La présente invention, due aux travaux de Monsieur Roger Octave Eugène MARIGOT, concerne les palettes de manutention de piles de asques profilées, c'est-à-dire présentant une alternance de reliefs et de creux périodiquement espacés, notamment des plaques ondulées, ces plaques étant en amiante-ciment, en matière plastique ou en une matière analogue. I1 est connu d'empiler les plaques profilées sur des palettes de manutention non seulement dans les ateliers de fabrication et sur stock, mais encore au cours de leur transport sur route et par voie ferrée. Ces palettes sont des châssis comprenant des longerons sur le dessus desquels sont fixées des traverses chanfreinées suivant leurs arêtes supérieures et séparées par des intervalles égaux à la période du profil des plaques qui sont destinées à s'emboiter sur ces traverses ou à un multiple de cette période, car il n'est pas nécessaire qu'il y ait une traverse par portion élémentaire de profil.Dans le cas où les plaques profilées présentent des reliefs et creux espacés de façon irrégulière, les traverses des palettes sur lesquelles doivent s'emboiter les reliefs de ces plaques sont également séparées par des intervalles correspondants, irréguliers. Or,on constate que les plaques profilées qui sont placées à la base des piles et qui supportent par conséquent le poids des plaques empilées au-dessus d'elles, se cassent parfois, notamment lors des transports par route. C'est pourquoi l'invention a pour but de supprimer cet inconvénient et, à cet effet, elle a pour objet une palette de manutention de piles de plaques profilées, du type comprenant des longerons sur le dessus desquels sont fixées des traverses chanfreinées suivant leurs arêtes supérieures, caractérisée en ce que les parties chanfreinées des traverses sont élastiques alors que le Feste de ces traverses est rigide. On obtient ainsi un assouplissement de la surface de contas des parties chanfreinées des traverses avec les plaques de sorte que la pile de plaques à poser sur la palette crée sa propre empreinte sur les surfaces d'appui et, en cela, évite la concentration des réactions de contact. Suivant un mode d'exécution particulièrement avantageux de l'invention, les zones chanfreinées des traverses sont entaillées suivant des fentes parallèles qui délimitent des lamelles espacées, ce qui rend ces zones élastiques. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront au cours de la description qui va suivre. Aux dessins annexés, donnés uniquement à titre d'exemples non limitatifs: la Fig. 1 représente une vue en perspective d'une palette conforme à l'invention; la Fig. 2 est une vue identique, la palette portant une plaque ondulée; la Fig. 3 représente une vue en élévation, à plus grande échelle et en bout,d'une palette de type connu supportant une pile de vaques ondulées; la Fig. 4 est une vue identique à celle de la Fig. 3 d'une palette analogue à celle des Fig. 1 et 2 supportant la même pile de plaques ondulées que la palette de la Fig. 3; les Fig. 5 et 6 représentent des variantes pour les zones chanfreinées de traverses de palettes également conformes à l'invention; les Fig. 7 et 8 illustrent l'utilisation de palettes identiques à celle de la Fig. 4 pour supporter d'autres types de plaques profilées. La palette représentée par les Fig. 1 et 2 comprend deux longerons parallèles 1 et 2 sur le dessus desquels sont fixées des traverses 3 réunissant ces longerons. Les longerons et les traverses sont en bois, en matière plastique ou en toute autre matière semi-rigide. La section transversale des traverses est rectangulaire et elles sont chacune chanfreinées suivant leurs deux arêtes supérieures de façon à présenter deux surfaces obliques 4 inclinées à environ 450. Chaque traverse est entaillée dans chacune de ses zones chanfreinées 4 par is fentes ou traits de sce5(ici au nombre de 3) ménagés, suivant des plans longitudinaux verticaux et équidistants, jusqu'à un même niveau inférieur à l'arête inférieure du chanfrein; ces traits de scie délimitent entre eux et avec la face latérale de la traverse des lamelles 6 présentant une même épaisseur qui est de l'ordre de grandeur du double de la largeur des traits de scie. Une telle palette est destinée à supporter des piles de plaques ondulées telles que celle 7 représentée sur la Fig. 2. Ces plaques présentent une section transversale de forme sinusoidae. Elles sont en amiante-ciment, mais peuvent tout aussi bien être en matière plastique thermodurcissable armée de fibres de verre ou toute autre matière analogue. Les ondes de ces plaques étant régulièrement espacées, il pourrait être prévu sur une palette une traverse par onde. Ceci n'est toutefois pas obligatoire et les Fig. 1 et 2 montrent des intervalles entre traverses correspondant au double de la période d'ondulation des plaques et d'autres intervalles correspondant au triple de cette période. C'est donc une onde sur deux ou une onde sur trois des plaques qui reposent sur des traverses. La palette de type connu représentée par la Fig. 3 présente la même structure que celle des Fig. 1 et 2, à l'exception du fait qu'il n'y est pas prévu de traits de scie dans les zones chanfreinées 4a des traverses 3a. On remarque en outre que l'intervalle entre les traverses représentées est ici égal à une période d'ondulation des plaques 7 qui sont empilées et posées sur ces traverses. Comme le montre clairement la Fig. 3, ces plaques sont emboîtées les unes dans les autres et leur profil est tel qu'elles reposent essentiellement les unes sur les autres par leurs flancs obliques v qui réunissent leurs sommets et leurs creux, ces sommets et ces creux étant par contre espacés les uns des autres entre les différentes plaques.Les flancs obliques 8 de la plaque 7 inférieure devraient théoriquement tous reposer sur des chanfreins 4a des traverses 3a, la largeur des traverses étant calculée à cet effet. I1 s'avère toutefois que dans la pratique certains chanfreins, tel que celui de gauche de la traverse de droite de la Fig. 3, ne servent pas d'appui; il s'ensuit que la charge est répartie et concentrée sur les autres chanfreins. De cette irrégularité descontactswil résulte que la plaque ondulée 7 inférieure tend à se casser, notamment dans la zone de contact avec les chanfreins. La palette de la Fig. 4 est identique à celle des Fig. 1 et 2, l'intervalle entre les traverses 3b étant toutefois égal à une période d'ondulation des vaques 7 dont elle supporte une pile identique à celle de la Fig. 3. La Fig. 4 montre clairement que, du fait de la présence des traits de scie verticaux 5b et donc de b l'élasticité des lamelles peu épaisses 6 que ces traits de scie délimitent, les zones chanfreinées s'écrasent élastiquement sous l'appui des flancs obliques 8 des plaques, mais de façon différente d'une zone chanfreinée à l'autre de façon à ce que dans tous les cas les surfaces des chanfreins 4b soient toujours au contact des flancs 8 de la plaque 7 inférieure afin de bien soutenir celle-ci. Il en résulte que la charge se trouve beaucoup mieux répartie qu'avec la palette de la Fig. 3, ce qui accroitla surface de contact totale. L'expérience prouve que la plaque 7 inférieure ne se casse plus, ce qui s' explique par la souplesse des zones chanfreinées des traverses. Dans la traverse 3c de la variante de la Fig. 5, les traits de scie verticaux précédents 5 ou 5b sont remplacés par d'autres traits de scie 5c en même nombre, même largeur et même profondeur, mais disposés horizontalement par rapport aux chanfreins 4c. L'élan ticité obtenue pour les zones chanfreinées des traverses est identique à celle précédemment indiquée (lamelles 6C). La traverse 3d de la variante de la Fig. 6 présente, dans chaque zone chanfreinée,une pièce longitudinale rapportée 9 qui présente une face oblique constituant le chanfrein 4d et deux autres faces perpendiculaires épousant la forme du logement ménagé dans la traverse pour recevoir cette pièce 9.Cette pièce est en un matériau souple tel qu'un élastomère comme caoutchouc et elle est fixée sur la traverse par collage, par clouage ou par tout autre moyen. L'élasticité présentée par les pièces 9 permet aux traverses de supporter les plaques exactement de la même façon que les traverses de la Fig. 4. Comme le montrent les Fig. 7 et 8, la même palette à traverses 3b munies de traits de scie verticaux 5b que celle de la Fig. 4 peut recevoir des piles de plaques profilées qui ne sont pas ondulées et dont une seule est représentée sur chaque figure. Sur la Fig. 7, la plaque 7a présente un profil trapézoidal, c'est-àdire dont les sommets et les creux sont des surfaces planes réunies par des flancs obliques. Sur la Fig. 8, la plaque 7b présente un profil sinusoidal dont certains creux, espacés à intervalles variables, sont trapézoidaux. REVENDICATIONS 1.- Palette de manutention de piles de plaques profilées, du type comprenant des longerons sur le dessus desquels sont fixées des traverses chanfreinées suivant leurs arêtes supérieures, caractérisée en ce que les parties chanfreinées (4, 4b, 4c, 4d) des traverses (3, 3b, 3c, 3d) sont élastiques alors que le reste de ces traverses est rigide. 2.- Palette de manutention suivant la revendication 1, caractérisée en ce que les zones chanfreinées (4, 4b, 4c) des traverses (3, 3b, 3c) sont entaillées suivant des fentes longitudinales parallèles (5, 5b 5C) qui délimitent des lamelles espacées (6, 6b, 6c). 3.- Palette de manutention suivant la revendication 2, b en c caractérisée en ce que les fentes (5, 5 , 5c) sont parallèles à l'une des faces des traverses (3, 3b, 3c). 4.- Palette de manutention suivant la revendication 3, b en c caractérisée en ce que les fonds des fentes (5, 5 , 5c) sont à un même niveau situé au-delà de l'arrête du chanfrein se trouvant sur la face de la traverse à laquelle sont parallèles les fentes. 5.- Palette de manutention suivant l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisée en ce que les fentes (5, 5b) sont perpendiculaires aux faces des traverses (3, 3b) qui reposent sur les longerons (1, 2). 6.- Palette de manutention suivant l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisée en ce que les fentes (5c) sont paral lèles aux faces des traverses (3c) qui reposent sur les longerons (1, 2). 7.- Palette manutention suivant la revendication 1, caractérisée en ce que chaque traverse (3d) présente dans chaque zone chanfreinée (4d) une pièce rapportée longitudinale (9) en matière élastique pleine et présentant un chanfrein (4d) correspondant.