La présente invention a pour objet un procédé et un dispositif pour contrôler les cotes d'une forme de cordonnerie et pour déterminer les directions de mesure. Elle a plus particulièrement pour objet un procédé et un dispositif de ce genre, qui sont applicables lors de la fabrication et lors de la définition des cotes. Au cours de la fabrication des chaussures, à l'échelle industrielle, on utilise de nombreux outils ou nécessaires adaptés à la configuration de la forme de cordonnerie, appelée dans la suite "forme", conformément à l'usage courant. On a généralement recours à des pièces fabriquées, achetées souvent à d'autres fabricants. Dans de nombreux cas, on utilise des matrices de semelle et on applique le procédé de moulage par injection. Une convention internationale prescrit la conversion au système métrique, ce qui rend indispensable la coordination des cotes, l'interprétation sans ambiguïté des dimensions et la normalisation. Les cotes fondamentales sont déterminées par la forme; celle-ci constitue la base pour les différentes pièces constitutives, telles que première semelle, seconde semelle, talon, dessus de la chaussure, etc. Il est impératif que l'on puisse coordonner avec une précision relativement grande les cotes, ou dimensions, des différentes pièces constitutives mentionnées ci-dessus. Les cotes différentes correspondant à des pointures différentes, et qui augmentent ou diminuent à partir d'une certaine moyenne, posent un problème particulièrement ardu. La forme est généralement adaptée à la configuration de la chaussure; ses dimensions ne peuvent être définies mathématiquement qu'à l'aide d'un nombre infini de données ou valeurs. Dans la pratique actuelle, la définition et le contrôle de certaines cotes importantes posent des problèmes difficiles à résoudre, même pour le spécialiste. En fait, pour chaque détermination de cote, on mesure les dimensions les plus diverses, étant donné qu'il est impossible de définir la direction de mesure d'une manière uniforme par des moyens simples. La caractéristique essentielle des brevets qui ont trait à ces problèmes, y compris des nombreux brevets de la demanderesse, réside dans le fait qu'ils insistent surtout sur les repères de mesure; les dispositifs connus fournissent des informations concernant la répartition des cotes mesurées sur la forme; toutefois, la comparaison des différentes formes et types ne peut être faite qu'avec un pourcentage d'erreur élevé. On s'est déjà rendu compte, dans le passé, de l'importance de la définition des directions de mesure. Pour permettre de rendre la direction de mesure reproductible on a construit des dispositifs spéciaux, appelés à permettre à l'usager de définir les différentes directions de mesure.Les principales caractéristiques de ces dispositifs résident dans les faits suivants: les données tridimensionnelles, groupées dans des tableaux ou abaques, de certains points de mesure caractéristiques de la forme sont définies à l'aide de moyens compliqués, et ensuite la forme est adaptée à ces points de mesure. Les dispositifs mentionnés ci-dessus n'ont eu qu'un succès médiocre, étant donné qu'ils sont relativement difficiles à manipuler et que leur fabrication est extrêmement onéreuse. Par ailleurs, les informations obtenues, relatives à la configuration tridimensionnelle de la forme, qui est un corps géométriquement compliqué, informations qui sont basées sur un nombre réduit de points de mesure, ne présentent aucune valeur. Une augmentation du nombre de points de mesure rend impossible la mise en place de la forme et est préjudiciable à sa visibilité. On doit également tenir compte du fait que chaque donne définissant la direction de mesure présente son degré d'imprécision de mesure propre. Compte tenu de ce qui précède, on a déjà tenté de mettre au point un dispositif permettant non seulement de contrôler et d'enregistrer un grand nombre de dimensions, mais également de définir la direction de mesure pour différentes formes, au moyen d'un seul instrument. Les instruments ou dispositifs précités présentent tous un inconvénient qui réside dans le fait qu'ils obligent également à travailler avec des points de mesure et qu'ils nécessitent l'utilisation d'une matrice de semelle d'une précision absolue, qui est appelée à être placée sur la surface de semelle de la forme. On a constaté, dans la pratique, qu'il n'est pas possible d'obtenir une précision suffisante; lorsque le degré de courbure de l'empeigne est modifié sur la forme, on doit résoudre de nouveau de nombreux problèmes. On n'a pas pu déterminer si les tailles ou pointures différentes étaient adéquates; on n'a pas pu déterminer non plus les défauts qui pouvaient se manifester pendant la fabrication en série. On a compris depuis longtemps que non seulement le contrôle, mais égale- ment la fabrication nécessitent une mise en place selon une orientation tridimensionnelle prédéterminée, si l'on désire obtenir des dimensions identiques des bords, même dans le cas où la fabrication en série a été effectuée à partir de maîtresses-formes absolument identiques; par conséquent, il n'est pas possible de limiter la définition des dimensions et l'établissement des plans de fabrication pour une série de formes au contrôle de l'identité ou de la non-identité de deux modèles. Les différentes cotes et pièces constitutives ne peuvent être coordonnées que si la direction de mesure est la même, lors de la fabrication en série des formes et lors du contrôle dimensionnel. En utilisant le procédé et les moyens décrits ici, on a pu démontrer des écarts de dimensions de l'ordre de + 0,2 mm entre deux formes; on a également réussi à mesurer et à enregistrer les écarts entre des dimensions de contours obtenus selon les procédés classiques et considérés comme identiques. C'est ainsi qu'on a pu constater que les fabricants de formes avaient travaillé, au cours d'une série de production, avec un écart de direction de mesure de + 5". Le résultat des déformations s'est fait sentir, chez le fabricant de chaussures, en ce qui concerne la précision d'assemblage de différentes pièces. Des considérations économiques confirment également qu'on a intérêt à contrôler très soigneusement les dimensions et leur identité. En appliquant le procédé et les moyens selon la présente invention, il est possible de résoudre les problèmes de l'orientation et du dimensionnement des formes à l'aide d'un dispositif unique, et de remplacer le système des points de mesure par des représentations (ou tracés) projetées, à l'échelle, qui offrent un nombre d'informations supérieures d'un ordre de grandeur. Trace à l'invention, il devient possible pour les fabricants de se procurer éventuellement, chez un même fournisseur speciaTise, les plans de modèles comportant une partie arrière normalisée, et d'adapter leurs propres modèles à ces plans, ce qui peut être fait sans qu'on ait à recourir à des tableaux ou abaques'compliqués, ou à un nombre excessif de donnees ou valeurs; en même temps, on peut alors définir, pour le fabricant, l'orientation requise des formes pendant la fabrication et déterminer, à partir de cette orientation, les caractéristiques des pièces constitutives fabriquées sur place. L'invention sera décrite ci-après d'une manière plus détaillée en référence aux Figures annexées qui représentent à titre d'illustration, mais non de limitation, un mode de réalisation de l'i-nvention. La Figure 1 montre le montage de la forme. La Figure 2 représente le dispositif à copier. La Figure 3 montre le projecteur épiscopique. La Figure 4 montre le palpeur de contour applique sur la surface de la forme. La Figure 5 représente le champ de vision de projecteur épiscopique. La Figure 6 représente la mise en place de la forme, utilisant les trous d'ajustage. La Figure 7 montre, en plan, la forme montée et la chape mise en place. La Figure 8 montre également, mais en élévation latérale, la forme montée et la chape mise en place. La Figure 9 montre, en vue frontale, le dispositif dans son ensemble. La Figure 10 est une vue en plan du dispositif dans son ensemble. La Figure 11 montre le palpeur du contour de la semelle. La Figure 12 est une coupe suivant la ligne XII-XII de la Figure 11. La Figure 13 représente le pal page de la jointure centrale. La Figure 14 montre le palpeur de contour. La Figure 15 est une coupe suivant la ligne XV-XV de la Figure 14. La Figure 16 représente les variantes théoriques de séries de formes. La forme est montée ou mise en place à l'aide du dispositif représenté sur la Figure 1. Le dispositif comporte deux unités principales formant, d'une part, un support de talon 30 et, d'autre part, un support d'empeigne 16. Ces deux unités principales sont reliées entre elles par un bâti 26, le support de talon 30 étant fixé sur ce bâti de manière immobile, cependant que le support d'empeigne est déplaçable au moyen d'un arbre rotatif 14, dans une direction parallèle au bâti, et immobilisable au moyen d'un excentrique 20. Un arbre 21 est disposé dans le support de talon 30 et comporte à l'une de ses extrémités un disque diviseur 22 et un enregistreur transversal 2, cependant qu'un serretalon 13 est monté sur l'autre extrémité, ou extrémité libre, de la console. L'arbre 31 est monté coaxialement par rapport à l'arbre rotatif 14 et immobilisé angulairement; toutefois, on peut le tourner autour de son axe longitudinal, soit manuellement, soit à l'aide d'un moteur 29, par l'intermédiaire d'un mécanisme à disque diviseur 22, 23, 24. Par ailleurs, cet arbre peut être bloqué de 90" en 90" au moyen d'un tenon 6 et à l'aide d'un disque diviseur 22, ce qui permet de tourner la forme successivement de 90" avec précision. Un arbre 15 est monté sur le support d'empeigne 16 et immobilisé en rotation par un excentrique 18; en faisant pivoter un bras 17, on peut déplacer cet arbre dans le sens axial. Un serre-empeigne 13' est disposé sur l'arbre 13 et prend appui sur une carpaudine 7'. La différence entre le serre-talon 13 et le serre-empeigne 13' réside dans le fait que le serre-talon 13 est fixe solidarisé de l'arbre 31 au moyen d'une vis 8 et peut être désolidarisé de cet arbre, cependant que le serre-empeigne 13' tourne librement sur l'arbre 15. Les dispositifs de serrage 13, 13' comportent chacun un dispositif de support transversal 10, 12 permettant d'ajuster indépendamment, en direction verticale aussi bien qu'en direction horizontale, les pointes de serrage 11, 11'; cet ajustage est effectué à l'aide de vis 9. La forme montée dans la position voulue entre les pointes de serrage 11, 11' peut etre fixée de façon telle que la partie correspondant au talon aussi bien que la partie correspondant à l'empeigne soient déplaçables, après le montage, en direction verticale et en direction horizontale, par rapport à l'axe de rotation 14. La forme 28 peut également être déplacée dans la direction de l'axe 14 après desserrage de l'excentrique 20 et de la vis 8, ce déplacement étant commandé à l'aide d'une roue 5 pourvue d'un taraudage. On comprendra qu'il suffit de tourner cette roue ou bague 5 dans un sens ou dans l'autre pour provoquer un déplacement de la forme 28 dans la direction axiale, dans un sens ou dans l'autre. Lorsque le disque diviseur 22 est placé dans une certaine position, la forme montée comme décrit ci-dessus peut être déplacée angulairement autour de l'axe longitudinal, après desserrage des vis 8, ce qui permet d'adapter la position de la forme à l'emplacement de l'enregistreur 2. Grâce au dispositif décrit, il est possible, la forme une fois montée comme indiqué ci-dessus, de déplacer celle-ci à volonté dans les directions correspondant aux trois coordonnées spatiales, et de l'ajuster ainsi de manière prédéterminée par rapport à ce système de coordonnées. Dans le présent contexte, le terme "déplacement à volonté" désigne évidemment une liberté de déplacement dans des limites relativement étroites. Le procédé de montage ou serrage décrit ci-dessus et l'ajustage par rapport au système de coordonnées constituent une caractéristique importante, mais non suffisante en soi, de l'invention. Il convient toutefois de noter que la solution théorique décrite ci-dessus, ainsi que l'agencement du dispositif, basé sur cette solution, permettent de déterminer les cotes de la forme dans une direction prédéterminée, d'enregistrer ces cotes, ainsi que de déterminer l'ampleur et l'endroit des imprécisions ou écarts dimensionnels sur la forme. Le dispositif appelé à détecter et à enrenistrer la position est repré senté sur la Figure 2; la liaison entre la forme montée et ce dispositif est illustrée sur les Figures 9 et 10. Le dispositif détecteur et enregistreur de la position comporte un chariot longitudinal 33 guidé dans la direction de l'axe de rotation 14. Ce chariot longitudinal 33 porte un chariot transversal 40 guidé perpendiculairement à la direction précitée. Un projecteur épiscopique 31 est monté sur le chariot transversal 40. Un crayon, ou analogue, 45 et des pal peurs échangeables 70, 81 sont également montés sur le chariot transversal 40. Les chariots 33 et 40 se déplacent sur des rouleaux sphériques 32, 34 qui sont guidés dans des guidages recto fiés 33, 35. La console en forme de U du chariot transversal 40 entoure la forme 28 sur trois côtés, à savoir: sur le dessous, sur le dessus et sur l'arrière. Le côté ouvert de la console reçoit un dispositif palpeur de contour 81, ou bien un palpeur pour surfaces planes. Les pal peurs sont montés sur le chariot transversal 40 au moyen de paliers de butée 37, 37' à surfaces d'appui coniques, qui sont disposés sur la partie inférieure et sur la partie supérieure du chariot transversal, respectivement. Afin de faciliter l'échange, le palier supérieur est maintenu en place par un support 36 sollicité par un ressort 38. Le projecteur episcopique 41 et le crayon 45 sont espacés l'un de l'autre d'une distance C et montés sur le support arrière du chariot transversal 40, de façon telle que le champ visuel de l'objectif et le crayon se situent sur une surface libre, non recouverte par une table longitudinale 47, ni par le chariot transversal 40. Il ressort clairement de la description ci-dessus que le positif détecteur et enregistreur de la position permet d'enregistrer sur la table longitudinale 47, sous forme d'une ligne continue, à l'échelle 1:1, la projection de la surface, ou la coupe plane de la forme relevées par le dispositif palpeur de contour 81 ou par l'ensemble 70. A l'aide des dessins en projection, le spécialiste peut déterminer facilement si la forme est montée correctement sur le dispositif, par rapport à l'axe de rotation (Figure 1). Lorsqu'on constate une erreur, on peut procéder à la correction requise à l'aide du serre-talon 13, du serre-empeigne 13' et de la roue taraudée 5. Cette correction peut être effectuée dans tous les cas dans la direction du plan de la table longitudinale 47.Afin de pouvoir procéder à l'ajustage tridimensionnel, on doit tourner la forme de 90 , à l'aide du disque diviseur. En ajustant la position de la forme en direction axiale, transversale, ou verticale on peut la comparer avec le contour tracé préalablement sur la table longitudinale 47. Si l'on désire déterminer la concordance ou la non-concordance de deux formes, on trace la projection horizontale et verticale d'une de ces formes et ensuite on oriente la forme contrôlée, comme indiqué ci-dessus, en utilisant le projecteur épiscopique. Il est évident qu'on doit toujours comparer des coupes et des projections équivalentes. Lorsque le crayon 45 et le réticule à croisées du projecteur épiscopique ont été placés à une distance c l'un de l'autre (Figure 5), le palpeur correspondant 70 ou 81 est également monté sur le chariot transversal 40 à une distance c de l'emplacement du tracé, lors de l'ajustage effectué avec le pro jecteurépiscopique. Un palpeur est placé sur le côté droit lorsqu'on produit des tracés à partir de la forme, et sur le côté gauche lorsqu'on contrôle la forme à partir des tracés ainsi obtenus. Dans le cas présent, le palpeur est également guidé le long de la surface de la forme, et l'on observe les écarts dimensionnels sur l'écran du projecteur épiscopique. Les cercles concentriques prévus sur l'écran permettent de déterminer la grandeur de ces écarts. On doit évidemment savoir quels points des surfaces des différentes formes sont analogues, et les écarts sont toujours mesurés après réglage du dispositif en vue de la vérification des points analogues; par exemple, on ajuste le modèle et la forme à contrôler à une même hauteur de talon, à un même plan d'appui de la semelle sur le sol, etc. Il ressort clairement de ce qui précède que le système selon l'invention remplit une fonction double: d'une part, il permet la mise en place de la forme dans une position prédéterminée, et d'autre part, il permet d'enregistrer, simultanément, différentes projections et cotes de coupe différentes sur une feuille placée sur la table. De même il est possible de repérer, sur la forme contrôlée, les points de mesure et la valeur des écarts mesurés par rapport aux dimensions prédéterminées. La méthode décrite est également applicable dans les cas où les différents modèles sont modifiés, par exemple dans des cas où la configuration de l'empeigne est modifiée; en effet, dans ce cas, on identifie la partie arrière et I'on.positionne l'empeigne de la manière requise, compte tenu de l'identification de la partie arrière. On a constaté que le système décrit ci-dessus, grâce à son agencement, et complété par d'autres éléments de construction simple, permet de résoudre de nombreux problèmes dans le domaine de la determination et du contrôle des cotes d'une forme. Il est souhaitable d'orienter les différents exemplaires d'une série de formes sur la base des cotes moyennes obtenues par les tracés. A cet effet, les chariots 33 et 40 sont avantageusement munis d'une échelle millimétrique et d'un vernier, le système de coordonnées étant choisi de façon telle que la coordonnée corresponde à l'axe de rotation 14 et que la- coordonnée passe par le point de la forme qui correspond à l'extrémité supérieure du talon (Figure 16). Avantageusement, les chariots sont agencés de manière à pouvoir être bloqués dans n'importe quelle position. Ceci est obtenu par des pédales 88, 90 reliées par des câbles de commande 87, 89 à des éléments de freins 92, 93 correspondant aux directions longitudinale et transversale, respectivement. De ce fait, lorsqu'on appuie sur la pédale 88, le dispositif à copier peut tracer des droites horizontales, et lorsqu'on appuie sur la pédale 90, ce dispositif à copier peut tracer des droites verticales.Un électro-aimant 48 est disposé au-dessus des crayons; cet électro-aimant est actionné lorsqu'on appuie simulta nément sur les deux pédales pour dégager le crayon; on peut ainsi mesurer et enregistrer n'importe quel point dans le système de coordonnées. Selon un agencement avantageux, la table longitudinale 47 peut être déplacée angulairement autour du point d'intersection des coordonnées Z et X, le long d'une échelle courbe (Figure 10), ce qui permet de construire non seulement des droites ver- ticales et parallèles9 mais également des droites obliques, par exemple des tangentes au contour de la forme. La Figure 16 montre, à titre d'exemple, les rapports d'agrandissement entre une forme de dimensions moyennes (n = O) et une forme n fois plus grande. Lorsqu'on connaît les données du tracé d'un modèle de dimensions moyennes on peut grouper dans un tableau les données nécessaires pour délimiter (orienter) la série et chaque exemplaire de celle-ci, ces données étant notamment des tangentes et des points de mesure. Lorsqu'on a porté les données ainsi obtenues sur la feuille, on peut orienter n'importe quel exemplaire de la série et on peut le contrôler du point de vue de ses dimensions, compte tenu des variations et différentes cotes en cours de la fabrication de la série considérée. On a constaté, lors des contrôles, que les dimensions varient d'une ma nière considérable à l'intérieur d'une même série. On peut en déduire que, pendant la fabrication de la série, les maitresses-formes ont été montées selon des axes différents sur la machine-outil. Afin d'éliminer cet inconvénient, on a proposé une solution simple qui consiste à repérer sur la surface des ma- tresses-formes les lignes d'intersection de cette surface avec celui des plans 57a, 57b, dont l'intersection définit sans ambiguïté l'emplacement de l'axe de rotation pour la fabrication. Cet axe est ensuite défini sur lestracés plans, dans les deux dimensions, ce qui constitue une méthode reproductible.Pour qu'on puisse utiliser à plusieurs reprises les tracés, on applique les feuilles portant ces tracés sur des plaques en polystyrol qui suivent la coupe longitudinale 47, grâce à des chevilles d'ajustage. Sous l'effet d'un solvant synthétique, la surface de la plaque en polystyrol est dissoute; lorsqu'on colle la feuille de papier ensuite sur la plaque, on obtient une liaison parfaite. Les tracés peuvent être portés sur la surface, cependant que les trous d'ajustage pern1et tent de reproduire la position initiale. Les tracés plans obtenus à partir des formes -qu'il s'agisse de projections verticales ou de projections horizontales- correspondent à la réalité, et ils s'entrecroisent plusieurs fois. Afin de pouvoir distinguer facilement les lignes des tracés, il est indispensable d'utiliser des crayons 45 de couleurs différentes. Afin de permettre un échange rapide, on prévoit un boitier spécial 44 pour les crayons; il suffit de tourner un couvercle 67 pour pouvoir facilement retirer et remplacer le crayon. Le projecteur épiscopique 41 projette une image agrandie, debout, exempte de parallaxe et en différentes couleurs, sur l'écran 59 mat pourvu des cercles concentriques précités, ce qui permet de distinguer les différentes couleurs et d'identifier les différents tracés. A l'aide d'une loupe 58, on agrandit davantage l'image projetée, et on élimine en même temps d'effet de profondeur (Figure 3). Un autre avantage pratique du dispositif selon l'invention réside dans le fait qu'il permet d'obtenir les données essentielles qui sont requises pour déterminer les dimensions des outils ou accessoires de la forme, lorsque ce dispositif est associé à des dispositifs d'amenée simples (Figures 8 et 11). Les accessoires des formes (plus l'épaisseur supplémentaire de l'empeigne montée sur le bois) viennent s'ajouter à la forme le long de la ligne définie par le contour 73 de la semelle. Lors de la projection des accessoires de matrices de semelles, on doit se servir d'une matrice fabriquée conformément à la projection du contour de la semelle sur le plan d'appui de celle-ci au sol. Lors de la projection, la forme doit être montée sur le dispositif de façon telle que l'axe de montage soit parallèle audit plan d'appui de la semelle sur le sol (Figure 8). Pour qu'on puisse monter la forme également dans cette position, on fixe une chape 54 sur l'arête, au moyen de vis 55. L'orientation de la forme, afin de la placer dans la position décrite ci-dessus, est effectuée par un déplacement convenable de la table 47, c'est-à-dire par un déplacement de cette table d'un angle B; la position peut être corrigée, le acas échéant, à l'aide des vis 9. La Figure 9 montre le pal page du contour de la semelle. La pointe du palpeur 74 est appliquée sur le bord de la semelle; on déprime la pédale 90, et on applique ainsi le crayon sur la feuille placée sur la table 47. Cette phase d'operation est répétée d'un point à l'autre, le long du contour de la semelle. Les accessoires de matrice de semelle ne s'adaptent toutefois pas seulement au contour de la semelle; ils comprennent également une certaine distance verticale (désignée par x1); en effet, l'empeigne montée sur le bois pénètre dans la matrice de semelle. Cette ligne terminale extrêmement importante est tracée de la manière suivante: la pointe du palpeur 74 est appliquée latéralement sur la surface de la forme (Figure 11), cependant que la pointe d'une aiguille 76 est soulevée jusqu'au niveau du contour de la semelle. La position est marquée à l'aide de la pédale, et cette phase d'opération est répétee de point en point le long du contour. La Figure 6 montre un mode de montage dans lequel on utilise des tourillons 51, 53 à la place du serre-forme. On utilise ce mode de montage et de contrôle dimensionnel lors de la vérification des maitresses-formes utilisées pour la fabrication des formes et étant déjà pourvues de trous. Dans ce cas, on vérifie que l'axe de rotation (axe de montage de fabrication) correspond à l'orientation spatiale désirée. Les contours palpés, ainsi que les coupes palpées sont comparés, à l'aide du projecteur épiscopique, aux tracés et projections portés sur les plaques de polystyrol. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation décrits et représentés, elle est susceptible de nombreuses variantes, accessibles à l'homme de l'art, sans que l'on ne s'écarte de l'esprit de l'invention. REVENDICATIONS 1. Procédé de contrôle des cotes d'une forme de cordonnerie, caractérise en ce qu'il consiste à déterminer la position de ladite forme à l'aide de tracés projetés horizontaux et verticaux, ainsi qu'à l'aide de points de mesure et de tangentes, ces tracés projetés, points de mesure et tangentes étant établis à partir d'une maitresse-forme par pal page mécanique ou analogue déterminant la position tridimensionnelle des sections de surface des points correspondants de ladite forme, à agrandir optiquement ces tracés définissant ladite position et à les projeter sur des tracés plans, tout en éliminant les écarts par rapport à cette position par des déplacements appropriés de ladite forme, à effectuer cette opération dans le plan contrôlé en au moins deux points le plus éloignés possible l'un de l'autre, pour les segments de lignes essentiels, à répéter cette phase d'opération en procédant à une projèction perpendiculaire au plan de contrôle et à produire également, à partir de la forme orientée tridimensionnellement, des projections des surfaces de la forme qui sont équivalentes aux tracs-étalons projetés, et/ou à repérer les endroits et la valeur des écarts, sur la surface de ladite forme. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits tracés sont produits sur des plaques planes comportant un revêtement de surface susceptible de recevoir lesdits tracés et présentant une résistance mécanique suffisante, la position de ces tracés dans l'espace contrôlé étant déterminée, de préférence, au moyen de trous d'ajustage, après quoi lesdites plaques sont retirées dudit espace contrôlé et conservées. 3. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que les lignes d'intersection respectives des plans de projection sont choisies de ma nière à correspondre aux emplacements les plus favorables, dans la fabrication en série, et en ce que les lignes d'intersection respectives des plans de projection passant par l'axe de rotation sont repérées également sur la surface de ladite forme en vue de la determination de l'emplacement des trous d'ajustage de fabrication. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les lignes d'intersection respectives des plans de projection sont parallèles au plan d'appui de la semelle sur le sol et en ce qu'on trace, dans cette position, le contour de la semelle ou les projections horizontale et verticale d'une ligne imaginaire située à une distance quelconque de ce contour. 5. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que ladite forme est montée en regard d'une table, entre des pointes de serrage ajustables indépendamment sur le talon et sur l'empeigne, en direction horizontale et en direction verticale, ladite forme étant également déplaçable axialement, en ce que le réglage de la position dans la condition radialement immobilisée desdites pointes de serrage est toujours effectué dans une direction parallèle au plan de ladite table, cependant que l'ajustage en direction verticale est assuré à l'aide d'un mécanisme pouvant être déplacé angulairement de 90" en 90 , de sorte que la forme en position verticale est parallèle au plan de ladite table, et en ce qu'il est prévu un dispositif à copier librement deplaçable dans le plan de ladite table et comportant un palpeur échangeable détectant la position de ladite forme, ainsi qu'un enregistreur et/ou, de préférence, un projecteur épiscopique. 6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que ledit projecteur épiscopique comporte des cercles pour la détermination de l'ampleur et de la direction du déplacement. 7. Dispositif selon la revendication 5 ou 6, caractérisé en ce qu'un chariot transversal déplaçant ledit dispositif à copier librement dans le plan de ladite table entoure ladite forme sur trois côtés, et en ce que des pal peurs détectant la position-de ladite forme sont disposés, de part et d'autre, sur le côté libre de ladite forme, qui est perpendiculaire au plan de déplacement. 8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 5 à 7, carac térise en ce qu'un chariot longitudinal et le chariot transversal sont dépla çables le long d'une echelle millimétrique et immobilisables indépendamment l'un de l'autre, dans toute position désirée, et en ce que ladite table est déplaçable angulairement le long d'une échelle graduee courbe, autour d'un centre de rotation prédéterminé.