La présente invention concerne l'industrie métallurgique, et notamment les procédés de raffinage des métaux par des laitiers liquides et les installations pour la réalisation de ces procédés. L'invention peut être appliquée dans la fonderie des métaux ferreux, notamment dans la fonderie de fonte, pour obtenir la fonte à inoculer avec des additions sphéroidisant le graphite, et dans la fonderie d'acier, quand il est nécessaire d'avoir des aciers à teneur réduite en impuretes indésirables, par exemple pour la fabrication de moulages résistant au froid ActueLlement, il existe des procédés de raffinage et des installations réalisant ces procédés qui assurent l'obtention d'un métal à teneur réduite en impuretés indésirables, tiles que le soufre et le phosphore, les gaz, les inclusions non métalliques et, dans certains cas, le manganèse, le silicium, le chrome, les éléments antiglobulisants.A titre d'exemple, on peut citer le procédé au laitier électroconducteur, la refusion à l'arc sous vide, le traitement par le vide, divers modes de traitement par des gaz neutres et chimiquement actifs, le traitement par ultrasons, par vibration, le raffinage de l'acier par des laitiers synthétiques liquides dans la poche, le traitement de la fonte et de l'acier par des réactifs solides et liquides dans diverses capacités de raffinage Toutefois, les procédés énumérés ci-dessus requièrent en règle genérale un matériel compliqué ; ils sont insuffisamment productifs, car ils n'assurent pas la continuité du processus de raffinage et supposent une seule utilisation du réactif : du laitier. Au point de vue theorique, le procédé le plus efficace de raffinage du métal liquide est son traitement par un laitier liquide, car seulement, dans ce cas, on obtient des conditions optimales pour l'extraction des impuretés indésirables du métal. En tant que laitiers liquides pour le raffinage du métal, on peut employer des laitiers à haute basicité, tant non oxydés, assurant la désulfuration, le dégazage et l'extraction des inclusions non métalliques, qu'oxydants, permettant non seulement de débarrasser le métal des impuretés indiquées, mais aussi d'éliminer en sus le silicium, le manganese et le phosphore du métal de départ. A titre d'exemple, on peut citer le traitement de l'acier par un laitier synthétique liquide dans la poche. Ce procédé de raffinage du métal consiste en ce qui suit : dans un four à arc spécial pour la fusion du laitier, on élabore et on surchauffe jusqu'à la température nécessaire un laitier synthétique, puis on coule une partie de ce laitier dans la poche h acier ; ceci fait, on coule l'acier surchauffé sur le laitier liquide avec une hauteur de chute importante. Le raffinage a lieu gracie à la formation d'une émulsion métal-laitier, donnant un fort accroissement de la surface de contact du métal et du laitier devant réagir.Ensuite, le laitier se sépare et il est évacué à la décharge, ou bien, au mieux, il est réutilisé seulement en partie lors de l'élaboration d'une nouvelle portion de laitier de raffinage Les inconvénients d procédé donné sont les suivants les conditions optimales du raffinage efficace de l'acier ne sont assurées qu'en présence de quantités suffisamment grandes de métal liquide versé en jet puissant, d'une grande hauteur, sur le laitier synthétique liquide, car c'est seulement dans de telles conditions que se forme l'émulsion métal-laitier. Un autre inconvénient du procédé consiste aussi en ce que le processus est périodique, le laitier n'est utilisé qu'une seule fois puis jeté ou bien, au mieux, n'est réutilisd quten partie pour l'élaboration du laitier, ainsi que la nécessité de laisser séjourner longuement la poche après réaction des constituants, afin que les particules de laitier en émulsion dans le métal puissent remonter, ce qui entrain la baisse de la température de l'acier et, dans certains cas, le retour des impuretés indésirables du laitier usé au métal raffiné. I1 est aussi à noter que le procédé indiqué de raffinage ne permet pas la déphosphoration du métal, car lors de l'introduction d'un oxydant dans la poche contenant le métal et le laitier, il se produit un fort écumage du laitier, aussi des pertes de laitier irrémédiables sont-elles inévitables. Dans les procédés de raffinage continu de la fonte, on peut citer les procédés de raffinage en jet, dans lesquels au moment ou le jet de fonte sort du haut fourneau on le pulvérise par de l'oxygène gazeux pur avec amenée simultanée de chaux. Les gouttes dispersées de métal et de laitier se déposent, les gouttes de fonte se rassemblant au fond de la chambre de raffinage d'où la fonte raffinée est soutirée périodiquement ou en continu. Ce procédé, malgré une série d'avantages évidents (continuité du raffinage, grand rendement, posai bilité de raffinage complexe de la fonte), présente aussi une série d'inconvénients : utilisation unique du laitier dont la partie ayant réagi doit entre évacuée en permanence, désulfuration insuffisamment poussée, taux élevé des pertes au feu du carbone, du silicium et du manganèse efficacité du raffinage tributaire de la hauteur de la chambre de raffinage, car la durée du contact des gouttes de métal et de laitier est fonction de la hauteur de l'instal lation, impossibilité de régénérer le laitier. Un autre exemple de raffinage continu et complexe du métal, notamment de la fonte, est le raffinage en cascade sur le chenal du haut fourneau, dans lequel le métal à raffiner pisse successivement dans plusieurs chambres de raffinage contenant les réactifs voulus, où sont éliminées des impuretés déterminées, par exemple dans l'ordre suivant : soufre, silicium, manganèse, phosphore. Toutefois, ce procédé est caractérisé par sa complexité au point de vue technologie, car dans différentes chambres de raffinage se déroulent des réactions métallurgiques différentes, ce qui complique notablement la conduite du processus. En outre, les laitiers employés ne sont pas régénérés, ce qui abaisse l'efficacité du raffinage. Le but de l'invention est de supprimer les inconvénients indiqués. I1 s'agissait donc de créer un procédé de raffinage d'un métal par des laitiers liquides et une installation pour le réaliser, qui permettraient l'exécution du raffinage en continu avec évacuation continue du laitier usé vers la régénération, d'éliminer au maximum les impuretés indésirables se trouvant dans le métal, de réduire la consommation de laitier, d'éviter l'abaissement de la température du étal traité au-cours de son raffinage et d'utiliser des laitiers liquides de composition quelconque. La solution consiste en un procédé de raffinage d'un métal par des laitiers liquides, dans lequel le métal liquide à traiter et un oxydant sont introduits dans-une-capacité OÙ se trouve le laitier ayant la température nécessaire pour réagir avec les constituants indiqués, puis le métairaffiné et le laitier usé résultant de la réaction des constituants indiqués sont évacués, procédé dans lequel, d'après l'invention, l'évacuation du laitier usé de la capacité est exécutée en continuavee régénération et réchauffage simultanés jusqu'à le température nécessaire pour la réaction des constituants indiqués, puis le laitier régénéré est ramené à la capacité pour le déroulement continu du raffinage du métal. Grtce à l'application du procédé indiqué, il devient possible d'éliminer au maximum les impuretés indésirables se trouvant-dans le métal, c' e s t-à-dire d'assurer-simultanément la désulfuration et la déphosphoration du métal d'abaisseur la teneur du métal en silicium, manganèse, chrome, gaz et inclusions non métalliques. En outre, le procédé proposé permet d'utiliser pour le raffinage des laitiers liquides de composition quelconque, d'abaisser la consommation spécifique de laitier gracie à sa régénération continue, ainsi que d'éviter la baisse de la température du métal traité pendant son raffinage et même, dans certains cas, de surchauffer le métal à l'aide des calories du laitier surchauffé. Une variante de réalisation de l'invention consiste en ce que, lors de la régénération du laitier usé, on en extrait les impuretés indésirables qui s'y sont formées. Le procédé proposépermet de maintenir la composition chimique nécessaire du laitier pendant le raffinage, ce qui contribue au raffinage efficace du métal. I1 est avantageux, conformément è l'invention, d'insuffler un gaz dans le métal et le laitier liquides se trouvant dans la capacité. GrSce à l'insufflation blun gaz dans le métal et le laitier liquides se trouvant dans la capacité, on obtient un raffinage plus poussé du métal, une circulation améliorée du laitier dans l'installation et, dans le cas où les gaz insufflés sont oxydants, il devient possible de réduire et tempe de supprimer, dans certains cas, l'emploi d'oxydant. I1 est avantageux que le métal å traiter soit dispersé au préalable. Grace à la dispersion préalable du métal à traiter, l'efficacité du raffinage du métal augmente, ce qui résulte de l'augmentation de la surface d'interaction du métal et du laitier. I1 est avantageux de réaliser le procédé proposé de raffinage d'un métal par des laitiers liquides dans une installation comprenant une chambre de raffinage avec un couvercle amovible et, d'après l'invention, un four pour la fusion et la régénération du laitier ; ce -four est doté d'un trou de coulée pour l'évacuation des impuretés se formant au murs de la régénération du laitier ; il est mis en communication avec la chambre de raffinage par deux tubulures situiez dans les parois verticales contigus du four et de la chambre ; la tubulure inférieure est destinée au passage du laitier liquide du four à ladite chambre, et la tubulure supérieure sert à évacuer en continu le laitier usé lors du raffinage de la chambre au four, ce qui assure la régénération continue et le récheuffage du laitier jusqu'a la température voulue, Grace à l'utilisation de l'installation proposée, il est devenu possible d'assurer un raffinage efficace avec une consommation de laitier moindre, d'éviter la baisse de la température du métal traité pendant son raffinage En outre, l'instdlation proposée est de construction simple. I1 est avantageux que la chambre de raffinage ait dans son fond un trou débouchant rempli de matière de garnissage poreuse, pour l'admission d'un gaz comprimé à la chambre. En outre, conformément à l'invention, il est avantageux que la chambre de raffinage ait un dispositif pour la dispersion du métal liquide à traiter, réalisé sous la forme d'une cuvette à fond perforé, fixée sur le couvercle amovible de la chambre. Grâce à 11 utilisation des dispositifs indiqués dans l'instaIation proposée, il devient possible d'intensifier le raffinage Les autres objectifs et avantages de l'invention sont mis en évidence par la description détaillée ci-après du procédé de raffinage d'un métal par des laitiers liquides et d'une installation réalisant ce procédé, avec référence au dessin annexé qui représente une installation pour le raffinage d'un métal par des laitiers liquides, conforme à l'invention (coupe longitudinale). Le procédé de raffinage dtun métal par des laitiers liquides, conforme à l'invention, consiste en ce que l'on introduit au préalable dans une capacité un laitier en fusion ayant la température nécessaire, puis on verse dans la capacité, sur le laitier en fusion, le métal à traiter, par exemple de la fonte, ainsi qu'un oxydant, par exemple du minerai de fer. Le métal est versé dans la capacité avec dispersion préalable. La dispersion est le mode le plus pratique pour obtenir une surface développée de contact métal-laitier, nécessaire pour le raffinage du métal par le laitier. La surface de contact métal-laitier est déterminée dans ce cas par le diamètre moyen des particules de la phase dispersée et par son rendement.Compte tenu du fait que le débit de phase métal est bien plus grand que celui de phase laitier, les auteurs proposent de disperser le métal. De plus, -l'invention prévoit l'insufflation d'un gaz dans le métal et le laitier se trouvant dans la capacité, ce qui augmente la turbulence des constituants en fusion. Il est à noter que I'on n' pas remarqué dans ce cas le mélange du laitier au métal ; la vitesse d'échange de matières augmente par suite de l'augmentation partielle de l'interface métal-laitier. Les inventeurs considèrent que l'insufflation d'un gaz dans le métal et le laitier en fusion permettent dans certains cas de supprimer l'emploi de l'oxydant qui est introduit dans la capacité pour l'oxydation dtimpuretés, telles que le silicium, le manganèse, le phosphore, le chrome, et qui, en outre, augmente l'interface métal-laitier. Le métal dispersé traverse la couche de laitier oxydant et, en réagissant avec lui, il se désulfure, se dephosphore, après quoi il est évacué de la capacité. Le laitier usé est évacué en continu de la capacité pour la régénération et le réchauffage jusqu'd la température nécessaire à sa réaction avec le métal d raffiner arrivant dans la capacité. La régénération du laitier usé s'effectue en le faisant réagir avec un réducteur (carbone en phase solide).et le gaz se formant (oxyde de carbone). Le laitier régénéré et réchauffé est ramené a la capacité pour le raffinage du métal. La réaction du laitier usé avec le réducteur (carbone en phase solide) et le gaz se formant (oxyde de carbone) assure la réduction des oxydes de fer, de phosphore et de silicium. La réduction desdits oxydes est aussi possible par interaction du laitier avec les gouttes de fonte entraînées vers la régénération par le laitier usé. Le fer résultant de la réduction et les gouttes de fonte saturées de silicium et de phosphore sont extraits du laitier régénéré avant le retour de celui-ci à la capacité, ce qui permet de maintenir la composition chimique nécessaire du laitier pendant le raffinage. Etant donné que le laitier liquide régénére coule directement dans la chambre de raffinage, la température du processus de raffinage peut etre régulée par variation de la puissance du four. Le cycle étant ferme, les pertes de calories ne seront conditionnées que par les caractéristiques de l'installation. Il est à noter que, dans le processus considéré, le laitier allant à la régénération n'est pas completement usé, c1est-à-dire que, dans un tel processus, la consommation d'oxydant (minerai de fer) s'accrott, Toutefois, l'augmentation de la consommation de minerai de fer s'avare en définitive justifiée économiquement, du fait du rendement accru en métal liquide et en sous-produit (ferroalliage), L'installation proposée pour réaliser le procédé décrit ci-dessus de raffinage d'un métal par des laitiers liquides se compose d'un four 1 pour la fusion et la régénération du laitier et d'une chambre de raffinage 2 avec un couvercle amovible 3. Le four 1 est mis en communication avec la chambre de raffinage 2 à l'aide de deux tubulures 4 et 5, situées dans les parois verticales contiguës du four 1 et de la chambre 2. La tubulure infé rieure 4est destinée au passage du laitier liquide du four la à la chambre de raffinage 2, et la tubulure supérieure 5 assure I'évacuation continue du laitier usé lors du raffinage, de la chambre 2 au four 1. Le four 1 pour la fusion et la régénération du laitier est un four à arc installé à poste fixe sur une fondation cylindrique. I1 comporte deux électrodes 6 en graphite que des porte-électrodes à circulation d'eau liènt à un mécanisme assurant leur déplacement sur une colonne (non représenté). La sole du four 1 est inclinée vers le catb~opposé à la chambre de raffinage 2, ce qui crée les conditions voulues pour le soutirage périodique du ferroalliage obtenu par réduction des constituants du laitier. Le ferroalliage du four 1 est verse dans une poche 8 par le trou de coulée 7. Le trou de coulée 7 peut aussi être > isé pour évacuer le laitier du four 1. La chambre de raffinage 2 est un cylindre vertical garni avec un couvercle amovible 3 sur lequel est installée une cuvette 9 de chargement à fond perforé. Au-dessus du couvercle 3 de la chambre 2 est fixée une trémie doseuse 10 contenant l'oxydant. Au fond de la chambre de raffinage 2 sont ménagés deux trous 11 et 12. Le trou 11 sert à la coulée du metal raffiné de la chambre 2. Le trou 12 est rempli de matière de garnissage poreuse pour l'insufflation de gaz dans le métal et le laitier. Pourassurer l'écoulement du métal traité, le fond de la chambre de raffinage 2 de meme que la sole du four I sont inclinés vers -le trou de coulée 11. Les tubulures 4 et 5 pour la circulation du laitier sont aussi inclinées par rapport au plan-horizontal : la tubulure inférieure 4 est inclinée vers la chambre de raffinage 2 et la tubulure supérieure5 vers le four 1 de fusion et régénération du laitier. La tubulure inférieure 4 a une section constante. La tubulure supérieure 5 s'élargit vers la chambre de raffinage 2 pour favoriser itécoule ment du laitier au four 1 vers la régénération. Afin de prevenir le -passage du métal raffiné de la chambre de raffinage 2 au four 1, la tubulure 4 est plus hautewque le trou de coulée 11 servant au soutirage du métal traité de la chambre 2. Pour rendre commodes l'enfournement des laitiers, la conduite et la réfection du garnissage, le four I comporte un couvercle 13 qui est realisé amovible. La conception de l'installation objet de l'invention prévit la possibilité de déconnexien de la chambre de raffinage 2, ce qui permet d'exécuter les réparations nécessaires, ou mme de remplacer une chambre de raffinage par une autre sans toucher à l'intégrité du four 1 pour la fusion et la régénération du laitier. L'installation proposée pour le raffinage d'un métal par des laitiers liquides, conforme à l'invention, fonctionne de la façon suivante. On charge dans le four d arc 1 de fusion du laitier une première portion de laitier raffinant, a base de chaux et de fluorine. On amorce l'arc entre les électrodes 6. La première portion de laitier fond dans la zone de l'arc. Au fur et à mesure que le laitier liquide s'accumule sur la sole du four 1, ce four passe du régime d'arc au régime de résistance, car le laitier fondu est électroconducteur. I1 convient de noter ici que, lors du changement initial du laitier dans le four 1, la tubulure 4 est fermée. Au fur et à mesure de la fusion des portions de laitier successives, on assure l'appoint de laitier en continu ou périodiquement. Une fois la quantité nécessaire de laitier fondue, on le surchauffe jusqu'à une température de 1650 à 17000C et on le laisse séjourner un certain temps à cette température pour son homogénéisation. Après séjour du laitier fondu dans le four 1, on ouvre la tubulure inferieure 4 et on fait passer le laitier à la chambre de raffinage 2. L'écoulement du laitier du four 1 à la chambre 2 dure jusqu'a ce que les niveaux s'égalisent dans le four 1 et dans la chambre 2. I1 est -a noter qu'avant d'admettre le laitier à la chambre de raffinage 2, on préchauffe celle-ci à l'aide ttun broyeur à gaz puissant. Ensuite, on verse sur le laitier liquide de la chambre de raffinage 2, à partir de la trémie doseuse 10, un oxydant pulvérulent : du minerai de fer. A ce m8me moment, on commence à verser le métal à traiter à travers la cuvette 9 à fond perforé, gracie à laquelle le jet de métal issu d'une poche, ou bien directement du chenal de l'unité de fusion, est dispersé en gouttes. Le metal à traiter, par exemple de la fonte liquide provenant d'un cubilot et contenant 0,07 à 0,1 % de soufre, est admis dans l'installation à une température de 1350 à 13700C. Au moment où le métal, le laitier et l'oxydant se contactent, -il se produit un écumage énergique, gracie auquel le raffinage de la fonte est fortement jntensifié. En outre, le raffinage du métal est plus poussé grâce à la forte augmentation de l'interface des constituants en interaction. L'écume de laitier monte dans la chambre de raffinage 2 et,au niveau de la tubulure supérieure 5, elle commence à couler dans cette tubulure et va au four 1. Les courants d'écume de laitier montant dans la chambre 2 entratnent les plus fines gouttelettes de fonte vers le four 1. Pendant la marche, il est impossible d'éviter des pertes de laitier, et il est nécessaire de renover périodiquement le laitier raffinant. A cet effet, on charge des portions de laitier par une ouverture du couvercle 13 du four 1. I1 est à noter que le laitier évacué de la chambre 2 par la tubulure supérieure 5 n'est que partiellement usé, aussi le métal arrivant dans la chambre de raffinage 2 interagit-ilen permanence avec un laitier non pollué par les produits de raffinage ce qui augmente le taux de raffinage et l'intensité du processus. Le laitier partiellement usé arrivant au but 1 par la tubulure 5 est régénéré et retourne à la chambre de raffinage 2 par la tubulure inférieure 4. Les fines gouttelettes de fonte se déposant sur la sole du four 1 se lient aux éléments résultant de la réduction des composés du laitier en formant des ferroalliages. Ceux-ci sont périodiquement soutires du four 1 par le trou de coulée 7 à un intervalle de temps déterminé pratiquement. Pour que le four 1 marche à un régime réducteur, on verse sur le laitier fondu et surchauffé des débris d'électrodes ou du coke en petite quantité (par exemple 0,3 % en poids). Il est à noter que, selon l'invention, la tubulure 5 possède une section plus grande -cro-issant vers le côte de la chambre de- raffinage 2, ce qui assurera de meilleures conditions pour le passage de l'écume de laitier au four 1. Dans ce mdme but, saloon l'invention, la tubulure 5 est réalisée avec inclinaison vers le four I. Par dosage de l'oxydant admis et réglage de la vitesse de chargement de la fonte à traiter, on choisit les conditions optimales de circulation du laitier. De la sorte, la fonte à traiter,d'eprbs l'invention, est raffinée d'abord dans l'écume de laitier se formant lors de la réaction du laitier liquide avec l'oxydent et se déplaçant à contre-courant de la fonte dispersées puis les impuretés sont définitivement éliminées dans le bain de laitier. La fonte débarrassée des impuretés se dépose au fond de la chambre de raffinage 2. Cinq à dix secondes après le commencement de l'admission de la fonte dans la chambre de raffinage 2, on ouvre le trou de coulée 11 pour soutirer la fonte raffinée dans une poche ou un mélangeur. Pour accroître l'effet de raffinage de la fonte (c'est-8-dire pour éliminer au maximum les impuretés indésirables), créer de meilleurs conditions d'écumage et de circulation du laitier dans l'installation, abaisser la consommation d'oxydant selon l'invention, un gaz comprimé est insufflé dans la fonte raffinée s'accumulant au fond de la chambre 2 et dans le laitier liquide à travers un trou débouchant 12 ménagé dans le fond de la chambre de raffinage 2 et rempli de matière de garnissage poreuse. Le gaz insufflé peut être admis, par exemple, à l'aide d'un détendeur (non représenté). Le gaz insufflé assure un brassage énergique suppldmentaire à l'interface fonte raffinée-laitier, ce qui se traduit par un accroissement de l'efficacité du raffinage.En employant pour l'insufflation un gaz oxydant, on crée des conditions pour l'oxydation active du bain de fonte au fond de la chambre de raffinage 2 et, par conséquent, pour le dégagement énergique d'oxyde de carbone qui, en montant sous forme de bulles, contribue à l'écumage. I1 devient dans ce cas possible de réduire la consommation d'oxydant pulvérulent (minerai de fer), ou bien mema de la supprimer tout à fait. Le degré d'insufflation du gaz se règle facilement a l'aide du détendeur, aussi peut-on commander l'écumage et la circulation du laitier. Pendant la marche de l'installation faisant l'objet de l'invention, le laitier raffinant est réchauffé électriquement dans le four 1 de fusion et de régénération du laitier. Le laitier régénéré et réchauffé jusqu'à la température nécessaire pour la réaction de raffinage va en continu du four 1 à la chambre de raffinage 2 en passant par la tubulure 4. Le choix de paramètres électriques optimaux permet de maintenir le laitier -circulant da-ns l'installation à une température telle que le métal (fonte) raffiné ait une température prédéterminée, c'est-à-dire que le raffinage se déroule sans baisse de la température du métal traité. La possibilité de réchauffer le laitier dans le- four 1, mis en communication avec la chambre de raffinage 2 par les tubulures 4 et 5, crée des conditions pour le raffinage du métal par des laitiers non oxydants. Dans ce cas, on fait fondre au -préalable dans le four 1 une quantité de laitier telle qu'apres l'ouverture de la tubulure inférieure 4, le laitier empiiaeaussi la tubulure supérieure 5. Sous l'effet des courants de convection, le laitier s'étant refroidi au contact du métal à traiter coule à travers la tubulure inférieure 4 pour revenir se réchauffer dans le four 1. Le raffinage par laitiers non oxydants permet, au besoin3 de n'exécuter que la désulfuration, le dégazage et l'élimination des inclusions non métalliques du métal, tout en laissant le silicium, le manganèse, le phosphore. Dans ce cas, on utilise des laitiers à la chaux et à l'alumine, auxquels on ajoute de la fluorine pour abaisser le point de fusion. De la sorte, l'invention ouvre une voie pour la réalisation pratiquement de n'importe quel processus de raffinage adapté aux objectifs à atteindre. I1 est à noter que le garnissage du four 1 et de la chambre de raffinage 2 est en briques réfractaires (de magnésie ou de chrome-magnésie), et que la zone OÙ lé laitier est contacté par le métal à traiter est garnie additionnellement de blocs au carbone. I1 va de soi que les spécialistes peuvent apporter au procédé et à l'installation, décrits à titre d'exemples nullement limitatifs, diverses modifications ne sortant pas du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Procédé de raffinage d'un métal par des laitiers liquides consistant en ce que le létal liquide à traiter et un oxydant sont introduits dans une capacité où se trouve le laitier en fusion ayant la température nécessaire pour réagir avec les constituants indiqués, puis le métal raffiné et le laitier usé résultant de la réaction des constituants indiqués sont évacués, caractérisé en ce que l'évacuation du laitier usé de la capacité est exécutée en continu avec régénération et réchauffage simultané jusqu'à la température nécessaire pour la réaction des constituants indiqués, et que le laitier régénéré est ensuite ramené à la capacité pour le déroulement continu du raffinage du métal. 2. Procédé de raffinage d'un métal par des laitiers liquides selon la revendication 1, caractérisé en ce que, lors de la régénération du laitier usé on en extrait les impuretés indésirables qui s'y sont formées. 3. Procédé de raffinage d'un métal par des laitiers liquides selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'on insuffle un gaz dans le métal et le laitier liquides se trouvant dans la capacité pour intensifier le raffinage du métal et la régénération du laitier. 4. Procédé de raffinage d'un métal par des laitiers liquides selon les revendications 1 å 3, caractérisé en ce que le métal à traiter est dispersé au préalable. 5. Installation pour réaliser le procédé de raffinage d'un métal par des laitiers liquides faisant l'objet des revendications 1 et 2, comprenant une chambre de raffinage avec un couvercle amovible, caracteriseeen ce qu'elle comprend un four pour la lafu8ion et la- régénération du laitier ; ce four est doté d'un trou de coulée pour l'évacuation des impuretés se formant au cours de la régénération du laitier ; il est mis en communication avec la chambre de raffinage par deux tubulures situées dans les parois verticales eontiguY8 du four et de la chambre ; la tubulure inférieure est destinée au passage du laitier liquide du four à ladite chambre, et la tubulure supérieure sert à évacuer en continu le laitier usé lors du raffinage de la chambre au'four, ce qui assure la régénération continue et le réchauffage du laitier jusqu'à la température voulue. 6. Installation pour réaliser le procédé de raffinage d'un métal par des laitiers liquides faisant l'objet de la revenication 3, caractérisée en ce que la chambre de raffinage a dans son fond un trou débouchant rempli de matibre de garnissage poreuse pour l'admission d'un gaz comprimé à la chambre. 7. Installation pour réaliser le procédé de raffinage d'un métal par des laitiers liquides faisant 1' objet de la revendication 4, caractérisée en ce que la chambre de raffinage comporte un dispositif pour la dispersion du métal liquide à traiter, réalisé sous la forme d'une cuvette à fond perfore fixée sur le couvercle amovible de la chambre