On sait qu'un temps trop humide, et les pluies d'orage, compromettent la germination de certaines graines, du fait de la croûte dure qui se forme au-dessus de celles-ci. Seules les graines se trouvant au sein de cette couche sont susceptibles de germer, et les graines plus profondes ne peuvent lever. Par temps trop sec, au contraire, seules les graines profondes trouvent 1, humidité nécessaire à leur germination. On a donc déjà imaginé, afin de mettre la récolte au moins partiellement à l'abri des risques climatiques pendant la période de germination, de semer les graines et notamment les graines des betteraves dans les sillons dont le fond n'est pas horizontal mais forme une succession d'ondulations régulières dont l'amplitude correspond aux limitea de profondeur entre lesquelles les-graines sont susceptibles d'être efficacement enterrées. Dans ces conditions, on est toujours assuré qutaB moins une partie des graines germera convEnablement, quelque soit le -temps. Un autre avantage des semis ainsi effectués consiste dans le fait qu'on obtient un démariage en quelque sorte automatique, puisqu'unie partie seulement des graines germera. Un semoir spécial connu assurant un tel semis à profondeur cycliquement variable, comporte une ou plusieurs roues sur lesquelles prend appui le bâti auquel sont fixés les socles du semoir, par l'intermédiaire d'une came de profil approprié, solidaire de chaque roue. Â cet effet, un organe suiveur solidaire du bâti porte par gravité sur le profil de cette came. Pour assurer un bon guidage de l'organe suiveur, ce profil est limité de part et d'autre par des nervures ou bourrelets latéraux. Afin d'obtenir une répartition régulière des semences, les roues en question entrainent le distributeur du semoir par l'intermédiaire d'une transmission appropriée, le débit du semoir étant ainsi proportionel à sa vitesse linéaire d'avancement, Un semoir ainsi réalisé assure bien les résultats recherchés.Toutefois l'expérience a montré que, par temps de pluie, la boue risquait de s'accumuler entre l'organe suiveur et la came, déréglant ainsi la profondeur du semis. On a constaté aussi que les roues d'entrainement, fortement chargées, avaient tendance à tasser ou à plomber exagérément le terrain au-dessus des graines semées, au risque de compromettre leur germination pour les raisons rappelées plus haut. Inversement elles risquent aussi, du fait que ces roues sont de préférence à jante dentelée pour cons tituer des croskillettes, de projeter la terre vers l'arrière dans la-trace quelles impriment dans le sol au risque de déterrer un certain nombre de graines, ainsi perdues. La présente invention vise essentiellement à remédier à ces inconvénients, en améliorant ainsi ltefficacité et et le ren- dement du semoir. Elle a pour objet iun semoir agricole du type~en question à profondeur de semis cycliquement variable, comportant de manière connue un bâti qui pivote autour d'un axe horizontal antérieur, et dont sont rigidement solidaires les socs du semoir, u un mouvement alternatif vertical étant imprimé à ce bâti pan un organe suiveur solidaire de celui-ci et appliqué sur une came solidaire en rotation d'une roue qui entraîne le semoir par l' intermédiaire d'une transmission appropriée, ce semoir étant essentiellement caractérisé par le fait qu'il comporte deux roues d'entrainement jumelées, séparées par un intervalle dans lequel s'engage l'organe suiveur dont les déplacements verticaux sont commandés par des axes transversaux assemblant ces deux roues et répartis périphériquement en nombre approprié pour que l'organe suiveur effectue les déplacements verticaux désirés, sous lac- tion des axes qui viennent successivement en contact avec lai pour le soulever. On comprendra que, grâce à cette disposition, l'accumulation de la boue sera impossible sous l'organe suiveur, puisqu'un intervalle libre important sépare chacun des axes. De préférence, ces axes seront au nombre de trois, et correspondront aux sommets d'un triangle équilatéral. dfin de réduire les frottements, et d'obtenir une marche plus douce chaque axe peut porter un galet ou rouleau, par l'intermédiaire duquel il agira sur l'organe suiveur. Inversement, l'organe suiveur lui-même peut porter un galet ou rouleau, mis en rotation par les axes transversaux lorsque ceux-ci entreront en contact avec lui. Afin déviter le tassage excessif du sol par la roue d' entrainement au-dessus des graines, ou au contraire le déterrement de celles-ci par l'action de cette roue, conformément à une autre caractéristique de l'invention, chaque soc du semoir sera disposé au droit de l'intervalle entre'les deuxroues d'entraine- ment en avant de celles-ci, et non au droit des roues. Ainsi la terre ne sera tassée par les roues que de part et d'autre du sillon tracé par le soc, et recevant les grènes. Une autre caractéristique de llinvention consiste encore dans l'utilisation d'une troisième roue folle, moins chargée que les roues d'entrainement, et disposée au droit de l'intervalle entre ces deux roues d'entrainement, en arrière de celles-ci, cette troisième roue étant destinée à plomber modérément le sillon qui contient les graines. La jante de cette troisième roue portera avantageusement une denture dont l'angle au sommet sera au moins égal à 900, pour donner naissance à des pyramides de terre successives, tout le long du sillon planté. De préférence enfin, cette troisième roue sera portée par un bâti relevable articulé auteur d'un axe horizontal sur le bâti dont sob solidaires les roues d'entrainement jumelées. Un dernier perfectionnement consiste en ce que la transmission entre les roues d'entrainement et le distributeur du semoir sera choisie pour provoquer seulement la chute d'une graine au point haut et d'une graine au point bas du trajet sinusoïcdal suivi Far le soc du semoir. On obtient ainsi une importante éco- nomie de semence. Une forme de réalisation d'un semoir perfectionme suivant l'invention, donné à simple titre dtexemple illustraif, est représenté dans les dessins annexés dans lesquels la figure 1 représente en perspective un semair à profondeur de semis cycliquement variable du type actuellement connu. la figure 2 montre plus schématiquement et partiellement, en élévation, le même semoir perfectionné suivant l'-invention. la figure 3 est une vue en plan correspondan-t'e. les figures 4 et 5 sont des schémas îllutramt le résultat progressif obtenu suivant l'invention. Dans les figures 1 - 3 le bâti du semoir est désigné par 1, et le châssis dont sont solidaires les roues. d'entraînement 2 est désigné par 3, ce châssis s'articulant en 4 sur le bâti 1 dont sont rigidement solidaires les socs 4, chacun alimenté en semence par un tube 5, 6 désigne la chaîne actionnée par les roues 2, et entrainant le distributeur du semoir, non représenté. Suivant l'invention chaque roue d'entrainement est double, les deux éléments 2a, 2b de cette roue étant assemblés par trois axes 7 e façon à réserver entre ces deux éléments 2a et 2b un intervalle 8. Comme le montre bien la figure 3, c'est au droit de cet inter valle qu'est disposé le soc 4 du semoir, en avant de celui-ci. On voit qu'à l'arrière du bâti 1 s'articule en 10 un autre châssis il à l'extrémité libre duquel tourne folle sur un axe 12 une roue 13, dont la jante forme une denture, chaque dent 14 ayant un angle au sommet au moins égal à 900. Enfin la chaîne de transmission 6, entre les roue d'én- trainement 2 et le distributeur du semoir, engraine avec des pi- gnons dont le diamètre est choisi de façon que, comme le montrent les figures 4, 5 une seule graine a soit déposée au sommet, et une seule graine b au fond du trajet sinusoidal C suivi par le soc du semoir, grâce aux moyens indiqués. Le fonctionnement du dispositif décrit et représenté est le suivant L'avancement du semoir, au cours duquel le soc 4 creuse un sillon dans le sol, fait tourner la roue d'entrainement 2. Au cours de cette rotation l'organe suiveur appartenant au bâti 1, et qui n'a pas été représenté pour plus de simplicité, est soulevé par chaque axe 7, puis retombe dans l'espace libre qui les sépare, avant d'être soulevé par l'axe suivant, et ainsi de suite. Le sillon C creusé par le soc 4 prend donc la forme sinusordale indiquée dans les figures 4 et 5. On observera qua ce sillon passe entre les deux éléments 2a, 2b de la roue d'entrainement, de sorte qu'il n'est pas tassé~par celle-ci. En même temps, la chafne de transmission 6 actionne le distributeur du semoir de façon qu'une seule graine du type a soit déposée au sommet de chaque ondulation du sillon C, et une seule graine du type b au fond de ce sillon. Comme mn l'a rappelé au début, si une croûte dure d st est formée sur le sol, la graine inférieure b ne germera pas, alors qu'au contraire la graine a germera convenablement. Au contraire, en cas de grande sécheresse, crest la graine b la plus profondément enterrée qui trouvèra encore l'humidité nécessaire pour germer, alors qu'au contraire la graine a se déssechera dans la couche supérieure e du sol, privé d'humidité.Par rapport au dispositif antérieur dans lequel plusieurs graines étaient réparties dans le sillon, entre les graines extrêmes a et b, le dispositif conforme à l'invention pErmet donc une importante économie de semence, en supprimant totalement la distribution de ces gra- nes intermédiaires en quelque sorte sacrifiées dont la germination était incertaine, et qui étaient donc semées en pure perte. Derrière la roue d'entrainement double 2 vient agir la roue postérieure 13 dont les dents 14, en-s'imprimant dans le fond du sillon au droit duquel elle est placée, donneront-naiso- sance à de petites pyramides de terre successives dont l'effet sera notamment de répartir l'eau de pluie et d'en faciliter l'infiltration dans le sol, d'éviter le ruissellement de cette eau le long du sillon, susceptible a'entraîner les gratines fraichement semées et de contrarier la formation d'une croute dure ou glacis, ainsi que ce serait le-cas si la jante de la roue 13 6tait lisse. Il faut ajouter que le tassage discontinu du sol, obtenu grâce à l'utilisation de la roue arrière 13 est très favora- ble à la prolifération microbienne aérobies et anaérobies dont dépend la fixation de l'azote atmosphérique. On comprendra que la roue arrière 13, beaucoup moins chargée que la roue d'entraînement 2, excercera sur le sillon une action plus légère que celle de cette dernière, d'autant qu'il sera facile de plomber ou d'équilibrer convenablement le châssis Il qui porte cette roue 13. Pour les déplacements sur route, ce èhtssis sera relevé pour amener la roue 13 au-dessus de la roue d'entraînement 2, en pivotant autour de son -axe dtarticulation1Q Il est bien évident que le semoir pourra comporter un nombre quelconque d'unités telles que celle représentée, et que beaucoup de modifications constructives pourront être apportées aux différents éléments du dispositif décrit, sans pogr cela sortir du cadre de l'invention. bVEIC i1I0IS 1 - Semoir agricole à profondeur de semis cycliquement variable, comportant de manière connue un bati qui pivote autour d'un axe horizontal antérieur, et dont sont rigidement solidaires les socs du semoir, un mouvement alternatif vertical étant imprimé à ce bâti, par un organe suiveur solidaire de celui-ci et appliqué sur une came solidaire en rotation d'une roue qui entraîne le semoir par l'intermédiaire d'une transmission appropriée, carac terisé par le fait qu'il comporte deux roues d'entrainement jumelées, séparées par un intervalle dans lequel s'engage organe suiveur dont les déplacements verticaux sont commandés par des axes transversaux assemblant ces deux roues et répartis périphé riquement en nombre approprié, pour que l'organe suiveur effectue les déplacement verticaux dasirés sous la commande des axes qui viennent successivement en contact avec lui, pour le soulever. 2 - Semoir suivant la Revendication 1, caractérisé par le fait que les axes sont au nombre de trois; et correspondent aux somme d'un triangle équilatéral. 3 - Semoir suivant les Revendications 1, 2, caractérisé par le fait que chaque axe porte un galet ou rouleau, par l'intermédai- re duquel il agit sur l'organe suiveur. 4 - Semoir suivant la Revendication 1 - 2, caractérisé par le fait que l'organe suiveur Forte un galet ou rouleau mis en rotation par les axes transversaux. 5 - Semoir suivant la Revendication 1, caractérisé par le fait qu'un soc est disposé au droit de l'intervalle entre les deux roues d'entrainement, en avant de celles-ci. 6 - Semoir suivant les Revendications 1, 5, caractérisé par le fait qu'il comporte une troisième roue folle disposée au droit de l'intervalle entre les deux roues d'entrainement, en arrière de celles-ci. 7 - Semoir suivant la Revendication 6, caractérisé par le fait que la jante de la troisième roue porte une denture dont l'angle au sommet est au moins égal à 900, pour donner naissance à des pyramides de terre successives tout le long du sillon planté. 8 - Semoir suivant les Revendications 4 et 5, caractérisé par le fait que la troisième roue est portée par un bâti relevable, articulé autour d'un axe horizontal sur le bâti dont sont solidaires les roues d'entrainevent jumelées. 9 - Semoir suivant la Revendication 1, caractérisé par le fait que la transmission entre les roues d'entrainement et le distributeur du semoir est choisie pour provoquer seulement la chute d'une graine au point haut et d'une graine au point bas du trajet sinusoïdal suivi par le soc du semoir.