La présente invention concerne des procédés et des appareils géophysiques d'étude de la nature de formations souterraines et elle concerne plus particulièrement des procédés et des appareils de réfraction sismique destinés à l'étude des formations souterraines situées en mer ou dans d'autres régions recouvertes par les eaux. Un procédé connu consiste a produire un choc à un emplacement, choisi au préalable, de la croûte terrestre et à mesurer les diverses caractéristiques des ondes de choc réfléchies et réfractées par les couches souterraines. h partir de ces données on trace une image ou carte de la région qui peut indiquer la présence, s'il en existe, de pièges structurels susceptibles de contenir du pétrole et du gaz. Il est évident que l'amplitude des ondes qui offrent de l'intérêt est une fonction de l'importance du choc et qu'une onde d'amplitude relativement élevée a plus de signification et est plus facile à étudier qu'une onde d'amplitude moindre. les ondes offrant de l'intérêt ont tendance à être affaiblies considérablement et rapidement pendant leur parcours dans l'eau et la terre submergée.En conséquence, il est classique de produire le choc par la détonation d'une ou plusieurs charges de dynamite- ou d'un autre explosif approprié, noyées à des emplacements préd6terminés dans la terre. Bien que les principes de base de la prospection soient les mêmes sur terre ferme ou en mer, on voit que dés opérations en mer se compliquent de- certaines difficultés qui n'existent pas ou qui sont relativement peu importantes sur la terre. D'abord, le pont d'un navire est une plateforme relativement instable pour une exploration ou prospection géophysique, meme dans des conditions de beau-temps. Une telle instabilité complique la tâche consistant à déterminer les emplacements exacts des régions étudiées. Secondement, l'absence de points géodésiques ou d'autres repères semblables qui existent sur terre nécessite la mise en oeuvre de techniques de navigation complexes pour la détermination de l'emplacement géographique du bâtiment d'étude et des régions intéressantes qinsi que des distances qu'il peut être nécessaire de déterminer. Une autre difficulté, cependant, est soulevée par l'intérêt croissant que le public manifeste depuis peu de temps pour les activités industrielles soupçonnées de provoquer une détérioration de l'environnement. I1 est relativement simple de faire détoner une charge d'explosif sur la terre ferme sans produire d'effet nuisible pour la vie humaine ou animale. Cependant, on ne peut nier sérieusement que la détonation d'une charge de dynamite dans l'océan provoque souvent une certaine destruction de la vie marine proche. En conséquence, dans la prospection géophysique marine la pratique actuelle consiste à utiliser des canons a air comprimé ou des dispositifs analogues, qui ne produisent qu'un bruit sec ou "pop" sans danger, de faible intensité ou de faible amplitude. On voit, bien entendu, que si l'intensité du "pop-" n'est pas dangereuse, les ondes d'énergie acoustique qu'il produit ont également de faibles amplitudes correspondantes et que le rapport signal/Druit des signaux électriques quelles produisent est relativement fiole. De ce fait, le remplacement des charges d'explosif traditionnelles par de telles sources dont l'énergie est de faible intensité a un effet grave sur la tia- bilité et la précision des données qu'on cherche a relever parl'exploration ou prospection géopnysique des régions situées en mer. Lorsqu'on utilise sur terre un canon à air comprimé ou une autre source sismique de faible intensité, il est classique de produire plusieurs fois la même impulsion et de maintenir des détecteurs à leurs emplacements. les signaux électriques provenant de chaque emplacement de ces détecteurs sont "empilés" ensuite de manière à ne produire qu'un seul signal de grande amplitude. Lorsque des régions recouvertes par l'eau sont prospectées, cependant, les détecteurs ne peuvent être normalement disposés à des emplacements fixes afin de détecter de nombreux chocs d'importances égales. Au contraire, il est classique de disposer des détecteurs sur un câble déployé au fil de l'eau à la manière d'un chapelet depuis l'arrière du bâtiment et de détecter les ondes acoustiques pendant que le bâtiment se dépla oe le long d'un cap prescrit, au dessus de la zone étudiée.Si le ou les canons à air comprimé sont déchargés à des intervalles prédéterminés, on voit que chaque onde détectée par un détecteur particulier représente ltonde réfractée ou réfléchie par une couche à différents emplacements-et que "l'empilage" des signaux provenant d'un détecteur ou 'un groupe de détecteurs particuliers du 'câble ne peut être effectué par des techniques classi ques. Ces inconvénients de la technique antérieure sont supprimés dans la présente invention dont les procédés et les appareils perfeetionnés permettent l'étude géophysique de formations souterraines situées en mer ou dans les régions recouvertes par les eaux. Dans une forme de réalisation idéale de la présente invention, quatre canons à air comprimé ou sources d'é- nergie acoustique semblables sont montés de manière à être déchargés simultanément d'une façon répétée et sont disposés sur un premier bâtiment ancré ou fixé autrement à un premier emplacement déterminé, Un second bâtiment est dirigé, ensuite, le long d'un cap prédéterminé en regard du premier et remorque un câble au fil de l'eau, dont les géophones ou autres détecteurs sont connectés d'une façon classique, par exemple en 24 groupes de détections égaux dont chacun a approximativement une longueur de 90 mètres. Bien entendu il est possible d'utiliser a volonté 6, 12 ou un nombre de groupes de géophones supérieur à 24. Des procédés et un équipement de radionavigation, par exemple un LORAC (Radar à déphasage) peuvent être utilisés pour la détermination de l'emplacement. précis du premier bâti- ment à chaque moment où les quatre canons à air comprimé sont mis en action. De plus, les bâtiments comprennent un équipement commandé par le LORAC qui.permet la commande des canons pneumatiques suspendus au premier bâtiment,' ou bâtiment immobile, par des ordres émis par le second et à l'laide duquel le premier bâtiment notifie au second chaque tir des canons. On voit ainsi que dans la présente invention il est possible d'obtenir les 24 signaux ou. 11traces" séparés mais correspondants et de les "empiler" afin de produire un signal considérablement amplifié correspondant à un emplacement particulier, à la différence des autres techniques de prospection marine qui ne peuvent donner qu'une seule "tracen pour un emplacement quelconque. D'autre part, il convient également de noter qu'à la différence des techniques antérieures qui ne conviennent que pour des études effectuées sur terre ferme, chacune des 24 traces séparées est produite par un groupe de détecteurs ou éléments différents du-câble remorqué. En conséquence, la présente invention concerne des procédé8 et es appsreil8 d'exploration ou de prospeetion géophysique destinés à l'étude de formations souterraines situées en mer. les techniques de réfraction sismique de l'invention permettent l'étude des formations souterraines situées en mer ou dans- d'autres régions recouvertes par les eaux. Les techniques et le nouvel appareil perfectionné de l'invention permettent le relevé de traces ou signaux "empilés" à partir de mesures de réfraction sismique effectuées dans des régions situées en mer. les techniques d'exploration par réfraction sismique de l'invention comportent la mise en oeuvre de sources de choc, différentes de la dynamite, dans les régions situées au large des côtes. A titre d'exemple on a décrit ci-après et représenté aux dessins annexés une forme de réalisation de la mise en oeuvre du procédé selon l'invention. La figure 1 est un schéma simplifié de deux bâtiments contenànt un équipement de réfraction sismique destiné à l'étude de la nature de couches souterraines selon la présente invention. Les figures 2A, 2B et 20 représentent schématiquement et dlune façon simplifiée la production et la détection d'une séquence d'ondes sismiques réfractées suivant la présente invention. Les figures 3A, 3B et 3C représentent d'une manière simplifiée l'enregistrement sur place de signaux produits et détectés de la façon représentee sur les figures 1 et 2. Les figures 4A et 4B représentent d'une manière simplifiée la première opération effectuée pour le rassemblement des données représentées sur la figure 3. La figure 1 représente d'une façon simplifiée un exemple de réalisation de la mise en oeuvre des procédés et de l'appareil selon l'invention, destinés à des études de réfraction sismique dans des terrains sous-marins conformément au concept de la présente invention. Plus particulièrement, un bâtiment émetteur 30 est ancré ou maintenu rigidement.a un premier emplacement prédéterminé, situé dans la zone étudiée, tandis qu'un second bâtiment ou bâtiment récepteur 31 se déplace le long d'un cap prédéterminé 32 passant dans ladite région et en regard du bâtiment émetteur 30.Comme on le voit sur la figure 1, le bâtiment émetteur 30 a pour but de constituer une source d'impul sions d'énergie sismique ou acoustique qui sont réfractées par une ou plusieurs couches souterraines situées à des emplacements prédéterminés le long du cap 32 et qui sont ensuite détectées, mesurées et enregistrées sur le bâtiment récepteur 31. Dans ce but, le bâtiment émetteur 30- peut être équipé de quatre sources d'énergie acoustique, par exemple des canons à air comprimé 34 (ou des dispositifs analogues) qui peuvent être suspendus dans 1 t eau à des bossoirs du bâtiment 30 et qui peuvent être commandés ou "mis à feu" afin de produire la série d'ondes sismiques 9 de la manière indiquée. De préférence, le bâtiment récepteur 31 est destiné à remorquer un câble 40 déployé à la manière d'un chapelet afin de détecter les impulsions sismiques 39 à des emplacements prédéterminés le long du cap 32. De ce fait, le bâtiment récepteur 31 peut être équipé d'un tambour classique 33 ou de tout autre dispositif de montage approprié qui, de préférence, est monté à la poupe du bâtiment 31 de la façon indiquée sur la figure 1. le câble remorqué 40 peut être de n'importe quel modèle classique et peut comprendre une partie de tête 41 d'une longueur d'environ 150 mètres, une partie ou élément d'allongement 42 d'une longueur d'environ 120 mètres, suivie par un élément de réception ou de-détection sismique 43 comprenant plusieurs géophones ou appareils semblables et dans lequel sont disposés successivement vingt quatre éléments récepteurs séparés, 1-24. Plus particulièrement, chaque élément récepteur 1-24 contient vingt géophones (non représentés), connectés de preférence en parallèle, destinés à envoyer au bâtiment récepteur 31 un seul signal d'entrée pour chaque impulsion 39 détectée. ous les éléments récepteurs 1-24 sont connectés séparément de manière que chacun d'eux produise une indication séparée de l'arrivée d'une impulsion acoustique 39.On voit, en conséquence, que chaque élément récepteur 1-24 donne une indication de l'influence d'une couche souterraine sur les ondes d'énergie acoustique ou impulsions 39, en vingt quatre emplacements différents le long du cap 32. Comme on l'a indiqué précédemment, la bâtiment récepteur 31 porte un équipement de radionavigation précis (non représenté) tel qu'un LOdAC, ou un équipement analogue. De.plus, un autre équipement 35 de commande et de traitement des signaux est également monté à bord du bâtiment récepteur et est destiné à envoyer des signaux de commande électroniques ou électromagné tiques 37 au bâtiment émetteur 30, en même temps que la détermination des emplacements effectuée par le LOSAC. L'équipement 55 a également pour but de recevoir et ae traiter les signaux des éléments récepteurs 1-24 du câble remorqué 40, de la façon expliquée ci-après. me bâtiment émetteur 30 porte un équipement de commande approprié 36, de modele classique, destiné à la commande ou à la "mise à feu" des canons a air comprimé 34, en réponse à chaque signal de commande 37 émis par le bâtiment récepteur 31 et qui est également destiné a envoyer des signaux de notification 38, en réponse, afin d'indiquer le moment où chaque impulsion 39 est produite De ce fait, l'équipement 35 comprend des dispositifs appropriés de réception et d'enregistrement de chaque signal de notification 38 en liaison avec la détection des impulsions 3 par les éléments récepteurs 1-24 du câble remorqué 40.Du fait que chaque élément récepteur 1-24 est placé à un emplacement respectif différent le long du cap 32 pour chaque impulsion 39, l'équipement liiAC (non représenté) est également connecté à l'équipement 35 de commande et de traitement afin de mettre en corrélation le tir des canons 4 et les emplacements des éléments récepteurs 1-24 du câble 40. mes figures 2A, 2B, 2G représentent la détection des diftérentes-impulsions sismiques 39 par le câble 40, pendant qu'il est remorqué le long du cap prédéterminé 32 par le bâtiment récepteur 31. On voit, en particuïier sur la figure 2A, que pendant que le câble 40 est-remorqué le long du cap 32, chaque élé- ment récepteur 1-24 progresse le long des divers emplacements . qu'on cherche à étudier. Le bâtiment émetteur 30 est ancré cependant de la façon représentée sur le figure 1. De ce fait, chacune des diverses impulsions sismiques 9 produites par les canons 34 est réfractée depuis les mêmes emplacements déterminés le long du cap 32. Sn conséquence, lorsqu'un premier tir d'une séquence est effectué par les canons 34, l'impulsion sismique 39A de la figure 2A produite par ce premier tir descend jusqu'à la couche de réfraction souterraine où elle est réfractée et détectée ensuite par chacun des divers éléments récepteurs 1-24. Cependant le câble 40 est déplacé de la façon indiquée sur les figures 2A et 2B, De ce fait, l'élément récepteur 23 est remorqué ensuite Jusqu'au même emplacement qui était étudié par l'élément récepteur 24 en fonction du premier coup, au moment où le second coup 393 de la figure 23 est tiré. La première impulsion sismique 39A a progressé au-delà du câble 40 au moment où 11 élément récepteur 23 atteint l'emplacement qui était occupé par l'élément récepteur 24 lorsque la première impulsion sismique 39A a été détectée les canons 34 sont commandés de façon à tirer le second coup et de ce fait l'élément récepteur 23 détecte la seconde impulsion sismique 39B à l'emplacement qu'occupait l'élément récepteur 24 lorsqu'il a reçu l'impulsion 39A produite par le premier coup. Comme on le voit sur la figure 2O, le câble 40 continue a être déplacé sans interruption le long du cap 32. En conséquence, le dernier élément récepteur 1 du câble 40 atteint finalement l'emplacement qu'occupait initialement l'élément récepteur 24, au moment de la détection de la premiere impulsion sismique '39k. lorsque I 2G, les canons 34 tirent le vingt quatrième coup-de la séquence le dernier élément récepteur 1 détecte alors la vingt quatrième impulsion sismique 39X, au même emplacement géographique. I1 convient de se rendre compte que, de cette façon, vingt quatre coups d'énergie sismique répétés. qui ont parcouru le même trajet acoustique atteignent chacun des éléments récepteurs 1-24 lorsqu'il passe au-dessus de cet emplacement. Les figures 3A, 3B et 3C représentent 'graphique- ment, d'une maniere simplifiée, les signaux produits par es éléments récepteurs 1-24, en réponse aux diverses impulsions sismiques 39.. Plus particulièrement, la figure 3A représente les signaux émis'par chauqe élément récepteur 1-24 en réponse à la première impulsion sismique 39A. La figure 3B représente, de même, les signaux produits par les éléments récepteurs en réponse à la seconde impulsion sismique 39B émise par les canons 74. Comme on l'a expliqué plus haut, il est envisagé que, dans un mode de réalisation idéal de la présente invention, les canons 34 tirent, dans chaque séquence de relevé des-données, un nombre de fois égal au nombre d'éléments récepteurs du câble~40, La figure fA représente d'une façon comparable les signaux émis par les Vingt quatre éléments récepteurs 1-24 en réponse à la vingt quatrième ou dernière impulsion Sismique -39X de la série de coups qui correspond à l'emplacement occupé par l'élément récepteur initial 24 au moment de la détection de la première impulsion sismique 39A. I1 convient de noter en particulier sur la figure 3A, que les traces 51-54 représentent respectivement les signaux de sortie des quatres éléments récepteurs de tête 24-21 du câble 40 et que la trace 55 représente le signal de sortie de son dernier élément récepteur, 1. En conséquence, la première -pointe d'amplitude ou "top" de chacune de ces traces 51-55 correspond à l'arrivée de la première impulsion sismique 39A de la série. En d'autres termes, le "top" 51 représente l'arrivée de l'impulsion sismique 39A à l'élément récepteur de tête 24, le "top" 52A l'arrivée de la même première impulsion sismique 39A à l'élément récepteur immédiatement suivant 23 et les "tops" 53A et 54A sont produits par la détection de la première impulsion sismique 39A par les éléments récepteurs immédiatement suivants 22, 21, respectivement. les traces intermediaires situées entre la trace 21 et la trace l-ont été supprimées afin de simplifier la fi-' gure.De ce fait, le "top" 55A représente la détection de la première impulsion sismique 39A de la série par l'élément récepteur de queue, 1. La présente invention a pour but de mesurer la profondeur d'une formation souterraine en fonction de son indice de réfraction. En conséquence, la position latérale du "top" 51A de la trace 51, provenant de l'élément récepteur de tête 24 indique la durée de parcours de la première impulsion sismique 39A du premier bâtiment 30 jusqu'à l'emplacement occupé alors par l'élément récepteur de tête 24. La durée du parcours de l'impul- sion sismique 39A dans l'eau peut être déterminée. En conséquence, toute durée de parcours supplémentaire est une fonction de l'indice de réfraction de la formation étudiée et de sa profondeur. Il convient de noter que, sur la figure 3A, la durée du parcours de la première impulsion 39A jusqu'au second élément récepteur 23, est représentée comme étant légèrement supérieure à la durée de parcours de la première impulsion 39k jusqu'à l'élément récepteur de tête 24. Cette différence indique, bien entendu, que ltemplacement du second élément récepteur 23 est plus éloigné du premier bâtiment 30, au moment où le canon à air comprimé 34 tire la première impulsion sismique 39A de la série. le moment d'arrivée du "top" 55-k, reçu par le dernier élément récepteur ou élément récepteur de queue 1 du câble 40, indique la longueur de ce dernier (dans lequel chacun des vingt quatre éléments récepteurs 1-24 a une longueur approximative de 90 mètres).Les moments d'arrivée relatifs des "tops" 51A-55A indiquent également qu'au moment où la première impulsion sismique 39A a été émise, le second bâtiment 31 se rapprochait, d'une manière générale, du premier bâtiment 30, le long du cap 32. ba figure 53 représente l'arrivée de la seconde impulsion sismique 393 ç chacun des éléments récepteurs 1-24 du câble 40. loutefois, pendant le laps de temps qui s'écoule entre les premier et second tirs des canons 34, le second bâtiment 31 a progressé d'environ 90 mètres le long du cap SZ.h ce moment, le premier élément récepteur ou élément de tête 24 est plus rapprocné du premier bâtiment 30 qu'au moment où le coup 1 a été tiré, de la façon indiquée par le fait que moment d'arrivée de l'impulsion 39B au récepteur 24 est antérieur a celui de l'ar- rivée de la première impulsion sismique 39h. L'élément récepteur immédiatement suivant, 23, du câble 40 se trouve alors à l'em- placement occupé auparavant par l'élément recepteur de tête 24, cependant, de la façon indiquée par l'alignement dans le temps du "top" 52B et au "top" 51A de la figure 3A. De même, le moment d'arrivée du "top" 533 est aligné sur celui du "top" 52A et celui du "top" 543 est alors aligné sur celui du "top" 53A, de sorte qu'ils indiquent que les troisième et quatrième éléments récepteurs 22, 21 ont été déplacés jusqu'aux emplacements occupés précédemment par les second et troisième éléments récepteurs 23, 22, respectivement.De plus, le "top" 53B produit par le récepteur de queue 1 est alors arrivé un peu plus tôt par rapport au "top" 55A et indique que le récepteur de queue 1 a été rapproché par remorquage du bâtiment fixe 30 par le second bâtiment 31 le long su cap 32. a figure 3C représente graphiquement l'arrivée de la vingt quatrième impulsion sismique 39s aux éléments récepteurs 1-24 du câble 40. I1 convient de noter que le "top" 55X est aligné en ce qui concerne la durée de parcours, sur les stops 51A et 52B. Cet alignement indique une commande correcte des canons 34 par le signal 37, tel que la vingt quatrième impulsion sismique 39X de la séquence atteint le dernier élément récepteur 1 juste au moment où ce dernier occupe l'emplacement occupé auparavant par l'élément récepteur de tête 24, lorsque la première impulsion sismique 39d a été détectée par le câble 40. I1 doit être clair qu'il est inutile que les canons à air comprimé 36 soient rendus silencieux simplement parce qu'ils ont tire une série ou une séquence de coups dont ie nombre correspond au nombre d'éléments récepteurs que contient le câble 40. Au contraire, il rentre dans le concept de la présente invention que les canons 36 continuent à tirer aussi longtemps que les éléments récepteurs 1-24 peuvent produire des "tops" intelligibles et aussi longtemps que le second bâtiment progresse le long du cap 32, de manière que l'emplacement de chaque élément 1-24 puisse être déterminé avec précision par l'équipement de navigation LORAC.En conséquence, le econd, le troisième coup ou les coups suivants d'une telle série peuvent, dans le cas présent, être interprétés comme le premier coup ou le coup suivant d'une autre séquence destinée à un emplacement de réception différent. On peut voir sur la figure 3C des "tops" supplémentaires 51Ak-54Ak qui indiquent la détection du coup 39X arrivant au câble 40 après que les élements récepteurs 24-21 aient été remorqués jusqu a des emplacements différents d'intérêt le long du cap 32. Comme on l'a expliqué précédemment, il est souhaitable "d'empiler" les diverses impulsions qui correspondent à des points de réfraction communs et à des emplacements communs, le long du cap 32. Avant que cet empilage puisse être réalisé d'une manière effective, il est cependant souhaitable de "rasaem- bler" les "tops" produits par les éléments récepteurs 1-24, pour les diverses impulsions sismiques 39. ma figure 4A représente graphiquement un ensemble de traces sismiques reçues par le câble 40 du fait de la réfraction d'une série de vingt quatre impulsions sismiques différentes 39A-39X ayant suivi le même trajet acoustique, pendant que le câble 40 a progressé le long du cap 32. En conséquence, tous les "tops" représentés sont alignés (ou presque) en ce qui concerne la durée de parcours, car ils représentent tous la réfraction de l'énergie sismique le long du même trajet.Cependant, le "top" 51A a été produit par l'élément récepteur de tête 24 en réponse à la première impulsion sismique 39A de la série de coups et le "top" 523 a été produit par l'élément récepteur suivant ou se cond élément 23 en réponse à la seconde impulsion sismique 39B de la série. Comme on l'a indiqué précédemment, les canons 36 peuvent continuer à être déchargés afin d'émettre d'autres séries supplémentaires d'impulsions sismiques. De plus, il va de soi qu'il est souhaitable de relever et ttd'empiler" les traces provenant de chacun des divers emplacements intéressants de 90 mètres le long du cap 32. En conséquence, il convient de se rendre compte que, bien que l'impulsion sismique 39B qui est reçue par le second élément 23 lorsqu'il occupe l'emplacement évacué auparavant par l'élément récepteur de tête 24, cette impulsion 39B étant la seconde de la série correspondant à l'emplacement occupé alors par le second élément 23, est également reçue par l'élément de tête 24 à son nouvel emplacement. De ce fait, l'impulsion sismique 39B qui est la seconde d'une serie de vingt quatre impulsions 39 correspondant à l'emplace- ment occupé précédemment par l'élément récepteur de tête 24, est alors la première impulsion 39AA d'une série différente de vingt quatre impulsions 39 refractées et détectées par rapport à ce nouvel emplacement ou emplacement immédiatement suivant le long du cap 32. On peut voir sur la figure 43 une représentation graphique simplifiée des diverses traces produites par les vingt quatre éléments récepteurs 1-24 par rapport à ce nouvel emplacement immédiatement suivant, les arrivées antérieures indiquant que cet emplacement était plus rapproché du bâtiment fixe de la figure 1.Comme on le voit, le "top" 51AA a été produit par l'élément de tête 24 lorsqu'il a reçu la première impulsion sismique 39AA d'une nouvelle série de vingt quatre coups correspondant au nouvel emplacement qui est occupé alors par l'élément de tête 24. I1 convient de noter, cependant, -que cette première impulsion 39AA de la nouvelle série est également la seconde impulsion 39B de la série décrite précédemment par rapport à l'emplacement précédent. De même, le "top 52BE représente la détection par le second élément récepteur 23 de la seconde impulsion 39BB de la nouvelle série qui est également la troisième impulsion 390 de la série précédente. I1 convient de noter, sur la figure 4B, que les "tops" 5300 et 54B.sont dûs à la détection des troisième et quatrième impulsions 39CC et 39:iS, respectivement, par les troi sième et quatrième éléments récepteurs 22, 21 et que le "top" 55XX est produit par le dernier élément récepteur 1 du câble 40, en réponse à la vingt quatrième impulsion 39XX de la nouvelle ou seconde série. Comme on l'a indiqué précédemment, les troisième et quatrième impulsions 3900 et )9DD de cette seconde série correspondent aux quatrième et cinquième impulsions 39D et 39A de la première série.La distinction entre la première et la seconde série d'impulsions 39 apparaît d'après les alignements relatifs des "tops sur les figures 4A et 4B par le fait que les impulsions 39A-39X qui constituent la première série de vingt quatre impulsions 39 correspondent toutes au premier emplacement ou point commun de la surface du cap 32, tandis que les impulsions 39AA-39XX qui constituent la seconde série correspondent toutes à l'emplacement immédiatement suivant de 90 mètres ou point commun de la surface du cap 32. Les traces correspondant à tous ces points communs de la surface, situés sur le cap 32, peuvent être rassemblées de la même manière que surles figures 4A et 43. Lorsque les divers signaux émis par le câble 40 ont été rassemblés de la façon représentée sur les figures 4A et 43 ils peuvent être additionnés les uns aux autres et normalisés ou "empilés", afin de donner une seule trace amplifiée pour chacun des divers emplacements communs de la surface ou pour chacun des divers trajets communs de réfraction qui leur sont; assolés. Ces traces empilées peuvent alors être disposées de façon à donner "un profil" de réfraction du cap 32. Du fait que la technique d'empilage des traces ou de détermination du profil est classique, il est inutile de la décrire en détail.Cependant il convient de noter que chaque trace représentée. sur les figures 3k-3C et 4A-4M représente à la fois un signal sismique cohé- rent et un bruit incohérent. me but de l"'empilage" des traces produites par la détection d'une série d'impulsions sismiques 39 d'un point de réfraction commun est de produire une trace dans laquelle le rapport signal/bruit ést considérablement accru. Les bruits qui correspondent à la totalité des vingt quatre trace ces rassemblées ont tendance à s'annuler dans une grande mesure les uns les autres, du fait de l'empilage. On peut démontrer statistiquement que l'empilage peut améliorer le rapport signal/ bruit et le multiplier par un facteur égal à la racine carrée du nombre de traces empilées. Comme on l\a indiqué précédemment, il est avag- tageuxde prévoir un équipement LORAN ou un autre équipement:de radionavigation approprié abord du bâtiment remorqueur 31 afin de mettre en corrélation 'emplacement des divers points communs de la surface du cap 32 et: les signaux 37 émis pour la commande du tir des canons 34. I1 est particulièrement commode due prévoir un équipement li0RkO semblable à bord du bâtiment émetteur 30 demanière que les distances relatives entre les deux bâtiments 30 et 31 puissent être calculées pour chaque point commun de la surface d'intérêt. Cependant, il est également commode de calculer les moments d'arrivée des ondes transmises directement par l'eau à des emplacements prédéterminés le long du câble 40 et de déterminer les distances relatives entre le bâtiment émetteur 30 et chaque point de réfraction commun, à ltaide d'un facteur qui correspond à la mesure de la vitesse de l'onde dans l'eau de mer. I1 convient de noter, sur le figure 1, que bien que le bâtiment émetteur 30 représenté soit équipé -de quatre canons à air comprimé 34, il est possible de prévoir n'importe auel nombre de sources sismiques sans sortir du cadre de l'invention si elles sont toutes déchargées en même temps ou en synchronisme afin d2éviter la production d'impulsions sismiques 39 non organisées. un a obtenu d'excellents résultats dans une application de la présente invention à l'aide d'une source d'énergie sismique comprenant quatre canons à air comprimé de 2 décimètres cubes suspendus à 15 mètres environ en dessous du niveau de la mer. I1 convient de noter sur les diverses traces 5155 représentées sur les figures 3A-7C et 4A-4B que chaque impulsion sismique 79 détectée est un ensemble complet de divérses réverbérations. D'habitudefl il est préférable de n'utiliser que la première partie des impulsions 39 qui est le premier top de la trace, pour la détermination de la distance du point commun de réfraction d'intérêt car cette première partie du signal est normalement la plus sûre pour une telle application; Cependant il rentre dans le concept de la présente invention d'utiliser des arrivées secondaires d'impulsions réfractées lorsque ces parties du signal peuvent être identifiées et relevées. Il va de soi que de nombreuse modification peuvent être apportées à l'appareil et au procédé décrits et représentés sans sortir du cadre de l'invention. REVEEDICATIONS 1) Procédé d'exécution de mesures géophysiques dans une région submergée, au large des côtes, dans lequel une source d'énergie sismique est disposée dans ladite région située en mer à un emplacemént choisi au préalable, éloigné d'un point prédéterminé de là surface où l'énergie sismique produite par ladite source est détectée par un détecteur d'énergie sismique, caractérisé en ce qu'il sonsiste à remorquer plusieurs détecteurs d'énergie sismique disposés-les uns derrière les autres par le dit point prédéterminé de la surface de la région située au large des côtes, de manière que les détecteurs remorqués passent successivement par ledit point de la surface, à produire ladite énergie sismique à l'emplacement de ladite source suivant une relation déterminée dans le temps avec l'arrivée de chaque détecteur audit point de la surface, à faire émettre par chaque détecteur un signal représentant une caractéristique de lléner- gie sismique arrivant audit point de la surface et à combiner les signaux en un seul signal représentant la somme de l'énergie- sismique arrivant audit point de la surface. 2) Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les détecteurs sont remorqués les uns derrière les autres le long d'un cap prédéterminé qui les fait passer par ledit point de Wa surface. 3) Procédé suivant l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que les signaux sont combinés en une fonction, susceptible d'être enregistrée, de la somme de l'énergie sismique reçue par les détecteurs, audit point de-la surface. 4) Procédé suivant la revendication 3, caractérisé en ce que l'opération de combinaison des signaux consiste à collecter les signaux produits par chaque détecteur et caractérisant l'énergie sismique arrivant audit point de la surface, puis à empiler les signaux- collectés en un seul-signal qui représente sensiblement la somme de l'énergie sismique arrivant audit point de la surface et qui coincide sensiblement avec l'air rivée des détecteurs à ce dernier. 5) Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que ladite énergie sismique est produite à I'emplacement de ladite source au même moment où cha cun des divers détecteurs arrive audit point de la surface. 6) Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'une salve distincte -d'énergie sismique est produite à l'emplacement de ladite source suivant une relation de temps correspondant à l'arrivée de chaque détecteur audit point de la surface, le signal produit par chaque détecteur correspondant d'une manière fonctionnelle à l'arrivée l'une des dites salves d'énergie sismique audit point de la surface. 7) Procédé suivant la revendication 6, caractérisé en ce qutil consiste à émettre plusieurs signaux de commande suivant une relation de temps correspondant à l'arrivée de chaoue detecteur audit point de la surface, à émettre une série correspondante de salves distinctes d'énergie sismique en réponse auxdits signaux de commande et-à émettre un signal de notification annonçant l'emission de chacune des salves de l'énergie sismique. 8) ;Procédé suivant la revendication 7, caractérisé en ce que les signaux de commande sont émis à des emplacements prédéterminés le long dudit cap, les signaux de notification étant émis de l'emplacement de ladite source. 9) Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste à remorquer plusieurs détecteurs sismiques et à les faire passer successivement par des prèmier et second points prédéterminés de la surface, sur un cap le long duquel ils sont déplacés dans la dite région, à émettre plusieurs salves distinctes d'énergie sismique dudit emplacement prédéterminé de la source dans ladite région, suivant une relation de temps correspondant à l'arrivée des détecteurs dans les déux points de la surface, à faire émettre par chaque détecteur un premier signal caractéristique de énergie sismique arrivant audit premier point de la surface et.un second signal caracté- ristique de l'énergie sismique arrivant audit second point de la surface, à collecter les premiers signaux en un premier groupe correspondant, du point de vue fonctionnel et lesdits s-ec.onds signaux dans un second groupe correspondant du point de vue zone tionn-el, à empiler le premier groupe de signaux collectés afin de produire ún-seul signal amplifié représentant seNsiblement la somme de l'-énergie sismique reçue par lesdits détecteurs audit premier point de la surface et à empiler le- second groupeede signaux collectés afin de produite un s-eul signal amplifié représentant sensiblement la somme de l'énergie sismique reçue par lesdits détecteurs au second point de la surface. 10) procédé suivant la revendication 9, caractérisé en ce qu'il consiste, de plus, à déterminer l'arrivée des détecteurs à chacun desdits points de la surface situés sur ledit cap, a émettre une série de signaux de commande suivant une relation de temps correspondant a l'arrivée des détecteurs aux dits points de la surface, à émettre chaque salve d'énergie sismique en réponse a l'un des signaux de commande et à émettre une série corresponciante de signaux de notification destinés à annoncer l'émission des salves de l'emplacement de la source. 11) Procédé suivant la revendication 10, caractérisé en ce que les signaux de commande sont émis d'un emplacement situé sur le cap parcouru, les signaux de notification étant émis à l'emplacement de ladite source. 12) Appareil destiné à des mesures géophysiques dans uné région submergée, située au large des côtes, à l'aide d'une source d'énergie sismique occupant une position fixe un emplacement prédéterminé dans ladite région, caractérisé en ce qu'il comprend un câble remorqué au. fil de l'eau de plusieurs éléments de réception de l'énergie sismique, un dispositif de remorquage étant destiné à remorquer le câble le long d'un cap prédéterminé de parcours vers et au moins par l'un des points de surface choisis au préalable de ladite région situes-en mer, des moyens de signalisation commandant ladite source d'énergie suivant une relation de temps correspondant à l'arrivée des éléments récepteurs dans ledit point de la surface au moins et faisant émettre desdits éléments récepteurs des signaux représentant l'énergie sismique, émise de l'emplacement de la source, arrivant audit point de la surface et un dispositif destiné à collecter et à empiler les signaux en un seul signal représentant la somme de l'énergie sismique reçue par les éléments récepteurs audit point de la surface. 13) Appareil suivant la revendication 12, carac trisé en ce que les moyens de signalisation comprennent, de plus, un dispositif de commande relié au dispositif de remorquage et destiné à déterminer 'arrivée des éléments récepteurs du câbleaudit point de- la surface et a émettre des signaux de commande en corrélation avec cette arrivée, les moyens de signa lisation comprenant, dè plus, un dispositif de commande situé à l'emplacement de la source, sensible aux signaux de commande, provoquant le fonctionnement de la source d'énergie sismique et émettant un signal de notification suivant une relation fonction nelle correspondant a chaque mise en fonctionnement de ladite source.