1i 2475092 L'invention a pour objet un racleur à dragline assurant le transport de matériaux en vrac, notamment de matériaux de cons- truction, alimentant un distributeur-doseur, ou répartiteur, de chantier de préparation de béton o des agrégats sont disposés sur des emplacements de stockage entourant le répartiteur contre lequel lesdits agrégats sont appuyés en talus, le racleur pou- vant fonctionner indifféremment en mode manuel ou en mode en- tièrement automatique et comportant un chassis tournant, dis- posé sur le répartiteur, auquel est articulée une flèche dont l'autre extrémité est libre et sur lequel un cible tracteur et un cible de rappel, assurant le mouvement de la benne racleuse, passent en deux brins indépendants l'un de l'autre sur deux tambours d'enroulement, lesquels sont montés sur un arbre dis- posé sur le châssis et entralné par un treuil non réversible, lesdits tambours pouvant être laissés en rotation libre sur le- dit arbre ou, au contraire, être solidarisés avec lui par l'in- termédiaire d'accouplements débrayables. Des racleurs à dragline de ce type sont connus et se dis- tinguent en ce que, pendant le fonctionnement dit "automatique", leurs phases opératoires sont adaptées au fonctionnement manuel, le déroulement automatique des opérations étant programmé de façon à provoquer la réalisation automatique non seulement du raclage lui-m8me, mais encore du pivotement du châssis d'un emplacement de stockage à l'autre. On conna!t, d'après la demande de brevet allemand DE-AS 36 557, un racleur à dragline du type précité dans lequel, pendant la phase opératoire décisive du retour de la benne ra- cleuse, cette dernière reste suspendue parce que l'accouple- ment du tambour du cible de rappel est embrayé, tandis que le tambour du cable tracteur, débrayé, subit un freinage à faible effort de décélération, qui suffit à empocher la descente de la benne. En mode automatique, cet appareillage connu fonction- ne à l'aide d'organes de réglage auto-commandés qui agissent sur les timoneries manuelles de commande des accouplements et des freins. Grâce à ce procédé, les timoneries de commande, (leviers de mise en route), se mettent en mouvement pendant le fonctionnement automatique, ce qui fait douter de l'aptitude du dispositif & constituer réellement un appareillage "combiné". Le système connu fait l'économie d'un entraînement rever- sible du treuil, qui ne peut Otre obtenu que par des dispositfs de commutation électriques. Toutefois, cette conception apparem- ment simple du racleurT, qui ne nécessite pas plus de moyens en mode automatique, -du moins dans sa partie constructive et mo- trice,- qu'en mode manuel, est en réalité difficile à contrôler en fonctionnement automatique pendant la phase de retour de la benne. En effet, le frein qui, pendant la phase de retrait, maintient la benne en suspension, et qui est le frein du câble tracteur, peut Otre commandé, an mode manuel, par le conducteur de l'engin, grâce & une pédale de commande, d'une manière assez fine pour l'adapter aux données physiques du couple de friction ruban de frein-disque, ce qui n'est possible en mode automati- que que conditionnellement ou pas du tout. Le couple de freina- ge efficace subit tant d'influences mal déterminées qu'il est impossible d'obtenir que ledit couple ait une valeur correcte- ment déterminée, adaptée de façon optimale au processus de re- tour. Selon les circonstances climatiques, l'hygrométrie, le coefficient de frottement de la garniture du frein, la constan- ce dudit coefficient en fonction de la température, l'augmenta- tion de cette dernière en fonction de la durée du fonctionne- ment, l'état du frein, (et en supposant que le frein soit tech- niquement réglé correctement, qu'il n'y ait pas de jeu dans la timonerie), la valeur purement théorique, calculée a partir de l'effort de freinage, du coefficient de frottement, du diamètre du disque de frein et de l'angle de direction de la corde, du couple de freinage évolue, compromettant ainsi l'uniformité souhaitable du mouvement de retrait. Lorsque l'engin fonctionne journellement pendant un grand nombre d'heures, le frein peut atteindre des conditions absolument incontrôlables, ce qui pro- voque des avaries à l'ensemble du treuil ou àa la flèche. Un remède est fourni par une régulation électronique de commandes pneumatiques, mais on perd ainsi l'avantage de la simplicité mécanique propre à cette construction. Etant donné, d'autre part, le niveau de connaissances que l'on peut demander, d'une façon générale, au personnel qui conduit ce genre d'en- gins, les possibilités d'un tel système d'asservissement ne sont presque jamais exploitées. En fait, lors du fonctionnement manuel du racleur, c'est- à-dire pendant un raclage manuel, le conducteur dirige la ben- ne pleine de telle manière qu'elle s'élève, grâce & la tension ou A l'arrgt du cfble de rappel, en rasant la surface du stock, 24 ?5092 jusqu'au magasin du répartiteur, parcourant ainsi le chemin qui offre la moindre résistance, quelle que soit la forme du talus de matériaux. Par contre, en fonctionnement automatique, cette conduite différenciée de la benne n'est pas possible, à moins de mettre en oeuvre des moyens de commande et d'asservissement qui ne sont plus du tout en rapport avec le coftt total de l'engin. Donc, faute de conduite suffisamment souple du cible de rappel, la benne ne suivra pas le chemin offrant la moindre résistance, mais le chemin le plus court, quelle que soit la forme géom6tri- que du talus de matériaux et, dans le cas extrême, la benne doit se frayer un chemin à travers des amas d'agrégats. Cette variation de la résistance pendant la phase de racla- ge, selon que l'opération est manuelle ou automatique, exige donc, dans les racleurs dits "combinés", une puissance motrice au seuil nettement supérieure à celle que réclame un racleur à fonctionnement purement manuel. Or, pour des raisons de sécuri- té, le moteur du treuil doit être dimensionné de façon à fournir la puissance nécessaire en fonctionnement automatique, ce qui signifie, en dernière analyse, qu'on travaille en mode manuel avec un moteur de treuil considérablement surdimensionné. On connatt, d'après la demande de brevet allemand SE-OS 27 07 289, un racleur à dragline à fonctionnement manuel ou au- tomatique qui travaille avec un moteur d'entraînement réversible pour les tambours d'enroulement. Dans cet agencement, le retrait de la benne s'effectue par une coopération entre un moteur de câble de rappel spécial, commandé en direction du rappel de la benne, avec le moteur du cible de traction, qui, après le ra- clage, est également inversé et tourne dans le sens du rappel, ce qui a pour effet de maintenir la benne en suspension. Toute- fois, le principe ainsi défini, avec moteur unique et transmis- sion réversible, rencontre une limite lorsque la commande direc- te et l'inversion de sens ne peuvent être assurées par le réseau de distribution électrique. Le problème résolu par l'invention consiste donc à créer un racleur à dragline du type précité qui, grâce à l'emploi d'un moteur non réversible pour l'entrainement du treuil, dis- pense de prendre des précautions vis-à-vis des réactions sur le réseau, mais qui, d'autre part, &vite les inconvénients inhérents au concept connu d'après la demande de brevet allemand DE-AS 4 2475092 36 557. Ce problème est résolu, selon l'invention, en prévoyant un moteur auxiliaire qui, en mode automatique, aide le moteur prin- cipal, pendant la phase "raclage", à entraîner le tambour sur lequel s'enroule le câble de traction, (qui sera appelé "tambour de raclage" dans ce qui suit), tandis que, pendant la phase de rappel, ledit moteur auxiliaire agit sur le tambour de raclage de façon que le cable de traction et le cable de rappel puissent se déplacer approximativement à la mime vitesse. Ce moteur auxiliaire peut être embrayé ou débrayé pendant la phase de raclage, en fonction de l'effort à fournir, sa liai- son avec le tambour de raclage étant assurée, de préférence, par une transmission à chalne. Selon l'invention, ce moteur auxiliaire est essentiellement un moteur réversible qui, en cas de fonctionnement en mode auto- matique, peut 8tre solidarisé avec le tambour de raclage à l'ai- de d'un accouplement. Le rapport des puissances respectives du moteur non réver- sible d'entraînement des tambours et du moteur auxiliaire réver- sible est, dans l'exécution de l'invention, environ de 4à 1. Selon un développement rationnel de l'invention, le moteur auxiliaire est également mis à contribution pour la descente de la benne racleuse vers sa position de départ. D'autres avantages, détails et caractéristiques ressortent de la description qui suit, portant sur un exemple d'exécution sans caractère limitatif de l'invention, illustré aux dessins annexés. Fig.1 est une vue schématique globale montrant un racleur & dragline monté sur un répartiteur, comprenant aussi une repré- sentation schématique du déroulement des phases opératoires; et Fig.2 est une vue schématique, en perspective cavalière,. illustrant l'agencement moteur d'un racleur selon l'invention, représenté à la fig.1. Suivant la fig.1, un racleur à dragline 1 est monté sur un distributeur-doseur, ou répartiteur, 2, qui limite à l'ar- rière des emplacements de stockage d'agrégats 3 et contre le- quel les agrégats 4 sont remontés en talus. Le racleur I se compose essentiellement d'un chassis rotatif 5, d'une flèche 6 articulée avec ledit chassis et dont l'autre extrémité 6' est 245092 libre, d'un haubanage de la flèche 7, d'une benne racleuse 8, d'un cible de traction 9, d'un cible de rappel 10, d'un appareil de télécommande ou de télécontr8le 11 et d'une cabine 12 proté- geant le conducteur en cas de fonctionnement en mode manuel. Quelques positions de principe de la benne racleuse 8 sont indiquées à la fig.1. Dans la position I, la benne 8 ramène des matériaux stockés vers le magasin du répartiteur 2. Dans la po- sition II, la benne vide, suspendue au-dessus du stock, est ra- menée du répartiteur 2 à l'extrémité 6' de la flèche. Dans la position III, la benne est abaissée à partir de l'extrémité de la flèche pour revenir vers l'emplacement de stockage. Entre les positions I à III, le fonctionnement de la benne peut Otre entièrement automatique. Mais comme l'équipement moteur permet de passer du fonctionnement automatique au fonctionnement ma- nuel, une nouvelle possibilité est créée pour le déroulement du mouvement de la benne 8. En effet, cette dernière peut tre lancée par le conducteur au-delA de l'extrémité 6' de la flèche, ce qui permet de ramasser encore des agrégats que le fonction- nement automatique ne pourrait plus atteindre. Ia fig.1 comporte, en outre, à titre indicatif, une vue en plan d'un emplacement de stockage en forme de secteur. En réalité, plusieurs de ces secteurs sont juxtaposes, et l'auto- matisme intégral du fonctionnement permet de les desservir suc- cessivement. Ia fig.2 permet de voir les éléments pour la réalisation de l'ensemble moteur du racleur à dragline. Un treuil 21 en- tra ne, par l'intermédiaire d'une transmission à chalne 22, un arbre à tambours 23 dont le sens de rotation reste invariable et tend à enrouler le câble de traction 9 sur le tambour ra- cleur 24. A c8té dudit tambour racleur 24, l'arbre 23 porte aussi un tambour de rappel 25. Des accouplements débrayables 26 et 27 permettent de solidariser en rotation lesdits tambours avec l'arbre 23, lequel les entraIne dans le sens unique indi- qué en enroulant soit le cible de traction 9, entralnaut la benne 8 dans le sens du raclage, soit le cible de rappel 10 entraînant ladite benne 8 dans le sens du rappel. Un premier frein 28 permet de freiner le tambour racleur 24, lorsque celui- ci tourne librement sur l'arbre 23 grâce au débrayage de l'ac- couplement 26. De même, un second frein 29 permet de freiner le tambour de rappel 25. Dans les gros engins, les accouplements 6 2475092 26 et 27 sont réalisés, de préférence, sous la forme de freins à bande intérieure avec actionnement pneumatique, ce dernier pou- vant être mis en oeuvre aussi en fonctionnement manuel grice à des distributeurs appropriés. En effet, un accouplement mécani- que purement manuel nécessite soit des efforts de manoeuvre considérables, soit, si l'on veut réduire l'effort, des courses de leviers longues, ce qui produit un travail qui ne peut plus guè- re être demandé aujourd'hui au personnel. Toutefois, au lieu d'accouplements & bandes intérieures et actionnement pneumati- que, on peut utiliser aussi des accouplements électromagnéti- ques à disques. Le premier frein 28 est, de préférence, exécuté sous la forme d'un frein à bande, actionné par un cylindre pneu- matique à simple action et rappel à ressorts, & l'aide d'une pé- dale agissant sur une soupape. Ie second frein, utilisé pour le tambour de rappel 25 et ayant la forme d'un frein à disques, est également actionné par une pédale. Le cable tracteur 9 et le cible de rappel 10 sont générale- ment orientés vers les tambours correspondants 24 et 25 àl'aide de guidecâbles 32 et 33, montés sur le chassis de l'engin. Une poulie de renvoi 34, située à l'extrémité 6' de la flèche, sert à guider le câble de rappel 10. Les éléments précédemment décrits permettent de faire fonc- tionner le racleur, de la manière habituelle, en mode manuel, en agissant sur les appareils pneumatiques utiles qui commandent les tambours 24 et 25, c'est-à-dire en enfonçant les pédales respectives des freins 28 et 29 et en assurant ainsi le déroule- ment complet d'une opération de raclage. Ce racleur manuel peut être complété pour constituer un engin automatique ou combiné, c'est-à-dire actionnable au choix en mode manuel ou en mode automatique, grâce aux éléments dé- crits ci-après, qui sent, de préférence, construits et agencés de manière à pouvoir être montés a posteriori"'sur un engin pri- mitivement conçu comme un racleur manuel. A cet effet, selon l'invention, il est prévu d'installer un ensemble moteur auxiliaire 37 sous la forme d'un moteur à réducteur d'une puissance inférieure à celle du moteur du treuil 21. Le rapport des puissances respectives du moteur du treuil et du moteur auxiliaire 37 est approximativement de 4 à 1. Ie moteur auxiliaire 37, équipé d'un frein 38 de type usuel pour les moteurs à réducteur, est relié au tambour 24 par une trans- 7 24?5092 mission à chatne 40. Toutefois, cette liaison peut *tre supprimée grâce à un accouplement mécanique 41 pourvu d'un levier de dé- brayage 42, ce qui permet de débrayer l'accouplement en vue du fonctionnement manuel en supprimant toute liaison mécanique entre le moteur auxiliaire 37 et le tambour racleur 24. Le levier de débrayage 42 commande aussi un contacteur électropneumatique qui, lorsque le levier est en position "automatique", interdit toute intervention manuelle par action intempestive sur les dis- tributeurs des accouplements 26 et 27 ou des freins 28 et 29. Le moteur auxiliaire 37, solidarisé avec le tambour racleur 24 par l'intermédiaire de la chatne 40 et de l'accouplement 41, est disposé de telle manière que sa puissance s'ajoute à celle du treuil 21 lorsque l'engin fonctionne en raclage, c'est-à-dire que le tambour racleur 24 est solidarisé avec l'arbre 23 par l'accouplement 26. Pour l'automatisation de l'engin, il faut, en outre, dispo- ser deux contacteurs de fin de course de câble 50 et 52, qui se- ront appelés contacteur de fin de course de raclage et contac- teur de fin de course de rappel. Des chaines 51 et 53 réunis- sent directement ces contacteurs de fin de course, qui disposent de plusieurs contacts suivant les positions que la benne doit prendre pendant les opérations, aux tambours 24 et 25, chaque mouvement longitudinal des câbles 9 et 10 provoquant de ce fait une rotation des contacteurs de fin de course 50 et 52. Les ca- mes de déclenchement sont réglables et peuvent Otre disposées en fonction des circonstances géométriques locales suivant la longueur de la flèche et la hauteur du répartiteur en étoile, en tenant compte de la distance de raclage, de la distance de rap- pel, de l'arc de retour à la verticale et de la hauteur dont la benne doit s'abaisser. Pour compléter l'automatisation, il est encore prévu d'ins- taller un frein à courants de Foucault 48 qui attaque le tambour de rappel 25 par l'intermédiaire d'une transmission à chaîne 49. De plus, on peut prévoir, dans l'ensemble moteur du treuil 21, un dispositif de débrayage électromagnétique 54 qui permet de désaccoupler le moteur tournant à vide de son embrayage en fonctionnement automatique. Le fonctionnement des éléments moteurs selon l'invention, dans un racleur à dragline, est le suivant: En partant de l'illustration de la fig.1, les opérations débutent lorsque la benne est au point I. La benne 8 se trouve alors au pied de l'aire de stockage. Le treuil 21 tourne dans le sens "raclage" et le tambour de raclage 24 enroule le c9ble trac- teur 9. L'accouplement 26 est enclenché sur l'arbre 23. Aupara- vant, le levier d'embrayage 42 avait été actionné pour amener l'accouplement 41 sur la position "automatique". Dès lors, le moteur auxiliaire 37 est solidarisé rigidement, par l'intermé- diaire de la chatne 40, avec le tambour racleur 24. Ie moteur auxiliaire 37 tourne également dans le sens "raclage" et sa puissance s'ajoute à celle du treuil 21. Dès lors, les deux moteurs tirent ensemble la benne 8 jus- qu'A la position I'. Dans cette position, qui se trouve à une distance de 2 à 3 m avant les guide-cables 32 et 33, le contac- teur de fin de course 52 du tambour de rappel 25 est déclenché et le frein 29 dudit tambour est serré. Cette manoeuvre empêche la poursuite du déroulement du câble de rappel 10. Or, les mo- teurs 21 et 37 poursuivent leur course et, le cable 10 étant bloqué, soulèvent la benne 8 hors du talus de matériaux. La benne se vide. Dans la position I= de celle-ci, le contacteur de fin de course 50 du tambour racleur 24 déclenche à son tour. L'accouplement 50 du tambour racleur 24 est débrayé et la soli- darité mécanique entre le treuil 21 et l'arbre 23 d'une part, le tambour 24 d'autre part, est interrompue. En même temps, le moteur auxiliaire 37 est arr8té et le frein 38 dudit moteur est serré. Dès lors, la benne 8 reste suspendue librement, main- tenue par les freins 29 et 38. Cette méthode emptche la chute éventuelle de la benne dans un magasin vide. du répartiteur. Par ailleurs, dans la position I",' un contacteur de fin de course approprié rétablit l'accouplement 27 du tambour de rappel 25. Ce dernier se trouve donc, de nouveau, mécaniquement solidarisé avec le treuil 21. Le cible de rappel 10 s'enroule sur ledit tambour 25 dans le sens du rappel du cable, le treuil et l'arbre 23 tournant toujours dans le même sens Dans le même temps o l'accouplement 27 est embrayé, le frein 29 estde.erré. L'inversion du sens de rotation du tambour de rappel 25 provo- que l'ouverture du contacteur de fin de course 52. Dès lors, le moteur auxiliaire 37 se met en marche dans le sens du déroule- ment du câble tracteur 9, en mOme temps que le frein 38 dudit moteur est desseé. -Ainsi, la benne 8 se trouve suspendue au bout des cibles tendus 9 et 10 et se déplace en fonction de la 9 2475092 rotation synchrone des tambours 24 et 25 en mouvement, suivant la flèche 6 vers la position III. Lorsque cette position est atteinte, le contacteur de fin de course 52 entre de nouveau en action. La suite du processus, c'est-à-dire le transfert de la ben- ne vers la position III' et la descente finale de ladite benne vers la position 1, peut se dérouler de diverses manières. Mouvement pendulaire, hypothèse 1. L'accouplement 27 est débrayé, ce qui coupe la solidarisa- tion mécanique entre le treuil 21, la chaîne 22 et l'arbre 23 d'une part, le tambour de rappel 25 d'autre part. En même temps, le frein 29 est serré. Le câble 10 est donc bloqué. Le moteur auxiliaire 37 poursuit sa rotation dans le sens du déroulement et le tambour 24 libère progressivement le cible 9. La benne 8, suspendue par le câble bloqué 10, amorce donc un mouvement pendulaire ayant pour centre de rotation la poulie de renvoi 34 à la pointe 6' de la flèche, jusqu'à ce qu'elle ait atteint la position III'. Lorsque cette position est atteinte, le contacteur de fin de course 50 est déclenché et arrête le moteur auxiliaire 37. Celui-ci est bloqué en même temps par son frein 38. Mouvement pendulaire, hypothèse 2. L'accouplement 27 est débrayé, ce qui coupe la solidari- sation mécanique entre le treuil 21, la chatè 22 et l'arbre 23 d'une part, le tambour de rappel 25 d'autre part. En même temps, le frein 29 est serré, ce qui bloque le mouvement du câ- ble de rappel 10. Le courant est coupé au moteur 37, le frein 38 restant desserré. Le poids de la benne 8 amène celle-ci, suspendue au bout du cible de rappel 10, à amorcer un mouvement pendulaire autour d'un centre de rotation constitué par la pou- lie de renvoi 34 au bout 6' de la flèche, jusqu'à la position II=t. Lorsque cette position est atteinte, le contacteur de fin de course 50 est déclenché et serre le frein 38 du moteur auxiliaire 37. Descente, hypothèse 1. Au moment o le contacteur 50 déclenche, le frein 29 s'ou- vre. Dès lors, le cible de rappel 10 se déroule et la benne 8 descend verticalement. Suivant la vitesse de rotation du tam- bour de rappel 25 atteinte pendant ce mouvement, ainsi que suivant les conditions du coefficient de frottement entre les frotteurs et les disques du frein 29, le serrage de ce frein est réglé par un dispositif électro-pneumatique et la benne parvient, à une vitesse contr8lée, jusqu'à sa position de départ I. Apres l'écoulement d'une temporisation réglable d'un relais, qui démar- re à la position III', un nouveau cycle de travail peut commen- cer. Descente, hypothèse 2. Le principe de fonctionnement est le même que celui précé- demment décrit. Toutefois, le contr81e de la vitesse de descen- te est assuré, cette fois, non plus par le réglage électro- pneumatique évoqué, mais par un frein à courants de Foucault 48, relié par une chaine 49 au tambour de rappel 25. Les carac- téristiques du frein 48 permettent d'influer sur la vitesse de descente de la benne en règlant l'effort résistant par un rhéos- tat. Au lieu du frein à courants de Foucault, on peut utiliser aussi un moteur de descente. Descente, hbypothèse 3. Lorsque la position III' est atteinte, -cette position n'étant pas, dans ce cas, située à la verticale de la poulie 34 de la flèche 6,- le moteur auxiliaire 37 poursuit sa course. Son frein 38 reste desserré. Grace à un dispositif de débrayage électromagnétique 54, le moteur du treuil 21 est désaccouplé de sa transmission, le mouvement n'est plus transmis & l'arbre 23 et ce dernier s'arrête. En même temps, les accouplements 26 et 27 sont embrayés, de telle sorte que le tambour de rappel ajoute sa rotation à celle du tambour de raclage 24, qui lui est transmise par l'arbre 23, et déroule en m8me temps le câble de rappel 10. La benne 8 descend vers sa position I. Dans cette dernière variante, il est utile d'utiliser un moteur auxiliaire pourvu d'une inversion par changement de po- larité, ce qui permet de réduire la vitesse de descente de la benne de la position III' à la position I. Enfin, il convient d'observer que le racleur à dragline décrit ci-dessus répond correctement et remarquablement aux spécifications présentées, grâce au moteur auxiliaire prévu par l'invention. Un mode d'exécution privilégié est caractérisé en ce que le moteur auxiliaire peut être mis en action ou arrêté en fonction de la puissance appelée par le moteur, c'est-à-dire de l'effort antagoniste qui agit sur la benne. 24?5092 REVENDICATIONS 1.- Racleur à dragline assurant le transport de matériaux en vrac, notamment de matériaux de construction, alimentant le distributeur-doseur, ou répartiteur, d'un chantier de prépara- tion de béton o des agrégats sont disposés sur des emplacements de stockage entourant ledit répartiteur contre lequel lesdits agrégats sont appuyés en talus, ledit racleur pouvant fonction- ner indifféremment en mode manuel ou en mode automatique et com- portant un chassis tournant, disposé sur le répartiteur, auquel est articulée une flèche dont l'autre extrémité est libre et sur lequel un cible tracteur et un cible de rappel, assurant le mouvement de la benne racleuse, passent en deux brins indépen- dants l'un de l'autre sur deux tambours d'enroulement, lesquels sont montés sur un arbre disposé sur le châssis et entrainé par un treuil non réversible, lesdits tambours pouvant être laissés en rotation libre sur ledit arbre ou, au contraire, solidarisés avec lui par l'intermédiaire d'accouplements débrayables, ra- cleur caractérisé par la présence d'un ensemble moteur auxi- liaire (37) qui, lors du fonctionnement en mode automatique, fournit un appoint au moteur entratnant, pendant la phase de raclage, le tambour (24) du cible tracteur (9), dit utambour ra- cleur", tandis que, pendant la phase de retrait, ledit moteur auxiliaire agit sur le tambour racleur (24) de telle manière que le cible tracteur (9) et le cible de rappel (10) se déplacent sensiblement à la même vitesse linéaire. 2.- Racleur selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'ensemble moteur auxiliaire (37) peut être mis en service ou arrêté pendant la phase de raclage, en fonction de l'effort à fournir. 3.- Racleur selon l'une des revendications 1 ou 2, carac- térisé en ce que le moteur auxiliaire (37) est relié au tambour racleur (24) par l'intermédiaire d'une transmission à chaîne (40). 4.- Racleur selon l'une des revendications 1 à 3, carac- térisé en ce que l'ensemble moteur auxiliaire (37) comprend es- sentiellement un moteur réversible qui, en fonctionnement auto- matique, peut être solidarisé avec le tambour racleur (24) par l'intermédiaire d'un accouplement (41) débrayable. 5.- Racleur selon la revendication 4, caractérisé en ce que le rapport des puissances des moteurs du treuil (21) et de il 12 2475092 l'ensemble auxiliaire (37) est d'environ 4 à 1. 6.- Racleur selon l'une des revendications I à 5, caracté- risé en ce que l'ensemble moteur auxiliaire (37) peut Otre relié aux tambours (24, 25) de telle façon qu'en cas de désolidarisa- tion desdits tambours d'avec le treuil (21), ledit moteur auxi- liaire (37) commande le processus de descente de la benne ra- cleuse (8). 7.- Racleur selon la revendication 6, caractérisé en ce que le moteur auxiliaire (37) est rdversible par inversion de polarité des pôles.