La présente invention concerne un procédé continu d'attaque oxydante d'un minerai uranifère par une liqueur aqueuse de recyclage, contenant en solution des carbonate et bicarbonate alcalins ainsi que de l'uranium à une concentration proche de la limite de sa solubilité à la température d'attaque et de récupération de l'uranium, précipité au sein de la phase solide restant après l'attaque. Depuis longtemps déjà, il est connu de réaliser préférentiellement l'attaque alcaline de minerais uranifères renfermant des carbonates alcalinoterreux tels que carbonates de calcium et de magnésium en quantité élevée, par I'intermédiaire d'une liqueur aqueuse de bicarbonate et carbonate de sodium, d'autant plus concentre en ces deux composants que le minerai est plus réfractaire. L'attaque est généralement effectuée en un milieu oxydant obtenu par exemple par insufflation d'oxygène libre dans le milieu réactionnel chaud, afin de permettre l'oxydation de l'uranium et sa solubilisation, mais aussi assurer l'oxydation des sulfures d'impuretés, et des matières organiques présentes dans le minerai. Selon la littérature spécialisée, la concentration en réactifs de la liqueur d'attaque est généralement faible, ce qui conduit dans le cas de l'attaque d'un minerai uranifère réfractaire, à un rendement de solubilisation de l'uranium généralement médiocre. Un moyen connu pour augmenter le rendement de solubilisation, est d'utiliser une liqueur d'attaque ayant des concentrations en réactifs plus élevées. Dans ce cas, la liqueur recueillie après l'attaque dispose encore d'une grande quantité d'ions C03 et HC03 n'ayant pas réagi, dont la presence est d'autant plus gênante lors de l'extraction ultérieure de l'uranium et lors de l'élimination des impuretés solubilisées dans la liqueur provenant de l'attaque du minerai, que les concentrations en ces ions sont plus élevées, car la liqueur provenant de l'attaque du minerai uranifère est ensuite traitée par une méthode usuelle en vue d'en extraire l'uranium. Généralement, la liqueur après attaque est traitée au moyen d'une solution d'hydroxyde de sodium pour précipiter l'uranium sous la forme d'uranate de sodium. Mais l'homme de l'art sait avec pertinence que la présence d'une quantité importante d'ions C03 et HC03 dans la liqueur provenant de l'attaque, entraîne l'utilisation d'une quantité 'élevée de NaOH pour neutraliser les ions HC03, et provoque une augmentation importante de la solubilité de l'uranium dans le milieu, ce qui diminue la quantité d'uranate de sodium qui peut être recueillie par précipitation.La liqueur-mère appauvrie en uranium,.mais contenant les impuretés solubilisées au cours de l'attaque est soumise à un traitement de purification et de régénération avant d'être recyclée à l'attaque dudit 'minerai". Un tel traitement a été décrit par la Demanderesse dans la demande de brevet français 77 30176 du 30 septembre 1977 et les additions 78 24843 et 78 24844 du 18 aôut 1978.Ce traitement consiste à traiter la liqueur provenant de l'attaque et appauvrie en uranium, à une température au plus égale à l'ébullition, par la quantité de chaux nécessaire pour transformer en hydroxyde de sodium les carbonates présents, puis à effectuer la séparation d'un précipité composé pour l'essentiel de carbonate de calcium et de sels inorganiques et organiques de calcium, et de la liqueur enrichie en hydroxyde de soduim, à concentrer cette liqueur jusqu a la précipitation du sulfate de sodium, et à récupérer une liqueur riche en hydroxyde de sodium dont une partie est recyclée à la précipitation de l'uranate de sodium et l'autre partie est carbonatée par sa mise en contact-avec du gaz carbonique et recyclée à l'attaque du minerai.Si la liqueur d'attaque est concentrée en réactifs, la liqueur apres attaque, appauvrie en uranium, nécessite pour sa purification et sa régénération avant recyclage, la mise en oeuvre de quantités importantes de chaux pour la caustification totale et une consommation élevée en C02 pour la régénération de la liqueur recyclée. Si la liqueur issue de l'attaque est destinée à être traitée sur une résine échangeuse d'ions en vue de récupérer l'uranium, la présence de quantités importantes d'ions C03 et HCO3 dans la liqueur, gêne fortement, ou peut même rendre impossible la fixation de l'uranium sur la résine. Des lors, il apparaît dans les procédés décrits dans la littérature spécialisée,une antinomie entre les conditions de solubilisation de l'uranium par la liqueur d'attaque et les conditions de restitution de cet uranium par cette liqueur après attaque. Enfin, la présence dans les liqueurs de matières organiques solubilisées à l'attaque, provoque la formation de complexes uranifères dont certains ne sont pas solubles lors du lavage de la fraction solide stérile, et qui, de ce fait, sont entraînés avec cette fraction en diminuant le rendement de récupération de l'uranium. Face à de tels inconvénients, la Demanderesse poursuivant ses recherches en ce domaine, a trouvé et mis au point un procédé d'attaque de minerais uranifères donnant une liqueur post-attaque à forte teneur en uranium et à faible teneur en bicarbonate et carbonate alcalins sans qu'il y ait de pertes sensibles d'uranium. Le procédé continu selon l'invention, d'attaque oxydante à cháud,consis- tant à attaquer le minerai uranifère sous une forme divisée en présence d'un oxydant dans le milieu réactionnel au moyen d'une liqueur aqueuse de carbonate et bicarbonate alcalins dans les conditions de concentration, de température et de pression provoquant la solubilisation de l'uranium présent dans le minerai, à recueillir une suspension d'une phase solide dans une phase liquide, à séparer cette phase solide de la phase liquide, se caractérise en ce que a) la liqueur d'attaque est constituée par la phase liquide contenant en solution des carbonate et bicarbonate alcalins ainsi que de l'ura niua à une concentration proche.de la limite de sa solubilité à la température d'attaque, séparée de la suspension provenant de l'atta que, réajustée en réactifs d'attaque et recyclée à l'attaque du mi nerai, b) l'uranium du minerai est solubilisé pendant l'attaque qui est effec tuée une température inférieure à 300"C par la liqueur d'attaque, dans laquelle l'uranium se maintient en état de saturation puis est immédiatement reprécipite dans le milieu d'attaque, c) la suspension recueillie après l'attaque est;: :refroidie à une tempéra ture toujours supérieure à 400C, d) la phase solide, séparée de la suspension provenant de l'attaque et constituée par les stériles et de l'uranium précipité, est traitée au moyen d'une liqueur aqueuse pour d'une part, récupérer la liqueur d'imprégnation provenant de attaque, et d'autre part, redissoudre l'uranium précipité, e) la suspension résultant de la redissolution de l'uranium est soumise à une séparation en une fraction solide qui après lavage est consti tuée par les stériles et une liqueur uranifère valorisable. Alors que les procédés antérieurs consistent à solubiliser dans la liqueur d'attaque l'uranium et une partie des impuretés contenues dans le minerai, puis après l'élimination des stériles, à traiter la liqueur uranifère pour en extraire l'uranium, le procédé de l'invention se révèle être à l'opposé de la technique antérieure, puisqu'il consiste à solubiliser puis à précipiter dans le milieu d'attaque l'uranium, à le sortir du milieu d'attaque avec les stériles sous la forme d'une phase solide puis à séparer l'uranium des stériles par a redissolution dans une liqueur aqueuse appropriée. Comme cela est bien connu, l'attaque oxydante des minerais uranifères s'effectue en présence d'un oxydant. En général, cet oxydant est de l'oxygène insufflé dans le milieu réactionnel, sous forme d'air enrichi en oxygène, ou encore d'oxygène seul. La pression partielle d'oxygène dans le réacteur est comprise entre 0,1 et 40 bars, mais de préférence entre 5 et 15 bars. Nais, le milieu oxydant de l'attaque du minerai uranifère peut être également obtenu par introduction d'un- agent oxydant liquide ou solide dans les conditions normales, tels que par exemple du permanganate de potassium, du bioxyde sodium, ou du persulfate de sodium. La liqueur aqueuse d'attaque, qui est une liqueur recyclée, est constituée parla phase liquide provenant de l'attaque du minerai uranifère. L'expérience a montré que lorsque l'attaque du minerai uranifère est effectuée au moyen d'une liqueur aqueuse contenant des carbonate et bicarbonate alcalins et de l'uranium à une concentration proche de la limite de sa solubilité à la température de l'attaque, l'uranium du minerai est solubilisé puis immédiatement précipité dans le milieu d'attaque sur les boues constituées par les stériles, Les carbonate et bicarbonate alcalins utilisés comme réactifs d'attaque des minerais uranifères sont, en pratique, ceux de sodium, de potassium et d'ammonium. Selon la nature du minerai, la concentration de la liqueur destinée à l'attaque peut varier dans de larges limites pour chacun des réactifs présents. Ainsi, la concentration en HC03 peut varier entre 0 et 220glu mais de préférence entre 15g/1 et 80g/l, tandis que la concentration en C03 peut varier entre lOgil et 90g/l, mais de préférence entre 20g/l et 60g/l et que la concentration en ions uranifères peut varier entre 0,5g/l et 10g/l, et plus généralement entre I et 5g/l. Le domaine des températures pratiquées pour l'attaque, a été particulièrement etudié par la Demanderesse qui a constaté avec un vif intérêt que pour une concentration en réactifs d'attaque maintenue constante, la solubilité de l'uranium diminuait dans le milieu d'attaque quand la température d'attaque augmentait. Ainsi, la Demanderesse a pu vérifier que l'attaque du minerai uranifère doit s'effectuer à la température la plus élevée possible pour favoriser la cinétique d'attaque, et diminuer la concentration en uranium dans la liqueur d'attaque, c'est-à-dire favoriser la précipitation de l'uranium dans le milieu attaque. En pratique, la température d'attaque du minerai uranifère ne dépasse pas 3000C et se situe préférentiellement entre 1200C et 2400C.' La durée de l'attaque dépend de la nature du minerai et de la température d'attaque. Elle est généralement comprise entre quelques minutes et 6 heures, et peut atteindre 15 heures dans le cas de minerais réfractaires, même si l'attaque est effectuée à température élevée. Selon une disposition patticulière, il peut se révéler avantageux dans le cas de certains minerais, d'introduire dans le milieu réactionnel un catalyseur d'oxydation usuel permettant d'améliorer la cinétique d'attaque. La suspension issue de l'attaque est soumise à un refroidissement pour ramener sa température à une valeur comprise entre 400C et 1000C. Ce refroidissement peut être effectué par des moyens connus tels que par exemple une détente et/ou un échange à contre-courant entre la suspension sortant de l'attaque et la suspension entrant à l'attaque. I1 doit être réalisé rapidement, de telle manière que l'uranium précipité ne se redissolve pas d'une manière substantielle dans la liqueur dratta- que. Dans le cas où le refroidissement est effectué par détente, il se produit une vaporisation d'une certaine quantité d'eau, dépendant de la température pratiquée à l'attaque. Dans'le cas où le refroidissement s'effectue entièrement par un échange thermique direct entre les deux suspensions comme cela a déjà été dit, la vaporisation ne se produit pas. La phase solide séparée de la suspension provenant de l'attaque du minerai, constituée par les stériles et l'uranium précipité, est imprégnée de la liqueur d'attaque. Pour éliminer cette liqueur d'imprégnation, la phase solide est traitée au moyen d'unelliqueur aqueuse pour récupérer la liqueur d'imprégnation provenant de l'attaque, et redissoudre l'uranium précipité. Selon une première variante, la récupération de la liqueur d'imprégnation et la redissolution de l'uranium précipité, se font simultanément au moyen de la même liqueur aqueuse. Selon une deuxième variante, on réalise successivement la récupération d'une majeure partie de la liqueur d'imprégnation de la phase solide provenant de l'attaque, et la redissolution de l'uranium précipité ainsi que la mineure partie de ladite liqueur d'imprégnation, au moyen de la même liqueur aqueuse ou de liqueurs aqueuses de compositions différentes. Les liqueurs aqueuses utilisées pour la récupération de la liqueur d'imprégnation et la redissolution de l'uranium précipité, contiennent principalement de O à 15g/l de C03 , de O à 50g/l de CO3H et de O à 1Og/l d'uranium. La redissolution de l'uranium s' effectue généralement à une température comprise entre 400C et 800C. La liqueur d'imprégnation ainsi extraite est alors recyclée à l'attaque, tandis que la suspension résultant de la redissolution de l'uranium est soumise à une-séparation en une fraction solide, qui, après lavage, est constituée par les stériles et une liqueur uranifère valorisable. La liqueur uranifère valorisable peut être recyclée en mineure partie à la redissolution de l'uranium ou à l'attaque, l'autre partie, majeure, étant traitée par un procédé connu d'extraction de l'uranium. L'eau de lavage des stériles, après redissolution de l'uranium, peut constituer une liqueur aqueuse de recyclage renfermant en solution de l'uranium, des ions carbonatés et bicarbonatés, ainsi que des impuretés. Elle peut être partagée en deux fractions, la première servant au lavage de la phase solide, la deuxième à la redissolution de l'uranium pré cipité dans la phase solide. Le procédé selon l'invention peut également comporter un ou plusieurs traitements préalables du minerai avant que s'effectue son attaque proprement dite selon les conditions précitées. Tout d'abord, il peut se révéler nécessaire que le minerai subisse, non pas un habituel broyage, mais un broyage particulièrement poussé en vue de multiplier les interfaces entre les grains du minerai et la liqueur d'attaque. De même, il peut être avantageux, dans le cas de certains minerais, d'éliminer les matières organiques contenues dans la liqueur après l'attaque du minerai, soit après la séparation de la phase solide contenant les stériles et l'uranium précipité, soit sur la suspension provenant de l'attaque, c'est-à-dire avant la séparation des phases liquide et solide. Dans ce cas, cette élimination s'effectue au moyen d'un agent oxydant, tel que par exemple, l'ozone, le persulfate de sodium, le permanganate de potassium, ou encore par oxydation anodique. Mais il n'est pas exclu d'éliminer préalablement lesdites matières organiques par une calcination à température contrôlée du minerai avant d'en effectuer l'attaque. Il peut aussi s'avérer avantageux de réaliser un traitement préalable à l'attaque, d'enrichissement physique du minerai par les techniques connues de l'homme de l'art, telle que par exemple par flottation. Enfin, la liqueur uranifere de production est soumise à un procédé de valorisation des ions uranifères par un procédé connu de l'homme de l'art tel que précipitation, extraction par solvant, extraction par échange d'ions, etc... tandis que la liqueur appauvrie en uranium peut subir divers traitements, tels que par exemple caustification, eput ration enmolybdène, en 3anaaium, épuration en ions sulfate, carbonatation etc... avant d'être recyclée à l'attaque du minerai. L'invention sera mieux comprise grâce à la description des figures 1, 2 et 3 qui représentent des exemples de réalisation. La figure 1 est une représentation schématique du procédé selon l'invention concernant l'attaque d'un minerai uranifère pratiquement dépourvu de matières organiques. La figure 2 est une représentation schématique du procédé selon I'invention destiné à l'attaque des minerais uranifères non dépourvus de matières organiques gênantes, ces dernières étant soumises à un traitement d'oxydation effectué sur la phase liquide recyclée à l'attaque. La figure 3, variante de la figure 2, est également destinée à l'attaque d'un minerai uranifère non dépourvu de matières organiques, le traitement d'oxydation s'effectuant sur la suspension résultant de l'attaque du minerai uranifère. Selon la figure 1, le minerai uranifère, sous une forme divisée, dépour- vu de matières organiques, et la liqueur d'attaque Lg recyclée, sont introduits dans le réacteur (A) en même temps qu'est insufflé de l'oxy- gène dans le milieu réactionnel. La suspension résultant de l'attaque est refroidie en partie par détente avec l'élimination d'une certaine quantité d'eau, puis est introduite en (B) où s'effectue la séparation d'un gâteau S1 constitué par le mé- lange de la fraction stérile et du précipité d'uranium et d'une liqueur aqueuse L1 contenant en solution des carbonate et bicarbonate alcalins et de l'uranium. Les eaux-mères du gâteau S1 sont déplacées en (C) au moyen d'une liqueur de lavage L11 recyclée. Les eaux-mères L2 ainsi déplacées sont mélangées à la liqueur L1 en formant la liqueur L5 recyclée vers l'attaque (A) du minerai, Le gâteau S2 résultant, extrait de (C) est introduit en (D) où s'effectue la redissolution du précipité d'uranium dans une liqueur appropriée, formée par le mélange de deux liqueurs recyclées L10 et L6. La liqueur L10 a la même composition que la liqueur L11 précitée. Lorsque la redissolution des ions uranifères est achevée, la bouillie résultante est traitée en (E) où se réalise la séparation d'un gâteau S3 et d'une liqueur L3. Le gâteau S3, essentiellement constitue par les stériles,est est déplacé en (F) où il subit un lavage par de l'eau, avec recyclage de la liqueur de lavage L4 en (C) et (D) selon les fractions Lg et L8. La liqueur L3, riche en uranium dissous, sous la forme d'un uranyle carbonate alcalin est partagée en deux fractions inégales, l'une L6 étant recyclee en (D) à la redissolution de l'uranium, l'autre L7, la plus importante, constituant la liqueur de production à partir de laquelle est extrait en (G) l'uranium par un procédé non décrit, tandis que la liqueur résultante L8, appauvrie en uranium et débarrassée des impuretés provenant du minerai uranifère par un procédé connu non décrit, est recyclée vers (A) pour constituer, en mélange avec la liqueur L5, la liqueur d'attaque Lg. Selon la figure 2, le minerai uranifère mis sous une forme divisée, et renfermant des matières organiques gênantes, est introduit en (A) avec la liqueur d'attaque Lg en même tempos qu'est insufflée de l'oxygène dans le milieu réactionnel. Après refroidissement, la bouillie obtenue après l'attaque, est introduite en (B) où s'effectue la séparation d'un gâteau S1 constitué par le mélange de la fraction stérile et du précipité d'uranium, et de la liqueur aqueuse L1 contenant en solution des carbonate et bicarbonate alcalins, l'uranium, et des matières organiques solubilisées lors de l'attaque. Les eaux-mères du gâteau S1 sont déplacées en (C) au moyen d'une liqueur de lavage Lllrecyclée. Le mélange des liqueurs L1 et L2 est alors déplacé en (H) où s'effectue le traitement des matières organiques au moyen d'un agent oxydant, donnant une liqueur Lg épurée. Les autres étapes du procédé selon l'invention sont identiques à celles décrites dans le cadre de la figure 1. La figure 3 concerne une variante de la figure 2. Le minerai uranifère renfermant des matières organiques, est mis sous une forme divisée, puis est introduit en (A) avec la liqueur d'attaque Lg, tandis qu'est insufflé de l'oxygène dans le milieu réactionnel. La bouillie obtenue après l'attaque est traitée en (A) au moyen d'un agent oxydant pour détruire les matières organiques gênantes. A la sortie de (A), et après refroidissement, la bouillie est envoyee en (B) où s'effecute la séparation des phases solide et liquide qui subissent ensuite les étapes du procédé selon l'invention, telles qu'elles ont été décrites dans le cas de la figure 1 par exemple. Les avantages du procédé selon l'invention seront plus perceptibles grâce aux exemples donnés à titre illustratif. L'exemple 1 montre l'influence de la température du milieu d'attaque sur la solubilité de l'uranium pour une concentration en réactifs d'attaque maintenue constante. L'exemple 2 illustre le procédé de l'invention appliqué à un minerai pratiquement dépourvu de matières organiques. L'exemple 3 concerne l'application du procédé à un minerai uranifère contenant des matières organiques gênantes, sans traitement d'élimination de ces impuretés. L'exemple 4 illustre l'application du procédé à un minerai uranifère contenant des matières organiques gênantes comportant un traitement d'élimination de ces matières sur la liqueur recyclée à l'attaque. L'exemple 5 montre l'attaque d'un minerai uranifère contenant des ma tières organiques gênantes selon le procédé de l'invention avec élimination desdites matières organiques sur la suspension provenant de l'attaque. EXEMPLE 1 Par cet exemple, la Demanderesse montre que, lors de l'attaque d'un minerai uranifère au moyen d'une liqueur d'attaque ayant la mine concentration en réactif, la solubilité de l'uranium dans la liqueur d'attaque diminue quand la température du milieu augmente. On a maintenu en laboratoire, I litre d'une liqueur aqueuse contenant en solution 50g/l de Na2C03, 80g/l de NaHC03, et 15g/l d'uranium, à des températures variables pendant une durée de 2 heures pour chaque température, afin de déterminer dans ces conditions l'équilibre de solubilité de l'uranium. On mesure la concentration de l'uranium dans la liqueur au bout de ce temps, et on a ainsi obtenu les résultats recensés dans le tableau I TABLEAU I Température de la li- 22O0C 1500C 9O0C 50"C queur uranifère Solubilité de l'uranium dans la liqueur en g/l 1,8 5,2 7,8 10 Ce tableau permet de vérifier l'intérêt d'une attaque du minerai uranifère à la température la plus élevée possible pour favoriser la précipitation de l'uranium au sein de la fraction solide. EXEMPLE 2 (illustré par la figure 1) On a traité selon le procédé de l'invention, un minerai uranifère ayant la composition suivante exprimée en pour cent en poids, après séchage uranium 0,206 % molybdène 0,06 % SiO2 62,30 % Al203 13,80 % Fe203 4,1 Z HgO 0,34 % CaO 0,59 % Na2O 7,19 Z K,O 0,47 % Ti02 0,46 % P2O5 0,07 % V2O5 0,01% S 0,12% divers 10,284 % (dont C62 0,85% et C organique 0,108 %) 1000 kg de ce minerai sec ont été broyés à 160 puis introduits dans un autoclave (A) avec 1234 kg d'une liqueur aqueuse Lg d'attaque ayant la composition suivante U 3,50 g/l Na2C 3 43,30 g/l NaHC03 69,40 g/l Na2S04 11,oo g/l Mo 6,90 g/l L'autoclave a été chauffé de telle manière que le milieu réactionnel soit à 2200C tout en injectant de l'oxygène à un débit moyen de 0,7Nm3/h qui barbotait dans la pulpe. La pression-totale règnant dans l'autoclave pendant l'attaque oxydante était de 35 bars. Au bout d'un temps de séjour de 40 minutes à 2200C, (temps écoulé entre le début de l'introduction de l'oxygène et la fin de l'attaque), la bouillie était détendue et refroidie jusqu'a 600C avec dégagement de 78,8 kg d'eau sous forme de vapeur, puis était filtrée en (B) après addition de 50 kg de suspension aqueuse de floculant, en donnant une phase solide S1 et une phase liquide L1. La liqueur L1 provenant de la séparation(11)représentait une masse de 842 kg et sa composition était la suivante U 3,55 g/l Na2C 3 38,30 g/l NaHC03 57,80 gl Na2S 4 10,70 g/l Mo 6,14 g/l La phase solide S1 constituée par le mélange de la fraction stérile et du précipité d'uranyle carbonate de sodium était imprégnée d'eaux-mères qui étaient extraites en (C) au moyen de 309 kg d'une liqueur aqueuse de recyclage (L11) qui avait la composition suivante U 2,35 g/l Na2C03 3,50 g/l NaHCO3 17,60 g/l Na2SO4 3,30 g/l Mo 1,88 g/l Les eaux-mères d'imprégnation de S1 ainsi entraînées donnaient une liqueur L2 représentant une masse de 322 kg et ayant la composition suivante : U 3,99 g/l Na2C 3 43,0 g/l NaHC03 64,80 g/l Na2SO4 12,0 g/l Mo 6,88 g/l qui était jointe à L1 en donnant une liqueur L5 recyclée à l'attaque (A) du minerai. La phase solide S1 débarrassée des eaux-mères d'imprégnation donnait un gâteau S2 qui était transvasé en (D) pour y subir la redis solution du précipité d'uranyle carbonate de sodium. Le gâteau S2 qui avait une masse de 1325 kg, renfermait en kg U 2,78 kg Na2CO3 3,10 kg WaHC03 20,40 kg Na2SO4 - 3,80 kg Mo 2,17 kg H20 d'imprégnation 298,oo kg stériles 995 > oo kg te gâteau S2 était alors traité en (D) par le mélange de deux liqueurs aqueuses L10 et L6. La liqueur L10 possèdait une masse de 206 kg et avait la même composition que la liqueur L11 ayant servi au déplacement en (C) de la liqueur-mère d'imprégnation. La liqueur L6, liqueur de recyclage, présentait une masse de 210 kg et avait la composition suivante en g/l U 3,88 g/l Na2C 3 5,80 g/l NaHC03 29,10 g/l Na2SO4 5,40 g/l Mo 3,10 g/l Quand la redissolution de l'uranyle carbonate de sodium était achevée, la bouillie résultante était déplacée en (E) où s'effectuait la séparation d'un gâteau S3 et d'une liqueur aqueuse L3. La gâteau S3, imprégné de liqueur-mère, était traité en (F) où il subissait un lavage par 800 kg d'eau, avec recyclage de la liqueur t qui se partageait ensuite en la liqueur L10 de redissolution de l'uranium en (D) et en la liqueur L11 de déplacement de la liqueur d'imprégnation de la phase solide S1 en (C). Le gâteau S4, représentant une masse de 1290 kg imprégnée d'eau était sorti de (F). Ce gâteau avait une teneur résiduelle en uranium de 60ppm et contenant 295 kg d'eau d'imprégnation, le reste étant la masse des stériles. A la sortie de (E), étaient recueillis 734 kg de la liqueur L3 de redissolution de l'uranyle carbonate de sodium. Cette liqueur L3 était partagée en deux fractions inégales - l'une, la liqueur L6, représentant une masse de 210 kg, était recyclée en (D) comme cela a déjà été dit, - l'autre, la liqueur L7, représentant une masse de 524 kg, constituait la liqueur de production envoyée en (G) et à partir de laquelle était extrait l'uranium par un procédé non décrit, tandis que la liqueur ré sultante L8, débarrassée des impuretés était recyclée à l'attaque (A) pour constituer avec la liqueur L5, la liqueur d'attaque Lg déjià citée. EXEMPLE 3 (illustrée par la figure 1) On a attaqué selon le procédé de l'invention un minerai uranifère ayant la composition suivante exprimée en pour cent en poids après séchage U 0,360 Z SiO2 49,80 Z A1203 15,60 Z Fe203 6,56 Z MgO 3,05 Z CaO 4,30 Z Na2O 3,25 Z K2O 0,20 Z TiO2 0,79 Z Mo 0,063 Z S 0,41 Z Divers 15,617 % (dont C02 = 9 % et C organique = 0,205 %) Trois essais ont été effectués en laboratoire pour montrer l'influence néfaste de l'augmentation de la teneur en matières organiques du milieu d'attaque, sans que la liqueur de production L7 soit traitée, et sans que la liqueur L8 soit recyclée. Pour chaque essai, on a attaqué 750 g du minerai séché précité, et broyé à une granulométrie inférieure à 160 dans l'autoclave (A) avec 802,5 g d'une liqueur d'attaque Lg renfermant 20 g/l de Na2CO3 et 125 g/l de NaHCO3. L'autoclave a été chauffé de telle manière que le milieu réactionnel soit à 2200C, tout en injectant de l'oxygène à un débit moyen de 35Nl/h qui barbotait dans la pulpe. La pression pendant l'attaque était de 35 bars. Au bout d'un temps de séjour de 30 minutes, qui s'était écoulé entre le début de l'insufflation de l'oxygène et la fin de l'attaque, la bouillie était refroidie jusqu a 500C puis était filtrée en (B) en donnant une phase solide S1 et une phase liquide L1. Le premier essai a consisté en l'attaque du minerai précité et selon les conditions décrites au moyen de la liqueur Lg exempte de matières organiques. La liqueur-mère t provenant de la séparation (B) représentait une masse de 570 g. Le gâteau S1 était lavé en (C) au moyen de 200 g d'eau (L11) en donnant S2 de façon à obtenir par déplacement une liqueur L2 de lavage ayant sensiblement la tnême masse (200 g) et d'une composition voisine de celle de la liqueur-mère L1. Puis le gâteau S2 contenant les stériles et les cristaux d'uranyle carbonate de sodium a été traité en (D) par 500 g d'eau en donnant un gâteau S3 essentiellement constitué par les stériles et une liqueur L3 de production contenant en solution l'uranium. Le lavage des stériles a été achevé en plusieurs étapes par 2800 g d'eau. Les compositions des liqueurs L1, L2 et L3 sont condensées dans le tableau 2, ci-après. La teneur en uranium des stériles lavés et séchés était de 130 ppm, correspondant à un rendement d'attaque de 96,4 Z. Le deuxième essai a consisté en l'attaque de 750 g du minerai précité au moyen d'une liqueur d'attaque Lg constituée par le mélange des liqueurs L1 et L2 du premier essai, ledit mélange étant réajusté en réactifs carbonatés et en eau pour obtenir 750 millitres de la liqueur d'attaque, représentant une masse de 810 g, et ayant en solution 20 g/l de Na2CO3 et 125 g/l de NaHCO3 ainsi que 4,2 g/l d'impuretés organiques, exprimée en D.C.O. et mesurée selon la norme AFNOR NF T 90-1O3:d septere 1971, solubilisées lors de l'attaque précédente. Les conditions d'attaque du minerai de lavage et de redissolution du précipité d'uranyle carbonate de sodium ont été les mêmes que dans le premier essai. Les compositions des liqueurs L1, L2 et L3 recueillies ont été condensées dans le tableau 2 ci-après. la teneur en uranium des stériles lavés et séchés était de 340 ppm, correspondant à un rendement de solubilisation de l'uranium de 90,60 %. Le troisième essai a consisté en l'attaque du minerai uranifère précité dans les mêmes conditions que les essais 1 et 2, mais au moyen d'une liqueur d'attaque L1 constituée par le mélange des liqueurs L1 et L 2 provenant du 2ème essai et réajustées en eau et en réactifs pour obtenir 750 millilitres d'une liqueur d'attaque représentant une masse de 810 g et ayant en solution 20 g/l de Na2CO3 et 125 g/l de NaHCO3 ainsi que 6,4 g/l d'impuretés organiques. Les compositions des liqueurs L1, L2 et L3 recueillies ont été consignées dans le tableau 2 ci-après. La teneur en uranium des stériles lavés et séchés était de 495 ppm, correspondant à un rendement d'attaque de 86,2%. TABLEAU II ESSAI 1 ESSAI 2 ESSAI 3 Composition de la liqueur L1 en (g/l > U 3,75 4,2 3,9 Na2CO3 - 21,6 17,2 16,1 NaHC03 73,2 72,9 73,7 matières organiques 4,8 6,8 7,2 Composition de la liqueur L2 issue du premier lavage (g/l) U 2,78 3,75 4,8 Na2C 3 17,4 16,1 16,3 NaHCO3 56,3 63,5 73,9 matières organiques 4,5 6,3 6,6 Composition de la liqueur L3 U 0,44 1,59 2,59 Na2C03 1,86 2,1 1,65 NaHCO3 2,62 6,2 8,84 matières organiques 1,0 1,4 1,8 Teneur en uranium des stériles(ppm) 130 340 495 Rendement d'attaque (%) 96,4 90,6 86,2 Ces trois essais ont ainsi permis de constater que l'enrichissement en matières organiques de la liqueur d'attaque du minerai provoquait une diminution importante du rendement de solubilisation de l'uranium. EXEMPLE 4 (illustré par la figure 2) On a attaqué selon le procédé de l'invention, la même masse du même minerai uranifère que celui décrit dans l'exemple 3. Trois essais ont été effectués en laboratoire pour montrer l'influence bénéfique de l'oxydation des matières organiques présentes dans la liqueur d'attaque Lg, sans que la liqueur de production L7 soit traitée et sans que ia liqueur L8 soit recyclée. Les essais 4, 5 et 6 ont consiste dans l'attaque du minerai uranifère précité selon le mode opératoire décrit dans l'exemple 3, mais en oxydant les matières organiques présentes dans la liqueur L5, mélange des liqueurs L1 et L2 avant de la recycler à l'attaque. la liqueur d'attaque Lg était préparée pour les essais 4, 5 et 6 selon le procédé exprimé dans l'exemple 3 L'oxydation des matières organiques a été effectuée en (H) sur la liqueur L5, provenant des stades (B) et (C). Pour ce faire, on a introduit en (H) 750 ml de la liqueur t5 réajustée en réactifs et en eau représentant une masse de 810 g et ayant la composition suivante : U 2,6 g/l Na2CO3 25,0 g/l NaHCO3 120,0 g/l matières organiques 4,8 g/l Cette liqueur LS a alors été traitée à l'ébullition pendant 20 minutes au moyen de persulfate de sodium ajoute à cette liqueur t5 à raison de 10 g/l de liqueur à traiter. Les compositions des différentes liqueurs et les teneurs en uranium des stériles obtenues après chacune des attaques 4, 5 et 6 ont été rassemblées dans le tableau 3 ci-après. TABLEAU III ESSAI 4 ESSAI 5 ESSAI 6 Composition de la liqueur L1 (g/l) U 2,97 2,68 2,59 Na2CO3 14,84 13,8 18,0 NaHC03 75,6 71,1 66,4 matières organiques 4,3 4,9 5,4 Composition de la liqueur L2 issue du premier lavage (g/l) U 2,59 3,75 3,48 Na2C03 14,2 13,4 16,3 NaHCO3 65,2 68,7 56,8 matières organiques 3,8 5,4 5,3 Composition de la liqueur L3 en g/l U 0,62 3,93 4,64 Na2CO3 2,16 2,54 1,57 NaHCO3 5,44 13,0 13,5 matières organiques 1,3 1,6 2,0 Teneur en uranium des stériles(ppm: 115 120 80 Rendement d'attaque (%) 96,8 96,7 97,8 On a constaté que les teneurs en uranium dans les stériles n'ont pas augmenté à la difference des teneurs obtenues après les attaques successives effectuées sans traitement d'épuration des matières organiques. Les teneurs en uranium étaient de l'ordre de 100 ppm, ce qui correspond à un rendement moyen de solubilisation de U, de 97 Z lors de ces essais On a pu constater de plus que la concentration en uranium de la liqueur L3 a atteint après la troisième attaque (essai 6) 4,6 g/l et que cette liqueur ne contenait que 1,6 g/l de Na2CO3 et 13,5 g/l de NaHCO3 > ce qui est très favorable pour le traitement ultérieur de ladite liqueur. EXEMPLE 5 (illustré par la figure 3) On a attaqué selon le procédé de l'invention la même masse du même minerai uranifère décrit dans l'exemple 3. Trois attaques ont été effectuées (essais 7,8 et 9) pour montrer l'influence bénéfique de l'oxydation des matières organiques, cette oxydation étant effectuée en (A) sur la suspension obtenue lors de l'attaque, sans que la liqueur de production L7 soit traitée et sans que la liqueur L8 soit recyclée. Les conditions de température, de pression, de durée, d'injection de l'oxygène ont été les mêmes que dans l'exemple 3, la liqueur d'attaque Lg dans chacun de ces essais étant préparée selon le procédé exprimé dans l'exemple 3. L'oxydation en (A) des matières organiques présentes dans la suspension après l'attaque, a été effectuée au moyen de persulfate de sodium selon les conditions exposées dans l'exemple 4. Les compositions des différentes liqueurs et les teneurs en uranium des stériles obtenues après chacune des attaques 7, 8 et 9 ont été rassem- blées dans le tableau 4 ci-après TABLEAU IV ESSAI 7 ESSAI 8 ESSAI 9 Composition de la liqueur L1 (g/I) U 2,59 2,50 2,50 Na2CO3 15,9 10,0 12,7 NaHCO3 67,7 68,0 66,0 matières organiques 2,3 2,6 3,0 Composition de la liqueur L2 issue du premier lavage (g/l) U 3,8 2,76 2,8 Na2C 3 14,84 10,4 12,7 NaHCO3 60,0 62,8 60,1 matières organiques 2,1 2,6 2,7 Composition de la liqueur L3 (g/l) U 4,3 4,48 4,66 2 3 2,3 1,57 2,12 NaHCO3 12,7 13,0 15,3 matières organiques 2,3 3,6 3,7 Teneur en uranium des stériles (ppm 85 110 105 Rendement d'attaque (%) 97,6 96,9 97,1 On a pu constater que les résultats différaient peu de ceux obtenus lors des essais 4, 5 et 6 : la teneur en uranium des stériles est restée sensiblement constante et a été en moyenne de 100 ppm. De même, la concentration en uranium de la liqueur L3 est restée stable aux environs de 4,5 g/X. Ainsi le traitement d'élimination des impuretés organiques dans les liqueurs recyclées entrant à l'attaque apparaît très intéressante pour obtenir un rendement de solubilisation de l'uranium satisfaisant. Ce traitement peut être effectué indifféremment sur la pulpe obtenue après attaque ou sur la liqueur entrant à l'attaque. REVENDICATIONS DE BREVET 1. Nouveau procédé continu d'attaque oxydante à chaud consistant à attaquer un minerai uranifère sous une forme divisée en présence d'un oxydant dans le milieu réactionnel au moyen d'une liqueur aqueuse de carbonate et bicarbonate alcalins dans les conditions de concentration, de température et de pression provoquant la solubilisation de l'uranium présent dans le minerai, à recueillir une suspension d'une phase solide dans une phase liquide, à séparer cette phase solide de la phase liquide, caractérisé en ce que a) la liqueur d'attaque est constituée par la phase liquide contenant en solution des carbonate et bicarbonate alcalins ainsi que de l'ura nîum à une concentration proche de la limite de sa solubilité à la température d'attaque, séparée de la suspension provenant de l'atta que, réajustée en réactifs d'attaque et recyclée à l'attaque du mi nerai, b) l'uranium du minerai est solubilisé pendant l'attaque qui est effec tuée à une température inférieure à 300*C par la liqueur d'attaque dans laquelle l'uranium se maintient en état de saturation, puis est immédiatement reprécipité dans le milieu d'attaque, c) la suspension recueillie après l'attaque est refroidie à une tempéra ture toujours supérieure à 400C, d) la phase solide, séparée de la suspension provenant de l'attaque et constituée par les stériles et de l'uranium précipité, est traitée au moyen d'une liqueur aqueuse pour d'une part récupérer la liqueur d'imprégnation provenant de l'attaque et d'autre part redissoudre l'uranium précipité, e) la suspension résultant de la redissolution de l'uranium est soumise à une séparation en une fraction solide, qui, après lavage est cons- tituée par les stériles et une liqueur uranifère valorisable. 2. Nouveau procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la ré cupération de la liqueur d'imprégnation de la phase solide provenant de l'attaque et la redissolution de l'uranium précipité, s'effectuent simultanément au moyen de la liqueur aqueuse contenant principalement de 0 à 15 g/l de CO3= > de O à 50 g/l de CO3H et de 0 à 10 g/l d'uranium. 3. Nouveau procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on réalise- successivement la récupération d'une majeure partie de la liqueur d'imprégnation de la phase solide provenant de l'attaque et la redissolution de l'uranium précipité ainsi que de la mineure partie de ladite liqueur d'imprégnation au moyen de liqueurs aqueuses contenant principalement de 0 à 15 g/l desCO3 , de 0 à 50 g/l de C03H et de O à 10 g/l d'uranium. 4. Nouveau procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les carbonate et bicarbonate alcalins sont ceux de sodium, de potassium et d'ammonium. 5. Nouveau procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'oxydant présent dans le milieu d'attaque l'est sous la forme d'air, d'air enrichi en oxygène, ou oxygène pure sous une pression partielle de 0,1 à 40 bars, mais de préférence de 5 à 15 bars. 6. Nouveau procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la température du milieu réactionnel est maintenue de préférence entre 1200C et 2400C. 7. Nouveau procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la concentration de la liqueur d'attaque en HCO3 peut varier entre O g/l et 220 g/l, mais de préférence entre 15 g/l et 80 g/l, tandis que la concentration en CO3 se situe dans l'intervalle 10 g/l à 90 g/l, mais de préférence entre 20 g/l et 60 g/l. 8. Nouveau procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la liqueur recyclée à l'attaque est soumise à une oxydation pour détruire les matières organiques gênantes. 9. Nouveau procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la suspension résultant de l'attaque est soumise à une oxydation pour détruire les matières organiques gênantes.