La présente invention concerne un procédé de fabrication de récipients souples tanches à valve tubulaire consti tude de deux feuillets opposés souples appliqués l'un contre l'autre par la pression engendrée dans le récipient et soudés latéralement pour laisser, cependant, à I'extrémité située à l'intérteur du récipient, des lèvres plus larges que le conduit tubulaire aplati de la valve pour pouvoir s'obturer efficacement, conduit ayant une section Juste suffisante pour permettre ltintroduction d'un tube ou canule de remplissage mais étant conformé pour constituer une chambre intermédiaire située entre la bouche d'entrée et le reste dudit conduit tubulaire. Elle concerne aussi les récipients obtenus par ledit procédé. Etat de la technique antérieure et inconvénients. Des récipients du type de l'invention ont été décrits, en particulier, dans le brevet français 1.167.100 déposé le 3 Janvier 1957 ayant pour titre : "PROCEDE DE BOURRAGE DE MINES ET DISPOSITIF FAISANT APPLICATION DE CE PROCEDE". En fait le récipient allongé en question est destiné à se remplir d'eau et à replacer la bourre classique dans la technique de l'explosion des mines. Le récipient décrit est constitué d'une enveloppe allongé constitué d'un tube en matière plastique imperméable fermé à ses extrémités par soudure et comportant à l'une de ses extrémités une valve rapportée constituée de deux feuillets opposés souples appliqués l'un contre l'autre par la pression. Pour fabriquer un tel dispositif il faut d'abord extruder le tube puis le découper, ensuite en souder le fond. Par ailleurs i1 faut extruder la valve, la souder et la découper. Enfin il faut assembler le corps et la valve par soudure, ensuite souder la forme constituant la bouche d'entrée. Llinconvénient principal de ce procédé de fa;bri- cation est que les tolérances de largeur et d'épaisseur sont difficiles à maintenir lorsqu'on procède à l'extrusion dtun tube de faible diamètre et quton se limite, pour la fabrication du récipient, à la forme immuable d'un tube. Un autre inconvénient maJeur réside dans la difficulté de soudure et de positionnement de la valve sur l'embou- chure du corps car, à cet endroit, il faut souder quatre épaisseurs deux par deux et ensuite souder llembouchuree Il peut en résulter des fuites et en tous cas l'operation prend du temps et de la main d'oeuvre. L'inventfflan est destinée à réduire le-temps de fabrication et à diminuer la main d'oeuvre nécessaire. Elle procure d'autres avantages comme on le verra dans la suite du présent mémoire. Exposé de l'invention. Le procédé de l'invention est caractdrisé princi- palement par le fait qu'on part de deux feuilles identiques appliquées l'une contre l'autre, ayant la largeur de plusieurs desdits récipients Juxtaposés et dans lequel on effectue la suite des opérations suivantes a) on soude les deux feuilles suivant le contour latéral des valves, qui sont plus étroites que le récipient, ces soudures se prolongeant, de façon continue, par des parties pependiculaires aux axes des valves des récipients et reliant ceus-ci les uns aux autres en laissant libre, évidemment, les deux extrémités -- des valves, b) on soude et on décortique les feuilles réunies par soudure pour constituer des valves côte à côte, indépendantes, c) on retourne les deux feuilles pour appliquer l'une contre l'autre les faces qui taient à l'extérieur en prenant comme charnière les soudures perpendiculaires aux axes des valves des récipients et en emprisonnant les valves soudées entre les deux feuilles, d) on soude les contours des récipients en formant, notamment, la bouche, e) on décortique l'ensemble ainsi formé pour obtenir chaque récipient individuellement. Les deux feuilles appliquées l'une contre l'autre peuvent être obtenues soit par calandrage, soit par extrusion-soufflage. Les valves ont un profil avec embouchure extérieure de même section que le conduit tubulaire situé à l'intérieur du récipient mais avec une chambre intermédiaire de plus grande section, ceci est obtenu par deux soudures supplémentaires conti nues dans la partie destinée à se placer à l'intérieur du réci pient, lesdites soudures supplémentaires se reliant de façon continue aux premières par des soudures courbes pour former une sorte d'entonnoir dans la valve. Solution au problème et avantages. Avec ce nouveau procédé, on part de deux feuilles généralement, de matière plastique souple.. La première opération concerne la découpe. La seconde concerne la soudure des soupapes. La troisième concerne le décorticage des valves. La quatrième concerne un simple retournement très facile à réaliser. La cinquième concerne la soudure des corps et des bouches. On peut aussi citer une sixième opération qui con cerne le décorticage des corps et-qui est réalisé par l'utilisateur On a donc cinq à six opérations de fabrication très simples au lieu de huit dont certaines étaient relativement complexes. Le gros avantage du présent procédé est d'éviter la présence de pièces rapportées. L'intervention de main d'oeuvre est réduite puisque les soudures se font par des électrodes de forme appropriée à l'aide d'une simple opération. On fabrique, comme on le voit, plusieurs récipients par une seule opération et celà est un avantage capitale par rapport au procédé antérieur où on devait fabriquer les récipients à l'unité. Pour les mêmes réeipients, le coût de fabrication est considérablement réduit et on obtent un produit plus solide puisque le nombre-de soudures est réduit par le fait meme de l'absence de pièces rapportées. Les soudures utilisent dlail- leur s une technologie classique et éprouvée. D'autres avantages sont encore à faire ressortir par rapport au procédé antérieur puisque l'on peut donner une forme quelconque aux récipients, forme qui est déterminée par des électrodes de soudure donc parfaitement conformée et repro ductible. On peut donc envisager d'autres applications, entre autres des obJets publicitaires gonflables comportant une valve obtenue très économiquement. Ceci n1 est qu'un exemple et d'autres applications peuvent encore être trouvées, dans le domaine du Jouet, notamment. Brève description des figures. La figure 1 représente les deux feuilles 1 et 2 obtenues par extrusion ou par calandrage suivant le procédé que l'on préfère. La figure 2 représente ce qui a été désigné com me llopEratlon na2 ci-dessus, c'est-à-dire la soudure des soupapes. La figure 3 représente la quatrième opération indiquée ci-dessus c'est-à-dire le retournement des deux feuilles en prenant comme charnière des soudures perpendiculaires aux axes des récipients. La figure 4 représente le deuxième stade de retournement, lorsque les valves sont comprises entre les deux feuilles 1 et 2. La figure 5 représente la cinquième opération, c'est à-dire la soudure des corps. La figure 6 représente un récipient terminé et dé cortiqué. Description dlun mode de réalisation. Si lson part de feuilles 1 et 2 calandrées, il suffit de commencer par les appliquer l'une contre l'autre. Si on procède par extrusion d'un tube, on découpe les bords du tube aplati pour obtenir les deux feuilles 1 et 2. Dans l'un et l'autre cas, mais plus précisément dans la technique d'extrusion - souffilage, les deux feuilles 1 et 2 présentent une certaine adhérence l'une contre l'autre et leur découpe est grandement facilitée. Précisément, on les découpe suivant des feuilles rectangulaires teilles quelles sont représentées à la figure 1, suivant la longueur des récipients que lton veut obtenir et, en largeur, suivant le nombre et la largeur de chacun desdits récipients. La deuxième opération, représentée à la figure 2, consiste à souder les soupapes 3 à l'aide d'une électrode qui a le profil de chaque ligne représentée. En fait, il y a deux lignes de soudure 4, 5 qui délimitent latéralement chaque valve ou soupape 3 et une ligne de soudure 6 qui relie la ligne 4 à la ligne 5 perpendiculairement à celle-cl et perpendiculairement, par conséquent, aux axes des valves et des récipients à fabriquer. Les lignes 6 ont une grande importance dans le procddé de l'invention car elles vont servir de charnières dans le stade suivent. On procède aussi a la soudure de lignes courbes 7 qui figurent un rétrécissement de la valve et, par la meme occasion, une embouchure 8 plus large.Les soupapes ou valves 3 sont alors pratiquement constituées puisque les lignes 4 à 7 se retrouvent sur les deux feuilles 1 et 2 qui ont tendance à rester appliquées l'une contre l'autre pour assurer la fermeture de ladite valve, ou soupape. Il faut en forcer l'ouverture en enfonçant un obJet ou canule dans l'embouchure 8 qui écarte les deux parois. Le troisième stade se comprend facilement à l'examen des figures 3 et 4 oùI'on écarte la feuille 1 de la feuille 2 (flèche 9) en faisant pivoter les deux feuilles en prenant les lignes fi comme charnière et en rabattant ensuite lesdites feuilles 1 et 2 l'une montre l'autre en appliquant à l'int6- rieur les faces qui étaient à l'extérieur Après cette opération, les valves ou soupapes 3 sont maintenant emprisonnées entre les feuilles 1 et 2 qui ont été représentées en pointillés à la figure 4. L'opération suivante consiste à pratiquer, en une seule opération, les lignes de soudure 10, 11, i2, 13 pour limiter latoralement les récipients, 14, 15, 16 et I7 I8, 19 pour constituer les bouches pour les fermer à leur extrdmité. I1 ne reste plus qu'à décortiquer l'ensemble suivant les lignes de soudure 10 à 16 pour obtenir le récipient voulu qui est représenté à la figure 6. REVENDICATIONS 10/ Procédé de fabrication de récipients souples étanches à valve tubulaire constituée de deux feuillets opposés souples appliqués l'un contre l'autre par la pression engendrée dans le récipient et soudes latéralement pour laisser, cependant, à î1extrémité située à ltintdrieur du récépient, des lèvres plus larges que le conduit tubulaire aplati de la valve pour pouvoir s'obturer efficacement, conduit ayant une section Juste suffisante pour permettre l'introduction d'un tube ou canule de remplissage-mais étant conformé pour constituer une chambre intermédiaire située entre la bouche d1en- trée et le reste dudit conduit tubulaire, c a r a c t é r i s é par le fait qu'on part de deux feuilles identiques appliquées l'une contre llautre3 ayant la largeur de plusieurs desdits récipients Juxtaposés et dans lequel on effectue la suite des opérations suivantes a) on soude les deux feuilles suivant le contour latéral des valves, qui sont plus étroites que le récipient, ces soudures se prolongeant, de façon continue, par des parties perpendiculaires aux axes des valves des récipients et reliant ceux-ci les uns aux autres en laissant libre, 6videmment, les deux ex trémités des valves tubulaires, b) on décortique les feuilles réunies par soudure pour constituer des valves côte à côte indépendantes, c) on retourne les deux feuilles pour appliquer l'une contre l'autre les faces qui étaient à l'extérieur en prenant comme charnière les soudures perpendiculaires aux axes des valves des récipients et en emprisonnant les valves soudées entre les deux feuilles, d) on soude les contours des récipients en formant, notamment, la bouche2 e) on décortique l'ensemble ainsi formé pour obtenir chaque récipient individuellement. 20/ Procédé, tel que défini dans la revendication 1, c a r a c t é r i s é par le fait que les deux feuilles appliquées l'une contre l'autre sont obtenues par calandrage. 30/ Procédé, tel que défini dans la revendication 1, c a r a c t é r i s é par le fait que les deux feuilles appliquées l'une contre l'autre sont obtenues par extrusion-soufflage. 40/ Procédé, tel que défini dans l'une quelconque des revendications 1, 2 et 3,prise isolément, c-a r a c t é r i s é par le fait que les valves ont un profil avec embouchure extérieure de même section que le conduit tubulaire situé à l'intérieur du récipient, l'embouchure et le conduit étant reliés par une chambre intermédiaire de plus grande 9section, ceci étant obtenu par deux soudures supplémentaires continues dans la partie destinée à se placer à l'intérieur du récipient, lesdites soudures supplémentaires se reliant de façon continue aux premières par des soudures courbes pour former une sorte d'entonnoir dans la valve. 5 / Récipient obtenu suivant le procédé décrit dans l'une quelconque des revendications 1 à 4, prise isolémeht > c a r a c t é r i s é par le fait qu'une valve en est solidaire et qui sont constitués de deux feuilles soudées sur le pourtour, retroussées à l'endroit de l'embouchure extérieure de la valve qui est elle-meme constituée par la soudure latérale des deux mêmes feuilles et située à l'intérieur dudit récipient.