L'invention concerne un procédé de fixation de plaques, en matière fragile, aux poutres, piles ou r outres organes oblongs de ce genre, au moyen d'armatures en forme de parties de plaques ayant des parties de support qui s'étendent en oblique par rapport aux parties de plaque et qui sont insérées dans les plaques. Par le brevet anglais n0 707.817, on connait déjà un procédé de fixation de plaques aux poutres ou o autres organes de ce genre. D'après ce procédé, les plaques sont fixées au moyen d'armatures en forme de parties de plaques horlzontales ayant des parties de support planes en forme de V qui stétendent obliquement vers le bas et sont insérées dans les plaques. Les parties de support, qui sont pointues à l'avant et dont la largeur croit vers l'autre extrémité, ont, cependant, l'inconvénient que la matière fragile de la plaque se casse par suite de la pression exercée sur la partie intérieure de la plaque.En outre, on n'a pas pris de mesures spéciales pour renforcer les parties de support (sauf la largeur croissante), et par conséquent, la plus grande partie de la pression sur la matière de la plaque est exercée près du lieu de l'insertion. L'invention a pour but de réaliser un procédé qui permette le montage de plaques de plafond en matière fragile, telle que du plâtre, d'une manière meilleure et plus simple que ceux connus jusqu'ici, sans endommager la partie visible des plaques. Le procédé selon l'invention est caractérisé en ce que chacune des plaques comporte un certain nombre de trous stétendant vers l'intérieur par rapport au plan de la plaque, et que chacune des parties de support est renforcée de manière que sa coupe transversale soit à peu près inchangée sur toute la longueur. En conséquence, les parties de support peuvent être plus longues que celles connues jusqu'ici, ce qui, avec leur renforcement, assure une meilleure répartition de l'effort de compression. La force portante totale est donc augmentée sans risque de rupture de la matière fragile de la plaque. L'invention concerne également une armature pour la mise en oeuvre du procédé. L'armature est caractérisée en ce qu'elle comporte une ou plusieurs parties de support s'étendant obliquement vers le bas, chacune d'elles ayant une coupe transversale à peu près inchangée sur toute la longueur. Un mode de réalisation avantageux de l'armature et celui de plusieurs armatures réalisées en une pièce sont décrits cidessous. L'invention sera mieux comprise en regard de la description ci-après et des dessins annexés représentant des exemples de réalisation de l'invention, dessins dans lesquels - La figure 1 montre une armature selon l'invention pour la fixation d'une plaque en matière fragile à un rail de suspension; - La figure 2 montre une partie de la plaque; - La figure 3 montre une vue en biais par-dessus de I armature; - La figure 4 montre une vue en biais par-dessous de l'armature; - La figure 5 montre un deuxième mode de réalisation de l'armature; - La figure 6 montre l'armature fixée à la face supérieure de la plaque; - La figure 7 montre les actions de force; - La figure 8 montre des piles adaptées à supporter des plaques de mur relativement grandes, - La figure 9 montre une armature à insérer dans une plaque de mur;; - La figure 10 montre un troisième mode de réalisation de l'armature; - La figure 11 montre une armature en forme de bande; - La figure 12 montre un quatrième mode de réalisation de l'armature. L'armature selon l'invention représentée en figure 1 est surtout agencée pour le montage de plaques 2 en matière fragile, cette armature étant fixée aux poutres, piles ou autres organes oblongs de ce genre. L'armature comporte une première partie de plaque 4, de préférence verticale, et une deuxième partie de plaque 6, de préférence horizontale, montée perpendiculairement à la première partie de plaque. Une ou plusieurs parties de support 3, s'étendant obliquement vers le bas, sont estampées sur la partie de plaque 6 horizontale. Les parties de support sont éventuellement courbées vers le haut afin d'obtenir une plus grande rigidité. La plaque de mur ou de plafond 2 correspondante est dotée d'un certain nombre de trous s'étendant obliquement vers le bas et étant adaptés à recevoir les parties de support 3.Les parties de support 3 et les trous 5 sont inclinés vers le bas de 10 a' 200, de préférence de 150. Après l'insertion des parties de support 3 dans les trous 5, les armatures sont matées à la plaque 2 au moyen d'un marteau. Par suite de "l'effet de cane", les armatures 1 sont fixées de manière extrêmement solide. Plus l'inclinaison est faible, plus solidement sont fixées les armatures. Si une armature est fixée au bord de la plaque, la couche superficielle de la matière poreuse de plaque se cassera lors du matage, et par conséquent, la partie de plaque verticale de l'armature 1 sera alignée au bord de la plaque 2. Par cela, des fentes entre les plaques 2 sont éliminées. L'inclinaison des trous 5 offre également l'avantage que l'épaisseur de matière sous les parties de support 3 est assez grande å l t extrémité des trous 5, ce qui réduit au minimum le risque de rupture. Des essais montrent que la plaque 2 obtient une capacité de support suffisante. Les trous 5 sont, de préférence, circulaires et leur diamètre est, par exemple, de 33 mm. Les trous 5 sont, de préférence, aménagés près de la face supérieure de chacune des plaques 2 et peuvent avantageusement être pratiqués au moyen d'un gabarit de perçage spécial afin d'obtenir la distance voulue de l'angle droit de cette face. Par conséquent, les trous 5 peuvent être pratiqués rapidement et facilement et peuvent ainsi être faits sur place. Chacune des parties de support 3 peut avantageusement avoir une forme telle qu'elle peut juste être insérée dans le trou 5, éventuellement une forme telle qu'elle frotte contre le côté intérieur du trou 5 pendant l'insertion. La distance entre les trous est, par exemple, de 20 à 40 cm. La partie de plaque 4 verticale de l'armature 1 peut avantageusement comporter un renflement 8 pratiqué, par exemple, par estampage. Lors du montage des plaques, ce renflement 8 est inséré entre les ailes latérales flexibles 9 d'un rail de suspension. Les armatures 1 peuvent, cependant, être fixées aux autres organes oblongs, tels que des poutres de plafond, par moyen de replis horizontaux 11. Ce mode de réalisation alternatif de l'armature est représenté en traits interrompus de la figure l. Les replis Il peuvent être munis de trous pour leur fixation. Les trous 5 pratiqués dans les plaques 2 ne doivent pas nécessairement être circulaires. Ils peuvent être légèrement oblongs et, dans ce cas, il faut que chacune des parties de support ait une forme qui corresponde à ces trous oblongs ou qui soit apte à déplacer légèrement les parties de support dans les trous. La face supérieure aussi bien que la face inférieure des plaques de plafond 2 utilisées peuvent avantageusement être munies d'une couche de carton 13. L'épaisseur totale est, de préférence, de 9 à 13 min. Le procédé selon l'invention permet ainsi le montage de plaques de plafond en matière fragile, telle que du plâtre, d'une manière meilleure et plus simple que ceux connus jusqu'ici, sans endommager la partie visible des plaques. La partie de plaque de l'armature appuyant sur la propre plaque de plafond doit évidemment être relativement longue, assurant ainsi une force portante relativement grande. Une force portante très grande est obtenue, cependant, si la partie de plaque est également renforcée au moyen de bourrelets renflés longitudinaux 15 (voir figure 5). On peut prouver que R = a R B b-a (voir figure 7). Les armatures ne doivent pas nécessairement être montées le long du bord de la plaque. Les parties de support des armatures peuvent être insérées dans la plaque à la face supérieure de celle-ci, ce qui est intéressant sgil s'agit de plaques de mur, (voir figure 8). Dans ce cas, on utilise des piles 17 s'étendant du plancher au plafond et étant serrées entre les deux. La distance entre les piles 17 est déterminée par des entretoises horizontales 18. Dans chaque pile 17, est pratiqué un certain nombre d'ouvertures 21 pour l'insertion des replis 19 d'armature, (voir figure 9). Le support de la plaque de mur relativement grande - dont la largeur peut être par exemple de 120 cm - doit, de préférence, être établi au moyen du plancher.Les parties de support 3 des armatures sont donc insérées dans la plaque de mur à une hauteur telle que le bord de chaque repli 19 est situé un peu au-dessus du bord inférieur 21a de l'ouverture 21. La seule fonction de l'armature est donc de tenir la plaque de mur contre la pile 17. Un mode de réalisation préférentiel pour atteindre ce but est représenté en figure 10. Les armatures dans une range verticale peuvent cependant être réalisées en une pièce conte le montre la figure 11, soit en face, soit en coupe, les parties de support étant insérées dans une plaque. Cette armature offre 1*avantage de servir également de renforcement de la plaque q1, en conséquence, peut être plus mince. En outre, on obtient une meilleure répartition de lteffet de force. Les trous pratiqués dans les plaques de mur peuvent avantageusement être préfabriqués de sorte que les plaques se montent facilement. Un tel montage de plaques de mur assure une fixation qui ne se remarque pas. Des armatures monobloc sont également convenables pour des plaques de plafond, dont la force portante sera exceptionnellement grande. Selon un mode de réalisation très avantageux de l'arma- ture (voir figure 12), la partie de plaque verticale de l'armature est disposée à peu près immédiatement au-dessus de ltextrémité pointue de la partie de support, réduisant ainsi l'action sur la matière de plaque, la' où l'épaisseur de matière est faible et l'augmentant la4 où cette épaisseur est relativement grande. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation ci-dessus décrits et représentés, a partir desquels on pourra prévoir d'autres formes et d'autres modes de réalisation, sans pour cela sortir du cadre de l'invention. RLVEND ICAT IONS 1 ) Procédé de fixation de plaques, en matière fragile, aux poutres, piles ou autres organes oblongs de ce genre, au moyen d'armatures en forme de parties de plaque ayant des parties de support qui s'étendent en oblique par rapport aux parties de plaque et qui sont insérées dans les plaques, procédé caractérisé en ce que chacune des plaques (2) comporte un certain nombre de trous (5) s'étendant vers l'intérieur par rapport au plan de la plaque (2), et en ce que chacune des parties de support (3) est renforcée de manière que sa coupe transversale soit à peu près inchangée sur toute la longueur. 20) Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les trous (5) sont circulaires et en ce que les parties de support (3) sont courbées vers les parties de plaques (6). 30) Armature pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comporte une ou plusieurs parties de support (3) s'étendant obliquement vers le bas, chacune d'elles ayant une coupe transversale à peu près inchangée sur toute la longueur. 40) Armature selon la revendication 3, caractérisée en ce que les parties de support (3) sont courbées vers l'intérieur au sens des parties de plaques (6). 50) Armature selon l'une des revendications 3 ou 4, caractérisée en ce que la partie de plaque verticale de l'armature, qui sert de support, est disposée à peu près immédiatement au-dessus de l'extrémité pointue de la partie de support, la force portante étant située lâ où l'épaisseur de la matière est la plus grande. 60) Armature selon l'une quelconque des revendications 3 à 5, caractérisée en ce que les parties de support (3) sont disposées à égale distance les unes des autres le long d'une partie de plaque en forme de bande (figure 11).