La présente invention concerne un dispositif d'en traSnement multiple pour une roue dentée qui est fixée sur l'arbre d'une machine ou d'une transmission, et à laquelle sont associés au moins deux pignons d'entratnement, montés dans un porte-pignons commun, mobile de tous les contés. Dans la demande de brevet de la République Fédérale d'Allemagne N" DT-OS 2 104 705, il a déjà été décrit un dispositif d'entraSnement multiple de ce type, qui permet aux pignons d'entra- nement, montés dans le porte-pignons, de s'ajuster librement par rapport à la couronne dentée dans les limites déterminées par la denture, de manière à assurer, dans toutes les conditions de charge, c 'est-à-dire mEme dans la gamme des charges partielles, et indépendamment du sens de rotation, une répartition uniforme du couple moteur sur les deux pignons ainsi qu'un réglage automatique des conditions d'appui des flancs des dents.Dans les limites des tolérances de fabrication imposées à la construction des engrenages, le dispositif connu permet en mEme temps de compenser des défauts de nutation et, 3usqu'à un certain degré, également des défauts d'excentricité de la couronne dentée. La présente invention a pour objet de perfectionner le dispositif connu de telle sorte qutil puisse également entre utilisé dans des cas où d'importants défauts d'excentricité sont imposés, par des influences extérieures, à la couronne dentée à entratner,comme c'est le cas par exemple pour des mécanismes d'entratnement de broyeurs, en raison de flexions de l'arbre tubulaire du broyeur. Le dispositif suivant la présente invention est caractérisé par le fait qu'au moins un organe de guidage, monté sur l'arbre de la machine, est articulé au porte-pignons,et qu'un support,encaissant le couple, et prenant appui sur le socle, est articulé de préférence sur le côté du porte-pignons, opposé à l'arbre de la machine.L'avantage de cet agencement réside en ce que, comme le porte-pignons est relié à l'arbre de la machine par l'intermédiaire de l'organe de guidage, la position prédé terminée du porte-pignons par rapport à la roue dentée à entraîner peut entre maintenue même en cas d'importants défauts d'excentricité, sans que la possibilité pour les pignons d'entratnement, montés dans le porte-pignons, de s'ajuster librement par rapport à la roue dentée à entraîner et, par suite, la répartition uniforme du couple moteur sur la roue dentée soient compromises.Le support articulé, encaissant le couple, transmet au socle le couple résultant que les forces périphériques exercent sur le portepignons, sans pour autant gêner la mobilité du porte-pignons compte-tenu des défauts d'excentricité, et son aptitude à s'ajuster en vue d'une répartition uniforme du couple. Suivant une forme de réalisation préférée de la présente invention, le support encaissant le couple est articulé au porte-pignons, ledit support s'étendant à peu près parallèlement à ce dernier. Ainsi le couple résultant que les forces périphériques exercent sur le porte-pignons est parfaitement encaissé, sans donner lieu à des moments résiduels qui nuiraient à la possibilité d'un libre ajustement. Pour un dispositif d'entratnement multiple dans lequel la ligne passant par les centres des axes des deux pignons d'entratnement, montés dans le porte-pignons commun, est située à l'extérieur du plan axial médian de la roue dentée, il est prévu, suivant une autre caractéristique de la présente invention, que le point d'articulation du support encaissant le couple se trouve près du point d'intersection des lignes qui passent par les centres des axes des pignons d'entratnement et qui sont parallèles aux tangentes aux points de contact des cercles primitifs. Dans le cas d'un tel agencement le dispositif suivant l'invention permet également une parfaite transmission du moment résultant que les forces périphériques exercent sur le portepignons, sans donner lieu à des moments résiduels, perturbateurs. Suivant une variante de la présente invention, le porte-pignons est supporté sur des organes formant ressort. Cela permet à l'arbre de la machine, qui est relié au porte-pignons par l'intermédiaire de l'organe de guidage, d'être déchargé du poids du porte-pignons, sans que cela nuise à la faculté du porte-pignons de se déplacer librement, et à la possibilité pour les pignons d'entraînement de s'ajuster librement par rapport à la roue dentée à entraîner.A cet égard, il est particulièrement avantageux que les organes formant ressort soient conçus de telle sorte qu'ils encaissent le poids du porte-pignons pour la "valeur zéro" de la composante verticale de ltexcentricité, y compris éventuellement le poids d'organes additionnels d'entraînement, reliés au porte-pignons tels que des engrenages intermédiaires et un moteur d'entraînement, mais que, pour la course verticale impose au porte-pignons par l'excentricité, la courbe d'élaSti cité globale de l'organe formant ressort présente une allure. peu inclinée, de sorte que l'organe de guidage relié à l'arbre de la machine > et, par suite, cet arbre lui-même ne soient chargés que dans une faible mesure par les forces élastiques dues au mouvement vertical du porte-pignons, produit par l'excentricité. Suivant une autre variante de la présente invention, le porte-pignons est muni non seulement d'organes formant ressort, mais également d'organes amortisseur. Cela permet avantageusement d'amortir les mouvements communiqués au portepignons par la denture et par l'organe de guidage, et d'emp8- cher toute oscillation du porte-pignons. L'invention va être expliquée plus en détail ci-dessous, à l'aide du dessin annexé, qui représente une forme de réalisation prise à titre d'exemple non limitatif. La figure unique du dessin annexé montre un dispositif d'entratnement multiple qui comprend deux pignons, et qui est monté dans un carter représenté en coupe. Le carter 1, qui présente deux joints d'assemblage, entoure l'ensemble du dispositif drentratnement multiple, comprenant la grande roue 2, le porte-pignons 3 et les deuxtransmissions intermédiaires, 4 et 5, qui commandent les pignons 19 et 20.Le porte-pignons 3 est supporté, au niveau d'articulations 6 et 7, par des barres articulées-8 et 9, qui convergent vers un point d'articulation commun 10. Ce dernier est relié au palier-support 12 par l'intermédiaire de la barre de transmission 11. Ce palier-support 12 se trouve sur le socle 13, qui porte également le palier (non représenté) de l'arbre de la grande roue. Le porte-pignons 3 est articulé sur l'arbre t4 de la grande roue au moyen du levier d'articulation 45 qui, au point d'articulation 16, est relié de manière mobile au portepignons 3. L'arbre moteur 17 se trouve dans la zone de contact entre les deux transmission intermédiaires 4 et 5, disposées l'une par rapport à l'autre de manière à faire un angle différent de 1800. Au-dessous du point d'articulation commun 10 se trouve de préfé -rence un dispositif d'amortissement et de support élastique, 2D. Le fonctionnement du dispositif d'entraSnement suivant l'invention va autre décrit ci-après le mécanisme de transmission est entratné par l'arbre d'entrainement 17. Pour assurer la mobilité en hauteur, on utilise par exemple un arbre à cardan, un dispositif de transmission à arbre creux qui est rapporté, ou bien un moteur qui y est directement bridé. Par l'intermédiaire des différents étages des transmissions intermédiaires 4 et 5, la force est transmise par l'arbre d'entratnement 17 aux pignons 19 et 20, qui entratnent à leur tour la grande roue 2. Le sens de rotation de cette dernières est indiqué par la flèche T.Les sens de rotation des pignons sont indiqués par les flèches II et III. Au niveau des axes 21 et 22, sur lesquels les pignons sont montés dans le porte-pignons 3, des forces PZi et PZ2 sont exercées par lesdits pignons sur ledit portepignons, ces forces étant égales en grandeur, tandis que leur direction correspond à celle où s'exerce la force des dents. PZ1 et PZ2 résultent de forces de direction périphérique, qui se trouvent encaissées par les barres articulées 8 et 9, et de forces radiales, qui comprennent des composantes horizontales et des composantes verticales. Les composantes verticales sont encaissées par le levier d'articulation 15 et s'ajoutent au poids. Il reste les composantes horizontales, qui s'annulent mutuellement. Les forces,de direction périphérique,encaissées par les barres articulées 8 et 9 s'ajoutent à une force horizontale, qui est transmise au socle par l'intermédiaire du levier d'articulation 11. Cette force est la force de réaction correspondant au couple produit à la sortie, et elle est proportionnelle à ce couple. Du fait que les barres articulées 8 et 9 passent, dans la direction tangentielle, par les centres des axes des pignons, cette réalisation évite que le porte-pignons ne soit soumis à des couples de basculement. La liaison articulée permet en mEme temps au porte-pignon d'être librement réglable tant en position angulaire qu'en hauteur. Bien que le porte-pignons soit articulé sur la grande roue par l'intermédiaire du levier d'articulation 15 pour ne pas perdre le contact avec la grande roue lorsque celle-ci effectue des mouvements extrêmement importants, il suit ces mouvements sans être limité dans sa mobilité. Il est donc avantageusement en mesure, conformément au principe de l1invention, de s'ajuster à tout moment.librement en vue d'améliorer les conditions de fonctionnement et de support. En cas de besoin, on monte, au niveau du point d'articulation 10, un organe agissant comme ressort et amortisseur, qui amortit avantageuse ment les oscillations transmises, par la grande roue et les pignons, au porte-pignons. Le couple de réaction du porte-pignons peut également être encaissé par un dispositif différent de celui représenté. Ainsi, on peut par exemple également prévoir un dispositif de support, s'étendant verticalement dans le plan du point d'articulation 10, et muni d'un guidage à galets. D'autres systèmes, déplaeables en direction verticale , peuvent également entre utilisés. L'articulation du porte-pignons sur la grande roue par le dispositif 15 a lieu de préférence au moyen de deux bras d'articulation, qui sont montés l'un derrière l'autre sur 1'axe de la grande roue, et qui soutiennent le porte-pignons symé trlquement, de part et d'autre de cette dernière. REVENDICATIONS 1.Dispositif d'entratnement multiple pour une roue dentée qui est fixée sur l'arbre d'une machine ou d'une transmission et à laquelle sont associés au moins deux pignons d'entralnement, monté dans un porte-pignons commun, mobile de tous les contés, caractérisé en ce qu'au moins un organe de guidage, monté sur l'arbre de la machine, est articulé au porte-pignons,et qu'un support, encaissant le couple, et prenant appui sur le socle, est articulé de préférence sur le côté du porte-pignons, opposé à l'arbre de la machine. 2. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le support encaissant le couple est articulé au portepignons, ledit support s'étendant à peu près parallèlement à ce dernier. 3.- Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, dans lequel la ligne passant par les centres des axes des deux pignons d'entraînement montés dans le porte-pignons commun, est située à l'extérieur du plan axial médian de la roue dentée, caractérisé en ce que le point d'articulation du support, encaissant le couple, se trouve près du point d'intersection des lignes qui passent par les centres des axes des pignons d'entraînement, et qui sont parallèles aux tangentes aux points de contact des cercles primitifs. 4.- Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le porte-pignons est supporté sur des organes formant ressort. 5.- Dispositif suivant l'une quelconque des revendi -cations 1 à 4, caractérisé en ce que le porte-pignons est muni, outre d'organes formant ressort, d'organes d'amortissement.