la présente invention est relative à des couleurs pour l'impression des textiles cellulosiques en milieu neutre à fai blemènt acide. On sait qu'on peut imprimer les textiles cellulosiques avec des colorants réactifs en milieu alcalin. Dans ce procédé, la présence d'alcali entraine une stabilité variable des couleurs dtimpression selon le type de colorant réactif. Si lton mélange des colorants réactifs de types différents, la faculté de reproduction des couleurs obtenues est très mauvaise. On sait aussi qu'on peut fixer les colorants sur les tissus en milieu acide à l'aide de résines aminoplastes. Dans l'état actuel de la technique, ce procédé ne convient pas à l'impression des textiles, car la résine aminoplaste réagit sur ltépaississant de la couleur d'impression, ce qui rend la couleur d'impression instable, durcit le tissu aux endroits imprimés et abaisse-le rendement tinctorial et le brillant. Aussi ne peut-on employer que de très faibles concentrations d'épaississant, insuffisantes en pratique. La présente invention a pour but de fournir des couleurs dtimpression pour textiles qui n'exigent pas de milieu alcalin pour leur fixation et qui puissent contenir les quantités voulues d'épaississant sans donner lieu aux inconvénients ci-dessus. On a découvert qulon pouvait atteindre ce but au moyen de couleurs d'impression contenant un colorant réactif, une résine aminoplaste et un épaississant et caractérisées par un pH compris entre 4,5 et 7,5 et par l'absence d'atomes d'hydrogène réactifs dans l'épaississant. Ces coileurs d'impression conviennent remarquablement bien à l'impressionces textiles entièrement ou partiellement cellulosiques. On entend par "couleurs d'impression" les préparations habituelles de colorants, de liants d'épaississants et de solvant ou de phases dispersantes, notamment d'eau, avec addition éventuelle de produits auxiliaires tels que des dispersifs, des mouillants, des catalyseurs, des plastifiants, des produits d'unisson, etc. Le terme "cellulosique" englobe la cellulose naturelle et la cellulose régénérée, surtout le coton. On entend par "textiles" des objets plats formés de fils organiques. Ils peuvent etre tissés, tricotés ou former des voiles de fibres. les colorants réactifs, au sens de l'invention, sont soit ceux qui sont connus sous cette désignation et qui peuvent réagir sur les précondensats d'aminoplastes, tels que les colorants dérivés de la dichlorotriazine ou les colorants 2-sulfatoéthylsulfonylés, soit des colorants qui contiennent des atomes d'hydrogènes réactifs qui les rendent susceptibles de réagir sur les précondensats d'aminoplastes. Tels sont les atomes d'hydrogène des alcools, des amines et imines, des amides, des thiols, ainsi que des composés à groupes méthylène activés par le voisinage de groupes carbonyle, sulfonyle, nitrile, nitro etc. les atomes d'hydrogène portés par un noyau aromatique peuvent être activés par la présence d'un groupe hydroxyle en ortho ou en para.Il importe peu que le colorant soit soluble ou qu'il s'agisse d'un colorant dispersas ble ou d'un pigment. l'a seule chose importante est la réactivité envers la résine aminoplaste. On entend par "résines aminoplastes" les produits de con-densation solubles dans l'eau du formaldéhyde avec l'urée et ses dérivés cycliques ou acycliques tels que la diméthylurée, I'éthSk lène-urée (2-imidazolidinone), la propylène-urée (2-hexahydropyrimidinone), le glycolurile etc., ainsi qu'avec la mélamine et ses dérivés ou avec les uréthanes. les groupes hydroxyméthyle des résines aminoplastes peuvent être éthérifiés. On préfère particu- lièrement les dérivés hydroxyméthylés de la dihydroxyéthylène- urée (l,3-bis-hydroxyméthyl-4,5-dihydroxy-2-imidazolidinone), ainsi que lthexakis-hydroxyméthylmélamine. On entend par "épaississants" des substances qui donnent des solutions de viscosité élevée à des concentrations relativement faibles. les épaississants usuels sont les diverses variétés d'amidon et leurs produits de dégradation ou de transformation, par exemple la dextrine, ainsi que la gomme arabique, les alginates, la gomme adragante, etc. Comme il a été dit plus haut, ces épaississants usuels ne conviennent pas aux couleurs d'impres sion de la présente invention, car leurs groupes hydroxyles réagissent sur les résines aminoplastes. Seuls conviennent les éSais- sissants qui ne contiennent pas d'atomes d'hydrogène réactifs et qui ne réagissent donc pas sur les résines aminoplastes. Les atomes d'hydrogène réactifs sont les mêmes pour les épaississants que pour les colorants réactifs.Parmi les épaississants utilisables figurent les polymères synthétiques, par exemple les copolymères d'anhydride maléique et d'oxyde de vinyle et d'isobutyle, légè-rement réticulés par l'hexaméthylène-diamine, ou les sels alcalins d'acides polyacryliques (qui peuvent être légèrement réticulés par le divinyldioxanne par exemples la pH de la couleur d'impression doit- être compris entre 4,5 et 7,t5, de préférence entre 5 et 7, en particulier entre 5,5 et 6,5 pendant la fixation du colorant sur support textile.On peut le régler par addition de la quantité voulue d'acide ou de préférence de sel acide d'usage courant dans l'apprêt des textiles, par exemple de sel d'ammonium d'un acide fort, de chlorure de magnésium, de chlorure de zinc ou de nitrate de zinc, ou de mélanges de ces composés. L'acidité des groupes carboxyle de l'épaississant suffit souvent. l'application des couleurs d'impression de l'invention, c'est-à-dire leur dépôt sur le support textile et la fixation du colorant sur ce support, se fait de la manière habituelle par im impression, par exemple au moyen de cylindres d'impression, suivie d'un chauffage à une température comprise entre 100 C et 1800C pendant 10 secondes à 10 minutes. le chauffage peut se faire par la vapeur d'eau, par l'air chaud7 par irradiation au2 rayions infra-rouges, ou par contact avec une surface chaude. Parmi les dispersifs et mouillants utilisables figurent les sels des acides alkylnaphtalène-sulfoniques, les sels alcalins du sulfosuceinate dioctyliquea et les produits de polyaddiffi tion des oxydes d'alxylène sur les alcools gras, les alkylphé-nols, les amines grasses etc. Parmi les catalyseurs utilisables figurent les acides et sels acides déjà mentionnés. Parmi les plastifiants utilisables figurent les produits de polyaddition des oxydes dlalkylène sur les acides gras, alcools gras ou amides gras supérieurs, les éthers de polyglycols supérieurs, les acides gras supérieurs, les sulfonates d'alcools gras, la Nstéaroyl-N'-éthylidène-urée et le chlorure de stéaramidométhylpy- ridinium.Parmi les produits d'unisson utilisables figurent les sels solubles dans l'eau des esters acides de polyacides et de produits de polyaddition de l'oxyde d'éthylène ou de l'oxyde de propylène sur des composés basiques à longue channe. les couleurs d'impression de l'invention donnent généralement avec les colorants réactifs des rendements tinctoriaux plus élevés et un brillant plus élevé que les couleurs d'impression fixées en milieu alcalin en un ou deux stades par les procédés usuels. Avec des tons clairs ou moyennement foncés, on peut omettre le lavage après fixation du-colorant, car les très petites quantités de colorant non fixé n'abaissent pas sensiblement la solidité. Un autre avantage des couleurs d'impression de l'invention est qu'ils permettent d'imprimer les textiles cellulosiques d'une manière plus sûre que précédemment. Dans le mode opératoire usuel, l'addition d'accepteurs d'acide, nécessaire à la fixation des colorants réactifs, entraînait des variations de couleur incontrôlables avec les colorants sensibles aux alcalis.De plus, la stabilité des couleurs d'impression neutres à légèrement acides de l'invention est nettement meilleure que celle des couleurs d'impression fortement alcalines usuelles. On peut faire varier le toucher des textiles aux endroits imprimés par addition d'un plastifiant à la couleur d'impression, surtout pour les impressions de couleur intense. Dans les exemples qui suivent, les parties et pourcentages sont en poids. Bes volumes sont aux litres comme lesparties en poids aux kilogrammes. EXEMPlt 1. On imprime un tissu de coton sur une machine sérigraphique avec une couleur d'impression formée de 30 parties du colorant réactif de formule I et 970 parties d'une solution aqueuse à environ 4% du sel d'ammonium d'un copolymère de 49,5 molécules d'anhydride maléique et 49,5 molécules d'oxyde de vinyle et d'isobutyle, réticulé par 1 molécule d'hexaméthylène-diamine, et contenant en outre 60 parties d'hexakis-méthoxymnthylmélamine. On traite le tissu imprimé sec pendant cinq minutes par de l'air sec la 1500C, puis on rince à l'eau-froide et on sèche. On obtient une impression de couleur intense, brillante et solide au lavage. EXEMPID 2.- On dissout 60 parties de 1,3-bis-hydroxyméthyl-4,5-dihydro- xy-2-imidazolidinone et 5 parties de nitrate d'ammonium dans 970 parties de solution aqueuse à 40% du sel d'ammonium de l'exemple 1. On introduit en agitant 30 parties du colorant réactif bleu de formule II. On dépose la couleur d'impression ainsi obtenue sur un tissu de coton traité par une lessive de soude, à l'aide d'une imprimeuse à rouleaux. Auprès séchage, on traite le tissu imprimé pendant une minute avec de l'air sec à 180 C. On rince ensuite dans l'eau froide, puis dans l'eau bouillante. Après séchage, on obtient une impression de couleur intense et brillante, d'une bonne solidité au lavage. EXEMPLE 3.- On imprime un tissu mixte à 33% de coton et 67% de fibres de polyester, sur une machine sérigraphique, avec une couleur d'impression préparée comme dans l'exemple 2, mais contenant comme colorant un mélange de 30 parties de colorant réactif de formule III et 50 parties du colorant dispersable de formule IV. On amène le pH de la couleur d'impression à 5-6 par addition d'acide acétique dilué. Après séchage, on traite le tissu imprimé pendant une minute par de l'air sec à 1906C, puis on rince à froid et on trempe dans un bain bouillant contenant 1 g/l de savon de Marseille, et on rince de nouveau à froid. On obtient après séchage une impression uniforme et intense, d'une bonne solidité au lavage. EXEMPT 4. On imprime un tissu mixte à 50% de coton et 50% de rayonne sur une machine à rouleaux avec une couleur d'impression formée de 50 parties d'un colorant fixable obtenu en traitant le colorant de formule V par un excès d'éthanolamine et d'ammoniaque, et 950 parties de la solution de copolymère à environ 4% de l'exemple 1, contenant ici 100 parties dthexakis-méthaxyméthyl-mélamine et 10 parties de nitrate d'ammonium. On traite le tissu imprimé sec pendant trois-minutes par de l'air sec à 1500C. Même sans lavage, on obtient une impression intense, brillante et solide au lavage. 11035 - [ Cu Pc - (S02C1) V Pc = phtalocyanine EXEMPTE 5. On introduit en agitant 10 parties du colorant acide de formule VI dans 990 parties d'une solution aqueuse à environ 4% du copolymère de l'exemple 1, contenant ici 80 parties de 1,3-bis hydroxyméthyl-4,5-dShydroxy-2-imida-zolidinone. On applique la cou leur dtimpression ainsi obtenue sur un tissu de coton à l'aide d'un pochoir. Après séchage, on traite le tissu imprimé pendant une minute par de l'air sec à 1800C, puis on rince à l'eau froide et on sèche. On obtient une impression intense et brillante, d'une bonne solidité. - REV$NDICATION Couleurs d'impression convenant pour des textiles cellulo- siques et contenant un colorant réactif, une résine aminoplaste et un épaississant, caractérisées par un pH compris entre 4,5 et 7,5 et par l'absence d'atomes d'hydrogène réactifs dans l'épaississant.