Composition et procédé pour former sur un objet un revête- ment temporaire de protection et objet ainsi protégé. L'invention vise une composition et un procédé pour former sur un objet un revêtement temporaire de protection. Elle vise également les objets comportant un tel revêtement. Il est déjà connu, pour protéger temporairement la surface d'objets tels qu'automobiles, tuyauteries, cadres en aluminium, articles moulés et autres, de leur appliquer un revêtement protecteur, généralement sous la forme d'un film ou pellicule qui peut être éliminé au moment de la vente ou juste avant l'utilisation. Les revêtements ou enduits protecteurs du genre en question sont destinés à protéger les articles qu'ils re- couvrent contre les chocs ou rayures pouvant survenir lors de leur conditionnement ou lors des divers transports et manipulations précédant la vente, ainsi que contre les di- verses agressions climatiques pouvant survenir au cours de leur stockage On-peut ainsi citer, par exemple, le cas des véhicules automobiles, qui sont parfois stockés dans les ports ou qui sont transportés par voie ferrée ou mari- time et qui peuvent être sujets, de ce fait, à des condi- tions climatiques très diverses, ou qui peuvent subir diverses projections de poussières, de sel ou de sable, susceptibles d'endommager leur carrosserie et même d'oc- casionner une corrosion de différents organes. Tous les articles manufacturés ne nécessitent évi- demment pas la même protection On conçoit en effet aisé- ment que la protection exigée pour une automobile qui sera stockée à l'extérieur durant des périodes pouvant attein- dre plusieurs semaines, voire plusieurs mois, sera plus rigoureuse que la protection demandée pour un ustensile métallique qui sera stocké en magasin. Certaines exigences minimales sont toutefois re- quises quel que soit le type de protection envisagé ou quel que soit le substrat à protéger Le revêtement protecteur devra ainsi présenter pour le moins notamment les qualités suivantes: être d'une application aisée, présenter une adhérence sur le matériau constitu- tif de l'objet à protéger suffisante pour que le revêtement ne puisse être enlevé ou endommagé au cours des différentes opérations de transport ou de stockage, être le plus inoffensif possible vis-à-vis du ma- tériau constitutif de l'objet à protéger, dont il ne devra pas provoquer de réaction de dégradation, être d'une élimination aussi facile et rapide que possible. En plus de ces qualités minimales, on recherche, pour la protection de certains articles, des caractéristi- ques supplémentaires, parmi lesquelles on peut citer la transparence du film protecteur, la résistance du revêtement à l'égard de l'eau ou de l'humidité, la résistance au brouillard salin, la résistance aux rayonnements ultra-violets. Ces caractéristiques supplémentaires peuvent devenir nécessaires pour assurer la protection d'objets devant être stockés à l'extérieur;'un cas typique est constitué par la protection temporaire des véhicules automobiles. On connaît déjà des produits permettant de former des revêtements de protection temporaire; il s'agit essen- tiellement de paraffines, de cires ou encore d'émulsions acryliques Ces produits, mis sous la forme de solutions ou de dispersions, peuvent être appliqués sur le matériau à protéger de diverses manières, le plus généralement par trempage ou par pulvérisation, éventuellement électrosta- tique Ils présentent cependant plusieurs inconvénients majeurs qui, au fil des années, sont de moins en moins acceptables. L'un de ces inconvénients réside dans le fait que la mise en solution ou la dispersion des produits devant constituer le revêtement nécessite le plus souvent la pré- sence d'un solvant, soit du type hydrocarbure aliphatique comme le white spirit, soit du type alcool comme l'alcool isobutylique Or, ces solvants imposent des précautions d'emploi au moment de l'application du produit, en raison de leur inflammabilité et de leur relative toxicité; de plus, ces solvants ne sont pas inoffensifs vis-à-vis de certains matériaux comme par exemple le caoutchouc, les résines acryliques ou polycarbonates et les matières syn- thétiques plastiques qui entrent dans la constitution d'une grande proportion des objets devant être protégés. Un autre inconvénient réside dans les difficultés rencontrées au moment de l'enlèvement du revêtement de protection, ou déconditionnement Celui- ci nécessite en effet le recours soit à des solvants, soit à des solutions chaudes légèrement alcalines additionnées d'agents tensio- actifs, ou à une combinaison de ces moyens Des appareil- lages spéciaux sont même parfois indispensables pour ef- fectuer cette opération de déconditionnement; de tels ap- pareillages, de par leurs coût et encombrement, ne se trou- vent que dans certains points géographiquement répartis dans les zones de vente. Un autre inconvénient réside dans la non-biodégradabi- lité des différents produits actuellement utilisés, ceux-ci étant ainsi à l'origine de pollutions non seulement sur le lieu de mise en place du revêtement, mais encore sur les lieux de déconditionnement. Un autre inconvénient réside dans le fait que certains des produits utilisés à ce jour, à savoir les paraffines et les cires, ne permettent pas d'obtenir des films parfai- tement transparents, ce qui est gênant dans certaines ap- plications o la transparence est désirée soit pour flatter l'aspect visuel, soit pour permettre la visibilité à tra- vers les pare-brise des voitures, soit pour reconnaître la couleur du matériau constitutif des objets protégés. L'invention a pour but, surtout, de remédier à ces inconvénients et de fournir une composition et un procédé du genre en question ne nécessitant pas le recours à un solvant du type hydrocarbure aliphatique ou du type alcool et permettant l'obtention d'un revêtement biodégradable et d'enlèvement facile. Or, la Société Demanderesse a eu le mérite de trouver qu'un revêtement obtenu à partir d'une composition pouvant être appliquée sous la forme d'une solution ou dispersion aqueuse et qui est à base d'au moins un polysaccharide et d'au moins un agent, désigné dans ce qui suit par l'expres- sion "agent mouillant", c'est-à-dire propre à abaisser la tension superficielle entre la solution aqueuse et la sur- face de l'objet destiné à recevoir le revêtement, répond à ces exigences. On retrouve le ou les polysaccharides ainsi que le ou les agents mouillants dans le revêtement susdit. Par "polysaccharides", on désigne les produits choisis dans le groupe comprenant notamment la cellulose et ses dérivés, en particulier la carboxyméthylcellulose et les hydroxyalkylcelluloses, ainsi que l'amidon et ses dérivés, ces derniers étant préférentiellement utilisés. Par "amidon", on désigne les produits choisis dans le groupe comprenant les amidons natifs de toute provenance, naturels ou hybrides, provenant par exemple de la pomme de terre, du manioc, du mais, du mais cireux, du mais à haute teneur en amylose, du blé, du riz Par "dérivés de l'ami- don", on désigne tous les amidons modifiés par voie physi- que et/ou chimique Les modifications obtenues par voie physique qui peuvent être réalisées sur l'amidon compren- nent notamment les opérations de gélatinisation sur tambour et les traitements de cuisson-extrusion Les modifications obtenues par voie chimique comprennent notamment les opéra- tions ou réactions de dextrinification, d'oxydation, d'hy- drolyse (acide ou enzymatique), d'estérification, d'éthé- rification et autres. Les "agents mouillants" pouvant être mis en oeuvre sont choisis dans le groupe comprenant notamment les pro- duits surfactants anioniques, cationiques, non ioniques ou amphotères, parmi lesquels on peut citer les savons, les sulfonates et les sulfates, les chlorhydrates de lauryl- amine, les halogénures d'ammonium quaternaire, les bromures d'alcool pyridinium, les condensats d'oxyde d'éthylène ou d'oxyde de propylène avec les acides gras, les alcools gras, les amines ou les phénols et autres. La présence d'au moins un agent mouillant dans la composition conforme à l'invention est rendue nécessaire du fait que le revêtement protecteur recherché doit être réparti de façon homogène et continue sur toute la surface du matériau constitutif de l'objet à protéger. C'est l'obtention d'un tel revêtement continu et homo- gène qui impose la valeur de la quantité minimale de poly- saccharide et d'agent mouillant qui doit être présente dans la solution ou dispersion sous la forme de laquelle la com- position conforme à l'invention est appliquée. Par rapport à la matière sèche de la composition, l'agent mouillant est présent en une proportion allant de 0,05 à 10 % en poids, de préférence de 0,08 à 7,5 %. De préférence, la composition conforme à l'invention comprend également au moins un agent plastifiant. Celui-ci peut être choisi dans le groupe comprenant par exemple le sorbitol, la glycérine, les sirops de glu- cose hydrogénés, les lactates, les gluconates, les poly- éthylène et polypropylèrne glycols et leurs condensats, les cires émulsionnables, l'urée, les thiourées, les nitrates et leurs mélanges. La proportion d'agent plastifiant est de 0,5 à 30 % en poids, de préférence de 1 à 25 % en poids par rapport à la matière sèche de la composition et, plus préférentielle- ment encore, de 2 à 20 %. La présence de l'agent plastifiant est souhaitable, afin d'obtenir un revêtement protecteur stable, ne présen- tant pas de tendance à l'écaillage ou à la formation de craquelures au cours du stockage. La composition conforme à l'invention ainsi consti- tuée, c'es-à-dire comprenant un polysaccharide, un agent mouillant et, préférentiellement, un agent plastifiant, est aisément soluble dans l'eau et peut être avantageuse- ment utilisée pour former des revêtements destinés à la protection temporaire d'objets manufacturés stockés dans des ambiances faiblement humides. Les revêtement protecteurs ainsi obtenus ne con- viennent toutefois pas pour la protection temporaire d'ob- jets susceptibles d'être soumis à des ambiances relative- ment humides, a fortiori d'objets devant être stockés à l'extérieur. Les compositions conformes à l'invention conduisant à des revêtements répondant à ces dernières exigences com- prennent au moins un agent propre à conférer audit revête- ment final des propriétés de résistance à l'eau et à l'hu- midité. Parmi ces agents, on peut citer par exemple les ré- sines insolubilisantes du type cétone-formol, urée-formol, urée-cétoneformol, mélamine-formol, cyanamide ou sels de cyanamide-formol, résorcineformol, phénol-formaldéhyde, ou divers agents insolubilisants ou réticulants comme le sulfate d'alumine, des réactifs bifonctionnels comme par exemple le glyoxal, et autres. La proportion en poids d'agent insolubilisant pré- sente dans la composition propre à former le revêtement protecteur est de 1 % à 40 %, de préférence de 2 à 35 % et, plus préférentiellement encore, de 3 à 30 % en poids par rapport à la matière sèche. Pour améliorer encore la résistance à l'eau et aux intempéries du revêtement qu'elle permet de former (notam- ment lorsque celui-ci est destiné à la protection des vé- hicules automobiles soumis au ruissellement de la pluie), la composition conforme à l'invention comprend un agent hydrofuge du genre de ceux qui présentent les propriétés du siliconate de potassium Cet agent hydrofuge est présent en une proportion de 0,1 à 8 %, de préférence de 0,2 % à 6 % en poids par rapport à la matière sèche de la composi- tion. En effet, s'il est vrai que les agents insolubili- sants permettent au revêtement protecteur de ne pas s'éli- miner au contact de l'eau ou de l'humidité, ils ne permet- tent généralement pas d'obtenir une hydrophobie totalement satisfaisante, ce qui peut occasionner parfois un gonfle- ment localisé du revêtement, ce gonflement fragilisant le revêtement et entraînant sa dégradation au frottement. Les revêtements protecteurs obtenus par mise en oeuvre de la composition conforme à l'invention comportent les constituants de celle-ci. La composition conforme à l'invention peut éven- tuellement comprendre encore d'autres constituants comme par exemple: des acides ou des agents alcalins pour ajuster le p H du mélange à une valeur déterminée (et réguler la vitesse d'insolubilisation, c'est-à-dire de réaction de la résine), cette valeur étant choisie le plus généralement entre 2 et 12, de préférence entre 3 et 10 et, plus préférentiellement encore, entre 3,5 et 9, des agents modificateurs de la texture, comme le dibenzylidène sorbitol, le stéarate de calcium, le borax, le sulfate d'alumine, le chlorure d'alu- minium; l'addition de ces agents à des solutions de polysaccharides entraîne généralement un ac- croissement brutal de viscosité, de sorte que l'on peut obtenir ainsi un "piégeage" de l'eau, le re- vêtement obtenu présentant ainsi apparemment une siccité élevée; des catalyseurs des réactions d'insolubilisation comme le chlorure d'ammonium, des agents anti-rouille, comme par exemple le sul- fonate de calcium, des sulfates, des chromates, des agents absorbant les rayons ultra-violets, des agents anti-oxydants, des agents bactéricides ou antifongiques. Le procédé conforme à l'invention pour former le revêtement temporaire de protection est caractérisé par le fait que l'on applique, sous la forme d'une solution ou dispersion aqueuse, la composition conforme à l'invention, au pinceau, au pistolet ou par trempage, après quoi on évapore l'eau par séchage naturel ou forcé. Bien que non indispensable et non recherchée, une faible proportion de solvants organiques dans la composi- tion conforme à l'invention, peut se révéler avantageuse dans certains cas, par exemple pour solubiliser certains adjuvants difficilement solubles dans l'eau; dans le même esprit, il peut être avantageux mais non nécessaire d'a- jouter de tels solvants pour accélérer, dans certains cas, la vitesse de séchage du revêtement protecteur après l'ap- plication de la composition. La solution ou dispersion aqueuse par l'intermé- diaire de laquelle est appliquée la composition conforme à l'invention, présente une concentration en matières sèches comprise entre 3 et 70 %, de préférence entre 5 et 60 % et, plus préférentiellement encore, entre 5 et 55 % en poids Cette concentration est choisie notamment, d'une part, en fonction du mode d'application retenu qui condi- tionne le maximum de viscosité admissible et, d'autre part, en fonction de la température de la solution ou de la dis- persion au moment de son application. Lorsque le polysaccharide mis en oeuvre est cons- titué par un produit amylacé, la solution ou dispersion par l'intermédiaire de laquelle est mise en oeuvre la com- position conforme à l'invention, contient de préférence, suivant une première possibilité, outre l'amidon solubili- sé, tous les autres constituants de la composition; cette possibilité est notamment intéressante pour les applica- tions au trempé Cette solution doit présenter une grande stabilité dans le temps, ce qui est d'autant plus diffici- le à réaliser que les amidons utilisés sont plus rétrogra- dants ou surtout que la présence d'agents d'insolubilisa- tion fait évoluer rapidement la viscosité de la prépara- tion. Une seconde possibilité, permettant d'éliminer ces inconvénients dus au manque de stabilité, consiste à ne réaliser qu'au dernier moment le mélange de la solution amylacée avec les différents réactifs susceptibles de pro- voquer une évolution rapide de la viscosité Ceci pourra être réalisé par exemple dans un dispositif du type pistolet à deux entrées, une entrée étant réservée à la préparation contenant l'amylacé, les agents mouillants et/ou plastifiants et les autres adjuvants éventuels, la seconde entrée étant réser- vée aux agents modificateurs de texture et/ou aux agents d'insolubilisation Cette façon de procéder permet notam- ment d'utiliser tout amidon, même natif A titre d'exem- ple, on peut réaliser une colle de fécule native à une concentration de 20 à 40 % de matière sèche environ, par liquéfaction enzymatique ou oxydante, (ce qui permet d'a- juster la viscosité au niveau voulu par le choix de la 1 o quantité d'enzyme ou d'agent oxydant mise en oeuvre), y ajouter les agents mouillants et/ou plastifiants ainsi que les différents adjuvants éventuellement souhaités, et ache- miner la préparation ainsi obtenue par l'une des entrées du pistolet applicateur, pendant que l'on achemine simul- tanément par la seconde entrée une résine-insolubilisante du type urée-formol. Néanmoins, comme indiqué ci-dessus, il est préféré de disposer d'une solution de revêtement protecteur qui comprenne tous les composants souhaités, qui soit donc utilisable telle quelle par l'utilisateur et qui reste stable dans le temps (c'est-à-dire qui présente une stabi- lité d'eau moins 48 heures) malgré la présence d'agents insolubilisants et/ou d'agents modificateurs de texture. Une telle solution est applicable sur tous les matériaux, y compris ceux qui sont soumis aux agressions climatiques. Cette condition de stabilité est extrêmement dif- ficile à réaliser lorsque l'on utilise des combinaisons d'amylacés et d'agents insolubilisants, en raison, d'une part, du caractère très rétrogradant bien connu des amy- lacés et en raison, d'autre part, de leur réactivité éle- vée vis-à-vis des résines insolubilisantes. Or, la Société Demanderesse a trouvé que la solu- tion sous la forme de laquelle est appliquée la composi- tion selon l'invention répondait à cette exigence de sta- bilité dès lors que l'agent de nature amylacée qu'elle comprend est constitué par un amidon modifié chimiquement, de préférence par estérification ou par éthérification, ou par un amidon cireux, préférentiellement de maïs, de pré- férence modifié par cuisson-extrusion, et dès lors que le p H de la solution est fixé à une valeur située en dehors de la zone de p H optimale de la réaction de la résine in- solubilisante sur l'amidon. f 5 Il s'ensuit que, si l'on utilise une résine inso- lubilisante du type urée-formol, qui est connue pour réagir avec les agents de nature amylacée à des p H moyennement acides, on fixe par exemple le p H de la solution à une va- leur située dans la gamme des p H alcalins, de préférence à une valeur supérieure à 8. Par contre, si l'on choisit d'utiliser une résine insolubilisante du type résorcine-formol, qui est connue pour réagir avec l'amidon à des p H alcalins, on fixe par exemple le p H de la solution à une valeur acide, de pré- férence à une valeur comprise entre 4 et 5,5. Le choix de l'agent de nature amylacée parmi les amidons définis ci-dessus, et la fixation du p H de la solu- tion en dehors de la zone optimale de réaction de la ré- sine insolubilisante sur l'amidon, permet d'obtenir une solution prête à l'emploi qui comprend l'amylacé, l'agent mouillant, éventuellement l'agent plastifiant et autres adjuvants, ainsi que la résine insolubilisante et qui res- te parfaitement stable, c'est-à-dire qui ne présente pas d'évolution notable de viscosité durant une période au moins égale à 48 heures. La Société Demanderesse a constaté que, de façon surprenante, malgré le choix du p H en dehors de la zone correspondant à des conditions de réaction optimales de la résine insolubilisante sur l'agent de nature amylacée, le revêtement protecteur obtenu, par application de la solu- tion puis séchage naturel ou forcé, présentait une résis- tance à l'eau tout à fait satisfaisante. Ainsi; on peut proposer aux utilisateurs, confor- mément à l'invention, une composition qui peut être mise en oeuvre sous la forme d'une solution aqueuse stable prête à l'emploi et qui permet d'obtenir un revêtement protecteur biodégradable, présentant une bonne adhérence, une bonne résistance aux chocs et aux rayures ainsi qu'une bonne résistance aux intempéries. Lorsque l'on souhaite réaliser une protection tem- poraire d'objets métalliques peints c'est le cas des vé- hicules automobiles par exemple il est préférable d'uti- liser une solution de revêtement protecteur dont le p H est légèrement acide, c'està-dire préférentiellement compris entre 4 et 6 On préfère alors utiliser, comme résine insolubilisante, une résine du genre de celles qui présentent une zone de p H réactionnelle optimale avec l'amidon située dans les p H alcalins, comme par exemple la résorcine-formol ou la cyanamide-formol. Une composition préférée conforme à l'invention, conduisant à une solution stable dans le temps, comprend un amidon waxy extrudé qui est solubilisé dans l'eau sous agitation, un agent mouillant, un agent insolubilisant et éventuellement un agent plastifiant, de même qu'un agent hydrofuge et éventuellement d'autres adjuvants L'agent insolubilisant est de préférence constitué par la résor- cine-formol ou la cyanamide-formol et l'agent hydrofuge par le siliconate de potassium. * Le p H de la solution sous la forme de laquelle la composition est mise en oeuvre, est choisi inférieur à 7, de préférence entre 4 et 5,5. La composition préférée conforme à l'invention comprend, les pourcentages étant exprimés en poids sur la matière sèche du mélange total: de 30 à 95 % d'un amidon waxy extrudé, de 0,5 à 5 % d'un agent mouillant, de préférence constitué par un tensio-actif non ionique, de 1 à 25 % d'un agent plastifiant, préféren- tiellement constitué par du sorbitol, de la glycérine ou un polyéthylèneglycol, de 2 à 30 % d'un agent insolubilisant, consti- tué de préférence par de la résorcine-formol ou de la cyanamide-formol, de 0,2 à 6 % d'un agent hydrofuge constitué de préférence par du siliconate de potassium. Les autres constituants éventuellement présents le sont en une proportion ne dépassant pas 8 % du mélange total par rapport à la matière sèche Parmi ces consti- tuants, on peut citer par exemple les agents préservateurs, les agents anti-rouille, les agents absorbant les rayons ultra-violets, les catalyseurs des réactions d'insolubili- sation comme le chlorure d'ammonium, et autres, comme déjà indiqué plus haut. Du point de vue pratique, on solubilise dans l'eau l'amidon de maïs cireux, puis on ajoute les divers compo- sants cités ci-dessus et on règle immédiatement le p H entre 4 et 5,5, par addition d'un acide comme l'acide acé- tique La teneur en matières sèches de la solution ainsi obtenue est choisie entre 3 et 35 %, de préférence entre 5 et 30 % et, plus préférentiellement encore, entre 7 et %. Cette solution est stable dans le temps, c'est-à- dire qu'elle ne présente pas d'évolution notable de visco- sité pendant une période d'au moins 48 heures Il résulte des exemples donnés ci-après que des solutions à base de waxy maïs extrudé ont pu être stockées durant des périodes supérieures à 10 jours sans accuser d'évolution notable de viscosité. Les solutions stables prêtes à l'emploi ainsi ob- tenues et sous la forme desquelles est appliquée la compo- sition conforme à l'invention, peuvent être mises en oeu- vre sur les objets à protéger par pulvérisation ou au trempé; la pulvérisation est de préférence électrostati- que Le revêtement protecteur obtenu est homogène, trans- parent, ne s'écaille pas, ni ne gonfle dans le temps, est peu sensible aux rayures et ne s'élimine pas sous' le ruissellement de la pluie. L'enlèvement de ce revêtement est réalisé de fa- çon simple par brossage à l'eau, éventuellement addition- née d'une ou plusieurs enzymes amylolytiques et d'un ou plusieurs agents tensio-actifs et/ou en milieu légèrement alcalin, d'un p H de 7 à 9. L'invention pourra être mieux comprise à l'aide 13- des exemples indiqués ci-après, et qui sont relatifs à des modes de réalisation avantageux. EXEMPLE 1 Composition pour l'obtention d'un revêtement de protection temporaire sur des outils en acier devant subir des sto- ckages prolongés à l'abri des intempéries. La composition mise en oeuvre est à base d'un déri- vé de l'amidon et d'un agent mouillant; elle contient éga- lement un agent plastifiant. Le dérivé de l'amidon est une dextrine jaune obte- nue à partir d'amidon de maïs et présentant une viscosité Ostwald égale à 2,6. Cette dextrine peut être mise en solution à une haute matière sèche tout en présentant une viscosité rela- tivement faible. L'agent mouillant utilisé est un produit tensio- actif non ionique; en l'occurrence, il s'agit de celui commercialisé par Ugine-Kuhlmann sous la marque "t UKANIL 64 ". L'agent plastifiant est constitué par du sirop de sorbitol à 70 %; en l'occurrence, il s'agit de celui com- mercialisé sous la marque "NEOSORB 70/70 " par la Société Demanderesse. Pour la préparation de la solution de revêtement, on procède comme suit. Dans un bécher de 1 litre, on disperse 300 g de la susdite dextrine dans 200 g d'eau La dispersion est réa- lisée sous agitation à l'aide d'un dispositif du type Micro-Vortex tournant à une vitesse d'environ 500 t/min. La solubilisation de la dextrine jaune à partir de cette dispersion est obtenue par élévation de la tempéra- ture à 850 C environ Cette montée en température peut être réalisée par injection directe de vapeur vive sous 3 kg de pression et à une température de 130 'C. Après refroidissement de la solution, on ajoute 60 g de la susdite solution de sorbitol liquide (Neosorb /70) et 0,2 % (par rapport à la solution finale) du pro- duit tensio-actif. Par addition de 100 ml d'eau, on obtient une visco- sité de 56 secondes à 25 'C à la coupe Ford N O 4, ou d'envi- ron 200 cps à 25 WC mesurée sur viscosimètre Brookfield. La solution est alors prête pour l'emploi. Pour former le revêtement temporaire sur les outils en acier, on les trempe dans la solution Une dépose d'en- viron 100 g/m de solution de revêtement est obtenue Comme la solution a une teneur en matières sèches élevée, le re- vêtement sèche très rapidement; il adhère parfaitement aux outils, ne se craquelle pas et ne se raye pas à l'ongle. Après un stockage d'un mois à température ambiante, on procède au déconditionnement des outils, c'est-à-dire on enlève le revêtement protecteur par simple rinçage à l'eau. Ce déconditionnement est réalisé très facilement. EXEMPLE 2 Composition pour l'obtention d'un revêtement de protection temporaire de pièces en aluminium destinées à être stockées à l'abri des intempéries, cette composition conduisant à une solution présentant une bonne stabilité dans le temps. Cette composition est de nouveau, comme à l'exemple 1, à base d'un dérivé d'amidon, d'un agent mouillant, d'un agent plastifiant. L'agent mouillant et l'agent plastifiant sont les mêmes qu'à l'exemple 1. Par contre, pour rendre la solution de revêtement stable dans le temps, on utilise des dérivés de l'amidon dits "stabilisés", c'est-à-dire généralement modifiés chi- miquement, soit par estérification, soit par éthérification. Dans le présent exemple, on a ainsi recours à une fécule de pomme de terre estérifiée par l'anhydride acéti- que et présentant un indice d'acétyle voisin de 1,5 Cette fécule acétylée a également subi un traitement de fluidi- fication par hydrolyse acide, afin d'ajuster la viscosité en solution à une valeur convenable. On prépare la solution pour revêtement protecteur en dispersant, dans un bécher de 1 litre contenant 300 cm d'eau, une quantité de 65 g de la susdite fécule acétylée fluidifiée; en l'occurrence, on a recours à celle connue sous la dénomination "KOFILM 150 " commercialisée par la Société Demanderesse La solubilisation est obtenue par cuisson à la vapeur vive pendant une durée de 10 minutes environ sous agitation à l'aide du dispositif Micro- Vortex tournant à une vitesse d'environ 500 t/min. Après refroidissement de la solution ainsi obtenue jusqu'à la température ambiante, on ajoute successive- ment 13 g de l'agent plastifiant et 0,75 g de l'agent tensio-actif. On amène ensuite, par addition d'eau, la teneur en matières sèches à une valeur voisine de 13 %; la visco- sité obtenue est de 56 secondes à la coupe Ford N O 4 (à 250 C) et de 200 cps au viscosimètre Brookfield (toujours à 250 C). On plonge ensuite trois pièces en aluminium dans la solution de revêtement protecteur ainsi obtenue La dé- pose est,approximativement de 100 g/m 2 humide Le revête- ment est sec après une durée de 15 minutes à la tempéra- turè ambiante. Le revêtement obtenu est parfaitement adhérent au support, résiste aux chocs, ne s'écaille-pas dans le temps et est parfaitement transparent. La solution de revêtement protecteur ne présente pas d'évolution notable de viscosité durant une durée de trois semaines et peut donc êtrefabriquée d'avance et expédiée sur le lieu d'emploi. EXEMPLE 3 Composition pour l'obtention d'un revêtement de protection temporaire d'ustensiles métalliques devant subir des sto- ckages prolongés dans des ambiances humides, notamemnt sur des parcs de stockage en extérieur. A cette fin, il convient de rendre le revêtement résistant à l'humidité en ayant recours à une résine, par exemple à un précondensat du type urée-formol qui, réa- gissant sur le dérivé d'amidon, entraîne l'insolubilisa- tion de celui-ci. Mis à part ce précondensat, on établit la composi- tion en ayant recours au dérivé d'amidon, à l'agent plas- tifiant et à l'agent mouillant de l'exemple 2. Dans un bécher de 1 litre, on disperse donc 65 g de la fécule acétylée et fluidifiée connue sous le nom de "KOFILM 150 " dans 300 cm d'eau La solubilisation de ce produit est obtenue par cuisson à la vapeur vive pen- dant 10 minutes sous agitation au Micro-Vortex tournant à une vitesse d'environ 500 t/min. Après refroidissement de cette solution, on ajoute successivement 13 g d'une solution de l'agent plastifiant et 0,75 g de l'agent mouillant selon l'exemple 2. Par dilution dans l'eau, on amène la teneur en ma- tières sèches finale à environ 13 %, ce qui donne une viscosité de 56 secondes à la coupe Ford n 4 (à 25 C) ou encore de 200 cps à la viscosité Brookfield (à 25 C). Le p H de la solution ainsi constituée est de 5,5. Du fait de la grande réactivité du précondensat insolubilisant dans cette zone de p H, on n'ajoute celui- ci à la solution qu'au moment de l'emploi Le préconden- sat d'urée-formol utilisé est celui commercialisé par la Société SANDOZ sous la dénomination "FINISH EN". La quantité de "FINISH EN" mise en oeuvre est de % en poids par rapport au poids de fécule acétylée fluidifiée. Pour la réalisation du revêtement protecteur sur les ustensiles métalliques à protéger, on a recours à un pistolet électrostatique à deux voies, l'une amenant le précondensat et l'autre les trois autres constituants, le mélange se faisant à la sortie du pistolet On effec- tue une dépose de 100 g/m 2 en "humide" Le revêtement protecteur ainsi obtenu sèche en quelques minutes et of- fre une excellente résistance à l'eau De plus, sa trans- parence n'est que très légèrement atténuée par la réti- culation Sa résistance aux chocs et aux rayures est très satisfaisante Le déconditionnement peut être réalisé à l'aide d'une solution enzymée alcaline, contenant 0,05 % d'a-amylase, par exemple celle connue sous la marque "THERMAMYL" commercialisée par la Société NOVO et amenee à p H 8 à l'aide de carbonate de soude. Pour le stockage, on a recours à des emballages distincts pour le précondensat, d'une part, et la composi- tion des trois autres constituants, d'autre part. EXEMPLE 4 Composition pour l'obtention d'un revêtement de protection temporaire résistant à l'humidité et pouvant être mise sous la forme d'une solution prête à l'emploi ayant une bonne stabilité. On établit la composition en ayant recours au même dérivé d'amidon qu'à l'exemple précédent et, en tant qu'agent mouillant, à un dibutylsulfosuccinate de sodium, en l'occurrence le produit commercialisé sous l'appella- tion "EMPIMIN OT" par la Société MARCHON. On prépare à partir de la fécule entrant dans la susdite composition, 1 litre de solution ayant une teneur de 10 % en matières sèches, par dispersion puis cuisson à la vapeur vive durant 10 minutes, sous agitation obtenue à l'aide d'un Micro-Vortex tournant à 500 t/min. Après refroidissement, on ajoute à cette solution 1,8 g du susdit-agent mouillant, g d'agent plastifiant constitué par du "NEOSORB -70/70 ", g de cyanamide acide, 15 g de formol sous forme de solution à 35 %, g de siliconate de potassium à 40 %. Le p H de la solution est alors ramené immédiatement de 9,6 à 4,5 environ, par addition d'acide acétique. La solution est ensuite ajustée, par addition d'eau, à une viscosité Brookfield de 43 cps à 20 C, soit environ 19 secondes à 200 C à la coupe Ford no 4. La solution ainsi prête à l'emploi peut être sto- ckée sans évolution notable de viscosité durant plus de 76 heures Elle peut être appliquée sur des objets métal- liques peints à l'aide d'un pistolet pneumatique. Après séchage à l'air ambiant durant 20 minutes environ, le film protecteur obtenu est parfaitement ré- sistant à l'eau En effet, une exposition de 8 heures sous un robinet ne modifie en rien son aspect. EXEMPLE 5 Composition pour l'obtention d'un revêtement de protec- tion temporaire, résistant à l'humidité, d'un enlèvement facile et présentant une excellente capacité de conserva- tion à l'état prêt à l'emploi et avant la mise en oeuvre. Une telle composition est requise pour la protec- tion temporaire des véhicules sortant de chaîne et fré- quemment stockés en plein air, donc exposés aux intempé- ries pendant des semaines, voire des mois. La composition visée permet d'obtenir un revêtement transparent, adhérent, résistant aux rayures, aux chocs et aux intempéries, et peut être mise sous forme de solution aqueuse pouvant être stockée sous une forme prête à l'emploi pendant une durée prolongée. Cette composition est à base d'un amidon de mais cireux qui a été extrudé à l'aide d'une extrudeuse à dou- ble vis, de façon à obtenir une viscosité d'environ 1000 cps mesurée au viscosimètre Brookfield (broche 2 et t/minute) à 20 'C et à 25 % de matière sèche commer- ciale. Ces conditions de cuisson-extrusion sont telles que le produit obtenu convient tout particulièrement pour la constitution de la composition pour obtention de revê- tement. En dehors du maïs cireux extrudé, la composition pour revêtement comprend: les agents mouillant et plastifiant selon l'exemple l, un agent propre à conférer à la composition des propriétés de résistance à l'humidité, cet agent étant constitué de cyanamide acide et de formol, et un agent hydrofuge constitué par du siliconate de potassium. Pour préparer la solution aqueuse pour revêtement, on procède comme suit. A partir du susdit mais cireux extrudé et rendu ainsi soluble à froid, on prépare 5 litres d'une solution ayant une teneur de 10 % de matières sèches. Cette solution est agitée pendant 30 minutes à l'aide d'un dispositif du type Micro-Vortex tournant à une vitesse d'environ 1500 t/min. Cinq minutes-avant la fin de cette agitation, on ajoute: g d'agent mouillant, g d'agent plastifiant, g de cyanamide acide, g de formol sous forme de solution à 35 %, 50 g d'une solution de siliconate de potassium à 40 %. Le p H de la composition est alors voisin de 9,5. Pour tamponner le p H de la composition à une valeur située au voisinage de 4,5, on ajoute de l'acide acétique. La solution de revêtement protecteur est alors prê- te à l'emploi On peut l'appliquer sur les véhicules à l'aide d'un pistolet électrostatique Pour ce faire, la viscosité est réglée à 27 secondes à 200 C coupe Ford no 4 ou encore à 105 cps à 20 'C au viscosimètre Brookfield, en diluant avec la quantité nécessaire d'eau. On réalise une dépose de 200 g/m 2 humide sur l'en- semble du véhicule. Le séchage est obtenu par passage dans un tunnel infra-rouge. Le revêtement protecteur est parfaitement sec en une minute. Le revêtement protecteur répond à toutes les exi- gences de la technique, notamment du point de vue de la résistance aux intempéries, aux chocs, aux rayures. Il est en outre d'une grande transparence, ce qui est un avantage considérable pour ce type d'application (notamment en ce qui concerne la facilité pour la manipu- lation des véhicules et pour le repérage des couleurs). Mais la particularité essentielle de cette composi- tion est d'offrir une grande stabilité dans le temps à l'état prêt à l'emploi, que ce soit du point de vue de la viscosité, ou de celui de la qualité du revêtement obtenu à partir de cette composition. Ceci est bien vu dans les résultats réunis dans le tableau ci-après, ces résultats concernant l'évolution du p H et de la viscosité en fonction du temps et de la tempé- rature de stockage. 0 TABLEAU Temps de stockage Tests 4 WC 200 C 50 WC p H 4,3-4,4 0 heure Viscosité Brookfield 105 cps coupe Ford no 4 27 sec. 4,35 4,40 4,55 3 jours " 300 cps 122,5 cps 110 cps 37 sec 29 sec 20 sec. 4,2 4,40 4,60 6 jours " 205 cps 120 cps 110 cps 37 sec 28 sec 20 sec. 4,25 4,40 4,60 14 jours " 205 cps 120 cps 110 cps Yi 38 sec 30 sec 20 sec. On constate qu'au bout de deux à la température ambiante ou même à 4 pas de variation de la viscosité. semaines ou 50 'C, de stockage il n'y a En suite de quoi et quel que soit le mode de réali- sation adopté, on dispose ainsi d'une composition pour l'obtention d'un revêtement protecteur temporaire d'objets devant être stockés qui présentent, par rapport à ceux qui existent déjà, de nombreux avantages, notamment: celui d'être biodégradable, celui d'être d'un enlèvement très facile. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus particulièrement envisagés; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1 Composition pour former sur un objet un revête- ment temporaire de protection et pouvant être appliquée sous la forme d'une solution ou dispersion aqueuse, carac- térisée par le fait qu'elle comprend au moins un polysac- charide et au moins un agent mouillant. 2 Composition selon la revendication 1, caracté- risée par le fait que le polysaccharide est choisi dans le groupe comprenant la cellulose et ses dérivés, en par- ticulier la carboxyméthylcellulose et les hydroxyalkylcel- luloses, ainsi que l'amidon et ses dérivés, ces derniers étant préférentiellement utilisés. 3 Composition selon la revendication 2, caracté- risée par le fait que l'amidon est choisi dans le groupe comprenant les amidons natifs de toute provenance, naturels ou hybri- des, provenant par exemple de la pomme de terre, du manioc, du mais, du maïs cireux, du maïs à haute teneur en amylose, du blé, du riz, et que le dérivé d'amidon est choisi dans le groupe comprenant les amidons modifiés par voie physique et/ou chimique. 4 Composition selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée par le fait que l'agent mouillant est choi- si dans le groupe comprenant notamment les produits sur- factants anioniques, cationiques, non ioniques ou ampho- tères, parmi lesquels on peut citer les savons, les sul- fonates et les sulfates, les chlorhydrates de laurylamine, les halogénures d'ammonium quaternaire, les bromures d'al- coyl pyridinium, les condensats d'oxyde d'éthylène ou d'oxyde de propylène avec les acides gras, les alcools gras, les amines ou les phénols. Composition selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisée par le fait qu'elle comprend un agent plastifiant. 6 Composition selon la revendication 5, caracté- risée par le fait que l'agent plastifiant est choisi dans le groupe comprenant par exemple le sorbitol, la glycérine, les sirops de glucose hydrogénés, les lactates, les gluco- nates, les polyéthylène et polypropylène glycols et leurs condensats, les cires émulsionnables, l'urée, les thio- urées, les nitrates et leurs mélanges. 7 Composition selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisée par le fait qu'elle comprend un agent pro- pre à conférer au revêtement final des propriétés de ré- sistance à l'eau et à l'humidité. 8 Composition selon la revendication 7, caracté- risée par le fait que l'agent propre à conférer au revête- ment final des propriétés de résistance à l'eau et à l'hu- midité, est choisi parmi les résines insolubilisantes du type cétone-formol, urée-formol, urée-cétone-formol, méla- mine-formol, cyanamide ou sels de cyanamide-formol, résor- cine-formol, phénol-formaldéhyde, ou divers agents insolu- bilisants ou réticulants comme le sulfate d'alumine, des réactifs bifonctionnels comme par exemple le glyoxal. 9 Composition selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisée par le fait qu'elle comprend un agent hy- drofuge du genre de ceux qui présentent les propriétés du siliconate de potassium. Composition selon l'une des revendications 1 et 4 à 9, caractérisée par le fait que le polysaccharide est choisi dans le groupe comprenant les amidons modifiés chi- miquement et les amidons cireux, de préférence de mais. 11 Composition selon la revendication 10, caracté- risée par le fait que l'amidon cireux est modifié par un traitement de cuisson-extrusion. 12 Composition selon l'une quelconque des revendi- cations 1 à 11, caractérisée par le fait que, par rapport à la matière sèche, la proportion d'agent mouillant est de 0,05 à 10 % en poids, de préférence de 0,08 à 7,5 %, la proportion d'agent plastifiant est de 0,5 à 30 %, de préférence de 1 à 25 % en poids et, plus préféren- tiellement encore, de 2 à 20 %, la proportion d'agent insolubilisant est de 1 à %, de préférence de 2 à 35 % et, plus préférentiellement encore de 3 à 30 % en poids, la proportion d'agent hydrofuge est de 0,1 à 8 %, de préférence de 0,2 % à 6 % en poids. 13 Composition pour former sur un objet un revê- tement temporaire de protection et pouvant être appliquée sous la forme d'une solution ou dispersion aqueuse, carac- térisée par le fait que, par rapport à la matière sèche et exprimés en pourcentages en poids, elle comprend: -de 30 à 95 % d'un amidon waxy extrudé, de 0,5 à 5 % d'un agent mouillant, de préfé- rence constitué par un tensio-actif non ionique, de 1 à 25 % d'un agent plastifiant, préféren- tiellement constitué par du sorbitol, de la glycérine ou un polyéthylèneglycol, de 2 à 30 % d'un agent insolubilisant, consti- tué de préférence par de la résorcine-formol ou de la cyanamide-formol, de 0,2 à 6 % d'un agent hydrofuge constitué de préférence par du siliconate de potassium. 14 Solution aqueuse stable pour former sur un objet un revêtement temporaire de protection non résistant aux agressions climatiques, caractérisée par le fait qu'elle comprend, en une quantité telle que sa teneur en matières sèches est comprise entre 3 et 35 %, de préfé- rence entre 5 et 30 % et, plus préférentiellement encore, entre 7 et 25 %, une composition selon l'une des revendica- tions 1 à 6 dans laquelle le polysaccharide est un amidon modifié chimiquement, de préférence par estérification ou éthérification. Solution aqueuse stable pour former avec un objet un revêtement temporaire de protection résistant aux agressions climatiques, caractérisée par le fait qu'elle -comprend, en une quantité telle que sa teneur en matières sèches est comprise entre 3 et 35 %, de préférence entre et 30 % et, plus préférentiellement encore, entre 7 et %, une composition selon l'une des revendications 7 à 9 dans laquelle le polysaccharide est constitué par un agent amylacé choisi dans le groupe comprenant les amidons modifiés chimiquement, de préférence par éthérification ou estérification, et l'amidon cireux, de préférence de maïs, de préférence modifié par cuisson-extrusion, la valeur du p H de la solution étant choisie à l'extérieur de la zone qui correspond aux conditions optimales de réaction entre l'agent amylacé et l'agent propre à conférer au revêtement final des propriétés de résistance à l'eau et à l'humidité. 16 Procédé pour former sur un objet un revêtement temporaire de protection, caractérisé par le fait que l'on applique sous la forme d'une solution la composition selon l'une des revendications 1 à 6 au pinceau, au pistolet ou par trempage et que l'on évapore l'eau par séchage naturel ou forcé. 17 Procédé pour former sur un objet un revêtement temporaire de protection, caractérisé par le fait que l'on applique la solution conforme à l'une des revendications 14 et 15 au pinceau, au pistolet ou par trempage et que l'on évapore l'eau par séchage naturel ou forcé. 18 Procédé pour former sur un objet un revêtement temporaire de protection, caractérisé par le fait que l'on a recours à un pistolet à deux voies par l'une desquelles on achemine sous la forme d'une solution la composition selon les revendications 1 à 6 et que, par l'autre voie, on achemine un agent insolubilisant, la réunion se faisant à la sortie du pistolet au contact de la surface de l'ob- jet à protéger, le revêtement ainsi formé étant ensuite séché. 19 Objet caractérisé par lé fait qu'il comporte un revêtement temporaire de protection à base d'une compo- sition selon l'une des revendications 1 à 13, obtenu par mise en oeuvre du procédé selon l'une des revendications 16 à 18.