La présente invention se rapporte à une machine destinée plus particulièrement, mais non exclusivement à la rectification de cales servant de réglage dans le montage des roule ment s et engrenages des boîtes de vitesses et ponts de véhicules automobiles, tourisme et poids lourds. Actuellement cette opération de rectification est effectuée par des spécialistes au moyen de machines importantes et onéreuses que les mécaniciens réparateurs ne peuvent pas utiliser en raison de leur volume et de leur prix élevé. Ces réparateurs se trouvent dans l'obligation de confier ces rectifications à des tiers avec tous les inconvénients de délai, de transport, de perte de temps et de prix qu'en traîne la sous-traitanee. Dans le but de pallier ces inconvénients, on a imaginé de construire une machine spéciale, légère, peu encombrante et même portative, dont le prix de revient est suffisamment compétitif pour permettre aux mécaniciens artisans de l'acquérir. Outre ses avantages sur le plan économique, elle offre des qualités remarquables de précision et une simplicité d'utilisation qui en font une machine-outil de premier ordre. Cette machine est caractérisée par le fait qu'elle comporte un système d'avance rapide de la meule, complété par un dispositif de montée micrométrique du plateau magnétique sur lequel est retenue la cale à rectifier. Une caractéristique de cette montée micrométrique réside dans le couple à l/4e qui permet une trEs grande précision, contrôlable par un vernier sur lequel 15 mm correspondent à 1/100e de mm soit un tour pour 1/10e. Une autre caractéristique de la machine vise le mode de fixation de la pièce à retoucher qui est placée sur un plateau magnétique tournant, manoeuvré à la main par l'utilisateur. L'invention vise également le montage du plateau magnétique sur un chariot mobile coulissant dans une glissière en queue d'aronde, permettant de dégager la pièce en cours de travail pour en contrôler les cotes. Enfin, une autre caractéristique de la machine concerne la capacité de déplacement horizontal du bras porteur de la meule qui autorise, par sa rotation, un balayage systématique de la surface du plateau magnétique. Pour éviter toute vibration nocive en cours de tra vail, la machine est montée sur un bâti avec interposition de cales amortisseurs en caoutchouc durci ou autre matière de même capacité isolante. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description qui va suivre en référence aux dessins schématisés annexés représentant à titre d'exemple, non limitatif, une forme d'exécution de la machine - la figure 1 est une vue de face en coupe vertiie; - la figure 2 est une vue en coupe par dessus, suivant Il-Il de la figure 1. Cette machine est constituée par un socle 1 reposant sur un bâti 2 avec interposition d'amortisseurs 3, une embase 4 en deux parties dont une, 5, située à droite sur le dessin, est solidaire du socle 1 et supporte une colonne 6 coiffée par un fourreau 7 coaxial prolongé par un bras mobile 8 servant d'une part à la fixation du moteur 9 et, d'autre part, à son extrémité, de logement à un boîtier 10 muni de deux roulements Il - 12 au centre desquels est emmanchée la broche 13 de la meule 14. L'autre partie 15, à gauche sur le dessin, est une console montée coulissante verticalement sur la partie fixe 5 au moyen d'une glissière en queue d'aronde. Cette console 15 et de plus usinée en queue d'aronde pour servir de glissière horizontale 15' à un chariot mobile 16 au centre duquel est réservée une enclave pour le logement d'une crapaudine 17 servant de support au plateau magnétique circulaire 18 sur lequel se place la pièce à rectifier. Le coulissement vertical de la partie mobile 15 de l'embase 4 est assuré par une vis mère 19 dont la tête 20 est fixée dans le socle 1 et par une commande manuelle latérale 21 assortie d'un verner 22 et d'un volant de manoeuvre 23, cette commande 21 s'engageant dans un jeu de pignons 24. Un dispositif de blocage 25 permet de verrouiller la console 15 à la hauteur choisie. te chariot mobile 16 coulisse horizontalement et manuellement, il se bloque en position choisie au moyen de la vis repère 26; La crapaudine 17 est montée sur un axe central à tête assurant le pivotement du plateau magnétique avec le concours de deux roulements 27 - 28. Un écrou de rattrapage de jeu est prévu en 29. le plateau magnétique 18, circulaire, est supporté par un disque 30 muni de boutons moletés 30' qui servent à manoeuvrer ledit plateau. La meule 14 est entraînée en rotation par la courroie 31 qui règne sur la poulie 32 fixée en bout de l'arbre du moteur 9 et sur une autre poulie 33 solidaire de la broche 13 de la meule. L'approche rapide de la meule vers la pièce fixée sur le plateau magnétique est assurée par la manoeuvre du volant 34 prenant appui sur le fourreau 7 par l'intermédiaire de la barette 35 et de la vis 36 qui détermine le coulissement du fourreau 7 sur la colonne 6 entraînant dans le mouvement vertical le bras repère 8. le levier 37 permet i l'utilisateur de faire pivoter le fourreau 7 autour de la colonne 6 de sorte que la meule peut ainsi être amenée en tous les points du plateau magnétique 18 en combinaison avec la rotation de ce dernier. Ce levier 37 sert également à verrouiller le bras 8 dans la position choisie pour la meule, c'est-à-dire à un endroit défini du plateau et à la hauteur du premier contact avec la pièce à rectifier, déterminée par l'avance rapide. Un dispositif non figuré sur les dessins assure la distribution d'huile de coupe au niveau de la cale. les différents organes constituant la machine et qui viennent d'être identifiés, permettent d'effectuer des usinages de grande précision. Le chariot mobile 16 étant à la position neutre sur la glissière 15' de la console 15, la cale 38 à rectifier est de- posée sur le plateau magnétique 18. La mise en circuit magnétique est réalisée au moyen d'une clé, dès lors, la cale 38 est retenue en place sans aucun risque de variation. te moteur 9 est mis en route, la meule 14 est amenée en position à l'aplomb de la cale 38 par rotation du bras 8 autour de la colonne 6 grâce au levier 37. L'opérateur manipule le volant 34 pour provoquer l'avance rapide de la meule au niveau de la cale. Dès le premier contact il cesse son action et bloque le fourreau 7 en agissant sur le levier 37, par conséquent, le bras 8 et la meule 14 sont maintenus fixes dans la position choisie. L'opérateur procède alors à la montée lente du plateau magnétique en manoeuvrant le volant 23 de la commande 21; il repère sur le vernier 22 la graduation choisie et continue à agir sur la commande de montée au moyen de la vis 25, tandis que manuellement il fait pivoter le plateau magnétique 18 en prenant appui sur les boutons moletés de manière à offrir à la meule les différents points de la cale à rectifier. Après une première passe, il convient de vérifier au Palmer le degré de rectification. Â cet effet, l'opérateur stoppe le moter, déverrouille le chariot mobile 16 en débloquant la vis 26 et le tire à lui en le faisant coulisser horizontalement sur la glissière 15' de la console 15, il coupe le circuit magnétique du plateau 18, dégage donc la cale, la contrôle et, le cas échéant, la replace sur la machine pour une seconde opération. Ainsi qu'il a été possible de s'en rendre compte, l'utilisation de cette machine est très simple, elle effectue un travail d'une précision rigoureuse. Sa maniabilité, son faible encombrement et son prix abordable la rendent particulièrement intéressante pour des mécaniciens artisans. R EV E ND I C À T I O N S 1- Machine à rectifier les cales de compensation des boîtes de vitesses et des ponts des véhicules automobiles, tourisme et poids lourds, caractérisée par le fait qu'elle comporte un système d'avance rapide de la meule complété par un dispositif de montée micrométrique d'un plateau magnétique tournant et coulissant, porteur de la cale à rectifier et que le bras supportant la meule est orientable. 2- Machine à rectifier suivant la revendication 1, caractérisée par le fait que le système d'avance rapide est constitué par une colonne, solidaire du socle de la machine, coiffée d'un fourreau prolongé par un bras porteur de la meule et qu'une vis terminée par un volant de manoeuvre prenant appui sur une barette foxée en haut du fourreau, détermine le coulissement vertical dudit fourreau sur la colonne, éloignant ou rapprochant la meule du plateau magnétique sur lequel est fixée la pièce à rectifier. 3- Machine à rectifier suivant les revendications 1 et 2, caractérisée par le fait que le fourreau peut pivoter sur la colonne sous l'action d'un levier dont la manoeuvre permet d' orienter le bras porteur de la meule et que ce levier sert également à bloquer le fourreau dans la position choisie. 4- Machine à rectifier suivant la revendication 1, caractérisée par le fait que le bras porteur de la meule sert également en son milieu de point de fixation au moteur dont l'arbre de commande traverse ledit bras pour recevoir une poulie avec une courroie. 5- Machine à rectifier suivant les revendicailons 1 et 4, caractérisée par le fait que l'extrémité du bras sert de logement à un boîtier nrtmi de deux roulements au centre desquels est emmanchée la broche de la meule, laquelle broche comporte, au-dessus de la me u une poulie dont la gorge reçoit la courroie du moteur. 6- Machine à rectifier suivant la revendication 1, caractérisée par le fait qu'elle comporte un dispositif de montée micrométrique constitué par une vis mère dont la tête est solidaire du socle de la machine et qui engrène dans un jeu de pignons commandés par une vis de manoeuvre, que le couple correspond à 1/45e et que cette commande est complétée par un vernier sur lequel 15 mm correspondent à 1/100e de mm soit un tour pour 1/10e de mm. 7- Machine à rectifier suivant la revendication 6, caractérisée par le fait que la commande de montée micrométrique agit sur une console montée à glissière sur une coulisse en queue d'aronde solidaire du socle de la machine, assurant le guidage vertical de la montée et de la descente de la console et qu'une vis de blocage permet de la verrouiller en position choisie. 8- Machine à rectifier suivant les revendications 1 et 7, caractérisée par le fait que la console supporte un chariot mobile monté à glissière sur queue d'aronde pour coulissement horizontal dudit chariot et qu'une vis de blocage en assure le verrouillage en position choisie. 9- Machine à rectifier suivant les revendications 1 et 8, caractérisée par le fait que le chariot mobile supporte en son centre une crapaudine dont l'axe, emmanché dans deux roulements, assure la rotation d'un disque dans lequel est fixé le plateau magnétique circulaire et que ce disque comporte un certain nombre de boutons, formant poignées, permettant de la faire pivoter manuellement. 10- Machine à rectifier suivant la revendication 1, caractérisée par le fait que le socle de la machine est monté sur un bâti avec interposition de cales amortisseurs des vibrations en cours d'usinage.