On sait que, depuis l'apparition sur le marché de détergents synthétiques, les savants ont essayé de pro- duire ce que l'on appelle des "pains de syndet", c'est-à- dire des pains analogues à des pains de savon consistant entièrement en compositions de détergents synthétiques ou en une combinaison d'un détergent synthétique et d'in- grédients classiques d'un savon de toilette. Le succès d'une telle entreprise a été compromis du fait que l'incorporation, par exemple, de quantités importantes de détergents synthétiques dans des pains d'un savon de toilette provoque une certaine adhésivité, un moussage médiocre, un caractère insuffisamment ferme, une forte solubilité et un certain nombre d'autres incon- vénients sans parler des difficultés sérieuses de fabri- cation. Pour ce qui est des problèmes de fabrication, le but recherché était et est toujours de pouvoir utili- ser les matériels de traitement et de fabrication déjà en service pour ainsi éviter les frais importants d'une modification ou d'un remplacement des équipements en service. On sait également très bien que les détergents synthétiques qui sont suffisamment bon marché et possè- dent des propriétés requises de moussage et de nettoyage sont plus solubles que les sels d'acides gras qu'on emploie pour préparer des tablettes d'un savon de toi- lette classique et les produits obtenus n'ont pas la même plasticité que le savon normal. La caractéristique de solubilité ne provoque pas seulement une usure beaucoup trop rapide mais aussi une fusion partielle quand un pain de détergent synthétique est laissé et/ou placé sur une surface humide; d'autre part, la plasticité médiocre signifie que la résistance physique est médiocre, comme on peut le constater par les mauvaises caractéristiques au traitement et par la fissuration et un émiettement en service. D'autres objectifs pour tenter de reproduire ou d'imiter les pains classiques de savons de toilette sont de bonnes propriétés tactiles au mouillé et à sec ("toucher"), une absence de sensation granuleuse, ce qui serait à l'origine d'une efflorescence gênante et d'un aspect désagréable, une absence de caractéristiques de formation de grumeaux, qu'on constate notamment par des lignes de saleté sur tout le pourtour d'un lavabo ou d'une baignoire qui correspond à la hauteur du niveau d'eau. Un autre objectif très important des spécialistes du savon est d'éviter l'hydrolyse en solution aqueuse à un pH de 10,2 à 10,4, ce qui est caractéristique d'un savon usuel. Un tel savon présente plusieurs inconvé- nients importants. Du fait qu'il est alcalin, le savon émulsionne la couche huileuse qui recouvre la couche cal- leuse naturelle (stratum corneum) de la peau d'une per- sonne et neutralise une couche extérieure acide également naturelle de l'épiderme dont le pH acide est normalement d'environ 5,5 à 6,5. L'incapacité de régénérer rapidement la partie acide et la partie huileuse de l'épiderme, surtout chez des personnes âgées, provoque fréquemment des sympt8mes dermatologiques tels que des démangeaisons, des fissurations et des engelures de la peau, surtout par temps froid. Naturellement, il faut aussi prendre en considération le fait qu'une proportion importante de la population est allergique aux savons usuels ou ne peut les tolérer par suite de diverses réactions (sensibilités) qu'on peut attribuer à l'emploi de ces savons. Les spécialistes modernes de l'industrie du savon ont cherché en permanence à surmonter ces inconvénients en désactivant certaines des propriétés d'émulsionnement des savons classiques par incorporation dans ces derniers d'ingrédients gras et huileux. On a utilisé de l'acide stéarique, la lanoline, des huiles minérales et d'autres produits qu'on appelle "agents super-gras" pour réduire au minimum l'action de dégraissage et de dénaturation du savon classique. On a également ajouté à la base d'un savon de toilette certains ingrédients cosmétiques, par 2476 12 1 exemple des cold-creams, ce qu'on appelle des agents d'humidification, diverses émulsions de lipides, des hydrocarbures, de la vaseline et des agents hygroscopi- ques tels que la glycérine, le sorbitol et similaires. Malheureusement les propriétés de nettoyage et de mous- sage sont affectés par l'addition de tels agents (addi- tifs). En outre, certains de ces additifs contribuent à la formation dans l'eau froide de savons de calcium et de magnésium qui empêchent le moussage et provoquent la formation de grumeaux comme précédemment indiqué. Il ressort de ce qui précède que l'industrie est toujours à la recherche d'un détergent synthétique en pains préparé à partir de détergents moins coûteux et possédant d'excellentes propriétés de traitement, de mous- sage et d'usure, ne présentant qu'un minimum de fusion sur des surfaces humides et de propriétés de formation de grumeaux, possédant une bonne plasticité et d'excel- lentes propriétés tactiles et ayant un pH très voisin de celui de la peau. L'invention qui va être décrite cherche justement à répondre à un tel besoin. Une recherche concernant les savons à l'Office U.S. des Brevets et Marques déposés a permis de décou- vrir les brevets U.S. et étrangers suivants qui ont un rapport plus ou moins étroit avec la présente invention - le brevet U.S. 2 894 912 décrit un pain déter- gent constitué d'un sel de métal alcalin d'esters de l'acide isethionique; des acides aliphatiques mixtes; un sel détergent qui rehausse le moussage, par exemple un alkylarylsulfonate; de l'eau; un savon d'acide gras supérieur; et un acide gras supérieur, - le brevet U.S. 2 231 606 décrit un détergent qu'on prépare en faisant réagir un homopolymère d'éthylène avec un bisulfite, par exemple le bisulfite de sodium, en présence d'un agent alcalin, d'un solvant organique polaire et, avantageusement selon ce brevet, d'un déter- gent synthétique ou d'un surfactif organique. On provoque la réaction en dispersant un gaz contenant de l'oxygène moléculaire, tel que l'air, à travers le mélange de réaction - le brevet U.S. 3 625 910 décrit des pains de toilette détergents non savonneux qu'on prépare à partir d'un mélange complexe d'oléfino-sulfonates hydrogénés (à chaîne longue) et d'eau; - le brevet U.S. 3 640 882 décrit des pains de savon constitués d'un sel d'acide gras et d'une plus faible quantité d'un agent à base de chaux de dispersion des grumeaux du savon, qui est un hémi-sulfosuccinate préparé à partir d'alcool éthoxylé; - le brevet U.S. 3 793 215 décrit un pain de dé- tergent (selon le brevet) comprenant une proportion pré- pondérante de savon et une faible proportion d'un amide d'ester gras de sulfosuccinate; - le brevet U.S. 3. 926 863 décrit un procédé de préparation de pains détergents consistant à faire réagir un acide butènedio que avec un alcool de poids moléculaire élevé (par exemple l'alcool laurylique) pour former l'ester monoalkylique d'acide butènedio que correspondant, par exemple le maléate de lauryle, puis à faire réagir cet ester avec un sulfite (par exemple le bisulfite de sodium) pour obtenir le monoalkylsulfosuccinate. On ef- fectue cette dernière réaction en présence d'un plasti- fiant tel que le monostéarate de glycéryle ou, selon le brevet, une cire de paraffine; on opère également en pré- sence de 15 à 20 % d'eau; - le brevet U.S. 3 989 647 décrit un pain de toi- lette synthétique contenant les ingrédients principaux suivants: (A) un sel de métal alcalin, de magnésium ou d'ammonium d'un alcane-sulfonate à chaîne longue, (B) un agent supergras tel que l'acide gras d'huile de coprah, (C) un modificateur du liant, tel qu'un sel de métal alcalin d'un alkylsulfosuccinate à chaîne longue et (D). de l'eau; On peut mélanger les ingrédients de façon homo- gène ou bien on peut d'abord les dissoudre ensemble dans un mélange d'eau et d'un solvant; - le brevet U.S. 4 007 125 décrit un pain déter- gent du brevet 2 894 912 déjà cité contenant en outre ce qu'on appelle un agent d'anti-écrasement, à savoir un alcanesulfonate de sodium; - le brevet U.S. 4 039 562 décrit un procédé de préparation de sels de monoesters d'acide sulfosuccinique en faisant réagir un hémi-ester d'acide butènedioique avec un sulfite cristallin d'un métal alcalin ou alcalino- terreux, l'eau présente étant uniquement l'eau fournie par le sulfite cristallin; - les brevets U.S. 4 092 259, 4 092 260, 4 096 082 et 4 110 239 paraissent tous contenir la même descrip- tion que le brevet précité U.S. 3 989 647. Ceci était à prévoir puisque ces brevets proviennent tous des demandes divisionnaires basées sur la demande de brevet 419 558 à partir de laquelle le brevet 3 989 647 a été obtenu; - le brevet U.S. 4 100 097 décrit un pain de déter- gent synthétique consistant en un ester d'acide gras d'huile de coprah d'iséthionate de sodium et/ou lauryl- sulfoacétate de sodium, la paraffine, la poudre d'amidon, la dextrine, lacide gras d'huile de coprah et l'eau; - le brevet U.S. 3 862 965 décrit un pain déter- gent, formé par exemple, à partir d'un acide sulfoalcane- dioique monoestérifié (par exemple un monoester en C12), un sel hydrosoluble d'un oléfino-sulfonate contenant 10 à 18 atomes de carbone, des agents super-gras, de l'eau et facultativement un agent tensio-actif anionique, non ionique et amphotère. On prépare le pain en pétrissant un mélange des ingrédients indiqués à une température élevée, en homogénéisant le mélange résultant sur des cylindres et ensuite en extrudant sous forme d'un toron qu'on dé- coupe et qu'on comprime pour obtenir des "gâteaux" ayant la forme désirée; - le brevet G.B. 1 370 284 décrit un pain déter- gent à partir d'un oléfino-sulfonate hydrogéné ou d'un mélange d'un alcane-sulfonate avec l'oléfino-sulfonate (tous ces ingrédients sont des radicaux alkyle ou des 2476 21 oléfines à cha ne longue) qu'on additionne avec un maxi- mum de 50 %-d'un composé d'azote quaternaire, tel que le bromure de cétyltriméthyl-ammonium, le chlorure d'octyl-pyridinium ou un autre composé analogue d'azote quaternaire compatible avec les sulfonates employés. On peut ajouter des additifs classiques tels que les agents super-gras, des modificateurs du moussage, etc. Les caractéristiques distinctives de l'invention ressortiront de la description détaillée qui va suivra Selon la présente invention, on produit des pains de.détergent synthétique présentant une usure lente, un excellent moussage, de bonnes propriétés tactiles et, en outre, dtexcellentes caractéristiques de traitement. En outre, les pains ont un pH d'environ 5:-: ',2 et n'interfèrent donc pas avec.le pH norma; c peau. De façon surprenante, on peut pr- arer les pains synthétiques selon l'invention par un procédé très simple. Par exemple, on réussit à éliminer le stade compliqué et onéreux de séchage d'une masse finale de la composition du détergent synthétique en vue de réduire au minimum la concentration d'eau trop élevée. Dans le cadre du pro- cédé selon l'invention, la masse résultante de détergent synthétique contient des proportions relativement faibles d'eau ce qui permet l'utilisation directe de la masse (syndet) dans le traitement des paiîs de syndet sans né- cessiter de séchage poussé et avec une durée relativenent courte de traitement total. Selon l'invention, on prépare des sels de métaux alcalins d'alkyl (C8-C16) -sulfosuccinates in situ à une température élevée et en présence de (1) un surfactif hydrosoluble choisi parmi les sels de métaux alcalins d'alkane (C12-014)-sulfonates, alcaryl (C12-C14) sulfo- nates, d'oléfine (C14-C16)-iséi;hionates, acyl(Co-0!6)- sulfoacétates, d'alkyl (C100!6) sulfate d'alkyl (C12-C16) et des mélanges de ceux-ci; (2e in diluant: cireux tel qu'un acide gras ou un alcool en C12-C22 (de p.,éférence saturé), une cire hydrocarbonée (par exemple une paraffine), un ester d'acide gras d'un polyalcool ou des mélanges de ceux-ci; et (3) de l'eau. On prépare les alkyl-sulfo- succinates in situ en faisant réagir le monoester alkyli- que (C8-C16) correspondant de l'acide butènedioique avec un sulfite de métal alcalin dans une dispersion aqueuse tensio-actif dans le diluant cireux fondu. On réalise la sulfonation de l'une des deux façons: on peut mélanger (faire fondre) l'ester d'acide butènedioique avec la dispersion aqueuse du diluant dans le tensio-actif et ensuite préparer une suspension du produit obtenu avec le sulfite de métal alcalin à un taux réglé; ou bien on forme une suspension du sulfite de métal alcalin avec la dispersion aqueuse du tensio-actif et du diluant et on ajoute ensuite l'ester d'acide butènedioique à l'état fondu également à un taux réglé. Le réglage est nécessaire en raison du caractère exothermique de la réaction, le taux nécessaire étant celui qui permet d'éviter des tem- pératures de plus de 1090C environ. On maintient une température d'environ 95 50C pendant ce qu'on appelle la période de digestion dont la durée est normalement d'environ 30 à 90 minutes après l'achèvement de l'addi- tion réglée du sulfite de métal alcalin ou de l'ester d'acide butènedioique. On disperse le tensio-actif aqueux dans les di- luants préalablement fondus (ayant des températures dif- férentes de fusion, en général entre 60 et 850C) sous une agitation modérée et en maintenant la température indiquée plus haut. Brièvement, la masse de réaction reste fluide pendant toute la durée de l'opération. Si l'on ajoute le sulfite de métal alcalin à la masse fondue du tensioactif, du diluant et de l'ester d'acide butènedioique, un taux réglé de mélange implique en général une addition lente d'un sulfite de métal alca- lin,tel que le sulfite de sodium, pendant une durée d'en- viron 25 à 35 minutes avec agitation; si l'on ajoute l'ester d'acide butènedioique à un mélange fondu du tensio- actif, du diluant et du sulfite, l'addition peut se faire un peu plus rapidement, de préférence au cours d'une période d'environ 10 à 20 minutes, toujours sous agita- tion. On envisage certains ingrédients adjuvants. Par exemple, on a trouvé avantageux d'ajouter de l'eau oxy- génée en une quantité nécessaire pour faire disparaître le sulfite de métal alcalin qui n'a pas réagi. On peut incorporer d'autres additifs en petites quantités pour remplir leurs fonctions habituelles. Par exemple, on peut introduire des stéarates métalliques tels que le stéarate de zinc et des phosphates de glycérides végétaux hydro- génés pour améliorer les propriétés de traitement, une telle addition ayant lieu dans le milieu initial de réac- tion à l'état fondu ou après la réaction. Un autre addi- tif utile est un polyéthylène-glycol de poids moléculaire élevé qui améliore les propriétés de moussage du pain synthétique dit de syndet. Il est préférable d'incorporer cet ingrédient une fois que la réaction est terminée. D'autres diluants connus, par exemple des amidons alimen- taires modifiés, l'urée, les argiles, le talc, etc. peu- vent être également introduits, si on le juge utile, une fois que la réaction est terminée. En général ce sont des ingrédients facultatifs qu'on emploie lorsque les conten- trations des diluants cireux précités dans le mélange de réaction sont plus faibles. Naturellement on peut ajouter d'autres additifs classiques en petites quantités, par exemple des agents de blanchissement, des parfums, des stabilisants, des anti-oxydants, etc. sans sortir du cadre de l'invention. Il est cependant important que par rapport au poids total de la masse de réaction (par opposition au poids de la masse finale), les composants essentiels suivants soient présents dans les intervalles de concentrations ci-après (le poids combiné du sulfite et de l'ester d'aci- de butènedio que représentant essentiellement le poids total de leur produit de réaction, c'est-à-dire l'alkyle- sulfosuccinate dans la masse finale): 2476 12 1 cO en poids Composant intervalle intervalle général préféré sulfite 6 -16 8 - 14 ester d'acide butène- dioique 18 - 35 20 - 33 surfactif 4 -20 7- 12 diluant cireux 18 - 45 23 40 eau 9 -18 11 - 16 autres diluants O - 20 5 - 15 De toute évidence, pour éviter un excès notable du sulfite de métal alcalin ou de l'ester d'acide butène- d:ioique, on utilise de préférence des proportions stoe- chiométriques de ces réactifs, ce qui donne dans la masse finale une concentration dtalkyl-sulfosuccinate dtenvi- ron 24 a 51 % et, de préférence, d'environ 28 à 47 %. Dans les conditions opératoires et avec les con- centrations indiquées ci-dessus, la quantité d'eau dans la masse finale peut varier entre environ 5 et 12 % par rapport au poids total de cette masse. On peut utiliser plusieurs procédés pour former des pains de syndet à partir de la masse de réaction obtenue comme ci-dessus. Si on le désire, on verse la masse de réaction pendant qu'elle est encore fluide sur un rouleau de refroidissement brusque et ensuite on traite les paillettes résultantes dans un appareil de traitement du savon donnant une masse d'extrusion à par- tir de laquelle on peut former un pain de syndet par es- tampage. En variante, on coule la masse de réaction fluide sur des plateaux, on laisse se solidifier et ensuite on broie plusieurs fois sur un broyeur à rouleaux. On fait passer les paillettes broyées résultantes à travers un appareil de traitement de savon et on comprime la matière extrudée pour former des pains. Les exemples suivants, dans lesquels toutes les proportions sont en poids sauf stipulation contraire, servent à illustrer l'invention sans aucunement en limi- ter la portée. EXEMPLE 1 On fait fondre ensemble 15 parties d'un acide gras de suif hydrogéné (HFTA, acide stéarique) et 10 parties de paraffine ("Aristowax 143") à une température de 70-75OC et, tout en maintenant cette température, on disperse dans la masse fondue cireuse sous une agitation modérée 8,0 parties d'alcane (C12-C14)-sulfonate de so- dium (NAS), 5,0 parties de stéarate de zinc et 15 parties d'eau. On fait fondre 31,5 parties de maléate de lauryle avec la masse cireuse fondue et on ajoute lentement au cours de trente minutes à la masse de réaction 13,5 par- ties de Na2SO3, avec agitation, tout en permettant à la température de monter à une valeur de 90 à 950C en raison de la réaction elle-même. Une fois que l'addition du sulfite est terminée, on maintient la masse de réaction à 95 - 30C pendant environ 45 minutes. A la fin de cette période, on incorpore également 5,0 parties de polyéthylène- glycol 14.000 (paillettes de PEG 14.000). On coule la masse de réaction résultante sur des plateaux, on broie à deux reprises sur un broyeur à trois rouleaux, puis on fait passer les paillettes broyées à travers un appareil de traitement de savon et on comprime la masse finale extrudée en pains de syndet. Les propriétés physiques de la masse de réaction fluide ainsi que des paillettes et des pains de syndet qu'on obtient à partir de cette masse seront étudiées plus loin. EXEMPLE 2 On procède comme dans l'exemple 1 sauf qu'on sup- prime le stéarate de zinc mais on introduit dans le mélange cireux initial 2 parties d'un phosphate de gly- céride végétal hydrogéné ("Emphos 2785"). Après coulée sur des plateaux, on broie les corps solides à trois reprises. EXEMPLE 3 On procède comme dans l'exemple 2 sauf qu'on ajoute 3 parties de stéarate de zinc après l'achèvement de la réaction du maléate de lauryle et de Na2S03. EXEMPLE 4 On procède comme dans l'exemple 2 sauf qu'on remplace le HTFA et la paraffine par 25 parties d'alcool cétylique, on supprime le phosphate de glycéride végétal hydrogéné et on ajoute après l'achèvement de la réac- tion 2 parties de sulfate de magnésium. EXEMPLE 5 On fait fondre 10 parties de paraffine et 5 par- ties d'alcool cétylique et on les mélange à 70-75 C; tout en maintenant cette température, on disperse dans le mélange fondu cireux sous une agitation modérée 8 par- ties d'oléfino (Cl14-C16)-sulfonate de sodium et 12 par- ties d'alcane (C12-C14)-sulfonate de sodium ainsi que parties d'eau. On introduit sous forme d'une suspension 8 par- ties de sulfite de sodium dans la masse fondue cireuse contenant les sulfonates dispersées et l'eau, puis on ajoute 19 parties de maléate de lauryle fondu au cours de 15 minutes avec agitation et on laisse la température monter sous l'effet de la réaction exothermique jusqu'à -95 C par une addition réglée du maléate. Ultérieure- ment, on permet à la masse de réaction une digestion d'environ 45 minutes à une température de 95 + 3 C. Une fois la réaction terminée, on mélange à la masse de réac- tion 5 parties de polyéthylène-glycol 14.000 et 20 par- ties d'amidon de mals modifié. Le traitement est le même que dans l'exemple 2. EXEMPLE 6 On procède comme dans l'exemple 5 sauf qu'on supprime l'oléfino-sulfonate, l'alcool cétylique et le polyéthylène-glycol. On ajoute 25 parties de HTFA et on modifie la concentration des composants suivants aux valeurs ci-après: 21 parties de maléate de lauryle, 9 parties de sulfite de sodium, 8 parties d'alcane-sulfo- nate, 15 parties de paraffine et 10 parties d'amidon de mais modifié. EXEMPLE 7 On procède comme dans l'exemple 5 sauf qu'on supprime l'alcane-sulfonate et l'alcool cétylique, on utilise 25 parties de HTFA et on modifie la concentra- tion des composants suivants aux valeurs ci-après: 28 parties de maléate de lauryle, 12 parties de sulfite de sodium, 10 parties dtoléfino-sulfonate, 15 parties de paraffine et 10 parties d'amidon de mais modifié. EXEMPLE 8 On procède comme dans l'exemple 5 sauf qu'on supprime l'alcane-sulfonate et le polyéthylène-glycol et on ajoute 5 parties d'urée une fois que la réaction est terminée. En outre on modifie les concentratiorSdes composants indiqués aux valeurs suivantes: 32 parties de maléate de lauryle, 10 parties de sulfite de sodium, 7 parties d'oléfino-sulfonate, 15 parties d'alcool cé- tylique et 10 parties d'eau. Non seulement les compositions de syndet produites comme expliqué ci-dessus possèdent d'excellentes carac- téristiques de traitement, notamment de broyage et d'es- tampage, mais les pains de syndet qu'on prépare avec une telle composition font preuve de propriétés particuliè- rement remarquables de moussage léger, d'écume et de toucher. Les pourcentages de fusion sur une surface humide ou d'usure sont compris entre 2,0 et 12,1 ce qui est contraire aux valeurs anticipées. L'aspect de la masse de réaction (finale) est fluide comme on le désire. On détermine les faibles taux d'usure dont il a été question en comparant avec les pains classiques de syndet formés entièrement de détergents synthétiques ou d'une combinaison de détergents synthétiques avec des compositions classiques de savon de toilette. On déter- mine le taux d'usure en plongeant un pain pesant 70 g dans de l'eau (à température ambiante) de manière que % de chaque pain soient immergés dans l'eau. Après 24 heures, on enlève par essuyage la masse molle hydrosoluble et on enregistre la perte de poids. Les exemples suivants sous forme d'un tableau servent également à illustrer l'invention. EXEMPLES 9 à TABLEAU Composant Exemple NO Maléate de myristyle Maléate de palmityle Sulfite de sodium Alkyl (C 12-C 14)- benzène-sulfonate de sodium Lauroyl-iséthionate de sodium Lauryl-sulfate de sodium Lauryl-sulfoacétate de sodium Alcool cétylique HTFA Monostéarate de glycéryle Amidon de mals modifié Stéarate de zinc Polyéthylène-glycol 14.ooo (paillettes de PEG 14.ooo000) H20 9 10 11 __ __ 31,5 19 23 -- 8 10 13,5 -- 17 13 14 21 23 9 10 -- 11 -- -- -- -- -- -- -- 12 -- -- -- -- 16 13 8 -- -- 20 -- 12 12 12 -- 9 -- 2 4 *4 15 3 6 2 6 2 5 16 13 14 11 14 9 100 100 100 100 100 Pour les exemples 10, procédé décrit dans l'exemple 12, 13 et 14 on utilise le 1 et les stades de trai- tement de l'exemple 2. On incorpore l'amidon et le PEG vers la fin de la période de digestion. Pour les exemples 9 et 11 on utilise le procédé de l'exemple 5, puis on traite pour former les pains de syndet comme dans l'exemple 2. On incorpore les amidons, 3o 2476 121 les diluants minéraux et le PEG après la période de digestion. De préférence, dans tous les exemples, on incorpore ces additifs après l'achèvement de la réaction de manière à assurer un mélange complet avec la masse de réaction fluide. Comme il a été indiqué plus haut, le procédé selon l'invention est remarquablement simple. Il en est ainsi pour plusieurs raisons. Normalement le pourcentage d'eau qui reste après la réaction et la période de di- gestion est compris entre environ 5 et 12, ce qui permet l'utilisation directe de la masse de réaction pour le traitement des pains de syndet sans nécessité de séchage poussé de la masse finale. En outre, la durée totale de la réaction est relativement brève. Tous ces avantages ainsi que certains autres seront évidents pour un spé- cialiste de l'industrie des savons. Il va de soi qu'on peut apporter diverses modi- fications aux modes de mise en oeuvre qui ont été décrits sans sortir pour cela du cadre de l'invention. 2 4 7 6 121 REVENDICATIONS i - Procédé de préparation in situ de compositions de détergents synthétiques qui conviennent pour utili- sation directe pour le traitement de pains de détergents synthétiques (pains de "syndet") possédant des propriétés améliorées analogues à celles de savons, caractérisé en ce qu'il consiste à faire réagir un monoester alkylique (C8-C16) d'acide butènedioique avec un sulfite de métal alcalin dans une dispersion aqueuse d'un tensio-actif dans un diluant cireux fondu, le tensio-actif étant choisi parmi les sels de métaux alcalins hydrosolubles d'alcane (C12-C14)-sulfonates, alcaryl (C12-C14)-sulfo- nates, d'oléfino(C14-C16)-sulfonates, d'acyl (Clo-C16)- iséthionates, d'alkyl (Clo-C16)-sulfoacétates, d'alkyl (C12-C16)-sulfates et des mélanges de ces tensio-actifs et à récupérer la composition résultante de syndet contenant un alkyl-sulfosuccinate. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on mélange d'abord l'un ou l'autre réactif sous forme d'une dispersion aqueuse dans le diluant cireux fondu et on ajoute ensuite une quantité suffisante du second réactif à un taux réglé par suite de la nature exothermique de la réaction. 3 - Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'on effectue l'addition réglée de manière à éviter une élévation de la température au-dessus d'en- viron 109 C. 4 - Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'on choisit le diluant cireux parmi les acides gras ou les alcools en C12-C22, les cires hydrocarbonées, les esters d'acides gras de polyalcools et des mélanges de ceux-ci. - Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que pour effectuer la digestion, on maintient la masse de réaction à l'état fluide pendant une durée prédéterminée après l'achèvement de l'addition du second réactif. 6 - Procédé selon l'une des revendications 1 à , caractérisé en ce que dans la masse de réaction, sont présents les ingrédients suivants dans les concen- trations indiquées (parties en poids par rapport au poids total de la masse de réaction): ester d'acide butènedio que........ 18 à 35 sulfite de métal alcalin........... 6 à 16 tensio-actif....................... 4 à 20 diluant cireux..................... 18 à-45 eau....... 9 à 18 autres diluants.................... 0 à 20 7 - Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que les ingrédients sont présents dans les propor- tions suivantes: ester d'acide butènedio!que........ 20 à 33 sulfite de métal alcalin........... 8 à 14 tensio-actif...................... 7 à 12 diluant cireux...................... 23 à 40 eau........................ i à 16 autres diluants..................... 5à 15 8 - Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'après la digestion, la masse finale contient environ 24 à 51 % d'un alkyl (C8-C16)-sulfosuccinate et environ 5 à 12 5% d'eau par rapport au poids total de la masse finale. 9 - Procédé selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce qu'on solidifie la masse fluide finale par refroidissement, on forme des paillettes et ensuite on transforme les paillettes en pains de syndet par des techniques classiques de traitement de savons. - Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que les réactifs sont le maléate de lauryle et le sulfite de sodium. ll - Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que le tensio-actif est un alcane (C12-C04)-sul- fonate. 12 - Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que le tensio-actif est un alpha-oléfino(C14-C16)- sulfonate. 13 - Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que le diluant cireux est choisi parmi un acide gras de suif hydrogéné, une paraffine, l'alcool cétyli- que et des mélanges de ceux-ci. 14 - Procédé selon la revendication 13, caractérisé en ce que le diluant cireux est l'alcool cétylique. 15 - Composition de détergent synthétique pouvant être directement utilisée pour le traitement des pains de syndet, caractérisée en ce qu'elle comprend les ingré- dients suivants dont les concentrations sont indiquées en parties par rapport au poids total de la composition: iardientE concentration alkyl (C8-C16)-sulfosuccinate 24 - 51 tensio-actif 4 - 20 diluant cireux 18 eau 5 - 12 autres diluants 0 - 16 - Composition selon la revendication 15, carac- térisée en ce que les concentrations sont comme suit: ingrédient concentration alkyl (C8-C16)-sulfosuccinate 24 - 51 tensio-actif 7 - 12 diluant cireux 23 - 40 eau 5 - 12 autres diluants 5 - 17 - Composition selon la revendication 15, carac- térisée en ce que les ingrédients et leurs concentrations sont comme suit: ingrédient concentration alkyl (C8-C16)-sulfosuccinate 24 - 51 tensio-actif: alpha-oléfino (C14-c16)-sulfonate 4 - 20 diluant cireux: alcool cétylique 18 - 45 eau 5 - 12 autres diluants 0 - 247612 1 18 - A titre de produits industriels nouveaux, les pains de détergent synthétique obtenus conformément au procédé selon l'une des revendications 6, 7, 8, 9 ou 14 et les pains de syndet ayant la composition des revendications 15 ou 16.