La présente invention a pour objet un dispositif de positionnement d'éléments de construction de forme parallèlépipèdique. De façon traditionnelle, les cloisons montées à l'intérieur d'un bâtiment, qu'il s'agisse de cloisons séparatrices ou de cloisons de doublage, sont réalisées à partir de briques de dimensions relativement réduites, puisqu'il faut en utiliser selon les cas entre entre 10 et 12 au m2. La liaison entre deux briques adjacentes est réalisée à partir de joints montes au plaire. La réalisation d'une cloison constitue donc une opération longue et délicate, marne pour un spécialiste. En outre, lesciisons ainsi obtenues ne présentent pas un aspect de surface permettant la pose immédiate d'un papier peint ou le passage d'une peinture. Il convient donc tout d'abord de déposer sur une cloison ainsi réalisée des enduits au plâtre afin d'obtenir une surface lisse. Néanmoins, une telle pratique nécessite, pour l'obtention d'un résultat satisfaisant, un temps de séchage relativement long, pouvant atteindre trois mois, avant la réalisation des opérations de finition. Afin de pallier ces inconvénients, il a été imaginé de réali- ser des cloisons à partir de panneaux ou de carreaux à base de plâtre fixés les uns aux autres par collage, les chants et les faces en bout de ces éléments pressentant des moyens d'assemblage par tenon et mortaise. Les principaux intérêts de ces éléments sont leur relative simplicité et leur temps de pose rapide. En outre, ils ne nécessitent avant les travaux de finition qu'une simple opération de ratissage, ce qui permet la réalisation rapide de ceux-ci. Néanmoins, ils possèdent un certain nombre d'inconvénients, par rapport aux cloisons traditionnelles, concernant notamment leur solidit8 et leur fiabilité. Le brevet français 76 08568 du 15 mars 1976, au nom de la Demanderesse, vise à pallier ces inconvénients en fournissant un élément de construction permettant la réalisation d'une cloison en un matériau traditionnel, tout en possèdant les mêmes facilites de montage et d'assemblage que les éléments préfabriqués à base de plâtre. Cet élément est constitué par un carreau en brique, dont les faces latérales de parement sont planes et en terre cuite, et dont les chants présentent chacun au moins une rainure longitudinale dans laquelle peut autre engagée à force une clavette, réalisée en un matériau souple, d'épaisseur supérieure à la profondeur de la rainure précitée. Les clavettes assurent un bon positionnement des éléments adjacents avant la prise du liant utilisé. Dans le brevet français précité, les chants des éléments étaient avantageusement rectifiés afin d'obtenir des tolérances de cotes de largeur et hauteur à plus ou moins deux dixièmesde millimètre Néanmoins, il a été constaté que les faces en contact des éléments adjacents laissaient peu de place au liant proprement dit, et que les opérations de rectification que subissaient les éléments n'étaient pas absolument indispensables dans tous les cas. En effet, la rectification des chants constitue une opération délicate, longue à réaliser, augmentant le coût du produit, dont l'importance n'est pas capitale si le montage n'est pas effectué dans des conditions parfaites, comme par exemple s'il est réalisé sur un 8o inégal. La présente invention fournit un dispositif de positionnement d'éléments adjacents, par exemple constitués par des carreaux en brique de grandes dimensions, dont les faces de-parement latéral sont planes et en terre cuite, et dont les chants ne sont pas nécessairement rectifiés. Ce dispositif comporte un certain nombre d'organes dont chacun possède deux joues parallèles, dont chacune est en appui sur les faces externes d'au moins deux éléments adjacents et maintient ceux-ci en alignement, les deux joues d'un même organe étant situées sur les faces opposées des éléments à assembler et reliées par une traverse passant dans la zone de jonction entre deux éléments. Avantageusement, la section de la traverse reliant les deux joues d'un même organe est de section faible vis-à-vis de la surface de ces joues, et elle est associée sensiblement au centre de chacune de celles-ci. Les organes de positionnement sont placés à cheval sur les éléments de la dernière rangée, notamment aux zones de jonction entre deux éléments adjacents d'une même rangée, et aux zones où s'établira la jonction entre deux éléments adjacents de la rangée supérieure. Il est procédé au dépit sur les chants de la rangée inférieure d'une couche d'un liant,tel qu'une colle. Afin que la quantité de liant soit suffisante, les chants des éléments à assembler présentent une gorge longitudinale, dont la largeur est relativement importante vis-à-vis de celle des éléments. L'appui des joues de chaque organe de positionnement sur les faces externes des éléments à assembler assure un bon alignement de ceux-ci. Avantageusement, chaque organe de positionnement est réalisé en matière synthétique. Selon une première forme d'exécution de l'invention, les joues de chaque organe sont solidaires de la traverse les reliant, leur écartement correspondant à l'épaisseur des éléments à assembler. Dans ce cas, après séchage du liant, les joues de chaque organe situées de part et d'autre de la cloison dans le cas d'une cloison séparatrice ou du côté visible de la cloison dans le cas d'une cloison de doublage sont détachées par cisaillement de la traverse qui, pour sa part, demeure dans la cloison. Selon une seconde forme d'exécution de l'invention, l'une des joues de chaque organe est solidaire de la traverse, tandis que l'autre joue est en forme de couronne et peut être engagée sur la traverse, qui présente un crantage, par l'extrémité libre de celle-ci. Dans ce cas, un même organe de positionnement peut convenir pour des cloisons d'épaisseur différente. Il suffit, après engagement de la rondelle sur la traverse crantée, de réaliser une traction sur la traverse a l'aide d'une pince ou d'un autre outil de tirage, pour provoquer l'application étroite des deux joues sur les faces externes des éléments à assembler, afin de réaliser l'alignement de ceux-ci. Après séchage du liant, il peut être procédé au retrait des joues, par cisaillement comme décrit plus haut. Il peut également être procédé au retrait de la joue constituée par une rondelle, puis au retrait de l'autre joue, -toujours solidaire de la traverse. Pour faciliter cette opération malgré la présence de liant, la traverse possède avantageusement une forme conique, sa plus grande section étant située du côté de la joue dont elle est solidaire. De toute façon, l'invention sera bien comprise a l'aide de la description qui suit en référence au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemples non limitatifs, plusieurs formes d'exécution de ce dispositif : Figure 1 est une vue en perspective d'un premier type d'élé ment équipé d'organes de positionnement Figure 2 est une vue en perspective d'une cloison en cours de montage, réalisée à partir d'un second type d'élément Figures 3 et 4 sont des tues en perspective de deux types d'organes de positionnement Figures 5 et 6 sont deux vues en coupe longitudinale de deux éléments, respectivement au cours de leur assemblage à l'aide d'organes de figure 3, et après assemblage, au cours du retrait d'un organe de positionnement Figures 7 et 8 sont deux vues en coupe transversale de deux éléments, respectivement au cours de leur assemblage à l'aide d'organes de figure 4, et après assemblage, au cours du retrait d'un organe de positionnement Figure 9 est une vue en coupe transversale d'une variante d'exécution de l'organe de figure 3. Le dispositif selon l'invention est, dans les formes d'exécution représentées au dessin, appliqué au positionnement d'éléments 2 constitués par des carreaux en brique dont les faces latérales 3 sont planes et en terre cuite et dont les chants présentent chacun une rainure 5 longitudinale, sur toute leur longueur, de largeur relativement importante en regard de leur épaisseur. L'élément 2, représenté à la figure 1, présente une rangée d'alvéoles 6 débouchant dans sa face en bout, tandis que les éléments représentés à la figure 2 présentent chacun deux rangées d'alvalea. Le dispositif de positionnement selon l'invention comporte un cortain-nombre d'organes 7 dont chacun comprend deux joues parallèles 8. Dans la forme d'exécution représtntée à la figure 3, l'organe 7a est réalisé en matière synthétique et comporte deux joues 8a identiques reliées par une traverse 9a dont elles sont solidaires en leur milieu. La section de la traverse 9a est rectangulaire, et très inférieure à la surface de chacune des joues 8a. Cet organe 7a est réalisé en une matière synthétique semi-souple, et l'écartement de ses joues 8a correspond sensiblement à ltépaisseur des éléments 2 à assembler. Comme montré à la figure 2, les éléments 7 sont positionnés sur la rangée inférieure des éléments de construction au niveau des joints 10 entre deux éléments d'une même rangée et également au niveau où seront situés les joints de deux éléments adjacents de la rangée supérieure, puisque les éléments de deux rangées consécutives sont décalés les uns relativement aux autres. Conne montré à la figure 5, la cavité délimitée par les rainures 5 est remplie d'un liant 12. Après que ce liant ait séché et assure donc par lui-même le maintien relatif des éléments 2, il est procédé au retrait des organes 7a qui n'ont plus aucun rôle à jouer. Leur suppression est réalise par cisaillement de la traverse 9a au niveau des joues accessibles, par exemple à l'aide d'un couteau à mastiquer 13. Une variante d'exécution de l'élément 7a est représentée à la figure 9. Selon celle-ci la traverse 9a présente une section en T dont les ailes assurent le positionnement de organe dans un joint horizontal et dont l'me assure son positionnement dans un joint vertical. La figure 4 représente un organe 7b comportant une joue 8b solidaire d'une traverse 9b qui présente un crantage 14, l'autre joue étant constituée par une rondelle 15 pouvant être engagée sur la trarerse 9b par l'extrémité libre de celle-ci. I1 est ainsi possible de faire varier l'écartement entre la joue fixe 8b et la rondelle 15, afin de l'adapter à l'épaisseur des éléments à assembler. Il est bien évident que le crantage 14 évite tout écartement accidentel de la joue 8b et de la rondelle 15. Après positionnement réalisé comme montré à la figure 7, et prise du liant, il peut être procédé, comme montré à la figure 8 à l'arrachage de la rondelle 15 puis au retrait simultané de la joue 8b et de la traverse 9b. Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas aux seules formes d'exécution de ce dispositif décrites ci-dessus à titre d'exemples ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes de réalisation. C'est ainsi que ltobjet même de l'invention ne serait pas modifié par des changements de forme des joues ou des traverses. - REVENDICATIONS 1. - Dispositif de positionnement d'éléments de construction de forme parallélépipèdique, caractérise en ce qu'il comporte un certain nombre d'organes dont chacun possède deux joues parallèles, dont chacune est en appui sur les faces externes d'au moins deux éléments adjacents et maintient ceux-ci en alignement, les deux joues d'un même organe étant situées sur les faces opposées des éléments à assembler et reliées par une traverse passant dans la zone de jonction entre deux él-éments. 2. - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la section de la traverse reliant les deux joues d'un même organe est de section faible vis-à-vis de la surface de ces joues, et elle est associée sensiblement au centre de chacune de cellesci. 3. - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que chaque organe de positionnement est réalisé en matière synthétique. 4. - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les joues de chaque organe sont solidaires de la traverse les reliant1 leur écartement correspondant à l'épaisseur des éléments à assembler. 5. - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'une des joues de chaque organe est solidaire de la traverse, tandis que l'autre joue est en forme de couronne et peut être engagée sur la traverse, qui présente un crantage, par l'extrémité libre de celle-ci. 6. - Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que la traverse a une forme conique, sa plus grande section étant située du côté de la joue dont elle est solidaire.