La présente invention concerne les machines actionnées par la force hydraulique. On observe souvent sur le cours des fleuves ou rivières un "mur déversoirtl qui augmente le niveau d'eau et permet d'actionner par un brutal changement de niveau de la surface une roue à aubes ou bien encore une hélice. Une grande partie de l'eau passe par-dessus ce'mur déversoir" et occasionne ainsi une perte d'énergie. En construisant un "mur déversoir" où l'écoulement de l'eau se ferait à la base de celui-ci, il serait alors possible de récupérer une plus grande partie de l'énergie du courant. Cette récolte d'énergie est possible par l'intermédiaire de la présente invention, car elle recueille l'énergie reçue à l'aide d'un mouve ment rectiligne puis, la transmet par un mouvement circulaire à l'utilisation désirée. Par sa possibilité de fonctionner dans deux sens inverses, cette machine peut en outre être utilisée à capter la force du courant des marées. Un mur creux construit perpendiculairement au cours du fleuve, canalise à sa partie inférieure le courant (fig. 2) (cette figure représente le tronçon rive droite et les flèches 1 indiquent l'ouverture par laquelle l'écou- lement se produit). Cet ouvrage, en réduisant le débit d'eau provoque une accélération du courant et une élévation du niveau. Ces tendances sont encore amplifiées par la présence à l'intérieur du mur d'un réseau de plans rectan gulaires. Ceux-ci, selon le brevet n0 75 340 37 du 7 novembre 1975 au nom du demandeur, sont alignés sur toute la longueur de l'ouverture pratiquée à la base de l'ouvrage. Us constituent ainsi une sorte de barrage mobile que la force du courant propulse sous deux formes de mouvements. 1) en deux déplacements linéaires rectilignes de même direction et de sens opposés. 2) en deux déplacements linéaires circulaires d'une demi-cwconférence chacun et de même sens de rotation. Ces quatre mouvements se succèdent alternativement sur un même circuit (fig. 1). Les forces subies par les plans s'additionnent. Ces derniers bénéficient chacun d'un couple moteur dont le bras de levier correspond à la demi distance séparant les centres géométri ques de deux plans opposés dans les mouvements rectilignes inverses. Ce résultat est rendu possible par le fait que ces plans sont solidaires d'une cheville dont les éléments ig. 3) assemblés par des axes d'articulation n01 forment une boucle fermée. Celle-ci est constituée par un nombre impair d'éléments. Elle est tendue autour de deux tambours identiques (fig. 4) qu'elle entraide dans un mouvement circulaire (fig. 1). L'un d'eux possède un huitième de tour de rotation d'avance sur l'autre (fig. 1). Ce décalage reste toujours constant.Les arêtes de ces tambours (fig. 4) forment une proémi nence par le fait que les quatre faces ont été rectifiées suivant une demi épaisseur d'élément (fig. 3 n"8). De plus, elles comportent une rainure de forme demi-cylindrique (fig. 4 n l) dont le diamètre est celui des axes d'articulation des éléments de chenille (fig. 3 n"l). La mesure entre les points de centre de deux rainures consécuti ves est égale à celle qui sépare deux axes d'articulation de la chenille. Ces axes sont munis de roues à chacune de leurs extrémités (fig. 3 n"4). Ces roues permettent à la chenille porteuse de plans récepteurs un mouve ment rectiligne sur des guides composés de profilés en "fer cornière" (fig. 3 n" 3). Pour assurer une plus grande rigidité, une autre paire de guides (fig. 3 n" 9) est montée avec un jeu suffisant pour empêcher le contact simultané des roues (fig. 3 n"4) aux guides nO 3 et 9. Ce montage est exécuté sur toutes les longueurs des mouvements rectilignes. La combinaison des mouvements rectilignes et circulaires est basée sur le fait que chaque déformation apportée au cadre mobile (fig. 1) par la rotation de l'un des deux tambours de section carrée, est dans le même instant compensée par la rotation de l'autre tambour.Lorsque la chenille est en mouvement dans le sens des flèches (fig. 1) à la crête nO 1 du tambour, simultanément l'axe d'articulation support des roues (fig. 3 n" 1) est pris en charge par une rainure de tambour (fig.4 n" 1) tandis que les roues abandonnent leurs guides (fig. 4 n"3). Au meme instant, le phénomène inverse se produit à la crête (fig. 6 n"2), Après une rotation d'un huitième de tour les positions sont inversées.Ce système est rendu possible par le fait que la longueur des tambours est réduite (fig. 3 n" 7) de façon à pouvoir s'embofter entre les éléments de la chenille et que les roues n" 4 orbitent sans guide dans les mouvements rectilignes. Ainsi, par exemple l'élément fig. t nO 5 circule porté par ses deux axes dont l'un, en mouvement circulaire, est emboité dans une rainure de tambour et l'autre finissant son mouvement rectiligne porte encore sur les guides par l'intermédiaire de ses deux roues. Ce compromis est la clé de la combinaison de mouvement et de ltentrainement des tambours.Pour combattre les effets de la force pressante du courant, des roues (fig. 3n 5) sont montées dans l'axe vertical de chaque écran récepteur. Elles circulent sur des guides (fig. 3n" 6) et sont en contact permanent avec leur guide. Un châssis rigidemaintient les guides et les coussinets (fig. 5 n l) des arbres des tambours (fig. 4n"2). I1 repose sur le sol du mur creux et permet ainsi la rotation libre des écrans. Ses dimensions permettent de le glisser dans l'épaisseur du mur (fig. 2) ou il s'ajuste exactement. L'énergie récupérée à l'aide d'une roue dentée montée sur l'arbre des tambours est retransmise à travers une lu carne ménagée dans le châssis (fig. 5 n" 2). En répétant symétriquement le montage des roues (fig. 3 n05) sur l'autre face des écrans récepteurs et en ajoutant les guides correspondantsn 6, la machine est en état de fonctionner dans les deux sens. REVENDICA TIONS 1) Machine permettant de récupérer l'énergie des fleuves, rivières et marées. 2) Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le moyen qui permet de contraindre le courant d'eau est un mur creux sur lequel une ouverture est pratiquée à sa base sur toute sa longueur. 3) Dispositif selon la revendication l, caractérisé par le fait que le moyen qui permet le mouvement rectiligne est une chenille formant une boucle fermée, dont les axes d'articulation sont munis de roues et dont les éléments sont solidaires d'écrans récepteurs. 4) Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les mouvements circulaires sont assurés par deux tambours dont la section est un polygone régulier.