La présente invention concerne un procédé de fabrication d'un revêtement mural, et plus particulièrement d'un revêtement mural pelable. Elle a pour but la fabrication d'un revêtement du type précité à partir d'une bande composite constituée par une grille dont chaque face est recouverte par une feuille d'ouate de cellulose, chaque feuille étant fixée le long des fils constituant ladite grille. On connaît défà des articles constitués par une grille textile à milles laches collée entre deux feuilles d'ouate de cellulose. Ces articles sont utilisés notamment dans le domaine de L'ressuyage industriel ou ménager. L'adhésif assurant la fixation des feuilles d'ouate de cellulose est rEparti uniquement le long des fils de la grille, Si bien que la majeure partie des surfaces des feuilles ne comporte pas d'adhésif d'où une grande souplesse et de fortes capacit és d'absorption. Etant donné leur faible. prix de revient, ces articles sont généralement à usage unique. Par rapport aux revêtements muraux classiques, à base de papier, par exemple, les revêtements à base de feuilles d'ouate de cellulose collées sur grille, présentent donc l'avantage d'être d'un prix modique. On a constaté en outre, que les revêtements ainsi obtenus, ont un aspect au moins aussi agréable que les papiers peints, et donnent l'impression d'un tissu, cette impression due notamment à l'aspect superficiel de l'ouate de cellulose étant renforcée par le fait que la grille produit un léger relief, le motif même de la grille pouvant être choisi en fonction de l'effet recherché. Cependant, les bandes composites du type précité, ne présentent pas telles quelles une résistance suffisante pour être utilisées comme revêtement mural, et cette résistance ne doit pas être acquise au détriment de l'impression des couleurs. La présente invention a pour objet un procédé de fabrication d 'un revêtement mural, à partir d'une bande composite constituée par une grille dont chaque face est recouverte par une feuille d'ouate de cellulose, chaque feuille étant fixée le long des fils constituant ladite grille, ledit procédé étant caractérisé en ce qu'on colle ladite bande composite sur un papier support, on effectue l'impression des couleurs sur toute l'épaisseur de ladite bande composite, et on assure ensuite, au moyen d'un adhésif,la liaison entre les deux feuilles d'ouate de ceIl-ulose sur toutes leurs surfaces en regard à travers la grille0 La liaison entre les deux feuilles d'ouate de cellulose sur toutes leurs surfaces à travers la grille ne peut être effectuée qutaprès l'impression des couleurs, car autrement le liant qui imprégnerait alors les feuilles d'ouate de cellulose s'opposerait à une pénétration des encres. Suivant un mode de réalisation avantageux de l'inven- q tion, le revêtement mural est un revêtement pelable. ainsi lorsqu'on veut changer de revêtement mural, il suffit de séparer la bande composite d'ouate de cellulose, du papier support qui reste collé au mur et constitue une surface prête à recevoir un autre rev8tement. Pour que le revêtement suivant l'invention soit pelable, il suffit que le papier support présente une cohésion interne inférieure à la cohésion interne de la bande composite, de façon que lors de la séparation , on arrache des fibres de la surface du papier support en contact avec la bande composite. Suivant un mode de réalisation préféré, le revêtement mural présente de très bonnes propriétés de résistance au lavage. Ceci peut être obtenu notamment en imprégnant la bande composite d'ouate de cellulose par une résine de chlorhydrine choisie dans le groupe comprenant les résines polyamine /chlorhydrine ou polyamidejchlorhydrine, ou leur mélange, et par une dispersion aqueuse de matière plastique , la quelle assure également la liaison entre les deux feuilles d'ouate de-cellulose à travers la grille. On utilise de préférence une dispersion aqueuse nonionique pour éviter toute interaction avec les résines polyamine/chlorhydrine, ou polyamide/chlorbydrine qui sont fortement cationiques. A titre d'exemple de dispersions pouvant convenir, on peut citer les dispersions d'acétate de polyvinyle, de copolymère d'acétate de vinyle et d'ester maléfique, de résine acrylique ou de copolymère acrylique. La dispersion de matière plastique peut comporter une charge, notamment du carbonate de calcium, pour éviter tout aspect brillant du revêtement mural. L'invention a également pour objet un revêtement mural obtenu par le procédé décrit ci-dessus. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui suit et à l'examen des dessins annexés qui représentent à titre d'exemple non limitatif un mode de réalisation de l'invention. La figure 1 est une vue de dessus d'un revêtement mural suivant l'invention, avec des parties arrachées, Les figures 2 et 3 sont des coupes suivant Il-Il de la figure I, à des stades différents de la fabrication, les proportions n'étant pas respectées pour des raisons de clarté. Un revêtement mural 1 suivant l'invention est fabriqué à partir d'une bande composite 2 constituée par une grille 3 dont chaque face est recouverte par une feuille d'ouate de cellulose 4 et 5, fixée le long des fils 6 constituant la grille 3. On colle la bande composite 2 sur un papier support 7, on effectue l'impression des couleurs sur toute l'épaisseur de la bande composite 2, et on assure ensuite, au moyen d'un adhésif, la liaison entre les deux feuilles 4 et 5 d'ouate de cellulose sur toutes leurs surfaces 4', 5' en regard à travers la grille 3 éventuellement en exerçant une pression sur l'ensemble. Pour obtenir un revêtement mural pelable, il est avantageux que, lorsque celui-ci est terminé, la bande composite 2, présente une cohésion interne supérieure à celle du papier support 7. Le choix du papier support 7 ne présente aucune difficulté, on notera seulement que la cohésion interne de la bande composite dépend notamment du type de grille utilisée;dés dimensions des mailles et des fils et également du traitement qui suit l'impressione Le collage de la bande composite 2 sur le papier support 7 est effectué de façon classique. On revêt de colle le papier support 7, au moyen de cylindres encolleurs, on applique la bande composite 2, et on sèche sur cylindres chauffés. On peut utiliser par exemple une résine acrylique avec éventuellement un latex naturel. I1 est important de noter que la colle ne doit pas trop pénétrer à l'intérieur de la.bande composite 2 afin de na pas trop gêner l'impression ultérieure des couleurs. On peut utiliser par exemple une quantité de résine d'environ 10 g à environ 15 g en poids sec par m2 de papier support 7. On effectue ensuite l'impression des couleurs sur toute l'épaisseur de la bande composite avant un nouveau séchage. Le revêtement mural se présente à ce stade tel que représenté sur la figure 2. Les surfaces 4' et 5' des feuilles d'ouate de cellulose ne sont pas liées l'une à l'autre sur toutes leurs surfaces en regard. Sur la figure 2, on a représenté les surfaces 4' et 5' écartées l'une de l'autre, à titre explicatif, car ces surfaces peuvent bien str être en contact au moins en certains points. A ce stade, le papier mural ne présente aucune résistance à l'humidité et ai lavage, et d'autre part la cohésion interne de la bande 2 est trop faible pour permettre de séparer cette bande du papier support 7 : -la séparation se ferait entre les deux feuilles d'ouate de cellulose 4 et 5. Après impression des couleurs, on assure la liaison entre les deux feuilles d'ouate de cellulose 4 et 5, sur toutes leurs-surfaces en regard à travers la grille. Pour cela, on im imprègne la bande composite 2 par un mélange de résine de chlorhydrine (par exemple une résine de polyamide/chlorhydrine) et de dispersion plastique (par exemple une dispersion aqueuse de copolymère acétate de vinyle-ester maléique). On peut ajouter à ce mélange une charge de carbonate de calcium. L'imprégnation peut être réalisée entre deux cylindres dont l'un trempe dans le mélange , et on effectue ensuite un séchage. A ce stade de la fabrication, les deux feuilles d'ouate de cellulose 4 et 5 sont liées sur toutes leurs surfaces 4' et 5' à travers la grille (fig. 3).Le revêtement mural présente également une très bonne résistance à l'humidité et au lavage. On obtient de très bons résultats avec une fixation de résine polyamide/chlorhydrine de 1 à 5 % en poids sec par rapport au poids de matériau à traiter, ce pourcentage représentant environ 10 à 30 % du poids sec de résine plastique fixée. La résistance au lavage est contrôlée au moyen d'une brosse animée d'un mouvement de va-et-vient ou de rotation sur la surface.du revêtement mural, arrosée d'une solution détergente classique, à usage ménager, la pression dé la brosse sur la surface étant contr8lée. On con tate qu'on peut effectuer six cents mouvements de brosse avant qu'il- y ait altération de la surface, alors qu'un revêtement mural de type classique est considéré comme lavable lorsqu'il résiste à trois cents mouvements de brosse dans les mêmes conditions expérimentales. En méme temps ou après l'opération de séchage suivant l'imprégnation, on peut réaliser un gaufrage, ce qui accroît encore l'aspect tissu du revêtement suivant l'invention. Suivant une variante de l'invention, l'imprétnation par la résine de chlorhydrine peut être effectuée avant 1' impres- sion des couleurs, tandis que l'imprégnation avec la résine plastique s'effectue toujours après impression des couleurs. En effet, la résine de chlorhydrine assure la liaison des fibres entre elles et ne présente pas d'inconvénient pour l'impression des couleurs, par contre elle n'assure pas la liaison entre les deux feuilles d'ouate de cellulose. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée au mode de réalisation décrit et représenté; elle est susceptible de nombreuses variantes, accessibles à I'homme de l'art, suivant les applications envisagées et sans qu'on s'écarte pour cela du cadre de l'invention. - REVECDICATIONS 1.- Procédé de fabrication d'un revêtement mural à partir d'une bande composite constituée par une grille dont chaque face est recouverte par une feuille ouate de cellulose, chaque feuille étant fixée le long des fils constituant ladite grille, ledit procédé étant caractérisé en ce qu'on colle ladite bande composite sur un papier support; on effectue l'impression des couleurs sur toute l'épaisseur de ladite bande composite, et on assure ensuite, au moyen d'un adhésif, la liaison entre les deux feuilles d'ouate de cellulose sur toutes leurs surfaces en regard à travers la grille 2.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le revêtement mural est un revêtement mural pelable, la bande composite étant détachable du papier support, ledit papier support ayant une cohésion interne inférieure à la cohésion interne de ladite bande composite. 3.- procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce qu'on colle la bande composite sur le papier support au moyen d'une résine plastique. 4.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il comporte un gaufrage. 5.- Procédé de fabrication d'un revêtement suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, résistant au lavage, caractérisé en ce qu'on imprègne la bande composite d'ouate de cellulose par une résine de chlorhydrine choisie dans le groupe comprenant les résines polyamine/chlorhydrine ou polyamide/chlorhydrine ou leur mélange, ainsi que par une dispersion aqueuse de résine plastique ladite dispersion aqueuse assurant également la liaison entre les deux feuilles d'ouate de cellulose à travers la grille. 6.- Procédé suivant la revendication 5, caractérisé en ce que la résine de chlorhydrine est une résine polyamide/ chlorhydrine. 70- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 5 ou 6, caractérisé en ce que la dispersion de matière plastique est non-ionique. 8.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 5 à 7, caractérisé en ce que la dispersion de résine plastique est choisie dans le groupe comprenant des dispersions d'acétate de polyvinyle, de copolymère d'acétate de vinyle et d'ester maléique, de résine acrylique, ou de copolymère acrylique. 9.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 5 à 8, caractérisé en ce que la dispersion de résine plastique comporte une charge minérale. 10.- Procédé suivant la revendication 9, caractérisé en ce que la charge est du carbonate de calcium. li.- Procédé suivant l'une quelconque des revendicatioes 5 à 10, caractérisé en ce qu'on imprègne l'ouate de cellulose par la résine de chlorhydrine, on effectue l'impression des couleurs, on imprègne par la dispersion de résine plastique. 12.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 5 à 10, caractérisé en ce qu'on imprègne l'ouate de cellulose après impression des couleurs, par un mélange de résine chlorhydrine et de résine plastique. 13.- Revêtement mural pelable, caractérisé en ce qu'il a été fabriqué par un procédé suivant l'une quelconque des revendications i à 12.