L'invention concerne un emballage pour denrées en forme de coquilles l'une étant posée sur 11 autre et interconnectées après la mise en place du contenu. L'introduction de la technique industrielle dans les ménages, tout particulièrement dans la conservation des denrées a eu pour conséquence la création de formes multiples dans la technique de conservation. Après le bocal à confitures, c'est la boîte en tôle en forme régulière géométrique qui est entré en vogue à un pourcentage croissant constamment. En énumérant les inconvénients résultant de l'utilisation de la boite en tôle il faut citer en première ligne le contingent considérable de matière ainsi que la nécessité de devoir disposer toujours d'un ouvre-boite. De surcroit, la forme géométrique précisée ci-dessus ne permet pas un réchauffement de la denrée conservée soit dans un rôtissoir ou sur un gril.De plus, les laques des boites laquées ne résistent pas aux tempitatures requises En cas de boites en fer-blanc à couvercle soudé à 1' étain l'étain se fond. Bnfin les espaces d'air relativement importants existant entre la denrée et la paroi de boite limitant l'espace g8ngnt la transmission uniforme et parfaite de la chaleur parce que les points de contact entre la denrée et la paroi de boite reçoivent la chaleur par conduction, et la denrée risque d'être brûlée localement tandis que les endroits se trouvant dans l'espace libre ne sont pas réchauffés suffisamment. Pour les plats préalablement préparés au four, on a utilisé des coquilles en feuille d'aluminium en forme de cuvettes plates, d'une épaisseur d'environ 80 microns. Ces coquilles métalliques que l'on fabrique dans beaucoup de cas avec une feuille d'aluminium laminée sont fermées par un couvercle plan en feuille métallique bordé sur la périphérie de la coquille. Ce couvercle n'est pas étanche à l'air de sorte que l'on ne peut pas considérer cet emballage apte à assurer une conservation parfaite L'inconvénient résultant de cette coquille vient de l'emploi d'une feuille métallique dlépaisseur relativement forte Cet emballage est coûteux et pour ouvrir l'en- veloppe il faut désassembler le bord, ce travail est peu aisé à faire à l'aide des doigts quand l'emballage est chaude.Par suite de l'épaisseur dc la feuille utilisée pour garantir la solidité il n'est pas facile de la percer à l'aide d'un couteau Ces coquilles se fabriquent en des formes géométriques déterminées et bien qu'il soit possible de les chauffer dans le four ou sur le gril, ce réchauffage n'est pas uniforme. De plus, il existe sur le marché des emballages en plastiques contenant des denrées préparées. La majorité de ces emballages portent une note précisant que le réchauff e- ment des denrées se fait préférablement par l'immersion de l'embal- lage plastique avec son contenu dans l'eau chaude ou bouillante. Mais, en utilisant ce procédé il n'est pas possible d'obtenir un plat grillé par exemple un plat de viande pré-r8tie9 qui Kit un gout identique à celui d'un plat préparé récemment. L'immersion dans l'eau chaude altère le gout par suite des températures beaucoup trop basses. De tels emballages ne sont donc pas susceptibles de satisfaire aux conditions imposées pour le grillage ou la cuisson dans le four. L'invention a donc pour objet d'envelopper des plats préparés en particulier des plats de viande ou de poisson pré-ratis préférablement des plats se composant d'une seule denrée ou de plusieurs denrée à l'aide d'une feuille métallique mince de façon que la feuille se colle à peu près à toute la surface du produit emballé pour former un récipient de chauffage ou de cuisson et obtenir une denrée prête à être consommée. Pour résoudre ce problème l'invention concerne un emballage prémoulé à double coquille en feuille métalli- que reliées l'une à l'autre par des faces de contact périphériques, emballage caractérisée en ce que les coquilles s'adaptent à la forme et au contenu de la denrée de consommation par estampage à plisse ment de façon que la majeure partie des coquilles soit en ét,1it contact avec la denrée. L'invention est illustrée sur les dessins ci-joints dans lesquels : - la figure 1 est une section de l'em- ballage contenant une rissole, - la figure 2 est une vtw de dessus de la figure i > - la figure 3 est une section de l'emballage d'une rissole avec des demi-coquilles inégales; - la figure 4 est une vue de dessus de la figure 3; - la figure 5 est une vue de dessus de l'emballage conforme aux figures 3 et 4, enveloppé dans une feuille élastique, - la figure 6 est une section de l'emballage conforme à la figure 5; la figure 7 est une section d'un emballage d'une c8telette;; - la figure 8 est une vue de dessus de la figure 7. Un mode de réalisation pratique de la présente invention utilise une feuille métallique d'aluminium d'épaisseur d'environ 20 à 40 microns Cette feuille est estampée par le procédé de formage à plissement où des fronces se produisent quand on adapte une feuille lisse à un corps de forme inégale à trois dimensions. Ces fronces ne genent pas du tout la conduction de la chaleur mais elles contribuent favorablement à la stabilité du produit à emballer du fait du moment de résistance élevé de l'emballage. La conduction de chaleur n'est pas gênée du fait qu'à côté des fronces à double section transversale il se produit des aires n'ayant que l'épaisseur de feuille simple et ayant, par conséquent, une conductibilité de chaleur excellente. Pour des plats ayant la forme ronde, comme les rissoles 1 ou les rôtis roulés la coquille supérieure 2 et la coquille inférieure 3 peuvent être de forme identique ou à peu près identique. Les bords ou les brides 4 des coquilles sont matés ou scellés l'un à l'autre et la-double bride formée de cette façon peut être rabattue sur la face extérieure de 1 emballage fini pour que l'emballage prenne la forme la plus adaptée, comme on l'a représenté sur la figure 1. POur que l'on puisse obtenir une con- servation longue à l'aide de l'emballage, il est possible d'enrober l'emballage entier, y compris le contenu préparé, d'une feuille élastique conformément aux figures 5 et 6. On met le plat scellé dans l'enveloppe, dans une peau en plastique 5 et on y applique un joint de scellement 6 par le procédé à vide bien connu. Ceci est la méthode pour stocker pendant longtemps de tels emballages avec leur contenu à l'aide d' une feuille élastique. Les figures 7 et 8 montrent un emballage à côtelettes conforme à l1invention les coquilles inférieure et supérieure ayant une forme différente. Les emballages conformes à l'objet de l'invention présentent des avantages considérables par rapport aux moyens d'emballage classiques. La feuille métallique utilisée à une épaisseur de 20 à 40 microns. Cette épaisseur permet à l'en veloppe d'emballage de se conformer à des formes de consommation de plats préparés, c'est-à-dire à peu près à tous les contours existants. Le chauffage des plats préparés individuels pourra être effectué sur une source de chaleur quelcon que aussi bien sur le gril que dans un four ou sur plaque chauffante étant donné que la transmission de chaleur intense est assurée par la feuille mince et par l'application de ce conducteur de chaleur à la majeure partie de la surface du contenu de l'emballage. Par suite du temps de préparation très court pour obtenir un plat prêt à titre consommé, un tel plat ne diffère pas d'un plat fraîchement préparé. Bien entendu, l'invention n'est pas imitée aux exemples de réalisation ci-dessus décrits et représentés partir desquels on pourra prévoir d'autres modes et d'autres formes de réalisation, sans pour cela sortir du cadre de l'invention. REVEliDICAvIONS 10) Emballage prémoulé à double coquille en métal laminé pour denrées préparées ces coquilles étant reliées par des faces de contact ménagées sur leur bord, emballage caractérisé en ce que les coquilles sont formées par estampage à plissement, à la forme et à la surface du produit de consommation de façon que la majeure partie des surfaces des coquilles se trouve en contact étroit avec la denrée emballée. 20) Emballage prémoulé à double coquille conforme à la revendication lS caractérisé en ce que la feuille métallique a une épaisseur de 20 à 40 microns. 3o) Emballage prémoulé à double coquille conforte aux revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les bords réunis sont rabattus sur les corps de coquilles, notamment après le matage et le scellement de ces bords. 40) Emballage prémoulé à double coquille conforme à l'une quelconque des revendications de 1 à 3, caractérisé en ce qu'il y a une enveloppe élastique mise en supplément autour de 1'enveloppe d'emballage.