L'invention concerne un produit a réticulation différentielle et un procédé pour sa fabrication# Dans la demande de brevet U«S*A* N° 590.488 déposée le 31 octobre 1966 au nom de Paul M* COOK et intitulée : "Irradiated 5 Article", on décrit un produit, par exemple un tube, constitué par une matière polymère à réticulation différentielle susceptible d'être dotée de mémoire élastique, ainsi qu'Un procédé pour la fabrication d'un tel produit» Selon le brevet cité, on peut fabriquer un produit à réticulation différentielle, c'est-à-dire qui 10 comporte une première portion présentant une densité suffisante de réticulation pour être pratiquement in fusible et une deuxième portion pratiquement fusible et non réticulée, en irradiant le produit de façon telle que la première portion, par exemple la portion extérieure, absorbe la quasi-totalité du rayonnement 15 incident total et que la deuxième portion, par exemple la portion intérieure, reste pratiquement non affectée* Parmi les facteurs dont il faut tenir compte pour réaliser la réticulation différentielle figurant la nature de la matière de l'objet et son épaisseur et le niveau d'énergie et le type de la source d * irradiation 20 utilisée» Comme indiqué dans le brevet cité, on peut modifier la source d'irradiation en enveloppant le produit à irradier dans une feuille d?aluminium d'épaisseur calculée pour réduire 1?énergie maximale des électrons d'un faisceau* 1?invention concerne un autre procédé permettant de fa-25 briquer un produit polymère à réticulation différentielle* Au lieu de se baser sur les propriétés de la matière polymère elle-même pour obtenir la réticulation différentielle ou d'interposer un blindage entre la matière et la source dîirradiation, le procédé selon l'invention peut comporter par exemple l'utilisation d'une 30 couche intercalaire enrobée dans la matière polymère qu'il s'agit d'irradier ou de réticuler autrement, la couche intercalaire ayant pour effet d'empêcher la réticulation de la portion du produit qu'elle recouvre quand on irradie le produit ou quand on le traite autrement pour effectuer la réticulation* Après réticulation, le 35 produit comporte une portion pratiquement infusible et une portion pratiquement fusible, la ligne de démarcation entre les portions étant définie par la couche intercalaire* La présente description est essentiellement orientée sur un produit et un procédé où. l'on - —1 CfflÔlNAL 69 16507 2 2009097 effectue la réticulation par irradiation. Toutefois, il est entendu que cela sert seulement d'exemple et que l'on.peut appliquer, dans le cadre de l'invention, d'autres procédés de réticulation. L'invention propose un produit dont une première portion 5 est formée d'une matière polymère réticulée et infueible et dont une deuxième portion est formée d'une matière polymère pratiquement non réticulée et fusible, le produit comportant aussi une barrière imperméable (suivant définition çi-après) interposée entre la première et la deuxième portions. 10 Sans toute la présente description, on emploie l'expres sion "barrière imperméable" pour désigner une barrière qui est imperméable à une dose d'irradiation ou à une quantité de tout autre agent de réticulation qui est suffisante pour produire le dégré de réticulation qui existe dans la portion réticulée infusi-15 ble du produit. Le mot "imperméable", dans la définition ci-dessus, signifie imperméable dans une mesure telle que le degré de réticulation produit par la dose d'irradiation ou la quantité d'agent de réticulation définies ci-dessus, dans la matière polymère de la portion du produit qui est situé du côté opposé à la portion 20 réticulée infusible du produit, relativement à la barrière imperméable, est insuffisant pour rendre la matière infusible. Avantageusement, la barrière imperméable est une couche intercalaire de métal ou d'une matière plastique synthétique interposée entre le première et la deuxième portions du produit. Dans le cas préféren-25 tiel, où la matière polymère de la deuxième portion du produit est identique à celle de la première portion, la barrière imperméable peut être une couche intercalaire enrobée dans la matière polymère. L'invention propose aussi un procédé de fabrication d'un produit tel que défini ci-dessus, procédé qui consiste à former 30 un produit comprenant deux portions de matière polymère entre lesquelles est interposée une barrière imperméable (suivant définition ci-dessus) et à soumettre l'une des portions de matière polymère à un traitement de réticulation pour rendre infusible cette portion de matière polymère. La portion de la matière poly-35 mère qui est soumise à la réticulation est rendue infusible mais la barrière imperméable empêche pratiquement l'agent de réticulation d'atteindre l'autre portion de matière polymère de sorte que cette dernière portion reste pratiquement non réticulée et fusible. bad 69 16507 3 2009087 La "barrière, par exemple une couche intercalaire, dans un produit selon l'invention, peut jouer un rôle supplémentaire qui n'a aucune relation avec as^onction d'arrêt; elle peut, par exemple, constituer un élément de renforcement du produit. Un 5 exemple particulier d'un cas où une telle couche intercalaire joue un rôle dépassant son rôle d'arrêt concerna un élément de fermeture doué de résilience à chaud qui peut servir à former un revêtement imperméable sur un substrat (par exemple un tuyau) dont les extrémités ne sont pas facilement accessibles. Divers types d'élé-10 ments de fermeture doués de résiliences à chaud sont décrits dans le brevet américain lî0 3.279.218 et dans la demande de brevet U.S.À» H° 506,161 déposée le 3 novembre 1965 au nom de fioger H. EELIS sous le titre "Heat Eecoverable Article and Process". Dans chacun de ceux-ci, un élément résilient à chaud fendu longitudina-15 lement est muni de moyens mécaniques permettant de fixer ensemble les bords fendus du manchon et de les maintenir dans cette position pendant et après la reprise élastique. On a trouvé que les constructions décrites dans ces brevets sont généralement satisfaisantes mais chacune nécessite l'utilisation d'un adhésif ou d'un 20 mastic pour former un joint dans lequel les bords du manchon se chevauchent de manière à assurer une fermeture complètement étanche. Selon l'invention, les pièces intercalaires (insertions) prévues dans un élément tùbulaire résilient de fermeture peuvent avoir une forme crochue ou bien on peut leur donner une telle forme de maniè-25 re à pouvoir les utiliser pour relier ensemble les bords du manchon après l'avoir fendu longitudinalement. Les pièces intercalaires servent aussi à protéger contre l'irradiation des portions de l'élément de façon que ces portions ne soient pas réticulées et soient fusibles à la température de résilience du manchon,, Quand 30 on relie les bords ensemble et qu'on chauffe le manchon à la température de résilience, les portions non réticulées fondent à la chaleur et sous les forces de reprise élastique et forment un joint sur la longueur du manchon pendant la reprise. Des pièces intercalaires crochues sur des feuilles de matière pourraient 35 servir aussi, par exemple, à fixer -une feuille de matière à une ou plusieurs autres feuilles de matière. ^"invention propose aussi un élément de fermeture résilient qui coiapreaâ lise feuille de matière polymère réticulée dont . 6AD 69 16507 4 2009087 on a modifié l'état dimensionnel pour la faire passer d'une forme initiale thermostable à une forme indépendante instable à la chaleur capable de se mouvoir en direction de sa forme initiale lorsqu'on applique de la chaleur seulement, la feuille présentant 5 ae première et une deuxième régions marginales opposées, la pre»-Dière région marginale étant munie d'un premier agencement solidaire de liaison et la deuxième région marginale étant munie d'un deuxième dispositif secondaire de liaison capable de coopérer avec le premier, le premier agencement de liaison comprenant une premiè-10 2?e barrière imperméable (suivant définition ci-dessus) sous la forme d'une première pièce intercalaire enrobée dans la matière polymère et le deuxième agencement de liaison comprenant une deuxième barrière imperméable (suivant définition ci-dessus) sous la forme d'une deuxième pièce intercalaire enrobée dans la matière 15 polymère, chacune des pièces intercalaires étant telle qu'elle ne soit pratiquement pas affectée par un chauffage à une température suffisante pour causer la reprise de l'élément de fermeture, le premier et le deuxième agencements de liaison étant capables de maintenir la feuille sous la forme d'un tube pendant la reprise de 20 1!élément de fermeture, chacune des pièces intercalaires étant interposée entre une première portion respective de l'élément de fermeture qui comprend une matière polymère infusible réticulée et une deuxième portion respective de l'élément de fermeture qui comprend une matière polymère pratiquement réticulée et fusible* 25 Dans un produit ou élément de fermeture résilient à chaud selon l'invention, la matière pratiquement non réticulée et fusible est de préférence fusible à la température de résilience du produit ou de l'élément» Dans l'élément de fermeture de l'invention, au moins une partie de la matière fusible en contact avec les deux 30 pièces intercalaires est de préférence située entre les deux pièces intercalaires quand le premier et le deuxième agencements de liaison coopèrent pour maintenir l'élément de fermeture sous la forme d'un tube et pendant la reprisep cette matière fusible fond de préférence et forme un joint entre les première et deuxième 35 régions marginales de l'élément de fermeture. Les pièces intercalaires d'un élément de fermeture sont de préférence crochues. L'invention propose encore un procédé de fabrication d'un élémeat de fenaetor© résilient eesaae ci-dessus qui consiste à former à partis5 E&tièsrs 'sa élément tufeulaire dont une lie preiaiès's psrfeisE. rï®i-s d'une première barrière ËÀD ORIGINAL f 69 16507 5 2009087 imperméable (suivant définition ci-dessus) sous la forme d'une première pièce intercalaire enrobée dans la matière polymère tandis qu'une deuxième portion longitudinale, adjacente à la première portion longitudinale de l'élément tubulaire est munie dîune 5 deuxième barrière imperméable (suivant définition ci-dessus) sous la forme d'une deuxième pièce intercalaire enrobée dans la matière polymère, les pièces intercalaires étant telles qu'elles ne soient pratiquement pas affectées à des températures suffisantes pour causer la reprise de l'élément résilient de fermeture, et les por-10 tions longitudinales qui contiennent les pièces intercalaires étant telles qu'elles soient capables de former un premier et un deuxième agencements de liaison dn type indiqué plus haut, le procédé consistant encore à soumettre soit la surface intérieure soit la surface extérieure de l'élément tabulaire à un traitement de réticola-15 tion, à communiquer à l'élément tubulaire la propriété de résilience à chaud et à fendre longituflI.nalement l'élément tubulaire entre les première et deuxième portions longitudinales. Dans les procédés ci-dessus, la première portion longitudinale de l'élément tubulaire présente de préférence une première 20 portion en bouche sur sa surface intérieure, la première pièce intercalaire étant au moins partiellement enrobée dans la matière qui forme la boucle. Avantageusement, un espacement peut être prévu dans la partie de l'élément tubulaire qui s'applique par dessus la première portion en boucle et de préférence, la portion de l'élé-25 ment tubulaire dans laquelle est enrobée la deuxième pièce intercalaire est courbée en crochet après que l'élément tubulaire ait été fendu longitudinalement. Au lieu de courber en crochet la deuxième portion longitudinale de l'élément tubulaire, on peut former une deuxième portion en boucle sur sa surface intérieure, 30 la deuxième pièce intercalaire étant au moins partiellement enrobée dans la matière qui forme la deuxième boucle. Avantageusement, un espacement est formé dans la deuxième portion en boucle. l'invention fournit aussi un procédé de recouvrement d'un objet qui consiste à disposer autour de l'objet un élément de 35 fermeture résilient à chaud selon l'invention, le premier et le deuxième agencements de liaison coopérant pour maintenir l'élément de fermeture sous une forme tubulaire, et à chauffer l'élément de fermeture pour causer une reprise élastique autour de l'objet. 69 16507 6 2009087 Dans les procédés définis ci-dessus, on peut effectuer la réticulation soit par irradiation, soit chimiquement. I*irradiation visant à assurer la réticulation peut «•appliquer par divers moyens, par exemple au moyen de particules chargées, c'est-à-dire de parti-5 cales p et a; de particules neutres, c'est-à-dire de neutrons, et de radiations électromagnétiques, c'est-à-dire de rayons gamma et ultra-violets. De façon évidente pour l'homme de l'art, le comportement d'absorption de ces différents types d'irradiations par une matière est variable et il faut en tenir compte dans la pratique 10 du procédé de l'invention. On décrira principalement l'invention à propos de la réticulation par irradiation mais on pourrait aussi appliquer une réticulation chimique. En particulier, une réticulation à l'état solide, dans laquelle on diffuse dans le produit polymère façonné 15 un agent de réticulation ou système d'agents de réticulation à l'état liquide ou gazeux, serait appropriée à la pratique de l'invention. En pareil cas, la barrière imperméable (ou couche intercalaire) au lieu de jouer le rôle d'un blindage contre les radiations, jouerait le rôle d'une barrière arrêtant la diffusion des 20 agents de réticulation et empêcherait la réticulation de la matière polymère située derrière la couche intercalaire. Sien entendu, il faudrait régler les paramètres de la diffusion de façon qu'elle ne soit pas assez longue pour 91e les agents diffusants puissent se mouvoir latéralement le long de la surface infé-25 rieure de la couche intercalaire et réticuler ainsi la matière polymère dans cette zone. En tout cas, il faut prévoir quelques incursions le long du bord de la couche intercalaire ou du blindage mais cependant, il restera de grandes zones dans lesquelles la matière polymère n'est pas réticulée et reste donc fusible à 30 température élevée. Bien entendu, il faut effectuer la diffusion des agents de réticulation par un seul côté de. la couche intercalaire afin que celle-ci joue le rôle de barrière. Si pâr exemple le produit en question est .tubulaire, une couche intercalaire tubulaire étant interposée entre deux tubes de matière polymère, on 35 peut effectuer la diffusion en faisant passer à travers un bain de l'agent de diffusion l'élément tubulaire après extrusion ou autre formage, le mot "bain" comprenant l'agent à l'état liquide ou à l'état gazeux. Bien entendu, l'agent diffusant sera empêché 69 16507 7 2009087 d'arriver à 1"intérieur du tube. Si le produit polymère est sous la forme d'une plaque ou sous forme similaire, on utilisera une monture appropriée ou un cache pour limiter l'accès de 1*agent de réticulation à la surface désirée du produit. On peut trouver des 5 exemples de procédés et de matières pouvant servir à cette réticulation à l'état solide dans le brevet britannique N° 1.153*603 et dans la demande de brevet U.S.A. H0 544.099 déposée le 21 avril 1966 au nom de Norman THOEP sous le titre "Gross-linked Polyamides" «, On peut utiliser dans l'invention toute matière pouvant 10 être réticulée par divers traitements usuels tels que 1?irradiation. De préférence, la matière polymère est une matière à laquelle on peut communiquer une mémoire élastique, ^armi les matières tupes auxquelles on peut communiquer une mémoire élastique, on mentionnera par exemple des polymères réticulés tels que les polyoléfines réti-15 culées, par exemple le polyéthylène réticulé; les halogénures de polyvinyle réticulés, par exemple le chlorure de polyvinyle réticulé; les halogénures de polyvinylidène réticulés, par exemple le fluorure de polyvinylidène réticulé; les eopolymères réticulés d'éthylène et d'acétate de vinyle; les eopolymères réticulés 20 d'éthylène et d'acrylate d'éthyle; les polyamides réticulés. Des matières polymères utilisées dans l'invention peuvent contenir des additifs, par exemple des retardateurs de combustion, des plastifiants, des charges et d'autres additifs familiers à l'homme de lîart. 25 Da barrière imperméable utilisée selon l'invention peut être formée de toute matière, par exemple d'une matière plastique synthétique ou d'un métal, pouvant atténuer suffisamment les radiations pour éviter la réticulation de la portion qui doit rester fusible, les métaux qui peuvent servir comprennent presque toutes 30 les matières pouvant prendre la forme d'une feuille mince, par exemple l'acier, le cuivre, le bronze et l'aluminium. On peut utiliser aussi de nombreuses matières plastiques, leur idonéité étant déterminée partiellement par l'application à laquelle le produit est destiné et pour laquelle on prévoit la barrière imper-35 méable ou couche intercalaires Par exemple, si l'on veut que le produit soit résilient à chaud (auquel cas, bien entendu, la couche intercalaire ne peut pas être complète ni continue), les matières plastifies nue l'on peut utiliser comprennent.des matières -1 WVD OFS®nM- 69 16507 8 2009087 thermodurcissables, par exemple des résines d'époxyde, de polyester, de mélamine et de phtalate de diallyle, avec ou sans charges» Les matières thermoplastiques à point de fusion relativement élevé cosame les polyamides, par exemple le "Nylon", les 5 polycarbonates, les polyéthers chlorés et les polyoxyphénylènes qui peuvent être chargés ou non peuvent être utilisés avec des matières résilientes à point de fusion relativement bas, par exemple le polyéthylène, le chlorure de polyvinyle plastifié, les eopolymères éthylène/acétate de vinyle, les eopolymères éthylène/ "iO acrylate d'éthyle et le fluorure de polyvinylidène « Dans le cas d'un produit résilient, la couche intercalaire, qu'elle soit faite de métal ou de matière plastique, n'est de préférence pas affectée par la chaleur nécessaire pour causer la reprise du produit, ou affectée à un degré si faible qu'elle ne s'altère pas excessivement 15 lorsqu'elle est soumise aux forces engendrées par la reprise du manchona Un produit ou élément de fermeture suivant l'invention peut être converti à "une forme résiliente à chaud. Il existe plusieurs techniques permettant de communiquer à un produit la rési-20 lience ou mémoire élastique. Suivant l'une de celles-ci, on chauffe le produit réticulé différent!ellement, par exemple un tube, au moyen de chaleur rayonnée, de fluides chauds ou par d'autres moyens, puis on le soumet à une pression différentielle entre l'intérieur et l'extérieur du tube, la pression étant suffisante 25 pour que les dimensions du tube se modifient de façon réglée. Quand le tube a atteint la grandeur et la forme désirée, on le refroidit. Le refroidissement cause le rétablissement de grandes forces entre chaînes telles que les forces de cristallinité et le tube se fixe ainsi à l'état déformé car à basse température, ces 30 forces sont plus grandes que celles qui proviennent de réticula-tions. Un réchauffement affaiblit notablement les forces entre chaînes et les forces de réticulation deviennent dominantes et le tube reprend sa géométrie réticulée initiale» Ou encore, on peut communiquer la réèilienee à chaud en déformant plastiquement le 35 tube à réticulation différentielle à des températures où les forces entre chaînes ont encore une grandeur appréciable. On peut y parvenir en appliquant mécaniquement ou. hydrauliquement une pression notable, tube garde sa forme déformée et on peut causer la BAD ORIGINAL 69 16507 9 2009087 ■reprise élastique en le chauffant à une température supérieure au point de fusion cristalline ou à l'intervalle de ramollissement du polymère utilisé, en laissant les réticulations forcer le tube à prendre sa géométrie réticulée initiale. En tout cas, le tube 5 que l'on prépare est résilient de sorte qu'à tout moment on peut provoquer la reprise, par exemple la contraction approximativement jusqu'au diamètre initial par simple application de chaleur. le produit réticulé de la façon décrite dans le brevet américain 10 H° 3.086.242. Ce brevet décrit aussi diverses matières qui conviennent parti eulièremœt pour être convertiès à une forme résilient e à chaud. Outre les matières mentionnées plus haut et dans le brevet cité, on pourrait aussi utiliser dans l'invention des matières polymères non cristal U nes présentant la propriété de 15 mémoire plastique ou élastique, par exemple le polyuréthane, et des ionomères. Etant donné que le produit de l'invention peut être fabriqué à partir d'une matière pouvant être dotée de mémoire plastique ou élastique, les expressions "mémoire élastique" et "mémoire plastique" sont employées ici de façon interchangeable et 20 il est entendu que chacune des deux comprend l'autre. On décrira maintenant l'invention à titre d'exemple seulement en se référant aux dessins annexés sur lesquels : - la figure 1 est une perspective partiellement en coupe d'un produit selon l'invention; 25 -la figure 2 est une élévation latérale partiellement en coupe d'un élément de fermeture résilient à chaud selon lîin-vention; - la figure 3 est une coupe suivant la ligne 3-3 de la figure 2 ; 30 - la figure 4 est une coupe similaire à la figure 3 mais montrant l'élément de fermeture de la figure 2 après l'exécution de diverses opérations de coupe ; - la figure 5 montre la relation des bords des éléments de fermeture de la figure 4 après la réalisation d'une liaison 35 mécanique ; - la figure 6 montre en coupe la liaison après la reprise de l'élément de fermeture de la figure 4, et - les figures 7» 8 et 9 sont des coupes similaires à On communique avantageusement la résilience en dilatant 69 16507 ,2009087 celles des figures 3 à 5 mais montrant une autre variante d'une portion d'un élément de fermeture selon l'invention» l'a figure 1 montre un élément tubulaire construit selon l'invention» 11'élément 6 comprend une portion extérieure 7» une 5 insertion ou pièce intercalaire 8 et une portion intérieure 9» les portions 7 et 9 étant de préférence mais non nécessairement de la môme matière polymère* On peut former l'élément 6 de toute manière usuelle, par exemple par moulage ou par extrusion» Si l'on applique ce dernier procédé, on peut former l'élément 6 par extru-10 sion combinée ou bien on peut extruder d'abord la portion intérieure 9, puis disposer la pièce intercalaire 8 par dessus et ensuite extruder la portion 7 par dessus la pièce intercalaire 8. On expose alors 1!élément 6 à des radiations suffisantes pour donner à la portion 7 une densité de réticulation suffisante poux la ren-15 dre pratiquement infusible» ^a présence de la pièce intercalaire 8, qui sert de blindage ou d'atténuateur d'irradiation, a pour effet que la portion 9 est pratiquement non réticulée et pratiquement fusible» On a représenté l'élément 6 sous forme tubulaire mais il 20 est entendu que cela sert seulement d'exemple non limitatif» l'élément pourrait prendre toute forme désirée, par exemple il pourrait être simplement une plaque plane de matière polymère contenant une pièce intercalaire enrobée» En outre, il n'est pas essentiel que l'aire du blindage soit égale à celle de la matière polymère; le 25 blindage peut avoir une aire moindre que la matière polymère, de sorte que des parties seulement de l'objet sont réticulées différenttellement. Il est évident qu'un produit construit selon l'invention est utile dans de nombreuses applications différentes. Comme on 30 l'a déjà signalé, un objet résilient selon l'invention peut servir d'élément de fermeture pour tuyaux, etc... Un premier mode d'exécution d'un tel élément de fermeture est représenté par les figures 2 à 6 et un deuxième mode d'exécution par les figures 7 à 9» On considérera maintenant les figures 2 et 3. Un manchon 35 10 généralement cylindrique présente, sur des portions longitudinales adjacentes de sa surface intérieure, deux boucles 11 et 12. le manchon 10, avec les boucles 11 et 12, peut être formé par extrusion, moulage ou autrement. Il existe une ouverture 13 entre BÀD ORIGINAL 69 16507 81 la boucle 11 et la surface intérieure du manchon 10 et une ouverture 14 entre la boucle 12 et la surface intérieure du manchon 10. La boucle 11 est continue tandis que la boucle 12 présente une interruption 15. Dans chacune des boucles 11 et 12 est enrobée 5 partiellement une pièce intercalaire crochue respective 16, 17. ha pièce intercalaire 16 parcourt toute la longueur de la boucle 11 et à l'extrémité de la boucle 11 qui est la plus proche de la boucle 12, elle est recourbée et enrobée dans une partie de la portion de la paroi du manchon 10 qui recouvre la boucle 11. la 10 pièce intercalaire 17 parcourt toute la longueur de la portion de la paroi du manchon • 10 qui recouvre la boucle 12 et elle est recourbée de sorte qu'elle s'étend à travers la portion de la boucle 12 qui est voisine de la boucle 11, la pièce intercalaire 17 se terminant par l'interruption 15* 15 ^es pièces intercalaires 16 et 17 sont telles que lorsqu'on a converti le manchon 10 à une forme rétréci s sable à chaud et que l'on a causé la reprise, elles soient suffisamment solides pour résister aux forces de contraction exercées pendant la reprise et ne soient pas affectées par la chaleur qui est 20 nécessaire pour rétrécir la partie, ou du moins qu'elles soient affectées à un degré si faible qu'elles ne se déforment pas excessivement lorsqu'elles sont soumises à la chaleur et aux forces de récupération» Les pièces intercalaires 16 et 17 sont de préférence assez flexibles pour que l'on puisse les fixer en direction 25 longitudinale suffisamment pour permettre de placer le manchon 10 par dessus un objet irrégulier, par exemple un morceau de tuyau courbe. Ces pièces peuvent être construites de toutes les matières indiquées plus haut. Après avoir formé le manchon 10 avec ses pièces interca-30 laires 16 et 17, on les irradie comme indiqué plus haut. Les pièces intercalaires 16 et 17 ne doivent pas être affectées, ou pratiquement pas, par le processus d'irradiation et ont une épaisseur telle qu'elles atténuent le rayonnement de sorte que certaines portions de la matière des surfaces intérieures des boucles 11 et 35 12 ne sont pas réticulées et restent pratiquement fusibles tandis que les zones restantes du manchon 10 sont réticulées jusqu'à une densité suffisante pour les rendre pratiquement infusibles. Quand en irradie f «-H?» fistérieure du manchon 10, la pièce BAD ORIGINAL 12 2009087 69 16507 intercalaire 16 empêche la réticulation de la matière polymère aux surfaces 18 et 19 tournées vers l'ouverture 13, la surface 18 se trouvant entre l'ouverture 13 et la portion de la pièce intercalaire 16 qui est enrobée dans la paroi du manchon 10, et la surfa-5 ce 19 étant la portion de la surface intérieure de la boucle 11 qui est protégée par la portion ds la pièce intercalaire 16 qui est enrobée dans la paroi du manchon 10» De même, la pièce intercalaire 17 empêche la réticulation de la matière polymère aux surfaces 20» 21 et 24» la surface 20 se trouvant entre l'ouverture 14 et la 10 portion de la pièce intercalaire 17 qui est enrobée dans la paroi du manchon 10, et les surfaces 21 et 24 étant des surfaces opposées de la ptortion de la boucle 12 dans laquelle est enrobée la pièce intercalaire 17» la surface 21 étant tournée vers l'ouverture 14 et la surface 24 vers l'intérieur du manchon 10® 15 Une fois que l'on a réticulé le manchon 10, on le dilate par l'une des méthodes décrites ci-dessus. °ne fois que l'on a dilaté le manchon 10 et qu'on l'a refroidi à l'état dilaté, on le fend sur sa longueur entre les boucles 11 et 12 comme indiqué en 22 sur la figure 4. On retire aussi une portion de la paroi du 20 manchon 10 qui recouvre la boucle 11 pour former une interruption 23. Si on le désire, cette interruption peut être formée pendant le processus de moulage ou d*extrusion. la figure 5 montre le manchon après que les portions des boucles 12 dans lesquelles est enrobée la pièce intercalaire 17 aient été insérées à travers 25 l'interruption 23» de sorte que le crochet formé par la pièce intercalaire 17 et la matière polymère qui l'entoure s'adapte au crochet formé par la pièce intercalaire 16 et la matière polymère qui l'entoure. Comme on peut le voir, la surface 19 de la boucle 11 est adjacente à la surface 24 de la boucle 12 et en contact 30 avec celle-ci tandis que la surface 18 de la boucle 11 est en contact avec la surface 21 de la boucle 12. Si lson chauffe le manchon 10, maintenu sous forme tubulaire comme le montre la figure 5, jusqu'à sa température de reprise, il tend à revenir à sa configuration initiale, ce qui fait 35 qu'il se contracte étroitement sur tout objet placé à l'intérieur du manchon et dont le diamètre est plus grand que le diamètre initial du manchon, -^es bords du manchon ne peuvent pas être écartés par les fordes de reprisé grâce aux pièces intercalaires crochues bad original 69 16507 13 2009087 16 et 17 qui sont suffisamment solides pour résister à ces forces. Etant donné que les surfaces 18, 19» 21 et 24 des boucles 11 et 12 ne sont pas réticulées, elles sont pratiquement fusibles à la température de récupération du manchon. Ces surfaces sont pressées 5 l'une contre l'autre par les forces de résilience du corps principal du manchon 10 et la combinaison de la chaleur et de la force fond les surfaces, éliminant toute interface et formant une matière continue comme le montre la figure 6. Quand le manchon se refroidit, la paroi est continue et fermée en un cylindre complet sans 10 aucune interface adhésive en aucun point. On élimine ainsi les faiblesses d*un système adhésif et on obtient un tube vériftafele-ment sans soudure formé d*un manchon à chevauchement périphérique. les figures 7, 8 et 9 représentent une variante de construction d'un manchon de fermeture selon l'invention. Un manchon 15 généralement cylindrique 30 présente une boucle 33 moulée, extru-dée ou formée autrement, munie d'une pièce intercalaire 31, la boucle 33 et la pièce intercalaire 31 étant similaires à la boucle 11 et à la pièce intercalaire 16 de la figure 5. Une autre pièce intercalaire 32 est enrobée dans une portion de la paroi du 20 manchon 30. le manchon 30 est irrédié, dilaté et ensuite fendu longitudinalement entre la boucle 33 et la pièce intercalaire 32. La pièce intercalaire 32 doit être en métal ou en matière thermo-durdie ou thermoplastique à laquelle on puisse donner une forme crochue après avoir fendu longitudinalement le manchon. On obtient 25 la forme crochue en courbant vers l'intérieur du manchon 30 la paroi dans laquelle est enrobée la pièce intercalaire 32. La pièce intercalaire 32 doit garder cette forme pendant la reprise élastique du manchon 30. Comme dans le mode d'exécution précédent, une interruption 35 est prévue dans la portion de la paroi du manchon 30 30 qui s'applique par dessus la boucle 33 de sorte que l'on peut y insérer le crochet 34 comme le montre la figure 9» Les surfaces 36, 37, 38 et 39 (correspondant respectivement aux surfaces 18, 19, 20 et 21 de la figure 4) sont fusibles après irradiation tandis que le reste du manchon est rendu infusible par l'irradiation. 35 Lorsqu'on a inséré le crochet 34 à travers l'interruption 35 et que l'on a provoqué la reprise du manchon, on obtient à nouveau tin tube continu sans couture. Il est entendu que les pièces intercalaires indiquées il 16507 ' " 200,087 ci-dessus servent seulement d*exemples et que l'on pourrait utiliser diverses autres formes de-pièces intercalaires. Si on le désire, on peut fendre partiellement de place en place sur leur longueur des pièces intercalaires comme celles qui sont représentées, afin de donner un supplément de flexibilité aux manchons lorsque les objets à recouvrir présentent des formes irrégulières. „ 2009097 69 16507 ECTETOIflAIIOUS 1 - Produit dont une première portion est formée d'une matière polymère infusible réticulée et une deuxième portion d'une matière polymère fusible pratiquement non réticulée, ce pro- 5 duit comprenant aussi une barrière imperméable (au sens dit) est interposée entre la première et la deuxième portions. 2 « Produit seloa la revendication 1 , caractérisé par le fait que la première portion est résiliente à chaud. 3 - Produit selon la revendication 1g caractérisé par le 10 fait que la matière de la première portion peut être dotée de mémoire élastique» 4 - Produit selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que la matière polymère de la defuxième portion est identique à celle de la première portion. 15 5 - Produit selon une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que la barrière arrêtant la réticulation est formée de métal ou d'une matière plastique syathétique» 6 - Produit salon une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait qu'il est sous la forme d'un tube. ■ 20 7 - Produit selon la revendication 6, caractérisé par le fait que la portion extérieure est pratiquement infusible» 8 - Produit selon une quelconque des revendications 1 à 7» caractérisé par le fait que la première portion est réticulée par irradiation» 25 9 - Elément de fermeture résilient à chaud qui comprend une feuille de matière polymère réticulée dont l'état dimensionnel a été converti d'une forme initiale thermostable à une forme ther-miquement instable indépendamment capable de tendre vers la forme initiale sous l'application de chaleur seulement, la feuille présen-30 tant une première et une deuxième régions marginal..es opposées, la première région marginale étant munie d'un premier moyen de liaison solidaire, la deuxième région marginale étant munie d'un deuxième moyen de liaison solidaire capable de coopérer avec le premier, le premier moyen de liaison comprenant une première 35 barrière imperméable (au sens dit) constituée par une première pièce intercalaire enrobée dans la matière polymère, 1© deuxième moyen de liaison comprenant une deuxième barrière imperméable (au sens dit) constituée par une deuxième insertion enrobée dans la baD 69 16507 2009087 matière polymère, chacune des insertions étant telle qu'elle n'est pratiquement pas affectée par un chauffage à une température suffisante pour causer la reprise élastique de l'élément de fermeture, le premier et le deuxième moyens de liaison étant capables de mainte*» 5 nir la feuille sous la forme d'un tube pendant la reprise élastique de 1?élément de fermeture, et chacune des insertions étant interposée entre une première portion respective de l'élément de fermeture qui comprend une matière polymère infusible réticulée et une deuxième portion respective de l'élément de fermeture qui 10 comprend une matière polymère pratiquement non réticulée et fusible, 10 - Elément selon la revendication 9, caractérisé par le faii que la matière fusible pratiquement non réticulée est fusible à la température de reprise de l'élément de fermeture et qu'au moins une partie de la matière fusible est disposée de maniè- 15 re à être située entre les deux insertions quand le premier et le deuxième moyens de liaison coopèrent pour maintenir l'élément de fermeture sous la forme d'un tube# 11 - Elément selon la revendication 10, caractérisé par le fait que la matière fusible est capable de former un joint entre 20 les première et deuxième régions marginales quand le premier et le deuxième moyens de liaison coopèrent pour maintenir l'élément de fermeture sous la forme d'un tube et que l'on provoque la reprise du tube. 12 - Elément selon une quelconque des revendications 9 à 25 11, caractérisé par le fait que les insertions sont crochues. 13 - Procédé de fabrication d'un produit selon une quelconque des revendications 1 à 8, dans lequel on forme un produit comprenant deux portions de matière polymère entre lesquelles est interposée une barrière imperméable (au sens dit), et que l'on sou- 30 met l'une des portions de matière polymère à un traitement de réticulation pour rendre cette portion infusible. 14 - Procédé selon la revendication 13, caractérisé par le fait que l'on effectue la réticulation par irradiation. 15 - Procédé de fabrication d'un élément de fermeture se-35 Ion la revendication 9, dans lequel on forme à partir d'une matière polymère un élément tubulaire dont une première portion longitudinale est munie d'une première barrière imperméable (au sens dit) constituée par une première insertion enrobée dans la matière ^ ORIQ,NAL 69 16507 2009087 polymère tandis qu'une deuxième portion longitudinale adjacente à la première est munie d'une deuxième "barrière imperméable (au sens dit) constituée par une deuxième insertion enrobée dans la matière polymère, les insertions étant telles qu'elles ne sont pratiquement 5 pas affectées par des températures suffisantes pour causer la reprise élastique d'un élément de fermeture résilient à chaud, les portions longitudinales qui contiennent les insertions étant telles qu'elles sont capables de former un premier et un deuxième moyens de liaison du type indiqué à la revendication 9, on soumet soit 10 la surface intérieure soit la surface extérieure de 1?élément tubulaire à un traitement de réticulation qui communique à 1!élément tubulaire la propriété de résilience à chaud, et on fend longitudinalement l'élément tubulaire entre les première et deuxième portions longitudinales « 15 16 - Procédé selon la revendication 15, caractérisé par le fait que l'on effectue la réticulation par irradiation. 17 - Procédé selon la revendication 15, caractérisé par le fait que sur la surface extérieure de la première portion longitudinale de l'élément tubulaire on forme une première portion 20 en boucle, la première insertion étant au moins partiellement enrobée dans la matière qui forme la première boucle, et que l'on forme sur la surface intérieure de la deuxième portion longitudinale une deuxième portion en boucle, la deuxième insertion étant au moins partiellement enrobée dans la matière qui forme la 25 deuxième boucle» 18 - Procédé de recouvrement d'un objet, dans lequel on dispose autour de l'objet un élément selon la revendication 9, les premier et deuxième moyens de liaison coopérant de manière à maintenir l'élément de fermeture sous forme tubulaire, et on 30 chauffe l'élément de fermeture pour causersa reprise élastique autour de l'objet. 19 - Objet recouvert caractérisé par le fait qu'il est obtenu par un procédé selon la revendication 18,