Les fractures de la palette humérale sont graves du fait des modifications du profil des surfaces articulaires qutelles entraînent. Le pronostic est grevé du risque de douleurs, de raideur, et de gêne dans la vie courante. La chirurgie a pour but de réduire les déplacements, et de maintenir solidement les différents fora entes afin de permettre une rééducation précoce. Pour cela, on a employé tout d'abord des broches, des boulons, et des vis ; plus récemment les chirurgiens ont utilisé des montages plus rigides par plaques, soit postérieures5 soit externes. Les avantages des plaques externes sont multiples 4 elles ne ris quent pas de créer une g#ne immédiate lors de leur mise en place ou a distance sur le nerf cubital qui circule au tord postéro-interne de la palette.De plus, elles assurent des montages mécaniquement pîtis solides puisqu'elles sont moins sollicitées que les plaques postérieures dans les mouvements de flexion-extension du coude Cependant, ces plaques de l'art antérieur, et an particulier les plaques coudées appliquées sur le bord externe saillant de la palette humérale Cextrémité inférieure de l'humérus) présentent de sérieux inconvénients.En particulier - Ces plaques sont épaisses et obtenues par déformation d#un méplat en acier inoxydable d'une section de plusieurs millimètres d'épais- seur, ce qui implique 1 aménagement de trous importants pour le passage de vis allant Jusqu'à 50 millimètres 9 ceci entraîne des degAts lors de la^se en place de ces vis. L'épaisseur de ces plaques exter- nes est nécessitée par le besoin de rigidité du méplat qui les constitue, lequel est coudé et déformé dans Sa partie inférieure pour suivre et se superposer au profil du déport antérieur de l'épiphyse.Ce méplat épais est encombrant, ne respecte pas les muscles adjacents du fait de ses- rebords saillants et risque de ne -pas être très bien tolêré. - Le positionnement de ces plaques est difficile car on doit fixer un méplat métallique non pas sur un os oblat mais sur une are te osseu- se, d'où basculement instable. La mise an place est donc difficile et l'immobilisation de la plaque sur la palette humérale n'intervient qu' après introduction et vissage à fond de la vis. épiphysaire - Les trous pratiqués dans la plaque pour le passage des vis sont de grande dimension, corme déj a dit et largement espacés pour ne pas fragiliser le meplat métallique.Dans ces conditions la partie inféri- eure de la plaque correspondant à l' application sur l'épicondyle n'est percée que d'un seul trou, ce qui, impliquant l'utilisation d'une seule vis, ne permet évidemment pas d'assurer un montage de plusieurs vis en "triangulation" facteur important de la solidité de l'ostéosynthèse. La présente invention a pour objet une plaque perfectionnée du type précité. Elle a pour but de remédier aux inconvénients précités. L'aspect surprenant et non évident de l'invention réside dans le fait que l'on a réussi à obtenir une plaque d'une grande rigidité, con duisant à une ostéosynthèse de grande résistance, tout en utilisant des vis de plus faible dimension qu'antérieurement, mais en plus grand nombre, permettant un montage des vis en triangulation dans la partie in férieure de la palette humérale, et ce, contrairement aux plaques déjà connues, à partir d'un méplat métallique notablement moins épais que les méplats utilisés antérieurement. Autrement dit on obtient des résultats bien meilleurs et plus sûrs qu'auparavant malgré l'emploi a priori d'une pièce métallique originellement moins résistante.De plus, du fait de l'absence de rebords saillants, et grave à son faible en comblement en épaisseur, cette nouvelle plaque est parfaitement bien tolérée par les muscles adjacents. Tel était donc le problème non évident mais résolu selon l'invention du demandeur. La plaque externe conforme à l'invention est essentiellement caractérisée par le fait qu'elle est constituée à partir d'un méplat métallique d'épaisseur très réduite voisine du millimètre, profilée dans sa longueur pour se superposer latéralement au profil du bord externe de la palette humérale, puis dans sa partie inférieure au profil du déport antérieur de l'épiphyse, ledit méplat étant, par tout moyen approprié, déformé transversalement de manière à présenter une section en forme de gouttière adaptée précisément pour s'appliquer sur le bord externe de la palette humérale, ladite gouttière se terminant à sa partie inférieure en forme de "cuiller" adaptée précisément pour envelopper la partie externe de l'épioendyle, ladite cuiller étant percée d'au moins deux trous pratiqués dans une région particulièrement recourbée de la plaque, permettant une introduction convergente desdites vis, et par conséquent, leur montage en triangulation. Suivant une particularité de l'invention, le dernier trou de réception de vis épiphysaire pratiqué dans le creux de la "cuiller" est légèrement ovalise de manière à permettre un certain débattement angu laire de la vis en question par rapport à la plaque. Selon une autre particularité, il est pratiqué à une certaine distance de la "cuiller" au moins un autre trou ovalisé permettant la fixation d'une vis convergeant obliquement vers les extrémités des vis épiphysaires, dans la région de llépitrochlée tout en respectant la région de la fossette olécranienne. Selon encore une autre particularité, l'extrémité supérieure de la plaque, dans une variante, ne se termine pas en gouttière mais selon une surface plane permettant un modelage a posteriori de la plaque, et in situ, en cas de besoin d'adaptation sur la partie médiane et à mi-hauteur de l'humérus. D'autres particularités et avantages de l'invention apparaîtront au cours de la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés donnés à titre d'exemples non limitatifs. La figure 1 représente schématiquement une plaque externe connue appliquée sur un humérus droit vu en-section transversale. La figure 2 est une vue analogue représentant l'application dans les mêmes conditions, d'une plaque en gouttière, conforme à l1inven- tion. La figure 3 représente le schéma d'une ostéosynthèse pratiquée conformément à l'invention, sur 1 'extrémité inférieure d'un humérus droit affecté de fractures sus et inter-condyliennes, l'humérus étant vu par sa face arrière. La figure 4 est une vue en perspective montrant une plaque conforme à l'invention à la fois dans son profil longitudinal et dans son profil transversal. On voit à la figure 1 une vue en coupe transversale d'un humérus1. On voit en 2 une vue en coupe d'une plaque de l'art antérieur réalisée à partir d'un méplat de forme plane. On conçoit aisément les difficultés de positionnement, de mise en place, et de fixation définitive sur l'arête osseuse la de l'humérus. Enfin, les rebords saillants 2a et 2 b de la plaque 2, risquent de provoquer des intolérances non négli- geables. Par contre, la plaque selon l'invention vue en coupe transversale à la figure 2 en 3 s'applique parfaitement sur l'arête la grâce à sa forme en gouttière. L'épaisseur de la plaque est considérablement diminue. De 4 millimètres elle est réduite à 16/10 de millimètre. Cette diminution d'épaisseur, et donc de résistance du matériau est compensée par le changement fondamental du profil de la plaque, en forme de gouttière, qui vient d'être décrit. La figure 3 montre que la plaque en gouttière 3 est déformée de plus longitudinalement de manière à bien s'adapter au déport antérieur de l'épiphyse. Ce point est important, car en per-opératoire les difficultés de positionnement et de maintien de la plaque sont considérablement diminuées. On peut même dire que l'on arrive à réduire les fragments sur la plaque (et pas l'inverse) tant celle-ci s'applique bien le long de lEu- mérus, jusque dans la région supérieure 3b. L'extrémité inférieure de la gouttière se termine en forme de "cuiller" 3a pour envelopper la partie externe de l'épicondyle 4. La "cuiller" 3a est percée d'au moins deux trous 5 et 6 permettant l'introduction des vis épiphysaires 7 et 8. Comme on le voit bien sur la figure 4, ces trous sont pratiqués dans une région particulièrement recourbée de la plaque, ce qui permet une introduction convergente des vis 7 et 8 et par conséquent leur montage en triangulation. De plus, d'une manière açantageuse, le trou 5 est légèrement ovalisé de manière à permettre un certain débattement angulaire de la vis 7 par rapport à la plaque. Les deux vis convergentes 7 et 8 assurent une prise meilleure et suppriment les mouvements de rotation. La prise dans le fragment épiphysaire est donc notablement modifiée par rapport à l'art antérieur. La longueur et le diamètre des vis mises en place a également été modifiée. Les vis de 50 millimètres sont remplacées par des vis de 36 millimètres qui sont suffisament solides, et entraînent moins de dégats lors de leur mise en place. Dans les types de fractures articulaires, représentés à la figure 3, les montages assurant une "triangulation" sont les plus stables. C'est pourquoi, conformément à l'invention, il a été ainsi créé à environ 4,5 centimètres de l'extrémité inférieure de la plaque un orifice ovalisé 9 permettant un débattement de 909. Grâce à cet orifice 9, si le type de fracture le nécessite, il est#possible de mettre une longue vis oblique 10 en rappel dans la colonne interne, convergeant vers les extrémités des vis 7 et 8 dans la région de l'épitrochlée 11. Il existe deux types de plaques, droite et gauche adaptée cha cune à chaque épiphyse, et trois longueurs 10, 14 et 16 centimètres peuvent titre prévues. Cette dernière plaque est particulière. Elle peut être adaptée à la morphologie de l'os : le bord externe stefface vers le haut, et fait place à une face plane. La plaque perd ainsi à son extrémité supérieure 32 son aspect en gouttière, et devient plane. Cette modification a le mérite de permettre de modeler la plaque dans sa partie supé rieure s'il en était besoin. Pour les types de fractures articulaires remontant haut sur la diaphyse, cette plaque de 16 centimètres devient indispensable. Il va de soi que l'on peut, sans sortir du cadre de la présente invention, apporter toutes modifications aux formes de réalisation qui viennent d'être decrites. REVENDICATIONS 1 - Matériel d'ostéosynthèse des fractures de l'extrémité inférieure de l'humérus consistant en une plaque externe essentiellement caractérisée par le fait qu'elle est constituée à partir d'un méplat métallique d'épaisseur très réduite voisine du millimètre, profilée dans sa longueur pour se superposer latéralement au profil du bord externe de la palette humérale, puis dans sa partie inférieure au profil du déport antérieur de l'épiphyse, ledit méplat étant, par tout moyen approprié, déformé transversalement de manière à présenter une section en forme de gouttière adaptée précisément pour s'appliquer sur le bord externe de la palette humérale, ladite gouttière se terminant à sa partie inférieure en forme de "cuiller" adaptée précisément pour envelopper la partie externe de l'épicondyle, ladite cuiller étant percée d'au moins deux trous de passage des vis épiphysaires, ces trous pratiqués dans une région particulièrement recourbée de la plaque permettant une introduction convergente desdites vis, et par conséquent leur montage en triangulation. 2 - Plaque selon la revendication 1 caractérisée par le fait que le dernier trou de réception de vis épiphysaire pratiqué dans le creux de la "cuiller" est légèrement ovalisé de manière à permettre un certain débattement angulaire de la vis en question par rapport à la plaque. 3 - Plaque selon la revendication 2 caractérisée par le fait qu' il est pratiqué à une certaine distance de la 'cuiller" as moins un autre trou ovalisé permettant la fixation d'une vis convergeant obliquement vers les extrémités des vis épiphysaires, dans la région de l'épitrochlée tout en respectant la région de la fossette olécranienne. 4 - Plaque selon la revendication 3 caractérisée par le fait que l'extrémité supérieure de la plaque, dans une variante, ne se termine pas en gouttière mais selon une surface plane permettant un modelage a posteriori de la plaque, et in situ, en cas de besoin d'adaptation sur la partie médiane et à mi-hauteur de l'humérus.