La présente invention,à laquelle a collaboré Monsieur Rober THEKEVIN, concerne de nouvelles bottes à niveaux ,et leur application comme dispositifs limiteurs d'emplissage, notamment dans le cas du remplissage de cuves ou de réservoirs de produits liquides. Elle concenre plus particulièrement encore l'application de ces disposi-tifs au contrôle du remplissage de cuves enterrées de produits inflammables. Dans la suite de la description, on parlera souvent de réservoirs ou cuves enterrées, et notamment de réservoirs enterrés de produits pétroliers ou inflammables. Comme on le verra > toutefois, les dispositifs selon l'invention ne sauraient être limités à ce seul type d'application, et ils peuvent parfaitement bien être employés pour le remplissage de réservoirs pour lesquels on veut éviter, par exemple, un débordement de matières. Les dispositifs sont donc, de manière générale, utilisables à chaque fois que l'on veut limiter le niveau de liquide dans un réservoir lors de son emplissage. Deux techniques, bien connues des hommes de l'art, peuvent être employtes lorsqu'on remplit un réservoir è partir d'une réserve - La technique dite du "flexible plein", qui est fort bien illustrée par l'exemple des réservoirs d'automobiles : lorsqu'une voiture srarrête à une station-service pour "faire le plein", la quantité d'essence demandée ayant été délivrée, un clapet situé dans le "pistolet" situé au bout du flexible de la pompe à essence obture la sortie dudit flexible et l'essence se trouvant dans celuici y reste Jusqu'à la manoeuvre suivante, d'où l'expression de "flexible plein".Cette technique peut être utilisée lorsque les quantités mises en Jeu et les débits dans les flexibles sont faibles. - Par contre, lorsqu'il s'agit de forts débits et de grandes quantités, par exemple l'emplissage des cuves d'une station-service par camion citerne, la technique précédente est inapplicable et on a recours à la technique dite du "flexible vide", à savoir qu'en fin d'opération, le flexible reliant le camion citerne à la tuyauterie de remplissage du réservoir de stockage doit être vidé du liquide qui s'y trouve. Deux solutions peuvent alors être envisagées : soit le flexible est vidé à l'aide de seaux, ce qui ne se fait pas sans perte de matière et pollution du sol, soit tout le liquide est envoyé dans le réservoir de stockage, au risque de voir déborder celui-ci s'il était déjà presqutentièrement plein. D'où des risques de pollution que l'administration a jugé nécessaire d'éviter. in effet, il est aujourd'hui obligatoire, en France, d'équiper les réservoirs enterrés, dans lesquels sont emmagasinés des produits inflammables,de dispositifs qui en contrôlent l'emplissage : ceci a été codifié par divers règlements et suivi par l'édification d'un projet de norme AFNOR (NFM 88-502) définissant clairement le rôle du dispositif limiteur d'emplissage : que le déchargement (ou dépotage) d'un camion citerne ou, d'ailleurs, de tout autre moyen de trsnsport de produits liquides, s'opère par gravité ou par pompage, ledit dispositif doit permettre l'emplissage du réservoir jusqu'à un premier niveau N1, la vidange de la tuyauterie et éventuellement du flexible sans débordement, enfin la fermeture automatique et définitive, sans intervention postérieure possible, de l'alimentation du réservoir, lorsque le liquide a atteint dans celui-ci, après ladite vidange, un second niveau N2. Un certain nombre de dispositifs ont donc été étudiés et leur fonctionnement, pour la plupart, repose sur le mouvement de flotteurs solidaires de clapets obturant l'alimentation de la cuve. Ces dispositifs sont, en majorité, , intéressants, car ils répondent assez fidèlement aux exigences du projet de norme cité ci-dessus. Toutefois, ils présentent certains inconvénients, par exemple : - l'obligation, pour l'opérateur, d'effectuer une opération en supplément de celles de son travail habituel, comme commander la mise en marche d'un dispositif particulier, bloquer temporairement un clapet, etc.. - l'obligation d'installer des canalisations supplémentaires - la nécessité, pour l'installation des dispositifs, de disposer d'un orifice libre sur la plaque du trou d'homme surmontant la cuve, ces orifices pouvant être, par exemple, le manchon d'aération du réservoir, ou un manchon quelconque disponible. Le but de la présente invention est de proposer un dispositif limiteur de l'emplissage d'un réservoir de matière liquide, répondant à la norme citée ci-dessus et très aisé à mettre en plaee, > notam- ment dans les réservoirs actuellement déjà installés, et ne nécessitant pas d'opération en supplément du travail habituel de l'opé- rateur. La Demanderesse a en effet mis au point une boite à niveaux, utilisable comme dispositif limiteur d'emplissage de cuves ou réser voirs de produits liquides. Un premier objet de l'invention est donc constitué par une boite à niveaux destinée à être placée dans un réservoir de produits liquides et à être reliée à une canalisation d'alimentation, ladite boîte à niveaux étant caractérisée en ce qu'elle comprend en combi nuaisons (i).- Un ensemble principal inférieur comportant :: a) une première chambre, dans laquelle est logé un pre mier flotteur et qui est munie dssau moins une ouverture communiquant avec le réservoir b) une première cavité, disposée au-dessous de ladite pre mière chambre et dans laquelle est logé un premier obturateur, celui-ci étant relié par un organe de liaison audit premier flotteur à travers un orifice qui met en communication ladite pre mière cavité et ladite première chambre, ladite première cavité étant munie d 'au moins une ouverture communiquant avec la canalisation d'alimentation et d'au moins une ouverture communiquant avec le rEeervbir t (4- Un ensemble principal supérieur comportant c) une seconde chambre, dans laquelle est logé un second flotteur relié audit premier flotteur par un organe de liaison souple coulissant à travers des orifices appropriés ménagés dans les parois desdites première et seconde chambres, ladite seconde chambre étant munie en outre d'au moins une ouverture communiquant avec la canal sation d'alimentation et d'au moins un orifice communiquant avec le réservoir d) une troisième chambre, dans laquelle est logé un troi sième flotteur et qui est munie d au moins une ouverture communi- quant avec le réservoir e) une seconde cavité, disposée au-dessous de ladite t roi- sième chambre et dans laquelle est logé un second obturateur, celui ci étant relié audit troisième flotteur par un organe de liaison traversant un orifice communiquant avec ladite troisième chambre, ladite seconde cavité étant en outre munie d'au moins une ouvertere communiquant avec le réservoir et d'une ouverture communiquant avec ladite seconde chambre. Un deuxième objet de l'invention est l'application desdites bottes à niveaux à la limitation de l'emplissage des réservoirs de produits liquides, cette application étant caractériséeen ce que lesdites bottes sont mises en communication avec une vanne à mem brane. La botte à niveaux selon l'invention comporte donc deux ensem- bles un ensemble principal supérieur et un ensemble principal infdrisr. L'ensemble principal supérieur,comme on le verra, peut lui-même être divisé en deux sous-ensembles, l'un -ci-après appelé premier sousensemble supérieur- comprenant un flotteur et un obturateur, l'autre -ci-après appelé second sous-ensemble supérieur- comprenant un unique flotteur. I)ans la suite de la description, à chaque fois qu'il sera question de 1' "ensemble" supérieur, on comprendra indifféremment deux types de réalisation dudit ensemble : soit un ensemble "monobloc", soit de,sous-ensembles distincts et reliés, comme on le verra par la suite, par une simple canalisation. L'ensemble principal inférieur prend sa place dans le réservoir au voisinage du premier niveau NI, et le premier sous-ensemble supérieur prend sa place dans le réservoir auvoisinage du second niveau N2. Dans la pratique, il est préférable que l'ensemble principal inférieur soit situé au-dessous du second sous-ensemble supérieur, le premier sous-ensemble supérieur étant de préférence situé au niveau de ce dernier : les deux sous-ensembles supérieurs sont alors de préférencetusinds dans le même bloc de matière et ne sont pas dissociés. Dans certains cas, cependant, il sera plus intéressant de disposer l'ensemble inférieur au voisinage du niveau Ni, le second sous-ensemble supérieur au-dessus de ce niveau, et le premier sousensemble supérieur au niveau N2, le plan de ce premier sous-ensemble pouvant être quelconque par rapport au second sous-ensemble supé- rieur. Par flotteurs, on désigne des éléments qui sont-capables de flotter dans le liquide contenu dans le réservoir où doit être placée la boite à niveaux ; ces flotteurs sont situés dans des chambres qui seront parfois désignées,ci-après par le terme "chambre-flotteur".On désigne par obturateurs des organes capables d'interrompre la communication entre plusieurs cavités, trous, orifices ou ouvertures pratiqués dans les boites à niveaux. Ces obturateurs, reliés aux flotteurs par des organes de liaison'pouvant être souples ou rigides (fils ou tiges) évoluent dans des cavités qui seront parfois désignées ci-après par l'expression "cavité -obturateur " ; les obturateurs pourront venir s ' appuyer de façon étanche sur la partie supérieure desdites cavités-obturateurs. Les boites à niveaux selon l'invention peuvent être utilisées en combinaison avec une vme vanne à membrane, par exemple. Certaines ouvertures de la boité à niveaux seront alors mises en communication avec la vanne à membrane, à l'aide d'une canalisation qui sera désignée par 11 expression canalisation d'alimentation ; d'autres ouvertures seront en communication avec la cuve ou réservoir à remplir.Par "vanne à membrane", on désigne, comme il est usuel, des dispositifs comportant au moins un clapet obturateur d'ouverture ou de fermeture du passage d'un liquide, ledit clapet s'ouvrant ou se fermant grâce au mouvement d'une membrane ou d'un clapet séparant ladite vanne en deux compartiments dans lesquels règnent deux pressions distinctes : c'est la différence de pression entre les deux compartiments qui commande donc le mouvement du clapet obturateur. Enfin, d'une façon générale, dans la présente description et dans les revendications, le terme "orifice" désignera un trou de section inférieure à celle d'une "ouverture". L'invention va être décrite en détail ci-après, en référence aux dessins annexés, sur lesquels La figure 1 est une vue en coupe de 1' ensemble principal inférieur, suivant la ligne I-I de la figure 2 La figure 2 est une vue en élévation latérale de cet ensemble inférieur La figure 3 est une vue en élévation latérale d'un ensemble principal supérieur "monobloc" Les figures 4 et 5 sont des coupes de cet ensemble supérieur, respectivement suivant les lignes IV-IV et V-V de la figure 3 t La figure 6, qui est une coupe suivant la ligne VI-VI de la figure 7, illustre les positions relatives del'ensemble principal supérieur et de l'ensemble principal inférieur dans le dispositif La figure 7 est une coupe suivant la ligne VII-VII de la figure 6 La figure 8 est une vue schématique, en coupe verticale, illustrant l'application d'une bofte à niveaux selon l'invention au remplissage d'un réservoir. Les formes de réalisation représentées sur les dessins ne visent naturellement pas à limiter l'invention à ces seules strue- tures ; la description du fonctionnement de ces dispositifs particuliers fera d'ailleurs apparaître à l'homme de l'art les équivalents possibles pour remplir la fonction de l'une ou l'autre des diverses parties constituant les deux ensembles, ou de l'ensemble principal inférieur et des deux sous-ensembles supérieurs. On se réfèrera d'abord aux figures 1 et 2 pour décrire len- semble principal inférieur. Cet ensemble comprend : un flotteur A, logé dans une chambreflotteur 5, qui communique avec le réservoir par une ouverture 3. Cette ouverture est, de préférence, située au voisinage du fond de la chambre-flotteur 5 et a, de préférence, une génératrice située dans le plan du fond de la iamOre-flotteur 5. La chambre-flotteur possède également,sur sa paroi supérieure, un orifice 4, dont la fonction apparaîtra ci-après. Cet orifice est de préférence situé au centre de la paroi supérieure de la chambre-flotteur 5. Le flotteur À peut être sphérique, cylindrique, ou de forme quelconque. Une cavité-obturateur 6 communique avec la chambre-flotteur 5 par un orifice 9, dans lequel coulisse un organe de liaison 10, rigide ou souple, qui réunit le flotteur A à un obturateur a, pouvant évoluer dans la cavité 6. Celle-ci présente à sa partie supérieure un rétrécissement ou siège de l'obturateur, référencé 8, sur lequel peut venir s'appuyer l'élément a. Par ailleurs, la cavitéobturateur est reliée au réservoir par une ouverture 2 et comporte, à un niveau inférieur à cette ouverture, une ouverture 1 destinée à être raccordée, comme on le verra ci-après, à une canalisation d'alimentation. L'obturateur a est destiné, lorsqu'il est entraîné par le flotteur A, à venir s'appliquer contre le siège 8, pour interrompre la communication entre les ouvertures 1 et 2.Dans cette situation, comme on le~verra également par la suite, le flotteur A occupe dans la chambre 5 une position "haute" correspondant au niveau N1 qui a été défini ci-dessus. Les chambres, cavités, orifices et ouvertures peuvent être par exemple paralldlépipédiques ou cylindriques; certaines parties peuvent avoir une forme particulière telle que conique ou sphérique, comme par exemple le siège 8 de 1' obturateur, de manière à assurer une étanchéité relativement bonne lorsque l'obturateur s'y appuie. On va maintenant décrire l'ensemble principal supérieur, en référence aux figures 3, 4 et 5. L'ensemble représenté est du type "monobloc", c'est-à-dire que les deux sous-ensembles définis cidessus sont rdalisés dans un même bloc de matière. Cet ensemble supérieur comprend deux chambres-flotteurs, respectivement 14 et 17 et une cavité-obturateur 20 communiquant d'une part,avec la chambre 14 par un canal 16 et, d'autre part, avec la chambre 17 par un orifice 18. Dans la chambre 14 est situé un flotteur C relié au flotteur A de l'ensemble principal inférieur par un organe de liaison souple (fil ou tige souple) 13 coulissant à travers l'orifice 4 de la chambre 5 et à travers un orifice 12 de la chambre 14. La chambre 14 comprend en outre une ouverture 11, destinée à être raccordée à une canalisation d'alimentation,et un orifice 15 dont la fonction sera décrite plus loin. L'orifice 12 est de préférence situé au centre de la paroi inférieure de la chambre-flotteur, alors que 3'orifice 15 doit être situé dans la partie supérieure de ladite chambrevpar par exemple dans la paroi supérieure, comme représenté sur les figures 3 et 4. Dans la chambre 17 est logé un flotteur B relié par un organe de liaison souple ou rigide 21, coulissant dans l'orifice 18,à un obturateur b situé dans la cavité 20. La chambre-flotteur 17 comporte une ouverture 22 en communication avec le réservoir. Cette ouverture se trouve au voisinage du fond de la chambre et a, de préférence, au moins une génératrice située dans le plan de ladite chambre. La cavité-obturateur 20 est munie d'un rétrécissement 19 servant de siège pour l'obturateur b et communique avec le réservoir par une ouverture 23. Le canal 16 débouche dans la cavité-obturateur 20 à un niveau inférieur au siège 19, celui-ci étant lui-même situé au-dessous de 1' ouverture 23. Dans le cas où l'ensemble principal supérieur est un ensemble monobloc, comme représenté sur les dessins, un bon exemple de réalisation de formes particulières est le suivant : toutes les chambres, cavités, orifices et ouvertures sont cylindriques, à l'exception des sièges des obturateurs, qui ont une forme apte à assurer une bonne étanchéité lorsque l'obturateur s'y appuie (formes connues dans la technique : coniques ou sphériques, par exemple). Il est alors avantageux que la cavité 6, l'orifice 9, la chambre 5 et l'orifice 4 aient le meme axe de symétrie de révolution, la chambre 14 et l'orifice 12 le même axe de symétrie de révolution -qui peut être confondu avec le précédent- enfin; la cavité 17, l'orifice 18 et la cavité 20 le même axe de symétrie de révolution. Dans le cas où les deux sous-ensembles seraient distincts, le canal 16 serait une canalisation reliant de la même manière la chambre-flotteur 14 et la cavité obturateur. La forme des flotteurs, des ouvertures, des chambres, des cavités, des obturateurs peut être quelconque : il suffit que les chambres et cavités communiquent entre elles d'une façon qui sera explicitée dans la suite de la description et que les obturateurs a et b suivent le mouvement ascendant -ou descendant- des flotteurs À et B pour venir occuper respectivement les rétrécissements 8 et 19, en coupant ainsi la communication entre, respectivement, d'unepart, les ouvertures I et 2, d'autre part,le canal 16 et l'ouverture 23. L'ensemble principal supérieur -ou le premier sous-ensembledoit être placé dans le réservoir de telle manière que le flotteurs, en position haute dans la cavité 17, donc lorsqu'il entraîne l'obtu- rateur b pour venir interrompre la communication entre l'ouverture 23 et l'ouverture 16, soit au niveau N2 défini ci-dessus. Sur la figure 4, on a fait figurer un détail optionnel de construction de l'ensemble principal supérieur : la référence 50 désigne un clapet taré,dont on peut en effet équiper ledit ensemble, de manière à évacuer assez rapidement -le temps d'écartement dépendant de la pression de tarage- le liquide se trouvant sous pression à l'intérieur de la cavité 14. Ce clapet 50 peut même remplacer l'orifice 15 : il faut alors que le clapet taré 50, une fois fermé, présente une fuite équivalente à celle de l'orifice 15. Ce clapet taré sera utile notamment pour les dépotages par pompe, le liquide à l'intérieur des canalisations étant alors sous une pression assez forte. Le clapet 50 permet donc de gagner du temps pour la perte de pression du liquide dans les canalisations.Dès que la pression du liquide ne dépasse plus la pression de tarage, seule subsiste alors la fuite par l'orifice 15 ou l'imperfection d'étanchéité du clapet 50. Sur les figures 6 et 7 est représenté un type de disposition de l'appareil dans un réservoir. Pour simplifier les figures, on a représenté uniquement deux sections passant par deux plans médians orthogonaux verticaux des flotteurs A et C (sestianeVi-Vi et VII-VII). Comme il a déjà été indiqué, l'ensemble principal supérieur est placé dans le.réservoir de telle manière que, lorsque le flotteur B se trouve en position haute dans la c3klsmbre-flotteur 17, il se trouve également au second niveau N2. De même, l'ensemble principal inférieur est placé dans le réservoir de telle manière que, lorsque le flotteur A se trouve en position haute dans la chambre-flotteur 5, il soit au premier niveau N1, De plus, l'ensemble inférieur est placé en-dessous de l'ensemble supérieur,de manière que le fil souple ou la tige souple 13 reliant le flotteur A et le flotteur C circule librement dans les orifices 4 et 12. On voit également sur ces figures une eanalisation d'alimentation 30, raccordée à l'ouverture 1 de l'ensemble principal inférieur et, par une déviation 31, à l'ouverture 11 de l'ensemble supérieur. La figure 8 illustre l'application d'une boîte à niveaux selon l'invention au remplissage d'un réservoir. Le dispositif est utilisé en combinaison, par exemple, avec une "vanne à membrane". On voit que le dispositif a été placé sur la canalisation 40 d'emplissage du réservoir ; cette position n'est pas unique, car, en fait, le dispositif peut être placé n'importe où dans la cuve, du moment que la position des deux ensembles principaux est correcte par rapport aux niveaux N1 et N2. Cependant, cette place est particulièrement avantageuse, car, en opérant ainsi, on évite d'utiliser un manchon autre que celui déjà utilisé pour l'alimentation du réservoir. Par ailleurs, il est très aisé de fixer le dispositif sur une canalisation souple, car, en pliant celle-ci pour l'introduire dans le réservoir, il n'est pas nécessaire de dévisser la plaque 42 de trou d'homme, la boîte à niveaux pouvant être suffisamment miniaturisée pour passer par l'ouverture 41 de ladite plaque. Lorsque le camion-citerne (ou tout autre moyen de transport de liquide) arrive pour alimenter la cuve, l'opérateur branche le flexible du camion sur la tuyauterie de remplissage de la cuve, dont seule l'extrémité 33, au voisinage de la cuve,a été représentée sur la figure 8. La seconde opération à effectuer est l'ouverture de la vanne de la citerne qui libère le liquide. Celui-ci s'écoule alors et arrive dans le compartiment 36 de la vanne à membrane 43. Du fait de la différence de pression entre les surfaces du clapet 37 et de la membrane 34, cette dernière se soulève, entrai- nant avec elle le clapet 37- qui libère alors l'ouverture 39. Le liquide coule donc par cette ouverture, puis par le tuyau d'emplissage 40 de la cuve (tuyau rigide ou flexible) et une partie du liquide s'écoule également, après avoir traversé l'orifice 38 de la vanne à membrane, par la canalisation 30 d'alimentation du dispositif conforme à l'invention, qui est branchée sur la vanne. A ce moment, et durant toute la première phase du remplissage, qui dure jusqu'à ce que le niveau Ni soit atteint dans le réservoir, les trois flotteurs A, B et C sont en position basse dans les chambres des flotteurs, et les obturateurs sont également en position basse dans les cavités des obturateurs. Le liquide qui passe par la canalisation souple ou rigide 30 pénètre en effet dans les ensembles principaux du dispositif représenté sur les figures 6 et 7. Plus précisément : --d'une part, il pénètre dans l'ensemble principal inférieur par l'ouverture 1, puis arrive dans la cavité 6. L'obturateur a, entraîné par son poids au fond de la cavité, est maintenu par le jet de liquide sortant de l'ouverture lau fond de la cavité-obturateur. Puis le liquide tombe par l'ouverture 2 dans le réservoir. - d'autre part, il pénètre dans l'ensemble principal supérieur par l'ouverture 11, arrive dans la chambre-flotteur 14 qu'il remplit, plaquant le flotteur C au fond de ladite chambre, puis tombe dans le réservoir1en sortant de l'ensemble principal par orifice 15 qui assure une petite fuite. Bn fait, c'est la pression statique du fluide dans la chambre 14 qui maintient le flotteur C plaqué au fond de ladite chambre, ainsi d'ailleurs que l'organe de liaisonsouple 13, au cas où l'on se servirait du poids du flotteur À pour maintenir le flotteur C au fond de la chambre 14. Le niveau dans le réservoir monte jusqu'à atteindre l'ouverture 3 de l'ensemble inférieur. Le flotteur À commence à monter et atteint le niveau N1, entraînant alors avec lui, par l'intermédiaire de l'organe de liaison tO, l'obturateur a qui vient obturer le rétrécissement-8, coupant ainsi la communication entre le réservoir et la vanne à membrane. Seule subsiste la petite fuite par l'orifice 15 de l'ensemble principal supérieur, la pression statique du liquide débitant par l'ouverture 11 continuant à plaquer le flotteur C au fond de la chambre 14. Du fait de l'obturation du rétrécissement 8.par l'élément a, il y a égalisation de la pression hydraulique de part et d'autre de la membrane 34 de la "vanne à membrane" et le clapet 37 redescend sur l'ouverture 39, coupant ainsi l'alimentation de la cuve par la canalisation 40. L'opérateur contrôlant le débit à la sortie de la citerne s'aperçoit alors que le liquide ne coule pratiquement plus et il ferme la vanne de la citerne. Le liquide contenu dans toutes les canalisatioflss' écoule par l'orifice 15,qui assure toujours une petite fuite. Ceci a pour effet de faire diminuer la pression dans les canalisations, et notamment dans la chambre 14.Lorsque la force due à la pression statique du fluide devient plus faible que la force ascendante s'exerçant sur le flotteur C, rien ne s'oppose plus à ce qu'il monte dans la chambre 14, le flotteur À étant en position haute (l'organe de liaison 13 empêche naturellement le flotteur C de monter tant que le flotteur A ne l'a pas fait, donc tant que le niveau NI n'a pas été atteint-dans le réservoir). Le flotteur C monte donc et libère. ainsi le canal (ou la canalisation) 16 qui remet en communication la canalisation 30 et le réservoir par l'intermédiaire de la cavité 20, le rétrécissement 19, le trou 23 (figure 5). Durant la suite des opérations, le flotteur C garde la position haute dans la chambre-flotteur 14. Dès que l'opérateur débranche le flexible de la citerne, il met en communication avec l'atmosphère la colonne de liquide, et celui-ci s'écoule par la canalisation 30sua travers l'ensemble principal supérieur, dans le réservoir. Cette opération a pour effet de faire chuter la pression hydraulique dans le compartiment 35 par rapport au compartiment 36, et la membrane 34 se soulève, entraînant avec elle le clapét 37, qui libère 11 ouverture 39, permettant au liquide de s'écouler dans le réservoir. Si le niveau atteint l'ouverture 22 (figure 5) de l'ensemble supérieur, le flotteur B commence à monter jusqu'à atteindre le niveau N2, il entraîne alors avec lui l'obturateur b qui, jusqu'alors était maintenu au fond de la cavité 20 par son poids et par le jet de liquide arrivant par la canalisation 30 et le canal 16 dans ladite cavité. L'élément b vient alors obturer le rétrécissement 19, ce qui a pour effet d égaltser une fois encore la pression de part et d'autre de la membrane 34, qui reprend une position basse et force le clapet 37 à obturer, cette fois définitivement, ltouverture 39 de la canalisation 40. I1 faut remarquer qu'aucune opération supplémentaire n'est demandée à l'opérateur par rapport à son travail habituel, ce qui représente un gros avantage : en effet, l'opérateur branche son flexible, ouvre la vanne, la ferme et débranche le flexible, sans action possible sur le limiteur d'emplissage situé dans la cuve, sans aucune intervention postérieure possible, ni fausse manoeuvre. Les deux dernières opérations, fermeture i la vanne et débranchement du flexible, suffisent en effet, à elles seules, à effectuer la vidange du flexible du camion-citerne, si toutefois le volume de liquide contenu dans ledit flexible est inférieur au volume compris entre les niveaux Nt et N2, ce qui sera toujours le cas en exploitation normale. BEVENDICATIONS t.- Boîte à niveaux destinée à être placée dans un réservoir de produits liquides et à être reliée à une canalisation d'alimentation, ladite boite à niveaux étant caractérisée en ce qu'elle comprend en combinaison (1) Un ensemble principal inférieur comportant a) une première chambre 5, dans laquelle est logé un premier flotteur À et qui est munie d'au moins une ouverture 3 communiquant avec le réservoir;; b) une première cavité 6 disposée au-dessous de ladite première chambre 5 et dans laquelle est logé un premier obturateur 9, celui-ci étant relié par un organe de liaison 10 audit premier flotteur A à travers un orifice 9 qui met en communication ladite première cavité 6 et ladite première chambre 5, ladite première cavité 6 étant munie en outre d' au moins une ouverture t communiquat avec la eanalisation d'alimentation 30 et d'au moins une ouverture' 2 communiquant avec le éservoir ;; (2) Un ensemble principal supérieur comportant c) une seconde chambre 14, dans laquelle est logé un second flotteur C relié audit premier flotteur A par un organe de liaison souple 13 coulissant à travers des orifices appropriés, respectivement 4 et 12, ménagés dans les parois desdites première et seconde chambres, ladite seconde chambre 14 étant munie d'au moins une ouverture 11 communiquant avec la canalisation d'alimentation 30 et d'au moins un orifice 15 communiquant avec le réservoir d) une troisième chambre t7, dans laquelle est logé un troisième flotteur B et qui est munie d' au moins une ouverture 22 communiquant avec. le réservoir e) d'une seconde cavité 20, disposée au-dessous de ladite troisième chambre 17 et dans laquelle est logé un second obturateur b, celui-ci étant relié audit troisième flotteur B par un organe de liaison traversant un orifice 18 communiquant avec ladite troisième chambre 17, ladite seconde cavité 20 étant en outre munie d'au moins une ouverture 23 communiquant avec le réservoir et d'une ouverture 16 communiquant avec ladite seconde chambre 14. 2.- Boite à niveaux selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'ouverture de ladite première cavité 6 communiquant avec le réservoir est située au-dessus de l'ouverture 1 de cette première cavité communiquant avec la canalisation d'alimentation 30, tandis que l'ouverture 23 de ladite seconde cavité 20 communiquant avec le réservoir est située au-dessus de 1'4uverture 16 de cette seconde cavité communiquant avec ladite seconde chambre 14. 3.- Boite à niveaux selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que l'ouverture 3 de ladite première chambre 5 communiquant avec le réservoir a au moins une génératrice dans le plan du fond de ladite première chambre. 4.- Boite à niveaux selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que l'orifice 4 de ladite première chambre 5 que traverse l'organe de liaison entre ledit premier flotteur À et ledit second flotteur C est situé au centre de la paroi supérieure de ladite première chambre. 5.- Boite à niveaux selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que l'orifice 9 mettant en communication ladite première chambre 5 et ladite première cavité 6 débouche dans ladite première chambre 5 au centre du fond de celle-ci. 6.- Boite à niveaux selon l'une des revendications 1 à 5; caractérisée en ce que l'orifice 4 de ladite première chambre que traverse l'organe de liaison 13 entre ledit premier flotteur À et ledit second flotteur C et l'orifice 9 par lequel communiquent ladite première chambre 5 et ladite première cavité 6 admettent le même axe de symdtrie de révolution. 7.- Bote à niveaux selon l'une des revendications I à 6, caractérisée en outre en ce que l'ouverture 2 de ladite troisième chambre 17 communiquant avec le réservoir a au moins une génératrice dans le plan du fond de ladite troisième chambre. 8.- Boite à niveaux selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisée en ce que l'orifice mettant en communication ladite troisième chambre 17 et ladite seconde cavité 20 débouchent dans ladite seconde chambre au centre du fond de celle-ci. 9.- Boite à niveaux selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisée en ce que l'orifice 12 de ladite deuxième chambre 14, dans lequel coulisse l'organe de liaison souple 13 reliant lesdits premier et second flotteur respectivement A et C, débouche dans ladite deuxième chambre au centre de son fond. 10.- Bote à niveaux selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisée en ce que ensemble principal supérieur est constitué par deux sous-ensembles distincts, le premier sous-ensemble étant relié au second sous-ensemble par une canalisation 16 reliant ladite seconde chambre 14 située dans le second sous-ensemble et ladite seconde cavité 20 située dans le premier sous-ensemble. Boite Bofte à niveaux selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisée en ce que ladite seconde chambre est équipée,dans sa partie supérieured1un clapet taré 50 permettant l'évacuation du liquide contenu dans ladite chambre-flotteur jusqu'à ce que la pression statique du liquide dans ladite seconde chambre ait atteint la pression de tarage dudit clapet taré 50. 12.- Application d'une boite à niveaux selon l'une des revendications t à 10, à la limitation de l'emplissage des réservoirs de produits liquides, ladite application étant caractérisée en ce qu'une canalisation d'alimentation relie ladite seconde chambre 14 et ladite première chambre 5 à une vanne à membrane 43. 13.- Application coniorme à la revendication It, caractérisée en ce que l'ensemble principal supérieur et l'ensemble principal inférieur sont placés dans le réservoir de telle manière que les orifices,respectivement 4 et 12,- de ladite première chambre 5 et de ladite seconde chambre 14, dans lesquels coulisse l'organe de liaison souple 13 reliant ledit premier flotteur À et ledit second flotteur C ont le même axe de symétrie.