L'invention concerne principalement l'industrie agricole et alimentaire et en particulier l'utilisation ration elle des fruits de cocotier Il faut rappeler que ces noix de coco de 20 à 40 cm de longueur comportent de l'extérieur vers l'intérieur - un épiderme imperméable, - une bourre Ju "mesocarpe" fibreuse, - une coque ou "endocarpe" très dure, - une amande ou "albumen solide" adhérente a la coque et creuse, - une eau ou "albumen liquide". Jusqu'ici li séparation de ces divers éléments qui tous peuvent trouver une utilisation, a le plus souvent été effectuée manuellement, de mime que la déshydratation de l'amande, partie grasse et. nutritive qui devint alors le "coprah". Or, l'exploitation manuelle artisanale n'est plus praticable pour les plantations de grande surface. Jusqu'ici, la mécanisation du traitement de la noix de coco a eu peu de succès principalement du fait que l'amande fratche reste adhérente à la coque ; et ce n'est qutaprès un séchage qui dure plusieurs jours que la contraction de l'amande la sépare un peu mieux et permet alors opération manuelle de décoquage Pendant la durée des diverses opérations se produit une oxydation des matières grasses occasionnant une acidification du coprah qui diminue sa valeur marchande. Actuellement, les meilleurs coprahs titrent 4? à 6 fó d'acidit.é, mais on préférerait un titre quasiment nul s'il était offert sur le marcné. Pour résoudre ce problème, l'invention enseigne un procédé industriel de traitement de la noix de cocotier. Ce procédé se caractérise par le cycle d'opérations ci-après 1) Séparation à l'état non séché de 11 amande et de la coque par on moyen mécanique ; 2) Division de l'amande en particules 3) Séchage rapide des particules d'amandes au sein d'un courant de gaz chauds. En utilisant le procédé en questioil, la durée de séchage est réduite à quelques minutes au lieu de 50 à 100 heures précédemment, l'ensemble des opérations se faisant mécaniquement en cycle continu ; sa durée totale est par exemple de une heure d'nua un coprah de qualité inégalée en pratique. De plus, ce coprah livré en granules peut être pressé en huilerie sans autre préparation, et même dès sa sortie du séchoir alors qu'il est encore chaud, d'où une meilleure extrac- tion de l'huile. L'ensemble des appareils mécaniques qui mettent en oeuvre le procédé, et en particulier le four-séchoir, sont très peu encombrants pour une production donnée. Ils peuvent, en outre, être mis en action et arrêtés tres facilement, ce qui facilite l'implantation et l'organisation de l'usine. Un avantage accessoire du procédé est de permettre facilement d'autres utilisations de l'amande de noix de coco. En effet, les fragments d'amande obtenue de l'opération n 1 qulils soient obtenus par le concassage avec chocs selon le brevet déposé en FRANCE le même jour par la demanderesse sous le titre "Procédé pour séparer l'amande fraîche des noix de coco ou fruits analogues et maciiines appliquant le procédé" ou par tout autre procédé comme par exemple celui décrit dans le brevet français n 2.201.046, peuvent aussi bien servir à l'obtention de coco râpé, ou à toute autre forme d'utilisation ou de commercialisation de l'amande (fratche, séchée, confite, etc ...). Dans ce cas particulier, les fragments réservés à l'un ou à l'autre de ces usages particuliers peuvent être triés, subir un traitement dit de "dépelliculage" qui leur retire la pellicule brune intermédiaire entre l'amande et la coque puis traités et conditionnés de la façon désirée. Ainsi, le procédé selon l'invention permet d'obtenir non seulement un coprah plus économiquement et avec une meilleure qualité que par les procédés antérieurs, mais encore par prélèvement en un stade intermédiaire de pouvoir fournir sur les divers marchés une part de produits différents, ce qui procure à l'exploitant une plus grande facilité d'adaptation aux fluctuations de la demande Naturellemen. un contrôle préalable des noix avant l'opération n 1 peut être pratiqué comme on le fait actuellement soit e@ éliminan les noix qu ont perdu leur eau interne, soit en les coupant en eux pour permettre une observation visuelle de l'aspect de l'amande autre part, cette séparatioll mécanique encre l'amande fraîche et la coque peut être facilitée, et donc son rendement augmenté par des moyens conn@@, et en par@@cu@ier par @'application aux coques entières d'une pression hydraulique ou @neumatique, ar ex @ple w la valeur dans un autoclave ou encore en soumet@an: les @oques entières ou coupées en deux à des jets de vap@ur vive de courte durée. @@ description qui va suivre, n regard du dessin annexé, donnée à titre d'exemple, fera bien comprendre comment l'invention peut autre réalisée. La figure unique est un schéma montrant l'essentiel des opérations successives caractérisant l'invention et ses principales modalités de mise en oeuvre. On a désigné par 1 la fibre ou bourre des noix de coco, 2 la coque, 3 l'amande, 4 la pellicule brune intermédiaire entre la couve et l'amandes a première opération qui est classique consiste à enlever la bourre 1 de la coque 2. Elle est schématisée par le poste A. Elle peut autre effectuée manuellement mais aussi, par exemple, comme décrit dans la demande de brevet français déposée ce jour par la demanderesse sous le titre : "Machine à enlever la bourde des noi; de coco ou de dénoyautage de fruits La noix est ensuite soumise à l'opération no 1 de séparation de la coque t de l'amande.Dans l'exemple décrit, il s'agit d'un concassage suivi d'un tri-séparation par hydrocyclone. Le concassage effectué au poste D permet en effet, comme décrit dans la demande de brevet français déposée ce jour par la demanderesse sous le titre "Procédé pour séparer l'amande fratche des noix de coco ou fruits analogues et machines appliquant le procédé", d'obtenir séparément des fragments d'amande 3, des fragments de coque 2, et de l'eau de coco qui est recueillie éventuellement. Les fragments amande 3 et de coque 2 sont un ensuite séparés au poste E par @@@@ hydrocyclone 5, appareil connu en soi dans les industries chimiques et alimentaires. Par exemple, comme schématisé sur la figure, les fragments d'amande 3 et de coque 2 mélangés sont déversés dans un bassin 6 et envoyés à l'hydrocyclone 5 par ltintermédiaire d'une (' pompe 7. La sortie de l'hydrocyclone des éléments lourds, c'est à dire des fragments de coque 2 est située au-dessus du bassin 6 l'eau étant ainsi recyclée alors que les fragments de coque 2 sont recueillis sur une grille S et évacués. Les fragments d'amande 3 restitués par la sortie "éléments légers" de l'hydrocyclone 5 sont déversés sur une grille 9 disposée au dessus d'un bassin 10 relié au bassin 6, c@ qui permet également un recyclage de l'ea@. Les fragments d'amande 3 ainsi recueillis sur la grille 9 sont alors soum@ immédiatement à l'opération n 2 de division en particules au poste F, laquelle est suivie dans un délai aussi court Go A la sortie du poste G de séchage, on recueille en H du coprah it l'état divise pret à être pressé en huilerie sans autre préparation pour procurer une huile dont le titre en acidité est quasi-nul. L'opération de division au poste F peut être réalisée par tout moyen connu, notamment par mouture, râpage, rabotage, déchiquetage, etc... L'opération de séchage au poste G peut être effectuée par séchage en étuve au sein d'un courant de gaz chauds dgune matière également connue en soi. L'opération préalable de débourrage au poste A n'est pas nécessaire pour parvenir au résultat visé par l'invention et l'on peut, en fonction des besoins commencer immédiatement par l'opération de concassage, lsopération de tri-séparation permettant ensuite de regrouper d'un coté les fragments d'amande et de l'autre des fragments de coque 2 et de bourre 1. En pratique cependant, cette opération de débourrage est généralement pratiquée car elle facilite le tri de l'amande puisqu'elle n'est alors mêlée qu'à la coque dure. De plus, elle favorise la séparation de l'amande lorsque l'opération de séparation comporte le procédé de concassage précité0 En option, ont été figurées sur le dessin, après l'opération de débourrage, lorsque celle-ci est effectuée, une coupure en deux moitiés au poste B, permettant 11 inspection et le contrtle visuel, une opération de traitement préalable de désolidarisation par effet thermique et/ou mécanique au poste C facilitant le décollement de l'amande fratche et de la coque. Comme indiqué précédemment, il peut s'agir d'un traitement par jet de vapeur de courte durée.Un effet de séparation entre la coque et amande peut aussi autre procuré par lXapplication d'une surpression obtenue par vapeur d'eau, pression hydraulique et/ou pneumatique. En variante ou en combinaison avec le cycle qui vient d'être décrit, on a indique @@ dépell@cul@@@ au @@@te @ de fragments d'amande 3, ceux-ci étant supposés pris parmi les amandes de meilleure qualité après une opération de tri (non schématisée) des fragments d'amande 3 sortant de l'hydrocyclone 5. Ce traitement de dépelliculage qui retire des fragments d'amande 3 la pellicule brune 4 intermédiaire entre l'amande 3 et la coque 2 peut être notamment réalisé par pelage. A la sortie du poste I de dépelliculage, les pellicules 4 à l'état divisé éventuellement mélangées à quelques particules d'amande blanches peuvent être renvoyées à 11 étuve de séchage au poste G qui donne le coprah et dont les tourteaux résidus du pressage en huilerie pourront servir ìl l'alimentation animale. De même, les fragments d'amande refusés par la machine à dépelli culer sont @ r@nvoyés au poste F de division de amande en particu- Tes. Par contre, les fragments amande 3 bien nettoyés et blanchis par dépeiliculage sont envoyés vers des postes de préparation d'aliments pour l'homme comme par exemple le coco râpé. Le cycle de traitement des noix de coco qui vient d'être décrit est remarquable, non seulement par le fait qu'il permet d'obtenir économiquement des produits de qualité exceptionnelle, mais encore par sa capacité de modifier en fonction des besoins du arché, la répartition de la production des différents produits extraits de la noix de coco R E V E N D I C A T I O N S 1. Procédé de traitement industriel des noix de coco, caractérisé en ce que successivement : - on sépare à l'état non séché l'amande de la coque, - on divise sans tarder l'amande en particules, - on procède ensuite au séchage rapide de l'amande à l'état divisé pour 1 t obtention de coprah en particules 2 Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la séparation de l'amande et de la coque est réalisée par un moyen mécanique. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que le moyen mécanique est une opération de concassage divisant coque et amande en fragments d'une surface de plusieurs cm2. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'opération de concassage est suivie par une opération de tri-séparation par hydrocyclone des fragments d'amande et de coque 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que 11 opération de séchage rapide de amande à l'état divisé est réalisée au sein d'un courant de gaz chauds. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendica- tions précédentes, caractérisé en ce que l'opération de division de 11 amande en particules est effectuée partiellement seulement sur une partie de l'amande, 11 autre partie de l'amande étant blanchie par dépelliculage et recueillie pour une autre utilisation 7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que ladite amande dépelliculée subit un traitement conduisant à l'obtention de coco ripé. 8. Procédé selon la revendication 6 ou la revendication 7, caractérisé en ce pue les peilicules mélangées éventuellement à des particules d'amande sont recueillies lors de l'opération de dépelliculage et soumises ensuite à ladite opération de séchage rapide. 9. Procédé selon l'une des revendications 6, 7 ou 8, caractérisé en ce que après l'opération de séparation de l'aman- de et de la coque, on trie les fragments d'amande en fonction de leur qualité et que les amandes de meilleure qualité sont soumises à l'opération de dépelilculage, alor qlse les @mandes 3e oins bonne qualité sont soumises à une opération de division en parti- cules0