L'invention a trait à un dispositif de sécurité pour l'allumage des gaz combustibles évacués par une torche. De.nombreux modèles d'allumeurs pour torches ont été proposés jusqu'ici; ils peuvent être classés soit parmi les dispositifs à action thermique directe, soit parmi les ins- tallations comprenant une veilleuse pilote, elle-même mise à feu à l'aide d'un des dispositifs de la classe précédente. Pour les dispositifs d'allumage à action thermique directe, le passage d'un courant électrique est généralement utilisé afin de porter un corps solide, par effet joule, ou un volume de gaz, par étincelage entre deux électrodes, à une température supérieure à la température d'inflammation du gaz évacué par la torche. Des résistances électriques usuelles ne peuvent pas être continuellement exposées aux flammes de la torche o elles seraient soumises à une abrasion et une corrosion actives et pour cela détériorées très rapidement. Lorsque de telles résistances sont employées, elles sont montées sur un méca- nisme destiné à les retirer de l'espace occupé par la flamme dès que l'allumage a été réalisé. Les électrodes des éclateurs sont, elles aussi, sensibles à l'abrasion, à la corrosion ou à l'oxydation et aux dépôts de noir de carbone et autres déchets solides d'une combustion incomplète. Afin de pallier les effets de l'abra- sion et de la corrosion des électrodes, il a été imaginé des mécanismes chargés de maintenir l'écartement des extrémités des électrodes à la distance optimale d'éclatement de l'arc électrique; malgré les perfectionnements qui y ont été apportés, ces mécanismes restent fragiles dans les conditions très difficiles qui sont celles du milieu entourant l'orifice d'une torche en cours de fonctionnement. Le brevet US no 4.147.493 de STRAITZ III décrit un dispositif permettant de déplacer un éclateur et ses moyens de contrôle entre une position d'allumage et une position de retrait hors de la zone entourant l'orifice de la torche. L'installation, ainsi décrite, est complexe, et,en position de retrait, si la torche est éteinte, la sécurité n'est plus exactement assurée puisque pour être efficace l'allumeur doit être ramené à sa position d'allumage proche de l'orifice de la torche et puisque cette manoeuvre ne peut pas être instantanée. Les divers types d'allumeurs par action thermique directe provoquent un allumage immédiat de la torche si l'émission de gaz-est considérable, par contre si le volume évacué est faible par rapport au débit optimal pour lequel la torche a été prévue, et suivant l'état de turbulence de l'atmosphère, malgré une multiplication des dispositifs autour de l'orifice de la torche, on peut observer un délai appré- ciable avant la mise à feu effective. Les allumeurs comprenant une veilleuse pilote sont très largement utilisés. Il est en effet reconnu que l'allu- mage d'une torche au moyen d'une veilleuse à gaz est pratique- ment assuré quelle que soit l'importance de l'émission de gaz de rejet et quelle que soit l'orientation et la force du vent et des turbulences atmosphériques qui en sont la manifesta- tion. De plus, lorsque la composition des gaz à évacuer et à détruire est telle que des conditions rigoureuses de sécurité doivent être respectées, par exemple une teneur importante en H2S, il est indispensable de disposer au moins d'une veilleuse permanente alimentée avec un gaz combustible auxiliaire. Sur les torches importantes, on dispose au moins deux veilleuses, d'axes symétriques par rapport à l'axe de la torche, dans le plan vertical du vent dominant; pour plus de sécurité et pour parer à tout imprévu, on met généralement en place quatre veilleuses dont deux dans le plan du vent domi- nant et deux dans le plan perpendiculaire. Les brevets US no 2.460.016, KUHN - US n0 2.869.631, ZINK - US no 3.537. 091, RODMAN et al - US no 3.816.059,STRAITZ décrivent de telles installations L'alimentation de deux ou quatre veilleuses en gaz combustible auxiliaire représente une dépense journalière importante, considérée jusqu'à ce jour comme le prix d'une assurance indispensable. Une installation de torche, selon l'invention, permet de pallier ces difficultés en disposant dans le prolongement de chaque veilleuse un corps solide à volant thermique impor- tant, muni de moyens pour le maintenir à une température nota- blement supérieure à la température d'allumage du gaz de veilleuse, la veilleuse étant située à l'extrémité d'une conduite d'alimentation munie d'une vanne dont l'ouverture est commandée soit par la détection d'un débit à la torche, soit par la détection d'une chute de température du corps solide. Un dispositif de sécurité, selon l'invention, pour l'allumage de gaz combustibles évacués par l'orifice d'un conduit de torche (1), comprenant une veilleuse (8) dont l'ajutage (9) débouche proche de l'orifice de la torche (1), cette veilleuse (8), munie d'un moyen de mise à feu (11), étant reliée par une conduite d'alimentation (10) à une source de gaz combustible auxiliaire, est caractérisé en ce que le moyen de mise à feu (11) de la veilleuse (8) comprend un corps solide (12) situé dans le prolongement de l'ajutage de la veilleuse (8), ce corps solide (12) muni de moyens de chauffage pour le porter et le maintenir à une température d'au moins 800'C, et constituant un volant thermique tel que la diminu- tion de sa température de surface, consécutive à l'arrêt du moyen de chauffage, est inférieure à 500C par minute dans la plage de 7000 à 10000C, et en ce que la canalisation condui- sant à la veilleuse est pourvue d'une vanne (19) d'alimenta- tion comportant une position d'ouverture et une position de fermeture, ces positions d'ouverture et de fermeture étant commandées par un mécanisme (20) relié par un premier système d'asservissement (21) à un détecteur d'arrivée de gaz à brûler (22) dans le conduit de la torche (1) tel que la détection d'un débit de gaz dans le conduit de torche commande la position d'ouverture de la vanne et que la détection de la cessation de ce débit commande la position de fermeture de la vanne et par un second système d'asservissement (23) à un détecteur de la température (24) du corps solide (12) tel qu'un abaissement de cette température au- dessous de 800'C commande la position d'ouverture de la vanne, et une éléva- tion de la température du corps solide au-dessus de 1200'C commande la fermeture de la vanne. Un corps solide (12) constituant un volant thermique suffisant est confectionné avec un matériau de chaleur massique importante, composé d'éléments de chaleur spécifique élevée tels que le carbone, le silicium, le bore et le titane, et choisi plus particulièrement parmi les oxydes et les carbures, les silicates ou les silico - aluminates de ces éléments. Afin d'obtenir une sécurité supplémentaire, dans certains dispositifs, le mécanisme (20) de commande de la vanne (19) d'alimentation de la veilleuse est relié par un troisième système d'asservissement (28) à un détecteur (27) d'arrêt du moyen de chauffage tel que la détection de cet arrêt commande l'ouverture de cette vanne d'alimentation. Lorsque l'installation de torche est envisagée sur un site o l'accès permanent à une source de gaz combus- tible est assuré, ce gaz combustible peut être utilisé pour le chauffage du corps solide (12). Dans ces réalisations, les moyens de chauffage dont est muni le corps solide (12) sont constitués par au moins un brûleur (15) pénétrant par un orifice (16) dans une cavité (13) intérieure au corps solide (12), cavité dans laquelle ledit brûleur débouche, cette cavité communiquant en outre avec le milieu extérieur au corps solide par au moins un orifice pour l'échappement des gaz de combustion, le brûleur (15) étant connecté à une source de gaz combustible, notamment à la source de gaz combustible à laquelle est reliée la veilleuse. Lorsque, sur le site de l'installation de torche, l'accès permanent à une source de gaz combustible n'est pas possible, des dispositions peuvent être prises pour le stockage d'une certaine quantité d'un tel gaz et ainsi on peut encore utiliser comme moyen de chauffage un brûleur à gaz. - Lorsque le stockage d'une quantité suffisante de gaz combustible n'est pas possible, notamment pour des raisons d'encombrement, o encore lorsque le renouvellement du stock peut poser des problèmes, les moyens de chauffage dont est muni le corps solide (12) sont constitués par une résistance électrique (25) logée dans une cavité (13) intérieure au corps solide (12). Cette cavité (13) communique avec le milieu extérieur au corps solide par au moins un orifice par lequel passent des conducteurs électriques (26) reliant les extrémités de la résistance (25) aux bornes d'une source de courant électrique. Cette résistance (25) est faite d'un matériau résistant à la corrosion à des températures de 8000C à 12000C, elle est associée à un régulateur de puissance tel qu'une augmentation de la température de la résistance électrique provoque une diminution de la puissance disponible de façon que la température de la résistance (25) ne dépasse pas la valeur maximale d'utilisation. Dans les mêmes conditions, suivant un mode préfé- rentiel de réalisation, les moyens de chauffage dont est muni le corps solide (12) sont constitués par une résistance électrique (25) logée dans une cavité (13) intérieure au corps solide (12), cette cavité (13) communiquant avec le milieu extérieur au corps solide par au moins un orifice par lequel passent des conducteurs électriques (26) reliant les extrémités de la résistance (25) aux bornes d'une source de courant électrique. Cette résistance est faite d'un matériau résistant à la corrosion à des températures de 800'C à 12000C, pour lequel la résistivité est fonction décroissante de la température jusqu'à une valeur minimale correspondant à une valeur déterminée de la température dans l'intervalle de 8000C à 12000C et fonction croissante de la température au- delà de cette valeur déterminée de la température. Suivant d'autres modes de réalisation, les moyens de chauffage dont est muni le corps solide consistent dans le corps solide lui-même, constitué d'un matériau de la classe des matériaux pour lesquels la résistivité est fonction décroissante de la température jusqu'à une valeur minimale correspondant à une valeur déterminée de la-température de l'intervalle 8000 à 12000C et fonction croissante de la température au-delà de cette valeur déterminée de la tempéra- ture, ce corps solide comportant deux points distincts dont chacun est relié par un conducteur à une borne d'une source de courant électrique. Dans les installations o une garantie supplémen- taire d'allumage de la torche est recherchée, le dispositif d'allumage comprend une seconde veilleuse (29) dont l'ajutage (30) débouche proche du dispositif d'allumage (12) de la première veilleuse (8), parallèlement à l'axe de cette première veilleuse (8), cette seconde veilleuse (29) étant reliée par une conduite d'alimentation (31) à une prise de gaz (32) dans le conduit de torche (1>. Dans les diverses réalisations, afin de minimiser les effets de la corrosion sur les différentes pièces du dispositif d'allumage, le corps solide (12) ensemble avec ses moyens de chauffage (14) est monté sur un dispositif tel que ce corps solide (12) est déplaçable d'une première position dans le prolongement de l'ajutage (9) d'une veilleuse (8) à une seconde position à l'écart du prolongement dudit ajutage (9), ce dispositif étant muni de moyens pour situer le corps solide dans la première position lorsque la vanne d'alimenta- tion (19) de la veilleuse (8) est fermée et pour le situer dans la seconde position lorsque la vanne d'alimentation de la veilleuse est ouverte. Dans les divers modes-de réalisation, de façon préférentielle, le corps solide est fait de carbure de silicium ou de particules de carbure de silicium agglomérées ou frittées et soumises à un traitement thermique, nécessaire pour donner au corps solide une rigidité suffisante. L'invention sera mieux comprise dans la description suivante, donnée à titre non limitatif, de différentes formes de réalisation illustrées par-les figures jointes - Figure-l: - Figure 2: Figure 3: - Figure 4: - Figure 5: - Figure 6: Vue en élévation d'une torche munie d'une veilleuse avec dispositif de mise à feu comportant un brûleur. Section longitudinale d'un dispositif de mise à feu avec brûleur. Section transversale d'un dispositif de mise à feu selon la figure 2. Vue en élévation d'une torche munie d'une veilleuse avec dispositif de mise à feu comportant une résistance électrique. Section longitudinale d'un dispositif de mise à feu comportant une résistance électrique. Section transversale du dispositif selon la figure 5. - Figure 7: Section longitudinale d'un dispositif de mise à feu constitué par une résistance électrique. - Figure 8: Section transversale du dispositif selon la figure 7. 5. - Figure 9: Vue d'une résistance électrique en forme de U. - Figure 10 Vue en élévation d'une torche, munie d'une veilleuse, avec dispositif de mise à feu compor- tant une résistance électrique, avec une sûreté commandée par un détecteur d'interruption d'ali- mentation de la résistance. - Figure i Vue en élévation d'une torche, selon la figure , comportant en outre une seconde veilleuse reliée par un conduit d'alimentation à une prise de gaz dans le conduit de torche. En se référant à la figure 1, on trouve, représenté schématiquement, un conduit de torche (1), ici vertical mais pouvant être incliné et éventuellement horizontal, pour les différents usages à terre et en mer. Le conduit de torche (1) est relié à une source de gaz sous pression, non figurée, par un conduit (2) muni d'une vanne de décharge (3). La vanne (3) est située à une distance suffisante du conduit de torche (1), ce qui est signalé par l'indication (2a), pour que la détente des gaz s'effectue en majeure partie avant l'arrivée dans le conduit de torche (1). Le conduit de torche (1) est généralement prolongé par une bague annulaire tronconique (4) débouchant dans l'atmosphère par une ouverture (5) de section inférieure à la section du conduit (1). Cette bague annulaire (4) est assez généralement percée d'ouvertures (6) régulièrement réparties sur son contour, dites ouvertures de rétention de flamme. Le conduit de torche (1) est muni d'un dispositif d'allumage (7) comportant une veilleuse (8), constituée par un ajutage (9) par lequel une conduite d'alimentation (10), reliée à une source de gaz combustible auxiliaire non figurée, débouche proche de l'orifice (5) du conduit de torche (1). Sur la figure 1, ainsi que sur les figures 4 et 10, un seul dispositif d'allumage (7) est représenté. Dans les différentes réalisations, le nombre de dispositifs d'allumage (7) et leur répartition autour du conduit de torche (1) sont déterminés à la fois par l'importance de la section du conduit (1) et par les données statistiques sur l'orientation et la vitesse des vents sur le site o la torche sera ins- tallée. Suivant l'orientation et la vitesse des vents, les torches importantes prévues pour l'évacuation de débits supérieurs à un million de mètres cubes par jour sont géné- ralement munies de quatre veilleuses régulièrement espacées autour du conduit de torche. La veilleuse (8) est munie d'un moyen de mise à feu (11) comprenant principalement un corps solide (12) situé dans le prolongement, à quelques décimètres de l'ouverture de l'ajutage (9>, et de préférence suffisamment déporté par rapport à l'axe de cet ajutage (9) pour être en contact seulement avec la partie périphérique de la flamme lorsque celle-ci est allumée. Ce corps solide (12), sur la figure 1 et sur la figure 4, a la forme d'un conduit cylindrique vu en bout. Ce corps solide a pour caractéristique de constituer un volant thermique important, tel que la diminution de la température de surface, consécutive à un arrêt du moyen de chauffage, est inférieure à 500C par minute dans la plage de 7000C à 12000C. Le corps cylindrique (12) représenté horizontal sur la figure 1 peut être disposé incliné et éventuellement vertical, notamment lorsque le moyen de chauffage est constitué par un brûleur à gaz. Comme la masse de ce corps ne saurait excéder quelques kilos, il est indispensable qu'il soit fait d'un matériau de chaleur massique importante et pour cela qu'il soit composé, pour une part notable, d'éléments à chaleur spécifique élevée tels que le carbone, le silicium ou le bore. Un tel matériau peut être avantageusement choisi parmi les oxydes, les carbures, les silicates ou les silico-aluminates de ces éléments. Ce matériau doit aussi présenter une résistance élevée tant à l'abrasion par les particules solides trans- portées par le gaz combustible auxiliaire sous pression qu'à la corrosion dans un milieu pouvant être soit oxydant, soit réducteur à des températures de l'ordre de 10000C. Ce matériau doit enfin tenir compte de l'agressivité particulière de certains constituants, en pourcentage impor- tant ou à l'état de traces, du gaz combustible auxiliaire, notamment de l'hydrogène sulfuré. Ces caractéristiques sont celles de céramiques réfractaires dont les compositions tiennent compte de la nature du gaz combustible auxiliaire, ce sont aussi celles du carbure de silicium qui donne d'excellents résultats sous la forme de fines particules agglomérées et recristallisées. Le corps solide cylindrique (12) délimite une cavité cylindrique (13) ouverte à ses deux extrémités. Cette cavité (13) constitue le logement d'un moyen de chauffage (14) con- sistant ici dans un brûleur (15) pénétrant dans la cavité (13) par un orifice d'extrémité (16) et y débouchant. Ce brûleur (15) est connecté par une conduite (17) à une source de gaz auxiliaire sous pression. Un autre orifice d'extrémité (18), opposé à l'orifice (16), et non représenté sur les figures 1 et 4, sert d'orifice d'évacuation pour les produits de la combustion du brûleur (15). La conduite (10) d'alimentation de la veilleuse (8) en gaz combustible auxiliaire est pourvue d'une vanne (19) comportant une position d'ouverture et une position de ferme- ture. Ces positions d'ouverture et de fermeture sont comman- dées par un mécanisme (20) relié par un premier système d'asservissement (21) à un détecteur d'arrivée de gaz tel qu'un détecteur de pression (22) dans le conduit de torche (1) ou mieux dans la section du conduit (2) entre la vanne (3) et le conduit de torche (1), et par un second système d'asservisse- ment (23) à un dispositif (24) de contrôle de la température du corps solide (11). Le premier système d'asservissement (21) est tel que la détection d'une arrivée de gaz, notamment par une augmenta- tion de pression dans le conduit de torche (1) commande la posi- tion d'ouverture de la vanne (19) et la détection de la fin de l'arrivée de gaz ccmande la position de fermieture de la vanne (18). Le second système d'asservissement (23) est tel que l'observation d'un abaissement de la température du corps solide au-dessous de 800SC commande l'ouverture de la vanne (19) et l'observation ultérieure d'une élévation de la température du corps solide au-dessus de 12000C commande la fermeture de la vanne (19). Sur la figure 1, l: conduite (17) d'alimentation du brûleur (15) en gaz combustible auxiliaire est connectée en dérivation sur la conduite (10) d'alimentation de la veilleuse (8) en amont de la vanne (19) et après interposition d'un détendeur (24), car la pression d'alimentation du brûleur (15) est réduite par rapport à la pression d'alimentation de la veilleuse -(8). Sur la figure 2, représentant une section longitu- dinale d'un moyen de mise à feu (11) d'une veilleuse, on trouve un corps solide (12) ayant la forme d'un conduit cylindrique d'axe XX' avec deux orifices d'extrémités: un orifice (16) par o pénètre un ajutage de brûleur (15) et un orifice (18) par o sont évacués les produits de la combustion du brûleur (15). La figure 3 représente une section du moyen de mise à feu (11) par le plan YY' vu en bout sur la figure 2. On y retrouve une section du corps solide (12) et une section de l'ajutage du brûleur (15). Ce brûleur (15) est lui-même muni d'un dispositif d'allumage classique non figuré tel qu'un dispositif d'étincelage. La figure 4 donne une vue en élévation d'une torche munie d'une veilleuse avec dispositif de mise à feu comportant une résistance électrique. En s'y référant, on trouve les mêmes éléments qui ont été décrits à l'aide de la figure 1 en ce qui concerne la torche proprement dite et la veilleuse. Un conduit de torche (1) est relié à une source de gaz sous pression, non figurée, par un conduit (2) muni d'une vanne de décharge (3). Le conduit de torche (1) est prolongé par une bague tronconique (4) débouchant dans l'atmosphère par une ouverture (5) de section inférieure à la section du conduit (1). Cette bague annulaire (4) comporte des ouvertures régulièrement réparties sur son pourtour, dites ouvertures de rétention de flamme. Proche de l'orifice (5) du conduit de torche (1), est situé un dispositif d'allumage (7) comprenant une veilleuse (8) constituée par un ajutage (9) d'une conduite (10) reliant cet ajutage à une source de gaz auxiliaire combustible non figurée. La veilleuse (8) est munie d'un moyen de mise à feu (11) constitué d'un corps solide (12) situé dans le prolongement et à quelques décimètres de l'ouverture de l'ajutage (9) de la veilleuse. Le corps solide (12), suivant un mode de réalisa- tion illustré par les figures 5 et 6, délimite une cavité cylindrique (13) , ouverte à ses deux extrémités, cette cavité (13) constitue un logement pour une résistance électrique représentée par une barre (25) coaxiale de diamètre externe inférieur au diamètre interne de la cavité (13). Le corps solide (12) a pour caractéristique de constituer un volant thermique important tel que la baisse de la température de surface, consécutive à un arrêt du moyen de chauffage, est inférieur à 100'C par minute dans la plage de 800 à 10000C. Ainsi la température minimale de 7000C atteinte après une minute d'interruption du moyen de chauffage est très supérieure à la température T d'inflaxamabilité des différents gaz susceptibles d'arriver à la torche, tels que CH4 température 5800C, SH2 température 2600C, éthane 4900C, Propane 480'C, Butane 420'C. La barre (25) peut être constituée par un élément chauffant fait d'un matériau résistant à la corrosion dans les conditions de température d'une veilleuse de brûleur, et dont la résistivité est, d'une façon assez générale, croissante avec la température. Dans ce cas, un régulateur de puissance non figuré, est associé au circuit électrique d'alimentation (26), tel qu'une élévation de la température de la barre (25) provoque une réduction de la puissance disponible, de façon que la température de la barre (25) ne dépasse pas la valeur maximale d'utilisation. La barre (25) peut avantageusement être faite d'un matériau tel que Siç dont la résistivité est fonction décrois- sante de la température jusqu'à une valeur minimale corres- pondant à une valeur déterminée de la température dans l'inter- valle 800 à 10000C et fonction croissante de la température au-delà de cette valeur déterminée de la température. Lorsque la barre (25) est faite d'un tel matériau, elle se trouve protégée par un phénomène d'autorégulation des effets d'une élévation excessive de sa température propre. Les meilleurs résultats ont été obtenus tant pour le corps solide (12) que pour la barre (25) grâce à l'emploi du carbure de silicium en fines particules agglomérées et recristallisées avec grande homogénéité au cours d'un traite- ment à température élevée. Pour de telles barres, les extrémités non chauffantes (25a) et (25b) sont imprégnées de métal de façon à réduire les pertes thermiques par effet joule dans ces extrémités. Celles- ci sont recouvertes sur quelques centimètres de long à l'aide d'une couche métallique afin de minimiser la résistance de contact avec les tresses de connexion faites habituellement du même métal, par exemple de l'aluminium. La figure 9 représente une résistance en forme de U, qui peut être installée dans une cavité (13) -débouchant à l'extérieur du corps (12) par un seul orifice (16), ce qui simplifie l'amenée des conducteurs d'électricité dans la région voisine de la veilleuse. -Afin d'augmenter la valeur de la résistance pour un même encombrement de l'élément chauffant, on donne au corps 12 une forme de spirale et à la résistance en U une forme de double spirale. De telles réalisations sont connues et n'ont pas été représentées. Le corps solide (12), suivant un mode de réalisation illustré par les figures 7 et 8 est constitué par une-barre qui constitue elle-même la résistance chauffante (25). Cette barre est faite de carbure de silicium en fines particules agglomérées et recristallisées avec grande homogénéité par l'effet d'un traitement thermique. Quel que soit le mode de réalisation du corps solide (12), on note que sur la figure 4, la conduite (10) d'alimentation de la veilleuse (8) en gaz combustible auxiliaire est pourvue d'une vanne (19) dont les positions d'ouverture et de fermeture sont commandées, comme dans la réalisation décrite à l'aide de la figure 1, au moyen d'une part d'un détecteur (22) de la pression dans le conduit de torche et d'autre part d'un détecteur (24) de la température extérieure du corps (12). La figure 10 donne une vue en élévation d'une torche munie d'un dispositif d'allumage comprenant une veilleuse (8) avec dispositif de mise à feu comportant une résistance électrique (25) tel que ceux qui ont été décrits à l'aide de la figure 4 et des figures 5, 6 et 7, 8. De plus, en se référant à la figure 10, on trouve, sur le circuit électrique (26) d'alimentation de la résistance électrique (25), un détecteur (27) d'interruption de l'alimentation, ce détecteur (27) est relié à un système d'asservissement (28) lui-même connecté au mécanisme (20) de commande de la vanne (19) placée sur le conduit (10) d'alimentation en gaz combustible auxiliaire. La détection par le détecteur (27) d'une interrup- tion du courant électrique de chauffage de la barre (25) entraîne l'ouverture de la vanne (19), ce qui constitue une sécurité supplémentaire pour l'installation. La figure 11 donne une vue en élévation d'une torche munie d'un dispositif d'allumage comprenant une veilleuse (8) avec un dispositif de mise à feu comportant une résistance électrique (25) tel que ceux qui ont été décrits à l'aide de la figure 4. Ce dispositif d'allumage comprend, en outre, uneseconde veilleuse (29) dont l'ajutage (30) débouche proche du dispositif d'allumage (11) de la première veilleuse (8), donc proche de l'ajutage (9) de cette première veilleuse. Cette seconde veilleuse (29) est reliée par une conduite d'alimentation (31) à une prise de gaz (32) dans le conduit d'alimentation de la torche (1). Cette seconde veilleuse constitue une ultime sécurité pour le cas o un accident matériel ou l'épuisement de la réserve de gaz combustible auxiliaire cause une interrup- tion de l'alimentation en gaz auxiliaire et si dans le même temps, malgré l'intervention des systèmes d'alarme usuels, l'installation génératrice de gaz combustible, éventuellement à éliminer par torche, n'a pu être arrêtée. Sur la figure 11, est aussi représenté un dispo- sitif constitué par un bras (33) orientable autour d'un axe (34) et comportant des moyens de fixation (35) pour le corps solide (12), ce bras étant muni de moyens non figurés pour le déplacer d'une première position A dans laquelle le corps solide (12) est situé dans le prolongement de l'ajutage (5) de la veilleuse (8) à une seconde position B dans laquelle le corps solide (12) est situé à l'écart du prolongement de cet ajutage (9) et de moyens pour asservir la première posi- tion-à la position de fermeture de la vanne (19) et la seconde position à la position à ouverture de la vanne (19). Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés, elle est susceptible de nombreuses variantes, accessibles à l'homme de l'art, suivant les applications envisagées et sans que l'on s'écarte pour cela du cadre de l'invention. EXEMPLE Pour une torche capable d'évacuer un débit de l'ordre de deux millions de mètres cubes par jour, le dimen- sionnement des quatre veilleuses conduit à une consommation continue de l'ordre de 1000 m3/jour de gaz naturel marchand et souvent plus en période de vents violents. Avec un dispositif de sécurité pour l'allumage des torches comportant une barre chauffante, telle que décrite à l'aide des figures 4 et suivantes, on peut estimer la consom- mation d'énergie comme suit Pour une barre de carbure de silicium aggloméré tel que le "crusilite" de diamètre 28 mm et longueur utile 450 mm, une consommation de 3 watts/cm2 soit environ 1 kW au total permet de maintenir la température de la barre entre 10000 et 12000C dans les conditions atmosphériques, quelle que soit la vitesse du vent. Pour quatre barres chauffantes de ce type, la consom- mation d'énergie sera de: 4 x 24 = 96 kW h/jour. En considérant que 1 m3 gaz procure 9 thermies, soit approximativement 10 kWh et en admettant un coefficient de rendement de 25 % pour la production d'énergie électrique, cette torche consomme l'équivalent de 40 m3 de gaz/jour, ce qui représente quatre pour cent du gaz consommé par les quatre veilleuses. L'emploi d'un dispositif pour l'allumage des torches selon I'invention, permet de réaliser une économie d'énergie considérable par rapport aux moyens actuellement utilisés, tout en préservant les conditions de sécurité requises sur de telles installations. En outre l'emploi d'un tel dispositif supprime, en période-de veille, toute pollution thermique et tout effet de rayonnement avec tout l'impact que cela peut comporter sur l'environnement. REVENDICATIONS 1 - Dispositif de sécurité, pour l'allumage de gaz combus- tibles évacués par l'orifice d'un conduit de torche (1), comprenant une veilleuse (8) dont l'ajutage (9) débouche proche de l'orifice de la torche (1), cette veilleuse, munie d'un moyen de mise à feu (11), étant reliée par une conduite d'alimentation (10) à unesource de gaz combustible auxiliaire, caractérisé en ce que le moyen de mise à feu (11) de la veilleuse (8) comprend un corps solide réfractaire (12) situé dans le prolongement de l'ajutage (9) de la veilleuse (8), ce corps solide (12) muni de moyens de chauffage (14) pour le porter et le maintenir à une température d'au moins 8000C, et cons- tituant un volant thermique tel que la diminution de sa température de surface, consécutive à l'arrêt du moyen de chauffage, est inférieure à 500C par minute dans la plage de 7000 à 10000C, et en ce que la conduite d'alimen- tation (10) conduisant à la veilleuse. est pourvue d'une vanne 419) comportant une position d'ouverture et une position de fermeture, ces positions d'ouverture et de fermeture étant commandées par un mécanisme (20) relié par un premier système d'asservissement (21) à un détecteur d'arrivée du gaz à brûler (22) dans le conduit de la torche tel que la détection d'un débit de gaz dans le conduit de torche commande la position d'ouverture de la vanne et que la détection de la cessation de ce débit commande la position de fermeture de la vanne (19) et par un second système d'asservissement (23) à un détecteur de la température (24) du corps solide (12) tel qu'un abais- sement de cette température au-dessous de 800'C commande la position d'ouverture de la vanne (19), et une élévation de la température du corps solide au-dessus de 1200'C commande la fermeture de la vanne. 2 - Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que le mécanisme de commande (20) de la vanne d'alimentation (19) de la veilleuse est relié par un troisième système d'asservissement (28) à un détecteur (27) d'arrêt du moyen de chauffage tel que la détection de cet arrêt commande l'ouverture de cette vanne (19) d'alimentation. 3 - Dispositif suivant la revendication 1 dans lequel les moyens de chauffage dont est muni le corps solide (12) sont constitués par au moins un brûleur (15) pénétrant par un orifice (16) dans une cavité (13) intérieure au corps solide (12), cavité dans laquelle ledit brûleur débouche, cette cavité communiquant en outre avec le milieu extérieur au corps solide par au moins un orifice pour l'échappement des gaz de combustion, l'ajutage de brûleur (15) étant connecté à une source de gaz combus- tible. 4 - Dispositif suivant la revendication 1 dans lequel les moyens de chauffage dont est muni le corps solide (12) sont constitués par au moins un brûleur (15) pénétrant par un orifice (16) dans une cavité (13) intérieure au corps solide (12), cavité dans laquelle ledit brûleur débouche, cette cavité communiquant en outre avec le milieu extérieur au corps solide par au moins un orifice pour l'échappement des gaz de combustion, l'ajutage de brûleur étant connecté à la source de gaz combustible auxiliaire à laquelle est reliée la veilleuse. - Dispositif suivant la revendication 1 dans lequel les moyens de chauffage dont est muni le corps solide (12) sont constitués par une résistance électrique (25) logée dans une cavité (13) intérieure au corps solide (12), cette cavité (13) communiquant avec le milieu extérieur au corps solide par au moins un orifice par lequel passent des conducteurs électriques (26) reliant les extrémités de la résistance (25) aux bornes d'une source de courant électrique, cette résistance étant faite d'un matériau résistant à la corrosion à des températures de 8000 à 12000C, et associée à un régulateur de puissance tel qu'une augmentation de la température de la résistance électrique provoque une diminution de la puissance dispo- nible de façon que la température de la résistance (25) ne dépasse pas la valeur maximale d'utilisation. 6 - Dispositif suivant la revendication 1 dans lequel les moyens de chauffage dont est muni le corps solide (12) coirprennent une résistance électrique (25) logée dans une cavité (13) intérieure au corps solide (12) , cette cavité (13) communiquant avec le milieu extérieur au corps solide par au moins un orifice par lequel passent des conducteurs (26) reliant les extrémités de la résis- tance (25) aux bornes d'une source de courant électrique, cette résistance étant faite d'un matériau résistant à la corrosion à des températures de 8000 à 1200'C, pour lequel la résistivité est fonction décroissante de la température jusqu'à une valeur minimale correspondant à une valeur déterminée de la température dans l'intervalle 800 à 1200'C et fonction croissante de la température au-delà de cette valeur déterminée de la température. 7 - Dispositif suivant la revendication 1 dans lequel les moyens de chauffage dont est muni le corps solide (12) consistent dans le corps solide lui-même, constitué d'un matériau de la classe des matériaux pour lesquels la résistivité est fonction décroissante de la température jusqu'à une valeur minimale correspondant à une valeur déterminée de la température de l'intervalle 8000 à 12000C et fonction croissante de la température au-delà de cette valeur déterminée de la température, ce corps solide comportant deux points distincts dont chacun est relié par un conducteur à une borne d'une source de courant électrique. 8 - Dispositif suivant une des revendications précédentes dans lequel le corps solide (12) est fait de carbure de silicium. 9 - Dispositif suivant une des revendications précédentes dans lequel le corps solide (12) est fait de particules de carbure de silicium agglomérées. - Dispositif selon une des revendications précédentes, comprenant une seconde veilleuse (29) dont l'ajutage (30) débouche proche du dispositif d'allumage (11) de la première veilleuse (8), cette seconde veilleuse (29) étant reliée par une conduite d'alimentation (31) à une prise de gaz (32) dans le conduit de torche (1). 11 - Dispositif selon une des revendications précédentes, dans lequel le corps solide (12) ensemble avec ses moyens de chauffage (14) est monté sur un dispositif tel que ce corps solide (12) est déplaçable d'une position dans le prolongement de l'ajutage (9) d'une veilleuse (8) à une seconde position à l'écart du prolongement dudit ajutage (9), ce dispositif étant muni de moyens pour situer le corps solide dans la première position lorsque la vanne d'alimentation (19) de la veilleuse (8) est fermée et pour le situer dans la seconde position lorsque la vanne d'alimentation de la veilleuse est ouverte.