L'invention concerne un procéde pour réaliser une inscription ou un dessin ou un motif sur une pièce émaillée et la pièce émaillée obtenue par la mise en oeuvre du procédé. Les pièces émaillées dont il s'agit sont notamment des plaques ou des médaillons utilisés par exemple a des fins décoratives ou utilitaires. Les pièces émaillées sont connues depuis longtemps et sont réalisées par application sur la pièce proprement dite d'une fine couche d'émail liquide au moyen notamment d'un pinceau, d'une plume ou de tout autre ustensile approprié similaire, ce qui est tout à la fois long, très délicat, hasardeux, couteux et d'applications limitées. En effet, il est difficile, voire presque inr possible, de réaliser des traits pleins et déliés satisfaisants, d'une part, et d'adapter les inscriptions, dessins, motifs, au gré infini de l'utilisateur. L'invention a donc pour but de remédier à ces inconvénients et propose, à cet effet, un procédé dans lequel, successivement, on recouvre une pièce "brute" d'une première couche d'émail d'une première teinte non on cuit la pre- mière couche d'émail ; on recouvre la première couche d'émail d'une seconde couche d'émail d'une seconde teinte différente de la première ; on sèche la seconde couche d'émail maintenue tendre ; on grave sur la seconde couche d'émail l'inscription, le dessin ou le motif ; on cuit la seconde couche d'émail gravée. L'invention propose également une pièce émaillée obtenue par la mise en oeuvre du procédé. L'invention procure de nombreux avantages par rapport à la technique antérieure, à savoir rapidité ; facilité ; diminution du cout ; non nécessité d'instruments de gravure spécialisés ; variété infinie des inscriptions, dessins ou motifs ; possibilité que la gravure soit exécutée par l'utilisateur soi-même ; qualité élevée des inscriptions, dessins ou motifs et en particulier possibilité qu'ils soient complexes ou avec des pleins et des déliés ; enfin possibilité de rendre les deux premières phases du procédé industrialisées et la troisième phase plus ou moins artisanale ou " la demande". L'invention sera mieux comprise grâce à la description qui suivra. Le procédé, selon l'invention, est destiné à réaliser une inscription ou un dessin ou un motif sur une pièce émaillée. Ce procédé est mis en oeuvre à partir d'une pièce "brute", c'est-à-dire non émaillée, notamment une plaque ou un médaillon. Le procédé comprend, en combinaison, les différentes phases successives suivantes Dans une première phase initiale et dans un premier temps, on recouvre totalement la pièce "brute" d'une première couche d'émail d'une première couleur ou teinte et ce par tout procédé approprié, éventuellement connu en soi. Dans un second temps ultérieur, on procède à une opération de cuisson de cette première couche d'émail et ce par tout procédé approprié, éventuellement connu en soi. Dans une deuxième phase intermédiaire et dans un premier temps, on recouvre totalement ou partiellement, selon l'effet ultérieur recherché, la pre mière couche d'émail d'une seconde couche d'émail d'une seconde couleur ou teinte différente de - et en particulier contrastant - la première couleur ou teinte. Dans un second temps ultérieur, on procède à une simple opération de séchage de la seconde couche d'émail, par tout procédé approprié et notamment par étuvage, jusqu a ce que la seconde couche d'émail soit encore tendre. Par conséquent, on évite de cuire la seconde couche d'émail, ce qui ne permettrait pas d'atteindre ce résultat. Les première et deuxième phases du procédé peuvent etre exécutées de façon industrialisée, en série. Dans une troisième phase finale exécutée notamment sur le lieu de distribution ou de vente des pièces émaillées et par exemple de façon artisanale, "à la demande", et par l'utilisateur soi-meme, on procède, dans un premier temps à une gravure de la seconde couche d'émail, correspondant à l'inscription, dessin ou motif souhaité, ce qui est rendu possible du fait que la seconde couche d'émail non cuite est tendre. Cette opération est réalisée par le simple passage de tout ustensile plus ou moins pointu tel qu'un crayon, stylo, style-scripteur. La première couche d'émail qui est dure parce que déjà cuite n'est pas gravée par le passage de l'ustensile pointu.La gravure provoque donc, du fait des couleurs ou teintes contrastées des première et seconde couches d'émail, l'apparition d'une inscription, dessin ou motif soit clair sur un fond foncé (si la première couche d'émail est claire et la seconde couche d'émail foncée), soit foncé sur un fond clair (dans le cas contraire). Dans un deuxième temps, on procède à une opération de cuisson de la seconde couche d'émail gravée en vue de la durcir. La pièce émaillée, selon l'invention, est obtenue directement par le procédé qui vient d'etre décrit avec naturellement ses variantes et différents perfectionnements. Comme dit précédemment, la pièce est notamment une plaque ou un médaillon. Après mise en oeuvre du procédé, la piece présente une inscription, dessin ou motif d'une teinte différent ou contrastant avec une teinte du fond. Naturellement, les inscriptions, dessins ou motifs se trouvent sur la partie commune aux deux couches de couleurs et teintes différentes. Bien entendu, l'invention peut faire l'objet de très nombreuses variantes d'exécution. Revendications 1. Procédé pour réaliser une inscription ou un dessin ou un motif émaillé, décoratif ou utilitaire sur une pièce, notamment une plaque ou un médaillon, initialement "brute", c' est-à-dire non émaillée, caractérisé en ce qu'il comprend la combinaison des différentes phases successives suivantes : une première phase initiale dans un premier temps de laquelle on recouvre la pièce "brute" d'une première couche d'émail d'une première couleur ou teinte et dans un second temps de laquelle on procède à la cuisson de la première couche d'émail ; une deuxième phase intermédiaire dans un premier temps de laquelle on recouvre la première couche d'une seconde couche d'émail d'une seconde couleur ou teinte différente de la première couleur ou teinte et dans un second temps de laquelle on procède à une opération de séchage de la seconde couche d'émail; une troisième phase finale dans un premier temps de laquelle on procède à une gravure de la seconde couche d'émail sans graver la première couche d'émail et dans un second temps de laquelle on procède à la cuisson de la seconde couche d'émail, la gravure correspondant à l'inscription, au dessin ou au motif. 2 Procédé suivant la revendication 1 caractérisé par le fait qu'à l'issue du second temps de la deuxième phase, la seconde couche d'émail est et est maintenue tendre. 3. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2 caractérisé par le fait que l'opération de séchage de la seconde couche d'émail est réalisée par étuvage. 4. Procédé suivant l'une quelconque des revendications I à 3 caractérisé par le fait que la gravure de la seconde couche d'émail est réalisée par le simple passage de tout ustensile pointu. 5. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4 caractérisé par le fait que l'une des deux couleurs ou teintes est claire alors que l'autre est foncée. 6. Pièce émaillée comportant une inscription, un dessin, un motif caractérisée par le fait qu'elle est réalisée par le procédé selon l'une quelconque des revendications I à 5.