La présente inventicfy a pour objet un im..itériau d'é- tanchéité et/ou d'insonorisation en feuille, destiné plus parti- culièrement à une utilisation dans des milieux agressifs, chimi- ques ou biologiques, et en particulier dans une ambiance soumise aux polluants atmosphériques tels que acides, bases, solvants et toutes émanations pouvant être de manière geénérale rejetés sur une toiture. En raison des diverses émanations gazeuses, liqui- des-ou solides, rejetées dans l'atmosphère de manière-continue ou accidentelle, on rencontre partout de gros problèmes en ce qui concerne les étanchéités des toitures. Les feuilles d'étanchéité bitumineuses simples sont fortement agressées par des rejets de solvants aromatiques ou chlorés pouvant résulter de nombreux procédés industriels, l'at- taque s'opérant par dissolution progressive du bitume. Par ail- leurs, les rejets oxydants (gaz sulfureux, acides divers) amènent rapidement une fragilisation du bitume et il est en conséquence nécessaire de refaire fréquemment l'étanchéité de surface. Les feuilles d'étanchéité bitumineuses recouvertes d'une feuille d'aluminium sont elles aussi rapidement agressées par les émanations de gaz sulfureux ainsi que par les émanations alcalines ou acides. On a déjà proposé des produits de protection du bi- tume capables d'assurer la continuité de cette protection en cas d'agression corrosive, par exemple de l'acier inoxydable en feuille. Toutefois, l'acier inoxydable est de coût très élevé et il présente une rigidité très importante. On a également proposé duE rmnbtanes plastiques protectrices qui sont toutefois de mise en oeuvre très délicate sur un chantier. Elles comportent en outre des plastifiants qui tendent à migrer en surface et à créer une couche poisseuse accrochant les poussières. La présente invention a pour objet de pallier les divers inconvénients des membranes connues. Ce résultat est obtenu conformément à l'invention en proposant une membrane composite souple d'étanchéité et/ou d'insonorisation, du type comprenant une sous-couche bitumineuse recouverte d'une couche protectrice résistant aux intempéries et aux divers polluants atmosphériques, chimiques ou biologiques, caractériséaen ce que la couche protectrice consiste essentiel- lement en une feuille continue d'une matière synthétique préala- blement stabilisée au regard de toute rétractation possible. On'a en effet été conduit à penser que l'association d'une feuille plastique, exempte de plastifiants et résistant aux agents agressifs, et d'une feuille d'étanchéité bitumineuse permettrait de réaliser un complexe parfaitement résistant aux diverses agressions extérieures, tout en restant applicable en toiture selon les moyens de mise en oeuvre traditionnels en la matière. Cependant, les feuilles plastiques subissent en cours de fabrication de la feuille d'étanchéité un choc thermi- que, et tendent en conséquence à se rétracter considérablement lors de leur mise en oeuvre, par un phénomène de reptation. Il s'ensuit des discontinuités dans la couche de protection et des risques de tension en bout des lés posés. Conformément à l'invention, telle que définie ci- dessus, la feuille plastique doit donc être stabilisée vis à vis de cette rétractation prenant naissance lors de la mise en oeuvre. On pourrait envisager de stabiliser la feuille plas- tique par contrecollage sur un support rigide, tel que par exem- ple un mat de verre ou un feutre d'amiante. Cependant il y a des risques d'incompatibilité entre là sous-couche bitumineuse et la colle utilisée pour cette opération. D'autre part on risque la présence d'occlusions d'air sous la feuille plastique, ce qui peut entraîner des cloques ou des pustules. Conformément à une autre caractéristique de l'inven- tion, la feuille plastique sera contrecollée à l'aide d'une colle réactive sur un support continu, ladite colle réactive devant être bien entendu parfaitement compatible avec les deux éléments du contrecollage, à savoir le film plastique et son support. Le support continu évite le contact direct entre la colle et le bi- tume, et donc les phénomènes d'incompatibilité précités. De manière préférentielle et avantageuse, le support de contrecollage sera constitué d'une feuille métallique, de pré- férence de l'aluminium et aura une épaisseur pouvant varier par exemple et non limitativement de 9 à 200 microns, plus particuliè- rement de 20 à 80 microns. Un procédé pour le contrecollage de la feuille plastique sur son support peut être par exemple le suivant: - enduction du support par une colle réactive sol- vantée; - évaporation du solvant dans un four - application du film plastique par calandrage à température ambiante afin d'éviter que celui-ci ne se déforme, la liaison obtenue étant supérieu- re à la cohésion propre des feuilles plastiques. On pourra utiliser tous les films synthétiques ther- moplastiques, élastomères pour cette application, pour autant qu'ils répondent.aux exigences de protection vis à vis des agres- sions atmosphériques. De manière avantageuse on utilisera un film de polyhalogénure de vinyle de faible épaisseur, par exemple com- prise entre 10 et 100 microns. Avantageusement le film aura une épaisseur optimale de 37,5 microns. Il devra être déformable, résistant aux agres- sions atmosphériques et chimiquement inerte, pigmenté dans la mas- se sans plastifiants. En raison des techniques traditionnelles propres au domaine de l'étanchéité, le complexe ainsi formé est gaufré ou embouti afin de réduire les zones de dilatation et de contrac- tion à des parties élémentaires avant d'être enduit de bitume, armé ou non, par les méthodes habituelles de fabrication des chapes bitumineuses. On a pu vérifier expérimentalement la stabilité du complexe sur une chape ainsi réalisée en soumettant celui-ci à un cycle thermique donné, montrant qu'après ces diverses pha- ses il n'y a ni allongement ni contraction du complexe. L'ensemble ainsi réalisé peut être collé à bain de bitume sur tout support apte à recevoir une étanchéité et ap- prêté selon les méthodes conventionnelles. Dans la pratique, on ménagera une zone non recouver- te par le complexe film-support sur un bord de chaque lé, qui servira au recouvrement latéral par le lé adjacent et ainsi de suite. Pour éviter que le bitume de collage ne vienne polluer le complexe des lés adjacents, ces derniers seront avan- tageusement enduits d'eau savonneuse, jusqu'a la limite du col- lage, le bitume ayant débordé pouvant alors être décollé du film plastique sans détériorer celui-ci. Les chants en bout de lés seront protégés soit par une peinture résistante aux agressions chimiques, de type polyuréthane par exemple, soit par des bandes autoadhésives du complexe décrit ci-dessus, ou encore par tout autre moyen approprié. On réalise ainsi une chape d'étanchéité réali- sant les divers avantages suivants: - - le bitume d'étanchéité est protégé contre les diverses agressions atmosphériques; - la protection est à la fois durable et esthé- tique, s'intégrant à l'architecture du bâtiment et du site; - la mise en oeuvre est aisée et il n'y a pas de risques de déchirures ou de chocs poinçonnants; - le complexe peut s'adapter à toutes les varia- tions dimensionnelles de la structure porteuse; - la surface externe est nettoyable, et même quasiment auto-nettoyante sous la seule action des eaux de pluie; - l'ensemble est résistant au feu en raison de la couche support métallique, mais on peut en outre si on le dé- sire utiliser un film plastique ignifuge. L'ensemble du produit comportant la sous-couche bitumineuse et le complexe support-film peut être enduit sur sa face inférieure de produit adhésif en couche mince ou épaisse, pouvant varier de quelques microns à quelques millimètres, avec ou sans àrmature, ce qui permet son emploi dans des zones o lors de la mise en oeuvre une flamme pourrait dégrader le film plastique, ou encore lorsque l'on ne peut travailler avec les techniques habituelles du bitume fondu. Pour ce type d'applications, le produit adhésif sera protégé à l'aide d'un complexe papier-polyéthylène crêpé siliconé à retirer lors de la mise en oeuvre. Le gaufrage apportant une capacité d'allonge- ment sans tension importante, le produit pourra servir au pontage des fissures, à l'habillage des cheminées, noues, solives ou autres émergences, et à réaliser une étanchéité de couverture esthétique sans peinture ni enduit-. En outré, le produit selon l'invention peut égale- ment être utilisé comme plaque d'insonorisation dans des éléments de machines ou de constructions soumis à des atmosphères agres- sives. Enfin, on ne sortira pas du cadre de l'invention en réa-lisant le complexe du film plastique et de son support par des techniques équivalentes au contrecollage. Ainsi ce complexe pourra être réalisé par extrusion, enduction de plastisols ou autre projection avant polymérisation sur le support métallique, l'épaisseur du film obtenu pouvant varier entre 1 et 500 microns REVENDICATIONS. 1. Membrane composite souple d'étanchéité et/ou d'insonorisation du type comprenant une sous-couche bitumineuse recouverte d'une couche protectrice résistant aux intempéries et aux divers polluants atmosphériques, chimiques ou biologiques, caractérisée en ce que la couche protectrice consiste essentiel- lement en une feuille continue d'une matière synthétique préala- blement stabilisée au regard de toute rétractation possible. 2. Membrane composite selon la revendication 1, caractérisée en.ce que la feuille de matière synthétique est sta- bilisée sur une feuille métallique par un procédé choisi dans le groupe comportant le contrecollage, l'extrusion, l'enduction de la feuille métallique de plastisols ou toute méthode par projection. 3. Membrane composite selon la revendication 2, carac- térisée en ce que la feuille métallique est une feuille d'alumi- nium. 4. Membrane composite selon l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractérisée en ce que l'ensemble feuille- support est gaufré.- 5. Membrane composite selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que la feuille de matiè- re synthétique est en polyhalogénure de vinyle. 6. Membrane composite selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que la feuille de matière synthétique a une épaisseur comprise entre 10 et 100 microns, de préférence 37,5 microns. 7. Membrane composite selon l'une quelconque des revendications 2 à 6,'caractérisée en ce que la feuille métalli- que a une épaisseur comprise entre 9 et 200 microns, de préféren- ce entre 40 et 80 microns. 8. Membrane composite selon l'une quelconque des revendications 2 à 7, caractérisée en ce que la feuille en matière synthétique est contrecollée sur la feuille métallique par une colle réactive. 9. Membrane compositeselon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisée en ce que la sous-couche bitu- mineuse est munie sur sa face inférieure d'une couche la rendant auto-adhésive, ladite couche adhésive étant protégée par un com- plexe détachable.__ Sept pages de description certifiées confores / / ! / !/ / / /1 Par procuration de: Société SOPPEMA S.A. CABINET ARBCUSSE BASTIDE.