L'invention concerne un dispositif d'entraînement comportant un moteur électrique shunté alimenté de préférence par batteries qui, par l'intermédiaire d'une boîte de vitesse réglable en continu, de préférence une 5 boîte hydraulique, entraîne la partie motrice, de préférence les roues motrices d'un véhicule. L'invention a pour objet de minimiser la consommation totale d'énergie, c'est-à-dire que l'on s'efforce que, dans le fonctionnement d'ensemble, le 10 moteur électrique absorbe aussi peu d'énergie que possible. Dans ce bilan énergétique, il faut tenir compte de la réintroduction de l'énergie électrique du moteur fonctionnant en générateur. A cet effet, l'invention 15 concerne un dispositif d'entraînement" comportant un moteur électrique shunté alimenté par batteries qui, par l'intermédiaire d'une boite de vitess«réglable en continu, de préférence une boîte hydraulique, entraîne la partie motrice, de préférence les roues motrices d'un véhicule, caractérisé 20 en ce que le champ d'excitation du moteur électrique est variable. Il est déjà connu pour un moteur électrique shunté de modifier le nombre de tours en modifiant l'excitation du champ, c'est-à-dire en modifiant l'intensité 25 du courant dans le bobinage d'excitation du champ. Il est par ailleurs connu, lorsqu'il s'agit d'entraîner un véhicule à moteur électrique shunté, de faire agir le moteur électrique sur les roues motrices du véhicule par l'intermédiaire d'une boîte de 30 vitesse réglable en continu. Dans ce cas cependant, on ne peut pas influencer l'excitation de champ du moteur shunté, étant donné que l'on était parti de l'idée que, si la transmission entre le moteur électrique et les roues motrices était déjà réglable grâce à la boîte de vitesses réglable en 35 continu, on n'avait pas encore en plus besoin que l'excitation de champ du moteur shunté soit variable. Ce qui est nouveau, c'est l'association du moteur électrique dans lequel on peut faire varier à volonté l'intensité du courant passant par la déri-40 vation d'excitation du champ avec un convertisseur réglable en 73 15201 z 2182153 continu, de préférence un convertisseur hydraulique. L'invention part de l'idée que la dépense.de construction nécessaire pour cette association peut se rentabiliser par l'économie de consommation d'énergie parce que les courbes des rendements 5 d'une part du moteur électrique et d'autre part de la boîte hydraulique peuvent être combinées opportunément de telle sorte que, notamment lorsque l'énergie électrique provient d'une batterie, le nombre d'heures de fonctionnement sur une charge de batterie peut être sensiblement augmenté. 10 Dans une boîte hydraulique où la puissance d'entraînement disponible est inférieure à la puissance de la pompe qui pourrait absorber cette puissance d'entraînement avec un plus grand volume déplacé par tour et une pression plus importante, la conversion se fait dans deux 15 domaines de fonctionnement ayant des caractéristiques différentes. Dans le domaine de fonctionnement partant de l'état de repos de l'arbre moteur il n'y a, même lorsque le couple est le plus important sur l'arbre moteur, qu'une faible puissance transmise à cause de la faiblesse de la vitesse, cette 20 puissance transmise étant proportionnelle à la vitesse et augmentant jusqu'au moment où la totalité de la puissance du moteur électrique d'entraînement est absx>rbée. Le couple est ici limité du fait que la pression dans la boîte hydraulique doit être limitée à un maximum déterminé par une soupape de 25 sécurité eu égard à la résistance des différentes pièces de la boîte de vitesses. Dans l'entraînement d'un véhicule, la force circonférentielle que l'on peut transmettre aux roues motrices est aussi limitée par le-fait que les roues 30 patinent si la force circonférentielle est trop importante. Etant donné que la boîte hydraulique transmet forcément, la puissance absorbée correspond aussi à la puissance transmise, c'est-à-dire à la puissance transmise à l'arbre moteur en tenant compte bien entendu du rendement mécanique. Ceci 35 signifie que, dans ce domaine, la puissance maximum t.rans-missible est proportionnelle à la vitesse. Si la boîte de vitesses hydraulique est entraînée à vitesse élevée, le rendement mécanique est mauvais dans le domaine des très petites vitesses du côté mené parce que, pour une vitesse 40 élevée de la pompe, les pertes par frottement et l'absorption 73 15201 2182153 de puissance de la pompe auxiliaire nécessaire sont relativement importantes par rapport à la puissance très faible à transmettre. Dans le deuxième domaine de 5 fonctionnement de la boîte hydraulique, la puissance maximum transmissible est constamment égale à la puissance que le moteur électrique d'entraînement peut fournir, le couple à l'arbre moteur diminuant alors hyperboliquement pour un accroissement de sa vitesse. Dans un moteur shunté, on peut 10 augmenter la vitesse par renforcement du champ d'excitation. Dans un rapport de vitesse de 1 : 2 environ, le rendement ne diminue sensiblement pas. Il faut ici tenir compte de ce que la fraction de courant nécessaire à l'excitation du champ ne représente qu'environ 5 $ ou moins, du courant total passant 15 dans le moteur. Pour pouvoir faire fonctionner un entraînement à moteur électrique shunté et à boîte hydraulique avec un bon rendement, il est donc opportun, pour une vitesse plus faible du côté mené ou pour une charge partielle, 20 notamment donc lorsque l'on veut entraîner un véhicule à faible vitesse, de faire tourner le moteur à vitesse réduite et de ne faire tourner le moteur électrique à pleine vitesse qu'à partir d'une vitesse du véhicule permettant une conversion du couple suivant une loi hyperbolique. Etant donné que les 25 moteurs électriques peuvent être surchargés parce que la puissance qu'ils délivrent n'est limitée que par leur échauf-fement, un déplacement supplémentaire du point à partir duquel il est nécessaire de le faire tourner à pleine vitesse est possible dans certaines limites. 30 Suivant une autre caractéristique de l'invention, le moteur électrique est un moteur exclusivement shunté tandis que, jusqu'à maintenant, on ne connaissait pour les véhicules entraînés par moteur électrique et boîte hydraulique que les moteurs à bobinage compound. Par contre, le 35 moteur électrique purement shunté est.avantageux dans le mode de réalisation suivant l'invention. Suivant une autre caractéristique essentielle de l'invention, l'installation servant à la modification de l'excitation du champ du moteur électrique est en 40 relation de coopération avec l'installation de réglage de la 73 15201 2182153 boîte hydraulique de telle sorte que, grâce à cette relation de coopération, les deux processus de réglage, à savoir d'une part le réglage de l'excitation du champ du moteur électrique et d'autre part le réglage de la boîte hydraulique, sont 5 forcément déterminés l'un par l'autre en permanence. Suivant encore une autre caractéristique importante, l'installation de modification de l'excitation du champ est accouplée avec le levier de réglage du dispositif d'entraînement général, par exemple avec la 10 pédale d'accélération pour l'entraînement d'un, véhicule, de telle sorte que, pour un réglage qui a un freinage pour conséquence, l'excitation du champ est augmentée, c'est-à-dire que, lorsqu'il s'agit de l'entraînement d'un véhicule, l'excitation du champ est renforcée lorsque la pédale d'accélération est 15 rappelée en vue de diminuer la vitesse d'avancement, c'est-à-dire de freiner et non pas seulement de laisser avancer le véhicule sur sa lancée. Cette fonction peut être remplie par un organe d'entraînement à jeu et à frottement ou par un ressort, le changement de position de l'organe d'entraînement 20 provoquant alors le renforcement de l'excitation. Si le dispositif sert à entraîner une installation de levage, lorsqu'il est branché sur l'abaissement de la charge, l'excitation du champ est alors renforcée. Pour un élévateur à fourches, le moteur électrique peut par 25 exemple entraîner aussi bien la boîte hydraulique de marche du véhicule que la pompe commandant le mécanisme de levage des charges. Dans ce cas, aussi bien la commande de levage que la commande de marche sont en relation de coopération avec l'installation de commande de l'excitation du champ de 30 façon ce que pour un freinage du véhicule ou pour un abaissement de la charge, l'excitation du champ soit renforcée. Grâce à cette excitation de champ on parvient à ce que, déjà pour un nombre de tours relativement faible du moteur électrique, celui-ci fonctionne comme générateur et réintroduise 35 de l'énergie dans la batterie. Grâce à cette réintroduction d'énergie, on parvient à ce que, sur l'ensemble du domaine de fonctionnement, l'énergie prélevée à la batterie et non réintroduite soit aussi faible que possible. Lors de l'utilisation des élé-40 vateurs à fourches notamment, les parcours de marche effectifs 73 15201 2182153 sont relativement courts, ce qui signifie que l'élévateur est souvent accéléré à une vitesse relativement élevée et qu'il est ensuite immédiatement freiné de nouveau. L'énergie nécessaire pour vaincre la résistance à l'avancement est 5 donc relativement faible par rapport à celle qui est appliquée à l'accélération et qui, suivant la caractéristique de la présente invention, peut être en majeure partie récupérée lors du freinage du véhicule. Ici, le fait que la boîte hydraulique puisse être réglée en continu joue de nouveau un 10 rôle de telle sorte que le moteur électrique, grâce à un réglage correspondant de la boîte, peut fonctionner à un nombre de tours relativement élevé avantageux pour le fonctionnement du moteur électrique comme générateur et pour la réintroduction de l'énergie électrique. 15 Suivant une autre caracté ristique de l'invention, l'installation servant à la modification de l'excitation du champ est couplée avec le levier de réglage du dispositif d'entraînement, avec la pédale d'accélération par exemple, de telle sorte que, lorsque l'on 20 cherche à diminuer la vitesse du côté mené de la boîte, l'excitation du champ est renforcée. On parvient ainsi à ce que, comme on l'a mentionné au début, la perte de rendement mécanique de la boîte hydraulique dans ce domaine de fonctionnement soit diminuée lorsqu'il y a diminution de sa vitesse. 25 En tout cas, il y a lieu de considérer ici que la perte de rendement de la boîte hydraulique dans ce domaine de fonctionnement n'a pas une très grande influence sur le fonctionnement d'ensemble, car la chaleur absolue de l'énergie prélevée à la batterie dans ce domaine de fonctionnement est très faible. 30 De toute façon, ceci sert aussi à diminuer l'énergie totale absorbée par l'entraînement. Sur un élévateur à fourches suivant l'invention, sur lequel, comme on l'a déjà mentionné, le même moteur hydraulique entraîne aussi bien la pompe de la 35 boîte hydraulique de marche que la pompe de l'installation de levage, il est disposé dans le conducteur conduisant à l'excitation du champ une résistance réglable.dont l'installation de réglage est en relation de coopération avec la pédale d'accélération et une autre résistance, de préférence 40 également réglable, est disposée parallèlement à la première 73 15201 2182153 résistance et est commandée par l'installation d'actionnement de la vanne de commande du mécanisme de levage hydraulique. Grâce à cela on parvient à ce que, lorsque l'on cherche à diminuer la vitesse en réduisant la vitesse du moteur électrique 5 à l'aide de la pédale d'accélération, l'on puisse, par 1'actionnement du levier de commande du' mécanisme de levage hydraulique, faire tourner le moteur électrique à pleine vitesse afin que la pompe de ce mécanisme soit entraînée à pleine vitesse et que l'on puisse disposer de toute la vitesse 10 de levage. A la place d'une deuxième résistance réglable destinée à l'excitation du champ et dépendant de 1'actionnement de l'installation de levage on peut, dans le conducteur allant vers le bobinage d'excitation du 15 champ, placer un interrupteur qui, lorsque l'on actionne la vanne de commande de l'installation de levage, mette la résistance dans le circuit du bobinage d'excitation du champ de telle sorte que, par l'affaiblissement du champ, on obtienne l'augmentation recherchée de la vitesse du moteur électrique. 20 Au lieu d'employer une résis tance réglable pour modifier le courant de champ, on peut, suivant une autre caractéristique de l'invention, utiliser un circuit à transistors comme amplificateur. Ceci permet d'utiliser les potentiomètres habituels du commerce comme 25 résistances réglables. Si le courant de champ est réglé par des résistances, il se produit dans ces résistances une perte qui est cependant relativement faible par rapport au bilan énergétique d'ensemble, étant donné qu'une fraction 30 plus faible du courant total du moteur électrique passe par le bobinage de champ et encore que de cette faible fraction une partie seulement de l'intensité passe dans la résistance servant au réglage de l'excitation du champ, puisque la tension de régulation n'a besoin d'être abaissée que dans un 35 certain domaine. Mais, pour éviter encore cette perte de courant, le bobinage de champ comporte, suivant une autre caractéristique de l'invention, une subdivision du circuit. Pour parvenir à ce que, à l'état de repos du véhicule, le moteur électrique ne marche 40 pas et entraîne à vide la pompe de la boîte hydraulique, il 73 15201 2182153 est, suivant une autre caractéristique de l'invention, prévu que, si la pédale d'accélération du véhicule se trouve au zéro, le moteur électrique est mis hors circuit par un interrupteur supplémentaire. Si, en dehors de la boite hydrau-5 lique de marche, le moteur électrique entraîne aussi la pompe du mécanisme hydraulique de levage, la liaison de coopération est conçue de façon à ce que l'interrupteur mette le moteur électrique hors circuit aussi bien lorsque la pédale d'accé- ■ lération est au zéro que lorsque les leviers d'actionnement 10 du mécanisme de levage hydraulique sont en position neutre. Suivant une autre caractéristique de l'invention, il est alors prévu que, dans la liaison de coopération entre la pédale d'accélération et les leviers de commande du mécanisme de levage hydraulique, soit 15 raccordé un temporiseur de façon à ce que le moteur électrique ne soit pas débranché dès que le véhicule s'arrête pour un court instant avec débranchement simultané du mécanisme hydraulique de levage. Suivant une autre caracté-20 ristique de l'invention, lorsqu'il s'agit de l'entraînement d'un véhicule à boîte hydraulique comportant deux moteurs d'avancement commandés chacun par une pompe et disposés chaque fois d'un côté du véhicule, il est prévu qu'entre la pompe et les moteurs d'avancement soit intercalée une vanne reliée 25 à la colonne de direction, bipassant ou coupant le moteur hydraulique de la roue intérieure au virage lorsque le braquage est important ou même le faisant tourner à l'envers de façon à ce que, tout en utilisant les avantages de la boîte hydraulique, il y ait une amélioration de la tenue en courbe du 30 véhicule. L'invention sera mieux comprise grâce à la description ci-après et aux dessins annexés représentant des exemplesde réalisation de l'invention, dessins dans lesquels î 35 - La figure 1 est un schéma de branchement du dispositif d'entraînement d'un élévateur à fourches par un moteur électrique entraînant aussi bien la boîte hydraulique de marche que la pompe du mécanisme de levage hydraulique; 40 - Les figures 2, 3, 4 et 5 73 15201 2182153 représentent différents circuits d'excitation de champ; - La figure 6 est un diagramme expliquant le fonctionnement de la boîte hydraulique; - La figure 7 représente un 5 branchement particulier de la boîte hydraulique; et - La figure 8 représente schéma-tiquement le moyen de mettre en circuit la résistance de réglage. Sur la figure 1 est représenté 10 le moteur électrique shunté 1 à courant continu entraînant la pompe hydraulique 2 commandant la marche du véhicule et la pompe hydraulique 3 du mécanisme hydraulique de levage ainsi que la pompe hydraulique 4 entraînant d'autres appareils sur un élévateur à fourches„ Les pompes hydrauliques 2 et 3 sont 15 des pompes réglables« La pompe 2 est reliée par deux conduites 5 et 6 aux deux moteurs hydrauliques 7 et 8 entraînant chacun une roue 10 par l'intermédiaire d'un train de pignons 9» 20 La pompe 3 aspire par une conduite 11 dans le réservoir 12 et elle refoule par une conduite 13 au cylindre 14 du mécanisme de levage hydraulique ou elle prélève de ce cylindre 14 de l'huile sous pression et la laisse s'écouler sans pression dans le réservoir. Dans cet 25 état de fonctionnement cité en dernier, la pompe 3 absorbe de l'énergie et la restitue au moteur électrique 1. Pour freiner l'élévateur à fourches, on donne à la pompe réglable 2 un réglage correspondant à une vitesse de marche plus faible. De ce fait, la 30 pompe refoule un débit plus faible que n'en absorbent les moteurs hydrauliques 7 et 8, de telle sorte que ceux-ci fonctionnent comme pomp% (transformateurs d'énergie mécanique-hydraulique) et refoulent du fluide à la pompe 2 alors entraînée par le fluide et entraînant de ce fait le.moteur électrique 1 fonc-35 tionnant pour sa part comme générateur et délivrant de la puissance à la batterie. La même considération est valable lorsque le piston 15, par suite d'une force agissant sur la tige 16, est poussé vers le bas et lorsque la pompe réglable 3 est branchée de façon à absorber le liquide provenant du 40 cylindre 14» 73 15201 2182153 La pompe constante 4 aspire également dans le réservoir 12 et refoule le fluide par un bloc de vannes 17 aux cylindres 18 de commande du mécanisme de levage hydraulique ou à l'installation 19/20 de direction 5 assistée ou aux raccords 21 des appareils hydrauliques supplémentaires, aux prises de force ou aux accessoires de l'élévateur à fourches. Dans le branchement suivant la figure 2, le repère 22 représente l'induit et 23 le bobinage 10 de champ du moteur électrique entraînant par l'intermédiaire d'une boîte hydraulique un véhicule dont la vitesse d'avancement doit être commandée par la pédale d'accélération 24. Le moteur électrique 22/23 est branché par les conducteurs 25/26 aux bornes d'une batterie 15 27. Dans le conducteur 26 est branché un interrupteur 28 pouvant, d'une façon non représentée plus en détail dans le dessin, être en relation de coopération avec la pédale d'accélération 24 de telle sorte que, lorsque le véhicule est à l'arrêt, l'interrupteur 28 est ouvert et le moteur électrique 20 22/23 ainsi que de ce fait la pompe de la boîte hydraulique sont à l'arrêt. Dans le conducteur 29 du bobinage 23 d'excitation du champ du moteur électrique 22/23 est branchée une résistance réglable 30 dont l'installation de 25 réglage est en.relation de coopération avec la pédale d'accélération 24 de telle sorte que, pour des vitesses d'avancement très faibles, la résistance 30 est débranchée et que, la vitesse augmentant, la résistance 30 est mise dans le circuit de telle sorte que, lorsque la puissance nécessaire pour 30 vaincre les résistances à l'avancement et donner l'accélération au véhicule, correspond à la puissance totale du moteur électrique, la résistance 30 se trouve entièrement dans le circuit et le moteur électrique 22/23 est ainsi amené à sa vitesse la plus élevéeo L'augmentation supplémentaire de la vitesse 35 d'avancement se fait alors exclusivement par l'intermédiaire de la boîte hydraulique» Le branchement représenté sur la figure 3 permet d'une part d'utiliser une résistance non réglable 31 dans le conducteur 29 allant vers le bobinage 23 40 d'excitation du champ et rend possible d'autre part un 73 15201 io 2182153 fonctionnement avec encore moins de pertes de courant- Dans ce branchement, les pièces 22 à 29 sont les mêmes que dans le branchement de la figure 2C La résistance 31 n'est pas réglable, mais, en parallèle avec la résistance 31, est 5 branché un transistor 32 dont la conductivité est influencée par une tension réglée au moyen de la résistance réglable 33 par rapport à la résistance 34, l'installation de réglage de la résistance 33 étant de nouveau en relation de coopération avec la pédale d'accélération 24o Si le transistor 32 est 10 complètement ouvert, il bipasse la résistance 31 de telle sorte que le bobinage de champ 23 est soumis à la tension complète et que de ce fait le moteur électrique 22/23 tourne à vitesse réduite» Si l'on appuie sur la pédale d'accélération 24, la résistance 33 varie alors de façon telle que la conduc-15 tivité du transistor 32 diminue progressivement et que, grâce à cela, une partie progressivement plus importante du courant passe par la résistance 31, ce qui fait diminuer la tension au bobinage 23 d'excitation du champ et affaiblit le champ jusqu'à ce que finalement le transistor 32 soit complètement 20 fermé et que tout le courant d'excitation du champ doive passer par la résistance 31° La diode 35 ne sert que de protection afin que puissent s'écouler les courants de coupure formés par inductivité dans le bobinage 23 d'excitation du champ. On peut obtenir des pertes 25 encore plus faibles avec le branchement suivant la figure 4 dans lequel il y a subdivision du bobinage 43/36 d'excitation du champ» A l'enclenchement, la résistance 33 réglable est tout d'abord ouverte de telle sorte que, s'il y a une tension plus importante à la base du transistor 32, un courant s'écoule 30 par le chemin collecteur-émetteur du transistor. Etant donné que le transistor est branché en parallèle à la partie 43 du bobinage, on obtient de ce fait un renforcement du champ et la vitesse du moteur électrique est ainsi abaissée. Si la résistance 33 est réglée de façon à ce que sa valeur augmente, 35 le potentiel s'abaisse entre la base et l'émetteur du transistor 32 et le courant de son collecteur diminue de façon correspondante» Ainsi, par suite de l'affaiblissement du champ total créé par les bobinages 43 et 36, le nombre de tours du moteur électrique augmente» Pour maintenir aussi 40 faible que possible le courant dans la résistance 33, il est 73 15201 2182153 opportun d'utiliser un amplificateur à transistors à plusieurs étages» La figure 5 montre une autre forme de réalisation du branchement suivant la figure 2. Ce 5 branchement est conçu pour un élévateur dans lequel le moteur électrique 22, 23 entraîne non seulement la boîte hydraulique commandant l'avancement du véhicule, mais aussi encore en plus la pompe du mécanisme de levage hydraulique, comme représenté sur la figure 1» Les pièces 22 à 30 sont de nouveau les mêmes 10 que sur la figure 2» En outre, il existe cependant encore ici un commutateur 37 se trouvant en liaison de coopération avec le levier de commande 38 actionnant la vanne qui se trouve dans la conduite 13 et n'est plus représentée sur le dessin, vanne commandant elle-même l'hydraulique de levage (14 à 16 15 sur la figure 1). Dans la position du commutateur 37 représentée sur la figure 5, on obtient le même état de commutation que celui représenté sur la figure 2. Si la pédale d'accélération 24 est réglée sur une vitesse d'avancement faible et si de ce fait la résistance réglable 30 est hors circuit, le 20 bobinage d'excitation du champ 23 est parcouru par un courant intense et la vitesse du moteur électrique 22/23 est ainsi diminuée. Lorsque cependant, dans cet état de fonctionnement, on doit lever une charge à la vitesse de levage maximum, le levier d'actionnement 38 est déplacé et le commutateur 37 25 change de position de telle sorte que maintenant la résistance 39 est mise en circuit dans le conducteur allant au bobinage 23 d'excitation du champ et le moteur 22/23 tourne ainsi à sa vitesse maximum. La diode 40 empêche des interruptions du courant lors de la commutation» Par suite de la présence de 30 la diode 40, la résistance 39 est, dans l'état de commutation du commutateur 27 représenté sur le dessin, branchée en parallèle avec la résistance 30 pour autant et aussi longtemps que la résistance 30 est supérieure à la résistance 39 de telle sorte que ce branchement en parallèle des résistances 30 35 et 39 doit être considéré, notamment dans le calcul de la résistance 30 réglable pendant le fonctionnement en marche. Sur la figure 6 sont représentés à titre d'explication les états de fonctionnement qui se présentent lorsqu'il s'agit de l'entraînement d'un véhicule 40 suivant la figure 1 équipé de l'un des circuits suivant les 73 15201 " 2182153 figures 2 à 5° La force de traction sur les roues motrices est représentée en traits pleins. En partant de l'état de repos du véhicule, on a tout d'abord un domaine de force constante maximum, limitée dans ce domaine à une valeur cons-5 tante par la soupape de sécurité se trouvant dans la boîte hydraulique» A ce domaine se raccorde une hyperbole dans laquelle la force maximum de traction disponible diminue de façon hyperbolique avec l'augmentation de la vitesse d'avancement. La ligne en pointillé montre la puissance absorbée 10 par la boîte. Dans ce domaine, dans lequel la force de traction est constante, la puissance absorbée croît linéairement avec la vitesse du côté mené» Dans le domaine où la force maximum s'abaisse suivant l'hyperbole, la puissance d'entraînement disponible est constante. La ligne de traits 15 et de points représente comment se fait le réglage du moteur électrique dans les deux domaines. Dans le domaine partant de l'état de repos où la force de traction maximum est constante et où la puissance absorbée croît jusqu'à sa valeur maximum, la vitesse du moteur augmente constamment tandis que 20 dans le domaine de fonctionnement suivant où la puissance absorbée a constamment sa valeur maximum, le nombre de tours du moteur est constamment maintenu à sa valeur maximum, la vitesse d'avancement étant alors purement réglée par le réglage de la boîte hydraulique. 25 La figure 7 représente un autre mode de réalisation du branchement suivant la figure 1 dans lequel la pompe 2 et les deux moteurs hydrauliques 7 et 8 sont les mêmes que sur la figure la A la différence de la figure 1 cependant, une vanne 41 à 6/2 voies est intercalée entre la 30 pompe 2 et les moteurs hydrauliques 7 et 8 et est reliée par une installation d'accouplement 42 au mécanisme de direction du véhicule. On effectue ainsi, pour un fort braquage du véhicule, un bipassage de celui qui est le plus à l'intérieur du virage des deux moteurs hydrauliques 7 et 8» 35 Sur la figure 8, le levier 45 est solidaire de l'arbre 46 lui-même solidaire de la pièce de réglage de la pompe réglable qui n'est pas représentée» L'axe du levier 45 occupe sur la figure la position 47 pour laquelle la pompe a un débit nul. Si l'axe du levier 45 40 occupe la position 48 dessinée en pointillé, la pompe est 73 15201 « 2182153 réglée à son débit de levage le plus important. Le levier 49 est relié aux pédales de commande du véhiculée La tige 50 relie le levier 45 au levier 51 commandant une résistance tournante réglable 5 52 raccordée par l'intermédiaire des deux conducteurs 53 et 54 au bobinage de champ du moteur shunté0 Si le levier 45 occupe la position représentée en traits pleins, le levier 51 occupe alors une position dans laquelle la résistance est hors circuit 10 de telle sorte que la bobine d'excitation de champ du moteur électrique est parcourue par le courant le plus intense possible. Si la tige 49 est repoussée de façon à ce que le levier 45 amène le levier 51 à la positiQn 55 représentée en pointillé, alors la résistance 52 est entièrement dans le 15 circuit» C'est-à-dire que de la position 47 du levier 51 représentée en traits pleins à la position 55, la résistance 52 est continuellement augmentée jusqu'à atteindre son maximum. Lorsque l'on continue à faire pivoter le levier 45 jusqu'à sa position 48 et, de ce fait, le levier 51 jusqu'à sa position 20 56, la résistance 52 reste entièrement dans le circuit. Si, au-delà de la position représentée sur le dessin, la pompe est également réglable de l'autre côté, toute l'installation, y compris la possibilité de régler la résistance 52, est symétriqueo Ce n'est 25 qu'exceptionnellement qu'il peut exister une certaine dissymétrie de la résistance 52 par rapport à la position zéro de la pompe lorsque les conditions de marche arrière doivent être quelque peu différentes des conditions de marche avant. Bien entendu, l'invention n'est 30 pas limitée à l'exemple de réalisation ci-dessus décrit et représenté, à partir duquel on pourra prévoir d'autres formes et d'autres modes de réalisation, sans pour cela sortir du cadre de l'invention» 73 15201 14 2182153 REVENDICATIONS 1°) Dispositif d'entraînement comportant un moteur électrique shunté alimenté par batteries qui» par l'intermédiaire d'une boîte de vitesses réglable en 5 continu, de préférence une boîte hydraulique, entraîne la partie motrice, de préférence les roues motrices d'un véhicule, caractérisé en ce que le champ d'excitation du moteur électrique est variable» 2e) Dispositif suivant la 10 revendication 1, caractérisé en ce que l'installation de modification de l'excitation du champ du moteur est en relation de coopération avec l'installation (24) de réglage de la boîte hydraulique » 3°) Dispositif d'entraînement 15 suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le moteur électrique est un moteur purement shunté» 4°) Dispositif suivant la revendication 2, caractérisé en ce que l'installation de modification de l'excitation du champ est accouplée au levier 20 de commande du dispositif d'entraînement, par exemple lorsque l'entraînement du véhicule est commandé par une pédale d'accélération (24), de telle sorte que, par action sur les freins (par exemple lorsque l'on cherche à faire diminuer la vitesse -du véhicule ou lorsque l'on abaisse une charge que l'on .jnani-25 pule), l'excitation du champ soit augmentée. 5°) Dispositif d'entraînement suivant la revendication 4, destiné à un élévateur à fourches, caractérisé en ce que le même moteur électrique (1) entraîne aussi bien la pompe (2) du convertisseur hydraulique (2, 4, 5, 30 6, 7, 8) d'entraînement du véhicule que la pompe (3) de l'installation hydraulique de levage (14, 15) et qu'aussi bien la pédale d'accélération (24) que le levier (38) de commande de l'installation hydraulique de levage (14, 15) sont en relation de coopération avec le dispositif de réglage 35 de l'excitation du champ du moteur électrique (1)0 6°) Dispositif d'entraînement suivant la revendication 2, caractérisé en ce que l'installation de modification du champ d'excitation est couplée au levier de réglage de l'entraînement du véhicule, par exemple 40 à la pédale d'accélération (24) que, lorsque le levier est 73 15201 2182153 réglé pour une diminution de la vitesse, l'excitation du champ soit augmentée. 7°) Dispositif d'entraînement d'un élévateur à fourches suivant l'une quelconque des reven-5 dications 5 et 6, caractérisé en ce que le moteur électrique (1) entraîne aussi bien la pompe (2) du convertisseur hydraulique (2, 5, 6, 7, 8) d'entraînement du véhicule que la pompe (3) de l'installation de levage hydraulique (14, 15) et que, dans le conducteur (29) conduisant au bobinage (23) d'exci-10 tation du champ, est disposée une résistance réglable dont l'installation de réglage est en relation de coopération avec la pédale d'accélération (24) et qu'une résistance (39) dépendant de l'installation d'actionnement (38) de la vanne de commande du mécanisme de levage hydraulique peut être mise 15 en circuit dans le conducteur conduisant au bobinage (23) d'excitation du champc 8°) Dispositif d'entraînement suivant la revendication 7, caractérisé en ce qu'il existe une autre résistance (39), de préférence également réglable 20 commandée par l'installation (38) d'actionnement de la vanne de commande du mécanisme de levage hydraulique et disposée en parallèle à une première résistance (30)o 9°) Dispositif d'entraînement suivant la revendication 7, caractérisé en ce qu'il comporte 25 un interrupteur en relation de coopération avec l'installation (38) d'actionnement de la vanne de commande du mécanisme hydraulique (14, 15), cet interrupteur mettant en circuit dans le conducteur (29) conduisant au bobinage d'excitation du champ la résistance réglable au moyen de la pédale d'accé-30 lération (24) lorsque l'installation (38) d'actionnement est en position de "levée". 10°) Dispositif d'entraînement suivant l'une quelconque des revendications 7 à 9, caractérisé en ce que l'enroulement de champ comporte des subdivisions 35 pouvant être mises en circuit en fonction de la position de la pédale d'accélération et de 1'actionnement de l'installation de levage hydraulique. 11°) Dispositif d'entraînement suivant l'une quelconque des revendications 3 à 9, caractérisé 40 en ce que le courant parcourant le bobinage d'excitation du 73 15201 2182153 champ est commandé au moyen d'un amplificateur à transistor. 12°) Dispositif d'entraînement d'un élévateur à fourche suivant l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé en ce qu'il comporte un inter-5 rupteur (28)- débranchant le moteur électrique (1) lorsque la pédale d'accélération (24) se trouve à la position zéro et lorsque le levier de commande (38) du mécanisme de levage (14, 15) se trouve en position zéro, cet interrupteur (28) étant raccordé à un temporiseur qui n'ouvre l'interrupteur 10 (28) que lorsque la pédale d'accélération (24) aussi bien que le levier (38) de commande du mécanisme de levage sont restés un temps prédéterminé en position neutre ou de zéroo 13°) Dispositif d'entraînement suivant l'une quelconque des revendications 1 à 12 pour un 15 élévateur à fourche à convertisseur hydraulique comportant deux moteurs d'avancement entraînés par une pompe et se trouvant chaque fois d'un côté du véhicule, caractérisé en ce que, entre la pompe (2) et les moteurs d'avancement (7, 8) est intercalée une vanne (41) reliée au mécanisme de direction 20 bipassant ou coupant le moteur hydraulique de la roue (10) intérieure au virage lorsque le braquage est important, ou même le faisant tourner à l'envers»