L'invention concerne les commutateurs comportant deux contacts de commutation formant un circuit magnétique série prémagnétisés par un aimant permanent commun muni de préférence d'un shunt magnétique, et pouvant être actionnés entre deux posi-5 tions stables par l'intermédiaire d'au moins un enroulement d'excitation, chacun de ces contacts comportant un noyau magnétisable en forme de tige, monté dans une plaque-support magnétisable de façon à en être isolé et à être perpendiculaire au plan de cette plaque, et une armature magnétisable qui est disposée sensible-10 ment parallèlement au plan de la plaque-support et de façon mobile en la recouvrant de manière à former, dans sa position de' repos, un entrefer avec l'extrémité du noyau en forme de tige se trouvant en face de cette armature, et à établir un contact, avec celle-ci dans sa position de travail, ces commutateurs pou-15 vaat être en particuïïa? des reMs basculaïts de couplage dais des installations de téléphonie. Dans les dispositifs de commutation du type mentionné ci-dessus, il est souhaité et dans le cas d'une mise en oeuvre préférée en tant que relais basculant de couplage dans les installations de téléphonie, il est même nécessaire, du point de 20 vue de la coopération avec d'autres éléments de c.ommutation à l'intérieur de l'installation globale, de maintenir les caractéristiques de fonctionnement des commutateurs aussi uniformes que possible entre elles. Dans ce but on suppose impérativement que déjà à l'intérieur d'un commutateur individuel du type mentionné 25 les deux contacts de commutation doivent réagir d'une façon extrêmement similaire tant du point de vue de l'excitation d'ouverture et de fermeture des contacts que du point de vue de leur fonctionnement dans le temps. A cela s'oppose avant tout le fait que certaines tolérances mécaniques doivent déjà être attribuées 30 aux deux contacts de commutation lors de la fabrication, ces tolérances agissant obligatoirement sur les caractéristiques de fonctionnement électrique et dans le temps. Ainsi par exemple, les tensions initiales des ressorts de rappel des armatures ou les entrefers des deux contacts de commutation peuvent être 35 réglés de façon différente, en restant dans le cadre des tolérances admissibles, ou bien les distances des pôles de l'aimant permanent commun, par rapport aux parties des deux contacts de commutation qui doivent lui être couplées magnétiquement, peuvent être différentes ou bien les perméabilités des matériaux obtenus 40 à partir de charges différentes et utilisés pour la fabrication 71 47754 2 2123296 des noyaux en forme de tige et des plaques-supports peuvent s'écarter l'une de l'autre. Tous ces facteurs conduisent à un mode de fonctionnement différent pour les deux contacts de commutation et apparaissent de façon particulièrement marquée lors-5 cju'il apparaît successivement des tolérances limites positives et négatives dans un commutateur. Comme contre-mesure vis-à-vis des facteurs précédemment mentionnés qui ne peuvent en partie être influencés en aucune façon et que l'on ne peut pas apprécier, ou seulement de façon 10 peu rationnelle, avant le contrôle du commutateur monté et prêt à fonctionner, on pense tout d'abord à un tri , c'est-à-dire à une sélection des contacts de commutatatiai appariés. Une telle méthode est naturellement très peu économique et n'est pas pensable dans une fabrication moderne extrêmement mécanisée» 15 En outre on peut régler ultérieurement les contacts de commutation ou un des deux contacts de commutation, cependant ce procédé prend également beaucoup de temps et par conséquent est irrationnel, ce réglage faisant en outre apparaître des difficultés techniques non négligeables étant donné que les contacts de 20 commutation, lorsqu'ils sont montés, ne sont accessibles que très difficilement pour le réglage. Enfin, on peut aussi remédier aux inconvénients mentionnés ci-dessus, de façon que, par principe, la valeur limite des tolérances admissibles sur les caractéristiques de fonctionnement soient plus importantes, ce qui ce-25 pendant n'est pas possible en général du fait que, comme on l'a mentionné précédemment, on doit tenir compte de l'ensemble du montage, c'est-à-dire des dispositifs électriques qui sont branchés en série en amont ou en aval du commutateur suivant l'invention, et qu'en outre, des normes ou des règlements déterminés 30 par les acheteurs, par exemple l'administration des télécommunications, telle que la poste ou un organisme semblable, s'opposent aussi fréquemment à un décalage des valeurs limites. A l'encontre de cela, la présente invention fournit un moyen pour réaliser un commutateur du type cité ci-dessus, dans 35 lequel, en tenant compte des facteurs d'influence inévitables en pratique décrits ci-dessus et sans avoir recours à des opérations inadmissibles ou non rationnelles, on obtient une bonne coïncidence des réactions électriques et des réactions dans le temps des deux contacts de commutation à l'intérieur du commu-40 tateur. 71 47754 3 2123296 Ce but est atteint suivant l'invention par le fait que les deux contacts sont réunis pour former une unité constructive dans laquelle, tout en respectant un isolement électrique, les noyaux en forme de tiges, dont les axes longitudinaux sont paral-5 lèles entre eux et qui sont entourés par au moins un enroulement d'excitation, sont disposés étroitement côte à côte et les plaques supports tournées l'une vers l'autre sont couplées magnétiquement aux pôles de l'aimant permanent disposé au moins partiellement entre elles, et que l'influence de l'aimant permanent sur le 10 circuit magnétique des deux contacts peut être modifiée asymé-triquement dans la direction de la polarisation de l'aimant permanent grâce à la possibilité de réglage de l'aimant permanent lui-même et/ou d'un shunt magnétique disposé entre cet aimant permanent et les noyaux en forme de tiges. 15 Ces dispositions donnent la possibilité de compenser correctement les écarts pouvant exister pour les facteurs influençant les caractéristiques de fonctionnement des contacts du commutateur,- par exemple les tensions initiales différentes des ressorts de rappel des armatures, les entrefers à air de 20 grandeurs différentes ou des phénomènes semblables, de sorte que l'on obtient à l'intérieur de l'ensemble du commutateur une réaction dans le temps et une réaction électrique coïncidant de façon correcte et identique pour les deux contacts du commutateur» Lors de la modification asymétrique, de l'influence de l'aimant 25 permanent sur les deux contacts du commutatéur, qui peut être obtenu» par le déplacement de-l'aimant permanent commun lui-même et/ou du shunt magnétique qui lui est associé, suivant la direction de polarisation, il apparaît, en liaison avec la constitution spécifique des contacts utilisés et de leur réunion parti-30 culière en une unité constructive, un couplage magnétique différent du champ de fuite de l'aimant permanent avec les deux contacts du commutateur, de sorte que, malgré l'interconnexion de ceux-ci, pour former un circuit magnétique série, il est possible d'obtenir une pré-magnétisation réglable individuellement du 35 circuit de travail de chacun des contacts du commutateur» ce qui a pour conséquence que l'on peut obtenir une compensation des précontraintes mécaniques différentes et par conséquent, en définitive, une adaptation des valeurs de fonctionnement des deux contacts du commutateur. 40 Pour obtenir une possibilité de réglage, prévue suivant 71 47754 4 2123296 l'invention, de l'aimant permanent lui-même, il se révèle avantageux que la distance entre les surfaces à coupler aux pôles de l'aimant permanent, déduction faite des couches isolantes existantes, soit plus importante que la longueur de l'aimant 5 entre ses pôles dans une mesure suffisante pour que la course de réglage de l'aimant permanent permette de compenser dans le cadre des tolérances admissibles,les caractéristiques de fonctionnement différentes des deux contacts de commutation, et que l'aimant permanent soit fixé mécaniquement dans la position 10 voulue de préférence au moyen d'une colle, d'une résine durcis-sables ou de matériaux semblables. De ce fait on peut utiliser aussi des contacts possédant des caractéristiques de fonctionnement s'écartant beaucoup les unes des autres, de sorte que le nombre des commutateurs autrefois rejetés comme inutilisables 15 est réduit de façon sensible. Dans un commutateur du type qui vient d'être décrit et comportant un aimant permanent réglable suivant une caractéristique de l'invention, si l'aimant permanent est introduit avec jeu, lors de l'assemblage du commutateur, entre les surfaces à 20 coupler magnétiquement aux pôles de cet aimant puis est placé dans sa position voulue à l'aide d'un dispositif de réglage mécanique fixé sur cet aimant et comportant un mécanisme d'avance permettant un réglage fin, et y est maintenu fermement sans être déplacé jusqu'à ce qu'il soit fixé mécaniquement, on obtient un 25 procédé de réglage pouvant être utilisé par un personnel non expérimenté en obtenant un résultat fiable et avec de faibles tolérances. En outre il se révèle approprié, dans la forme de réalisation mentionnée ci-dessus de l'invention que le commutateur 30 comporte deux tôles conduisant le flux, servant au couplage magnétique avec les pôles de l'aimant permanent, dépassant partiellement les plaques-supports et étant respectivement munies, dans la zone de dépassement d'une ouverture destinée à recevoir les organes de fixation du dispositif de réglage sur l'aimant perma-35 nent. On obtient de cette façon une possibilité d'accès facile, d'action précise sur le dispositif de réglage de l'aimant permanent, ce qui est avantageux pour le réglage fin du commutateur. Suivant une autre forme de réalisation de l'invention, l'aimant permanent peut être mis en place, en interposant deux 40 plaques en matériau synthétique, de façon que ses pffles se trou»- 71 47754 5 2123296 vent entre les plaques-supports des deux contacts bloqués dans leur position de consigne, de préférence au moyen d'organes de serrage élastiques. A cet égard, suivant une autre forme de réalisation de l'invention, les plaques en matériau synthétique 5 peuvent être formées par les deux joues, d'un corps de bobine commun dont la carcasse, entourée par au moins un enroulement d'excitation, comporte une ouverture destinée à recevoir les deux noyaux en forme de tiges et dont les joues comportent chacune un évidement destiné à recevoir sans glissement la plaque-10 support du contact correspondant du commutateur. Cette forme de réalisation de l'invention fournit globalement une unité cons-" tructive compacte du point de vue mécanique qui ne nécessite aucun composant particulier pour l'isolement électrique entre l'aimant permanent et les contacts de commutation, ce qi± permet en 15 outre de bobiner le commutateur avant le montage des deux contacts, et qui enfin assure une assise précise et fiable des composants à long terme. Il est avantageux du point de vue de la pratique que, suivant une autre forme de réalisation de l'invention, les pla-20 ques en matériau synthétique et le corps de bobine soient constitués par un matériau synthétique thermoplastique et que l'aimant permanent soit introduit par déformation thermique du matériau synthétique venant en contact avec ses pôles. De cette façon on obtient une assise sûre de l'aimant permanent sans con-25 traintes mécaniques impartantes des éléments sensilte du commutateur» Il est particulièrement avantageux que, dans la forme de réalisation décrite en dernier lieu, suivant une autre caractéristique de l'invention, l'aimant permanent soit emmanché en utilisant l'action des ultra-sons. A cet égard, on réalise une 30 déformation thermoplastique du matériau synthétique qui est limitée localement et qui par conséquent évite les mesures de sécurité pour la protection des autres parties exposées du commutateur. Une fixation particulièrement solide de l'aimant permanent et un positionnement exact de celui-ci dans sa position 35 voulue, nécessaire pour l'obtention de caractéristiques' symétriques pour les deux contacts sont assurés lorsque, suivant une autre forme de réalisation, de l'invention, la partie du matériau synthétique venant en contact avec les pôles de l'aimant permanent comporte des nervures disposées suivant la direction d'in-40 sertion de l'aimant permanent et qui sont découpées ou du moins 71 klTbk 6 2123296 déformées lors de la mise en place de l'aimant permanent, et que, durant l'introduction de l'aimant permanent, les deux contacts de commutation ou au moins les deux joues du corps de bottine s'appuient sur des butées de forme appropriée. 5 L'invention sera mieux comprise à l'aide de la descrip tion suivante de plusieurs formes de réalisations particulières données à titre d'exemple et représentées au dessin annexé dans lequel : La figure 1 est une vue de côté, partiellement en coupe, 10 d'une forme de réalisation pratique de l'invention. La figure 2 est une vue en coupe, suivant A-B, du dispositif de la figure 1. La figure 3 est une vue en coupe, suivant C-D, du dispositif de la figure 1. 15 La figure 4 est une vue schématique, partiellement en coupe, du dispositif suivant l'invention. La figure 5 est une vue schématique, partiellement en coupe, d'une autre forme de réalisation de l'invention. Les figures 6 et 7 sont des diagrammes se rapportant 20 au dispositif représenté dans la figure 5. La figure 8 est une représentation simplifiée d'un dispositif permettant d'introduire l'aimant permanent dans un dispositif suivant l'invention. La figure 9 est une représentation simplifiée d'un dis-25 positif utilisé pour régler la position d'un aimant permanent réglable dans une forme de réalisation de l'invention. Dans les figures 1-3, les références 1 et 2 désignent deux contacts de commutation d'un type connu en soi qui comportent un noyau magnétisable 5 et 6 en forme de tige, monté sensi-30 blement perpendiculairement, dans une plaque-support 3 et 4, de façon à en être isolé, et dont les organes de contact travaillent respectivement dans une atmosphère de gaz inerte, en étant protégés mécniquement sous un couvercle monté de façon étanche aux gaz sur la plaque-support 3 ou 4. Les deux contacts de commuta-35 tion sont tournés l'un vers l'autre suivant une symétrie inversée, comme on peut le voir, de façon que les deux noyaux 5 et 6, en forme de tiges se trouvent côte à côte, très proche l'un de l'autre, un de ces noyaux en forme de tige, c'est-à-dire le noyau 6 du contact de commutation 2 dans la forme de réalisation 40 représentée, étant électriquement isolé, en vue de l'isolement 71 47754 7 2123296 galvanique du circuit de commutation, au moyen d'un manchon tubulaire 7 en matériau synthétique. Les deux noyaux 5 et 6 en forme de tiges formant respectivement le noyau magnétique d'un contact de commutation, sont entourés par un enroulement 8 5 commun de fermeture des contacts et par un enroulement 9 d'ouverture des contacts qui de leur côté sont bobinés sur un corps de bobine 10 dans lequel sont introduits partiellement, sans glissement, les deux contacts de commutation. La référence 11 désigne un aimant permanent commun aux deux contacts de commu-10 tation, dont le flux magnétique maintient l'armature des deux contacts de commutation dans la position de travail après la suppression de l'excitation de fermeture, jusqu'à l'application d'une impulsion électrique correspondante de signe opposé sur l'enroulement d'ouverture 9. Dans la forme de réalisation repré-15 sentée, l'aimant permanent 11 est initialement réglable dans le sens des flèches, en vue de pouvoir ajuster la symétrie des valeurs de fonctionnement des deux contacts de commutation, et est fixé mécaniquement, par collage, lorsque le commutateur est prêt à fonctionner, entre deux joues 12 et 13 du corps de bobine 10. 20 La partie 14 est constituée par un matériau perméable et forme un shunt magnétique pour l'aimant permanent 11, ce shunt déterminant essentiellement le comportement en commutation du commutateur représenté et servant, en outre, à assurer un certain blindage contre un champ de fuite magnétique éventuel entre les 25 commutateurs du type décrit disposés l'un à côté de l'autre, par-exemple dans un sélecteur coordinateur pour des centraux téléphoniques. Ce shunt magnétique 14 est également maintenu mécaniquement dans le corps de bobine 10 et, ce, par l'engagement réciproque d'éléments élastiques» 30 La référence 15 désigne des organes de raccordement qui- servent au raccordement électrique des organes de contact des deux contacts 1 et 2 et des enroulements de fermeture et d'ouverture des contacts. Ces organes de raccordement 15 sont réalisés sous la forme de broches rondes et s'enfichent dans une pla-35 que 16 dite à entonnoirs, déjà connue en elle-même, ces organes de raccordement étant ainsi protégés mécaniquement et occupant la position qui leur est assignée pour le montage du commutateur décrit sur une plaque perforée. Il est évident qua dans la forme de réalisation représentée, au lieu de monter lraimant permanent 40 11 de façon qu'il puisse être déplacé, on peut le loger de façon 71 47754 8 2123296 fixe dans une chambre ou entre les faces frontales du corps de "bobine 10 et on peut réaliser la symétrie de fonctionnement nécessaire des deux contacts de commutation 1 et 2 au moyen d'un shunt magnétique dont la position peut être modifiée et qui est 5 associé à l'aimant permanent 11, comme cela est représenté sché-matiquement dans un agencement représenté dans la figure 4. Les deux figures 4 et 5 représentent schématiquement les deux contacts de commutation d'un commutateur suivant l'invention. Les parties 17 et 18 représentent deux contacts de com-10 mutation dont les noyaux magnétisables 19 et 20 en forme de tiges sont respectivement scellés par fusion dans une plaque-support 23 et 24 au moyen d'un bouchon de scellement 21 et 22 en verre comprimé et sont entourés par une bobine de femeture 25 commune. L'extrémité libre des noyaux 19 et 20 en forme de tiges 15 pénètre à l'intérieur d'une zone de contact fermée de façon étan-• che aux gaz, au moyen d'un couvercle 26 et 27, et remplie de gaz inerte dans laquelle une armature 28 et 29 montée de façon mobile au moyen d'un ressort à lame non représenté, est appuyée avec une tension initiale sur le couvercle 26 ou 27 dans sa position 20 de repos et, dans sa position de travail, établit un contact avec l'extrémité libre du noyau en forme de tige. Les références 30 et 31 désignent deux aimants permanents qui sont polarisés dans le sens des flèches et à chacun desquels est associé un shunt magnétique 32 et 33. Jusqu'ici les deux dispositifs sont 25 réalisés de façon identique. La différence existant entre les deux dispositifs réside dans le fait que dans lé dispositif représenté dans la figure 4, l'aimant permanent 32 est monté de façon fixe et la pré-magnétisation des deux contacts de commutation 17 et 18 est ajustable de façon asymétrique au moyen d'un shunt 34 30 dont la position est réglable afin de rendre symétriques des modes de travail des deux contacts de commutation, tandis que dans le dispositif représenté dans la figure 5, l'aimant permanent 31 peut lui-même être déplacé dans le sens des flèches et est fixé en position, une fois le réglage effectué, au moyen 35 d'une laque adhésive ou d'un moyen semblable. . Dans les diagrammes représentés dans les figures 6 et 7, la course AH de l'armature (en millimètres) est portée en abcisses et les forces apparaissant sur les deux contacts de commutation d'un commutateur suivant les figures 4 ou 5 sont portées en or-40 données. Sur les axes P1-P4 (en grammes), les forces initiales 71 47754 9 2123296 dans la position de repos de l'armature sont portées sur les axes d'ordonnées P1 et P4 tandis que les forces initiales dans la position de travail, c'est-à-dire au début de l'ouverture de l'armature, sont portées sur les axes d'ordonnées P2 et P3. 5 Parmi ces deux groupes de courbes, celui de la figure 6 est vala-ule pour un des contacts d'un commutateur suivant l'invention et celui de la figure 7 est valable'pour l'autre, les courbes de la figure 6 correspondent par exemple au contact de commutation 17 et celles de la figure 7 au contact de commutation 18 10 d'un dispositif suivant la figure 5. les courbes 35 en pointillés représentent les caractéristiques idéales force-course des deux ressorts de rappel des armatures dans le cas où aussi bien leur tension initiale que l'accroissement de la force et finalement la course de l'armature des deux contacts 17 et 18 seraient 15 totalement identiques. De façon analogue la courbe caractéristique idéale 36 de l'aimant permanent 31 est également représentée en pointillés, ce qui correspond au cas où le champ magnétique agit de façon totalement symétrique sur les deux contacts de commutation. Cette symétrie purement théorique apparaît de façon 20 la plus marquée pour un comportement équivalent des deux facteurs déterminants des contacts de commutation, aux deux points d'intersection centrés 37 et 38 des courbes caractéristiques des ressorts de rappel des armatures et de la courbe caractéristique de pré-magnétisation due à l'aimant permanent 31. Dans la mesure 25 où, lors d'une première mesure de contrôle du commutateur, au moyen de l'enroulement de fermeture 25 du dispositif de la figure 5, on obtient une symétrie prédéterminée des valeurs de fonctionnement des deux contacts de commutation, il n'y a naturellement pas besoin de régler le commutateur réalisé suivant 1 ' invention., 30 Si par contre le mode de fonctionnement des deux contacts de commutation est différent, ce qui se vérifie par exemple pour les deux courbes de la force des ressorts de rappel des armatures dans les figures 6 et 7, on obtient deux courbes caractéristiques différentes 39 et 40 pour les deux ressorts de rappel des arma-35 tures et par conséquent un mode de fonctionnement différent des deux contacts de commutation. Ceci peut être compensé par une modification asymétrique de la pré-magnétisation des deux contacts de commutation, c'est-à-dire dans le cas d'un dispositif suivant la figure 5, en déplaçant l'aimant permanent 31' suivant 40 sa direction de polarisation, ce qui conduit aux nouvelles cour- 71 47754 10 2123296 bes caractéristiques 41 et 42, en ce qui concerne la pré-magnétisation, dans les deux contacts de commutation, une relation synchrone existant dans la mesure où une augmentation de la prémagnétisation, par exemple dans le contact de commutation 18 5 correspondant à une courbe caractéristique plus haute pour le ressort de rappel de l'armature, fait apparaître une diminution analogue de la pré-magnétisation dans le circuit de travail du contact de commutation 17. De cette façon, en supposant que les courses de réglage des aimants permanents correspondent, on peut 10 équilibrer au moins approximativement les modes de fonctionnement différents des deux contacts de commutation, donnés par les courbes caractéristiques 39 et 40, qui sont différentes, des ressorts de rappel des armatures, de façon qu'il apparaisse une symétrie, satisfaisante pour la pratique, des caractéristiques de fonc-15 tionnement des deux contacts de commutation. D'après les deux diagrammes on voit que si la fermeture s'effectuait suivant la courbe caractéristique 43, on obtiendrait une excitation qui est supérieure à la force initiale du ressort de rappel de l'armature, seul le contact de commutation 17 étant fermé alors que 20 le contact de commutation 18 ne l'est pas, étant donné que le ressort de rappel de son armature nécessite une excitation de fermeture plus élevée. Cette excitation de fermeture plus élevée est naturellement obligatoire pour les deux contacts de commutation et est représentée dans la figure 7 par la courbe caracté-25 ristique 44 possédant une valeur initiale An. D'autre part pour ouvrir les contacts de commutation fermés au moyen d'une excitation de sens contraire en correspondance avec la valeur initiale portée sur l'axe d'ordonnées P3, il suffit d'une contre-excitation qui affaiblit l'aimant permanent 31 juste de façon suffi-30 santé pour qu'il apparaisse une force résultante qui est représentée par la courbe 45 dont la valeur initiale Ab' est inférieure à la force maximale du ressort de rappel de l'armature. Cependant, seul le contact de commutation 18 s'ouvre, le contact de commutation 17 restant fermé étant donné que la pré-magnéti-35 sation qui existe encore, due à l'aimant permanent, est encore considérablement plus élevée que la force de rappel du ressort de rappel de l'armature. La contre-excitation destinée à ouvrir les deux contacts de commutation doit par conséquent être suffisamment importante pour qu'il apparaisse, en tenant compte de 40 la pré-magnétisation, une force résultante dont la valeur est 71 47754 n 2123296 plus faible que celle de la force du ressort de rappel de l'armature et qui correspond à une courbe caractéristique plus basse, dans l'exemple représenté, une force correspondant à la courbe caractéristique 46 possédant une valeur initiale Ab. Notamment 5 dans le domaine d'application envisagé suivant l'invention, à savoir en téléphonie, il est intéressant d'obtenir un mode de fonctionnement du commutateur suivant lequel la valeur An de fermeture des contacts est sensiblement égale à la valeur Ab d'ouverture des contacts étant donné qu'une telle symétrie faci-10 lite considérablement le dimensionnement de l'ensemble du dispositif et l'alimentation d'un grand nombre de commutateurs du type décrit, par exemple dans un champ sélecteur pour des centraux téléphoniques. La figure 8 représente uniquement une partie intéres-15 santé d'un commutateur suivant l'invention, c'est-à-dire une partie se trouvant au voisinage d'un aimant permanent 47» Parmi les autres éléments représentés, la référence 48 désigne un corps de bobine, la référence 49 désigne un enroulement d'excitation, la référence 50 désigne un des deux noyaux magnétiques, 20 et les références 51 et 52 désignent deux contacts de commutation, représentés schématiquement, du type déjà mentionné en se référant aux figures 1 à 5. Les joues 53 et 54 du corps de bobine 48 sont pressées entre deux mâchoires parallèles 55 et 56 de sorte qu'elles ne peuvent pas dévier, et perpendiculairement à celles-25 ci est disposée une butée 57 sur laquelle s'appuie le corps de bobine 48 lors de la mise en place de l'aimant permanent 47. La mise en place de l'aimant permanent 47 est réalisée, dans la forme de réalisation représentée, de façon rigide entre les joues 53 et 54 du corps de bobine 48 et ce, au moyen d'un poinçon 58 30 à ultra-sons, des nervures 59 et 60 étant découpées sur les joues. 53 et 54 ou obtenues par déformation thermoplastique lors de la mise en place de l'aimant. Ce procédé permet d'introduire l'aimant permanent de façon stable sans que les joues 53 et 54 s'écartent lors de l'ouverture des mâchoires 55 et 56 de sorte que 35 l'on obtient et conserve finalement une assise symétrique et par conséquent un mode de fonctionnement symétrique des deux contacts de commutation 51 et 52. Dans la figure 9, les références 61 et 62 désignent de nouveau deux contacts de commutation représentés schématiquement, 40 dans lesquels on peut voir un noyau magnétique 63 en forme de 71 47754 12 2123296 tige et qui sont fixés partiellement, sans glissement, dans un corps de "bobine commun 64. Un enroulement d'excitation 65 est bobiné sur le corps de bobine 64, cet enroulement entourant en commun les deux noyaux en forme de tige du commutateur. 5 La référence 66 désigne une plaque dite à entonnoirs déjà décrite. Les éléments 67 représentent des éléments de raccordement, d'un type qui a également été décrit, par l'intermédiaire desquels les deux contacts de commutation peuvent être branchés électriquement. L'aimant permanent du dispositif de 10 commutation représenté est désigné par la référence 68, et à l'opposé de l'agencement représenté dans la figure 18, n'est pas initialement fixé de façon rigide, mais est au contraire disposé de façon à pouvoir être déplacé. On peut déplacer cet aimant dans le sens des flèches au moyen d'un dispositif mécanique de 15 réglage 69 qui n'est représenté que schématiquement et qui comporte des broches 70 et 71 s'appuyant sur l'aimant permanent, ce dispositif de réglage comportant en gros un chariot réglable du type d'un support possédant un mécanisme d'avance permettant un réglage fin et pouvant- le cas échéant réagir automatiquement en 20 fonction des résultats de mesure lors du réglage du commutateur. Si le réglage du commutateur fournit une symétrie aussi bonne que possible du mode de fonctionnement des deux contacts de commutation 61 et 62, l'aimant permanent 68 est alors fixé rigidement au moyen d'une colle à séchage rapide, d'une résine de 25 coulée ou d'un matériau semblable, et le commutateur est alors prêt à fonctionner. 71 47754 13 2123296 REVENDICATIONS 1. Commutateur comportant deux contacts de commutation formant un circuit magnétique série, pré-magnétisés par un aimant permanent commun muni de préférence d'un shunt magnétique 5 et pouvant être actionnés entre deux positions stables par l'intermédiaire d'au moins un enroulement d'excitation, chacun de ces contacts comportant un noyau magnétisable en forme de tige, monté dans une plaque-support magnétisable, de façon à en être isolé et à être perpendiculaire au plan de cette plaque, et une 10 armature magnétisable qui est disposée sensiblement parallèlement au plan de la plaque-support et de façon mobile en la re- -couvrant de manière à former, dans sa position de repos, un entrefer avec l'extrémité du noyau en forme de tige se trouvant en face de cette armature, et à établir un contact avec celle-ci 15 dans sa position de travail, ce commutateur pouvant être en particulier un relais basculant de couplage dans des installations de téléphonie, caractérisé par le fait que les deux contacts (17,18) sont réunis pour former une unité constructive dans laquelle, tout en respectant un Isolement électrique, les 20 noyaux en forme de tiges (19,20), dont les axes longitudinaux sont parallèles entre eux et qui sont entourés par au moins un enroulement d'excitation (25), sont disposés étroitement côte à côte et les plaques-supports (23,24) tournées l'une vers l'autre sont couplées magnétiquement aux pôles de l'aimant permanent 25 (30,31) disposé au moins partiellement entre elles, et que l'influence de l'aimant permanent (30,31) sur le circuit magnétique des deux contacts (17,18) peut être modifiée asymétriquement dans la direction de la polarisation de l'aimant permanent grâce à la possibilité de réglage de l'aimant permanent (31) lui-même 30 et/ou d'un shunt magnétique (34) disposé entre cet aimant permanent et les noyaux en forme de tiges» 2. Commutateur suivant la revendication 1 caractérisé par le fait que la distance entre les surfaces (23,24) à coupler aux pôles de l'aimant permanent (31), déduction faite des couches 35 isolantes existantes, est plus importante que la longueur de l'aimant entre ses pôles dans une mesure suffisante pour que la course de réglage de l'aimant permanent (31) permette de compenser, dans le cadre des tolérances admissibles, les caractéristiques de fonctionnement différentes des deux contacts (17,18) de 40 commutation, et que l'aimant permanent (31) est fixé mécanique 71 47754 14 2123296 ment dans la position voulue de préférence au moyen d'une colle, d'une résine durcissable ou de matériaux semblables. 3° Commutateur suivant la revendication 2, caractérisé par le fait que l'aimant permanent (68) est introduit avec jeu, 5 lors de l'assemblage du commutateur, entre les surfaces (64) à coupler magnétiquement aux pôles de cet aimant puis est placé dans sa position voulue à l'aide d'un dispositif de réglage mécanique (69,70,71) fixé sur cet aimant et comportant un mécanisme d'avance permettant un réglage fin et y est maintenu fermement 10 sans être déplacé jusqu'à ce qu'il soit fixé mécaniquement. 4« Commutateur suivant, l'une des revendications 2 ou 3, caractérisé par le fait que le commutateur comporte deux tôles conduisant le flux, servant au couplage magnétique avec les pôles de l'aimant permanent (68), dépassant partiellement les plaques-15 supports des contacts (61,62) et étant respectivement munies, dans la zone de dépassement d'une ouverture destinée à recevoir les organes de fixation (70,71) du dispositif de réglage (69) sur 1'aimant permanent (68). 5. Commutateur suivant la revendication 1 caractérisé 20 par le fait que l'aimant permanent est mis en place, en interposant deux plaques en matériau synthétique, de façon que ses pôles de trouvent entre les plaques-supports des deux contacts bloqués dans leur position de consigne, de préférence au moyen d'organes de serrage élastiques. 25 6„ Commutateur suivant la revendication 5, caractérisé par le fait que les plaques en matériau synthétique sont formées par les deux joues (53,54) d'un corps de bobine (48) commun dont la carcasse entourée par au moins un enroulement d'excitation (49) comporte une ouverture destinée à recevoir les deux noyaux (50) 30 en forme de tiges et dont les joues (53,54) comporte chacune un évidement destiné à recevoir sans glissement la plaque-support du contact correspondant (51,52) du commutateur. 7. Commutateur suivant l'une des revendications 5 ou 6, caractérisé par le fait que les plaques en matériau synthétique 35 et le corps de bobine (48) sont constitués par un matériau synthétique thermoplastique et que l'aimant permanent (47) est introduit par déformation thermique du matériau synthétique (53,54) venant en contact avec ses pôles. 8. Commutateur suivant la revendication 7, caractérisé 40 par le fait que l'aimant permanent (47) est emmanché en utili 71 47754 15 2123296 sant l'action des ultra-sons (58). 9. Commutateur suivant l'une des revendications 5, 6, 7 ou 8, caractérisé par le fait que la partie du matériau synthétique (53,54) venant en contact avec les pôles de l'aimant permanent (47), comporte des nervures (59,60) disposées suivant la direction d'insertion de l'aimant permanent et qui sont découpées ou du moins déformées lors de la mise en place de l'aimant permanent, et que, durant l'introduction de l'aimant permanent (47), les deux contacts (51,52) de commutation ou au moins les deux joues (53,54) du corps de bobine (48) s'appuient sur des butées (55,56,57) de forme appropriée.