Raccord étanche d'extrêmité ou prolongateur pour câble sulti-condnc- teur à haute tenue mécanique. L'invention concerne les moyens d'amarrage mécanique et de connexion de cables composites comportant un ou plusieurs conducteurs électriques, associés à une liaison mécanique. Les cales comportant une liaison mécanique peuvent dtre de l'un des deux types ci-après - avec tresse extérieure en fils d'acier, enrobant la gaine isolante qui recouvre les conducteurs électriques. - sans tresse extérieure, mais contenant dans la gaine isolante, par exemple au centre du groupe de conducteurs électriques, un cible souple en acier. Le premier type entrain de nombreux inconvénients - la tresse extérieure d nue notablement la souplesse du cible. - la liaison mécanique avec le raccord ne peut Btre obtenue que par serrage énergique exercé sur la tresse, soit directement par une bride ou un pontet, soit par serrage concentrique avec interposition d'une piè- ce ovale fendue, occasionnant dans l'un ou l'autre cas des contraintes dangereuses à la gaine isolante et aux conducteurs eux-mêmes. - Ce serrage énergique n'assure pas pour autant l'étanchéité du raccord qui, lorsqu'elle est nécessaire, doit entre obtenue par le remplissa- ge du raccord avec une résine poleérisable, ce qui interdit tout démon- tage ultérieur. Le deuxième type comportant un cible de traction, généralement en fils d'acier, incorporé dans la gaine isolante, a été exclusivement utilisé pour la réalisation du raccord suivant l'invention. Les raccords connus auparavant et utilisant ce type de câble, présentent néanmoins un ou plusieurs des défauts ci-après : - l'amarrage du cible de traction est fait directement sur le corps du raccord par serrage d'une bride colportant une ou deux rainures se il cylindriques. L'effort de traction est transais en majeure partie au corps par la ou les vis de serrage de la bride, ce qui nécessite des vie de grand diamètre, une bride large et forte, d'ou un encombrement impor- tant. - dans la fonction prolongateur, le corps du raccord doit pouvoir être ouvert pour effectuer l'amarrage des cibles de traction d'arrivée et de départ et pour raccorder les uns aux autres les conducteurs électriques d'entrée et de sortie, pais refermé et rendu étanche, ce qui entrai- ne de nombreuses complications. - dans la fonction prolongateur, il n'y a aucune possibilité d'accro chage mécanique auxiliaire sur le raccord. - dans la fonction raccord d'extrêmité, l'accrochage mécanique se fait généralement au moyen d'un adaptateur en forme de fourche percée de trous, fixé sur le raccord, de sorte que, en cas de vrillage du cible d'arrivée, le cible d'arrimage est lui-même vrillé, entraînant l'appareil ou l'opérateur qui y est amarré. Le raccord étanche selon 11 invention est exempt dea défauts ci-dessus énumérés, glace aux dispositions adoptées pour sa réalisation, décrite ci-après à titre d'exemple. Ainsi que le montre la Fig. 1 (FL. I), le dispositif d'arrêt du câble de traction "1" comprend principalement une bride "2" pourvue de deux couloirs parallèles "3", de section parallélépipédique, dont la largeur permet au cible de s'y encastrer librement, d'abord dans l'un, puis dans l'autre couloir après cintrage sur un demi-tour, et dont la profondeur est légèrement inférieure au diamètre extérieur du câble, afin d'obtenir, par blocage de la bride sur une contre-plaque "4", un serrage suffisant pour éviter tout glissement. L'extrêmité "9" du cible dépasse de quelques millimètres à -l'extérieur de la bride et la partie cintrée "5" du cible vient s'appuyer sur la face interne "6" de la bride, dans l'espace compris entre les deux couloirs.L'effort exercé sur le câble est donc transmis par la bride "2" à sa face externe "7" qui, elle elle-même, s'appuie sur une partie fixe du raccord, non représentée sur la Fig. 1. Les vis de serrage "8" empêchent le cible de glisser mais n'interviennent pas directement dans la transmission de l'effort. De ce fait, elles peuvent être de petit diamètre. Dans la fonction prolongateur, schématisé par la Fig. 1, deux brides identiques montées sur la même contre-plaque, reçoivent les cibles de traction d'arrivée et de départ. I1 y a lieu de noter que la également, la contre-plaque n'intervient pas dans la transmission des efforts puisque ce sont les faces externes "7" des brides "2" qui s'appuient sur des surfaces solidaires du raccord, directement ou par l'intermédiaire de cales "10" percées de deux trous, enfilées sur les cibles et leurs extrêmités libres n9n. La Fig. 4 (PL. II) représente la contre-plaque "4" et les brides "2" d'arrêt des câbles de traction pontées à l'intérieur du corps "11" dans lequel elles sont immobilisées par le blocage des bouchons "12" sur les cales "10". Les Fig. 2 et 3 (PL. I) représentent des réalisations possibles de la cale "10" qui assure le centrage de l'ensemble bride-contreplaque ("2" et "4") à l'intérieur du corps "11" et qui transmet l'effort, qu'elle reçoit de la bride, à l'épaulement "19" du bouchon "12", tout en ménageant le maximum de passage libre pour les conducteurs électriques. Dans le même but de laisser, dans la partie centrale du corps, le maximum de place pour le passage et le raccordement des conducteurs, la contre-plaque "4" est réduite en section, au minimum "20" compatible avec les efforts qu'elle a à supporter uniquement pendant les opérations de montage. (Voir Fig. 4 - FL. II). La même Fig. 4 montre que l'étanchéité est assurée, d'une part, par le blocage du presse-étoupe "13" comprimant le grain "14" sur la gaine du câble, par l'intermédiaire de la rondelle "15" et, d'autre part, par le joint torique "16" encastré dans une gorge du corps "11" et sur lequel vient glisser la jupe du bouchon "12". Le raccord peut être complété par un anneau d'amarrage mécanique auxiliaire "18" articulé dans deux trous du collier "17", ce dernier glissant et tournant librement sur le corps "11" du raccord. La Fig. 5 (PL. III) représente, en variante, une version plus évoluée du raccord étanche selon l'invention, dans laquelle la fonction nétan- chéité" est séparée de la fonction "arrêt de la gaine". On reconnait les pièces homologues à celles de la version simplifiée, portant les mêmes numéros et ayant même objet. Trois pièces supplémentaires assurent le blocage de la gaine : il s'agit de la douille "21" de la bague "22" et du cane fendu "23". On voit que lorsqu'on bloque le chapeau "12" sur le corps "1 1", la douille "21" fait pénétrer dans la bague "22" le cane fendu "23", qui se déforme en enserrant énergiquement la gaine isolante. En fin de course, la douille "21", en butée sur la bague "22", sert d'appui à la cale "10", comme le fait l'épaulement "19" du bouchon "12" dans la version simplifiée. Le montage et l'utilisation se déduisent aisément de la description ci-dessus. Après avoir enfilé, sur chacun des cables composites d'arrivée et de départ, les différentes pièces dans un ordre logique : presse-étoupe "13", rondelle "15", grain "14", bouchon "12", bague "22", cane fendu "23", douille "21", puis, sur l'un des deux câbles, le corps "11" avec ses joints toriques "16n et, éventuellement, le collier "17" et l'anneau "78", on arrête les cibles de traction sur la contreplaque "4" au moyen des brides "2", puis on opère les jonctions électriques des conducteurs, sans dépasser en aucun point la section intérieure du corps "11". Toutes les pièces sont ensuite montées et bloquées sur le corps. REV1BDICATIONS 1 - Raccord étanche d'extrêmité ou prolongateur pour câble composite constitué par un ou plusieurs conducteurs électriques associés à une ligne de traction mécanique, caractérisé par le fait que la dite ligne dé traction est amarrée au moyen dune bride dans laquelle ont été ménagés deux couloirs approximativement parallèles, de section parallélépipédique, dont la largeur et la profondeur sont, respectivement, l'une un peu supérieure et l'autre un peu inférieure au diamètre extérieur de la ligne de traction, celle-ci étant engagée d'abord dans un premier couloir de la bride, puis revenant dans le second couloir après avoir été cintrée sur un demi-tour, la dite bride étant ensuite bloquée sur une contreplaque par une ou deux vis, rivets ou moyens équivalents. 2 - Raccord étanche suivant revendication 1, caractérisé par le fait que la dite bride d'amarrage de la ligne de traction prend appui, par sa face située du côté de l'entrée de la ligne de traction, sur une surface solidaire du corps du raccord. 3 - Raccord étanche suivant revendication 2, caractérisé par le fait que une cale est interposée entre la dite bride d'amarrage et la surface d'appui, la dite cale laissant le passage de la ligne de traction (et de son extrêmité libre au sortir du deuxième couloir) et ayant une forme extérieure prévue pour assurer le positionnement choisi, à l'intérieur du corps du raccord, pour la ligne de traction, la bride et la contreplaque. 4 - Raccord étanche suivant revendication 3, caractérisé par le fait que la dite cale comporte, en outre, des ouvertures ou découpages offrant aux conducteurs électriques, issus du câble composite, la section maxima- le de passage compatible avec ses fonctions de positionnement et de transmission des efforts. 5 - Raccord étanche suivant revendication 4, caractérisé par le fait que, dans le cas où le raccord a une fonction de prolongateur reliant deux câbles composites, les mêmes éléments caractéristiques des renvendications précédentes se répètent identiquement pour le câble de sortie, la contreplaque pouvant être commune aux deux brides d'amarrage. 6 - Raccord étanche prolongateur suivant revendication 5, caractérisé par le fait que la contreplaque, commune aux deux brides d'amarrage, est percée ou découpée dans sa partie centrale pour laisser le maximum de place aux épissures entre conducteurs électriques d'entrée et de sortie. 7 - Raccord étanche suivant revendication 4, 5 ou 6, caractérisé par le fait qu'il comporte un collier coulissant et tournant sur la partie centrale du corps du raccord et un anneau d'amarrage auxiliaire articulé sur le dit collier.