On sait qu'il peut être avantageux, notamment dans l'industrie automobile, d'assembler par collage deux pièces en un matériau quelconque, l'une des deux pièces comportant un logement dans lequel vient s'embêter un élément mâle de forme complémentaire prévu sur l'autre pièce. L'espace qui subsiste entre les deux pièces embottées, c'est-à-dire, entre la paroi du logement et celle de l'é- lément male correspondant, contient un adhésif liquide tel qu'une résine polymérisable qui, après durcissement, assure une liaison indémontable entre les deux pièces.Ce type de liaison peut être utilisé pour réunir deux pièces en matière plastique moulée mais, dans ce cas particulier notamment, il se pose le problème du positionnement des deux pièces l'une par rapport à l'autre pendant le durcissement de l'adhésif, compte-tenu, d'une part, des larges tolérances de fabrication existant sur les cotes des pièces à assembler et, d'autre part, de la largeur de l'espace existant entre ces deux pièces. La présente invention a pour but d'apporter des perfectionnements à ce type d'assemblage consistant à prévoir en relief sur la paroi du logement au moins une nervure de faible épaisseur servant à assurer le blocage provisoire des deux pièces à réunir pendant le durcissement de l'adhésif introduit dans l'espace existant entre le logement et l'élément mâle qui y est embout, la (ou les) nervure (s) précitée (s) étant susceptible (s) de présenter une faible résistance mécanique de façon que l'élément mâle puisse être introduit à force à l'intérieur de son logement par déformation de ces nervures, I'adhésif assurant à lui seul, après durcissement, la liaison mécanique entre les deux pièces assemblées. La présente invention a donc pour objet un procédé d'assemblage des deux pièces consistant à positionner un élément mâle de l'une des pièces dans un logement de forme complémentaire de l'autre pièce, ce logement contenant un adhésif, tel qu'une résine polymérisable, venant occuper l'espace qui subsiste entre la paroi du logement et celle de l'élément mâle, ce procédé étant caractérisé par le fait que sur au moins une des parois de l'une des pièces, dans la zone d'assemblage, on prévoit, en relief, au moins une nervure servant à positionner l'élément mâle à l'intérieur du logement correspondant pendant le durcissement de l'adhésif. Dans un mode préféré de mise en oeuvre, on prévoit au moins une nervure sur au moins une des parois du logement qui reçoit l'élé- ment mâle ; on introduit à force ltélément mâle dans son logement de forme complémentaire par déformation de la (ou des) nervure (s) de positionnement qui y sont prévues ; la (ou les) nervure (s) de positionnement est (ou sont) continue (s) et s'étende (nt) parallèlement à l'axe du logement sur sensiblement toute la profondeur dudit logement ; on prévoit, sur la partie de l'élément mâle qui est destinée à être introduite à l'intérieur du logement des stries, des découpes, des crevés ou des cambrages locaux ; le logement est de forme générale parallélépipédique et comporte en relief une nervure de positionnement sur chacune de ses faces latérales, chaque nervure étant sensiblement disposée dans le plan médian de l'une des faces latérales du logement ; dans le cas où le logement est de forme parallélépipédique, il est prévu sur chacune de ses deux petites faces latérales, une nervure de positionnement s'étendant sensiblement dans le plan médian de la petite face correspondante, et sur l'une des deux grandes faces latérales deux nervures de positionnement parallèles, espacées l'une de l'autre ; l'adhésif utilisé est une résine polymérisable à la température ambiante telle que des élastomères silicones ; les deux pièces à assembler sont en matière plastique moulée La présente invention a également pour objet une application du procédé ci-dessus défini pour la réalisation d'un essuieglace destiné notamment au balayage d'un pare-brise de véhicule automobile. La présente invention a donc pour objet, le produit industriel nouveau que constitue un essuie-glace comportant, d'une part, un bras d'entratnement et, d'autre part, une armature porteraclette articulée à l'extrémité dudit bras, la liaison entre le bras d'essuie-glace et l'armature étant assurée par un embout d'articulation comportant un logement à l'intérieur duquel s'embotte l'extrémité du bras d'essuie-glace, caractérisée par le fait que la liaison du bras d'essuie-glace avec embout d'articulation est obtenue- en mettant en oeuvre le procédé d'assemblage ci-dessus défini, dans lequel les parois du logement comportent au moins une nervure de positionnement;~' Dans un mode préféré de réalisation, l'embout d'articulation comporte, en premier lieu, un évidement réalisé sur toute sa largeur et débouchant à l'extérieur, cet évidement permettant le passage d'un arbre d'articulation porté par l'armature dans sa zone d'articulation, ledit évidement ayant un fond arrondi dont le rayon est sensiblement égal à celui de l'arbre d'articulation, en deuxième lieu, au moins une portée cylindrique disposée, par rapport à l'axe du fond arrondi précité, du côté de l'embout qui est opposé à ltouverture sur l'extérieur de l'évidement précité, ladite portée cylindrique ayant sensiblement pour axe, l'axe du fond arrondi de l'évidement précité, le rayon de la portée cylindrique étant sensiblement égal, au jeu près, à la distance existant entre l'axe de l'arbre d'articulation et la bordure sensiblement parallèle qui limite la zone d'articulation de l'armature d'essuie-glace, et éventuellement en troisième lieu, une languette élastiquement déformable disposée au voisinage de l'extrémité de la portée cylindrique de l'embout d'articulation, cette languette faisant saillie vers l'extérieur de la portée cylindrique de l'embout ; l'embout d'articulation est réalisé en matière plastique moulée et le bras d'essuie-glace est constitué d'un profilé à section sensiblement rectangulaire. Pour mieux faire comprendre ltobJet de la présente invention, on va en décrire maintenant, à titre d'exemples purement illustratifs et non limitatifs, plusieurs modes de réalisation représentés sur le dessin annexé. Sur ce dessin - la figure 1 représente schématiquement, en coupe, les deux pièces d'un assemblage selon l'invention, l'élément mâle étant représenté en vis à vis du logement dans lequel il doit être introduit ; - la figure 2 représente une coupe selon II-II de la figure 1, après introduction de l'élément mâle dans son logement ; - la figure 3 représente, selon une vue analogue à celle de la figure 2, une variante de réalisation de l'assemblage de deux pièces selon l'invention ; - la figure 4 représente, en élévation, une armature d'essuie-glace articulée à un bras d'essuie-glace au moyen d'un embout d'articulation, la liaison entre l'embout d'articulation et le bras d'essuie-glace étant obtenue en mettant en oeuvre le procédé d'assemblage selon l'invention ; ; - la figure 5 représente à une plus grande échelle, en coupe longitudinale selon la ligne moyenne de l'armature, la zone d'articulation de l'essuie-glace de la figure 4 ; - la figure 6 représente, en coupe longitudinaLe, l'embout de l'articulation de la figure 5 avant sa solidarisation avec le bras d'essuie-glace ; - la figure 7 représente une coupe selon VII-VII de la figure 6. En se référant aux figures 1 et 2 du dessin, on voit que l'on a désigné par 1 et 2 dans leur ensemble les deux pièces d'un assemblage selon l'inventionf La pièce 2 réalisée en métal comporte un élément mâle 3 de section droite rectangulaire destiné à être engagé à l'intérieur d'un logement de forme complémentaire 4, prévu sur la pièce 1. Ainsi qu'il est bien visible sur la figure 2, le logement 4 ménagé dans la pièce 1 comporte des nervures de positionnement 5. Ces nervures 5, au nombre de quatre, sont disposées sur chacune des quatres faces latérales du logement 5, chaque nervure étant sensiblement disposée dans le plan médian longitudinal desdites faces. Les nervures 5 s'étendent sensiblement sur toute la profondeur du logement 4. Les nervures 5 sont dimensionnées de façon que l'élément maie 3 de la pièce 2 soit engagé à force dans le logement 4 de la pièce 1 par déformation des nervures de positionnement 5. Pour assurer une liaison complète indémontable par collage des deux pièces 1 et 2, on engage à force, comme indiqué, ltélément maie 3 dans le logement 4 où l'on a introduit un adhésif liquide tel que par exemple un élastomère silicone vulcanisable à la température ambiante commercialisé sous la désignation de "SILMA'2E". Les quatre nervures de positionnement assurent le blocage provisoire de ltélé- ment maie 3 à l'intérieur de son logement 4 et maintiennent écartées l'une de l'autre la paroi latérale du logement 4 de celle de l'élé- ment maie 3. I1 convient de noter que les nervures de positionnement 5 n'exercent qu'une action de blocage momentanée, puisque c'est 11 adhésif qui, une fois durci, assure le maintien de l'élément mâle 3 dans. le logement 4 et une liaison mécanique complète entre les deux pièces 1 et 2. Pour améliorer l'accrochage de l'adhésif autour de l'élément mâle de la pièce 2, on peut prévoir sur ce dernier, de façon connue en soi, des stries, des découpes, des crevés, des cambrages locaux, ou des dispositions analogues. Sur la figure 3, on a représenté une variante de réalisation de l'assemblage selon l'invention. Dans ce cas, l'élément mâle 7 de section rectangulaire est engagé à l'intérieur d'un logement de forme complémentaire ménagé dans une autre pièce 8, ce logement présentant la particularité de comporter sur une seule grande face latérale, deux nervures de positionnement 9. Chacune des petites faces latérales du logement comporte également une nervure de positionnement 9 située dans le plan médian longitudinal desdites petites faces. Les deux nervures 9 prévues sur l'une des grandes races du logement sont parallèles et sensiblement disposées symétriquement de part et d'autre du plan médian longitudinal de cette grande face latérale.Une fois que l'élément mâle 7 a été introduit à force dans le logement de la pièce 8 où l'on a introduit l'adhésif liquide, il est maintenu momentanément en position à la fois par les quatre nervures 9 et par la grande face latérale du logement de la pièce 8 qui ne comporte pas de nervure, ainsi qu'il est sché- matisé sur la figure 3. L'adhésif liquide occupe l'espace/existant entre les trois faces latérales, qui comportent en relief les nervures 9, et les trois faces situées en vis à vis de ltélEment 7, et après durcissement de l'adhésif introduit, on obtient une liaison mécanique complète entre les deux pièces. Les figures 4 à 7 du dessin illustrent une application du procédé d'assemblage selon l'invention pour assurer la solidarisation d'un embout d'articulation avec l'extrémité d'un bras d'essuieglace pour véhicule aut mobile. Cet essuie-glace comporte une armature d'essuie-glace 10 portant une lame racleuse 11 par diaire de deux palonniers articules 12. Ces deux palonniers sont reliés entre eux par un élément principal d'armature 13, de section droite en forme de U. Dans la zone centrale de l'élément principal 13, est ménagée une zone d'articulation dans laquelle l'âme du U a été supprimée et les deux ailes latérales du U ont été élargies ; on a désigné par 14 les ailes qui bordent latéralement la zone d'articulation.Les deux ailes 14 sont reliées entre elles par un arbre d'articulation 15. L'armatured4essuiêglaeo 10 est entratnée sur un pare-brise de véhicule automobile grâce à un bras d'essuie-glace 16 constitué d'un profilé métallique de section droite rectangulaire. La liaison entre le bras 16 et l'armature 10 est effectuée par l'intermédiaire d'un embout d'articulation 17 en matière plastique moulée. L'embout d'articulation 17 comporte à ltune de ses extrémités un évidement 18 compris entre deux lèvres sensiblement parallèles 19 et 20 ; le fond de l'évidement 18 est arrondi, le rayon de l'arrondi étant égal à celui de l'arbre d'articulation 15. Du côté opposé à celui où débouche l'évidement î8 > 18, embout d'articu- lation 17 comporte une portée cylindrique 21 reliée à sa partie inférieure au prolongement de l'aile 20 et à sa partie supérieure au logement 22 de section rectangulaire de l'extrémité du bras 16 ; une languette élastique 23 est disposée à la partie inférieure et dans la zone médiane de la portée cylindrique 21, cette languette faisant saillie vers l'extérieur de ladite portée ; le rayon de la portée cylindrique 21 est sensiblement égal à la distance qui sépare l'axe de l'arbre d'articulation 15 et un rebord 24. Le logement 22, qui est ménagé dans l'embout d'articulation 17, comporte, ainsi qu'il est visible sur la figure 7, une nervure de positionnement 25 sur chacune de ses faces latérales. La grande face latérale du logement, qui est disposée du côté de la portée cylindrique 21, comporte deux nervures de positionnement 25 parallèles. Ces quatre nervures sont continues et s'étendent sensiblement sur toute la longueur du logement 22, parallèlement à l'axe dudit logement. L'embout d'articulation 17 est obtenu par moulage de matière plastique avec de larges tolérances de fabrication sur le dimensionnement du logement 22. La zone d'extrémité du bras d'essuie-glace, qui est destinée à tre engagée dans le logement 22 de l'embout d'articulation 17, est munie de stries 26. L'embout 17 est assemblé avec le bras 16 par enfoncement à force de l'extrémité du bras dans le logement 22 où l'on a introduit l'adhésif liquide, cet enfoncement s'effectuant par déformation des nervures de positionnement 25. Ces dernières assurent le blocage de l'extrémité du bras 16 dans le logement 22 pendant le durcissement à la température ambiante de l'adhdsif liquide. L'adhérence de l'adhésif sur l'extrémité du bras 16 est augmentée grâce à la pré. ence des stries 26. On peut également noter, que la résistance mécanique de cette liaison est améliorée- en raison de la présence de rétassures, les parois latérales du logement 22 étant localement légèrement courbes. Une fois que la liaison entre l'embout d'articulation 17 et le bras 16 est achevée, on introduit l'embout d'articulation entre les deux ailes latérales 14 et on enfonce l'arbre d'articulation 15 à l'intérieur de l'évidement 18, jusqu a ce que ledit axe se trouve en butée contre le fond arrondi. On fait subir ensuite à l'armature 10, une rotation par rapport au bras 16 ; la languette 23 vient- en appui contre ltame de l'armature et on tourne à force en jouant sur l'élasticité de la languette 23 de façon à encliqueter cette dernière derrière le rebord 24 de la zone d'articulation de l'armature. La languette 23 forme, après la mise en place de l'embout 17 dans l'armature 10, une butée limitant la course en rotation de l'embout par rapport à l'armature. il est bien entendu que les modes de réalisation ci-dessus décrits ne sont aucunement limitatifs et pourront donner lieu à toutes modifications désirables, sans sortir pour cela du cadre de l'invention. R E V E N D I G A T I O N S 1 - Procédé d'assemblage de deux pièces, ce procédé consistant à positionner un élément mâle de l'une des pièces dans un logement de forme complémentaire de l'autre pièce, ce logement contenant un adhésif, tel qu'une résine polymérisable, venant occuper 11 espace qui subsiste entre la paroi du logement et celle de l'élément mâle, caractérisé par le fait que sur au moins une des parois de l'une des pièces, dans la zone d'assemblage, on prévoit, en relief, au moins une nervure servant à positionner l'élément ma à l'intérieur du logement correspondant pendant le durcissement de l'adhésif. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'on prévoit au moins une nervure sur au moins une des parois du logement qui reçoit 11 élément mâle. 3 - Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait que l'on introduit à force l'élément mâle dans son logement de forme complémentaire par déformation de la (ou des) nervure (s) de positionnement qui y est (ou sont) prévue (s). 4 - Procédé selon la revendication 2, caractérisé par le fait que la (ou les) nervure (s) de positionneinent est (ou sont) continue (s) et s1 étend (ent) parallèlement sur sensiblement toute la profondeur dudit logement. 5 - Procédé selon la revendication 2, caractérisé par le fait que l'on prévoit sur la partie de l'élément mâle qui est des tinée- à titre introduite à l'intérieur du logement, des stries, des découpes, des crevés ou des cambrages locaux. 6 - Procédé selon la revendication 2, caractérisé par le fait que le logement est sensiblement parallélépipédique et comporte en relief une nervure de Fositionaement sur chacune de ses faces latérales, chacune desdites nervures étant sensiblement disposée dans le plan médian de l'une des faces latérales du logement. 7 - Procédé selon la revendication 2, caractérisé par le fait que le logement est de forme parallélépipédique et que l'on prévoit sur chacune de ses deux petites faces latérales, une nervure de positionnement sensiblement disposée dans le plan médian de la petite race correspondante, et sur l'une des deux grandes faces latérales, deux nervures de positionnement parallèles espacées l'une de l'autre. 8 - Essuie-glace comportant d'une part, un bras d'entraline- ment et d'autre part, une armature prote-raclette articulée à l'ex- trémité dudit bras, la liaison entre le bras d'essuie-glace et l'armature étant assurée par un embout d'articulation comportant un logement à l'intérieur duquel stembofte ltextrémité du bras avec avecl'embout d'articulation, est obtenue en mettant en oeuvre le procédé selon la revendication 2 prise seule ou en combinaison avec l'une des revendications 3 à 7. 9 - Essuie-glace selon la revendication 8, caractérisé par le fait que l'embout d'articulation comporte en premier lieu, un évidement réalisé sur toute sa largeur et débouchant à l'extérieur, cet évidement permettant le passage d'un arbre d'articulation porté par l'armature dans sa zone d'articulation, ledit évidement ayant un fond arrondi dont le rayon est sensiblement égal à celui de l'arbre d'articulation, en deuxième lieu, au moins une portée cylindrique disposée, par rapport à l'axe du fond arrondi précité, du ceté de l'embout qui est opposé à l'ouverture sur l'ex- térieur de l'évidement précité, ladite portée cylindrique ayant sensiblement pour axe, l'axe du fond arrondi de l'évidement précité, le rayon de la portée cylindrique étant sensiblement égal, au Jeu près, à la distance existant entre l'axe de l'arbre d'articulation et la bordure sensiblement parallèle qui limite la zone d'articulation de l'armature d'essuie-glace, et éventuellement en troisième lieu, une languette élastiquement déformable disposée au voisinage de l'extré- mité de la portée cylindrique de l'embout d'articulation, cette languette faisant saillie vers l'extérieur de ladite portée. 10 - Essuie-glace selon les revendications 8 et 9, caractérisé par le fait que l'embout d'articulation est réalisé en matière plastique moulée et que le bras d'essuie-glace est constitué d'un profilé à section sensiblement rectangulaire: