinate d'adrénaline .......... 47,25 mg Tétracémate disodique ................ 0,125 mg Bromure de cétrimonium ............... 0,25 mg Métabisulfite de sodium............... 7,50 mg L-acide glutamique ..................... 10,025 mg Acide borique ......................... 37,50 mg L-arginine ........................... 40,725 mg Dextrane (P.M. : 60.000 à 85.000) ..... 250 mg Eau distillée .................. q.s.p. 5 ml Formule à 2 % (exprimée en adrénaline base) N-acétylcystéinate d'adrénaline ......... 189 mg Tétracémate disodique ................. 0,25 mg Bromure de cétrimonium ................... 0,25 mg Métabisulfite de sodium............... 30 mg L-acide glutamique ....................... 20,05 mg Acide borique ........................ 75 mg L-arginine .. 81,45 mg Dextrane (P.M. : 60.000 à 85.000) 250 mg Tau distillée .... q.s.p. R ml Formule à 1 % en adrénaline base + 5 % de sulfate de guanéthidine N-acétylcystéinate d'adrénaline .......... 94,5 mg Sulfate de guanéthidine . 250 mg Tétracémate disodique ............. 0,25 mg Bromure de cétrimonium ................. 0,25 mg Vétabisulfite de sodium............ 15 mg L-acide glutamique ................ 20,05 mg Acide borique...................... 75 mg L-arginine ........................ 81,45 mg Dextrane (P.M. 60.000 à 85.000) ..... 250 mg vau distillée ................. q.s.p. 5 ml REVENDICATIONS 1. N-acylcystéinates d'hydroxyphénylalcanolamines de formule générale dans laquelle R1 représente un atome d'hydrogène ou un groupe hydroxyle R2 représente un atome d'hydrogène, un radical méthyle ou isopronyle, R3 représente un radical alkyle inférieur, un radical phényle ou le radical o(-thiényle. 2. Le N-acétylcystéinate d'adrénaline. 3. Procédé de préparation de N-acylcystéinate d'hydroxyphénylalcanolamine tel que défini à la revendication 1, caractérisé en ce que l'on fait réagir une N-acylcystéine avec une hydroxyphénylalcanolamine, soit en milieu aqueux avec lyophilisation de la solution obtenue, soit en milieu alcoolique avec évaporation de la solution obtenue. 4. Composition thérapeutique contenant à titre de principe actif un N-acylcystéinate hydrcxyphénylalcanolamine tel que défini à la revand 2ation 1. 5. Composition selon la revendication k sous forme de solution aqueuse. 6. Composition selon la revendication 5 contenant de 0,5 à 2 ss (exprimé en adrénalise base) de N-acétylcystéinate d'adrénaline.