La présente invention concerne les installations laitières de traite équipées d'une cuve réfrigérée pour l'emmagasinage provisoire du lait après la traite. Elle a pour objet un perfectionnement permettant de réaliser une économie de l'énergie nécessaire a l'entretien de ces installations. On sait que les fermes modernes sont nécessairement équipées d'installations permettant de stocker pendant plusieurs jours le produit de traites successives en attendant le ramassage du lait en vrac par des camions spéciaux. De telles dispositions assurent une optimisation des opérations de collecte du lait frais. Les installations laitières a la ferme doivent donc assurer une conservation du lait dans les meilleures conditions possibles, notamment en stoppant le processus de prolifération des germes microbiens par une réfrigération du lait a environ 40C dans une cuve réfrigérée. En général, les installations connues fonctionnent selon les séquences opératoires suivantes - dans un premier temps, on effectue la traite en apportant le lait a la cuve réfrigérée au fur et a mesure de sa production. Durée approximative : 40 minutes a 1 heure 30. - Dans un deuxième temps, aussitôt après la traite, on nettoie les matériels de traite (tuyaux, gobelets, transferts ) a l'eau chaude. Durée approxi- mative : une demi-heure. Aussitôt après apport a la cuve réfrigérée des premiers litres de lait (ler temps) traits à température animale (environ 350C), l'installation frigorifique thermostatée se met en route. Elle ne s'arrêtera que lorsque tout le lait contenu dans la cuve aura atteint sa température de réfrigération (40C). On comprend ainsi que tout au long de la traite, le groupe frigorifique ne cessé de fonctionner. Pour éviter une prolifération rapide des germes microbiens qui le contaminent au contact de l'atmosphère, le lait est réfrigéré très rapidement, si bien que moins d'une heure après la traite débute la phase d'entretien en température pendant laquelle le groupe frigorifique ne fonctionne que periodiquement et pendant des laps de temps très courts afin de maintenir simplement le lait à la température désirée de réfrigération. Un tel groupe, nécessairement très puissant pour réfrigérer dans un temps très court (environ deux heures) une quantité importante de lait, rejette lors de son fonctionnement un important flux de calories à l'extérieur. Dans les installations connues, cet important flux de calories s'échappent dans l'air ambiant d'une façon connue en soi, à travers un échangeur à air et échauffe fortement cet échangeur. Un ventilateur est souvent nécessaire pour accélérer encore la vitesse d'échange thermique avec l'air ambiant. Si l'on se livre maintenant à un calcul simple, on constate que d'une façon courante, une traite de 200 litres, durant 40 minutes à 1 heure 30, nécessite la mobilisation d'un matérieldont le lavage, après traite, consomme environ 50 à 80 litres d'eau chaude à 70 C (soit une moyenne de 65 litres). Le réfrigérateur fait passer la température du lait de 350C à 40C et extrait donc (36 x 4)x200 = 6.200 Kcal de celui-ci pendant environ 2 heures. La quantité de calories nécessaires pour chauffer l'eau de lavage des matériels de traite de 150C (température de la canalisation) à 700C est environ 65 x (70 - 15) = 5 x 55 = 3.575 Kcal. A cela s'ajoute une consommation d'eau chaude pour le nettoyage de la cuve apres expédition du lait qu'elle contient. Cette opération a lieu tous les jours ou tous les deux jours après vidange de la cuve alors que le groupe frigorifique est arrêté. Une telle. opération consomme environ 45 litres d'eau chaude à 760C, soit 50(70 - 15) = 2.750 Kcal. A raison de deux traites journalières de 200 litres, le groupe frigorifique extrait 2 x 6200 = -12.400 Kcal chaque jour. Dans le cas le plus défavorable, c'est-à-dire celui de l'expédition quotidienne du lait et donc du nettoyage quotidien de la cuve réfrigérée, le nombre de calories nécessaires pour chauffer chaque jour l'eau de lavage des instruments et de nettoyage de la cuve est de 2 x 3.575+2.750 = 9.900 Kcal. Quand on sait que 200 litres de lait par traite représentent la production d'une ferme de très moyenne importance, on constate que dans les installations de traite les plus courantes, le nombre de calories extraites du lait chaque jour est largement supérieur au nombre de calories nécessaires pour entretenir ces installations. La présente invention a pour objet d'assurer 11 économie journalière ou bijournalière, et pour chaque installation laitière, d'au moins toute l'énergie nécessaire à l'entretien de l'installation après la traite, soit dans le cas du nettoyage des seuls instruments 3.575 x 2 = 7.150 Rcal, dans le cas du -nettoyage des instruments et de la cuve 7.150 + 2.750 = 9.900 Kcal. Dans ce but, la présente invention propose un procédé et une installation permettant d'assurer la récupération de l'énergie calorifique provenant de la réfrigération du lait et de l'utiliser pour chauffer l'eau nécessaire à l'entretien de l'installation. Vu l'importance des quantités d'eau chaude consommée quotidiennement, l'intérêt économique d'une telle récupération est évident. Or, jusqu'à présent, les calories de réfrigération du lait sont rejetées directement dans I'atmosphère et ne servent donc à rien. Elles constitueraient même un inconvénient dans la mesure ot elles provoquent une élévation de la température ambiante de la laiterie, qui est en général un local fermé. Pour pouvoir toutefois récupérer et utiliser dans des conditions économiques L'énergie calorifique provenant de la réfrigération du lait, il est nécessaire que les trois conditions suivantes soient satisfaites. 1 - La période de production des calories doit correspondre approximativement à la période d'utilisation. Sinon, il serait nécessaire d'avoir une importante installation tampon de stockage d'un coût élevé qui, si le temps écoulé entre la production et l'utilisation est important, risque en outre de faire chuter le rendement de l'instal lation. 2 - La quantité de calories produites doit etre de l'ordre ou supérieure à selle.utilisée, sinon un système de régulation motteux doit intervenir. De plus, si ces quantités ne sont guère en rapport, l'intérêt d'une telle installation diminue fortement. 3 - Les calories produites doivent être "utilisables", c' est-à-dire produites à température suffisante : il est bien évident qu'une source calorifique de volume très important mais à température à peine-supérieure à la température ambiante, donc dispensant beaucoup de calories de par sa taille, sera difficilement utilisable. Or, dans les installations laitières, la condition 1 est parfaitement satisfaite. En effet, l'eau chaude nécessaire pour l'entretien des installations laitières de traite est utilisée périodiquement - d'une part, immédiatement après la traite pour le lavage des matériels de traite, c'est-à-dire environ 1 heure 30 apres le début de la mise en route du groupe frigorifique, soit 1 heure à une demi-heure avant son arrêt qui marque le début de la période de simple entretien à température du lait contenu dans la cuve, - d'autre part dans la journée, ou tous les deux jours, pour le lavage de la cuve. De plus, la condition 2 se trouve etre auss-i réalisée dans les installations laitières : le calcul précédent justifie pleinement cette affirmation. Cependant, si la quantité d'eau chaude utilisée est toujours à peu près la même, il està noter que la quantite de lait produite varie beaucoup d'une saison à l'autre. Or, c'est l'été, période de faible production, qu'il faut aussi le moins de calories pour chauffer l'eau. Le manque relatif de lait en cette saison chaude est également compensé par un échange thermique accéléré de lait réfrigéré avec l'air ambiant, ce qui nécessite une mise en route du groupe frigorifique plus fréquente pour entretenir le lait à température de réfrigération, et donc une extraction plus importante de calories pour une même quantité de lait. Compte tenu de la grande puissance des groupes frigorifiques utilisés dans les installations laitières, puissance nécessaire pour une réfrigération rapide (voir plus haut), la condition 3 est toujours satisfaite. Dans de tels groupes, les températures observées au niveau de l'échangeur sont en effet de l'ordre de 80 à 100 C, quel que soit le point de fonctionnement. Les conditions 1, 2, 3 se trouvant alors remplies, la présente invention a précisément pour objet d'exposer un procédé pour utiliser les calories extraites du lait par réfrigération pour chauffer l'eau nécessaires aux différentes opérations de lavage. Ce procédé est caractérisé en ce qu'il consiste à - absorber tout ou partie des calories extraites du lait au cours de sa réfrigération par de l'eau jusqu'à chauffer cette eau à température d'utilisa tion pour le lavage, - emmagasiner éventuellement provisoirement cette eau dans un récipient isolant thermique ou cumulus, - utiliser cette eau pour les différentes opérations d'entretien des matériels de traite. La presente invention a également pour objet une installation de traite mettant en oeuvre le procédé permettant grâce à un agencement économique de réaliser quotidiennement des économies substantielles d rénergie Elle montre aussi comment on peut transformer une installation existante à moindre frais pour récupérer tout ou partie des calories de réfrigération du lait. Les économies d'énergie réalisées quotidiennement après transformation permettent notamment d'amortir le coût de la transformation en un temps relativement court. D'autres avantages de l'invention se dégageront de la description qui suit en regard des dessins annexés, lesquels description et dessins ne sont qu'à titre d'exemple non limitatif. Sur ces dessins - la figure 1 représente le schéma de principe de l'installation frigorifique équipée de son économiseur d'énergie selon l'invention, ainsi que le schéma de branchement de l'installation de l'eau chaude, - la figure 2 représente le schéma de principe d'une variante de l'installation consommant l'eau chaude, - la figure 3 représente une vue en perspective d'un condenseur-échangeur à eau et à contre-courant qui peut être utilisé facilement pour transformer selon l'invention une installation frigorifique classique, - la figure 4 représente une vue en perspective d'une forme de réalisation du groupe frigorifique muni de son économiseur selon l'invention. L'extraction des calories se fait, de façon classique, par l'intermédiaire d'un fluide frigorifique qui évolue en circuit fermé et qui subit successivement une évaporation, une compression et une condensation au cours d'un cycle de transformation. Sur la figure 1, on reconnaît les composants d'une installation frigorifique classique 100 à savoir - un évaporateur l-dans lequel le fluide frigori fique (généralement appelé 'fréon") se vaporise et se détend. Cet évaporateur est situé de façon classique dans le double fond (indiqué aussi par I sur le schéma) de la cuve réfrigérée 14, de telle sorte que seule une large tôle 10 de fine épaisseur sépare le lait à réfrigérer 13 contenu dans la cuve 14 du fluide frigorifique en évaporation. Ainsi, l'extraction des calories du lait contenu dans la cuve, pour la vaporisation du fluide frigorifique se fait par échange thermique à travers cette tôle avec un maximum d'efficacité. Ce principe d'extraction connu en soi est communément appelé "détente directe", - un compresseur 2 dans lequel le fluide frigori fique, à l'état gazeux après passage dans l'évapo rateur, est compresse. Au cours de cette compression sa temperature augmente naturellement - un condenseur-échangeur à circulation d'air 3 dans lequel le fluide frigorifique encore gazeux en sortie du compresseur est condensé à l'état liquide par refroidissement. Le refroidissement se fait par échange thermique avec l'air ambiant à travers les parois séparant le fluide frigorifique de l'air ambiant. Cet échange peut être accelere par un ou plusieurs ventilateurs 5 commandés par un pressostat 6 en fonction de la pression du liquide frigorifique l'entree 31 du condenseur 3. Le fluide frigorifique circule classiquement dans une canalisation 4 en circuit fermé dans le sens de la flèche F à travers successivement l'évaporateur 1, le compresseur 2, le condenseur-échangeur à circulation d'air 3. De façon classique et représentée sur le schéma 1 par le carré 9, se trouve en série entre la sortie 32 du condenseur à circulation d'air 3 et l'entrée il de l'évaporateur 1, un réservoir liquide. Ce réservoir assure un rôle de "tampon" entre le condenseur à circulation d'air 3 dont il reçoit par sa canalisation de sortie 32 un débit de liquide frigorifique, et l'évaporateur 1 qu'il alimente en liquide frigorifique suivant un débit réglé par un détendeur thermostatique (non représenté sur le schéma) en fonction de la température désirée dans 11 évaporateur 1 (cette température règle l'échange thermique dans l'évaporateur). D'une façon générale pour les installations laitières, on observe des températures en sortie 12 d'évaporateur 1 comprises entre -70C et +70C (fonction de la température désirée du lait et de l'échange thermique dans l'évaporateur suivant la température réelle du lait). En sortie 22 du compresseur 2, la température atteinte varie entre 80 et un peu plus de 1000C (la valeur maxima de la température est atteinte lorsque le nombre de calories extraites du lait par seconde est très important, notamment lorsque ce lait est encore chaud). Conformément au schéma 1, la présente invention consiste à intercaler en série entre le compresseur 2 et le condenseur à circulation d'air 3, un condenseur supplémentaire à circulation d'eau 7. Ce condenseur 7 est par exemple un échangeur classique à canalisations coaxiales et à contre-courant comme par exemple celui représenté sur la figure 3. Ce condenseur-échangeur à circulation d'eau 7 est - d'une part, relié entre la sortie 22 du compresseur 2 pour l'entrée 71 du fluide frigorifique, et l'entrée 31 du condenseur à air 3 pour la sortie 72 du fluide frigorifique, - d'autre part, alimenté en eau de refroidissement par la canalisation d'eau courante 73. Apres circulation à contre-courant le long du fluide frigorifique (flèche G) l'eau de refroidissement est évacuée par la canalisation de sortie 74 vers un cumulus 8 d'eau chaude -thermostaté classique. a L'alimentation de ce cumulus 8 en eau de refroidis sement de l'échangeur 7 se fait par la canalisation d'entrée 81. Une prise d'eau 84 peut aussi être faite directement en sortie 74 d'échangeur à eau 7. La prise d'eau 84 peut être reliée, par exemple comme on va -le voir, à la machine à laver les matériels de traite (transfert, gobelets...). La prise d'eau chaude 83 en sortie du cumulus est reliée aux differents lavabos et à la canali sation pour le rinçage de la cuve. Une isolation thermique 75 est réalisée autour du condenseur à eau 7, de la canalisation de liquide frigori fique entre la sortie 22 du compresseur 2 et l'entrez 71 du condenseur à eau 7 et, enfin, de la canalisation d'eau entre la sortie d'eau 74 du condenseur à eau 7 et 14entrée 81 du cumulus. Le fonctionnement de l'installation ainsi décrite est le suivant Lorsque le groupe frigorifique fonctionne, les calories extraites du lait 13 dans la cuve 14 sont restituées essentiel lement au milieu extérieur par échange thermique (le milieu extérieur est ici ce qui est extérieur au fluide frigori fique) au niveau des condenseurs-échangeurs à eau 7 et à air 3. - Si l'on ne tire pas d'eau aux robinets 84 ou 87, il n'y a pas de circulation d'eau dans l'échangeur à eau 7 donc pas d'echange thermique. La pression du fluide frigorifique monte en sortie 72 du condenseur à eau 7 et le pressostat 6 enclenche les ventilateurs 5 du condenseur à air 3. Les calories extraites du lait sont rejetées dans l'atmosphère. L'installation fonctionne comme une installation classique. I1 est à noter que le fluide frigorifique arrivant à tempera ture comprise entre 80 et 1000C à l'entrée 71 du condenseur à eau 7, il n'y pas de danger d'ébullition et d'augmentation de pression dans la canalisation d'eau de cet échangeur. - Si on tire beaucoup d'eau, l'échange thermique entre le fluide frigorifique et l'eau circulant dans le condenseur eau 7 est important. Le fluide frigorifique se condensé suffisamment et la pression de ce fluide en sortie 72 du condenseur à eau 7 est ramenée à une valeur suffisamment basse pour ne pas enclencher les ventilateurs 5 au moyen du pressostat 6. Les calories extraites du lait 13 sont alors essentiellement récuperées par l'eau circulant dans.le condenseur à eau 7. L'eau chaude, produite à température moyenne compte tenu de l'importance de sa circulation, est gratuite. La récupération des calories est totale. il est bien évident que Si l'on tire ainsi de l'eau à chaque fois que le groupe frigorifique fonctionne, le condenseuréchangeur à air 3 peut être supprimé. - Si on tire peu d'eau, l'échange thermique dans le condenseur à eau 7 est insuffisant pour condenser tout le fluide frigorifique. La pression monte en sortie 72 du condenseur à eau 7. Le pressostat 6 enclenche les ventilateurs 5 (ou ne les enclenche pas si cette pression n'est pas suffisante pour Justifier un échange calorifique accéléré à convection forcée dans l'échangeur à air 3). L'eau à la sortie du condenseur à eau est très chaude. La récupération des calories est partielle, une partie étant dissipée dans l'atmosphère ambiante au niveau du condenseur à air 3. Il est à noter que le système décrit dans le schéma de la figure 1 ne permet pas d'avoir de l'eau chaude au robinet 84, en dehors des heures de fonctionnement de l'installation frigorifique. En dehors de ces mêmes heures, l'eau tirée du cumulus 8 au robinet 83 est remplacée par de l'eau froide dans le cumulus. Toutefois, comme on l'a déjà expliqué, dans les installations de traite, la période d'utilisation de l'eau chaude pour laver les matériels de traite correspond à une période de fonctionnement du groupe frigorifique. Dans ces installations, la production des calories est généralement très largement supérieure aux besoins d'utilisation et le flux de calories extraites par seconde de fonctionnement du groupe suffisant pour que, en tirant normalement de l'eau lorsque l'on en a besoin, celle-ci s'échauffe suffisamment pour les besoins d'utilisation après passage dans le condenseur a eau 7. Ainsi, pour laver les matériels de traite, pendant le fonctionnement du groupe frigorifique, on tirera préféren- tiellement de l'eau au robinet 84. Si le flux de calories extraites du lait n'est pas suffisamment important pour tirer de l'eau à la tempêrature nécessaire pour les opérations de lavage, directement au débit voulu pour les opérations de lavage, il est toujours possible de laisser s'accumuler une eau plus chaude, mais coulant à débit réduit dans une machine à laver isole thermiquement, alors qu'elle n'est pas utilisée et que cependant le groupe frigorifique fonctionne. Comme on 1'a indiqué précédemment, dans les installations de traite, les séquences de travail (traite, lavage) le permettent encore On peut laisser s'accumuler l'eau chaude par exemple pendant la traite et l'utiliser,immédiatement après la traite pour les opérations de lavage. Cette machine à laver pourra être reliée encore au robinet d'alimentation 84. Cependant, il arrive qu'il faille-tirer de l'eau chaude alors que le groupe frigorifique est arrêté. C'est le cas notamment pour le nettoyage de la cuve. En outre, dans les petites installations, le nombre de calories extraites correspond à peu près aux besoins d'utilisation, et l'été un grand nombre de calories sont extraites pendant la période d'entretien en température pendant laquelle la mise en route du groupe frigorifique n'est pas prévisible. Le schéma de la figure 1 de l'installation consommant l'eau chaude, ne permet pas dans ces cas précis de réaliser toute l'économie d'énergie possible (énergie nécessaire pour chauffer toute l'eau d'entretien des installations). Le schéma de la figure 2 permet de réaliser cette économie. Sur te schéma, la sortie d'eau 74 du condenseur à eau 7 alimente un cumulus 80 dont la taille correspond aux besoins journaliers maximum en eau chaude La caractéristique est ici que l'alimentation en eau du cumulus (entrée d'eau du cumulus 810) peut être coupée au moyen d'une vanne électromagnétique 800. L'ouverture de cette vanne est commandée par un thermostat (non représenté) branché en un point de la canalisation 4 du fluide frigorifique, de telle sorte que ladite vanne soit ouverte lorsque la température du fluide frigorifique en ce point correspond au fonctionnement du groupe frigorifique. Le cumulus 80 ne peut ainsi être alimenté qu'en eau chaude. Le débit d'alimentation peut etre constant et calculé pour une température maximum d'alimentation (plus le débit diminue, plus la température croit). Ce débit peut aussi être asservi pour obtenir une temperature d'alimentation du cumulus 80 constante. Le débit d'alimentation du cumulus et le débit d'eau chaude tirée du cumulus peuvent ainsi être différents, de telle sorte qu'il est nécessaire de prévoir un régulateur de pression 820 couramment appelé dans le commerce "Flescon" permettant d'entretenir une pression suffisante dans le cumulus pour pouvoir tirer de l'eau au robinet 830 quel que soit le niveau de remplissage du cumulus 80 (niveau qui est ici variable). Toute l'alimentation en eau chaude de l'installation se fera dans ce cas préférentiellement en sortie du cumulus par le robinet 830. Ainsi, dans ce schéma préférentiel de réalisation, toute l'eau nécessaire pour les besoins quotidiens d'entretien se trouve être chauffée par les calories extraites du lait en cours de réfrigération (l'énergie nécessaire au maintien en température de cette eau chaude dans le cumulus est négligeable pour des durées de stockage qui n'excèdent pas quelques heures). Il va sans dire qu'en cas d'arrêt prolongé du groupe frigorifique, cas d'une panne, la vanne 800 pourra être ouverte pour laisser le cumulus 80 se remplir. Sur la figure 3, on peut voir une forme de réalisation d'échangeur à eau susceptible d'être utilisé dans une installation selon l'invention conforme au schéma de la figure 1 ou 2. Cet échangeur est classique à contre-courant. La canalisation de liquide frigorifique 4 est située coaxialement à l'intérieur de la canalisation de circulation d'eau 40. A l'entrée 71 de la canalisation 4 du fluide frigorifique correspond la sortie 74 de la canalisation 40 d'eau de refroidissement. Réciproquement, à la sortie 72 de la canalisation 4 du fluide frigorifique correspond l'entrée 73 de la canalisation 40 d'eau de refroidissement. La circulation d'eau et de liquide frigorifique s'effectue à contre-courant dans cet échangeur, de telle sorte qu'il est possible d'obtenir, pour une longueur de canalisation suffisante, une température de sortie d'eau voisine (mais néanmoins inférieure) de la température d'entrée du fluide frigorifique. Couramment, on obtient une température de l'ordre de 60-700C en sortie d'échangeur. Cette température dépend bien sur du débit d'eau. Sur la figure 3,. on peut voir en perspective les différents éléments du schéma de la figure 1 correspondant à l'installation frigorifique munie de son "économiseur d'energie". Cette forme de réalisation et d'assemblage, non limitative de l'invention comprend notamment - le compresseur frigorifique 2, - le condenseur à eau 7 de la figure 3, - le condenseur à air 3 ventilé par deux ventila teurs 5 commandés par pressostat 6, ledit pressostat prenant la pression du fluide frigorifique en sortie 72 du condenseur à eau 7, - le réservoir liquide 9, - la canalisation de liquide frigorifique 4 en circuit fermé reliant le compresseur 2 au condenseur à eau 7, le condenseur à eau 7 au condenseur à air 3, le condenseur à air 3 au réservoir liquide 9, le réservoir liquide 9 à l'évaporateur (non repré sente, flèche A) situé dans le double fond de la cuve réfrigérée (non représentée), l'évaporateur (non représenté, flèche 8) au compresseur 2, - la canalisation d'eau 40 circulant à contre courant dans le condenseur à eau 7 du type de celui décrit figure 3, dont on peut voir l'entrée d'eau courante 73 et la sortie d'eau chaude 74 calorifugée par une matière 75 isolante thermique. Cette matière 75 enveloppe egalement le condenseur à eau 7. L'invention ayant maintenant été exposée et son intérêt justifié sur des exemples détaillés, te demandeur s'en réserve l1exclusivité pendant toute la durée du brevet sans limitation autre que celle des termes des revendications ciaprès. REVENDICATIONS 1. Dispositif de récupération de calories sur une installation de réfrigération d'une cuve de stockage de lait, permettant de produire de l'eau chaude destinée notamment aux opérations d'entretien des matériels de traite, ladite installation comprenant - une canalisation dans laquelle un fluide frigorifique circule en circuit fermé à travers successivement, - un compresseur dans lequel ledit fluide frigorifique s'échauffe par compression, - un condenseur dans lequel ledit fluide frigorifique vient libérer les calories dont il est chargé et se condenser par échange thermique avec un fluide de refroidissement, - un évaporateur dans lequel ledit fluide frigorifique se détend et se vaporise à travers la cuve par échange- thermique avec le lait à réfrigérer, CARACTERISE PAR LE FAIT que ledit condenseur comporte un échangeur à circulation d'eau monté en sérle et en amont d'un échangeur à circulation d'air, la circulation de l'air de refroidissement dudit échangeur à circulation d'air étant asservie aux conditions de température et de pression dudit fluide frigorifique en un point donné de la canalisation dudit fluide frigorifi- que. 2. Dispositif selon la revendication 1, CARACTERISE PAR LE FAIT qu'il comprend un cumulus alimenté en eau par l'eau de refroidissement du susdit échangeur à circulation d'eau. 3. Dispositif selon la revendication 2, CARACTERISE PAR LE FAIT que - le cumulus est un cumulus à pression compensée, - l'alimentation de ce cumulus s'effectue par l'intermédiaire d'une vanne dont l'ouverture est fonction des conditions de température et de pression du fluide frigorifique en un point donné de la canalisation de ce fluide frigorifique.