La présente invention concerne un procédé et une machine pour le taillage d'articles en bois ou similaire tels que moulures, portes et autres. Actuellement, les moulures telles que les droites, doucines, raies de coeur, quarts de cercle, et autres sont obtenues par fraisage dans une moulurière d'une pièce en bois, ou prédébit, de section carrée ou rectangulaire, préalablement découpée dans une planche, suivant le profil de la moulure désirée. Dans le cas de moulures droites, ces prédébits ou "carrelets" sont repris pour être passés par la moulurière qui les fraise à la section désirée. Cependant, comme les prédébits ne sont pas maintenus pendant leur fraisage, il se crée des vibrations donnant au bois un aspect ondulatoire. En outre, pour les mêmes raisons, les extrémités des moulures sont souvent inutilisables du fait de leur différence par rapport à la section désirée. Dans le cas de moulures de forme arrondie, les opérations sont encore plus nombreuses, puisqu'il faut tracer les prédébits dans la planche, les découper, les fixer sur un gabarit, les fraiser à l'aide d'une toupie verticale et détacher la moulure du gabarit. Dans le cas où la moulure doit présenter, dans sa partie supérieure, un profil concave, il faut recommencer les trois dernières opérations pour passer la moulure dans une toupie horizontale. La présente invention vise à simplifier considérablement cette fabrication. Le procédé qu'elle concerne consiste à découper chaque moulure, à la section et au profil désirés, directement dans une planche maintenue fixe en position, à l'aide d'au moins une fraise mobile transversalement et guidée dans ses déplacements par un rail de guidage. Le nombre de fraises dépend évidemment du profil de la section de la moulure. Suivant une première forme de mise en oeuvre de ce procédé, notamment lorsque la moulure est droite, la planche est choisie d'épaisseur sensiblement égale à la largeur de la moulure et la moulure est taillée et découpée sur chant. Suivant une variante de mise en oeuvre de ce procédé, notamment dans le cas ot la moulure a un profil non linéaire, la planche est choisie d'apaisseur sensiblement égale à celle de la moulure et cette dernière est découpée sur plan. Dans tous les cas, la moulure est bien tenue pendant son usinage puisqu'elle n'est détachée de la planche qu'après usinage dans le premier cas,ou au fur et à mesure de son usinage dans le second cas. La machine pour la mise en oeuvre de ce procédé comprend un bâti supportant, d'une part, la table de travail et des moyens de fixation, sur cette table, de la planche dans laquelle doivent être découpées et fraisées les moulures et, d'autre part, au-dessus de cette table, deux glissières horizontales parallèles supportant un chariot comportant au moins une traverse horizontale servant de glissière à au moins un coulisseau portant le moteur d'entraînement d'une fraise,et muni d'un bras équipé d'un palpeur engagé sur un rail horizontal de guidage fixé au bâti de la machine entre les glissières du chariot et au-dessus de ce dernier. Ainsi, par un choix approprié du rail de guidage, on peut faire suivre à la fraise le profil désiré pour la moulure. Suivant une forme d'exécution simple de l'inventioni,t chaque palpeur est constitué par deux galets d'axes verticaux / à un même niveau et disposés de part et d'autre du rail de guidage auquel est associé le dit palpeur considéré, l'écartement entre les deux galets correspondant à l'épaisseur du dit rail. De préférence, le chariot comprend deux traverses servant de glissières à au moins un coulisseau et le nombre de coulisseaux dépend évidemment du profil de la section de la moulure. Toutefois, le nombre de trois est considéré comme suffisant, deux d'entre eux portant chacun une fraise verticale qui usine l'un des bords de la moulure, le troisième portant une fraise inclinée, taillant la face supérieure de la moulure, un rail de guidage étant associé à chacun de ces coulisseaux. Il est possible de prévoir autant de rails de guidage qu'il y a de coulisseaux. Cette disposition convient parfaitement lorsque l'on désire tailler des moulures ou autres articles profilés ne présentant pas des bords parallèles ; par contre, il est facile de comprendre que pour la taille de moulures à bords parallèles il est nécessaire que le positionnement relatif des rails de guidage soit réalisé avec une grande précision, ce qui est évidemment difficile à obtenir dans les conditions normales d'utilisation des machines de ce genre. Pour y remédier suivant une variante d'exécution de cette machine, il n'est prévu qu'un seul rail de guidage et chaque coulisseau est relié à un palpeur en contact avec ce seul rail de guidage. Lorsque pendant l'usinage d'une moulure non droite, le chariot est déplacé le long de ses glissières, il est nécessaire que l'axe de fraise inclinée demeure constamment dans un plan perpendiculaire à l'axe médian de la moulure usinée. A cet effet, le coulisseau portant le moteur d'entrainement de la fraise inclinée est composé de deux parties, une partie#supérieure montée coulissante sur la traverse correspondante et une partie inférieure montée pivotante par rapport à la partie supérieure, autour d'un axe vertical passant sensiblement par l'axe médian de la moulure, le pivot de cette partie pivotante étant muni d'un prolongement supérieur dont llextré- mité libre est munie de moyens aptes à maintenir constant l'angle formé par le plan vertical passant par l'axe de la fraise et par l'axe du rail de guidage qui est lui-même placé à la verticale de la zone de travail de la fraise considérée. Suivant une forme d'exécution simple de l'invention, llextrémité libre du dit prolongement est constituée par une chape portant un galet dont la gorge est engagée sur le rail de guidage correspondant. Suivant une variante a d'exécution de l'invention, l'extrémité libre du prolongement du bras support de la fraise inclinée est équipée d'un palpeur identique à ce/lui de chacun des bras supports des autres fraises, c'est-à-dire comportant deux galets à axes verticaux situés à un même niveau, disposés de part et d'autre du rail de guidage, leur intervalle étant égalera l'épaisseur de ce rail. De toute façon, l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit en référence au dessin schématique annexé représentant à titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécution de la machine pour la mise en oeuvre de ce procédé Figure 1 en est une vue en coupe suivant 1-1 de figure 2, les trois coulisseaux ayant été volontairement écartés les uns des autres pour être visibles Figure 2 en est une vue en coupe suivant 2-2 de figure 1, les coulisseaux étant en position de travail Figure 3 est une vue similaire à figure 1 illustrant une variante d'exécution de cette machine dans laquelle il n'est prévu qu'un seul rail de guidage pour les trois coulisseaux. Un bâti 2 supporte d'une part, une table 3 sur laquelle est destinée à être fixée la planche 4 dans laquelle sont taillées les moulures et, d'autre part, deux glissières horizontales et parallèles 2 situées au-dessus de la table 3 et sur lesquelles est monté un chariot désigné par la référence générale 6. Ce chariot 6 comprend deux longerons 7 et deux traverses 8 servant de glissières à des coulisseaux 9, 10 et 11. Dans l'exemple illustré sur le dessin, il a été prévu trois coulisseaux car il s'avère que ce nombre est normalement suffisant. tes deux coulisseaux extrêmes 9 et 10 portent chacun le moteur d'entraînement respectivement 12 et 13 d'une fraise verticale respectivement 14 et 15. Ces fraises sont destinées à tailler les bords latéraux d'une moulure 4a. En conséquence, étant séparés par le coulisseau central il dont la largeur est évidemment supérieure à celle de la moulure, les coulisseaux 9 et 10 sont avantageusement 1équipés chacun d'un bras support horizontal respectivement 16 et 17 permettant de ramener la distance séparant les fraises 14 et 15 à une valeur égale à la largeur de la moulure.Avantageusement, les bras 16 et 17 sont montés pivotants sur les coulisseaux 9 et 10 pour permettre le réglage de l'écartement précité sans avoir les remplacer par des bras plus courts ou plus longs. Comme on le voit sur la figure 1, à chaque coulisseau 2 et 10 est associé un rail de guidage, respectivement 18 et 19, porté par une poutre horizontale, respectivement 21 et 22, parallèle aux glissières 2 et portée par le bâti 2 au-dessus du chariot 6. Le guidage des coulisseaux 9 et 10 est assuré par des paires de galets respectivement 23 et 24 solidaires des coulisseaux 9 et 10 et engagés sur les rails 18 et 19. Il en résulte que lors du déplacement du chariot 6 le long des glissières 5, les fraises 14 et 15 suivent un parcours parallèle à celui des rails 18 et 19 de sorte qu'il suffit d'adopter des rails/ayant le profil désiré de la moulure pour que les bords latéraux de cette dernière soient découpés suivant ce profil. Le coulisseau central Il n'est indispensable que lorsque le profil de la section de la moulure 4 ne permet pas son taillage à l'aide de deux fraises. C'est le cas, notamment, lorsque la moulure présente dans sa partie supérieure, comme dans l'exemple illustré par le dessin, une partie concave asymétrique. Cette partie concave ne peut évidemment etre usinée à l'aide d'une fraise verticale ; c'est pourquoi, le coulisseau 11 supporte le moteur d'entrafnemenf 25 d'une fraise inclinée 26.Dans ce cas, pour que l'axe de la fraise 26 demeure constamment dans un plan vertical perpendiculaire à l'axe de la moulure 4a, il est indispensable qu'au moins la partie lia du coulisseau il qui supporte le moteur 25 soit montéepivotante autour d'un pivot 27 dont l'axe passe sensiblement par l'axe médian de la moulure 4a. Ce coulisseau Il est associé à un rail de guidage 28 porté, comme les rails 18 et 19 par une poutre horizontale 29 parallèle aux glissières 5. Pour permettre le guidage en translation du coulisseau Il et en rotation de sa partie pivotante lia à l'aide du rail 28, le pivot 27 est muni d'un prolongement supérieur dont l'extrémité en forme de chape 27a porte un galet 31 dont la gorge 31a est engagée sur le rail 28. Dans une variante, l'extrémité en forme de chape 27a du bras pivotant 22 peut être agencée comme les palpeurs des autres bras supports respectivement 16a et 17a c'est-à-#ire comporter deux galets d'axes verticaux comme les galets 23 et 24 engagés de part et d'autre du rail 28. Par ailleurs, pour permettre le réglage de l'inclisai- son de la fraise 26, la partie pivotante lia du coulisseau 11 se décompose en deux éléments supérieur et inférieur articulés entre eux au moyen d'un axe 32 horizontal porté par l'élément supérieur, le moteur 25 d'entraînement de la fraise 26 étant lui#meAme porté par l'élément inférieur. En outre, il est indispensable de pouvoir régler les niveaux respectifs des fraises 14, 15 et 26. Dans le cas des fraises 14 et 15, cela est rendu possible du fait que les supports 16a et 17a des bras pivotants 16 et 17 sont de niveaux réglable par rapport à leurs coulisseaux respectifs 9 et 10 grâce à des lumières verticales 16b et 17b prévues à cet effet dans les supports 16a et 17a. Dans le cas de la fraise 26, son réglage de niveau est rendu possible par le fait que l'axe d'articulation de l'élément inférieur de la partie pivotante 11a est porté par un sabot 33 qui peut être fixé en n importe quel point d'une lumière verticale 34 ménagée dans l'élément supérieur. En conséquence, comme on le conçoit aisément, une seulicourse du chariot 6 permet la réalisation d'une moulure 4a en une seule opération # directement à partir d'une planche 4. Naturellement, lorsqu'on veut changer le profil de la moulure 4a, il faut changer les poutres 21, 22 et 29 qui portent les rails de guidage ou gabarits 18, 19 et 28, pour les remplacer par d'autres poutres équipées de rails de guidage ou gabarits du profil désiré. Le mode d'utilisation de cette machine, peut évidemment varier suivant le type de moulure désiré. C'est ainsi, que par exemple, dans le cas où l'on veut une moulure droite dont la section peut être obtenue avec une seule fraise, il est possible de n'utiliser que les coulisseaux 2 et 10 à fraises verticales, en plaçant la fraise destinée à tailler la section de la moulure sur le coulisseau 10 et en ayant soin évidemment, d'utiliser une planche 4 dont l'épaisseur correspond à la largeur de la moulure. Dans ce cas, la fraise 14 du coulisseau 9 qui est décalée en arrière par rapport à la fraise du coulisseau 10 n'a pour effet que de détacher la moulure de la-planche 4. Comme on le voit, quel que soit le mode d'utilisation de cette machine, lors de son taillage, la moulure est liée à la planche dans laquelle elle est découpée, ce qui élimine tout risque de vibration qui pourrait être à l'origine d'un mauvais taillage. Comme le montre la figure 3 sur laquelle les organes identiques à ceux des figures précédentes sont désignés par les mêmes références, chacun des palpeurs, constitués par les paires de galets respectivement 23 et 24 associés aux supports 16a et 17a d'un bras pivotant 16 et 17, est associé aux dits supports par l'intermédiaire d'un bras horizontal de renvoi respectivement 16c et 17c représenté partiellement afin de ne pas charger inutilement cette figure. On comprend aisément que ces bras de renvoi 16c et 17c permetteni/aux galets 23 et 24 d'être engagés sur le rail de guidage 28 situé à la verticale de la zone de travail de la fraise 26 portée par le coulisseau central 11. Cette disposition permet donc de supprimer les rails de guidage 18 et 19ke qui élimine les difficultés rencontrées par leur positionnement précis, relatif au rail de guidage 28. Outre les avantages qui ressortent de la description qui précède, cette machine présente encore celui de pouvoir être très faci nt rendue automatique puisqu'il suffit, poutbela, de prévoir une avance automatique des traverses 8 et une avance automatique pas à pas de la planche 4 dans laquelle sont découpées les doucines, avec verrouillage automatique après la tombée de chaque doucine taillée, pendant le taillage de la doucine suivante. Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas à la seule forme d'exécution de cette machine qui a été décrite cidessus à titre d'exemple non limitatif ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes de réalisation. - REVENDICATIONS - 10 - Procédé pour le taillage d'articles en bois ou similaires tels que moulures, portes et autres,caractérisé en ce qu'il consiste à découper chaque moulure, à la section et au profil désirés, directement dans une planche maintenue fixe en position, à l'aide d'au moins une fraise mobile transversalement et guidée dans ses déplacements par un rail de guidage. 2. - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que lorsque la moulure est droite, la planche est choisie d'épaisseur sensiblement égale à la largeur de la moulure et la moulure est taillée et découpée sur chant. 3. - Procédé selon la revendication 1, caractérisien ce que dans le cas où la moulure a un profil non linéåire, la planche est choisie d'épaisseur sensiblement égale à celle de la moulure et cette dernière est découpée sur plan. 4. - Machine pour la réalisation du procédé selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comprend un bâti supportant, d'une part, la table de travail et des moyens de fixations, sur cette table, de la planche dans laquelle doivent être découpées et fraisées les moulures et, d'autre part, audessus de cette table, deux glissières horizontales parallèles supportant un chariot comportant trois traverses horizontales dont chacune sert de glissière à un coulisseau portant le moteur d'entraînement d'une fraise, et muni d'un bras équipé d'un palpeur engagé sur un rail horizontal de guidage fixé au bâti de la machine entre les glissières du chariot et au-dessus de ce dernier, deux de ces coulisseaux portant chacun une fraise verticale qui usine l'un des bords de la moulure, le troisième portant une fraise inclinée taillant la face supérieure de la moulure. 5. - tachine selon la revendication 4, caractérisée en ce que chaque palpeur est constitué par deux galets d'axes verticaux situés à un même niveau et disposés de part et d'autre du rail de guidage auquel est associé le dit palpeur considéré, l'écartement entre les deux galets correspondant à l'épaisseur du dit rail. 6. - Machine selon la revendication 4 ou la revendication 5, caractérisée en ce qu'il est prévu autant de rails de guidage qu'il y a de coulisseaux, chacun de ces rails étant associé à uicoulisseau. 70 - Machine selon la revendication 4 ou la revendication 5, caractérisée en ce qu'il n'est prévu qu'un seul rail de guidage, chaque coulisseau étant relié à un palpeur en contact avec le dit rail. 8. - Machine selon l'une des revendications 4 à 7, caractérisée en ce que le coulisseauportant le moteur d'entralnement de la fraise inclinée est composé de deux parties, une partie supérieure montée coulissante sur la traverse correspondante et une partie inférieure montée pivotante par rapport à la partie supérieure, autour d'un axe vertical passant sensiblement par l'axe médian de la moulure, le pivot de cette partie pivotante étant muni d'un prolongement supérieur dont l'extrémité libre est munie de moyens aptes à maintenir constant l'angle formé par le plan vertical contenant l'axe de la fraise et par l'axe du rail de guidage qui est Iui-meme placé à la verticale de la zone de travail de la fraise considérée. 9. - Machine selon la revendication 2, caractérisée en ce que l'extrémité libre du dit prolongement est constitué par une chape portant un galet dont la gorge est engagée sur le rail de guidage correspondant. 10. - Machine selon la revendication 2, caractérisée en ce que ltextremité libre du prolongement du bras support de la fraise inclinée est équipée d'un palpeur identique à celui de chacun des bras supports des autres fraises, c'est-à-dire comportant deux galets à axes verticaux situés à un même niveau, disposés de part et d'autre du rail de guidage, leur intervalle étant égal à l'épaisseur de ce rail.