24978.99 L'invention concerne un dispositif de connexion déconnectable pour une ligne guide entre une installation située sur le sol sous-marin et un support flottant tel que les différents moyens de guidage et d'orientation, de posi- tionnement et de verrouillage sont commandés à partir du support flottant. On connaît divers dispositifs de connexion-décon- nexion pour ligne guide faisant tous appel à l'intervention d'un plongeur au moins pour le verrouillage et le déverrouil- lage. Un tel dispositif comprend un embout cylindrique de diamètre externe peu inférieur au diamètre interne d'un fourreau constituant la partie supérieure d'un poteau guide vertical solidaire de l'installation sousmarine. Cet embout est muni de moyens de guidage et d'orientation généralement constitués par une clavette solidaire du contour externe de l'embout, apte à coulisser successivement dans une rainure longitudinale et dans une rainure circulaire, toutes deux étant tracées sur la paroi interne du fourreau. Cette rainure circulaire s'étend sur un secteur d'angle au sommet déterminé, elle est limitée par une butée qui constitue un moyen de positionnement en position de connexion. Cet embout est enfin muni de moyens de verrouillage constitués par une vis passant par un orifice percé à travers la paroi du fourreau, cet orifice se trouvant, en position de connexion, face à un trou taraudé usiné dans l'embout perpendiculairement à l'axe de cet embout. Avec un tel dispositif, l'embout, fixé à l'extrémité d'une ligne guide manipulée à partir du support flottant, est guidé et mis en place audessus et dans le prolongement du fourreau par divers moyens tels que, des plongeurs ou des dispositifs télécommandés, et il est introduit dans le fourreau de telle façon que la clavette se déplace d'abord dans la rainure longitudinale par translation et ensuite dans la rainure annulaire par rotation d'un angle déterminé. Une vis de verrouillage est alors mise en place à travers la rainure longitudinale et vissée dans le trou taraudé de l'embout. La mise en place de l'embout et son déplacement à l'intérieur du fourreau ainsi que le verrouillage à l'aide de la vis sont effectués par un plongeur. Les manoeuvres de l'embout peuvent être mécanisées, cependant que le verrouillage par vissage reste manuel. La déconnexion requiert les opérations inverses des précédentes et, dans les mêmes conditions, fait appel à l'intervention d'un plongeur au moins en ce qui concerne le déverrouillage. Le dispositif selon l'invention pallie ces diffi- cultés du fait qu'il est pourvu de mécanismes aptes à réaliser successivement les différentes opérations de la connexion par l'effet de la pesanteur et celles de la déconnexion par l'inter- vention d'un outil de déconnexion coulissant le long de la ligne guide et éventuellement par traction de la ligne guide. Un dispositif selon l'invention de connexion décon- nectable pour une ligne guide (1) reliant un support flottant à une installation sous-marine, comprend un embout (2) cylin- drique relié par un appareil de liaison à l'extrémité de la ligne guide (1) et muni de pièces de guidage et d'orientation (24, 25) d'une portée de positionnement longitudinal (21) et d'au moins une tête de verrou (40), coopérant respective- ment avec des rampes de guidage (26, 27), avec un siège de positionnement (22) et au moins un logement (44) pour une tête de verrou, solidaires du contour interne d'un fourreau cylin- drique (3), ce fourreau (3) constituant le prolongement supé- rieur d'une colonne guide (4) solidaire de l'installation sous-marine. Ce dispositif est caractérisé en ce que la tête de verrou (40) prolonge de façon séparable un corps de verrou (33) prenant appui sur un ressort de compression (37), cette tête de verrou (40) constituant par son contour inférieur (48), incliné sur l'axe de l'embout, une came d'effacement apte à prendre appui sur une portée tronconique (49) entaillant le bord interne (50) du contour supérieur du fourreau (3) et, par son contour supérieur (46) perpendiculaire à l'axe de l'embout, une portée de verrou apte à prendre appui sur le contour supérieur (47) du logement (44). Suivant un mode préférentiel de réalisation, le dispositif comporte deux corps de verrous (33 et 34), symétriques par rapport à l'axe de l'embout, mobiles en trans- lation dans un logement cylindrique (31) dont l'axe rencontre perpendiculairement l'axe de l'embout, ces corps de verrous prenant appui vers l'intérieur du logement sur chacune des deux extrémités d'un ressort de compression (37) et vers l'extérieur sur des têtes de verrous (40) et (41) fixées au corps de verrous, chacun par une tige cisaillable (42-43), ces corps de verrous et têtes de verrous étant pourvus de percements mettant en communication la partie interne du logement avec le milieu extérieur. Afin de faciliter le fonctionnement du ressort de compression (37) et le guidage des verrous, on loge les extré- mités de ce ressort dans deux cavités cylindriques (65-66), chacune étant à l'intérieur de chacun des corps de verrous (33-34) et débouchant vers l'intérieur du logement cylin- drique (31). Afin de faciliter la déconnexion, il est préféré de donner à la tête de verrou (40, 41) une section droite de dimensions moindres que la section droite du corps de verrou (33, 34). Cette disposition est obtenue, en particulier lorsque les corps de verrous (33, 34) ont chacun une section droite circulaire, les têtes de verrous (40, 41) ayant une section droite carrée, inscrite à l'intérieur de la section circulaire du corps de verrou, et que l'assemblage de la tête de verrou au corps se fait parune vis de cisaillement à résistance mécanique contrôlée. Suivant le même mocde préférentiel de réalisation, chacun des corps de verrous (33, 34) comporte au moins une saignée longitudinale (55, 56) de longueur inférieure à la longueur du corps de verrou, limitée à chaque extrémité par une butée (57, 58) et (59, 60), saignée dans laquelle coulisse un pion (61, 62) solidaire de l'embout (2) et d'axe perpen- diculaire à l'axe commun des corps de verrous, les deux butées internes (57-59) limitant la distance entre les deux extré- mités externes des corps de verrous en position de verrouillage au diamètre interne du fourreau (3), les deux butées externes (58-60) limitant la distance entre les deux extrémités externes des têtes de verrou, en position de déverrouillage, au diamètre externe de la partie cylindrique (18) de l'embout (2). Dans ces réalisations, les moyens de guidage et d'orientation sont constitués par deux clavettes (24) et (25), d'axes diamétralement opposés et perpendiculaires à l'axe de l'embout, ces clavettes ayant des sections droites aptes à coopérer avec des glissières hélicoïdales telles que (26-27), solidaires du contour interne du fourreau (3), ces glissières étant limitées vers le bas par un logement (28-29) délimitant la position des clavettes pour la connexion de l'embout, cette position des clavettes dans le fourreau correspondant à une position des têtes de verrous (40, 41) face à chacun des logements (44). Afin de permettre l'élimination des têtes de verrous lors de la déconnexion par des moyens externes, les logements (44) sont constitués par des lumières percées à travers la paroi du fourreau (3). Dans différentes réalisations, l'embout (2) est raccordé à l'appareil de liaison (5) par l'extrémité supérieure de l'élément cylindrique (17) dont le diamètre est inférieur au diamètre de l'appareil de liaison (5) de telle sorte que le raccordement est constitué par une portée annulaire plane (21) dont une partie est apte à reposer sur un siège (22) annulaire plan qui constitue l'extrémité supérieure du fourreau (3) et représente ainsi le moyen de positionnement longitudinal de l'embout (2) dans le fourreau (3). Dans les mêmes réalisations, l'embout (2) comprend un élément cylindrique (17) raccordé à l'appareil de liaison (5), cet élément (17) étant prolongé par un élément cylin- drique (18) de diamètre notablement inférieur au diamètre intérieur du fourreau (3), cet élément (18) étant prolongé par un élément (19) en forme de bulbe dont la majeure partie (20) a un contour sphérique de diamètre peu inférieur au diamètre interne du fourreau. Cette partie (20) de contour sphérique portant,sur son contour équatorial et diamétralement opposées, deux clavettes (24) et (25) aptes à prendre appui sur des glissières hélicoldales (26) (27) et leurs symétriques (26') (27') fixées sur le contour interne du fourreau et constituant ainsi les moyens d'orientation de l'embout à l'intérieur du fourreau. Afin de faciliter l'orientation du dispositif au cours de la connexion, il est avantageux que l'appareil de liaison reliant l'embout (2) à la ligne guide (1) soit du type laissant l'embout (2) libre en rotation autour de son axe, ceci est réalisé lorsque l'appareil de liaison (5) de l'embout (2) avec la ligne guide (1) est un émerillon. L'invention sera mieux comprise dans la description, donnée à titre non limitatif, d'un mode de réalisation illustré à l'aide des figures suivantes: - Figure 1: Schéma de principe du dispositif de connexion. - Figure 2: Demi-coupe selon AA (figure 1). Appareil de liaison avec la ligne guide. - Figure 3: Demi-coupe selon BB (figure 1). Anpareil de liaison avec la ligne guide. - Figure 4: Demi-coupe selon DD (figure 1). Moyens de guidage. - Figure 5: Demi-coupe selon CC (figure 1). Verrous - Figure 6: Vue de côté d'une clavette de guidage. - Figure 7: Section droite d'une clavette de guidage selon le plan XX' de la figure 6. - Figure 8: Section du dispositif de verrouillage. En se référant à la figure 1, on trouve un schéma de principe d'un dispositif de connexion pour une ligne guide (1) reliant un support flottant à une installation sous-marine, non figuré. Un tel dispositif comprend un embout (2) dont le contour extérieur est constitué de surfaces de révolution coaxiales pour chacune desquelles le diamètre du cylindre enveloppe est inférieur au diamètre interne de la section correspondante du logement qui lui est offert par un fourreau (3). Ce fourreau (3) constitue la partie terminale d'un poteau guide vertical (4) solidaire de l'installation sous-marine. Pour des raisons d'usinage et de montage, le fourreau (3) est constitué par un manchon vissé sur la nartie terminale du poteau guide (4). L'embout (2) est relié à la ligne guide (1) par un appareil de liaison (5) tel qu'un émerillon, autorisant la rotation de l'embout autour de son axe. Un tel appareil de liaison (5) est constitué par une pièce (6) fixée à l'embout et le prolongeant vers le haut, cette pièce délimitant une cavité cylindrique (7), prolongée vers le haut par une portée tronconique (8) et débouchant vers le haut par un conduit cylindrique (9) de diamètre inférieur au diamètre de la cavité cylindrique (7), la portée tronconique (8) et le conduit cylindrique (9) étant coaxiaux. Cette cavité (7) constitue le logement d'une pièce (10) dont le contour cylindrique est prolongé par un tronc de cône (12) apte à prendre appui sur le tronc de cône (8) de la pièce (6), cette pièce (10) étant fixée à l'extrémité de la ligne guide (1) par exemple par scellement dans une cavité coaxiale. La ligne guide passe librement par le conduit (9). Afin de faciliter le montage et le démontage de l'appareil de liaison (5), la pièce métallique (6) est géné- ralement constituée d'une partie principale (13) et d'une partie accessoire (14) qui délimite une surface suffisamment étendue de la cavité cylindrique (7) et de la cavité tronco- nique (8) pour que, après démontage de cette partie accessoire (14), la pièce (10) de l'ér.merillon puisse être mise en place dans son logement ou en être retirée. Cette partie accessoire (14) est fixée à la partie principale (13) par quatre boulons, deux boulons, tels que (15), dont les axes sont situés dans le plan AA et deux boulons, tels que (16), dont les axes sont situés dans le plan BB, comme le montrent les figures 2 et 3, sections de l'appareil de liaison (5) par les plans AA et BB perpendiculaires à l'axe de l'embout. On retrouve sur chacune des figures 2 et 3, les sections du corps principal (13), du corps secondaire (14), de la pièce (10) et de la ligne guide (1). L'embout (2) comprend, en prolongement les uns des autres, trois éléments dont les contours extérieurs sont constitués par des surfaces de révolution coaxiales, à savoir 1) un élément (17) fixé à l'appareil de liaison (5), cet élément (17) ayant un contour cylindrique de diamètre peu inférieur au diamètre interne de la section du fourreau (3) qui en constitue le logement (3'), 2) un élément (18) de contour cylindrique relié à l'élément (17> par une partie tronconique, cet élément (18) ayant un diamètre notablement inférieur au diamètre interne de la partie du fourreau (3) qui en constitue le logement (3"), et enfin, 3) un élément (19) en forme de bulbe dont la majeure partie (20), étant sphérique de diamètre peu inférieur au diamètre interne de la section du fourreau (3"), est raccordée vers le haut à la base de l'élément (18) et vers le bas, par un contour tronconique tangent au contour de la partie sphé- rique,à une terminaison par calotte sphérique de rayon très inférieur au rayon -de la partie sphérique. L'élément (17) de l'embout (2) a un diamètre externe inférieur au diamètre externe de l'appareil de liaison (5) de telle sorte que le raccord entre cet élément (17) et l'appareil de liaison (5) est constitué par une portée annulaire plane (21) apte à prendre appui sur une surface annulaire supérieure (22) du fourreau (3), cette surface annulaire (22) constituant un siège,ou moyen de positionnement longitudinal,de l'embout (2) dans le fourreau (3). Cette surface annulaire (22) est entaillée par un chanfrein tronconique (23) sur son contour interne. Ce chanfrein est destiné à faciliter la pénétration de l'embout (2) dans le fourreau (3). La partie sphérique inférieure (20) de l'embout (2) est munie, sur son contour équatorial, de deux clavettes (24) et (25), diamétralement opposées et perpendiculaires à l'axe de l'embout. Ces clavettes ont des sections droites aptes à coopérer avec des glissières hélicoïdales au nombre de quatre, opposées deux à deux, telles que (26) et (27) et leurs symétriques (26') et (27') par rapport au plan de la figure. Ces glissières hélicoïdales aboutissent à deux logements (28) et (29) symétriques par rapport à l'axe de l'embout, le loge- ment (28) pour la clavette (24) et le logement (29) pour la clavette (25). Ces logements consistent dans des rainures longitudinales autorisant un déplacement des clavettes de quelques centimètres. Les glissières hélicoïdales (26) et (27) ont en commun une arête horizontale située dans un plan séparé d'une distance A Z, égale à un à deux centimètres, du plan dans lequel se trouve l'arête horizontale commune aux glissières horizontales (26') et (27'), ceci afin de faire en sorte que la prise de contact des clavettes (24) et (25) avec leurs glissières respectives-s'effectue à des moments séparés par un bref intervalle de temps, pour éviter tout coincement. La section droite de la clavette (24) procurant le meilleur guidage est celle obtenue à partir d'une tige cylin- drique de section circulaire dont chacune des parties termi- nales, adaptée pour entrer en contact avec une des glissières hélicoïdales, a été entaillée par deux surfaces planes de façon à obtenir un dièdre d'angle c' tel que t l'angle que fait la tangente à la glissière avec la généra- trice correspondante du fourreau, comme le montrent les figures 6 et 7. L'arête du dièdre est constituée par la génératrice inférieure de la tige cylindrique constituant la clavette. Chaque clavette a son extrémité en forme de calotte sphérique (24'). Une plaque de tôle (24") ayant le contour d'un triangle rectangle est fixée par un côté de son angle droit à la clavette selon la génératrice supérieure et par l'autre côté de l'angle droit au contour de la partie sphérique (20). - La distance de l'axe des logements (28) et (29) au plan supérieur (22) du fourreau (3) est égale à la distance de l'arête inférieure de chaque clavette (24, 25) à la portée annulaire plane (21) de l'embout (2). La figure 4 donne une coupe selon le plan DD de la figure 1, elle montre les clavettes (24, 25) diamétralement opposées, les logements correspondants (28) et (29), la glissière (27) et la glissière symétrique (27'), fixées toutes deux solidairement sur le contour interne d'un fourreau (3). Pour raison de commodité d'usinage, ces glissières ou rampes de glissement sont solidaires d'une chemise (30) elle-même fixée après coulissement à l'intérieur du fourreau (3). La partie cylindrique supérieure (18) de l'embout (2) comporte un percement cylindrique (31) dont l'axe rencontre perpendiculairement l'axe de l'embout (2). Dans ce percement, éventuellement muni d'une chemise (32) comme sur la figure 5, sont mobiles en translation par coulissement deux corps de verrous symétriques (33) et (34). Les divers éléments des moyens de verrouillage sont représentés sur la figure 5 qui donne une coupe selon DD du dispositif selon la figure 1 et sur la figure 8 qui donne une représentation à plus grande échelle des moyens de verrouil- lage selon la figure 1. Les corps de verrous (33) et (34) prennent appui par leurs faces internes (35) et (36) sur un ressort de compres- sion (37) et par leurs faces externes (38) et (39), chacun sur une tête de verrou (40) et (41) dont la section droite est de dimensions moindres que la section droite du corps de verrou (33) et (34). Ces têtes de verrous (40) et (41) sont fixées, chacune au corps de verrou correspondant, par au moins une tige cisaillable (42) et (43), ces têtes de verrous (40) et (41) ont une section de dimensions peu inférieures à celles d'un logement constitué par une lumière (44) et (45) percée à travers la paroi du fourreau (3). Chaque tête de verrou telle que (40) a son contour supérieur (46) constituant une portée apte à prendre appui sur le contour supérieur (47) de la 'umière (44) et un-contour inférieur (48) incliné par rapport à l'axe de l'embout et apte à prendre appui sur un contour tronconique (49) entaillant le bord interne (50) du contour supérieur du fourreau (3). Chacun des corps de verrous (33) et (34) comporte au moins un percement (51, 52) prolongé par un percement (53, 54) au travers de la tête de verrou (40, 41), ces perce- ments étant tels qu'ils mettent en communication la partie interne du percement (31) avec le milieu extérieur. Chacun des corps de verrous (33) et (34) comporte au moins une saignée longitudinale (55, 56) de longueur infé- rieure à la longueur du corps de verrou correspondant et limitée à chaque extrémité par une butée (57, 58) pour la saignée (55) et (59, 60) pour la saignée (56). Dans cette saignée coulisse un pion (61, 62) soli- daire du corps de l'embout (2) et d'axe perpendiculaire à l'axe commun des corps de verrous. Les deux butées internes (57) et (59) limitent la distance entre les extrémités externes (38, 39) des corps de verrous (33) et (34), en position de verrouillage, au diamètre interne du fourreau (3). Les deux butées externes (58) et (60) limitent la distance entre les extrémités externes (63) et (64) des deux têtes de verrous (40) et (41), en position de déverrouillage, au diamètre externe de la partie cylindrique (18) de l'embout. Le ressort de compression (37), tel qu'il est représenté sur les figures 1, 5 et 7, a ses extrémités logées dans chacune des cavités cylindriques (65) et (66) tracées à l'intérieur de chacun des deux corps de verrous (33) et (34), ces cavités cylindriques (65) et (66) débouchant vers l'inté- rieur de l'embout (2). Ainsi les extrémités du ressort de compression (37) sont entourées par des jupes (67) et (68) qui prolongent vers l'intérieur de l'embout le contour cylindrique des corps de verrous. Cette disposition, donnant aux corps de verrous une plus grande longueur, procure un meilleur guidage pour les corps de verrous et de meilleures conditions de fonctionnement pour le ressort de compression. La section droite de la tête de verrou (40) est de dimensions moindres que la section droite du corps de verrou (33), de telle façon que la tête de verrou (40) peut pénétrer dans le logement de verrouillage constitué par une lumière (44) percée dans la paroi du fourreau, alors que le corps de verrou (33) ne peut pas y entrer et sous la poussée du ressort de compression (37), bute contre la paroi interne du fourreau (3), en position de verrouillage. La section droite du corps de verrou (33) et (34) est généralement circulaire et celle de la tête de verrou (40, 41) est de préférence carrée et inscrite à l'intérieur de la section circulaire du corps de verrou. EMPLOI DU DISPOSITIF DE CONNEXION Le dispositif qui vient d'être décrit est descendu à partir du support flottant, muni d'un dispositif de repérage et de mise en position d'un modèle connu. Ainsi par télé- commande et contrôle de la position par télévision ou dispo- sitif employant les ultrasons, il est possible d'amener l'embout (2) immédiatement au-dessus du fourreau (3) coaxiale- ment à celui-ci et d'engager l'embout dans le fourreau o il descend ensuite sous l'action de la gravité. Les clavettes (24, 25) entrent en contact avec les glissières ou rampes d'orientation qui les conduisent à leurs logements de fin de course. L'embout étant suspendu à la ligne guide par un émerillon s'oriente librement. Les clavettes (24, 25) se déplacent dans les loge- ments (28) et (29) jusqu'à ce que la portée plane (21) de l'embout (2) vienne reposer sur le contour supérieur (22) du fourreau (3) et qu'ainsi s'opère le positionnement longitudinal de l'embout. Au cours du déplacement de l'embout (2) à l'intérieur du fourreau (3), les têtes de verrous (40) et (41) entrent en contact par les portées inférieures inclinées (48) avec le contour tronconique (49) du contour supérieur (50) du fourreau (3). Ces portées inclinées (48) jouent le rôle de cames d'effacement et provoquent le retrait des têtes de verrous jusqu'à ce qu'elles se conforment au diamètre interne du fourreau (3) dans la partie cylindrique (18). Lorsque les clavettes (24, 25) entrent dans les logements (28, 29), les têtes de verrous (40, 41) se trouvent immédiatement au-dessus des lumières telles que (44) et lorsque la partie plane (21) de l'embout (2) vient reposer sur le contour supérieur (22) du fourreau (3), les têtes de verrous (40, 41) se trouvent en face des lumières et y pénètrent. Le verrouillage est réalisé de telle sorte qu'en position de repos de l'embout (2) sur le fourreau (3), on observe un jeu de 2 millimètres environ entre le contour supérieur (47) de la lumière et le plan supérieur de la tête de verrou (40). DECONNEXION DE LA LIGNE GUIDE Comme la section des têtes de verrous (40, 41) a des dimensions inférieures aux dimensions correspondantes de la section des corps de verrous (33, 34), une partie du contour externe de ces corps de verrous repose en butée sur la paroi interne du fourreau sous l'action du ressort de compression. Lorsque l'ordre de déconnexion est donné, un outil de déconnexion d'un modèle connu est descendu soit par cou- lissement le long de la ligne guide, soit à partir d'engins sous-marins habités ou télécommandés. Un tel outil comporte deux doigts opposés, dont les sections droites sont inscrites à l'intérieur de la section droite de chaque tête de verrou (40, 41), ces doigts ont leurs extrémités mises en contact avec lesdites têtes de verrous (40, 41) et ils exercent alors une contrainte supérieure à la force développée par le ressort de compression (37) ce qui provoque la rétraction des deux verrous à l'intérieur de l'embout (2). A ce moment là, une traction exercée sur la ligne guide à partir de la surface provoque le retrait de l'embout et sa libération. En cas d'urgence, provoquée par l'aggravation subite de l'état de la mer ou par toute autre circonstance, lorsque l'on ne dispose pas du temps nécessaire pour le déplacement et la mise en place de l'outil de déconnexion, on exerce un effort de traction sur la ligne guide (1), et cet effort est accru jusqu'à être suffisant pour provoquer le cisaillement des tiges reliant les têtes de verrous au corps de verrous. L'embout est alors libre en translation, il est extrait du fourreau alors que les têtes de verrous, de part leur forme, basculent hors des lumières o ils se trouvaient de telle sorte que le fourreau est aussitôt disponible pour une nouvelle connexion. REVENDICATIONS 1 - Dispositif de connexion déconnectable pour une ligne guide (1) reliant un support flottant à une installation sous- marine, comprenant un embout (2) cylindrique relié par un appareil de liaison à l'extrémité de la ligne guide (1) et muni de pièces de guidage et d'orientation (24, 25) d'une portée de positionnement longitudinal (21) et d'au moins une tête de verrou (40) coopérant respectivement avec des rampes de guidage (26, 27), avec un siège de positionnement (22) et au moins un logement (44) pour une tête de verrou, solidaires du contour interne d'un fourreau cylindrique (3), ce fourreau (3) constituant le prolongement supérieur d'une colonne guide (4) solidaire de l'installation sous-marine, dispositif caractérisé en ce que la tête de verrou (40) prolonge de façon séparable un corps de verrou (33) prenant appui sur un ressort de compression (37), cette tête de verrou (40) constituant par son contour inférieur (48), incliné sur l'axe de l'embout, une came d'effacement apte à prendre appui sur une portée tronconique (49) entaillant le bord interne (50) du contour supérieur du fourreau (3) et, par son contour supérieur (46) perpendiculaire à l'axe de l'embout, une portée de verrou apte à prendre appui sur le contour supérieur (47) du logement (44). 2 - Dispositif selon la revendication 1 comportant deux corps de verrous (33) et (34) symétriques par rapport à l'axe de l'embout, mobiles en translation dans un logement cylindrique (31) dont l'axe rencontre perpendiculairement l'axe de l'embout, ces corps de verrous (33, 34) prenant appui vers l'intérieur du logement sur chacune des deux extrémités d'un ressort de compression (37) et vers l'extérieur sur des têtes de verrous (40) et (41) fixées au corps de verrou (33, 34), chacun, par une tige cisail- lable (42,43), ces corps de verrous et têtes de verrous étant pourvus de percements mettant en communication la partie interne du logement avec le milieu extérieur. 3 - Dispositif selon la revendication 2,dans lequel le ressort de compression (37) a ses extrémités logées dans une cavité cylindrique (65, 66) tracée à l'intérieur de chacun des deux corps de verrous (33,34) et débouchant vers l'intérieur du logement cylindrique (31). 4 - Dispositif selon la revendication 2 dans lequel chaque tête de verrou (40, 41) a une section droite de dimensions moindres que la section droite du corps de verrou (33, 34). - Dispositif selon la revendication 4, dans lequel les corps de verrous (33, 34) ont chacun une section droite circulaire, les têtes de verrous (40, 41) ayant une section droite carrée, inscrite à l'intérieur de la section circu- laire du corps de verrou. 6 - Dispositif selon la revendication 2, dans lequel chacun des corps de verrous (33, 34) comporte au moins une saignée longitudinale (55, 56) de longueur, inférieure à la longueur du corps de verrou, limitée à chaque extrémité par une butée (57, 58) et (59, 60), saignée dans laquelle coulisse un pion (61, 62) solidaire de l'embout (2) et d'axe perpendiculaire à l'axe commun des corps de verrou, les deux butées internes (57, 59) limitant la distance entre les deux extrémités externes des corps de verrous en position de verrouillage au diamètre interne du fourreau (3), les deux butées externes (58, 60) limitant la distance entre les deux extrémités externes des têtes de verrous, en position de déverrouillage, au diamètre externe de la partie cylindrique (18) de l'embout (2). 7 - Dispositif selon la revendication 1, dans lequel les moyens de guidage et d'orientation sont constitués par deux clavettes (24) et (25), d'axes diamétralement opposés et perpendiculaires à l'axe de l'embout, ces clavettes ayant des sections droites aptes à coopérer avec des glissières hélicoïdales telles que (26, 27), solidaires du contour interne du fourreau (3), ces glissières étant limitées vers le bas par un logement (28, 29) délimitant la position des clavettes pour la connexion de l'embout, cette position des clavettes dans le fourreau correspondant une position des têtes de verrous (40, 41) face aux logements (44). 8 - Dispositif selon la revendication 7, dans lequel les logements (44) sont constitués par des lumières percées à travers la paroi du fourreau (3). 9 - Dispositif selon la revendication 1, dans lequel l'embout (2) est raccordé à l'appareil de liaison (5) par l'extré- mité supérieure de l'élément cylindrique (17) dont le diamètre est inférieur au diamètre de l'appareil de liaison (5) de telle sorte que le raccordement est cons- titué par une portée annulaire plane (21) dont une partie est apte à reposer sur un siège (22) annulaire plan qui constitue l'extrémité supérieure du fourreau (3) et constitue ainsi le moyen de positionnement longitudinal de l'embout (2) dans le fourreau (3). - Dispositif selon la revendication 1, dans lequel l'embout (2) comprend un élément cylindrique (17) raccordé à l'appareil de liaison (5), cet élément (17) étant prolongé par un élément cylindrique (18) de diamètre notablement inférieur au diamètre interne du fourreau (3), cet élément (18) étant prolongé par un élément (19) en forme de bulbe dont la majeure partie (20) a un contour sphérique de diamètre peu inférieur au diamètre interne du fourreau, cette partie (20) de contour sphérique portant sur son contour équatorial, et diamétralement opposées, deux clavettes (24) et (25) aptes à prendre appui sur des glissières hélicoïdales (26) et (27) et leurs symétriques (26') et (27') fixées sur le contour interne du fourreau et constituant ainsi les moyens d'orientation de l'embout à l'intérieur du fourreau. 11- Dispositif selon la revendication 1 dans lequel l'appareil de liaison reliant l'embout (2) à la ligne guide (1) est du type laissant l'embout (2) libre en rotation autour de son axe. 12- Dispositif selon la revendication 1, dans lequel l'appareil de liaison (5) de l'embout (2) avec la ligne guide (1) est un émerillon.