L'invention concerne un appareil destiné à désempiler des piles de feuilles à alvéoles, c'est-à-dire un appareil prélevant et distribuant une à une des feuilles thermo-formées présentant des cuvettes, cavités ou alvéoles aux formes des produits et qui y seront déposés, pour l'emballage, notamment. De telles feuilles, en matière thermoplastique, du polyvinyle ou du polyamide, par exemple, sont préformées en fonction des objets à soutenir avec des alvéoles évasés vers le haut pour permettre un empilage ; il est courant de les présenter en plaques ou piles de 250 à 500. Elles sont fournies sous cette forme aux ateliers d'emballage des usines. tà, il faut les retirer une à une et les déposer, sur une bande transporteuse, par exemple, où elles seront garnies. L'opération de désempilage et de distribution une à une est compliquée par le fait que les feuilles à alvéoles sont souvent plus ou moins fortement emboîtées l'une dans l'autre et il est difficile de les séparer. Cette liaison mécanique est souvent renforcée par une liaison électrique du fait du caractère isolant des feuilles qui leur permet d'accumuler des charges- élevées d'électricité statique. Pour l'une et l'au- tre de ces raisons, on est presque toujours obligé d'éxécuter l'opération de désempilage à la main, ce qui est fastidieux et onéreux. On a essayé de réaliser une machine pour faire cette opération. Il existe, à cet effet, des machines mécaniques qui fonctionnent à l'aide d'une vis sans fin qui prennent les feuilles d'alvéoles une à une. La plupart du temps ces machines ne conviennent pas pour les feuilles souples et minces inférieu res à 50 centiemes de mm d'épaisseur. Or, on utilise maintenant des feuilles ayant une épaisseur de l'ordre de 15 centièmes de mm. On a aussi réalisé des machines fonctionnant avec des pinces qui prennent les feuilles une à une. De meme que précédemment, ces dernières machines ne conviennent pas pour les feuilles minces. De toute fanon, dans l'une et l'autre machine, on prélève les feuilles d'alvéoles par le dessous et on les charge par le dessus.Ceci enclin la personne alimentant la machine à surcharger le dessus et à comprimer les feuilles à alvéoles si bien qu'elles sont emboitées fortement les unes dans les autres et qu'il est très difficile de les déboiter. On connait les machines automatiques prélevant des feuilles une à une qui sont largement utilisées en imprimerie. Ces machines utilisent des ventouses qui aspirent les feuilles. Toutefois, les feuilles d'imprimerie ne présentent pas d'alvéoles et ne sont pas encastrées les unes dans les autres si bien qu'il n'existe pas de machines pneumatiques pour le problème que se propose de résoudre la présente invention. L'invention est donc destinée à résoudre ce problème par la combinaison d'un ensemble de moyens connus. Suivant l'invention, on combine a) un moyen de soulevage de la pile qui maintient toujours au niveau la feuille à alvéoles à prendre b) un moyen daspiration, par le dessus, de la feuille d'alvéoles supérieure, soulevant une extrémité de celle-ci et coopérant, du côté où la feuille est soulevée, avec deux moyens destinés à séparer ladite feuille des feuilles sous-jacentes a savoir: - un moyen de freinage agissant de fanon continue sur le chant des feuilles pour tendre à les rabattre vers le bas, - des aSutages dirigeant un jet d'air ionisé sensiblement horizontalement entre les deux feuilles supérieures ; c) un ensemble de moyens mécaniques assurant les déplacements des moyens d'aspiration qui transportent simultanément la feuille à alvéoles dés empilée avec les mouvements et opérations successives se suivant - soulèvement du dessus de la pile, - déplacement horizontal d'amplitude suffisante pour dégager la feuille de la pile, - arrêt des moyens d'aspiration pour déposer la feuille à un endroit déterminé, - retour horizontal à vide, - abaissement vers la feuille d'alvéoles suivante et mise en marche simultanée des moyens d'aspiration. Suivant une forme préférée de réalisation, le moyen de soulevage est un vérin qui cesse de soulever sous l'effet d'un palpeur qui peut être soit du genre pneumatique, à capteur à fuite, soit du genre photo-électrique. Le moyen d'aspiration est généralement du type à ventouses. Il peut être aussi du t3rpe à embouts aspirants, quand il s'agit de soulever les surfaces rugueuses ou gaufrées sur lesquelles les ventouses n'auraient pas prise. I1 a été trouvé commode d'utiliser une brosse cylindrique rotative à poils durs dont l'axe est au-dessus du dessus de la feuille à alvéoles et dont l'extrémité des poils s'engage de quelques millimètres sur les bords desdites feuilles pour agir sur le chant de ces feuilles. Pour ioniser l'air, on utilise des pointes portées à un potentiel d'au moins 5 000 volts. La machine de l'invention s'est révélée efficace pour séparer les feuilles àavéoles a tan rythme élevé en évitant les inconvénients qui ont été cités au début du présent mémoire. L'invention sera mieux comise à l'aide de la description suivante qui en donne un exemple non limitatif de réalisation pratique et qui est illustré par les dessins joints qui sont des schémas simplifiés. - La figure 1 étant un schéma général de l'appareil, - les figures 2, 3, et 4 étant des schémas représentant trois phases de fonctionnement de la machine. Appareil est destiné à prendre la feuille à alvéoles 1 qui est à la partie supérieure d'une pile 2 posée sur un plateau 3 et à transporter un e à une les feuilles 1 pour les déposer à un endroit déterminé de ladite pile 20 Le plateau 3 est soulevé par un vérin 4 qui se déplace au fur et à mesure que le permet un palpeur 5 qui actionne un capteur à fuite 6 commandant par la conduite 7 le vérin oléopneumatique 40 Ceci constitue un premier moyen de l'invention. Un deuxième moyen est constitué par la série de ventouses 8 suspendues à un coulisseau se déplacent horizontalement 9 par un support 10 qui peut déplacer les ventouses 8 verticalement (flèche 11). Le coulisseau 9 se déplace suivant la flèche 12. Les ventouses 8 agissent en coopération avec une brosse cylindrique rotative 13 à poils durs dont l'axe horizontal 14 est légèrement au-dessus de la feuille à alvéoles supérieure 1. Pratiquement on s'arrange pour que la génératrice inférieure de la brosse i3 soit à un tiers de son diamètre en-dessous du. bord supérieur de la feuille 1 au moment où elle est encore empilée. Les poils de la brosse s'engagent d'environ deux millimètres sur le bord de la pile. Les ventouses 8 coopèrent non seulement avec la brosse 13 mais encore avec les ajutages 15 dirigeant un Jet d'air ionisé sensiblement horizontalement pratiquement au niveau de la feuille à alvéoles du sommet de pile 1. Un autre ensemble de moyens de l'invention réside dans les disposltifs mécaniques, généralement pneumatiques qui assurent les déplacements des supports 10 et du coulisseau 9. I1 existe aussi un dispositif de synchronisation agissant sur l'ensemble. Le palpeur 5 est réglé pratiquement pour arrêter la course du vérin 4 lorsqu'il est soumis à une force d'environ 3 g. Ce dispositif à palpeur 5 et à capteur 6 pourrait être remplacé par une lampe et une cellule photo-électrique, dispositif suffisamment largement connu pour qu'il soit inutile de le décrire. La force d'aspiration des ventouses 8 doit etre suffisante pour vaincre lreffort mécanique exercé par la brosse 13. Au lieu de ventouses 8, on peut prévoir des suceurs qui sont nécessaires lorsque la surface drapplication des ventouses est rugueuse ou gaufrée. La position des ventouses est déterminée par la position des alvéqles dans les feuilles 1. On peut donc les déplacer à volonté.On s'arrange pour disposer les ventouses quelque peu en arrière du bord de la feuille I pour qu'elle évite l'entrée en contact avec des parties arrondies de celle-ci. D'une façon générale, on s'arrange pour que les ventouses 8 soient placées à l'endroit optimum pour qu'elles exercent leur fonction. Pour ioniser l'air qui est soufflé-par l'ajutage 15, on le fait passer au préalable sur des pointes portées à 5 ooo volts au moins. Cet air ionisé a l'avantage de vaincre les effets de l'électricité statique qui tend à maintenir collées deux feuilles superposées. A la figure 2 on a représenté une première phase de fonctionnement de l'appareil. Dans cette phase, les supports 10 s'abaissent pour descendre la série de ventouses 8 en contact avec la feuille 1 et le dispositif d'aspiration se met en marche. Comme la brosse 13 tourne dans le sens de la flèche 16, cette brosse tend à séparer la deuxième feuille de la pile de la feuille 1. Le mouvement rapide vers le haut du support 10 est freiné, non seulement par l'inertie de la feuille 1, qui est faible, mais surtout par l'effort de coincement des deux feuilles supérieures et aussi par l'effet de succion dû au mouvement. Pour diminuer celui-ci, on prévoit un Jet d'air venant des ajutages 15.On voit que les ventouses 8 s'appliquent à une extrémité de la feuille 1 ét soulèvent seulement une extrémité de celle-ci pour permettre à l'air soufflé par les ajutages 15 de s'engouffrer dans cet intervalle en forme de coin et de parfaire le mouvement de séparation des deux feuilles supérieures. Dans la phase suivante, qui est représentée à la figure 3, le coulisseau 9 se déplace en faisant passer la feuille 1 au-dessus de la brosse 13. Le mouvement du coulisseau 9 est d'une amplitude suffisante (flèche 17) pour dégager complètement la feuille 1 de la pile 2. Dans la phase représentée à la figure 4, l'air est coupé dans les ventouses 8 et la feuille 1 est déposée. La phase suivante, qui n'est pas représentée, est une phase de retour du coulisseau 9 dans la position représen tée à la figure 1 qui permet ensuite d'opérer un cycle suivant par l'abaissement du support 10 et ainsi de suite. REVENDICATIONS 1 / Appareil pour désempiler des piles de feuilles à alvéoles, c'est-à-dire appareil prélevant et distribuant une à une les feuilles thermo-formées présentant des cuvettes, cavités ou alvéoles aux formes des produits qui y sont déposés, pour l'emballage notamment, c a r a c t é r i s é par la combinaison a) d'un moyen de soulevage de la pile qui rnaintient toujours au même niveau la feuille à alvéoles à prendre, b) d'un moyen d'aspiration, par le dessus, de la feuille d'alvéoles supéreure soulevant une extrémité de celle-ci et coopé rant, du coté où la feuille est soulevée, avec deux moyens destinés à séparer ladite åes feuilles sous-jacentes, à savoir - un moyen de rreinage glissant de faon continue sur le chant des feuilles pour tendre à les rabattre vers le bas, - des ajutages dirigeant un jet d'air ionisé sensiblement horizontalement entre les deux feuilles supérieures, c) un ensemble de moyens mécaniques assurant les déplacements des moyens d'aspiration qui transportent simultanément la feuille à alvéoles désempilée avec des mouvements et opérations successifs suivants - soulèvement du dessus de la pile, - déplacement horizontal d'amplitude suffisante pour dégager la feuillede la pile, - arrêt des moyens d'aspiration pour déposer la feuille à un endroit déterminé, - retor horizontal-à vide, - abaissement vers la feuille d'alvéoles suivante et mise en marche simultanée des moyens d'aspiration. 20/ Appareil, tel que défini dans la revendication 1, c a r a c t é r i s é par le irait le le moyen de soulevage est un vérin qui cesse de soulever sous l'effet dlun palpeur. 3 / Appareil, tel que d-fini dans la revendication 2, c a r a c t é r i s é par le fait que le palpeur est du genre pneumatique à capteur à fuite. 40/ Appareil, tel que défini dans la revendication 2, c a r a c t é r i s é par le fait que le palpeur est du type photo-électrique. 5 / Appareil, tel que défini dans l'une ou l'autre des revendications 1, 2, 3, ou 4, prise isolément, c a r a c t é r i s é par le fait que le moyen d'aspiration est du type à ventouses. 6 / Appareil, tel que défini dans l'une ou l'autre des revendications 1, 2, 3 ou 4, prise isolément, c a r a c t é r i s é par le fait que le moyen d'aspiration est du type à embouts aspirants. 70/ Appareil, tel que défini dans l'une ou l'autre des revendications -5 ou 6, prise isolément, c a r a c t é r i s é par le fait que le moyen rnobile agissant sur le chant de la feuille est une brosse cylindrique rotative à poils durs dont l'axe horizontal est au-dessus du dessus de la feuille à alvéoles la plus haute sur la pile et dont l'extrémité des poils s'engage de quelques millimètres sur le bord desdites feuilles. 8 / Appareil, tel que défini dans la revendication 7, c a r a c t é r i s é per le fait que l'air est ionisé par des pointes portées à au moins 5 000 volts.