L'invention a pour objet un procédé permettant d'aXé- nager ou de renforcer les zones transmettant les forcespar introduction de matériaux dans une zone d'un élément de cpnstruction destinée à transmettre localement ces forces. De telles zones doivent entre plus particulièrement aménagées dans le cas des constructions légères lorsqu'il faut augmenter localement les sections droites-des matériaux afin que les compressions et les tensions demeurent au-dessous des valeurs critiques, les tensions devant entre transmises d une manière uniforme dans la masse environnante de l'élément de construction, tandis que la forme géométrique doit être conservée intégralement à l'encontre de toutes les sollicitations possibles.par des appuis appropriés, et cela plus particulièrement dans le cas des coffrages à plusieurs faces ou coquilles, c'est-a-dire, des constructions dites en sandwich. L'invention couvre l'introduction de matériaux de liaison très résistants en un point approprié d'un élément de construction moulé d'un seul côté ou sur plusieurs côtés et cela de manière à supprimer la concentration des tensions produites par l'application locale des forces. L'invention permet d'arriver à ce résultat en introduisant, sous forme de corps de révolution,de tels matériaux de liaisontconstitués par des cordons de fibres de renforcement imprégnées,à l'intérieur de l'élément de construction. On perce, à cet effet, une ouverture permettant d'aménager la zone de transmission des forces et on fait pénétrer dans cette ouverture une broche portant une douille, de préférence amovible, ou bien une pointe. On va maintenant décrire l'invention en se référant aux dessins ci-joints représentant en coupe en fig. 1, l'application du procédé pour en faire apparaitre certaines particularités; en figs. 2 et 3, deux zones de transmission des forces établies conformément à l'invention. On introduit dans l'ouverture 1 représentée en fig. 1 qui est ménagée dans les deux faces du coffrage 7 et 8, une broche t' terminée par une douille 2, ou bien par une pointe, pénétrant exactement dans l'ouverture 1. On utilise une ouverture auxiliaire3pour introduire un cordon 4 de fibres de renforcement imprégnées de liant, ce cordon étant alors appli qué sur la broche 1', ou bien sur sa douille 2 ou sur sa pointe. En faisant tourner la broche 1', il se forme autour de la broche 1', de sa douille ou de sa pointe, une bobine 5 constituée par le cordon de fibres (fig. 1). On peut à l'aide d'un fil terminé par une cosse ou un oeillet de guidage 6 et que l'on introduit également dans l'ouverture auxiliaire 3, assurer l'enroulement désiré symétrique de cette bobine 5. Celle-ci est assujettie par les forces appliquées au coffrage convenablement préparé à cet effet et en devient solidaire sous l'effet de la prise du liant formant matériau de liaison. On peut retirer la broche 1' lorsque l'enroulement de la bobine est terminé. La douille 2 ou la pointe demeure en place dans l'ouverture 1 jusqu'au durcissement final de la bobine 5 du cordon de fibres. On peut retirer alors cette douille ou cette pointe ou bien, lui laisser former, dans le cas d'une liaison assurée par les forces appliquées et par ltencastrement avec la bobine, une partie active de la zone de transmission des forces. Des zones de transmission des forces établies d'une manière analogue à celle décrite, sont obtenues en général au cours de la formation de l'élément de construction, étant donné que l'introduction ultérieure des matériaux supplémentaires correspondrait à une atteinte sérieuse à l'ensemble porteur en nécessitant un accès par les deux côtés, ou bien, en modifiant d'une manière indésirable le profil extérieur de l'élément. Le procédé d'aménagement décrit permet, d'obtenir une construction susceptible de s'adapter à toutes les conditions locales géométriques et de distribution des forces, construction qui est particulièrement intéressante dans le cas d'éléments de construction coulés- avec un ou plusieurs coffrages ou coquilles Cfigs. 2 et 3) ou de constructions établies avec des matières synthétiques renforcées par des fibres, le procédé étant d'ailleurs applicable avantageusement aussi lorsquton utilise d'autres matériaux. REVENI)ICTIONS 1. Procédé pour aménager ou renforcer les zones de transmission-de forces, caractérisé par l'introduction dbnas- tériau de liaison constitué par des cordons de fibres de renforcement imprégnées par un liant, à l'intérieur d'un élément de construction pour.y former un corps de révolution. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que l'introduction du matériau de liaison se fait par un seul côté. 3. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que l'introduction du matériau de liaison se fait en conservant le profil extérieur de l'élément ou de son coffrage. 4. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que l'introduction du matériau de liaison se fait après achèvement de l'élément de construction local de celui-ci. 5. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que l'introduction du matériau de liaison se fait sur une portion de la masse de l'élément de construction qui est plus importante que celle qui doit être modifiée pour permettre cette introduction. 6. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que l'on perce une ouverture dans la zone de transmission des forces et qu'on fait pnétrer dans cette zone une broche ou bien une douille ou une pointe portée par une telle broche. 7. Procédé suivant la revendication 5, caractérisé par le fait que l'on ménage au voisinage de cette première ouverture une ouverture auxiliaire dans laquelle on introduit un cordon de fibres imprégné par un liant, cordon qui s'applique sur la broche ou sur la douille ou pointe, portée par celle-ci, de telle sorte que la rotation imposée à la broche détermine la formation d'une bobine constituée par le cordon enroulé autour de la broche, de la douille ou de la pointe. 8. Procédé suivant la revendication 6, caractérisé par le fait que l'on enfonce dansvltouverture auxiliaire un fil terminé par une cosse ou un oeillet pour guider le cordons 9.Procédé suivant la revendication 6, caractérisé par le fait que l'on retire la broche après formation de la bobine et qu'on laisse en place la douille ou la pointe, soit d'une manière définitive, soit seulement jusqu'à l'assu jettissement de la bobine dans l'ouverture mentionnée en premier lieu, assujettisement détermine par la prise du liant. 100 Procédé suivant la revendication 9, caractérisé par le fait qu'on pratique au pourtour de la douille ou de la pointe une gorge, par laquelle la douille ou bien la pointe est axialement réunie avec la bobine solidifiée, constituée par le cordon enroulé autour de la douille ou de la pointe.