La présente invention se rapporte a des roues pour véhicules comportant une jante et un disque muni d'un rebord par lequel il est adapté dans la jante et fixé à celle-ci. La figure 1 du dessin annexé représente une roue de ce genre, en demi-coupe radiale. La jante 1 présente une base creuse 2 dont le fond 3 est théoriquement cylindrique. Le disque 4 est muni d'un rebord 5 analogue, par lequel il s'emboîte dans la jante le long du fond de celle-ci. Les deux pièces sont assemblées, par exemple, par soudure par points ou à l'aide de rivets. Si l'on examine de plus près la zone d'assemblage, on constate d'une part que le fond 3 de la jante présente de petits défauts géométriques tels que: légère conicité, creux ou bombés, marques d'outils de calibrage, aspérités au droit de la soudure etc... D'autre part, le rebord 5 du disque souffre de défauts plus prononcés provenant de son procédé de fabrication qui est gé- néralement l'emboutissage, ainsi que des tolérances imposées aux tales utilisées pour sa fabrication. C'est ainsi notamment que le rebord 5 est presque toujours muni d'une lèvre 6 recourbée vers l'extérieur et dont le contour est irrégulier. Ces défauts des deux composants, disque et jante, conduisent un assemblage sans contact continu tout au long des surfaces en vis a vis. Autrement dit, il existe entre les deux pièces un espace irrégulier plus ou moins grand dans lequel pourra se loger un liquide si la roue est immergée. Ce sera le cas notamment lors de l'opération de peinture à laquelle les roues sont soumises. Les méthodes modernes de peinture en continu consistent d'abord à dégraisser les roues et à les sécher, puis à les tremper dans un bain de peinture avec l'aide souvent d'un phénomène d'élec trophorèse. La peinture vient remplir l'espace 7 compris entre le disque et la jante et, dès que l'on sort la roue du bain, elle s'écoule plus ou moins lentement, provoquant des coulures ou des dépôts la partie basse de la roue, avant que s'effectue sa polymérisation ou son séchage. Dans presque toutes les installations, les roues sont placées avec leur axe horizontal. Du fait de la présence de la lèvre 6, cet écoulement se fait donc de préférence selon la flèche f, c'est-à-dire en bas, sur le côté de la roue qui est tourné vers l'extérieur du véhicule. En plus de cet écoulement, on note l'apparition d'une frange de "ressuage" périphérique le long du bord extérieur 8 du fond de jante. La présente invention a pour but essentiel d'éviter ces inconvénients et, a cet effet, elle propose d'assurer l'etan- chéité entre la jante et le disque du côté desdites pièces qui est tourné vers l'extérieur lorsque la roue est montée sur le véhicule, par exemple en munissant le fond de la base de la jante d'un bourrelet qui peut s'adapter avec étanchéité sur la naissance du rebord du disque, zone qui dans les disques emboutis est, en pratique, parfaitement circulaire. La figure 2 du dessin annexé, donné a titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être exécutée. Cette figure est une demi-coupe radiale d'une roue perfectionnée selon la présente invention. La jante 1 présente toujours une base creuse 2, mais le fond 3 de ladite base est bordé, du côté destiné à être tourné vers l'extérieur du véhicule,d'un bourrelet périphérique 10, par exemple arrondi, en saillie vers l'intérieur. Lorsqu'on engage le disque 4 dans la jante, la naissance 11 du rebord 5 vient s'adapter à force dans ce bourrelet et la jonction des deux pièces est pratiquement étanche car la zone 11 a un contour presque parfaitement cylindrique, surtout avec les disques emboutis. Si,lorsque l'on peint la roue, de la peinture pénètre dans l'espace 7, entre la lèvre 6 et le fond de jante, cette peinture ne pourra pas s'écouler vers l'extérieur. Son écoulement ne pourra se faire que selon la flèche g vers l'intérieur, ce qui n'est pas gênant car ce côté de la roue n'est pratiquement pas visible sur le véhicule. L'espace 7 étant fermé d'un côté par le bourrelet 10, les quantités de peinture qui peuvent y pénétrer sont d'ailleurs beaucoup plus faibles qu'avec les roues de type classique. L'invention peut s'appliquer à toutes les roues du genre considéré, notamment aux roues d'automobiles. Elle permet d'éliminer tout phénomène de coulure ou ressuage de peinture du côté visible de la roue, phénomènes particulièrement sensibles avec le procédé très usité au trempé avec électrophorèse. Elle ne perturbe ni les caractéristiques physiques, ni la résistance des roues et ne complique pratiquement pas la fabrication de celles-ci. Il va de soi que l'on peut apporter des modifications au mode de réalisation qui a été décrit, notamment par substitution de moyens équivalents, sans sortir pour cela du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Roue pour véhicule comportant une jante et un disque muni d'un rebord par lequel il est adapté dans la jante et fixé à celle-ci, caractérisée en ce que des moyens sont prévus pour assurer l'6tancheite entre la jante (1) et le disque (4) du cté desdites pièces qui est tourné vers l'extérieur lorsque la roue est montée sur le véhicule. 2. Roue selon la revendication 1, caractérisée en ce que le fond (3) de la jante comporte un bourrelet (10) en saillie qui peut s'adapter sur la naissance (11) du rebord (5) du disque. 3. Roue selon la revendication 2, caractérisée en ce que la jante (1) est à base creuse (2) le bourrelet (10) étant prévu le long du bord extérieur du fond (3) de la base.