La présente invention concerne un dispositif pour la détection et le codage des états de lignes téléphoniques, un tel dispositif étant destiné aux équipements d'observation de trafic téléphonique. Ces équipement sont prévus, d'une part, pour mesurer les flux de trafic télephonique et, d'autre part, pour détecter les endroits d'un circuit téléphonique (cabres, autocommutateurs publics, autocommutateurs privés, etc. 3 qui sont cause d'encombrement. Dans la demande ds brevet français nD 72.35174 déposée le 4 octobre 1972 au nom de la Demanderesse, on a décrit un dispositif de détection et de codage susceptible d'explorer, pour un abonné déterminé, aussi bien son trafic correspondant à l'émission que celui correspondant à la réception. A cet effet, en plus de moyens d'analyse en courant continu, il est nécessaire de prévoir pour ce dispositif des moyens d'analyse en courant alternatif pour observer le courant de sonnerie d'appel.Selon la demande de brevet mentionnée ci-dessus, le dispositif de détection et de codage des états électriques d'une ligne téléphonique aboutissant à l'une de ses extrémités à un poste télépho- nique, est caractérisé on ce qu'il comporte, monté en parallèle sur ladite ligne, un circuit de prélèvement des différences de potentiels continues et alternatives caractéristiques des différents états que peut prendre cette ligne, circuit qui comprend deux voies identiques et symétriques par rapport à la masse dudit poste. Un tel dispositif permet de reconnaître l'état wconver- sation" d'une ligne téléphonique, de deux façons différentes, suivant que la communication est émise ou reçue. Pour une communication émise, cette reconnaissance a lieu per l'inversion de batterie, tandis que pour une communication reçue, c'est l'absence de sonnerie ou de l'état repos qui permet de détecter une conversation. Le dispositif décrit dans la demande de brevet mentionnée ci-dessus ne peut donc être utilisé pour des lignes reliées à un autocommutateur dépourvu d'inversion de batterie, notammkot pour ceux du type "ROTARY 7 E" modifié, c'est-à-dire postérieur au 1er mai 1970. Dans un autocommutateur de ce type, les lignes prennent, à l'émission, l'état "conversation", lorsque l'interlocuteur demandé décroche son combiné, sans qu'il y ait inversion de batterie. Toutefois, dans un tel autocommutateur, le compteur de taxe est remplacé par une résistance ( de 4700 a 3 dont une borne est constamment à la masse, la seconde borne de ladite résistance n'étant mise à la masse que lors des impulsions de taxation. La présente invention a pour objet un dispositif pour la détection et le codage des états de lignes téléphoniques reliées à un autocommutateur du type qui vient d'être décrit, sans inversion de batterie. Elle permet de détecter le passage d'une ligne à l'état de conversation émise par l'apparition de la première masse sur la seconde borne de ladite résistance. Selon l'invention, le dispositif de détection et de codage des états électriques d'une ligne téléphonique qui est formée des fils A et B usuels et qui est reliée à un autocommutateur dépourvu d'inversion de batterie, ledit autocommutateur comprenant une résistance associée à ladite ligne et telle que l'une de ses bornes est constamment à la masse dudit autocommutateur, tandis que sa seconde borne est mise à ladite masse lors des impulsions de taxation, ce dispositif comportant un circuit de prélèvement des différences de potentiels continues et alternatives caracte- ristiques des différents états que peut prendre cette ligne, est remarquable en ce que ledit circuit de prélèvement comporte deux voies dont l'une est reliée à l'un des fils A ou B, tandis que l'autre l'est à la seconde borne de ladite résistance. De préférence, le circuit de prélèvement comporte deux entrées, l'une reiiée au fil A ou au fil B et l'autre à ladite seconde borne de la résistance et trois sorties, lesdites entrées étant respectivement réunies à la masse de l'autocommutateur et à un point de potentiel par l'intermédiaire de diviseurs de tension résistifs et deux desdites sorties étant reliées respectivement à des points intermédiaires de ces diviseurs de tension, tandis que le circuit de prélèvement comprend également un redresseur monté entre la masse et celle desdites entrées qui est reliée au fil A ou au fil B, la troisième sortie étant reliée à l'élec trode dudit redresseur dirigée vers la masse. Ainsi, il est possible d'observer les différentes tensions continues et alternatives apparaissant sur l'un des fils A ou B et provenant de ladite résistance, afin de connaître les diffs- rents états (boucle fermée, boucle ouverte, courant de sonnerie numérotation, conversation émise, conversation reçue) de calls-ci, sans perturber les signaux la traversant. Avantageusement, le circuit de prélèvement comporte pour chaque voie, un condensateur monté entre l'une des deux premières sorties et la masse ou ledit point de potentiel et dont la valeur est choisie pour que, associé à la résistance sur laquelle il se trouve en parallèle, il forme un circuit à constante de temps permettant d'éliminer les parasites courts. Le dispositif peut comporter, en aval du circuit de prélèvement, un étage amplificateur. De même, il peut comporter, entre le circuit de prélèvement et l'étage amplificateur, un adaptateur d'impédance séparateur. De préférence, afin de pouvoir coder les états de la ligne, le dispositif comporte, en aval de l'étage amplificateur, un étage détecteur à trois entrées dont la première reçoit les signaux prélevés entre le fil A ou le fil 8 et la masse, la seconde les signaux prélevés sur ladite résistance associée à la ligne et la troisième, les signaux provenant de la troisième sortie du circuit de prélèvement, ledit étage détecteur comportant trois sorties sur lesquelles apparaissent respectivement des signaux caractéristiques de l'état repos et numérotation, de l'état conversation et de l'état sonnerie.Cet étage détecteur peut comprendre trois comparateurs, dont le premier a une de ses entrées reliée à ladite première entrée et son autre entrée reliée à une tension de référence de comparaison, le second de ces comparateurs comparant la tension provenant de la résistance associée à la ligne à une tension de référence comprise entre les deux valeurs extrêmes que peut prendre la première, tandis que le troisième compare le signal provenant de la troisième sortie du circuit de prélèvement à une tension de référence de meme polarité, la valeur absolue de la tension de référence du premier comparateur correspondant à la valeur absolue de la tension existant, au repos de la ligne, sur celui des fils A ou 8 relié à ladite première entrée du dispositif de prélèvement. Dans le cas où il est impossible de déterminer le fil A du fil B, le premier comparateur de l'étage détecteur est remplacé par deux comparateurs ayant une de leurs entrées reliée en commun à la première entrée dudit étage détecteur et leurs autres entrées reliées respectivement à une tension de référence positive et à une tension de référence négative, les sorties de ces comparateurs étant réunies et la valeur absolue des tensions de référence desdits comparateurs correspondant à la valeur absolue de la tension existant, au repos de la ligne, sur l'un des fils A ou B. Bien entendu, le dispositif selon l'invention peut être utilisé pour la détection et le codage dss états électriques d'une pluralité de lignes téléphoniques aboutissant chacune à un poste. Selon l'invention, il comporte alors, entre lesdits circuits de prélèvement et l'étage amplificateur, un étage de multiplexage susceptible de diriger successivement les signaux provenant des différents circuits de prélèvement vers ledit amplificateur. Les figures du dessin annexé feront bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. Les figures 1 et 2 illustrent différents états de tension qui peuvent être pris par les fils A et B d'une ligne téléphonique reliée à un autocommutateur du type ROTARY 7 E" modifié. La figure 3 est un schéma synoptique d'un mode de réalisation du dispositif selon l'invention. La figure 4 montre le schéma d'un circuit de prélèvement de signaux, associa à chacun des circuits téléphoniques à explorer. Les figures 5 et 6 illustrent schématiquement des variantes de réalisation pour l'étage de détection du dispositif de le figure 3. On sait qu'une ligne téléphonique comporte deux fils désignés par les spécialistes sous les noms de "fil A et "fil B" respectivement. Suivant les phases du trafic téléphonique sur une telle ligne, la différence de potentiel V entre les deux fils est fonction du type d'autocommutateur auquel elle est reliée et est variable en fonction du temps t, comme le montrent les figures 1 et 2 qui illustrent respectivement, de façon schématique, une communication "arrivée" et une communication wdEpart. Dans le cas où la ligne est reliée à un autocommutateur du type ROTARY 7 E" modifié, les potentiels des fils A et B sont symXtri- ques par rapport à un potentiel continu et, pendant les périodes de repos R de la ligne, la différence de potentiel entre le fil A et le fil B est égale à V1, par exemple -48 V. Si une communication arrive sur cette ligne, cette diff6- rence de potentiel V1 est modulée par le courant alternatif de sonnerie (50 Hz) pendant la durée S de chaque coup de celle-ci. Pendant une conversation C, émise ou repue, le différence de potentiel entre le fil A et le fil B prend la valeur V3 (par exemple -24 V1, moins négative que V1, lorsque la ligne est reliée à un autocommutateur dépourvu d'inversion de batterie du type spécifié ci-dessus. Si une communication part de la ligne, la différence de potentiel entre les fils A et B deviendra moins négative en prenant la valeur V3 (- 24 V) pendant les périodes de décrochage fi et d'attente A, la phase de numérotation N pouvant etre considérée comme de courts passages au repos. Par suite, comme le montre la figure 2, la différence de potentiel entre les fils A et 8 a la meme valeur V3 en période d'attente A et en conversation C. Aussi, pour permettre la détection du passage d'une phase A à une phase C, il est indispensable de détecter la mise à la masse de la seconde borne de la résistance associée à la ligne correspondante et remplaçant le compteur de taxe. Ce sont ces différentes phases de repos, attente, sonnerie et conversation qui sont détectées et codées par le dispositif selon l'invention. Le dispositif selon l'invention, montré schématiquement par la figure 3, est prévu pour surveiller le trafic d'une plura lité de lignes téléphoniques L1, L2, .... Li, .... Ln, reliées à un autocommutateur *ROTARY 7 E" modifié (non représenté) et aboutissant respectivement à des postes P1, P2, .... Pi, .... Pn A chaque ligne est associée une résistance R1, ... Ri, .... R n dont une borne est constamment reliée à la masse de l'autocommutateur, la seconde borne M de ces résistances étant également reliée à ladite masse lors des impulsions de taxation par l'intermédiaire de contacts c. En parallèle sur chacune desdites lignes est connecté, au niveau dudit autocommutateur, un circuit E1, E2, .... Ei, .... En pour le prélèvement des signaux électriques parcourant les fils de la ligne correspondante.A cet effet, les deux entrées AL et eR1 ....ALi et eRi, .... ALn et eRn d'un desdits circuits sont respectivement reliées au fil A (ou au fil B) de la ligne correspondante et à la seconde borne M de la résistance R1 à R n correspondante. Les deux fils A et B d'une ligne téléphonique ne pouvant souvent etre distinguée l'un de l'autre, il est possible que l'on branche soit le fil A soit le fil B d'une ligne Li sur l'entrée Aloi. On ne connaît donc pas le signe de la tension que l'on applique sur l'entrée ALi d'un moyen de prélèvement Ei. A partir des signaux observés sur une ligne, et sur la résistance associée, le circuit de prélèvement correspondant Ei délivre trois signaux représentatifs des premiers, respectivement à ses sorties Ai, ei et Si. Tous les signaux provenant des sorties A1, A2, ... Ail ... An sont dirigés vers une unité de multiplexage MA. De même, n tous les signaux provenant des sorties e1, e2, .... ei, .... en et ceux provenant des sorties S1, S2, .... .... Si, .... S sont respec 5i' 2 n tivement dirigés vers des unités de multiplexage ME et MS. Ces trois unités de multiplexage peuvent être adressées simultanément à partir de bornes 1 et 2, de façon à permettre de faire apparaître simultanément sur trois bornes A', e' et S', les trois signaux représentatifs émis par un circuit Ei et concernant une ligne Li dont on désire connaître l'état.Bien entendu, l'adressage par l'intermédiaire des bornes 1 et 2 peut être soit cyclique, soit aléatoire et permettre de faire apparaître successivement sur les bornes A', e' et S' les signaux représentatifs de chacune des lignes L1 à Ln. Les signaux sortant des unités de multiplexage MA, ME et MS sont transmis ensuite à un étage AO adaptateur d'impédance permettant de plus d'isoler l'une de l'autre les parties amont (lignes Li, circuits Ei, multiplexeurs MA, ME et MS) et aval (dispositifs AM et D) du dispositif selon l'invention. Après avoir été éventuellement amplifiés dans un étage AM, lesdits signaux sont ensuite détectés et codés en O. La figure 4 montre un mode de réalisation de l'un quelconque Ei des circuits de prélèvement de signaux E1 à En. I1 comprend, entre l'entrée AL1 et la masse (celle de l'autocommutateur) un premier pont diviseur résistif constitué par les résistances 3, 4 et 5, la sortie Ai étant reliée au point commun des résistances 4 et 5. De même, entre l'entrée eRi et un point de potentiel -V est agencé un pont diviseur résistif constitué par les résistances 3' et 4'. Les ponts diviseurs 3, 4, 5 et 3', 4' permettent de transmettre aux sorties Ai et ei une faible partie (par exemple 110 ) des tensions continues des fils de lignes et de celle engendrée par le potentiel -V, de façon à respecter les tensions d'entrée maximales des dispositifs électroniques, notamment les multiplexeurs, placés en aval. Deux condensateurs 8 et 8' sont respectivement montés en parallèle sur les résistances 5 et 4'. Le couple 8-5 forme un circuit à constante de temps, par exemple de l'ordre de 10 à 20 ms, permettant d'éliminer par intégration les parasites courts, sans empêcher la détection des coupures intervenant lors d'une phase de numérotation. Le point de potentiel -V injecte une tension continue à travers les résistances 3' et 4' et éventuellement la résistance Ri correspondante. Suivant que la seconde borne M de cette résistance R est ou non à la masse de l'autocommutateur par l'intermédiaire du contact c associé, la tension apparaissant entre la borne ei et la masse va prendre deux valeurs W1 ou W2 distinctes, la valeur W1 correspondant au contact c ouvert étant plus faible que la valeur W2 correspondant au contact c fermé. Bien entendu, les résistances 3' et 4' ont des valeurs telles que la signalisation en M ne soit pas perturbée. Oe plus, le couple 4'-8' forme une constante de temps RC éliminant les parasites de rebondissement du contact c. En parallèle sur les résistances 4, 5 se trouve le montage en série d'une diode 9, d'une résistance 10 et d'un condensateur de filtrage 11. La diode 9 est destinée à redresser le courant de sonnerie, la résistance 10 permettant de réduire la tension redressée résultante à quelques volts. Le condensateur de filtrage Il relie la diode 9 à la borne de la résistance 5 reliée à la masse. La borne de sortie Si est reliée au point commun de la diode 9 et du condensateur 11. De plus, des diodes de clamping 12 permettent de limiter les surtensions sur chaque sortie Ais ei ou Si, aux valeurs compatibles avec le reste du montage disposé en aval. Les circuits E i sont prévus pour que les impédances entre chacune de ces entrées et la masse soient supérieures à 100.000 Q ce qui supprime les risques de perturbation des lignes sur lesquelles ils sont branchés. Chaque unité de multiplexage MA, ME ou MS pourrait être constituée par un sélecteur rotatif de type connu à n entrées et à une sortie, ou même par tout autre dispositif. Le principal est que, adressées par les mêmes fils d'adresse, ces unités permetten de sélectionner à chaque instant les trois signaux apparaissant aux sorties Ai, ei et Si d'un circuit de prélèvement E i associé à la ligne Li dont on désire connaître l'état à ce moment.De préférence, ces unités doivent être telles qu'elles puissent êtrs- adressées en code binaire et qu'avec un adressage périodique, en sélectionne successivement le circuit de prélèvement E1, puis E2, ... et enfin En,avant de revenir à E1, ce qui réalise le balayage de toutes les lignes L1 à L n à surveiller.De préférence, chaque unité de multiplex@ge est de type analogique à adressage logique et est formée par n transistors adressables par leurs bases et dont une extrémité du trajet émetteur-collecteur est reliée à une borne commune (A', e' ou S') à tous les transistors de ladite unité, les autres extrémités desdits trajets émetteur-collecteur étant respectivement réunies aux n bornes A1 à An, e1 à e ou n S1 à 5n Avantageusement, ces unités de multiplexage sont réaliséeS en technologie MOS. L'étage adaptateur AD est de préférence formé par un amplificateur opérationnel, monté en étage suiveur ( à gain unité). il sert de séparateur et d'adaptateur d'impédance. L'étage amplificateur AM comporte un amplificateur avec des entrées 13 et 14 sur lesquelles sont respectivement appliquée les signaux provenant du fil A (ou B) d'une ligne Li et de la résistance Pi correspondante, les signaux amplifiés étant respectivement recueillis sur les bornes 16 et 17. L'étage AM peut également comporter un amplificateur pour le signal reprssentatif de la sonnerie et provenant des bornes Si, ce signal étant appliqué sur la borne d'entrée 15 et récupéré sur la borne de sortie 18. L'étage détecteur D montré par la figure 5, comporte trois comparateurs 19, 21 et 22. L'une des entrées du comparateur 19 est reliée à la borne 16. L'autre entrée du comparateur 19 est reliée à une tension U telle que ladite entrée reçoive une tension. dont la valeur absolue est sensiblement égale à celle de la tension V (24 v) correspondant à la tension de repos de celui de fils de lignes A et B relié à l'entrée Aloi. Par l'intermédiaire du potentiomètre de réglage 24, on fait en sorte que le signal x apparaissant à la borne de sortie 23 du comparateur 19 ait la valeur logique 1 lorsque la différence de potentiel entre les deux fils A et B de la ligne observée est V4, avec |V4| légèrement inférieure à |V1| mais supérieure à la valeur absolue de la différence de potentiel V3 existant entre ces deux fils pendant une phase de conversation. Dans le cas où |V1| = 48 v, on peut choisir |V4| = 40 v. Ainsi, le signal x à la borne 23 est significatif de l'état de repos et de numérotation de la ligne : il est au niveau logique 1 lorsque celle-ci est au repos ou en numérotation et au niveau logique zéro dans les autres cas. Lorsqu'il n'est pas possible de déterminer celui des fils A ou B qui est relié au dispositif de prélèvement Ei, le comparateur 19 de la figure 5 est remplacé par la combinaison des comparateurs 19 et 20 de la figure 6. L'étage détecteur D montré par la figure 6 comporte quatre comparateurs 19, 20, 21 et 22. L'une des entrées du comparateur 19 est reliée à l'une des entrées du comparateur 20, ces deux entrées réunies étant reliées à la borne 16. Les autres entrées des comparateurs 19 et 20 sont respectivement reliées à une tension +U et à une tension -U, ces tensions étant telles que lesdites entrées reçoivent des tensions dont la valeur absolue est sensiblement égale à celle de la tension = (24 v) correspondant aux tensions de repos des fils de lignes A et B.En effet, V1 au repos il existe une tension + 2 sur l'un des deux fils A et B 2 Vi d'une ligne observée et une tension - T sur l'autre fil, mais le signe de la tension appliquée à la borne 16 n'est pas défini puisque ces deux fils peuvent être branchés indifféremment sur une entrée AL1. I1 faut donc détecter à la fois + ce qui est réalisé au moyen des deux comparateurs 19 et 20. Les sorties de ces deux comparateurs sont reliées à une borne commune 23. Ainsi, quelle que soit la polarité de 0a tension appliquée en AL1, il apparaît un signal x sur cette borne 23 fourni soit par le comparateur 19, soit par le comparateur 20. Par l'intermédiaire de potentiomètres de réglage 24 et 25, on fait an sorte que le signal x à la borne 23 ait la valeur logique 1 lorsque la différence de potentiel entre les deux fils A et 8 de la ligne observée est V4, avec jv4j légèrement inférieure à 1V1 1 mais supérieure à la valeur absolue de la différence de potentiel V3 existant entre ces deux fils pendant une phase de conversation. Dans le cas où |V1| = 48 v, on peut choisir |V4| = 40 v. Ainsi, comme précédemment, le signal x à la borne 23 est significatif de l'état de repos et de numérotation de la ligne : il est au niveau logique 1 lorsque celle-ci est au repos ou an numérotation et au niveau logique zéro dans les autres cas. Les détecteurs O des figures 5 et 6 comportent ds plus un comparateur 21 qui permet de comparer à une tension U2 la tension apparaissant sur la borne 17 et correspondant aux tensions W1 ou W2 apparaissant sur la borne ei. Cette tension U2 est est choisie entre W1 et W2 (par exemple égale à Wl +W2 2 pour que le comparateur 21 délivre à sa sortie 26 un signal X représentatif de l'ouverture ou de la fermeture du contact c correspondant on peut donner à ce signal le niveau logique 1 quand celui-ci est fermé et le niveau logique 0 quand il est ouvert. Enfin, le comparateur 22 des détecteurs D des figures 5 et 6 a l'une de ses entrées reliée à la borne 16. I1 reçoit donc, sur cette entrée, la tension de sonnerie redressée provenant des bornes Si. Cette tension est comparée, par l'intermédiaire d'un potentiomètre 27 relié à l'autre entrée du comparateur 21, à une tension négative -U1 proche du niveau atteint par la tension de sonnerie redressée pendant un appel. Ainsi, à la sortie 28 du comparateur 21, on obtient un signal z représentatif de la sonnerie et dont le niveau logique est 1 pendant chaque train de sonnerie et O en dehors des sonneries. En fonction des différents états de la ligne Li observée, les signaux x, y et z prennent les valeurs suivantes rassemblées dans le tableau ci-après Etat de la ligne x y z Repos ou numérotation 1 0 0 Décrochage, attente 0 0 0 Sonnerie 0 0 1 Conversation émise 0 1 0 On remarquera que l'état "conversation reçue" a le même code 0 0 O que l'état "décrochage, attente". Toutefois, il est possible de différencier ces deux états par le changement de valeur des signaux z et x. En effet, pour prendre l'état 'conversation reçue", z passe de 1 à 0, x restant B O, tandis que pour prendre l'état décrochage, attente", z reste à O, tandis que x passe de 1 à 0. Ainsi, grâce aux valeurs de ces trois signaux x, y et z, et à leurs changements de valeurs, il est possible de connaître l'état instantané d'une ligne téléphonique. REVENDICATIONS 1.- Dispositif de détection et de codage des états électriques d'une ligne téléphonique qui est formée des fils A et B usuels et qui est reliée à un autocommutateur dépourvu d'inversion de batterie, ledit autocommutateur comprenant une résistance associée à ladite ligne et telle que l'une de ses bornes est constamment à la masss dudit autocommutateur, tandis que sa seconde borne est mise à ladite masse lors des impulsions de taxation, ce dispositif comportant un circuit de prélèvement de différences de potentiels continues et alternatives caractéristiques des différents états que peut prendre cette ligne, caractérisé en ce que ledit circuit de prélèvement comporte deux voies dont l'une est reliée à l'un des fils A ou B, tandis que l'autre l'est à la seconde borne de ladite résistance. 2.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le circuit de prélèvement comporte deux entrées, l'une reliée au fil A ou au fil B et l'autre à ladite seconde borne de la résistance, èt trois sorties, lesdites entrées étant respectivement réunies à la masse de l'autocommutateur et à un point de potentiel par l'intermédiaire de diviseurs de tension résistifs, et deux desdites sorties étant reliées respectivement à des points intermédiaires de ces diviseurs de tension, tandis que le circuit de prélèvement comprend également un redresseur monté entre la masse et celle desdites entrées qui est reliée au fil A ou au fil 8, la troisième sortie étant reliée à l'électrode dudit redresseur dirigée vers la masse. 3.- Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que le circuit de prélèvement comporte, pour chaque voie, un condensateur monté entre l'une des deux premières sorties et la masse ou ledit point de potentiel et dont la valeur est choisie pour que, associé à la résistance sur laquelle il se trouve en parallèle, il forme un circuit à constante de temps permettant d'éliminer les parasites courts. 4.- Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que le circuit de prélèvement comporte un condensateur de filtrage entre la masse et ledit redresseur. 5.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte, en aval du circuit de prélèvement, un étage détecteur à trois entrées dont la première reçoit les signaux prélevés entre le fil A ou le fil 8 et la masse, la seconde les signaux prélevés sur ladite résistance associée à la ligne et la troisième, les signaux provenant de la troisième sortie du circuit de prélèvement, ledit étage détecteur comportant trois sorties sur lesquelles apparaissent respectivement des signaux caractéristiques de l'état repos et numérotation, de l'état conversation et de l'état sonnerie. 6.- Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que l'étage détecteur comporte trois comparateurs dont le premier a une de ses entrées reliée à ladite première entrée et son autre entrée reliée à une tension de référence de comparaison, le second de ces comparateurs comparant la tension provenant de la résistance associée à la ligne à une tension de référence comprise entre les deux valeurs extrêmes que peut prendre la première, tandis que le troisième compare le signal provenant de la troi sième sortie du circuit de prélèvement à une tension de référence de meme polarité, la valeur absolue de la tension de référence du premier comparateur correspondant à la valeur absolue de la tension existant, au repos de la ligne, sur celui des fils A ou B relié à ladite première entrée du dispositif de prélèvement. 7.- Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que l'étage détecteur comporte quatre comparateurs, dontles deux premiers ont une de leurs entrées reliée à ladite première entrée, leurs autres entrées étant respectivement reliées à une tension de référence positive et à une tension de référence négative, le troisième de ces comparateurs comparant la tension provenant de la résistance associée à la ligne à une tension de référence comprise entre les deux valeurs extrêmes que peut prendre la première, tandis que la quatrième compare le signal provenant de la troisième sortie du circuit de prélèvement à une tension de référence de meme polarité, les sorties des deux premiers comparateurs étant réunies et la valeur absolue des ten sions de référence de ces deux premiers comparateurs correspondant à la valeur absolue de la différence de potentiel existant entre la masse et l'un des fils A ou B de ligne, au repos de celle-ci. 8.- Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que, entre le circuit de prélèvement et l'étage détecteur, il comporte un adaptateur d'impédance et un amplificateur. 9.- Oispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, destiné à la détection et au c-odage des états électriques d'une pluralité de lignes téléphoniques qui sont reliées à un autocommutateur dépourvu d'inversion de batterie et qui comporte, pour chaque ligne, une résistance dont une borne est reliée à la masse dudit autocommutateur et dont l'autre borne est réunie à ladite masse lors des impulsions de taxation, caractérisé en ce qu'il comporte une pluralité de circuits de prélèvement tels que spécifiés ci-dessus montés chacun sur une desdites lignes. 10.- Dispositif selon la revendication 9, caractérisé en ce qu'il comporte, en aval de la pluralité de circuits de prélèvement, un étage de multiplexage suscsptible de diriger successivement les signaux provenant des différents circuits de prélèvement vers l'étage détecteur.