La présente invention a pour objet une pièce d'horlogerie é-leétriqué à résonateur à flexion dans laquelle au moins une lame flexible vibrante entraîne pas à pas, par l'intermédiaire d'un cliquet, une roue de comptage à rocket. 5 Cette pièce d'horlogerie électrique est caractérisée par le fait qu'elle comprend une jauge circulaire de diamètre inférieur à celui de ladite roue de comptage, se substituant à celle-ci en vue d'opérations de mise au point et de réglages, l'agencement étant tel que, lorsque le cliquet' est juste en contact avec ladite 10 jauge, sans exercer radialement sur celle-ci de pression appréciable, 1'armage du cliquet, lorsque la roue de comptage est remise en place, correspond à la valeur nécessaire pour un fonctionnement satisfaisant du mécanisme de comptage. le dessin représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution 15 de l'objet de l'invention. La fig. 1 est une vue en plan, de dessus, d'un mouvement de montre-bracelet électrique. La fig. 2 est une coupe suivant la ligne II-II de la fig. 1, à échelle agrandie. 20 La fig. 3 est une vue en plan, de dessous, d'une partie du mouvement séparée du reste de celui-ci selon un plan brisé dont le profil est indiqué par la ligne III-III de la fig.. 2. La fig. 4 est une coupe d'un détail, suivant la ligne IV-IY de la fig. 1, à échelle agrandie, et 25 La fig. 5 est une coupe d'un détail également à échelle agran die. Le mouvement de montre représenté comprend une platine 1 (fig. 1 et 2) portant les organes mécaniques habituels du mouvement, en particulier le rouage, supporté par ailleurs par un pont 50 de rouage 2, visible à la fig. 2 seulement, fixé à la platine par des vis à portée conique 3. Le bâti du mouvement comporte en outre une deuxième platine, désignée par 4, fixée à la platine 1, sur la face supérieure dp celle-ci, par-dessus le pont de rouage 2, et maintenue à l'aide de 35 vis de fixation 5 (fig. 1)- Cette platine 4, dont le contour a été représenté par un trait renforcé à la fig. 1, afin d'accroître la clarté du dessin, est représentée vue de dessous à la fig. 3. Elle porte l'ensemble du dispositif moteur et régulateur, à savoir les parties mécanique et 40 électrique de celui-ci, de la montre. 7011518 2 2035016 Ce dispositif moteur-régulateur comprend un résonateur symétrique à flexion 6, fixé à la platine 4- par des vis 7, dont les branches flexibles 6a portent, à leur extrémité libre, les éléments mobiles 8 d'un transducteur dont les éléments fixes sont constitués 5 par deux enroulements moteurs 9. Les branches flexibles 6a du résonateur 6 portent en outre, également au voisinage de leur extrémité libre, fixées par des chevilles 10, des branches rigides 11 se terminant par des parties élargies 11a formant contre-poids, et qui portent elles-mêmes des masselottes d'équilibrage 12. Ces 10 dernières, en forme d'étoile à trois branches, sont asymétriques du fait qu'une de leurs branches présente une encoche 13. Ainsi, en faisant tourner ces masselottes, on modifie là position du centre de gravit.é de chacune des deux parties symétriques du résonateur, ce qui permet de régler sa fréquence. Les deux parties élar-15 gies 11a des branches rigides 11 présentent chacune une graduation 14 (fig. 1)» ce qui permet de contrôler la position des masselottes 12 et facilite les opérations de réglage. L'entretien des oscillations du résonateur 6 est assuré électriquement à l'aide d'un circuit électronique transistorisé alimen-20 té par une pile électrique 15 (fig. 1) logée dans un dégagement en are de cercle 16 ménagé dans la platine 4 et dans un dégagement circulaire 17 ménagé dans la platine 1. Ces deux dégagements sont coaxiaux lorsque les deux platines sont assemblées l'une à l'autre, ménageant ainsi un compartiment circulaire destiné à recevoir la 25 pile 15 qui occupe, sensiblement, toute la hauteur du mouvement. Le maintien en place de la pile et ses liaisons électriques avec le circuit électronique sont assurées par deux brides formées de lames élastiques dont l'une, désignée par 18, est fixée à la platine 1 par une vis 19 et dont l'autre, désignée par 20, est 30 fixée à la platine 4 par des moyens décrits ci-après. La bride 18 assure la liaison du pôle positif de la pile 15 à la masse du mouvement et la bride 20 assure la liaison du-pôle négatif de là pile avec l'une des bornes du circuit électronique. Le cireuit électronique d'entretien des oscillations du ré-35 sonateur comporte deux blocs électroniques distincts comprenant chacun une plaquette 21, respectivement 22, se fixant à la platine 4» sous celle-ci, au moyen de vis 23» Le -contour de ces plaquettes a été renforcé à la fig. 3 afin d'accroître la clarté du dessin. Chacun des blocs électroniques comporte une des deux bobines 40 motrices 9 et une partie des composants électroniques du cireuit ; BAD QftlGlNAL 2Q35Ô16 l'un d'eux comporte en outre tin enroulement capteur, ou de pilotage, combiné avec l'un des enroulements 9. Les deux blocs électroniques, dont les plaquettes 21 et 22 sont en matière isolante, sont constitués par des circuits réalisés, selon une technique con-5 nue en soi, en découpant une feuille métallique conductrice pour former une grille, en noyant celle-ci dans la matière isolante des plaquettes, par moulage, puis en coupant les bords de la grille de manière à séparer les uns des autres les éléments constitutifs du circuit ; les composants' électroniques sont soudés à la 10 grille après le moulage et le coupage des bords de la grille. La fig. 3 montre, par exemple, trois languettes métalliques 24 qui constituent les bornes de trois éléments constitutifs du cireuit, faisant saillie latéralement sur le bord de la plaquette 21, et une languette métallique 25 constituant également une"borne 15 de liaison du circuit, faisant saillie latéralement sur le bord de la plaquette 22. La bride 20 assurant le maintien en place de la pile 15 et la liaison électrique du pôle négatif de celle-ci est rivée en 26 (fig. 1 et 3) à la plaquette 21 et soudée par point à un des élé-20 ments de la grille constitutive du circuit. Quant à la liaison de ce dernier avec le pôle positif de la batterie, lequel comme cela a été dit plus haut est à la masse, elle est assurée par une cheville 27 (fig. 1 et 3) portée par la languette métallique 25 précitée avec laquelle est normalement en 25 contact une lame élastique 28 portée par la platine 4. Cette lame passe dans une encoche ménagée dans une partie repliée à angle droit 29a d'une bascule 29 montée de façon coulissante sur la platine 4 et guidée dans ses déplacements, suivant les flèches 30 des fig. 1 et 3» par deux chevilles 31 portées par la platine 4 30 et traversant des ouvertures allongées 32 de cette bascule. Cette dernière présente une partie en forme de fourchette entre les branches 29b de laquelle est engagée une cheville 33 (fig. 1) portée par la tirette du mouvement, non représentée* Lorsque la tige de mise à l'heure, désignée par 34 (fig. 1), est dé-35 placée longitudinalement, la cheville 33 se déplace suivant la flèche 35, ce qui produit les déplacements de la bascule 29 dans la direction de la flèche 30, le rappel de la bascule en sens inverse étant assuré par la lame élastique 28, servant de ressort. L'agencement est tel que, lorsque la-tige de misé à l'heure 40 occupe sa position de repos, dans laquelle elle est entièrement 7011518 ~ j 0) BAD ORIGINAL * 7011518 4 2035016 poussée, (position représentée au dessin), la lame 28 est en contact avec la cheville 27, fermant le circuit électrique d'entretien des oscillations du résonateur j il en est de même lorsque la tige de mise à l'heure 34 occupe une position intermédiaire de mise à 5 la date d'un organe indicateur des quantièmes, non représenté, grâce au jeu de la cheville 33 entre les branches 29b de la fourchette de la base-oie 29, alors que, lorsque la tige 34 est entièrement tirée, en position de mise à l'heure, la bascule 29 est déplacée vers le centre du mouvement, à 1'encontre de l'action élastique de la 10 lame 28, ce qui sépare cette lame de la cheville 27 et interrompt ainsi l'alimentation du circuit d'entretien. le comptage des oscillations du résonateur 6 s'effectue à l'aide d'une roue à rochet 36, à très fine denture, pivotée entre la plaque 4 et une barrette 37 (fig. 3) fixée sous cette dernière t g par deux vis 38 ; le contour de cette barrette a été renforcé à • la fig. 3 pour accroître la clarté du dessin. Un cliquet 39, fixé en 40 sur l'une des parties 11a du résonateur 6, agit sur la roue 36 pour la faire avancer d*une dent à chaque oscillation du résonateur, l'autre partie 11a de ee dernier 20 porte une cheville 41 assurant l'équilibrage de la cheville 40. un second cliquet, de retenue, désigné par 42, agit sur la roue 36. 0© second cliquet est porté par une plaquette 43 soumise à l'action d'une vis 44 vissée dans un plot porté par la platine 4, cette vis agissant latéralement sur la plaquette pour la maintenir 25 appliquée, par une encoche circulaire qu11 elle présente, contre une cheville 45, formant tourillon, portée par la platine 4, et pour maintenir un bras élastique 43a de la plaquette appliqué contre une cheville 46 portée par la platine 4. la plaquette 43 est empêchée de se soulever d'une part par une 30 tête 45a que présente la cheville 45 et d'autre part par une tête 47a que présente une seconde cheville, désignée par 47, de plus petit® section que la cheville 45, engagée avec jeu dans une ouverture 48, en forme de boutonuière, aêaagy® dans la plaquette, la partie de grand diamètre de la souioïmxëre 48 permet le passage de 35 la tête 47a de la cheville 47 ©a vue de la aise en place et de !'enlèvement de la plaquette-. orientât ioss. de la boutonnière 48 est telle que soit évité, lors de la Eiss en place de la plaquette 43, tout risque de détérioration de la àe&t'are de la roue 36, du fait que le positionnement en hauteur et oa plan de la plaquette 40 est assuré avant que le cliquet 42 entais contact avec la roue. BAD ORIGINAL 7011518 5 2035016 l'agencement décrit permet de modifier, à l'aide de la vis 44, la position de cliquet de retenue 42 et de régler ainsi, avec une haute précision, la position relative des deux cliquets, d'entraînement 39 et de retenue 42, c'est-à-dire leur déphasage. 5 Grâce au mode de montage de la plaquette 43» aucun jeu d'ar ticulation ne se produit, la plaquette étant en appui permanent contre la cheville 45 sous l'effet conjugué de son "bras élastique 43a et de la vis 44. la pression radiale exercée par les deux cliquets 39 et 42 10 sur la roue de comptage 36 doit également pouvoir être réglée de façon très précise. A cet effet, le mouvement est muni d'une jauge calibrée 49 (fig. 4 et 5) se logeant, lorsqu'elle n'est pas utilisée, dans un compartiment circulaire 50 ménagé dans la platine 4, et qui est 15 fermé par la platine 1 lorsque le mouvement est monté. le réglage de la pression des cliquets sur la roue de comptage s'effectue lorsque la platine 4 est séparée de la platine 1. la jauge 49 est alors accessible et peut être retirée du compartiment 50 pour être engagée dans l'alésage, désigné par 51» de la platine 20 4 contenant le palier supérieur, désigné par 52, de la roue de comptage 36» après que celle-ci a été ôtée (fig. 5)• la hauteur de l'alésage 51 est suffisante pour permettre l'engagement d'une saillie 49a de la jauge dans cet alésage à la suite du palier 52. la saillie 49a est annulaire, en forme de collet, de façon à être 25 légèrement élastique et à pouvoir ainsi s'engager à frottement gras dans l'alésage 51. le diamètre de la jauge est très légèrement inférieur à celui de la roue 36, la différence étant choisie de façon telle que, lorsque les cliquets 39 et 42 sont juste en contact avec la jauge, 30 sans exercer sur elle de pression, l'armage qu'ils subissent, lorsque la roue de comptage 36 se substitue à la jauge, à la valeur désirée. la jauge 49» en réserve dans le compartiment 50, est ainsi toujours à la disposition des rhabilleurs. Elle présente, outre 35 le collet 49a à l'aide duquel elle s'engage soit dans l'alésage 51 de la platine 4 soit dans une creusure circulaire 53» de même diamètre que l'alésage 51, que présente le fond du logement ou compartiment 50, un bouton central 49b, situé sur sa face opposée à celle présentant le collet 49a, qui permet de la saisir à l'aide 40 de brucelles, pour la manipuler. 7011518 6 2035016 la transmission des mouvements rotatifs intermittents, pas à pas, de la roue à rocïiet 36 aux organes indicateurs de la montre, en l'occurence les aiguilles 54, 55 et 56, respectivement d'heures, de minutes et de secondes, est assurée par un pignon 57 solidaire 5 de la roue 36 (fig. 2) en prise avec une roue 58 solidaire d'un pignon 59 engagé avec un très léger jeu dans un palier 60 porté par la barrette 37 ; le pivot inférieur du mobile 58-59 est supporté, lorsque le mouvement est monté, par un palier 61 monte lui-même sur la platine 1. 10 Le pignon 59 engrène avec line roue 62 pressée axialement, par une rondelle élastique cambrée 63, contre un pignon 64 calé sur l'arbre de secondes au centre, désigné par 65» L'accouplement à friction constitué par la rondelle élastique 63 et les organes qui y sont associés protège l'encliquetage de 15 comptage 39-36 qui pourrait être détérioré si un effort en sens rétrograde était appliqué sur la roue de comptage 36, par exemple lors de la mise en place de l'aiguille des secondes. Un ressort-fil 66 agit sur une poulie 67 portée par l'arbre 65 et fait fonction de frein de l'aiguille de secondes. 20 Le pignon 64 entraîne une roue 68 pressée axialement, par une rondelle élastique cambrée 69, contre un disque 70 solidaire d'un pignon 71 pivoté entre la platine 1 et le pont de rouage 2. L'accouplement à friction constitué par la rondelle élastique 69 et les organes qui y sont associés fonctionne à l'instar du 25 lanternage d'une montre classique et permet de mettre à l'heure la montre sans exercer d'action sur les organes réglants. Le pignon 71 engrène avec la roue des minutes, désignée par 72, montée rotativement sur un canon 73 porté par la platine 1 et qui commande, par l'intermédiaire d'un renvoi de minuterie non 30 représenté, la roue à canon des heures désignée par 74. L'agencement général du mouvement, par "modules"- dont l'un, celui de la platine 1, comporte les organes mécaniques conventionnels de la montre, et l'autre, celui de la platine 4, comporte le dispositif moteur-régulateur, y compris la partie électrique, est 35 très avantageux du point de vue de la réparation des différents éléments, de leur montage, des réglages et de leur assemblage. En effet, cette disposition, particulièrement souple, permet de monter chaque module séparément et de l'essayer avant que soit effectué leur assemblage, ce qui est d'autant plus précieux que 40 ces deux modules appartiennent à des domaines de la technique qui 7011518 7 2035016 sont différents, l'un ressortissant à l'horlogerie conventionnelle et l'autre à l'électronique. On évite ainsi, par exemple, toute altération de 1'enolique-tage de comptage qui pourrait se produire, malgré l'accouplement 5 à friction du ressort 63, lors du posage des aiguilles ou lors d'accrochages accidentels en cours de montage. On peut même envisager d8emboîter la partie conventionnelle, c'est-à-dire la platine 1 munie du pont de rouage 2 et de tous les organes mécaniques qu'elle porte, avant qu'y soit assemblé le 10 module moteur-régulateur constitué par la platine 4 et l'ensemble des organes mécaniques et électriques qu'elle porte. Cet agencement permet en outre au rhabilleur d'ouvrir la montre, d'en sortir la pile, d'enlever le module de la platine 4 •t de le traiter pour lui-même, par exemple pour changer l'un ou 15 l'autre des blocs électroniques sans toucher au résonateur 6 et sans avoir à refaire le réglage de l'encliquetage de comptage 39-36, Il est à remarquer que les essais de la partie motrice-régulatrice s'effectuent lorsque celle-ci n'est pas assemblée au module de la platine 1 et cela grâce au fait que le palier 60, tra-20 versé par le pignon 49, soutient provisoirement ce dernier lorsque le module de la platine 4 est séparé âu module de la platine 1. Cela permet, en reliant les deux pôles du cireuit électronique à une source de courant, de faire fonctionner le groupe moteur-régulateur, c'est-à-dire le résonateur 6 et le mécanisme de comptage 25 indépendamment du reste du mouvement. 7011518 8 2035016 REVENDICATIONS 1 -Pièce d'horlogerie électrique à résonateur à flexion dans laquelle au moins une lame flexible vibrante entraîne pas à pas, par l'intermédiaire d'un cliquet, une roue de comptage à rochet, caractérisée par le fait qu'elle comprend une jauge circulaire de 5 diamètre inférieur à celui de ladite roue de comptage, se substituant à celle-ci en vue d'opérations de mise au point et de réglages, l'agencement étant tel que, lorsque le cliquet est juste en contact avec ladite jauge, sans exercer radialement sur celle-ci de pression appréciable, l'armage du cliquet, lorsque la roue de 10 comptage est remise sn place, correspond à la valeur nécessaire pour un fonctionnement satisfaisant du mécanisme de comptage. 2 -Pièce d'horlogerie suivant la revendication 1, caractérisée par le fait que l'un des paliers de la roue de comptage est logé dans un alésage d'un élément du bâti du mouvement dont la 15 hauteur est supérieure à celle dudit palier de telle manière qu'une saillie circulaire que présente ladite jauge puisse être engagée dans ledit alésage, à la suite dudit palier, la jauge se trouvant alors dans la position qu'occupe normalement la roue de comptage. 3 -Pièee d'horlogerie électrique suivant la revendication 1, 20 caractérisée par le fait qu'un élément du bâti du mouvement présente im logement circulaire dans lequel se place la jauge lorsqu'elle n'est pas utilisée. 4 -Pièce d'horlogerie suivant les revendications 1, 2 et 3, caractérisée par le fait que le fond dudit logement présente une 25 creusure centrale circulaire de même diamètre que ledit alésage, dans laquelle s'engage ladite saillie centrale de la jauge qui est ainsi maintenue en place dans ledit logement. 5 -Pièce d'horlogerie suivant les revendications 1 et 2, caractérisée -par le fait que ladite saillie circulaire de la jauge 30 est annulaire de manière à être légèrement élastique, afin de pouvoir s'engager à frottement gras dans ledit alésage.