La présente invention a pour objet un procédé pour fabriquer des étiquettes imprimées adhésives, destinées à être collées sur des flacons de parfums ou de produits de beauté, ainsi que les étiquettes obtenues par la mise en oeuvre de ce procédé. I1 est connu de réaliser des étiquettes imprimées adhésives par collage de deux films dont l'un est imprimé recto et verso, et l'autre est revêtu au verso d'un adhésif approprié, le premier film étant en outre de préférence métallisé sous vide et rev8tu d'un vernis de surimpression dit "haut brillant", appliqué en der nière couleur afin d'assurer la brillance et la protection contre les agressions chimiques ou physiques ultérieures. On obtient ainsi un produit complexe, formé à partir de deux films de matériaux différents, déroulés sous tension à partir de deux rouleaux de stockage, l'un des films étant ensuite revêtu d'une colle appropriée sur son côté tourné vers l'autre film,après quoi les deux films sont assemblés par calandrage. A ce moment, la colle est prise. Puits on procède à l'échenillage, opération qui consiste à éliminer la grille de matériau autour des étiquettes formant une bande continue sur leur support, et on découpe les étiquettes ainsi obtenues. On constate que toutes les étiquettes complexes fabriquées dans ces conditions ont une tendance au roulage, c'est-à-dire à s'incurver et ce pour deux raisons - Disparité des matériaux constitutifs des deux films utilisés, ces matériaux différents pouvant en effet être sensibles ou non à l'humidité, et présenter des différences dans leurs coefficients de dilatation. - Lors du contre-collage des deux films, on ne peut éviter un écart de tension entre ceux-ci, en raison de l'impossibilité d'obtenir à partir des rouleaux de stockage, des tensions de déroulement rigoureusement égales pour les deux films. Cette diffé rence de tension provoque obligatoirement une tendance au roulage du côté du film le plus tendu. Si le film le plus tendu est le film imprimé, on obtient par conséquent des étiquettes ayant une tendance à s'incurver en présentant une concavité du côté imprimé, de sorte que de telles étiquettes tendent à se décoller d'un flacon rond, ovale ou plat, pour lequel une tendance inverse au roulage serait précisément souhaitable. Inversement, on comprend aisément que si le film le plus tendu est le film portant l'adhésif et que la différence des tensions est appréciable, on obtiendra des étiquettes présentant une convexité excessive du côté imprimé, ce qui est également nuisible à l'efficacité du collage sur le flacon. L'invention a pour but de remédier à ces inconvénients, afin de réaliser une étiquette du type ci-dessus, ne présentant pas d'écarts de tension entre les deux films et corrélativement une meilleure aptitude au collage sur un flacon. Conformément au procédé selon l'invention, les deux films sont constitués du même matériau et, le premier film étant imprimé, le second film étant revêtu à son recto d'une colle polymérisable mais non enccre polymérisée et pourvu d'un support sur son verso adhésif, on exécute, après assemblage de ces films par calandrage, une prédécoupe des deux films afin de découper les étiquettes à leur format définitif et de libérer les tensions internes des tronçons correspondants des deux films prédécoupés, puis on échenille la bande obtenue afin de séparer les étiquettes les unes des autres par des intervalles prédéterminés, on enroule autour d'un mandrin la bande continue d'étiquettes espacées sur leur bande-support, et on laisse la colle se polymériser entre les deux films embobinés sur le mandrin, après quoi on obtient des étiquettes dont les films sont collés l'un à l'autre sans tension et incurvés suivant des arcs fonction des rayons du bobinage. On comprend que le fait d'utiliser deux matériaux identiques pour les deux films élimine une source d'écarts de tension entre les deux films, et par conséquent une cause de la tendance néfaste au roulage observée avec les procédés de fabrication connue. En effet, les deux films ont alors la même sensibilité à l'humidité, et les mêmes coefficients de dilatation. D'autre part, le fait d'utiliser une colle à polymérisa tion différée et non encore polymérisée lors de son calandrage, associé à la prédécoupe des étiquettes avant polymérisation de la colle, libère les tensions internes des tronçons de films obtenus. Ces derniers, découpés au format de ltétiquette voulue, sont alors liés seulement par une adhérence poisseuse mais non bloqués, ils se libèrent l'un et l'autre de leurstensiorsinitiales,et fluent très légèrement l'un par rapport à l'autre pour finalement se positionner en l'absence de toute tension relative. A ce stade d'ailleurs, il est encore aisé de séparer manuellement les deux films pour contrôler le pouvoir adhérent de la colle non encore polymérisée. Enfin, le fait d'embobiner les bandes d'étiquettes obtenues après prédécoupe sur un mandrin où on les laisse séjourner pendant la polymérisation de la colle, confère aux étiquettes une certaine courbure qui dépend de leur emplacement sur la bande enroulée, et qui demeure lorsqu'on sépare les étiquettes de leur bande-support pour les coller sur les flacons. Si l'on a pris la précaution d'enrouler la bande d'étiquettes avec son coté imprimé tourné vers l'extérieur, on obtient des étiquettes présentant une légère concavité sur leur côté adhésif, ce qui favorise une parfaite adhérence de ltet-iquette sur un flacon circulaire ou ovale, ou meme plat. D'autres particularités et avantages de l'invention appa raieront au cours de la description qui va suivre. Au dessin annexé, donnée à titre d'exemple non limitatif, on a représenté une forme de réalisation du procédé selon l'invention. - la figure 1 est une vue schématique en élévation d'un dispositif adapté pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention. - La figure 2 est une vue en coupe à échelle très agrandie d'une étiquette placée sur son support, avant polymérisation de la colle. - La figure 3 est une vue schématique de dessus en plan avec arrachement, de plusieurs étiquettes sur leur bande-support ainsi que du film continu dont elles viennent d'etres séparées tar prédécoupe. - La figure 4 est une vue en perspective d'une étiquette obtenue après polymérisation de la colle sur le mandrin de stockage. - La figure 5 est une vue en perspective d'un flacon revêtu d'une étiquette obtenue conformément au procédé selon l'inven- tion. En se reportant à la figure 1, on voit, représenté de façon simplifiée, un dispositif agencé pour permettre la fabrication en continu d'étiquettes imprimées adhésives de très faible épaisseur, destinées à être collées sur des flacons, par exemple des flacons de parfums ou de produits de beauté. Ce dispositif comprend deux rouleaux 1, 10, sur lesquels sont stockés deux films minces 2, 3 respectivement et qui peuvent être déroulés par des moyens non représentés. Le dispositif comprend également deux cylindres horizontaux 4, 5 placés au-dessus d'un bac 6 contenant de la colle 7 à enduire sur l'un des films, en l'occur- rence le film 2, le rouleau 5 trempant partiellement dans la colle. En aval des rouleaux d'enduction 4, 5 sont placés une paire de cylindres 8, 9 agencés pour effectuer de façon connue en soi l'assemblage des deux films 2, 3 par calandrage. En aval des cylindres 8, 9, on trouve ensuite conformément à l'invention, un outil de prédécoupe constitué essentiellement de deux cylindres rotatifs 11, 12, capables de prédécouper les étiquettes sur leur bande-support sans découper cette dernière. Le dispositif comporte encore une paires de cylindres 13, 14, ayant pour fonction d'exécuter l'échenillage de façon connue en soi, comme indiqué précédemment. Enfin, le dispositif est pourvu d'un mandrin terminal 15 autour duquel la bande d'étiquettes 19 obtenue à l'issue de l'éehe- nillage et placée sur sa bande-support 16 est embobinée en vue d'y être stockée. On décrira maintenant de façon détaillée la mise en oeuvre d'un exemple de réalisation du procédé selon l'invention. Les deux films 2, 3, sont réalisés en un meme matériau, par exemple un polyester. Le premier constituant, à savoir le film 3, a une épais seur de 12 à 15 microns ou davantage, est métallisé sous vide, et imprimé recto et verso sur une machine d'héliogravure rctative, de façon connue. Un vernis de surimpression 22 dit "haut brillant" est appliqué au recto imprimé de ce film, afin d'assurer la brillance et la protection de celui-ci contre les agressions chimiques ou physiques ultérieures. Ce vernis à base de polyester nécessite pour sa polymérisation un parcours en séchoir à 80 degrés. A la sortie dudit séchoir (non représenté),le rouleau de détour doit être poli de fa çon à former un miroir chromé pour assurer un glaçage du vernis en fin de polymérisation,donnant à celui-ci l'aspect d'une photographie. Le deuxième film 2 est un polyester transparent adhésif, d'une épaisseur de 15 à 25 microns ou davantage, accompagné d'un ruban-support 16 siliconé.Après contre-collage sur le film 3,ce film 2 laissera voir l'impression verso du premier film 3, et rendra l'éti- quette terminée collable sur des flacons ou autres objets. Sur la même machine, le film 2 passe sous tous les éléments imprimant le premier film 3 pour rejoindre par exemple le cinquième, le sixième ou le septième élément en fonction du nombre de couleurs prévu pour le premier film 3. Par procédé héliogravure par cylindres tramés continus (cylindres 4 et 5), on dépose à la surface du second film 2, 1,5 grammes à 2,5 grammes d'une colle 7, celle-ci ayant ou non un solvant. Cette colle est à base de polyuréthane ou de polyester réticu lable, et doit avoir un pouvoir adhésif initial ("tack") de 250 g/ 15 mm au minimum pour permettre l'exécution de la suite du procédé selon l'invention. La colle précitée est du type à polymérisation différée, et est donc enduite à l'état non polymérisé sur le recto du film 2, la polymérisation pouvant nécessiter un délai de 24 à 48 heures environ. A ce stade du procédé, les deux films 2, 3 ont nécessairemont des tensions différentes, car le polyester adhésif constitutif du film 2 est fixé du coté de son adhésif 23, sur la bande-support siliconée 16, indispensable pour protéger l'adhésif du verso. Le deuxième film 2 passe ensuite dans un séchoir non représenté, pour éliminer le solvant de la colle. Dans le cas où l'on emploie une colle sans solvant, cette opération n'est pas nécessaire. On assemble ensuite par calandrage à l'aide des cylindres rotatifs 8 et 9, les films 2, 3, qui sont donc solidarisés de façon lâche par la colle non encore polymérisée, et forment un produit complexe imprimé constitué de deux films identiques, mais soumis à des tensions différentes. Du fait que la colle unissant les deux films 2, 3, n'est pas encore polymérisée, il est aisé de séparer manuellement à ce stade du procédé les deux films 2, 3, pour contrôler le pouvoir adhérent de la colle. Puis le produit complexe obtenu passe, en restant toujours sur la même machine, sous un outil de prédécoupe constitué par la paire de cylindres rotatifs 11, 12, qui prédécoupent les étiquettes les unes après les autres à leur format définitif, sans couper leur support siliconé. Cette opération est illustrée à la figure 3, sur laquelle on voit la bande-support siliconée 16, la bande 17 avant prédécoupe, et des étiquettes 18 prédécoupées. Cette prédécoupe a pour effet de fractionner la bande continue 17 en autant de tronçons correspondant chacun au format d'une étiquette 18, ce qui libère les tensions des deux films 2, 3 associés. Après la prédécoupe, les étiquettes 18 sont donc constituées par des fractions de surface des films 2, 3 non encore collés définitivement, du fait que la colle ntest pas polymérisée. Sur un format d'étiquettes telles que 18, variable bien entendu en fonction de la destination de celles-ci, les deux films constitutifs de l'étiquette, liés seulement par une matière poisseuse mais non bloqués relativement l'un à l'autre, se libèrent de leurs tensions initiales consécutivesà leur déroulement des cylindres 1, 2.Ils fluent alors très légèrement l'un par rapport à l'autre, pour se positionner correctement l'un vis-à-vis de l'autre, lorsque toute tension a disparu. On procède ensuite à l'échenillage entre les rouleaux 13 et 14, cette opération consistant comme indiqué ci-dessus à éliminer la grille de matériau. du pourtour des étiquettes, pour obtenir une bande continue d'étiquettes avec des espacements, et ce de façon connue en soi. La dernière étape du procédé selon l'invention consiste à enrouler la bande d'étiquettes espacées sur leur bande support 16, obtenue après l'échenillage, autour du mandrin 15 où la bande est stockée au moins pendant la durée nécessaire à l'accomplissement de la polymérisation de la colle. Le mandrin 15 tournant à vitesse convenable, on bobine donc la bande complexe 19 obtenue après échenillage autour du mandrin, qui a de préférence un diamètre élevé, par exemple 150 à 400 mm. Cet enroulement se fait avec les rectos imprimés des étiquettes tournés vers l'extérieur du bobinage, de sorte que les deux films constitutifs du produit complexe 19 continuent à fluer légèrement l'un par rapport à l'autre sans tension, et sont incurvés suivant des arcs fonction des rayons du bobinage. La polymérisation de la colle est achevée après 24 ou 48 heures, et les deux films 2, 3 sont alors effectivement solidement collés l'un à l'autre et ne peuvent plus fluer. Lorsqu'on sépare les étiquettes de leur support, on constate qu'elles présentent une légère courbure ou tendance au roulage avec une conca vité du côté revêtu d'adhésif, cette concavité améliorant très sensiblement l'efficacité du collage sur un flacon convexe ou plan. L'étiquette composite obtenue conformément au procédé cidessus présente donc un recto imprimé avec effet de chrome ou de dorure, et revêtu d'un vernis brillant protecteur, le verso du premier film étant métallisé et les indications imprimées sur ce verso pouvant être lues à travers le second film transparent adhésif, la paroi ainsi que le liquide contenu dans le flacon. De telles étiquettes peuvent être posées sur des machines automatiques dans des conditions optimales de vitesse et de qualité. Les étiquettes obtenues sont indéchirables, présentent une épaisseur très faible (30 à 40 microns) environ et ont un effet légèrement statique, qui facilitent leur pose par machine automatique sur des flacons tels que 21 (figure 5) ou autres objets. En raison des matériaux constitutifs utilisés pour les films, ces étiquettes sont pratiquement insensibles à tous les agents chimiques usuels utilisés en parfumerie ou en cosmétique, tels que shampooings etc... L'invention n'est pas limitée à la forme de réalisation décrite et peut comporter des variantes d'exécution. Ainsi, on peut utiliser des films en acétate de cellulose, et un outil alternatif à la place des cylindres rotatifs pour exécuter la prédécoupe après calandrage. REVENDICATIONS 1 -Procédé pour fabriquer des étiquettes imprimées adhésives, destinées à être collées sur des flacons, par exemple des flacons de parfums ou de produits de beauté, dans lequel on colle ensemble deux films déroulés sous tension à partir de rouleaux de stockage, l'un de ces films étant imprimé au recto et éventuellement au verso tandis que le second film est transparent et revêtu d'un adhésif, caractérisé en ce que les deux films sont constitués du même matériau, et en ce que, le premier film étant imprimé, le second film étant revêtu à son recto d'une colle polymérisable, mais non encore polymérisée, et pourvu d'un support sur son verso adhésif, on exécute,après assemblage de ces films par calandrage, une prédécoupe des deux films afin de découper les étiquettes à leur format définitif, et de libérer les tensions internes des tronçons correspondants des deux films prédécoupés, puis on échenille la bande obtenue afin de séparer les étiquettes les unes des autres par des intervalles prédéterminés, on enroule autour d'un mandrin la bande continue d'étiquettes espacées sur leur bande-support, et on laisse la colle se polymériser entre les deux films embobinés sur le mandrin, après quoi on obtient des étiquettes dont les films sont collés l'un à l'autre sans tension et incurvés suivant des arcs fonction des rayons du bobinage. 2 -Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les étiquettes prédécoupées sont enroulées sur le mandrin avec le recto du premier film à l'extérieur, de façon à donner à l'étiquette une tendance au roulage avec une concavité du côté revêtu d'adhésif, susceptible d'améliorer l'efficacité du collage sur un flacon convexe ou plan. 7 -Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les deux films sont par exemple en polyester ou en a-étate de cellulose, le premier film étant métallisé sous vide-, puis imprimé reeto-verso et revêtu d'un vernis de surimpression brillant. 4 -Procédé selon l'une des revendications 1 à 3, caracté- risé en ce que la colle d'assemblage des deux films est à base de polyuréthane ou de polyester réticulable, et présente un pouvoir adhésif minimum prédéterminé. 5 -A titre de produit industriel, une étiquette adhésive imprimée destinée notamment à des flacons de parfums ou de produits de beauté, obtenue conformément au procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4.