208191? La présente invention est relative à des perfectionnements aux procédés de contrôle dynamique de l'affinage des fontes hématites. Les améliorations continues apportées ces dernières années, aux différents moyens de mesure de grandeurs physiques (dimensions, poids, longueurs 5 d'ondes, intensités de radiation etc...) et chimique (analyses rapides qualitatives et quantitatives,) applicables aux diverses matières, solides, liquides, gazeuses, avec lesquelles l'aciériste a affaire au cours d'une opération d'affinage de fonte, ont permis à celui-ci de concevoir et de mettre en oeuvre des méthodes de surveillance, de contrôle, de régulation de plus en 10 plus précises de cette opération. Une des premières méthodes de contrôle ainsi élaborée et appelée usuellement "contrôle; statique", consiste, à partir de la nature connue des matériaux destinés à constituer l'enfournement, et à partir des lois physico-chimiques réglant notamment la fin de l'opération d'affinage, à déterminer les quantités 15 de ces matériaux, de celles des additions éventuelles, et de l'oxygène nécessai re pour obtenir en fin d'opération, un poids déterminé d'un acier de composition précise, à une température déterminée. Cette méthode présente toutefois encore l'inconvénient de conduire à des aciers dont les compositions sont assez dispersées, ce.qui est dû- notamment à 20 l'imprécision avec laquelle on connait le poids et la nature exactes des matériaux enfournés, ainsi qu'aux inévitables variations survenant dans le déroulement des réactions.physico-chimiques dans le récipient d'affinage, variations pouvant elles-mêmes provenir, soit d'une connaissance imparfaite des phénomènes qui s'y passent, soit d'une perturbation fortuite du processus 25 lui-même. Afin de remédier à cet inconvénient, on a alors imaginé de porter le contrôle de l'opération d'affinage sur les réactions d'affinage elles-mêmes, par exemple en respectant de façon permanente des consignes de soufflage liées au résultat final visé, les dites consignes pouvant varier au cours du temps. 30 On a pu ainsi réduire sensiblement la dispersion des résultats obtenus. Pour être appliquée efficacement, cette méthode suppose : a) la mesure continue ou très fréquente des grandeurs reflétant le déroulement des réactions métallurgiques de l'affinage en cours, b) la mesure continue ou très fréquente des grandeurs auxquelles l'aciériste 35 a accès, et sur lesquelles il peut agir, c) la connaissance des relations reliant ces deux catégories de grandeurs. Ces relations permettent suivant des méthodes connues, la régulation convenable de l'opération d'affinage, dans des limites déterminées, grâce aux 71 08616 2 2081917 différents moyens d'action à la disposition de l'aciériste. Certaines difficultés ont cependant été observées pour obtenir à coup sûr la température désirée de l'acier en fin d'affinage; elles pouvaient être dues à un rendement.aléatoire de l'oxygène, une mauvaise répartition de 5 celui-ci entre làfcier et métal, ainsi qu'au fait que les courbes des consignes à suivre étaient le plus souvent déterminées de façon empirique. Cette dernière raison également, ainsi que l'influence de toutes les erreurs inhérentes aux mesures nécessitées par la méthode ci-dessus décrite, étaient cause de ce qu'en fin d'affinage, les teneurs en C_ et en 0 de l'acier, étaient dans 10 certains cas, en dehors des tolérances admises. La présente invention a précisément pour objet un procédé permettant de remédier-aisément et efficacement à ces inconvénients. Le procédé de la présente invention est entre autre basé sur la détermination d'une composition de scorie, considérée comme optimale ainsi que 15 sur le processus à suivre pour obtenir cette scorie. Il a pour avantage de réduire sensiblement la dispersion de la température et de l'oxydation du métal en fin d'affinage et de rendre ces grandeurs reproductibles, notamment en contrôlant et dirigeant de façon permanente l'évolution du laitier au cours de l'affinage. 20 Suivant ce procédé, on définit notamment à partir des enfournements, et en fonction de la nature et de la température de l'acier que l'on désire élaborer, une courbe de vitesse de décarburation que l'on considère comme idéale, celle-ci étant obtenue par tout moyen connu en soi. A partir de la connaissance de cette courbe, des mesures de la température, du débit et de la compo-25 sition des fumées d'affinage captées à cet effet au moyen d'une hotte surplombant la bouche de la cornue d'affinage, ces mesures étant exploitées d'une façon bien connue pour calculer la courbe réelle de la dite vitesse de décarburation, et du débit total d'O^ insufflé dans la cornue, on calcule de façon continue et permanente (par exemple au moyen d'un calculateur électronique), 30 la quantité d'Og absorbée dans lé laitier, pour la formation de SiO^ et des oxydes de fer et de manganèse (symbolisés par FeO dans toute la suite de ce texte), ce' qui permet, compte tenu de la loi connue de formation du SiOg en fonction du débit d'oxygène insufflé dans la cornue, de déduire les quantités de Si02 et de FeO de ce laitier. 35 On calcule de même la valeur de la vitesse de dissolution du CaO dans le laitier, au moyen d'une formule appropriée également connue en soi, ce qui permet de connaître à chaque instant la quantité de CaO contenu dans le laitier et de déterminer à chaque instant le point représentatif du laitier sur le 71 08616 3 2081917 diagramme ternaire CaO - SiOg - FeO (diagramme rapporté au trois constituants principaux de la scorie. Par ailleurs, il a été constaté que les scories les plus aptes à contribuer par leur état émulsionné, à la rapidité de la décarburation, sont ceux qui, tout en étant saturés, ou quasi-saturés en silicate dicalcique, présentent une teneur en FeO bien déterminée, comprise de préférence entre 20 et 30$. Le procédé de l'invention consiste encore d'une part, connaissant la composition ce scorie à un moment donné de l'affinage, à ajuster les conditions d'affinage (hauteur de lance, débit d'Og, apport de CaO etc...) de telle façon que le point représentatif de la composition de la scorie atteigne la ligne de saturation en silicate dicalcique en une zone où sa teneur en FeO soit comprise entre 20 et 30% et d'autre part, à accroître de façon judicieusement contrôlée, la quantité de scorie ayant cette composition. On a par ailleurs trouvé que la méthode ci-après permet d'arriver rapidement au résultat désiré. Cette méthode est notamment basée sur le respect d'une courbe de vitesse de décarburation de forme bien déterminée. Dans une première partie de l'opération d'affinage, qui s'étend le plus souvent sur 10 à 20$ de la durée totale de l'affinage, on choisit une vitesse de décarburation, dont la valeur est supérieure à 10% et ne dépasse pas 60% (de préférence h0%) de la vitesse maxima de décarburation admissible pour l'affinage envisagé (cette valeur maxima est déterminable dans chaque cas, en fonction de conditions technologiques, de productivité, etc...); cette première partie prend fin lorsque l'on observe une brusque diminution sur une courbe donnant le niveau sonore du bain en fonction du temps, ce qui est l'indice que de la scorie de la composition désirée a commencé à émulsionner avec le métal du bain. Dans une deuxième partie du procédé on ajuste les conditions d'affinage de façon à : 1) accroître progressivement et de préférence de façon uniforme, la vitesse de décarburation jusqu'à sensiblement sa valeur maxima, cette valeur étant à atteindre au bout d'un temps déterminé, lequel compté à partir du début de l'affinage est de préférence compris entre 50 et 60% du temps total d'affinage. 2) observer une décroissance continue et de préférence uniforme du niveau sonore du bain pendant ce même temps. On a constaté que le respect de ces deux conditions permet d'accroître rapidement la quantité de scorie ayant la composition désirée, laquelle s'émul-sionnant contribue en retour à accroître la vitesse avec laquelle la décarbu 71 08616 2081917 ration peut se faire sans modifier la composition optimale ce scorie en formation, ni entraîner la projection d'acier ou le débordement de scorie. Les mesures d'ajustage des conditions d'affinage sont bien connues en elles-memes; on sait en effet qu'un relèvement de la lance accroît l'accumula-5 tion d'02 dans la scorie au détriment du bain et vice-versa. Une augmentation du débit d'Og a en gros l'effet inverse. Le procédé objet de la présente invention est donc essentiellement caractérisé en ce que, connaissant : - la nature et la quantité des enfournements (par mesure ou analyse), ÎO - la courbe de vitesse de décarburation à suivre au cours de l'affinage, - la vitesse de décarburation effective (par mesure et calcul), - le débit instantané d'Og dans la cornue (par mesure), on calcule de façon permanente, par exemple au moyen d'un calculateur électronique. 15 - la quantité de Si passant -dans la scorie sous forme de SiO^, - la quantité d'oxygène passant dans la scorie et sa répartition entre le silicium et les oxydes métalliques ,* ce qui permet de déduire la teneur & la scorie en FeO, - la quantité de CaO dissoute dans la scorie, 20 en ce qu'on ajuste les conditions d'affinage de telle façon que la courbe choisie pour la vitesse de décarburation soit observée, et que, au moins au voisinage de la saturation de la scorie en silicate dicalcique, la teneur ce la scorie en FeO soit comprise entre 20 et 30$. Suivant une variante avantageuse du procédé de l'invention, 25 a) on choisit de suivre comme courbe idéale de vitesse de décarburation, une courbe composée d'au moins 3 phases, à savoir : une phase 1 : où la courbe présente une valeur comprise entre 10$ et 60%, et de préférence entre 10$ et ^0$ de la valeur maxima adoptée pour la courbe toute entière, 30 une phase 2 : dans laquelle la courbe monte progressivement et de préféren ce de façon uniforme jusqu'à sensiblement la valeur maxima de la courbe toute entière, laquelle est atteinte au bout d'un temps compris de préférence entre 50$ et 60$ de la durée totale de l'affinage (temps compté à partir de son début), 35 une phase 3 : où la courbe reste sensiblement à sa valeur maxima b) on enregistre la courbe donnant en fonction du temps, le niveau sonore du bain, et on ajuste les conditions d'affinage de façon à respecter la courbe de la phase 1 jusqu'au moment où le niveau sonore enregistré subit une nette diminution. 71 08616 5 2081917 c) on ajuste alors les conditions d'affinage, de façon à respecter la phase 2 de la courte de décarburation, ainsi qu'une décroissance continue et de préférence uniforme du niveau sonore du bain pendant toute la durée de cette phase 2. 5 Une deuxième variante avantageuse a notamment pour objet de révéler comment, on peut conduire facilement l'affinage de façon notamment à respecter de façon particulièrement serrée, le chemin de scorie imposé tout en restant dans des conditions qui soient à la fois satisfaisantes au point de vue productivité, et compatibles avec certaines contingences locales, telles que les 10 possibilités usuelles de livraison du gaz d'affinage ou la capacité d'aspiration de la hotte. Suivant cette deuxième variante, au moins pendant le début de la première phase présentée par la courbe de vitesse de décarburation considérée comme idéale, on place la lance à la valeur initiale primitivement calculée(suivant 15 méthode connue en elle-même pour obtenir cette vitesse de décarburation), on choisit une valeur sensiblement constante pour le débit initial d'oxygène d'affinage, la dite valeur étant déterminée de telle façon que, tenant compte de la hauteur de lance initiale, de la combustion du Si de la fonte et débit de CaO, la valeur initiale de la vitesse de décarburation et le chemin de 20 scorie désirés soient respectés. Au bout d'un temps, de préférence non inférieur à la moitié de la durée de la première phase, on contrôle par exemple au moyen d'un bilan permanent, si la vitesse de décarburation suit la courbe désirée (et complémentairement si la composition de la scoriè suit le chemin de scorie désiré},et, en cas de 25 différence entre la valeur désirée et la valeur réelle, on calcule par exemple au moyen d'un calculateur par exemple électronique quelle modification de hauteur il convient d'appliquer à la lance pour annuler l'écart constaté en tenant éventuellement compte de l'influence cumulée des différences existantes. Etant donné que la hauteur de la lance est une grandeur qui a été 30 programmée pour toute l'opération d'affinage en cours, il faut comprendre qu'une modification de la hauteur de lance due à une intervention hors-programme, consiste non seulement à modifier cette hauteur a. un instant donné, mais également, et dans une proportion appropriée, le reste du programme de cette hauteur. Pendant cette période, les interventions éventuelles exercées à la 35 suite d'une opération de contrôle n'ont donc pas le caractère d'une régulation en feed-back. Un processus de régulation en feed-back de la vitesse de décarburation n'intervient que pendant la seconde période, au moyen du débit d'oxygène soufflé, 71 08616 6 2081917 10 15 20 25 aussitôt que l'on constate une chute importante dans le niveau sonore provenant du convertisseur en cours d'opération d'affinage. La deuxième période du soufflage ( ainsi que la troisième d'ailleurs), est donc caractérisée par un contrôle dynamique en boucle fermée du d De cette façon, la vitesse de décarburation imposée est respectée, et le chemin de scorie basé sur la répartition de l'oxygène de soufflage entre fer (Fe) et carbone (C) ainsi que sur la combustion du silicium et l'apport de CaO (toutes grandeurs maîtrisées) ne peut également qu'être respecté. La détermination de la valeur initiale du débit d'oxygène peut se faire de la manière suivante. Parmi un grand nombre d'opérations d'affinage de fonte de compositions voisines, pour lesquelles les différents bilans ont été effectués de façon permanente et enregistrés sous forme de graphiques ou de courbes appropriées, on choisit celle pour laquelle on considère que, vu son évolution et la nature de l'acier à la coulée, la scorie a suivi un chemin que l'on considère comme recoramandable. On programme un tel chemin, c'est-à-dire que l'on programme les évolutions pondérales relatives désirées de CaO, Si02 , FeO. dC Connaissant la valeur adoptée pour — au début de l'affinage, ainsi que l'évolution de la combustion du Si en fonction de l'Og soufflé, pour un poids donné d'une fonte de teneur donnée en Si, on peut représenter l'évolution de cette combustion par une formule du genre : dans laquelle : Og^ = quantité d'oxygène soufflé, qui se combine au silicium (inconnu) W = poids de la fonte (connu) a = facteur d'adaptation de la constante de temps de l'exponentielle 71 08616 7 2081917 DOg = débit d'oxygène soufflé à l'instant t. L'intégrale de ce débit représente donc la quantité totale d'oxygène soufflé jusqu'au temps t (grandeur inconnue à rechercher) Si = teneur initiale de la fonte en silicium (connu). 5 Une deuxième équation est fournie par la relation : 0si = Wgc . % SiO? . 'Il . 0,7 (îT.m3) (2) Wg = poids de scorie en kg à l'instant t (inconnue) % Si02 1Q0 = teneur de Icorie en silice (connu par le chemin de scorie choisi (éq.U) 10 Une troisième équation est fournie par la relation ; (W = poids) W. Se = W, CaO + W SiO,. + % FeO = W. Se" % CaO + % SiO? + ( 100 100 D02.dt - 0si-0c) .1,1.3 (3) o Le terme 0e représente la quantité d'oxygène (en Nm ) fixée par le carbone 15 sous toutes les formes; il est calculable puisque l'on connaît la valeur de la vitesse de décarburation initiale, ainsi que l'évolution de la post-combustion C0 peut être du C0 en C0g par l'Og de la lance. En effet le rapport XF = ÇO+CO2 considéré comme connu, car il a été déterminé par de nombreuses mesures et sa valeur ainsi que son évolution ont été trouvées reproductibles (fig.1). 20 Une quatrième équation est fournie par le chemin de scorie imposé, qui à chaque instant, indique les % CaO, % SiOg et % FeO de la scorie. Il ne reste donc plus que 3 équations avec comme inconnues t W, Se Si D0o . dt (toutes ainsi déterminables en fonction du temps) t o 71 08616 2081917 ^ 3 ^ débit moyen cherche DO,, = QO^ (Mm /min.), qui permet ainsi de réaliser en début de soufflage le chemin de scorie donné et de respecter la valeur initiale * dC de — . dt ' La connaissance de W_ _ = ¥_ x ^JlfP permet le calcul du débit de CaO Se 100 * 5 CaO en tenant compte de sa vitesse de dissolution. On a ainsi déterminé toutes les grandeurs dont la connaissance est nécessaire à la mise en application du procédé de l'invention. Conformément à ce qui a déjà été dit plus haut, une fois déterminée la valeur du débit moyen de soufflage d'oxygène initial, on commence l'affinage 10 et au bout d'un temps déterminé, on vérifie si la vitesse de décarburation réelle correspond à la valeur considérée comme idéale. En cas de différence, on ajuste la position de la lance pour corriger cette différence. En pratique, le calcul du débit d'oxygène peut se faire au moyen d'abaques prédéterminées. 15 On se donne un poids de fonte déterminé, ainsi qu'une teneur en silicium variable, et pour une valeur initiale (Jr") de la vitesse de décarburation, on dt respondante du dél de scorie déterminé). calcule la valeur correspondante du débit d'Og initial (valable pour un chemin dC On recommence le même calcul en modifiant la valeur de (—) tout en main- dt 20 tenant la même quantité de fonte. Par la suite, on modifie le poids de fonte et on reprend la mène série de calculs. Un résultat type de ces déterminations est condensé dans une abaque (cfr. fig.2) qui donne en abscisse la teneur en silicium de la fonte, et en ordonnée le débit d'Og initial. Les courbes reprises sur cet abaque sont 25 séparées en trois groupes I, II, III correspondant respectivement par exemple à 160 t," 150 t et 1^0 t de fonte. Dans chaque groupe, la courbe supérieure est relative à une vitesse initiale de décarburation de 120 kg C/min., la courbe moyenne à 100 kg C/min., la courbe inférieure à 80 kg C/min. Les niveaux de la décarburation initiale 3C peuvent être combinés avec des valeurs croissantes d'accélérations initiales * ^ cLC de décarburation. Une pareille évolution de ^ est parfois souhaitée pour certaines nuances d'acier. L'abaque peut s'utiliser comme suit : Connaissant le poids de fonte enfourné ainsi que sa teneur en silicium, on 35 choisit une valeur initiale de L'ordonnée du point 1 de l'abaque correspondant à ces données, indique la valeur initiale à adopter pour le débit 71 08616 9 2081917 d'oxygène. Si cette valeur se trouve compatible avec les possibilités de fourniture d'Og de l'aciérie ainsi qu'avec un maximum de productivité de celle ci, elle peut être adoptée. Dans le cas contraire, (pt.2) on choisit une autre valeur de (^), de préférence inférieure à 120 kg C/min. et supérieure à 80 kg C/min. à laquelle correspond une valeur acceptable pour le débit initial d'oxygène. Une autre variante a également pour objet de révéler comment, pendant la deuxième phase de l'opération en cours, on peut réaliser de façon avantageuse, en fonction des enfournements, du déroulement initial et du chemin de scorie à suivre, une accélération déterminée de la vitesse de décarburation. On sait que pendant cette deuxième phase, où la décarburation est réglée en feed-back par le débit d'oxygène, il est toujours impératif de suivre au mieux possible, le chemin de scorie donné. Celui-ci indique à chaque instant en plus du CaO, la teneur en Si02 et FeO âe scorie, dont le poids est par ailleurs détèrminable de façon continué; on peut donc calculer la quantité d'Og qu'il faut obligatoirement fixer dans la scorie pendant cette période, et par voie de conséquence, celle qui reste disponible pour le carbone, par la relation : ( t2 t2 t2 tl DÔ2 (t)dt - °2 Se et- (-» II o CVJ o t2 tl •t.j = fin de la période 1 t2 = fin de la période 2. — étant choisi entre 7055 et 100%, de préférence 85-95$ du maximum disponible pour le débit d'oxygène relativement à la coulée en cours. On ne prend généralement pas 1005? du débit maximum disponible, afin de conserver une marge de sécurité pour la régulation vers le haut. Une fois cette valeur 02 t2 connue, laquelle dépend ainsi qu'on l'a vu plus haut, de la quantité de fonte à traiter, de sa teneur ën Si et de la façon dont la première phase s'est déroulée (notamment en fonction de la combustion du Si et du Fe), on peut calculer (méthode de calcul connue en soi) l'accélération moyenne à demander à la consigne de décarburation pour que celle ci atteigne son maximum dans un temps déterminé, c'est-à-dire à la fin de la période 2, tout en respectant les conditions d'enfournement, du déroulement de la phase 1, du chemin de scorie souhaité et de la capacité du moment de 71 08616 10 2081917 l'installation présente. On peut alors, suivant l'invention ajuster la consigne de décarburation de façon à obtenir l'accélération déterminée (constante ou non) de la décarbu- * ration. Tous les calculs nécessaires à cette détermination se font par ordi-5 nateur. On peut encore, de façon avantageuse, réaliser comme suit, un éventuel contrôle supplémentaire de la deuxième phase ci-dessus indiquée. Pendant cette phase, la consigne de décarburation que l'on vient de choisir est respectée par un système de régulation connu en soi, basé sur le débit d'O^. 10 La vérification du respect de cette consigne est réalisée par tout système connu en soi (bilan hotte, analyse gaz, par exemple). Le chemin de scorie est vérifié par des bilans continus de SiOg, FeO et CaO effectués par ordinateur; ce chemin est en principe respecté grâce à la programmation de la hauteur de la lance et à la première vérification avec éventuel réajustement 15 exécutés au cours de la première phase. Cependant, des phénomènes secondaires peuvent encore entraîner un dérèglement dans le déroulement de l'affinage, dérèglement qui est détecté et réajusté comme suit. A un moment donné, (de préférence compris entre les instants correspondant à U0$ et 60% du temps d'affinage, comptés à partir du début, mais pouvant être fixés par toute consta-20 tation d'une détérioration des conditions d'affinage, par exemple la décarburation qui ne suit plus, ou suit trop facilement, ou le débit d'O^ qui semble bloqué à une valeur extrême), on vérifie d'une part si la composition effective de la scorie correspond à celle du chemin désiré, et d'autre part si le niveau sonore du bain a décru jusqu'à une valeur déterminée (par exemple de 20% à b0% 25 de la valeur initiale), et on réagit de la façon suivante : a) bilan correct et son correct : l'affinage se déroule selon les prévisions. Il n'y a donc pas de contre-mesure à prendre. b) bilan correct et son incorrect. 1. son trop élevé : la chaux ne se dissout pas assez vite. On ajoute du 30 spath en quantité appropriée. 2. son trop bas : la quantité de laitier est trop grande et la décarbu ration est difficilement respectée. Ceci résulte d'une mauvaise valeur initiale de la hauteur de lance. On abaisse donc la lance d'une quantité appropriée. 35 c) bilan incorrect. La teneur en Fef) étant incorrecte, on modifie la position de la lance dans le sens approprié. Une opération d'affinage dont le début est régulé suivant les indications reprises ci-dessus, présente l'avantage que sa troisième phase peut se dérouler 71 08616 " 2081917 automatiquement à débit d'O^ plus ou moins constant, très voisin du maximum compatible avec la capacité des installations de soufflage et d'aspiration, et par conséquent présente une durée un peu plus courte. La constance remarquable de la composition de l'acier au rabattement est 5 encore une des conséquences de la reproductibilité de ces conditions. En plus, un pareil déroulement de l'affinage permet d'obtenir la meilleure scorie possible (désulfurâtion, etc...) dès le milieu du soufflage.Cette scorie ne pourra donc pas être cause de réactions intempestives souventà l'origine des débordements constatés pendant cette phase. Par ailleurs, l'étude de la 10 cinétiques des réactions montre que de telles conditions de soufflage entraînent toujours la reproductibilité dés conditions en fin d'affinage, quand le phénomène de diffusion des faibles quantités de carbone restant est à l'origine de la lenteur de cette phase du processus d'affinage. 71 08616 12 2081917 REVENDICATIONS 1.- Procédé pour coranander et régler automatiquement le processus de soufflage à l'oxygène d'une fonte hématite qui a été soumise à un affinage dans un four à l'aide d'un gaz d'affinage se composant essentiellement d'oxygène ou d'air enrichi en oxygène et introduit dans le four à l'aide d'une lan-5 ce au dessus du bain de fusion, par exemple par soufflage dans le bain de métal se trouvant dans le four ou contre sa surface, des matières dites additions étant ajoutées pendant l'opération d'affinage, le gaz sortant du four étant essentiellement composé d'oxyde de carbone et de gaz carbonique combiné, dans une hotte collectrice* à un excès d'air en vue d'oxyder complètement 10 l'oxyde de carbone en gaz carbonique et à former des fumées, procédé caractérisé en ce que : A) On choisit parmi tout un lot d'opérations précédentes d'affinage à l'oxygène de fonte hématite dont l'analyse est la plus proche de la fonte à affiner et pour laquelle tous les constituants et les équilibres thermiques ont été 15 calculés et enregistrés de façon continue sous la forme de graphiques ou de tables de calcul, les valeurs expérimentales suivantes qui sont considérées comme idéales pour obtenir en fin d'opération d'affinage un poids donné d'acier présentant une analyse (teneur en C et en 0^) et une température bien précises : 20 a) les quantités pondérales de matières ferreuses, d'additions et d'oxygène insufflé, b) l'évolution de la vitesse de décarburation du bain, c) l'évolution de la hauteur de lance, d) l'évolution du niveau sonore à la sortie de l'embouchure du four, 25 e) l'évolution de la composition de laitier (teneur en SiOg, CaO, FeO. B) On contrôle de façon continue à l'aide de dispositifs de détection appropriés a) la température, le débit et l'analyse des gaz d'échappement, b) le niveau sonore à la sortie de la bouche du four, c) le débit d'oxygène insufflé à l'aide de la lance, 30 d) la hauteur de la lance au dessus du bain de métal en fusion, e) le poids et l'analyse des matières introduites dans le four. C) On commence l'opération d'affinage d'une part en plaçant la lance à oxygène au dessus du bain de métal à une hauteur correspondante à la hauteur initiale idéale de la lance^déterminée par le graphique choisi correctement et d'autre 35 part en insufflant à l'aide de la dite lance un débit d'oxygène qui est la quantité moyenne d'oxygène insufflé résultant d'un calcul, réalisé de préférer— 71 08616 13 2081917 ce par un calculateur, toutes les valeurs expérimentales étant choisies parmi l'une du lot précité d'opérations précédentes d'affinage d'oxygène, compte tenu du poids de la fonte affinée, de sa teneur en silicium et de la vitesse initiale optimale choisie de décarburation de bain, sur la base de la quantité 5 totale d'oxygène insufflé pendant la période s'écoulant entre le démarrage et le temps correspondant à une chute rapide du niveau sonore à 1'embouchure de sortie du four, cette chute étant caractérisée par un niveau compris entre 50$ et 80%, et de préférence entre 70% et 80%, du niveau sonore maximal. D) On modifie, de préférence automatiquement, à partir de l'instant de la 10 dite chute rapide du niveau sonore, le débit d'oxygène jusqu'à la fin, ou approximativement la fin, de l'opération d'affinage en concordance avec un signal émis par un dispositif régulateur qui reçoit à partir d'un dispositif comparateur un signal représentant l'écart entre d'une part la vitesse, calculée de façon continue, de décarburation du bain' à l'aide d'un calculateur, 15 de préférence électronique, relié aux dispositifs de détections précités des gaz d'échappement, du niveau sonore et du débit d'oxygène et d'autre part les valeurs prédéterminées de consigne établies par le graphique choisi représentant l'évolution idéale de la vitesse de décarburation de bain de.manière à contrebalancer un écart éventuel, ce qui permet d'obtenir la dite vitesse 20 idéale de décarburation de bain. E) Simultanément, on modifie, de préférence automatiquement depuis le début jusqu'à la fin de l'opération d'affinage, la hauteur de lance au dessus du bain de fusion en concordance avec un signal émis par un dispositif régulateur approprié qui reçoit à partir d'un dispositif comparateur approprié un signal 25 représentant l'écart entre d'une part la hauteur de lance détectée de façon continue par les deux dispositifs précités de détection de la hauteur de lance et du débit d'oxygène et d'autre part les valeurs prédéterminées de consigne établies par le graphique choisi représentant l'évolution idéale de la hauteur de lance sous la forme d'un programme séquentiel, 30 F) Les dispositifs régulateurs précités étant construits de manière à tenir cqmpte de l'évolution de la composition du laitier pendant l'opération d'affinage, la dite composition de laitier étant calculée par un dispositif calculateur, de préférence électronique, à partir de signaux émis par les dispositifs précités de détection des matières introduites dans le four, du débit 35 d'oxygène insufflé et de la vitesse de décarburation, le dit dispositif calculateur étant relié à un dispositif comparateur qui reçoit d'autre part un signal émis par un dispositif d'affichée et représentant des valeurs prédéterminées de consigne données par le graphique choisi ou par des tableaux BAD original^ 71 08616 2081917 numériques représentant l'évolution idéale de la composition delà scorie,dont la caractéristique essentielle est la teneur en FeO qui doit être comprise entre 20 et 30% lorsque 3a scorie est saturé ou presque, en silicate dicalcique, l'écart entre la valeur détectée'et la valeur de consigne étant converti 5 en xm signal électrique qui est transmis au dispositif précité de régulation du débit d'oxygène insufflé et de la hauteur de lance. 2.- Procédé suivant la revendication I, caractérisé en ce que l'évolution choisie de la vitesse de décarburation du bain comprend trois phases, à savoir : 10 phase I : depuis le début de l'opération jusqu'à l'instant correspondant à la chute rapide du niveau sonore produit à la sortie de l'embouchure du four, la dite chute rapide étant caractérisée par un niveau compris entre 50 et 80% et de préférence entre T0 et 80% du niveau sonore maximal, la vitesse de décarbxiration du bain doit avoir une valeur 15 comprise entre 10 et 60%, et de préférence entre 10 et h0%, de la valeur maximale du dit graphique pour toute l'opération. phase II :depuis l'instant correspondant à la chute rapide du niveau sonore jusqu'à l'instant correspondant à xine valexir comprise entre 50 et 60% du temps total de l'opération d'affinage pendant que le niveau sonore 20 diminue de façon continue et, de préférence de façon uniforme, pen dant toute la durée de la dite phase II, la vitesse de décarburation du bain doit augmenter de façon continue et de préférence uniformément, jusqu'à ce qu'elle atteigne approximativement la valexir maximale donnée par l'ensemble du graphique et qui est}ou}presaue atteinte 25 à la fin de la dite phase II. . phase III : depuis la fin de la phase II jusqu'à la fin de l'opération d'affi-. nage la vitesse de décarburation du bain reste égale, ou de préférence proche, de sa valexir maximale. 3.- Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce que, pendant la 30 phase I, au bout d'un temps qui n'est pas inférieur à la moitié de la durée de la phase I, on modifie la hauteur de lance au dessus du bain, de préférence automatiquement, après avoir contrôlé la valeur calculée de la vitesse de décarburation du bain, en concordance avec xin signal émis par le dispositif dit régulatexxr de la hauteur de lance qui reçoit à partir d'un dispositif compa-35 rateur un signal représentant l'écart éventuel existant entre d'une part la vitesse, calculée de façon continue, de décarburation du bain ou une autre valexir instantanée de la dite vitesse calculée d'une autre manière, par exemple à l'aide des bilans respectifs de matières et de chaleur des réactions se BAD ORIGINAL 71 08616 15 2081917 produisant dans la hotte collectrice des gaz d'échappement et d'autre part la valeur de consigne théorique de la dite vitesse, le dit signal de modification de hauteur de lance -'tant émis par le régulateur précité en concordance avec la composition ce scorie après que le calculateur a vérifié si la scorie tier formé" avait une composition correspondant à l'une des valeurs de consigne obtenues à ce moment, la dite modification de hauteur de lance étant non seulement une modification à un moment isolé mais également de tout le programme séquentiel de la hauteur de lance dont les ordonnées sont décalées vers le haut ou vers le bas suivant le cas. H.- Procédé suivant des revendications 2 et 3, caractérisé en ce qu'on effectue les modifications d'addition de certaines matières dites additions et/ou de la hauteur de lance pendant la phase II précitée, et de préférence à un instant compris entre ko et 60% de la durée totale de l'opération d'affinage, à partir, du début de la dite opération d'affinage, le dit instant pouvant évidemment être choisi autrement, par exemple lorsqu'il se produit une altération dans l'évolution des caractéristiques détectées ou bien un autre incident, après avoir vérifié, de ^référence automatiquement, la valeur calculée de la composition de scorie (se) et la valeur détectée de niveau sonore (SL), de telles modifications étant effectuées en concordance avec chaque signal représentatif approprié émis par chaque dispositif régulateur approprié d'addition de matière et de hauteur de lance qui reçoit à partir de dispositifs comparateurs appropriés un signal représentant l'écart éventuel existant entre d'une part la quantité, calculée de façon continue, des matières dites d'addition et de la hauteur de lance, détectée de façon continue, et d'autre part la valeur de consigne théorique de la dite quantité de matières dites d'addition à ajouter et de la dite hauteur de lance et, dans le cas d'un écart entre les valeurs précitées et les valeurs correspondantes de consigne-(SC)c et (SL)c , les cas suivants peuvent se produire : a) si d'une part l'écart (SC)-(SC)C = 0 et si d'autre nart l'écart (SL)-(SL) > 0, c ce qui signifie que la chaux ne se dissout pas assez rapidement, line quantité appropriée de spath-fluor est ajoutée, ou bien si au contraire l'écart (SL)-(SL)C ce qui signifie que la quantité de scorie formée est trop importante et que la vitesse de décarburation du baineobtenue avec difficulté, la valeur de lance est diminuée d'une valeur appropriée, b) si l'écart (SL)-(SL) = 0 c et si l'écart (SC)-(SC)c > 0, la hauteur de lance est diminuée d'une valeur appropriée, si (SC)-(SC)c BAD ORIGINAL