Pour des usages particuliers, certains papiers sont traltés soit dans la masse, soit en surface, lors de leur fabrication, pour augmenter leur résistance à l'étant humide, avec des produits tels que gelatines, condensats du type urées/formol et mélamines formol, cetènes dimères, etc... D'autres papiers, qui soslt enduits pour leur conférer certaines proprietaires nécessaires à leur trastsformation ont, par voie de conséquence, une certaine résistance à l'état humide. Au cours de leur production, et également de leur transformation, il se produit des dechets que l'on a intérêt à réutiliser. Ces déchets ont eux-mêmes une grande résistance qu'il faut vaincre pour pouvoir les remettre en suspension. C'est pourquoi, selon la technique connue, on est contraint de faire appel à des appareillages spéciaux très coûteux. Dans cet esprit, on peut citer deux méthodes principales a) selon la première méthode, on introduit les déchets (également appelés "cassds") dans un autoclave ou "lessiveur", construit en matériau résistant aux acides. On introduit egalement dans cet appareil de l'acide sulfurique ou du sulfate d'alumine en présence d'eau et de vapeur; la température de l'ensemble doit être de 90" à llO3C et a un pH qui varie de 4 à 5. b) selon la seconde méthode, on dirige les déchets vers un broyeur spécial, également construit pour resister aux acides. Les déchets sont véhicules dans un mélange d'eau chaude et d'acide. ta température de l'ensemble est de 80" à 95"C. La première méthode présente l'inconvénient de nécessiter un matériel coûteux et d'avoir un mauvais rendement du fait que le traitement doit durer pendant 4 a 5 heures. La deuxième méthode est plus rapide mais exige une grande énergie mécanique et une installation spécialement conçue pour ce genre de travail. Les deux méthodes présentent l'inconvénient de prévoir un traitement à température relativement élevée, ce qui entraine des dépenses d'énergie et des complications mécaniques, complications et dépenses qui s'ajoutent à celles résultant de la résistance aux acides que doivent posséder les appareils. Il est, en- outre, nécessaire denneutraliser la pâte ainsi récupérée pour la rendre apte à son utilisation dans la fabrication de papiers collés. De plus, tous ces procédés ont l'inconvénient de dégrader les fibres cellulosiques et de diminuer leur valeur. La présente invention remédie à tous ces inconvénients en permettant d'atteindre rapidement le résultat cherché au moyen d'appareils peu coûteux. La description ci-après permettra de bien comprendre l'invention. A partir d'une installation quelconque de mise en suspension de la pâte ou de déchets de papier, comme un pulpeur, on récupère les déchets ou "cassés". On mélange ces déchets à de l'eau additionnée d'un composé choisi soit dans la famille des composés et dérivés de l'acide sulfurique et de l'ammoniaque ainsi que de leurs amines et amides, soit dans la famille des composés et dérivés de l'acide sulfureux et de l'ammoniaque ainsi que de leurs amines. On choisit, par exemple, le composé ayant la formule générale 2 2 R SO NH2 dans lequel R est soit le radical OH soit un reste organique. On peut, ainsi, adopter le composé ayant la formule NH2 SO H Le mélange est fait de telle façon que la pâte ait une concentration comprise entre deux et quinze pour cent et de préférence entre quatre et dix pour cent, la concentration en acide doit être comprise entre 0,2 et 6% et de préférence entre 0,5 et 3% en poids par rapport aux fibres. Ce mélange est introduit dans une installation connue en soi et généralement appelée "hydrapulpeur". Elle doit comporter une cuve en acier inoxydable. L'opération du défibrage est conduite pendant vingt à quarante minutes seulement. Lorsque les déchets ont une résistance à l'état humide modérée, l'opération a lieu à froid", c'est-à-dire que l'eau est utilisée à sa température normale (qui peut être d'environ 20go). Mais si ces déchets sont anciens et ont une résistance très élevée, il est nécessaire de porter l'eau à une température qui est comprise entre 20 et 100 et souvent entre 60 et 90 Le procédé selon l'invention présente de nombreux avantages utilisation d'un matériel classique ("hydrapulpeur") dont la cuve est simplement inoxydable et non spéciale pour les acides très agressifs, rapidité, aucune consommation drénergie mécanique autre que celle d'un "hydra pulpeur" normal, température normale pour les déchets ordinaires, utilisation de la pâte sans qu'il soit nécessaire de la neutraliser, diminution de la quantité de sulfate d'alumine nécessaire pour le collage du papier. Le fait de devoir chauffer l'eau pour les déchets anciens est, certes, un inconvénient, mais tout à fait mineur par le fait que la température voulue peut être faible et que l'opération est rapide. Le résultat de l'invention provient essentiellement de l'usage d'un composé dont les effets sont surprenants, car jusqu'a ce jour, un tel composé n'a été utilisé qu'en petites quantités, à des fins due nettoyage et l'on n' avait jamais imaginé qutil puisse avoir une action sur les résines et autres produits conférant à la cellulose une résistance à l'humidité. Des compasés analogues à l'acide sulfamique, dérivés des acides sulfuriques et sulfureux, comportant une fonction amide et/ou amine ont aussi des effets dispersants qui ont été constatés lors de la mise au point de l'invention mais pour lesquels des études complémentaires sont encore nécessaires afin de déterminer tous les paramètres de leur mise en oeuvre. Grâce au procédé mis au point selon l'invention, on peut industriellement obtenir des pâtes procurant des papiers de bonne qualité, à partir de déchets récupérés, régénérés et réutilisés. L'invention n'est pas limitée au seul mode de réalisation décrit et représenté, mais en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1 - Procédé pour l'obtention de pâte à papier qui consiste d'abord à récupérer des déchets de papier ayant déjà subi un traitement de tout type connu en soi pour augmenter la résistance à l'humidité des fibres dudit papier, ensuite à mélanger ces déchets à de l'eau additionnée d'un composé choisi soit dans la famille des composés et dérivés de l'acide sulfurique et de l'ammoniaque ainsi que de leurs amines et amides, soit dans la famille des composés et dérivés de l'acide sulfureux et de l'ammoniaque ainsi que de leurs amines et, enfin, à introduire le mélange déchets-eau-composé dans une installation connue en soi de défibrage du papier ayant une cuve en matériau inoxydable. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la récupération des déchets et leur mélange à l'eau additionnée, se font simultanément et dans l'installation de défibrage-. 3 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le composé utilisé est de formule générale R so2 NH2 dans lequel R est soit le radical OH soit un reste organique. 4 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le mélange déchets-eau-acide a une concentration de pâte à traiter comprise entre 2 et 15%. 5 - Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que la concentration de la pâte est comprise entre 4 et 10%. 6 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'acide est introduit dans une proportion comprise entre 0,2 et 6% par rapport à la pâte sèche. 7 - Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que la proportion d'acide est comprise entre 0,5 et 3%. 8 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'eau du mélange déchets-eau-acide est portée à une température comprise entre 20 et 100 selon la résistance des déchets à traiter.