La présente invention se réfère à une composition liquide destinée à l'alimentation du bétail et ayant pour effet de limiter la consommation des aliments par ce bétail, ainsi qutà un procédé de fabrication de ce produit dans le but de réaliser un libre service économique et efficace pour l'alimentation des animaux. Des aliments complémentaires liquides sont largement utilisés pour nourrir le bétail, et offrent plusieurs avantages en comparaison des aliments complémentaires à l'état sec. L'un des avantages de la présentation sous forme liquide de ces aliments complémentaires, est le fait que les différents constituants peuvent être sans difficultés répartis uniformément à travers le milieu liquide. De plus, la nature liquide de ces aliments complémentaires implique que leur préparation est économique, du fait qu'elle nécessite un type d'appareillage relativement simple en comparaison de la production d'aliments complémentaires à l'état sec. Comme milieu liquide pour la préparation de ces aliments complémentaires liquides, est généralement utilisée une solution d'hydrates de carbone, comme par exemple de la mélasse. Cependant, un inconvénient des aliments complémentaires liquides est l'appétence suscitée par la mélasse ou le liquide alimentaire, ce qui a pour résult-at que les animaux en consomment des quantités excessives, de sorte que la ration d'aliments correspondant à l'utilisation optimale se trouve dépassée. Cela a entraîné la nécessité d'utiliser un équipement spécial conçu de façon à "rationner" la quantité d'aliments complémentaires liquides fournis à l'animal. Parmi les équipements de ce type figurent les molettes à lécher, qui sont partiellement immergées dans l'aliment complémentaire liquide, et lorsque l'animal lèche la molette, celle-ci tourne eut met de ce fait à sa portée le complément liquide.Par conséquent, la nécessité d'utiliser cet équipement spécial a contrebalancé un grand-nombre des avantages économiques de la production d'aliments liquides, et de ce fait il existe une demande pour un aliment complémentaire liquide qui par lui-même limite la consommation, et règle la quantité d'aliments absorbée par l'animal à un niveau déterminé à l'avance, sans que cela nécessite un équipement spécial. Les inventeurs de la présente invention ont déjà mis au point un mélange ayant pour effet de limiter la consommation d'aliments complémentaires, ce mélange comportant une matière grasse acidulée, l'acidulation de la matière grasse étant effectuée avec un acide, de préférence un acide minéral, à une température d'au moins 1040C environ. I1 s'est maintenant avéré que l'emploi de ce type particulier de matière grasse acidulée dans des aliments complémentaires liquides a éqalement pour effet de régler la consommation de ces aliments par le bétail, sans nécessiter un équipement spécial. La présente invention porte sur un mélange alimentaire pour bétail, ayant pour effet de limiter la consommation, qui règle l'absorption d'aliments par le bétail et fournit ainsi un moyen d'alimenter les animaux, sans que le complément alimentaire soit consommé en quantités excessives, et sans qu'il soit nécessaire de disposer d'un équipement spécial pour rationner l'aliment complémentaire fourni aux animaux. Le mélange alimentaire liquide faisant l'objet de la présente invention comprend un aliment complémentaire liquide, comme au moins un hydrate de carbone soluble, ainsi qu'une matière qrasse acidulée et non saponifiée, l'acidification ou acidulation de la matière grasse étant effectuée avec un acide, de préférence un acide minéral, à une température d'environ 1040C au moins.La matière grasse acidulée peut être utilisée dans l'aliment complémentaire liquide à une dose suffisamment élevée pour provoquer une limitation effective de la consommation. Dans un exemple typique, cette dose excède 1,5 F en poids, et se situe de préférence à un niveau compris entre 2 et 8 m en poids. La matière grasse acidulée est à elle seule entièrement satisfaisante en tant qutéconomiseur de la ration d'aliment complémentaire liquide pour le bétail, bien qu'elle puisse également être utilisée en combinaison avec d'autres économiseurs de la ration tels que le phosphate de diammonium, le sulfate d'ammonium, ainsi que des mélanges de ces produits. Dans certains cas,il est souhaitable dtinclure ces derniers produits dans la formulation, étant donné que ces économiseurs supplémentaires contribuent également aux propriétés nutritives de l'aliment complémentaire liquide. C'est pourquoi l'un des objectifs de la présente invention est de proposer un mélange alimentaire liquide susceptible de provoquer chez le bétail l'auto-réqulation de la consommation, sans avoir besoin de faire appel à des équipements spéciaux en vue de régler la consommation d'aliments par les animaux. Un autre objectif de la présente invention consiste à proposer un mélange alimentaire liquide composé de constituants qui, considérés individuellement, ne diminuent pas la valeur nutritive de l'aliment complémentaire, tout en réglant en même temps l'absorption de l'aliment complémentaire liquide à un niveau fixé à l'avance, afin de permettre l'alimentation du bétail en libre service. La présente invention a également pour objectif de proposer un aliment complémentaire liquide susceptible d'être combiné avec des sources de fourrages grossiers ou des aliments complémentaires à l'état sec-, de façon à mettre à la disposition des éleveurs un moyen pratique et économique de nourrir le bétail. Dans le cadre de la présente invention a été mise au point une composition alimentaire liquide permettant de limiter la consommation à la ration nécessaire pour le maintien du poids des animaux à un niveau approprié. Cette ration d'aliment complémentaire, fixée à l'avance, est fonction, non seulement du type d'animal, mais également des conditions ambiantes dans lesquelles les animaux sont élevés, et elle varie donc en conséquence. C'est pourquoi le niveau exact de cette ration alimentaire ne saurait aucunement limiter la portée de la présente invention, bien qu'on puisse considérer d'une façon générale qu'une ration typique d'aliment complémentaire liquide sera inférieure à environ 2,72 kg d'aliment complémentaire par tête de bétail et par jour, et de préférence inférieure à 1,81 kg par tête de bétail et par jour, et habituellement comprise entre 0,91 et 1,81 kg d'aliment complémentaire par tête de bétail et par jour. En général lå ration à absorber par les animaux sera celle nécessaire pour le maintien à un niveau approprié du poids des animaux et correspondant au meilleur indice de consommation. L'aliment complémentaire liquide faisant l'objet de la présente invention contient un ingrédient ayant pour effet de limiter la consommation, ingrédient qui comprend une matière grasse acidulée et non saponifiée, l'acidulation de-la matière grasse non saponifiée étant effectuée avec un acide à une température d'environ 1040C au moins. La matière grasse acidulée peut être utilisée dans l'aliment complémentaire liquide à une dose suffisante pour permettre de limiter effectivement la consommation d'aliments par le bétail, cette dose dépassant dans un exemple typique 1,5 X en poids de l'aliment complémentaire liquide, et atteignant de préférence un niveau compris entre environ 2 et 8 m en poids.Bien qu'il soit préféré d'utiliser la matière grasse acidulée comme seul ingrédient économiseur de la ration dans l'aliment complémentaire liquide faisant l'objet de la présente invention, cette matière grasse peut néanmoins être appliquée en combinasion avec d'autres ingrédients économiseurs de la ration, tels que du phosphate de diammonium, du sulfate d'ammonium, ainsi que des mélanges de ces ingrédients, si on le souhaite. L'aliment complémentaire liquide faisant l'objet de cette invention comprend généralement un milieu liquide, comme de la mélasse, ou une solution d'hydrates de carbone, ou encore un milieu liquide contenant des substances telles que des sucres, des pectines, des dextrines, des amidons ou d'autres types d'hydrates de carbone solubles. En raison de son faible prix et du fait qu'on peut se la procurer facilement, la mélasse est utilisée comme milieu liquide préféré pour la préparation des aliments complémentaires liquides faisant l'objet de la présente invention. La mélasse est communément disponible sous forme d'une solution aqueuse, et sa consistance varie de celle d'un sirop fluide à celle d'un sirop épais, dont la densité (et donc la teneur en matière sèche) varie de 500 à 900 Brix.La mélasse peut être de n'importe quel type de mélasse contenant du sucre et dispon-ible dans le commerce, y compris la mélasse de sucre de canne ou les mélasses noires, ainsi que des produits analogues. Ces mélasses contiennent des quantités non négligeables de sucres, qui constituent pour les animaux une source importante de substances nutritives ornaniques, ainsi qu'une source d'hydrates de carbone. C'est pourquoi la portée de la présente invention ne saurait être limitée par la nature exacte des ingrédients d'un aliment complémentaire liquide, étant donné au'à part le milieu liquide en tant qu'ingrédient primaire, il est d'usage courant d'ajouter d'autres substances afin d'améliorer les caractéristiques nutritionnelles ou fonctionnelles de l'aliment complémentaire liquide. I1 est également souhaitable d'incorporer au milieu liquide servant à la préparation de l'aliment complémentaire, une substance colloïdale telle que l'argile, comprenant de la bentonite ou de l'attapulgite, dont les doses d'emploi typiques se situent entre 0,5 et 5 % en poids, ou une gomme végétale telle que la gomme de xanthane dont les doses typiques sont de 0,025 à 0,15 m en poids, ces substances contribuant à former un aliment complémentaire liquide, épaissi de façon uniforme, et présentant la viscosité désirée.Lorsque de l'argile est utilisée dans les aliments complémentaires liquides faisant l'objet de la présente invention, il est également souhaitable de faire appel à un dispersant tel qu'un sel de type phosphate soluble-, par exemple du tripolyphosphate, du pyrophosphate, et des polyphosphates, de sodium, de potassium ou d'ammonium. Cela a pour effet d'améliorer la dispersabilité de l'argile dans le milieu liquide de l'aliment complémentaire. Les doses typiques de dispersant sont comprises entre 0,1 et 20 % en poids, par rapport à l'argile. Par ailleurs, il est souhaitable, et d'usage courant dans les milieux professionnels, d'incorporer au milieu liquide de l'aliment complémentaire des ingrédients nécessaires pour satisfaire les besoins nutritonnels de l'animal, y compris le cas échéant des grains et/ou des graines, et d'autres substances nutritives insolubles, de même qu'une source de matières azotées non protéiques telles que du biuret ou de l'urée. La dose exacte de ces substances, susceptible d'être utilisée, ne constitue pas un critère pour l'application de la présente invention, étant donné que cela dépend entièrement de l'appréciation des spécialistes en la matière, en vue de satisfaire les besoins nutritionnels de l'animal.D'autre part, sont dispersés dans le milieu liquide de l'aliment complémentaire différentes matières minérales, vitamines ou médicaments, afin de conférer à l'aliment les propriétés nutritives désirables pour les animaux. L'aliment complémentaire liquide faisant l'objet de la présente invention peut également contenir, en plus de la matière grasse acidulée décrite ci-dessus, d'autres économiseurs de la ration tels que du sulfate d'ammonium ou du phosphate de diammonium. Ces produits contribuent tous, à titre individuel, aux caractéristiques nutritives de l'aliment complémentaire liquide, et des doses typiques susceptibles d'être utilisées sont de 0,1 à 5 ç pour le sulfate d'ammonium, et de 0,1 à 5 pour le phosphate de diammonium. L'aliment complémentaire liquide faisant l'objet de la présente invention peut être fourni directement au bétail, et limitera ainsi la consommation d'aliments, sans qu'il y ait besoin d'équipements spéciaux en vue de rationner à un niveau déterminé la fourniture de l'aliment complémentaire aux animaux.La présente invention n'exclut pas la possibilité de mélanger l'aliment complémentaire liquide décrit avec d'autres aliments complémentaires à l'étant sec, ou différentes sources de fourrages grossiers, qui peuvent alors être fournis au bétail. Aux fins d'une divulgation complète et entière, les exemples suivants sont présentés afin d'illustrer la présente invention plutôt que d'en limiter les formes de réalisation. Exemple I quatre lots séparés d'un aliment complémentaire liquide ont été préparés, et identifiés par les lettres A, B, C et D. Les aliments complémentaires B, C et D ont contenu des doses variables d'une matière qrasse acidulée, préparée en prenant 906 kg de suif animal comestible décolorable, et en y ajoutant 10 m en poids d'acide chlorhydrique concentré (36 HC1). Ce mélange a été chauffé pendant 120 minutes jusqu'à atteindre une température de 1270C, pour ensuite être maintenu à cette température pendant une durée de 3 heures. Ensuite, la matière qrasse acidulée a été neutralisée à un pH de 5,0 à l'aide d'hydroxyde de sodium. La matière grasse acidulée a été ajoutée aux aliments complémentaires B, C et D dans les proportions indiquées dans le tableau ci-dessous. L'aliment complémentaire A a servi de témoin, et n'a contenu que 5 w en poids d'une matière grasse animale non acidulée. Aliment complémentaire A B C D (témoin) Inqrédients en en poids) Polyphsophate d'ammonium 6,4 6,4 6,4 6,4 Carbonate de calcium 4,0 4,0 4,0 4,0 Argile attapulgite 1,5 1,5 1,5 1,5 Urée 3,0 3,0 3,0 3,0 Mélasse 69,59 - 66,59 68,59 70,59 Eau 10,0 10,G 10,0 10,0 Vitamines et substances minérales 0,21 0,21 0,21 0,21 Hydroxyde de sodium à 50 nn 0,30 0,30 0,30 0,30 Matière grasse acidulée - 8,n 6,0 4,0 Matière grasse animale (non acidulée) 5,0 - - Les aliments complémentaires liquides indiqués dans le tableau ci-dessus ont été préparés en mélanqeant de la mélasse, de l'eau, et une solution d'hydroxyde de sodium, qui ont été mélangés pendant 15 secondes ; ensuite il a éty ajouté du polyphosphate d'ammonium, et l'on a continué à mélanqer pendant JO secondes supplémentaires. L'argile attapulgite a alors été ajoutée, et mélangée aux autres ingrédients pendant 2 minutes, avant l'incorporation de l'urée à l'état sec, suivie d'un malaxage pendant 1 minute. Ensuite a été ajoutée la matière grasse acidulée ou, dans le cas de l'essai témoin, la matière grasse non acidulée, et il y a eu malaxage pendant 5 secondes avant d'ajouter enfin les vitamines et les substances minérales et d'effectuer un nouveau malaxage pendant 2,5 minutes supplémentaires. Les aliments complémentaires "B", "C" et "D" ont été distribués chacun pendant une période d'essai d'alimentation de deux semaines à un troupeau de six vaches, de même que l'aliment complémentaire "A" qui a servi de témoin. Les aliments complémentaires ont été à la disposition du bétail dans un récipient ouvert, en libre service. La consommation moyenne s'est avérée être la suivante Essai d'alimentation N0 1 Aliment complémentaire Consommation (kg par tête de bétail et par jour) A (témoin) 3,94 B 0,76 Essai d'alimentation NO 2 Aliment complémentaire Consommation (kg par tête de bétail et par jour) A (témoin) 5,21 C 0,75 Essai d'alimentation NO 3 Aliment complémentaire Consommation (kg par tête de bétail et par jour) A (témoin) 6,75 D 1, 18 I1 va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées à la composition et au procédé décrits, sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Composition de complément alimentaire liquide pour le bétail, ayant pour effet de limiter 12 consommation, composition caractérisée en ce qu'elle comprend un milieu liquide à base d'hydrates de carbone, contenant une dose de matière grasse acidulée ayant pour effet de limiter la consommation, l'acidulation de la matière grasse ayant été effectuée avec un acide à une température d'au moins 1040C environ. 2. Composition selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'acidulation a été effectuée à une température d'environ 1270C. 3. Composition selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'acide est un acide minéral. 4. Composition selon la revendication 3, caractérisée en ce que l'acide minéral est de l'acide chlorhydrique. 5. Composition selon la revendication 1, caractérisée en ce que la dose de la matière grasse acidulée précitée, nécessaire pour limiter l'absorption d'aliments, représente au moins 1,5 S environ du poids, de l'aliment complémentaire précité. 6. Composition selon la revendication 1, caractérisée en ce que la dose de la matière grasse acidulée précitée, nécessaire pour limiter la consommation d'aliments, se situe entre environ 2 et 8 du poids de l'aliment complémentaire précité. 7. Composition selon la revendication 1, caractérisée en ce que le milieu liquide à base d'hydrates de carbone est la mélasse. 8. Composition selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle contient des produits tels que le phosphate de diammonium, le sulfate d'ammonium, et des mélanges de ces derniers, à une dose ayant pour effet de limiter la consommation d'aliments. 9. Composition selon la revendication 8, caractérisée en ce que la dose de sulfate d'ammonium est comprise entre 0,1 et 5 % du poids de l'aliment complémentaire précitE, et en ce que la dose de phosphate de diammonium est comprise entre 0,1 et 5 X du poids de l'aliment complémentaire précité. 10. Composition de complément alimentaire liquide pour le bétail, comprenant de la mélasse, un agent dispersant, et une substance collcldale, composition caractérisée en ce qu'elle comprend aussi une dose de matière grasse acidulée ayant pour effet de limiter la consommation d'aliments, l'aciduîation de la matière grasse ayant été effectuée à une température d'au moins 1040C en vi ron. 11. Composition selon la revendication 10, caractérisée en ce que l'acidulation de la -matière grasse a été effectuée à une température d'au moins 1276C environ. 12. Composition selon la revendication 10, caractérisée en ce que l'agent dispersant est utilisé à une dose comprise entre environ 0,1 et 20 Ó en poids, par rapport à la substance colloldale précitée. 13. Composition selon la revendication 10, caractErisée en ce que la substance coîloldale est utilisée à une dose comprise entre 0,5 et 5 % du poids de l'aliment complémentaire précité. 14. Composition selon la revendication 10, caractérisée en ce qu'elle contient 0,1 à 5 v en poids de sulfate d'ammonium par rapport à l'aliment complémentaire précité, et 0,1 à 5 8 en poids de phosphate de diammonium par rapport à l'aliment complémentaire précité. 15. Procédé pour produire un aliment complémentaire liquide économiseur de la ration, procédé caractérisé en ce qu'un complément alimentaire liquide est produit à partir d'un milieu liquide à base d'hydrates de carbone, auquel est incorporée une dose de matière grasse acidulée permettant de limiter la consommation d'aliments, l'acidulation de la matière grasse ayant été effectuée avec un acide à une température d'environ 1040C au moins. 16. Procédé selon la revendication 15, caractérisé en ce que la dose du produit économiseur de la ration est d'au moins 1,5 m environ du poids de l'aliment complémentaire précité. 17. Procédé selon la revendication 15, caractérisé en ce que l'acidulation a été effectuée à une température d'environ 1270C. 18. Procédé selon la revendication 15, caractérisé en ce que l'acide est un acide minéral. 19. Procédé selon la revendication 18, caractérisé en ce que l'acide minéral est de l'acide chlorhydrique. 20. Procédé selon la revendication 15, caractérisé en ce que le milieu liquide à base d'hydrates de carbone est de la mélasse.