- 2458608 L'invention concerne un procédé et un appareil perfectionnés pour produire du fil à texture gaufrée ou bouclée par rebond. Un autre aspect de l'invention a trait à un procédé sans accumulateur pour for- mer un fil bouclé ou gaufré par rebond, ainsi qu'un appareil dans le- quel on détecte la tension relative du fil et l'on règle la tension effective du fil afin d'empêcher l'enchevêtrement du fil et le redres- sement du gaufrage de celui-ci. On fabrique des matériaux pour obtenir du fil thermoplastique synthétique sous forme d'un certain nombre de filaments continus, rec- tilignes et lisses. Ces fils ont un faible volume ou masse, et leur utilité dans les applications textiles est par conséquent plutôt li- mitée. Pour accroître le volume et la texture des fils synthétiques, on a déjà proposé une certaine gamme de procédés de déformation, tels que bouclage ou gaufrage. Une technique couramment adoptée pour les fils thermoplastiques consiste à plier les filaments du fil et à chauf- fer celui-ci pendant que l'on maintient les filaments dans leur forme coudée, gaufrée ou bouclée. Cette méthode s'appelle le plus souvent "texturation par fausse-torsion". Un autre type de texturation est la texturation fluidifiée, par exemple comme la décrit le brevet améri- cain no 2 869 967. Un autre procédé technique particulièrement satisfaisant, pour ce qui concerne l'obtention d'un fil à fort volume, est connu sous le nom de "gaufrage par rebond ou rebondissement". Le gaufrage par rebond implique la projection du fil, propulsé par un fluide chauffé à tra- vers un ajutage, sous forme d'un écoulement continu de courant contre une surface ajourée que vient frapper le fil et sur laquelle le fil rebondit instantanément. Le choc du fil contre cette surface ajourée produit la déformation du fil par bouclage ou gaufrage des filaments individuels du fil, tandis que le fluide chauffé traverse la surface perforée. Le fil ainsi texturé poursuit sa trajectoire à l'état déten- du et s'écarte pratiquement par inertie, due au rebond, de la zone de gaufrage; dans le procédé suivant l'art antérieur, ce fil est ensuite guidé pour aboutir à un poste collecteur o le fil est chauffé puis, -35 refroidi pour rendre thermiquement permanent le gaufrage avant d'ef- fectuer son enroulement sur une broche ou bobine de stockage. Un fil thermoplastique texture par le procédé de gaufrage par rebond, brièvement exposé ci-dessus, possède, entre autres propriétés, une capacité exceptionnelle de recouvrement et une résilience extrême- ment élevée; on peut se référer à ce propos au brevet américain no 3 686 848. Le procédé et l'appareil de base pour la mise en oeuvre du processus de gaufrage par rebond sont décrits par Clarkson dans le brevet américain no 3 665 567. En bref, ce procédé Clarkson consiste à introduire un fil dans un tube mince à l'aide d'un jet de vapeur, et a projeter le fil longitudinalement contre un écran perforé, ce qui produit le gaufrage de façon aléatoire du fil et son rebondissement de façon également aléatoire. On obtient ainsi le gaufrage ou la "texturation" du fil qui rebondit librement et latéralement à travers un passage d'o il tombe sur un récepteur qui assure sa fixation per- manente par effet thermique. La vapeur traverse presque en totalité l'écran perforé avant d'être récupérée. Bien que le procédé rappelé ci-dessus de gaufrage par rebond permette d'obtenir un produit particulièrement intéressant, il com- porte certains points sensibles. Ainsi, pour réaliser correctement le gaufrage par rebond, il est essentiel que le fil rebondisse en s'écar- tant de l'écran et soit pratiquement à l'état détendu lors de son éva- cuation hors du dispositif de gaufrage par rebond. Il n'est pas pos- sible de "tirer" le fil hors du dispositif de gaufrage par rebond, attendu qu'à cet endroit toute tension appliquée au fil se traduirait par l'étirage, donc le redressement des parties gaufrées et pourrait par ailleurs faire dévier le fil au point de l'empêcher de frapper l'écran perforé. Différents perfectionnements apportés aux procédés et appareils pour donner aux fils synthétiques une texture gaufrée par rebond sont décrits dans les-brevets américains nos 3 859 696, 3 859 697 et 3 887 971. Tous les appareils et procédés décrits dans ces brevets ain- si que dans le brevet américain no 3 665 567 sont caractérisés par l'u- sage d'un accumulateur de fil gaufré, du type comportant un tube coudé en forme de "J", dans lequel le fil s'accumule (ou s'entasse) et subit un traitement thermique (durcissement par l'action de la chaleur, suivi d'un refroidissement). Dans le brevet américain no 3 879 819, le tube en "J" est muni d'un détecteur à cellule photoélectrique qui sert à maintenir une hauteur (ou un empilage) constant de fil dans le tube en réglant la vitesse d'enroulement du fil sous le contrôle de ce dé- tecteur. L'accumulateur à tube en "Ji" a été utilisé dans l'art anté- rieur pour assurer le thermo-durcissement du gaufrage du fil et avoir ainsi la certitude que le fil ayant rebondi contre l'écran de gaufrage par rebondissement se trouve ensuite à l'état détendu, en permettant au fil déformé de tomber librement dans l'accumulateur constitué par le tube en "J". Par conséquent, ce tube en "J" n'était utilisé essentiel- lement que pour ce second but. Toutefois, pendant l'accumulation ou l'empilage du fil, des enchevêtrements ont été constatés, ce qui déter- minait des tractions localisées sur le fil à mesure de son enroulement, et par conséquent-l'étirage, réparti au hasard de segments du fil, du gaufrage, et même parfois la rupture du fil. La fréquence de ces rup- tures a entrainé un accroissement du personnel nécessaire pour action- ner ou surveiller un nombre déterminé de machines à texturer, et pour reformer le fil lors des ruptures. En outre, lorsqu'on utilise des fils à bas numéro de deniers (soit d'environ 500 deniers ou au-dessous), le problème est amplifié à tel point qu'il devient impossible d'utiliser efficacement des sys- tèmes à accumulateur. Cette amplification semble devoir être attribuée au fait que plus le numéro de deniers est faible, plus il y a de bou- clés ou de spires en contact entre elles dans l'accumulateur. Par con- séquent, plus il y a de tels contacts, plus il y a risque d'enchevê- trement des filaments des différentes boucles entre eux. Ce contact accru, qui s'ajoute au faible poids spécifique des boucles ou spires, augmente singulièrement la probabilité d'extraction de boucles en- tières hors de l'accumulateur, donc l'empilage et l'enchevêtrement, et ainsi de suite. La présente invention prévoit un procédé et un appareil pour donner au fil une texture gaufrée par rebond, caractérisée en ce que le fil sortant du dispositif de gaufrage par rebond est recueilli sans soumettre le fil à une tension dans la zone critique (c'est-à-dire en évacuant le fil fraîchement texturé du dispositif de gaufrage par re- bond à l'état pratiquement détendu), par suppression de l'accumula- tion (ou empilage) intermédiaire du fil. En supprimant cette accumula- tion intermédiaire du fil, la présente invention élimine du même coup les problèmes d'enchevêtrement qui accompagnent inévitablement l'ac- cumulation du fil, ce qui réduit très sensiblement le taux de ruptures du fil et la formation de segments localisés à fil redressé ou recti- ligne, tout en facilitant l'adoption de grandes vitesses de défilement du fil (par exemple de l'ordre de 1585 m/nm). Suivant un mode particulier de réalisation de l'invention, celle-ci prévoit un procédé sans accumulateur pour texturer par gau- frage par rebond un fil synthétique; ce procédé comprend les phases qui consistent à alimenter en fil un dispositif de gaufrage ou de bou- clage par rebond, dans lequel le fil est texture par gaufrage par re- bond, à enrouler ce fil sur une broche rotative d'enroulement, de pré- férence décalée latéralement par rapport au dispositif de gaufrage par rebond; à détecter le degré de tension du fil texturé en un point si- tué entre le dispositif de gaufrage par rebond et ladite broche d'en- roulement, et à diminuer la vitesse d'enroulement du fil texture dès, et aussi longtemps que, ladite tension dépasse une valeur déterminée, et enfin à augmenter la vitesse d'enroulement du fil dès, et aussi longtemps que, la tension décelée est égale ou inférieure à ladite valeur déterminée. Un autre mode possible de réalisation de l'invention comprend un appareil à texturer un fil synthétique par la méthode de gaufrage par rebond, lequel comprend un dispositif de texturation par gaufrage par rebond; un moyen pour alimenter ce dispositif avec un fil synthé- tique, un moyen d'enroulement pour recueillir le fil texturé ou gaufré, un dispositif détecteur de tension pour déceler la tension relative exercée sur ce fil en un point situé entre le dispositif de textura- tion et ledit moyen d'enroulement; un moyen de contrôle relié au dis- positif détecteur de tension ainsi qu'un moyen pour régner le taux d'enroulement du fil, afin de contrôler le taux d'enroulement du fil en réponse à la tension ainsi détectée, de telle sorte que le taux d'enroulement du fil diminue dèset aussi longtemps que, la tension du fil détectée par ledit dispositif détecteur de tension dépasse une va- leur déterminée, et augmente dès, et aussi longtemps que, la tension détectée par ledit dispositif détecteur de tension est égale ou infé- rieure à ladite valeur déterminée. Une autre forme de réalisation des procédés et appareils de l'invention comprend l'adaptation des procédés et appareils précités à la fabrication de fils composés et de fils fantaisie. Dans ce cas, on introduit deux ou un plus grand nombre de fils dans le dispositif à texturer le fil par gaufrage par rebond. Suivant un mode préféré de réalisation des procédés et appa- reils précités, on détecte la tension relative du fil en mesurant sa raideur relative, tandis que dans un autre mode préféré de réalisation on opère en mesurant le "mou" relatif du fil. On décrira maintenant l'invention plus en détail en se réfé- rant au dessin annexé qui montre schématiquement et à titre d'exemples non-limitatifs des modes préférés de réalisation de l'invention, les mêmes chiffres et symboles de référence se rapportant à des éléments semblables dans les différentes Figures. Sur le dessin: La FIGURE 1 montre une vue schématique en élévation d'un sys- tème et d'un appareil suivant l'invention pour le traitement du fil; La FIGURE 2 est une coupe faite suivant la ligne 2-2 de la Figure 1; La FIGURE 2h est une coupe qui correspond à la Figure 2 mais dans laquelle on a modifié la position de la cellule photoélectrique pour détecter le mou du fil, et La FIGURE 3 est une vue schématique en élévation d'une adap- tation du système et de l'appareil de traitement du fil de la Figure 1 à la fabrication de fils composés et de fils fantaisie. La présente invention est applicable aux fils synthétiques thermoplastiques dont le numéro de deniers permet de réaliser une tex- ture gaufrée ou bouclée par rebond. De tels fils synthétiques thermo- plastiques comprennent, par exemple, les fils de nylon, tel que le nylon 66, le nylon 6, les fils de polyoléfines, par exemple de poly- propylène, des fils combinés tels que ceux réalisés par une combinai- son de nylon et de propylène, et fils similaires. Le fil étiré qui alimente le dispositif à texturer possède par exemple un numéro de de- niers compris entre 100 et 5000 environ. L'on se référera maintenant au mode de réalisation représenté Figure 1, qui montre schématiquement à titre d'exemple non-limitatif, un mode préféré de réalisation. L'ensemble de l'appareil de traitement du fil comprend essen- tiellement un panneau ou châssis 20 sur lequel sont montés les diffé- rents composants de l'appareil décrit plus loin. Le fil thermoplasti- que non-étiré 1 (par exemple en polypropylène, nylon 66, etc.) est tiré d'une réserve ou d'un paquet de fil (non représenté) pour alimen- ter un premier galet 3 en forme de godet associé à un galet séparateur 2 dont l'axe forme un certain angle par rapport à l'axe du galet 3; le fil aboutit ensuite à un second galet 5 en forme de godet, égale- ment pourvu d'un galet séparateur 4 disposé de biais par rapport au galet 5. Les galets à godet 3 et 5 peuvent être chauffés. Les galets obliques 4 et 5 font avancer les fils à une vitesse sensiblement plus élevée que celle produite par les galets 2 et 3, ce qui assure l'éti- rage du fil. Par exemple, si l'on utilise du nylon 66, les galets 4 et 5 seront entrainés à une vitesse périphérique située entre 3 et 3,6 fois environ celle des galets 2 et 3, ce qui produit un étirage de l'ordre de 3 à 3,6 fois du fil de nylon 66. Toujours dans l'hypothèse que l'on utilise du nylon 66, les galets en forme de godet 3 et 5 se- ront actionnés alors que leur température se situe entre 1350 et 163OC environ. Si l'on utilise du polypropylène, les galets 4 et 5 seront entraînés à une vitesse comprise entre environ 2,7 et 3,1 fois celle des galets 2 et 3, ce qui produit un étirage d'environ 2,7 à 3,1 du fil de polypropylène, tandis que les galets 3 et 5 en forme de godet fonctionneront à des températures situées entre 1050 et 1350C. Le fil quittant le galet oblique 4 est ensuite dirigé vers le dispositif 6 de texturation par gaufrage par rebond, essentiellement à une vitesse située entre 915 et 1525 m/mnn. Un fluide, par exemple de la vapeur ou de l'air chauffé, ali- mente le dispositif de gaufrage 6 à travers une conduite 7. Dans le dispositif de gaufrage par rebond, l'utilisation d'un jet de fluide a pour effet de projeter le fil contre un écran (non représenté) placé à l'intérieur du jet de texturation. De là, le fil rebondit et sort du dispositif à travers un tube d'évacuation 8 à l'état sensiblement détendu. Le fil 1 quitte le tube de sortie 8 du dispositif de gaufrage par rebond 6 à une vitesse inférieure d'environ 5 à environ 15% à celle d'alimentation, en raison du raccourcissement du fil résultant du gaufrage et du compactage produit entre les boucles adjacentes, et il est finalement recueilli sur la bobine d'enroulement 16 à une vitesse moyenne d'ensemble inférieure d'environ 5 à 10% à la vitesse d'alimentation, en raison du gaufrage qu'il conserve (malgré une éli- mination appréciable du compactage entre boucles). La présente invention ne modifie nullement le fonctionnement du dispositif de gaufrage par rebond; par conséquent, ce dispositif peut être utilisé comme de coutume. Des dispositifs adéquats de textu- ration par gaufrage par rebond et leur mode de fonctionnement sont décrits, par exemple, dans les brevets américains no 3 859 696, 3 859 697, 3 878 819 et 3 887 971, auxquels il convient de se référer pour une plus ample compréhension de ce mode de fonctionnement. Le fil 1 sort du tube d'évacuation 8 dans un état librement compacté, et à cet instant son diamètre correspond sensiblement au diamètre intérieur de ce tube d'évacuation 8, ou s'en rapproche. Ensuite, le fil 1 tombe dans le tube 9 en forme de "J" qui le guide de manière à lui faire franchir le dispositif détecteur 10. Au- cune accumulation de fil ne se produit à l'intérieur de ce tube 9 et son usage ne constitue qu'une adaptation d'équipements classiques exis- tants. Par conséquent, il serait possible d'utiliser d'autres moyens de guidage soit en remplacement, soit en plus de ce tube en forme de "J", par exemple des galets fous et/ou des plaques de guidage. En ou- tre, ce tube en J peut être muni de galets fous ou de poulies folles afin de réduire au minimum le frottement du fil avec les parois du tube. Le fil 1 quitte le tube en J et passe ensuite autour des ga- lets fous 11 et à travers un tendeur électromagnétique 12 du type à disque, puis autour d'un galet fou 13 et d'un galet de compensation 14a porté par un bras articulé 14, avant d'être finalement enroulé sur une broche ou bobine 16 entraînée par un galet moteur 15. Si l'on se réfère à la Figure 2, on voit que le dispositif détecteur de tension comprend un dispositif combiné émetteur et récep- teur de lumière loa associé à une surface réfléchissante lob légère- ment inclinée, le tout étant placé à l'intérieur du tube 9 en J, en des points à peu près diamétralement opposés, de part et d'autre et sensiblement au-dessus de la partie inférieure de la trajectoire du fil 1, représenté à une échelle sensiblement agrandie pour faciliter la compréhension. (L'expression "trajectoire inférieure" utilisée ici désigne en substance la trajectoire que le fil devrait normalement suivre lorsqu'il est enroulé à des vitesses inférieures d'environ 5 à 15%o à celle à laquelle le fil - ou le noyau du fil en cas de fil fantaisie alimente le dispositif de gaufrage par rebond). A mesure que la tension du fil 1 croît, le fil se tend et la trajectoire du fil 1 s'élève, jusqu'à occulter le rayon lumineux réfléchi vers la cellule réceptrice ou détectrice de lumière. Lorsqu'aucun rayon lumineux ne frappe la cellule loa, le dispositif sensible à la lumière actionne un circuit de contrôle 17 (Figure 1) qui réduit le taux ou la vitesse d'enroulement du fil 1 sur la bobine 16; ainsi, par exemple, on peut obtenir ce résultat en réduisant directement la vitesse du galet d'en- traînement 15, ou en activant le tendeur électromagnétique à disque 12. Cela diminue la raideur du fil 1 et abaisse la trajectoire du fil 1 jusqu'à ce qu'il n'empêche plus la réception de la lumière par le dé- tecteur de lumière 10a. Dès que la lumière frappe de nouveau le cap- teur loa, celui-ci actionne à son tour le contrôleur 17 afin d'aug- menter la vitesse d'enroulement, ce qui augmente la tension, donc la raideur du fil, et relève la trajectoire de celui-ci jusqu'à occulter de nouveau le rayon lumineux qui cesse alors de frapper le détecteur lOa, ce qui répète le cycle décrit plus haut. Par conséquent, on atteint rarement un état permanent et en général il y a un cyclage plus ou moins constant (augmentation et diminution) de la vitesse d'enroulement du fil. Si l'on se réfère de nouveau à la Figure 1, on y voit deux moyens distincts de contrôle de la vitesse d'enroulement du fil, bien qu'en réalité et de préférence un seul de ces moyens de contrôle de l'enroulement sera utilisé dans la pratique courante. Dans la première méthode, le contrôleur 17 commande directement la vitesse du galet d'entraînement 15, par exemple en utilisant un moteur classique à cou- rant continu et un relais de contrôle de vitesse. Le moteur d'entral- nement du galet oscille entre une vitesse élevée et une vitesse lente conformément à la commande fournie par le contrôleur 17. En service réel, il atteint rarement, voire jamais, les vitesses-limites, haute ou basse, car la commande est rapidement modifiée selon que la cel- lule photoélectrique est occultée ou découverte. Les réglages présents de vitesse varieront selon la composition particulière du fil et de son numéro de deniers, mais on peut utiliser par exemple un réglage vitesserapide d'environ 610 à 1524 m/mn et un réglage vitesse-lente d'environ 427 à 1372 m/mn. La variation de vitesse produite entre le réglage haut et le réglage bas sera fonction du système particulier adopté et de la rapidité de réponse désirée. Dans le second système de contrôle que montre la Figure 2, l'on peut également contrôler la vitesse d'enroulement du fil grâce à un ensemble comprenant un tendeur électromagnétique à disque et un bras compensateur. (Le système à bras compensateur est un procédé classique pour faire varier la vitesse d'enroulement du fil). Dans le système proposé ici, lorsque le fil 1 occulte le rayon lumineux provenant du dispositif source/récepteur de lumière loa, il active le contrôleur 17 qui active à son tour le tendeur électromagnétique à disque 12 de manière qu'un disque 12a exerce une légère pression sur le fil 1, ce qui augmente la tension produite sur ce fil 1 entre le tendeur 12 et la bobine d'enroulement 16. Il en résulte que le bras compensateur 14 tourne autour de l'axe de pivotement 14b dans le sens horaire, en regardant la Figure 1, de manière à augmenter la vitesse d'enroulement et, finalement, à abaisser la trajectoire du fil 1 afin de supprimer l'occultation du rayon lumineux par ce fil. Le moyen dé- tecteur de lumière neutralise par conséquent le contrôleur 17 qui neu- tralise à son tour le tendeur électromagnétique 12 à disque, avec pour résultat final la diminution de la tension du fil qui agit sur le bras o10 compensateur 14. Le ressort 14c peut ainsi rappeler le bras compensa- teur 14 dans le sens anti-horaire, toujours en regardant la Figure 1, ce qui diminue la vitesse d'enroulement, jusqu'à ce que le fil 1 coupe de nouveau le rayon lumineux provenant de la source 1oa, de fa- çon à répéter le cycle. Lorsqu'on désire adopter le type de contr8le du moteur qui a été exposé ci-dessus, on peut neutraliser le tendeur 12 et fixer la position du bras compensateur 14 de telle sorte qu'il ne modifie pas la vitesse d'enroulement du fil et n'intervienne pas In QwPtgU Cir LLrstLr/StèXle de ontr8le y h !1-- lx g- Ls " iM.-& -. tL3 - * _s 8 relative de cette composante latérale augmente et diminue respectivement à mesure que la tension du fil augmente et diminue. 10. Appareil selon la revendication 9, caracté- risé en ce que le moyen détecteur de tension du fil (10) comprend une source de lumière (10c) pour projeter un rayon séquence d'augmenter la vitesse d'enroulement du fil 1. Dès que le capteur lod reçoit de nouveau la lumière, le contrôleur 17 (Figure 1) est activé, ce qui diminue la vitesse d'enroulement du fil. Le fonc- tionnement de ce mode de réalisation est identique à celui décrit ci- dessus en se référant aux Figures 1 et 2 du dessin, sauf que dans le cas présent (Figure 2A) la vitesse d'enroulement du fil augmente quand le rayon lumineux est occulté, par rapport au moyen capteur, et diminue quand ce rayon lumineux est capté. Comme dans le mode de réalisation représenté Figures 1 et 2, en fonctionnement réel il se produira gé- néralement un cyclage plus ou moins constant de la vitesse d'enroulement du fil. De même, bien que l'on ait utilisé un moyen réflecteur et une combinaison de source lumineuse et de moyen capteur dans un cas, et une source lumineuse distincte et un moyen capteur dans l'autre cas, il convient d'apprécier que l'un ou l'autre de ces deux-systèmes à rayon lumineux peut être adopté dans les deux cas, ou encore tout autre sys- tème à cellule photoélectrique, ou encore tout autre moyen adéquat de détection de la tension du fil. Par ailleurs, bien que la position ver- ticale optimale du système détecteur de lumière par rapport à la tra- jectoire de base du fil puisse varier selon les détails de construction adoptés pour le procédé et l'appareil suivant l'invention, on peut en- visager de placer le système détecteur de lumière à une distance com- prise entre 5 et 50 mm. et de préférence entre 10 et 30 mm, au-dessus ou au-dessous de la trajectoire de base du fil. Ainsi qu'il apparaitra clairement aux spécialistes dans l'art, en réglant de manière classique les vitesses supérieure et inférieure d'enroulement du fil et le système détecteur, la présente invention donne la certitude d'évacuer le fil fraîchement gaufré ou texturé sortant du dispositif de gaufrage par rebond dans un état pratiquement détendu, ce qui élimine tout risque d'empilage et d'enchevêtrement du fil. Si l'on se reporte à la Figure 3, on voit sur celle-ci un mode de réalisation de l'invention qui est destiné à fabriquer des fils composés ou conjugués, dits "mode" ou"fantaisie'. Un jet fluidifié et surtout des dispositifs de gaufrage par rebond s'appliquent plus particulièrement à la formation de fils com- posés et fantaisie car ils assurent un degré plus poussé de séparation initiale des fibres distinctes des fils, et d'entrelacement des fibres des fils respectifs. Ainsi, en faisant passer simultanément deux ou un plus grand nombre de fils à travers le même dispositif de gaufrage par rebond on obtient un fil composé dans lequel les fibres des fils res- pectifs sont entrelacées. Si l'un des fils alimente l'unité de gaufrage par rebond à une vitesse inférieure à celle des autres fils, les fils dont l'alimentation s'effectue plus rapidement s'enrouleront autour du fil plus lent, ce qui se traduit par un effet de fil extérieur. Les fils extérieurs sont généralement considérés comme étant des "fils d'effet" tandis que le fil intérieur est appelé "fil de noyau". La quantité relative de bouclage des fils d'effet par unité de longueur du fil délivré plus lentement (c'est-à-dire le fil de noyau) dépendra naturellement des vitesses relatives d'alimentation du fil de noyau et des fils d'effet. En raison du gaufrage et du tassement du fil qui se produisent dans le dispositif de gaufrage, le fil fantaisie quittera ce dispositif a une vitesse inférieure de 5 à 15% à celle à laquelle le fil de noyau a été dirigé vers le dispositif de gaufrage. On peut utiliser par exem- ple dés vitesses d'avance du fil de noyau situées dans la gamme com- prise entre 61 et 122 m/in environ, et adopter des rapports entre vites- ses de fil d'effet et fil de noyau atteignant jusqu'à 100:1. De même, en faisant varier les taux d'avance du ou des fils d'effet par rapport au fil de noyau, on peut obtenir des effets de fil boudiné. Tous les fils peuvent aussi être dirigés vers le dispositif de gaufrage à environ la même vitesse, et dans ce cas le fil résultant sera une combinaison entrelacée des fils respectifs, que l'on appelle communément fil composé. Si l'on se réfère de nouveau à la Figure 3, on voit que le mode de fonctionnement de l'appareil représenté sur cette Figure est identique à celui décrit plus haut en se référant aux Figures 1, 2 et 2A sauf que l'on projette deux fils au lieu d'un contre le dispositif de gaufrage par rebond. Ainsi, le fil thermostatique non-étiré 1 pro- vient d'une bobine d'alimentation (non représentée) pour parvenir à un premier galet en forme de godet 3 associé à un galet séparateur oblique 2, puis à un second galet en forme de godet 5 également associé à un galet séparateur oblique 4. Les galets en forme de godet 3 et peuvent éventuellement être chauffés. Les galets 4 et 5 font avancer le fil 1 à une vitesse sensiblement supérieure à celle que leur im- priment les galets 2 et 3, ainsi qu'on l'a déjà expliqué en se référant àla Figure 1, ce qui étire le fil 1 qui est ensuite projeté contre le dispositif de gaufrage 6. Un fil la pré-étiré et à filaments multiples est tiré d'un pa- quet ou bobine d'alimentation (non représenté) et passe d'abord autour d'un galet commandé 18 en forme de godet, puis autour d'un galet séparateur oblique 18a et d'un galet tendeur 19 pour aboutir au dispositif de gaufrage par rebond 6, en même temps que le fil 1. Les deux fils peuvent être délivrés soit à la même cadence, et dans ce cas le produit (fil texturé) sera un fil composé, soit à des cadences différentes, et dans ce cas le fil délivré à l'allure la plus faible formera le fil de noyau, tandis que le fil plus rapide formera le fil dit d'effet. Lors- qu'on désire obtenir des fils fantaisie, on peut utiliser des rapports fil d'effet/fil de noyau aussi élevés que 100:1, voire davantage, mais ce rapport sera cependant maintenu de préférence dans le gamme de 3:1 à 50:1. Les fils respectifs sont gaufrés, entrelacés par l'action du dispositif de gaufrage par rebond 6 dont ils sortent en formant un seul fil composé lb. Les détails des autres composants que montre la Figure 3 et leur mode de fonctionnement sont identiques à ceux qui ont fait l'objet d'une description complète plus haut se rapportant aux Figures 1 et 2; par conséquent, il n'y a pas lieu de répéter cette description. De même, bien que le dispositif capteur de lumière 10 soit placé au-dessus de la trajectoire générale du ou des fils, on peut remarquer que le mode de réalisation décrit ci-dessus en se ré- férant à la Figure 2A pourrait être mis en oeuvre dans le premier mode de réalisation. Les fils 1 et la peuvent être constitués soit par les mêmes matériaux thermoplastiques, soit par des matériaux thermoplastiques différents, et avoir le même numéro de deniers ou des numéros diffé- rents. De même, bien que, pour faciliter la compréhension de la descrip- tion, l'on n'ait montré que deux fils par unité de texturation, il est évident pour tout homme de l'art que l'on peut utiliser plus de deux fils, par exemple de 3 à 8 fils, selon la dimension du dispositif de gaufrage par rebond et le numéro de deniers des fils. Bien entendu, de nombreuses modifications et variantes peu- vent être apportées aux modes de réalisation décrits, représentés et suggérés ici, ainsi que dans les Revendications qui suivent, sans toutefois s'écarter des principes de base de l'invention. REVENDICATIONS 1. Procédé sans accumulateur pour donner à un fil thermoplastique, par rebond, une texture gaufrée ou bouclée, qui comprend les phases qui consistent à délivrer au moins un fil thermoplastique étiré à filaments multiples à un dispositif de texturation par gaufrage par rebond, afin de donner ladite texture au fil, et recueillir le fil ainsi texturé sur une broche rotative d'enroulement, ce procédé étant caractérisé en ce qu'il consiste à détecter la tension relative dudit fil texture en un point (10) situé entre ledit dispositif (6) de texturation par gaufrage et ladite broche d'enroulement (16), et à réduire le taux d'enroulement du fil lorsque la tension exercée sur le fil et détectée dépasse une valeur déterminée, et à augmenter au contraire ce taux d'enroulement du fil lorsque la tension exercée sur le fil et détectée est égale ou inférieure à ladite valeur déterminée, et que ladite valeur déterminée de tension est choisie de manière à faire en sorte que le fil fraîchement texturé sorte du dispositif (6) de texturation par gaufrage à l'état pratiquement détendu, sans produire d'accumulation intermédiaire du fil texturé. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la broche d'enroulement (16) est décalée latérale- ment par rapport au dispositif (6) de texturation par gaufrage par rebond, de manière que la trajectoire du fil texturé sortant du dispositif de texturation et dirigé vers la broche d'enroulement comporte une composante latérale. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que la hauteur verticale relative de la composante latérale de la trajectoire du fil augmente ou diminue selon que la tension du fil augmente ou diminue, et que ladite tension détectée du fil est décelée d'après ladite hauteur verticale relative. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que ladite hauteur verticale est décelée par la projec- tion, la réflexion et le captage d'un rayon lumineux en travers mais audessus de la trajectoire de base du fil, et que ce rayon lumineux est projeté de telle sorte, par rapport au fil, que dès que la tension détectée du fil dépasse ladite valeur déterminée, le fil lui-même empêche la détection dudit rayon lumineux, et qu'en outre ledit taux d'enroulement du fil soit réduit lorsque le rayon lumineux n'est pas détecté, et augmenté lorsque ce rayon est détecté. 5. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que ladite hauteur du fil est détectée en projetant et captant un rayon lumineux traversant la trajectoire de base du fil mais au-dessous de cette trajectoire, de telle sorte que, dès que le fil atteint ladite valeur déterminée de tension, il empêche lui- même la détection du rayon lumineux par occultation, et que le taux d'enroulement du fil diminue lorsque le rayon lumineux n'est pas capté, et augmente lorsque ce rayon est capté. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendica- tions 1 à 5, caractérisé en ce que l'on délivre au moins deux fils étirés au dispositif de texturation par gaufrage par rebond, de manière à obtenir un fil unique mais composé et texture. 7. Un appareil sans accumulateur pour le traitement de fil thermoplastique destiné à conférer à ce fil une texture gaufrée par rebond, du type comprenant un dispo- sitif de texturation par gaufrage par rebond pour conférer ladite texture au fil thermoplastique, au moins un moyen d'alimentation en fil pour fournirdi fil thermoplastique, étiré audit dispositif de texturation pat gaufrage par rebond, et un moyen d'enroulement du fil, sous forme d'une- broche rotative destinée à recueillir ledit fil texturé, cet appareil étant en outre caractérisé en ce qu'il comprend: - un moyen détecteur de tension (10) pour déceler la tension relative du fil texturé en un point situé entre le dispositif (6) de texturation par gaufrage par rebond et ladite broche d'enroulement (16), - un moyen pour régler le taux d'enroulement du fil, et - un moyen de contrôle (17) sensible à ladite tension, relié audit moyen détecteur de tension et audit moyen de réglage du taux d'enroulement du fil, afin de 2458608t contrôler le taux d'enroulement du fil en réponse à et en fonction de la tension ainsi détectée, de manière à réduire le taux d'enroulement du fil dès que ladite tension détectée dépasse une valeur déterminée, et à augmenter au contraire ce taux d'enroulement dès que la tension détectée est égale ou inférieure à ladite valeur déterminée de tension. 8. Appareil selon la revendication 7, caracté- risé en ce qu'il est prévu un système de galets d'étirage (3, ) pour étirer le fil avant de le délivrer au dispositif de texturation par gaufrage par rebond. 9. Appareil selon l'une ou l'autre des revendica- tions 7 et 8, caractérisé en ce que ladite broche (16) est décalée latéralement par rapport au dispositif (6) de textu- ration par gaufrage par rebond, afin de conférer à la trajec- toire du fil texturé provenant de ce dispositif de textura- tion une composante latérale et que la hauteur verticale relative de cette composante latérale augmente et diminue respectivement à mesure que la tension du fil augmente et diminue. 10. Appareil selon la revendication 9, caracté- risé en ce que le moyen détecteur de tension du fil (10) comprend une source de lumière (10c) pour projeter un rayon lumineux, et un moyen sensible à la lumière (10d) pour détecter ce rayon lumineux et placé par rapport au fil texture de telle sorte que, dès que la tension exercée sur le fil texturé dépasse ladite valeur déterminée, ce fil empêche la réception de la lumière par ledit moyen sensible à la lumière (10d), ce qui a pour conséquence d'activer ledit moyen de contrôle (17) activé par la tension et de réduire le taux d'enroulement du fil texturé, et que, dès que la lumière est de nouveau détectée par le moyen sensible à la lumière (10d), de neutraliser le moyen de contrôle (17) afin d'augmenter le taux d'enroulement du fil. 11. Appareil selon la revendication 9, caracté- risé en ce que le moyen détecteur de tension (10) comprend une source de lumière (10c) pour projeter un rayon lumineux et un moyen sensible à la lumière (10d) placé par rapport au fil texturé, de telle sorte que, dès que la tension exercée sur le fil texturé dépasse ladite valeur déterminée, ce fil empêche la réception de la lumière par ledit moyen sensible à la lumière (10d), ce qui a pour conséquence d'activer ledit moyen de contrôle (17) activé par la tension et d'augmenter le taux d'enroulement du fil texturé, et que, dès que la lumière est de nouveau détectée par le moyen sensible à la lumière (10d), de neutraliser le moyen de contrôle (17) afin de réduire le taux d'enroulement du fil. 12. Appareil selon l'une quelconque des revendi- cations 7 à 11, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif tendeur (12), dont le fonctionnement est asservi à celui dudit moyen de contrôle (17) et dont la position par rapport au fil est contrôlée de façon à appliquer au fil texturé une certaine tension en un point situé entre le moyen détecteur de tension (10) et le moyen d'enroulement du fil (16), ainsi qu'un bras compensateur (14) placé par rapport au fil et au dispositif tendeur de manière à régler le taux d'enroulement du fil, l'ensemble étant réalisé de telle sorte que, dès que la tension détectée dépasse la valeur déterminée, le moyen de contrôle (17) active le dispositif tendeur (12) pour appliquer au fil une tension déterminée, ce qui fait pivoter le bras compensateur (14) dans le sens horaire pour réduire le taux d'enroulement du fil et que, dès que la tension détectée est inférieure ou égale à ladite valeur déterminée, le moyen de contrôle (17) neutralise le dispositif tendeur (12) afin de réduire la tension appliquée, ce qui fait pivoter le bras compensateur (14) dans le sens anti-horaire et augmente ainsi le taux d'enroulement du fil texturé. 13. Appareil selon la revendication 12, caracté- risé en ce que le dispositif tendeur (12) est du type électromagnétique à disque. 14. Appareil selon l'une quelconque des revendi- cations 7 à 13, caractérisé en ce qu'il comprend au moins deux moyens (3, 5 et 18) pour alimenter en fil le dispositif (6) de texturation par gaufrage par rebond, de telle sorte qu'au moins deux fils alimentent ce dispositif pour produire un fil unique combiné et texture.