L'invention concerne une machine à laver et skcherle linge, et notamment une telle machine présentant une sécurité accrue en période de séchage. Pendant la période de séchage, le moteur entraîne le tambour, contenant le linge, à petite vitesse. Une température élevée, contrôlée par un thermostat est maintenue par un élément chauffant situé en-dessous du tambour. Une électro-vanne de refroidissement fait circuler de l'eau froide sur une portion de la cuve afin de condenser la vapeur en provenance du linge. En cas de défaillance dans le fonctionnement du tambour ou du thermostat, ou en cas d'absence d'eau de circulation, on risque des dommages graves au linge situé dans le tambour, et à la machine si l'élément chauffant n'est pas rapidement isolé. L'objet de l'invention est une machine où l'élément chauffant est automatiquement isolé en cas de défaillance du moteur ou du thermostat ou en cas d'absence d'eau de circulation. Selon ltinvention, une machine à laver et sécher le linge comportant notamment un moteur entraînant un tambour tournant, lorsqu'vil est en position de séchage, dans un certain sens à l'intérieur d'une cuve, un élément chauffant situé contre la paroi de ladite cuve, une autre portion de ladite paroi étant refroidie par circulation d'eau et un thermostat contrôlant l'alimentation de 1' élément chauffant en fonction de la température de l'air à l'intérieur de la cuve est principalement caractérisée en ce que l'élément chauffant est situé sensiblement à la partie inférieure de ladite cuve, la portion refroidie de la cuve étant décalée par rapport à la portion contre laquelle est situé l'élément chauffant dans le sens de rotation du tambour en position de séchage, et en ce que le thermostat est situé sensiblement à la partie supérieure de la cuve. lorsque le tambour est animé d'un mouvement de rotation, l'air situé entre le tambour et la cuve est entraîné par le tambour. D'après la disposition des thermostats, élément chauffant, portion de paroi refroidie, l'air rencontre ces trois éléments dans l'ordre indiqué. Autrement dit l'air chaud qui vient frapper le thermostat est passé le long de la paroi refroidie de la cuve. Si, pour une raison quelconque, mécanique ou électrique, le tambour vient à s'arrêter, l'air n'est plus entraîné en rotation et remonte directement de la portion chauffée de la cuve vers la partie supérieure de la cuve et le thermostat sans passer le long de la portion refroidie de la paroi : le thermostat est donc soumis à un air plus chaud quand le tambour est arrêté que quand celui-ci est en marche. On voit que, eh cas d'arrêt du tambour, l'élément chauffant situé contre la paroi de la cuve est maintenu par le thermostat à une température inférieure à celle qu'il aurait si le tambour était en route. Les avaries au linge et à la machine sont donc évitées dans ce cas. Pour augmenter la sensibilité du dispositif et diminuer le plus possible la température de l'élément chauffant, on ménage autour du thermostat un cheminement pour l'air chaud provenant directement de l'élément chauffant, privilégié par rapport au cheminement suivi par l'air entrané par la rotation du tambour et qui passe le long de la portion refroidie de la paroi de la cuve. Selon une autre caractéristique de l'inventian, le thermostat est muni d'un déflecteur dirigeant sur ledit thermostat l'air chaud provenant directement de l'élément chauffant sans être passé le long de la portion refroidie de la cuve. Une autre cause d avarie est l'absence de circulation d'eau de refroidissement de la paroi de la cuve, le tambour étant maintenu en rotation normale. Dans ce cas en effet, l'air au niveau du thermostat étant toujours à la même température, le tambour (et le linge qu'il contient) est porté à une température plus élevée que celle qu'il avait quand la paroi de la cuve était refroidie. Selon une autre caractéristique de l'invention, une cuvette contenant une protection thermique est placée à la partie inférieure de la portion de paroi de la cuve refroidie par écoulement d'eau, ladite cuve étant remplie par l'eau de refroidissement, ladite protection thermique commandant l'alimentation de l'élément chauffant. On voit qu'avec ce dispositif, en cas d'arrêt de la circulation d'eau, la petite quantité d'eau restant dans la cuve s'échauffe et provoque la coupure de l'alimentation de 1'élément chauffant. L'arrêt de l'élément chauffant provoqué par l'arret de la circulation d'eau de refroidissement est également utilisé pour renforcer la sécurité en cas d'arrêt accidentel du moteur pour raison mé -canique ou électrique. En effet, selon une autre caractéristique de l'invention, la circulation d'eau de refroidissement est commandée par une électrovanne montée comme le moteur entraînant le tambour en aval de la protection thermique du moteur. L'arrêt du moteur se produit soit par blocage mécanique, ce qui entrai ne son isolement électrique par suite du fonctionnement de sa protection thermique soit par défaillance électrique entralanant également l'isolement électrique du moteur On voit qu'avec ce dispositif, l'électro-vanne d'alimentation d'eau de refroidissement n'est plus sous tension lorsque le moteur s'arrête. Or, on a vu plus haut que l'arrêt de l'eau de circulation provoquait arrêt de l'élément chauffant ; il y a donc une double sécurité d'arrêt de cet élément en cas d'arrêt du moteur : par fonctionnement du thermostat placé à la partie supérieure de la cuve d'une part, et d'autre part par ltarrêt de la circulation d'eau de refroidissement. Une autre cause de dégâts possibles réside dans la détérioration du fil capillaire reliant le bulbe du thermostat à son soufflet. Cette détérioration peut par exemple être entraînée par les dégâts provoqués à l'intérieur de la cuve par un coinçage mécanique du tambour. Selon encore une autre caractéristique de l'invention, le soufflet du thermostat est relié à deux contacts, l'un étant réglé pour s'ouvrir lorsque la température est supérieure à la température de séchage et l'autre étant règlé pour se fermer à une température supérieure à la température la plus basse à laquelle la machine est susceptible d'être utilisée. Le premier contact est réglé pour s'ouvrir quand la température tombe en-dessous de la température la plus basse à laquelle la machine peut-être appelée à fonctionner. Ce contact est destiné à s'ouvrir lorsque. la pression du fluide du thermostat tombe par suite de fuite. D'autres caractéristiques apparaltront au cours de la description d'une réalisation préférée de l'invention donnée ci-après avec les figures qui représentent - la figure l, une coupe schématique d'une machine selon l'invention, selon un plan vertical perpendiculaire à l'axe de rotation du tambour - la figure 2, une vue en perspective du déflecteur entourant le bulbe du thermostat : et - la figure 3, un schéma des circuits électriques. La machine représentée est une machine à tambour à axe horizontal. On voit sur la figure 1, en l la cuve, en 2 le tambour et en 3 l'élé- ment chauffant légèrement décalé sur la gauche par rapport à l'axe de symétrie vertical. A la partie supérieure de la cuve 1, le bulbe du thermostat 4 est protégé par un déflecteur 5. La portion refroidie 6 de la paroi de la cuve est décalée du côté opposé à l'élément chauffant 3. Le refroidissement s'effectue par écoulement de l'eau arrivant par une électro-vanne 7. Un dispositif de protection thermique 8, contrôlant l'alimentation de l'élément chauffant 3, est si- tuée dans le fond d'une cuvette 9 située à côté de l'orifice de vidange 101 de manière qu'en cas d'arrêt d'alimentation de l'eau provoquée par exemple par la fermeture de 1'électro-vanne 7, il reste toujours un peu d'eau dans la cuvette 9 contenant la protection thermique 8. La fléche ll indique le sens de rotation du tambour pendant la phase séchage. On remarque que le sens de rotation est tel qu'un point du tambour défile dans l'ordre devant le thermostat 4, 1'élément chauffant 3 et la portion 6 de la paroi de la cuve refroidie. On voit sur la figure 2, le déflecteur 5 qui entoure le bulbe du thermostat 4. La partie de ce déflecteur situé à contre-sens du sens de rotation ll du tambour comporte un certain nombre d'ouies 22 tandis qu'à la partie opposée, le déflecteur a une forme adaptée pour diriger vers le bulbe du thermostat 4, l'air qui viendrait dans un sens opposé à la rotation 11 du tambour 2. Le schéma du circuit électrique est illustré dans la figure 3. L'élément chauffant 3 est alimenté par l'intermédiaire de deux contacts 19 et 20 du thermostat 4, de la protection thermique 8 et du contact 12 du programmateur 21. Le moteur électrique comporte un enroulement petite vitesse (séchage) 16 et un enroulement grande vitesse 17, tous deux alimentés respectivement par les contacts 13 et 14. L'électro-vanne 7 est montée en série avec l'enroulement grande vitesse 17 et le contact 15. Le fonctionnement de cette machine à laver selon l'invention est le suivant En position "séchage" du programmateur 21, les contacts 12, 13 et 15 sont fermés alors que le contact 14 est ouvert. Le moteur est en route sur petite vitesse, l1électro-vanne 7 est excitée en étant placée en série avec l'enroulement grande vitesse du moteur. Cette dernière disposition a pour avantage de lier le fonctionnement de 1'électro-vanne à celui du moteur plus étroitement que si cette électro-vanne était montée simplement en parallèle avec le moteur. La résistance de l'électro-vanne étant de beaucoup supérieure à celle de l'enroulement, le fait pour ce dernier d'être alimenté en série avec 1'électro-vanne, ne modifie en rien le fonctionnement du moteur.Par contre en montant la connexion à la sortie de l'enroulement, on simplifie le montage, puisque les connexions entre la protection thermique 18 et les enroulements 16 et 17 sont intérieures et inacessibles sans modification du moteur, alors que les sorties de ces enroulements côté contacts 13 et 14 sont directement accessibles La température de séchage est maintenue constante par action du contact 19 du thermostat 4 sur l'alimentation de l'élément chauffant 3. Le tambour tourne dans le sens indiqué par la flèche Il (sens direct) entrainant dans le même sens l'air compris entre cuve et tambour. L'air passe donc successivement sur l'élément chauffant 3 qui élève sa température sur la portion de cuve 6 refroidie par une nappe d'eau alimentée par l'électro-vanne 7, et sur le bulbe du thermostat 4 en traversant les ouies 22 du déflecteur 5 puis de nouveau sur l'élément chauffant 3 et ainsi de suite. le thermostat 4 est dans une ambiance peu élevée en température. Lorsque pour une raison quelconque le tambour s'arrête, l'air chauffé par l'élément 3 remonte par convection dans le sens indiqué par la flèche 23, atteint le déflecteur 5 dont la forme dirige le courant d'air sur le bulbe du thermostat 4. De l'air plus froid descend de l'autre conté entre cuve et tambour, se réchauffe au contact de l'élément 3 et atteint le bulbe du thermostat 4. Ce courant d'air chaud provoque l'action du thermostat dont le contact 19 s'ouvre et coupe l'alimentation de l'élément 3. On voit que le résultat est obtenu par une inversion du sens de circulation de l'air chaud provoquée par la combinaison du décalage angulaire des positions de l'élément chauffant 3 et de la portion refroidie 6 de la cuve par rapport au sens de rotation du tambour, avec l'entrainement de l'air chaud par la rotation du tambour. En cas d'arrêt de la circulation d'eau de refroidissement, dû par exemple au fonctionnement de l'électro-vanne 7, la température de la protection thermique 8, placée dans la cuvette 9, s'élève et coupe l'alimentation des contacts 19 et 20 alimentant l'élément 3. Si le tambour est bloqué mécaniquement, le moteur fait déclencher la protection thermique 18 fermant ainsi l'électro-vanne 7, ce qui arrête la circulation de l'eau de refroidissemnt faisant jouer ainsi la protection thermique 8 et isolant l'élément 3. En cas de rupture du tube capillaire reliant le bulbe du thermostat 4 au soufflet, provoquée par exemple par les dégâts causés par un corps étranger venant coincer le tambour dans la cuve, la pression du fluide situé à l'intérieur du bulbe provoque l'ouverture du contact 20, ce dernier étant monté de manière à se fermer quand la pression du fluide du thermostat atteint une valeur correspondant à une température nettement inférieure à la température la plus basse prévue pour le fonctionnement de la machine par exemple zéro degré. REVENDICATIONS 1. Machine à laver et à sécher le linge comportant un moteur entraînant son tambour à linge, et sur une portion de la paroi intérieure de sa cuve, un élément chauffant, sur une autre portion de cette paroi intérieure de la cuve, une zone refroidie par l'eau, et dans l'espace entourant son tambour à linge un thermostat contrôlant l'alimentation de l'élément chauffant en fonction de la température de l'air à l'intérieur de la cuve, machine caractérisée en ce qu'elle comprend en premier lieu un tambour à linge, tournant, au cours d'un séchage, dans un sens unique, allant de cet élément chauffant vers cette zone, de cuve refroidie par l'eau, en deuxième lieu un thermostat fixe, dans l'espace entre cuve et tambour, en amont de l'élément chauffant par rapport au sens de rotation du tambour en cours de séchage, et en troisième lieu un déflecteur recouvrant ledit thermostat du côté de la zone de cuve refroidie par l'eau et s'ouvrant du côté de l'élément chauffant. 2. Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comprend dans la paroi de la cuve, à la partie inférieure de la portion de paroi de cuve refroidie par écoulement d'eau, une dépression ou cuvette recueillant de lleau de refroidissement, et contenant un dispositif de protection thermique commandant l'alimentation de l'élément chauffant. 3. Machine selon la revendication 1, dans laquelle le moteur entralnant le tambour est monté en série avec et en aval d'un dispositif de protection thermique, machine caractérisée en ce qu'elle comprend dans son circuit électrique, une électrovanne qui, assurant la commande de l'écoulement de l'eau dans la zone de cuve refroidie par eau, est montée en aval du dispositif de protection thermique. 4. Machine selon la revendication 3 comportant un moteur d'en tralnement ayant un enroulement grande vitesse et un enroulement - > ite vitesse, caractérisée en ce que ladite électrovanne est montée en série avec l'enroulement grande vitesse dudit moteur. 5 Machine selon la revendication 1, dans laquelle le thermostat contrôlant l'alimentation de l'éliment chauffant est constitué d'un bulbe relié à un soufflet par un tube capillaire, caractérisée en ce que ledit soufflet est relié à deux contacts, l'un étant réglé pour s'ouvrir lorsque la température est supérieure à la température de séchage, et l'autre étant-réglé pour se fermer à une température supérieure à la température la plus basse à laquelle la machine est susceptible d'entre utilisée