La présente invention concerne des cribles destinés à tamiser ou à trier diverses matières selon leurs dimensions. Dans des appareils de triage granulométrique de matières minérales, de minerais, de charbon, de coke, etc., il est de 5 pratique courante d'utiliser des cribles métalliques que l'on appelle aussi parfois tamis de criblage. Ces cribles sont normalement fabriqués en tole et peuvent être construits par façonnage ou par poinçonnage. Etant donné qu'un appareil de.ce genre est tributaire d'un mouvement alternatif ou vibratoire du crible 10 pour assurer l'action de criblage, une énergie considérable est exigée pour mouvoir la masse métallique relativement lourde. Les cribles métalliques connus subissent une usure rapide quand on les utilise pour trier des matières minérales abrasives. Ils sont également exposés à la corrosion, surtout 15 lorsqu'on les utilise pour trier des matières humides, et aussi à l'attaque par les substances chimiques. De plus, leur fonctionnement est extrêmement bruyant. On a déjà proposé de fabriquer des cribles métalliques comportant un revêtement de caoutchouc, que l'on applique par exemple en plongeant dans un 20 latex un treillis métallique. Cependant, les cribles composites de ce genre n'ont pas donné toute satisfaction et n'ont pas permis de résoudre les problèmes propres aux cribles métalliques et qui ont été mentionnés ci-dessus. De plus, les cribles métalliques revêtus de caoutchouc ont posé des problèmes concer-25 nant la liaison défectueuse entre les deux matériaux et ont toujours subi des taux excessifs d'usure et de corrosion. Les cribles métalliques sous forme de toiles métalliques tissées présentent une forte tendance à l'usure aux endroits où les fils métalliques se croisent et cette tendance n'est pas réduite par 30 l'application d'un revêtement de caoutchouc sur la toile. Par ailleurs, toute coupure dans la surface du caoutchouc provoque une rapide corrosion du métal sous-jacent et, coinne on le sait, cette corrosion se propage au-dessous de la surface du caoutchouc très au-delà de l'emplacement de la coupure. 35 La Demanderesse a maintenant trouvé la possibilité de fabriquer un crible qui est de faible poids, possède une grande résistance à la corrosion et à l'abrasion, est silicieux en fonctionnement et possède en outre en fonctionnement des avantages assez étonnants. n .. BAD OBXQMPâ- 69 06897 2 2006401 Selon la présente invention, un crible comprend une couché élastomère et une couche de support constituée d'une feuille de matière plastique synthétique, la surface d'usure du crible, c'èst-à-dire la surface qui reçoit la matière à 5 tamiser, étant formée par une face de la couche élastomère, le crible présentant également un réseau de trous qui traversent les couches. De préférence, la couche d'usure et la couche de support doivent être liées l'une à l'autre, mais on peut également 10 utiliser des moyens mécaniques de fixation» Las matières qui conviennent pour la couche d'usure sont notamment-des mélanges à base de caoutchouc naturel, de caoutchoucs synthétiques ou de matières plastiques similaires au caoutchouc,.les mélanges de caoutchouc naturel étant préférés. La couche de support, 15 qui doit être de préférence formée en un matériau plus rigide, est confectionnée à partir d'une matière plastique synthétique, par exemple en chlorure de polyvinyle, en nylon, en poly-éthylène ou en polypropylène. Toutes ces matières possèdent un module de rigidité élevé et l'aptitude à supporter les opéra-20 tions de poinçonnage et de perçage, et elles peuvent être montées sans difficulté particulière dans les installations de criblage déjà existantes. En outre, le polypropylène procure des avantages supplémentaires. En effet, sa densité est faible et, à la différence de la plupart des autres matières, sa 25 résistance mécanique augmente quand on le soumet à des fléchissements. En conséquence, le pblypropylène risque moins de se détériorer par la fatigue en service. On a en outre constaté que les cribles selon l'invention possèdent de meilleures propriétés de tamisage, c'est-à-dire 30 des taux de tamisage plus élevés que ceux des cribles classiques de dimension comparable. Bien que la raison de cette propriété ne soit pas entièrement comprise, on pense qu'elle est due aux différents schémas d'ondes qui s'établissent dans les cribles selon l'invention lorsque ces derniers sont soumis aux 35 vibrations en service. Selon un autre aspect de l'invention, cette dernière fournit un procédé de fabrication d'un crible comportant une surface d'usure en une matière élastomère et une couche de support en matière plastique synthétique. En conséquence, un 40 procédé de fabrication d'un crible est caractérisé en ce qu'on BAD ÛRîGîMML 69 06897 3 2006401 lie ou fixe mécaniquement une couche d'une matière élastomère destinée à former la surface d'usure du crible à une feuille d'une matière plastique synthétique, cette feuille de matière plastique synthétique constituant la couche de support du 5 crible, des trous étant percés à travers les couches du tamis avant ou après leur jonction. De préférence, on lie l'une à l'autre la couche d'usure et la couche de support du crible et, en vue de réaliser une liaison satisfaisante entre les couches et réduire toute 10 tendance à la déstratification, on peut dans certains cas soumettre la surface de la matière plastique à un traitement spécial avant sa liaison à la couche élastomère. Un tel procédé de traitement de la surface sera décrit plus loin. Suivant un autre mode de mise en oeuvre préféré du 15 présent procédé, on perce les trous dans les deux couches séparément, on dispose la matière formant la couche élastomère d'usure sur la couche de support perforée et, sous forme non vulcanisée, on presse les couches en position de sorte que les parois des trous de la couche plastique de support se 20 revêtent d'élastomère. On vulcanise ensuite le composite obtenu et on confère ainsi aux parois des trous qui traversent toute l'épaisseur du crible les propriétés requises de résistance à l'abrasion et à l'usure. La couche de support peut être renforcée par une matière 25 inerte fibreuse, par exemple par un tissu de verre, ou encore au moyen de fibres textiles, de nappes textiles ou d'autres matières. Dans les cas où on lie l'une à l'autre la matière élastomère et la matière plastique synthétique, le procédé de 30 liaison choisi dépend dans une certaine mesure du type de matière plastique utilisée. On peut éventuellement utiliser des liants chimiques, par exemple des résines époxy. Un procédé qui convient particulièrement fait l'objet du brevet britannique N° 929.180, dans lequel on décrit un procédé de liaison d'une 35 matière thermoplastique à un mélange élastomère vulcanisable, procédé qui consiste à soumettre la surface de la matière thermoplastique à l'action d'un liquide capable de dissoudre la matière mais seulement à une température élevée, le liquide étant à une température à laquelle il est un solvant pour la 40 matière,et la durée de traitement étant calculée de manière que 69 06897 n 2006401 la surface, quand elle sera ultérieurement débarrassée du solvant, présente un aspect mat et blanc, à refroidir la matière pendant qu'elle est encore mouillée par ce liquide jusqu'à une température à laquelle ce liquide cesse d'être un 5 solvant de cette matière, à appliquer la surface de la matière thermoplastique ainsi traitée à la surface du mélange élastomère, et à soumettre l'ensemble à la pression à une température à laquelle 1'élastomère se vulcanise mais qui est inférieure au point de fusion de la matière thermoplastique. 10 Les perforations du crible, c'est-à-dire le réseau de trous, peuvent être réalisées aVant ou après la liaison des couches élastomère et plastique. Si le perçage se fait après la liaison, on peut faire passer la feuille composite après vulcanisation à travers une machine à poinçonner qui effectue 15 les perforations nécessaires dans la feuille composite. Si le perçage se fait avant la liaison, on peut perforer la feuille de matière plastique synthétique en pratiquant des trous à section Convergente, on recouvre ensuite cette feuille avec la matière élastomère non vulcanisée en ayant soin de faire 20 épouser par cette matière élastomère les parois des trous de la matière synthétique, on élimine la matière élastomère résiduelle, et on vulcanise la feuille composite de sorte qu'on obtient un crible dont les parois des perforations sont revêtues avec le caoutchouc vulcanisé. 25 Les exemples suivants, dans lesquels on utilise un mélange élastomère ayant une forte teneur en caoutchouc naturel pour constituer la couche d'usure résistant à l'abrasion, montreront bien comment l'invention peut être mise en oeuvre. EXEMPLE 1 : 30 On décape à l'aide d'un solvant une surface d'une feuille carrée de polypropylène ayant 6,35 mm d'épaisseur et environ 60 cm de côté, par le procédé décrit dans le brevet britannique N° 929.180 précité. Le traitement consiste à exposer la surface à de la vapeur de trichloréthylène à voie température supérieure 35 à 87°C et pendant une durée comprise entre 60 et 90 secondes. On recouvre la surface traitée d'une couche d'un mélange de caoutchouc non vulcanisé ayant environ 6,35 nm d'épaisseur et les mêmes dimensions que la feuille de polypropylène. On dispose la feuille composite ainsi formée entre deux plateaux 69 06897 5 2006401 en tôle d'acier polie d'une presse hydraulique de vulcanisation. On applique une pression à la fermeture de la presse qui est d'environ 1,18 kg/mm^ et on fait durcir la feuille composite pendant 45 minutes à 150°C. 5 Après cette opération, on constate que le caoutchouc est entièrement vulcanisé et solidement lié à la feuille de polypropylène. On fait passer la feuille composite à travers une poinçonneuse qui effectue des perforations ayant 25*4 mm de diamètre et espacées de 38,1 mm de centre à centre. 10 On installe le stratifié perforé résultant de caoutchouc et de matière plastique comme tamis de criblage dans un appareil de triage du coke et on constate qu'il remplit très efficacement le rôle de crible auquel on le destine. EXEMPLE 2 : 15 On perfore une feuille de polypropylène ayant les mêmes dimensions que dans l'exemple 1 en pratiquant des trous à section décroissante dont le diamètre minimum est de 38,1 mm, avant d'effectuer le décapage au solvant de la surface destinée à etre liée au caQutchouc, le décapage étant effectué dans les 20 mêmes conditions que dans l'exemple 1. On recouvre cette feuille avec le même mélange de caoutchouc non vulcanisé que dans l'exemple 1, et on façonne ce mélange de manière à revêtir les parois des perforations. On enlève le surplus du mélange et on installe la feuille composite dans une presse hydraulique, 25 le tout comme on l'a expliqué dans l'exemple 1. Cependant, dans ce cas, le plateau supérieur de la presse est équipé d'une matrice présentant les bossages en relief dont le nombre correspond à celui des perforations dans la feuille composite. On ferme la presse et on durcit le 30 composite comme on l'a décrit. Dans le crible ainsi obtenu, les parois des perforations sont entièrement revêtues avec du caoutchouc vulcanisé qui est solidement lié à ces parois. Les cribles selon l'invention ne sont pas uniquement 35 destinés au triage granulométrique de produits minéraux et similaires, mais peuvent également servir à trier d'autres matières ou produits. Par exemple* on peut trier efficacement certains aliments, tels que des pommes ou des pommes de terre, dans des conditions plus efficaces et avec davantage de sécu-40 rité, du fait que les cribles ne risquent pas d'être corrodés 69 06897 6 2006401 et de perdre des particules métalliques par abrasion, et que la matière composite présente des propriétés hygiéniques inhérentes. On peut également utiliser les cribles et tamis selon 5 l'invention en qualité de filtres pour débarrasser des liquides des particules solides qu'ils peuvent, contenir. Pour une tell® application, les perforations doivent etre beaucoup plus fines et le caractère flexible du tamis permet de nettoyer plus-aisément les perforations que dans le cas de matériaux plus rigides COPY 69 06897 7 2006401 REVENDICATIONS 1.- Crible caractérisé en ce qu'il comprend une couche élastomère et une couche de support formée d'une feuille d'une matière plastique synthétique, la surface d'usure du crible, 5 c'est-à-dire la surface qui reçoit la matière à tamiser, étant formée par une face de la couche élastomère, le crible présentant également un réseau de trous qui traversent les couches. 2.- Crible selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est un stratifié comprenant la feuille élastomère liée 10 à la couche de support. 3.- Crible selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé en ce que la couche élastomèrç est un mélange de caoutchouc naturel vulcanisé. 4.- Crible selon la revendication 1, 2 ou 3 * caractérisé '15 en ce que la couche de support est en polypropylène. 5.- Crible selon la revendication 1, 2 ou 3, caractérisé en ce que la couche de support est en chlorure de polyvinyle, en nylon ou en polyéthylène. 6.- Crible selon l'une quelconque des revendications 1 à 5 20 caractérisé en ce que la couche de support est renforcée à l'aide d'un tissu de verre ou d'une autre matière fibreuse. 7«- Crible selon l'une quelconque des revendications 1 à 6 caractérisé en ce que les parois des trous pratiqués dans la couche de support sont revêtues avec 1'élastomère vulcanisé. 25 8. Procédé de fabrication d'un crible, caractérisé en ce qu'il consiste à lier ou à fixer mécaniquement une couche d'une matière élastomère destinée à former la surface d'usure du crible à une feuille d'une matière plastique synthétique, cette feuille de matière plastique synthétique constituant la 30 couche de support du crible, des trous étant percés à travers les deux couches du tarais avant ou après leur jonction. 9.- Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que l'on perce les trous dans la couche de support, on dispose la matière élastomère non vulcanisée sur la couche de support, 35 on presse cette couche en position de sorte que les parois des trous de la couche de support se revêtent d'élastomère, puis on vulcanise la couche élastomère. 10.- A titre de produit industriel nouveau, un crible fabriqué par le procédé selon la revendication 8 ou 9- COPY