La présente invention concerne un appareil de chauffage et de refroidissement, et en particulier, un dispositif utilisant l'action d'un agent chimique absorbant les vapeurs d'un liquide vaporisable approprié pour realiser ce chauffage et ce refroidis sement. L'invention concerne également un procédé de chauffage et de refroidissement par voie chimique ne comportant pratiquement pas de parties mobiles. I1 existe divers appareils permettant la réfrigération et le chauffage mais ils sont généralement constitués de machines compliquées dont le fonctionnement nécessite de l'électricité ou une autre forme d'énergie extérieure. Il n'existe pas de dispositif simple, str, bon marché, léger, portatif, qu'on puisse utiliser pour le refroidissement ou le chauffage dans des régions isolées où il n'existe pas d'alimentation en électricité, en gaz ou en autre forme classique d'energie. Ceci peut être le cas lors des séjours en camping, des longs voyages en automobile, et similaires.Un tel dispositif permet d'éliminer la chaleur d'appareils de survie portatifs tels que des absorbeurs de dioxyde de carbone utilisés dans les alimentations flair à circuit fermé et similaires, de chauffer ou refroidir les boissons, et de nombreuses autres utilisations lorsqu'on ne dispose pas de dispositifs de refroidissement classiques ou lorsque ceux-ci sont peu pratiques. L'appareil de chauffage et de refroidissement selon l'invention est simple, léger, portatif, il fonctionne sans parties mobiles et ne nécessite pas d'électricité ni de combustible classique. L'appareil est constitué d'un premier récipient contenant un liquide vaporisable tel que de l'eau, d'un second récipient contenant un agent chimique absorbant les vapeurs et d'une canalisation réunissant les deux récipients.L'appareil qui, normalement, est pratiquement isolé de l'atmosphère, fonctionne par éva- poration du liquide du premier récipient dont la vapeur est en trainee par le produit chimique absorbant à travers la canalisation de raccordement dans le second récipient où elle est absorbée et condensée par l'agent chimique, la chaleur de vaporisation provoquant pratiquement le refroidissement simultané du premier récipient, et la chaleur d'absorption de la vapeur le chauffage du second récipient.Le principe de l'invention, qui permet le fonc- tionnement de l'appareil repose sur le fait que la pression par tielle du liquide en équilibre, c'est-à-dire la tension. de la vapeur du liquide dans le premier récipient, est supérieure à la pression partielle en équilibre du liquide dans le second recipient contenant l'ager-: chimique absorbant les vapeurs. Par conséquent, le liquide s'évapore en absorbant sa chaleur d'évaporation et est entraîné sous forme de vapeur dans le récipient contenant l'agent chimique absorbant les vapeurs où il libère à la fois sa chaleur d'absorption et sa chaleur de vaporisation. Selon un autre aspect, l'invention concerne un procédé de chauffage et de refroidissement consistant à utiliser un liquide vaporisable et un agent chimique absorbant les vapeurs ; à placer le liquide et 1'agent chimique à proximité, ce qui provoque l'éva- poration du liquide et la formation de vapeurs avec refroidissement pratiquement simultané du liquide ; le passage des vapeurs du voisinage du liquide au voisinage de l'agent chimique avec absorption et condensation des vapeurs par agent chimique et le chauffage pratiquement simultané de l'agent chimique. L'invention concerne donc un dispositif simple, pratique et portatif de chauffage et de refroidissement ne produisant pas de libération de gaz ni de fusion. Le refroidissement peut être plus efficace que celui obtenu par la fusion de la glace ; le chauffage par l'appareil n'implique pas de combustion. Les seules matières qui sont consommées pour le fonctionnement de l'appareil de chauffage et de refroidissement suivant 1' invention sont le liquide vaporisable, par exemple de l'eau et l'agent chimique absorbant les vapeurs, par exemple, le monox > de de sodium (Na2O). Ces deux matières sont assez bon marché et il est facile de se les procurer. Selon un mode de réalisation écrit plus en détail ci-après, on peut facilement remplacer les agents chimiques consommables épuisés. Ceci peut être facilement réalisé, par exemple en rempla çant des cartouches épuisées par des cartouches fraîches contenant des agents chimiques neufs. Selon la nature du liquide vaporisable et des agents absorbants choisis, on peut les régénérer et les réutiliser, par exemple en les chauffant pour chasser les vapeurs condensées absorbées et, si on le désire, en refroidissant et en recueillant les vapeurs pour les réutiliser dans la chambre à liguide. On peut donc réaliser des économies tout en améliorant la commodité d'emploi. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui suit et à l'examen de la figure annexée comportant des parties vues en coupe qui représentent, à titre d'exemple non limitatif, un mode de réalisation de l'invention. Comme le montre la figure, une chambre de refroidissement 10 allongée, creuse et aplatie constituée par exemple en métal, contient un élément imprêgnable 11 tel-que du feutre, adhérant à ses parois intérieures. La chambre 10 est plongée dans un fluide 12 contenu dans un récipient 13 de façon à le refroidir. Un réservoir 14 contenant un liquide vaporisable 15 communique avec la chambre de refroidissement 10 par une canalisation 16. On règle I'écoule- ment du liquide 15, par exemple de l'eau, -dans la chambre de refroidissement 10 en utilisant une vanne 18 de la canalisation 16. Une cartouche 20, par exemple en métal, contient un agent chimique 22 absorbant les vapeurs tel que du monoxyde de sodium et est en tourée d'un réceptacle à ailettes 24 pour dissiper la chaleur de la cartouche 20 par des courants d'air de convexion. La cartouche 20 communique avec une extrémité 26 d'une canalisation 28, en plastique par exemple, par un raccord amovible 30. Le raccord amovible peut être constitué d'une façon appropriée quelconque, par exemple être un raccord à baïonnette ou un joint perforable pour que l'on puisse changer facilement la cartouche à usage unique 20. L'extrémité opposée 26' de la canalisation 28 communique avec la chambre de refroidissement 1Q faisant ainsi communiquer la chambre de refroidissement iO et la cartouche 20. Lors du fonctionnement comme dispositif de refroidissement, on place la chambre de refroidissement 1G au contact ou au voisinage de l'objet à refroidir, par exemple comme le montre la figure1 en plongeant la chambre de refroidissement 1Q dans un fluide 12. Le fluide peut être constitué par exemple par de l'air cu un cou- rant d'air qu'on désire réfrigérer ou un liquide tel que l'eau, destiné à être bu. En même temps, on maintient la cartouche 2G éloignée de l'élément à refroidir. On ouvre la vanne 18 pour permettre au liquide vaporisable, 15, par exemple de l'eau, du reservoir 14 de s'écouler par la canalisation 16 dans la chambre de refroidissement 10 en mouillant l'élément imprégnable 11. L'agent chimique absorbant les vapeurs 22, par exemple le monoxyde de sodium, a pour effet d'abaisser la pression partielle du liquide, par exemple l'eau, dans l'appareil, en-dessous de sa tension de vapeur.On obtient donc un échappement spontane du liquide 15 qui s'évapore de la chambre 10, la vapeur traverse la canalisation 28 sous l'action de l'agent chimique 22 de la cartouche 20 qui l'absorbe et la retient. L'évaporation du liquide dans la chambre de refroidissement 10 est très endothermique. La chaleur nécessaire à cette évaporation est obtenue par le transfert à travers les parois de la chambre 10, de l'énergie thermique. de la zone entourant la chambre 10 et en particulier de l'objet ou de la zone à refroidir par exemple du fluide 12. La libération de chaleur par l'objet ou la zone à refroidir provoque le refroidissement désiré. Le procédé de refroidissement précédemment décrit est continu, car la vapeur de liquide produite par évaporation a une pression partielle d'équilibre, c'est-;-dire la pression de la vapeur du liquide, supérieure à celle de la vapeur du liquide sur l'absorbant chimique des vapeurs 22.Le fonctionnement s'arrête lorsqu'un ou plusieurs des cas suivants se produit 1) l'objet ou la zone à refroidir devient suffisamment froid pour que la température du liquide de l'element impregnable soit si faible que sa pression de vapeur diminue considérablement, et 2) l'agent chimique absorbant les vapeurs est saturé en liquide à un point tel que dans les conditions de température de l'agent chimique saturé, la pression partielle en équilibre de la vapeur de liquide au-dessus de l'agent chimique s'est élevée au point qu' elle n'est plus inférieure à celle de la vapeur de liquide audessus de l'élément imprégnable.. Pour sfnplifier, l'invention va être decrite et illustree avec de l'eau comme liquide vaporisable et du monoxyde de sodium comme agent chimique absorbant les vapeurs. Bien entendu, on peut cependant utiliser d'autres liquides vaporisables et d'autres agents chimiques absorbant les vapeurs en obtenant pratiquement les mêmes effets de refroidissement et de chauffage, comme indiqué plus en détail ci-après. On peut illustrer la réaction de l'agent chimique absorbant les vapeurs, (monoxyde de sodium) Wa20 avec l'eau comme liquide vaporisable de la façon suivante. La vapeur d'eau est tout d' abord absorbée par l'agent chimique en formant de l'hydroxyde de sodium, puis de l'hydroxyde de sodium monohydraté, et finalement, une solution aqueuse d'hydrox-de de sodium selon la réaction-cidessous H20 (vapeur) H20 (vapeur) Na2O 2 NaOH, 2 NaHAO, H2O H2O (vapeur) o 2 NaOE (solution aqueuse) L'absorption de l'eau par l'agent chimique est exothermmque, si bien que la cartouche 20 chauffe. Pour un rapport donné de l'eau a l'agent chimique absorbant la vapeur, la pression partielle en équilibre de la vapeur d'eau sur l'agent chimique augmente avec la température de l'agent chimique. Par conséquent, l'agent chimique absorbe plus d'eau à basse température, et pour obtenir un meilleur rendement de refroidissement, il est préfé rable de maintenir sa température au minimum. On peut obtenir un refroidissement satisfaisant de l'agent chimique et de la cartouche 20 en utilisant un réceptacle à ailettes 24 comme illustré sur la figure. Les courants de convexion de l'air passant sur les ailettes éliminent la chaleur. Sinon, on peut utiliser une grille ou plonger la cartouche 20 dans de l'eau. Au cours des séjours en camping par exemple, on peut plonger la cartouche 20 dans un courant d'eau ou un lac. Au cours des trajets en automobile, -on peut placer la cartouche 20 dans un courant d' air provoqué par la-vitesse. D'autres dispositifs de dissipation de la chaleur sont évidents pour l'homme de l'art. Par exemple, on peut combiner le réceptacle à ailettes 24 avec la cartouche 20 sous forme d'un élément unitaire dissipant la chaleur. En particulier, la cartouche 20 et les ailettes 24 séparées peuvent être aplaties et former un paquet ou une enveloppe plats semblables à la chambre de refroidissement 10 et ayant une surface importante par rapport au volume.De préférence, on maintient la température de la cartouche 2Q à 120qu ou moins Ceci est facile à réaliser en utilisant l'un quelconque des moyens précités de dissipation de la chaleur. En utilisant un appareil du type représenté sur la figure, pour réaliser un refroidissement sans que la température de la cartouche 20 dépasse 120pu environ, on évapore environ 0,72 g d'eau de la chambre de refroidissement 10 par gramme de monoxyde de sodium.Dans ce ces, la pression de vapeur de l'veau dans la chambre de refroidissement 10 est d'environ 4,6 mm Hg lorsque la température de refroidissement, c'est-à-dire la tenérature de l'eau, est de OOC. Dans la cartouche 20, la pression partielle d'équilibre pour un mélange de 0,72 g d'eau et de 1 g de monoxyde de sodium n'est que d'environ 2,7 m Hg si bien qu'il se produit une évaporation dans la chambre 10 et une condensation de la vapeur d'eau dans la cartouche 2O, ce qui provoque au moins cette concentration en eau dans la cartouche 20.Comme chaque gramme d'eau évaporé absorbe 0,58 kcal, on absorbe 0,72 g x 0,58 keal/g soit 0,42 kcal par gramme de monoxyde de sodium. On apprécie encore mieux ce rendement, lorsqu'on remarque que la fusion d'un gramme de glace fondante n'absorbe que 0,08 kcal. En maintenant la température de la cartouche 2G à des valeurs assez basses, par exemple en plongeant la cartouche 20 dans un courant d'eau ou dans un lac ou dans un courant d'air frais rapide, on obtient un rendement encore supérieur.Par exemple, si on maintient la cartouche 20 à environ lOOQC ou moins, on absorbe environ 0,47 kcal par gramme de monoxyde de sodium, et si on la maintient à une température aussi basse que 200C, on -absorbe 1,11 kcal par gramme de monoxyde de sodium. Lorsqu'on utilise le dispositif pour le chauffage, on opère pratiquement de la même façon, si ce n'est qu'place l'objet ou la zone à chauffer au voisinage ou au contact de la cartouche 2Q au lieu de la chambre de refroidissement 10. On peut chauffer des fluides, par exemple en y plongeant la cartouche 20 en formant une étuve dans le cas où le fluide est l'air, ou en chauffant directement des liquides tels que de l'eau ou un potage.Dans ce cas, la chaleur d'évaporation du liquide vaporisable s'ajoute à la chaleur d'absorption de la vapeur, apportant une quantité d'énergie thermique bien supérieure - celle qu'il est possible d'obtenir lorsque le liquide est apporté sous forme de liquide et non sous forme de vapeur, ce qui constitue une nouvelle carac téristique de I'inventlon, Pour obtenir le rendement maximal, on plonge de préférence, bien que ce ne soit pas indispensable, la chambre de refroidissement 1Q dans l'eau comme source d'énergie pour évaporer le liquide enfermé dans ladite chambre au lieu d'utiliser les courants de convexion de l'air. On réalise le chauffage pratiquement dans les mêmes conditions que le refroidissement. Dans le cas où on utilise de l'eau comme liquide vaporisable et du monoxyde de sodium comme agent chimique absorbant les vapeurs, on obtient les résultats suivants. Lorsqu'on maintient le monoxyde de sodium à 1200C, ou moins et qu'on vaporise l'eau de la chambre de refroidissement 1G à environ OOC, on obtient environ 1,12 kcal par gramme de monoxyde de sodium. Si on maintient la température de l'agent chimique à une valeur inférieure à 209C en chauffant simplement un objet au voisinage de la température ordinaire, on apporte environ 2,03 kcal par gramme de monoxyde de sodium. Dans ce dernier cas, si on ajoute de l'eau à l'état liquide, au lieu de vapeur, à l'agent chimique, on obtient seulement 0,90 kcal par gramme de monoxyde de sodium. On peut utiliser divers agents chimiques absorbant les vapeurs autres que le monoxyde de sodium en association avec l'eau, et d'autres liquides vaporisables appropriés à la place de l'eau dans l'appareil de refroidissement et de chauffage selon l'invention. La seule condition à respecter est que ces agents chimiques conduisent à une pression partielle d'équilibre de la vapeur du liquide vaporisable sur l'agent chimique, inférieure à celle de la vapeur du liquide vaporisable, existant dans la chambre de refroidissement. De préférence, également, ces matières ne doivent pas former des produits réactionnels instables dangereux. Lorsqu'on utilise l'eau comme liquide, on préfère utiliser des agents chimiques créant une pression partielle en équilibre au-dessus de l'eau inférieure à environ 20 mm Hg. Des exemples de tels agents sont le monoxyde de sodium, le monoxyde de lithium, l'oxyde de calcium1 le chlorure de calcium, le chlorure de magnée sium, le pentoxyde de phosphore, l'hydroxyde de sodium, l'hydroxyde de lithium, le perchlorate de magnésium, le gel de silice, l'urée en granulés, l'alumine activée, l'acide sururique, le nitrate d'ammonium et leurs mélanges compatibles. Parmi les agents ci-dessus, on préfère le monoxyde de sodium en poudre lorsqu'on utilise l'eau comme liquide vaporisable, car il est bon marché, courant et efficace. On préfère aussi utiliser avec l'eau le chlorure de calcium, l'hydroxyde de lithium et le gel de silice, car ces agents relativement bon marché peuvent être régénérés et réutilisés par élimination de l'eau. Des exemples de liquides vaporisables autres que l'eau sont l'ammoniac anhydre, le dioxyde de carbone, l'alcool méthylique et d'autres alcools, les solutions aqueuses d'ammoniaque, etc., et leurs mélanges. On doit apparier chaque liquide vaporisable avec un agent chimique absorbant les vapeurs, tel que par exemple 1' acide sulfurique avec l'eau ou l'ammoniac, le monoxyde de sodium et l'alcool méthylique, l'hydroxyde de sodium et le dioxyde de carbone, etc.. On peut utiliser de nombreux autres liquides vaporisables en plus de ceux précités avec les agents chimiques appropriés précité pour réaliser le chauffage et le refroidissement selon l'invention. On entend ici par liquide vaporisable, un liquide ayant une tension de vapeur d'au groins 20 mm Hg dans les conditions ordinaires. On peut enfermer dans une cartouche étanche ou un récipient équivalent des liquides vaporisables ayant une tension normale de vapeur supérieure à 760 mm Hg (1 atmosphère). Lorsqu'on utilise des matières absorbantes solides, on obtient cénéralerent le rendement maximal lorsque ces matières sont à 1' état finement divisé ou en poudre. On préfère donc les matières en poudre ou granulés aux boulettes ou agglomérés. Sur la figure, on a représenté. une forme de réalisation de l'appareil de chauffage et de refroidissement suivant l'invention, mais d'autres modes de réalisation sont possibles sans pour autant sortir du cadre de l'invention. L'élément imprégnable 11 peut par exemple être en feutre, en fibres naturelles ou synthétiques, en fibres de verre, en capillaires métalliques et similaires. Ces fibres peuvent être en faisceaux ou sous -forme de cordons tressés, tordus ou tissés de façon lâche. De même, on peut utiliser une éponge de céramique, de caoutchouc naturel ou synthétique, de mousse de plastique, ou une éponge métallique obtenue en transformant en mousse un métal fondu. On entend ici par élément imprégnable un élément qui s'imbibe du liquide vaporisable par capillarité. Dans certains cas, la surface intérieure de la chambre 10 agit de la sorte si elle est convenablement mouillée par le liquide.Sinon, on peut introduire le liquide en le pulvérisant ou en l'atomisant pour former un brouillard. On préfère cependant utiliser un élément imprégnable, mais il n'est pas indispensable au bon fonctionnement de l'appareil. Une vanne 18 fait communiquer le réservoir de liquide 14 représenté sur la figure et règle le débit de liquide vaporisable dans la chambre de refroidissement 10. Cette vanne n'est pas indispensable, mais elle améliore l'efficacité et l'utilité de l'appa- reil. I1 est particulièrerent intéressant que cette vanne soit commandée par la température de la chambre de refroidissement 10 de façon à ce que la quantité appropriée de liquide soit introduite automatiquement de façon continue ou intermittente dans la chambre de refroidissement 10. Au lieu du montage comportant une vanne 18 et un réservoir de liquide 14 représentés sur la figure, l'élément imprégnable li peut simplement sortir de la chambre de refroidissement 10 et avoir une extrémité plongée dans le liquide vaporisable 15. Par capillarité, la matière imprégnable apporte suffisamment de liquide dans la chambre de refroidissement 10 tant que la mèche n'est pas trop longue, par exemple lorsqu'elle ne dépasse pas 1 mètre environ. De préférence, la chambre de refroidissement 10 et la cartouche 20 sont constituées par une matière bonne conductrice de la chaleur, telle qu'un métal, pour que le chauffage et le refroidissement soient portés au maximum. La canalisation de raccordement 28 est de préférence constituée par une matière mauvaise conductrice de la chaleur, par exemple une matière plastique,pour empêcher ou réduire au minimum les échanges athermiques entre la chambre 10 et la cartouche 20. I1 est également recommandé d'éviter des canalisations 28 trop longues si on désire obtenir un fonctionnement efficace. La longueur ne doit pas en principe dépasser une trentaine de centimètres. Pour mettre en service rapidement le- refroidissement et activer son fonctionnement, on peut utiliser un dispositif réduisant la pression dans la canalisation de raccordement 28, par exemple une pompe à vide, à main ou automatique, -raccordée par un- T à la canalisation 28. L'appareil, bien entendu, peut fonctionner sans ce dispositif L'appareil doit être pratiquement isolé de l'atmosphère pour que le fonctionnement soit efficace, mais il n'est pas indispensable que les joints soient totalement étanches à l'air, en particulier lorsqu'on utilise la pompe précitée. Sur la figure, la chambre de refroidissement 10 est repré- sentée sous forme d'un tube métallique aplati ayant une surface importante pour réaliser le transfert de chaleur et de froid, et le contact intime avec l'élément imprégnable 11 dans lequel se produit l'évaporation. Cette disposition constitue une forme de la chambre de refroidissement, mais on peut également utiliser d1 autres formes. Par exemple, la chambre de refroidissement peut etre un réfrigérateur constitué d'une première paroi entourant la première chambre et écartée d'elle. Les parois des deux chambres forment un compartiment périphérique contenant le liquide vaporisable.On peut utiliser pratiquement la même dispositicn pour réaliser un four, -le compartiment périphérique contenant l'agent chimique absorbant les vapeurs. Le dispositif de chauffage sous forme d'une cartouche 20 ne constitue qu'un mode de réalisation, mais on peut fort bien utiliser d'autres formes. On préfère ici une cartouche qu'on peut raccorder séparément a la canalisation 28 pour simplifier le remplacement de l'agent chimique épuisé par un agent chimique frais. Comme précédemment indiqué, l'agent chimique frais peut par exemple etre apporté sous forme d'une cartouche hermétique, à jeter après usage, et qui permet le remplacement facile de la cartouche épuisée en place. Le réceptacle 24 comporte des ailettes dissipant la chaleur de la cartouche 20 par des courants d'air de convexion. On peut également utiliser. une grille ou un autre dispositif échangeur. Si on le désire, on peut plonger la cartouche 20 dans un seau d'eau ou dans un courant d'air ou d'eau ou ltentourer d'une enveloppe contenant de l'eau en circulation. Lorsqu'on plonge l'appareil dans un liquide tel que du café, des potages, etc., l'appareil peut chauffer directement ce liquide. On peut réaliser ce chauffage en refroidissant simultanément d'autres objets ou d'autres fluides avec la chambre 10. Comme précédemment indiqué, l'invention concerne un procédé de chauffage et de refroidissement consistant à utiliser un liquide vaporisable et un agent chimique absorbant les vapeurs, à placer ce liquide et cet agent chimique à proximité, ce qui provoque l'évaporation du liquide avec formation de vapeurs et le refroidissement pratiquement simultané du liquide, et le passage des vapeurs du voisinage du liquide au voisinage de l'agent chimique, ce qui permet l'absorption et la condensation de ces vapeurs par l'agent chimique et le chauffage pratiquement simultané de l'agent chimique. Le liquide vaporisable et l'agent chimique absorbant les vapeurs sont les mêmes que ci-dessus. Le nouvel appareil de chauffage et de refroidissement de 1' invention réalise donc un chauffage et un refroidissement effica ces selon un procédé chimique nouveau. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux exemples décrits et représentés, elle est susceptible de nombreuses variantes accessibles à l'homme de l'art, suivant les applications envisagées, sans qu'on s'ecarte pour cela de l'esprit de l'invention. REVENDICATIONS 1.- Appareil de chauffage et de refroidissement, caractérisé en ce qu'il est constitué de - un premier récipient en matière conductrice de la chaleur conte nant un liquide vaporisable choisi parmi lleau, l'ammoniac an hydre, le dioxyde de carbone, des alcools, des solutions aqueu ses d'ammoniaque, et leurs mélanges - un second récipient en matière conductrice de la chaleur conte nant un agent chimique absorbant les vapeurs, choisi parmi le monoxyde de sodium, le monoxyde de lithium, l'oxyde de calcium, le chlorure de calcium, le pentoxyde de phosphore, l'hydroxyde de sodium, l'hydroxyde de lithium, le perchlorate de magnésium, le chlorure de magnésium, le gel de silice, l'urée en granulés, l'alumine activee, l'acide sulfurique, l'eau, le nitrate d'am monium et leurs mélanges ;; - un dispositif dissipant la chaleur au contact du second réci pient pour empêcher que sa température et celle de l'agent chi miaule absorbant la vapeur s'élèvent sensiblement au-dessus de 1209C: ; - une canalisation réunissant ces récipients lesdits conduits et récipients étant pratiquement isolés de l'at mosphère, Si bien que ledit liquide vaporisable s'évapore dudit premier récipient et passe à l'état de vapeur à travers ladite canalisation dans ledit second récipient sous l'effet dudit agent chimique absorbant les vapeurs, provoquant un refroidissement dudit premier récipient et un chauffage dudit second récipient. 2.- Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte un élément imprégnable disposé dans le premier récipient ; et en ce que le dispositif dissipant la chaleur, est constitué par un réceptacle à ailettes ou une grille, entourant le second récipient d'eau, le second récipient ayant une surface importante par rapport à son volume. 3.- Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce que 11 agent chimique, absorbant les vapeurs d'eau et normalement solide, est en poudre, - l'élément imprégnable communique avec un réservoir de liquide vaporisable à l'extérieur du premier récipient ; et en ce que - un raccord amovible entre le second récipient et la canalisation permet l'échange rapide de l'agent chimique saturé en liquide par un agent chimique frais - ledit liquide vaporisable est de l'veau et ledit agent chimique absorbant les vapeurs est tel qu'il conduise a une pression par tielle en équilibre au-dessus de l'eau inférieure à environ 20 mm Hg. 4.- Appareil selon la revendication 3, caractérisé en ce que le liquide vaporisable est de l'eau et l'agent chimique absorbant les vapeurs le monoxyde de sodium. 5.- Appareil selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'il comporte - un dispositif placé dans la canalisation pour abaisser la pres sion ; et - un dispositif placé dans le réservoir à liquide vaporisable pour régler le débit dudit liquide entre ledit réservoir et le priez mier récipient, et en ce que - les premier et second récipients sont constitués d'une matière bonne conductrice de la chaleur ; et - ladite canalisation est constituée d'une matière mauvaise conduc trice de la chaleur - ledit liquide vaporisable est l'eau et l'agent chimique absor bant les vapeurs est le chlorure de magnésium. 6.- Appareil selon la revendication 5, caractérisé en ce que: - le dispositif réglant le débit de liquide est commandé par la température dans le premier récipient ; et - ledit premier récipient est constitué par un tube métallique allongé et plat. 7.- Procédé de chauffage et de refroidissement caractérisé en ce qu'il consiste à : - utiliser un liquide vaporisable et un agent chimique absorbant les vapeurs - placer ledit liquide et ledit agent chimique à proximité, pro voquant ainsi l'évaporation dudit liquide avec formation de vapeurs et le refroidissement pratiquement simultané dudit liquide - faire passer lesdites vapeurs du voisinage dudit liquide au voisinage dudit agent chimique pour permettre l'absorption et la condensation desdites vapeurs par ledit agent chimique, et le chauffage pratiquement simultané dudit agent chimique - utiliser un dispositif dissipant la chaleur dudit agent chimique absorbant la vapeur, pour empêcher que sa température ne s'élève nettement au-dessus de 1200C pendant l'absorption desdites vapeurs. 8.- Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'élément impregnable est constitué par la surface intérieure du premier récipient - le premier et le second récipient ont une forme mince aplatie ayant une surface importante par rapport à leur volume - le liquide vaporisable est l'eau et l'agent chimique absorbant les vapeurs est le chlorure de magnésium - ledit appareil comporte des joints pratiquement étanches à l'air et a une pression intérieure plus faible que la pression atmos phérique.