La présente invention se rapporte à la technique de la vulcanisation des bandages, en particulier des bandages pneumatiques dans des presses équipées de vessies ou de sacs de vulcanisation à l'aide desquelles on fait agir un milieu de chauffage fluide sous pression sur les bandages pour les mettre en forme et les vulcaniser. l'es presses à bandage étant extrêmement encombrantes et coûteuses, et la nécessité d'une productivité accrue ainsi que d'économies de production sans investissement excessif d'espace et d'équipement devenant de plus en plus importants, on a essayé de faire en sorte que la durée de séjour d'un bandage dans la presse, c'est-à-dire le cycle de travail, soit aussi court que possible. Par définition, le terme "cycle de travail" doit être compris ici comme signifiant l'intervalle de temps séparant des opérations correspondantes de deux vulcanisations successives, telles que par exemple l'introduction du milieu de chauffage dans la vessie de vulcanisation. Un cycle de travail complet est, bien entendu, composé d'un certain nombre d'opërations successives exécutées au cours de périodes de temps successives. La première opération consiste à placer le bandage ou pneumatique brut dans la presse, opération qui est suivie par une mise en forme préalable au pneumatique brut et par la fermeture de la presse. Cette période dite de gonflement s'étend jusqu'à l'introduction du milieu de chauffage dans la vessie de vulcanisation.Cette introduction est alors suivie par la période d'échauffement, c 'est-à-dire l'intervalle de temps nécessaire pour échauffer la vessie et le pneumatique brut et cette période dure jusqu'à ce qu'une température prédéterminée, ne dépassant pas la température de vulcanisation maximale permise dans la partie du pneumatique qui est en contact avec la vessie, soit atteinte. Ceci est suivi par la période de chauffage principale qui est suivie par ltévacuation du milieu de chauffage liquide de la vessie. La période d'évacuation dure jusqu'à ce que le liquide ait été vidé complètement de la vessie. Ensuite, on extrait la vessie du pneumatique et, comme dernière opération du cycle, le pneumatique terminé est éjecté de la presse. habituel habituel. Ie post-traitement connu/comme post-gonflement auquel la plupart des pneumatiques sont soumis après avoir été enlevés de la presse, s'effectue dans un appareil spécial à l'extérieur de la presse et de ce fait, peut être omis en ce qui concerne la présente invention. On a fait jusqu'à présent différentes propositions pour raccourcir les périodes de temps individuelles d'un cycle de travail et de ce fait réduire la durée totale du cycle de traitement pour l'amener à un minimum. On a raccourci la durée du chargement en perfectionnant les techniques et les dispositifs de chargement automatiques, et la période de chauffage principale par la mise au point de matières premières et de composés de vulcanisation améliorés et l'utilisation de températures de vulcanisation plus élevées. De plus, la Demanderesse a proposé de raccourcir la période d'échauffement en utilisant de la vapeur d'eau saturée à des températures très supérieures à la température de vulcanisation maximale permise afin d'assurer une transmission de chaleur améliorée et plus rapide entre le milieu de chauffage et la vessie. Jusqu'à présente cependant, il n"a pas été possible d'obtenir un raccourcissement important de la période d'évacuation ou de vidage lorsqu'on utilise de l'eau chaude ou un liquide comparable comme milieu de chauffage principal, et c'est à ce domaine, c'est-à-dire l'évacuation, que se rapporte principalement la présente invention, mais d'une telle manière que du fait de ses caractéristiques, elle peut avoir un effet prononcé sur l'ensemble du cycle de travail. Comme on le sait, la vessie de vulcanisation sert non seulement à transmettre la chaleur à la matière à vulcaniser, mais encore à transmettre les pressions nécessaires pour faire épouser au pneumatique la forme intérieure du moule. Pour obtenir une bonne mise en forme du pneumatique, il faut en général maintenir l'eau chaude à des pressions manométriques d'environ 20 bars, mais pour éviter toute surchauffe et par suite toute vulcanisation exagérée du caoutchouc, la pratique actuelle consiste à ne pas laisser la température de l'eau chaude dépasser environ 1750C autant que cela est possible. La pression du liquide est de ce fait beaucoup plus élevée que la pression manométrique de la vapeur 'eau saturée de 8 bars qui correspond à la température de T750C. En consé- liquide. quence il n'y a à l'intérieur de la vessie qu'une phase purement Un procédé antérieur conçu initialement pour vider la vessie consistait à fermer la soupape d'admission du milieu chauffant liquide à la fin de la période de chauffage principale et à ouvrir en même temps la soupape de sortie, detaçon à permettre d'évacuer le liquide du fait de sa propre pression. Du fait que le milieu liquide se trouve à l'étant purement liquide, cependant, la pression diminue très rapidement, même par 11 évacuation de petites quantités seulement de liquide. Cette chute rapide de pression ralentit considérablement la vitesse d'évacuation du milieu de chauffage liquide.Ensuite, après que la pression est tombée en dessous de la pression manométrique de la vapeur d'eau saturée, qui est par exemple de 8 bars correspond à la température de l'eau chaude, commence l'évaporation de la phase liquide, c'est-à-dire de l'eau chaude. Pour cette raison, la pression chute alors encore plus lentement. D'autre part, du fait de l'évacuation croissante la quantité de la phase liquide présente devient de plus en plus faible et l'espace à l'intérieur de la vessie qui est rempli par la vapeur d'eau devient proportionnellement de plus en plus important ce qui produit une chute de pression plus rapide. L'inconvénient principal de ce procédé pour vider la vessie est le fait qu'il dure pendant une durée total de deux minutes ou plus pour le pneumatique d'une voiture de tourisme.En dehors de cet inconvé- nient, l'eau chaude ne peut pas être recyclée directement dans le système de circulation qui est sous une pression manométrique élevée, par exemple de 20 bars. Des tentatives ont été faites pour raccourcir la durée d'évacuation en refoulant liteau chaude hors de la vessie et dans les canalisations de retour du système de circulation avec l'aide d'eau de refroidissement à une température d'environ 600C et à une pression suffisamment élevée, après que ltentrée d'eau chaude ait été coupée. Du fait du mélange de l'eau froide et de l'eau chaude qui se produit lorsque cette dernière est refoulée hors de la vessie, cependant, la température du milieu chauffant de la vessie tombe rapidement et toute autre vulcanisation cesse au bout d'environ une minute et demie.Après que la canalisation d'alimentation en eau de refroidissement ait été fermée, de plus, le résultat final qu'on obtient est une vessie remplie d'eau de refroidissement sans pression interne en excès résultant de l'évaporation. De ce fait, l'évacuation dure particulièrement longtemps, environ une minute et demie à deux minutes et demie. De ce fait, on n'obtient pas le but recherché, consistant à raccourcir la période de vidage, par ce procédé. En conséquence, la présente invention a pour but de fournir - un moyen permettant de vider la vessie d'une manière aussi rapide et aussi efficace que possible, et de préférence de telle sorte que par un choix approprié de la forme et du minutage de l'évacuation, la période de vidage ainsi que la période de chauffage principale et la période d'échauffement sont raccourcies, ce qui permet d'obtenir un raccourcissement important de la durée totale du cycle de travail; - un procédé pour vider la vessie qui ne comporte pas d'interruption préliminaire ni de cessation de la période de chauffage liquide est évacué de la vessie. D'une manière générale, ces résultats sont obtenus, suivant la présente invention, en faisant refouler le milieu de chauffage liquide hors de la vessie par un milieu gazeux ou vaporeux sous une pression suffisamment élevée, ce dernier milieu présentant également une température élevée telle que la vulcanisation se poursuit pendant l'évacuation sans interruption ni variation importante. te cycle de moulage est de ce fait caractérisé par le fait que pendant la période de chauffage principale, la vessie de vulcanisation est remplie d'un liquide de chauffage, de préférence de l'eau chaude, sous une pression élevée qui repousse la matière à vulcaniser dans les contours du moule et qui l'y maintoent à une température prédéterminée, et par le fait que l'éva- cuation du liquide de chauffage de la vessie s'effectue en introduisant dans celle-ci au cours de la phase finale de la période de chauffage principale, un gaz ou une vapeur chauffé jusqu'à une température égale environ au moins à la température de vulcanisation maximale permise, ce gaz ou vapeur étant précomprimé, de sorte que l'évacuation presque complète du liquide de chauffage colncide approximativement avec la fin de la période de chauffage principale j Pour que le milieu de chauffage liquide puisse être refoulé hors de la vessie, comme indiqué plus haut, le milieu gazeux ou vaporeux doit être sous une pression qui est supérieure à la pression du milieu de chauffage liquide se trouvant derrière la soupape de sortie de la vessie. Suivant que le raccord de sortie est relié avec un tuyau d'évacuation ou avec la canalisation ds retour du système de circulation, on choisit d'une manière correspondante le niveau de la pression du gaz.Pour refouler le milieu de chauffage liquide dans un système de circulation, la pression manométrique du milieu gazeux peut par exemple Autre inférieure à 20 bars. Cette pression de refoulement doit autre maintenue, suivant la présente invention, jusqu'au moment qui précède immédiatement le vidage complet du milieu de chauffage liquide de la vessie. A ce moment, suivant la présente invention, la soupape de sortie du milieu de chauffage liquide est de préférence fermée la première, et seulement ensuite la soupape d'admission du milieu gazeux. Ceci est préférable pour éviter avec certitude tout retour de cor rant du milieu de chauffage liquide, par exemple sous l'influence de la pression régnant dans le système de circulation. C'est une caractéristique essentielle de la présente invention que le processus de vulcanisation doit,autant que cela est possible, se poursuivre sans altération pendant la période de vidage de la vessie. Ce résultat est obtenu, suivant la présente invention, en donnant au milieu gazeux ou vaporeux d'expulsion une température qui est approximativement la même ou qui est supérieure à la température du milieu de chauffage liquide. Du fait que la vulcanisation du pneumatique se poursuit de ce fait pendant l'éva- cuation presque de la même manière que pendant la partie précédente de la période de chauffage principale, cette dernière peut autre raccourcie.essentiellement de la durée de la période de vidage. Il s'ensuit de mQme que l'opération consistant à vider la vessie ne prolonge pas en fait le cycle de travail, c'est-à-dire que la durée de la période d'évacuation n'a pratiquement aucune influence sur la durée du cycle de travail. Un autre avantage présenté par l'utilisation d'un milieu d'évacuation dont la température est élevée pendant l'opération de vidage et la suppression de l'utilisation de tout milieu de refroidissement est le fait que la vessie de vulcanisation conserve approximativement la même température élevée que celle du milieu de chauffage liquide ou du milieu d'évacuation gazeux ou vaporeux jusqu'au début du cycle de travail suivant, par exemple 1500c environ, au lieu de 60 à oe0C comme dans le cas du procédé de vidage par l'eau de refroidissement. Pendant le cycle de travail immédiatement suivant, par suite, la vessie de vulcanisation vidée auparavant suivant la présente invention, atteint la température de vulcanisation maximale permise après une période d'échauffement considérablement plus courte. Les effets profonds apportés par la présente invention sur la durée totale du cycle de travail ou de moulage sont par suite évidents. te fait d'englober l'opération de vidage dans la période de chauffage principale se traduit par un premier raccourcissement du cycle de travail. La caractéristique supplémentaire consistant à faire effectuer le vidage de la vessie à l'aide d'un milieu gazeux ou vaporeux préchauffé jusqu'à au moins la température de vulcanisation, produit alors un second raccourcissement cycle de travail du fait que la durée d' échauffement du cycle suivant est également raccourcie. te milieu d'évacuation gazeux ou vaporeux utilisé peut être de l'air ou un gaz inertes par exemple de l'azote, des gaz de combustion, de l'anhydride carbonique, etc. Suivant un aspect préféré de la présente invention, cependant, le processus est agencé de telle sorte que l'évacuation peut être effectuée par de la tapeur d'eau précomprimée. Suivart un autre aspect de l'invention, il est préférable pour refouler le liquide de chauffage hors de la vessie d'utiliser un milieu gazeux ou vaporeux dont la température est supérieure à la température de vulcanisation prédéterminée ou maximale permise, la durée de séjour de cette phase plus chaude à l'intérieur de la vessie étant limitée et réglée suivant l'excès de température de telle sorte qu'il ne se puisse/produire aucune vulcanisation exagérée indésirable. Du point de cet aspect de la présente invention, il est particulibrement préférable d'utiliser de la vapeur d'eau et en particulier de la vapeur d'eau saturée comme milieu servant à refouler le liquide de chauffage hors de l'intérieur de la vessie. Ceci s'est avéré particulièrement avantageux lorsqu'on utilise de l'eau chaude comme milieu de chauffage liquide. I1 va de soi que mQme la vapeur d'eau saturée, lorequton l'utilise comme milieu pour refouler 12 eau chaude hors de la vessie, doit être sous une pression qui est au moins la meme ou m8me plus élevée que la température ditteau chaude se trouvant à l'intérieur de la vessie. ta température du milieu d'expulsion correspond par suite à la température de la vapeur d'eau saturé à la pression de travail choisie.Si la pression manométrique de travail est par exemple réglée à 20 bars, la température de la vapeur d'eau est automatiquement de 21400. Une température de vapeur d'eau saturée de 2140C est, bien entendu, considérablement supérieure à la température de vulcanisation maximale permise choisie du pneumatique qui est, par exemple, de 1750C, ce qui pourrait conduire à une vulcanisation exagérée indésirable et nuisible du pneumatique. Cet inconvénient possible est supprimé, cependant, par le fait que suivant un autre aspect de l'invention, on tire profit de certaines relations physiques entre les milieux de traitement. L'une de ces relations est le fait que dans les conditions de transmission de chaleur entre la vapeur d'eau saturée chaude et 12 eau chaude plus froide d'une part, et du fait de la diminution progressive de la quantité d'eau chaude se trouvant dans la vessie, d'autre part, il ne se produit qu'une élévation progressive de la température du mélange émettant de la chaleur formée par les milieux.Une autre relation réside dans le fait que dans les conditions de transmission de chaleur de ces milieux vers la surface intérieure de la vessie, la transmission de chaleur à travers la paroi épaisse et médiocrement conductrice de la chaleur de la vessies et la transmission de la chaleur depuis la surface extérieure de la vessie vers la surface intérieure du pneumatique, l'élévation de température de ce dernier est encore plus lente que celle de la vessie. I1 existe par suite un retard considérable dans le temps entre la variation de température de la vessie pendant le passage de l'eau chaude à la vapeur d'eau saturée et la variation de température de la surface intérieure du pneumatique.L'importance de ltéldvation de température au-dessus du niveau de vulcanisation prescrite du pneumatique (excès de température) dépend de ce fait de la durée de l'action de la vapeur d'eau saturée, et l'importance de la réaction de vulcanisation qui se produit dans ces conditions dépend d'une part de ltimpor tance de l'excès de température et d'autre part de la durée de l'action des températures élevées. Suivant la présente invention, par suite, la réaction da vulcanisation est réglée et limitée en choisissant la durée d' & - tion de la vapeur deau saturée pius chaude de telle sorte qu'il ne se produise aucun excès de vulcanisation.Cette durée d'action de la vapeur d'eau saturée est, bien entendu, déterminée par la période de vidage de la vessie, qui à son tour dépend de la quantité d'eau chaude se trouvant dans loi vessie et de sa vitesse d'évacuation, cette dernière pour une pression donnée de la vapeur d'eau, étant une fonction des sections droites libres des ouvertures d'évacuation et deicanalisations. Par suite, les sections droites libres des ouvertures d'évacuation et des canalisations utilisées dans le système sont choisies en fonction de la pression de fonctionnement normale prévue de la phase gazeuse ou de vapeur précomprimée au moins de manière à éviter tout excès de vulcanisation pendant l'évacuation du liquide de chauffage de la vessie.Ces sections droites minimales nécessaires pour les ouvertures d'évacuation et les canalisations peuvent être déterminées par des essais simples. D'autres avantages et caractéristiques de la présente invention ressortiront au cours de la description détaillée qui va suivre, faite en regard du dessin annexé qui se rapporte à titre explicatif, mais non limitatif, à une forme de réalisation conforme à l'invention. Sur ce dessin la figure 1 représente un diagramme de la pression en fonction du temps pour les milieux de chauffage se trouvant dans la vessie la figure 2 représente le diagramme de la température en fonction du temps pour ces milieux la figure 3 représente le diagramme de la température en fonction du temps en un point de mesure se trouvant sur la surface extérieure de la vessie ; et la figure 4 représente un diagramme de la température en fonction du temps en un point de la surface intérieure du pneumatique. On va expliquer maintenant le procédé selon la présente invention plus en détail en liaison avec la vulcanisation d'un pneumatique de voiture de tourisme dans ce qu'on appelle une presse à vessie utilisant de l'eau chaude comme milieu de chauffage i- quide et de la vapeur d'eau saturée comme gazeux. te procédé, il va de soi, n'est pas limité aux détails de l'exemple donné, mais il s'applique d'une façon correspondante à la vulcanisation de n'importe quel type de pneumatique dans n'im- porte quel type de presse équipée d'une vessie de vulcanisation et également pour d'autres milieux liquides de vulcanisation et gazeux d'évacuation.Simplement à titre de comparaison, et afin de montrer clairement le raccourcissement du cycle de travail qui peut être obtenu pour la mise en pratique du procédé selon la présente invention, le procédé connu jusqu'à présent et qui utilise le vidage de la vessie par de l'eau de refroidissement est représenté sur la figure 4 par une ligne en pointillé. En se reportant maintenant plus en détail aux dessins, sur les diverses figures, les chiffres romains indiquent les points où il se produit un changement dans la poursuite du cycle. Pour les points correspondants du procédé connu précité, les chiffres romains portent un indice prime. En particulier, le point I indique le début de la période d'échauffement à l'instant O minute, ctest-à-dire l'ouverture de la soupape d'admission pour la vapeur d'eau d'échauffement ; le point II indique la fin de cette période et le début de la période de chauffage principale, c'est-à-dire I'admissipn de l'eau chaude ; le point III indique le début de la phase finale de la période de chauffage principale et en même temps le début de période de vidage, c'est-à-dire l'admission de la vapeur d'eau saturée ; le point IV indique la température en excès la plus élevée atteinte pendant la période de vidage et de même lue moment où le milieu d'évacuation, c'est-i-dire la vapeur d'eau saturée, est coupée ; le point V indique le moment où la pression manométrique de la vapeur d'eau saturée a chuté à 4 bars environ et où de plus, la canalisation de détente de prés= sion est ouverte ; le point VI indique la fin de la période d'ac tion de 11 excès de température ; le point VII indique le moment où la pression de la vapeur d'eau saturée est complètement déten due, c'est-à-dire l'ouverture de la presse ; le point VIII indi que la fin de l'éjection du pneumatique de la presse à la suite de l'extraction de la vessie du pneumatique ; le point IX indique le moment où commence l'introduction d'un nouveau pneumatique brut dans la presse ; et le point X indique l'application de la vapeur d'eau à basse pression de mise en forme préalable De plus "a" sur le dessin indique la durée d'un cycle de travail du pro cédé connu caractérisé par l'utilisation d'eau de refroidissement comme milieudr'évacuation, 'b" la durée d'un cycle de travail suivant un procédé caractérisé par une opération de vidage suivant l'invention, et "c" le raccourcissement du cycle de travail obtenu dans l'exemple représenté par la mise en oeuvre de la présente in vention.Le cycle de travail du dessin est pris comme étant le temps s'écoulant entre l'application de la vapeur d'eau à haute pression d'échauffement au cours de deux vulcanisations succes sives, c'est-à-dire le point I, ces points ayant été choisis sim plement parce qu'ils sont plus représentatifs dans les diagrammes que certains autres, par exemple le chargement du pneumatique brut0 te procédé de vulcanisation selon la présente invention so poursuit dans le temps comme suit Au point IX, un nouveau pneumatique brut est mis dans la presse par-dessus la vessie de vulcanisation. te pneumatique brut se trouve alors à la température ambiante,par exemple 250C (voir figure 4), tandis que la température de la surface extérieure de la vessie dans le procédé selon l'invention est d'environ 1450C (voir figure 3). Par suite de la transmission de chaleur entre la vessie et la surface inférieure du pneumatique, la température de ce dernier s'élèye jusqu'à environ 350C, même avant d'admettre la vapeur d'eau de mise en forme préalable dans la vessie, point X (figure 4). Ensuite, la transmission de chaleur entre la vessie et le pneumatique se poursuivant pendant l'intervalle de mise en forme préalable la température du pneumatique s'élève jusqu'à environ 700C, point I.A ce moment,le milieu d'échauffement, ctest-à-dire de la vapeur doleau saturée à 2140C et à une pression manométrique de 20 bars, est appliquée. Dès que la surface intérieure du pneumatique a atteint la température de vulcanisation maximale permise de 1750, point II la vapeur d'eau saturée est coupée et l'eau chaude est admise. I1 convient de noter que dans le procédé connu, la surface extérieure de la vessie présente une température beaucoup plus bas-- se, voisine d'environ 1000C, lorsque le pneumatique brut est placé sur elle, point IX' (figure 3). Du fait de l'échauffement supplémentaire supérieur nécessaire de la vessie de vulcanisation, de ce fait la période d'échauffement du pneumatique est beaucoup plus longue, et elle se termine au point. Il (figure 4). La période d'échauffement est suivie immédiatement par la période de chauffage principale, segment de ligne II-III, le milieu de chauffage étant dut'eau chaude à une pression manométrique de 20 bars (figure 1) et à une température de 17500 (figure 2). Au point III, l'eau chaude est coupée et le milieudtévacuation ctest-à-dire de la vapeur d'eau saturée à une pression manométrique de 20 bars et à une température de 2140 dans 11 exemple représenté, est admise.Dans les conditions qui existent alors dtéchange de chaleur entre la vapeur d'eau saturée et 11 eau chaude pendant que cette dernière est refoulée hors de la vessie, la température de celle-ci s'élève progressivement, segment de ligne III-IV (figure 2). Pendant le meme intervalle de temps, des élévations de température correspondantes se produisent à l'intérieur de la vessie (figure 3) et à l'intérieur du pneumatique (figure 4) mais avec un certain retard, c'est-à-dire jusqu'à des niveaux respectivement plus faibles ce qui est dt principalement aux caractéristiques de conduction thermique de la vessie.A la fin de cette période de durée relativement courte (segments III-IV) qui dépend principalelent des surfaces libres en section droite des ouvertures d'évacuation et des canalisations, la vessie est vide sauf un faible résidu d'eau, point IV (figure 1-4). Ensuite, la soupape de retour de l1eau chaude et la soupape d'admission de la vapeur d'eau saturée sont fermées et les canaux d'évacuation sont ouverts. La vapeur d'eau saturée refoule le résidu d'eau chaude hors de la vessie dans les canalisations d'évacuation et en agissant ainsi elle se détend, segment de ligne IV-V (figure 1), et pendant ce temps, sa température diminue également,segment de ligne IV-V (figure 2). Pour accélérer cette action, on peut ouvrir également une canalisation spéciale de détente de pression, segment de ligne V-VII (figures 1 et 2).Du fait de la conductivité thermique médiocre et des caractéristiques de retenue de la chaleur à la fois de la vessie et du pneumatique, cependant, les: températures diminuent plus lentement dans tous les deux segments de ligne IV-VII (fi- res 3 et 4).Au point VI (figure 4) bien entendu, la température du pneumatique est déjà revenue à la valeur de la température de vulcanisation maximale permise de sorte que, comme on peut le voir sur le diagramme, cette température n1 est dépassée que légèrement à la fois en niveau et en durée. Dès que la pression dans la vessie est retombée à zéro, point VII (figure i) 11 opération de vidage est achevée et la presse peut autre ouverte, la vessie extraite du pneumatique, et ce dernier éjecté de la presse, segment de ligne VII-VIII (figures 3 et 4), pour préparer l'arrivée du pneumatique suivant à vulcaniser, point IX (figure 4).Pour des vulcanisations de pneumatiques utilisant une température de vulcanisation maximale permise supérieure à 1500C, il est préférable, et la présente invention en donne la possibilité, de s'assurer qué la température de la vessie, entre chaque éjection de la presse d'un pneumatique vulcanisé et l'introduction du pneumatique suivant à vulcaniser ne tombe pas en dessous de 1400C, environ, ce qui, comme indiqué précédemment, aide à raccourcir la période d'échauffement de ce pneumatique suivant. Il convient de noter que dans le procédé connu,-la période de chauffage principale se poursuit jusqu'au point III' (figure 4) et que ce n'est qu'alors à un moment du cycle de travail très postérieur à celui où un pneumatique vulcanisé par le procédé selon l'invention a déjà été éjecté de presse et a été remplacé par la carcasse brute suivante, que s'effectue la période de vidage, segment de ligne III'-VIIt. La supériorité du procédé selon la présente invention peut être représentée comme suit Parties du Points sur Durées Valeur du raccycle de les courbes courcissement travail Période d'échauffement Procédé connu I'-II' 5 1/4 min. Procédé selon l'in- I-II 3 1/2 min. 1 3/4 min. vent ion Période de vidage Procédé connu III'-VIII 2 minutes Procédé selon l'in VII i 1/2 min. 1/2 min. vention Chauffage Principal Procédé connu II'-III' 5 3/4 min. Procédé selon l'in- II-III 4 3/4 min. 1 min. vention Total 3 1/4 min. D'après le tableau, on peut voir par suite que la mise en oeuvre de la présente invention dans l'exemple donné permet de raccourcir le cycle de travail de presque 22 % environ, c'est-àdire une économie dont l'importance pour l'industrie des pneumatiques ne peut autre difficilement exagérée. I1 va de soi que la présente invention n'a été déerite et représentée qu'à titre explicatif, mais nullement limitatif, et qu'elle est susceptible de diverses variantes sans sortir de son cadre. C'est ainsi que bien qu'on ait décrit à titre d'exemple qu'on utilise le plus couramment de l'eau chaude comme milieu de chauffage liquide dans les procédés de vulcanisation des pneumatiques, les principes de la présente invention peuvent autre appliqués clairement à d'autres milieux de chauffage liquides. - REVENDICATIONS 1. procédé pour vulcaniser des pneumatiques dans une presse équipée d'une vessie, au cours duquel pendant la période de chauffage principale la vessie est remplie avec un milieu de chauffage liquide à une pression élevée pour repousser et maintenir le pneumatique à vulcaniser contre les surfaces du moule et à une température approximativement égale à la température de vulcanisation maximale permise, procédé caractérisé en ce que le vidage du milieu de chauffage liquide de la vessie consiste à introduire dans celle-ci au cours de la phase finale de chacune des périodes de chauffage principales, un milieu gazeux ou une vapeur sous une pression élevée au moins égale à la pression du milieu de chauffage liquide et chauffé à une température au moins à peu pres égale à ladite température de vulcanisation maximale permise tout en ouvrant la tuyauterie d'évacuation qui est reliée à cette vessie pour permettre au milieu de chauffage liquide d'être expulsé de celle-ci par le milieu gazeux ou par la vapeur sans aucune interruption de 1'opération de vulcanisation. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'introduction du milieu gazeux ou de la vapeur dans la vessie est réglé de telle sorte que l'achèvement de l'opération de vidage de la vessie coïncide approximativement avec la fin de la période de chauffage principale. 3. Procédé suivant la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé en ce que la température du milieu gazeux ou de la vapeur est plus élevée que ladite température de vulcanisation maximale permise, et la durée d'action du milieu gazeux ou de la vapeur dans la vessie est limitée en fonction de son excès de température pour assurer qu'il ne se produit aucune vulcanisation exagérée du pneumatique. 4. Procédé suivant la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé en ce que la durée d'action du milieu gazeux ou de la vapeur est limitée par l'utilisation d'une tuyauterie d'évacuation présentant des sections droites libres prédéterminées en fonction de la pression du milieu gazeux ou de la vapeur afin d'assurer 11 évacuation à peu près complère du milieu de chauffage liquide de la vessie avant que ne se produise toute vulcanisation exagérée. 5. Procédé suivant la revendication 1, ou la revendication 2, caractérisé en ce que le milieu gazeux ou vapeur est de l'air, un gaz inerte ou de la vapeur d'eau. 6. Procédé suivant la revendication 1, ou la revendication 2, caractérisé en ce que le milieu de chauffage liquide est de lteau , et le milieu gazeux ou vapeut est de la vapeur d'eau saturée à une température qui correspond à la pression de vidae nécessaire. 7. Procédé suivant la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé en ce que la température de vulcanisation maximale permise est supérieure à 1500C et la température du milieu gazeux ou vapeur ainsi que sa durée d'action sont réglées de telle sorte que la température de la vessie, entre chaque éjection d'un pneumatique vulcanisé de la presse et l'introduction du pneumatique suivant à vulcaniser, ne tombe pas en dessous de 1400 environ.