L'invention concerne le domaine des courroies, bandes, lanières ou autres éléments sans fin utilisés pour le transport des marchandises, et éventuellement pour l'entraînement de machines; et elle vise plus précisément les courroies sans fin plates et constituées en matière synthétique, notamment à base de superpolyamide. Cela étant, il est cependant précisé que le champ d'application de la presente invention n1 est nullement limité aux courroies; il s'étend au contraire à tous éléments sans fin utilisés pour le transport de marchandises ou pour ltentraînement de certaines machines; et ce n'est que pour simplifier et pour clarifier ltexposé ci-après-ue l'invention sera décrite dans le cas de son application particulière à une courroie sans fin. La réalisation d'une courroie sans fin pose un problème, à savoir celui de la réunion des deux extrémités de la courroie pour la transformer en un élément sans fin. Diverses solutions ont été proposées pour résoudre ce problème; et l'invention a précisement pour objet une solution permettant à l'utilisateur lui-même de relier, dans des conditions d'extrêmes facilité et rapidité, les deux extrémités ne courroie, pour la transformer en une courroie sans fin. L'invention a pour objet, à cet effet, un procédé consistant successivement à - couper les deux extrémités d'une courroie de façon complémentaire, pour permettre leur raccordement suivant au moins une ligne non perpendiculaire auxbordsde la courroie; - engager sur les deux extrémités placées bout à bout de cette courroie un cavalier constitué par une lanière en forme de V, dont les deux branches présentent sur leur face interne un revetement auto-adhésifi - et introduire la zone de raccordement des deux extrémités de cette courroie dans une pince chauffante qui réalise la liaison par fusion des surfaces en contact de la courroie et du cavalier. Pour faciliter tant le stockage que l'utilisation du cavalier, en évitant que ses deux branches n'adhèrent entre elles avant son utilisation, il est avantageux que ses faces autoadhésives soient primitivement recouvertes par une pellicule facilement amovible. Quant à la nature de ce cavalier, elle est avantageusement la même que celle de la courroie, affin de faciliter la liaison de l'ensemble par fusion à l'intérieur d'une pince chauffante, et suivant une forme avantageuse d'exécution ce cavalier est obtenu par découpage transversal dans un ruban ou une lanière présentant, dans sa zone médiane longitudinale, un affaiblissement facilitant son repliement; et c'est ainsi que cet affaiblissement peut être notamment obtenu par suppression de quelques fils de chaîne dans la zone correspondante du ruban ou de la lanière constitutive d'un cavalier. L'invention sera bien comprise d'ailleurs et ses avantages ressortiront bien de la description qui suit, en référence au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécution de cette courroie sans fin Figure 1 en est une vue en perspective; Figure 2 est, à échelle agrandie, une vue en plan des deux extrémités de la courroie après découpage, mais avant qu'elles aient été mises jointivement bout à bout; Figure 3 est, à la même échelle, une vue en plan du cavalier destiné à la jonction des deux extrémités de la courroie; Figure 4 en est une vue en coupe suivant 4-4 de figure 3; Figure 5 est une vue des deux extrémités de la courroie en position de raccordement à l'intérieur du cavalier, mais avant fusion de l'ensemble. À la figure 1, 1 désigne une courroie sans fin obtenue au départ d'une courroie dont les deux extrémités sont reliées entre elles par un cavalier 3. Cette courroie î et ce cavalier j sont réalisés dans de la lanière synthétique, notamment de la lanière constituée à base de superpolyamide. Pour réaliser la fermeture de la courroie 1 sur elle-même, le procédé selon l'invention consiste, dans une première phase, à couper en biseau les deux extrémités de cette- courroie 1, et ce comme cela est montré en la et lb à la figure 2, de manière à ce que les deux extrémités puissent être réunies suivant une ligne oblique par rapport à la direction longitudinale de la courroie. Pour realiser la liaison définitive entre les deux extrémités obliques la et lb de la courroie 1, le procédé selon l'invention consiste, dans une deuxième phase, à coiffer les deux dites extrémités au moyen d'une pièce en forme de cavalier . Cette pièce est obtenue par découpage dans une lanière de même nature que celle constitutive de la courroie 1. La lanière dans laquelle sont découpés les cavaliers 3 est toutefois de largeur deux fois supérieure à celle de la lanière constitutive de la courroie 1, afin de pouvoir être repliée sur elle-même et former un cavalier de dimensions suffisantes pour coiffer les deux extrémités la et flb de la courroie 1. En d'autres termes, dans une même lanière sont découpés transversalement une pluralité de cavaliers, dont chacun est utilisable pour la liaison des deux extrémités d'une courroie. Un tel cavalier est représenté en détail aux figures 3 et 4. 4 désigne la ligne de pliage du cavalier sur lui-même. Cette ligne de pliage peut être obtenue de façons diverses; et c'est ainsi qu'elle est facilement réalisable par suppression de quelques fils de chaîne dans la zone correspondante de la lanière constitutive des cavaliers. Le cavalier ainsi constitué présente sensiblement la forme d'un V replié sur lui-même; et chacune de ses deux faces internes est enduite, sur au moins une partie de sa surface, d'un revêtement auto-adhésif 5. Pour éviter d'ailleurs que ce revêtement 5 ne provoque la liaison entre elles des deux faces du cavalier, lorsque celui-ci est en position de stockage, il est avantageux de recouvrir les zones auto-adhésives au moyen dune pellicule 6. Les deux pellicules 6 d'un même cavalier 5 sont bien entendu enlevées avant utilisation de ce dernier; et lorsque les couches auto-adhésives 5 sont mises à découvert, il suffit alors de positionner jointivement les deux extrémités 1a et lb de la courroie 1 sur l'une des faces internes du cavalier 3, puis de rabattre l'autre face pour obtenir un positionnement correct des deux extrémités de la lanière 1 Pour immobiliser définitivement les deux dites extrémités et assurer la fermeture de la courroie sur elle-même, il ne reste plus qu'à introduire l'ensemble cavalier 3 - extrémités la-lb de la courroie I dans une pince chauffante. Cette dernière provoque la fusion des surfaces en contact de la courroie et du cavalier; et c'est ainsi qu'est finalement obtenue la courroie sans fin visible à la figure 1. Ce procédé de fermeture d'une courroie sur elle-même présente l'avantage d'être d'une mise en oeuvre extrêmement facile et rapide, et ce contrairement à la plupart des procédés habituels qui nécessitent beaucoup d'attention et souvent la mise en oeuvre de moyens complexes pour permettre de placer et de maintenir rigoureusement dans l'alignement et bout à bout les deux extrémités de la courroie primitive. Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas au seul mode de mise en oeuvre de ce procédé de réalisation d'une courroie sans fin; elle en embrasse au contraire toutes les variantes, quelles que soient bien entendu les natures et dimensions respectivement de la courroie et du cavalier, ainsi que le profil de la ou des lignes de raccordement des deux extrémités de la courroie. RENENDICAIONS t.- Procédé de réalisation d'une courroie, bande, lanière ou autre élément sans fin constitué en matière synthétique, caractérisé en ce qu'il consiste à - couper les deux extrémités d'une courroie de façon complémentaire, pour permettre leur raccordement suivant au moins une ligne non perpendiculaire aux bords de la courroie; - engager sur les deux extrémités placées bout à bout de cette courroie un cavalier constitué par une lanière en forme de V, dont les deux branches présentent sur leur face interne un revêtement auto-adhésif; - et introduire la zone de raccordement des deux extrémités de cette courroie dans une pince chauffante qui réalise la liaison par fusion des surfaces en contact de la courroie et du cavalier. 2.- Procéde selon la revendication 1, caractérisé en ce que les faces auto-adhésivies du cavalier sont primitivement recouvertes par une pellicule protectrice amovible. 3.- Procédé selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le cavalier est découpé transversalement dans un ruban présentant, dans sa zone longitudinale médiane, un affaiblissement facilitant son repliement. 4.- Procédé selon la resOndication 3, caracterisé ce que cet affaiblissement est obtenu par suppression de quelques fils de chaîne dans le ruban constitutif du cavalier. 5.- Courroie sans fin réalisée par mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4.