La présente invention concerne un perfectionnement aux métiers à tisser. Elle a trait plus particulièrement un procédé et dispositif de mise en marche et d'arrêt d'un métier à tisser, du type selon lequel le fil de trame est inserré par l'intermédiaire d'un projectile qui circule sans arret dans un circuit ferme, en mouvement libre dans une partie de ce circuit, et en mouvement commandé dans l'autre partie, ledit projectile prenant le fil avant son entrée dans la foule et le lachant à la sortie. Un métier de ce type est décrit notamment dans les brevets américains n 3 444 902 et 3 543 807. Schématiquement, dans ce type de métier, le circuit fermé du projectile est constitué essentiellement - des deux disques rotatifs disposés de part et d'autre de la foule et formant deux canaux semi-circulaires de guidage dans lesquels les projectile sont entrainés par la rotation des disques,, - de deux canaux rectilignes, l'un traversant la foule et l'autre formant le canal de retour. En ganéral, ce type de métier, comporte deux projectiles qui circulent en même temps dans le circuit précité, l'un étant lancé dans la foule et se déplaçant librement en inserrant la trame, l'autre revenant vers le disque de lancement par le canal de retour et étant commandé lors de ce déplacement. L'un des principaux problèmes qui se pose sur ce type de métier est celui de la mise en route et de l'arrêt. En effet, lors de la mise en route, le démarrage doit se faire très rapidement, de telle sorte que le projectile situé à l'entrée du disque de lancement a l'arrêt ait atteint sa vitesse de lancement lorsqu'il sort du disque, soit après un demi tour de ce disque. Comme ce disque tourne en général plus vite que l'arbre principal de commande du métier, il s'en suit deux effets cumulatifs néfastes, a savoir - la masse des disques, réduite au nombre de tours de l'arbre principal devient très grande, - le temps disponible pour accélérer toute la machine est très faible. Par exemple, si la vitesse des disques est quatre (4) fois plus grande que celle de l'arbre principal, la masse des disques est multipliée par seize (16) et l'accélération du métier doit se faire en quarante cinq (45) degrés. Par suite, un métier tournant a quatre cents (400) tours par minute devra atteindre sa vitesse de régime en moins de vingt milli secondes (20/1 000). Ceci implique donc un accouplement très poussé et délicat. De plus, les fortes accélérations nécessitent un renforcement de toute la mécanique. Pour résoudre ce problème, il a été proposé dans le brevet suisse 473 256 (brevet britannique 1 084 434) d'accélérer le métier à sa mise en marche pendant le temps ou le projectile est pris en charge par les organes du métier l'actionnant, (disque de lancement) et de donner au métier, pendant le mouvement libre de la navette a travers la foule, une vitesse sensiblement constante égale a sa vitesse au moment du lancement du projectile. Un tel procédé conduit à des dispositifs complexes, et présente l'inconvénient de serrer irrégulièrement les premières duites dans le tissu. On a proposé d'entratner les disques de lancement indépendamment des autres mouvements du métier a tisser (brevet britannique nO 699 317 de Licenzia). Un système de détecteurs, influencés par le passage du projectile, accouple le mécanisme entraînant les cadres, le battant et l'avance du tissu, soit avec un moteur, soit avec un frein pour maintenir le synchronisme entre ces mouvements et celui du projectile. Par ce procédé, la mise en marche et l'arret du métier se fait d'une manière inintErrompue a chaque tour, les accouplements d'entraînement et de freinage étant alertés par le système de détection du passage du projectile. Ce procédé présente de nombreux inconvénients pour sa mise en oeuvre. En effet, le temps disponible entre le signal de commande du détecteur et l'action des accouplements sont tels qu'une marche normale semble exclue pour les métiers rapides. Or, on a trouvé er c'est ce qui fait l'objet de la présente invention, un procédé, ainsi qu'un dispositif pour la misten oeuvre, simple et efficace de mise en route et d'arrêt d'un métier a tisser du type précité, qui surmonte les inconvénients des solution antérieures. L'invention concerne donc un procédé de mise en marche et d'arrêt du métier a tisser selon lequel l'insertion de la trame est réalisée par l'intermédiaire d'au moins un projectile circulant sans arrêt dans un circuit fermé constitué par au moins une partié circulaire dans laquelle un disque rotatif entrain le projectile, et elle se caractérise par le fait que - lors de l'arrêt du métier, on immobilise le projectile dans sa trajectoire du circuit fermé, avant qu'il ne pénétre dans la partie circulaire dans laquelle tourne le disque d'entratnement indépendamment de l'immobilisation de ce dernier, - et que, lors de la mise en marche du métier, après que le disque d'entraSnement tourne 9 sa vitesse normale, on embraye l'arbre de commande des organes de tissage du métier et simulta nément, on libère le projectile. Selon l'invention, l'immobilisation et la libération du projectile peut être commandé soit cycliquement par le mouvement du métier, soit directement par l'arrêt et la mise en marche du métier. De cette manière, il y a un parfait synchronisme entre les mouvements du métier et le projectile. Lorsque l'insertion de la trame est réalisé par l'intermédiaire d'au moins deux projectiles circulant dans un circuit fermé, ce circuit étant constitué essentiellement - de deux disques rotatifs disposés de part et d'autre de la foule et formant deux canaux semi-circulaires de guidage dans lesquels les projectiles sont entrains par la rotation des disques, - et de deux canaux rectilignes, l'un traversant la foule et l'autre formant le canal de retour, les projectiles circulant en même temps dans le circuit précité, 1 'un étant lancé dans la foule et se deplaçant librement, l'autre revenant vers le disque de lancement par le canal de retour et étant commandé lors de ce déplacement, le procédé selon l'invention se caractérise par le fait que - lors de l'arrêt du métier, on immobilise les projectiles avant qu'ils ne pénètrent dans les canaux semi-circulaires de guidage constitués par les disques rotatifs d'entratnement indépendamment de l'immobilisation de ces derniers, - et que, lors de la mise en marche du métier, on commande dans un premier temps, uniquement la mise en rotation des disques rotatifs d'entrainement, puis, dans un deuxième temps, lorsque ces disques ont atteint leur vitesse normale de fonctionnement, on embraye l'arbre de commande du métier qui commande les organes de tissage et simultanément on libère les projectiles et on les introduit dans les disques de lancement et dé retour. Par ailleurs, d'une'manière similaire a celle décrite par les brevets américains 3 444 902 et 3 542 807, afin que les projectiles restent en synchronisme avec le métier et ce malgré les incontrôlables pertes de vitesse dans la foule, un ergot entrains par une courroie circule dans le canal de retour après l'entrée du projectile, rattrape celui-ai et le pousse dans le disque de lancement au moment voulu. L'invention concerne également un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé précité. Schématiquement, ce dispositif se caractérise par le fait - que les moyens d'entratnement en rotation du disque entraI- nuant le projectile dans une partie circulaire du circuit fermé sont indépendants des moyens d'entrainement des organes de tissage, - et qu'il comporte d'une part des moyens d'arrêt bloquant le projectile dans son circuit lors de l'arrêt du métier avant son entrée dans la zone d'entrainement et, d'autre part, des moyens débloquant ledit projectile lors de la mise en marche du métier. Avantageusement, lorsque le circuit fermé comporte deux parties semi-circulaires situées de part et d'autre de la foule dans chacune desquelles un disque entraîne le projectile, le dispositif selon l'invention se caractérise par le fait qu'un frein bloquant le projectile lors de l'arrêt et le libérant lors de sa mise en marche est incorporé au circuit fermé en amont des deux partie s semi-circulaires. Dans une forme de réalisation, le frein bloquant le projectile s'ouvre pour laisser passer un projectile pousse par un ergot mû par le mécanisme actionnant les organes de tissage du métier, ce frein étant fermé pendant tout le reste du cycle et est associé a des moyens d'arrêt du métier lorsque ledit frein est fermé. Dans une variante, le frein bloquant le projectile reste ouvert pendant la marche du métier et est fermé par la commande d'arrêt dudit métier. L'invention et les avantages qu'elle apporte sera cependant mieux comprise grace aux exemples de réalisation donnés ci-après illustrés par les schémas annexés dans lesquels - la figure 1 représente en vue de coté l'ensemble d'un métier à tisser réalisé conformément à l'invention, r les figures 2 et 3 sont des vues schématiques de dessus et de face montrant le déplacement des projectile et les principaux organes de commande d'un dispositif selon l'invention, - la figure 4 montre en perspective l'ensemble d'un métier & BR Selon le mode de réalisation illustré par les figures annexées, en marche,normale, ainsi que cela est montré plus particulièrement à la figure 3, les projectiles 1 et 2 circulent dans un circuit fermé formé de deux canaux semi-circulaires 3, 4 dans lesquels ils sont entraînées par la rotation des disques 5, 6 et de deux canaux rectilignes, l'un le canal 7 traversant la foule, l'autre le canal de retour8. La foule est formée par des fils de channe 9 et le peigne 10 ; ce peigne 10 est rigide et est relié à un tube 11 commandé par les doubles cames 12, de manière à recevoir un mouvement oscillant autour d'un axe 13. L'axe 13, tourne dans des paliers 20 situés dans le bâti 21 du métier à tisser. Un ergot 30 pénètre dans le canal de retour 8 a une vitesse légèrement supérieure à celle du projectile 1 qui est entré dans ce canal avant l'ergot 30. Les choix du temps d'entrée du projectile 1 et de l'ergot 30 dans le canal 8 ainsi que leurs vitesses respectives sont els qu'a l'extrémité de ce canal, l'ergot 30 a rattrapé le projectile 1 et le pousse dans le disque 5 toujours au même moment du cycle de tissage. Pour celà, la courroie dentée 31 entraînant l'ergot 30 est commandée par l'arbre principal 40 par l'intermédiaire de la poulie dentée 32 le jeu d'engrenages côniques 33, 34 le pignon 35, la channe 36 et la roue dentée 37 clavetée sur l'arbre 40. L'arbre 40 tourne dans les paliers 41 fixés sur les bâtis 21 et est entrainé par un accouplement 42 combiné avec un frein 43. Le moteur 44 entrain une poulie crantée 45, une courroie 46 et une poulie correspondante 47 puis l'arbre 40 par l'intermédiaire de l'accouplement 42. En résumé, les deux projectiles 1, 2 circulent en même temps dans le circuit, l'un lancé dans la foule 7 tandis que l'autre revient dans le disque de lancement 5 dans le canal de retour 8, dans lequel il est légèrement freiné pour être pris avec sureté par l'ergot 30 qui assure sa mise en prise avec le disque de lancement 5 à un moment bien déterminé du cycle du métier. Conformément au procédé selon l'invention, dans les disques 5 et 6 sont actionnés indépendamment de l'arbre principal 40. Dans le mode de réalisation illustré par la figure 2, ils sont entraînés par le moteur principal 44 qui entraîne un arbre 50, deux paires d'engrenages coniques 51, 52, 53 et 54 et les arbres 55 et 56. Dans la variante illustrée par la figure 5, les disques 5 et 6 sont commandés par des moteurs indépendants 70 et 71 et sont associés de manière connue, à des courroies externes 72, 73 qui délimitent les canaux semi-circulaires. Conformément à l'invention, lors de l'arrêt du métier, les disques 5 et 6 continuant à tourner, les projectiles sont bloqués avant d'entrer en contact avec eux par l'intermédiaire de deux freins 60, 61, ces freins n'étant pas représentés par mesure de simplification sur la figure 4. De préférence, le frein 60 disposé à l'entrée du disque de retour 6 est commandé uniquement lors de l'arrêt par toute manoeuvre d'arrêt du métier, tandis que le frein 61, disposé à l'entrée du disque de lancement 5 est comparable à une porte normalement fermée et qui est cycliquement ouvert par le mouvement du métier pour permettre le passage du projectile en contact avec l'ergot 30. Ainsi, lors de l'arrêt, les deux freins retiennent donc les projectiles dans une position bien déterminée. Lors de la mise en marche, tout d'abord la rotation des disques d'entraînement 5-6, puis, lorsque ces derniers ont atteint leur vitesse normale de fonctionnement, on embraye l'arbre 40 de commande principal du métier, et, le projectile 1 est poussé dans le disque de lancement 5 par l'ergot 30 dont le déplacement est synchronisé avec les mouvements du métier. Par ailleurs, le projectile 2 qui était arrêté par le frein 60 est alors lancé par l'intermédiaire d'un levier 62 pousse par un ressort 63 et déclenché par un cliquet 64 actionné par le levier de mise en marche (non représenté) ou par une came tournant avec le métier (non représenté). Eventuellement, on peut tenir compte du temps que met le projectile pour se déplacer de sa position de lancement par le levier 62 jusqu'au moment de son entraînement par le disque 6 pour que ce projectile soit lancé par le disque 6 dans le canal 8 avant l'entrée de l'argot 30 dans ce canal. I1 est évident, que le mode de réalisation donné précédemment n'est pas limitatif et que, conformément à l'invention, il est également possible d'utiliser deux freins identiques. Ainsi, ces freins peuvent être par exemple, soit du "type porte" commandés cycliquement, soit deux freins déclenchés par l'arrêt du métier. De plus, les canaux semi-circulaires peuvent être limités ex térieurement par un bandage fixe sur lequel frottent les projec tiles entraînés par les flasques des disques 5, 6 ou encore, de manière connue, par l'intermédiaire de courroies tournant avec ces disques comme cela est illustré à la figure 5. Par ailleurs, la disposition des organes telle que illustrée par les schémas annexés n'est pas impérative, cette disposition ayant été dans le cas présent faite pour faciliter la compréhention de l'invention. Enfin, conformément à l'invention, il est également possible de travailleurs avec plus de deux projectiles, par exemple avec trois (3), l'un des projectiles étant dans ce cas lancé dans la foule tandis que les deux autres effectuent le trajet de retour. REVENDICATIONS 1/ Procédé de mise en marche et d'arrêt d'un métier à tisser selon lequel l'insertion de la trame est réalisée par l'intermé- diaire d'au moins un projectile circulant sans arrêt dans un circuit fermé constitué par au moins une partie circulaire dans laquelle un disque rotatif entraîne le projectile, caractérisé par le fait que - lors de l'arrêt du métier, on immobilise le projectile dans sa trajectoire du circuit fermé, avant qu'il ne pénètre dans la partie circulaire dans laquelle toutne le disque d'entraînement in- dépendamment de l'immobilisation de ce dernier, - et que, lors de la mise en marche du métier, après que le disque d'entratnement tourne à sa vitesse de marche normale, on embraye l'arbre de commande des organes de tissage du métier, et, simultanément, on libère le projectile. 2/ Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'immobilisation et la libération des projectiles est commandée cycliquement par le mouvement du métier. 3/ Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'immobilisation et la libération des projectiles est commandée par l'arrêt et la mise en marche du métier. 4/ Procédé de mise en marche et d'arrêt d'un métier à tisser selon l'une des revendications 1 à 3, métier du type selon lequel l'insertion de la trame est réalisée par l'intermédiaire d1au moins deux projectiles circulant dans un circuit fermé, constitué essentiellement de deux disques rotatifs, disposés de part et d'autre de la foule et formant deux canaux semi-circulaires de guidage dans lesquels les projectiles sont entraînés par la rotation des disques et de deux canaux rectilignes, l'un traversant la foule et l'autre formant le canal de retour, les projectiles circulant en même temps dans le circuit précité, l'un étant lancé dans la foule et se déplaçant librement, l'autre revenant vers le disque de lancement par le canal de retour et étant commandé lors de ce déplacement, caractérisé par le fait que - lors de l'arrêt du métier, on immobilise les projectiles avant qu'ils ne pénètrent dans les canaux semi-circulaires de guidage constitués par les disques rotatifs d'entraînement, indépendamment de l'immobilisation de ces derniers, - et que, lors de la mise en marche du métier, on embraye l'arbre de commande des organes du métier et, simultanément, on libère le projectile lorsque le disque d'entraînement tourne a sa vitesse de marche normale. 5/ Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait - que les moyens d'entraînement en rotation des disques entraînant le projectile dans une partie circulaire du circuit fermé sont indépendants des moyens d'entraînement des organes de tissage, - et qu'il comporte, d'une part, des moyens d'arrêt bloquant le projectile dans son circuit lors de l'arrêt du métier avant son entrée dans la zone d1entraînement, et d'autre part, des moyens débloquant ledit projectile lors de la mise en marche du métier. 6/ Dispositif selon la revendication 4, caractérisé par le fait qu'un frein bloquant le projectile lors de l'arrêt et le li bérant lors de la mise en marche du métier est incorporé au circuit fermé en aval des deux parties semi-circulaires dudit circuit. 7/ Dispositif selon l'une des revendications 5 et 6, carac térisé par le fait que le frein bloquant le projectile s'ouvre pour laisser passer un projectile poussé par un ergot ma par un mécanisme actionnant les organes de tissage du métier, le frein étant fermé pendant tout le reste du cycle et étant associé à des moyens d'arrêt du métier, lorsqu'il est fermé. 8/ Dispositif selon l'une des revendications 5 a- 7, carac térisé par le fait que le frein bloquant le projectile reste ouvert pendant la marche du métier et est fermé par la commande d'arrêt du métier. 9/ Dispositif selon l'une des revendications 5 à 8, caractérisé par le fait qu'il comporte un dispositif poussant les projectiles dans les disques d'entraînement lors de la mise en route du métier. 10/ Dispositif selon la revendication 9, caractérisé par le fait que le mécanisme poussant le projectile poussant les projectiles dans les disques est constitué par une courroie entraînée par la même commande que les mouvements textiles. 11/ Dispositif selon la revendication 9, caractérisé par le fait que le mecanisme poussant les projectiles dans les disques est constitué par un lanceur à ressort déclenché par le mécanisme de mise en marche du mouvement des mouvements textiles.