La présente invention cqncerne une machine électrique tournante, comprenant-un enroulement interne formé de supraconducteurs supportés par un mandrin coaxial à l'arbre de la machine et logé dans un cryostat hermétiquement clos, des moyens de liaison mécanique entre le mandrin et le cryostat, et un enroulement externe enktarant coaxialement l'enroulement interne. On introduit des supraconducteurs dans les machines électriques tournantes dans le but d'accroître leurs puissances massique et volumique, et, en général, on construit des machines hybrides comportant à la fois des enroulements formés de supraconducteurs et des enroulements formés de conducteurs normaux. Comme la densité de courant dans le cuivre, par exemple, estllimitée, on est conduit à augmenter le niveau d'induction magnétique pour accroître la force de Laplace volwnique ; et, pour cette augmentation, on fait appel à des enroulements supraconducteurs générateurs d'induction élevée. Le niveau d'induction dans la région des enroulements dpasse.les possibilites des matériaux ferromagnétiques. Tous les enroulements sont donc dénués de carcasseferromagnétique. Mais il est nécessaire d'éviter la dispersion du flux à l'extérieur de la machine et, pour cela, on a recours, soit à des blindages magnétiques, soit à des écrans supraconducteurs, soit à une combinaison de ces deux types d'éléments. Ces éléments sont disposés dans tous les cas à la périphérie de la machine. Si on fait appel à un blindage magnétique, il referme les ligneS de flux et renforce le niveau de champ d'induction à l'intérieur de la machine. Dans ce cas, on a intérêt à ce que le niveau d'induction élevé dans la région des enroulements soit plus faible au niveau de l'écran, sous peine d'avoir à réaliser un blindage très épais, ce qui grève la puissance massique et volumique de la machine. Pour cette raison, le ou les enroulements supraconducteurs, générateurs d'induction élevée, devront se trouver dans les régions centrales de la machine. Si le blindage est réalisé par un écran supraconducteur, il a pour effet d'étouffer l'induction magnétique par des courants antagonistes et, par conséquent, de diminuer le niveau de l'induction à sa proximité à l'intérieur de la machine. En particulier, si on place un enroulement supraconducteur gené- rateur d'un fort champ à proximité d'un tel écran, à cause de ces courants antagonistes on est amené à surdimensionner de façon prohibitive aussi bien l'enroulement supraconducteur générateur de champ que l'écran supraconducteur. Finalement, quel que soit le procédé utilisé pour blinder la machine supraconductrice, on sait qu'on a intérêt à placer les enroulements supraconducteurs générateurs de champ élevé dans la région centrale de la machine. Mais il se pose alors le problème de la transmission des couples mécaniques d'un enroulement supraconducteur utilisé à quelques degrés K à l'environnement à température ambiante. La transmission d'un tel couple se traduit par un apport de chaleur à la partie froide de la machine (l'enroulement supraconducteur) par l'intermédiaire des pièces de liaison mécaniques reliant les pièces à température ambiante aux pièces à température très basse. Cet apport de chaleur se traduit par un surdimensionnement de la machine frigorifique associée à la machine électrique supraconductrice, surdimensionnement qui va à l'encontre de l'amélioration du dimensionnement et du rendement de l'ensemble. On a tenté d'éluder ce problème en dissociant la fonction de transmission de couple mécanique à celle de génération d'un champ magnétique élevé par un enroulement supraconducteur. Cela a conduit à concevoir des machines à trois enroulements principaux dans lesquels l'enroulement supraconducteur inducteur sert simplement de relais de couple électromagnétique entre les deux autres enroulements chargés de l'action et de la réaction mécaniques. Mais cela se traduit par une grande complication de la machine qui en fait, met en jeu, au moins quatre enroulements si on tient compte du ou des écrans amortisseurs. Aussi, il est préférable de réaliser des machines à deux enroulements principaux dans lesquelles l'enroulement inducteur supraconducteur est chargé de transmettre un couple mécanique dans la mesure où cette transmission de couple ne se traduit pas par un apport de chaleur trop important. A l'heure actuelle, ce problème n'a pas encore été résolu de façon satisfaisante. La présente invention a donc pour but de fournir une configuration permettant de construire des machines électriques tournantes à deux enroulements principaux dont au moins un enroulement supraconducteur, qui ne pressentent pas de pertes Ca- lorifiques prohibitives tout en pouvant transmettre des couples mécaniques importants. A cet effet, la machine électrique tournante selon la présente invention est caractérisée en ce que le mandrin et le cryostat sont conformés de telle sorte que les points d'attache des moyens de liaison mécaniques entre le mandrin et le cryostat sont situés des distances respectives de l'axe de l'arbre de la machine nettement supérieures au rayon externe de l'enroulement interne supraconducteur. Suivant une réalisation de la présente invention le mandrin peut comporter une première partie s'étendant axialement et supportant les supraconducteurs de l'enroulement interne, et au moins une seconde partie solidaire de la pre mière partie et s'étendant radialement vers l'extérieur à partir d'une extrémité de ladite première partie ; le cryostat peut aussi comporter une première partie s'étendant axialement et logeant la première partie du mandrin, et au moins une seconde partie s'étendant radialement vers l'extérieur à partir d'une extrémité de la première partie du cryostat et logeant la seconde partie du mandrin ; les secondes parties du mandrin et du cryostat ont des rayons externes respectifs nettement supérieurs aux rayons externes de la première partie du mandrin ; dans ces conditions, les moyens de liaison mécaniques peuvent être avantageusement disposés entre les extrémités externes des secondes parties du mandrin et du cryostat. Suivant une autre réalisation de la présente invention, le mandrin et le cryostat peuvent comporter des troisièmes parties respectivement analogues aux secondes parties du mandrin et du cryostat et respectivement disposés à l'autre extrémité des premières parties dudit mandrin et dudit cryostat dans ces conditions, des moyens de liaison mécaniques peuvent être également disposés entre les extrémités externes des troisièmes parties du mandrin et du cryostat. Gracie à un tel arrangement, il est possible, a couple égal, de réduire notablement les efforts tangentiels à transmettre entre l'enroulement interne supraconducteur et son cryostat. En réduisant ainsi les efforts tangentiels à transmettre, on peut alors utiliser des moyens de liaison ayant une section transversale plus réduite. Par conséquent, pour un même nombre de pièces de liaison et pour une même longueur de ces pièces de liaison que dans les machines antérieurement connues, la présente invention permet de réduire le flux de chaleur transmis par lesdites pièces de liaison et, par suite, l'apport de chaleur par ces pièces à l'enroulement interne supraconducteur.La machine frigorifique associée à la machine tournante supraconductrice selon la présente invention peut donc être une machine de puissance plus faible, et le rendement de l'ensemble se trouve amélioré. En acceptant une réduction moindre de l'apport de chaleur par les pièces de liaison à l'enroulement interne supraconducteur, la présente invention permet également de faire transmettre par l'enroulement interne supraconducteur des couples mécaniques plus importants que les machines tournantes supraconductrices antérieurement connues. On donnera maintenant une description détaillée de la présente invention en faisant référence aux dessins annexés sur lesquels La figure 1 est une demi-vue en coupe axiale d'une machine tournante supraconductrice conforme à une première réalisation de la présente invention. La figure 2 est une vue partielle, à échelle réduite, en coupe suivant la ligne II-II de la figure 1. La figure 3 est une demi-vue en coupe axiale montrant une autre réalisation de la présente invention. La machine tournante supraconductrice représentée sur la figure 1 est un moteur synchrone à fort couple et basse vitesse, destiné par exemple à la propulsion navale. Dans le cas d'un moteur à puissance moyenne, par exemple 25MW, et à vites- se basse, par exemple 200 t/mn,le moteur peut comporter un inducteur supraconducteur fixe alimenté en courant continu et un induit tournant composé de conducteurs normaux alimentés en courants alternatifs polyphasés de basse fréquence, 6 à 10 Hz par exemple. Dans ces conditions, la transmission de la puissance électrique par bagues à l'induit ne pose pas de problèmes sérieux, et l'alimentation en hélium réfrigérant et l'alimentation en courant électrique de l'inducteur fixe peut être réalisée de manière très simple. Comme le montre la figure 1, l'enroulement inducteur interne 1, formé de supraconducteurs, est supporté par un mandrin 2, par exemple en acier amagnétique, plus précisément par la partie cylindrique tubulaire 2a de ce mandrin, qui est coaxiale à l'axe 3 du moteur. La partie cylindrique 2a du mandrin est prolongée, à l'une de ses extrémités, par une partie 2b qui est solidaire de la partie cylindrique 2aet qui s'étend radialement vers l'extérieur. Cette partie 2b du mandrin peut présenter la forme d'une collerette comme cela est représenté en trait plein dans la figure 2, ou la forme de plusieurs bras radiaux régulièrement espacés angulairement comme cela est également montré, en trait mixte, dans la figure 2. L'enroulement inducteur 1 et le mandrin 2, est logé à l'intérieur d'un cryostat 4 hermétiquement clos et aliment8 en fluide réfrigérant, par exemple en hélium liquide, par des moyens conventionnels non représentés sur la figure 1. Plus précisément, le cryostat 4 comporte une première partie annulaire 4a gui s'étend coaxialement à l'axe 3 du moteur et qui contient la partie cylindrique 2a du mandrin de l'enroulement inducteur 1, et une deuxième partie 4b, en forme de disque creux, qui s'éterrlradialement vers l'extérieur à partir d'une extrémité de la partie annulaire 4a et qui contient la partie 2b du mandrin. La paroi 4c, en forme de disque annulai. re, du cryostat 4 peut être avantageusement réalisée en une matière magnétisable afin de servir de blindage magnétique et d'éviter ainsi la dispersion du champ magnétique d'induction en direction axiale. La partie 4a du cryostat 4 doit être réalisée en une matière amagnétique, par exemple en acier amagnétique. La transmission du couple de réaction engendré par l'enroulement inducteur 1, la transmission d'une partie du poids de cet enroulement inducteur et de celui du mandrin 2, et la transmission d'une partie des efforts radiaux éventuels auxquels peut être soumis l'inducteur, au cryostat 4 s'ef fectue par l'intermédiaire d'un certain nombre de pièces de liaison 5 à forte résistance thermique, qui sont disposées entre les extrémités externes de la partie 2b du mandrin et de la partie 4b du cryostat. Comme le montre mieux la figure 2, les pièces de liaison 5 peuvent être par exemple constituées par des- biellettes attachées, à une extrémité, sur la périphérie externe de la partie 2b du mandrin et, à leur autre extrémité, sur la périphérie interne de la partie 4b du cryostat.Chaque biellette 5 s'étend pratiquement tangentiellement par rapport à la périphérie de la partie 2b du mandrin et peut être réalisée en un métal peu conducteur de la chaleur, en résine synthétique armée de fibres de verre, ou en une combinaison de ces matériaux. Comme cela ressort clairement de la figure 1, les rayons externes de la partie 2b du mandrin et de la partie 4b du cryostat sont nettement supérieure au rayon externe de la partiecylindrique2a du mandrin. Dans ces conditions, les efforts tangentiels transmis au cryostat 4 par l'intermédiaire des pièces de liaison 5 sont nettement plus faibles que s'ils étaient transmis au cryostat à une distance plus petite de l'axe 3. Comme on l'a vu plus haut, il est donc possible d'utiliser des pièces de liaison 5 présentant une section transversale relativement faible, ce qui permet de limiter considérablement l'apport de chaleur par ces pièces de liaison 5 au mandrin 2 et à l'enroulement inducteur supraconducteur 1. Lorsque les pièces de liaison 5 sont constituées par des biellettes homogènes s'étendant sensiblement tangentiellement par rapport à la périphérie de la partie 2b du mandrin, on peut encore réduire l'apport de chaleur par ces biellettes en choisissant de manière appropriée le rapport des rayons des cercles sur lesquels sont respectivement situés les points d'attache des biellettes 5, c'est-à-dire le rapport entre le rayon externe r de la partie 2b du mandrin et le rayon interne R de la partie 4b du cryostat (figure 2). En effet, on peut démontrer que le flux de chaleur transmis par les biellettes 5 est minimum lorsque r et R sont liés par la relation Comme on l'a vu plus haut, une partie seulement du poids du mandrin 2 et de celui de l'enroulement inducteur 1 suspendus à l'intérieur du cryostat 4, et une partie des efforts radiauxauxquels peut être soumis l'inducteur sont transmis à ce cryostat par l'intermédiaire des pièces de liaisons 5. Le reste du poids du mandrin 2 et de l'enroulement inducteur 1 peut être retransmis au cryostat par l'intermédiaire d'autres pièces de liaison 6 à.forte résistance thermique, qui sont disposées à l'extrémité opposée de la partie cylindrique 2a du mandrin par rapport à la partie 2b de ce mandrin. Ces pièces de liaison 6 ont simplement pour but de transmettre au cryostat 4 le reste du poids du mandrin 2, de celui de l'enroulement 1 et des efforts radiaux, sans transmettre aucun effort tangentiel. Ces pièces de liaison 6, qui peuvent par exemple avoir une forme en L comme représenté sur la figure 1, peuvent donc présenter une faible section transversale, limitant ainsi au minimum l'apport de chaleur à l'enroulement 1. Dans la pratique, il suffit de prévoir une ou deux pièces de liaison 6. La partie annulaire 4a du cryostat 4 porte un écran amortisseur qui entoure coaxialement l'enroulement inducteur supraconducteur 1. Cet écran amortisseur peut être par exemple constitué par des barreaux conducteurs 7, qui sont logés dans des encoches formées dans la paroi périphérique externe de la partie annulaire 4a du cryostat 4 et qui sont maintenus en place par des frettes circulaires 8, l'ensemble formant une sorte de cage d'écureuil. L'induit tournant du moteur est un induit du type en cloche. Plus précisément, l'enroulement d'induit 9, qui est composé de conducteurs ordinaires, est supporté par un mandrin il de forme générale cylindrique tubulaire, qui entoure coaxialement la partie annulaire 4a du cryostat 4. Le mandrin 11, qui peut être par exemple en une résine synthétique armee de fibres de verre, est supporté à une seule de ses deux extrémités par exemple par un organe de support 12 du genre appelé "tulipe", qui présente sensiblement la forme d'un disque fixé au mandrin 11. Dans sa partie centrale, la tulipe 12 est fixée coaxialement à une extrémité de l'arbre principal 13 du moteur, dont l'autre extrémité, externe, comporte des moyens permettant la transmission du couple moteur. Un arbre auxiliaire 14, de préférence en une matière non conductrice, par exemple en une résine synthétique armée de fibres de verre, est également fixé à la tulipe 12 dans l'alignement de l'arbre principal 13. Un palier 15, par exemple un coussinet, peut être interposé entre la partie 4a du cryostat 4 et l'arbre auxiliaire 14 afin d'assurer le centrage de ce dernier. L'alimentation en courantsalternatifs polyphasés de l'enroulement d'induit 9 peut se faire au moyen des contacts glissants 16 coopérant avec des bagues conductrices 17 portées par l'arbre auxiliaire 14, et au moyen de conducteurs d'amenée de courant (non représentés) qui sont disposés à l'intérieur de l'arbre 14. Un blindage magnétique fixe 18, de forme cylindrique, entoure coaxialement l'enroulement d'induit 9 et sert de carter pour le moteur. Ce blindage magnétique 18 est en une matière magnétisable, mais, comme il est fixe dans un champ magnétique fixe, il n'a pas besoin d'être feuilleté. En outre, le blindage magnétique 18, qui a un rayon externe sensiblement égal au rayon externe de la partie 4b du cryostat 4, est fixé à une extrémité à cette ortie 4b, par exemple par soudure, et à son autre extrémité à un flasque d'extrémité 19, par exemple par des vis (non montrées). Le flasque d'extrémité 19 est pourvu de nervures de raidissement 19a et il peut être en une matière magnétisable afin de completer le blindage magnétique du moteur et empêcher la dispersion du flux magnétique vers l'extérieur en direction axiale. L'arbre principal 13 du moteur est monté à rotation dans le flasque d'extrémité 13 par l'intermédiaire d'un palier 21, par exemple un coussinet. La figure 3 montre une autre réalisation de la présente invention, dans laquelle les éléments qui sont identiques à ceux du mode de réalisation précédent ou qui ont la même fonction, sont désignés par les mêmes numéros de référence. Ce deuxième mode de réalisation de la présente invention, qui peut s'appliquer aux alternateurs supraconducteurs de grande puissance diffèrent du mode de réalisation précédent en ce que, ici, l'enroulement inducteur 1, alimenté en courant continu, est relié à l'arbre principal 13 de la machine et est, par conséquent, tournant, tandis que l'enroulement d'induit 9, alimenté en courants alternatifs polyphasés, est fixe. Dans la figure 3, comme dans le mode de réalisation précédent, l'enroulement inducteur 1, formé de supraconducteurs, est porté par la partie cylindrique 2a d'un mandrin 2 qui présente, à ses deux extrémités, des parties 2b en forme de collerette ou en forme de bras radiaux comme cela est représenté dans la figure 2. Le mandrin 2 est suspendu à l'intérieur d'un cryostat 4 de la même manière que dans le mode de réalisation précédent, par l'intermédiaire de pièces de liaison 5 qui peuvent être constipe tuées par des biellettes, comme représenté dans la figure 2. Comme dans le mode de réalisation précédent, le cryostat 4 comporte une partie 4a qui entoure coaxialement la partie cylindrique 2a du mandrin 2 et qui porte un écran amortisseur 7. A chacune de ses extrémités, la partie 4a du cryostat 4 est reliée à une partie 4b en forme de disque creux, qui loge l'une de deux parties radiales 2b du mandrin 2. Les pièces de liaison 5 sont encore disposées entre les extrémités externes des parties 2b du mandrin 2 et des parties 4b du cryostat 4. Comme le mandrin 2 est suspendu à ses deux extrémités à 11 intérieur du cryostat 4 par l'intermédiaire des parties 2b et des pièces de liaison 5, il n'est pas nécessaire de prévoir dans le mode de réalisation représenté sur la figure 3 la ou les pièces de liaison 6 qui étaient prévues dans le mode de réalisation représenté sur la figure 1. Comme montré dans la figure 3, l'arbre principal 13 et l'arbre auxiliaire 14 qui porte les bagues conductrices 17 pour l'alimentation en courant continu de l'enroulement inducteur 1, comportent chacun à son extrémité interne un épanouissement 13a, 14a, respectivement, en forme de disque, qui sert à former un des deux côtés de l'une des -deux parties 4b du cryostat 4. L'autre côté 4c en forme de disque de chaque partie 4b du cryostat est de préférence réalisé en un matériau massif magnétisable afin de servir de blindage magnétique pour empêcher la dispersion du champ magnétique d'induction vers l'extérieur en direction axiale. La partie 4a du cryostat 4 peut être réaliséeen un matériau amagnétique, par exemple en acier amagnétique. Les arbres 13 et 14 sont creux. Des bouchons 22 et 23, pouvant être fixés respectivement à l'intOrieur des arbres 13 et 14 avec interposition d'un joint d'étanchéité non montré, sont prévus pour clore hermétiquement le cryostat 4 contenant le mandrin 2, et l'enroulement inducteur 1, L'alimentation du cryostat 4 en fluide réfligérant, par exemple en hélium liquide, est assurée par l'intermédiaire d'un joint tournant non montré. L'enroulement d'induit 9 est supporté par un mandrin cylindrique 11 qui est lui-meme relié au blindage magnétique fixe 18, de forme cylindrique, par des pièces de liaison 24. Comme le blindage magnétique 18 est fixe et se trouve dans un champ magnétique tournant, il est de préférence feuilleté afin d'empêcher que des courants de Foucault ne s'y établissent. Comme on peut le voir dans la figure 3, l'enroulement d'induit 9, le mandrin 11 et le blindage magnétique 18 sont disposés dans l'espace compris entre les deux parties 4b du cryostat 4. Le blindage magnétique 18 est fixé coaxialement à l'intérieur d'un carter cylindrique 25 dont le rayon interne. est juste supérieur au rayon externe des deux parties 4b du cryostat. Les extrémités du carter 25 sont obturées par des flasques d'extrémité 19 et 26 munis de paliers 21. et 27, par exemple des coussinets, dans lesquels l'arbre principal 13 et l'arbre auxiliaire 14, respectivement, sont montés par rotation. I1 est bien entendu que les modes de réalisation qui ont été décrits ci-dessus, ont été donnés à titre d'exemple purement indicatif et nullement limitatif et que de nombreuses modifications peuvent être apportées sans pour autant sortir du cadre de la présente invention. C'est ainsi notamment que, bien que dans les exemples de réalisation décrits, l'enroulement externe 9 est composé de conducteurs ordinaires, il peut être également composé de supraconducteurs et suspendu dans un cryostat de manière analogue à ce qui a été décrit à propos de l'enroulement interne, en utilisant des pièces de liaison dont les points d'attache respectivement sur le mandrin de l'enroulement externe et sur le cryostat de cet enroulement externe se trouvent à une distance de l'axe de la machine sensiblement plus grande que le rayon externe de l'enroulement externe supraconducteur. REVENDICATIONS 1.- Machine électrique tournante comprenant un enroulement interne formé de supraconducteurs supportés par un mandrin coaxial à l'arbre de la machine et logé dans un cryostat hermétiquement clos, des moyens de liaison mécaniques entre le mandrin et le cryostat, et un enroulement externe entourant coaxialement l'enroulement interne, caractérisée en ce que le mandrin et le cryostat sont conformés de telle sorte que les points d'attache des moyens de liaison mécanique entre le mandrin et le cryostat sont situés à des distances respectives de l'axe de l'arbre de la machine nettement supérieures au rayon externe de l'enroulement interne supraconducteur. 2.- Machine électrique tournante selon la revendication 1, caractérisée en ce que ledit mandrin comporte une première partie s'étendant axialement et supportant les supraconducteurs de l'enroulement interne, et une seconde partie solidaire de la première partie et s'étendant radialement vers l'extérieur à partir d'une extrémité de ladite première partie, en ce que le cryostat comporte une première partie s'étendant axialement et logeant la première partie du mandrin, et une seconde partie s'étendant radialement vers l'extérieur à partir d'une extrémité de la première partie du cryostat et logeant la seconde partie du mandrin, les secondes parties du mandrin et du cryostat ayant des rayons externes respectifs nettement supérieurs au rayon externe de la première partie du mandrin, et en ce que les moyens de liaison mécanique sont disposés entre les extrémités externes des secondes parties du mandrin et du cryostat. 3.- Machine électrique tournante selon la revendication 2, caractérisée en ce que la seconde partie du mandrin se présente sous la forme d'une collerette. 4.- Machine électrique tournante selon la revendication 2, caractérisée en ce que la seconde partie du mandrin se présente sous la forme de plusieurs bras radiaux régulièrement espacés angulairement. 5.- Machine électrique tournante selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisée en ce que les moyens de liaison sont constitués par des biellettes homogènes s'étendant sensiblement tangentiellement par raport à la périphérie de la seconde partie du mandrin, et en ce que les points d'attache des biellettes respectivement sur la seconde partie du mandrin et sur le cryostat sont située respectivement sur des cercles dont les rayons respectifs r et R sont reliés entre eux par la formule 6.- Machine electrique tournante selon l'une quelconque des revendications 2 à 5, dans laquelle l'enroulement interne supraconducteur et le cryostat sont fixes et l'enroulement externe est du type en cloche et lié à l'arbre de la machine, un blindage magnétique fixe de forme cylindrique entourant coaxialement l'enroulement externe, caractérisée en'ce que la deuxième partie du cryostat a un rayon externe sensiblement égal au rayon externe du blindage magnétique et est fixée à une extrémité de ce dernier, l'autre extrémité du blindage magnétique étant fixée à un flasque comportant un palier dans lequel l'arbre de la machine est monté rotatif. 7.- Machine électrique tournante selon la revendication 2, caractérisée en ce que le mandrin de l'enroulement interne comporte une troisième partie analogue à la seconde, qui est solidaire de la première partie du mandrin et qui s'étend radialement vers l'extérieur à partir de l'autre extrémité de ladite-premièfe partie du mandrin, en ce que le cryostat comporte également une troisième partie qui s'étend radialement vers l'extérieur et qui loge la troisième partie du mandrin, et en ce qu'il est également prévu des moyens de liaison mécaniques entre les extrémités extérieures des troisièmes parties du mandrin et du cryostat. 8.- Machine électrique tournante selon la revendication 7, caractérisée en ce que la troisième partie du mandrin se présente sous la forme d'une collerette. 9.- Machine électrique tournante selon la revendication 7, caractérisée en ce que la troisième partie du mandrin se présente sous la forme de plusieurs bras radiaux régulièrement espacés angulairement. 10.- Machine électrique tournante selon l'une quelconque des revendications 7 à 9, caractérisée en ce que les moyens de liaison sont constitués par des biellettes homogènes s'étendant sensiblement tangentiellement par rapport à la périphérie des seconde et troisième parties du mandrin, et en ce que les points d'attache des biellettes respectivement sur les seconde et troisième parties du mandrin et sur le cryostat sont situés respectivement sur des cercles dont les rayons respectifs r et R sont reliés entre eux par la formule 11.- Machine électrique tournante selon l'une quelconque des revendications 7 à 10, dans laquelle l'enroulement interne supraconducteur est relié à l'arbre,tandis que l'enroulement externe est fixe et relié à un blindage magnétique extérieur de forme cylindrique, lui-même fixé coaxialement à l'intérieur d'un carter cylindrique, caractérisée en ce que l'enroulement externe et le blindage magnétique cylindrique sont disposés entre les seconde et troisième parties du cryostat, dont les rayons externes sont juste inférieurs au rayon interne du carter cylindrique, et en ce que le cryostat est prolongé axialement à ses deux extrémités par deux bouts d'arbres formant l'arbre de la machine et montés à rotation dans les paliers montés dans des flasques fixés aux extrémités du carter cylindrique.