La présente invention concerne une bobine en matière plastique pour fil, notamment pour fil à coudre, qui est pourvue, de chaque côté, d'un moyen permettant d'arreter le fil après utilisation. Une bobine classique, en matière plastique, est constituée par un corps cylindrique pourvu, aux deux extrémités, de joues radiales. Il est prévu dans l'une de ce joues une fente dans laquelle on peut loger le fil après utilisation. Celui-ci est alors accroché, ce qui l'empeche de se dérouler du corps cylindrique. I1 est difficile, lors du moulage, de pratiquer une fente fine dans la joue de la bobine. Cette opération dite " d'entaillage " s'effectue donc juste après l'opération de bobinage, à l'aide d'un couteau. Les fentes ainsi obtenues présentent le gros inconvénient d'effilocher le fil. De nombreuses tentatives ont été faites d'aménagement des bobines pour leur faire comporter un système d'arrêt de fil, mais aucune des solutions adoptées n'a jusqu'à présent, donné des résultats vraiment satisfaisants, soit à raison des complications entrainées dans la fabricationsde la bobine, soit en raison des défectuosités présentées par le système adopté. La présente invention apporte au problème de la réalisation de l'arret du fil contenu sur la bobine une solution simple et efficace. L'invention consiste essentiellement à munir chaque extrémité de la bobine d'une coiffe, comportant un moyen tel que fente, d'accrochage du fil et montée de façon à pouvoir tourner sur le corps de la bobine et à coincer le fil entre elle et le corps de bobine, sous l'effet d'une rotation imprimée à la coiffe. Les divers caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description, qui va suivre, d'une de ses formes possibles de réalisation. I1 est bien précisé qu'il s'agit uniquement d'un exemple et que toutes autres formes, proportions et dispositions pourraient etre adoptées sans sortir du cadre de l'invention. Au cours de cette description, on se réfère au dessin ci-joint sur lequel La Figure 1 est une vue, partie extérieure, partie en coupe d'une bobine suivant l'invention. La Figure 2 est, à l'échelle plus réduite, une vue en bout du corps de bobine. La Figure 3 est, à meme échelle que la Figure 2, une vue en plan de la partie interne d'une coiffe. Les parties constitutives de la bobine, obtenues séparément par moulage d'une matière plastique sont le corps cylindrique a et les coiffes, ou couvercles, identiques b, montés sur les extrémités de ce corps. Ces coiffes sont, conformément à l'invention, montées de façon à pouvoir tourner sur le corps de bobine. Chaque coiffe présente, également conformément à l'invention, sur son bord externe une fente largement échancrée c débouchant, comme on le voit sur la Figure 3, dans une rainure d, de forme adéquate, que comporte le fond de la coiffe. Par construction, un léger jeu e est aménagé entre le bord inférieur d'une coiffe et le bord externe du corps de bobine. Pour arrêter le fil f, il suffit de l'introduire, par la fente c, dans la rainure d et, tout en maintenant le fil en légère tension, de faire tourner la coiffe choisie, d'une certaine quantité, dans le sens d'enroulement du fil sur la bobine. Grâce aux dispositions adoptées, suivant l'invention, le fil se trouvera coincé entre la coiffe et le corps de bobine, donc arrêté de façon particulièrement efficace, sans que ce coincement puisse l'endommager. Pour libérer le fil, il suffit d'exercer sur lui, une traction dans le sens inverse de la rotation imprimée à la coiffe pour l'arret du fil. Cette simple traction aura pour effet d'entrainer en rotation la coiffe dans le sens d'un dégagement du fil. Pour éviter de coincer une trop grande longueur de fil, qui entraînerait des difficultés pour son dégagement la rotation des coiffes b est limitée angulairement par un système de butées, consistant en deux saillies g, gl diamétralement opposées que comporte le corps de bobine et disposées sur l'arc de cercle décrit par une saillie h des coiffes lors de leur rotation. Dans l'exemple traité, le système limite la rotation de chaque coiffe à un angle inférieur à 180 . Avantageusement, le profil des saillies portés par le corps de bobine et dont sont munies les coiffes est choisi, de telle sorte que ( voir Figure 1 ) si, lors de l'assemblage des coiffes sur le corps de bobine, l'une des saillies du corps de bobine se trouve juste en face de celle de la coiffe correspondante, l'une puisse glisser sur l'autre sous la pression d'assemblage et, par mise en rotation de la coiffe, permette leur désengagement. Dans l'exemple traité, les coiffes sont fixées sur le corps de bobine par encliquetage. A cet effet, le corps de bobine est muni, au voisinage de sa périphérie, d'une saillie annulaire i sur laquelle vient en prise une saillie annulaire j faisant suite à un chanfrein d'entrée jl que comportent les coiffes ( voir Figure 1 ), ce chanfrein d'entrée facilitant leur assemblage sur le corps de bobine. Après encliquetage, les coiffes viennent en butée sur le corps de bobine, en laissant entre elles et le corps le jeu dont il a été question plus haut. Comme on l'a décrit plus haut, chaque coiffe présente, sur son bord, une fente c. Cette fente est largement échancrée et de forme fuyante, évasée vers l'intérieur, de façon à faciliter l'entrée du fil sous la coiffe, en vue de son coincement pour réaliser son arret. L'échancrure d que comporte le fond des coiffes et dans laquelle débouche la fente c est, dans l'exemple traité, de forme trapézoidale, dans le but de bien loger le fil dans la fente, au moment de son enroulement. Pour éviter tout risque d'accrochage du fil dans la fente d'une coiffe lorsqu'il est dévidé, en position quelconque de la bobine, notamment lors d'une utilisation sur machine à coudre, par exemple, au dévidage à la dé peut roulée, on/donnerau diamètre extérieur des coiffes une dimension légèrement inférieure à celui du corps de bobine. Ainsi, les coiffes sont-elles effacées dans le gabarit général de la bobine. En outre, le profil des coiffes est, dans l'exemple traité, tronconique vers l'extérieur, cette forme fuyante augmentant encore l'efficacité des dispositions précédentes. Ainsi est réalisé, grâce à l'invention, à l'aide de dispositions et de moyersparticulièrement simples,économiquesà produire, un système d'arrêt du fil dans les bobines du genre considéré et en outre particulièrement facile à utiliser. Bien entendu, l'invention n'est en aucune façon limitée à la forme de réalisation décrite et réprésentée, mais peut donner lieu à de nombreuses variantes sans que, se faisant, on sort de son cadre. Ces variantes peuvent notamment interesser le système de montage des coiffes sur le corps de bobine, qui peut être différent de l'encli quetage, par exemple à baronnette; également le nombre et la forme des butées limitant le déplacement angulaire des coiffes, la forme de la fente d'accrochage du fil, celle de la rainure dans laquelle est logé le fil pendant son enroulement etc..... Quant au fil que porte la bobine, il peut etre de nature et de destinations quelconques. REVENDICATIONS 1) Bobine de fil sur le corps cylindrique de laquelle est enroulé le fil, caractérisée en ce que, en vue de permettre l'arrêtdu fil sur la bobine entre chaque utilisation, chaque extrémité du corps de bobine ou l'une d'entre elles estmunie d'une coiffe comportant un moyen,tel que fente, d'accrochage du fil et est montée de façon à pouvoir tourner sur le corps de la bobine età coincer le fil entre elle et le corps de bobine, sous l'effet d'une rotation imprimée à la coiffe. 2) Bobine de fil suivant la revendication 1, caractérisée en ce que chaque coiffe présente, sur son bord externe, une fente largement échancrée débouchant dans une rainure pratiquée dans le fond de la coiffe. 3) Bobine de fil suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'un léger jeu est ménagé entre le bord inférieur d'une coiffe et le bord externe du bord de bobine. 4) Bobine de fil suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par un système de butées, judicieusement réparties entre le corps de bobine et les coiffes, pour limiter angulairement à une valeur convenable la rotation des coiffes sur le corps de bobine. 5) Bobine de fil suivant la revendication4, caractérisée en ce que le système de butées consiste en deux saillies diamétralement opposées, prévues, sur le corps de bobine, sur la trajectoire suivie par une saillie, portée par chaque coiffe, lors de sa rotation sur le corps de la bobine. 6) Bobine suivant l'une quelconque des revendications 4 et 5, caractérisée en ce que les saillies formant butées, que comportent les coiffes et le corps de bobine sont d'une forme telle que si, au montage des différents éléments de la bobine, elles sont exactement superposées, elles peuvent glisser les unes sur les autres sous l'effet de la pression d'assemblage. 7) Bobine suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que les coiffes sontfixées sur le corps de bobine par encliquetage, grâce à la présence au voisinage de la périphérie des coiffes et du corps de bobine, de saillies annulaires venant en prise l'une sur l'autre. 8) Bobine suivant la revendication7, caractérisée en ce que la saillie annulaire dont est munie chaque coiffe fait suite à un chanfrein d'en- trée favorisant l'encliquetage . 9) Bobine suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la fente latérale d'introduction du fil, ménagée dans les coiffes, est de forme fuyante, évasée vers l'intérieur, de façon à faciliter l'entrée du fil sous la coiffe. 10) Bobine suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que l'échancrure pratiquée dans le fond d'une coiffe est de forme générale trapézoidale. 11) Bobine suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le diamètre extérieur des coiffes est légèrement inférieur à celui du corps de bobine. 12) Bobine suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le profil des coiffes est tronconique vers l'extérieur de la bobine.