La présente invention se rapporte à un produit amélivré, destiné à être utilisé pour constituer l'infrastructure des routes, ce terme étant pris dans son acception la plus large. I1 est bien connu que les routes doivent être capables de supporter un trafic dont les conditions sont de plus en plus sévères, tant au point de vue de la fréquence à laquelle les véhicules sont appelés à circuler sur celles-ci, que de la charge maximale admise par essieu. On a constaté que la partie supérieure des routes, dite couche de roulement, était souvent détruite par suite de mouvements se produisant dans les couches inférieures des revêtements constituant ces routes. Afin de réduire le plus possible ces inconvénients, on a été amenés à renforcer les fondations des routes en constituant ce que l'on a appelé en terme de métier des "fondations stabilisées n, par exemple à partir de mélanges de pierrailles naturelles (grès, quartz, etc...), de laitiers de haut fourneau et d'une faible proportion (1 à 2 %) d'une matière très basique, telle que par exemple de la chaux vive. I1 a été constaté que cette manière de procéder permettait d'obtenir un mélange ayant de bonnes caractéristiques mécaniques et notamment une bonne résistance à la compression et, par là, apte à la constitution de fondations stabilisées.Elle fait toutefois appel-à un matériau naturel (grès - quartz, etc...) qui doit être préparé à partir de son extraction en carrière, et intervient donc avec sa pleine valeur dans le prix de revient du mélange ainsi constitué. La présente invention a pour objet de révéler un produit destiné à la constitution de fondations stabilisées, et qui, tout en étant plus économique que les matériaux actuellement employés dans ce but, permet de récupérer un sous-produit peu utilisé de la sidérurgie. Le produit, objet de la présente invention, est essentiellement caractérisé en ce qu'il est constitué d'un mélange comportant de 60 à 90 ffi de scorie métallurgique pouvant contenir de la chaux libre et provenant de l'affinage à ltoxygène de fonte non ou peu phosphoreuse, de 10 à 40 % de laitier de haut fourneau, et éventuellement de la chaux vive dans une proportion de l'ordre de 1 à 2 . I1 a été constaté qu'un mélange réalisé à partir de ces matériaux permet d'obtenir un produit de bonne densité (par exemple de l'ordre de 2,5 t/m3), et présentant une résistance satisfaisante à la compression, au gel, à un séjour dans l'eau, etc. Un tel produit, outre ses avantages mécaniques, possède surtout l'avantage d'etre très peu coûteux, car la dite scorie métallurgique est un matériau de récupération provenant de l'affinage de la fonte dont, par conséquent, le prix de revient est faible vis-à-vis de celui des matériaux naturels susmentionnés. Suivant une variante intéressante de la composition de ce procédé, la scorie métallurgique utilisée comporte de la chaux libre dans une proportion supérieure à 6 % et inférieure à 12 %. Contrairement à ce que l'on pouvait attendre, (il est en effet bien connu qu'une forte teneur en chaux libre a tendance à rendre une scorie métallurgique friable), le mélange constitué à partir d'une telle scorie et d'un laitier de haut fourneau ayant une bonne réactivité, c'est-à-dire faisant prise d'une façon rapide et facile, non seulement n'est plus friable mais, au contraire, présente des caractéristiques méca- niques supérieures à celles obtenues pour des mélanges à base de scorie métallurgique à plus faible teneur en chaux libre. I1 ntest pas inutile de noter ici que dans les mélanges constitués à partir de pierrailles naturelles, il ne se trouve point de chaux libre et il est donc indispensable de l'y apporter; lorsqu'on a affaire à un mélange à base de scorie métallurgique provenant de l'affinage à 1'02 d'une fonte pas ou peu phosphoreuse, cet inconvénient ne se produit pas. En outre, la chaux se trouvant dans la scorie est déjà bien répartie dans la masse et prete de réagir en tout endroit avec le laitier de haut fourneau. REVENDICATIONS 10/ Produit destiné à la constitution de l'infrastructure des routes, c a r a c t é r i s é en ce qu'il est constitué d'un mélange comportant de 60 à 90 ss de scorie métallurgique provenant d'un affinage à l'oxygène de fonte peu ou pas phosphoreuse, de 10 à 40 X de laitier de haut fourneau et éventuellement de la chaux vive dans une proportion de l'ordre de 1 à 2 %. 20/ Produit suivant la revendication 1, c a r a c t é r i s é en ce que la scorie contient de la chaux libre. 30/ Prc > duit suivant la revendication 2, c a r a c t é r i s é en ce que la teneur en chaux libre de la scorie est comprise entre 6 et 12 % en poids de cette scorie.