L'invention concerne une pompe péristaltique pour applications médicales, en particulier une pompe entérique pour alimentation artificielle, comprenant un tube, parcouru par le fluide pompé, sur un tronçon longitudinal duquel peuvent agir des galets montés sur une roue de support qu'un moteur électrique peut faire tourner et qui compriment le tube contre une paroi d'appui en arc de cercle placée radialement à l'extérieur des galets et refoulent le contenu du tube par un mouvement péristaltique. Une telle pompe est connue par la demande de brevet allemand DE-OS 25 00 463 par exemple. Cette pompe est logée dans un bottier essentiellement cylindrique possédant quatre parties qui se suivent axialement: une partie alimentation contenant des piles, une partie médiane pour les dispositifs de commande, une partie moteur et une partie pompe qui se raccorde à la partie moteur sur le côté opposé à la partie alimentation. Le plan de la roue portant les galets est perpendiculaire à l'axe de rotation du moteur élec- trique et le tube est appuyé sur des portions de paroi, situées sur le pourtour de la trajectoire des galets, qui constituent en même temps la paroi du bottier cylindrique à l'extrémité considérée de celui-ci. Si le bottier de cette pompe connue doit rester essentiellement cylindrique, afin que la pompe puisse encore être portée commodément sous des dimensions hors tout relativement faibles, il ne faut pas que le diamètre du bottier devienne trop grand. Comme il faut au moins la place pour le tube et son élément d'appui entre le côté extérieur du bottier et les galets, la roue portant les galets à sa périphérie doit avoir à son tour un très petit diamètre. Cela signifie que le tube doit être disposé suivant un arc à petit rayon autour de la petite roue, laquelle doit tourner à une vitesse relativement élevée pour que la pompe ait le débit désiré. Or cette grande vitesse de la roue et des galets produit beaucoup de bruit, ce qui est précisément à proscrire lorsque le patient porte la pompe en permanence sur lui. De plus, les conditions de charge du tube courbé suivant un petit rayon sont défavorables, ce qui diminue la durée de service du tube, laquelle doit atteindre au moins 4000 à 5000 heures. Enfin, les conditions de refoulement sont également 2503 799 défavorables, du fait que les galets, montés sur la roue de petit diamètre et se suivant par conséquent à faible distance, ne peuvent refouler chaque fois qu'une quantité de liquide relativement petite par le mouvement péristaltique. Cependant, comme la roue porte-galets est calée directement sur l'arbre du moteur, de sorte qu'elle est entratnée sans réduction à la vitesse de rotation du moteur, la roue doit avoir de toute manière un petit diamètre, mtme s'il n'y avait pas la limitation d'encombrement dans le sens latéral. Malgré ce petit diamètre de roue, pour pouvoir régler la pompe à des débits faibles, la vitesse du moteur doit pouvoir ttre réduite à des valeurs extrême- ment basses pour des moteurs électriques, ce qui demande des moteurs spéciaux onéreux. Les moteurs à courant continu alimentés par piles d'usage courant ne peuvent pas être utilisés puisqu'ils possèdent une vitesse de démarrage de l'ordre de 100 tr/min, ce qui est net- tement trop élevé, même en tenant compte du faible diamètre de la roue, pour que la pompe puisse fournir les faibles débits souhaités. Il serait certes possible d'installer un réducteur à arbres d'entrée et de sortie coaxiaux ayant le rapport de réduction désiré - par exemple sous forme d'un réducteur planétaire - entre l'arbre portant la roue d'une part et l'arbre du moteur électrique d'autre part. Un tel réducteur est toutefois relativement encombrant, coûteux et sensible aux perturbations et il augmenterait au moins la longueur axiale hors tout de l'ensemble de la pompe, laquelle est déjà très grande en raison de la disposition des parties pompe, moteur, commande et alimentation les unes derrière les autres. L'invention vise à créer une pompe péristaltique du type indiqué au début mais qui-permette une construction plate et compacte sans que cela oblige à limiter le diamètre de la roue porte-galets. Selon une caractéristique essentielle de l'invention, l'axe de rotation de la roue est transversal à l'axe du moteur électrique. Grâce à cette disposition, la dimension principale de la roue, à savoir sa dimension radiale, se place parallèlement à la direction de la dimension principale du moteur électrique. 2503 799 Transversalement à ces dimensions principales, il faut donc seule- ment la place pour l'épaisseur de la roue et l'épaisseur ou le diamètre du moteur électrique. On obtient ainsi, quel que soit le diamètre de la roue, une construction très plate, de sorte que la pompe peut être logée dans un bottier parallélépipédique plat qui ne constitue qu'une faible protubérance lorsque la pompe est portée sur le corps d'un utilisateur. Comparativement à l'épais- seur du bottier, sa largeur est d'importance secondaire, de sorte qu'il n'y a pratiquement pas de limitations en ce qui concerne le diamètre de la roue porte-galets, qui est l'élément déterminant pourla largeur du bottier. Il est donc possible d'utiliser sans inconvénient une roue d'un diamètre relativement grand, tournant à une vitesse plus lente pour un débit donné, ce qui produit une marche très silencieuse et un refoulement en douceur et exactement dosé. Dans la mesure o la roue dépasse latéralement du moteur électrique, dans le sens de la largeur du bottier, si celui-ci est de forme parallélépipédique, il reste de la place pour loger les piles ou d'autres dispositifs des deux c8tés du moteur, si bien que les piles et les éléments analogues ne demandent pas une augmen- tation supplémentaire ni de la largeur ni de la hauteur. Du fait que les axes de la roue et du moteur sont transversaux, la roue peut être entraînée en rotation avec un rapport de réduction très élevé, d'au moins de 1:100, de préférence de plus de 1:500, par un simple pignon calé sur l'arbre du moteur électrique et engrenant avec une couronne dentée sur le bord extérieur de la roue. Le réducteur ainsi constitué ne demande donc pas non plus de la place supplémentaire. Il est à noter aussi que, pour la pompe péristaltique connue selon la demande de brevet DE-OS 25 00 463 mentionnée au début, on s'est efforce de rendre la paroi d'appui autant que pos- sible non élastique, afin qu'elle n'effectue pas de mouvements incontrôlés d'écartement ou de cédage pendant la compression du tube par les galets. La paroi d'appui de cette pompe connue s'étend sur un angle d'environ 1800 au pourtour de la roue, laquelle porte quatre galets uniformément répartis, et est prévue sur une pièce d'appui qui fait saillie des deux extrémités latérales de la paroi 2503 799 d'appui et se termine à ces extrémités latérales par une pièce de fermeture. Une telle pièce de fermeture est nécessaire parce que la pièce d'appui doit former avec la pièce de fermeture la surface extérieure cylindrique du bottier de la pompe. La construction connue prévoit certes la déformation élastique de la pièce d'appui, en ce sens que sa courbure peut être diminuée par le fléchissement élastique de ses extrémités vers l'extérieur, afin que la pièce de fermeture et ensuite également la pièce d'appui puissent être retirées, par exemple lorsque le tube doit être remplacé. Cette déformabilité est cependant limitée à l'ouverture de la pièce d'appui courbée sur plus de 1800 et la pièce est dans l'ensemble si rigide que la paroi d'appui est non élastique pendant le service de la pompe. Cette construction est à l'origine de plusieurs inconvénients. Pendant un remplacement du tube par exemple, la pièce de fermeture et la pièce d'appui doivent être enlevées com- plètement de la pompe et être posées à cbté, de sorte qu'elles risquent d'être endommagées ou salies ou même de se perdre. De plus, la paroi d'appui rigide pendant le fonctionnement exige une fabrication précise donc coûteuse, puisque, d'une part, les galets, montés de façon non élastique sur la roue, doivent comprimer le tube si fortement dans la zone de compression que le passage de liquide soit complètement supprimé et qu'un courant de fuite soit impossible, d'autre part, il faut éviter une trop forte compres- sion du tube parce qu'elle pourrait provoquer l'endommagement im- médiat du tube ou tout au moins la diminution de sa durée de service. La grande étendue circonférentielle de la paroi d'appui et l'étendue circonférentielle plus grande encore de la pièce d'appui, nécessaire pour pouvoir monter la pièce de fermeture aux extrémités de la pièce d'appui, entraînent l'inconvénient que le tube est en perma- nence comprimé par au moins deux galets et même par trois galets parfois si l'on ajoute également les zones de transition, ce qui conduit, pour un temps de fonctionnement donné, non seulement à une plus forte charge par compression du tube, donc au raccourcis- sement de sa durée de service, mais aussi à des conditions de refoulement qui ne sont pas optimales puisque la quantité de 2503 790 liquide transportée dans le tube entre les points de compression successifs est relativement faible. Pour un débit donné, il faut donc une vitesse de rotation plus élevée de la roue portant les galets, ce qui entraîne une charge par compression encore plus forte du tube et une nouvelle diminution de sa durée de service. L'invention vise donc aussi à créer une pompe comme indiqué au début mais avec laquelle il soit possible d'obtenir une charge par compression qui ménage le tube, tout en excluant avec certitude des courants de fuite par la zone comprimée, indépendam- ment des tolérances de fabrication. A cet effet, selon une autre caractéristique essen- tielle de l'invention, qui est également applicable indépendamment de celle indiquée dans ce qui précède, la paroi d'appui est disposée sur au moins une pièce d'appui mobile guidée dans la direction d!appui et chargée en direction de l'axe de rotation de la roue par une pression élastique produisant la compression désirée du tube. Du fait que la pièce d'appui est mobile dans la direction d'appui, sa distance par rapport aux galets est variable et la pièce peut, suivant les tolérances de fabrication, occuper chaque fois la position adéquate par rapport aux galets. En raison de la charge élastique de la pièce d'appui en direction de l'axe de rotation de la roue, donc des galets comprimant le tube, la paroi d'appui est néanmoins poussée en douceur vers les galets. Le choix de la précontrainte élastique de la pièce d'appui permet ainsi, dans chaque position que la pièce ou la paroi d'appui prend automatiquement, une compression définie exactement, assurant d'une part la fermeture complète de l'intérieur du tube dans la zone de compression, compte tenu de la raideur du matériau du tube et de la pression de refoulement désirée, mais excluant d'autre part avec certitude des compressions plus fortes que celle qui est nécessaire pour obtenir ce résultat. Il est ainsi assuré que la compression requise, et seulement cette compression là, quellesque soient les conditions, soit toujours atteinte. Si la paroi d'appui doit s'étendre sur un grand angle d'arc, de 180 par exemple, sur le pourtour de là roue porte-galets, 2503 799 on peut utiliser plusieurs pièces d'appui disposées chacune mobiles suivant sa direction d'appui moyenne. Il suffit cependant en règle générale d'une seule pièce d'appui avec une paroi d'appui dont l'angle d'arc sur le pourtour de la roue est un peu plus grand que l'angle entre deux galets qui suivent, ce qui correspond à peu près à un angle d'arc de 1000 s'il y a quatre galets uniformément répartis sur la circonférence de la roue. Il est ainsi assuré que le tube soit toujours comprimé à au moins un endroit, de sorte que le reflux du liquide à pomper est exclu et que, en même temps, il y a seulement deux points de compression dans la zone de transfert entre deux galets et ce uniquement de façon période et pendant peu de temps. Cette disposition donne en même temps un débit maximal pour un diamètre extérieur et une vitesse circonférentielle donnés de la roue. De plus, il suffit dans ce cas de prévoir une seule pièce d'appui puisque, lorsque cette pièce est écartée du pourtour de la roue, les portions latérales de la paroi d'appui s'éloignent également des galets sur une distance qui est à peine plus faible que la distance sur laquelle la portion médiane de la paroi s'éloigne de ce pourtour. Un autre avantage est que le retrait d'une seule pièce d'appui de sa position de service & une position de montage rétractée donne immédiatement accès au tronçon de travail du tube, de sorte que le tube peut être enlevé de la zone des galets et étre inspecté et/ou remplacé si la course de la pièce d'appui est suf- fisamment grande pour supprimer à peu près complètement la compres- sion du tube dans la zone o se trouve à cet instant un. galet. Il est particulièrement avantageux de prévoir un moyen pour bloquer la pièce d'appui à la position de montage rétrac- tée puisque la pièce peut ainsi être écartée de la roue par un seul geste et les deux mains sont ensuite libres pour manipuler le tube pendant que la pièce d'appui est retenue à sa position de montage. Il est particulièrement avantageux de prévoir un élément de libération par lequel la pièce d'appui puisse être libérée de sa position de blocage, cet élément pouvant en plus être actionné obligatoirement à la fermeture du bottier par l'une des parois de celui-ci. Ainsi, quand la pompe est en position de service, le bottier étant fermé, la paroi d'appui est toujours chargée avec 2503 79Z4 la pression nécessaire en direction des galets, ce qui garantit le refoulement convenable du liquide, la mise en service intempes- tive de la pompe alors que la pièce d'appui se trouve encore bloquée à sa position de montage étant exclue. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront plus clairement de la description qui va suivre d'un exemple de réalisation non limitatif, ainsi que des dessins annexés, sur lesquels: - la figure 1 est une vue en plan schématique d'une pompe péristaltique selon l'invention dont le bottier est seulement indiqué par des traits mixtes; et - la figure 2 est une coupe prise suivant la ligne II- II de la figure 1. Comme le montre le dessin, o la pompe péristaltique est représentée un peu plus grande que nature, la pompe comprend, comme composants fonctionnels essentiels: un tube 1 à travers lequel est pompé le fluide, une pièce d'appui 2 présentant une paroi d'appui 3 et une roue 5, pouvant être entraîne en rotation autour d'un axe 4 et portant à sa périphérie des galets 6 uniformément répartis dans le sens de la circonférence, qui sont au nombre de quatre dans cet exemple. Lorsque la roue 5 tourne dans le sens de la flèche 7, les galets 6 agissent l'un après l'autre sur le tron- çon de travail en arc de cercle désigné par 8 du tube 1, de manière que chaque galet 6 comprime le tube 1 contre la paroi d'appui 3 dans une zone de compression 9 qui avance avec le galet 6> de sorte que le liquide se trouvant devant cette zone est forcé à travers le tube en un mouvement péristaltique. L'extrémité 10 du tube 1, représentée à gauche sur la figure 1, est branchée sur une réserve de liquide, par exemple u n liq ui de alimentaire, tandis que l'extrémité 11 représentée à droite forme en quelque sorte la tubulure de refoulement de la pompe péristaltique. Les extrémités 10 et 11 sont fixées de façon appropriée - non représentée par des manchons ou des éléments analogues au bottier 12 qui est seulement indiqué par des traits mixtes et qui constitue l'enveloppe de la pompe, de sorte que le tube 1 est convenablement tenu à l'entrée et à la sortie de son tronçon de travail 8 et est correctement 2503 79? maintenu en place à l'intérieur de la pompe. Les extrémités 10 et 11 peuvent être raccordées par des tubulures non représentées pré- vues sur le côté extérieur du bottier à des tuyaux menant l'un vers le réservoir de liquide, l'autre vers le corps du patient. Dans sa zone active, la paroi d'appui 3 située ra- dialement à l'extérieur des galets 6 possède une forme en arc de cercle qui s'étend dans cet exemple sur un angle d'environ 1000, c'est-à-dire sur'un peu plus que l'angle de 900 entre deux galets 6 qui se suivent. Le début du tronçon de travail 8 du tube 1 est ainsi comprimé par un nouveau galet peu avant que le galet précédent quitte la zone de la paroi d'appui 3 à la fin du tronçon de travail 8, ce qui supprime la compression du tube. Le reflux du liquide à pom- per est ainsi exclu et, en même temps, pendant le service normal, il n'y a pratiquement toujours qu'un seul galet 6 qui comprime le tronçon de travail 8, de sorte que des interactions indésirables de galets refoulant simultanément sont évitées. La roue 5 portant les galets 6, pouvant être faite comme cesdernierade matière plastique, est entraînée par un moteur électrique 13 qui est alimenté par des piles non représentées ou des éléments analogues logés dans l'espace désigné par 14 des deux cotés du moteur 13 et pouvant être connectés de façon en soi connue à ce moteur par un circuit de commande non représenté pour la variation de la vitesse du moteur. Le moteur électrique 13, la roue 5 et la pièce d'appui 2 sont tous montés sur une platine 15 - notamment en métal - qui possède la forme d'un U avec une large base. Comme le montre en particulier la figure 2, la portion mé- diane 16 de la platine 15 porte à cet effet une douille 17, fixée par vissage ou soudage par point, contenant un coussinet 18 pour le montage en rotation d'un axe 19 sur lequel est fixée la roue 5. Cette dernière possède axialement une largeur suffisante pour assurer la stabilité nécessaire à la transmission sûre du couple. La roue porte-galets 5 de l'exemple représenté est pour cela formée de deux disques 5a et 5b qui sont réunis par des anneaux entretoises concentriques 5c et 5d, en plastique comme les disques, et portent à leurs circonférences des axes 6a sur lesquels sont montés rotatifs les galets 6, en caoutchouc relativement dur par exemple. ?503 795' L'aile 20 représentée en haut sur de dessin de la platine 15 porte sur son côté extérieur le moteur électrique 13, de meme que, de part et d'autre de celui-ci, les piles non r.pré- sentées, et elle est traversée par l'arbre d'entraînement désigné par 13a du moteur, ou par un prolongement de celui-ci, sur lequel est claveté, à l'intérieur de l'aile 20, un pignon 21. Ce pignon est en prise avec une couronne dentée 22 qui est agencée dans un plan de roue perpendiculaire à l'axe de rotation 4 sur le côté extérieur du disque intérieur 5Jà, sur le pourtour de ce disque. Par une simple denture droite, on obtient ainsi une transmission sûre du couple avec un rapport de transmission élevé entre le pignon 21 et la couronne dentée 22, de 1:600 par exemple, de sorte que le moteur électrique 13 peut tourner à la vitesse élevée désirée sans que cela demande un réducteur coûteux pour produire la vitesse considérablement plus basse de la roue 5. Lorsque l'arbre d'entraînement 13a du moteur est guidé en conséquence, par exemple dans une douille ou un élément analogue non représenté dans l'aile 20, il est possible de faire tourner le pignon 21 de façon suffisamment stable pour la transmission convenable des forces d'entraînement nécessaires à la roue porte-galets 5 sans prévoir un palier sup- plémentaire sur le côté intérieur de l'aile 20. On voit que l'axe de l'arbre d'entraînement 13a, donc aussi l'étendue longitudinale d'un moteur électrique courant et la dimension principale des piles disposées des deux cOtés du moteur dans l'espace 14, sont trans- versaux à l'axe de rotation de la roue 5, donc parallèles à la dimension principale de la roue. Tous les grands composants sont par conséquent disposés parallèlement et l'épaisseur de la pompe est minimale, comme on peut le voir sur le dessin, même si la roue 5 possède un très grand diamètre, ce qui est souhaitable pour obtenir une marche tranquille à faible vitesse. Les dimensions latérales de la pompe sont choisies essentiellement en fonction du diamètre de la roue 5, plus l'épaisseur du tube 1, de sorte que la largeur reste tout de même minimale compte tenu de la taille désirée de la roue 5. Cette construction permet dans son ensemble de loger la pompe dans un boîtier parallélépipédique 12 de forme plate, comme représenté sur le dessin, qui convient excellemment lorsque la pompe doit être portée en permanence par le patient, en étant 2503 79:' attachée à la ceinture par exemple, et en produisant ainsi une protubérance peu importante. La pièce d'appui 2, portant sur son c8té intérieur la paroi d'appui 3 en arc de cercle, est montée mobile dans la direction d'appui désignée par la double flèche 23 sur des chevilles de guidage 24 fixées sur l'aile 25 représentée en bas de la pla- tine 15. La pièce d'appui 2 est donc en mesure de se déplacer suivant la flèche 23, c'est-à-dire essentiellement à angle droit par rapport à l'axe de rotation 4 de la roue 5. Des ressorts 26 chargent la pièce d'appui 2 en direction de l'axe de rotation 4 de la roue 5 avec une pression telle que le tronçon de travail 8 du tube 1 soit comprimé au droit du ou des galets, avec interrup- tion du passage du liquide, compte tenu de la raideur du matériau du tube 1 et de la pression de refoulement. Il est avantageux d'uti- liser un tube 1 en silicone avec un diamètre intérieur de 3 à 4 mm et une épaisseur de paroi de 1 à 1,1 mm, avec lequel on peut atteindre une pression de refoulement de 0,5 bar ou un peu plus en cas d'uti- lisation de ressorts 26 exerçant sur la pièce d'appui 2 une force comprise entre environ 2 N et 4 N. Pour une vitesse de rotation de la roue porte-galets 5 comprise entre 25 et 240 tr/h, cela corres- pond à un débit maximal de 250 ml/h, ce qui suffit pour toutes les applications, en particulier de l'alimentation entérique, et peut au besoin être réduit A environ 1/10e. En se basant sur un rapport de réduction de 1:600 entre le pignon 21 et la couronne dentée 22, on obtient, pour cette plage de réglage, des vitesses de rotation du moteur allant de 180 à 2500 tr/min, si bien que l'on peut uti- liser pour le moteur électrique 13 tout moteur à courant continu fabriqué en grandes séries. En raison de la faible vitesse circon- férentielle de la roue 5, dont le diamètre sera généralement supé- rieur à 50 mm, d'environ 70 mm comme dans l'exemple représenté ou davantage encore, le bruit sera très faible, d'environ 20 dB ou moins encore. Cela signifie que l'on entend pratiquement que le léger ronron du moteur électrique 13, qui est en plus atténué par le bottier 12. Le bottier 12 est composé de deux parties, une partie supérieure l2a et une partie inférieure 12b, que l'on peut saisir 2503 79' dans des creux 12c pour les tirer l'une hors de l'autre. Quand on retire la partie du bottier 12b représentée en bas sur le dessin, le tronçon de travail 8 du tube 1 est exposé et devient accessible de l'extérieur. Lorsque, ensuite, la pièce d'appui 2 est tirée contre la force des ressorts 26.en direction de l'aile inférieure 25 de la platine 15, la compression du tube dans la zone de compression 9 du galet 6 agissant à ce moment sur le tube est supprimée, de sorte que le tube 1 s'applique ensuite à peu près librement contre la paroi d'appui 3. La course possible de la pièce d'appui 2 à l'en- contre de la force des ressorts 26, suivant la flèche 23, est à cet effet choisi suffisamment grande pour que le tube 1 puisse être détendu complètement dans la zone de compression 9, si bien que cette course est légèrement plus grande que le diamètre intérieur du tube 1. La pièce d'appui 2 peut être bloquée à sa position de montage rétractée afin que le tube puisse être manipulé sans problèmes, par exemple en vue de son remplacement. La pompe de l'exemple représenté possède à cet effet une languette à ressort 27 fixée sur l'aile 25, portant un nez 28 ou un élément analogue et précontrainte pour prendre un position o le nez 28 s'accroche der- rière une surface de retenue 29 de la pièce d'appui 2 en vue du maintien de cette dernière à la position de montage rétractée. Lorsque la languette 27 est amende en position de déverrouillage, à l'encontre de sa précontrainte, le nez 28 libère la surface de retenue 29, de sorte que la pièce d'appui 2, sous la poussée des ressorts 26, peut reprendre brusquement sa position de service par son déplacement en direction de l'axe de rotation de la roue 5. Pour ce déverrouillage, la pompe représentée possède un élément de libération 30 sous forme d'une tige traversant la pièce d'appui 2, qui peut être enfoncée sur le coté avant de la pièce 2 et dont l'extrémité opposée écarte alors la languette à ressort 27 en vue du déverrouillage. Afin d'empocher que la pompe péristaltique ne soit mise en service alors que la pièce d'appui 2 occupe sa posi- tion de montage rétractée, ce qui empeche le pompage, l'extrémité avant 30a de l'élément de libération 30 est agencée de manière qu'elle soit enfoncée par la paroi voisine l2d de la partie de bottier 12b - qui est la partie inférieure du bottier dans cet _03 79 exemple- de sorte que la languette 27 est repoussée à sa position de libération. L'extrémité avant 30a de l'élément de libération peut présenter un biseau 30b ou une conformation analogue afin d'éviter l'accrochage du bord de la paroi 12d à la fermeture du bottier. L'enlèvement de la partie 12b du bottier de cet exemple donne par conséquent accès au tronçon de travail 8 du tube 1 et la pièce d'appui 2 peut être rétractée à la position de montage o elle est bloquée automatiquement par l'accrochage du nez 28 der- rière la surface 29. La languette 27, pendant ce mouvement, repousse l'élément de libération 30 vers la gauche sur la représentation de la figure 2, de sorte que l'extrémité avant 30a de cet élément fait suffisamment saillie à l'extérieur. Quand, par la suite, la partie intérieure 12b du bottier est remise en place, la paroi 12d, par le chanfrein 30b, repousse l'élément 30, de sorte que la lan- guette 27 est écartée, pendant que le nez 28 libère la surface de retenue 29, la languette étant maintenue écartée. Dès cet instant, la pièce 2 présentant la paroi d'appui 3 est exposée à la force - dont la grandeur peut tre choisie - des ressorts 26 qui la repous- sent contre le tronçon de travail 8 du tube 1 et exercent sur ce tronçon une force définie dans la zone de compression 9, force qui est indépendante de tolérance de fabrication ou analogues. Ainsi est assuré, de façon simple, d'une part, que des compressions exces- sives du tube 1 dans la zone 9 soient évitées avec certitude, d'autre part, que la compression souhaitée pour arrêter l'écoule- ment dans le tube 1 dans la zone de compression 9 soit produite dans tous les cas. L'invention apporte donc dans l'ensemble une pompe péristaltique qui fonctionne silencieusement et possède un faible poids et un faible volume, de sorte qu'elle peut être emportée en permanence par des patiente, par exemple par des patients alimentEs par voie entérique, sans les entraver dans leurs mouvements ou les gêner de façon majeure. Une exécution de la pompe ayant les débits et les autres caractéristiques indiquées plus haut possède les dimensions hors tout du bottier 12 suivantes: 146 mm x 65 mm x mm et satisfait à toutes les exigences en ce qui concerne l'apport exactement dosdsuivant la vitesse de rotation de solution alimentaire. 2503 799 REVENDICATIONS 1. Pompe péristaltique pour applications médicales, en particulier pompe entérique pour alimentation artificielle, com- prenant un tube, parcouru par le fluide pompé, sur un tronçon lon- gitudinal duquel peuvent agir des galets montés sur une roue de sup- port qu'un moteur électrique peut faire tourner et qui compriment le tube contre une paroi d'appui en arc de cercle placée radialement à l'extérieur des galets et refoulent le contenu du tube par un mouvement péristaltique, caractérisée en ce que l'axe de rotation (4) de la roue (5) est transversal à l'axe (arbre 13a) du moteur élec- trique (13). 2. Pompe selon la revendication 1, caractérisée en ce que la roue (5) porte à sa périphérie une couronne dentée (22) qui est en prise avec un pignon (21), commandé par le moteur élec- trique (13), de manière à produire un rapport de réduction de vitesse de plus de 1:100, de préférence de plus de 1:500. 3. Pompe selon la revendication 2, caractérisée en ce que la couronne dentée (22) est disposée dans un plan radial par rapport à l'axe de rotation (4) de la roue (5) et en ce que le pignon (21) est parallèle à l'axe de l'arbre (13a) du moteur élec- trique (13). 4. Pompe selon la revendication 3, caractérisée en ce que le pignon (21) est disposé directement sur l'arbre (13a) du moteur électrique (13). 5. Pompe selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que des piles ou des éléments analogues sont disposés dans un espace (14) à côté du moteur électrique (13), parallèlement à ce moteur. 6. Pompe, en particulier selon l'une quelconque des reven- dications 1 à 5, caractérisée en ce que la paroi d'appui (3) est disposée sur au moins une pièce d'appui (2) mobile guidée dans la direction d'appui (flèche 23) et chargée en direction de l'axe de rotation (4) de la roue (5) par une pression élastique produisant la compression désirée du tube (1). 2503 799 7. Pompe selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que la forme en arc de cercle de la paroi d'ap- pui (3) s'étend sur un angle qui est légèrement plus grand que l'angle entre deux galets (6) qui se suivent. 8. Pompe selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisée en ce que la pièce d'appui (2) présente une position de montage o elle peut Etre amenée contre la force élastique et o elle se trouve à une distance des galets (6) qui est plus grande que le diamètre intérieur du tube (1). 9. Pompe selon la revendication 8, caractérisée en ce que la pièce d'appui (2) est blocable à sa position de montage. 10. Pompe selon la revendication 9, caractérisée en ce que la pièce d'appui (2) est recouverte en service par une paroi de bottier (12d) et en ce qu'un élément de libération (30) du blocage de la pièce d'appui (2) est chargé dans le sens de sa posi- tion de libération par cette paroi (12d) lorsque le bottier (12) est fermé. 11. Pompe selon l'une quelconque des revendications 2 à 5 et 6 à 10, caractérisée en ce qu'elle comprend une platine (15) qui est essentiellement en U, dont la portion médiane (16) supporte un axe (19) pour le montage rotatif de la roue porte-galets (5), dont l'une des ailes (20) porte extérieurement le moteur électrique (13) et intérieurement le pignon (21) et dont l'autre aile (25) porte intérieurement la pièce d'appui (2) présentant la paroi d'appui (3).