La prés.#nte invention concerne une installation de distillation capable de traiter de grandes quantités de liquide. Comme cette installation convient particulièrement bien au dessalement de l'eau de mer on la décrit dans une telle application sans cependant que l'invention soit limitée par la nature du liquide traité. Il existe un certain nombre de procédés permettant le dessalement de l'eau de mer. Cependant, le prix du dessa- lement de l'eau est actuellement, quel que soit le procédé utilisé, beaucoup trop élevé pour garantir ule utilisation très importante. Le problème de la production d'eau de mer dessalée à un prix comperable à celui de l'eau douce d'autres sources reste entier. Le prix du dessalement de l'eau de mer est déter- miné par les investissements nécessaires à l'installation de dessalement, pa, le type et la quantité d'énergie consommée ainsi que par la main-d'oeuvre et la matière nacessairs au fonctionnement et à l'entretien de l'installation. L'invention permet de réduire très fortement ces divers postes de dépense Selon l'invention, les pris d'investissement et de fonctionnement sont réduits par simplification de la corstruction et élimination de la plus grande partie des tuyauteries et d'un grand nombre de pompes, de vannes et d'autres accessoires jusqu'à présent nécessaires.De plus, l'installation est destinee à utiliser de la vapeur d'eau à basse pression et à faible prix, et cette consommation est elle-m#me rendue minimale grâce à des coefficients élevés de transfert de chaleur et à la consommation minimale d'énergie pour le %#page et le fonctionnement des appareils auxiliaires. Le dessalement de l'eau de mer peut titre réalisé par consommation de ressources telles que de l'énergie, du cuivre, de l'acier et de la main-d'oeuvre. Les installations importantes de dessalement de l'eau de mer nécessitent des quan-- tités énormes de tubes d'alliage de cuivre. L'invention permet de réduire cette consomma--ion de matières naturelles, notamment du cuivre qui est Mare. Comme certains procédés connus, la distillation de l'invention met en oeuvre le principe de plusieurs effets, la vapeur produite dans un étage ou effet étant utilisée pour ltévaporation de liquide supplémentaire dans un effet suivant. Cependant, la disposition et la configuration originales des installations de l'invention assurent d'importantes économies de réalisation, de fonctionnement et d'entretien. On obtient des réductions importantes en investissement et en coft de fonctionnement par rapport aux installations classiques en utilisant l'installation verticale de distillation à plusieurs effets décrite dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 3 499 827. L'invention permet une réduction supplémentaire en investissement et accrott le rendement de travail par réduction des pertes par radiation par rapport à une telle installation. Les avantages de l'ins- tallation décrite dans le brevet précité sont essentiellement dus à l'utilisation de plusieurs effets ayant chacun des tubes horizontaux de vapeur disposés pratiquement verticalement les uns au-dessus des autres.Malheureusement, l'utilisation d'une disposition verticale d'un nombre suffisamment important d'effets pour l'obtention du rendement nécessaire de travail nécessite un appareil très haut, très coûteux à réaliser, peu commode à entretenir, d'aspect peu agréable et vulnérable aux tremblements de terre, aux typhons et aux autres perturbations naturelles. Les inconvénients de la hauteur excessive peuvent autre supprimés par utilisation d'une série de modules verticaux à plusieurs effets disposés côte à côte en parallèle cependant, le rendement d'une telle installation est nettement réduit par rapport à celui qu'on peut obtenir avec une seule colonne verticale ayant un nombre équivalent d'effets, à moins que tous les effets ne travaillent en série, gracie à la disposition de nombreuses pompes. De telles pompes accroissent la quantité nécessaire de tuyauteries, donc des investissements nécessaires, l'énergie consommée et les prix d'entretien. L'invention concerne une installation de distillation à plusieurs effets, présentant des avantages de rentabilité par rapport à l'installation décrite, et ayant simultanément une hauteur relativement faible pour une installation ayant un grand nombre d'effets. Plus précisément, l'invention met en oeuvre plusieurs-effets étagés verticalement et satisfaisant aux équations thermodynamiques permettant l'ob- tention d'un rendement élevé. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront mieux de la description qui va suivre, faite en référence aux dessins annexes sur lesquels - la figure 1 est un schéma représentatif d'une installation de dessalement selon l'invention, les traits pleins représentant les circuits de liquide d'alimentation, les traits interrompus les circuits de produit et les traits mixtes les circuits de vapeur - la figure 2 est une vue externe d'un exemple d'installation de dessalement selon l'invention - la figure 3 est une coupe horizontale suivant la ligne 3-3 de la figure 2 de deux exemples d'effets ; et - la figure 4 est une coupe longitudinale schématique de deux tels effets ainsi que d'une partie d'un troisième, suivant la ligne 4-4 de la figure 3. La figure 1 est un schéma d'une installation comportant quatre effets et choisie à titre purement illustratif. Dans une installation, on peut utiliser un grand nombre d'effets sans sortir du cadre de l'invention. il faut noter qu'on peut donc augmenter ou réduire le nombre d'effets, en fonction des conditions et des impératifs locaux, lorsque l'installation doit être montée et utilisée. En général, si on augmente le nombre d'effets, on accroît les investissements et on réduit les chats de fonctionnement, notamment la quantité nécessaire d'énergie. Aussi, lorsque les coûts de construction sont élevés alors que l'énergie est peu conteuse, il est plus économique d'utiliser un petit nombre d'effets qu'un grand nombre, alors qu'inversement, si l'énergie revient cher, il peut entre souhaitable d'utiliser un nombre accrt d'effets malgré l'augmentation des investissements. Ainsi, le nombre d'effets utilisés peut varier par exemple entre quatre et vingt. La figure 2 représente un exemple d'installation de dessalement comprenant deux séries de cinq effets chacune, l'ensemble ayant une configuration cylindrique rendant minimales les pertes par radiation et réduisant le prix de la construc tion. La résistance élevée due à la réalisation géométrique sous forme cylindrique permet l'utilisation de matières relativement minces et peu coûteuses en comparaison de celles qu'on utilise pour la réalisation des ensembles classiques. La configuration cylindrique réduit aussi la surface d'irradiation pour un volume contenu donné, par rapport aux enceintes classiques en forme de botte. Les effets séparés de l'installation représentée sur les dessins sont identiques ou pratiquement identiques et comprennent chacun un faisceau de tubes horizontaux 1 de vapeur placés entre des plaques 2 et 3 distributrices, un distributeur 4 de liquide d'alimentation, par exemple d'eau de mer à évaporer, sur les faces externes des tubes 1, et un collecteur 5 de la partie qui ne s'est pas évaporée du liquide introduit. Les tubes 1 sont placés entre une chambre 6 de distribution de vapeur disposée en avant de l'ensemble et une chambre 7 collectrice de condensat placée à l'arrière. Bien que les tubes soient en général horizontaux, ils peuvent entre légèrement inclinés vers le bas et à l'arrière de manière à faciliter l'évacuation du condensat.Le ro du distributeur 4 est de répartir l'eau de mer ou le liquide à évaporer uniformément sur les faces externes des tubes 1. On l'a représenté sous forme d'une plaque ou d'une cuve peu profonde disposée horizontalement au-dessus du faisceau de tubes et comportant des petits trous ou orifices 8 par lesquels l'eau s'égoutte ou s'écoule sur les tubes. Ceux-ci sont disposés par rapport à la plaque 4 et les uns par rapport aux autres de manière à assurer une répartitIon raisonnablement uniforme du liquide sur leur face externe. En général, le liquide tombant sur la face supérieure d'un tube a tendance à s'écouler autour de celui-ci et de s'égoutter par la face inférieure sur le tube placé au-dessous.Le débit de liquide est choisi en fonction d'autres paramètres de l'installation de manière que la vitesse et la proportion d'évaporation aient la valeur voulue, seule une partie du liquide étant évaporée dans chaque effet. Pour éviter la formation de rouille et réduire la corrosion, on utilise un débit de liquide sur les tubes 1 qui suffit à maintenir les tubes constamment humides et qui évite une con centration excessive de saumure sur les faces externes. La plaque 4 est ouverte à sa partie supérieure de manière que la vapeur produite par évaporation éclair puisse se joindre à celle produite par évaporation du liquide coulant sur les tubes 1. Le collecteur 5 est disposé au-dessous du faisceau de tubes et son rtle est de rassembler la partie de l'eau de mer ou du liquide qui ne s'est pas évaporée sur les tubes 1. On l'a représenté comme étant simplement une zone- de la partie inférieure 9 de l'effet. Un échangeur Il de chaleur est disposé à l'extérieur de la chambre 7, et il passe longitudinalement par le centre de l'effet, comme représenté sur la figure 2. La vapeur chaude provenant de la chambre 7 passe dans l'échangeur 11, et le condensat formé qui constitue le produit passe à l'effet thermodynaniquement Inférieur suivant de l'installation. Dans une variante, l'échangeur 11 peut être disposé dans la cham bre 7, par exemple sous forme de tubes en U placés sur toute la largeur de l'ensemble (non représenté).Un rôle de l'échange geur Il est de condenser la vapeur qui ne s'est pas condensée dans les tubes 1, une certaine quantité de la vapeur pouvant s'écouler sans titre condensée dans les tubes 1 et pouvant passer dans la chambre 7 pour permettre un passage de vapcur dans les tubes et faciliter ainsi l'évacuation du condensat et des gaz non condensables des tubes. Un tel rassemblement de condensat et de gaz non condensables est indésirable dans les tubes car il protè,Ce une partie de la surface du tube et réduit donc le rendement d'échange thermique des tubes.Les échangeurs Il ont pour rôle supplémentaire le préchauffage de l'eau de mer ou du liquide à évaporer, accroissant ainsi le rendement global de l'installation. Un dispositif assure le passage de l'eau de mer ou d'un autre liquide dans le distributeur 4 de l'effet le plus élevé de chacune des deux séries. Avant 1 ' introduction dans l'ensemble, l'eau de mer est préférence désaérée et neutra1isèe ou traitée d'une autre manière de façon à empocher la formation de rouille. Tout procédé classique de d#saérati-on convient Un tel procédé est décrit dans le brevet précité. L'eau d'alimentation passe dans l'installation par le conduit 14 parvenant à l'admission d'une pompe 15 entrainée par un moteur, qui assure le pompage par les conduits 16 et dans les échangeurs 17 vers le distributeur 16a de l'effet le plus élevé de chaque série, faisant passer le liquide au distributeur 4 de chacun des effets supérieurs. Pour des raisons d'économie et de rentabilité, il est souhaitable que la chaleur disponible du fait de la distillation soit utilisée pour le préchauffage du liquide avant son introduction dans les effets à la partie supérieure de chaque série. Cet échange est assuré par pompage du liquide dans les échangeurs 11.Lorsque le liquide atteint la partie supérieure des séries, il possède la température voulue, qui, pour des raisons de rendement, est habituellement de l'ordre de 1270C. Le courant d'alimentation est divisé à la partie supérieure de l'ensemble de manière qu'une partie passe avec un débit réglé dans le premier effet (effet I) de la série A et l'autre partie dans le premier effet de la série B (effet II). Dans une variante, la partie de l'eau introduite dans la série B peut passer dans celle-ci après circulation dans l'échangeur de chaleur associé à l'effet supérieur de la série B. A partir du distributeur 4 de l'effet I de la série A, l'eau de mer préchauffée circule uniformément avec un débit réglé sur les tubes 1 du premier effet. Une partie de l'eau s'évapore. L'échange thermique résultant provoque une condensation au moins partielle de la vapeur passant dans les tubes horizontaux, comme décrit dans la suite. Dans les installations verticales connues de distillation à une seule série, la disposition des effets les uns au-dessus des autres assure une relation thermodynamique directe entre les effets. Dans toutes ces installations, tous les fluides passent de l'effet supérieur aux effets intermédiaires successivement. Selon l'invention, le collecteur 5 de l'effet I est disposé au-dessous du niveau du distributeur 4 de l'effet Il le collecteur 5 de l'effet Il se trouve au-dessous du niveau du distributeur 4 de l'effet III, et ainsi de suite. De cette manière, le transfert du liquide d'alimentation par gravité d'un effet à l'autre, dans l'ordre normal est impossible. Cependant, l'invention permet le transfert de la vapeur et du condensat par gravité d'un effet à l'autre, dans l'ordre normal, par passage alternatif d'une série à l'autre comme représenté. Selon l'invention, la disposition des diverses séries d'effets maintient un rendement élevé obtenu jusqu'à présent uniquement avec les séries d'effets placés les. uns au-dessus des autres, mais les pompes de transfert de liquide d'alimentation d'un effet à l'autre sont inutiles. En effet, le nombre total d'effets voulu est divisé en plusieurs séries, par exemple 2 dans le cas représenté sur les figures 1 et 2, disposées sensiblement côte à cote. La totalité du liquide d'alimentation est divisée en un nombre de courants égal au nombre de séries et une partie est introduite dans l'effet supérieur de chacune des séries. Par exemple, dans le cas des figures 1 et 2, le liquide d'alimentation est divisé en deux parties dont l'une passe dans la série A et s'écoule par les effets I, III et V, et ainsi de suite.L'autre partie passe dans la série B et s'écoule par gravité dans les effets Il, IV et VI, etc... Bien que cette disposition permette un transfert commode du liquide d'alimentation (saumure) d'un effet à l'autre dans chaque série, si la vapeur et le condensat suivaient le même trajet que la saumure, on observerait des pertes thermodynamiques importantes du fait du mauvais rendement dû au doublement des différences de température entre les effets. Pour maintenir le rendement d'une disposition directe, un dispositif 17a de distillation éclair de saumure est disposé entre les effets de chaque série, de préférence dans un conduit de grande dimension en col de cygne comme représenté sur la figure 2, un tel conduit empêchant les retours dus aux différences de pression dans les effets. La partie de l'eau de mer qui ne s'est pas évaporée et qui a pénétré à la partie supérieure de la série A (figure 1) se rassemble dans le collecteur 5 de l'effet I et passe par un conduit 17 par un dispositif 17a de distillation éclair de saumure où la saumure chaude est distillée rapidement à la température et à la pression d'ébullition de l'effet inférieur suivant (effet Il série B). La vapeur produite passe par le conduit 18a à la chambre 6 de l'effet III. La saumure chaude non évaporée restant après la distillation dans le dispositif 17a passe par gravité dans l'effet suivant inférieur (effet III) par le conduit 18 et parvient au distributeur 4 où la saumure chaude s'évapore à la pression et à la température d'ébullition dans la région de vaporisation de l'effet.La partie non évaporée de la saumure circule dans le distributeur 4 et la vapeur produite par distillation éclair est transférée par le conduit 18a à la chambre 6 ou à l'intérieur de l'effet thermodynamique- ment inférieur suivant, où elle se combine à la vapeur produite par vaporisation de la saumurepassant sur les tubes 1.De manière analogue,la partie de l'eau introduite dans l'effet Il à la partie supérieure de la série B est partiellement vaporisée lorsqu'elle passe sur les tubes 1, et la partie non évaporée de la saumure est recueillie et évaporée par le dispositif 17a à la pression et à la température d'ébullition de l'effet inférieur suivant de la série A ; la saumure non évaporée restant alors est transférée à l'effet qui se trouve au-dessous où elle subit une distillation éclair à la température et à la pression de cet effet. De cette manière, la saumure qui ne s'est pas évaporée circule de façon parallèle de l'effet de plus élevé au dernier effet de chacune des séries. L'importance de la distillation éclair et du courant de saumure qui s'écoule entre les effets est facile à comprendre si on note que, pour obtenir la même quantité de produit avec une installation 1 à 4 effets du type représenté sur la figure 1, sans distillation intermédiaire du courant de saumure, il faut utiliser 7 à 10 SS de vapeur de plus dans le premier effet et de grandes surfaces d'évaporation dans chaque effet., ou accroître le nombre total d'effets à 5 ou éventuellement 6, dans le cas d'une installation classique. L'écoulement de l'eau d'un effet au suivant est assuré par gravité et par la différence de pression qui existe du fait que les effets successifs travaillent à des températures et à des pressions de plus en plus faibles. En conséquence, aucune pompe n'est nécessaire pour le passage de l'eau d'un effet au suivant. Pour que le débit d'un effet à l'autre soit maintenu, et que la différence de pression voulue entre les effets successifs soit conservée, une vanne 19 est disposée dans chaque conduit 17 allant du collecteur 5 de chaque effet au distributeur 4 du suivant. Pour éviter la formation de la rouille dans les éléments d'évaporation de l'installation, il est préférable de ne pas évaporer l'eau de mer totalement, et il est en conséquence courant d'introduire une quantité légèrement en excès d'eau d'alimentation par rapport à la quantité d'eau produite, de manière que les tubes 1 soient toujours hi nides. Les rapports du liquide d'alimentation au produit, compris entre 1,5 et 50 ou plus, suivant la composition et la salinité de la charge, sont normaux. La quantité de liquide nécessaire pour que les tubes restent humides est très faible avec une telle configuration, et peut être maintenue sans qu'il faille recycler le liquide d'alimentation.Dans le cas d'ensembles de distillation à tubes verticaux, à effets multiples et à charge assurée par pompage, la nécessité de maintenir les surfaces d'évaporation soigneusement recouvertes de charge pose un problème important de rentabilité et de fiabilité, car ces installations sont tributaires du fonctionnemcnt de pompes mécaniques de recyclage ou de circulation d'un effet à l'autre et de la nécessité de la circulation de grands volumes d'eau d'alimentation destinée à maintenir les tubes d'évaporateur à l'état humide. Du fait de l'évaporation dans chacune des phases successives de l'installatIon, l'eau se concentre de plus en plus. La saumureco-ncen;rée restant après traitement dans les effets inférieurs de chaque série peut être envoyée dans la mer, utilisée pour la production de sel, etc... La saurure concentrée recueillie dans le collecteur 5 de l'effet inie- rieur de la série A est déchargée après distillation éclair et séparation de la vapeur dans l'évporateur 17a. La sai###ure concentrée de la érine B est évacuée du collecteur 5 de l'ef- fet inférieur de la série B par une tuyauterie 20 fondant déversoir de saumure. L'énergie nécessaire à l'évaporation de l'eau de mer dans les effets successifs est transmise par une source convena- ble d'énergie; Dans l'installation représentée sur les figures 1 à 4, énergie est transmise sous forme de vapeur d'eau à faible pression parvenant dans le premier effet par un conduit 21. La vapeur d'eau peut provenir par exemple d'une chaudière convenable 20 ou de l'échappement d'une turbine à vapeur utilisée pour la création d'énergie électrique ou à un autre effet. La tuyauterie d'alimentation 21 en vapeur est reliée à la chambre 6 de vapeur du premier effet et répartit la vapeur dans les tubes horizontaux 1,où elle se condense du fait de la circulation d'eau de mer à faible température à l'extérieur des tubes comme décrit précédemment. Le condensat est recueilli dans la chambre 7 et évacué par un conduit 22; par exemple vers l'admission d'eau de la chaudière destinée à créer la vapeur. Dans une variante, le condensat peut être introduit directement par une tuyauterie dans la chambre 7 de l'effet thennodyna- miquement inférieur suivant où il s'évapore par distillation éclair à la température et à la pression régnant dans la chambre. Le condensat peut aussi subir une distillation éclair dans une chambre de distillation de produit et la vapeur formée peut être combinée à la vapeur qui circule dans les tubes 1 de l'effet thermodynamiquement inférieur suivant, le condensat restant passant directement par gravité dans la cham- bre 7 de l'effet thermodynamiquement inférieur suivant. La vapeur créée dans le premier effet par évaporation d'une partie de l'eau de mer circulant dans les tubes 1 est recueillie dans la chambre 23 sur le ctté du faisceau de tubes et s'écoule par un passage 24 muni de cloisons et l'échangeur 11 jusqu'à la chambre 6 de l'effet thermodynamiquement inférieur suivant de l'autre série. Dans une variante, pour éviter la formation d'un brouillard de contamination passant d'un effet au suivant, la vapeur peut passer dans un dispositif de retrait de brouillard placé dans le passage 94 ou sur le côté du faisceau de tubes.Comme la chambre 23 qui rassemble la vapeur est disposée sur toute la hauteur et toute la longueur du faisceau, il reste un espace convenable pour-la mise en place de dispositif de retrait de brouillard à grande surface, permettant un écoulement à vitesse raisonnable. De tels dispositifs de retrait de brouillard sont formés de toute matière convenable, par exemple de fibres de verre ou d'une matière filamentaire, notamment en métal ou en matière plastique, créant une surface importante de contact. La vapeur créée dans chaque effet par évaporation d'une partie de l'eau d'alimentation passe alors à l'intérieur des tubes horizontaux 1 de l'effet thermodynamiquement infé- rieur suivant, où elle est au moins partiellement condensée et évapore ainsi une quantité supplémentaire de l'eau de mer. Lorsque la pression de travail diminue dans les effets successifs, le volume de vapeur croit de façon correspondante pour le m#me poids. Comme la vapeur s'écoule dans des chambres et dans des passages 24 relativement importants, un volume relativement important de vapeur peut être logé sans perte excessive due à l'écoulement limité. Cependant, dans le cas d'un grand nombre d'effets successifs, il peut être souhaitable d'accroître le volume des derniers effets, de préférence en accroissant de façon correspondante la dimension des tubes de vapeur et des faisceaux de tubes.Bien qu'il soit idéal d'augmenter le volume de chaque effet en proportion, on réalise des économies sur la construction en réalisant des groupes d'effets identiques et en augmentant le volume des effets successifs par palier et non pas de façon continue. La vapeur produite dans les dispositifs 17a par distillation éclair de saumure chaude retirée de chacun des effets, sauf du dernier, contient encore une quantité considérable de chaleur et doit être introduite dans le dernier effet thermodynamiquement inférieur pour maintenir un rendement élevé. Cette vapeur passe dans tous les effets sauf le dernier à partir d'un dispositif 17a par un court conduit qui débouche dans la chambre 6 de l'effet suivant thermodynamiquement inférieur. Le condensat dA à la condensation de la vapeur dans les tubes 1 de chaque effet est recueillie dans la chambre 7 de l'effet correspondant. Dans chaque effet, le condensation de vapeur dans les tubes 1 est de préférence incomplète de manière qu'une partie de la vapeur passe dans les tubes et dans la chambre 7. La vapeur favorise l'évacuation du condensat des tubes et évite l'accumulation de condensat et de gaz noncondensables qui peuvent réduire la surface efficace des tubes. La partie non condensée dans les tubes 1 est condensée dans l'échangeur 11. Le condensat de la chambre 7 constitue le produit ou eau douce de l'installation et passe à une évacuation convenable de produit. Cependant, le condensat reçu dans la chambre 7 est encore très chaud et il est souhaitable d'utiliser son énergie calorifique pour accroître le rendement L'énergie calorifique du condensat peut être récupérée de toute manière convenable, par exemple à l'aide d'échangeurs de chaleur convenables. Dans l'exemple représenté sur les dessins, la chaleur du condensat assure une nouvelle évaporation d'une partie du condensat de manière à créer de la vapeur supplémentaire. Ainsi, le condensat recueilli dans la chambre 7 de I'effet Il passe par un conduit 28, de préférence en col de cygne, de manière à éviter son soufflage, dans la chambre 7 de l'effet III.Le courant de condensat est convenablement réglé par exemple par une vanne 30 de manière qutil existe la différence voulue de pressions entre les chambres. Dans une variante, comme représenté schématiquement sur la figure 1, le produit peut passer par le conduit 29a à un réservoir séparé 29 où l'évaporation assure le passage du condensat à la température et à la pression de l'effet thermodynamiquement inférieur suivant La vapeur produite passe par le conduit 29c vers la chambre 6 et le produit passe par le conduit 29c vers la chambre 7 de l'effet suivant. La température du condensat diminue ainsi successivement, car chaque effet travaille à une température inférieure à celle du précédent. Le condensat circule donc par gravité d'un effet au suivant et est évacué du dernier effet par un conduit 33 à un condenseur final 26. La vapeur produite dans la chambre d'évaporation de l'effet le plus bas au point de vue thermodynamique et la -vapeur produite dans les dispositifs 17a de effet le plus bas de toutes les autres séries passent par des conduits 33 au condenseur 26 où les courants combinés de vapeur et le condensat du produit sont refroidis et liquéfiés, en relation d'échange thermique avec un fluide froid, de préférence l'eau d'alimentation, avec un excès d'eau de mer. Cet excès est simplement renvoyé à la mer ou jeté, et l'eau produite accumulée passe du condenseur à la canalisation 35 et à un emplacement d'utilisation ou de stockage. Dans une installation de distillation d'eau de mer, comme certains des effets au moins travaillent normalement à une pression inférieure à la pression atmosphérique, il est pratiquement impossible d'éviter l'entrée d'une petite quantité d'air ou d'autres gaz qui ne sont pas condensables aux pressions et aux températures de l'installation. Il n'est pas rentable habituellement de retirer la totalité de L'air de l'eau d'alimentation avant qu'elle ne passe dans l'évaporateur du premier effet. L'air et les autres gaz non condensables sont indésirables car ils réduisent le rendement de l'ensemble. Aussi, il est solSlaitable de retirer les gaz non condensables pour éviter leur accumulation. Ce retrait peut être assuré par un dispositif classique, par exemple un dispositif ~l'eva- cuation par évaporation du type décrit dans le brevet précité. Il faut noter que 1' ensemble est normalement en- fermé dans une enveloppe ou un boîtier convenable, de jréfé- rence étanche et hermétique et isolé thermiquement de manier convenable, l'accès à l'inf:érieur de l'ensemble étant cependant possible. Habituellement, les effets sont disposés aussi près que possible les uns que les autres, tout en doernant un accès raisonnable an vue de l'entretien, de manière que les pertes thermiques et le prix des canalisations soient minnmnalx. Bien qu'on ait représenté sur les dessins d s vannes pour la connande des débits et des pressions, il faut noter qutune fois fixés les caractéristiques e-;; les paralaètr*s de fonctionnement, le réglage n1 est pas nécessaire habituellement. Aussi, peut-on remplacer le cas échéant les vannes par d'autres dispositifs convenables de réglage de débit, par exemple des orifices calibrés. De plus, on peut disposer le cas échéant des vannes et des dispositifs de coirmande supplémentaires. La figure 1 représente à titre d'exemnle un sciléma simplifié du fonctionnement d'une installation de dessalement selon l'invention. Il faut noter qu'en pratIque on utilise un nombre d'effets supérieur à celui représenté pour des raisons de rendement obtenu. Comme on peut ajouter autant d'effets supplémentaires qu'on le veut, le seul impératif est le maintien des relations physiques et thernodynamiques assurant le fonctionnement décrit d'un effet à l'autre. Il faut aussi noter que, à part les considérations pratiques, il n'y a pas de limite au nombre de séries qu'on peut utiliser, dans la mesure où les diverses relations citées sont maintenues entre les séries et entre les effets de chaque série, dans l'ordre décroissant des températures et des pressions de travail. Le rendement thermodynamique obtenu selon l'invention n'est modifié que par le nombre total d'effets, malgré l'utilisation de courants séparés de saumure, et il n'est pas modifié par le nombre de séries utilisées. -Il est bien entendu que l'invention nta été décrite et représentée qu'à titre d'exemple préférentiel et qu'on pourra apporter toute équivalence technique dans ses éléments constitutifs sans pour autant sortir du cadre de l'invention. REVE#JDICATI0NS 1. Installation de distillation, caractérisée en ce qu'elle comprend plusieurs effets disposés à diverses hauteurs, les uns au-dessus des autres dans deux séries séparées au moins, chacun des effets comprenant une chambre d'évaporation, une chambre collectrice de condensat, un distributeur de vapeur, plusieurs tubes de vapeur débouchant du distributeur dont ils dépassent, les tubes étant pratiquement horizontaux dans la chambre d'évaporation et débouchant dans la chambre collectrice de condensat, un distributeur de liquide d'alimentation dans la chambre d'évaporation, le distributeur étant destiné à répartir le liquide d'alimentation à la surface externe des tubes, et un dispositif collecteur placé sous les tubes de manière à accumuler le liquide non évaporé, un ensemble de pompage du liquide d'alimentation à distiller dans l'effet su périeur de chaque série, un premier dispositif de dis-tillatio éclair relié au dispositif collecteur et destiné à évaporer une partie du liquide accumulé non évaporé de manière à reluire sa température et sa pression à la température d'ébullition de l'effet thermodynamiquement inférieur suivant de ltins- tallation, un dispositif de transfert de la vapeur du premier dispositif de distillation éclair au distributeur de vapeur ou à la chambre collectrice de condensat de effet inférieur suivant de l'installation, un second dispositif de distillation éclair destiné à réduire la température et la pression du liquide non évaporé provenant du premier dispositif de distillation éclair à la température et à la pression d7ébul- lition de l'effet placé juste au-dessous dans la même série, ce second dispositif de distillation éclair comprenant un dispositif destiné à transférer la vapeur résultante et le liquide non évaporé dans la chambre d'évaporation de l'effet inférieur suivant de la même série, un dispositif destiné à transmettre de la vapeur d'eau à une pression et à une é- rature choisies à la chambre de distribution de vapeur - de l'effet supérieur de l'installation, un dispositif collecteur de vapeur placé dans la chambre d'évaporation ou associé à celle-ci et débouchant dans celle-ci et destiné à recueillir la vapeur produite par évaporation du liquide passant sur les tubes de vapeur, et un dispositif, présent dans tous les effets sauf le plus bas et destiné à transférer la vapeur accumulée dans le dispositif collecteur de vapeur de l'effet thermodynamiquement inférieur suivant dans l'installation. 2. Installation selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comprend un dispositif d'échange thermique dans au moins un effet de chaque série, ce dispositif étant destiné à placer la vapeur créée dans la chambre d'évaporation en relation d'échange thermique avec le liquide qui pénètre de manière à chauffer celui-ci avant qu'il soit introduit dans l'effet supérieur de ladite série. 3. Installation selon la revendication 1, caractérisée en ce qutun dispositif de distillation éclair de condensat d'un effet au moins évapore au moins une partie du condensat liquide accumulé dans la chambre de condensation et conduit la vapeur ainsi produite au distributeur de vapeur de l'effet thermodynamiquement inférieur suivant de l'installation. 4. Installation selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comprend un condenseur du produit final, un dispositif de transfert de la vapeur de la chambre d'évaporation de l'effet inférieur au condenseur de produit, un dispositif de transfert de vapeur produite dans le dernier dispositif d'évaporation éclair dans l'effet le plus bas de chaque série, sauf celui qui est l'effet le plus bas de l'installation, vers le condenseur de produit, et un dispositif placé dans le condenseur de produit et destiné à disposer la vapeur en relation d'échange thermique avec un fluide de refroidissement. Installation selon la revendication 6 caractérisée en ce qu'une partie au moins du fluide de refroidissement est formé par le liquide qui constitue la charge. 6. Procédé d'évaporation d'une solution, à l'aide d'une installation d'évaporation à plusieurs effets, comportant des chambres de distillation de vapeur d'effets successifs empilés les uns sur les autres en au moins deux séries séparées, la pression d'ébullition décroissant du sommet à la base, ledit procédé étant caractérisé en ce qu'il comprend la séparation du liquide en un nombre de courants égal au nombre de séries séparées et le passage des courants par gravité d'un effet à l'autre de chacune des séries, après une première réduction de la température et de la pression du liquide circulant dans les effets par évaporation éclair à la température et à la pression d'ébullition de l'effet thermodynamiquement inférieur suivant de l'installation, puis la mise en relation d'échange thermique de la vapeur résultante avec la solution introduite dans l'effet inférieur suivant de l'installation, de manière qu'une partie de la solution introduite s'évapore, ou la com binaison de la vapeur résultante avec la vapeur produite par évaporation de la solution introduite dans l'effet thermody namiquement inférieur suivant de l'installation, et enfin la réduction de la température et de la pression du liquide restant non évaporé à la température et à la pression de 11 effet inférieur suivant de la série, soit avant soit après intro duction dans la zone d'évaporation de l'effet inférieur suivant. 7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que la vapeur produite dans la chambre d'évaporation d'au moins certains des effets est transférée à l'effet thermodynamique ment inférieur suivant de l'installation de manière à assurer l'évaporation d'au moins une partie du liquide de charge cir culant dans cet effet. 8. Procédé selon la revendication 6 , caractérisé en ce que le liquide produit par condensation de vapeur créée par ; évaporation du liquide introduit dans au moins certains des effets est transféré dans la région collectrice de produit de l'effet thermodynamiquement inférieur suivant de l'ins tallation. 9. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce = que le liquide produit par condensation de la vapeur créée par évaporation du liquide dans au moins certains des effets est évaporé à la température et à la pression d'ébullition de l'effet thermodynamiquement inférieur suivant de l'ins tallation, le liquide produit restant non évaporé étant trans féré dans le zone collectrice de produit de l'effet inférieur suivant et la vapeur ainsi produite étant transférée dans l'effet inférieur suivant et placée en relation d'échange thermique avec le liquide dans cet effet, de manière à assurer l'évaporation d'au moins une partie du liquide circulant dans ; cet effet. 10. Procédé d'évaporation d'une solution de charge dans une installation d'évaporation à plusieurs effets ayant des chambres de distillation de vapeur d'effets successifs empilés les uns au-dessus des autres en deux séries séparées au moins, les pressions d'ébullition diminuant du haut en bas, ledit procédé étant caractérisé en ce qu'il comprend la séparation de la solution en un nombre de courants égal au nombre de séries séparées, chaque courant circulant par gravité de l'effet supérieur à I'effet inférieur de chaque série, l'évaporation d'une partie du courant d'alimentation dans chaque effet de l'installation par mise en relation d'échange thermique de la solution avec de la vapeur d'eau chaude, de manière à assurer la production de vapeur et le chauffage simultané de la solution ainsi que la condensation d'au moins une partie de la vapeur d'eau, la réduction de la température et de la pression de la solution circulant entre au moins certains effets par évaporation à la température et à la pression d'ébullition de l'effet thermodynamiquement inférieur suivant de l'installation, le transfert de la vapeur à l'effet inférieur suivant dans la série et la mise en place d'au moins une partie de cette vapeur en relation d'échange thermique avec la solution circulant dans l'effet, en permettant à la partie non évaporée de la solution de circuler dans la zone d'évaporation de l'effet inférieur suivant de la même série, le transfert de la vapeur produite par évaporation de la solution d'un effet au suivant de manière à réduire la température et la pression d'ébullition et à placer la vapeur en relation d'échange thermique avec la solution circulant dans les effets, la mise de la solution qui pénètre en relation d'échange thermique avec la vapeur présente dans au moins certains effets, de manière à accroître la température de la solution avant son introduction dans l'effet supérieur de chaque série, l'accumulation et le transfert de la vapeur non condensée du condensat de cette vapeur placée en relation d'échange thermique avec la solution, d'un effet à l'autre dans l'ordre des températures et des pressions décroissantes d'ébullition, et le rassemblement de la vapeur et du condensat de l'effet inférieur de l'installation et leur mise en relation d'échange thermique avec un fluide de refroidissement, de manière qu'il forme le liquide produit.