La présente invention concerne les matières cellulaires souples, et plus précisément la destruction partielle ou notable des parois des cellules ou des membranes de ces matières, en vue de fabriquer des produits utiles. 5 Bien que l'invention ne soit pas limitée à une telle appli cation, ,elle est particulièrement utile pour la préparation de mousse de polyuréthanne souple dans laquelle une proportion majeure des membranes formant les parois des cellules est retirée. On connaît des mousses de polyuréthanne qu'on fabrique facilement 10 avec toutes sortes de densités et toutes sortes de couleurs sous forme de corps en mousse comportant par exemple de 4 à 40 cellules par centimètre ou plus. On réalise, par exemple ces produits en faisant réagir des polyesters ou des polyéthers terminés par un groupe hydroxyle avec des polyisocyanates, en particulier des 15 diisocyanates aliphatiques ou aromatiques en présence d'eau, de pigments et de catalyseurs, principalement de catalyseurs aminés ou métalliques, par exemple de l'octoate stanneux. Au cours de la réaction, du gaz carbonique forme des bulles qui donnent une mousse à partir du milieu réactionnel liquéfié. Souvent, on accroît l'effe 20 du gaz carbonique en ajoutant un agent moussant auxiliaire, par exemple un hydrocarbure halogéné. le mélange se solidifie sous forme d'une mousse si bien qu'on obtient une matière cellulaire sous forme de mousse. Les bulles de gaz qui se forment au cours du procédé de réalisation de la mousse sont initialement entourées 25 par une pellicule du milieu réactionnel d'épaisseur pratiquement uniforme. Cependant, lorsque les bulles se touchent, l'épaisseur de la pellicule augmente le long des lignes de contact et diminue dans les plans des membranes entre les cellules voisines. Lors de la solidification de la matière réactionnelle, il se forme 30 en conséquence un réseau cellulaire tridimensionnel à liaisons multiples comprenant un squelette formé par des brins orientés au hasard, reliés entre eux et relativement épais, constituant les bords de fenêtres fermées par des membranes relativement fines On peut aussi mettre en forme,par des procédés connus en vue 35 d'obtenir des dispositions à structure analogue,d'autres matières cellulaires souples, par exemple de la mousse de polyéthylène, d.6 du polypropylène,/la mousse de chlorure de polyvinyle, des silicon BAD ORIGINAL 71 01192 £ 2077247 du. néoprène ou du caoutchouc de latex. On peut aussi utiliser ces produits selon l'invention. Il est parfois désirable d'éliminer dans une certaine mesure les membranes qui ferment les fenêtres définies par les brins 5 reliés. Après enlèvement de ces membranes, la matière a un toucher et un aspect plus doux et elle est plus poreuse. De plus, l'éclat de la surface disparaît sensiblement, ce qui est souhaitable, par exemple lorsqu'on utilise le produit avec des vêtements en textile non tissé. On constate aussi qu'on peut réellement augmenter 10 la résistance à la traction de la matière en enlevant les membranes des. cellules. On a essayé d'enlever les membranes des matières cellulaires sous forme de mousse par dissolution chimique/destechniques utilisanl l'énergie électromagnétique ou des explosifs. Dans chacun de ces 15 procédés, on a rencontré des difficultés. Dans le procédé de dissolution chimique, il faut plonger la matière dans un agent dissolvant, puis dans un agent neutralisant, puis la rincer et la sécher. En plus de cette complication, cette technique soumet les brins au même agent de dissolution que les membranes, 20 ce qui affaiblit les brins eux-mêmes. La technique qui utilise l'énergie électromagnétique nécessite un appareillage compliqué pour fournir un éclair lumineux et elle est extrêmement difficile ~ à commander. De plus, l'orientation des membranes, qui est définie-par les positions quelconques des brins, les empêche d'être égale-25 ment exposées à la source de radiation. Le procédé par explosion présente aussi des difficultés de réglage et peut présenter certains risques. L!invention supprime les difficultés citées de la technique antérieure et rend possible la réalisation d'une matière cellulaire 30 souple à cellules ouvertes suivant un procédé continu, ■ relativement simple et facile à régler. L'invention concerne la réorientation des diverses membranes des cellules d'une matière souple sous forme de mousse, de manière que la partie principale de ces membranes se trouve dans des 35 plans parallèles ou presque parallèles. On soumet alors la membrane à des forces d'énergie destructive s'exerçant perpendiculairement aux plans des membranes dans leur nouvelle orientation. Ainsi, ; v ' BAD ORIGINAL 71 01192 2077247 l'énergie de destruction des membranes s'exerce le plus efficacement possible puisqu'elle agit sur la partie principale des membranes et perpendiculairement à celles-ci. On obtient la réorientation des membranes, selon l'invention, 5 en déformant la matière, par exemple en étirant une feuille ou une plaque de matière sous forme de mousse. Comme les brins des cellules sont reliés en des points disposés au hasard, l'action d'étirage réoriente les plans des membranes dans la direction de l'étirage. L'invention permet aussi le réglage parti-10 culier de l'action d'étirage,de façon à fournir une surface projetée maximale des membranes réorientées dans le plan d'étirage. On peut obtenir ce réglage particulier en exerçant des forces d'étirage ou de. traction sur la matière sous forme de mousse; on préfère utiliser un étirage biaxial, c'est-à-dire que les forces d'étirage 15 s'exercent simultanément ou successivement dans deux directions orthogonales, et de préférence, on maintient ces forces au cours du traitement ultérieur. Ces directions d'étirage se trouvent dans un plan perpendiculaire à la direction de projection de l'énergie. Comme décrit précédemment, on réalise ces forces de traction 20 dirigées dans deux directions par un procédé continu en faisant passer une feuille de matière cellulaire souple longitudinalement dans un châssis d'élargissement qui serre et tire latéralement ses bords. Simultanément, chaque surface élémentaire de la matière cellulaire placée dans le châssis d'élargissement se déplace 25 longitudinalement avec sensiblement la même vitesse. Il se produit donc un étirage en deux sens dans le plan de la feuille, si bien que la plupart des membranes des cellules basculent dans des plans sensiblement parallèles au plan de la feuille, sans diminution notable de la surface des fenêtres des cellules. 30 L'invention concerne aussi un nouveau dispositif d'applica tion d'énergie destiné à retirer des membranes d'une matière cellulaire élastique. Selon cette disposition, on dirige un jet de fluide (par exemple d'eau ou d'air) à haute vitesse contre la matière. Le moment du fluide qui se déplace rapidement est suffi-35 sant pour provoquer une rupture mécanique des membranes. Il se produit une action particulièrement favorable lorsqu'on dirige un jet de fluide à grande vitesse contre une mousse souple. BAD ORtniKiAk^ 71 01192 4. 2077247 Il apparaît que le jet produit réellement un étirage des fenêtres séparées, ce qui exerce rapidement sur elles des efforts qui dépassent la limite de rupture. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention 5 apparaîtront dans la description qui va suivre d'un mode de réalisation particulier, faite en regard des dessins annexés sur lesquels : la figure "1 est une élévation latérale montrant de façon générale un ensemble de traitement destiné à éliminer les membranes de feuilles en matière cellulaire souple, selon l'invention ; 10 la figure 2 est une vue de dessus agrandie d'un ensemble d'étirage de feuilles faisant partie de l'ensemble de la figure 1 ; la figure 3 est une vue en perspective agrandie d'un morceau de feuille cellulaire souple traité par l'ensemble de la figure 1 ; la figure 4 est une vue en perspective agrandie d'un exemple 15 de cellules de la feuille de la figure 3 avant l'élimination de la membrane, selon l'invention ;• la figure 5 est une vue en perspective agrandie analogue à la figure 4, mais représentant la cellule après élimination de la membrane ; 20 la figure 6 est une vue agrandie d'une partie de la figure 3, montrant la disposition cellulaire lorsqu'il ne s'exerce pas d'étirage ; la figure 6A est une vue agrandie du fragment de la figure 6fv montrant sa configuration cellulaire ; 25 la figure 6B est une représentation stylisée d'une cellule du fragment de la figure 6 ; la figure 7 est une vue analogue à- la figure 6 montrant le fragment étiré dans une direction ; la figure 7A est une vue analogue à la figure 6A, représentant 30 l'effet d'un étirage unidirectionnel sur la disposition cellulaire ; la figure 7B est une représentation stylisée d'une cellule du fragment de la figure 7 ; la figure 8 est une vue analogue à la figure 7, mais représentant le fragment étiré dans deux directions ; 35 la figure 8A est une vue analogue à la figure 7A et représente l'effet d'un étirage bidirectionnel sur la disposition cellulaire ; la figure 8B représente de façon stylisée une cellule du fragment de la figure 8 ; BAD ORIGINAL 71 01192 5 2077247 la figure 9 est une vue en perspective agrandie représentant un ensemble de destruction de membranes utilisé avec l'ensemble de la figure 1 ; et la figure 10 est une coupe partielle selon la ligne 10-10 5 de la figure S, et elle représente un ensemble destiné à créer un jet et faisant partie de l'appareil. la matière cellulaire souple sous forme de mousse à traiter par l'ensemble de la figure 1 provient d'un rouleau d'alimentation 22 sous forme d'une plaque continue 24. Le rouleau d'entraînement 10 28 tire la plaque 24 du rouleau 22 et sur un rouleau de guidage 26 avec une vitesse sensiblement constante. Un dispositif d'entraînement externe (non représenté), par exemple des moteurs électriques, commande l'action des rouleaux d'entraînement 28. La plaque 24 passe alors dans un châssis d'élargissement 15 30 qui 1'étire comme décrit en détail plus loin. Un cylindre preneur 32 se trouve à l'extrémité aval du châssis 30 et maintient une tension latérale et longitudinale dans la plaque 24. Celle-ci, toujours étirée, passe dans un ensemble de destruction de membranes 34 où on la soumet à un jet puissant de fluide qui rompt les membranes 20 des cellules et transforme la plaque en une structure cellulaire ouverte poreuse» Dans le mode de réalisation représenté, l'ensemble 34 utilise l'énergie cinétique d'un jet de fluide pour détruire les membranes. Au delà de l'ensemble 34, la plaque 24 peut reprendre sa 25 position normale non étirée. Elle passe alors dans divers ensembles de traitement 40, le cas échéant. Par exemple, si le jet de fluide comprend un liquide, les ensembles de traitement ultérieurs peuvent comprendre des dispositifs de séchage ou d'enlèvement de liquide. On retire alors la plaque 24, par exemple par un rou-30 leau de prélèvement 52. La figure 2 représente mieux la disposition et le fonctionnement du châssis 30. Ainsi, la plaque 24 pénètre dans l'ensemble 30 en possédant une largeur A et, dans cet ensemble, elle est étirée latéralement et sort avec une largeur B supérieure à la 35 largeur A, sous l'action du châssis 54 entre les rouleaux d'entraînement 28 et le cylindre preneur 32. > Ci AS BAD ORIGINAL * 71 01192 6 2077247 le châssis 54 comprend deux courroies sans fin 56 passant autour de poulies amont et aval 58 et 60 de part et d'autre ds la plaque. Les poulies 58 et 60 sont montées sur des châssis réglables latéralement 62 et 64 de manière convenable, de façon qu'on puiss,e 5 les mettre en place pour les adapter à diverses largeurs de plaqués, et à permettre divers étirages latéraux. Des châssis intermédiaires 66 et 68 réglables latéralement se trouvent éventuellement le long des courroies 56 pour commander le dessin d'étirage réalisé par les courroies. 10 Les courroies 56 comportent des pinces 70 proches les unes des autres, qui, lorsque la' courroie vient au contact de la plaque 24» saisissent les bords de celle-ci. L'entraînement des courroies 56 est tel qu'elles se déplacent longitudinalement en synchronisation avec la plaque 24 ; comme les courroies sont fixées par les 15 pinces aux bords de la plaque, elles 1'étire latéralement au cours de ce mouvement. Un dispositif (non représenté) permet de relâcher les pinces 70 de la courroie lorsqu'elles atteignent lès poulies aval 60. L'étirage créé par l'ensemble 30 .est biaxial ; cela signifie 20 qu'il existe des forces de traction suivant deux directions orthogonales, c'est-à-dire suivant les directions longitudinale et transversale de la plaque 24. Lorsqu'une feuille de matière souple est étirée suivant une seule direction, par exemple longitudinalement, elle se contracte en direction orthogonale, c'est-à-dire 25 latéralement, si on ne la retient pas. Lorsqu'un dispositif empêche la contraction en direction orthogonale, la feuille subit un étirage dans les deux directions. Dans le dispositif de l'invention, on réalise l'étirage-biaxial de façon continue en réglant les courroies de façon qu'elles 30 maintiennent la longueur de la plaque sensiblement constante lorsqu' elles 1'étirent latéralement sur ses bords. En conséquence, il se produit un étirage dans deux directions perpendiculaires, c'est-à-dire longitudinalement et latéralement, dans le plan dè la plaque 24. Normalement, les rouleaux 28 et les courroies 56 35 fonctionnent à la même vitesse, de manière à maintenir la plaque à une longueur constante au cours de l'étirage en largeur (en supposant le mouvement de la plaque continu). Il s'exerce donc bad original 71 01192 2077247 un étirage réel de la plaque suivant la longueur et suivant la largeur, car s'il ne se produisait aucune retenue en longueur, la plaque se contracterait longitudinalement en s'étirant latéralement. Evidemment, il est en principe possible de maintenir fixe la largeur 5 en étirant suivant la longueur, de façon à réaliser un étirage biaxial ou bidimensionnel. De même, on peut obtenir un étirage longitudinal supplémentaire en déplaçant les courroies 56 à une vitesse supérieure à celle des rouleaux 28, On peut voir la manière selon laquelle l'étirage bidimensionnel contribue à l'élimination 10 des membranes à l'aide des figures 3 à 8. la figure 3 représente un fragment 78 d'une matière cellulaire en feuille qui peut être, par exemple,une partie de la plaque 24. Le fragment 78 a une épaisseur (t) très inférieure à sa largeur (w) et à sa longueur (l). En surface, il ressemble à une feuille de caoutchouc ou de tissu susceptible 15 d'être étirée. Cependant, un examen plus attentif révèle qu'il comprend des cellules minuscules empilées les unes sur les autres. La largeur et la longueur du fragment 78 délimitent la surface ' plane qu'il occupe, ainsi que le plan de la plaque 24 dans lequel se trouve ce fragment. Une flèche E de la figure 3 représente la 20 direction du flux d'énergie atteignant le fragment 78 au cours de l'élimination des membranes. Comme on le voit, la direction du flux E est perpendiculaire au plan du fragment 78. Il se produit une action moins efficace du flux d'énergie sur les membranes lorsque leur plan est incliné par rapport à la direction du flux. 25 Les figures 4 et 5 représentent un exemple de cellule 80 du fragment 78 de la figure 3. Comme le montre la figure 4, la cellule 80 comprend un certain nombre de brins 82 disposés au hasard, mais reliés en divers emplacements ou noeuds 84. Les raccordements des divers brins 82 délimitent des ouvertures de fenêtres fermées par 30 des membranes étirées 86. Lorsque des membranes ferment les fenêtres dé tous les côtés de la cellule 80, il s'agit d'une cellule"fermée" et l'air ou le gaz piégé à l'intérieur de la cellule contribue à donner une certaine rigidité et une caractéristique élastique à la matière cellulaire contenant la cellule. Les membranes 86 rendent 35 aussi cette matière imperméable aux fluides, par exemple à l'air ou à l'eau ; il en résulte une certaine rigidité et un éclat indésirable pour de nombreuses applications. 71 01192 8 2077247 La figure 5 représente la structure de la cellule 80 après destruction des membranes 86. Comme on le voit, la cellule 80 de la figure 5 comprend seulement des brins 82 disposés comme dans la figure 4 et reliés aux noeuds 84. Ces brins comportent des restes ou des bords déchiquetés 87 des membranes maintenant brisées. Comme le montre la figure 4, les membranes 86,dont l'orientation est déterminée par les positions et les angles des divers brins 82 auxquels elles sont reliées, se trouvent dans de multiples plans différents dont certains seulement sont perpendiculaires à la flèche E. Ainsi, l'énergie d'élimination de membranes tombant sur une cellule suivant une. seule direction ne peut pas être entièrement efficace sur plus d'un petit pourcentage des membranes, c'est-à-dire sur celles qui se trouvent dans des plans perpendiculaires à la direction E de 1*énergie incidente. Les figures 6, 7 et 8 représentent des parties agrandies du fragment 78 de la figure 3 lorsque celui-ci est soumis à des forces d'étirage ou de traction différentes. Sur ces dessins, une première flèche L indique l'axe du déplacement de la plaque longitudinalement dans l'appareil de traitement. Une autre flèche ¥ indique la largeur ou la direction latérale de la plaque, et une flèche supplémentaire E indique la direction du flux d'énergie destiné à détruire les membranes. Les"dimensions du fragment dans les directions L, W et E sont respectivement (l), (w) et (t). Comme on peut le voir sur la figure 6, le fragment 78 n'est pratiquement pas étiré et les diverses cellules 80 qui le constituent ont leur configuration normale, comme représenté. Cette disposition cellulaire apparaît mieux sur la vue très agrandie de la figure 6A. Comme on peut lé noter, les divers brins 82 sont dirigés au hasard dans tout le fragment et se recoupent à des noeuds 84 disposés eux aussi au hasard dans tout le fragment. Les diverses membranes 86 des cellules sont elles aussi orientées au hasard, comme décrit à propos de la figure 4. 71 01192 g 2077247 Il faut noter que le procédé d'étirage destiné à orienter fij el que décrit est utile pour accroître l'efficacité de la destruction des membranes avec à peu près tous les types d'énergie susceptible d'être dirigée. Par exemple, 5 on peut focaliser certains types d'énergie électromagnétique sur la plaque 24 pour réaliser la destruction des membranes; l'étirage décrit améliore l'efficacité d'un tel procédé car il réoriente les membranes/qu'e££es soient face à la source d'énergie. On peut utiliser avantageusement le procédé d'étirage de 1'inven-10 tion dans la mesure où on peut utiliser d'autres types d'énergie susceptible d'être dirigée, par exemple l'énergie lumineuse ou acoustique, en vue de briser ou rompre des membranes. Dans le mode de réalisation de l'invention donné en exemple, on effectue cette destruction de membrane à l'aide d'un nou-15 veau dispositif constitué par un jet de fluide à grande vitesse. On constate qu'un tel jet dirigé vers la plaque romjjt efficacement les membranes sans affecter les brins, et qu'on peut effectuer de cette manière une opération d'enlèvement de membranes de façon efficace et réglable. 20 La figure 9 représente en perspective agrandie l'ensemble de destruction de membranes.Comme on peut le voir, la plaque 24 passe dans un ensemble de rouleaux preneurs 32 et sur un rouleau d'appui 100. Le frottement entre le rouleau 100 et la plaque maintient l'étirage imposé à celle-ci par l'ensemble 25 d'élargissement. Ensuite, comme représenté sur la figure 2, la plaque revient à sa largeur normale d'origine A. Une buse 102, destinée à fournir un jet,est dirigée sur la plaque 24 lorsqu'elle passe sur le rouleau d'appui 100. Du fluide., par exemple de l'eau ou de l'air", fourni sous pression par une réserve extérieure 30 (non représentée) passe à une buse 102 par une canalisation d'entrée 104. Comme on peut le voir, la buse 102 s'étend sur toute la largeur de la plaque 24 au-dessus du rouleau 100. La figure 10 représente le fonctionnement de l'ensemble. 102. Comme on peut le voir, il comprend un compartiment intérieur 35 106 dans lequel s'accumule du fluide sous pression destiné à être réparti uniformément sur toute la largeur de la plaque 24. Un orifice de buse 108 s'étend sur toute la longueur de l'ensemble BAD OR^'f-'AL 71 01192 2077247 depuis le compartiment 106. Cette ouverture, comme représenté sur la figure 10,est tournée contre la partie de la plaque 24 qui recouvre le rouleau 10C-. La buse 102 convertit l'énergie emmagasinée par le fluide sous pression contenu à l'intérieur en 5 énergie cinétique d'un courant de fluide à grande vitesse sortant par l'orifice 108. La quantité d'énergie fournie par l'ensemble . dépend à la fois de la vitesse d'écoulement du fluide dans l'ouverture de' la buse et de la densité du fluide. Evidemment, les liquides ont une densité bien supérieure à celle des gaz, et on 10 les préfère aux gaz pour l'obtention de flux d'énergie importants. De plus, comme les liquides 'sont incompressibles, on peut obtenir un pompage plus efficace avec les liquides qu'avec les gaz. Cependant, dans certains cas, il peut être plus avantageux d'utiliser des gaz plutôt que des liquides, en vue de la destruc-15 tion des membranes. On peut utiliser des gaz qui sont pratiquement secs, ce qui évite le séchage de la plaque après l'opération de destruction. De plus, on peut habituellemment chauffer les gaz à une température supérieure à celle des liquides. Cette disposition peut être utile lorsqu'il s'agit de détruire les membranes certaines 20 de/matières,telles que de la mousse de polyuréthanne, car l'emploi de gaz chauds affaiblit de façon importante les membranes, ce qui permet une efficacité supérieure des gaz pour les briser. On constate qu'on peut utiliser des températures de gaz atteignant 232°C sans qu'il ne se produise de décoloration de la matière de la 25 plaque et sans fusion de celle-ci. La surface du rouleau 100 peut être en caoutchouc ayant à l'essai au duromètre un indice compris entre 7 et 20. On constate aussi qu'une mousse de polyuréthanne est tout à fait efficace dans ce but. 30 On va maintenant décrire des exemples caractéristiques de l'invention. Exemple 1 On soumet une plaque de 1,5 mm d'épaisseur en mousse souple de polyuréthanne à l'action d'un, jet d'eau en la laissant sans 35 étirage sur un rouleau d'appui dont la surface est "en caoutchouc ayant un indice de dureté 7 mesuré au duromètre. L'orifice par lequel passe le jet. â;eau. a 0,2 mm de large et la pression de l'eau BAD ORIGINAL 71 01192 h 2077247 est de 6,5 "bars. La plaque passe sous le jet avec une vitesse d'environ 75 mètres par minute. Il se produit une destruction d'environ 90 % des membranes du côté tourné vers le jet. et d'environ 87 i° du côté opposé. 5 On vérifie le degré de destruction visuellement en étirant la matière de la plaque et en notant l'effet de l'étirage sur l'éclat ou la réflexion de la lumière. Lorsque l'éclat est faible, là destruction des membranes est importante. On peut utiliser d'autres procédés pour mesurer l'importance de la destruction des mem-10 branes, notamment une mesure de la perte de charge dans la matière pour un débit de gaz donné ou en utilisant un microscope et en comptant les membranes comprises dans une partie donnée. Exemple 2 On superpose deux échantillons de 1,5 mm d'épaisseur en mous-15 se souple de polyuréthanne et on les soumet ensemble à l'action d'un jet d'eau à l'état étiré. On étire les échantillons de 45 % dans une direction,en empêchant la contraction correspondante en direction perpendiculaire. On fait passer les échantillons sur un rouleau d'appui en caoutchouc ayant un indice de dureté 20 égal à 20 au duromètre à une vitesse d'environ 30 mètres par minute, en projetant un jet d'eau à 5,6 bars par un orifice de 0,25 mm de large. On obtient une destruction de 98 i° des membranes du côté tourné vers le jet de la couche supérieure, de 95 $ au niveau des deux côtés placés face à face des deux couches et de 90 i» du 25 côté opposé de la couche inférieure. Exemple "5 On soumet une plaque de 1,5 mm d'épaisseur de mousse souple de polyuréthanne à l'action d'un jet d'air chauffé passant dans un orifice convergent de 0,15 mm sous une pression de 3,4 bars 30 environ. On étire la plaque dans une direction de 45 $,en empêchant la contraction correspondante en direction perpendiculaire. On fait passer l'échantillon sur un rouleau d'appui en caoutchouc d'indice 20 au duromètre à une vitesse d'environ 45 mètres par minute en projetant un jet, puis on inverse le sens de rotation et on 35 soumet à nouveau l'échantillon au jet. On met à nouveau ce procédé en oeuvre pour deux échantillons séparés. Dans un cas, la température de l'air est égale à 169°C et 71 01192 12 2077247 la destruction des membranes atteint 85 Dans l'autre cas, la température de l'air est de 233°C et la destruction des membranes atteint 95 Dans chacun des trois exemples donnés, la mousse de poly-5 uréthanne a une densité comprise entre 0,028 et 0,029 et contient environ 26 à 30 cellules par cm. Cependant, l'invention est éga-lement utile pour des mousses dont la densité, est comprise entre 0,016 et 0,056, et qui comprennent de 4 à 40 cellules par cm. On fait aussi varier la distance entre la buse et la plaque dans 10 chaque exemple de 1,27 à 2,4 mm, en obtenant des résultats sensiblement analogues. Il faut noter qu'on peut faire varier dans une certaine mesure l'étirage de la plaque, ainsi que la température et la pression du jet de fluide. Ces modifications affectent plus ou moins 15 l'importance de la destruction des membranes. Ainsi, dans l'exemple 3» le pourcentage de destruction des membranes augmente avec la température du jet d'air. De façon analogue, une diminution de la vitesse du déplacement de la plaque augmente aussi le pourcentage de destruction des membranes. 20 Cependant, on obtient en pratique de bons résultats avec un jet d'eau et une vitesse de déplacement de la plaque de 60 à 75 mètres par minute, de l'eau à une pression comprise entre 3»4 et 6,8 bars environ étant pulvérisée par une buse de 0,2 à 0,25 mm. de large à une distance comprise entre 1,25 et 2,4 cm de la plaque, 25 celle-ci subissant un étirage d'environ 50 dans deux directions. On peut utiliser d'autres liquides que l'eau. En fait, on peut mettre en oeuvre l'invention avec presque tous les liquides inertes et volatils qui ne provoquent pas de gonflement de la matière. En fonction de considérations de sécurité, on peut utiliser ou non 30 des liquides inflammables. On obtient aussi de bons résultats avec un jet d'air chaud, la plaque se déplaçant avec une vitesse de 30 à 60 mètres par minute, l'air étant à une température de 149 à. 232°C et à une pression d'environ 3»4 à 6,8 bars, et passant par un orifice de buse 35 de 0,15 à 0,25 mm ; la distance de la buse à la plaque est comprise entre 1,25 et 2,5 cm environ et la'plaque est étirée de 50 °f<> environ . On peut utiliser aussi d'autres gaz, par exemple de BAD ORIGINAL 7î 01192 ,, 2077247 l'azote, de la vapeur d'eau et du gaz carbonique. L'invention présente de l'utilité pour retirer des membranes de plaque en polyuréthanne souple dont l'épaisseur est comprise entre 0,25 et 2,5 cm; on peut aussi obtenir une de'struc-5 tion efficace des membranes en faisant passer deux fois les plaques plus épaisses dans l'appareil et en exposant une surface différente à l'action du jet de fluide à chaque passe. L'effet de l'étirage de/pSaque sur l'efficacité de l'enlèvement des membranes devient appréciable pour des étirages de 10 l'ordre de 10 %, et l'efficacité croît jusquà la rupture de la plaque.Dans le cas de plaques en polyuréthanne dont l'épaisseur est comprise entre 0,25 et 2,5 mm environ, l'étirage maximal efficace estéiormalement de l'ordre d'environ 35 à 50 i°. Il est bien entendu que la présente invention n'a été 15 décrite et représentée qu'à titre d'exemple préférentiel et qu'on pourra apporter toute équivalence technique dans ses éléments constitutifs sans pour autant sortir du cadre de ladite invention, qui est défini par les revendications annexées. 71 01192 14 2077247 RETEITOICATIONS 1. Procédé de rupture de membranes d'une matière cellulaire souple sous forme d'une mousse, caractérisé en ce qu'on étire la matière de manière à orienter les membranes dans des plans 5 parallèles, puis, en maintenant les membranes selon cette nouvelle orientation, on soumet la matière à une énergie de destruction de membranes dont le flux est perpendiculaire auxdits plans. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on étire la matière dans une direction au moins et dans un plan per- 10 pendiculaire à la direction du flux d'énergie. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que la matière est sous forme d'une feuille et en ce qu'on l1étire dans une direction, en empêchant sa contraction dans son plan en direction perpendiculaire. 15 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications pré cédentes, caractérisé en ce qu'on soumet la matière à l'énergie cinétique d'un jet de fluide à grande vitesse, le fluide étant un gaz, notamment de l'air. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 20 4, caractérisé en ce qu'on envoie un jet de liquide à grande vitesse sur la matière, le liquide étant de péférence de l'eau. 6. Procédé d'enlèvement de membranes d'une feuille de -i* matière cellulaire sous forme de mousse, caractérisé en ce qu'on supporte de façon robuste la feuille d'un côté en la soumettant 25 à l'action d'un jet de fluide, notamment de liquide ou de gaz, à grande vitesse, dirigé vers l'autre côté de la feuille. 7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que le fluide du jet comprend un gaz chaud, de l'air de préférence, dont la température est de préférence suffisante pour affaiblir 30 de façon notable les membranes et favoriser l'action de l'énergie cinétique, la matière étant de préférence du polyuréthanne et la température du gaz chaud étant de préférence inférieure à 232°C. 8. Appareil destiné à l'enlèvement de membranes d'une matière cellulaire souple sous forme de mousse, caractérisé en ce 35 qu'il comprend un dispositif de transport destiné à déplacer une plaque de matière cellulaire de façon continue en direction longitudinale suivant un trajet donné, un dispositif destiné à produire un flux d'énergie dirigé , placé à une certaine hauteur 71 01192 15 2077247 le long du trajet et destiné à envoyer contre la plaque de l'énergie destinée à détruire les membranes en direction perpendiculaire au plan de la plaque, le dispositif de transport comprenant un dispositif placé en amont du dispositif destiné à fournir de l'énergie, 5 et destiné à assurer un étirage de la plaque dans son plan et à maintenir l'étirage dans la partie de la plaque qui se trouve au niveau du dispositif destiné à fournir un flux d'énergie dirigé. 9. Appareil destiné à l'enlèvement de membranes d'une matière cellulaire souple sous forme de mousse, caractérisé en ce 10 qu'il comprend un dispositif de transport destiné à déplacer une plaque de matière cellulaire de façon continue en direction longitudinale selon un trajet donné, un rouleau d'appui placé le long dudit trajet dans une position telle que la plaque soit au contact de la surface du rouleau lorsqu'elle passe sur celui-ci, lors de 15 son déplacement longitudinal, un dispositif comportant une buse destinée à fournir un jet dirigé vers la Surface du rouleau et un dispositif destiné à fournir un fluide sous pression à la buse, de manière que celui-ci passe dans la buse et vienne sur la plaque passant sur le rouleau d'appui. 20 10. Appareil selon la revendication 9, caractérisé en ce que le dispositif à buse est allongé en direction perpendiculaire au dispositif de transport et recouvre toute la largeur de celui-ci.