Les insecticides peuvent être classés en poisons chimiques (1) et substances non toxiques (2). Les poisons chimiques tuent en intervenant dans le métabolisme d'un insecte et sont'en général très efficaces. Toutefois, il est bien connu que ces insecticides toxiques engendrent des problèmes de toxicité qui,'-dans de nombreux cas, limitent sévèrement ou interdisent même leur utilisation. Ces problèmes de toxicité ont eu tendance à acce lérer le développement d'insecticides non toxiques. L'utilisation de poudres absorbantes comme ineecticides non toxiques s'est mon trée pleine de promesses. Parni ces matières, on mentionne diver ses substances minérales absorbantes telles que des silices syn thétiques, le phosphate tricalcique, les terres de diatomées, les bentonites, les argiles du type kaolintite, les charbons activés, les aérogels de silice, etc. l'efficacité de e s' matieres':en tant @qu'insecticides, du fait de leur manque de toxicité, est en rela- tion avec la structure anatomique des insectes. Le corps des insectes porte généralement une couche "lipidique" dont l'épaisseur est ordinairement inférieure au mi cron et qui est formée d'une composition du type d'une cire ou d'une graisse, grossièrement analogue à la composition de la cire d'abeille. La couche lipidique portée par le--corps d'un insecte se trouve d'ordinaire en association avec d'autres cou ches de l'épicuticule de l'insecte et son rôle est de retenir ithu- midité dans le corps de l'insecte. Ce type de structur-e'se"rèn- contre très communément chez les divers arthropodes. On--suppose que les poudres absorbantes exercent leur effet insecticide en enlevant ou en rompant de quelque façon, par exemple par-absorption, adsorptionbu abrasion, la couche lipidique en permettant ainsi à l'humidité de s'échapper de la plus grande partie du corps d'un insecte. Sous lfaffet de cette perte d'humidité, un insecte doit normalement mourir. Parmi les matières du type d'une poudre absorbante qui ont été indiquées dans ce qui précède, beaucoup ne sont pas suffisamment 'efficaces en tant qu'insecticides pour justifier leur utilisation. Certaines autres ne conviennent pas dans cer taines applications pour d'autres raisons, par exemple parce qu'elles réduisent la valeur de céréales qui peuvent les contenir. En raison de ces considérations et de facteurs qui sty rapportent, les insecticides du type d'un aérogel de silice sont comptés parmi les plus prometteurs des insecticides sous forme de poudre absorbante. Toutefois, les insecticides de ce type présentent certains inconvénients. Généralement,le 4 ensite est trop faible pour quton puisse les utiliser de façon satisfaisante dans des espaces non clos. Ils tendent aussi à entre trop motteux pour de nombreuses applications. En conséquence, la présente invention concerne des compositions nouvelles destinées à entre utilisées comme insecticides non toxiques du type absorbant, qui sont plus efficaces que les insecticides antérieurs du même type. Ces compositions insecticides doivent pouvoir être fabriquées aisément et commodément, et avoir un prix de revient relativement faible. On doit pouvoir les utiliser sans difficulté et sans grand danger. D'autres caractéristiques et avantages de la présen te invention ressortiront de la description détaillée qui va sui vre. D'une façon tout à fait générale, on peut dire que la présente invention résulte deta découverte du fait que des particules minérales peuvent être enduites d'une couche adhésive d'une composition adsorbante à base de gel de silice, notamment dthydrogelsyet que les particules ainsi enduites sont très effi caces en tant qu'insecticides. Comme on l'indiquera de façon plus détaillée dans ce qui suit, les particules utilisées doivent de préférence avoir une surface adsorbante, c'est-à-dire que les particules elles-mêmes doivent être de nature adsorbante .De même, pour de nombreuses applications, un composé tel que le si licofluorure d'ammonium est de préférence inclus en vue de faciliter l'attraction des particules vers des objets naturels tels que les plantes et les insectes et/o; leur retenue sur ces objets. les particules les plus avantageuses à utiliser con formément à l'invention sont les particules de terre de diatomées (diatomite), attendu quton a constaté que ces particules sont très efficaces et sont aussi relativement peu conteuses et faci les à obtenir. Toutefois, on peut utiliser diverses autres ma tières adsorbantes, telles que diverses bentonites, sub-bentonites, montmorillonites, la pyrophyllite, des terres à foulon, de la silice en poudre très fine, du carbone, de la perlite et d'autres équivalents naturels ou synthétiques. La grosseur des particules minérales peut varier entre des limites considérables, bien qutelle constitue un facteur important en ce qui concerne la facilité avec laquelle l'in- secticide peut entre distribué. Généralement, plus les particules sont fines-, plus il est facile de les distribuer vers un poste de travail ou d'action, tant que leur diamètre est suffisamment grand pour qu'elles ne puissent pas, en raison de leur faible poids, entre dispersées de façon anarehique sous forme de poudre dans l'atmosphère par temps normal ou "calme". Ainsi, les particules doivent êtrisuffissmment grandes et/ou denses pour quelles puis sent se sédimenter dans une atmosphère "normale" ou raisonnable ment calme, c'est-à-dire que leur diamètre doit entre au moins égal ou supérieur à environ 37 microns. Toutefois, du fait que les particules doivent être suffisamment fines pour que leur dis tribution soit aisée, elles doivent passer à travers les mailles d'un tamis de 149 microns et'il est préférable qu'elles passent toutes ou sensiblement toutes à travers les mailles d'un tamis de 74 microns. Dans une composition de l'invention, les particules minérales sont enduites d'une couche adhésive d'un gel de silice, normalement un hydrogel. les aérogels et les hydrogels de silice sont des matières bien connues qué l'on utilise dans de nombreuses applications, par exemple dans le domaine du couchage du papier et de la formation de revêtements protecteurs. Ces aérogels et hydrogels sont considérés comme étant très absorbants vis-à-vis de diverses matières telles que l'eau, les huilest les cires, etc. Généralement, les hydrogels tendent à être plus absorbants que les aérogels envers l'eau et diverses compositions de nature similaire. Inversement, les aérogels tendent à être plus absorbants que les hydrogels envers les cires et divers autres composés apparentés, caractérisés par leurichaSnes hydrocarbonées aliphati quesrelativement longuesToutefois, il y a lieu de remarquer que les caractéristiques d'absorption dtgn hydrogel peuvent être modifiées de diverses façons connues, afin de lui conférer des propriétés qui tendent à se rapprocher des propriétés absorbantes d'un aérogel. l'épaisseur de la couche de gel de silice sur les par ticules minérales peut varier dans une mesure considérable et le rev & ement peut entre continu ou discontinu, c'est-à-dire que les particules minérales peuvent ou non entre entièrement revêtues. La surface des particules minérales doit toutefois porter une cou che suffisante de gel de silice pour conférer à la composition les propriétés insecticides absorbantes nécessaires. Attendu que la couche lipidique des insectes est très mince, il suffit d'une petite quantité de silice absorbante pour tuer les insectes, et, par conséquent, une petite quantité de revêtement de gel de silice sur les particules minérales est seule nécessaire. Généraliement, la couche de gel de silice représente moins 0,1 % en poids du poids total des particules rev8tues, et de préférence au moins environ 0,2 %. En ce qui concerne l'efficacité de la composition insecticide, il ne semble pas qu'il existe une limite supérieure en ce qui concerne la quantité de revêtement de gel de silice.Toutefois, pour des raisons d'ordre économique, la quantité de ce revêtement est maintenue à une valeur minimale ne dépassant généralement pas environ 10 % en poids par rapport au poids total des particules enrobées. Il y a lieu de remarquer également que les parti cules minérales enrobées de gel de silice sont évidemment appli quées sous la forme de poudre en un lot ou une dose de fines particules enrobées plutôt qu'en particules individuelles. Ctest pourquoi il n'est pas essentiel que chaque particule de ce lot porte la m8me quantité de revêtement de gel de silice, parce que c'est l'effet du lot total qui compte. En d'autres termes, le lot total doit renfermer une quantité suffisante de gel de silice absorbant pour exercer les propriétés insecticides né cessaires, au lieu que ce soient les particules individuelles. En conséquence, sur la base du poids total de ce lot, le gel de silice absorbant doit représenter une proportion d'au moins environ O,t % en poids et notamment d'au moins 0,2 %. A ce point de vue, il g a lieu de remarquer également que dans quelques cas, attendu que la composition insecticide est de préférence produite par enrobage des particules minérales par formation du gel in situ autour des particules,puis subdivision pour former une composition de particules dont le diamètre est réduit, cer taines particules individuelles de la composition peuvent comporter peu de rev8tement au gel de silice ou peuvent même ne pas en comporter.Etant donné que les particules enrobées sont utilisées en un lot, cela n'affecte toutefois pas l'efficacité de la composition en tant qu'insecticide, pour autant que cette composition, dans son ensemble, contient la quantité minimale indiquée de gel de silice absorbant. la composition des particules enrobées, pour l'obten- tion de résultats efficaces, a normalement une densité apparente, sous emballage, d'environ 240 à environ 1600 g et de préférence d'environ 320 à environ 480 g par décimètre cube, attend que cette composition peut être utilisée dans des milieux non enclos oW l'effet du vent doit être pris en considération. La densité apparente sous emballage, comme cela est bien connu des spécialistes en ce domaine, est le poids par unité de volume de la poudre emballée dans un récipient normalisé de volume égal à 1 dom3, et on peut le déterminer d'une façon simple en remplissant ce récipient de poudre et en pesant le récipient plein. On a constaté que le gel de silice absorbant doit adhérer intimement aux particules. minérales à l'état de revêtement plutôt que sous la forme d'un mélange de l'aérogel ou de lthydro- gel et desdites particules, attendu que le degré d'adhérence obtenu par mélange n'est pas suffisant parce que le gel de silice et les particules minérales peuvent être aisément séparés, par exemple au cours de la manutention. De plus, pour des raisons qui ne sont pas évidentes, l'insecticide n'est pas aussi efficace que lorsqu'unie liaison intime directe a été réalisée entre le gel de silice et les particules minérales. La formation directe d'une couche de gel de silice sur les particules minérales in situ , ctest-à-dire le procédé généralement adopté pour la préparation de la composition insecticide, peut s'obtenir de façon satisfaisante par mélange des particules minérales avec une composition contenant un silicate soluble dans la préparation du gel de silice, à mesure de la formation de ce gel. De tels-gels peuvent etre obtenus par divers procédés, comme indiqué dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique No 1 755 496, No 2 330 640, NO 2 625 592, No 2 475 253 et No 2 477 695, que l'on pourra consulter. Il ressort d'une étude de ces références que des hydrogels sont souvent produits par traitement d'une solution d'un composé soluble de silicium, par exemple le silicate de soude ordinaire, avec un réactif tel que l'acide sulfurique qui modifie le pH de la composition et entrain sa sédimentation sous la forme d'un gel. Les particules utilisées pour préparer une composition insecticide conforme à l'invention peuvent être ajoutées à ce mélange avant l'addition -du ou des corps réactionnels nécessaires pour entraîner la gélification ou au cours de leur addition au silicate soluble. Dans la production d'hydrogels classiques, le gel résultant du mélange des divers ingrédients est normalement séché et subdivisé en particules de diamètre désiré. Dans la production d'une composition insecticide de l'invention à l'aide de revetements d'hydrogel, les particules minérales portant la couche de gel sont aussi normalement séchées et subdivisées. Généralement, ces opérations sont conduites comme dans la production classique d'hydrogels, par chauffage à une température de 121 à 177OC-jusqu'à dessèchement total, puis subdivision pour détacher les particules et pour produire de fines particules discrètes enrobées, dont les dimensions correspondent à celles des particules non enrobées utilisées, c'est-à-dire des diamètres compris entre environ 37 et 147 microns. Pendant la fabrication de la composition insecticide, divers réactifs de type secondaire peuvent être ajoutés au mélange réactionnel, soit avant la formation d'un gel, soit à divers stades du procédé de préparation des particules enrobées de gel de silice. Ainsi, par exemple, conformément à des procédés connus, des composés tels que du fluorure de potassium ou des composés analogues peuvent être ajoutés au mélange réactionnel de formation d'un gel de silice, de manière gaccroltre la grosseur des pores du produit résultant. Le cas échéant, le caractère du gel préparé conformément à l'invention peut entre modifié par d'autres procédés. Des composés qui sont apparentés à des composés solubles de silicium, par exemple l'aluminate de sodium, peuvent wetre ajoutés aux composés de silicium ou mélangés à ces composés pendant la formation d'une composition insecticide de 11 invention. Comme indiqué dans ce qui précède, il est généralement d'utiliser du préférable/silicofluorure d'ammonium pour conférer à la composition finale une attraction électrostatique envers des objets naturels tels que plantes, feuilles, etc./et des insectes, afin de faciliter la dispersion dans l'air. le silicofluorure d'ammonium peut être ajouté aux particules minérales portant une couche du composé de silicium absorbant et mélangé avec ces particules après le séchage et la subdivision. Lorsqu'on procède de cette façon, on sèche le mélange résultant à une température inférieure à environ 121OC, et on présume que cela entraîne une réaction entre le gel de silice et le silicofluorure d'ammonium avec formation d'une charge électrostatique sur les surfaces présentes.Toutefois, on considère que des résultats plus favorables sont obtenus par l'addition de silicofluorure d'ammonium sous la forme d'une solution aqueuse au gel avant son séchage, par mise en contact du gel avec une solution aqueuse du composé en question. Dans ce cas, le gel doit être séché à une température d'environ 93 à environ 650 C dans un récipient clos, échappement de la vapeur d'eau à lratmosphère et maintien du silicofluorure ammonium en contact avec la particule enrobée jusqutà ce que la température se soit abaissée au-dessous d'environ 121gO. Comme indiqué ci-dessus, on présume que le silicofluorure d'ammonium réagit d'une certaine façon avec le gel de silice absorbant pour conférer aux particules les propriétés électrostatiques désirées. le silicofluorure d'ammonium se sublime à environ 121gO et, en conséquence, sa présence peut ne pas pouvoir être décelée dans le produit résultant. Néanmoins, l'utilisation de cette matière dans la production de la composi ticn insecticide est bénéfique et, en général, on peut l'utiliser en une quantité d'au moins environ 5 ,' en poids sur la base du poids du gel de silice absorbant. L'invention est illustrée en détail par les exemples suivants, donnés à titre non limitatif. Dans tous les exemples qui suivent, la terre de diatomées qui a été utilisée pour former des particules minérales est une terre de diatomées naturelle séchée et broyée, dont 95 % traversent un tamis ayant des vides théoriques moyens de 44 microns et dont la surface spécifique est de 25 m2/g. A des fins de comparaison, on a également préparé un échantillon du gel de silice absorbant indiqué dans chacun des exemples par un procédé identique à celui qui a été indiqué, en omettant toutefois les particules minérales. Dans chacun des exemples, on a utilisé le m & e mode opératoire. les diverses matières utilisées pour la formation du gel ont été mélangées ensemble, laissées au repos pour la formation d'un gel ou d'un sédiment, lavées à l'eau jusqu'à élimination d'environ 80,' des ions sodium, puis séchées et subdivisées. Sauf spécification contraire, dans chacun de ces exemples, le produit a été broyé en particules inférieures à 44 microns etndans tous les cas, après le broyage, la composition contenait au moins environ 0,1 ,' en poids de gel de silice absorbant. Exemple 1 On mélange 46 g de terre de diatomées, 75 ml de silicate de sodium de densité égale à 1,21, 1500 ml d'eau et 25 ml d'une solution aqueuse à 30 % en poids de H2SiF6 puis on laisse le mélange-se sédimenter pendant 30 minutes. A la fin de cette période, on ajoute 125 ml de solution aqueuse d'ammoniac à 10 % en poids. Àu bout de 30 minutes, on lave le produit résultant et on le filtre. On ajoute à une moitié de ce produit 0,5 g de silicofluorure d'ammonium. La partie du produit à laquelle ce composé a été ajoutée est ensuite séchée à 315 C dans un récipient sensiblement clos chassant l'humidité à l'atmosphère, puis on broie le produit.Le produit résultant contient 61,0 % en poids de terre de diatomées, les 39,0 ,' restants con sistant, naturellement, en gel de silice absorbant. Exemple 2 On suit le mode opératoire et on utilise les quantités de l'exemple 1 précédent, à la différence qu'on remplace le silicate de sodium par du silicate de potassium. Le produit résultant contient 61,0 ,' en poids de terre de diatomées, le reste consistant en silice absorbante. Exemple 3 On mélange 50 g de perlite expansée finement broyée dont 95 % des particules traversent un tamis de 44 microns d'ouverture de maille et dont la surface spécifique est égale à 20 m2/g, avec 200 ml d'eau, 50 ml de solution aqueuse de silicate de sodium, de densité égale à 1,21, 19 ml de fluorure de potassium 4,83 N et 10 ml d'acide sulfurique de densité égale à 1,19. On laisse le mélange résultant se gélifier puis on le lave et on le filtre. Ce produit est ensuite séché à 315 Cnpuis broyé. le produit résultant contient 83 % en poids de perlite, le reste consistant en gel de silice absorbant. Exemple 4 On mélange 50 g de terre de diatomées, 200 ml d'eau, 12,5 ml de solution aqueuse de silicate de sodium de densité égale à 1,21, 5 ml de fluorure de potassium 4,83 N et 5 ml d1a- cide sulfurique de densité égale à 1,19. Lorsque le mélange s'est gélifié, on le lave et on le filtre, puis on y ajoute deux grammes de silico-fluorure d'ammonium. Le produit résultant est séché puis broyé. n contient 95 % en poids de terre de diatomées, le reste consistant en silice absorbante. ExemPle 5 On mélange 50 g de terre de diatomées, 200 mi d'eau, 25 ml de solution aqueuse de silicate de sodium de densité égale à 1,21, 10 ml de fluorure de potassium 4,83 N et 10 ml d'acide sulfurique de densité égale à 1,19. Après la gélification, on lave le produit résultant et on le filtre. On ajoute ensuite deux grammes de silicofluorure d'ammonium. On sèche ensuite le produit à 315 C comme dans l'exemple 1,puis on le broie. le produit résultant contient 91 % en poids de terre de diatomées, le reste consistant naturellement en silice absor bante. Exemple 6 On mélange 50 g de terre de diatomées, 100 ml d'eau, 50 ml de solution aqueuse de silicate de sodium de densité égale à 1,21, 19ml de fluorure de potassium 4,83 N et 50 ml d'acide sulfurique de densité égale à 1,19. Lorsque le mélange s'est gélifié, on le lave , on lé filtre, puis on y ajoute 1,3 g de silico-fluorure d'ammonium. le produit résultant est ensuite séché à 315 C comme dans l'exemple 1, puis broyé. le produit formé contient 83 % en poids de terre de diatomées, le reste consistant en gel de silice. Exemple 7 On mélange 50 g de terre de diatomées, 200 ml d'eau, 100 mi de solution aqueuse de silicate de sodium de densité égale à 1,21, 38 ml de fluorure de potassium 4,83 N et 100 ml d'acide sulfurique de densité égale à 1,19. Àu bout de 15 minutes on lave le produit et on le filtre, puis on y ajoute deux grammes de silicofluorure d'ammonium. le produit résultant contient alors 71 ,' en poids de terre de diatomées, le reste consistant en gel de silice absorbant. Exemple 8 On suit le mode opératoire de l'exemple 6, à la différence qu'on sèche le produit à 427 C au lieu de la température indiquée. le produit résultant contient 83 % de terre de diatomées et 17 % de gel de silice. Exemple 9 On répète le mode opératoire de l'exemple 6, mais on sèche le produit à 177 C au lieu de la température indiquée. le produit résultant contient 83 % de terre de diatomées et 17 ,' de silicofluorure d'ammonium. Exemple 10 On suit le mode opératoire décrit dans l'exemple 6 en omettant l'addition de silicofluorure d'ammonium. le produit résultant contient 83 % de terre de diatomées et 17 % de gel de silice absorbant. Pour démontrer l'efficacité des produits obtenus conformément aux exemples précédents, on conduit une série d'es sais en utilisant les compositions insecticides des exemples en question. Des essais sont conduits simultanément en utilisant comme insecticides la terre de diatomées et la perlite des exemples qui précèdent et une préparation du commerce vendue sous la marque "Dri-Die 67" par la firme Davison Chemical Company, Baltimore, Maryland. Cette composition "Dri-Die" est à considérer comme étant l'aérogel de silice.De même, on utilise dans les exemples des mélanges de terre de diatomées ou de perlite, on prépare des gels conformément aux exemples 1 à 7 (en omettant les particules minérales) et on les soumet à des essais en meme temps que les compositions insecticides des exemples. le mélange physique de ces compositions est effectué au moyen d1un agitateur mécanique. Dans tous les essais, un demi-centimètre cube de la matière insecticide soumise à ces essais a été projetée aussi uniformément que possible au fond drun bécher en verre de 50 ml. Dix insectes d'essai ont ensuite été placés au fond de chaque bêcher et examinés périodiquement. les insectes d'essai étaient de lrespèce Tribolium confusum Duval. Dans les exemples, ces coléoptères ont été considérés comme morts lorsqu'il y a eu absence totale de mouvement.physique des appendices et/ou des antennes -au moment de l'observation. Pour tenir compte des divers facteurs de nature étrangère influençant les essais, on a utilisé trois béchers dans tous les essais. Ces dérniers ont été conduits à une humidité relative de 50 à 80 % et à une température de 27 C. Le tableau suivant donne les résultats de ces essais. Essai à Numé- Matière 27 C et Essai à 27 C et 80 % d'humidité ro insecticide 50 % d'hu- relative de midité relal'es- tive sai Mortalité au Mortalité au Mortalité au Mortalité au Mortalité bout de 30 bout de 24 bout de 42 bout de 65 au bout de heures (nom- heures (nom- heures (nom- heures (nom- 6 jours bre d'insec- bre d'insec- bre d'insec- bre d'insec- (nombre tes) tes) tes) tes) d'insectes) Bécher Bécher Bécher Bécher Bécher a b c a b c a b c a b c a b c 1 Terre de diatomées 6 6 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 5 6 2 2 Perlite 0 0 2 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 2 4 3 "Dri-Die 67" 10 7 10 10 10 10 4 Exemple 1 10 10 10 10 9 10 10 10 10 5 Mélange à 94,5 % en poids de terre de diatomées et de gel de l'exemple 1 (le reste) 3 4 6 0 0 0 1 0 0 4 0 2 7 6 9 6 Exemple 2 10 10 10 9 2 9 10 7 10 10 10 10 7 Mélange de 94,5 % en poids de terre de diatomées et de gel de l'exemple 2 (le reste) 5 5 5 1 0 0 1 0 0 1 1 0 9 6 7 8 Exemple 3 10 10 10 5 8 9 10 10 10 9 Mélange de 92 % en poids de perlite et du gel de l'exemple 3 (le reste 1 7 7 0 0 0 0 0 0 0 0 0 3 5 5 10 Exemple 4 10 9 10 7 10 10 10 10 10 11 Mélange de 98 % en poids de terre de diatomées et du gel de l'exemple 4 (le reste) 4 8 8 0 0 0 0 4 0 0 7 1 9 7 8 Numé- Matièrs Essai à Essai à 27 C et à 80 % ro insecticide 27 C et d'humidité relative de 50 % d'hul'es- midité resai lative Mortalité au Mortalité Mortalité au Mortalité Mortalité bout de 30 au bout de bout de 42 au bout de au bout de heures (nom- 24 heures heures (nom- 65 heures 6 jours bre d'insec- (nombre bre d'insec- (nombre (nombre d'intes) d'insectes) tes) d'insectes) sectes) Bécher Bécher Bécher Bécher Bécher a b c a b c a b c a b c a b c 12 Exemple 5 10 10 9 10 8 9 10 9 10 10 10 10 13 Mélange de 96 % en poids de terre de diatomées et de gel de l'exemple 5 (le reste) 2 3 2 0 0 0 0 0 0 0 0 0 8 9 10 14 Exemple 6 8 2 10 3 0 1 5 1 2 8 5 9 10 10 10 15 Mélange de 92 % en poids de terre de diatomées et de gel de l'exemple 6 (le reste) 4 6 6 0 0 0 0 0 0 1 0 3 9 8 10 16 Exemple 7 10 10 10 10 10 10 17 Mélange de 84 % en poids de terre de diatomées et de gel de l'exemple 7 (le reste) 10 9 9 0 0 0 1 0 3 5 4 6 10 10 9 18 Exemple 8 10 10 10 10 10 10 19 Exemple 9 10 10 10 10 10 9 10 10 10 20 Exemple 10 10 10 10 10 10 10 Il ressort de ce tableau que les compositions insecticides de l'invention sont efficaces pour le but auquel on les destine, m8me à une forte humidité relative. On constate également que les compositions insecticides de l'invention sont bien plus efficaces que de simples mélanges des particules minérales et des gels de silice.Cela est considéré comme un fait important et comme la preuve de 11 existence d'un effet synergique dans les insecticides de l'invention. Il y a lieu de remarquer également que les compositions insecticides de l'invention sont relativement "denses" comparativement à des compositions connues à base de silice absorbante et que, lorsqu'on utilise du silicofluorure d'ammonium, ces compositions sont attirées vers des objets naturels tels que les plantes ou les insectes, en sorte qu'on peut les utiliser pour le poudrage des cultures et pour les applications similaires. Cela est considéré comme étant extremement important. Les compositions connues de type similaire telles que la composition diaérogel indiquée sur le tableau sont de nature si légère et si "volante" qu'on ne peut pas les utiliser industriellement à de telles fins. Il importe aussi de mentionner que les compositions insecticides de la présente invention sont de nature essentiellement non toxique. Il est bien connu que des quantités importantes de particules telles que la terre de diatomées ne présentent aucun danger pour les animaux à sang chaud, y compris les entres humains. Il est également bien connu que les hydrogels et aérogels de silice sont aussi inoffensifs. Bien que lton ne connaisse aucune étude officielle de toxicité portant sur le silicofluorure d'ammonium, ce composé a déjà été utilisé dans des insecticides, et, pour autant que lton sache, il n'existe dans la littérature aucune publication attribuant un degré d'importance quelconque de toxicité à ce composé lorsqu'il est utilisé en quantité secondaire. Naturellement, il y a lieu de remarquer que d'autres particules minérales et d'autres composés absorbants de silice pourraient titre utilisés dans les exemples qui précèdent. De môme, on aurait pu utiliser d'autres insectes. Toutefois, pour simplifier la description, ces exemples n'ont pas été multipliés dans le présent mémoire, attendu que l'utilité de l'invention et le progrès qu'elle permet de réaliser ont été démontrés. Il ressort de ce qui précède que les insecticides de l'invention sont dépourvus de toxicité, sont relativement peu cobteux et sont efficaces. Il va de soi que ces compositions peuvent etre utilisées aisément et de façon pratique de la même manière que d'autres insecticides sous la forme de poudres absorbantes pour des applications très diverses. Il va de soi également que les compositions insecticides de l'invention peuvent titre produites sans grande difficulté, à un prix de revient relativement modéré. REVENDICATIONS 1. Nouvelle composition insecticide en poudre non toxique, destinée à être utilisée comme insecticide en poudre absorbante, efficace au contact de ltépicuticule cireuse des insectes, caractérisée par le fait quelle comprend des particules minérales absorbantes de diamètre compris entre environ 37 et environ 147 microns et à la surface desquelles adhère un gel de silice absorbant qui représente au moins environ 0,1 % du poids total des particules enrobées, ladite composition ayant une densité apparente sous emballage d'environ 240 à environ 1600 g/dm3. 2. Nouvelle composition insecticide en poudre non toxique, destinée à être utilisée comme insecticide en poudre absorbante, efficace au contact de l'épicuticule cireuse des insectes, caractérisée par le fattiutelle comprend des particules minérales absorbantes de diamètre compris entre environ 37 et 147 microns, choisies entre de la terre de diatomées, des bentonites, des sub-bentonites, des montmorillonites, de la pyrophyllite, de la terre à foulon, de la silice en poudre très fine, du carbone et de la perlite et à la surface desquelles adhère un gel de silice absorbant, ce gel de silice représentant environ 0,1 à environ 10 ,' du poids total des particules enrobées, ladite composition ayant une densité apparente sous emballage d'environ 240 à environ 1600 g/dm3. 3. Nouvelle composition insecticide en poudre non toxique, destinée à dtre utilisée comme insecticide en poudre absorbante, efficace au contact de ltépicuticule cireuse des insectes, caractérisée par le fait qu'elle comprend des particules minérales absorbantes de diamètre compris entre environ 37 et environ 147 microns et à la surface desquelles adhère un gel de silice absorbant, ce gel de silice étant formé in situ en présence desdites particules organiques pour adhérer à leur surface, et représentant plus de 0,1 ,' du poids total des particules enrobées, ladite composition ayant une densité apparente sous emballage d'environ 240 à environ 1600 g/dm3. 4. Composition suivant la revendication 1, caractérisée par le fait que les particules minérales sont choisies entre la terre de diatanées, les bentonites, les sub-bentonites, les montmorillonites, la pyrophyllite, la terre à foulon, la silice en poudre très fine, le carbone et la perlite. 5. Composition suivant la revendication 1, caractérisée par le fait que le gel de silice représente au moins environ 0,2,' en poids par rapport à son poids total. 6. Composition suivant la revendication 1, caractérisée par le fait que le gel de silice absorbant est un hydrogel de silice. 7. Composition suivant la revendication 1, caractérisée par le fait qu'elle a une densité apparente sous emballage d'environ 320 à environ 480 g/dm3. 8. Composition suivant la revendication 1, caractérisée par le fait que les particules minérales consistent en terre de diatomées. 9. Composition suivant la revendication 1, caractérisée par le fait qu'elle a une densité apparente sous emballage d'environ 320 à environ 480 g par dm3.