La présente invention concerne les installations de contrôle d'appareils pneumatiques destinés à fonctionner sous pression variable, et en particulier ceux destinés à fonctionner dans une atmosphère sous pression variable dans laquelle passent les gaz rejetés par l'appareil. L'invention trouve une application particulièrement importante, bien que non exclusive, constituée par les bancs de contrôle des appareils respiratoires utilisés notamment par les équipages d'avions devant voler à haute altitude. On sait que ces derniers appareils comportent des régulateurs dits "à dilution" qui doivent fournir, à la personne équipée de l'appareil, le débit de gaz respirable dont elle a besoin avec un enrichissement en oxygène qui augmente avec l'altitude. Pour cela, les régulateurs reçoivent de l'oxygène dans des proportions qui doivent dépendre d'une part de l'altitude et, d'autre part, du débit respiratoire appelé, dans un domaine de tolérance qui a été expérimentalement déterminé. On utilise essentiellement deux types d'équipement de contrôle à l'heure actuelle. Un premier type d'équipement met en oeuvre une méthode de débit continu avec contrôle par rhéomètre. Le régulateur est mis dans un caisson étanche. La sortie du régulateur, qui normalement est reliée au masque, est branchée, à travers la paroi du caisson, sur un rhéomètre relié à une pompe à vide par l'intermédiaire d'une vanne de réglage. Une prise d'air équipée d'un rhéomètre est également branchée sur le caisson à vide et on vérifie, à une altitude stabilisée, les débits de mélange et d'air, d'où on déduit à l'aide d'abaques le pourcentage d'enrichissement de l'air en oxygène. A titre d'exemple de ce type d'équipement, on peut notamment citer le "banc d'essai type 19", référence 401 927 fabriqué par la société demanderesse. Un tel banc permet un contrôle satisfaisant mais sa mise en oeuvre est lente et complexe du fait des corrections à apporter pour tenir compte des variations de -pression à l'intérieur du caisson, qui provoquent une variation de la masse spécifique du mélange débité par le régulateur. Cette variation oblige à définir des paramètres, habituellement dénommés index altimétriques, qui permettent de définir le débit à une altitude déterminée à partir du débit rapporté à la pression atmosphérique au sol,de lapression Pa à l'altitude considérée et de la pression Ps au sol. L'index altimétrique Ia pour l'air est défini par la = débit d'air au sol x Pa Ps Du fait que le mélange d'air et d'oxygène additionnel est aspiré à la pression qui règne à l'intérieur du caisson et non pas à la pression qui règne au sol, l'index altimétrique Im pour le mélange est donné par la relation Im = débit au sol La nécessité de passer par de tels index altimétriques complique la vérification en obligeant à se reporter à une abaque pour chaque point de mesure et à effectuer des réglages manuels qui se répercutent les uns sur les autres. Le second procédé couramment utilisé est la méthode dite de débit continu contrôlé par analyseur, qui met en oeuvre une sonde sensible aux variations de densité du gaz. Malheureusement, les équipements utilisant un tel analyseur manquent de fiabilité, la sonde doit etre contrôlée très fréquemment et, à cadence rapide, il n'est pas possible d'obtenir, au cours d'un cycle, les pourcentages exacts d'oxygène et d'air instantanément. De plus, l'apport d'oxygène à l'ambiance du caisson par des orifices calibrés, lors de la simulation du fonctionnement en surpression altimétrique, introduit des erreurs systématiques dans la mesure des ccmpositions. La présente invention vise à fournir une installation répondant mieux que ceux antérieurement connus aux exigences de la pratique, notamment en ce qu'elle est d'une mise en oeuvre simple et rapide, et facilement adaptable à des essais sous pression variable de façon cyclique et permet d'assurer une précision élevée. Dans ce but, l'invention propose notamment une installation de contrôle d'appareil pneumatique comprenant un caisson destiné à recevoir l'appareil et rmmi de moyens permettant d'y faire régner une pression variable et des circuits d'amenée de gaz et de retour de gaz raccordables à l'appareil et dont certains au moins sont munis de moyens de réglage et/ou de mesure de caractérisée en ce que le moyens de mesure et de réglage de débit d'au moins un des circuits sont constitués par des moyens de vannage à commande électromagnétique offrant au gaz traversant le circuit une section de passage qui dépend uniquement du courant électrique d'alimentation des moyens de vannage. Les moyens de vannage peuvent etre constitués par une batterie d'électrovannes dont l'organe mobile n'a que deux positions, qu'il prend, l'une au repos et l'autre lorsque l'électrovanne est alimentée ; les moyens de vannage peuvent également comporter une vanne électromagnétique unique dont l'organe mobile d'étranglement est associé à un capteur de position permettant d'effectuer un réglage de position de cet organe en boucle fermée, donc de fixer la section de passage du gaz avec une précision élevée. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui suit d'installations qui en constituent des modes particuliers de réalisation, donnés à titre d'exemples non limitatifs. La description se réfère aux dessins qui l'accoppagnent, dans lesquels - la figure 1A montre schématiquement la partie pneumatique d'une installation de contrôle de régulateur par débit continu suivant un premier mode de réalisation - la figure 1B est un schéma de principe d'un bloc de programmation utilisable en liaison avec la partie pneumatique de la figure lA - la figure 2 est une vue en coupe d'un détendeur équilibré utilisable dans l'installation de la figure 1A - la figure 3 est un schéma de principe, en coupe, d'un dispositif de pompage alternatif utilisable en remplacement des ensembles détendeurs pilotés de l'installation de la figure 1A - les figures 4 et 4A sont des diagrammes montrant respectivement la variation de la pression d'inspiration et d'expiration en fonction du débit respiratoire dans un diagramme de Watt et une loi de variation possible de la pression en fonction du temps - la figure 5, similaire aux figures 1A et 1B, est un schéma illustrant une installation de contrôle de régulateur en fonctionnement par cycle, mettant en oeuvre un dispositif de pompage alternatif du genre montré en figure 4 - la figure 6 est un schéma de principe, similaire aux figures 1A et 1B, montrant une installation de contrôle de valves antig constituant un autre mode encore de réalisation de l'invention. L'installation montrée schématiquement en figure 1A est destinée à vérifier le fonctionnement de régulateurs d'équipement respiratoire individuel pour les membres d'équipage d'un avion susceptible d'atteindre des altitudes élevées. L'installation comprend un caisson 10 de dimensions suffisantes pour recevoir un régulateur 11 à essayer, dont l'entrée est obturable de façon étanche au moyen d'un couvercle à mise en place et fixation rapides. A ce caisson sont associés des moyens permettant d'y faire régner une pression réglable entre la pression atmosphérique normale au niveau du sol et la pression à l'altitude la plus élevée à simuler. Dans l'installation montrée en figure 1, ces moyens comportent une pompe à vide 12 et un récipient tampon 13. L'installation doit permettre de mesurer et de régler le débit d'air de dilution amené aux régulateurs et le débit de mélange qui en est extrait. Des moyens doivent également être prévus pour fournir de l'oxygène dans des conditions représentatives des conditions de fonctionnement normales. Comme dans le cas d'une installation de type antérieur, la source d'oxygène sera généralement constituée par une bouteille d'oxygène à haute pression 14. Mais on ne retrouve plus, dans la présente installation, les détendeurs à commande manuelle, les robinets à commande manuelle et les rhéomètres des installations antérieures. Sur les moyens d'amenée d'oxygène, les détendeurs classiques permettant de ramener la pression de celle qui règne dans la bouteille 14 (typiquement 250 bars) à la pression d'utilisation (généralement inférieure à 20 bars) comporteront plusieurs ensembles détendeurs pilotés 15, 16 et 17 placés en cascade. Tous ces ensembles étant similaires, seul l'ensemble 15 sera décrit. L'ensemble 15 comporte un détendeur proprement dit 18, piloté par deux électrovannes -19 et 20 à deux positions, dont le mode de commande sera décrit plus loin. La pression en aval de l'ensemble détendeur piloté 15 est mesurée par un capteur 22 (jauge piézoélectrique par exemple) dont le signal de sortie est utilisé par le circuit de commande des électrovannes 19 et 20. Celles-ci sont représentées dans la position qu'elles prennent au repos, c'est-a-dire en l'absence d'alimentation et il en sera de même pour toutes les autres électrovannes du système. Une électrovanne de sécurité 23 peut etre prévue cour pallier le risque de défaillance de l'ensemble 15. La pression de sortie de l'ensemble 15 (150 bars par exemple) est appliquée au second ensemble détendeur 16, destiné à réduire la pression à la valeur d'utilisation (20 bars par exemple). L'ensemble 16 peut avoir la meme constitution que l'en- semble 15. Il est associé à un capteur 24 et une électrovanne de sécurité 25. La sortie de l'ensemble 16 peut etre reliée à une prise prévue dans la paroi du caisson 10, permettant de disposer de la pression d'utilisation pour les équipements intérieurs lorsque cela est nécessaire. La pression de sortie de l'ensemble détendeur 16 alimente un circuit piloté 17 dont la sortie alimente un raccord ménagé dans la paroi du caisson 10 et permettant de fournir au régulateur l'oxygène appelé par celui-ci. Le circuit piloté 17 est également muni d'un capteur 26 et d'une électrovanne de sécurité 27. La commande des électrovannes de l'ensemble détendeur constituant le circuit piloté est assurée à partir du signal fourni par le capteur 26. Il est dans certains cas nécessaire de disposer, dans le caisson, d'une contre-pression, par exemple pour simuler la pression à l'expiration. Pour cela, l'installation représentée en figure 1A comprend un circuit 28, dit "circuit de tete", ayant la meme constitution que les circuits 15, 16 et 17, associé comme eux à un capteur 29 et une électrovanne de sécurité 30. Le rejet du mélange provenant du régulateur 11 en cours d'essai, placé dans le caisson 10, s'effectue par un circuit de réglage et de mesure de débit, comprenant des moyens de vannage à commande électromagnétique. Dans le mode de réalisation illustré, ces moyens de vannage sont constitués par une batterie d'électrovannes à deux positions, telles que 31, montées en parallèle et dont l'amont est relié à un raccord traversant la paroi du caisson 10. Chacune des électrovannes 31 offre au mélange, lorsqu'elle est ouverte, une section de passage calibrée bien déterminée. Les sections de passage sont choisies de manière à pouvoir réaliser, par groupement en parallèle de plusieurs électrovannes, un choix de caractéristiques permettant de répondre aux conditions de vérification. Cette possibilité est obtenue grâce au fait que les sections de passage peuvent etre considérées comme additives. Dans certains cas, il est nécessaire de prévoir, en amont des électrovannes 31, une capacité additionnelle, par exemple pour simuler un volume de combinaison pressurisée. Ce résultat peut etre atteint en raccordant, en amont des électrovannes, une capacité de volume convenable qu'une électrovanne supplémentaire permet de relier à l'amont des électrovannes ou, au contraire, de séparer des électrovannes 31. Le collecteur 32 de sortie des électrovannes est prévu pour etre relié soit à l'atmosphère, soit à une pression variable. Pour le relier à l'atmosphère, il suffit d'ouvrir l'électrovanne 30 et une électrovanne supplémentaire 33 de liaison avec le circuit de tete. Lorsqu'on désire mettre le collecteur 32 en dépression réglable, ce résultat peut etre atteint à l'aide d'une électrovanne de commande de pression 34 qui relie le collecteur 32 à la source de vide 12, 13. Cette source de vide est également utilisée pour régler la dépression qui règne dans le caisson 10. Ce réglage est effectué à l'aide d'une électrovanne 35 de commande de vide, commandée à partir des signaux fournis par un capteur 36 de pression absolue relié au caisson, jouant le rôle d'altimètre. Le circuit de réglage du débit d'air amené au régulateur présente une constitution similaire au circuit de mélange. Il comporte une batterie d'électrovannes 37 montée entre un collecteur amont 39 s'ouvrant à l'atmosphère et un collecteur aval 38. Comme dans le cas du circuit de mélange, on choisit, pour les sections de passage des diverses électrovannes, des calibres permettant d'obtenir tous les débits d'air nécessaires à la stabilisation à l'altitude simulée. Le collecteur aval est relié à un raccord traversant la paroi du caisson 10 et permettant l'alimentation de la prise d'air du régulateur 11 essayé. Les détendeurs prévus dans les ensembles 15, 16, 17 et 28 seront avantageusement du type équilibré, c'est-à-dire pratiquement insensibles aux variations de la pression amont. Leur constitution devra naturellement etre différente si l'on travaille à basse ou haute pression. A titre d'exemple, la figure 2 montre un détendeur 40 utilisable dans les ensembles 17 et 28. Le détendeur 40 comporte un boitier en plusieurs pièces assemblées, limitant une chambre qu'une membrane 42 sépare en deux compartiments 43 et 4. Le compartiment 43 est relié au point milieu entre les deux électrovannes associées. Le compartiment 44 est relié à la sortie basse pression 45. Un passage constituant siège pour un clapet 47 relie le compartiment 44 à une chambre haute pression 46 fermée, à l'opposé du siège, par une membrane d'équilibrage 47a solidaire du clapet 47. Un ressort 48 tend à amener le clapet sur son siège. Une conduite haute pression alimente en permanence la chambre 46. Une soupape de sécurité 50 évite l'apparition d'une surpression excessive dans le compartiment 44. Au repos, le ressort 48 maintient le clapet 47 sur son siège et un ressort de faible force 51 maintient la membrane 42 en appui sur un nez prolongeant le clapet 47. Un trajet de fuite, non représenté, de très faible section, contourne le siège du clapet 47. On voit que tout excès de pression dans le compartiment 43 sur le compartiment 44, provoqué par l'ouverture de l'électrovanne placée en amont dans l'ensemble détendeur considéré, va provoquer le déplacement vers la gauche de la membrane 42 et l'ouverture du clapet 47 jusqu'à rééquilibrage. La surface d'action des pressions sur la membrane 42 étant très supérieure à la surface d'action sur le clapet 47, le détendeur 40 est pratiquement insensible aux variations de la pression amont. Le bloc de programmation représenté à titre d'exemple en figure 1B comporte une unité de calcul qui peut être constituée par un microprocesseur 53 muni d'un bloc de mémoire adressable 54 et de terminaux tels qu' écran de visualisation 55 et imprimante 56. Une mémoire de masse 57 peut être prévue pour stocker les résultats de l'ensemble des essais en vue d'une vérification ultérieure. L'unité de calcul 53 est reliée, par un interface classique 58 et un bus 59, à une série de cartes, associées chacune à un capteur et destinées à traiter les informations fournies par ce capteur. - La carte 60 est reliée à un capteur de pression masque 61, permettant à l'unité de calcul 53 d'effectuer un contrôle des étanchéités avant le début de la séquence d'essais. - La carte 62 reçoit les signaux du capteur 26 de sortie de l'ensemble détendeur et commande les électrovannes de cet ensemble,ainsi éventuellement que l'électrovanne de sécurité 27. - La carte 63 reçoit les signaux du capteur 22 et commande les électrovannes correspondantes 19 et 20 de l'ensemble 15 l elle peut aussi etre prévue pour commander l'électrovanne de sécurité 23. - La carte 64 reçoit les signaux du capteur 24 et commande les électrovannes de l'ensemble 16. - Une carte 65 peut etre prévue pour recevoir les signaux d'un capteur 66 de la pression de sortie d'une électrovanne 67 alimentant un raccord du caisson 10 à partir du circuit de mélange. - La carte 68 reçoit les signaux de sortie du capteur de pression absolue 36. Enfin une carte 69 commande, sous la dépendance du programme enregistré en mémoire du bloc de calcul - les électrovannes de sécurités 23 et 25 - l'électrovanne 35 de réglage de la dépression dans le caisson (réglage de l'altitude) , - les électrovannes 33 et 34 de sortie du circuit de mélange - les électrovannes 31 du circuit de mélange - les électrovannes 37 du circuit d'air de dilution. Enfin, un bloc de programmation manuelle comporte un convertisseur A/N 70 qui reçoit les signaux du capteur 29, les numérise et les applique à deux comparateurs 71 et 72 dont le premier est associé à une unité d'affichage manuel 71a. L'unité 71a permet de transmettre des informations sur le bus 59. Le comparateur 72 commande les électrovannes de ensemble détendeur 28 dont la pression de sortie est détectée par 29. L'unité de calcul peut être constituée de composants classiques ; à titre d'exemple, elle peut comporter un microprocesseur Zelog Z80 associé à une mémoire vive type 2214 et une mémoire de programme type 2708. La mémoire de masse est constituée par un disque ou une cassette. L'installation est complétée par un convertisseur A/N et un multiplexeur analogique. La mémoire de programme peut contenir un programme de vérification de l'installation avant le début des essais, permettant en particulier de déceler les défauts d'étanchéité ou pannes. Une séquence type de mise en oeuvre de l'installation montrée en figures 1A et 1B sera maintenant décrite, à titre d'exemple. 1. En règle générale, la séquence commencera par un auto-contrôle de lrinstallation, tout défaut détecté, tel qu'une fuite, provoquant une alarme. Les différents raccordements nécessaires avec les circuits extérieurs sont d'abord effectués puis le bloc de programmation est commandé (aucun régulateur n'étant placé dans le caisson). Les opérations d'auto-contrôle peuvent comporter successivement - un contrôle du signal de sortie des capteurs soumis à la pression atmosphérique, - la mise en pression du détendeur 15 par ouverture de l'électrovanne 19 avec contrôle de la pression à partir du capteur 22 ; l'étanchéité générale peut alors être vérifiée en surveillant la variation de pression pendant un délai déterminé, - la mise en pression du détendeur 16, avec contrôle de la pression à l'aide du capteur 24 ; pour certains essais, les raccords G et I (figure 1A) sont réunis, ce qui permet de vérifier les capteurs 24 et 66 l'un par rapport à l'autre, - la mise en pression du détendeur 17 du circuit de tête, avec contrôle à l'aide du capteur 26 ; la pression amenée au connecteur D passe en C et B (figure 1A), d'où une possibilité de vérification du capteur 61 ; à travers la batterie d1électro- vannes 31 du circuit du mélange et l'électrovanne 33, la pression atteint le capteur 29 : toujours en tenant compte des constantes de temps nécessaires à l'établissement du régime permanent, le bloc de programmation pourra vérifier le capteur 29 et l'étanchéité du circuit. Cette vérification étant satisfaisante, un essai altimétrique est effectué ; après fermeture automatique du caisson, le bloc de programmation commande l'établissement du vide requis dans le caisson 10 par commande de l'électrovanne 35 en fonction des signaux provenant du capteur 36 ; l'essai étant par exemple à faire à une altitude simulée de 15 km, le vide nécessaire s'établit, avec un retard dont tient compte la temporisation et sa stabilité dans le temps est vérifiée. - Les opérations de détermination des pourcentages s effectuent aux différents débits d'oxygène ; - a l'issue de l'essai, le bloc de programmation commande la vidange et celles des connections qui avaient été établies en vue du contrôle sont supprimées. 2. Après contrôle de l'installation, on supposera qu'on doit procéder aux essais d'un régulateur basse altitude ; généralement, un tel régulateur a une source de secours constituée par une bouteille qu'il faut charger : pour plus de simplicité, il n'en sera pas question ici. Le régulateur 11 est mis dans le caisson 10. La chenille de sortie vers le masque est reliée au connecteur B et l'arrivée d'oxygène au connecteur D. La mise en pression s'effectue corme ci-dessus ; la contrepression de tête est automatiquement réglée par le bloc de programmation, agissant sur le détendeur 17, à une valeur mémorisée, généralement 1 bar. Le bloc commande ensuite l'ouverture d'électrovannes 37 de façon à maintenir. dans le caisson une pression constante donnée par le capteur 36 : le débit d'air sera déduit de l'étalonnage des électrovannes ouvertes. En fermant les élec-rovannes 37, on pourra vérifier l'étanchéité de la soupape du régulateur en déterminant le temps de retour à la pression d'admission, à l'aide du capteur 36. L'essai de fermeture de la dilution en altitude (généralement à 9 km) s'effectue en commandant le passage d'un débit déterminé, par exemple 70 1/mon, par les électrovannes 31. La montée s'effectue automatiquement et on pourra relever les valeurs à la fermeture à l'aide du capteur 36, éventuellement monté en différentiel avec un capteur de référence. Pour les essais de dilution - on fait passer un débit déterminé mémorisé, par exemple 90 1/mon, correspon dant à 1 'index rhéométrique 44 pour une altitude de 10,5 km, par réglage des électrovannes 31 - on stabilise l'altitude simulée à l'aide des électrovannes 37, en utilisant les informations du capteur 36 et on enregistre la valeur correspondante - le pourcentage de dilution est calculé automatiquement, puis mémorise ou imprime. Cette même opération est répétée pour chaque dilution à essayer. Enfin, un essai de surpression peut être effectué : le bloc de programmation régule les électrovannes 31 à chaque altitude, en utilisant les signaux de 36 et la vérification est faite à l'aide du capteur 61 relié à la sortie du régulateur vers le masque. Des essais similaires peuvent être faits sur régulateur haute altitude, prévu pour être utilisé avec un scaphandre et pour fournir des surpressions allant jusqu'à 160 mbars environ, au lieu de 40 mbars environ. L'installation Q i vient d'être décrite permet d'effectuer de façon simple des essais en débit continu et de n'utiliser que des organes simples. Lorsqu'il est nécessaire de pouvoir ajuster les débits à de très nombreuses valeurs, le nombre d'électrovannes 31 et 37 requis devient important. Il est alors plus avantageux de remplacer l'une et/ou l'autre des batteries d'électrovannes 31 et 37 par un dispositif unique du genre montré en figure 3. Ce dispositif permet de plus de réaliser aisément des cycles et non plus seulement un débit continu. Le dispositif 73 montré en figure 3 (où les organes déjà montrés en figure 1A portent le même numéro de référence) est destiné à remplacer les électrovannes 31. Il permet-d'asservir la position d'un organe mobile, donc la section de passage offerte au mélange, à une valeur de consigne ajustable. Le dispositif 73 comprend, dans un boitier 74 définissant une chambre munie de raccords de branchement d'électrovannes d'alimentation et d'évacuation - un équipage mobile 75 comportant un organe d'étrangle ment de la sortie 76 du dispositif - un électro-aimant 77 à commande proportionnelle en fonction du courant d'alimentation - un détecteur de position constitué par des bobinages de détection 78 placés dans le boitier et permettant de déterminer la position d'un noyau 79 solidaire de l'équipage mobile 75. Le détecteur de position permet à tout instant de connaitre la position de l'équipage mobile et de la comparer avec une posi tion préaffichée, la correspondance entre section de passage 76 et position de l'équipage 75 ayant été préalablement étalonnée. Le dispositif 73 permet de réaliser un contrôle sous débit continu variable dans les mêmes conditions que la batterie d'électrovannes 31. Lorsque le mélange doit être débité à l'atmosphère, le compartiment d'entrée 80 du dispositif 73 est relié à l'atmosphère par l'intermédiaire des électrovannes 33 et 30. Lorsqu'au contraire le mélange doit être débité en dépression, le compartiment 80 est relié à une dépression ajustable à l'aide de l'élec- trovanne 34 ou 67. De plus, en utilisant un dispositif tel que montré en figure 3, à la place des deux batteries d'électrovannes 31 et 37, il est possible d'essayer un régulateur non plus en débit continu, mais en fonctionnement cyclique. On peut en particulier, par commutation des électrovannes 33 et 34 et par modulation de la position de l'équipage mobile 75, réaliser des cycles sinusoïdaux, des variations de pression ou des débits par échelon ou même une-simulation du diagramme de Watt (simulant le cycle d'inspiration - expiration d'un porteur de masque). La figure 4, qui donne la pression en fonction débit ventilatoire, montre un diagramme de Watt classique 81, la parties au-dessus de la ligne en tirets correspondant à l'expiration et la partie au-dessous de la ligne en tirets à l'inspiration. Les dispositifs du genre montré en figure 3 peuvent être utilisés dans des installations différentes de celle montrée en figure 1A. A titre d'exemple,la figure 5 montre une telle installation dans laquelle un dispositif 73, qui sera par la suite qualifié de "dispositif de pompage alternatif", est utilisé pour effectuer des essais impliquant la répétition de cycles de pression sur un ensemble régulateur-masque. L'installation montrée en- figure 5 comporte un dispositif de pompage alternatif 82 de constitution similaire au dispositif 7 de la figure 3, destiné à l'essai d'un ensemble masque 83 régulateur (non représenté). Le masque 83 est relié au régulateur par une chenille de type classique 84 et est muni d'une soupape d'expiration 85. L'installation comprend, à partir d'une bouteille 86 d'alimentation en oxygène à haute pression, deux détendeurs 87 et 88 en cascade, dont la constitution peut être la même que celle des détendeurs 15, 16 et 17 de la figure 1A. Chacun des détendeurs est muni d'un capteur de pression de sortie respectif 89 ou 90. Deux électrovannes 91 et 92 permettent de relier la chambre 93 du dispositif de pompage alternatif à la pression de sortie de l'ensemble détendeur 87 ou 88, respectivement. Les électrovannes 91 et 92 permettent donc de faire régner dans la chambre 93 une pression déterminée, supérieure à la pression atmosphérique au sol. Une autre électrovanne 94 reliée à une pompe à vide 95 permet au contraire de faire régner dans la chambre 93 une dépres sion déterminée. Une électrovanne 96, montée en parallèle avec l'électrovanne 94, permet de mettre la chambre 93 à la pression atmosphérique. Enfin, la pression dans le caisson 10, mesurée par un capteur 97, est réglable à l'aide d'une électrovanne 98. La partie pneumatique de l'installation est complétée par un capteur de pression masque 99. L'unité de programmation de l'installation de la figure 5, reliée aux organes pneumatiques par des liaisons électriques traversant un connecteur étanche 100, comporte encore un micro processeur 101 muni éventuellement d'organes de visualisation annexes. Le microprocesseur 101 commande, par un bloc de puissance 102, les électrovannes des ensembles détendeurs 87 et 88, les électrovannes de simulation d'inspiration 94 et 96, les électrovannes de simulation d'expiration 91 et 92 et l'électrovanne 98 de réglage de la pression dans le caisson 10, suivant un programme pré-établi. De plus, le microprocesseur 101 est associé à un bloc 103 de commande du dispositif de pompage 82, permettant de réaliser les cycles nécessaires. Les signaux de sortie du détecteur de position du dispositif de pompage 82 sont envoyés à un comparateur 104 auquel sont également appliquées les valeurs de consigne élaborées par le microprocesseur 101, mises sous forme analogique dans le convertisseur 105 et affichées dans le générateur de consigne 106. Le fonctionnement du dispositif peut être le suivant, lors de la simulation d'un cycle respiratoire. La phase d'inspiration-est simulée par la création d'une dépression dont la grandeur est programmée. Pour cela, le calculateur provoque l'ouverture de l'électrovanne 94 pour faire régner dans la chambre 93 une dépression correspondant au vide créé par la pompe à vide 95. Ensuite, le calculateur commande l'ouverture de l'équipage mobile du dispositif de pompage alternatif de façon à réaliser une section de passage variable en fonction du temps suivant le cycle à simuler. La course de l'équipage mobile à partir de la position de repos est représentée par le signal fourni par le détecteur de position alimentant le comparateur 104. A l'issue de la période d'inspiration, le calculateur commande, par l'intermédiaire du bloc 102, la fermeture de l'électrovanne 94 et l'ouverture de l'électrovanne 92. Ainsi, une pression déterminée s'établit dans la chambre 93. L'ensemble détendeur piloté 88 envoie alors une contrepression dans l'enceinte masque, déclenchant lrouverture de la soupape d'expiration 85 Le cycle se reproduit ainsi pendant le temps prévu pour les essais. On peut noter au passage que l'installation permet de connaitre à chaque instant (par exemple At apres le début d'un cycle) le pourcentage d'oxygène ajouté à l'air et, par intégration sur un cycle, le pourcentage global (figure 4A). L'invention est également applicable à la constitution de bancs de contrôle du fonctionnement des valves de gonflage de la combinaison portée par les membres d'équipage susceptibles d'être soumis à des accélérations élevées, dites valves anti-g. La figure 6 montre une installation particulière de ce type, destinée à l'essai d'une valve anti-g 108 placée dans un caisson 10 où on peut établir une pression ajustable permettant de simuler les conditions de fonctionnement depuis le sol jusqu'à l'altitude maximum de fonctionnement prévue. La partie pneumatique de l'installation comprend, à partir d'une bouteille de gaz sous pression 109, un ensemble détecteur 110 qui peut avoir la même constitution que les ensembles montrés en figure 1. L'ensemble détendeur 110 fournit le gaz sous pression réduite, mesurée par un capteur 111, à la valve anti-g 108 par un conduit qui traverse la paroi du caisson par l'intermédiaire d'un raccord étanche. Un conduit muni d'une électrovanne 112 permet de raccorder la valve antig à une capacité 113 de volume correspondant à celui de la combinaison associée à la valve. La dépression qui règne dans le caisson 10, mesurée à l'aide d'un capteur 113, peut être réglée à l'aide d'une électrovanne 114 reliée à une source de vide. Un circuit est prévu pour provoquer des déplacements de la masselotte de la valve anti-g simulant les accélérations subies. Ce circuit comprend une capsule pneumatique 115, dans laquelle la pression est commandée par une électrovanne 116 et mesurée par un capteur 117 (ou une membrane pneumatique dont la surface active a été préalablement déterminée). L'unité de programmation et de commande comporte encore un microprocesseur 118 muni d'une mémoire de masse 119 et d'une mémoire de travail 120, relié par un interface 121 à une carte de capteur 122 et une carte de commande de puissance 123. Le fonctionnement d'une telle installation étant muni d'une électrovanne 12 permet de raccorder la valve anti-g à une capacité 113 de volume correspondant à celui de la combinaison associée à la valve. La dépression qui règne dans le cai caisson 10, mesurée à l'aide d'un capteur 113, peut être réglée à l'aide d'une électrovanne 114 reliée à une source de-vide. Un circuit est prévu pour provoquer des déplacements de la masselotte de la valve anti-g simulant les accélérations subies. Ce circuit comprend une capsule pneumatique 115, dans laquelle la pression est commandée par une électrovanne 116 et mesurée par un capteur 117 (ou une membrane) pneumatique 115 dont la surface active à été préalablement déterminée. L'unité de programmation et de commande comporte encore un microprocesseur 118 muni d'une mémoire de masse 119 et d'une mémoire de travail 120, relié par un interface 121 à une carte de capteur 122 et une carte de commande de puissance 123. Le fonctionnement d'une telle installation étant similaire à ceux des installations qui viennent d'être décrites, il n'est pas nécessaire de le rappeler ici. On peut toutefois noter que l'invention permet de réaliser une installation plus légère que celles antérieurement connues, permettant de réduire la durée du contrôle en atteignant une précision accrue. De plus, dans le mode de réalisation particulier illustré, on peut supprlmerres poids habituellement utilisés pour simuler une accélération. L'invention ne se limite pas aux modes particuliers de réalisation-qui ont été représentés et décrits à titre d'exemples et il doit etre entendu que la portée du présent brevet s'étend à toute variante restant dans le cadre des équivalences. En particulier, l'invention se prete à l'essai d'appareils en ambiance à pression supérieure à la pression atmosphérique normale aussi bien qu'en dépression REVENDICATIONS 1. Installation de contrôle d'appareil pneumatique comprenant un caisson destiné à recevoir l'appareil et muni de moyens permettant d'y faire régner une pression variable et des circuits d'amenée de gaz et de retour de gaz raccordables à l'appareil et dont certains au moins sont munis de moyens de réglage et/ou de mesure de débit caractérisée en ce que les moyens de mesure et de réglage de débit d'au moins un des circuits sont constitués par des moyens de vannage à commande électromagnétique offrant au gaz traversant le circuit une section de passage qui dépend uniquement du courant électrique d'alimentation des moyens de vannage. 2. Installation suivant la revendication 1, caractérisée en ce que les moyens de vannage sont constitués par une batterie d'électrovannes dont l'organe mobile n'a que deux positions qu'il prend l'une au repos et l'autre lorsque l'électrovanne est alimentée, les électrovannes de la batterie présentant des sections de passage calibrées de façon à permettre de réaliser par combinaison toutes les sections de passage requises. 3. Installation suivant la revendication 1, caractérisée en ce que les moyens de vannage sont constitués par une vanne électromagnétique unique dont l'organe mobile d'étranglement est associé à un capteur de position permettant d'effectuer un réglage de position de cet organe en boucle fermée, donc de fixer la section de passage du gaz avec une précision élevée. 4. Installation suivant la revendication 3, caractérisée en ce que ladite vanne électromagnétique comprend un boîtier délimitant une chambre qu'une première électrovanne à deux positions permet de relier à une source de vide et une seconde électrovanne à deux positions permet de reliér à une source de pression, et une ouverture de passage coopérant avec ledit organe mobile d'étranglement. 5. Installation suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comporte une unité de calcul et de programmation comprenant un organe de calcul, une mémoire de stockage du programme d'essai et des cartes électroniques,reliées à l'organe de calcul par une interface,dont certaines sont associées chacune à un capteur déterminé et dont d'autres commandent lesdits moyens de vannage sous le contrôle de l'organe de calcul. 6. Installation suivant l'une quelconque des revendications précédentes, d'essai de régulateur respiratoire en débit continu, caractérisée en ce que des premiers moyens de vannage sont interposés sur le circuit d'amenée d'air de dilution au régulateur et des seconds moyens de vannage sont interposés sur le circuit d'évacuation de mélange provenant du régulateur vers un espace où la pression est soit la pression atmosphérique au niveau du sol, soit une dépression déterminée. 7. Installation suivant les revendications 4 et 6, caractérisée en ce que les premiers et seconds moyens de vannage sont constitués par des vannes électromagnétiques commandées de façon à soumettre le régulateur à des cycles de variation de pression et de débit. 8. Installation de contrôle de valve anti-g, comprenant un caisson destiné à recevoir la valve anti-g et muni de moyens permettant d'y faire régner une pression variable et des circuits d'amenée de gaz et de retour de gaz raccordables à la valve antig et dont certains au moins sont munis de moyens de réglage et de mesure de pression, caractérisée en ce que l'installation comporte également une unité de calcul et de programmation comprenant un organe de calcul associé, par un interface, à des cartes électroniques reliées à au moins un capteur de pression d'alimentation de la valve anti-g et à un capteur de pression fournie par la valve anti-g et à une carte électronique de puissance destinée à commander des moyens de vannage de réglage de la pression d'alimentation de la valve. 9. Installation suivant la revendication 8, caractérisée en ce qu'elle comporte une capsule pneumatique de commande de la masselotte de la valve anti-g, capsule dans laquelle la pression est réglée par une électrovanne commandée par ladite commande de puissance et est mesurée par un capteur relié à ladite carte électronique de capteur.