î 2135165 La pratique classique du ski de neige sur une paire de skis exige de la part du skieur beaucoup d'adresse et de coordination des mouvements pour diriger convenablement ses skis pondant les virages et autres manoeuvres analogues. Dans ses 5 évolutions, le skieur doit déplacer considérablement le poids de son corps pour amorcer et maîtriser son virage, et avec les skis classiques, qui sont très longs et étroits, le skieur a de la peine à garder son équilibre si l'un des skis s'enfonce dans la neige plus que l'autre. Les skis étrois tendent à s'en-10 foncer sous la surface.de la neige molle ou poudreuse, ce qui rend impossible les virages à faible rayon. Pour effectuer un virage classique, le skiexir doit alléger ses skis en déplaçant vers l'arrière le poids de son corps, en prenant une position se rapprochant de la position assise, et en se penchant en 15 avant à partir de la taille pour garder l'équilibre. Il tord son buste du côté du virage de manière que ses jambes incli-et nent les ski^/fassent mordre leurs carres dans la neige pendant le virage, le ski extérieur assumant la fonction de gouvernail. Si l'un des skis glisse ou s'enfonce dans la neige, 20 le skieur tombe et, comme les deux skis partent généralement dans des directions différentes au cours d'une chute, le skieur peut très difficilement les diriger et se blesse très souvent. Le "mono-ski" selon la présente invention est beaucoup plus large et plus court que les skis traditionnels et sa gran-25 de surface beaucoup moins allongée facilite son déplacement sur la neige molle. Les deux pieds du skieur sont maintenus côte à côte par des fixations appropriées, ce qui assure en permanence une bonne position de ses jambes et lui permet de mieux la maîtriser. Les essais effectués avec le"mono-ski"se-30 Ion l'invention ont montré qu'il était possible d'effectuer des virages à rayon très court à toutes vitesses en déployant un effort minimum et en ne déplaçant le corps que très peu, et qu'il est possible d'effectuer des virages pivotants beaucoup plus serrés que ceux réalisés généralement avec deux 55 skis. En cas de chute, les pieds du skieur restent groupés et il peut beaucouà mieux uaîtriser la position et le mouvement de ses membres et de son corps pour éviter de se blesser. Les qualités du"mono-ski" selon l'invention ne viennent pas seulement de sa forme courte et large, mais dépendent 40 aussi beaucoup de son diagramme de flexibilité d'un bout à 72 13424 2 2135165 l'autre, qui doit présenter une forme bien déterminée. La partie médiane du ski idéal doit être très rigide, sa partie arrière doit pouvoir se tordre et son extrémité avant doit être encore plus souple. Sa semelle ne doit présenter qu'une très 5 légère cambrure longitudinale et il n'est pas nécessaire qu'il présente dans sa partie médiane un rétrécissement ou "taille de guêpe" aussi accentué que celui qui permet aux skis traditionnels d'effectuer des virages à faible rayon. Les côtés du "mono-ski" selon l'invention sont presque rectilignes de manière 10 à lui donner une bonne stabilité à grande vitesse, mais son dessin original le rend toutefois capable de ces virages courts. Les skis traditionnels sont environ vingt-quatre fois plus longs que larges et ont une faible résistance à la torsion. En revanche, le'mono-ski" selon l'invention est environ 15 neuf à dix fois plus long que large et présente une résistance élevée à la torsion. Au cours d'un virage, l'arrière du ski se comporte comme un gouvernail et doit mordre dans la neige sans se tordre vers l'extérieur du virage. Son extrémité avant côté spatule doit présenter une résistance à la torsion suf-20 fisante pour lui permettre de ne pas céder au cours dTune traversée tout en lui permettant de se tordre et de se séparer de la neige pendant l'exécution d'un virage» Si l'extrémité avant du ski présente une trop grande résistance à la torsion, elle tend à crocher ou monter dans la pente, mais si sa résistance 25 à la torsion est trop faible, elle tend à s'écarter de la surface et ne tient pas en traversée. On a constaté aux essais que des skis dont la rigidité d'ensemble est trop grande ou trop faible ne présentent ni l'un ni l'autre les qualités d'un ski convenablement équilibré comme indiqué ci-dessus. 30 La présente invention concerne donc un "mono-ski" à nei ge perfectionné et de conception originale sur lequel les pieds du skieur sont maintenus côte à côte et comportant une lame large à partie médiane rigide et à parties extrêmes flexibles selon un diagramme de flexibilité bien déterminé, ce 35 ski présentant l'avantage de pouvoir être dirigé plus facilement et d'être moins dangereux à utiliser que les paires de skis traditionnels. L'invention sera décrite plus en détail en regard du dessin annexé à titre d'exemple nullement limitatif et sur 40 lequel : 72 13424 3 2135165 la figure 1 est une vue en plan du,rmonq-ski" ; la figure 2 est une élévation latérale du même ski ; la figure 3 est une vue par-dessous du même ski ; et la figure 4 est une coupe transversale à plus grande 5 échelle selon la ligne 4-4 de la figure 2. Le ski selon l'invention est constitué d'une lame 10 réalisée de préférence à partir de lamelles longitudinales 18 en bois ou matière analogue enserrées dans un revêtement 20 de matière plastique renforcée de fibre de verre. Il comporte une 10 partie médiane 12, une extrémité avant recourbée vers le haut ou spatule 14 et une extrémité arrière 16. Chacun de ses bords latéraux 22 est renforcé par une carre 24 comportant une bride 26 fixée de manière appropriée à la semelle de la lame 10 et une nervure 28 résistant à l'usure» La semelle du ski est cons-15 tituée entre les nervures 28 par une surface 30 en polyéthylè-ne ou matière plastique analogue comportant sur presque toute la longueur de la lame deux rainures longitudinales parallèles 32 qui facilitent le décollement du ski de la.neige et réduisent le frottement en course. On peut utiliser à volonté une 20 seule ou plusieurs de ces rainures. L'extrémité arrière du ski est sensiblement carrée et de préférence protégée par .une bande de renforcement 40 en métal par exemple0 La structure d'ensemble du ski telle qu'elle est représentée sur la figure 4 est classique et n'est pas forcément limitée au dispositif 25 et matières précédemment décrits. Yu en plan, le ski selon l'invention est plus court qu'un ski traditionnel et environ deux fois et demie plus large. Les dimensions données ci-après le sont à titre d'exemple d'un ski dont l'efficacité a été démontrée par des essais, mais elles 30 peuvent varier selon le désir du skieur et les qualités requises. Pour une longueur totale de 1,90 m, la largeur maximale de la lame est de 21,2 cm à l'amorce A de la courbure de la spatule 14 vers le haut (voir figures 1 et 2). A l'extrémité arrière 16, c'est-à-dire au point C, la largeur de cette lame 35 est de 20,2 cm et au point B, c'est-à-dire sensiblement au milieu de la lame, cette largeur est ramenée à 19,4 cm. La lame présente un très léger rétrécissement médian ou "taille-de-guêpe" très inférieur à celui d'un ski traditionnel, la largeur au point le plus étroit de la lame étant égale environ 40 à 90 io de sa largeur maximale. 72 13424 4 2135165 L'épaisseur maximale de la lame est de 2,14 cm au point B et la lame s'amincit de part et d'autre de sorte que son épaisseiir au point A est de 0,79 cm et au point C de 0,96 cm. L'épaisseur minimale de la lame coïncide donc pratiquement avec 5 sa largeur maximale de manière à lui donner la flexibilité requise. Exprimées en pourcentages, l'épaisseur minimale au niveau de la spatule est environ 37 fo de l'épaisseur maximale, et l'épaisseur au niveau de l'extrémité arrière est environ 45 i° de cette épaisseur maximale. 10 La semelle du ski est concave dans le sens longitudinal, cette cambrure correspondant à une distance de 9 >53 mm au point B par rapport à la surface du sol 34, alors que dans un ski classique cette distance peut aller jusqu'à 2,54 cm. En pourcentage, cette distance de cambrure est inférieure à la moi-15 tié de l'épaisseur maximale du ski. L'attention est une nouvelle fois attirée sur le fait que ces dimensions exactes ne sont données qu'à titre d'exemple pour faire ressortir la forme originale du"mono-ski"selon l'invention par rapport aux skis traditionnels. 20 Des fixations appropriées d'orteils 36 et de talon 38 (représentées en traits mixtes) maintiennent côte à côte les pieds du skieur sur la partie médiane de la lame. On peut utiliser divers types de fixation à desserrage rapide ainsi que des organes de protection appropriés là où c'est nécessaire. 25 La partie médiane la plus épaisse de la lame présente la plus grande rigidité, et son épaisseur diminue graduellement vers ses deux extrémités. Si ses extrémités avant et arrière sont trop rigides, le ski tend à s'enfoncer dans la neige et n'en sort pas facilement, c'est pourquoi on les fait très sou-30 pies. On peut déterminer cette souplesse ou flexibilité non seulement au moyen de cet amincissement longitudinal mais aussi, aussi bien dans le sens longitudinal que transversal, en donnant aux fibres de verre de renforcement l'orientation et la densité voulues selon la technique bien connue. Les va-35 leurs relatives convenables de flexibilité et de rigidité dépendent dans une certaine mesure du poids du skieur, mais on a constaté que la flexibilité du ski au niveau de sa spatule doit être de 20 i° supérieure environ à celle au niveau de son extrémité arrière et que la résistance à la torsion de cette 40 dernière doit être supérieure d'environ 45 i° à celle du ski 72 13424 2135165 au niveau de la spatule. L'extrémité arrière doit être plus rigide que la spatule afin de servir de gouvernail dans les virages, mais elle doit être assez souple pour se dégager de la neige à l'amorce du virage. Dans le"mono-ski"selon l'in-5 vention, la combinaison constituée par la partie médiane rigide de la lame et son extrémité arrière flexible provoque effectivement un saut en avant au moment où le skieur soulage le ski au début d'un virage. L'extrémité avant du ski au niveau de la spatule doit être suffisamment souple pour ne pas s'enfoncer 10 dans la neige profonde et pour se tordre en cours de virage, ces deux qualités étant importantes dans le cas du- ski à grande surface selon l'invention. La cambrure minimale- de la semelle permet au skieur de prendre des virages san's être obligé de se servir à l'excès de son corps pour délester son ski 15 et donne à ce dernier plus de stabilité à grande vitesse. Il est simple d'utiliser le"mono-ski" selon l'invention, et les'deux pieds maintenus côte à côte sur une seule plateforme n'ont pas tendance à se séparer et à échapper au contrôle du skieur dans les évolutions difficiles. Il est possi-20 ble d'effectuer des virages pivotants très serrés à toutes vitesses sans perdre l'équilibre, et les essais ont montré que le rayon du virage peut être ramené au tiers de celui qu'autorisent les paires de skis classiques. La large surface du ski lui permet de ne pas. s'enfoncer dans la," neige molle et 25 facilite également les évolutions. En cas de chute, les risques de blessure sont bien moindres car les pieds du skieur n'ont pas tendance à diverger en suivant chacun son ski. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées au "mono-ski" décrit et représenté sans sortir 50 du cadre de l'invention. 72 13424 6 2135165 REVENDICATIONS 1.- "Mono-ski" de neige à section transversale sensiblement plane, caractérisé en ce qu'il est environ neuf fois plus long que large, son épaisseur étant maximale dans sa partie 5 médiane à partir de laquelle il sramincit vers les deux bouts et son épaisseur minimale se trouvant au voisinage de son extrémité avant recourbée vers le haut, et en ce que des fixations montées sur cette partie médiane maintiennent les pieds du skieur côte à côte. 10 2.- "Mono-ski" selon la revendication 1, caractérisé en ce que sa surface inférieure est concave dans le sens de la longueur en formant dans la partie médiane une cambrure maximale correspondant sensiblement à la moitié de ladite épaisseur maximale. 15 3.- "Mono-ski" selon la revendication 1, caractérisé en ce que sa pax^tie médiane présente un rétrécissement • tel que sa largeur minimale en ce point est égale environ à 90 $ de sa largeur maximale. 4.- "Mono-ski" selon la revendication 3, caractérisé en 20 ce que sa largeur maximale se trouve au voisinage de son extrémité avant. 5.- "Mono-ski" selon la revendication 3» caractérisé en ce que sa largeur maximale et son épaisseur minimale coïncident . 25 6.- "Mono-ski" selon la revendication 1, caractérisé en ce que son épaisseur minimale à proximité de son extrémité avant est environ égale à 37 % de son épaisseur maximale. 7.- "Mono-ski" selon la revendication 6, caractérisé en ce que son épaisseur au niveau de son extrémité arrière est 30 environ égale à 45 ^ de son épaisseur maximale. 8.- "Mono-ski" selon la revendication 1, caractérisé en ce que sa flexibilité est d'environ 20 $ plus grande au niveau de son extrémité avant qu'au niveau de son extrémité arrière. 35 9.- "Mono-ski" selon la revendication 8, caractérisé en ce que sa résistance à la torsion est d'environ 45 i° plus grande au niveau de son extrémité arrière qu'au niveau de son extrémité avant. 10.- "Mono-ski" de neige, caractérisé en ce que sa par- 40 tie médiane supporte des fixations destinées à maintenir côte 72 13424 7 2135165 à côte les pieds du skieur et en ce que sa largeur moyenne est au moins deux fois supérieure à celle d'un ski classique. 11.- "Mono-ski" selon 1a. revendication 10, caractérisé en ce que sa partie arrière est plus rigide que sa partie avant.