La La prése.nte invention est- relative à un procédé de fabrication de revêtements pour sols à couche superficielle nappe formés par des étof fes nappées renforcées. On sait qu'on peut fabriquer desXfeutres aiguilletés ou des revêtements pour sols nappés aiguilletés en aiguilletant des voiles de fibres, puis en les renforçant avec un liant (cf. HOLZHAUER, Melliand1s Textilbericht 48, 382 (1967) et HAAS, ibid. 448). Dans le cas le plus simple, on imprègne un voile de fibres. aiguilleté avec un liant0 Dans le foulardage, on imprègne le voile sur une face avec un liant qui ne pénètre pas jusqu'à l'autre face. On a déjà proposé de déposer le liant sur un voile-support, puis de le recouvrir d'un deuxième voile et d'aiguilleter ce dernier avant que le liant soit solidifié. Les procédés connus ont l'inconvénient de ne donner que des voiles dont la couche superficielle a un caractère textile peu prononcé. la présente invention a pour but un procédé de fabrication de revêtements pour sols à couche superficielle douée d'un caractère textille suffisamment marqué. L'invention a pour objet un procédé de fabrication de revête- ments-- pour sols à couche superficielle nappée à partir d'étoffes nappées renforcées, dans lequel on gratte les étoffes nappées renforcées et on les tond éventuellement. Parmi les voiles de fibres utilisables figurent surtout ceux qui contiennent au moins 50f0 de fibres en substances synthétiques macromoléculaires linéaires, telles que les polyamides à groupes amide récur- rents dans la chaine principale, comme le polyhexanolactame et le poly- hexaméthylène-polyadipamide, les polyesters à groupes ester récurrents dans la chaîné principale, comme le polytéréphtalate de polyéthylène, ainsi que le polyacrylonitrile, les copolymères de l'acrylonitrile ou le polypropylène.. I1 est bon que les fibres aient une longueur de 30 à 120mm Si l'on ne- tient pas particulièrement à la résistance au pourrissement et à la résistance mécanique, on peut aussi employer des fibres naturelles telles que la laine ou le coton, seules ou mélangées aux fibres synthétiques. Les fibres sont généralement déposées sur un tissu-support et renforcées. Le renforcement peut se faire de la manière habituelle par aiguilletage et traitement par des liants usuels. On peut aussi déposer les fibres sur un tissu-support, recouvrir ces fibres d'un tissu léger, aiguilleter le tout et éventuellement le renforcer avec un liant usuel. Au cours du renforcement de ces "sandwiches" se produit une orientation des fibres, principalement dans le plan du tissu-support. Le grattage ultérieur du voile renforcé, conformément à l'invention, oriente une grande partie des fibres perpendiculairement à la surface avec formation d'une nappe épaisse, sans arracher les fibres. On obtient une nappe particulièrement épaisse, conformément à l'invention, en grattant le voile renforcé par aiguilletage et en le renforçant encore par un liant usuel. I1 est particulièrement avantageux au point de vue poids et rigidité de gratter les voiles renforcés en les faisant passer sur des arêtes. Il existe des dispositifs de grattage à arêtes (cf. par exemple Melliand's Textilbericht 49, 243 (1968)). On peut enfin tondre la nappe obtenue pour l'égaliser. Les dispositifs de tonte à arêtes sont particulièrement avantageux. Parmi les liants usuels, décrits par exemple dans flelliand's Textilbericht 48, 448 (1967), figurent en particulier les liants réticulables à base de polymères ou polycondensats synthétiques; par exemple à base de suspensions aqueuses de copolymères acryliques et/ou méthacryliques, de copolymères d'esters vinyliques, de polybutadiène ou de copolymères du butadiène avec le styrène ou l'acrylonitrile, ou les solutions de ces liants dans des solvants organiques. On peut aussi employer des liants thermoplastiques à bas point de fusion ou activables par des solvants, tels que l'acétate de cellulose ou l'alcool polyvinylique, ou encore les polyamides ou les polymères à base de chlorure de vinyle ou de chlorure de vinylidène. On peut encore employer comme liants les adhésifs fondus, par exemple à base de copolymères du styrène et de l'acrylate de butyle. On dépose de préférence le liant par imprégnation des voiles de fibres ou étoffes nappées éventuellement aiguilletées avec es suspensions aqueuses des liants mentionnés. On dépose en général une quantité de liant suffisante pour obtenir des revêtements pour sols pesant 500 à 2500 g/m2. La quantité de liant est généralement de 15% à 30 Les revêtements pour sols obtenus conformément à l'invention se distinguent par une couche superficielle à nappe épaisse, qui leur confère un toucher doux et un caractère textile agréable. EXEMPLE I. Une étoffe nappée renforcée par aiguilletage répété, formée d'un tissu support et de fibres de polyhexanolactame à 15 deniers, lon gues de 100 mm, et pesant 1000 g/m2, est grattée sur une machine à grat ter et arêtes et tondue sur une machine à tondre à arêtes. On obtient une nappe haute de 10 mm. On renforce ensuite l'étoffe nappée par impré gnation avec une suspension aqueuse d'un copolymère usuel d'ester acry lique. On dresse la nappe aussitôt avant séchage. On obtient un revête ment pour sols i couche superficielle textile molle. On obtient un résultat analogue en imprégnant l'étoffe nappée aiguilletée, avant grattage et tondage, avec une suspension aqueuse d'un copolymère butadiène-styrkne. EXEMPLE 2. Par aiguilletage et imprégnation avec une suspension aqueuse de copolymère d'ester acrylique, on obtient une étoffe nappée renforcée de fibres de polyhexanolactame de 15 deniers et 80 mm de longueur, pe sant 1200 g/m2. On le gratte ensuite sur une machine à gratter à arêtes et on le tond sur une machine à tondre à arêtes. On obtient un revêtement pour sols à. couche superficielle textile. La hauteur de la nappe est de 2 mm. Si l'on imprègne l'étoffe nappée avant aiguilletage avec une suspension aqueuse de copolymère styrène-butadiène, les autres traite ments restant inchangés, on obtient un revêtement pour sols dont la nap pe a une hauteur de 3 mm. EXEMPLE 3. Un voile support aiguilleté en fibres de polyhexanolactame à 10 deniers, longues de 40 mm,et pesant 850 g/m2, est aiguilleté avec un tissu à 350 g/m2 et imprégné avec une suspension aqueuse de copolymère d' ester acrylique. On obtient une étoffe nappée pesant 1400 g/m2. On le gratte sur une machine à gratter à arêtes et on le -tond sur une machine à tondre à arêtes. La-nappe de ce revêtement pour sols a 2 mm de hauteur. EXE4PLE 4. - On opère comme dans l'exemple 2, mais en employant comme liant une suspension de copolymère d'acétate de vinyle. Le voile est en fibres de polypropylbne à 15 deniers, longues de 80 mm9 L'étoffe nappée ren forcée pèse 700 g/m2. Après grattage et tondage, on obtient un revêtement pour sols dont la nappe a environ 3 mm de hauteur. Un voile de fibres aiguilleté, formé de parties égales de fi bres de poiytéréphtalate d'éthylène de 15 deniers (longueur 100 mm) et de 150 deniers (longueur 120 mm) est renforcé par derrière sur une machine à couler avec un adhésif fondu (copolymère de styrène et d'acrylate de butyle) à 16000. Après refroidissement, le revêtement pour sols obtenu, pensant environ 2100 g/m2, est gratté sur une machine à gratteur à arêtes et tondu sur une machine à tondre a arêtes. La nappe environ 3 mm de hauteur. - REVEN1)IOATIONS 1.- Procédé de fabrication de revêtements pour sols à couche superficielle nappée à partir étoffes nappées renforcées, caractérisé parle grattage et le tondage éventuel de l'étoffe nappée renforcée. 2.- Procédé suivant la revendication 1, dans lequel les étoffes nappées renforcées par aiguilletage sont grattées, éventuellement tondues et renforcées avec des liants usuels. 3.- Procédé suivant la revendication 1, dans lequel on gratte des étoffes nappées renforcées par imprégnation avec des suspensions aqueuses de liants usuels. 4.- Procédé suivant la revendication 1, dans lequel on gratte des étoffes nappées renforcées par foulardage avec des suspensions aqueuses de liants usuels. 5.- Procédé suivant la revendication 1, dans lequel on gratte les étoffes nappées renforcées par passage sur des arêtes. 6.-. Procédé suivant la revendication 1, dans lequel on gratte des étoffes nappées renforcées en fibres de matières synthétiques macromo1éculaires linéaires. 7.-- Revêtements pour sols obtenus par les procédés suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6.