La présente invention se rapporte à un amortisseur hydraulique à aiguille et à cavité primaire déformable, tel que par exemple un amortisseur selon le brevet français NO 2.398.226 de la Société demanderesse. Les amortisseurs connus de ce type comportent une première cavité, que l'on conviendra d'appeler "cavité primaire", remplie d'un liquide hydraulique et dont les parois intérieures comportent au moins une partie déformable, tel qu'un élément en élastomère, ladite cavité primaire déformable étant reliée à, ou comportant, une pièce d'appui sur laquelle est fixée une aiguille de forme cônique ou tronconique susceptible de pénétrer dans un conduit ou un orifice de faible section reliant ladite cavité primaire à une seconde cavité, que l'on conviendra d'appeler "cavité secondaire", dont le volume est déterminé par un élément susceptible de se comprimer et de se décomprlmer. On a constaté que l'amortissement obtenu avec de tels dispositifs était inférieur à celui attendu. Ce phénomène s'explique par le fait que, lorsque l'effort est appliqué sur la pièce d'appui, celui-ci, en meme temps qu'il provoque la mise en vitesse de l'aiguille, établit dans la cavité primaire une pression interne entrainant une déformation par agrandissement de ladite cavité primaire, de sorte que finalement la vitesse de fluide à passage forcé dans l'orifice ou conduit est relativement faible, ce qui ne serait pas le cas si la cavité primaire n'était pas déformable. L'invention permet de pallier cet inconvéniant, et donc d'obtenir, avec des amortisseurs de ce type, l'amortissement attendu. L'amortisseur en question est caractérisé en ce qu'il est équipé d'une aiguille terminée à son extrémité aval par un renflement de forme cylindrique et allongée obturant, à l'état de repos de l'amortisseur ainsi qu'en début de fonctionnement de celui-ci, le conduit ou orifice reliant les deux cavités. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description suivante d'un exemple non limitatif de réalisation, en référence aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 est une représentation schématique en coupe longitudinale de l'amortisseur hydraulique de l'invention. - la figure 2 représente schématiquement l'amortisseur de la figure 1 en début de travail. --la figure 3 représente schématiquement le meme amortisseur en cours de travail. En se référant tout d'abord à la figure 1, l'amortisseur comporte un corps 1 et une pièce d'appui 2 qui sont susceptibles de se déplacer relativement selon la direction de la charge qui est appliquée. Le corps 1 comporte une cavité intérieure 12, que l'on se conviendra d'appeler "cavité secondaire". Dans cette cavité est formée une chambre 5 qui est remplie d'un liquide hydraulique. Le volume de cette chambre 5 est déterminé par un élément 3 qui peut se comprimer et se décomprimer. Cet élément 3 est constitué, dans l'exemple considéré, par une poche élastique de forme torique dont le volume intérieur 4 est rempli d'un gaz tel que de l'azote. Le corps l formant la cavité secondaire 12 dans laquelle une membrane élastique 3 sépare une chambre de liquide hydraulique et une chambre sous pression gazeuse, constitue un accumulateur oléo-pneumatique. Le corps l est par ailleurs construit de manière à pouvoir résister aux pressions élevées susceptibles d'être mises en oeuvre au cours de l'opération d'amortissement. Un anneau élastique 6 en élastomère est monté entre le corps 1 et la pièce d'appui 2. Cet anneau élastique délimite avec la pièce 2 une cavité déformable 7, que l'on se conviendra d'appeler "cavité primaire". L'anneau élastique 6 permet le rapprochement du corps 1 et de la pièce d'appui 2 lorsque l'effort est appliqué à l'amortisseur. La cavite primaire 7 est remplie du liquide hydraulique remplissant la cavite secondaire 5. La cavité primaire 7 communique avec la cavite secondaire 5 par un conduit 11 de faible section logé dans un tenon 13 faisant partie ducorps 1 qui enveloppe la cavité secondaire 5. Ce conduit présente un étranglement 111 définissant un orifice de passage encore plus étroit. L'anneau en élastomère 6 est fixé, comme représenté sur le dessin, d'une part à la pièce d'appui 2 et d'autre part au tenon 13, par le procédé connu de l'adhéirisation. De manière classique, une aiguille 8 est fixée sur la pièce d'appui 2, dans l'axe de l'amortisseur et donc dans celui du conduit 11 comme représenté sur le dessin. Cette aiguille est logée dans la cavité primaire 7 et est susceptible de pénétrer dans le conduit il lorsque la pièce d'appui 2 se rapproche du corps 1. Conformément à l'invention, et tel qu'on le voit sur le dessin, l'aiguille 8 comporte à son extrémité aval un renflement 15. en forme de cylindre allongé et dont la section n'est inférieure à celle de l'étranglement 111 que d'une quantité juste suffisante pour permettre le coulissement du cylindre 15 dans l'etrangle- ment 111.Comme on le voit sur le dessin de la figure 1, la longueur de l'aiguille 8 est suffisante pour que., à l'état de repos représenté, le cylindre 15 obture l'orifice dû à l'étranglement 111 tout en laissant une portion de cylindre 15 à l'amont dudit étranglement lli. Le fonctionnement de l'amortisseur de l'invention, pour l'explication duquel on se reportera également aux figures 2 et 3, est le suivant Lorsque, le corps 1 étant supposé fixe en position, on applique une force F sur la pièce d'appui 2 à partir de la position de repos de la figure 1, l'amortisseur commence à s 'écraser. Etant donné que l'orifice 111 est obsturé par le cylindre 15, il s'établit progressivement dans la cavité 7 une pression interne qui a pour effet de gonfler, comme on le voit sur la figure 2, l'élément déformable 6. La longueur du cylindre 15 est suffisante pour qu'il puisse avancer suffisamment dans le conduit 11 tout en obturant toujours l'orifice 111 jusqu'à ce que l'on parvienne à la déformation désirée de la cavité 7, correspondant dans l'exemple.con- sidére à la position de la figure2. Puis l'écrasement de l'amortisseur continuant et l'aiguille continuant par suite à avancer, un orifice se dégage alors, comme on le voit sur la figure 3, à hauteur de l'étranglement 111, et l'amortisseur se met à fonctionner de manière classique, le liquide contenu dans la cavité 7, porté à pression interne élevée pendant la phase d'écrasement comprise entre les positions des figures 1 et 2, étant évacué à grande vitesse à travers l'orifice compris entre l'étranglement 111 et l'aiguille 8 de la cavite supérieure 7 vers la cavité inferieure 12, écrasant l'élément 3, de manière très classique pour ce genre d'amortisseur. Avantageusement, la partie de l'aiguille 8 située en amont du cylindre aval 15 à la forme tronConique représentée sur les dessins de manière à ce que, de manière connue, la section de passage du fluide à hauteur de l'étranglement 111 diminue progressivement au cours de l'enfoncement de l'aiguille 8. REVENDICATIONS 1 Amortisseur à aiguille (8) et à cavité primaire (7) déformable, caractérise en ce qu'il est équipé d'une aiguille (8) terminée en son extrémité aval par un renflement (15) de forme cylindrique et allongée obturant, à l'état de repos de l'amortisseur ainsi qu'en début de fonctionnement de celui-ci, le conduit (11) ou orifice reliant ladite cavité primaire (7) à la cavité secondaire (5). 2.Amortisseur selon la revendication 1,caractérisé en ce que la partie de l'aiguille (8) située en amont dudit renflement (15) a une forme tronconique.