La présente invention concerne un ski comportant une âme en matérian cellulaire entre des revêtemente extérieurs, ainsi qu'an procédé pour sa fabrication. Dans les procédés connus pour fabriquer un tel ski, les surfaces supérieure et inférieure, è savoir le dessus et la semelle1 ainsi que des bords et des éléments de protection d'extrémité sont placés dans un moule, dont la cavité correspond au ski terminé, et une matière synthétique pouvant se transformer en mousse y est coulée. Pour obtenir la rigidité correspondante du ski, on utilise des plaques dimensionnées de façon correspondante pour le dessus et la semelle. Par consé- quent, les forces de traction et de pression sont supportées par les couches du ski qui sont situées le plus à l'extérieur, tandis que l'âme épaisse en elle-même ne sert que d'organe d'écartement. Comme indiqué ci-dessus, l'âme est constituée par une matière synthétique pouvant se transformer en mousse. Par suite du module d'élasticité faible de l'aie en mousse (polyuréthane) celle-ci no convient pas pour supporter des moments de flexion très importants. Il s'ensuit que les contraintes de flexion sur les surfaces extérieures sont très importantes et diminuent fortement au niveau de la jonction avec l'âme, puis diminuent continuellement jusqu'à zéro au niveau de la fibre neatre. la présente invention se propose de modifier l'âme de manière que l'allure des contraintes soit approximativement linéaire 8 partir des surfaces extérieures jusqu'à la fibre neutre. Ceci est obtenu suivant l'invention grâce au fait qu'entre les plaques constituant le dessus et la semelle est disposée une nappe de fibres enchevêtrées ou analogue, de préférence une natte de fibres de verre" ou "verre textile sans fin" s'étendant sur toute la section transversale.Une "natte de fibres de verre sans fin" colporte des fibres de verre de longueur infinie qui sont enchevêtrées. l'avantage de ce maté- riau réside dans le fait que la natte est très liche, c'est-à- dire qu'il existe des vides importants entre les fibres de verre individuelles et que. par conséquent, le poids de l'âme n'est influencé que de façon minimale. En outre, les vides relativement importants permettent un étalement ou une diffusion pratiquement sans obstacle de la matière synthétique formant une mousse qui est introduite dans la natte.De plus, l'enchevêtrement des fibres de verre a pour effet que l'âme est renforcés suivant trois dimensions, c'est-à-dire dans l'espace. L'âme et par conséquent le ski sont plus résistants à la flexion ainsi que plus stables latéralement. Si on souhai- tait obtenir cette même rigidité avec les plaques armées de fibres de verre disponibles dans le commerce ou avec des composauts métalliques, cela entraînerait un coût nettement plus élevé. Â la place de la "natte de fibres de verre sans fin", on peut atiliser des matériaux arbitraires connus, appropriés pour armer des mousses de matière synthétique, dans la mesure où leur structure les rend analogues à une nappe de fibres enchevêtrées, c'est-a-dire dans la mesure où elles comportent des fibres ou fils orientés suivant au moins deux directions. La demande de brevet allemand publiée sous le N 24 44 905 décrit un procédé dans lequel un corps en carton ondulé est disposé entre les surfaces de revêtement supérieure et infé- rieurs. Ce corps en carton ondulé a pour rôle de maintenir les éléments supérieur et inférieur du sti à une certaine distance l'un de l'autre, distance correspondant N la forme souhaitée du ski. Le fait que ce corps en carton ondulé sert uniquement d'élément d'écartement ressort da paragraphe 1 de la page 6 de ladite demande de brevet. La demande de brevet allemand mise à l'inspection publique sous le N 2233.307 montre comment le problème de la liaison entre une aie on mousse et les parties extérieures du si a été résolu. Ici, il s'agit de munir le revêtement supérieur ainsi que le revêtement inférieur de fibres ou de matériau en fibres qui s'écartent perpendiculairement des revêtements et qui, lors de la formation de la mousss, sont reliés rigidement à l'âme en mousse.Ceci assure une liaison particulièrement intime de la couche de revêtement qui supporte la mousse. Ces fibres sont normales, c'est-à-dire forment un angle de 90 , par rapport aux composants porteurs, du ski. par conséquent, ces fibres ne peuvent servir uniquement qu' è fixer les revêtements ext4- rieurs. Les forces de traction et de pression qui apparaissent dans les zones extérieures da ski lors d'une flexion transversale ne peuvent pas être prises en charge par les fibres. La présente invention sera mieux comprise è la lecture de la description détaillée qui suit et à l'examen des dessins annexés qui représentent à titre d' exemple non limitatif, un mode de réalisation de l'invention. La figure 1 représente un ski suivant l'invention,partielle- ment coupé. La figure 2 représente la partie interne constituée par dn "verre textile sans fin" Une semelle 5 ainsi qu'une plaque 6 et des arêtes 7 en acier sont placés dans un moule. Sur ces éléments inférieurs du ski est placée une bande 3 de "verre textile sans fin" dont la forme correspond sensiblement à celle de l'âme. La partie supérieure 1 du i est préalablement taillée au moyen d'une fraise de façon à lui donner les dimensions et la configuration du Ski, puis est également placée dans le moule.Une fois que tous les éléments du ski sont placés dans le moule, celui-ci est fermé et rempli d'une matière synthétique pouvant se trans former en mousse st qui a été préalablement liquéfiée. la matière synthétique liquide mouille les fibres de verre individuelles du "verre textile sans fin" et établit une liaison intime lors de la transformation en mousse. le ski ainsi fabriqué présente une solidité nettement plus importante que des skis comportant une âme en mousse non armée. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée au mode de réalisation décrit et représenté, elle est susceptible de nombreuses variantes accessibles à l'homme de l'art, suivant les applications envisagées et sans qu'on s'écarte pour cela de l'esprit de l'invention. REVENDICATIONS 1 - Ski comportant une aie en mousse disposée entre des revêtements extérieurs, caractérisé en ce que l'âne en mousse est armée, an moyen d'une nappe de fibres enchevêtrées, sur toute la section transversale. 2 - Ski suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le matériau servant d'armature est constitué par du "verre textile sans fin" 3 - Procédé pour fabriquer un ski suivant l'une quelconque des revendications 1 ou 2, dans lequel un dessus, une semelle, une plaque recouvrant intérieurement la semelle ainsi que des bords et des éléments de protection d'extrémité sont placés dans un moale et le vide est comblé par de la matière synthétique, coulée ou injectée qui se transforme en mousse, caractérisé en ce qu'on place une nappe de-fibres enchevêtrées dans la cavité formée entre les différents éléments avant l'introduction de la matière synthétique qui se transforme en mousse et qui remplit sensiblement ladite cavité.