La présente invention concerne un procédé pour l'épissure de deux extrémités de fls et une tête à épisser ou d'épissure pour la mise en oeuvre de ce procédé. On connait des dispositifs à épisser qui compren- nent généralement un canal cylindrique, dans certains cas légèrement conique, dans lequel sont introduites les deux extrémités de fils. Au milieu de ce canal est prévu une ouverture d'entrée d'air, qui est tangentielle à la paroi du canal et à travers laquelle de l'air sous pression est soufflé dans le canal, ce qui assure que les deux extrémités de fils sont tournoyées. Les dispositifs connus ont pour inconvénient que l'air qui entre tangentiellement produit un effet de torsion qui devient plus fort aux extrémités de fils à un côté de la chambre à épisser et de devient plus faible ou s'annule à l'autre côté. A cet endroit se forme ainsi, en raison de la disposition parallèle des fils, une zone plus faible d'une résistance à la traction qui est plus faible ou zéro ( Brevet Suisse NO 495 445). De plus, les extrémités des fils qui ont été épissés de cette manière présentent des extrémités qui s'écartent toujours l'une de et qui restent accrochées au cours du traitement ultérieur du fil dans les oeillets et les guidages de fils et provo- quent ainsi des perturbations. La présente invention a pour objectif de perfectionner les procédés connus pour épisser deux extré- de fils, de tele manière que l'épissure puisse être effectuée avec une grande fiabilité tout en continuant d' utiliser un dispositif simple, et la formation d'extrémités de fils s'écartant et d'endroits affaiblis en raison d'une torsion réduite des fils puisse être évitée. Pour atteindre ce but, le procédé selon la présente invention est caractérisé en ce que les extrémités de fils sont traitées à l'aide d'un courant de fluide sous pression, formé par deux courants soufflants qui sont guidés dansuie chambre à turbulence suivant des directions d'écoulement opposées. La tête à épisser selon l'invention, pour la mise en oeuvre de ce procédé, est caractérisé en ce que la chambre à turbulence est conformée en deux chambres qui s'élargissent coniquement ou tronconiquement dans des directions opposées vers les côtés frontaux de la chambre à turbulence. L'invention sera mieux comprise, et d'autres buts, caractéristiques, détails et avantages de celle-ci apparaltront plus d&irement au cours de la description explicative qui va suivre faite en référence aux dessins schématiques annexés donnés uniquement à titre d'exemple illustrant plusieurs modes de réalisation de l'invention et dans lesquels: - la figure 1 est une vue enlerspective. schématique d'une tête à épisser avec une chambre à turbulence conformée en deux chambres partielles; - la figure 2 est une vue en coupe de la tête à épisser selon la figure 1, au centre de celle-ci, perpendiculaire à l'axe ou aux axes de la chambre à turbulence; - la figure 3 est une vue en coupe de la tête à épisser dans la direction de 1' axe ou des axes de a chambre à turbulence; et - la figure 4 illustre l'allure de la pression des deux courants soufflant en fonction du temps. Il ressort de la représentation en perspective de la tête à épisser, suivant la figure 1, que cette tete est formée par un corps carré ou parallélépipédique. Dans le sens de sa longueur s'étend une chambre à turbulence 2. Cette dernière est formée de deux chambres 3, 4 de forme conique ou tronconique. Ces cônes ou cônes tronqués présentent la même forme et sont disposés l'un à côté de l'autre de telle manière qu'ils s'élargissent vers les côtés frontaux 5, 6 de la tête à épisser 1. suivant des directions opposées. Comme les axes des cônes ou cônes tronqués sont parallèles l'un à l'autre, la génératrice formant ligne de contact des deux cônes ou cônes tronqués est située également au plan longitudinal formé par les deux axes et à travers lequel s'étend la coupe longitudinale représentée à la figure 3. Dans la zone de la ligne de contact de cône ou cône tronqué est pratiquÉedans la chambre à turbulence 2 une fente de liaison 7 qui établit une communication entre les deux chambres 3 et 4. Cette fente de liaison 7 s'étend obliquement aux axes des deux chambres 3et 4. La coupe perpendiculaire aux axes des chambres 3, et parallèle aux côtés frontaux 5, 6,suivant la figure 2, se compose, comme il ressort de la figure 3, de deux coupes partielles le long de la ligne II-II, qui sont situées de part et d'autre du plan médian. M illustré par une ligne en traits mixtes. Un raccord de fluide sous pression 8,9 est associé à chaque chambre 3, 4, dont les embouchures 10,11 débouchent dans les chambres 3,4, avec des axes tangentiaux. Suivant la figure 3, les ouvertures ou embouchures 10, 11 sont légèrement décalées l'une de l'autre de telle manière qutiloese trouvent deépt et d'autre du plan médian M. La disposition des raccords defddescus pression 8 et 9 peut être différente de celle représentée à la fi- gure 2 o les axes des ouvertures 10, 11 des raccords de fluide sous pression 8 et 9 sont parallèles l'un à l'autre, c'est-à-dire les ouvertures 10, 11 peuvent être situées à un autre endroit à la périphérie des chambres 3, 4.Cependant, il convient de respecter un décalage des ouvertures 10, 11 par rapport au plan médian M, pour éviter que les courants de fluide sous pression qui entrent dans les chambres 3 et 4 se gênent mutuellement tout en débou- chant dans des chambres différentes. Il ressort des figures 1 et 2 que la tête à épisser 1 comprend une fente d'introduction 12 qui s'étend sur toute la longueur de la chambre à turbulence 2,et sert à l'introduction ou la mise en place des extrémités de fils à épisser. Pour que l'opération d'introduction des extrémités des fils puisse être effectuée plus facilement, la fente d'introduction comprend des parties inclinées 13. Ce n'est qu'au nii dipanm5>ian-X que la fente 12 s'étend au-dessus de la fente de communication ou de liaison 7. L'emplacement de la fente d'introduction 12 est représen- tée en traits mixtes àla figure 3 et on constate que la fente d'introduction 12 débouche d'un côté du plan médian M dans la chambre 3 et de l'autre côté de ce plan M dans la chambre 4. Ceci a pour conséquence que, lors de l'introduc- tion de deux extrémités de fils destinés à être épissés, une extrémité soltplacée dans la chambre 3 et l'autre ex- trémitésetbuvelachambre 4. L'arête 14 qui prend naissance à la fente de liaison ou de communicaiton 7 s'étend obliquement à la fente d'introduction 12, comme il ressort de la figure 3. Les extrémités des chambres 3, 4 qui débouchent aux côtés frontaux 5, 6 de la tête à épisser 1 sont avantageusement pourvus de parties arrondiesl5comme le montre la figure 3. La liaison des deux extrémités de fils à l'inté- rieur dela tête à épisser 1 s'effectue de la manière suivante: Les deux extrémités sont introduites, en sens inverse, à travers la fente d'introduction 12 et sont coupées au voisinage des côtés frontaux 5, 6. En raison de l'inclinaison de l'arête 14 par rapport à la fente d'introduction 12, une extrémité parvient dans une chambre tandis que l'autre extrémité parvient dans l'autre des deux chambres 3, 4. Par l'intermédiaire des raccords de fluide sous pression 8, 9 seproduit un écoulement tourbillonnaire dans les chambres 3, 4. Ceci assure que l'écoulement de fluide sous pression commence brusquement, à la manière d'un coupcomme cela ressort de la figure 4. L'augmentation de 1' énergie de pression atteint sa valeur maximum après une durée de temps très court et reste constante pendant le temps d'épissure. Après l'interruption de l'alimentation en fluide sous pression, la pression retombe à sa valeur zéro. La figure 2 illustre que le courant de fluide sous pression dans les chambres 3 et 4 se fait suivant un huit couché ou de façon lemniscate. Le courant de fluide sous pression qui entre dans une chambre s'écoule vers l'arête 14, il pénètre dans l'autre chambreparcourt celle-ci au niveau de la périphérie et revient à l'arête 14 dans la première chambre. Ce processus peut se répéter plusieurs fois et le courant se meut en direction des côtés frontaux 5, 6 de la tête à épisser 6. Les extrémités de fils sont tournoyées, torsadées et épissées l'une avec l'autre. Grâce à l'action brusque des fluides sous pression, les deux extrémités sont fixées au milieu de la tête à à épisser 1, pendant que les deux courants de fluide sous pression dévient obligatoirement en direction des chambres 3, 4 qui s'élargissent. Suivant la conduite de courant de façon lemniscate, les extrémités de fils sont déplacées de façon correspondante et ainsi tournoyées et torsadées. Il en résulte une épissure qui ne comprend plus d'extré- mités qui s'écartent et n'a plus d'endroits affaiblis en raison d'une torsion réduite de fil. Bien entendu la fente de communication 7 doit être réalisée de telle manière que la tangente de sortie d'une des chambres 3, 4 soit en alignement avec la tangente d'entrée de l'autre chambre pour obtenir que le courant de fluide sous pression passe pratiquement sans perte d'une chambre à l'autre. A la figure 2, les chiffres de référence 16 et 17 désignent les extrémités de fils et leur sens de rota- tion est illustré par des flèches. La position des extrémités de fils 16, 17 n'est cependant pas stationnaire et un traitement intense des extrémités de fils 16, 17 a lieu pendant le maintien de l'écoulement du fluide sous pression. Grâce aux deux courants de fluide sous pression qui sont juxtaposés mais guidés dans des directions inverses, les extrémités de fils 16, 17 sont retenues au milieu du plan médian M de la tete à épisser, tandis que les autres parties sont tournoyées et torsadées. Pour l'introduction des extrémités de fils dans la tête à épisser 1,on utilise les mêmes moyens que ceux employés dans des appareils de formation de noeuds pour machines de bobinage automatique. Ces moyens sont consi- dérés comme dant connus en soi, par exempleparla demande de brevet Allemand NI 1 256 571. Seules les extrémités de fils 16, 17 doivent être découpées avant l'accomplissement de la procédure d'épissure. Les extrémités de fils 16, 17 sont raccourcies par l'opération d'épissure si bien que la formation d'extrémités qui s'écartent est sûrement évitée. La tête d'épissure 1 est de préférence réalisée en un matériau résistant au frottage tel que par exemple de l'acier., un métal non ferreux ou une matière plastique. R E V E N D I C A T I 0 N S 1. Procédé pour épisser deux extrémités de fils dans une tête à épisser, suivant lequel les extrémités de fils sont introduites dans une chambre à turbulence de la tête à épisser et sont traitées par un courant de fluide sous pression situé au milieu et s'étendant tangentielle- ment à la périphérie de la chambre à turbulence, les extrémités de fils étant tournoyées et torsadées pour la formation d'une liaison, caractérisé en ce que les extrémités de fils sont traitées par un courant de fluide sous pression formé d'au moins deux courants soufflants qui sont guidés dans la chambre à turbulence dans des directions d'écoulement opposées. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les courants soufflants sont introduits dans la chambre à turbulence aux côtés de parois opposés de la chambre à turbulence, suivant des directions d'écouleimt parallèles. 3. Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que les courants soufflants sont menés le long d'une trajectoire similaire à une lemniscate. 4. Tête à épisser pour la mise en oeuvre du procédé oelon la revendication 1, comprenant une fente d'introduction des extrémités de fils, qui s'étend sur la longueur de la chambre à turbulence, caractérisé en ce que la chambre à turbulence (2) est conformée en deux chambres (3,4) de forme conique ou tronconique, qui s'élargissent vers les côtés frontaux (5, 6) de la chambre à turbulence (2), suivant des directions opposées. 5. Tête à épisser selon la revendication 4, caractérisée en ce que les chambres (3,4) ont des axes parallèles et sont en contact l'une avec l'autre, une fente de communication oblique (7) étant formée dans la zone de contact de leurs surfacespériphériquequi s'étend obliquement par rapport aux axes des chambres (3,4). 6. Tête à épisser selon la revendication 4 ou 5, caractérise en ce qu'un raccord de fluide sous pression (8,9) à ouverture tangentielle est prévu de part et d'autre du plan médian( )de la chambre à turbulence (-j par exemple aux parties de parois opposées, avec des axes d'ouverture (10,11) parallèles. 7. Tête à épisser selon la revendication 6, caractérisée en ce que les ouvertures (10,11) des raccords de fluide sous pression (8,9) sont situés à des endroits de parois des chambres (3,4) situés en face de la fente de communication 7. 8. Tête à épisser selon la revendication 4, caractérisée en ce que a chambre à turbulence 2 est pourvue à ses extrémités de parties arrondies (15) qui sont situées à la base des chambres (3,4) de forme conique ou tronconi- que.