La présente invention concerne un procédé d'isolation phonique par utilisation d'une combinaison d'éléments permettant l'absorption des vibrations sonores. Il est connu d'utiliser, pour l'isolation phonique des locaux, les dispositifs les plus divers employant des mousses, des lames d'air, Ces dispositifs permettent de résoudre au mieux un certain nombre de problèmes, mais ne sont généralement pas d'une efficacité parfaite ou nécessitent l'emploi de matériaux ayant une masse importante. Il était donc souhaitable de pouvoir disposer d'un procédé permettant, grace à des combinaisons nouvelles de matériaux choisis, de résoudre les divers problèmes d'isolation phoniques rencontrés le plus souvent dans la pratique, en particulier dans le cas des constructions d'habitation ; c'est là le but de la présente invention. La présente invention concerne donc un procédé pour le doublage de paroi verticale en vue d'atténuer les vibrations soniques provenant de ladite paroi qui est en contact avec une dalle haute, dite plafond et une dalle basse, dite plancher, et deux parois latérales ditesmurs de refend, caractérisé en ce qu'on dispose, à partir de ladite paroi, les éléments successifs suivants - une membrane, étanche à l'air, d'épaisseur comprise entre environ 0,2 et 1 mm, fixée à la partie haute des ladite paroi et s'étendant sur la totalité de celle-ci. - un encadrement en bois formé d'une lisse haute et d'une lisse basse coincées respectivement contre ledit plafond et ledit plancher au moyen de chandelles de bois avec interposition, entre lesdites lisses et les dalles contre lesquelles elles sont coincées d'un joint souple de type mousse, les espaces libres entre ces divers éléments de l'encadrement étant remplis d'un matériau constitué par une laine minérale ayant une masse volumique moyenne et étant doubléed'une feuille étanche à l'air, ledit matériau étant lui-mente fixé sur la lisse haute de l'encadrement. - et un panneau en particules de bois aglomérées, ledit panneau, fixé sur\ lesdites lisses, formant une paroi continue et s'appuyant sur ledit plancher et ledit plafond par l'intermédiaire d'un joint souple de type mousse. La membrane étanche à l'air formant le premier élément de la combinaison selon l'invention peut être constituée par une feuille de matière plastique ou une feuille d'un feutre bituminé. L'expression étanche à l'air ne signifie pas que le matériau est d'une étanchéité absolue mais qu'il offre une résistance notable à la transmission de l'air. Ainsi, si à la place d'une membrane unique couvrant la-totalité de la surface de la paroi on utilise un matériau sous forme de lés, on considérera qu'une "étanchéité à l'air" suffisante est obtenue lorsque les divers lés se recouvrent les uns les autres sur environ 10 cm. Ladite membrane est fixée à la partie supérieure de la paroi par tous moyens appropriés et tombe librement le long de cette paroi en recouvrant la totalité de la hauteur de la paroi, mais sans etre fixée à la base de ladite paroi. Le matériau remplissant les espaces libres entre les divers éléments de l'encadrement est constitué par une laine minérale ayant une"masse volumique moyenne". On sait, en effet, qu'il existe plusieurs qualités de laines minérales (par exemple de laine de roche) qui sont agglomérées de façon à former des matériaux de masse volumique apparente variable (cette densité allant par exemple d'environ 5 kg/m3 à 250 kg/m3). Le matériau que l'on utilisera selon l'invention, aura une masse volumique apparente moyenne, c'est-à-dire, pour un matériau en laine de roche, une masse volumique de l'ordre de 50 kg par mètre cube. D'autre part, cette laine minérale est doublée d'une feuille étanche à l'air (selon la signification donnée ci-dessus à cette expression) sur une face. Un matériau de commerce répondant à cette définition et utilisable dans l'invention est constitué par de la laine de roche ayant une masse volumique apparente d'environ 50 kg par mètre cube, fixée sur une feuille de carton. Ce matériau de remplissage est fixé sur la lisse haute de l'encadrement par tout moyen approprié, par exemple par l'intermédiaire du carton formant support. Notons que si ce matériau remplit tous les espaces libres situés entre les divers éléments en bois formant l'encadrement, il tombe librement dans lesdits espaces libres et n'est donc pas fixé à sa partie inférieure. L'encadrement en bois est formé d'une lisse haute et d'une lisse basse coincées respectivement contre ledit plafond et ledit plancher au moyen de chandelles de bois ; comme la présente invention vise à un procédé d' isolation phonique d'une cloison, il est indispensable que ledit encadrement s'appuie non seulement sur le plafond et le plancher, mais encore sur les deux parois latérales dites murs de refend. C'est-à-dire que les chandelles situées aux deux extrémités de l'encadrement s'appuient elles-memes contre les parois latérales par l'intermédiaire d'un joint souple analogue au joint souple que l'on interpose entre les lisses et les parois immédiatement voisines. Le panneau en particules de bois agglomérées est choisi de façon à avoir de très grandes pertes internes pour éviter au maximum la propagation des vibrations. Un tel panneau est généralement obtenu par collage, entre elles, de particules de bois au moyen d'une résine appropriée telle qu'une résine formo-phénolique ou une résine urée-formol (cette dernière étant préférée pour l'application envisagée). Ce panneau doit former une structure continue (on pourrait également dire une structure étanche à l'air) ; pour cela, on peut utiliser par exemple un panneau unique sur la totalité de la face à couvrir, mais on peut également utiliser des panneaux de largeur moindre qui seront cependant reliés entre eux par tous moyens connus comme par exemple par des languettes de plomb s'insérant dans des rainures, situées en regard, ménagées dans l'épaisseur de deux panneaux voisins. Le procédé selon l'invention est également caractérisé en ce que les épaisseurs relatives de l'encadrement d'une part et du panneau, d'autre part, sont ajustées pour absorber le maximum de vibrations provenant de la cloison à isoler phonique menXt. L'épaisseur de l'encadrement peut varier entre environ 3D ét environ 80 mm et l'épaisseur du panneau peut varier, entre environ 25 et environ 50 mm suivant les vibrations à éliminer. On a trouvé que des résultats particulièrement intéressants étaient obtenus lorsque l'épaisseur de l'encadrement est d'environ 45 mm et l'épaisseur du panneau d'environ 40 mm. Les figures 1 et 2 illustrent un exemple de réalisation selon l'invention ; la figure 3 représente l'amélioration phonique obtenu (indice d'affaiblissement acoustique en fonction de la fréquence d'une source sonore située au-delà de la paroi insonorisée)en utilisant le procédé d'insonorisation selon l'invention. Sur les figures 1 et 2, on a représenté, en coupe et en vue de face (panneau frontal enlevé) une combinaison d'insonorisation selon l'invention. Sur les figures 1 (coupe) et 2, on voit - la paroi à insonoriser 1 ; cette paroi est limitée par un plancher 2 et un plafond 3. - en 4 un feutre bituminé (épaisseur 0,5 mm) qui est fixé à la partie supérieure 5 de la paroi et qui tombe librement sur toute la hauteur de cette paroi sans etre fixée à sa partie inférieure. - en 6 et 7 respectivement, les lisses hautes et basses de l'encadrement ; la lisse 6 est appuyée sur le plafond 3 avec interposition d'un joint souple 8 de type mousse ; la lisse 7 est appuyée sur le plancher 4 avec interposition d'un joint souple 9 de type mousse ; les lisses sont maintenues en place en les coinçant respectivement contre ledit plafond et ledit plancher à l'aide de chandelles de bois 10 ; les espaces libres entre les divers éléments de l'encadrement (lisses et chandelles) sont remplis avec un matériau 11 constitué par de la laine de roche ( masse volumique apparente 50 kg/m3) fixée sur une feuille de carton (non représentée), ce matériau est fixé, pendant, par l'intermédiaire du carton sur la lisse supérieure 8. L'épaisseur de l'encadrement est ici de 45 mm. - en 12 un panneau en particules de bois agglomérées. Ce panneau (enlevé sur la figure 2 pour permettre de voir le détail de la structure de l'encadrement) est fixé sur les lisses 6 et 7 au moyen de vis ; les bords supérieurs et inférieurs dudit panneau sont coincés contre le plafond et le plancher respectivement avec interposition d'un joint souple type mousse qui, dans cet exemple, est un prolongement du joint 8. L'épaisseur du panneau est ici de 50 mm. Une paroi équipée avec la combinaison d'éléments décrite ci-dessus a été testée en ce qui concerne son efficacité d'insonorisation. La paroi insonorisée (sur une seule face) a été construite dans une pièce dont le plancher et le plafond sont constitués par une dalle en-béton de 14 cm d'épaisseur ; les murs latéraux de la pince sont en béton d'argile oxpansé de 20 cm d'épaisseur. Pour une paroi en carreaux de plâtre de 7 cm d'épais Qeur pré-enduit, les résultats sont représentés sur la figure 3. sur cette figure, on a mentionné en ordonnée l'indice d'affaiblissement acoustique, en décibels, et en abcisse la fréquence centrale de la vibration sonore émise dans une salle de 43 m3 située audelà de la paroi insonorisée. La courbe (a) représente-l'indice d'affaiblissement acoustique pour une paroi non insonorisée en carreaux de platre de 7 cm. LaXcourbe (b) représente l'indice d'affaiblissement acoustique pour une paroi insonorisée comme décrit ci-dessus. La courbe (c) (pointillé) représente l'indice d'affaiblissement acoustique que l'on obtiendrait, dans le b timent considéré, en réalisant une isolation parfaite de la paroi, les ondes sonores continuant à être transmises dans la pièce réceptrice par le plancher, le plafond et les murs latéraux de ladite pièce. Le procédé d'isolation phonique selon l'invention a été décrit, pour plus de commodité dans le cas du doublage d'une paroi "verticale". Cela permet en particulier de décrire plus facilement la réalisation de l'encadrement en bois par coinçage d'une lisse haute et d'une lisse basse (contre le plafond et le plancher respectivement) au moyen de chandelles verticales. Mais il est évident pour l'homme de ltart que le même procédé peut être utilisé pour le doublage de parois horizontales. Dans le cas où dans une pièce on aurait à doubler à la fois des parois verticales et des parois horizontales, il y a intérêt à doubler d'abord les parois verticales et on appuiera alors le doublage des parois horizontales sur les doublages déjà réalisés des parois verticales. Dans le cas où dans une pièce seule une (ou plusieurs) paroi verticale devra être double, les éléments de l'encadrement selon l'invention pourront être appuyés sur les parois verticales et coincés contre elles ou bien pourront reposer sur des cornières ou sur des tasseaux (fixés aux parois verticales) mais en interposant entre ces cornières (ou tasseaux) et lesdits éléments d'encadrement des joints souples convenables. REVENDICATIONS 1. Procédé de doublage d'une paroi verticale en vue d'assurer l'isolation phonique d'une pièce comportant ladite paroi, laquelle prend appui sur un plafond, un plancher et des parois latérales, caractérise en ce que l'on dispose, à partir de ladite paroi, les éléments successifs suivants - une membrane, étanche à l'air, d'épaisseur comprise entre environ 0,2 et 1 mm, fixée à la partie haute de ladite paroi et s'étendant sur la totalité de celle-ci. - un encadrement en bois formé d'une lisse haute et d'une lisse basse coincées respectivement contre ledit plafond et ledit plancher-au moyen de chandelles de bois avec interposition, entre lesdites lisses et les dalles contre lesquelles elles sont coincées d'un joint souple de type mousse, les espaces libres entre ces divers éléments de l'encadrement étant remplis d'un matériau constitué par une laine minérale ayant une masse volumique moyenne et étant doublée d'une feuille étanche à l'air, ledit matériau étant lui-meme fixé sur la lisse haute de l'encadrement. - et un panneau en particules de bois agglomérées, ledit panneau, fixé sur lesdites lisses, formant une paroi continue et s'appuyant sur ledit plancher et ledit plafond par l'intermédiaire d'un joint souple de type mousse. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite membrane étanche à l'air est en feutre bituminé. 3. Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, carac térisé en ce que ie matériau en laine minérale est constitué par de la laine de roche d'une masse volumique apparente d'environ sa kg au mètre cube qui est douhl par une feuille de carton. 4. Procédé selon l'une des revendications 1,2 et 3,carac tériséen ce que les joints entre lesdits panneaux sont traités avec une languette de plomb. 5. Procédé selon l'une des revendications 1, 2, 3 et 4, caractérisé en ce que l'encadrement a une épaisseur comprise entre 30 et 80 mm, de préférence de l'ordre de 45 mm, et que le panneau en particules de bois agglomérées a une épaisseur comprise entre 25 et 50 mm, de préférence de l'ordre de 40 mm. 6. Doublages de parois en vue de l'isolement phonique obtenus en mettant en oeuvre le procédé selon l'une des revendications 1 à 5.