La présente invention concerne les instruments médicaux, et a plus précisément pour objet un instrument cryochirurgical. L'instrument faisant l'objet de l'invention peut être employé dans un cryocoagulateur, de préférence en oncologie, thoracochirurgie, dermatologie, gynécologie, pour l'ablation des tumeurs bénignes et malignes. On connait un instrument cryochirurgical comprenant un corps avec une tubulure pour l'amenée d'un agent frigorifique et une sonde montée dans ce corps et dont l'embout fait saillie au-delà de ce dernier. L'embout est muni d'un capteur de température ayant une sortie pour son raccordement avec un thermorégulateur faisant partie du cryocoagulateur. Le capteur permet de juger de la température du tissu biologique au point de contact de celui-ci avec l'embout et de régler la température de ce dernier à l'aide d'un réchauffeur monté dans ledit corps coaxialement à la sonde et raccordé lui aussi au thermorégulateur du cryocoagulateur (voir le brevet anglais n0 1067558, cl. A5R, 1967). Cependant, la conception d'un tel instrument n'assure pas le contrôle de la température en d'autres points de la zone refroidie du tissu. Pour réaliser un tel contrôle, nécessaire au cours de Ifopération, on doit recourir à des moyens supplémentaires, par exemple à des capteurs de température sous forme d'aiguilles qui sont introduites à la main dans le tissu, comme décrit dans le prospectus de la firme nFrigitronics", Form n0 FC 110 74b. Outre les incommodités liées à l'utilisation de différents moyens de mesure de la température, l'inconvénient d'un tel contrôle réside dans l'impossibilité d'automatiser le réglage de la température et du temps de refroidissement de la zone du tissu concernée par l'ablation. Outre cela, il est impossible de déterminer avec précision la profondeur de pénétration du capteur sous forme d'aiguille par rapport à L'embout de la sonde, ce qui influence négativement lleffi- cacité de l'action cryogénique de l'instrument. Le but de l'invention est d'éliminer les inconvénients mentionnés. L'invention vise par conséquent un instrument cryochirurgical commode à utiliser et qui, grâce à l'introduction de moyens de mesure supplémentaires, assurerait un contrôle précis de la température en différents points de la zone du tissu biologique à refroidir, à la profondeur prescrite et à une distance déterminée du point de contact de l'embout de la sonde avec le tissu, ainsi que la possibilité de régler le régime de refroidissement en fonction des résultats dudit contrôle. Ce problème est résolu du fait que l'instrument cryochirurgical du type comprenant un corps avec une tubulure pour l'amenée d'un agent frigorifique, une sonde montée dans ledit corps et dont l'embout dépassant au-delà de ce dernier est muni d'un capteur de température, est caractérisé, suivantl# huXen cecequ'il comporte un dispositif pour mesurer la tempé- rature en divers points de la zone à refroidir du tissu biologique, comprenant un support d'aiguille embrassant d'une manière mobile ledit corps suivant sa surface extérieure et pouvant être fixé en position après déplacement axial et/ou tangentiel, une aiguille destinée à pénétrer en profondeur dans le tissu biologique, disposée sensiblement parallèlement à la sonde et reliée audit support d'aiguille de façon à permettre son déplacement radial de sa fixation en position par rapport à la sonde, et un capteur périphérique de température monté dans la pointe de ladite aiguille. Dans un cas particulier, l'aiguille et le support d'aiguille peuvent être reliés entre eux par une biellette articulée à l'aiguille et au support d'aiguille. Pour assurer la fixation en position du support d'aiguille et de 1' l'at le il est ratiomel, que les extrémités desaxesdesartcula- tions de la biellette comportent des filetages pour régler le serrage del'assemblage desdits éléments. Pour assurer la fixation en position du support d'aiguille par rapport au corps, il est avantageux que le support d'aiguille soit exécuté sous forme d'un collier de serrage. La surface extérieure du corps peut porter une échelle linéaire permettant de juger d'après la position du support d'aiguille la profondeur de pénétration du capteur périphérique~ dans le tissu biologique. La présence du capteur périphérique mobile en rotation et en déplacement axial et radial par rapport à la sonde permet le contrôle de la température de refroidissement du tissu en n'importe quel point se trouvant à une distance déterminée et à une profondeur déterminée par rapport au point de contact de embout de la sonde avec le tissu. En cas d'utilisation de l'instrumentproposé dans un cryocoagulateur doté d'un thermorégulateur, le capteur périphérique de température et le capteur de température de l'embout de la sonde peuvent Outre connectés au thermorégulateur mentionné, ce qui assure la régulation du régime de refroidissement en fonction des indications des capteurs. Ci-dessous, l'invention est expliquée par la description d'un exemple de réalisation non limitatif illustré par les dessins annexés dans lesquels - la figure 1 représente schématiquement 17instrument cryochirurgical conforme à l'invention (vue en coupe diamètrale); - la figure 2 représente une vue en coupe suivant II-II de la figure 1 - la figure 3 est une vue générale de l'instrument cryochirurgical conforme à l'invention - la figure 4 est une vue en coupe suivant IV-IV de la figure 3. L'instrument proposé fait partie d'un cryocoagulateur à réglage automatique de la température de congélation et de décongélation du tissu biologique, par exemple du cryocoagulateur décrit dans la demande de brevet n0 7610871 déposée antérieurement par CHEWALIOV V.E. et KOLOSOV E.P). L'intrument cryochirurgical comporte un corps démontable 1 (figure 1) dont la partie antérieure 2 est assemblée à la partie arrière 3 plus large à l'aide d'un capuchon conique élastique 4. Sur la partie arrière 3, du côté opposé au capuchon 4, est montée une tubulure 5 fixée à un tuyau flexible calorifuge 6, à l'intérieur duquel passent des tubes 7 et 8, respectivement d'amenée et d'évacuation d'un agent frigorifique. L'autre extrémité du tuyau 6 est raccordée au goulot d'une source d'agent frigorifique 9 faisant partie d'un cryocoagulateur 10. L'extrémité du tube 7 communique avec la cavité de la source d'agent frigorifique 9, tandis que l'extrémité du tube 8 débouche à l'extérieur et communique avec l'atmosphère. Dans la partie antérieure 2 du corps 1 est montée une sonde thermoconductrice interchangeable Il ayant la forme d'une tige creuse comportant un embout fermé 12 dépassant au-delà du corps 1 ; dans la partie terminale de l'embout est monté un capteur de température 13 réalisé sous forme d'un thermocouple et destiné au contrôle de la température de refroidissement du tissu au point de contact de celui-ci avec l'embout 12. L'extrémité opposée de la sonde Il est élargie. Sa cavité A est fermée par une cloison 14 dans laquelle sont fixés un tube 15 passant à travers toute la cavité de la sonde 11, et un tube court 16 débouchant dans la cavité A. Le tube 15 est raccordé au tube 7 renfermé dans le tuyau 6 et sert à l'amenée de l'agent frigorifique de la source 9 à l'embout 12. Le tube 16 est raccordé au tube 8, lui aussi renfermé dans le tuyau 6, et sert à l'évacuation à l'atmosphère des vapeurs d'agent frigorifique en provenance d'une cavité annulaire B formée par la surface extérieure du tube 15 et la surface intérieure de la sonde 11. Dans la partie antérieure 2 du corps 1, coaxialement à la sonde 11, sont montés des réchauffeurs à ruban 17 et 18 connectés au thermorégulateur 19 du cryocoagulateur 10 par l'intermédiaire d'un connecteur à fiches 20 (figure 2) disposé dans la cloison 14. Le réchauffeur 17 (figure 1) sert au réglage de la température de refroidissement de l'embout 12 de la sonde 11, et le réchauffeur 18, à la décongélation du tissu en contact avec lui. Conformément à l'invention, l'instrument cryochirurgical possède un dispositif 21 pour la mesure de la température en différents points de la zone à refroidir du tissu biologique. Le dispositif 21 comprend un capteur périphérique de température 22 réalisé sous forme d'un thermocouple monté dans la pointe d'une aiguille 23. L'aiguille 23 (se présentant sous forme d'une aiguille proprement dite associée à un porteaiguille) est reliée par une biellette 24 à un support 25 réalisé sous forme d'un collier de serrage embrassant la surface extérieure de la partie antérieure 2 du corps 1, sur laquelle, le long de l'axe du corps 1, est réalisée une échelle linéaire. Le support 25 de l'aiguille comporte une fenêtre 26 à travers laquelle on voit les divisions de l'échelle. Sur le support 25 est montée une aiguille indicatrice 27 dont la pointe masque l'une des divisions de l'échelle se trouvant dans la fenêtre 26. La vis 28 du support 25 sert à sa fixation par rapport à la partie antérieure 2 du corps 1 en directions tangentielle et axiale. La biellette 24 présente sur l'une de ses extrémités une saillie 29 (figure 4) engagée dans la fourche 30 du support 25, et sur sa deuxième extrémité, une fourche 31 embrassant une saillie 32 de l'aiguille 23. Les axes 33 des charnières raccordant la biellette 24 au support 25 et à l'aiguille 23 ont des extrémités filetées auxquelles conmepondent, dans les fourches 30 et 31, des orifices taraudés. Pour faciliter le serrage, les axes 33 comportent chacun une tête à fente. Les capteurs 13 et 22 (figure 1) sont reliés électriquement au thermorégulateur 19 du cryocoagulateur 10 par l'intermédiaire d'un connecteur à fiches 34 (figure 2) monté dans la cloison 14 (figure 1). L'instrument fonctionne de la manière suivante. En marquant, à l'aide d'un liquide coloré, les limites de la tumeur déterminées préalablement, par exemple, radiologiquement, et le point situé approximativement au centre de la tumeur et avec lequel doit être mis en contact l'embout 12 (figure 1) de la sonde 11, on positionne l'aiguille 23 (munie ducapteur 22) à une distance de la sonde Il légèrement plus petite que la distance entre le point de contact et le point limitrophe le plus proche. En même temps, en positionnant l'extrémité de l'aiguille 23 au même niveau que l'extré- mité de l'embout 12, on note, d'après 11 échelle se trouvant sur la surface extérieure de la partie antérieure 2 du corps 1, la division en regard de laquelle se trouve l'aiguille indicatrice 27 du support 25 de l'aiguille. Cela fait, on serre les axes 33 des charnières de la biellette 24 pour fixer en position l'aiguille 23 par rapport à l'axe de la sonde 11. Puis on branche le refroidissement et le circuit de mesure et de thermorégulation du cryocoagulateur 10. L'embout 12 de la sonde Il étant mis en contact avec le tissu biologique au point prévu, on dévisse un peu la vis 28 pour relâcher le support 25 de l'aiguille, par rotation duquel on positionne l'aiguille 23 au point nécessaire de la tumeur, tandis que par déplacement axial on introduit l'aiguille 23 dans le tissu à une profondeur préalablement déterminée radiologiquement et mesurée par le nombre de divisions de l'échelle linéaire du corps 1, sur lesquelles se déplace l'aiguille indicatrice 27 à partir de sa position de départ. Ensuite on serre le support 25 à l'aide de la vis 28, en fixant ainsi en position le capteur 22 à la profondeur prescrite. L'agent frigorifique, par exemple l'azote liquide, en provenance de la source 9 arrive à travers les tubes 7 et 15 dans l'embout 12 de la sonde 11, et, en s'évaporant, refroidit celui-ci jusqu'à une température de-190#à-1960C. Les vapeurs d'azote s'échappent à l'atmosphère par la cavité annulaire A et par les tubes 16 et 8. Dand le thermorégulateur 19, où sont introduites les données concernant la température nécessaire pour l'opération au centre et à la périphérie de la tumeur, arrivent constamment les signaux du capteur 13, et périodiquement, ceux du capteur 22. Si la température prescrite est supérieure- ~ à la température as-surée par 1'azote liquide et respectivement fixée par le capteur 13, alors le thermorégulateur 19 branche le réchauffeur de réglage 17 et la température augmente jusqu'à la valeur prescrite, après quoi le réchauffeur 17 se débranche. Etant donné que le tissu, en contactant l'embout 12 de la sonde 11,6chauffe celui-ci, le thermorégulateur 19 augmente dans une mesure correspondante le débit d'agent frigorifique pour maintenir la température de refroidissement à un niveau constant. Quand le signal en provenance du capteur 22 atteint la valeur prescrite, la partie congelée du tissu est extraite à l'aide de la sonde 11, dont la température est ramenée pour cela à une valeur de-60oà-65 C. A ces températures la zone refroidie du tissu adhère par congélation à l'embout 12. Après l'extraction de l'instrument le chirurgien élimine le tissu ayant adheré à l'embout, en appuyant sur un dispositif de contact (non représenté) pour couper l'amenée de l'azote, après quoi il branche le réchauffeur de décongélation 18. S'il est nécessaire d'effectuer l'ablation de la partie restante de la tumeur on l'amène en contact direct avec la sonde 11, qu'on extrait ensuite avec les particules de tissu y ayant adhéré par congélation. Pour procéder à une nouvelle opération, le chirurgien procède de la même manière que ci-dessus-pour mettre l'aiguil- le 23 portant le capteur 22 dans la nouvelle position correspondant aux dimensions de la tumeur devant subir l'ablation. L'instrument cryochirurgical proposé peut être utilisé non seulement pour les interventions chirurgicales, mais aussi pour la cryothérapie. La présence d'un capteur périphérique dans l'instrument cryochirurgical permet de juger d'une manière précise du degré de refroidissement du tissu à une distance et une profondeur déterminée par rapport au point de contact avec la sonde et, de cette façon, d'augmenter l'efficacité de la cryoextraction ou de la cryothérapie. L'instrument est compact, de construction simple et commode à manoeuvrer. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée au mode de réalisation décrit et représenté qui n'a été donné qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décris ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1. Instrument cryochirurgical du type comprenant un corps avec une tubulure d'amenée d'un agent frigorifique et une sonde montée dans ledit corps et comportant un embout dépassant au-delà dudit corps et muni d'un capteur de température, caractérisé en ce qu'il possède un dispositif servant à la mesure de la température en différents points de la zone à refroidir du tissu biologique et comprenant un support d'aiguille embrassant d'une manière mobile la surface extérieur re du corps de l'instrument et pouvant être fixé en position après déplacement axial et/ou tangentiel, une aiguille pénétrant en profondeur dans le tissu biologique, disposée sensiblement parallèlement à la sonde et reliée audit support d'aiguille de manière à pouvoir être déplacée radialement et fixée en position par rapport à la sonde, et un capteur périphérique de température monté dans la pointe de l'aiguille. 2. Instrument cryochirurgical suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'aiguille et le support d'aiguille sont reliés entre eux par une biellette articulée à ladite aiguille et audit support d'aiguille. 3. Instrument cryochirurgical suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'extrémité de chacun des axes d'articulation reliant la biellette à l'aiguille et au support d'aiguille comporte un filetage permettant de régler le serrage de l'articulation correspondante de manière à assurer soit la mobilité, soit la fixation des éléments articulés. 4. Instrument cryochirurgical suivant l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le support d'aiguille est exécuté sous forme d'un collier de serrage. 5. Instrument cryochirurgical suivant l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la surface extérieure du corps de ##instrument porte une échelle linéaire permettant, d'après la position du support d'aiguille, de juger de la profondeur de pénétration du capteur périphérique dans le tissu biologique.