La présente invention concerne les équipements du type case de maternité " mise-bas " pour la naissance, l'allaitement et le sevrage des porcelets. Dans les dispositifs connus de ce genre, la truie est soit attachée par le corps ou par le cou et immobilisée entre deux bas flancs tubulaires, avec devant elle une auge et une sour ce d'abreuvement, soit bloquée dans une cage rectangulaire comportant également une auge et une source d'abreuvement et à l'arrière un portil lon l'empêchant de reculer. Dans les deux cas, la truie ne peut ni marcher ni se se tour ner et se trouve contrainte de faire ses déjections sur pla ce. lorsqu'il est placé un caillebotis sous le train arrière de la truie, une partie seulement des déjections est piétinée à l'barrière et passe à travers les lumières du caillebotis. En cas de constipation, ce qui est fréquent ches un animal entravé en pleine période de montée de lait, les crottes sont encore devantage projetées au-delà de la limite de piétine ment possible. De ce fait, les porcelets nouveaux-nés se trou vent en contact direct avec les excréments de leur murez Or, les analyses bactériologiques révèlent que c'est juste ment pendant la première semaine suivant la mise-bas et pen dant la montée de lactation que les truies nouvellement mères excrètent dans leur déjection de fortes quantités de germes dangereux des types streptocoques, staphylocoques et colli bacillaires.Les porcelets b peine nés se trouvent alors au contaot maximum, pendant ces premiers jours, d'une abondante contamination microbienne dont l'incubation cotncidera avec leur naturelle période de fragilité anémique des deux semai nes suivantes de leur vie. Parmi les autres inconvénients des systèmes de mise-bas con nus jusqu'ici, il faut signaler cette contrainte à l'immobi lité des truies mères qui présente au moins deux anoblies : e leur impossibilité de pratiquer le moindre exefoi- ce physique au moment même où la circulation sanguine et le métabolisme doivent Outre stimulés en raison de la concomittan ce d'une forte et riche production laitière et d'une nécessai re reconstitution de l'organisme après la gestation et la par turition.Cette impossibilité de faire le moindre pas, fsscheu- sement remplacé par un piétinement sur place, extrêmement pré åudiciable aux onglons,affaiblit les jarrets des truies et de2vient rapidement la cause d'abcès et de " faiblesse des pattes" Ceux-ci, généralement attribués aux sols bétonnés, sont en fait et en général, le résultat de cet entravement abusif. Il faut ajouter que les relations truie-porcelets sont pertur bées par le fait que la mère, prisonnière, doit attendre que ses petite viennent B elle, ce qui la rend inquiète et ne peut pas, par la suite, organiser leurs ébats, ce qui limite ceux-ci. Le psychisme de la mère et de sa portée s'en trouvent affectés et et par là-m8me, la n prise d'autonomie n ultérieare des porce- lets, prise d'autonomie qui est, pourtant, un atout capital du sevrage. ; Enfin, sur le plan de la quantité et des conditions de travail de l'éleveur, la corvée du " curage t(nettoyage),des cases de maternité reste sans solution; soit qu'une litière de paille se soit avérée nécessaire pour diminuer les accidents d'onglons et de faiblesse des pattes, et comporte, de ce fait, un suppld- ment de manutention du fumier, soit que la mise d'un caillebotis sous le train arrière de la truie oblige l'éleveur à collecter les crottes non suffisamment piétinées.Ce dernier aspect est tellement réel que les cons tructeurs de caillebotis ont été conduits à crééer des éléments spéciaux de caillebotis comportant un regard à trappe pour per mettre k l'éleveur, en soulevant la trappe, d'y déverser les crottes collectées. Le dispositif suivant l'invention permet d'éviter ces inconvénients. La création de deux aires bien distinctes, b niveaux différents, permet de laisser la truie libre de se dé déplacer de la zone ( Pl.U/Fig.1) à la zone (Pl.U/Fig5). La truie recule aisément et peut, sur le caillebotis (Pl.U/fig.6) se tourner, avancer, reculer, revenir è son aire de repos, d'alimentation et d'allaitement de la zone (Pl.U/Fig.1) L'abreuvoir de la truie ( Pl.U/Fig.7), placé sur le caillebotis favorise ces déplacements et indique à la truie que là se trou ve la zone de déjection qu'elle réserve, d'elle-mOme, è cet usage.Un portillon ( Pl.U/fig.S) est destiné à ne bloquer la truie que quelques heures dans la zone (PloU/fig.1) avant et après la mise bas de façon à éviter toute erreur sur le lieu de parturition. Ce portillon comporte des barres anti-recul (Pl.U/fig.9) pour éviter tout écrasement des nouveaux nés, contre la marche du caillebotis au miment de la délivrance0 Ce portillon, en pivotant à 180 0, vient fermer à latruie l'accès depuis le caillebotis, du compartiment (Pl.U/fig.2) lorsqu'il lui ouvre depuis la zone ( Pl.U/fig.1) l'accès de la zone (Pl.U/fig.5) Ce portillon a aussi, pour utilité, de permettre à l'éleveur, depuis la zone ( Pl.U/fig.2) d'avoir accès à la zone du caillebotis ( Pl.U/fig.2) en enfermant momentanément truie dans la zone ( Pl.U/fig;1) pour aller, par exemple, véri fier ou réparer l'abreuvoir ( Pl.U/fig.7). Les porcelets sont seuls à avoir l'accès das compartiments (Pl.U/fig.2) et ( PlÚ/Fig3 ). Dès la fin de la première semaine d'âge, les porcelets se sont suffisamment développés pour monter sur le caillebotis de la zone (Pl.U/fig.5) et à l'exemple de leur mère vont réserver cette sire à leur déjection. Ils n'ont aucune difficulté à regagner leurs aires de repos ( PlU. Fig.2 et fig. 3), puisque le caillebotis se trouve en surplgmb sans aucune perte de vi sion des aires de repos, ni palissade ou parapet à surmonter. Pendant la première semaine, les fécès des porcelets nouvelle î ment nés sont insignifiants. Le dispositif suivant l'invention I n'en comporte pas moins l'organisation du lieu de ces premiers décès. Â cet effet, l'abreuvoir n porcelets " (Pl0U/fig.1O ) est disposé à proximité du caillebotis dans la zone (Pl.U/fig @/@).La fente de 4 centimètres maximum (Pl.U/Pig.11) prévue entre le caillebotis et le sol de la zone ( Pl.U/Fig.12 et 13) débouche, directement sous le caillebotis, dans le caniveau à lisier (Pl.U:fig.12),équipé d'une channe de nettoyage à palettes (Pl.U/Fig.13) ou de tout autre racleur. La largeur de cette fente est évidemment déterminée par la taille d'un porcelet à la naissance, de façon à éviter toute chute dans le caniveau à lisier. La disposition longitudinale des éléments de caillebotis permet d'obtenir une fente entièrement dégagée sur toute la longueur du caillebotis0Celuii est choisi pour que sa longueur corresponde à la largeur de la case. Ce caillebotis peut être placé, à défaut, perpendiculairement. Les séparations verticales (Pl.U/Fig.14) d'une case de maternité à une autre peuvent être pleines ou à barreaux. L'important est que soit réservé un jour de quelques centimètres à leur base ( Pl.U/Fig.15) pour prévenir toute accumulation de crottes. Par ailleurs, la séparation ( Pl.U/Fig.16) ménage à sa base, une circulation aisée des porcelets de la zone (PleU/Fig.3) à la zone ( Pl.U/fig.5). Au mème titre le portillon(Pl.U/fig8) replié à 1800 et faisant office de barrière entre la zone (P1.U/fig,2) et la zone (Pl.U/fig.5) réserve, à sa base, un libre passage des porcelets L'ensemble du dispositif montre, à l'expérience, que les résultats recherchés sont atteints, tant en ce qui concerne la discipline et la propreté des animaux, que leur non contamination pendant la semaine de naissance où ils n'ont pas accès à la zone de défécation de leur mère.On constate, également qu'une truie, libre de ses mouvements, est beaucoup plus capable d'éviter l'écrasement de ses petits et la diminution, sinon la disparition de ce risque est spectaculaire. Enfin, les zones de mouvement de l'ensemble de la portée, accompagnée de sa mère, provoque une aptitude remarquable à " la prise d'autonomie " des jeunes, facteur essentiel de la réussite du sevrage futur. Cette prise d'autonomie est également facilitée par une nouvelle façon de disposer sur un mât verticale où sur une tringle horizontale un appareil de chauffage, infra-rouge, placé suffisamment haut pour obtenir à la fois la chaleur d'ambiance désirée et un dégradé de chaleur vers l'arrière de la one (Pl.U/Fig.3) accompagnant les porcelets de leur aire de repos à l'avant, vers l'abreuvoir et le caillebotis à l'arrière. L'invention peut être utilisée dans tous les élevages de truies reproductrices. REVENDICATIONS dispositif de case de mise bas pour truie d'allaitement et de croissance des porcelets,caractérisé par le fait qu'il com porte deux zones bien distinctes,à niveau différent,le caille botis étant surélevé par rapport au gisoir et réservant, à leur jonction, une fente horizontale. Dispositif selon la revendication 1 : Qaractérisé par le fait que le caillebotis est placé longitudinalement par rapport à la largeur de la case où à défaut perpendiculairement. Dispositif selon la revendication 1 : caractérisé par le fait que les séparations latérales sur caillebotis entre cases mi toyennes ménage un jour à leur base au-dessus du caillebotis. Dispositif selon la revendication 1 : Caractérisé par le fait que la barrière et le portillon de séparation de l'aire du gisoir et de caillebotis laissent à leur base le libre passa ge des porcelets. Dispositif selon la revendication 1 : caractérisé par le fait que l'abreuvoir de la truie est placé sur l'aire du caillebotis Dispositif selon la revendication i : caractérisé par le fait que l'abreuvoir des porcelets est placé à proximité de la fente entre caillebotis et gisoir. Disositif selon la revendication 1 :Caractérisé par le fait que le chauffage infra-rouge est placé en hauteur à 1,50 m environ sur une potence ou une tringle prévue à cet effet.