La présente invention conserne les métiers à tisser, plus particulièrement les mécanismes de formation du pas sur un métier à tisser. Be mécanisme faisant l'objet de la présente invention est particulièrement efficace sur les métiers à tisser rapides. On connait actuellement des mécanismes de formation du pas, qui comportent des lames portant des lisses pour le passage des fils de chaîne formant la foule, lesdites lames effectuant tour à tour un mouvement de va-et-vient avec immobilisation dans le plan vertical, lequel mouvement leur est imprimé par l'intermédiaire d'un système de leviers et de tirants à partir de cames profilées doubles assurant la formation de la foule et montées sur un arbre ces cames étant rigidement reliées entre elles et la séquence de déplacement des lames étant déterminée par le profil desdites cames Dans ces métiers à tisser connus, les cames sont à quatre cinq, six, sept et huit tours, les rapports d'armure nécessitant 4, 5, 6, 7 et 8 duites.Une plus grande augmentation du rapport d'armure est impossible, car cela entraîne ce qu'on appelle une "coupure" de la came, c'est-à-dire que sur le profil de celle-ci se trouvent des parties à tries faible rayon de courbure, d'où une concentration des contraintes de contact. Be rapport d'armure peut etre augmenté en adoptant un plus grand diamètre initial des cames. Mais, cela à pour résultat une augmentation de l'encombrement du mécanisme, l'augmentation uu rapport d'armure obtenue étant relativement faible. On connaît en outre dans l'industrie textile des mécanismes de formation du pas qui se présentent sous forme de ratière avec des crochets et des couteaux et qui permettent d'élargir considérablement l'assortiment des tissus produits, et ce grâce à un rapport d'armure illimité. Nais dans ce cas les élements de la ratière sont soumis à des charges de choc élevées dues aux jeux importants nécessaires au changement de marche des principaux organes de travail de la ratière (couteaux-crochets et crochets-butées). Pour éliminer progressivement ces jeux on utilise dans ces mécanismes des dispositifs spéciaux qui compliquent la construction de la ratière et la rendent coûteuse. Be but de la présente invention est de remédier aux inconvénients précités. A cet effet, l'invention vise un mécanisme rapide de formation du pas, avec une commande perfectionnée des cames de formation du pas, de manière que ce mécanisme permette de produire des tissus avec un rapport d'armure illimité, en évitant les charges de choc dans ledit mécanisme. Ces problèmes sont résolus du fait que dans un mécanisme de formation du pas, du type comprenant des lames portant des lisses pour le passage des fils de chaîne formant la foule, lesdites lames effectuant chacune tout à tour un mouvement de va-etvient avec immobilisation dans le plan vertical, lequel mouvement - leur est imprimé par un système de leviers et de tirants à partir de cames profilées doubles montées sur un arbre, selon l'invention chaque came double est pourvue d'un trou de montage avec des entailles en forme de segments et, étant montée librement sur un arbre indépendamment des autres cames, peut entre tournée périodiquement par rapport à l'arbre par un manchon à clavettes rotatives composé de deux demi-manchons dont i'un est continuellement solidaire de 11 arbre principal du métier à tisser, tandis que le second demi-manchon est solidaire de la came double et est périodiquement relié à I'arbre principal au moyen desdites clavettes dont la rotation est commandée par un dispositif programmeur par l'intermédiaire d'un mécanisme de commandée, et en ce que chaque came double est pourvue de moyens pour - surpositionnement sur l'arbre dans une position correspondant à l'immobilisation des lames. Une telle construction permet la fabrication de tissus avec un rapport d'armure illimité, du fait que chaque came*de formation du pas est cinématiquement reliée à sa propre lame et est pourvue d'une commande individueile. Avantageusement, à l'arbre des cames de formation du pas est creux, et lesdits moyens de positionnement des cames sur l'arbre comprend des blocs à ressort logés à l'intérieur dudit arbre et portant des galets en contact avec le trou de montage de la came et s'engageant dans les entailles en forme de segments de cette came, les cames de formation du pas ainsi positionnées pouvant osciller dans les limites de l'angle de profil de came correspondant à l'immobilisation de la lame. L'oscillation des cames améliore les conditions de leur engagement et dégagement, c'est-à-dire qu'elle assure l'absence de charges de choc pendant ces périodes. Il est en outre avantageux que l'oscillation de chaque came de formation du pas soit assurée par un balancier monté sur un axe et relié aux autres cames, et que sur les bras dudit balancier soient fixés des tirants dont les extrémités libres sont articulées à une bride montée au bout de l'arbre creux des cames de formation du pas. Grâce à une telle réalisation on obtient au moment du changement de marche, une égalisation des vitesses des demi-manchons, des cames de formation du pas et des moyens de positionnement, et par conséquent les charges de choc dans le mécanisme sont totalement exclues. un un fonctionnement sûr, il est avantageux d'employer un manchon à clavettes rotatives le demi-manchon relié à l'arbre principal du métier comportant un corps cylindrique tournant sur un axe et pourvu de portées et de logements pour les clavettes rotatives, qui sont pourvues de couronnes dentées au moyen desquelles elles engrènent intérieurement avec un pignon de changement monté sur l'une desdites portées et pourvu extérieurement d'évidements dans lesquels s'engage le galet d'un mécanisme de commande, tandis que l'autre demi-manchon est un pignon qui, étant pourvu d'entailles en forme de segments sur les parois de son trou de montage, est monté sur l'autre portée dudit corps cylindrique et engrène avec un autre pignon disposé entre les cames de formation du pas et relié à celles-ci au moyen d'un doigt aplati. Ledit mécanisme de commande comporte des cames montées sur un arbre d'entraînement et coopérant avec des galets, et un cadre portant lesdits galets et une barre à laquelle sont articulés une tige à ressort portant un galet s'engageant périodiquement dans les évidements du pignon de changement, et un levier à trois bras relié au moyen d'une butée mobile au dispositif programmeur. Une telle construction permet d'améliorer la dynamique du fonctionnement du dispositif programmeur et assure l'effort nécessaire à la rotation des clavettes du manchon. Pour réduire l'encombrement et le poids des parties en mouvement et améliorer en même temps la dynamique du fonctionnement, le dispositif programmeur comporte un tambour pouvant exécuter un mouvement rectiligne alternatif le long de guidages disposés dans un plan perpendiculaire au plan du mouvement des lames, ce mouvement lui étant imprimé par une came à deux pistes, ledit tambour étant pourvu de pointes pour entraîner une bande perforée dans les trous de laquelle s'engagent des aiguilles de lecture disposées dans un bloc et portant par leurs autres extrémités sur des plaques placées dans un support et conférant chacune une saillie coopérant avec le levier à trois bras correspondant du mécanisme de commande; le tambour porte sur ses bords des couronnes dentées dont l'une coopère avec un secteur denté monté sur un axe et étant mis en oscillation par ladite came à deux pistes. P;ur une meilleure compréhension de l'invention un exemple de réalisation non limitatif est décrit dans ce qui suit avec références aux dessins annexés qui représentent - la figure 1, le mécanisme proposé de formation du pas (pour une seule lame) et la liaison cinématique entre ledit mécanisme et cette lame, - la figure 2, la commande de chaque came double de formation du pas (coupe partielle); - la figure 3, le corps du manchon à clavettes rotatives de la commande de la came de formation du pas; - la figure 4, le mécanisme de commande assurant la rotation des clavettes du manchon représenté sur la figure 3 (coupe partielle); La figure 5, le dispositif programmeur du mécanisme proposé, déterminant le rapport d'armure (coupe partialle); - la figure 6, le dispositif programmeur représenté sur la figure 5 (vue latérale); ; - la figure 7, le tambour du dispositif programmeur, avec une bande perforée; - les figures 8 et 9, les moyens de positionnement du tambour porte-programme relativement aux aiguilles de lecture, (coupe partielle); - la figure 10, le mécanisme d'entraînement de la bande perforée sur le -tambour; - la figure t1, le diagramme cyclique de fonctionnement du mécanisme de formation du pas; - la figure 12, le diagramme de changement des vitesses augulaires W et W'. - les figures 13 à 24, diverses positions du manchon de changement de marche des cames de formation du pas, et les moyens de positionnement de ces cames au cours de la levée, de l'immobilisation et de l'abaissement des lames du mécanisme de formation du pas; - la figure 25, la bande perforée portant le programme d'un rapport d'armure prédéterminé. Be mécanisme de formation du pas comprend des lames 1 (figure 1) à lisses 2 pour le passage des fils de chaîne 3. Chaque lame 1 est déplacée dans un plan vertical par une came profilée double 4 (figure 2) se trouvant sur un arbre creux 5. le mouvement est transmis aux lames par une came 4 par l'intermédiaire de galets 6 disposés sur un levier 7 pivotant sur un axe 8. A ce levier est articulée une bielle 9 à laquelle est articulé un levier 10 à deux bras. A son tour, ce levier est articulé à une bielle 11 qui, par l'intermédiaire d'un tirant 12 (figure 1), de leviers 13 à deux bras, de bielles 14 et de tirants 15, est reliée à la lame 1. Les cames 4 de formation du pas (figure 2) comportent des moyens 16 pour leur positionnement sur l'arbre 5, et une commande individuelle comprenant un manchon 17 à clavettes rotatives 18. Bes clavettes sont tournées par un dispositif programmeur 19 par l'intermédiaire d'un mécanisme de commande 20. DSSCRIPTION DETAI1LEE DES ENSEMBlES DU MéCANISME Chaque came 4 de formation du pas comporté un trou de montage 21 à entailles 22 en forme de segments et est montée sur l'arbre 5 librement et indépendamment des autres cames, de manière à pouvoir être tournée périodiquement autour de l'arbre par l'intermédiaire du manchon 17 pour assurer-le déplacement de la lame 1 dans le plan vertical. Le manchon 17 est constitué de deux demi-manchons,dont un est constamment relié à l'arbre principal du métier, tandis que l'autre, relié à la came double 4, engrène avec l'arbre principal par l'intermédiaire des clavettes 18. Le demi-manchon relié constamment à l'arbre principal du métier est un corps cylindrique 23 monté sur un axe 24 et comportant des portées 25 et 26 (figure 3) et des logements 27 pour les clavettes rotatives 18 qui restent constamment engagées dans ces logements (pour plus de clarté, les clavettes représentées sur la figure sont montrées extraites de leurs logements). Les clavettes 18 comportent des couronnes dentées 28 au moyen desquelles elles engrènent intérieurement avec un pignon de changement 29 (-figure 2). Ce pignon est monté sur la portée 25 du corps 23 et est pourvu extérieurement d'évidements 30 dans lesquels s'engagent les galets 31 du mécanisme de commande 20. Sur la surface intérieure du pignon 29 il y a des creux 32 dans lesquels s'engagent des rouleaux de fixation 33 à ressort servant à fixer ce pignon en place. Be corps 23 est relié par un engrenage 34 à un arbre de commande intermédiaire 35 qui est relié par une transmission à channe 36 et un arbre 37 à l'arbre principal du métier (non représenté). Le second demi-manchon est un pignon 38 à entailles en forme de segments, monté sur la portée 26 (figure 3) du corps - 23 et engrenant avec un autre pignon 39 (figure 2) logé entre les cames doubles 4 et relié à elles au moyen d'un doigt aplati. Les moyens 16de positionnement des cames doubles 4 sur l'arbre 5 dans une position correspondant à l'immobilisation de la lame 1, comprend des blocs à ressorts 40 logés à l'intérieur de l'arbre 5 et des galets de support 41 qui viennent en contact avec le trou de montage 21 de la came 4 et s'engagent dans les entailles en forme de segments 22 de cette came. Les cames 4 positionnées peuvent osciller dans les limites de l'-angle du profil de la came correspondant à l'immobilisation de la lame, ce qui, au moment du changement, assllre l'égalisation des vitesses des demi-manchons, des cames de formation du pas et des moyens de positionnement. L'oscillation est imprimée aux cames 4 au moyen d'un balancier 42 monté sur un axe 43 et aux bras duquel sont articulés des tirants 44. Les bouts libres de ces tirants sont articulés à une bride 45 se trouvant au bout de l'arbre creux 5. Be balancier 42 effectue sur l'axe 43 un mouvement oscillatoire qui lui est imprimé par des galets 46 se trouvant en contact permanent avec des cames profilées 47 montées sur l'arbre 35. Le mécanisme de commande 20 comprend un cadre 48 (figure 4) monté dans des paliers 49 et portant des galets 50 coopérant avec des cames 51 montées sur l'arbre 35. Sur la traverse 52 du cadre 48 est montée une barre oscillante 53 . A cette barre est reliée, au moyen d'un coullsseur-charnière 54, une tige à ressort 55 portant le galet 31. a tige 55 se déplace dans les rainures 56 d'une plaque 57 et, sous l'action d'un ressort 58, tend à occuper une position extrême supérieure, dans laquelle l'axe du coulisseau-charnière 54 vient en colncidence avec l'axe des paliers 99. Une charnière 59 relie la barre 53 à un levier 60 à trois bras qui coopère avec une butée mobile sous forme d'une plaque 61 pourvue d'une saIllIe 62. Le dispositif programmeur 19 comprend un tambour perforé 63 (figure 5) monté sur les surfaces cylindriques de montage d'un coulisseau 64, comportant des rainures sur ses faces en bout. Au moyen de ces rainures, le coulisseau 64, conjointement avec le tambour 63, est monté dans des guidages 65 de telle façon qu'il puisse effectuer un mouvement de va-et-vient dans un plan perpendiculaire au plan du mouvement des lames. Ce mouvement est imprimé au tambour par une came 66 à deux pistes de guidage montée sur l'arbre 35. Un galet 68 fixé à un levier 69 tournant sur un axe 70 coopère avec la piste de guidage 67 de la came 66. Le levier 69 est fourchu, comme montré sur la figure 6 et porte, aux extrémités de sa fourche des axes 71 sur lesquels sont emmanchées des bielles 72. Ces bielles sont reliées aux coulisseaux 64 au moyen d'axes 73 Be tambour 63 est pourvu de pointes 74 ( figure 6) pour 1' entraînement d'une bande perforée 75 tigre 7) qui détermine le rattoit d'armure. Dans les trous 76 de la bande 75 et dans les trous du tambour 63 s'engagent des aiguilles de lecture 77 (figure 5) disposées dans un bloc 78 logé entre les guidages 65. Bes aiguilles de lecture 77 portent d'un coté sur une plaque limitatrice 79, et de l'autre coté, sur les bouts des plaques (61) montées dans un support 80. Bes plaques 61 sont recouvertés d'-en haut par une éclisse 81 et comportant un ressort latéral 82 tendant à déplacer les plaques 61 vers les aiguilles de lecture 77. Le tambour 63 porte sur ces bords des couronnes dentées 83, avec l'une desquelles coopère un secteur denté 84 monté sur un axe 85 de façon à pouvoir osciller. Be secteur 84 est mis en oscillation par la piste 86 de la came 66 à deux pistes par l'intermédiaire d'un galet 87 monté sur un levier 88 pivotant sur uniaxe 89. Au bout du levier 88 est fixé un axe 90 sur lequel est emmanchée une bielle 91. Cette dernière-est reliée, au moyen d'un axe 92, à une manivelle 93 montée sur l'axe 85. Pour stabiliser la position du tambour 63 par rapport aux aiguilles de lecture 77 et au secteur denté 84, dans le coulisseau 64 sont montés des moyens de positionnement. Ces moyens comprennent des tiges 95 aux extrémités desquelles est fixé un bloc 96 et qui sont sollicitées par des ressorts 94 (figures 8 et 9). Dans ce bloc est encastré un doigt de fixation 97. Bes tiges 95 sont montées mobiles dans les trous du coulisseau 64. Pour améliorer les conditions d'entraînement de la bande perforée (augmentation de l'angle d'enveloppement du tambour 63 par la bande perforée 75), sur le coulisseau 64 sont montés au moyen d'axes 98 (figure 10), des galets 99 revêtus de caoutchouc. Pour supporter-le brin libre de la bande perforée 75 il est prévu un galet 10P qui peut être disposé à n 'importé quelle distance du tambour 63. Be pignon 78 est pourvu d'entailles 101 en forme de segments'pour coopérer avec les clavettes rotatives 18. Sur la figure 11 est représenté le diagramme d'un cycle de fonctionnement, dans lequel la ligne I représente le fonctionnement du mécanisme de commande 20, c'est-à-dire le déplacement du levier 60 à trois bras, la ligne II, le mouvement rectiligne alternatif du tambour 63, la ligne III, le mouvement oscillatoire du secteur denté 84, et la ligne IV, le mouvement des lames 1. FONCTIONNEMENT DU MECANIBME Lors de la rotation de l'arbre de commande 35 (figure 2), le corps 23 du manchon de changement 17, conjointement avec les clavettes rotatives 18 et le pignon de changement 29, est mis en rotation autour de I'axe 24 par le train d'engrenages 34 (rapport de transmission 1/4) à une vitesse qui est quatre fois inférieure à la vitesse de rotation de l'arbre de commande 35. En outre, lors de - la rotation de l'arbre de commande 35 les cames 47 impriment au balancier 42 un mouvement d'oscillation qui est transmis par l'intermédiaire des tirants 44 à la bride 45 et ensuite, par les fixateurs à ressorts 40 et les galets 41, aux cames 4 de formation du pas. Be mouvement oscillatoire des cames de formation du pas n'est pas transmis à la lame 1, car il s'effectue dans les limites de l'angle de profil de ces cames qui correspond~à l'immobilisation de la lame 1. L'oscillation des cames 4 de formation du pas est transmise par le pignon 39 au pignon 38 du manchon de changement. De cette façon, la vitesse du pignon 38 par rapport au corps 23 du manchon de changement est variable et à tout moment égale à la différence entre la vitesse de rotation du corps 23 du manchon de changement et la vitesse d'oscillation du pignon 39 Bes cames 47 fixées sur l'arbre de commande 35 ont un profil qui permet, à un certain moment du cycle, notamment lors du changement, d'obtenir une vitesse du corps 23 égale à la vitesse du pignon 38 du manchon de changement 17. Dans ce cas, la vitesse relative de ces deux éléments est égale à zéro. Sur la figure 12 est montré le diagramme de variation des vitesses W et W' en fonction le l'angle *, où W est la vitesse angulaire de rotation du corps 23 du manchon de changement, W' est la vitesse angulaire variable d'oscillation des cames de formation du pas, de l'arbre creux 5 et du pignon 38; f est l'angle de rotation de l'arbre de commande 35. Ensuite, au cours de la rotation de l'arbre de commande 35 (figure 4),les cames 51, par l'intermédiaire des galets 50, impriment au cadre 48 un mouvement oscillatoire autour des paliers 49. La barre 53 oscille autour de la charnière 54 de la tige 55 et le levier 60 à trois bras oscille autour de l'axe 59. En même temps, le galet 31 de la tige 55occupe sa position supérieure et n'agit pas sur le pignon de changement 29. En outre, lors de la rotation de l'arbre de commande 35 la came à deux pistes 66 tourne elle aussi (figure 5). Sa piste 67, au moyen de la chaîne cinématique constituée des éléments 68, 69, 71, 72, 73 et 64, imprime un mouvement de va-et-vient au tambour perforé 63. La piste 86 de cette même came, au moyendes éléments 87, 88, 90, 92 et 93, imprime un mouvement oscillatoire au secteur denté 84. Be profil des pistes 67 et 86 est tel, que dans l'une des positions extrêmes l'une des couronnes dentées 83 du tambour perforé 63 engrène avec le secteur 84, après quoi le secteur 84 effectue sa course de travail en faisant tourner le tambour perforé 63 et en déplaçant la bande perforée 75 d'un pas. Ensuite, le tambour perforé 63 se déplace vers les aiguilles de lecture 77; alors le tambour 63 est positionné par le dispositif de fixation 97 et la bande perforée 75 agit sur les aiguilles de lecture 77 qui, à leur tour, déplacent les plaques 61 portant les saillies 62. Lorsque la couronne dentée 83 du tambour perforé 63 se sépare du secteur 84 ce dernier effectue sa course à vide. Lors de l'immobilisation de la lame 1 en position supérieure ou inférieure, pendant plusieurs cycles de travail du métier à tisser le corps 23 du manchon de changement, conjointement avec le pignon de changement 29 et les clavettes rotatives 18, tourne autour de l'axe 24, tandis que le pignon 38 monté librement sur la portée 26 du corps 23 effectue un mouvement oscillatoire autour du même axe 24. Ce mouvement oscillatoire est imprimé au pignon 38 du manchon de changement par les cames 4 de formation du pas, reliées à l'arbre creux 55 par l'intermédiaire des moyens de fixation 40. L'oscillation des cames 4 de formation du pas, comme indiqué plus haut, n'est pas transmise au levier 7 portant les galets 6. De cette façon, la lame reste immobile pendant. le nombre nécessaire de cycles de travail du métier, clest-à-dire le nombre déterminé par le rapport d'armure. Les figures 13, 14 15, 16 représentent les positions occupées par les éléments du mécanisme de formation du pas pendant la période d'immobilisation de la lame 1 en position inférieure au cours de plusieurs cycles de travail du métier à tisser. Afin que lors du cycle de travail suivant la lame 1 puisse changer de position, c'est-à-dire se déplacer de sa position inférieure à sa position supérieure, il faut que les cames 4 de formation du pas soient mises en action et quelles effectuent un quart de révolution. Cela est possible s'il y a un trou sur la ligne correspondante de la bande perforée. Dans ce cas lors du mouvement du tambour perforé 63 vers les aiguilles de lecture, l'aiguille de lecture 77 correspondante s'engage dans le trou 76 de la-bande perforée 75 et reste immobile, tandis que la saillie 62 de la bande 61 se trouve sur la ligne d'action du levier 60 à trois bras dù mécanisme de commande 20. Dans cette position de la plaque 61, le levier à trois bras reste immobile (bloqué).Ensuite, lors de la levéedu cadre 48 du mécanisme de commande, la barre 53 tournant autour de la charnière 54 du levier 60 à trois bras déplace la tige 55 vers le bas, sur ce le galet 31 &commat; ' engage dans l'évidement 30 du pignon de changement 29 et l'arrete. A partir de ce moment commence la mise en action des cames de formation du pas. Les figures 17, 18 et 19 représentent diverses phasesde la marche de ces cames. Lorsque le pignon de changement 29 est arrenté, les clavettes rotatives 18 entraînées par le corps 23 du manchon de changement sont mises en rotation dans leurs logements 27 par le train d'engrenage 34 (1/8) dans le sens indiqué par la flèche et s'engagent dans les entailles en forme de segments 101 du pignon 38 du manchon de changement 17. Dès que les clavettes rotatives 18 ont effectué un quart de révolution, leurs surfaces rencontrent les entailles 101 de l'engrenage 38. Etant donné qu'à ce moment la vitesse du pignon 38 par rapport au corps 23 est égale à zéro, il ne se produit pas de choc lors de la rencontre desdits organes. A partir de ce moment, le pignon 38 commence à se déplacer conjointement avec le corps 23 et la vitesse des cames 4 de formation du pas s'accroit progressivement par rapport à celle de l'arbre creux 5. En même temps, le galet 41 du moyen de positionnement 16 sort de l'entaille en forme de segment 22 des cames 4 de formation du pas en comprimant les ressorts au moyen des blocs 40. Ea rotation des clavettes 18 s'arrête dès qu'elles ont fait un demi-tour et occupent complètement les entailles 101 de l'engrenage 38. lbe cadre 48 du mécanisme de commande s'abaisse~et le galet 31 sort de l'évidement 30 du pignon de changement 29. Ensuite commence la levée de la lame, dont les différentes phases sont illustrées sur les figures 20 et 21. Il est à noter que le changement s'effectue lorsque les galets 6 des leviers 7 se trouvent aux points du profil des cames 4 correspondants à l'immobilisation des lames. Alors la ligne d'action de la pression normale (entre la came et le galet) passe par le centre de l'axe de rotation des cames 4 de formation du pas et il n'y a pas de moment de torsion. Lorsque le cadre 48 du mécanisme de commande vient occuper sa position inférieure et le levier 60 à trois bras cesse d'agir sur la saillie 62 de la plaque 61, le tambour perforé 63 recouvert de la bande perforée 75 commence à se déplacer vers le secteur denté 84. Lorsque sa couronne dentée 83 engrène avec le secteur denté 84, le tambour 63 est débloqué, et le secteur 84 tourne le tambour 63 en amenant la carte suivante sur la ligne d'action des aiguilles de lecture 77. Pour que la lame, à son arrivée en position supérieure, puisse rester immobile pendant plusieurs cycles de travail du métier à tisser, les cames de formation du pas doivent être mis au repos. Dans ce but, un trou doit être prévu dans la dernière carte (sur la piste de la bande perforée correspondant à la lame considérée).Dans ce cas, au commencement du processus de mise au repos des cames de formation du pas, la saillie 62 de la plaque 61, de même que dans le cycle précédent, se trouve -sur la ligne d'action du levier 60 à trois bras. Lors de la levée du cadre 48 du mécanisme de commande, le galet 31 s'engage dans l'évidement 30 du pignon de change ment 29, et à partir le ce moment commence la mise au repos des cames 4. Sur les figures 22, 23 et 24 sont représentées les différentes phases du processus de mise au repos des cames de formation du pas A ce moment, les cames 4 de formation du pas, ayant effectué un quart de révolution autour de leur axe, achèvent la levée de la lame, et les galets 6 des leviers 7 se trouvent aux points du profil qui correspondent à l'immobilisation des lames en position supérieure. l'a vitesse des cames 4 de formation du pas par rapport à l'arbre creux 5 diminue progressivement, et au moment où les clavettes rotatives 18 ont effectué un quart de révolution, elle devient égale à zéro. A ce moment, le galet 41 du moyen de positionnement 16 se trouve complètement engagé dans-les entailles en forme de segments 22 des cames 4 de formation du pas. De cette façon, le processus d'immobilisation des cames 4 de formation du pas par rapport à l'arbre creux 5 s'effectue, lui -aussi, sans choc. Ensuite, la vitesse des cames 4 se déplaçant conjointement avec l'arbre creux 5 commence à décroître progressivement, tandis que la vitesse du pignon 38 par rapport au corps 23 du manchon de changement commence à augmenter. l'a rotation des clavettes 18 s'achève quand elles ont effectué un demi-tour et leurs surfaces sont à fleur de la portée 26 du corps 27 du manchon de changement. A ce moment, le galet 31 du mécanisme de commande sort de l'évidement 30 du pignon de changement 29 et commence à tourner conjointement avec le corps 23 du manchon de changement. Si, selon le dessin d'armure représenté à la figure 25, l'une des lames, Ib, Ic ou Id doit rester immobile en position supérieure ou inférieure pendant plusieurs cycles du travail du métier à tisser, le ruban perforé correspondant à cette lame ne doit pas comporter de trous après le trou correspondant à la mise au repos des cames 4. Mors l'aiguille de lecture 77 coopérant avec le ruban perforé 75 écarte la saillie 62 de la plaque 61 de la ligne d'action du levier 60 à trois bras du mécanisme de commande, et le galet 31 n'agit pas sur le pignon de changement 29. Il faut noter que lors du changement de la position de la. lame 1 au cours de chaque cycle de travail du métier à tisser il ne doit pas y avoir de trous dans le ruban perforé après le trou correspondant à la mise en action de la came 4 de formation du pas, c'est-à-dire que les cames de formation du pas 4 doivent constamment tourner autour de l'axe 5 jusqu'à ce que la carte portant le trou correspondant à la mise au repos des cames 4 arrive sous le lecteur. Bien entendu, l'invention n t est nullement limitée au -mode de réalisation décrit et représenté qui n' a été donné qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons, celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. R E V B N D I C A T I O N S REVENDICATIONS 1. Mécanisme de formation du pas sur un métier à tisser, du type comprenant des lames à lisses pour le passage des fils de chaîne formant le pas, lesdites lames effectuant à tour de rôle un mouvement de va-et-vient avec immobilisation dans le plan vertical, ce mouvement leur étant imprimé par l'intermédiaire d'un système de leviers et de tirants à partir de cames profilées doubles assurant la formation du pas et montées sur un arbre, caractérisé en ce que chaque came double comporte un trou de montage pourvu d'entailles en forme de segments et est montée librement sur ledit arbre indépendamment des autres de manière à ce qu'elle puisse tourner périodiquement par rapport à l'arbre sous l'action d'un manchon à clavettes rotatives constitué de deux demi-manchons dont l'un est constamment solidaire de l'arbre principal du métier tandis que l'autre est solidaire de la came double et engrène périodiquement avec ledit arbre principal par l'intermédiaire desdites clavettes dont la rotation est commandée par un dispositif programmeur par l'intermédiaire d'un mécanisme de commande, chacune desdites cames doubles étant munie de moyens pour son positionnement sur l'arbre dans une position correspondant à l'immobilisation de la lame. 2. Mécanisme selon la revendication 10, caractérisé en ce que l'arbre portant les cames de formation du pas est creux et en ce que les moyens pour le positionnement des cames sur l'arbre comprennent des blocs à ressort logés à l'intérieur de cet arbre et portant des galets en contact avec le trou de montage de la came et s'engageant dans les entailles en forme de segments de celle-ci, les cames ainsi positionnées pouvant osciller dans les limites de l'angle de profil de came correspondant à l'immobilisation de la lame. 3. Mécanisme selon la revendication 20, caractérisé en ce que l'oscillation de chaque came de formation du pas est assurée par un balancier monté sur un axe et relié aux autres cames, et en ce qu'aux bras dudit balancier sont fixés des tirants articulés par leur extrémités libres à une bride montée au bout de l'arbre creux des cames de formation du pas. 4. Mécanisme selon l'une des revendications 10 à 7, caractérisé en ce que le demi-manchon solidaire de l'arbre principal du métier à tisser comporte un corps cylindrique tournant sur un axe et présentant des portées et des logements pour les clavettes rotatives, qui sont pourvus de couronnes dentées au moyen desquelles ces clavettes engrènent intérieurement avec un pignon de changement calé sur l'une desdites portées et pourvu extérieurement d'évidements dans lesquels s'engage le galet du mécanisme de commande, tandis que le second demimanchon est exécuté sous forme d'un pignon dont le trou de montage comporte des entailles en forme de segments et qui, étant monté sur l'autre portée dudit corps cylindrique, engrène avec un autre pignon se trouvant entre les cames doubles et relié à ces dernières au moyen d'un doigt aplati. 5. Mécanisme selon l'une des revendications 1 et 40, caractérisé en ce que le mécanisme de commande précité comprend des cames montées sur un arbre de commande et coopérant avec des galets, et un cadre portant lesdits galets et une barre à laquelle sont articulés une tige à ressort portant un galet s'engageant périodiquement dans les évidements du pignon de changement, et un levier à trois bras relié au moyen d'une butée mobile au dispositif programmeur. 6. Mécanisme selpn l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le dispositif programmeur comprend un tambour monté sur un guidage de manière à pouvoir notre animé, par une came à deux pistes d'un mouvement de va-et-vient dans un plan perpendiculaire au plan de mouvement des lames et portant des pointes pour l'entraînement d'une bande pourvue de perforations dans lesquelles s'engagent des aiguilles de lecture disposées dans un bloc et portant par leurs autres extrémités sur des plaques disposées dans un support et pourvues chacune d'une saillie coopérant avec le levier à trois bras correspondant du mécanisme de commande, ledit tambour étant muni sur ses bords de couronnes dentées dont l'une coopère avec un secteur denté monté sur un axe et pouvant être mis en oscillation par ladite came à deux pistes.