L'invention a pour objet un dispositif de séparation latérale pour stalles situées dans une étable, comportant un support tubulaire sensiblement vertical fixé au sol à la tête de la stalle et portant un élément de séparation qui s'avance vers la zone postérieure de de ladite stalle. I1 est d'usage, pour séparer les stalles voisines dans une étable ou écurie , d'utiliser des éléments de séparation constitués par une structure tubulaire. Cette structure peut comprendre un tube en U couché fixé aux supports verticaux fichés dans le sol de l'étable. Une telle disposition est connue d'après le brevet 1 996 196 des Etats-Unis d'Amérique. Toutefois, les agencements connus présentent divers inconvénients. Lorsque la structure tubulaire plonge jusqu'au voisinage du sol, les animaux subissent une gêne considérable lorsqu'ils se couchent et se lèvent, ainsi qu'un risque de blessures en heurtant les tubes. En outre, la bête ne peut, dans une stalle ainsi bordée, se reposer que dans la position ventrale, car elle ne pourrait prendre une position latérale sans subir une gêne intolérable et sans risquer de se blesser. Lorsque, par contre, la structure tubulaire n'atteint pas le voisinage du sol, les animaux peuvent disposer d'une plus grande liberté de mouvement, mais alors il n'est pas exclu qu'une bête apporte une gêne à sa voisine, sans préjudice du risque de blessures lorsqu'un animal déterminé use de sa plus grande liberté de mouvement. I,'expérience montre que les animaux dont la liberté de mouvement est restreinte par un animal voisin subit des lésions aux pis et des blessures aux côtes. L'invention a pour but de créer un agencement du type précité pour assurer la séparation latérale des stalles à bestiaux, permettant d'a s- surer aux animaux un maximum de liberté de mouvement sans apporter de gêne aux animaux voisins ni créer de risque de blessures. Pour résoudre ce problème, l'invention prévoit que ltélément de séparation soit installé à une hauteur minimale telle que son rebord inférieur se trouve toujours plus haut qu'un animal couché et que, dans la zone postérieure d'une stalle, l'élément de séparation et le sol de l'étable soient réunis par une ou plusieurs courroies souples dont la largeur est calculée pour recouvrir au moins deux cotes d'un animal, L'avantage essentiel résultant de l'invention réside dans la liberté de mouvement qu'elle donne à l'animal, principalement dans la zone du sol où il peut utiliser entièrement tout l'espace disponible ainsi créé, puisqu'il peut s'appuyer sur la courroie sans aucun risque de blessures. En outre, malgré la liberté de mouvement extraordinairement étendue conférée à chacune des betes, les stalles restent nettement séparées les unes des autres et l'ordre est maintenu dans l'étable ou l'écurie. Les diverse lésions et contusions dans la région côtière de l'animal, facilement provoquées par les éléments de séparation en structures tubulaires classiques, sont totalement exclues par l'agencement selon l'invention. Si l'on prévoit, de préférence, des courroies d'au moins 15 cm de largeur et d'environ 5mm d'épaisseur, on a l'assurance que la bête s'appuie contre ladite courroie par deux cotés au moins. Ainsi, elle peut s'appuyer fermement contre la courroie sans crainte de contusions ni de blessures. L'implantation la plus rationnelle des courroies est fonction de la taille et du poids de l'animal. L'invention présente par ailleurs l'avantage de permettre aux animaux, grâce à l'adaptabilité de la séparation latérale entre eux, d'adopter une position couchée latérale entièrement étendue, ce qui assure le maximum de détente musculaire. En outre, on peut prévoir de préférence que l'élément de séparation soit constitué par un fer en U couché en porte-à-faux qui s'allonge jusqu'à la zone postérieure de la stalle. On peut, de préférence, prévoir aussi que ledit élément de séparation présente des bras de support à tubulures fixés au support tubulaire , les deux branches du tube en U couché pouvant etre introduites amoviblement dans les bouts ouverts de-sdites tubulures. Selon ce développement avantageux de l'invention, on peut, en effet, introduire dans les tubulures, non seulement, par exemple, des tubes en U, mais encore soit un appareil de levage, soit un appareil de pansage à griffes ou d'autres instruments analogues qui se trouvent ainsi fixés d'une manière particulièrement simple. Enfin, on peut fixer aux supports tubulaires des bras de support permettant d'y monter soit un U de séparation en porte-à-faux, soit un arrêt de nuque à un niveau adapté à une certaine race ou aux animaux d'une taille définie. On obtient ainsi une propreté particulièrement soignée des surfaces de couchage. L'agencement selon l'invention présente au total l'avantage considérable de pouvoir tenir compte tout spécialement des données anatomiques des animaux, lesquels peuvent dès lors suivre, pour se coucher, se reposer et se lever, les mouvements qu'ils sont habitués à exécuter au ptturage. L'invention est décrite de façon plus détaillée à l'aide des exemples d'exécution, dépourvus de toute valeur limitative, décrits ci-après et illustrés aux dessins annexés. La figure 1 est une vue latérale schématique d'une stalle à bestiaux double selon l'invention. La figure 2 est une vue en perpective cavalière de l'ancrage d'une courroie selon l'invention dans le sol de l'étable. La figure 3 est une vue schématique latérale d'une stalle murale Le dispositif illustré à la figure 1 se compose d'un montant tubulaire 1 portant deux tubulures 2 et 3 destinées à recevoir les extrémités d'un tube en U couché amovible4, placé en porte-à-faux. La fixation du tube en U 4 aux tubulures 2 et 3 s'effectue à l'aide de vis 5. Pour plus de stabilité les tubulures sont réunies entre elles à l'aide d'un tube 6. La branche inférieure 4' du tube en U 4 est reliée au sol 7 de l'étable par une courroie 8 dont la boucle terminale 9 entoure une tige 24 faisant partie du dispositif d'ancrage 10, ainsi qu'on peut le voir plus nettement à la figure 2. La fixation de la courroie 8 à la branche inférieure 4' du tube en U s'effectue à l'aide de deux brides de serrage 11, serrées de part et d'autre de la courroie 8 rabattue en boucle à l'aide de vis ou boulons 12.Ces boulons ou vis 12 traversent de part en part la courroie et les brides. Bien entendu, la boucle peut précédemment être cousue. Dans ce dernier ca;, on passe la branche inférieure 4' du tube en U dans la boucle 9, puis on introduit ledit tube 4 dans les tubulu res 2 et 3. Pour éviter la déformation du montant tubulaire 1 sous l'action d'une bête exerçant un effort sur le tube 4, démultiplié par l'important effet de levier, ledit montant porte à sa base des protubérances 13 qui sont ancrées dans le sol. A titre d'illustration, la figure 1 comporte une ligne en traits mixtes indiquant le profil dorsal d'une bête couchée dans la stalle représentée. En d'autres termes, la ligne 40 marque le niveau maximal atteint par le corps d'un animal couché. Ce dernier, lorsqu'il est en position de repos, n'entre donc en contact qu'avec la courroie résiliente, contre laquelle il peut prendre appui, même fortement, sans craindre de contusions ni de blessures. La courroie peut d'ailleurs être réglée de manière à fléchir d'une façon préalablement déterminée lorsqu'elle supporte une forte poussée d'un animal. La fiv. 1 illustre un mode d'exécution de l'invention dans lequel deux stalles sont disposées face-à-face, tête contre tête. Ces deux stalles sont reliees, de préférence, ?ar des raccords tubulaires 34 introduits, en tant que tubes , dans les tubulures 2 et 3. Au milieu de l'intervalle entre les deux stalles, on disposera rationnellement des barrières de passage amovibles sous la forme de tubes transversaux 36. La fig.2 illustre en vue perspective l'ancrage d'une courroie 8 dans le sol 7 de l'étable, Le système d' ancrage, généralement noté 10, qu'illustre la fig. 2 se compose essentiellement d'une tige 24, sensiblement horizontale dans sa position de service et portant à ses deux bouts, fixées par soudage, deux semelles 22 et 23. Chacune de ces semelles 22, 23 présente deux perforations 26. La hauteur desdites semelles est approximativement comprise entre 5 mm et 10 mm, La boucle 9 de la courroie 8 est dimensionnée de telle manière que la tige 24 puisse y passer avec ses deux semelles soudées 22 et 23. Après une rotation d'environ 90 degrés, les deux semelles 22, 23 se trouvent à plat sur le sol, où elles sont fixées par deux vis ou tire-fonds ( non représentés).Un tel ancrage dans le sol a pour avan tages non seulement l'extrême simplicité de sa mise en place, mais encore et surtout de maintenir la courroie 8, même dans la zone de sa boucle inférieure 9, à une certaine distance du sol de l'étable, ce qui la garde au sec. Pour donner à ladite courroie une solidité suffisante associée à l'élasticité souhaitable, on la confectionne rationnellement en un polyester. De préférence, ladite courroie présente une épaisseur d'environ 5 mm pour une largeur de l'ordre de 150 mm. Dans tous les cas, la courroie doit avoir une largeur suffisante pour recouvrir au moins deux côtes d'une bête qui veut s'y appuyer. Tout matériau suffisamment résistant, élastique et inattaquable par le fumier est approprié pour la confection de la courroie. La fig. 3 montre, en vue schématique latérale, un agencement analogue à celui de la fig. 1, à la différence près qu'elle représente une stal le murale dans laquelle l'intervalle entre le support 1 et un mur 7' est enjambé par des raccords 34' qui s'introduisent dans les tubulures 2 et 3. Par ailleurs, la construction et le fonctionnement de la stalle illustrée à la fig. 3 correspondent à ceux de la moitié de l'engagement de la fig. 1, à droite au dessin. Au lieu du dispositif représenté aux figs. 1 et 3, l'agencement selon l'invention peut être monté de façon à réunir les raccords 34 et 34' respectivement aux tubulures 2 et 3 pour former des pièces monobloc, Dans ce cas, le tube d'écartement 6 peut être supprimé. Dans une stalle selon l'invention, les bêtes peuvent se coucher selon un mouvement naturel et se reposer comme elles en ont l'habitude au pâturage. REVENDICATIONS. 1") - Dispositif de séparation latérale de stalles installées dans une étable ou écurie, comportant essentiellement un support tubulaire sensiblement vertical, fixé au sol à la tête de chaque stalle et portant un élément de séparation qui s'avance au moins jusqu' à la zone postérieure de ladite stalle, caractérisé par la combinaison de caractéristiques consistant en premier lieu en ce que l'élément de séparation (4) est disposé à une hauteur telle que son bord inférieur se trouve plus haut qu'un animal couché (40), puis en ce qu'une courroie flexible (8) est disposée, dans la région postérieure de la stalle, entre l'élément de séparation (4) et le sol (7) de l'étable ou de l'écurie et enfin en ce que la largeur de ladite courroie-(8) est calculée de telle façon qu'elle recouvre au moins deux côtes d'un animal. 2)- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'élément séparateur (4) est un étrier couché, placé en porte-à-faux, qui s'étend jusqu'à la zone postérieure de la stalle. 3)- Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'étrier couché (4) est formé par un tube en U. 4) - Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'élément de séparation (4) comporte des bras de support pourvus de tubulures ( 2, 3) et fixés au montant tubulaire (1), les branches du tube en U couché pouvant être emmanchées amoviblement dans les bouts ouverts des tubulures (2,3). 5) - Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'un élément de séparation (4) au moins peut être introduit amoviblement dans les tubulures (2, 3), ledit élément s'étendant jusqu'à la zone antérieure de la stalle. 6) - Dispositif selon l'une quelconque des revendications là 5, caractérisé en ce que, lorsque deux stalles sont disposées face-à-face, la tête de 1' une en regard de celle de l'autre, les éléments de séparation (4) situés en regard sont reliés par un ou plusieurs raccords tubulaires (34). 7) - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que lorsqu'une stalle est limitée, du côté de la tête de l'animal, par un mur (7'), un raccord tubulaire (34') réunit les tubulures (2, 3) audit mur. 8) - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que la courroie présente une largeur d'au moins 15 cm. q9 - Dispositif selon la revendication 8, caractérisé en ce que la courroie est en une matière à base de polyester et qu'elle présente une épaisseur d'au moins 5 mm. 1O) - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que la courroie (8) se termine à ses deux extrémités par une boucle (9) servant à sa fixation, 11) - Dispositif selon la revendication 10, caractérisé en ce que la boucle 9) située au voisinage du sol (7) entoure une tige (24) qui fait saillie par ses deux bouts auxquels sont fixéés des semelles (22, 23) ancrées au sol (7) de l'étable ou écurie. 12) - Dispositif selon la revendication 11, caractérisé en ce que la tige(24 est réunie à ses deux extrémités par soudage aux semelles correspondantes (22, 23), ces dernières présentant des perforations (26) perpendiculaires à l'axe de la tige (24) pour permettre de les fixer par vissage au sol, ainsi que la tige (24) soudée sur lesdites semelles.