-1- 2080750 Bien qu'on utilise des procédés électrolytiques à de nombreuses fins, telles que la production de composés chimiques et le revêtement de surfaces conductrices, une des utilisations industrielles marquantes de l'électrolyse est la production d'ha-5 logènes, en particulier de chlore, et d'hydroxydes de métaux alcalins, en particulier d'hydroxyde de sodium, par électrolyse de solutions aqueuses d'halogénure alcalin, en particulier des solutions de chlorure de sodium, dans des cellules électrolytiques à diaphragme. La configuration et le fonctionnement de ces 10 cellules à diaphragme sont bien connus de l'homme de l'art, et bien que leur construction puisse varier considérablement d'un fabricant à l'autre, on peut dire en résumé que la plupart des réalisations comprennent trois éléments fondamentaux ; la base d'anode, la boîte cathodique et le couvercle. Bien sûr, dans 15 certains cas, les anodes peuvent être rattachées à la partie supérieure ou aux côtés de la cellule au lieu d'être portées par le fond, la partie supérieure ou le côté constituant alors la "base" dans le sens où on l'entend ici. De plus, les rapports entre les composants principaux restent pratiquement identiques. 20 On peut considérer que la base d'anode sert à la fois à supporter les anodes à l'intérieur du compartiment de la cellule et à conduire le courant d*électrolyse aux montants d'anode. Dans une des constructions les plus courantes, qui se prête bien à une description illustrative, les anodes sont disposées verticale-25 ment en rangées régulièrement espacées selon la largeur de la base d'anode. On peut considérer que la boîte cathodique qui repose généralement sur la base d'anode et en est isolée, constitue un ensemble unitaire, qui porte les surfaces cathodiques actives et de plus sert à diviser la cellule en une série de 30 compartiments d'anolyte et de catholyte. Les surfaces cathodiques actives servent elles-mêmes généralement de support au diaphragme, qui est souvent constitué d'une couche de fibres d'amiante séparant les compartiments anodiques et cathodiques de la cellule. Le rôle du couvercle de la cellule ne nécessite bien sûr 35 pas d'explication. Un mode général de réalisation de cellules à diaphragme de ce type figure dans le brevet des Etats Unis d'Amérique n° 2.987.4-63 qui décrit une telle cellule utilisant des anodes de graphite. â 71 06403 -2- 2080780 Bien qu'une partie importante du chlore et de la soude caustique produits à ce jour dans le monde soit obtenue dans des cellules électrolytïques à diaphragme telles que celles précédemment décrites, "ces cellules posent un certain nombre de problèmes 5 qui limitent leur utilisation future et nuisent au rendement des cellules existantes. Par exemple la plupart des cellules utilisées à ce jour dans l'industrie fonctionnent avec un intervalle considérable séparant les électrodes. Bien entendu le fonctionnement dans de telles conditions est défectueux car l'électrolyte 10 qui remplit ledit intervalle oppose une résistance propre considérable au passage du courant ce qui gaspille des quantités importantes d'énergie, qui sont utilisées uniquement pour élever la température de l'électrolyte et limitent finalement la densité du courant avec laquelle on peut faire fonctionner la cellule. 15 Généralement la distance entre l'anode et la cathode est de l'ordre de 13 mm. Lorsqu'on utilise des anodes de graphite, la distance devient à]a longue bien supérieure par suite de l'usure de l'anode, l'épaisseur originale de l'anode étant de l'ordre de 32 mm. 20 Bien qu'un tel intervalle nuise au bon fonctionnement, on l'a toléré jusqu'à ce jour car il est en pratique impossible de monter une cellule comportant des électrodes plus rapprochées. De nombreux facteurs contribuent à la difficulté d'un tel montage. Tout d'abord, les cathodes, qui sont généralement des toi-25 les d'acier, se déforment et se tordent à l'usage et par vieillissement n'offrent plus une surface régulière. De plus, on dépose généralement la matière formant le diaphragme en s'aidant du vide, à la surface de la cathode à partir d'une suspension d'amiante et, en raison de la nature de cette suspension et du 30 procédé de son application, on obtient souvent un diaphragme ayant une épaisseur non uniforme. De façon peut-être encore plus significative, le procédé consistant à incorporer des lames anodiques de graphite à la base d'anode, comme il est décrit par exemple dans le brevet des Etats Unis d'Amérique précité, com-35 porte des difficultés telles que le fait qu'un déplacement vertical pouvant atteindre 13 mm dans une direction ou l'autre n'est pas rare sous l'effet du poids de l'anode, qui a généralement une longueur supérieure à 60 cm. On voit donc que lorsqu'on tente de ê 71 06403 -j- 2080780 placer le boîtier cathodique portant les diaphragmes déformables, sur les lames anodiques verticales de façon à constituer une alternance d'anodes et de cathodes revêtues d'un diaphragme, on rencontre des difficultés telles que la destruction des diaphrag-5 mes, la rupture des lames anodiques relativement fragiles et similaires. Ces difficultés de montage et la nécessité de prévoir un espace pour la circulation de la saumure et le dégagement du gaz sont les raisons principales pour lesquelles on fait fonctionner la plupart des cellules avec un intervalle moyen initial 10 entre l'anode et la cathode de 13 mi. Ces dernières années, on a vu apparaître dans le domaine de 11électrolyse des solutions de chlorure de sodium en cellule à diaphragme, et dans beaucoup d'autres domaines, les anodes à dimension stable. Généralement, ces anodes à dimension stable sont 15 constituées d'un revêtement conducteur de l'électricité à pouvoir électrocatalytique, par exemple en platine ou en oxyde de métal précieux, sur un substrat conducteur de l'électricité, généralement un métal tel que le titane. Ces nouvelles électrodes, du fait même de leur stabilité dimensionnelle, qui constitue une 20 propriété dont les utilisateurs de cellules électrolytiques industrielles ne disposaient pas à ce jour, ont fait naître une profusion de cellules de conceptions nouvelles réelles et théoriques. Bien que la plupart dgi.ces nouvelles conceptions scient intéressantes et que certaines d'entx-e elles comprennent une ré-25 duction de l'intervalle anode-cathode, il est évident que l'industrie bien établie des cellules à diaphragme ne va pas immédiatement rejeter tout l'équipement existant en faveur de cellules de conceptions nouvelles qui dans certains cas n'ont pas encore fait leurs preuves. 30 Pour cette raison, on s'est beaucoup intéressé à la trans formation des cellules à diaphragme existantes, avec un minimum de dépense, pour qu'elles puissent fonctionner avec des anodes de dimension stable. Généralement, les modifications concernaient la région de la base d'anode, les bases d'anodes encombrantes 35 utilisées avec les anodes en graphite de l'ancienne technologie étant la plupart du temps supprimées. On les a remplacées par des bases simples d'une seule pièce, auxquelles et/ou à travers lesquelles on peut fixer les anodes et les raccorder à une source 71 06403 -4- 2 0 8 0 7 8 0 de courant. Bien entendu, en plus des économies propres aux anodes de dimension stable, leur succès dans ces utilisations tient également au fait qu'elles permettent l'utilisation des autres composants des cellules à diaphragme existantes, à savoir 5 la "boîte cathodique et le couvercle de cellule, sans autre modification. Cependant, on voit que le problème de l'existence d'un intervalle considérable entre l'anode et la cathode demeure. Donc, bien qu'il soit possible de disposer verticalement avec plus de précision les anodes elles-mêmes, l'intervalle cathode-10 cathode demeure fixe, et dans certains cas non uniforme. Deux facteurs empêchent la diminution importante de l'intervalle anode-cathode même dans les cellules munies d'anodes de dimensions stables. Tout d'abord le prix des matières de construction des faces utiles de l'anode et des montants d'anode est si élevé 15 qu'une anode "massive", c'est-à-dire une anode ayant une dimen-• sion suffisante pour remplir pratiquement le compartiment de 1'anolyte diminuant ainsi l'intervalle anode-cathode, n'est pas acceptable du point de vue économique. De plus, la non-uniformité propre aux cathodes revêtues d'un diaphragme demeure et le 20 nouveau facteur dû à l'inégalité accidentelle de la face utile de l'anode apparaît, ce qui pose à nouveau des problèmes considérables de montage. L'invention concerne un dispositif destiné à diminuer l'intervalle des électrodes dans une cellule électrolytique augmen-25 tant ainsi le rendement sans nuire à la facilité de montage de la cellule. L'invention vise également un procédé simple et pratique d'assemblage d'une cel3.ule électrolytique à diaphragme pour produire du chlore et de la soude caustique, l'intervalle anode-30 cathode de ladite cellule après montage étant minimum. Une électrode selon l'invention est constituée par un dispositif mobile conducteur de l'électricité réunissant le montant de l'électrode à la face utile de l'électrode. Grâce à ce dispositif on peut installer une électrode dans une cellule 35 électrolytique à l'état contracté, la mobilité du dispositif de raccordement permettant ensuite d'agrandir l'électrode en écartant du montant la face utile de l'électrode diminuant ainsi l'intervalle entre ladite électrode extensible et l'électrode voisine dans la cellule. . ê 71 06403 -5- 208U7B0 10 15 20 25 30 35 Les avantages d'une telle électrode sont nombreux ainsi que ses utilisations dans une cellule électrolytique» Par exemple, lorsqu'on l'utilise comme anode dans une cellule à diaphragme, le montage est simple car les anodes, sous forme contractée, permettent l'adaptation facile des cathodes revêtues du diaphragme lorsqu'on place la boîte cathodique sur l'arrangement d'anode. L'extension de l'anode une fois la boîte cathodique en place est également extrêmement simple et diminue de façon importante ou élimine pratiquement l'intervalle anode-cathode. L'élimination ou la diminution de cet intervalle peut à elle seule permettre une économie de tension atteignant jusqu'à 0,3 volt pour p 0,155 A/cm . De plus, par suite de la diminution de la chaleur créée dans la cellule, on peut travailler avec une densité de courant supérieure sans ébullition, ce qui augmente la production par unité de surface de la cellule. On réalise d'autres économies sur les matières de construction. Par exemple, on peut théoriquement fournir le courant nécessaire à 1'électrolyse à la face utile de l'anode en utilisant un montant de faible diamètre. En pratique, on n'a jamais réalisé à ce jour une telle économie car un montant de grand diamètre était nécessaire pour maintenir l'intervalle déterminé de 13 mm. Selon l'invention, l'intervalle anode-cathode ne dépend plus du diamètre du montant de l'anode. Le nombre des montants par cellule et le prix des matières dans lesquelles ils sont construits, rendent ces économies très importantes. De plus, dans les anodes de conception antérieure, on a directement fixé la face utile de l'anode au montant par exemple par une soudure. Dans le cas où l'anode est défectueuse et doit être recouverte d'un nouveau revêtement, il est difficile de séparer la face de l'anode du montant sans endommager ces deux composants en particulier lorsqu'pn utilise un montant en cuivre ayant une âme en titane. Dans le dispositif de l'invention, on évite d'endommager le montant car il suffit de séparer la face utile du dispositif mobile de raccordement, ce qui constitue une opération bien plus simple permettant la réutilisation immédiate du montant et du dispositif de raccordement. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui suit et à l'examen des dessins annexés qui représentent à titre d'exemples non limitatifs plusieurs modes de réalisation de l'invention. â 71 06403 -6- 2080780 Sur ces dessins, la figure 1 représente une anode sous forme contractée et sa position par rapport aux cathodes opposées; la figure 2 illustre la même disposition après qu'on ait 5 élargi l'anode; la figure 3 est une perspective partiellement découpée d'un mode de réalisation d'anode à l'état élargi; la figure 4 est une vue de dessus de l'anode de la figure 3 à l'état contracté; 10 la figure 5 est une vue du dessus d'un autre mode de réali sation; la figure 6 est une vue éclatée d'un autre mode de réalisation de l'invention, représenté démonté; la figure 7 est une vue de dessus de l'électrode de la fi-15 gure 6, représentée montée à l'état élargi; lés figures 8 et 9 sont des vues du dessus d'un autre mode de réalisation respectivement à l'état dilaté et contracté. Dans la description qui suit de l'invention, on envisagera presque exclusivement le cas d'une anode extensible utilisée 20 pour 1'électrolyse en cellule à diaphragme du chlorure de sodium pour produire du chlore et de la soude caustique. Il va cependant de soi que bien que la description concerne une anode, lorsque les conditions d'utilisation le justifie, on peut également utiliser l'électrode comme cathode ou dans certains cas à la 25 fois comme anode et comme cathode. Le principe nouveau de l'invention réside dans l'extensibilité de l'électrode et bien qu'on pense que celle-ci soit particulièrement utile comme anode dans 1'électrolyse du chlorure de sodium, pour des raisons telles que la facilité de montage, la diminution de l'intervalle entre 30 les électrodes et similaires, l'utilisation comme cathode est tout aussi appropriée. Egalement, il convient de noter que dans l'exposé suivant traitant de l'électrolyse du chlorure de sodium, les détails de construction des composants entourant la cellule, tels que le couvercle, la boîte cathodique et la base d'anode 35 elle-même, ne sont en grande partie importants que dans la limite où ils permettent d'incorporer l'anode extensible à la cellule, ce qui constitue un avantage pratique. 71 06403 -7- 2080780 En résumé, on peut considérer que la structure de l'anode de l'invention est constituée de trois composants : le montant d'anode, la face utile de l'anode et le dispositif de raccordement mobile. Avant d'étudier les divers modes de réalisation illus-5 trant l'invention, il est préférable de définir dans une certaine mesure la forme que peuvent prendre les divers composants. Les montants d'anode du genre couramment utilisé dans l'invention ne sont pas, à l'exception de leur diamètre souvent réduit, nouveaux en eux-mêmes. Essentiellement, comme c'est le cas avec d'autres 10 anodes de dimension stable ayant des configurations différentes, le montant sert à conduire le courant électrique de l'alimentation en courant à la face utile de l'anode. Les conditions principales déterminant la configuration de ce montant et les matières de sa construction sont que ce montant doit avoir une section 15 transversale suffisante et une conductivité électrique appropriée pour apporter la totalité du courant nécessaire à la face utile de l'anode avec une chute de tension minimale due à la résistance. De plus, au moins la partie du montant en contact avec l'électrolyte doit résister à ce milieu dans les conditions régnant 20 dans la cellule. Généralement, lorsqu'on désire modifier des cellules à diaphragme existantes pour les utiliser avec des anodes de dimension stable, et dans la plupart des cas où on conçoit de nouvelles cellules de ce type, le montant sera simplement constitué d'une tige d'une matière conductrice de l'électricité. 25 Cette tige, qu'elle soit creuse ou pleine, peut être soit totalement réalisée en un métal résistant bien à la corrosion, par exemple un métal pour tubes électroniques, tel que le titane, le tantale ou un de leurs alliages résistant à l'électrolyte ou, de préférence, seule la surface extérieure de la tige peut être 30 revêtue d'un tel métal, l'intérieur étant en une matière meilleure conductrice de l'électricité telle que le cuivre ou l'aluminium. A de nombreux égards, la face utile de l'anode est connue de l'homme de l'art. Essentiellement, la face utile de l'anode 35 est constituée d'une matière résistant à l'électrolyte conductrice de l'électricité, en particulier un métal tel que le titane, le tantale ou leurs alliages, portant à sa surface un revêtement à action électrocatalytiaue conducteur de l'électricité qui peut 71 06403 -8- 2080780 être constitué par un métal précieux, un oxyde de métal précieux ou d'autres matières appropriées. Il suffit bien sûr de recouvrir uniquement les surfaces de la face utile de l'anode sur lesquelles on désire former du chlore. La forme physique de la 5 face utile de l'anode peut varier allant d'une feuille pleine à une feuille percée d'orifices telle qu'un métal déployé. Dans le cas où l'anode, après extension doit être placée à très proche distance de la cathode et du diaphragme, il est généralement souhaitable d'utiliser une anode ayant une face utile percée 10 d'orifices pour permettre le dégagement du chlore formé et la circulation de l'électrolyte, à la fois dans le compartiment de l'anolyte et du compartiment de 1'anolyte dans le compartiment du catholyte à travers le diaphragme. Normalement le chlore s'élève verticalement le long de la face de l'anode dans l'inter-15 valle important réservé à l'électrolyte. Cependant, lorsque cet intervalle est supprimé, il est évident que comme la même quantité au moins de chlore se forme dans un espace réduit, des problèmes sérieux de libération du gaz et d'usure du diaphragme se posent, ainsi que la possibilité d'un, passage forcé du chlore 20 à travers le diaphragme. Donc oripréfère une anode ayant une face utile percée d'orifices. (Cependant si on diminue seulement l'intervalle sans le supprimer pratiquement, comme cela peut être le cas dans d'autres utilisations électrolytiques, on peut utiliser facilement une face utile non perforée). Dans le cas 25 où on maintient l'anode réellement au contact du diaphragme il est souhaitable soit de ne revêtir que les parties de la face de l'anode ne touchant pas au diaphragme soit de placer un dispositif inactivant tout revêtement au contact du diaphragme, ces précautions servant à empêcher que le chlore soit forcé à 30 travers le diaphragme en étant formé au contact étroit de celui-ci. En général la taille de la surface de l'anode correspondra à celle de la cathode opposée. Les caractéristiques principales des dispositifs mobiles de raccordement conducteurs de l'électricité concernent leur con-35 ception et leur forme. Cependant, il convient d'exposer certaines généralités concernant les matières de construction et similaires. Une des conditions les plus importantes de la matière utilisée pour fabriquer le dispositif de raccordement est bien 71 06403 -9- 2080790 sûr la conductivité de l'électricité. La conductivité et la sur-face transversale du dispositif de raccordement dépendent de la quantité de courant que le montant doit apporter à la face utile. De plus, la matière doit résister aux conditions de corrosion 5 de la cellule. Egalement, dans plusieurs conceptions décrites ci-après il est nécessaire que la matière ait une certaine flexibilité et élasticité, ou une "mémoire". En effet dans ces conceptions, pour permettre le montage et le démontage de la cellule, il est nécessaire que le dispositif de raccordement 10 soit forcé de se déplacer dans une direction et qu'après suppression de la force, il reprenne sa position d'origine. Finalement, il faut également tenir compte de la facilité de soudage du dispositif de raccordement à la face utile et au montant car dans de nombreux cas le soudage constitue le mode de fixation. Pour 15 toutes ces raisons, il s'est révélé que généralement un métal résistant à la corrosion, sous forme d'une feuille ou d'une barre est le plus approprié. Dans certains cas il peut exister une âme d'une matière meilleure conductrice de l'électricité, des exemples en sont le titane et le titane avec une âme de cuivre. 20 En gardant en mémoire ce qui vient d'être exposé, certains modes préférentiels de réalisation permettant la mise en pratique de l'invention vont maintenant être présentés à titre il-lustratif. La figure 1 représente une vus latérale d'une anode selon 25 l'invention à l'état contracté. On voit que l'anode est constituée d'un montant 1 et de deux faces anodiques utiles 3 qui y sont fixées par l'intermédiaire des dispositifs mobiles de raccordement 5 conducteurs de l'électricité. La distance entre chaque face utile de l'anode et la cathode 9, revêtue du dia-30 phragme 7, qui lui fait face est considérable, classiquement de l'ordre de 13 mm. On maintient l'anode en position dans la base 11, ladite base étant protégée de l'environnement de la cellule par une couche 13 résistant à la corrosion et isolante de l'électricité, classiquement en caoutchouc, cette couche servant 35 également, en combinaison avec la collerette 15 du montant d'anode 1, à former un joint compressible qui empêche la fuite de l'électrolyte à travers l'orifice de la base d'anode recevant le montant. 71 06403 -10- 2080730 La figure 2 représente la même cellule lorsqu'on a laissé s'élargir l'anode ou qu'on l'a forcée à le faire au moyen des dispositifs de raccordement mobiles flexibles et conducteurs 5 de façon à éliminer pratiquement complètement l'intervalle anode-5 cathode. Les figures 3 et 4 représentent une anode selon l'invention respectivement à l'état élargi et contracté, et illustrent un dispositif permettant de réaliser cette extension. Dans la figure 3, les faces utiles 3 de l'anode sont séparées du montant 10 d'anode 1 mais restent raccordées électriquement avec ledit montant par l'intermédiaire des dispositifs mobiles de raccordement 5« On voit que les dispositifs de raccordement, qui sont constitués d'une feuille de titane convenablement recourbée, comportent des glissières 19 recevant les barres d'espacement 17 15 résistant à la corrosion. Lorsqu'on monte la cellule, les barres 17 sont absentes (figure 4) et sous l'effet.de leur "mémoire" les dispositifs de raccordement sont rappelés vers le montant, ce qui met l'anode à l'état contracté ou aplati. Lorsqu'on a placé la boîte cathodique sur la base d'anode, on obtient un ar-20 rangement alterné d'anodes et de cathodes dans lequel les électrodes sont séparées par un intervalle anode-cathode considérable. On introduit alors à force dans les glissières 19 les barres d'espacement 17, dont les bords forment un angle pour faciliter la mise en place, écartant ainsi les faces utiles de 25 l'anode du montant 1 de l'anode d'une valeur déterminée par la largeur des barres d'espacement 17- Pendant le fonctionnement les barres restent en place et lorsqu'on désire pour une raison quelconque démonter la cellule, on peut enlever les barres d'espacement 17 ce qui contracte l'anode toujours en raison de la 30 "mémoire" des dispositifs de raccordement 5» et permet un démontage facile. La figure 4 est une vue du dessus de la réalisation de l'anode de la figure 3 après qu'on ait enlevé ou avant qu'on ait placé les barres d'espacement, montrant que le montant, les dis-35 positifs de raccordement et les faces utiles sont très rapprochés. La figure 4 montre que de plus il n'est pas nécessaire que le montant soit réalisé en une seule matière, mais qu'il peut être, par exemple, constitué d'une enveloppe de titane 21 recou- * 71 06403 -11- 2080730 vrant une âme de cuivre 23. Une autre caractéristique du mode de réalisation de la figure 4, qu'on peut utiliser dans l'un quelconque des modes de réalisation de l'invention, est constituée par les saillies d'écartement 25» Ces saillies d'écartement sont 5 réparties sur la face utile de l'anode et sont réalisées en orne matière non conductrice de l'électricité. Le but de ces saillies d'écartement est de maintenir un intervalle anode-cathode uniforme sur tout l'interface et d'empêcher tout contact métallique anode-cathode formant court-circuit. Bien que les dispositifs 10 de raccordement mobiles puissent réaliser une extension uniforme par rapport à l'axe vertical de la face utile de l'anode, des irrégularités de cette face utile elle-même, du diaphragme, ou du grillage cathodique portant le diaphragme peuvent entraîner deVariations de l'intervalle anode-cathode. Grâce à 1'utilisais tion des saillies d'écartement, on réduit ce défaut d'uniformité car la poussée de la face utile de l'anode contre la cathode revêtue du diaphragme, soit par l'effet d'une force de compression comme le montre la figure 4 soit d'un dispositif à ressort (mémoire) comme le montrent les figures 8 et 9, redresse la 20 face de l'anode par rapport à l'intervalle anode-cathode. Les saillies d'écartement prennent appui sur la surface avec laquelle elles viennent au contact, et qui est généralement le diaphragme de la cathode revêtue d'un diaphragme. La figure 5 illustre un des ds.spositif s les plus simples 25 de réalisation d'une électrode extensible. Dans ce mode de réalisation les dispositifs de raccordement 5, également en titane, sont simplement constitués chacun d'une feuille ayant une forme telle que lorsqu'on la soude au montant 1 et à la face utile de l'électrode 3, la mémoire du dispositif de raccordement exerce 30 une poussée vers le montant. Dans ce mode de réalisation chaque face utile 3 de l'électrode porte à l'intérieur des rainures 27 conçues pour recevoir les barres d'espacement 17. On réalise l'extension de l'électrode comme dans le mode de réalisation des figures 3 et 4. 35 Les figures 6 et 7 sont respectivement une vue éclatée et une vue du dessus d'un mode de réalisation de l'invention permettant le réglage de la distance de la face utile 3 de l'électrode par rapport au montant d'électrode 1. La figure 6 repré- â 71 06403 -12- 2080/80 sente le dispositif de raccordement 5 constitué, pour chaque face utile 3, de deux "bandes de matière raccordées au côté de la face utile regardant le montant. Dans ce mode de réalisation les dispositifs de raccordement 5 n'ont pas besoin d'être fle-5 xibles ou élastiques et sont munis d'encoches usinées 33. On voit dans la figure 6 qu'il correspond à chaque encoche des dispositifs de raccordement 5 "une saillie filetée 29 sur le montant 1. La figure 7 illustre plus clairement le montage d'une telle électrode et montre que les dispositifs de raccordement 5 10 s'adaptent sur les saillies 29 grâce aux encoches 33 et que lorsqu'ils sont dans la position souhaitée, on les maintient en place au moyen des écrous 31. Bien que ce mode de réalisation soit quelque peu plus coûteux à réaliser que les précédents, il présente l'avantage de permettre l'enlèvement facile de la face 15 utile 3 de l'électrode pour én refaire le revêtement ou dans tout autre but, du fait que les dispositifs de raccordement ne sont pas assujettis au montant par un moyen relativement permanent tel qu'une soudure. Les figures 8 et 9 représentent un autre mode de réali-20 sation d'une électrode extensible selon l'invention respectivement à l'état contracté et élargi. Dans ce mode de réalisation, la mémoire des dispositifs de raccordement les écarte du montant ce qui nécessite un dispositif de maintien de l'électrode à l'état contracté. Ainsi des dispositifs flexibles de raccordement 25 5, soudés aux faces utiles 3 de l'électrode et au montant 1 de l'électrode, sont repliés en 35, comme le montre mieux la figure 9, en formant des rebords sur lesquels on peut placer les barres de pincement 37 (figure 8) pour maintenir l'électrode en position contractée. Dans ce mode de réalisation, pour permettre le 30 mouvement propre de la face de l'électrode, chaque face/ést constituée de deux parties séparées au centre par un léger intervalle 39 comme le montre mieux la figure 8. Après montage dans la cellule, on peut enlever les barres 37 pour que l'électrode reprenne sa position élargie comme dans la figure 9-35 De nombreux autres modes de réalisation de l'invention sont possibles et seront suggérés à l'homme de l'art par la description ci-dessus.Par exemple, lorsqu'on désire un dispositif déplaçant les faces des électrodes, on peut prévoir un dispositif 71 06403 -13- 2080730 d'écartement dans lequel deux vis opposées déplacent les faces par rapport au montant soit directement, en agissant elles-mêmes comme dispositifs de raccordement mobile et de conduction du courant, soit indirectement en exerçant une force sur des dispo-5 sitifs mobiles de raccordement qui déplacent les faces à leur tour. On utilise les cellules électrolytiques à diaphragme munies des anodes extensibles de l'invention pour réaliser 1'électrolyse de solutions de chlorure de sodium permettant en plus de la 10 facilité remarquable de montage et de démontage de ces cellules, d'obtenir des avantages de fonctionnement importants. En particulier, lorsqu'on fait fonctionner de telles cellules munies d'anodes extensibles, après extension, on obtient une économie de 0,5 volt pour 0,155 A/cm par rapport à des cellules munies 15 d'anodes comparables dans lesquelles les faces utiles des anodes sont fixées directement au montant, ce qui laisse l'intervalle habituel d'environ 13 mm. Ce gain de tension permet de faire fonctionner les cellules ainsi équipées avec des densités de courant pouvant être 1,35 fois supérieures à ce qu'il est pos-20 sible de réaliser avec des anodes de dimensions stables non extensibles. On a également constaté que lorsqu'on réalise la face utile de l'anode en métal déployé dans les cellules utilisant les anodes extensibles de l'invention, ce qui permet le dégagement 25 du chlore à travers la face de l'anode, non seulement on peut opérer avec un intervalle anode-cathode pratiquement: nul, ce qui est en soi un avantage très important en raison du gain de tension obtenu, mais que de plus on obtient de façon surprenante une solution d'hydroxyde de sodium ayant un rapport chlorate/ 30 soude caustique nettement inférieur à ce qu'on obtient avec des anodes ayant des faces utiles non perforées fixées directement au montant. Un des avantages pratiques immédiats de cette découverte est que la mise en oeuvre de l'invention pern.et de produire directement des solutions d'hydroxyde de sodium plus con-55 centrées qu'à l'ordinaire, en conservant la même concentration en chlorates. Ceci entraîne bien sûr des économies importantes dans les stades de traitement et d'évaporation normalement utilisés pour concentrer la solution de soude caustique. t 71 06403 "14" 2080730 Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée à l'exemple décrit et représenté, elle est susceptible de nombreuses variantes accessibles à l'homme de l'art suivant les applications envisagées et sans qu'on s'écarte pour cela de l'esprit 5 de l'invention. â 71 06403 -15- 2080730 - REVENDICATIONS - 1 - Electrode extensible caractérisée en ce qu'elle est constituée : d'un montant d'électrode, d'au moins une face utile d'électrode et d'un dispositif mobile conducteur de l'électricité 5 raccordant ledit montant à ladite face, permettant de modifier la distance de la face de l'électrode par rapport au montant sans interrompre l'intégrité électrique de l'électrode. 2 - Electrode caractérisée en ce qu'elle est constituée : d'un montant d'électrode, d'au moins deux faces utiles d'élec- 10 trode et d'un dispositif mobile conducteur de l'électricité raccordant chacune desdites faces au montant commun, ce qui permet de modifier la distance des faces par rapport au montant sans interrompre l'intégrité électrique de l'électrode. 3 - Electrode selon la revendication 2, caractérisée en ce 15 que le côté de la face utile qui n'est pas raccordé au montant par l'intermédiaire du dispositif de raccordement porte des saillies d'écartement non conductrices qui servent à maintenir une distance uniforme entre les faces de l'électrode et toute surface sur laquelle elles prennent appui. • 20 4 - Electrode selon la revendication 2, caractérisée en ce que les dispositifs mobiles conducteurs de l'électricité sont des dispositifs de raccordement flexibles ayant une mémoire rappelant la face utile de l'électrode vers le montant d'électrode et en ce que l'électrode comporte des encoches sur les faces 25 utiles regardant le montant qui sont conçues pour recevoir des barres d'espacement servant à élargir l'électrode. 5 - Electrode selon la revendication 2, caractérisée en ce que les dispositifs mobiles conducteurs de l'électricité sont des dispositifs de raccordement flexibles ayant une mémoire 30 écartant la face utile de l'électrode du montant de l'électrode et que lesdits dispositifs sont munis de rebords sur lesquels on peut placer des barres de pincement pour maintenir ladite électrode à l'état contracté. 6 - Procédé de montage d'une cellule électrolytique compre-35 nant une boîte cathodique dans laquelle sont fixées des cathodes revêtues d'un diaphragme, et d'une base de cellule sur laquelle sont disposés des montants d'anode, chacun desdits montants servant à conduire le courant à une paire de faces utiles d'anodes, caractérisé en ce. qu'il consiste : 71 06403 -16- 2080780 A. à placer la boîte cathodique sur les anodes disposées sur la base de cellule de telle sorte qu'on obtienne un arrangement alterné d'anodes et de cathodes revêtues d'un diaphragme, lesdites anodes et cathodes étant séparées 5 par un intervalle anode-cathode net et important; B. à réduire ledit intervalle en élargissant la distance séparant les deux faces d'anode; C. à maintenir l'intégrité électrique entre chaque paire de faces d'anode et son montant par l'intermédiaire de dis- 10 positifs de raccordement mobiles conducteurs de l'électrici té. 7 - Procédé- selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'on élargit la distance entre les faces d'anode et qu'on maintient cet état, en plaçant au moins une barre d'espacement entre 15 les faces d'anode associées à chaque montant. 8 - Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'on élargit la distance séparant les faces d'anode, et qu'on maintient cet état, par l'élasticité des dispositifs de raccordement conducteurs de l'électricité qui ont une mémoire écartant 20 les faces d'anode du montant. â