La présente invention est relative à un épurateur d'eaux ou de liquides contenant des particules solides en suspension, dans une proportion atteignant 10 %. Actuellement, on obtient l'épuration par décantation, floculation et décantation, au moyen de filtres normaux, de filtres doubles avec rinçage alterné à contre-courant, de filtres à rinçage automatique cyclique à contre-courant ou de filtres centrifuges. L'invention permet d'épurer une eau ou un autre liquide contenant un fort pourcentage de matière solide en suspension, par filtration avec expulsion cyclique du dépôt sous forme de boue à faible teneur en liquide. Cela présente des avantages incomparables en facilitant l'accumulation et ensuite l'élimination du dépôt, dont l'importance peut atteindre des quantités journalières vraiment considérables, ou bien la récupération de la boue, là où une utilisation peut être prévue. Les épurateurs cités plus haut, outre qu'ils présentent parfois des dimensions importantes ou nécessitent l'addition continue de floculants ou ne conviennent pas à des pourcentages notables de matière en suspension, prévoient tous l'élimination du dépôt en présence d'eau ou autre liquide, avec les problèmes que cela pose. Une exception est l'épurateur centrifuge dont le coût aussi bien d'achat que de fonctionnement atteint toutefois des chiffres très supérieurs à celui de l'épurateur selon l'invention. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre en regard du dessin annexé dont la figure unique représente en coupe schématique axiale et simplement à titre d'exemple un mode de réalisation de l'épuration, pendant l#e fonctionnement normal. L'eau ou autre liquide, refoulé par une pompe appropriée, entre par l'embouchure d'arrivée 1 munie d'un clapet anti-retour 2, passe suivant les flèches à travers les cartouches cylindriques filtrantes 3 et sort par l'embouchure 4. La matière en suspension s'accumule dans la chambre cylindrique 5. Les cartouches filtrantes peuvent être au nombre de 2 à 10 selon le débit voulu et peuvent être formées de résine, de feutre, de toile d'acier inoxydable, selon le degré de filtration exigé (10 à 200 pm). A des intervalles de temps préétablis et variables selon le pourcentage de matière en suspension, un tableau électrique assure le débranchement de la pompe d'amenée et le début de la deuxième phase ou phase d'expulsion. Comme le montre le dessin, les cartouches filtrantes 3 sont insérées dans un piston portefiltres constitué par une enveloppe cylindrique 8, une joue inférieure 7, une joue supérieure 9 et deux garnitures d'étanchéité 6, et qui peut coulisser de façon étanche dans le récipient cylindrique 10 de l'épurateur.Un servomoteur hydraulique 11 (commandé par une petite centrale appropriée et une électrovalve) déplace lentement ledit piston vers le bas à la suite du débranchement de la pompe d'amenée. Une grande partie de l'eau contenue dans le réservoir 5 est forcée de passer à travers les cartouches filtrantes 3 et la boue déposée devient plus dense jusqu'à ce que, la pression augmentant, la valve 12 s'ouvre L'eau contenue dans la partie supérieure est maintenant forcée à descendre dans la partie inférieure en passant à contre-courant à travers les cartouches filtrantes 3, de sorte qu'elle lave et dégage celles-ci. On peut rendre cette opération plus ou moins énergique en faisant varier la vitesse de remontée du piston portefiltres. L'électrovalve 14 s'ouvre, la pompe d'amenée se met en marche et l'épurateur commence un nouveau cycle d'épuration. Enfin, sur le tableau électrique est prévue une commande manuelle permettant de répéter plusieurs fois en suivant la phase d'expulsion, de maniere à obtenir un meilleur lavage du filtre, si le lavage automatique n'est pas suffisant. Selon une variante et avec des résultats analogues, on peut laisser le filtre immobile et déplacer vers le haut la joue inférieure 15 munie d'anneaux d'étanchéité appropriés. L'embouchure de sortie 4 est relise à un poumon ayant une capacité suffisante pour assurer aux charges la continuité du débit de liquide pendant la phase d'expulsion et rendre ainsi le fonctionnement continu. L'épurateur décrit et représenté est prévu pour des débits atteignant 70 m3/h avec un pourcentage de dépôt de 3 à 10 X, un degré de filtration variable de 30 à 100 pm, une phase d'expulsion et de lavage d'une durée de 40 secondes se déroulant cycliquement à des intervalles de 4 à 15 minutes. Evidemment, rien n'empêche de modifier la dimension, les débits, le degré d'épuration et les temps d'après des problèmes spécifiques. REVENDICATIONS 1. Epurateur d'eaux ou autres liquides contenant des particules solides en suspension, caractérisé par le fait qu'il comporte un mouvement du piston porte-filtres (ou de la joue inferieure) ayant pour effet de rendre plus dense la matière déposée et ensuite de l'expulser à travers la valve de refoulement sous forme de boue dense. 2. Epurateur selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il comporte un mouvement de retour du piston porte-filtres et une fermeture de la valve sur l'embouchure de sortie et ensuite un lavage et un dégagement forcé des filtres à contre-courant (ou bien un déplacement de 3a joue inférieure avec appel de liquide à contre-courant et lavage des filtres.)