Dans certains assemblages comme ceux de la culasse du moteur électrique d'un démarreur pour moteur à combustion interne avec son support l'on a affaire à deux pièces métalliques de qualités différentes savoir une virole d'acier qui constitue la culasse du moteur, et une pièce en alliage léger qui forme le support. La culasse est pourvue d'un emboîtage qui vient en appui contre une portée ménagée dans le support. Les deux pièces sont appliquées l'une contre l'autre au moyen de tirants dont l'allongement engendre une force de serrage suffisante pour assurer un assemblage correct. Lorsqu'on a affaire à un démarreur électrique, ces pièces constitutives subissent toutes les vibrations du moteur en les amplifiant même du fait de son montage en porte-à-faux. Il se produit donc des frottements entre l'embottage de la culasse et la portée du support, lesdites vibrations produisant une usure par frottement ou abrasion de la pièce la plus tendre. Après un nombre d'heures de service suffisant pour assurer une longévité convenable au démarreur, mais qui est néanmoins relativement faible, on assiste à une usure du support qui est telle que les tirants ne peuvent plus jouer leur rôle car leur allongement est réduit à néant. Dans ces conditions les tirants se desserrent et lton assiste presque à une dislocation des différentes pièces constitutives du démarreur. La tendance moderne est de remplacer les supports en aluminium par des pièces en magnésium de manière à éliminer l'usinage. Des essais de longévité pratiqués sur des démarreurs électriques pourvus d'un support en magnésium ont été désastreux. Après quelques heures seulement de fonctionnement la portée du support est rongée sur huit ou dix dixièmes de millimètre par réduction en poudre de ladite portée. Les perfectionnements qui font l'objet de la présente invention visent à remédier à cet inconvénient et à permettre la réalisation d'un assemblage de deux pièces l'une étant friable qui réponde particulièrement bien au4iivers desiderata de la pratique. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages quelle est susceptible de procurer Fig. 1 est une coupe longitudinale d'un assemblage usuel par embottement de deux pièces. Fig. 2 est une vue semblable à celle de fig. 1 mais illustrant un assemblage réalisé conformément à l'invention. Fig. 3 en est une vue de détail à plus grande échelle. Fig. 4 est une vue semblable à celle de fig. 3 mais illustrant une variante. invention Bien que ce soit l'application de la présente invention a un démarreur électrique pour moteur à combustion interne qui paraisse devoir présenter le plus d'intérêt/ elle peut bien entendu s'appliquer à toutes sortes d'assemblages et c'est la raison pour laquelle les figures annexées ne représentent pas un démarreur électrique mais un mécanisme quelconque. On a montré en fig. 1, un mécanisme comportant une virole tubulaire 1 fermée à l'une de ses extrémités par un couvercle 2, les moyens de serrage entre ces deux éléments tétant pas représentés. Il pourrait s'agir d'un moteur électrique dont la virole représenterait la carcasse tandis que le couvercle 2 en serait l'un des flasques traversés par un arbre 3. On observe que la face de la virole 1 tournée vers le couvercle 2 est pourvue d'une cheminée la de diamètre inférieur à celui extérieur de la virole, ladite cheminée constituant l'emboitement usuel de la virole dans un alésage 2a du couvercle 2. Cet alésage borgne présente un fond ou portée 2b contre laquelle l'extrémité de l'embottement la vient porter. Comme on l'a expliqué plus haut s'il s'agit de deux pièces en acier, fonte ou métaux supportant bien l'abrasion par frottement, l'assemblage représenté peut présenter une- longévité très importante même si le moteur est soumis à des vibrations importantes qui se traduisent par un mouvement relatif de l'extrémité de l'embottement la par rapport à la portée 2b. Au contraire si le couvercle 2 est réalisé en une matière friable telle qu'un alliage d'aluminium ou de magnésium on assiste avec le genre de montage de fig. 1 à une détérioration très rapide de l'assemblage comme on l'a expliqué plus haut. Conformément à l'invention l'on place sur la portée 2b une rondelle 4 réalisée par exemple en une matière plastique telle qu'un polyamide. Par dessus la rondelle 4 on installe une plaque d'appui annulaire 5 de même dimension que la rondelle et réalisée en un métal identique à celui de la virole 1. En vue d'ancrer la rondelle 4 par rapport A la portée 2b du couvercle 2, on ménage dans cette dernière des dépressions 2c dans lesquelles la matière plastique de la rondelle 4 flue sous l'effort de compression dû au serrage par les tirants non représentés. On a illustré en fig. 3 la manière dont ce fluage s'effectue, ctest-à-dire en formant des excroissances 4a qui viennent s'ancrer dans les dépressions 2c ménagées dans la portée 2b. Ainsi on obtient un ancrage parfait de la rondelle 4 par rapport au couvercle 2. Lorsque le dispositif illustré en fig. 2 est soumis à des vibrations comparables A celles qui sont transmises A un démarreur pour moteur à combustion interne, il n'y a aucun mouvement relatif existant entre la portée 2b et la face correspondante de la rondelle 4, de telle sorte que le métal constitutif du couvercle 2 ne peut pas s'effriter.Le mouvement relatif est au contraire reporté au niveau de l'appui de la face de la rondelle 4 oppose A celle qui est ancrée dans la portée 2b et la plaque d'appui 5. Bien entendu il existe également un mouvement relatif de cette plaque d'appui par rapport A l'extrémité de l'emboStement la de la virole 1, mais comme on établit cette plaque d'appui dans le même métal que celui de la virole en question il n'y a pas d'usure prématurée A ce niveau. Bien entendu on pourrait réaliser de manière différente l'ancrage de la rondelle 4, par rapport à l'emboItement 2b. Par exemple au cas ou celui-ci ne comporterait pas de dépressions 2c on pourrait la pourvoir d'aspérités 2d (fig. 4) assurant également un très bon ancrage de la rondelle 4 par rapport à ladite portée. De même manière les aspérités 2d pourraient être remplacées par des enfoncements, c'est-8-dire qu'à ce moment la rondelle 4 fluerait dans lesdits enfoncements pour s'ancrer par rapport à la portée 2d. I1 va de soi que la matière constitutive de la rondelle 4 ne constitue pas une limite à son utilisation. C'est ainsi que cette rondelle pourrait être remplacée par un simple revêtement coulé ou projeté sur la portée 2b. On pourrait encore utiliser d'autres matières que la matière plastique par exemple un tissu métallique. On a ainsi réalisé -un assemblage perfectionné assurant dans le cas de son application A un démarreur électrique pour moteur à combustion interne comportant un support ou nez établi en magnésium, une élimination complète de l'usure de ce dernier par les vibrations générales auquel ledit démarreur est soumis. On notera qu'on choisit la surface de la plaque d'appui 5 de manière à diminuer les pressions unitaires sur les matériaux en présence afin de les limiter à des valeurs acceptables. I1 doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. REVENDICATIONS 1. Procédé pour la réalisation d'un assemblage entre deux pièces (1, 2) dont l'une (2) est friable, caractérisé en ce qutil consiste à prévoir des moyens (4, 5) d'éviter un mouvement relatif entre les deux pièces en vue de minimiser l'usure à ce niveau. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste à reporter les mouvements relatifs entre les deux pièces (1, 2) au niveau de la face externe d'un revêtement (4) appliqué sur la portée (2b) de la pièce friable (2) par rapport à laquelle il est ancré. 3. Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce qu'il consiste à couler un revêtement de matière plastique sur la portée (2b) de la pièce friable (2) sur laquelle on a préalablement ménagé des retenues (2d). 4. Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce qu'il consiste à placer une rondelle de matière plastique (4) contre la portée (2b) prévue partiellement ajourée (2c) et à serrer les deux pièces (1, 2) ensemble afin que la matière plastique flue dans les dépressions (2c) de la portée (2b) de la pièce friable (2). 5. Procédé suivant la revendication 4, caractérisé en ce qu'il consiste à remplacer la rondelle de matière plastique (4) par une bride réalisée en un tissu métallique. 6. Assemblage entre deux pièces (1, 2) dont l'une est friable, caractérisé en ce qu'il est établi par mise en oeuvre du procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5. 7. Assemblage suivant la revendication 6, caractérisé en ce qu'une plaque d'appui annulaire (5) est placée entre le revêtement ou rondelle (4) et l'extrémité (la) de l'embottement dé la pièce non friable (1). 8. Assemblage suivant la revendication 7, caractérisé en ce que la plaque d'appui (5) est réalisée en un métal identique à celui de la pièce non friable (1). 9. Assemblage suivant la revendication 8, caractérisé en ce que la plaque d'appui (5) présente une surface propre à limiter les pressions unitaires sur les matériaux en présence à des valeurs acceptables.