La présente invention concerne une nouvelle couche de roulement pour chaussées, routes, pistes ou analogues; elle se rapporte également à un procédé pour la réaliser. Dans la présente description, par "couche de roulement" on désigne la couche superficielle de la chaussée sur laquelle s'effectue la circulation des véhicules automobiles ou autres. En pratique, à ce jour, ces couches de roulement sont formées soit de béton, soit le plus généralement par un mélange de concassé et de liant type bitumineux, appelé enrobé. En cours d'utilisation, notamment sous l'effet de la température ambiante et de la circulation, le concassé a tendance à s'enfoncer, laissant ainsi le bitume former une pellicule lisse et glissante. Celle-ci diminue considérablement l'adhérence des vehicules à la surface de roulement, notamment en cas de pluie où apparait alors le phénomene bien connu d'aquaplanning. Pour pallier ces inconvénients, on a suggéré de renforcer les cailloux de la couche de roulement avec desagrégats minéraux (pierres) de plus gros diamètre. Mais ces derniers, par- suite de la déformabilité du bitume, ont d'une part, en core tendance à s'enfoncer et, d'autre part, à s s'user par attrition sous l'influ- ence des trépidations causées par le trafic. On a essayé de réaliser la couche de surface avec un mélange de résines appropriées (POLWRETHANE - EPOXY) et d'agrégats minéraux. En cours d'usage, cett solution présente les mêmes inconvénients que la précédente. On a également suggéré d'incorporer dans la couche de roulement, des particules solides de caoutchouc. Malheureusement, ces particules adhéren! maiiei se déteriorent tres rapidement. Récemment, enfin, on a proposé d'incorporer au bitume liri-même des particules solides du type carborundum. Toutefois cette technique, d'une part, conduit à des produits tres coûteux et, dFautre-part, ne donne pas satisfaction car les particules ont tendance à se broyer entre elles et à user les pneumatiques. Pourtant ce probleme de glissance, donc de sécurité routière, devient de plus en plus prépondérant, notamment par suite de l'augmentation incessante de la circulation. La présente invention pallie avec succès les défauts des solutions proposées à ce jour. Elle se rapporte à une couche de roulement perfectionnée pour la circulation des vehicules ou analogues, caractérisée en ce que ladite couche de roulement est revêtue d'une couche de résine plastique réticulée comportant des particules solides en matiere plastique à hauts coefficients de dureté et de résistance à l'abrasion. L'invention se rapporte également à un procédé pour réaliser une telle couche de roulement perfectionnée. Ce procédé se caractérise en ce qu'il consiste à recouvrir la couche de roulement d'une pellicule de résine plastique réticulable comportant des particules solides de matiere plastique à hauts coefficients de dureté et de résistance à l'abrasion, puis d'une maniere en soi connue, à provoquer la réticulation de la résine réticulable. En pratique, on recouvre la couche de roulement au moyen de la résine réticulable liquide, on épand sur cette couche les particules solides et enfin, éventuellement apres dépôt d'une nouvelle couche de résine liquide, on réticule le polymère réticulable. De la sorte, on provoque la prise des particules solides dans la couche de résine réticulée. Comme résines réticulables liquides, on peut faire appel à toutes compositions connues comme tellesRcontenant les monomères ou prépolymères désirés et les agents réticulants appropriés. En pratique, on utilise avantageusement des compositions sans solvants. A titre d'exemple, on peut citer les résines polyuréthane ou époxy. Comme "particules solides en matière plastique à hauts co & ficients de dureté et de résistance à l'abrasion", on peut utiliser toutes matières connues comr me telles. Un technicien peut, selon les applications envisagées, choisir des matières appropriées. On peut citer les polytéréphtalates d'alcoylène, les polyacétals, les chlorures de polyvinyle, les polyacrylates, les polystyrènes. On utilise avantageusement les polyamides. Ces particules peuvent se présenter sous différentes formes physiques : parallélépipédiques, cylindriques, sphériques, polyédriques ou autres, seules ou en mélanges. Par exemple avec des particules à base de polyamide, on a obtenu de bons résuhats avec des granulés dont la plus grande dimension était comprise entre 2,5 nini et 15 mm. En effet, des granulés de dimensions trop faibles, inférieures par exemple à 2,5 mm, permettent facilement, en cas de pluie, la formation d'un film d'eau sur la chaussée. En revanche, des granulés de dimensions trop importantes, supérieures par exemple à 15 nn, nécéssiteraient, pour assurer leur bon ancrage sur la couche de roulement, des quantités de résine beaucoup trop importantes. De même, on a déterminé que dans la couche déposée finie, le rapport en poids entre la pellicule de résine réticulée et la couche de particules solides, doit être compris entre o,l et 10 et avantageusement entre 1 et 5. La manière dont l'invention peut-être mise en oeuvre et les avantages qui en découlent, ressortiront mieux de la deseiption de l'exemple de réalisation qui suit, donné à titre indicatif et non limitatif. Par sablage, par bouchardage ou par tout autre procédé on a décapé, d'une manière en soi connue, une portion de couche de roulement d'une autoroute déjà en service. Sur la partie ainsi préparée, on applique au rouleau régleur (rouleau picots une résine liquide de polyuréthane réticulable contenant son agent réticulant, formée de - trois parties en poids de polyether-polyester (poids moléculaire de de 3.000 environ), - une partie d'isophorone diisocyanate. La couche liquide ainsi déposée a une épaisseur de 1,5 mm environ et un polg de 2 kilos au mètre carré. En continu, on dépose sur cette couche par saupoudrage des granulés paralLé- lépipédiques de polyamide 6-6 dont la plus grande arête est comprise entre 4 et 2 6 min. Le dépôt de granulés représente environ 2 kg/ m2. On laisse s'effectuer la réticulation à température ambiante (l'emploi d'autres moyens étant également possibles), par exemple pendant 4 à 6 heures environ selon les conditions atmosphériques. Après balayage de l'excès, on applique une nouvelle couche de résine liquide réticulable de tnme composition que précédemment (dépôt également de l'ordre de 2 kgs/ii2). Enfin, on laisse réticuler comme ci-dessus. Quelques heures seulement après, la chaussée peut être à nouveau rendue à la circulation. Par rapport aux solutions proposées jusqu'à ce jour, l'invention permet d'éliminer de façon notable les phénomènes de glissance et d'aquaplanning, donc d'augmenter de fanon substancielle la sécurité sur les routes. De plus, ces produits qui possèdent une excellente résistance aux agents agressifs extérieurs, tels que les huiles, gas-oils, essences, offrent également une excellente stabilité dans le temps et à la chaleur. A l'inverse de ce qui se passe avec les autres couches de roulement dont les particules solides éclatent sous la pression des crampons de pneumatiques cloutés, on observe au plus une légère déformation élastique, sans rupture du granulat. Enfin, ils sont facile-à mettre en oeuvre et peuvent être appliqués sans précautions particulièressur des chaussées existantes, pour autant que leur surface--en soit exempte de souillure. Ils peuvent donc être utilisés avec succès pour la fabrication des couches de roulement des routes, autoroutes, des pistes d'aviation, d'auto ou d'aérodromes, des rampes d'accès pour véhicules automobiles ou analogues. R E V E N D I C A T I O N S 1. Couche de roulement pour chaussée destinée à la circulation de véhicules, constituée par une couche de résine plastique réticulée choisi dans le groupe formé par les polyuréthane et les époxy, comportant des particules solides en matière plastique, caractérisée en ce que lesdites particules solides sont en polyamide. 2. Couche de roulement selon revendication 1, caractérisée en ce que les particules solides de polyamide ont la forme d'un parallélépipède, d'un cylindre, d'une sphère ou d'un polyèdre dont la plus grande dimension est comprise entre 2,5 et I5 min. 3. couche de roulement selon revendication 1, caractérisée en ce que, dans la couche déposée finie, le rapport en poids entre la pellicule de résine réticulée et la couche de particules solides est compris entre 0,1 et 10, et de préférence entre 1 et 5. 4. Procédé pour la fabrication d'une couche de roulement -selon l'une des revendications 1 à 3, dans lequel on recouvre la couche de roulement d'une couche de résine plastique réticulable, puis de particules solides, et enfin on réticule l'ensemble, caractérisé en ce que les particules solides sontn 5. Procédé selon revendication 4, caractérisé en ce que, après réticulation, on recouvre à nouveau l'ensemble d'une nouvelle pellicule de résine réticulable à base de polyuréthane ou de résine époxy que l'on réticule à température ambiante