La présente invention, à laquelle ont collaboré Messieurs Bernard HAUTSCH, Roger CHELVEDER et Hervé MILAN, concerne un procédé et un dispositif pour l'établissement d'un bilan énergétique pour un milieu soumis à des échanges calorifiques. Elle concerne plus particulièrement un procédé et un dispositif de mesure de la température dans les différentes pièces d'un appartement situé dans un immeuble collectifs On sait qu'en raison du renchérissement de l'énergie provenant des combustibles fossiles, les Pouvoirs Publics incitent, dans les habitations collectives, à répartir les charges de chauffage non plus proportionnellement à la surface des appartements, mais à l'énergie effectivement dispensée dans chaque appartement, de façon à limiter le gaspillage de l'énergie. Une telle répartition de charges exige, d'une part, que chacun des radiateurs d'un appartement soit muni d'une vanne de régulation, et, d'autre part, la mise en place d'un dispositif de comptage de l'énergie utilisée pour le chauffage. La grandeur qui parait, à priori, la plus intéressante à compter, est la quantité de chaleur émise dans l'appartement. Celleci peut être déterminée soit directement à l'aide de compteurs de calories montés sur les colonnes montantes et descendantes reliant l'appartement à la chaudière, soit indirectement a l'aide de robinets thermoplastiques ou de dispositifs mesurant le volume évaporé d'un liquide de référence. La mesure directe des calories présente l'inconvénient d'exiger un matériel cher, et de ne pas être applicable à toutes les installations. La mesure indirecte nécessite l'équipement de chaque radiateur. Le robinet thermostatique n'est pas inviolable, de plus la centralisation sur un compteur principal, situé sur le palier par exemple, des informations données par chacun des robinets, conduit à un système relativement complexe. Les dispositifs de mesure par évaporation sont assez peu précis, ils sont facilement violables, ne sont pas automatisables, doivent être rechargés en liquide de référence et nécessitent pour être relevés le déplacement d'une personne qui doit successivement se rendre dans chacune des pièces de l'appartement. A ces défauts particuliers, on peut ajouter les défauts généraux de la méthode de mesure de l'énergie, sous forme de chaleur, à l'émission t cette méthode ne prend pas en compte les calories entrant dans la pièce par des moyens autres que le radiateur sur lequel la mesure est effectuée. C'est ainsi que ne sont pas comptabilisées les calories provenant s - d'une source extérieure à l'appartement s appartements adjacents, - d'une source interne à l'appartement t éclairage, cuisine, - d'un chauffage d'appoint. La non-comptabilisation de ces calories ne permet donc pas de faire le bilan exact de l'énergie effectivement dispensée pour le chauffage dans un appartement0 Un des buts de la présente invention est de permettre le comptage de l'énergie dispensée dans un appartement pour le chauffage, selon un procédé qui ne présente pas les inconvénients mentionnés ci-dessus. Ce nouveau mode de comptage mesure le résultat de la dispersion de l'énergie pour le chauffage, clest-à-dire la température de chacune des pièces de l'appartement. Le procédé de l'invention consiste à faire émettre dans chaque pièce un signal dépendant de la température et a faire l'intégrale des signaux en fonction du temps. Il convient de noter que l'invention ne se limite pays au comptage de l'énergie dispensée dans un appartement. Elle concerne d'une façon plus générale un procédé pour l'établissement d'un bilan énergétique pour un milieu soumis à des échanges calorifiques. Ainsi selon une caractéristique de l'invention, ce procédé consiste à mesurer en continu la température dudit milieu, à utiliser le résultat de cette mesure pour produire un signal alternatif ou impulsionnaire de fréquence représentative de ladite température, et à effectuer le comptage des alternances ou des impulsions dudit signal, ladite mesure de température pouvant être effectuée au moyen d'au moins un capteur résistif alimenté par un courant constant. Ce procédé conforme à l'invention tire partie de la propriété que possèdent la plupart des métaux d'avoir une résistance (R) qui varie avec la température (t) selon la loi linéaire R = R0 (1 +t). Ainsi, si l'on désire capter la température de n pièces, on peut utiliser un capteur unique passant de pièce en pièce t chaque pièce comporte une section du capteur dont la résistance est égale a r = rO (1 1 sot), la résistance vaut alors nr = nrO (1 +onc), Selon une autre forme de réalisation de l'invention, dans le cas où le susdit milieu consiste en au moins une pièce d'un appar- tement, chauffée par une installation de chauffage central, le procédé selon l'invention peut comprendre t - la mesure de l'écart de température entre la conduite d'amenée d'eau chaude et la conduite d'évacuation, - la production d'un signal alternatif ou impulsionnaire de fréquence représentative de cet écart, - le comptage des alternances ou des impulsions dudit signal. Selon une autre caractéristique de l'invention, l'information provenant du susdit comptage est stockée par exemple dans une mémoire pouvant être lue par exemple par une machine quelconque ultérieurement chargée de la facturation. Le procédé selon l'invention prévoit en outre une modulation (telle que, par exemple, une majoration) du résultat du susdit comptage en fonction de l'état (ouvert ou fermé) des ouvertures de la pièce. Une telle modulation peut, par exemple, être obtenue en fai- sant en outre varier la fréquence des alternances ou des impulsions en fonction de l'état des susdites ouvertures. L'invention a également pour objet un dispositif de mesure effectuant le comptage de la température dans les différentes pièces d'un appartement, ce dispositif étant caractérisé en ce qu'il comporte en combinaison t a) une alimentation en courant constant, b) des moyens destinés à mesurer en continu la tension aux bornes d'un capteur, dont la résistance varie en fonction de la température, alimenté par le courant constant généré par ladite alimentation, c) des moyens destinés à convertir la tension ainsi mesurée en une fréquence, représentative de ladite tension, d) des moyens destinés à effectuer le comptage des impulsions liées a la fréquence ainsi obtenue. Dans le cas où l'on désire effectuer, au lieu d'une mesure pure et simple de la température à l'intérieur des pièces, la mesure d'un écart de température entre le conduit d'amenée d'eau chaude du circuit de chauffage central, et le conduit de retour dudit circuit, on procède, comme précédemment décrit, à la mesure de la température des deux conduits et l'on fait la différence des deux valeurs obtenues, par exemple au moyen d'un soustracteur classique. La tension d'écart délivrée par ce soustracteur peut être traitée comme précédemment décrit, en vue du comptage. Les huit figures annexées à la deseription sont données à titre d'exemple non limitatif t les valeurs numériques indiquées pour ces composants ne sont données qu'à titre indicatif pour les besoins de l'exemple s La figure 1 est un schéma-blocs des diverses parties fonctionnelles, constituant les dispositifs conformes à l'invention, La figure 2 est un schéma des circuits d'un dispositif conforme 4 l'invention, La figure 3 est une variante du circuit de mesure de la tension aux bornes du capteur résistif, La figure 4 est un diagramme de fonctionnement du convertisseur tension-fréquence, La figure 5 est un schéma d'une réalisation d'un capteur résistif, La figure 6 est un schéma d'un circuit de sécurité permettant de déceler la rupture du capteur résistif1 La figure 7 est un schéma-blocs d'un dispositif selon l'in- vention équipe à la fois d'un système de comptage et d'affichage et d'un système de comptage et de mémorisation autonome, La figure 8 est un schéma-blocs du système de comptage et de mémorisation du système représenté figure 7. Sur le schéma de principe de la figure 1, la référence 1 désigne un générateur de courant constant. Ce générateur débite un courant dans un capteur résistif 2 dont la tension aux bornes U est mesurée par un organe de mesure 3. La tension continue U est ensuite convertie en un signal alternatif ou impulsionnaire de fréquence variable en fonction du niveau de ladite tension à l'aide d'un convertisseur 4. Les im pulsions correspondant audit signal alternatif ou impulsionnaire sont comptées par l'intermédiaire d'un compteur d'impulsions 5. Le compteur d'impulsions peut être précédé d'un ou de plusieurs diviseurs de fréquence (non représenté). Avec référence à la figure 2, le générateur de courant constant 1 est constitué par un amplificateur opérationnel A1 dont la sortie alimente directement le capteur 2 (dont-une variante est représentée sur la figure 5), qui reçoit sur son entrée inversante s - une tension constante de consigne générée par un diviseur résistif (résistance 7, potentiomètre 8) alimenté par l'alimentation stabilisée du montage (résistance 9), - une tension mesurée aux bornes d'une résistance R1 qui est en série avec le capteur 2 (résistance 10). De la sorte, si le courant qui traverse le capteur résistif 2 vient a diminuer, la tension aux bornes de R1 diminuera et l'écart entre mesure et consigne augmentera. La tension de sortie de l'amplificateur A1 augmentera alors pour ramener le courant à sa valeur nominale. En revanche, si le courant vient à augmenter, la tension aux bornes R1 augmentera et l'écart mesure-consigne diminuera, faisant ainsi baisser la tension de sortie de l'amplificateur A1 et donc le courant dans le capteur résistif 2. La mesure de la tension U aux bornes du capteur résistif 2 est assurée par un amplificateur opérationnel A2 monté en différentiel et branché aux bornes du capteur 2. La tension aux bornes du capteur est donnée par la formule s (1) U 8 Ro (1 +oct) i = Ro i + Ro Octi R étant la résistance du capteur 2 à 00cri o( étant une constante, t étant la température. Si le capteur 2 est constitué par n sections de résistance r = rO (1 +&alpha;t), la formule devient t (2) U = n rO i + n ri xi U est donc la somme d'un terme constant t n roi, et d'un terme proportionnel à la température s n r ti. On donne à la résistance R1 la valeur R1 = n rO et on affecte à l'amplificateur différentiel A2 des valeurs de résistances d'entrée et de-contre réaction telles que sa sortie U' donne directement k.n r tri. La valeur de k peut ttre prise égale à o 10 par exemple. Le convertisseur tension-fréquence 4 est constitué par un amplificateur opérationnel A3 monté en intégrateur capacité de contre réaction 11 et d'un détecteur de seuil qui remet l'amplificateur à zéro lorsque sa tension de sortie dépasse une certaine valeur, et ce, au moyen d'un transistor à effet de champ FET dont le drain et la source sont respectivement connectés aux bornes de la capacité 11. Le détecteur de seuil relié 4 la sortie de l'amplificateur A3 est constitué par les transistors T1 et T2 montés en "bascule de Schmidt" t il provoque, par l'intermédiaire du transistor T3 monté en émetteur commun, la saturation ou le blocage du transistor à effet de champ FET (liaison collecteur du transistor T3/grille du transistor à effet de champ FET). Lorsque celui-ci-est bloqué, l'amplificateur A3 intègre sa tension d'entrée t lorsqu'il est saturé, la capacité 11 se trouve court circuitée et l'amplificateur A3 est remis à zéro. On a supposé ci-dessus, que la température (t) est identique dans chacune des pièces comprenant une section du capteur. s'il n'en est pas ainsi, la formule (2) devient t dans laquelle t représente la température de la section i du j capteur situé dans la pièce > . Avec référence à la figure 3, qui représente une variante du circuit de mesure de la tension aux bornes du capteur résistif 2, ce circuit comprend, tout d'abord, un premier amplificateur opérationnel A'2 monté en différentiel d'une façon analogue à celle de l'amplificateur A2, c'est-à-dire que t - l'entrée inverseuse de cet amplificateur est reliée à la connexion entre le capteur 2 et la résistance R1, et ce, par l'intermédiaire d'une résistance 12, - l'entrée directe de cet amplificateur est reliée, d'une part, par une résistance 13 à la connexion entre le capteur 2 et l'amplificateur A1 (non représenté sur cette figure) et, d'autre part, à la masse par l'intermédiaire d'une résistance 14, - l'amplificateur A'2 est lui-m8me contre-réactionné, de façon classique par une résistance 15o Contrairement au circuit représenté figure 2, les valeurs des résistances 12, 13, 14 et 15 sont choisies de telle manière que le gain de cet amplificateur A'2 soit unitaire, c' est-4-dire que l'on obtienne à la sortie une tension de la forme t U' - n rOi + n rO Uti la valeur n rOi n'étant donc pas compensée. Pour effectuer la compensation de ce terme on connecte (résistance 16) la sortie de l'amplificateur A'2 à l'entrée directe d'un amplificateur opérationnel supplémentaire A"2 monté également, de façon classique, en amplificateur différentiel-dont l'entrée inverseuse est reliée par l'intermédiaire d'une résistance 17, d la connexion entre le capteur 2 et la résistance R1.En choisissant convenablement la valeur de R1 et le gain de l'amplificateur A"2, on obtient la compensation du terme n rOi, et la sortie de l'amplificateur A" délivre une tension de la forme s U A"2 = n rOi + n ri xi - n rOi = n r t(ti o Cette tension est ensuite traitée de la même façon que celle représentée sur la figure 2, c'est-à-dire qu'elle est convertie en un signal impulsionnaire dont la fréquence est représentative de cette tension, les impulsions correspondantes étant ensuite comptées. On a représenté sur la figure 4 le diagramme de fonctionnement du convertisseur tension-fréquence pour deux valeurs tl et t2 de la température détectée par le capteur 2 (avec tl( t2). Le dispositif de mesure de la tension U aux bornes du capteur 2 fournit les valeurs U'1 et U'2, respectivement de la tension à la sortie de l'amplificateur différentiel A2. U'1 = k n r o(tl i U'2 = k n r0 t2 i Ces valeurs de la tension de sortie de l'amplificateur A2 sont également celles de la tension d'entrée de l'amplificateur On voit que la fréquence F de saturation du transistor à effet de champ FET dépend de la valeur de la température, et que s t1 (t2 entratne F1 Le coefficient de conversion tension/fréquence est réglable. Il est porté par la résistance d'entrée réglable R2 de l'intégrateur. Le circuit de comptage comprend trois diviseurs de fréquence 51, 52 et 53 dont le premier 51 est relié à l'émetteur d'un transistor T4 monté en collecteur commun qui reçoit sur sa base des impulsions fournies par le convertisseur tension-fréquence 4 (liaison base du transistor T4/collecteur T3, par une diode D1). La sortie du diviseur 53 est reliée quant à elle à la base -d'un transistor T5 monté en émetteur commun qui comprend en série, sur le circuit collecteur, un compteur d'impulsions 50. Les diviseurs 51, 52 et 53 peuvent être remis à zéro par un circuit classique de remise å zéro comprenant, en série, une résistance 19 et une capacité 20 shuntée par une diode D2, la connexion de la résistance 19 et de la capacité 20 étant reliée aux bornes de remise à zéro des diviseurs 51, 52 et 53. Ces diviseurs de fréquence sont du type C - MOS 4029 et divisent chacun par 10. Le compteur d'impulsions 50 schématise sur la figure 2 est de type électromécanique, Chaque impulsion reçue entrasse un marteau qui vient frapper une roue à crochets qui avance ainsi d'une unité. On pourrait utiliser à la place du compteur électromécanique un compteur électronique d'impulsions équipé d'une sortie numérique codée BCD (par exemple) pour une lecture automatique (ou à distance) des informations. La figure 5 représente une réalisation d'un capteur résistif utilisé dans un appartement comportant 4 pièces. Le capteur résistif 2 est monté en série, d'une part, avec un ensemble E de 10 résistances en série de valeur fixe égale à rQ, ne variant pas avec la température, et, d'autre part, avec la résistance R1 (cf. figure 2) de valeur 10 ri. L'ensemble E des 10 résistances rO en série, et la résistance R1 sont utilisables pour tout appartement comportant un nombre maximal de 10 pièces. Ainsi, dans le cas de l'utilisation dans un appartement de 4 pièces on court-circuite 4 résistances rO parmi les 10, A l'aide de cavaliers (C1, C2, C3 et C4). La channe résistive est donc constituée par la résistance de l'ensemble E s 6 rO additionnée de la résistance du capteur 2 qui est égale A 4 la valeur de R' de cette channe résistive est donc s Si tl = t2 3 t3 = t4 - o l'équation (4) devient s R' - 10 r0 ~ R1 U = R' i - 10 r i et U' = 0 pour des valeurs quelconques de tl, t2, t3 et t4, l'équation (4) devient s R = 10 rO + ro OC (tl + t2 + t3 + t4) U = 10 rOi + rp&alpha;;i (t1 + t2 +t3 + t4) rO i &alpha;i X (t1 + t2 + t3 + t4) - t2 = t3 = Si t1 2 3 P t3 t4 I l'équation (4) devient s R' = 10 ro + 4 ro&alpha;t U = 10 rOi + 4 r0&alpha;ti U' = 4 rodti La tension U' est donc bien proportionnelle à la température t et au nombre de pièces (4 dans le cas de la figure 5). Le capteur résistif 2 est constitué, dans le cas de la figure 5, par 4 sections de résistances égale à rO (1 + &alpha;t), chacune de ces sections est placée dans une pièce. Ces sections peuvent être des capteurs ponctuels, comme par exemple des résistances à sonde de platine, ou des capteurs répartis dans l'espace. La mise en oeuvre de capteurs répartis dans l'espace conduit à la détection de températures moyennes. La figure 6 représente un schéma d'un circuit de sécurité permettant de détecter la rupture du capteur résistif 2. La rupture du capteur 2 entratne une interruption du courant dans la résistance R1, et, par conséquent, une annulation de la tension aux bornes de cette résistance. La tension de sortie de l'amplificateur A1 prend alors la valeur maximale (+15 volts dans le cas de la figure 6 > . Cette tension est transmise à un transistor T6 par une diode zéner de 8,2 volts. Le transistor T6 se sature en excitant une diode électroluminescente LED montée dans son circuit collecteur. La tension de sortie de l'amplificateur Aî étant maximale, et la tension aux bornes de R1 étant nulle, il en résulte que la tension de sortie de l'amplificateur A2 et la tension d'entrée de l'amplificateur A3 sont maximales , la fréquence qui en résulte et le nombre d'impulsions comptées sont également maximales. Le nombre d'impulsions enregistrées par le compteur est relevé régulièrement, Ce nombre multiplié par la surface de l'appartement fournit une indication fidèle de la quantité totale de chaleur dispersée dans l'appartement. Une facturation proportionnelle & cette quantité peut être effectuée. Le nombre d'impulsions enregistrées par le compteur peut être stocké dans une ou plusieurs mémoires alimentées par la même alimentation que le reste du montage, ou par une alimentation distincte (une pile par exemple). Dans ce cas, la mémoire peut être amovible, et les informations qu'elle renferme traitées ultérieurement sur place ou dans un autre lieu. L'invention est illustrée par l'exemple suivant, donné à titre non limitatif. EXEMPLE On réalise un dispositif conforme à l'invention. La valeur de chacune des résistances du montage est celle indiquée sur la figure 2. Le courant constant passant dans le capteur résistif 2 a une intensité de 2,5 mA. Le capteur résistif est formé de 4 sections de résistance élémentaire r = rO (1 +out) auxquelles sont connectées (10-4) résistances. La tension prise aux bornes du capteur est égale à t U = 4 roi + roiO &alpha; t1 +r0io(t2+r0iOCt3 = 4 + 6 &alpha; t4 + 6 r i r0i U' = roi &alpha; t1 + roi&alpha;2 + roi +ri 1 0ic(t2+rio(t 0 c(t4 R vaut 100 r i on donne à R1 (voir figure 2) la valeur R1 = 10 r = 1 000 R. La valeur du coefficient k de l'amplificateur opérationnel A2 est égale à 10. Si chacune des 4 sections du capteur est placée dans une enceinte à la température de 200C, la fréquence de saturation du transistor à effet de champ est égale à 100 Hz. Cette fréquence est divisée par 1 000 dans les diviseurs de fréquence 51, 52 et 53. Les impulsions transmises par le transistor T5 sont comptabilisées par le compteur 50 (cfo figure 2). Dans l'exemple représenté figure 2, le compteur 50 est supposé comprendre un organe d'affichage ne permettant qu'une lecture directe du résultat du comptage. I1 est bien clair que l'invention ne se limite pas à une telle disposition. Elle prévoit en effet la réalisation d'une "lecture" du susdit résultat, par un appareil quelconque ultérieurement chargée de la facturation. A cet effet il devient nécessaire d'adjoindre au montage un appareil t - qui puisse mémoriser l'information, - qui dispose de sa propre source d'alimentation pour pouvoir être déconnecté en fin de période de chauffage. La figure 7 représente schématiquement un dispositif selon l'invention équipé d'un tel appareil. D'une façon analogue à celle précédemment décrite, ce dispositif comprend un organe 60 de mesure de la température, un cônvertisseur tension/fréquence 61 et un diviseur de fréquence 62, l'ensemble étant alimenté par une source d'alimentation A1. Le diviseur de fréquence 62 est relié quant à lui, par sa sortie s - d'une part, à un organe de comptage et d'affichage 63 également alimenté par la source A1 t - d'autre part, à un organe de comptage et de mémorisation 64 déconnectable alimenté de façon autonome par une source d'alimen tation A2. Cette source d'alimentation A2 peut par exemple consister en une pile dont le pale négatif est relié au pôle négatif de la source A1. Tel que représenté figure 8, l'organe de comptage et de mémorisation comprend un registre de comptage constitué par une suite d'éléments de comptage 65 à sortie parallèle (par exemple des circuits C-MOS 4029) reliés en série et pouvant travailler en binaire pur ou en BCD. La capacité de ce registre peut atteindre, par exemple 10 000 points maximum. Les sorties des éléments de comptage 65 sont reliées à une série de mémoires 66 d'un étage de mémorisation à entrées et sorties parallèles et à commande lecture LI mémoire M, ces mémoires pouvant être du type C-MOS 40420 Dans certains cas, les sorties de l'élément de comptage sont reliées à un sérialisateur 67 (registre & décalage parallèle/ série) qui pourra présenter les informations en série S8 Si la machine lectrice le nécessite. Généralement, les informations sont présentées, à la sortie des mémoires 66, en parallèle (de S1 à S16)" Lorsque la commande L-M des mémoires est sur L (lecture), les mémoires 66 se bornent 4 recopier l'information qui leur est présentée à l'entrée. Lorsque cette commande est sur M, les mémoires 66 fixent en mémoire la dernière information présente à l'entrée et la conservent quelque soient les changements ultérieurs. De façon avantageuse, la commande I,M peut être uniquement pilotée par câblage du support de l'ensemble du circuit, et ce, de telle sorte que lorsque le circuit est embroché,on se trouve sur la position L et que, au moment du débrochage,on commute automatiquement sur M. Les résultats obtenus par le dispositif décrit en regard des figures peuvent être améliorés en pénalisant les utilisateurs d'un système de chauffage qui laissent leursfenêtres ouvertes. En effet, en laissant leurs fenêtres ouvertes ils provoquent un abaissement de température 4 l'intérieur de la pièce, ce qui entrasse une diminution des impulsions comptées et ensuite comptabilisées tandis que l'énergie dépensée est acorue. Ainsi, l'utilisateur qui laisse sa fenêtre ouverte ne paiera qu'une faible partie de l'énergie qu'il aura dépensée par sa négligence, le reste incombrant à la communauté. En conséquence, l'invention propose d'équiper les fenêtre de détecteurid'ouverture de fenêtre qui envoient au compteur ou au générateur d'impulsions un signal multiplicateur, qui multiplie le nombre d'impulsions. REVENDICATIONS 1.- Procédé pour l'établissement d'un bilan énergétique pour un milieu soumis à des échanges calorifiques, caractérisé en ce qu'il consiste à mesurer en continu la température dudit milieu, 4 utiliser le résultat de cette mesure pour produire un signal alternatif ou impulsionnaire de fréquence représentative de ladite température et à effectuer le comptage des alternances ou des impulsions dudit signal. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le susdit milieu consiste en au moins une pièce d'un appartement. 3.- Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que la mesure en continu de la température s'effectue au moyen d'au moins un capteur résistif alimenté par un courant constant. 4.- Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que dans le cas où ladite pièce est chauffée par une installation de chauffage central ou analogue, il consiste à mesurer l'écart de température entre la conduite d'amenée d'eau chaude et la conduite d'évacuation, à produire un signal alternatif ou impulsionnaire de fréquence représentative de cet écart, et à effectuer le comptage des alternances ou des impulsions dudit signal. 5.- Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il met en oeuvre des moyens pour moduler le résultat du susdit comptage en fonction de l'état (ouvert ou fermé) des ouvertures de la pièce. 6.- Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que la susdite modulation est obtenue par la multiplication de la fréquence des susdites impulsions. 7.- Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en outre en ce que l'information provenant du comptage est stockée. 8.- Dispositif pour l'établissement d'un bilan énergétique pour un milieu soumis à des échanges calorifiques, caractérisé en ce qu'il comprend, en combinaison, des moyens destines à mesurer en continu la tension aux bornes d'au moins un capteur résistif alimenté par un courant constant émanant d'un générateur à courant constant, des moyens pour convertir la tension ainsi mesurée en un signal alternatif ou impulsionnaire de fréquence représentative de la valeur de ladite tension, et des moyens destinés à effectuer le comptage des impulsions ou des alternances dudit signal. 9.- Dispositif selon la revendication 8, caractérisé en ce que le susdit capteur résistif est monté en série avec au moins une résistance R1. 10.- Dispositif selon la revendication 9, caractérisé en ce que le générateur de courant constant est constitué par un amplificateur opérationnel dont la sortie alimente ensemble constitué par le capteur résistif et la résistance R1, ledit amplificateur recevant sur son entrée inversante une tension de consigne constante, et une tension de contre-réaction prélevée a la jonction du capteur résistif et de la résistance R1. 11.- Dispositif selon l'une des revendications 8, 9 et 10, caractérisé en ce que les susdits moyens destinés à mesurer en continu la tension aux bornes du susdit capteur résistif comprennent un amplificateur opérationnel monté en amplificateur différentiel et dont les deux entrées sont respectivement reliées aux bornes dudit capteur résistif. 12.- Dispositif selon la revendication 11, caractérisé en ce que la tension aux bornes du capteur est de la forme s U = R i + R c(ti dans laquelle R est la résistance du capteur à 00C, est une constante, t est la température, i est l'intensité du courant traversant le capteur, et en ce que, dans ce cas, on affecte à l'amplificateur différentiel des valeurs de résistance d'entrée et de contre-réaction telles que sa sortie fournisse une tension t = k R Moiti dans laquelle k est une constante (gain). 13.- Dispositif selon la revendication 11, caractérisé en ce que les susdits moyens destinés à mesurer en continu la tension aux bornes du susdit capteur résistif comprennent un premier amplificateur différentiel de gain unitaire dont les deux entrées sont respectivement connectées aux bornes du capteur résistif, et un deuxième amplificateur différentiel qui reçoit, d'une part, le signal émanant du premier amplificateur différentiel et, d'autre part, la tension à la jonction du capteur résistif et de la résistance R1. 14.- Dispositif selon l'une des revendications 10, 11, 12 et 13, caractérisé en ce que la valeur de R1 est n r (n étant o le nombre d'éléments résistifs du capteur). 15.- Dispositif selon l'une des revendications 8 a 14, caractérisé en ce que le susdit convertisseur comprend un amplificateur monté en intégrateur et un détecteur de seuil qui remet cet amplificateur à zéro lorsque sa tension de sortie dépasse une certaine valeur. 16.- Dispositif selon l'une des revendications 8 à 15, caractérisé en ce que les susdits moyens destinés à effectuer le comptage comprennent au moins un diviseur de fréquence et un compteur de type électromécanique ou électronique. 17.- Dispositif selon l'une des revendications 8 à 16, caractérisé en ce que le capteur résistif est réalisé en plusieurs éléments présentant chacun à 0o une résistance rO, en ce que ce capteur résistif est monté en série, d'une part, avec un ensemble de m résistances en série (par exemple m = 10) ne variant pas avec la température, et, d'autre part, avec la résistance R1 (par exemple d'une valeur miro), des moyens étant prévus pour courtcircuiter autant de résistances qu'il y a d'éléments de capteur. 18.- Dispositif selon l'une des revendications 8 à 17, caractérisé en ce qu'il comprend un circuit de sécurité permettant de détecter la rupture d'un élément du capteur résistif0 19.- Dispositif selon l'une des revendications 5 4 18, caractérisé en ce qu'il comprend des capteurs permettant de détecter l'état (ouvert ou fermé) des ouvertures de la pièce, ces détecteurs étant connectés audit dispositif de manière à moduler la fréquence des susdites impulsions. 20.- Dispositif selon l'une des revendications 5 à 19, caractérisé en ce qu'il comporte en outre des moyens pour le stockage de l'information provenant du comptage0 21.- Dispositif selon la revendication 20, caractérisé en ce que les susdits moyens de stockage comprennent un registre de cottage connecté à la sortie des susdits diviseurs de fréquence, et comprenant une série d'éléments de comptage à sortie parallèle, les sorties dudit registre de comptage étant reliées à une série de mémoires à entrée et sortie parallèles et à commande lecturemémoire, lesdites mémoires étant éventuellement reliées à un sérialisateur dans le cas où la machine lectrice le nécessite. 22.- Dispositif selon l'une des revendications 20 et 21, caractérisé en ce que les susdits moyens de stockage sont alimentés de façon autonome