La présente invention concerne un dispositif pour le traitement de l'énurésie On sait que par énurésie on entend l'émission d'urine nocturne totale et parfaitement inconsciente chez des patients ayant un parfait contrôle diurne de leurs mictions . L'énurésie peut être primaire L'énurésie peut être que le patient a de tout temps urine au li; ou secondaire,c'est-à-dire qu'elle est apparue après une période plus ou moins longue de contrôle diurne absolu. On connaît déjà des dispositifs destinés à détecter l'émission d'urine . Par exemple dans le brevet français 2 057 567 et les brevets américains 3 460 123 et 3 678 928 , on a décrit des appareils de détection d'urine qui émettent un signal d'alarme a l'apparition de cette derniere et qui réveillent le patient et exigent de lui une action volontaire . De tels dispositifs ne sont que des avertisseurs et non point des appareils de traitement et d'éducation de réflexes. En revanche,le dispositif décrit dans le brevet britannique n0 680 688 a pour but de provoquer des réflexes par action de stimuli . Toutefois. l'action d'un tel dispositif n'est pas optimale , notamment a cause du fait que les impulsions émises sont toujours les mêmes , a part un réglage en intensité ,-De-plus la forme des.impulsions-émises n'est pas adéquate .La présente, invention remédie a cet inconvénient et concerne un dispositif de traitement de l'énurésie parti culierement efficace A cet effet , selon l'invention , le dispositif pour le traitement de l'énurésie comportant des électrodes de détection normalement isolées, mais disposées au voisinage de l'uretre et susceptibles d'être électriquement reliées par de l'urine ,des moyens de stimulation au contact du patient et un générateur électrique pour appliquer des stimuli- audit patient , par l'intermédiaire desdits moyens de stimulation , lorsque de l'urine relie électriquement lesdites électrodes de détection , est remarquable en ce qu'il comporte un dispositif de mise en forme des impulsions émises par ledit générateur , agissant de façon que lesdites impulsions ainsi mises en forme sont au moins approximativement ressemblantes aux impulsions du rythme cardiaque humain Ainsi , le dispositif selon l'invention engendre une impulsion de type humain ce qui provoque le réflexe de fermeture du sphincter végétatif pendant le sommeil .Une telle action au niveau du système végétatif est démontrée par le fait que , dans le cas où il n'y a pas réveil de l'enfant , on a constaté qu'il y avait quand même inhibition de la miction pendant une durée comprise entre trois et dix rinutes et que , par la suite , il apparaîssait une nouvelle contraction de la vessie,puis miction .Ceci tend a prouver que plusieurs mictions peuvent se succéder et que le temps de contraction du sphincter est limite .L'appareil selon l'invention a donc pour but de provoquer une contraction sphinctérienne d'abord artificielle ,créant le réflexe cortical commandant la miction de lten- fant éduqué et de l'adulte Il est intéressant de noter que l'augmentation de l'intensité des stimuli ne modifie pas le comportement sphinctérien du patient mais que ce picotement doit être suffisamment perçu au niveau des moyens d'application des stimuli pour amener le patient en état de sous-réveil pour qu'il prenne le contrôle de son sphincter et se réveille pour aller uriner De préférence ,l'impulsion émise par le dispositif de l'invention présente une pointe de tension d'une première polarité dont l'intensité peut être de plusieurs centaines de volts ( de 200 a 500 v ) et une pointe de polarité inverse a celle de la précédente mais d'intensité nettement inférieure ( par exemple voisine d'une centaine de volts) . La durée de la première pointe peut être de plusieurs dizaines de milli secondes ( par exemple de 50 a 100 milli secondes ) tandis que la durée de la seconde pointe de polarité opposée peut être égale a environ la moitié de la première De préférence,le générateur est du type oscillateur de relaxation à transistor unijonction dont la fréquence peut être réglée par une résistance variable .Un amplificateur de puissance peut être disposé en aval dudit oscillateur et le circuit de mise en forme est alors constitué par un dispositif semi-conducteur commandé par une constante de temps , ledit dispositif semi-conducteur contrôlant la conduction dudit amplificateur de puissance Les figures des dessins annexés feront bien comprendre comment l'invention peut être réalisée La figure 1 montre le schéma synoptique du dispositif selon l'invention La figure 2 montre le schéma électrique du dispositif de la figure 1 La figure 3 illustre la forme des impulsions obtenues par le dispositif de la figure 2 Le dispositif conforme à l'invention , montré sous forme synoptique sur la figure 1 , comporte un détecteur d'humidité 1 dont les deux bornes d'entrée 2 et 3 sont reliées à des électrodes disposées au voisinage de l'urètre , par exemple à l'intérieur d'un slip ou culotte aménagée de façon spéciale et connue. Ce détecteur d'humidité 1 commande un oscillateur 4 dont le signal de sortie est transmis à un amplificateur de puissance 5 . Les bornes7aet7bde cet amplificateur de puissance alimentent des électrodes , par exemple conformées en bague ou bracelet et appliquées au patient . Le signal de l'amplificateur de puissance 5 est de plus soumis à un dispositif de mise en forme 6 susceptible de commander la conduction dudit amplificateur de puissance 5 La figure 2 montre le schéma électrique du dispositif de la figure 1.Sur les figures 1 et 2 des éléments semblables portent des références identiques Le schéma de la figure 2 est alimenté par une tension continue , par exemple une pile , entre les bornes 8 et 9 reliées par un condensateur Cl .En parallèle sur le condensateur Cl est monté le trajet eolleeteurobase d'un transistor TI de type NPN , par l'intermédiaire d'une résistance R1 .Par ailleurs les bornes 2 et 3 , auxquelles sont reliées les électrodes de détection d'humidité , sont respectivement réunies au collecteur et à la base dudit transistor TI . L'émetteur de ce dernier est réuni à l'une des bases d'un transistor unijonction T2 dont l'autre base est réunie à la borne 9 par l'intermédiaire d'une résistance R2 . Entre la base du transistor unijonction T2 relié à l'émetteur de T1 et la borne 9 est montée une branche de circuit comprenant un potentiomètre PI et un condensateur C2 .L'émetteur du transistor T2 est relié au point commun au potentiomètre P1 et au condensateur C2 .La base du transistor unijonction T2 reliée à la résistance R2 est réunie à l'entrée d'un montage amplificateur dit de "Darlington" , par l'intermédiaire d'une résistance R3 . La sortie du montage de Darlington , qui comprend les deux transistors T4 et T5 , est reliée à un haut-parleur HP dont la puissance peut être réglée par un potentiomètre P2 Par ailleurs,le signal de sortie provenant de l'amplificateur de Darlington T4, T5 est transmis par l'intermédiaire d'un transformateur TR aux bornes de sor tie7aet7bpar l'intermediaire d'un potentiomètre P3 . De plus,la sortie de 11 amplificateur de Darlington T4,T5 est reliée à un dispositif de mise en forme de signal comprenant un transistor T3 de type NPN dont la base est reliée à ladite sortie par l'intermédiaire d'un condensateur C3 , le collecteur est relié à la base du transistor T4 et l'émetteur à la borne 8 par l'intermédiaire d'une résistance R4 . De plus la base du transistor T3 est réunie a la borne 8 par une résistance R5 .Enfin une diode D1 est montée en parallèle sur le haut-parleur HP et le potentiomètre P2 .Le transistor T1 présente un gain élevé , par exemple super eux à 800 , et la moindre polarisation positive de sa base le rend s-t-re,ce qui permet l'alimentation de l'oscillateur 4 à partir des bornes 8 et 9 Bien entendu une telle polarisation positive de la base du transistor T1 est obtenue lorsque de l'urine relie électriquement les bornes 2 et 3 Le transistor unijonction T2 est monté grâce àlarésistance R2,au potentiomètre P1 et au condensateur C2 en oscillateur de relaxation .Le réglage de la fréquence de cet oscillateur s'effectue par le réglage du potentiomètre P1 .Les impulsions apparaissant sur la base de sortie du transistor T2 sont amplifiées par l'amplificateur T4,T5 qui délivre une impulsion au secondaire du transformateur TR . Cette impulsion dont l'intensité est réglable par le potentiomatre P3 apparaît aux bornes7aet7b et par ailleurs alimente le haut parleur HP dont la puissance est réglée par le potentiomètre P2 . De plus le signal de sortie de l'amplificateur T4,T5 permet de rendre conducteur le transistor T3 avec un retard dû a la constante de temps RC occasionnée par la cellule C3 R5 . Au bout du retard du à cette constante de temps , le transistor T3 est complètement conducteur et bloque l'amplificateur T4,T5 .Ainsi l'on peut mettre en forme de façon recherchée l'impulsion de relaxation délivrée par l'oscillateur 4 La diode D1 court-circuite les impulsions induites dans le transformateur TR et protège le transistor T 5 Le dispositif de la figure 2 permet d'obtenir des impulsions dont la forme est représentée sur la figure 3 . La première alternance de cette impulsion peut avoir une intensité U1 de l'ordre de 300 à 500 Volts tandis que la seconde alternance peut avoir une amplitude U2 de l'ordre de la centaine de volts au maximum . La durée de la première alternance peut être comprise entre 50 et 100 milli secondes,tandis que la durée de la seconde est au maximum égale à 50 milli secondes . On voit que l'impulsion ainsi obtenue est semblable à celle que l'on peut observer dans un encéphalogramme humain Le dispositif selon l'invention s'est révélé particulièrement efficace dans le traitement de l'énurésie ; c'est ainsi que des essais cliniques effectués sur cent cas ont permis d'obtenir la guérison de 71 patients et une amélioration pour tous les autres sauf dans cinq cas où l'échec du traitement fut complet On peut supposer que dans le cas des échecs , la miction nocturne n'était pas due à une pure énurésie mais à une uropathie malformative ou acquise REVENDICATIONS 1 - Dispositif pour le traitement de l'énurésie , cùrnportant des électrodes de détection normalement isolées , mais disposées au voisinage de l'urètre et susceptibles d'être électriquement reliées par de 11 urine , des moyens de stimulation au contact du patient et un générateur électrique pour appliquer des stimuli au patient ,par l'intermédiaire des dits moyens de stimulation , lorsque de l'urine relie électriquement lesdites électrodes de détection ,caractérisé en ce qu'il comporte un dispositif de mise en forme des impulsions du générateur -de sorte que les impulsions émises à la sortie du dispositif présentent une forme voisine de celle des impulsions du rythme cardiaque humain 2 - Dispositif selon la revendication 1 dans lequel est prévu un amplificateur des impulsions du générateur , caractérisé en ce qu'il comporte un dispositif de mise en forme des impulsions branchées entre la sortie et l'entrée dudit amplificateur et comprenant au moins un élément semi-conducteur contrôlé et une constante de temps susceptibles de bloquer la conduction dudit amplificateur avec retard 3 - Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que -le générateur est du type comprenant un transistor unijonction 4 - Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'il comporte un détecteur d'urine comprenant un transistor dont le trajet collecteur-base est relié auxdites électrodes de détection et qui commande l'alimentation du générateur 5 - Dispositif selon la revendication 2 caractérisé en ce que ledit amplificateur est du type de Darlington 6 - Dispositif selon la revendication 3 caractérisé en ce que un potentiomètre permet de régler la fréquence du générateur 7 - Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'il comporte de plus des moyens d'alarme branchés à la sortie dudit amplificateur 8 - Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'il comporte un potentiomètre permettant de régler l'intensité des impulsions émises au moyen de sti#ulation