La présente invention est relative aux @oyens mis en oeuvre pour fabriquer des tubes à partir de matières thermodurcissables et de fibres de renforcement en vue d'une utilisation ultérieure n'exigeant pas l'étanchéité de leurs parois en tant que manches d'outils, piquets, poteaux, tubes de drainage. Four réaliser les tubes ci-dessus d'une faon onti- nue afin de réduire le coût de fabrication, on a proposé d'utiliser un mandrin ou un guide tubulaire traversant les différents postes ce guidage ainsi que le four de durcissement de manière assurer le guidage et le coulissement axial de l'armature du tube en cours de réalisation. On a proposé aussi de disposer sur le mandrin une enveloppe de recouvrement et de Glissement sur laquelle les matières entrant dans la composition des tubes n'aient aucun caractère d'adhérence. Les moyens ci-dessus permettent effectivement de réaliser un tube en continu mais présentent néanmoins certains inconvénients. En effet, le mandrin ou guide tubulaire est nécessai- rement de très grande longueur, ce qui pose des problèmes d'alignement des postes de travail et de prise en compte des flexions et des frottements. En outre, une telle installation n'est pas souple en ce sens qu'elle exige des opérations longues et laborieuses lorsqu'il est nécessaire d'adapter ou de modifier les postes de travail pour passer d'un type de fabrication à un autre. Par ailleurs, une telle installation implique l'existence d'un poste de durcissement occupant obligatoirement une position fixe à la sortie même du dernier poste de guipage pour conférer au tube la rigidité nécessaire à son déplacement ultérieur vers une installstion de reprise, par exemple de tronçonnage. La présente invention vise à remédier aux inconvénients ci-dessus, en créant un nouveau procédé de fabrication ami qu'un dispositif pour sa mise en oeuvre permettant de réaliser en centinu, à partir de matières thermo-durcissables et de fibres de renforcement des tubes dont certains types possèdent du fait de deur fabrication des propriétés adaptées @ certains emplois particuliers. Selon le procédé de l'invention, on utilise un mandrin de @uidage sur lequel on forme une enveloppe de recouvrement très peu perméable à l'air au moyen d'une bande sèche de matière légèrement élastique délivrée en continu, on commande le déplacement axial de l'enveloppe par rapport au mandrin, on assure l'enroulement d'une première série de spires d'allure hélicoVdale de fils en fibres de renforcement par dessus l'enveloppe de recouvrement du mandrin, on dispose sensiblement parallèlement aux génératrices du mandrin par dessus les spires de cette première série une nappe de rubans de fibre de renforcement enduits de matières thermo-durcissables, on dispose par dessus la nappe de rubans une seconde série de fils en fibres de renforcement enroulés en spires d'allure hélicoidale dont le sens de rotation est à l'opposé de celui de la première série de spires, puis on introduit à l'intérieur de l'enveloppe de recouvrement de l'air comprimé assurant, en remplacement du mandrin, le maintien de la forme du tube jusqu'à son durcissement, enfin on donne au tube sa constitution finale en élevant temporairement la température de la masse de la matière thermo-durcissable. Le dispositif d'application de l'invention comprend un mandrin tubulaire monté en porte-à-faux sur un organe de support pour traverser des moyens de guidage et de formage d'une bande sèche de recouvrement du mandrin, un premier poste de guipage formé par un plateau tournant muni de bobines de fil, un peigne circulaire de guidage de rubans en fibre de renforcement préalablement enduits de matière thermo-durcissable, un deuxième poste de guipage semblable au premier mais tournant dans le sens opposé à la rotation du premier au-delà duquel le mandrin forme, en direction d'au moins un convoyeur de support menant vers un poste de traitement thermique, une partie terminale au niveau de laquelle débouche l'air comprimé assurant en remplacement du mandrin, le maintien de la forme du tube jusqu'à son durcissement, un dispositif d'éldvation temporaire de la température de la masse de la matière thermodurcissable; enfin un dispositif de traction assurant le déplacement axial, par rapport au mandrin, du tube terminé et dans ses différents stades d'élaboration commençant par l'enveloppe de recouvrement du mandrin. Diverses autres caractéristiques de l'invention ressortent d'ailleurs de la description détaillée qui suit. Une forme de réalisation de l'objet de l'invention est représentée, à titre d'exemple non limitatif, au dessin annexé La figure est une élévation partielle, en partie en coupe, d'une installation comportant un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé. Le dispositif de l'invention comprend un mandrin ou broche tubulaire Il s'étendant en porte-à-faux à partir d'une pièce de support 13 montée sur un bâti non représenté. Ce mandrin joue deux r8les principaux : d'une part, il constitue 1 'é- lément terminal de la conduite d'amenée d'air comprimé ainsi qutil est dit ci-dessous, d'autre part il est l'âme rigide autour de laquelle est formé le tube produit par le procédé de l'invention. Â cet effet, le mandrin tubulaire Il traverse la partie centrale évidée d'un peigne circulaire 15 assurant le guidage, parallèlement aux génératriees du mandrin 11, de rubans 17 en fibres de verre, ayant traversé un bac d'enduction de résine thermodurcissable non représenté, après dévidage d'une bobine ou de tout autre magasin d'alimentation non représenté. Le peigne circulaire 15 est placé autour du mandrin Il entre deux postes de guipage semblables 19 et 119 dont le premier seul est décrit dans ce qui suit, étant entendu que les pièces constitutives du second semblables à celle du premier sont désignées par les mêmes références majorées de 100. Le poste de guipage 19 comprend un plateau 21 monté concentriquement au mandrin Il autour duquel il est entraîné en rotation par l'intermédiaire d'un mécanisme non représenté. Le plateau 21 supporte des pivots ou axes 23 équidistants angulairement, en général deux ou trois, destinés à recevoir chacun une bobine 25 de fil de fibres de verre 29. Ces fils quittent les bobines 25 et sont pris en charge par des guides 27 Bien que cela ne soit pas représenté, les mécanismes d'entraine- ment des postes de guipage 19 et 119 font tourner les plateaux 21 et 121 en sens inverse l'un de l'autre et les vitesses de rotation des plateaux 21, 121 sont réglables par exemple de 70 à 100 tours par minute environ. Le poste de guipage 19 est disposé à l'amont du peigne circulaire 15 et en aval des organes non représentés, assurant l'alimentation à partir d'un magasin, le guidage, la mise en place et le formage sur le mandrin Il d'une bande 41 de matière sèche, souple, légèrement élastique. L'ensemble de ces opérations est réalisé grâce à des moyens connus en maintenant constamment la bande 41 sensiblement parallèle à l'axe du mandrin 11. Si ce parallélisme n'est pas maintenu pendant le fonctionnement du dispositif, la bande 41 a tendance à se serrer sur le mandrin Il et il en résulte un frottement accru de la bande sur le mandrin et des risques de rupture de la bande 41 entraînant l'arrêt de la fabrication du tube. Le formage de la bande 41 autour du mandrin Il est effectué de telle sorte que la bande se recouvre elle-même sur une largeur variable en fonction du diamètre du tube fabriqué et de ses caractéristiques d'emploi. Ainsi pour un tube de diamètre interne de 1 cm de caractéristiques mécaniques moyennes, la bande 41 utilisée a une largeur de 4 cm ce qui assure un recouvrement d'environ 1cm de large. Les fils 29 de fibres de verre débités par le premier poste de guipage 19 maintiennent sans blocage sur le mandrin, la bande 41 dans la forme qui lui a été donné par les organes de formage en agissant à l'encontre de l'élasticité de la bande 41. Le mandrin tubulaire 11, étanche à l'air, se prolonge au-delà du deuxième poste de guipage 119 et se termine par une ouverture 51 qui introduit à l'intérieur de l'enveloppe de recouvrement l'air comprimé maintenant la forme du tube en cours de fabrication. L'ouverture 51 peut être la simple section du tube constituant le mandrin Il ou présenter un certain rétreint pour faciliter le décollage de la bande 41 du mandrin qui en constitue l'me de formage. Le mandrin 11 est prolongé du côté de la pièce de support 13 par une conduite 53 amenant l'air comprimé au mandrin. Quand on fabrique des tubes de petits diamètres, quelques centimètres environ, et de résistance mécanique courante, il suffit d'une faible pression relative de l'air comprimé, par exemple de l'ordre de 0,15 à 0,20 bar pour garder une forme convenable au tube en cours de fabrication. Or ce dernier est assez long, 10 à 20 mètres par exemple et la conjugaison des influences du faible diamètre, de la grande longueur et de la faible pression relative entraîne une perte de charge relativement élevée et par suite un débit d'air comprimé, à faible pression relative, asse réduit. Toutefois, dans le cas de tubes de diamètres plus importants par exemple supérieurs à 3 cm ou de caractéristiques spéciales, la pression relative de l'air comprimé injecté s'élève à 1,5 bar environ et la consommation en deviendrait prohibitive. Dans le but de réduire cette consommation d'air, et les inconvénients mentionnés plus loin qui en résultent, on insère dans le tube en cours de fabrication un élément 55 d'obturation partielle. Cet élément 55 doit être assez léger; il a dans la réalisation décrite la forme d'un ballon rempli d'air, sensiblement sphérique et dont le diamètre laisse entre lui et la paroi interne du tube en formation un passage annulaire d'environ 1,5 à âmn d'épaisseur. il faut d'ailleurs pour le calcul du diamètre du ballon tenir compte du rétrécissement du diamètre intérieur du tube en cours de fabrication, rétrécissement qui peut atteindre 7 % du diamètre.Si l'on désire encore diminuer la consommation d'air comprimé, on peut substituer au ballon sphérique un boudin cylindrique dont le diamètre est déterminé de la mQme façon que celui du ballon sphérique. L'élément d'obturation est lié au mandrin par un fil 57 fixé à l'intérieur du mandrin Il par des moyens connus. tassez généralement, l'élément d'obturation partiel se trouve très loin, par exemple 10 m, du mandrin. Toutefois le profil intérieur du tube en cours de fabrication comporte de légères variations qui entrassent des fluctuations beaucoup plus importantes du débit d'air comprimé à pression constante ou de pression de l'air à débit constant. Ces fluctuations ont à leur tour des répercussions sur la fabrication et les caractéristiques des produits finis. Pour obvier à ces inconvénients, l'élément d'obturation 55 n'a pas un simple rôle de freinage du débit de l'air comprimé mais aussi un rôle de régulation de la pression d'air à son amont. Â cet effet, le ballon ou le boudin cylindrique sont susceptibles de présenter des variations de leur section et sont, par exemple, constitués d'une paroi élastique renfermant un gaz sous une pression voisine de la pression qui règne dans le tube en cours de fabrication. Si la section du tube vient à diminuer ou à se déformer, la pression de l'air en amont de l'élément 55 tend à augmenter, ce qui comprime l'élément 55 et diminue sa section. On conçoit que l'on obtienne ainsi une bonne régulation de la pression de l'air à 1 'intérieur du tube en cours de fabrication et par suite une bonne régularité des caractéristiques des tubes fabriqués. Le dispositif décrit ci-dessus pour la mise en oeuv du procédé fonctionne de la façon suivante Lors de la mise an marche de la machine, la bande 41 est déroulée de son magasin pour être passée dans les organes de mise en place et de formage sur le nandrin au-delà duquel elle est fixée à une corde, un boudin ou une manche pour être prise en charge, par leur intermédiaire, par un appareil d'en traitement en défilement axial, connu en soi, non représenté. Les fils 29, 129 des bobines 25 et 125 ainsi que les rubans 17 sont de même déroulés pour être de la même manière reliés à lte-- pareil d'entraînement en défilement qui est alors commandé pour provoquer le déplacement axial de la bande 41 et des fils et rubans par rapport au mandrin Il dans le sens de la flèche f1. La bande 41 est ainsi guidée, formée et mise en place sur le mandrin avec recouvrement de ses bords longitudinaux avant de traverser le poste de gui page 19. La rotation du plateau 21 a pour effet d'assurer l'enroulement des fils 29 en spires hélicoï- dales sur la bande 41 qui est ainsi maintenue formée sur le mandrin Il et ensuite amenée à traverser le peigne 15. À ce niveau, les rubans 17 préalablement enduits de résine thermodurcissable sont appliqués sur la première nappe hélicoïdale de fibres pour s'étendre parallèlement aux génératrices du mandrin 11 et former une nappe circonférentielle de résine thermodurcissable englobant les rubans 17 sur laquelle les fils 129 des bobines 125 du poste de guipage 119 sont enroulés en spires hélicoidales orientées en sens opposé au premier enroulement.La nappe de résine thermodurcissable se lie aux fils 29, 129 provenant des postes de guipage 19, 119 mais la bande 41 constitue une barrière que la résine ne peut franchir. L'ébauche 61, formée de la bande 41 entourée des nappes de fils 29 et 129 et des rubans 17 en partie enrobés de résine, quitte alors, grâce à l'appareil d'entraîne- ment, le mandrin Il au-delà du poste de guipage 119 et est prise en charge par un convoyeur de guidage 63. Le mandrin 11 constituant une conduite d'amenée d'air comprimé, l'air comprimé est continuellement amené à l'intérieu de l'ébauche 61. La bande 41 de matière souple telle qu'elle & été formée, puis maintenue par les spires des fils 29 débités par le poste de guipage 19, constitue une enceinte de confinene pour l'air comprimé et l'ébauche 61 telle qu'elle est constituée a une résistance mécanique suffisante vis-à-vis de la pression de l'air comprimé. aussi 11 ébauche du tube peut être introduite, toujours par traction, dans une enceinte de durcissement 69 qui est normalement un four chauffé pendant le temps et à la température appropriés au traitement de la matière thermodurcissable. A titre d'exemple beaucoup de mélanges industriels de polyesters sont polymérisés à une température voisine de 1500C, le four ayant une longueur de 5 à 6 mètres, ce qui représente un temps de durcissement de l'ordre de quelques minutes,. par exemple 3 minutes. À l'intérieur de l'enceinte de durcissement 69, on peut placer un organe de modelage de la surface extérieure du tube, par exemple une filière de calibrage 65 qui est destinée à former selon le profil choisi la surface extérieure du tube en cours de fabrication juste avant la zone du four 69 où commence le durcissement de la matière thermodurcissable0 s la sortie de l'enceinte de durcissement, le tube terminé se refroidit avant de s'engager dans 1'appareil d'entraSne- ment. Naturellement, quand le tube formé atteint l'appareil d'en tratnement, il joue le r81e dévolu au démarrage à la corde, au boudin ou à la manche auxiliaires.L'organe d'obturation partielle 55 est éventuellement inséré au cours de la phase de démar- rage Comme cela ressort de ce qui précède, l'utilisation de la bande 41 en tant qu'enceinte de confinement de l'air comprimé permet de rigidifier par l'intérieur l'ébauche 61 et d'assurer le maintien en forme de ladite ébauche entre le poste de guipage 119 et au moins la filière de calibrage 65. Ceci présente deux ~avantages à savoir : la possibilité de réduire notablement la longueur du mandrin Il et celle d'exécuter l'opération de polymérisation de 1' ébauche 61 en aval de l'extrémité 51 du mandrin Il dans une zone adaptée au type de tube à fabriquer.En particulier, en aval du poste de guipage 119, on place pour fabriquer un tube de plus grande résistance mécanique, un deuxième peigne semblable au peigne circulaire 15 appliquant longitudinalement des rubans en fibres de renforcement analogues aux rubans 17 sur l'ébauche 61, puis un troisième poste de guipage analogue aux postes 19 et 119 de guipage, tournant dans le même sens que le poste de guipage 19 et dont les fils maintiennent sur l'ébauche 61 les rubans issus du deuxième peigne circulaire. Par suite de la constitution de la machine et en particulier du raccourcissement du mandrin 11 dont la longueur varie par exemple de 1,8 m si la machine comprend deux postes de guipage à 3 m si la machine comprend trois postes de guipage, les cadences de travail peuvent être notablement accrues, on arrive facilement à une production de 150 m à 200 m à l'heure et il est bien plus rapide de l'adapter à la production d'une large gamme de produits finis. La bande 41 peut être choisie en une matière ne présentant aucun caractère d'adhérence vis-à-vis de la résine utilisée ou de ses constituants de sorte qu'elle peut éventuellement être extraite du tube en fin de fabrication. La matière dont est formée la bande 41 doit être imperméable aux matières utilisées dans la constitution du tube, en particulier aux résines, à leurs adjuvants de polymérisation, à leurs plastifiants. Dans de nombreuses fabrications, la bande 41 est simplement formée de papier kraft propre et sec d'un poids de 72 grammes au mètre carré. Cette substitution du papier aux films souples comme ceux constitués de polyesters représente une source d'économies appréciables sans donner aux produits finis des qualités mécaniques qui les rendent impropres aux usages envisagés pour eux. Le procédé de l'invention est susceptible de s'adapter à des fabrications de types variés, dont quelques-unes sont décrites ci-après, moyennant quelques adaptations correspondantes du dispositif de mise en oeuvre. Pour que la bande 41 après son formage confine l'air comprimé avec une efficacité suffisante, le premier poste de guipage réalise son blocage à l'encontre de son élasticité sur le mandrin par des séries assez rapprochées de spires de fils 29 dont l'espacement, par exemple, est inférieur à 1 centimètre. il est évident que, ce blocage étant réalisé, le deuxième poste de guipage n'assùre plus que le maintien des rubans 17 sur leur substrat et les spires qui en proviennent sont beaucoup plus espacées par exemple de 2 à 3 centimètres. La même remargue est valable si le dispositif comprend trois postes de guipage comme indiqué plus haut. Dans une fabrication de tubes de qualités mécaniques moyennes, les fils de guipage sont constitués en fibres de verre ensimées et pèsent 0,32 g/mètre. Dans cette même fabrication, les rubans sont des fils multibrins de fibre de verre ensimée dont le poids au mètre est de 2,4 g. Pour un tube terminé, de diamètre intérieur 1 cm, on utilise 16 fils multibrins. Une des fabrications particulières permises par le procédé de l'invention est celle des tuteurs pour horticulteurs ou pépiniéristes. Pour que les liens qui assujettisent la plante au tuteur gardent une position fixe malgré la surface lisse et glissante du tuteur et l'action des intempéries, il est commode que la surface du tuteur présente des saillies. On obtient ce résultat en serrant plus modérément la bande 41 sur le mandrin Il par les fils de guipage 29 et en augmentant légèrement la pression de l'air comprimé. À titre d'exemple la pression relative passe de 0,20 bar à 0,60 bar et la tension des fils de guipage est telle que la bande 41 une fois formée ménage un espace libre entre elle-même et le mandrin 11 inférieur à 1 mm. La longueur du mandrin est suffisante pour créer une perte de charge qui rend négligeable la fuite d'air comprimé le long du mandrin Il en direction de son support 13. L'ensemble de ces deux mesures assure un léger essorage de la résine qui enduit les rubans 17 et il se forme à l'extérieur du tube des gouttes qui sont durcies lors de la polymérisation dans le four 69. Le tube sortant du four 69 peut constituer le noyau autour duquel d'autres peignes et d'autres postes de guipage disposent des couches de rubans de fibres imprégnées de résine maintenues par des spires de fils de fibres de renforcement. il est évidèmment inutile de laisser le tube sortant du four 69 se refroidir avant de le revêtir des couches supplémentaires et le four 69 peut même pousser moins loin la polymérisation puisque celle-ci sera parachevée dans d'autres fours placés en aval sur la machine. On réalise ainsi une meilleure liaison entre les couches successives de résine. Les tubes réalisés par cette méthode présentent une résistance mécanique considérablement plus grande et de tels tubes peuvent notamment être employés pour élever des échaffaudages. À titre d'exemple, on peut, après le formage de la bande 41 maintenue par le premier poste de guipage, placer 6 peignes suivis chacun d'un poste de guidage, le durcissement de la résine étant assuré dans trois fours de polymérisation traitant chacun deux couches de rubans de fibres imprégnées de résine disposées par deux peignes consécutifs. Selon les matières thermodurcissables mises en oeuvre et les épaisseurs des tubes, le durcissement est plus ou moins rapide, ne serait-ce que par la plus ou moins grande facilité avec laquelle la chaleur pénètre la matière thermodurcissable et les charges qu'elle contient y compris les fibres de renforcement. On peut évidemment allonger les fours tels que 69 pour éviter de réduire la cadence de production. Mais on peut diminuer les déperditions calorifiques entraSnées par le débit d'air comprimé à l'intérieur de l'ébauche du tube. Le ballon 55 en diminuant le débit d'air transité est un dispositif efficace d'accélération de la polymérisation des résinea.On peut aussi chauffer l'air comprimé injecté jusqu'à une température de l'ordre de 1000C ce qui échauffe également le mandrin 11, en particulier dans certaines conditions de fabrication en ambiance froide ou de gros tubes à paroi épaisse, par exemple supérieure à 5 mm d'épaisseur. Il est enfin une fabrication particulière que le procédé et le dispositif de l'invention permettent de réaliser très facilement. C'est celle de tubes de drainage fournissant une eau soutirée presque totalement filtrée et exempte d'éléments solides capables de détériorer les pompes d'épuisement. Ces tubes ont une paroi d'aspect général continu mais parcourue par des fentes très fines qui la traversent de part en part. Ces fentes très fines laissent passer l'eau et éventuellement des matières en dissolution ou en suspension colloSdale, comme les argiles, qui y sont contenues, mais non les graviers même très fins. Pour fabriquer ces tubes de drainage, on augmente la teneur de la matière thermodurcissable en catalyseur de polymérisation ce qui augmente la réticulation de la résine, qui devient ainsi plus dure mais plus cassante lorsqu'elle est soumise à des tensions importantes lors du refroidissement à la sortie du four. Comme le four est porté aux environs de 1500C le retrait thermique jusqu'à la température ambiante assure la formation des fissures. Un deuxième moyen peut renforcer le premier pour améliorer la fissuration des tubes. Le deuxième guipage est moins serré que dans une fabrication normale, par exemple la tension d'application des fils de guipage sur l'ébauche est réduite à quelques grammes au lieu de 25 à 30 grammes, et les nappes longitudinales de fibres de renforcement étant moins étroitement maintenues dans la résine en cours de durcissement, celleci est moins étroitement armée et il se crée des amorces de fissures longitudinales qui se matérialisent à la sortie du four de durcissement. L'invention n'est pas limitée à l'exemple de réalisation représenté et décrit en détail, car diverses modifications peuvent y être apportées sans sortir de son cadre. REVENDICÂT IONS 1. Procédé de fabrication de tube à partir de matière thermodurcissable et de fibres de renforcement, caractérisé en ce qu'on utilise un mandrin de guidage sur lequel on forme une enveloppe de recouvrement peu perméable à l'air au moyen d'une bande sèche de matière légèrement élastique délivrée en continu, en ce qu'on commande le déplacement axial de l'enveloppe par rapport au mandrin, en ce qu'on assure l'enroulement d'une première série de spires d'allure hélicofdale de fils de fibre de renforcement par dessus l'enveloppe de recouvrement du mandrin, en ce qu'on dispose sensiblement parallèlement aux génératrices du mandrin, par dessus les spires de cette première série, une nappe de rubans en fibre de renforcement enduits de matière thermodurcissable, en ce qu'on dispose par dessus la nappe de rubans une seconde série de fils de fibre de renforcement enroulés en spires d'allure hélicoidale dont le sens de rotation est à l'opposé de celui de la première série de spires, puis en ce qu'on introduit à l'intérieur de l'enveloppe de recouvrement de l'air sous pression assurant, en remplacement du mandrin, le maintien de la forme du tube jusqu'à son durcissement, enfin en ce qu'on donne au tube sa constitution finale en élevant temporairement la température de la masse de la matière thermodurcissable. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le passage de l'air comprimé à l'intérieur de l'enveloppe de recouvrement est freiné par un élément d'obturation partielle maintenu à l'intérieur de ladite enveloppe. 3. Procédé selon la revendication- 2 caractérisé en ce que l'élément d'obturation constitue une soupape de régulation de la pression de l'air comprimé à l'intérieur de ladite enveloppe. 4. Procédé selon les revendications 1 à 3, caractérisé en ce que, après avoir disposé la seconde série de fils de fibre de renforcement enroulés en spires d'allure hélicofdale, on dispose d'autres nappes de rubans en fibres de renforcement enduits de matière thermodurcissable, chacune desdites nappes étant maintenue par des spires d'allure hélicoldale de fils en fibres de renforcement, les spires d'une nappe ayant le sens de rotation opposé à celui de la nappe immédiatement sous-jacente. 5. Procédé selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'on modèle la surface extérieure du tube au cours de l'élévation de la température de la matière thermodurcissable immédiatement en amont de la zone où la matière thermodurcissable se durcit. 6. Procédé suivant les revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'on concentre localement sur une partie de la surface extérieure du tube en formation, une partie de la matière thermodurcissable enduisant les rubans en fibre de renforcement en amorces de gouttes, dont la succession forme un profil de bossages, qui sont solidifiés lors du durcissement du tube. 7. Procédé suivant la revendication 6, caractérisé en ce que les gouttes de matière thermodurcissable résultent d'une augmentation de la pression de l'air comprimé injecté à l'intérieur de l'enveloppe de recouvrement. 8. Procédé suivant la revendication 6, caractérisé en ce que les gouttes de matière thermodurcissable résultent d'un guipage allégé autour de la bande constituant l'enveloppe de recouvrement du mandrin. 9. Procédé suivant l'une des revendications 7 à 5, caractérisé en ce que le tube durci par élévation temporaire de la température de la masse de la matière thermodurcissable est recouvert par des nappes de rubans en fibre de renforcement enduits de matière thermodurcissable, chaque nappe de rubans étant maintenue par une série de fils de fibre de renforcement enroulés en spires d'allure hélicoSdale, puis traité thermiquement pour constituer une couche tubulaire liée au tube sous-jacent. 10. Procédé suivant la revendication 9, caractérisé en ce que le tube durci par élévation temporaire de la température de la masse de la matière thermodurcissable est plusieurs fois alternativement recouvert par des nappes de rubans en fibre de renforcement enduits de matière thermodurcissable, chaque nappe de rubans étant maintenus par une série de fils de fibre de renforcement enroulés en spires d'allure hélicordale et traité thermiquement pour constituer une série de couches tubulaires liees au tube sous-jacent. Il. Procédé suivant l'une des revendicationsî à 5, caractérisé en ce qu'on crée au sein de la matière thermodurcissable ayant subi le traitement thermique des tensions qui lors de son refroidissement produisent des fissures ouvertes de très faible écartement traversant complètement la paroi du tube. 12. Procédé suivant la revendication Il, caractérisé en ce qu'on incorpore à la matière thermodurcissable enduisant les rubans en fibres de renforcement une proportion de catalyseur de durcissement assurant un durcissement surabondant de la matière thermodurcissable qui la rend cassante après son traitement thermique. 13. Procédé suivant la revendication Il, caractérisé en ce que le guipage de spires de fibres de renforcement est réalisé en laissant un léger jeu radial aux rubans en fibres de renforcement au sein de la matière thermodurcissable. 14. Procédé suivant la revendication 11, caractérisé en ce qu'on incorpore à la matière thermodurcissable enduisant les rubans en fibres de renforcement une proportion de catalyseur de durcissement assurant un durcissement surabondant de la matière thermodurcissable qui la rend cassante après son traitement thermique et en ce que le guipage des fils de fibre de renforcement est réalisé en laissant un léger jeu radial aux rubans en fibres de renforcement au sein de la matière thermodurcissable. 15. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend un mandrin tubulaire monté en porte-à-faux sur un organe de support pour traverser des moyens de guidage et de formage d'une bande sèche de recouvrement du mandrin, un premier poste de guipage formé par un plateau tournant muni de bobines de fil, un peigne circulaire de guidage de rubans en fibre de renforcement préalablement enduits de matière thermodurcissable, un deuxième poste de guipage semblable au premier mais tournant dans le sens opposé à la rotation du premier au-delà duquel le mandrin forme, en direction d'au moins un convoyeur de support menant vers un poste de traitement thermique, une partie terminale au niveau de lequel le débouche l'air comprimé assurant, en remplacement du mandrin, le maintien de la forme du tube jusqu'à son durcissement, un dispositif d'élévation temporaire de la température de la masse de la matière thermodurcissable; un dispositif de traction assurant le déplacement axial, par rapport au mandrin, du tube terminé et dans ses différents stades d'élaboration commençant par l'enveloppe de recouvrement du mandrin. 16. Dispositif suivant la revendication 15, caractérisé en ce qu'il comprend un élément d'obturation partielle du débit d'air comprimé à l'intérieur de ladite enveloppe. 17. Dispositif suivant la revendication 16 caractérisé en ce que l'élément d'obturation partielle présente une paroi extérieuredéformable élastiquement qui s'adapte aux variations de diamètre intérieur du tube fabriqué. 18. Dispositif suivant la revendication 17, caractérisé en ce que l'élément d'obturation est une sphère placée en aval du poste de traitement thermique et reliée au mandrin par un élément de liaison souple. 19. Dispositif suivant la revendication 17, caractérisé en ce que l'élément d'obturation est un boudin cylindrique placé en aval du poste de traitement thermique relié au mandrin par un élément de liaison souple. 20. Dispositif suivant les revendications 15 à 19, caractérisé en ce qu'il comprend plusieurs peignes circulaires de guidage des rubans préalablement enduits alternant avec des postes de guipage semblables au premier dont les sens de rotation alternent en passant d'un poste de guipage au suivant. 21. Dispositif suivant l'une des revendications 15 à 20, caractérisé en ce qu'un élément de modelage de la surface extérieure du tube est placé au sein du poste de traitement thermique immédiatement en amont de la zone ou la matière thermodurcissable se durcit. 22. Dispositif suivant l'une des revendications 15 à 21, caractérisé en ce qu'il comprend d'autres peignes circulaires de guidage de rubans en fibre de renforcement enduits de matière thermodurcissable immédiatement suivis de postes de guipage de fils de fibres de renforcement et d'autres postes de traitement thermique de la matière thermodurcissable qui donnent à chaque couche tubulaire sa liaison à la couche sous-jacente et la rigidité de sa surface extérieure. 23. Tube utilisable comme support présentant un profil de bossages, caractérisé en ce qu'il est fabriqué selon les revendications 6 à 8. 24. Tube de drainage caractérisé en ce qu'il est fabriqué selon les revendications 10 à 14.