L'invention concerne un procédé pour la fabrication d'un complexe tel que cuir artificiel pour la confection d'articles de revêtement, de maroquinerie, de vêtemeits, da bagages, etc... Il est déjà connu d'enduire tout genre de support d'une couche de polyvinyle ou d'un mélange de polymères ou autres produits. On a notamment utilisé comme support les tissus tissés ou non, ou tricotés, en fibres artificielles ou synthétiques ou naturelles, les métaux et bois, etc.. Tous les supports , tels que les tissus, ayant subi éventuellement un traitement préalable tel que grattage ou émerissage, reçoivent une enduction suivant différents modea d'application dont les plus connus sont l'enduction proprement dite à la racle, le doublage à l'aide du matériau a 'enduction, qui se présente sous forme de feuille, le calandrage, l'extrusion, etc. A l'aide de ces procédés connus, quels que soient le support utilisé et le type de matière servant à l'en- duction, on vise à réaliser principalement des matières souples ou semi-rigides qui présentent l'aspect et les caractéristiques méca- niques du cuir, en vue de la fabrication d'articles de revêtement, de maroquinerie, de vêtements, de bagages, etc. Mais, suivant les procédés couramment utilisés, pour obtenir un aspect commercial du-complexe, il faut traiter la surface visible du complexe, à l'aide d'une plaque gravée ou d'un cylindre gravé, pour lui donner le grain Qu la finition exiges par la clientèle. Cela nécessite, le cas échéant, une opération complémentaire et, en tout état de cause, le stockage de nombreux cylindres ou plaques gravés, correspondant à chaque grainage. Pour obvier en partie à ces inconvénients on a déjà utilisé, comme support, un support gratté, éventuellement traité suédine, de telle sorte qu'après l'application de la couche d'enduction et par froissement du complexe réalisé, on obtenait un grain grossier de la surface visible. On cherche, par contre, à réaliser un produit dont l'aspect de surface doit être voisin de celui de la fleur du cuir, donc avoir un grain beaucoup plus fin, sans utiliser de plaques ou rouleaux de grainage. La présente invention a notamment pour but la fabrication d'un complexe tel que cuir artificiel, qui puisse être auto-grainé et qui présente les caractéristiques mécaniques et l'aspect approchant des cuirs, ainsi que leur propriété de modification d'aspect à l'usage et dans le temps. L'invention concerne, à cet effet, un procédé pour la fabrication d'un complexe artificiel, en particulier cuir artificiel, procédé caractérisé en ce que l'on implante sur une couche de matière synthétique des fibres faisant angle avec cette coucheetlon assemble l'extrémité libre des fibres implantées sur la couche à un support souple ou semi-rigide,tel que tissu, ce qui permet d'obtenir un complexe dont la surface extérieure constituée de la couche de matière synthétique reçoit un grainage permanent. L'invention concerne également le complexe tel que cuir artificiel conforme à celui obtenu par le procédé précédent ou procédé similaire. Un mode d'exécution du procédé pour l'ob- tention d'un complexe tel que cuir artificiel est représenté, à titre d'exemple schématique, sur l'unique figure jointe. Conformément à l'in entions on réalise un complexe artificiel présentant les caractéristiques mécaniques et l'aspect approchant des cuirs à partir d'une couche de matière plastique l,telle que, par exemple , un polymère synthétique, avantageusement un polyester hydroxyle, surZåqueLe ont été projetés des fibres, par exemple par le procédé -de flockage; les fibres sont fixées à la couche 1 sensiblement perpendiculaires; cette fixation peut être obtenue par voie électrostatique ou autre technique dtimplantation. Pour la fabrication de la couche flookéa on utilise une très large gamme de dimensions de fibres, ces fibres peuvent être d'origine naturelle ou bien être fabriquées artificiellement; parmi les produits utilisés on trouve notamment le coton, la rayonne, les polyamides et les polyesters, etc*. La couche de matière plastique est flo ckée avantageusement soit à l'aide de fibres broyées, tamisées par un tamis de 80, soit à l'aide de fibres coupées, d'une longreur de 1/2 mm et de 1,5 denier. Il est évident que ce ne sont que des exemples et l'on peut appliquer une gamme de.dimensions plus large. La couche de matière plastique est réunie à un support 3 qui peut être par exemple une bande textile rendue adhérente et que l'on applique sur l'extrémité libre des fibres implantées dans la couche de matière plastique I La couche implantée de blocks 2 et le support 3 sont réunis par exemple par calandrage par l'intermédiaire de cylindres 4 et 5; la réunion de la couche 1 implantée de flocks 2 à un support 3 permet de constituer un complexe dont la surface extérieure constituée par la couche 1 reçoit un grainage permanent soit par flexion simple ou alternée, soit en appliquant la face de la couche synthétique contre un support grainé. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à l'exemple de réalisation ci-dessus décrit et représenté, à partir duquel on pourra prévoir d'autres formes et d'autres modes de réalisation, sans pour cela sortir de l'invention. REVENDiCATiONS 1 ) Procédé pour la fabrication d'un complexe artificiel, en particulier cuir artificiel, procédé carac térisé en ce que F on implante sur une couche de matière synthé- tique des fibres faisant angle avec cette couche etc'on assemble l'extrémité libre des fibres implantées sur la couche à un support souple ou semi-rigide, tel que tissu, ce qui permet d'obtenir un complexe dont la surface extérieure constituée de la couche de matière plastique reçoit un grainage permanent. 20) Procédé conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que l'on réalise le gainage permanent de la face visible du complexe par flexion simple ou alternée. 30) Procédé conforme à la revendicationi, caractérisé en ce que l'on réalise le grainage permanent en appliquant la couche de matière synthétique sur un support grainé. 40) Complexe tel que cuir artificiel conforme à celui obtenu par le procédé précédent ou procédé similaire.