Ld présente invention concerne un gabarit de relevé de dimensions de marches d'escalier, utilisable pour la pose d'escalier directement sur le chantier. Le relevé des dimensions des marches est une opération délicate. En effet, le contour d'une marche d'escalier est essentiellement un quadrilatère de forme variable. Il en résulte qu'avec les moyens de mesure de longueur traditionnels, la marche ne peut être découpée en une seule opération, mais que le menuisier ne peut lui donner sa forme définitive qu'après tatonnements. La pose des marches d'un escalier est donc une opération relativement longue. On a bien essayé de concevoir des gabarits à géométrie variable pour aider au relevé des dimensions des marches, mais jusqu'ici les appareils connus se sont révélés peu pratiques. Un objet de l'invention consiste à prévoir un gabarit de relevé de dimensions qui permette de découper chaque marche avec précision en une seule opération, ce qui se traduit par un gain de temps important pour le menuisier. Un autre objet consiste à prévoir un gabarit qui évite les inconvénients des gabarits connus, soit d'une structure relativement simple, robuste et d'un cout raisonnable. Bien entendu, le gabarit suivant l'invention peut être également utilisé avec avantage pour la pose de moquette sur un escalier. Suivant une caractéristique de la présente invention, il est prévu un gabarit qui comporte deux coulisses télescopiques réunies entre elles par deux bras, chaque coulisse étant constituée par un profilé dans les extrémités duquel peuvent coulisser des coulisseaux, la position des coulisseaux dans le profilé pouvant être définie par des premiers moyens de blocage montés sur le profilé, chaque bras ayant une extrémité montée pivotante sur le profilé d'une des coulisses et pouvant être rendue solidaire du profilé de l'autre coulisse par des seconds moyens de blocage. Suivant une autre caractéristique, le profilé a une section en I dont la semelle supérieure est plus longue que la semelle inférieure, et chaque coulisseau est constituée par un second profilé de section rectangulaire avec une rainure dont la section a une forme en T dans laquelle s'inscrit la semelle inférieure et la jambe du I du premier profilé, la largeur du second profilé étant égale à celle de la semelle supérieure du premier, les premiers moyens de blocage étant constitués par des vis vissées dans des trous taraudés traversant le premier profilé suivant la hauteur de l'amie du I, la tête de la vis étant accessible au-dessus de la semelle du premier profilé et le bout de la vis étant, en position de blocage, appuyée au fond de la rainure en T du coulisseau. Suivant une autre caractéristique, chaque bras est constitué par un plaque étroite comportant, à une extrémité un trou à travers lequel passe un axe dépassant au-dessus d'une des coulisses, et présentant, à partir de l'autre extrémité jusqu'au voisinage du trou, une fente longitudinale dans laquelle se loge la tige d'une vis de blocage qui se visse dans le dessus de l'autre coulisse, les axes et les vis étant respectivement situés de part et d'autre des milieux des coulisses, plus près des extrémités que des milieux. Les caractéristiques de l'invention mentionnées ci-dessus, ainsi que d'autres apparaîtront plus clairement à la lecture de la description d'un exemple de réalisation, ladite description étant faite en relation avec les dessins joints, parmi lesquels: la Fig. 1 est une vue schématique en plan du gabarit suivant l'invention, la Fig. 2 est une vue en plan à plus grande échelle d'une extrémité d'une coulisse du gabarit de la Fig. 1, la Fig. 3 est une vue en coupe transversale d'une coulisse suivant la ligne III-III de la Fig. 2, et la Fig. 4 est une vue en coupe transversale d'une coulisse suivant la ligne IV-IV de la Fig. 2. Le gabarit de la Fig. 1 comprend des coulisses 1 et 2, et des bras 3 et 4, qui forment ensemble un quadrilatère déformable dont les coulisses sont deux côtés opposés et les bras les deux autres côtés opposés. Chaque coulisseau porte à ses extrémités des coulisseaux 5 et 6. Le bras 3 a une extrémité 7 qui peut pivoter autour d'un axe 5 lié à la coulisse 1; de même, le bras 4 a une extrémité 9 qui peut pivoter autour d'un axe 10 lié à la coulisse 1. Les points 8 et 10 sont à la même distance du milieu 11 de la coulisse 1 et sensiblement au 2/3 en partant du milieu 11 vers chaque bout de 1. En pratique, les bras 3 et 4 sont des plaques étroites avec respectivement des trous circulaires 12 et 13, près des extrémités 7 et 9, et des fentes longitudinales 14 et 15 allant du voisinage du trou 12 ou 13 au voisinage de l'autre extrémité. Comme le montrent les Figs. 1 et 3, dans le trou 12, est passée la tige d'une vis à tête moletee 16 qui est vissée dans un trou 17 taraudé autour de l'axe 8. De même, autour de l'axe 10, est taraudé un trou dans lequel est vissée une vis à tête moletée 19 qui passe dans le trou 13. Par ailleurs, la coulisse 2 comporte également des trous taraudés autour de points 20 et 21, disposés comme les points 8 et 10. Dans ces trous sont vissés des vis 22 et 23 dont les tiges passent respectivement à travers les fentes 14 et 15 en des points intermédiaires de celles-ci. Comme le montrent les Figs. 3 et 4, la coulisse 1 est constituée par un profilé en I avec une semelle supérieure 24 plus large que la semelle inférieure 25. Le coulisseau 5 a une section rectangulaire avec une rainure en T 26 qui s'ajuste sur l'âme 2i du I de 1 et sur la semelle 25 pour former un ensemble télescopique. Le profilé 1 est percé d'un trou vertical taraudé 28 au travers de l'rame 27. Dans le trou 28, est vissée une vis 29 à tete moletée. Le bout de la tige de la vis 29 s'appuie contre le fond de la rainure 26, quand la vis est serrée, immobilisant alors le coulisseau 5 par rapport à la coulisse 1. Par ailleurs, une tige latérale 30 est insérée et collée dans un trou latéral prévu dans la partie latérale de 5 pour permettre de positionner facilement le coulisseau par rapport à la coulisse, quand la vis 29 est desserrée. En pratique, le fond de la rainure 26 comporte une gorge très peu profonde dans laquelle le bout de 29 vient s'appuyer et qui laisse un espace libre sous la semelle 25. Ainsi, les bavures occasionnées au de la gorge par le contact du bout de la vis 29, quand on la serre, ne peuvent entraver le coulissement du coulisseau. La coupe de la Fig. 4 montre le trou 17, qui traverse également l'âme du I, comme 28, et dans laquelle est vissée la vis 16, identique à 29. Entre la tête de 16 et la semelle 24, on a montré le bras 3 percé du trou 12. La vis 16 n'est pas serrée et sert simplement de pivot pour le bras 3. Sur la coulisse 2, les vis 22 et 23, identiques à la vis 16, sont égalemént vissées dans des trous, comme le montre la Fig. 4, la partie serrée entre la tête de vis et la semelle 24 étant les bords de la fente 14 ou 15. Dans ce cas, au cours des réglages, les vis 22 et 23 sont desserrées libérant les bras. Une fois le réglage terminé, on serre les vis 22 et 23 ce qui bloque la forme du quadrilatère. Les bouts des coulisseaux 5 et 6 sont biseautés pour permettre de relever les dimensions de marche triangulaires. Pour utiliser le gabarit, on place la coulisse 2 sur la dernière contre-marche qui vient d'être posée, le bord interne de la coulisse 2 contre le haut de la contre-marche. On desserre les vis 29 de la coulisse 2, pour mobiliser ses coulisseaux 5 et 6, puis on règle leurs positions de sorte que les bouts de 5 et 6 touchent les points correspondants de la crémaillère et du limon de l'escalier. On serre alors les vis 29 de 2. Puis, on desserre les vis 22 et 23, ainsi que les vis 29 de la coulisse 1 et on règle les positions des coulisseaux 5 et 6 de la coulisse 1, de manière que leurs bouts touchent les points arrière de la marche sur la crémaillère et le limon. Il ne reste plus qu'à resserrer ces vis. On transporte alors le gabarit sur l'aire de traçage des marches.Au cours du réglage des coulisseaux, les tiges 30 sont très pratiques car elles sont directement--accessibles. A titre d'exemple, la longueur des coulisses peut être de 0,75 m, une longueur maximale de 1,35 environ pouvant être atteinte avec les.coulisseaux. La longueur des bras peut être de l'ordre de 0,50 m et celle de la fente de 0,45 m. La largeur des coulisses est de préfé rence de 30 mm, ce qui correspond à celle d'un nez de marche. Comme l'indiquent les Figs-. l et 2, les bouts des coulisseaux sont biseautés pour mieux s'adapter au cas de marches presque triangu- laires. L'angle du biseau peut être de 150. Les angles des biseaux des coulisseaux des deux coulisses sont de sens différents. Les différentes pièces du gabarit de l'invention peuvent être réalisées en métal léger ou encore en matière plastique. Bien entèndu, le gabarit peut être utilis pour le montage de marches d'escalier en bois, en marbre, en métal, etc,, ou-pour la pose de revêtement quelconque, dont la moquette n'est qu'un exemple particulier. REVENDICATIONS 1) Gabarit de relevé de dimensions de marches d'escalier, caractérisé en ce qu'il comporte deux coulisses télescopiques réunies entre elles par deux bras, chaque coulisse étant constituée par un profilé dans les extrémités duquel peuvent coulisser des coulisseaux, la position des coulisseaux dans le profilé pouvant être définie par des premiers moyens de blocage montés sur le profilé, chaque bras ayant une extrémité montée pivotante sur le profilé d'une des coulisses et pouvant être rendue solidaire du profilé de l'autre coulisse par des seconds moyens de blocage. 2) Gabarit suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le profilé a une section en I dont la semelle supérieure est plus longue que la semelle inférieure, et chaque coulisseau est constituée par un second profilé de section rectangulaire avec une rainure dont la section a une forme en T dans laquelle s'inscrit la semelle inférieure et la jambe du I du premier profilé, la largeur du second profilé étant égale à celle de la semelle supérieure du premier, les premiers moyens de blocage étant constitués par des vis vissées dans des trous taraudés traversant le premier profilé suivant la hauteur de l'âme du I, la tête de la vis étant accessible au-dessus de la semelle du premier profilé et le bout de la vis étant, en position de blocage, appuyée au fond de la rainure en T du coulisseau. 3) Gabarit suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que chaque bras est constitué par un plaque étroite comportant, à une extrémité un trou à travers lequel passe un axe dépassant au-dessus d'une des coulisses, et présentant, à partir de l'autre extrémité jusqu'au voisinage du trou, une fente longitudinale dans laquelle se loge la tige d'une vis de blocage qui se visse dans le dessus de l'autre coulisse, les axes et les vis étant respectivement situés de part et d'autre des milieux des coulisses, plus près des extrémités que des milieux. 4) Gabarit suivant l'une des-revendication 1 à 3, caractérisé en ce que les bouts des coulisseaux sont biseautés. 5) Gabarit suivant l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la largeur d'une coulisse est égale à celle d'un nez de marche.