I1 est connu d'extraire des pièces moulées en béton, pat exemple des tuiles creuses ou tuiles flamandes, en continu de dispositifs qui moulent tout d'abord le béton dans des plaques ou tôles de support constituées~convenablement, qui traversent le dispositif en une bande ininterrompue et se séparent ensuite en tuiles ou plaques individuelles de béton. I1 est également connu, après la sortie à ltextérieur du dispositif, de réaliser la conformation visible des. plaques en bétons On peut par exemple I1 exécuter en pulvérisant un lait coloré de ciment sur la surface des plaques en bétan ou d'objets analoiies. On a également fréquemment pulvérisé du granulé fin dans le lait de ciment. Le fait de rapporter comme nécessaire jusqu'à présent, une couche visible présente cependant des inconvénients. Il est en effet apparu que la tenue du granulé dans le lait de ciment et l'adhérence du lait de ciment sur le béton de base laissent fréquemment à désirer. Une coloration suffisamment durable est par suite dou tueuse. On a déjà, il est vrai, essayé d'éliminer cet inconvénient en colorant dans la masse la plaque de béton etiou en munissant la surface visible de couleurs, par exemple à base de résines synthétiques résistant aux rayons ultraviolets. Bt à la saponification. n procédés sont cependant coûteux à ltexcès. En outre, le problè- me de la permanence n' a pas été résolu dans le degré voulu dans le cas d'une apposition ultérieure de couleurs. C'est un but de la présente inventiçn de fournir un procédé de fabrication continue suivant une bande, de pièces moulées en béton à plusieurs couches, grtce auquel on élimine les inconvénients qui esistaieat jusqu'à présent. Selon l'invention, on dépose sur la couche de béton de base, en mdme temps que le moulage a lieu, une ou plusieurs couches de béton destinées à former la surface visible et on les compacte en meme temps que le béton de base. Le béton visible servant à réaliser la surface visible présente de préférence, abstraction faite des substances spéciales d'addition, la même composition ou une composition semblable à celle du béton de base. Comme substances ajoutées on envisage, quand la couche de béton visible doit se distinguer par sa couleur de la couche de béton de base, des colorants ou pigments appropriés. La présente invention ne se limite nullement, cependant, à l'obtention de couches durables de béton visible coloré.On peut au contraire ajouter au béton visible utilisé pour réaliser les couches indiquées, éventuellement, en méme temps que des colorants, 'également d'autres produits d'addition, comme par exemple de la poudre de, silicone ou d'autres Passes gynthéti- ques, qui opèrent une. amélioration, du béton visible. On peut également utiliser pour fabriquer les couches de béton visible un béton visible qui se distingue du, béton de base par d'autres proprié- tés, par exemple la constitution-du grain, le coefficient de tempé ra-ture, etc.Une autre forme d'exécution de l'invention prévoit enfin de déposer, immédiatement avait le dépôt de la couche de béton visible, sur celle-ci une matière granulaire qui,, lors de l'opération ultérieure de compactage, est comprimée gufflsamment dans le béton visible pour obtenir une adhérence suffisante. Dans L'utilisation du procédé suivant l'invention sous sa forme générale, les surfaces de coupe qui apparaissent dans le. dit- férentes plaques de support lors du sectionnemant de la bande ne sont pas recouvertes par la couche de, béton visible. Une de ces surfa- ces de coupe reste donc visible quand on fabrique des tubes de couverture de toits avec les plaques imbriquées de la façon indiqué. On peut y remédier en soumettant les surfaces de coupe non rer*- tues à un traitement ultérieur,. par exemple en pulvérisait mir elm les de la couleur, par exemple du lait de ciment ou une couleur de résine artificielle. Une forme particulière d'exécution du procédé dé suivant l'invention, dans laquelle on obtient au coure du processus de fabrication des surfaces de, coupe pourvues d'un revOte- ment est plus avantageuse.Suivant l'invention, on évite à cet effet de recouvrir d'une couche de béton de base les emplacements auxquels les plaques de support sont jointives, de sorte que; lors- qu'ultérieurement on appliquera le béton visible', ces emplacements seront remplis exclusivement par celui-ci. Si ensuite on sépare l'une de l'autre Ies plaques de support, des emplacements de coupe revêtus de béton visible apparaSssent. Pour la mise en oeuvre du procédé, on peut utiliser un dispositif constitué pat une trémie de remplissage disposée au-dessus d'une bande ininterrompue de plaques de support, pourvue d'un bec et que des parois de séparation séparent en deux chambres,, et éventuellement en plus de deux chambres disposées l'une derrière l'au tre. La paroi de séparation peut également le cas éçhéant, n'atteindre que le sommet supérieur d'un cylindre de moulage situé audessus des plaques de séparation et dont le sommet inférieur détermine ltépaisseur de la couche de béton de base. En outre, des arbres à ergots connus,peuv?nt être disposés à.l'iiitérieur des chambres. S'il s'agit de fabriquer pàr le nouveau procédé des plaques de béton dont les faces de sectionnement-soient'également revêtues de béton visible, on peut munir le cylindre de moulage disposé au-dessous de la paroi de séparation-, d'une came dont le déplace ment-soit réglé de maniéré quelle rencontre constamment l'endroit auquel les plaques de support sont jointives, de porte que manque en ces endroits un revêtement de béton de base. Une autre possibilité consiste à faire tourner en circuit fermé des tiges transversales qui s'insèrent dans les plaques de support à ltemplace- ment des joints et y empêchent le remplissage avecdu béton de base. le procédé suivant l'invention, ainsi que le dispositif pour sa mise en oeuvre sont représentés plus en détail, et à titre d' exemple, sur le dessin annexé, dans lequel - la figure 1 montre schématiquement et en coupe latérale, une forme d'exécution du dispositif - la figure 2 montre également schématiquement et en coupe latérale, une forme d'exécution du dispositif dans laquelle les emplacements de coupe sont également pourvus de reveement ; et - la figure 3 montre également schématiquement et en coupe latérale, une autre forme d'-exécution du dispositif, dans laquelle également les emplacements de coupe sont rev8tus. le dispositif représenté sur la figure 1 comporte la trémie de remplissage 1, disposée au-dessus de la bande ininterrompue des plaques de support 2, qui se déplace dans la direction de la flèche. La trémie de remplissage 1 est divisée par une paroi de séparation 3 en deux chambres 4 et 5 qui, vues dans la direction de la flèche, sont disposées l'une derrière l'autre. La chambre 4 sert à recevoir le béton de base 6 et la chambre 5 le béton visible 7. A l'intérieur de la chambre 4 se trouve un arbre à ergots 8, et à l'intérieur de la chambre 5 un arbre à ergots 9o A l'ex- trémité avant de la trémie 1, considérée dans le sens de la flèche, sont disposés un cylindre 10 de moulage ainsi qu'une pièce Il de compactage. La paroi 3 de séparation de la trémie de remplissage s'étend, dans la forme d'exécution représentée, seulement jusqu'au point le plus éleve d'un cylindre de moulage 12, dont le point le plus bas détermine la hauteur de la couche de béton de base. On peut en outre, le cas échéant, se dispenser d'un tel cylindre de moulage 12. La paroi 3 de séparation est alors prolongée vers le bas pour correspondre à l'épaisseur de la couche de béton de base. Dans certains cas, on peut également renoncer au cylindre de aou- lage 10, quand le moulage doit être exclusivement dû aux parois de clbture des chambres à trémie de remplissage. Le fonctionnement du dispositif est le suivant : La bande ininterrompue , déplacée dans la direction de la flè- che, des plaques de support 2 parvient tout d'abord sous la cham- t bre 4, remplie de béton de base, de'la trémie de remplissage i, chambre dans laquelle le béton de base est introduit dans les plaques de support par l'arbre 8 à ergots et le cylindre de moulage t2, et le profil moulé en correspondance.On dépose ensuite de la même façon dans la chambre 5 remplie du béton visible 7, au moyen de l'arbre 9 à ergots et du cylindre 10 de moulage, une mince couche de béton visible, par exemple colorée dans une teinte aract*- ristique, sur la couche de béton de base, qui est alors compacté par l'embouchure 11 à'état d'une couche hosqgène de béton. Â la suite de cette opération de moulage on sépare ensuite l'une de l'autre, de façon connue, les plaques de support remplies do béton. La forme d'exécution représentée sur la figure 2 correspond en principe à celle représentée ourla figure 1. Au lieu du cylin- dre 12 de moulage représenté sur la figure 1 , - on utilise ici un cylindre de moulage 12a qui en outre est enfoncé plus profondéient que sur la figure 1. le cylindre de moulage 1 2a porte, tra-verea- lement à la direction de l'avance et sur la largeur totale de la trémie de'remplissage 1, une came 13 atteignant les plaques de sup- port et dont la vitesse périphérique extérieure coincide avec la vitesse d'avance des plaques de support.La rotation des cylindres de moulage est en outre synchronisée avec l'avance des plaques de support de façon que la came 13 arrive constamment à l'emplacement auquel les plaques de support sont jointives. La condition à cet effet est que la longueur des plaques de support et la périphérie extérieure de la came soient identiques. Comme le ion- tre la figure 2 la came a pour effet que l'emplacement de jonction de deux plaques de support reste exempt de béton de base. Il se remplit donc de béton visible. Quand on sépare ensuite les plaques de support, des emplacements visibles revetus de béton visible apparaissent donc. Dans la forme d'exécution représentée sur la figure 3, les chambres 4 et 5 sont séparées ltune de l'autre par deux parois de séparation 3a, 3b, séparées et parallèles entre elles au lieu d'une paroi de séparation seulement. Entre les parois de séparation 3a et 3b se déplacent une paire de câbles ou chastes sans fin 14 qui passent sur le cylindre de moulage 12b et des poulies ou des roues dentées 15. Sur les câbles ou channes 14 sont disposées des tiges transversales 16 dont l'espacement est égal à la longueur d'une plaque de support et qui ont une forme telle qu'ils ssinsèrent dans les plaques de support à leurs lignes de jonction et y empêchent le remplissage avec du béton de base. A cet effet, il faut que le dispositif constitué par les tiges transversales et les câbles ou les channes se déplace de façon convenable en synchronisme avec la bande des plaques de support. iBYENDICAtIQKS 1. Procédé de fabrication en continu de pièces moulées en béton, en particulier de tuiles creuses, caractérisé en ce que l'on dépose sur la couche -de béton de base, en même temps que le moulage a lieu, une ou plusieurs couches de béton destinées à former la surface visible qui sont compactées en meme temps que le béton de base. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que, pour former la couche visible, on utilise un béton qui se distingue-par sa couleur et/ou par d'autres propriétés du béton de la couche de base. 3. Procédé selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'avant le compactage, on dépose une matière granulée ou une matière semblable sur la couche visible. 4. Procédé selon les revendications;g et 3, caractérisé en ce qu'aux emplacements de sectionnement auxquels la bande est divisée en des unités séparées, le support est revêtu uniquement de béton visible. 5. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé suivant les revendications 1, ?, 3 et 4, comprenant une trémie de remplissage disposée au-dessus d'une bande ininterrompue de plaques de support et pourvue d'une embouchure, dtarbres à ergots ainsi qu'éventuellement d'un cylindre de moulage remplaçant une partie de la ParOi avant de la trémie de remplissage, caractérisé en ce que la "r;i3ie de remplissage est divisée par une paroi de séparation en au moins deux chambres qui, vues dans la direction de déplacement des p ques de support, se succèdent. 6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que la paroi de séparation n'atteint que le point le plus éleve d'un cylindre de moulage situé au-dessus des plaques de séparation et dont le point le plus bas détermine l'épaisseur de la couche de béton de base. 7. Dispositif selon les revendications 5 et 6, caractSrisé en ce que le cylindre de moulage porte une came qui porte contre les plaques de support. 8. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que les chambres sont séparées l'une de l'autre par deux parois de séparation disposées parallèlement entre elles, séparées l'une de l'autre et entre lesquelles on déplace une paire de câbles ou chaînes sans fin sur lesquels sont fixées des tiges transversales dont l'intervalle est égal à la longueur d'une plaque de support.