On sait que certains traitements chirurgicaux et certains traitements par irradiations ionisantes, ces deux techniques étant utilisées séparément ou en association, on/apofurSconséquence l'ap- parition d'un oedème sur le membre supérieur ou inférieur le plus voisin : c'est le cas, en particulier, pour les traitements des cancers du sein Le traitement appliqué entraine une altération du drainage lymphatique du membre adjacent et provoque une inondation des tissus sous-cutanés, par la conjonction de plusieurs phénomènes biologiques dont le principal est la suppression de la fonction des - - - - - - - - - -lymphatiques. Il en résulte, pour le membre intéressé, un lymphoedème qui est une affection invalidante et inesthétique. Pour réduire les oedèmes de ce type apparaissant sur les membres d'un corps humain, on a déjà proposé d'effectuer une compression extérieure du membre à traiter depuis son extrémité libre jusqu'd sa racine. Pour ce faire, on a déjà proposé de réaliser une réduction mécanique dé l'oedème en enroulant autour du membre à traiteur, à partir de son extrémité, un tuyau de caoutchouc, qui crée autour du bras une pression dans les zones où l'enroulement est réalisé. On observe une chasse du liquide d'oedème de la zone comprimée vers les tissus interstitiels de la zone non encore comprimée et, de proche en proche, le membre est ainsi drainé par action mécanique vers les régions deltordiennes, sus- et sous-épineuses, où le système lymphatique non perturbé par le traitement chirurgical et/ou irradiant assure la résorption des liquides interstitiels.Cependant, la technique sus-mentionnée présente plusieurs inconvénients : en premier lieu, cette technique n'est pas contrôlable car elle dépend du serrage appliqué par l'opérateur au moment de l'enroulement du tuyau de caoutchouc autour du bras ; les résultats ne sont donc que peu reproductibles et varient de façon considérable d'un opérateur à l'autre. Par ailleurs, l'enroulement dlun tuyau de caoutchouc entrain presque toujours une mobilisation mSme involontaire du membre malade ; or une telle mobilisation est le plus souvent douloureuse en raison de la coexistence d'une périarthrite de l'articulation à la racine du membre. Pour éviter les inconvénients précités et en particulier la mauvaise reproductibilité des conditions de traitement, on a également proposé de plonger le membre à traiter dans un bain de mercure que l'on remplit progressivement de façon que le mercure monte progressivement de l'extrémité du membre jusqu'd sa racine. I1 est certain que cette technique assure une parfaite reproductibilité du traitement et une compression progressive et non traumatisante du membre traité.Cependant, cette technique présente également un certain nombre dtinconvenients : : en premier lieu, il est nécessaire dtisoler le membre traité du mercure par un fourreau étanche et de respecter les règlementations qui sont imposées pour I l'utilisation du mercure ; en deuxième lieu, l'appareil qui met en oeuvre cette technique de traitement est nécessairement lourd et encombrant car il exige une cwe pour les membres supérieurs et une cuve pour les membres inférieurs, ainsi que des réservoirs et un siège inclinable : un tel appareil est donc nécessairement disposé à poste fixe en raison de ses caractéristiques d'encembrement et de poids ; en troisième lieu, un appareil mettant en oeuvre la technique de traitement au mercure est d'un prix de revient élevé, non seulement en raison du prix du mercure mais également en raison des techniques lourdes de construction qu'il est nécessaire d'adopter pour sa réalisation. On a déjà proposé également - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -de disposer le membre traité dans un manchon pneumatique englobant la totalité du membre et assurant une compression égale sur tout le membre traité. Une telle technique a l'avantage de pouvoir être mise en oeuvre avec un appareil léger et de faible prix de revient, mais on a constaté expérimentalement que les résultats qu'il permettait d'obtenir étaient des résultats très décevants qui ne pouvaient, en aucun cas, être comparés avec ceux obtenus ou bien par la technique du bain de mercure, ou bien par la technique de l'enroulement d'un tube de caoutchouc à l'extérieur du bras. Selon l'invention, on a pensé que les résultats décevants obtenus au moyen d'un manchon pneumatique étaient liés au fait que la compression du membre était réalisée de façon globale sans que 1 'on ménage sur le membre un gradient de pression entre Itextrémité libre et la racine du membre. Selon l'invention, on propose de traiter les lymphoedèmes d'un membre au moyen d'un manchon pneumatique qui permette une chasse mécanique des liquides interstitiels dans l'espace tissulaire sous-cutané par une vague de pression qui se déplace progressivement de l'extrémité du membre jusqu'à sa racine à une vitesse appropriée au cas à traiter. Selon l'invention, on prévoit de mettre en place autour du membre à traiter un manchon comportant des poches toriques adjacentes gonflables ; l'opérateur gonfle successivement les poches toriques à partir de celles qui se trouvent le plus près de l'extrémité libre du membre. Le gonflage s'effectue pour chaque poche par une tubulure qui lui est propre, ce gonflage étant, de préférence, réalisé par injection d'un gaz comprimé tel que l'air par exemple. I1 est clair que l'on pourrait gonfler les poches toriques du manchon avec n'importe quel fluide approprié, qu'il s'agisse d'un gaz ou d'un liquide.La pression de gonflage doit étre supérieure à la pression artérielle et elle est, en général, choisie entre 250 et 600 millibars; la valeur de cette pression est choisie en fonction de l'importance et du caractère de l'oedème à traiter mais aussi en fonction de la tolérance individuelle du sujet à traiter. Pendant tout le temps où subsiste la compression d'au moins une zone du membre traité, la partie qui est en aval de la zone comprimée ne se trouve plus irriguée par le sang, de sorte qu'il est nécessaire, pour éviter des lésions d'ischémie irréversibles, de réaliser des séquences de traitement, dont la durée totale est inférieure au temps maximum pendant lequel les tissus peuvent rester sans irrigation : ces séquences auront donc une durée totale inférieure à 15 mn.De préférence, la vitesse de déplacement de l'onde de compression le long du membre traité sera sensiblement constante, d'un bout à l'autre du manchon, mais pour des conditions particulières de traitement, cette vitesse peut entre variable le long du membre à traiter. Entre deux séquences de traitement successivess on laisse l'irrigation du membre se refaire complètement ; l'intervalle de temps entre deux séquences successives pour assurer la revascularisation complète peut être variable d'un sujet traité à-l'autre ; néanmoins, on considère en général qu'un intervalle- de temps compris entre 2 et 3 mn est suffisant. Le manchon de traitement selon l'invention comporte au moins deux, mais de préférence une pluralité, de poches toriques adjacentes. On a constaté que l'on obtenait des résultats satis faisants en utilisant 5 à 8 poches toriques adjacentes, mais le nombre de poches toriques adjacentes du manchon selon l'invention n'est pas critique. Il est clair que si l'on augmente le nombre de poches toriques adjacentes, on réduit d'autant le pas de progression de l'onde de cbrnpression le long du membre traité, lorsque l'on passe du gonflage d'une poche torique au gonflage de la poche torique suivante.Pour obtenir une progression sensiblement continue on aurait intérêt à augmenter le nombre de poches gonflables, mais pour obtenir un appareil dlun prix de revient raisounable, on limite volontairement le nombre de poches gonflables existant dans le manchon. On conçoit que, dans le manchon selon l'invention, les poches toriques gonflables soient disposées cdte-à-cBte depuis une extrémité jusqu' l'autre extrémité du manchon, mais on pourrait envisager, sans sortir du cadre de l'invention, que le manchon ne comporte des poches gonflables qu'à partir d'une certaine distance de son extrémité, qui correspond à l'estrémité libre du membre à traiter. Le manchon selon l'invention est, de préférence, réalisé sous forme dtun panneau de tissu qui supporte les poches toriques gonflables et qui peut être mis en place sur le membre à traiter par enroulement autour dudit membre. Etant donné que les membres sont, en général, de diamètre plus important au voisinage de leur racine qu'au voisinage de leur extrémité libre, on prévoit de faire en sorte que le panneau précité ait une forme sensiblement trapé- zoïdale mais la forme exacte. du panneau est bien entendu essentiellement fonction de la façon dont on désire mettre en place le manchon sur le membre à traiter ; en particulier, si le manchon est destiné à un membre inférieur, il peut être souhaitable d'introduire dans le manchon non seulement le membre inférieur proprement dit mais encore une partie du pied correspondant, de sorte que le panneau peut alors avoir une forme particulière correspondant à l'enveloppement du pied en même temps que l'enveloppement de la jambe.L'enroulement du panneau autour du membre à traiter est maintenu même après établissement du gonflage de tout ou partie des poches toriques gracie à un système de fermeture quelconque : il peut s'agir d'un boutonnage ou d'une fermeture à glissière, mais, de préférence, on utilise une fermeture par des bandes textiles adhésives du type de celles qui sont commercialisées sous le nom commercial de 1,VELCRO". On préfère prévoir pour le manchon un système de fermeture permettant d'obtenir un diamètre réglable de façon que le même manchon pisse servir pour des membres de diamètres différents ; ce résultat est obtenu en prévoyant plusieurs lignes de fermeture sur le panneau constitutif du manchon, par exemple plusieurs bandes de tissu adhésif parallèles ou encore une seule bande large qui permet un positionnement approprié de la bande adhésive qui coopère avec elle afin de régler le diamètre de fermeture du manchon. L'appareil selon l'invention comprend également des moyens d'alimentation da manchon en fluide comprimé. Ces moyens peuvent entre simples ou compliqués selon que l'on désire- un appareil ayant un prix de revient faible ou plus élevé. Dans tous les cas, ces moyens d'alimentation comprennent une source de fluide comprimé, un élément régulateur de la pression de gonflage des poches toriques et un organe de distribution permettant d'envoyer le fluide comprimé successivement dans les différentes poches toriques du manchon, étant entendu que lorsqu'une poche torique a été gonflée, elle doit rester à l'état gonflé sans chute de pression sensible, qu'elle soit ou non maintenue en communication avec la source de fluide comprimé.On -prévoit avantageusement la possibilité d'une remise immédiate et simultanée à l'atmosphère de toutes les poches gonflables afin d'arrêter instantanément le traitement si pour une raison quelconque l'état du malade le requiert. Lorsque le fluide comprimé est de l'air, la source de pression peut être soit un gonfleur actionné au pied ou à la main par le personnel traitant, soit une pompe électrique, et la constance de la pression de gonflage peut être obtenue par un détendeur associé à un manomètre de surveillance.L'organe de distribution peut entre un sélecteur manuel manoeuvré par le personnel traitant, ou un sélecteur électrique commandé par un programmateur qui, en fonction de la séquence choisie pour le déroulement du traitement, assure le gonflage des différentes poches au moment voulu et assure le dégonflage dans l'intervalle entre deux séquences successives pendant le temps désiré. Il est bien clair que l'on peut modifier la séquence qui correspond au traitement en changeant simplement une plaque de circuit imprimé du programmateur. L'appareil selon l'invention est un appareil de prix de revient réduit, principalement dans ses versions les plus économiques, et il autorise un traitement très souple, adaptable en fonction du Sujet à traiter et parfaitement reproductible. L'invention a donc pour objet le produit industriel nouveau que constitue un appareil destiné à la réduction d'un oedème sur l'un des membres supérieurs ou inférieurs d'une personne hwni- ne ou d'un animal, par application d'une pression extérieure sur le membre traité, ledit appareil étant constitué par un manchon susceptible d'être mis en place autour du membre à traiter, caractérisé par le fait que ledit manchon comporte intérieurement au moins deux poches annulaires gonflables sensiblement adjacentes, chacune des poches étant reliée à une source de fluide sous pression, les po de préférence ches étant/alimentées l'une après l'autre à partir de l'extrémité libre du membre traité. Dans un mode préféré de réalisation, les poches annulaires de l'appareil selon l'invention sont alimentées en fluide sous pression au moyen d'un organe de distribution, qui assure séquentiellement l'alimentation pressurisée successive desdites poches ; le manchon est constitué d'un panneau en matière souple peu extensible, qui peut se refermer le long d'au moins une ligne de fermeture pour former un manchon sensiblement cylindro-cEnique de volez me intérieur réglable ; le panneau constitutif du manchon est un tissu sensiblement plan ayant une forme sensiblement trapézotdale et les lignes de fermeture du panneau sont disposées chacune le long d'une bordure dudit panneau, ces lignes étant, de préférence, matérialisées par des bandes de tissu adhésif ; les poches annulaires gonflables constituent dans le manchon une pluralité de boudins toriques sensiblement identiques disposés cdte-à-c6te, dont les plans moyens sont sensiblement perpendiculaires à l'axe du manchon ; chaque poche annulaire est alimentée dans sa zone centrale extérieure par une tubulure souple reliée à la source de fluide sous pression ; les poches annulaires sont réalisées à partir de deux feuilles de matière caoutchouteuse superposées et soudées entre elles sur leurs bordures et selon des lignes parallèles et sensiblement équidistantes ; les tubulures souples sont réunies en un faisceau disposé sensiblement parallèlement à l'axe du manchon ; l'organe de distribution comporte un élément de purge susceptible de mettre simultanément en communication avec l'at mosphère toutes les tubulures dtalimentation des poches annulaires du manchon ; l'organe de distribution est actionné soit manuellement, soit par un programmateur automatique respectant la séquence désirée ; organe de distribution est alimenté par une source de fluide comprimé, dont la pression est réglable et maintenue sensiblement constante Pour mieux faire comprendre l'objet de l'invention, on va en décrire maintenent, à titre d'exemples purement illustratifs et non limitatifs, plusieurs modes de réalisation représentés sur le dessin annexé. Sur ce dessin - la figure I représente schématiquement, en perspectiveg un manchon selon l'invention mis en place sur un bras comportant un lymphoedème - la figure 2 représente une vue schématique en plan du manchon de la figure I en position ouverte, vu de l'intérieur ; - la figure 3 représente une coupe selon III-III de la figure 2 - la figure 4 représente une coupe selon IV-IV de la figure 2 ;; - la figure 5 représente une coupe transversale du manchon de la figure 1 en position fermée, le bras étant supposé enlevé - la figure 6 représente, schématiquement, un mode de réalisation d'un organe de distribution, qui peut être à commande manuelle ou automatique - la figure 7 représente un boiter de commande, dont l'organe de distribution est constitué par un ensemble de valves électromagnétiques commandées par un programmateur. En se référant au dessin et plus particulièrement aux figures 1 à 5, on voit que l'on a désigné par 1 dans son ensemble le manchon, qui est décrit dans cet exemple particulier de réalisation de l'invention. Le manchon 1 est destiné à être mis en place sur un bras 2, qui porte un oedème résultant d'un traitement chirurgical tel que celui du cancer du sein par exemple. Le manchon 1 est constitué d'un panneau de tissu peu extensible 3 de forme sensiblement trapézordale, sur l'une des faces duquel on a fixé un ensemble gonflable 4. L'ensemble 4 est constitué par deux feuilles de caoutchouc identiques superposées, de forme sensiblement trapézoidale, lesdites feuilles ayant été soudées ou collées l'une à l'autre sur leurs bordure et le long de lignes parallèles 5.Les lignes 5 sont parallèles aux bases du trapèze que forme l'ensemble 4 et elles délimitent, d'une part entre elles et, d'autre part, entre elles mêmes et les bordures soudées de l'ensemble 4, six poches 6a, 6b, 6c, 6d, 6G 6f, disposées parallèlement les unes aux autres et isolées les unes des autres. Chacune des poches comporte un orifice qui est placé en regard du panneau de tissu 3 et qui revoit l'extrémité d'une tubulure 7a, 7k, 7c, 7d, 7e, 7f respectivement pour les poches 6a, 6b, 6c, 6d, 6e, 6f. Les tubu lures sont constituées de tubes de matière plastique souple ayant un diamètre intérieur d'environ 3 à 5 mm.Toutes ces tubulures sont disposées perpendiculairement aux bases parallèles des trapèzes 3 et 4 et sontx6and4s en un faisceau dans une gaine 8. L'ensemble 4 est fixé par ses bordures soudées sur le panneau de tissu 3 et toutes les tubulures sont placées entre l'ensemble 4 et le panneau 3, dans la zone centrale du panneau, parallèlement à l'axe de symétrie du trapèze. Sur chacune des deux bordures non parallèles du panneau de tissu 3, on a disposé des bandes de tissu a adhésif 9 et 10. Ces bandes se trouvent, l'une sur une face du panneau 3 et l'autre sur l'autre, de façon que, lorsque le panneau 3 est enroulé autour du bras 2 pour constituer le manchon 1, les bandes de tissu adhésif 9 et 10 se trouvent en vis-à-wis l'une de l'autre. Les largeurs des bandes 9 et 10 sont suffisantes pour permettre un réglage du volume intérieur délimité par le manchon 1 en fonction du volume du bras 2 à traiter. Dans une variante, on peut prévoir sur l'une des bordures du panneau 3 plusieurs bandes de tissu adhésif étroi- tes, qui constituent plusieurs lignes de fermeture permettant de choisir un enveloppement plus ou moins serré du bras.Le tissu adhésif que l'on choisit peut avantageusement être celui qui est commercialisé sous le nom commercial "VELCRO". Pour assurer le traitement d'un oedème au moyen de l'appareil qui vient d'être décrit, on relie les tubulures de la gaine 8 à un appareil d'alimentation en air comprimé. La liaison peut être effectuée par tous moyens appropriés, mais on a représenté sur la figure 6 un organe de distribution rotatif, qui peut être utilisé pour assurer l'alimentation successive en air comprimé de chacune des poches 6a, 6b, 6c, 6d, 6ea 6f. La figure 6 représente, en perspective avec arrachement, un distributeur rotatif comportant un stator 11, auquel sont connectées les tubulures afférentes aux six poches du manchon 1, et un rotor 12-, qui peut se déplacer vis à-vis du stator en constituant un joint tournant.Le rotor 12 est entrafné par un arbre 13 selon l'axe duquel on a prévu une canali sation 14 alimentée en air comprimé à 540 millibars. La canalisa- tion 14 communique avec une canalisation radiale 15 pratiquée dans le rotor 12. L'extrémité de la canalisation 15 se déplace devant des extrémités de canalisations l6 pratiquées radialement dans le stator 11 au droit des embouts de fixation de chacune des tubulures 7a, 7k, 7, 7d, 7e, 7f. On conçoit que, selon la position du rotor 12, l'air comprimé amené par la canalisation 14 soit envoyé soit dans l'une soit dans l'autre des tubulures reliées au stator 11.Sur la bordure du rotor 12, qui vient en vis-d-vis des extrémités des canalisations 16, on a pratiqué une rainure périphérique 17 qui s'étend sur un secteur angulaire légèrement supérieur au secteur occupé par l'ensemble des canalisations 16 ; la rainure 17 est mise en communication avec l'atmosphère par une rainure 18 lorsque la rainure 17 est dans une position appropriée, toutes les canalisations 16 sont reliées entre elles et mises en communication avec l'atmosphère. Lorsque le manchon 1 est mis en place autour du bras 2, on commence le traitement en envoyant une pression d'air comprimé dans la poche 6a qui constitue, après enroulement du panneau 3 pour constituer le manchon 1, un boudin torique entourant le bras à traiter Au niveau du boudin torique 6a, les tissus du bras sont donc comprimés par action extérieure mais la pression qui s'exerce sur les tissus est légèrement inférieure à 540 millibars étant donné que le tissu 3 est légèrement extensible, bien qutil le soit peu, et étant donné que la fermeture par les bandes 9 et 10 se tend au moment de l'établissement de la pression. Qn a constaté que l'on avait approximativement une pression extérieure uniforme de 480 millibars au niveau du boudin torique 6a.Après un certain temps d'application, par exemple 2 mn, on modifie la position de l'organe de distribution de l'air comprimé de façon à envoyer l'air comprimé dans la poche annulaire 6b, c'est-à-dire dans la poche qui est adjacente de la première en s'éloignant de l'extrémité libre du bras. Au cours de la première compression, on a chassé le liquide interstitiel qui se trouvait dans le tissu sous-cutané au droit du boudin 6a ; l'établissement de la pression dans le boudin 6h s'effectue en maintenant la pression dans le boudin 6a ; on fait donc déplacer le front de compression en direction de la racine du bras de sorte que la chasse du liquide interstitiel se poursuit en direction de la racine du bras. Après un temps de compression d'environ 2 mn par exemple, on alimente la poche 6c et ainsi de suite jusqu'd l'alimentation de la poche 6f. Dans le cas particulier du distributeur représenté schématiquement sur la figure 6, on voit que la liaison d'une poche avec la source d'air comprimé est coupée, quand on envoie l'air comprimé sur la poche adjacente. Néanmoins, d'autres systèmes d'alimentation, par exemple celui représenté sur la figure 7 et décrit plus loin, permettent de maintenir la liaison avec la source d'air comprimé pour toutes les poches annulaires, qui sont alimentées en fluide comprimé. Après un traitement total de 12 mn, on fait tourner le distributeur de la figure 6 de façon à mettre en communication avec l'air libre, par la rainure 17, toutes les tubulures et > par conséquent, toutes les poches du manchon 1. Cette phase termine la première séquence du traitement et l'on peut reprendre une séquence ultérieure identique après un temps de revascularisation d'environ 2 à 3 mn. Il est clair que la rotation du rotor 12 du distributeur de la figure 6 peut être réalisée soit manuellement, soit au moyen d'un programmateur qui définit la séquence de traitement et la succession de deux séquences identiques. La figure 7 représente schématiquement un autre mode d'alimentation des poches annulaires du manchon 1. Chacune des six tubulures des six poches du manchon est reliée à une vanne électromagnétique, l'ensemble des vannes étant disposé dans la commande électromagnétique 18 du dispositif. Cette commande électromagnétique comporte donc six vannes électromagnétiques afférentes chacune à un boudin torique 6a, 6b, 6, 6d, 6e, 6f. Pendant l'intervalle de temps, qui sépare deux séquences de traitement, l'air comprimé que reçoit la commande 18 est évacué par la canalisation 19.L'air comprimé nécessaire est obtenu au moyen d'un compresseur 20 entraîné électriquement, ledit compresseur pompant l'air à partir de la canalisation 21 et l'envoyant dans un détendeur 22 dont la pression de sortie est réglable par le bouton de réglage 23 et contrdlable au moyen d'un manomètre 24. Le détendeur 22 alimente les six vannes électromagnétiques de la commande électromagnéti que 18. Le fonctionnement des vannes électromagnétiques de la com mande 18 est défini par un -programmateur 25 qui excite ou non les enroulements des vannes électromagnétiques de la commande 18.Dans un tel système, les boudins toriques, qui sont mis en pression, peuvent être maintenus en liaison avec la source d'air comprimé depuis le moment où ils sont gonflés jusqu'à la fin du traiteaent. On peut prévoir qu'à chaque vanne électromagnétique est associé un dispositif de diaphragme permettant de moduler la pression envoyde dans chacun des boudins toriques pour que les pressions établies le long du bras ne soient pas constantes et présentent un gradient, la pression la plus forte étant au voisinage de l'extrémité libre du bras. Dans une telle hypothèse, on peut envisager d'appliquer les pressions simultanément dans tous les boudins toriques du man chon, l'écoulement du liquide interstitiel vers la racine du bras s'effectuant en raison du gradient de pression continu existant entre le boudin torique 6a et le boudin torique 6f. Si l'on applique la même pression à l'intérieur de tous les boudins toriques gonflables en gonflant les boudins successivement à partir de l'ex- trématé libre du bras selon une séquence prédéterminée, il pourra être utile, selon la sensibilité du sujet à traiter et selon les caractéristiques de l'oedème à traiter, de modifier la séquence d'établissement dés pressions dans le manchon et pour ce faire, il suffira, avec le dispositif de la figure 7, de modifier l'une des cartes du circuit imprimé qui constitue le programmateur 25. Il est bien entendu que les modes de réalisation cidessus décrits ne sont aucunement limitatifs et pourront donner lieu à toutes modifications désirables, sans sortir pour cela du cadre de l'invention. R E V E N D-I C A T I O N S 1 - Apparéil destiné à la réduction d'un oedème sur l'un des membres supérieurs ou inférieurs dgune personne humaine ou animal, par application d'une pression extérieure sur le membre traité, ledit appareil étant constitué par un manchon susceptible d'être mis en place autour du membre à traiter, caractérisé par le fait que ledit manchon comporte intérieurement au moins deux poches annulaires gonflables sensiblement adjacentes, chacune des poches étant reliée à une source de fluide sous pression, les po de préférence ches étant/alimentées l'une après l'autre à partir de l'extrémité libre du membre traité. 2 - Appareil selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les poches annulaires du manchon sont alimentées en flui- de sous pression au moyen d'un organe de distribution qui assure séquentiellement l'alimentation pressurisée successive des poches. 3 - Appareil selon lwune des revendications 1 ou 2, Ca- ractérisé par le fait que le manchon est constitué d'un panneau en matière souple peu extensible, qui peut se refermer le long d'au moins une ligne de fermeture pour former un manchon sensiblement cttindro-c6nique de volume intérieur réglable. 4 - Appareil selon la revendication 3, caractérisé par le fait que le panneau constitutif du manchon est un tissu sensiblement plan ayant une forme sensiblement trapézodale, les lignes de fermeture du panneau étant disposées chacune le long d'une borduredudit panneau et étant matérialisées de préférence par des bandes de tissu adhésif. 5 - Appareil selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que les poches annulaires gonflables constituent dans le manchon disposé autour du membre à traiter, une pluralité de boudins toriques sensiblement identiques disposés côte-à-cdte, dont les plans moyens sont sensiblement perpendiculaires à l'axe du manchon 6 - Appareil selon la revendication 5, caractérisé par le fait que les poches annulaires gonflables sont réalisées à partir de deux feuilles de matière caoutchouteuse superposées et soudées entre elles sur leurs bordures et selon des lignes parallèles et sensiblement équidistantes. 7 - Appareil selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que chaque poche annulaire est alimentée dans sa zone centrale extérieure par une tubulure souple reliée à la source de fluide sous pression, lesdites tubulures étant réunies en un faisceau sensiblement parallèle à l'axe du manchon. 8 - Appareil selon la revendication 2, caractérisé par le fait que l'organe de distribution comporte un élément de purge susceptible de mettre simultanément en communication avec l'atmosphère toutes les tubulures d'alimentStion des poches annulaires du manchon. 9 - Appareil selon l'une des revendications 2 ou 8, caractérisé par le fait que l'organe de distribution est actionné soit manuellement, soit par un programmateur automatique respectant la séquence désirée pour l'alimentation des poches annulaires du manchon. 10 - Appareil selon l'une des revendications 2, 8 ou 9, caractérisé par le fait que l'organe de distribution est alimenté par une source de fluide comprimé, dont la pression est réglable et maintenue sensiblement constante.