L'invention concerne les pochettes dans lesquelles les distributeurs expédient au laboratoire de traitement les films et pellicules à développer. De telles pochettes sont connues. Elles comportent outre le nom du fabricant, diverses impressions permettant au distributeur de préciser par simple cochage ou codage la nature des travaux à effectuer. Elles reçoivent sur l'une de leurs faces par compostage ou autrement un numéro d'identification qui est reproduit sur deux tickets détachables portés par le rabat de fermeture de la pochette. L'un des tickets est destiné à etre collé sur le film à traiter afin de permettre le rapprochement entre ledit film et sa pochette au cours des opérations de laboratoire de développement et de tirage; la pochette qui indique les travaux à effectuer jouant le rôle d'une fiche suiveuse. Le second ticket est destiné au client particulier afin de permettre l'identification de la pochette lorsque ledit client vient en prendre livraison.Généralement la pochette est munie de deux fenêtres transparentes disposées en regard l'une de l'autre respectivement sur chacune de ses faces pour permettre la visualisation du contenu de la pochette et éventuellement le contôle de la coinci- dence des numéros d'identification portés respectivement sur le film et sur la pochette. Parfois le distributeur se charge lui-même de son approvisionnement en pochettes et dans ce cas ces dernières portent son adresse imprimée. Cependant dans la grande majorité des cas, les pochettes sont fournies par le fabricant de pellicules qui approvisionne chaque distributeur suivant son importance. Très souvent les pochettes venant de fabrique sont alors disposées, en une ou plusieurs colonnes, à la suite les unes des autres sur une bande support munies de perforations latérales d'entrainement de manière à pouvoir être traitées par l'imprimante d'une machine mécanographique qui porte sur chacune d'elles le numéro d'identification aux trois emplacements susmentionnés et qui imprime le nom et l'adresse du distributeur. Ce passage en imprimante, préalablement à toute utilisation, peut permettre également l'inscription d'un certain nombre de données propres au distributeur considéré et mises en mémoire dans la machine, telles par exemple qu'un code de facturation et qu'un code de paiement Mais l'exploitation de ces données ne peut autre que visuelle. C'est pourquoi l'invention propose une pochette dont l'unie au moins des faces comporte un talon qui déborde ladite pochette lorsque cette dernière est fermée, ledit talon, éventuellement détachable, étant destiné à recevoir de l'imprimante les mentions1 données et codes exploitables par lecture optique ou magnétique. Les mentions portées sur le talon par l'imprimante seront en général le nom et l'adresse du distributeur, son code de facturation et son code de paiement. La lecture optique ou magnétique de ces mentions permettra lors de la réexpédition au distributeur, de réaliser une facturation partiellement automatique. D'autres codes peuvent être ajoutés à l'arrivée de la pochette au laboratoire pour indiquer la nature et les caractéristiques des travaux à effectuer1 ce qui permet alors au moment de la réexpédition une facturation entièrement automatique et, éven- tuellement, à ce moment ou plus tard si le talon est détachable, ltétablissement de statistiques diverses. Par rapport à la pochette le talon peut être placé latéral ment. Mais dans ce cas, ou bien les pochettes doivent passer dans l'imprimante dans le sens travers et toutes lés mentions pré-imprimées et celles frappées par l'imprimante doivent se présenter dans ce même sens inhabituel pour un tel produit, ou bien, si les pochettes passent dans le sens longitudinal, les mentions frappées par l'imprimante ne peuvent être complétées et lues automatiquement que lorsque la pochette est vide, ce qui nécessite des manipulations inutiles et entraine des risques d'erreurs. En outre l'ensemble formé par la pochette fermée et son talon présente alors un aspect peu esthétique ( format voisin d'un carré) et une largeur importante incompatible avec l'orifice de certaines boites aux lettres. Il est donc préférable de disposer le talon en bout de la pochette et alors obligatoirement du côté du fond de cette dernière. Cette disposition, la plus avantageuse, présente toutefois une difficulté à la fabrication. Les pochettes sont presque toujours obtenues à partir d'une bande continue convenablement découpée et encollée en rabattant un volet formé sur ladite bande sur un autre plus grand parce que comportant le rabat de fermeture et les tickets détachables. Dans les machines connues la ligne de pliage est perpendiculaire à la direction de défilement de la bande. Les pochettes défilent dans le sens longitudinal. C'est dire que la ligne de pliage forme le fond de la pochette et que le talon prévu par l'invention ne peut alors qu'être rapporté par collage à la fin du façonnage, ce représente une opération onéreuse. C'est pourquoi l'invention a encore pour objet un procédé de fabrication en continu pour les pochettes munies chacune d'un talon attenant au fond de celle-ci. Dans ce procédé la pochette est formée de façon classique par le pliage d'un diptyque comportant un volet destiné à former le dos de la pochette et un volet plus grand destiné à former la face de la pochette avec le rabat et les tickets détachables, mais ici les pochettes sont fabriquées dans le sens travers, la ligne de pliage réunissant les deux volets constituant l'un des côtés latéraux de la pochette tandis qu'une ligne de collage en L portée par l'un des volets est destinée à solidariser les deux volets le long du côté latéral opposé et le long du fond de la pochette.Il est évidemment nécessaire d'entailler la bande sur l'un de ses côtés par des découpes rectangulaires régulièrement espacées pour ménager le débordement du grand volet par rapport au plus petit, débordement représentant la hauteur du rabat de fermeture et des tickets détachables. Le talon opposé au rabat peut être constitué de différentes façons. Il peut être solidaire de l'un ou l'autre des deux volets et dans ce cas des découpes rectangulaires devront être pratiquées sur le côté de la bande correspondant.La bande elle-même avant ce découpage peut être formée par collage longitudinal de deux bandes dont l'une a une largeur correspondant sensiblement à la hauteur du talon, avec un léger recouvrement de manière à utiliser deux qualités différentes de papier, la bande partielle destinée à former les talons présentant un grammage plus important ( papier dit "optique"). Mais il est encore possible d'utiliser un papier de qualité optique mais relativement léger et ne pas pratiquer de découpage, le talon étant alors formé par l'application l'une sur l'autre des deux plages respectives des deux volets. Dans ce cas une ligne de collage en L est prévue sur ladite plage de l'un des volets pour que les deux plages formant le talon soient solidarisées sur tout leur pourtour après pliage. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre et à l'examen du dessin annexé dans lequel: la figure l montre en perspective une pochette selon l'invention, la figure 2 représente cette même pochette mise à plat la figure 3 représente schématiquement la fabrication de la pochette. àpartir d'une bande continue, la figure 4, semblable à la figure 3, montre un autre mode de fabrication. Sur le dessin1 les lignes de pliage, marquées ou non par la machine de façonnage, sont indiquées en traits mixtes, les lignes de perforations détachables sont représentées en traits pointillés, les plages autocollantes sont piquetées et les lignes ou filets de colle sont hachurés. A la figure 1 la pochette pour négatifs photographiques et cinématographiques conforme à l'invention comporte de façon classique un panneau de face 1 et un panneau de dos 2. Ce dernier est réuni au premier le long de trois de ses bords, à savoir les bords latéraux 2a et 2b et un bord transversal 2c formant le fond de la pochette de manière à ménager à l'opposé du fond l'orifice 3 de la pochette. Du côté de l'orifice le panneau 1 se prolonge par un rabat de fermeture 4 portant à son extrémité libre deux tickets 5a, 5b détachables grâce à des lignes de perforation 6 et 7. La face intérieure du rabat 4 et 1' extrémité supérieure de la face extérieure du panneau 2 portent chacune, sur toute leur largeur, une bande 8a, 8b d'une enduction dite auto-collante, c'est-à-dire déterminant l'adhérence par simple superposition desdites bandes.A faible distance du fond 2c et sur chacun des panneaux i et 2 est ménagée une fenêtre transparente 9, 10, lesdites fenêtres étant situées en regard l'une de l'autre lorsque la pochette est terminée (figure 1) La face et le dos de la pochette portent diverses impressions, non représentées, telles que le nom du fabricant de pellicule sensible, cadre énumératif des divers travaux possibles de développement et de tirage, etc. De telles pochettes terminées sont généralement livrées, comme il a été dit, disposées les unes à la suite des autres1 en une ou plusieurs colonnes, sur une bande support munie de perforations latérales d'entrainement, sur laquelle elles sont fixées temporairement par collage en tête. Cette disposition permet de faire défiler les pochettes sur l'imprimante d'une machine mécanographique qui porte sur la face de la pochette diverses mentions telles que le nom et l'adresse du distributeur auquel elles sont destinées ainsi qu'un numéro d'ordre ou d'identification reproduit sur chacun des tickets 5a et 5b.Afin de permettre à l'imprimante d'inscrire également différents codes (code de facturation, code de paiement) sur un emplacement où ces codes pourront être exploités par lecture optique ou magnétique à l'aide d'une machine appropriée, exploitation permettant une facturation automatique au moins partielle comme il a été dit ci-avant. Pour que cette lecture optique ou magnétique soit possible sur une pochette remplie, il faut que les codes soient imprimés sur une partie restant plane. C'est pourquoi l'un au moins des panneaux 1 et 2 (1 dans l'exemple représenté) est prolongé par un talon il débordant le contour de la pochette. il a été expliqué que, de préférence, le talon Il doit déborder le contour de la pochette dans le sens longitudinal, mais que cette disposition ne peut être réalisée dans une fabrication en continu traditionnelle, le fond de la pochette étant constitué par une ligne de pliage. On ne peut non plus dans la fabrication classique former le talon en collant sur une certaine hauteur les parties inférieures des deux panneaux, car les machines existantes ne comportent qu'un seul poste permettant de rapporter une feuille 12 (figure 2) de papier vitrifié sur les découpes des fenêtres 9 et 10, il est donc nécessaire d'obturer les deux fenêtres avec une seule feuille 12 et comme le papier vitrifié est un produit cher il faut que les deux fenêtres 9 et 10 soient disposées à faible distance l'une de l'autre sur la pochette dépliée à plat. Le problème est résolu en constituant la pochette (figure 2) par le pliage d'un diptyque, la ligne de pliage 13 réunissant les deux panneaux ou volets 1 et 2 constituant l'un des côtés latéraux de la pochette tandis qu'une ligne de collage 14 en L portée par l'un des panneaux ( ici le panneau 2) permet de former l'autre côté latéral et le fond de la pochette. Le talon Il débordant longitudinalement peut alors être porté par le panneau 1 comme représenté, ou par le panneau 2 ou encore résulter du collage des parties inférieures des deux panneaux comme il sera dit ci-après. Dans tous les cas la feuille vitrifiée 12 peut recouvrir les deux fenêtres 9 et 10 sans que sa partie centrale inutile soit de grande surface. Cependant comme sur les machines traditionnelles de fabrication en continu à partir d'une bande, les pliages s'effectuent toujours le long de lignes transversales au sens de défilement, les pochettes doivent défiler de façon inhabituelle dans le sens travers. C'est ce qui est représenté à la figure 3 où les diptyques à partir desquels sont formées les pochettes sont obtenus par sectionnement intermittent en C d'une bande continue 15 défilant dans le sens de la flèche F. A l'aide de dispositifs connus équipant la machine de façonnage la bande 15 reçoit sur toute sa longueur une ligne de pliage 16 marquant l'emplacement de pliage des talons 4, une ligne 6 de perforations détachables délimitant la base des tickets détachables 5a, 5b et, régulièrement espacées des lignes transversales arrêtées 7,de perforations détachables séparant chacune un ticket 5a d'un ticket 5b. La bande 15 reçoit de même sur toute sa longueur et sur sa face correspondant à l'intérieur des pochettes une bande 8a d' enduction auto-collante et sur l'autre face des plages 8b d' enduction auto-collantes. Enfin des lignes de collage 14 en L régulièrement espacées délimitent partiellement les petits volets des diptyques à obtenir, tandis que des lignes transversales 13 de pliage régulièrement espacées forment les lignes de pliage desdits diptyques. La bande ainsi traitée arrive à un poste A de découpe ou l'on ménage sur chacune de ses zones marginales des entailles rectangulaires 17 et 18 régulièrement espacées, les entailles 17 allant du bord latéral de la bande jusqu'à la ligne de pliage 16 et les entailles 18 allant du bord latéral opposé jusqu'à la branche longitudinale de la ligne de collage en L, 14. En même temps dans la partie centrale de la bande 15 des découpes sensiblement rectangulaires forment les fenêtres 9 et 10. Dans un poste suivant B, les deux fenêtres 9 et 10 sont obturées par une feuille 12 de papier vitrifié. Bien entendu l'ordre des opérations de façonnage peut être modifié dans certaines limites. C'est ainsi par exemple que la découpe des fenêtres et la pose de la feuille vitrifiée peut précéder les découpes marginales 17 et 18. Les talons 11 qui doivent passer dans une machine de lecture optique ou magnétique, exigent un papier de qualité spéciale et présentant un grammage suffisant, donc cher, alors que toutes les autres parties de la pochette peuvent être en papier ordinaire et léger. Il peut donc être avantageux de constituer la bande 15 par collage longitudinal, avec un léger recouvrement, de deux bandes venant de deux bobines distinctes, l'une des bandes de largeur très légèrement supérieure à la hauteur du talon étant en papier fort de qualité "optique" et l'autre plus large en papier léger ordinaire, la bande de raccordement par collage dont un tronçon est figuré sur la figure 3 par une ligne de croix 19 ne gênant en rien les opérations successives de façonnage. Il est encore possible de prendre pour la bande 15 un papier de qualité "optique" mais relativement léger, les talons étant alors formés en double épaisseur par solidarisation des parties inférieures des deux panneaux 1 et 2. Cette variante est représentée à la figure 4, où les lignes de collage 14' disposées sur la bande 15 sont alors en forme de F renversé, tandis que les entailles marginales 18 sont supprimées. Les talons Il peuvent être éventuellement détachables. REVENDICATIONS 1 - Pochette destinée à l'envoi de négatifs photographiques ou cinématographiques au laboratoire de développement et de tirage et comportant un panneau de face, un panneau de dos, un rabat de fermeture solidaire du panneau de face et se prolongeant par deux tickets détachables, tandis que deux fenêtres transparentes ménagées respectivement sur chacun des panneaux sont situées en regard l'une de l'autre et au voisinage du fond de la pochette, caractérisée en ce que l'un au moins des deux panneaux se prolonge par un talon débordant le contour de la pochette, ledit talon étant constitué en un matériau capable de recevoir des codes exploitables par lecture optique ou magnétique. 2 - Pochette selon la revendication 1, caractérisée en ce que chacun des panneaux comporte un prolongement et que le talon est formé, en double épaisseur, par application et solidarisation, au moins le long de leurs bords, des deux prolongements. 3 - Pochette selon la revendication 1, caractérisée en ce que le talon est rapporté par collage sur l'un des bords de l'un des panneaux. 4 - Pochette selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que le talon déborde le contour de la pochette du côté du fond de cette dernière. 5 - Pochette selon la revendication 4, caractérisée en ce qu'elle est formée par le pliage d'un diptyque le long d'une ligne constituant l'un des côtés latéraux de la pochette, tandis que l'un des deux panneaux du diptyque porte une ligne de collage en L dont une des branches suit le bord dudit panneau opposé à la ligne de pliage et dont l'autre branche est située au niveau du fond de la pochette. 6 - Procédé de fabrication d'une pochette selon la revendication 5 à partir d'une bande continue, caractérisé en ce que la largeur de la bande est égale à la hauteur du plus grand des deux panneaux et que le plus petit panneau est formé par des entailles rectangulaires des deux zones marginales de la bande, les lignes de pliage étant transversales. 7 - Procédé de fabrication selon la revendication 6 d'une pochette selon la revendication 3, caractérisé en ce que la bande continue est constituée par collage longitudinal, avec léger recouvrement, de deux bandes élémentaires se raccordant le long d'une ligne située au niveau des fonds des pochettes. 8 - Procédé de fabrication dune pochette selon la revendication 2, à partir d'une bande continue, caractérisé en ce que la largeur de la bande est égale à la hauteur du plus grand des deux panneaux1 que le plus petit panneau relié au plus grand par une ligne de pliage disposée transversalement sur la bande, est formé par des entailles rectangulaires de l'une des zones marginales de la bande et que le dispositif d'encollage de la machine de façonnage dispose sur chacun des panneaux de l'une ou l'autre entaille une ligne de collage en F renversé dont la branche principale suit le bord opposé à la ligne de pliage du'panneau considéré et dont les deux branches parallèles sont situées respectivement le long du bord latéral non entaillé de la bande et au niveau du fond des pochettes.