L'invention concerne les appareils d'assainissement, comprenant ou utilisant une flore bactérienne, et en particulier les fosses septiques. On sait que, dans un appareil d'assainissement, tel qutune fosse septique, fonctionnant par biodégradation, ce sont les micro-organismes qui assurent le démantèlement, la liquéfaction et la transformation des matières organiques et minérales à traiter et ainsi l'épurent de façon à diminuer les risques de contamination engendrés par l'évacuation de l'effluent dans le sol. On conçoit donc aisément que le rendement de l'appareil sera optimum lorsque le nombre de ces micro-organismes sera suffisamment élevé en fonction de la quantité des matières à traiter. Or, ces microworganismes sont parfois partiellement détruits par des attaques provenant d'éléments introduits inconsciemment dans l'appareil de traitement (produits lessiviels, médicaments divers et tout particulièrement les antibiotiques, etc). Le fonctionnement de 11 appareil risque donc de sten trouver gravement perturbé. Les études actuellement en tours conernant la modification de la législation en vigueur s semblent, pour pallier l'inconvé- nient ci-dessus, s'orienter vers une augmentation importante des volumes des appareils utilisés. Parallèlement, des activateurs biologiques sont également utilisés pour réensemencer et compenser ces destructions. Il existe également la possibilité d'oxygéner le milieu par divers procédés tels que brassage, xntroduction d'air comprimé et autres. Cela étant, l'invention a pour but de permettre d'obtenir, à la sortie d'un appareil d'assainissement, un effluent pratiquement exempt de contaminants. À cet effet, l'invention propose d'assurer un développement rapide des micro-organismes, de façon â obtenir et maintenir une population suffisamment élevée et atteindre un rendement optimum de l'appareil dans un volume relativement réduit, sans augmentation notable de volume, et elle consiste à maintenir le liquide contenu dans l'appareil à une température de 2000 à 4000, de préférence de 2500 à 35 C, correspondant à un très rapide repeuplement jusqu'au seuil naturel maximal. L'invention a également pour objet des appareils ou équipements pour la mise en oeuvre du procédé. L'énergie calorique utilisée sera fournie par des sources connues telles que l'électricité, le gaz, le pétrole, le tel et, notamment, par l'énergie solaire. Quel que soit le système de chauffage utilisé, il comportera un appareillage de régulation, de répartition et de contre de la température. En ce qui concerne les micro-organismes, on rencontre dans ces types d'appareils d'assainissement des bactéries provenant do l'eau, du tube digestif humain et d'autres micro-organismes dus à la présence de contaminations organiques ainsi que des bactéries corrosives. BACTERIES DE L'EAU : Pseudomonas@ Aeinetobacter; Aeromonas; Vibrio; Cytopbaga; Flavebacterium; Xenthomones; Ohromcbacterium; Arthrobacteries; Micrococci; Bacillus. BACTERIES DU TUBE DIGESTIF HUMAIN : Enterobactéries, notamment : Serratia; Klebsiella; Enterobacter; Esherichia coli. Autres Miero-Organismes des à la présence de contaminations organiques : Proteus; Providence; Pseudomonas aerugirese. BACTERIES CORROSIVES : Bactéries ferruginenses; Desulfovibrie. Sur les dessins annexés, qui font partie de la description: Fig. 1 montre plusieurs courbes de population pour diverses températures du milieu, le temps t étont en abscisses et le nombre Nt de bactéries étant en ordonnées; Fig.2 est un schéma d'installation de chauffage; et Fig.3 une vue en coupe d'une fosse soptique convenablement aménagée. La fig. 1 se rapporte à la croissance bactérienue. Sur cette figure, on a représenté trois courbes C0, C1, C2 de la population bactérienne, dans um milieu donné, exprimée en nombre de bactéries Nt en fonction du temps t, pour trois températures T0, T1, T2 en ordre oroissant. Sur chacune de ces courbes, on dénombre six phases: A: Phase de latence d'adaptation B : Phase d'accélération C : Phase dite exponentielle (apparaissant sous forme d'une droite dont la pente mesure le taux de croissance) D : Phase de ralentissement E : Phase stationnaire F : Phase de déclin, les phases n'ayant été référencées que sur la courbe Belon la présente invention, on maintient le liquide dans lequel les bactéries vivent et se développent à une température comprise entre 2000 et 4000. De préférence, cette température est de 2500 à 3500. Ces températures correspondent à un très rapide repeuplement en bactéries, jusqu'au seuil naturel maxi- mal défini par le milieu lni-m8me. Au surplus, ce seuil numérique est d'autant plus élevé que la température est haute. Bien qu'il semble préférable d'agir sur le peuplement ou bactéries par une régulation directe de la température du milieu, on peut aussi prendre en compte une constante E, dite de CROISIER, comprise entre 5.000 et 20.000 calories, qui représente la valeur d'activation du catalyseur de la réaction. Cette constante exprime les variations du taux de croissance des bactéries en fonction de la température. Elle est exprimée en calories et définie par l'expression: E = 0,458.To.(To+10) log 9 O, dans laquelle .e est la température prise en compte (en OC), .% 0 = vitesse de culture a' CTo+1O) vitesse de culture à To. En ce qui concerne l'installation repvésente-e aux fig.2 et 3, 1 désigne une fosse septique qui reçoit en 2 le liquide à traiter et dont l'affluent sort en 3. Une cloison chauffante 4 est prévue à l'intérieur de la fosse; elle laisse dans le bas un intervalle 5 de communication entre le compartiment d'entrée 9 et le compartiment de sortie 10. Un conduit supérieur Il fournit une mise à l'atmosphère. La cloison 4 est chauffée en utilisant par exemple l'éner- gie solaire, 6 désignant un capteur solaire, 7 un régulateur avec pompe et vase d'eXpansion et 8 un serpentin incorporé dans la maçonnerie de la cloison et formant échangeur thermique. Un détecteur thermique 12, par exemple du type thermocouple commande, par une ligne 13, la pompe du régulateur 7 pour maintenir le liquide à la température indiquée ci-dessus. Bien entendu, on peut utiliser d'autres modes de chauffage, par exemple une source électrique chauffant un volume d'eau qui est mise en circulation commandée par la pompe, ou encore un chauffage instantané commandé awua volume d'eau circulant en permanence. REVENDICATIONS 1.- Procédé de traitement, avant leur rejet, des eaux collectées dans des appareils d'assainissement comprenant ou utilisant une flore bactérienne et en particulier les fosses septi- ques, caractérisé en ce qu'il consiste à maintenir le liquide contenu dans l'appareil à une température de 200C à 400C, correspondant à un très rapide repeuplement an bactéries jusqu'au seuil naturel maximal. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé on ce que la température est de 250C à 35 C. 3.- Appareil d'assainissement comprenant ou utilisant une flore bactérienne, et en particulier fosse Septique, caractéri- sé en ce qu'il comporte un système de chauffage des liquide traités et un échangeur de chaleur. 4. Appareil d'assainissement selon la revendication 3, caractérisé en ce que le système de chauffage des liquides traités comporte un appareillage de régulation, de repartition et de contrôle de la température. 5.- Appareil d'assainissement selon la revendication 4, caractérisé en ce que le chauffage est assuré en utilisant 1'énergie solaire.