La présente invention vise la fabrication de murs de bâtiments à colombage. Dans certaines régions, et plus particulièrement en normande, on réalise la maison traditionnelle à colombage, c'est-à-dire que sur le plancher on monte à la périphérie des poutres verticales entre lesquelles on insère un remplissage, puis sur ce dernier, du côté extérieur, on fait entre les poutres un crépissage tandis que l'intérieur reçoit un revete- ment isolant, un doublage et un crépi intérieur. Dans les maisons anciennes, le remplissage était réalisé avec un torchis généralement constitué d'argile malaxée avec de la paille, du foin, des résidus de bois, etc.. Cette manière de procéder a été abandonnée depuis de très nombreuses années et remplacée par l'utilisation de la brique. Actuellement, le remplissage entre ces poutres s'effectue donc par une construction en briques, ce qui constitue un travail long, onéreux, et nécessite une main d'oeuvre hautement qualifiée. La présente invention se rapporte à un procédé de construction destiné à simplifier, dans une proportion très importante, la réalisation de murs de bâtiments à colombage. Le procédé, selon l'invention consiste à placer sur un plancher des poutres verticales à la périphérie d'un bâtiment à réaliser, à insérer un remplissage dans les intervalles compris entre deux poutres adjacentes, à crépir la surface du remplissage tournée vers l'extérieur du bâtiment et compris entre les poutres, et à placer sur la surface des murs tournée vers l'intérieur du bâtiment un garnissage isolant devant recevoir un crépissage, et est caractérisé en ce qu'il consiste à pratiquer sur les faces des poutres tournées en regard les unes des autres et du côté tourné vers l'intérieur du bâtiment des feuillures, à placer dans chaque logement déterminé par les feuillures de deux poutres voisines un panneau formé de résidus de bois et de ciment, et à fixer lesdits panneaux. Grâce à cette disposition, le remplissage entre les poutres est rapide, simple, peu onéreux et ne nécessite pas une main d'oeuvre spécialisée. De plus, de tels panneaux sont très avantageux, car ils permettent une très bonne prise du crépisse Suivant un mode opératoire particulIer on fixe les panneaux avec des lattes de bols clouées à l'intérieur du bâtiment sur les poutres. EnfIn, suivant une dernière caractéristique, on fixe les panneaux avec des panneaux cloués à l'intérieur du bâtiment et comprenant au moins une épaisseur de résidus de bois et de ciment et au moins une épaisseur d'un matériau iscliant, ainsi on réalise à bon marché, et d'une manière très rapide un garnissage Intérieur isolant particulièrement adapté à recevoir un crépi. L'invention va maintenant être décrite avec plus de détails, en se référant à des modes de mise en oeuvre particuliers donnés à titre d'exemple seulement, et représentés aux dessins annexés, dans lesquels Fig. 1 est une vue en coupe par un plan horizontal d'une partie de mur d'un bâtiment à colombage réalisé suivant le procédé de l'invention. Fig. 2 est une vue similaire à la figure 1 d'une variante de réalisation. A la figure 1, on a représenté une portion de mur 1 comprenant une série de poutres en bois 2, 2a ... s'érigeant verticalement à partir du plancher et à la périphérie du bâtiment. Dans chaque poutre 2, 2a ..., avant sa mise en place sont pratiquées des feuillures 3 et 3a, la feuillure 3 de la poutre 2 étant tournée en regard de la feuillure 3a de la poutre 2a. Dans les intervalles délimités par le fond des feuillures 3 et 3a de deux poutres voisines, on pose un panneau 4 coupé aux dimensions désirées, ce panneau étant constitué de copeaux de bois noyés dans du ciment pour former des cellules ouvertes. De tels panneaux sont faciles à couper, peu chers et grâce à leurs cellules ouvertes et au ciment qui les constitue ils forment un support très efficace pour recevoir un crépissage. On conçoit que la pose des panneaux 4 est simple, rapide et pratique et que la main d'oeuvre pour les poser ne doit pas être nécessairement qualifiée comme lorsqu'on fait un remplissage traditionnel avec des briques. Pour tenir les panneaux 4, on cloue sur les poutres 2 et 2a, du côté interne, des lattes de bois 5. Lorsque les panneaux 4 ont tous été posés on-réalise le crépissage extérieur 6 entre les poutres 2, 2a ... puis un doublage intérieur traditionnel par exemple avec un matelas de laine de verre 7 une paroi 8 et un crépissage intérieur 9 A la figure 2 on a représenté une variante de réalisation de l'invention. Dans ce mode de mise en oeuvre, les poutres 10,10a du colombage sont pourvues de feuillures 11 et 11a destinées à recevoir des panneaux 13, ceux-ci étant comme ceux de la Figure 1, en copeaux de bois et de ciment. Les panneaux 13 sont fixés à l'aide d'autres panneaux 14 cloués dans les poutres formés d'une épaisseur centrale 15 d'un matériau isolant, tel que du polystyrène expansé, inséré entre deux épaisseurs 17 et 18 de copeaux de bois et de ciment, l'épaisseur 18 constituant le support pour un crépissage intérieur 19. Ce mode de réalisation est rapide et il permet à peu de frais de réaliser un garnissage intérieur ayant de très bonnes qualités d'isolation thermique et accoustique. Sur la face des panneaux 13 tournée vers l'extérieur du bâtiment, entre les poutres 10 - 10a.. , il est réalisé un crépi traditionnel 20. On conçoit que le procédé selon l'invention permet de réduire le prix de revient d'une construction à colombage tout en gardant l'aspect traditionnel de cette construction Bien entendu,l'invention ntest pas limitée aux modes de mise en oeuvre qui viennent d'être décrits et représentés, on pourra y apporter de nombreuses modifications de détails sans sortir pour cela du cadre de l'invention. R E V E N D I C A T I O N S 10 - Procédé de construction de murs de bâtiments à colombage consistant à placer sur un plancher des poutres verticales à la périphérie d'un bâtiment à réaliser, à insérer un remplissage dans les intervalles compris entre deux poutres adjacentes, à crépir la surface du remplissage tournée vers l'extérieur du bâtiment et compris entre les poutres et à placer sur la surface des murs tournée vers l'intérieur du bâtiment un garnissage isolant devant recevoir un crépissage, caractérisé en ce qu'il consiste à pratiquer sur les faces des poutres tournées en regard les unes des autres et du côté tourné vers l'intérieur du bâtiment des feuillures (3 - 3a) à placer dans chaque logement déterminé par les feuillures (3 - 3a) de deux poutres voisines (2 - 2a) un panneau (4) formé de résidus de bois et de ciment, et à fixer lesdits panneaux. 20 - Procédé -de construction de murs de bâtiments à colombage selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on fixe les panneaux (4) avec des lattes de bois (5) clouées à l'intérieur du bâtiment sur les poutres. 30 - Procédé de construction de murs de bâtiments à colombage selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on fixe les panneaux (13) avec des panneaux (14) cloués à l'intérieur du bâtiment et comprenant au moins une épaisseur de résidu de bois et de ciment (18) et au moins une épaisseur d'un materia isolant (15)