La fabrication de profilés en résine armée se fait à tartir de fibres de verre continues aui sont déroulées de bobines, mises en nappe et imprégnées de résine (telle que du polvester catalvsé) La nappe est, ensuite mise sous forme d'un faisceau à section cvlin- drique qui est alors soumis à un traitement aui provoaue le durcissement de la résine. Quand le profilé désiré n'est pas à section cylindrique, on utilise également des rubans de mats et de tissus. Ce traitement peut être de deux types différents Le premier consiste, après avoir donné au faisceau imprégné sa section définitive, à le chauffer en le faisant passer dans un four long. Ce procédé a l'avantage d'être économicrue mais il a l'in convénient d'être lent et de ne pas donner au profilé une homogé- néité suffisante. En effet, la vitesse de défilement du faisceau dans le four est relativement faible car, sinon, le chauffage serait insuffisant et trop superficiel. De toutes façons, ce chauffage extérieur provoque obligatoirement une différence de temnérature entre la surface externe du profilé et sa partie interne. La zone superficielle durcit donc d' abord et s'oppose au transfert de chaleur vers l'intérieur. De tolus, cette zone superficielle tend à s'écarter de la partie interne et l'on ne peut obtenir un durcissement "à coeur". L'âme du profilé risque donc d'être incomplètement durcie et, car conséquent fragile. Cet inconvénient est d'autant plus grave crue rien ne révèle, extérieurement, le durcissement complet ou non du profilé. Le deuxième type de traitement consiste à soumettre le faisceau imprégné à un courant haute fréquence (VHF ou UTHF). Ce procédé a l'avantage d'être beaucoup plus rapide puisque la vitesse de défilement du faisceau peut alors être par exemple de 1 mètre à 1,40 mètre à la minute et crue le profilé est durci " coeur donc homogène. Par contre, il présente l'inconvénient d'être coûteux car les générateurs de courant à très haute fréquence sont d'un prix très élevé, qui se répercute sur le coût du profilé. La présente invention remédie à l'ensemble de ces inconvénients car il concilie les avantages des deux procédés connu sans en conserver les suintions. A cette fin, l'invention a pour objet un procédé pour la fabrication en continu de profilés en résine de polyester armée de fibres de verre, dans lequel les fibres sont imprégnées de résine catalysée, et réunies en faisceau, puis l'ensemble, amené à la section voulue, est soumis à un traitement provoquant le durcissement de la résine, caractérisé en ce que l'ensemble de fibres imprégnées de résine est d'abord mis sous forme d'un ruban plat, puis ce ruban plat est soumis à un chauffage le portant à la température de durcissement, et enfin le ruban préchauffé passe à travers des calibres devant conférer au profilé sa section définitive, un chauffage supplémentaire pouvant être prévu en aval desdits calibres, l'ensemble des organes ou les calibres seulement étant calorifugés. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description détaillée ci-après faite en référence au dessin annexé. Bien entendu, la description et le dessin ne sont donnEs qu'à titre d'exemple indicatif et non limitatif. La figure unique du dessin est un schéma de principe illustrant le procédé conforme à l'invention. En se reportant au dessin, on voit qu'avec le procédé selon l'invention, on utilise un jeu de bobines 1 dont les fibres 2 sont amenées, par un guide 3, à un dispositif 4 d'imprégnation en résine (du polyester par exemple) Ce même dispositif 4, donne au faisceau imprégné la forme d'un ruban plat Sa dont la section a, par exemple, 3 mm sur 100 mm. On a donné, en regard des différents postes du dispositif, la section du faisceau, ou du profilé obtenu selon l'invention. Le ruban Sa est amené à un four 6 (ou plaques chauffantes) qui le chauffe à une température de l'ordre de 60 à 65 C. râce à sa forme, le ruban est chauffé "à coeur" de sorte que le durcissement qui er#résulte intéresse toute sa masse. A la sortie du four 6, le ruban Sa passe dans une série de filières calibrées 7 dont une seule est représentée au dessin, qui lui donnent la section voulue. L'ensemble des organes est placé dans une enceinte relativement close afin de limiter ces pertes de chaleur, ces filières 7 peuvent être elles-mêmes calorifugées. En sortant des filières 7, le ruban Sa est devenu un profilé 5b dont on est assuré de la parfaite homogénéité puisqu'il a été chauffé (et donc durci) à coeur". De plus, l'action de la chaleur se poursuivant hors du four 6, ou au-delà des plaques chauffan tes jusqu'à la sortie des filières 7, on peut adopter une vitesse de défilement de l'ordre de 1 m par minute, bien que l'on utilise un durcissement thermique aui n'est pas obtenu par induction mais par rayonnement. Par rapport aux installations classiques autres que par induction, le seul élément supplémentaire est le jeu de filières 7 dont le prix est modique et a peu d'incidence sur le coût de fabrication, le four 6 étant lui-même de bien moindre longueur et donc moins coûteux. Il peut d'ailleurs être plus avantageux d'utiliser non pas un four au sens habituel, mais des plaques chauffantes entre lesquelles défile le ruban de sorte que le chauffage se fait en grande partie par rayonnement. On a donc, à la fois, les avantages du traitement thermiaue par rayonnement (bon marché) et les avantages du traitement par courant VHF ou UHF (homogénéité et vitesse). Les filières 7 étant courtes, il y a peu de frottements et la traction du profilé est aisée. L'invention n'est pas limitée au seul mode de réalisation décrit et représenté mais en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS Procédé pour la fabrication en continu de profilés en résine de polyester armée de fibres de verre, dans lequel les fibres sont imprégnées de résine catalysée, et réunies en faisceau, puis l'ensemble, amené à la section voulue, est soumis à un traitement provoquant le durcissement de la résine, caractérisé en ce que 1' ensemble de fibres imprégnées de résine est d'abord mis sous forme d'un ruban plat, puis ce ruban plat est soumis à un chauffage le portant à la température de durcissement, et enfin le ruban pre- chauffé passe à travers des calibres devant conférer au profilé sa section définitive, un chauffage supplémentaire pouvant être pré- vu en aval desdits calibres, -l'ensemble des organes ou les calibres seulement étant calorifugés.