La présente invention concerne le captage d'énergie solaire et vise notamment le captage d'énergie solaire à l'aide d'un fluide actif caractérisé en ce qu'il est non transparent et d'aspect sombre. On constate qu'avec un tel fluide actif, on peut obtenir de meilleurs rendements que dans le cas où il faut chauffer un fluide actif par conduction à travers un métal récepteur. On contact de nombreux modes de captage d'énergie solaire. Celui adopté le plus fréquemment, à usage domestique, comporte la mise en oeuvre d'un fluide actif qui est en relation permettant un échange de chaleur, mais non un mélange, avec le réseau d'eau chaude ou de fluide de chauffage de l'habitation ou de l'immeuble utilisateur. Normalement, on chauffe le fluide actif à l'aide d'un panneau de captage d'énergie solaire ou, dans certains cas, d'un agencement réflecteur assurant une concentration. Pour obtenir un haut rendement par aire unitaire prévue, il faut adopter des structures et matieres premières coateuses.Même ainsi, le rendement demeure médiocre dans la grande majorité des cas pour ce mode de captage d'énergie solaire. I1 en est ainsi, d'une manière générale, parce que le principe fondamental de tous les appareils de captage d'énergie solaire du type sans concentration ayant un rendement acceptable est l'effet dit de serre". Or, l'utilisation d'une couche de verre ou autre matière transparente à la lumière, mais sensiblement opaque aux rayons infra-rouges entraîne certaines pertes. Parallèlement, il apparaît des pertes dues à une réflexion sur la surface d'absorption, à un rayonnement secondaire à partir de la surface de captage, à la médiocrité du rendement de conduction et de transmission de chaleur au fluide actif et à des défauts d'isolation.Plus récemment, on a conçu une installation de captage d'énergie solaire du type à régime lent étudiée pour minimiser certaines des pertes en réduisant la température des panneaux. Toutefois, dans un tel appareil de captage d'énergie solaire, on s'en remet à l'absorption, par une surface revêtue de noir, de chaleur qui passe par conduction dans le substrat, puis se transmet par conduction à la couche de fluide actif balayant le substrat. I1 subsiste toutefois des difficultés quant à l'efficacité de la conduction, que de nombreux revête- ments superficiels noirs n'améliorent nullement. En outre, le cuivre, métal conducteur le plus efficace qu'on utilise largement, est onéreux.En outre, le fluide actif même n'assure pas avec une pleine efficacité l'absorption de lumière à travers sa surface ni la transmission de chaleur à partir de l'interface avec la surface réceptrice. Par conséquent, même dans le cas idéal, il existe des pertes de rendement qu'on peut encore réduire. Dans des conditions imparfaites, la surface réceptrice risque d'être détériorée du fait de dépits d'oxydes ou analogues, ou encore de se détacher par effets d'écaillage ou analogues. La présente invention a pour but de proposer un appareil, une installation et un procédé qui permettent le captage d'énergie solaire par une méthode autre que celles connues et qui offre tout au moins aux utilisateurs une variante intéressante. A cette fin, l'invention vise, selon l'un de ses aspects, un appareil capteur d'énergie solaire comportant des moyens d'acheminement d'un fluide actif et des moyens propres à faire subir à ce fluide actif, sur une fraction au moins de son trajet d'achemineent, l'effet dit de serre", ledit fluide actif étant caractérisé en ce qu'il est pratiquement non transparent et d'aspect sombre. Selon un autre de ses aspects, l'invention vise une installation de captage de chaleur solaire comportant un appareil capteur de chaleur selon l'invention et dans laquelle il est prévu un conduit assurant l'envoi du fluide actif dans un échangeur de chaleur et sa mise en contact d'échange de chaleur avec un second fluide, et un conduit renvoyant le liquide actif de l'échangeur de chaleur à l'appareil capteur de chaleur afin qu'il traverse à nouveau cet appareil. Selon des variantes, toutefois, ledit échangeur de chaleur peut comprendre des moyens assurant un contact intime entre le fluide actif et ledit second fluide, par exemple dans le cas où ce second fluide est un liquide sur lequel le fluide actif peut flotter, les moyens d'échange de chaleur étant un réseau de pompage qui envoie le fluide actif au fond dudit second fluide. Selon un autre encore de ses aspects, l'invention vise un procédé de captage d'énergie solaire consistant à exposer à des rayons solaires sous effet de serre, un fluide actif caractérisé en ce qu'il est pratiquement non transparent et d'aspect sombre, et à prélever ensuite, par échange de chaleur, de la chaleur sur ce fluide avant de l'exposer à nouveau aux rayons solaires sous effet de serre. On va maintenant décrire à titre d'exemples certaines réalisations préférées de l'invention en se référant aux dessins annexés, sur lesquels - la figure 1 est une vue schématique d'une installation préférée selon l'invention dans le cas où le fluide actif est un liquide, et représente schématiquement en coupe de profil un appareil capteur d'énergie solaire, du type à pellicule ; - la figure 2 représente l'appareil capteur d'énergie solaire vu de face suivant les flèches A-A de la figure 1 et montre, d'une part, un collecteur percé d'une série de trous par lesquels des filets de liquide actif passent sur un substrat pour y former la pellicule et, d'autre part, en bas de l'appareil, un conduit évacuant le liquide recueilli à la base à partir de la pellicule ;; - la figure 3 illustre schématiquement un autre mode de mise en oeuvre du principe de l'invention, comportant l'utilisation, comme fluide actif, d'un liquide sombre, selon lequel le liquide actif atteint et quitte un récipient transparent soumis à un effet de serre - la figure 4 illustre un mode de mise en oeuvre dont le principe est le même que dans le cas de la figure 3, mais montre comment on peut disposer une charge sensiblement non conductrice dans le récipient transparent pour que le liquide ou gaz actif, sous forme d'anneau mince ou équivalent, progresse treks lentement, une fois arrivé dans le récipient et avant d'en être extrait ; (pour simplifier la représentation, on a supprimé l'isolant prévu de préférence du cbté non exposé au soleil) ; - la figure 5 illustre un autre mode de mise en oeuvre et montre un moyen prévu pour confiner le liquide ou gaz pendant qu'il traverse l'appareil capteur, ce moyen étant, selon cette variante, un conduit transparent, de forme tubulaire ou autre, maintenu sou.g l'effet de serre, et - la figure 6 représente schématiquement de profil un substrat auquel sont superposées deux couches de verre ou matière analogue, la couche supérieure au moins assurant l'effet de serre. La variante selon la figure 6 soulève bel et bien des difficultés si, en fait, la couche inférieure de verre ou analogue est en contact avec le liquide parce qu'en cas d'apparition d'une pression interne, le verre risque de se cintrer dans une certaine mesure. Toutefois, en vue d'un exposé complet, il faut décrire aussi bien cette réalisation que celles illustrées par les figures 3 à 5. Selon l'un de ses aspects, l'invention vise un appareil capteur d'énergie solaire comportant des moyens d'acheminement dtun fluide actif et des moyens propres à soumettre ce fluide actif, sur une fraction au moins de son trajet, à l'effet dit "de serre", le fluide actif étant caractérisé en ce qu'il est pratiquement non transparent et d'aspect sombre. Selon un autre de ses aspects, l'invention vise un procédé de captage d'énergie solaire, consistant à exposer à des rayons solaires, sous effet de serre, un fluide caractérisé en ce qu'il est pratiquement non transparent et d'aspect sombre, et à prélever ensuite, par échange de chaleur, de la chaleur sur ce fluide, avant de l'exposer à nouveau aux rayons solaires sous-effet de serre. Selon un mode préféré de mise en oeuvre de l'invention, le fluide actif est une solution ou suspension de particules ou molécules sombres de nature à améliorer le pouvoir d'absorption de chaleur du fluide porteur, ce fluide porteur n1 étant pas nécessairement transparent en l'absence desdites particules ou molécules. Selon un mode de mise en oeuvre de l'invention, le fluide porteur est un gaz et comporte, soit des particules de fumée, soit des molécules de brome ou de chlore. Toutefois, de préférence, le fluide actif selon l'invention est un liquide. De préférence, les particules ou molécules incorporées améliorent le pouvoir éventuel d'absorption d'infrarouges du liquide porteur.De préférence, ce liquide est de nature à absorber les rayons ultraviolets préférentiellement aux rayons infrarouges et visibles, et les particules ou molécules qui lui sont incorporées sont de nature A absorber davantage les rayons visibles et infrarouges que les rayons ultraviolets. Toutefois, dans certains cas, on peut intervertir ces pouvoirs d'absorption préférentielle. De préférence, le liquide est l'un quelconque des suivants : eau, huile, dérivé d'huile, dérivé de silicones, liquide de silicones et dérivé de polymère. De préférence, lesdites particules et molécules sont choisies parmi celles de carbone, de matière colloïde sombre et de colorant. Au cas où l'on choisit une matière colloïde, les particules sont de préférence celles d'un composé choisi parmi les oxydes de chrome, de nickel et de cuivre et le bioxyde de manganèse. Quand les particules et molécules sont celles d'un colorant, celui-ci est de préférence choisi parmi l'encre, le noir d'aniline, les colorants phényliques, les tannates ferreux et d'autres colorants de tanin. Selon le mode de mise en oeuvre préféré, le liquide actif est une huile à laquelle sont incorporées des particules de noir de fumée, et qui peut être dérivée, par exemple, d'une encre telle qu'encre d'imprimerie. De préférence, lesdits moyens canalisant le liquide actif à travers l'appareil comportent un substrat balayé, en service, par une pellicule dudit liquide. L'idéal est de réaliser le substrat en une matière à pouvoir d'absorption de chaleur et de conduction médiocres par rapport à ceux du liquide. De préférence, la pellicule est assez sombre et épaisse pour opposer un écran sensiblement opaque aux rayons au moins visibles absorbés par le liquide. I1 peut donc y avoir lieu de fixer une quantité minime de particules ou molécules absorbantes par-mètre carré de pellicule réceptrice, pour des liquides et des particules ou molécules de types donnés.L'idéal est que l'appareil capteur se présente sous la forme d'un panneau comportant un substrat, un collecteur propre à faire balayer ce substrat par une pellicule de liquide et des moyens propres à recueillir le liquide formant la pellicule et à l'évacuer du substrat. Be mieux est que les moyens assurant un effet de serre comportent au moins une feuille de verre ou matière analogue sans contact avec ledit liquide. Toutefois, selon, des variantes, les moyens acheminant le liquide à travers l'appareil capteur comportent des moyens aptes à confiner le liquide, sur une partie au moins de son trajet, suivant toutes les directions transversales à celle d'écoulement, par exemple tube transparent, ou à maintenir le liquide au repos ou sensiblement, par exemple récipient transparent comportant des entrées et une sortie. Selon un autre aspect, l'invention vise une installation de captage de chaleur comportant un appareil capteur de chaleur selon l'invention, dans laquelle il est prévu un conduit canalisant le liquide actif jusqu'à un échangeur de chaleur, où il entre en contact d'échange de chaleur avec un second fluide, et un conduit ramenant le liquide actif de cet échangeur de chaleur à l'appareil capteur afin qu'il traverse à nouveau cet appareil. De préférence, l'installation comporte une pompe et le liquide actif n'est pas sous pression pendant qu'il traverse l'appareil capteur Selon d'autres modes de mise en oeuvre de l'invention, on peut assurer l'échange de chaleur par établissement d'un contact intime entre le liquide actif et un second fluide.On peut prévoir par exemple, comme second fluide, un liquide sur lequel le fluide actif puisse flotter et, comme moyens d'échange de chaleur, un réseau de pompage envoyant le fluide actif au fond dudit second fluide, ce qui assure l'échange de chaleur pendant que le fluide actif monte à la surface du second fluide. Toutefois, selon d'autres variantes, on peut transmettre la chaleur par conduction à un second fluide à travers un substrat soutenant partiellement au moins le fluide actif. L'homme de l'art pourra concevoir d'autres variantes encore. On va maintenant décrire les moles de réalisation de l'invention illustrés par les dessins annexés. Toutefois, il ne faut pas perdre de vue que le liquide préféré est celui précédenment indiqué, à savoir une huile comportant des particules de carbone, par exemple noir de fumée, qu'on peut obtenir à partir d'encre d'imprimerie noire. L'huile constituant le liquide porteur peut être d'origine végétale ou minérale. Toutefois, l'idéal est que l'huile ait un intervalle de viscosité faible, afin de conserver un degré de fluidité sensiblement constant dans une certaine gamme de températures opératoires. Le liquide selon l'invention présente un aspect sombre mais, sous forme de pellicule très mince, il laisse passer une certaine quantité de lumière. En conséquence, la teneur du liquide porteur en agent obscurcissant est telle qu'aucun rayon visible ne traverse une pellicule dé l'épaisseur à prévoir en service. Cette formule laisse beaucoup de liberté. Toutefois, l'idéal est que la pellicule demeure assez mince, bien qu'il faille évidemment établir à travers l'appareil capteur un certain débit minimum de liquide porteur, notamment Si celui-ci a une capacité calorifique faible. Les figures î et 2 illustrent un mode de réalisation préféré de l'invention, selon lequel il est prévu une feuille de verre i qui n'entre à aucun stade en contact avec le liquide actif. Cette feuille 1 est portée par un châssis isolé 2, qui présente de préférence une surface 3 sur laquelle se forme la pellicule. La pellicule est indiquée en 4 sur la figure 2. La surface 3 du substrat est de préférence non conductrice. I1 n'est pas nécessaire de la réaliser en une matière noircie de nature à recevoir la chaleur, comme les conducteurs à régime lent existants. Le mieux est qu'elle ne soit pas en matière absorbant la chaleur. Elle peut titre en fibre de verre de préférence colorée, par exemple en blanc, afin que des irrégularités éventuelles de l'épaisseur de'la pellicule, d'un point à l'autre de la surface de l'appareil capteur, puissent être perçues et corrigées. De préférence, le substrat est coloré en blanc, ceci pour éviter une surchauffe du réseau en cas de panne de la pompe. Dans d'autres réalisations de l'invention, le substrat peut être conducteur. I1 en est notamment ainsi quand la chaleur est à transmettre à travers le substrat à un second fluide. Toutefois, même lorsqu'on n'a pas à prévoir ce mode de transmission de chaleur, on peut, pour faciliter la construction, réaliser par exemple le substrat en acier. I1 va sans dire, cependant, qu'un substrat en acier doit étre muni d'un isolant adéquat. La surface 3 du substrat est donc inclinée pour que la pellicule 4 s'écoule lentement à partir du collecteur 5, qui présente une multiplicité de trous dirigés vers le bas 6. I1 est prévu une région en gouttière 7 d'où part un conduit 8 qui évacue de la gouttière 7 le liquide recueilli à partir de la pellicule. Cette gouttière 7 est conçue de façon que le liquide ne risque pas de s'y accumuler en quantité suffisante pour toucher le verre 1, ce qui risquerait d'engendrer des contraintes dans ce dernier. Comme le montre la figure i, le conduit 8 mène le liquide à un échangeur de chaleur 9, où il entre en contact d'échange de chaleur avec un second fluide 10, qui peut autre le liquide d'un réseau d'eau chaude domestique, l'air d'un système de chauffage certral, un liquide de refroidissement par évaporation ou analogue. On a donc schématisé, pour l'échangeur de chaleur représenté sur la figure I, une entrée 11 est une sortie 12 de fluide secondaire. Etant donné que, sous sa forme préférée selon l'invention, l'appareil capteur n'exige pas de mise sous pression pour former une pellicule du liquide actif absorbant la chaleur, il est souhaitable d'établir dans tout le réseau une pression absolue minimale, ce qui permet d'utiliser des matériaux moins onéreux. A cette fin, il est prévu un réservoir 13 ou analogue à partir duquel une pompe 14 refoule le liquide actif accumulé à travers l'échangeur de chaleur, puis le renvoie par un conduit 15 au collecteur 5. On pourra adopter d'autres modes de circulation sans sortir du cadre de la présente invention. Avec une structure du genre décrit, on a enregistré des rendements surprenants. A supposer que l'énergie arrive du soleil à raison de 1 k'iT/m2/h, les rendements usuels de captage de cette énergie ne dépassent guère, normalement, 50. Or, avec le capteur d'énergie solaire selon l'invention, on a enregistré sur deux heures, par jour clair, un rendement d'environ 85,5cé0. Un autre jour de temps clair, on a obtenu un rendement analogue, à savoir de g . On voit donc que l'appareil selon le mode préféré de réalisation de l'invention, comportant des matériaux tries peu comateux, assure des rendements en fait supérieurs, à ceux que pourraient fournir tous les appreils de captage d'énergie solaire existants.On pense que ce résultat est imputable à l'absence des diverses interfaces que doivent franchir la chaleur et/ou la lumière dans les appareils classiques. Les figures 3 à 6 représente des variantes d'appareils capteurs d'énergie solaire. La figure 3 indique schématiquement une entrée 16 et une sortie 17 desservant un récipient transparent 18 qui subit un effet de serre du fait qu'il est entouré de verre ou matière analogue 19. Ce modèle d'appareil peut recueillir certains suffrages mais, on l'a dit, le modèle préféré est l'appareil à régime lent, parce qu'il semble assurer les meilleurs rendements possibles. L'agencement représenté sur la figure 4 est analogue à celui que montre la figure 3, mais comporte une garniture intérieure de remplissage 20 qui augmente l'aîreréceptrice pour un volume donné de liquide actif.La figure 5 montre un tube de confinement transparent 21, par exemple en verre ou matière plastique transparente, entouré par un tube plus gros en matière analogue qui met le liquide récepteur sous effet de serre. La figure 6 illustre le cas précité où il est prévu un substrat 23 en matière sensiblement non conductrice ou isolée, une couche de verre 24 assurant l'effet de serre et une couche transparente 25 qui confine le liquide longeant le substrat 23. Toutefois, cet appareil selon l'invention soulève des difficultés de structure s'il apparat dans le réseau une forte pression quelconque. Si besoin, la couche de verre intérieure peut titre cintrée pour résister à la pression.Il est toutefois évident que Si l'on doit s'en remettre à un effet de thermosyphon, il faut envisager un réseau sous pression de ce modèle ou des modèles possibles avec les structures représentées sur les figures 3 à 5. Avec l'appareil capteur d'énergie solaire de modèle préféré, tel que représenté sur les figures 1 et 2, on voit que pour augmenter la quantité d'énergie captée, on peut augmenter la longueur du trajet lentement balayé par la pellicule. Toutefois, on élève ainsi les température régnant dans le réseau ct, du fait qu'aux fins de chauffage domestique il suffit de températures modérées, il vaut mieux augmenter la largeur que la longueur des appareils capteurs, ce qui réduit les difficultés à prévoir du fait de l'accumulation de chaleur. D'après ce qui précède, on voit que, selon l'invention, le liquide ou autre fluide du type envisagé peut longer un substrat quelconque, qui peut même autre par exemple, le toit, les murs ou analogues d'une construction et assurer le prélèvement direct de chaleur solaire aux fins d'échange de chaleur. Pour maintenir le rendement et éviter la dégradation du liquide par les intempéries, il est nécessaire de soumettre le liquide à un effet de serre et, à cette fin, il faut prévoir une surface transparente quelconque, de préférence en verre ou matière analogue. I1 va sans dire que, quel que soit le modèle d'appareil selon l'invention utilisé, on peut lui associer des réflecte-urs ou analogues afin d'augmenter la quantité d'énergie solaire tombant sur le liquide capteur. On a cité plus haut divers spectres d'absorption. En fait, on dispose d'une grande liberté dans le choix du liquide ou gaz et des particules et molécules assurant l'absorption. Par exemple, les silicones ont une bonne caractéristique d'absorption des rayons ultraviolets et infrarouges, mais non nécessairement des rayons visibles. Or, pour certaines applications, ce point a son importance. n faut en effet considérer que, meme par temps nuageux, des rayons infrarouges arrivent en grandes quantités du soleil. De plus, il faut envisager, pour choisir les particules ou molécules et le liquide, le point de vue de la opacité calorifique et celui de la stabilité. Par exemple, il n'est pas indiqué de prévoir un mélange sujet à floculation, ce qui soulève des difficultés pour la formation de la pellicule et le pompage, sans parler de l'effet exercé sur le rendement d'absorption de la lumière. I1 semble que le procédé et l'appareil selon l'invention soient susceptibles d'une large diffusion. RBVEDIDICATIONS 1. Appareil capteur d'énergie solaire comportant des moyens d'acheminement d'un fluide actif et des moyens propres à soumettre ce fluide actif, sur une fraction au moins de son trajet d'acheminement, à l'effet dit "de serre", ledit fluide actif étant caractérisé en ce qu'il est sensiblement non transparent et d'aspect sombre. 2. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que le fluide actif est une solution ou suspension dans un fluide porteur de particules ou molécules sombres, de nature à améliorer le pouvoir d'absorption du liquide porteur, lequel n'est pas nécessairement non transparent en l'absence desdites particules ou molécules. 3. Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce que ledit fluide est un liquide. 4. Appareil selon la revendication 2 ou 3, caractérisé en ce que ledit fluide est un liquide de nature à absorber les rayons ultraviolets préférentiellement aux rayons infrarouges et visibles et en ce que les particules ou molécules qu'il contient sont de nature à absorber davantage les rayons visibles et infrarouges que les rayons ultraviolets. 5. Appareil selon la revendication 3, caractérisé en ce que lesdites particules ou molécules améliorent le pouvoir éventuel d'absorption d'infrarouges du liquide porteur. 6. Appareil selon l'une quelconque des revendications 3 à 5, caractérisé en ce que ledit liquide est choisi à volonté parmi l'eau, les huiles, les dérivés d'huile, les liquides de silicones et dérivés de polymère. 7. Appareil selon l'une quelconque des revendications 2 à 6, caractérisé en ce que lesdites particules ou molécules sont choisies parmi les molécules de carbone, de matière colloïde sombre et de colorant. b. Appareil selon la revendication 7, caractérisé en ce que lesdites particules ou molécules sont des particules de grosseur colloidales d'un. composé choisi parmi l'oxyde de chrome, l'oxyde de nickel, l'oxyde de cuivre et le bioxyde de manganèse 9. Appareil selon la revendication 7, caractérisé en ce que lesdites particules ou molécules sont celles d'un colorant choisi parmi l'encre, le noir d'aniline, le tannate ferreux et d'autres colorants de tanin. 10. Appareil selon la revendication 9, caractérisé en ce que ledit liquide est de nature à dissoudre ledit colorant. 11. Appareil selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que ledit fluide est un gaz chargé de particules de carbone ou fumée ou de molécules de brome ou de chlore. 12. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que ledit fluide est un liquide et en ce que lesdits moyens d'acheminement du liquide à travers l'appareil capteur comportent un substrat balayé, en service, par une pellicule dudit liquide. 13. Appareil selon la revendication 12, caractérisé en ce que ledit substrat est en une matière ayant des pouvoirs d'absorption de chaleur et de conduction inférieurs à ceux du liquide et en ce que la pellicule est sombre et épaisse aux degrés voulus pour opposer un écran sensiblement opaque au moins aux rayons visibles que le liquide doit absorber. 14. Appareil selon la revendication 12 ou 13, caractérisé en ce que l'appareil se présente sensiblement sous la forme d'un panneau comportant un substrat isolé, un collecteur propre à faire balayer ce substrat par une pellicule dudit liquide et des moyens propres à recueillir le liquide provenant de la pellicule et à l'évacuer dudit substrat. 15. Appareil selon la revendication 14, caractérisé en ce que lesdits moyens assurant un effet de serre comportent au moins une feuille de verre ou matière équivalente n'entrant pas en contact avec ledit liquide. 16. Appareil selon l'une quelconque des revendications 3 à 15, caractérisé en ce que lesdits moyens de canalisation dudit liquide a travers l'appareil comportent des moyens aptes à confiner le liquide, sur partie au moins de son trajet, sensiblement suivant toutes les directions transversales à sa direction d'écoulement ou à le maintenir au repos ou sensiblement. 17. Appareil selon la revendication 16, caractérisé en ce que les moyens de confinement comporte de la matière transparente, en partie au moins. 18. Installation de captage de chaleur solaire comportant un appareil capteur de chaleur selon l'une quelconque des revendications 3 à 10 et 12 à 17, caractérisée en ce qutil est prévu des moyens propres à envoyer le liquide actif traverser un échangeur de chaleur en contact d'échange de chaleur avec un second fluide et des moyens propres à renvoyer le liquide actif de ltéchangeur de chaleur audit appareil capteur afin qu'il traverse à nouveau cet appareil. 19. Installation selon la revendication 18, caractérisée en ce qu'elle comporte une pompe et en ce que le liquide actif n1 est pas sous pression pendant qu'il traverse l'appareil capteur. 20. Installation selon la revendication 18 ou 19, caractérisée en ce que ledit échangeur de chaleur est un moyen assurant un contact intime entre ledit liquide actif et ledit second fluide. 21. Installation selon la revendication 20, caractérisée en cc que le second fluide est un liquide sur lequel le fluide actif peut flotter et en ce que le moyen éc'langeur de chaleur est un réseau de pompage qui envoie ledit fluide actif au fond dudit second fluide. 22. Procédé de captage d'énergie solaire comportant l'exposition, sous effet de serre, à des rayons solaires d'un fluide actif, caractérisé en ce qu'il est sensiblement non transparent et d'aspect sombre, puis un prélèvement de chaleur opéré par échange de chaleur sur ledit fluide avant d'exposer à nouveau celui-ci aux rayons solaires, sous effet de serre. 23. Procédé selon la revendication 22, caractérisé en ce que ledit fluide actif est une solution ou suspension de particules ou molécules sombres de nature à améliorer le pouvoir d'absorption de chaleur du fluide porteur, celui-ci n'étant pas nécessairei..ent non transparent en l'absence desdites particules ou molécules. 24. Procédé selon la revendication 23, caractérisé en ce que ledit fluide porteur est transparent en l'absence desdites particules ou molécules. 25. Procédé selon l'une quelconque des revendications 22 à 24, caractérisé en ce que ledit fluide est un liquide de nature à absorber des rayons ultraviolets préférentiellement, aux rayons infrarouges et visibles et en ce que les particules ou molécules contenues dans le fluide porteur sont de nature à absorber davantage les rayons visibles et infrarouges que les rayons ultraviolets. 26. Procédé selon l'une quelconque des revendications 22 à 24, caractérisé en ce que ledit fluide est un liquide de nature à absorber les rayons infrarouges prférentiellement aux rayons ultraviolets et visibles et en ce que les particules ou molécules contenues dans le fluide porteur sont de nature à absorber davantage les rayons visibles et ultraviolets que les rayons infrarouges. 27. Procédé selon l'une quelconque des revendications 22 à 24, caractérisé en ce que lesdites particules ou molécules améliorent le pouvoir éventuel d'absorption d'infrarouges du liquide porteur. 28. Procédé selon l'une quelconque des revendications 22 à 27, caractérisé en ce que ledit fluide est un liquide choisi indiféremment parmi l'eau, les huiles, dérivés d'huile, dérivés de silicones, liquides de silicones et dérivés de polymère s 29. Procédé selon l'une quelconque des revendications 22 à 28, caractérisé en ce que lesdites particules ou molécules sont choisies parmi les molécules de carbone, de matières colloIdes sombres et de colorants. 30. Procédé selon la revendication 29, caractérisé en ce que lesdites particules ou molécules sont des particules de grosseur colloïdale d'un composé choisi parmi l'oxyde de chrome, l'oxyde de nickel, l'oxyde de cuivre et le bioxyde de manganèse. 31. Procédé selon la revendication 29, caractérisé en ce que lesdites particules ou molécules sont celles d'un colorant choisi parmi l'encre, le noir d'aniline, les colorants phényliques, le tannate ferreux et d'autres colorants au tatin. 32. Procédé selon la revendication 28, caractérisé en ce que ledit liquide peut recevoir en solution ou en dispersion ledit colorant. 33. Procédé selon l'une quelconque des revendications 22 à 24, caractérisé en ce que ledit fluide est un gaz comportant, dans un gaz porteur des particules de fumée ou des molécules de brome ou de chlore. 34. Procédé selon l'une quelconque des revendications 20 à 30, caractérisé en ce que, pour exposer ledit fluide à des rayons solaires, sous effet de serre, on lui fait traverser un appareil capteur de chaleur solaire selon l'une quelconque des revendications 1 à 17. 35. Procédé selon la revendication 34, caractérisé en ce que ledit appareil capteur fait partie d'une installation selon l'une quelconque des revendications 17 à 21. 36. Procédé selon l'une quelconque des revendications 22 à 32, caractérisé en ce qu'on opère ledit échange de chaleur par transmission de chaleur à un second fluide opérée par conduction à travers un substrat qui supporte au moins partiellement ledit fluide actif.