L'invention concerne un revêtement textile de sol, en particulier sous forme de nappe aiguilletée, ayant une conductivité électrique accrue. Comme on le sait, les revêtements textiles de solv en particulier ceux de fibres synthétiques, se chargent électriquement lorsqu'on les utilise conformément à leur destination. C'est pourquoi on a déåà fait de nombreuses propositions pour éviter cette charge électrique indésirable en appliquant un apprêt antistatique au tapis En principe, on peut distinguer plusieurs possibilités a'apprêt antistatique t ainsi, il est possible d'ajouter au tapis considéré une substance hygroscopique telle qu'un glycol, ce qui a pour effet d'attirer l'humidité de sorte que le tapis est maintenu conducteur. Mais ce procédé présente plusieurs inconvénients ; ainsi, par suite de l'humidité du tapis, non seulement 11 électricité s'écoule mais les saletés sont aussi retenues et en outre, les glycols ne sont pas utilisables avec toutes les matières synthétiques car ils attaquent fortement de nombreuses fibres. Enfin, ils sont sans effet dans les locaux extrêmement secs. Une autre possibilité d'apprêt antistatique du tapis considéré consiste à utiliser en même temps des fibres métalliques dans sa fabrication. Outre qu'il est difficile quant à la technique de fabrication de distribuer uniformément des fibres métalliques dans des fibres textiles organiques, le coût de la fabrication de ces fibres métalliques est extremement élevé et les tapis ainsi apprêtés sont d'autant plus couteux. Une autre proposition consiste à ajouter de la poudre métallique aux fibres lors de la fabrication des tapis. Cela permet bien d'obtenir effectivement une évacuation efficace de l'électricité statique mais cette proposition présente aussi un inconvénient notable En effet, les tapis ainsi traités présentent toujours la couleur de la poudre métallique et il n'est donc pas possible de fabriquer des tapis de ce genre en ntim- porte quelle couleur. Selon le brevet autrichien NO 271 846, on évite ces inconvénients. Les revêtements de sol selon ledit brevet, qui ont une conductivité électrique accrue, sont caractérisés par le fait qu'ils présentent au moins une couche dans laquelle les fibres sont revêtues, à leur surface, d'une poudre xétalli- que dont les particules ont une grosseur colloldaleo Etant donné que cette ou ces couches peuvent etre entourées d'autres couches, c'est-à-dire que l'on peut les utiliser par exemple comme couche de base à laquelle on fixe par aiguilletage une couche d'usure, il est possible de donner des couleurs quelconques à cette couche d'usure ou couche superficielle du re vertement textile de sol mais pourtant, il subsiste une excellente conductivité électrique, qui est en tout cas assez grande pour éviter une charge électrostatique indésirable du tapis. L'invention a pour objet un revetement textile de sol présentant une conductivité électrique encore accrue relativement au revêtement de sol du brevet cité. Ces derniers temps, on a tendance à se détourner des tapis d'une seule couleur et à fabriquer des tapis en particulier à base de nappes qui présentent à leur surface des dessins ornementaux. En général, pour appliquer ces dessins ornementaux aux bandes aiguilletées, on imprime de préférence par sérigraphie les dessins appropriés sur la bande de nappe et ensuite on fixe ces dessins dans la bande. Bien entendu, une telle impression n'est pas liée à l'utilisation de bandes de nappe mais on peut aussi l'appliquer à d'autres matières premières de tapis. Il est apparu maintenant qu'il est possible d'appliquer aussi des pâtes colorantes conductrices de l'électricité sur les tapis considérés. Ces potes peuvent etre surtout des pâtes colorantes à base de pigments contenant des pigments métalliques. Si maintenant, au cours de l'impression d'ornements, on imprime sur un tapis un ornement en forme de lignes ou de réseau de matière conductrice de l'électricité, cohérent sur toute la surface, on donne déjà au revêtement considéré une excellente propriété d'écoulement d'électricité. L'invention a donc pour objet un revêtement textile de sol, en particulier à base de nappe, présentant une conduc tivité électrique accrue, formé d'une ou plusieurs couches et caractérisé par le fait qu'il présente au moins à sa surface un dessin ornemental de matière conductrice de I'électricité qui forme un ornement cohérent en forme de réseau ou bien qui, de préférence, traverse la couche supérieure ou couche d'usure et va jusqu'à une couche sous-jacente du revêtement qui est conductrice de l'électricité, le dessin ornemental n'ayant pas besoin, dans ce dernier cas, d'être cohérent. Toutefois, le nouveau mode d'apprêt antistatique du revêtement de sol devient particulièrement avantageux dans le cr où, en outre, une couche conductrice de l'électricité, par exemple une couche selon le brevet autrichien NO 271 846, déjà cité, est prévue immédiatement en-dessous de la couche imprimée.En pareil cas, il n'est plus nécessaire que les ornements conducteurs imprimés forment des lignes cohérentes ni un réseau cohérent ; pour le cas où une couche conductrice de l'é- lectricité est disposée immédiatement en-dessous de la couche supérieure d'usure, il suffit que des dessins de matière conductrice de l'électricité soient distribués arbitrairement sur toute la surface avec une disposition ornementale quelconque non cohérente, la substance colorante conductrice de 1 'é- lectricité de ces dessins arrivant de préférence jusqu'à la couche sous-jacente conductrice et établissant ainsi un contact électrique direct entre la couche sous-jacente -et la surface du revêtement de solo Pour fabriquer les revêtements de sol selon l'inven- tion, on utilise de préférence des pâtes colorantes qui contiennent des pigments conducteurs de l'électricité. Ces pigments peuvent être surtout des poudres métalliques, en particulier la poudre d1aluminiumO Bien entendu, il est possible de colorer en outre les pâtes en question au moyen de colorants en pigment ou en solution de sorte qu'il existe pratiquement une large possibilité de variation en ce qui concerne les nuances des pâtes colorantes à utiliser selon l'invention. L'invention a donc aussi pour objet un procédé de fabrication de revêtements textiles de sol ayant une conductivité électrique accrue qui consiste à imprimer de façon omemen- tale au moyen d'une matière pateuse conductrice de l'électricité, la couche d'usure d'un revêtement de sol qui présente de préférence sous la couche d'usure une couche conductrice de l'électricité, en calculant de préférence la quantité de matière pâteuse appliquée de façon telle qu'elle arrive jusqu'à la couche sous-jacente conductrice de l'électricité qui est de préférence prévue Les exemples suivants servent à expliquer l'objet de l'invention sans toutefois la limiter. - EXEMPLE I Sur une bande de nappe aiguilletée, on imprime par sérigraphie un dessin ornemental. Ce dessin ornemental contient un motif en réseau. Alors que l'on obtient les autres motifs du dessin en appliquant par sérigraphie des pâtes colorantes en solution sur la nappe aiguilletée, on applique également par sérigraphie le motif en réseau mais on utilise à cet effet une pate de pigment de la composition suivante 70 parties de graphite semi-colloidal, 60 parties de dispersion de résine acrylique à 50yod Ensuite, on vaporise et on lave de façon usuelle la bande imprimée.On obtient ainsi un tapis de feutre aiguilleté dont la conductivité électrique est améliorée d'environ 102 ohms relativement à celle d'un tapis comparable fabriqué de façon analogue mais dans lequel on n'a pas appliqué de pâte colorante conductrice de l'électricité. ~ Et7gPLE 2 On fabrique un tapis "tuf1 au moyen d'un tissu de jute (200 g/m2) et d'un tissu à poil sur des fibres de "Nylon" (800 g/m )o On imprègne l'envers d'une dispersion de la compo sition suivante s 80 parties de butadièneacrylonitrile 2 parties de carboxyméthylcellulose 7 parties de poudre d'argent colloïdale 11 parties d'eaue Après l'imprégnation, on sèche le tapis et on fixe l'imprégnation par chauffage La différence de résistance électrique entre les matières traitée et non traitée est d'environ 102 ohms. On traite comme dans l'Exemple 1 le tapis obtenu mais on applique la pâte colorante conductrice de ltélectricité non pas sous forme d'ornement en réseau mais sous forme de points non cohérents. Après avoir vaporisé, lavé et séché le revêtement de sol ainsi traité, on détermine la conductivité électrique, en comparaison d'un tapis fabriqué de façon analogue mais qu'on n'a pas imprimé au moyen dtune pate colorante conductrice de l'électricité. La différence est de io2 os. REVENDICATIONS 1) Revetement textile de sol, en particulier à base de nappe, ayant une conductivité électrique accrue, formé d'une ou plusieurs couches et caractérisé par le fait qu'il présente au moins à sa surface un dessin ornemental de matière conductrice de l'électricité qui forme un ornement cohérent en forme de réseau ou bien qui, de préférence, traverse la couche supérieure ou couche d'usure et va jusqu'à une couche sous-jacente du revêtement qui est conductrice de l'électricité, le dessin ornemental n'ayant pas besoin, dans ce dernier cas, d'hêtre cohérent. 2) Revêtement selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la iatie're conductrice de l'électricité est une ptte colorante contenant des pigments conducteurs de l'électricité, de préférence des poudres métalliques. 3) procédé de fabrication d'un revêtement de sol selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que Piton imprime de façon ornementale au moyen dune matière piteuse conductrice de l'électricité la couche d'usure duD revêtement de sol qui présente de préférence sous la couche d'usure une couche conductrice de l'électricité, en calculant de préférence la quantité de matière pâteuse appliquée de façon telle qu'elle arrive jusQu'à la couche sous-jacente conductrice de l'électricité qui est de préférence prévue. 4) Procédé selon la revendication 3, caractérisé par le fait que la matière piteuse utilisée est une pâte colorante contenant des pigments conducteurs de l'électricité, de préférence des poudres métalliques.