Les méthodes modernes de culture des végétaux comportent souvent l'élevage, dans des emplacements spécialement aménagés tels que des serres, de petites plantes qui sont ensuite mises en terre dans des champs pour qu'elles y atteignent leur plein développement. Dans de nombreux cas, pour hanter la végétation, économiser l'eau, avoir des produits plus facilement commerciables, la zone de croissance des végétaux est recouverte de bandes de films plastiques. On connait déjà des machines qui effectuent la préparation finale du sol et la mise en place du film plastique. Mais il reste deux problèmes mal résolus par des procédés onéreux. Tout d'abord l'introduction des engrais, destinés à la vie des plantes qui seront repiquées, en quantité et aux emplacements prévus pour ces plantes. Très souvent, I'agriculteur répand des engrais sur une grande surface de son champ alors que les plantes cultivées n'en utilisent que ce qui est à leur portée sur une surface qui les entoure immédiatement, le reste de l'engrais étant perdu sous diverses formes. Ensuite, le repiquage proprement dit des petites plantes s'effectue souvent manuellement au travers des bandes du film plastique. Zqeme en tenant compte de la qualité du travail et de certains avantages accessoires, le repiquage d'un hectare représente par ses frais de main-d'oeuvre un poste assez lourd puisqu'il faut compter environ 200 heures de main-d'oeuvre directe. C'est pour diminuer considérablement cette charge de main-d'oeuvre que l'invention propose une machine automatique à repiquer ou à planter des végétaux, adaptable et portable à l'arrière d'un tracteur agricole ou d'un véhicule -analogue, auquel elle emprunte sa force motrice, comportant un appareil d'ameublissement final du sol, un rouleau, un appareil à dérouler les bandes de film plastique, un appareil de fixation au sol et un appareil de perforation de ces bandes selon un dessin désiré, un dispositif de distribution des plantes et un dispositif de distribution ponctuelle réglable des engrais et un plantoir automatique proprement dit ainsi que les divers dispositifs de commande, de réglage et de sécurité nécessaires à la bonne marche pratique de l'ensemble. Diverses autres caractéristiques de l'invention ressortent d'ailleurs de la description détaillée qui suit. Une forme de réalisation de ltobjet de l'invention est représentée à titre d'exemple non limitatif au dessin annexé, La fig. I est une vue schématique de profil de la machine à planter de l'invention. La fig. 2 est une vue partielle de dessus de cette machine. La machine à repiquer selon l'invention se compose, selon la variante représentée aux figures, d'un chassies 11 adapté et fixé à un tracteur agricole 13 et portant les différents ensembles et appareillages de préparation finale du sol et de repiquage proprement dit. Le chassies 11 porte, notamment, un cultivateur 15, constitué par exemple par un cylindre, portant des crocs ou des lames, entraidé en rotation par le moteur du tracteur, et un rouleau 17 à pression réglable sur le sol, ces instruments aratoires étant connus en eux-mêmes. Sur le chassies Il sont également fixés un dérouleur 19 de film plastique et un dispositif 21 pour ramener un peu de terre sur les bords de la bande déroulée pour la fixer au sol, appareils également connus. Le chassis 11 porte deux plantoirs 31, 33 qui d'une part percent la bande de plastique et d'autre part font dans la terre un trou où sera placée ensuite la plante à repiquer. Ces plantoirs sont commandés par des cames, de mouvements synchronisés avec l'avancement du tracteur sur le sol, abaissant dans le sol, à des intervalles réguliers réglables, chaque plantoir qui est normalement relevé au-dessus du sol. Chaque plantoir est constitué d'un bras creux 35 à l'extrémité inférieure duquel sont fixés deux demicônes 37 articulés entre eux et sur le bras 35. Les deux plantoirs sont articulés sur un support 39 placé près des sorties 41 d'un réservoir 43 à engrais granulés. Le réservoir 43 est muni d'un dispositif de répartition de l'engrais granulé, réglable selon les besoins des plantes à repiquer. Près de chaque plantoir, et coopérant avec lui, se trouve un tambour de distribution 51 portant une série de nacelles 53 qui sont montées sur le tambour pour rester constamment parallèles à elles-mêmes. Ces nacelles maintiennent donc verticales les plantes à repiquer et elles s'ouvrent pour laisser tomber une à une les plantes dans les trous creusés auparavant dans le sol par le plantoir. Chaque tambour 51 est alimenté en plantes à repiquer par un tapis 55, à nervures, qui avance pas à pas pour approvisionner, une à une, au fur et à mesure de leurs passages, les nacelles 53 du tambour 51. Les mouvements du tambour et du tapis à nervures correspondant sont évidemment synchronisés. Entre les deux tapis 55 correspondant aux deux tambours 51 et aux deux plantoirs 31 de l'appareil, se trouve un emplacement pour un homme qui approvisionne manuellement en plantes, à partir de plateaux de stockage 61, les deux tapis 55 et qui surveille la bonne marche de l'installation. Le fonctionnement de la machine est évident ser sadescription même. On peut naturellement pour s'adapter à différentes cultures ou à différents terrains par exemple, ne faire fonctionner qu'une seule ligne tapistambour- plantoir au lieu de deux, ne pas dérouler de bande de matière plastique, ne pas mettre d'engrais, ne pas utiliser de cultivateur. La machine de l'invention réduit considérablement les frais de main-dloeuvre puisqu'il suffit avec elle d'une quinzaine d'heures de maind'oeuvre directe pour repiquer un hectare. L'invention n'est pas limitée à l'exemple de réalisation représentée et décrit en détail, car diverses modifications peuvent y etre apportées sans sortir de son cadre. REVENDICA TIONS 1) Machine automatisée à repiquer des végétaux adaptée et fixée à un tracteur agricole, caractérisée en ce qu'elle comprend fixés sur un châssis commun, un appareil d'ameublissement du sol, un rouleau, un appareil à dérouler sur le sol une bande de film plastique, un appareil de fixation au sol, et un appareil de perforation, selon le dessin désiré, de ladite bande, un dispositif de mise en place individuelle des plantes à repiquer comprenant un tapis à nervures alimentant un tambour garni de nacelles, constamment verticales, libérant individuellement les plantes dans les trous pratiqués dans le sol par l'appareil de perforation de la bande de plastique, enfin un dispositif d'alimentation en engrais de l'appareil de perforation fonctionnant de manière ponctuelle.