La présente invention concerne un banc universel perfectionné, destiné à ltassemblage, au contrale et à la réparation des carres series et des châssis de véhicules automobiles endommagés. Lorsqu'un véhicule a subi des dommages affectant sa carrosserie et particulièrement sa géométrie fondamentale, ctest-a-dire les points essentiels dont l'intégrité dimensionnelle régit le comportement et la sécurité du véhicule tgénéralement les points d'assemblage des organes mécaniques sur la caisse) sa réparation s'effectue en général à laide d'un banc (autrefois appelé "mar bre") qui sert de support, et souvent de base de référence, à un dispositif de contrôle dimensionnel faisant appel - soit à la méthode dite "de mesure" par laquelle on compare au moyen de divers procédés (mécaniques, optiques, électro-optiques, etc...) les dimensions relevées sur le véhicule, avec les dimensions "d'origine" correspondantes, qui figurent en général sur une fiche de cotes, spécifique du modèle de véhicule considéré. - soit à la méthode dite de "contrôle positif", par laquelle un jeu de ferrures, spécifique du modèle de véhicule considéré, mate- rialise dans l'espace la forme et la position des points de conw trôle essentiels qui constituent la géométrie dtorigine du véhicu- le. Dans la technique antérieure, non seulement la rigidité des bancs ne présentait qu'exceptionnellement une garantie suffisante de précision aux mesures ou vérifications effectuées, particuliè- rement en fonction de ltétat du sol, pour les bancs utilisés "au sol", ou des jeux de fonctionnement de la partie élévatrice, pour les bancs dits "élévateurs", mais les fabricants exécutaient leurs perçages non pas suivant une loi directrice, mais au gré d'évolu- tions successives diverses conduisant à des plans de perçage arbi traire. De telles dispositions des trous rendaient impossible toute compatibilité des divers dispositifs, outillages ou appareils existants.Cette incompatibilité, si elle constituait une protection de fait pour le fabricant, avait pour conséquences une gene importante pour le réparateur, et, de ce fait,des délais d'iml mobilisation et des courts de réparation préjudiciables å l'intérêt général, Aussi serait-il avantageux de disposer d'un appareil capable - de présenter une rigidité propre à assurer la précision des se- rifications dimensionnelles jugées nécessaires. - d'offrir la possibilité d'utiliser ce meme appareil indifféremment "au sol" ou comme "banc-élévateur", - de permettre l'emploi d'appareils et outillages de provenances diverses, disponibles localement par achat, location, prêt, ou toute autre formule, et ce, dans des conditions de simplicité opé- ratoire satisfaisantes, propres notamment à minimiser les coûts de réparation des sinistres automobiles. En conséquence, la présente invention a précisément pour objet un appareil apte à concilier ces différentes exigences, et à remé- dier aux inconvénients précités. Les caractéristiques principales de ladite invention seront décrites en se référant aux dessins annexés à titre d'exemple, et sur lesquels - la figure 1 est une vue perspective de l'ensemble du banc suivant l'invention ; - la figure 2 est une vue perspective d'une des équerres-consoles (rep. 2) ; - les figures 3 et 4 sont des vues perspectives illustrant de manière non limitative deux exemples de dispositifs annexes que ltéquerre-console est susceptible de recevoir ; - la figure 5 est une vue perspective d'une des cales d'épaisseur (rep. 3) ; - les figures 6 et 7 sont des vues perspectives des contreplaques trek. 4) dans leurs deux versions : 2 ou 4 écrous en cage Un premier but important de l'invention est d'obtenir un banc très rigide, párticulièrement en torsion, de manière à conserver aux surfaces de travail une excellente planéité, assurant une base de référence sérieuse aux mesures ou vérifications, et ce quels que soient la méthode et le matériel utilisés pour ces mesures ou vérifications, La structure du bat; (fig, 1, repère 1) a donc été étudiée comme un véritable caisson prismatique, constitue par ge de 2 flancs longitudinaux et de 2 faces principales, renforcés par-des cloisons transversales. Les 2 flancs longitudinaux sont des profilés métalliques épais, réunis par des cloisons-renforts transversales, dont la première et la dernière constituent les extrémités du bats. Les 2 faces principales, constituées de plaques métalliques (tôle d'acier par exemple) dtépaisseur suffisante pour résister sans déformation aux efforts, parfois importants, appliqués durant les opérations de redressage de la coque du véhicule, comportent des fenêtres, disposées entre les cloisons-renforts transversales et destinées à procurer, non seulement un allégement dans les zones les moins fréquemment utilisées pour la fixation des dispositifs de mesure ou de vérification, mais aussi une bonne accessi bilié vers l'intérieur du bâti et le dessous du véhicule. L'assemblage de ces différents éléments est obtenu par soudage ou par tout autre procédé assurant à ltensemble une solidité équi- valent. Les dimensions du bati lui permettent de traiter, non seulement les carrosseries des voitures particulières ou commerciales courantes, ou les cabines de camions, mais aussi, et sans l'ad- jonction de rallonges, leurs variantes longues, telles que les "limousines", "breaks" et utilitaires légers. Sa forme rend le btti apte non seulement à ttre utilisé soit au sol, muni de pieds ou de roues, soit connue banc-élévateur, mais encore à passer rapidement de l'une à l'autre de ces 2 formes, en cas de besoin. Un second but important de l'invention est d'obtenir un banc très polyvalent, capable de recevoir les outillages et appareils dtorigines diverses, et notamment les dispositifs nouveaux recem- ment introduits par certains constructeurs de véhicules (General Motors Corp. par exemple). C'est dans ce but que le bâti proprement dit - d'une part, comporte un dispositif simple de retournement par basculement autour de son axe longitudinal, de manière à pouvoir utiliser lsune ou l'autre de ses faces principales de travail. Ce dispositif (fig.l, repères5) consiste, au centre de chacune des cloisons extrêmes du bâti, en un trou derrière lequel est soudé un écrou destiné à recevoir soit, si le banc est utilisé "au sol", une boule normalisée, du modèle couramment disponible dans le commerce et employé à la traction de remorques légères ou de caravanes. (fig.1, rep.5a). A l'aide d'un cric rouleur de garage à haute levée et d'un jeu de "chandelles" (ou encore de 2 crics rouleurs) on obtient un retournement aisé et immédiat. Soit, Si le banc est utilisé comme "banc-élévateur", un boulon ou axe fileté, fixé sur chacune des traverses de la partie éléva- trice, et qu'il suffit de desserrer légèrement pour permettre le basculement du banc D'autre part, combine les avantages des 2 procédés antérieurement employés pour la fixation des ferrures ou traverses de contrôle sur la face supérieure du banc (France, Grande-retagne) I sur les flancs longitudinaux (Italie) grâce à un système de perçage original, caractérisé par : le fait que les 2 faces principales de travail peuvent recevoir des plans de perçage différents, l'une présentant le perçage modulaire moderne à maille carrée de 100 mm de côté, autre, par exemple, le plan dit "ancien" (ou "classique", ou "traditionnel") ; le fait que les flancs longitudinaux reçoivent eux-aussi le per çage modulaire à maille carre de 100 mm de côté. Enfin, se voit associer des dispositifs annexes précisément destinés à augmenter encore sa souplesse d'utilisation, et dont les principaux, représentés sur la figure 1 (repères 2 à 4) sont repris en détail par les figures 2 à 7. Le plus important de ces dispositifs consiste en un système original d'équerres-consoles a fonctions multiples qui constitue, luiaussi, l'une des caractéristiques partic-ulières de l'invention. La figure 2 représente ltune de ces équerres-consoles, dont la structure présente deux faces perpendiculaires, renforcées par deux cloisons triangulaires parallèles. Les 2 faces sont percées, l'une de & l'autre de 6 trous, sui vant une répartition modulaire identique à. elle du b t; principal, soit à maille carrée de 100 mm de côté, ces trous étant placés de telle sorte qu'une face de l'équerre, celle-ci étant fixée par autre face au bord du,btti, affleure exactement -la face principale (fig,l, repères 2a, 2c et 2e) le flanc, ou l'extrémité (fig.1, repère 2b) de celui-ci, suivant le cas. Des trous de dégagement, de grand diamètre, sont pratiqués sur les 2 faces, au centre de chaque maille de perçage, pour permettre le passage éventuel d'un axe, d'une vis de réglage, etc.. ainsi que l'illustre l'exemple de la figure 3. L'intervalle compris entre les deux cloisons-renforts parallt- les comporte deux zones qui présentent des surfaces 8 écartement précisément déterminé (usinées, dans le cas de consoles coulées) et percées de trous permettant le passage de broches ou de boulons destinés å immobiliser divers accessoires tels, par exemple, que l'écrou représenté figure 3 ou la barre d'alignement illustrée fi- gure 1 (repère 2c), ainsi que figure 4, Lséquerre-console est enfin complétée, sur l'intérieur de sa plus grande face, ainsi que le montre la figure 2, par 2 plaquettes (rep.2p) identiques, interchangeables et amovibles, portant chacune 3 écrous "en cage", eux-mêmes interchangeables en cas de besoin. La fixation de ces plaquettes sur lséquerre-console steffec- tue de préférence sur le bord externe de la face considérée, par tout procédé convenable (vis, rivet en matière plastique, etc...). La figure 1 représente, à titre d'illustration non limitative, quelques-unes des nombreuses utilisations desdites equerres-conso- les (repères 2a à e) - supports réversibles pour pieds ou roues, réglables ou non, dans le cas d'utilisation "au sol" trek. 2a) - ferrures d'assemblage à la partie élévatrice, dans le cas lisation en "banc-élévateur" (rep. 2b) - extension, intérieure ou extérieure, de la surface utile de travail du banc, avec reconstitution du module de perçage (rep. 2c), évitant - c'est là une innovation importante - ltobligation des habituelles "traverses", qu'elles soient spécifiques ou dites "uni verselles", mais toujours encombrantes, lourdes, difficiles à manier, incommodes à stocker et, en tout état de cause, conteuses; - base de fixation de toutes ferrures de contrôle, de calage ou de travail, ainsi que de tout appareil de mesure; -supports, fixes ou réglables, pour équipements annexes tels que machoires d'ancrage (rep. 2d), equipements divers (hydrauliques par exemple) d'application de force de redressage : tirage, poussée, etc... euxmAemes d'origines et de types divers (rep. 2e); - supports démontables pour chemins de roulement amovibles permettant la mise en place très rapide du véhicule "roulant" sur le banc; - adaptation d'un essieu pour transport par la route ; - plus généralement, adaptation de tout dispositif annexe de fixation, de maintien, de déplacement, de contrôle ou de réparation. Un autre dispositif annexe est constitué par des cales dtépais seur standard, dont l'une est représentEe par la figure 5. Une telle cale consiste en un bloc sensiblement prismatique, percé de part en part - de 4 trous disposés aux angles, suivant la maille modulaire carrée de 100 mm de côté ; - d'un trou central de grand diamètre, qui procure non seulement un allègement et une économie de matière, mais encore permet le passage éventuel d'un axe, d'une vis de réglage, etc. Ces cales dtépaisseur peuvent être réalisées dans un matériau incompressible mais suffisamment léger pour en faciliter le maniement (aluminium par exemple). Leurs dimensions leur permettent notamment - d'une part, d'être introduites à ltintérieur du bâti, de manière à plaquer sur la paroi interne des flancs longitudinaux dudit bati (fig.l, rep. 3a) ; - autre part, de disposer les équerres-consoles de manière à reconstituer le module de perçage, dans les cas d'utilisation tels que celui illustré par la figure 1 trek. 3a). Ces cales trouvent en outre leur emploi, suivant de nombreuses dispositions, dès lors qu'il s'agit de maintenir un écartement fixe entre deux éléments du banc objet de l'invention. A titre exemple aucunement limitatif, l'un de ces emplois, illustre par la figure 1 (rep. 3b), consiste à procurer une hauteur convenable de travail dans le cas de montage du banc sur roues. Un autre dispositif annexe consiste en un système nouveau de contreplaques légères munies d'écrous "en cage" disposés suivant le module à base 100 mm. Les 2 versions présentent une section transversale identique, et ne diffèrent que par leur largeur et par le nombre de leurs écrous, 2 ou 4, ainsi que le montrent, respectivement, les figures 6 et 7.De tels écrous, bon marché, sont rapidement remplacés en cas de besoin, Ces contreplaques évitent les inconvénients des systèmes connus qui consistent, ou bien à utiliser des écrous isoles qui - lors qu'lus ne se perdent pas - immobilisent une main de ltopérateur, dans des endroits souvent mal accessibles, ou bien à souder & l'intérieur du banc un grand nombre dtécrous avec pour conséquences un coût de fabrication élevé, des filetages souvent désaxés par rapport au perçage, encrasses ou rouillés surtout s'ils ne servent pas souvent), de sérieuses difficultés en cas de remplacement etc., Afin de faciliter et d'accélérer encore la fixation des équerres ou ferrures diverses sur le banc - ce qui est très important au regard du respect des barèmes de temps de réparation des véhicules- ces contreplaques peuvent être rendues auto-adherentes, par exemple en y logeant de petits aimants permanents, aptes à les maintenir en position durant le serrage, tout en leur permettant de légers déplacements par glissement, afin dten parfaire le centrage. De tels aimants sont schématisés, à titre de pure illustration, par des traits interrompus sur les figures 6 et 7. Le banc universel, objet de l'invention, peut etre utilisé pour le contrôle et la réparation des carrosseries endommagées, que les vérifications dimensionnelles s'opèrent au moyen d'un équipement "de mesure", ou qu'elles fassent appel aux jeux de ferrures de "Contrtle positif" d'origines diverses. Sa précision et sa robustesse permettent toutes les opérations de redressage et de remplacement d'éléments ("restructuration"). Il peut astre associé à de nombreux équipements fixes de traction, d'origine Nord Américaine notamment. Mais il est aussi particulièrement apte à être utilisé pour l'assemblage ou le contrôle de véhicules, en séries petites ou moyennes. Il est dans ce cas bien adapté au montage de variantes dérivées d'un modèle de base (utilitaire,ou voiture de sport ou de prestige, par exemple), ainsi qu'à celui de véhicules expédies à l'étranger en éléments non assemblés ("E D"), Dans le cas de series suffisantes, ce banc universel peut être intégré à toute "li gne ou "chaîne" d'assemblage, et associe à tout dispositif de manutention approprié : roulement au sol, suspension, levage, pivotement horizontal, basculement, etc... REVENDICATIONS 1. Banc universel pour l'assemblage, le contre et la réparation des carrosseries et châssis de véhicules endommagés, caractéri sé en ce que la construction du bâti, en forme de caisson pris matique constitué de deux flancs longitudinaux, de plusieurs cloisons-renforts transversales dont les deux extrêmes forment les extrémités du bavai, et de deux faces principales de travail allégées par des fenêtres disposées entre les cloisons-ren forts, et permettant faces à l'intérieur au bâti, assure à celui-ci une très grande rigidité, particulièrement en torsion, ayant pour effet d'améliorer la précision des vérifications di mensionnelles du véhicule. 2. Banc suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il com porte un dispositif de basculement simple, destiné à permettre l'utilisation de l'une ou l'autre des 2 faces principales de travail, et constitué par 2 organes de pivotement situés aux 2 extrémités au bâti, soit - dans le cas d'utilisation au Manc "au sol, des boules d'at telage normalisées, couramment employées pour la traction de remorques légères ou de caravanes ; - dans le ces d'utilisation en "banc-élévateur", deux simples boulons ou axes filetes venant se fixer sur les traverses avant et arrière de l'élévateur. 3. Banc suivant la revendication 2, caractérisé en ce que ses 2 faces principales peuvent recevoir des séries de trous disposes suivant une répartition différente permett-ant, par simple re tournement au bâti, l'utilisation d'outillages existants de ca lage, de contraloe et de réparation d'origines diverses, ltune au moins des 2 faces principales présentant un plan de perçage modulaire à maille carrée de 100 millimètres de côté. k. Banc suivant la revendication 3, caractérisé en ce que ses flancs longitudinaux reçoivent un perçage modulaire à maille carrée de 100 millimètres de cte, identique t celle de l'une au moins des faces principales. 5. Banc suivant la revendication 4, caractérisé en ce qui comme porte un sstème d'équerres-consoles à fonctions multiples, percées de trous suivant une répartition modulaire qui per mette leur fixation, selon plusieurs orientations, sur les flancs longitudinaux et sur la face correspondante du bati. Ces équerres-consoles sont étudiées pour que celle de leurs 2 faces non utilisée pour la fixation au bAati affleure la face adjacen te de celui-ci (flanc, extrémité ou face principale) afin que, convenablement disposées, elles complètent le plan de perçage de l'une ou l'autre des faces au bâti, ce qui autorise notam ment la suppression des traverses antérieurement utilisées. 6. Banc suivant la revendication 5, caractérisé en ce que les equerres-consoles comportent 2 zones dTassemblage qui leur per mettent de recevoir, entre leurs 2 cloisons-renforts, divers dispositifs accessoires. 7. Banc suivant la revendication 5, caractérisé en ce que les équerres-consoles comportent des plaquettes amovibles munies d'écrous du type dit "en cage" ou "prisonniers", disposés de manière à correspondre au perçage modulaire des faces de 1 Tquerreconsole. 8. Banc suivant la revendication 5, caractérisé en ce qu'il com porte des cales d'épaisseur à usages multiples, percées sur leur épaisseur de k trous disposés suivant un carré de 100 mm de coté, de façon à permettre notamment la mise en oeuvre des équerres consoles ou dtautres accessoires, suivant de nombreu ses dispositions. 9. Banc suivant la revendication 3, caractérisé en ce qu'il uti lise un système de contreplaques comportant 2 ou 4 écrous du type dit "en cage" ou "prisonniers", disposés suivant la maille du module de perçage du bâti et des équerres-consoles. 10, Banc suivant la revendication 9, caractérisé en ce que les con treplaques reçoivent un dispositif destiné à assurer leur aahél rence à la paroi du banc ou de ses accessoires, par exemple un aimant permanent.