La présente invention se rar1orte à la détermination de la saturation en eau ou de l'imprégnation d'eau de formations ou de couches du sous-sol entourant un forage de puits par utilisation d'une diagraphie de sondage employant la radioactivité. Pour l'évaluation de réservoirs ou de roches comme emplacements possibles pour des programmes de récupé- ration intensifiee, il est important de déterminer la saturation en huile résiduelle des formations ou des couches adjacentes à des puits de forage. La détermination précise de la saturation en eau des formations de réservoir était nécessaire pour déterminer la saturation en huile pour le repérage de nouvelles réserves dans des puits anciens.Un degré élevé de précision était particulièrement important lorsqu'on déterminait si ouiou non il fallait faire démarrer des projets coûteux de récupération renforcée La détermination du degré de saturation en huile à trois unités de saturation près constituait un but désirable Dans le passé, on a utilisé des sources de neutrons pulses pour bombarder les formations et déterminer au moyen de la réponse de ces formations, la section trans versale macroscopique de capture de neutrons thermiques Ç de la formations I,orsquson connaissait la porosité de la formation, la fraction du volume du schiste argileux et la section transversale de capture de neutrons thermiques de la matrice de schistes et de roche, on pouvait déterminer la section transversale de capture de neutrons thermiques Ef du fluide A partir de la valeur Sf e on obtenait une valeur de la saturation en eau Cependant, des erreurs sur les valeurs des paramètres utilisés pour la détermination de la saturation en eau limitaient la précision de cette méthode. On a mis au point des techniques de diagramme d'injection pour éliminer certains des paramètres dans la détermination de la saturation en huile résiduelle. Ces techniques faisaient intervenir des diagraphies successives après modification des fluides de la formation au moyen de divers procédés d'injection. Cependant, la precision de ces techniques laissait toujours beaucoup à désirer Un autre procedé de determination de la saturation en eau est décrit dans les brevets des Etats Unis d'Amerique nO 3 930 153 et 3 930 154 dont le demandeur est l'inventeur, ce procédé utilisant une diagraphie employant une spectroscopie de capture de rayons gamma. Un détecteur de rayons gamma à base de NaI (T1) détectait le rayonnement gamma provenant de neutrons rendus thermiques originalement émis par une source de neutrons pulsés, On enregistrait le spectre des rayons gamma de la formation et ensuite on analysait pour déterminer la présence de chlore et d'hydrogène. L'analyse etait complexe et nécessitait une adaptation des spectres de la formation par la méthode des moindres carrés à des spectres de formation poses en postulat. En bref, la présente invention vise un procédé nouveau et perfectionné de détermination de la saturation en eau d'une couche terrestre entourant un puits de forage. A partir de la saturation en eau, on peut déterminer la saturation en huile ou la présence relative d'huile dans la formation. Conformément à la présente invention, on bombarde la formation du sous-sol au moyen d'impulsions répétées de neutrons rapides ; les neutrons sont ralentis et s'engagent ensuite dans des réactions de capture de neutrons avec des matériaux au voisinage du forage Un détecteur de rayons gamma au germanium permet l'obtention de spectres de rayons gamma au moyen de réactions de capture de neutrons thermiques ou lents avec des éléments chimiques des matériaux dans la formation ou la couche. Le détecteur de rayons gamma est de préférence formé à partir de germanium intrinsèque, c'est-à-dire du germanium aussi pur qu'on peut le réaliser physiquement, et est refroidi à une basse température, telle qu'environ -1900C ou au voisinage de la teEperature de solidixication du propane. Les spectres de rayons gamma résultant de la capture de neutrons thermiques ou lents sont alors traités afin d'obtenir une valeur du rapport du chlore à l'hydrogène présents dans la formation. A partir de la mesure du rapport du chlore à l'hydrogène présents, on détermine la salinité apparente de 1'eau de la formation examinée. Ensuite, on utilise la salinité apparente de l'eau et la salinité vraie de l'eau, qu'on peut obtenir à partir de données de la production du puits ou à partir d'une formation à une profondeur moindre dans le forage ayant une eau de salinité connue, pour l'obtention de la saturation en eau de la formation ou de la couche examinée. L'invention est maintenant illustrée plus en détail en référence aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 est un. schéma simplifié d'un système de diagraphie de sondage de puits conforme à la pré sente invention - la figure 2 est un diagramme de synchronisation représentant la distribution relative dans le temps, des périodes d'émission de neutrons et des périodes d'activité des portes de mesure ou de comptage de spectres de moyens gamma conformément à la présente invention - la figure 3 est un diagramme des comptages totaux de rayons gamma indiqués sur une échelle logarithmiç que en fonction du temps - la figure 4 est un diagramme de comptages totaux de rayons gamma résultant de la capture de neutrons en fonction de leurs niveaux d'énergie pendant le temps de comptage de la figure 2 - la figure 5 est un schéma de fonctionnement logique d'un processus approprié à être effectué dans un calculateur conformément à la présente invention - la figure 6 est une representation graphique de la relation entre le rapport chlore/hydrogène d'une formation, déterminé suivant la présente invention et la salinité de l'eau de la formation. Sur la figure 1 du dessin, l'appareil de la présente invention est représenté dans un trou de sonde 10 dans une formation terrestre 12 La formation 12 est garnie d'une manière classique dsun logement en acier 14 ou d'un dispositif analogue. Un système S de diagraphie de sondage de puits est prévu, conformément à la pressente invention pour l'examen des caractéristiques de saturation en eau de la formation terrestre 12, des parties de ce système se trouvant dans le trou de sonde ou le forage 10. Le système de diagraphie S comporte d'une manière plus détaillée un corps creux allongé, étanche au fluide ou une sonde 16 pour diagraphie pouvant passer longitudinalement à travers le logement 14. Un appareil de commande et de traitement désigné dans son ensemble par 2 se trouve à la surface pour traiter et enregistrer les mesures électriques obtenues d'une manière qui sera décrite ci-dessous et fournies par les éléments dans la sonde 16. Un câble de diagraphie 18 passe sur une poulie 20 de manière à supporter la sonde 16 dans le trou de sonde 10. Le câble 18 contient un ou plusieurs conducteurs pour la transmission de signaux électriques, formés dans les éléments à l'intérieur de la sonde, au matériel de surface. La sonde 16 contient une source 22 de neutrons à énergie élevée. La source de neutrons qu'on préfère utiliser suivant la présente invention comprend un accélérateur de réaction tritium-deuterium. Cependant, il y a lieu de cor.tprendre qu'on peut aussi utiliser d'autres sources de neutrons dont on dispose pour la diagraphie de sondage de puits, comme source 22 conformément à la présente invention. Comme e emEXles, on peut mentionner 1 'Americium-béryllium, l'actinum 227-beryllium, et le cali-orniur. . Cor.l;le cela sera décrit ci-dessous, conformément à la présente invention, la source de neutrons 22 est activée de manière à émettre des impulsions de neutrons à énergie élevée pendant un intervalle de temps prédéterminé de sorte que les formations terrestres 12 soient bombardées de manière intermittente par des neutrons provenant de la source 22. La source 22 est connectée à un circuit à impulsions 24 de construction classique qui est activE périodiquement par un circuit déclencheur 26 qui provoque l'émission par la source d'une impulsion de neutrons pendant une durée ou période spécifiée commençant à un instant prédéterminé. L'impulsion de neutrons émise par la source ou l'accélérateur 22 en réponse au circuit 24 produisant les impulsions et au circuit de déclenchement 26 soumet de manière intermittente la formation terrestre 12 à un rayonnement constitué par des impulsions de neutrons commençant à un instant to (figure 2) et durant jusqu'à un instant tl de 20 microsecondes suivant un exemple typique et à une fréquence de 500 à 1000 par seconde. Un détecteur de rayonnement 28 pour la détection des rayons gamma résultant du bombardement de la formation terrestre 12 entourant le trou de sonde 10 est représenté schématiquement sur le dessin à l'intérieur d'un boîtier 30 dans lequel on a fait le vide Confornément à la présente invention, le détecteur 28 est réalisé en germanium intrinseue. Suivant la présente invention, le germanium intrinsèque est défini comme étant du germanium qui est aussi pur que cela est physiquement réalisable Le détecteur à germanium 28 est refroidi dans le récipient à vide 30 par un agent réfrigérant approprié tel que du propane solide, à une température basse, par exemple environ -190 C ou voisine de la température de l'azote liquide Il est :mportant de remarquer qu' avec un détecteur à - germanium intrinseue conforme à la présente invention, il est possible de soumettre ce cristal à un cycle de température En conséquence, il nest plus nécessaire de maintenir le détecteur à la basse température lorsque la sonde 16 n D est pas utilisée.En outre, on peut obtenir au moyen du détecteur à germanium 28 selon la présente invention, une détection discrète et hautement précise des pics ou maxima des rayons gamma résultant de la capture de neutrons thermiques, lorsqu'on trace la courbe en fonction de iflénergie des rayons gamma, ce qui permet un traitement de précision élevée des données de diagraphie de sondage de puits dans le dispositif de traitement P afin de déterminer la saturation en eau de la formation 12. Le détecteur 28 est protégé de la source 22 par un écran 32 contre le rayonnement1 d'une comDosition appropriée, par exemple un matériau à teneur élevée en hydrogène contenant une combinaison de plomb, fer, de plastique à base de lucite ou un matériau analogue afin d'empêcher ou de réduire notablement l'irradiation directe du détecteur 28 du fait de l'émission de neutrons par 1 'accélérateur 22. Le détecteur 28 produit une impulsion de tension qui est en relation avec l'énergie des rayons gamma reçus, de sorte que chaque impulsion produite dans le détecteur 28 présente une amplitude en relation avec l'énergie du rayon gamma correspondant provoquant cette impulsion. Un amplificateur 34 est connecté électriquement au détecteur 28 au moyen de joints d'étanchéité appropriés formés dans le récipient à vide 30 de manière d > amplifier les signaux électriques formés dans le détecteur 28.Un discriminateur classique ou un circuit à niveau de polarisation 36 peut être connecté, si on le désire, à l'amplificateur 34 afin de réduire les signaux parasites dus a l'activation du détecteur 28 par les neutrons parasites provenant de la source 22. Un amplificateur 38 reçoit les signaux de sortie du discriminateur 36 et est élec triquement couple par un conducteur approprié à un amplificateur excitateur de câble 40, de sorte que-les signaux de sortie du détecteur 28, après passage par l'amplificateur 34 et le discriminateur 36, passent par des conducteurs dans le câble 18 vers les organes de traitement P à la surface. En conséquence, la réponse constituée de rayons gamma de la formation ou de la couche terrestre 12 aux impulsions de neutrons provenant de l'accélérateur 22 peut être mesurée à des intervalles de temps sélectionnés relativement aux périodes de temps d'émission de neutrons par la source 22, comme cela sera décrit ci-dessous. Le circuit excitateur de câble 40 a une fonction et une structure classiques et fournit la puissance pour la transmission de la réponse du circuit de discriminateur 36 aux instruinents de surface P. En outre,bien que cela ne soit pas représenté, il y a lieu de comprendre que des alimentations classiques en courant sont prévues suivant la présente invention pour faire fonctionner le matériel de surface P et les circuits contenus dans la sonde 16. Les signaux électriques provenant de- la sonde 16 se trouvant au bas du trou de sonde et passant par le câble 18 sont reçus à une porte de comptage 42 et une porte de tond 44 fonctionnant en réponse à des signaux de commande formés dans un réseau de commande par une horloge 46 à la surface.Le reseau de commande 46 est un circuit; de commande classique comportant des circuits produisant l'émission d'impulsions de synchronisation provoquant le fonctionnement des portes 42 et 44 en synchronisme l'une avec l'autre et en synchronisme avec le circuit de déclenchement 26 dans la sonde 16 Les portes 42 et 44 sont activées individuellement à des instants différents par le réseau de commande 46 de maniere a permettre les lectures de la population de rayons gamma résultant de la capture de neutrons thermiques et devant astre effectuées pendant des intervalles de temps pendant lesquels le détecteur 28 détecte un rayonnement tandis que l1accélérateur 22 est inactif. La porte de comptage 42 est activée à un moment t2 (figure 2) suffisamment longtemps après l'émission des jets de neutrons par la source 22 pour permettre la disparition de l'effet d'absorption rapide des matériaux du trou de sonde et pour permettre en outre que les neutrons émis atteignent le niveau d'énergie thermique avant que les mesures ne soient effectuées Un exemple approprié de l'intervalle de temps séparant l'instant t2 de l'instant t0 serait de l'ordre de 400 microsecondes La porte de comptage 42 est activée de manière typique pendant une durée de l'ordre de 500 à 700 microsecondes. La porte de fond 44 est activée à un instant t4 suffisamment longtemps apres l'émission de chacun des jets de neutrons pour permettre l'absorption de pratiquement tous les neutrons thermiques de sorte que le rayonnement restant présent dans la formation et l'instrument comprend un rayonnement résiduel ou de fond. Une courbe 48 (figure 3) indique à titre d'exemple le logarithme du nombre de rayons gamma présents dans le trou de sonde 10, en fonction du temps. L'origine de temps de la courbe 48 est le temps t0 ligure 2) ou commence l'émission de neutrons par la source 22.Comme cela ressort de la courbe 48, le nombre de rayons gamma décroît rapidement du fait des effets du trou de sonde. et ensuite il subit une décroissance exponentielle due à la capture de neutrons pendant l'intervalle de temps pendant lequel la porte de comptage 42 est activée et ensuite il décroît jusqu'à l'intervalle de temps où la porte de fond 44-est activée, lorsqu'un rayonnement de fond ou résiduel est uniquement présent. Les signaux de comptage passant par la porte de comptage et la porte de fond 44 sont fournis à un analyseur de hauteur d'impulsion 50 qui trie et accumule un total cumulé d'impulsions entrantes dans des adresses de rangement de la mémoire, basées sur la hauteur ou l'amplitude des impulsions entrantes. L'analyseur de hauteur d'impulsion 50 effectue, comme cela est classique, un enregistrement cumulatif du nombre d'impulsions ayant lieu à chaque niveau d'énergie ou canal, exprimé de manière typique en Mev.L'analyseur de hauteur d'impulsion 50 peut, si on le désire, être connecté électriquement a un appareil d'enregistrement approprié 52, tel qu'un enregistreur à bande magnétique, afin d'y enregistrer le total des impulsions entrantes accumulées dans l'analyseur de hauteur d'impulsion 50, en fonction de la profondeur où se trouve la sonde 16 dans le trou de sonde 10. De cette manière, les signaux enregistrés dans l'enregistreur 52 peuvent être ramenés dans l'analyseur de hauteur d'impulsion 50 pour l'utilisation à un moment ultérieur ou pour le traitement et la comparaison avec d'autres données, si on le désire. Un affichage 54(figure 4) incl3eue a titre d'exerr;le un spectre de rayons gamma en fonction de l'énergie en Mev pour la porte 42. L'attention est attirée sur les pics saillants observés, dus à iXutilisation du détecteur au germanium intrinsèque refroidi 28 dans la sonde 16, résultant de la capture de neutrons thermiques par llhvdro- gène (eau et huile), le chlore (eau saline), le silicium (quartz) et le fer (logement en acier dans le trou de sonde). En outre, les pics fortement marqués aux énergies inférieures des rayons gamma montrent l'efficacité du détecteur de rayons gamma au germanium selon la présente invention, à des énergies inférieures des rayons gamma. Ainsi, suivant la présente invention, on obtient des pics correspondant au nombre de rayons gamma très prononcés et saillants pour des niveaux dXénergie des rayons gamma ou des canaux indiquant les éléments chimiques particuliers dans le puits 10 et la formation 12. Ces pics s'élèvent exagérément au-dessus dsune ligne continue ou moyenne décroissant graduellement, indiquée par les niveaux de comptage entre les pics et les lignes en traits interm rompus au-dessous des pics sur la figure 4. Suivant la présente invention, grâce à l'utilisa- tion du détecteur au germanium refroidi 28, un calculateur pour l'analyse 58 peut traiter les données stockées dans l'analyseur de hauteur d'impulsion 50 selon une certaine séquence de stades ou d'opérations (figure 5) de manière à obtenir une mesure de la saturation en eau de la formation 12 examinée. Un enregistreur 60 est connecté au calculateur 58 pour l'enregistrement des résultats du traitement, de sorte que ces résultats soient disponibles pour une utilisation ou une analyse ultérieure.Un traceur 62 est connecté à l'enregistreur 60 de sorte que les enregistrements des résultats de la saturation en eau de la formation 12 en fonction de la profondeur où elle se trouve dans le trou de sonde 10, soient disponibles pour l'analyse et la détermination s'il y a lieu de commencer des opérations de récupération secondaires ou tertiaires dans les formations en question, Le calculateur pour l'analyse peut par exemple etre un miniordinateur PDP-11 qui constitue de manière typique une par-tie d'un équipement de diagraphie de sondage de puits pour le terrain. En raison de la précision des mesures obtenues avec le détecteur 28, un traitement relativement simple est possible et un traitement des données sur le terrain est ainsi possible. Un schéma de fonctionnement (figure 5) montre la séquence des stades ou des operations de commande de l'ordinateur 58 d'une manière suffisante pour permettre à un spécialiste le traitement des données obtenues avec le detecteur 28 et stockées dans l'analyseur de hauteur d'impulsion 50 par écriture d'instructions en langage d'ordinateur, tel que le langage de programmation FORTRAN ou un autre langage d'ordinateur approprié au traitement de telles données. Pendant un stade de fonctionnement initial 70 (figure 5), le calculateur 58 extrait les nombres pour chacun des canaux de l'analyseur de hauteur d'impulsion et soustrait la partie correspondant à la ligne continue des rayons gamma, du type décrit cidessus, de chacun de ces canaux, en éliminant effectivement tout, sauf les pics détectés par le détecteur 28, des données à traiter. Le calculateur 58 commandé par une instruction 74 effectue alors la compensation pour le fer présent dans l'enveloppe ou le logement et pour l'hydrogène et le chlore dans le puits 10. Le traitement par le calculateur 58 sous le contrôle de l'instruction 74, peut être effectué par exemple conformément aux techniques décrites dans le brevet des Etats-Unis d'Amerique nO 3 930 154 de sorte que l'ei-fet du fer dans l'enveloppe de l'hydrogène et du chlore dans le trou de sonde du puits, sur les données stockées dans l'analyseur de hauteur d'impulsion 50 soit éliminé afin de permettre une mesure plus précise du chlore et de l'hydrogène présents dans la formation et ainsi une détermination plus précise de la saturation en eau de la formation. Le calculateur D8, sous le contrôle d'une instruction 76, détermine alors le rapport du chlore à l'hydrogène présents en comparant les surfaces sous les deux pics correspondant à l'énergie des rayons gamma, dont l'un pour le chlore et-l'autre pour l'hydrogbne. Du fait de l'efficacité du détecteur au germanium 28 aux basses énergies des rayons gamma, des pics appropriés pour la détermination du rapport chlore/hydrogène ou Cl/H sont le pic de 2,223 Mev pour l'hydrogène et le pic de 1,953 Mev pour le chlore. Cependant, lorsqu'on sait que les formations contiennent du calcaire , de la dolo mîtes de l'anhydrite ou du gypse et de ce fait du calcium, un pic genant dû au calcium est présent à 1,944 Mev. Dans ce ca58 on peut utiliser un pic différent du chlore à 1,163 Mev. Lorsque le rapport Cl/H a été déterminé pendant le stade 76, on détermine la salinité apparente de l'eau de la formation pendant le stade 78. La détermination peut être effectuée aisément en consultant une adresse de mémoire de calculateur ou en se référant à la courbe 80 (figure 6) obtenue à partir dsune formation examinée connue et qui indique la salinité de l'eau en parties par million en fonction du rapport ehlore/hydrogene de S8eau saline après détermination de la salinité apparente de )eau de la formation , on obtient la saturation an eau Sw au moyen du calculateur 58 commande par une instruction 82 La saturation en eau Sw d'une formation est déterminée par le rapport de la salinité apparente de leau de la formation à la salinité vraie,exprimé par l'équation suivante : Sw = salinité apparente salinité vraie La salinité vraie peut être obtenue à partir de données de production obtenues pendant la production d'huile ou de pétrole brut dans le puits ou peut être obtenue à partir des résultats de salinité de l'eau obtenus dans une zone inférieure connue comme étant à 100% saturée en eau. Lorsqu'on a obtenu la saturation en eau S de la manière w décrite ci-dessus, -et lorsqu'aucun gaz n'est présent dans le réservoir ou la roche examiné en ce qui concerne son imprégnation d'eau, on peut obtenir la saturation en huile So en utilisant la relation suivante SO =1 - Sw En conséquence, le procédé de la présente invention comporte une application importante pour la détermination de la saturation en huile résiduelle de réservoirs afin de permettre la détermination des réservoirs appropriés à des programmes de récupération' renforcée. En outre, étant donné qu'il faut effectuer un nombre moindre de mesures selon la présente invention, par rapport à la technique connue, on peut obtenir des mesures plus précises. Un autre avantage supplémentaire pour la détermination de la saturation en eau suivant la présente invention résulte de l'utilisation d'un rapport, c'est -dire du rapport Cl/H, au lieu du calcul d'un seul nombre. La mesure d'un tel rapport présente des avantages en comparaison de la mesure d'une quantité absolue, étant donné que les effets de certains facteurs sur les deux grandeurs formant le rapport s'annuleront l'un l'autre. Le rapport Cl/H est indépendant par exemple de la porosité et également indépendant des substances absorbant les neutrons thermiques, telles que le bore et les schistes argileux. Lorsque l'enveloppe a été trempée superficiellement au moyen dtun cément originellement mélangé à de l'eau saline, une petite correction supplémentaire pour tenir compte de l'eau saline fixée dans la partie annulaire de cémentation entourant l'enveloppe 14 peut être désirable. Un essai pour déterminer la nécessité d'une telle correction peut être effectué en injectant de l'eau fraîche dans la formation examinée afin de déplacer l'eau saline de la formation et de l'enveloppe du trou de sonde. On active alors la source 22 et on obtient des spectres de rayons gamma en utilisant le détecteur 28 et en analysant les spectres ainsi obtenus relativement aux pics du chlore Si l'on peut mesurer des pics de chlore dans cet état, ces pics indiquent la présence d'eau saline dans le cément entourant l'enveloppe 16 et la compensation effectuée. En outre, une petite correction de la mesure d'hydrogène peut devenir nécessaire si la formation contient une quantité importante de schiste qui a fixé un peu d'eau, mais cette correction est en général insignifiante. I1 y a lieu de comprendre que le mode de réalisation précité constitue le mode de réalisation préféré de la présente invention bien que l'on puisse effectuer de nombreuses modifications ou changements en ce qui concerne le langage de programmation et la constitution de l'organigramme ou la composition des résultats e qui entrent dans le cadre de la présente invention REVENDICATIONS 1. Procédé de détermination de la saturation en eau ou de l'imprégnation d'une formation (12) du soussol entourant un puits ou un trou de sonde (10) comprenant le bombardement de la formation par des impulsions répétées de neutrons rapides qui sont ralentis et s'engagent ensuite dans des réactions de capture des neutrons avec des matériaux au voisinage du puits ou du trou de sonde, caractérisé en ce que a) on obtient par utilisation d'un détecteur (22) de rayons gamma au germanium, des spectres de rayons gamma des matériaux au voisinage du puits ou du trou de sonde b) on obtient à partir des spectres de rayons gamma une mesure du rapport du chlore à l'hydrogene présents dans la formation c) on obtient une mesure de la salinité apparente de l'eau de la formation à partir de la valeur du rapport du chlore à l'hydrogène présents dans la formation ; d)on obtient la saturation en eau ou l'imprégnation d'eau de la formation en utilisant la salinité apparente de l'eau de la formation. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on obtient la saturation en huile ou en pétrole brut de la formation à partir de la saturation en eau. 3. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'on obtient une mesure de la salinité vraie de l'eau de la formation à partir d'une formation de saturation connue en eau et en ce que le stade d'obtention de la saturation de la formation comprend l'obtention du rapport de la salinité apparente de l'eau de la formation à la salinité vraie de liteau de la formation. 4. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérise en ce qu'on compense -la présence de chlore et d'hydrogène dans le trou de sonde du puits avant le stade précité d'obtention d'une mesure du rapport du chlore à l'hydrogène présents dans la formation. 5. Procédé suivant i Ln quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le stade d'obtention de spectres de rayons gamma comprend la mesure du nombre de comptages de rayons gamma pendant un premier intervalle de temps qui est sépare par une période de temps prude terminée de l'émission d'une impulsion de neutrons rapides dans le trou de sonde ou le puits et la formation. 6. Procédé suivant la revendication 5, caractérisé par les stades suivants a) on mesure le nombre de comptages de rayons gamma de fond pendant un second intervalle de temps après le premier intervalle précité pour obtenir l'intensité des rayons gamma de fond dans le trou de sonde et la formation g b) on soustrait les comptages de rayons gamma de fond des comptages de rayons gamma mesures pendant le premier intervalle de temps de manière à compenser ainsi les rayons gamma de fond dans le trou de sonde et la formation 7.Procédé suivant l'une quelconque des reven dications i à 6, caractérisé en ce que le germanium dans le détecteur de rayons gamma comprend du germanium intrin sèque 8 Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 â 7, caractérisé en ce qu'on refroidît le détecteur à une température d'environ -1900C pendant le stade précité de détection 9.Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8 , caractérisé en ce que le stade précité d'obtention d'une mesure du rapport du chlore à l'hydrogène présents comprend la soustraction de la valeur correspondant à la ligne ou courbe continue des rayons gamma des spectres de rayons gamma de manière à obtenir les pics de rayons gamma provenant de la capture de neutrons thermiques par des éléments chimiques de la formation. 10. Procédé suivant la revendication 9, caractérisé par les stades suivants a) on intègre pour obtenir la surface sous un pic choisi correspondant à la capture de neutrons thermiques par le chlore, b) on intègre pour obtenir la surface. sous un pic choisi de capture de neutrons thermiques par l'hydro- gène. 11. Procédé suivant la revendication 10, caractérisé en ce que le pic de capture de neutrons thermiques par le chlore est centré à 1,953 Mev. 12. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 10 et 11, caractérisé en ce que le pic de capture de neutrons thermiques par lthydrogène est centré à 2,223 Mev. 13. Procédé suivant la revendication 10, carac térisé en ce qu'on admet que la formation contient des minéraux contenant du calcium et en ce que le pic de capture de neutrons thermiques par le chlore est centré à 1,163 Mev.