L'invention se rapporte à un article coiffant professionnel en non tisse en particulier destiné aux cuisiniers, pâtissiers ou autre personne intervenant dans la fabrication des produits alimentaires. Le port de la toque pour les cuisiniers ot les pâtissier s fort ancien puisqu'il semble avoir été prescrit par les régles adictées par les Corporations au moins au temps du Grand Siecle Les raisons de cette obligation sont fort comprehensibles e@ toujours d'actualité puisqu'elles ont motivé les diverses réglementations modernes. Evidemment la raison principale est d'ordre hyglénique, la coiffure évite la chute des cheveux et des pellicules dans les plats ou mets préparés. Il y a en plus une raison pratique, le cuisinier peut quitter son travail sans avoir l'obligation de se laver la tête, s'il ne veut pas emporter avec lui les relents de cuisine que, les cheveux nus soumis aux vapeurs grasses, accapa- rent si facilement. De nos jours le port de la toque de toile plissée est un luxe qui nSest plus guère perpétrer que par les grands Chefs. En effet non seulement elle est d'un prix d'achat élevé mais ses plis nécessitent, après lavage, un repassage "fin" qui ne se pratique plus, faute de personnel compétent, que dans les blanchisser.es de luxe. 11 existe maintenant sur le marché, des toques Jetables réali- sées en non tissé (voir par exemple brevets français n 73 15 348 et n 76 O6 927 ) qui ont un faux air des toques en toile et dont le prix de vente est inférieur au prix d'un repassage "fin". Conçues donc comme les toques en tissu, ces coiffures en non tissé, en ont les avantages sans en avoir les inconvénients. Quoi qu'il en soit ces toques modernes ne sont portées que par les chefs, les commis de cuisine, pour respecter la réglementation à moindres frais, sont obligés de porter un simple calot jetable fait de papier. Si ce calot satisfait à l'obligation réglementaire il est répute pour son inconfort. En effet, ce type de ociffure n'isole pas le cuir chevelu de l'ambiance chaude et souvent humide dans laquelle l'utilisateur doit évoluer pendant de nombre@ses heures. Il s'ensuit une transpiration intensive, beaucoup moins importante avec ia toque. La différence de sudation tient au fait qu'à pa-: dans 1- partie du tour de tête, la toque ménage une enceinte remplie d'air isolant le crâne de l'ambiance générale. De plus la vapeur d'eau contenue dans la sueur se condense dans la partie haute, traverse le fond et s'évapore. Si la valeur du maitre-queue s'est mesurée quelquefois à la hauteur de la toque, il n'en est pas moins vrai que le choix d'une grande toque était aussi lié à une notion de confort. Comme le prix de vente de ces coiffures professionnelles, pour pouvoir être jetées après une journée de travail, doit se situer actuellement aux environs de 1 franc, la fabrication de celles-ci, pour répondre à un impératif aussi draconien, ne mettent en oeuvre qu'un minimum tant de matière que de main d'oeuvre. Cela explique la venue sur le marché de fausse toque ou serretête, ctest-à-dire de simple tube obtenu par une seule couture des extrémités d'une bande de non-tissé. De telles fausses toques n'apportent que des résultats illusoires. Non seulement elles ne répondent pas aux exigences de la réglementation puisque les cheveux nty sont pas enfermés, mais le contact de ces derniers avec l'ambiance ne leur évite pas d'être souillés. La partie haute de ces fausses toques ne joue pas non plus le rôle de chambre d'isolation, ni de condensation. En raison des impératifs techniques et réglementaires d'une part, des impératifs de bas prix de revient d'autre part, il est difficile de trouver une solution satisfaisante. On peut penser compléter le tube des fausses toques par un fond collé ou cousu, mais la main d'oeuvre supplémentaire renchérit alors le prix de l'article d'une façon inacceptable. En définitive l'article coiffant en cause doit posséder un fond, mais il faut que celui-ci ne nécessite aucune dépense supplémentaire de main oeuvre. La Demanderesse après de nombreux essais s'est aperçu qu'une solution satisfaisante pouvait être donnée à ce problème en partant d'une autre conception de la toque. L'article coiffant selon la présente invention respecte à la fois la réglementation en isolant totalement les cheveux de l'ambiance et la tradition en conservant une chambre isolante et de condensation au-dessns du crâne et ce en n'effectuant aucune autre opération que les deux coutures droites déjà imposées par le montage. D'autres particularités et avantages apparaîtront à la lecture de la description et des revendications qui suivent, faites en regard des dessins annexés à titre d'exemple non limitatif sur lesquels la figure 1 est une vue en perspective d'un article coiffant selon ltinvention et comportant un arrachement. La figure 2 est une coupe élévation et la figure 4 le schéma de pliage. Comme on le voit sur ces figures, cette coiffure comporte une coiffe intérieure CI et une enveloppe tubulaire extérieure TE solidaire l'une de l'autre par la partie constituant le tour de tête (représenté par les lignes BB et CC). La hauteur b de l'enveloppe tubulaire TE est sensiblement égale au double de la hauteur a de la coiffe CI de manière que la coiffure mise sur la tete de ltutilisateur et compte tenu de la raideur du matériau, 1' enveloppe tubulaire se ferme à sa partie supérieure MMNN sous l'effet de 1écartement es des parties basses de ses parois, pour ne laisser qu'une fente supérieure de très faible largeur. De cette manière le volume VI réalisé entre la paroi supérieure de la coiffe CI, et les parois intérieures de 11 enveloppe tubulaire TE constitue une enceinte quasi fermée puisqutelle ne communique avec l'ambiance que par cette faible fente MMNN. I1 s'ensuit que cette enceinte constitue à la fois une chambre isolante empêchant la surchauffe du crâne et une chambre de condensation analogues à celles des toques traditionnelles. I1 faut noter en outre que dans sa partie inférieure cette chambre sépare les parois de la coiffe et ltenveloppe, si bien que la transpiration qui-tache traditionnellement le bas de la coiffe n'atteint pas cette enveloppe ou tout au moins ne l'atteint que sur une hauteur beaucoup moins grande que dans les fausses toques dont il-a été précédemment parlé. Pour réaliser économiquement un tel article coiffant, on découpe une nappe de non tissé de forme rectangulaire dont la longueur est égale à la somme de deux fois la hauteur a de la coiffe augmentée de deux fois la hauteur b de l'enveloppe, sa largeur étant égale sensiblement à la moitié du tour de tête. Ce rectangle est tout d'abord plié en deux parties égales selon la ligne A-A (qui sera l'arête supérieure de la coiffe). A une distance a de chaque côté de cette ligue AA on replie selon les lignes BB et CC de manière à obtenir un pliage en W. Pour terminer on assemble les lisières superposées par coutures P1 - P2 par exemple ou tout autre moyen économique équivalent. Non seulement il y a un emploi minimal de matière, mais encore les deux coutures marginales droites sont rapides et peuvent même être réalisées par des mécaniciennes inexpérimentées. REVENDICATIONS 1 - Article coiffant professionnel constitué par une coiffe intérieure enfermant totalement le cuir chevelu et une enveloppe tubulaire extérieure, cette enveloppe et cette coiffe étant solidaires l'une de l'autre dans la zone du tour de tête, caractérisé en ce que la partie du dit tube dépassant la coiffe est telte que les bords de l'extrémité supérieure ouverte de la dite enveloppe tubulaire se rapprochent entre eux pour former les lèvres drune fente sous l'effet de la simple pose de ltensemble ainsi constitué, sur la tête-de l'utilisateur. 2 - Article coiffant selon la revendication 1, caractérisé en ce que la hauteur de l'enveloppe tubulaire est sensiblement le double de la hauteur de la coiffe. 3 - Procédé de fabrication de l'article selon les revendications précédentes, caractérisé par les opérations suivantes a) découpe d'une nappe en non tissé de forme rectangulaire, dont la largeur est sensiblement égale au demi-tour de tête et dont la longueur est supérieure à quatre fois la hauteur désirée pour la coiffe intérieure. b) pliage de cette nappe à mi-longueur pour obtenir l'arête supérieure de la dite coiffe. c) de part et d'autre de ce pliage central et à une distance égale à la hauteur désirée de la coiffe, pliage en sens inverse des parties extrêmes de la nappe pour obtenir un pliage général en W dont les parties extérieures sont notablement plus hautes que les parties constituant la coiffe. d) assujettissement des lisières des parties superposées de l'ensemble ainsi plié (collage, piquage-surjettable, soudure, etc.).