La présente invention se rapporte, d'une manière générale, aux installations de coulée continue et plus articulièrement à des agencements de fours, de grues et de machines de coulée continue appropriées pour améliorer la commodité et le rendement de l'exploitation de telles installations. Plus précisément, la présente invention se rapporte à une installation de coulée qui est toute entière contenue dans un unique atelier et est munie d'une grue à pont tournant conçue pour transporter des poches de transport de métal liquide à partir d'un ou de plusieurs fours de fabrication d'acier Jusqu'd une ou plusieurs machines de coulée continue. Les installations de coulée continue Actuelles comprennent, en général, deux ateliers adjacents dont l'un est appelé l'atelier à poches et dont l'autre est appelé l'atelier de coulée. Chaque atelier est muni de sa propre grue à pont roulant qui se déplace suivant sa propre paire de rails, les deux paires de rails étant parallèles entre elles. Les paires de rails sont espacées ldgbrement l'une de l'autre pour permettre à chacune des deux grues de se déplacer indépendamment à l'intérieur de son propre atelier, sans gagner le déplacement de l'autre à l'intérieur de son atelier respectif.Les deux ateliers sont séparés l'un de l'autre, non pas nécessairement physiquement par une barrière, telle qu'un mur, mais fonctionnellement par un espace entre les paires de rails de guidage des grues qui forme une zone de séparation entre les ateliers. Toutes les fonctions relatives aux déplacements et aux manoeuvres des poches sont effectuées dans atelier à poches par la grue de l'atelier à poches tandis que toutes les fonctions qui sont liées à l'opération de coulée effective sont effectuées dans l'atelier de coulée par la rue de l'atelier de coulée. Un autre agencement couramment utilisé pour les installations de coulée continue nécessite l'emploi de trois ateliers adjacents. L'un de ces ateliers est l'atelier des fours, le second est un atelier de manutention du métal liquide et le troisième est un atelier de coulée. Chacun de ces ateliers est muni. de sa propre grue à pont roulants dont chacune fonctionne le long de sa propre paire de rails, les paires de rails s'étendant parallèlement entre elles. Les paires de rails sont légèrement espacées les unes des autres pour permettre à chacune des trois grues de se dépla- cer indépendamment à l'intérieur de son propre atelier sans gêner le déplacement des autres grues. Les trois ateliers sont séparés les uns des autres, au soins fonctionnellement, par les espaces séparant lez paires de rails qui forment des zones de séparation entre les ateliers. Que deux ateliers ou trois ateliers voient util- sés, un équipement de transport transversal est nécessaire pour transporter les poches contenant du métal liquide d'un atelier au suivant. Un type d'dqulpement de transport transversal qui est couramment utilie.- eot un mécanisme de rotation de poches qui est constitué par une tourelle porte poches ayant un entre vertical disposé entre les ateliers et portant deux bras orientés dans des sens opposés, montés pivotants sur l'arbre, un arbre-s'étendant dans l'atelier à poches (installation à deux ateliers) ou dans atelier de manutention du métal liquide (installation à trois ateliers) pret à recevoir une nouvelle poche pleine et l'autre bras s'étendant dans l'atelier de coulée pour porter une poche en position pour la vider dans le panier d'une machine de coulée. Lorsque la poche disposée au-dessus du panier est vide, on fait tourner les bras de 180 pour amener une poche pleine provenant de l'atelier à poches ou de l'atelier de manutention du métal liquide dans l'atelier de coulée. Un autre type d'équipement de transport transversal utilise des wagonnets de transport de poches qui se déplacent, par exemple, sur des rails et transportent les poches pleines ou vides d'un atelier au suivant. Les grues et l'équipement de transport utilisés avec les installations de coulée continue actuelles doivent en général manutentionner des poches de transport de métal liquide dont le poids est compris entre environ 200 tonnes et environ 400 tonnes et, par conséquent, ce sont nécessairement des structures massives qui sont conteuses à installer, entretenir et utiliser. Il serait, par conséquent, avantageux de réduire le nombre des grues qui doivent être utilisées pour desservir une installation de coulée continue et de réduire au minimum, voire supprimer, la nécessité d'avoir à utiliser un équipement de transport transversal. Des installations de coulée continue en un unique atelier du type décrit ci-après sont conçues d'une manière telle qu'elles ne nécessitent l'emploi que d'une seule grue pour desservir le ou les fours et la ou les chaines de coulée continue de l'installation et qu'elles suppriment ainsi la nécessité d'avoir à utiliser plusieurs grues séparées et des équipements de transports transversal, tels que des mécanismes de rotation de poches et des wagonnets de transport de poches.D'une manière générale, l'invention a pour objet la réalisation d'une installation de coulée continue en un seul atelier comprenant des moyens formant four pour produire du métal liquide, les moyens formant four comportant des moyens supports pour positionner des poches afin qu'elles puissent recevoir du métal liquide des moyens formant fours, des moyens de coulée continue pour former du métal solidifié, les moyens de coulée continue comportant des moyens supports pour positionner les poches contenant du métal liquide de manière à permettre le transfert du métal liquide des poches aux moyens de coulée et une grue à pont tournant pour transporter les poches de métal liquide des moyens supports des moyens formant four Jusqu'aux moyens supports des moyens de coulée, les moyens supports des moyens formant four et les moyens supports des moyens de coulée étant disposés à l'intérieur de la zone en forme d'arc desservie par la grue. Dans un mode de réalisation préféré, les moyens formant four comprennent deux fours à arc électrique et les moyens de coulée comprennent deux channes de coulée espacées parallèles. Avantageusement, la grue à pont tournant utili- sée dans l'installation de coulée continue comporte un pont approximativement rectangulaire allongé horizontal, un rail en arc de cercle, un élément support vertical allongé situé dans une disposition radialement espacée par rapport au rail, le pont comportant des roues disposées au-dessous d'une première extrémité du pont, ces roues étant agencées de façon à pouvoir se déplacer le long du rail, l'extrémité du pont opposée à la première extrémité étant montée à rotation sur l'élément support, des moyens pour entraîner les roues, des moyens de levage montés sur le pont, et une paire de crochets à poche suspendus aux moyens de levage, ces crochets à poche étant agencés de façon à pouvoir être accrochés aux tourillons d'une poche de transport de métal liquide, les moyens de levage étant agencés de façon à pouvoir soulever et abaisser cette poche. Dans un mode de réalisation préféré, les moyens de levage comprennent un chariot monté sur le pont et agencé de façon à pouvoir se déplacer radialement le long du pont. Dans un mode de réalisation particulièrement avantageux le rail est circulaire. D'autres caractéristiques de l'invention apparattront à la lecture de la description qui va suivre et à l'examen des dessins annexés dans les diverses figures desquels on a utilisé les mêmes références pour désigner les mêmes éléments et dans lesquels : La Figure 1 est une vue en élévation d'une installation de coulée continue mettant en oeuvre la présente invention selon un mode de réalisation particulier, la grue à pont tournant de cette installation étant représentée en traits mixtes dans une seconde position de fonctionnement de ladite grue ; et La Figure 2 est une vue en plan, à plus petite échelle, de l'installation de coulée continue représentée sur la Figure 1 prise suivant la ligne 2-2 de la Figure 1. L'installation de coulée continue de la présente invention représentée sur les Figures 1 et 2 comprend deux fours de fusion de l'acier à arc électrique désignés par les références générales 10 et 10a, une paire de chatnes de coulée continue semi-horizontales espacées parallèles désignées par les références générales 12 et 12a et une grue à pont tournant désignée par la référence générale 14 qui est agencde pour transporter des poches de transport de métal liquide du poste de remplissage des poches de l'un ou l'autre four Jusqu'au poste de coulée de l'une ou l'autre channe de coulée continue, comme on l'expliquera plus complètement ci-après.Les fours 10 et 10a, les machines de coulée 12 et 12a et la grue 14 sont tous logés à l'intérieur de la structure de bttiment 15. Dans le mode de réalisation représenté, les éléments ou caractéristiques désignés par un chiffre suivi de la lettre "a" sont identiques aux éléments ou caractéristiques désignés par un chiffre seul ; par conséquent, et par commodité, on ne se référera dans la description qui va suivre qu'aux éléments ou caractéristiques désignés par un chiffre, cette description étant également applicable aux éléments ou caractéristiques désignés par les mêmes chiffres suivis de la lettre "a". Dans le mode de réalisation représenté, les fours 10 et 10a sont d'une conception, d'une construction et d'un fonctionnement identiques, et, par conséquent, il suffit de décrire la conception, la construction et le fonctionnement du four 10, cette description étant également applicable au four 10a Le four 10 est un four à arc direct à garnissage basique muni d'un fond non conducteur qui est principalement un four de fusion de riblons et ferrailles bien que l'on puisse utiliser, pour la charge, du fer sous la forme de métal de haut fourneau fondu et des matières réduites directement (par exemple, des agglomérés préala- blement réduits).Un transformateur triphasé 16 équipé pour pouvoir faire varier la tension du secondaire est utilisé pour alimenter le four 10 en courant, à partir d'un réseau d'alimentation en courant électrique, à l'intérieur d'un intervalle approprié de niveaux de puissance qui peuvent être déterminés par tous les spécialistes de la technique. Des électrodes cylindriques pleines 18 en graphite sont suspenduës au-dessus de l'enveloppe 21 du four 10 et elles s'étendent vers le bas à travers ds ouvertures formées dans le ciel 20 du four 10. Les électrodes 18 sont utilisées pour conduire le courant à l'intérieur de l'eèloppe 21 du four 10. Le courant passe à partir d'une électrode suivant un arc Jusqu'd la charge de métal puis h travers la charge de métal et suivant un arc Jusqu'd une électrode adjacents. la chaleur engendrée par la résistance électrique de la charge de métal s'ajoute à la chaleur rayonnée par les arcs.L'enveloppe 21 du four a une forme cylindrique et elle comporte une plaque de fond 22 en forme de cuvette sphérique. L'enveloppe 21 est du type de construction en cage et comporte des plaques de paroi laterale montées avec Jeu pour réduire au minimum la déformation de l'enveloppe et sa rupture éventuelle résultant des dilatations et contractions thermiques et pour faciliter les réparations de dommages résultants de perçages par brûlage de la paroi latérale. La structurede- l'enveloppe est formée, de préfé- rence, par une age en acier de construction, fort, soudé, composé de montants d'appui verticaux et de cercles horizontaux circonférentiels revêtus de tôles fortes laminées. Au-dessous de la ligne de seuil, la plaque de revêtement est soudée à la structure de façon à en faire partie intégrante. La plaque de fond en cuvette 22 munie d'un rebord est suspendue à la plaque de revêtement de sole par un dispositif d'assemblage circonférentiellement boulonné pour permettre à la plaque du fond de se dilater et de se contracter librement en fonction des variations de température et réduire, de ce fait, les contraintes de flexion et de cisaillement résultant des charges statiques imposées par le bain de métal liquide et de la charge dynamique résultant de l'opération de chargement par le haut (décrite ci-dessous). Au-dessus du fond de la sole, le revêtement est divisé en secteurs pour couvrir l'espace entre les montants et il est fixé avec Jeu à la structure de cage, ce qui permet à ces plaques de se dilater et de se contracter librement. L'enveloppe 21 est montée sur des secteurs dentés espacés, parallèles, 23, portés par des rails 24 qui permettent un basculement vers l'avant et vers l'arrière du four 10. Les rails 24 sont montés sur une structure support 25. Le rayon de courbure des secteurs dentés est choisi en fonction du centre de gravité de la masse totale qui doit être inclinée (c'est-à-dire, la structure du four, les électrodes, le garnissage réfractaire, la charge de métal, etc) de sorte que la tendance du four à se retourner à un degré d'inclinaison quelconque dans les conditions de fonctionnement normales est réduite au minimum. Par exemple, une inclinaison d'environ 450 vers l'avant pour la coulée et de 150 vers l'arrière nour l'enlèvement des scories est acceptable. L'angle de l'inclinaison vers l'avant est généralement égal ou légèrement supérieur à l'angle d'inclinaison de la sole pour assurer une vidange complète de la sole. L'angle maximal d'inclinaison de la sole est, à son tour, commandé par l'angle maximal de talus naturel des matières de garnissage réfractaires disponibles dans le commerce et économiquement utilisables. Plus l'angle d'inclinaison de la sole est grand, plus la capacité de la sole est importante pour une profondeur donnée mais un angle de 450 est, dans la plupart des circonstances, la limite pra- tique.Le four est incliné par un mécanisme à pignon et crémaillère double désigné par la référence générale 26 fixé aux secteurs dentés et entrané par un moteur à vitesse variable par l'intermédiaire d'un réducteur de vItesse (non représenté). Des interrupteurs électriques de fin de course et des butées d'arrêt mécaniques (non représentés) sont prévus pour limiter le mouvement d'inclinaison à l'intérieur de l'intervalle maximal prévu. Le fond 22 de l'enveloppe est, de préférence, revêtu d'une première couche de briques en argile, magnésite ou silice. Le dessous de la sole a,.de préférence, une construction du type en gradins pour former une construction du type en arc renversé. Des ouvertures sont prévues à l'inté- rieur de la structure d'enveloppe pour le trou de coulée, pour une porte arrière de travail et de coulée des scories et pour une porte latérale en tant qu'aide pour affiner la chaleur et retorcher la paroi compactée. En variante, l'ouverture de porte latérale peut être supprimée pour réduire les pertes calorifiques et l'infiltration d'air. Au lieu de l'ouverture de porte latérale, on peut prévoir des orifices couverts pour faciliter de retorchage, ou remise en état, et le soufflage d'oxygène. Des orifices peuvent dtre également prévus pour les lances d'inJection de chaux et de carbone. Toutes les ouvertures de l'enveloppe sont structuralement renforcées et refroidies par eau, si nécessaire, pour conserver l'intégrité de l'enveloppe. La conception et la construction de telles ouvertures sont connues des spécialistes de la technique et il n'est pas, par conséquent, nécessaire de les décrire davantage. Le ciel 20 du four comporte un anneau circulaire 28 en acier soudé refroidi par eau formant un organe de retenue pour une structure réfractaire en forme de dame. Les matières réfractaires utilisées pour le garnissage du ciel sont constituées, d'une manière générale, par des briques à forte teneur en alumine tandis que des matières à forte teneur en alumine tassées ou coulées sont utilisées pour la partie centrale autour cotes électrodes 18. L'anneau de ciel en acier 28 a, en coupe transversale, une forme triangulaire, l'hypothénuse formant la côté intérieur de l'anneau et servant de support en biais pour le dôme en matière réfractaire. De l'eau est entraînée en circulation dans l'intérieur de l'anneau creux pour refroidir à la fois l'anneau et les briques réfractaires adJacentes du ciel. L'anneau a un diambtre extérieur légèrement supérieur au diamètre intérieur de l'enveloppe du four de sorte que le poids du ciel est porté par la structure d'enveloppe en acier et non par les matières réfractsires de parois latérales du four. L'anneau est équipé de pattes de levage et d'empilage et est renforcé pour résister au voilage et à la déformation résultant des contraintes de levage. Des organes de retenue sont prévus sur le sommet de la structure d'enveloppe pour empêcher le ciel de glisser lorsque le four est incliné. Il est préférable de disposer d'au moins deux ciels pour chaque four de façon qu'à la fin d'une campagne on puisse remplacer l'ancien ciel par un neuf avec un temps d'immobilisation minimal du four.Un carneau 33 communique avec l'intérieur du four 10 par un orifice formd dans le ciel 20 et assure l'évacuation des gaz de carneau à travers des filtres et séparateurs, d'une maniere appropriée pour répondre aux conditions des réglements admini- tratifs en la matière. Une structure de plateform 30 est fixée aux secteurs rqentds 23 et sert de fermeture de plancher pour les travaux d'exploitation et d'entretien, et elle porte une superstructure ainsi que les 4;carises pour position- ner les électrodes et soulever et faire pivoter le cie1. Pour la clarté de l'illustration, on n'a pas représenté sur les dessins la superstructure ni les mécanismes servant à positionner les électrodes et n soulever et faire pivoter le ciel. La superstructure est, dans l'ensemble, disposée adjacente à la chambre 31 à équipement électrique et elle est constituée par une structure mobile montée sur de roues qui roulent sur une voie incurvée montée sur la structure de plateforme 30.Deux bras de levage de ciel font partie de la structure, ces bras s'étendant en porteà-faux au-dessus de l'enveloppe 21 ainsi qu'une plateforme qui relie entre eux (a) les extrémités extérieures de ces bras et permet d'avoir aocès aux porte-électrodes, (b) le châssis latéral dans lequel fonctionnent les mâts de positionnement des électrodes et (c) la plateforme des machine sur laquelle la machinerie de positionnement des électrodes et de soulèvement et pivotement du ciel est montée.La conceptions la construction et le fonctionnement de tels mécanismes d'enlèvement du ciel et de tels mécanis- mes de support et de positionnement des électrodes sont décrits dans l'ouvrage "The Makling, Shaping and treating of Steeln (La fabrication, le façonnage et e traitement de l'acier) édité par Herald E, NcGannon, 9ème édition p. 559 à 563, et qui doit être considéré comme incorporé à la présente description par la référence qui y est faite ici. On charge le four 10 en faisant rivoter le ciel 20 latéralement et en chargeant le four par le haut en jutilisant pour cela la grue 14. On peut placer la totalité de la charge dans le four en utiliant une benne à riblons à fond ouvrant (non représentée sur les dessins). Il est désirable de charger la benne à riblons avec une couche de ferraille légère sur le fond pour assurer un certain amortissement de la chute des plus gros morceaux de ferraille. Des charges de riblons de 100 tonnes, voire davantage, peuvent être enfournées avec une seule benne à riblons. Une trémie de stockage 32 qui est montée sur un élément structural 34 de la structure 15 de batiment et qui est reliée au four 10 par un transporteur 36 est utilisée pour charger dans le four 10 des agglomérés de minerai de fer.Une trémie de stockage 38 qui est également montée sur la structure 34 est utilisée pour le stockage des matières d'alliages. Les matières d'alliage sont chargées dans le four 10, lorsque le ciel 20 a été déplacé par pivotement en position ouverte, ou à travers des orifices formés dans le ciel, lorsque le ciel est fermé. En variante, les matières d'alliage peuvent être mélangées avec les riblons ou avec les agglomérés de minerai de fer avant le chargement du four 10. Les trémies de stockage 32 et 38 sont remplies à partir du niveau du sol par des transporteurs 40 et, respectivement, 42. Bien qu'on ait décrit et représenté dans le mode de réalisation choisi à titre d'illustration de l'installa- tion de coulée de la présente invention, l'emploi de fours 10 et 10a à chauffage par arc direct, les spécialistes de la technique comprendront aisément que l'on peut utiliser, dans le cadre de la présente invention, un four de fabrication de l'acier quelconque approprié pour produire du métal liquide pour la coulée continue connu dans la technique. De tels fours sont, notamment, les fours à sole basique, les fours basiques à oxygène ainsi que d'autres types de fours électriques.De tels autres fours électriques sont, notamment, les fours à résistance qui utilisent un chauffage direct, indirect, ou par induction et les fours à arc indirect et indéoendant et les fours combinés à arc direct et à résistance. La conception, la. construction et le fonctionnement de chacun de ces types de four sont bien connus des spécialistes de la technique et, par conséquent, il n'est pas besoin de les décrire davantage ici. Le poste de coulée ou de remplissage 50 des poches est monté sur le sol de l'installation de coulée à côté du four 10 et il comporte un support pour une poche 52 de transport de métal liquide. Le poste de coulée 50 comporte deux supports de montage espacés parallèles 54 et 56 dont chacun comporte un siège 58 et, respectivement, 60 (le siège 60 n'étant pas visible sur les dessins). Les sièges 58 et 60 sont agencés de façon à pouvoir recevoir et porter les tourillons 62 et 64 de la poche 52. La poche 52 est entièrement classique et elle est appropriée pour transporter du métal liquide dans une installation de coulée continue classique quelconque.La poche 52 comporte un Jet de coulée 66 sur son dessous qui est fermé pendant que la poche est remplie et transportée et que l'on ouvre lorsqu'on désire vider le contenu de la poche dans la machine de coulée continue. Toutes les poches du mode de réalisa- tion représenté sont d'une conception et d'une construction identiques. La poche 52 a une capacité suffisante pour recevoir la totalité du contenu du four 10. Lorsqu'elle est chargée de métal liquide, la poche 52 a un poids qui est compris par exemple entre environ 200 tonnes et environ 400 tonnes. La grue 14 est une- grue à pont tournant qui comporte des moyens pour l'exécution de mouvements de levage de même que pour l'exécution de mouvements horizontaux à la fois radiaux et rotatifs, comme indiqué par les flèches indicatrices de direction 80 et 82, de sorte que la poche qui est déplacée peut être transportée à partir d'un point quelconque situé à l'intérieur de l'arc couvert par le déplacement de la grue 14.La grue 14 comprend un pont 84 qui est agencé de façon à s'étendre d'un côté a l'autre de la surface de sol ou de plancher qui doit Etre desservie par la grue 14 et tourne autour d'une colonne support 86 verticalement allongée le long d'un rail circulaire 88 qui est monté sur une structure support 90 et un chariot, qui a été désigné par la référence générale 92 et est agencé de façon à pouvoir se déplacer suivant un mouvement horizontal radial le long des rails 94 qui sont montés sur le pont 84. Le pont 84 est un chtssls horizontal allongé approximativement rectangulaire qui comprend des poutres horizontales allongées parallèles espacées 96 et 98 reliées entre elles par une barre d'extrémité 100 et par un élément de chississ 11 monté pivotant. Les poutres 96 et 98 sont suffisamment longues pour chevaucher le surface de sol ou de plancher qui doit être desservie par la grue 14. La barre d'extrémité 100 est plus petite que les poutres 96 et 98 mais elle est suffisamment longue pour assurer la stabilité structurale de la grue 14 et pour laisser une zone ouverte suffisante entre les poutres 96 et 98 pour permettre le déplacement et le fonctionnement du chariot 92.L'élément de chassis pivotant 102 est monté à rotation sur la colonne support 86 et il comprend un pivot de forme cylindrique dont l'axe central est verticalement orienté et une paire de rebords 104 et 106 qui s'étendent hou zone talement et sont soudés respectivement à la poutre 96 et à la poutre 98. Un ensemble de roulement de rotation 108 est disposé entre la colonne 86 et l'liement de chassis 102. L'ensemble de roulement 108 qui comprend une série de rouleaux disposés entre un chemin de roulement circulaire intérieur et un chemin de roulement circulaire extérieur (non représentés sur les dessins) permet la rotation horizontale dans le sens des aiguilles d'une montre et en sens inverse du pont 84 par rapport à la colonne support 86. L'ensemble de roulement 108 est rigidement fixé à la colonne support 56 et à l'élément de châssis 102 par boulonnage ou soudage. Le centre de la colonne 86, de 1 l'en- semble de roulement 108 t de l'ensembele de châssis 102 sont, de préférence, ouverts pour permettre le passage des lignes électriques qui vont d'une source de courant jusqu'au pont 84 et au chariot 92.Le pont 84 comporte une passerelle 110 qui s'étend sur tourne sa longueur ï?our- permettre l'entretien, la réparation et le graissage du pont et du chariot. Le rail 88 est monté sur l'élément support circulaire 90 qui est mouté sur des colonnes sup port 112 verticalement allongées. L'élément support 90 comporte, de préférence, une passerelle pour permettre l'entretien du rail 88 et du pont 84. Alternativement, le rail 88 ou l'élément support 90 peut être monté sur une structure de bâtiment existante. Le mouvement de rotatin du pont 84 le long du rail 88 en arc de cercle est effectué par l'actionnement d'un moteur électrique 114 qui est monté sur. la poutre 98. Le moteur 114 est accouplé en rotation à un réducteur 116 à engrenage qui entraîne des roue 118 Le réducteur 116 à engrenage est également monté sur la Boutre 98. Un frein 120 à commande électrique est monté sur la poutre 98 et est aligné avec le moteur 114 auquel il est accouplé. Le frein 120 est utilisé pour ralentir ou arrêter la rotation de 11 induit du moteur 114. Les roues 118 forment un train de huit roues montées rotatives de façon à pouvoir se déplacer le long du rail 88. De préférence, deux des huit roues sont effectivement entraînées par le moteur 114 ; les autres suivent les roues motrices et assurent le soutien du pont. Les roues 118 sont des roues démunies de mentonnet. En variante, un second ensemble de moteur réducteur à engrenage-frein semblable à celui ci-dessus décrit peut entre monté sur la poutre 96 pour entraîner une ou deux roues 118 supplémentaires ; le fonctionnement de ce second ensemble est synchronisé avec celui du premier ensemble. Le chariot 92 comprend un chassies 130 de forme approximativement rectangulaire qui est monté sur des roues 132 et 140 et agencé de façon à pouvoir se déplacer horizontalement le long des rails 94 dans la direction indiquée par la flèche 80 indicatrice de direction. Le chariot 92 a horizontalement une longueur suffisante pour enJamber l'ouverture entre les poutres 96 et 98, chacune des poutres 96 et 98 portant l'un des rails 94. Le chariot 92 est entraîné le long des rails 94 par un moteur électrique 134 qui est monté sur un organe support 131 qui est soudé au chassies 130 et fait saillie au-dessus de lui. Le moteur 134 est accouplé à un réducteur 136 à engrenage. Le réducteur 136 à engrenage et un frein 138 à commande électrique sont également montés sur l'organe support 131.Le frein 138 coopère avec l'induit du moteur 134. Les roues 132 et 140 sont montées rotatives sur des carters de roues 142 qui sont goupillés, boulonnés ou soudés au-dessous du chassies 130. Les roues 140 sont accouplées en rotation au réducteur 136 à engrenage par un arbre d'entratnement (non représenté) horizontalement allongé. La rotation de l'induit du moteur 134 transmet un mouvement de rotation au réducteur 136 à engrenage lequel provoque, à son tour, la rotation de l'arbre d'entraînement qui entrafne les roues 140. La rotation de l'induit dans un sens entraîne le chariot 92 de gauche à droite le long du pont 84 (Figure 1) tandis que la rotation de l'induit dans le sens opposé entrain le chariot de droite à gauche.Le mouvement du chariot 92 est ralenti ou arrêté par l'actionnement du frein 138. Le mouvement du chariot 92 au-delà des bords du pont 84 est empêché par des butoirs (non représentés) qui sont boulonnés ou soudés aux poutres 96 et 98. Des tambours de levage 150 et 152 sont montés rotatifs dans des paliers 154 et 156 et, respectivement, 158 et 160 qui sont boulonnés sur le châssis 130 au-dessus duquel ils font saillie. Les axes centraux des tambours 150 et 152 sont disposés horizontalement dans une disposition dans laquelle ils sont espacés et parallèles entre eux. Les tambours 150 et 152 sont entratnés en rotation par un ensemble moteur désigne par la référence générale 162. L'ensemble moteur 162 comprend des moteurs électriques 164 et 166 qui sont montés sur le chtssis 150. Les moteurs 164 et 166 sont accouplés l'un à l'autre par un accouplement 168.La liaison réalisée par l'accouplement 168 synchronise mécaniquement les moteurs 164 et 166 pour aSsurer que les vitesses de rotation de ces moteurs sont identiques. Les moteurs 164 et 166 sont accouples à des freins 170 et 172 à commande électrique. Des arbres d'entraSnement qui font saillie hors des moteurs 164 et 166 qui les entratnent en rotation coopèrent avec les freins 170 et, respectivement, 172 et avec des réducteurs 174 et, respectivement, 176, à vis sans fin. Les réducteurs 174 et 176 à vis sans fin sont accouplés à des pignons 178 et, respectivement, 180. Les pignons 178 et 180 sont montés a rotation surface chtssis 130. Des arbres qui font saillie des réducteurs 174 et 176 à vis sans fin coopèrent avec des freins 182 et, respectivement 184 à commande électrique qui sont montés sur le chassies 130.Les pignons 1 et 180 engrènent avec des engrenages 186 et 188 qui sont montés respectivement sur l'extrémité du tambour 150 et sur l'extrémité du tambour 152. Les engrenages 186 et 188 fonctionnent tous deux sans Jeu de recul. La rotation des engrenages 186 et 188 est synchronisée de telle sorte que les dents d'engrenage de l'un ne touchent pas les dents d'engrage de l'autre au cours du fonctionnement normal.Cependant, dars le cas où un ou plusieurs des éléments de ensemble d'entratnement de l'un ou l'autre des tambours 150 et 152 tomberait en panne, les dents des engrenages 186 et 188 se mettraient en prise de sorte que les éléments de l'ensemble moteur 162 fonctionnant correctement entralneraient effectivement les deux tambours 150 et 152 pour empêcher tout déséquilibre de la charge portée par la grue. Le tambour 150 tourne dans le sens des aiguilles d'une montre lorsque le tambour 152 tourne en sens inverse des aiguilles d'une montre et vice-versa. Des poulies supérieures 190 et 192 sont montées à rotation sur le châssis 130 avec leurs axes de rotation parallèles aux axes de rotation des tambours 150 et 152. Chacun des freins 170, 172, 182 et 184 est monté sur le chdssls 130 et est conçu pour réduire ou arrêter la rotation des tambours 150 et 152 et, facultativement, pour verrouiller les tambours en position pendant le transport des charges de grue. Ainsi, chaque moteur 164 et 166 utilise deux freins pour fournir une mesure supplémentaire de sécurité. Bien qu'un frein pour chaque moteur soit suffisant dans diverses conditions favorables, on préfère en utiliser deux, en particulier, pour le transport de poches de métal liquide. Des courants 200 s'étendent vers le bas à partir du tambour 150 et de la poulie supérieure 190. De même, des courants 202 s'étendent vers le bas à partir du tambour 152 et de la poulie supérieure 192. Les courants 200 et 202 sont disposés entre les poutres 9G et 98. Une poutre de levage 206 est suspendue aux courants 200 et 202. Les courants, les tambours de levage et les poulies supérieures sont agencés de telle sorte que la channe soulevée et portée par le chariot 92 est centralement répartie d'une manière égale entre les poutres 96 et 98.Chaque série de courants 200 et 202 comprend, de prdfzrence, quatorze cables métalliques, sept cibles étant enroulés dans des gorges à pas à droite formées dans chacun des tambours 150 et, respectivement, 152, les sept autres cables étant enroulés dans des gorges à pas à gauche formées dans chacun des tambours respectifs. On peut utiliser des câbles métalliques supplé- mentaires ou un plus petit nombre de ces câbles dans chaque série de courants, le nombre et le type de ces câbles dépendant des chargea que lton escompte devoir être oulevees. Des poulies de levage 208 et 210 montées à rotation sur la poutre de levage 206 sont attachees aux courants 200 et, respectivement, 202. Des crochets 212 et 214 à poches parallèles espacés, s'étendent vers le bas au-dessous de la poutre de levage 206, ces crochets étant montés pivotants sur la poutre de levage 206 et étant conçus pour pouvoir s'accrocher aux tourillons 62 et 64 de la poche 52, Les cibles 200 s'étendent vers le bas à partir du tambour 150 jusqu'à la poulie de levage 208, passent autour de la poulie 208, s'étendent vers le haut jusqu'à la poulie 190, redescendent Jusqu'à la poulie 208, continuent sur le nombre nécessaire de courants et retournent finalement à la poutre 206 où ils sont fixés.De la même manière, les cibles 202 s 'étendent vers le bas à partir du tambour 152 jusqu'à la poulie de levage 210, passent autour de la poulie 210, s'étendent vers le haut jusqu'à la poulie 192, passent autour de la poulie 192, redescendent jusqu'à la poulie 210, continuent sur le nombre nécessaire de courants et retournent finalement à la poutre 206 où ils sont fixés. Les brins morts des cibles 200 et 202 sont fixés a la poutre de levage 206 au moyen d'un balancier de répartition (non représenté). L'enroulement des cibles 200 et 202 respectivement sur Pe tambour 150 et sur le tambour 152 ou le dérou- lement de ces câbles se traduit par un raccourcissement ou un allongement consécutif des courants 200 et 202 pour soulever ou abaisser la poutre de levage inférieure 206. Les machines 12 et 12a de coulée continue sont d'une conception, d'une construction et d'un fonctionnement identiques et, par conséquent, il suffit de décrire la conception, la construction et le fonctionnement de la machine de coulée 12, cette description étant également anplicable à la machine de coulée 12a. La machine 12 est une machine de coulée continue seml-horizontale et est conçue pour produire des profilés correspondant à toutes les sections semi-finies de base, telles que des sections carrées allant de 2,5 x 2,5 cm Jusqutà 35,5 x 35,5 cm et des brames dont la section peut atteindre 30 x 215 cm, ainsi que des sections rondes. Un tour de coulée 230 qui est monté sur le sol de l'installation de coulée est utilisé pour porter le poste de coulée 232, le panier de coulée 234, le moule 236 et la chambre de refroidissement incurvée 238.Le poste de coulée 232 est une structure de båti rectangulaire munie d'une ouverture centrale et de deux sièges espacés parallèles 240 et 242 qui sont agencés de manière à pouvoir recevoir et porter les tourillons 62 et 64 de la poche 52. Le poste de coulée 232 est construit d'une manière telle qu'il est capable de porter la poche 52 qui, lorsqu'elle est remplie de métal liquide, a un poids qui est compris, par exemple, entre 200 tonnes environ et 400 tonnes environ. Le poste de coulée 232 comporte une ouverture pour permettre l'écoulement du métal liquide par le Jet de coulée 66 de la poche 52 dans le panier 234. Le panier 234 est constitué par une auge rectangulaire revêtue d'un garnissage en argile réfractaire qui comporte deux Jets de coulée en matière réfractaire dans son fond. Le panier 234 est monté mobile sur une voie 250. Des postes de préchauffage 252 et 254 sont prévus pour préchauffer le panier. Le moule 236 est refroidi par eau et comporte une ouverture dont la forme est celle du produit coulé final. Le moule 236 est porté par un élément de btti qui est monté sur la tour 230 -et est conçu pour permettre des changements rapides des moules. La chambre de refroidissement 238 comporte un nombre suffisant de distributeurs de jets d'eau et un support de guidage incurvé dans son intérieur pour assurer le refroidissement et le cintrage désiré du ruban de métal 262 produit par le moule 236. Le transporteur 256 transporte le ruban de métal hors de la chambre de refroidissement 236 jusqu'à un poste de sectionnement (non représenté sur les dessins) qui peut être d'une conception classique quelconque (par exemple, un dispositif de découpage au chalumeau mobile).Des chariots de rdparaw tion 258 et 260 sont prss3vus pour permettre d'enlever et de remplacer les divers éléments de la channe de coulée 12. Bien qu'on ait représenté des channes d coulée continue semi-horizontales 12 et 12a dans le mode de réalisation représenté, les spécialistes de la technique comprendront qu'une channe de coulée continue classique (par exemple une machine de coulée verticale, une machine de coulée verticale avec cintreuse, etc.) qui convient pour fabriquer des rubans continus de métal moule peut être utilisée dans le cadre de la présente invention. En service, on soulève les électrodes 18 et on fait pivoter le ciel 20 du four en position pour permettre le chargement par le haut du four 10. On charge le four Jusqu'au niveau désiré avec des riblons, des agglomérés de minerai de fer et des matières d'alliage. On charge le four 10 avec des riblons ou autres déchets métalliques en soulevant une benne à riblons à fond ouvrant (non représentée) avec la grue 14 à partir d'un wagonnet de transport Jusqu'd un point situé au-dessus du four 10 ouvert puis en laissant tomber le contenu de la benne de chargement dans le four. On charge des agglomérés de minerai de fer dans le four à partir de la trémie de stockage 32 au moyen du transporteur 36. On charge des matières d 7 alliage dans le four soit directement soit avec les riblons ou avec les agglomérés de minerai de fer. Une fois que la charge vouiue a dté introduite dans le four, on remet en place le ciel 20 et les électrodes 18 et on chauffe le four en faisant passer du courant dans les électrodes. Lorsque la charge atteint un état fondu voulu, on incline le four vers l'avant sur les secteurs dentés 23 et les rails 24 pour permettre le déversement du contenu du four par le bec de coulée 29 dans la poche 52 qui est positionnée sur le poste de remplissage 50.Si un enlèvement des scories est nécessaire, on incline le four vers l'arrière sur les secteurs dentés 23 et les rails 24 (avant de remplir la poche 52) pour permettre aux scories de se déverser dans la poche 33 par le bec 31. Lorsque la poche 52 est remplie, elle est prête à être transportde Jusqu'd la machine de coulée, ce qui est effectué en utilisant la grue 14. On fait tourner le pont 34 autour de la colonne 86 le long du rail 88 et on déplace le chariot 92 le long des rails 94 jusqu'à ce que les crochets 212 et 214 à poche soient suspendus au-dessus de la poche 52. On abaisse les crochets 212 et 214 à poche en actionnant l'ensemble moteur 162 de manière à faire tourner les tambours 150 et 152 Jusqu'à ce que les crochets 212 et 214 à poche soient suffisamment rapprochés des tourillons 64 et 62 pour pouvoir y être accrochés.On accroche alors les crochets 212 et 214 à poche aux tourillons 64 et 62. La poche 52 est soulevée par la rotation des tambours 150 et 152 qui déplacent la poutre de levage 206 et, par conséquent, les crochets 212 et 214 à poche vers le haut. La poche est transportée en position droite. Pendant le soulèvement de la poche 52, on fait tourner le pont 84 autour de la colonne 86 le long de la voie 88 et on déplace le chariot le long de la voie 94 jusqu'à ce que la poche 52 soit suspendue au-dessus du poste de coulée 232. Lorsqu'elle atteint un point situé approximativement sur une ligne verticale au-dessus du poste de coulée 232, on abaisse la poche 52 en faisant tourner les tarntours 15t) et 152 Jusqu'd ce qu'elle repose sur le peste de coulée 232. L'orientation angulaire du poste de remplissage 50 et celle du poste de coulée 232 sont choisies de façon à tenir compte du mouvement de la grue 14 et, e. particulier, de l'orientation des crochets 212 et 214 à poche. Une fois qu'elle est placée sur les supports 232, la poche 52 est en place pour que son contenu soit versé dans le panier 234. On ouvre le jet 66 et le métal liquide s'écoule dans le panier 234. Le métal liquide s'écoule alors du panier 234 dans le moule 236 hors duquel un ruban continu 262 de métal émerge. Le ruban 262 descend dans la chambre de refroidissement 238 dans laquelle il est refroidi et ein- tré pour changer de direction puis est transporté jusqu'à une station de découpage le long du transporteur 256. Une fois qu'elle a posé la poche 52 sur le poste 232, la grue 14 est prête à desservir le four 10a et la machine de coulée continus 12a. Le four 10a et la machine de coulée 12a étant d'une conception et d'une construction identiques, respectivement à celles du four 10 et à celles de la machine de coulée 12, sont utilisés de la même manière et desservis de la même manière par le grue 14 que le four 10 et la machine de coulée 12. Un avantage qui résulte de l'emploi de deux fours séparés et de deux chaînes de coulée séparées, c'es-à-dire des fours 10 et 10a et des machines de coulée 12 et 12a est que l'on peut produire simultanément dont l'installation de coulée des alliages différents de métaux.Alternativement, on pourrait utiliser un four de grandes dimensions pour desservir les deux chaînes de coulée ou une unique chacune de coulée, ou on pouuait utiliser deux petits fours pour desservir une unique chaîne de coulée. Un avantage que présente l'installation de coulée en un seul atelier de la présente invention est qu'elle rend possible la suppression de la halle de manutention du-métal liquide couramment utilisés dans les installations sctuelles. On peut éviter la nécessité d'avoir à utiliser un appareil de rotation des poches, des wagonnets de transport des poches, une grue séparée desservant les paniers de coulée et des treuils de séparation utilisés pour réparer soit les fours soit les machines de coulde grue à l'agencement des fours, des machines de coulée et de la grue à pont tournant utilisé dans l'installation de coulée de la présente invention.L'installation de coulée de la présente invention permet l'emploi d'une plus petite surface d'usine pour effectuer les opérations de fusion et de coulée, ce qui accroit la souplesse d'adaptation et réduit les coûts en bâtiments et en dquipement. En outre, étant donné qu'il n'est besoin que d'un plus petit nombre d'éléments d'équipement, il n'est également besoin que d'un nombre réduit d'opérateurs de machines et par con séquent, on peut réaliser des économies en coût de main d'oeuvre. Bien qu'on ait décrit l'invention en se référant à des modes de réalisation préférés, il est évident que diverses modifications de ces modes de réalisation viendront à l'esprit des spécialistes de la technique à la lecture de la description qui précède. Par conséquent, il est bien entendu que l'invention décrite ici doit être considérée comme couvrant toutes les modifications de ce type, qui entrent dans le cadre des revendications annexées. REVENDICATIONS 1.- Installation de coulée continue en un seul atelier, caractérisée en ce qu'elle comporte - des moyens formant four (10, 10a) pour produire du métal liquide, les moyens formant four com portant~des moyens supports (50, Sba) pour positionner des poches (52) afin qu'elles puissent recevoir du métal liquide des moyens formant four ; - des moyens de coulée continue (12, 12a) pour former du métal solidifié, les moyens de coulée continue comportant des moyens supports (232, 232a) pour positionner les poches contenant du métal liquide de manière à permettre le transfert du métal liquide des poches aux moyens de coulée ; et - une grue (i4) à pont tournant pour transporter les poches de métal liquide des moyens supports des moyens formant four Jusqu'aux moyens supports des moyens de coulée, les moyens supports des moyens formant four et les moyens supports des moyens de coulée étant disposés à l'intérieur de la zone en forme d'arc desservie par la grue. 2.- Installation selon la revendication 1, caractérisée en ce que les moyens formant four comprennent un four à arc électrique et en ce que les moyens supports comprennent un poste de remplissage des poches disposé à l'intérieur de la zone en forme d'arc desservie par la grue. 3.- Installation selon la revendication 1, caractérisée en ce que les moyens formant four comprennent deux fours (10, îOa) à arc électrique et en ce que les moyens supports des moyens formant four comprennent deux postes de remplissage (50, 50a) des poches, chacun des postes de remplissage (50, 50a) des poches étant disposé à l'intérieur de la zone en forme d'arc desservie par la grue. 4.- Installation selon la revendication 1, caractérisée en ce que les moyens de coulée comprennent une chaste de coulée semi-horizontale et en ce que les moyens supports de la chaîne de coulée comprennent un poste de coulée disposé à l'intérieur de la zone en forme d'arc desservie par la grue. 5.- Installation selon la revendication 1, caractérisée en ce que les moyens de coulée comprennent deux chaînes de coulée semi-horizontales parallèles (12, 12a) et en ce que les moyens supports des moyens de coulée comprennent deux postes de coulée (232, 232a) disposés à l'intérieur de la zone en forme d'arc desservie par la grue (14). 6.- Installation selon la revendication 1, caractérisée en ce que les moyens formant four comprennent deux fours (10, 10a) à arc électrique et en ce que les moyens de coulée comprennent deux channes de coulée semi- horizontales espacées parallèles (12, 12a). 7.- Installation selon la revendication 4, caractérisée en ce que la grue (14) comporte un pont approximativement rectangulaire allongé horizontal (84), un rail (88) en arc de cercle, un élément support vertical allongé (86) situé dans une disposition radialement espacée par rapport au rail, le pont comportant des roues (118), disposées au-dessous d'une première extrémité du pont, ces roues étant agencées de façon à pouvoir se déplacer le long du rail, l'extrémité du pont opposez à la première extrémi- té étant montée à rotation sur l'éle'ment support, des moyens (114) pour entratner les rouez des moyens de levage (150, 152) montés sur le pont, et une paire de crochets (212, 214) à poche suspendus aux moyens de levage, ces crochets à poche étant agencés de façon à pouvoir être accrochés aux tourillons (62, 64) d'une poche de trans- port de métal liquide, les moyens de levage étant agencés de façon b pouvoir soulever et abaisser cette poche 8- Installation selon la revendication 7, caractérisée en ce que les moyens de levage (150, 152) comprennent un chariot (92) monté sur Be pont (84) et agencé de façon à pouvoir se déplacer radialement le long de ce pont. 9. Installation selon la revendication 8, caractérisée en ce que le chariot (92) comprend un châssis (130) approximativement rectangulaire, des roues (132, 140) pour porter le châssis, les roues étant agencées de façon à pouvoir se déplacer le long de rails espaces parallèles (94) montés sur le pont e+ des moyens (134) pour entraîner les roues. 1 Installation se la revendication 9, caractérisée en ce qu'une paire de tambours de levage (150, 152) et une paire de poulies supérieures (190, 192) sont montées à rotation sur le châssis rectangulaire (130), les tambours étant horizontalement alignés dans une disposé sition espacée parallèle entre eux, et des moyens (162) pour entraîner en rotation les tambours de levage 11. - Installation selon la revendication 10, caractérisée en ce qu'une série de courants (200, 202) s'étendent vers le bas à partir des tambours de levage (150, 152). 12. - Installation salon la revendication 11, caractérisée en ce qu'une poutre (206) de levage de poche est suspendue aux courants précités (200, 202). 13.- Installation selon la revendication 12, caractérisée en ce que la poutre (206) de levage de poche comporte un organe allongé horizontal suspendu aux courants (200, 202) et deux crochets (212, 214) à poche qui s'étendent vers le bas à partir de cet organe allongé. 14.- Installation selon la revendication 7, caractérisée en ce que le rail (88) est monté en surplomb sur une structure de bâtiment ou sur des organes supports verticalement allongés. 15.- Installation selon la revendication 7, caractérisée en ce que le pont (84) est constitué par un chdssis horizontalement allongé approximativement rectangulaire comprenant deux poutres (96, 98) horizontalement allongées reliées entre elles à leur première extrémité précitée par une barre de raccordement (100) et à l'ex trémie opposée à la première extrémité par un élément de pivot central (102), les poutres étant suffisamment longues pour chevaucher la surface de sol ou de plancher qui est desservie par la grue (14), les poutres étant suffisamment espacées l'une de l'autre pour donner à la grue sa stabilité structurale et pour laisser un espace libre suffisant entre les poutres pour permettre le fonctionnement des moyens de levage. 16. Installation selon la revendication 7, caractérisée en ce que le rail (88) est circulaire.