La présente invention a trait aux dispositifs de transmission permettant notamment de multiplier le couple appliqué à un arbre primaire. Il a été décrit dans le brevet nO 1.512.189 déposé le 14 Février 1967 au nom du présent demandeur, un dispositif du genre en question qui comprenait un vilebrequin moteur transmettant son mouvement rotatif à un vilebrequin récepteur de plus petit diamètre par l'intermédiaire de leviers et bielles. On a constaté qutavec une telle disposition la rotation du vilebrequin récepteur était irrégulière et s'effectuait par à-coups de sorte que le dispositif décrit ne donne pas satisfaction. La présente invention vise à remédier à ces inconvénients et à permettre la réalisation d'un dispositif de transmission qui soit susceptible de transmettre parfaitement le mouvement rotatif régulier d'un vilebrequin primaire à un arbre secondaire, tout en augmentant le couple appliqué audit vilebrequin. Le dispositif suivant l'invention est principalement remarquable en ce qu'à chaque extrémité des leviers opposée à celle qui est articulée à la bielle correspondante, on prévoit des moyens pour actionner des organes d'entraînement unidirectionnels calés sur un arbre récepteur. De manière à ce que l'arbre récepteur soit animé d'un mouvement régulier, on prévoit de faire comporter au vilebrequin un nombre aussi grand que possible de manetons, ce nombre correspondant à celui des bielles et des leviers. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer Fig. 1 montre schématiquement en perspective un dispositif suivant l'invention. Fig. 2 est une coupe transversale simplifiée d'un dispositif suivant l'invention. Fig. 3 illustre le principe de fonctionnement d'un des mécanismes d'entraînement unidirectionnel du dispositif précité. Fig. 4, 5 et 6 montrent des variantes de réalisation des moyens destinés à actionner les organes d'entrainement unidirectionnel Le dispositif représenté en fig. 1 comprend essentiellement un vilebrequin 1, un arbre récepteur 2 sur lequel sont calées des roues libres 3, des bielles 4 dont la tête 4a est articulée aux manetons 5 du vilebrequin, et des leviers 6 oscillant autour d'un arbre fixe 7. Le vilebrequin 1 est monté à rotation dans des paliers 8. Bien entendu, le vilebrequin 1 qui a été représenté muni de trois manetons calés à 1200, peut en comporter un nombre quelconque et préférablement on choisit ce nombre aussi élevé que possible. L'extrémité 6a du levier 6 opposée à celle qui est articulée au pied 4b de la bielle 4 (fig. 2) est agencée de façon à présenter un secteur denté 6b qui engrène avec une denture 3a portée par la périphérie des roues libres 3. On comprend aisément que lorsque le vilebrequin 1 tourne, les leviers 6 sont animés d'un mouvement oscillant autour de l'axe 7, le secteur denté 6b de ces leviers 6 entraînant la denture 3a de manière positive. Chaque roue libre 3 comporte, à la manière connue, un certain nombre de cavités 3b (fig. 3) dont chacune des faces situées le plus au centre est légèrement sécante avec l'alésage 3c de la roue libre considérée. Dans chacune des cavités 3b sont disposés un galet 8 et un ressort de compression 9. Lorsque la denture 3a est entraînée dans le sens de la flèche F, les galets sont repoussés par l'arbre récepteur 2 à l'encontre de la réaction des ressorts 9, de sorte que l'arbre 2 n'est pas entraîné. Au contraire, lorsque la denture 3a tourne dans le sens inverse de celui indiqué par la flèche F, chaque galet 8 est coincé entre les parois de la cavité correspondante 3b et l'arbre 2.Ce dernier étant ainsi rendu solidaire de la roue libre 3a, il tourne avec elle. Il va de soi que la distance qui sépare le diamètre primitif du secteur denté 6b du centre de l'axe 7 est très largement inférieur à la distance qui sépare celui-ci de l'autre extrémité 6a du levier 6 considéré. De cette façon, le couple appliqué au vilebrequin 1 par un moyen quelconque, tel qu'un moteur non représenté, est transmis à l'arbre 2 multiplié par un coefficient égal au rapport des longueurs des deux parties du levier 6. Sur l'arbre 2 est calé un pignon 10 engrenant avec un pignon 11 solidaire de l'arbre non représenté du mécanisme à entraîner. Suivant une variante montrée en fig. 4, l'extrémité 6b de chacun des leviers 6 peut être articulée avec une crémaillère 12 engrenant avec la denture 3a de la roue libre 3. Bien entendu, dans ce cas, il est nécessaire de prévoir un galet 13 appliqué élastiquement au moyen d'un ressort 14 sur la face de la crémaillère 12 opposée à sa denture 12a. L'extrémité 6b de chacun des leviers 6 peut encore être attelEe à l'une des extrémités d'une chaîne 15 (fig. 5) dont l'autre extrémité 15a est reliée au bâti de la machine au moyen d'un ressort de traction 16, la denture 3a étant, dans ce cas, taillée de manière à pouvoir coopérer avec la chaîne 15. Suivant une troisième variante représentée en fig. 6, l'extrémi- té 6b de chaque levier 6 est articulée à l'une des extrémités d'une biellette 17 dont l'autre extrémité 17a est montée à pivotement par rapport à chacune des roues libres 3. Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. R E Y E N D I C A T I O N S 1 - Dispositif de transmission du genre comprenant un vilebr8n muni d'un nombre quelconque de manetons répartis angulairement de manière réglable, des bielles articulées par leur tête sur chacun des manetons du vilebrequin, des leviers dont l'une des extrémités est montée à rotation par rapport au pied des bielles précitées, tandis qu ils comprennent chacun entre leurs extrémités un alésage transversal qui leur permet d'osciller autour d'un même axe, caractérisé en ce qu'a chaque extrémité des leviers opposée à celle qui est articulée a la bielle correspondante, on prévoit des moyens destinés à actionner des organes d'entraînement unidirectionnels calés sur un arbre récepteur. 2 - Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le vilebrequin comporte un nombre aussi grand que possible demaneons. 3 - Dispositif suivant la revendication 2 caractérisé en ce que les organes d'entraînement unidirectionnels sont constitués par des roues libres. 4 - Dispositif suivant la revendication 3, caractérisé en ce que les roues libres sont du genre à coincement. 5 - Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les moyens prévus pour actionner les organes d'entraînement sont constitués par des secteurs dentés en prise avec une denture prévue à la périphérie desdits organes. 6 - Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les moyens prévus pour actionner chacun des organes d'entraînement sont constitués par une crémaillère articulée sur l'extrémité considérée de chaque levier et qui engrène avec une denture prévue à la périphérie de chaque organe. 7 - Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les moyens prévus pour actionner chacun des organes d'entraînement sont constitués par une channe dont l'une des extrémités est solidaire de l'extrémité considérée du levier tandis que son extrémité opposée est reliée élastiquement à un point fixe, ladite chaîne coopérant avec une denture convenablement prévue à la périphérie de chaque organe. 8 - Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les moyens prévus pour actionner chacun des organesd'entrainement sont constitués par une biellette articulée d'une part audit organe et d'autre part à l'extrémité considérée du levier.