La présente invention se rapporte à des instruments médicaux de mesure de pression de fluides et notamment à un instrument branché directement sur un conduit intravasculaire ou disposé dans le trajet d'une injection intravasculaire pour mesurer la pression intravasculaire du fluide. Dans la pratique médicale, diverses conditions pathologiques et situations cliniques significatives sont souvent accompagnées d'une élévation anormale de la pression veineuse centrale et périphérique. Dans de nombreux cas de congestion cardiaque, de péricardite et de compression ou obstruction de la veine cave, il existe en plus de la pression veineuse élevée plus ou moins permanente, un certain nombre de problèmes qui se posent avec plus ou moins d'acuité en fonction des changements de valeur de la pression veineuse centrale et péri- sphérique. On a fait la preuve, par exemple, que la surveillance de la pression veineuse centrale au moyen d'un cathéter introduit dans la veine cave supérieure est extrêmement utile dans la détermination de ltétat de la fonction circulatoire dans des états cliniques divers tels qu'une défaillance ventriculaire gauche ou droite dans le cas d'un infarctus du myocarde, d une embolie pulmonaire et d un état de choc dû à des causes variées. Par ailleurs, la valeur de la pression veineuse centrale, désignée ci-après par les initiales PVC ain Si que le sens et la rapidité de modification de cette dernière servent fréquemment d'indices dans la détermination d'une thérapie appropriée. De nombreux patients se trouvant dans un état de choc en raison d'une septicémie, d'une baisse du volume sanguin ou d'une défaillance cardiaque peuvent recevoir sans danger des fluides intraveineux avec un débit qui évite toute élévation excessive de la pression veineuse centrale et périphérique. la mesure de la pression veineuse revêt ainsi une importance égale à celle de la pression artérielle, du volume sanguin, du débit cardiaque, de l'aspect clinique et d'autres facteurs dans la détermination de l'état de patients atteints d'affections graves. La surveillance de la PVC est dond pratiquée couramment dans certains centres de traitement clinique des cas ci-après: traumatis- mes graves, états de choc provoqués par une septicémie, infarctus graves du myocarde, embolies pulmonaires massives, patients à l'état post-opératoire (ou m#me opératoire) subissant des interventions chirurgicales vasculaires ou cardiaques importantes avec ou sans ouverture. Il fait peu de doute que l'application d'une surveillance de la PVC soit appelée à se généraliser, notamment s'il existe une amélioration des techniques de mesure de cette pression. Par ailleurs, l'injection intraveineuse de divers types de fluides, exécutée sur un grand nombre de patients atteints de différentes affections est presque devenue pratique courante dans les hôpi- taux. Etant donné que de nombreuses situations cliniques correspondant à des cas limites se présentent qui ne justifient pas habituellement les risques, l'inconfort et les inconvénients de l'introduction d'un cathéter pour la mesure de la PVO, il est fortement indiqué de procéder à la place à une mesure simple, rapide et sans danger de la pression veineuse périphérique dans le cas de toute injection intraveineuse courante.Bien que la pression veineuse périphérique ne donne pas toujours une indication exacte de la PVC, on peut, d'après l'état clinique du patient au cours de l'injection, obtenir ainsi une indication suffisante, dans la plupart des cas, pour éviter une pression circulatoire excessive ou au contraire pour accélérer l'administration du fluide. A l'heure actuelle, la technique la plus couramment utilisée pour la mesure de la pression veineuse périphérique ou centrale fait appel à un manomètre gradué à lecture directe, en verre ou en plastique, raccordé directement par un robinet d'arrêt à trois voies à une aiguille ou à un cathéter introduit dans une veine du bras. On obtient une lecture directe de la pression, celle-ci étant déterminée par le niveau atteint dans le manomètre par le sang ou une solution saline normale déplacée par ce dernier. La pression veineuse normale varie dans des limites relativement importantes - habituellement comprise entre 2 et 10 ou pouvant même atteindre 13 cm d'eau. De ce fait, la technique classique nécessite l'emploi d'un tube manométrique assez long dont la manipulation est malaisée. Par ailleurs, le tube manométrique et l'équipe- pent associé doivent être soigneusement assemblés et correctement supportés, et il faut, avant chaque mesure, effectuer un rinçage de ce tube avec une solution saline pour chasser l'air qui y est emprisonné. En outre, étant donné que l'extrémité supérieure du manomètre est ouverte à l'air extérieur, le fluide risque de subir une contamination bactérienne qui peut atteindre le patient. Une autre difficulté associée à la technique de mesure utilisant un long tube manomètrique réside dans la nécessité de fixer avec précision un point zéro correspondant à un point donné sur le patient. Les mouvements fréquents du patient aggravent cette difficulté, et il faut constamment redéterminer ce point de référence zéro par réglage vertical du manomètre, ce qui prend souvent plus de temps que la mesure proprement dite. Une tentative connue de réalisation d'un dispositif de mesure de pression de fluides compact et simple à lecture directe se présente sous la forme d'une aiguille hypodermique fixée à l'une des extrémités d'un tube capillaire dont l'autre extrémité est en communication avec une ampoule ou un réservoir d'air. lorsqu'on introduit 1'aiguille dans une veine, le rapport volumétrique ampoule-tube est tel que le fluide pénétrant dans le tube s'écoulé jusqu'en un point situé à l'intérieur de ce dernier, un équilibre s'établissant ainsi entre la pression du fluide et la pression d'air interne du tube et de l'ampoule associée. On peut observer l'interface du fluide et de l'air sur le tube capillaire et faire une lecture de la pression à l'aide d'une graduation adJacente. Un inconvénient présenté par ce type connu d'instrument réside en ce que la pression de l'air comprimé dans le tube et l'ampoule associée est fonction de la température, et que cette valeur de température est variable du fait que l'instrument est conçu pour être tenu à la main. Par conséquent on peut faire une lecture qui est bien trop basse et inexacte en raison de la chaleur appliquée et de la dilatation qui en résulte de l'air emprisonné dans le tube et 1' ampoule associée. Cette dilatation de l'air peut provoquer par ailleurs une situation dangereuse en refoulant tout le sang dans le corps du patient, en introduisant des bulles d'air, avec les conséquences graves qui s'ensuivent. Par ailleurs, ce type conne dtinstru- ment n'est pas précis, n'étant pas étalonné; c'est-à-dire que le volume d'air emprisonné dans le tube capillaire et la chambre associée n'est pas constant et varie au contraire en fonction de la longueur de l'aiguille ou du cathéter employé pour relier l'instrument à une veine ou à d'autres conduits intravasculaires. Dans le cas de l'introduction d'un cathéter veineux central, la longueur du volume et du tuyau est très importante par comparaison à une aiguille hypo dermique courte, et la mesure de la pression s'en trouve modifiée. Ce type connu d'instrument présente encore un autre problème du fait qu'un tourniquet est fixé temporairement autour du bras du patient pour gonfler la veine avant l'introduction d'une aiguille hypodermique, ce qui fait monter la pression dans cette veine tant que le tourniquet est maintenu en place. L'instrument donnerait par conséquent une lecture initiale de cette pression augmentée et cette dernitre peut provoquer l'entrée du sang dans l'ampoule d'air. Même si on laisse la pression redescendre avant de faire une lecture, le sang demeurant dans l'ampoule repousse une partie de l'air et fausse l'étalonnage normal de l'instrument. On connatt également un instrument qui comprend un tube capillaire et une chambre fermée associée ainsi qu'un robinet à trois positions monté à l'entrée du tube capillaire. Ce robinet permet de relier sélectivement le tube à une source de fluide dont on veut mesurer la pression, et à une mise à l'air libre pour égaliser la pression entre le tube et l'atmosphère, cette mise à l'air libre pouvant également' servir à la prise d'échantillons de fluide à partir du tube capillaire. Ce robinet à trois voLes sert par ailleurs à relier la source de fluide et la mise à l'air libre pendant ltob- turation de l'entrée du tube capillaire pour assurer directement la prise d'échantillons de fluide.L'instrument comporte également divers dispositifs à ailettes pour augmenter le transfert thermique entre l'air ambiant et l'air enfermé dans le tube capillaire et 1' ampoule associée. On se sert de cet instrument en introduisant d' abord une aiguille creuse qui en est solidaire dans le conduit de fluide du patient pour relier ce conduit au robinet à trois positions. On met ensuite le robinet dans une position d'obturation de l'entrée du tube capillaire pour permettre au fluide du patient de s'écouler par ce robinet. On règle alors le robinet dans une position assurant la mise à l'air libre du tube capillaire et du réservoir d'air correspondant en empechant en même temps tout écoulement du fluide. Le conduit de fluide et le tube capillaire sont ensuite mis en communication par le robinet et on fait une lecture de la pression au point d'équili#bre entre le fluide et l'air comprimé, ce point étant situé sur le tube capillaire et déterminé par une échelle disposée adjacente à ce dernier. Une variante de réalisation de l'instrument décrit ci-dessus comporte une seringue hypodermique qui communique avec l'un des orifices du robinet à trois voies, tenant lieu de mise à l'air libre, une mise à l'air libre étant branchée sur l'ampoule. Dans ce mode de réalisation, le fluide du patient et la seringue sont d'abord mis en communication par le robinet à trois voies et une source de fluide est#recueillie dans cette seringue. On met ensuite le robinet à trois voies dans une position permettant de relier la seringue et le tube capillaire, puis on pompe du fluide de la seringue dans le tube ius- qu'en un point zéro de l'échelle adjacente, la mise à l'air libre étant ouverte à ce moment.On ferme ensuite la mise à l'air libre et on tourne le robinet i trois positions afin de relier la source de fluide avec le tube et de faire ainsi une mesure. Bien qu'il constitue une amélioration dans le domaine médical de la mesure des pressions, cet instrument présente plusieurs incon vénients. En premier lieu, la mise à l'air libre de la chambre d'air s'effectue toujours en bloquant l'écoulement provenant du conduit de fluide. Lorsqu'on libère ensuite le fluide pour en mesurer la pression, il peut se produire une décharge excessive qui fausse cette mesure. Dans l'un des modes de réalisation de l'invention, le point zéro n'est pas déterminé avec précision étant donné qu'il se situe quelque part à l'intérieur du robinet à trois voies.Dans la variante, un point zéro est déterminé avec davantage de précision au moyen de la combinaison seringue-pompe; néanmoins, la possibilité d'une décharge initiale excessive demeure étant donné que le robinet à trois voies sert à interdire provisoirement la communication avec le conduit de fluide. L'instrument est d'une manipulation difficile qui nécessite dans tous les cas la rotation et le réglage précis de la position d'un robinet rotatif situé relativement près du corps du patient. Dans l'un des modes de réalisation, il est nécessaire d'actionner séparément un robinet particulier qui peut avoir tendance à fuir si on n'en assure pas la fermeture par "frottement" effectuée très soigneusement, et ce genre de manipulation risque de déplacer l'instrument et d'être douloureux pour le patient. Ni l'un ni l'autre des instruments déjà existants décrits cidessus ne se prote à une surveillance continue de pressions veineuses ou d'autres pressions au moyen de mesures exécutées facilement et de façon intermittente. Chacun d'eux nécessite l'introduction d' une aiguille hypodermique dans le patient pour chaque mesure ou bien encore le maintien de 11 instrument branché sur le patient entre les mesures. Par ailleurs, si l'utilisateur saisit l'instrument par les ailettes prévues autour de l'ampoule d'air, il s'ensuit un transfert de chaleur important entre la main de l'utilisateur et cette ampoule, ce qui entraîne une augmentation notable de la température de cette dernière en moins d'une minute. L'invention a pour buts de réaliser - un instrument médical de mesure de pression de fluides, y compris la pression veineuse périphérique ou centrale, la pression du fluide de la colonne vertébrale et la pression artérielle; - un instrument médical de mesure de pression de fluides qui soit précis; - un instrument médical de mesure de la pression veineuse qui puisse être employé avec un dispositif d'infusion ou d'injection intraveineuse; - un instrument médical de mesure de pression de fluides qui résiste au transfert de chaleur entre l'utilisateur et l'instrument dans le cas oh ce transfert risque de provoquer des erreurs. D'autres buts de l'invention apparattront dans la suite de la description. L'invention a pour objet de réaliser un instrument médical utilisable en conjugaison avec un dispositif d'infusion intravasculaire comportant une source de fluide et adapté pour effectuer sélectivement une infusion intravasculaire normale ou mesurer la pression d' un fluide intravasculaire; ledit instrument comprenant un corps traversé par un conduit, dont l'une des extrémités comporte un moyen de raccordement à ladite source de fluide et dont l'autre extrémité est munie d'un moyen de raccordement à un patient, pour réaliser un trajet d'écoulement de l'infusion vers ce dernier, une poche fermée contenant de l'air, un tube capillaire dont l'une des extrémités communique avec ladite poche pour former avec cette dernière un dispositif manométrique, une chambre délimitant un conduit s'étendant entre le conduit traversant le corps et l'autre extrémité du tube capillaire, un évent reliant ladite chambre à l'atmosphère, ainsi qu'un obturateur pouvant se déplacer à l'intérieur de ladite chambre d'une première position dans laquelle il interrompt l'écoulement entre le dit conduit traversant le corps et la chambre correspondante afin de permettre une infusion normale, à une deuxième position dans laquelle il interrompt l'écoulement entre ladite source de fluide et ledit conduit traversant le corps afin d'arrêter l'infusion et permettre le retour du fluide sous pression du patient à ladite chambre, sans obturation de l'évent, et jusqu'à une troisième position dans laquelle il interrompt l'écoulement entre ladite source de fluide et ledit conduit traversant le corps afin d'arrêter l'infusion et permettre le retour du fluide sous pression du patient à ladite chambre, avec obturation de l'évent de façon que le fluide sous pression puisse s' écouler dans ledit tube capillaire pour être mesuré par le dispositif manométrique. D'une façon générale les buts de l'invention sont atteints dans deux instruments qui sont une variante l'un de l'autre. Le premier comprend untube capillaire associé à un réservoir d'air et communiquant avec ce dernier. Une aiguille hypodermique, un cathéter, un adapteur ou autre tube approprié peut être fixé à l'autre extrémité du tube capillaire pour y introduire un fluide. Un évent que l'on peut fermer de façon sélective est prévu sur le tube capillaire au point zéro d'une échelle graduée sur ce dernier. le fluide ou le sang provenant du patient et pénétrant sous pression dans le tube capillaire s'écoule vers l'évent et en sort sans aller au-delà dans ce tube. Le réservoir d'air et le tube capillaire se trouvent ainsi mis simultanément à l'air libre.Lorsqu'on ferme l'évent, le fluide ou le sang continue à s'écouler dans le tube capillaire en chassant l'air contenu dans ce dernier jusqu'en un point où s'établit un équilibre avec la pression du volume d'air comprimé dans ledit tube et l'ampoule associée, ce volume étant maintenu à une température à peu près constante. On peut observer la limite du fluide et de 1' air au niveau de la graduation du tube ce qui permet de mesurer la pression du fluide avec précision. L'autre mode de réalisation comprend également un tube capillaire et un réservoir d'air de plus grand volume qui lui est associé, contenus dans un bottier. Ce boiter renferme en outre un conduit traversant que l'on peut interposer dans le tuyau d'alimentation d' un dispositif d'infusion de fluide, l'une des branches du conduit communiquant avec l'embouchure du tube capillaire et s'étendant audelà jusqu'à un évent.Une vanne à plongeur permet de déterminer sélectivement l'écoulement du fluide par le conduit traversant pour une infusion intraveineuse, d'arrête# cette infusion et de permettre le retour du fluide au-delà de l'embouchure du tube capillaire et son écoulement par l'évent assurant ainsi la mise à l'air libre simultanée du tube, et du réservoir associé ainsi que du fluide, et ferme cet évent de façon que le fluide s'écoule dans le tube capillaire jusqu'en un point où s'établit l'équilibre avec la pression du volume d'air comprimé contenu dans ledit tube et le réservoir ou ampoule associé. L'instrument est maintenu par le bottier de la vanne à plongeur de sorte qu'il nty a que peu ou pas de conductivité thermique entre l'utilisateur et le réservoir d'air. On élimine ainsi l'éventualité d'une lecture erronée provoquée par des fluctuations de température de l'air comprimé. La mise à l'air libre simultanée du tube capillaire et du#réservoir d'air associé ainsi que du fluide juste avant la mesure de la pression réduit les possibilités d'erreur qui découleraient d'une décharge initiale excessive du fluide dans le tube capillaire. Ces deux modes de réalisation sont tous deux d'une très grande simplicité d'emploi, à l'aide d'une seule main, et fournissent une mesure précise de la pression. L'instrument comportant un conduit traversant pour infusion intraveineuse incite à faire de fréquentes mesures de la pression étant donné qu'il est monté à demeure et qu' on peut l'utiliser à tout moment. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, donnée-à titre d'exemple non limitatif et en regard des dessins annexés sur lesquels la Fig. 1 est une vue en perspective d'un instruisent médical de mesure de pression de fluides selon l'invention; la Fig. 2 est une vue en coupe de l'instrument médical de la Fig. 1 représentant la vanne à plongeur dans une première position permettant l'exécution d'une infusion intraveineuse; la Fig. 3 est une vue en coupe analogue à la Fig. 2 mais représentant la vanne dans une deuxième position assurant simultanément la mise à l'air libre du tube capillaire et du réservoir associé ainsi que du fluide dont on désire mesurer la pression;; la Fig. 4 est une vue en coupe partielle analogue à la Fig. 3 mais représentant la vanne dans une troisième position déterminant la fermeture de l'évent et permettant la mesure de la pression; la Fig. 5 est une vue en perspective d'un second instrument médical, selon l'invention, de mesure de pression de fluides; la Fig. 6 est une vue en coupe de l'instrument médical de la Fig 5. Les mêmes références se rapportent aux mêmes éléments sur toutes les figures. En se reportant à la Fig. 1, on a représenté en 10 un instrument médical de mesure de pression de fluide selon l'invention. L'instrument est branché sur un dispositif d'infusion de fluide intraveineux comprenant une bouteille 12 contenant le fluide, une première longueur de tuyau 14 raccordant la bouteille à l'instrument de mesure 10 et d'une seconde longueur de tuyau 16 raccordant l'instrument de mesure à une aiguille hypodermique 18 introduite dans une veine du bras du patient. En se reportant maintenant à la Fig. 2, l'instrument 10 de mesure de pression de fluides comprend un boitier 20 dans laquel est formé un tube 22 de dimensions capillaires, qui communique avec un réservoir d'air 24 de plus grandes dimensions. Pour la mesure de la pression veineuse, il est préférable que le rapport volumétrique du réservoir d'air et du tube capillaire se situe dans une plage comprise entre 50:1 et 150:1. Le tube capillaire 22 débouche dans un conduit 26 d'une chambre de vanne. Une partie étroite 40 du bottier 20 fait saillie vers le haut, de sorte que la chambre 26 a une forme allongée par rapport à l'ensemble du boîtier et présente une extrémité supérieure qui est nettement détachée de la partie principale de ce bottier.La chambre 26 d'une part et des conduits 28 et 50 d'autre part se coupent et communiquent respectivement en 29 et en 31, les extrémités de ces conduits constituant l'entrée et la sortie de l'instrument 10. la chambre 26 est également munie d'un évent 32, et il est préférable d'y monter un filtre à bactéries 33 (non représenté) tel que celui fabriqué par la Société des Etats-Unis "Millipore Corporation, à Bedford, Massachusetts". La chambre 26 reçoit suivant son axe un plongeur obturateur 34 ayant une tige 35 comportant deux bagues d'étanchéité espacées 36 et 38. La tige 35 est de plus petite dimension que la chambre 26 et présente un diamè- tre d'environ la moitié de cette dernière, et les deux bagues d'étanchéité 36 et 38 assurent l'étanchéité complète de la chambre 26 et sont montées sur la tige 35 de manière à pouvoir coulisser à l'intérieur de cette chambre. Deux pattes 42 s'étendent radialement vers l'extérieur sur la partie étroite 40 du boiter. L'opérateur saisit de préférence l'instrument en plaçant deux doigts sous ces pattes 42, puis manoeuvre facilement le plongeur 34 en appuyant sur un disque 44 d'extrémité de la tige du plongeur. La tige 35 et les bagues d'étanchéité 36 et 38 qu'elle comporte reviennent automatiquement à la position repré sentée sur la Fig. 2 sous l'action d'un ressort hélicordal 46 qui est monté coaxialement à la tige 35 entre le disque 44 d'extrémité de cette tige et la partie étroite 40 du boîtier. Ce ressort 46 est de préférence protégé par deux manchons cylindriques télescopiques 48 et 50 qui sont également montés coaxialement à la tige 35 et au ressort 46. Les parties du bottier 20 qui délimitent les extrémités des conduits 28 et 30 font saillie à l'extérieur de ce boîtier pour recevoir les tubes 14 et 16 qui y sont montés télescopiquement. Le tube 14 relie une alimentation de fluide 12 au conduit 30, et le tube 16 relie le conduit 28 à l'aiguille hypodermique 18 comme on l'a repré senté sur les Fig. 1 et 2. La vanne étant dans sa position de repos comme représenté à la Fig. 2, il existe un conduit qui permet au fluide de s'écouler à travers l'instrument de mesure de pression 10. Ce conduit traversant est constitué par le conduit 30, la partie inférieure de la chambre 26 et le conduit 28. Ainsi, l'instrument de mesure de pression de fluides peut être monté sur un dispositif d'infusion intraveineuse comme on l'a représenté à la Fig. 1 et assurer l'écoulement normal du fluide vers le patient. Le tube capillaire 22 et le réservoir d' air associé 24 sont mis à l'atmosphère par l'évent 32 au cours de 1' écoulement normal du fluide. Pour faire une mesure de la pression du fluide, l'utilisateur saisit l'instrument au moyen des pattes 42 et le met de niveau avec le patient pour éviter des erreurs de mesure en raison de la "hauteur" de charge du tube 16. Etant donné que l'utilisateur manipule l'instrument au moyen des pattes 42 et de la vanne à plongeur 34 qui sont nettement séparées du réservoir d'air 24, le transfert de chaleur de l'utilisateur à l'instrument est faible ou inexistant surtout durant la courte période de temps nécessaire à la mesure de la pression. L'utilisateur enfonce ensuite partiellement le plongeur 34 dans la position représentée à la Fig. 3. La bague d'étanchéité inférieure 36 descend alors pour isoler le conduit 30 du conduit 28 et il s'ensuit un écoulement en retour du fluide sous pression du corps du patient qui remplit la portion de la chambre 26 qui est comprise entre les deus bagues d'étanchéité. Cette portion de la chambre 26 est coupée par le tube capillaire 22 ainsi que par l'évent 32. Le fluide qui remplit la chambre 26 entre les deux bagues d'étanchéité s'échappe par l'évent et ne s'écoule pas dans le tube capillaire.Toute dilatation de l t air dans le tube capillaire et le réservoir d'air est également facilement absorbée par la chambre 26, et ce tube et ce réservoir sont ainsi mis à l'air libre en même temps que le fluide qui s'écoule du patient par l'intermédiaire du conduit 28. Lorsque le fluide a atteint la position décrite ci-dessus et représentée sur la Fig. J, on amorce la mesure de la pression en enfonçant entièrement le plongeur 34 dans la position représentée sur la Fig. 4. Ceci provoque l'obturation de l'évent 32 par la bague d' étanchéité supérieure 38, alors que le conduit 30 demeure obturé par la bague d'étanchéité inférieure 36. Sous l'effet de la pression veineuse du patient le fluide s'écoule dans le tube capillaire 22 et comprime ainsi l'air contenu dans ce tube et le réservoir d'air 24. Lorsqu'un équilibre est atteint entre le fluide et l'air comprimé, on peut lire la pression de ce fluide en repérant la position de la limite fluide-air sur une échelle 52 adjacente au tube capillaire 22. il est difficile de repérer cette limite fluide-air dans le cas d'emploi d'un fluide transparent d'alimentation. On peut remédier à cet inconvénient en peignant un mince trait rouge immédiatement derrière le tube capillaire. Lorsque ce tube est vide de fluide, l'air présent constitue une lentille cylindrique qui rend le trait rouge invisible. Lorsque le fluide pénètre dans le tube capillaire, le fluide et le capillaire forment ensemble un milieu t#ansparent qui rend visible le trait rouge derrière le fluide jusqu'au point de rencontre de ce dernier avec l'air. Une fois la mesure de la pression de fluide effectuéet l'utili- sateur relâche sa pression sur le plongeur 34 et le ressort 46 ramé- ne ce dernier à la position représentée sur la Fig. 2. A cet instant, l'infusion intraveineuse reprend son cours normal, l'instrument demeurant en permanence disponible pour toute mesure ultérieure de la pression. Chaque lecture ne nécessite qu'une brève interruption de l'infusion de fluide intraveineux et incite ainsi à une surveillance régulière de la pression veineuse. Dans les cas où l'état clinique du patient justifie l'emploi d' un cathéter PVC malgré certains inconvénients de ce procédé, on peut laisser en place l'ensemble du dispositif décrit ci-dessus en remplaçant l'aiguille classique distale par un cathéter veineux central. On raccorde alors l'instrument 10 à ce cathéter veineux central au moyen d'un tuyau branché sur le conduit 28, la surveillance de la pression veineuse centrale s'effectuant dans ce cas de la manière décrite ci-dessus. L'instrument 10 décrit ci-dessus peut être réalisé essentiellement dans un plastique à faible prix de revient, et est suffisamment bon marché pour qu'on puisse le jeter après utilisation sur un patient. En se reportant maintenant à la Fig. 5, un second instrument 60 de mesure de pression de fluides est représenté qui constitue un second mode de réalisation de l'invention. Cet instrument 60 consiste en un boîtier cylindrique 62 qui comporte intérieurement un tube capillaire 64 communiquant avec un réservoir d'air 66 formé également à l'intérieur de ce boîtier. Une partie cylindrique 68 en saillie du boîtier dépasse vers l'extérieur pour recevoir par montage télescopique une aiguille hypodermique 70, ce qui réalise un conduit de fluide depuis la pointe de 11 aiguille hypodermique Jusqu'à l'intérieur du tube capillaire. On peut également monter sur la partie en saillie 68 un tuyau qui est raccordé à une aiguille hypodermique. Un conduit 72 coupe le tube capillaire pour constituer un évent dont le but sera décrit ci-après. Une échelle 74 est imprimée sur le boîtier au voisinage du tube capillaire 64, dont l'extrémité zéro correspond à l'intersection de l'évent 72 avec le tube capillaire. Dans le cas de mesures de la pression veineuse, le rapport volumétrique du réservoir d'air et du tube capillaire est de préférence compris dans une plage allant de 50:1 à 150:1. On effectue la mesure de la pression veineuse en appliquant d' abord un garrot pour dilater l'une des veines du patient avant d'y introduire l'aiguille hypodermique 70. il faut appliquer le garrot afin de pouvoir percer la veine. Néanmoins, ce garrot enserrant le bras fait augmenter considérablement la pression veineuse, momentanément, ce qui se traduit par une décharge excessive de fluide qui passe dans l'aiguille hypodermique et pénètre dans la portion du tube capillaire située au-dessous de l'évent 72. Si cette décharge fluide n'est pas mise à l'air libre, la lecture de la pression est complètement faussée. La poussée sanguine peut remplir tout le tube capillaire et se répandre dans le réservoir d'air, ce qui rend d'autant plus difficile toute nouvelle lecture de la pression même une fois que celle-ci est retombée, étant donné que le sang ne peut alors normalement retourner du réservoir d'air dans le tube capillaire de section relativement plus faible. Toute quantité de sang demeurant dans le réservoir d'air altère le volume permanent de ce dernier. L'évent 72 assure la purge de la décharge initiale en remédiant à l'inconvénient précité. On laisse cet évent ouvert Jusqu'd ce que le garrot enserrant# le bras soit retiré et que la pression veineuse soit redevenue normale. On remarquera que lors de la mise à l'air libre de la pression veineuse excessive on assure simultanément la mise à l'air libre du réservoir d'air et du tube capillaire. Compte tenu de cette mise à l'air libre simultanée du sang, du réservoir et du tube capillaire, il n'est pas nécessaire de prévoir un moyen d'isolation thermique de l'instrument pour s'opposer au transfert de chaleur provenant de l'utilisateur étant donné que l'air dilaté est mis à l'air libre immédiatement avant la lecture de la pression. Une fois que la pression veineuse est retombée après l'enlève- ment du garrot, l'utilisateur amorce une mesure de la pression en obturant l'évent par tout moyen approprié, tel que son doigt comme représenté sur la Fig. 6. Le sang veineux sous pression comprime alors l'air se trouvant dans le tube capillaire et le réservoir d'air associé jusqu'à ce qu'un équilibre soit atteint, ce qui permet de lire à ce point la pression en relevant la position de l'interface fluide-air par rapport à l'échelle 74.Bien que la température de 1' air emprisonné dans le réservoir et le tube capillaire puisse augmenter en raison du transfert de chaleur de l'utilisateur de l'instrument, la mesure de la pression s'effectue pendant une brève période de temps au cours de laquelle la modification de la pression due à l'effet thermique est si faible qu'elle peut être considérée comme négligeable. Après avoir effectué la mesure de la pression, on enlève l'instrument du patient et on le jette. Ce mode de réalisation de l'invention peut également être constitué à peu de frais par du plastique et constitue un instrument extrêmement simple dépourvu de vannes ou d'organes analogues, au moyen duquel on peut obtenir une mesure précise et rapide de la pression veineuse. Le principe sur lequel est basé l'instrument médical de mesure de pression de fluides décrit est la loi de Boyle d'après laquelle, à température constante d'une masse gazeuse donnée le produit de la pression et du volume est constant. On exprime cette loi par PV =nR formule dans laquelle P = la pression du gaz, V = le volume du gaz et n = le nombre de moles du gaz, R = une constante du gaz, et T = la température du gaz. De l'air ordinaire soumis à des pressions et à des températures atmosphériques normales se comporte comme un gaz parfait et s'applique donc très bien à la loi de Boyle. Dans les instruments décrits ci-dessus, le tube capillaire et le réservoir d'air contiennent un volume d'air connu exactement, soumis à la pression atmosphérique et à la température ambiante. Ce volume d'air est soumis à la pression veineuse et comprimé par cette dernière. Si PO et V0 représentent respectivement la pression atmosphérique et le volume du tube capillaire et du réservoir d'air associé des instruments avant que ne leur soit appliquée la pression veineuse, et si les valeurs correspondantes après application de cette pression veineuse sont désignées par PO + tP et VO + A V, on obtient, en supposant la température constante, (P0 + a P). (vO + A v) = Po . VO Cette équation de résuit à P0.#V + V0 . #P + #P . #V = 0. tes pressions veineuses types sont d'environ 10 cm d'eau audessus de la pression atmosphérique. Etant donné que cette pression atmosphérique est elle#meAme d'environ 1 000 cm d'eau (c'est-à-dire environ 76 cm de Hg), la pression veineuse est supérieure d'environ 1 % à la pression atmosphérique. Ainsi, pour les pressions veineuses types rencontrées en pratique, A P sera une très petite fraction de PO, et A V sera également petit par rapport à V0, et il s'ensuit qu'on peut abandonner le terme A P. A V dans la dernière équation ci-dessus.Ce qui conduit immédiatement au résultat suivant La pression veineuse est directement proportionnelle à la diminution du volume d'air emprisonné dans le tube capillaire et le réservoir dtair associé dans les deux exemples d'instruments précités. Le volume initial d'air emprisonné dans le tube capillaire et le réservoir d'air a une limite qui se situe respectivement à l'ex- trémité inférieure du tube capillaire 22 pour l'instrument 10 et au niveau de l'évent 72 pour l'instrument 60, le mouvement du fluide dans le tube capillaire étant directement proportionnel à l'augmentation de la pression de fluide qui provoque ce mouvement, dans les deux instruments. Un réservoir débouche dans un tube capillaire étalonné qui dans son utilisation dans l'invention pour la mesure des pressions de fluides est presque identique dans sa forme aux ppcnomètres qui sont des appareils à volume fixe employés pour la mesure des densités des fluides. Les équations ci-dessus sont bien connues dans le domaine de la mesure des pressions, et les instruments médicaux de mesure de pression de fluides décrits ci-dessus sont des pycnomètres faisant l'objet d'une adaptation spéciale. Bien que la description des modes de réalisation préférés de 1' invention se rapporte principalement à des instruments particulièrement bien adaptés à la mesure de la pression veineuse, il apparat- tra aux techniciens que lesdits instruments peuvent être facilement adaptés à la mesure d'autres pressions d'un caractère clinique, telles que la pression du fluide de la colonne vertébrale, la pression artérielle, ainsi qu a la mesure de divers autres écoulements de vaisseaux et organes corporels. Revendications 1- - Instrument médical utilisable en conjugaison avec un dispositif d'infusion ou injection intravasculaire comportant une source de fluide et adapté pour effectuer sélectivement une infusion intravasculaire normale ou pour mesurer la pression du fluide intravasculaire, caractérisé en ce qu'il comprend un corps comportant intérieurement un conduit traversant dont l'une des extrémités est munie d'un moyen de raccordement à ladite source de fluide, et dont l'autre extrémité comporte un moyen de raccordement au patient afin de constituer un canal d'alimentation pour le dispositif d'infusion, une chambre d'air fermée, un tube capillaire dont l'une des extrémités communique avec cette chambre afin de former avec elle un dispositif manométrique, une chambre pour un obturateur délimitant un conduit qui s'étend entre ledit conduit traversant et l'autre extrémité du tube capillaire, et un évent reliant ladite chambre à l'at- mosphère, et un obturateur pouvant se déplacer à l'intérieur de cette chambre d'une première position dans laquelle l'écoulement est interrompu entre ledit conduit traversant et ladite chambre pour permettre à l'infusion de s'effectuer normalement, et à une deuxiè- me position dans laquelle l'écoulement est interrompu entre ladite source de fluide et ledit conduit traversant pour arrêter l'infusion et admettre un écoulement en retour de fluide sous pression entre le patient et l'intérieur de ladite chambre, sans obturation dudit évent, et à une troisième position dans laquelle l'écoulement est interrompu entre ladite source de fluide et ledit conduit traversant pour arrêter l'infusion et admettre un écoulement en retour de fluide sous pression entre le patient et l'intérieur de ladite chambre avec obturation dudit évent afin de provoquer l'écoulement du fluide sous pression dans le tube capillaire pour mesurer cette pression au moyen dudit dispositif manométrique. 2 - Instrument médical suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte une échelle sur ledit corps au voisinage du tube capillaire, le point zéro de cette échelle coincidant avec 1' extrémité ouverte dudit tube capillaire. 3 - Instrument médical suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens permettant le retour automatique dudit obturateur de sa troisième à sa première position. 4 - Instrument médical suivant l'une quelconque des revendications 1, 2 et 3, caractérisé en ce que ledit obturateur comporte en outre des moyens de manipulation adaptés pour permettre de tenir l'instrument, ces moyens étant situés à l'écart du corps de l'instrument pour éviter un transfert de chaleur de la main de l'opérateur à l'air contenu dans ledit corps.