L'invention a pour objet un procédé de lavage de films, clichés et épreuves photographiques, que ce soit dans l'art graphique (affiches de publicité, imprimeriepar offset, etc...), la radiologie ou la photographie, etc. et peu importe qu' il s'agisse de négatifs, de diapositifs, 4papiers aussi bien entoir et blanc quten couleur On sait que, par exemple dans une développeuse de films, l'eau du bain de lavage doit etre maintenu à une température constante relativement élevée, se situant généralement entre 23 et 300C, alors que l'eau du robinet est à une température beaucoup plus basse, et que cette eau du bain de lavage doit etre renouvelée rapidement. C'est ainsi que, par exemple dans une installation moyenne de développement de films graphiques, liteau sort par les cannes de lavage à une pression d'environ deux bars sous un débit moyen de l'ordre de % m3/h. Ainsi les installations actuelles envoient quelques 5000 litres d'eau par jour dans les égouts, cette eau étant plus ou moins polluante, chargée de gélatine et des bactéries qui y prolifient (on sait que la gélatine est; le support nourricier par excellence de cultures bactériologiques et microbiennes), l'eau en question pouvant encore contenir d'autres produits toxiques, acides, etc... L'invention a essentiellement pour but de réaliser une économie importante sur la consommation d'eau journalière et de réduire par exemple la susdite consommation de 5000 litres dans la journée à seulement 120 litres, ce qui, vu le prix actuel de l'eau et sa rareté croissante, est d'un intérêt considérable. Elle a aussi pour but la réalisation d'une économie appréciable en énergie de chauffage de l'eau pour l'amener à la température nécessaire et qui dépasse généralement d'une vingtaine de degrés C celle à laquelle cette eau sort du robinet. Elle a encore pour but de mettre entre les mains des utilisateurs un moyen pour lutter contre la pollution. Le procédé conforme à l'invention est essentiellement caractérisé en ce que l'eau de Tavage-est récupérée à sa sortie de la développeuse, filtrée, remise Si nécessaire à la température voulue, avant d'être réutilisée pour le lavage qui, de ce fait, peut alors Btre etre ffectué pratiquement en circuit fermé, par un recyclage continu, en réduisant ainsi à un minimum- les consommations d'eau et d'énergie pour la remise de cette eau à la tem pérature convenable. L'invention a aussi pour objet une installation spécialement agencée pour la mise en oeuvre de ce procédé et qui sera décrite en détail ci-après. L'invention pourra, de toute façon, être bien comprise à l'aide de la description qui suit ainsi que du dessin ci-annexé, lesquels description et dessin, donnés surtout à titre d'indication, feront encore apparaître d'autres objectifs et avantages ainsi que les caractéristiques importantes de l'invention dont les principales se trouvent en outre définies dans les revendications annexées. La planche unique du dessin montre, schématiquement en plan, une partie, établie conformément à l'invention; dtune installation de lavage de films, clichés et épreuves photographiques destinée a etre branchée sur une développeuse pour assurer, conformément à l'invention, le recyclage continu de l'eau utilisée pour ledit lavage. Sur le dessin, 1 représente un bac établi en matière plastique, en acier inoxydable, ou en un autre matériau résistant à la corrosion et qui sert de réservoir d'eau. Ce bac, pour convenir à une installation de développement de films graphiques d'un type courant, peut alors avoir par exemple les dimensions ci-après longueur 127 cm, largeur 30 cm, hauteur 48 cm. Ce bac reçoit par un tuyau 2 l'eau de lavage sortant d'une développeuse (non représenté par un trop-plein et arrivant par gravité. Ce bac 1 se trouve dans un circuit hydraulique de recyclage dans lequel se trouvent en outre une pompe 3 de mise en circulation contenant de l'eau, un filtre 4, un capteur de température ainsi que des moyens permettant le réajustement de cette dernière sous la commande dudit capteur. Dans beaucoup de cas l'eau arrive par le tuyau 2 à une température très légèrement plus éleve'equeceilequliedoitavoir à son arrivée dans le circuit de lavage. Dans ce cas-la remise à la température voulue dans l'installation de recyclage consiste à diminuer sa température. Selon un moyen particulièrement simple et économique, conforme à l'invention, on abaisse la température de l'eau par l'apport d'une quantité correspondante d'eau franche par un tuyau 5, débouchant par exemple dans le tuyau 2,et on assure l'évacuation de l'excédent d'eau, refroidie par son mélange avec l'eau froide apportée de l'extérieur, par un trop-plein 6 qu'un tuyau 7 relie directement aux égouts. A cet effet et conformément à une caractéristique intéressante de l'invention, d'une part on utilise comme capteur de température un thermostat 8 exposé à la température de l'eau sortant du tuyau 2, et, d'autre part, on a recours à une vanne électromagnétique 9 commandée par le thermostat 8 de manière à faire communiquer le tuyau 5 avec une arrivée 10 d'eau franche sous pression aussi longtemps que l'eau arrivant par le tuyau 2, en aval de sa communication avec le tuyau 5, envoie sur le thermostat 8 une eau dont la température est estimée trop élevée. Dans le bac 1, dans lequel peut déjà se produire une certaine élimination d'impuretés par décantation, l'veau est aspirée par la pompe 3 à travers une crépine Il largement dimensionnée et à mailles très fines. La pompe 3 envoie ensuite l'eau à travers le filtre 4, de préférence à cartouche, d'une finesse de tordre de 10 à 5 microns, en aval duquel l'eau purifiée est ramenée par un tuyau 12 dans la développeuse (non représentée), notamment & travers les cannes de lavage habituelles de celle-ci. Entre le moteur 3 et le filtre 4, il convient de prévoir dans le circuit hydraulique de recyclage, un limiteur de débit propre à prélever en dérivation tout excès du débit doleau refoulée par la pompe 3 pour la réintroduire dans le circuit hydraulique en amont de cette dernière, à travers un tuyau 13 en l'oe- currence dans le bac 1. Ce limiteur de débit est avantageusement constitué par une soupape 14, commandée en ouverture directement par la pression de l'eau circulant de la pompe 3 au filtre 4, à l'encontre de la force de réaction d'un ressort de fermeture 15 convenablement taré pour céder à une surpression hydraulique naissant avec un excès de débit. On conçoit que le débit maximum de l'installation est celui avec lequel lreau peut passer par gravité de la développeuse dans le bac 1 par le tuyau 2 et qu'il ne faut en aucun cas dépasser dans le tuyau 12 sous peine de faire déborder l'eau dans la développeuse. La pompe 3 peut être quelconque c'est-à-dire rotative, cen trifuge, à piston, etc. Lorsqu'on utilise une pompe à piston, il convient de la prévoir avec un anti-bélier. Dans tous les cas et surtout si on utilise une pompe à piston, il convient en outre de prévoir dans le circuit hydraulique, entre la pompe 3 et le filtre 4, un accumulateur de pression hydro-pneumatique 16 comportant, sous une membrane 17, un coussin d'azote 18 à pression pré-réglée en fonction des caractéristiques de la pompe 3. Selon un mode d'exécution avantageux de l'invention, on groupe le limiteur de pression (soupape 14, 15) et l'accumulateur de pression hydro-pneumatique 16 sur un même raccord cruciforme 19, intercalé par deux branches opposées 19a et 19b dans le circuit hydraulique entre la pompe 7 et le filtre 4, et dont l'une 19c des autres branches porte l'accumulateur de pression 16 alors que la branche 19d qui lui est opposée porte le boiter 20 de la soupape 14, 15, ce boiter étant raccordé, côté aval de la soupape 14, au tuyau 13. On conçoit qu'avec un tel ensemble à accumulateur de pression hydro-pneumatique 16 et soupapes 14,.15, 20, on évite que liteau refoulée par la pompe 3 cherche à traverser le filtre 4 sous des à-coups de pression, susceptibles de compromettre l'efficacité de filtrage recherchée. Cet ensemble, et c'est important, évite l'échauffement de l'eau par la pompe. Les différents éléments qui viennent d'etre décrits sont avantageusement groupés dans un châssis parallélipipèdique 21 qui, pour fixer les idées, peut avoir 150 cm de long, 60 de haut et 60 de large. Avec de telles dimensions et convenablement habillé, par exemple par un capotage en chlorure de polyvinyle, assurant la protection de l'appareillage intérieur, l'ensemble peut servir de table basse dans un laboratoire. Dans le châssis 21 on peut encore prévoir un bottier électrique 22 et, placés sur le tuyau 12, des appareils de centrale tel qu'un débitmètre 23 et un appareil de controle de température 24. On peut en outre monter dans le circuit de recyclage hydraulique entre la pompe 3 et le filtre 4, de préférence à proximité de ce dernier, un manomètre 25. Dans ce qui précède,on a aupposé que l'eau provenant de la développeuse et arrivant dans 11 installation de recyclage conforme à l'invention par le tuyau 2 est très légèrement trop chaude, auquel cas le réajustement de la température par injec tion d'unefaible quantité d'eau fratche commandée par la vanne électro-magnétique 9 et introduite par le tuyau 5 constitue un moyen particulièrement simple, économique et rationnel. Dans certains cas l'eau, au lieu d'être refroidie dans le recycleur, devra y être chauffée. Dans ce cas la vanne électro-magnétique 9 et le tuyau 5 sont remplacés par une résistance de chauffage par exemple disposée autour du tuyau 2 et dont l'arrivée de courant est commandée par le thermostat 8. Dans d'autres cas encore l'eau arrivant par le tuyau 2 est beaucoup trop chaude et nécessiterait un apport d'eau franche trop élevé. Il convient alors de remplacer le système à injection d'eau franche par un système réfrigérateur qui peut être d'un type bien connu, par exemple à compression-détente ou encore à absorption. Aussi bien lorsqu'on réchauffe 11 eau par une résistance électrique que lorsqu'on la refroidit par passage dans l'échangeur de chaleur dtua circuit de réfrigération, on évite toute perte doleau quel que soit le nombre de calories à apporter à l'eau ou à en retirer. On notera encore que les moyens de réajustement de la température dont il vient d'entre question, au lieu d'être prévus aux endroits indiqués par les chiffres de références 8, 9 et 5, peuvent astre prévus en tout autre endroit convenablement choisi dans le circuit hydraulique de recyclage d'eau. En supposant qu'on vide l'installation de lavage conforme à l'invention après chaque jour de travail, on aura une consommation d'eau journalière qui n'est que de 120 litres au lieu des 5000 litres qui sont nécessaires dans les installations actuelles dépourvues de recycleur d'eau et on aura par ailleurs réalisé une économie considérable du fait que l'eau revient au recycleur pratiquement à la température à laquelle elle va être utilisée, ce qui permet d'économiser des frais de chauffage de cette eau. Il doit d'tailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. R E V E N D I C A T I O N S 1 - Procédé de lavage de films et d'épreuves photographiques, consistant à récupérer l'eau de lavage à sa sortie de la développeuse, à la filtrer et à la remettre à la température voulue avant de la réutiliser pour le lavage qui, de ce fait, peut alors être effectué pratiquement en circuit fermé, par un recyclage continu, en réduisant ainsi à un minimum les consommations d'eau et d'énergie pour maintenir cette eau à la température voulue. 2 - Installation pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication l, caractérisée en ce que l'enceinte de lavage de la développeuse est montée en série dans un circuit hydraulique, dans lequel se trouvent une pompe (3) de mise en circulation continue de l'eau, un filtre (4), éliminant notamment les gélatines, bactéries et impuretés mécaniques, un capteur de température (8) et des moyens (9, 5) de réajustement de la température commandés par ledit capteur (8). 3 - Installation selon la revendication 2, caractérisée en ce qu'elle comprend dans le circuit hydraulique, en aval de la pompe (3), un limiteur de débit (14, 15, 20) propre à prélever en dérivation tout excès du débit d'eau refoulé par la pompe (3) pour la réintroduire (en 13) dans le circuit hydraulique en amont de cette der nière. 4 - Installation selon l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractérisée en ce qu'elle comporte, en amont de la pompe (3), un bac (1) de réserve d'eau, dans lequel l'eau arrive (en 2) de la développeuse par un trop-plein et dans lequel la pompe (3) aspire l'eau à recycler à travers une crépine (11) largement dimensionnée et à mailles très fines. 5 - Installation selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisée en ce que le filtre (4) est monté dans le circuit hydraulique en aval de la pompe (3) de mise en circulation. 6 - Installation selon la revendication 5, caractérisée en ce que le filtre (4) est du type à cartouche d'une finesse de l'ordre de dix à cinq microns. 7 - Installation selon la revendication 4, à réajustement de la température par refroidissement, caractérisée en ce que les moyens de refroidissement de l'eau recyclée comportent d'une part une arrivée d'eau froide extérieure (5), commandée par une vanne électromagnétique (9), elle-même commandée par le capteur de températu re (8), et, d'autre part, un trop-plein (6, 7) sur le bac (1) de réserve dTeau, par lequel de l1eau en excès peut s'échapper du circuit après son melange avec l'eau froide apportée de l'extérieur. 8 - Installation selon la revendication 3, caractérisée en ce que le limiteur de débit est constitué par une soupape (14), commandée en ouverture directement parla pression de l'eau à l'encontre de la force d'un ressort de fermeture (15), convenablement taré pour céder à une surpression hydraulique apparaissant avec un excès de débit et qui est montée sur un conduit de retour (13), branché en dérivation (en l9d) sur le circuit hydraulique entre lesdits pompe (3) et filtre (4). 9 - Installation selon la revendication 8, caractérisée en ce que le circuit hydraulique communique entre la pompe (3) et le filtre (4) avec un accumulateur de pression hydro-pneumatique (16). 10 - Installation selon l'ensemble des revendications 8 et 9, caractérisée en ce que le limiteur de pression (14, 15, 20) et l'accumulateur de pression hydro-pneumatique (16, 17, 18) sont groupés sur un même raccord cruciforme intercalé par deux branches opposées (19a et l9b) dans le circuit hydraulique, entre lesdits pompe (3) et filtre (4) et dont l'une des autres branches (l9c) porte ledit accumulateur (16, 17, 18), alors que la branche (19d), qui lui est opposée, porte ladite soupape (14, 15, 20), raccordée en aval au conduit de retour (13).