La présente invention concerne un procédé de réalisa tion de circuits imprimés et les circuits imprimés obtenus par la mise en oeuvre de ce procédé. Elle permet la réalisation de tous circuits imprimés désirés, dont les conducteurs doivent j être recouverts, sur leur face opposée au support desdits cir cuits, d'une couche isolante les protégeant électriquement et mécaniquement. Selon l'invention, le procédé de réalisation de circuits imprimés à partir de supports isolants recouverts sur au moins l'une de leurs faces d'une couche uniforme conductrice de l'électricité1 est remarquable en ce que, par sérigraphie, on recouvre d'une laque glycérophtalique les zones de ladite couche conductrice à conserver, après quoi on procède à la fixation de ladite laque par cuisson, puis on élimine par attaque chimique les portions de la couche conductrice non recouvertes de laque. La laque glycérophtalique, électriquement isolante, peut etre du type de celle utilisée pour les carrosseries auto mobiles et sa cuisson peut etre obtenue en la chauffant à 1200C pendant une heure. Lorsque la couche conductrice de l'électricité est composée de cuivre, les portions de celle-ci non recouvertes de laque peuvent être éliminées par attaque au perchlorure de fer. Par rapport aux méthodes connues de gravure à l'aide de photorésist, le procédé selon l'invention présente de nombreux avantages. Tout d'abord, il ne nécessite pas l'utilisation de matériaux onéreux tels que les photorésists et, par suite, son cout est inférieur Ensuite, le temps de réalisation des circuits imprimés est plus faible et la précision des motifs conducteurs découpés dans la couche conductrice est meilleure, de même que la précision de la position de ces motifs par rapport aux bords de référence du support isolant. De plus, les méthodes de gravure avec photorésists fournissent des circuits imprimés dans lesquels les motifs conducteurs sont nus sur leur face oppsoée au support.Par suite, lorsqu'on désire protéger électri quement et mécaniquement ces motifs, on est obligé de les recou ; voir, grâce à une opération supplémentaire, d'une couche de vernis isolant et mécaniquement resistnt. Au cours de cette opération, il arrive souvent que du vernis recouvre également les bords du support isolant, ce qui nuit par la suite à la précision de la mise en place dudit circuit imprimé, lorsque lesdits bords servent de référence à cette mise en place. De plus, il est rare qu'un tel vernis ne s'écaille pas sous l'action de frottements-mécani- ques ou lors de poinçonnage de trous dans lesdits motifs. Il en résulte alors des risques de court-circuits. La laque glycérophtalique utilisée conformément à l'invention permet la sérigraphie, c'est-à-dire qu'elle attaque pas l'écran de sérigraphie lors de son application ou du nettoyage de celui-ci à l'aide d'un solvant et qu'elle présente une viscosité et un temps de séchage convenables. De plus, une fois fixée par cuisson, elle résiste à l'attaque du perchlorure de fer pendant l'élimination des plages conductrices non recouvertes de laque. Elle résiste bien aux variations de température (+ 700C à - BOOC) et aux contraintes mécaniques (abrasion). Elle permet, sans s'écailler, la perforation des motifs conducteurs. De plus, dans le cas où le support isolant est souple, elle permet également sans s'écailler, des déformations élastiques du circuit imprimé. Les figures du dessin annexé feront bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. Ces figures illustrent l'invention en prenant pour exemple, donné à titre non limitatif, la réalisation de cartes de mots pour mémoires comportant un empilage de paires de plaques rigides portant des conducteurs parallèles et entre lesquelles lesdites cartes peuvent être introduites à frottement doux. Chacune de ces cartes. comporte un support isolant souple portant une pluralité de motifs conducteurs en forme de boucles rectangulaires, agencés en lignes et colonnes, les conducteurs d'une des plaques d'une paire étant parallèles à deux côtés desdits motifs, tandis que les conducteurs de l'autre plaque de la paire sont parallèles aux autres côtés de ces motifs, les conducteurs de deux plaques se croisant en correspondance avec lesdits motifs. Pour éviter que les motifs conducteurs rectangulaires soient en contact électrique avec les conducteurs d'une desdites plaques, il est indispensable qu'ils soient recouverts d'une couche électriquement isolante. Toutefois, cette couche doit pouvoir résister aux frottements mécaniques apparaissant à la mise en place et au retrait des cartes de mots entre les plaques rigides. Par ailleurs, lorsqu a un point de croisement, le couplage électrique entre les conducteurs d'une plaque et ceux de l'autre plaque n'est pas souhaitable, il est nécessaire de perforer le motif rectangulaire correspondant. Le vernis ne doit donc pas s'écailler lors de cette perforation, sinon des courts-circuits apparaissent entre les motifs et les conducteurs d'une des plaques. Enfin, cette couche de vernis ne doit pas recouvrir les bords du support isolant des cartes, sinon la mise en place de celles-ci entre les plaques devient impossible, ou bien le centrage des motifs conducteurs par rapport- aux conducteurs de plaques n'est pas satisfaisant fil doit être réalisé avec une précision de l'ordre de 1/10 de mm), ledit centrage étant notamment obtenu par coopération desdits bords avec des butées agencées entre lesdites plaques. Les figures 1 à 4 montrent quatre étapes de réalisation selon l'invention, de cartes de mots décrits ci-dessus. Sur ces figures, les proportions ne sont pas respectées, à des#fins de clarté. La figure 5 est une vue en plan partielle d'une telle carte. La figure 6 montre, à plus grande échelle, une portion d'une telle carte, dans laquelle certaines boucles rectangulaires ont été perforées. La figure 7 est une coupe suivant les flèches VII de la figure 6, montrant une boucle rectangulaire perforée. Le support isolant 1 montré par la figure 1 est en un verre époxy et il présente une épaisseur, par exemple égale à 1/10 de mm. Sur ce support 1 on dépose, de toute manière connue, une couche adhérente de cuivre 2, ayant par exemple une épaisseur de 35 p. Sur cette couche de cuivre 2 on dépose, par sérigraphie, des motifs 3 en laque glycérophtalique, chaque motif 3 ayant la forme d'une boucle rectangulaire et lesdits motifs étant dispo sés en lignes et en colonnes (voir figures 3 et 53. L'épaisseur des motifs 3 peut être de l'ordre de 2/100 de mm. Les motifs 3 en laque glycérophtalique sont ensuite fixés par cuisson pendant une heure à 1200. Après cela, les portions de la couche de cuivre 2 extérieures et intérieures aux motifs 1 sont éliminées en soumettant ladite couche 1 à l'action de perchlorure de fer. Les Rortions de la couche 2 recouvertes par les motifs 3 ne sont pas attaquées par celui-ci car elles sont protégées par les motifs 3, et il en résulte la formation de boucles rectangulaires de cuivre 4, sous-Jacentes auxdits motifs 3. Les boucles conductri ces 4 sont donc protégées mécaniquement et isolées électriquement par les motifs 3. Comme le montrent les figures 6 et 7, il e-st parfois nécessaire de couper certaines boucles 4 à l'aide de perforations 5 traversant le motif 3 correspondant et le support 1. La laque giycérophtalique permet une telle perforation, sans écaillage. Ainsi, grâce à l'invention, on obtient des# circuits imprimés bon marché, dont les conducteurs sont protégés par une couche mécaniquement résistante et électriquement isolante, permettant, sans s'écailler, la perforation de certains de ces conducteurs et dont les bords du support isolant no risquent pas d'être recouverts de vernis modifiant les côtés de celui-ci. Par ailleurs. la laque glycérophtalique pouvant être diversement colorée, on peut attribuer une couleur a chaque type de circuit imprimé. Par exemple, les cartes mémoires décrites ci-dessus peuvent avoir des motifs 3 de couleurs différentes suivant qu'elles correspondent à tel ou tel programme. REVENDICATIONS 1.- Procédé de réalisation de circuits imprimés à partir de supports isolants recouverts sur au moins l'une de leurs faces d'une couche uniforme conductrice de l'électricité, caractérisé en ce que, par sérigraphie, on recouvre d'une laque#glycéro- phtalique les zones de ladite couche conductrice à conserver, après quoi on procède à la fixation de ladite laque par cuisson, puis on élimine par attaque chimique les portions de la couche conductrice non recouvertes de laque. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la cuisson de la laque est obtenue par chauffage à 1200C pendant une heure. 3.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la couche conductrice de l'électricité est en cuivre et en ce que les portions de celle-ci non recouvertes de laque, sont éliminées par attaque au perchlorure de fer. 4.- Circuits imprimés caractérisé en ce qu'ils sont obtenus par la mise en oeuvre du procédé spécifié sous l'une quelconque des revendications 1 à 3. 5.- Circuits imprimés selon la revendication 4, caractérisé en ce que certaines zones conservées de la couche conductrice sont perforées à travers la couche de laque qui les recouvre.