L'intérêt accordé à des produits chimiques retardant la propagation d'une flamme a régulièrement augmenté au cours des dix dernières années, et cela est dû en partie au fait que l'on a reconnu l'importance des risques graves que les incendies posent aux biens et aux personnes. Des normes nouvelles et plus strictes pour la sécurité et la prévention des incendies sont actueJlenlent proposées tant par des sources gouvernementales que par des sources non gouvernementales.La "National Pire Protection Association't (Association Nationale (aux Etats-Unis d'Amérique) de Protection contre l'incendie) estime qu'er 1970 plus de 2,5 millions d'in- cendies ont provoqué 11,7 milliards de Francs de pertes directes en biens et 35,1 milliards de Francs supplémentaires en pertes indirectes. Près de 2 millions de personnes sont impliquées chaque année dans des incendies et parmi elles 75 000 environ sont hospitalisées0 On a estimé que les feux et les incendies associés à des étoffes inflammables seules provoquent chaque année 200 000 à 300 000 blessures. Les frais médicaux qui y sont associé-s sont consternants : ils se chiffrent en demi-milliardsde francs On a estimé qu'en 1970 12 200 personnes sont mortes par suite d'incendies. On a proposé jusqu'à présent diverses approches pour tenter de faire face au risque d'incendie posé par les fibres inflammables, par exemple des mélanges de fibres de coton avec des fibres de polyester. Généralement, ces approches ont impliqué l'application chimique ou physique d2un revêtement protecteur sur la surface des fibres, qui, sinon; seraient inflammables, appliqué habituellement pendant que ces fibres sont sous forme d'une étof- fe.On a cependant observé que le revêtement protecteur risque (a) de nuire aux propriétés par ailleurs intéressantes des fibres (par exemple rendre ces fibres raides et r & hes), (b) de créer un risque de toxicité, en particulier pour la peau ; (c) de perdre son efficacité après lavage ; ou (d) d'être incompatible avec d'autres finitions comme un pressage durable, des résines repoussant l'eau et les saletés, et avec les processus de teinture. En outre, on a fait diverses propositions tendant à préparer des fibres qui diffèrent chimiquement de celles ayant atteint un stade de grande utilisation et qui sont formées à partir d'une matière polymère ayant des caractéristiques de non-combustion. De telles fibres (a) sont couramment difficiles à préparer (b) sont considérablement plus onéreuses que les fibres actuellement mises sur le marché à une grande échelle ; et (c) manquent souvent des propriétés esthétiques recherchées pour la possibi- lité d'une mise sur un large marché. Par exemple, les fibres dites 'modacryliques" (acryliques modifiées) montrent couramment des propriétés thermiques médiocres et elles sont difficiles à teindre.Les polyamides aromatiques tendent r' être onéreux, à présenter une médiocre stabiliSé dans l'ultra-violet et, lorsqu'ils sont teints, à pâlir facilement. 'les poly-benzimidazoles tendent à entre onéreux et à n'être disponibles que dans la couleur jaune d'or ou brun qui leur est naturelles Lorsqu'un constituant inhibant la propagation d'une flamme a été incorporé (par exemple par copolymérisation) dans une fibre synthétique courante, on a habituellement observé une variation inopportune du polymère résultant, comme une diminuticn du point de fusion, une diminution du pourcentage de cristallinité, ou d'autres variations qui tendent; généralement à diminuer des propriétés et caractéristiques intéressantes pour liutilisa- tion finale de cette fibre. Il a également été proposé d'incor- porer par mélange physique un constituant inhibant la propagation dtune flamme dans une fibre synthétique, par exemple par une coextrusion à partir dtun mélange fondu ou à partir d'une solution commune. Cela exige un choix soigneux d'un constituant inhibiteur efficace, si l'on doit maintenir aux degrés ou niveaux souhaitées des propriétés voulues pour la fibre résultante comme la sDlidi- té mécanique, la main ou le toucheur, la couleur etc.On a rencon- tré dans le passé des difficultés particulières lorsque l'Gn a essayé d'inhiber l'inflammabilité des mélanges courants de fibres formés de constituants pouvant fondre et de constituants qui ne fondent pas, par exemple des mélanges de fibres de polyesters et de coton. 'les buts de la presente invention sont notamment de proposer - un mélange de fibres séparées et distinctes, mélange qui ne brille pas lorsqu'on le soumet à une flamme normale spécifiée - un procédé perfectionné pour conférer des caractéristiques de résistance à la flamme à des fibres dont on s'attendrait normalement à ce quelles brûlent lorsqu'on les soumet à une flamme normale spécifiée - un mélange de fibres pouvant résister à la flamme et ayant des propriétés textiles satisfaisantes - un mélange de fibres ayant des propre tes textiles satisfaisantes et une résistance satisfaisante à la combustion lorsqu'on soumet ce mélange a une flaire selon le mode opéra- toire dtinflammation du "Chiidren's SleepT ear Testt (essai des veAtemerits de nuit pour enfants), ce que l'on désignera ci après par l'abréviation "DOC FF 3-71" - un mélange de fibres pouvait résister 3 1 'inflammation et qui comprend une quantité importante de fibres dont on stat- tendrait normalement à ce quelles subissent une combustion lorsqu'on les soument à une flamme normale spéeifiée ;; - un mélange perfectionné de fibres pouvant résister à l'inflammation et qui comprend une proportion importante de fibres ordinaires de polyester et de coton - un mélange perfectionné de fibres pouvant résister à l'inflammation et qui résiste à la formation de gouttes fondues lorsqu'on soumet ce mélange à une flandre normale spécifiée - un procédé perfectionné pour conférer de la résistance à la flamme à des fibres textiles ordinaires sans déterioration des propriétés de ces textiles, par exemple la main ou toucher et l'attrait esthétique ;; - un procédé perfectionné pour rendre un,mélange de fibres de polyester et de coton capable de retarder la propagation d'une flamme - un procédé perfectionné pour rendre des fibres de laine capables de retarder la propagation d'une flamme0 Ces buts et d'autres encore, ainsi que le cadre, la nature et le domaine d'utilité du procédé en cause, apparattront à la lecture de la description suivante. Il a été trouvé qu'un mélange de fibres pouvant retarder la propagation d'une flamme comprend (a) des fibres distinctes qui, si elles étaient présentes loin du mélange, subiraient une combustion lorsqu'elles sont soumises à une flamme de diffusion de méthane dans une atmosphère contenant de l'oxygèene et présentant une teneur en oxygène molé- culaire comprise entre environ 20 et 40 % en volume et (b) des fibres distinctes consistant principale;;ent en un polymère aromatique synthétique contenant du chlore du brome ou un de leurs mélanges chimiquement fixé sur un noyau aremsti- que ayant l'aptitude inhérente de rendre le mélange dans son ensemble non combustible lorsqu'on soumet ce mélange à la flawnie dans l'atmosphère gazeuse ayant la même teneur en oxygène. Il a été trouvé qutun procédé pour rendre capables de retarder la propagation d'une flamme des fibres distinctes,ayant une propension à subir une combustion lorsqu'on les soumet à une flamme de diffusion de méthane dans une atmosphère gazeuse présentant une teneur en oxygène comprise entre environ 20 et 40 % en volume, consiste à mélanger intimement, par une opération de mélange physique, des fibres distinctes consistant principalement en un polymère aromatique synthétique contenant du chlore, du brome ou un de leurs mélanges chimiquement fixé sur un noyau aromatique et ayant l'aptitude inhérente à rendre le mélange dans son ensemble non combustible lorsqu'on soumet ce mélange à la flamme dans 11 atmosphère ayant la même teneur en oxygène. Le mélange des fibres selon la présente invention peu-t servir à des applications très diverses, par exemple pour un isolement thermique, pour des carpettes et tapis de sol, pour les textiles, pour des vêtements et ornements, etc. La présente invention peut suffire à augmenter la résistance à la flamme de fibres sans modification des propriétés par ailleurs intéressantes de ces fibres0 Plus particulièrement, on peut rendre incombustibles,lors d'une exposition à une flamme normale spécifiée, des fibres qui normalement brûleraient ou subiraient une combustion lors d'une telle exposition. Belon la présente invention, on peut rendre résistantes à la flamme aussi bien des fibres polymères synthétiques que des fibres naturelles. Des exemples représentatifs des fibres que lton peut rendre résistantes à la flamme comprennent du polypropylène ; des polyamides, tant aromatiques (par exemple du poly-m-phénylène-isophtalamide et du poly-m-phénylène-téréphta- lamide) qutaliphatiques (par exemple du "Nylon 66" et du "Nylon 6") ; des polybenzimidazoles (par exemple du poly-2,2'-(m phénylène)-5,5'-bibenzimidazole) ; des polyesters (par exemple du téréphtalate de polyéthylène ou du téréphtalate de polybutylène) ; de l'acétate de cellulose ; du triacétate de cellulose ; du coton, de la laines etc, et des mélanges des fibres précitées. L'invention convient particulièrement bien pour servir dans le cas des fibres synthétiques du type polyesters coirbustibles comme du téréphtalate de polyéthylène, du poly-propylène, et des fibres naturelles comme le coton et la laine. Des mélanges courants de polyester et de coton, par exemple des mélanges de téréphtalate de polyéthylène/coton, contenant environ 35 à 90 % en poids de polyester et 10 à 65 - en poids de coton, peuvent être efficacement rendus capables de résister à une flamme. En outre, des mélanges polyamide/coton ou polyamide/coton/polyester peuvent être efficacement rendus capables de retarder la propagation d'une flamme. Les fibres combustibles peuvent être fournies sous l'une quelconque de leurs diverses configurations physiques, par exemple de la bourre, du ruban, des fils, des cabales, des mèches, des lames fibrilléesj des filaments, etc, et elles peuvent consister en des fibres discontinues ou continues. Les fibres discontinues choisies ont couramment; une finesse ou allongement d'au moins 100. Afin de vérifier si un mélange donné de fibres brûle pour une proportion donnée d'oxygène, on peut monter un échantillon tricoté ou tissé de ce mélange, dont la plus grande dimension a 25,4 cm, et l'on peut allumer cette éprouvette selon le mode opératoire d'inflammation de l'essai des vêtements de nuit des enfants, c'est-à-dire le mode opératoire décrit dans "DOC FF 3-71". Les-fibres soumises à l'essai peuvent commodément être tricotées pour former une étoffe d'essai pesant environ 271 g au m20 Plus particulièrement, on fait porter une flamme de dif- fusion de méthane, ayant une longueur de 3,8 cm, sur le bas de l'éprouvette durant 3 secondes puis l'on enlève la flamme pendant que ltéprouvette-échantillon est montée dans. une cabine dont l'atmosphère contient 20 à 40 % en volume d'oxygène. L'éprouvette comprend une couture de 4,75 mm et elle est placée en une position verticale fixe dans un support sous forme d'une double couche à plat. Le méthane est fourni au brûleur à la pression manométrique de 0,17 bar. Aux fins de la présente invention, si l'éprouvette-échantillon est consummée par la combustion dans la flamme ou continue à brûler plus de 70 secondes après l'enlève- ment de la flamme, on considère que les fibres soumises à l'essai brûlent (c'est-à-dire qu'elles subissent une combustion) et qu'elles n'ont pas réussi l'essai.Dans un aspect préféré de l'invention, l'éprouvette-échantillon n'est pas consumée par la combustion dans la flamme et ne brute pas plus de 10 secondes après erlève- ment de la flamme La dimension relative de la longueur carbonisée résultante que l'on peut cbserver sur l'éprouvette-échantil- lon peut également servir de mesure de la résistance de l'échantillon à la flamme. La résistance à la faire est d'autant plus grande que la longueur carbonisée est plus courte.L'emploi d'une atmosphère gazeuse ayant une proportion d'oxygène excédant celle de l'air (c'est-à-dire excédant 20,9 % en volume) rernet la démonstration de l'utilité de la présente invention dans le cas de fibres qui seraient normalement considérées comme ne crt- lant pas à l'air, par exemple du poly-m-phénylène-isophtalamide et du poly-2,2'-(m-phénylène)-5,5'-bibenzimidazole, mais qui peuvent brûler dans un environnement spécialisé présentant une plus forte teneur en oxygène, par exemple pour une application aérospatiale ou médicale. En variante, les caractéristiques de combustion des fibres plus courantes peuvent être plus simplement et de façon satisfaisante éprouvées lorsque l'on emploie un essai utilisant une flamme d'allumette ordinaire dans les conditions ambiantes. On peut provoquer l'impact de la flamme de 11 allumette sur un échan- tillon des fibres durant 3 secondes. Si l'éprouvette-échantil- lon est consumée par la combustion dans la flamme ou continue à brûler plus de 30 secondes après l'enlèvement de la flamme, on considère que les fibres soumises à l'essai brûlent (c'està-dire subissent une combustion) et qu'elles n'ont pas réussi l'essai.Dans un aspect préféré de l'invention, l'éprouvette- échantillon n'est pas consumée par la combustion dans la flamme et elle ne brAle pas plus de 10 secondes après enlèvement de r la flamme. Si on le désire, on peut commodément monter un échantillon tissé ou tricoté des fibres dans un cadre avant de soumettre le bord inférieur de l'échantillon à une flamme d'allumette selon le mode opératoire de montage décrit dans "DOC FF-3-71"0 Dans la présente invention, on forme un mélange de fibres dans lequel les fibres combustibles sont mélgées à des fibres additives consistant prinoipalemert en un polymère aromatique synthétique contenant du chlore, du brome ou un de leurs mélanges, chimiquement fixé sur un noyau aromatique et ayant l'aptitude inhérente de rendre le mélange dans son ensemble non combustible lorsqu'on le soumet à une flamme spécifiée normale. Chaque fibre du mélange résultant est distincte en ce sens que les constituants du mélange restent séparés et distincts et ne se trouvent que sous la forme d'ur mélange physique. Dans un aspect préféré, les fibres additives consistent principalement en un polymère aromatique synthétique fibrogène, chloré ou bromé, et qui présente une teneur en chlore et/ou en brome d'environ 15 à 60 % en poids par rapport au poids du polymère aromatiqueS par exemple une teneur en chlore et/ou en brome drenvlron 25 à 50 % en poids. Un tel polymère aromatique est chloré et/ou broné en ce sens que ses substituante halogénés sont directement fixés sur t-n noyau aromatique. On peut obtenir des résultats particulièrement satisfaisants lorsque les substituants halogénés fixés sur le noyau aromatique sont constitués par du brome. Des fibres additives représentatives destinées à servir dans la présente invention consistent principalement en un polyester aromatique chloré et/ou bromé et qui présente la formule recurrente de structure suivante où X est un atome de chlore ou de brome ; Y est un atome d'hydrogène, de chlore ou de brome ; R et R', identiques ou différents, sont chacun un radical alkyle inférieur (ayant par exemple 1 à 5 atomes de carbone) ou un atome d'hydrogène ou bien ils peuvent constituer ensemble un groupe hydrocarboné cyclique ; et n vaut au moins 25 et vaut par exemple environ 40 à 400o 'les groupes terminaux du polymère illustré dans la formule ci-dessus sont couramment selon la voie choisie pour la synthèse, comme cela apparattra aux experts enr ce domaine.Des procédés convenables pour la fabrication de ces polyesters aromatiques sont décrits dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique N 2 035 578 et NO 3 234 167, dans le brevet australien N0 242 803, dans le brevet britannique N 924 607, dans 13 demande de brevet français N 74 13 230 du 16 Avril 1974 et dans la demande de brevet des Etats-Unis d'Amérique NO 401 081 du 26 Septembre 1973. Le polyester aromatique chloré ou bromé peu-h être formé par la condensation du tétrachlorobisphénol A (c'est-à-dire le 4,4'isopropylidène-2,2',6,6'-tétrachlorodiphénol) ou du tétrabromobisphénol A (c'est-à-dire le 4,4'-isopropylidène-2,2',6,6'- tétrabromodiphénol) avec l'acide isophtalique et/ou avec l'acide de téréphtalique ou avec leur dérivés capables de former des esters. Un polyester aromatique chloré préféré est formé par la condensation du tétrachlorobisphénol A (c'est-à-dire le 4,4'isopropylidène-2,2,6,6'-tétrachlorodiphénol) avec un mélange d'acides aromatiques, formé d'environ 90 à 40 % d'acide isophtalique (par exemple 80 à 60 % en poids d'acide isophtalique) et, de façon correspondante, environ 10 à 60 % en poids (par exemple 20 à 40 % en poids) d'acide téréphtalique, ou de leur dérivés capables de former des esters. Par exemple, on peut faire réagir un diester d'un acide monocarboxylique comportant 2 à 5 atomes de carbone et du tétrachlorobisphénol A avec un mélange de l'acide téréphtalique et de l'acide isophtalique en présence d'un solvant approprie et d'un catalyseur convenable.Un polyester aromatique bromé préféré est formé par la condensation du tétrabromobisphénol A (c'est-à-dire le 4,4'-isopropylidèen-2,2', 6,6'-tétrabromodiphénol) avec un mélange d'acides aromatiques formé d'environ 45 à 75 % en poids de l'acide isophtalique et, de façon correspondante, d'environ 55 à 25 % en poids de l'acide téréphtalique ou de leurs dérivés capables de former un ester. Par exemple, cn peut faire réagir le tétrabromobisphénol A avec un mélange de chlorure d'isophtaloyle et de chlorure de téréphtaloyle en présence d'un solvant approprié et d'un catalyseur convenable pour produire un polymère ayant des groupes -OH et 0 terminaux.De tels polymères peuvent être transformés en des fibres additives requises par des techniques de filage à sec ou de filage au mouillé, et ils affe@@@ l'svantage supplémentaire de présenter des propriétés physiques hautement satisfaisantes après un étirage à chaud qui pernet de les utiliser pour des applications textiles (par exemple, ces fibres possèdent une bonne main et un bon attrait esthétique). D'autres exemples représentatifs de fibres additives pouvant servir dans la présente invention sçnt constitués par d'autres polyesters, polycarbonates, polyamides et polyuréthannes qui cont-ennellt du oblore, du brome ou des mélanges de chlore et de brome chimiquenlent fixés sur un noyau aromatique.Par exemple, des monomères comme le tétrachlorobisphénol A, le tétra bromobisphénol A, l'acide 2,5-dichlorotéréphtalique, l'acide 2,5-dibromotéréphtalique, l'acide 2,3,5,7,-tétrachlorotéréphtalique et l'acide 2,D,5,7-tétrabrcmotéréphtalique, le di-éther d'hydroxy-éthyle du tétrachlorobisphénol A, le diéther d'hydroxy- éthyle du tétrabromobisphénol A, des 2,5-dichlero-hydroquinonss diéthoxylées et des 2,5-dibromohydroquinones-diéhoxylées, etc, peuvent fournir le chlore et/ou brome par incorporation dans la chaîne polymère.On choisit de préférence les fibres additives qui, à l'examen visuel, ne nuisent sensiblement pas aux propriétés par ailleurs intéressantes des fibres combustibles du mélange lorsque des considérations esthétiques sont importantes, et qui ont un point de fusion an moins égal à 1800C (par exemple un point de fusion au moins égal à 2000C). Dans un aspect préféré de l'invention, des fibres additives consistant prineipalement en du polymère aromatique synthé- tique chloré etlou bromé contienent en outre une proportion mineure d'un oxyde de l'antimoine, par exemple de l'anhydride antimonieux (Sb203) ou de l'anhydride antimonique Sb2O5) intimement dispersé dans ce polymère0 L'oxyde de l'antimoine peut être simplement dispersé dans la solution de filage à partir de laquelle on forme la fibre additive et, lorsqu'il est présent dans la fibre résultante, il permet d'utiliser une plus faible quantité de la fibre additive pour conférer au mélange des fibres les cacaractéristiques requises de retard de la propagation d'une flamme. L'anhydride antimonieux qui peut êttre incorporé dans la fibre additive est parfois appelé blanc d antimoine, oxyde d'antimoine ou trioxyde d'antimoine. L'anhydride antimonique est parfois appelé pentoxyde d'antimoine, acide antimonique ou anhydride stibique.Couramment, l'oxyde de l'antimoine est incorporé dans la fibre additive en une concentration de 0,1 à 20 g en poids (par exemple 0,4 à 8 % en poids) par rapport au poids du polymère aromatique chloré et/ou- brcné0 La dimension des particules de l'oxyde d'antimoine est suffisanmlent petite pour qu'il n'obstrue pas ou ne gêne pas auftrement l'extrusion de la solution de filage au cours de la formation des fibres. Il a été trouvé que lorsque le mélange résultant est soumis à l'action de la flamme, les fibres additives subissent une décomposition partielle pour former un produit de réaction capable de rendre non combustibles les fibres adjacentes qui étaient combustibles0 Par exemple, le polymère aromatique chloré et/ou bromé des fibres additives peut de façon inhérente donner des molécules volatiles, chlorées ou bromées, capables de retarder la combustion0 La présence supplémentaire de l'oxyde d'antimoine au sein des fibres additives peut servir à faciliter la formation d'un halogénure d'antimoiDe, par exemple du chlorure d'antimoine ou du bromure d'antimoine, qui contribue à conférer les caractériFtiques voulues de retard de la propagation d'une flamme à la totalité du mélange. Si on le désire, on peut éven tuellement incorporer dans les fib es additives d'autres composés capables d'amplifier la formation d'un produit; bénéfique de réaction, Par exemple, une portion de l'oxyde d'antimoine peut être remplacée par un oxyde d'un métal de transition comme le dioxyde de titane. 'les fibres additives du mélange des fibres peuvent être fourriers sous n'importe laquelle des diverses configurations physiques, par exemple de la bourre, du ruban, des fils, des cables, des mèches, de la lame fibrillée, des filaments,etc, et elles peuvent consister en des fibres discontinues ou continues. Les fibres discontinues choisies ont couramment une finesse ou un allongement diau moins 100. On peut former le mélange des fibres de la présente invention en dispersant physiquement les fibres additives séparées et distinctes parmi les fibres combustibles. Le mélange résultant peut prendre la forme d'un réseau de fibres discontinues disposées au hasard et convenant pour la poursuite du traitement ou ia forme d'un assemblage de fibres hautement ordonnées, comme une étoffe tissée ou tricotée.Dans une étoffe ordonnée, les fibres distinctes de chaque constituant du mélange peuvent être intimement mélangées au sein de chacun des fils formant l'étoffe, ou bien le mélange peut prendre la forme de fils sensiblement uniformes de chaque constituart et qui sont très rapprochés (par exemple et de préférence avec un contact de jonction), En variante, le mélange peut prendre la forme d-'une feuille non tissée.Des appa reillages qui conviennent pour former des mélanges de fibres discontinues comprennent des cardes, des cadres d'étirage, des machines de retordage, des machines de formation de nappes, des dispositifs de flockage, des dispositifs pneumatiques de formation de nappes au hasard ou d'autres dispositifs pour transformer des filaments en des plis ou couches ou pour mélanger des filaments discontinus. On ajuste la quantité relative de chaque constituant fourni au mélange jusqu'à ce qu'il y ait dans le mélange une quantité des fibres additives suffisante pou rendre le mélange dans son ensemble non combustible lorsqu'on le soumet à une flamme nornale spécifiée. La quantité des fibres additives nécessaire subira au moins en partie l'influence de la propension à brûler présentée par les fibres combustibles, du degré d'association intime entre les fibres combustibles distinctes et les fibres additives distinctes dans le mélange, de l'aptitude relative de la fibre additive choisie à conférer des caractériFtiques de non-combustion à la totalité du mélange, et de la présence ou de l'absence d'un oxyde de l'antimoine ou d'un autre composé bénéfique dans la fibre additive.Une expérimentation de routine peut Eermettre la détermination de la quantité minimale de la fibre additive nécessaire dans un cas donné. Couramment, les fibres combustibles du mélange sont présentes en une concentration d'environ 20 à 90 ffi en poids (par exemple 75 à 85 % en poids) et les fibres additives en une concentration d'environ 6 à 80 ffi en poids (par exemple 15 à 65 % en poids). La présente invention offre une technique hautement utile pour rendre capables de retarder la propagation d'une flamme des fibres qui, sinon, seraient combustibles. Les difficultés couramment associées à la production de fibres pouvant retarder la propagation dtune flamme par des techniques de l'art antérieur sont éliminées dans une large mesure. On peut facilement former un mélange de fibres incorporant une proportion importante de fibres classiques et présentant les propriétés voulues de retard de la propagation d'une flamme sans diminution importante des propriétés physiques de ces fibres classiques0 Be mélange des fibres peut être traité à l'aide des machines normales disponibles à l'échelle commerciale pour la mise en oeuvre des textiles.Il ntest pas nécessaire de faire appel à des opérations de traitements humides des fibres qui pourraient être par ailleurs étrangères à une usine de textiles. La fusion et la tombée de gouttes ou particules enflammées sont sensiblement éliminées. Les utilisateurs du mélange de fibres que J'on obtient ainsi bénéficiellt des mesures supplémentaires de sécurité contre l'incendie0 Le toucher et d'autres caractéristiques esthétiques des fibres combustibles ne sont pas modifies, Be mélange résultant peut servir à des applications textiles aussi bien qu'à des applications non textiles.Par exemple, on peut former à partir de ces mélanges de l'isolenjent thermique, de l'isolement acoustique, des carpettes et tapis, des textiles, des articles de couverture des murs et parois, des draperies pour des alc8ves et compartiments cloisonnés d'hôpitaux, des patins, des pantoufles, du rembourrage ou capitonnage, du fil, des vêtements et ornements, etc. Il a en outre été démontré que l'on peut appliquer une résine pour pressage durable à des étoffes formées à partir du mélange retardant la propagation d'une flamme selon la présente invention, sans modification importante des caractéristiques de retard de propagation d'une flamme de ce mélange. Bes exemples suivants sont donnés à titre dtillustrations spécifiques de l'invention. On On doit cependant comprendre que l'invention ne se limite pas aux seuls détails spécifiques indiqués dans ces exemples0 Exemple 1 On forme un polymère synthétique, contenant du cidre chimiquement fixé sur un noyau aromatique, en faisant réagir tout en agitant 190,9 parties en poids de tétrachlorcbisphénol A dans environ 2800 parties en poids de chlorure de méthylène (solvant) avec 75,6 parties en poids de chlorure d'isophtaloyle et 32,4 parties en poids de chlorure de téréphtaloyle en présence de 116 parties en poids de triéthylamine comme accepteur d'acide à 400C. On effectue la réaction tout en agitant durant 3 heures. Lorsque la réaction est achevée, on extrait la triéthylamine avec une solution à 3 ffi d'acide chlorhydrique et on lave le mélange réactionnel à l'eau jusqula obtention d'un pH de 6. On recueille le polyester chloré résultant par précipitation par du méthanol et ce polyester possède l'aspect de paillettes fibreuses blanches, La formule de structure de ce polyéther chloré est celle illustrée ci-dessus et dans laquelle X et Y sont des atomes de chlore, R et R' sont des groupes méthyles et n vaut environ 80e Le polyester aromatique chloré possède une teneur en chlore d' envir( 27 % en poids, un point de fusion supérieur à enviren 338 C et il présente une viscosité inhérente d'environ 0,8 dl/g, lorsque la détermination est faite à la concentration de 0,1 % en poids dans un solvant qui est un mélange de 10 parties en poids de phénol et de 7 parties en poids de trichlorophérol. On dissout 100 parties en poids du polyester aromatique chloré dans 300 parties en poids de chlorure de méthylène servant de solvant pour le fäage. On filtre la solution et l'on introduit deux parties en poids d'anhydride antimonieux. On desaère la solution résultante contenant de l'anhydride antimonieux en dispersion et, pendant que la solution est à une tenT-érature d'environ 700C2 on l'extrude à travers une filière en acier inoxydable chromé comportant 20 orifices circulaires de 42 microns de diamètre chacune On fait passer la matière filamentaire résultant de ce filage dans une chambre dans laquelle de 11 air à 700C circule dans le même sens que les filaments et où la matière filamentaire est complètement solidifiée,puis cette matière est enroulée à la vitesse de 200 m/mn. 'la matière filamentaire est ensuite étirée à chaud à un taux d'étirage d t environ 4:1 par contact avec une semelle chaude de 30 cm qui est à une température d'environ 3150C0 La matière filamentaire étirée est ensuite texturée par passage dans un dispositif approprié à vapeur d'eau et elle est découpée en des longueurs de 3,8 cm ayant une teneur en anhydride antimonieux d'environ 2 % en poids par rapport au poids du polyester aromatique chloré, On carde 56 parties en poids des fibres du polyester aromatique chloré avec 44 parties en poids des fibres du téréphtalate de polyéthylène étirées et frisées ou texturées, ayant une longueur d'environ 3,8 cm, pour former un mélange physique uniforme des fibres. Lorsqu'une portion du mélange est tricoté en une jambe ou bas circulaire et soumise à une flamme de diffus.' on de @éthune durant 3 secondes,comme décrit dans la description du montage et de l'inflammation de l'essai normalisé des vêtements de nuit des enfants ("DOC FF 3-71"), on trouve que l'éprouvette ne subit pas de combustion0 Plus particulièrement, on trcw:e qu'il ne se prc- duit pas de combustion après enlènement de la flarme de diffusion de méthane et qu'il n'y a pas fusion et projection de gout- telettes. La longueur carbonisée est en moyenne de 2,5 cm.De même, lorsqu'on soument le mélange à une flanme d'allumette ordinaire durant 3 secondes aux conditions ambiantes, comme déerit ei-dessus, ce mélange ne brûle pas. La présence da polyester aromatique chloré rend non combustible la totalité du mélange0 Dans des essais témoins dans lesquels on soumet seulement les fibres de téréphtalate de polyéthylène, isolées du mélange, à la même flamme de diffusion de méthane et à la merle flamme d'une allumette à l'air, ces filtres présentent frCquem- ment une combustion vigoureuse dals chique cas jusqu'à consuma- tion totale et elles laissent tomber des gouttelettes fondues qui continuent parfois à brûler après être tombées sur le sol de la chambre d'essai. Exemple 2 On répète l'exemple 1, sauf que l'on carde 50 parties en poids des fibres du polyester aromatique chloré contenant 4 % en poids d'anhydride antimonieux (par rapport au poids du polyester aromatique chloré) avec 15 parties en poids de fibres discontinues de coton ayant une longueur de fibres d'environ 3,8 cm et avec 35 parties en poids de fibres de téréphtalate de polyéthylène étirées et frisées ou texturées et ayant une longueur d'environ 3,8 cmO Le mélange résultant réussit bien les essais normalisés à la flamme de diffusion de méthane et à la flamme d'une allumette lorsque ce mélange est dans une atmosphère d'air.II ne se produit pas de combustion apres enlèvement de la flamme de diffusion du méthane et il n'y a pas de projection de gouttelettes fondues0 La longueur carbonisée est en moyenne de 2,5 cm. Des témoins contenant environ 30 parties en poids de fibres discontinues de coton et environ 70 % en poids de téréphtalate de polyéthylène ne réussissent pas à ces deux essais0 Exemple 3 On répète l'exemple 1, sauS que l'on carde 76 parties en poids de fibres d'un polyester aromatique chloré contenant 2 % en poids d'anhydride antimonieux (par rapport au poids du polyester aromatique chloré) avec 20 partit en poids de fibres de coton ayant une longueur d'enviren 3,8 on et avec 4 parties en poids de fibres de téréphtalate de polyéthylène étirées et frisées ou texturées, ayant une longueur d'environ 3,8 cm. Le mélange résultant n'est pas combustible lorsqu'on le soumet aux essais normalisés d'une flamme de diffusion de méthane et d'une flamme d'une allumette lorsqu'on opère dans une atmosphère d'air. Il ne se produit pas de combustion après l'enlève- ment de la f3 amme de difftison du méthane et il nXy a pas de projection de gouttelettes fondues. La longueur carbonisée est en moyenne de 1,27 cmO Des échantillons témoins contenant environ 83 parties en poids de fibres de coton et 17 parties en poids de téréphtalate de polyéthylène brûlent complètement lorsqu'ils sont soumis à ces deux essais. Exemple 4 On fait réagir 201,7 parties en poids de tétrabromobisphénol A, 46,0 parties an poids de chlorure d'isophtaloyle et 30,8 parties en poids de chlorure de téréphtaloyle pour former un polyester aromatique bromé en présence d'environ 2600 parties en poids de chlorure de méthylène (solvant) et de 82 parties en poids de triéthylamine (accepteur d'acide). On chauffe le contenu de la zone de réaction à 400C environ tout en l'agitant durant 3 heures Lorsque la réaction est achevée, on extrait la triéthylamine avec une solution à 3 % d'acide chlorhydrique et on lave le mélange réactionnel à l'eau jusqu'à obtention d'un- pH de 6. On recueille le polyester bromé résultant en le précipitant par du méthanol. Le polyester aromatique bromé a l'aspect de paillettes fibreuses blanches et il possède la formule de structure indiquée ci-dessus dans laquelle X et Y sont des atomes de brome, R et R' sont chacun un groupe méthyle et n vaut environ 50. Le polyester aromatique bromé a une teneur en brome d'environ 48 % en poids, un point de fusion d'environ 265 C et il présente une viscosité inhérente d'environ 0,75 dl/g lorsque la détermination est faite à la concentration de 0,1 % en poids dans un solvant qui est un mélange de 10 parties en poids de phénol et de 7 parties en poids de trichlorophénol. On dissout 100 parties en poids du polyester arol.tiqlle bromé dans 300 parties en poids d'un chlorure de méthylène ser- vant de solvant de fiZage. On filtre la solution et on la desaère puis on l'extrude à travers une filière en acier inoxydable chromé comportant 20 orifices circulaires ayant un dianètre de 44 microns chacun. On fait passer la matière filamentaire résultant de ce filage dans une chambre comportant de l'air à 700C qui s'écoule dans le même sens que la matière filamentaire. Dans cette chambre, ia matière filamentaire se solidifie complètement et elle est ensuite reprise à la vitesse de 200 m/mn. La matière filamentaire est ensuite étirée à chaud à un taux d'étirage d'environ 4:1 par contact avec une semelle chaude de 30 cm qui est à une température d'environ 325 C. La matière filamentaire étirée est ensuite frisée ou texturée par passage à travers une botte appropriée où agit de la vapeur d'eau, et cette matière est découpée en des longueurs de 3,8 cm ne comportant aucun oxyde de l'antimoine. On carde 45 parties en poids du polyester aromatique bromé avec 35 parties en poids des fibres du téréphtalate de polyéthylène étirées et frisées ou texturées, ayant une longueur d'environ 3,8 cm, et avec 20 parties en poids de fibres de coton ayant une longueur d'environ 3,8 cm, pour former un mélange physique uniforme des fibres. Lorsquton tricote une portion du mélange pour obtenir un bas circulaire que l'on soumet à une flamme de diffusion de méthane à l'air durant 3 secondes, comme décrit dans la description du montage et de l'inflammation de essai normalisé des vêtements de nuit pour enfants ("DOC FF 3-71"), on trouve que le mélange n'est pas combustible. Plus particulièrement, on trouve que l'étoffe s'éteint en un temps moyen d'une seconde après le retrait de la flamme et qu'il n'y a pas de gouttes résultant de la combustion. La longueur carbonisée moyenne est de 1,3 cm. De même, lorsqu'on soumet le mélange à l'action d'une flamme d'une allumette ordinaire durant 3 secondes aux conditions ambiantes, comme décrit ci-dessus, ce mélange ne brûle pas.La présence du polyester aromatique bromé rend incombustibJe la totalité du mélange. Dans des essais témoins dans lesquels on soumet un mélange de 65 parties en poids des fibres de téréphtalate et de 35 parties en poids des fibres de cotcn aux mêmes essais: ces derniers mélanges brûlent vigoureusement dans les deux cas jusqu'à consu- mation totale et ils forment des gouttelettes enflammées qui tombent. Exemples 5 à 18 On répète l'exemple 4, sauf que l'on dispense une quantité mineure d'anhydride antimonieux dans le chlorure de méthylène servant de solvant pour le filage et qu'on le disperse en des quantités indiquées dans les fibres du polyester aromatique bromé résultant0 On fait également varier comme indiqué au tableau I ci-après les prcportions relatives des fibres de coton et des fibres de téréphtalate de polyéthylène du mélanges Lorsqu'on tricote une portion de chaque mélange en un bas circulaire et qu'con soumet un échantillon à une flamme de diffusion du méthane à l'air durant 3 secondes, comme décrit dans le mode opératoire de montage et d'inflammation de essai normalisé des vêtemerte de nuit;; pour enfants ("DOC FF 3-71"), on trouve que le mélange est incombustible dans chaque cas. Les détails sont indiqués au tableau. I ci-aprèsO TABLEAU I Exemple N Parties en % d'anhydride Parties en Parties en Durée moyenne Longueur car poids des antimonieux % poids des poids des de combustion bonisée moyen filbres du fibres de fibres de (en secondes) ne (cm) polyester coton téréphtalate ** arcmatique de polyéthy bromé lène 5 36,1 1,9 20 43,9 5 4,3 6 40 1,9 20 40 1 2,5 7 15 2,0 0 85 2,5 2.3 8 25 2,6 0 75 0 2,5 9 25 2,6 13 60 2,4 2 10 30 3,6 15 55 1 1,5 11 30 2,6 25 45 0,6 1,3 12 32,5 2,6 25 42,5 1,2 2 13 35 2,6 30 45 1,0 2 14 40 2,6 25 35 4,3 2,8 15 75 3,0 25 0 0 2 16 63 5,5 33 0 1 2,5 17 25 8,0 26 48 2 2,3 18 30 8,0 24,5 45,6 0 1,3 Notes du tableau I * Par rapport au poids du polyéther aromatique bromé ** Après retrait de la flamme de diffusion du méthane De même, lorsqu'on soumet les mélanges des exemples 5 à 18 ci-dessus à une flamme d'allumette ordinaire durait 3 secondes aux conditions ambiantes comme décrit ci-dessus, ces mélanges ne sont pas combustibles. Dans des essais témoins où l'on a omis les fibres du polyéther aromatique bromé, des éprouvettes échantillon des autres constituants des mélanges brûlent vigoureusement dans les deux cas, Exemples 19-21 On répète exemple 4, sauf qu'on disperse une quantité mineure d'anhydride antimonieux dans le chlorure de méthylène servant de solvant de filage et l'on disperse cet anhydride, en la quantité indiquéeS dans les fibres du polyester aromatique bromé résultant.On mélange les fibres du polyester aromatique bromé avec des fibres de laine selon les proportions relatives indiquées. Lorsquton tricote une portion de chaque mélange pour former un bas circulaire que l'on soumet à une flamande de diffusion de méthane dans de l'air durant 3 secondes comme décrit dans le mode opératoire d'inflammation de l'essai normal des vêtements de nuit pour enfants ("DOC FF 3-71"), on trouve que le mélange est incombustible dans chaque cas. Les détails figurent dans le tableau II ci-après. TABLEAU II Exemple N Parties en poids % d'anhydride Parties en poide Durés moyenne Longueur car des fibres du entimonieux * de fibres de de conbustion** bonisée moyen polyester aroua- laine (secondes) ne (cm) tique bromé 19 10 2,6 90 4,3 20 15 2,6 85 3,5 21 20 2,6 80 1,3 * Pourcentage par rapport au poids du polyester auomatique bormé ** Temps (en secondes) après l'enlvement de la flamme de diffusion du méthane. De mêle, lorsqu'on soumet les mélanges des exerples 19 à 21 ci-dessus a une flamme d'allumette ordinaire durant 3 secondes aux conditions ambiantes, comme décrit ci-dessus, ces mélanges sont incombustibles. Dans des essais témoins, lorsque lton omet les fibres de polyester aromatique bromé, les échantillons de laine brûlent vigoureusement dans les deux cas. Exemples 22-24 On répète l'exemple 4, sauf qu'on disperse une quantité mineure d'anhydride antimonieux dans le chlorure de méthylène servant de solvant de filage et l'on disperse cette solution, en la quantité indiquée, dans les fibres du polyester aromatique bromé résultant.On notera également que les mélanges comprennent des fibres de "Nylon 66" et des fibres de coton et, dans un exemple, des fibres de téréphtalate de polyéthylène, comme indiqué au tableau III ci-aprèsO Lorsqu'on tricote une portion de chaque mélange pour obtenir un bas circulaire que l'on soumet à l'action diane flamme de diffusion de méthane dans de l'air durant 9 secondes, comme décrit, dans le montage et selon le mode opératuire d'inflammation décrits dans l'essai norJralisé des vêtements de nuit pour enfants (DOC FF 3-71), on trouve que le mélange est incombustible dans chaque cas. 'les détails sont présentés au tableau III ci-après. TABLEAU III Exemple N Parties en % d'anhydride Parties en Parties Parties en Tenpe moyen Longueur poids des antimonieux * poids des poids des poids des de combus- carborisés fibres du fibres de fibres de fibres de tion ** moyenme polyester "Nylon 66" coton téréphta- (seocndes) (cm) aromatique late de bromé polyéthy lène 22 31,7 2,6 38,3 30 0 3,6 2 23 40 2,6 30 30 0 1,1 2 24 35, 2,6 5 25 35 3 2,5 * Pourcentage par rapport au poids du polyester aromatique bromé ** Temps (en secondes) après enlènement de la flarme de diffuaion de méthane. De même, lorsqu'on soumet les mélanges des exemples 22 à 24 ci-dessus à une flamme d'allumette ordinaire durant 3 secondes aux conditions ambiantes, comme décrit ci-dessus, ces mélanges sont incombustibles. Dans des essais témoins, lorsque l'on omet des fibres de polyester aromatique bromé, les échantil- Ions des autres constituants de mélanges brûleiit vigoureusement. Exemples 25-26 On répète Exemple 4, sauf qu'on disperse une quantité mineure d'anhydride antimonieux dans le chlorure de méthylène servant de solvant de filage et l'on disperse cette solution: en une quantité indiquée, dans les fibres des polyesters aromatiques bromés résultants. On mélange, selon les quantités indiquées, des-fibres de polypropylène avec les fibres de polyester aromatique bromé. Lorsqu'on tricote une portion de chaque mélange pour obtenir une jambe circulaire que I' on soumet à une flamme de diffusion de méthane dans de l'air durant 3 secondes, comme décrit dans le mode opératoire de montage et d'inflemmation de l'essai normalisé des vêtements de nuit pour enfants (Doa FF-3-71), on trouve que le mélange est incombustibJe dans chaque cas. Les détails sont indiqués au tableau IV ci-après. TABLEAU IV Exemple N Parties en poids % d'anhydride Parties en poids Temps moyen Longueur carbonisée des fibres du antimonieux * des fibres de de combustion moyene (cm) polyester arema- polypropylène (secondes) ** tioue bromé 25 30 2,6 70 8,5 3,8 26 50 2,6 50 0 2,5 * Pourcentage en poids par rapport au polyester aromatique bromé ** Temps moyen de combustion (asecondes) après l'enlèvement de la flamme de diffusion du méthane. De même, lorsqu'on soumet les mélarges des exemples 25 et 26 ci-dessus à une flamme d'allumette ordinaire durant 3 secondes aux conditions ambiantes, comme décrit ci-dessus, ces mélanges sont incombustibles0 Dans des essais témoins, lorsqu'on omet les fibres du polyester aromatique bromé, les fibres du polypropylène brûlent vigoureusement. Exemple 27 On répète ltexemple 4, sauf que lion di0'perse- une quantité mineure d'anhydride antimonieux dans le chlorure de méthylène servant de solvant de filage et l'on disperse cette solution dans les fibres du polyester aromatique bromé résultant, en une concentration de 2,6 % en poids par rapport au poids du polyester aromatique bromé, On mélange 20 parties en poids des fibres du polyester aromatique bromé avec 80 parties en poids de fibres de Eoly-m-phénylène isophtalamide. Lorsquton tricote une portion du mélange pour obtenir un bas circulaire que l'on soumet à une flamme de diffusion du méthane de 3,8 cm dans une atmesphère d'air enrichi en oxygène ayant une concentration en oxygène de 34,5 % en volume, selon le mode opératoire de montage et d'inflammation de l'essai normal des vêtements de nuit pour enfants (DOC FF 3-71), le mélange est incombustible. Cependant, lorsque, dans un essai témoin, on omet d'inclure des fibres du polyester aromatique bromé et que l'on effectue l'essai dans la même atmosphère, les fibres du poly-mphénylène isophtalamide brûleut. Te présent exemple montre l'utilité de la présente invention dans le cas de fibres qui seraient nernalement incombustibles dans les conditions ambiantes mais qui broient dans un environnement spécialisé présentant une plus forte teneur en oxygène0 Exemple 28 On répète l'exemple 4, sauf qu'on disperse une quantité mineure d'anhydride antimonieux dans le chlorure de méthylène servant de solvant de filage et l'on disperse cette solution, en une concentration de 5,5 % en poids par rapport au poids di polyester aromatique bromé, dans les fibres du polyester aromatique bromé résultant. On mélange 50 parties en poids des fibres db polyéther aromatique bromé avec 50 parties en poids de fibres de triacétate de cellulose0 Lorsqu'on tricote une portion du mélatge pour obtenir un bas circulaire que l'on soumet à une firjr de diffusion du méthane dans de l'air durant 3 secondes, comme décrit dans le mode opératoire de montage et d'inflammation de 11 essai normalisé de vêtements de nuit pour enfants (DOC FF 3-71), on trouve que le mélange est incombustible. Plus particulièrement, il n'y a pas de flamme présente sur le bas tricoté après enlèvement de la flamme de diffusion du méthane, il ne se forme pas de gouttes, et la longueur carbonisée moyenne est de 2,5 cm. Cependant, lorsque dans un essai témoin on omet d'inclure des fibres du polyester aromatique bromé et que l'on effectue l'essai dans les mêmes conditions, la combustion se poursuit durant 47 secondes en moyenne après l'enlèvement de la flamme de diffusion du méthane, on observe la présènce de gouttes enflammées et la longueur carbonisée moyenne est de 25,4 cm (c'est-à-dire la longueur entière de l'échantillon). Il va de soi que l'invention n'a été décrite qu'à titre illustratif, mais non limitatif, et qu'elle est susceptible de recevoir diverses variantes entrant dans son cadre et dans son esprit. REVENDICATIONS 1. Mélange de fibres retardant la propagation de flamme et caractérisé en ce qu'il comprend (a) des fibres distinctes qui, si elles étaient présentes en dehors de ce mélange, subiraient une combustion lorsqu'elles sont soumises à une flamme de diffusion du méthane dans une atmosphère gazeuse présentant une teneur en oxygène choisie entre environ 20 et 40 % en volume ; et (b) des fibres distinctes consistant principalement en un polymère aromatique synthétique chloré ou bromé, présentant une teneur d'environ 15 à 60 % en poids de chlore, de brome ou de chlore et de brome par rapport au poids du polymère aromatique, ce polymère étant capable de rendre le mélange dans son ensemble incombustible lorsqu'on soumet ce mélange à la flamme de diffusion du méthane dans une atmosphère gazeuse ayant la teneur en oxygène précitée. 2. Mélange de fibres selon la revendication 1, caractérisé en ce que le polymère aromatique du constituant (b) est un polyester aromatique présentant la formule récurrente de structure où X est un atome de chlore ou de brome ; Y est un atome d'hydrogène, de chlore ou de brome ; lorsqu'ils sont pris séparément, R et R', idéntiques ou différents, sont chacun un radical alkyle inférieur ou un atome d'hydrogène et lorsqutils sont pris ensemble R et R' peuvent constituer un groupe hydrocarboné cyclique; et n vaut au moins 25. 3. Mélange de fibres selon la revendication 1, caractérisé en ce que le polymère aromatique du constituant (b) est un polyester dérivant du tétrachlorobisphénol A, de l'acide isophtalique et de l'acide téréphtalique ou est un dérivé d'un tel polyester qui est capable de former un ester. 4. Mélange de fibres selon la revendication 1, caractérisé en ce que le polymère aromatique du constituant (b) est un polyester dérivant du tétrabromobisphénol A, de l'acide isophtalique et de l'acide téréphtalique ou est un dérivé d'un tel polyester, capable de former un ester. 5. Mélange de fibres selon la revendication 1, caractérisé en ce que les fibres distinctes du constituant (b) contiennent en outre une proportion mineure d'un oxyde de l'antimoine intimément dispersé dans ces fibres. 6. Mélange de fibres selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend environ 10 à 90 % en poids du constituant (a) et environ 10 à 80 % en poids du constituant (b). 7. Mélange de fibres selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il présente la configuration physique d'une étoffe tissée, d'un tricot ou d'une feuille non tissée. 8. Procédé pour rendre capables de retarder la propagation d'une flamme des fibres distinctes qui subissent une combustion lorsqu'on les expose à une flamme de diffusion du méthane dans une atmosphère gazeuse présentant une teneur en oxygène choisie entre environ 20 et 40 % en volume, ce procédé étant caractérisé en ce qu'on effectue un mélange physique intime de ces fibres avec des fibres distinctes consistant principalement en un polymère aromatique chloré ou bromé ayant une teneur en brome, en chlore ou en brome et en chlore d'environ 15 à 60 % en poids et qui est capable de rendre ce mélange, dans son ensemble, incombustible lorsqu'on soumet ce mélange à la flamme dans l'atmosphère présentant la teneur précitée en oxygène. 9. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que le polymère aromatique chloré ou bromé est un polyester aromatique répondant à la formule récurrente de structure où X est un atome de chlore ou de brome; Y est un atome d'hydrogène, de chlore ou de brome ; lorsqu'ils sont pris séparément R et R' identiques ou différents, sont chacun un groupe alkyle inférieur ou un atome d'hydrogène et,lorsquiils sont pris ensemble, R et R' peuvent constituer un groupe hydrocarboné cyclique ; et n vaut au moins 25. 10. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que le polymère aromatique chloré ou bromé est un produit de condensation du tétrabromobisphénol A, de l'acide isophtalique et de l'acide téréphtalique ou ce polymère est un dérivé d'un tel produit, générateur d'ester. il. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que les fibres distinctes constituées principalement du polymère aromatique chloré, bromé ou chloré et bromé contiennent en outre une proportion mineure d'un oxyde de l'antimoine intimément dispersé dans ces fibres. 12. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que les proportions relatives des fibres distinctes que l'on mélange sont telles que le mélange physique résultant comprend environ 20 à 90 % en poids des fibres qui subiraient une combustion lorsqu'on les expose, à l'état non combiné, à la flamme de méthane, et environ 10 à 80 % en poids des fibres distinctes consistant principalement en le polymère aromatique chloré, bromé ou chloré et bromé.