La présente invention se rapporte à un dispositif d'armement de mines, tel que par exemple un dispositif destiné a être intègre dans un distributeur de mines attelle à un véhicule et prévu pour l'armement de chaque mine au moment de son passage à un poste fixe dudit distributeur. D'une manière générale, l'opération d'armement d'une mine s'effectue en deux opératïons successives par action sur un bouton de la mine, muni d'une barrette transversale en creux - première opératïon : rotation du bouton d'un angle donne, ge-ne-rale- ment de 45+ 3 , - deuxième operation : enfoncement suffisant du bouton, généralement de 8 nm, sous un effort donne, generalement 7 Kg. On sait par ailleurs que les mines ont une tolérance sur leur longueur de + 1,5 mm, et qutil existe donc des mines"longues" et des mines "courtes" pouvant différer en longueur de 3 mm. Sur les premiers appareils experimentaux realisés par la So ciété demanderesse, les deux opérations étaient assures par un seul organe moteur, en l'occurence un vérin ou un electro-aimant. Le mouvement rectiligne, de la tige du vérin par exemple, était transformé par des moyens classiques en mouvement d'avancée hélicoidale d'une tête munie de doigts destines à s'engager dans le bouton-d'armement de la mine. La tête en avançant comprimait un ressort qui permettait, lorsque le bouton de la mine avait tourné d'une quantité suffisante, de propulser ladite tête vers l'avant et donc d'enfoncer ledit bouton.Le mouvement hélicoïdal permettait donc effectivement, dans un premier temps, d'engager les doigts du dispositif dans la barrette transversale du bout d'armement de la mine et de l'entrainer en rotation puis, en fin de rotation, d'enfoncer le bouton d'armement par action d'un poussoir central dont le ressort avait été préalablement bandé au cours du mouvement.On s'est cependant aperçu que ce dispositif simple ne permettait pas d'armer les mines à tout coup et que l'on assistait souvent soit à une rupture du bouton d'armement de la mine, soit à un blocage du dispositif en cours de rotation, soit à une rotation sans enfoncement du bouton d'armement, ces phénomènes étant dus à l'évidence à la variation de longueur de la mine résultant de sa tolérance ainsi qu'à l'impossibilité de réglage précis des deux mouvements : ou bien le ressort, trop bandé, entrainait la rupture du bouton ou le blocage de l'ensemble, ou bien le ressort, insuffisamment bandé, entait incapable de provoquer l'enfoncement du bouton. Le dispositif d'armement de mines conforme à l'invention ne présente pas ces inconvénients. Il est caractérisé en ce qu'il est équipé de deux organes moteurs distincts agissant l'un après l'autre: - un premier organe moteur équipé d'éléments de transmission permettant de donner à la tête du dispositif d'armement une avance hélicotidale déterminée, suivie d'une rotation déterminée sans avance - un second organe moteur provoquant, par l'intermédiaire d'un ressort tare, la propulsion vers l'avant d'un poussoir d'armement. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description suivante d'un exemple de réalisation, en référence aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 est une vue en coupe longitudinale schematisée du dispositif d'armement de l'invention - la figure 2 en est une coupe transversale selon la direction AA' de la figure 1 - la figure 3 est une vue en perspective de la pièce, ou came, & rampe de guidage équipant le dispositif de la figure 1, que l'on a de-ca- lée d'un demi-tour dans le sens rétrograde sur le dessin pour la clarté de celui-ci. En se reportant à l'ensemble des figures 1 à 3, le dispositif d'armement de l'invention comporte un corps fixe 1 boulonné sur le chassis 2 d'un distributeur de mines, et composé d'une pièce avant, ou "nez" 3, d'une pièce arrière 4, et d'une pièce intermediaire, ou camez 5, munie d'une rainure de guidage 6. Sur la pièce arrière 4 est boulonné un premier électroaimant 7 (figure 2) agissant sur l'avancée d'une tige 8 dont" la majeure partie forme une crémaillère 9. La crémaillère 9 engrène sur un pignon 10 qui fait lui-même partie d'une tige 11 orthogonale à ladite crémaillère et pouvant tourillonner dans les pièces fixes 4, 3 et 5. La tige 11 re çoit un galet de guidage 12, qui roule dans la rainure 6, et dans sa partie creuse axiale est montée coulissante une autre tige 13 dont la partie arrière est pleine et dont la partie avant est creuse et élargie. Dans la partie avant élargie de la tige 13 est monté, par l'in termédiaire d'un ressort 16, précontraïnt à l'aide d'une tige 14 et d'une goupille 15, un poussoir avant 17 destïné à enfoncer le bouton d'armement 18 de la mine 19. Sur la partie avant de la tige 11 est fixée à l'aide d'une vispointeau 20 une pièce tubulaire 21 portant les deux doigts 22 du dispositif d'armement destiné à s'engager, en avançant tout d'abord, dans la barrette transversale du bouton d'armement 18, puis à tourner en entrainant ce dernier en rotation. Un ressort de rappel 23 maintient la tige 13 en position reculée Sur le chassis du distributeur de mines, et suivant un axe longitudinal perpendiculaire à celui de l'électroaimant 7, est boulonné un second électroaimant 24, qui, comme on le voit sur la figure 1, fait basculer, lorsqu'il est excité, un levier 25, ce qui pousse vivement vers l'avant la tige 1-3, et donc aussi le poussoir 17 par l'intermédiaire du ressort tare 16 précite.Par ailleurs, comme on le voit sur la figure 2, la tige 8 est ramenée en arrière par un ressort de rappel 33 lorsque l'électroaimant 7 n'est pas excite et, lorsqu'elle à parcouru sa course maximale C quand on excite l'électroaimant 7r elle actionne un contacteur de fin de course 34 relié au coffret de commande électrique, non représenté, associé au distributeur de mines. Selon une caractéristique - importante, la rainure de guidage (6, figure 3) de la came 5 présente une partie amont 35 de forme hé licoidale, celle-ci étant suivie d'une partie aval 36 de forme circulaire dont la génératrice est confondue avec la section droite du cylindre 37 formant la partie aval opérationnelle de la came 5. Le fonctionnement du dispositif d'armement qui vient d'être décrit est le suivant En position de départ, c'est-à-dire avant le déclenchement de l'opération d'armement, les électroaimants 7 et 24 ne sont pas excités, toutes les pièces mobiles du dispositif sont à l'état de repos représenté en traits forts sur les figures 1 et 2, et la mine 19 est positionnée devant le nez 3 du dispositif d'armement. On a figuré sur le dessin de la figure 1 deux positions possibles du bouton d'armement 18 de la mine -19, la position qui est'la plus proche du nez étant celle correspondant aux mines dites"longues", et la position la plus éloignée étant celle correspondant aux mines dites"courtes". L'opération d'armement est déclenchée par l'excitation de l'électroaimant 7, à partir du coffret électrique précité, par le servant chargé du distributeur de mines. L'excitation de l'électroaimant 7 entrains l'avancée de la tige 8 et donc de la crémaillère 9. L'avancée de la crémaillère 9 entrain, par l'intermédiaire du pignon lo, la rotation de la tige 11 et de la pièce avant 21 portant les doigts 22. Le galet 12 avance dans la rainure 6 de la came 5 et en décrit successivement la zone hélicoidale 35 et la zone ciroculaire 36. Par suite, la tige 11, et donc les deux doigts 22, avancent tout d'abord tout en tournant pendant le trajet du galet 12 dans la partie 35, puis continuent ensuite à tourner, mais sans avancer, pendant le trajet du galet 12 dans la partie 36. Une avance hélicoidale est donc tout d'abord donnée aux deux doigts 22. Ceux-ci, étant légèrement décalés l'un par rapport & l'autre dans le plan de section transversale, viennent alors s ' engager dans le bouton d'armement 18 de la mine 9 en se positionnant de part et d'autre de la barrette transversale. Cette avance hélicoidale est suivie d'une rotation, sans avancée, des doigts 11 et donc du bouton 18 qu'ils entraînent alors en rotation en s'appuyant de part et d'autre de sa barrette transversale. Avantageusement, la longueur de la partie aval 36 de la rainure 6 est telle que les doigts 22 ne peuvent tourner que d'un angle tel qu'ils provoquent dans tous les cas une rotation de 45 du bouton 18. En cette position finale des doigts 22, la tige 8 a parcouru sa course maximale C, ce qui actionne le contacteur de fin de course 34 (figure 2). L'électroaimant 24 est alors excité de sorte que la sortie de sa tige 38 fait basculer le levier 25 et propulse vers l'avant la tige 13 et donc, par l'intermédiaire du ressort taré 16, le bouton-poussoir 17, ce qui enfonce le bouton d'armement 18 et achève ainsi d'armer la mine 19. Rappelons que l'enfoncement du bouton 18 est rendu possible par le fait que celui-ci, ayant tourné de 45 degrés, est alors li béré de son dispositif de retenue constitué, de manière très classique, par un téton et une rainure de guidage associée, dispositif équipant la mine elle-même. On voit qu'à l'aide du dispositif de l'invention, les deux mouvements successifs donnés au bouton d'armement sont parfaitement et dou blement contrôles, grâce à un dispositif mécanique doublé d'un dispositif électrique. Par ailleurs, le dispositif de l'invention permet d'enfoncer le bouton d'armement par l'intermédiaire d'un ressort taré(16), ce qui permet d'éviter de casser ledit bouton au eas ou, par suite d'un défaut, celui-ci n'aurait pas tourné suffisamment. REVENDICATIONS 1. Dispositif d'armement de mines, caractérisé en ce qu'il est équipé de deux organes moteurs distincts(7,24) agissant l'un après l'autre - un premier organe moteur équipé d'éléments de transmission (9,10, 21, 12,6) permettant de donner à la tête(21,22) du dispositif d'armement une avance hélicoldale déterminée suivie d'une rotation déterminée sans avance. - un second organe moteur provoquant, par l'intermédiaire d'un ressort taré(16), la propulsion vers l'avant d'un poussoir d'armement(17). 2. Dispositif d'armement selon la revendication 1, caractérisé en ce que le second organe moteur (24) est actionné par le premier (7,9.) en fin d'opération (course C) de celui-ci. 3. Dispositif d'armement selon la revendication 2, caractéri- sé en ce que le déclenchement dudit second organe moteur (24) est assuré par l'intermédiaire d'un contacteur électrique de fin de course (34). 4. Dispositif d'armement selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les éléments de transmission associés au premier organe comportent une came(7) munie d'une rainure de guidage (6) possédant une partie amont(35) de forme bélicoidale suivie d'une partie aval(36) de forme circulaire.