Cette invention concerne un poteau de lampadaire pour l'éclairage des.rues comprenant un socle et un fût supérieur articulé au socle et portant la source de lumière, un mécanisme d'élévation et d'abaissement prévu pour faire pivoter le fût en partant d'une position normale debout et autour de l'articulation de façon que la source lumineuse puisse autre amenée à portée d'un opérateur placé au sol (par exemple pour les opérations d'entretien). Dans la suite dé cette description, un poteau de lamp L'objet de l'invention est donc un poteau de lampadaire pour l'éclairage des rues du type précité dans lequel le socle et le fût sont articulés l'un à l'autre de façon que le fût puisse être élevé par un vérin à double effet intercalé entre les deux parties, pour être amené à une position dans laquelle ce fût peut pivoter autour de l'articulation et par rapport au socle, l'ar- ticulation étant dotée au moins sur un côté du poteau d'une came d'appui destinée à être amenée par pivotement Jusqu'à une position dans laquelle elle coopère avec une butée solidaire de l'une des deux parties pour porter le fût dans sa position relevée lorsque le sens de i'action du vérin est inversé pour abaisseur ce fût. On voit que l'opération de l'abaissement du du fût supérieur est l.lise en oeuvre en trois phases. Tout d'abord, le fût est elevé jusqu'à sa position de pivotement par une extension du vérin. L'opérateur fait ensuite tourner la came d'appui de façon qu'elle puisse coopérer avec la butée pour reporter le poids du fût sur le socle. Finalement, le vérin est rétracté et le fût supérieur ne peut plus revenir se poser sur le socle en raison de la coopération de la butée et de la came d'appui,- de sorte qu'il doit pivoter autour de l'articulation sous la commande du vérin. Le fût est rar à la position debout sur le socle par une action inversée du vérin. Pour permettre l'élévation du fût supérieur au-dessus du socle, l'articulation intercalée entre les deux parties est agencée pour pouvoir coulisser verticalement. A cet effet, I'articulation comprend normalement un pivot porte par l'une des deux parties et passant dans des coulisses verticales pratiquées dans ltautre partie. La came appui est ainsi rendue solidaire de la partie du poteau sur laquelle est montée l'articulation. Lorsque le pivot est prévu, il est de préférence monté à rotation dans la partie correspondante du poteau, la came d'appui étant rendue solidaire du pivot à ltextérieur du poteau. En fait, pour obtenir que le fût supérieur soit soutenu dans des conditions d'équilibre, on prévoit de préférence une came d'appui à chaque extrémité du pivot. Dans un mode de réalisation préféré, le socle porte un pivot passant dans des coulisses verticales pratiquées dans le bas du fût supérieur. Une came d'appui est alors prévue à chaque extrémité du pivot pour coopérer après l'élévation du fût avec des butées fixées par soudure à ce fût au-dessus des coulisses. Dans la position relevée du fût, l'opérateur fait tourner les cames d'appui de façon qu'elles soient orientées de bas en haut pour venir s'engager au-dessous des butées de façon que le fût puisse venir reposer sur les cames d'appui par l'intermédiaire de ces butées. Une deuxième butée peut être prévue à proximité de la ou de chaque came d'appui dans une position opposée à la butée précitée pour coopérer avec la came d'appui lorsque celle-ci occupe la position normale après le redressement du fût. Cette deuxième butée détermine alors la position du fût-supérieur lorsque celui-ci doit reposer sur le socle. Pour empêcher l'élévation accidentelle du fût supérieur, on peut prévoir un verrou de sûreté destiné à rendre la ou chaque came d'appui solidaire du poteau dans la position dans laquelle elle coopère avec la deuxième butée. Dans ce mode de réalisatinn, il est bien entendu qu'il n'est pas possible d'élever le fût supérieur tant que le verrou n'a pas été dégagé et tant que l'o- parateur n'a pas fait tourner la came d'appui pour libérer la deuxième butée. Le mécanisme d'élévation et d'abaissement associé au poteau est connu souks la désignation de "dispositif d'équilibrage terme qui sera utilisé dans la suite de cette description. Normalement, un unique dispositif d'équilibrage est utilisé pour la commande d'un grand nombre de poteaux et ce dispositif est alors successivement monté sur chacun de ces derniers. Dans ce cas, le dispositif en question est conçu de façon qu'il puisse être temporairement monté sur chacun des poteaux. A titre d'exem ple, l'agencement peut hêtre tel que l'extrémité du vérin soit articulée au socle du poteau, tandis que l'extrémité opposée est articulée au fût supérieur Normalement l'extrémité inférieure du cylindre est articulée au socle, tandis que 11 extrémité libre de la tige du piston est articulée au fût.Un exemple spécifique de montage temporaire du dispositif d'équilibrage sera décrit plus loin L'abaissement commandé du fût supérieur est de préférence effectué par l'intermédiaire d'un obturateur à orifice d'étranglement intercalé dans la tubulure d'échappement du cylindre du vérin de façon que le fluide puisse s'échapper du dispositif avec un débit constant. Dans ce cas, l'ensemble refuse de fonctionner avec certitude lorsqu t un défaut apparat dans le système hydraulique, par exemple lorsque certains des tuyaux hydrauliques souples sont endommagés. L'invention sera décrite ci-après en détail et à titre d'exemple en regard du dessin annexé sur lequel la figure 1 est une vue en élévation latérale d'un mode de réalisation d'un poteau de lampadaire conçu selon l'invention et destiné à l'éclairage des rues. La figure 2 est une vue prise dans la direction de la fl- che A de la figure 1. La figure 3 reproduit une partie de la figure 1, mais montre le poteau de lampadaire au début de l'opération d'abaissement. Le poteau représenté sur le dessin comprend un socle 1 doté d'une embase lb destinée à être encastrée dans un trou pratiqué dans le sol et un fût supérieur 2 qui est articulé au socle 3 et normalement porté par ce socle de la manière indiquée sur les figures 1 et 2. Ce socle 1 est creux et présente une section transversale rectangulaire et son extrémité supérieure est biseautée vers l'arrière, c'est-à-dire vers le coté gauche des figures 1 et 3. Sur la face antérieure, ce socle est équipé d'une porte d'inspection amovible 4 permettant l'accès au mécanisme d'éclairage (non représenté). Le fût supérieur 2 comprend une partie inférieure 2a de section transversale rectangulaire et une partie tubulaire 2b de seetion transversale circulaire prolongeant vers le haut la partie inférieure 2a et portant le dispositif d'éclairage (non rezrésen é) du poteau. La parci antérIeure de la partie 1nf-*-rieu- re fa est plus courte que les parois 'ltezales et pOE;;é.7ieure et s'arrête au niveau 5 juste au-dessous du sommet de la partie correspondante du socle. L'articulation prévue entre les deux parties du poteau comprend un pivot 6 logé dans un tube 7 et encastré dans les trous coaxiaux pratiqués dans les parois du socle 1 du poteau. Ce pivot passe dans les coulisses verticales (non représentees) pratiquées dans les parois latérales de la partie 2a du fût pour permettre des déplacements verticaux de celui-ci d'une amplitude limitée à la longueur des coulisses. Aux extrémités du pivot 6 sont fixées des cames d'appui 8 agencées pour coopérer avec deux butées 9, 10 fixées à la partie supérieure du poteau respectivement au-dessus et au-dessous de ces cames. Le pivot 6 est monté à rotation dans le socle pour faire tourner les cames d'appui. Un verrou 11 immobilise normalement l'une des cames d'appui lorsque celle-ci est orientée vers le bas et lorsque les deux parties du poteau occupent la position normale d'utilisation telle que la montrent les figures 1 et 2, et dans laquelle l'extrémité supérieure du socle 1 che- vauche tout juste la courte paroi antérieure de la partie inférieure 2a du fût supérieur. On voit que, dans cette position, une came d'appui et la butée 10 avec laquelle elle coopère empêchent l'élévation du fût supérieur. Le déplacement de ce fût supérieur 2 entre la position verticale normale et la position abaissée est effectué au moyen d'un vérin amovible 12 indiqué en traits mixtes. Ce vérin comprend un cylindre hydraulique à double effet 13 avec son piston et dont le cylindre est fixé d'une manière amovible par son extrémité inférieure entre deux chapes 14 fixées par soudure au socle 1 du poteau. L'extrémité supérieure de la tige de piston du vérin 12 est articulée à une chape 15 encastrée dans une fente pratiquée dans le fût 2b de la partie supérieure 2 du poteau. Cette fente est délimitée par deux barrettes de renforcement espacées fixées par soudure au pourtour intérieur du fût. Dans la partie postérieure de la chape 15 est pratiqué un trou central 16 destiné à recevoir une cheville de blocage (non représentée). L'extrémité inférieure du cylindre 13 du vérin est fixée d'une manière amovible aux chapes 14 au moyen d'une broche (non représentée) encastrée dans des brous coaxiaux respectivement prati qués dans les chapes et dans le fond du cylindre. L'abaissement de la partie supérieure du poteau a lieu de la manière suivante L'opérateur retire d'abord le verrou 11 et fait tourner ensuite les deux cames d'appui 8 pour les dégager de la butée inférieure 10. I1 fait ensuite fonctionner le vérin dans le sens de son extension pour soulever la partie supérieure du poteau jusqu'à une position dans laquelle sa courte paroi antérieure est espacée du sommet du socle. L'opérateur peut ensuite faire tourner les cames d'appui 8 pour les faire passer à la position que montre la figure 3 dans laquelle elles peuvent coopérer avec les butées supérieures 9. Dans cette position, le poids total de la partie supérieure du poteau peut reposer sur les butées et sur les cames d'appùi. Le mouvement rentrant de la tige de piston du vérin fait ensuite descendre la partie supérieure du poteau autour de l'articulation et la vitesse de descente est commandée par l'orifice d'étranglement d'un distributeur (non représenté) à travers lequel le fluide comprimé contenu dans le cylindre peut stéchap- per avec un débit prédéterminé. On voit que ce distributeur permet d'abaisser la la partie supérieure du poteau avec une sûreté parfaite même lorsque les tuyaux hydrauliques souples sont endommagés. Le poteau est ramené à sa position d'utilisation après ltentretien ou la réparation du dispositif d'éclafrage et ce par une nouvelle extension du vérin jusqu'à la position dans laquelle les cames d'appui 8 peuvent être ramenées par un mouvement de rotation à la position de départ, le vérin étant ensuite à nouveau rétracté pour permettre à la partie supérieure du poteau de reprendre appui sur le socle. . REVENDICATIONS 1. Poteau de lampadaire en deux parties pour l'éclairage des rues, caractérisé par le fait que les deux parties sont articulées l'une à l'autre de façon que la partie supérieure puisse être élevée par un vérin à double effet intercalé entre les deux parties et occupant une position dans laquelle il peut pivoter librement par rapport au socle, et par cet autre fait que l'articulation est dotée au moins sur un coté du poteau d'une came d'appui pouvant tourner pour être amenée à une position dans laquelle elle coopère avec une butée de l'une ou de l'autre des deux parties pour porter la partie supérieure relevée lorsque le sens de l'action du vérin est inversé pour l'abaissement de la partie supérieure. 2. Poteau de lampadaire pour l'éclairage des rues selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'articulation comprend un pivot porté par l'une des deux parties et passant par des coulisses pratiquées dans l'autre partie, la longueur des coulisses limitant l'amplitude du déplacement de la partie supérieure à relever par rapport au socle. 3. Poteau de lampadaire selon la revendication 2, caractérisé par le fait que le pivot est monté à rotation dans la partie correspondante du poteau, tandis que la came d'appui est rendue solidaire en rotation de ce pivot à l'extérieur du poteau. 4. Poteau de lampadaire selon la revendication 3, caractérisé par le fait qu'une came d'appui est prévue à chaque extrémité du pivot de l'articulation. 5. Poteau de lampadaire selon la revendication 1, caractérisé par un pivot d'articulation porté par le socle et passant dans des coulisses verticales pratiquées dans le bas de la partie supérieure, une came d'appui prévue à chaque extrémité du pivot pour coopérer avec la partie supérieure relevée, des butées fixées par soudure à la partie supérieure au-dessus des coulisses et dans une position telle que les cames d'appui puissent être orientées vers le haut après le relèvement de la partie supérieure pour s'engager au-dessous des butées et pour porter cette partie supérieure par l'intermédiaire de ces butées. 6. Poteau de lampadaire selon la revendication 3, caracté risé par le f'ait qu'une deu:i-r -batée est prévue à proximité de la ou de chaque came d1 appui dans une position opposée à celle de la première butée pour coopérer avec les cames a'appui dans la position normale dans laquelle la partie supérieure est debout, la deuxieme nuitée déterminant la position de la partie supérieure lorsque celle-ci doit être portée par le socle. 7. Poteau de lampadaire selon la revendication 6, caractérisé par le fait qu'un verrou de sûreté est prévu sur la ou les cames d'appui pour les rendre solidaires du poteau dans la position dans laquelle ces cames d'appui coopèrent avec les deuxièmes butées pour empêcher que la partie supérieure ne soit relevée accidentellement. 8. Poteau de lampadaire pour l'éclairage des rues selon l'une quelconque -des revendications précédentes, caractérisé par le fait que le vérin à double effet actionné par voie hydrau- lique est doté d'un distributeur d'échappement à orifice d'étranglement pour permettre le relèvement et l'abaissement contractés de la partie supérieure de ce poteau. 9. Poteau de lampadaire pour l'éclairage des rues selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que le socle et le bas de la partie supérieure avec laquelle ils coopèrent sont creux et présentent une sectinn transversale rectangulaire. 10. Poteau de lampadaire pour l'éclairage des rues selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que le socle repose sur une embase dans laquelle est pratiquée une ouverture. 11. Poteau de lampadaire pour l'éclairage des rues selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait qu'une porte d'inspection est pratiquée dans le socle pour permettre l'accès aux organes d'éclairage électrique de la source lumineuse.