I1 est bien connu que dans de nombreuses pplicatlons techniques, une barre d'ancrage constitue un élément de structure capable de transmettre des forces de traction, qu'eile soit fixée dans des sols ou dans des rochers. La force de traction est transmise à partir de la tête de la barre d'ancrage à une zone souterraine prédéterminée par l'intermédiaire du bulbe d'ancrage. Ainsi, d'une façon générale, une barre d'ancrage est composée de trois parties principales a) le bulbe d'ancrage ou partie par laquelle la charge ou force de traction est transférée -: il s'agit là de la partie qui est directement fixée ou noyée dans le sous-sol ou le rocher et par laquelle la force de traction est transférée au sol. b) La partie libre : il s'agit là de la partie par laquelle la force de traction s'exerce. c) Ia tête de barre d'ancrage : il s'agit là de la partie libre à l'extérieur du trou et sur laquelle la force de traction est appliquée ; cette force de traction s'exerce au moyen du dispositif d'ancrage. Ceci rend possible la transmission de la charge à la structure supportant l'ouvrage. Bes différences essentielles existant entre les différents procédés de réalisation d'ancrages par barres ont trait - au procédé de forage, - au type d'armature, - au dispositif et au procédé d'injection. Bes procédés de forage les plus communément employés sont les suivants - sans lavage et au moyen d'un tourniquet à vis, - avec lavage et au moyen d'un outil de forage rotatif. T,e trou peut être coffré ou non. Cela dépend du type du sol à forer, de la vitesse de forage et de la mise en place de la barre d'ancrage. Dans le cas de forage effectué dans des sols tendant à s'ébouler, la stabilité temporaire du coffrage du trou est obtenue au moyen d'une boue spéciale d'une manière similaire à l'exécution des parois à diaphragme. Un genre d'alésoir mécanique peut être utilisé pour exécuter l'ancrage afin d'augmenter la surface de contact entre--le ciment et le sol. 'rsbituellernent, les dispositift citarr7ature sont constitués nar des barres d'acier, des cibles en fil d'acier ou des turnes. Les propriétés mécaniques de ces aciers doivent satisfaire aii' exigences requises par les pré-contraintes, c'est-à-dire, une grande résistance à la traction, une bonne limite élastique, etc... D'autres détails sur le forage et sur l'armature de la barre d'ancrage ne sont pas, ici, nécessaires, car les systèmes brevetés pour la mise en place des barres d'ancrage sont fondamentalement différents selon le mode de production du bulbe' d'ancrage. En ce qui concerne les dispositifs et procédés d'injection, on sait que du point de vue de l'injection de ciment ou de produits chimiques, les ancrages peuvent être classés en deux groupes a) barre d'ancrage mise en place par injection de matériau sans pression (par gravité). Les barres d'ancrage mises en place de cette manière présen- tent une capacité de résistance limitée. b) L'injection sous pression de la zone d'ancrage est la meilleure façon d'obtenir une capacité d'ancrage maximale. En outre, elle assure un comportement uniforme dans une production à grande échelle. es différents brevets existants concernent la réalisation d'ancrages par injection sous pression. Les principaux types de dispositifs sont les suivants a) barre d'ancrage "Solétanche" Ce système comprend l'injection au travers d'un tube auxiliai- re perdu placé dans la partie intérieure du câble en fils d'acier. Des-orifices de sortie pour le ciment sont prévus tout au long de la partie ancrée du tube. Ces orifices de sortie sont couverts par des manchettes". Une tubulure d'injection ayant un double joint étanche à une extrémité amène le ciment aux différents orifices d'injection. b) barre d'ancrage "Bauer" Ce système a trait à l'injection au travers du coffrage de forage. Lorsque la profondeur désirée de trou est atteinte, l'armature de la barre d'ancrage est jointe à la semelle perdue. après cela, le coffrage est progressivement enlevé en injectant simulta nément du ciment sous pression qui remplit intégzalerent lteseace compris entre l'armature et l'intérieur du trou Bes ancrages dans les différents sols et rochers ont de nom- breuses applications dans le domaine technique, applications parmi lesquelles on peut citer - stabilisation des pentes, - support' de structures contre l'action exercée par la pression de l'eau ou de la terre, - fixation des garnitures ou revêtements de tunnels, - fization des barrages en ciment, etc... Pour mieux se rendre compte des inconvénients présentés par les techniques conventionnelles, il faut considérer que ces techniques prévoient dans la plupart des cas, une protection à quatre degrés de la partie libre de la barre 1) Peinture du dispositif de protection, ou blindage 2) coffrage élastique 3) injection de ciment ou de produits chimiques dans la partie intérieure du coffrage élastique et entourant entièrement l'armature 4) injection de ciment dans la partie extérieure du coffrage élastique, ce qui remplit complètement le trou. En ce qui concerne la partie ancrée, les différents systèmes prévoient généralement une seule couche de protection formée par le ciment injecté. Ceci est dû au fait qu'il serait impossible de peindre l'armature puisque cette peinture pourrait diminuer ou même empêcher complètement l'adhérence du ciment. En outre, une difficulté technique se présente pour assurer une protection uniforme en tous les points de l'armature, car du fait qu'il n'y a pas d'autres éléments de protection montés au préalable sur la partie ancrée de la barre d'ancrage, l'armature peut entrer en contact directement avec le sol au cours de la phase de réglage. Ce fait entraSne l'impossibilité d'assurer que tous les points soient protégés d'une manière satisfaisante au cours de la phase d'injection sous pression. Cependant, pour obtenir une meilleure protection, il est nécessaire de mettre en place la barre d'ancrage parfaitement centrée dans un trou ayant un diamètre nettement supérieur, à l'aide, bien entendu, drun dispositif de centrage. Ceci est fait afin d'empêcher que la barre d'ancrabe, au cours de la phase d'installation, ne vienne en contact avec le spl. Ainsi, tous les points de l'armature sont maintenus à une distance suffisante de la partie intérieure du trou. dela constitue, évidemment, un procédé fort coûteux. Même en adoptant les précautions ci-dessus mentionnées, on peut rarement assurer que les éboulis du trou concerné ne viennent recouvrir certains points du câble avec'de la terre ou de la boue, compromettant ainsi la protection du dispositif. De tels inconvénients peuvent être surmontés en coffrant le trou. Ceci est prévu par certains systèmes qui rendent, évidemment, le procédé relativement coûteux à mettre en oeuvre. De tels facteurs de protection contre de mauvaises conditisons d'environnement sont très importants, principalement en ce qui concerne les barres d'ancrage permanentes, c'est-à-dire celles qui se rapportent à des éléments de structure soumis en permanence à l'application d'une charge déterminée. La présente invention a pour objet un nouveau procédé et un nouveau dispositif pour la réalisation d'ancrages partout où la mise en place de barres dtancrages dans des sols ou des rochers peut être considérée. Ce procédé et ce dispositif ont été soigneusement mis au point dans l'espoir que quelque chose de vraiment nouveau, d'original, d'économique et hautement efficace a été conçu. La nouvelle technique est basée sur la réalisation d'un ancrage par injection de ciment ou de produits chimiques sous pression dans le sol ou dans le rocher. Pour une meilleure compréhension de cette technique, une description détaillée va être maintenant faite ci-dessous. L'armature de la barre d'ancrage est essentiellement formée d'un jeu de fils d'acier spécial ou de torons de fils d'acier spécial disposés d'une manière circulaire, l'ensemble formant ainsi un câble circulaire. Bes fils ou torons d'acier ci-dessus mentionnés sont disposés de cette manière dans la partie ancrée, au moyen d'entretoises spéciales auxtuelles un jeu de chemises spéciales est connecté. Ces chemises sont montées autour et dans le cAble, formant ainsi deux jeux de chambres successives (extérieures et inte'ri'ures) isolées les unes des autres. Lesdites entretoises tubulaires sont pourvues, à l'intérieur, de dispositifs spéciaux de retenue. Dans tous les cas où cela est requis, la barre d'ancrage peut être également assemblée, dans sa partie libre, d'une manière similaire à celle qui à été décrite pour sa partie ancre. Bes dessins ci-annexés illustrent la présente invention. - Bes figures la et lb montrent schématiquement, en élévation et en coupe transversale, un mode de réalisation du dispositif pour la réalisation d'ancrages partout où la mise en place de barres d'ancrage dans des sols ou des rochers peut être considérée. - Bes figures 2, 3, 4 et 5 illustrent, en élévation et en coupe partielle, quelques unes des diverses manières possibles de connecter les différents composants du dispositif ci-dessus. - Les figures 6 et 7 montrent, vues en élévation et en coupe partielle, le dispositif ci-dessus mentionné, respectivement au cours des phases d'injection et de lavage. - La figure 8 montre une variante de réalisation des opra- tions de la figure 7. Selon:les figures du dessin'ci-annexé, le dispositif pour la réalisation d'ancrages, partout où la mise en place de barres d'ancrage dans des sols ou des rochers peut être considérée, est composé de deux jeux de chambres, respectivement intérieures et extérieures, isolées les unes des autres, et reliées par des entretoises spéciales et par des jeux de fils ou torons de fils qui forment l'armature de la barre d'ancrage. Bes chambres extérieures (figure 1) sont formées par des chemises annulaires spéciales 1, de préférence constituées par du ciment à l'amiante ou par tout autre matériau convenable. De telles chemises 1 peuvent être (ou ne pas être) pourvues d'un dispositif spécial destiné à affaiblir leur propre résistance, par exemple, des rainures longitudinales 2 ou tout autre disposés tif. Bes extrémités des chemises annulaires 1 sont pourvues (ou non) d' évidemment s annulaires ext--rleurs 3 (figure 2), ou iiJté- rieurs, sur lesquels des p.ces spéciales telles que des douilles 4, des douilles filetées 5, des entretoises 6 ou d'autres pièces, peuvent être collées, vissées ou simplement ajustées ou emboîtées. L'enceinte intérieure est également formée par une chemise annulaire spéciale 7 (figure 2), de préférence, constituée par un matériau élastique et pourvue (ou non) de moyens spéciaux destinés à affaiblir le matériau constituant, tels que des rainures longitudinales extérieures ou intérieures 8 (figure t). Ladite chemise peut être également entourée par un moyen très élastique et susceptible d'expansion dans le but de faciliter l'action des explosions devant survenir par la suite. Après explosion, la chemise ci-dessus mentionnée agit comme une soupape permettant l'écoulement du ciment vers l'extérieur tout en empêchant son retour vers l'intérieur. De telles chemises sont unies intérieurement aux entretoises spéciales par vissage, par collage ou par simple ajustement. Différents systèmes sont prévus pour connecter des chemises adjacentes, systèmes, soit à une articulation, soit à deux articulations, soit par vissage, etc... Dans le système de connexion à une articulation (figure 2), on utilise une entretoise spéciale 6 dans laquelle sont pratiqués des trous 9 disposés circulairement ou de toute autre manière, dans le but de servir de guide aux torons 10 constituant l'arma- ture de la barre d'ancrage, et de connecter les chemises adjacentes tout en abritant des moyens d'articulation et d'étanchéité. Extérieurement, cette entretoise 6 comporte, à une extrémité, une gorge annulaire Il dont le but est de loger un anneau élastique 12 ou tout autre dispositif d'articulation ou d'étanchéité, anneau sur 'lequel la chemise extérieure correspondante de l'enceinte est ajusté au moyen d'une simple douille 4. A l'opposé de ladite gorge, I'entretoise 6 est-pourvue d'une extension cylindrique 13 qui s'ajuste ou s'emboîte extérieurement sur l'évidement ou épaulement annulaire 3 de l'extrémité correspondante de la chemise extérieure adjacente 1. Intérieurement, cette entretoise comport une gorge annulaire 14 ou toute autre cavité destinée à loger un ou plusieurs oints annulaires de retenue 15 ou tout autre dispositif de retenue aué- quat. Elle comporte également deux évidements annulaires 16 desti- nés à permettre la liaison des chemises intérieures adjacentes 7 qui peuvent leur être fixées par tout moyen convenable. Dans le système de connexion bi-articulé (figure 3), il est prévu d'utiliser un autre type d'entretoise spéciale 6', qui est également une pièce annulaire comportant des trous longitudinaux 9' disposés circulairement, ladite entretoise ayant sur sô surface extérieure une paire de gorges annulaires 11' et sur sa surface intérieure une gorge similaire 14', lesdites gorges étant destinées à recevoir un ou plusieurs anneaux élastiques d'étanchéité 12' et 15'. l'es anneaux extérieurs 12' sont chacun en face d'une des deux douilles correspondantes 4 qui sont emboîtées sur les extrémités de deux chemises consécutives 1. L'anneau intérieur 15' fait face au tube d'injection et assure la jonction des chemises intérieures 7. Dans le système de jonction par vissage (figure 4), les extrémités des chemises extérieures 1 sont ajustées ou emboîtées dans des douilles spéciales filetées 5, l'une d'elles étant la pièce malte alors que l'autre est la pièce femelle. Chacune d'elles comporte une partie intérieure saillante 17. Lorsqu'elles sont vissées l'une dans l'autre, les parties intérieures saillantes forment un logement annulaire qui bloque l'entretoise spéciale 6". Dans ce cas particulier, l'entretoise 6" présente extérieurement la forme annulaire du logement ci-dessus mentionné de manière re à s'y adapter sans jeu. Les chemises intérieures 7 peuvent être placées bout-à-bout, formant ainsi une tubulure continue (figure 5), entourée, aux points de jonction des chemises intérieures, par des entretoises spéciales 6"' comme on l'a mentionné ci-dessus. Dans ce cas, les moyens d'étanchéité prévus pour les faces internes des entretoises sont disposés dans des gorges circulaires t8 ou autres prévues dans le tube d'injection lui-même 19. Le tube d'injection 19 est de préférence, à section constante afin outil s'ajuste exactement dans les moyens d'étanchéité logés dans les entretoises spéciales. Il peut être ouvert à son extré mité inférieure ou il peut comporter des orifices latéraux 20. Dans ce cas, il doit être obturé hermétiquement à son extrémité intérieure. Bes descriptions ci-dessus, aussi bien que les dessins correspondants, sont seulement donnés à titre d'exemple afin de rendre plus clair l'esprit de línvention. Evidemment, cette dernière peut présenter de nombreuses variantes, la même conception de base étant, malgré tout, respectée. En ce qui concerne le procédé nouveau, il comprend en premier lieu le perçage et le lavage ou nettoyage du trou de forage, la mise en place de la barre d'ancrage, opérations qui sont suivies soit par l'introduction d'un tube d'injection dans la partie intérieure de la barre d'ancrage, jusqu'à ce que le tube atteigne la chambre correspondante dans la semelle de la barre d'ancrage, soit par introduction du tube le long de la partie extérieure de ladite barre d'ancrage, jusqu'à ce qu'il atteigne le fond du trou. Le ciment est ensuite injecté dans le tube jusqu'à ce qu'on obtienne une complète obturation du trou. Après la prise du ciment, on commence l'injection du ciment sous pression. Dans ce but, le tube d'injection 19 (figures 5, 6 et 8) est introduit jusqu a ce que son extrémité pénètre dans l'une des chambres. le ciment est alors injecté dans le -tube. Tout d'abord, le ciment injecté remplit la chambre intérieure provoquant l'éclatement de sa chemise en raison de l'augmentation de la pression dinjection. A ce moment, le ciment commence à s'écouler vers la chambre extérieure et entoure l'armature. D'une manière similaire à celle déjà décrite, la chemise de ira chambre extérieure éclate également, permettant" ainsi au ciment de s'écouler par les fentes ou rainures dans la couche de ciment assurant l'étanchéité. Le ciment est injecté jusqu a ce que la pression désirée soit atteinte ou, si cela n'est pas possible, l'injection est interrompue lorsqu'un certain volume Â été injecté. Cette opération est répetée de façon identique pour toutes les autres chambres, après quoi, le lavage des chambres intérieures est effectué par une circulation d'eau au moyen d'un tube approprié 21 (figure 7)* Après la prise du ciment injecté, comme décrit ci-dessus, nouvelles réinjections sous pression sont successive ent fa jusqu a ce que les Dressions désirées dans toutes les chambres soient atteintes. Afin de permettre d'éventuelles futures réinjections, I'oié- ration se termine par le lavage du jeu des chambres intérieurs avec une circulation d'eau. Dans certains cas, selon la nature de l'application, la partie ancrée de la barre d'ancrage peut Entre assemblée en utilisant seulement l'un des jeux des chemises (extérieures ou intérieures) selon la figure 8. Dans les deux cas, les injections sont effectuées d'une manière similaire à celle déjà décrite. Cependant, on utilise seulement un jeu de chemises. L'avantage qui caractérise la présente invention est base sur le fait que cet ancrage peut être effectué en ayant l'assurance d'une résistance totale de l'armature aux conditions d'environne- ment les plus sévères. Pour cette raison, ledit ancrage peut être considéré comme présentant une fiabilité absolue en tant qu'organe permanent de structure chaque fois que la: résistance de l'armature est primordiale. La protection peut être considérée coe totale car en plus des chambres existant dans l'ancrage, l'acier intérieur de l'armature est directement et complètement entourée par le ciment injea- té sous une pression élevée, donnant ainsi une augmentation substantielle de l'adhérence. Le système permet une réinjection ultérieure, si bien qu'il peut être mis en oeuvre avec succès dans n'importe quel type de sol. De plus, si la charge spécifiée n'est pas atteinte au cours de la phase de précontrainte, la résistance de l'ancrage peut être, par la suite, augmentée au moyen de nouvelles réinjections (figure 6). Dans la mesure où la partie libre est assemblée avec le même type de chemise que celui utilisé pour la partie ancrée, elle peut, après précontrainte, recevoir des injections sous pression élevée, augmentant ainsi la protection pour cette partie et rendant plus compacte, par ces inections, la partie correspondante du sol, augmentant ainsi les caractéristiques de sécurité de l'ouvrage. La technique selon l'invention, en fonction du type de forma- tion ou en fonction de la nature de l'application en ce qui con- cerne sa curée, rend possible la misa en oeuvre de plusieurs variantes économiques. Ainsi, dans les constructions à caractère permanent, toutes les fois qu'on travaille avec des formations granulaires ou autres formations résistantes qui ne présentent pas de phénomène de "clacage", on peut négliger l'utilisation de la chemise intérieure Ceci amène,évidemment, des économies en matériel et en main-d'oeuvre, le niveau de qualité technique étant, cependant, maintenu pour la barre d'ancrage Dans cette éventualité, l'injection peut être effectuée en utilisant seulement le tube d'injection qui assure l'évacuation du ciment par l'extrémité intérieure et en partant par l'enceinte la plus éloignée. Lorsqu'on travaille dans des ouvrages pour lesquels la mise en place de la barre'd 'ancrage est temporaire, il n'est pas nécessaire d'assembler la chemise extérieure. Dans ce cas, il est suffisant d'utiliser la chemise intérieure, ce qu-i amendera, évidem mt, des réductions substantielles de frais d'exploitation tant en matériel qu'en forage. Le système assure un fonctionnement réellement uniforme de la partie libre, s'identifiant lui-même avec les données théoriques. L'opération de forage, lorsqu'on la compare à celle exécutée avec d'autres systèmes brevetés, rend possible l'utilisation de trous de diamètres plus faibles pour la même capacité de charge. Le système permet l'utilisation de la barre d'anclE3e dans n'importe quel type de sol et de rocher, même lorsque la partie ancrée présente des défauts tels que des fentes, des veines de "clacage", etc... Outre les avantages ci-dessus mentionnés, on peut encore citer les suivants - l'équipement utilisé est léger et possède une grande efficacité opérationnelle; - les matériaux pour fabriquer le câble et les composants de la barre d'ancrage sont faciles à trouver dans le commerce. Des commentaires qui précèdent, il s'en suit que la barre d'ancrage selon la présente invention est capable d'atteindre un haut degré de qualité technique. Il est également possible d'exercer sur sa fabrication un contre qualité rigoureux du fait que tous ses composants sont de conception industrielle. En conclusion; le dispositif selon la présente invention est très économique en raison de la facilité avec laquelle le processus d'assemblage se déroule alors que, par ailleurs, il permet l'utilisation de trous de forage d'un diamètre plus petit. R E V E N D I C A T I O I, S 1.- Procédé pour la réalisation d'ancrage, dans tous les cas où la finratio de barres d'ancrage dans toutes sortes de sols et rochers peut être envisagée, caractérisé en ce que, après le forage du trou et son nettoyage et après la mise en place de la barre d'ancrage, un tube d'injection est introduit, soit dans la partie intérieure de ladite barre, jusqu a ce qu'il atteigne la chambre correspondante dans la semelle de la barre, soit le long de la partie extérieure de cette barre, jusqu'à ce qu'il atteigne le fond du trou ; en ce que du ciment est ensuite injecté au moyen du tube d'injection, jusqu'au remplissage complet du trou ; et en ce que, après la prise du ciment, on commence l'injection de ciment sous pression ; à cet effet, le tube d'injection est introduit dans la tige d'ancrage jusqu ce que son extrémité pénètre dans l'une des chambres et le ciment est ensuite injecté au moyen dudit tube. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que, tout d'abord, le ciment injecté remplit la chambre intérieure, provoquant son éclatement lorsque la pression d'injection augmente en ce que le ciment commence alors à s'écouler dans la chambre extérieure et à entourer ltarmature ; en ce que, d'une manière similaire à celle déjà décrite, la chambre extérieure éclate également, permettant ainsi au ciment de s'écouler au travers des fentes dans la couche de ciment d'étanchéité ; en ce que le ciment est injecté jusqu'à ce qul atteigne la pression désirée ou, si cela n'est pas possible, l'injection est interrompue lorsqu'un certain volume a été injecté ; et en ce que cette opération est répétée de façon similaire pour toutes les autres chambres, après quoi un lavage ou rinçage des chambres intérieures est effectué par une circulation d'eau au moyen d'un tube approprié. 3.- Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que, après la prise du ciment injecté, de nouvelles réinjections sous pression sont effectuées successivement jusqu'à obtenir les pressions désirées dans toutes les chambres. 4.- Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que, afin de permettre l'exécution d'éventuelles futures réinjections, la dernière opération de réinjection est terminée par ug lavage des chambres intérieures par une circulation d'eau. 5.- Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que, dans certains cas, selon la nature de l'application, la partie servant à l'ancrage de la barre d'ancrage peut être assemblée en utilisant seulement l'un des jeux de chambres (soit extérieur, soit intérieur), les injections étant, dans les deux cas, effectuées d'une manière semblable à celle déjà décrite en utilisant seulement bien entendu un jeu de chambres. 6.- Dispositif pour la réalisation d'ancrages chaque fois que la fixation de barres d'ancrage dans des sols ou rochers peut être considérée, caractérisé en ce qu'il est constitué par deux jeux de chambres successives, respectivement extérieures et intérieures, isolées les unes des autres et reliées par l'interne- diaire d'entretoises spéciales, ces dernières constituant des guides pour les fils ou torons de fils formant l'armature de la barre d'ancrage. 7.- Dispositif pour la réalisation d'ancrages selon la revendication 6, caractérisé en ce que les chambres extérieures sont formées par des chemises annulaires spéciales, de préférence, constituées par du ciment à base d'amiante ou par tout autre matériau convenable, lesdites chemises pouvant être ou non pourvues de moyens spéciaux pour affaiblir leur propre structure, tels que des rainures ou des fentes longitudinales, les extrémités desdites chemises annulaires étant pourvues (ou non) d'évidements annulaires, extérieurs ou intérieurs, sur lesquels des douilles simples, des douilles filetées, des entretoises ou toutes autres pièces peuvent être cimentées, collées, vissées, ou tout simplement ajustées, ou emboîtées. 8.- Dispositif pour la réalisation d'ancrages selon la revendication 7, caractérisé en ce que chaque chambre intérieure est également formée par une chemise annulaire, de préférence en un matériau élastique et pourvue (ou non) de moyens spéciaux destinés à affaiblir sa propre structure, tels que des rainures ou fentes longitudinales extérieures ou intérieures, lesdites chemises pouvant entre également entourées d'un moyen très élastique et très expansible destiné à favoriser les éclatements successifs, les dites chemises apyres éclatement se comportant comme des sou-.eses pour permettre l'écoulement du ciment vers l'extérieur et emseAcher son retour, ces chemises étant assemblées intérieurement aux évidements ou épaulements des entretoises spéciales, par vIssage, collage ou simplement par ajustement ou emboîtement. 9.- Dispositif pour la réalisation d'ancrages selon la revendication 8, caractérisé en ce que plusieurs systèmes sont prévus pour connecter les chemises adjacentes, tels que systèmes à une articulation, à deux articulations, filetages ou autres. 10.- Dispositif pour la réalisation d'ancrages selon la revendication 9, caractérisé en ce que dans le système de connexion à une articulation, il est prévu une entretoise spéciale ayant des trous axiaux répartis circulairement ou d'une autre manière, dans le but de guider et de maintenir espacés les cibles de l'armature de la barre d'ancrage, de connecter des chemises adjacentes et de loger les dispositifs d'étanchéité et d'articulation ; ladite entretoise comporte, extérieurement, à une extrémité, une gorge annulaire destinée à loger un anneau élastique ou tout autre dispositif d'étanchéité ou d'articulation, sur lequel la chemise extérieure de la chambre correspondante est emboîtée au moyen d'une simple douille ; à l'extrémité opposée à ladite gorge annulaire, ladite entretoise est pourvue d'une extension qui vient s'ajuster ou s'enboîter extérieurement sur l'évidement ou épaulement cylindrique de l'extrémité correspondante de la chemise extérieure adjacente ; ladite entretoise comporte intérieurement une gorge annulaire ou tout autre cavité destinée à loger un ou plusieurs anneaux élastiques de retenue ou tout autre dispositif de retenue adéquat ladite entretoise comportant également deux logements ou évidements internes destinés à recevoir les extrémités de deux chambres intérieures adjacentes, qui peuvent y être fixées par un moyen quelconque. 11.- Dispositif pour la réalisation d'ancrages selon la revendication 9, caractérisé en ce que dans le système de connexion à deux articulations, il est prévu un autre type d'entretoiserspé- ciale, également de forme annulaire, avec des trous axiaux répartis circulairement, et comportant, à l'extérieur, une paire de gorges annulaires et, à l'intérieur, une gorge similaire, lesdites gorges étant destinées à recevoir un ou plusieurs anneaux élastiques d'étanchéité ; les anneaux extérieurs sont chacun disposés en visà-vis d'une des deux douilles correspondantes qui sont emboîtées sur les extrémités de deux chemises adjacentes, 11 anneau intérieur étant placé en vis-à-vis du tube d'injection et joignant les chemises intérieures. 12.- Dispositif pour la réalisation d'ancrages selon la revendication 9, caractérisé an ce que dans le système de jonction par vissage, les extrémités des chemises extérieures sont emboitos dans les douilles spéciales filetées, l'une de ces dernières étant la partie mâle, l'autre la partie femelle ; chacune de ces douilles a une partie intérieure saillante qui, lorsque lesdites douilles sont vissées l'une sur l'autre, forment un logement annulaire qui bloque axialement l'entretoise spéciale, laquelle présente extérieurement la forme annulaire du logement ci-dessus mentionnée de manière à s'y adapter sans jeu ; les chemises intérieures peuvent être placées bout-à-bout formant ainsi un tube continu, entouré, aux points de jonction des chemises intérieures, par les entretoises spéciales ci-dessus mentionnées ; les moyens d'étanchéité prévus dans ce cas pour les faces internes des entretoises sont disposés dans des gorges circulaires ou autres prévues dans le tube d'injection lui-même. 13.- Dispositif pour la réalisation d'ancrages selon l'une quelconque des revendications 6 à 12, caractérisé en ce que le tube d'injection a, de préférence, une section constante en vue de son ajustage serré dans les moyens d'étanchéité logé dans les entretoises spéciales, ledit tube pouvant être ouvert à son extrémité intérieure et pouvant présenter des orifices de sortie latéraux, étant bien entendu que dans ce dernier cas, il doit être obturé à son extrémité intérieure.