L'invention concerne une station pour le captage du vent, ou barrage éolien. Le monde entier souhaiterait tirer l'énergie qui lui est nécessaire non pas d'un capital fossile épuisable : pétrole, charbon et uranium, mais d'une rente servie régulièrement par les forces naturelles. Toute énergie naturelle provient du soleil directement ou indirectement : énergie solaire directe, énergie des précipltations atmosphériques, énergie des marées, énergie thermique des mers, énergie du vent, énergie végétale : chlorophylle, bois, sucre, éthanol, etc... Seules les énergies des précipitations atmosphériques sont facilemeht préhensibles parce que les montagnes qui les re çoivent en altitude constituent des collecteurs naturels à potentiel élevé. Toutes les autres restent très diluées et la microcollecte qu'il faut en faire pose le problème très difficile de capter des quantités significatives d'énergie tout en investissant un minimum d'énergie, de travail humain et d'argent. C'est le cas, en particulier, du captage de l'énergie du vent, et c'est ce problème qui fait l'objet de la présente invention. La plupart des appareils de captage connus, aussi bien les antiques moulins à vent que les modernes éoliennes, ont un caractère ponctuel et sont destinés à des usages localisés. Il est légitime que de tels appareils, pour obtenir le maximum d'Ó- nergie possible en un point donné, cherchent à utiliser le vent venant de toutes les directions et à tirer le meilleur rendement d'une surface active donnée. Les éoliennes sont alors généralement constituées par des hélices du type ventilateur axial dont l'axe est horizontal et orienté dans le lit du vent . L'hdlice a l'avantage d'utiliser au maximum un flux de vent sans carénage et de fournir, avec un faible pas, une vitesse assez élevée de l'arbre récepteur, la vitesse linéaire des bouts de pales étant très supérieure à la vitesse du vent. Le premier inaonvénient de l'étolienne de type connu réside en ce que l'appareil se trouve en difficulté en cas de tempête, surtout compte tenu des hauts supports nécessaires, la protection de éolienne demandant des complications importantes. Un second inconvénient provient de l'impact des parti cules solides éventuellement charriées par le vent sur des surfaces tournant à grande vitesse, impact qui tend à les détériorer. Mais l'inconvénient le plus important réside dans la difficulté de collecter les faibles quantités d'énergie éparses lorsqu'on veut, par exemple, les insérer dans un secteur de distribution ; chaque appareil entraîne un générateur électrique de faible puissance, donc de bas rendement, avec des pertes importantes dans les conducteurs de liaison et des complications de régulation pour l'insertion danse secteur. Par ailleurs, lorsqu'on veut augmenter la puissance unitaire de ces appareils, l'investissement croit plus vite que l'énergie pouvant être recueillie. L'invention vise à réaliser à titre de produit industriel nouveau, une station énergétique constituée par des lignes de récepteurs aéro-mócaniques élémentaires dont les axes sont reliés bout à bout par accouplement mécanique et dont le nombre est tel qu'aux extrémités de ces lignes puissent entre installés des générateurs électriques ou hydrauliques de taille suffisante pour posséder un bon rendement. Suivant une caractéristique supplémentaire de l'invention, les récepteurs aéro-mécaniques élémentaires sont des tambours à aubès à axe sensiblement parallèle au sol et sensiblement perpendiculaire au lit du vent dominant, leur construction étant particulièrement frustre, et ne nécessitant pratiquement que des produits sidérurgiques quasi bruts. De préférence, le diamètre et la longueur hors tout des rotors de ces récepteurs seront tels qu'ils pourront être transportés tout montés par fer et par route, ctest-à-dire qu'ils pourront tenir dans le gabarit d'un wagon ou d'un camion. Suivant une caratéristique supplémentaire de llinven- tion, les éléments sont accouplés entre eux par l'intermédiaire de joints de cardan simples, et sont pourvus chacun d'un seul support qui autorise un décalage de quelques degrés d'angle entre les éléments, aussi bien dans le plan vertical que dans le plan horizontal, de sorte que l'alignement des récepteurs peut être légèrement brisé dans ces deux plans pour permettre à la ligne générale de suivre facilement un profil de terrain quelconque en ayant pour unique preoccupations le fait d'orienter cette ligne perpendiculairement au lit du vent dominant. Le nombre de récepteurs aéro-mécaniques peut approcher la centaine, et la longueur de la ligne peut approcher le kilomètre. Suivant une caractéristique supplémentaire de l'invention, plusieurs lignes actives sont groupées les unes derrière les autres, à peu près parallèlement entre elles à la distance qui permet au vent de se rabattre, ce groupement étant permis par la faible hauteur des lignes. Le prix d'installation est au plus proportionnel à la longueur, donc, puisque la hauteur est constante, proportionnel à la surface captée. Il sera généralement inférieur puisque le prix au mètre décroatra avec l'importance de la série et que le prix du récepteur électrique ou hydraulique s'amortira d'autant mieux. On peut remarquer que la dette d'énergie sera faible puisque toute la construction sera réalisée en acier laminé, matériau qui demande un minimum d'énergie pour son élaboration, la faible hauteur de l'installation permettant d'autre part, de réaliser des supports métalliques très légers. Cette faible hauteur et l'absence de reliefs sur toute la longueur de ltinstallation lui permettront de stintégrer dans un paysage sans le dénaturer. Il est à remarquer également que si le lit du vent du moment fait un angle ce avec le lit du vent dominant, l'énergie active de la ligne sera mipliée par cosys et l'énergie tangentielle ou réactive par sine(. Il s 'ensuit que le faisceau de lignes pourra utiliser plus ou moins bien tous les vents dans un secteur de r800 et très bien dans un secteur de 900. Quant à l'énergie tangentielle, si elle zest par récupérable dans le faisceau, elle ne lui procurera aucun dommage. Le choix des sites å vent dominant est tres larges. Si cependant on voulait pouvoir utiliser au maximum le vent dans toutes les directions, l'inven- tion prévoit d'abord d'apporter une très légère modification aux récepteurs aéro-mécaniques en leur permettant d'utiliser un second secteur de vents opposé au précédent, puis ensuite, d'installer un second faisceau perpendiculaire au précédent de sorte que toute la rose des vents soit utilisée. 27ais il faut mettre en balance la perte de rendement d'un récepteur aéromécanique à deux entrées opposées, et l'accroissement relatif de ltinvestis~ sement par rapport à l'énergie totale annuelle recueille. Chaque site sera un cas d'espèce. On peut noter aussi que l'installation pourra commencer à fournir de la puissance à un seuil trs bas, par exemple au vent de force 2 de l'échelle de Beaufort, et po-urra fonctionner et capter de l'énergie pour toutes les forces de vent, y compris la force 12 de Eeaufort (ouragan), sans précautions particuliè res. Puisque la vitesse des pales est au plus égale à la vitesse du vent et que la différence de ces vitesses est faible et parfois presque nulle, il n'y a pas de probalit de détérioration des pales par l'impact de particules éventuellement transportées par le vent. Bien entendu, pour la commande d'un générateur électrique, et éventuellement d'un convertisseur hydrostatique, il faudra installer un multiplicateur à engrenages à l'extrémité de chaque ligne de rotors. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, permettra de mieux comprendre les caractéristiques de 1 'invention. La figure 1 est une coupe longitudinale d'un récepteur aéro-mécanique élémentaire selon l'invention, montrant sa connexion avec les éléments contigus. La figure 2 est une coupe transversale II-II (fig.1) de l'élément précité en un point quelconque de sa longueur. La figure 3 est une coupe transversale III-III (fig.1) de l'élément précité, au droit d'un faisceau de rayons d'attache des pales. La figure 4 est une coupe transversale IVIV (fig.1) au droit d'un support. La figure 5 est un détail à plus grande échelle de la fig. 3 montrant l'attache de deux rayons sur les pales et sur le tube central. La figure 6 est une vue suivant VI (fig.5) de l'attache ci-dessus et du faisceau de rayons. La figure 7 est un agrandissement de la fig. 1 au droit du support et de la connexion de deux éléments contigus. La figure 8 est une coupe suivant VIII-VIII (fig. 7). Les figures 9 et 10 sont des vues montrant, en correspondance avec les figures 7 et 8, une variante de la connexion. La figure 11 est le plan d'un exemple dsinstallation suivant l'invention sur un plateau ou une plaine battus par le vent. La figure 12 est une coupe transversale suivant XII (fig. 71) d'un ensemble de plusieurs channes parallèles disposé sur un plateau ou sur une plaine. La figure 13 est le plan d'un exemple d'installation suivant l'invention disposée en deux faisceaux perpendiculaires et utilisant des éléments à deux entrées symétriques. La figure 14 est la coupe à grande échelle de l'abou- tissement à la centrale d'une chaîne dtélements tels que repre- sentés fig. 1. La figure 15 est une variante de cette coupe. Le récepteur aéro-mécanique élémentaire selon l'invention est visible sur les figures 7, 2, 3, 4. C'est une roue à aubes très allongée, les aubes 1 étant disposées radialement et régnant sur toute la longueur de la roue. Leur bord extérieur suit une génératrice du cylindre enveloppe de la roue. Exceptionnellement, il peut entre légèrement dévié suivant une hélice de très grand pas. Dans la réalisation normale prévue, l'aube est à sec- tion curviligne, la concavité étant située du côté du vent dans la partie utile de la roue. C'est une tôle d'acier de faible épaisseur roulée en usine, ou un profilé directement fourni par l'aciérie. Le nombre d'aubes est premier : 5, 7 ou 11 et elles sont en principe angulairement équidistantes, bien que cette der nière caractéristique puisse titre modifiée. Le moyeu de la roue est constitue par un tube 2 de diamètre extérieur constant et d'épaisseur constante sur toute la longueur d'un élément - du type tube de pipe-line. Les aubes sont fixées sur le moyeu par plusieurs fais- ceaux tels que 3 équidistants entre eux à une distance telle que la portion d'aube intercalée puisse supporter le vent maximum sans travail de flexion excessif ni flèche notable. Ces barres d'attache sont des aciers ronds montés suj- vant des cordes de la circonférence circonscrits aux aubes et tangentes au moyeu 2 ; elles sont légèrement coudées à chacune de leur extrémité, d'un côté 4 en épousant la forme de la demi-aube intérieure, et de l'autre côté 5 en épousant la forme de la demiaube extérieure (fig. 5) ; elles sont fixées sur les aubes par deux boulons ou rivets ou par soudure, et sont fixées sur le moyeu par un boulon, ou un rivet ou par soudure. Blles sont placées côte à côte le long du moyeu (fig. 6) de sorte que leur faisceau a une certaine épaisseur, qui n'est pas visible sur la figure 1. Leur nombre est égal au nombre d'aubes. Chaque aube a ainsi sa courbure renforcée et rigidifiée par la fixation de deux barres.De plus, elle est fixée solidement sur le moyeu par la triangulation de deux barres comme il est visible sur les fig. 3 et 5. Ces barres ont été choisies en acier rond pour apporter le minimum de turbulence dans le passage de l'air à travers la roue. Dans le cas représenté sur les figures où il y a sept aubes, les barres sont droites ; dans autres cas, par exemple si le nombre d'aubes est plus grand ou plus petit, ou si l'on veut diminuer ou grossir le diamètre du moyeu, elles peuvent être coudées légèrement à l'attache sur le moyeu. L'axe du rotor est monté sensiblement parallèle au sol à une distance suffisante pour laisser un passage d'air inférie mais pas trop grande de façon à conserver des supports de faible hauteur et à offrir au vent un moment de renversement peu important, ce qui contribue aussi à la légèreté des supports. Dans exemple choisi, la hauteur de l'axe est de l'ordre du diamètre du roter. Lsaxe du rotor est aussi perpendiculaire au lit moyen des vents dominants. Seul le domi-rotor supérieur est actif, le demi-roter inférieur étant masqué sur toute sa longueur par un capotage 6 de forme aérodynamique pour éviter les perturbations. La partie supérieure 7 de ce capotage est voisine du plan horizontal passant par l'axe du rotor et constitue un aubage fixe distributeur ; la partie inférieure 8 dépasse le plan vertical de l'axe du rotor et constitue avec le sol un éjecteur. Dans le cas où lton veut fonctionner avec des vents opposés, le capotage est supprimé ; on compte, dans les deux sens,pour produire le couple, sur la différence dteffoFa du vent entre la concavité et la convexité des pales. L'accouplement de plusieurs rotors et leur installation sur un terrain non nivelé sont des caractéristiques particulières de l'invention. Dans une première version, le moyeu 2 possède un arbre 9 qui, lui, est centré par deux ou trois manchons tels que 10, 11 et 12, (fig. 1 et 7) ; l'arbre 9 est porté par un palier à billes 13 lui-même supporté par un support métallique léger 14. A l'extrémité de l'arbre 9 est fixé une chape 15. L'extrémité gauche du moyeu du rotor contigu est elle-même taillée en chape 16. L'ensemble de ces deux chapes 15 et 16 constitue avec le flan 17 un joint de cardan simple, étant entendu que les axes d'articulation 18 et 19 des deux chapes 15 et 16 sur le flan 17 sont perpendiculaires et dans un même plan. Ce joint simple n'est pas homocinétique, mais comme l'angle maximum prévu entre les axes de deux rotors contigus est inférieur à 30 sexagésimaux, son cosinus est inférieur à 0,99863. Comme la vitesse des rotors sera inférieure à trois tours/seconde,la variation de vitesse sera négligeable.Et il est visible que la partie gauche du moyeu du rotor de droite 16 sera portée par le palier 13 qui porte lui-m8me l'axe 9,donc la partie droite du moyeu du rotor de gauche. Pour n retors, on aura n-l accouplements et n+1 paliers. On aura donc n+1 supports 14. Ces supports portent également le capotage 6 dans l'hypothèse préférée d'une seule direction de vent. Leur largeur est un peu plus grande que le diamètre des rotors de façon à permettre l'établissement d'un contreven- tement longitudinal entre 20 et 21, triangulant les montants abrités des supports successifs. Il est à renarquer que le poids supporté représentant plus du double de l'effort maximum de la pression du vent en tempête, la résultante reste toujours à l tin~ térieur de la ligne des patins dtappui. En tous cas, l'installation ne requiert jamais de haubans. Non seulement le nivellement des appuis n'a pas besoin entre rigoureux, mais leur très faible pression unitaire pernet avec certains sols de se passer de dés de fondation, par exemple dans la glace. Les manchons 11 et 12 sont fixes sur le moyeu 2 et constituent de -simples paliers pour l'arbre 9 de façon à laisser ce dernier glisser angulairement par rapport au moyeu. Le manchon 10 est à la fois fixé sur l'arbre 9 et sur le moyeu de façon à former un accouplement rigide lorsqu'il est métallique plein, ou un accouplement élastique lorsqu'il est en caoutchouc. Il est à noter que le couple est transmis par les manchons 2 qui ont une torsion faible du fait de leur grand moment d'inertie polaire, mais que, au palier, ctest l'arbre 9 qui transmet le couple ; aussi sa longueur libre a-t-elle été maintenue très faible. Mais a mesure que les couples des différents rotors s'ajoutent les uns aux autres en s'approchant du point de récep tien du dernier rotor, l'arbre doit grossir en conséquence, ainsi que son palier ; mais les paliers ne supportent jamais que la réaction radiale d'un seul rotor et ils deviennent, lorsque les arbres grossissent, lourds, encombrants, et chers sans nécessi t. C'est pourquoi une autre version du tourillonnement et de l'accouplement est prévue - visible sur les figures 9 et 10. Il n'y a plus d'arbre 9 ni de palier 13. L'accouplement à la cardan est obtenu directement entre les deux moyeux qui sont chacun taillés en chape avec la même articulation orthogonalé dans le même plan médian du m8me flan 17. L'un des moyeux, par exemple celui de gauche, est usiné bien cylindriquement entre A et B, et il roule sur trois galets à billes à 1200, 22, 23 et 24 (fig. 9 et 10) ; 22 et 23 sont disposés symétriquement par rapport à la résultante CD poids/vent, dans le cas d'un vent fort, mais non maximal. Le galet 24 est monté sur l'axe CD. Il semble surabondant, mais il ne l'est pas quand la tempête souffle dans le sens opposé au sens prévu, ni lors de réactions du cardan dans le cas de très forts couples en bout de ligne avec des angles de moyeux non nuls. Les supports de ces trois galets sont montés sur des chapes supports 25 et 26, elles-mêmes boulonnes sur le platelage supérieur de la charpente 14. Le tout est couvert par un protecteur 27. Un des caractères essentiels de l'invention réside dans l'addition d'un grand nombre de récepteurs par moyen mécanique, en l'espèce la plus simple, l'accouplement direct, pour n'apporter aux appareils de conversion électrique que des puissances déjà notables. La figure 11 donne un exemple de "centrale" éolienne, Deux lignes 28 et 29 aboutissent à la centrale 30. Derrière et parallèlement aboutissent deux lignes 31 et 32. Comme représenté sur la fig. 12, l'écartement entre les lignes 29 et 32 est choisi d'environ vingt rayons, à titre d'exemple non limitatif, D'autres lignes sont représentées derrière les précédentes et à la môme distance. Le nombre de lignes, leur distance, et la longueur des lignes seront déterminés par l'expérien- ce, et dépendront également du site choisi. Toutes aboutissent à la centrale 30. Les lignes conservent une bonne efficacité pour tous les vents orientés entre 45o et +45 par rapport au vent dominant ; dans cet angle total de 900, la composante active varie de 0,7V à V. Même dans un angle de 1200, le minimum est encore de O,5V. Lorsqu'on soulaite utiliser toute la rose des vents, dans un site imposé par exemple, on peut rendre les récepteurs symétriques,comme il a été dit plus haut,en augmentant la courbure des aubes, et en supprimant le masque. Sur la fig. 13, où sont représentés deux faisceaux perpendiculaires aboutissant à la centrale 33, on voit que pour un vent quelconque V', le vent actif est T' CQS Cz pour le faisceau 34 et V' sinon pour le fais ceau 35, soit au total V'(sin &alpha; + cos&alpha;). Dans tous les cas e figure, l'aboutissement à la centrale peut par exemple être représenté par la fig. 14. Il faut tout d'abord multiplier la vitesse de la ligne de rotor au bout du dernier rotor. En effet, l'hélice des éoliennes classiques avec un faible pas obtient directement une vitesse utilisable, au prix d'un rendement moins bon et de divers autres inconvénienX Ici, l'action directe sur les pales procure une vitesse de pale inférieure à la vitesse du vent, et avec un rayon de roue assez grand2 une vitesse angulaire faible et un couple très fort. Le multiplicateur 36 fait office de support pour le dernier roter. Quelle que soit la version choisie pour les moyeux, le dernier rotor doit posséder un arbre 37 qui totalise le couple global de la ligne. Il reçoit une roue d'engrenage 38, laquelle engrène avec le pignon 39 monté sur l'arbre 40, Le rapport de multiplication est ici, par exemple, de 8/1. L'arbre 40 est directement accouplé sur l'arbre 41 qui pénètre dans la centrale 43, et possède un disque 42. Ce disque peut rester libre, (toute la ligne tourne librement) i il peut entre bloqué sur le disque fixe 45 (toute la ligne 29 est bloquée), ou il peut Entre embrayé (c'est le cas normal) sur le disque 44 de commande d'une machine électrique réceptrice 46, qui est de préférence un alternateur. L'avantage de maintenir le multiplicateur 36 en dehors de la centrale est de permettre d'entrer dans cette dernière en un point plus bas, donc de pouvoir conserver une faible hauteur pour la centrale ; il est bon en effet que le bloc de la centrale n'apporte que le minimum de perturbations à la propagation du vent sur les lignes, L'alternateur 46 est de vitesse et de puissance très variables ; il peut néanmoins, par une transmission électrique moderne appropriée, fournir au secteur du courant à 50 périodes. L'invention prévoit de remplacer, en variante, la transmission électrique par une transmission hydrostatique (ou plus exactement Ilydrovolumique), assurant la commande et le réglage d'un alternateur à 50 périodes. Cette seconde version consiste (fig. 15) à commander par l'arbre 41 une pompe hydrostatique 47 à cylindrée variable aspirant par les tuyaux 48 et refoulant par les tuyaux 49. Les n lignes de rotors (n = S dans l'exemple de la fig. 13) commandent n pompes qui débitent toutes entre les collecteurs 50 et 51 dtoù partent les tuyaux 52 et 53 qui alimentent le moteur hydrostatique 54, lui-même à débit variable, lequel commande l'alternateur à 50 périodes 55 Les variations de cylindrée des pompes sont régulées de façon à produire dans leurs lignes de rotors correspondantes le glissement par rapport au vent qui fournit la puissance paximalle. La variation de cylindrée du récepteur hydrostatique 54 est régulée de façon à assurer à l'alternateur 55 la vitesse parfaitement constante correspondant à 50 périodes et de façon à assurer son couplage. Les débits et pressions dthuile stétat bliront en conséquence ; la pression pouvant atteindre 500 bars sans inconvénient. Le problème principal de ce type de centrale est d'ajuster sa fourniture à la demande du secteur. Il est donc souhaitable de le munir d'un système d'accumulation. Pour ce faire, l'invention prévoit les solutions suivantes, seules ou en combinaison 1) Accumulation mécanique par volants inertie (fig. 14 et 15). Les progrès actuellement réalisés permettent de construire de tels systèmes accumulant 200 W.h par kilo. Une installation de 20 tonnes permettrait d'emmagasiner 4000 Kwh pendant un nombre d'heures très réduit entre le jour et la nuit. Une installation bien plus légère permettrait d'en- magasiner énergie produite par tous les vents moyens ou faibles et de produire une bonne pointe de puissance au moment désiré. Les deux versions décrites ci-dessus de la réception de puissance dans la centrale s'adaptent à ce type d'accumulation: Dans la première version (fig. 74), une dérivation mécanique prise sur le disque 42, que l'alternateur 46 soit embrayé ou non, commande les volants d'inertie (non représenté) par l'in- termédiaire d'un embrayage très progressif (non représenté). Dans la seconde version, (fig. 15), les volants d'inertie sont commandés par un hydromoteur à cylindrée variable branché entre la ligne de basse pression 50 et la ligne de haute pression 51, que le récepteur 54 soit bloqué ou non. La montée en vitesse des volants peut être très lente avec un couple résistant presque constant ; c'est dans ces conditions que l'ins- tallation a le maximum de souplesse, en utilisant au mieux le vent quel qu'il soit, et distribuant au plus près de la demande du secteur. 2) accumulatlon électrique et chimique Ltalternateur 46 est suivi de redresseurs de façon à produire du courant continu (fig. 14). Ce courant continu peut d'abord, sans accumulation, être utilisé dans un groupe classique entraxnant l'alternateur à 50 périodes qui débite sur le secteur. C'est la forme la plus normale d'utålisation. L'accumulatin de ce courant continu,par batterie d'accumulateurs montée en tampon, est classique, et possible avec toutes les sujétions de poids , d'encombrement, etc ... etc.... L'invention prévoit, pour employer aU mieux le courant continu inutilisé, une installation d'électrolyse de l'eau, sur place ou à distance de façon à accumuler énergie sous forme d'hydrogène. Cet hydrogène, emmagasiné sous toutes les formes possibles, (bouteilles, liquéfié, dissous dans des solides, etc...) sera, ou utilisé après transport dans des centrales thermiques classiques en remplacement des hydrocarbures, ou utilisé directement sur place dans des turbines à gaz légers bien adaptées, (intérêt pour la première roue d'une flamme bleue non rayonnante). Au lieu de l'4lectrolyse, on peut concevoir un four électrique fabriquant du carbure de calcium, donc de 1 t acétylène. Bilan de l'énergie récupérée L'énergie annuelle moyenne récupérée, en tenant compte des statistiques du site considéré, en tenant compte d'un rendement (pessimiste) de 30 % est de llordre de 12 000 000 Kwh. Le poids approximatif de l'ensemble du barrage (centrale exceptée) est de l'ordre de 600 tonnes. A 5 Elfll par kilo d'acier utilisé, la dette d'énergie est de 3 000 000 Kwh. La dette d'énergie (centrale exclue) est éteinte en trois mois. RssaDICATIONS 1. Centrale éolienne caractérisée en ce qu'elle comprend au moins une ligne active composée d'une série de récepteurs aéro-mécaniques élémentaires constitués chacun par un tambour à aubes d'axe sensiblement parallèle au sol et sensiblement perpendiculaire au lit du vent dominant, les axes des récepteurs étant reliés bout à bout par accouplement mécanique. 2. Centrale éolienne suivant la revendication 1, caractérisée en ce que seul le demi-rotor supérieur des récepteurs est active, le demi-rotor inférieur étant masqué sur toute sa longueur par un capotage de forme aére-dnamique évitant les perturbations, la partie supérieure dudit capotage, voisine du plan passant par l'axe du roter, constituant un aubage fixe distributeur, tandis que la partie inférieure du capotage, qui dépasse le plan vertical contenant l'axe du rotor, constitue avec le sol un jeteur. 3. Centrale éolienne suivant la revendication i, caractérisée en ce que chaque pale comporte une face concave et une face convexe, chaque rotor étant exposé aux vents sur toute sa hauteur, et pouvant ainsi être mû par des vents venant de deux sens opposés. 4. Centrale éolienne suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le diamètre et la longueur hors tout des récepteurs sont tels que lesdits récepteurs peuvent être transportés tout montés par fer et par toute, ces récepteurs pouvant tenir dans le gabarit d'M wagon ou celui i'un camion, tandis que le nombre dea récepteurs par ligne est suffisamment important pour qu'on puisse installer en bout de ligne un générateur hydraulique ou électrique de taille suffisante pour posséder un bon rendement. 5. Centrale éolienne suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que les récepteurs aéro-mécaniques d'une ligne sont accouplés entre eux par l'intermédiaire de joints de cardan simples, et sont pourvus chacun d'un seul support qui autorise un décalage de quelques degrés d'angle entre les éléments aussi bien dans le plan vertieal que dans le plan horizontal, l'alignement des récepteurs pouvant ainsi etre légèrement brisé dans les deux plans pour permettre à la ligne générale de suivre facilement un profil de terrain quelconque, la oontrainte primordiale étant l'orientation des axes des rotors perpendiculairement au vent dominant. 6. Centrale éolienne suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comprend plusieurs lignes actives actives composées chacune d'une série de récepteurs aéro-mécaniques placés bout à bout, les lignes actives étant d'une hauteur relativement faible, et étant groupées les unes derrière les autres, à peu pres parallèlement entre elles, l'intervalle entre deux lignes étant tel que le vent puisse s'y rabattre. 7. Centrale éolienne suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'un alternateur monté en bout de ligne pour fournir du courant électrique est entratné seit par l'intermédiaire d'un train d'engrenages, directement par les rotors, soit par un moteur à courant continu alimenté par l'intermédiaire d'un redresseur par le courant que fournit un alternateur entratné directement par les rotors. 8. Centrale éolienne suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce qu'unie pompe à cylindrée variable est montée en bout de ligne, cette pompe étant directement entratnée par les rotors pour alimenter un moteur hydrostatique entratnant lui-même un alternateur, la variation de oylindrée étant régulée de façon à maintenir constante la fréquence du courant. 9. Centrale éolienne suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comprend des volants d'inertie liés en rotation avec les rotors des récepteurs, soit mécaniquement, soit par l'intermédiaire d'une transmission hydraulique à cylindrée variable. 10. Centrale éolienne suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comprend un dispositif électrique et chimique d'accumulation d'énergie par électrolyse de liteau et production d'hydrogène* l'hydrogène pouvant être stocké et utilisé ultérieurement.