L'invention, due à la collaboration de Monsieur Pierre PRESTRELLE, est relative aux machines hydrauliques, pompes ou moteurs, du genre de celles qui comprennent un barillet rotatif, muni de cylindres, dans lesquels sont disposés des pistons propres à coopérer, à une de leurs extrémités, avec un plateau à inclinaison réglable qui détermine le mouvement de va-et-vient des pistons, le susdit barillet étant en appui axial, du côté opposé au plateau, contre un ménisque pourvu de lumières d'admission et d'échappement, propres à coopérer avec conduits prévus dans le barillet et reliés à une extrémité des cylindres, ce ménisque comportant une face d'appui axiale courbe, notamment sphérique, propre à coopérer avec une surface conjuguée, appartenant au carter de la machine, ladite machine comportant des moyens d'équilibrage sensibles à la différence entre la haute pression et la basse pression du fluide traversant la machine et propres à exercer, sur le ménisque, une force radiale destinée à compenser la composante radiale produite par la dissymétrie des forces de pression axiale qui s'exercent sur le ménisque. On sait que les conditions de fonctionnement de telles machines hydrauliques dépendent du calage angulaire du ménisque, qui n'est pas entrainé en rotation avec le barillet, calage qui détermine l'avance à la commutation. L'invention a pour but, surtout, de rendre les machines hydrauliques du genre en question telles qu'elles répondent mieux que jusqu'à présent aux diverses exigences de la pratique et notamment telles que leur fonctionnement soit amélioré grâce, en particulier, à un calage approprié du ménisque quelle que soit la pression. Selon l'invention, une machine hydraulique du genre en question, est caractérisée par le fait que les susdits moyens d'équilibrage sont disposés de manière telle qu'ils engendrent un moment de rotation sur le ménisque, que ce ménisque est monté de manière à pouvoir tourner par rapport au carter de la machine, et que des moyens élastiques de rappel sont prévus pour agir sur le ménisque à l'encontre des dusdits moyens d'équilibrage de telle sorte que le ménisque tourne, autour de son axe, jusqu'à une position d'équilibre qui dépend de la pression du fluide traversant la machine. La machine hydraulique est avantageusement équipée d'un dispositif anti-bruit qui comprend, dans le ménisque, deux orifices débouchant dans les plages séparant les lumières d'admission et d'échappement, et des moyens de liaison entre ces deux orifices ; ces moyens de liaison sont avantageusement disposés de telle sorte que la communication entre les deux orifices est supprimée lorsque le ménisque a tourné, par rapport à sa position de repos, d'un angle supérieur à une valeur prédéterminée. Les moyens de communication entre les deux orifices du ménisque peuvent comprendre deux conduits, séparés, partant de chaque orifice et débouchant sur la face du ménisque opposée à celle des orifices, cette face étant en butée contre une surface d'appui du carter de la machine ; une saignée est prévue dans cette surface d'appui de manière à établir une communication entre les susdits conduits pour une plage de positions angulaires du ménisque par rapport à la surface d'appui, cette communication entre les susdits conduits étant coupée lorsque le ménisque a tourné d'un angle situé. en dehors de la susdite plage, angle pour lequel les susdits conduits débouchent en dehors de la saignée. De préférence, les moyens d'équilibrage comprennent deux vérins opposés, alimentés respectivement par la haute et par la basse pression, les axes de ces vérins étant décalés par rapport à l'axe du ménisque et étant situés, notamment, dans un plan perpendiculaire audit axe du ménisque, tandis que les moyens de rappel élastiques comprennent un ressort taré, propre à travailler en compression (ou en traction) et dont la ligne d'action est également écartée de l'axe du ménisque. Les vérins et le ressort agissent, de préférence, sur une couronne solidaire en rotation, notamment par l'intermédiaire d'un pion, avec le ménisque. Généralement, les zones d'action, d'une part pour les vérins et, d'autre part, pour le ressort, sont sensiblement diamétralement opposées. Les vérins sont, avantageusement, montés sur des articulations à rotule permettant à la couronne et au ménisque d'être entrainés en rotation, tout en conservant une liberté de mouvement à leur plan. Lorsqu'une telle machine est couplée hydrauliquement, par exemple dans une transmission hydrostatique, à une autre machine de mode fle fonctionnement opposé (par exemple pompe couplée avec un moteur hydraulique, ce moteur étant alimenté par le fluide haute pression refoulé par la pompe), le ménisque de la première machine conforme à l'invention est avantageusement lié en rotation au ménisque de la seconde machine et de manière telle que le ménisque de cette seconde machine prenne un calage angulaire (retard ou avance) à la commutation opposé. à celui (avance ou retard) de la première machine. L'invention consiste, mises à part les dispositions exposées ci-dessus, en certaines autres dispositions dont il sera plus explicitement question ci-après à propos d'un mode de réalisation particulier décrit avec référence aux dessins ciannexés, mais qui n'est nullement limitatif. La figure 1, de ces dessins, est une vue simplifiée, en élévation avec parties coupées et arrachées, d'une machine conforme à l'invention. La figure 2 est une coupe suivant II-II fig. 1 de la machine couplée, dans une transmission hydrostatique, avec une machine de mode de fonctionnement opposé. La figure 3 est une coupe du ménisque suivant III-III, fig 4. La figure 4, enfin, est une vue en plan du ménisque. En se reportant aux dessins, notamment à la figure 1, on peut voir une machine hydraulique l comportant un barillet rotatif 2, muni de cylindres 3 à axes sensiblement parallèles. Pour simplifier la description, on considérera, par la suite, que la machine 1 est une pompe hydraulique ; il est clair toutefois, que la description, moyennant des adaptations immédiates s'applique aussi bien à un moteur hydraulique. Des pistons 4 sont disposés dans les cylindres 3, et sont propres à coopérer, à une de leurs extrémités 4a, avec un plateau à inclinaison réglable, dont la cage de rappel 5 détermine le mouvement de va-et-vient des pistons 4, ainsi que.l'amplitude de ce mouvement. Les extrémités 4a peuvent être agencées sous forme de tête sphérique pour coopérer soit directement, scit par l'intermédiaire de moyens de poussée, avec des parties conjuguées du plateau. La cylindrée de la pompe est réglable, de manière classique, par l'inclinaison du plateau, inclinaison qui peut être commandée par tout moyen approprié. On peut simplement remarquer que lorsque le plateau est perpendiculaire à l'axe A du barillet, la cylindrée de la pompe est nulle. Le barillet est en appui axial, du côté opposé au plateau, contre un ménisque 6 pourvu d'une lumière d'admission ou gavage 8 et d'une lumière de refoulement (ou d'échappement) 7 ayant, en plan (figure 4) une forme classique sensiblement semicirculaire ou en "haricot". Ces lumières sont prévues dans la face 9 du ménisque au contact du barillet 2. Cette face 9 est plane et coopère avec une face plane conjuguée 2a du barillet 2. Cette face 2a est perpendiculaire à l'axe A. Le ménisque 6 comporte une autre face d'appui axial 10 en butée contre une surface 11 du carter 12 de la machine. La face 10 du ménisque est courbe, avantageusement sphérique convexe tandis que la surface conjuguée 11 est sphérique concave. Le centre de courbure de la surface 11 se trouve sur l'axe A. Les lumières 7 et 8 sont propres à coopérer avec des conduits 13 prévus dans le barillet 2 et reliés à une extrémité des cylindres 4. On rappelle brièvement que le barillet 2 est entraîné en rotation par rapport au ménisque 6 qui assure la distribution du fluide. L'ensemble est agencé de manière que la lumière d'admission 8 de fluide coopère avec les conduits 13 de chambres (limitées par des cylindres 3 et des pistons 4) en cours d'expansion, tandis que la lumière de refoulement 7 coopère avec des chambres dont le volume est en cours de diminution. La commutation d'une chambre, c'est-à-dire la phase pendant laquelle un conduit 13 passe d'une lumière à l'autre correspond théoriquement à un maximum ou à un minimum du volume de la chambre de travail. Le ménisque 6 est monté avec une possibilité de rotation autour de l'axe A par rapport au carter 12 de manière à permettre un calage, adapté aux conditions de fonctionnement de la machine, de l'avance ou du retard à la commutation. On voit ainsi qu'une partie des cylindres situés d'un côté du plan dont la trace est désignée par la ligne III-III sur la fig. 4, contient du liquide sous pression, tandis que les cylindres situés de l'autre côté de ce plan sont reliés à l'échåppement. Il en résulte une dissymétrie des efforts axiaux exercés par la pression, efforts qui sont transmis au ménisque 6 poussé contre la surface 11. Comme les surfaces conjuguées 10, 11, présentent des zones inclinées par rapport à l'axe A, la dissymétrie des efforts axiaux, combinés avec cette inclinaison des surfaces, produit une composante radiale, s'exerçant sur le ménisque 6 et ayant tendance à déplacer ce ménisque suivant une direction perpendiculaire à l'axe A. Des moyens d'équilibrage E (fig. 2) sensibles à la différence entre la haute pression et la basse pression du fluide traversant la machine sont prévus pour exercer, sur le ménisque 6, une force radiale destinée à compenser la susdite composante radiale. Selon l'invention, ces moyens d'équilibrage E sont disposés de manière à engendrer un moment de rotation sur le ménisque 6, sollicitant ce ménisque en rotation autour de l'axe A ; des moyens élastiques de rappel R (fig. 2) sont en outre prévus pour agir sur le ménisque 6 à l'encontre des susdits moyens d'équilibrage E, de telle sorte que le ménisque tourne autour de l'axe A jusqu'à une position d'équilibre qui dépend de la pression du fluide traversant la machine. Les moyens d'équilibrage E sont disposés de telle sorte que la force F représentée schématiquement par une flèche sur la figure 2, soit écartée de l'axe A, la direction de cette force étant portée par une droite située dans un plan perpendiculaire ou sensiblement perpendiculaire à l'axe A. Comme visible sur la figure 2, les moyens d'équilibrage E comprennent deux vérins opposés 14, 15, alimentés respectivement par la haute pression (pression de refoulement de la pompe) et la basse pression (pression de gavage). Les cylindres 14a, 14b, de ces vérins sont ménagés dans une couronne 16, par exemple réalisée en deux parties semi-circulaires, assemblées par des vis 17, qui entourent le ménisque 6. Cette couronne 16 est liée en rotation au ménisque par serrage périphérique et par un pion 18 coopérant avec des logements prévus respectivement dans le ménisque et dans la couronne. La liaison entre le cylindre 14a et le refoulement de pompe est assurée par un canal 19a traversant la couronne et débouchant, sur la surface intérieure de cette couronne, en face de l'extrémité d'un canal 20a prévu dans le ménisque 6. Ce canal 20a relie la surface extérieure du ménisque à une canalisation interne 21a orientée de manière à traverser le ménisque 6 suivant son épaisseur (voir figure 1) ; cette canalisation 21a débouche, d'un côté dans là lumière d'adsission 7, et, de l'autre côté communique avec une canalisation (non montrée) prévue dans le carter 12 pour assurer le brancherent de la. pompe sur un départ du fluide refoulé. Comme visible sur la figure 2, un joint 22a peut être prévu dans une gorge annulaire à l'extrémité du conduit l9a située contre le ménisque 6, ce joint assurant un raccordement étanche entre le conduit 19a et le conduit 20a. Le cylindre 14b est relié de la même manière à une canalisation interne 21b du ménisque 6, qui communique avec la lumière 8. On a désigné les canalisations de liaison du cylindre 14b par les mêmes chiffres de référence que ceux utilisés pour le cylindre 14a, mais affectés de la lettre b. Les axes des cylindres 14a, 14b sont confondus- et orientés suivant la droite D située à une distance h de l'axe A. Les cylindres 14a, 14b, sont fermés à leurs extrémités les plus éloignées par un bouchon 23a, 23b vissé dans l'extrémité taraudée de l'alésage du cylindre. Des pistons 24a, 24b,coulisent de mad ère étancha-,dar -chacun des cylindres et font saillie hors de ces cylindres, par les deux extrémités en regard desdits cylindres. Une pièce de butée 25 solidaire du carter 12 comporte un prolongement 26 qui s'étend en direction de l'axe A, entre les extrémités tournées l'une vers l'autre des pistons 24a, 24b. Chaque piston comporte un logement 27a, 27b s'ouvrant vers le prolongement 26 et fermé à son autre extrémité par une surface 28a, 28b, en forme de siège conique ou sphérique. Les pistons 24a, 24b prennent appui contre le prolongement 26, notamment par l'intermédiaire des tiges de poussée 29a, 29b disposées dans les logements, et munies, à leurs deux extrémités, de têtes d'appui en forme de rotule sphérique 30. Ces rotules coopèrent avec les sièges 28a, 28b, prévus dans les pistons et avec des sièges semblables prévus des deux côtés du prolongement 26. Il est à noter que cette réalisation permet d'avoir le cylindre 14a du même côté que la lumière de refoulement 7 par rapport au plan médiateur passant par l'axe A et séparant les lumières 7 et 8 ; il en est de même pour le cylindre 14b et la lumière 8. Le parcours des canalisations de liaison l9a, 20a et 19b, 20b est ainsi réduit et simplifié. Une lame élastique 31, en forme de U, est reliée aux deux extrémités des branches du U, à la zone de jonction entre les deux rotules sphériques 30, voisines du prolongement 26 et les tiges proprement dites 29a, 29b. Cette lame 31 sert à maintenir les têtes des deux tiges 29a, 29b, en appui contre le prolongement 26. Les moyens élastiques de rappel R agissent également sur la couronne 16 en une zone sensiblement diamétralement opposée à celle du prolongement 26. Ces moyens R comprennent un ressort en hélice 32 monté autour du corps d'un piston 33 lequel est relié, par une biellette 34,à la couronne 26. La biellette est articulée, à l'une de ses extrémités sur un axe,35, parallèle à l'axe A, et porté par des oreilles solidaires de la couronne 16, et, à son autre extrémité sur un axe 36, parallèle à l'axe 35, et porté par le piston 13. Ce piston peut comporter une fente longitudinale 37 s'ouvrant vers l'intérieur du carter 12 et recevant une partie de la biellette 34. Le piston 33 comporte, à son extrémité tournée vers la couronne 16 un épaulement 38 contre lequel une rondelle 39. est en appui axial Cette rondelle est poussée par le ressort 32 contre ledit épaulement. A son autre extrémité, le piston 33 comporte une partie de tige filetée 40 sur laquelle est vissé un manchon 41 servant d'arrêt axial à une rondelle 42, susceptible, comme la rondelle 39, de coulisser par rapport au piston. Ladite rondelle 42 est pousse contre le manchon 41 par le ressort 32. L'ensemble du piston, des rondelles et des ressorts est enfermé dans un boîtier cylindrique 43 qui, à son extrémité tournée vers l'intérieur du carter 12, comporte une ouverture limitée par un rebord 44 faisant saillie radialement vers l'intérieur ; cette ouverture est propre à laisser passer l'épaulement 34 et le piston, mais la rondelle 39 est retenue par le rebord 44. A son autre extrémité, le boitier 43 est en appui contre une couronne 45 qui comporte une ouverture centrale de diamètre inférieur au diamètre intérieur du boîtier 43, de telle sorte que le bord intérieur de la couronne 45 forme un rebord semblable à 44, de manière à retenir axialement la rondelle 42 ; par contre, le piston 33 peut coulisser dans cette rondelle et dans l'ouverture de la couronne 45. Le boîtier 43 est logé dans une cavité 46 du carter 12, et est bloqué dans cette cavité par coopération d'un épaulement 47 prévu sur la paroi extérieure du boitier, qui coopère avec un épaulement correspondant de la paroi de la cavité 46. Le blocage axial de la rondelle 45 et de l'épaulement 47 contre l'épaulement de la cavité 46 est assuré par une bague 48 bloquée par des vis 49 sur le carter. On comprend que le ressort 42 peut travailler en compression quel que soit le sens de rotation de la couronne 16. En effet, lorsque la couronne 16 tourne dans le sens des aiguilles d'une montre, lorsque l'on regarde la figure 2, le piston 33 entraine la rondelle 42 et comprime le ressort 32 la rondelle 39 est retenue par le rebord 34. Lorsque la couronne 16 tourne dans le sens contraire des aiguilles d'une montre, la rondelle 42 est retenue par le disque 45, tandis que la rondelle 39 est entrainée par l'épaulement 38 du piston 33 qui se déplace vers le haut selon la représentation de la figure 2. Comme visible sur les figures 3 et 4, le ménisque 6 comporte deux orifices 50, 51, débouchant, respectivement, sur la face 9 dans les plages séparant la lumière d'admission 8 et la lumière de refoulement 7. Des moyens de communication formant un dispositif antibruit sont prévus entre ces deux orifices 50 et 51 et comprennent deux conduits 52, 53, séparés, percés dans le ménisque et partant, respectivement, des orifices 50, 51 pour déboucher sur la face 10 du ménisque en butée contre la surface d'appui 11 du carter. Une saignée 54, par exemple à contour rectangulaire, est prévue dans cette surface d'appui. Pour une plage de positions angulaires déterminées du ménisque par rapport à cette surface d'appui 11, les conduits 52, 53, débouchent dans cette saignée 54 qui établit donc la communication entre les orifices 50 et 51. Lorsque le ménisque est déplacé en rotation autour de l'axe A, les conduits 52 et 53 vont cesser de communiquer avec la saignée 54 pour une amplitude de rotation déterminée du ménisque. La communication entre les orifices 50 et 51 est alors coupée. Lorsque la pompe 1 est couplée hydrauliquement, par exemple dans une transmission hydrostatique, à un moteur hydraulique (c'est-à-dire une machine de mode de fonctionnement opposé) ce moteur étant alimenté par le fluide refoulé sous haute pression par la pompe, ledit moteur étant du même type à barillet que la pompe, on prévoit des moyens de liaison L (fig. 1 et 2) en rotation entre le ménisque o de la pompe et celui 6' du moteur. Ces moyens de liaison sont agencés de manière que le calage à la commutation du moteur ait même valeur absolue que le calage à la commutation de la pompe, mais soit de sens opposé. Les moyens de liaison L comprennent un pion 55 comportant une tige 56 solidaire en rotation du ménisque 6' et une tête sphérique 57 formant rotule. Un siège complémentaire 58, emprisonnant la tête 57, est prévu dans un logement 59 de la couronne 16. La tige 56 peut coulisser radialement par rapport au ménisque 6'. Ceci étant, le fonctionnement de la pompe conforme à l'invention est le suivant. Lorsque la pompe débite du fluide sous pression, les deux vérins 14, 15, exercent un effort différentiel F, proportionnel à la différence entre la pression de refoulement et la pression de gavage. Cet effort produit un moment de rotation autour de l'axe A, moment dont l'amplitude est égale au produit de la valeur absolue de l'effort par le bras de levier h. Le ménisque 6 et la couronne vont donc tourner d'un certain angle autour de l'axe A, sous l'effet de ce moment de rotation, et à l'encontre du ressort 32. La rotation du ménisque cesse lorsque les deux moments s'équilibrent. Les dimensions des vérins 14 et 15 ont été déterminées pour que la résultante des forces parallèles exercées sur le ménisque et passant par l'axe, équilibre la composante radiale des forces hydrauliques. Le ménisque 6 est équilibré par cette résultante radiale qui compense la composante radiale créée par la dissysiétrie des forces de pression, dont il a été question précédeatent. En outre, le ménisque 6 et la couronne 16 ont pris une position angulaire déterminée, dépendant de la pression, qui correspond à un calage (avance ou retard à la computation selon que la machine fonctionne en moteur ou en pompe) adapté à la pression de fonctionnement. L'ensemble est ajusté de manière qu'à chaque pression de refoulement corresponde une position d'équilibre du ménisque assurant l'avance ou le retard à la coautation optimum. Pour les faibles rotations angulaires du ménisque 6 et de la couronne 16, c'est-à-dire pour des conditions de fonctionnement de la machine à des pressions relativement faibles, la communication entre les orifices 50 et 51 est assurée par la saignée 54 qui se trouve en liaison avec les canalisations 52, 53. Cette communication permet de réduire le bruit de fonctionnement de la machine en supprimant la pré-détente ou la pré-compression dont la valeur est généralement trop élevée quand la machine travaille en petite cylindrée et faible pression. Pour les pressions de fonctionnement plus élevées, supé rieures à une valeur de consigne, la rotation angulaire du ménisque 6 est telle que la communication des canalisations 52, 53 avec la saignée 54 est supprimée et les phases de pré-compression et de pré-détente utiles aux hautes pressions peuvent avoir lieu. L'ensemble des moyens permettant de faire cesser la communication entre les orifices 50 et 51 convient aussi bien au fonctionnement de la machine en pompe qu'en moteur. Avec une machine hydraulique conforme à l'invention, on assure une avance optimale (ou un retard optimal) à la commutation, dans toutes les conditions de fonctionnement, ce qui donne à la fois le meilleur rendement et le moindre bruit. Le dispositif anti-bruit qui est mis automatiquement horsservice lorsque la pression de fonctionnement dépasse une valeur de consigne, permet d'ajuster la machine pour un fonctionnement convenable en haute pression, sans que pour autant cet ajustement engendre, en basse pression, des pré-compressions ou des pr-détentes génératrices de bruit. REVENDICATIONS 1. Machine hydraulique à barillet rotatif, muni de cylindres, dans lesquels sont disposés des pistons propres à coopérer, à une de leurs extrémités, avec un plateau à inclinaison réglable qui détermine le mouvement de va-et-vient des pistons, le susdit barillet étant en appui axial, du côté opposé au pla teau, contre un ménisque pourvu de lumières d'admission et d'échappement, propres à coopérer avec des conduits prévus dans le barillet et reliés à une extrémité des cylindres, ce ménisque comportant une face d'appui axiale courbe, notamment sphérique, propre à coopérer avec une surface conjuguée appartenant au carter de la machine, ladite machine comportant des moyens d'équilibrage sensibles à la différence entre la haute pression et la basse pression du fluide traversant la machine et propres à exercer, sur le ménisque, une force radiale destinée à compenser la composante radiale produite par la dissymétrie des forces de pression axiales qui s'exercent sur le ménisque, caractérisée par le fait que les susdits moyens d'équilibrage sont disposés de manière telle qu'ils engendrent un moment de rotation sur le ménisque, que ce ménisque est monté de manière à pouvoir tourner par rapport au carter de la machine, et que des moyens élastiques de rappel sont prévus pour agir sur le ménisque à l'encontre des susdits moyens d'équilibrage de telle sorte que le ménisque tourne, autour de son axe, jusqu'à une position d'équilibre qui dépend de la pression du fluide traversant la machine. 2. Machine selon la revendication 1, caractérisée par le fait qu'elle comprend, dans le ménisque, deux orifices débouchant dans les plages séparant les lumières d'admission et d'échappement, et des moyens de liaison entre ces deux orifices disposés de telle sorte que la communication entre les deux orifices est supprimée lorsque le ménisque a tourne, par rapport à sa position de repos, d'un angle supérieur à une valeur prédéterminée, qui correspond à une valeur de consigne de la pression de fonctionnement de la machine. 3. Machine selon la revendication 2, caractérisée par le fait que les moyens de communication entre les deux orifices du ménisque comprennent deux conduits, séparés, partant de chaque orifice et débouchant sur la face du ménisque opposée à celle des orifices, cette face étant en butée contre une surface d'appui du carter de la machine, une saignée étant prévue dans cette surface d'appui de manière à établir une communication entre les susdits conduits pour une plage de positions angulaires du ménisque par rapport à la surface d'appui, cette communication étant coupée lorsque le ménisque a tourné d'un angle situé en dehors de la susdite plage, angle pour lequel les susdits conduits débouchent en dehors de la saignée. 4. Machine selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que les moyens d'équilibrage comprennent deux vérins opposés, alimentés respectivement par la haute et par la basse pression, les axes de ces vérins étant décalés par rapport à l'axe du ménisque et étant situés, notamment, dans un plan perpendiculaire audit axe du ménisque, tandis que les moyens de rappel élastiques comprennent un ressort taré, propre à travailler en compression (ou en traction) et dont la ligne d'action est également écartée de l'axe du ménisque. .5. Machine selon la revendication 4, caractérisée par le fait que les zones d'action d'une part pour les vérins et d'autre part pour le ressort sont sensiblement diamétralement opposées. 6. Machine selon l'une quelconque des revendications 4 ou 5, caractérisée par le fait que les vérins et le ressort agissent sur une couronne solidaire en rotation avec le ménisque. 7. Machine selon la revendication 4, caractérisée par le fait que les cylindres des vérins sont ménagés dans la couronne et que les pistons des vérins, prennent appui, notamment par l'intermédiaire de tiges de poussée à têtes en forme de rotule sphérique, contre un prolongement du carter de la machine s'étendant entre les extrémités tournées l'unevers l'autre des pistons. 0. tachine selon l'une quelconque des revendications + à 6, caractérisée par le fait que les vérins sont montés sur des articulations à rotule permettant à la couronne et au ménisque d'être entrainés en rotation, tout en conservant une liberté de mouvement à leur plan. 9. tachine selon l'une quelconque des revendications 4 à 8, caractérisée par le fait que le ressort est monté de manière à s'opposer à l'action différentielle des vérins en agissant sur La couronne d'entrainement du ménisque par l'intermédiaire d'un piston et d'une bielle articulée reliant le piston à la couronne d'entrainement, le ressort étant monté autour du piston et de manière telle qu'il exerce un effort de rappel sur ce piston vers une position d'équilibre, quel que soit le sens de déplacement du piston de part et d'autre de cette position d'équilibre. 10. Machine selon la revendication 9, caractérisée par 12 fait que le ressort des moyens de rappel est formé par un ressort en hélice monté autour du corps du piston, ce piston comportant à son extrémité tournée vers la couronne un épaulement contre lequel une rondelle, poussée par le ressort est en appui axial, le piston comportant à son autre extrémité une autre rondelle poussée par le ressort contre un arrêt axial, notamment formé par un manchon vissé sur le piston, ladite rondelle pouvant coulisser par r-appott au piston, l'ensemble du piston, des rondelles et des ressorts étant enfermé dans un boitier cylipdrique, un rebord étant prévu à chaque extrémité du boitier de manière à retenir axialement les rondelles. 11. Machine selon l'une quelconque des revendications précédentes, couplée hydrauliquement, notamment dans une transmission hydrostatique, à une autre machine de même type, mais de mode de fonctionnement opposé, caractérisée par le fait que le ménisque de la première machine est lié en rotation au ménisque de la seconde machine de manière telle que le ménisque de cette seconde machine prenne un calage angulaire (retard ou avance) à la commutation opposé à celui (avance ou retard) de la première machine. 12. échine selon la-revendication 11, caractérisée par le fait que les moyens de liaison comprennent un pion ayant une tige liée en rotation au ménisque de l'une des machines, et une tête sphérique liée en rotation au ménisque de l'autre machine.