L'invention concerne un meuble de repos, notamment un fauteuil de relaxation comportant un piètement supportant un plan d'assise et au moins un dossier articulé par rapport au piètement. Les fauteuils connus comportent en général pour commander l'inclinaison de leur dossier des dispositifs compliqués tels que des systèmes à crémail ibère, à vis, etc..., souvent mal placés pour être manoeuvrés commodément. L'actionnement de ces systèmes demande, de la part de l'utilisateur, un certain effort, un dérangement, un changement de position du corps souvent difficultueux En particulier, quand l'utilisateur veut relever son dossier à partir d'une position assez inclinée, il lui faut s'arcbouter aux accoudoirs, prendre appui par terre afin de se relever, plier le torse vers l'avant, puis il doit chercher et manoeuvrer la commande d'inclinaison du dossier; en général, la position du dossier obtenue ne correspond pas exactement à la position souhaitée d'où un nouveau dérangement, un nouvel effort, toutes choses irritantes quand on a besoin de repos. De plus, les systèmes de commande déjà mentionnés sont souvent inesthétiques. Dans les fauteuils de relaxation avec repose-jambes, il est souvent malaisé d'obtenir des mouvements synchronisés du dossier et du repose-jambes pour trouver la position de repos désirée. Les dispositifs de commande compliqués utilisés nuisent à une utilisation simple du fauteuil. S'il est plus facile, après avoir pris place dans un fauteuil de relaxation, de s'allonger, il est plus difficile de se relever; ne parlons pas des personnes impotentes ou âgées pour qui les contorsions sont impossibles, les moindres mouvements appréhendés. L'invention a pour objet de remédier à ces inconvénients et de réduire au maximum I'effort et les gestes nécessaires pour commander le changement de position du dossier et/ou du repose-jambes d'un meuble de repos ; elle a aussi pour objet de rendre un tel changement de position automatique. Un autre objet de l'invention est de fournir un meuble de repos apte à présenter toute une gamme de configurations. Le fauteuil selon la présente invention offre maintenant à l'utilisateur la possibilité de changer de position de repos par le seul mouvement de son corps, l'esprit libéré de toute contrainte. Les mouvements naturels du corps de l'utilisateur, que ce soit vers l'arrière pour se détendre, ou vers l'avant pour regarder par exemple la télévision, suffisent à faire basculer dans un sens ou dans l'autre, un ou plusieurs des éléments du meuble au gré de la personne. Pendant ces mou vements, le corps et le meuble ne font qu'un ensemble : le dossier, par exemple, obéit au mouvement naturel du dos, "colle" littéralement à ce dernier0 Quand le dossier est dans sa position la plus avancée, I'utilisateur nta seulement besoin que d'actionner un système très simple pour incliner le dossier en position reculée.Mais, contrairement aux fauteuils classiques, I'utilisateur n'a plus à se préoccuper d'aucune manoeuvre, que ce soit pour arrêter le dossier en position reculée, ou pour passer dune position reculée à une position avancée; et l'invention apporte ainsi un avantage considérable. L'invention apporte ainsi une solution très fonctionnelle et élégante aux inconvénients cités plus haut. De même, dans sa version avec repose-jambes, le siège de relaxation selon l'invention se transforme au gré de l'utilisateur, le dossier et le reposejambes obéissant au moindre mouvement naturel du corps dans quelque sens que ce soit, en suivant étroitement les mouvements du dos et des jambes de la personne. Le moindre désir de changement de position de l'utilisateur est ainsi réalisé instantanément. Ces buts sont atteints par la présente invention au moyen d'un organe de liaison reliant le dossier à un élément de meuble, tel qu'un repose-jambes ou un accoudoir ; une extrémité de cet organe est articulée au dossier, l'autre extrémité coopère avec le piètement par l'intermédiaire d'un système de verrou, Dans une position déterminée, le système de verrou immobilise l'or- gane de liaison par rapport au piètement et le dossier se trouve ainsi bloqué dans une position déterminée. Dans une autre position, le système de verrou libère l'organe de liaison par rapport au piètement et autorise de cette manière le déplacement du dossier. Dans sa variante de fauteuil à dossier inclinable, le meuble de l'invention comporte, en tant qu'organe de liaison, un système extensible, notamment télescopique, qui coulisse à l'intérieur de l'accoudoir. Une gâchette escamotable permet de bloquer le système extensible en maintenant le dossier par rapport au piètement dans une première position. En escamotant la gâchette à l'intérieur de l'accoudoir, l'utilisateur libère par ce seul geste le dossier qu'il peut alors déplacer avec son dos vers une deuxième position. Quand il désire revenir à la première position, I'utilisateur n'a aucunement besoin de prévoir des gestes, le seul fait de se mouvoir vers la position désirée entrarnant automatiquement le dossier. Dans sa variante de siège de relaxation, le meuble de l'invention présente un dossier et un repose-jambes réglables, articulés au piètement. Un organe de liaison est articulé au dossier et au repose-jambes. De préférence, cet organe de liaison est constitué par un accoudoir. Une biellette coudée formant système de verrou assure le blocage du dossier et du repose-jambes par rapport au piètement dans deux positions déterminées: - l'une de ces positions correspond au pliage du repose-jambes sous le plan d'assise, le meuble s'apparentant alors à un fauteuil ; - dans l'autre position, l'utilisateur est étendu au maximum, le dossier et le repose-jambes étant alors pratiquement parallèles au plan d'assise. Entre ces deux positions extrêmes, le siège de relaxation peut présenter une multiplicité de configurations à la volonté de l'usager, la biellette coudée assurant le couplage des déplacements du dossier et du repose-jambes. Le dossier et le repose-jambes forment un ensemble dynamique qui suit étroitement les mouvements du corps. Pour que l'usager n'ait d'autre geste à faire que de mouvoir son corps instinctivement, cet ensemble dynamique est maintenu en équilibre par des moyens de frottement agissant sur la biellette coudée ; ainsi, dès que le torse ou le dos de la personne bouge, le dossier et le repose-jambes suivent ; quand le corps a trouvé la bonne position de repos, le dossier et le repose-jambes s'arrêtent avec le dos et les jambes. Le mode de réalisation préféré de l'invention présente la combinaison des caractéristiques de structure des variantes déjà décrites ; il en résulte une combinaison de leurs avantages. Dans ce mode de réalisation le dossier est relié - d'une part, à l'accoudoir par l'intermédiaire d'un système extensible, notamment télescopique, qui coulisse à l'intérieur de l'accoudoir; - d'autre part, au repose-jambes par l'intermédiaire de l'accoudoir et d'une biellette coudée. L'accoudoir et le système extensible forment ainsi chacun un organe de liaison susceptible d'opérer alternativement et indépendamment l'un de l'autre. Le meuble comprend aussi un système de verrou constitué par une g8chette escamotable et une biellette coudée remplissant les fonctions déjà décrites. De cette manière, quand on verrouille la gâchette, le dossier et le repose-jambes peuvent être déplacés simultanément grâce à l'accoudoir qui agit entre le dossier et le repose-jambes comme un organe de liaison indéformable mais articulé, à condition évidemment que la biellette coudée ne soit pas verrouillée. Lorsque la biellette est verrouillée dans l'une de ses deux positions où le repose-jambes est bloqué par rapport au piètement, le déplacement du dossier, indépendamment du reste du meuble, peut être réalisé grâce au système extensible agissant comme organe de liaison avec l'accoudoir, celu;-ci étant immobilisé par rapport au piètement. II est ainsi possible de désolidariser les mouvements du dossier de ceux du repose-jambes. Le meuble de l'invention est entièrement repliable ; à cette fin, le piètement est constitué de deux éléments articulés l'un à l'autre. Dans ce même but, le dossier est relié au piètement par l'intermédiaire d'une pièce comportant une "fourche" ; cette pièce est articulée d'une part à la partie inférieure du dossier et d'autre part à l'arrière du piètement ; la "fourche" est susceptible de reposer librement sur le piètement, le dossier s'appuyant ainsi librement sur le piètement . On va maintenant décrire un exemple de réalisation préféré de l'invention en référence aux dessins annexés. Sur ces dessins - la figure 1 représente en perspective un siège de relaxation ; - les figures 2a à 2d illustrent schématiquement tes diverses possibilités du siège de relaxation représenté en vue latérale ; - la figure 3 est une perspective de l'articulation du dossier au piètement ; - la figure 4 est une vue en coupe du système extensible de l'invention en position verrouillée ; - la figure 5 est une vue en coupe du système extensible de l'invention en position déverrouillée ; - la figure 6 représente une vue latérale de la biellette coudée et de ses articulations aux éléments du siège de relaxation ; - la figure 7 est une vue en coupe de la figure 6 selon A-A'. Bien que l'invention puisse concerner indifféremment un meuble consistant en un fauteuil sans repose-jambes, ou en un siège de relaxation avec repose-jambes, on décrira dans ce qui suit une forme de réalisation préférée d'un meuble combinant ces deux possibilités. La figure 1 représente un siège de relaxation réalisé selon l'invention. Une carcasse, de préférence métallique, sert de support aux garnitures ou à des coussins qui donnent au meuble le confort nécessaire. Une partie de la carcasse forme le piètement 6-7 qui sert de support au plan d'assise 1. Le piètement est formé de deux arceaux 6 et 7 ; I'arceau avant 7 est articulé en 26 à l'arceau 6 afin d'autoriser le pliage total du meuble. On ne s'écarterait évidemment pas de l'invention en prévoyant un piètement d'une seule pièce. Le dossier 2 est articulé en 8 au piètement. Des accoudoirs 4 sont supportés par des éléments de carcasse 5. Un repose-jambes 3 réglable est articulé à l'arceau 6. Dans ce qui suit, nous appellerons "dossier 2", "repose-jambes 3", "accoudoir 5", uniquement les parties de carcasse qui supportent les garnitures de ces éléments. Le siège de relaxation représenté à la figure 1 est entièrement articulé. Le dossier 2 est articulé d'une part au piètement 6 en 8, d'autre part à l'accoudoir 5 par un système extensible 9, commandé par une gâchette 14. L'accoudoir 5 est lui-même articulé en 10 au repose-jambes 3 par l'intermédiaire d'une biellette coudée 11. Cette biellette rend mobile le reposejambes 3 par rapport au piètement 6, ladite biellette étant dans ce but articulée en 12 à une pièce coudée 13 fixée solidement au piètement 6. Les articulations et organes de liaison 8, 9, 11 notamment, que l'on va décrire plus en détail par la suite, permettent au siège de relaxation de présenter toute une série de configurations dont quelques-unes sont schématisées aux figures 2a à 2d. Sur les figures 2a, 2b, 2c, 2d, les mêmes références que celles portées sur la figure 1 désignent les mêmes pièces. Afin de mieux montrer les diverses positions relatives possibles des éléments du meuble, on a représenté la carcasse débarrassée de ses garnitures. A la figure 2a, le meuble a la forme d'un simple fauteuil. Le reposejambes 3 est replié sous le plan d'assise 1 ou sous le piètement 6, la biellette 11 ayant pivoté autour de l'axe fixe 12 ; le pivotement de la biellette Il entrarne l'accoudoir 5 qui lui est articulé en 10. Dans la position de la figure 2a, le repose-jambes 3, la biellette 11 et l'accoudoir 5 sont alors immobilisés par rap port au piètement 6. Le fauteuil obtenu a cependant son dossier mobile grâce au système extensible 9 représenté aux figures 5, 6 et 7. L'usager du fauteuil a ain Si le choix entre deux inclinaisons 2 et 2' du dossier 2 ; après avoir actionné la gâchette escamotable 14, il lui suffit d'exercer avec son dos une pression sur le dossier pour déplacer celui-ci de la position 2 à la position 2' indiquée en pointillés.Par simple relâchement de la pression du dos sur le dossier, l'usager peut retourner automatiquement à la position 2 d'origine. A la figure 2b, le meuble de l'invention se présente sous forme d'un siège de relaxation : l'utilisateur est assis, jambes allongées. L'utilisateur peut passer facilement de la position fauteuil de la figure 2a à la position siège de la façon suivante : il repousse avec la main le repose-jambes selon la flèche G de la figure 2a, ledit repose-jambes pivotant autour de l'axe 12. (On décrira plus loin, en référence à la figure 6, le mécanisme prévu pour permettre ce mouvement). Lorsque le repose-jambes atteint une position sensiblement verticale, son déplacement obéit alors directement au déplacement du dossier sur lequel agit l'utilisateur sans que ce dernier ait à actionner le repose-jambes, le système par ticulier prévu sera décrit plus loin en référence à la figure 6. Pour prendre la position allongée, l'utilisateur n'a pas d'autre mouvement à exécuter que d'appuyer son dos sur le dossier, la gâchette 14 restant verrouillée. L'accoudoir 5 constituant un organe de liaison entre le dossier 2 et le repose-jambes 3, de préférence monobloc, le déplacement du dossier 2 entrarne un déplacement du repose-jambes 3. Par la seule action de son dos, l'utilisateur du siège de relaxation commande donc les mouvements du dossier et du reposejambes. De même, lorsque la personne étendue désire se relever, la seule poussée des jambes sur le repose-jambes 3 commande l'abaissement de celui-ci et, par conséquent, le relevage du dossier 2. On voit que le siège de relaxation accompagne fidèlement tout déplacement naturel du corps. Dans la série de configurations du meuble dont on vient de parler, le repose-jambes 3 est mobile entre sa position représentée à la figure 2a oii il est immobilisé sous le piètement 6 et sa position relevée extrême représentée à la figure 2c où il est immobilisé notamment par des moyens de butée agissant sur la biellette coudée 11. A la figure 2c, comme à la figure 2a, le repose-jambes 3, la biellette 11 et l'accoudoir 5 sont immobilisés par rapport au piètement 6. La personne étendue a encore la faculté, comme on l'a expliqué pour la figure 2a, d'incliner son dossier vers l'arrière de la position 2" vers la position 2"', grâce au système extensible 9 ; l'escamotage de la gâchette 14 déverrouille en effet le système extensible 9 libérant ainsi le dossier. L'usager a de cette manière la possibilité de s'étendre au maximum avec le minimum d'effort ; après avoir actionné la gâchette 14, la seule action de son dos commande les déplacements du dossier. Le meuble de l'invention est entièrement repliable (figure 2d) de manière à occuper le minimum d'espace. En position repliée, l'élément de piètement 7 et le repose-jambes 3 sont ramenés sous le piètement 6. De par la forme de la biellette coudée 11, I'accoudoir 5 se trouve rapproché au maximum du piètement0 Grâce à la forme particulière de l'articulation 8 du dossier 2 au piètement, le dossier est rabattu sur l'accoudoir 5. Cette articulation 8 (figure 3) comprend une pièce 31 en forme de fourche articulée en 32 au piètement 6 et sur laquelle vient s'articuler le dossier 2 du côté de la partie "fourche" de la pièce 31. Cette articulation permet, non seulement de replier entièrement le meuble par rabattement du dossier sur le plan d'assise (figure 2d), mais autorise aussi d'autres inclinaisons du dossier 2, notamment dans le cas ou le dossier est destiné à occuper les positions 2', 2"' des figu res 2a et 2c à ÈI ce moment, du fait de la translation du système extensible 9, le dossier 2 pivote autour de l'articulation 33. De préférence et afin de sauvegarder l'esthétique du meuble de l'invention, dans toutes ses configurations, ses garnitures sont d'une seule pièce, mais on peut les prévoir en plusieurs éléments séparés. La figure 4 illustre le système extensible 9 et son système de verrou constitué notamment par la gâchette escamotable i4, représentée en position de verrouillage ; cet état correspond par exemple aux positions 2, 2u du dossier indiquées sur les figures 2a à 2c, c'est-à-dire que le dossier est immobilisé par rapport à l'accoudoir. Le système extensible 9 est susceptible de coulisser à l'intérieur de l'accoudoir 5. Il est constitué par un ensemble télescopique qui comprend - une tige 15 formant piston, ayant une extrémité 17 articulée au dossier 2 et portant à son autre extrémité 18 la gâchette escamotable 14 logée dans I'accoudoir 5 ; - un cylindre constitué par l'accoudoir lui-même ayant de préférence, mais non exclusivement, une forme tubulaire ; - un organe élastique interposé entre le cylindre et le piston. Comme il apparat sur les figures 4 et 5, la gâchette 14 est articulée en 18 à l'extrémité d'un profilé 19 lui-même solidaire de la rige 15 en 20. L'ensemble tige 15-profilé 20 forme donc un tout qui coulisse dans l'accoudoir. En position verrouillée, la gâchette 14 coopère avec une fenêtre 21 pratiquée dans l'accoudoir 5, une arête de la gâchette s'appuyant sur les bords de la fenêtre 21 ; la gâchette est alors en saillie hors de la fenêtre 21. De préférence, L'organe élastique 16 est formé d'une série de ressorts coaxiaux à la tige 15 et séparés par des pièces 22, 23, 24 coulissant sur la tige 15 et formant tampons. L'un des ressorts est fixé ou est en butée sur un coulisseau 25 ; un autre ressort est en butée ou est fixé au tampon 24. Des moyens de butée 26 fixés à l'accoudoir 4-5, limitent la course du coulisseau 25 lors de la compression de l'organe élastique 16. Sur la figure 5, la gâchette est représentée en position de déverrouillage après que l'usager ait escamoté à la main et qu'il ait amené par le seul déplacement de son dos le dossier dans une position correspondant par exemple aux positions 2', 2"' indiquées sur les figures 2a et 2c. Par coulissement de l'ensemble tige 15-profilé 19-gâchette escamotée 14 dans l'accoudoir et des tampons 22, 23, 24 sur la tige 15, les ressorts sont comprimés progressivement les uns après les autres, par blocage du coulisseau 25 sur les moyens de butée 26. Le profilé 19 9 se présente sous la forme d'un étrier solidaire en 20 d'une tête de la tige 15. Cet étrier a la forme d'un U dont l'ouverture est disposée vers le bas si bien que la gâchette 14 est escamotable dons le profilé et peut faire saillie hors de ce dernier lorsqu'elle se trouve en regard de la fenêtre 21 de l'accoudoir. Le système extensible 9 ainsi réalisé forme par conséquent un organe de liaison entre le dossier 2 et le piètement 6-7 (par l'accoudoir 5) une extrémité de cet organe de liaison est articulée en 17 ou dossier 2 ; L'autre extrémité coopère avec le piètement 6-7 par l'intermédiaire d'un système de verrou constitué par la gâchette 14. Ce système de verrou dans l'une de ses positions (gâchette 14 en saillie hors de la fenêtre de l'accoudoir 5) immobilise l'organe de liaison par rapport au piètement 6-7, ce qui correspond au blocage du dossier 2 dans une position déterminée. Dans une autre position (gâchette 14 escamotée), le système de verrou libère l'organe de liaison par rapport au piètement et autorise le déplacement du dossier. Le système extensible 9, entièrement intégré à l'accoudoir 5, lui-même supportant la garniture 4, ne rompt pas les lignes extérieures du meuble ; la gâchette 14, une fois verrouillée, fait légèrement saillie hors de l'accoudoir et se révèle très pratique pour l'usager. La figure 6 montre en détail le mode d'articulation du repose-jambes 3 au piètement 6 et à l'accoudoir 5. Une biellette coudée Il, solidaire par une de ses extrémités au repose-jambes 3, est articulée notamment par son autre extrémité en 12 au piètement 6. L'élément de piètement avant 7 est articulé en 26 au piètement 6. L'accoudoir 5 est articulé en 10 directement sur la biellette Il entre le repose-jambes 3 et laorticulation 12. L'articulation 10 décrit un arc de cercle 10-10' centré sur l'articulation 12, entre deux positions qui correspondent aux deux positions limites B et B' du repose-jambes 3 : la position relevée maximum B (en trait plein) et la position repliée B' (en pointillé) sous le piètement 6-7. Grâce à la forme coudée de la biellette 11, un déplacement du dossier 2 commande automatiquement, par l'intermédiaire de l'accoudoir 5, un déplacement du repose-jambes 3, notamment entre la position B et une position correspondant à la position 10" de l'articulation 10 (arc de cercle H1) Par les seuls mouvements naturels de son corps, Itutilisateur commande ainsi les déplacements du dossier 2 et du repose-jambes 3. Quand l'utilisateur fait passer le repose-jambes 3 d'une position sensiblement verticale à la position repliée B', ou inversement, l'articulation 10 décrit l'arc de cercle H2 entre les positions 10' et 10". De préférence, les deux branches de la biellette coudée Il forment entre elles un angle aigu, le repose-jambes 3 prolongeant l'une de ces branches. Cette géométrie particulière de la biellette Il a l'avantage de permettre au repose-jambes de pivoter d'environ 1800 pour un débattement angulaire correspondant du dossier moins important. La géométrie de la biellette Il et la disposition de l'articulation 10 de l'accoudoir 5 sur la biellette présentent un autre avantage : l'articulation 10, qui décrit l'arc de cercle 10-10' centré sur l'articulation 12 lors de la rotation du repose-jambes, est toujours disposée, quelle que soit la position de celui-ci, devant l'extrémité avant du piètement, et par conséquent l'accoudoir 5 se trouve toujours au-dessus et à peu près parallèle au plan d'assise 1. Lorsque le repose jambes est replié sous le piètement 6-7, l'accoudoir 5 se rapproche au maximum de celui-ci ; quand le repose-jambes est en position relevée maximum, I'accoudoir est écarté du piètement. Dans tous les cas, I'usager peut ainsi s' accouder à la garniture 4. De préférence, le point d'articulation 12 est disposé à l'avant et sous le plan d'assise 1. Corollairement, I'invention permet, quand le repose-jambes est replié sous le piètement et donc que l'accoudoir repose pratiquement sur ce dernier, de plier entièrement le meuble, le dossier étant libre d'être rabattu sur l'accoudoir. Des moyens de butée 27 pour la biellette 11 sont destinés à limiter le mouvement du repose-jambes 3 en position relevée maximum. Des moyens de frottement 28 agissent sur la biellette 11 ; ces résistances passives sont destinées à stabiliser la position du repose-jambes ou, en d'autres termes, à améliorer l'équilibre statique de l'ensemble dynamique formé par le repose-jambes 3, I'ac- coudoir 5 et le dossier 2. Les moyens de butée 27 et de frottement 28 sont de préférence disposés sur une pièce coudée 13 fixée solidement en 12 et en 26 à l'extrémité avant du piètement 6. Selon une forme particulière de réalisation de l'invention, comme l'illustre mieux la figure 7, la butée 27 est formée par un décrochement de la pièce coudée .13, et la résistance passive 28 se présente sous la forme d'un bossage de cette même pièce coudée, disposé entre la butée 27 et l'articulation 12 de la biellette au piètement. La biellette coudée 11 constitue donc un système de verrou qui, dans deux positions déterminées, immobilise l'accoudoir 5 et assure le blocage du repose-jambes 3 et du dossier 2 par rapport au piètement. Dans une position autre que les deux positions déterminées ci-dessus, ce système de verrou libère l'accoudoir 5 par rapport au piètement 6-7 et autorise le déplacement du dossier, l'accoudoir 5 jouant le rôle d'organe de liaison entre le dossier et le reposejambes . Afin de résumer ce qui précède, on peut dire que l'invention concerne un meuble de repos comportant un plan d'assise supporfé par un piètement, un dossier et un repose-jambes articulés au piètement, et dans lequel un organe de liaison relie le dossier à un élément de meuble, un système de verrou étant intercalé entre l'organe de liaison et le piètement. L'une des caractéristiques essentielles de l'invention réside en ce que - ledit organe de liaison est constitué par par l'accoudoir 5, . ou par le système extensible 9 qui sont susceptibles d'agir alternativement ; - le système de verrou est constitué . par la gâchette escamotable 14, . ou par la biellette coudée 11 qui sont aussi susceptibles d'agir alternativement ou gré de l'utilisateur, en coo pétant avec l'organe de liaison qui leur correspond. Lorsque le système de verrou mis en action est la gâchette 14, L'organe de liaison opérant est le système extensible 9 : l'escamotage de la gâchette libère le dossier et permet le déplacement du dossier vers une position 2', 2"' (figure 2) contre l'action du système extensible, le retour vers la position d'origine 2, 2" (figure 2) s'effectuant automatiquement par relâchement de la pression du dos de l'utilisateur sur le dossier. On supposera évidemment dans ce qui précède que le système de verrou constitué par la biellette 11 se trouve dans l'une de ses deux positions (fig. 6) où l'accoudoir 5 est immobilisé par rapport au piètement. On supposera maintenont que la gâchette 14 soit verrouillée, immobilisant le système extensible 9 et bloquant donc le dossier 2 par rapport au piètement (figure 4). L'usager a maintenant la possibilité de déplacer simultanément le dossier et le repose-jambes par le seul mouvement naturel de son corps. Le système de verrou qui agit est la biellette coudée 11, l'organe de liaison opérant est l'accoudoir 5 qui assure le couplage des déplacements du dossier 2 et du repose-jambes 3. Il est évident que le meuble de l'invention comprend une poutre de biellettes 11, une paire de pièces coudées 13 ; chacun des deux accoudoirs 5 logeant un système extensible 9 et une gâchette 14. L'invention ayant maintenant été exposée et son intérêt justifié sur un exemple détoillé, la demanderesse s'en réserve l'exclusivité pendant toute la durée du brevet, sans limitation autre que celle des termes des revendications ciaprès.