La présente invention concerne le traitement de produits tels que des champignons, fruits ou légumes, par application d'un procédé selon lequel on plonge lesdits produits dans de l'eau, on soumet l'eau et les produits à l'action du vide pendant un laps de temps déterminé, puis on rompt le vide et on laisse les produits séjourner dans l'eau pendant un certain temps encore avant de les soumettre à un traitement ultérieur, par exemple un blanchiment suivi de stérilisation. On a déjà proposé (brevet des E.U.A. n 2 689 182) d'exécuter en continu un tel procédé en déversant les produits dans un premier bac garni d'eau, où ils sont aspirés avec de l'eau par une conduite reliée à une pompe à vide et qui aboutit dans un bac de réesption contenant aussi, de l'eau, mais dont le niveau est maintenu inférieur à celui du premier bac. La pompe à vide ne sert en fait qu'à amorcer le siphon formé par la conduite et l'on ne peut pas, ainsi, atteindre des dépressions importantes. En outre, puisque les produits circulent avec l'eau aspirée, on ne peut pas les soumettre à l'effet de la dépression pendant une durée suffisante. La présente invention a pour but de perfectionner les appareils du genre de celui qu'on vient de décrire schématiquement en ue notamment de permettre, d'une part, d'utiliser un vide ou dépression plus poussé, et d'autre part, de régler la durée pendant laquelle les produits sont soumis à l'effet de la dépression, ainsi que celle pendant laquelle ils séjournent dans l'eau avant d'être évacués. Selon l'invention, la conduite d'aspiration de l'eau et des produits comporte une capacité auxiliaire dans laquelle la progression des produits est ralentie par rapport à celle de l'eau. On peut utiliser à cet effet un réservoir contenant un dispositif de vis sans fin dans lequel les produite sont emprisonnés mais qui laisse passer l'eau tout en délivrant les produits selon le débit voulu. Le réservoir est de préférence situé à une hauteur suffisante, compte tenu de la valeur de la dépression utilisée, pour que l'eau s'y établisse à un niveau intermédiaie, la vis pouvant alora être à are horizontal et associée à des chicanes empêchant les produits d'être entraînés par l'eau. A leur sortie de la conduite, les produits tembent de préférence dans un carrousel associé au bac de sortie et qui les oblige à séjourner dans l'eau le temps voulu avant leur utilisation. La description qui va suivre, en regard du dessin ennexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention est réalisée, les particularités qui ressortent tant du dessin que du texte faisant, bien entendu, partie de ladite invention. La figure 1 est une vue en bout d'un appareil conforme à l'invention. La figure 2 est une coupe selon II-II de la figure 1. La figure 3 est une coupe selon III-III de la figure 2. La figure 4 est une vue de détail du mécanisme de régulation de la différence de niveau d'eau dans les bacs. Dans l'exemple de réalisation représenté sur le dessin, l'appareil comporte un bac d'arrivée 1, muni de tubulures 2 et 3 permettant son remplissage et l'arrivée automatique d'eau de complément (figure 3). Un transporteur 4 sans fin, à palettes monte les champignons 5 ou autres produits à traiter pour les déverser dans un entonnoir 6. Ceux-ci sont conduits dans un tube descendant à l'aide d'un venturi 7 qui plonge dans le bac 1 et les laisse s'échapper à la base en 8. L'entonnoir 9 rassemble les champignons pour les mener dans une conduite ascendante 10 (figure 1). Le bac d'entrée 1 communique avec un bac de stockage 11 et un bac auxiliaire 12 par l'intermédiaire d'ouvertures 13 et 14 réglables ebn hauteur (figure 3). Le bac 12 est relié au bac 1 par une conduite 15 dans lequelle est intercalée une pompe 16 qui refoule du bac auxiliaire vers le bac d'entrée. La pompe 16 est entraînée par un moteur, Le niveau dans le bac 12 est maintenu constant par le moyen d'un trop plein 17 associé à une conduite 18 d'alimentation auxiliaire. Une différence de niveau de 1500 millimètres peut ainsi être réglée entre les bacs 1 et 11 (figure 3), par l'intermédiaire d'un mécanisme de vannes coulissantes formant déversoirs, combiné aux ouvertures 13 et 14 et que l'on voit mieux sur la figure 4. La vanne 19 peut obturer plus ou moins l'ouverture 13 et la vanne 20, l'ouverture 14. Ces deux vannes sont fixées d'une manière réglable, par exemple grâce à des vis et des ouvertures allongées 21, respectivement aux bras inégaux d'une fourche 22dont la tige forme une crémaillère en prise avec un pignon 23. L'arbre 24 de ce pignon, monté dans des paliers 25, est entraîné par un moto-réducteur 26 piloté par le dispositif à flotteurs 27 (au sommet de la figure 2), de façon à faire monter ou descendre les vannes 19 et 20. L'ouverture 14 est plus profonde que l'ouverture 13 et la vanne 20 plus basse que la vanne 19, de telle sorte que ce soit le bac 1 qui comporte le niveau le plus élevé. La conduite ascendante 10 aboutit à la base d'un réservoir 28 supporté par une charpente 31 à une hauteur inféricure à la colonne d'eau que équilibre la pression atmosphérique, soit moins de dix mètres, au-dessus du niveau de l'eau dans le bac 1. Le réservoir 28 est horizontal et cylindrique sur la majorité de sa longueur, comme on peut le voir sur la figure 2, et dans sa partie horizontale, est montée une vis sans fin 29 solidaire d'un arbre 30 coaxial au réservoir et relié par une transmission convenable à un moteur 32. La vis 29 s'étend sensiblement sur la totalité de la portion cylindrique du résefvoir 28. Son diamètre extérieur est inférieur au diamètre intérieur du réservoir mais dans celui-ci sur toute la longueur de la vis, sont prévues des cloisons latérales 33 (figure 1), en forme de segments de cylindres, entre lesquelles la vis peut tourner avec un minimum de jeu. En hauteur, les cloisons 33 occupent à peu près un tiers du diamètre du réservoir, leur génératrice médiane éant au niveau de l'axe commun au réservoir et à la vis 29. A la partie supérieure du réservoir 28 sont prévues des conduites 34 et 35 qui mènent, l'une, par l'intermédiaire d'un clapet de retenue, à une pompe à vide 36 qu'entraîne un moteur 37 et l'autre à une vanne 38 que l'on peut ouvrir pour rompre le vide dans le réservoir. Le réservoir 28 est encore muni à sa base d'une conduite de vidange 39, équipés d'un robinet 40. L'avant du réservoir 28 a la forme d'un tronc de cône et il se termine par une tubulure 41 raccordée à un tuyau de descente 42 (figure 2). Ce tuyau de descente se termine par un diffuseur 43 dont la partie inférieure plonge dans une cuve cylindrique 11 à axe vertical. La cuve 11 (figure 2) comporte un carrousel 44, formé d'un arbre tutulaire central 45, de cloisons radiales équidistantes 46 et d'un cylindre périphérique perforé 47 voisin de la surface latérale de la cuve 11. La face inférieure ouverte du diffuseur 43 est égale à la surface des secteurs 48 limités par deux cloisons 46 adjacentes et par les portions correspondantes de l'arbre 45 et du cylindre 47, le diffuseur étant placé de telle sorte que chaque secteur après l'autre vienne en coîncidence avec ladite face du diffuseur lorsque le carrousel tourne. Le carrousel 44 tourne dans le sens inverse des aiguilles d'une montre par rapport à la figure 3. Le bac 11 cst percé d'une ouverture 50 dont la forme correspond aussi à celle d'un secteur 48 mais qui est un peu plus courte pour tenir compte de la présence d'un déflecteur tronconique central 51 que contient le carrousel 44 (figure 2). Sous l'ouverture 50 (figure 2) est prévus une goulotte 52 terminée par un tronc de cône et une conduite 53 passant dans un venturi 54 pour évacuer les champignons sur un transporteur à mailles 55 laissant évacuer l'eau dans le bac auxiliaire 12. Une pompe 56 prend l'eau dans le bac de stockage 11 au point de raccord 57 pour pulser l'eau dans la conduite 58 au point 54 du venturi pour véhiculer eau et champignons. Il est prévu un dispositif analogue au précédent pour l'entrée des champignons ; une pompe 59 prend l'eau dans le bac auxiliaire 12 pour la pulser (figure 1) dans une conduite 60 au point 7 du venturi pour véhiculer eau et champignons. Au-dessus du bac de stockage 11 est prévu un ensemble moto-réducteur variateur 61 monté sur une charpente 62 pour permettre la rotation du carrousel 44 dans le sens de la flèche (figure 3). Le diffuseur 43 n'est pas à l'aplomb de l'ouverture 50 mais décalé d'au moins un pas en avant par repport à celleci dans le sens de la rotation du carrousel 44 (figure 3). L'appareil que l'on vient de décrire peut être utilisé comme suit : Les divers bacs et cuves étant remplis d'eau, on fait le vide dans le réservoir supérieur 28, vide que l'on maintient entre environ 10 à 20 Torr suivant la température de l'eau grâce à la pompe 36. L'eau est aspirée dans le bac 1 par la conduite ascendante 10. Elle emplit à moitié le réservoir 28 du fait de l'altitude de celui-ci, s'écoule par la tubulure 41 pour redescendre par la conduite 42 et le diffuseur 43 dans la cuve 11 d'où elle passe, par l'ouverture 50 et la conduite 55, dans le bac 12 pour retourner au bac t par la pompe 16 et la conduite t5. Les produits à traie, par exemple les champinons 5, déversés dans le bac 1 et qui flottent dans celui-ci, sont entraînés dans la conduite du venturi 7 jusqu'au-dessous de l'entonnoir 9 où le courant d'eau ascendant les emporte vers le réservoir 28. Dans ce réservoir, les produits qui flottent sur l'eau sont maintenus prisonniers par la vis 29 et les cloisons longitudinales 33. Alors que l'eau peut circuler dans le réservoir 28 autour de la vis et des cloisons, les produits n'avancent eux, vers la tubulure de sortie 41 du réservoir, qu'au fur et à mesure que la vis en tournant les délivre. On peut ainsi obliger les produits à subir l'effet du vide pendant la durée que l'nn veut, par exemple 5 minutes. Dans la tubulure 41 et la conduite 42, la vitesse de l'eau est suffisane pour entraîner vers le bas les produits qui ont subi l'action du vide et dont la densité est de l'ordre de 0,8. En eau calme, certains produits remontent jusqu'à environ 40 centimètres par seconde. Uns vitesse da 9 à 2 mètres par seconde dans la conduite 42 donne de bons résultats pour les obliger à descendre. On règle cette vitesse au moyen de la différence de niveau dans les bacs 1 et 11, différence que l'on maintient à 1,50 mètre environ, par exemple. Dans la conduite 42, les champignons s'hydratent peu à peu et leur densité s'accroît pour atteindre 1,05 environ. Ils parviennent au diffuseur 43, où la vitesse de l'eau décroît au fur et à mesure que la section de passage augmente, puis tombent dans les alvéoles 49 du carrousel 44. La vitesse de ce dernier est réglée de telle sorte que les produits séjournent dans la cuve 11 pendant le temps voulu, par exemple une heure. Les produits sortent du carrousel 44 lorsque l'alvéole 49 dans lequel ils se trouvent passe à l'aplomb de l'ouverture 50. Ils tombent alors dans la trémie 52 qui les évacue vers le transporteur de sortie 55. L'eau absorbée par les champignons est constamment compensée par une arrivée d'eau en 3 et en 18. Il va de soi que le mode de réalisation décrit n'a été donné qu'à titre d'exemple et qu'on pourrait le modifier notamment par subetitution d'équivalents techniques, sans sortir pour cela du cadre de la présente invention. REVENDICATIONS 1. Appareil à traiter et hydrater des produits tels que des champigneas, comportant deux bacs garnis d'eau jusqu'à des niveaux différents et auxquels aboutissent les extrémités d'une conduite de siphonnage qui peut être reliée à une pompe à vide, caractérisé en ce que la conduite comporte une capacité auxiliaire dans laquelle la progression des produits aspirés est ralentie par rapport à celle de l'eau. 2. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que la capacité auxiliaire est constituée par un réservoir contenant un dispositif de vis sans fin dans lequel les produits sont emprisonnés mais qui laisse passer l'eau en ne délivrant les produits que selon le débit voulu. 3. Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce que le réservoir est situé à une hauteur telle, par rapport à la valeur de la dépression qui y règne, que le niveau d'eau s'y établisse à une valeur intermédiaire, la vis sans fin étant rotative à axe horizontal et associée à des chicanes empêchant les produits d'être entraînés par l'eau. 4. Appareil selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'axe de la vis est situé sensiblement au niveau de l'eau, les chicanes étant constituées par des parois incurvées latérales à la vis et qui plongent dans l'eau de part et d'autre de celle-ci. 5. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la conduite aboutit au bac de réception par l'intermédiaire d'un dispositif obligeant les produits à séjourner dans l'eau. 6. Appareil selon la revendication 5, caractérisé en ce que le dispositif obligeant les produits à séjourner dans l'eau comporte un carrousel présentant les alvéoles qui viennent successivement en regard de la sortie de la conduite et d'un orifice d'évacuation des produits. 7. Appareil selon la revendication 6, caractérisé en ce que la sorte de la conduite s'effectue au moyen d'un diffuseur dont la section de sortie a une forme adaptée à celle des alvéoles. 8. Apparcil selon l'une des Esvendications 6 ou 7, caractérisé en ce que le carrousel est à axe vertical, l'orifice d'évacuation, des produits étant situé sous le carrousel, audessus d'une conduite d'évacuation et décalé par rapport à l'orifice de sortie du diffuseur vers l'arrière dans le sens de rotation du carrousel. 9. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 et 8, caractérisé en ce que l'introduction des produits dans la conduite s'effectue grâce à une conduite descendante associée au bac d'arrivée, et qui véhicule les produits jusqu'audessous de l'embouchure de la conduite d'aspiration. 10. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 et 9, caractérisé, en ce que le réglage de la différence de niveau des bacs s'effectue grâce à des déversoirs faisant communiquer le bac d'arrivée avec la bac d'évacuation et ce dernier avec une cuve auxiliaire à niveau constant d'où de l'eau est renvoyés au bac d'arrivée.