La présente invention a trait à un perfectionnement aux parapluies, ombrelles, parasols et autres dispositifs de ce genre susceptibles de passer d'une position repliée à une position dépliée et présentant une pluralité de baleines sous-tendant une toile ou autre nappe souple. Les pointes de parapluie, c'est-à-dire les extrémités des baleines, présentent un véritable danger aussi bien pour le passant que pour le porteur de parapluie et peuvent provoquer de sérieuses blessures, notamment pour les yeux, d'autant plus que le porteur du parapluie manque souvent de visibilité. I1 en est de meme pour les pointes d'ombrelles et les pointes de parasols, ces derniers risquant de causer des blessures encore plus sérieuses en raison de leur poids supérieur et de la plus grande rigidité des pointes. Les divers moyens employés pour remédier à ces dangers, soit en fixant des boules de protection, soit en augmentant d'épaisseur les baleines à leur extrémité ou en les réalisant en un matériau tel que le bois, ne sont pas totalement satisfaisants car ils ne suppriment pas les risques de blessures, notamment pour les yeux. La présente invention se propose de remédier à ces inconvénients et de supprimer ces dangers, et ceci de façon simple et particulièrement économique. En outre l'invention se propose de renforcer la solidité de ces articles en supprimant les déchirures de la toile ou nappe qui non seulement rendent l'article inutilisable mais encore peuvent rendre encore plus dangereuse la baleine située à proximité. L'invention a pour objet un perfectionnement aux parapluies, ombrelles, parasols et autres articles présentant, à partir d'un élément central et articulées sur celui-ci, une pluralité de baleines radiales susceptibles de s'étendre d'une position repliée à une position dépliée, lesdites baleines supportat une toile ou nappe qui est amenée à l'état tendu lorsque les baleines sont en position dépliée, caractérisé par le fait que les extrémités libres desdites baleines comportent des embouts de forme non agressive, lesdits embouts étant pourvus de moyens de liaison, tels que par exemple des trous, pour la solidarisation ou la fixation drun lien de renforcement périphérique qui s détend d'un embout à l'autre sur la périphérie de l'article et auquel est attachée la bordure de la toile ou nappe. Les embouts peuvent soit provenir de fabrication et être constitués d'un seul tenant avec la baleine dont ils forment ltextrémité, soit être rapportés sur l'extrémité de la baleine. Dans une première forme de réalisation, les embouts peuvent comporter, dans le plan de la toile à l'état déplié, des passages ou des trous permettant la fixation desdits liens de renforcement. Au contraire, dans une seconde forme de réalisation, les passages ou trous peuvent être contenus dans un plan sensiblement perpendiculaire à celui de la toile à l'état déplié, le choix entre ces deux formes de réalisation pouvant notamment être déterminé par l'épaisseur plus ou moins. grande que l'on veut donner à la bordure périphérique de l'article. Dans une troisième forme de réalisation, l'embout peut présenter la forme d'une pièce plus ou moins cylindrique, de préférence incurvée, s'étendant perpendiculairement à la baleine et contenant un tunnel ou passage permettant le passage, et par conséquent la fixation, du lien de renforcement. Dans une quatrième forme de réalisation, l'embout peut présenter des biellettes articulées susceptibles de se débattre sensiblement dans le plan de la toile à l'état tendu, chacune des biellettes comprenant des moyens, tels que des trous, pour la fixation du lien périphérique. Bien entendu, de nombreuses autres formes peuvent être prévues pour les embouts, étant entendu que ces formes sont dépourvues de toute aspérité, pointe ou autre disposition susceptibles de provoquer des blessures. Le lien de renforcement peut être par exemple un lien souple tel qu'un cordon, de préférence en une matière plastique résistante, ou bien un ressort ou un élément élastique, ou encore une chaste ou même une succession de deux ou plusieurs bras articulés. Le lien peut être positivement fixé par des moyens de fixation convenables sur chacun des embouts de baleine, ou au contraire le lien peut s'étendre de façon continue en passant à travers les différents trous convenablement prévus sur chaque embout. De façon avantageuse, la toile ou nappe souple du parapluie ou autre articule est retournée en périphérie pour former un ourlet enveloppant ledit lien. Conformément à une forme de réalisation préférée de l'invention, la toile ou nappe est également retournée pardessus l'embout, ceci sans risque de déchirure en raison de la forme non agressive dudit embout, l'embout devenant ainsi invisible. On obtient de la sorte non seulement une continuité de la forme de la matière textile ou de la nappe, mais également une absence d'angulation favorisant également la ré si-on le désire, sistance. De plus il devient beaucoup plus facile ,/ de poser à la périphérie de l'article un élément décoratif tel que par exemple des franges. D'autres avantages et caractéristiques de l'invention apparaftront à la lecture de la description suivante, faite à titre d'exemple non limitatif et se référant aux dessins annexés dans lesquels La figure 1 représente, par une vue schématique de dessus, un parapluie selon l'art antérieur. La figure 2 représente une vue agrandie de ce parapluie, au niveau d'une extrémité de baleine. La figure 3 représente, par une vue schématique de dessus, un parapluie conforme à l'invention. La figure 4 représente une vue agrandie de ce parapluie, au niveau d'une extrémité de baleine, la toile étant supposée transparente. Les figures 5 et 6 représentent ltemtout de la figure 4, respectivement par des vues de dessus/de profil. Les figures 7 et 8 représentent un embout selon une autre forme de réalisation, respectivement par des vues de dessus et de profil. Les figures 9 et 10 représentent un embout selon une variante de la forme préeédente, respectivement par des vues de dessus et de profil. La figure 11 représente, en perspective, un embout selon une autre forme de réalisation. La figure 12 représente, en perspective, un embout selon une variante de la figure précédente. La figure 13 représente, par une vue de dessus, un embout articulé selon une autre forme de réalisation. La figure 14 représente, de profil, l'embout de la figure 13. La figure 15 représente, par une vue de dessus, un embout selon une autre variante. La figure 16 représente deux embouts réunis par un lien élastique. La figure 17 représente deux embouts réunis par un lien articulé. La figure 18 représente deux embouts réunis par un lien souple. La figure 19 représente deux embouts réunis par une channe. La figure 20 représente, en élévation, le parapluie classique de la figure 1. On se réfère aux figures 1 et 2. Sur ces figures, on a représenté un parapluie clas situe comprenant, à partir d'un élément central 1, une pluralité de baleines radiales 2 sous-tendant une toile 3 convenablement fixée sur les baleines. Comme on le voit sur la figure 1, et mieux sur la figure 2, lorsque le parapluie est en position dépliée et la toile 3 tendue, les extrémités 4 des baleines 2 dépassent de la périphérie du parapluie et forment autant de pointes dangereuses. De plus, on comprend qu'une rupture de la toile 3 peut facilement se produire soit par déchirure de celle-ci, soit par séparation de la toile d'avec la baleine 2 correspondante. En se référant à la figure 3, on voit la forme d'ensemble d'un parapluie à l'état déplié selon la présente invention. Au lieu de présenter des angulations franches munies de pointes dangereuses 4, on voit qu'au niveau de chaque extrémité des baleines 5, le parapluie présente une forme arrondie, douce, désignée dans son ensemble par 6. La toile 7 est donc moins sujette à se déchirer. On se réfère aux figures 4 à 6. Comme on le voit sur ces figures, la baleine 5 présente, en son extrémité 6, un embout 8 se présentant sous la forme de deux oeillets accolés, ayant la configuration du chiffre 8 et présentant donc deux trous 9 d'axe perpendiculaire au plan de la toile 7. Dans chacun des trous 9 passe un lien souple formé par un cordon 10, de préférence en Nylon ou en une autre matière de ce genre, ce cordon étant fixé sur l'oeillet correspondant. Par rapport à l'encombrement des différentes baleines 5 avec leur lien périphérique 10, la toile 7 présente un supplément qui, convenablement retourné par-dessus les embouts et les liens 10, forme un ourlet avec une couture 11. Cet bien ourlet emprisonne donc aussi/les liens 10 que les embouts 8. En raison de la forme arrondie de l'embout 8 correspondant aux deux portions en forme d'oeillet, la toile ne présente aucune angulation aiguë, ce qui augmente sa résistance à la déchirure. Par ailleurs, le maximum de tension, qui s'effectue au niveau de l'extrémité de l'embout, est supporté par une surface d'embout agrandie et la toile se trouve donc localement moins sollicitée. En outre par une disposition convenable des liens 10, une parte supplémentaire de ia tension peut être prise en charge par lesdits liens 10 et la toile 7 déchargée d'autant. L'embout 8 a été représenté sur le dessin comme formé d'un seul tenant avec la baleine 5. On comprend cependant qu'il serait également possible de réaliser cet embout 8 de façon séparée, par exemple en matière plastique, et de le fixer de toute manière convenable à l'extrémité d'une baleine 5 correspondante. La fixation de l'embout 8 sur l'extrémité de baleine peut être effectuée par exemple par surmoulage, emmanchement à force, soudage ou tout autre procédé. On se réfère aux figures 7 et 8. L'embout 12 représenté a approximativement la forme d'une ancre, avec deux pattes incurvées 13 s' étendant en forme d'amorce de crochet de part et d'autre de la partie centrale de l'embout. L'épaisseur de l'embout 12, c'est-à-dire sa dimension dans la direction perpendiculaire au plan de la toile ende,est nettement supérieure à l'épaisseur de l'embout des figures précédentes. Cette épaisseur apparait pleinement à la figure 8 où l'on voit que chacune des pattes 13 comporte, vers son extrémité, un trou 14 destiné à permettre le passage d'un lien souple et la fixation de ce lien si on le désire. on a représenté Aux figures 9 et 10,/une variante de l'embout des figures 7 et 8 dans laquelle l'embout, désigné ici par 12a, 2 la forme d'une ancre marine avec les trous 14 disposés de la même façon. En se référant à la figure 11, on voit un embout 15 présentant une forme en T avec une partie centrale creuse 16 destinée à être emmanchée à force sur l'extrémité d'une baleine et deux branches 17 formant ensemble un tube incurvé continu, avec un canal traversant 1S qui permet le passage d'un lien continu 19. En se référant à la figure 12, on voit une variante 15a de l'embout de la figure 11, réalisée par exemple en matière plastique injectée. On voit bien sur cette figure le canal 18 ainsi que le trou 20 situé dans le pied pour le montage sur l'extrémité de la baleine. On se réfère aux figures 13 et 14. Dans cette réalisation, l'embout 15b présente un élément de base 21 muni d'un trou permettant son montage sur l'extrémité d'une baleine. L'extrémité de cet élément 21 porte un axe d'articulation 22 qui est perpendiculaire au plan de la toile tendue et autour duquel sont articulés deux bras 23 s'étendant en sens opposés, chaque bras comprenant un trou 24 vers son extrémité libre. Ces trous 24 permettent le passage et la fixation, par exemple par un noeud, de l'extrémité d'un cordon souple ou d'un autre lien périphérique. A la figure13, on voit en pointillé la position occupée par les bras 23 lorsque le parapluie se retrouve à l'état replié alors qu'à l'état déplié, les deux bras 23 sont sensiblement dans le prolongement l'un de l'autre, étant toujours contenus dans le plan de la toile tendue. A la figure 15, on a représenté une variante 15c de l'embout des figures 13 et 14, variante dans laquelle l'élément 25, destiné à être fixé à l'extrémité de la baleine, possède, au niveau de sa tête, deux axes d'articulation 26 portant des bras 27 qui pour le reste sont sensiblement analogues aux bras 23. En se référant à la figure 16, on voit comment, dans une forme de réalisation particulière de l'invention, les embouts 8 de deux baleines 5 consécutives sont réunis par un lien élastique 28, constitué d'un ressort à boudin très fin et long. On comprend que de cette façon on obtient non seulement un accroissement de la résistance, mais également une parfaite tenue du parapluie à l'état déplié. En outre, on comprend que ce lien 28 peut, par sa seule présence, contraindre les baleines à prendre une forme incurvée dans un plan vertical lorsque le parapluie est déplié ou ouvert, ce qui permet le cas échéant d'utiliser des toiles de tres faible résistance qui, à elles seules, ne seraient pas susceptibles de provoquer l'arc-boutement des baleines sans risques de dé- chirures. En se référant à la figure 17, on voit un lien 29 réunissant deux embouts consécutifs 8, ce lien étant formé de deux fines tiges 30 articulées par une de leurs extrémités 32 sur l'embout respectif 8 et par leurs extrémités adjacentes en 31, au milieu du lien. En se référant à la figure 18, on voit au contraire un lien souple 33 constitué par un cordon de Nylon et noué dans les oeillets 9 correspondants. La figure 19 représente encore une autre variante selon laquelle le lien souple 34 est constitué par une chaine. I1 va de soi que l'invention peut faire l'objet de nombreuses variantes et de formes de réalisation différentes. Ainsi, la forme possible des embouts peut varier, de même que leur épaisseur, pourvu que cette forme ne présente aucune aspérité blessante ou agressive. La nature des liens peut également varier ainsi que leur mode de fixation aux embouts. soit que les liens s'étendent sans discontinuité sur plusieurs ou sur la totalité des embouts, soit que les liens soient réalisés sous forme de liens élémentaires s'étendant chacun entre deux embouts voisins. De plus, au lieu d'utiliser des trous, canaux ou orifices, les liens pourraient être fixés de toute autre façon, notamment par clipage, par serrage (par exemple au moyen de vis), par soudage ou tout autre procédé. Quelle que soit la nature du lien souple, il est clair que celui-ci empêche la parapluie de se retourner sous l'ef- fet du vent, ce qui permet d'utiliser le parapluie selon l'in- vention même en cas de bourrasques. Un autre avantage de l'invention ressort de la comparaison avec le parapluie classique illustré aux figures 1 et 20. Dans ce parapluie, les points extérieurs A et B de la toile 3, fixés à deux baleines 2 consécutives, ne sont reliés entre eux que par la bordure qui s incurve vers l'intérieur selon l'arc ABC. Au contraire, le lien souple conforme à l'invention permet de donner à cette bordure la forme d'un segment rectiligne AB schématisé en trait interrompu aux figures 1 et 20. I1 en résulte une augmentation de la surface protégée par le parapluie, à dimensions égales. De plus, le relâchement de la toile, dans le parapluie classique, crée un creux entre chaque paire de baleines. La pluie tend à se rassembler dans ces creux avant d'arriver à la bordure. Là, elle se partage en deux courants qui atteignent les extrémités des baleines d'où elles tombent vers le sol. Le passage de l'eau dans les susdits creux est la cause d'usure de la toile à ces endroits, Au contraire, la tension des baleines que la présente invention permet d'acquérir donne une forme plus régulière au dôme du parapluie et répartit mieux l'eau sur sa surface, ce qui limite l'usure locale de la toile. REVENDICATIONS 1 - Perfectionnements aux parapluies, ombrelles, parasols et autres articles présentant, à partir d'un élément central et articulées sur celui-ci, une pluralité de baleines radiales susceptibles de s'étendre d'une position repliée à une position dépliée, lesdites baleines supportant une toile ou nappe qui est amenée à ltétat tendu lorsque les baleines sont en position dépliée, caractérisé par le fait que les extrémités libres desdites baleines comportent des embouts de forme non agressive (8, 12, 15, OSa 15b, 15c), lesdits embouts étant pourvus de moyens de liaison pour la solidarisation ou fixation d'un lien de renforcement périphérique (10, 19, 28, 29, 33) qui s'étend d'un embout à l'autre sur la périphérie de l'article et auquel est attachée la -bordure de la toile ou nappe. 2 - Perfectionnement selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les embouts sont constitués d'un seul tenant avec les baleines correspondantes et proviennent de fabrication avec celles-ci. 3 - Perfectionnement selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les embouts sont rapportés sur l'extrémité des baleines correspondantes. 4 - Perfectionnement selon l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractérisé par le fait que les embouts comprennent des passages ou trous (9, 14, 18, 24) qui permettent la solidarisation Qu la fixation dudit lien de renforcement périphérique. 5 - Perfectionnement selon la revendication 1, caractérisé par le fait que lesdits trous (9, 14, 24) sont contenus dans le plan de la toile (7) à l'état déplié. 6 - Perfectionnement selon la revendication 4, caractérisé par le fait que lesdits trous ou passages (14, 18) sont disposés dans un plan sensiblement perpendiculaire à celui-de la toile (7) à l'état déplié. 7 - Perfectionnement selon la revendication 6, caractérisé par le fait que l'embout comporte un tunnel (18) permettant le passage dudit lien de renforcement périphérique. 8 - Perfectionnement selon la revendication 5, caractérisé par le fait que l'embout se présente sous la forme de deux oeillets munis chacun d'un trou (9). 9 - Perfectionnement selon l'une quelconque des revendications 6 et 7, caractérisé par le fait que l'em- bout se présente sensiblement sous la forme d'une pièce en T ou en forme d'ancre. lo - Perfectionnement selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que l'embout (15b) possède un ou plusieurs axes d'articulation (22, 26) pour l'articulation de bras ou biellettes pivotant (23, 27) dans le plan de la toile (7) à l'état déplié.