L'invention concerne un dispositif de déverrouillage d'une fixation de sécurité de ski. Lorsqu'on utilise une fixation de sécurité de ski usuelle, le déverrouillage de la fixation de sécurité de ski se produit dans le cas d'une chute en 5 avant ou en arrière, juste après qu'une traction perpendiculaire ou oblique ait été exercée par la chaussure de ski sur la fixation. Cette traction perpendiculaire ou oblique agit souvent après que le tibia ait été courbé au maximum et se trouve proche de la fracture. Dans cette position extrême du 10 tibia, la cheville et le tendon d'Achille sont le plus exposés et des blessures graves peuvent se produire. L'invention a pour objet d'éviter de telles blessures par le fait que, dans le dispositif selon l'invention, un organe de manoeuvre, destiné à être fixé à la jambe au-dessus de 15 la cheville, est couplé directement ou indirectement a l'automatisme de déverrouillage, de telle sorte que ce dernier puisse être déclenché par une forte flexion de la jambe par rapport au ski. Ainsi du fait qu'ici la fixation de sécurité de ski est déjà déverrouillée lors d'une forte flexion du tibia, et 20 non pas juste après la traction perpendiculaire ou oblique de la chaussure de ski, une sécurité accrue est obtenue et le risque d'accident diminué. Sur le dessin, quatre modes'de -réalisation de l'objet de l'invention sont représentés, à titre d'exemples, sur les figu-25 res 1 à 4> en élévation latérale. Dans le mode de réalisation selon la figure 1, une chaussure de ski présente une partie inférieure 1 avec semelle 2 et une partie de tige 3 qui peut être associée au moyen d'une boucle 4 au tibia d'un skieur. La partie de tige 3 est articulée 30 au voisinage de la cheville en 5» à la partie inférieure de la chaussure de ski 1, et elle présente à l'arrière un prolongement 6 dirigé vers le bas, muni d'une saillie 7 qui pénétré sous une partie 8 de l'attache de talon 9 de la fixation de sécurité du ski. Lors de la flexion du tibia vers l'avant, la 35 partie de tige 3» ainsi indirectement appuyée sur le ski par l'intermédiaire de la chaussure, pivote autour de l'articulation 5»éfe telle sorte que la saillie 7 est soulevée et, pour un pivotement déterminé, ou pour une position de flexion extrême 72 11273 2 2132248 du tibia survenant dans le cas d'une chute en avant, la fixation de sécurité du ski est déverrouillée, la partie de tige 3 et le prolongement 6 avec la saillie 7 constituent ainsi un organe de manoeuvre agissant à la manière d'un levier à deux 5 bras. le dispositif permet d'utiliser une chaussure à tige plus ou moins/iLobifflors de la marche sans ski, la marche en étant rendue plus agréable. Ce n'est qu'au moment ou la chaussure est sur le ski, c'est-a-dire en condition de fixation tendue 10 que la tige est stabilisée. Dans la réalisation selon la figure 2, une partie de tige 10, qui peut également être associée au tibia au moyen d'une boucle 4, est prolongée vers le bas et articulée à la semelle 2 en 11. Une saillie 12 coopère à l'extrémité postérieure infé-15 rieure de la partie de tige 10 avec une partie 13 de l'attache de talon 14 de la fixation de sécurité du ski, de telle sorte qu'en position de flexion extrême du tibia dans le cas d'une chute en avant la fixation de sécurité du ski est déverrouillée d'une manière analogue à celle du premier moae de réalisation. 20 Ici aussi la partie de tige 10 avec la saillie 12 agit à la manière d'un levier à deux bras, qui est appuyé indirectement sur le ski (par l'intermédiaire de la semelle de la chaussure ). La réalisation de la chaussure de ski représentée sur la 25 figure 3 comprend également une partie de tige 15» articulée à la semelle 2 en 16, qui peut être associée au moyen d'une boucle 4 au tibia. La partie de tige 15 s'étend jusqu'au côté supérieur du ski et possède deux points de butée P et P' qui coopèrent, lors du pivotement de la tige 15 autour de l'arti-30 culation 16, avec le côté supérieur du ski. De plus la partie 17 de l'attache de talon 18 de la fixation de sécurité du ski s'accroche ici à un épaulement de la chaussure de ski, de telle sorte que dans le cas du soulèvement de 1'épaulement la fixation de sécurité est déverrouillée. Si, dans le cas présent, 35 lors d'une chute en avant, le tibia est courbé vers l'avant, la tige pivote en conséquence et par la coopération du point de butée P avec le côté supérieur du ski, la partie postérieure de la chaussure de ski est soulevé» du côté supérieur du ski et 72 11273 3 2132248 1'épaulement agit sur la partie de l'attache de talon 18 et déverrouille la fixation de sécurité du ski. Dans le cas d'une chute en arrière le tibia est d'abord courbé vers l'arrière et la partie de tige 15 pivote en conséquence; le point de butée P' 5 coopérant à présent avec le côté supérieur du ski, la partie postérieure de la chaussure de ski est soulevée du côté supérieur du ski et la fixation de sécurité du aki est également déverrouillée. Le déverrouillage s'effectue ici aussi bien dans le cas d'une chute en avant que dans le cas d'une chute en ar-10 rière, tandis que dans les réalisations selon les figures 1 et 2, la fixation de sécurité du ski n'est déverrouillée que pour une chute en avant. La partie de tige présente ainsi un organe de manoeuvre à la manière d'un levier à deux bras qui est appuyé indirectement 15 (par l'intermédiaire de la semelle de chaussure) sur le sîci et est couplé indirectement (par l'intermédiaire de 1'épaulement) à l'automatisme de verrouillage de l'attache de talon. Dana le mode de réalisation selon la figure 4» la partie de tige 19, qui peut encore être associée à l'aide d'une bou-20 cle 4 au tibia, présente une partie 20 qui s'étend sous la semelle 2 de la partie inférieure 1 de la chaussure de ski et se trouve dans un évidement 21 de la semelle 2 sur le côté supérieur du ski. En outre une partie 22 de l'attache de talon 23 de la fixation de ski s'accroche à 1*épaulement de la chaussure 25 de ski. Lorsque, dans le cas d'une chute en avant, le tibia est courbé vers l'avant, la partie de tige 19 pivote en conséquence et la partie 20 de celle-ci soulève, par la coopération avec 1'évidement 21 et le côté supérieur du ski, la partie postérieu-30 re de la chaussure de sici du côté supérieur du sici, de telle sorte que, de la même manière que dans la réalisation selon la figure 3» la fixation de sécurité du ski est déverrouillée. Egalement dans le cas d'une chute en avant, l'extrémité postérieure de la chaussure de ski est soulevée de la même manière et la fixation de sécurité du ski est déverrouillée. Ici l'organe de manoeuvre constitué par la partie de tige 19 est appuyé directement sur le ski et couplé indirectement (par l'intermédiaire de 1'épaulement) à l'automatisme de talon. Un tel organe de 35 72 11273 4 2132248 manoeuvre peut être constitué par une unité indépendante de la chaussure de ski. Dans tous les modes de réalisation, la partie de tige peut former la tige proprement dite de la chaussure de ski, ou constituer par exemple une garniture supplémentaire . Etant donné que la tige de chaussure est couplé à la fixation, la résistance à la flexion de la tige est définie par les caractéristiques de déverrouillage de la fixation. Jusqu'à ce jour les résistances à la flexion des tiges de chaussures de ski sont données par l'élasticité du matériau et l'angle de mouvement de l'articulation de cheville à la chaussure, dans la mesure où celle-ci existe. Cependant, pour l'absorption d'énergie en cas d'actions de force dangereuses, il est important que la résistance à la flexion ait une caractéristique donnée. 72 11273 5 2 T 32248 REVENDICATIONS 1. Dispositif de déverrouillage d'une fixation de sécurité de s£i, caractérisé en ce qu'un organe de manoeuvre (3, 10, 15, 19) destiné à être fixé a la jambe au-dessus de la cheville est 5 couplé directement ou indirectement à l'automatisme de déverrouillage (9, 14» 18, 23), de sorte que ce dernier puisse être déclenché par une forte flexion de la jambe par rapport au ski. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'organe de manoeuvre (3, 10, 15, 19) est réalisé en tant 10 qu'un levier à deux bras, est maintenu basculant, s'appuie directement ou par l'intermédiaire de la chaussure de ski au ski et est couplé à l'automatisme de déverrouillage (9, 14, 18, 23) à distance de l'appui directement ou par l'intermédiaire de la chaussure de ski. 15 3» Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'organe de manoeuvre (3, 10, 15, 19) est réalise en tant que partie de la tige d'une chaussure de ski entourant la jambe au-dessus de la cheville. 4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisée en 20 ce que l'organe de manoeuvre (19) descend des deux côtés de la chaussure de ski jusqu'au ski et pénètre des deux côtés au-dessus du ski dans les surfaces d'appui de celle-ci. 5. Dispositif selon l'une quelconque.des revendications 1 à 4» caractérisé en ce que l'organe de manoeuvre (3, 10» 15» 25 19) est reliable à la chaussure de ski par assemblage ou lui est relié de façon permanente. 6. Dispositif selon les revendications 4 et 5» caractérisé en ce que la semelle (2) de la chaussure de ski est munie des deux côtés d'évidements (21), dans lesquels pénètrent des par- 30 ties (20) pliées en ïï de l'organe de manoeuvre. 7. Dispositif selon les revendications 1, 2, 3 et 5, caractérisé en ce que l'organe de manoeuvre (10,15) est articulé à la chaussure de sKi sur les deux côtés de la semelle (2) de celle-ci. 35 8. Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'organe de manoeuvre (15) présente en avant et/ou derrière l'articulation des butées (P, P') au moyen desquelles il peut s'appuyer sur le ski. 72 11273 6 2132248 9. Dispositif selon la revendication 7f caractérisé en ce que l'organe de manoeuvre (10) présente une saillie (12) qui saisit l'organe de déclenchement (13) de'l'attache de talon(14) de la fixation de ski. 5 10. Dispositif selon les revendications 3 et 5» caractéri sé en ce que l'organe de manoeuvre (3) est articulé à la partie inférieure (l) de la chaussure de ski et présente un prolongement (6-7) qui saisit 1 'organe de déclenchement (8) de l'attache de talon (9) de la fixation de ski. 10 11. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que l'organe de manoeuvre (3, 10, 15, 19) est constitué par une partie de tige de la chaussure de ski.