La présente invention se rapporte, d'une ma- nière générale aux lampes chirurgicales et concerne plus particulièrement les réflecteurs pour ces lampes. La pratique chirurgicale moderne demande des sources lumineuses artificielles pour éclairer l'aire opé- ratoire avec une lumière ayant un large spectre de fréquences afin d'obtenir des couleurs fidèles C'est ainsi, par exem- ple, qu'une ampoule à filament de tungstène contenant un halo- gène émet toute la gamme des radiations lumineuses visibles, mais émet aussi des radiations ultra-violettes et infrarouges indésirables Une exposition excessive à ces deux sortes de radiations risque de brûler les tissus du patient et du chirurgien L'ampoule de tungstène-halogène pourrait être entourée d'une matière absorbant la majeure partie des radia- -tions ultra-violettes, mais on est obligé de laisser pas- ser lses radiations infrarouges pour éviter un échauffement excessif de l'entourage immédiat de l'ampoule L'ampoule rayonne la lumière dans toutes les directions, de sorte qu'un réflecteur doit être utilisé pour diriger cette lumiè- re vers l'aire chirurgicale De l'aluminium poli et d'autres métaux ont été utilisés pour ces réflecteurs, mais ces matières ne sont pas satisfaisantes car elles réfléchissent aussi les radiations infrarouges vers la région opératoire. Actuellement, on utilise des verres réfractaires comme ma- tières pour les réflecteurs dans la plupart des applications chirurgicales On recouvre ce verre d'une substance dichroi- que qui réfléchit la lumière visible vers le patient, tout en laissant s'échapper les rayons infrarouges par le dos de la lampe Ce verre doit aussi être moulé à une forme appro- priée et il doit être à la fois résistant à la chaleur et du point de vue mécanique Un verre présentant de telles propriétés est une matière dense et coûteuse De plus, un dispositif de serrage coûteux doit être utilisé pour fixer ce réflecteur en verre à la lampe chirurgicale Il serait avantageux à la fois pour le fabricant et pour le client que le poids et le coût des réflecteurs des lampes chirurgicales puissent être réduits tout en assurant les hautes performances qu'exige cet appareil. Il a été suggéré d'utiliser pour la fabrication de ces réflecteurs un polycarbonate, un sulfure de polyphé- nylène ou une polysulfone Or, on a constaté que chacune de ces matières plastiques présente des propriétés nuisant à son utilité comme réflecteur pour une lampe chirurgicale. En effet, le polycarbonate ne supporte pas des températures de 1400 C auxquelles le réflecteur est exposé, de sorte qu'on s'est rapidement détourné de cette matière. Le sulfure de polyphénylène et la polysulfone présentent bien les caractéristiques voulues de résistance à la chaleur mais ces deux matières ont le défaut d'être sensibles, à des degrés différents, à la lumière ultra- violette Pour cette raison, il est nécessaire d'appliquer un revêtement de base ou un apprêt absorbant les rayons ultra-violets sur la face du réflecteur avant d'appliquer le revêtement dichroique Ce revêtement de base assure éga- lement une meilleure adhérence du revêtement dichroique qui, autrement, exigerait que la surface soit portée à une tem- pérature élevée pendant son application. Le but de la présente invention est de proposer un réflecteur en une matière plastique relativement bon mar- ché et à faible densité, destiné à être utilisé dans les lampes chirurgicales, en supprimant la nécessité d'un revête- ment de base capable d'absorber les rayons ultra-violets. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, en référence à la figure unique du dessin annexé qui est une vue en coupe d'une lampe chirurgicale équipée d'un réflecteur conforme à celle-ci. En se référant au dessin, on voit en coupe une lampe chirurgicale 10 comportant un réflecteur 12 con- forme à l'invention La source lumineuse de cette lampe est constituée par une ampoule 14 contenant un filament de tungs- tène et un halogène qui est capable d'émettre une lumière dont le spectre s'étend de l'ultra-violet à l'infrarouge. L'ampoule 14 est montée sur une douille 16 placée au centre du réflecteur 12 L'ampoule 14 est entourée par un cylindre 18 constitué par un verre de borosilicate dopé, qui est ca- pable d'atténuer, sans-pour autant les éliminer complètement, les rayons ultra-violets La lumière émise par l'ampoule 14 est réfléchie par la surface du réflecteur 12 qui la dirige vers l'aire chirurgicale Un écran 20 constitue pour cette aire chirurgicale une protection contre les rayons directs de l'ampoule 14 L'écran 20 est supporté par le cylindre 18. Selon l'invention, le corps 22 du réflecteur 12 est moulé en une résine de polyétherimide chauffée dans des moules ayant une surface incurvée présentant les proprié- tés optiques désirées Le corps 22 présente des trous venus de moulage ou percés 24 pour le passage des vis 26 tenant au centre du réflecteur la douille 16 et un radiateur 30. Des trous supplémentaires 28 peuvent être prévus autour de la bordure du réflecteur afin de permettre de fixer une en- veloppe-(non représentée). Une résine de polyétherimide est vendue par la Société américaine General Electrice Company sous la marque "ULTEM" Cette matière peut supporter en continu la tempéra- ture de 1701 C Cette propriété permet de déposer sur elle un revêtement dichroique directement, sans utiliser une couche d'apprêt De plus, la stabilité de cette matière est telle qu'elle est presque insensible à l'action des rayons ultra- violets. La Demanderesse a trouvé qu'en exploitant ces propriétés, il n'est plus nécessaire, comme c'est le cas dans la technique antérieure, d'utiliser-une couche de base absorbant les rayons ultra-violets Cette couche de base était nécessaire auparavant pour contribuer à l'adhérence du revêtement dichroique sur le corps de matière plastique et pour protéger ce dernier des effets nuisibles des rayons ultra-violets. Selon l'invention, on place l'ébauche du corps 22 en polyétherimide moulé dans une chambre à vide dans laquel- le s'effectue le dépôt direct d'un revêtement dichroique 32 sur la surface frontale du réflecteur A la différence de la technique antérieure, aucun revêtement intermédiaire n'est nécessaire à cette fin. Pendant l'utilisation du dispositif, la lumière visible est réfléchie vers l'aire chirurgicale, mais le revête- ment dichroique et le réflecteur en polyétherimide sont tous deux transparents aux radiations infrarouges, lesquelles peuvent traverser à la fois le revêtement et le polyéther- imide, de sorte que les radiations infrarouges issues de l'ampoule 14 ne chauffent ni le patient, ni le chirurgien. Des essais de vieillissement accéléré ont été effectués sur la lampe chirurgicale de l'invention pour si- muler l'équivalent de huit années d'utilisation Ceci a permis de constater que les performances du réflecteur selon l'in- vention en ce qui concerne les fonctions très importantes relatives à l'éclairement et aux caractéristiques de tempé- rature et de couleur, sont équivalentes à celles des réflecteurs de verre. REVENDICATION Lampe chirurgicale comportant une source lumineuse, émettant une lumière ayant un large spectre com- prenant des rayons ultra-violets, le rayonnement visible et des rayons infrarouges, ainsi qu'un réflecteur, lampe caractérisée en ce que: a) le corps ( 12, 22) de réflecteur est moulé en une résine de polyétherimide; et b) un revêtement dichroique est déposé directe- ment sur la surface frontale dudit corps de réflecteur pour réfléchir la lumière visible, mais laisser passer les rayons infrarouges. CABNET SIMONNOT Mandataire