La présente invention concerne la séparation, par pressage, des constituants liquide et solides d'une suspension, d'une pâte ou d'une matière pulpeuse. Dans certains cas, par exemple pour la production du papier, on souhaite exprimer l'humidité d'une suspension pour obtenir un produit solide. Dans d'autres cas, par exemple lors de la production d'un jus de fruit, on souhaite comprimer la pulpe et en collecter le jus. Dans l'un ou l'autre cas, pour que le procédé soit applicable à l'échelle industrielle, il doit aboutir à une séparation rapide des constituants liquide et solides du produit et il doit réaliser un degré adéquat d'une telle séparation. De nombreux produits à presser sont des matières organiques ou minérales complexes, et la qualité du liquide ou du solide que l'an obtient est tout aussi importante que la quantité du liquide ou du solide produite par unité de temps. Des grappes de raisin, dont on doit exprimer le jus pour I1 utiliser à la production du vin, constituent un exemple typique d'un produit pour lequel la qualité du jus obtenu est très importante. Diverses presses continues ont été mises au point et servent à extraire le jus du raisin. Par exemple, des presses comportant une vis tournant dans un cylindre perforé permettent l'introduction continue de la pulpe de raisin dans ce cylindre, cette pulpe étant comprimée de plus en plus pour en exprimer le jus à mesure que la pulpe se déplace dans la presse. De telles presses sont capables de séparer rapidement et de façon adéquate le jus des pépins et des peaux de raisin. Cependant, l'action abrasive de la vis tournant dans le cylindre perforé nuit à la qualité du jus en libérant des peaux et des pépins le tannin et d'autres substances à goût désagréable. Des presses et pressoirs du type"panier" (ce qui désigne généralement d'anciennes presses cylindriques en bois à douves espacées) servent généralement lorsque la qualité du jus est importante. De telles presses comportent un piston, ou des pistons opposés, effectuant un mouvement de va-et-vient le long de l'axe d'un cylindre perforé afin d'appliquer une pression à une masse de pulpe ou de pâte et d'en extraire le jus. Dans une telle opération, la qualité du jus est élevée car les constituants solides subissent très peu d'abrasion et le gâteau des pépins et des peaux comprimés qui se forme à mesure que la com pression se poursuit, joue le râle d'un tampon de filtre pour retenir de toutes petites particules solides de peaux et de pulpe risquant, sinon, de contaminer le jus extrait.Cependant, de telles presses ont, de façon inhérente, un fonctionnement lent puisque limité au traitement d'une seule charge à la fois. Après chaque expression, il faut enlever, habituellement à la main, le gâteau résultant avant de pouvoir presser une nouvelle charge. En outre, de telles presses ont habituellement des dix'en sions assez grandes, de façon à pouvoir traiter en une seule fois une grande quantité de pulpe ou de pâte. Par suite, la grande distance moyenne que le jus doit parcourir dans la charge afin d'en sortir augmente nettement le temps nécessaire à l'ob- tention d'un degré adéquat de séparation du jus et de la pulpe. En outre, dans le cas des presses de grande dimension, il se forme dans la charge des poches de fluide emprisonné, ce qui diminue l'efficacité de l'enlèvement du fluide. Au cours des récentes années, des efforts ont été consacrés à la mécanisation des presses du type panier pour diminuer ou éliminer le travail manuel consistant à creuser le gâteau comprimé résultant de chaque compression, et pour libérer le jus emprisonné. De telles presses comportent habituellement des pistons opposés effectuant un mouvement de va-et-vient dans un cylindre perforé muni de fentes. Ces presses sont invariablement grandes (elles ont typiquement au moins 1 m de diamètre) afin de loger une grosse charge et elles soumettent la pulpe à des actions successives de pression et de pression à nouveau entre les cylindres opposés. Des chaines et/ou des tiges disposées entre les pistons fragmentent le gâteau chaque fois que les pistons se retirent. Le cylindre tourne ensuite pour faire tomber et briser le gâteau avant la course de compression suivante. Une telle conception permet d'obtenir un plus grand degré de séparation et une plus grande vitesse de production par unité de temps, mais elle introduit deux inconvénients se reflétant sur la qualité du produit. La longue durée du traitement d'une charge signifie une exposition prolongée du jus à une oxydation. En outre, le fractionnement, la chute et les compressions répétées du gâteau restructuré en diminuent le pouvoir de jouer le rale d'un tampon de filtre, et il y a libération de toutes petites particules solides contaminant le jus extrait. L'objet principal de la présente invention consiste à proposer, pour séparer les constituants liquide et solides d'une pulpe, un procédé et un appareil ayant les qualités intéressantes d'une presse continue, c'est-à-dire une séparation rapide des constituants solides et liquide, que l'on obtient avec un degré élevé de rendement, tout en gardant l'intéressante caractéristique de qualité d'une presse du type à panier à un seul étage,dans laquelle le gâteau résultant joue le râle d'un tampon de filtre pour empêcher les toutes petites particules solides de contaminer le jus extrait. Selon les caractéristiques principales de l'invention, celle-ci propose une presse à "cylindre" oo à corps creux à ouverture latérale permettant d'introduire latéralement et rapidement de la nouvelle pulpe ou pâte dans ce corps. Un piston se déplace ensuite axialement dans le corps en exerçant une pression sur la pulpe pour en expulser le liquide tout en utilisant le pouvoir de filtration des solides comprimés pour y retenir de petites particules solides. L'invention vise également à décharger la masse de la matière solide de l'extrémité du corps de la presse par la seule course du piston, avec extrusion de la matière solide du corps de la presse et remise en forme de la masse afin d'exposer la matière semi-liquide emprisonnée dans la partie centrale de la masse à une zone de libération de liquide à l'extrémité du corps de la presse. L'invention vise également à soumettre la pulpe à une action de compression latérale lors de son introduction dans le corps de la presse et avant l'application de la pression principale exercée par le piston. D'autres buts et avantages de la présente invention apparattront à l'examen de la description détaillée suivante, faite en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels les figures 1 à 4 sont des vues simplifiées en perspective d'une presse construite selon l'invention ; elles montrent la coopération de ces divers éléments à différents stades d'un cycle de compression ; la figure 5 est une vue latérale d'une forme préférée de réalisation de la presse la figure 6 est une coupe horizontale de la presse la figure 5, le long d'une ligne 6-6 la figure 7 est une coupe verticale de la presse di figure 5 le long d'une ligne 7-7 la figure 8 est une coupe verticale de la presse di la figure 5 le long d'une ligne 8-8 la figure 9 est une coupe horizontale partielle d't des rouleaux d'extrémité de la presse de la figure 5 la figure 10 est une coupe horizontale partielle d piston de la figure 5 la figure ll est un schéma des circuits électrique' et hydrauliques de la presse de la figure 5 la figure 12 est une vue simplifiée en perspective d'une variante de ia partie extrême de la presse par laquel: s'effectue l'extrusion des solides ; et la figure 13 est une vue simplifiée en perspective d'une autre variante de la partie extrême de la presse par quelle s'effectue l'extrusion des solides. Bien entendu, des éléments analogues sont désignés sur toutes les figures par des indices de référence analogue Les figures 1 à 4 illustrent de façon générale le principaux constituants et le fonctionnement d'une forme pre de réalisation d'une presse appliquant les principes de la F sente invention. Une telle presse, désignée d'une façon géné par l'indice de référence 10, comprend un corps ou "cylindrE allongé 11, perforé et comportant des parois latérales oppoE 12 et 13. Dans la forme préférée de réalisation, l'intérieuI du corps 11 a une section de forme générale rectangulaire et le corps comprend une paroi 14, inférieure ou formant place fixée à la paroi latérale 12,et une paroi 16, supérieure ou mant plafond, solidaire de la paroi latérale 13.Cette paroi est articulée, le long de son bord inférieur, sur la paroi i férieure 14,de façon à pouvoir pivoter autour d'un axe horiz 17 parallèle à l'axe longitudinal du corps de la presse et à pouvoir ainsi pivoter entre les positions représentées sur 1 figures 1 et 2. La presse comporte un piston plongeur (ou coulissea dont la section a une surface pt llnP fNrmP Pn: l aC c cores il, et dont une face avant 19 constitue une fermeture veur l'une des extrémités du corps lorsque ce dernier est fermé et que le piston plongeur est rétracté, c'est-à-dire lorsqu'on se trouve dans le cas de la figure 2. Un vérin hydraulique 21, dont ie piston 22 est relié au piston plongeur 18, provoque le déplacement de ce dernier dans le corps 11. L'autre extrémité du corps ll est normalement fermée par deux rouleaux 23 et 24. De façon générale, la presse 10 fonctionne de la manière suivante. La paroi latérale 13 et la paroi supérieure 16 pivotent pour prendre la position représentée sur la figure 1, ce qui ouvre le corps le long de son bord supérieur et permet l'in- introduction latérale a'une gazière pulpeuse ou pâteuse dans ce corps. Lorsque le corps est ouvert, sa section présente une plus grande surface, ce qui en facilite le remplissage. Les parois latérale 13 et supérieure 16 sont ensuite refoulées pour revenir vers la paroi latérale 12 (figure 2) afin d'appliquer une compression latérale à la pulpe et de provoquer une expuision initiale de son liquide. Si on le désire, le paroi latérale 13 peut etre ouverte à nouveau puis fermée encore pour permettre d'introduire davantage de pulpe ou de pâte dans le corps. Dans l'étape suivante, le piston plongeur 18 effectue da force un déplacement axial dans le corps de la presse afin d'exercer sur la pulpe une compression axiale et d'en expulser une quantité supplémentaire de liquide (figure 3). Au moment approprié et après que la totalité de la pression du piston plongeur ait été appliquée sur la pulpe assez longtemps pour en exprimer ou expulser la plupart du liquide pouvant en être facilement enlevé par une telle pression axiale, les rouleaux 23 et 24 sont écartés l'un de l'autre pour offrir une ouverture restreinte. Le piston plongeur 18 refoule alors par cette ouverture les matières solides et le liquide qui y est encore emprisonné. Le liquide emprisonné se dégage et un gâteau 26 relativement sec, formé par les constituants solides de la pulpe, est extrait de la presse (figure 4). Ayant déblayé le corps 11 à l'aide de cette seule course vers l'avant, le piston plongeur 18 se rétracte et un autre cycle de fonctionnement commence. Les figures 5 à 10 illustrent plus en détail une forme @@@@@@@@@ @@ @@@@@@@@@@à @@ @@@@@@@@@@@ @@ @@@@@@@ @@@@@@@@@@ @@ comprend des éléments extrêmes verticaux ou montants 32 et espacés et des éléments intermédiaires transversaux 34 et maintenus par des tirants longitudinaux 36. La paroi latérale 12 du corps 11 est disposée ent les éléments 34 et 35 du châssis auxquels elle est fermez fixée par ses extrémités. Comme on le voit mieux sur les f 5 et 6, la paroi latérale 12 comprend plusieurs barres hoi tales de support 37 verticalement espacées et plusieurs be verticales de support 37a horizontalement espacées entre 1 tirants 36 à l'extrémité de la paroi latérale soumise à 1E forte pression lorsque le piston plongeur 18 est en actior barres 37 et 37a forment à l'intérieur du corps 11 une sui plane sur laquelle repose un écran 38 présentant des perfc tions 39 à travers lesquelles le liquide peut passer lorsc presse est en action.L'épaisseur de l'écran perforé 38 et tensité de l'action de support assurée par les barres 37 E dépendront,bien entendu, des forces que la presse doit suF ter. La dimension des perforations 39 dépend dans une larc sure de la matière particulière à traiter. Par exemple, si raisin est à presser, la dimension des perforations sera 1 ment inférieure à celle des pépins du raisin. La paroi inférieure 14 est également disposée ent éléments ou montants intermédiaires 34 et 35 du châssis, et c paroi est fixée pour éviter qu'elle ne se déplace par rapp à ces montants 34 et 35. Un écran perforé 40 recouvre la E ce supérieure de la paroi inférieure. La paroi latérale 13 comprend également des barre rizontales et verticales qui supportent un écran perforé 4 résistent à des forces dirigées vers l'extérieur. La paroi 1 rale 13 est montée à son bord inférieur sur un axe horizon 17 lui permettant de pivoter entre des positions d'ouverts de fermeture. La paroi supérieure 16 est solidaire de la p latérale 13 et sa surface inférieure est recouverte d'une 42 non perforée. Les parois latérales et inférieure de la presse représentées recouvertes par des écrans perforés. On doit dant comprendre que l'on peut utiliser d'autres moyens pou nir l'égouttage souhaité. Par exemple, on peut utiliser un composé de barres minces disposées dans le sens de la long de la presse et suffisamment espacées pour permettre ltégouttage du liquide entre elles, tout an empechant le passage des pépins. On voit sur la figure 7 que deux bielles 43 et 44 sont articulées ensemble par un goujon 45, la bielle 43 étant articulée par un goujon 46 sur le châssis et la bielle 44 par un goujon 47 au sommet d'une extrémité de la paroi latérale 13. Un vérin hydraulique 48 est articulé sur le châssis et son piston 49 est relié au goujon 45. Lorsque le piston 49 est sorti, il place de force les bielles 43 et 44 sur la position représentée en traits 'pleins sur la figure 7 pour placer de force la paroi latérale 13 en position de fermeture. La rétraction du pision 49 attire les bielles jusqu' la position représentée en pointillé pour l'ouverture de la paroi latérale. Une articulation semblable, commandée par un vérin hydraulique 48a, est disposée à l'autre extrémité de la paroi latérale 13. Une trémie 51 est montée sur le châssis au-dessus du ,corps 11 de la presse, un côté 52 du déversoir de la trémie étant relié au bord supérieur de la paroi latérale 12 et étant disposé le long de ce bord. Le côté opposé 53 du déversoir est relié au bord de la paroi supérieure 16 le long duquel ce côté est placé. Le côté 53 du déversoir est de préférence en une matière souple lui permettant de se déplacer facilement lors du déplacement de la paroi latérale 13. On voit sur les figures 5 et 6 que le piston plongeur 18 est actionné par le fonctionnement en tandem de deux vérins hydrauliques 21 et 21a montés sur la paroi extreme 32 du châssis et dont les pistons 22 et 22a sont reliés au piston plongeur 18. Un châssis transversal 56 supporte 'extrémité avant des vérins hydrauliques. Des tirants 57 sont disposés en diagonale entre les montants 32 et 34 pour rendre le châssis rigide et lui permettre de supporter les forces de réaction s' exerçant lorsque le piston plongeur 18 est en action. Comme antérieurement mentionné, l'extrémité du corps ll de la presse å l'opposé du piston plongeur îa est normalement fermée par les rouleaux 23 et 24. Comme on le voit mieux sur les figures 6 et 8, les extrémités supérieure et inférieure du rouleau 23 tourillonnent dans des patins 61 et 62, respectivement, permettant au rouleau 23 de tourner autour d'un axe vertical. Les patins 61 et 62 sont montés entre des éléments 63 et 64 de guidage permettant aux patins d'effectuer un mouvement de translation, qui les rapproche et les éloigne de l'axe vertical de la presse tout en empêchant les patins de se déplacer le long de la presse. Des vérins cylindriques 66 et 66a, montés sur le châssis, ont des pistons 67 et 67a reliés aux patins 61 et 62 pour déplacer les patins et le rouleau 23 latéralement par rapport à la presse. Un écran perforé 68 est disposé horizontalement entre l'élément transversal 35 ou montant du châssis et la paroi extrême ou montant 33 et passe entre l'extrémité inférieure du rouleau 23 et le patin 62. Cet écran 68 laisse passer le liquide vers le bas tout en retenant les solides à sa partie supérieure. L'écran 68 est fendu transversalement en 69 pour permettre aux rouleaux de se déplacer latéralement par rapport à lui, et il est supporté par en dessous, par exemple par un élément de support 71. De même, une plaque 72 non perforée s'étend du montant 35 à la paroi d'extrémité 33 et passe entre l'extrémité supérieure du rouleau 23 et le patin 61 pour fermer la surface supérieure du corps 11 de la presse, la plaque 72 étant fendue pour permettre un déplacement latéral du rouleau 23 par rapport à elle. Pour certaines applications de la presse, il peut s'avérer souhaitable d'assurer une commande mécanique du rouleau 23. Un moteur fluidique 76 est monté dans ce but sur le patin 61, de façon à pouvoir se déplacer avec lui,et le moteur est relié en 69 à l'axe du rouleau, de façon à pouvoir entraîner celui-ci. De façon semblable, le rouleau 24 est monté sur des patins 81 et 82, de façon à exécuter un mouvement latéral sous l'action de vérins hydrauliques 83 et 83a et à tourner lorsqu'il est entraîné par un moteur fluidique 84. L'amplitude du mouvement d'ouverture des rouleaux 23 et 24 est fixée à l'aide de cales de réglage 85 montées de façon lâche sur les divers pistons des vérins et permettant aux patins de se déplacer librement vers les vérins hydrauliques jusqu'à être arrêtés par les cales. On voit sur la figure 6 qu'une plaque 86 de raclage est articulée sur un montant 87 de la paroi extrême 33 du châssis et se dirige vers l'arrière pour être généralement en contact tangentiel du haut en bas avec la surface du rouleau 23. Des ressorts 88 de tension maintiennent un tel contact malgré la possibilité pour le rouleau 23 de se déplacer latéralement afin de se rapprocher ou de s'éloigner du centre de la presse. Une plaque 89 de raclage est montée de même sur le montant 90 et est maintenue à l'aide d'un ressort en contact de raclage avec la surface du rouleau 24. En se référant à la figure 9, on note que le rouleau 23 présente plusieurs cannelures verticales 92. Ces cannelures s'étendent sur la longueur du rouleau et sont ouvertes en bas de sorte que le liquide traversant les orifices 93 de l'écran 94 recouvrant le rouleau peut s'égoutter vers le bas du rouleau en passant par les cannelures 92. Le rouleau 24 présente une structure semblable. On note sur la figure 10 que la face avant 19 du piston plongeur 18 possède une forme à double concavité présentant des bords racleurs 95 dirigés vers l'avant du haut en bas du piston plongeur et sur ses côtés latéraux, et des surfaces de guidage 96 dirigées vers l'avant et qui se terminent le long de l'axe vertical du piston plongeur. Afin d'augmenter l'égouttage du liquide de la presse, la face avant du piston 18 peut être munie d'écrans perforés 97 communiquant avec des rainures verticales 98 du piston 18, lesquelles sont ouvertes au bas de ce piston afin que le liquide puisse s'égoutter du piston à travers l'écran perforé inférieur 40. La figure 11 illustre les circuits hydrauliques et électriques de la presse. Une pompe 101 prélève dans un réservoir 102 du fluide hydraulique qu'elle envoie sous pression dans des distributeurs 102, 103, 104 et 105. Tous ces distributeurs sont électromagnétiques et sont normalement rappelés-par des ressorts vers la position représentée sur la figure 11 lorsque les électroaimants S ne sont pas alimentés. On note que, lorsque l'électro- aimant 102a n'est pas alimenté, le distributeur 102 envoie du fluide sous pression dans l'extrémité des vérins hydrauliques 21 et 21a correspondant à la tige du piston afin de maintenir en position rétractée le piston plongeur 18. De même, lorsque l'électro-aimant 103a n'est pas alimenté, le distributeur 103 envoie du fluide sous pression dans les extrémités avant des vérins 48 et 48a afin de maintenir la paroi latérale 13 en position de fermeture. Lorsque les électro-aimants 104a et 105a ne sont pas alimentés, le distributeur 104 envoie du fluide sous pression vers les extrémités avant des vérins 66 et 83 (et également 66a et 83a) de façon à maintenir les rouleaux 23 et 24 en contact tangentiel, afin de fermer cette extrémité de la presse cependant que le distributeur 105 arrête la circulation du fluide provenant des moteurs fluidiques 76 et 84.Des dispositifs convenables de restriction d'écoulement (non représentés) sont montés entre les distributeurs et les vérins que ceux-ci commandent, afin de régler le débit d'admission du fluide hydraulique dans les vérins et de régler ainsi la vitesse de déplacement des pistons des vérins. Un élément 106 de commande d'interrupteur est fixé sur le piston 22a de façon à pouvoir se déplacer avec lui. Lorsque le piston 22a est rétracté, l'élément 106 provoque la fermeture du micro-interrupteur 107 normalement ouvert. La pleine extension du piston 22a provoque le déplacement de l'élément 106 vers une position dans laquelle il ouvre le micro-interrupteur 108 normalement fermé. Une minuterie 110 peut être n'importe quel dispositif classique fonctionnant quand une tension électrique est appliquée à son entrée et elle présente la suite ci-après des opérations au cours d'un cycle de fonctionnement. Au début du cycle, toutes les sorties 1 à 5 de la minuterie sont non alimentées. Lorsque le cycle commence, la sortie 5 devient alimentée et le reste jusqu'à la fin du. cycle. Pendant le cycle, une tension apparaît successivement aux sorties 1 à 4 de la minuterie pendant un temps prédéterminé à chaque sortie et avec un intervalle prédéterminé de temps entre le moment où une sortie n'est pas alimentée et le moment où la sortie suivante est alimentée.On peut utiliser à cet effet une minuterie classique à cames rotatives entraînées par un moteur, les cames servant à fermer et ouvrir des'interrupteurs reliant l'entrée aux sorties de la minuterie. La durée de mise en action de chaque interrupteur est déterminée par la forme de la came, cependant que le temps s'écoulant entre la mise en action d'interrupteurs successifs est déterminé par la disposition relative des cames sur l'arbre à cames. Si on le désire, on peut utiliser dans ce but un rythmeur à semï-conducteur comportant des unités à multivibrateur monostable reliées en chaîne et ayant l'avantage de permettre un réglage facile de la longueur de l'impulsion de chaque unité sans influer sur la longueur des impulsions des autres unités. Voici une description plus détaillée du fonctionnement de la presse. Au début d'un cycle de fonctionnement de la presse, ses éléments sont comme représenté sur les figures 5 à 8 et 11. Le piston plongeur 18 est rétracté, la paroi latérale 13 est en position de fermeture et les rouleaux 23 et 24 sont pressés ensemble. Un interrupteur principal 111 est fermé par l'opérateur, afin de relier une batterie 112 par l'intermédiaire de l'interrupteur principal 111 d'un micro-interrupteur 107 à l'entrée de la minuterie 110. Après la mise en fonctionnement de la minuterie 110, sa sortie 5 devient alimentée de sorte qu'une bobine 113 de relais ferme ses contacts 114 et 115 normalement ouverts, afin de mettre la minuterie 110 en circuit de maintien pendant le reste de son cycle de fonctionnement. Au moment approprié, la sortie 1 de la minuterie est alimentée ; elle agit sur l'électro-aimant 103a qui fait passer le distributeur 103 en une position permettant d'alimenter par du fluide sous pression les vérins hydrauliques 48 et 48a, afin drouvrir la paroi latérale 13. De la pulpe ou de la pâte peut alors s'écouler par gravité de la trémie 51 dans la presse. Puisque l'ouverture de la paroi latérale sert à agrandir la section et le volume du corps 11 de la presse, un tel agrandissement facilite l'entrée de la pulpe dans le corps de la presse. Lorsque la sortie 1 de la minuterie 110 cesse d'être alimentée, l'électro-aimant 103a n'est plus alimenté et le distributeur 103 relie les vérins hydrauliques 48 et 48a à la pompe 101, de façon à faire revenir de force la paroi latérale 13 à sa position de fermeture. La compression latérale appliquée à la pulpe exerce une première compression de la pulpe et provoque une séparation initiale de son liquide, lequel s'écoule vers l'extérieur du corps par les ouvertures des écrans latéraux, inférieurs et extrêmes disposés sur ce corps. La sortie 2 de la minuterie 110 est alors mise sous tension (c'est-à-dire alimentée). L'interrupteur 116 étant relié comme représenté, l'électro-aimant 103a est à nouveau alimenté et provoque une ouverture à nouveau de la paroi latérale 13 permettant l'écoulement latéral d'une quantité supplémentaire de pulpe dans le corps 11 de la presse pour remplir à nouveau celui-ci. Après arrêt de l'alimentation de la sortie 2, la paroi latérale 13 se ferme à nouveau et applique une compression latérale à la pulpe, comme précédemment. La sortie 3 de la minuterie est alors alimentée. Si l'interrupteur 117 est dans la position représentée, la paroi latérale 13 s'ouvre à nouveau pour permettre l'entrée d'une quantité supplémentaire de pulpe dans le corps 11 et elle se ferme à nouveau pour appliquer une compression latérale à la pulpe. Ces opérations répétées de la paroi latérale 13, analogues aux mouvements d'une coquille d'huître ou de peigne, exercent une pression relativement faible (en comparaison du fonctionnement du piston plongeur étudié ci-après), ce qui exerce une compression initiale sur la pulpe et permet l'entrée en une période relativement brève d'un volume relativement grand de pulpe dans le corps 11 de la presse. La sortie 4 de le minuterie est alors alimentée et elle alimente à son tour l'électro-aimant 102a. Le distributeur 102 entre ainsi en fonctionnement pour relier la pompe 101 aux extrémités avant des vérins hydrauliques 21 et 21a, de sorte que le piston plongeur 18 commence à se déplacer dans le corps ll et à appliquer une compression axiale à la masse de la pulpe ou de la pâte qui s'y trouve. Une bobine 118 de relais est également alimentée par la sortie 4 et elle complète un circuit de maintien passant par des contacts 119 et 120 de relais et par un micro-interrupteur 108 jusqu'à la batterie 112. Pendant le déplacement vers l'avant du piston 18, l'élément 106 de commande d'interrupteur qui lui est associé permet l'ouverture du micro-interrupteur 107. Le minuterie 110 continue cependant à fonctionner puisque la bobine 113 du relais maintient l'application de la tension de la batterie à l'entrée de la minuterie. La minuterie continue à fonctionner jusqu'à la fin de l'alimentation de sa sortie 5. L'alimentation de la bobine 113 de relais s' arrête et le relais rompt le circuit de maintien en fonctionnement de la minuterie, de sorte que celleci s' arrête d'agir et reste reliée par sa cinquième sortie. A mesure que le piston plongeur 18 se déplace dans le corps 11 de la presse, la pression exercée sur la pulpe augmente et comprime de plus en plus cette pulpe pour refouler le liquide à travers les écrans perforés du corps 11. Le gradient de pression transversale exercée sur la pulpe est le plus grand au voisinage de la périphérie de la masse, de sorte que le liquide de cette partie de la masse sera le premier expulsé. Cela provoque la concentration en cette région des autres constituants solides et la formation autour de la masse cylindrique d'un gâteau de filtre que le liquide restant doit traverser. A mesure de l'expulsion d'une quantité supplémentaire de liquide, l'épaisseur de ce filtre augmente, ce qui rend de plus en plus difficile d'enlever le liquide restant. En général, il est d'autant plus difficile d'enlever le liquide d'une partie de la masse que cette partie est plus éloignée de la périphérie de cette masse. La porosité du filtre formé au cours de la compression varie selon la matière particulière traitée. Des matières comme des grappes de raisins, qui comportent des peaux relativement solides et élastiques posent des problèmes importants pour l'expression de leur jus. Le jus est extrait de la totalité du raisin par application d'une pression destinée à aplatir les grains, de façon à les faire éclater et à provoquer la libération de leur contenu semi-fluide. Les grains aplatis migrent vers l'extérieur de la masse et staccu- mulent en couches, ce qui gêne grandement le passage ultérieur du liquide. En outre, à mesure que le débit d'écoulement du liquide diminue, la pression s'exerçant à l'intérieur de la masse s1 égalise sur les raisins entiers restants, de sorte que les grains n'éclatent pas, bien que la force appliquée soit très élevée. La présente invention résout ces problèmes de diverses façons. Tout d'abord, la section du corps 11 de la presse a de préférence une forme non circulaire, afin d'augmenter le rapport entre son périmètre et-la surface de la section. Par exemple, dans une forme de réalisation de l'invention illustrée ici, la hauteur des parois latérales 12 et 13 est de 60 cm et leur distance (lorsqu'elles sont en position de fermeture) est 2 de 15 cm. Ainsi, pour une surface de section de 900 cm , la pé- riphérie représente 150 cm. Si la section du corps 11 était cylindrique et avait la même surface, sa circonférence ne serait que d'environ 106,5 cm. Le rapport entre le périmètre et la surface de section est également augmenté, parce que le grand diamètre (hauteur verticale dans la forme de réalisation représentée) est nettement supérieur au petit diamètre (largeur de la forme de réalisation représentée). Par exemple, si le corps 11 avait une section de forme carrée et si la surface de la section était de 900 cm2, son périmètre ne représenterait que 120 cm en comparaison des 150 cm du périmètre de la forme de réalisation précitée. Ainsi, pour un volume donné de matière, l'accroissement de la périphérie aboutit à la formation d'une plus mince couche de matière filtrante que le liquide doit traverser pour sortir de la presse. Le fait que le grand diamètre du corps ll est nettement supérieur à son petit diamètre signifie également une diminution importante de la distance maximale que le liquide doit parcourir à travers la masse. Dans la forme de réalisation décrite ci-dessus, aucune partie de la masse ne se trouve à plus de 7,5 cm de la périphérie de cette masse. Si la section du corps 11 était circulaire et présentait la même surface, environ un tiers de la masse serait à plus de 7,5 cm de sa périphérie. La forme particulière de la face avant 19 du piston plongeur 18 a plusieurs râles dans la présente invention. Tout d'abord, pendant le déplacement du piston plongeur dans le corps 11, les bords latéraux 95 dirigés vers l'avant enlèvent par pelage le gâteau de filtre des écrans perforés disposés sur les parois latérales, afin de nettoyer les écrans en vue du cycle suivant de fonctionnement. En outre, pendant le déplacement du piston plongeur vers l'avant, le gâteau de filtre relativement solide pelé des parois latérales glisse le long de la surface avant du piston plongeur et il est dirigé vers l'avant par les surfaces 96, de sorte que le gâteau e-st poussé vers l'avant pour parvenir dans la zone centrale relativement fluide de la masse.Ce gâteau poussé vers l'avant forme ainsi un prolongement du piston plongeur en forme de coin dirigé vers lavant, qui transmet la pression exercée par le piston plongeur au centre de cette masse, de façon à en refouler la matière semi-fluide vers l'extérieur et la périphérie de la masse. Initialement, la vitesse d'avance du piston plongeur 18 est relativemet grande, puisque le liquide peut être exprimé assez facilement de la pulpe. A mesure qu'une plus grande quantité de liquide est exprimée et que la porosité du gâteau de filtre diminue et gêne l'écoulement, la vitesse du mouvement vers l'avant diminue et la pression exercée par le piston plongeur sur la masse augmente. Dans la forme de réalisation de la présente invention citée ci-dessus, la structure est telle que la pression maximale exercée par le piston plongeur sur la masse correspond à environ 20 bars. Le circuit de commande est muni d'un interrupteur 121, commandé par la pression, relié à l'extrémité avant du vérin hydraulique 21a et qui se ferme pour une pression hydraulique légèrement inférieure à celle nécessaire pour que le piston plongeur exerce son maximum de pression. La fermeture de l'interrupteur 121 applique la tension de la batterie 112, en passant par un dispositif classique de retard 122, à la bobine de relais 123.Lorsque cette bobine est alimentée, ses contacts 124 ferment un circuit alimentant l'électro-aimant 104a, de sorte que le distributeur 104 est actionné et agit sur les vérins hydrauliques 66 et 83 pour que ceux-ci écartent les rouleaux 23 et 24 dans la mesure permise par l'épaisseur des cales 85. Le retard assuré par le dispositif 122 permet le maintien de la pleine pression du piston plongeur sur la pulpe pour en expulser le liquide. Le retard obtenu à l'aide du dispositif 122 est réglé, pour la matière particulière traitée, de façon que la majeure partie du liquide pouvant être libérée à l'aide d'une telle pression soit expulsée de la pulpe. A la fin du retard appliqué par le dispositif 122, le distributeur 104 est actionné de façon à écarter les rouleaux 23 et 24 pour former une ouverture limitée à l'extrémité du corpsll de la presse. La dimension souhaitée pour l'ouverture dépend de la matière traitée et du degré de séchage souhaité dans le gâteau extrudé à travers cette ouverture. Les rouleaux 23 et 24 étant écartés, la pression exercée par le piston plongeur 18 sur la pulpe refoule le reste du contenu du corps 11 de la presse par l'ouverture limitée formée entre les rouleaux. Le fait que la presse exige ou non l'utilisation ou la présence des moteurs fluidiques 76 et 84 dépend de la nature de la pulpe particulière traitée. Dans certains cas, la composition de la pulpe (ou de la pâte) peut être telle que les rouleaux tourneront sous l'effet du contact de frottement de la pulpe pendant son refoulement à travers l'ouverture ménagée entre les rouleaux. Dans d'autres cas, il peut s'avérer souhaitable d'aider mécaniquement le mouvement des rouleaux pour faciliter l'extrusion de la pulpe de la presse. Lorsqu'une aide mécanique est souhaitée, le distributeur 105 est actionné, pendant que les rouleaux sont déplacés pour les écarter, afin d'alimenter en fluide sous pression les moteurs fluidiques 76 et 84. Lorsque les rouleaux s'ouvrent, la pulpe relativement humide située généralement au milieu du corps de la presse est refoulée la premier entre les rouleaux, de sorte que le liquide qu'elle contient peut être expulsé et libéré à travers les orifices des rouleaux. La rotation des rouleaux provoque continuellement le nettoyage des surfaces par les racleurs 86 et 89, de sorte que -des orifices ouverts sont continuellement mis en action, afin d'assurer l'égouttege de la pulpe au cours de cette cette phase du fonctionnement. Pendant l'écoulement de la pulpe, l'avance du piston plongeur 18 force les bords externes de ce piston, à rôle de cisaillement, à déloger le gâteau de filtre des parois latérales et à déplacer ce gâteau vers l'intérieur et le centre de la masse. Une telle action contraint le gâteau de filtre à se reformer de sorte que le fluide restant ) qui y est enfermé, est plus facilement dégagé. Au moment approprié, le piston plongeur 18 atteint sa pleine extension et le micro-interrupteur 108 est ouvert. Cela interrompt les circuits de maintien des relais 118 et 123 et des électro-aimants 102a, 104a et 105a, de sorte que les distributeurs 102, 104 et 105 reviennent à leurs positions normales illustrées sur la figure 11. Le piston plongeur 18 se rétracte alors, les rouleaux 23 et 24 se rapprochent pour se refermer et les moteurs fluidiques 76 et 84 ne sont plus alimentés. Lorsque le piston plongeur 18 est entièrement rétracté, le micro-interrupteur 107 se ferme à nouveau (à la condition que l'interrupteur principal 11 soit encore fermé) pour alimenter la minuterie 110 de sorte qu'un autre cycle complet de fonctionnement commence automatiquement. Si on le désire, l'interrupteur 116 associé à la sortie 2 de la minuterie 110 peut être déplacé de la position représentée, de façon "à sauter" les second et troisième cycles d'ouverture et de fermeture de la paroi latérale 13 et à mettre le piston plongeur 18 immédiatement en fonctionnement dès que le premier cycle de fonctionnement de la paroi latérale 13 est achevé. De même, l'interrupteur 117 peut être déplacé de la position illustrée pour permettre le début du fonctionnement du piston plongeur 18 après achèvement de deux mouvements, du type coquille d'huître, de la paroi latérale 13. L'électro-aimant 103a peut également être relié à la batterie 112 par un interrupteur manuel 131 et les contacts 132, normalement fermés, du relais 1LB et les contacts 133, normalement fermés, du relais 118. Une telle liaison permet à l'opé rateur d'ouvrir la paroi latérale 13 pour du nettoyage pendant que la presse ne fonctionne pas. De même, un interrupteur 134 peut être fermé pour commander le déplacement écartant les rouleaux en vue d'un nettoyage ou d'une inspection, pendant que la presse ne fonctionne pas. Une diode 136 empêche l'alimentation des relais 123 et 118 par fermeture de l'interrupteur 134, et une diode 137 empêche l'alimentation de l'électro-aimant 103a pendant un cycle de fonctionnement, si les interrupteurs 131 et 134 ont été accidentellement maintenus en position fermée. Ainsi qu'il ressort de ce qui précède, la présente invention assure plusieurs actions différentes de compression sur la pulpe ou la pâte traitée. La pulpe est pressée la oralement au cours de la partie du cycle correspondant au remplissage du corps de la presse. Le piston plongeur 18 applique ensuite une pression axiale sur une surface relativement grande de section de la masse de la pulpe pour exercer une compression relativement lente expulsant le liquide de la pulpe, les possibilités filtrantes des solides comprimés servant à retenir dans la masse de petites particules solides.Les rouleaux s'écartent ensuite pour permettre une extrusion relativement rapide des solides sortant de'l'extrémité de la presse sous forme d'un gâteau présentant une section relativement faible, avec application d'une pression latérale sur les solides extrudés pour en enlever le liquide. Au cours de la partie du cycle correspondant à l'extrusion, le piston agit sur la pulpe de façon que la partie centrale relativement humide de la masse de la pulpe soit tout d'abord exposée à la pression des rouleaux 23 et 24 pendant que la pulpe est extrudée entre ces rouleaux, puis la partie relativement sèche de la masse est brisée et reformée, ce qui permet la libération ou le dégagement des liquides emprisonnés. Pendant un cycle complet de fonctionnement, une compression est appliquée à la pulpe à tout moment, sauf lorsque la paroi latérale 13 est ouverte pour le remplissage et lorsque le piston plongeur 18 est rétracté. Puisque l'ouverture de la paroi latérale provoque un agrandissement du corps 11 de la presse, l'entrée d'une nouvelle quantité de pulpe y est facilitée, de sorte que ces parties du cycle sont relativement brèves. De même, puisque la course du piston plongeur 18 n'excède pas la longueur du corps 11, la totalité dé la course de ce pistoU plongeur vers l'avant sert à la compression et le temps nécessaire à la rétraction du piston plongeur est assez bref. Par suite, la presse assure une opération de compression presque continue. Dans le cas de la forme de réalisation antérieurement mentionnée, dans laquelle la hauteur des parois latérales est de 60 cm et leur distance de 15 cm, la longueur de la course du piston plongeur est de 75 cm. Un cycle total de fonctionnement de 2 min permet de presser quatre tonnes de pulpe de raisin à l'heure. La conception de la présente presse est avantageuse aussi du fait qu'elle permet facilement de placer une enveloppe de protection, étanche à l'air, autour de l'ensemble de la presse, ce qui permet d'utiliser un gaz inerte, comme le gaz carbonique ou l'azote, pour entourer la presse et éviter une oxydation de la matière pressée. Même si elle ntest pas munie d'une atmosphère non oxydante, la présente presse est très avantageuse du fait que la très courte durée du temps de cycle total réduit à leurminimum le temps et la surface d'exposition du jus à l'oxydation, un brunissement enzymatique et une perte des substances parfumées volatiles. En raison de sa capacité à fonctionner de manière essentiellement continue en un très court temps par cycle, la présente presse montre un rapport très faible entre sa dimension et son poids, d'une part, et le volume de pulpe traitée par unité de temps, d'autre part. En outre, la conception prévoyant une courte course du piston plongeur 18 et un degré relativement faible d'ouverture latérale du corps 11 donne une disposition très compacte avec le minimum de longueur et de largeur. Ces caractéristiques ont une importance très considérable, car elles permettent de monter la présente presse sur un véhicule muni de roues et de l'utiliser sur place dans un champ au cours de la récolte. Par exemple, pendant la vendange mécanique des grappes de raisin, une machine à vendanger est conduite le long des rangées de ceps pour récolter les grappes. Actuellement, ces grappes sont déchargées dans des hottes ou trémies montées sur roues et qui se déplacent avec la machine à vendanger, ces hottes étant ensuite transportées vers une cave viticole pour le pressage. Avec la presse de la présente invention montée sur un véhicule sur roues, les grappes peuvent être déchargées d'une machine à vendanger directement dans la trémie de la presse pour le pressage sur place du liquide. Bien que l'usage des rouleaux ou cylindres 23 ou 24 soit préférable, l'extrémité du corps 11 de la presse peut être fermée-par d'autres moyens, si on le désire. Par exemple, on peut utiliser un dispositif de fermeture tel que celui illustré sur la figure 12, comportant à l'extrémité de sortie du corps 11 de la presse deux portes 141 et 142 montées de façon à pouvoir glisser dans un plan transversal par rapport à l'axe longitudinal du corps 11 et actionnées par des.vérins hydrauliques 143 et 144 qui ouvrent et ferment les portes en même temps que les rouleaux 23 et 24 sont ouverts et fermés (c'est-à-dire éloignés ou rapprochés) au cours d'un cycle complet de fonctionnement. Les portes 141 et 142 sont de préférence munies, sur leurs côtés internes, d'écrans perforés permettant un égouttage, et des butées convenables limitent l'amplitude du mouvement d'ouverture des portes. La figure 13 illustre une autre forme de dispositif de fermeture, deux portes 151 et 152 étant articulées le long de leurs bords, de façon à pouvoir pivoter autour d'axes verticaux. Des vérins hydrauliques 153 et 154 servent à ouvrir les portes, à assurer un écartement voulu entre leurs bords verticaux adjacents et à fermer les portes. Les surfaces internes des portes sont munies d'écrans perforés et de passages de sortiEs permettant au liquide de s'égoutter vers le bas et de traverser la plaque de base perforée 155. I1 va de soi que, sans sortir du cadre de l'invention, de nombreuses modifications peuvent être apportées au procédé et à le presse décrits et représentés. REVENDICATIONS 1. Presse destinée à séparer les constituants liquide et solides d'une pulpe ou d'une pâte, cette presse étant caractérisée en ce qu'elle comprend (a) un corps creux perforé et allongé (b) un dispositif destiné à ouvrir ce corps creux pour permettre d'y introduire latéralement une pulpe ou pâte et à fermer ensuite ce corps creux (c) un piston plongeur constituant une extrémité de ce corps creux et dont la section a une taille et une forme sensiblement égales à celles de la section interne du corps creux lorsque celui-ci est fermé (d) un dispositif destiné à faire coulisser axialement ce piston plongeur d'une extrémité à l'autre du corps creux (e) un dispositif placé à l'autre extrémité du corps creux et destiné à la fermer ; et (f) un dispositif destiné à ouvrir le dispositif (e) pour constituer une ouverture permettant le passage de la matière présente dans le corps creux. 2. Presse selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comprend également (g) une trémie disposée au-dessus du corps creux et dont une sortie est reliée à ce corps creux pour permettre l'entrée latérale de la matière (pulpe ou pâte) de la trémie dans le corps creux lorsque celui-ci est ouvert, sous l'action du dispositif (b). 3. Presse destinée à séparer les constituants liquide et solides d'une pulpe ou d'une pâte, cette presse étant caractérisée en ce qu'elle comprend (a) un corps creux horizontal comportant des parois latérales,opposées et perforées (b) un dispositif de montage de l'une des parois latérales, permettant de l'écarter de l'autre pàroi latérale pour augmenter la surface de la section interne du corps creux et pour former une ouverture supérieure d'admission dans ce corps creux et permettant un mouvement de retour pour rapprocher la paroi de l'autre paroi latérale, afin de fermer cette ouverture supérieure (c) un dispositif destiné à déplacer une paroi latérale pour l'éloigner puis la rapprocher de l'autre paroi latérale (d) un piston plongeur dont une face constitue, en position rétractée du piston, une obturation d'une extrémité du corps creux, et dont la surface et la forme de la section sont essentiellement égales à celles de la section interne du corps creux (e) un dispositif pour déplacer ce piston plongeur et le faire coulisser axialement dans le corps creux de sa position rétractée vers l'autre extrémité du corps creux, puis le faire revenir à sa position rétractée (f) un dispositif placé à l'autre extrémité du corps creux et destiné normalement à fermer cette extrémité ; et (g) un dispositif pour ouvrir le dispositif (f) afin de présenter une ouverture permettant le passage de la matière provenant de l'autre extrémité du corps creux. 4. Presse selon la revendication 3, caractérisée en ce qu'elle comprend également (h) une trémie disposée àu-dessus du corps creux et dont la sortie présente deux côtés opposés dont l'un est relié à la partie supérieure de l'une des parois latérales du corps creux et l'autre est reliée à l'autre paroi latérale du corps creux. 5. Presse selon la revendication 3, caractérisée en ce qu'une paroi latérale est articulée à son bord inférieur, de façon à pouvoir pivoter autour d'un axe parallèle à l'axe du corps creux. 6. Presse selon l'une des revendications 1 et 3, caractérisée en ce que le corps creux présente, lorsqu'il est fermé, une section interne de forme essentiellement rectangulaire. 7. Presse selon les revendications 1 et 6, prises ensemble , caractérisée en ce que le grand diamètre du corps creux est nettement supérieur à son petit diamètre. 8. Presse selon les revendications 3 et 6, prises ensemble, caractérisée en ce que la hauteur des parois latérales est nettement plus grande que la distance horizontale qui les sépare lorsque le corps creux est fermé. 9. Presse selon l'une des revendications 1 et 3, caractérisée en ce que le dispositif d'ouverture de l'extrémité de sortie du corps creux comprend des organes destinés à limiter l'ouverture de ce dispositif de fermeture, de façon que l'ouverture ménagée présente une section dont la surface est nettement inférieure à celle de la section interne du corps creux. 10. Presse selon l'une des revendications 1 et 3, caractérisée en ce que le dispositif de fermeture de la sortie du corps creux comprend deux rouleaux parallèles et allongés, montés à cette extrémité du corps creux, de façon à pouvoir tourner, et en ce que le dispositif destiné à leur ouverture comprend un dispositif permettant de déplacer les rouleaux d'une position de fermeture dans laquelle les rouleaux sont en contact tangentiel l'un avec l'autre à une position d'ouverture dans laquelle les rouleaux sont écartés l'un de 1' autre. 11. Presse selon la revendication 10, caractérisée en ce que les-surfaces des rouleaux comportent des écrans perforés et en ce que ces rouleaux comportent des organes formant passages de sortie, disposés à l'intérieur des écrans et communiquant avec les orifices de ces écrans pour permettre au liquide de sortir des rouleaux. 12. Presse selon la revendication 11, caractérisée en ce qu'elle comprend également des lames de râclage disposées, par rapport à chacun des rouleaux, à l'extérieur du corps creux, et qui viennent au contact de la surface des rouleaux pour enlever la matière de cette surface lors du mouvement de rotation des rouleaux. 13. Presse selon. la revendication 10, caractérisée en ce qu'elle comprend également un dispositif ou moteur destiné à entraîner les rouleaux en rotation autour de leur axe. 14. Presse selon la revendication 1, caractérisée en ce que le dispositif de fermeture (e) comprend deux portes planes montées de façon à se déplacer entre une position de fermeture dans laquelle les portes viennent au contact l'une de l'autre, et une position dans laquelle les portes sont écartées l'une de l'autre. 15. Presse selon l'une des revendications 1 et 3. caractérisée en ce que le section interne du corps creux et la section du piston plongeur sont essentiellement rectangulaires le grand diamètre ou la hauteur du corps creux est nettement plus grand que son petit diamètre ou sa largeur ; et le dispositif de fermeture comprend deux rouleaux allongés montés de façon à pouvoir tourner autour d'axes verticaux parallèles, dans un plan perpendiculaire à l'axe du corps creux, et le dispositif d'ouverture de cette extrémité du corps creux comprend un dispositif destiné à faire déplacer ensemble les axes des rouleaux pour les mettre en contact tangentiel l'un avec l'autre et à écarter ces axes pour former entre les rouleaux une ouverture rectangulaire dont la largeur est inférieure à la largeur ou petit diamètre de cè corps creux. 16. Presse selon les revendications 3 et 15, prises ensemble, caractérisée en ce qu'une paroi latérale est montée à son bord inférieur de façon à pouvoir pivoter autour d'un axe parallèle à l'axe du corps creux. 17. Presse selon l'une des revendications 1 et 3, caractérisée en ce que la surface avant du piston plongeur est munie de perforat ons et ce piston comprend un ensemble de passages internes communiquant avec ces perforations pour permettre au liquide ou fluide de sortir latéralement de ce piston plongeur. 18. Presse selon l'une des revendications 1 et 3, caractérisée en ce que la section interne du corps creux et la section du piston plongeur sont essentiellement rectangulaires, et en ce que la face avant du piston plongeur comprend des surfaces racleuses dirigées vers l'avant le long des bords opposés de ce piston et destinées à racler la matière pour la séparer de l'intérieur des parois latérales du corps creux et pour la diriger vers l'intérieur et le centre de ce corps.creux. 19. Presse selon l'une des revendications 1 et 3, caractérisée en ce que le dispositif destiné à faire coulisser le piston plongeur comprend un vérin, une source de fluide sous pression et un dispositif destiné à introduire ce fluide sous pression dans le vérin pour forcer le piston plongeur à passer de sa position rétractée à l'autre extrémité du corps creux. 20. Presse selon la revendication 19, caractérisée en ce qu'elle comprend également un dispositif actionnant le dispositif d'ouverture de l'extrémité de sortie du corps creux lorsqu'un niveau préalablement déterminé de pression est atteint dans ce vérin. 21. Presse selon la revendication 20, caractérisée en ce que le dispositif d'actionnement comprend un dispositif destiné à retarder le fonctionnement du dispositif d'ouverture pendant un temps, déterminé au préalable, après le moment où la pression a atteint dans le vérin le niveau déterminé au préalable. 22. Procédé pour séparer les constituants liquide et solides d'une pâte ou d'une pulpe, ce procédé étant caractérisé en ce qu'il consiste à- (a) former une masse parallélépipédique ou cylindrique de cette pâte ou de cette pulpe, par introduction latérale de la pâte ou de la pulpe dans cette masse (b) appliquer une force axiale à une extrémité de cette masse, tout en soutenant l'autre extrémité et la pé périphérie de cette masse (c) laisser le liquide se séparer de cette masse pendant l'application de la force axiale durant l'étape (b) tout en y retenant les constituants solides (d) former une ouverture limitée à l'autre extrémité de la masse (e) appliquer une force axiale sur une extrémité de la masse tout en maintenant la masse à sa périphérie entre le point d'application de la force axiale et l'ouverture et (f) obliger la masse à se déplacer axialement vers l'ouverture et à la traverser. 23. Procédé selon la revendication 22, caractérisé en ce qu'il consiste également à (g) déplacer le point d'application de cette pression axiale vers l'ouverture, la maintenir à une distance prédéterminée de cette ouverture, puis fermer cette ouverture (h) former une nouvelle masse parallélépipédique ou cylindrique de cette matière en introduisent latéralement de la matière dans cette masse et donner à la masse une forme dont la longueur est égale à cette distance prédéterminée; et (i) répéter continuellement les étapes (b) à (h) pendant un nombre voulu de fois. 24. Procédé selon la revendication 22, caractérisé en ce qu'il consiste, après l'étape (a) et avant l'étape (b) à appliquer une force latérale à cette masse parallélépipédique et à en diminuer la section tout en maintenant les extrémités de la masse et à laisser le liquide se séparer de cette masse, tout en y retenant les constituants solides. 25. Procédé selon la reveldication 22, caractérisé en ce qu'il consiste, après ltétape (a) et avant l'étape (b) à appliquer une force latérale à la masse parallélépipédique et à en diminuer la section tout en en maintenant les extrémités, à laisse le liquide se séparer de cette masse tout en y retenant les constituants solides, et en ce qu'il consiste, entre les étapes (c) et (d),à maintenir l'application d'une grande force axiale, d'intensité déterminée au préalab-le, sur une extrémité de la masse pendant un temps déterminé au préalable, tout en maintenant cette masse à son autre extrémité et à sa périphérie et à laisser le liquide se séparer de la masse tout en y retenant les constituants solides. 26. Procédé pour séparer les constituants liquide et solides d'une pulpe ou d'une pâte, caractérisé en ce quVil consiste à : à (a) introduire la pulpe ou la pâte latéralement pour former une masse mise sous forme parallélépipédique, ayant une longueur et une périphérie déterminées au préalable (b) à appliquer des forces latérales de compression -sur cette masse parallélépipédique pour en diminuer la périphérie, tout en la soutenant à ses extrémités (c) laisser le liquide se séparer de cette masse pendant l'étape (b) tout en y retenant les constituants solides (d) relâcher les forces latérales de compression (e) introduire latéralement de la matière supplémentaire dans cette masse jusqu'à ce que la masse ait de nouveau atteint la périphérie déterminée au préalable (f) appliquer de nouveau des forces latérales de compression sur cette masse parallélépipédique pour en diminuer la périphérie, tout en la soutenant à ses extrémités (g) laisser le liquide se séparer de cette masse pendant l'étape (f) tout en y retenant les constituants solides (h) appliquer une force axiale sur une extrémité de cette messe, tout en en soutenant l'autre extrémité et en soutenant la masse à sa périphérie réduite (i) laisser le liquide se séparer de cette masse pendant l'étape (h) tout en y retenant les constituants solides ; (j) former une ouverture limitée à l'autre extrémité de la masse ; (k) appliquer une force axiale à une extrémité de la masse tout en soutenant cette masse à périphérie réduite entre cette extrémité et cette ouverture ; et (1) obliger cette masse à se déplacer axialement vers l'ouverture et à traverser celle-ci 27.Procédé selon l'une des revendications 22 et 26, caractérisé en ce qu'il consiste, après la première application d'une force axiale à une extrémité de la masse, et après avoir laissé le liquide se séparer de cette masse, mais avant la formation d'une ouverture limitée à l'autre extrémité, à maintenir l'application d'une force axiale d'intensité élevée déterminée au préalable sur une extrémité de la masse pendant un temps déterminé au préalable, tout en soutenant la masse à son autre extrémité et à sa périphérie, et à laisser le liquide se séparer de cette messe, tout en y retenant les constituants solides. 28. Procédé selon- l'une des revendications 22 et 26, caractérisé en ce que l'étape consistant à soumettre la masse à un déplacement axial forcé vers la sortie consiste également à refouler la matière de façon prédominante à partir du centre de la masse,par l'ouverture, avent de refouler la matière de façon prédominante de la partie externe de cette masse pour faire passer la matière par l'ouverture. 29. Procédé selon l'une des revendications 22 et 26, caractérisé en ce qu'il consiste faire déplacer la matière à une extrémité de la masse parallélépipédique pour l'éloigner de la périphérie de cette masse et la faire pénétrer vers le centre de la masse pendant que celle-ci est refoulée à travers l'ouverture.