Ltinvention concerne un dispositif de réglage automatique de la profondeur de travail d'outils portés par un tracteur enjamber qui comporte des moyens de réglage de la hauteur dien jambement de son arceau avant, notamment des moyens hydrauliques assurant la suspension du châssis du tracteur sur cet arceau On sait que les châssis de tracteur enlambeur présentent des flancs propices à un montage commode, entre la roue directrice et la roue motrice d'un flanc, de porte outils dont la profondeur de travail peut être réglée, automatiquement, en fonction de la position de la roue directrice par rapport au châssis, au cours des évolutions de cette roue ; ce réglage étant assuré par un simple ciblez ou chaine de suspension du porte outil à Arbre de pivotement de la roue directrice correspondante. Or, des essais de labour ont révélé que de tels moyens de réglage n'étaient pas applicables aux tracteurs à châssis enlambeurs comportant des moyens de réglage de la hauteur d'eniambement de leur partie avant ou arceau, par exemple des moyens hydrauliques tels que ceux décrits dans le brevet fran çais n 1.177.379 du 18 Juin 0957; ces modifications de hauteur d'enlambe- ment pouvant faciliter l'utilisation de tracteur eniambeur sur des terrains à forte pente. En effet, de tels porte outils comportent, essentiellement, un système de barres articulées, formant un parallélogramme déformable qui assure une direction fixe des outils par rapport à la ligne déterminée par les points de contact des deux roues d'un flanc sur le sol. Or, un tel système de barres ne peut etre monté commodément que sur la jambe de roue motrice dont l'inclinaison, par rapport au sol, est fonction de la hauteur de l'arceau avant du châssis; le seul élément, dEun flanc, qui n'est pas affecté par une telle modification de hauteur étant Arbre de la roue motrice, mais cet arbre et les parties de châssis qui [e porte ntoffrent pas de possibilités de montage acceptable d'un tel système de barres de porte outil. LIon conçoit, donc, que ces modifications de la hauteur de l'arceau avant de tels tracteurs entrainent un changement de l'inclinaison du porte outil ce qui est contraire au principe classique de réglage de la profondeur de travail outils par simple suspension de leur porte outil. L:invention se propose de remédier à ces inconvénients. Elle a pour objet un dispositif de réglage d:un porte outil comportant un système de barres articulées du type décrit ci-dessus, destiné à etre suspendu à un élément de mécanisme de direction portant une roue directrice d'un tracteur équipé de moyens de réglage de la hauteur de la partie avant de son châssis , Selon l'invention, le dispositif comporte un bras formant levier, équipé de moyens usuels de suspension d'un porte outil, comportant à chaque extrémité un moyen d'articulation ; lesdits moyens d'articulation permettant le mon tage dudit bras sur des éléments de châssis et de mécanisme de direction. On comprend qu'un tel mode de suspension d'un porte outil, sur un tracteur1 par l-tintermédiaire d"un levier, permet de régler l'angle d'attaque du sol par des outils (piquage ou talonnage). Il suffit, pour cela, de régler la hauteur d'enlambement de arceau avant du châssis ; la profondeur de travail de ces outils n'étant, pratiquement, pas modifiée par un tel réglage et n-e pouvant etre réglée que par un réglage de la longueur des moyens de suspension du porte outil Dans le cas de tracteurs enjambeurs équipés de moyens hydrauliques du type de ceux décrits dans le brevet précité, un tel dispositif peut se présenter sous une forme remarquablement simple. En effet, un mode de réalisation avantageux d'un tel dispositif hydraulique comporte un vérin susceptible d'actionner un levier dont une extrémité est articulée sur un arbre de pivotement de roue directrice ; l'autre extrémité étant associée à un élément solidaire du châssis pour modifier la position de ce dernier par rapport à'arbre de direction sur lequel ledit levier prend appui. Il suffit, alors, de prévoir avantageusement sur une partie adéquate de ce levier un élément pour la fixation1 par exemple, d'un câble assurant la suspension du porte outil et l'on conçoit que le levier du dispositif de réglage dudit porte outil se trouve, alors, confondu au levier du dispositif hydraulique destiné à modifier la hauteur d'enjambement dudit tracteur. Ltinvention sera mieux comprise si l'on se réfère aux dessins en annexes qui en représentent, uniquement à titre d'exemple, des modes de réalisation préférée, Sur ces dessins, - la figure 1 représente1 en coupe longitudinale et verticale, un tracteur enjambeur équipé dfun porte outil et d'un dispositif de réglage conforme à llinvention , - la figure 2 est un schéma permettant d'expliquer le fonctionnement du dispositif de réglage de la figure 1. - la figure 3 représente en élévation latérale à une plus grande échelle un dispositif hydraulique de suspension de l'arceau avant diun tracteur enjambeur équipé d'un dispositif de réglage conforme à ltinvention. Sur la figure 1, on peut voir un tracteur comportant un châssis enjam- beur classique, deux roues motrices et deux roues directrices ; on indiquera que pour la clarté des figures et pour mieux comprendre l'invention1 le moteur1 le poste de conduite, les dispositifs accessoires usuellement associés à ce moteur et à ce poste de conduite niont pas été représentés. Le flanc de droite du châssis, seul visible sur cette figure 1 est constitué d'une jambe l munie d'un arbre de pivotement 2, lequel est équipé, à sa partie inférieure, d'une fusée pour une roue directrice 3, On rappellera, pour comprendre plus facilement la description qui va suivre, que les aménagements classiques de la jambe I permettent un libre coulissement axial et un libre tourillonnement de l'arbre 2 dans cette jambe 1. La partie supérieure de cet arbre 2 est associée à des barres (non représentées), drun dispositif désigné par la référence générale 4 ; ce dispositif constituant un classique palonnier d1un train de roues directrices pour la suspen sion d'un châssis à ce train de roues De plus, la partie supérieure de arbre 2 est munie d'une biellette1 non référencée, destinée à etre attelée à des éléments dtune timonerie usuelle de direction. Ce flanc comporte, en outre, deux longerons 5 et 6 respectivement solidaires, par une de leurs extrémités, de la partie supérieure et de la partie moyenne de la jambe 1. Les autres extrémités des deux longerons 5 et 6 sont solidaires d1une classique jambe 7 équipée dSune roue motrice 8 et aménagée, sous la forme d'un carter, pour des moyens de transmission à cette roue 8. L'autre flanc du châssis est constitué d'éléments analogues symétriquement disposés par rapport au plan vertical médian de ce châssis et ces deux flancs sont assemblés, entre eux, par une traverse 9, constituant avec les jam- bes i un arceau avant et par deux traverses 10 et 11 qui forment, avec les deux jambes 7, un arceau arrière. On précisera que la partie médiane de la traverse 9 du châssis est sus pendue à la partie médiane du palonnier monté sur les parties extrêmes des arbres 2 par des moyens classiques comprenant1 par exemple1 des vis et des écrous qui permettent de modifier la hauteur de arceau avant au-dessus do sol Par ailleurs, la face frontale de la partie. basse de -la jambe 7:comporte deux articulations transversales -12a,- 13a pour les extrémités de deux barres 12 et 13 qui présentent des longueurs égales entre elles Les autres ex-trémités de ces barres 12 et 13 sont, de même, articulés en 12b, 13b surine autre barre ; les les ecarts ménagés entre -les articulations 12a, 13a d'une part, et 12b, 13b d'autre parts étant égaux entre eux, de façon à forme un parallélogramme articulé. De plus1 une barre rigide 15 est soudée, perpendiculairement par une extrémité sur la barre 14 et est équipée, d'une façon usuelle, d d'outils qui se trouvent ainsi pratiquement disposés entre [a roue directrice 3 et la roue motrice 8 d; flanc du tracteur En outrer un bras 16 est articulé transversalement en 17, sur le longeron 6 ; l'extrémité de ce bras 16 est fixée sur le bout d'un câble 18 dont l'autre bout est fixé sur une barrette montée sur l'extrémité libre de l'arbre de pivotement 2. Enfin une chaine 19 assure la suspension de l'extrémité libre 15a de la barre 15 à la partie médiane 16a du bras 16. On conçoit que le bras 16 forme un levier qui est commandé par l'ar- bre 2 en fonction des irrégularités de terrain- rencontrées par la roue directrice 3r pour lever ou abaisser la barre 15. A ce su jet, -on notera que le parallélogramme articulé 12à, 13ar- 12b, 13-b assure une inclinaison constante de la barre 15 par rapport à la ligne A, B des points -de contact des roues 3 et 8 sur le sol, de sorte que les outils portés par cette barre. 15 présentent un angle d'attaque du sol pratiquement invariable quels que. soient les déplacements de la roue 3 par rapport au châssis ad tracteur sous l'effet de ces irrégularités du sol De plus; lorsque l'utilisation du tracteur conduit à modifier la hauteur de la traverse 9 au-dessus du sol, par exemple à élever cette dernière, le châssis du tracteur bascule (flèche f) autour de l'axe de la roue motrice 8 et les éléments de châssis prennent une position représentée1 en trait rompu, sur la figure 1 Ce basculement a pour effet de modifier1 par rapport à la verticale la position des articulations 12a, 13a et, par conséquent1 l'inclinaison de la barre 14 et celle de la barre 15 portant les outils, Cette variation de 1tinclinaison des barres du porte outil est égale à celle qui serait entrainée par un mode de suspension usuel du porte outil (figure 2). En effet, dans un tel cas, ce basculement provoque une variation d'inclinaison de l'arbre 2 qui est assez faible et, par conséquent, la position de l'extrémité 15a du bras 15 suspendu à cet arbre 2 par une chaine 19b de longueur invariable, est pratiquement la même ; de la sorte, la déformation du parallélogramme des barres 12, 13, 14 entraine une variation sensible de l'inclinaison de la barre 15. Toutefois, grâce au levier 16 (figure 1} le mouvement d'élévation de IJarticulation 17 élève le porte outil pour contrebalancer l'accroissement de la profondeur de travail qu'une telle élévation du châssis impose au dis- positif de suspension connu (figure 2). Evidemment, un abaissement de Itarceau avant du châssis entrainerait une variation, de sens inverse1 de l'inclinaison du porte outil et l'on comprend qu'un tel dispositif à levier 16 permet d'utiliser, sans déréglage de la profondeur de travail des outils1 le réglage de la hauteur d'enjambement de arceau avant du châssis pour régler liangle d'attaque du sol (piquage ou talonnage) pàr ces outils ; le réglage de la profondeur de travail s'effectuant d'une façon usuelle par réglage de la longueur de l'élément de suspension 19, On précisera que pour un bon fonctionnement du levier 16, on choisit un point d'attache 16a de la chaine de suspension 19 qui est pratiquement aligné sur les points d'attache 15a et 18a et on précisera que des essais de labour ont montré que la réåuction des amplitudes de mouvement du point 160 ne genait pas le réglage automatique des outils, au cours de leur travail, Par ailleurs sur la figure 3, on retrouve l'arceau avant d'un châssis de tracteur analogue à cetui décrit plus hauts le bout de l'arbre 2 est articulé en 20 sur l'extrémité d'un bras 21 présentant un coude obtus, Une biellette 22 est articulée, pat l'une de ses extrémités 22a, sur autre extrémité du levier 21 et, par son autre extrémité 22b, sur une barre rigide 23 pour constituer un assemblage de ce bras 21 à cette barre 23 qui est fermement fixée, par un moyen du type collier, sur la jambe 1. De plus, le cylindre d'un vérin à simple effet 24 est articulé sur cette barre 23 et sa tige de piston est attelée sur la partie du bras 21 qui est voisine de Itarticulation 20, On précisera qu'un tel système de vérin est décrit en détail dans le brevet français n 1.177.379 précité et qu'il comprend, essentiellement, un tuyau raccordant les chambres supérieures des vérins 24 des deux jambes avant 1 pour constituer un palonnier hydraulique. En outre, un système de robinets et de tuyaux raccordés à une source de fluide sous pression, conventionnellement accouplée au moteur du tracteur permet d'alimenter, à a volonté, les chambres de vérin de ce palonnier ou de les purger pour modifier la hauteur de t'arceau avant 'du tracteur au-dessus du sol. Enfin, la partie rectiligne du bras 21 opposée à la partie attelée du vérin 24, par rapport au coude, est équipée deux manchon coulissant 25 comportant une vis de fixation, par pression, et un crochet. La description qui précède permet de- comprendre qu'une chaine 26, pour la suspension d'un porte outil, peut être engagée sur le crochet du manchon 25 pour entraîner des résultats de réglage d'outils identiques à ceux qui ont été décrits plus haut. De plus, la position du manchon 25 par rapport à l'articulation 20 peut être modifiée pour adapter l'effet de réglage du porte outils à la nature du travail desdits outils. Evidemment, les vérins de palonnier 24 pourraient etre associés aux arbres de pivotement 2 des roues directrices par d'autres moyens que les bras 21 formant levier, mais dans un tel mode de réalisation, la barre 23, le levier 2T, la biellette 22 et le vérin 24 constituent un dispositif qui peut, facilement, être monté et démonté sur un châssis d'un tracteur enjamber pour former l'un' des éléments d'un palonnier et d'un dispositif de réglage de ia hauteur de liar- ceau avant du tracteur au-dessus du sol. De plus, le levier de ce dispositif peut être équipé d'ùn simple crochet et Iron conçoit que ce levier est, alors, avantageusement confondu avec celui du dispositif de réglage des porte outils. Bien entendu, 1-a présente invention n'est pas limitée aux termes de la description qui précède mais elle en comprend, au contraire, toutes les variantes à la portée d'un homme de l'art. REVENDICATIONS 1. Un dispositif de réglage diun porte outil destiné à équiper un flanc de trac teur et à être suspendu à un élément de mécanisme de direction portant une roue directrice dudit tracteur, caractérisé en ce qutil comporte un bras formant levier1 équipé de moyens usuels de suspension du porte outil et comportant à chaque extrémité un moyen d'articulation ; lesdits moyens diarticulotion permettant le montage dudit bras sur des éléments de châssis et de mécanisme de direction. 2. Un dispositif de réglage diun porte outil selori là' revendication 1, caractérisé en ce que lune des extrémités du levier est articuléesur un élément de châssis du tracteur. 3. Un dispositif de réglage d'un porte outil selon la revendication Or appliqué à un châssis de tracteur enjambeur comportant deux vérins attelés, chacun, à un levier articulé sur un arbre de pivotement de roue directrice, caractérisé en ce que le levier de réglage est confondu avec llun des leviers attelé à un vérin. 4. Un dispositif de réglage d'un porte outil selon l'une des revendications 2 ou caractérisé en ce que le levier est équipé d'un manchon susceptible de coulisser sur ledit levier ; ledit manchon comportant un 'moyen de fixation sur ledit levier et un moyen de suspension d'un porte outil. 5. Un dispositif de réglage deux porte outil selon l'une des revendications 3 ou 4, caractérisé en chaque le vérin attelé au vérin de réglage prend appui sur une barre associée à l'autre extrémité dudit levier ladite barre comportant un moyen de fixation sur un élément de châssis du tracteur.