La présente invention concerne un mécanisme d'ouverture et de fermeture en translation de portes lourdes, telles que celles qui sont utilisées pour clore des abris anti-bombardements, par exemple les hangars de stockage d'avions militaires. Ces portes sont extrèmement lourdes (environ 100 tonnes) et nécessitent des dispositifs spéciaux pour etre manoeuvrées. Elles sont montées-sur des galets qui peuvent rouler sur un rail de support et de guidage placé sous la porte et longeant l'ouverture de l'abri, et leur déplacement s'effectue en translation dans leur propre plan par coulissement devant l'ouverture de l'abri. Le problème rencontré jusqu a maintenant pour l'ouverture et la fermeture de la porte est celui du risque de détérioration du mécanisme d'entraînement lorsque des efforts s'exercent transversalement à la direction de coulissement. Ces efforts peuvent résulter d'un manque de verticalité de la porte, du d un léger affaissement de terrain, ou encore d'un gauchissement du chemin de roulement, etc. Dans ces cas, les mécanismes d'entraînement prévus jusqu a maintenant devaient supporter ces efforts alors qu'ils ne sont pas du tout dimensionnés pour cela. La présente invention propose un moyen particulièrement simple et robuste permettant d'éviter totalement ce problème en découplant complètement le mécanisme d'entraînement et la porte elle-même pour ce qui est des efforts transversaux à la direction de coulissement de la porte. Le mécanisme d'entraînement de la porte selon l'invention comprend - un motoréducteur ancré sur un socle en béton placé devant la porte au niveau d'une de ses extrémités, avec un pignon denté de sortie, tourné vers la porte et écarté de celle-ci avec son axe perpendiculaire à la porte - une chaîne accrochée à la porte et tendue le long de celle-ci, la chaîne ayant au moins une longueur égale à la course d'ouverture désirée pour la porte - un guide solidaire du motoréducteur pour maintenir la chaîne en prise avec le pignon du motoréducteur, la chaîne étant par ailleurs écartée de la porte. La chaîne est accrochée à une extrémité de la porte par un premier moyen d'accrochage fixe, et à l'autre par un second moyen d'accrochage réglable pour permettre d'ajuster la tension de la chaîne. Le moyen de guidage de la chaîne peut être constitué simplement par un patin disposé juste au-dessus de la chaîne à l'aplomb du pignon. Le moyen de guidage peut être aussi un palonnier ayant un axe fixe par rapport au socle du moteur et deux poulies non alignées avec cet axe et appuyant sur la chaîne de part et d'autre du pignon denté. La souplesse de la chaîne, dans les sens transversaux à la direction d'ouverture, évite toute interaction dommageable entre la porte et le motoréducteur. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture de la description détaillée qui suit et qui est faite en référence aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 représente une vue générale de la porte lourde et son mécanisme d'entraînement à chaîne - la figure 2 représente le point d'accrochage fixe de la chaîne sur la porte (vue de dessus) - la figure 3 représente le point d'accrochage réglable de la chaîne sur la porte (vue de dessus) - la figure 4 représente une vue de face correspondant à la figure 3 - la figure 5 représente une vue latérale du mécanisme d'entraînement - la figure 6 représente un palonnier de maintien de la chaîne sur le pignon denté. A la figure 1 on voit la porte lourde 10 fermant un abri 12 de forme hémisphérique représenté en coupe vue de l'intérieur de l'abri. La porte est une porte blindée capable de résister à des bombardements violents et son poids peut dépasser 100 tonnes. Elle est constituée en béton coulé entre deux plaques d'acier et elle est montée sur des galets de roulement 14 portés par un rail de roulement en acier encastré dans le sol en dessous de la porte. La porte s'ouvre par coulissement sur ce rail dans son propre plan, dans la direction de la flèche 16 elle se ferme par coulissement dans la direction de la flèche 18. Le mécanisme d'entraînement comprend un motoréducteur 20 ancré sur un socle en béton 22 et placé à l'intérieur de l'abri, juste devant la porte, son axe de sortie étant dirigé perpendiculairement à la porte. Le motoréducteur est placé vers une extrémité de la porte (extrémité gauche sur la figure). Son arbre de sortie est pourvu d'un pignon denté engrenant avec une chaîne 24 tendue le long de la porte sur l'essentiel de la longueur de celle-ci, parallèlement à la direction d'ouverture de la porte. La chaîne 24 a une longueur au moins égale à la course d'ouverture ou de fermeture désirée pour la porte ; elle est fixée à chacune de ses extrémités à la porte, une extrémité de la chaîne se situant d'un côté de la porte (côté gauche sur la figure), et l'autre, de l'autre côté (côté droit) ; la hauteur de fixation de la chaîne. sur la porte correspond à la hauteur du pignon denté du motoréducteur 20 pour que l'engrenage se fasse correctement. Un moyen de guidage 25 passe au-dessus de la chaîne au niveau du pignon denté pour empêcher que la chaîne ne sorte du pignon. De préférence, à la première extrémité de la chaîne, le moyen de fixation 26 à la porte est fixe, tandis qu'à l'autre extrémité le moyen de fixation 28 est réglable dans le sens de la longueur de la chaîne pour permettre un réglage de la tension de celle-ci. L'entraînement de la porte se fait par actionnement du motoréducteur dans un sens ou dans l'autre et la souplesse de la chaîne dans les sens transversaux à sa direction longitudinale (aussi bien verticalement que perpendiculairement à la porte) permet d'éviter dans tous les cas un endommagement du motoréducteur lorsqu'un défaut existe dans l'équilibrage de la porte ou dans la rectitude et le niveau du chemin de roulement. A la figure 2, on voit le moyen d'accrochage fixe 26 de la chaîne à la porte. Ce moyen est une console métallique soudée à la paroi métallique 30 de la porte, cette console portant un axe 32 dirigé perpendiculairement à la porte et légèrement écarté d'elle, cet axe 32 servant à la fixation d'une extrémité de la chaîne 24. Comme on le voit sur la figure 2, la chaîne 24 peut être à double ou multiple rangée de maillons selon les efforts qui sont à fournir pour la manoeuvre de la porte. Un jeu J est laissé entre la chaîne et la porte pour que la chaîne puisse avoir un certain débattement transversal horizontal. A la figure 3, on voit le moyen d'accrochage réglable 28 de la chaîne. Ce moyen comprend une plaque fixe 34 soudée à la paroi métallique de la porte et portant d'un côté une console 36 soudée à la plaque 34, et, de l'autre, une console 38 qui peut être vissée sur la plaque 34 mais qui peut coulisser sur cette plaque dans le sens longitudinal de la chaîne avant serrage des vis. La figure 4 montre une vue de dessus corres- pondant à la figure 3, et on voit des ouvertures allongées 40 et 42 ménagées dans la console 38 pour permettre le passage des vis 44 et 46 qui permettent de serrer la console 38 sur la plaque 34 plus ou moins en arrière de la console 36. Le déplacement en arrière de la console 38 par rapport à la console 36 parut se faire grâce des boulons 48 et 50 prenant appui sur la console 38 et pouvant être vissés dans des filetages solidaires de la console 36. Le vissage des boulons repousse la console 38, dans un sens de traction de la chaîne 24 dont l'extrémité est accrochée à la console 38 par un axe 52. Lorsque la tension désirée pour la chaîne est btenue, on serre les vis 44 et 46 qui fixent la console 38 sur la plaque 34. Comme on le voit sur les figures 3 et 4, la console 34 se présente avec deux branches écartées entre lesquelles peut passer la chaîne 24 pour aller s'accrocher à l'axe 52 solidaire de la console 38. A la figure 5, on voit en vue latérale la porte 10 et, devant la porte du dôté intérieur de l'abri, un socle en béton 54 sur lequel sont fixés, par l'intermédiaire d'une plaque 56 ancrée dans le béton, un moteur 58 couplé à un réducteur 60 par l'intermédiaire d'un limiteur de couple 62 (l'ensemble de ces trois éléments constituant un motoréducteur). La sortie du réducteur 60 comporte un pignon 64 (ici un pignon double qui engrène-avec la chaîne double 24) et ce pignon a son axe dirigé perpendiculairement à la paroi de la porte 10. On reconnaît encore sur cette figure 5 le jeu J entre la chaîne et la porte et on voit que même un faussage de la porte n'a pas d'incidence sur le motoréducteur grâce à la souplesse de la chaîne dans le sens perpendiculaire à la porte. Par ailleurs, on a prévu un patin 66 rigidement fixé au corps du réducteur 60, au-dessus de la chaîne à l'aplomb du pignon 64, et cevpatin empêche la chaîne 24 de sortir du pignon. Ici, la souplesse de la chaîne dans le sens vertical permet d'encalsser des défauts tels qu'un affaissement de la porte sans entraîner de dommage pour le motoréducteur. On voit encore à la partie supérieure de la figure 5 un interrupteur de fin de course 68 qui coopère avec des tétons fixés à la porte pour commander l'arrêt du moteur 58 aux fins de trajets d'ouverture et de fermeture de la porte. A la figure 6, on a représenté une variante du moyen de guidage de la chaîne ; ce moyen, plus complexe que le simple patin supérieur 66 de la figure 5, est toutefois préférable du point de vue de la qualité de l'entraînement de la chaîne par le pignon denté : il s'agit d'un palonnier appliquant la chaîne contre le pignon denté sur une portion de circonférence de celui-ci. Le palonnier comprend un axe 70 fixé au corps du motoréducteur et deux bras 72 et 74 inclinés l'un par rapport à l'autre et portant chacun une poulie 76, 78, les axes des poulies et celui du palonnier n'étant pas alignés. Les poulies appuient sur la chaîne 24 de part et d'autre du pignon denté 64 et forcent la chaîne à suivre un trajet circulaire autour d'une portion de circonférence du pignon. On a ainsi décrit une structure particulièrement simple de mécanisme d'entraînement, résistant aussi aux vibrations et tremblements pendant les bombardements car la porte n'est pas en appui rigide contre le motoréducteur. REVENDICATIONS 1) Mécanisme de mdrioeuvre en translation d'une porte lourde montée sur des galets de roulement, caractérisé par le fait qu'il comprend - un motoréducteur monté sur un socle en béton placé devant la porte au niveau d'une de ses extrémités, avec un pignon denté de sortie ayant un axe perpendiculaire à la porte, le pignon étant légèrement écarté de la porte - une chaîne accrochée à la porte et tendue le long de celle-ci, la chaîne ayant au moins une longueur égale à la course d'ouverture désirée pour la porte - un guide solidaire du motoréducteur pour maintenir la chaîne en prise avec le pignon du motoréducteur, la chaîne étant par ailleurs écartée de la porte. 2) Mécanisme selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il est prévu un premier moyen d'accrochage fixe de la chaîne à une extrémité de la porte et un second moyen d'accrochage réglable de l'autre côté de la porte, pour permettre d'ajuster la tension de la chaîne. 3) Mécanisme selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que le moyen de guidage de la chaîne comprend un patin disposé juste au-dessus de la chaîne à l'aplomb du pignon denté. 4) Mécanisme selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que le moyen de guidage est un palonnier ayant un axe fixe par rapport au socle du moteur et deux poulies- non alignées avec cet axe et appuyant sur la chaîne de part et d'autre du pignon denté.