L'invention concerne une pince d'immobilisation d'une roue d'un véhicule lourd. On connait déjà une pince d'immobilisation d'une roue d'un véhicule léger, voiture de tourisme principalement, comprenant d'une part deux machoires respectivement interne et externe, d' en serrement de la jante de la roue à immobiliser, articulées entres elles, sollicitées dans le sens de la fermeture par des moyens élastiques et immobilisées par des moyens de blocage et, d'autre part, un bras masquant les organes de fixation de la roue sur le véhicule et les moyens de blocage des machoires, rendu solidaire de la machoire externe par des moyens de verrouillage inviolables. Une telle pince est décrite notamment dans le brevet N" 70 39 302 du demandeur. Or, on a constaté que cette pince dont l'efficacité n'est pas -mise en doute dans le cas d'un véhicule léger, ne donne pas entièrement satisfaction lorsqu'elle est utilisée sur un véhicule lourd tel qu'un véhicule utilitaire ou de transport en commun, pour les raisons suivantes Une pince étant montée sur une roue d'un véhicule lourd, la puissance de ce dernier est telle que le conducteur peut, en accélérant à fond, provoquer un glissement de la pince sur la roue correspondant à une rotation vets le sol de la pince autour de son axe d'appui' au sol, entrainant le dégagement complet de la roue initialement immobilisée. Certains véhicules lourds, les véhicules de transport en com mun notamment sont garnis d'enjoliveurs de roues couvrant totalement la jante et empêchant donc d'enserrer cette dernière. Or, on ne peut prendre appui sur l'enjoliveur puisqu'il est généralement réalisé en un matériau léger. Il appert, par conséquent, que la pince connue à ce jour n'est pas utilisable efficacement, en l'état , pour l'immobilisation de véhicules lourds. L'immobilisation temporaire est cependant rendue nécessaire notamment dans le cas de stationnement abusif et permet de poursuivre le contrevenant efficacement et rapidement. L'invention a donc pour objet de proposer des perfectionnements à la pince décrite dans la demande de brevet N"70 39 302 du demandeur afin d'adapter spécifiquement cette pince au eas particulier des véhicules lourds. A cet effet, l'invention propose une pince d'immobilisation d'une roue de véhicule lourd comprenant,d'une part deux machoires respectivement interne et externe, articulées entres elles, et immobilisées par des nzoyens de blocage et, d'autre part, un bras masquant les organes de fixation de la roue sur le véhicule et les moyens de blocage des machoires, rendu solidaire de la machoire externe par des moyens de verrouillage, caractérisé par ------------------------------------------------ le fait qu'elle comprend, en outre, un organe de calage, rigide, en appui sur le sol avec arcboutement, emprisonné entre le pneumatique de la roue à immobiliser et les deux machoires , destiné à empocher le roulement et/ ou le glissement de la roue sur le sol, donc le pivotement de la pince autour de son axe d'appui au sol susceptible d'entraiher le détachage de cette pince et , par conséquent, la libération de la roue. Suivant une autre caractéristique de la pince suivant l'invention, la forme du contour interne de chacune de deux machoires est sensi dhn blement celle L dont la première branche vient en appui uniquement sur le flanc correspondant du pneumatique sans être en contact avec la jatte et éventuellement l'enjoliveur de cette roue et dont la seconde branche est appliquée sur le ditorgane de calage. Dans une forme d'exécution préférentielle mais non limitative, l'organe de blocage se présente sous la forme d'un sabot sur la fate convexe de la partie profilée duquel sont en appui les deux machoires externes et internes et dont la face concave est appliquée sur la bande de roulement du pneumatique. Les autres caractéristiques de l'invention résulteront de la description qui suivra en référence aux dessins annexés dans lesquels La figure 1 est une vue schématique en perspective de la pince suivant l'invention immobilisant larve d'un véhicule lourd. La figure 2 est une vue en élévationà plus grande échelle, de la pince de la figure 1. La figure 3 est une vue en coupe suivant la ligne Ul III de la figure 2. La figure 4 est une vue de profil, à plus grande échelle, du bras de la pince suivant l'invention. La figure 5 est une vue de profil, à plus grande échelle, de l'organe de calage de laEpince suivant l'invention. Sur les figures 1 à 3 , est représentée une roue 1 appartenant à un véhicule lourd automobile 2,( représenté partiellemenb comprenant un pneumatique 3 porté par une jante 4 fixée par tout moyen connu à l'axe de transmission du véhicule et, éventuellement, recouverted'un enjoliveur 5 dont le bord circulaire externe peut coïncider avec celui de la jante 3. La pince d'immobilistaion 6 comprend, de façon connue en soit, une machoire interne 7 et une machoire externe 8 articulées entre elles autour d'un axe 9 et immobilisées par des moyens de blocage 10. Un bras 11 masque les organes de fixation de la roue 1 sur le véhicule 2 et les moyens de blocage 10. Ce bras 11 est rendu solidaire de la machoire externe 8 par des moyens de verrouillage inyiolables 12. En outre, la pince 6 suivant l'invention comprend un organe de calage 13, rigide, en appui sur le sol 14, avec arcboutement, et emprisonné entre le pneumatique 3 et les deux machoires 7, 8. Cet organe de calage est destiné à empêcher le roulement et/ou le glissement de la roue 1 sur le sol 14, donc le pivotement de la pince 6, vers le sol 14, autour de son axe d'ap pui 15 sur le sol. Un tel pivotement est en effet susceptible d'entraiher le détachage de la pince 6 et donc la libération de la roue 1. Les deux machoires 7, 8 ont chacune un contour interne en forme générale de L. Les deux premières branches parallèles ou sensiblement parallèles 16, 17 associées respectivement aux machoires interne 7 et externe 8 sont en appui sur les flanesinterne 18 et externe 19 du pneumati avec que 3. Par conséquent, les deux machoires 7, 8 ne sont pas en contact et donc n'ont aucune prise sur la jante 3 et l'enjoliveur éventuel 5. Les secondes branches alignées ou sensiblement alignées 20, 21 associées respectivement aux machoires 7, 8 sont appliquées sur l'organe de calage 13 et, à cet effet, sont parallèles à la bande de roulement 22 du pneumatique 3 et éloignées de cette dernière d'une distance sensiblement égale à l'épaisseur de organe de calage 13. Les moyens de blocage 10 comprennent une tige filetée 23 ayant une tete hexagonale 24, vissée dans une noix taraudée 25 montée à pi votement dans la machoire interne 7 parallèlement à luxe 9 pourvue, au voisinage de sa tête hexagonale 24, drune collerette 26 en appui sur un plat d'une noix 27,traversée par la tige filetée 23, et montée à pivotement dans la machoire externe 8 parallèlement à l'axe 9. La tête haxagonale 24 est accessible de l'extérieur des machoires de manie re à permettre leur serrage.par simple vissage de la tige 23 dans la noix 25. L'extrémité libre de chacune des machoires 7, 8 comprend un retour 28 de faible longueur facilitant l'appui de cette machoire sur le pneumatique 3. D'autre part, deux poignées 29a, 29b sont fixées aux machoires 7, 8 au voisinage de l'axe 9 et permettent le transport de la pince, l'ou- verture et la pose des machoires. En fin, il est prévu deux pieds 30 sensiblement perpendiculaires au plan principal de la pince et dirigés de part et d' d'autre de cette dernière. La présence de ces deux pieds permet de poser la pince indifféremment dans un sens ou dans l'autre sur la roue avant gauche ou la roue avant droite du véhicule à immobiliser. Dans un forme d'exécution préférentielle mais non limitative, illustrée par la figure 5, l'organe de calage 13 se présente sous la forme 32 d'un sabot ayant une partie profilée 31 sur la face interne concave de laquelle est appliquée la bande de roulement 22 du pneumatique 3 et sur la face externe convexe 33 de laquelle sont appliquées les deux secondes banches 20 21 des deux machoires 7, 8. Le rayon de courbure de la partie profilée 31 correspond sensiblement au rayon externe moyen des pneumatiques des véhicules à immobiliser. Ainsi, dans le cas de véhicules lourds, ce rayon de courbure est de l'ordre de 60cm. La partie profilée 31 est prolongée, à partir de l'une de ses extrémité tés, par un pied recourbé 34 en forme générale de Vcurviligne. A l'autre ex trémité de la partie profilée 31 est prévu un retour 35 situé du même cOté de la partie profilée 31 que le pied 34. Ce retour est destiné à venir se bloquer sur les deux machoires 7, 8 de manière à empêcher le détachage de l'organe de calage 13. Une entretoise de renforcement et de saisie 36, relie la partie extrême du pied 34 et la partie profilée 31. Le bras 11 comporte une pièce profilée 37 de section droite transversale en forme générale de U suffisamment large pour pouvoir envelopper la machoire externe 8 en masquant la tête hexagonale 24. La pièce profilée 37 est fixée à la machoire externe 8 au moyen d'une part de la coopération d'un ergot 38 de cette machoire et d'une échancrure 39 de la pièce profilée et, d'autre part, des moyens de verrouillage 12. Ceux-ci comprennent une vis 40 à tête hexagonale, fixée en permanence, tout en étant libre à pivotement sur la pièce profilée 37. Un écrou 41 est fixé à demeure sur la face interne de la machoire externe 8 en regard d'un trou percé dans cette machoire. Un bloc de protection 42 ayant une porte fermée par une serrure à barillet 43 masque la tette de la vis 40 et empêche, par conséquent, le détachage du bras 11. Le bras 1 1 comprend également un cache enjoliveur 44 suscep tible de pivoter et de coulisser par rapport à la pièce profilée 37. A cet effet, il est fixé au cache enjoliveur 44 deux ergots 45 coaxiaux logés dans des lumières 46 percés dans la pièce profilée 37. Cette disposition permet le réglage du bras en fonction de la dimension de la roue à immobiliser. Suivant une forme d'exécution préférentielle mais non limitative, il est encore prévu deux poignées de saisie 47 fixes au cache enjoliveur 44. Le montage de la pince d'immobilisation suivant l'invention sur la roue avant gauche ou avant droite du véhicule lourd à immobiliser est le suivant: On engage d'abord l'organe de calagel3 contre la bande de roulement 22 du pneumatique 3 de la roue 1 à immobiliser. On glisse ensuite les deux machoires 7, 8 écartées l'une de l'autre sous le véhicule 2. On engage les deux machoires sur le pneumatique 3 jusqu'à ce que les deux secondes branches 20, 21 de ces machoires viennent se bloquer surla face externe convexe 33 de l'organe de calage 13. On ajuste la position des deux machoires de manière que l'axe de la roue soit situé dans le plan principal longitudinal48 de la pince (figure 2). On serre la tige filetée 23 en agissant sur sa tête hexagonale 24. Le serrage est poursuivi jusqu'à ce que les machoires soient parfaitement en prise sur les flancs 18 et 19 du pneumatique 3 sans toutefois endommager ce dernier. On place le bras 11 en faisant coopérer l'échancrure 39 de la pièce profilée 37 et l'ergot 38 de la machoire externe 8. On règle le cache enjoliveur 44 en fonction de la dimension de la roue en faisant coulisser les ergots 45 dans leur lumière 46. On verrouille ensuite le bras 11 en vissant la vis 40 dans l'écrou 41. On ferme ensuite la porte du bloc de protection 42 que l'on verrouille au moyen de la serrure à barillet 43. La pince d'immobilisation étant montée, il est d'une part impossible de la détacher et, d'autre part de déplacer le véhicule notamment vers l'avant.P isque dans ay cas le pneumatique 3 agit sur l'organe de calage 13 en l'appliquant au sol avec arc boutement. On a mentionné précédemment que les machoires de- la pince suivant l'invention ensserrert le pneumatique de la roue à immobiliser et non la jante comme c est le cas pour la pince connue d'immobilisation de véhicule léger. Cette disposition est rendue nécessaire, comme il a été indiqué, par la confisuration particulière des roues de véhicule lourd. Elle est rendue possible, en premier lieu du fait de la relative rigidité des pneumatiques de véhicule lourd, en second lieu du fait de l'utilisation de l'organe de calage et en troisième lieu du fait de la forme particulière donnée aux machoires. REVENDICATIONS 1. Pince d'immobilisation d'une roue de véhicule lourd comprenant, d'une part deux machoires respectivement interne et externe articulées entre elles et immobilisées par des moyens de blocage et, d'autre part, un bras masquant les organes de fixation de la roue sur le véhi cule et les moyens de blocage des machoires, rendu - solidaire de la ma- choire externe par des moyens de yerrouillage inviolables, caractérisée par le fait qu'elle comprend, en outre, un organe de calage 13, rigide, en appui sur le sol 14 avec arc boutement, emprisonné entre le pneumatique 3 de la roue 1 à immobiliser et les deux machoires 7, 8, destinés à empêcher le roulement et/ou le glissement de la roue 1 sur le sol, donc le pi pivotement de la pince 6 autour de son axe d'appui 15 au sol susceptible d'entraîner le détachage de cette pince et, par conséquent, la libération de la roue. 2. Pince d'immobilisation d'une roue de véhicule lourd suivant la revendication 1 caractérisée par le fait que la forme du contour interne de chacune des deux machoires -7, 8 est sensiblement celle d'un L dont la première branche 16, 17 vient en appui uniquement sur le flanc correspondant 18, 19 du pneumatique 3 sans être en contact avec la jante 4 et éventuellement l'enjoliveur 5 de cette roue 1 et dont la seconde branche 20, 21 est appliquée sur l'organe de calage 13. 3. Pince d'immobilisation d'une roue de véhicule lourd suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2 caractérisée par le fait que ltorgane de blocage 13 se présente sous la forme d'un sabot ayant une partie profilée 31 sur la face interne concave 32 de laquelle est appliquée la bande de roulement 22 du pneumatique 3 sur la face externe convexe 33 de laquelle sont appliquées les deux secondes branches 20, 21 des deux machoires 7, 8. 4. Pince d'immobilisation d'une roue de véhicule lourd suivant la revendication 3 caractérisée par le fait que la partie profilée est prolongée à partir de l'une de ses extrémités, par un pied recourbé 34 et, à partir de son autre extrémité par un retour 35 situé du m8me cOté de la partie profilée 31 que le pied 34. 5. Pince d'immobilisation d'une roue de véhicule lourd suivant la revendication 4 caractérisée par le fait que le pied 34 a une forme générale de V curviligne. 6. Pince d'immobilisation d'une roue de véhicule lourd dans laquelle les moyens de blocage des machoires comprennet une tige filetée visséee dans une noix taraudée montée à pivotement dans la machoire interne, caractérisée par le fait que la tige filetée 23 traverse une noix 27 montée à pivotement dans la machoire externe 8, de manière à être libre de pivoter autour de son axe par rapport à cette noix et empechée de coulisser le long de cet axe dans le sens de l'écartement des deux machoires 7, 8. 7. Pince d'immobilisation d'une roue de véhicule lourd suivant la revendication 1 dans laquelle le bras comprend d'une part une pièce profilée susceptible d'envelopper la machoire externe et d'autre part un cache enjoliveur, caractérisée par le fait que la pièce profilée 37 et le cache enjoliveur 44 comportent des organes coopérant les uns avec les autres et autorisant le pivotement et le coulissement du cache enjoliveur 44 par rapport à la pièce profilée 37 de manière à adapter le bras aux dimensions de la roue à immobiliser. 8. Pince d'immobilisation suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7 caractérisée par le fait qu'elle comprend deux pieds 30 sensiblement perpendiculaires au plan principal 48 de la pince et dirigés de part et d'autre de cette dernière de manière à pouloir poser la pince indifferemment dans un sens ou dans l'autre.