La présente invention concerne les pistolets d'injection pour animaux, notamment d'insémination artificielle des bovins, du type comprenant un corps tubulaire rigide présentant un passage axial le traversant de part en part et muni extérieurement à une extrémité d'une tete de maintien, une gaine souple enveloppant le corps rigide et fixée a une extrémité par desrnmoyens amovibles autour de la tête de maintien de ce corps5 tandis qu'a l'autre extrémité qui fait -saillie au-delà du corps elle présente un orifice d'injection autour duquel elle comporte un embout intérieur de renforcement lui-meme traversé par un passage, et une tigepoussoir montée coulissante dans le passage du corps et faisant saillie hors de celui-ci du côté de sa tête de maintien. On connaît déjà, par exemple par le brevet français 1 467 943, des pistolets d'insémination artificielle de ce type servant à l'injection de doses de semence contenues dans des paillettes qu'on loge dans le passage du corps en appui entre un épaulement de ce passage et l'embout de renforcement qui, dans ce cas, est fixe, la tige-poussoir servant à repousse un bouchon fermant a paillette du côté oDt)05é à l'orifice de la gaine de antbre aéjecter la semence hors de la paillette et par cet ori fice,~la-tête de maintien étant par ailleurs fixée à demeure sur le corps du pistolet. I1 existe en général dix modes principaux de conditionnement de la semence animale, à savoir: la semence fraîche en tube de plusieurs millilitres de volume, la semence en ampoules de 1 ml, la semence en ampoules de 1/2 ml, les granules qu'il faut diluer en ampoules de sérum, les kombi-pellets qui allient les avantages et les inconvénients de la semence en ampoules et des granules, les doses en paillettes françaises de 0,5 ml, les doses en paillettes françaises de 0,25 ml, les doses en paillettes allemandes longues (minitubesde 90 mm), les doses en paillettes allemandes courtes (minitubes de 65 mm) et les doses en paillettes américaines (continental tube de 56 mm). L'invention a pour but de permettre d'utiliser un seul et même pistolet, qui devient de ce fait universel, pour tous ces modes de conditionnement. A cet effet, elle a pour objet un pistolet du type pré- cité, caractérisé en ce que le corps rigide est monté coulissant librement dans la tête de maintien et l'embout de renforcement est également monté coulissant librement dans la gaine souple, les sections de l'embout et du corps étant par ailleurs telles qu'ils puissent s'appuyer axialement l'un sur l'autre. On peut ainsi placer l'embout à l'entrée de la gaine et la paillette dans cet embout,puis pousser celui-ci et sa paillette en place au fond de la gaine à l'aide du corps de piston que l'on fait coulisser dans la tête de maintien sur laquelle la gaine a été préalablement fixée. Ce mode de mise en place de la paillette présente le grand avantage de permettre l'utilisation de paillettes de longueurs variables, puisqu il ne nécessite la présence d'aucun épaulement de butée à l'intérieur du corps. De façon particulièrement avantageuse, le passage de l'embout présente un diamètre étagé, ce qui permet en plus l'utilisation de pailletes de différents diamètres. Avantageusement également, le passage du corps présente deux parties de diamètres différents, ce qui permet de choisir le diamètre permettant le mieux de guider la paillette à mettre en place. Suivant l'invention également, un pistolet du type précité est caractérisé en ce que l'embout de renforcement est remplacé par une tête de piston pleine montée coulissante librement dans la gaine et pouvant recevoir l'extrémité de la tige-poussoir. On peut ainsi utiliser le pistolet à la façon d'une seringue, ce qui permet de pratiquer à l'aide du même instrument des injections se présentant sous les autres type de conditionnement que les paillettes, à savoir tubes, ampoules5 granules et kombi-pellets,ces deux derniers après dilution bien entendu. De façon particulièrement avantageuse, on utilise dans ce cas une gaine de plus grand diamètre, ce qui réduit la course à donner à la tige-poussoir. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, donnée à titre d'exemple non limitatif et en regard des dessins annexés sur lesquels: la Fig. 1 représente une vue éclatée de l'ensemble des différents éléments constitutifs d'un pistolet conforme à l'inven- tion; a Fig. 2 représente le mode de montage de ce pistolet pour son utilisation en seringue; la Fig. 3 représente ce pistolet à l'état monté, les dimensions relatives ayant toutefois été modifiées pour des raisons de clarté; la Fig, 4 représente le mode de montage du même pistolet pour son utilisation avec des paillettes; la Fig. 5 représente ce même pistolét à l'état monté, les dimensions relatives étant également modifiées. Comme le montre la Fig. 1, le pistolet comprend: - un corps tubulaire rigide de grande longueur 1 présentant un passage axial 2 qui le traverse de part en part et comporte deux parties 3 et 4 de diamètres différents; - une tete de maintien de beaucoup plus faible longueur 5 présentant un alésage 6 dont le diamètre correspond au diamètre extérieur du corps et une surface extérieure tronconique à faible pente 7 se terminant par une collerette 8; - deux gaines souples et minces en matière plastique 9 et 9a de longueur à peu près égale à celle du corps 1 et de diamètres différents, mais tous deux supérieurs au diamètre extérieur de ce corps, et ouvertes complètement à une extrémité tandis qu'elles comportent à l'autre extrémité une partie rétrécie 10 se terminant par un orifice d'injection ll;; - une bague 12 dont le passage intérieur 13 se termine par un chanfrein et offre un diamètre intermédiaire entre les diamètres extrêmes de la partie 7 de la tête 5; - une tige-poussoir pleine 13 de longueur un peu supé rieure à celle du corps I et comportant deux parties 14 et 15 de diamètres différents, le plus grand correspondant au diamètre le plus faible du passage 2 du corps, cette tige se terminant à son extrémité la plus large 15 par une tête de manoeuvre 16 de diamètre analogue à celui de la collerette 8 de la tête 5; ; - un embout de renforcement 17 dont la surface extérieure est cylindrique, avec un diamètre à peu près égal à celui du corps 1, et se termine à une extrémité par une collerette 18 de diamètre correspondant au diamètre de la gaine 9 de plus faible diamètre, cet embout étant par ailleurs traversé par un passage comportant deux parties 19 et 20 légèrement tronconiques et de largeurs différentes, la partie la plus large, située du côté de la collerette 18, débouchant directement à l'extérieur5 tandis que la partie la plus étroite commmunique avec l'extérieur par un orifice central étroit 21 ménagé dans un fond de cet embout, - une tête de piston en matière souple 22 dont la surface extérieure est cylindrique, avec un diamètre à peu près égal à celui du corps 1, et présente une extrémité hémisphérique ou ogivale munie d'une collerette 23 de diamètre correspondant au diamètre de la -gaine 9a de plus grand diamètre, tandis qu'à l'autre extrémité elle présente un trou borgne 24 de diamètre correspondant à celui de la partie de plus faible diamètre 14 de la tige-poussoir 13. Le fonctionnement du pistolet ainsi décrit est le suivant: Pour la mise en place de semences conditionnées autrement qu'en paillettes (Fig. ? et 3), l'opérateur positionne la tête de maintien 5 munie de sa bague de retenue 12 solidement en place d ltextrémité arrière de la gaine 9a Cette gaine présente à son extrémité arrière une fente qui facilite l'introduction de la pointe de la tête 5.Au-delà de cette fente, la tête de piston 22 est positionnée pour attendre la mise en place de la tige-poussoir 13 à l'intérieur du trou borgne 24 prévu à cet effet, la pointe de la tige 13 se maintenant dans ce trou du fait de la dépression intéo rieur, Cette tête de piston, parfaitement commandée par la tigepoussoir 13, peut avancer ou reculer dans la gaine 9a Au cours de ces mouvements, elle joue le rôle de piston d'étanchéité et aspire ou repousse les liquides introduits dans la gaine. L'opérateur présente ensuite la tige-poussoir 13 entièrement engagée dans le corps de pistolet 1, présenté dans un sens indifférent, partie 3 ou partie 4 en avant, et fait pénétrer l'ensemble dans la gaine en passant dans l'axe de la tête de maintien 5-.La tige-poussoir dépasse hors du corps de quelques millimètres (7 mm pal exemple), suffisamment pour occuper entièrement le trou borgne 24 de la tête de piston 22. En prolongeant le mouvement jusqu'à l'extrémité avant de la gaine 9a, l'opérateur s'assure que l'extrémité de la tigepoussoir est bien engagée a fond du trou borgne.A ce moment, la tête de piston 22 est également bien à fond, immédiatement en contact avec l'extrémité avant 10 de la gaine 9a. En plongeant ltensemble dans le liquide à prélever, l'opérateur n'a plus qu'à tirer en arrière la tige-poussoir qui elle-même tire en arrière sur la tête de piston 22 qui à son tour repousse en arrière le corps de pistolet 1 qui est absolument libre et dont le rôle se borne dans ce cas à assurer la frigidité de l'ensemble. L'çxtrémité avant de la gaine 9a se remplit alors du liquide à injecter, Pour repousser le liquide, il suffit pour compenser la pression du pouce exercée sur la tête de poussoir 16 de retenir la gaine en avant de la bague 12 ou sur la collerette 8 prise entre l'index et le majeur. L'extrémité avant hémisphérique ou ogivale de la tête de piston 22 lui permet avantageusement de remplir toute la partie intérieure de l'extrémité avant de la gaine afin d'éviter toute perte de semence. Pour la mise en place de semences conditionnées dans des paillettes d'un type quelconque (Fig. 4 et 5), l'opérateur utilise la gaine 9. I1 présente la paillette 25 tenue entre le pouce et l'index de la main gauche dans par exemple le logement conique 20 ménagé à la partie arrière de l'embout 17 lui-même retenu entre le pouce et l'index de la main droite. En forçant légèrement,la paillette se trouve sertie ou coincée dans le logement 20, l'étanchéité obtenue étant telle que la paillette peut être abandonnée par la main gauehe et reste suspendue et retenue dans son logement.Suivant que la paillette appartient à l'un des deux grands groupes de paillettes cités plus haut, on utilisera pour la guider et la protéger des flexions, l'extrémité du corps de pistolet 1 dont le diamètre correspond le mieux au diamètre de la paillette, soit l'extrémité 4 (d'un diamètre intérieur de 2,2 mm par exemple) pour les paillettes de -2 mm ou l'extrémité 5 (d'un diamètre intérieur de 3,3mm par exemple) pour les paillettes jusqu'à 3 mm. On remarquera que la longueur de la paillette,ainsi que la profondeur des parties 3 et 4 sont indifférentes, puisque l'étan- chéité entre la paillette et l'embout est obtenue dès le premier mouvement et non pas en utilisant la butée de la paillette par son extrémité arrière contre l'épaulement 26 séparant les deux parties 3 et 4.Tenant la gaine chargée de la paillette, l'opérateur enfile l'extrémité arrière de cette paillette dans l'orifice de la pointe de la tête de maintien 5. Cette tête est alors mise en place dans la gaine 9 qui est fixée sur elle par la bague de retenue 12. L'opérateur enfile ensuite l'extrémité libre de la paillette dans l'extrémité du corps de pistolet 1 dont le diamètre intérieur correspond le mieux au diamètre extérieur de cette paillette. Le corps de pistolet est enfilé à son tour dans l'axe de la tete de maintien et poussé en totalité dans la gaine.Ce mouvement permet, sans sollicitation aucune de la paillette qui se trouve immédiatement coiffée et protégée en totalité5 de pousser l'embout 17 tenant cette paillette jusqu'à sa place définitive contre la partie rétrécie 10 de la gaine L'opérateur présente ensuite la tige-poussoir 13 au contact de ltélément d'obturation 27 de la paillette, soit un bouchon (coton, poudre, coton) lorsqu'il s'agit de paillettes françaises, soit une bille d'acier ou de matière plastique lorsqu'il s'agit de paillettes allemandes ou américaines. La tigepoussoir reste alors en place dans le corps de pistolet en raison des longueurs et des diamètres respectifs de ce corps et de cette tige qui sont très voisins, assurant de ce fait un glissement gras. L'opération d'insémination proprement dite peut ensuite se dérouler suivant les règles habituelles en poussant à fond l'élément d'obturation à l'aide de la tige-poussoir, ce qui éjecte la semence hors de la paillette, à travers embout et l'orifice de la gaine. On remarquera que la gaine 9a est relativement plus épaisse (paroi de 0,32 mm par exemple) que la gaine 9 et donc plus rigide et son diamètre extérieur est plus grand (par exemple 5,8 mm) de sorte qu'une colonne de liquide de 1 ml occupe le moins de longueur possible pouvant nuire à la rigidité de l'extrémité. La gaine 9 est analogue, mais plus fine (paroi de 0,22 mm par exemple) et d'un plus faible diamètre extérieur (4,4mu par exemple). Les parties tronconiques 19 et 20 de l'embout 17 permettent d'assurer une adhérence et une étanchéité parfaite avec la surface extérieure de tous les types de paillettes existant. Le corps de pistolet 1 sert en plus dans ce cas particulier de positionneur de l'embout 17.Le fait que ce corps 1 soit indépendant de la tête de maintien 5 permet, suivant la grosseur de la paillette à mettre en place, d'utiliser l'extrémité du corps adéquate en retournant tout simplement bout pour bout le corps du pistolet dans la gaine 9. La tête de maintien 5 a par ailleurs des dimensions telles qu'elles lui permettent de s'introduire et de se fixer solidement grâce à la bague de retenue 12 dans les deux types de gaines 9 ou 9a. Le trou cylindrique longitudinal et central de cette tête laisse passer librement le corps de pistolet quelle que soit l'extrémité mise en oeuvre, son diamètre intérieur étant légèrement plus grand que le diamètre extérieur du corps (qui est par exemple de 3,6 mm), soit par exemple 365 mm. Le corps de pistolet glisse ainsi d'avant en arrière quelle qu'en soit l'orientation. Ce corps assure en principe dans le cas particulier des conditionnements autres qu'en paillettes, uniquement un rôle de raidisseur. En pratique il guide aussi la tige-poussoir 13 La longueur de celle-ci est par exemple de 445 mm, tandis que celle de la partie plus épaisse 15 est d'environ 330 mm. En variante, on peut prévoir un ou deux légers renflements 28 sur la surface extérieure du corps 1, par exemple au voisinage de l'épaulement 25 de raccordement entre ses deux parties 3 et 4. Ce renflement obtenu par tout moyen connu (molletage, écrasement, brasure d'argent rapportée) permet d'éviter de perdre la tête de maintien 5 qui glisse tout au long du corps 1. Bien entendu, un tel instrument peut être utilisé pour des injections autres que d'insémination artificielle et permet en général de pratiquer le cathétérisme de certains organes, et notamment de l'utérus des femelles en particulier. I1 permet de mettre en place, outre les doses de semence vivante, toutes sortes de produits biologiques, médicaments, etc. - REVENDlCATIONS 1.- Pistolet d'injection pour animaux, du type comprenant un corps tubulaire rigide présentant un passage axial le traversant de part en part et muni extérieurement à une extrémité d'une tête de maintien, une gaine souple enveloppant le corps rigide et fixée à une extrémité par des moyens amovibles autour de la tête de maintien de ce corps, tandis qu'à l'autre extrémité qui fait saillie au-dela du corps elle présente un orifice d'injection autour duquel elle comporte un embout intérieur de renforcement lui-même traversé par unpassage, et une tige-poussoir montée coulissante dans le passage du corps et faisant saillie hors de celui-ci du côté de sa tête de maintien, caractérisé en ce que le corps rigide (1) est monté coulissant librement dans la tete de maintien (5) et l'embout de renforcement (17) est également monté coulissant librement dans la gaine souple (9), les sections de l'embout (17) et du corps (1) étant par ailleurs telles qu'ils puissent s'appuyer axialement l'un sur l'autre. 2.- Pistolet suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le passage (18) de l'embout (17) présente un diamètre étagé (19-2). 3.- Pistolet suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2; caractérisé en ce que le passage (2) du corps (1) présente deux parties (3,4) de diamètres différents, 4.- Pistolet suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3 > caractérisé en ce que la tige-poussoir (13) présente deux parties (14, 15) de diamètres différents et est montée coulissante librement dans le corps (1),' 5.- Pistolet d'injection du type comprenant un corps tubulaire rigide présentant un passage axial le traversant de part en part et muni exterieurement à une extrémité d'une tête de maintien, une gaine souple enveloppant le corps rigide et fixée à une extrémité par des moyens amovibles autour de la tête de maintien de ce corps tandis qu a l'autre extrémité qui fait saillie au-delà du corps elle présente un orifice d'injection autour duquel elle comporte un embout intérieur de renforcement lui-même traversé par un passage, et une tite-poussoir montée coulissante dans le passage du corps et faisant saillie hors de celui-ci du côté de sa tête de maintien, caractérisé en ce que 11 embout dé renforcement (17) est remplacé par une ttte de piston pleine. (22) montée coulissante librement dans la gaine (9a) et pouvant recevoir I'extremité de la tige-poussoir (131. 6.- Pistolet suivant la revendication 5, caractérisé en ce que la gaine (9a) dans laquelle est montée la tête de piston (22) est de plus grand diamètre que la gaine (9) dans laquelle est monté l'embout de renforcement (17).