Le bois en grume ou bois pour sciage que l'on tire, après préparation et tronçonnage, de la partie inférieure d'un arbre est appelé tronc, ou grume, ou pied de fût, ou souche, et présente à sa partie inférieure, qui était raccordée aux racines de l'arbre vivant, des renflements particuliers assez semblables à des veines. Lorsqu'unie telle pièce de bois doit être sciée, par exemple dans une scie à cadre, ces renflements peuvent être une source de diffi cultés. C'est ainsi qu'il arrive souvent que les renflements, ou des parties de ceux-ci, se détachent et aillent frapper et détruire des lames de scie, des cales et dispositifs de serrage de la scie à cadre. Il en résulte des arrêts d'exploitation et par conséquent des pertes économiques. Même si un tel endommagement de la scie à cadre ne survient que rarement, la simple présence des renflements implique d'autres inconvénients notables.Le fait que les renflements soient sensiblement en saillie, hors de la conicité normale ou du diamètre moyen du tronc en son extrémité côté racine (gros bout), peut réduire fortement le rendement en matière première sciée et exige en outre de donner au cadre de sciage des dimensions maximales afin de recevoir non seulement la partie du tronc qui donne des planches mais aussi la partie en forme de couronne formée par les renflements. Il en résulte que la machine à scier est relativement lourde, ce gui limite son exploitabilité. Afin d'éliminer les inconvénients sus-mentionnés, il est connu d'enlever les renflements avant le sciage du tronc ou grume. Les machines qui jusqu'à présent ont été utilisées à cette fin travaillent avec un outil rotatif en forme d'anneau ou de cylindre muni d'outils ou lames agencés intérieurement, et au travers duquel on fait passer le tronc alors qu'il est maintenu au moyen d'un dispositif d'amenée particulier Le tronc est maintenu dans le dispositif d'amenée qui est mobile, pendant que l'outil tourne en fraisant les renflements. Il existe sur le marché deux différents types de telles machines à fraiser. Une première machine est appelée "amincisseuse à maximum" et donne, après enlèvement, une dimension permanente de, par exemple, 0 400 mm, c'est-à-dire qu'elle peut fraiser tous les troncs ayant des renflements saillant au-delà d'un diamètre d'âme de, par exemple, 400'mm mais ne peut pas travailler les troncs de petites dimensions (par exemple en dessous de 150 à 250 mm) pré -sentant des renflements. Une autre machine comporte des outils ou organes de travail réglables qui peuvent être adaptés à des troncs de différents diamètres.Néanmoins, le réglage de ces outils ne peut être fait que si la machine est à l'arrêt de sorte que 1'exploitation rationnelle de cette machine implique qu'elle soit chargée avec des bois classés, c'est-à-dire avec des troncs triés par classes de diamètre. Le fait qu'une telle classification des troncs ou grumes soit nécessaire est une source d'inconvénients importants aussi bien du point de vue technique que du point de vue économique. Un autre inconvénient important inhérent à ces machines connues dans l'art antérieur est qu'elles n'offrent qu'un débit assez faible. Les machines du genre précité, présentant les inconvénients mentionnés, sont connues par le brevet norvégien 129.665 et les brevets suédois 363.755 et 386.852 L'invention a pour but d'éliminer les inconvénients susmentionnés et de permettre l'enlèvement rapide, simple et rationnel des renflements indésirables sur les grumes ou troncs ou pieds d'arbre. Selon l'invention, ce résultat est atteint au moyen d'un procédé dans lequel le tronc est maintenu en rotation dans un dispositif de maintien et, en même temps, au moins une unité de fraisage tournante, pourvue d'outils ou éléments d'usinage périphéri~ ques et avantageusement amovibles, est amenée au contact du tronc, pour travailler celui-ci.Ainsi, on peut usiner sur la même machine des troncs ou grumes ou pieds de tronc ayant des diamètres très différents sans qu'il soit nécessaire de changer quelque chose a la machine pour passer d'un type de tronc à un autre. L'invention a également pour objet une machine pour mettre en oeuvre ce procédé. Cette machine présente d'une part un dispositif de maintien, pour maintenir la pièce à travailler et la faire tourner et, d'autre part, une unité de fraisage rotative pourvue d'outils ou éléments d'usinage amovibles se trouvant sur son pourtour, cette unité de fraisage étant déplaçable, en approche et en descente, par rapport à la pièce à travailler amenée dans le dispositif de maintien. Bien que, dans ce qui suit, l'invention soit décrite en rapport avec des pieds de tronc d'arbre, il va de soi que l'inven- tion peut également être utilisée avec d'autres produits ou pièces, et notamment avec des pièces figurant dans un assortiment non clas sé du point de vue des dimensions. La matière de la pièce n'est pas décisive en soi. Ainsi, au lieu de pièces uniquement en bois, on pourrait également envisager des pièces en métal, matière synthé tique, béton, ou faites de combinaisons de ces matériaux. Un exemple de mise en oeuvre de l'invention est décrit ci-après en se référant aux dessins annexés, dans lesquels La figure l représente une vue de dessus d'une machine selon l'invention; La figure 2 représente une vue latérale de cette machine; La figure 3 représente, à une plus grande échelle, une vue d'une coupe faite selon III-III de la figure i; La figure 4 représente, également à une plus grande échelle, une vue en coupe transversale faite selon IV-IV de la figure l; La figure 5 représente une vue en coupe longitudinale, partiellement raccourcie, d'une unité de fraisage contenue dans la machine; et La figure 6 représente une vue en coupe transversale faite selon VI-Vt de la figure 5. Comme on peut le voir sur les figures 1 et 2, la machine selon l'invention présente d'une part un dispositif de maintien désigné dans son ensemble par la référence l et assumant deux fonctions, à savoir le maintien et la mise en rotation d'un pied d'arbre, ou tronc ou grume 2, et d'autre part, une unité de fraisage 3 pourvue d'outils ou éléments d'usinage amovibles. Cette unité de fraisage est mobile verticalement dans le sens du rapprochement et dans le sens de ltéloignement, ou de la descente, par rapport au gros bout de la grume placée dans le dispositif de maintien i. Le dispositif de maintien comporte pour sa part un dispositif récepteur ou un support stationnaire constitué de deux éléments porteurs séparés 4 et 5 en forme de V. Ce support est prévu pour soutenir par le dessous le tronc 2. Autre part, le dispositif de maintien comporte au moins un contre-appui 6 se trouvant au-dessus du support et mobile verticalement. Ce contreappui 6 est prévu pour exercer un serrage contre le tronc 2 afin d'en assurer le maintien dans une position représentée en trait interrompu sur la figure 2. Comme indiqué par la double flèche A sur la figure 2, ce contre-appui est mobile dans un plan vertical se trouvant entre les deux éléments porteurs 4 et 5. Il convient de remarquer que le plan de déplacement du contre-appui est distant non seulement du premier élément porteur 4 mais aussi du deuxième élément porteur 5, même si la distance par rapport à ce dernier est relativement faible. Comme on peut le voir sur la figure 3, l'élément porteur 5 (tout comme l'élément porteur 4) présente deux chaînes sans fin 7, 8 qui sont tendues chacune entre deux roues à chaîne, respectivement 9 - iO et Il - 12, à distance l'une de l'autre (voir également figure 1 et 2). Chaque chaîne peut être avantageusement pourvue d'organes entraîneurs, par exemple des endentures ou des dents. Les roues à chaîne 9 à 12 sont supportées par une plaque verticale 14 laquelle est elle-même supportée par une fondation oblongue que comporte la machine. Une paire de roues à chaîne 9 - 10 est agencée sur un côté de la plaque 14 (figure 2), tandis que l'autre paire il - 12 est agencée sur le côté oppose. Les deux roues à chaîne 9 et Il sont décalées vers le haut et vers l'extérieur par rapport aux roues 10 et 12, les deux brins supérieurs des chaînes 7, 8 étant inclinés en constituant une configuration en V convenant pour recevoir le tronc ou grume 2. Comme indiqué sur la figure 3 par les cercles 2' et 2tt dessinés en trait interrompu, ce tronc peut avoir un diamètre extrêmement variable. Chaque plaque comporte à sa partie supérieure une échancrure 14sot en forme de V. Ici, les deux roues à chaîne 10, 12 sur chacun des éléments porteurs 4 et 5 sont agencées à poste fixe sur un arbre d'entraînement 16 qui est mobile en rotation et dont la longueur s'étend dans la direction longitudinale du support. Cet arbre 16 est prévu pour assurer l'entraînement commun de toutes les chaines 7, 8 dans la même direction de mouvement tangentiel. Strictement parlant, les chaînes représentées sur la figure 3 sont agencées de façon que leur brin supérieur, ou brin récepteur, soit déplacé dans une direction de droite sur la figure. L'arbre 16 est avantageusement entraîné au moyen d'un moteur électrique 17, par l'intermédiaire d'une boite de transmission 18. Pour que le tronc 2 puisse être enlevé du support après travail, il est prévu une pluralité d'appareils éjecteurs 19, 20 répartis sur la longueur du dispositif récepteur ou de la machine. Ces éjecteurs 19, 20 peuvent être déplacés par basculement entre une position de repos, en dessous du tronc, et une position dite d'éjection, élevée par rapport à la précédente. Ces appareils éjecteurs 19, 20 sont montés sur un arbre commun 21 qui est mobile en rotation, auquel ils sont solidarisés. Les appareils 19 (voir figure 3) consistent simplement en bras agencés de façon que, dans la position de repos, ils trouvent place endessous de la rigole imaginaire en forme de V passant par les paires de chaînes 7, 8, ces bras présentant une échancrure 22 pour le passage de l'arbre 16 servant à entrainer les chaînes. Les deux bras 19 sont, en outre, reliés par articulation à des mécanismes hydrauliques ou mécanismes à vérin 23 prévus pour communiquer aux éjecteurs leur mouvement de basculement de la position de repos à la position d'éjection. Quant aux appareils 20 (voir figure 4), ils peuvent avantageusement être constitués d'organes, par exemple méplats, plus ou moins simples comportant une partie périphérique 24 en forme d'arc concentrique à l'arbre 21. Ces parties 24 en forme d'arc que comportent les appareils 20 servent à éviter l'admission initentionnelle d'une grume dans le dispositif récepteur, lorsque les appareils sont basculés dans la position d'éjection. L'arbre d'entraînement 16 et l'arbre 21 sont avantageusement montés sur des paliers dans les plaques 14 des éléments porteurs 4 et 5. Dans l'exemple représenté, une plaque porteuse supplémentaire 14' est en outre prévue à celle des extrémités du dispositif récepteur qui est éloignée de l'unité de fraisage 3, pour supporter les extrémités des deux arbres. Le contre-appui 6 présente, comme on peut notamment le voir sur la figure 3, un arceau 25 avec trois roues à chaîne 26, 26' et 26". Ces roues à chaîne, disposées en triangle, portent ensemble une chaine sans fin 27 qui, tout comme les chaînes 7 et 8, présente des organes d'entraînement appropriés. La chaîne 27 présente un brin 27' sensiblement horizontal et tourné vers le bas, prévu pour être appliqué contre le tronc 2. Un autre brin 27" est influencé par un sabot 28 à pivotement sollicité par des moyens élastiques ou par sa propre déformation élastique, de façon à créer constamment une tension du brin inférieur 27' qui peut alors être déformé contre cette action antagoniste, de façon à s'adapter aux différentes dimensions de section droite que peut avoir une grume telle que 2.Ici, un dispositif à ressort 29, fournit la force de rappel élastique du sabot 28. La roue à chaîne 26' peut tourner de façon à communiquer à la chaîne 27 un mouvement tangentiel identique à celui des chaînes 7 et 8 des éléments porteurs 4 et 5. Comme on peut le voir sur la figure 2, la rotation de la roue à chaîne 26 est assurée au moyen d'un moteur 31, monté sur un statif 30, par l'intermédiaire d'une boîte de transmission 32 et d'un arbre 33 à joints articulés. L'arceau 25 est supporté à l'extrémité libre d'un système à parallélogramme articulé qui comporte, d'une part, un organe directeur articulé 34, et d'autre part deux organes actionneurs articulés 35, constitués chacun de deux tubes ou tiges 35, 35'. Ces organes actionneurs articulés sont liés à des pièces méplates 36, montées à pivotement, qui sont agencées sur un arbre commun 37 et peuvent pivoter ou basculer au moyen de mécanismes à vérin 38. A la partie supérieure du statif 30, il est prévu une pluralité d'interrupteurs de fin de course 39 agencés les uns à côté des autres. Un seul d'entre eux est visible sur la figure 2. A chacun de ces interrupteurs de fin de course correspond une butée 40 (une seule est visible sur la figure 2) sur l'organe méplat 36. La tâche de cette butée 40 est de palper ou lire le diamètre du tronc lorsque le contre-appui 6 est basculé contre le tronc 2, et d'influencer, par actionnement de l'interrupteur de fin de course 39, des relais temporisés qui, de leur côté, fixent la durée du temps de fraisage. Comme les chaines 7, 8 et 27 sont entrainées à vitesse constante, le temps de fraisage nécessaire varie en fonction de la dimension du tronc, de sorte qu'à un tronc plus gros correspond un temps de fraisage plus long que dans le cas d'un tronc plus mince. Cela est commandé de façon automatique au moyen des interrupteurs, butées, et relais temporisés précités. Bien entendu, l'organe méplat 36 peut aussi être pourvu d'autres moyens pour palper et/ ou indiquer la descente du contreappui 6 et par conséquent les dimensions transversales du tronc. De tels moyens peuvent par exemple être exploités au sein d'un système de marquage et/ou de classification. L'unité de fraisage 3 que comporte la machine a la forme d'un cylindre oblong qui est porté entre deux bras porteurs 41, 42 séparés (voir figure 1) qui forment un angle par rapport à l'axe de rotation de l'unité de fraisage et qui sont montés sur un arbre commun 43. Au moyen de mécanismes à vérin 44 (figure 2) ces bras porteurs 41, 42, peuvent être amenés, par pivotement, d'une position de repos se trouvant en dessous du tronc à une position active proche du tronc. A son extrêmité dirigée vers la droite (sur la figure 2), le cylindre de fraisage 3 est solidarisé à une première extrémité d'un arbre 45 a joints d'articu lation, dont l'autre extrémité est solidarisée à un organe moteur 46, avantageusement puissant, tel qu'un moteur électrique. Comme on peut le voir sur la figure 1, l'axe de rotation du cylindre de fraisage est sensiblement parallèle à la direction longitudinale du dispositif récepteur ou de la machine1 et le cylindre de frai sage en question est entrainé pratiquement dans la même direction de rotation que le tronc, ou à l'opposé de la direction de rotation des roues à chaîne 9 à 12. Cela est nécessaire pour que les outils ou éléments d'usinage du cylindre de frai sage soient amenés à travailler dans une direction opposée à la direction de rotation du tronc. On va maintenant se reporter aux figures 5 et 6 qui illustrent en détail la constitution de l'unité de fraisage 3. Comme partie centrale, l'unité de fraisage comporte un arbre 47 qui, en ses deux extrémités opposées, est porté, par l'intermé- diaire de paliers ou roulements 48, sur les bras porteurs 41, 42. En son extrémité orientée vers le moteur 46, l'arbre est solidarisé en rotation à une pièce de raccordement 49 à laquelle est relié l'arbre 45 à joints d'articulation. Sur liarbre 47 est monté et fixé, par l'intermédiaire d'une liaison par rainure et clavette, un disque ou anneau qui fait partie d'une série d'anneaux agencés l'un à la suite de 1'autre le long de l'arbre. L'anneau 51 est solidarisé à l'anneau voisin 51 par l'intermédiaire de boulonnages 52. Chaque anneau 51 présente, comme on peut le voir sur la figure 6, deux outils ou organes de coupe 53, 53' diamétralement opposés, qui sont prévus dans la partie périphérique de l'anneau.Chaque organe de coupe 53 présente deux moitiés sensiblement identiques 55 et 56 comportant chacune, d'une part deux parties coupantes ou arêtes de coupe qui sont opposées, 55 - 55,', et 56t - 56tut, et d'autre part, au moins un trou épaulé 55"', 56"', pour un organe de fixation. Ici, cet organe de fixation consiste en une vis à tête 57, avec laquelle l'organe de coupe peut être fixé sur l'anneau. Les parties de l'anneau délimitant un évidement 54 présentent une surface d'appui arrondie et convexe 58 ayant sa contrepartie dans l'organe de coupe, sous la forme de deux surfaces de contact 59, 59' qui sont concaves et arrondies de façon correspondante. L'avantage de l'outil ou organe de coupe réalisé de la façon décrite plus haut réside dans le fait qu'il présente quatre tranchants qui peuvent être utilisés en changeant la position de l'organe de coupe, en fonction de l'usure, quatre positions étant possibles. Lorsque les quatre tranchants sont usés, l'organe de coupe peut être jeté et remplacé par un organe 9. Comme on peut le voir sur les figures 1 et 2, les différents anneaux empilés 51, 51', etc..., sont décalés mutuellement, de façon que les outils ou organes de coupe 53, 53' constituent ensemble des configurations hélicoidales sur le pourtour du cylindre de fraisage. La machine décrite travaille de la façon suivante : à un stade initial, le contre-appui 6 est levé à sa position de repos représentée sur les figures 2 et 3. L'unité de fraisage 3 est également mise à sa position de repos qui se trouve obliquement ou en biais en dessous d'un prolongement imaginaire de la surface en forme de V constituée par les échancrures 14t des éléments porteurs 4, 5. Les appareils éjecteurs 19 20 sont également basculés à leur position de repos (voir figures 3 et 4). Le tronc ou grume 2, dont les renflements 60 doivent être enlevés est amené latéralement à la machine par roulage, de façon à venir reposer dans les échancrures en V des plaques 14, les chaînes 7 et 8 s'appliquant contre le pourtour du tronc. Il convient de remarquer ici que le tronc, lors de l'introduction dans le dispositif récepteur constitué par les éléments porteurs 4, 5, est placé de façon que son extrémité présentant les renflements 60 saille en porte-à-faux hors des éléments porteurs 5. Au cours de l'étape suivante, le contre-appui 6 est descendu contre le tronc, de façon qu'au moins une certaine partie du brin inférieur 27' de la chaine 27 soit appliquée, en s'y raccordant, contre le tronc dont la section droite est sensiblement circulaire.Une rotation du tronc qui est alors maintenu sera provoquée par entraînement de la roue à chaîne 26" et de l'arbre 16, ce qui provoque la mise en mouvement des chaînes 7, 8 et 27, accompagnée de 11 entraînement du tronc dans le sens horaire, comme indiqué sur la figure 3. L'élimination des renflements 60 par fraisage est alors provoquée par le fait que l'unité de fraisage 3 est amenée par pivotement à une position dans laquelle elle entre en contact avec les renflements0 Alors, cette unité de fraisage est mise en rotation au moyen du moteur 46. Elle tourne également dans le sens horaire, c'est-à-dire dans le même sens que le tronc 2. Il en résulte que les organes de coupe (que comporte l'unité de fraisage) et les parties superficielles du tronc se rencontrent selon des directions tangentielles antagonistes lorsque l'unité de fraisage vient attaquer le tronc. L'avance ou plongée de 1'unité de fraisage peut être provoquée soit manuellement soit automatiquement. Lorsque l'opération de fraisage est terminée, l'unité de fraisage est ramenée à sa position de repos, et le contre-appui 6 est écarté du tronc au moyen des mécanismes à vérin 38. Ensuite, le tronc est éjecté du dispositif récepteur, à l'aide des éjecteurs 19, 20 décrits plus haut, lesquels peuvent franchir environ 900 de la position de repos jusqu'à une position dans laquelle ils franchissent une arête supérieure 61 aménagée sur les plaques 14. Comme le tronc 2 a franchi cette arête supérieure 61, il peut alors rouler de lui-même hors de la machine, sur les parties en déclivité 62 aménagées sur les plaques 14. Après que les appareils éjecteurs ont été ramenés à la position de repos, la machine est prête à recevoir un nouveau tronc ou grume pour le travailler. Les avantages de la machine selon l'invention sont manifestes : elle peut travailler des troncs de façon simple et efficace, indépendamment de leurs dimensions. De plus, la machine, du fait de la combinaison d'un tronc mis en rotation et d'outils tournant en même temps, peut avoir un débit d'enlèvement de matière très important. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à l'exemple décrit et représenté. C'est ainsi que la machine peut être utilisée non seulement pour travailler des troncs, fûts ou souches d'arbre, ou grumes, mais aussi pour travailler des pièces quelconques. Au lieu d'un dispositif récepteur constitué de deux éléments porteurs du genre décrit, on pourrait utiliser des dispositifs récepteurs d'une autre nature, par exemple des dispositifs constitués uniquement de roues et/ ou cylindres. Au lieu d'un seul contre-appui, on pourrait en utiliser deux ou plus qui pourraient être d'une construction autre que celle représentée sur les dessins. De plus, on pourrait utiliser des unités de fraisage placées d'une autre façon que celle indiquée, l'unité de fraisage étant quelque peu décalée par rapport à la pièce à travailler, en direction de celle-ci calculée depuis l'axe de pivotement des bras de l'unité de fraisage. Bien entendu, la machine peut aussi être programmée de façon à ne pas travailler un tronc introduit automatiquement dans le dispositif récepteur alors que, pour des raisons quelconques, il n'a pas à être travaillé, par exemple parce qu'il ne comporte pas de renflements ou naissances de racines0 D'autres modifications de l'invention peuvent également être envisagées dans le cadre des revendications annexées, REVENDICATIONS 1. Procédé pour le travail, par enlèvement de matière, de pièces avantageusement oblongues, et notamment de troncs d'arbre ou grumes ou souches, pourvues de renflements qui doivent être éliminés avant sciage, ce procédé étant caractérisé par le fait que la pièce à travailler est maintenue en état de rotation dans un dispositif de maintien et qu'en même temps au moins une unité de fraisage en état de rotation et pourvue d'outils amovibles est amenée au contact de la pièce à travailler, afin d'usiner ou travailler cette dernière. 2. Procédé selon la revendication i, caractérisé par le fait que la pièce et l'unité de fraisage tournent autour d'axes parallèles. 3. Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait que la pièce à travailler et l'unité de fraisage tournent dans le même sens. 4. Procédé selon l'une des revendications i à 3, caractérisé par le fait que la pièce à travailler est agencée dans le dispositif de maintien de façon qu'une partie de cette pièce saille hors du dispositif de maintien proprement dit, l'unité de fraisage étant amenée contre cette partie saillante. 5. Machine pour le travail, par enlèvement de matière, de pièces avantageusement oblongues, en appliquant le procédé selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisée par le fait qu'elle présente d'une part un dispositif de maintien, pour maintenir la pièce à travailler et la faire tourner, et d'autre part une unité de fraisage rotative, pourvue d'outils ou éléments d'usinage amovibles se trouvant sur son pourtour, cette unité de frai sage étant déplaçable en approche et en descente par rapport à la pièce à travailler amenée dans le dispositif de maintien. 6. Machine selon la revendication 5, caractérisée par le fait que le dispositif de maintien présente un dispositif récepteur, constitué de deux éléments porteurs avantageusement en forme de V, qui soutient la pièce par le dessous, et au moins un contre-appui qui se trouve au-dessus du dispositif récepteur et qui est mobile en approche et en descente par rapport à celuici, pour être pressé contre la pièce afin de la maintenir dans une position de travail entre le contre-appui et le dispositif récepteur, le contre-appui étant mobile dans un plan sensiblement vertical qui se trouve entre les deux éléments porteurs, à distance de ceux-ci. 7. Machine selon la revendication 6, caractérisée par le fait que chaque élément porteur présente deux chaînes sans fin avantageusement pourvues d'organes d'entraînement, chacune de ces chaînes étant tendue entre une paire de roues à chaîne séparées, dont une première est décalée vers le haut et vers l'extérieur par rapport à l'autre, chaque chaîne ayant un brin incliné qui est destiné à s'appliquer contre la pièce, et les deux chaînes formant ensemble une configuration en V pour recevoir la pièce. 8. Machine selon l'une des revendications 6 ou 7, caractérisée par le fait que, pour enlever la pièce du dispositif récepteur lorsque le travail est terminé, plusieurs appareils éjecteurs répartis sur la longueur du dispositif récepteur sont prévus qui sont mobiles entre une position de repos se trouvant en dessous de la pièce et une position d'éjection, élevée par rapport à la précédente. 9. Machine selon l'une des revendications 6 à 8, cafac- térisée par le fait que le contre-appui présente un arceau avec au moins trois roues à chaîne portant une chaîne sans fin avantageusement pourvue d'organes d'entraînement, cette chaîne présentant d'une part un brin sensiblement horizontal qui est tourné vers le bas, pour être appliqué contre la pièce, et d'autre part au moins un autre brin qui est influencé par un sabot déformable élastiquement, ou sollicité élastiquement, qui place constamment sous tension le brin dirigé vers le bas, lequel est déformable en exerçant une action antagoniste à celle de ce sabot, afin de s'adapter aux diverses dimensions de la section droite de la pièce. 10. Machine selon la revendication 9, caractérisée par le fait que l'arceau est prévu à une extrémité d'un système à parallélogramme articulé, dont l'organe actionneur articulé est relié, au moyen d'un mécanisme à vérin, à un organe méplat ou analogue pivotant qui présente des moyens pour lire et/ou indiquer la descente du contre-appui et, par conséquent, les dimensions de la section droite de la pièce. 11. Machine selon lune des revendications 5 à 10, caractérisée par le fait que l'unité de fraisage a la forme d'un cylindre oblong porté entre deux bras porteurs séparés et orientés en équerre par rapport à l'axe de rotation de l'unité de fraisage, ces bras porteurs pouvant être déplacés ensemble, par pivotement, d'une position de repos se trouvant avantageusement en-dessous de la pièce à une position active rapprochée de celle-ci. 12. Machine selon l'une des revendications 5 à 11, caractérisée par le fait que les outils ou éléments d'usinage de 1'unité de fraisage consistent en organes de coupe présentant chacun deux moitiés sensiblement identiques qui présentent chacune d'une part deux arêtes de coupe opposées et d'autre part au moins un trou épaulé pour recevoir un organe de fixation tel que par exemple un boulon pourvu d'une tête.