La présente invention concerne un agencement pour le traitement de matériau sous forme de bande ou de feuille, com- portant une mâchoire de traitement qui est montée dans la base de l'agencement de manière à pouvoir être manoeuvrée entre une position inactive et une position active dans laquelle un outil supporté par la mâchoire vient s'appuyer contre le maté- riau. Les matériaux sous forme de bande ou de feuille, par exemple du papier, de la matière plastique ou des combinai- sons de ces matériaux, sont fréquemment utilisés dans l'indus- trie de l'emballage pour la fabrication d'emballages de diffé- rents types tels que des boîtes, des sacs et des conteneurs. Normalement, la transformation de ce matériau initial plan en emballages de différents types s'effectue à l'aide de machines d'emballage qui souvent non seulement fabriquent des emballages mais les remplissent également du contenu souhaité. Dans la machine d'emballage, le matériau est entraîné suivant un trajet de traitement le long duquel il passe dans un certain nombre de postes de traitement dans lesquels il est traité de diffé- rentes manières, par exemple le matériau peut être perforé, coupé, plié ou scellé. Une machine d'emballage connue fabrique des emballages non consignés pour des liquides, par exemple du lait, à partir d'une bande de matériau feuilleté cui comporte une couche cen- trale de support en papier revêtue des deux côtés par des cou- ches homogènes de matériau thermoplastique. La bande de maté- riau initialement plane est transformée en conteneurs d'embal- lage individuels pleins grâce au fait qu'au fur et à mesure qu'elle descend sensiblement verticalement dans la machine, elle est successivement mise sous une forme tubulaire en réu- nissant et en scellant de manière étanche aux liquides les bords longitudinaux de la bande. A l'extrémité inférieure du tube rempli, des mâchoires mobiles sont prévues pour sceller, mettre en forme et couper des conteneurs d'emballage indivi- duels à partir du tube. Plus particulièrement, le tube est scellé à intervalles réguliers dans des zones transversales qui divisent le tube en une série régulière de conteneurs d'em- ballage remplis de liquide. Des coupes effectuées dans lesdites zones transversales séparent ensuite les conteneurs d'emballage les uns des autres de manière à obtenir des conteneurs d'emballage individuels. Les conteneurs d'emballa- ge peuvent également être soumis à une opération de mise en forme dans le but de leur donner une forme particulière sou- haitée, par exemple celle d'un parallélépipède. Le scellage transversal décrit, la séparation ainsi qu'éventuellement la mise en forme se font à l'aide de machoi- res de traitement qui sont situées de part et d'autre de la bande de matériau d'emballage mise sous forme tubulaire et qui sont agencées de manière à fonctionner par paires. Les mâchoires de traitement sont déplacées entre une position ac- tive et une position inactive. Dans la position active, les surfaces de travail des mâchoires s'appuient sur le tube du matériau d'emballage et, tout en l'aplatissant, effectuent simultanément la phase de travail souhaitée, par exemple le scellage transversal. Une fois que la phase de travail souhai- tée est effectuée, les mâchoires sont déplacées vers une posi- tion inactive située à une distance du tube du matériau d'em- ballage telle que celui-ci peut avancer librement entre les mâchoires. Par suite de la grande différence entre l'espace nécessité par le tube de matériau d'emballage rempli, qui pos- sède une section transversale sensiblement circulaire et celui nécessité par la partie aplatie du tube de matériau d'emballage, le mouvement des mâchoires, lorsqu'elles sont déplacées de la position active vers la position inactive et vice-versa, est relativement important. De plus, étant donné que les mâchoires doivent être résistantes du fait des contraintes qui apparais- sent lorsque les surfaces de travail sont appuyées contre le matériau, l'encombrement devient important, ce qui est un incon- vénient puisqu'on souhaite en général que les machines d'embal- lage soient aussi petites et compactes que possible. La concep- tion rend en outre la suspension et le support des mâchoires compliqués et coûteux, étant donné que d'une part ils doivent permettre le mouvement important nécessaire et que d'autre part ils doivent supporter les forces qui apparaissent et qui peu- vent être considérables dans des phases de travail telles que le scellage et le découpage. 3 2462348 De ce fait il est généralement souhaitable d'éviter les inconvénients mentionnés ci-dessus, et la présente inven- tion se propose de réaliser un agencement pour le traitement de matériau sous forme de bande ou de feuille, dans lequel les mâchoires de traitement sont conçues de manière que ces mâ- choires et leur support ne soient pas soumis aux forces impor- tantes apparaissant durant les phases de travail. La présente invention se propose en outre de réaliser un agencement pour le traitement de matériau sous forme de bande ou de feuille, dans lequel les mâchoires de traitement sont de conception simple et peu coûteuse, avec de faibles dimensions. La présente invention se propose encore de réaliser un agencement pour le traitement de matériau sous forme de bande ou de feuille, dans lequel les mâchoires de traitement sont facilement accessibles pour l'entretien et le remplace- ment. Ces buts sont atteints suivant l'invention, grâce à un agencement pour le traitement de matériau sous forme de bande ou de feuille, comportant une mâchoire de traitement qui est montée dans la base de l'agencement de manière à pouvoir être manoeuvrée entre une position inactive et une position active dans laquelle un outil de travail supporté par la ma- choire vient s'appuyer sur le matériau, qui se caractérise en ce que l'outil de travail est couplé de façon mobile à la mâchoire, les forces apparaissant lors de l'actionnement de l'outil de travail étant transmises à la base par des éléments de transmission, sans affecter le support de la mâchoire. Dans un mode de réalisation préféré de l'invention, l'outil de travail est muni d'un élément de transmission de forces monté dans la mâchoire et qui, dans la position active de la mâchoire, couple l'outil de travail monté dans la partie avant de la mâchoire avec un élément d'entraînement porté par la base. Il en résulte que les forces de réaction apparaissant lors de l'actionnement de l'élément d'entraînement sont trans- mises directement à la base, ce qui signifie un soulagement supplémentaire pour la mâchoire et son support. Dans un autre mode de réalisation de l'agencement 4 2462348 suivant l'invention, l'élément de transmission est un arbre qui peut se déplacer axialement et qui, dans la position acti- ve de la mâchoire, s'étend en regard de l'élément d'entraîne- ment, en étant aligné axialement avec celui-ci. De ce fait, le trajet de la force exercée à partir de l'élément d'entraîne- ment sur l'outil de travail devient complètement rectiligne et- par conséquent n'affecte pas la mâchoire. Dans un autre mode de réalisation de l'invention, l'arbre est couplé rigidement à l'outil de travail et est agencé de manière à pousser ce dernier, sous l'effet d'un res- sort de rappel, vers la position inactive rétractée. Ceci assu- re que l'outil de travail est ramené vers la position rétractée lorsque l'élément d'entraînement n'agit pas sur celui-ci. Dans un autre mode de réalisation de l'invention, l'élément d'entraînement est constitué par un vérin à piston et à cylindre. Dans un autre mode de réalisation de l'invention, dans sa position active la mâchoire est disposée droit devant et alignée avec une contre-mâchoire située de l'autre côté du ma- tériau. Dans un autre mode de réalisation de l'invention, les mâchoires sont montées de façon pivotante, l'axe de rotation étant perpendiculaire à la direction longitudinale du matériau sous forme de bande ou de feuille. Cette orientation de l'axe de rotation de la mâchoire implique que lorsque la mâchoire pivote de sa position inactive dans sa position active, la surface de travail de la mâchoire se déplace dans la même di- rection que le matériau sous forme de bande ou de feuille, ce qui permet à la surface de travail des mâchoires de s'appuyer successivement sur le matériau. Dans un autre mode de réalisation de l'invention, dans sa position active, la mâchoire s'appuie sur la base, des éléments de transmission fixes étant disposés sur la par- tie arrière de la mâchoire. Ces éléments de transmission ab- sorbent complètement les forces de réaction auxquelles la mâchoire est soumise lors de sa coopération avec la mâchoire située de l'autre côté du matériau. La présente. invention sera mieux comprise à l'aide 2462348 de la description suivante d'un mode de réalisation particu- lier donné à titre d'exemple et représenté aux dessins annexés qui illustrent le processus de mise en forme dans une machine d'emballage comportant l'agencement suivant l'invention et sur lesquels: la figure 1 illustre la façon dont une bande de maté- riau d'emballage est transformée successivement en conteneurs d'emballage dans une machine d'emballage comportant l'agence- ment suivant l'invention; seuls les détails nécessaires pour la compréhension du processus ayant été représentés pour plus de clarté; la figure 2 est une vue de côté, partiellement en cou- pe, du mode de réalisation préféré de l'invention qui est uti- lisé dans le processus illustré sur la figure 1; la figure 3 est une vue de dessus de l'agencement de la figure 2. La figure 1 illustre un procédé pour transformer une bande de matériau d'emballage en conteneurs d'emballage indi- viduels remplis de liquide. L'agencement suivant l'invention peut être utilisé en particulier dans des machines d'emballage qui fabriquent des emballages suivant ce procédé et sera dé- crit par conséquent dans le cas o il est conçu et utilisé dans une telle machine d'emballage, ce qui cependant n'exclut pas l'utilisation de l'agencement suivant l'invention avec d'autres procédés ou d'autres machines dans lesquelles un ma- tériau sous forme de bande ou de feuille doit être traité à l'aide de mâchoires de travail. Dans le procédé illustré schématiquement sur la figure 1, le matériau d'emballage 1 sous forme de bande est fourni à une machine d'emballage (non représentée) sous la forme d'un rouleau 2 de matériau d'emballage qui est suspendu de manière à pouvoir tourner librement dans la machine. Le matériau d'em- ballage est du type feuilleté et comporte une couche centrale de support, par exemple en papier ou en mousse de matière plas- tique, qui est revêtue des deux côtés par un matériau thermo- plastique qui permet le scellage du matériau par apport de cha- leur puis par pression des deux parties l'une contre l'autre, procédé connu sous le nom de thermo-soudage. Dans certains cas 6 2462348 la bande de matériau peut également comporter d'autres couches, par exemple une feuille d'aluminium, mais pour permettre le scellage mentionné ci-dessus la couche extérieure de ce maté- riau doit être constituée par un matériau thermoplastique. A partir du rouleau 2 de matériau d'emballage qui peut tourner librement, la bande de matériau d'emballage 1 remonte en direction d'un rouleau de guidage 3 sur lequel elle passe de manière à descendre ensuite dans la machine. Sur le trajet descendant à partir du rouleau de guidage 3, la bande de maté- riau d'emballage 1 est transformée en un tube au moyen de rou- leaux de mise en forme, qui peuvent tourner librement et sont disposés annulairement, en faisant rapprocher les deux bords longitudinaux de la bande de matériau d'emballage 1 de manière qu'ils finissent par se chevaucher, en formant un joint longitu- dinal s'étendant le long de la bande de matériau d'emballage. Le scellage des deux bords de la bande qui se chevauchent s'ef- fectue au moyen d'un outil de scellage disposé au-dessous des rouleaux 4 de mise en forme qui chauffent les couches extérieu- res thermoplastiques dans les zones de scellage situées le long des bords de la bande et pressent l'un contre l'autre les bords chauffés jusqu'au ramollissement de manière à obtenir un joint étanche aux liquides. Une fois que l'extrémité inférieure du tube de matériau d'emballage est scellée et est par conséquent étanche aux liquides, elle est remplie par le contenu souhaité (une condition pour cela naturellement est que l'extrémité infé- rieure du tube de matériau d'emballage ait été scellée trans- versalement, ce qui est le cas lorsque la machine fonctionne, comme on le suppose ici>. Le contenu, par exemple du lait, est introduit dans le tube de matériau d'emballage à partir d'un réservoir 6, par l'intermédiaire d'une conduite de remplissage 7 qui s'engage dans l'extrémité supérieure du tube de matériau d'emballage qui n'est pas encore terminée ou scellée. Un dispo- sitif de contrôle de niveau (non représenté) contrôle l'amenée du produit de manière que le niveau de produit reste toujours à une certaine distance au-dessous de l'outil de scellage.5. L'agencement suivant l'invention se trouve au-dessous de l'outil de scellage 5. L'agencement, désigné par la référence 8, agit donc au niveau d'une partie du tube de matériau d'emballage 7 2462348 qui est située au-dessous du niveau du produit et qui est con- tinuellement maintenue remplie de produit. Le tube de matériau d'emballage est avancé vers le bas à travers l'agencement, au moyen d'éléments d'avance (non représentés) se présentant sous la forme de leviers effectuant un mouvement de va-et-vient et munis de patins de succion disposés au-dessus de l'agencement, l'agencement pressant les parois du tube de matériau d'emballa- ge l'une contre l'autre à intervalles réguliers, dans des zones transversales dans lesquelles ces parois sont scellés l'une avec l'autre d'une façon étanche aux liquides, de sorte qu'on obtient des conteneurs ayant sensiblement la forme de coussins et remplis de produit. L'agencement suivant l'invention sépare également les connecteurs 9 les uns des autres en coupant au niveau desdites zones de scellage transversales, après quoi les conteneurs sont terminés et sont évacués de la machine à l'aide d'un convoyeur à courroie classique 10. Après avoir décrit schématiquement un procédé pour fa- briquer des conteneurs d'emballage au moyen de l'agencement suivant l'invention dans une machine d'emballage connue, on va maintenant décrire en détail le fonctionnement et la constitu- tion d'un mode de réalisation préféré de l'invention, en se référant plus spécialement aux figures 2 et 3 qui représentent respectivement l'agencement en vue de côté et partiellement en coupe (figure 2) et en vue de dessus (figure 3). Sur la figure 2 on a représenté deux parties 11 et 12 de la base de l'agencement qui sont couplées entre elles et avec le reste de l'agencement par l'intermédiaire d'une troi- sième partie 13 de la base. Les parties 11 et 12 sont situées à une certaine distance l'une de l'autre et entre elles passe le tube de matériau d'emballage 1 partiellement comprimé à l'extrémité supérieure duquel est située l'extrémité inférieu- re de la conduite de remplissage 7. Entre les deux parties il et 12 se trouvent deux mâchoires de traitement mobiles 14 et , ces mâchoires étant montées de façon pivotante au moyen d'arbres 16 et 17 respectivement montés dans la partie 13 de la base. Les arbres 16 et 17 sont couplés à des éléments d'en- traînement (non représentés) et ils actionnent les mâchoires de scellage 14 et 15 entre la position de travail ou position 8 2462348 active, représentée sur les figures 2 et 3, et la position inac- tive indiquée en traits mixtes sur la figure 2. Les mâchoires de traitement 14 et 15 comportent toutes deux des surfaces de travail qui, dans la position active des mâchoires, sont situées l'une en face de l'autre de part et d'autre du tube de matériau d'emballage comprimé 1. Les surfa- ces de travail des mâchoires possèdent une largeur (perpendicu- lairement à la direction du mouvement du tube de matériau) qui est légèrement supérieure à la largeur du tube de matériau aplati. La surface de travail de la mâchoire de traitement 14 comporte des outils de travail, à savoir un outil de coupe 18 situé au centre et s'étendant sur toute la largeur de la mâchoi- re, et des outils de chauffage allongés 19 montés fixes de part et d'autre de l'outil 18 et se présentant sous la forme d'élé- ments résistifs électriques qui s'étendent également sur toute la largeur de la mâchoire. Les outils de chauffage 19 sont cou- plés, au moyen de conducteurs électriques 20, à une source de courant. Les conducteurs 20 partent de l'outil chauffant 19, en traversant la mâchoire de traitement 14, et en passant par l'arbre 16, supportant la mâchoire et un dispositif 21 collec- teur de courant, pour arriver à une source de courant située sur la machine ou à côté. L'outil de coupe 18 peut se déplacer dans le plan de la mâchoire en se rapprochant ou en s'écartant du tube de maté- riau comprimé 1 et est manoeuvré dans ce but à l'aide d'un ar- bre 23 qui est muni d'une collerette 22 et qui peut se déplacer axialement. Autour de l'arbre 23 est monté un ressort hélicol- dal de compression 24 qui agit axialement sur cet arbre 23 de manière à l'écarter du tube de matériau. Dans la position ac- tive de la mâchoire 14 représentée, l'extrémité libre de l'ar- bre 23 repose contre l'extrémité d'une tige de piston 26 d'un vérin 25 à piston et à cylindre. De plus, sur la partie arrière de la mâchoire de traitement sont prévus deux éléments de transmission fixes 27 qui, dans la position active de la mâ- choire, s'appuient contre la partie il de la base. La mâchoire de traitement 15 comporte un outil de tra- vail se présentant sous la forme d'un outil de compression allongé 28, qui s'étend sensiblement perpendiculairement à 9 2462348 l'axe longitudinal du tube de matériau 1 et dont la largeur est légèrement supérieure à la largeur du tube de matériau comprimé. Autrement dit, l'outil de compression 28 est orienté de la même façon que l'outil de coupe 18 situé dans la machoi- re opposée, et est manoeuvré de façon similaire au moyen d'un élément de transmission de forces 29 qui est monté de manière à pouvoir se déplacer axialement dans la mâchoire de traite- ment 15. Il est muni d'une collerette 30 et est chargé élas- tiquement par un ressort hélicoïdal de compression 31 dans une direction qui l'écarte du tube de matériau d'emballage. Il en résulte que, dans la position active de la mâchoire de traite- ment, l'extrémité arrière de l'élément de transmission de forces 29 s'appuie contre l'extrémité avant d'une tige de piston 32 qui peut effectuer un mouvement de va-et-vient sous l'action d'un vérin 33 à piston et à cylindre à double effet. L'outil de compression 28 comporte également un canal pour un agent de refroidissement, par exemple de l'air ou de l'eau, qui traverse cet outil de compression suivant sa direc- tion longitudinale. Le canal 34 traverse la mâchoire de trai- tement 15 et passe par son arbre 17 et un élément de transmis- sion 35 monté sur l'arbre pour aboutir finalement dans un ré- servoir d'agent de refroidissement approprié. Durant l'utilisation de la machine et de l'agencement suivant l'invention, une bande de matériau d'emballage est envoyée, de façon connue, dans la machine o, au fur et à me- sure qu'elle avance, elle est transformée en tube et remplie de produit. A L'aide des éléments d'avance munis de patins de succion mentionnés cidessus (non représentés) le tube rempli est descendu par intermittence vers l'agencement suivant l'in- vention, chaque déplacement correspondant à la longueur d'un conteneur d'emballage terminé. Durant une grande partie de chaque déplacement les mâchoires de traitement 14 et 15 sont dans leur position inactive, c'est-à-dire la position parallè- le au tube de matériau d'emballage qui est indiquée en traits mixtes sur la figure 2. Lorsqu'au cours d'un mouvement d'avan- ce le tube de matériau est descendu d'une distance qui corres- pond sensiblement à la moitié de la longueurde l'emballage, le mouvement des mâchoires de traitement 14, 15 de la position 2462348 inactive vers la position active commence. Plus particulière- ment, les deux arbres 16, 17 sont actionnés au moyen d'élé- ments d'entraînement (non représentés) pour faire pivoter les mâchoires vers la position active, dans laquelle les outils de travail des mâchoires se trouvent en face l'un de l'autre de part et d'autre du tube de matériau d'emballage aplati. Etant donné que durant le pivotement de la position inactive vers la position active, les surfaces de travail ou les outils de travail des mâchoires de traitement 14, 15 se rapprochent progressivement l'une de l'autre, les parois du tube de maté- riaux sont pressées l'une contre l'autre-durant la dernière partie de la course d'avance. L'application initiale des pa- rois l'une contre l'autre s'effectue sensiblement sans glisse- ment entre les surfaces de travail des mâchoires de traitement 14, 15 d'une part et la surface extérieure du tube de maté- riau d'autre part, étant donné que la vitesse de pivotement des mâchoires est adaptée à la vitesse d'avance du tube. Lorsque les mâchoires de traitement 14 et 15 ont atteint cette position active, les outils de travail des mâ- choires se trouvent l'un en face de l'autre de part et d'autre du tube au moment o les mâchoires sont alignées l'une avec l'autre ainsi qu'avec les vérins 25, 33 à piston et à cylindre. Dans cette position, les mâchoires ont comprimé le tube de sorte que le contenu a été déplacé et que les parois intérieu- res du tube s'appuient l'une contre l'autre. Les outils de travail des deux mâchoires de traitement, c'est-à-dire l'outil de coupe 18 et l'outil de compression 28 sont retenus, durant tout le processus décrit, dans leur position arrière inactive, par les deux ressorts hélicoïdaux de compression 24, 30 qui, par l'intermédiaire des éléments de transmission de forces 23, 29 munis d'une collerette et respectivement couplés à l'outil de coupe et à l'outil de compression, poussent les outils de travail vers leur position inactive. Lorsque les deux mâchoires de traitement 14, 15 sont dans leur position active, alignées l'une avec l'autre ainsi qu'avec les deux vérins à piston et à cylindre, le scellage de la partie comprimée du tube commence. Plus particulièrement, le vérin 33 est actionné de sorte que, par l'intermédiaire de il 2462348 l'élément de transmission de forces ou arbre 29, il déplace l'outil de compression 28 de manière qu'il s'appuie contre le tube de matériau aplati qui est à son tour appuyé contre la surface de la contre-mâchoire munie des outils de chauffage. En même temps, ou éventuellement un peu avant, l'outil de chauffage 19 est alimenté, de sorte que les parois du tube pressées l'une contre l'autre entre les outils de travail des mâchoires sont chauffées jusqu'à une température telle que les couches extérieures thermoplastiques du matériau se ramol- lissent, tandis que la forte compression simultanée provoquée par l'outil de compression 28 a pour effet que les couches thermoplastiques intérieures du matériau qui sont appuyées l'une contre l'autre fusionnent l'une avec l'autre pour former un joint étanche aux liquides. La pression exercée par l'outil de compression 28 est transmise, par l'intermédiaire du maté- riau d'emballage comprimé, à la mâchoire de traitement 14, puis, par l'intermédiaire des deux éléments de transmission 27, à la partie il de la base, sans que les deux arbres 16, 17, qui supportent les mâchoires de traitement, soient soumis à une contrainte quelconque, étant donné que les outils de tra- vail 18, 28 ainsi que les éléments de transmission de forces 23, 29 peuvent se déplacer librement suivant la direction axiale par rapport aux mâchoires de traitement et sont simple- ment montés sur et supportés par celles-ci. * Lorsque le scellage est terminé, ou en même temps qu'il se déroule, le vérin 25 est également actionné de manière à pousser l'outil de coupe 18 par l'intermédiaire de l'élément de transmission ou arbre 23, et à l'encontre de la force du ressort de rappel, pour l'appuyer contre la surface de travail de l'outil de compression 28. L'outil de coupe effectue alors une découpe transversale au centre de la zone scellée de maté- riau de sorte que le conteneur d'emballage 9 en forme de cous- sin qui est situé au-dessous des mâchoires est séparé de la partie du tube de matériau située au-dessus des mâchoires. La force de compression exercée par l'outil de coupe 18 est trans- mise, par l'intermédiaire de l'outil de compression 28 et de l'élément de transmission de forces 29, à la tige de piston 32 du vérin 33, de sorte que dans ce cas également la suspension 12 22462348 de la mâchoire de traitement, c'est-à-dire le support de l'arbre d'entraînement, n'est pas affecté par la face prove- nant du vérin. Comme il ressort de ce qui précède, suivant l'inven- tion on obtient un agencement pour le traitement-de matériau sous forme de bande ou de feuille à l'aide de mâchoires de traitement, dans lequel les mâchoires mobiles et leur suspen- sion sont complètement isolées des forces importantes qui sont nécessaires pour sceller et couper correctement le matériau. Etant donné que les mâchoires de scellage servent simplement à appuyer initialement les parois du tube l'une contre l'autre et à supporter et commander les outils de travail proprement dits, les mâchoires et leur suspension peuvent être très légè- res et très simples, ce qui réduit de façon appréciable le coût de l'ensemble et contribue à permettre l'utilisation d'un système facilement accessible avec des pièces facilement rem- plaçables. Ceci est également fortement favorisé dans une lar- ge mesure par le fait que les deux outils de travail, c'est- à-dire les deux vérins, sont situés dans le bâti de la machine et y sont couplés rigidement sans couplage mécanique réel avec les mâchoires de traitement. D'après ce qui précède, on comprendra également que l'expression "matériau sous forme de bande ou de feuille" dési- gne non seulement un matériau sous forme plane, mais également un matériau dans les différentes "phases de développement", par exemple sous la forme d'un tube, d'un coussin ou d'un em- ballage plus ou moins terminé. Bien que l'agencement suivant l'invention ait été décrit comme convenant particulièrement au traitement d'un matériau d'emballage tubulaire, cet agencement convient également naturellement pour n'importe quel autre type de matériau sous forme de bande, en-particulier lorsque les outils de travail doivent être écartés l'un de l'autre pour permettre l'avance du matériau. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation de l'exemple décrit et représenté, elle est susceptible de nombreuses variantes accessibles à l'homme de l'art, suivant les applications envisagées et sans s'écar- ter pour cela du cadre de l'invention. 13 2462348 REVENDICATIONS 1. Agencement pour le traitement de matériau sous forme de bande ou de feuille, comportant une mâchoire de trai- tement (15) qui est montée dans la base (13) de l'agencement de manière à pouvoir être manoeuvrée entre une position inac- tive et une position active dans laquelle un outil de travail (28) supporté par la mâchoire vient s'appuyer sur le matériau (1), caractérisé en ce que l'outil de travail à la base par des éléments de transmission (27, 29), sans af- fecter le support de la mâchoire. 2. Agencement suivant la revendication 1, caractérisé en ce l'outil de travail (28) est muni d'un élément de trans- mission de forces (29) monté dans la mâchoire et qui, dans la position active de la mâchoire (15), couple l'outil de travail (28) monté dans la partie avant de la mâchoire avec un élément d'entraînement (33) porté par la base. 3. Agencement suivant la revendication 2, caractérisé en ce que l'élément de transmission est un arbre qui peut se déplacer axialement et qui, dans la position active de la mâ- choire, s'étend en regard de l'élément d'entraînement (33), en étant aligné axialement avec celui-ci. 4. Agencement suivant la revendication 3, caractérisé en ce que l'arbre (29) est couplé rigidement à l'outil de tra- vail (28), et est agencé de manière à pousser ce dernier, sous l'effet d'un ressort de rappel (31), vers la position inactive rétractée. 5. Agencement suivant l'une quelconque des revendica- tions 2 à 4, caractérisé en ce que l'élément d'entraînement (33) est constitué par un vérin à piston et à cylindre. 6. Agencement suivant l'une quelconque des revendica- tions 1 à 5, caractérisé en ce que, dans sa position active, la mâchoire (15) est disposée droit devant et alignée avec une contre-mâchoire (14) située de l'autre côté du matériau (1). 14 2462348 7. Agencement suivant l'une quelconque des revendica- tions 1 à 6, caractérisé en ce que les mâchoires (14, 15) sont montées de façon pivotante, l'axe de rotation étant perpendicu- laire à la direction longitudinale du matériau (1) sous forme de bande ou de feuille. 8. Agencement suivant l'une quelconque des revendica- tions 1 à 7, caractérisé en ce que, dans sa position active, la mtchoire (14) s'appuie sur la base, des éléments de trans- mission fixes (27) étant disposés sur la partie arrière de la mâchoire.