La présente invention concerne un procédé d'alkylation d'isoparaffines au moyen d'oléfines pour la production de paraffines ramifiées en présence d'un catalyseur d'alkylation au chlorure d'aluminium, suivant lequel l'activité catalytique du chlorure d'aluminium est accrue par le chlorure 'hydrogène. Plus parti ticulièrement, elle se rapporte à un procédé perfectionné pour recueillir le chlorure d'éthyle, qui est un sons-produit de l'alky- lation, et pour pyrolyser ce chlorure d'éthyle en éthylène et en chlorure d'hyd'roge.Spécifiquement, dans ce procédé perfectionné continu d'alkylation par l'éthylène, un courant comprenant de l'isobutane, du n-butane, de l'éthylène, de chlorure d'éthyle et des paraffines en cI - cor est séparé de l'effluent dia7tylation, la majeure partie du courant est renvoyée à leaIkFlation et une partie mineure du courant est subdivisée en une fraction en C1 - C3, en une fraction d'isobutane 9 recycler au procédé et en une fraction de n-butane et de chlorure d'éthyle. Ensuite, la fraction de n-butane et de chlorure d'éthyle est pyrolysée à une température d'environ 204 à 5380C en présence de bauxite pour la conversion du chlorure d'éthyle en éthylène et en chlorure d'hydrogène. L'alkylation des isoparaffines ramifiées en présence de catalyseurs d'alkylation est classique. Les procédés d'alkylation des isoparaffines de poids moléculaire relativement faible, comme l'isobutane ou l'isopentane, entre autres, par les oléfines, comme l'éthylène, le propylène et le butylène,pour la formation d'hydrocarbures ramifiés convenant pour l'alimentation des moteurs sont d'une application fréquente dans l'industrie. A mesure qu'on s'intéresse davantage à la suppression des agents polluants des gaz d'échappement des moteurs-d'automobiles, l'alkylation de I'isobutane par l'éthylène gagne en importance.Le produit majeur de l'alkylation de l'isobutane par l'éthylène est le 2,3-diméthylbutane,qui a un indice d'octane recherche sans plomb de plus de 100 et qui est un constituant particulièrement utile des essences pour automobiles. De nombreux procédés ont été ais au point pour l'alkylation de l'isobutane par l'éthylène en 2,3-diméthylbutane, en présence de chlorure d'aluminium comme catalyseur d'alkylation. De tels procédés sont décrits notamment dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique no 3.485.893, 2.814.654, 3.470.264 et 3.513.219. On peut se rapporter à ce propos aussi,dans Hydrocarbon Processing,à un article intitulé "Alkylate Ethylene for Motor Fuel", mai 1971, pages 119 à 121, et dans Hydrocarbon Processing, à un article intitulé "DIP Alkylation", septembre 1970, page 200. L'alkylation de l'isobutane par léthylène,catalysée par le chlorure d'aluminium, est effectuée en phase liquide dans des conditions telles qu'une phase hydrocarbonée comprenant l'isobutane reste en contact intime avec une phase catalytique liquide comprenant un complexe hydrocarboné de chlorure d'aluminium. Les conditions pour 1' alkylation sont ,notamment ,des températures d'environ 21,1 à 65,onc, des pressions absolues d'environ 3,15 à 28,12 kgjcm2 et des temps de séjour des réactifs dans les conditions d'alkylation d'environ 30 secondes à 60 minutes.Le rapport molaire de l'isobutane à l'éthylène peut etre environ 2:1 à 25:1 et le rapport en volume de la phase hydrocarbonée liquide à la phase catalytique du complexe hydrocarboné de chlorure d'aluminium peut être d'environ 1:0,5 à 1:3. L'éthylène pour une telle alkylation ne doit pas être parfaitement pur et peut comprendre des impuretés comme le propylène, le propane ou l'éthane. Le propylène participe à l'alkylation en substance complètement avec l'isobutane dans les conditions d'alkylation normalement entretenues. Toutefois, le propane et l'éthane ne sont pas modifiés par l'alkylation. Au cours d'une alkylation continue avec recyclage du courant d'éthylène inchangé, le propane et l'éthane doivent être soustraits au mélange d'alkylation pour le maintien de la pression de service nécessaire à la poursuite de l'opération en phase liquide. Le propane et l'éthane sont généralement soustraits au mélange d'alkylation par prélèvement d'un courant gazeux.L'éthylène inchangé éventuel en mélange avec ce propane et cet éthane est relâché avec ceux-ci et ainsi perdu. I1 est dès lors désirable de réaliser une conversion relativement élevée de l'éthylène lors de l'alkylation,soit an conséquence d'une conversion par passe élevée de l'éthylène, soit en conséquence du recyclage d'un courant contenant de l'éthylène à l'alkylation. L'isobutane peut contenir des impuretés, comme du propane et du n-butane que l'alkylation ne convertit pas Du fait que l'isobutane est généralement pris en excès molaire par rapport à l'éthylène pour l'alkylation, il est fréquent de recycler un courant contenant de l'isobutane à l'alkylation. Les impuretés telles que le propane et le n-butane, au cas où elles peuvent s'accumuler dans le courant recyclé d'isobutane, atteignent rapidement une concentration suffisante pour nuire à l'alkylation en diluant l'isobutane dans la phase hydrocarbonée. A l'échelle industrielle, I'isobutane recyclé est donc d'habitude débarrassé du propane et du n-butane. Lors d'une alkylation par l'éthylène à l'échelle indus- trielle, le mélange d'alkylation effluent est séparé en une phase catalytique et en une phase hydrocarbonée par séparation liquideliquide. La phase hydrocarbonée comprénd les hydrocarbures alkylés, de l'isobutane, de l'éthylène inchangé. du chlorure d'éthyle et diverses impuretés géantes telles que le méthane, l'éthane, le propane et le n-butane qui sont se incorporés au mélange de réaction principalement comme constituants des courants d'éthylène et d'isobutane admis.Du fait que l'isobutane est amené à l'alkylation en excès molaire sensible, il est fréquent de traiter le mélange hydrocarboné dvalkylatflon sSfluent dans plusieurs zones de fractionnement pour isoler un courant comprenant de l'isobutane, qui est renvoyé à l'alkylation. Pour empêcher une accumulation de composés inertes, comme le méthane, l'éthane, le propane et le n-butane, le mélange hydrocarboné d'alkylation effluent peut être fractionné en un courant en Çl - C3, en un courant d'isobutane sensiblement exempt de n-butane et en un courant de n-butane et de composés plus lourds. Le courant en Cl - Cx ,qui contient sensiblement tout l'éthylène inchangé,est relâche ou autrement évacué. Du fait que l'éthylène est une alimentation relativement onéreuse, les opérations sont conduites à l'échelle industrielle avec des sévérités suffisantes pour que la conversion de l'éthylène soit élevée,afin que cette perte d'éthylène dans le courant en C1 - C3 soit réduite au minimum. L'accroissement de la sévérité de réaction résultant d'une élévation de la température de réaction, d'une augmentation du temps de séjour ou d'une combinaison de ces variables assurant une conversion élevée de l'éthylène contribue aussi à la formation de sous-produits indésirables, comme des polymères et produits d'alkylation lourds apparus aux dépens du 2,3-diméthylbutane qui est recherché. La fraction de n-butane et de composés plus lourds du mélange hydrocarboné d'alkylation effluent comprend du n-butane3 du chlorure d'éthyle et des hydrocarbures alkylés. Le n-butane et le chlorure d'éthyle sont des constituants gebnants dans un courant dyalkylation devant servir comme essence pour les moteurs. Une abondance excessive de n-butane augmente la tension de vapeur du produit d'alkylation au-delà de la valeur désiréestandis que le chlorure d'éthyle atténue l'amélioration de l'indice d'octane du produit d'alkylation en conséquence d'une addition dé composés du plomb. Dès lors, les fractions de n-butane et composés plus lourds sont d'habitude soumises à des fractionnements permettant d'en séparer le n-butane et le chlorure d'éthyle. Un procédé pour séparer le chlorure d'éthyle d'un courant ayant subi l'alkylation et comprenant des hydrocarbures alkylés est décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 2.410.498. Suivant ce procédé, un produit hydrocarboné résultant d'une alkylation et contenant du chlorure d'éthyle est mis en contact avec un catalyseur de conversion,tel que la bauxite,à une température élevée,qui est de l'ordre de 316 à 5380C,pour la conversion du chlorure d'éthyle en éthylène et en chlorure d'hydrogène. Le chlorure d'hydrogène est séparé du courant de produit d'alkylation traité, par exemple par lavage au moyen d'un alcali caustique. L'éthylène est séparé, par exemple par distillation fractionnée, et ainsi collecté en mélange avec d'autres hydrocarbures légers, comme l'éthane et le propane. Dans un procédé d'élimination du chlorure d'éthyle de ce genre > tel qu'il est décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 2.410.498, l'éthylène régénéré par conversion du chlorure d'éthyle est perdu pour l'alkylation par évacuation du courant le comprenant > tandis que le chlorure dshy- drogène est consommé par réaction avec l'alcali caustique aqueux lors du lavage. Le lavage avec l'alcali caustique aqueux amène à l'alkylation de l'eau dont le recyclage et le contact avec le chlorure d'aluminium catalytique permettent une réaction donnant du chlorure d'hydrogène et de l'hydroxyde d'aluminium. De plus, l'eau expose à des risques de corrosion en présence du chlorure d'hydrogène. I1 est dès lors nécessaire d'effectuer un séchage afin que des quantités excessives d'eau ne soient pas recyclées à l'alkylation. Du fait que l'effluent hydrocarboné contenant du chlorure d'éthyle provenant d'une réaction d'alkylation catalysée par le chlorure d'aluminium comprend des quantités sensibles d'isoparaffines inchangées et d'hydrocarbures alkylés et une quantité tout au plus faible de chlorure éthyle, le réacteur pour le traitement par la bauxite doit être suffisamment volumineux pour le flux d'hydrocarbures qui le traverse. Des appareils de chauffage importants sont également nécessaires pour le chauffage du mélange hydrocarboné d'alkylation effluent jusqu'à une température suffi sante pour la conversion du chlorure d'éthyle en présence de la bauxite.Aux températures de 316 à 5380C, qui sont préférées pour la conversion du chlorure d'éthyle, une partie des hydrocarbures alkylés peut subir un craquage en produits moins intéressants,tels que des oléfines et autres hydrocarburésdebas poids moléculaire,qui peuvent nuire à la qualité du produit d'alkylation résultant. De nombreux courants d'isobutane fréquemment disponibles comme alimentations pour les aIkylatiDns contlennent des impuretés actives en plus des impuretés inertes que sont le propane et le n-butane. Les Smpuretés actives comme le butène-l, le butène-2, le méthylpropène, le butadiène-113, le méthylacétylène, le butyne-l, le dio xyde dce soufre et le méthylmercaptan sont fréquents dans les courants d'isobutane produits lors du raffinage du pétrole. Ces ia- puretés réagissent toutes avec le chlorure d'aluminium catalytique.La réaction de ces impuretés avec le chlorure d'aluminium catalytique fait baisser l'activité catalytique et parfois, comme dans le cas des composés du soufre, peut détruire le pouvoir catalytique du chlorure d'aluminium pour l'alkylation de l'isobutane par l'éthylène. I1 est dès lors fréquent de traiter les courants d'alimentation d'isobutane pour en éliminer ces impuretés avant l'admission à l'alkylation. Les techniques de traitement, comme le lavage des courants d'isobutane avec un alcali caustique, l'adsorption des impuretés de ces courants dans des agents adsorbants tels que les tamis moléculaires, les gels de silice et autres agents semblables, sont classiques. Le chlorure d'aluminium est un catalyseur efficace pour l'alkylation de I"isobutane par l'éthylène. En présence de chlorure d'hydrogène et d'un hydrocarbure liquide, le chlorure d'aluminium donne par réaction un complexe liquide rougeâtre et visqueux dJhydrocarbure et de chlorure d'aluminium. Le chlorure d'aluminium catalytique peut être amené a 1'alkylation sous la forme de chlorure d'aluminium, auquel cas il se combine avec les hydrocarbures dans la zone de réaction pour donner le complexe. Le chlorure d'aluminium peut etre amené aussi à la réaction sous la forme de son complexe avec un hydrocarbure formé dans une installation distincte. De plus, le chlorure d'aluminium catalytique peut être préparé au cours même de la conduite du procédé par passage d'un mélange de chlorure d'hydrogène et d'hydrocarbure liquide dans un lit de copeaux ou de granules d'aluminium à l'état métallique. Dans la zone d'alkylation, le complexe hydrocarboné de chlorure d'aluminium constitue une phase catalytique liquide tandis que l'isobutane constitue une phase hyerocarbonée liquide réactive. Le contact intime entre la phase catalytique et la phase hydrocarbonée est entretenu par des moyens tels que- l'agitation menant à la formation d'une émulsion de ces deux phases liquides. Au terme de la réaction, le mélange d'alkylation effluent est divisé en ure phase hydrocarbonée et en une phase catalytique suivant des techniques de séparation liquide-liquide qui sont classiques, comme la sédimentation, la coalescence, etc. L'efficacité catalytique du chlorure d'aluminium est accrue par la présence de quantités relativements faibles de chlorure d'hydrogène pendant l'alkylation. Le chlorure d'hydrogene peut être amené à l'alkylation à l'état de gaz qui se dissout dans la phase catalytique ou bien peut être engendré au sein du mélange par addition d'une faible quantité d'eau à la phase catalytique, de manière qu'une petite quantité de chlorure d'aluminium réagisse en donnant du chlorure d'hydrogène. Bien que le chlorure d'hydrogène augmente et favorise l'activité catalytique du chlorure d'a luminium comme catalyseur d'alkylation, il réagit aussi avec l'éthylène pour donner du chlorure d'éthyle.Dès lors, une fraction de l'éthylène amené à l'alkylation, lorsque l'activité catalytique du chlorure d'aluminium est accrue par le chlorure d > hy- drogène, est consommée par réaction avec ce chlorure d'hydrogène. Dans les conditions de réactions habituelles, la concentration en éthylène est sensiblement supérieure à la concentration en chlorure d'hydrogène dans le mélange de réaction. A mesure que la concentration en chlorure d'hydrogène est augmentée en vue d'une accentuation de l'activité catalytique du chlorure d'aluminium, la quantité d'éthylène consommée par réaction avec le chlorure d'hyd'hydrogène augmente aussi. Aux concentrations relativement faibles en chlorure d'hydrogène, l'activité catalytique du chlorure d'aluminium n'est pas convenablement accrue et une fraction sensible de l'éthylène passe par le réacteur d'alkylation sans se convertir en hydrocarbures alkylés recherchés. Suivant le procédé de la demande de brevet des Etats-Unis d'Amérique no 263.887 (19 juin 1972), le chlorure d'aluminium catalytique peut être addi tionné,comme promoteur efficace,d'une faible quantité de chlorure d'hydrogène lorsque du chlorure d'éthyle est présent également comme promoteur. La présente invention a pour objet un procédé perfectionné pour la conversion du chlorure d'éthyle, qui est un sous-produit d'une alkylation par l'éthylène catalysée au moyen de chlorure d'aluminiumen éthylène et en chlorure d'hydrogène. Elle a aussi pour objet un procédé perfectionné pour recueillir cet éthylène et ce chlorure d'hydrogène et les recycler à l'alkylation. Elle a plus particulièrement pour objet un procédé préféré d'alkylation de l'isobutane par éthylène en présence de chlorure d'aaluminium comme catalyseur d'alkylation additionné de chlorure d'hydrogène comme pronoteur, donnant un mélange hydrocarboné dJal- kylation effluent qui comprend de l'isobutane, des hydrocarbures alkylés, du chlorure d'éthyle, du n-butane et des hydrocarbures en C1 - C3, suivant lequel on fractionne ce mélange hydrocarboné d'alkylation effluent en une fraction d'isobutane à recycler, en une fraction d'hydrocarbures alkylés, en une fraction d'hydrocarbures en c, C3 et en une fraction comprenant du chlorure d'éthyle et du n-butane, on amène la fraction contenant-le chlorure d'éthyle et le n-butane en phase vapeur au contact d'une bauxite catalyti que une température de 204 à 5380C,pour la conversion du chlorure d'éthyle en éthylène et chlorure d'hydrogène, on condense le n-butane de l'effluent après le traitement par la bauxite pour obtenir un courant gazeux contenant de l'éthylène et du chlorure d'hydrogène et on recycle l'éthylène et le chlorure d'hydrogène à l'alkylation. En conformité avec le procédé de l'invention, de l'éthylène,en une quantité d'environ 2 à 3% de la quantité d'éthylène admise à l'alkylation ,et du chlorure d'hydrogènesen une quantité d'environ 90% de celle nécessaire comme promoteur de l'activité catalytique,peuvent être recueillis en vue d'un recyclage à l'alkylation.De plus, le chlorure d'éthyle, qui a un effet nuisible sur les essences pour moteurs, est soustrait aux hydrocarbures alkylés sans susciter les difficultés que provoque l'élimination du chlorure d'éthyle. D'autres avantages du procédé de l'invention sur les procédés connus de la conversion du chlorure d'éthyle d'un mélange hydrocarboné d'alkylation effluent sont une réduction du volume de la zone de traitement par la bauxite fait que seul le chlorure d'éthyle mélangé au n-butane éventuel est mis au contact de la bauxite chaude, le fait que les hydrocarbures alkylés ne sont pas exposés à des températures élevé tes pouvant provoquer un craquage thermique et le fait qu'un lavage en milieu caustique pour la neutralisation du chlorure d'hydrogène n'est pas nécessaire puisque le chlorure d'hydrogène est recyclé à l'alkylation. Ces avantages parmi d'autres ressortiront de la description ci-aprs plus détaillée de l'invention. L'alkylation de l'isobutane par éthylène en présence de chlorure d'aluminium comme catalyseur d'alkylation est classique. Cette alkylation est exécutée en phase liquide à des températures d'environ 21,1 à 65,60C sous des pressions absolues d'environ 3,16 à 28,12 kg/cm avec des temps de séjour d'environ 30- secondes à 60 minutes et avec un rapport molaire de l'isobutane à éthylène d'environ 2:1 à 25:1. Dans les conditions de l'alkylatioD, le chlorure d'aluminium forme avec les hydrocarbures un complexe qui est un liquide rouge dense sensiblement insoluble dans les réactifs hydrocarbonés liquides du mélange d'alkylation. Le chlorure d'aluminium catalytique peut être amené à l'alkylation à l'état de chlorure d'aluminium ou bien de complexe hydrocarboné de chlorure d'aluminium. Lorsque le catalyseur est amené à lalkylation à l'étant de chlorure d'aluminium, il forme des complexes avec les hydrocarbures dans le mélange de réaction. De plus, un complexe hydrocarboné de chlorure d'aluminium peut être formé pendant la conduite du procédé par incorporation de chlorure d'hydrogène à des hydrocarbures liquides et par contact-de ce mélange avec de l'aluminium métallique en copeaux ou grenaille. Le rapport volumique préféré de complexe hydrocarboné de chlorure d'aluminium catalytl- que aux réactifs hydrocarbonés liquides dans le mélange de réaction est d'environ 0,5:1 à 3:1. L'activité catalytique du chlorure d'aluminium pour l'al- kylation de l'isobutane par l'éthylène peut être augmentée sensiblement au moyen de promoteurs de catalyse ajoutés au mélange d'alkylation. Le chlorure d'hydrogène ajouté à raison d'environ 20,0 à 65,6 g par litre d'éthylène admis est efficace comme promoteur de catalyse. Toutefois, le chlorure d'hydrogène réagit avec une partie de l'éthylène pour donner du chlorure d'éthyle. La Demanderesse a cependant découvert que la quantité de chlorure d'hydrogène servant de promoteur peut être sensiblement réduite lorsque le chlorure d'éthyle est utilisé avec le chlorure d'hydrogène comme promoteur de l'activité catalytique. L'utilisation du chlorure d'éthyle et du chlorure d'hydrogène comme-promoteurs pour le chlorure d'aluminium catalysant une alkylation est décrite plus en detail dans la demande de brevet des Etats-Unis d'mérique no 263.887 (du 19 juin 1972). Lorsque le chlorure d'éthyle est utilisé avec le chlorure d'hydrogène comme promoteur pour le catalyseur, la quantité de chlorure d'hydrogène qui est efficace pour augmenter l'activité catalytique peut être ramenée jusque environ 2,85 à 17,1 g de chlorure d'hydrogène par litre d'éthylène.Dès lors, la proportion d'éthylène converti en chlorure d'éthyle par réaction avec le chlorure d'hydrogène peut diminuer sensiblement. La demande de brevet des Etats-Unis d'homérique no 263.888 (du 19 juin 1972) décrit un procédé pour le recyclage du chlorure d'éthyle de l'effluent d'une alkylation à une alkylation comme promoteur du catalyseur de manière à réduire la quantité de chlorure d'hydrogène nécessaire pour augmenter efficacement l'activité catalytique du chlorure d'aluminium. Du fait que le complexe hydrocarboné de chlorure d'aluminium et les réactifs hydrocarbonés liquides sont sensiblement immiscibles, le mélange d'alkylation est soumis à une vive agitation dans la zone de réaction pour qu'il se forme une émulsion assurant un bon contact des réactifs hydrocarbonés avec le catalyseur. Un mélange hydrocarboné d'alkylation effluent comprenant cette émulsion d'hydrocarbures et de catalyseur est séparé par une technique de séparation liquide-liquide par exemple par sédimentation, centrifugation, coalescence, etc. en une phase hydrocarbonée et en une phase catalytique.Il est économiquement intéressant de recycler la majeure partie de la phase catalytique ainsi collectée à l'alkylation pour la réaction d'une nouvelle quantité de réactifs hydrocarbonés et de ne rejeter comme catalyseur usé qu'une faible partie de la phase catalytique,demanière à soustraire les produits de dégradation du catalyseur, comme l'hydroxyde d'a aluminium et les huiles polymères. La phase hydrocarbonée du mélange d'alkylation effluent comprend les hydrocarbures alkylés, de l'isobutane, de l'éthylène inchangé1 du chlorure d'éthyle et des impuretés, notamment du méthane, de l'éthane, du propane5 du n-butane, des hydrocarbures polymères et des hydrocarbures alkylés lourds. L'hydrocarbure préféré que donne une telle alkylation est le 2,3-diméthylbutane qui a un indice d'octane recherche -sans plomb de plus de 100. Les réactions secondaires pendant l'alkylation donnent des hydrocarbures moins intkressants,notamment des hydrocarbures polymères et hydrocarbures alkylés lourds. Ces hydrocarbures issus des réactions secondaires ont des indices d'oc tane relativement bas et ne sont pas intéressants comme constituants des essences pour moteurs. Par un choix judicieux des conditions et sévérit d'alkylation, il est possible de porter au maximum la proportion du 2,3-diméthylbutane dans le produit de réaction.Toutefois, dans les conditions de réaction conduisant au maximum de 2,3-diméthylbutane, des quantités sensibles~d'éthy- lène peuvent se retrouver inchangées dans le mélange d'alkylation effluent. L'éthylène est un réactif onéreux pour une telle alkylation et il est dès lors économiquement intéressant d'améliorer la conversion de l'éthylène par recyclage d'lune partie de la phase hydrocarbonée collectée à la zone d'aîkylation. I1 en résulte également qu'une partie des hydrocarbures alkylés retoùrne à la réaction. Lorsque ces hydrocarbures alkylés rentrent dans la zone d'alkylation, ils peuvent donner de nouvelles quantités de produits d'alkylation lourds indésirables par poursuite de l'alkylation. En plus de l'éthylène qu'il est intéressant de recycler, la phase hydrocarbonée séparée contient du chlorure d'éthyle qui est utile comme promoteur pour l'activité catalytique du chlorure d'aluminium. Le chlorure d'éthyle et le n-butane sont tous deux indésirables dans les hydrocarbures d'alkylation résultants. Le chlorure d'éthyle atténue l'amélioration de l'indice d'octane des hydrocarbures d'alkylation sous l'effet d'une addition de composés du plomb et le n-butane augmente jusqu'à une valeur trop élevée la tension de vapeur des hydrocarbures alkylés.La Demanderesse a découvert que le chlorure d'éthyle,dont le point d'ébullition est de 13,110cet le n-butane,dont le point d'ébullition est de -0,560C,peuvent être séparés des hydrocarbures al7o.ylés en C5+ (isopentane d'un point d'ébullition de 27,780C) et de l'isobutane d'un point d'ébullition de -111670C1 par distillation fractionnée. Suivant le procédé de l'invention, la phase hydrocarbonée collectée est fractionnée dans une zone de séparation du butane en une fraction d'hydrocarbures alkylés en C5+ et en une fraction hydrocarbonée recyclée. La fraction d'hydrocarbures alkylés en C + est 5 sensiblement exempte de n-butane et de chlorure d'éthyleXmais peut contenir de faibles quantités de chlorure d'aluminium catalytique que peut entraîner la phase hydrocarbonée séparée. I1 est dès lors désirable que cette fraction en C5+ soit soumise à des traitements,comme un lavage en milieu caustique, un passage sur de la bauxite ou un traitement semblable éliminant les traces de chlorure d'aluminium avant qu'elle soit utilisée comme essence pour les moteurs. La fraction hydrocarbonée recyclée au sortir de la zone de séparation du butane comprend de l'isobutane, de l'éthylène inchangé, du chlorure d'éthyle et diverses impuretés, notamment du méthane, de l'éthane, du propane et du n-butane. L'isobutane, l'éthylène inchangé et le chlorure d'éthyle sont des réactifs intéressants pour l'alkylation. Dès lors1 la majeure partie de cette fraction hydrocarbonée recyclée est de préférence renvoyée à l'alkylation. Du fait que les paraffines en C1 - C4 de la fraction hydrocarbonée recyclée gagnent en concentration dans la zone d'alky lationaelles peuvent nuire à cette réaction en agissant comme diluants. Pour maintenir la concentration en paraffines en C1 - C4 dans l'intervalle voulu, il est nécessaire d'éliminer de la fraction hydrocarbonée recyclée ces paraffines en excès. I1 est cependant désirable de renvoyer une proportion aussi grande que possible de la fraction hydrocarbonée recyclée à l'alkylation en vue d'une conversion sensible de l'éthylène inchangé. Pour cette raison, une proportion mineure de la fraction hydrocarbonée recyclée Juste suffisante pour éliminer l'excès de paraffines en C1 - C4 du système est traitée avant le retour à la zone d'alkylation. Ainsi, suivant le procédé de la demande de brevet des Etats-Unis d'Aeérique nO 263.888 (du 19 juin 1972) une proportion mineure de la fraction hydrocarbonée recyclée est mélangée avec un courant d'isobutane d'alimentation pour le procédé. Cet isobutane d'appoint peut contenir des impuretés, comme du propane et du n-butane. Ce mélange hydrocarboné recyclé est fractionné dans une zone de séparation du propane en une fraction en C1 - C3 et en une fraction en C. La fraction en C1 - C3 comprend du methane, de l'éthane, du propane et un peu d'éthylène inchangé. La fraction en Cq comprend de l'isobutane, du n-butane et un peu de chlorure d'éthyle.On évacue la fraction en C1 - C3 de l'installation par détente ou d'une autre façon pour éliminer les paraffines en h - C3. La perte d'éthylène dans ce courant évacué varie avec la conversion lors de l'alkylation et avec la proportion de la fraction hydrocarbonée recyclée qui doit être traitée pour le maintien d'une certaine concentration en hydrocarbures paraffiniques qui sont des impuretés. Du fait qu'il peut être désirable de maintenir la conversion de l'éthylène lors de l'aîkylation à une valeur relativement faible de l'ordre d'environ 70% par passe, afin de porter au maximum la formation du 2,3-diméthylbutane recherché, la fraction hydrocarbonée recyclée peut contenir une quantité sensible d'éthylène.La majeure partie des paraffines en en C1 - C3 qui doivent être évacuées de l'installation sont admises comme impuretés dans les courants d'alimentation d'éthylène et d'isobutane. Dès lors, la proportion de la fraction hydrocarbonée recyclée qui doit subir un traitement visant à l'élimination des paraffines en C1 - C3 peut être maintenue petite lorsque l'alimentation d'éthylène a une pureté relativement élevée. Par exemple1 lorsqu'un courant d'éthylène à environ 98 d'éthylène est amené à l'alkylation où la conversion de l'éthylène est d'environ 70%, il ne faut traiter qu'environ 10 de la fraction hydrocarbonée recyclée pour se débarrasser des paraffines en C1 - C3 indésirables.Dès lors1 la perte d'éthylène dans le courant effluent des hydrocarbures en C1 - C n'est que d'environ 3 ou 4% au maxi 3- mum de l'éthylène admis. La fraction en Cq collectée au bas de la zone d'éimina- tion du propane comprend de l'isobutane, du n-butane et du chlorure re d'éthyle. Le n-butane et le chlorure d'éthyle ont tous deux un point d'ébullition supérieur à celui de l'isobutane. La fraction en Cq peut être fractionnée dans une zone d'élimination de l'isobutane pour donner une fraction d'isobutane et une fraction de n-butane et de chlorure d'éthyle. L'isobutane ainsi purifié sensiblement exempt de n-butane et de chlorure d'éthyle peut être renvoyé de la zone de séparation de l'isobutane à la zone d'alkylation. La fraction de n-butane et de chlorure d'éthyle est alorstraitée par le procédé de l'invention pour la conversion du chlorure d'éthyle en éthylène et en chlorure d'hydrogène. La fraction de n-butane et de chlorure d'éthyle se trouvant en phase vapeur est mise en contact avec de la bauxite catalytique dans une zone de réaction à une température d'environ 204 à 538 OC avec une vitesse spatiale horaire liquide du chlorure d'éthyle d'environ 0,1 à 5,0 volumes de chlorure d'éthyle par heure et par volume de bauxite. Dans ces conditions, le chlorure d'éthyle se convertit en éthylène et en chlorure ashydrogène. Le n-butane n'est pas sensiblement affecté et traverse la zone de traitement par la bauxite sans modification sensible. L'effluent de la zone de traitement par la bauxite comprend de l'éthylène, du chlorure d'hydrogène, du n-butane et éven tuellement du chlorure d'éthyle non converti. L'éthylène et le chlorure d'hydrogène peuvent être séparé du butane et du chlorure d'éthyle suivant des techniques classiques. Par exemple, l'effluent du traitement par la bauxite peut être comprimé jusqu'à une pression de 4,92 à 21,09 kg/cm2 au manomètre et refroidi à une température d'environ 37,8 à 93s30C. Dans ces conditions de pression et de température, le n-butane.et le chlorure d'éthyle se condensent tandis que l'éthylène et le chlorure d'hydrogène restent en phase vapeur.Les conditions exactes de pression et de température pour la condensation du n-butane et du chlorure d'éthyle varient avec les pressions partielies des constituants de l'effluent sortant de la zone de traitement par la bauxite. I1 est cependant aisé pour le spécialiste de déterminer les valeurs convenables de la pression et de. la température nécessaires pour séparer par condensation sélective le n-butane et le chlorure d'éthyle de l'éthylène et du chlorure d'hydrogène. Du fait qu'une partie du chlorure d'éthyle reste inchangée lors d'une seule passe sur la bauxite, il entre dans le cadre de l'invention de recycler le chlorure d'éthyle inchangé à la zone de traitement par la bauxite pour une nouvelle conversion. L'effluent de la zone de traitement par la bauxite comprenant de l'éthylène, du chlorure d'hydrogène, du n-butane et du chlorure d'éthyle non converti peut être recyclé ou bien une partie de la fraction de n-butane et de chlorure d'éthyle ainsi condensée peut être vaporisée et recyclée. De plus, si la chose est désirée, le condensat de n-butane et de chlorure d'éthyle peut être fractionné en chlorure d'éthyle pour le recyclage à la zcze de traitement par-la bauxite.De préférence, une partie de la fraction condensée de n-butane et de chlorure d'éthyle de l'effluent de la zone de traitement par la bauxite est recyclée. Le taux-de recyclage est choisi pour la conversion d'une quantité sensible du chlorure d'éthyle dans la zone de traitement par la bauxite. L'éthylène et le chlorure d'hydrogène en phase gazeuse sortant de la zone de traitement par la bauxite peuvent être renvoyés à la zone d'alkylation. L'éthylène, collecté au sortir de la zone de traitement par la bauxite, peut former 2 à 3% de l'ensemble de l'éthylène admis à l'alkylation. Comme l'éthylène est relativement onéreux, la récupération d'une telle quantité d'éthy lène constitue une économie sensible pour la conduite du procédé. Le chlorure d'hydrogène recyclé peut former jusqu'à environ 90% du chlorure d'hydrogène nécessaire comme promoteur pour le chlorure d'aluminium catalytique. Le recyclage de ce chlorure d'hydrogène permet de réaliser des économies sur l'rapport de chlorure d'hydrogène frais et de supprimer,dans le procédé d'alkylation,un stade d'élimination de l'acide, par exemple gar lavage avec un alcali caustique. L'invention est davantage illustrée ci-après avec référence au dessin annexé relatif à une forme de réalisation de l'invention. I1 est cependant évident que l'invention n'est pas limitée dans son application aux détails opératoires et aux agencements illustrés,du fait qu'elle est susceptible d'autres formes de réalisation. Les variantes et modifications évidentes entrent donc aussi dans le cadre de l'invention. Le dessin annexé est un tableau de marche pour un procédé d'alkylation de l'isobutane par l'éthylène en présence de chlorure d'aluminium catalytique donnant. un produit d'alkylation en C5+ sensiblement exempt de n-butane et de chlorure d'êthyle,avec conversion du chlorure d'éthyle en éthy lène et er chlorure d'hydrogène pour le recyclage à l'alkylation. Comme le montre le dessin, de l'isobutane sensiblement exempt d'impuretés est amené par la conduite I dans la zone d'al- kylation 2. L'éthylène amené par la conduite 3 et pouvant contenir des impuretés, comme de l'éthane et du propane, entre aussi dans la zone d'alkylation 2. Les hydrocarbures recyclés comme décrit plus en détail ci-après > qui comprennent de.l'isobutane, de l'éthylène et du chlorure d'éthyle7entrent dans la zone d'alkylation 2 par la conduite 4. Du catalyseur d'alkylation amené par la conduite 5,également comme décrit plus en détail ci-après,pénè- tre-dans la zone d'alkylation 2.Du chlorure d'hydrogèneXqui est le promoteur du catalyseur d'alkylation pénètre dans la zone d'alkylation 2,par 1a conduite 6. L'éthylène et le chlorure d'hydrogène amenés par la conduite 39,comme décrit en détail ci-après, pénètrent dans la zone d'alkylation 2. Dans la zone d'alkylation 2, les hydrocarbures réactifs sont maintenus en phase liquide à une température d'environ 21,1 à 65,60C sous une pression absolue d'environ 3,16 à 28,12 kg/cm2. Le rapport de l'isobutane à l'éthylène est maintenu dans l'intervalle d'environ 2:1 à 25:1 et de préférence d'environ 4:1 à 6:1. Le catalyseur d'alkylation comprend un complexe hydrocarboné de chlorure d'aluminium et est présent dans un rapport volumique du catalyseur aux hydrocarbures réactifs d'environ 0,5:1 à 3:1. Du fait que ce catalyseur n'est pas miscible avec la phase hydrocarbonée réactive, une agitation convenable est entretenue dans la zone d1alkylation 2 pour la formation d'une émulsion Au sortir de la zone d'alkylation 2, l'émulsion d'alkyla- tion > soutirée par la conduite 7 est amenée dans une zone de séparation liquide-liquide 8 où elle est divisée, par exemple avec sédimentation par gravité et coalescence, en une phase catalytique et en une phase hydrocarbonée senstUlement exempte de chlorure d'aluminium catalytique entrainé. Une partie mineure de la phase catalytique est soutirée de la zone de séparation 8 par la conduite 9 comme catalyseur usé et rejetée. La majeure partie de la phase catalytique séparée est soutirée.de la zone de séparation 8 par la conduite 5 et recyclée à la zone d'alkylation 2 comme décrit ci-dessus. Du complexe hydrocarboné de chlorure d'aluminium frais entrant par la conduite 10 et destiné à remplacer le catalyseur consommé dans le procédé et soutiré comme catalyseur usé est ajouté au catalyseur recyclé passant par la conduite 5. La phase hydrocarbonée séparée soutirée de la zone de séparation 8 est amenée par la conduite 11 à la zone de séparation du butane 12. Dans la zone de séparation du butane 12, cette phase hydrocarbonée est subdivisée en une fraction d'alkylation en C5+ et en une fraction hydrocarbonée à recycler. La fraction d'alkylation en C5+, qui comprend les hydrocarbures alkylés et le chlorure d'aluminium catalytique éventuellement entraîné de la phase hydrocarbonée séparée, est sensiblement exempte de n-butane et de chlorure d'éthyle. Cette fraction d'alkylation en C5+ passe de la zone de séparation du butane 12 à un poste de traitement, non représenté, où le chlorure d'aluninium éventuellement entraîné est éliminé, ou est amenée dans un réservoir par la conduite 13. La fraction hydrocarbonée recyclée quittant la zone de séparation du butane 12 par la conduite 4 comprend de l'isobutane, de 17éthylène inchangé, du chlorure d'éthyle et des impuretés, notamment du méthane, de l'éthane, du propane et du n-butane. Une partie majeure de la fraction hydrocarbonée recyclée passant par la conduite 4 retourne à la zone d'alkylation 2,comme déjà indi qué. De cette façon,une proportion majeure de l'éthylène inchangé retourne à la zone d'alkylation 2 pour la réaction tandis que du chlorure d'éthyle, qui est un promoteur du chlorure d'aluminium catalytique, est admis à la zone d'alsylation 2.Une propor tion mineure de la fraction hydrocarbonée recyclé?, de préférence d'environ 5 à 20% de cette fraction, est soutirée de la conduite 4 par la conduite 16 en vue d'un traitement qui élimine les n-paraffines en C1 - C4 et l'excès de chlorure d'éthyle de l'installation. Au sortir de la conduite 16, la fraction hydrocarbonée recyclée est mélangée avec une fraction d'isobutane sec d'appoint amené par la conduite 17 ou, en variante, cette fraction hydrocarbonée recyclée passe de la conduite 16 dans la conduite 18 pour se mélanger avec de l'isobutane d'appoint, qui peut contenir un peu d'eau, passant par la conduite 19. L'isobutane dans la conduite 19 peut contenir un peu d'eau et aussi du propane et du n-butane comme impuretés.De plus, la fraction hydrocarbonée recyclée peut entratner un peu d'eau pendant le fractionnerent et ainsi contenir un peu d'eau. Le-mélange de l'isobutane d'appoint et de la fraction hydrocarbonée recyclée est amené par cette conduite 19 à la zpne de séchage 20 oU l'eau est adsorbée à l'aide d'adsorbants convenables, comme le gel de silice, un tamis moléculaire, etc. Au sortir de la zone de. séchage 20, le mélange hydrocarboné sec passe par la conduite 17 dans la zone de séparation du propane 21. Dans cette zone de séparation du propane 21, le mélange hydrôcarboné est subdivisé en une -fraction en C1 - C3 et en une fraction en C4. La fraction en C1 - C3 comprend du méthane, de l'éthane et du propane, outre un peu d'éthylène inchangé. Cette fraction en C1 - C3 est évacuée de l'installation par la conduite 22. La fraction en Cq quittant la zone de séparation du propane 21 comprend de l'isobutane, du n-butane et Sa chlorure d'éthyle. Cette fraction en C4 parvient de la zone 21 par la conduite 23 dans la zone de séparation de l'isobutane 24. Dans la zone de séparation de l'isobutane 24, la fraction en C4 est subdivisée en une fraction d'isobutane et en une fraction de n-butane et de chlorure d'éthyle. La fraction d'isobutane quittant la zone de séparation de l'isobutane 24 parvient par la conduite 1 dans la zone d'altylation 2, comme déjà indiqué. La fraction de n-butane et-de chlorure d'éthyle quittant la zone de séparation de l'tsobutane 2W passe par la conduite 25 dans la zone de chauffage 26. Un courant recyclé de n-butane et de chlorure d'éthyle amené par la conduite 37, comme décrit ciaprès, entre également dans la zone de chauffage 26. Dans cette zone de chauffage 26, le butane et le chlorure d'éthyle passent en phase vapeur et sont amenés à une température d'environ 204 à 5380C et de préférence de 260 à 4270C. L'effluent vaporisé de la zone de chauffage 26 pénètre par la conduite 27 dans la zone de traitement par la bauxite 28 où le butane et le chlorure d'éthyle viennent au contact d'une bauxite catalytique qui convertit le chlorure d'éthyle en éthylène et en chlorure d'hydrogène.Les conditions de service dans la zone de traitement par la bauxite 28 sont maintenues en vue'une conversion sensible du chlorure d'éthyle en éthylène et en chlorure d'hydrognne} mais sans conversion sensible du butane. Des conditions de service utiles comprennent des températures de 204 à 5380C et une vitesse spatiale horaire liquide du chlorure d'éthyle de 0,1 à 5,0 volumes de chlorure d'éthyle par heure et par volume de bauxite. La pression de réaction n'est pas critique à la condition que le butane et le chlorure d'éthyle se maintiennent en phase vapeur.Des pressions s'échelonnant à peu près de la pression atmosphérique à environ 7,03 kg/ cmZ au manomètre conviennent pour que le butane et le chlorure d'éthyle se maintiennent en phase vapeur dans la zone de traitement par la bauxite 28. En service, des dépits carbonés se déposent graduellement sur la bauxite catalytique dans la zone 28. Ces dépits car bonés sont formés par la dégradation de composés carbonés, comme l'éthylène et peut-^etre un peu de butane en composés carbonés de poids moléculaire relativement élevé appelés d'habitude "coke. Finalement, le dépôt de coke sur la bauxite catalytique augmente au point d'influencer l'activité catalytique. Le maintien de la conversion du chlorure d'éthyle pendant une certaine durée peut être assuré par un accroissement de la température dans l'intervalle indiqué. Toutefois, lorsque le dépit de coke devient trop abondant, l'opération doit être arrêtée et la bauxite catalytique doit être remplacée ou régénérée. La Demanderesse a découvert que la bauxite catalytique peut être régénérée de façon efficace par élimination du coke,avec rétablissement de l'activité catalytique, au cours d'un contact de la bauxite avec un courant d'air d'une température d'environ 4820C pendant une durée suffisante pour la combustion sensiblement complète de ce coke.Lors de la régené- ration, la bauxite peut être renvoyée directement au réacteur pour la conversion de nouvelles quantités de chlorure d'éthyle. L'effluent de la zone de traitement par la bauxite 28, qui comprend du n-butane, du chlorure d'éthyle inchangé, de l'é thylène et du chlorure d'hydrogène, parvient par la conduite 29 dans le réfrigérant d'effluent 30. Dans le réfrigérant 30, l'effluent de la zone de traitement par la bauxite est refroidi par des agents d'échange indirect de la chaleur, comme l'air, l'eau ou d'autres courants traités. L'effluent de la zone de traitement par la bauxite est refroidi jusqu'à une température d'environ 37,8 à 65,60C. Au sortir du réfrigérant 30,l'effluent refroidi passe par la conduite 31 dans le compresseur 32 qui élève la pression de cet effluent avant que le butane en soit séparé par condensation.L'effluent- comprimé parvient du compresseur 32 par la conduite 33 au condenseur 34 où le butane et le chlorure d'éthyle sont condensés tandis que l'éthylène et le chlorure d'hydrogène restent en phase vapeur. L'effluent mixte comprenant la phase liquide et la phase vapeur quitte le condenseur 34 par la conduite 35 et parvient dans le séparateur 36. Dans le séparateur 36, une phase vapeur comprenant de l'éthylène et du chlorure d'hydrogène se sépare d'une phase liquide comprenant du n-butane et du chlorure d'éthyle.L'éthylène et le chlorurs d'hydrogène en phase vapeur soiit recyclés du séparateur 36 par la conduite 39çcommdé- j'a indiqué,a la zone d'alkylation 2 où l'éthylène est consommé pour l'altylation d'une nouvelle quantité d'isobutane,tandis que le chlorure d'hydrogène augmente l'activité catalytique du chlorure d'aluminium. Le n-butane quittant le séparateur 36 est soutiré de l'installation par la conduite 38. Du fait que la conversion du chlorure d'éthyle peut ne pas être complète en une passe dans la zone de traitement par la bauxite 28, i1 peut être désirable de recycler le chlorure d'éthyle. A cette fin, une partie de la phase liquide comprenant du n-butane et du chlorure d'éthyle quittant le séparateur 36 est renvoyée par la conduite 37 à l'entrée de la zone de chauffage 26,comme décrit ci-dessus. Le procédé ci-dessus permet d'alkyler l'isobutane au moyen d'éthylène en présence de chlorure d'aluminium catalytique présenté sous la forme d'un complexe hydrocarboné de' chlorure d'aluminium dans des conditions où la conversion de l'éthylène peut atteinre à peine 70% par passe, sinon moins, tandis que le recyclage des hydrocarbures et du chlorure d'éthyle permet de maintenir la conversion totale de l'éthylène au-delà d 95%. De plus, le chlorure d'hydrogène est recyclé à l'alkylation. Bien que divers modes et détails de réalisation aient été décrits pour illustrer l'invention, il va de soi que celle-ci esttsusceptible de nombreuses variantes et modifications sans sortir de son cadre dans le domaine de l'alkylation catalysée par le chlorure d'aluminium. REVENDICATIONS 1.- Procédé d'alkylation de l'isobutane par l'éthylène dans une zone d'alkylation en présence de chlorure d'aluminium comme catalyseur contenant du chlorure d'hydrogène comme promoteur pour la formation d'un mélange hydrocarboné d'alkylation effluent comprenant de l'isobutane, des hydrocarbures alkylés, du chlorure d'éthyle, du n-butane et des hydrocarbures en C1 - C3, caractérisé en ce que A. on fractionne le mélange hydrocarboné dtalkylation effluent en une fraction d'isobutafle -recyclé, une fraction d'hydro carburesalkylés, une fraction d'hydrocarbures en C1 - C3 et une fraction de n-butane et de chlorure d'éthyle, B. on met la fraction de n-butane et de chlorure d'éthyle obtenue au stade A en contact en phase vapeur avec une bauxite catalytique à une température d'environ 204 à 5380C,avec une vites- se spatiale horaire liquide du chlorure d'éthyle d'environ 0,1 à 5,0 volumes de chlorure d'éthyle par heure et par volume de bau xite catalytique,pour la formation d'un effluent du stade de traitement par la bauxite comprenant du n-butane, de l'éthylène et du chlorure d'hydrogène, C. on sépare de l'effluent du stade de traitement par la bauxite un courant en phase vapeur comprenant de l'éthylène et du chlorure d'hydrogène, et D. on recycle l'éthylène et le chlorure d'hydrogène du stade C comme réactifs à l'alkylation. 2.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on divise l'effluent du stade de traitement par la bauxite en une fraction de n-butane et en une fraction d'éthylène et de chlorure d'hydrogène. 3. - Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce qu'on sépare la fraction de n-butane de la fraction dXéthyl3ne et de chlorure d'hydrogène par condensation du n-butane en phase liquide. 4.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'effluent du stade de traitement par la bauxite comprend du chlorure d'éthyle inchangé, du n-butane, de l'éthylène et du chlorure d'hydrogène et est divisé en une fraction de n-butane et de chlorure d'éthyle et une fraction d'éthylène et de chlorure d'hydrogène, une partie de la fraction de n-butane et de chlorure d'éthyle étant renvoyée au stade de traitement par la bauxite pour la conversion d'une nouvelle quantité du chlorure d'éthyle en éthylène et chlorure d'hydrogène. 5. - Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le traitement par la bauxite est effectué à une température d'environ 316 à 4270C. 6.- Procédé suivant la revendication 4, caractérisé en ce que le chlorure d'éthyle contenu dans la fraction de n-butane et de chlorure d'éthyle du stade A est converti pour au moins environ 95% en éthylène et chlorure d'hydrogène au stade de traitement par la bauxite. 7. - Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'isobutane est alkylé par l'éthylène dans un rapport molaire de l'isobutane à l'éthylène d'en- viron 2:1 à 25:1 en phase liquide au moyen d'un complexe hydrocar boné de chlorure d'aluminium catalytique en présence de chlorure d'hydrogène et de chlorure d'éthyle comme promoteurs du catalyseur d' alkylation. 8.- Procédé suivant l'une quelconque des revenddeations précédentes, caractérisé en ce que l'effluent de la zone d'alky lation comprenant du catalyseur d'alkylation et des hydrocarbures est séparé en une phase de catalyseur et en une phase d'hydrocarbures,une proportion majeure de la phase de catalyseur séparée étant recyclée à l'alkylation pour l'alkylation de nouvelles quantités d'isobutane par l'éthylène. 9.- Procédé suivant la revendication 8, caractérisé en ce que la phase d'hydrocarbures séparée est fractionnée en une fraction d'alkylation en C5+ sensiblement exempte de n-butane et de chlorure d'éthyle, une fraction hydrocarbonée à recycler comprenant de l'isobutane, de l'éthylènes du chlorure d'éthyle, du n-butane et des hydrocarbures en C1 - C3, une proportion majeure de cette fraction hydrocarbonée recyclée étant renvoyée à la zone d'alkylation. 10.- Procédé suivant la revendication 8 ou 9, caractérisé en ce qu'une proportion mineure de la fraction hydrocarbonée recyclée est divisée en une fraction en C1 - C3 et en une fraction en C4 comprenant de l'isobutane, du chlorure d'éthyle et du n-butane. 11.- Procédé suivant la revendication 10, caractérisé en ce que la fraction en C4 est divisée en une fraction d'isobutane et en une fraction de n-butane et de chlorure d'éthyle qui est amenée au stade de traitement par la bauxite.