L'invention a pour objet une fermeture à glissière pouvant supporter de grands efforts, utilisable notamment pour réunir les extrémités d'un tissu ou autre, en particulier pour réaliser un tissu sans fin. De tels tissus sans fin peuvent être utilisés notamment dans la fabrication du papier pour constituer des bandes convoyeuses. Les machines utilisées pour la fabrication du papier sont constituées de trois parties distinctes, la dernière constituant la sécherie. Dans cette partie, la feuille de papier passe autour de cylindres en rotation chauffés à la vapeur. La feuille sèche ainsi au cours de son déplacement d'un cylindre à l'autre. Des courroies continues appelées feutres ou toiles de sécherie assurent le transport de la feuille et facilitent les conditions de séchage de la feuille, notamment lorsqu'elle se trouve en contact avec les cylindres chauffés. Le feutre ou la toile, travaille ainsi constamment dans de sévères conditions : chaleur hisside, tension, flexion, abrasion. I1 tend donc à s'user rapidement et nécessite lors de son remplacement, un arrêt onéreux de la machine, arrêt qui doit être réduit au minimum. Jusqu a présent pour fabriquer de tels tissus sans fin, on réalise habituellestent la jonction des deux extrémités du tissu par la pose d'une jonction mécanique constituée d'agrafes métalliques fermées. Comme représenté sur les figures et 2, les agrafes métalliques sont fixées sur une sangle imperméable, cousue à chaque extrémité de la toile à jonctionner. L'assemblage des deux séries d'agrafes se fait au moyen d'un jonc. On a constaté que la longévité d'un tissu dépend en grande partie de la qualité de la jonction. Les jonctions utilisées jusqu'ici pour obtenir des toiles sans fin ne donnent pas de résultats satisfaisants sur les machines modernes à grande vitesse. On a essaye aussi de réaliser la jonction entre les deux extrémités de la toile au moyen d'une fermeture à glissière, mais la toile étant soumise de façon permanente à une forte tension, la fermeture à glissière risque de s'ouvrir. Conme le montre la figure 3, qui représente une partie de fermeture à glissière connue, les dents de la glissière ne permettent pas de résister à un effort inr portant. Dans les deux cas précédents, il y a une grande hétérogénéité du feutre et de la toile au niveau de la jonction. Cette hétérogénéité est provoquée - par la perte de perméabilité causée par l'emploi d'une sangle tissée imperméable à l'air. - par la surpression provoquée par les éléments de jonctionnement (agrafes ou glissières) qui ne travaillent pas dans l'axe de tension du feutre ou de la toile, comme on peut le voir sur la figure 2. Cette hétérogénéité provoque l'apparition de défauts sur le papier à l'endroit de la jonction : marquage mécanique, crispure, etc... D'autre part, un jonctionnement réalisé au moyen d'une jonction mécanique connue est long et diffcile. La présente invention a pour but de pallier les inconvénients ci-dessus en réalisant une toile sans fin comportant une jonction de faible épaisseur et pouvant supporter la même tension que la toile elle-même. La présente invention a également pour but de permettre un jonctionnement rapide des feutres sur machine en garantissant une sécurité de fonctionnement et le minimum d'hétérogénéité du feutre ou de la toile au niveau de la jonction. L'invention a encore pour but de réaliser une jonction facilement démontai ble. L'invention a pour objet une fermeture à glissière permettant de réunir les extrémités d'un tissu, toile ou autre, caractérisée par le fait que les spires de la fermeture à glissière sont conformées de façon à permettre le passage d'un jonc de verrouillage, le jonc de verrouillage étant passé après que celle-ci ait été fermée à l'aide d'un curseur. L'invention a également pour objet un procédé de jonctionnement des deux extrémités d'un tissu caractérisé en ce qu'il consiste à fixer une sangle perméable sur chaque bord du tissu, à fixer sur chaque sangle l'une des parties d'une fermeture à glissière, à fermer ces deux parties par Un curseur, à verrouiller cette fermeture au moyen d'un jonc de liaison, ou dispositif analogue, qui est introduit entre les spires lorsqu'elles sont imbriquées les unes dans les autres et à apposer, éventuellement, une agrafe à chaque extrémité de la jonction. L'invention peut aussi comporter de préférence au moins l'une des caractéristiques suivantes - les dents de la fermeture sont décalées de façon à ménager un logement central pour le passage d'un jonc de verrouillage. - les spires sont plus longues et comportent des bossages de façon que le blocage des spires à la traction ne s'effectue que lorsque les spires sont profondément enfoncées. - la fermeture est constituée par deux hélices dont les spires sont cousues, ou insérées directement dans la toile, cousues dans la sangle ou incorporées dans celle-ci. La fermeture à glissière est réalisée en matériau synthétique tel que polyamide, polyester enrobé de polyamide ; elle peut être réalisée au moyen d'une âme métallique enrobée d'un matériau synthétique ou par un fil métallique plein ou tubulaire. Le jonc de verrouillage peut être réalisé en matière plastique et peut être constitué par un fil métallique ou par un fil métalliqne recouvert de matière plastique La jonction peut comporter un ou plusieurs joncs. D'autres caractéristiques de l'invention apparaîtront au cours de la description qui va suivre et sur le dessin annexé d'une forme de réalisation d'une fermeture à glissière selon l'invention. Les figures I à 3 représentent des jonctionnenents connus. La figure 4 représente une spire de la fermeture à glissière selon l'invention avec le jonc de liaison. La figure 5 représente, par une vue en perspective, les deux extrémités de la toile reunies par une fermeture à glissière selon l'invention. La figure 6 représente, par une vue en coupe, la toile de la figure 5 au niveau de la fermeture à glissière. La figure 7 représente, par une vue en coupe, une variante de jonctionnement. La figure 8 représente un détail de la fixation des spires de la fermeture à glissière sur une sangle. Dans la forme de réalisation de l'invention représentée sur les figures 5 et 6, le tissu est fabriqué à plat en deux parties I et 2. Ces deux parties I et 2 de la toiles jonctionner sont assemblées au moyen d'une fermeture à glissière 3 comportant deux séries de spires 4 et 5 que l'on fixe sur des sangles 6 et 7 par un moyen quelconque, par exemple par couture des fils 9 et 10. Ces sangles sont cousues sur les bords de la toile. Un curseur non représenté permet de solidariser les deux parties de la fermeture à glissière qui sont pratiquement constituées par deux hélices aplaties sur un bord. Un jonc 8 qui est passé dans les spires des deux parties de la glissière permet de verrouiller ces deux parties de façon que la jonction puisse résister aux efforts exercés sur la toile sans risque de rupture. Une agrafe est apposée à chaque extrémité de la jonction de façon à arrêter la jonction sur chaque bord. La figure 7 représente une variante dans laquelle la toile comporte une partie supérieure 1I formant bavette au niveau de la jonction, de façon à supprimer toute trace de marquage à ce niveau et une partie inférieure 12 repliée sur laquelle est fixée la sangle. La figure 8 donne le détail d'une des hélices constituant la fermeture à glissière. Les spires ont été agrandies d'un côté 13 de façon à créer un passage au jonc de liaison et sont aplaties sur le coté opposé 14 de façon à rendre la jonction plus plate à l'endroit de la fixation des spires sur les sangles. Comme on le voit sur la figure 4, par comparaison à la figure 3, les dents d'accrochage 15 et 16 des spires de la fermeture à glissière selon l'invention sont enfoncées plus profondement, de façon que leur décalage ménage un logement pour laisser un passage au jonc 8, alors que dans le cas de la figure 3, les spires sont jointives. Les sangles sont constituées par des toiles synthétiques faites avec des matériaux résistant bien aux pressions de travail du feutre ou de la toile. Les sangles sont fabriquées de façon à être très perméables, elles peuvent être fabriquées selon les techniques dites de métier chaîne, métier Rachel, métier dentelle mécanique au fuseau, métier tresse. Un traitement thermique et une im prégnation donnent à la sangle une bonne solidité. Ces techniques de fabrication permettent de confectionner des sangles dont les éléments ne glissent pas les uns par rapport aux autres sous l'effet d'une traction dans le sens de la largeur de la sangle. Compte tenu des materiaux et de la technique de fabrication utilisés, on obtient une sangle très plate bien que très résistante. La spirale ou hélice de la fermeture bien que comparable à celle d'une fermeture à glissière oridinaire est constituée d'un matériau résistant bien aux conditions de travail par exemple, polyamide 6/6 ou polyester enrobé de polyamide. La forme de la spirale est étudiée pour permettre après jonctionnement du feutre ou de la toile le passage du jonc de verrouillage. Sur les fermetures ordinaires, il est impossible lorsqu'elles sont soumises à des tractions transversales de passer un jonc de verrouillage sur toute la longueur de la jonction. Par la mise en oeuvre de l'invention, compte tenu de la faible épaisseur de la sangle et de la fermeture à glissière, on arrive par adaptation de la forme des extrémités du feutre à obtenir une jonction plate travaillant dans l'axe de tension du feutre. On peut selon les cas, utiliser une ou plusieurs fermetures à glissière par jonction. Dans le montage sur machine, le feutre ou la toile étant déroulé selon le circuit feutre du poste à habiller, on procède à son jonctionnement en présentant les deux extrémités que l'on assemble.à l'aide d'un curseur comme on le ferait dans le cas d'une fermeture à glissière ordinaire. Dans le deuxième temps, on enfile le jonc de verrouillage. Enfin, on pose des agrafes à chaque extrémité de la jonction. Les avantages présentés par la jonction selon l'invention sont les suivants Compte tenu de la faible épaisseur de la jonction qui travaille dans l'axe de tension du feutre ou de la toile et de la grande perméabilité de la sangle, on conserve presque, au niveau de la jonction les caractéristiques du feutre, en ce qui concerne la pression spécifique sur la papier et la perméabilité. On peut donc utiliser les jonctions selon l'invention sur feutre sur des positions de la machine ou ne fonctionnent bien jusqu a présent que des feutres circulaires sans fin. D'autre part, sur les postes ou les habillages sont déjà munis de fermetures à glissière ordinaires, la qualité du papier sera encore améliorée. La jonction selon l'invention permet une grande rapidité et sécurité de montage. En effet, l'emploi du curseur permet un assemblage régulier des spires de chaque extrémité, ce qui n'est pas le cas lorsque l'on jonctionne par exemple des feutres et des toiles munis de jonctions constituées par des agrafes métalligues La jonction selon l'invention permet une grande sécurité de fonctionnement. Le jonc évite toute rupture de la jonction par séparation des spires. La jonction selon l'invention possède une durée de vie plus grande du fait quelle travaille en flexion au niveau du jonc de liaison et non pas en rotation comme dans le cas de la jonction à agrafes metalliques. Il en résulte que de telles jonctions peuvent supporter un travail plus intense. L'utilisation en combinaison d'une fermeture à glissière et d'une sangle perméable permet d'obtenir une jonction sans marquage dans les feutres de papeterie. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation décrits et représentés qui ntont été donnés qu'à titre d'exemple, en particulier on pourra sans sortir du cadre de l'invention modifier certaines dispositions ou remplacer certains moyens par des moyens équivalents. L'invention est applicable dans tous les domaines où la fermeture à glissière doit supporter un effort important. REVeRDICAIIONS 1/ Fermeture à glissière permettant de réunir les deux extrémités d'un tissu ou analogue, en particulier pour réaliser un tissu sans fin, caractérisée par le fait que les spires de la fermeture à glissière s ont conformées de façon à permettre le passage d'un jonc de verrouillage. 2/ Fermeture à glissière selon la revendication 1, caractérisée par le fait que les dents de la fermeture sont décalées de façon à menager un logement central pour le passage d'un jonc de verrouillage.- 3/ Fermeture à glissière selon les revendications 1 ou 2, caractérisée par le fait que les spires sont plus longues et comportent des bossages de façon que le blocage des spires à la traction ne s'effectue que lorsque les spires sont pro fondément enfoncées. 4/ Fermeture à glissière selon l'une des revendications précédentes caractérisée par le fait qu'elle est constituée par deux hélices dont les spires sont cousues, ou insérées directement dans la toile, cousues dans la sangle ou incorpores dans celle-ci. 5/ Fermeture à glissière selon l'une des revendications précédentes, caractérisée par le fait qu'elle est réalisée en un matériau synthétique tel que polyamide, une âme métallique enrobée d'un matériau synthétique, un fil métallique plein ou tubulaire. 6/ Fermeture à glissière selon l'une des revendications précédentes, caractérisée par le fait que le jonc de verrouillage est réalisé en matière plastique ou composé par un fil métallique recouvert d'une matière plastique ou par un fil métallique ou par un câble de fils métalliques. 7/ Fermeture à glissière selon l'une des revendications précédentes, fixée sur un tissu ou analogue par l'intermédiaire d'une sangle, caractérisée par le fait que la sangle est en tissu perméable, obtenu notamment par technique, chaîne, Rachel, dentelle au fuseau ou métier à tresse. 8/ Fermeture à glissière selon l'une des revendications précédentes, caractérisée par le fait que les spires sont aplaties à l'endrèit de leur fixation sur la sangle ou tissu. 9/ Procédé de jonctionnement des deux extrémités d'un tissu ou analogue caractérisé en ce qu'il consiste à fixer une sangle perméable sur chaque bord du tissu ou analogue, à fixer sur chaque sangle l'une des deux parties d'une fermeture à glis sière, à fermer ces deux parties par un curseur et à verrouiller cette fermeture au moyen d'un jonc de liaison qui est introduit entre les spires lorsqu'elles sont imbriquées les unes dans les autres. 10/ Procédé de jonctionnement selon la revendication 9, caractérisée par le fait qu'une agrafe est pose à chaque extrémité de la jonction de façon à permettre d'arrêter cette jonction