Cette invention concerne un perfectionnement important des rrSca- nismes d'échappement, généralement utilisés dans des métronomes du type mécanique. à remontage manuel ou électrique. Une roue d'échappement d'un mécanisme de métronome connu comporte des dents disposées dans le plan de la roue. Ces dents sont cylindriques et font partie intégrale de la roue. L'usinage de ces dents est très difficile, notamment parce qu'une très grande précision est exigée. Dans la figure 1, il est décrit un système d'échappement d'un mécanisme de métronome connu. La roue d'échappement 1 tourne autour de son axe 6 dans le sens de la flèche actionnée par le moteur du mécanisme qui peut être, par exemple, un moteur à ressort (non montré sur la figure). La roue 1 est pourvue de 24 dents de forme cylindrique, disposées équidistantes sur la périphérie de la roue 1. En général, ces dents sont usinées directement dans la masse de la roue 1. Le matériau de la roue peut etre tout matériau approprié; dans l'exemple montré sur la figure 1 ce matériau est le laiton.La roue 1 coopère avec deux palettes 51' 52 montées sur l'axe 3 du balancier 4, chaque palette a la forme générale d'un secteur de cercle et elle est pourvue d'une partie conique amincissante 5 3 la partie conique de la palette 51 n'est pas visible sur la figure qui permette la dent de la roue d'échappement de "s'échapper" pour permettre l'attaque de la dent suivante. Les deux palettes sont décalées l'une par rapport à l'autre l'angle de ce décalage est choisi de façon à ce que, lors du mouvement de va et vient de l'axe 7 selon la flèche f2, les palettes soient frappées par la dent de façon optimale. La distance entre les deux palettes est légèrement inférieure à la distance entre deux dents 2 de la roue 1. Le fonctionnement est le suivant : la roue 1 tourne dans le sens de la flèche fl. Une dent 2 frappe la palette 5 . Le mouvement pendulaire de n 2 l'axe 3 selon la flèche f2 résulte dans un glissement de la palette sur la dent jusqu'à ce que celle-ci permette à la dent 2 de la roue 1 de s'échapper par la partie conique 53. La roue 1 continuant à tourner dans le sens de la flèche fl, d'une part, et de l'axe 3, d'autre part, effectuant toujours un mouvement de va-et-vient selon la flèche f , la dent 2 frappe alors la palette 51. Cette dernière continue dans son mouvement pendulaire jusqu a ce que la palette 51 permette par sa partie conique (non visible sur la figure) à la dent 2n de s'échapper. La dent suivante 2 frappe alors la palette 52 et ainsi de suite. Chaque dent frappe chaque palette. C'est le bruit de la frappe d'une dent contre les palettes qui détermine la sonorité du métronome, en fonction de la forme de la bofte et du matériau utilisé. Or, la distance entre les deux palettes 52 et 51 étant inférieure à celle entre deux dents 2 et 2 1 la course de frappe est à peu près la mi n n-l' distance entre deux dents et donc comparativement courte par conséquent, la sonorité du métronome est relativement faible. En outre, l'intensité de la frappe est encore diminuée par le fait que les dents 2 de la roue 1 frappent l'une et, par la suite, l'autre palette dans un angle d'incidence différent. Par conséquent, les dents étant cylindriques, elles ne frappent les palettes qu'avec une partie d'une seule génératrice, cette partie pouvant se réduire au moins pour l'une des palettes pratiquement à un point. L'usinage de ces dents doit donc être très précis, soigneux et est, par conséquent, coûteux. La présente invention a pour but de remédier à cet état de choses. Conformément à l'invention, celle-ci crée un mécanisme d'échappement pour métronomes, caractérisé en ce qu'il comporte en combinaison une roue d'échappement ayant des dents équidistantes disposées de façon telle que la course de frappe soit pratiquement égale à la distance entre deux dents consécutives ; et une seule palette avec, sur chacun de ses côtés, une partie inclinée amincissante pour assurer l'échappement des dents frappeuses. De nombreux avantages du mécanisme selon l'invention ressortiront du texte suivant et des figures y afférentes, donnés à titre d'exemple. La figure 2 montre, en perspective, un mécanisme d'échappement conforme à l'invention. Les figures 3, 4, 5 et 6 montrent le fonctionnement du mécanisme d'échappement conforme à l'invention. A titre d'exemple, la roue 10 porte 24 dents équidistantes sur sa périphérie. Toutes les 24 dents prennent leurs racines dans la roue 10; mais les sommets de 12 dents se trouvent dans un plan P1 parallèle au plan de la roue, situé d'un côté du plan de la roue, tandis que les sommets des autres 12 dents se trouvent dans un autre plan P2 parallèle au plan de la roue situé de l'autre côté du plan de la roue. Ces dents sont disposées de façon à ce que entre le plan de chaque dent et le plan de la roue 10 il existe un angle o( , qui peut prendre une valeur entre 15 à 45". Dans l'exemple montré, l'angle oC est de 30C environ (Voir figures 2 et 5). Une dent 201 se projetant vers la droite du plan de la roue 10 est suivie par une dent 211 se projetant vers la gauche du plan de la roue 10; cette dent 211 est suivie par une autre dent 202 se projetant vers la droite du plan de la roue 10, et ainsi de suite. On peut alors dire que les dents 201,211, 202, etc... sont des dents alternées. La forme de ces dents est montrée, en coupe, dans les figures 2- et 3. Elles ont leurs bases,de forme sensiblement rectangulaire,dans la roue 10.A partir de cette base, elles se projettent en s'amincissant de façon alternée de gauche et de droite du plan de la roue 10. Elles se terminent par une section rectangulaire, dont le côté avant constitue arête (r) active. C'est par cette arête que la dent frappe la palette 50. Une seule palette est nécessaire ; elle est fixée sur l'arbre 30 qui porte le balancier 40. La forme générale de cette palette 50 est indiquée dans les figures 2 et 3. Elle est sensiblement rectangulaire,à une épaisseur entre 0, 5 mm à 2, 0 mm et elle est pourvue sur ses côtés de deux parties coniques 503, 503riz qui s'amincissent vers les bords de la palette 50. Le fonctionnement de ce mécanisme d'échappement est le suivant La roue 10 actionnée par un moteur (non représenté) tourne dans le sens de la flèche F. La dent 201 frappe la palette 50 qui est animée d'un mouvement pendulaire selon la flèche F1. Cette palette 50 est fixée sur l'axe 30 qui porte également le balancier 40. Cette position de frappe de la dent 201 est montrée dans les figures 2, 3 et 4. La dent 201 frappe la palette 50 avec la totalité de l'arête antérieure active (r) du rectangle constituant la surface délimitant la dent. L'arbre 30 continue son mouvement pendulaire entraînant la palette 50. Lors de ce mouvement, sous l'impulsion de la dent 2D1 de la roue 10 mûe par le moteur dans le sens de la flèche F, la palette 50 glisse sur la dent 201. Une position intermédiaire de la dent 201 sur la palette est montrée dans la figure 5. Sur cette figure on remarque que la dent 201 qui vient de frapper la palette arrive sur la partie conique 503 de celle-ci, tandis que la dent 211 se prépare à frapper la palette à son tour. La dent Z01 échappe de la palette 50 en glissant sur la partie conique (plan incliné) 503, la dent suivante 211 frappe à son tour la palette 50 comme c'est montré sur la figure 6. Les dents sont alternées, c'est-à-dire que les sommets de douze dents 20i, 202, . . . 203 ... 2012 se trouvent dans un plan P1 situé du côté gauche du plan de la roue 10 et parallèle à celui-ci, et les sommets de douze dents 211, 212, 213 .. . 2112 se trouvent dans un plan Pz situé du côté droite du plan de la roue et parallèle à celui-ci. La course de frappe sur la palette de chaque dent est alors sensiblement égale à la distance entre deux dents consécutives, comme 201 et 211 par exemple. La course de frappe d'une dent sur la palette est donc le double de la course de frappe des métronomes connus. La frappe se fait dans un angle d'incidence pratiquement constant entre la totaluté de l'arête (r) de la dent et la palette, d'où égalité et stabilité de sonorité lors de la frappe pour toutes les dents. La Cette 50 glisse à son tour sur la dent 211 qui s'échappe par l'intermédiaire du plan incliné 5031 ; c'est la dent 202 qui frappe la palette, et ainsi de suite. Le mécanisme d'échappement constitue donc une amélioration considérable par rapport aux mécanismes connus. En effet, le mécanisme d'échappement selon l'invention comporte -une roue d'échappement ayant vingt quatre dents alternées et équidistantes. Une seule palette ayant deux parties latérales inclinées est frappée alternativement par deux rangées de douze dents, dont les sommets sont disposés dans deux plans de côté et d'autre au plan de la roue et parallèles à celui-ci. Les avantages du mécanisme de métronome selon l'invention sont considérables - la sonorité du métronome est améliorée du fait que la course de frappe de chaque dent sur la palette correspond pratiquement à la distance entre deux dents alternées - l'attaque de la palette se fait selon un angle d'incidence constant, et c'est toujours la totalité de l'arete de la dent qui frappe. On obtient alors un mécanisme d'échappement ayant une stabilité parfaite. I1 n'est pas nécessaire d'augmenter l'encombrement du mécanisme de métronome entier. Il peut être très ramassé pour être utilisé dans des métronomes de poche. - les dents alternées de la roue d'échappement ne nécessitent pas un usinage très soigneux lors de leur fabrication. En outre, l'usinage des dents peut s'effectuer avec des outils comparativement simples : donc diminution des frais de fabrication. Un grand nombre de modifications et améliorations du mécanisme d'échappement peuvent être effectuées sans pour autant sortir du cadre de 1' invention. REVENDICATIONS 1.) Mécanisme d'échappement pour métronomes, caractérisé en ce qu'il comporte une roue d'échappement ayant des dents équidistantes disposées de façon à ce que la course de frappe d'une dent sur une palette soit pratiquement égale à la distance entre deux dents consécutives. 2.) - Mécanisme d'échappement selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte une seule palette (50) unique pourvue à chacun de ses côtés d'une partie inclinée (503, 503 ) pour permettre l'échappement des dents frappeuses d'un côté ou de l'autre de ladite palette. 3.) - Mécanisme d'échappement selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé en ce qu'une première dent (201) a sa racine dans la roue d'échappement (10) et son sommet dans un plan (P1) parallèle à l'une des faces du plan de la roue (10), et en ce qu'une deuxième dent (211) a sa racine dans la roue d'échappement (10) et son sommet dans un plan (P2) parallèle à l'autre face de la roue (10); une dent ayant son sommet dans le plan P1 étant suivie par une autre dent ayant son sommet dans le plan P2 et ainsi de suite de façon alternée. 4.) - Mécanisme d'échappement selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'angle ( eX ) entre le plan de la roue 10 et chacun des plans P1 et P2 peut prendre une valeur de 15 à 45". 5. ) - Mécanisme d'échappement selon la revendication 4, caractérisé en ce que chaque dent (201, 211, etc...) est disposée de façon à ce qu au moment de la frappe de cette dent contre la palette, la totalité de l'arête (i), correspondant au côté avant du rectangle constituant le sommet, soit au contact avec la palette (50). ó.) - Mécanisme d'échappement selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la roue 10 porte n dents alternées équidistantes, dont n/2 se projettent vers un côté du plan de la roue et n/2 vers l'autre plan.