La présente invention concerne un engin routier pour la mise en place d'enduits superficiels et pour la refection des chaussées selon le procédé de chauffage du sol, Dans la demande de brevet français n 74/2732 déposée le 16 Juillet 1974, on a décrit une technique pour la réalisation des enduits superficiels dans laquelle après avoir déposé sur la chaussée des quantités convenables d'un liant très visqueux et des granulats, on chauffe l'ensernble jusqu a une température suffisante (100-1500C).Dans la demande de brevet français 75/1123, on décrit un procédé voisin pour la régénération de chaussées rendues glissantes par un excès de liant hydrocarboné superficiel, procédé dans lequel on repand sur la chaussée une quantité convenable de granulats et on chauffe l'ensemble jusqu'à une température comprise entre 100 et 2000C Dans les deux cas on doit donc effectuer un chauffage convenable de la couche superficielle de la chaussée et pour cela il est souhaitable de disposer d'un engin de chauffage convenable. C'est là l'objet de la présente invention. L'engin routier selon la présente invention est caractérisé en ce qu'il comporte - au moins un train de roues permettant son dépiacement, - un châssis reposant sur l'essieu desdites roues et dont la hauteur est réglable par rapport audit essieu, - des moyens de chauffage régulièrement disposés sur des rangées de supports portés par ledit chAssis,et réglagle en hauteur par rapport aux 2 chassis et, des moyens d'alimentation en énergie desdits mE̲rens de chauffage. L'engin routier selon l'invention comporte de préférence deux trains de roues ; l'un de ces trains est constitué par deux paires de roues, les deux roues de chaque paire sont solidaires du châssis par au moins un essieu, à jante métallique , l'autre de ces trains est également constitué par deux paires de roues, les deux roues de chaque paire étant solidaires du châssis par au moins un essieu, ces roues portant des pneumatiques étant escamotables, grâce à un mouvement vertical par exemple, de façon à pouvoir être utilisées pour les déplacements rapides et à pouvoir être escamotées lors de l'utilisation de l'engin sur les revêtements chauds du chantier. Le châssis de l'engin routier selon l'invention a une hauteur réglable par rapport aux essieux du train des roues à jante métallique ; ce réglage est indispensable pour pouvoir rapprocher ou éloigner à volonté les moyens de chauffage de la surface à chauffer en fonction des matériaux bitume en goudrons utili sés et plus généralement des conditions opératoires à respecter. Le réglage, en hauteur, du châssis est effectué grâce à des moyens connus qu'il est inutile de décrire. Ledit châssis comporte un dispositif d'accrochage pour permettre la traction de l'engin routier par un véhicule tracteur approprié et, eventuellement, un dispositif d'accrochage qui permettra de tirer, grâce au même véhicule tracteur, un engin de compactage puisque un compactage de la couche superficielle doit suivre le chauffage de cette couche. L'engin selon l'invention est généralement prévu pour traiter d'un seul coup de 0,5 m à 3,5 m de chaussée en largeur;par conséquent, le châssis peut avoir une largeur correspondante , cependant, pour facil-iter la circulation de l'engin, il est souhaitable que l'on puisse assembler, côte à côte, plusieurs "engins élémentaires" et ceci veut dire que la largeur du châssis peut être une fraction de la largeur totale souhaitable. Ainsi, si la largeur élémentaire de traitement est de 3,5/2 soit 1,75 m, le châssis correspondant peut avoir une largeur de l'ordre de 2 m - 2,2 m. Sur le châssis sont disposés des supports transversaux qui portent les moyens de chauffage. Ces moyens de chauffage sont soit des rampes à rayonnement infrarouge, soit des dispositifs à air chaud, soit de préférence des brtleurs à gaz ; on peut bien entendu utiliser sur un même engin plusieurs de ces moyens de chauffage. Pour que l'on puisse facilement régler le chauffage au mieux, il est souhaitable que chaque appareil de chauffage n'assure le chauffage que d'lune largeur assez faible de la chaussée, soit environ 15 à 30 cm ; on comprend donc que chaque support transversal va comporter de nombreux moyens de chauffage soit environ 15 à 20 pour une largeur de chaussée à traiter de 3,5 m. Le moyen de chauffage préféré est le bradeur ; on utilise de préférence un broyeur formé d'une chambre de vaporisation entourant le brûleur proprement dit ; on alimentera d'abord le bradeur à l'aide d'un gaz combustible de façon à réchauffer l'ensemble, puis on alimentera le brûleur à l'aide d'un combustible liquide qui pourra se vaporiser dans la chambre de vaporisation. Les bradeurs sont disposés sur les supports transversaux, eux-mêmes fixés sur le châssis dont la hauteur est réglable, de façon à ce que lesdits bradeurs puissent se trouver à une hauteur, au-dessus de la surface à traiter, réglable entre 0 et 40 cm environ. Le nombre de supports transversaux par engin dépend de la vitesse de traitement que l'on veut atteindre ; des essais empiriques ont montré que, pour atteindre une vitesse de déplacement de lrordre de 5 km par heure, dans le cas d'un enduit superficiel, il est nécessaire de prévoir sept rangées successives de supports espacées d'environ 50 à 60 cm. Les moyens d'alimentation en énergie des moyens de chauffage sont connus et pourront être agencés sans difficulté par l'homme de l'art. Enfin on peut noter qu'il est parfois souhaitable de protéger les moyens de chauffage (par exemple les flammes des bradeurs) contre les intempéries et surtout les vents ; par conséquent, l'engin selon l'invention peut comporter des points d'accrochage (pour plaques ou feuilles) disposés sur le pourtour du châssis. A titre d'exemple nullement limitatif, on décrit cidessous un engin routier conforme à l'invention, référence sera faite au dessin annexé sur lequel : - La figure 1 est une vue de dessus schématique de l'engin routier. - La figure 2 est une vue de profil de l'engin routier. Sur les figures 1 et 2, on voit que l'engin routier 1, est constitué de deux parties identiques autonomes 2 et 3 qui sont assemblées de façon amovible par des boulons 4. Chaque partie 2 et 3 de l'engin 1 présente - un train 5 de deux roues escamotables 6 portant des pneumatiques 7 et solidaires de l'engin 1 au moyen d'un essieu. - un train 8 de deux roues à jante métallique 9 solidaires de l'engin 1 au moyen d'un essieu. - un châssis 10, dont la hauteur est réglable par rapport aux essieux du train des roues à jante métallique par l'entremise de moyens connus non représentés. L'engin routier 1 comporte, à sa partie avant, un timon 11 de traction démontable et à sa partie arrière, un crochet d'attelage 12 permettant de tracter éventuellement un engin de compactage. Chaque châssis 10 comporte 7 rampes 13 de chauffage, chaque rampe de chauffage comportant,en ligne, 18 bradeurs 14. Chaque brûleur 14, conçu pour chauffer une surface de 400 cm2 de chaussée, comporte une chambre de vaporisation 15, entourant le bradeur proprement dit ; chaque bradeur est alimenté en gaz combustible après la vaporisation en chambre 15 du gaz liquide au moyen des canalisations 16 et 17. Le gaz liquide arrive par la canalisation 17. I1 passe par la canalisation 16 pourvue d'un robinet d'arrêt 21, et arrive dans la chambre de vaporisation, marquée 15 (Cf schéma). I1 sort sous forme de gaz par la canalisation 22 et alimente le brûleur 14 par le robinet 23 et la canalisation 25. Les 7 rampes 13 de chauffage sont disposées sur des supports transversaux fixés sur le châssis et les sept rampes constituent un ensemble réglable en hauteur au moyen de la tringlerie 18 actionnée par un vérin hydraulique. Chaque partie 2 et 3 comporte en outre sur ses côtés longitudinaux une hotte de protection 19 amovible permettant de protéger des imtempéries la flamme des brûleurs. L'engin routier 1 représenté sur les figures 1 et 2 permet de traiter une largeur de chaussée de 3,5 m à une vitesse de 1 à 5 km/h., chaque partie 2 et 3 permet par conséquent, si on le désire et après leur séparation, de traiter une largeur de 1,75m de chaussée. REVENDICATIONS 1. Nouvel engin routier pour assurer un chauffage convenable des surfaces de chaussées, caractérisé en ce qu'il comporte - au moins un train de roues permettant le déplacement dudit engin, - un chassies, reposant sur les essieux desdits trains de roues, dont la hauteur est réglable par rapport auxdits essieux, codes moyens de chauffage régulièrement disposés sur des rangées de supports portés par ledit chassis, et réglagle en hauteur par rapport audit chassis. - et des moyens d'alimentation en énergie desdits moyens de chauffage. 2. Nouvel engin selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte deux trains de roues l'un étant formé de roues à jantes métalliques, l'autre étant formé de roues à pneumatiqua qui sont escamotables lorsque l'engin est en cours d'utilisation sur le chantier, 3. Nouvel engin selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les moyens de chauffage sont constitués par des bradeurs espacés sur chaque rangée de supports, d'environ 15 à 30 cm, 4. Nouvel engin selon la revendication 3, caractérisé en ce que les bradeurs sont constitués par une chambre de vaporisation qui entoure le bradeur proprement dit. 5. Nouvel engin selon l'une des revendications 3 et 4, caractérisé en ce que la distance des bradeurs jusqu'à la surface traitée peut être réglée entre lSet 40 cm. 6. Nouvel engin selon l'une des revendications 3, 4 et 5, caractérisé en ce qu'il comporte sept rangées de supports espacées d'environ 50 à 60 cm. 7. Nouvel engin routier qui permet de traiter une largeur de chaussée de 0,30-0,50m à 3,50m de largeur, à une vitesse de marche qui dépend des conditions et des buts recherchés, située et réglable entre 1 et 5 km/heure.