La présente invention concerne un nouveau procédé de mesure de la vitesse des courants marins. Plusieurs procédés de mesure de vitesses de courants de liquide existent déjà, notamment au moyen de débit-mètres électromagnétiques qui utilisent effet Faraday : une force électromotrice est engendrée par la translation d'un conducteur dans un champ magnétiqueO En particulier un liquide contenant des charges libres et se déplaçant dans un champ magnétique fixe fait apparaître un champ électrique décelable par des électrodes fixes plongées dans ce liquide Si 3 est la vitesse du courant de liquide et B l'in- duction- magnétique, le champ dans le milieu est la somme du champ de Lorentz ss = th B et-d'un champ Laplacien E' assurant la réa- lisation des conditions aux limites du domaine considéré. Par ailleurs, on a proposé, pour la mesure dtun courant marin, de remorquer derrière un bateau deux électrodes séparées par une distance importante (100m, par exemple). Deux effets se superposent alors : la f e z engendrée par la translation, due à la dérive, du conducteur métallique reliant les deux électrodes, et le signal produit sur les électrodes - même immobiles - par le mouvement de l'eau. La résultante est alors une fonction très compliquée de la vitesse du bateau, de la vitesse du courant, et des dimensions géométriques (largeur et profondeur) de la veine liquide en mouvement.Dans la pratique, on a trouvé des cas où, pour obtenir la valeur exacte de v, il faut appliquer un coefficient de correction multipli catit beaucoup plus grand que L'unités La présente invention prévoit un procédé de mesure de la vitesse d'un courant marin éliminant les inconvénients mentionnes ci-dessus mais permettant quand même une mesure à bord dtun bateau en mouvement Le procédé selon l1invention consiste à déterminer en amplitude et direction la composante horizontale l de la densité de courant existant dans l'eau et à en déduire des conposantes horizontales Vx et v de la vitesse v du courant ma rin, à partir de la formule i = # (vA ot 6est la conductibi- lité électrique de l'-eau de mer et Bz l'induction magnétique verticale environnante. En effet, s'il apparatt un chatipélectrique de Lorentz r, s = VA 3z dans l'eau de mer, qui-présente une conductibilité dlectriqueN C il apparat également une densité de courant i =6 due à ce champ électrique. Dans tout ce qui suit, on parlera de la densité de courant rpour désigner en réalité la composante horizontale de cette densité de courant. L'effet sur i du champ Laplacien E' (qui annule seulement sa composante verticale à la surface de l'eau) est nul, car nous ne nous servons que des composantes horizontales. En un point proche de la surface, la composante ho rizontale de i est indépendante de la vitesse du bateau et des dimensions géométriques de la veine liquide. Le résultat de la mesure est ainsi affranchi de toutes les causes d'erreur qui affectent les procédés connus décrits ci-dessus, La conductibilité de l'eau peut être écrite sous la forme F ( u+ cl -+ u OC) où F est la constante de Faraday en coulombs/mole, c+ et c sont les concentrations respectives des ions positifs et négatifs, en moles/m3 4 u+ et u les mobilités respectives des ions positifs et négatifs, en m /seconde x volt, la conductibilitd6est exprimée en ohm -1 x m? et elle est connue par des mesures dans divers milieux marins. Selon l'invention, une première variante de mesure de la densité de courant ?, pour l'obtention de la vitesse consiste dans une mesure directe par introduction d'un corps conducteur dans l'eau ; ce corps conducteur dévie les filets de courant et présente une surface équivalente de flux de courant calculable, ce qui permet, par mesure du courant traversant ce conducteur, d'en déduire la densité de courant qui existait avant introduction du corps conducteur. De préférence, deux demi-ellip oIdes reliés par un galvanomètre sont utilisés en tant que corps conducteur. Ces demi ellipsoides ont une conductibilité électrique beaucoup plus grande que celle de l'eau. Comme il est nécessaire de connattre deux composantes horizontales de la densité de courant i (la composante verticale étant supposée nulle au moins en moyenne), on utilisera deux demi-ellipsoldes pour chacune des composantes de i. Par exemple deux demi-ellipsoïdes de grand axe dirigé dans le sens du mouvement du bateau et deux demi-ellipsoldes de grand axe perpendiculaire au mouvement permettent cette détermination des composantes horizontales i et iy de la densité de courant. Toujours selon l'invention, une deuxième variante de mesure de la densité de courant électrique consiste dans la mesure-des gradients des composantes du champ magnétique rognant à l'endroit de la mesure. En effet on peut appliquer ici l'équation de Maxwell suivante Rot H=i paisqutil n'y a pas de variation de champ électrique avec le temps (vitesse du courant marin et induction magnétique sont supposées constantes). On a alors où ix, iy sont les composantes horizontales de la densité de courant (iZ supposée nulle), et Hy, Hx sont les composantes horizontales et Hz la composante verticale du champ magnétique. Selon L'invention, on mesure donc les gradients locaux de Hx, Hy, Hz pour obtenir les composantes de la densité de courant De préférence, c1 est à dire les gradients horizontaux de la composante verticale du champ magnétique sont mesurés au moyen de gradients-mètres, les gradients verticaux dés composantes horizontales sont mesurés chacun au moyen de deux magnétomètres placés à une distance connue ltun de l'autre. La suite de la description, donnée à titre d'exemple non limitatif de mise en oeuvre de l'invention, fera apparattre plus clairement les caractéristiques et avantages de l'invention. La figure 1 représente un premier mode de mise en oeuvre du procédé selon l'invention, La figure 2 représente un second mode de mise en oeuvre du procédé selon l'invention. En décomposant 3'dquation générale sur laquelle se fonde le procédé selon l'invention, c1està-dire i = #(v#B) on obtient pour les composantes horizontales ix (dans une direction appelée longitudinale) et i y (dans une direction horizontale, perpendiculaire à la direction longitudinale et appelée direction transversale) i = 6 v Bz y ou, iy = G vx Bz iy = #vx en supposant qu'en moyenne la composante vz de vitesse verticale du courant marin est nulle du fait que la surface de la mer reste horizontale au mouvement des vagues près. Comme la composante verticale Bz de l'induction ma magnétique terrestre est d'environ 0,3 x 10-4 Tesla, que la conductibilité électrique de l'eau de mer est de l'ordre de 4 mhosx m-1, on voit que l'ordre de grandeur de la densité du courant qu'il faut mesurer pour un courant marin moyen de 1 m/s, (2 noeuds) est 17t = 1,2 x 10-4 ampère/m2 Cette valeur est parfaitement détectable par une première variante du procédé de mesure, expliquée en référencé à la figure 1. Un bateau non représenté remorque, au moyen d'un cible 10, un flotteur il comprenant les instruments de mesure de la vitesse des courants marins. Sous le flotteur il sont suspendus deux premiers demi-ellipsoïdes conducteurs 12 et 13, vus en coupe et disposés longitudinalement par rapport à la direction du mouvement du flotteur 11 tiré par le bateau. Les barres de suspension 14 et 15 ont une surface aussi faible que possible compte-tenu des contraintes exercées ar l'eau lors du mouvement du bateau. Deux autres demi-ellipsoïdes conducteurs identiques aux précédents sont disposés transversalement par rapport au mouvement du bateau. Un seul est représenté sur la figure t qui est une coupe de l'ensemble du dispositif. Ce demi-ellipsoide transversal est désigné par 16 et il est supporté par une barre 17. les demi-ellipsoldes longitudinaux 12- et 13 sont électriquement réunis par l'intermédiaire d'un dispositif de mesure de courant 18 ayant une faible résistance interne : par exemple un galvanomètre capable de détecter des courants très inférieurs à un milliampère. Ce dispositif de mesure de courant est muni d'un filtre à forte constante de temps (de l'ordre de 15 secondes) pour éliminer l'influence des vagues, lesquelles ont une période qui peut aller jusqu'à cette durée. les demi-ellipsoldes transversaux sont reliés par l'intermédiaire d'un deuxième dispositif de mesure de courant 19 également muni d'un filtre à forte constante de temps. On sait que l'introduction d'un corps conducteur, dans un endroit où existe une densité de courant e dévie les lignes de courant de sorte que ce conducteur est parcouru par un courant I = S |i| cos e où S est une surface équivalente de flux de courant du corps conducteur selon un plan donné et Fl'angle des lignes de courant et de la normale à ce plan. Pour un ellipsoïde de grand axe 2 1 et de petit axe 2e, la surface équivalente S perpendiculairement au grand axe est connue et égale à En coupant cet ellipsoïde en deux selon un plan médian perpendiculaire au grand axe et en réunissant les deux surfaces couples par un galvanomètre (18, 19), on obtient une mesure du courant I parcourant la connexion électrique entre les deux parties ; lii cos & On obtient ainsi une valeur de i cos #, c'est-à-dire la composante de la densité de courant, dans la direction du grand axe de l'ellipsoïde, qui existerait dans l'eau en l'absence de l'ellipsoïde. Il faut noter que la densité de courant est par conséquent mesurée selon une direction particulière fixe du corps conducteur, mais non selon un repère fixe terrestre. Il faudra donc connattre l'orientation de cette direction particulière dans un repère terrestre si on-veut la vitesse du courant marin dans un repère terrestre. En utilisant deux ellipsoïdes perpendiculaires, (ellipsoxde longitudinal 12, 13 d'une part et ellipsolde transversal d'autre part) comme représenté à la figure 1, on obtient deux composantes (ix et iy) de la densité de courant, dans la direction du mouvement du flotteur (direction longitudinale) d'une part et dans la direction perpendiculaire au mouvement (direetion-transversale) d'autre part. Ces composantes sont obtenues à partir des courants et Bt 1y mesurés respectivement par les dispositifs de mesure de courant 18 et 19 et à partir des surfaces équivalentes 5x et Sy de chaque ellipsoïde. Dans ce cas précis, les ellipsoïdes sont identiques et coupés de la même manière perpendiculairement à leur grand axe, donc Sx = 5y En pratique on utilisera un ellipsoïde métallique de longueur 2 mètres, de diamètre 10 cm, donc de surface équivalente 1,5 m2 environ. Dans le cas examiné précédemment ou v = 1m/s, Bz= 0,3 X 10-4 Tesla et6= 4 mhosxm 1, on mesure I = 0,18 m k' dans le dispositif de mesure de courant 18 si le flotteur 11 ou tout au moins l'ellipsoïde longitudinal 12, 13 est orienté dans la direction du courant marin t. Dans le cas général, comme on ne connatt pas la direction du courant marin par rapport au flotteur ti, les dispositifs de mesure de courant électrique 18 et 19 fourniront des valeurs respectives Ix et Iy correspondant à des composantes longitudinale et transversale de la densité de courant électrique ix et i telles que y ix = Ix/S et iy = Iy/S c'est-à-dire des composantes liées à ltorientation du flotteur 1 De façon avantageuse, si on désire une mesure directe de ix et iy, les dispositifs de mesure de courant 18 et 19 sont munis de moyens d'affichage gradués de sorte qu'on puisse lire ces valeurs directement. On peut également notre pas intéressé par les valeurs de i1 et i y et vouloir obtenir directement les composantes vx et vy de la vitesse du courant marin, auquel cas la graduation et les connexions des moyens d'affichage liés aux dispositifs de mesure de courant 18 et 19 sont tels qu'on puisse lire directement et étant des valeurs connues à l'endroit de la mesure. Avantageusement, on peut prévoir un moyen de réglage de la graduation selon la valeur de la conductibilité6-et de l'induction magnétique, ces valeurs étant soit lues dans des tables soit mesurées à l'endroit de la mesure de la vitesse du courant marin. Ces réglages sont faciles à effectuer en analogique au moyen de potentiomètres. De façon plus sophistiquée, on dispose à l'intérieur du flotteur un dispositif de détermination de l'orientation de l'un des ellipsoïdes par rapport à un repère terrestre fixe par exemple un compas gyroscopique 20 lié au flotteur il. Ce compas gyroscopique repère à chaque instant l'orientation du flotteur par rapport au Nord géographique. Il fournit un signal d'orientation qu'on introduit de manière connue dans un calculateur analogique ou numérique 21 également porté par le flotteur 13. Ce calculateur 21 reçoit également des dispositifs de mesure de courant 18 et 19 des signaux représentatifs de Ix et 1y (ou de i1 et i y ou de vx et vy Si la transformation a déjà été faite par un choix approprié de l'amplification éventuelle des signaux Ix et Iy). Il peut également comporter un moyen d'introduction de signaux représentatifs des valeurs numériques de 6 et de 3z de manière classique. Eventuellement, un ajustage de la valeur des surfaces équivalentes S, et 5y des ellipsoïdes peut être prévu, mais de façon silaplifiée, les valeurs Sx et S seront introduites y une fois pour toutes dans le calculateur. A partir de toutes ces données, le calculateur 21 fournit des valeurs des composantes vN et vh1 de la vitesse du courant marin selon le Nord géographique et l'Est géographique ou d'ailleurs par rapport à tout autre repère terrestre fixe.-Ces valeurs sont obtenus par simple transformation de coordonnées à partir des valeurs Des dispositifs d'enregistrement appropriés peuvent bien entendu autre associés au calculateur 21 et au compas gyroscopique 20 pour permettre l'enregistrement d'un grand nombre de données à dépouiller ultérieurement, et l'établissement d'une cartographie des courants marins. Dans ce cas, le calculateur 21 peut titre réduit à un dispositif de conversion analogique - numérique donnant des signaux numériques représentatifs des grandeurs Ix et Iy, l'exploitation et le calcul de VN et VE aux divers points de mesure repérés par leur longitude et latitude étant effectuée uitérieurement par un calculateur plus important. Le dispositif d'enregistrement peut titre à bandes magnétiques. On peut envisager également d'utiliser, au lieu de deux ellipsoldes (longitudinal et transversal) perpendiculaires entre eux et fixes par rapport au flotteur, un seul ellipsolde (toujours coupé en deux de préférence selon son grand axe) mobile par rapport au flotteur. La rotation de l'ellipsoïde autour d'un axe vertical entraine alors une variation du courant x mesuré dans la connexion électrique entre les deux moitiés de l'ellipsoïde. Cette variation est proportionnelle au sinus de l'angle de l'ellipsoïde avec la direction de la densité de courant. On peut ainsi repérer un maximum Imax du courant Ix mesuré, lorsque l'ellipsoïde a son grand axe parallèle aux filets de courant électrique . Le compas gyroscopique doit être capable de repérer l'orientation de l'ellipsoïde unique. La mesure peut -être effectuée en entrainant l'ellipsoïde à une vitesse de rotation uniforme ; le courant est alors sinusoldal et présente un maximum pour une direction donnée de lellipsolde à chaque tour0 La densité de courant i a alors pour amplitude Imax/Sx et pour direction la direction du grand axe de l'ellipsoïde à lobten- tion du maximum. Une variante du procédé de mesure de v selon l'invention consiste à déterminer la densité de courant apparaissant sous l'action du champ électrique E = vS au moyen de la relation La figure 2 représente un mode de mise en oeuvre de cette variante. Un flotteur 11, remorqué au moyen d'un cible 10 par un bateau non représenté, renferme des instruments de mesure pour déterminer les dérivées partielles spatiales du champ magnétique terrestre. Il existe des gradient-mètres très-sensibles, au moyen desquels on peut déterminer directement De tels gradients-mètres sont décrits dans la revue américaine sProceedings of the IESEu volume 61, nO 1 de Janvier 1973, page 25. Deux gradients-mètres sont disposés au voisinage Itun de l'autre et tels que les bobines de détection internes de chacun d'eux soient écartées l'une de l'autre dans une direction horizontale longitudinale pour l'un des gradient-mètres et dans la direction horizontale perpendiculaire à la première (transversale) pour l'autre. Ces directions sont représentées par des flèches d'avant en arrière et de gauche à droite sur la figure 2. Contrairement à la mesure la mesure des gradients peut se faire au moyen de gradients mètres d'un seul tenant qui ne laisseraient pas subsister la densité de courant i à l'endroit où on veut connaître Rot H. (Dans le cas précédent, pour mesurer il n'y a pas d'inconvénient à les utiliser car le vecteur densité de courant i est horizontal au voisinage de la surface de l'eau). On utilise donc deux magnétomètres pour mesurer Hx et deux autres pour #g la mesure s'effectue par différences en approchant la valeur et (B)étant les valeurs du champ en deux points séparés d'une distance L. De même pour Deux des magnétomètres, Ml et M2, sont disposés respectivement en un endroit k et un endroit B sous le flotteur 17 à une certaine distance verticale connue l'un de l'autre, par exemple 1 mètre et orientés longitudinalement. Les deux autres magnétomètres M3 et M4 disposés au voisinage des deux premiers sont également disposés à une certaine distance verticale connue l'un de l'autre mais orientés transversalement. Les magnétomètres fournissent des valeurs de Hx et Hy aux deux points A et B espacés d'une distance L et on peut en déduire : Un calculateur analogique ou numérique 22 capable d'effectuer des opérations simples (additions, soustractions, multiplications par un coefficient ) fournit à partir des indications fournies par les 4 magnétomètres, puis effectue les soustractions à partir du résultat précédent et des informations fournies par les 2 gradientmètres. On a ainsi mesuré les composantes ix et iy de la densité de courant par une méthode indirecte et on peut de nou veau en déduire très simplement au moyen d'un petit calculateur ou bien vN et vE par un simple changement d'axes de coordonnées, l'angle de la direction longitudinale X avec le Nord géographique étant donné par un compas gyroscopique 20 ou tout autre dispositif similaire - Le calculateur 22 comporte la possibilité d'effectuer automatiquement ce changement de coordonnées si les vitesses cherchées sont vN et VE. Il est bien évident par ailleurs que la mesure des gradients peut s'effectuer avec trois magnétomètres supplémentaires au lieu des deux gradient-mètres. Un magnétomè- tre mesure Hz en un point A, un autre en un point C et un autre en un point D, avec le vecteur kC dirigé selon la direction dite longitudinale et le vecteur AD selon la direction transver sale.0n obtient ainsi les gradients moyens Dans ce cas, le calculateur 22 reçoit les informations dessept magnétomètres pour fournir les mêmes résultats. De toute façon, le calculateur 22 est muni de moyens d'introduction des valeurs de la conductibilité de l'eau et de l'induction magnétique B. Dans les deux variantes de mise en oeuvre du procédé dé selon l'invention, un dispositif d'affichage ou d'enregistre- ment 23 est prévu. Une transmission des mesures au navire remorqueur peut évidemment aussi être prévue. Des magnétomètres très sensibles sont décrits~dens la revue "Proceedings of the I3SE"de Janvier 1973 volume 61 nO 1 déjà citée. Leur sensibilité atteint 10 12 tesla environ. les gradient-mètres peuvent mesurer 0,25x10 7 eslaim. Un filtre est intercalé entre les magnétomètres, les gradient-mètres et le calculateur pour éliminer l'influence des vagues. La bande passante doit être très faible (7/16 Hz environ) ce qui amène une certaine incertitude sur l'endroit de la mesure du courant marin. Les gradient-mètres et magnétomètres sont disposés dans l'eau sous le flotteur. Les mesures de la vitesse du courant marin, par le procédé selon la présente invention, peuvent autre effectués lorsque le flotteur fl est en mouvement ou lorsqu'il est ancré. REVENDICATIONS 10) Procédé de mesure de la vitesse absolue dans un repère terrestre fixe d'un courant marin, caractérisé par le~fait qu'il consiste à - déterminer en direction et amplitude la' composante --t horizontale i de la densité de courant électrique existant dans le courant marin à l'endroit de la mesure, ~~ - déterminer la valeur de la- composante verticale Bz de l'induction magnétique en cet endroit, - déterminer la conductibilité électrique gde 11 eau de mer en cet endroit, et - en déduire en direction et amplitude la vitesse v du courant marin a partir de la formule i = # (v#Bz). 20) Procédé selon la revendication 1 caractérisé par le fait que l'opération de détermination de la densité de ccu- rant électrique horizontale i comprend les opérations qui con sistent - à plonger dans l'eau un corps électriquement conducteur divisé en deux selon un plan normal à une direction particulière fixe de ce corps, - à relier les deux parties du corps conducteur par une connexion électrique, - à mesurer le courant électrique Ix qui parcourt cette connexion, - à déterminer la section de flux de courant équiv2- lente Sx présentée par le corps conducteur nornalement à ladite direction particulière, et, --à en déduire la composante ix dans ladite direction de la densité de courant l qui régnait dans l'eau avant l'introduction du corps conducteur, par la formule ix = IX/Sx. 30) Procédé selon la revendication 2, caractérisé par le fait que l'opération de détermination de la densité de courant i consiste à faire varier la direction particulière, donc l'orientation du corps conducteur coupé normalement à cette direction, dans un repère non lié au corps conducteur jusqu'à obtenir un maximum d'amplitude Imax de Ix, la densité du courant électrique i ayant alors pour amplitude Im2X/Sx et pour direction la' direction particulière pour laquelle Ix présente un maximum 40) Procédé selon la revendication 2 caractérisé par le fait que l'opération de détermination de la densité de cou- rant électrique--i comprend en outre les opérations qui consistent - à plonger dans l'eau un deuxième corps conductéur divisé en deux selon un plan normal à une deuxième direction particulière, - à orienter le premier et le deuxième corps conducteursl'un par rapport à l'autre pour amener la première et la seconde directions particulières dans un plan horizontal selon un angle donné, - à relier les deux parties du deuxième corps conducteur par une connexion électrique, - à mesurer le courant Iy qui parcourt cette connexion, - à déterminer la section de flux de courant équivalente Sy présentée par le deuxième corps conducteur normalement à la deuxième direction particulière horizontale, et, - à en déduire la composante horizontale iy selon la deuxième direction particulière de la densité de courant électrique i qui régnait dans l'eau avant introduction des corps conducteurs, par la formule O roceae seion la revenulcatlon 4, caracterise par le fait que lesdites première et deuxième directions particulières sont horizontales et perpendiculaires entre elles. 6o) Procédé de mesure selon la revendication 1, caractérisé par le fait que ltopération de détermination de la densité de courant électrique i comprend les opérations oui consistent - à plonger dans l'eau à l'endroit de la mesure un premier et un deuxième magnétomètre pour mesurer la composante horizontale Hx selon une direction horizontale donnée du champ magnétique existant en deux points séparés d'une distance connue et disposés sur une meme droite verticale, - à plonger également dans l'éau un troisième et un quatrième magnétomètre pour mesurer la composante horizontale Sy selon la perpendiculaire horizontale à la direction horizontale donnée, du champ magnétique, en deux points séparés d'une distance connue et disposés sur une même droite verticale, et, - à calculer les gradients moyens verticaux et des composantes horizontales Ux et Hy 70) Procédé selon la revendication 6, caractérisé par le fait que l'opération de détermination de la densité de courant i comprend en outre les opérations qui consistent à plonger dans 1eau à l'endroit de la mesure un cinquième et un sixième magnétomètre pour mesurer la composante verticale H z du champ magnétique en deux points séparés d'une distance connue et situés sur une même droite parallèle à ladite direction horizontale donnée et un septième magnétomètre pour mesurer la composante verticale Hz du champ magnétique, le cinquième et le septième magnétomètresétant disposés en deux points séparés d'une distance connue sur une même droite horizontale perpendiculaire à la direction horizontale donnée, à calculer les gradients moyens horizontaux selon la direction donnée et sa perpendiculaire horizontale, de la composante verticale H z du champ magnétique-, et à en déduire les composantes horizontales de la densité de courant i par la formule i = Rot H en approximant les composantes horizontales de Rot H par respectivement. 8 ) Procédé selon la revendication 6, caractérisé par le fait que l'opération de détermination de la densité de courant i comprend en outre les opérations qui consistent - à plonger dans l'eau à l'endroit de la mesure deux gradient-mètres, pour mesurer respectivement les gradients horizontaux, selon la direction horizontale donnée et sa perpendiculaire horizontale, de la composante verticale H z du champ magnétique, et, - à en déduire les composantes horizontales de la den sité de courant i par la formule i = Rot H en approximant les composantes horizontales de Rot H par respectivement. 90) Procédé de mesure selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé par le fait que la valeur de la composante verticale Bz de l'induction magnétique est prise égale à la valeur de l'induction magnétique terrestre verticale donnee par les tables pour l'endroit de la mesure et que la mesure de la conductibilité de l'eau de mer est faite une fois pour toutes. 100) Procédé selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé par le fait que la détermination de la densité de courant i est faite par des appareils remorqués par un bateau, et que la vitesse du courant marin est déterminée par rapport à 1 orientation des appareils. remorqués. 11 ) Procédé selon la revendication 10, caractérisé par le fait que l'on détermine l'orientation des appareils remorqués dans un repère fixe par rapport à la terre et qu'on utilise cette détermination pour obtenir la-vitesse du courant marin dans ce repère fixe. 120) Dispositif de mesure de la vitesse d'un courant marin, pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 2, caractérisé par le fait qu'il comporte - un flotteur accroché à un navire, - un corps conducteurprésentant une surface de flux de courant équivalente égale à 5x normalement à une direction particulière fixe de ce corps, suspendu sous le flotteur, et formé de deux parties réunies par une connexion électrique, - un dispositif de mesure du courant électrique 1x parcourant ladite connexion électrique, fournissant un signal représentatif de cette mesure, - un calculateur pour fournir la valeurvde la composante vy, selon la perpendiculaire à ladite direction particulière, de la vitesse v du courant marin, - un moyen d'introduction dans le calculateur du si- gnal fourni par le dispositif de mesure du courant électrique, - un moyen d'introduction dans le calculateur de la valeur de la surface équivalente Sx, de la valeur de l'induction verticale B z au point de mesure, et de la valeur de la conductibilité électrique F de l'eau de merf 'et par le fait Que la fonction de calcul du calculateur est sensiblement 13 ) Dispositif selon la revendication 12, caractérisé par le fait que le corps conducteur est orientapar par rapport au flotteur pour faire varier la direction particulière fixe de ce corps par rapport à un repère terrestre fixe, qu'il est prévu un dispositif de détermination de l'orientation du corps conducteur, donc de la direction particulière par rapport au repère terrestre fixe, que le calculateur est susceptible de fournir une valeur de la sortie Vy lorsque l'orientation de la direction par culière est telle que le dispositif de mesure du courant électrique dansla connexion fournisse un signal maximal, le courant marin ayant alors pour vitesse vy et pour direction ladite direction particulière. 140) Dispositif selon la revendication 12, caractérisé par le fait qu'il comprend en outre un deuxième corps conducteur présentant une surface de flux de courant équivalente égale à Sy normalement à une deuxième direction particulière fixe de ce corps, également suspendu sou le flotteur et formé de deux parties réunies par une deuxième connexion électrique, le premier et le deuxième corps conducteur étant orientés l'un par rapport à l'autre de sorte que la première et la seconde direction particulière soient horizontales et forment un angle donné entre elles, un dispositif de mesure du courant électrique Iy parcourant la deuxième connexion électrique et fournissant un signal représentatif de cette mesure, et par le fait que le calculateur est pourvu d'un moyen d'introduction de ce signal, pour fournir- aussi la valeur de la composante v selon la perpendiculaire à ladite deuxième direction de la vitesse v du courant marin, sen siblement par la fonction de calcul 150) Dispositif selon l'une des revendications 12 à 14, caractérisé par le fait azure le premier corps conducteur est un ellipsoide de révolution et que la première direction particulière est le grand axe de I'ellipsolde, la section de flux de courant équivalenteSx étant alors où l est le demi grand axe et e le demi diamètre maximum de 'l'ellipsoïde de révolution. 160) Dispositif selon la revendication 14, caractérisé par lofait que les premier et deuxième corps conducteurs sont des ellipsoSdes de révolution identiques, et que les première et deuxième directions particulières sont les grands axes respectifs des ellipsoldes. 170) Dispositif selon l'une des revendications 14 et 16, caractérisé par le fait que lesdites première et deuxième directions particulières horizontales sont perpendiculaires entre elles 1ô0) Dispositif selon l'une des revendications 12 à 17, caractérisé par le fait qu'un filtre très basse fréquence est adjoint aux dispositifs de mesure de courant électrique pour diminuer les variations rapides de la densité de courant i. 190) Dispositif de mesure de la vitesse dtun courant marin pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 7, caractérisé par le fait qu'il comporte - un flotteur accroché à un navire, - un premier et un deuxième magnétomètre suspendus sous le flotteur, séparés d'une distance connue et disposés sur une meme droite verticale pour fournir une mesure de la composante horizontale du champ magnétique environnant selon une direction horizontale donnée, - un troisième et un quatrième magnétomètre suspendus sous le flotteur, séparés d'une autre distance connue et disposés sur une même droite verticale pour mesurer la composante horizontale du champ magnétique selon la perpendiculaire horizontale à la direction donnée, - un cinquièmeet un sixième magnétomètre suspendus sous le flotteur disposés sur une meme droite parallèle à la direction horizontale donnée et séparés d'une autre distance connue pour fournir une mesure de la composante verticale du champ magnétique, - un septième magnétomètre pour fournir une mesure de la composante verticale du champ magnétique suspendu sous le flotteur et disposé à une autre distance connue du cinquième magnétomètre de façon que le cinquième et le septième magnétomètre soient situés=sur une même droite perpendiculaire à la direction horizontale donnée, - un calculateur recevant les signaux fournis par les sept magnétomètres pour fournir la valeur des composantes horizontales, vx et v de la vitesse v du courant marin à partir de y la formule = ABz) = Rot H où-les composantes horizontales de Rot H sont calculées sur la base des différences des mesures fournies par les magnétomètres, connaissant les distances qui les séparent les uns des autres, et des moyens d'introduction dans le calculateur de la valeur de l'induction magnétique verticale environnante Bz, de la conductibilité de lteau de mer 6, et des distances connues séparant les magnétomètres les uns des autres. 200-) Dispositif de mesure de la vitesse d'un courant marin mettant en oeuvre le procédé selon la revendication 8, caractérisé par le fait qu'il comporte - un flotteur accroché à un navire, - un premier et un deuxième magnétomètre suspendus sous le flotteur, séparés d'une distance connue et disposés sur une même droite verticale pour fournir une mesure de la composante horizontale du champ magnétique environnant selon une direction horizontale donnée, - un troisième et un quatrième magnétomètre suspendus sous le flotteur, séparés d'une autre distance connue et dispo sués sur une même droite verticale pour mesurer la composante horizontale du champ magnétique selon la perpendiculaire horizontale à la direction donnée, - un premier et un second gradient-mètre suspendus sous le flotteur, pour fournir une mesure des gradients horizontaux, respectivement selon la direction horizontale donnée et sa perpendiculaire horizontale, de la composante verticale du champ magnétique, - un calculateur recevant les signaux fournis par les quatre magnétomètres et les deux gradient-mètres pour fournir la valeur des composantes horizontales vx et vy de la vitesse v W(vA Bz) = Rot H où les composantes horizontales de Rot H sont déterminées sur la base des différences des mesures fournies par les magnétomètres et des distances connues qui les séparent les uns des autres, et à partir des valeurs fournies par les gradient-mètres, des moyens d'introduction dans le calculateur de la valeur de l'in- duction magnétique verticale B z de la conductibilité de l'eau de mer et des distances connues séparant les magnétomètres les une des autres. 21 ) Dispositif selon l'une des revendications 19 et 20, caractérisé par le fait qu'il comporte des filtres très basse fréquence en sortie des magnétomètres et des gradientmètres. 220) Dispositif selon l'une des revendications 12 et 14à 18; caractérisé par le fait qu'il comporte un dispositif de détermination de l'orientation dans un repère terrestre fixe de la ou des directions particulières données, que le calculateur reçoit des informations en provenance de ce dispositif de détermination de l'orientation et est capable de fournir des composantes de la vitesse du courant marin dans un repère tertestre fixe. 230) Dispositif selon l'une des revendications 13 et 22, caractérisé par le fait que le dispositif de détermination de l'orientation est un compas gyroscopique.