La présente invention est relative à un nouveau revêtement mural, ainsi qurà un procédé de fabrication d'un tel revêtement et à un dispositif convenant à la mise en oeuvre de ce procédé. Précisément, elle concerne un revêtement mural dont le parement décoratif est constitué par une nappe non tissée de fibres thermo-fusibles. Actuellement, la face de fixation du revêtement au mur est obtenue par deux procédés principaux. Un premier procédé consiste à chauffer une face de la nappe de fibres de façon à provoquer une fusion de ces dernières, localisée à ce niveau, et leur solidarisation par thermo-soudage. On obvient ainsi une sorte de peau, souvent incomplètement fusionnée,qui présente 1 t inconvénient de laisser circuler Flair au travers du revêtement. Ce phénomène connu sous le nom d'efet- filtre" provoque habituellement, après quelques temps d'usage, la salissure du revêtement aux endroits où le mur-support est fissuré, car l'air chargé de poussières y filte d'une manière préférentielle Pour éviter cet inconvénient, il est possible d'augmenter le taux de fusion de la nappe de fibrose jusqu'à la rendre imperméable. Mais c'est alors aux dépens du toucher textile du revêtement et de sa fixation au mur qui pose alors des problèmes par Remploi, rendu nécessaire, de colles coûteuses et de mise en oeuvre compliquee. lin deuxième procédé permet d'obtenir des produits dont la pose est plus facile. Ce deuxième procédé fait appel à la fixation de la nappe de fibres sur un support, qui sert à la fixation sur le mur : par un choix judicieux de ce support, on peut obtenir un revêtement dont la pose est analogue à celle d'un papier peint. Actuellement, la fixation de la nappe de fibres à son support est assurée par un agent liant intermédiaire, par exemple par une enduction de colle, ce qui peut présenter l'inconvénient de communiquer une certaine raideur au produit. De plus, les dispositifs de mise en oeuvre de ce deuxième procédé sont compliqués et coûteux, puisqu'il faut notamment contrôler soigneusement le dépot de l'agent liant sur le support ou sur la nappe de fibres. Le but de l'invention est de remédier à ces inconvénients -en proposant un revêtement mural à la fois aussi souple et aussi facile à poser qu'un papier peint. Le revêtement mural selon l'invention, comportant un support tel qu'un papier, peut être fixé au mur par les procédés de colla ge les plus simples. Obtenu par thermo-soudage direct de la nappe sur son support, il présente une grande souplesse du fait, d'une part, de l'absence d'un liant intermédiaire et, d'autre part, du fait que la solidarisation des fibres entre elles s'effectue par l'intermédiaire du papier, et ne nécessite pas la formation d'une peau à ce niveau, ce qui laisse libre un grand nombre de fibres. De plus, cette absence dE toute peau et de tout liant plus ou'moins imperméable facilite considérablement la pénétration de la colle dans le support et son séchage lorsque l'on pose le revêtement selon l'invention comme un papier peint. Le revêtement mural selon l'invention, comportant une nappe non tissée de fibres thermo-fusibles et un support, fixés face contre face, est caractérisé en ce qu'une partie de la matière des fibres assure la liaison entre la nappe et le support pour les rendre solidaires l'un de 11autre. Le procédé selon l'invention est caractérisé en ce que l'on provoque la fusion des fibres de la nappe à proximité immédiate de la face de celle-ci à fixer au support et en ce que l'on applique sous pression la dite face contre le support. Le dispositif selon l'invention est caractérisé en ce qu'il comporte un premier tambour chauffé, en contact avec le support, un deuxième tambour, éventuellement réfrigéré, en vis-à-vis du premier et en contact avec la nappe de fibres, laquelle est en contact avec le support, et des moyens tendant à presser la nappe de fibres contre le support au moyen des dits tambours. L'invention sera mieux comprise si on se réfère à la description ci-dessous, relative à un mode de réalisation non limitatif du revêtement mural selon l'invention, ainsi qu'aux dessins annexés, qui font partie intégrante de cette description. La figure 1 montre une vue en coupe d'un revêtement selon llinvention. -, La figure 2 illustre schématiquement une installation pour la fabrication d'un tel revêtement. Le procédé selon l'invention consiste à fixer une nappe non tissée 1 de fibres thers}fusibles sur un support 2 par thermosoudure des fibres sur ce dernier. Ce procédé est caractérisé en ce que l'on provoque la fusion des fibres de la nappe 1 à proximité immédiate de la face 4 de celle-ci à fixer au support, et en ce que l'on applique sous pres sion la dite face 4 contre une face 3 du support. Le produit obtenu présente la structure illustrée à la figure 1 : certaines fibres 5 de la nappe 1 sont soudées au support 2 par l'une. de leurs extrémités, d'autres fibres 6 le sont dans une zone médiane, les autres fibres 7 étant simplement maintenues du fait de leur enchevêtrement avec les précédentes. Ainsi, le produit conserve une excellente souplesse. La figure 2 illustre schématiquement une installation permettant la fabrication d'un tel produit, dans le cas le plus fréquent où le support 2 est souple. Cette installation comprend essentiellement un dispositif 8 de déroulement de la nappe 12 un dispositif analogue 9 pour le support 2 et une installation de calandrage 10. Les dispositifs de déroulement 8 et 9 peuvent être de tout type connu, et munis de tous les dispositifs de régulation propres à assurer leur bon fonctionnement. La calandre 10, quant à elle, est formée de deux tambours rotatifs 11 et 12 taxes parallèles, placés de part et d'autre du support 2 et de la nappe 1, dont ils appliquent l'une contre l'autre les faces 3 et 4. Afin de provoquer la fusion localisée des fibres en vue de leur soudure sur le support, le tambour Il est chauffé, provoquant la fusion à travers le support 2. Afin que cette fusion soit limitée à la zone des fibres située à proximité immédiate de la face 4 de la nappe, cette dernière peut être refroidie par le tambour 12, qui peut être réfrigéré. De plus, des moyens sont prévus pour presser la nappe de fibres contre le support au moyen des tambours Il et 12 : ces moyens peuvent être de tout type connu, et ne sont pas représentés ici. Naturellement, les conditions de température et de pression au niveau de la calandre 10 présentent une grande importance, puisqu'il faut assurer la fusion de la nappe à travers le support, tout en limitant cette fusion à une épaisseur très faible par rapport à l'épaisseur totale de la nappe : la température et la pression opt;- males, de même que le temps durant lequel la nappe et le support y sont soumis, c'est-à-dire ici la vitesse de rotation des tambours de la calandre et la longueur de l'arc de contact du support et de la nappe avec eux, sont étroitement liés à la nature des matériaux employés, à leur épaisseur et à leurs propriétés thermiques, et doivent donc être déterminés en fonction de ces éléments. On peut traiter ainsi de nombreux matériaux, et dans une gamme de dimensions très variée. On choisira de préférence comme support un papier non apprêté, un tel support présentant une grande souplesse et se prêtant particulièrement bien aussi bien à la fixation de la nappe de fibres qu'à la fixation au mur. On a obtenu de bons résultats en utilisant un papier tenture de 60 à 90 grammes par mètre carré, ces chiffres étant donnés à titre purement indicatif. Le matériau constituant les fibres de la nappe présenteront de préférence un point de fusion relativement bas, afin que Ie chauffage n'endommage pas le support : on peut utiliser par exemple du polypropylène, ce matériau présentant une température de ramollissement voisine de 1450 C. A titre purement indicatif, on a pu utiliser une nappe textile aiguilletée de fibres de polypropylène de 100 à 450 grammes par mètre carré, les fibres constitutives de cette nappe présentant une longueur de 50 à 150 mm pour un denier de 1,5 à 100. Il est à noter que le procédé de fabrication décrit ici n'altère en rien l'aspect de la face décorative de la nappe, qui peut présenter par exemple un décor en relief obtenu par un effet d'aiguilletage. REVENDICATIONS 1) Revêtement mural comportant une nappe non tissée de fibres-thermo-fusibles et un support, fixés face contre face, cacaractérisé en ce qu'une partie de la matière des fibres assure la liaison entre la nappe et le support pour les rendre solidaires l'un de l'autre. 2) Procédé de fabrication d'un revêtement mural par fixation, sur un support, d'une nappe non tissée i fibres d'un matériau thermo-fusible, caractérisé ence que 1 'on provoque la fusion des fi bres de la nappe à proximité immédiate de la face de celle-ci à fixer au support et en ce que l'on applique sous pression la dite face contre le support. 3) Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que les fibres thermo-fusibles sont en polypropylène. 4) Procédé selon l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractérisé en ce que le support est un papier non apprêté. 5) Dispositif pour le thermo-soudage d'une nappe non tissée de fibres thermo-fusibles et d'un support souple sans apport d'un agent de liaison, caractérisé en ce qu'il comporte un premier tambour chauffé, en contact avec le support, un deuxième tambour, éventuellement réfrigéré, en vis-à-tis du premier et en contact avec la nappe de fibres, laquelle est en contact avec le support, et des moyens tendant à presser la nappe de fibres contre le support au moyen des dits tambours.