L'invention concerne un amortisseur de vibrations à double tube, destiné notamment aux montants d'amortissement de véhicules automobiles et comprenant un tube cos- tituant un cylindre â l'intérieur duquel un piston équipé de soupapes forme une chambre de travail sur chacun de ses deux c8tés, un tube de séparation entourant à distance le cylindre en formant avec lui une chambre d'accumulation et un tube formant réservoir extérieur entourant à distance le tube de séparation et formant avec ce dernier une chambre d'équilibrage qui n'est remplie que partiellement de liquide d'amortissement, au moins un canal reliant la chambre dtaccumulation et une chambre collectrice qui entoure une tige de piston et qui est située entre une -garniture extérieure d'étanchéité de cette dernière et un guide formant également le couvercle de la chambre de travail qui est située à la partie supérieure de l'amortis- seur en position de service. Ite brevet français nO 1 125 319 décrit un amortisseur de ce type qui évite particulierement bien la présence d'air ou de mousse dans la chambre supérieure de travail, car le liquide d'amortissement peut disposer de grandes sections de circulation entre la chambre collectrice et la chambre d'équilibrage.Par contre, le brevet allemand nO I 146 705 décrit un amortisseur à double tube, dont un genre de chambre dtaccumulation n'est pas formée par un tube de séparation se prolongeant jusque sous le niveau du liquide de la chambre d'équilibrage, mais par une cornière qui forme un canal annulaire à la partie supérieure, remplie d'air, de la chambre d'équilibrage0 Ce canal ne communique que par de très faibles sections avec la chambre collectrice et la chambre d'équilibrage~ afin d'atténuer l'arrivée de l'air. dans la chambre collectrice ainsi que 11 entrée d'air dans la chambre supérieure de travail par l'interstice de guidage de.-la tige du piston dans les différentes conditions de service.Des essais ont cependant montré que les faibles sections de circulation donnent précisément lieu à la formation de mousse, c'est-à-dire au mélange de liquide d'amortissement et d'air en influant défavorablement sur les caractéristiques de l'amortisseur. X,'eWpérience a toutefois montré que l'amortisseur -selon le brevet français mentionné ci-dessus fait un bruit g8nant.pendant un certain temps lorsque le véhicule dans-. lequel il est monté est mis en marche après entre resté longtemps en stationnement ("vacarme matinal"). L'invention a pour objet un amortisseur hydraulique à double tube qui n'a pas cet inconvénient. Selon une particularité essentielle de l'invention qui apporte à ce problème une solution d'une simplicité surprenante, au moins un passage de purge situé à lzextrémité supérieure de la chambre supérieure de travail débouche directement dans la chambre d'accumulation. Des recherches approfondies ont en effet montré que l'amortisseur de vibrations décrit dans le brevet français mentionné plus haut évite convenablement l'apparition d'air et de mousse dans les chambres de travail lorsqu'il est en état de service dynamique, mais par contre que de l'air et de la mousse risquent de staccumuler dans la chambre superieure de travail lorsqu'il est en service statique0 Ces composants gênants du fluide de remplissage de la chambre supérieure de travail ne parviennent pas en service statique dans la chambre collectrice par l'interstice séparant le guide et la tige de piston lorsque l'amortisseur est en service statique, mais au contraire restent même un certain temps dans la chambre supérieure de travail lorsque 1 'amor- tisseur est ensuite mis en service dynamique, -de s-orte qu'ils ont une influence néfaste sur la caractéristique de l'amortisseur. Cette observation est certes surprenante pour l'homme de l'art, car la chambre collectrice est précisément prévue pour recueillir le liquide d'amortissement qui sort de l'interstice de guidage et doit au moins titre remplie partiellement de liquide d'amortissement de manière à interdire le nassage d'air par l'interstice de guidage vers la chambre supérieure de travail, L'homme de l'art devait donc imaginer que l'air se trouvant éventuellement dans la chambre supérieure de travail devait s'échapper sans difficulté et relativement vite par l'interstice de guidage pour pénétrer dans la chambre collectrice lorsque l'amortisseur est en service statique. L'inventeur a le mérite d'avoir découvert qu'il nsen n1 est pas ainsi. La solution à ce problème consiste donc en canaux de purge d'air qui court-circuitent l'interstice de guidage et qui mènent directement de la chambre supérieure de travail dans la chambre d'accumulation. L'invention sera décrite plus en détail en regard du dessin annexé a titre d'exemple nullement limitatif et dont la figure unique est une coupe axiale schématique d'un amortisseur de vibrations à double tube selon l'invention. Un tube 1 constituant un récipient et formant la majeure partie de l'enveloppe 2 entoure concentriquement dans cet exemple de réalisation et à distance un tube 3 de séparation placé de son c8té concentriquement et à distance d'un tube 4 constituant le cylindre de l'amortisseur et guidant de manière étanche un piston , équipé de soupapes de retenue 5 et 6. Le piston 7 est supporté par une tige 8 qui traverse un guide 9 en laissant subsister un interstice 10 avec ce dernier et qui passe par une garniture d'étanchéité 11. Une chambre collectrice 12 située entre le guide 9 et la garniture 11 communique par des canaux 13 et 14 avec la chambre 15 d'accumulation comprise entre le tube 3 de séparation et le cylindre 4. Alors que la chambre 15 est entièrement remplie de liquide dlamortissement, la chambre 16 d'équilibrage ne l'est que jusqu'au niveau 18; cette chambre est remplie d'air au-dessus de ce liquide. La chambre 15 d'accumulation et la chambbre 16 d'équilibrage communiquent sous le niveau 18 du liquide par des passages 19 et 20o Le piston 7 subdivise l'espace délimité par le cylindre 4, le guide 9 et le fond 21 et rempli du liquide d'amortissement en deux chambres 22 et 23 de travail. Des soupapes directionnelles 24 et 25 de type connu et montées de manière connue dans le fond établissent la communication entre la chambre inférieure 23 de travail et la chambre 16 d' équilibrage par 1 'intermédiaire d1 une chambre commune de fond 26 et par les passages 27 et 28 de sortie. Le piston 7 et l'enveloppe 2 de l'amortisseur sont reliés aux éléments, par exemple d'un véhicule,devant titre suspendus l'un à l'autre élastiquement de la manière représentée par les anneaux 29 et 30. Lors d'une contraction de l'amortisseur, donc lorsque le piston descend, les soupapes 5 et 25 s' ouvrent, celles-ci pouvant être réalisées de manière à conférer la caractéristique voulue à l'amortisseur. lors de ce mouvement de descente, leliquide d'amortissement sort de la chambre collectrice 12 et passe par l'interstice de guidage pour pénétrer dans la chambre supérieure 22 de travail, l'air et la mousse se trouvant éventuellement dans cette chambre 12. étant alors entraSnés. L'interstice 10 de guidage est balayé dans le sens inverse lorsque le piston monte lors des mouvements de détente de l'amortisseur0 Dans ce cas, seules les soupapes 6 et 24 s'ouvrent, Par ailleurs, les étranglements risquant de donner lieu à la formation de mousse sont pratiquement inexistants dans ce mode de réalisation. Malgré la circulation du liquide due au mode particulier d'exécution de l'amortisseur, celui-ci fait du bruit lorsque le véhicule est resté longtemps en stationnement, des essais ayant montré que ce bruit provient de l'air et/ou de la mousse se trouvant dans la chambre supérieure 22 de travail. Donc, conformément à l'invention, des petits passages 31 et 3Z de purge réalisés à 1' extré- mité supérieure du cylindre 4 débouchent directement dans la chambre 15 d'accumulation remplie du liquide d'amortissement, dinsi, liair se trouvant éventuellement dans la chambre supérieure 22 de travail psrvient par les canaux 19 et 20 de grande section dans la chambre 16 d'équilibrage en dérivation de l'interstice 10 de guindage. Donc;;l'air qui s'est accumulé à ltextrémité supérieure de la chambre 15 et de la chambre 22 de travail lorsque l'amortisseur est en service statique ne peut pas avoir une influence gênante sur le mode de fonctionnement de ce dernier, car le liquide d'amortissement qui remplit la chambre collectrice 12 (par l'interstice 10) et la chambre 15 dtaccumulation (par les canaux 13 et 14) le chasse très rapidement dans le volume réservé à l'air dans la chambre 16 d'équilibrage. Ces passages 31 et 32 de purge qui ont un très petit diamètre ne représentent pas pour le liquide d'amortissement une dérivation qui modifie le mode de fonctionnement de l'amortisseur. I1 va de soi que l'amortisseur décrit et représenté peut subir diverses modifications sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATION Amortisseur hydraulique de vibrations à double tube, destiné en particulier à un montant d'amortisseur de véhicule et comprenant un tube constituant un cylindre et renfermant un piston équipé de soupapes et formant une chambre de travail sur chacun de ses deux c8tés, un tube de séparation entourant à distance le cylindre en formant avec ce dernier une chambre d'accumu'=ation et un tube extérieure qui constitue un réservoir et qui entoure le tube de séparation à distance formant avec ce dernier une chambre d'équilibrage qui n'est remplie que partiellement de liquide d'amortissement, au moinicanal reliant la chambre d'accumulation et une chambre collectrice qui entoure une tige du piston et qui est située entre une garniture d'étanchéité entourant cette dernière à la sortie de l'amortisseur et un guide formant un couvercle de la chambre supérieure de travail de l'amortisseur monté, ce dernier étant caractérisé en ce qu'au moins un passage de purge réalisé à 1 'extrémité supérieure de la.chambre supérieure de travail débouche directement dans ladite chambre d' accumulation.