L'invention concerne un dispositif du type "horizon artificiel" utilisé pour projeter une barre lumineuse à l'intérieur du poste de pilotage d'un avion ou analogue, pour indiquer la position réelle de horizon par rapport à une information de référence visible à l'intérieur du poste. Bien que la description suivante intéresse plus par on ticulièrement les problèmes posés dans un avion en vol,2note- ra que tout véhicule se déplaçant dans les trois dimensions exigé que son mouvement et sa position soient définis par rapport a' une référence. Dans un avion, il est commode d'uti- liser l'horizon pour définir la position de cet avion par rapport à un plan horizontal dans lequel il se déplace. De même, la position d'un sous-marin doit également etre définie par rapport à un plan horizontal. On appelle "horizon artificiel" les instruments permettant de signaler toute déviation par rapport à un plan horizontal, et l'invention concerne un appareil remplissant les fonctions de cet instrument. Dans un avion en vol, les effets de la gravité sont modifiés par des forces centrifuges, et le pilote ne peut pas se baser sur ses sens pour définir si l'avion fait ou non un angle de tangage ou de roulis. I1 est en conséquence nécessaire de prévoir un horizon artificiel indiquant à la fois l'angle de tangage et l'angle de roulis. Dans l'obscurité ou par mauvais temps, le pilote doit se référer directement à un horizon artificiel relativement petit pour s'assurer que l'avion se maintient orienté correctement pour un vol dans une direction donnée. Le tempos que le pilote doit à la surveillance des autres instruments de bord rend difficile un contrôle régulier et les difficultés s'accroissent pendant les turbulences, le mouvement du pilote par rapport au panneau de bord troublant la vision. Des réferences périodiques à l'horizon artificiel ne sont pas souhaitables car il est prouvé qu'un pilote peut estimer qu'il effectue une manoeuvre particuliere, alors que l'instrument indique que son estimation est fausse, l'avion accomplissant une autre manoeuvre. Et il est alors naturel que le pilote préfère croire en ses sens plutôt qu'en l'instrument. Bien que les pilotes soient entraînés à faire entièrement confiance à leurs instruments, certains pilotes, dans certaines circonstances, peuvent ne pas se baser sur les indications fournies par les instruments. Il est en conséquence préférable d'envisager l'utilisation d'un horizon artificiel très visible pour le pilote, que l'attention de ce dernier soit ou non concentrée sur un autre instrument. Un autre inconvénient des horizons artificiels classiques est que l'angle qu'ils font par rapport à l'oeil du pilote est si petit que l'impression est d'abord perçue au centre de l'oeil. C'est un angle de vision relativement pauvre pour percevoir un mouvement, et il serait, en conséquence, préférable que le mouvement soit décelé par vision périphérique du pilote, ce qui permet de mieux estimer les mouvements. A cette fin, on a proposé des dispositifs pour la visualisation périphérique de horizon, lesquels projettent une large bande ou barre de lumière, face au pilote, sans que soit déplacé l'un quelconque des autres instruments. Cette barre lumineuse est centrée face au pilote, de-sorte que si l'avion prend un angle de roulis ou de tangage, la barre lumineuse se déplace en conséquence et indique où doit se trouver l'ho- rizon. Ce mouvement est reproduit par les circuits neuraux normaux qui entrent dans le processus du maintien de lléquili- bre.En conséquence, puisque la barre lumineuse est toujours affichée en vision périphérique (quel que soit ce qui est alors perçu en vision fovéale), à aucun moment le pilote ne peut ignorer la présence de cette barre lumineuse et se baser sur ses propres sens. I1 est donc peu vraisemblable que le pilote passe outre à l'information qui lui est fournie. Un autre avantage des dispositifs de visualisation périphérique de lthorizon est que, en raison des dimensions de l'affichage, le mouvement du pilote par rapport aux instruments (pendant des turbulences par exemple) ne dégrade pas l'information de façon significative. On a tenté à diverses reprises de réaliser un équipement formant un horizon artificiel sous forme d'une barre lumineuse. Dans le brevet américain nO 3 282 242, par exemple, on décrit un instrument comportant un projecteur de lumière dans une enveloppe et une boîte de lumière dans la partie inférieure de l'enveloppe. Une lampe se trouve dans la bote à lumière et l'enveloppe est pourvue d'un couvercle. Une fente étroite allongée est pratiquée dans l'enveloppe à proximité du couvercle, et des moyens sont prévus pour projeter un faisceau large et mince de lumiere à travers la fente. La commande est gyroscopique. Dans cet appareil, une partie de la lumière est perdue en raison de la disposition du réflecteur sur l'axe du système'optique, et, également, parce qu'il est nécessaire d'utiliser une fente mécanique pour délimiter la largeur de la bande de lumière.Donc, une grande partie de la lumière est perdue, ce qui se traduit par un mauvais rendement, et l'utî- lisation d'une source de lumière relativement importante peut créer des problèmes d'échauffement. Un appareil formant une barre lumineuse est également décrit dans une publication du "National Technical Information Service de 1U.S. Department of Commerce. Cette publication a pour titre "A Prototype Peripheral Vision Aircraft Attitude Displaytt et a été publiée par William R. Williamson en Octobre 1966. L'appareil décrit dans cette publication comporte une source de transmission de lumière qui forme, au niveau d'une fente, une-lumière fine et intense, cette lumière étant ensuite projetée sur un miroir au moyen d'une lentille de concentration et-d'une lentille de projection. Cette disposition tend à etre assez complexe au point de vue optique. L'invention a pour objectif la réalisation d'un dispositif de visualisation périphérique de l'horizon qui forme une barre lumineuse relativement intense, sans pertes optiques excessives. Le dispositif conforme à l'invention permet la projection d'une barre lumineuse à l'intérieur du poste de pilotage d'un avion ou analogue, afin d'indiquer l'angle de tangage et de roulis, cette barre étant disposée par référence à une information visible dans le poste. Le dispositif comporte une enveloppe dont une première partie est fixée dans le poste de pilotage et dont une seconde partie est couplée pour tourner, par rapport à la premiere partie, autour d'un premier axe qui, par assemblage, est dirigé transversalement au poste de pilotage. Un support de lentille est couplé à la seconde partie pour tourner autour d'un second axe perpendiculaire au premier axe. Une source de lumière est placée dans l'enveloppe et un systeme optique est couplé à cette enveloppe pour diriger la lumière émise par la source vers le support de lentille, le long du second axe. Une lentille à deux plans de symétrie est montée sur le support de lentille, transversalement au second axe, pour recevoir la lumière et projeter un faisceau de lumière à l'intérieur du poste de pilotage et former ainsi la barre lumineuse. Des moyens de commande sont également couples à l'enveloppe et permettent de déplacer la seconde partie autour du premier axe pour indiquer l'angle-de tangage, ainsi que le support de lentille autour du second axe pour indiquer l'an- gle de roulis. En conséquence, toute déviation de la barre lumineuse indique l'orientation de l'avion par rapport à un plan horizontal contenant cette barre lumineuse. La description qui va suivre, en regard des figures annexées, données à titre d'exemple, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. La figure 1 est une vue schématique du tableau de bord dans le poste de pilotage d'un avion, la figure 2 est une vue en perspective d'un premier exemple de réalisation d'un dispositif conforme à l'invention, la figure 3 est une vue schématique illustrant les composants optiques à l'intérieur du dispositif conforme à l'invention, les figures 4 à 6 sont trois formes de lentilles utilisables dans le dispositif conforme à l'invention, la figure 7 est un bloc-diagramme des circuits utilisés pour la commande des mouvements du dispositif, la figure 8 est une vue en perspective schématique d'un autre exemple de réalisation, la figure 9 est une vue en perspective d'un troisième exemple de réalisation, la figure 10 est une vue schématique en coupe, selon la ligne 10-10 de la figure 9, d'une seconde partie du troisième exemple de réalisation, la figure ll est une vue schématique de certaines parties optiques du troisième exemple de réalisation, la figure 12 est une illustration en coupe, selon la ligne 12-12 de la figure 11, du faisceau lumineux utilisé dans le troisième exemple de réalisation. On se réfèrera tout d'abord à la figure 1 sur laquelle est représenté un tableau de bord 20 surveillé par un pilote et un copilote assis respectivement aux commandes 22 et 24. Les instruments qui se trouvent à gauche du centre du tableau sont généralement les doubles de ceux qui se trouvent à droite, de sorte que soit le pilote, soit le copilote, peut piloter l'avion. Le tableau de bord comporte deux instruments du type horizon artificiel 26, 28, comme il s'en trouve normalement dans un tableau de ce type, lesquels fournissent les angles de tangage et roulis par rapport à un plan horizontal. Ces instruments sont relativement petits et doivent être soigneusement observés par le pilote qui doit alors détourner les yeux de la glace avant et des autres-instruments. On a également illustré figure 1 deux positions de barre lumineuse créée par un dispositif conforme à l'invention et qui sera décrit en se reportant aux figures suivantes. Les deux positions de barre lumineuse sont référencées 31 et 33. Dans la position 31, la barre lumineuse est centrée sur ltins- trument 26 qui constitue ltinformation visible dans cette disposition particulière. En conséquence, l'avion se maintient en vol avec l'aile gauche en bas. Par contre, la barre lumineuse 33 indique que le nez de l'avion baisse et que cet avion descend tout en maintenant ses ailes de niveau. Ces informations sont clairement rendues tout d'abord parce que les instruments de bord du tableau 20 sont disposés selon des cadres rectangulaires dont les cotés sont verticaux et horizontaux. En conséquence, l'arrangement tend, par lui-même, à indiquer si la barre lumineuse est ou non horizontale par rapport au tableau 20 et si l'avion fait ou non un angle de roulis. De même, le fait que la barre lumineuse 31 est inclinée per rapport aux instruments indique que l'avion fait un angle de roulis ainsi que le sens de cet angle. Dans certains avions, les faces avant des instruments ne sont pas rectangulaires, mais ils sont généralement disposés sur une rangée horizontale. Dans le cas peu vraisemblable où l'avion, sur lequel est monté le dispositif conforme à l'invention, ne présente pas une telle disposition, une information visible doit être ajoutée au tableau de bord. Cela peut se faire sous la forme d'une ligne ou d'une serie de lignes disposée horizontalement sur le tableau, avec une ligne particulière indiquant que l'avion est en vol équilibre. Bien entendu, deux barres lumineuses doivent être formées si le dispositif doit être utilisé par le copilote. En fait, une seule barre lumineuse formée sur tout le tableau basculerait vers le bas d'un côté, vers le haut de l'autre côté, en cas de roulis, ce qui donnerait au pilote et au copilote deux informations différentes. On peut former deux barres lumineuses, soit à partir de deux dispositifs, tels que ceux qui vont être décrits, soit à partir d'un seul dispositif pourvu d'une optique permettant de former deux images du faisceau lumineux ou de focaliser la barre lumineuse face au pilote ou face au copilote. On décrira maintenant le dispositif en se reportant d'abord à la figure 2, puis à la figure 3. Comme on peut le voir figure 2, un dispositif conforme à l'invention comporte une enveloppe portant la référence générale 30 se composant d'une première partie 32, fixée en un point quelconque de la cabine de pilotage, et d'une seconde partie 34 couplée à la première partie pour tourner autour d'un premier axe 36. La seconde partie 34 se compose d'un support de lentille 38 qui tourne autour d'un second axe 40, de sorte que, en fonctionne- ment, la rotation autour du premier axe 36 est équivalente à un mouvement de tangage de l'avion, alors que la rotation autour du second axe 40 correspond à un mouvement de roulis. Comme il sera décrit en se reportant à la figure 7, le dispositif représenté figure 2 est commandé à partir d'une plateforme gyroscopique associée à un circuit de commande dont les sorties sont reliées à un moteur de commande de tangage 42/à un moteur de commande de roulis 44. La rotation de ces moteurs est décelée par des lecteurs, 46 et 48 respectivement, qui constituent une partie du système de commande de la figure 7. Les mouvements mécaniques créés par les moteurs 42 et 44 vont maintenant être décrits en se reportant à la figure 2. Le moteur 42 est disposé concentriquement autour du premier axe 36 et est fixé sur un écran de lumière principal 50 luimême fixé sur un support de lampe 52. Un ensemble moteur-ventilateur 54 est monté concentriquement à l'axe 36 et fixé au support de lampe 52 pour refroidir la lampe portée par ce support, par soufflage d'air axialement à cette lampe. Le moteur de commande de tangage 42 entraîne un arbre tubulaire principal 56 qui est associé à la seconde partie 34, un prolongement 58 de cet arbre faisant saillie hors de l'ensemble moteur-ventilateur 54. Le prolongement 58 est couplé au lecteur 46 fixé, par un étrier 59, au poste de pilotage.Le mouvement de l'arbre 56 est transmis, par le prolongement 58, au lecteur 46 pour être exploité comme il va être décrit. L'arbre tubulaire principal 56 est rigidement fixé sur une enveloppe auxiliaire 60 de la seconde partie 34. Un étrier 62 prolonge l'enveloppe et supporte le moteur 44 qui entraîne un pignon 64. Ce pgnon est en prise avec une roue dentée 66 disposée concentriquement au second axe 40 et fixée au support de lentille 38 pour ltentrainer en rotation. Un ensemble d'accouplement 68 est fixé sur l'enveloppe auxiliaire 60, axialement disposé entre deux engrenages d'accouplement identiques 70, 72 qui transmettent le mouvement de la roue dentée 66 à une roue dentée identique 74 disposée concentriquement à l'axe 40. La roue dentée 74 est montée sur un arbre 76 asso cié a un ensemble à paliers 76 fixé sur l'enveloppe 60.Un prolongement 80 de l'arbre 76 est couplé au lecteur 48, de sorte que le mouvement du support de lentille 38 est transmis au lecteur 48, par l'intermédiaire de l'ensemble 68, de la roue dentée 74, de l'arbre 76 et du prolongement 78. On notera que des paliers sont prévus pour permettre la rotation de l'arbre 56, et également la rotation du support de lentille 38 par rapport à l'enveloppe 60. On notera également que la seconde partie 34 est équilibrée autour de l'axe 36 pour égaliser les charges au démarrage sur le moteur 42. Les composants internes du dispositif représenté figure 2 vont -maintenant être décrits en se reportant à la figure 3. Le contour du dispositif est figuré en traits mixtes, de sorte que l'on peut définir les positions relatives des composants optiques représentés figure 3. Lorsqu'on compare les deux figures, on peut voir que le support de lampe 52 porte une source de lumière 82 disposée devant un réflecteur sphérique concave 84. La lumière en provenance de la source 82 est dirigée vers un ensemble interne à lentilles 86 monté sur le premier axe 36. La lumière en sortie de l'ensemble 86 traverse l'arbre tubulaire 56 et parvient sur un réflecteur plan 88 disposé à 45" par rapport aux deux axes 36 et 40.En conséquence, la lumière issue de l'ensemble 86 est déviée par le réflecteur 88 vers le porteur 90 du support de lentille 38. La lumière est donc dirigée vers une lentille cylindrique 92 qui transforme la lumière répartie concentriquement autour de l'axe 40 en un faisceau plat 94-qui forme une barre lumineuse 96. On notera que la barre lumineuse peut prendre toutes positions, deux d'entre ces positions étant illustrées en 31 et 33 figure 1. L'angle de divergence du faisceau plat 94 est défini par la longueur focale de la lentille 92, l'épaisseur de ce faisceau étant défini par le pouvoir de concentration de cette lentille et les dimensions de la source de lumière 82. Le pouvoir lumineux du dispositif est relativement élevé du fait que pratiquement toute la lumière de la source 82 est utilisée et rendue plus intense par transformation en un faisceau plat à l'aide de la lentille cylindrique 92. Dans cet exemple, la source de lumière utilisée est une source du type SHORT Xenon Arc fabriquée par PEK de Sunnyvale, Californie, U.S.A et vendue sous la référence X-36. C'est une source de 35 W de puissance, mais on peut également utiliser une source de 75 W de puissance fabriquée par PEK et vendue sous la référence X-76. L'exemple de réalisation recommandé qui vient d'être décrit en se reportant aux figures 2 et 3 présente également la possibilité de savoir si l'avion est ou non dans la bonne direction. Il suffit de teinter l'une des extrémités de la lentille cylindrique, de sorte que la barre lumineuse 96 est colorée sur l'un de ses bords. Si on le désire, on peut obtenir ce résultat par d'autres moyens, par exemple, en utilisant un filtre ou un prisme dans le système optique. Sous le terme "lentille cylindrique", on désigne toute lentille ayant deux surfaces optiques à deux dimensions qui donnent, à cette lentille, une section transversale constante sur sa longueur. On a représenté figures 4 à 6 des exemples de telles lentilles. La~lentille de la figure 5 comporte une surface plane. Mais de telles lentilles cylindriques sont de celles qui peuvent être utilisées dans-un système optique tel que celui décrit. En général, ces lentilles sont du type ayant deux plans de symétrie.Cela signifie qu'elles peuvent etre divisées selon seulement deux plans pour former deux parties qui sont les images réfléchies l'une de Itautre et qu'elles sont capables de former une barre lumineuse à l'aide dlune source de lumière convenable (qui peut comporter d'autres lentil les). On peut utiliser d'autres lentilles du type toroldal, dont une surface est cylindrique et l'autre sphérique. On se reportera maintenant à la figure 7 qui représente un système de commande utilisable pour entraîner le moteur de roulis 44 et le moteur de tangage 42. Une plateforme gyroscopique 98 forme deux signaux, le premier de ces signaux correspondant à l'angle de tangage. Ce premier signal est transmis à un convertisseur 100 pour former un signal à courant continu qui est transmis au circuit de zéro 102. Ce dernier circuit reçoit un autre signal d'entrée en provenance d'un transducteur de position de sortie 104 qui constitue une partie du lecteur 48 représenté figure 2 Le signal de sortie du transducteur est comparé au signal de sortie du convertisseur pour former un troisième signal qui est transmis à un autre circuit de zéro 105.Le signal fourni au circuit 105, à partir du circuit 102, est proportionnel à la vitesse angulaire du moteur de roulis et il est comparé à un signal similaire en provenance d'un transducteur de vitesse de sortie 108 qui fait egalement partie du lecteur 48 de la figure 2. Le signal formé en sortie du circuit 105 est transmis à un servoamplificateur 110 qui fournit un signal suffisant pour entraî- ner le moteur de roulis 44. La plateforme gyroscopique fournit également un signal correspondant à l'angle de tangage qui est transmis à un convertisseur 112 pour former un signal à courant continu transmis au circuit de zéro 114. Ce dernier circuit effectue la comparaison entre ce signal à courant continu et un signal en provenance d'un transducteur de position de sortie 116 qui ca fait partie du lecteur 46 de la figure 2. Le signal en sortie du circuit 114 est transmis à un servo-amplificateur 117 pour entraîner le moteur de tangage 42. La position de la barre lumineuse peut être définie par réglage du dispositif de façon que l'information de référence se situe au niveau dsune partie quelconque du tableau de bord ou au niveau des parties environnantes du poste de pilotage. Toutefois, le centre de la barre lumineuse doit se trouver face au pilote de façon que ce dernier définisse correctement le sens de l'angle de roulis. Lorsqutil pilote.de jour, le pilote a, en principe, continuellement connaissance de l'horizon réelle En cas de mauvais temps ou s'il pilote de nuit, le pilote est informé par la barre lumineuse représentant lthori- zon réel.La vision périphérique de l'horizon est perçue de la même façon que l'horizon réel et constitue vraiment une source de contraintes en ce qui concerne la position de l'avion par rapport au monde extérieur. On réduit ainsi la possibilité d'erreurs dues à un défaut de perception du pilote ; et le pilote est libre de concentrer son attention sur les autres instruments car la vision périphérique de l'horizon qu'il perçoit lui donne constamment connaissance de l'attitude de son avion. On se reportera maintenant figure 8 qui représente schématiquement une variante du dispositif représenté figure 2. Le dispositif comporte une enveloppe 120 avec une première partie 122 comportant un moteur de tangage et destinée à être fixée dans le poste de pilotage au moyen d'un pied 124. Une seconde partie 126 est montée pour tourner sur la première partie 122, autour d'un premier axe 128, sous la dépendance du moteur de tangage. La seconde partie 126 comporte un support de lentille 130 qui tourne autour d'un second axe 132 et est associée à une roue dentée 134 en prise avec un pignon 136. Ce pignon est entraîné par un moteur de roulis 138 fixé d'un cOté de la seconde partie 126. La seconde partie 126 constitue essentiellement un ensemble émetteur laser aligné avec le support de lentille 130 pour diriger un faisceau lumineux vers la lentille 140 à deux plans de symétrie qui est montée sur le support 130. Une barre lumineuse est, en conséquence, projetée en alignement avec l'axe 132, et cette barre est déplacée comme précédemment décrit pour l'exemple précédent sous la commande des moteurs de tangage et de roulis. Comme représenté, la position angulaire de la seconde partie 126 autour de l'axe 128 est décelée par un lecteur 142, et le moteur de roulis 138 est associé à un senseur pour déterminer la position angulaire du support de lentille 130 autour de l'axe 132. Le système de commande peut être identique à celui décrit en se reportant à la figure 7. La luminosité obtenue à partir du faisceau laser peut se situer au-dessus des limites normalement acceptées initialement puisque le faisceau est ensuite dispersé par la lentille 140, de telle sorte que la lumière tombant sur une zone particulière se trouve ensuite dans les limites acceptables. On a trouvé qu'un laser au rubis est souhaitable car il produit une lumière dans les tons rouges particulirement acceptable pour le pilote. Le faisceau laser étant monochromatique, la barre lumineuse ne peut pas être colorée de la même façon que la barre 96 (figure 3), quoique le même résultat puisse être obtenu en déformant légèrement la lentille en son centre pour indiquer le sommet de la barre lumineuse. Les systèmes optiques décrits en se référant aux exemples de réalisation représentés peuvent être modifiés en accord avec le principe de l'invention. On peut envisager 7 par exemple, l'emploi de tout système lumineux produisant un faisceau de lumière convenable dirigé, soit sur la lentille 92 (figure 3), soit sur lentille 140 (figure 8) tout en restant dans le cadre de l'invention. En conséquence, et d'une façon générale, tout système optique monté dans l'enveloppe du dispositif conviendra pourvu que ce système soit combiné à une lentille deux plans de symétrie comme représenté. On a représenté un autre exemple de réalisation figures 9 à 12, et on se reportera tout d'abord à la figure 9 pour- sa description. Comme représentéj une enveloppe 150 se compose d'une première partie 152 -et d'une seconde partie 154. La première partie comporte un pied 156 portant deux supports verticaux espacés 158 et 160 qui portent respectivement des paliers alignés pour supporter la seconde partie (l'un de ces paliers 162 est visible). Ces paliers permettent à la seconde partie de tourner autour d'un premier axe 164 et, comme il sera expliqué en se reportant à la figure 10, la seconde partie comporte un support de lentille 166 tournant autour d'un second axe 168.La rotation autour du premier axe 164 se fait sous la dépendance d'un moteur d'entraînement 170 accouplé par une boîte d'engrenages à angle droit 172, laquelle est fixée par un tronçon d'axe sur un côté de la seconde partie 154. Un tronçon d'-axe identique est prévu sur le côté opposé de la partie 154 et est accouplé à un lecteur de position de la même façon que le lecteur 46 de la figure 2. Ces composants ne sont pas représentés figures 9 et 10 puisqu'ils sont identiques aux composants décrits du premier exemple de réalisation. On se reportera maintenant-aux figures 9 et 10, et particulièrement à la figure 10, pour décrire la seconde partie 154. On peut voir que cette seconde partie comporte un corps tubulaire principal 174 fixé, par la première de ses extrémités, à un couvercle d'extrémité à ailettes 176 destiné à dissiper la chaleur créée par une source de lumière à arc de plasma 178. Cette source de lumière est du type vendu par VARIAN CORPORATION, EIMAC DIVISION. C'est une source VIX 150F de 150 W au xénon. D'une manière générale, toute source équivalente de petites dimensions, à arc court et réflecteur intégré, fonctionnant sous pression élevée, donne satisfaction. A l'autre extrémité du corps principal 174, se trouvent disposés deux paliers à billes internes 180, 182 montés autour du support de lentille 186, pour permettre la rotation de ce support par rapport au corps 174. Le support de lentille 166 se compose d'un manchon extérieur 184 en contact avec les paliers et contenant des entretoises radiales 186 ; les extrémités intérieures de ces dernières sont fixées sur un porteur 188 concentrique au manchon extérieur 184 et contenant une lentille négative ou divergente 190. A son extrémité avant, le manchon extérieur 184 forme support pour une lentille positive ou convergente à deux plans de symétrie 192. A l'intérieur du support 166, se trouve également un simple volet rotatif 194 faisant partie d'un mécanisme de contrôle d'intensité lumineuse dont le bouton de commande 196 (figure 9) se trouve à l'extérieur du manchon 184. On décrira plus loin le rôle de ce mécanisme. Le support de lentille 166 est entrainé en rotation par rapport au corps principal 174 sous la dépendance d'un moteur de roulis 198, lequel est accouplé par un arbre d'centrale nement 200 à un pignon d'entraînement 202 en prise avec?a%neau intérieurement denté 204 ; 1'anneau204 est fixé intérieurement au manchon extérieur 184. La position du support de lentille 166 par rapport au corps 174 est décelée par un lecteur 206 fixé, par une boîte à engrenages 208, à un pignon d'entraine- ment 210 en prise avec l'anneau 204. La source lumineuse 178 comporte un réflecteur parabolique 212 qui reçoit la lumière d'un arc de plasma 214 et la dirige vers un ensemble à prismes 216 décrit ultérieurement en se reportant à la figure 11. La lumière sortant de l'ensemble 216 traverse la lentille négative 190, passe au niveau du mécanisme de contrôle d'intensité 194 et est ensuite focalisée sous forme d'une barre lumineuse telle que celles illustrées figure 1. Avant de décrire la structure de l'ensemble 216, on expliquera la raison d'être de cet ensemble dans le système optiques I1 est entendu que la lumière quittant le réflecteur parabolique 212 comporte des rayons qui ne sont pas parallèles à l'axe 168. il est, en conséquence, nécessaire de prévoir un espace important entre le réflecteur 212 et la première lentille du système, de sorte que la lumière dispersée sera perdue et que celle atteignant la lentille sera parallèle à l'axe 168. De la sorte, la barre lumineuse a des bords nettement définis.Si l'on ménageait cette distance brute entre le réflecteur et la lentille, l'ensemble serait plus long que celui représenté figure 10. C'est le rôle de l'ensemble à prismes de créer un trajet plus long pour la lumière, de sorte que l'on peut raccourcir le dispositif et lui donner, en conséquence, des dimensions plus acceptables. On a illustre figure 11 le trajet de lumière formé par l'ensemble à prismes 216. Les rayons lumineux 218 quittant le réflecteur 212 (figure 10) rencontrent un premier et un second prismes 220 et 222 et sont réfléchis à l'intérieur de ces prismes comme il est illustré pour le rayon 224. Chaque rayon étant réfléchi à un nombre impair de fois, le faisceau résultant 226 quittant l'ensemble 216 a une section telle que celle représentée figure 12. Cette forme de section transversale est particulièrement souhaitable parce que le centre du faisceau contient des rayons qui étaient à l'origine à la périphérie du faisceau en provenance du réflecteur 212 (figure 10) et qui sont moins bien alignés avec l'axe 168.Lorsque le faisceau 226 diverge sous l'effet de la lentille 190, sa partie centrale peut etre occultée par le volet 194, soumettant à focalisation par la lentille 192 ce qui était à l'origine la partie centrale du faisceau. En conséquence, la forme du faisceau permet d'utiliser le volet sans perdre la partie de ce faisceau qui est la plus apte pour la focalisation. Sans l'ensemble à prismes, il serait préférable d'occulter le faisceau au niveau de sa partie extérieure plutôt qu'au niveau de sa partie centrale pour obtenir les mêmes résultats. La disposition serait alors plus complexe que celle représentée figure 10, et, quoique le fonctionnement en serait satisfaisant sans aucun doute, la disposition de la figure 10 est plus avantageuse. L'ensemble à prismes 216 a encore un autre avantage. Comme représenté figure 11, le prisme 222 est fixé à un dispositif d'assemblage 228 pourvu de deux parties coulissantes 230 (une seule d'entre elles est visible) qui glissent dans des fentes courbes 232 pratiquées dans des éléments fixes 234. Les fentes 232 ont tous leurs points à même distance du sommet 236 du prisme 222 de sorte que, Si l'on déplace un levier 238 prolongeant le dispositif d'assemblage 228, le prisme 222 tourne autour de son sommet 236. Le mouvement angulaire du prisme 222 se traduit par la déviation de la partie du faisceau quittant ce prisme sur un angle double de l'angle de rotation du prisme, et il est possible d'utiliser un tel moyen de contrôle pour superposer la moitié inférieure du faisceau de la figure 12 sur la moitié supérieure, en ajustant la position du prisme 222 par rapport au prisme 220. En conséquence, la largeur de la barre lumineuse résultante peut être modifiée entre une valeur maximum et une valeur minimum moitié de la valeur maximum. L'intensité varie bien entendu avec la largeur. On a donc illustré plusieurs systèmes optiques et structures permettant de projeter une barre lumineuse à l'intérieur du poste de pilotage d'un avion ou de tout autre véhicule se déplaçant dans trois dimensions. I1 est bien entendu que beaucoup de systèmes optiques peuvent être utilisés à ltef- fet de former une lentille ou une combinaison de lentilles ayant les propriétés des lentilles-à double plan de symétrie telles qu'elles ont été définies. Lorsqu'un avion "roule" sur 360 , la lentille à double plan de symétrie fait un tour complet autour du second axe, la source lumineuse restant fixe par rapport à cet axe. Il est, en conséquence, souhaitable d'avoir une source lumineuse intense, petite, symétrique par rapport au second axe, de sorte que, quand la lentille tourne, la qualité, la largeur et l'apparence de la barre lumineuse restent constantes. Lorsqu'un avion doit exécuter des tonneaux, il y a avantage à avoir une source lumineuse fixe par rapport au second axe, tout d'abord parce que, si cette source était mobile, elle devrait être électriquement raccordée par bagues.On peut toutefois prévoir ce type de contacts dans le cadre de l'invention, la source lumineuse étant alors raccordée au support de lentille, de sorte que le support, le système optique, la lentille et la source lumineuse tournent tous autour du second axe. Le terme "support de lentille" implique que peut être envisagée une telle structure. Avec quelques modifications, le manchon 184 de la figure 10, par exemple, peut être prolongé vers l1ar- rière pour contenir toutes les parties optiques qui composent la source lumineuse 178. Etant donné que les sources lumineuses disponibles sur le marché ne sont -pas suffisamment petites pour pouvdr être considérees comme des sources "ponctuelles" et parce qu'elles tendent à ne pas présenter de caractère de symétrie autour du second axe, la qualité de la barre lumineuse varie à mesure que la lentille tourne par rapport à la source lumineuse fixe. Certains avions ne sont pas destinés à exécuter des tonneaux, et il suffit donc d'un simple conducteur électrique souple, au lieu de bagues, pour permettre la rotation sur un angle limité du système optique complet autour du second axe. Une telle disposition entre également dans le cadre de 1 'invention. REVENDICATIONS 1. Dispositif pour visualisation périphérique de l'horizon permettant de projeter une barre lumineuse à l'intérieur du poste de pilotage dun avion ou analogue pour indiquer les angles de roulis et de tangage par rapport à une information de référence définie dans ce poste, caractérisé en ce qu'il comporte - une enveloppe dont une première partie est fixée dans le poste de pilotage et dont une seconde partie est montée pour tourner par rapport à la première partie autour d'un premier axe qui, le dispositif monté dans l'avion, est dirigé transversalement au poste de pilotage, - un support de lentille monté pour tourner,par rapport à la seconde partie, autour dtun second axe perpendiculaire au premier, - une source de lumière montée dans l'enveloppe, - un système optique monté dans l'enveloppe pour diriger la lumière de la source de lumière vers le support de lentille le long du second axe, - une lentille à deux plans de symétrie montée sur le support de lentille transversalement au second axe, pour recevoir la lumière et créer un faisceau de lumière se traduisant par la projection d'une barre lumineuse à l'intérieur du poste de pilotage, - et des moyens de commande couplés pour déplacer la seconde partie autour du premier axe afin d'indiquer l'angle de tangage, ainsi que le support de lentille autour du second axe pour indiquer l'angle de roulis, de sorte que la déviation de la position de la barre lumineuse par rapport à llinformation de référence indique l'orientation de l'avion par rapport à un plan horizontal contenant la barre lumineuse. 2. Dispositif selon la revendication I, caractérisé en ce que la source de lumière se trouve dans la première partie, le système optique se composant d'un ensemble à lentilles monté dans cette première partie pour diriger la lumière de cette source le long du premier axe vers la seconde partie, un miroir plan se trouvant à l'intersection des premier et second axes pour dévier la lumière le long du second axe vers le support de lentille. 3. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la source de lumière et le système optique sont montés dans la seconde partie pour diriger la lumière vers la lentille. 4. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la lentille à deux plans de symétrie est une lentille cylindrique. 5. Dispositif pour visuiisation périphérique de l1ho- rizon permettant de projeter une barre lumineuse a 1 t interieur du poste de pilotage d'un avion ou analogue, pour indiquer les angles de tangage et de roulis par rapport à une information de référence définie dans ce poste, caractérisé en ce qu'il comporte - une enveloppe dont une première partie est fixée dans le poste de pilotage et dont une seconde partie est montée pour tourner, par rapport à la première partie, autour d'un premier axe qui, lorsque le dispositif est monte dans l'avion, est dirigé transversalement au poste de pilotage, - un support de lentille monté pour tourner, par rapport à la seconde partie, autour d'un second axe perpendiculaire au premier, - une source de lumière montée dans la seconde partie le long du second axe, - un système optique monté dans l'enveloppe pour diriger la lumière de la source de lumière vers le support de lentille le long du second axe, ce système comportant un ensemble à prismes pour accroître la longueur du trajet de la lumière, - une lentille à deux plans de symétrie montée sur le support de lentille transversalement au second axe, pour recevoir la lumière et projeter un faisceau de lumière à l'intérieur du poste de pilotage sous forme d'une barre lumineuse, - et des moyens de commande couplés pour déplacer la seconde partie autour du premier axe afin d'indiquer angle de tangage, ainsi que le support de lentille autour du second axe pour indiquer l'angle de roulis, de sorte que la déviation de la position de la barre lumineuse par rapport à l'information de référence indique l'orientation de l'avion par rapport à un plan horizontal contenant la barre lumineuse. 6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que l'ensemble à prismes comporte deux prismes adjacents au niveau du second axe, de telle sorte que chacun d'entre eux réfracte et réfléchit la moitié de la lumière tombant sur l'ensemble à prismes, chacun des prismes réfléchissant la lumière un nombre impair de fois de sorte que la lumière quittant les prismes est inversée par rapport à celle tombant sur les prismes. 7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce qutil comporte, de plus, un volet rotatif monté sur un axe transversal intersectant le second axe en un point se trouvant entre l'ensemble à prismes et la lentille à deux plans de symétrie, ce volet pouvant être commandé pour occulter une partie de la lumière projetée vers la lentille à deux plans de symétrie pour modifier l'intensité de la lumière quittant cette lentille. 8. Dispositif selon la revendication,l, caractérisé en ce que la source de lumière est couplée au support de lentille et placée sur le second axe pour tourner avec ce support autour de ce second axe. 9. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que la source de lumière et le système optique sont couplés au support de lentille et placés sur le second axe pour tourner avec ce support autour de ce second axe.