La présente invention concerne des prothèses implantables chirurgicalement pour remplacer la surface postérieure de la rotule. Plus particulièrement, l'invention concerne un implant rotulien et un procédé pour l'installer chirurgicalement qui est particulièrement utile quand on désire éviter la patellectomie. Le remplacement d'articulations endommagées ou malades dans le corps humain est connu depuis un certain temps. Si le dispositif utilisé pour remplacer les structures de l'articulation naturelle devaient être mobiles d'une manière similaire à l'articulation naturelle, il était nécessaire autrefois de prévoir une structure à plusieurs éléments en une matière rigide cliniquement inerte. Généralement, des métaux tels que des alliages d'acier inoxydables étaient utilisés à cet effet. Ces structures rigides, toutefois, étaient susceptibles de rupture et étaient difficiles à implanter et à maintenir en place une fois implantées. La rigidité de la prothèse peut causer une pression excessive sur le cartilage et ltos situés au-dessous. De plus, bien que certains métaux soient considérés comme étant cliniquement inertes, un certain risque de détérioration du dispositif au cours du temps continue à exister. Un implant rotulaire de la technique antérieure, par exemple, utilisait une coiffe de vitallium clouée. en position sur la surface postérieure de la rotule couverte par un cartilage en vue d'un mouvement de glissement sur les condyles du fémur. Malheureusement, toutefois, ces dispositifs sont difficiles à fixer sur la rotule et finalement travailleront avec du jeu. Comme la matière est dure, il y a aussi une certaine abrasion inévitable contre les surfaces osseuses et le cartilage adjacents avec le résultat que finalement l'implant se bloquera et cessera de fonctionrer correctement. La présente invention surmonte les difficultés rencontrées dans la technique antérieure et fournit un implant prothétique pour remplacer la surface postérieure de la rotule. L'implant est réalisé sous la forme d'un corps de matière flexible inerte et remplace le cartilage sous-jacent de la rotule. L'implant convient particulièrement bien pour utilisation dans des cas de chondromalacie quand la partie fémorale de l'articulation patello-fémorale est raisonnablement lisse. Un coté de l'implant a un profil ou une forme convenables pour se loger dans un évidement formé dans la surface postérieure réséquée de la rotule. Le coté opposé forme une nouvelle surface postérieure pour la rotule et comporte une surface articulaire complexe pour contact glissant avec les condyles fémoraux. Les buts et avantages de l'invention apparattront à l'homme de l'art à la lecture de la description détaillée ci-après du mode de réalisation préféré de l'implant et d'un procédé pour l'installer, faite en se référant aux dessins annexés, sur lesquels La figure 1 est une coupe verticale d'une articulation du genou. La figure 2 est une vue de face de l'articulation du genou avec la rotule tournée de manière à exposer sa surface postérieure. la figure 3 est une vue partielle illustrant la surface postérieure réséquée de la rotule, les ligaments de support et autres ayant été enlevés pour plus de clarté. La figure 4 est une vue en coupe suivant la ligne IV-IV de la rotule représentée sur la figure 3. La figure 5 est une vue de dessus de l'implant rotulaire selon l'invention. La figure 6 est une vue de dessous de l'implant rotulaire représenté sur la figure 5. La figure 7 est une vue en coupe de l'implant rotulaire suivant la ligne VII-VII de la figure 5. La figure 8 est une vue en coupe illustrant l'implant de la figure 7 installé dans la partie réséquée de la rotule de la figure 4. Sur les dessins, une articulation de genou humain et la rotule sont représentées sous une forme schématique simplifiée tandis que l'implant selon l'invention est représenté en détail sur les figures 5 à 8. En se référant particulièrement aux figures 1 à 4, on va décrire brièvement une illustration anatomique simplifiée pour aider a mieux comprendre la structure et l'installation de l'implant rotulaire. Essentiellement, l'articulation de genou représentée sur les figures 1 et 2 assure une jonction entre l'extrémité supérieure du tibia 10 et l'extrémité inférieure du fémur 12. L'extrémité inférieure du fémur 12 comporte deux surfaces de forme générale arrondie 14 et 16 que l'on appelle condyles du fémur.Le condyle intérieur du fémur est désigné dans son ensemble par la référence 14 tandis que le condyle extérieur ou externe est désigné par la référence 16. Le tibia 10 et le fémur 12 sont reliés par divers ligaments et tissus connectifs du meme genre connus da l'homme de l'art. La rotule désignée dans son ensemble par la référence 18 est un os sésamolde de forme un peu triangulaire (figures 2 et 3) et situé en avant de l'articulation du genou. La surface extérieure ou antérieure 20 (figures 1 et 4) de la rotule est légèrement convexe. La surface interne ou postérieure 22 d'une rotule normale est généralement concave et en grande partie recouverte de cartilage, formant une surface articulaire complexe pour glissement sur les condyles du fémur.Une nervure verticale 24 faiblement marquée divise la surface postérieure 22 en une facette articulaire externe 26 pour contact de glissement avec le condyle externe 16 et une facette articulaire intérieure ou interne 28 pour contact de glissement avec le condyle interne 14. La partie inférieure de la rotule s'amincit jusqu'à une pointe émoussée 30 qui est enrobée dans le ligament rotulien 32 tandis que la partie supérieure est tenue par le tendon quadriceps associé aux tissus du fémur. La bourse 36 est située entre la surface antérieure 20 de la rotule et la peau. Comme représenté sur les figures 5 à 7, l'implant pour rotule désigné par la référence 40 est de forme générale circulaire et comporte une surface supérieure 42 qui correspond d'une manière générale à la configuration de la surface postérieure 22 de la rotule 18 représentée sur la figure 2. De préférence, l'implant rotulaire 40 selon l'invention est une pièce moulée formée d'une matière élastomère flexible physiologiquement inerte. Le produit CLEAN ROOM DOW CORNING Silicone Rubber Compound NO MDX4-45I5 fourni par la Dow Corning Corporation, Midland, Mîchigan, E.U.A., est une matière choisie pour satisfaire aux exigences concernant l'implant rotulien. Bien que l'implant prothétique soit décrit comme étant formé de matières du type caoutchoucs de silicone, on comprendra que d'autres matières flexibles cliniquement inertes ayant une résistance mécanique suffisante peuvent être utilisées. La surface supérieure 42 de l'implant 40 est moulée de manière qu'elle comprenne des zones correspondant d'une manière générale aux surfaces trouvées sur une rotule normale. Ces surfaces comprennent une nervure verticale 44 divisant la surface supérieure 42 en une portion courbe extérieure relativement grande 46 correspondant à la facette articulaire extérieure 26 et une portion courbe intérieure plus petite 48 correspondant à la facette articulaire interne 28. Ces surfaces 46 et 48 sont prévues pour contact glissant avec les condyles extérieur et intérieur 16 et 14, respectivement. Pour faciliter l'installation de l'implant comme on le décrira ci-après, la base ou dos de l'implant 40 est couvert d'une couche mince de tissu 50. De préférence, le tissu 50 est un velours de Dacron fixé à la surface postérieure d'une manière classique quelconque comme par un adhésif approprié ou si on le désire il peut être fixé au moment-du moulage de l'implant. Deux fils de suture 52 sont passés à travers le tissu de manière qu'ils aient leurs portions centrales prises en sandwich entre le tissu et l'implant. Les extrémités des fils de suture pendent librement pour utilisation de la manière qui va être décrite. De préférence, on utilise une matière de suture en polyester cliniquement inerte, comme par exemple du Tycron. On va maintenant décrire, avec référence aux figures 3, 4 et 8, la préparation de la rotule 18 et l'installation de l'implant 40. Au moyen de techniques chirurgicales classiques, on met à nu la surface postérieure 22- de la rotule 18 en coupant les tendons latéraux de support et en faisant tourner la rotule de manière à exposer sa surface postérieure 22. On fait tourner la rotule généralement autour d'un axe parallèle au tibia 10-et au fému#r 12. La surface postérieure 22 de la rotule 18 est réséquée de manière à enlever les zones endommagées et qu'il reste une zone superficielle 54 généralement plane. Une dépouille ou dépression circulaire 56 est formée dans la surface postérieure réséquée de la rotule pour recevoir l'implant, le cartilage sous-jacent endommagé sur la surface postérieure étant enlevé dans ce procédé. La dépression circulaire 56 comprend une surface de paroi inférieure 58 et une surface de paroi latérale 60 montant à partir de la précédente. On perce une série de quatre trous 62, en général également espacés, à travers la rotule 18, à partir de la surface de paroi inférieure 58 jusqu'à la surface antérieure 20. Les trous 62 sont espacés les uns des autres de manière qu'ils correspondent d'une façon générale à la position des fils de suture 52 sortant du tissu 50 de l'implant 40. Après la formation de la dépouille circulaire 56 et des ouvertures 62, on place l'implant 40 dans l'évidement 56 et on le fixe à la paroi inférieure 58. On fixe l'implant dans la rotule réséquée en le collant d'abord en place de manière à obtenir une fixation immédiate et de plus en attachant les fils de suture 52 à la surface antérieure comme représenté sur la figure 8.Une liaison physique entre le tissu 50 et la paroi inférieure 58 de l'évidement peut être fournie par un ciment ou colle comme du méthacrylate de méthyle qui remplit les espaces dans la matière du tissu en se conformant à toutes irrégularités superficielles de la paroi inférieure 84 et finalement s'étend jusqu'aux tissus environnants. Les surfaces des parois latérales verticales 60 stabilisent l'implant et empêchent un déplacement de l'implant par rapport à la surface postérieure de la rotule. Comme l'implant 40 est généralement symétrique par rapport au plan VII-VII (figure 5), sa position dans la partie réséquée de la rotule peut être inversée, ce qui permet d'utiliser l'implant pour reconstruire la rotule du genou gauche ou du genou droit. Un gabarit approprié est de préférence utilisé par le chirurgien pour former la résection et pour déterminer l'endroit où il faut percer les trous-de suture. après que l'implant 40 ait été installé et fixé dans la surface postérieure réséquée de la rotule, celle-ci est ramenée à la position voulue avec la surface profilée de l'implant en contact avec les condyles. On utilise ensuite des techniques chirurgicales n#ormales pour terminer l'opération. Il est évident que l'invention n'est pas limitée au mode de réelisation décrit et qu'on peut y apporter toutes variantes REVENDICATIONS 1. Une prothèse implantable chirurgicalement pour remplacer le cartilage sous-jacent sur la surface postérieure de la rotule, la surface postérieure de la rotule comportant un évidement réalisé à cet effet, caractérisée ence qu'elle comprend un corps en matière flexible inerte, ce corps comportant une première surface formant une surface articulaire complexe pour contact glissant avec les condyles du fémur; une deuxième surface de ce corps opposée à la première surface prévue pour être placée dans 1' évidement formé dans la surface postérieure de la rotule; et des moyens pour fixer le corps dans l'évidement. 2. Une prothèse selon la revendication 1, caractérisée en ce que les moyens de fixation comprennent une couche de tissu inerte fixée sur la deuxième surface, ce tissu étant prévu pour former une interface entre ledit corps et une paroi inférieure de l'évidement; et des moyens de suture prévus dans le tissu et se prolongeant hors du tissu, la rotule comportant des ouvertures formées à travers elle depuis la paroi inférieure de son évidement jusqu a sa surface antérieure afin de recevoir les moyens de suture en vue de fixer le corps dans 11 évidement et de placer ainsi la première surface de manière qu'elle forme une surface postérieure prothétique sur la rotule. 3. Une prothèse selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'une nervure verticale divise la surface articulaire complexe en une partie extérieure relativement grande pour contact glissant avec le condyle externe et une partie intérieure plus petite pour contact glissant avec le condyle interne, ces parties extérieure et intérieure ayant des configurations qui correspondent d'une manière générale à celles des facettes externe et interne, respectivement, de la rotule dans laquelle la prothèse est implantée. 4. Une prothèse selon la revendication 2, caractérisée en ce que les moyens de fixation comprennent, en outre, une couche de ciment ou colle acrylique sur la couche de tissu, qui est prévue pour venir en contact avec la paroi inférieure de l'évidement. 5. Une prothèse selon l'une quelconque des revendications 2 et 4, caractérisée en ce que la couche de tissu est du velours de Dacron. 6. Une prothèse selon la revendication 4, caractérisée en ce que le ciment ou colle acrylique est du méthacrylate de méthyle. 7. Une prothèse selon la revendication 2, caractérisée en ce que l'évidement formé dans la surface postérieure de la rotule est de configuration généralement symétrique, la deuxième surface du corps étant généralement symétrique pour engagement d'assemblage avec l'évidement, et le corps peut être placé dans l'évidement de manière à recevoir les condyles du fémur gauche ou droit. 8. Un procédé pour reconstruire le cartilage sousjacent endommagé sur la surface postérieure d'une rotule, caractérisé en ce qu'il comprend les étapes qui consistent à - mettre à nu la surface postérieure de la rotule; - réséquer la surface postérieure et former un évidement dans la surface postérieure réséquée; - prendre un corps de matière flexible inerte ayant une première surface articulaire complexe formée sur lui correspondant d'une manière générale aux facettes articulaires externe et interne d'une rotule normale et ayant une surf ace opposée prévue pour engagement d'assemblage avec l'évidement; - fixer le corps dans l'évidement; et - remettre en place la rotule avec le corps fixé sur elle de manière que la surface articulaire complexe se trouve en contact glissant avec les condyles du fémur. 9. Un procédé pour reconstruire la rotule selon la revendication 8, caractérisé en ce que le corps de matière flexible comporte des moyens de suture s'étendant à partir de ladite surface opposée, et en ce que l'étape de fixation comprend la mise en place d'une couche d'adhésif entre cette surface opposée et l'évidement et la fixation par suture du corps sur la rotule. 10. Un procédé pour reconstruire la rotule selon la revendication 9, caractérisé en ce que l'étape de formation d'un évidement dans la surface postérieure comprend l'étape supplémentaire consistant à former au moins deux ouvertures à travers la rotule depuis la paroi inférieure de son évidement jusqu sa surface antérieure pour recevoir les moyens de suture. 11. Un procédé pour reconstruire la rotule selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'il comprend en outre l'étape consistant à attacher les moyens de suture à la surface antérieure de la rotule.