La présente invention se rapporte à un procédé pour injecter un liquide à l'aide d'une seringue à injections et dans lequel on pousse le liquide vers une aiguille creuse d'injection par un premier piston actionné par un deuxième e piston, ce dernier se déplaçant dans un cylindre et étant soumis à action d'un fluide sous pression lorsqu'on effectue une injection. Pour certaines injections utilisées par exemple pour les soins dentaires, 1' aiguille présente un très faible diamètre afin de localiser exac tendent l'injection. La perte de charge est alors iwportante, ce qui conduit à appliquer une force élevée au piston qui pousse le médicament à injecter, surtout si l'injection est faite dans un tissu dur et peu perméable.Ceci néees- site un effort fatigant de la part de l'opérateur. le brevet français n' 1 548 575 décrit une seringue dans laquelle le piston en question est actanné par un deuxième piston se déplaçant dans un cylindre et sur une face duquel on fait agir de l'huile sous pression lorsqu'une injection doit être effectuée. L'utilisateur de cette seringue ne peut pas effectuer plusieurs injections successives à partir d'une même ampoule de médicament: après une injection, le piston qui pousse le médicament revient en arrière sous l'action d'un ressort et de l'air, de la salive, du sang rentrent dans l'aiguille. le procédé de l'invention ne présente pas ces inconvénients. Il permet de régler facilement la pression d1 injection et d'annuler celle-ci instantanésent, évitant la projection d'un peu du liquide à injecter lorsqu'un retire l'aiguille de l'endroit de il injection. Il est caractérisé par le fait que ledit fluide est un gaz, qui agit sur les deux faces du deuxième piston et par le fait que le deuxième piston ne peut actionner le pressier piston que, dans le sens dans lequel ce dernier pousse le liquide vers aiguille creuse. Le dessin ci-Joint représente, schématiquement et à titre d'vexez pie non limitatif, une seringue réalisant le procédé de l'invention : le liquide à injecter est supposé être un médicament. La seringue représentée présente grossièrement la forme d'un pistolet, ce qui la rend facile à manier. Le canon du pistolet est un embout creu 2 que l'on visse dans le corps 4 de la seringue après lavoir garni d'une cartouche. Celle-ci est un tube de verre 6, rempli du médicament à injecteur et fermé par deux bouchons 8, 10. Dans le bouchon 10 est enfilée une aiguille creuse d'injection 12. le bouchon 8 forme un premier piston ; il est destiné à coulisser de façon étanche dans le tube 6 pour pousser le médicament dans l'aiguille.Ce coulissement lui est imprimé par une texte 14, coulissant dans une cavité cylindrique 16 du corps de seringue et dans le tube 60 Cette tête est poussée par un deuxième piston 18, avec lequel elle est solidarisée par une tige 20 coulissant, de façon étanche grâce à Joint 22, dans le corps de seringue. Ce dernier est creusé d'une autre cavité cylindrique 24 dans laquelle se déplace le second piston ; un joint 26 assure l'étanchéité de ce piston. Les déplacements du second piston sont provoqués par les diffé- rennes des pressions agissant sur ses deux faces opposées, par le système suivant : La source de gaz sous pression est constituée par une bouteille 50 d'air comprimé, avec robinet 52 et détendeur 56 ramenant la pression de l'air à 5 bars par exeaple. Du détendeur part un tube 56, relativement souple et qui aboutit à l'entrée d'un canal d' alimentation 28 ménagé dans le corps de seringue. Ce canal se bifurque en deux tubes 30, 32, débouchant dans la cavité 24 aux extrémités de élle-ci. Un canal 34 de fuite vers l'espace ambiant est relit au tube 32 et un canal d'échappement 33 vers l'espace ambiant est relié au tube 30. Le ea- nal 34 présente un étranglement 36. Les tubes 30 et 32 présentent respectivement un étranglement 38 ou 40 disposé entre le canal d' alimentation et le canal de fuite ou le canal d' échappement selon les cas. Le canal d'alimentation présente également un étranglement 41 ; celui-ci abaisse par exemple à 3 bars la pression dans le canal d'alimentation lorsque l'air ne sort de la seringue que par le canal de fuite. L'extrémité du canal d'échappement forme siège pour une vanne dont la tête 42 est fixée par un axe 43 à une partie 44 de la seringue qui forme gâchette du pistolet et qui est poussée par un ressort 46 dans le sens qui ouvre la vanne. La seringue comporte également une soupape de stretd 48, montée en dérivation sur le canal d'alimentation 28, en aval de l'étranglement 41; elle est tarée, par exemple, pour une pression de 3 bars. Cette soupape crée une fuite au canal d' alimentation 28 lorsque la pression dans celui-ci dépasse sa pression de tarage ; on évite ainsi que, par suite d'une obstruction du canal de fuite ou d'une fuite dans le détendeur, par exemple, le fonctionnement de la seringue ne devienne brutal. L'étranglement 41 ewpRche que le débit de gaz consommé ne soit trop important lorsque la soupape 48 ouvre et lorsque l'on ouvre la vanne La seringue est utilisée de la façon suivante La détente de la seringue étant lâchée, on branche la source de gaz sur le canal d' alimentation.Le gaz arrive par le tube 32 à gauche du deuxième piston avec une certaine pression parce que l'étranglement 36 l'empêche de fuir librement vers l'espace ambiant ; il arrive également à droite du piston, par le canal 30, sais sous une pression bien plus faible parce que la vanne 42 est otrwerte. Le deuxième piston vient donc contre le fond de droite de la cavité , entratnaat la tête 14, On visse alors sur la seringue l'embout 2, préalablement garni d'une cartouche de médicament avec aiguille d'injection. Une fois 1' aiguille en place, dans une dent à soigner par exempie, l'opérateur presse la gâchette 44 ; ceci ferme la vanne 42 ce qui fait que toute la pression du gaz dans le canal d'alimentation est appliquée sur la face de droite du deuxième piston ; à cause do la fuite par le canal 34, la pression sur la face de gauche est plus faible, ce qui fait que ce piston se déplace vers la gauche, entraînant la tette 14, et, par celle-ci le premier piston, c'est-à-dire le bouchon 8, de la cartouche.Le médicament est ainsi poussé dans aiguille. Lorsque la quantité injectée est suffisante, opérateur tache la gâchette ; la vanne 42 s'ouvre donc, mettant la face de droite du se cond piston sensiblement à la pression ambiante parce que l'arrivée d'air par le tube 30 est freinée par l'étranglement 38.La face de gauche étant encore soumise à une certaine pression, le piston 18 et la tate 14 se déplacent vers la droite, ce qui éloigne la teste 14 du bouchon 8 et empeche qu'un jet de mé dicta en ne sorte de 1' aiguille lorsqu'on la retire de l'endroit traité ; la tête n'étant plus en contact avec le bouchon, ne met pas le liquide dans le tube 6 en dépression, ce qui évite toute rentrée de fluide par aiguille. Le débit de l'injection peut être modéré en lâchant un peu la gâchette, ce qui crée, par le canal d'échappement, une fuite dont on peut régler l'importance. Lorsqu'il y a peu de résistance au déplacement des pistons, le freinage par les étranglements diminue la différence des pressions agissant sur le deuxième piston, ce qui modère la vitesse de celui-ci. La source de gaz sous pression est, dans le cas représenté, une bouteille d'air comprimé. Cette bouteille peut contenir un gaz quelconque,Bous forme gazeuse ou sous forme liquéfiée sous pression, du moment qu'il n'est pas dangereux à respirer à l'état dilué. Elle peut également autre fixée diraote ment à la seringue. On peut aussi utiliser un compresseur. La seringue décrite peut être modifiée sans sortir du domaine de l'invention. Elle est utilisable lorsqu'on veut obtenir un mouvement rectili gne précis, sans à-coup, dans les deux sens, par exemple pour injecter un anesthésiant dans un tissu dur à texture serrée tel qu'une racine de dent. REVENDICATIONS 1.- Procédé pour injecter un liquide à l'aide d'une seringue à injections et dans lequel on pousse le liquide vers une aiguille creuse d'injections par un premier piston actionné par un deuxième piston, ce dernier se déplaçant dans un cylindre et étant soumis à 11 action d'au moins un fluide sous pression lorsqu'on effectue une injection, le deuxième piston ne pouvant actionner le premier piston que dans le sens dans lequel ce dernier pousse le liquide vers l'aiguille creuse, caractérisé par le fait que l'on amène deux fractions d'un courant de gaz en contact respectivement avec les deux faces du deuxième piston et que l'on fait varier la pression d'au moins ltune des fractions. 2.- Dispositif pour la réalisation du procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il comporte s une source de gaz sous pression, un canal dlalimentation, reliant la source de gaz à deux tubes qui débouchent respectivement vers les extrémités dudit cylindre de part et d'autre du deuxième piston, un canal de fuite, reliant à l'espace ambiant celui des deux tubes qui débouche vers 1' extrémité du cylindre la plus proche du premier piston, un canal dtéchappement, reliant l'autre tube à l'espace ambiant par l'intermédiaire d'une vanne. 3.- Dispositif selon la revendication 2, caractérisé par le fait que chacun des tubes comporte un étranglement. 4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé par le fait que l'étranglement du tube auquel est relié le canal de fuite est disposé entre le canal d'alimentation et le canal de fuite. 5.- Dispositif selon la revendication 3, caractérisé par le fait que l'étranglement du tube auquel est relié le canal d'échappement est disposé entre celui-ci et le canal d'alimentation0 6.- Dispositif selon la revendication 2, caractérisé par le fait que le canal de fuite comporte un étranglement. 7.- Dispositif selon la revendication 2, caractérisé par le fait qu'il comporte une détente qui, lorsqu'on appuie sur elle, ferme la vanne disposée dans le canal d'échappement, 8.- Dispositif selon la revendication 2, caractérisé par le fait qu'il comporte une soupape de sûreté en dérivation sur le canal d'alimentation et créant une fuite de celui-ci vers ltespace ambiant lorsque la pression dans ce canal dépasse la pression de tarage de la soupape. 9.- Dispositif selon la revendication 8, caractérisé par le fait que le canal d'alimentation comporte un étranglement en amont du point de dérivation vers la soupape de sbreté, 10.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'au deuxième piston est fixée une tette qui peut s'appuyer sur le premier piston mais non le tirer.