La présente invention se rapporte à la technique des presses et elle concerne plus particulièrement une presse perfectionnée et un mécanisme d'entraînement perfectionné pour cette presse. L'invention est particulièrement bien appropriée pour être 5 appliquée à des presses à filer à course relativement grande et elle sera décrite dans son application particulière à ce genre de presse ; toutefois, il va de soi que l'invention s'applique à des domaines d'utilisation plus larges et qu'elle peut être appliquée à une grande diversité de différents types et de différentes di-10 mensions de presses. La plupart des presses à filer à entraînement mécanique actuelles utilisent un mécanisme d'entraînement classique du type à coulisseau et vilebrequin. En raison de limitations inhérentes à la conception, ce type d'entraînement donne une presse qui n'est 15 pas économique, en particulier dans les grandes dimensions. A titre d'exemple, on supposera qu'une presse mécanique de conception normale doit exécuter un travail exigeant une force approximativement constante de 200 tonnes sur toute la longueur d'une course travaillante de 152 mm. On supposera également qu'on utilise une 20 presse ayant une course totale de 400 mm et que la presse développe sa force nominale à 1) mm de l'extrémité inférieure ds la course. On peut démontrer qu'une presse de ce type ne peut développer que 35 à. 40 % de sa force nominale à un point situé à 152 mm au-dessus de l'extrémité inférieure de sa course, à un moment où le couple 25 du vilebrequin est à son maximum nominal. Si on charge la presse à une force plus élevée à ce point, on surcharge.le vilebrequin, ainsi que le réducteur à engrenages. Si l'on utilise un embrayage incorporé dans la chaîne cinématique d'entraînement, cet embrayage est également surchargé. Si la presse est entraînée directement 30 (c'est-à-dire si aucun volant d'inertie ni autre dispositif accumulateur d'énergie n'est intercalé entre le moteur et le réducteur à engrenages), le moteur de la presse se trouve également surchargé. Par conséquent, pour obtenir la force travaillante nécessaire de 200 tonnes à l'extrémité supérieure de la course travaillante de 35 152 mm, on devrait donc utiliser un mécanisme d'entraînement d'une capacité de 500 tonnes. Naturellement, ceci serait extrêmement peu avantageux au point de vue économique puisque la presse serait capable de développer beaucoup plus que les 200 tonnes voulues sur la majeure partie de sa course. 40 Non seulement la presse ne serait pas économique du point de 70 00952 2 2028209 vue de ses besoins en puissance mais en outre elle nécessiterait un bâti de dimensions excessivement grandes.Par exemple, la presse décrite serait capable de développer, à un point proche de l'extrémité inférieure de sa course, des forces approchant 4-00 % de sa 5 force nominale. Pour éviter que des surcharges imposées accidentellement ne détruisent le bâti, la règle de sécurité est que le bâti doit être capable de résister à trois fois la force nominale de la presse. Par conséquent, dans l'exemple considéré, si l'on désire disposer 10 d'une presse capable de produire une force de 200 tonnes sur toute la longueur d'une course de 152 mm, on est obligé d'utiliser une .presse munie d'un entraînement "d'une force nominale de 500 tonnes et équipée d'un bâti d'une capacité de 1.500 tonnes. La nature indésirable de ces conditions est évidente. 15 II a déjà été proposé de nombreux types différents de mécanis mes et de chaînes cinématiques d'entraînement dans le but d'éliminer les inconvénients cités. Le problème consistant à réaliser une chaîne cinématique capable d'éliminer ces inconvénients est particulièrement difficile à résoudre parce que, pour porter au maximum 20 le rendement du fonctionnement d'une presse, la chaîne cinématique doit de préférence donner à la presse les caractéristiques suivantes : a) Un couple d'entrée minimum sur toute la longueur d'une course travaillante de grande longueur de façon à réduire au mini- 25 mum les dimensions de l'embrayage et du vilebrequin ; b) Une vitesse de coulisseau relativement faible sur toute la longueur de la partie travaillante de la course et une vitesse de coulisseau relativement grande sur toutes les autres parties de la course afin de permettre d'obtenir des cadences de production éle- 30 vées sur des matières qui sont affectées d'une vitesse de formage limitée ; et c) Une faible composante transversale de force appliquée au coulisseau afin de réduire la poussée latérale exercée sur le coulisseau et de réduire par ce moyen la contrainte du bâti et l'usure 35 des glissières. Les mécanismes à contact ponctuel ou linéaire tels que les mécanismes à came et galet sont capables de conférer de telles caractéristiques à une presse. Toutefois, ces mécanismes ne peuvent pas être utilisés pour les applications comportant une charge élevée, 40 en raison des pressions extrêmement élevées qui se développent aux 70 00952 3 2028209 points de contact. La présente invention a pour objet une presse et une chaîne cinématique d1entraînement qui remplit toutes les conditions mentionnées plus haut, qui n'est affectée d'aucune limitation de 5 charge et qui permet d'obtenir des caractéristiques cinématiques et dynamiques extrêmement avantageuses pour le coulisseau. L'application de l'invention permet d'obtenir une notable réduction des dimensions et de la résistance mécanique qui doivent être présentés par la chaîne cinématique mécanique d'entraînement 10 de la presse et par le bâti de cette presse pour l'exécution de toutes les opérations qui exigent le développement de la force nominale de la presse sur une partie importante de la course de la presse. L'invention a pour objet une presse qui comprend un bâti et 15 un coulisseau portés par le bâti et monté pour décrire un mouvement alternatif entre une première et une deuxième position. Des moyens d'entraînement sont prévus pour animer le coulisseau d'un mouvement alternatif entre la première et la deuxième position. Ces moyens d'entraînement comprennent une première biellette qui pré-20 sente une première et une deuxième parties extrêmes et dont la première partie extrême est articulée sur le coulisseau. Un vilebrequin est monté rotatif dans le bâti et une biellette- est articulée par ses extrémités opposées respectivement sur le vilebrequin et sur la deuxième partie extrême de la première biellette. 25 Une biellette de retenue comprend une première partie extrême articulée sur le bâti et une autre partie extrême articulée sur ladite biellette de liaison en un point intermédiaire entre les parties extrêmes de cette biellette de liaison. En modifiant les longueurs relatives des biellettes, on peut 30 donner à la presse une grande diversité de caractéristiques très avantageuses. En effet, les presses réalisées conformément à l'invention sont capables de donner des caractéristiques que l'on ne pouvait antérieurement obtenir d'une façon économique que dans les presses hydrauliques. 35 L'invention a donc pour buts de réaliser:: . - une presse et un entraînement mécanique qui. permet d'obtenir des caractéristiques cinématiques et dynamiques extrêmement avantageuses sur le coulisseau ; . - une presse munie d'un entraînement mécanique particulière-40 ment bien approprié pour les presses à course de grande longueur ; 70 00952 4 2028209 - une presse à entraînement mécanique capable de développer sur le coulisseau des forces relativement uniformes sur toute la longueur d'une course travaillante relativement longue ; - une presse qui demande un couple d'entrée relativement fai-5 ble sur le vilebrequin pendant la course travaillante, ce qui permet d'utiliser un embrayage d'un couple nominal relativement faible; - une presse qui, .comparativement aux presses à entraînement mécanique de la technique antérieure, permet d'utiliser un bâti d'une construction plus légère j 10 - une presse mécanique capable d'exécuter des opérations de formage des métaux qui, antérieurement, nécessitaient l'utilisation de presses à entraînement hydraulique ; - une presse du type général décrit et qui réduise considérablement le prix de revient des presses d'emboutissage et de filage 15 qui travaillent à des cadences de production habituelles ; - une presse à entraînement mécanique permettant d'obtenir une course travaillante lente et une course de retour rapide. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressor-tiront de la description qui va suivre, faite en regard des des-20 sins annexés et donnant, à titre explicatif et nullement limitatif, une forme de réalisation conforme à 1'invention. Sur ces dessins, La figure. 1 est une vue en élévation de côté, partiellement arrachée, et qui montre une forme préférée de réalisation d'une 25 presse réalisée conformément à l'invention ; La figure 2 est une vue en élévation de face de la presse de la figure 1 ; La figure 3 est une vue en coupe prise suivant la ligne 3-3 de la figure 1 ; 30 La figure 4 est une vue en élévation de face de la timonerie d'entraînement utilisée dans la forme préférée de réalisation ; Les figures 5 à 8 sont des schémas simplifiés qui représentent la tringlerie d'entraînement en divers points d'un cycle complet. Les figures 1 et 2 représentent l'ensemble d'une presse à filer 35 à course longue réalisée conformément à l'invention. La presse représentée sur le dessin est composée d'un bâti principal A disposé verticalement, d'un groupe d'entraînement B et d'une timonnerie d'entraînement mécanique C. Le bâti A peut être de l'une quelconque d'une grande diversité 40 de formes de construction et de configurations ; toutefois, dans la 70 00952 5 2028209 forme préférée de réalisation, ce bâti est constitué par un bâti vertical formé par soudage de divers éléments. Plus particulièrement, le bâti comprend un groupe de base principal 10 qui reçoit et supporte un conteneur de billette 10a disposé verticalement. Le 5 groupe de base 10 est monté de telle façon que sa surface supérieure soit à l'affleurement du sol 11, et deux paires de montants 12 et 14, verticaux, en caisson, et de forme générale rectangulaire, s'élèvent verticalement sur ce groupe de base. Les montants 12 et 14 sont réunis à leurs extrémités supérieures par une tête 16. 10 Dans la forme de réalisation considérée, la tête îS est une structure en trois parties formées de segments rectangulaires en caisson, 18, 20 et 22. La tête 16 supporte l'ensemble C qui forme la timonnerie d'entraînement et elle est agencée de telle façon que les plans de joints entre les segments 18, 20 et 22 passent par 15 les axes d'articulation principaux de la timonnerië d'entraînement pour faciliter la construction et l'assemblage. Les principaux éléments de la structure du bâti stmfc réunis par six tirants verticaux. Ainsi qu'on l'a représenté, des paires de tirants 24 de grand diamètre traversent de bas en haut les mon-20 tants 12. Dés tirants simples 26, de petit diamètre, traversent de bas en haut les montants avant 14. En se reportant aux figures 1 et 3, on peut voir que les tirants 24 de grand diamètre sont disposés à égale distance de part et d'autre des axes d'articulation principaux de la timonnerie d'entraînement, qui sont désignés par les let-25 très D et 0. Ainsi qu'il ressortira de la suite, les tirants 24 absorbent les principales forces de réaction de là presse. Les tirants de petit diamètre supportent une petite proportion des forces de réaction et ont principalement pour fonction de résister aux forces de réaction transversales du coulisseau. 30 Comme dans les constructions habituelles, les tirants 24, 26 sont de préférence montés avec précontrainte au cours de l'assemblage du bâti. En outre, les diverses surfaces de portée entre les éléments du bâti de la presse sont clavetés en divers points (ainsi qu'on l'a représenté au point 28 sur les figures 1 et 2) de façon 35 à bloquer rigidement le bâti dans les directions transversales. Ainsi qu'il ressort des figures 1 et 2, les montants 12 et 14 sont disposés de façon à définir le chemin'de glissement du'coulisseau principal 114 de la presse. Des glissières de contre-clavettes - classiques 12' ejt'14' sont prévues sur les angles intérieurs des 40 montants pour guider le coulisseau sur sa trajectoire verticale. 70 00952 6 2028209 Bien qu'on ne l'ait pas représenté, la presse est équipée des mécanismes habituels de manutention et de cisaillage des billettes, ainsi que des mécanismes auxiliaires additionnels que l'on trouve habituellement sur les presses à filer. 5 Bien que le groupe B d'entraînement de la presse puisse natu rellement être monté sur le bâti A, ce groupe est porté, dans la forme de réalisation préférée, sur un bâti ou chevalet séparé 30 qui est placé adjacent à la presse. La source principale de puissance de la presse est constituée par un moteur électrique 32. Ain-10 si qu'on l'a représenté sur les dessins, ce moteur 32 est relié par un accouplement 3^ à un arbre de transmission 36 qui 'porte un volant d'inertie 38'de grand diamètre. Le volant'38 et l'arbre 36 sont montés rotatifs dans des paliers 40. Un embrayage à commande par fluide classique 44, de forte puis-15 sance, est monté sur le volant 38 et, lorsqu'il est serré, il établit la liaison motrice entre le volant et l'arbre d'entraînement principal 42 de la .presse, par l'intermédiaire de l'arbre'de transmission 46. Ainsi qu'on peut le voir sur les dessins, l'arbre 46 est convenablement porté par des paliers 48 montés sur le bâti 30. 20 Ainsi qu'on peut .le voir en particulier sur les figures 1 ét 3j la chaîne cinématique d'entraînement de la presse est portée par un carter 52 en deux pièces qui fait saillie vers l'extérieur sur la partie arrière de la presse. L'arbre d'entraînement .42 traverse le carter 52 transversalement et porte un frein classiqùé 50 monté 25 sur son extrémité extérieure. Des paliers appropriés qui sont disposés suivant le plan de joint du boîtier 52 supportent l'arbre d'entraînement 42. La chaîne cinématique de la forme préférée de réalisation est constituée par un train d'engrenages ayant un rapport de 150 à 1. 30 Ainsi qu'on l'a représenté sur le dessin, cette chaîne comprend un premier pignon principal 5^ claveté ou fixé rigidement d'une autre façon à l'arbre d'entraînement 42. Le pignon 5^- est en prise avec un deuxième pignon 56 qui est claveté sur un arbre horizontal 58 monté dans des paliers classiques à l'intérieur çlu carter 52. Une deu-35 xième paire de pignons 60 est également clavetée sur l'arbre 58, les deux pignons étant placés de part et d'autre du pignon 56. Les pi- . gnons 60 sont en prise avec deux pignons, 62 de diamètre relativement grand qui sont clavetés sur un arbre d'entraînement 64 de grande longueur qui s'étend transversalement en travers de l'arrière de la 40 presse et qui émerge de part et d'autre de cette presse. Deux pi 70 00952 7 2028209 gnons principaux 66 sont montés sur les extrémités extérieures de l'arbre 64. Les pignons 66 sont respectivement en prise avec deux grandes roues dentées séparées 68 de grand diamètre. Sur la figure 3j on 5 peut voir que les grandes roues 68 comprennent chacune une couronne annulaire 70 dentée qui est soudée sur deux plaques espacées 72 qui sont elles-mêmes réunies à un moyeu central 74» Chaque moyeu" 74 est claveté ou calé positivement sur l'extrémité extérieure de l'un de deux arbres 76 en porte-à-faux qui sont montés dans la 10 tête de la presse. SUr la figure 3, on peut voir que les arbres 76 sont montés sur le plan de joint entre les parties 18 et 2Q de lâ tête et sont munis de paliers lisses appropriés 78. Ainsi qu'on peut le voir en particulier sur les figures 1 et 3* les extrémités intérieures des arbres 76 sont clavetées sur deux bras de manivel-15 les 80 qui portent un manneton ou arbre 82 orienté transversalement. Cet ensemble forme en fait un vilebrequin principal qui présente une course égale à la distance séparant l'axe 0 des arbres 76 de l'axe A du manneton 82. Une caractéristique particulièrement importante de la présente 20 invention consiste dans la timonnerie prévue pour transmettre le mouvement du vilebrequin au coulisseau. Ainsi .qu'on l'a indiqué plus haut, les timonneries mécaniques de la technique antérieure ne donnaient généralement pas satisfaction, notamment dans leur utilisation dans les presses à filer à course longue. C'est pour cette rai-25 son que la plupart de ces presses était à commande hydraulique.La présente invention a au contraire pour objet une timonnerie mécanique qui élimine les problèmes des presses antérieures à entraînement mécanique. L'agencement obtenu permet de donner à la presse des caractéristiques dynamiques et cinématiques extrêmement avanta-30 geuses. Bien que la timonnerie suivant l'invention puisse être réalisée sous une grande diversité de formes particulières, la construction préférée est celle représentée sur les figures 1 à 4. Cette timonnerie comprend une première biellette 84 qui est articulée sur 35 le manneton 82 du vilebrequin par un demi-collier 83. Dans la forme de réalisation représentée, la biellette 84 est unè structure en deux pièces et son extrémité extérieure est définie par une partie cylindrique 86. Cette partie cylindrique 86 est creusée d'une fente 87 qui reçoit la première partie de la biellette et qui lui est 40 réunie par deux goupilles 87a. 00952 8 2028209 Deux biellettes oscillantes ou de retenue 88 sont .articulées par une première extrémité sur un arbre horizontal 92 qui est monté dans la partie supérieure du bâti entre les. segments 20 et 22 de la tête de la presse. On remarquera que l'axe de l'arbre 92 (désigné par la lettre D) est à la verticale de l'axe des arbres 76. En outre, la ligne verticale qui passe par ces deux axes (c'est-à-dire les axes 0 et D) est parallèle à la trajectoire du coulisseau 114. Les extrémités extérieures des biellettes de retenue 88 sont reliées à la partie terminale cylindrique 86 de la biellette 84 par des demi-colliers 90. Comme on peut le voir sur la figure 1, ceci établit une articulation entre les biellettes 88 et 84, avec un centre effectif d'oscillation placé au centre A de la partie cylindrique 86. La partie cylindrique 86 est traversée à une distance L de son centre, par un tourillon 94 de diamètre relativement grand. Ce tourillon fait saillie vers l'extérieur sur les deux faces opposées de la partie cylindrique 86 et il est relié par des demi-colliers 95 à l'extrémité supérieure bifurquée de la biellette 98 d'entraînement du coulisseau principal. L'extrémité inférieure de la biellette 98 est .naturellement articulée sur l'ensemble 104 du coulisseau. Ainsi qu'on l'a représenté sur le dessin, cette articulation est assurée par un axe 100 qui s'étend entre deux ferrures 102 qui s'élèvent sur une plaque horizontale 103 prévue dans l'ensemble 104. Bien que le coulisseau soit de conception générale classique, sa construction mérite d'être décrite brièvement. Ainsi qu'on l'a représenté, l'élément 103 mentionné plus haut est relié en position réglable au coulisseau 104 par une vis 106 de réglage du coulisseau qui est commandée par un moteur» Cette vis est vissée dans un trou fileté d'un élément 108 logé dans l'extrémité inférieure d'un tube 110 qui forme .un boîtier ou une glissière pour l'élément 10J. En outre, ainsi qu'on peut le voir, ce tube 110 est fermé à son extrémité inférieure par une plaque 112 qui porte l'ensemble principal 114 du .coulisseau. Cet ensemble 114 .comprend un boîtier extérieur 116 qui renferme des blocs de prèssibn principaux 118 et 120. Le piston de filage et le poinçon de percement 123 sont fixés par des liaisons démontables à la plaque inférieure 124, qui est à son tour fixée positivement au boîtier 116. On se reportera maintenant plus particulièrement aux figures 70 00952 9 2028209 5 à 8 pour décrire la .timonnerie d'entraînement C. Ces figures représentent schématiquement la timonnerie dans les phases successives d'un cycle complet. Les divers éléments représentés sur ces figures sont désignés par les mêmes références que celles qui ont 5 été utilisées pour identifier les éléments correspondants sur les figures 1 à 4 ; toutefois , pour éviter toute confusion, et étant donné que les éléments ne sont représentés que schématiquement, les références sont suivies du suffixe prime ('). La figure 5 représente la timonnerie au moment où le point E • 10 d'articulation sur le coulisseau est à son point mort haut. Le vilebrequin est en rotation dans le sens des aiguilles d'une montre et, dans le cas de la timonnerie particulière représentée, le point mort haut se présente lorsque le vilebrequin est à peu près à la position 56° de sa rotation. 15 Lorsque le vilebrequin continue à tourner, en partant de la position représentée sur la figure 5, le point E d'articulation du coulisseau est refoulé vers le bas pour décrire sa course de filage et passe par la position représentée sur la figure 6. Dans la position représentée sur la figure 6, le vilebrequin est-à peu 20 près à 200° de sa rotation. De la figure 6 à la figure 7, le point d'articulation E du coulisseau continue à être refoulé vers le bas en parachevant la course de filage et il passe par un point de .charge maximale situé à environ 254° de la rotation du vilebrequin. Sur la figure 7 25 (à environ 320° de la'rotation du vilebrequin), le coulisseau est à son point mort bas. Ensuite, la timonnerie passe par la position de la figure 8 pendant l'exécution de"la course de retour. Dans la forme de réalisation considérée, la presse est construite pour avoir une course totale de 3327 mm et pour être capa-30 ble de décrire une course travaillante de '9^0 mm contre une force résistante constante de 3600 tonnes (course*d'extrusion), et pour décrire une course travaillante de 1956 mm contre une force résistante constante de 1200 tonnes (coursé de percement). Pour obtenir ce résultat, les longueurs préférées à donner aux divers éléments 35 de la timonnerie sont les suivantes : 70 00952 10 2028209 Elément 80' (course du vilebrequin): distance 0 à A .: 1524mm " 84' distance A à B : 2396 mm " 84' distance B à C : '752 mm " 88' distance B à D : 3048 mm 5 " 98' distance C à E : 4672 mm distance 0 à D : 3048 mm distance 0 à F : 2438 mm Avec les relations de longueur ci-dessus, le couple maximum nécessaire sur la course travaillante de 9^-0 n™ est approximative-10 ment de 1820 tonnes-mètres et le couple exigé sur la course travaillante de 1956 mm est d'environ 1500 tonnes-mètres. En outre, la force à laquelle le Bâti de la presse doit pouvoir résister sans déformation n'est que de 10800 tonnes.- Ces cGnâiti-ens-de force et de résistance particulières sont très inférieures à celles d'une 15 presse classique à coulisseau et vilebrequin à entreînement mécanique qui, pour être capable d'assurer les mêmes fonctions, n-é-^ cessiterait un couple trois fois plus grand et un bâti d'une résistance deux fois et demi plus forte. La grande vitesse d'approche rapide et de retour rapide du 20 coulisseau et la petite vitesse de la course travaillante du coulisseau peuvent être obtenues avec la même course totale, plus ou moins grande, par variation des relations de longueur indiquées plus haut. A titre d'exemple, si l'on veut obtenir unn presse capable d'une course totale de 406 mm et d'une course travaillante ~ 25 de 152 mm décrite en antagonisme avec une force .résistante constante de 200 tonnes, les relations de longueurs qui donneraient satisfaction pour ces conditions seraient les suivantes : Elément 80' (course du vilebrequin): distance 0 à A : 239,8 mm " 84' distance A à B.: 419*86 mm 30 " 84' distance B à C : 184,66 mm " 88' distance B à D : 7^9*58 mm " 98' distance C à E : 1086,09 mm distance 0 à D : 815*59 mm distance 0 à F : 418,59 mm 35 Angle entre OD et trajectoire du coulisseau : 7°• / On remarquera que, dans ce .cas, la disposition générale de la timonnerie est la même mais que les rapports entre les biellettes ne sont pag les mêmes que ceux qui ont été indiqués dans la 40 forme de réalisation préférée. Néanmoins cette timonnerie imprime 70 00952 ii 2028209 un mouvement d'avance rapide et un mouvement de retour rapide au coulisseau, et un mouvement lent sur la course travaillante de 152 mm, en réponse à une vitesse angulaire constante du vilebrequin d'entraînement. En outre, le couple maximum nécessaire serait 5 d'environ 18 tonnes-mètres. Il va de soi que l'invention n'a été décrite ci-dessus qu'à titre explicatif et nullement limitatif et que l'on pourra apporter à la forme particulière de réalisation décrite et représentée toutes variantes et modifications, sans pour cela sortir du do-10 maine de l'invention. 70 00952 12 2028209 REVENDICATIONS 1. Presse comprenant un bâti, un coulisseau monté dans ce bâti pour décrire un mouvement alternatif suivant une trajectoire entre une première position et une deuxième position ; des moyens 5 d'entraînement qui servent à faire passer le coulisseau de l'une à l'autre de ces positions, cette presse étant caractérisée en ce que ces moyens d'entraînement comprennent une première biellette qui comprend une première et une deuxième parties extrêmes et dont la première partie extrême est articulée sur le coulisseau, un 10 vilebrequin monté rotatif dans le bêti et une biellette de liaison• dont les extrémités opposées sont articulées reseectivement sur le vilebrequin et sur la deuxième partie extrême de la première biellette, et une biellette de retenue qui comprend une première partie extrême articulée sur le bâti et la partie extrême opposée articu-15 lée sur ladite biellette de liaison en un point intermédiaire entre les parties extrêmes de cette biellette de liaison. 2. Presse suivant la revendication 1, caractérisée en ce que la première partie extrême de la biellette de retenue est articulée sur le bâti en un point situé sur une ligne qui passe par l'axe de 20 rotation du vilebrequin et qui est parallèle à la trajectoire du coulisseau. 3. Presse suivant la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comprend une deuxième biellette de retenue parallèle à la première biellette de retenue. 25 4. Presse suivant' la revendication 1, caractérisée en ce que la biellette de retenue est articulée sur le bâti en un point espacé longitudinalement de l'extrémité de la trajectoire du coulisseau. 5. Presse suivant la revendication 1, caractérisée en ce que 30 le vilebrequin est monté dans le bâti en un point espacé latéralement de la trajectoire du coulisseau et en ce que la biellette de retenue est articulée sur le bâti en un point espacé verticalement du vilebrequin. 6. Presse comprenant un bâti, un coulisseau monté dans ce 35 bâti pour décrire un mouvement alternatif suivant une trajectoire entre une première position et une deuxième position ; des moyens d'entraînement qui servent à faire passer le coulisseau de l'une à l'autre de ces positions, cette presse étant caractérisée en ce que ces moyens d'entraînement comprennent une première biellette 40 qui comprend une première et une deuxième parties extrêmes et dont 70 00952 13 .2028209 la première partie extrême est articulée sur le coulisseau, un vilebrequin monté rotatif dans le bâti et une deuxième- biellette articulée entre le vilebrequin et la deuxième partie extrême de la première biellette et une troisième biellette articulée par une 5 première extrémité sur le bâti et par une deuxième .extrémité sur la deuxième biellette, en un point de cette dernière qui est espacé de l'articulation de la deuxième biellette sur la première biellette. 7. Presse suivant la revendication 6, caractérisée en ce que 10 le vilebrequin est monté dans le bâti en un point espacé latéralement de ladite trajectoire. 8. Presse suivant la revendication J, caractérisée en ce que la troisième biellette est articulée sur"le bâti en tin point espacé latéralement de ladite trajectoire. 15 9. Presse suivant la revendication 6, caractérisée en ce que le bâti est monté verticalement. 10. Presse suivant la revendication 6, caractérisée en ce que le vilebrequin est monté en un point espacé latéralement de ladite trajectoire d'une distance comprise entre 0 et environ 3 fois la 20 course du vilebrequin.