Un carter inter-compresseur (40) pour turbomachine comprend une virole (54) délimitant extérieurement un tronçon de veine annulaire (PV), et un système de décharge d’air comprenant des orifices (60) formés dans la virole pour raccorder le tronçon de veine annulaire avec un passage d’évacuation d’air (61), et une porte VBV (62) montée pivotante selon un axe de pivotement (64) de manière à être déplaçable entre une position de fermeture, dans laquelle la porte VBV ferme un orifice (60), et une position d’ouverture, dans laquelle la porte VBV permet une circulation d’air au travers de l’orifice. L’axe de pivotement est agencé entre un bord amont (66) et un bord aval (68) de l’orifice à une distance des bords amont et aval telle que, dans la position d’ouverture, la porte VBV permet une circulation d’air au travers d’une portion amont (60A) de l’orifice et au travers d’une portion aval (60B) de l’orifice. Figure pour l’abrégé : Figure 4 Carter inter-compresseur pour turbomachine à porte hybride d'un système de décharge d'air La présente invention se rapporte au domaine des turbomachines dans lesquelles un flux d’air traverse au moins deux compresseurs consécutifs reliés l’un à l’autre par un carter, couramment dénommé carter inter-compresseur, et dans lesquelles un tel carter comporte un système de décharge d’air. Les turbomachines concernées par l’invention sont en particulier celles destinées à la propulsion d’aéronefs. État de la technique antérieure Une turbomachine multi-corps comporte au moins deux compresseurs consécutifs reliés entre eux par un carter inter-compresseur, et entrainés respectivement par deux arbres indépendants l’un de l’autre. Dans le cas d’une turbomachine à double corps, il s’agit du compresseur basse pression et du compresseur haute pression, et le carter inter-compresseur qui les relie est couramment dénommé carter intermédiaire. De tels compresseurs sont traversés par un même débit d’air mais leurs vitesses de rotation évoluent dans des proportions différentes. De ce fait, au ralenti, le premier compresseur a tendance à sur-débiter par rapport au deuxième compresseur. Pour assurer un bon fonctionnement des compresseurs, il est nécessaire d’évacuer le surplus d’air du premier compresseur à la sortie de ce dernier, avant l’entrée du deuxième compresseur. Ceci est réalisé au moyen d’un système de décharge d’air, également dénommé système VBV (pour « Variable Bleed Valve » d’après la terminologie anglo-saxonne), conçu pour ouvrir sur commande des passages d’évacuation d’air au niveau du carter inter-compresseur. Une autre fonction assurée par un tel système consiste à évacuer d’éventuels débris et particules se trouvant dans le flux d’air (eau, grêle, glace, graviers…) de manière à éviter que de tels débris n’atteignent la chambre de combustion située en aval du deuxième compresseur. Un tel système de décharge d’air comprend une rangée annulaire d’orifices formés dans une virole s’étendant annulairement autour d’un axe du carter inter-compresseur (coïncidant avec l’axe de la turbomachine) et délimitant extérieurement un tronçon de veine annulaire destiné à l’écoulement du flux d’air entre les deux compresseurs, ce flux étant par exemple un flux primaire de turboréacteur. Chaque orifice affleure ainsi le tronçon de veine annulaire et débouche dans un passage d’évacuation d’air correspondant, ce dernier débouchant par exemple dans une autre veine annulaire telle qu’une veine d’écoulement d’un flux secondaire du turboréacteur, auquel cas un tel passage d’évacuation d’air est parfois dénommé cavité inter-veine. De plus, pour chacun des orifices précités, le système de décharge d’air comprend un obturateur correspondant, couramment dénommé porte VBV. Une telle porte VBV est montée pivotante selon un axe de pivotement sur une partie du carter inter-compresseur de sorte que la porte VBV soit déplaçable entre une position de fermeture, dans laquelle la porte VBV ferme l’orifice en masquant ce dernier, et une position d’ouverture, dans laquelle la porte VBV découvre tout ou partie de l’orifice et permet ainsi une circulation d’air au travers de l’orifice. Différents types de systèmes d’actionnement de portes VBV sont connus. L’un de ces systèmes repose sur un actionnement par anneau de commande. Ce dernier, mu en rotation autour de l’axe du carter, fait pivoter des guignols qui mettent en rotation les portes VBV autour de leurs axes respectifs. Les portes VBV s’ouvrent radialement vers l'intérieur dans le tronçon de veine annulaire, comme sur la du document WO2015011392A1, ou radialement vers l'extérieur dans les passages d’évacuation correspondants, comme dans le document US20090121172A1. Les portes VBV qui s’ouvrent dans le tronçon de veine annulaire doivent présenter une forme aérodynamique adaptée pour se fermer naturellement en cas de rupture dans le mécanisme de commande et assurer ainsi une fonction de mise en sécurité, dite fonction « failsafe ». Cette exigence limite le degré d’ouverture maximal possible pour de telles portes VBV, et donc leur taux d’extraction maximal. De plus, cette exigence constitue une contrainte limitant l’éventail de formes possibles pour la virole délimitant extérieurement le tronçon de veine annulaire, interdisant dans certains cas l’utilisation d’une virole ayant une forme optimale d’un point de vue aérodynamique. De plus, en position ouverte, une telle porte VBV génère une zone « morte » d’écoulement, c'est-à-dire une zone d’écoulement à vitesse axiale faible ou propice aux phénomènes de recirculation, immédiatement en aval de la porte VBV, qui génère des pertes de pression dans le flux d’air entrant dans le deuxième compresseur le long de lignes d’écoulement respectivement définies en aval de chacune des portes VBV. Ceci engendre une distorsion de pression en entrée du deuxième compresseur, susceptible de nuire au rendement et à l’opérabilité du compresseur. Les portes VBV qui s’ouvrent dans le passage d’évacuation d’air, ou cavité inter-veine, requièrent en général que ce passage présente une orientation proche de la direction radiale, si bien que, même avec l’ajout d’un déflecteur, parfois dénommé toboggan, pour guider le flux d’air évacué, l’écoulement de ce dernier peut être difficile quand l’air est chargé d’eau ou de grêle. De plus, de telles portes VBV présentent une efficacité moindre pour évacuer les débris et pour extraire rapidement de l’air par rapport aux portes VBV à ouverture dans le tronçon de veine annulaire. Les portes VBV qui s’ouvrent dans le passage d’évacuation d’air présentent en revanche l’avantage de ne pas obstruer la veine annulaire et donc de ne pas induire de zone « morte » d’écoulement, ce qui permet de limiter l’impact sur les performances du deuxième compresseur aux points de fonctionnement auxquels il y a besoin d’évacuer des débris et décharger le premier compresseur. Dans ce contexte, il existe un besoin pour un carter inter-compresseur pour turbomachine comprenant un système de décharge d’air optimisé. L’invention a pour objet un carter inter-compresseur comprenant un système de décharge d’air amélioré. Elle propose à cet effet un carter inter-compresseur pour turbomachine, comprenant : une virole s’étendant annulairement autour d’un axe du carter inter-compresseur et délimitant extérieurement un tronçon de veine annulaire destiné à l’écoulement d’un flux d’air entre deux compresseurs d’une turbomachine dans une direction allant d’un côté amont du carter inter-compresseur vers un côté aval de celui-ci ; et un système de décharge d’air comprenant une rangée annulaire d’orifices formés dans ladite virole pour mettre en communication le tronçon de veine annulaire avec au moins un passage d’évacuation d’air, et, pour chacun desdits orifices, une porte VBV correspondante montée pivotante selon un axe de pivotement sur une partie du carter inter-compresseur de manière à être déplaçable entre une position de fermeture, dans laquelle la porte VBV ferme l’orifice, et une position d’ouverture, dans laquelle la porte VBV permet une circulation d’air au travers de l’orifice. De plus, pour au moins l’un des orifices, l’axe de pivotement de la porte VBV correspondante est agencé entre un bord amont de l’orifice et un bord aval de l’orifice à une distance desdits bords amont et aval telle que, dans la position d’ouverture, une portion d’extrémité amont de la porte VBV fait saillie dans le tronçon de veine annulaire tandis qu’une portion d’extrémité aval de la porte VBV fait saillie dans le passage d’évacuation d’air, de sorte que la porte VBV permet à la fois une circulation d’air au travers d’une portion amont de l’orifice définie en amont de la porte VBV et au travers d’une portion aval de l’orifice définie en aval de la porte VBV. Une telle porte VBV offre de bonnes capacités d’aspiration d’air et de débris tout en limitant ou supprimant la zone « morte » dans le flux s’écoulant dans la veine annulaire en aval d’une telle porte VBV. De préférence, pour ledit au moins un des orifices, la porte VBV présente une surface externe qui, dans la position d’ouverture, présente une inclinaison radiale vers l'extérieur dans la direction allant du côté amont du carter inter-compresseur vers le côté aval de celui-ci. De préférence, pour ledit au moins un des orifices, la surface externe de la porte VBV s’éloigne d’une surface interne délimitant un côté radialement interne de la porte VBV, dans la direction allant du côté amont du carter inter-compresseur vers le côté aval de celui-ci. De préférence, pour ledit au moins un des orifices, la surface externe de la porte VBV présente, dans la position d’ouverture, une forme de rampe incurvée radialement vers l'extérieur dans la direction allant du côté amont du carter inter-compresseur vers le côté aval de celui-ci. De préférence, pour ledit au moins un des orifices, une distance moyenne entre l’axe de pivotement de la porte VBV correspondante et le bord amont de l’orifice est comprise entre 0,2 et 0,8 fois une distance moyenne entre le bord amont de l’orifice et le bord aval de l’orifice. De préférence, le passage d’évacuation d’air est délimité du côté aval par une surface aval raccordée à la virole au niveau du bord aval de chaque orifice et conformée de sorte à former avec la virole un angle inférieur à 90 degrés, au niveau du raccordement de la surface aval à la virole. L’invention concerne également une turbomachine, comprenant au moins deux compresseurs séparés l’un de l’autre par un carter inter-compresseur du type décrit ci-dessus. L’invention sera mieux comprise, et d’autres détails, avantages et caractéristiques de celle-ci apparaîtront à la lecture de la description suivante faite à titre d’exemple non limitatif et en référence aux dessins annexés dans lesquels : est une vue schématique en coupe axiale d’une turbomachine ; est une vue schématique en perspective d’un carter inter-compresseur de la turbomachine de la , représenté isolé ; est une demi-vue schématique partielle en section axiale et à plus grande échelle de la turbomachine de la , illustrant une partie du carter de la avec une porte VBV en position fermée ; est une vue à plus grande échelle d’une partie de la ; est une vue semblable à la , montrant la porte VBV en position ouverte ; est une vue à plus grande échelle d’une partie de la . Dans l’ensemble de ces figures, des références identiques peuvent désigner des éléments identiques ou analogues. Exposé détaillé de modes de réalisation préférés La illustre une turbomachine 10, par exemple un turboréacteur à double flux et à double corps pour aéronef, comportant de manière générale une soufflante 12 destinée à l’aspiration d’un flux d’air F1 se divisant en aval de la soufflante en un flux primaire F2 circulant dans un canal d’écoulement de flux primaire, ci-après dénommé veine primaire PV, au sein d’un cœur de la turbomachine, et un flux secondaire F3 contournant ce cœur dans un canal d’écoulement de flux secondaire, ci-après dénommé veine secondaire SV. Le cœur de la turbomachine comporte, de manière générale, un compresseur basse pression 14, un compresseur haute pression 16, une chambre de combustion 18, une turbine haute pression 20 et une turbine basse pression 22. Les rotors respectifs du compresseur haute pression et de la turbine haute pression sont reliés par un arbre dit « arbre haute pression », tandis que les rotors respectifs du compresseur basse pression et de la turbine basse pression sont reliés par un arbre dit « arbre basse pression », d’une manière bien connue. La turbomachine est carénée par une nacelle 24 entourant la veine secondaire SV. Par ailleurs, les rotors de la turbomachine sont montés rotatifs autour d’un axe 28 de la turbomachine. Dans l’ensemble de cette description, la direction axiale X est la direction de l’axe 28, la direction verticale Z est une direction orthogonale à la direction axiale X et orientée selon la verticale lorsque la turbomachine équipe un aéronef stationné au sol, et la direction transversale Y est orthogonale aux deux directions précédentes. Par ailleurs, la direction radiale R et la direction circonférentielle C ou direction azimutale sont définies par référence à l’axe 28, tandis que les directions « amont » et « aval » sont définies par référence à l’écoulement général des gaz dans la turbomachine. La turbomachine comprend un carter inter-compresseur 40 agencé axialement entre le compresseur basse pression 14 et le compresseur haute pression 16, et représenté isolé sur la . Dans le contexte non limitatif d’un turboréacteur à double corps, un tel carter inter-compresseur 40 est parfois dénommé carter intermédiaire. Le carter inter-compresseur 40 comporte par exemple une paroi annulaire externe de carter 42, un moyeu 44, des aubes directrices 46 s’étendant depuis la paroi annulaire externe de carter 42 jusqu’au moyeu 44, ainsi que des bras structuraux 48 et 50 reliant radialement la paroi annulaire externe de carter 42 au moyeu 44. La paroi annulaire externe de carter 42 s’étend autour d’un tronçon ou segment de la veine secondaire SV, tandis que le moyeu 44 s’étend radialement à l’intérieur du tronçon de la veine secondaire SV, et radialement à l'extérieur par rapport à un tronçon ou segment de la veine primaire PV. Le moyeu 44 comporte une paroi annulaire externe de moyeu 52 qui délimite intérieurement le tronçon de la veine secondaire SV, une paroi annulaire intermédiaire de moyeu, dénommée simplement virole 54 dans ce qui suit, qui délimite extérieurement le tronçon de la veine primaire PV, une paroi annulaire interne de moyeu 55 qui délimite intérieurement le tronçon de la veine primaire PV, et d’autres bras 56 reliant la virole 54 à la paroi annulaire interne de moyeu 55. Le moyeu 44 comporte en outre par exemple une paroi transversale amont 57 et une paroi transversale aval 58 qui relient chacune la virole 54 à la paroi annulaire externe de moyeu 52 et délimitent respectivement un côté amont et un côté aval d’une cavité inter-veine 59 définie entre la virole 54 et la paroi annulaire externe de moyeu 52. Les différentes parois annulaires constituant le carter inter-compresseur 40 sont bien entendu centrées selon un axe de ce carter coïncidant avec l’axe 28 de la turbomachine. En référence aux figures 3 et 4, le carter inter-compresseur 40 comprend un système de décharge d’air. Ce système comprend une rangée annulaire d’orifices 60 formés dans la virole 54. Chaque orifice 60 affleure ainsi le tronçon de la veine primaire PV, et débouche dans un passage d’évacuation d’air 61 correspondant défini entre la virole 54 et la paroi annulaire externe de moyeu 52. Dans l’exemple illustré, le passage d’évacuation d’air 61 est défini par la cavité inter-veine 59. Il peut y avoir un seul passage d’évacuation d’air 61 commun pour l’ensemble des orifices 60 ou, en variante, des moyens de compartimentation circonférentielle de la cavité inter-veine 59 peuvent définir une pluralité de passages d’évacuation d’air 61, par exemple chacun destiné à un orifice 60 correspondant. De plus, pour chacun de ces orifices 60, le système de décharge d’air comprend une porte VBV 62 correspondante montée pivotante selon un axe de pivotement 64 correspondant sur une partie du carter inter-compresseur 40, de sorte que ladite porte VBV 62 soit déplaçable entre une position de fermeture, dans laquelle la porte VBV 62 ferme l’orifice 60 ( ), et une position d’ouverture, dans laquelle la porte VBV 62 permet une circulation d’air au travers de l’orifice 60 ( ). Le turboréacteur comporte bien entendu un mécanisme d’actionnement pour commander le pivotement des portes VBV 62. Ce mécanisme d’actionnement peut être d’un type conventionnel, et n’est pas représenté sur les figures pour des raisons de clarté. La configuration et la mise en œuvre d’un tel mécanisme d’actionnement fait partie des compétences de l’homme du métier. Chaque porte VBV dispose d’un moyen de connexion au mécanisme d’actionnement, pouvant être lui aussi d’un type conventionnel, et qui n’est pas non plus représenté sur les figures. Pour au moins l’un des orifices 60, et préférentiellement pour chacun de ces orifice, l’axe de pivotement 64 de la porte VBV 62 correspondante est agencé entre un bord amont 66 de l’orifice et un bord aval 68 de l’orifice, à des distances respectives de ces bords amont et aval ( ) telles que, dans la position d’ouverture ( ), la porte VBV 62 permet à la fois une circulation d’un flux d’air amont 70A au travers d’une portion amont 60A de l’orifice définie en amont de la porte VBV 62 et une circulation d’un flux d’air aval 70B au travers d’une portion aval 60B de l’orifice définie en aval de la porte VBV. Pour cette raison, la porte VBV peut être dénommée porte VBV hybride. Une distance moyenne 74 entre l’axe de pivotement 64 de la porte VBV 62 et le bord amont 66 de l’orifice 60 est avantageusement comprise entre 0,2 et 0,8 fois une distance moyenne 76 entre le bord amont 66 de l’orifice et le bord aval 68 de l’orifice ( ). Par « distance moyenne », il faut comprendre une distance moyennée selon la direction circonférentielle C. La porte VBV 62 présente typiquement une surface interne 71 délimitant un côté radialement interne de la porte VBV 62 et conformée pour s’inscrire sensiblement dans une continuité aérodynamique avec la virole 54 dans la position de fermeture. La porte VBV 62 présente avantageusement une surface externe 72 qui, dans la position d’ouverture, présente une inclinaison radiale vers l'extérieur dans la direction D allant du côté amont du carter inter-compresseur 40 vers le côté aval de celui-ci (figures 4 et 4A). La surface externe 72 présente, dans la position d’ouverture, une forme de rampe incurvée radialement vers l'extérieur dans la direction D précitée. La surface externe 72 de la porte VBV s’éloigne de la surface interne 71 de la porte VBV, dans la direction D précitée. En référence à la , la porte VBV 62 comporte par exemple une paroi interne 80 définissant la surface interne 71 de la porte VBV, une paroi externe 82 définissant la surface externe 72 de la porte VBV, et un talon 84 reliant une extrémité aval de la paroi interne 80 à une extrémité aval de la paroi externe 82. Des nervures telles que 86 s’étendant par exemple orthogonalement au talon 84 peuvent en outre être prévues pour relier ensemble les parois interne 80 et externe 82 et le talon 84. La paroi interne 80 s’étend de manière continue et rigide depuis une portion d’extrémité amont 62A de la porte VBV (figures 3A et 4A), définie en amont de l’axe de pivotement 64, jusqu’à une portion d’extrémité aval 62B de la porte VBV, définie en aval de l’axe de pivotement 64. De manière analogue, la paroi externe 82 s’étend de manière continue et rigide depuis la portion d’extrémité amont 62A jusqu’à la portion d’extrémité aval 62B de la porte VBV. La portion d’extrémité amont 62A de la porte VBV s’étend bien entendu jusqu’à un bord d’extrémité amont de ladite porte VBV, tandis que la portion d’extrémité aval 62B de la porte VBV s’étend jusqu’à un bord d’extrémité aval de celle-ci. Autrement dit, la porte VBV est intégralement constituée par la portion d’extrémité amont 62A et la portion d’extrémité aval 62B, qui sont rigidement solidaires l’une de l’autre. La porte VBV présente ainsi une structure particulièrement simple. La position de fermeture de la porte VBV 62 est par exemple déterminée par la coopération entre des éléments de butée définis sur la porte VBV et des éléments de butée complémentaires définis sur le carter inter-compresseur 40 à proximité de l’orifice 60. Ainsi, le talon 84 de la porte VBV porte par exemple un ergot d’arrêt aval 88 agencé en regard d’une surface aval 90 du talon et du bord aval 68 de l’orifice, et présentant une extrémité libre 92 qui, en position de fermeture, est engagée dans une gorge aval 94 de forme complémentaire, adjacente au bord aval 68 de l’orifice. De manière analogue, le carter inter-compresseur 40 comporte par exemple un ergot d’arrêt amont 100 agencé en regard du bord amont 66 de l’orifice et présentant une extrémité libre 102 qui, en position de fermeture, est engagée dans une gorge amont 104 de forme complémentaire, formée dans une extrémité amont de la surface externe 72 de la porte VBV. L’engagement des ergots d’arrêts aval 88 et amont 100 dans les gorges aval 94 et amont 104 est par exemple réalisé de manière étanche afin de limiter les fuites d’air dans la position de fermeture. Par ailleurs, en référence à la , le passage d’évacuation d’air 61 est délimité du côté aval par une surface aval 106 raccordée à la virole 54 au niveau du bord aval 68 de l’orifice 60, par exemple en forme de rampe incurvée radialement vers l'extérieur. De préférence, la surface aval 106 est conformée de sorte à former avec la virole 54 un angle θ inférieur à 90 degrés, au niveau du raccordement de la surface aval 106 à la virole 54. La surface aval 106 ainsi conformée permet de libérer au mieux le passage pour le flux d’air aval 70B. En fonctionnement, le mécanisme d’actionnement fait pivoter une telle porte VBV 62 depuis sa position de fermeture (figures 3 et 3A) vers sa position d’ouverture (figures 4 et 4A) autour de l’axe de pivotement 64. Bien que la portion d’extrémité amont 62A et la portion d’extrémité aval 62B soient rigidement solidaires l’une de l’autre, la position dudit axe de pivotement 64 a pour conséquence que la portion d’extrémité amont 62A de la porte VBV ( ), définie en amont de l’axe de pivotement 64, pivote radialement vers l'intérieur et pénètre ainsi dans le tronçon de la veine primaire PV, tandis que la portion d’extrémité aval 62B, définie en aval de l’axe de pivotement 64, pivote radialement vers l'extérieur et pénètre ainsi dans le passage d’évacuation d’air 61 correspondant. Les portions amont 60A et aval 60B de l’orifice se trouvent ainsi ouvertes pour le passage des flux d’air amont 70A et aval 70B. La portion d’extrémité amont 62A de la porte VBV peut pivoter fortement radialement vers l'intérieur dans la veine primaire et former ainsi une écope efficace afin d’évacuer un maximum de débris et d’air. En pivotant radialement vers l'extérieur, la portion d’extrémité aval 62B de la porte VBV découvre la portion aval 60B de l’orifice 60 et maximise ainsi la section d’ouverture globale de l’orifice 60. Le flux d’air amont 70A passant par la portion amont 60A de l’orifice est ensuite réorienté radialement vers l'extérieur du passage d’évacuation d’air 61, ce qui favorise une aspiration du flux d’air aval 70B par la portion aval 60B de l’orifice. Un tel effet d’aspiration contribue à optimiser le taux d’extraction de la porte VBV 62. De plus, l’aspiration du flux d’air aval 70B vers le passage d’évacuation d’air 61 contribue à limiter la zone « morte » en aval de la porte VBV. La distorsion de pression créé en aval de chaque porte VBV est donc limitée, ce qui permet d’améliorer l’homogénéité du flux primaire à l’entrée du compresseur haute pression dans la direction circonférentielle C lorsque la porte VBV est ouverte. Ainsi, l’impact négatif d’une ouverture d’une telle porte VBV sur le rendement du compresseur haute pression se trouve limité, et l’opérabilité du compresseur haute pression se trouve améliorée. Par ailleurs, la position de l’axe de pivotement 64 et la configuration de la surface externe 72 permettent qu’en position d’ouverture, du fait de la pression exercée par le flux d’air amont 70A sur une partie d’extrémité aval de la surface externe 72 de la porte VBV, la résultante des forces appliquées sur la porte VBV 62 par les flux d’air amont 70A et aval 70B génère un couple tendant à ramener la porte VBV dans sa position de fermeture. En situation de dysfonctionnement du mécanisme d’actionnement des portes VBV, dès lors que ce mécanisme cesse de maintenir activement les portes VBV dans leurs positions d’ouverture, ces dernières se referment ainsi naturellement sous l’effet de l’écoulement de l’air au travers de l’orifice 60. La fonction de sécurité dite « failsafe » est ainsi assurée, tout en autorisant des formes de la porte VBV, notamment de la surface interne 71 de celle-ci, qui n’étaient pas possibles pour les portes VBV de type connu s’ouvrant radialement vers l'intérieur dans le tronçon de veine primaire. De ce fait, la virole 54 elle-même peut également avoir des formes optimisées qui n’étaient pas permises avec les portes VBV de type connu s’ouvrant radialement vers l'intérieur. L’invention permet ainsi de limiter les pertes aérodynamiques lorsqu’il n’y a pas besoin d’évacuer d’air par le système de décharge. Par ailleurs, la position de l’axe de pivotement 64 permet de limiter le couple à fournir pour faire pivoter une telle porte VBV 62 vers sa position d’ouverture, en répartissant la masse à faire pivoter autour de l’axe de pivotement 64. Ceci permet de limiter la puissance requise pour le mécanisme d’actionnement, par exemple en ce qui concerne des vérins ou actionneurs électriques d’un tel mécanisme, et permet de manière générale de réduire le dimensionnement d’un tel mécanisme. L’invention trouve une application particulièrement avantageuse dans les moteurs de petite taille, qui offrent un espace inter-veine ayant une étendue radiale particulièrement limitée. Carter inter-compresseur (40) pour turbomachine, comprenant : une virole (54) s’étendant annulairement autour d’un axe du carter inter-compresseur et délimitant extérieurement un tronçon de veine annulaire (PV) destiné à l’écoulement d’un flux d’air (F2) entre deux compresseurs (14, 16) d’une turbomachine dans une direction (D) allant d’un côté amont du carter inter-compresseur vers un côté aval de celui-ci ; et un système de décharge d’air comprenant une rangée annulaire d’orifices (60) formés dans ladite virole (54) pour mettre en communication le tronçon de veine annulaire (PV) avec au moins un passage d’évacuation d’air (61), et, pour chacun desdits orifices (60), une porte VBV (62) correspondante montée pivotante selon un axe de pivotement (64) sur une partie du carter inter-compresseur (40) de manière à être déplaçable entre une position de fermeture, dans laquelle la porte VBV ferme l’orifice (60), et une position d’ouverture, dans laquelle la porte VBV permet une circulation d’air au travers de l’orifice (60) ; caractérisé en ce que, pour au moins l’un des orifices (60), l’axe de pivotement (64) de la porte VBV correspondante est agencé entre un bord amont (66) de l’orifice et un bord aval (68) de l’orifice à une distance desdits bords amont et aval telle que, dans la position d’ouverture, une portion d’extrémité amont (62A) de la porte VBV fait saillie dans le tronçon de veine annulaire (PV) tandis qu’une portion d’extrémité aval (62B) de la porte VBV fait saillie dans le passage d’évacuation d’air (61), de sorte que la porte VBV (62) permet à la fois une circulation d’air au travers d’une portion amont (60A) de l’orifice définie en amont de la porte VBV et au travers d’une portion aval (60B) de l’orifice définie en aval de la porte VBV. Carter inter-compresseur selon la revendication 1, dans lequel, pour ledit au moins un des orifices (60), la porte VBV (62) présente une surface externe (72) qui, dans la position d’ouverture, présente une inclinaison radiale vers l'extérieur dans la direction (D) allant du côté amont du carter inter-compresseur vers le côté aval de celui-ci. Carter inter-compresseur selon la revendication 2, dans lequel, pour ledit au moins un des orifices (60), la surface externe (72) de la porte VBV s’éloigne d’une surface interne (71) de celle-ci délimitant un côté radialement interne de la porte VBV, dans la direction (D) allant du côté amont du carter inter-compresseur vers le côté aval de celui-ci. Carter inter-compresseur selon la revendication 2 ou 3, dans lequel, pour ledit au moins un des orifices (60), la surface externe (72) de la porte VBV présente, dans la position d’ouverture, une forme de rampe incurvée radialement vers l'extérieur dans la direction (D) allant du côté amont du carter inter-compresseur vers le côté aval de celui-ci. Carter inter-compresseur selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, dans lequel, pour ledit au moins un des orifices (60), une distance moyenne (74) entre l’axe de pivotement (64) de la porte VBV (62) correspondante et le bord amont (66) de l’orifice est comprise entre 0,2 et 0,8 fois une distance moyenne (76) entre le bord amont (66) de l’orifice et le bord aval (68) de l’orifice. Carter inter-compresseur selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, dans lequel le passage d’évacuation d’air (61) est délimité du côté aval par une surface aval (106) raccordée à la virole (54) au niveau du bord aval (68) de chaque orifice (60) et conformée de sorte à former avec la virole (54) un angle (θ) inférieur à 90 degrés, au niveau du raccordement de la surface aval (106) à la virole (54). Turbomachine, comprenant au moins deux compresseurs (14, 16) séparés l’un de l’autre par un carter inter-compresseur (40) selon l'une quelconque des revendications 1 à 6.