La présente invention concerne une gaine de manchonnage intérieur pour conduite avariée, et un procédé de mise en oeuvre de cette gaine. Il est précisé que cette conduite peut être horizontale, oblique ou verticale (vide-ordures), et qu'elle peut être avariée par fracture, fissure corrosion, perçage, etc. Dans l'état actuel de la technique connue, on remédie à une avarie peu étendue par injection de résine sous pression - mais ceci ne peut couvrir que quelques centimètres carrés -, ou bien l'on manchonne intérieurement la conduite par des tubes de longueur d'un mètre environ, tubes qu'il faut raccorder entre eux par soudage et/ou collage ; ce travail est long et difficile, ses résultats restent mal assurés, et les nombreux raccords sont cause de turbulences, de pertes de charge, et de points faibles. La présente invention a pour but d'éliminer ces désavantages et ces défauts. Succinctement, la présente invention concerne une gaine de manchonnage intérieur pour conduite avariée par exemple, caractérisée en ce que ladite gaine est constituée par une feuille en matériau souple, feuille qui est formée en tube dont la face intérieure est lisse et étanche et dont la face extérieure fait partie intégrante d'un revêtement, revêtement qui est enduit d'un matériau adhésif. Ledit matériau souple peut être du polyéthylène ou du polychlorure de vinyle par exemple, et ledit tube peut avoir une longueur de deux à trois cents mètres. Ledit revêtement peut être un spongieux ou un textile, naturel ou artificiel, tissé ou non tissé. Ledit matériau adhésif peut être une résine thermo-durcis sable. Cette gaine selon la présente invention peut être enroulée en bobine après mise à plat, de préférence en deux doubles plis latéraux, lui donnant en section la forme de deux M aboutés par les pieds de leurs jambages; ainsi sa largeur à plat est inférieure au diamètre de la conduite correspondante, et il est alors facile de l'y introduire en un point accessible, tel qurun regard, et de la tirer par cable jusqu'au regard au-delà de l'avarie de la conduite . Succinctement encore, la présente invention concerne un procédé de mise en oeuvre de ladite gaine, caractérisé en ce que à à chaque extrémité de la gaine mise en place dans la conduite avariée, on introduit un bouchon expansible, qui vient appliquer, de façon étanche, le bout de la gaine contre la conduite ; par au moins un tuyau traversant un bouchon expansible on envoie un fluide sous pression dans le volume intérieur de la gaine, qui est ainsi appliquée contre la conduite; on maintient la pression pendant le temps nécessaire à la prise dudit matériau adhésif. Lesdits bouchons expansibles peuvent être des ballons gonflables, avec robinets. Ledit fluide peut être ou de l'air chaud, sous 0, 5 à 2 bars par exemple.Après collage, et s'il y a lieu après polymérisation et durcissement du thermo-durcissable, on fait tomber les pressions et l'on retire les bouchons. Avec cette gaine et ce procédé selon la présente invention, le travail est rapide et facile, ses résultats sont surs, et il n'y a ni turbulences, ni pertes de charge. Au contraire, la surface intérieure de la gaine étant et restant parfaitement lisse, il en résulte une augmentation de la vitesse d'écou- lement : à titre indicatif des augmentations de débit ont été mesurées qui atteignent 25 %. En outre, par un choix convenable du matériau de la gaine, on peut utiliser la conduite pour des fluides qu'elle ne pouvait accepter, par exemple des liquides agressifs ou corrosifs. On décrira maintenant des exécutions de l'invention, en se référant aux figures suivantes, données à titre d'exemples non limitatifs - la figure 1 est une coupe verticale avec un rompu, coupe passant par l'axe d'une conduite enterrée - les figures 2, 3, et 4, sont des coupes transversales montrant des sections possibles de la conduite selon la figure 1 ; - la figure 5 est une coupe axiale, avec un rompu, d'une gaine selon la présente invention - la figure 6 est une vue de face, avec en bout le pliage, de la gaine selon la figure 5, cette gaine étant enroulée en bobine après mise b plat; et la la figure 7 est une coupe verticale axiale, avec un rompu, d'une conduite en cours de gainage par le procédé selon la présente invention. Avec référence à la figure 1: la conduite I, avariée en 2, est enterrée dans le sol 3, et elle est accessible, de part et d'autre de l'avarie 2, par deux regards 4 et 5. La section de la conduite 1 est quelconque : par exemple ronde (figure 2), ou carrée (figure 3), ou polygonale (octogonale selon la figure 4); ses dimensions transversales peuvent aller de 150 mm 3 mètres par exemple. La paroi intérieure 6 de la conduite I est éventuellement nettoyée, brossée, raclée, piquée, etc... Bien entendu, la conduite horizontale I peut aussi bien être oblique ou verticale, ce peut être un vide ordures par exemple. Avec référence à la figure 6 : selon la présente invention, la gaine Il est faite à partir d'une feuille en une matière souple, par exemple en polyéthylène ou en polychlorure de vinyle; cette feuille, qui comporte une face lisse et étanche, est formée en tube 12 avec ladite face lisse à l'intérieur du tube : ce tube a bien entendu le diamètre approprié à la conduite à gainer, et sa longueur peut atteindre deux à trois cents mètres.La paroi extérieure de ce tube 12 fait partie intégrante d'un revêtement 13, tel qu'un spongieux ou un textile, naturel ou artificiel, tissé ou non tissé, fixé sur le tube 12 par exemple par flocage ou par adhérisation à chaud sous pression; le revêtement 13 est enduit d'un matériau adhésif 14, par exemple une résine (polyester ou époxy) thermo-durcissable : cette enduction peut se faire sur place, à la roulette ou au pistolet ou par trempage au bain et essorage. Ensuite, la gaine Il est pliée en 3 ou 4 plis, par exemple en forme de deux M aboutés par les pieds de leurs jambages (figure 6), et roulée en cylindre : il est ainsi facile de la tirer par un câble pour la mettre en place dans la conduite 1 (figure 7). Dans le procédé selon la présente invention, on introduit, à chaque extrémité de la gaine Il mise en place dans la conduite 1, un bouchon expansible 21 sur la figure 7, ces bouchons expansibles sont des ballons gonflables, avec robinets 22, ces bouchons pourraient être d'un autre type expansible, par voie mécanique ou hydraulique par exemple, pourvu qu'ils viennent appliquer, de façon étanche, le bout de la gaine Il contre le bout de la paroi intérieure 6 de la conduite 1. L'un des bouchons expansible 21 (ou les deux bouchons) est traversé par un tuyau 23, avec robinet 24, par lequel on peut envoyer un fluide sous pression dans le volume intérieur de la gaine 11, qui est ainsi appliquée par toute sa surface extérieure contre la paroi 6, sur l'adhésif 14 la colle; ce fluide peut être de l'air chaud, par exemple sous une pression de 0, 5 à 2 bars. Après le temps nécessaire au collage, éventuellement après polymérisation du thermo-durcissable employé comme adhésif, les robinets 24 puis 22 sont ouverts, mettant l'ensemble hors pression, et les bouchons 21 sont retirés. Il est dans le cadre de l'invention que cette gaine et le procédé utilisant cette gaine peuvent être utilisés pour le gainage des tuyaux en général, par exemple des tuyaux devant transporter des fluides toxiques et/ou corrosifs ou encore pour diminuer le coefficient de frottement des conduites qui sont, par exemple, en béton, fonte, etc... REVENDICATIONS 1. - Gaine de manchonnage intérieur pour conduite avariée par exemple, caractérisée en ce que ladite gaine est constituée par une feuille en matériau souple, feuille qui est formée en un tube dont la face intérieure est lisse et étanche et dont la face extérieure fait partie intégrante d'un revêtement, revêtement qui est enduit d'un matériau adhésif. 2. - Gaine selon la revendication 1, caractérisée en ce que ledit matériau souple est du polyéthylène. 3. - Gaine selon la revendication 1, caractérisée en ce que ledit matériau souple est du polychlorure de vinyle 4. - Gaine selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que ledit matériau adhésif est une résine thermo-durcissable. 5. - Gaine selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle est pliée en deux doubles plis latéraux, lui donnant en section la forme connue en soi de deux M aboutés par les pieds de leurs jambages. 6. - Procédé de mise en oeuvre de la gaine selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que à 8 chaque extrémité de la gaine mise en place dans la conduite avariée, on introduit un bouchon expansible, qui vient appliquer, de façon étanche, le bout de la gaine contre la conduite par au moins un tuyau traversant un bouchon expansible on envoie un fluide sous pression dans le volume intérieur de la gaine, qui est ainsi appliquée contre la conduite ; on maintient la pression pendant le temps nécessaire à la prise dudit matériau adhésif. 7. - Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que lesdits bouchons expansibles sont des ballons gonflables, avec robinets. 8. - Procédé selon la revendication 6 ou 7 de mise en oeuvre de la gaine selon la revendication 4, caractérisé en ce que ledit fluide est de l'air chaud connu en soi, sous une pression de 0, 5 à 2 bars, ledit temps étant celui nécessaire à la polymérisation et au durcissement de ladite résine thermo-durcissable.