La présente invention concerne la fabrication des moteurs électriques et notamment un procédé et un appareillage pour la fabrication des armatures magnétiques des stators de moteurs électriques, en particulier de petits moteurs comme ceux utilisés dans les compresseurs de réfrigérateurs. Les armatures magnétiques précitées sont actuellement fabriquées selon un procédé qui consiste à former une pile de tôles magnétiques découpées à la forme de la section transversale de l'armature à obtenir, ladite forme présentant une ouverture centrale sur le contour de laquelle se troue une série circonférentielle d'encoches, à soumettre la pile de tôles à une imprégnation dans un bain de résine thermodurcissable liquide, à soumettre la pile imprégnée tout d'abord à un égouttage, puis à une centrifugation pour éliminer I'excès de résine liquide, et enfin à soumettre la pile centrifugée à un traitement de durcissement de la résine pour obtenir une armature constituée par un paquet monolithique dans lequel les tôles sont maintenues assemblées par la résine durcie. Dans ce procédé connu, après que les tôles ont été disposées, bien alignées, en une pile, On les fixe les unes relativement aux autres à l'aide d'agrafes périphriques qui enserrent la pile formée et dont les parties qui s'étendent dans le sens longitudinal de la pile sont engagées dans des encoches découpées sur l'extérieur de ladite pile. La pile enserrée par les agrafes est ensuite immergée dans le bain d'imprégnation, où elle est maintenue pendant un certain temps, après quoi elle est soumise à la centrifugation, puis on fait durcir la résine dans un four de cuisson. Les agrafes de serrage initiales de la pile, bien qu'elles ne jouent plus aucun rôle après la cuisson, sont laissées en place, étant donné que leur enlèvement augmenterait inutilement le coût du procédé. Un procédé comme celui qui vient d'être décrit présente l'inconvénient que l'imprégnation dans le bain est effectué alors que les tôles de la pile sont déjà maintenues assemblées par les agrafes, de sorte que la résine thermodurcissable liquide risque de ne pas réussir à pénétrer complètement entre une tôle et l'autre. D'autre part, la centrifugation effectuée tandis que les tôles de la pile sont maintenues par des agrafes demande beaucoup de temps pour l'élimination de l'excès de résine. L'invention a donc comme objet principal de fournir un procédé du type précité permettant, d'une part, obtenir une dont ne pénétration de la résine liquide entre une tôle et l'autre ett d'autre part, d'éliminer l'excès de résine par une centrifuga tion de courte durée. A cet effet, le procédé selon l'invention est caractérisé en ce que la pile de tôles est formée en enfilant celles-ci sur un mandrin dont la section correspond sensiblement à celle de l'ouverture centrale et qui est muni de nervures longitudinales aptes à slengager comme des clavettes dans les encoches qui se trouvent sur le contour de ladite ouverture, en ce que l'imprégnation est effectuée en immergeant dans le bain de résine la pile de tôles libres, portée par le mandrin associé, en ce que la centrifugation est effectuée alors que les tôles sont encore à l'état libre et sont portées par le mandrin précité ou par un organe équivalent, ledit mandrin ou organe étant animé d' un mouvement de rotation qu'il communique à la pile de tôles, en ce qu'après la centrifugation la pile de tôles libres est posée sur une plaque de base avec les tôles rigoureusement alignées, en ce que sur la pile de tôles alignées, posée sur la plaque de base, est placée une plaque de couverture, en ce que la pile interposée entre les deux plaques est soumise à une compression exercée de l'extérieur par les dites plaques dans une direction orthogonale au plan des tôles, à ce que tandis que la pile est soumise à la compression, les deux plaques sont serrées l'une vers l'autre au moyen d'organes à vis, en ce que la compression exercée de l'extérieur sur les plaques est arrêtée, laissant la pile à l'état comprimé grâce au serrage des organes à vis, en ce que la pile serrée entre les deux plaques est soumise à un traitement de durcissement de la résine et en ce qu'après le durcissement de la résine, les deux plaques sont séparées du paquet monolithique obtenu. Comme on le comprendra, le fait que, dans le procédé selon l'invention, l'imprégnation et la centrifugation qui lui fait suite sont effectuées sur des tôles libres, c'est-à-dire non serrées l'une contre l'autre, permet précisément d'obtenir une bonne pénétration de la résine entre une tôle et l'autre et, ensuite, une élimination rapide de la résine en excès. En réglant le temps de maintien dans le bain d'imprégnation et le temps et/ou la vitesse de centrifugation, il est possible d'obtenir un dosage optimal de la quantité de résine restant entre une tôle et 1' autre. La compression effectuée orthogonalement aux plans des plaques après la centrifugation ne modifie pas la dose optimale de la résine et permet d'obtenir, grâce au maintien de cette compression entre les deux plaques du dispositif de serrage, un paquet monolithique dans lequel la résistance des tôles à la séparation et au glissement l'une sur l'autre est supérieure à celle obtenue par serrage des tôles entre des agrafes. De préférence, selon l'invention, la pile est, après imprégnation, soumise à des jets d'air pour éliminer en grande partie l'excès de résine avant la centrifugation. Cette précaution est avantageuse, car elle permet de réduire par la suite le temps de centrifugation et, de ce fait, le risque d'engorgement par la résine du récipient dans lequel s'effectue la centrifugation et des conduits raccordés à ce réci pient pour ltévacuation de de l'excès de résine. Le procédé selon l'invention se prête à la fabrication en série d'armatures magnétiques sur une installation pratiquement automatique. L'invention concerne donc aussi une installation de ce genre. De toute façon, l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit, en référence au dessin schématique annexé, représentant, à titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécution d'une installation pour la mise en oeuvre de ce procédé: Fig. 1 est une vue en plan de l'ensemble de 1'installation selon une forme d'exécution préférée de l'invention; Fig. 2 est une vue en coupe verticale de cette installa tiion, suivant II-II de fig. 1; Fig. 3 est une vue en coupe verticale suivant III-III de fig. 1; Fig. 4 est une vue en perspective d'un des mandrins du premier carrousel de l'installation de fig. l à 3, et de l'extrémité de l'arbre menant du groupe d'entrainement en rotation qui fait partie du poste de centrifugation; ; Fig. 5 est une vue en perspective éclatée, dans laquelle sont représentées une pile de tôles et les diverses parties d'un dispositif de serrage de ladite pile; Fig. 6 est une vue en coupe verticale de l'installation, suivant VI-VI de fig. 1; Fig. 7 est une vue en élévation et partiellement en coupe suivant VII-VII de fig. 1. L'installation représentée dans les figures comporte un bâti robuste 10, sur lequel sont montés et supportés tous ies léments constitutifs essentiels. Sur le bti 10 est monté un premier carrousel 12, d'axe vertical, comprenant six bras radiaux équidistants 14 et entrainé en rotation pas à pas par un vérin, de préférence du type pneumatique, avec six arrêts par rotation complète, dans lesquels les bras 14 se trouvent dans des positions prédéterminées. Chaque bras porte à son extrémité libre un mandrin 16, qui s'étend verticalement vers le haut et présente la configuration représentée à la fig. 4. Chaque mandrin 16 est constitué par deux séries de secteurs alternés. Les secteurs d'une série, désignés par la référence î8, sont fixées à la partie extrême 14a du bras 14, tandis que les secteurs de l'autre série, désignés par 20, sont solidaires d'un noyau central 22 et peuvent se déplacer verticalement avec ce noyau dans la direction de la double flèche F1, pour des raisons qui seront expliquées plus loin. Chaque mandrin 16 est destiné à recevoir une pile de tôles détachées les unes des autres, qui sera transformée en un paquet monolithique constituant l'armature magnétique d'un stator d'un petit moteur électrique, comme celui d'un compresseur pour réfrigérateurs.La configuration du paquet final, ainsi que celle de la pile, est visible en P à la fig. 5, où l'on peut voir que chaque tôle est découpée à la forme de la section transversale de l'armature à obtenir. CeV te forme présente en particulier une ouverture centrale circulaire A pour recevoir le rotor du moteur, ouverture sur le bord périphérique de laquelle est prévue une série circulaire d'encoches C, pour recevoir les enroulements statoriques. Les divers secteurs 18, 20 du mandrin 16 présentent chacun une face périphérique 24 en forme de secteur de cylindre, et toutes les-faces 24 sont contenues dans un cylindre imaginaire commun, dont le diamètre correspond à celui de l'ouverture A. En outre, la face 24 de chaque secteur 18, 20 présente une nervure longitudinale 26, apte à s'engager comme une clavette dans une des encoches C. Le procédé selon l'invention commence à un poste S1. (fig. 1 et 3), où un opérateur 1 place sur le mandrin 16 qui se trouve à l'arrêt à ce poste une pile de tôles détachées les unes des autres, d'un nombre prédéterminé pour constituer un paquet ou une armature. Les tôles sont placées dans l'alignement les unes des autres1 de façon à obtenir la configuration indiquée en P à la fig. 5, et cet alignement est maintenu grâce à l'engage- ment des nervures 26 dans les encoches C. Un nouveau déplacement angulaire de 600 du carrousel 12 dans le sens de la flèche F2 amène le paquet de tôles mis en place au poste S1 à un poste d'imprégnation S2 (fig. 1 et 2), dans lequel se trouve une cuve 28 contenant unbain de résine thermodurcissable liquide. La cuve 28 est alimentée en résine à partir d'un réservoir 30. Comme on peut le voir aux fig. 1, 2 et 3, les parties extrêmes 14a des bras 14, sur lesquelles sont placés les mandrins 16, sont décalées vers le bas par rapport au reste du bras respectif. La cuve 28 est déplaçable verticalement suivant la double flèche F3, entre une position basse, dans laquelle elle ne gêne pas le mouvement de rotation du carrousel 12, et une position haute (fig. 2l, dans laquelle le mandrin 16 et la pile de tôles correspondante à l'arrêt au poste S2 se trouvent immergés.dans le bain de résine liquide. Le décalage vers le bas de l'extrémité libre de chaque bras 14 vise précisément à obtenir cette immersion.Le déplacement vertical suivant la double flèche F est communiqué à la cuve 28 par un vérin pneumatique 31 et, pour diminuer l'effort que doit fournir ce vérin, il est prévu un contrepoids 32 d'équilibrage du poids de l'équipage mobile qui comprend la cuve 28. Une fois terminée la période d'imprégnation prédéterminée du paquet de tôles dans la cuve 28, cette dernière est abaissée et le carrousel 12 effectue un nouveau déplacement de 600, amenant ainsi le paquet de tôles imprégné à un poste S3 (fig. 1). Dans ce poste, le paquet de tôles se trouve au-dessus d'une seconde cuve 34, qui est solidaire de la cuve 28 et qui est déplaçable verticalement suivant la flèche F3 avec cette dernière. A la cuve 34 sont associées des buses 36 reliées à une source d'air comprimé, qui dirigent des jets d'air sur la pile de tôles pour éliminer en grande partie l'excès de résine liquide. Ce excès de résine dégouline dans la cuve 34 et peut être récupéré d'une manière non représentée. Par un autre déplacement angulaire de 600, le paquet de tôles soumis à l'égouttage au poste S3 est amené à un poste de centrifugation S4. Dans ce poste, la partie décalée 14a du bras 14 est positionné rigoureusement, par un organe d'arrêt 36 commandé par un vérin pneumatique 38 (fig. 3), dans l'alignement de l'arbre vertical 40 d'un groupe de centrifugation 42. Ce dernier comprend un moteur électrique 44, d'axe vertical, qui, par l'intermédiaire d'un embrayage à friction, entraine en rotation l'arbre 40 à une vitesse donnée. Pour commencer la centrifugation, l'embrayage à friction précité étant en position débrayée et l'arbre menant 40 étant arrêté, un vérin pneumatique 48 fait exécuter à ce dernier, par l'intermédiaire d'un encliquetage non représenté, une rotation convenable pour amener l'ouverture prismatique 46 dans l'alignement précis d'un téton de même forme 50 (fig. 4) formé à l'extrémité supérieure du noyau 22 dont sont solidaires les secteurs 20 du mandrin 16, créant ainsi les conditions préalables à l'accouplement, décrit plus loin, entre l'organe d'embrayage menant, constitué par le logement prismatique 46 et l'organe d' embrayage mené constitué par le téton 50. Au-dessous du parcours des mandrins et des parties décalées 14a des arbres 14 se trouve un groupe éiévateur 52, apte à exécuter un mouvement alternatif rectiligne vertical suivant la double flèche F4, commandé par un vérin à fluide sous pression 54, et qui comprend une tige verticale 56, placée dans 1' alignement de l'arbre menant 40 du groupe d'entrainement 42. Une.fois obtenu l'alignement précité, on soulève, au moyen du vérin 54, la tige 56, qui, à travers un trou (non représenté) de la partie décalée 14a, vient en prise avec l'extrémité inférieure du noyau 22 du mandrin 16 qui se trouve à lJarrêt au poste 54. Les secteurs 20 du mandrin qui sont solidaires du noyau 22 sont munis à leur partie inférieure d'appuis respectifs 58, qui supportent le paquet de tôles imprégné. Le soulèvement du noyau 22, des secteurs 20 et des appuis 58 amène le paquet de tôles dans un récipient 60, dans lequel est recueillie la résine liquide expulsée du paquet par centrifugation. Le récipient 60 est munie d'une conduite d'éva- cuation de la résine. En même temps, le téton prismatique 50 vient s'engager dans le logement 46. Au meme moment, l'embraya- ge à friction précité est amené en position embrayée et l'arbre menant 40 est animé d'un mouvement de rotation qu'il transmet à la pile de tôles grâce au clavetage résultant de l'engagement des nervures 26 des secteurs 20 dans les encoches de ladite pile. La résine séparée par centrifugation est recueillie dans le récipient 60 et quitte ce dernier par la conduite d'évacuation précitée. La vitesse de centrifugation est prédéterminée de facon que le temps de centrifugation optimal corresponde au temps d'immersion optimal d'une autre pile de tôles dans le bain de la cuve 28. Une fois terminée la centrifugation, la tige 56 est ao baissée et, de ce fait, le noyau 22 et les secteurs 20 redescendent, redonnant au mandrin 16 la configuration représentée à la fig. 4;et ramenant la pile de tôle centrifugée à sa position primitive sur la partie extrême 14a du bras 14. Le déplacement angulaire suivant du carrousel 12 amène le paquet de tôles à la position indiquée par 55a à la fig. 1. Cette position fait partie d'un poste- de transfert, dont ltensemble est désigné par la référence générale S5, dans lequel se trouve un dispositif de transfert, désigné par la référence générale 62 (fig. 1 et 2). Ce dispositif 62 comporte un chariot 64, apte à executer un mou- vement alternatif rectiligne suivant la double flèche F5 grace à un vérin pneumatique 66, le long de glissières horizontales 68 portées par un coulisseau 70 qui, å son tour, peut exécuter un mouvement alternatif rectiligne, mais dans le sens vertical, suivant la double flèche F6, sous l'action d'un vérin à fluide 72, et dont le poids est équilibre par un contrepoids 73. Le chariot 64 porte deux paires de mâchoires, respectivement 74 et 76, montées en rotation sur des axes verticaux respectifs, le mouvement de rotation leur étant communiqué par des vérins associés 78 et 80. Sur le bâti 10 est prévu un second carrousel d'axe vertical 82, qui comporte quatre bras radiaux équidistants 84. Gha- que bras 84 porte, à son extrémité libre, un mandrin extérieur 86, d'une configuration similaire à celle des mandrins 16, mais ayant une structure monobloc, sans secteurs mobiles. Chaque bras 84 porte en outre un mandrin intérieur 88, situé entre le mandrin extérieur 86 et l'axe de rotation du carrousel 82. Le mandrin intérieur 88 est muni d'une collerette support 90. La donc tion du mandrin 88 et de sa collerette 90 sera décrite plus loin. Les déplacements angulaires de 900 du carrousel 32 ont lieu en synchronisme avec ceux de 600 du carrousel 12 et dans le sens indiqué par la flèche F7 à la fig. 1. Au poste S6 (fig. 1, 2 et 6), sur le mandrin 86 du bras 84 à l'arrêt dans ce poste, un opérateur 02 place une plaque de base 92, mieux visible à la fig. 5, d'un dispositif dont la fonction sera expliquée plus loin. La plaque de base 92 présente une ouverture centrale circulaire 94 permettant à l'opérateur 2 de l'enfiler sur le mandrin 86,dans une position prédéterminé7repré- sentée à la fig. 1, grâce à des ergots de positionnement 96. La plaque de base 92 est munie d'une paire de tirants filetés 98, qui sont articulés en 100 sur la plaque elle-même dans des positions symétriquement opposées par rapport à l'ouverture centrale 94. Les tirants 98 sont munis d'écrous respectifs 102. L'opérateur 02 place aussi, sur le mandrin intérieur 88 du même bras 84 sur lequel il a positionné la plaque de base 92, une plaque de couverture 104. Cette plaque de couverture, qui est représentée plus en détail à la fig. 5, présente une ouverture centrale 106 analogue à l'ouverture 94 de la plaque de base 92 et par laquelle elle est enfilée sur le mandrin 88, jusqu'à ce qu'elle vienne reposer sur la face supérieure de la collerette 90.La plaque de couverture 104 présente en outre, symétriquement opposées par rapport à l'ouverture 106, deux découpures 108, qui, comme on le verra plus loin, sont destinées à recevoir les tirants 98 de la plaque de base 92. Le positionnement de la plaque de couverture 104 sur le mandrin 88, suivant l'orientation représentée à la fig. 1, est obtenu au moyen d'un ergot 109, qui s'engage dans une des découpures 108. Une rotation de 904 du carrousel 82 amène les deux pla ques 92 et 104 dans la position S bs qui fait partie du poste de 5b transfert S5. Le chariot 64 se trouve alors dans une position décalée vers la gauche de la fig. 1, dans laquelle les mâchoires 74 se trouvent à l'aplomb de la pile de tôlesportée par le mandrin 16 arrêté dans la position S5a. On abaisse le chariot 64 en faisant descendre le coulisseau 70 et l'on fait tourner les mâchoires 74 pour qu'elles viennent prendre par-dessous la pile de tôles portée par le mandrin 16 du premier carrousel 10, la fassent glisser vers le haut pour la retirer du mandrin, dans le sens montant de la double flèche F6, la transportent vers la droite suivant la double flèche F5, puis l'enfilent sur le mandrin 86 du second carrousel 82, par un mouvement descendant, jus qu'à ce que ladite pile repose sur la plaque de base 92. A ce moment, on fait pivoter les mâchoires 74 pour les dégager de la pile de tôles déposée et l'on fait pivoter les mâchoires 76 pour qu'elles viennent saisir par-dessous la plaque de couverture qui se trouve sur le mandrin intérieur 88 dans la position 55b. Par un mouvement de retour du chariot 64, opposé à celui qui vient d'être décrit, la plaque de couverture 104 est enlevée du mandrin 88, déplacée vers la gauche de la fig. 1 et enfilée sur le mandrin extérieur 86, où elle vient reposer sur la pile de tôles.La disposition des découpures 108 (fig. 5) de la plaque de couverture 104 est telle qu'elles peuvent recevoir les tirants 98 qui, dans cette phase, se trouvent en position abaissée à l'horizontale et vers l'extérieur par rapport à la plaque de base 92. Le déplacement angulaire de 900 suivant du carrousel 82 transporte le paquet de lames avec les deux plaques 92 et 104 du dispositif de serrage à un poste de pressage et de vissage S7 (fig. 1, 6 et 7). Pour un positionnement exact du bras 84 du carrousel 82 dans le poste S7, il est prévu un groupe de blocage du dit carrousel, qui est visible à la fig. 2, où il est désigné par la référence générale 110. Le groupe 110 comprend essentiellement un verrou 112 commandé par un vérin pneumatique 114 et qui, pour réaliser le blocage, s'engage dans un logement 116 du bras 84 qui se trouve au poste S6. Au poste de pressage et de vissage S7, l'extrémité libre, portant le mandrin extérieur 86, du bras 84 qui se trouve à ce poste1 repose sur un appui robuste 118 porté par le bâti 10. Au poste de pressage et de vissage S7 est associé un groupe de fermeture du dispositif, désigné par la référence générale 120, qui comporte une paire de flasques 122 (dont un seul est-visible à la fig. 6), aptes à être animés d'un mouvement alternatif rectiligne vertical suivant la flèche F8 par un vérin pneumatique 124, entre une position basse et une position haute, et qui, dans leur course ascendante, entre leur position basse et leur position haute, saisissent chacun un des tirants 98 du dispositif de serrage 92, 104 qui se trouve au poste S7, et l'amène de la position basculée vers l'extérieur à la position relevée verticale, où il est engagé dans la découpure correspondante 108 (fig. 5) de la plaque de couverture 104. Au poste S se trouve une presse comportant un coulis 7 seau à mouvement vertical 126, équilibré par un contrepoids 128 et auquel un vérin pneumatique 130 communique un mouvement alternatif rectiligne suivant la double flèche Fg. Dans le coulisseau 126 est monté, déplaçable verticalement, un organe presseur 132, en forme de cloche, qui, par la descente du coulisseau 126, est amené sur la plaque de couverture 104, elle-meme appliquée sur la pile de tôles qui se trouve sur le mandrin 86 positionné dans le poste S7. A ce moment, sous l'action d'un vérin pneumatique 134, l'organe 132 est pressé sur la plaque de couverture 104 avec une force adéquate, soumettant ainsi la pile de tôles à une compression axiale distribuée uniformément.Cette compression peut être exercée grâce à la réaction offerte par l'appui 108, qui se trouve dans l'alignement de l'organe presseur 132. Tandis que la pile de tôles est soumise à la compression, un autre vérin pneumatique 136 fait descendre verticalement dans le coulisseau 126, et fait tourner en même temps, grâce à des accouplements à rainures hélicoidales 138, unepaire d'appareilsde vissage 140. Ces appareils sont munis de têtes inférieures visseuses 142, qui viennent en prise- avec les écrous 102 montés sur les tirants filetés 98, provoquant ainsi le serrage des deux plaques 92, 104 du dispositif, entre lesquelles est interposée la pile de tôles P. Une fois le vissage effectué, la pression exercée par l'organe 132 est enlevée et le coulisseau 126 est remonté, laissant la pile de tôles à l'état comprimé grâce au serrage des écrous 102 sur les tirants 98. Enfin, un autre déplacement angulaire de 90 du carrousel 82 amène la pile de tôles serrée dans le dispositif 92, 104 à un poste d'évacuation S8 (fig. 1), où un troisième opérateur 03 enlève le dispositif et la pile du mandrin 86 pour transférer le tout à un four de cuisson de la résine thermodurcissable. Le dispositif 92, 104 sera séparé du paquet de tôles monolithique obtenu par la polymérisation de la résine seulement après la cuisson au four et les plaques 92, 104, après avoir été éventuellement nettoyées, seront recyclées à leur poste de chargement S6. I1 est évident que les opérations qui viennent d'être décrites pour une seule pile de tôles sont effectuées consécutivement sur chaque bras des-deux carrousels 12 et 82. Avec une installation comme celle qui vient d'être dé* crite en référence au dessin, le temps qui s'écoule entre la mise en place des tôles détachées les unes des autres au poste S et l'enlèvement de la pile imprégnée et serrée au poste S8 est de l'ordre de quelques secondes. Comme il va de soi et comme il ressort de ce qui précède, l'invention ne se limite pas à la forme d'exécution qui vient d'être décrite à titre d'exemple seulement; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes de réalisation. Ainsi, l' installation peut comporter des moyens de transport différents des deux carrousels 12 et 82, mais ayant la même fonction et aptes à transférer les piles de tôles entre certains au moins des postes qui ont été décrits. - REVENDICATIONS 1.- Procédé de fabrication d'armatures magnétiques pour stators de moteurs électriques, du type de ceux consistant à former une pile de tôles magnétiques découpées à la forme de- la section transversale-de l'armature à obtenir, ladite forme présentant une ouverture centrale sur le contour de laquelle se trouve une série circulaire d'encoches, à soumettre la pile de tôles à une imprégnation dans un bain de résine thermoducrissable liquide, à soumettre la pile imprégnée tout d'abord à un gouttage, puis à une centrifugation-pour éliminer l'excès de résine liquide, et enfin à soumettre la pile centrifugée à un traitement de durcissement de la résine pour obtenir une armature constituée par un paquet monolithique dans lequel les tôles sont maintenues assemblées par la résine durcie, caractérisé en ce que la pile de tôles est formée en enfilant celles-ci sur un mandrin dont la section correspond sensiblement à celle de ltou- verture centrale et qui est muni de nervures longitudinales aptes à s'engager comme des clavettes dans les encoches qui se trouvent sur le contour de ladite ouverture, en ce que l'imprégnation est effectuée en immergeant dans le bain de résine la pile de tôles détachées les unes des autres, portée par le mandrin associé, en ce que la centrifugation est effectuée alors que les tôles sont encore détachées les unes des autres et sont portées par le mandrin précité ou par un organe équivalent, ledit mandrin ou organe étant animé d'un mouvement de rotation qu'il communique à la pile de tôles, en ce qu'après la centrifugation, la pile de tôles détachées les unes des autres est posée sur une plaque de base avec les tôles rigoureusement alignées, en ce que sur la pile de tôles alignées, posée sur la plaque de base, est placée une plaque de couverture, en ce que la pile interposée entre les deux plaques est soumise à une compression exercée de 1' extérieur par les dites plaques dans une direction orthogonale au plan des tôles, à ce que, tandis que la pile est soumise à la compression, les deux plaques sont serrées l'une vers l'autre aumoyen d'organes à vis, en ce que la compression exercée de l'extérieur sur les plaques est arrêtée, laissant la pile à l'état comprimé grâce au serrage des organes à vis, en ce que la pile serrée entre les deux plaques est soumise a un traitement de durcissement de la résine, et en ce qu'après le durcissement de la résine, les deux plaques sont séparées du paquet monolithique- ob- tenu. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'après l'imprégnation, la pile est soumise à des jets d'air pour éliminer en grande partie l'excès de résine avant la cen trifugation. 3.- Installation pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisée en ce quelle comprend essentiellement un poste de mise en place des pilEs de tôles, un poste d'imprégnation comportant une cuve apte à contenir un bain de résine liquide, un poste de centrifugation comprenant des moyens d'entraînement en rotation des piles de tôles autour de leur axe, au moins un dispositif comportant une plaque de base et une plaque de couverture aptes à serrer entre elles une pile de tôles et muni d'organes a' vis de liaison et de serrage, chaque plaque présentant une ouverture centrale correspondant à celle des tôles de la pile, un poste de pressage et de vissage, apte à recevoir les piles de tôles interposées entre les deux plaques du dispositif et comportant des moyens pour exercer sur les deux plaques une force de compression dans le sens axial de la pile et des moyens pour effectuer le serrage des organes à vissdu dispositif, un poste d'évacuation hors de l'installation des piles enserrées dans le dispositif précité, et des moyens de transport munis de mandrins pour recevoir les piles de tôles et les- plaques du dispositif et aptes à transporter, pas à pas, chaque paquet de tôles enfilé sur le mandrin depuis le poste de mise en place jusqu'au poste de centrifugation en le faisant passer dans le bain du poste d'imprégnation, du poste de centrifugation à un poste de dépôt des piles sur les plaques inférieures des dispositifs et des plaques supérieures des dispositifs sur les piles, du poste de dépôt au poste de pressage et dévissage et de ce dernier au poste d'évacuation, les dits mandrins présentant des nervures longitudinales aptes à s'engager comme des clavettes dans les encoches qui se trouvent sur le contour de l'ouverture centrale des tôles. 4.- Installation selon la revendication 3, caractérisée en ce que les moyens de transport comprennent un premier et un second carrousel, placés l'un a côté de l'autre et tournant pas à pas en synchronisme sous l'action de vérins respectifs, le premier carrousel comprenant une pluralité de bras radiaux, de l'extrémité libre de chacun d'eux s'étend verticale ment vers le haut un mandrin, et le second carrousel comportant également une pluralite de bras radiaux dont chacun porte une paire de mandrins qui s'étendent verticalement vers le haut, 1' un extérieur, situé à l'extrémité libre du bras, pour recevoir successivement la plaque de base d'un dispositif, la pile de tôles et la plaque de couverture du même dispositif, et l'autre extérieur, situé entre le mandrin extérieur et l'axe de rotation du carrousel, pour recevoir la plaque de couverture d'un dispositif avant qu'elle soit placée sur la pile que reçoit le mandrin extérieur, et un appareil d-transfert apte à exécuter un mouvement cyclique pour transférer chaque fois, dans sa course aller, une pile de tôles d!un-mandrin du premier carrousel à un mandrin extérieur du second carroussel qui a déjà reçu préalablement une plaque de base, lorsque ces deux mandrins se trouvent l'un près de l'autre dans un poste de transfert, et pour transférer chaque fois, dans sa course de retour, une plaque de couverture du mandrin interieurvau;;mandrin extérieur auquel il est associé, en le déposant sur la pile, lespostesde mise en place des piles de tôles, d'imprégnation et de centrifugation étant desservis par le premier carrousel, les postes de dépôt, de pressage et de vissage et d'évacuation étant desservis par le second carroussel, et l'appareil de transfert transférant les piles d'un point du parcours des mandrins dupremîer carrousel situé après le poste de centrifugation à un point du parcours des mandrins extérieurs du second carrousel situé avant le poste de pressage et de vissage. 5.- Installation selon la revendication 3, caractérisée en ce que l'extrémité libre, portant le mandrin, de chaque bras du premier carrousel est décalée vers le bas par rapport au reste du bras et en ce que le poste d'imprégnation comprend une cuve déplaçable verticalement,sous l'action d'un vérin, entre une position basse, dans laquelle la cuve ne gêne pas le mouvement de rotation des bras, et une position haute, dans laquelle le mandrin d'un bras et la pile respective de tôles arrêtés en regard de la cuve sont immergés dans le bain que contient cette dernière. 6.- Installation selon la revendication 4, caractérisée en ce qu'elle comporte une cuve d'égouttage déplaçable verticalement avec la cuve contenant le bain d'imprégnation et située dans une des positions d'arrêt des bras du premier carrousel après le poste d'immersion dans le bain, à cette cuve tant associées des buses pour diriger des jets d'air sur la pile de tôles. 7,- Installation selon la revendication 3, caractérisée en ce que chaque mandrin du premier carrousel est constitué par deux séries de secteurs alternés, l'une fixe et l'autre déplaçable verticalement, les secteurs de la série déplaçable étant munis à leur partie inférieure d'appuis respectifs pour la mile de tôles et étant solidaires d'un arbre mené vertical muni à sa partie supérieure d'un organe d'embrayage mené, et en ce que le poste de centrifugation comprend un groupe d'entraînement en rotation à arbre vertical placé au-dessus du parcours des mandrins et muni à sa partie inférieure d'un organe d'embrayage menant apte à être accouplé à l'organe d'embrayage mené, et comprend en outre un groupe élévateur situé au-dessous du parcours des mandrins et dans l'alignement vertical de l'arbre menant pour soulever provisoirement l'arbre mené d'un mandrin à l'arrêt au poste de centrifugation, amenant cet arbre à s'accoupler avec l'arbre menant par l'intermédiaire de leurs organes d' embrayage respectifs, et pour soulever en même temps la série déplaçable de secteurs et la pile correspondante de tôles jusqu' à une position dans laquelle cette pile se trouve dans un récipient collecteur de la résine séparée par centrifugation. 8.- Installation selon la revendication 4, caractérisée en ce que les moyens de liaison à vis entre les deux plaques de chaque dispositif de serrage comprennent une paire de tirants filetés qui sont articulés à la plaque de base dans des positions symétriquement opposées par rapport à son ouverture centrale et peuvent s'engager dans des découpures latérales correspondantes de la plaque de couverture, les tirants étant munis d'écrous respectifs pouvant agir sur la face supérieurcde la plaque de couverture. 9.- Installation selon la revendication 8, caractérisée en ce que le poste de pressage et de vissage comprend un organe presseur à mouvement alternatif vertical, apte à être actionné par un vérin et à faire pression sur la plaque de couverture du dispositif de serrage contenant la pile de tôles à l'arrêt dans ledit poste, un appui aligné verticalement sur 1' organe presseur et apte à supporter par-dessous le bras qui porte le dispositif de serrage et la pile correspondante tandis que la pression est exercée, et une paire d'appareils à visser à mouvement alternatif, aptes à venir en prise avec les écrous des tirants et a les serrer. 10.- snstallation selon la revendication 8, caractérisée en ce qu'au poste de pressage et de vissage est associé un groupe de fermeture des dispositifs de serrage, qui comporte une paire de flasques aptes à exécuter un mouvement alternatif syn chronisé, sous l'action d'un vérin, entre une position basse et une position haute et qui, pendant sa course ascendante entre la position basse et la position haute, viennent en contact avec chacun des tirants pour l'amener d'une position basculée vers l'extérieur à une position relevée verticale, dans laquelle les tirants sont engagés dans les découpures respectives de la plaque de couverture.