La présente invention concerne des organes pour appareils de mesure-de tension arterielle, plus particulièrement pour sphygmomanomètres. La mesure de tension artérielle est l'une des méthodes de diagnostic les plus répandues et s'effectue très couramment au moyen d'un sphygmomanomètre. Pour mesurer la pression sanguine avec un tel instrument on place une manchette obstruante autour du bras du sujet. Cette manchette comporte une vessie que l'on gonfle jusqu'à ce que disparaissent les pulsations de sang artériel dans la région située au-dessous de la manchette. On dégonfle alors celle-ci lentement et l'on observe la pression à l'intérieur de la vessie à l'instant où reprennent les pulsations de sang artériel, représenté par le commencement des sons Korotkoff, ainsi que la pression au moment où ceux-ci prennent fin. La première pression mesurée correspond à la pression systolique, tandis que la seconde correspond à la pression diastolique du sujet. Bien que, comme noté ci-dessus, ce soit là la technique la plus répandue de mesure de tension artérielle, et que l'on se fie largement aux lectures qui en résultent pour diagnostiquer l'état médical du sujet, les sphygmomanomètres existant comportent certaines sources d'erreurs. Une de ces sources est l'inexactitude de transmission de la pression régnant dans la vessie de manchette à la paroi de l'artère, et ceci semble dû, au moins en partie, à des défauts de conception de la manchette. La manchette de sphygmomanomètre normale est considérée comme généralement convenable pour un adulte de taille moyenne ayant un bras de forme normale, c'est-à-dire approximativement cylindrique.On a constaté que si l'on emploie une telle manchette pour mesurer la tension artérielle des bébés, des enfants, des personnes obèses ou de ceux dont les membres supérieurs présenterst une forme conique inusitée ou qui dévie de la normale sous quelque autre rapport, cette manchette ne peut être convenablement ajustée pour accomplir une transmission précise de la pression à la paroi de l'artère. blême quand on l'emploie sur un sujet de taille moyenne avec un bras de forme normale, la manchette standard se trouve etre une source d'erreurs de mesure non négligeable. Cela est vrai de toutes les manchettes de sphygmomanomètre couramment employées, qui consistent en un manchon extérieur en tissu relativement raide associé à une vessie intérieure dont la dimension mesurée sur la longueur du manchon, est sensiblement inférieure à la circonférence du bras d'un sujet moyen, le manchon étant muni d'un matériau auto-adhésif tel que "Deloro", permettant de le fixer étroitement autour du bras. La présente invention a pour objet en premier chef d'éliminer ou de minimiser les inconvénients exposés ci-dessus. L'invention a aussi pour objet d'améliorer sensiblement la précision des mesures de tension artérielle par sphygmomanomètre. Un autre objet, plus défini, de l'invention est de faciliter la précision de transmission de la pression de manchette à la paroi d'artère pour des sujets ayant divers diamètres et formes de bras. Ces objets ainsi que d'autres sont réalisés selon l'invention par une manchette de sphygmomanomètre servant à mesurer la tension artérielle d'un sujet, composée d'un matériau mince, flexible, non extensible délimitant une vessie gonflable de longueur au moins égale à la circonférence maximale du bras pour lequel on l'emploie, ainsi qu'un rapport largeur/longueur au moins égal à 1,2/5f, avec un conduit monté pour communiquer avec l'intérieur de la vessie et raccordable à un manomètre et à une source de pression pour permettre d'alimenter l'intérieur de la vessie en fluide comprimé et d'observer la pression qui y règne, et un élément de fixation attaché à une extrémité longitudinale de la vessie et pouvant adhérer à la surface extérieure de celle-ci pour fixer l'une à l'autre, de manière libérable, les extrémités de la vessie quand on la dispose autour du bras du sujet. Une telle vessie entoure complètement le bras du sujet et assure ainsi une transmission très précise de la pression de vessie à l'artère dont il s'agit d'observer la pression. Dans des modes de réalisation préférés de l'invention la vessie a un rapport largeur/longueur au moins égal à 1,3/su, et consiste en deux couches constituées par une pellicule de polyoléfine thermiquement soudable, ces deux couches étant scellées ensemble par application de chaleur sur la périphérie de la vessie pour former un corps fermé. On a obtenu des résultats particulièrement satisfaisants en choisissant pour ce matériau une épaisseur de 0,038 mm. En outre, certains modes de réalisation préférés comportent une couche de matériau protecteur consistant en tissu, en matière en mousse ou analogue au caoutchouc, attachée au coté de la vessie qui est en contact avec le bras du sujet. Ce matériau protecteur sert à protéger la peau contre les blessures ou irritations tout en donnant un bon contact à frottement entre la mancheS te et le bras du sujet. Dans certains modes de réalisation préférés, l'élément de fixation est formé par unprolongement d'une des couches de matière plastique, ou de toutes les deux, et est muni d1une couche de matière adhésive qui peut adhérer fermement mais de manière libérable à la matière plastique de la vessie, tout en étant peu adhérente à la peau du sujet. Dans les applications les plus fréquentes de l'invention, la vessie est de forme rectangulaire. Cependant pour les sujets dont les bras présentent une forme conique extraordinairement marquée, la vessie aura une forme trapèzoidale. Les objets, caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront par ailleurs de la description que l'on va en donner ciaprès portant sur des modes de réalisation choisis à titre d'exemple et représentés sur les dessins annexés dont - la figure 1 est une vue en plan d'un mode de réalisation préféré d'ensemble vessie-manchette selon l'invention - - la figure 2 représente à plus grande échelle une vue de détail observée suivant la direction des flèches 2 de la figure 1; - la figure 3 représente en plan un autre mode de réalisation de l'invention à une échelle plus petite que celle de la figure 1. les figures 7. et 2 montrent un mode de réalisation de base d' un sphygmomanomètre selon 1'invention. Cet article consiste essentellement en une pièce manchette-vessie, avec une partie vessie désignée par 1 et une partie de fixation désignée par 2. Selon 11 exemple choisi, la vessie et la partie servant à la fixation sont formées de deux minces feuilles ou pellicules, ll et 12 thermiquement scellées l'une à l'autre le long des marges périphériques 4 et 4'. En outre, les deux feuilles 11 et 12 sont thermiquement scellées l'une à l'autre le long de la bande 41 afin de confiner complètement la partie 1 formant vessie. le scellement thermique le long des bandes 4, 4' et 4" fait donc de la partie 1 un élément étanche et gonflable. Avant de sceller à la chaleur, on insère entre les deux feuilles 11 et 12 un tube de gonflage 6, que l'on soude thermiquement aux feuilles au cours du scellement de celles-ci l'une à 1' autre, pour former l'unique passage permettant à du fluide comprimé de pénétrer à l'intérieur de la vessie 1. Le tube 6 est de pré férence, un matériau plastique, rigide ou semi-rigide, capable de s' assembler aux feuilles plastiques 11 et 12 par application de chaleur ou par tout autre procédé convenable. Dans le mode de réalisation de l'invention qui parait etre le plus avantageux, les feuiljes 11 et 12 consistent en une pellicule de polyoléfine thermiquement soudable de 0,038 mm d'épaisseur, et le tube 6, plus épais et semi-rigide, est lu aussi en polyoléfine Dans une variante, les parties 11 et 12 sont composées d'une feuille unique repliée le long du bord 4' pour former les deux couches de l'ensemble. Dans ce cas on peut, bien entendu, se dispenser du soudage thermique le long du bord 4'. La longueur de la vessie 1, mesurée parallèlement au bord 4', est égale à la circonférence de bras maximale à laquelle est destiné l'élément en question. A l'emploi, on entoure le bras du sujet avec la vessie, le côté 4' allant dans la direction de la circonférence du bras, de manière à entourer complètement celui-ci, et ltélément est fermement fixé dans cette position par assembla- ge de la partie 2 à la feuille 11 à l'aide d'une couche adhésive convenable 15, appliquée à la partie de fixation 2 en cours de fabrication.Avant emploi, la couche adhésive 15 est recouverte, de préférence, par une feuille protectrice arrachable, que l'on enlève juste avant de monter la manchette 1'adhésif peut consister en un ruban tel que celui répondant, dans la classification américaine, à la dénomination #3N adhésive sransfer Tape N0 46#". L'ensemble comporte aussi une couche 13 de matériau protecteur fixée en permanence au coté de la vessie destiné àsse sSuer en regard du bras du sujet. Ce matériau peut être en tissu, une matière en mousse, ou être du genre caoutchouc, et sert en premier chef à empêcher les petites irrégularités de la couche 12 de pénétrer dans la peau du sujet et de la marquer temporairement. De plus la couche 13 sert à réaliser un bon contact à frottement entre l'ensemble manchette-vessie et le bras du sujet. On constate qu'une largeur de manchette suffisante, combinée à un tel contact à frottement, sert à empêcher le mouvement longitudinal du tissu de la peau en contact avec la vessie, un tel mouvement s'étant révélé gênant dans la transmission exacte de la pression de vessie à la paroi de l'artère dont on veut observer la pression. Une mince feuille de tissu tricoté à côtes s'est révélée convenir à cet effet. La couche 13 peut être fixée à la feuille 12 en permanence par tout adhésif convenable, par exemple celui répondant à la dénomination sus-mentionnée. La couche 13 peut adhérer à la feuille 12 sur toute sa surface ou bien seulement à la périphérie. Cependant, la fixation sur toute la surface est préférable car elle fournit un meilleur contact à frottement entre la vessie et le bras du sujet. Une manchette du type décrit ci-dessus est facile à stériliser et peut aussi être produite à un coût suffisamment bas pour etre mise au rebut après usage. la largeur de la vessie 1 doit ebtre au moins égale à 1,2 fois le diamètre du bras du sujet. Pour s'assurer d'avoir ce rapport même pour le bras de diamètre maximal auquel est destinée une manchette donnée, la largeur de la vessie est au moins égale à sa longueur multipliée par 1,2/X . Il en résulte que tant que la vessie 1, à l'exclusion de la partie de fixation 2, est capable d'entourer complètement le bras du patient, elle aura une largeur suffisante. On sait que la largeur d'une manchette de sphygmomanomètre doit être supérieure à 1,2 fois le diamètre du bras du sujet pour empêcher la lecture erronée de pressions trop élevées résultant de l'effet parfois dénommé "effet de petites manchettes". On constate qu'il est possible d'obtenir une très bonne précision si la largeur de manchette est au moins égale à 1,3 fois le diamètre du bras du sujet, et les modes de réalisation préférés de l'invention présentent donc pour la vessie 1 un rapport largeur/ longueur au moins égal à 1,3/5 On avait cru jusqu a présent qu'une manchette de sphygmomanomètre de largeur inusitée conduirait à des lectures erronées, trop basses, à cause de l'effet de larges manchettes". Cependant des essais cliniques effectués sur des ensembles en une pièce vessiemanchette selon la présente invention avec diverses largeurs, n' ont pas révélé la présence de lectures trop basses pour des manchettes de largeur inusitée. PIeme des manchettes de largeur égale à 2 fois le diamètre du bras du sujet n'ont pas conduit à de telles erreurs.Par ailleurs, ces essais ont révélé que la précision des lectures de pression augmentait avec la largeur de manchette. Il se peut que l'absence de Iteffet de large manchette Soit due au fait que les manchettes selon l'invention sont composées de couches de matériau très flexible et non extensible. Par contraste toutes les manchettes de sphygmomanomètre connues consistent en une longueur de tissu relativement raide dans lequel est disposée une vessie extensible en caoutchouc, qui n'entoure qu'une partie de la circonférence du bras du sujet. Il n'est pas interdit de supposer que c'est le comportement de la vessie extensible en caoutchouc, et son action combinée à celle du tissu relativement raide, qui provoque l'apparition de l'effet de larges manchettes. A l'usage on entoure le bras du sujet avec l'ensemble vessiemanchette de la figure 1, la couche 13 étant en contact de la peau. L'adhésif 15 dont on a retiré la couche de protection est alors appuyé fermement contre la partie de feuille 11 qui lui-fait face, de manière à assurer l'ajustage initial recherché entre le bras et la vessie. De préférence la longueur de la partie 2 est de l'ordre de grandeur du 1/4 de la longueur de la vessie 1, pour permettre une fixation à la fois simple et sûre. Tant que la vessie 1 entoure au moins complètement le bras du sujet, on est assuré que le rapport largeur/diamètre de bras a la valeur minimale désirée, au moins égale à 1,2, de préférence 1,3 Si la vessie n'entoure pas complètement le bras, l'utilisateur pourra le constater immédiatement et avoir recours à une manchette de plus grande taille. La manchette étant mise en place, on raccorde le tube 6 à 1' appareil usuel servant de manomètre et de gonfleur, et l'on prend des lectures de pression artérielle comme d'ordinaire, en commen cotant par gonfler la vessie à une pression suffisamment élevée que l'on réduit ensuite lentement. Comme la vessie 1 entoure complètement le bras du sujet, la pression à l'intérieur de la manchette sera uniformément transmise sur toute la circonférence du bras, e-t l'on a constaté que ceci fournit des lectures très précises de tension artérielle. Un avantage particulier des articles selon l'invention consiste en un coût de fabrication relativement bas. Ceci permet de produire ces articles à des dimensions très diverses et de les vendre en assortiments recouvrant la gamme de dimensions relisée. Un tel assortiment peut ainsi contenir des manchettes convenant aux bébés, aux enfants, aux adultes normaux et aux personnes obèses. Par exemple les manchettes peuvent avoir des vessies dont les dimensions varient entre 3 x 9 cm et 17 x 45 cm. Du fait du faible coût de fabrication de ces articles, on peut envisager de les mettre au rebus après un seul usage pour ré- duire les problèmes d'hygiène et éliminer complètement les risques de transmission des bactéries de la peau d'un sujet à l'autre. Cependant les manchettes selon l'invention peuvent aussi facilement être stérilisées pour réemploi. Pour les individus dont les bras ont une forme conique sortant de l'ordinaire, on peut donner à l'article manchette-vessie une forme différente et inclure des articles de cette forme, à des dimensions différentes, dans l'assortiment du type sus-mentionné. La figure 3 montre une telle variante de réalisation avec une vessie 1' en'gourme de trapèze alors que l1élément de fixation 2, rectangulaire comme dans le cas de la figure 1, est disposé dt équerre sur un côté du trapèze. Pour le reste, l'ensemble de la figure 3 est identique à celui dés figures 1 et 2. truand on utilise un article de ce type, on en entoure le bras du sujet, le long côté du trapèze étant le plus rapproché de 1' diaule. La forme en trapèze épouse dans l'ensemble la forme conique du bras, et l'élément de fixation 2 s'aligne correctement sur la surface extérieure de la vessie 1' pour fixer de manière satisfaisante la vessie autour du bras. Il convient de noter que, grâce au faible coût de fabrication des ensembles selon l'invention, on peut les employer avec avantage dans les hôpitaux en les fixant sur le bras d'un patient et en les y maintenant pour permettre des mesures périodiques de pression, en raccordant simplement l'appareil de gonflage et de mesure de pression au tube 6 sans déranger le patient. Parmi d' autres avantages, cette possibilité facilite la répétition de mesures successives de tension artérielle, tout en éliminant les variations de serrage de la vessie autour du bras du sujet au début de chaque essai, ainsi que les variations de position de la vessie le long du bras. Bien entendu les dispositions décrites et représentées pourront faire 11 objet de diverses autres modifications et variantes sans sortir pour autant du cadre de 1'invention. REVK#DT %#l#Toe#S 1. manchette de sphygmomanomètre pour mesure de la tension artérielle de sujets dont la circonférence de bras se trouve dans une gamme déterminée, caractérisée par le fait de comporter en combinaison : un moyen consistant en matériau mince, flexible et non extensible formant une vessie gonflable, de longueur au moins égale à la limite supérieure de ladite gamme et alun rapport largeur/longueur au moins égal à 1,2/St~ un moyen formant conduit, monté pour communiquer avec 1'intérieur de la vessie et raccordable à une source de pression pour alimenter l'intérieur de la vessie en fluide sous pression 3 et un moyen de fixation, attaché à une extrémité longitudinale de la vessie et capable d'adhérer à la surface extérieure de celle-ci, pour assembler l'une à l'autre de manière libérable les extrémités de la vessie quand on l'enrou- le autour du bras du sujet. 2. manchette suivant la revendication 1, dans laquelle le rapport largeur/longueur est au mo ns égal à 1,3/lu'. 3. manchette suivant la revendication 1, comprenant en outre une couche de matériau protecteur fixée sur le côté de vessie destiné à venir en contact avec le bras du sujet, ce matériau étant propre à protéger la peau du sujet contre blessures ou irritations tout en fournissant un bon contact à frottement entre la manchette et le bras du sujet. 4. manchette suivant la revendication 3, dont la couche de matériau protecteur est en tissu, ou en matière en mousse ou analogue au caoutchouc 5. manchette suivant la revendication 3, dans laquelle le moyen formant vessie comporte deux couches de matière plastique thermiquement scellables assemblées l'une à 11 autre à la périphérie de la vessie pour former un corps fermé, le conduit étant en matière plastique thermiquement soudable et une de ses extrémités étant située entre les couches et soudée à elles, à leur périphérie. 6. Manchette suivant la revendication 5 dans laquelle les couches sont en pellicule de polyoléfine. 7. manchette suivant la revendication 5, dans laquelle au moins une des couches de matière plastique comporte en prolongement au-delà de extrémité longitudinale précitée de la vessie pour former partie du moyen de fixation, celui-ci comportant en outre une couche d'adhésif disposée sur ledit prolongement. 8. Manchette suivant la revendication 7, dans laquelle 1' adhésif a une composition lui permettant d'adhérer fermement et de manière libérable à la matière plastique, mais faiblement à la peau humaine. 9. Manchette suivant la revendication 1, dans laquelle la vessie présente la forme dlun trapèze dont les côtés parallèles sont dirigés suivant sa longueur et les côtés non parallèles sont dirigés suivant sa largeur.