1. La présente invention concerne la préparation d'an- tigènes extraits de virus, en particulier des virus de la grippe, dans le but de préparer des vaccins permettant d'immuniser l'homne ou les animaux contre ces virus. Certains virus (Myxovirus, Paramyxovirus, Rhabdo- virus, Virus des Leucoses, etc.) sont enveloppés d'une membrane lipidique dans laquelle sont fixées des glyco- protéines qui constituent, par exemple dans le cas du virus de la grippe, les antigènes permettant la vaccina- tion contre ces virus. Ces antigènes glycoprotéiques sont sélectivement solubilisés par diverses solutions aqueuses de détergents, en particulier des détergents non ioniques, par exemple le Triton XlO0. On peut alors, par diverses méthodes tel- les que centrifugation, exclusion, etc. séparer ces anti- gènes solubilisés dans la solution de détergent, du reste de la particule virale dont les protéines ne présentent pas d'intérêt pour la préparation de vaccins. Il faut ensuite séparer les glycoprotéines du déter- gent en conservant les propriétés immunologiques et fonc- tionnelles qui permettent de les caractériser: par exemple activité enzymatique de la neuraminidase et hémaggluti- nante de l'hémagglutinine. Ces glycoprotéines doivent être dosables par immunodiffusion radiale et se révéler immu- nogènes. Pour séparer les glycoprotéines des détergents non - ioniques, on a déjà proposé divers procédés. C'est ainsi que Scheid et coll. (Virology 50, 640-652, 1972) ont précipité les glycoprotéines en solution aqueuse par addition de butanol. Ceci entraîne une dénaturation partielle des glycoprotéines. Holloway (Analytical Biochemistry 53, 304-308,1973) a proposé d'utiliser des billes de copolymère styrène-divynyl- benzène pour adsorber le détergent non-ionique, les gly- coprotéines restant en solution dans la phase aqueuse. Cette technique est d'une mise en oeuvre relativement complexe. 2. La Demanderesse a découvert que les antigènes glyco- protéiques viraux peuvent être séparés des détergents ncn- ioniques utilisés pour les détacher des virus à l'aide d'une séparation de phases entre une phase aqueuse et une phase constituée par un alcool supérieur insoluble dans l'eau. De manière surprenante, ce traitement n'altère pas les propriétés des glycoprotéines qui peuvent donc servir à la fabrication d'un vaccin spécifique par exemple contre la grippe. En conséquence, la présente invention a pour objet un procédé pour isoler les antigènes glycoprotéiques d'un virus par traitement du virus par une solution aqueuse d'un détergent non-ionique, séparation des particules vi- rales et élimination du détergent, caractérisé en ce que pour éliminer le détergent on effectue une séparation de phases entre une phase aqueuse et une phase constituée par un alcool supérieur insoluble dans l'eau et l'on récupère les antigènes glycoprotéiques dans la phase aqueuse. Le détergent non-ionique peut être tout détergent non-ionique utilisé pour détacher les antigènes glycopro- téiques de surface des virus. Le Triton XlO0 est classi- quement utilisé à cette fin. Il s'agit d'un octylphénoxy polyéthoxyéthanol provenant de la condensation de 9 à 10 molécules d'oxyde d'éthylène sur le p-octylphénol. On peut également utiliser le Triton N101 qui est un nonyl phénoxypolyéthoxyéthanol comprenant 9 à 10 groupes éthoxy. L'alcool supérieur insoluble dans l'eau peut être tout alcanol ayant au moins 7 atomes de carbone et de préférence 8 atomes de carbone. Il n'y a pas véritable- ment de limite supérieure si ce n'est pour des questions pratiques, les alcano2sen C12 et plus étant solides. Le choix de l'alcool supérieur insoluble dans l'eau est guidé par l'étude de son affinité pour le détergent uti- lisé. Par exemple, si on agite une solution de Triton X100 à 15 dans un tampon phosphate (contenant NaCi 8,85 g/l, 'a2HP0 12H20 1,30 g/l et NaH2PO 0,05 g/l), 3. avec un égal volume d e diver s alcools supé- rieurs, on constate, après lavage à l'éther de la phase aqueuse à +4 C et évaporation de l'éther, que les quan- tités résiduelles de Triton XlO0 dans le tampon mesurées par absorption à 276 nanometres sont les suivantes Triton X100 résiduel Extraction avec alcool décylique primaire 0,006 X P/V Extraction avec alcool nonylique primaire 0,005 X P/V Extraction avec alcool octylique primaire 0,002 X P/V L'alcool octylique primaire ou octanol-l s'avère donc préférable dans le cas du Triton X100. Il semble donc que l'affinité de l'alcool pour le détergentest plus grande lorsque les longueurs de chaTne hydrophobe de l'aleanol et du détergent non-ionique sont semblables. Quant à la phase aqueuse, elle peut être constituée par de l'eau ou une solution tampon, par exemple un tam- pon phosphate contenant du chlorure de sodium à la con- centration physiologique. En pratique, la séparation de phases utilisée dans la présente invention peut être effectuée sur la phase aqueuse obtenue après séparation des particules virales par addition de l'alcool supérieur et élimination de la phase alcoolique après séparation. Toutefois, dans le cas o l'on utilise du polyéthy- lène glycol pour séparer les particules virales, les gly- coprotéines passent, après addition de l'alcool supérieur, au sein de cet alcool. Il convient alors, après élimina- tion de la phase aqueuse initiale contenant la majorité du polyéthylène glycol, d'ajouter à la phase constituée par l'alcool supérieur une seconde phase aqueuse et d'éli- miner la phase alcoolique après séparation des phases. Pour éliminer les traces d'alcool supérieur de la phase aqueuse, on peut, dans l'un ou l'autre cas, ajouter 4. à la phase aqueuse de l'éther et séparer ultérieurement la phase aqueuse de l'éther. On décrira maintenant plus en détail le procédé selon la présente invention appliqué à l'isolement de l'hémagglutinine et de la neuraminidase à partir du virus de la grippe. Le virus de la grippe est cultivé dans l'oeuf de poule embryonné. Le liquide allantoïque contenant le virus est récolté. Le virus peut être concentré par diverses méthodes: adsorption, élution sur globules rouges de poule formulés et autoclavés, centrifugation, centrifu- gation en gradients de densité, précipitation par le poly- éthylène glycol, etc. On peut également employer diverses combinaisons de ces méthodes. L'inactivation du virus par exemple par la p-propio- lactone ou le formol peut intervenir à ces stades. La suspension virale concentrée est additionnée d'un détergent nonionique, par exemple le Triton X100, à une concentration convenable par exemple 2 % volume/volume. Le mélange est incubé à la température ordinaire le temps nécessaire à la solubilisation des glycoprotéines. Les corpuscules viraux sont ensuite séparés des anti- gènes glycoprotéiques par un moyen approprié par exemple centrifugation, centrifugation en gradients, "précipita- tion" ou plutôt exclusion.des particules virales par le polyéthylène glycol 6000, ce dernier procédé étant préféré pour sa commodité. Après élimination des particules virales, le mélange glycoprotéines-détergent est traité par un volume conve- nable (en général un égal volume) d'un alcool supérieur insoluble dans l'eau, par exemple l'octanol-l. Le mélange s'effectue à la température ordinaire (20WC au moins) par exemple dans une ampoule à décantation. Après mélange pendant un temps suffisant (cinq à dix mi- nutes par exemple) l'émulsion est abandonnée à la - 5. température ordinaire. On assiste à la séparation de deux phases: une phase inférieure aqueuse et une phase supé- rieure formée d'une émulsion résultant de la séparation de l'alcool insoluble. L e détergent non-ionique se trouve alors dans l'alcool insoluble dans l'eau. Pour les glycoprotéines, cela dépend de la composition de la phase aqueuse avant son mélange avec l'alcool insoluble. Cette situation des glycoprotéines dans le système de phases est en particulier influencé par la présence de polymères tels que le polyéthylène glycol 6000 (PEG 6000). On peut distinguer en pratique essentiellement deux cas: Premier cas: On n'utilise pas le PEG 6000 pour la séparation des particules virales après action du détergent. On a recours par exemple à la centrifugation. Dans ce cas, après élimination des corpuscules vi- raux, les glycoprotéines solubilisées se trouvent avec le détergent non-ionique (par exemple Triton X100) en solu- tion dans un tampon phosphate contenant du chlorure de sodium à la concentration physiologiques Dans ce cas, le détergent non-ionique est retenu dans l'émulsion de la phase supérieure (par exemple l'oc- tanol 1) et les glycoprotéines se retrouvent dans la phase aqueuse inférieure. Après une première décantation, on peut laver la phase alcool avec du tampon qui entraîne les gly- coprotéines, le détergent non-ionique restant lié à l'al- cool supérieur insoluble dans l'eau. Les phases aqueuses combinées peuvent ensuite être lavées à l'éther pour éliminer les traces d'alcool supé- rieur dans la phase aqueuse. Deuxième cas: Utilisation du polyéthylène glycol. Après incubation du virus avec le détergent non- ionique l'addition d'une quantité convenable de polyéthy- lène glycol 6000 (par exemple R ç") constitue un moyen très commode de séparer les corpuscules viraux des glyco- protéines solubilisées, 248377 9 6. Après incubation d'une heure à +4 C en présence de PEG 6000 (par exemple à 8 S P,/T), le mélange est centri- fugé trente minutes à +4J C à 2000 G. Si la séparation des corpuscules viraux a lieu à une concentration en PEG 6000 inférieure à 8 'i, on ajoute du 7EG 6000 pour atteindre cette concentration de 8 avant mélange avec l'alcool supérieur insoluble dans l'eau. Dans ces conditions, les glycoprotéines quittent la phase aqueuse et migrent dans la phase supérieure alcoo- lique qui présente comme précédemment l'aspect d'une émul- sion. On élimine alors la phase aqueuse inférieure et on lave la phase supérieure avec une solution tampon (par exemple le tampon phosphate cité plus haut). On procède par exemple à deux lavages successifs par des volumes de tampon égaux au volume de l'alcool su- périeur insoluble dans l'eau et, éventuellement, à un troisième lavage par un volume réduit de tampon. Comme dans le premier cas, les phases aqueuses réu- nies peuvent être lavées à l'éther pour éliminer les tra- ces d'alcool supérieur insoluble dans l'eau. La solution de gl!coprotéines ainsi obtenue con- tient encore du PEG 6000. L'élimination de ce polymère peut etre effectuée par ultrafiltration sous pression sur une membrane de porosité convenable qui permet le passage du PEG 6000 et retient les glycoprotéines. On peut aussi réduire considérablement la teneur en -EG 6000 par addition d'un sel convenable, par exemple le sulfate d'ammonium à raison de 25 grammes de sel ajoutés à l00.ml de solution de glycoprotéines à +4 C. Le PEG 6000 se sépare alors en une mince couche surnageante que l'on peut séparer par décantation. On élimine le sulfate d'ammonium par dialyse. On peut combiner ces méthodes: par exemple action d'un sel suivie d'une dialyse sur membrane convenable assurant la dialyse du sel et l'élimination du PEG 6000 résiduel. Finalement la solution de glycoprotéines obtenue dans l'un ou l'autre cas peut être stérilisée par fil- tration sur membrane. L'extraction des glycoprotéines selon l'invention permet une élimination très efficace du détergent non- ionique. Par exemple, dans le cas de l'emploi du Triton X100 (non déposé) à 2 'X pour la-solubilisation des glyco- protéines, et de l'octanol-l (alcool oc-tylique primaire) comme alcool supérieur insoluble dans l'eau, le Triton reste lié à l'octanol et, après lavage à l'éther de la - solution de glycoprotéines, on ne retrouve dans cette solution qu'une quantité de Triton X100 inférieure à 0,01 X poids/volume., Les solutions de glycoprotéines ainsi obtenues peu- vent être utilisées pour la préparation de vaccins par simple dilution avec une solution isotonique et notamment un tampon phosphate isotonique. La présente invention s'applique tout particulière- ment à la préparation de vaccin de la grippe(contie les virus de type A ou B). Les vaccins contre la grippe des- tinés à être administrés à l'homme peuvent être dosés de façon à oentenir de 7 à 20 /îg d'hémagglutinine. Les vaccins multivalents sont constitués d'un mé- lange de glycoprotéines extraites de souches différentes, dont la présence est requise dans le vaccin. Les glycoprotéines peuvent etre administrées en in- jection sous-cutanée ou intramusculaire telles quelles ou mélangées à un adjuvant immunitaire tel que l'hydroxyde d'aluminium ou le phosphate d'aluminium. L'invention est illustrée par les exemples suivants: 8. EXEMPLE 1 Le virus grippal B/Hong Kong/8/73 est cultivé dans la cavité allantoïque d'oeufs de poules embryonnés de ll jours. Après incubation de 48 heures à 35 C, les oeufs sont mis en chambre froide à +40C pendant une nuit. Le virus contenu dans le liquide allantoïque est concentré par adsorption-élution sur globules rouges de poule for- molés et autoclaves. Après élution, le virus est mis en suspension dans le tampon suivant: NaCl 0,85 grammes P04HNa212H20 1,30 grammes -PO4H2Na 0, 05 grammes Eau distillée QSP 1 litre le pH est 7,5 Puis, on ajoute-8 %i de polyéthylène glycol 6000 à +4 C. Après une heure, on centrifuge à 2000 G pendant 30 minutes à +4 C. Le culot est repris dans un volume de tampon égal au 1/lOème de celui de la suspension de départ et contenant 2 % de Triton X100. Après incubation de deux heures, à 25 C, on laisse le mélange toute la nuit à +4 C. Le lendemain, on ajoute au mélange 8 % de polyéthylène glycol 6000. Après une heure de séjour à +4 C, le mélange est cen- trifugé à 3000 G pendant 30 minutes à +4 C. Le surnageant est recueilli et, après réchauffement à 22 C, on mélange avec un égal volume d'octanol-l dans une ampoule à décanter, on agite pendant dix minutes puis on laisse les phases se séparer à 22 C pendant une heure. On élimine la phase aqueuse trouble et on la remplace dans l'ampoule par un égal volume de tampon phosphate ayant la composition indiquée ci-dessus et ne contenant pas de poly- éthylène glycol. On agite dix minutes et on laisse reposer une heure à 22 C. 9. On prélève la phase aqueuse, on la conserve et on renouvelle l'opération. On réunit les deux phases aqueu- ses, qui sont troubles, on les refroidit à +40C et on les mélange avec un égal volume d'éther froid. On mélange par retournement et agitation ménagée dans une ampoule à dé- cantation, on laisse se séparer les phases pendant la nuit à +4 C. Le lendemain, on sépare la phase aqueuse claire et on en élimine l'éther par évaporation sous vide. Le polyéthylène glycol est éliminé par ultrafiltra- tion. La recherche de la quantité de Triton X100 résiduelle dans la solution de glycoprotéines est effectuée en pré- cipitant les glycoprotéines par cinq volumes de méthanol. Après une nuit à la température ordinaire, on centrifuge trente minutes à 2000G. Après élimination du méthanol dans le surnageant par évaporation, on ajoute de l'eau distillée pour amener le résidu au volume initial de l'échantillon et on évalue la quantité de Triton X100 au spectrophotomètre à 276 nano- mètres par rapport à un témoin constitué par du tampon ayant subi le même traitement au méthanol, afin d'élimi- ner l'influence d'éventuelles impuretés du méthanol. Le produit obtenu selon l'invention ne contient que 0,007 Poids-Volume de Triton résiduel. Les glycoprotéines apparaissent pures par électro- phorèse en gel de polyacrylamide. L'examen en microscopie électronique montre des agrégats de glycoprotéines à l'exclusion de tout autre composant. On a détermiiné sur la solution obtenue le titre hémagglutinant, la quantité réelle d'hémagglutinine-anti- génique par immunodiffusion radiale, ainsi que l'acti- vité de la neuraminidase. >5 Cette activité enzymatique de la neuraminidase a été recherchée par la méthode de o,A D-iJ et collo 10. 1973, Bull. Org. Rond. Sante, Vol. 48, pp. 199-202, par la dilution de la préparation donnant une densité optique de 0,25 à 549 nm. Titres comparés pour des volumes équivalents de sus- pension virale d'origine et d'extrait glycoprotéiques: Suspension virale Solution de glycoprotéines Hémagglutination Immunodiffusion radiale Activité de la neuraminidase 4020 UI/ml /Mg A/ml 1/200 3592 UI/ml t g HA/ml 1/110 EEMPLE 2 On reprend le mode opératoire de l'exemple 1 en utilisant la souche de virus A/Texas/l/77. On obtient les résultats suivant: Triton résiduel: 0,O07 % P/V Suspension virale Solution de glycoprotéines Hémagglutination Immunodiffusion radiale Activité de la neumaminidase 4240 UI/ml If' g non recherchée 4788 UI/ml 27 fg 1/30 EXEMPLE 3 On reprend le mode opératoire de l'exemple 1 en uti- lisant comme virus la souche recombinante X71 antigénique- ment identique à A/Brazil/11/78. On obtient les résultats suivants: Triton résiduel: 0,005 5 P/V Hémagglutinine Suspension virale 10500 T;1/'ml Solution de glycoprotéines 2500 UI/ml E.klITE 4 Le virus grippal A/Victoria/75 est cultivé dans la cavité allantolque, récolté et eoncentré par adsorption- ill élution sur globules rouges de poules formolées et auto- clavées comme à l'exemple 1. Il est remis en suspension dans le même tampon et précipité par 8 X de PEG 6000, le précipité est récolté par centrifugation, remis dans un volume de tampon égal à 1/lOème de celui d'origine conte- nant 2 ', de Triton X 100. Après incubation de deux heures à 25 C, on laisse le mélange toute la nuit à +4 C. Le lendemain, les particules sont éliminées par filtration, ou par centrifugation du surnageant et traitées par un égal volume d'octanol-l, comme à l'exemple 1. Après décantation on recueille la phase aqueuse. On la remplace dans l'am- poule par un égal volume de tampon de même composition, on agite dix minutes et on laisse reposer une heure à 22 C. On réunit les deux phases aqueuses, on les refroi- dit à +4 C et on les traite par un égal volume d'éther froid, comme dans l'exemple 1. La phase aqueuse claire est enfin recueillie et l'éther est éliminé par évaporation sous vide. On obtient les résultats suivants: Avant Après traitement traitement Hémagglutinine 50f g/ml 17 g/ml Neuraminidase 1/60 1/48 Triton résiduel: 0,003 %. EXE PIE 5 On prépare un vaccin ayant la composition suivante: Mélange contenant 10 f g d'hémagglutinine obtenue à l'exemple 1. Tampon phosphate isotonique QSP 1 millilitre. 12. REVENDICATIONS 1. Procédé pour isoler les antigènes glycopro- téiques d'un virus par traitement du virus par une solu- tion aqueuse d'un détergent non-ionique, séparation des particules virales et élimination du détergent, caracté- risé en ce que pour éliminer le détergent on effectue une séparation de phases entre une phase aqueuse et une phase constituée par un alcool supérieur insoluble dans l'eau et l'on récupère les antigènes glycoprotéiques dans la phase aqueuse. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'alcool insoluble dans l'eau est un alcanol ayant au moins 8 atomes de carbone. 3. Procédé selon la revendication 1 ou la revendi- cation 2, caractérisé en ce que le détergent non-ionique est un octylphénoxypolyéthoxyéthanol provenant de la condensation de 9 à 10 molécules d'oxyde d'éthylène sur le p-octylphénol. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'alcool supérieur est l'octanol-l. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendica- tions précédentes, caractérisé en ce que la phase aqueuse utilisée pour la séparation de phases est celle obtenue après séparation des particules virales en l'absence de polyéthylène glycol. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendica- tions 1 à 4, caractérisé en ce que, dans le cas o l'on effectue la séparation des particules virales par le poly- éthylène glycol, on ajoute l'alcool supérieur à la phase aqueuse résultante contenant le polyéthylène glycol, les antigènes glycoprotéiques et le détergent non-ionique, après séparation des phases on élimine la phase aqueuse, on ajoute une seconde phase aqueuse à la phase constituée par l'alcool supérieur et après séparation des phases on récupère les antigènes glycoprotéiques.dans la seconde phase aqueuse. 13. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendica- tions 1 à 5, caractérisé en ce que les phases aqueuses séparées de l'alcool supérieur insoluble dans l'eau sont lavées à l'éther. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendica- tions 1 à 7, caractérisé en ce que la phase aqueuse est constituée par un tampon phosphate. 9. Procédé de préparation d'un vaccin, caractérisé en ce que l'on dilue les antigènes glycoprotéiques obte- nus par un procédé selon l'une quelconque des revendica- tions 1 à 7 avec une solution isotonique. 10. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que le virus traité est un virus grippal apparte- nant au type A ou au type B. 11. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que les antigènes glycoprotéiques sont dilués de manière à ce que le mélange contienne entre 7 micro- grammes et 20 microgrammes d'hémagglutinine de chaque souche de virus.