La présente invention se réfère aux méthodes et aux appareils utilisés pour la conservation d'organes en hypothermie. On sait qu'il existe en principe à l'heure actuelle deux méthodes pour assurer cette conservation d'un organe, tel qu'un rein, à une température relativement basse. Dans la première on le maintient sous perfusion pulsée à environ 4 à 80C pendant toute la durée de la conservation en utilisant à cet effet une solution appropriée, telle que celle de BELZER. Suivant la seconde on le lave d'abord sous pression continue à environ 0-1 C par le moyen d'un liquide convenable (solution de COLLINS) puis on le garde au repos à cette même température et dans cette même solution (ou dans une autre équivalente).La première méthode comporte l'inconvénient d'exiger que l'organe soit maintenu dans un appareil de perfusion relativement compliqué et délicat, et qui doit le suivre dans son transport en consommant une quantité notable d'oxygène qu'il faut lui fournir sans interruption. La seconde évite ces inconvénients, mais la durée de conservation qu'elle assure est moindre. La présente invention visez améliorer cette situation. Elle a pour reflet un procédé de lavage de l'organe intéressé qui permet d'augmenter considérablement la durée de conservation susceptible d'être obtenue par la première méthode indiquée ci-dessus. Elle concerne en outre un appareil particulièrement destiné à la mise en oeuvre du procédé ci-dessus, mais qui, moyennant certaines adaptalions ou transformations de faible importance, peut également s 'u- tiliser pour assurer la réalisation de la première méthode. Le procédé suivant l'invention consiste à laver l'organe non plus dans une solution à très basse température, voisine de OOC, et sous une pression continue, mais bien à une température moyenne, de l'ordre de 10 à 15 C, et sous une pression pulsée, après quoi on le conserve au repos à environ 0-1 C suivant la technique antérieure.Il a en effet été constaté que l'utilisation d'une solution de lavage à très basse température provoque une vaso-constriction importante du lit capillaire dans lequel un débit correct du liquide ne peut plus être assuré par une pression continue, de sorte que même après mise en oeuvre de quantités importantes de solution, les microcapillaires renferment encore au sang, ce qui explique la faible durée de conservation utile de l'organe ainsi lavé. Au contraire à 10-15 C le phénomène de vaso-constriction est évité tandis que les pulsations de pression favorisent l'écoulement du liquide dans tout l'organe. L'appareil suivant l'invention comprend essentiellement un premier espace destiné à recevoir la solution utilisée, ce premier espace étant ouvert à l'atmosphère extérieure, un second espace qui communique avec le premier par un clapet anti-retour permettant le passage du liquide, ce second espace étant isolé de l'atmosphère extérieure et relié d'une part à une source de pression gazeuse pulsée, d'autre part à l'organe intéressé à un niveau tel que celuici reçoit uniquement du liquide, et des moyens pour collecter le liquide sortant de cet organe. Le premier espace est avantageusement constitué par une cuvette délimitée par une double paroi, laquelle définit elle-même le second espace qu'une tuyère latérale extérieure permet de relier à l'organe à laver, tandis qu'il est prévu sur le c8té un bac collecteur situé au-dessous de ce dernier. Pour tranformer l'appareil de lavage sus-défini en appareil de perfusion, il suffit de supprimer le bac collecteur (ou de le laisser inutilisé), dsobturer la tuyère de liaison disposée au-dessus de ce bac, et d'en prévoir une autre à un niveau tel que l'organe intéressé puisse baigner dans le liquide de celle-ci Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer : Fig. 1 est une coupe schématique générale d'un appareil suivant l'invention supposé équipé pour assurer la perfusion d'un rein. Fig. 2 montre schématiquement ce même appareil utilisé pour le seul lavage de et organe. L'appareil représente en fig. t comprend ure pe exté- rieure 1, préférablement calorifugée, comme mon@ré, de @anière qu' on puisse y maintenir la température désirée i@@éperda@@ent de celle de l'ambiance. Dans cette enveloppe est disposé @@@ @@ci@ ent 2 propre à délimiter avec celle-ci un espace intermédiai@ @@@ dans lequel on peut placer des moyens pour fixer la tempéra@@ @@@ opératoire dé- sirée (glace, par exemple).Le récipient 2 reçiot @@@ @@n @@@@ @@ autre récipient ou "conteneur" 3, établi à double @@@@ @@ @@@@g. 1 on a référencé 3a la paroi intérieure de ce conteneur. Comme @ontré l'espace B compris entre cette paroi 3a e-t le 7i extérieure com- munique avec l'espace C en forme de cuvette dél@mi@@ par ladiue paroi intérieure 3a, à travers un clapet anti-@et@@ @@@nféri@@@ 4 qui interdit l'écoulement de B vers C. L'espace B @@@@@@mé dans le haut par une paroi horizontale 3b en deux points opposés de laquelle sont disposées deux tuyères, respectivement 5 et 6.La partie de cet espace B située au-dessous de la tuyère 6 est préférablement isolée latéralement par deux parois verticales de manière à constituer une sorte de cheminée D qui communique avec le reste dudit espace B à travers un filtre 7 et un clapet anti-retour 8 interdisant l'écoulement de D vers B. Cette cheminée D comporte deux tuyères latérales, savoir une tuyère extérieure 9 et une tuyère intérieure 10. La tuyère 9 débouche dans un bac collecteur latéral 11 accolé au conteneur 3 à l'intérieur du récipient 2, tandis que la tuyère 10 s 'ouvre dans le bas de l'espace ou cuvette C. La tuyère supérieure 5 est reliée par une canalisation 12 avec un dispositif 13 propre à produire une pression pulsée à partir d'oxygène pur ou d'un gaz renfermant de l'oxygène. Les pulsations de pression peuvent avantageusement correspondre à des ondes plus ou moins grossièrement rectangulaires avec une amplitude de llordre d'environ 80 mm Hg. Comme montré le dispositif 13, qui peut renfermer une bouteille d'oxygène comprimé ou être relié à une canalisation sous pression de ce gaz, est préférablement établi sous la forme d'un socle sur lequel repose l'appareil décrit plus haut. Quant à la tuyère 6 elle reçoit un manomètre indicateur 14. Le fonctionnement est le suivant On supposera tout d'abord qu'il s'agit de conserver un rein en hypothermie par application de la seconde méthode indiquée plus haut, c'est-à-dire par lavage suivi du maintien repos dans une solution de COLLINS à une température de l'ordre de O à 1 C. Dans ces conditions on obture la tuyère 10, par exemple par le moyen d'un bouchon approprié 15 (fig. 2); tandis qu'on raccorde la tuyère 9 à l'artère 16 du rein 17 disposé à l'intérieur du bac 11. On remplit de solution de COLLINS à 10 - 150C les espaces B, C, D ainsi que le bac Il de manière à immerger le rein 17. On met en marche le dispositif 13. Les pulsations de pression qui apparaissent alors dans l'espace intermédiaire B provoquent l'aspiration de solution à partir de la cuvette C et son refoulement dans la cheminée D. Le rein 17 reçoit ainsi cette solution de ladite cheminée sous pression pulsée et à une température assez élevée pour éviter tout phénomène de vaso-constriction. Le liquide qui sortpar la veine 18 du rein est recueilli dans le bac 11. Quand le lavage est jugé suffisant, on enlève le rein 17 et on le plonge dans un réci pient renfermant de la solution de COLLINS maintenue à O - 10C. Grace au lavage-parfait ainsi réalisé par la solution à une tempé-rature moyenne et sous pression pulsée, la durée de conservation est bien supérieure à celles qu'on a pu réaliser jusqu'ici par cette méthode. Si au contraire on désire conserver le rein non plus par lavage et maintien au repos à basse température, mais bien par perfusion ininterrompue, on obture la tuyère 9 par un bouchon tel que 19 (fiv. 1) et l'on place le rein 17 à l'intérieur de la cuvette C en reliant son artère 16 à la tuyère 10. On utilise alors de la solution de BELZER maintenue à 4 - 80C, par exemple grace à de la glace ou autre matière appropriée disposée dans l'espace A. On met en marche le dispositif 13. Comme précédemment le liquide de la cuvette C est aspiré dans l'espace B, puis refoulé de la cheminée D pour parvenir au rein 17. Mais ici la solution qui sort du rein revient à la cuvette C, de sorte que le liquide circule en circuit fermé.L'oxygénation de cette solution est assurée par ltoxygène qui remplit le haut de l'espace B ; l'expérience montre qu'une telle oxygénation suffit aux températures indiquées plus haut. Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n?a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. On comprend notamment que le bac 11, qu'on a figuré comme solidaire du conteneur 3, pourrait en réalité être amovible de celui-ci, ce qui permettrait de réduire les dimensions de l'enveloppe calorifugée 1, laquelle n'est pas nécessaire pour l'opération de lavage schématisée en fig. 2, étant donné que celle-ci s' effectue à une température peu différente de celle de l'ambiance et que sa durée est très réduite. On conçoit en outre que pour éviter l'immobili- sation d'un appareil transformable unique, on pourrait avoir avantage dans certains laboratoires à prévoir des appareils spécialement établis soit pour le seul lavage de l'organe, à la façon indiquée en fig. 2, soit pour sa seule perfusion, comme illustré en fig. 1. On peut encore noter que le-clapet 8, bien qu'avantageux, n'est nullement indispensable pour le fonctionnement de l'appareil. REVENDICATIONS 1. Procédé pour le lavage d'un organe à conserver en hypothermie sans perfusion ininterrompue, caractérisé en ce qu'on effectue ce lavage non plus à de basses températures voisines de 0 C et sous une pression continue, mais bien à une température moyenne de l'ordre de 10 à 150C et sous une pression pulsée, après quoi on conserve l'organe au repos à environ O - 10C suivant la technique antérieure. 2. Appareil pour la mise en oeuvre du procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend un premier espace destiné à recevoir la solution utilisée, ce premier espace étant ouvert à l'atmosphère extérieure, un second espace qui communique avec le premier par un clapet anti-retour permettant le passage du liquide, ce second espace étant isolé de l'atmosphère extérieure et relié d'une part à une source de pression gazeuse pulsée, d'autre part a l'organe intéressé à un niveau tel que celui-ci reçoive uniquement du liquide, et des moyens pour collecter le liquide sortant de cet organe. 3. Appareil suivant la revendication 2, caractérisé en ce que le premier espace est constitué par une cuvette délimitée par une double paroi, laquelle définit elle-même le second espace qu'une tuyère latérale extérieure permet de relier à l'organe à laver. 4. Appareil suivant la rcvendication 3, caractérisé en ce qu' il comprend sur le côté un @@@ collecteur situé au-dessous de l'organe à laver. Appareil suivant llune quelconque des revendications L à 4, caractérisé en ce que la tuyère latérale extérieure s'ouvre dans le second espace à l'intérieur d'un compartiment délimité par des cloisons appropriées et qui communique avec le reste de cet espace par l'intermédiaire d'un clapet anti-retour. 6. Appareil suivant l:une quelconque des revendications 2 à 5, propre à être transformé pour permettre de réaliser la perfusion ininterrompue de l'organe à conserver, caractérisé en ce qu'il comprend une tuyère latérale intérieure qui s'ouvre dalla cuvette constitutive du premier espace à un niveau tel que l'organe intéressé puisse baigner dans le liquide ce celle-ci. 7. Appareil suivant l'une quelconque des revendications 2 à 6, caractérisé en ce que pour réaliser la pression pulsée l'on utilise un gaz renfermant de l'oxygène et qui assure l'oxygénation de la solution utilisée par simple contact avec la surface libre de celle-ci