La présente invention est relative d'une manière générale aux pieux et concerne en particuler des pieux à vis en béton armé, moulés d'avance. L'invention est en outre relative à des pieux en béton construits en tronçons, afin de permettre des variations de la longueur des pieux. Dans des régions telles que la Nouvelle-Orléans, Etat de Louisiane, Etats-Unis d'Amérique, et dans les territoires voisins, ou dans des mauvais terrains ou terrains marécageux et glissants situés en d'autres endroits de la Louisiane, il est nécessaire d'employer des pieux pour établi des fondations convenables pour bâtiments et constructions analogues. Pour les constructions résidentielles et les légères constructions industrielles, on emploie le plus souvent des pieux à frottement, habituel)ement établis en bois.Ces pieux peuvent avoir une longueur de 6 mètres environ à 7,6 mètres environ et doivent être foncés dans le sol à l'aide de machines spéciales de grandes dimensions. I1 s'ensuit que là où le chantier est irac- cessible à de telles machInes, il est impossible d'entreprendre les constructions désirées. Une difficulté à laquelle donnent lieu les pieux à vis en béton moulés d'avance se présente lors de la manipulation des pieux entre les installations de fabrication et le chantier où le pieu doit être employé. En outre, la longueur que les pieux doivent présenter varie en fonction de la profondeur requise pour chaque chantier particulier, ainsi, il était nécessaire jusqu'à présent de construire de tels pieux moulés d'avance en un grand nombre de longueurs, en vue de réaliser des pieux ayant seulement la longueur nécessaire pour une application particulière. Un autre problème que posent les pieux à vis en béton moulés d'avance réside dans la nécessite d'assurer une solidité adéquate des parties périphériques spires des pieux. Ce problème devient d'autant plus ardu que les spires oes .1eux sont plus profonds et plus rapprochées. Pour construire un pieu à vis en béton moulé d'avance, pieu qui puisse être efficacement vissé dans la terre Ou ana longue, même en utilisant la main-d'oeuvre manuelle de L'entre preneur, il est particulièrement souhaitable que les pires des Fieu soient aussi profondes et aussi rapprochees que possible. Suivant l'invention ces objectifs, ainsi que d'autres, sont atteints en établissant un pieu qui présente : une tête, de préférence métallique, prévue pour être entraînée en rotation à l'aide d'outils d'entraînement appropriés, à force motrice ou manuels; un noyau métallique d'armature fixé à la tête en vue d'une rotation solidaire avec celle-ci, ce noyau présentant un axe longitudinal allant de la te te à la pointe et autour duquel le noyau est entraÎné en rotation par l'intermédiaire de la tête; et un corps sous la forme d'une masse solide de béton disposée de manière à enrober le noyau et à tourner solidairement avec celui-ci, ce corps allant en s' amincissant de la tête à la pointe du noyau et présentant une surface extérieure pourvue sur toute sa longueur des spires uniformément espacées, entre la tête et la pointe, les spires facilitant l'enfoncement du pieu dans le sol par une rotation de la tête. Des efforts de tension et de traction sont transmis de la tête métallique au noyau d'armature fixé à celle-ci, les efforts de traction de torsion étant appliqués sur toute la longueur du pieu, ce qui permet d'éviter lo rupture du béton. Le corps est constitué avantageusement en une matière cimenteuse, telle que du béton moulé autour du noyau, tandis que le noyau même est de préférence constitué à partir de barres d'armature en matière ferreuse, telles qu'elles sont connues et communément utilisées en vue de l'armature de la matière cimenteuse. Suivant une forme de réalisation particulièrement favorable de l'invention, le noyau est constitué par une charpente ou cage de barres d'armature orientées dans le sens longitudinal et par des colliers espacés dans le sens longitudinal, les barres étant fixées aux colliers et le diamètre de ces derniers allant en diminuant depuis la tête du pieu jusqu'd la pointe du noyau, de sorte que ce dernier s' amincit depuis sa partie voisine de la tête ou faisant partie de celle-ci jusqu'à la pointe du noyau. Une variante de réalisation d'un noyau suivant l'in vention comprend une seule barre d'armature orientée dans le sens longitudinal et à laquelle est fixée une barre ou, de préférence, sont fixées plusieurs barres, dans le sens transversal par rapport à l'orientation longitudinale de la barre unique. Toutefois, on se trouve dans ce cas n présence du problème consistant à établir une armatures appropriée peur de telles spires profondes et rapprochées Une autre difficuit constatée avec les dispositifs connus à ce jour réside dans le fait que les efforts de traction et de torsion engendrés lors de l'enfoncement d'un pieu en béton dans la terre ne peuvent pas être supportés par le béton. Les hommes de l'art savent que le béton possède une résistance élevée à la compression mais n'offre qu'une résistance réduite ou nulle à la traction et une resistance réduite o nulle à la torsion. Ainsi, dans les dispositifs antérieurs, on rencontrait ia diffi culté consistant en cé que les pieux n'étaient pas convenablement armés sur toute leur longueur à partir du point d'application d'une force d'entraînement appropriée agissant à la torsion. Donc, les pieux connus à ce jour ne conviendraient pas pour l'enfoncement, parce que l'effort à la torsion aurait pour effet une rupture de la partie en béton du pieu. La présente invention a pour objet d'établir u@ pieu à vis qui peut être enfoncé plus aisément et qui présente une surface de prise frictionnelle plus efficace que les pieux à vis antérieurs. La présente invention a en outre pour objet d'établir un pieu qui peut etre installé à la main là où les macnines appropriées ne sont pas disponibles ou ne peuvent pas accéder au chantier. Un autre objet de la présente invention consiste à établir un pieu qui élimine les problèmes de l'érosion du pieu par I 'électrolyse et des reacticns électrochimi@ues et chimiques analogues. La présente invention a en outre pour objet d'établir un système de pieu extensible qui permet de construire ie pieu en tronçons en vue du transport vers un chantier et ce sol assemblage en une longueur appropriée aux conditions géophysiques présentes sur le site. Un autre objectif de la présente invention consiste 3 établir un système de fixation efficace et simple, tout en étant robuste ou fiable, pour solidariser entre eux les tronçons d'un pieu à vis en béton moulé d'avance. La partie supérieure ou tête peut être construite de plusieurs manières favorables, dont une comporte l'emploi d'une tête robuste moulée, de préférence métallique, l'emploi d'un manchon métallique fixé directement aux barres d'armature du noyau et l'ållongement des barres d'armature, en vue de former une cage ou charpente, autour de laquelle on peut former une tête métallique ou cimenteuse. Il est avantageux, mais non indispensable, que la têteffecte la forme d'un hexagone, analogue à celle d'un écrou classique, en vue de faciliter l'engagement, sur la tête d'un outil de commande courant.A titre de variante ou de solution complémentaire, un ou plusieurs orifices ou trous peuvent être formés dans la tête transversalement au szns longitudinal du noyau, trous destinés à recevoir une tige de commande pouvant être utilisée pour faciliter la rotation de la tête du pieu. I1 est souhaitable que la partie supérieure du pieu offre un point de prise pour une force d'entraînement torsionnelle appropriée, capable d'entraîner le pieu en le glissant dans le sol considéré. I1 est toutefois préférable de prévoir une partie supérieure métallique à laquelle est fixé le noyau d'armature. Une tête métallique peut être réalisée de façon à offrir une surface plus grande au point d'application de la force de torsion et en renforçant cette zone à proximité du point d'application de la force d'entraînement à la torsion. Ces objectifs de la présente invention, ainsi que d'autres, sont atteints lorsqu'on établit en outre un système de pieu extensible comportant deux tronçons de pieu et un système d'accouplement adjoint à ces tronçons de pieu et destiné à fixer les tronçons de pieu amoviblement l'un à l'autre, afin de permettre leur rotation solidaire. Le système d'accouplement comprend de préférence des logements opposés prévus dans des tronçons voisins appelés à être accouplés entre eux, ainsi qu'un mandrin d'accouplement disposé amoviblement dans les logements et destiné à verrouiller les tronçons l'un à l'autre pour empêcher leur mouvement de rotation relatif autour de leurs axes longitudinaux. Le système d'accouplement peut aussi comprendre à titre de variante une série de logements opposés prévus dans les tronçons à fixer l'un à l'autre, ces logements se voyant affecter un nombre correspondant de mandrins. Grâce à cette disposition, la valeur de la torsion pouvant tre appliquée a pieu est notablement augmentée. Suivant une forme de realisation parviculierement favorable d'un système de pieu extensible suivant la présente invention, un des tronçons du pieu est pourvu d'une saillie tandis que l'autre tronçon est pourvu d'un évidement présentant une paroi de fond et conçu en vue de recevoir la saillie.Le logement de l'un des tronçons est disposé dans la saillie, tandis que le logement de l'autre tronçon est disposé dans la paroi de fond de l'évidement qui reçoit la saillie des plaques d'acier, ou analogues, garnissent la paroi de fond de l'évidement et recouvrent la surface supérieure de ia saillie de l'autre tronçon, cette dernière surface entrant en butée avec la paroi de fond de l'évidement lorsque les deux tronçons sont assemblés entre eux, de manière à permettre l'enfoncement du pieu dans la terre, ainsi que son vissage dans celle-ci, par rotation. Suivant la présente invention, le noyau de chaque tronçon d'un pieu comprend avantageusement une cage centrale s'étendant le long de l'axe longitudinal du noyau et comporte un élement d'armature hélicoïdal dont le pas est identique à celui des spires du tronçon de pieu, cet élément d'armature étant disposé à la manière d'un enroulement autour de la cage, tout en étant espacé par rapport à celle-ci. Cet élément d'armature permet de prévoir des spires plus profndes et plus rapprochées, de manière à accroire l'efficacité du peu ainsi formé, au point que le pieu puisse être vissé dans la terre meme par rotation manuelle lorsque c'est necessaire. Ces objectifs et avantages, ainsi que d'autres, qui ressortiront de la suite, résident dans les détails de construction et de fonctionnement, tels qu'ils seront décrits d'une manière plus complète dans la suite, le tout en se réfé- rant aux dessins annexés faisant partie de la présente description et où les mêmes chiffres de référence se rapportent aux memes organes dans tous les dessins. Pour mieux mettre en évidence la nature et les objectifs de la présente invention, on se reportera à la description détaillée ci-après, considérée en regard des dessins annexés, dessins dans lesquels 1 s mêmes organes sont désignés par les mêmes chiffres de réference : La figure 1 est une vue perspective éclatée qui représente une première forme de réalisation d'un pieu constitué par des tronçons de rallonge, suivant :- piésente invention. La figure 2 est une vue partielle en coupe, à une échelle plus grande, prise sensiblement suivant la ligne 2-2 de la figure 1, la cale de liaison étant déplacée par rapport à la position qu'elle occupe dans la figure 1. La figure 3 est une vue prise sensiblement suivant la ligne 3-3 de la figure 2. La figure 4 est une nique en plan de dessus, qui montre le tronçon inférieur d'un pieu construit suivant une deuxième forme de réalisation de la présente invention. La figure 5 est une vue partielle en coupe, à une échelle plus grande, prise sensiblement suivant la ligne 5-5 de la figure 4. La figure 6 est une vue en plan de dessus, montrant un tronçon inférieur d'une troisième fore de réalisation d'u pieu suivant la présente invention. La figure 7 est une vue perspective représentant une variante de la cale de connexion appelée être utilisée avec une quelconque des formes de réalisaion du tronçon de rallonge du pieu, suivant l'invention La figure 8 est une vue perspective nontrant la configuration générale d'un pieu suivant la présente invention, muni d'une tête pour le pieu établie suivart une forme do réalisa- tion particulièrement favorable. La figure 9 est une vue partielle en coupe, à une échelle plus grande, prise sensiblement suivant la ligne q-9 de la figure 8. La figure 10 est une vue partielle en coupe, analogue à la figure 9, mais relative à une forme de Yéalisation modifiée d'une tête pour un pieu suivant la présente invention. La figure 11 est une vue perspective mor.lrant une @orme de réalisation d'un noyau cu a nature pour un pieu suivant la présente invention. La figure 12 est unn ue perspective et en coupe, certaines parties s'étant arrachées, cette vue montrant une autre forme de réalisation d'un pi-u suivant la présente inven- tion. La figure 13 est une vue partielle et schématique de la partie inférieure extrême ou pointe de la forme de réalisation particulièrement favorable de l'appareil suivant la présente invention, cette vue montrant les forces qui s'exercent sur la pointe pendant ltenfoncement du pieu. La figure 14 est une vue schématique partielle d'une partie du filet de la forme de réalisation particulièrement favorable de l'appareil suivant l'invention, cette vue montrant le déplacement latéral, générateur de compression, d'une seule spire, par rapport à la "gaine de sol" lors de l'enfoncement du pieu. La figure 15 est une vue schématique partielle d'une série de spire s sur une portion de la forme de réalisation particulièrement favorable de l'appareil suivant la présente invention. Dans les figures 1 à 7, on a représenté à titre d'exemple des formes de réalisation d'un système de pieu à éléments multiples, qui comprend un pieu initial ou un ou plusieurs tronçons de "rallonge", tandis que les figures 8 à 12 représentent, également à titre d'exemple, diverses formes de réalisation d'un pieu unique d'une structure analogue à celle du tronçon initial ou inférieur des systèmes de pieux des figures 1 à 7. Ainsi, pour faciliter la compréhension de l'objet de la présente invention, on décrira en premier lieu les formes de réalisation des figures 8 à 12. Dans les figures 8 et 9 des dessins annexés, auxquelles on se reportera ci-après, un pieu à vif 110 comprend une tête 112 constituée par une pièce d'un matériau résistant, par exemple un acier approprié, cette pièce présentant une forme sensiblement hexagonale et étant destinée à recevoir un outil de commande classique à douille (non représenté), ou analogue, outil destiné à produire la rotation de la tête 112 lors de l'installation de l'outil. La partie inférieure de la tête 112 se termine par un socle élargi 114 qui descend vers la partie principale du pieu 110, de manière à former une transition.Un noyau ou armature 116 est fixée à la tête 112 d'une manière appropriée, pour être entraînée en rotation par la tête 112, ce noyau comportant un axe longitudinal allant depuis la tête112 jusqu'à la pointe 118 du pieu 110, axe autour du quel le noyau 116 est entraîné en rotation par la tête 112. Un corps 120, sous la forme d'une masse solide établie en une matière cimenteuse moulée autour dù noyau 116, est disposé de manière à recouvrir le noyau 116, ce corps tournant solidairement avec le noyau 116 lors de la mise en place du pieu 110. En d'autres termes, la tête 112, le noyau 116 et le corps 120 constituent une seule unité. Le corps 120 présente une surface extérieure 122 qui va en rétrécissant d'une manière continue sur toute la longueur du noyau 116, depuis la tête 112 jusqu'à la pointe 118, ce corps étant pourvu de spires 124 sur toute sa longueur, afin de faciliter l'enfoncement du pieu 110 dans le sol (non représenté) en imprimant une rotation à la tête 112. Les spires 124 possèdent de préférence un pas minimum, c'est-à-dire un nombre minimum de spires par unité de longueur, nombre suffisant pour assurer un avantage mécanique consistant à permettre l'enfoncement aisé du pieu 110 dans n'importe quel sol voulu. L'enfoncement du pieu dans le sol doit s'effectuer de manière à engendrer un minimum d'efforts à la torsion, de manière à éviter la rupture du pieu ou du sol voisin (la mécanique du sol, en ce qui concerne l'enfoncement du pieu dans le sol, sera décrite d'une manière plus détaillée dans la suite, en particulier à propos des figures 13, 14 et 15). Cette caractéristique, combinée avec la cage d'armature appropriée et le mode de fixation approprié de la cage 136 à la tête prévue pour l'application d'un effort de torsion, permet d'atteindre le résultat desiré. La tête 112 est pourvue d'une forure de part en part 126, destinée à recevoir une barre d'entraÎnement ou de levier (non représentée) destinée à imprimer un couple de rotation à la tête 112, en vue de produire la rotation du pieu 110 lors de la mise en place de celui-ci. Dans la figure 10 des dessins annexés, à laquelle on se reportera ci-après, on a représenté une tête d'une configuration analogue à celle de la tête 112, mais constituée par exemple, sous la forme d'un manchon d'acier 128 se terminant par une jupe élargie 130 et muni d'une forure transversale 132 analogue à la forure 126 et destinée à recevoir une tige de levier.Le manchon 128 est fixé, de préférence par l'intermé diapre de sa jupe 130, aux barres d'armature d'un noyau 134, d une manière courante, la exemple par soudage, préalablement à la coulée du corps autour du noyau 134. n conçoit que le noyau 116 du pieu 110 er également fixe d'une manière appropriée à la tête 112, par exemple nar soudage, ayant que le corps 120 ne scit coulé autour du noyau 116. Etant donné que ces méthodes de fixation et de coulée sont bien connues dans les uomaines intéressé, elles ne seront pas aecrites en détail dans la présente. La fixation entre le noyau 116 et la tête 112 sera une fixation complète, de sorte que les efforts de torsion engendrés danc la tête 112 lorsqu'une force d'entraînement appropriée exerce sur celle-cl seront transmIs, à travers le noyau 116, à l'ensemble du pieu 110. il convient de noter qu'il est avantageux d'exercer les efforts de traction et de torsion, engendrés lors de l'enfoncement, par l'intermédiaire des élé- ments d'armature du noyau 136. Ainsi, la tête 130 est de préférence en métal et est fixée rigidement au noyau 136 par soudage ou analogue.Toutefois, un effet sensiblement identique peut être obtenu si l'on prévoit une masse ou tête solidement renforcée et présentant une grande surface de béton à laquelle est appliqué un effort de torsion approprié. Dans cette dernière construction, et bin que la surface soit effectivement en béton, la tête, si elle est fortement armée (l'armature étant fixée au noyau 136), se comporte d'une manière aussi satisfaisante qu'une tête mécanique 112, l'expression "tête métallique ou "partie supérieure" étant censee couvrir des constructions équivalentes de cette sorte. La figure 11 des dessins annexés représente une construction particulièrement favorable pour un pieu suivant l'invention, où le noyau est constitué par une cage 136 en barres d'armature orientées longitudinalement et par des colliers 140, 142, 144, 146 et 148, espacés dans le sons longitudinal. Les barres sont fixées aux colliers ci-dessus d'une manière courante, le diamètre des colliers allant en diminuant, à partir d collier i42, depuis le niveau 150 de la tête jusqu'à la pointe 152 di: noyau, de manière a imprimer au noyau un amincissement continu ou une pente linéaire. Bien que le collier 140 soit représenté comme ayant sensiblement le même diamètre que le collier 142, on peut établir le collier 140 avec un dia mètre légèrement inférieur à celui du collier 342, de façon à utiliser la portion de la charpente 136 comprise entre les colliers 140 et 142 en tant qu'une cage pour définir une tête faisant corps avec le noyau.Par @ emplie, la portion de la char- pente 136 qui s'étend entre les colliers 140 et 142 peut etre introduite dans le manchon 128 (figure 10) d'une manière non représentée, ou bien, la portion de la charpente 136 comprise entre les colliers 140 et 142 peut être entourée d'un manchon d'acier droit soudé aux barres d'armature et noyé dans une masse coulée dans une portion de tête extérieure, comme dans la forme de réalisation représentée dans la figure 12 des dessins. Dans la figure 12, à laquelle on se reportera plus particulièrement ci-après, on a représenté un noyau 154 qui comprend une seule barre d'armature 156 orientée dans le sens longitudinal et à laquelle est fixée une barre transversale, mais de préférence, et comme représenté, plusieurs barres transversales 158, 160, 164 et 166 de telle manière que les barres transver- sales précitées sont disposées transversalement par rapport à l'orientation longitudinale de la barre 156. Dans la figure 12, le noyau 154 est représenté comme étant fixé à une tête 168 constituée à la nanière d'une charpente et formant une cage ouverte 170 de forme générale cylindrique, cage noyée dans une masse 172 d'une matière coulable cimenteuse ou autre matière appropriee. Dans cette masse 172 est prévu au moins un trou orienté transversalement par rapport au sens longitudinal de la barre 156 et disposé en vue de recevoir une barre de levier (non représentee). Ainsi qu'on le voit dans la figure 12, une paire de tels trous ou orifices transversaux est constituée par une paire de tubes 174 et 176 qui se coupent mutuellement et qui traversent complètement la masse 172 dans laquelle la cage 170 est noyez.Ces tubes 174 et 176 peuvent être fixés d'une manière appropriée aux battes d'armature qui constituent la cage 170, par exemple par soudage ou en utilisant un fil de ligature, l'adoption d'une paire de trous qui se coupent entre eux, constitués par les tubes 174 et 176,permet- tant au préposé à l'enfoncement 'effectuer des quarts de tout, par exemple en vue de l'installation d 'un pieu à proximité d'un bâtiment ou d'un autre objet, où il est impossible d'effectuer un tour de 360 . Dans les figures 1 à 3 des dessins annexés, auxquelles on se reportera ci-après d'une manière plus particulière on a représenté une première forme de réalisation d'un pieu extensible suivant la présente invention, lequel comprend un tronçon supérieur ou de tête 10 et un tronçon inférieur ou de pointe 12, fixés l'un à l'autre par un système d'adaptation 14, de manière à tourner solidairement entre eux. Bien que l'on ait représenté que deux tronçons 10 et 12, il est bien entendu que des tronçons intermédiaires (non représentes), analogues au trcnçon 10 mais ne comportant pas une tête 16 peuvent être interposés en un nombre voulu quelconque entre les tronçons 10 et 12, de façon à donner au pieu final la longueur désirée en vue de l'application considérée.De plus, le tronçon inférieur ou de pointe 12 peut au besoin servir lui-même de pieu, si l'on adapte un bras ou dispositif de rotation approprié, non représenté, à l'implanture destinée à recevoir la cale et située dans la partie supérieure du tronçon 10, ainsi qu'il sera décrit ciaprès. En plus de la tete 16, le pieu constitue par des tron çons 10 et 12 comprend également une pointe 18 disposée à l'ex trémité inférieure de la pointe conique 12. On se reportera à la figure 13, où l'on a représenté une vue partielle et à plus grande échelle d'une pointe particulièrement favorable 18. Cette pointe 18 peut au besoin affecter la forme de la tarière 20 représentée, bien que l'on puisse aussi employer une pointe classique (figure 13). Chacun de ces tronçons 10 et 12 comprend également une charpente 22, 24, respectivement, constituée par des barres d'armature 26, 28, orientées longitudinalement et par colliers 30, 32 et 34, 36, espacés dans le sens longitudinal. On conçoit que d'autres colliers analogues à ceux représentés, seront échelonnes dans le sens de la longueur des tronçons 10 et 12. Les barres 26 et 28 sont fixées aux colliers précités 30, 32 et 34, 36, ainsi qu'aux autres colliers, non représentés, par les méthodes de fixation courantes pour les éléments d'armature de cette sorte, la disposition étant telle que le diamètre des colliers du tronçon conique 12 va en diminuant depuis la partie de ce tronçon voisine du tronçon 10 jusqu'à la pointe 18 du tronçon 12, de manière à déterminer une conicité ou pente linéaire continue du noyau constitué par la charpente 24. Chaclqn des tronçons 10 et 12 comprend également un corps correspondant 38, 40 sous la forme d'un masse solide constituée en une matière cimenteuse coulée autour de la charpente correspondante 22, 24.Chaque corps correspondant 38, 40 recouvre le noyau constitué par la charpente correspondante 22, 24 et tourne solidairement avec ce noyau lors de la mise en place du pieu. En d'autres termes, la cage 22, 24 et le corps 38, 40 des tron çons 10, 12 coopèrent pour constituer une unité complète. Chacun des corps 38, 40 présente également une surface extérieure pourvue de spires 42, 44 sur toute la longueur de chaque tron- çon 10, 12. Ces spires 42, 44 facilitent l'enfoncement du pieu dans le sol (non représenté) à la suite de la rotation de la tête 16. La tête 16 peut être fixée à la cage 12 du tronçon 10 de la manière représentée dans les figures 9 et 10, cette fixation étant suffisante pour transmettre des efforts de torsion de la tête 116 à la cage 22. En plus de la cage centrale 22, qui s'étend le long de l'axe longitudinal du noyau des tronçons associés 10, 12, chacun de ces tronçons comprend en outre un élément d'armature hélicoïdal 46, 48, dont le pas est identique à celui des spires correspondantes 42, 44, cet élément étant disposé à la manière d'un enroulement autour des cages correspondantes 22, 24 et étant espacé par rapport à celles-ci. Des entretoises 50, 52 réunissent les éléments 46, 48 aux cages 22, 24, de telle manière que toute la série d'élements d'armature sont fixés les uns aux autres ; toutefois, l'espacement des éléments 46, 48 par rapport à la cage correspondante 22, 24 permet aux éléments 46, 48 de se trouver à la base, voire à l'intérieur, des spires correspondantes 42, 44, en vue de l'armement de ces spires, même si celles-ci présentent une configuration très profonde. Bien que le nombre des spires 42, 44 par unité de longueur axiale des tronçons 10, 12 puisse varier en fonction des différentes conditions que l'on s'attend à rencontrer, le nombre de spires pour des pieux destinés aux constructions résidentielles et présentant une grosse extrémité de 203,2 millimètres et une pointe de 127 millimètres devrait être au moins de 6 par 304,8 millimètres de longueur, la profondeur des spires étant de 1,75 pouce mesurés dans le sens longitudi nai des @oyau@ ce tronçons 10, 12, pour atteindre l'efficacité voulue le l'enfoncement du pieu ainsi réalisé dans le sol, efficacité qui se traduit par l'ancrage du pieu, Le tronçon 12 est pourvu d'une saillie 54, tandis que le tronçon 10 est gourou d'un évidement 56 qui présente la sur- face de fond et qui est conçu en vue de recevoir la saillie 54. Ainsi qu'il ressort clairement de la figure 2, la saillie 54 est garnie au-dessus d'une plaque de tôle 58 , ou analogue, tandis que l'évidement 55 , y compris la surface de fond de celuici, est constitué entièrement par des tôles d'acier associées, de sorte que la surface de fond de l'évidement 56 et la surface supérieure de la saillie 54 peuvent être revêtues d'acier, afin de permettre le fonçage du pieu dans le sol, par opposition au vissage du pieu dans celui-ci.Un renfoncement 60, qui peut également être constitué par un logement en acier, et analogue, est prév@ de facon à se diriger vers l'intérieur du tronçon 10, dans le sens axial de celui-ci, à partir de la surface de fond de l'ridement 5G, tandis qu'un logement correspondant 62 est prévu dans la saillie 5, de manière à communiquer avec une ouverture prévue d'une façon appropriée dans la plaque 58. Dans les logements 60 et 62 est inséré un mandrin de fixation 64, qui coopère avec la saillie 54 en favorisant son engagement dans ltevidement 56, dans le but de permettre aux tronçons 10 et 12 de résister à la torsion et à la votation relative, même lorsque les tronçons sont entraînés en rotation pour être enfon cés dans le sol.On conçoit que des éléments d'armature appropriés sont fixés aux parois de l'évidement 56 et du logement 60 qui lui est associé et que le logement 62 est fixé au restant de la cage d'armature, le tout dans les tronçons correspondants 10 et 12. I1 convient de noter que la fixation par soudage ou analogue des éléments d'armature 30, 32 à la paroi de l'évide- ment 56, de même que la fixation des éléments d'armature 34, 36 au logement 62 assurent des liaisons parfaites, qui transmettent les efforts de torsion, engendrés au niveau du joint, à l'armature d'acier, et cela dans toute la longueur du pieu. Ainsi, le béton ne risque pas de se rompre au niveau de la fixation, étant donné que les efforts de torsion ou de traction sont appliqués directement au béton. On notera dans la figure 2 que les spires 42, 44 sont "illes en biseau" dans les parties extrêmes des tron çons 38, iO, au voisinage du joint. Grâce à une telle conformation "en biseau", on obtient un filet 42, 44 à pas uniforme et continu. Dans les figures 4 et 5 des dessins annexés, auxquelles on se reportera plus particulièrement dans la suite, on a représenté des tronçons 66 et 68, qui sont identiques aux tron çons 10 et 12, sauf que l'on a omis la saillie 54 et l'évidement 56. Au lieu de cela, ces tronçons 66 et 68 sont pourvus respectivement de logements 70 et 72, établis et disposés d'une manière analogue à celle des logements 60 et 62, les logements 70 et 72 etar.. associés à des plaques 74 et 76 s'étendant sur les surfaces de rencontre des tronçons 66 et 68. Ces plaques 74 et 76 servent dans le même but que la surface de fond de l'évidement 56 et la plaque 58 des tronçons 10 et 12, respectivement. Par ailleurs, les tronçons 66 et 68 sont constitués d'une manière essentiellement identique à celle des tronçons 10 et 12. I1 convient de noter que l'armature présentée dans la figure 5 est fixée au logement 70 par soudage ou analogue, de sorte que l'effort de torsion, qui est appliqué au logement 70 par l'entremise de la fixation sera transmis à la cage d'armature prévue dans le pieu. Dans chacun des modes de réalisation des fixations representé^, les évidements et les saillies correspondants sont pourvus de plaques d'acier qui transmettent les efforts de torsions directement à l'armature, laquelle est dans tous les cas soudée a l'armature d'acier ou fixée à celui-ci par un mode d'assemblage similaire. Ainsi, une transmission d'efforts de torsion est assurée à travers l'acier, c'est-à-dire l'acier du point de fixation et l'armature d'acier présente dans le béton.Ce dernier ne doit transmettre aucun effort de torsion et de traction. La figure 6 représente une autre forme de réalisation de la présente invention, où le système d'assemblage comprend plusieurs jeux zone logements et de mandrins. Plus particulièrement, on a représenté en tronçons 78, muni de trois logements 80 répartis uniformément sur une face d'extrémité sensiblement planiforme 82 du tronçon. Cette face 82 peut constituer une plaque analogue aux plaques 74 et 76, et l'on conçoit qu'un mandrin, tel que le mandrin 64, soit appelé à être inséré dans chacun des logements 80 et dans des logements coopérant avec les logements 80 et opposés à ceux-ci, logements prévus dans un tronçon (non représenté) qui présente une surface d'extrémité essentiellement identique à la face 82 du tronçon 78. La section du mandrin employé dans un système d'ac- couplement suivant l'invention peut affecter des formes autres que la forme carrée du mandrin 64, soit, par exemple, la forme circulaire du mandrin 84, lequel peut être constitué par une tige 86 munie d'une série de cannelures 88 orientées dans le sens longitudinal ou axial. On conçoit que les logements affectés au mandrin 84 doivent présenter une configuration appropriée en vue de recevoir les cannelures 88. Les figures 13 à 15 représentent d'une manière schématique le fonctionnement du pieu 10 suivant la présente invention. La figure 13 est une représentation schématique de la pointe 18 du pieu 10, où l'on a mis en évidence les forces agissant sur la pointe 18 et sur les spires 24 qui lui sont voisines, lors de l'enfoncement du pieu dans le sol. On notera les flèches de force 18a qui indiquent la pression s'exerçant de bas en haut sur la pointe 18 lorsque celle-ci descend dans le sol. Pendant cet enfoncement, la surface supérieure de chaque spire 24 exercera une poussée vers le haut, contre le sol qui est en contact avec sa surface supérieure. On notera les flèches de force, qui représentent d'une manière schématique cette force du sol orientée vers le bas. Ainsi, lorsque le pieu 10 descend dans le sol, ce dernier est soumis à une force, dirigée vers le haut et généralement vers l'extérieur, de la part du bord supérieur de la face saillante 24b, presque plane, de la spire. La figure 15 représente d'une manière plus précise cette force qui s'exerce contre la face supérieure 24b de la spire 24. On notera dans la figure 15 une série de flèches de force 15. Ces flèches de force 15 se dirigent généralement de l'extérieur vers l'intérieur et de bas en haut contre la face in inférieure 24a de chaque spire 24.Ces flèches de frce représentent la poussée du sol voisin contre la face inférieure 24a de chaque spire lorsque le pieu est soumis aux sollicitations statiques et dynamiques requises du batiment ou construction analogue qui peut être érigée sur la surface du sol et qui est supportée, au moins en partie par le pieu 10.Lorsque le pieu 10 absorbe ces sollicitations statiques et dynamiques requises, la charge s'exerce sur le sol de haut en bas et de l'intérieur vers l'extérieur, la charge étant transmise à travers la face inférieure 24a de la spire 24. Les flèches de force 15 désignent la force qui s'oppose au pieu 10 et supporte celui-ci de la part du sol, lequel exerce une poussée contre cette face 24, supportant ainsi le pieu. Ansi qu'on peut le voir et comme il a été exposé plus haut d"une manière plus détaillée, l'espacement vertical des spires est constant. Cet espacement est indiqué par la flèche désignée par P dans la figure 15. L'espacement P des spires est constant, de sorte que la réplique femelle, créée dans le sol, des spires 24, ne sera pas perturbée lors de l'enfoncement du pieu dans le sol sous l'effet de la force de rotation. Ainsi, chaque point de la périphérie extérieure de la spire suivra le même trajet et sera sensiblement en contact avec le même sol que la spire qui l'avait précédé. Cette action mécanique est hautement avantageuse et a pour effet de compacter le sol au voisinage du pieu au fur et a mesure que celui-ci est vissé dans le sol. Il convient de noter que le pieu présente une conicité et que chacune des spires succesises repousse le sol à une distance de plus en plus grande du pieu pendant l'enfoncement de celui-ci, étant donné que le pieu, en "grossissant", occupe, dans l'ensemble un espace de plus en plus grand à une profondeur donnée quelconque, à mesure que le pieu est enfonc!. Ce grossissement du pieu est mis en évidence dans la figure 14, où l'on voit le déplacement d'une seule spire 24 depuis une première position 25 jusqu'à une seconde position 27. Dans la figure 14, la valeur du déplacement latéral de la spire vers l'extérieur, et donc la poussée latérale exercée sur le sol, est désignée par la lettre L.Les lignes sensiblement verticales 25, 27 sont situées à proximité de la base de la spire 24.lorsque celle-ci se déplace depuis une pre mière position 25 jusqu'à une seconde position 27. Les flèches de force 24c mettent en évidence la force avec laquelle la spire 24 charge le sol, force qui produit la compression progressive du sol de ltintérieur vers l'extérieur. Cette action globale, qui consiste en un déplacement de la spire vers 1 1extérieur, peut être, par exemple, de l'ordre de 38,1 millimètres environ. Ce mouvement vers l'extérieur représente évidemment la différence entre, d'une part, le diamètre du pieu mesuré depuis l'axe du pieu jusqu'au bout de la spire en un point donné quelconque et, d'autre part, la diamètre du pieu mesuré depuis l'axe de celui-ci jusqu'au bout de la spire 24 à proximité de la pointe 18. Dans le cas d'un pieu d'une longueurde 3,048 mètres, on conçoit que le mouvement de la spire vers l'extérieur, d'une distance de 38,1 millimètres a lieu lors de la pénétration du pieu d'une distance de 3,048 mètres dans le sol, c'est-à-dire! lors d'un trajet total de 24,38 mètres environ de la spire dans le sol.Ainsi, une compression et un compactage progressifs du sol voisin sont effectués par le pieu conique objet de la présente invention pendant son enfoncement graduel dans le sol. On obtient une amélioration de l'état du sol au voisinage du pieu, une fois celui-ci enfoncé dans le sol. Le pieu à vis 10 a progressivement compacté le sol au voisinage du pieu à mesure où le pieu est enfoncé dans le sol par vissage. Le volume de terre compacté et déplacé sera égal à celui du pieu lui-même On considère que cette action mécanique a pour résultat un diamètre efficace accru du pieu. Dans la figure 15, la flèche D met en évidence l'accroissement du diamètre efficace du pieu 10. Le rayon du fut 23 du pieu 10 est indiqué par la flèche 5. La saillie du filet est inaiquée par la flèche T dans la figure 15. Le pieu 10 peut être établi en n'importe quel béton de construction approprié, par exemple en béton armé résistant à une pression de 281,23 kg/cm2. Le gravier roulé sera utilisé de préférence en tant qu'agrégat approprié, étant donné la petitesse des filets 24 dans certains pieu pour constructions résidentielles. L'acier d'armature peut être utilisé sous la forme de n' importe quelles barres d'armature appropriées en acier de construction, par exemple en acier A36. Ainsi qu'il ressort clairement de la description cidessus et des dessins, un pieu suivant l'invention constitue un moyen simple et efficace, à la fois robuste et fiable, pour établir un ancrage ou une palée en n'importe quel endroit distant d'une installation de fabrication, et cela même dans des conditions d'encombrement, où de grosses machines ne peuvent pas etre utilisées. Dans le procédé d'enfoncement de pieux suivant l'inven- tion, il est important d'employer des pieux dont le filet présente un pas constant. Ceci permet d'éviter le croisement des trajets des spires dans le sol, ce qui détruirait l'interface favorable qui s'est établi entre le pieu et le sol avoisinant. Des essais préliminaires ont montré que l'on obtient une extension d'aire d'au moins une fois et demi l'aire initiale correspondant au diamètre du pieu à vis lorsque le pieu 10 construit suivant la présente invention est correctement installé. Il est avantageux d'établir un pieu dont le filet présente un pas d'environ six spires ou plus par 304,8 millimètres. Ce nombre favorable de spires par 304,8 millimètres est requis afin de réaliser une compatibilité avec différents sols. I1 est souhaitable que le pieu soit enfoncé dans le sol par vissage, de façon que le sol soit seulement déplacé et compacté, en formant une "gaine de sol" qui constitue en fait un filet femelle pour le pieu même lors de l'enfoncement de celui-ci. La pointe du pieu peut être douée au besoin d'un pouvoir d'entralnement et d'un pouvoir de coupe. En fait, on peut prévoir a la pointe un système du type à projection, afin de faciliter l'enfoncement. En outre, on peut prévoir l'application de l'eau ou d'un autre lubrifiant approprié sur la surface du pieu lors de son enfoncement dans le sol. Un tel lubrifiant peut etre appliqué à la gaine de sol dans laquelle le pieu est vissé par rotation, cette gaine étant en réalité créée en mesure de l'enfoncement du pieu. En versant de l'eau sur les spires du pieu lors de sa pénétration dans le sol, on réalise une lubrification du pieu, ce qui réduira le frottement entre les surfaces 24a, 24b des spires et le sol avoisinant. Si l'on emploie un pieu accouplé, il suffit que le premier tronçon soit conique, étant donné que le filet femelle sera formé convenablement après que les spires de diamètre maximum de l'extrémité supérieure du tronçon 12 du pieu (voir Fig.l) sera passée dans le sol. Ensuite, on peut ajouter au pieu ou aux pieux initiaux, suivant le cas, autant de tronçons de pieu 10 de diamètre constant que l'on désire. I1 va- de soi que chaque tronçon de pieu 10 supplémentaire sera muni, au niveau de la jonction, d'un biseau qui se raccorde au pieu installé précé gemment Ainsi, une fois réalisée la connexion, comme représenté dans les figures 2 et 5 par exemple, on obtient un filet précis à pas constant. Les moyens pour appliquer unetorsion au pieu en son point le plus élevé peuvent consister en n'importe quelle source de force de torsion. Ainsi, par exemple, une barre de levier peut être introduite dans l'orifice 126, le levier étant soumis à la poussée exercée avec une force appropriée. Dans ce cas, le pieu pourrait être installé à la main à l'aide d'une maind'oeuvre manuelle. Un moteur de faible puissance, pourvu d'en: grenages appropriés, peut être utilisé pour fournir une force de cette nature. En outre, on pourrait enrouler un cible autour de la surface supérieure du pieu et exercer une traction sur ce cable, en vue d'appliquer l'effort requis, dans le cas où il n'est pas.nécessaire d'exercer un effort considérable. Un pieu suivant l'invention peut être exécuté dans n'importe quelles dimensions ou n'importe quelle longueur; on a cependant constaté qu'une longueur de 3,048 mètres à 3,657 mètres constituait une dimension appropriée. L'adoption du corps conique du pieu et la présence de spires sur toute la longueur de ce corps assurant un pieu ayant un pouvoir de friction d'un pieu classique en bois ayant le double de la longueur du pieu suivant la présente invention. En outre, un pieu suivant l'invention peut, dans certaines conditions du sol; être vissé dans ce dernier sans que l'on pratique un trou pilote, si l'on dispose seulement d'une barre levier d'acier et d'un personnel qua lifté Ce qui précède est considéré seulement comme une illustration des pricipes de l'invention. En outre, et vu que les nombreuses variantes et modifications peuvent aisément venir a l'esprit des hommes de métier, l'invention n'est pas censée être limitée exectement à la construction et au mode opératoire représentés et décrits, de sorte que l'on peut faire appel à toutes les variantes et équivalents qui entrent dans le cadre de l'invention. Bien entendu diverses modifications peuvent etre apportées par l'homme de l'art aux dispositifs ou procédês qui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Pieu en béton à vis, caractérisé en ce qutil comprend a) une partie supérieure métallique offrant une prise pour l'application d'une force d'entralnement rotative à cette partie supérieure; b) un noyau d'armature métallique fixé à ladite partie supérieure; et c) un corps cimenteux de forme généralement conique, ledit corps présentant une surface extérieure munie sur toute sa longueur de spires réparties d'une façon sensiblement uniforme. 2.Pieu en béton suivant la revendication 1, caractérisé en ce que lesdites spires possèdent un pas relativement petit, chaque spire constituant une surface en saillie formant un angle relativement faible avec la verticale, en vue d'entrer en contact avec le sol dans lequel ledit pieu est enfoncé et d'exercer une poussée contre ce sol, la petitesse relative du pas étant mécaniquement compatible avec le sol dans lequel le pieu est enfoncé, le pieu étant soumis à une faible contrainte torsionnelle. 3. Pieu en breton suivant la revendication 2, caractérisé en ce que lesdites spires sont prévues au nombre d'envi ron six par 304,8 millimètres de longueur du pieu. 4. Pieu en béton suivant la revendication 1, caractérisé en ce que ledit noyau est constitué par i. une série de barres d'armature à haute résistance, orientées dans le sens longitudinal, dont chacune est fixée à ladite partie supérieure et qui s'étendent en substance sur toute la longueur dudit corps; ii. une série de colliers d'armature espacés dans le sens longitudinal, chacun desdits colliers étant fixé auxdites barres d'armature orientées longitudinalement; iii. au moins un élément d'armature hélicoldal, ledit élément d'armature hélicoïdal présentant un pas au moins sensiblement analogue au pas desdites spires. 5. Pieu en béton suivant la revendication 4, caractérisé en ce que le diamètre desdits colliers va en diminuant depuis le sommet jusqu'à la pointe dudit pieu. 6. Pieu en béton-suivant la revendication 1, caractérisé en ce que ledit noyau est constitué par une barre orientée longitudinalement et régnant le long de l'axe du pieu, sensiblement sur toute la longueur dudit corps, une série de bras orientés transversalement et espacés longitudinalement étant fixés à ladite barre. 7. Pieu en béton suivant la revendication 1, caractérisé en ce que ladite partie supérieure constitue une tête ayant une forme sensiblement hexagonale, et destinée à recevoir des outils d'entraînement à douille appelés à exercer un effort de torsion sur la tête. 8. Pieu en béton suivant la revendication 7, caractérisé en ce que la tête est constituée sous la forme d'une pièce d'un matériau résistant. 9. Pieu en béton suivant la revendication 7, caractérisé en ce que la tête est constituée sous la forme d'un manchon métallique fixé au noyau. 10. Pieu en béton suivant la revendication 7, caractérisé en ce que la tête est constituée sous la forme d'un cadre fixé au noyau et noyé dans une masse solide. 11. Construction comme spécifié dans la revendication 1, caractérisé en ce que ladite partie supérieure est pourvue d'un trou transversal de part en part, prévu pour recevoir une barre de levier destinée à imprimer un couple de rotation à la tête. 12. Système de pieu en béton armé extensible, caractérisé en ce qu'il comprend (a) au moins deux tronçons de pieu munis de spires, qui peuvent être placés en alignement et fixés l'un à l'autre dans la position alignée, chacun desdits tronçons de pieu étant munis de spires sensiblement sur toute la longueur, les spires de chaque tronçon ayant sensiblement le même pas que celles du tronçon voisin. (b) un noyau d'armature prévu dans chaque tronçon de pieu, chacun desdits noyau comprenant au moins une barre d'armature orientée dans le sens longitudinal et au moins un élément orienté dans le sens transversal, chacun desdits éléments étant fixé à ladite barre longitudinale; et (c) un système d'accouplement affecté à ladite paire de segments de pieu et destiné à fixer lesdits tronçons de pieu l'un à autre, en vue d'une rotation solidaire. 13. Appareil suivant la revendication 12, caractérisé en ce que lesdites spires possèdent un pas relativement réduit, qui détermine une surface en saillie formant un angle relativement peu accentué avec la verticale, surface appelée à entrer en contact avec le sol dans lequel ledit pieu est enfoncé et à exercer une poussée contre ce sol, la petitesse relative du pas étant mécaniquement compatible avec le sol dans lequel le pieu est enfoncé. 14. Appareil suivant la revendication 13, caractérisé en ce qu'il est prévu environ six spires ou plus par 304,8 millimètres de longueur du pieu. 15. Appareil suivant la revendication 12, caractérisé en ce que ledit système d'accouplement est en métal, ladite barre et ledit système d'accouplement étant fixél'un à l'autre à l'intérieur de chacun des tronçons du pieu. 16. Appareil suivant la revendication 12, caractérisé en ce que ledit système d'accouplement comprend un logement sur l'un des tronçons du pieu et une saillie correspondante, appelée à s'engager dans ce logement sur l'autre tronçon du pieu, ledit logement et ladite saillie étant pourvus chacun d'un elément d'armature métallique qui leur est voisin, ledit element-d'armature étant fixé audit noyau. 17. Appareil suivant la revendicàtion 16, caractérisé en ce que ledit système d'accouplement est constitué par un logement prévu sur chacun desdits tronçons du pieu et par un mandrin formé par un élément de construction et engagé dans ce logement, ledit mandrin présentant des saillies en vue de la fixation de ce mandrin à chacun desaits logements, dans le but de former un accouplement, chacun desdits logement étant pourvu dlun élément d'armature métallique qui lui est voisin, ledit élément d'armature étant fixé audit noyau. 18. Appareil suivant la revendication 16, caractérisé en ce que-la partie terminale de chaque tronçon est pourvue, à proximité dudit système d'accouplement, de filets terminés en biseau, la disposition étant telle que l'accouplement desdits tronçons assure un pas de spires uniforme, à espacement égal continu, dans toute la zone voisine dudit -système d'accouplement. 18. Construction comme spécifiée dans la revendication 17, caractérisée en ce que le mandrin est constitué par un tronçon de tige pourvu d'une série de cannelures. 20. Construction comme spécifiée dans la revendication 12, caractérisée en ce que ledit système d'accouplement comprend une série de logements opposés prévus dans chacun des tronçons du pieu et disposés en vue de recevoir un nombre correspondant de mandrins affectés à ces logements. 21. Procédé pour installer un pieu en béton dans un milieu constitué par le sol, ce procédé comprenant les opérations qui consistent a. à établir un premier élément de pieu en béton armé, ledit pieu comprenant i. un noyau d'armature métallique; ii. un accessoire d'entraînement métallique supérieur fixé audit noyau; et iii. une masse de béton à section décroissante, sensiblement conique, moulée symétriquement autour dudit noyau, pour tourner solidairement avec celui-ci; la masse de béton à section décroissante présentant une structure à spires uniformément espacées, qui s1 étend sensiblement depuis le sommet jusqu'à la pointe. b. à orienter le pieu dans une position sensiblement verticale; et c. à soumettre l'élément de pieu à un effort de rotation. 22. Procédé suivant la revendication 21, caractérisé en ce qu'il est prévu une opération supplémentaire consistant à appliquer un agent lubrifiant sur une partie au moins de l'élément de pieu. 23. Procédé suivant la revendication 21t caractérisé en ce qu'il est prévu une opération supplémentaire consistant à appliquer de l'eau sur une partie au moins du pieu. 24. Procédé suivant la revendication 21, caractérisé en ce qu'il comprend une opération "d" supplémentaire consistant à former, à l'intervention de l'élément de pieu, dans le milieu constitué par le sol, une gaine de sol constituant un filet femelle compacté, la gaine de sol ayant un pas de spires égal à celui de l'élément de pieu. 25. Procédé suivant la revendication 24, caractérisé en ce que, dans d'opération "d", chaque spire a pour effet de déplacer latéralement une portion du milieu voisin constitué par le sol à partir de l'élément de pieu, pendant que cet élé- ment est entraîné en rotation par la force de rotation appliquée. 26. Procédé suivant la revendication 21, caractérisé en odre en ce qu'il comprend l'opération consistant à imprimer une rotation à l'élément de pieu jusqu'à ce que son enfoncement dans le milieu constitué par le sol ait pour effet d'amener la partie supérieure extrême du pieu au niveau de la surface du sol. 27. Procédé suivant la revendication 26, caractérisé par les opérations supplémentaires qui consistent à a établir un second élément de pieu d'un diamètre sensiblement constant; à fixer l'un à l'autre le premier et le second éléments du pieu; et à appliquer un effort de rotation au second elément du pieu. 28. Procédé pour installer un pieu en béton dans un milieu constitué par le sol, caractérisé en ce qu'il comprend les opérations qui consistent a. à établir un premier élément de pieu en béton armé, ledit premier élément de pieu comprenant i. un noyau d'armature métallique; ii. un accessoire d'entraînement supérieur métallique, fixé au noyau; et iii. une masse de béton à section décroissante, sensiblement conique, moulée symétriquement autour dudit noyau, pour tourner solidairement avec celui-ci; la masse de béton à section décroissante présentant une structure à spires uniformément espacées, qui s'étend sensiblement depuis le sommet jusqu a la pointe. b. à établir un second élément de pieu en béton armé, ledit second élément de pieu comprenant i. un noyau d'armature métallique; et ii. une masse de béton moulée autour dudit noyau,pour tourner solidairement avec celui-ci; c. à établir un système d'accouplement sur chacun des éléments du pieu, pour fixer les premier et second éléments l'un à l'autre de façon qu'ils forment une seule structure; d. à orienter le premier élément due pieu dans une position verticale; e. à appliquer une force de rotation au premier élément du pieu jusqu'à ce que la partie supérieure de cet élément soit proche de la surface du milieu constitué par le sol; f. à fixer les premier et second éléments de pieu l'un à l'autre; et g. à appliquer une force de rotation au second élément de pieu. 29,Procédé suivant la revendication 27, caractérisé en ce qu'il est prévu en outre l'opération consistant à former, dans le milieu constitué par le sol, à l'intervention du premier élément de pieu, une gaine de sol constituant un filet femelle compacté, la gaine de sol ayant un pas de spires égal au pas de spires de l'élément de pieu. 30. Procédé suivant la revendication 28, caractérisé en ce qu'il est prévu une opération supplémentaire consistant à ajouter des tronçons de pieu additionnels à diamètre constant au tronçon de pieu qui constituait précédemment le premier tronçon de dessus, à mesure que la face supérieure dudit tron çon de pieu qui formait précédemment le tronçon supérieur se rapproche de la surface du milieu constitué par le sol.