L'invention est relative à un dispositif tendeur pour une latte, de voile de bateau, engagée dans un gousset prévu sur un bord de la voile, une extrémité de cette latte venant en butée contre le fond du gousset, tandis que l'autre extrémité de la latte fait saillie hors du gousset. On sait que sur la plupart des bateaux à voile en général, et plus particulièrement sur les multicoques à voile, il est important, pour la bonne marche et les performances du bateau, de pouvoir régler le creux de la voile suivant le temps ou la force du vent et l'état de la mer, de manière à augmenter le rendement aérodynamique de cette voile. Il est connu, pour modifier la raideur de la voile, de prévoir des goussets sur le bord de cette voile et d'enfiler, dans ces goussets, des lattes rigides, de manière à modifier la courbe de la voile et à rendre cette dernière plus ou moins creuse ou plus ou moins plate, selon les conditions. Toutefois, les dispositifs proposés, jusqu'à présent, pour maintenir sous tension la latte dans le gousset ne sont pas pratiques, n'assurent pas une mise sous tension stable et, en outre, ne permettent pas de régler de manière précise cette tension. L'invention a pour but, surtout,de fournir un dispositif tendeur pour latte de voile, tel qu'il réponde mieux que jusqu'à présent aux diverses exigences de la pratique et notamment tel qu'il ne présente plus ou à un degré moindre les inconvénients évoqués ci-dessus. Selon l'invention, le dispositif tendeur pour une latte de voile de bateau engagée dans un gousset prévu sur un bord de la voile, est caractérisé par le fait qu'il comprend - un corps muni de moyens de guidage propres à recevoir l'extrémité de la latte qui fait saillie tors du gousset - un système, du type vis-écrou, à deux organes propres à coopérer l'un avec l'autre de manière à transformer un mouvement de rotation relatif en un mouvement de translation, ce système étant monté dans le corps de manière telle qu'un des organes, notamment la vis, vienne en appui contre la latte - des moyens d'attache pour relier, en translation, l'autre organe, notamment l'écrou, à la voile - et des moyens de commande en rotation de l'un des organes, l'ensemble étant agencé de manière qu'un mouvement de rotation relatif entre les deux organes provoque un déplacement en translation de la latte par rapport au gousset et permette d'ajuster la tension ae la latte. Avantageusement, le système à deux organes est formé par un système vis-écrou, à pas de vis irréver sible. Les moyens de guidage du corps sont formés-par un logement d'une section semblable à celle de la latte et d'une profondeur telle. que la latte puisse pénétrer dans le corps suivant une longueur suffisante pour couvrir toute la plage de réglage possible de telle sorte que dans les conditions de tension maximale la latte pénètre encore suffisamment dans le corps de façon à y être -solidemènt maintenue. Selon une première possibilité, l'écrou est monté libre en rotation dans le corps, mais lié en translation à ce corps suivant la direction de l'axe de la vis, ledit écrou ayant la forme extérieure d'une molette qui fait saillie par rapport au corps de manière qu'il soit possible d'agir sur cette molette qui constitue les susdits moyens de commande de la rotation de l'écrou, les moyens d'attache étant notamment prévus entre le corps et la voile. Les moyens d'attache peuvent etre agencés pour assurer la fixation du corps sur le bord de la voile, ce corps comportant notamment une partie en forme de pince qui vient enserrer le bord de la voile et qui est fixée sur ce bord par des rivets ou analogue. Selon une autre possibilité, l'écrou est monté libre en translation par rapport au corps mais bloqué en rotation, par rapport à ce corps, tandis que la vis comporte une extrémité accessible de l'extérieur et munie de moyens tels qu'une rainure, un trou borgne hexagonal ou une empreinte cruciforme, pour permettre la commande en rotation de ladite vis, des moyens d'attache étant alors prévus entre l'écrou et la voile. Les moyens d'attache peuvent comprendre des crochets liés en translation, à une extrémité, à l'écrou et propres à etre engagés à leur autre extrémité, dans des ouvertures, notamment des oeillets,prévues dans la voile. Lorsque l'écrou est lié en translation au corps, les crochets sont avantageusement liés en translation à ce corps ; les crochets peuvent etre solidaires du corps ou avoir une position réglable par rapport à ce corps. Lorsque l'écrou est monté libre en translation par rapport au corps, les crochets sont avantageusement solidaires de l'écrou. Les moyens d'attache peuvent comprendre des liens souples, utilisés seuls ou en combinaison avec les crochets, reliés,à une extrémité, à la voile et propres à etre bloqués, notamment suivant une longueur réglable, vers leur autre extrémité, sur des moyens de blocage, prévus sur le corps ou l'écrou. L'invention consiste, mises à part les dispositions exposées ci-dessus, en certaines autres dispositions dont il sera plus explicitement question ci-après, à propos de modes de réalisation particuliers, décrits avec références aux dessins ci-annexés, mais qui ne sont nullement limitatifs. La figure 1, de ces dessins; est une vue schématique d'un bateau à voile équipé d'un dispositif tendeur de latte de voile selon l'invention. La figure 2 est une coupe axiale, suivant II-II, figure 3 d'un dispositif selon l'invention. La figure 3 est une coupe suivant III-III, figure 2. La figure 4 est une coupe suivant IV-IV, figure 1. La figure 5 est une vue partielle, en perspective, d'une variante de réalisation. La figure 6 est une coupe par un plan passant par l'axe de la vis et orthogonal à la latte, du dispositif de la figure 5. La figure 7 est une vue partielle, en perspective, d'une variante de réalisation d'un dispositif selon l'invention. Les figures 8 à 10, sont des vues partielles, en perspective, de dispositifs tendeurs équipés de moyens d'attache comprenant des liens souples. Les figures 11 et 12, enfin,- sont des vues partielles, en perspective, illustrant la réalisation de crochets dont la position par rapport au corps peut etre réglée. En se reportant aux dessins, notamment aux figures 1 à 4, on peut voir un dispositif tendeur D pour une latte 1 de voile 2 de bateau. Cette latte est engagée dans un gousset 3 prévu sur un bord 4 (figure 1) de la voile ; géné-ralement, comme visible sur la figure -1, la voile 2 a sensiblement la forme d'un triangle rectangle et le bord 4 est formé par l'hypoténuse de ce triangle. Une extrémité le de la latte vient en butée contre le fond du gousset 3, tandis que l'autre extrémité if de la latte fait saillie hors du gousset. Ce gousset 3 est obtenu, généralement, par couture d'une pièce de toile, sur la voile, de manière à former une poche s'ouvrant suivant le bord 4 ; la grande dimension du gousset 3 est orientée sensiblement suivant une direction parallèle à l'axe longitudinal du bateau ou suivant une direction formant un angle réduit avec cet axe. La latte 1 est formée par une plaque en matière rigide, notamment par une plaque de bois ou une plaque de matière plastique rigide. Le dispositif tendeur D comprend - un corps 5 muni de moyens de guidage G propres à recevoir l'extrémité 1f de la latte qui fait saillie hors du gousset 3 - un système T à deux organes,. formés respectivement par une vis 6 et un écrou 7, propres à coopérer l'un avec l'autre pour transformer un mouvement de rotation rela tif en un mouvement de translation ; ce système T est monté dans le corps 5 de manière telle que la vis 6 vienne en appui contre l'extrémité if de la latte 1 - des moyens d'attache A pour relier, en translation, l'écrou 7 à la voile 2 - et des moyens C de conarde en rotation de l'un des organes, notamment de l'écrou 7 selon le mode de réalisa tion des figures 2 à 4, l'ensemble étant agencé de manière qu'un mouvement de rotation relatif entre l'écrou 7 et la vis 6 provoque un déplacement en translation de la latte 1 par rapport au gousset 3 et permette d'ajuster la tension (en fait, la compression) de la latte 1. Le corps 5 est réalisé de préférencé en matière plastique injectée-; on peut cependant utiliser, pour sa fabrication, tout autre matière satisfaisant aux conditions de fonctionnement. Le corps 5 comporte un logement femelle 8, constituant les moyens de guidage G, et ayant une section transversale semblable à celle de la latte 1, comme visible sur la figure 4. Cette section de la latte 1 comprend une partie centrale circulaire ig, correspondant en quelque sorte au prolongement du cylindre de révolution enveloppant la vis 6, et deux ailes 1h diamétralement opposées, solidaires de cette partie centrale ; le plan moyen des deux ailes de la latte 1 (figure 4) est sensiblement parallèle à la surface de la voile 2 au niveau du gousset 3. Comme visible sur les figures 3 et 4, le corps 5 présente un renflement 5 g , de plus forte épaisseur, dans un plan orthogonal au plan moyen de la latte 1 et à la surface de la voile. La profondeur du logement 8, suivant la direction longitudinale de la latte, est telle que cette latte 1 puisse pénétrer dans le corps 5 sur une longueur suffisante pour couvrir toute la plage de réglages possibles et de telle manière que dans les conditions de tension maximale la latte 1 pénètre encore suffisamment dans le corps 5 de façon à y être solidement maintenue. Le logement 8, prévu suivant l'axe du corps 5, se prolonge du côté opposé à la latte 1 de manière à servir de logement à la vis 6. Le corps 5 est fermé à l'extrémité du logement 8 opposée à la latte 1. Le corps 5 comporte, approximativement à mi-longueur, une cavité 9 qui le traverse, suivant la direction transversale, de part en part cette cavité Y sert de logement à l'écrou 7 qui a la forme extérieure d'une molette et qui fait saillie, par rapport au corps 5, comme visible sur la figure 3 de manière qu'il soit possible d'agir sur cette molette,qui constitue les moyens C de commande de la rotation.. La partie du corps 5, située du côté de l'écrou 7 opposé à la latte 1, est reliée à la partie du corps 5 située du même côté que la latte 1 par deux bandes de matière 10, 11 (fig. 3) diamétralement opposées. Les faces de la cavité 9 sont perpendiculaires à l'axe longitudinal du corps 5, axe confondu avec celui de la latte 1,de la vis 6 et de l'écrou 7.Ces faces sont écartées d'une distance égale à celle de l'épaisseur de l'écrou 7, au jeu de fonctionnement près de telle sorte que ledit écrou 7 est bloqué en translation, suivant la direction longitudinale-du corps 5. Par contre, l'écrou 7 est libre en rotation. La vis 6 est libre en translation par rapport au corps 5; mais bloquée en rotation par rapport à ce corps. Le blocage en rotation de la vis peut être obtenu à l'aide d'une youpille 12 traversant la vis 6 suivant un diamètre et engagée dans les parties diamétralement opposées du logement 8 destinées à recevoir les ailes de la latte I : la largeur de ces parties du logement 8 n'est que légèrement supérieure au diamètre du pion 12 de telle sorte que la vis 6 se trouve immobilisée en rotation dès que le jeu angulaire entre le pion 12 et le logement 8 a été rattrapé ; ce pion 12 est prévu au voisinage de l'extrémité de la vis 6 en appui contre la latte 1. Au lieu du pion 12, on pourrait prévoir une tête méplat, ou analogue,coopérant avec les susdites parties du logement 8 pour empêcher la rotation de la vis 6. Les moyens-d'attache A sont formés par des crochets 12, 13, liés en translation, à une extrémité, à l'écrou 7 et propres à être engagés, à leur autre extrémité recourbée 14, dans une ouverture, notamment un oeillet 15 prévu dans la voile 2 l de préférence, un tel oeillet 15 est prévu dans chaque paroi de toile du gousset, de part et d'autre de la latte 1 ; les crochets 12. et 13 sont donc situés de part et d'autre de cette latte et forment, en quelque sorte, les branches d'une pince. Le plan moyen de ces branches est sensiblement orthogonal au plan moyen de la voile 2 au niveau du gousset 3. Dans le mode de réalisation des figures 2 à 4, les crochets 12 et 13 sont solidaires du corps 5 qui est lui-meme lié en translation à l'écrou 7. Les crochets 12 et 13, notamment dans le cas où le corps 5 est réalisé en matière plastique injectée, font partie intégrante du corps et constituent des sortes d'antennes prolongeant ce corps. L'utilisation et le fonctionnement du dispositif tendeur D des figures 2 à 4 est le suivant. La latte 1 est d'abord introduite dans le gousset 3 de manière à venir en butée contre le fond de ce gousset. Après avoir suffisamment reculé la vis 6, par action sur la molette 7, on engage l'extrémité 1f de la latte dans le logement 8 et on vient accrocher les extrémités recourbées 14 des crochets 12, 13 dans les oeillets 15 prévus sur les deux parois du gousset 3. On fait ensuite tourner la molette 7 dans le sens qui amène la vis 6 en butée contre l'extrémité if de la latte 1. Le corps 5 et donc l'écrou-molette 7 sont immobilisés en translation par rapport à la voile 2 et au gousset 3 du fait de l'accrochage descrochets 12 et 13 sur les oeillets 15. Dans ces conditions, dès que la mise en butée de la vis 6 contre l'extrémité la a été obtenue, tout mouvement de rotation ultérieur de la molette 7 dans le sens qui provoque la progression de la vis 6 en direction du gousset 3, entraine une action de compression sur la latte 1 qui appuie contre le fond du gousset 3 ; il en résulte un effort de traction sur les parois de toile du gousset 3 et notamment sur la partie de la voile 2 comprise entre le fond du gousset 3 et les oeillets 15 d'accrochage des crochets 12 et 13. Cette action de compression peut être réglée, avec précision, grâce à la molette 7. Le pas de vis de la molette 7 et de la vis 6 est choisi irréversible de telle sorte que la mise en compression de la latte 1 et la mise sous tension de la voile 2 sont stables. On comprend que le réglage de la raideur de la voile 2 est très simple et très rapide. Les figurés 5 et 6 montrent une variante de réalisation Da du dispo-sitif tendeur de latte de voile selon l'invention. Les éléments du mode de réalisation des figures 5 et 6 semblables à des éléments déjà décrits aux figures 2 et 4 sont désignés par les mêmes références, éventuellement suivies de la lettre a et leur description ne sera pas reprise en détail. Dans le mode de réalisation des figures 5 et 6, les crochets 12a, 13a sont réglables en translation, suivant l'axe de la vis 6a,par rapport au corps 5a ; ces crochets sont solidaires de l'écrou 7a monté libre en translation dans le corps 5a, mais bloqué en rotation. Comme visible sur la figure 5, l'ensemble des crochets 12a, 13a et de l'écrou 7a forme une sorte de pince à deux branches ; l'écrou 7a constitue la partie reliant ces deux branches,et est engagé dans une fente longitudinale 16 prévue dans le corps 5a. La longueur axiale de cette fente est suffisante pour permettre les mouvement souhaités de l'écrou 7a, la largeur de cette fente est sensiblement égale à l'épaisseur de la partie en forme de parallélépipède rectangle constituée par l'écrou 7a de telle sorte que ce dernier ne puisse tourner par rapport au corps 5a. La vis Qa comporte, à son extrémité éloignée de la latte la et accessible de l'extérieur, des moyens tels qu'une rainure 17 permettant de commander la rotation de la vis 6a, par exemple à l'aide d'un tournevis. Au lieu d'une rainure diamétrale 17 on pourrait prévoir un trou borgne hexagonal ou une empreinte cruciforme. D'après la figure 6, oncomprend immédiatement que lorsque la latte 1 a été engagée dans le logement 8a du corps 5a et que les crochets 12a, 13a ont été accrochés, par leur partie recourbée 14a,aux oeillets 15 il est possible de régler la raideur de la voile d'une manière semblable à celle expliquée précédemment. Pour cela, il suffit, par exemple à l'aide d'un tournevis, de faire tourner la vis 6a dans le sens qui amène cette vis en butée contre l'extrémité 1f de la latte 1. A partir de cette mise en butée, toute rotation supplémentaire de la vis 6a, dans le même sens, va provoquer un déplacement de l'écrou 7a et des crochets 12a, 12b dans le sens qui les éloigne de la voile 2, c'est-à-dire vers la gauche quand on regarde la figure 6. Les crochets 12a, 12b exercent donc une traction sur les oeillets 15 par rapport au fond du gousset 3 contre lequel s'appuie la latte 1. La voile 2 va donc se tendre et, par conséquent, se creuser-plus ou moins suivant l'effort effectué sur la vis 6a La figure 7 montre une autre variante de réalisation Db du dispositif tendeur selon l'invention. Les éléments de ce dispositif semblables ou jouant des rôles analogues à des éléments déjà décrits pour les figures 2 à 4, sont désignés par les mêmes références, éventuellement suivies de la lettre b. Le dispositif Db est du genre de celui des figures 2 à 4, c'est-à-dire que l'écrou 7b est agencé sous la forme d'une molette libre en rotation, mais bloquée en translation par rapport au corps 5b. La vis 6b est bloquée en-rotation par rapport au corps mais libre en translation. Le dispositif Db diffère de-celui des figures 2 à 4 essentiellement par le fait que les moyens d'attache A, dans le cas de la figure 7, sont agencés pour assurer la fixation du corps 5b sur le bord 4 de la voile. Les moyens d'attache A du corps 5b sur la voile peuvent etre constitués soit par des rivets 18, soit par des vis ou autres éléments analogues. Avantageusement, le corps 5b comprend une partie recourbée 19 en forme de pince qui vient enserrer le bord 4 de la voile , les rivets 18 peuvent traverser la voile et relier les deux branches de la pince 19 en les serrant sur la voile. Le réglage de la tension de la latte s'effectue de la meme manière que celle expliquée avec référence aux figures 2 à 4, en faisant tourner la molette 7b dans le sens convenable. Dans les modes de réalisation décrits jusqu'à présent, les moyens d'attache A ont une longueur constante de telle sorte que la position de l'écrou 7, 7a ou 7b par rapport à la voile 2 et au gousset 3 est bien déterminée. Ces modes de réalisation évoqués précédemment impliquent que les lattes 1 et les goussets 3 sont réalisés dans des tolérances assez serrées de telle sorte que l'on puise obtenir le réglage souhaité dans toutes les conditions de marche, sans jamais se trouver hors de la plage de déplacement possible entre l'écrou et la vis, plage de déplacement qui ne peut dépasser, approximativement, la longueur de la vis 6a ou 6b. Or, s'il est relativement facile de réaliser des lattes 1 suivant des tolérances serrées, ce n'est pas le cas pour la profondeur, ou longueur, du gousset 3, réalisée par couture. Il est avantageux, pour pallier à ces variations possibles de dimensions, de prévoir des moyens d'attache A de longueur réglable, comme montré sur les figures 8 à 12. Selon une première solution, illustrée sommairement sur les figures 8 à 10, les moyens d'attache A comprennent des moyens de blocage B prévus sur le corps du dispositif tendeur, pour arrêter un lien souple 20 tel qu'une cordelette, accrochée à la voile 2 au niveau d'oeillets tels que 15 toujours prévus à cet effet. Les moyens de blocage B peuvent être prévus en plus des crochets tels que 12,13, 12a, 13a , dans un tel cas, la liaison du corps 5, 5a avec la voile serait normalement assurée par les crochets,et l'utilisation des moyens de blocage- B et des liens souples 20 n'aurait lieu que dans les cas exceptionnels où les écarts des dimensions du gousset (et de la latte) par rapport à la valeur moyenne seraient trop importantes. Sur la figure 8, on a schématiquement représenté, en perspective, la partie arrière du corps 5a d'un dispositif tendeur tel que Da représenté sur les figures 5 et 6. Les moyens de blocage B sont formés par une ou plusieurs fentes telles que 21, en forme de V, prévues à l'extrémité arrière du corps 5a, éloignée de la latte. En engageant la cordelette 20 dans ces fentes 21 dont la largeur va en diminuant, et en bloquant la cordelette 20 entre les parois qui se rapprochent, on peut lier en translation le corps 5a avec la voi-le dans tous les cas où les crochets 12a, 13a seraient trop longs ou trop courts. Dans le cas de la figure 8, deux fentes 21 sont prévues, diamétralement opposées par rapport à l'axe du logement, du corps Sa,destiné à recevoir la vis 6a La figure 9 représente, schématiquement, en perspective, l'adaptation des fentes de blocage 21 sur le corps 5 d'un dispositif D semblable à celui des figures 2 à 4. Les fentes 21 ( en forme de taquet à coincement par rétrécissement de leur section) sont ménagées dans des protubérances 22 prévues de chaque côté du corps 5, et traversées, dans le sens longitudinal,par le lien 20. Selon la réalisation de la figure 10, les moyens de blocage B sont constitués par une sorte de crochet 23 prévu de chaque côté du corps 5. Selon une autre solution, il est possible de pallier aux variations de dimensions, notamment du gousset, en prévoyant (voir figures 11 et 12) des crochets tels que 13c dont la position par rapport au corps 5 et à l'écrou soit réglable. Ces crochets 13c sont destinés à jouer un rôle semblable à celui des crochets 12, 13 ou 12a, 13a ou 12b, 13b. Le crochet 13c comprend une partie rectiligne cylindrique 24, en forme de tige, recourbée en 14c à une extrémité. Cette tige 24 comporte, vers son autre extrémité, et à intervallesréguliers,des protubérances 25 de forme appropriée, notamment sphérique ou cylindrique, destinées à être engagées dans un logement 26 prévu sur chaque côté du corps 5 ; la protubérance 25 introduite dans ce logement 26 est propre à venir en appui contre deux butées 27 séparées pdr un espace 28 permettant le passage de la tige 24. Les parois du logement 26 et les butées 27 sont suffisamment renforcées pour assurer un bon ancrage et un bon maintien du crochet 13c qui servira à relier, en translation, le corps 5 à la voile. On voit immédiatement qu'il est possible de régler la longueur utile du crochet 13c en introduisant, dans le logement 26, la protubérance 25 appropriée. Un crochet tel que 13c et son logement 26 est avantageusement prévu de chaque côté du corps 5. Le crochet 13c peut être réalisé en matière plastique résistant à la traction, les protubérances 25 faisant partie intégrante de la tige 24 et étant constituées par des renflements de cette tige. Selon le mode de réalisation de la figure 12, le crochet réglable 13c comporte, à son extrémité éloignée de la voile, une sangle 29, notamment en matière plastique souple et résistante, munie de ressauts 30 régulièrement espacés, propres à venir s'accrocher dans des moyens de butee prévus dans une protubérance 31 du corps 5 , cette protubérance est traversée de bout en bout par un passage 32 dans lequel est engagée la sangle 29, les moyens de butée étant prévus dans ce passage 32. Un dispositif de déblocage 33 est prévu pour permettre de retirer la sangle 29 ainsi que pour permettre un mouvement de cette sangle vers l'avant, c'est-à-dire en direction du gousset. La sangle 29 munie des ressauts 30 forme une sorte de crémaillère. L'utilisation des variantes de réalisation des figures 8 à 12 se déduit immédiatement des explications précédentes. Après avoir introduit l'extrémité, située hors du gousset 3, de la latte dans les moyens de guidage G formés par le logement 8 du corps du dispositif de l'invention, on assure la liaison en translation du corps de ce dispositif avec le bord de la voile soit par les moyens de blocage B et les liens souples 20, soit par les crochets réglables 13c des figures 11 et 12. Cette liaison en translation est effectuée en ajustant, à la demande, la longueur des moyens d'attache A. Il suffit, ensuite, d'agir sur l'écrou tel que 7, ou la vis telle que 6a, du dispositif pour tirer sur la voile et donc comprimer la latte à l'intérieur du gousset 3. Quel que soit le mode de réalisation, le dispositif de l'invention peut être utilisé avantageusement sur toutes les voiles de bateaux et notamment sur les voiles fortement lattées de tous les types de multicoques pour lesquels le réglage du creux-des voiles a une importance capitale sur le rendement de ces voiles. REVENDICATIONS 1. Dispositif tendeur pour une latte,de voile de bateau, engagée dans un gousset prévu sur un bord de la voile, une extrémité de cette latte venant en butée contre le fond du gousset, tandis que l'autre extrémité de la latte fait saillie hors du gousset, caractérisé par le fait qu'il comprend - un corps muni de moyens de guidage propres à recevoir l'extrémité de la latte qui fait saillie hors du gousset - un système, du type vis-écrou, à deux organes propres à coopérer l'un avec l'autre de manière à transformer un mouvement de rotation relatif en un mouvement de translation, ce système étant monté dans le corps de manière telle qu'un des organes, notamment la vis, vienne en appui contre la latte - des moyens d'attache pour relier1 en translation, l'autre organe, notamment l'écrou, à la voile - et des moyens de commande en rotation de l'un des organes, l'ensemble étant agencé de manière qu'un mouvement de rotation relatif entre les deux organes provoque un déplacement en translation de la latte par rapport au gousset et permette d'ajuster la tension de la latte. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le système à deux organes est formé par un système vis-écrou à pas de vis irréversible. 3. Dispositif selon la revendication 1 ou 2, caractérisé par le fait que les moyens de guidage sont formés par un logement, prévu dans le corps, d'une section semblable à celle de la latte et d'une profondeur telle que la latte puisse pénétrer dans le corps suivant une longueur suffisante pour couvrir toute la plage de réglage possible de telle sorte que dans les conditions de tension maximale la latte pénètre encore suffisamment dans le corps de façon à y être solidement maintenue. 4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que l'écrou est monté libre en rotation dans le corps, mais lié en translation à ce corps suivant la direction de l'axe de la vis, ledit écrou ayant la forme extérieure d'une molette qui fait saillie par rapport au corps de manière qu'il soit possible d'agir sur cette molette qui constitue les susdits moyens de commande de la rotation de l'écrou, les moyens d'attache étant notamment prévus entre le corps et la voile. 5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé par le fait que les moyens d'attache sont agencés pour assurer la fixation du corps sur le bord de la voile, ce corps comportant notamment une partie en forme de pince qui vient enserrer le bord de la voile et qui est fixée sur ce bord par des rivets ou analogues. 6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que l'écrou est monté libre en translation par rapport au corps mais bloqué en rotation, par rapport à ce corps, tandis que la vis comporte une extrémité accessible de l'extérieur et munie de moyens tels qu'une rainure, un trou borgne hexagonal ou une empreinte cruciforme, pour permettre la commande en rotation de ladite vis, les moyens d'attache étant alors prévus entre l'écrou et la voile. 7. Dispositif selon la revendication 4 ou 6, caractérisé par le fait que les moyens d'attache comprennent des crochets liés en translation, à une extrémité, à l'écrou, et propres à être engagés, à leur autre extrémité, dans des ouvertures, notamment des oeillets, prévues dans la voile. 8. Dispositif selon l'ensemble des revendications 4 et 7, caractérisé par le fait que les crochets sont liés en translation au corps, les crochets pouvant être solidaires de ce corps ou avoir une position réglable par rapport à ce corps. 9. Dispositif selon l'ensemble des revendications 6 et 7, caractérisé par le fait que les crochets sont solidaires de l'écrou. 10. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que les moyens d'attache comprennent des liens souples reliés, à une extrémité, à la voile et propres à être bloqués, notamment suivant une longueur réglable, vers leur autre extrémité, sur des moyens de blocage prévus sur le corps ou l'écrou.