La présenta demande concerne un moyen d'irrigation des sols et son procédé de mise en oeuvre. Pour l'irrigation des cultures, on amène généralement l'eau soit en surface du sol, soit dans le sol. Pour ce faire, on emploie le plus souvent des dispositifs du type goutte-à-goutte, ou des tubes poreux ou perforés, permettant dtétablis un équilibre entre le trop et le trop peu d'humidité à ali menteur. Du point de vua économique, ces dispositifs sont coûteux et encom brants ; de plus, il y a des difficultés techniques pour assurer l'équilibra d'humidité lors de l'emploi de tubes du fait de la nécessité de filtrer liteau pour éviter le bouchage des installations.En effet, les sels minéraux contenus dans l'eau viennent boucher les trous ou Les pores en cas de marche de ces dispositifs par intermittence ; et il faut installer dans ce cas, près des orifices d'irrigation, un moyen évitant leur colmatage, tout ceci entrain des irrégularités de débit qu'il est difficile de régler, et un entretien fréquent. Avec ce type de dispositif, on a aussi une surconsommation de liquide liée au fait que les terrains à irriguer ou à hunidifier sont souvent pentus et que pour assurer une humidification constante-, l'eau ayant- tendance à saturer la zone la plus basse, des apports supplémentaires de liquide sont nécessaires pour assurer une bonne humidification des zones hautes. Par ailleurs, en cas d'installation en surface, il y a des fuites par évaporation et aussi des risques de colmatage des trous et des pores.Les inconvénients cidessus étant accentués dans les régions de fort ensoleillement et de terrains sablonneux. La présente demande propose un moyen simple pour l'irrigation des sols et son procédé de mise en oeuvre. Le moyen d'irrigation, objet de la présente demande, est caractérisé en ce qu'il est constitué par un produit absorbant contenu dans une enveloppe textile filtrante. Le produit absorbant utilisé est constitué de préférence par de la pulpe à base de matière poLymère, qui présente d'une façon- générale d'une part une densité- apparente~comprisse entre 0,01 et 0,5-, de. préférence entre 0,04 et 0,2, d'autre part une surface spécifique qui, déterminée suivant la méthode de-mesure des surfaces- spécifiques par adsorption gazeuse - méthode dite de Brunauer-Eiaet Teller (B.E.T.) - est comprise entre 2 et 12 eD g Cette pulpe absorbante est un produit amorphe obtenu par précipitation d'une matière po lynère-, à partir de sa solution dans un solvant, dans un bain contenant es sentiellament un non-solvant de la matière polymère miscible avec le solvant utilisé, la pulpe étant ensuite débarrassée du solvant et du non-solvant. Comme polymères convenant pour la préparation des produits selon l'inven- tion, on peut citer des composés cellulosiques comme l'acétate et le triacétate de cellulose, à l'exception des produits à base de cellulose native ou régénérée, les polymères synthétiques parmi lesquels on donne la préférence aux- polyamides et polyesters. Toutefois, l'invention n'est pas limitée à ces polymères et on peut envisager l'utilisation de polymères vinyliques, de polymères à base dlacrylonitrile et de polyoléfines. Pour la fabrication des pulpes, on a recours à plusieurs méthodes en soi connues. Selon une méthode, on coule sous agitation la solution de polymère dans un bain comprenant essentiellement un non-solvant de la matière polymère, la pulpe résultante étant séparée par filtration, puis essorée, lavée et séchée. On prépare également ces produits en continu par injection d'un courant de solution dans un courant de non-solvant. La pulpe résultante est reçue sur un tapis transporteur. Après égouttage, lavage, essorage et séchage, elle est grossièrement désagrégée. Les capacités d'absorption des pulpes sont grandes, en particulier vis-à-vis de l'eau ; c'est ainsi que des pulpes de polyamide et polyester absorbent jusqu'à 15 fois leur propre poids d'eau. L'enveloppe textile filtrante utilisée dans la présente demande, est un tissu, tricot ou nontissé, réalisé en textile imputrescible par nature ou rendu tel par traitement ; de préférence, on utilisera un nontissé, en particulier ceux en fils continus, obtenus par les techniques fondues et désignés sous le nom de "spunbonded".dans la littérature ; le poids au mètre carré et la texture du textile utilisé dépendent de la nature de l'irrigation désirée. Bien entendu, il est possible d'utiliser les nontissés obtenus par voie sèche à partir de fibres. La forme que présente le moyen dépend de la nature de l'irrigation et humidification désirée ; il peut se présenter sous la forme d'un cylindre textile ou sous forme d'un sac plat contenant le produit absorbant, ou de nappes textiles de largeur et longueur dépendant de l'usage désiré entre lesquelles on place le produit absorbant. L'irrigation peut hêtre effectuée horizontalement, verticalement ou de façon inclinée par rapport à la surface du sol, le moyen étant toujours relié à une source d'alimentation en liquide, que cette source soit stagnante ou sous pressioa. Le liquide peut Entre de l'eau additionnée ou non d'adjuvants tels qu'engrais, insecticides, pesticides, solutions nutritives, etc.. Le liquide peut éventuellement entre chauffé. La présente demande concerne aussi un procédé de mise en oeuvre du moyen d'irrigation proposé, caractérisé en ce que l'on place dans le sol ledit moyen en assurant sa liaison avec une alimentation en liquide. La profondeur à laquelle se trouve le moyen est fonction des cultures à irriguer, de nene que la disposition horizontale, verticale,ou inclinée dudit moyen. Le moyen ainsi posé permet de régler et doser l'humidification des sols, il évite les pertes d'eau et la suralimentation que l'on constate par exemple avec les dispositifs connus type tuyau perforé que'on place dans ou sur les sols en pente. Grâce à la caractéristique filtrante du textille et au fait que l'eau sort progressivement du produit poreux, iL a été ainsi permis de maintenir une humidité constante sans excès dans des paturages, des terrains de sport et dans les endroits de cultures vivrières as souciées ou non à un effet de serre.On peut aussi l'utiliser pour les plantes d'appartement : il permet de maintenir une humidité du sol alimentant Les plantes sans évaporation excessive, et permet ainsi l'habitant de s'absenter plusieurs jours sans que les plantes soient arrosées et soufi frent ainsi de manque d'eau en réglant l'alimentation de celles-ci par des moyens de types connus tels que par exemple systèmes à valves, le débit étant réglo en fonction de la section de la partie du moyen reliée à ladite alimentation. Lc moyen selon la demande est utilisé pour maintenir une humidification constante des sols afin de faciliter la croissance des plantes, culturnes, arbres et la germination des graines, il est particuliârement utilisé dans des régions oa l'eau se trouve en nappe sous un sol sablonneux, en particulier les zones désertiques ; ledit moyen évite en effet l'arrosage fréquent des cultures du fait de l'évaporation due è la chaleur du soleil et à son absorption par le sable en profondeur; dans ce cas la moyen est mis en contact avec une alimentation en eau contenue dans un réservoir dans lequel on pompe l'eau en profondeur. En maintenant le sol à l'humidité constante à une certaine profondeur sans évaporation, on évite ainsi une trop grande consosation de liquide, ce qui permet une plus grande préservation des nappes phréatiques. Les exemples suivants illustrent la présente demande sans la limiter. Exemple 1 On réalise un moyen d'irrigation constitué par un tube en nontissé de fils continus en polytéréphtalate d'éthylène glycol, de poids 150 g/n2, que l'on remplit d'un produit absorbant constitué par de la pulpe en poly hexaméthylène adipamide obtenue de la façon suivante Ôn dissout, sous agitation, pendant 4 heures, un polyadipate d'hexaméthylène diamine à raison de 10 h en poids dans de l'acide sulfurique à 98 Z. La solution obtenue est coulée sous agitation dans un bain contenant une solution aqueuse normale de soude. On récupère par filtration le précipité résultant, on le lave ensuite à température ordinaire, puis on l'essore et le sèche jusqu'à poids constant. La pulpe seche blanche obtenue a une densité apparente de 0,6. Le moyen d'irrigation ainsi réalisé est enterré à 10 centimètres de profondeur dans un bac de deux mètres de long, contenant du sable fin de granulométrie comprise entre 100 et 200 microns. L'extrémité du tube est reliée à une source liquide qui est de l'eau contenue dans un récipient de 5 litres de contenance. Au bout d'un certain temps, l'eau monte par capillarité dans le moyen d'irrigation, passe à travers le nontissé perméable et humidifie le sable jusqu'à sa surface. Pendant 8 jours, des prélèvements de sable ont été effectués à différents endroits du bac distants de 25, 50, 100 at 150 centimètres de la source d'alimentation en eau ; on a pu constater une humidité constante de 15 Z quels que soient le jour et l'endroit du prélèvement, le niveau d'eau baissant d'ailleurs très peu dans le récipient. Afin de vérifier l'action d'une source de chaleur sur les surfaces du bac, des lampes infra-rouge ont été disposées. On voit apparaître une zone sèche à la surface du bac, mais l'intérieur reste humide, de plus la zone disparait dès que la source de chaleur est éloignée. Exemple 2 On a réalisé l'expérience suivante - Dans un bac de un mètre de large, 3 mètres de long et 0,50 mètre de profondeur, rempli de terreau, on a placé 15 centimètres de profondeur sur la demi-largeur et sur la longueur dudit bac de la pulpe telle-que;réalisée dans ltexemple 1, maintenue entre deux nappes de nontissé de 210 g/m2 en fils continus en polytéréphtalate d'éthylène glycol. Sur l'ensemble, a ét semée de la graine de radis qualité demi-longue, 18 jours, la partie conte nant le moyen d'irrigation étant reliée à une source d'slimentation qui est un récipient contenant 10 litres d'eau. La partie ne contenant pas de moyen d'irrigation, a été arrosée régulièrement. Au bout de 3 semaines, on constate que les radis qui ont poussé dans la zone contenant le moyen d'irrigation ont des fanes de 18 cm de hauteur, alors que les radis arrosés ont des ranes présentant seulement 13 cm de hauteur. De plus, on a constaté qu'avec le moyen d'irrigation, on avait utilisé 4,5 litres d'eau, alors qu'il avait fallu depenser 7 litres d'eau pour arroser l'autre partie du bac avec un résultat moindre. REVENDICATIONS 1/ - Moyen pour l'irrigation des sols, caractérisé en ce qu'il est cons titubé par un produit-absorbant contenu dans une enveloppe textile filtrante. 2/ - Moyen selon la revendication 1, caractérisé en ce que le produit absorbant est constitué par une pulpe amorphe à base de polymère synthétique, obtenue par précipitation de la matiere polymère à partir de sa solution dans un solvant dans un bain contenant un non-solvant de la matière polymère miscible avec le solvant utilisé. 3/ - Moyen selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'enveloppe textile filtrante est en nontissé de fils continus obtenu par voie fondue. 4/ - Moyen selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'enveloppe textile filtrante est en nontissd obtenu par voie sèche. 5/ -. Procédé pour la mise en place du moyen selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit moyen est placé dans le sol à une profondeur fonction de l'irrigation envisagée, puis relié à une source d'alimentation liquide. 6t - Moyen selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il se présente sous forme d'un cylindre en textile filtrant rempli de produit absorbant. 7/ - Moyen selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il se présente sous forme d'un sac en textile filtrant rempli de produit absorbent. 8t - Moyen selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il se présente sous forme de nappes en textile filtrant entre lesquelles on place le produit absorbant.