L'invention concerne un procédé de dressage d'une grue comportant un mat à l'extrémité supérieure duquel sont articulés une flè- che et un chevalet a l'extrémité extérieure duquel sont fiés le câble de retenue de flèche et le câble de réglage de flèche, ce dernier partant du chariot supérieur tournant, la flèche s'appliquant pour le transport de la grue contre le mat horizontal et le chevalet contre la flèche, le mat pouvant être dressé a la position verticale en un point espacé de son extrémité inférieure autour de l'axe horizontal d'un châssis orienté vers le haut, disposé sur le chariot supérieur, par l'intermédiaire d'un moufle relié audit chariot supérieur. Dans les grues de construction du type défini ci-dessus, on dresse tout d'abord le mât. Apres avoir dressé le mat, on lève la fleche grâce a un treuil, en raccourcissant le câble de dressage de flèche. Ces mesures ne prennent pas seulement beaucoup de temps mais en outre elles nécessitent un treuil spécial pour dresser la flèche. L'invention a pour but de fournir une grue qui puisse être dressée simplement et sans accessoires, en un temps inférieur a cinq minutes, jusqu a ce qu'elle soit prête a servir dans n'impDr- te quelle position du chariot supérieur relativement au chariot inférieur et qui soit en mêmettemps très économique a construiro. En outre, il faut qu'elle puisse être transportée avec contrepoids. Pour résoudre ce problème, l'invention propose un procédé du genre défini ci-dessus, remarquable en ce que le câble de retenue de flèche etle câble de réglage de flèche ont une longueur predéterminée, invariable pendant le dressage et pendant le fonctionne- vinent de la grue et telle que, lorsque la grue est en position repliée, ils sont tendus ou n'ont qu'un léger mou ei qu'en mseme temps que l'on dresse le mât de l'horizontale à la verticale, on lève la flèche. invention fournit ainsi une grue qui peut être dressée et repliée de façon simple et sure, même par des ouvriers non qualifies avec des moyens de construction relativement réduits et sans accessoires. Un mode d'exécution de l'invention est remarquable en ce que le câble de retenue de flèche et le câble de réglage de flèche ont une o'?jui telle quelorsque le mât atteint la position verticale, la fleche est en position horizontale. L'invention peut aussi s' appliquer à un mât télescopique ainsi qu'à une flèche télescopique. Dans la mesure ou l1on utilise des grues présentant ces caractéristiques, le mât et la flèche présentent leur longueur normale avant le dressage, lorsque le mât est en position repliée. Toutefois, l'invention s'applique de façon particulièrement avantageuse a une grue comportant un mât et une flèche qui ont une longueur invariable. Un mode d'exécution est remarquable en ce que dans la position repliée permettant le transport, le mât, considéré a partir de l'extrémité inférieure, se trouve par son premier tiers dans la région du chariot inférieur et dépasse celui-ci par les 2/3 de sa longueur, la flèche ayant une plus grande longueur que le mât. Un autre mode d'exécution est remarquable en ce que lorscue le mât est en position horizontale, le contrepoids est disposé de part et d'autre du mât et dépasse latéralement une partie de la hauteur du mât. Un autre mode d'exécution est remarquable en ce que, lorsque le chevalet est dans sa position appliquée contre le mât qui est replié, il slappuie, la première phase de son pivotement vers le haut ,sur une première articulation proche de l'axe de pivotement de la flèche et qu ' ensuite, a sa phase suivante et sa dernière phase de pivotement, et donc dans sa position de service, il s X ap- pulse sur une deuxième articulation prévue sur l'extrémité supérieure du mât, du cotéopposé à l'articulation de flèche. Enfin, un autre mode d'exécution est remarquable en ce que, dans la surface latérale du tambour de câble adjoint au mouflage servant dresser le mât, est prévu, a peu près au milieu, un évidement e trou de serrure dans lequel le câble de dressage du mât s'engage et est zssu~etti par son extrémité renforcée par une douille. L'invention est expliquée de façon plus précise dans un exemple d'exécution représenté par les dessins annexés sur lesquels la figure 1 montre la grue de construction l'état replIé, la figure 2 la grue de la figure I partiellement dressée, la figure 3 montre une phase suivante du dressage, la figure 4 la grue en position de travail, la figure 5 letamLbour du câble de dressage du mât, en perspective essentiellement schématique, la figure 5 est uneccupe d'un secteur ae paroi latérale du ta.- bour de la figure 5. La grolle comprend le chariot inférieur 10 muni de la couronne de rotation 11 et le chariot supérieur 12 qui porte une extrémité le contrepoids 13 etpresente à son autre extrémité des bras de flèche 14 et 15, disposas par paires et donc de part et d'autre du mât, reliés par leurs extrémités antérieures à un axe horizontal et formant le centre de rotation 16 pour le dressage du mât. Ce centre de rotation lt est disposé,en position horizontale, dans la région des longerons supérieurs du mât. Le mât 17 présente les longerons supérieurs mentionnés 18 et les longerons inférieurs 19 entre lesquels sont révues des barres en treillis 20, 20a etc. Le mât présente une section carrée de façon connue. A l'extrémité supérieure du mât se trouve une traverse de flèche 23 à laquelle la flèche 22 est articulée par une articulation 21. Dans la position de transport de la figure 1, la flèche 22 repose surle mât 17. Sur la flèche est placé, à nouveau dans la position de transport de la grue, un chevalet 24 forme de deux bras pivotants en forme de fourche, tous deux montés de manière à pouvoir pivoter sur la traverse de flèche 23. Selon les figures 2 et 3, lechevalet 24, à l'extrémité libre duquel s'appliquent le câble de retenue de flèche 26 et le câble de réglage de flèche 27, sert à écarter ces cables de l'extrémité supérieure du mât. Le chevalet 23 présente un bras porteur 28 faisant saillie à peu près à angle droit, situé dans ie plan de pivotement du che- valet et dont l'extrémité libre entoure partiellement un goujon 29 solidaire de l'extrémIté supérieure du mât et appartenant à une première articulation constituant un palier. A l'extrémité d'articulation du chevalet de-passentiatéralement deux goujons opposés 30 ou un goujon continu correspondant, pouvant pivoter selon un arc de cercle autour du goujon 29. Sur la traverse de flèche 23 sont fixées,à l'opposé des articu- latins comportant les goujons 29, d'autres articulations 31 sus forme de paliers ouverts e fourche vers le haut, la largeur de la fourche correspondant au diamètre des goujons 30 du chevalet 23. En outre, sur la traverse de flèche est montée, à l'extérieur des articulations 31, une poulie de renvoi 32. Comme on l'a dit, le câble de dressage de flèche 27 est fixé l'extrémité libre du che-alet ainsi ou'à une traverse non repre- sentez, entre les contrepolds 33 et donc sur le chariot supérieur 12. Le câble de dressage de flèche 27 passe sur le goujon de renvoi 30 qui le guide ainsi que sur la poulie de renvoi 32. L'extrémité libre 25 du chalet est en outre reliée à la flèche 22 par l'intermédiaire du câble de retenue de flèche 2 La grue de construction présente en outre, sous la forme d'un nouflage, un câble de dressage de mât 34, le mouflage étant actionné par l'intermédiaire du tambour entraîné par moteur electrique et indiqué sur les figures 5 et 6. On peut voir par les figures 1 à 4 que lorsqu'on dresse le mât autour du centre de rotation 16, le câble de dressage de flèche 27 tendu sur la figure 1 avec seulement un léger mou et le câble de retenue de flèche 26 se tendent parce qu'ils ont une longueur prédéterminée qui ne peut pas varier pendant le dressage. Les figures 1 à 4 montrent en outre que lorsque le dressage du mât coirmence, ie bras de flèche articulé à l'extrémité du mât se lève en même temps et la pointe de la flèche touche tout d'abord le sol. Cette pointe est munie d'un train de roulement 35 prévu à cet effet.A mesure que le mât se dresse de plus en plus, l'extré- mité antérieure de la flèche se soulève aussi du sol et pivote à l'horIzontale de sorte qu'au moment où le mât a atteint sa position verticale, la flèche occupe sa position horizontale. Aussitôt que le mât a atteint sa position horizontale, il est verrouillé au chariot supérieur par des fiches 36. Lors de ce dressage, le chevalet 23 pivote autour du goujon 29 et arrive alors à une position telle quelesgoujons 3Q, situés à l'extrémité d'articula- tion du chevalet, pénètrent dans les ouvertures -de flèche des articulations 31. L'extrémité libre du chevalet 23 décrit un arc de cercle.Quandle mât continue de se dresser, comme on le voit par la figure 3, les bras porteurs 8, par leurs extrémités qui entourent partiellement les goujons 29, s'écartent du mât. Ainsi, ie passage automatique du premier axe de pivotement situé sur les goujons 29 au deuxièmeaxe de pivotement situé dans les articula- tions fourchues 31 est accompli. Quand le mât continue de se dresser, le chevalet pivote davantage et le câble 27 s'écarte de la poulie 32 commele montre la figure 4. Ainsi, parle moulage 34 du dispositif de dressage, la partie du mât qui fait saillie vers l'avant est tirée vers le treuil. Grâce à ce mouvement de levier, le mât se dresse, avec la flèche placée dessus. Entant donné la traction que subissent ainsi les câbles deretenue de flèche et de retenue de chevalet, tous es câbles étant et restant attachés, le chevalet se redresse dans la suite du mouvement et tire la flèche à ia position horizontale au moment où le mât atteint aussi la position verticale. La grue peut être dressée a n importe quelle position du chariot supérieur relativement au chariot inférieur de sorte que la grue convient particulièrement aux petits chantiers. Les figures I à 4 montrent un chariot inférieur qui repose sur quatre appuis 37, 37a. I1 est entendu que le chariot inférieur peut aussi être muni d'un système de roulement, les roues pouvant être soulevées quand la grue est en service de façon quelle repose sur les appuis susdits 37, 37a etc.. Da figure 5 montre le tambour 35. Celui-ci présente à sa surface périphérique 35 une ouverture en trou de serure comportant le trou 37 de plus grand diamètre auquel se raccorde la fente 38 située dans le plan radial. A travers le trou 37, on insère de 1 'exté- rieur le câble du mouflage du mécanisme de dressage. Le câble 3A présente à son extrémité antérieure une douille solidaire 39, de préférence sertie. Cette douille s'applique en dessous de la fente 38. Ainsi le câble est assujetti au tambour 35, en particulier en combinaison avec le fait que le câble fait plusieurs fois le tour du tambour avant d'exercer la force sur le mouflage.La fixation du câble 34 au tambour a l'avantage que, lorsqu'on actionne le treuil, le câble s'enroule tout d'abord sur le tambour sous 1 forme d'unecouche dans le sens de la flèche 40 puis en sens nver- se suivant la flèche 41, de sorte que le tambour porte deux couchesde câble. Ensuite, à peu près dans la région de la fixation 37, 38, l'enroulement de câble arrive à nouveau sur la surface laté- rale du tambour de sorte qu'en cet endroit, il n'y a qu'une seule couche decâble qui permet une transmission particullerement avan tageuse de la force à la deuxième phase du dressage, où l'on soulève du sol la pointe dela flèche et où une force particu'ierem.ent grande est nécessaire, le câble du mouflage stappliquant contre la surface du tambour de sorte que la distance radiale à l'axe de rotation du tambour est plus petite. R E V E N D I C A T I O N S 1- Procédé de dressage d'une grue comportant un mât à l'extrémité supérieure duquel sont articulés une flèche et un chevalet à ltex- trémité extérieure duquel sont fixés le câble de retenue de flèche et le câble de réglage de flèche, ce dernier partant du chariot suprieur tournant, la flèche s'appliquant pour le transport de la grue contre le mât horizontal et le chevalet contre la flèche, le mât pouvant être dressé à la position verticale en un point espacé de son extrémité inférieure autour de l'axe horizontal d'un ch s- sis orienté vers haut, disposé sur le chariot supérieur, par l'in- termédiaire d'un moufle relié audit chariot supérieur, procédé caractérisé en ce que le câble de retenue de flèche et le câble de réglage de lèche ont une longueur prédéterminée, invariable pendant le dressage et pendant le fonctionnement de la crue et telle que, lorscue la grue est en position repliée, ils sont tendus ou n'ont qu'un léger mou et qu'en meme temps que l'on dresse le mât de l'horizontale à la verticale, on lève la flèche. 2- Procédé de dressage a'une grue selon la revendication 1, caractérisé en ce que lorsque le mât atteint sa position verticale, le bras de flèche atteint sa position horizontale. 3- Procédé ae dressage d'une grue selon les revendications 1 et 2, caractérise en ce que lorsque la grue est repliée, avant le dressa oe, le mât et la flèche ont leur longueur totale. 4- Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon les revendi- cations 1 et 2, caractérisé en ce que le mât et la flèche ont, de manière en elle-même connue, une longueur invariable. s- Disposit de dressage d'une grue selon la revendication 4, carac térisé en ce que lorsque le mât est en position repliée de transport, son premier tiers, considéré à partir de l'extrémité infé- rieure, se trouve dansla région du chariot inférieur et les deux tiers de sa longueur dépassent le chariot inférieur et que la lèche a une plus grande longueur que le mât. 6- Dispositif de dressage d'une grue selon la revendication 5, caractérisé en ce que lorsque le mât est en position horizontale, le contrepoids est disposé de part et d'autre du mât et dépasse latéralement une partie de la hauteur du mât. ;-Dipositif de dressage d'une grue selon l'une quelconque des revendications 4 a 5, caractérisé en ce que lorsque le chevalet est dans sa position appliquée contre le mât qui est replié, il s'appuie à la première phase de son pivotement vers lehaut sur une premiere articulation proche a l'axe de pivotement de laflèche et qu'ensuite, à sa phase suivante et à sa dernière phase de pivotement, et donc dans sa position de service, il s'appuie sur une deuxième articulation prévue sur l'extrémité supérieure du mât, du côté opposé l'articulation de flèche. 8- Dispositif de dressage d'une une grue selon la revendication 5, caractérisé en ce que l'extrémité d'articulation du chevalet présente un bras porteur faisart saillie à peu près à angle droit, situé dans le plan de pivotement du chevalet et dont l'extrémité libre entoure partiellement le goujon de la première articulation et que la deuxième articulation présente un palier solidaire de l'extremi- té supérieure du mât, ouvert en fourche vers le haut et dont la largeur de fourche correspond au diamètre d'un goujon faisant sail- lie latéralement à l'extrémité d'articulation du chevalet. 9-Dispositif de dressage d'une grue selon l'une quelconque des revendications 4 à 6, caractérisé et ce que, dans la surface latérale du tambour de câble adjoint au mouflage servant à dresser le mât est prévu, à peu près au milieu, un évidement en trou de serrure dans lequel le câble de dressage du mât s'engage et est assujetti par son extrémité rer.- forcée par une douille.