L'invention est relative à une porte de protection des tinée a des objets ou installations exigeant une sécurité très élevée, par exemple a des banques ou a des installations de production d'énergie comme les usines nucléaires ou les centrales électriques, qui est équipée d'un mécanisme de verrouillage muni de goujons de verrouillage, pouvant se deplacer horizontalement et éventuellement verticalement, qui peuvent venir s'engager dans des évidements, agencés pour les recevoir et prevus dans l'enca- drement ou huisserie de la porte, et être immobilisés dans cette position. On s'efforce de réaliser les portes de ce type de telle sorte qu'elles présentent une durée de résistance aussi élevée que possible vis-à-vis des sollicitations de nature mécanique, thermique ou chimique. Sous l'expression durée de résistance, on entend l'intervalle de temps pendant lequel une personne, par exemple un saboteur en puissance, pourrait, a l'aide de moyens actuellement connus dont il pourrait disposer {machines a percer ou chalumeaux découpeurs dont le transport est encore possible, explosifs en une quantite que le saboteur pourrait porter avec lui), pratiquer dans la porte de protection une ouverture qui soit suffisamment grande pour lui permettre de passer la main par cette ouverture et d'actionner les éléments à l'aide desquels peut être manoeuvre le mécanisme de verrouillage de la porte de protection. La durée de résistance doit en conséquence être suffisamment élevée pour que dans cet intervalle de temps, le personnel de garde puisse arriver à proximité de l'installation ou de l'objet menace. Il est toutefois apparu qu'une telle porte de protection est exposée à un risque particulier lorsque le saboteur applique des charges de plastic en les déposant de façon à viser les goujons du mécanisme de verrouillage et allume ces charges en même temps. De cette façon, le saboteur a la possibilité de rendre dlun seul coup inefficace la totalité du mécanisme de verrouillage de la porte de protection et par suite d'avoir, d'une manière relativement simple, accès à l'objet ou à- l'installation menacé. Mais, en fonction de la durée de résistance de la porte de protection, il est également imaginable que les goujons du mécanisme de verrouillage puissent être rendus inefficaces rien que par l'emploi de chalumeaux découpeurs ou de machines à percer. Le but de l'invention est en conséquence d'indiquer pour une porte de protection du type décrit au préambule quelles dispositions, relevant des techniques de sécurité, doivent être adoptées pour que l'on ait l'assurance que les caractéristiques d'une telle porte seront encore conservées même si des manipulations, de quelque nature qu'elles soient, suppriment l'aptitude au fonctionnement du mécanisme de verrouillage de la porte de protection. Ce problème est résolu selon l'invention par le fait qu'il est prévu. sur le côté de la porte qui est à l'opposé de sitar ticulation, à cote des goujons de verrouillage faisant partie.du mécanisme de verrouillage, plusieurs goujons de sorte, disposés les uns au-dessus des autres à une certaine distance suivant la verticale et pouvant se déplacer àpeu pres horizontalement, lesquels, en cas de détérioration d'une zone de contact s'étendant sur toute la hauteur et la largeur ainsi qu'éventuellement sur la profondeur de la porte de protection, s'enfoncent automatiquement dans des logements de forme adaptée à ces goujons de sûreté et prévus dans l'huisserie de la porte. I1 est donc réalise à coté du système de verrouillage primaire de la porte de protection1 actionné à la main ou par un dispositif de manoeuvre à distance, un système de verrouillage de. secours indépendant du précédent, lequel entre en action en vue dtassurer un verrouillage impeccable de la porte de protection précisément au moment od ladite porte est soumise à des sollicitations qui ont intentionnellement pour but d'enlever au système de verrouillage primaire la capacité de fonctionner. A cet effet, la porte de protection est tout sabord munie d'une zone de protection sur les parties de cette porte qui sont accessibles de l'extérieur Ceci veut dire que la zone de contact peut, suivant le mode de réalisation de la porte, s'étendre sur la totalité de la hauteur et de la largeur ou bien encore en plus sur la profondeur extérieure de la porte.Le choix entre l'une et autre disposition dépend de la façon dont est montée la porte, soit que dans sa totalité, la porte reste complètement à l'intérieur de l'huisserie, de sorte qu'à l'exterieur sa surface soit à l'alignement des parois avoisinantes, soit que par au moins une partie de son épaisseur, la porte soit décalée en saillie par rapport à l'huisserie en empiétant ex térieurement sur celle-ci, de sorte que sa surface frontale se trouve à une certaine distance des parois latérales avoisinant l'huisserie. Une telle disposition de la zone de contact donne donc l'assurance que toute agression exercée sur la porte de protection à l'aide de moyens mecaniques, thermiques ou chimiques entraînera une détérioration de la zone de contact. Mais même une détérioration de la zone de contact qui ne serait que minime se traduit par un signal ou une impulsion qui a pour effet de faire tomber automatiquement dans les logements ménagés dans l'encadrement de la porte les goujons de sûreté immobilisés jusque là dans leur position de repos, c'est-à-dire de les amener dans leur position de verrouillage dans laquelle lesdits goujons de sureté prennent-en charge le verrouillage de la porte qui est par suite assuré.Ceci se produit déjà à un moment où le verrouillage primaire n'est pas encore complètement annihilé par les mesures prises pour réaliser le sabotage. C'est en conséquence le saboteur qui, par les mesures qu'il prend pour détruire le verrouillage primaire, provoque à coup sûr l'effet auquel il ne s'attend pas, de la mise en action du système de verrouillage secondaire, c'est-a-dire du verrouillage de secours, et l'empêche de concrétiser son intention de pouvoir accéder dans un intervalle de temps aussi bref que possible à llob- jet ou installation protégé. Suivant un premier mode de réalisation, l'invention prévoit que les goujons de sûreté ne sont disposés que sur le caté de la porte qui est opposé à l'articulation. Leur nombre et leur distance suivant la verticale dépendent dlune part de l'importance de l'objet ou installation protégé et d'autre part de la façon dont est réalisé le verrouillage primaire.Suivant une autre disposition conforme à l'invention, destinée en particulier au cas où les objets ou installåtions à protéger sont de très grande valeur, il est également prévu le long des petits côtés supérieur et inferieur de la porte plusieurs goujons de sûreté, disposés à une certaine distance à coté les uns des autres et pénétrant verticalement dans des logements de forme appropriee prévus à cet effet dans l'huis- serie de porte, en cas de détérioration de la zone de contact. En conséquence, dans ce mode de réalisation, des goujons de sûreté sont disposés tant sur le long coté de la porte qui se trouve à l'oppose de l'articulation que dans la partie de la porte correspondant aux petits cotés supérieur et inférieur. Le nombre de goujons de sûreté prévus sur les petits côtes dépend-ici aussi de l'importance de l'objet ou installation à proteger ets le cas échéant, de la façon dont est réalisé le système de verrouillage primaire. Une autre caractéristique avantageuse de l'invention consistre en ce que des goujons de sûreté bloquant le système de transmission rigide ou tringlerie du mécanisme de verrouillage en cas de détérioration de la zone de contact sont associés au mecanisme de verrouillage. Ce système de sûreté peut exister indépendamment du système de sûreté dans lequel les goujons de sûreté pénètrent dans l'encadrement de porte. Dans ce cas, en cas de détériora- tion de la zone de contact, aucune manipulation du système de verrouillage primaire n' est possible de l'extérieur. Mais on peut bien entendu prévoir aussi que les goujons de sûreté provoquant un blocage du mécanisme de verrouillage primaire soient des goujons supplémentaires, c'est-a-dire des goujons disposés à côté de deux du mécanisme de verrouillage secondaire. Selon l'invention, la zone de contact peut être constituée d'une chambre qui contient un fluide maintenu sous pression et qui est reliée à des éléments de retenue immobilisant les goujons de sûreté dans leurs positions de repos contre l'action de forces de rappel, en particulier de forces de rappel élastiques. Tant que la chambre de pression reste intacte, le fluide amené à une certaine pression qui se trouve dans ladite chambre agit sur les éléments de retenue de telle sorte que les goujons de sûreté soient maintenus dans leurs positions de repos et que seul le sys tème de verrouillage primaire soit en action. Si sur ces entrefaites, la pression tombe même seulement de peu, ce qui est par exemple le cas lorsque la chambre sous pression est endommagée, l'action qu'exercent les éléments de retenue se trouve aussitôt anni hilée et les goujons de sûreté pénètrent dans les évidements pré- vus dans l'huisserie sous l'influence des forces de rappel agissant sur eux.Les forces de rappel sont dans ce cas de préférence développées par des ressorts à boudin entourant les goujons de sûreté qui peuvent en particulier être cylindriques. Selon l'invention, Ià chambre de pression peut contenir un fluide hydraulique ou pneumatique et être limite par deux tôles, disposées à faible distance l'une de l'autre, qui sont reliées entre elles par une partie de leur surface. Une telle liaison peut être obtenue en formant sur les tôles des parties en relief qui sont alors reliées entre elles par soudure par points. A cet égard, un mode de réalisation avantageux de l'in- vention se caractérise en ce qu'il est prévu une chambre de pression remplie d'un fluide pouvant être mis sous pression pneumati quement et munie d'une soupape de mise en pression et d'une soupape de sécurité. La soupape de mise en pression sert d'une part à permettre l'introduction du fluide approprié et d'autre part à permettre d'accroître la pression de celui-ci.- La soupape de sécurité doit en particulier entrer en action lorsque la pression dépasse une valeur maximale qui peut par exemple s'établir en cas de dé- clenchement d'un incendie et de l'échauffement en résultant du fluide sous pression. Suivant un autre, mais également avantageux, mode de réalisation de l'invention, il est prévu une chambre de pression, remplie d'un fluide pouvant être mis'en pression hydrauliquement, qui soit munie, outre d'une soupape de mise en pression et d'une soupape de sécurité, d'une soupape de remplissage et d'une soupape de décharge. Dans ce cas, les soupapes de remplissage et de décharge servent à permettre de remplacer de temps en temps le fluide constitué par exemple par une émulsion. La soupape de mise en pression a pour rôle de permettre d'amener, par exemple à l'aide d'une pompe à main, le fluide introduit dans la chambre à la pression requise. La soupape de sécurité a la même fonction que dans le cas du remplissage de la chambre de pression avec un fluide pneumatique.Il y a intérêt à ce que la soupape de remplissage se trouve à la partie supérieure et la soupape de décharge à la partie inférieure de la porte de protection. Les soupapes de mise en pression et de sécurité sont placées sur le côté intérieur de la porte tandis qu'il est tout-à-fait possible de prévoir les soupapes de remplissage et de décharge même sur le côté extérieur de la porte sans mettre en danger l'ensemble du système de sécurité. Les éléments de retenue reliés à la chambre sous pression par des canalisations ou des systèmes de tubes appropriés peuvent être réalisés de différentes façons sous réserve qu'ils assurent parfaitement leur fonction qui est de maintenir en position de repos les goujons de sûreté. L'expérience a montré toutefois qu'il est préférable de constituer chacun des éléments de retenue par une membrane ouverte en direction de la chambre de pression, membrane qui agit sur goujon d'arrêt dont l'extrémité libre penètreLdans une encoche prévue latéralement sur le goujon de sûreté correspondant. La membrane s'appuie sur une tête en forme de disque du goujon d'arrêt et presse donc sur le goujon d'arrêt en poussant l'ektrémité libre de celui-ci dans l'encoche latérale du goujon de sûreté.Le goujon d'arrêt est soumis ici de préférence à l'influence d'une force de rappel élastique, par exemple un ressort à boudin comprimé, qui agit en sens inverse de la force de pression qui s'exerce sur la membrane. Les forces dont il est question ici sont choisies de telle sorte que, même pour une chute de pression minime dans la chambre, la force de rappel chargeant en permanence le goujon d'arrêt devienne efficiente en devenant plus élevée que la force de retenue exercée alors par la membrane et par suite fasse sortir de l'encoche prévue sur le goujon de sûreté le goujon d'arrêts Le goujon de sûreté se trouve par suite libéré de sorte que la force de rappel qui agit sur lui l'entraîne en le faisant pénétrer dans l'évidement correspondant de l'huisserie de porte ou de la tringlerie de verrouillage du système de verrouillage primaire. Suivant un autre mode de réalisation avantageux de l'invention, il est prévu que la zone de contact est constituée par une couche sensible aux influences électriques, laquelle est reliée à des électro-aimants associés de préférence directement aux goujons de sûreté. La détérioration d'une telle zone de contact déclenche donc une impulsion électrique qui annule la force de retenue des électro-aimants de sorte que les goujons de sûreté quittent leur position de repos et pénètrent dans les évidements de l'huisserie de porte ou dans les évidements correspondants de la tringlerie du système de verrouillage primaire. L'invention prévoit encore enfin qu'un signal d'alarmeacoustique et/ou optique soit déclenché lorsqu'au moins un des goujons de sûreté se déplace. L'invention sera mieux comprise par la description de deux de ses modes de réalisation, donnés ici à titre illustratif mais non limitatif, qui en sera faite ci-après à l'aide des dessins annexés qui représentent - la figure 1 une-porte de protection fermée et l'huisserie de porte correspondant, vus de l'objet ou installation à protéger - la figure 2 une coupe horizontale de la porte de protection et de l'huisserie faite suivant la ligne II-II de la figure 1 - la figure 3 un morceau de la porte de protection situé dans la partie inférieure de celle-ci du côté opposé à l'articulation avec une partie du mécanisme de verrouillage primaire et du mécanisme de verrouillage de secours - la figure 4, en coupe verticale, un détail du mécanisme de verrouillage de secours ;; - la figure 5 une coupe horizontale partielle de la porte de protection - la figure 6, en coupe horizontale, une partie d'angle de la porte de protection - la figure 7 une vue exterieure d'une partie d'une porte de protection suivant un autre mode de réalisation - la figure 8 une coupe de la porte de protection de la figure 7 faite suivant la ligne VIII-VIII de cette figure. Dans la position "fermée" représentée sur les figures 1 et 2, la porte de protection 1, à parois épaisses, pénètre par une partie 2 du corps de porte dans 11 espace laissé libre par l'huisserie de porte 3 composée de cornières métalliques et, par une autre partie 4, s'appuie sur les faces extérieures de cette huisserie. En coupe horizontale, la porte est constituée de plusieurs couches, et ceci de façon à présenter une durée de résistance aussi élevée que possible vis-à-vis des sollicitations mécaniques, thermiques et chimiques. Sa structure ressort de façon plus nette des figures 5 et 8 et sera encore expliquée plus en détail ci-après à l'aide de ces figures. Les articulations 5 de la porte se trouvent sur la face extérieure de l'huisserie.Le mécanisme de verrouillage primaire 6 disposé sur le corps de porte peut se manoeu virer de l'extérieur et de l'intérieur au moyen des poignées 7 et 8. Des systèmes de sécurité non représentés en détail veillent en particulier à ce que la poignée 8 ne puisse être manoeuvrée que par les seules personnes qui y sont autorisées. Sur la face intérieure de la porte de protection, il est prévu un levier supplémentaire 9, lequel jouant le rôle de levier de panique permet en cas d'urgence d'ouvrir la porte en court-circuitant le mécanisme de verrouillage primaire. La figure 1 permet de voir que le mécanisme de verrouillage primaire 6, qui n'est représenté sur la figure que schématiquement, présente sur le côté de la porte 1 qui est à l'opposé de l'articulation plusieurs goujons de verrouillage 10, disposés à une certaine distance au-dessus les un-s des autres, qui peuvent se déplacer horizontalement et pénétrer dans des évidements de forme appropriée prévus à cet effet dans l'huisserie de porte 3 et être bloqués dans cette position. Du côté de l'articulation, la porte présente, fixée sur elle solidement, plusieurs goujons 11 superposes qui pénètrent dans des évidements correspondants de l'huisserie lorsque la porte est fermée et sont prévus afin de maintenir encore la porte en position fermée même si les articulations extérieures 5 de la porte ont été détruites ou arrachées par exemple par un acte de sabotage. La figure 1 montre en outre certaines pièces d'un mécanisme de verrouillage de secours 12, dont le fonctionnement sera expliqué plus en détail ci-après à l'aide des figures 4 à 8. Sur la figure 3, on a désigné par 13 les éléments verticaux et horizontaux constituant le châssis assurant la résistance de la porte 1. 14 est une bande d'étanchéité continue placée sur la face intérieure de la partie 4 du corps de porte qui reste à-lex- térieur et 15 des tôles de renforcement et/ou de fixation. Le châssis de porte sert au montage et au guidage du système de verrouillage 6. Celui-ci comporte un rail de verrouillage vertical, composé de plusieurs bandes de guidage 16, lequel est accouplé aux leviers 7 et 8 par une tringlerie 17 qui n'est pas représentée en totalité. La figure 3 montre le système de verrouillage dans sa position de fermeture.Les bandes de guidage sont guidées, de façon à coulisser verticalement, par des goujons 18 fixés sur le châssis de porte et sont reliées entre elles, de façon à pouvoir modifier leur distance, par des éléments filetés 19. Dans le voisinage de la bande de guidage inférieure, est associé au rail de verrouillage un cylindre positionneur 20, lequel agit sur un élément horizo-n- tal 22 lié à la bande de guidage inférieure au moyen d'un goujon positionneur 21, sollicité en permanence dans le sens qui tend à le faire sortir, les bandes de guidage 16 étant par suite poussées en permanence en direction de leur position inférieure, c'est-àdire dans la position où le mécanisme de verrouillage assure sa fonction. Le cylindre positionneur est monté sur une console 23 qui est fixee sur un élément vertical 13 du châssis de porte. Chaque bande de guidage 16 présente, en sus des trous allongés 24 disposés à la verticale les uns des autres et recevant les goujons 18, des rainures coudées 25 qui comportent une courte branche verticale 26 et une autre branche 27 plus longue inclinée suivant un angle d'environ 45 . Dans cette rainure est engagé un goujon transversal 28 qui est d'une seule pièce avec un goujon de verrouillage 10 qui est fixé sur le châssis 13. Si par exemple le rail de verrouillage 16, 19 se déplace vers le haut, ce goujon transversal glisse vers le bas tout d'abord dans la branche verti cale sans que le goujon de verrouillage quitte sa position de verrouillage. Ce n'est que lorsque le goujon transversal pénètre dans la branche inclinée que le goujon de verrouillage est tiré hors de l'évidement prévu sur l'huisserie de la porte.La branche verticale de la rainure coudée sert, pendant la course verticale du rail de verrouillage, à extraire tout d'abord un goujon d'arrêt 29 hors d'un goujon de sûreté qui est également fixé rigidement sur la bande de guidage 16 par l'intermediaire d'une console 30. A côté du système de verrouillage primaire 6, il est prévu un système de verrouillage de secours 12 dont il a déjà été question à propos de la figure 1. Ce système de verrouillage de secours comporte plusieurs goujons de sûreté qui sont logés dans des boîtiers 31 prévus à cet effet. Les boîtiers sont fixés sur les éléments 13 constituant le châssis de porte et sont disposés tant au-dessus les uns des autres sur le côte oppose à l'articulation de la porte de protection 1 (goujons de sûreté horizontaux) que sur les petits côtes supérieur et inférieur de la porte (goujons de sûreté verticaux). La figure 4 montre de façon plusprécise la façon dont est constitué et disposé un goujon de sûreté 32. Un tel goujon peut coulisser suivant son axe dans le boîtier 31 de forme cylindrique qui est fixé sur un élément 13 du châssis de la porte. I1 présenter à son extrémité arrière, une rainure allongée 34 dans laquelle pénètre un doigt de guidage 35 qui empêche le goujon de sûreté de tourner. Entre un épaulement 36 du boîtier 31 et une collerette annulaire 37 du goujon de sûreté est inséré un ressort à boudin comprimé 38 qui a tendance par la pression qu'il exerce à faire entrer dans l'évidement 39 de l'huisserie de porte 3 la partie antérieure, de diamètre plus grand, du goujon de sûreté 32. Quand la situation est normale, ce mouvement est empêché par un goujon d'arrêt 40, lequel est dispose perpendiculairement au goujon de sûreté 32 et est suscPptible de se déplacer. L'extrémité libre de ce goujon d'arrêt s'engage dans une encoche 41 prévue sur la collerette annulaire 37 et le goujon.d'arrêt maintient par suite le goujon de sûreté en position de repos qui est celle représentée. Le goujon d'arrêt 40 est guidé dans un boîtier 42 relié au boîtier 31, lequel boîtier 42 entoure également une membrane 44 fixée de façon étanche à un couvercle 43 dont est muni le boî- tier. La membrane agitsur une tête 45 en forme de disque portée par le goujon d'arrêt 40. Entre la face inferieure du disque et une partie creuse 46 ménagée dans le boîtier 42 est inséré un ressort à boudin comprimé 47 lequel a tendance à faire sortir le goujon d'arrêt de l'encoche 41 pratiquée dans le goujon de sûreté. L'intérieur de la membrane 44 est relié par une canalisation 33 à une chambre de pression 48 qui est visible sur les figures 5 et 6. La chambre est limitée par deux tôles 49 et 50 se trouvant à faible distance l'une de l'autre, qui sont disposées sur toute la hauteur et toute la largeur de la porte de protection 1 ainsi que - comme le montre la figure 6 - sur l'épaisseur de celles des parties de ladite porte auxquelles un saboteur éventuel peut avoir accès de l'extérieur. Les tôles possedent des parties en relief 51 qui se touchent et sont reliées entre elles par soudure par points. La chambre de pression est disposee à une certaine distance de la tôle de protection extérieure 52 de la porte. Entre la chambre 48 et la tôle de protection, il est prévu une zone de protection 53 assurant la protection contre les sollicitations thermiques.Sur l'autre côté de la chambre, il est prévu un système complexe 54, analogue à une grille et constitué de profilés métalliques, lequel assume, outre un rôle d'entretoisement de la porte, une fonction de protection de celle-ci contre les sollicitations, en particulier contre les sollicitations mécaniques. Sur la face intérieure de la porte, il est en outre encore prévu une autre zone 55, laquelle, en arrière de la tôle de protection intérieure 56, assure une protection mécanique supplémentaire contre l'action de chalumeaux découpeurs, de machines à percer ou de meules découpeuses. Une émulsion hydraulique est introduite dans la chambre 48. L'introduction se fait par une soupape de remplissage 57 qui, comme on peut voir sur la figure 6, est prévue sur la partie supérieure de la porte 1. Disposée verticalement au-dessous de cette soupape de remplissage, une soupape de décharge, non représentée sur les dessins,- est prévue dans la partie inférieure de la porte de sorte qutil est possible de remplacer l'émulsion. L'émulsion hydraulique se trouvant dans la chambre est amenée à une pression déterminée, par exemple à l'aide d'une pompe à main non représentée1 par 11 intermédiaire d'une soupape de mise en pression 58, visible sur la figure 5, qui est accessible depuis 11 intérieur de la porte. Du fait de cette pression dont l'action se fait sentir, par l'intermédiaire des canalisations 33 jusque sur les membranes 44, les goujons d'arrêt 40 restent donc engagés dans les encoches 41 des goujons de sûreté 32 tant que la pression reste maintenue. L'écart entre la valeur de la pression et la pression antagoniste exercee par les ressorts a boudin 47 agissant sur les faces inférieures des disques 45 des goujons d'arrêt est choisi de telle sorte que même une chute de pression minime, qui proviendrait par exemple d'une détérioration de la chambre sous pression 48, provoque un retrait des goujons d'arrêt 40 libérant les goujons de sûreté 32 et la pénétration, sous l'action des ressorts à boudin 38 s'ap puyant sur les collerettes annulaires 37 des goujons de sûreté, desdits goujons de sûreté dans les évidements 39 de l'huisserie de porte 3. Pour des raisons de sécurité, la chambre de pression 48 est reliée à une soupape de sécurité 59, réglée sur une valeur fixe de la pression, par laquelle l'émulsion hydraulique peut s'échapper en cas de dépassement d'une certaine pression maximale, par exemple s'il se déclenche un incendie. Les soupapes 58 et 59 sont disposées à 11 extrémité de tubes 60, traversant la zone de protection 54, qui assurent la liaison avec la chambre de pression. Les figures 7 et 8 représentent un autre mode de réalisation d'unsystème de verrouillage de secours dans lequel, à la place d'une chambre de pression remplie d'un fluide hydraulique, mis au préalable sous pression, c'est une zone de protection 61 sensible aux influences électriques qui est prévue en arrière du revêtement extérieur 52 de la porte de protection 1 dont la structure est la même que celle de la porte des figures 1 à 6, de sorte qu'on peut renoncer à la décrire à nouveau. En cas de détérioration de la zone de contact, une impulsion électrique entraîne sur des électro-aimants 62 disposés du coté intérieur de la porte et en liaison direote avec les goujons de sûreté 63, une induction telle que lesdits goujons de sûreté pénètrent dans des évidements correspondants prévus dans l'huisserie de porte 3.On peut voir en examinant la figure 8 que, à côté des goujons de sûreté qui s'engagent horizontalement ou verticalement dans les évidements de l'huisserie de porte, il est prévu d'autres goujons de sûreté qui pénètrent dans des évidements 64 correspondants du système de verrouillage primaire 6, qui peuvent par exemple être prévus dans les bandes de guidage 16, lorsque la zone de contact est endommagée et que les impulsions électriques déclenchées à ce moment amènent les électro-aimants 62 à faire sortir les goujons de sûreté 63 de leur position de repos pour leur faire prendre la position de blocage. Le système de verrouillage de secours décrit à l'aide des figures 4 à 6, peut aussi agir en combinaison avec le système de verrouillage primaire. Dans ce but, un boîtier 31 est fixé aussi sur une entretoise verticale 13 du châssis de porte (figure 3). Le goujon de sûreté logé dans ce boîtier s'engage alors dans un évidement de llelément horizontal 22 au moment du déclenchement d'un dispositif d'alarme. Des goujons de sûreté 32 peuvent égale- ment être prévus à d'autres endroits du systeme de verrouillage primaire pour pouvoir assurer le blocage en cas de besoin. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICAT-IONS 1. Porte de protection destinée à des objets ou installations exigeant une sécurité très-élevée, par exemple à des banques ou à des installations de production d'énergie comme les usines nucléaires ou les centrales électriques, qui est équipée d'un mécanisme de verrouillage muni de goujons de verrouillage, pouvant se déplacer horizontalement et éventuellement verticalement, qui peuvent venir s'engager dans des évidements, agencés pour les recevoir et prévus dans l'encadrement ou huisserie de la porte, et être immobilisés dans cette position, laquelle porte de protection est caractérisée en ce qu'il est prévu sur le côté de la porte (1) qui est à l'opposé de l'articulation, à coté des goujons de verrouillage (10) faisant partie du mecanisme de verrouillage (6), plusieurs goujons de sûreté (32, 63), disposés les uns au-dessus des autres a une certaine distance suivant la verticale et pouvant se déplacer à peu près horizontalement, lesquels, en cas de détérioration d'une zone de contact (48, 61) s'étendant sur toute la hauteur et la largeur ainsi qu'éventuellement sur la profondeur de la porte de protection (1), s'enfoncent automatiquement dans des logements (39) de forme adaptée à ces goujons de sûreté (32, 63) et prévus dans l'huisserie (3) de la porte. 2. Porte selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'il est -prévu, le long des-petits côtés supérieur et'inférieur de la porte (1), plusieurs goujons de sûreté (32, 63) disposés à une certaine distance à côté les uns des autres et pénétrant verticalement dans des logements (39), de forme appropriée et prévus à cet effet dans l'huisserie (3) de la porte, en cas de détéribra- tion de la zone de contact (43, 61). 3. Porte selon la revendication 1, caractérisée en ce que des goujons de sûrete (32, 63) bloquant le système de transmission rigide ou tringlerie du mécanisme de verrouillage en cas de détérioration de la zone de contact (48, 61) sont associés au mécanisme de verrouillage (6). 4. Porte selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisee en ce que la zone de contact est constituée d'une chambre (48) qui contient un fluide maintenu sous pression et qui est reliée à des éléments de retenue (44, 40) immobilisant les goujons de sûreté (32) dans leurs positions de repos contre l'action de forces de rappel, en particulier de forces de rappel élastiques (38). 5. Porte selon la revendication 4, caractérisée en ce que la chambre de pression (48) contient un fluide hydraulique pu pneumatique et est limitée par deux tôles (49, 50), disposées à faible distance l'une de l'autre, qui sont relies entre elles par une partie de leur surface. 6. Porte selon l'une quelconque des revendications 4 et 5, caractérisée en ce qu'il est prévu une chambre de pression (48) remplie d'un fluide pouvant être mis sous pression pneumatiquement et munie d'une soupape (58) de mise en pression et d'une soupape (59 > de sécurité. 7. Porte selon l'une quelconque des revendications 4 et 5, caractérisée en ce qu'il est prévu une chambre de pression (48), remplie d'un fluide pouvant être mis en pression hydrauliquement, qui est munie, outre d'une soupape (58) de mise en pression et d'une soupape (59) de sécurité, d'une soupape de remplissage et d'une soupape (57) de décharge. 8. Porte selon la revendication 4, caractérisée en ce que chacun des éléments de retenue sont constitués par une membrane (44) ouverte en direction de la chambre de pression (48), membrane qui agit sur un goujon d'arrêt (40) dont l1extrémité libre pénètre dans une encoche (41) prévue latéralement sur le goujon de sureté (32) correspondant. - 9. Porte selon 1'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que la zone de contact est constituée par une couche (61) sensible aux influences électriques, laquelle est reliée à des électro-aimants (62) associés de préférence directement aux goujons de sureté (63). 10. Porte selon l'lune quelconque des revendications 1 à 9, caractérisée en ce qu'un signal acoustique et/ou optique est déclenché lorsqu'au moins un des goujons de sûreté (32, 63) se déplace.