La présente invention concerne le traitement des solutions et déchets liquides répandus sur le plancher de l'atelier en provenance d'une installation de traitement de métaux, en vue d'éviter la formation de gaz toxiques dans l'usine. Plus parti-5 culièrement, l'invention concerne l'utilisation d'une solution aqueuse ou d'un liquide de conditionnement pour recueillir en continu des solutions répandues au niveau du plancher et pour conditionner ces solutions de manière à éviter la formation d'un gaz toxique. Suivant un aspect de l'invention, cette dernière 10 concerne le conditionnement des solutions ou liquides répandus en provenance de cuves de traitement afin d'éviter une réaction fâcheuse entre les acides et les cyanures que de telles solutions peuvent contenir et de se prémunir, par conséquent, contre le risque de formation de gaz cyanhydrique toxique. 15 Une installation de finissage de métaux comporte normale ment \in certain nombre de cuves de traitement contenant des solutions différentes pour assurer le nettoyage, le décapage et d'autres traitements, par" exemple les dépôts électrolytiques et l'application de revêtements métalliques divers ou de revê-20 tements par conversion de divers types. Entre chaque bain, solution ou cuve de traitement et le bain suivant on prévoit habituellement une cuve de rinçage à l'eau pour permettre de débarrasser par rinçage les pièces des traces de la solution du traitement précédent avant de les soumettre au stade suivant 25 de traitement. Les solutions de traitement, qu'elles soient des solutions de nettoyage, de décapage, de galvanoplastie, etc», contiennent toujours des composés chimiques divers tels que des substances alcalines, des acides minéraux (acides chlorhydrique, sulfurique, chromique etc), des substances chi-50 miques cyanurées (cyanure de sodium, de potassium, de zinc, etc.) et, moins fréquemment, des acides organiques (acides acétique, citrique, gluconique etc) . Une installation de traitement peut également comporter des solutions de traitement du type organique, comme des produits phénoliques solubles dans 55 les huiles ou dans les solvants destinés à enlever la peinture, etc. Four traiter correctement l'effluent provenant d'une opération de finissage de métaux, il est de pratique courante de séparer les liqueurs de rinçage et les diverses solutions de traitement, après usage, de manière à permettre le traitement 40 correct des divers constituants, en tenant compte de la nature k 72 03690 2 2132629 chimique ou biologique du traitement exigée Quand on étudie une installation de traitement de liqueurs épuisées provenant d'un traitement de métaux et contenant diverses solutions de traitement des types indiqués plus haut, la séparation des eaux de 5 rinçage peut se faire à l'aide de canalisations correctement agencées. On peut également utiliser des déversoirs à fonctionnement périodique qu'on installe séparément et, dans un tel cas, on peut utiliser par exemple -une pompe portative ; lorsqu'il s'agit de mettre au rebut une solution particulière, 10 on raccorde le refoulement de la pompe portative à un réservoir qui permet la séparation de la solution et on peut dans ces conditions conserver les solutions isolément les unes des autres afin de soumettre chacune au traitement appropriée qu'on effectuera ultérieurement. 15 D'autre part, lorsqu'on doit séparer des déchets de types différents provenant d'un déversement accidentel sur le sol d'un atelier, par exemple un écoulement d'un trop-plein de l'une des cuves de traitement, l'égouttage des pièces pendant qu'on les transfère d'un réservoir à un autre, la rupture d'un 20 tuyau de filtration, la fuite d'un échangeur de chaleur etc, les considérations impliquées sont d'un ordre tout à fait différent. Le danger provenant d'une concentration élevée d'une substance toxique dans l'effluent est beaucoup plus grand dans le cas d'une décharge accidentelle que dans celui d'un trai-25 tement ordinaire d'évacuation de l'eau de rinçage ou d'un traitement périodique de déversement dans des réservoirs, £tant donné que l'eau de rinçage n'entraîne qu'une mince pellicule de solution en provenance des pièces, pellicule qui est admise dans un réservoir de rinçage, la quantité de solution ainsi 50 prélevée indirectement du bain de traitement, même dans une installation très importante, demeure très faible et peut ne pas représenter plus de 40 litres à l'heure, par exemple. Cela veut dire que la petite dose de la matière chimique qui peut être présente dans l'eau de rinçage sera diluée par 55 l'écoulement abondant d'eau qu'on utilise ordinairement. D'autre part, le risque de toxicité par suite de la perte d'un cyanure d'une solution contenue dansun bain de galvanoplastie d'une capacité de 40.000 litres et contenant environ 120 g par litre de cyanure est tellement important que, lors d'un 40 tel accident, un cours d'eau tout entier peut être pollué. 72 03690 2132629 Certains règlements gouvernementaux tiennent compte du danger important que représente cette toxicité et exigent, en conséquence, l'installation d'une fosse sous chaque cuve de traitement par une solution fortement toxique. Une installation 5 de ce genre est très onéreuse et, bien qu'elle soit réalisable dans une usine nouvellement créée, elle dépasse les possibilités financières de la plupart d'entreprises possédant des ateliers de galvanoplastie et qui ont été créées un certain nombre d'années plus tôt ; les ateliers de ce genre sont habituelle-10 ment installés sur un plancher dans lequel ont été creusées des tranchées ou des fosses de drainage qui reçoivent toutes les eaux de rinçage, de sorte que le plancher est lavé et que les eaux de rinçage entraînent les déchets des solutions chimiques qui ont pu être répandues sur le sol» ^uand ces eaux de rinçage 15 circulent en circuit fermé et qu'on cherche à recueillir les déchets chimiques, on se heurte au problème consistant à éviter un mélange entre une solution qui contient des composés cyanu-rés et une solution qui contient des ingrédients acides. Dans une installation déjà en service, les tentatives consistant à 20 profiler le plancher de manière à établir des tranchées de vidante, des réservoirs séparés, des inclinaisons entre les zones de circulation de solutions cyanurées et les zones de circulation de solutions acides, sont très coûteuses et pratiquement impossibles à réaliser. Même dans des ateliers nouvellement 25 créés, des problèmes se sont posés pour tenter de capter séparément les fuites des canalisations vers des zones de filtra-tion entre les cuves et réservoirs et les pompes ainsi que vers et depuis des échangeurs de chaleur. Dans le passé, on a remédié au moins partiellement aux dan-$0 gers de cette nature par un écoulement abondant d'eau de rinçage sur le plancher et par le lavage continu de ce plancher pour éviter l'accumulation des substances chimiques cyanurées et des ingrédients acides. Dans le cas où deux ingrédients chimiques se trouvent mélanges, on espérait toujours que la con-$5 centration serait suffisamment basse et que la 2égère odeur du gaz cyanhydrique toxique serait remarquée avant d'avoir eu le temps de mettre sérieusement en danger la santé du personnel. D'autre part, si l'on permet à toutes les eaux de rinçage d'aboutir sur le plancher de l'atelier sans séparation préala-40 ble, il est évident que le gaz toxique pourrait se former en 72 03690 * 2132629 une concentration encore plus forte par le mélange entre les ingrédients cyanurés et les ingrédients acides des solutions en présence. Une telle façon de procéder ne constitue donc pas un traitement acceptable, le problème se complique encore par 5 l'impossibilité de déterminer parfois l'endroit exact d'une fuite, ce qui aurait permis de séparer le liquide et de l'empêcher de se mélanger avec un autre liquide pour former, par réaction chimique, un produit toxique tel que le gaz cyahhy-drique. 10 En conséquence, les principaux buts de l'invention sont : -de mettre au point un nouveau système ou procédé de manutention économique, commode et sans danger des liquides déversés qui sont normalement déposés sur le plancher d'un atelier consacré au finissage chimique de pièces métalliques ; 15 - de trouver une solution pratique, économique et efficace au problème qui a été expliqué plus haut ; - de réaliser un procédé continu de manutention de déchets liquides provenant des bains de traitement de métaux, sans aucun danger pour la santé du personnel de l'usine ; 20 - de réaliser un écoulement continu d'un milieu liquide aqueux de traitement permettant de recueillir les déchets sur le plancher de l'atelier et de les conditionner de manière à empêcher la formation de gaz toxiques, avec un traitement préalable des décharges qui ne pose aucun problème concernant 25 l'intoxication du personnel de l'usine ; et - de réaliser d'autres objectifs qui ressortiront de la description ci-après. Selon un aspect de l'invention, dans le cadre d'un traitement sans danger des déchets liquides, on utilise un liquide 30 de traitement contenant des ingrédients chimiques, sous forme d'un courant qui s'écoule dans une auge ou un bassin collecteur installé sur le plancher et recevant les déchets liquides à mesure qu'ils se forment. Ces déchets sont recueillis, sans se préoccuper de la cuve dont ils proviennent et on les traite 35 au sein du liquide collecteur dans des conditions.qui permettent fondamentalement d'empêcher la formation du gaz cyanhy-drique nocif, par le procédé consistant à maintenir continuellement le courant dans un état alcalin supérieur à l'état neutre. Comme autre précaution, le liquide de traitement ou de 4-0 conditionnement peut contenir -un produit chimique qui réagira 72 03690 « 2132629 avec le cyanure et le décomposera en ingrédients inoffensifs. On effectue toute l'opération en continu et pour cela on reconditionne la solution ou le liquide de traitement, on enlève les précipités entraînés par la solution et on remet le li-5 quide en circulation vers le "bassin collecteur. Des moyens sont prévus pour indiquer un état presque dangereux du liquide, par exemple du fait d'une fuite trop importante d'une cuve particulière et, dans ce cas, on amène immédiatement une substance chimique de neutralisation ou de traitement- pour rétablir 10 l'état non dangereux de la solution. D'autres buts et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va en être faite ci-après en se référant aux dessins annexés, sur lesquels : La figure 1 est une vue en perspective cavalière d'un 15 montage représentatif de cuves de traitement qui sont montées sur le plancher d'un atelier de traitement de métaux, et cette figure montre l'agencement qui fait l'objet de l'invention. La figure 2 est une vue quelque peu schématique montrant le circuit électrique et les réglages d'écoulement dans une 20 installation réalisée selon l'invention. Selon l'invention, une solution aqueuse chimiquement ajustée circule le long de l'installation de traitement de métaux de manière à constituer un milieu collecteur pour les déchets liquides ayant pu se répandre à partir de l'un quel-25 conque des postes de l'installation. Sur la figure 1, on a représenté une série de cuves de finissage de métaux qui sont désignées par les références A à J et qui sont montées sur un plancher 10 de l'atelier. Une conduite commune 11 est destinée à évacuer les déchets provenant des bains de rinçage à l'eau B, 30 et J qui sont contaminés par les substances alcalines et acides entraînées par les pièces métalliques. Une conduite séparée 12 dessert la cuve H dans laquelle l'eau de rinçage est contaminée par v.n cyanure, par exemple le cyanure de sodium. Dans ces conditions, les teneurs acides et alcalines peuvent servir à se 35 neutraliser mutuellement alors que le cyanure est traité séparément pour permettre la réutilisation de la masse aqueuse sortant de cette cuve. Gn voit donc qu'aucun problème particulier ne se pose pour la manutention de la solution contenant le cyanure, en ce qui concerne les effluents réglés provenant 40 des diverses cuves de l'installation de traitement. Cependant 72 03690 s 2132614 et comme on l'a déjà dit, il est impossible de séparer complètement de façon satisfaisante ou pratique un déchet contenant du cyanure d'un déchet contenant, par exemple, un acide étant donné que l'on ne peut pas se rendre maître d'un déversement acci-5 dentel provenant d'une cuve particulière. Sur la figure 1, un bassin collecteur, une gouttière ou un canal équivalent 15 s'étend longitudinalement, dans une position légèrement avancée mais en alignement avec les diverses cuves A à J et ce canal d'écoulèment est incliné de l'amont vers 10 l'aval pour constituer ainsi un canal continu d'écoulement pour toutes les solutions ou liquides de déchet ou de fuite. Le plancher 10 de l'atelier est, de préférence légèrement incliné vers le bas dans le sens arrière avant, à partir des cuves vers la gouttière 15 pour assurer un ramassage rapide et complet de tous 15 les liquides qui ont pu être répandus ou qui ont pu se trouver sur le plancher de l'atelier pour une autre raison. Un liquide de traitement ou de conditionnement, contenant des matières chimiques en une quantité prédéterminée, est introduit dans l'extrémité amont de la gouttière 15 à partir d'un distributeur 20 14 qui peut être constitué par une série de perforations longitudinal ement ré par t i e s. Un seul puits collecteur 16 est représenté au-dessous du niveau du plancher à une extrémité de la ligne de traitement et en aval par rapport à la gouttière réceptrice 15 pour recevoir 25 le liquide qui s'écoule continuellement devant la rangée de cuves de traitement. Il convient de noter que le puits 16 peut avoir une dimension ou capacité suffisante pour recevoir le déversement initial d'une cuve donnée, par exemple de la cuve G d'immersion dans un acide ou de la cuve G contenant du cyanure. 30 Le puits 16 est représenté au-dessous du niveau du plancher 10, devant la ligne de traitement A à J à 1'extrémité de départ ou amont de cette dernière. Ainsi, un seul puits 16 sert à recueillir tous les déchets liquides qui ont pu se répandre sur le plancher 10 et qui sont entraînés par le liquide de conditionnement 35 continuellement fourni par le distributeur 14. Sur la figure 1, une sonde Pr^ de mesure du pH permet d'obtenir une information instantanée sur le pH du liquide dans le puits 16. Eventuellement, on pourrait installer un détecteur de cyanure (non représenté) pour indiquer une montée dangereuse 40 de la teneur en cyanure, par exemple à la suite d'une fuite ou 72 03690 7 2132629 d'une rupture de la cuve E ou F. L'indicateur du pH permet de connaître instantanément le changement de la nature du liquide à partir d'un état alcalin à un état relativement acide. Une pompe usuelle 18 est installée dans le puits 16 et elle assure 5 continuellement un écoulement de retour du liquide le long d'une canalisation 20 vers une cuve de conditionnement 25 qui fait partie d'un ensemble de conditionnement, de précipitation et de maintien. Cet ensemble qui peut être disposé en un endroit relativement éloigné dans l'usine comprend, dans l'exemple re-10 présenté, un bain contenant une substance alcaline 26, un bain 27 contenant une matière chimique réagissant avec le cyanure et un panneau de commande 30 monté sur une table surélevée ou plate-forme 21. Une table ou plate-forme supplémentaire 22 supporte une cuve de conditionnement 25, alors qu'un réservoir 35 15 est monté à un niveau moins élevé, par exemple sur le plancher de l'atelier. Une sonde de pH Pr^ est représentée dans la cuve 25 et son rôle est d'indiquer le moment où l'alcalinité désirée a été établie et -un mélangeur électrique 28 débouche dans la cuve 20 pour mélanger les substances chimiques de reconditionnement qui sont introduites avec le liquide pour former une solution reconditionnée. À ce propos, on indiquera que la cuve 26 peut contenir un produit alcalin usuel tel qu'un hydroxyde de métal alcalino-terreux ou par exemple de 1'hydroxyde de sodium, et 25 la cuve 27 peut contenir une substance ou un composé chimique convenable pour dissocier un cyanure métallique en d'autres composés inoffensifs. Une électrode Pr^ sensible au cyanure permet de connaître la quantité de cyanure dans la solution de la cuve 25 et introduire, en conséquence, une dose appropriée 30 d'hypochlorite de sodium ou de calcium, du chlore gazeux, du peroxyde d'hydrogène ou d'un permanganate à partir de la cuve 27..Cette opération peut être réglée à la main par un préposé qui se tient sur la plate-forme 21 et qui relève continuellement les indications de la sonde de pH I;r^ et règle le débit 35 de l'ingrédient chimique à partir de la cuve 26 de manière à obtenir une solution contenant une substance alcaline dissoute en une proportion telle que le pH soit supérieur à 8 et, de préférence, de 10 à 12, avant l'écoulement du liquide reconditionné, par exemple à travers une sortie 25a dans la chambre 40 de décantation ou de précipitation K du réservoir 35» L'opéra 72 03690 8 2132629 teur peut également ajouter un composé chimique provenant de la cuve 27 en une quantité au moins suffisante pour réagir avec le cyanure métallique présent dans la solution du réservoir 25 et former des composés inoffensifs dissociés avant de réutili-5 ser la solution dans un courant de retour le long de la gouttière 15- Pour ce réglage, l'électrode Pr^ fournira tous les renseignements nécessaires. Le liquide admis dans la chambre K demeure au moins trente minutes dans celle-ci, la durée de séjour étant fonction du 10 débit total de la pompe, la durée optimale étant d'environ une heure et demie. Ce réglage de la durée de séjour est rendu possible si l'on donne une dimension appropriée au réservoir 35• Le liquide purifié ou reconditionné s'écoule par-dessus un bord supérieur d'une cloison 36 pour pénétrer dans une chambre 15 de retenue L, d'où le liquide en excès sera soutiré par une sortie 35b et une canalisation 38 assurant la décharge vers le traitement de conditionnement. Cependant, la quantité de liquide maintenue dans la chambre L doit être suffisante pour fournir continuellement un courant à travers la sortie infé-20 rieure 35c, une vanne 39 et une canalisation 4-1 vers le collec-' teur ou distributeur 14. Une pompe convenable, par exemple une pompe centrifuge 40, est montée dans la conduite 41 pour renvoyer le liquide conditionné en vue de son écoulement dans la gouttière 15- Les boues peuvent être périodiquement enlevées 25 de la chambre K qui comporte une vanne 37 chargée de régler l'écoulement vers l'extérieur depuis la sortie inférieure 35a de ladite chambre. Sur la figure 2, on a représenté une installation automatique dans laquelle la sonde de pH Pr^ actionne un commutateur 30 S^ pour le fermer et exciter ainsi un électro-aimant Sn^ quand le pH du liquide dans le puits 16 se rapproche d'un état acide ou dangereux. Il peut en être ainsi lorsque le pH tombe, par exemple, au-dessous de 8 et vers une valeur allant d'un pH neutre à un pH acide. L'excitation de 1'électro-aimant Sn^ se 35 fait par des lignes électriques provenant d'une source convenable ^9 pour ouvrir une soupape de commande chargée par un ressort vers sa position de fermeture et fournir immédiatement une solution chimique alcaline au liquide dans le puits 16 en vue de le ramener à un pH alcalin suffisant qui, de fa-40 çon optimale, peut être de 10 à 12 et, dans tous les cas, au- Il 03690 9 2132629 dessus de 8 environ. Une fois que le pH dans le puits 16 atteint une valeur acceptable, la sonde tr^ ouvre le commutateur S^ pour désexciter 11 électro-aimant Sn^ de sorte que la soupape se referme. 5 Un agencement analogue peut être utilisé, si on le désire, pour introduire un produit chimique réagissant avec le cyanure directement dans le puits 16. Cependant, un tel agencement n'a pas été représenté car il s'agit uniquement d'un perfectionnement plus élaboré de l'invention et normalement la cuve 27 est 10 utilisée pour envoyer un tel agent chimique à travers la soupape de commande vers la cuve 25 contenant la solution, principalement pour reconditionner le liquide dans cette cuve en vue d'une réutilisation. Sur la figure 2, la soupape règle le débit de l'ingrédient chimique à partir du réservoir 27. Un 15 ressort pousse cette soupape vers sa position de fermeture et la soupape s'ouvre quand l'électrode Pr^ sensible au cyanure ferme le* commutateur S^ pour exciter 1 ' électro-aimant Sn^. Après que la concentration du cyanure métallique contenu dans le liquide de la cuve de conditionnement 25 est abaissée à une va-20 leur acceptable, l'électrode Pr^ ouvre le commutateur S^ et la soupape V peut ainsi se refermer. z> La sonde P^ pénètre également dans la cuve 25 pour manoeuvrer un commutateur S2 qui excite 1'éleetro-aimant Sn et ouvre la soupape de réglage de débit, soupape qui est montée dans 25 une canalisation reliant le réservoir 26 contenant la substance alcaline au réservoir de conditionnement 25- La sonde Pr^ ouvre le commutateur S^ quand le pH est inférieur à un réglage approprié, par exemple une valeur de 10 ou au moins supérieure à 8, pour provoquer un écoulement de la substance alcaline dans la 30 cuve 25 et jusqu'au moment où l'alcalinité aura augmentée suffisamment pour obliger la sonde Pr^ à ouvrir le commutateur S^ et à désexciter 1'électro-aimant Sn^. Etant donné que la soupape est rappelée à sa position de fermeture par un ressort, cette soupape peut alors se fermer. Bien que cet agencement ne 35 soit pas représenté, les lignes commandant les électro-aimants peuvent aboutir à un panneau de commande 30 et ce panneau peut comporter des interrupteurs manuels montés en parallèle sur les commutateurs S^, S^, S^ pour alimenter en courant électrique les électro-aimants à partir d'une source 29 et permettre ainsi 40 un réglage manuel des opéràtions. Cependant, le système repré 72 03690 io 2132629 senté sur la figure 2 est préférable car son fonctionnement est entièrement automatique. La substance chimique utilisée dans la cuve 26 peut être, par exemple, un composé alcalin hydrosoluble approprié et on 5 préfère un produit alcalin bon marché tel qu'un hydroxyde de métal alcalin ou alcalino-terreux, par exemple 1'hydroxyde de sodium ou de potassium ; d'autre part, la matière chimique réactive dans la cuve 27 peut être une substance convenable capable de dissocier un cyanure, par exemple 1'hypochlorite de sodium 10 ou de calcium, le chlore gazeux, le peroxyde d'hydrogène ou un permanganate. La substance chimique dans la cuve 27 doit être de nature à éliminer les cyanures métalliques ou au moins à les décomposer à un degré tel que le gaz cyanhydrique ne puisse plus se former. Comme on l'a déjà dit, la quantité de la matière 15 chimique introduite depuis le réservoir 27 doit être suffisante pour dissocier les composés cyanurés dans les substances entraînées depuis le puits 16 mais, si on le désire, ces ingrédients peuvent être incorporés en une quantité supplémentaire ou excessive capable de réagir avec une quantité normale de cyanures 20 arrivant dans le liquide qui circule dans la gouttière 15» On réduit ainsi le travail de conditionnement si, par exemple, une forte quantité de cyanure est répandue sur le plancher. La substance chimique provenant de la cuve 27 offre ainsi •une nouvelle garantie du caractère inoffensif du liquide répandu, 25 surtout en ce qui concerne son absence de toxicité pour le personnel d'exploitation. Dans ces conditions également, le liquide recueilli dans le puits 16 sera inoffensif, c'est-à-dire qu'on évite une contamination brutale et très poussée d'un cours d'eau naturel, ce qui pourrait arriver si une ou deux cuves 30 dans l'installation A à J venaient à se céder en répandant tout leur contenu dans l'atelier. Selon l'invention, le liquide de traitement est remis en circulation et est soumis à un contrôle permanent pour en détecter le changement de pH et on prévoit une alimentation en une 35 substance chimique pour ramener son alcalinilité à une valeur minimale prédéterminée. La sonde peut, au lieu d'actionner un commutateur, être connectée de manière à actionner une sonnerie d'alarme pour alerter l'opérateur se tenant sur la plateforme 21. Une telle sonnerie peut servir également à indiquer 40 une baisse de pH et une autre sonnerie peut servir à indiquer 72 03690 n 2132629 une diminution de la matière chimique qui réagit avec le cyanure ou une accumulation dangereuse du pourcentage de cyanure dans le liquide ou la solution. On peut utiliser dans l'installation décrite, vin détecteur, 5 un indicateur ou un dispositif d'alerte d'un modèle usuel quelconque. Par exemple, on peut utiliser un tel dispositif pour déterminer la quantité ou le niveau du liquide dans le puits 16 ou encore le débit d'admission dans ce puits. Un tel dispositif permettra à l'opérateur d'effectuer les manipulations manuelles 10 de compensation ou, par l'entremise d'un système électrique, pourra actionner automatiquement une électro-soupape branchée, par exemple, directement sur la canalisation 20 pour augmenter le déversement par la sortie 35b et permettre l'enlèvement de liquide en excès au cas d'une fuite très importante. Dans le 15 cas d'un fonctionnement normal de l'installation, l'emplacement de la sortie 35b sur la figure 1, c'est-à-dire le facteur qui détermine la hauteur de la chambre de déversement L, est tel qu'on établit un déversement de trop-plein lorsque le liquide destiné à la remise en circulation tend à dépasser un débit 20 prédéterminé. Le liquide prélevé par la canalisation 38 peut être recyclé dans une cuve de conditionnement si son contenu est de nature à exiger, par exemple, une neutralisation complète ou un traitement supplémentaire avant l'évacuation à l'égouto Cependant on pourrait prévoir un trajet de contournement pour 25 envoyer le liquide directement à l'égout lorsque l'état de ce liquide, après contrôle dans la chambre L du réservoir 35, est considéré comme permettant la décharge directe. Par exemple, on peut utiliser un écoulement de ce genre lorsqu'une sonde du type électrode indique l'absence d'un cyanure ou d'un chromate 30 toxique dans la solution. De même, selon le contenu de la solution évacuée de la chambre L, on peut la combiner avec une solution de rebut qui est soutirée, par exemple, d'une cuve de traitement à l'acide chromique, pour renforcer le conditionnement du liquide à l'aide d'un liquide analogue qui a été souti-35 ré d'une cuve de traitement contenant une solution particulière dans l'installation de traitement. On peut également régler le débit de recyclage de la solution de conditionnement, depuis la conduite de retour 41, par exemple en modifiant la vitesse du moteur d'entraînement 40 de la pompe 40 en vue de compenser un débordement ou une fuite 72 03690 -■a 2132629 d'un caractère plus important pouvant avoir lieu au cours d'un stade particulier de traitement. Le réservoir 35, et surtout sa chambre de décantation K, doivent avoir une dimension suffisante pour permettre une décantation à peu près complète des 5 matières solides précipitées et une rétention du liquide remis en circulation pendant une durée appropriée. L'installation est réglée en vue d'un fonctionnement dans des conditions normales et de manière à produire un signal d'alerte ou un signal équivalent de nature à permettre l'action nécessaire de compensa-10 tion si les pertes d'une solution dépassent la valeur prévue, toutes ces mesures contribuant à empêcher la formation du gaz cyanhydrique toxique et à permettre une manutention efficace des liquides répandus aussi bien dans des conditions normales que dans des conditions d'urgence lorsque les fuites ou autres 15 pertes des liquides chimiques dépassent les normes prévues. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes 20 les variantes. 72 03690 13 2132629 BEVENPIOATIOHS 1. Procédé de traitement de sécurité d'un liquide répandu sur le plancher dans le cadre d'opérations de finissage de métaux, le but de ce traitement étant d&apêcher la formation d'un 5 gaz toxique et ce traitement étant exécuté dans une installation comportant des cuves de traitement contenant des liquides et montées le long du plancher de l'atelier pour effectuer des opérations de finissage, ladite installation comportant des cuves séparées contenant des solutions acides et des solutions 10 renfermant des cyanures, respectivement, lequel procédé est caractérisé en ce qu'il consiste essentiellement à faire circuler un liquide aqueux de conditionnement contenant des produits chimiques sur le plancher et à recueillir les pertes de liquide provenant des cuves et qui se seraient normalement déposées 15 sur le plancher à côté des cuves ; à diluer immédiatement et à neutraliser les ingrédients chimiques dans le liquide répandu et à empêcher ainsi la formation du gaz cyanhydrique toxique ; à faire pénétrer le liquide de conditionnement contenant les déchets liquides dans une cuve de conditionnement ; en tenant 20 compte du pH du liquide dans la cuve de conditionnement, à introduire dans cette cuve un produit chimique alcalin en une quantité suffisante pour amener son pH considérablement au-dessus du domaine acide ; à mélanger intimement la matière alcaline avec la solution dans la cuve de conditionnement, à la 25 transférer dans un réservoir et à recueillir les matières chimiques précipitées à partir de la solution ; et finalement à renvoyer le liquide du réservoir suivant un trajet de retour le long du plancher, à recueillir les pertes de liquide contenues dans ce courant et à répéter les opérations sus-spécifiées. 30 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on introduit en même temps dans le liquide, dans la cuve de conditionnement, une substance chimique capable de réagir avec tout cyanure résiduel dissous dans le liquide pour empêcher ainsi la formation de gaz cyanhydrique toxique. 35 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on introduit dans le liquide, dans la cuve de conditionnement, un ingrédient chimique qui est choisi parmi les hypo-chlorites de calcium et de sodium, du chlore gazeux, le peroxyde d'hydrogène et les permanganates pour empêcher la forma-4 0 tion de gaz cyanhydrique toxique par réaction du cyanure dans 72 03690 n- 2132629 le liquide avec l'acide que ce liquide peut contenir. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'an dirige le liquide conditionné du réservoir, le long d'une gouttière prévue sur la plancher et vers un puits dont la capacité 5 de réception de liquide est au moins suffisante pour recevoir les déversements initiaux d'une cuve contenant une solution chimique particulière et on dirige ensuite ce liquide du puits vers la cuve de conditionnement. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce 10 qu'on contrôle continuellement le pH du liquide dans le puits et, lorsque ce pïï se rapproche d'une valeur acide, on introduit une matière chimique alcaline pour empêcher la formation de chlore gazeux toxique par réaction avec l'acide. 6. Procédé de traitement de sécurité d'un liquide déversé 15 sur le plancher des diverses cuves d'une installation de traitement dont les cuves contiennent des matières chimiques différentes, en vue d'empêcher la formation de gaz cyanhydrique toxique par réaction chimique entre le liquide qui s'échappe d'une cuve contenant une solution acide et le liquide qui s'échappe d'une 20 cuve séparée dont le contenu est cyanuré, lequel procédé est caractérisé en ce qu'on installe une gouttière longitudinale sur le plancher en alignement avec la rangée de cuves de traitement ; on établit un puits à line extrémité du plancher; on donne à la gouttière une inclinaison en direction du puits pour 25 recueillir dans ce puits les solutions qui s'échappent des diverses cuves ; on introduit et on fait circuler un liquide de traitement contenant des ingrédients chimiques dans la gouttière pour recueillir les déversements des cuves ; et on fait réagir les substances chimiques du liquide de traitement avec 30 les substances chimiques des liquides répandus de manière à empêcher la formation du gaz cyanhydrique toxique à partir de la solution résiduaire collectée dans la gouttière de captage. 7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'on introduit le liquide de traitement dans la gouttière à 35 un pH supérieur à 8 environ afin de neutraliser tout acide contenu dans les solutions déversées. 8. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'on contrôle le pH de la solution dans le puits pour s'assurer de son état alcalin et, lorsqu'on constate que la solution a 40 un pH acide ou proche de l'acide, on introduit immédiatement 72 03690 15 2132629 une matière chimique alcaline dans le bassin jusqu'à l'établissement d'un pH plus élevé. 9. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'on introduit la matière chimique alcaline jusqu'à ce que le 5 pH de la solution dans le bassin soit supérieur à environ 8. 10. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'on fait circuler la solution du puits vers une cuve de conditionnement et ensuite dans un réservoir, on maintient la solution dans le réservoir et on recueille les substances pré- 10 cipitées, ensuite on soutire la solution du réservoir et on la fait circuler dans un état alcalin en qualité d'un liquide de traitement le long de la gouttière. 11. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'on dissout une matière chimique alcaline dans la solution à 15 l'Intérieur de la cuve de conditionnement pour amener le pH de la solution à une valeur alcaline avant de diriger cette solution le long de la gouttière. 12. Procédé selon la rëvendication 11, caractérisé en ce qu'on introduit dans la solution à l'intérieur de la cuve 20 de conditionnement une substance chimique qui réagira avec tout cyanure présent dans le liquide et qui empêchera ainsi la formation du gaz cyanhydrique en présence d'un pH acide. 13. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'on installe une chambre collectrice des précipités et une 25 chambre de rétention du liquide dans le réservoir ; on fait passer d'abord la solution de la cuve de conditionnement dans ladite chambre collectrice et on maintient cette solution dans la chambre pendant le dépôt des matières solides précipitées ; puis on laisse la solution débcrder dans la chambre 50 de rétention, et enfin on pompe continuellement la solution de la chambre de rétention vers une extrémité de la gouttière et on laisse cette solution suivre la gouttière pour arriver dans le puits. 14. Procédé selon la revendication 13, caractérisé en ce 35 que la solution pompée dans la gouttière est à un pH d'environ 10 à 12. 15« Procédé selon la revendication 14-, caractérisé en ce qu'on contrôle continuellement le pE de la solution dans le puits et, lorsqu'on constate que ce pH tend à devenir acide, 40 on introduit immédiatement ur.e substance alcaline pour élever 72 03690 16 2132629 le pH à une valeur au moins supérieure à 8. 16. Procédé selon la revendication 15» caractérisé en ce qu'on contrôle continuellement la teneur de cyanure dans la solution dans la cuve de conditionnement et on introduit une 5 matière chimique qui réagit avec les cyanures afin de rendre le cyanure entièrement inoffensif du point de vue de sa réaction éventuelle lors d'un contact avec un liquide acide. 17. Procédé selon la revendication 15, caractérisé en ce qu'on soutire le surplus de solution du réservoir et, après 10 un traitement ultérieur éventuel, on décharge ce surplus à 1'égout. 18. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'on introduit dans la solution au sein de la cuve de conditionnement une substance chimique qui réagira avec le cyanure 15 contenu dans le liquide et empêchera la formation du gaz cyanhydrique.