La présente invention concerne la production de brumes ou brouillards stables. Chaque année la gelée détruit ou endommage des cultures valant plusieurs millions de francs. On a essayé diverses voies 5 pour éviter cette perte, mais aucune ne s'est avérée satisfaisante. On utilise largement des dispositifs de chauffage, mais en raison de leur coût et de leurs propriétés limitées, ces dispositifs ne sont efficaces que pour les cultures de grande valeur qui s'élèvent bien au-dessus du sol, comme les arbres fruitiers. 10 On sait que les brouillards naturels jouent le rôle d'un écran s'opposant à la perte d'énergie radiante et. qu'ils permettent à la surface du sol de se rapprocher de la température que l'on trouve plus profondément dans la terre. Le brouillard naturel, cependant, n'existe que dans certaines conditions 15 climatiques particulières. Un brouillard créé artificiellement s'évapore en un tout petit nombre de secondes. La durée de llévaporation dépend de la température et aussi de l'humidité' relative. Il est possible de réduire la durée d'évaporation en revêtant des brumes ou 20 brouillards créés artificiellement au moyen d'une couche d'un produit chimique retardant 1'évaporation et qui forme une liaison avec l'eau. Lorsque le produit chimique se rassemble étroitement autour des gouttelettes d'eau, ce produit forme une couche semi-perméable qui retarde 1'évaporation. On a décrit des pro-25 cédés de revêtement de gouttelettes d'eau. Cependant, jusqu'à ce jour on n'a pas réussi à obtenir un procédé pour produire ces brouillards stables à un prix de revient économique par rapport à la valeur du produit à protéger. Le procédé de revêtement s'effectue aisément en laboratoire mais présente des 30 difficultés de production lorsqu'il s'agit de la mise au point d'un équipement utilisable sur le terrain et peu onéreux. Un exemple des études de laboratoire conduites sur la réduction de la vitesse d'évaporation des gouttelettes d'eau par enrobage de ces gouttelettes à l'aide de produits chimiques appropriés 35 retardant 1'évaporation peut se trouver dans un article de Eisner H, Quince B, et Slack C, "The Stabilization of Water Mists by Insoluble Monolayers", Discussions Faraday Society, N° 30, p. 86, 1969. Selon la description faite dans la publication, 69 45309 2027354 on utilise une buse d'atomisation pour former des gouttelettes contenant à la fois un alcool gras et de l'eau à partir d'une dispersion d'un mélange de l'alcool gras dans l'eau, la quantité d'eau doit être égale à celle nécessaire pour revêtir les gout-5 telettes d'eau. la présente invention concerne un procédé pour former des brouillards stables utiles, en particulier, pour assurer une protection contre la gelée de la même façon que les nuages évitent la gelée. On chauffe un mélange d'eau et d'un 10 produit chimique non miscible à l'eau et retardant 1'évaporation, de préférence sous forme émulsionnée, avec des gaz de combustion provenant d'un brûleur à flamme submergée, le produit chimique retardant 1'évaporation est un monoalcool gras, insoluble dans l'eau, ayant 16 atomes de carbone ou davantage. Un alcool 15 particulier des plus communément utilisé est le n-hexadécanol. lorsque l'on chauffe le mélange chimique retardant 1*évaporation de l'eau au-dessus du point de fusion du produit chimique, le rapport entre la vitesse d'évaporation du produit chimique retardant 1'évaporation et la vitesse d1 évaporation de l'eau 20 est proportionnel à leurs tensions respectives de vapeur à la température appliquée. A mesure que la vapeur d'eau et les vapeurs du produit chimique retardant 1'évaporation se meuvent dans une zone à moindre température, elles se condensent ensemble à peu près en même temps et sensiblement dans 25 le même rapport que celui selon lequel elles se sont évaporées, le produit chimique retardant 1'évaporation formant une couche monomoléculaire comprimée autour des gouttelettes d'eau condensée , ce qui réduit la vitesse d1évaporation des gouttelettes d'eau. 30 les buts de la présente invention sont : - principalement de produire des brouillards ou brumes stables en chauffant ensemble un mélange d'eau et d'un produit chimique retardant 1'évaporation et non miscible à l'eau, et en laissant le mélange de vapeurs se condenser ; 35 - de produire des brouillards stables en chauffant un mélange émulsionné d'eau et d'un monoalcool gras à longue chaîne ou d'un mélange d'alcools gras à longue chaîne et en condensant 69 45309 3 2027354 les deux matières ensemble ; - de fournir un dispositif d1évaporation pour la production de brouillards stables ; - de fournir un procédé de production de brouillards 5 stables consistant à faire passer les produits gazeux de combustion d'un brûleur à flamme submergée directement dans un récipient à sommet ouvert contenant une émulsion d'un produit chimique retardant 1'évaporation de l'eau afin de produire de la vapeur d'eau et de la vapeur du produit chimique, les-10 quelles se .condensent ensuite ensemble, l'échange de chaleur entre les produits gazeux chauds de la combustion et 1'émulsion étant augmenté par le passage ascendant des gaz chauds de combustion et de 1'émulsion dans un espace annulaire situé entre le tube de combustion et l'enveloppe du dispositif de combustion ; 15 - de fournir un procédé pour enrober des gouttelettes d'eau au moyen d'un produit chimique retardant 1'évaporation, procédé dans lequel on peut régler le rapport d'évaporation existant entre le produit chimique retardant 1'évaporation et l'eau, ce qui règle la dimension des gouttes d'eau ainsi 20 enrobées. D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention ressortiront de la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés et donnant à titre explicatif, mais nullement limitatif, une forme de réalisation conforme à 25 l'invention. Sur ces dessins, la figure 1 est'une vue de côté d'un dispositif d'évapora-tion comprenant un récipient dans lequel est suspendu un dispositif de combustion pour chauffer un mélange émulsionné d'eau et 30 d'un produit chimique retardant I'évaporation pour produire des brouillards stables ; la figure 2 est une vue de dessus du dispositif de la figure 1 ; la figure 3 est une vue en section de l'appareil illustré 35 à la figure 2 ; et la figure 4 est une vue en section partielle de l'appareil illustré à la figure 2. 69 45309 4 2027354 En. gros, le présent procédé consiste à faire passer de la vapeur d'eau à travers une couche ou émulsion liquide d'un mono- insoluble dajis 1' eau et alcool gras à longue chaîne/ayant 16 atomes de carbone ou davantage pour produire un mélange de vapeur d'eau et de vapeur 5 d'alcool au-dessus de la surface de la couche d'alcool. Les vapeurs d'eau et d'alcool se condensent ensemble sensiblement en même temps et sensiblement selon'le même rapport selon lequel elles se sont évaporées, l'alcool gras formant une monocouche comprimée autour des gouttelettes d'eau condensée. 10 Des monoalcools gras à longue chaîne, insolubles dans l'eau, ayant 16 atomes de carbone ou davantage ont servi à revêtir des surfaces d'eau et des gouttelettes d'eau pour en retarder et en réduire 1'évaporation. L'alcool le plus communément utilisé à cette fin est le n-hexadécanol, bien que l'on 15 ait utilisé d'autres alcools comme l'octadécanol ou des mélanges d'hexadécanol et d'octadécanol. Chacun de ces alcools se caractérise par une longue chaîne carbonée terminée par un groupe hydroxyle. Ces groupes hydroxyle sont capables de présenter une liaison hydrogène avec l'eau et avec les gouttelettes 20 d'eau. Lorsqu'elles présentent cette liaison, les molécules de l'alcool s'orientent de façon à être perpendiculaires à la surface de la gouttelette d'eau. Lorsqu'un grand nombre de molécules s'entassent ensemble, elles forment une couche monomoléculaire qui joue le rôle d'une barrière semi-perméable 25 autour de la goutte et en réduit la vitesse d'évaporation. Lorsque les gouttelettes d'eau sont enrobées de façon sensiblement totale par une pellicule monomoléculaire des molécules d'alcool orientées de façon perpendiculaire, la goutte d'eau est dite enrobée par une "monocouche comprimée". Le n-hexadé-30 çanol, qui est l'alcool préféré de la présente invention, a un point de fusion voisin de 49°C et un point d'ébullition à la pression atmosphérique d'environ314°C. On produit les brumes ou brouillards stables selon la présente invention en faisant flotter une couche d'un 35 alcool gras à longue chaîne, insoluble dans l'eau, comme le n-hexadécanol ou un mélange d'alcools à la surface d'une masse d'eau contenue dans un récipient ouvert à l'atmosphère, et en « faisant barboter de la vapeur d'eau à travers la couche d'alcool, 69 45309 5 2027354 ou de préférence en faisant évaporer un mélange émulsionné d'eau et d'alcool gras. Au point d'ébullition de l'eau, 100°C au niveau de la mer et à la pression atmosphérique, il se vaporise une quantité d'hexadécanol proportionnelle à sa tension 5 de vapeur à cette température. Lorsque l'on chauffe un mélange d'eau et d'hexadécanol, les vapeurs d'eau et d'hexadécanol s'élèvent du récipient ouvert et entrent en contact avec l'atmosphère à température inférieure oîi ces vapeurs se .condensent dans les mêmes proportions que celles selon les-10 quelles elles se sont vaporisées, l'hexadécanol formant une monocouche comprimée autour de la surface des gouttelettes d'eau condensée. On préfère chauffer le mélange d'eau et d'alcool avec des produits chauds de la combustion provenant d'un brûleur à flamme submergée, du fait que le barbotage 15 des gaz chauds de combustion à travers"l'eau ou à travers le mélange émulsionné d'eau et d'alcool abaisse la température d'ébullition de l'eau. A la température d'ébullition de l'eau au niveau de la mer et à la pression atmosphérique, la vitesse de décomposition du n-hexadécanol est supérieure à la vitesse 20 observée aux températures opératoires plus faibles possibles dans le cas d'un brûleur à flamme submergée. Le n-hexadécanol, sous forme solide, a une densité inférieure à celle de l'eau, et, par conséquent, il flotte à la surface de l'eau et n'est pas miscible à elle. Pour utiliser 25 plus efficacement le n-hexadécanol, l'une des fins de la présente invention consiste à disperser le n-hexadécanol à travers toute l'eau au moyen d'un ou de plusieurs émulsionnants. Des mono-alcools gras à longue chaîne, comme le n-hexadécanol, peuvent être dispersés dans l'eau pour former une émulsion 30 du type huile-dans-eau par l'utilisation de quantités appropriées d'agents émulsionnants tels que des surfactifs organiques anioniques, cationiques, ou non-ioniques, ou de mélanges de ces surfactifs. On peut également utiliser comme agent émulsionnant des électrolytes comme le carbonate de sodium ou le borate 35 de sodium. Des agents émulsionnants utilisables comprennent tous ceux capables de disperser un monoalcool gras à longue chaîne, comme le n-hexadécanol, ou un mélange d'alcools dans de 69 45309 6 2027354 l'eau pour former une émulsion du type huile-dans-eau. Dans les régions où l'on trouve de l'eau "dure", et où. l'on utilise cette eau pour produire des brouillards stables, on préfère utiliser des émulsionnants non-ioniques comme le monooléate de polyoxy-5 éthylène-sorbitane ("Tween 80") et d'autres agents émulsionnants de ce type. Lorsque l'on utilise le n-hexadécanol ou une co inaison d'émulsionnants, que^ces émulsionnants soient ioniques, catio-niques ou non ioniques, ils doivent avoir un indice d'équilibre 10 hydrophobe-lipophile compris entre. 14,5 et 15,5. Le -"Tween 80" (monooléate de polyoxyéthylène-sorbitane) a un indice hydrophobe-lipophile de 15. "Emulphor 0IJ-870" (un mélange d'alcools gras polyoxyéthylénés)a un indice hydrophobe-lipophile de 15,4. Si l'on utilise d'autres monoalcools gras à longue chaîne ou 15 des mélanges de tels alcools, l'indice d'équilibre hydrophobe-lipophile nécessaire pour émulsionner va varier et cet indice peut se calculer par l'addition des indices des émulsionnants utilisés selon la formule : (EHL)1 x + (EHL)2 x (fo)2 + (EHL)n x Wn = 100 fo x 20 l'indice EH1 nécessaire pour l'alcool gras ou les alcools gras utilisés (l'abréviation "EHL" indiquant l'équilibre hydrophobe-lipophile). On peut ajouter des agents anti-mousse à l'agent émul-sionnant ou au mélange émulsionné pour réduire la foimation 25 de mousse. On peut utiliser des silicônes anti-mousses comme "1E10" vendu par Dow Chemical. Les monoalcools gras à longue chaîne comme le n-hexadécanol risquent, -^se décomposer en solution acide à des températures élevées. Lorsque l'on chauffe le-mélange d'eau et d'alcool avec 30 un brûleur à flamme submergée, les produits gazeux de la combustion comprennent le gaz carbonique qui, lorsqu'il vient au contact de l'eau, produit de l'acide carbonique, lequel tend à dégrader l'alcool gras à l'interface gaz-eau où se rencontrent des températures supérieures à environ 130°C. Pour combattre ce 35 phénomène, on ajoute à l'eau un ou des tampons, minéraux ou organiqu"s, en des quantitégfeuffisantes pour obtenir un mélange ayant un pH égal ou supérieur à 7. Le tampon peut être constitué d'un ou plusieurs des tampons organiques ou minéraux classiques 69 45309 -7- 2027354 quelconques, comme le carbonate de sodium, le borate de sodium ou la triéthanolamine. lorsque l'on utilise de l'eau dure, il peut s'avérer nécessaire d'ajouter un agent de séquestration ou de chélation pour éviter que les ions métalliques présents dans 5 l'eau dure (habituellement des ions de calcium et de magnésium) ne précipitent les cations produits par le tampon. Il convient que la quantité d'agent de séquestration soit suffisante pour éviter une telle précipitation. On peut utiliser des agents classiques de séquestration, comme le sel disodique de l'acide 10 éthylène-diamine-trétraacétique ou d'autres composés à action de chélation. En se référant maintenant à l'évaporateur utilisé de préférence pour engendrer les brouillards stables de la présente invention, l'indice de référence 1 désigne un récipient 1, dont le som-15 met est ouvert à l'atmosphère. On peut utiliser des récipients de dimensions et formes variables, celui qui est illustré étant carré et conique, pour faciliter la mise en place du réglage du niveau de l'eau et pour permettre l'empilement des récipients, le niveau d'eau indiqué par l'indice de référence 2 et le volume de 20 l'eau sont importants pour le fonctionnement approprié du dispositif de combustion, l'eau entre dans le récipient 1 par une entrée d'eau 3. le niveau d'eau est réglé par une soupape à flotteur classique 4 ou par un autre dispositif approprié. Dans le récipient 1 est suspendu un dispositif de combustion 10 du type submergé. 25 le mode de réalisation illustré est amovible et il est supporté dans le récipient 1 par une charnière 11 fixée au dispositif de combustion et conçue pour recouvrir le bord ou la lèvre du récipient 1, de façon à pouvoir basculer et s'écarter de l'eau lorsque cela est nécessaire. Pour maintenir en position verticale le 30 dispositif de combustion, un butoir 12 en métal ou en un autre matériau approprié repose sur un côté du récipient. le dispositif de combustion 10 comprend une conduite coulée creuse ou un tube de mélange 13 ouvert aux deux extrémités et dont le diamètre évite un retour de flamme. Une buse de brûleur 14 est 35 fixée à une extrémité du tube, l'autre extrémité du tube est fixée à un conduit d'alimentation en air 15. le tube ou conduit 13 comporte également un orifice d'air 16 faisant partie intégrante de 69 45309 -8- 2027354 ce tube et de dimension appropriée. A côté de l'orifice d'air 16 et en aval se trouve une admission de combustible 17. le combustible est fourni au dispositif de combustion par une buse d'arrivée de combustible 18 fixée sur une conduite appropriée d'in-5 troduction de gaz 19. En se référant à la figure 4, on voit que la conduite d'arrivée de gaz 19 est reliée à la buse de gaz par une vanne de sécurité 20 actionnée par le thermocouple 21 . Un couvercle en caoutchouc recouvre le bouton 20a qui actionne la vanne ou soupape 20. 10 On choisit la dimension de l'orifice d'air et la longueur d^La chambre de mélange de façon à permettre au dispositif de combustion de fonctionner à des pressions inférieures à 70 millibars avec une stabilité suffisante pour rendre le dispositif relativement insensible aux variations d'air et de combustible, l'orifice 15 d'air 16 distribue également l'air entrant entre des dispositifs parallèles, lorsqu'on utilise un certain nombre d'unités ou de dispositifs avec une seule admission d'air, l'orifice d'air à dimension particulière, le tube de mélange, le tube de combustion et l'enveloppe-sont disposés avec l'admission de combustible, de 20 façon à fournir un système de combustion qui permet la fourniture d'un mélange raisonnablement constant de combustible et d'air à la zone de combustion, de façon sensiblement indépendante des variations transitoires de pression se produisant dans la zone de combustion. Il est très important que le diamètre du tube de com-25 bustion soit assez grand pour permettre à la flammé de revenir le long du tube pour se fixer sur le bord de la tuyère du brûleur. Autour de la tuyère du brûleur 14, il y a un tube de combustion 21 s'étendant vers le bas, et dont l'extrémité inférieure est située en dessous du niveau de l'eau. Autour du tube de com-30 bustion 22, il y a une enveloppe ou une chicane 23, dont l'extrémité inférieure se projette vers le bas en dessous de l'extrémité inférieure du tube de combustion, le tube de combustion, comme, l'enveloppe, sont fixés à la hotte 24 qui est attachée autour du tube 13. A l'extrémité supérieure de l'enveloppe 23, il y a des 35 ouvertures 26 qui permettent la sortie des gaz chauds et de l'eau dans l'atmosphère au-dessus du niveau de l'eau. rcopv 69 45309 '9" 2027354 Le brûleur peut être allumé par un dispositif d'allumage 26 ou à la main, en retirant le dispositif de combustion hors de l'eau, en abaissant la soupape de sûreté et en allumant le mélange de combustible et d'air à l'extrémité du tube de combus-5 tion à l'aide d'une étincelle ou d'une flamme. Une fois allumé, le brûleur est abaissé dans l'eau pour son service. Les gaz chauds de combustion et l'émulsion d'huile dans l'eau, chauffés rapidement ainsi, s'élèvent vers le haut dans l'espace annulaire situé entre l'enveloppe 23 et le tube de combustion 22. Les gaz chauds 10 de combustion montant vers la surface forment un appel d'air qui pompe l'émulsion au-dessus du sommet de l'enveloppe et vers l'extérieur à travers les ouvertures 26, et cela fournit une alimentation continue en eau pour l'échange de chaleur. L'espace annulaire entre l'enveloppe et le tube de combustion doit être suffisamment large 15 pour permettre un libre écoulement de l'eau, et assez long pour obtenir un échange optimal de chaleur entre les produits gazeux et chauds de la combustion provenant de l'extrémité inférieure du tube de combustion et la masse d'eau. Dans l'appareil représenté sur les dessins, par*-exemple, le tube de combustion a un diamètre interne 20 d'environ 14 cm. Le tube déflecteur a un diamètre interne d'environ 26,5 cm et une longueur d'environ 53 cm. La vaporisation de l'eau et du produit chimique retardant 1'évaporation se produit dans l'espace annulaire situé entre l'enveloppe et le tube de combustion. On peut ajuster, selon les désirs, le rapport entre le com-25 bustible et l'air, en choisissant un orifice d'air de dimension appropriéçfeour la buse ou la tuyère de combustible particulière. On peut ajuster la quantité d'air en réglant la pression dans le conduit 15 d'alimentation en air. L'appareil illustré est capable d'opérer à une pression d'air de 61 cm d'eau, 12,5 à 15 cm de 30 cette pression étant dus à la colonne d'eau surmontant le brûleur submergé. On obtient divers avantages en utilisant un évaporateur du type submergé pour- engendrer la vapeur d'eau nécessaire pour produire des brouillards stables. Tout d'abord, la formation de la 35 vapeur d'eau par un dispositif à flamme submergée, tel que celui décrit, est un procédé plus efficace d'utilisation de la chaleur engendrée par la combustion du combustible. En second lieu, le COPY 69 45309 -10- 2027354 point d'ébullition de l'eau est abaissé par l'écoulement des gaz de combustion à travers la masse de l'eau. En particulier, on a trouvé que le point d'ébullition de l'eau est abaissé de sa valeur d'environ 100°C au niveau de la mer et à la pression atmos-5 phérique jusqu'à une valeur voisine de 86,5°C à 88°C par l'écoulement des gaz chauds de combustion à travers cette masse d'eau. Puisque le point d'ébullition de l'eau est abaissé, la vitesse de la décomposition de l'alcool et, en particulier, du n-hexadécanol est abaissée au point de devenir négligeable. 10 Pour mettre en service le dispositif d1évaporation, on rem plit d'eau le récipient 1 jusqu'au niveau d'eau approprié indiqué. Le récipient représenté est habituellement rempli d'environ 115 litres d'eau. Le dispositif de combustion est supporté-à sa place, comme représenté à la figure 1. L'air et le combustible sont four-15 nis à la tuyère du brûleur par un conduit 15 d'alimentation en air et une tuyère 18 d'injection de combustible. A l'allumage du mélange de combustible et d'air, les produits chauds et gazeux de la combustion, principalement l'anhydride carbonique et la vapeur d'eau, ainsi que l'azote présent dans l'air, sont éjectés par le 20 tube de combustion 22 où ils entrent directement en contact avec l'eau contenue dans le récipient 1 qu'ils chauffent. Les gaz chauds montent par le canal formé par le tube de combustion et l'enveloppe formant un appel d'air qui fait monter l'eau jusques et au-delà du sommet de l'enveloppe par des ouvertures 26. A me-25 sure que l'eau monte par le canal, la chaleur des gaz de combustion est transférée à l'eau. On ajoute à l'eau une charge de produit chimique retardant 1'évaporation, généralement un mono-alcool gras insoluble dans l'eau, ayant 16 atomes de carbone ou davantage, et un émulsion-30 nant. Le produit chimique préféré pour retarder 1'évaporation, comme mentionné, est le n-hexadécanol qui est un liquide aux températures appliquées. La quantité d'alcool gras utilisée n'a pas une importance fondamentale. De préférence, on combine ensemble l'hexadécanol, l'émulsionnant, le tampon et l'agent de chélation, 35 si on en a besoin, en un solide que l'on place dans le récipient. Une fois dans le récipient, l'alcool gras solide à longue chaîne fond. La turburlenc^créée par l'écoulement de l'eau s'élevant à 69 45309 -11- 2027354 travers le canal entre le tube de combustion et l'enveloppe mélange le n-hexadécanol dans l'eau, avec l'aide de l'émulsionnant. le résultat est une émulsion uniforme d'huile dans l'eau, les gaz chauds de la combustion et la vapeur d'eau en contact étroit 5 avec le produit chimique émulsionné destiné à retarder 1'évaporation provoquent la vaporisation de ce produit chimique retardant 1'évaporation et la vaporisation de l'eau dans l'espace annulaire. On peut régler le rapport entre 1'évaporation du produit chimique retardant 1'évaporation et 1'évaporation de l'eau et, ainsi, ré-10 gler la dimension des gouttelettes de brouillard enrobées, en faisant varier l'écoulement volumétrique des gaz de combustion s'é-coulant à travers la masse de l'eau ou en faisant varier la quantité d'émulsionnant ajouté au mélange d'eau et d'alcool gras. A mesure que varie le volume des gaz de combustion s'écoulant à tra- s 15 vers l'eau, le point d'ébullition du système s'élève ou s.'abaisse de façon correspondante. Ainsi, la quantité d'alcool gras vaporisée est augmentée ou diminuée, jusqu'à équivaloir à celle correspondant à sa tension de vapeur à la température, augmentée ou diminuée, de fonctionnement. On a noté que la dimension des gouttes 20 enrobées du brouillard diminue, à mesure qu'augmente la quantité d'émulsionnant. le rapport entre les tensions de vapeur du produit chimique- retardant 1'évaporation et celle de l'eau fixe une limite supérieure au rapport d'évaporation des deux matières, le mélange de vapeur de produit chimique retardant 1'évaporation et de vapeur 25 d'eau s'élevant dans l'atmosphère se condense, les molécules du produit chimique formant une couche monomoléculaire saturée autour de chacune des gouttelettes de l'eau, les stabilisant ainsi contre une évaporation rapide. lorsqu'on les utilise pour protéger des vergers contre les 30 dommages dus à la gelée, on place à certains intervalles dans tout le verger des dispositifs tels que celui représenté à la figure 1. On utilise des-conduits flexibles pour relier entre eux les conduits d'alimentation en air de chaque dispositif. On utilise un compresseur pour fournir l'air à tous les dispositifs ou toutes 35 les unités, le combustible est fourni à chacun des dispositifs par une conduite commune d'alimentation en combustible reliée à chacun des conduits d'alimentation en combustible. 69 45309 -12- 2027354 EXEMPLE 1 On place dans des récipients 1 une série de dispositifs de combustion ayant une configuration analogue à celle de la figure 1. On remplit chacun des récipients avec de l'eau, jusqu'à 5 ce que le niveau de l'eau soit celui indiqué par l'indice de référence 2. On maintient le niveau d'eau dans chaque récipient grâce à une soupape à flotteur 4. On fournit de l'air à la pression de 61 cm d'eau à chacune des unités ou chacun des dispositifs à partir d'une pompe à air. On fournit à chacune des unités du 10 propane à une pression de 1,05 à 1,26 bar. On allume, dans chacune des unités, le mélange de combustible et d'air. Chaque, unité fonctionne régulièrement et efficacement. On ajoute à l'eau contenue dans les récipients de chacune des unités une charge de n-hexadécanol solide auquel sont mélan-15 gées des quantités appropriées de tampon, d'agent émulsionnant et d'agent de séquestration, selon les nécessités. Le rapport entre la vitesse d'évaporation de l'eau (en moles par heure) et la vitesse d'évaporation du n-hexadécanol est égal au rapport existant entre leurs tensions respectives de vapeur. Le tampon, l'agent de 20 chélation et l'agent émulsionnant ne s'évaporent pas de façon appréciable . Lorsque l'on utilise un agent' émulsionnant pour la production de brouillards stables selon la présente invention, le rapport entre la vitesse d'évaporation, en moles par heures, de l'eau 25 et la vitesse d'évaporation du n-hexadécanol est fonction du degré, auquel a eu lieu l'émulsionnement de 1'hexadécanol. Le rapport des évaporations dépend ainsi des quantités relatives d'eau, de n-hexadécanol et d'émulsionnant. Au-dessus d'une certaine quantité relative minimale de n-hexadécanol et d'émulsionnant, le rapport entre 30 le.s vitesses d ' évaporation est égal au rapport entre les tensions de vapeur de l'eau et du n-hexadécanol. Lorsque l'on utilise le carbonate de sodium comme émulsionnant électrolytique, les quantités minimales relatives d'émulsionnant, de n-hexadécanol et d'eau sont : au moins 4i° en poids de n-hexadécanol, au moins 0,4 i° 35 en poids de carbonate de sodium, le reste étant de. l'eau. Lorsque l'on utilise des émulsionnants non ioniques, comme le ûono-oléate de polyoxyéthylène-sorbitane ("Tween 80") ou des mélanges d'alcools 69 45309 -13- 2027354 gras polyoxyéthylénés ("Emulphor 015" 870"), les quantités relatives d'émulsionnant, de n-hexadécanol et d'eau sont : au moins 1 io en poids de n-hexadécanol, au moins 0,4 en poids d'émulsionnant, le reste étant de l'eau. 5 Une composition particulière de tampon, d'agent de chélation, de n-hexadécanol et d'électrolyte comme agent émulsionnant utilisable consiste en (1) au moins 4 en poids d'agent de chélation, l'éthylène-diamine-tétraacétate disodique, (2) au moins 10 fi de carbonate de sodium, et (3) le reste étant du n-hexadécanol. 10 On peut ajouter les émulsionnants organiques suivants et d'autres matières ci-après selon les-quantités indiquées à un mélange d'eau et d'alcool comprenant environ 454 g de n-hexadécanol dans environ 115 litres d'eau, pour produire des brouillards stables : 15 (1) 20 g de "Tween 80" (mono-oléate de polyoxyéthylène- sorbitanne) (2) 20 g de "Tween 80" 5 g de triéthanolamine (pour le réglage du pH) 2 g de silicone "AF10"Dow comme agent anti-mousse 20 (3) 20 g de "Emulphor ON 870" (un mélange d'alcools gras polyoxyéthylénés) (4) 20 g de "Tween 60" (mono-stéarate de polyoxyéthylène-sorbitanne) (5) 15 g de "Tween 21" (mono-laurate de polyoxyéthylène- 25 sorbitanne) 15 g de "Myrj 52" (stéarate de polyoxyéthylène) (6) 11 g de "Tween 21 " 19 g de "DM970" (dialkylphénoxy-polyéthylène-oxyéthanol) (7) 20 g de "DM970" 30 10g den00 430"(nonylphénoxy-polyéthylène-oxyéthanol) (8) 2,5 g de triéthanolamine 0,5 g de silicone "AF10" Dow 7,5 g de "DM970" ) prodults par la "G-eneral 2,1 g de "C0430" Aniline and Film Corp." 35 8,4 g de "C0630" ) 69 45309 -14- 2027354 - KETEtroiCATIOMS - 1 - Procédé pour revêtir ou enrober des gouttelettes d'eau à l'aide de pellicules monomoléculaires d'un agent chimique retardant 1'évaporation et non miscible à l'eau, qui forme une 5 liaison avec l'eau, pour produire des brouillards stables, ce procédé étant caractérisé par le fait que (a) on chauffe ensemble un mélange d'eau et d'un agent chimique retardant 1'évaporation de l'eau et non miscible à l'eau au-dessus du point de fusion de l'agent chimique retardant 1'évaporation, pour produire (i * G3XL 10 un mélange de vapeur/et" de vapeur du produit chimique retardant 1'évaporation, l'eau et le produit chimique retardant 1'évaporation s'évaporant à une vitesse proportionnelle à leurs tensions respectives de vapeur à la température et à la pression utilisées, et (b) on laisse se condenser le mélange des vapeurs, le produit 15 chimique retardant 1'évaporation formant une monocouche comprimée autour des gouttelettes d'eau condensée. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisée par le fait que le mélange comprend un émulsionnant capable de former une émulsion, du type huile-dans-eau, de l'eau et du produit ou agent 20 chimique retardant 1'évaporation. 3 - Procédé pour revêtir ou enrober des gouttelettes d'eau à l'aide de pellicules monomoléculaires d'un agent chimique retardant l'évaporation et qui forme une liaison avec l'eau pour produire des brouillards stables, ce procédé étant caractérisé 25 par le fait qu'il consiste (a) à faire brûler un mélange de combustible et d'air ; (b) à diriger les produits de combustion, essentiellement de la vapèur d'eau, du gaz carbonique et l'azote présent dans l'air, vers le bas à travers un tube de combustion dont l'extrémité inférieure est immergée dans une masse d'eau 30 contenant un produit chimique retardant 1'évaporation et un agent émulsionnant pour émulsionner ce produit chimique retardant 1'évaporation, le tube de combustion étant entouré par une enveloppe définissant entre ce tube et cette enveloppe un espace annulaire, l'enveloppe comportant des ouvertures espacées près de son extrémi-35 té supérieure et de son extrémité inférieure et s'étendant jusqu'en dessous du niveau de l'eau et en dessous de l'extrémité du 69 45309 -15- 2027354 tube de combustion, et (c) à chauffer le mélange d'eau, d'agent chimique retardant 1'évaporation et d'agent émulsionnant à l'aide des gaz chauds de la combustion à mesure que ces gaz s'élèvent dans, l'espace annulaire ménagé entre le tube de com-5 bustion et l'enveloppe pour vaporiser l'eau et le produit chimique retardant la vaporisation selon un rapport d'évaporation sensiblement égal au rapport des tensions respectives de .vapeur de l'eau et du produit chimique retardant 1'évaporation, l'eau et le produit chimique retardant 1'évaporation se condensant au 10 contact de l'atmosphère à plus basse température pour former des gouttelettes stables d'eau enrobée. 4 - Procédé selon la revendication 1 ou la revendication 3, caractérisé par le fait que l'agent retardant 1'évaporation est un mono-alcool gras à longue chaîne et, notamment, un mono-alcool 15 gras dont le nombre d'atomes de carbone est égal ou supérieur à 16. 5 - Procédé selon la revendication- 4, caractérisé par le fait que l'alcool gras à longue chaîne est le n-hexadécanol. 69 45309 16 202V354 6. Procédé selon la revendication 1 ou la revendication 3» caractérisé par le fait que l'agent émulsionnant est un électrolyte minéral et notamment le carbonate de sodium et/ou. le borate de sodium. 5 7. Procédé selon la revendication 1 ou la revendication 3, caractérisé par le fait que l'agent émulsionnant est un sur-factif organique anionique, eationique ou non ionique ou un de leurs mélanges. 8. Procédé selon la revendication 1 ou la revendication 3, 10 caractérisé par le fait que le mélange aqueux est maintenu à un pH au moins égal à 7. 9. Procédé selon la revendication 1 ou la revendication 3» caractérisé par le fait que l'agent émulsionnant est un agent émulsionnant organique ayant un indice d'équilibre hydrophobe-lipophile compris entre 14,5 et 15,5 lorsque le produit ou agent 15 retardant 1'évaporation est le n-hexadécanol. 10. Dispositif d'évaporation pour la production de brouillards stables, caractérisé par le fait que ce dispositif comprend (a) un récipient contenant une certaine quantité d'eau à laquelle sont ajoutés un agent chimique retardant 1'évaporation de l'eau 20 et non miscible à l'eau et m émulsionnant , (b) un moyen pour maintenir sensiblement constant le niveau de l'eau ; (c) un tube de mélange situé au-dessus du récipient pour fournir un mélange de combustible et d'air et ayant un orifice d'air à une de ses extrémités pour établir une différence de pression, et comportant 25 une admission de combustible en aval de l'orifice d'admission d'air ; (d) un. tube de combustion entourant le tube de mélange et le prolongeant et ayant son extrémité inférieure immergée dans l'eau contenue dans le récipient ; (e) une enveloppe ayant son extrémité inférieure immergée dans l'eau contenue dans le, récipient, 30 comportant des ouvertures espacées ménagées à son extrémité supérieure, et entourant le tube de combustion, définissant ainsi entre le tube de combustion et l'enveloppe un canal annulaire qui permet aux gaz chauds de combustion provenant de l'extrémité inférieure du tube de combustion de former un courant ascendant ou 35 appel d'air qui fait monter l'énrulsion de produit ou agent chimique retardant 1'évaporation de l'eau et de l'eau contenue dai^eile récipient à travers le canal annulaire et les ouvertures espacées*, ce qui 69 45309 17 2027354 permet la transmission de la majeure quantité de la chaleur des gaz de combustion à l'émulsion d'eau et de produit ou agent chimique retardant 1'évaporation avant l'émergence à travers les ouvertures espacées.