La présente invention se rapporte à une machine destinée à étirer en continu dans les deux sens des bandes de matière thermoplastique à bords renforcés et comprenant des organes de retenue destinés à étirer les bandes transversalement, les bords de ces bandes passant dans ces organes qui les maintiennent dans le sens de la traction transversale, qui sont fixés à des chatnes de transport sans fin et qui coulissent dans des glissières divergeant sur une partie de leur longueur, ainsi que des groupes de rouleaux à température con trglée, destinés å étirer les bandes longitudinalement, et disposés des cotés d'entrée et de sortie de la machine, les rouleaux du groupe de sortie tournant plus vite que ceux du groupe dtentrée. Il existe de nombreuses machines destinées à étirer dans les deux sens des bandes en matière thermoplastique. Par exem- pie le brevet de la République Fédérale allemande no 1 111 812 décrit une machine qui étire la bande longitudinalement et transversalement au moyen d'organes symétriques de serrage des bords de la bande, qui sont disposés par paires de chaque caté de la machine.Chacun des organes d'une paire est relié à un galet passant dans une glissière et des bielles les relient respectivement à un troisième galet, disposé en quinconce, ces galets suivant une deuxième glissière dont la distance à la première diminue progressivement0 Un autre brevet de la République Fédérale allemande, n 1 259 558, décrit une machine destinée à étirer simulta nément dans les deux sens des bandes de matière plastique, dans laquelle les bords de la bande sont serrés par des éléments constituant des paires d'organes de traction reliés élastiquement dans le sens d'avance, qui coulissent dans des glissières en circuit fermé, en divergeant sur au moins une partie de leur trajet et que des roues disposées à la fin du secteur d'étirage et des roues de renvoi disposées au début de ce secteur font avancer plus vite que la bande. Ces organes se composent de crampons reliés par des ressorts agissant dans le sens de la marche. Le brevet français no 1 264 238 décrit une autre machine dans laquelle la glissière des crampons est remplacée par des tiges filetées disposees obliquement le long du secteur d'étirage. La pente des filets de ces tiges augmente continuellement du début à la fin, Ces filets font avancer les crampons de façon que, non seulement ces derniers étirent la bande transversalement, en raison de 12 écartement progressif des tiges,mais encore quiils 12 étirent longitudinalement, parce que l'augmentation du pas des filets augmente l'é- cartement des crampons adjacents, A leur début, les tiges filetées prélèvent ces crampons ou autres dispositifs de serrage dans un magasin.A leur extrémité, ces organes sont libérés et ramenés à ce magasin, Une variante utilise un convoyeur de crampons en circuit fermé, La liaison entre les crampons et le convoyeur est supprimée à ltextrémité amont des tiges filetées, et cellesci entratnent ces crampons. À lrextrémité aval des tiges, le convoyeur reprend ceux-ci. Mais les dispositifs de libération et de reprise des crampons compliquent beaucoup la machine. Une autre machine, décrite dans le brevet de la République Fédérale allemande no 1 201 036, utilise, pour faire avancer la bande, non des crampons, mais des canaux dans lesquels les bourrelets des bords de cette bande sont retenus. Comme les glissières des crampons, ces canaux sont orientés obliquement le long du secteur d'étirage. En amont et en aval de ce secteur, la bande passe sur des jeux de rouleaux, ceux raval étant entratnés à une vitesse plus grande que ceux dramont, ce qui étire longitudinalement la bande, laquelle est en meme temps étirée transversalement, en raison de l'o- bliquité des canaux. L'importance des frottements qui s2exer- cent entre la bande et ces canaux crée de grandes difficultés. Dans une autre forme de réalisation, décrite par exemple dans le brevet de la République Fédérale allemande n2 1 273 796, la bande passe entre un grand nombre de paires de galets. Ces derniers sont entratnés à des vitesses croissantes et étirent donc la bande longitudinalement, Cette machine est très compliquée, surtout en raison du fait de lwen- traînement des galets à des vitesses différentes. Toutes les machines précitées ont ltinconvénient dtêtre conteuses, compliquées et difficiles à construire. De plus, il n'est pas possible de choisir librement le rapport de l'étirage en longueur et en largeur. Il est relativement aisé de déterminer l1importance de Itétirage transversal en modifiant l'inclinaison des glis sières ou des tiges filetées. Au contraire, ##est la pente des filets de ces tiges ou la forme d'une glissière supplémentaire qui détermine laimportance de l'étirage longitudinal. Pour obtenir un autre rapport d'étirage longitudinal, il faut remplacer les tiges ou les glissières, ce qui est long et compliqué, ou modifier le rapport des vitesses des paires de galets. Les rapports d'étirage dans le sens longitudinal et dans le sens transversal sont jumelés, ce qui est dans de nombreux cas préjudiciable à la structure de la feuille. Outre leur grande complication (grand nombre de galets ou de paires de galets et de glissières, bielles et ressorts de traction), les machines connues ont en commun ltin- convénient que c'est le bord de la bande qui supporte le poids des crampons ou organes de serrage et les frottements que les crampons doivent vaincre. il faut remarquer à ce propos que les parties du bord de la bande qui sont serrées par les crampons ne peuvent etre étirées longitudinalement et que seules les parties de ce bord situées entre les crampons consécutifs peuvent ltêtre. Par suite, les bords de la bande subissent de très fortes contraintes, de sorte que, daas les parties de ce bord qui sont serrées et tout autour, la structure de la bande n'est pas homogène et est soumise à des influences très défavorables. On peut considérer par conséquent que seule une partie relativement étroite de la bande est ho mogène. L'invention concerne par contre une machine relativement simple, composée d'éléments connus, permettant d'étirer en continu dans les deux sens, en particulier des bandes de matière thermoplastique à bords renforcés, sans nuire à l'homogénéité de la matière de cette bande. Conformément à ltinvention, les vitesses des organes de retenue et des rouleaux dtaval sont synchronisées, et les bourrelets des bords de la bande se déplacent librement, dans le sens de leétirage longitudinal, dans des gorges des organes de retenue en s'appliquant, dans le sens de la traction transversale, contre une barrette disposée sur le flanc intérieur de ces gorges. Il est ainsi possible de régler de façon variable les rapports d'étirage longitudinal et transversal. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemple nullement limitatif et sur lesquels la figure 1 est une coupe longitudinale schématique dtune machine selon l'invention ; la figure 2 en est un plan ; la figure 3 est un détail dtun rouleau étireur ; et la figure 4 est une coupe schématique d'un organe de retenue. La conformation et le fonctionnement de la machine vont Qtre décrits d'abord en regard des figures 1#t 2o Des glissières 4 de guidage des channes de transport sans fin sont montées dans une enveloppe 10o Ces channes sont composées dtorganes de retenue 50La figure 2 ne représente pas la totalité desdites channes, mais seulement quelques-unes des organes 5 qui les composent. Ces channes sont au nombre de deux, et le sens de leur avance dans ltenveloppe 10 et de leur retour hors de cette enveloppe est indiqué par les flèches adjacentes à ces organes 5.Des roues 7, disposées du c#té de sortie de la bande 1, à droite des figures 1 et 2, et commandées par des transmissions 12, entrassent ces chastes. Le caté d'entrée de la machine ne comporte que des courbes 8 de renvoi desdites chatnes. Les glissières de ces dernières sont parallèles sur une distance a, du c8té dZentréeO La position de ces deux glissières opposées peut être adaptée de manière connue à la largeur de la bande 1, dont les organes 5 saisissent les rebords. Un dispositif non représenté de chauffage de cette bande est situé dans le secteur d'entrée a. Dans le secteur b suivant, les glissières 4 divergent. Gtest dans ce secteur que la bande 1 est étirée transversalement.L'obliquité des glissières est réglable en continu de manière connue, ce qui permet de déterminer à volonté l'importance de l'étirage transversal. Enfin, dans un dernier secteur c, les glissières sont de nouveau sensiblement parallèles; Un dispositif connu 9 de prise ou de refroidissement se trouve dans le secteur de sortie ainsi formé, et en aval de ce dispositif 9, la bande 1 se dégage des organes 50 Du c8té d'entrée, représenté à gauche, la bande 1 à traiter passe dans le sens de la flèche sur un groupe de rouleaux composé de deux jeux 2a et 2bs Ces rouleaux sont entratnés de manière à donner à la bande une vitesse d'avance vl. Certains d'entre eux au moins peuvent etre chauffés, ce qui est symbolisé sur la figure 1 par un rouleau de chauffage 13.La bande 1 utilisée comporte des rebords, que les organes de retenue 5 des chatnes de transport saisissent à l'entrée dans la machine, de façon à pouvoir exercer sur cette bande 1 une traction transversale dans le secteur b. On reviendra plus loin sur ces organes 5. Comme déjà mentionné, les roues 7 d'entraSnement des channes et leurs transmissions 12 se trouvent du caté de sortie, représenté à droite sur les figures 1 et 2. Il Ar a par ailleurs de ce côté un groupe de rouleaux composé de deux jeux 3a et 3b, qui est entratné par un motovariateur 1-1. Une partie au moins de ces rouleaux sont tempérés, ce qui est symbolisé sur la figure 1 par un rouleau refroidisseur 14.Le motovariateur Il dtentraSnement des jeux de rouleaux 3a, 3b et les transmissions 12 des roues 7 sont couplés de façon à donner à la bande 1 et aux channes une vitesse v2, qui est réglable de manière#ontinue et est supérieure à la vitesse d'entrée vl. Cette différence de vitesses correspond de manière connue à celle que doivent avoir les rouleaux des deux groupes pour effectuer ltétirage longitudinal. La figure 4 représente schématiquement la manière dont le bourrelet 1t du bord d'une bande 1 est guidé dans un organe de retenue 5. Celui-ci est un élément dtune chatne de transport. La glissière 4 et les maillons de la channe n'ont pas été représentés. Du cSté tourné vers la bande 1, ltorga- ne 5 comporte une gorge 15, qutun rebord 15t limite du caté où se trouve cette bande. Une barrette réglable 16 est disposée au-dessus de ce rebord 15w, dont elle est séparée par un interstice 17 par lequel la bande passe dans la gorge 15. Le bourrelet 1t de cette bande se trouve dans cette gorge 15 et stapplique contre le rebord 15t, dans le sens de la traction transversale. La barrette 16 est montée à l'extrémité d'une tige coulissante oblique, portant à son autre extrémité un patin 18 qu'un dispositif de réglage 19, constitué par exemple par des rails ou des galets, peut déplacer dans le sens de l'axe de cette tige. il est ainsi possible de rétrécir plus ou moins l'interstice 17 ou d'ouvrir organe S pour insérer le bourrelet 1t ou pour l'en retirer. Il est bien entendu possible de modifier aussi en service la largeur de cet interstice 17. En service, la bande 1 est amenée à la machine à la vitesse déterminée par les rouleaux 2a, 2b. Les organes de retenue saisissent son bourrelet 1' et la guident. Mais, comme déjà mentionné plus haut, ces organes S avancent à une vitesse v2 supérieure à la vitesse d'entrée vî et ils se déplacent donc par rapport à la bandeOPar suite, cette dernière et ses bourrelets 1e coulissent longitudinalement dans les interstices 17 et dans les gorges 15 des organes 5, respectivement. Mais transversalement, les bourrelets 1' sont appliqués contre les rebords 15t sur lesquels ils glissent. La différence entre la vitesse de sortie v2 et la vitesse d'entrée v1 provoque l'étirage longitudinal de la bande, Les contraintes d'étirage transversal créent sur les rebords 15t un frottement qui s'exerce sur les bourrelets. Ces contraintes et ce frottement créent dans chaque organe 5 un effort d'étirage longitudinal tant que la vitesse de la bande est différente de celle de ces organes. De la sorte, ces efforts d'étirage longitudinal sont répartis automatiquement, contrairement à ce qui se produit avec les canaux de guidage fixes précités.Avec ceux-ci, l'importance de ltéti- rage longitudinal à un endroit donné est indéterminée, alors qu'avec le montage selon l'invention, elle augmente de ma nière continue, Le complément de l'effort d'étirage longitu dinal est fourni par les rouleaux du groupe monté à la sor tie de la machine et fonctionnant en synchronisme avec les charnels, Par suite, la vitesse dtavance dtun point donné de la bande 1 se rapproche continuellement de la vitesse de traction v2 exercée à la sortie de la machine, C'est-à-dire que dans le secteur de sortie c, les organes 5 et la bande 1 ont la meme vitesse et que cette bande ne glisse plus dans les gorges 15 de ces organes. Bien entendu, il est possible de faire varier de ma nière continue et indépendamment la vitesse d'entrée v1 et la vitesse de sortie v2, de manière à obtenir le rapport dtallon gement longitudinal désiré. il est de mssme possible de régler les largeurs d'entrée et de sortie de la machine, ctest-à-dire l'écartement des deux channes de transport et donc aussi la posi tion angulaire des glissières dans la plage d'étirage b de façon à obtenir le rapport voulu d'étirage transversal.A mesure-que la bande est étirée, elle s'amincit, et c'est pourquoi il est avantageux de pouvoir y adapter la largeur des interstices 17. il est essentiel que cette largeur reste toujours telle, que la bande nty soit pas coincée, mais puisse toujours y cou lisser, ce qui empoche les bourrelets 1' autre chassés des gorges 15 des organes de retenue 5. Ceux-ci peuvent bien en tendu avoir toute autre conformation. il suffit qu'un de leurs éléments retienne le bourrelet et exécute la traction trans versale, et que la bande 1 puisse toujours se déplacer par rap port à eux. La machine est utilisable avec des bourrelets de toutes formes, par exemple avec des bourrelets en T, faisant saillie des deux c8tés de la bande et avec des bourrelets en L, qui ne font saillie que d'un c8té. Dans ces derniers cas, il suffit que les rouleaux d'un jeu, par exemple le jeu 2a ou 3a, comportent des gorges de passage du bourrelet 11. La figure 3 représente un détail d'un rouleau 3a, comportant sur sa périphérie un décrochement 6 dans lequel le bourrelet en L 1t se loge, Etant donné que la bande 1 est lisse du c8té extérieur, le rouleau 3b correspondant nta pas besoin de comporter de décrochement. il va de soi que de nombreuses modifications peuvent titre apportées à la machine décrite sans sortir du cadre de 1 'invention0 REVENDICATIONS 1. Machine destinée à étirer en continu dans les deux sens des bandes de matière thermoplastique à bords renforcés, comprenant des organes de retenue destinés à étirer les bandes transversalement, les bords de ces bandes passant dans ces organes qui les maintiennent dans le sens de la traction transversale, qui sont montés à la suite sur des chatnes sans fin de transport et qui coulissent dans des glissières divergeant sur une partie de leur longueur, ainsi que des groupes de rouleaux à température contrôlée, destinés à étirer les bandes longitudinalement, et disposés des côtés rentrée et de sortie de la machine, les rouleaux du groupe de sortie tournant plus vite que ceux du groupe d'entrée, cette machine étant caractérisée par le fait que les vitesses des organes de retenue et des rouleaux du groupe de sortie sont synchronisées, les bourrelets des bords de la bande pouvant se déplacer longitudinalement dans une gorge de ces organes, en restant appliqués contre un rebord intérieur de cette gorge. 2. Machine selon la revendication 1, caractérisée par le fait que les rouleaux du groupe de sortie et les chatnes de transport sont entratnés par un m#me dispositif. 3. Machine selon les revendicatiow 1et 2 prises ensemble, caractérisée par le fait que les vitesses des rouleaux d'entrée et des rouleaux de sortie sont réglables en continu et indépendamment. 4. Machine selon 1'une quelconque des revendications I à 3, caractérisée par le fait quelle rapport entre l'iepor- tance de l'étirage transversal et celle de 11 étirage longitudinal est réglable en continu. 5. Machine selon ltune quelconque de u evendications précédentes, caractérisée par le fait que l'un au moins des rouleaux du groupe d'entrée peut etre chauffé. 6. Machine selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que l'un au moins des rouleaux du groupe de sortie peut autre refroidi. 7. Machine selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que seuls les rouleaux de l'un des deux jeux qui constituent respectivement les groupes de rouleaux dtentrée et de sortie comportent sur leurs bords des décrochements destinés à laisser passer les bourrelets des bords de la bande. 8 Machine selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que la largeur de ltinterstice dans lequel la bande passe pour parvenir à la gorge des organes de retenue est réglable.