6v u2uis4 ' ^rnir.ri 1 L'invention a pour objet une bande transporteuse et un procédé de fabrication de cette bande. L'invention a -pour objet plus particulier une bande transporteuse ayant une âme en tissu et des revêtements extérieurs de caoutchouc sur sa face supérieure et sur 5 sa face inférieure, l'âme en tissu étant constituée par une couche filamenteuse dans laquelle les filaments sont rendus parallèles à la direction longitudinale et par des couches de nappe superposées au-dessus et au-dessous, la couche filamenteuse et les nappes formant ensemble un pli aiguilleté de "tissu non tissé", le pli ser-10 vant d'âme étant suffisamment imprégné d'une colle. L'invention a également pour objet un procédé de fabrication de ce pli. On sait que les bandes transporteuses sont fabriquées par différents procédés et sont réalisées de différentes manières. Parmi les bandes transporteuses connues, certaines ont des âmes à 15 plis multiples formées en laminant plusieurs plis de tissu. Il est impossible de réaliser une bande transporteuse dont l'âme ne comprendrait qu'un seul pli, c'est-à-dire une âme constituée par un seul tissu, car elle aurait un trop grand allongement et une souplesse excessive, ce qui entraînerait une faible capacité de 20 charge. En conséquence, on ajuste de façon appropriée l'allongement et la souplesse en • combinant plusieurs plis de tissu dans les bandes transporteuses connues. D'un autre côté, dans ces réalisations à plis multiples, il est nécessaire que l'adhérence entre les revêtements de caoutchouc et les plis de l'âme soit suffisam-25 ment forte, et la souplesse de la bande est sacrifiée dans une certaine mesure. En outre, de telles bandes transporteuses à plis multiples ne sont pas appropriées à l'utilisation dans les domaines où l'on exige un allongement longitudinal moindre, du fait que leur allongement dans ce sens est relativement important. En 30 outre, l'âme d'une telle bande transporteuse exige plus d'heures de travail au cours d'un certain nombre de stades de fabrication, tels que le filage, le tissage et le laminage de plusieurs plis de tissu, et le trempage de l'âme pour lui donner de bonnes qualités d'adhérence avec les revêtements de caoutchouc. Les bandes transporteu-35 ses sont formées par caoutchoutage pa?frottement sur caoutchouc et compression du revêtement de caoutchouc. Ainsi, les procédés de fabrication exigent du temps et les produits obtenus sont coûteux. On connaît également des bandes transporteuses ayant une âme dans laquelle des fibres coupées sont mélangées à du caoutchouc 40 malaxé par des mélangeuses à rouleaux. Cependant, non seulement la BAD ORfGIfî/ GV 02054 2 2001061 résistance de ces bandes est insuffisante, mais également leur allongement est excessivement élevé et leur résistance au déchirement trop faible, du fait des limitations inhérentes aux conditions de fabrication, à savoir que les fibres coupées à mélanger au 5 caoutchouc malaxé ne doivent pas avoir plus de 10 mm de longueur et que leur pourcentage doit être au plus de 10 à 20 % du caoutchouc. Par ailleurs, la possibilité de relier leurs extrémités à des outillages métalliques est insuffisante, ce qui constitue un défaut sérieux. 10 Le but principal de l'invention est en conséquence de procu rer une nouvelle bande transporteuse à pli unique dont l'âme comporte un tissu non tissé constitué par une couche filamenteuse et des couches de nappe. Un autre but de l'invention est de procurer une bande trans-15 porteuse qui a, dans le sens longitudinal, une résistance suffisamment élevée et un faible allongement. Un autre but de l'invention est de procurer un nouveau procédé de fabrication de bandes transporteuses comportant des stades plus simples que les procédés classiques exigeant de nombreux 20 stades et beaucoup d'heures de travail. D'autres buts et avantages de l'invention apparaîtront dans la description suivante. Les bandes transporteuses sont constituées par une combinaison de revêtement de caoutchouc et d'une âme appropriée choisie en 25 fonction des buts que l'on se propose. Elles sont généralement classées en bandes transporteuses à faible, moyenne et forte résistance. Les caractéristiques exigées des bandes transporteuses classiques à faible et moyenne résistance, dont l'âme est constituée de tissus, sont les suivantes : 30 1°/ elles doivent avoir une résistance élevée dans le sens longitudinal de la bande, par exemple de 100 à 300 kg par centimètre de largeur de la bande. La tension en service est comprise entre environ 1/10 et 1/16 de la résistance. L'allongement dans ce cas ne doit pas être supérieur à 2 %. 35 2°/ l'adhérence de l'âme au revêtement de caoutchouc est au moins 2,8 kg par centimètre de largeur. 3°/ les courroies doivent être souples, et doivent pouvoir résister à 100 000 flexions dans l'essai de flexion qui sera décrit ci-après (voir exemples)» 40 4°/ on peut facilement rattacher ensemble les deux extrémités bad orjg/nal 69 02054 3 2001061 de la bande transporteuse (on utilise un procédé d'aboutage normal dans ce but). L'efficacité de la liaison doit être au moins 30 % de la résistance dans le sens longitudinal. 5°/ les courroies doivent être résistantes aux chocs. 5 6°/ la fatigue des courroies en service doit être faible. Autrement dit, la variation de la résistance de l'âme doit être faible et l'adhérence au revêtement de caoutchouc doit peu vieillir. 7°/ les caractéristiques précédentes doivent peu diminuer à 10 l'état humide. Les bandes transporteuses de l'invention utilisent comme âme un seul pli de tissu non tissé constitué par une couche de fibres synthétiques ou chimiques de filaments non tordus et non traités qui sont rendus parallèles dans le sens longitudinal de la bande, 15 et par des couches constituées par des nappes cardées ou non de fibres coupées synthétiques qui sont placées sur les deux surfaces (supérieure et inférieure) de la première couche filamenteuse. La couche filamenteuse et les nappes sont liées ensemble par aiguil-letage et suffisamment imprégnées d'adhésif. 20 Dans la description et dans les revendications annexées, "tissu non tissé" désigne la couche filamenteuse et les nappes reliées ensemble par aiguilletage et "âme" désigne le tissu non tissé -imprégné d'adhésif. L'invention sera mieux comprise par la description qui suit 25 d'exemples de réalisation, en référence au dessin annexé, dans lequel : - la figure 1 montre une coupe horizontale partielle d'une bande transporteuse selon 1'invention ; - la figure 2 montre une coupe horizontale partielle d'une 30 bande transporteuse classique ; - la figure 3 est une vue en plan de l'aiguille utilisée pour aiguilleter la couche filamenteuse et les deux nappes selon l'invention ; et - la figure 4 est une vue en plan à grande échelle des barbes 35 25 de l'aiguille. En se référant à la figure 1, 1 indique le revêtmeent de caoutchouc, 2 -indique les nappes, 3 est la couche filamenteuse, 4 indique les filaments rendus parallèles dans le sens longitudinal et 5 montre les fibres reliées et imprégnées d'un adhésif après 40 aiguilletage de la couche filamenteuse 3>et des nappes 2. On fait 69 02054 4 2001061 adhérer le revêtement de caoutchouc 1 et les nappes 2 par compression. En se référant à la figure 2, 11 est le revêtement de caoutchouc et 12 est l'âme constituée de tissu, 13 indiquant la chaîne 5 et 14 la trame. L'âme 12 est constituée par plusieurs plis, c'est-à-dire plusieurs tissus superposés l'un sur l'autre et est imprégnée d'un adhésif ou colle par trempage. On fait ensuite adhérer l'âme 12 au revêtement de caoutchouc 11 par compression. En se référant maintenant à la figure 3, 21 est une tige, 10 22 est une lame intermédiaire, 23 est la lame et 24 désigne des barbes. En se référant à la figure 4, 33 est la hauteur de relèvement, 34 est la profondeur de la gorge, 35 est la longueur de la gorge et 36 est l'angle de dépouille. 15 Comme fibres pour former la nappe filamenteuse et les nappes dans la bande transporteuse selon l'invention, on peut utiliser des fibres synthétiques de polyester, polyvinyle, polypropylène, polyamide et rayonne à forte ténacité. La couche filamenteuse est formée de filaments pratiquement 20 non tordus, et non traités. "Pratiquement non tordus et non traités" signifie que les filaments n'ont pas été soumis à une torsion ou un crêpage avec 1'intention de leur donner respectivement une torsion ou un crêpage. L'emploi de filaments tordus ou crêpés n'est pas souhaitable, du fait qu'il en résulte une diminution de la ré-25 sistance longitudinale et de la souplesse qui sont exigées de ces bandes transporteuses, et qu'en outre 1'allongement est augmenté de façon excessive. Les buts de l'invention peuvent être suffisamment atteints en employant des filaments de la jauge habituellement produite. La 30 jauge préférée est comprise entre 1,45 et 7 deniers. Au contraire, les couches de nappe sont formées de nappes, cardées ou non, de fibres coupées crêpées, en utilisant l'appareil classique pour faire des tissus non tissés. La longueur des fibres coupées n'est pas particulièrement critique, mais celles dont la 3 5 longueur est au moins 40 mm, et de préférence comprise entre 40 et 120 mm, s'entrelacent particulièrement bien avec la couche filamenteuse. On peut utiliser de façon satisfaisante les fibres courtes de jauge habituelle, comme dans le cas des filaments. Le rapport en poids de la couche filamenteuse aux couches de 40 nappe varie dans une certaine mesure en fonction du type de matière 69 020S4 2001061 utilisée, Il est normalement compris entre 1:1 et 5:1, de préférence entre 2-3 ; 1. Lorsque le rapport en poids est inférieur à 1 : 1, la souplesse de la bande est diminuée du fait de la masse excessive des couches de nappe et lorsqu'il est supérieur à 5 : 1S 5 l'effet d'entrelacement de 1'aiguilletage est gêné et il en résulte une souplesse moindre du produit. Le poids de la couche filamenteuse varie en fonction de la résistance et de la largeur prévues de la bande transporteuse. Lorsque le poids de la couche filamenteuse augmente, l'épaisseur de la couche augmente et la souplesse 10 a tendance à diminuer. En conséquence, il est souhaitable de maintenir le poids de la couche filamenteuse au minimum permis par la résistance prévue de la bande transporteuse. Un tel minimum de, poids est également avantageux du point de vue économique. Il doit être inférieur à 900 g/m2, de préférence inférieur à 300 g/m2. Il 15 est bien entendu que le poids des nappes peut facilement être déterminé du rapport de poids précité et du poids spécifique de la couche filamenteuse. L'épaisseur totale de l'âme dépend des poids de la couche filamenteuse et des deux couches de nappe, ainsi que de la pression 20 utilisée pour comprimer, dans le stade final, le revêtement de caoutchouc sur ces couches. Lorsque l'on fabrique des courroies à faible ou moyenne résistance selon les pratiques courantes, l'épaisseur est normalement inférieure à 1,5 mm, et de préférence inférieure à 1,2 mm. 25 L'aiguilletage est effectué afin de conserver la forme de l'âme. Ou bien l'une des couches de nappe et la couche filamenteuse peuvent être aiguilletées en premier et ensuite placées sur l'autre couche de nappe pour être soumises à un deuxième aiguilletage, ou bien les deux couches de nappe peuvent être placées sur le 30 dessus et le dessous de la nappe filamenteuse, pour être aiguilletées en une seule fois. Il est évident aue 1'aiguilletage peut être répété un certain nombre de fois, pour autant que les couches à aiguilleter ne sont pas endommagées. Lorsque la couche filamenteuse seule reçoit un aiguilletage 35 excessif, les filaments sont coupés et la résistance longitudinale et l'allongement de la bande sont détériorés. Par ailleurs, si seules les couches de nappe reçoivent un-aiguilletage excessif, ces couches sont endommagées et la souplesse de latande transporteuse est diminuée. L'aiguilletage de la couche filamenteuse seule, qui 40 peut être considéré comme un aiguilletage préalable, est effectué bad orîg1nv 69 02054 2001061 avec une densité de piqûres d*aiguilletage comprise entre .15 et 200 pair centimètre carré. Par ailleurs, la densité des piqûres des nappes seules est de préférence.inférieure à 30 par centimètre carré. Un tel aiguilletage préalable n'est pas toujours exigé. 5 La densité des piqûres d'aiguilletage de la couche filamen teuse avec les deux nappes placées sur le dessus et le dessous de la couche filamenteuse est comprise entre 100 et 600 par centimètre carré, et de préférence 200-400 par centimètre carré. Lorsque la densité des piqûres est inférieure à 100 par centimètre carré, la 10 bande'transporteuse obtenue a tendance à une souplesse moindre, et, lorsqu'elle est supérieure à 600 par centimètre carré, la résistance longitudinale et 1'allongement de la bande transporteuse tendent à diminuer. La densité de piqûres d'aiguilletage dépend également, dans 15 une certaine mesure, de la taille et de la forme de l'aiguille employée. La taille de l'aiguille se situe normalement entre 0,5 et 1,3 mm, et de préférence entre 0,6 et 0,8 mm de diamètre, et la taille est exprimée par la hauteur de sa section transversale. La forme des barbes peut être triangulaire, ronde ou carrée, mais l'on 20 préfère toutefois la forme triangulaire. L'angle de dépouille de la barbe est compris entre 0 et 70°, et de préférence entre 10 et 30°, mais des angles débordant cette plage préférée peuvent être utilisés pour autant que la couche filamenteuse et les nappes peuvent être suffisamment entrelacées. La hauteur préférée de relèvement 25 des barbes se situe entre 0,2 et 0,4 mm, mais des hauteurs débordant la plage spécifiée peuvent être utilisées pour autant que les couches sont entrelacées de façon satisfaisante et que les fibres ne sont pas davantage brisées. Le nombre standard de barbes est 9. Un tissu non tissé constitué par une couche filamenteuse et 30 deux couches de nappe, à laquelle on a ainsi donné line stabilité dimensionnelle et un bon entrelacement, est alors imprégné d'une colle., La colle est utilisée selon la technique des colles, c'est-à-dire que l'on préfère utiliser une colle contenant un composant 3 5 ayant une forte affinité pour1 le revêtement de caoutchouc et en particulier un composant identique au revêtement de caoutchouc. On préfère par exemple des combinaisons de caoutchouc naturel ou de SBE avec du caoutchouc naturel, du caoutchouc SBE, du caoutchouc au vinyl-pyridine, ou des latex de ceux-ci ; du caoutchouc au ni-40 trile avec du caoutchouc au nitrile ou son latex ; du-caoutchouc 69 02054 7 2001061 néoprène avec du caoutchouc- nêoprène ou son latex, du caoutchouc au butyle avec du caoutchouc au butyle ou son latex. Lorsque le revêtement de caoutchouc est constitué par du caoutchouc naturel ou SBR, ou par un mélange de ceux-ci, on peut utiliser comme colle 5 un caoutchouc naturel, un caoutchouc SBR ou un caoutchouc au vinyl-pyridine ou des latex de ceux-ci, mélangés selon un pourcentage désiré. Quand le revêtement de caoutchouc est constitué de plus d'un composant des combinaisons précédentes, l'on préfère utiliser plus d'un composant dans les colles correspondantes. On utilise 10 une colle à base de caoutchouc au vinyl-pyridine lorsqu ' une liaison particulièrement forte est exigée entre le revêtement de caoutchouc et l'âme. Cependant, du fait que les bandes transporteuses sont la plupart du temps en caoutchouc naturel ou SBR, on utilise dans la plupart des cas un caoutchouc naturel, un caoutchouc SBR, 15 ou un caoutchouc au vinyl-pyridine, ou des latex de ceux-ci comme composants caoutchoutés de la colle. La colle doit pouvoir suffisamment s'infiltrer dans le tissu non tissé. La prise de colle par infiltration est au moins 20 % en poids du tissu non tissé, et de préférence au moins 25 % en poids. 20 Lorsque la prise est inférieure à 20 % en poids, la résistance longitudinale, l'allongement et la souplesse de la bande sont détériorés de façon excessive. La distribution idéale de la colle-dans le tissu non tissé est telle que la colle est uniformément répartie en coupe transver-25 sale, et que chaque monofilament constituant le tissu non tissé soit suffisamment fixé. La fixation des monofilaments donne à l'âme résistance et souplesse. Afin d'obtenir une forte adhérence entre le tissu non tissé constituant l'âme et le revêtement de caoutchouc, et entre la cou-30 che filamenteuse et les couches de fibres coupées, la colle comprend de préférence le composant.caoutchouté et également un composant ayant une affinité avec les fibres (composant fibrophile) tel que les composés d'isocyanate, une résine résorcine-formaline, des composés époxy, des composés éthylène-urée, des composés éthylène-35 imine, des résines phénoliques, etc... L'on préfère particulièrement les colles à base de latex de caoutchouc et de résine résorcine-formaline ou les colles à base de composants caoutchoutés et de composés d'isocyanate, tels que le 4,4,4-triisocyanate de triphényl-méthane, Le pourcentage spécifique du compo.sant fibrophile dans une 40 composition adhésive est déterminé en fonction des matières du re¥ 69 02054 8 2001061 vêtement de caoutchouc et des fibres ; normalement, il est inférieur à 25 % en poids du composant caoutchouté, et de préférence inférieur à 15 % en poids. Le pourcentage est maintenu de préférence au minimum autorisé, afin d'améliorer la souplesse de la 5 bande transporteuse. Lorsque le pourcentage de composants fibro-philes augmente, on constate une tendance à obtenir un résultat satisfaisant par une moindre prise de la composition adhésive par infiltration. Avec une bande transporteuse selon l'invention, il n'est pas 10 toujours nécessaire de mélanger un composant fibrophile dans la composition adhésive, du fait des liaisons résultant de sa construction spécifique. Dans les bandes transporteuses connues ayant une âme en tissu, si l'on utilise une composition adhésive ne contenant pas de composant fibrophile pour lier le revêtement de 15 caoutchouc au tissu, la résistance au pelage est réduite de façon considérable. Au contraire, dans la bande transporteuse de l'invention, même si l'on utilise une colle neamtenant pas de composant fibrophile pour lier le revêtement de caoutchouc à l'âme par compression, on conserve une résistance au pelage de valeur suffi-20 santé. Ain.si la bande transporteuse selon l'invention a une résistance au pelage suffisante lorsque sa couche filamenteuse et ses nappes sont formées de fibres de polyester ou de polypropylène et que le tissu non tissé est lié au revêtement de caoutchouc en utilisant une colle n'ayant qu'un composantcaoutchouté, en l'absence 25 d'un composant adhésif peu coûteux et approprié ayant une certaine affinité pour ces fibres. Toutefois, lorsqu'on utilise une colle contenant un composant fibrophile, le rapport en poids du composant au composant caoutchouté doit rester dans la plage spécifiée ci-dessus. -Autrement la 30 liaison entre fibres devient excessive et la souplesse de la bande est considérablement diminuée. On peut utiliser la colle sous forme d'une solution dans un l'hexane / solvant tel que des solvants hydrocarbonés comprenant la gazoline/ et l'éther de pétrole ; des solvants benzéniques comprenant le 35 benzène, le toluène et le xylène ; des solvants cétonés tels que que la méthyléthylcétone et la diéthylcétone, ou sous forme de latex de caoutchouc. Lorsqu'on ajoute un composant fibrophile comme composant de la colle, l'on préfère des composés d'isocyanate pour des compositions de colle du type solvant organique, et l'on pré-40 fère des résines résorcine—formaline pour des compositions de colle 69 01054 9 2001061 du type latex. Lorsque l'on dissout le caoutchouc dans un solvant organique, l'on préfère que le caoutchouc soit malaxé à fond. On peut bien entendu mélanger à la composition adhésive divers agents de renforcement, de vulcanisation et des additifs, tels 5 que le noir de carbone, le soufre, la fleur de zinc, l'acide stéa-rique, le carbonate de calcium, de l'huile de traitement,, etc„„.p et/ou divers adjuvants et antioxydants, selon les pratiques courantes. On doit éviter que la solution adhésive ait une viscosité 10 élevée non nécessaire du fait que ceci empêche la colle de s'infiltrer uniformément dans le tissu non tissé. La viscosité appropriée dépend de l'épaisseur (poids) du tissu non tissé» mais doit normalement être inférieure à 150 p.i.g., de préférence inférieure à 100 p.i.g. Lorsque le tissu non tissé est relativement épais 15 (800 g/m2 ou plus en poids), la viscosité de la solution adhésive est nécessairement inférieure à 100 p.i.g. La bande transporteuse de l'invention est fabriquée en principe selon le procédé habituel. Toutefois, sa fabrication diffère de la fabrication des bandes transporteuses classiques sur le 20 point suivant. Dans la fabrication des bandes transporteuses connues, on utilise pour l'âme des feuilles tissées. En conséquence, les feuilles tissées doivent être soumises à l'avance à un stade de caout-choutage par frottement. Par'opposition, aucun stade de caoutchou-25 tage n'est nécessaire dans le procédé de l'invention. En premier lieu, les filaments non tordus et non crêpés sont enroulés sur une bobine montée sur un râtelier à bobines, et les filaments sont retirés de la bobine sous forme de filaments semblables à une corde, rendus parallèles à plat, de plusieurs mil-30 liers à plusieurs dizaines de milliers de deniers. Sur les surfaces supérieure et inférieure de ces filaments rendus parallèles, on place alors des couches de nappe, et les trois couches sont amenées ensemble dans un métier à aiguilleter. Ou bien, des brins multiples de filaments peuvent être enroulés en une fois sur un ourdissoir 35 et de là amenés au métier à aiguilleter. Dans ce métier à aiguilleter, les filaments mis à plat et rendus parallèles et les couches de nappe sont aiguilletés, sous une tension d'au moins 2 g par 1200 deniers de filaments, de préférence au moins 5 g. Dans ce cas, l'on préfère le maximum de 40 tension possible, du fait qu'une tension plus élevée diminue les 69 02054 10 2001061 irrégularités dans la répartition de tension parmi les fils de la couche filamenteuse. On peut ainsi -obtenir un produit plus uniforme sous une tension plus élevée. Lorsque la tension est trop faible, 1"orientation des fibres est dérangée pendant l'action des 5 aiguilles et la résistance longitudinale et 1'allongement de la bande sont détériorés. Comme il a été dit précédemment„ il est possible de soumettre â un aiguilletage préalable la couche filamenteuse constituée par les filaments mis à plat et rendus parallèles et/ou la ou les 10 ches de nappes ; puis de soumettre à un deuxième aiguilletage les couches intégralement superposées. Le tissu non tissé ainsi soumis à l'action des aiguilles et constitué de la couche filamenteuse et des nappes est alors imprégné d'une collef jusqu'à une prise suffisante. 15 Le tissu est alors séché et cuit pendant 2 à 10 minutes à une température de 100 à 180°C, de préférence de 130 à 160°C, pou? être transformé en l'âme de la bande selon l'invention. L'âme est alors placée entre les revêtements de caoutchouc„ et comprimée pendant 10 à 30 minutes sous une pression de 10 à 40 20 kg/cm2, normalement 20 kg/cm2, à une température comprise entre 120 et 180°C, de préférence entre 140 et 150°C, de façon à obtenir la bande transporteuse selon l'invention. Dans le procédé ci-dessus de fabrication, les filaments constituant la nappe filamenteuse, les nappes formant les couches de 25 nappe, les rapports en poids entre les deux, les conditions d'aiguilletage, la taille et la forme des aiguilles et la composition adhésive, etc... sont similaires à ceux qui ont été complètement décrits en se référant à la bande transporteuse de l'invention» La bande transporteuse selon l'invention présente ainsi irae 30 structure nouvelle et des caractéristiques excellentes. Autrement dit, l'âme de la bande doit comporter les composants spécifiques et être réalisée comme suit : 1°/ une couche de filaments synthétiques dans laquelle des filaments non tordus et non crêpés forment une couche en étant 35 rendus parallèles dans le sens longitudinal ; 2°/ deux couches de nappe, cardées ou non, de fibres eo-pâes crêpées, qui sont placées sur la surface supérieure et sur la surface inférieure de la couche de filaments ; 3°/ un tissu non tissé formé par les trois couches précédentes 40 solidarisées par aiguilletage ; - 69 02054 n 2001061 4°/ l'âme formée en imprégnant d'une colle le tissu non tissé. Les plages de valeurs satisfaisantes et les autres facteurs de limitation de la composition précédente sont ceux décrits précédemment. 5 On peut résumer comme suit l'importance de chaque constituant de la bande convoyeuse selon l'invention : La couche filamenteuse seule ne peut pas former une âme di-mensionnellement stable du fait que les filaments n'ont pas de caractéristiques d'entrelacement. En conséquence, toute bande 10 transporteuse dont l'âme ne comporte que la couche filamenteuse seule ne peut donner satisfaction. Par ailleurs, des bandes transporteuses dont l'âme ne comporte que les couches de nappe seules ne peuvent satisfaire les spécifications de souplesse, de résistance longitudinale et d'allongement 15 exigées d'une bande transporteuse. Une âme satisfaisante est formée en plaçant deux couches de nappe sur les deux surfaces de la couche filamenteuse. Si l'on n'utilise qu'une seule couche de nappe, la bande transporteuse obtenue a une résistance longitudinale, une: souplesse et une résistance au pelage du caoutchouc ne donnant pas 20 satisfaction. Egalement, si le tissu non tissé constitué d'une couche filamenteuse et de deux couches de nappe n'est pas imprégné de colle, la bande transporteuse dont l'âme est constituée par un tel tissu a peu de souplesse et une faible résistance au pelage du caoutchouc et ne donne pas satisfaction dans la pratique. 25 La bande transporteuse dont l'âme satisfait toutes les spéci fications de l'invention, sauf qu'elle n'est pas aiguilletée, a des caractéristiques très réduites de résistance longitudinale, de souplesse et de résistance au pelage du caoutchouc et ne donne pas satisfaction dans la pratique. 30 En outre, les avantages de la bande transporteuse de l'inven tion peuvent être énumérés comme suit : 1°/ tandis que la bande transporteuse dont l'âme est constituée d'un seul pli de tissu présente un allongement et une souplesse trop grands pour être pour être utilisée pratiquement, la bande 35 selon l'invention a un faible allongement et une ténacité appropriée avec l'âme à un seul pli réalisée comme il est spécifié ; 2°/ en conséquence, la bande selon l'invention est plus mince et plus légère qu'une bande avec une âme en plusieurs couches laminées de tissu. En conséquence, cette bande suit mieux la poulie, 40 même si le diamètre de la poulie est faible; /,n nno.c fi ' /- ' . 12 2001061 3°/ alors qufune forte adhérence du caoutchouc est une exigence essentielle pour une bande transporteuse dont l'âme est constituée de plusieurs plis de tissu, l'âme conforme à l'invention présente une excellente adhérence au caoutchouc, parce que l:âni.e 5 est à un seul pli et est constituée par des couches de nappe ; 4°/ dans le cas d'une bande transporteuse avec une âme tissée, on utilise occasionnellement une sous-couche séparée pour protéger l'âme tissée, particulièrement des chocs, etc... Au contraire, la couche filamenteuse de l'âme de la bande transporteuse 10 selon-1 ' invention est suffisamment protégée pair les couches ds nappe; 5°/ dans le cas de bandes transporteuses avec âme tissée, l'âme est préparée à partir de fibres au cours d'un grand nombre d'étapes impliquant beaucoup d'heures de travail, comme le filage, 15 la torsion et le tissage. En outre, l'âme est soumise à un trempage dans un agent adhésif tel qu'un latex de résine résorcine-for-maline, est caoutchoutée par frottement et est ensuite comp^-i^ês. avec le revêtement de caoutchouc; Au contraire, la bande transporteuse selon l'invention peut 20 être fabriquée avec un nombre d'étapes beaucoup plus faible, à savoir le formage du tissu non tissé, le traitement de ce tissu avec un adhésif caoutchouté, et la compression avec le revêtement de caoutchouc. En outre, selon l'invention, on peut fabriquer la bande de façon continue;; 25 6°/ le but de l'invention est de procurer une bande transpor teuse avec une âme à un seul pli ; on peut cependant également former, si on le désire, des âmes à plis multiples comme les âmes tissées ordinaires. L'invention va être expliquée ci-après en se référant à des 30 exemples* Exemple 1 : Des filaments synthétiques d'alcool de polyvinyle non tordus et non crêpés de la jauge 1200 deniers/200 filaments (résistance et allongement du fil : 8,4 kg x $3 %) furent rendus parallèles 35 sur une largeur de 30 cm sur la base de 16 fils par centimètre (214 g/m2 en poids), et soumis à un aiguilletage de 50 piqûres par centimètre carré de façon à donner aux filaments des caractéristiques d'entrelacement. L'on plaça ensuite sur le dessus et le dessous de la couche filamenteuse 50 g/m2 de deux nappes de fibres 40 synthétiques d'alcool de polyvinyle (jauge 2 deniers et longueur bad original 69 02054 13 2001061 de fibres 51 mm, résistance et allongement du monofilament : 5»5g/ denier x 14, 5 %) ; l'ensemble fut soumis à un aiguilletage de 300 piqûres par centimètre carré. Ensuite le tissu obtenu fut imprégné d'un latex résorcine-formaline (désigné ci-après sous la 5 dénomination RFL) comme agent adhésif. Le latex résorcine-formaline était préparé comme suit : Le rapport molaire de résorcine-formaline était 1 : 1 ; la concentration résorci"ne-formaline était 6 %, et l'on ajouta 4 % de soude caustique au.latex de caoutchouc. On laissa refroidir la 10 composition adhésive pendant 6 heures à la température ambiante de 2b°C, de façon à faire vieillir la résorcine-formaline dans le latex de caoutchouc. Un latex de caoutchouc fut ajouté à la solution aqueuse obtenue de résine résorcine-formaline selon un pourcentage en poids de 15 15 %. Le latex était celui obtenu en mélangeant un latex de copo-lymère butadiène-styrène, vendu sous le nom de Nipol LX 102, avec un latex de copolymère vinyl-pyridine-styrène-butadiène, vendu sous le nom de Hycar 2518 FS, selon un rapport de poids de 3 : 1. Ces deux latex sont fabriqués par Nippon Zeon K.K. Après addition des 20 latex, on laissa reposer la composition pendant 16 heures à 20°C pour la faire vieillir. La quantité d'agent adhésif ayant adhéré était 20,4 %. Le tissu fut cuit pendant 4 minutes à 160°C. Le tissu non tissé ainsi obtenu avait une résistance de 110 kg par centimètre de largeur dans le sens longitudinal des filaments. Sur les 25 deux faces de l'âme ainsi obtenue, on appliqua un revêtement de caoutchouc de la composition suivante et la totalité fut comprimée à 150°C pendant 20 minutes. La composition du revêtement de caoutchouc était la suivante : Composants Parties en poids 30 Caoutchouc naturel 40 Caoutchouc butadiène-styrène (SBR) 60 Noir de carbone 50 Fleur de zinc 5 Acide stéarique 2,8 35 Soufre 2,2 Adjuvant 1 Agent de résistance au vieillissement 1 La bande transporteuse ainsi obtenue fut soumise à un essai de flexion sur un dispositif de flexion de Scott (fabriqué par 40 Uejima Seisakusho, Japon) ; la bande résista à 500.000 flexions 69 02054 14 2001061 avant séparation, avec une résistance de 14 kg/cm et un allongement de 16,2 la résistance au pelage du caoutchouc étant de 8 kg/cm de largeur. Les mesures de résistance, d'allongement, de souplesse et de 5 résistance au pelage du caoutchouc furent effectuées comme suit : Résistance-alloncrement : -■ M.. —M.. I- —I... Un morceau de 3 cm de largeur et de 20 cm de longueur fut découpé dans la bande transporteuse échantillon, et tiré à une vitesse de 5 cm/minute, l'intervalle des mors étant 10 cm. La valeur 10 ainsi mesurée,, par exemple 285 kg/cm x 16,5 % de l'essai n° 1, indique que la résistance par centimètre de largeur de la bande était 225 kg et que l'allongement correspondant de la bande était 16,5 % par rapport à la longueur d'origine. La résistance et l'allongement étaient mesurés sur un dispositif d'essai de traction 15 (fabriqué par Shimazu Seisakusho, Japon) Autograph IS-2000). Souplesse : L'essai fut effectué avec un dispositif d'essai de flexion.-; de Scott, fabriqué par Uejima Seisakusho, Japon. Les dimensions de 1'échantillon d'essai étaient 2,5 cm en largeur et 35 cm en 20 longueur. .La pièce d'essai était montée sur une roue à gorge de 25 cm de diamètre et ses deux extrémités étaient fixées. L'angle de la circonférence au point de contact de la roue à gorge avec la pièce d'essai était 135°. La pièce fut ensuite courbée de façon répétitive et continue selon la circonférence de la roue à gorge 25 avec un taux d'alternances de 170 fois par minute1 sur une distance de 134 mm, sous une charge de 50 kg. Le nombre de flexions pour lequel on observa une anomalie dans le spécimen d'essai fut enregistré?comme norme de la caractéristique de flexion. 30 Résistance au pelage du caoutchouc : Les dimensions de l'échantillon d'essai étaient 2,5 cm en largeur et 20 cm en longueur. Le revêtement de caoutchouc fut pelé de l'âme du spécimen sur une courte distance, et les extrémités furent placées entre les mâchoires d'un dispositif d'essai de pelage de 35 bande et tirées en sens inverse avec une vitesse de 5 cm/minute. L'effort de traction sous lequel la distance de pelage atteignait 7,5 cm fut enregistré par un dispositif d'enregistrement et l'on en tira la résistance au pelage du caoutchouc. Lorsqu'elles sont pointées sur un graphique, les valeurs mesurées ainsi donnent' un 40 graphique ondulé et la moyenne arithmétique de chaque"point de 69 02054 15 2001061 crête de cette portion ondulée de la courbe donne une résistance au pelage. La mesure était effectuée sur un dispositif d'essai de pelage de bande fabriqué par Uejima Seisakusho, Japon. Exemple 2 : 5 Des filaments synthétiques d'alcool de polyvinyle non tordus et non crêpés (résistance et allongement du fil : 22,5 kg x 13 %, jauge 4800 deniers/800 filaments furent rendus parallèles sur une largeur de 30 cm avec une densité de 10 filaments par centimètre (534 g/m2 en poids) et soumis à un aiguilletage de 100 piqûres par 10 centimètre carré. On appliqua sur les deux surfaces de cette couche filamenteuse 95 g/m2 de deux nappes de fibres synthétiques -d'alcool de polyvinyle (jauge 2 deniers et longueur de fibre 51mm) (résistance et allongement du monofilament : 5,5 g/denier x 14,5%); les trois couches furent solidarisées par un aiguilletage de 550 15 piqûres par centimètre carré. Après aiguilletage, le tissu non tissé obtenu fut imprégné de RFL, dont la composition était la même que celle de l'exemple 1. Le produit obtenu avait une résistance de 220 kg/cm dans le sens des filaments. Après compression du revêtement de caoutchouc sur cette 20 ffcme par le procédé de l'exemple 1, la bande transporteuse obtenue fut soumise à un essai de pelage. On constata une résistance élevée entre l'âme et le revêtement de caoutchouc mesurée par une résistance au pelage de 9,4 kg/cm de largeur. î>a bande à pli unique résista à 200.000 flexions dans l'essai de flexion. On démon-25 tra ainsi que l'âme avait d'excellentes caractéristiques comme âme de bande transporteuse ; la bande transporteuse obtenue avait orne résistance de 230 kg et un allongement de 17,1 %. La résistance, l'allongement, la souplesse et la résistance au pelage du caoutchouc furent mesurés de la même façon que dans 30 l'exemple 1. Exemple 3 : Des filaments de Vinylon non tordus et non crêpés de jauge 4800 dieniers/2000 filaments (résistance du fil 33,6 kg et allongement 14,1 %) furent rendus parallèles avec une densité de 4 fila-35 ments par centimètre de largeur (214 g/m2 en poids), et soumis à un aiguilletage de 25 piqûres par centimètre carré. On introduisit entre les deux couches filamenteuses précitées une nappe de Vinylon de 50 g/m2, 2 deniers x 5 mm, résistance du monofilament 5,5 g/denier et allongement du monofilament 14,5 % ; 40 les mêmes nappes furent placées sur le dessus et le dessous de ces 69 02054 16 2001061 couches en sandwich et soumises à un aiguilletage. La densité des piqûres était de 200 par centimètre carré. Les couches furent ensuite liées avec un latex d'acrylate. La prise de colle était 25 % et le tissu non tissé résultant avait une résistance de 230 kg/cra 5 dans le sens des filaments. La résistance et l'allongement furent déterminés par la raêraa méthode que cel&è décrite dans l'exemple 1. Exemple 4 : Des filaments synthétiques d'alcool de polyvinyle non tordus 10 et non crêpés (jauge 1200 deniers/200 filaments, résistance du fil 8,4 kg et allongement du fil 13 %) furent rendus parallèles sur une largeur de 30 cm, avec une densité de 32 filaments par centimètre de largeur (427 g/m2 en poids) ; entre-temps, une nappe de fibres synthétiques d'alcool de polyvinyle (80 g/m2 en poids„ 15 jauge 7 deniers, longueur de fibres 5 mm, résistance du monofilament 6,1 g/denier et allongement du filament 16,2 %) fut placée sur la facèésupérieure et sur la face inférieure de la couche. Les couches furent soumises à un aiguilletage de 300 piqûres par centimètre carré, et traitées ensuite avec une colle RFL comme suit : 20 le rapport molaire de R/F était 1 : 1 ; la concentration en SF était 6 % et l'on ajouta à R 4 % de soude caustique. La composition adhésive reposa ensuite pendant 6 heures à la température ambiante de 20°C, pour faire vieillir RF dans le latex. Un latex fut ajouté à la solution aqueuse obtenue de résine RF selon un rapport 25 de poids de 15/300. Le latex était celui obtenu en mélangeant un latex de copolymère butadiène-styrène, vendu sous le nom de K'ipol L 102, et un latex de copolymère vinyl-pyridine-styrène-butadiène vendu sous le nom de Hycar 2518 FS, selon une proportion de 3 t 1» Après addition des latex, la composition repose pendant 16 heures 30 à 20°C pour effectuer le vieillissement. La solution RFL ainsi obtenue (viscosité : 5 poisea-,) imprégna de façon suffisante le tissa non tissé mentionné ci-dessus. Le tissu fut ensuite cuit pendant 4 minutes à 160°C. La prise de RFL dans le tissu non tissé était 25,7 % 35 Le tissu non tissé, ainsi obtenu, fut comprimé à 20 kg/cm2 pendant 20 minutes à 150°C, entre deux revêtements de caouLchouc de 1,6 mm d'épaisseur. Les caractéristiques de la bande transporteuse ainsi obtenue sont celles indiquées dans le tableau 1 sous la rubrique Essai n° 1. 40 De façon séparée, des fibres synthétiques d'alcool de polyvi- bad original 69 02054 17 2001061 nyle de filaments non tordus et non crêpés (jauge 1200 deniers/ 200 filaments, résistance du fil 8,4 kg et allongement du fil 13 50 furent rendues parallèles à une densité de 32 filaments par centimètre de largeur (427 g/cm2 en poids) ; elles furent ensuite 5 soumises à un aiguilletage préalable avec une densité de piqûres de 15 par centimètre carré sur les deux faces. On place respectivement sur le dessus et sur le dessous de la couche:filamenteuse deux nappes formées de fibres synthétiques d'alcool de polyvinyle, poids 80 g/cm2, (jauge 7 deniers, longueur de fibres 51 mm, résis-10 tance du monofilament 6,1 g/denier et allongement du monofilament 16,2 %) ; l'ensemble fut soumis à un aiguilletage avec une densité de piqûres de 300 par centimètre carré. Le tissu non tissé ainsi formé fut ensuite traité d'une façon identique à celle décrite ci-dessus. Les caractéristiques de la bande transporteuse ainsi obte-15 nue sont données sous la rubrique Essai n° 2 dans le tableau 1. Sue le même tableau, les essais n° 3 à 23 sont des essais de comparaison, les bandes transporteuses se trouvant dans le domaine de l'invention, sauf en ce qui concerne le point décrit dans la deuxième colonne. 20 La résistance, l'allongement, la souplesse et la résistance au pelage du caoutchouc furent mesurés par les mêmes méthodes que celles décrites dans l'exemple 1, sauf que l'on utilise, dans l'essai de souplesse, une roue à gorge de 35 mm de diamètre. On employa comme revêtement le caoutchouc de la composition 25 suivante : Parties en poids Caoutchouc naturel Caoutchouc butadiène-styrène (SBR) Noir de carbone 40 60 50 5,8 2,8 2,2 30 Fleur de zinc Acide stéarique Soufre Adjuvant Agent de résistance au vieillissement 1 1 TABLEAU 1 Résistance longitudinale Allongement ( kg/cm x:%) O .o o NJ O Cn •fc» Essai n° Bande transporteuse Souplesse (nombre de flexions) Résistance au pelage du caoutchouc (kg/cm) 3 4 5 Chaque nappe unitaire est placée sur le dessus et sur le dessous de la couçhe; filamenteuse et l'ensemble est aiguilleté La couche filamenteuse est seule aiguilleté© au préalable et ensuite assemblée avec deux nappes par aiguilletage L'âme est formée seulement de nappes On ne place qu'une nappe sur la couche filamenteuse La couche filamenteuse est formée de filaments tordus ( 100 T/m) La couche filamenteuse est formée de filaments crêpés (88 ondulations pour 10 cm) La traction exercée sur la couche filamenteuse est faible (tension du filament = 1,2 g/1200 deniers) 225 x 16 p 5 215 x 17,1 12.4 x 45,2 162 x 15,8 170 x 24,1 68 x 31,5 86.5 x 26,2 Le rapport en poids des nappes à la couche filamenteux65 x 17,9 se est supérieur à 1 : 1 (500 g/m2 : 1,17 : 1 -épaisseur de la bande : 4,8 mm, épaisseur de l'àme : 1,6 mm) Le rapport en poids des nappes à la couche filamenteuse est inférieur à 1 : 5 (60 g/m2 : 1 : 7,1 - 145 x 12,6 150.000 150,000 8.000 24.000 69.000 150.000 150.000 42.000 55.000 8,2 8,2 6,6 5,7 - 8,2 8,2 8,1 8,1 8,2 6,5 oo S.? O O 1 o o Essai n° Bande transporteuse Résistance longitudi- nale Allongement (kg/cm x %) Souplesse (nombre de flexions) Résistance au pelage du caoutchouc (kg/cm) épaisseur de la bande : 4,0?' mm -épaisseur de l'âme : 0,8 mm) 10 La couche filamenteuse est excessivement lourde (couche filamenteuse : 1050 g/m2, couches de nappe : 270 g/m2, épaisseur de la courroie : 4,8 mm, épaisseur de l'âme : 1,7 mm) 531,4x 17,4 35-000 8,2 11 Les nappes reçoivent un aiguilletage préalable avec densité de piqûres de 90 / cm2 209 x 1^.8 63.ÔOO 3,9 12 Les couches sont liées par une colle seule, sans aiguilletage 211 x 14,1 2.000 - 13 La densité des piqûres est inférieure à 100/cm2 (80 x cm2) 241 x 14,3 21.000 8,2 14 La densité des piqûres est supérieure à 600/cm2 (720 x cm2) 130 x 30,3 150.000 8,0 15 Pas de colle 101 x 20,4 34.000 3,3 16 La prise de la colle * est inférieure à 20 % ( 14 % de RFL) 177 x 16,9 82.000 6,8 17 Le pourcentage du composant non caoutchouc dans la composition adhésive * est supérieur à 25 % (RF/L = : 30 %) 231 x 15,5 54.000 8,3 18 La composition adhésive ne comprend pas de composant 219 x 19,1 150.000 4,6 o-•o o hO o Cn •fc* VD hO O o —1 o o Essai n° Bande transporteuse Résistance longitudinale Allongement (kg/cm x %) . Souplesse (nombre de flexions) Résistance au pelage du caoutchouc (kg/cm) O- -O O NJ O en non caoutchouc (composant fibrophile) (RF/L = 0 %) 19 : On mélange à la colle du DESHODUR R (un composé du :221 x 17,8 type isocyanate, produit par BAYER A.G.) selon un pourcentage de 12 % du composant caoutchouc (par addition au caoutchouc dissous) 20 : On mélange à la colle du DESMODUR R selon un pourcen-:229 x 15,4 tage de 30 % du composé caoutchouc (par addition au caoutchouc dissous) 21 : La viscosité de la colle est trop élevée pour per- :140 x 20,3 mettre l'infiltration dans le tissu non tissé : (caoutchouc dissous ayant une viscosité de 1750 p.i.g): 22 : La viscosité de la colle est assez faible pour per- :215 x 18,2 mettre l'infiltration complète du tissu non tissé (caoutchouc dissous ayant une viscosité de 7 p.i.g.) 23 : La combinaison de la colle et de la composition de :225 x 16,2 caoutchouc du revêtement ne convient pas (le revêtement est un caoutchouc du type néoprène) 150.000 43.000 71.000 150.000 55.000 7,3 7,7 3,4 4,5 2,5 K> O * Pour préparer la composition adhésive, on fit dissoudre une composition identique à celle du revêtement de caoutchouc dans une solution gazoline-toluène (1 : 1) pour le caoutchouc. Dans ce cas, on n'effectua qu'un séchage et pas de cuisson. hO o O o Cr- 69 02054 21 2001061 Exemple 5 ; Des bandes transporteuses furent fabriquées de la manière décrite dans l'exemple 4, sauf que la matière des-fibres synthétiques de la couche filamenteuse et des couches de nappe était 5 remplacée par celles indiquées dans 1s tableau 2. La résistance longitudinale, l'allongement longitudinal» la souplesse et la. résistance au pelage du caoutchouc sont également donnés dans le tableau 2. La mesure des caractéristiques fut effectuée par les méthodes 10 d'essais identiques à celles décrites dans l'exemple 4. TABLEAU 2 Matériau des 15 fibres Couche filamenteuse (denier/ filaments) Couche de nappe (denier x fliffi) Résistance 1ongi tudinale Allongement (kg/cm x %) Souplesse (nombre de flexions) Polyester 1000/250 3 x 51 203 x 15,2 150.000 Polyvinyle 1200/200 7 x 51 225 x 16,5 150.000 Polypropylène 1000/250 3 x 51 215 x 18,6 150.000 20 Polyamide 840/160 3 x 51 248 x 23,2 150.000 Rayonne à fort* ténacité » 650/1100 3 x 51 143 x 11,2 150.000 Exemple 6 : 1°/ Une bande transporteuse du domaine selon l'invention fut 25 préparée de la manière déceite dans l'exemple 4. Le poids de l'âme traitée avec une colle RFL, après séchage et cuisson ultérieurs, était 738 g/cm2, et celle de la bande transporteuse liée au revêtement de caoutchouc pair compression était 4580 g/m2. L'épaisseur de la bande était 4,2 mm. 30 2°/ On prépara séparément une toile tissée ayant les carac téristiques suivantes : 1200 d/3 x 840 d/2, 45 brins x 27 brins, largeur 5 cm, poids 505 g/m2, à partir de filaments synthétiques d'alcool de vinyle (1700 deniers/200 filaments, résistance du fil #,4 kg, allongement du fil 13 %) comme trame et des filaments de 35 nylon (840 deniers/160 filaments, résistance 5,5 g/denier, allonge- bap OfHQft 69 02054 22 2001061 ment du fil 32,1 %) comme chaîne et l'on prépare une bande transporteuse en utilisant un seul pli de la toile tissée comme âme, de la manière décrite dans l'exemple 4» La courroie obtenue pesait 4400 g/m2 et son'épaisseur était 4,1 mm. 5 3°/ On prépara séparément une toile tissée de fibres filées synthétiques d'alcool de polyvinyle (2 deniers x 50 mm, résistance du moûofilament 5,5 g/denier, allongement du moiïofilament 14,5 %) ayant la structure 10/4 x 10/4, 45 brins x 25 brins (largeur 5 cm) et pesant 450 g/m2. Cette toile fut traitée avec une colle RFL de 10 la manière décrite dans l'exémple 4. Le tissu fut ensuite caoutchouté avec un caoutchouc de la même composition que le revêtement. On lamina quatre plis du tissu ainsi obtenu et on lia ïA®n»«àble au revêtement de caoutchouc par compression, comme décrit dans l'exemple 4. On obtint ainsi une bande transporteuse dont l'âme 15 était constituée par quatre plis de tissu, la bande ayant un poids de 6680 g/m2 et une épaisseur de 6,0 mm. 4°/ Une bande transporteuse similaire à celle fabriquée dans l'essai (1°/) ci-dessus fut fabriquée, sauf que sa couche filamenteuse était rémplacée par le tissu utilisé en (2°/) ci-dessus. 20 L'âme formée du tissu à armure toile, avec deux couches de nappe placées sur ses deux faces, pesait 856 g/m2 après traitement par du RFL. La bande pesait 4700 g/m2 et avait une épaisseur de 4,3mm. Comme en ce qui concerne les quatre bandes transporteuses précédentes, on mesura la résistance longitudinale, 1'allongement 25 longitudinal, l'allongement sous une tension correspondant au 1/10 de la résistance de la bande, la souplesse, l'efficacité de liaison à des outillages métalliques, la résistance au pelage du caoutchouc, la résistance aux chocs et la résistance à la fatigue, les résultats étant donnés dans le tableau 3. 30 La résistance longitudinale, l'allongement longitudinal, la souplesse et la résistance au pelage du caoutchouc furent mesurés par les méthodes décrites dans l'exemple 1. Les autres propriétés furent mesurées comme suit : Allongement sous une tension correspondant au 1/10 de la résistance 35 de la bande : Il fut mesuré selon la même méthode de mesure que celle de la résistance longitudinale et de l'allongement longitudinal, sauf que la bande était soumise à une tension correspondant au 1/10 de la résistance de la bande. Normalement, une bande transporteuse 40 circule tout en étant soumise à. une tension correspondant de 1/10 69 02054 23 2001061 à 1/16 ; cet allongement sous tension correspondant à 1/10 de la résistance de la bande est donc une caractéristique importante de celle-cic Efficacité de la liaison à un outillage métallique : 5 Deux échantillons de bande transporteuse de 4^5 cm de largeur et de 15 cm de longueur furent reliés par un aboutage?n°^27 dont la norme la forme est définie dans/JIS B 1851)et la portion du joint fut rompue en exerçant, comme dans l'essai de résistance et d'allongement, une traction identique à celle de l'exemple 1, sauf que la 10 distance entre les mors était 20 cm et que la vitesse de traction était 10 cin/niinute. Le rapport entre la résistance à la rupture et la résistance de la courroie échantillon fut enregistréecomme définissant l'efficacité de liaison à des outillages métalliques. Résistance aux chocs : 15 L'échantillon était fixé aux deux extrémités, et soumis à une tension correspondant au 1/12 de la résistance de la bande échantillon. On soumit alors l'échantillon à une énergie d'impact de 9 kgm par coup, avec une pièce de fer ayant une lame de 3 mm de longueur et en appliquant au total 500 coups. La résistance de la 20 bande mesurée avant et après l'impact fut exprimée par une valeur en pourcentage. Résistance à la fatigue : Une courroie échantillon de 10 cm de largeur et de 4 m de longueur circulait entre deux poulies de 30 cm de diamètre dans les 25 conditions suivantes, et la variation de résistance avant et après le fonctionnement fut exprimée par une valeur en pourcentage : - Tension de la bande : 1/12 de la résistance de la bande ; - Vitesse de circulation : 1200 m/minute ; - Période de fonctionnement : 2 mois. TABLEAU 3 Allongement • • • • sous une • • • • Résistance tension Efficacité Résistance longitudi corres Souplesse de liaison au pelage Résistance Résistanoe nale pondant à (nombre de à un outil-î du caout- aux à la Allongement 1/10 de la flexions) lage métal chouc chocs fatigue (kg/cm x %) résistance lique (kg/cm) (%) (%) de la cour (%) roie (%) Bande transporteuse selon l'invention 225 x 16,5 0,4 500.000 36 8,2 93,8 84,8 Bande transporteuse avec âme tissée à 207 x 20,6 3,1 500.000 . 34 6,2 38,3 89,1 pli unique Bande transporteuse avec !tae tissée à 221 X 20,1 1,0 280.000 30 5,7 53,1 70,5 quatre plis Bande transporteuse dans laquelle la couche filamenteuse 223 X 21,5 3,3 350.000 39 8,2 95,2 89,5 est remplacée par une toile tissée 69 02054 25 2001061 REVENDICATIONS 1 : Bande transporteuse dans laquelle le revêtement de caoutchouc est lié à l'âme imprégnée d'une colle, caractérisée en ce que l'âme est un tissu non tissé constitué par une couche filamen-5 teuse de filaments synthétiques ou chimiques rendus longitudinale-ment parallèles et par deux nappes de couches de fibres caupées, cardées ou non, placées sur la face supérieure et sur la face inférieure de la couche filamenteuse, cette couche filamenteuse étant composée de filaments pratiquement non toedus et non crêpés 10 et les couches de nappe étant composées de fibres coupées crêpées, la couche filamenteuse et les couches de nappe étant superposées et solidarisées par aiguilletage, le tissu non tissé étant suffisamment imprégné avec une colle et le rapport en poids de la couche filamenteuse aux couches de aappe variant de 5 : 1 à 1 : 1, 15 la colle étant du type caoutchouc. 2. Bande transporteuse selon la revendication 1, caractérisée en ce que la matière des fibres formant la couche filamenteuse et les couches de nappe est choisie dans le groupe comportant des fibres synthétiques de polyester, de polyvinyle, de polypropylène, 20 de polyamide et de rayonne à ténacité él«$ée. 3. Bande transporteuse selon la revendication 1, caractérisée en ce que les filaments formant la couche filamenteuse sont pratiquement continus, les fibres coupées formant les couches de nappe ayant au moins 40 mm de longueur et la jauge des deux produits va- 25 riant de 1,45 à 7 deniers. 4. Bande transporteuse selon la revendication 1, caractérisée en ce que la couche filamenteuse ast soumise à un aiguilletage préalable avec une densité de piqûres variant de \5 à 200 par centimètre carré. 30 5. Bande transporteuse selon la revendication 1, dans laquelle les couches de nappe sont soumises à un aiguilletage préalable avec une densité de piqûres inférieure à 30 par centimètre carré. 6. Bande transporteuse selon la revendication 1, caractérisée en ce que la couche filamenteuse et les couches de nappe sont sou- 35 mises à un aiguilletage avec une densité de piqûres de 100 à 600 par centimètre carré. 7. Bande transporteuse selon la revendication 1, caractérisée en ce que la prise de!telle par l'âme est au moins de 20 % en poids. 40 8. Bande transporteuse selon la revendication 1, caractérisée 69 02054 26 2001061 es ce que la colle est composée d'au moins un composant caoutchouc et d'au moins un composant fibrophile choisi dans le groupe comprenant des composés d'isocyanate, des résines résorcine-formaline* des composés époxy, des composés éthylène-urée, des composés éthy— 5 lène-imine et des résines phénoliques. 9. Bande transporteuse selon la revendication 8, caractérisée en ce que la quantité du composant fibrophile de la colle est inférieure à 25 % en poids du composant caoutchouc. 10. Bande transporteuse selon l'une quelconque des revendi-10 cations 1, 7, 8 et 9, caractérisée en ce que la colle contient un solvant choisi dans le groupe comprenant des solvants du type hydrocarboné, du type benzénique et du type cétoné. 11. Bande transporteuse selon l*ane quelconque des revendications 1, 7, 8, 9 et 10, caractérisée en ce que la colle a une 15 viscosité inférieure à 150 p.i.g. 12. Procédé de fabrication d'une bande transporteuse consistant à imprégner l'âme avec une oôlle, à cuire et comprimer l'âme ensemble avec le revêtement de caoutchouc, caractérisé en ce qu'on rend parallèles à plat des filaments synthétiques ou chimiques 20 pratiquement non tordus et non crêpés pour leur donner la forme de cordes sous tension, formant ainsi une couche filamenteuse,en ce que l'on y superpose des couches de nappe de fibres coupées, cardées ou non, et crêpées, sur la face supérieure et la face inférieure de la couche filamenteuse avec un rapport en poids entre la 25 couche filamenteuse et les couches de nappe variant de 5 : 1 à 1 : 1, en ce que l'on aiguillette les couches superposées maintenues sous tension avec une densité de piqûres variant de 100 à 600 par centimètre carré pour former un tissu non tissé, en ce que l'on imprègne suffisamment le tissu non tissé avec une colle du 30 typercaoutchouc ayant une viscosité inférieure à 150 p.i.g., la prise de colle étant au moins de 20 % en poids, pour former une âme et- en ce que l'on comprime un revêtement de caoutchouc sur le dessus et sur le dessous de l'âme. 13. Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que 35 la matière des fibres formant la couche filamenteuse et les couches de nappe est choisie dans le groupe comprenant des fibres de polyester, de polyvinyle, de polypropylène, de polyamide et de rayonne à ténacité élevée. 14. Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que 40 1'aiguilletage est effectué sous une tension d'au moins S g par 69 02054 27 2001061 1200 deniers de filaments. 15. Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que les filaments formant la couche filamenteuse sont pratiquement continus, que les fibres coupées formant les couches de nappe ont 5 au moins 40 mm de longueur, et que les deux matériaux ont une jauge variant de 1,45 à 7 deniers. 16? Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que la couche filamenteuse est soumise à un aiguilletage préalable avec une densité de piqûres de 15 à 200 par centimètre carré. 10 17. Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que les couches de nappe sont soumises à un aiguilletage préalable avec une densité de piqûres inférieure à 30 par centimètre carré. 18. Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que la colle comporte au moins un composant caoutchouc et au moins un 15 composant fibrophile choisi dans le groupe comprenant des composés d'isocyanate, des résines résorcine-formaline, des composés époxy, des composés éthylène-urée, des composés éthylène-imine et des résines phénoliques. 19. Procédé selon la revendication 18, caractérisé en ce que 20 le composant fibrophile de la colle est inférieur à 25 % en poids du composant caoutchouc. 20. Procédé selon l'une quelconque des revendications 12, 18, et 19, caractérisé en ce que la colle contient un solvant choisi dans le groupe comprenant des solvants du type hydrocarboné, du 25 type benzénique et du type cétoné.