"Mètre à ruban à redressement spontané en résine synthétique et procédé de fabrication de celui-ci." La présente invention porte sur un mètre à ruban à re- dressement spontané en résine synthétique et sur un procédé de fabrication de celui-ci. Un mètre à ruban à redressement spontané est un mètre flexible qui est enroulé sur une bobine et conservé dans un boîtier quand il n'est pas utilisé, et que, pour utiliser, on tire du boîtier pour le mettre droit grâce à sa rigidité de façon qu'il puisse s'étendre droit sur une distance de quel- ques dizaines à une centaine de centimètres quand on tient seulement le boîtier. Jusqu'ici, le mètre à ruban à redressement spontané se faisait uniquement en acier. En particulier, le mètre à ruban à redressement spontané classique est fabriqué par cintrage d'une bande d'acier dans le sens de la largeur pour la forma- tion d'une vallée longitudinale. Etant en métal, donc bon conducteur de l'électricité, ce mètre ne peut pas être utilisé pour les travaux d'électricité et analogues. En effet, dans ce cas, il faut l'utiliser à proximité des fils électriques, et il s'est produit quelquefois des accidents dans lesquels des ouvriers sont morts par choc électrique dû au contact du mètre en acier avec les fils électriques. En outre, le mètre à ruban métallique a l'inconvénient de pouvoir rouiller et s'éroder. Il est par conséquent souhaitable d'avoir un mètre à ruban-à redressement spontané qui soit en matières autres que l'acier. On connaît par ailleurs un mètre à ruban qui est fabri- qué avec des fibres de verre comme matière de base et une ré- sine thermodurcissable comme liant. Ce mètre à ruban est pro- posé par la demande de modèle d'utilité japonais 48-10465. Cette demande indique que le ruban d'étoffe-doit être courbé fortement, être de largeur accrue, et avoir une grande épais- seur en restant cependant flexible. Les indications données sont toutefois brèves, vagues et peu claires; par exemple, l'expression courbé fortement est incompréhensible. Même si la demande de modèle d'utilité japonais 48-10465 2488687- indique que l'étoffe doit être courbée avec des "pentes raides" dans le sens de la largeur, elle ne fournit pas un mètre à ruban satisfaisant qui se redresse de lui-même, car la résine synthétique est utilisée simplement comme liant du ruban d'étoffe. Plus particulièrement, dans la mesure o la résine est utilisée en petite quantité comme liant, le ruban ne peut pas conserver longtemps une courbure dans le seni5 de la lar-- courbe geur. Autrement dit, si le mètre doit étre/temporairement, la courbure est susceptible de disparaître par fluage et relaxa- tion de la résine synthétique. Ainsi, le mètre à ruban de la demande de modèle d'utilité susvisée ne peut pas avoir un pou- voir de redressement spontané suffisant et rester droit quand on le tire horizontalement sur une distance d'environ un mè- tre. Par conséquent, il n'est pas utilisable pratiquement. Dans ces circonstances, les inventeurs ont essayé de fa- briquer un mètre à ruban à redressement spontané avec de la résine synthétique et ont trouvé qu'on pouvait obtenir un mè- tre ayant un excellent pouvoir de redressement spontané en augmentant la quantité de résine par rapport à la quantité utilisée comme liant et en imprégnant le ruban d'étoffe d'une quantité relativement grande de résine, et en donnant à la courbure du ruban d'étoffe dans le sens de la largeur une valeur située dans un domaine bien déterminé. En général, le mètre à ruban en résine synthétique tend à perdre sa courbure et s'aplatir un peu à l'usage, et il faut de ce fait qu'il ait une courbure telle que la longueur de l'arc dans le sens de la largeur soit, à l'emploi, supérieure au sixième de la longueur de la circonférence du cercle dont l'arc fait partie, mais soit, à la fabrication, supérieure au tiers de la longueur de ladite circonférence. L'invention fournit un mètre à ruban à redressement spon- tané en résine synthétique qui comprend un ruban d'étoffe fa- briqué par entrecroisement de fibres et une résine thermodur- cissable recouvrant ce ruban, le ruban d'étoffe et la résine fusionnant pour former une matrice qui est courbée dans le sens de la largeur de façon que sa section transversale forme un arc et que la longueur de cet arc soit comprise entre le sixième et les trois quarts de la longueur de la circonférence du cercle dont cet arc fait partie. L'invention fournit en outre un procédé de fabrication d'un mètre à ruban à redressement spontané en résine synthé- tique qui consiste à imprégner un ruban d'étoffe fabriqué par entrecroisement de fibres d'ure résine thermodurcissable non encore durcie, à placer le ruban imprégné sur une bande trans- porteuse, à courber le ruban et la bande dans le sens de la largeur de façon que leur section transversale forme un arc pendant que la bande transporteuse se déplace dans leur direc- tion longitudinale, à ajuster la courbure de l'arc de façon que celui-ci fasse entre le tiers et les trois quarts de la circonférence du cercle dont il fait partie, à chauffer le ruban pour durcir la résine et lui donner cette courbure, et ensuite à enlever le ruban de la bande transporteuse pour obtenir un mètre à ruban à redressement spontané. Une réalisation de l'invention est expliquée ci-après à l'aide des dessins annexés, sur lesquels: - la figure 1 est une coupe transversale schématique du mètre à ruban à redressement spontané de l'invention; - la figure 2 est une coupe transversale du mètre à ruban de l'invention après essais thermiques cycliques; - la figure 3 est une représentation en perspective d'un morceau du mètre à ruban de l'invention; - la figure 4 est un schéma d'une réalisation du procédé de l'invention; - la figure 5 est une coupe transversale de l'appareil suivant la ligne V-V de la figure 4; - la figure 6 èst une coupe transversale de l'appareil suivant la ligne VI-VI de la figure 4;. - la figure 7 est une coupe transversale semblable à la figure 6 de l'appareil dans une autre réalisation du procédé de l'invention et - la figure 8 est une représentation en perspective d'un exemple de mètre à ruban conforme à l'invention. Sur les dessins, le repère 1 désigne une matrice de mètre qui est réalisée par imprégnation d'un ruban d'étoffe 11 de résine thermodurcissable et durcissement de cette résine pour la formation d'une couche de résine 12 recouvrant le ruban et fusionnant avec lui, le ruban 11 étant fabriqué par entrecroi- sement de fibres minérales ou organiques. Coi-me fibres miné- rales, on utilise de préférence des fibres de verre et, si la conductibilité électrique n'a pas d'inconvénient, on peut utiliser des fibres de carbone. Comme fibres organiques, on peut utiliser diverses fibres synthétiques, par exemple des fibres de polyamide, de polyester, de polyamide aromatique, d'acétal polyvinylique ou analogues. Le ruban 11 peut être en tissu ou en mat de verre. Il s'étend, de préférence, sur toute la longueur de la matrice, d'un seul tenant, c'est-à- dire n'est pas fait de plusieurs morceaux mis bout à bout. Il a ainsi normalement une longueur de 1 à 5 m et une largeur de 10 à 30 mm. La résine thermodurcissable peut être une résine de po- lyester non saturé, d'époxyde, acrylique ou analogue. On uti- lise de préférence une résine de polyester non saturé résis- tant à la chaleur, car elle a la rigidité et la recouvrance appropriées et adhère bien aux fibres de verre et autres et ainsi convient particulièrement bien à la réalisation du pouvoir de redressement spontané visé dans l'invention. Le ruban d'étoffe est imprégné de la résine à laquelle est in- corporé un catalyseur de durcissement, puis chauffé pour le durcissement de la résine et l'obtention d'une matrice de rhètre 1. Pour fabriquer le mètre à ruban de l'invention, on ajoute un catalyseur de durcissement à une résine thermodurcissable et on mélange bien, puis on imprègne le ruban d'étoffe 11 du mélange. Ensuite, on courbe le ruban imprégné dans le sens de la largeur pour lui donner un rayon de courbure R (figure 1) puis, dans cet état, on le chauffe pour durcir la résine et obtenir une matrice 1. Dans ce cas, le ruban imprégné doit être composé de 85 à 50 parties en poids de fibres et 15 à parties en poids de résine. La résine peut être durcie en arc par divers procédés, par exemple par compression en mou- lant l'étoffe imprégnée dans une cavité arquée, en faisant passer l'étoffe imprégnée par une fente à section arquée, en mettant l'étoffe imprégnée sur une bande sans fin et en la courbant avec cette bande pendant que celle-ci se déplace, ou- en conformant -l'étoffe imprégnée pendant qu'elle se-déplace le long d'un mandrin. Si m est la largeur de la matrice 1, c'est-à-dire la longueur de l'arc de la section transversale de- la matrice (fig. 1), et L la longueur de la circonférence du cercle de rayon R dont cet arc fait partie, m doit être supérieur au sixième et inférieur aux trois quarts de L. Si m est inférieur au sixième de L, on n'obtient pas le pouvoir de redressement spontané visé dans l'invention, c'est-à-dire que si l'on allonge la matrice et la tient à une seule extrémité, elle ne tient pas droite horizontalement sur une longueur de plus d'un mètre, et si m est supérieur aux trois quarts de L, on ne peut pas aplatir la matrice et l'enrouler sur une bobine car elle forme des plis de chaque côté quand on l'enroule dans un boîtier, et en outre, si-elle est graduée, la gradua- tion est difficile à lire. La graduation peut être faite sur la face intérieure ou sur les deux faces de la matrice. Les grandes lignes du procédé de fabrication sont expli- quées ci-après à l4aide de la figure 4, sur laquelle le repère 11 désigne un ruban d'étoffe, le repère 2 un récipient d'im- prégnation contenant de la résine, le repère 12 de la résine thermodurcissable contenant un durcisseur, le repère 3 une bande sans fin, le repère 4 un dispositif de pliage de cette bande, le repère 5 un dispositif de dégagement de cette bande, le repère 6 un dispositif de mise en forme, le repère 7 un récipient de coloration, le repère 8 un dispositif d'impres-. sion de graduation et le repère 9 un dispositif de revêtement de la résine. Le mètre à ruban de l'invention est fabriqué de la maniè- re suivante. D'abord, le ruban d'étoffe 11 est introduit dans le récipient 2 dans lequel il s'imprègne de résine thermodur- cissable 12 non encore durcie. La résine 12 peut être une ré- sine de polyester ou d'époxyde, qui est liquide à l'état non durci et peut imprégner le ruban quand celui-ci y est immergé. Le ruban peut être serré mécaniquement pour que la résine y pénètre mieux. La résine en excès peut être enlevée par un dispositif d'essorage 14. L'étoffe imprégnée qui sort du récipient 12 est placée sur une bande sans fin 3 et entre avec celle-ci dans un dispositif de pliage 4. Ce dispositif 4 plie la bande 3 en deux dans le sens de la largeur de façon qu'elle enveloppe l'étoffe imprégnée 21 comme le montre la figure 5. La bande, dans cet état, passe dans le dispositif de pliage 4 puis entre dans le dispositif de mise en forme 6. Le dispositif de mise en forme 6 est une sorte de dispo- sitif de chauffage qui est traversé par une fente de dimen- sion juste suffisante pour permettre le passage de la bande 3 renfermant l'étoffe imprégnée 21. Cette fente est de section aplatie près du dispositif de pliage 4 et s'incurve progressi- vement vers l'autre côté; sa majeure partie est courbée de façon à avoir un rayon de courbure r comme indiqué plus haut. Par conséquent, la bande 3 est pliée et aplatie quand elle traverse le côté entrée de la fente et s'incurve en chemin pour sortir de la fente à l'état courbé. En outre, le dispo- sitif de mise en forme est conçu pour chauffer la fente, de sorte que la bande qui passe dans celui-ci, donc aussi l'étoffe imprégnée, sont chauffées et la résine durcit. Ainsi, l'étoffe imprégnée durcit pour former une matrice de mètre. Le rayon de courbure r maximal dans le dispositif de mise en forme 6 doit être inférieur au rayon de courbure R maximal nécessaire lors de l'emploi de la matrice, cela parce que la courbure tend à diminuer un peu à l'emploi. Ainsi, dans le dispositif de mise en forme 6, la longueur de l'arc dans le sens de la largeur doit être supérieure au tiers et inférieure aux trois quarts de la longueur de la circonfé- rence du cercle de rayon r. La bande 3, après être passée dans le dispositif de mise en forme 6, entre dans un dispositif de dégagement 5. Ce dis- positif 5 déplie la bande 3 au moyen d'éléments disposés dans l'ordre inverse de ceux du dispositif de pliage 4 et ainsi dégage l'étoffe imprégnée 21. Avant l'entrée dans ce disposi- tif 5, la résine de l'étoffe imprégnée a durci et l'étoffe imprégnée est devenue une matrice de mètre. Ainsi, la bande 3 quitte le dispositif de dégagement 5 et la matrice avance séparée d'elle. Après sa séparation de la bande 3, la matrice entre dans un récipient de coloration 7 dans lequel lui est appliqué le colorant nécessaire. Ensuite, la matrice entre dans une machi- ne d'impression de graduation 8 dans laquelle elle est gra- duée. Après cela, la matrice entre dans une machine de revête- ment 9 dans laquelle elle est revêtue d'une résine transparente qui protège la graduation de l'abrasion. La matrice de mètre est alors terminée. La bande sans fin 3 est de préférence en résine de fluo- rocarbone renforcée par des fibres, cela parce que cette ré- sine non seulement colle moins à la résine thermodurcissable et est par là avantageuse pour le pliage et le dépliage de la bande sans fin autour de l'étoffe imprégnée 21, mais aussi est tenace et résiste à la chaleur. Le dispositif de pliage 4 et le dispositif de dépliage 5 peuvent être du type à plaques guides ou du type à rouleaux. Dans le premier type, une ou plusieurs plaques un peu plus larges que la bande 3 sont placées le long de celle-ci et sont pliées progressivement vers l'intérieur d'une extrémité à l'autre de façon que leur section passe progressivement de la forme plate à la forme pliée. Ainsi, la bande 3 est pliée progressivement vers l'in- térieur pendant qu'elle avance le long des plaques. Dans le second type, les plaques sont remplacées par un certain nombre de paires de rouleaux. La bande peut aussi être pliée par une combinaison de plaques et de rouleaux. Le dispositif de déga- gement de la bande peut être formé des mêmes éléments que le dispositif de pliage disposés dans l'ordre inverse. La figure 6 montre un dispositif de mise en forme 6 à fente, mais le dispositif de mise en forme peut être d'un autre type. Il peut par exemple être formé d'un certain nombre de paires de rouleaux, chaque paire comprenant un rouleau con- cave et un rouleau convexe, le rouleau concave ayant une sur- face concave de rayon r et le rouleau convexe la surface con- vexe correspondante. Il est préférable de construire le dispo- sitif de mise en forme à fente en appareillant la partie mâle et la partie femelle comme le montre la figure 6, en donnant à la partie mêle une surface convexe de rayon de courbure r et à la partie femelle la surface concave correspondante. Le rayon de courbure _ a la même forme d'une extrémité à l'autre du dispositif de mise en forme 6. Le récipient à résine 2, le récipient de coloration 7, le dispositif d'impression de graduation 8 et le dispositif de revêtement de la résine 9 peuvent être des récipients ou dispositifs classiques. L'étoffe imprégnée 21, pour son durcissement dans le dispositif de mise en forme 6, peut, au lieu d'être enveloppée par une seule bande sans fin, être placée et serrée entre deux bandes sans fin puis entrer dans le dispositif de mise en forme 6 comme le montre la figure 4, en particulier comme sur la figure 5. La figure 7 montre l'étoffe imprégnée serrée entre les deux bandes dans le dispositif de mise en forme. Plus précisément, l'étoffe imprégnée 21 est placée entre la bande inférieure 3' et la bande supérieure 10 et positionnée dans le dispositif de mise en forme 6. Dans ce cas, la bande 3' est de préférence pourvue d'une gorge peu profonde 31 dont la largeur est égale à celle de l'étoffe imprégnée 21. Quand l'étoffe imprégnée 21 est engagée dans cette gorge 31 elle ne peut pas se déplacer latéralement et la post-fabrication est simplifiée. L'invention est illustrée par les exemples et exemples comparatifs qui suivent. On a pris comme étoffe de ruban des tissus de verre et comme résine une résine de polyester thermodurcissable et on a fabriqué des mètres à ruban de différentes largeurs et dif- férentes courbures. On a ensuite étudié le pouvoir de redres- sement spontané de ces mètres en fonction de leur largeur et leur courbure. On a fabriqué deux tissus de verre de 0,18 mm d'épais- seur, 19 mm de largeur et 1,5 m de longueur et quatre tissus dé verre ayant les mêmes épaisseur et longueur et 25 mm de largeur. On a imprégné ces tissus de résine de polyester thermodurcissable contenant un catalyseur de durcissement de façon à obtenir des étoffes imprégnées contenant 30 % en poids de résine. On a courbé ces étoffes dans le sens de la largeur pour leur donner les rayons de courbure r suivants et on les a durcies dans cet état pour obtenir des matrices de mètre ayant toutes 0,3 mm d'épaisseur. 9 ' 2488687 Exemple 1: matrice faite avec le tissu de 19 mm de largeur et ayant un rayon de courbure r de 8 mm Exemple 2: matrice faite avec le tissu de 19 mm de largeur et ayant un rayon de courbure r de 9 mm Exemple 3: matrice faite avec le tissu de 25 mm de largeur et ayant un rayon de courbure r de 8 mm Exemple 4: matrice faite avec le tissu de 25 mm de largeur et ayant un rayon de courbure r de 9 mm Exemple 5: matrice faite avec le tissu de 25 mm de largeur et ayant un rayon de courbure r de 10 mm Exemple 6: matrice faite avec le tissu de 25 mm de largeur et ayant un rayon de courbure r de 11 mm. Pour étudier le pouvoir de redressement spontané à l'emploi des matrices obtenues dans les exemples 1 à 6, on a soumis celles-ci à un essai thermique cyclique. Le cycle comprenait un refroidissement à -300C et un maintien de 3 h à cette tem- pérature, puis un chauffage à 700C et un maintien de 3 h à cette température, et était répété 50 fois. Après cet essai, on a déterminé le pouvoir de redressement spontané des matri- ces en les tenant à une seule extrémité, les allongeant hori- zontalement et mesurant les longueurs auxquelles elles te- naient droit sans se casser vers le bas, et déterminé d'après ces mesures les longueurs auxquelles les matrices pouvaient se redresser. Les résultats obtenus sont indiqués dans le tableau 1. A titre de comparaison, on a fabriqué d'autres matrices de la même manière avec les mêmes tissus de verre et la même résine de polyester, mais on ne les a pas courbées de la manière spécifiée dans l'invention. Exemple comparatif 1: matrice faite avec le tissu de 19 mm de largeur et ayant un rayon de courbu- re r de 10 mm. Exemple comparatif 2: matrice faite avec le tissu de 19 mm de largeur et ayant un rayon de courbure r de 11 mm Exemple comparatif 3: matrice faite avec le tissu de 25 mm de largeur et ayant un rayon de cour- bure r de 14 mm 248868? On a soumis les matrices obtenues dans les exemples comparatifs 1 à 3 à l'essai thermique cyclique mentionné plus haut et on a ensuite déterminé leur pouvoir de redressement spontané. Les résultats obtenus sont indiqués dans le tableau 1. Rayon de courbure à la mise en forme r (mm) Largeur de la matrice m(m) Tableau 1 Tiers de la longueur de la circonférence du cercle de rayon r à la mise en forme L/ 3 (nm) Rayon de courbure apres l'essai thermique cyclique R' (mn) Sixième de Longueur de redres- la longueur de sement spontané la circonféren- après l 'essai ther- ce du cercle de nique cyclique rayon R après l'essai theimn. cyclique L/6 (mm) (mm) Exemple 1 Exemple 2 Exemple comparatif 1 Exemple comparatif 2 Exemple 3 Exemple 4 Exemple 5 Exemple 6 Exemple comparatif 3 16, 7 18,8 , 9 23, 0 16,7 18,8 ,9 23, 0 29, 3 14,5 ,5 13,6 , 7 19,9 22,0 , 2 16,2 ,9 22,0 29,3 supérieure à 1000 supérieure à 1000 supérieure à 1000 supérieure à 1000 supérieure à 1000 supérieure à 1000 1_ 1-* ro oc o' co Dans le tableau 1, r est le rayon de courbure à la mise en forme, _ la longueur de l'arc de-la section transversale de la matrice, c'est-à-dire la largeur de la matrice aplatie, L la longueur de la circonférence d'un cercle de rayon r ou R, et R le rayon de courbure à l'emploi, c'est-à-dire le rayon de courbure de la section transversale de la matrice après l'essai thermique cyclique. Le tableau 1 appelle les observations suivantes. Dans les exemples 1 à 6, toutes les matrices obéissent à la rela- tionL/3 L/6 que cyclique, de sorte qu'elles ont toutes un pouvoir de re- dressement spontané satisfaisant attendu qu'elles peuvent s'allonger horizontalement à une longueur de plus d'un mètre. Dans les exemples comparatifs, par contre, les matrices ont une largeur m de l'arc de la section transversale de celle-ci soit supé- rieure au tiers et inférieure aux trois quarts de la longueur de la circonférence du cercle de rayon r dont fait partie ledit arc. Comme on l'a mentionné plus haut, étant donné que le mètre à ruban de l'invention est fabriqué par imprégnation du ruban d'étoffe à fibres entrecroisées de résine thermo- durcissable et durcissement de l'étoffe imprégnée, il s'al- longe un peu s'il est tiré, mais est susceptible de repren- dre son état initial à la mise en forme. En outre, la matrice est courbée dans le sens de la largeur afin d'avoir une sec- tion transversale arquée de rayon de courbure bien déterminé, la longueur de l'arc de cette section étant supérieure au tiers et inférieure aux trois quarts de la longueur de la circonférence du cercle dont l'arc fait partie, de sorte qu'on peut aplatir la matrice en poussant le ruban et la mettre en boitier en l'enroulant sur une bobine. Quand on déroule la matrice après qu'elle a été aplatie dans un boitier pendant une longue durée, elle reprend sa forme arquée initiale et a donc un excellent pouvoir de redressement spontané. La ma- trice convient par conséquent comme matière de mètre à ruban et, comme le montre la-figure 8, le mètre à ruban est enrou- lé sur une bobine dans un boitier C d'o l'on peut le sortir quand on veut s'en servir. Dans le procédé de l'invention, le ruban d'étoffe, formé de fibres entrecroisées, est imprégné de résine thermodurcis- sable non encore durcie, et l'étoffe imprégnée, pendant qu'el- le est placée sur la bande sans fin et avancée par elle, est couverte par cette bande, courbée en même temps qu'elle dans le sens de la largeur, etchauffée pour le durcissement de la résine pendant le cintrage de la bande et d'elle-même, par conséquent l'étoffe imprégnée est mise en forme de façon à avoir la courbure désirée dans le sens de la largeur sans être soumise à des efforts anormaux, de sorte que le produit obtenu devient une matrice de mètre constituée d'une résine renforcée uniformément par le ruban d'étoffe et par conséquent n'a pas de tensions internes et ne présente pas de voile, de coudes ou de torsion. Ainsi, la matrice ne fait pas de coudes et ne se tord pas. En outre, comme la matrice est fabriquée par imprégnation du ruban d'étoffe à fibres entrecroisées de résine thermodurcissable et durcissement de cette résine, elle a une excellente stabilité dimensionnelle et une excel- lente reprise de forme. En outre, comme le procédé de l'inven- tion peut être mis en oeuvre en continu, il permet de fabri- quer le mètre avec un bon rendement. Le procédé revendiqué est excellent à ces points de vue. Revendications 1.- Mètre à ruban à redressement spontané en résine synthétique, comprenant un ruban d'étoffe fabriqué par entre- croisement de fibres et une résine thermodurcissable recou- vrant ce ruban, le ruban et la résine fusionnant pour former une matrice qui est courbée dans le sens de la largeur de fa- çon que sa section transversale forme un arc et que la lon- gueur de cet arc soit comprise entre le sixième et les trois quarts de la longueur de la circonférence du cercle dont cet arc fait partie. 2.- Procédé de fabrication d'un mètre à ruban à redres- sement spontané en résine synthétique, consistant à imprégner un ruban d'étoffe fabriqué par entrecroisement de fibres d'une résine thermodurcissable non encore durcie, à placer l'étoffe imprégnée sur une bande sans fin, à courber ensemble l'étoffe et la bande dans le sens de la largeur de façon que leur section transversale forme un arc pendant que la bande sans fin se déplace dans leur direction longitudinale, à ajuster la courbure de l'arc de façon que celui-ci fasse entre le tiers et les trois quarts de la circonférence du cercle dont il fait partie, à chauffer le ruban pour durcir la-résine et donner cette courbure à l'étoffe imprégnée, et ensuite à enlever le ruban de la bande sans fin pour obtenir un mètre à ruban à redressement spontané.