La présente invention a pour objet un convoyeur, et plus spécialement un convoyeur blindé et flexible du type de ceux dans lesquels chaque auge est munie d'une barrette rigide longitudinale servant au guidage et/ou au support d'une machine de forage ou d'abattage agissant contre le front de taille le long duquel se trouve le convoyeur. Il est connu de déplacer une telle machine en agissant sur le convoyeur, des moyens étant prévus pour saisir et déplacer les barrettes de guidage des auges du convoyeur. Il a également été imaginé de réaliser des barrettes de guidage engrenant ou pouvant engrener avec une chaîne sans fin portée par la machine, et entraînée par un treuil dans la machine, comme décrit dans le brevet français nO 72 19 584e Dans tous les cas, si la machine doit agir dans deux directions, les auges du convoyeur doivent être reliées entre elles de façon à limiter au maximum l'espacement pouvant se produire entre deux auges consécutives lors du cintrage du convoyeur d! à un nouveau positionnement du front de taille, de telle sorte que la longueur du convoyeur peut eatre fixée malgré les mouvements de cintrage que peut subir celui-ci et de telle sorte que, lors de la mise en marche ou de l'arr8t du mécanisme d'entraSnements la traction exercée sur le convoyeur soit immédiatement répartie: sur la totalité de la longueur de celui-ci, de telle sorte qu'une auge seule ne risque pas d'encaisser la totalité des contraintes0 Le but de l'invention est de fournir un dispositif de liaison entre les auges d'un convoyeur flexible blindé, dans lequel on évite toute séparation des auges sauf pour autoriser un cintrage du convoyeur lorsque le front de coupe présente un nouveau profil, et lorsque le convoyeur passe sur des trous et des bosses, l'articulation étant limitée de telle sorte que le recouvrement entre les extrémités de deux auges adjacentes ne soit pas indispensable pour assurer un déplacement satisfaisant de la chaîne à raclettes0 Selon la présente invention, il est prévu un convoyeur flexible blindé comportant des auges reliées les unes aux autres de telle sorte qu'elles sont jointives sauf lorsque le convoyeur nécessite d'8tre cintré pour épouser un nouveau front de taille et sauf lorsque le convoyeur passe dans des trous et sur des bosses, A cet effet, chaque auge est munie d'une plaque rigide fixée sur l'une de ses faces et s'étendant vers le haut, les extrémités adjacentes de deux auges voisines étant solidarisées, d'une part, par des liaisons supérieure et inférieure entre les extrémités adjacentes des plaques rigides, une de ces liaisons étant une liaison traditionnelle, tandis que l'autre est une liaison lâche, autorisant une séparation prédéterminée des deux plaques et des deux auges à son niveau et, d'autre part, par une liaison tâche, située du c8té opposé des auges, et autorisant une séparation prédéterminée à son niveau, Les liaisons lâches assurent l'articulation dans un plan horizontal et dans un plan vertical en raison des pivotements qu'elles autorisent, et en meme temps elles limitent la séparation des deux auges, de telle sorte que la liaison pivotante ne soit pas endommagée lors du mouvement relatif de deux éléments voisins. lies liaisons liches assurent en outre un alignement suffisant entre les extrémités des auges, de telle sorte que l'on obtienne un fonctionnement satisfaisant de la channe à raclettes sans qu'il soit nécessaire de faire chevaucher les extrémités des auges0 lies joints traditionnels sont constitués de préférence par des articulations sphériques, et qui occupent avantageusement toutes les mêmes positions relatives, c'est-à-dire donstituent toutes les liaisons inférieures ou bien constituent toutes les liaisons supérieures entre les plaques, de telle sorte qu'elles sont toutes situées à un même niveau sur toute la longueur du convoyeur0 Ceci est particulièrement avantageux lorsque les articulations sphériques sont les liaisons supérieures et servent à la jonction des barrettes rigides longitudinales fixées sur les plaques et engrenant ou pouvant engrener avec une channe sans fin ou autre dispositif d'entratnement porté par une machine de mine et entratné par un dispositif tel qu'un treuil, appartenant à la machine, comme décrit dans le brevet français 72 19 584. De cette façon, les mouvements de démarrage du mécanisme d'entrainement provoquent une traction qui est pratiquement répartie instantanément sur toute la longueur du convoyeur0 Dans une variante d'exécution, l'articulation sphérique pourrait entre constituée par des broches engagées dans des trous présentant des ouvertures évasées, de telle sorte que les broches puissent être déplacées dans ces trous en fonction de la forme des évasements0 lies liaisons loches sont avantageusement constituées par des vis et écrous traversant, de façon lache, des trous ménagés dans des pattes fixées sur les plaques et sur les auges, l'espacement autorisé par les liaisons lâches dépendant de la longueur des vis et de l'épaisseur des pattes, le mouvement étant limité par appui des bords adjacents des auges au niveau des liaisons lâches. De toute façon, l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit en référence au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemples non limitatifs, plusieurs formes d'exécution de ce convoyeur Figure 1 est une vue partielle en perspective du convoyeur selon I'invention Figure 2 est une vue en plan, partiellement en coupelle la partie droite de figure 1 Figure 3 est une vue de dessous de l'ensemble représenté à la figure ? Figures 4 et 5 correspondent, respectivement aux parties inférieures de figures 2 et 3, dans le cas d'une variante d'exécution du convoyeur Figure 6 est une vue de côté en élévation d'une variante du joint traditionnel représentée aux figures 1 à 5O Le convoyeur représenté aux figures 1 à 3 comporte des auges 1, dont chacune est munie d'une pl-aque rigide 2 fixée le long de l'une de ses faces, et s'étendant au-dessus d'elle, les extrémités adjacentes de deux auges voisines étant reliées l'une à l'autre par des liaisons supérieures et inférieures 3, 4, disposées respectivement entre les extrémités adjacentes de deux plaques rigides 2, et par une liaison 5 située de l'autre cSté des auges 1. La liaison inférieure 4 entre les plaques 2 est une articulation sphérique entre une languette 6 et un élément fourchu 7 fixés chacun sur une auge 1, tandis que la liaison supérieure 3 entre les plaques 2, et la troisième liaison 5 située de l'autre c8té des auges, sont constitués par des liaisons laces comportant chacune un écrou 8 et une vis 9 traversant de façon loche des trous 10 ménagés dans des pattes 11, 12, fixées sur les plaques 2 et les auges 1. lies liaisons Ialches 3 et 2 assurent aux auges des articulations horizontales et verticales par pivotement autour de l'articulation sphérique 4,et en même temps elles limitent l'espacement entre deux auges (l'espacement maximum horizontal étant désigné par X à la figure 2 et l'espacement maximum vertical étant désigné par Y à la figure 3), de telle sorte que l'articulation sphérique ne puisse pas être endommagée lors des mouvements relatifs des auges. Les liaisons lâches assurent également un alignement suffisant entre les extrémités des auges, pour permettre un déplacement satisfaisant de la channe à raclettes (non représentée au dessin), sans qu'il soit nécessaire de faire chevaucher les extrémités des auges 1. Comme montré à la figure 1, les articulations sphériques 4 occupent la même position relative, c'est-à-dire qu'elles constituent toutes les liaisons inférieures entre les plaques, et sont situées sur une meme ligne sur toute la longueur du convoyeur0 Il est particulièrement avantageux, comme montré aux figures 4 et 5, que les articulations sphériques 4L constituent des liaisons supérieures solidaires des barrettes de guidage longitudinales rigides 13 fixées sur les plaques 2 et pouvant être associées i un dispositif d'entrainement port e a machine de mine et entraîné par un dispositif tel qu'un treuil dans cette machine, lies barrettes de guidage longitudinales de section carrée, telle que celles représentées aux figures 4 et 5, peuvent coopérer avec une channe sans fin d'entratnement telle que décrit dans le brevet britannique 1 343 952o Afin de pouvoir engrener avec une channe sans fin d'entraSnement telle que décrite dans le brevet français 72 19 584 les barrettes de guidage 13 peuvent entre munies de perçages permettant l'engagement de chevilles dans la chatte, les trous pouvant etre ménagés horizontalement ou verticalement comme décrits dans le brevet britannique 1 367 055 (qui indique un mode de réalisation satisfaisant de telles barrettes de guidage), suivant que la chaîne d'entratne- ment de la machine est située dans un plan horizontal ou dans un plan vertical.La liaison inférieure 3A et la troisième liaison 5 sont constituées par des écrous 8 et des vis 9 qui (comme précédemment) traversent de façon lache des perçages 10 ménagés dans des pattes 11 et 12 fixées sur les plaques 2 et les auges lo La figure 6 représente une variante d'exécution de la liaison articulée constituée par des articulations sphériques 4 et 4A aux figures 1 à 3 et 4 et 5 respectivemento Cette liaison comporte une languette 6A traversant un élément fourchu 2 , ces deux éléments étant pourvus de trous coaxiaux,respectivement 6B et 28, servant au passage d'une broche de liaison non représentée au dessin. lie trou 6B présente des ouvertures évasées 14 de telle sorte que la broche d'assemblage puisse pivoter et se déplacer dans le trou 6B dans les limites tolérées par les ouvertures évasées 14. Avantageusement, le perçage 6B a une forme concave, dont le diamètre minimum correspond au diamètre de la broche d'assemblage. - REVENDICATIOIiS ~ 1. - Convoyeur flexible blindé du type de ceux comportant des auges reliées les unes aux autres, et jointives sauf lorsque l'on impose un cintrage au convoyeur afin de faire épouser à celui-ci le nouveau profil d'un front de taille d'une mine et sauf lorsque le convoyeur est situé sur une surface bosselée constituée par le sol de la mine, caractérisé en ce que chaque auge est munie d'une plaque rigide fixée latéralement le long d'un de ses bords,et s'étendant au-dessus d'elle, les extrémités adjacentes de deux auges voisines étant liées entre elles, d'une part, par des liaisons supérieure et inférieure réalisées entre les extrémités adjacentes des plaques rigides, une de ces liaisons étant une liaison traditionnelle, tandis que l'autre est A une liaison lache autorisant des séparations prédéterminées des plaques et des auges à son niveau et, d'autre part, par une liaison lache réalisée de l'autre cSté des auges, et autorisant à son niveau une séparation prédéterminée des auges. 20 - Convoyeur selon la revendication I, caractérisé en ce que les liaisons traditionnelles sont constituées par des articulations sphériques. 3e - Convoyeur selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les joints traditionnels occupent; toute la m8me position relative, c'est-à-dire constituent tous les liaisons supérieures, ou constituent tous les liaisons inférieures. 4e - Convoyeur selon la revendication 3, caractérisé en ce que les liaisons traditionnelles constituent toutes les liaisons supérieures entre les plaques et sont solidaires des barrettes rigides longitudinales de guidage fixées sur les plaques, et couplées ou pouvant être couplées avec une chaîne sans fin ou autre mécanisme d'entrathement porté par une machine de mine, et entraîné par ladite machine. 5. - Convoyeur selon la revendication 1, caractérisé en ce que la liaison traditionnelle est constituée par une languette fixée dans un élément fourchu, les deux éléments étant, à savoir la languette et l'élément fourchu étant muni de perçages coaxiaux qui servent au logement d'une broche d'assemblage, le perçage ménagé dans la languette présentant des ouvertures évasées.