L'invention a pour objet un dispositif pour la mesure, ou le comptage, de la longueur de bandes de signalisation, ou la détermination de la longueur cumulée d'éléments de bandes sur les chaussées, ou autres surfaces. Les systèmes d'enregistrement connus, à fonctionnement électronique, -les "compteurs métriquesn,- permettant de décompter en continu la longueur cumulée des seules parties réellement tracées d'une bande de signalisation horizontale, ne présentent pas une précision satisfaisante, ce qui a pour conséquence que les résultats de ces enregistrements ne peuvent pas, jusqu présent, servir ê calculer le travail de marquage effectué pour le décompte avec l'organisme qui a passé la commande. La cause en est l'accouplement direct du système d'enregistrement, -appelé dans ce qui suit "compteur de distance",- lequel est en règle générale un générateur d'impulsions à sommation, avec le compteur a présélection qui commande les longueurs des segments de bandes d'une ligne discontinue a' marquer. Un dispositif de commande électronique de la longueur de bandes comprend, en règle générale, deux ou plus de deux de ces compteurs de présélection, A savoir un compteur déterminant la longueur des portions de bandes à apposer et un autre compteur déterminant la longueur des discontinuités entre lesdites portions, ces deux compteurs entrant en action alternativement Jusqu') ce que le nombre préalablement choisi d'impulsions déclenchées par un générateur soit atteint.Lorsque le nombre présélectionné d'un compteur est atteint, le contenu cumulé de ce compteur est effacé et le générateur d'impulsions est commuté sur l'autre compteur. Â chaque inversion d'un compteur à l'autre, un signal est engendré pour déclencher la mise en marche ou l'arrêt du dispositif d'application du produit de marquage, -qu'on appellera uniquement wpistolef'dans ce qui suit. Le générateur d'impulsions est entraîné par le défilement de la chaussée à revêtir de la bande. Lorsque l'installation est bien agencée et calibrée, une unité du compteur de présélection correspond exactement à une unité de distance parcourue. Or, pour des raispns explicitées plus loin, la distance à laquelle est réglé le compteur de présélection pour le marquage des portions de lignes discontinues ne correspond pas, en règle générales à la longueur réelle de l'élément de bande tracé sur ra chaussée, de telle sorte que le décompte cumulée des longueurs marquées, indi qué par le compteur de distance7 ne coècide pas davantage avec la longueur cumulée réelle des traits discontinus déposés Une coïncidence entre ces deux indications serait due à un pur hasard. La cause de cette divergence est l'agencement en série de dispositifs ou circuits électroniques, pneuma- tiques et nécanZ ques. La détermination de grandeurs ph;r- siques à laide d'une exploitation directe de signaux primaires, qui ne se manifestent qu'après une trans- formation sujette aux pertes, on signaux utilisant d'au- tres systèmes d'énergie, doit obligatoirement être entachée d'erreurs.Dans lee dispositifs de commande élec troniques connus provoquant la pose de bandes discontinues de signalisation horizontale, un signal déclenché par le compteur de présélection est d'abord amplifié, puis utilisé pour entraîner une électrovalve pneumatique par voie électromagnétique. Cette électrovalve provoque le remplissage ou la vidange da cylindre pneumatique assurant l'application de la substance de marquage sur la chaussée. Or, c'est seulement l'action de-ce cylindre qui entrain l'ouverture ou la fermeture de la soupape du mécanisme d'application, composé, dans un pistolet à peinture, d'une buse et d'une aiguille. A chaque transformation d'une forme d'énergie en une autre, des retards apparaissent et un certain laps de temps s'écoule entre le signal électronique et l'ouverture ou la fermeture réelles du mécanisme d'application. Ce retard est, par exemple, au début d'un trait, d'autant plus grand que le fonctionnement de l'électrovalve a davantage d'inertie, que la pression actionnant le cylindre pneumatique est plus faible et que les courses des mouvements sont plus longues. L'élément décisif est cependant non pas le fait que de tels retards existent, mais le fait que les retards qui se produisent au début d'un trait sur la chaussée dif fèrent des retards qui surviennent à la fin d'un trait. Si les retards étaient uniformes, il suffirait en effet de régler correctement la distance entre les impulsions successives du générateur pour que la longueur réelle des traits sur la chaussée s'accorde avec les intervalles donnés par le compteur de présélection. Pour ouvrir ou fermer le pistolet qui trace les traits, on utilise généralement des cylindres pneumatiques à simple ou double effet, dont l'une des courses est sollicitée par un ressort, d'où une différence entre les retards selon le sens de la course du piston. Ce retard inégal à l'ouverture et à la fermeture du pistolet provoque une déviation entre le réglage du compteur de présélection et la longueur réelle du trait sur la chaussée, ladite déviation étant encore amplifiée par l'influence que la vitesse de propulsion du véhicule exerce sur elle. En effet, loraque ladite vitesse de circulation varie, le retard reste constant, (du moins lorsque le réglage de la machine reste inchangé par ailleurs), de sorte que le rapport du retard sur la distance varie, d'où une variation concomitante de la différence entre les deux retards par rapport à la distance, cette variation étant proportionnelle à la vitesse. En d'autres termes, lorsque la vitesse varie, les déviations correspondantes du réglage des compteurs de présélection par rapport à la longueur réelle des traits tracés varient également. Ce qui précède montre clairement que le réglage du compteur de présélection n'est pas approprié à la détermination de la longueur cumulée des traits discontinus appliqués. L'invention vise donc à éviter les inconvénients ainsi décrits et à résoudre plus spécialement le problème qui consiste à créer un agencement permettant de saisir avec précision le début et la fin de chaque bande ou de chaque trait d'une bande discontinue sur la chaussée, donc aussi leur longueur cumulée, ledit agencement devant, en outre, présenter une très grande simplicité de construction. Pour résoudre ce problème, l'invention propose, dans un agencement du type spécifié dans le préambule, d'assurer la commande ou la mise en marche et l'arret du compteur totalisateur de distances non plus, comme auparavant, par les compteurs de présélection du dispositif de réglage des longueurs des traits, mais par le mécanisme même qui applique les bandes sur la chaussée, c'est-à-dire par le pistolet d'une machine à tracer la signalisation horizontale. À cet effet, le mécanisme d'application de peinture présentera un contacteur ou un générateur d'impulsions entraînés directement par l'organe d'obturation de la buse d'éjection, c'est-à-dire par l'aiguille dans le cas d'un pistolet à peinture. Les instants d'établissement du contact d'un tel contacteur, ou les signaux d'un émetteur, correspondent au début et à la fin véritables des traits sur la chaussée. L'utilisation dudit contacteur autorise un montage extrêmement simple du dispositif d'enregistrement, dans le cas où le contacteur sert simplement à établir ou à interrompre la liaison entre un émetteur d'impulsions qui, pendant la marche avant de la machine, produit des impulsions correspondant aux unités de distance parcourues et un compteur totalisateur de distances.Lorsqu'on utilise un générateur de signaux qui, de préférence, se présentera sous la forme d'un élément à fonctionnement inductif, les signaux émis sont destinés à établir la communication entre l'émetteur d'impulsions et le compteur totalisateur, par l'intermédiaire d'un autre organe de commutation. I1 est évident que le résultat sera d'autant plus précis que l'intervalle entre impulsions successives correspondra de façon plus exacte à l'unité de distance utilisée pour la circulation de l'engin. Etant donné que le processus d'ouverture s'étend sur un certain temps, jusqu'à ce que la buse soit entièrement libre, et que le processus de fermeture prend aussi un certain temps, il se produit, au commencement et à la fin d'un trait marqué sur la chaussée, une zone de transition allant de zéro à la largeur complète du trait. La longueur de cette zone de transition dépend, d'une part, de la vitesse de libération et d'obturation de l'organe correspondant du mécanisme d'éjection et, d'autre part, de la vitesse de circulation de l'engin sur la route. Pour tenir compte de cette zone de transition, des points de vue différents se présentent pour déterminer la longueur cumulée. Les spécifications peuvent aller de l'incorporation totale des zones de transition jusqu'à leur élimination totale. S'il s'agit de déterminer le volume de substance de marquage appliquée, la meilleure méthode semble consister à mesurer la longueur déposée depuis le milieu de la zone de transition en amont du trait jusqu'au milieu de la zone de transition en aval. Pour tenir compte de ces exigences contradictoires, il est prévu, selon une autre caractéristique de l'invention, que le contacteur ou l'émetteur de signaux ait une position réglable d'une façon continue, de sorte que, selon le réglage adopté, le contact puisse être fermé ou le signal émis pour une position choisie, qui peut aller de la fermeture complète jusqu'à l'ouverture complète de l'organe d'obturation. Toutefois, il existe d'autres moyens possibles pour faire dépendre la mise en route ou l'arrêt du compteur totalisateur de la partie secondaire du mécanisme de marquage ou même de son résultat, c'est-à-dire de la bande tracée. Ainsi par exemple, on peut prévoir, dans le dispositif d'éjection de peinture proprement dit, ou dans la conduite qui l'alimente, un détecteur de courant grâce auquel la communication entre le générateur d'impulsions et le compteur n'est établie que lorsqu'un écoulement de la substance de marquage ( peinture) se produit, c'est-àdire lorsque l'application sur la chaussée a effectivement lieu. Ce système présente, par rapport au précédent, l'avantage que le compteur s'enclenche non pas du simple fait de l'ouverture et de la fermeture du mécanisme de marquage, mais uniquement Si la substance de marquage est effectivement éjectée.L'application du premier système, comportant uniquement un contacteur placé sur l'organe d'obturation de mécanisme d'éjection, laisserait subsister la possibilité de déclencher le décompte de distance mEme si aucune substance ne s'échappe dudit mécanisme, ce qui entraînerait- le risque de voir décompter d'assez grandes distances comme effectivement tracées alors qu'il n'en est rien. Or, pour q11un tel dispositif d'enregistrement soit reconnu valable, pour indiquer le travail effectué, par les organismes de commande de travaux publics ayant ordonné le marquage, ledit dispositif doit être conçu de manière à donner l'assurance qu'en aucun cas le résultat indiqué ne soit trop élevé et que, de préférence, il soit éventuellement trop bas. À cette spécification répond la mise en oeuvre du second système d'exécution, dans lequel intervient un détecteur de courant. Bien entendu, le premier mode d'exécution peut titre combiné avec le second. Un autre iode d'exécution possible consiste à provoquer la mise en route et l'arrêt du compteur à l'aide d'une cellule photoélectrique orientée vers le trait que vient de tracer le mécanisme de marquage. Dans ce cas également, l'enregistrement de la distance n'a lieu que si un marquage est réellement effectué. Etant donné que, face à la précision exigée pour l'enregistrement des distances, il n'est pas possible d'accoupler le générateur d'impulsions avec les roues de l'engin équipées de pneumatiques, lesdites roues ayant un cercle de roulement dont le rayon varie en fonction de la charge et de la pression d'air, ledit générateur d'impulsions doit titre entraîné par une roue compteuse aussi rigide que possible, roulant sur la chaussée et l'épousant avec précision. Or, une telle roue peut facilement, pendant l'arrêt de l'engin, être mise en rotation manuellement pour faire enregistrer un fonctionnement fictif.Pour éviter ou, du moins, rendre plus difficile une telle fraude, l'une, au moins, des quatre roues de l'engin doit, par exemple, être munie d'une génératrice tachymétrique qui ne produit une tension, autorisant l'émission d'impulsions de comptage, que pendant la marche avant dudit engin. La roue qui entraîne le générateur tachymétrique doit comporter aussi un contacteur synchrone qui ne libère la connexion entre le générateur d'im- pulsions et le compteur que si ladite roue est chargée, c'est-à-dire si elle se trouve au contact de la chaussée. D'autre part, un comptage ne doit avoir lieu que si la substance de marquage est réellement appliquée sur la chaussée. Ceci veut dire qu'une ouverture ou une fermeture du mécanisme d'éjection ne doit pas suffire à provoquer l'enregistrement des impulsions. Pour donner l'assurance que le décompte ne se produit que si la substance de marquage est éjectée par la buse, on utilisera, à l'aide d'un pressostat, la différence de pression dans ladite substance, selon que la buse d'éjection est fermée, - la substance étant au repos, - ou ouverte, - la substance étant en cours d'écoulement. Un tel dispositif de mesure de distance peut servir non seulement à déterminer la longueur globale des traits posés sur la chaussée au cours d'un laps de temps déterminé, mais encore, complété par un autre instrument de comptage, à contrôler à tout moment la longueur de chacun de ces traits d'une ligne discontinue. En effet, si l'on déclenche manuellement, en appuyant sur une touche, un compteur préalablement ramené à zéro, en ne le laissant en marche que pendant le temps de réalisation d'un seul trait sur la chaussée, on peut, à tout moment, déterminer la longueur dudit trait. Grâce à une mesure ainsi réalisée de la longueur d'un trait d'une ligne discontinue de signalisation horizontale, on peut corriger en tout temps le réglage du dispositif de commande de longueur selon les indications ainsi obtenues.On évite donc l'arrêt de l'engin marqueur et la perte de temps provoquée par la mesure manuelle des traits individuels. L'invention est expliquée ci-après de façon plus détaillée à l'aide d'un exemple d'exécution sans caractère limitatif, illustré au dessin annexé, qui fait partie de la description, et dans lequel : fig. 1 représente schématiquement le dispositif ; et fig. 2 est un schéma complet du circuit électrique. Un mécanisme d'application de peinture globalement noté 1, en l'occurrence une buse d'éjection 11 et sa conduite l'arrivée 10 pour la substance de marquage (peinture) et pour l'air comprimé-, pouvant être ouvert ou obturé à l'aide d'un organe d'obturation 2 actionné par une timo- nerie d'entratnement 8,- porte sur ladite timonerie 8 un levier ou un collet 5 qui, lors du mouvement de la timonerie, c'est-à-dire de organe d'obturation 2, agit sur un contacteur 4.Ce dernier peut mettre en marche un générateur d'impulsions 9 débitant sur Un compteur totalisateur de distances 3 dont la tension est produite par un générateur tachymétrique 7 et déclencher, de ce fait, un processus/à l'ouverture et à l'obturation de la buse 11. Afin que ce processus ne puisse se produire que si la substance de marquage est effectivement éjectée par la buse, un pressostat 6 est monté sur la conduite d'arrivée 10 et connecté au compteur de telle manière que la chute de pression dans ladite conduite 10, au moment de l'ouverture de la buse 11, soit utilisée pour la mise en marche du compteur. L'agencement respectif du générateur d'impulsions 9, du générateur tachymétrique 7 avec détection du sens de marche, du pressostat 6 ou du détecteur de courant dans la conduite d'arrivée 10 vers le pistolet 1, du contacteur 4 monté sur ledit pistolet, du contacteur de charge 12 sur la roue qui porte le tacho-générateur et du compteur totalisateur de distance, est représenté une seconde fois sur la fig. 2 sous la forme d'un schéma de circuit. Le compteur totalisateur 7 est préoME logique 14 et l'enregistreur de longueur de traits 13 est précédé d'une porte 16, actionnée par un contacteur 15 qui déclenche la mesure des traits individuels. REVENDICATIONS 1.- Dispositif pour la mesure, ou le comptage, de la longueur de bandes de signalisation, ou le comptage cumulé d'éléments de bandes, sur les routes ou autres surfaces, caractérisé en ce que la commande ou la mise en marche et l'arrêt de compteurs (3), de construction connue, sont déclenchés par le mécanisme d'application (pistolet à peinture) (1) qui produit lesdites bandes. 2.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le mécanisme d'application (1) est relié à un contacteur (4) ou à un émetteur de signaux, directement actionnés par l'organe d'obturation (2) dudit mécanisme d'application. 3.- Dispositif selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le contacteur (4) sert à établir ou à interrompre la connexion entre un générateur d'impulsions (9) et le compteur (3). 4.- Dispositif selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'émetteur de signaux sert, en coopération avec un organe de commutation, à établir la connexion entre un générateur d'impulsions (9) et le compteur (3). 5.- Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'émetteur de signaux est constitué par des appareils à fonctionnement inductif de types connus. 6.- Dispositif selon l'une des revendications 2 à 5, caractérisé en ce que le contacteur (4) ou l'émetteur de signaux et l'organe d'obturation (2) du mécanisme d'application (1) peuvent être réglés réciproquement d'une façon continue, sans positions discrètes. 7.- Dispositif selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé par la présence d'un mécanisme inhibant la transmission au compteur (3) des impulsions produites par le générateur d'impulsions lorsque l'engin marqueur n'est pas en mouvement et en marche avant. 8.- Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce que le mécanisme inhibiteur est un tacho-générateur (7) accouplé avec l'une des roues de roulement de l'engin routier de marquage, dont le courant, produit uniquement lorsque l'engin est en marche avant et en mouvement, est utilisé pour Intervenir, par l'intermédiaire d'un organe de commutation, dans le circuit général du dispositif en autorisant la transmission des impulsions produites par le générateur (9) åuEqutau compteur (3) lorsque le contacteur (4) et le pressostat (6) sont dans la position appropriée. 9.- Dispositif selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que la conduite d'arrivée (10) de la substance de marquage contient un détecteur d'écoulement ou un pressostat (6) qui inhibe l'arrivée des impulsions au compteur (3) lorsqutil n'y a pas d'écoulement de ladite substance.