La présente invention concerne un mécanisme pour l'insertion de capsules dans des encoches ménagées dans le pourtour d'une table tournante appartenant à une machine de capsulage de bouteilles ou autres récipients recevant les capsules à partir d'un réservoir, à travers une goulotte. rivant la technique antérieure, cette insertion est opérée par voie pneumatique : c'est un jet d'air qui transporte les capsules à partir de l'extrémité de la goulotte et les insère dans les encoches de la table tournante. Ce mode de transport de capsules est très bruyant. Dans l'industrie de la brasserie, on est parvenu à étouffer un certain nombre de bruits en entourant la source de bruit d'une enveloppe ou d'un écran, mais le mode de fonctionnement et d'autres motifs interdisent l'application de cette solution aux machines de capsulage d'entreprises de mise en bouteilles. La publication allemande DT-0S nO 2 003 260 décrit un moyen d'amenée de capsules de type mécanique caractérisé en ce qu'il comporte une brosse. Cette brosse est positivement entraînée en rotation par un moteur, ce qui engendre un mouvement relativement important entre le grand nombre de poils ou "doigts" de la brosse et les capsules présentes dans la goulotte. Ce mouvement engendre beaucoup d'usure, ce qui interdit l'association d'une telle brosse à des capsules à arête vive, telles que capsules pour bouteilles de bière, par exemple. La présente invention a pour but de réaliser un mécanisme du genre cité dans le premier paragraphe ci-dessus qui permette d'utiliser un moyen d'amenée de capsules de type mécanique pour réduire le niveau de bruit, mais sans présenter l'inconvénient sus-cité du moyen d'amenée de capsules connu d'après la publication précitée. Ce but est atteint, selon l'invention, du fait que le mécanisme est constitué par un certain nombre de doigts fixés, de manière à pouvoir céder, à peu près perpendiculairement à un arbre entraîné en rotation par un moteur, ces doigts venant successivement traverser, pendant la rotation de l'arbre, une fente ménagée dans la goulotte à capsules pour faire saillie sur le trajet d'amenée de capsules de façon que chacun d'eux parte tour à tour contre une capsule voisine de l'extrémité de sortie de la goulotte. Selon l'invention, un seul doigt entre en fait en contact avec chaque capsule, ce qui supprime l'usure par frottement entre doigts et capsules. Du fait qu'ils sont fixés avec une certaine liberté de mouvement, les doigts prennent automatiquement les positions imposées par les capsules. Pendant la rotation du moteur, chaque doigt vient tour à tour saillir sur le trajet d'amenée de capsules, porter contre la face intérieure ou extérieure d'une capsule, de préférence la plus voisine de la table tournante et presser ainsi vers cette table la rangée de capsules située entre la table et lui. Tant que la capsule la plus voisine de la table tournante bute contre le ressaut séparant deux encoches, le doigt applique aux capsules une pression déterminée par l'élasticité de son raccordement avec l'arbre moteur.Quand, pendant rotation de la table, une encoche défile devant la capsule la plus voisine, le doigt pousse cette capsule en place, puis le doigt suivant vient s'insérer dans la capsule suivante. I1 est particulièrement commode d'assurer la fixation élastique des doigts au moyen d'un limiteur de couple tel, par exemple qu'embrayage à friction, interposé entre le moteur et les doigts. La présence d'un embrayage patinant présente aussi l'avantage suivant : une fois le mécanisme d'amenée ajusté pour une vitesse maximale correspondant à la capacité maximale de la machine de capsulage, par exemple de 15 capsules par seconde, il s'adapte automatiquement à toute vitesse inférieure éventuelle de fonctionnement de la table tournante De même, l'embrayage patine simplement s'il existe des vides dans la rangée de bouteilles, de sorte que certaines capsules ne sont pas prélevées dans les encoches par les bouteilles en cours d'entrainement par la table tournante. Les doigts se pressentent de préférence sous forme de ressortslames. Ainsi, la fixation élastique précitée des doigts sur l'arbre est assurée du simple fait de l'élasticité des ressorts-lames. Toutefois, il s'est avéré particulièrement indiqué d'utiliser en combinaison des ressorts-lames et un limiteur de couple. Tant que la capsule la plus voisine de la table tournante bute contre le ressaut séparant deux encoches, le ressort demeure bandé jusqu'à ce que le limiteur de couple cède, c'est-à-dire que l'embrayage patine. Ainsi, l'e*;brayage accumule de l'énergie qui est libérée lorsqu'une encoche défile devant la goulotte à capsules. En donnant aux ressorts-lames une forme trapézoldale, on obtient, pour un même effort maximum, une déformation supérieure de 30 % à celle que subiraient des ressorts rectangulaires. Selon un mode de réalisation avantageux, les ressorts-lames sont au nombre de deux. La demanderesse a constaté que ce nombre convient pour assurer, avec un degré de probabilité suffisant, une avance des capsules dans la goulotte suffisante pour qu'un ressort rencontre à coup sûr une nouvelle capsule. I1 va de soi que les points de fixation des deux ressorts sont séparés par des intervalles égaux, c'est-à-dire de 1800. On va maintenant dvcrire l'invention en détail en se référant aux dessins annexés, sur lesquels la figure 1 est une vue en coupe droite d'une machine de capsulage comportant un mécanisme selon l'invention pour l'insertion des capsules; la figure 2-reproduit~avec grossissement une partie de la figure 1 et représente un mécanisme selon un mode de réalisation de l'invention la figure 3 est une vue en coupe suivant la ligne 3-3 de la figure 2; la figure 4 reproduit avec grossissement une partie de la figure 1 et représente un mécanisme selon un autre mode de réalisation de l'invention; la figure 5 est une vue en coupe suivant la ligne 5-5 de la figure 4. la figure 1 représente les organes essentiels d'une machine de capsulage 1. Cette machine comporte un réservoir à capsules 2 d'où des capsules 6, correctement orientées, descendent par une goulotte à capsules 3, jouant le rôle de réserve-tampon, vers une table tournante 4. Des bouteilles remplies 5, à coiffer des capsules 6, sont posées sur le plateau de la table tournante. Les capsules 6 arrivant par la goulotte 3 sont insérées dans certaines encoches ménages dans le pourtour supérieur de la table tournante, avant d'être emboîtées sur les bouteilles 5 par des pistons 7. Antérieurement, c'était un jet d'air très bruyant émis par une buse qui insérait les capsules 6, arrivant par la goulotte 3, en haut de la table tournante 4, selon l'invention, cette buse est remplacée par un dispositif 8 purement mécanique qu'on va décrire en détail en se référant aux figures 2 à 5, qui illustrent à grande échelle deux modes de réalisation de ce mécanisme 8. Les figures 2 et 3 illustrent un de ces modes de réalisation; la figure 2 est, on l'a dit, une vue de détail avec grossissement du mécanisme 8 indiqué sur la figure 1 et la figure 3 est une vue en coupe suivant la ligne 3-3 de la figure 2. Un moteur électrique 9 entraîne, par l'intermédiaire d'un limiteur de couple 10, un arbre 11 portant deux doigts 12 fixés radialement à l'opposé, réalisés sous forme de ressorts-lames qui, dans l'exemple illustré, sont trapézoidaux. Pendant la rotation de l'arbre 11, les extrémités libres des ressortslames 12 pénètrent dans une fente 14 ménagée dans la goulotte 3 et rencontrent les faces intérieures des capsules 6 arrivant par la goulotte.Les ressorts-lames rencontrent tour à tour une certaine capsule 6 de la rangée, par exemple celle de rang deux ou de rang trois/la dernière, avant que les capsules 6 n'atteignent la table tournante 4; le bord du ressaut présent sur cette table entre deux encoches est indiqué par un trait 13 sur les figures 2 et 4. Le ressort-lame 12 qui rencontre une capsule 6 se bande en se déformant jusqu'à transmettre par l'intermédiaire de 1' arbre 11 un couple correspondant à la valeur de réglage du limiteur de couple 10. Ce dernier est un embrayage à degré de patinage réglable. Quand, pendant rotation de la table tournante 4, une encoche parvient en face de la capsule d'aval 6, celleci pénètre dans encoche sous l'effet de l'énergie emmagasinée dans le ressort-lame et/ou dans le limiteur de couple, puis le ressort-lame cesse de porter contre la capsule 6 et sort de la fente 14 ménagée dans la goulotte 3. L'arbre 11 décrit une demirévolution, puis l'autre ressort-lame 12 vient de bas en haut pénétrer dans la fente 14 et rencontre la capsule 6 suivante. Le mode de réalisation illustré par les figures 4 et 5 diffère seulement du précédent, décrit à propos des figures 2 et 3, en ce que le point de fixation de chaque ressort-lame 12 est à peu près diamétralement opposé, par rapport à l'axe de rotation 15, à l'extrémité libre du ressort-lame considéré. Avec une structure analogue à celle selon les figures 2 et 3, on obtient ainsi un ressort-lame à course plus importante. En outre, quand l'extrémité libre d'un ressort-lame s'échappe élastiquement ae la goulotte 3 après libération d'une capsule 6, son mouvement est ainsi amorti par la monture de l'autre ressort lame 12. Les organes inchangés portent, sur les figures 4 et 5, les mêmes références numériques que sur les figures 2 et 3. 1VLNDICATI0JS 1. mécanisme pour l'insertion de capsules dans des encoches ménagées dans le pourtour d'une table tournante de machine de capsulage à laquelle les capsules arrivent d'un réservoir de capsules à travers une goulotte à capsules, caractérisé en ce qu'il est constitué par un certain nombre de doigts élastiques fixés, de manière à pouvoir céder, sensiblement perpendiculairement à un arbre tournant sous l'action d'un moteur, ces doigts venant tour à tour, pendant la rotation du moteur, saillir à travers une fente ménagée dans la goulotte à capsules et s'interposer sur le trajet d'amenée des capsules de manière à porter, à raison d'un à la fois, contre une capsule voisine de l'extrémité de sortie de la goulotte à capsules. 2. mécanisme selon la revendication 1, caractérisé en ce que les doigts sont fixés de manière à pouvoir céder sur l'arbre rotatif par un limiteur de couple réglable, tel qu'embrayage patinant par exemple, interposé entre le moteur et les points de fixation des doigts sur l'arbre rotatif. 3. Mécanisme selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que les doigts sont constitués par des ressorts-lames. 4. Mécanisme selon la revendication 3, caractérisé en ce que les ressorts-lames sont trapézoidaux. 5. Mécanisme selon les revendications 1 et 3 conjointes, caractérisé en ce que les ressorts-lames sont au nombre de deux. 6. Mécanisme selon la revendication 5, caractérisé en ce que le point de fixation et l'extrémité libre de chaque ressortlame occupent des emplacements diamétralement opposés de part et d'autre de l'arbre.