La présente invention concerne des tissus non tissés nouveaux et un procédé pour leur préparation. Les tissus non tissés sont des tissus de matières textiles qui ne sont pas fabriqués par tissage, filage ou par 5 les procédés traditionnels de feutrage de la laine. Ils sont constitués plutôt par un assemblage de fibrès textiles en mèches, entremêlées pour former une structure analogue à celle d'un mât. Parmi les usages typiques de ces tissus, on peut citer les toiles filtrantes, les garnitures isolantes de vêtements, les iO tissus de fond pour tapis, les joints d'étanchéité, les couvertures, les napperons, les tordions, les pansements, les banderoles, les premières de montage de chaussures et de nombreuses autres applications. On connaît actuellement plusieurs procédés de fabrica-15 tïon de tissus non tissés.Dans un de ces procédés, les fibres sont mises en suspension dans de l'eau ou dans un liquide inerte similaire, la bouillie liquide ainsi obtenue est étalée uniformément sur une surface plane, le liquide inerte est éliminé par essorage et la nappe de fibres ainsi obtenues est 20 sécliée sous pression pour former une nappe de fibres disposées au hasard et assemblées de façon lâche.Dans un autre procédé, des fibres sèches sont disposées sur une surface plane continue, comme celle d'un convoyeur, par des moyens mécaniques, par exemple, une machine à carder. Ce procédé à sec peut être 25 utilisé pour disposer les. fibres soit- au. hasard,soit dè façon orientée. Pour donner à la masse fibreuse une résistance et une cohésion, on fait adhérer les fibres les unes aux autres par des moyens chimiques ou mécaniques. On trouvera une. étude complète de la fabrication des tissus non tissés, telle qu'elle 30 se pratique actuellement dans l'ouvrage de F.M.Buresh, Nonwoven Fabrics11 édité par la Reihhold Publishing Co, New-York N.Y 1962. L'invention a pour objet de fournir un tissu non tissé nouveau et meilleur et un procédé pour sa fabrication. Le tissu 55 non tissé selon l'invention est constitué par une pluralité de brins monofilaments continus, de faible denier, sensiblement parallèles, faits d'un polymère synthétique thermaplastique, dans le sens de la chaîne, croisés, sur au moins une face, avec une pluralité de brins sensiblement analogues, qui forment 40 avec les brins de chaîne un angle compris entre 20° et 90° 70 27685 2 2053079 environ, les "brins transversaux étant faits d'une matière thermoplastique identique ou différente et étant liés aux "brins de chaîne aux points de croisement et le tissu ayant un poids compris' entre 3»39'î" et 5C8,65 g/m2 environ. 5 "De préférence, le denier'des filaments est compris entre 1,5 et 20 environ et, de préférence il n'est pas supérieur à 15 environ. On peut utiliser dans ce procédé des filaments d'un denièr plus élevé, mais les tissus qui en résultent ne conviennent * pas aussi "bien à la plupart des usagés qui/sbnt 10 faits des tissus non tisses, car ils sont trop raides. Les tissus non tissés conformes à la description ci-dessus ont ceci d'exceptionnel 'dans leur genre qu'il sont entièrement de monofilaments continus de faible denier, tant dans le sens chaîne que dans le sens transversal. Cette caracté-15 ristique se traduit, dans la pratique, par une série de propriétés avantageuses que ne possèdent pas les tissus non tiasés, connus à "base de fibres en mèches, de fils multifilaments continus ou de fils filés. Par exemple, ces tissus ont 'un pouvoir couvrant plus élevé par unité de poids qu'un tissu simi-20 laire fabriqué avec un fil multifilaments .. car les monofilaments individuels sont placés côte à côte et non en paquets comme c'est le cas pour les fils multifilaments continus ou les fibres synthétiques en mèches. Pour la même raison, on peut fabriquer un produit plus solide en utilisant cette technique, car chaque 25 filament individuel peut être lié au.point de croisement tandis que dans les autres procédés, un nombre relativement-faible de filaments sont liés à 1'extérieur d'un paquet de fils. Il y a donc un plus grand nombre de points d'adhérence par .unité de surface et par unité de poids que cela n'est normalement 30 possible avec d'autres types de tissus non tissés. La résistance de ces tissus _est aussi améliorée par la présence de filaments continus aussi bien dans le sens chaîne que dans le sens trame, les dits filaments étant par nature, plus solides que les fils filés ou les fibres en mèches de même, denier. Un autre avantage 35 de ces tissus découlant de l'utilisation de monofilaments de faible denier est qu'on peut obtenir un produit très flexible, c'est-à-dire un tissu ayant une très bonne tombée. Les tissus non tissés uniques selon l'invention peuvent être préparés par lamification en employant des nappes, pré-40 sentées en rouleaux, de brins monofilaments continus disposés 70 27685 3 2053079 sensiblement parallèlement l'un à l'autre, pour la chaîne et pour la trame. En résumé, ce procédé consiste à disposer une chaîne de "brins monofilaments continus de faible denier,parallèles l'un à l'autre, et à disposer sur la chaîne, suivant un angle compris en-5 tre 20° et 90° environ, une pluralité de brins monofilaments conU-nus, sensiblement parallèles entre eux, puis à faire adhérer les monofilaments de la trame à ceux de la chaîne et à leurs points de croisement. Dans une forme d'exécution préférée du procédé selon l'invention, les monofilaments continus sensiblement parallèles 10 entre eux sont obtenus par fibrillation d'un film nervuré. la notion de la fibrillation d'un film nervuré a été récemment introduite dans la technique comme procédé de préparation de monofilaments de faible denier. Les nervures de ce type de film fournissent des amorces de rupture bien définies dans une direction 15 sensiblement parallèle à l'axe longitudinal du film,c'est-à-dire parallèle à la direction d'orientation. Lorsque ce film est soumis à une action mécanique pour le fendre en long, cette action est limitée aux zones minces et les zones épaisses peuvent être séparées sous forme de filaments continus. Les films peuvent être soit orien-20 tés parallèlement aux nervures, soit non orientés, avant d'être soumis à la fibrillation. L'orientation ou la non orientation du film est déterminée par l'usage désiré. L'action mécanique peut être suffisante pour produire une fibrillation complète du film. Dans ce eas, le produit obtenu est 25 une pluralité de monofilaments continus individuels,non reliés entre eux, et parallèles. -Si l'action mécanique est arrêtée avant la fibrillation complète, le produit se présente sous la forme d'une structure ajourée de filaments continus parallèles, reliés entre eux par des fi-50 brilles latérales minuscules, les fibrilles étant constituées par ce qui reste des zones minces du film nervuré. Cette structure a-jourée est aussi utilisable dans le procédé selon l'invention.Ce film partiellement fibrille peut être étiré dans le sens de sa largeur,jusqu'à ce que celle-ci atteigne cinq fois environ la lar-35 geur initiale, sans rupture des fibrilles. Il va de soi que le degré d'étirage transversal a un effet sur la porosité du tissu non tissé préparé à partir de la structure ajourée. Pour fabriquer un tissu non tissé à partir d'un de ces produits fibrillés, on croise et l'on fait adhérer l'un à l'autre deux de .40 ces produits ou davantage. On peut fabriquer de cette façon des 70 27685 4 2053079 tissus non tissés ayant des degrés de porosité divers, suivant le rapport d'étirage des films partiellement fibrillés et les dimensions ainsi données aux ajours de leur structure, en fonction aussi du nombre de couches superposées. 5 De toute façon, l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit, en référence au dessin schématique annexé, représentant, à titre d'exemples non limitatifs, plusieurs formes de mise en oeuvre de ce procédé; Fig.1 est une vue en perspective d'un morceau de film nervure, 10 dans laquelle les dimensions des nervures ont été fortement exagérées; Fig.2 est une vue en perspective représentant schématiquement un dispositif pour la mise en oeuvre, d'un procédé de fibrillation d'un film nervuré utilisé dans le procédé selon l'invention; 15 Fig.3 est une vue'en perspective d'une structure ajourée étirée, produite par fibrillation partielle d'un film nervuré; Fig.4 est une vue de côté schématique représentant un dispositif pour la mise en oeuvre d'un procédé de lanification des nappes de fibres utilisées pour les tissus non tissés et de leur fixation 20 ultérieure les unes aux autres; Fig.5 représente un tissu non tissé typique, qui peut être fabriqué suivant le procédé selon l'invention et dont une partie est représentée un peu agrandie; Fig.6 est une vue de côté et partiellement en coupe d'un 25 dispositif pour la mise en oeuvre d'un autre procédé selon l'invention; Fig.7 représente un dispositif pour la mise en oeuvre d'un autre procédé pour disposer les brins; - Fig.8 représente un dispositif pour la mise en oeuvre d'un au-30 tre procédé encore pour disposer les brins. Le film-nervuré qui peut être fibrille pour être utilisé dans le procédé selon l'invention est représenté à la fig.1. Il est constitué par une mince bande de matière thermoplastique 1^, telle que du polypropylène, qui présente une série de nervures2sensible-35 ment parallèles entre elles et équidistantes, reliées l'une à l'autre par des âmes 2» dont l'épaisseur est réduite. Le film peut être orienté monoaxialement dans une direction parallèle aux nervures. Cette orientation monoaxiale a pour effet d'augmenter considérablement la résistance à la traction, dans la direction 40 de l'axe d'orientation et de réduire la résistance dans le sens 70 27685 5 20S3G79 transversal, de sorte que le film se laisse fendre facilement dans le sens longitudinal. Comparées aux âmes 3, les nervures 2 ont une résistance relativement élevée au fendage et le fendage longitudinal est donc limité aux âmes, de sorte que les filaments 5 qui en résultent correspondent généralement aux nervures. La figure 2 représente schématiquement un appareil pour la mise en oeuvre d'un procédé de fibrillation d'un film nervuré pour obtenir des brins utilisables dans le procédé selon l'invention. Comme on peut le voir dans cette figure, le film nervuré 1_ est 10 tiré par deux rouleaux d'appel 4 de rouleaux d'alimentation 5, ces deux jeux de rouleaux définissant entre eux une zone de fibrillation. La longueur de film nervuré qui se trouve dans la zone de fibrillation est maintenue sous tension, formant un angle,en passant sur une barre de section triangulaire 6, dont les arêtes 15 longitudinales 7 sont découpées en dents de scie, qui tourilionne dans les montants d'un bâti approprié et est entraînée en rotation par des moyens moteurs convenables ( non représentés).Lorsque la barre 6_ tourne dans le sens de la flèche A, les arêtes découpées en dents de scie sont amenées successivement en contact avec le 20 ruban de film suivant des lignes transversales au sens de déplacement de celui-ci, chaque ligne de contact se trouvant à une certaine distance de la ligne de contact qui l'a précédée dans le temps et se trouve en amont d'elle sur le film. Après avoir pris contact avec le ruban de film, chaque arête en dents de scie avan-25 ce le long du ruban, puis le quitte. Le ruban étant sous tension, les dents des arêtes font pression sur lui et s'enfoncent dans le film, le divisant en filaments qui sont ensuite enroulés sur un rouleau ( non représenté). Le degré de fibrillation effectuée sur le film est réglé ou 30 contrôlé par la durée du contact entre les arêtes dentelées de la barre et le film. Ainsi, pour obtenir une fibrillation partielle, on fait fonctionner l'appareil de façon que les arêtes dentelées ne soient pas continuellement en contact avec le film. On peut y parvenir, par exemple, en faisant tourner la. barre à une faible 35 vitesse, relativement à la vitesse linéaire de défilement.du film. Le rapport précis entre les vitesses dépend du nombre de dents par centimètre le long de chaque arête 7, considéré en fonction de l'espacement entre les nervures du film et du nombre d'arêtes dentelées de la barre de fibrillation. On peut aussi faire varier 40 le degré de fibrillation en faisant varier l'arc décrit par les 70 27685 6 2053079 dents pendant leur contact avec le film. Pour effectuer une fibrillation complète, on combine ces facteurs de façon à assurer un contact sensiblement continu entre le film et la barre,ou un contact entre eux, pratiquement à chaque point le long de la 5 surface du film. Le produit de la fibrillation partielle représenté à la fig.3 comporte une ossature de filaments 8, qui correspondent aux zones épaisses 2 du film nervuré et sont reliés entre eux par des fibrilles 9, correspondant aux âmes 3 adjacentes aux 10 zones épaisses, âmes qui ont été fendues mais non détachées complètement de leurs filaments respectifs. Ces filaments parallèles en forme d'épine dorsale sont facilement alignés à une certaine distance l'un de l'autre, comme le.montre la fig.3; il suffit pour celà d'étirer en largeur la structure ajourée.. 15 Dans le procédé illustré à la fig.4 pour disposer les couches de film fibrillé, une pluralité de monofilaments sensiblement parallèles entre eux, indiqués par la référence générale 10, sont tirés d'un ou de plusieurs rouleaux débiteurs 11_ par des rouleaux pinceurs 1_8 et Tuassent sur un mandrin fixe 1_3 pour 20 former une chaîne. Les brins sont alignés dans un plan horizontal lorsqu'ils quittent le ou les rouleaux débiteurs, mais ils passent ensuite à travers un conformateur annulaire qui les dispose selon la forme du mandrin 13, de sorte que .la surface entière de ce dernier est recouverte par les filaments, comme 25 représenté dans la zone indiquée par la lettre M. A mesure que les filaments 10 avancent parallèlement à la surface du mandrin 13* une pluralité de filaments de faible denier 14 sont déposés sur eux par un ou plusieurs rouleaux débiteurs 15,montés sur un support rotatif 16 et adaptés pour décrire un mouvement orbital 30 autour du mandrin à une vitesse qui est en rapport avec la vitesse de aéfilement des monofilaments de chaîne 1_0. En combinant le mouvement de rotation du support 1j§. l'avancement des filaments de chaîne, on peut disposer les filaments transversaux 14 de façon qu'ils forment avec les filaments de chaîne 10 un 35 angle compris entre kG° et 89°. La structure lamifiée qui résulte de cet entrecroisement est tirée hors du mandrin et comprimée par les rouleaux pinceurs 18 pour former une structure plate 1?, constituée par une couche intérieure formée par les filaments de chaîne parallèles et par une couche superficielle de filaments 40 continus et parallèles qui forme un angle avec la couche intérieure. bad original 70 27685 7 2053079 Les rouleaux pinceurs utilisés pour tirer la structure de tissu hors du mandrin et pour l'aplatir peuvent être chauffés à une température suffisante pour obtenir le degré d'adhérence nécessaire aux points de croisement des filaments,si la liaison 5 entre les couches peut être effectuée sans addition d'une matière adhésive étrangère. Ceci peut être le cas par exemple, lorsque le tissu est constitué par un mélange de matières thermoplastiques, comme un mélange de polypropylène et d'un copo-lymère de propylène et d'éthylène, qui ramollit à faible tempé-0 rature. Dans le cas où l'on emploie un adhésif étranger,il peut être ajouté commodément après l'aplatissement de la structure, par exemple au moyen d'ajutages de pulvérisation 1_9,opération suivie d'un séchage et d'une cuisson dans un four 20.A sa sortie '5 du four, le tissu fini 2^ est enroulé sur une bobine 22 au poste d'enroulement 23. La fig.5 représente un morceau de tissu fini. Les fils de chaîne sont représentés sensiblement parallèles entre eux et à l'axe longitudinal du tissu, les filaments transversaux 26 ■0 étant sensiblement parallèles entre eux,mais formant avec les filaments de chaîne un angle 9 . Les lignes en traits discontinus représentent les extrémités des rouleaux débiteurs de trame sur la face opposée du tissu. On peut préparer selon cette forme de mise en oeuvre du procédé de l'invention, des tissus non tissés utilisables dans lesquels les filaments transversaux forment avec les filaments de chaîne un angle compris entre 20° et 89° environ. De préférence, cet angle doit être au moins de 45° . Plus l'angle diminue, plus le tissu perd de sa solidité,car l'effet de renforce-'0 ment des filaments transversaux diminue. L'angle formé entre les filaments de chaîne et les filaments transversaux est déterminé par le rapport entre la vitesse d'avance des filaments de chaîne et la vitesse d'enroulement des filaments transversaux autour des filaments de chaîne. 5 A la fig.5 la dimension R est, en quelque sorte, le rapport d'armure, c'est-à-dire la longueur de chaîne qui est tramée lors par un seul rouleau débiteur de filaments transversaux/qu'il décrit une orbite çomplète autour du mandrin, distance linéaire qui est exprimée par : 70 27685 8 2053079 vitesse des filaments de chaîne S * ■ 1 ■ . vitesse des filaments transversaux En utilisant des relations tri gonométri que s fondamentales, on peut donc voir que : 5 vitesse des filaments de chaîne — x 1/2 vitesse des filaments transversaux cot © « largeur du tissu (W^) A partir de cette relation, on peut facilement déterminer ^Iq —6— , l'angle entre les filaments de chaîne et les filaments transversaux pour n'importe quelle combinaison, de vitesse et de largeurs de tissu. En se référant à la fig<>5» on verra aussi que pour tramer complètement le tissu, c'est-à-diré disposer les bandes succes- ^ sives de filaments transversaux de façon qu'elles soient conti- gîies, le nombre de roulea:ux débiteurs nécessaires est fonction W r ' • du rapport d'armure H et de largeur _c des rouleaux débiteurs de filaments transversaux et il peut être exprimé par l'équation j vitesse des filaments de chaîne 20 Nombre de rouleaux débi- = vitesse des filaments transversaux teurs largeur de rouleau débiteur (W ) c Le tableau ci-après donne des exemples de combinaisons des variables ci-dessus, déterminées de la façon exposée plus haut, 2^ pour plusieurs séries d'opérations de fabrication de tissus selon l'invention, en supposant une .largeur de tissu constante égale à 121,92 cm. « o Exemple Vitesse de chaîne Vitesse du débiteur Rapport Largeur de la de trame d'armure bande de fila ments transversaux Nombre de bandes de filaments transversaux nécessaires 01 K> O 00 Cri m/min t/m m cm 1-2 5 4 5 6 7 8 9 2,4-38 2,438 15,24 15,24 15,24 15,24 15,24 2,1336 7,62 1 8 10 25 50 100 5 50 50 2,438 0,3048 1,524 0,6096 0,3048 0,1524 3 ;048 0,0042672 0,1524 50,48 30,48 30,48 30,48 30,48 30,48 30,48 4,2672 15,24 8 1 5 2 1 1/2 10 1 1 45° 82°50' 57°50» 75°50« 82°50' 86°30' 38°30' 89° 86°30« vD K> O in co o -o 70 27685 10 2053079 Comme il a été dit plus haut, les couches de tissu peuvent être liées les unes aux autres par simple chauffage des rouleaux pinceurs 18 ou à l'aide d'un adhésif. Ce dernier peut être une émulsion , une dispersion ou une solution d'une matière activée 5 par la chaleur, qui adhère au polymère . L'adhésif est activé par la chaleur du four de séchage. Comme variante on peut employer comme adhésif de petites particules ou fibrès d'une résine thermoplastique. On en parsème le tissu, elles fondent dans le four et s'amalgament ensuite pour lier les couches du tissu 10 en refroidissant. Cette liaison peut aussi être effectuée en utilisant la technique ultrasonique. Selon cette méthode, la structure non liée est mise en contact avec un générateur d'ultra-son qui provoque la fusion aux points de contact entre lui et le tissu. Ce contact aux points de croisement des filaments provoque 1'autosoudage de ces derniers. Il existe déjà d'autres techniques connues pour faire adhérer les filaments les uns aux autres et l'on peut employer sur les matières selon l'invention n'importe quelle technique connue appropriée. 20 II est toutefois préférable d'employer des procédés chimiques pour obtenir 1*adhérence»par exemple, d'appliquer à la structure une matière adhésive en solution ou en suspension et de la faire prendre en chauffant. L'adhésif à utiliser peut être choisi parmi une large variété de produits vendus dans le commercet suivant la nature du polymère thermoplastique employé dans le tissu. Dans l'appareil représenté à la fig.6 pour la mise en oeuvre du procédé.selon l'invention, les filaments de faible denier 10 -sont déroulés des rouleaux débiteurs 11_ et passent sur un 30 rouleau enducteur 50, qui les enduit à'une solution, d'une émulsion ou- d'une dispersion d'adhésif. Ils passent ensuite sur un mandrin de formage 13 où ils se croisent avec des brins transversaux de la manière décrite plus haut. Le mandrin est chauffe pour faire "prendre" l'adhésif et la liaison des 35 couches entre elles s'effectue pendant que la structure a une forme tubulaire et.se trouve en contact avec le mandrin. Lorsqu'on a recours à cette forme de mise en oeuvre, le confor-mateur annulaire et le mandrin doivent être revêtus d'une couche de matière inerte et non adhérente pour empêcher les ^ filaments de coller à ces organes de l'appareil. Lorsqu'elle 70 27685 n 2053079 quitte le mandrin, la structure tubulaire peut être fendue sur un côté ou sur les deux par une lame 3,1,placée immédiatement avant les rouleaux pinceurs 18. Cette forme de la struc-ouverte ture peut etre /pour former un tissu constitue par des fila-5 ments parallèles longitudinaux que croisent des filaments transversaux continus sur une seule de ses faces.Oe tissu aura évidemment seulement la moitié de l1épaisseur et la moitié de la résistance de celui préparé sur l'appareil représenté à la fig.4,mais, naturellement, il sera plus.souple 10 et il "tombera" mieux. Dans la forme de mise en oeuvre représentée à la fig.7, les filaments sont déroulés d'un rouleau débiteur ^ P8-1 1& traction d'une paire de rouleaux pinceurs ^4 pour former une chaîne entre une paire de courroies sans fin de fils métalli— 15 ques ou une paire de câbles 35*.Les filaments transversaux sont déroulés de rouleaux débiteurs ^5, adaptés pour tourner autour des fils de chaîne et des courroies où. ils sont maintenus pour empêcher qu'ils ne fassent "froncer" la chaîne. La structure ainsi préparée est comprimée par les rouleaux 20 pinceurs 34,qui la retiennent et les filaments transversaux sont coupés pour les séparer des courroies, lesquelles peuvent ainsi continuer de tourner,tandis que le tissu ainsi libéré continue d'avancer. Le tissu peut être liépar les rouleaux pinceurs,si on le désire, ou lè tissu peut continuer son 25 avance sans être lié,puis être lié chimiquement dé la manière décrite plus haut. L'angle formé entre les fils de Chaîne et les fils transversaux est,dans cette forme de mise en oeuvre, déterminé par les moyens déjà décrits. Les filaments transversaux peuvent aussi être disposés de 30 façon à former avec les fils de chaîne un angle de 90°.Par exemple, dans la forme d'exécution décrite à la fig.8,une bande de fils de chaîne *±0 est dévidée d'une ensouple 41 ,par la traction exercée par des rouleaux pinceurs 42,sur une bande sans fin 4^ et arrive entre des rouleaux de calandrage 35 44.L'avancement de la chaîne est périodiquement interrompu et un rouleau débiteur de filaments transversaux 4£ actionné par un mécanisme de va-et-vient (non visible),roule en travers de la chaîne perpendiculairement à elle et y dépose les filaments transversaux,après quoi, l'organe de coupe 46,un fil chauffé, est actionné pour séparer les dits filaments de 70 27685 12 2053079 rouleau débiteur. Oelui-ci retourne à sa position de départ et la chaîne, qui porte maintenant les filaments transversaux, reprend son mouvement d'avancement et le cycle recommence. La structure non tissée est ensuite chauffée pour effectuer 5 la liaison, par exemple, au moyen des rouleaux de calandrage 44 ou par d'autres moyens décrits plus haut, puis est dirigée sur un poste de ré-enroulement (non visible). Une description plus détaillée des moyens assurant le mouvement alternatif du rouleau débiteur de filaments transversaux,de l'organe de coupe 10 et des moyens de synchronisation des mouvements de ces éléments n'est pas donnée ici, d'autant plus que l'appareil pour la mise en oeuvre de cette dernière façon d'opérer ne fait pas partie de l'invention et est à la. portée du spécialiste en construction mécanique. 15 Gomme il a été précisé plus haut, un film nervuré peut être fibrillé au point que chaque filament est une entité entièrement détachée des filaments voisins, ou il peut n'être que partiellement fibrillé pour former une structure ajourée éti-rable,comme celle décrite en référence à la fig.J.On peut em-20 ployer soit un produit partiellement fibrillé, soit un produit complètement fibrillé comme brins monofilaments utilisés dans le procédé selon l'invention. Ils peuvent être traités de la même manière et donnent les mêmes résultats,sauf que le produit incomplètement fibrillé donne un tissu légèrement plus 25 raide que celui préparé à partir de filaments complètement fibrillés, complètement séparés. Bien que l'invention soit décrite en référence à la préparation de tissus nouveau fabriqués à partir de la fibrillation de. films nervurés, il doit être précisé que ceci n'en constitue 30 pas une limitation. On peut employer des brins monofilaments de faible denier de n'importe quelle origine, à condition qu'ils puissent être rassemblés sur un rouleau et déroulés parallèlement l'un à l'autre sur le mandrin de formage. L'accent mis sur la technique des films nervurés et fibrillés doit être 35 interprété comme une reconnaissance du fait que la technique de fibrillation représente le procédé le plus pratique imaginé à ce jour pour la préparation de la matière de départ nécessaire. Les tissus non tissés selon l'invention peuvent être pré-^ parés à partir de filaments de n'importe quel polymère 70 27685 15 2053079 thermoplastique traditionnel susceptible de former des fibres <> Comme exemple de ces matières, on peut citer le polypropylène, les polyamides connus sous l'appellation commerciale de "nylon" des polyesters comme le poly(térépiitalate d° éthylène) et les 5 résines acryliques, comme le polyacrylonitrile et autres similaires. On peut employer en outre des mélanges de ces divers filaments polymères, lorsqu'on désire obtenir des combinaisons spécifiques de propriétés.il est également possible d'employer des filaments à deux composants ayant des propriétés différentes, 10 par exemple un retrait différent, pour augmenter le "gonflé" du produit,ou des points de fusion différents pour faciliter la liaison. La technique des filaments mixtes,à deux-composants, peut aussi être avantageuse pour communiquer aux fibres une ondulation latente. Lorsque ces fibres sont chauffées et que leur 15 "gonflé" est amélioré, elles présentent un pouvoir couvrant sensiblement plus élevé. On peut aussi, si on le désire, employer des filaments du type "mousse". Les tissus non tissés préparés suivant le procédé objet de l'invention peuvent être employés pour n'importe lequel des dQ usages traditionnels des tissus non tissés» On peut citer comme application la préparation de papier renforcé, dans laquelle une feuille continue de pâte à papier est déposée sur l'une et l'autre faces du tissu non tissé , puis calendrée à l'épaisseur désirée. Ce papier renforcé est intéressant, par exemple, dams 25 la préparation de certains types de vêtements à jeter après usage, car il a une excellente "tombée" en raison de la présence de filaments longs, de faiblé denier, dans le tissu de renforcement.D'autres applications des tissus non tissés préparés suivant le procédé objet de l'invention sont la confection JO de sacs, les tissus filtrants et les tissus de fond pour tapis. Les formes mécaniques de mise en oeuvre des procédés de fibrillation du film nervuré et de superposition des couches de filaments sont décrites à titre d'illustration seulement. L'invention n'est pas limitée à ces procédés. 70 27685 14 2053079 -REVENDICATIONS -1Tissu, non tissés caractérisé par une pluralité de brins monofilaments continus, de faible denier, sensiblement parallèles entre eux, faits d8un polymère thermoplastique synthétique,dans 5 le sens de la chaîne, que croisent une pluralité de brins sensiblement similaires, sur au moins une de leurs faces, ces derniers filaments formant avec les filaments de chaîne un angle compris entre 20° et 90® environ et ayant une composition thermoplastique Identique à ou différente de celle des filaments de chaîne, et 10 étant liés à ceux-ci à leurs points de croisement,ledit tissu ayant un poids compris entre 3,391 et 508,65 g/m2 environ. 20- Tissu suivant la revendication 1Pcaractérisé en ce que le fil thermoplastique synthétique est un polymère du propylène. 3e,- Procédé de fabrication du tissu non tissé suivant la revendica-15 tion 1 ou la revendication 25caractérisé en ce qu'il consiste à préparer une chaîne de brins monofilamsrits continus» sensiblement parallèles entre eux et à croiser sur la chaîne, suivant un angle compris entre 20° et 90° environ, une pluralité de brins monofilaments continus, sensiblement parallèles entre eux, puis à lier les 20 dits brins avec les brins de chaîne à leurs points de croisement avec ces derniers. 4<>- Procédé suivant la revendication 3.caractérisé en ce que les brins monofilaments continus, sensiblement parallèles entre eus, sont obtenus par fibrillation d4un film nervuré. bad original