L'invention se rapporte au domaine des crémones à galets ou à tringles haut et bas, à nêne et à condamnation. On a proposé depuis auelaues années de multinles crémones à barillet de ce type nour la fermeture des portes, que ce soit porte-palières, d'entrée ou de balcon. Dans la plupart des dispositifs connus, le mouvement demandé à l'opérateur est -soit complexe, soit antinaturel, voire les deux à la fois. En effet, il ne faut pas nerdre de vue que la crémone doit remplir une double fonction à savoir - sortie ou retrait du nene demi-tour - verrouillage par l'intermédiaire de galets ou de tringles et éventuellement d'un têne dormant. I1 est clair nue ces deux fonctions doivent nouvoir être remplies séparément et sans risaue de confusion de la part de l'opérateur. Or, en règle générale, le verrouillage est obtenu par rotation de la poignée de manoeuvre vers le haut, ce qui est contraire au mouvement naturel de maninulation d'une poignée, le mouvement traditionnel de la soignée vers le bas étant réservé dans lesdites crémones au dénlacement conventionnel du pêne demi-tour, et pour certaines, au déverrouillage de la tringlerie. C'est ainsi que l'on décrit dans les brevets FR 1 564 650 et FR 2 253 384, des crémones dans lesquelles la soignée doit être tournée vers le haut de 450 ou tolus pour obtenir le verrouillage des galets ou des tringles. On a également proposé des crémones dans lesquelles il faille enfoncer la noignée pour mettre en prise le dispositif de verrouillage, comme tar exemple dans le brevet FR 2 025 272. Tous ces dispositifs sont de manipulation comnlexe et/ou antinaturelle, et ne permettent pas de dissocier nettement les deux fonctions de la crémone, la poignée assurant en règle générale les deux dites fonctions. Le besoin se fait donc sentir de crémones de maninu lation simnle, dans lesouelles les deux fonctions soient disso ciées au niveau de la manipulation, et en narticulier dans lesquelles le verrouillage ne nuisse intervenir aue lorsque l'ote- rateur en-manifeste clairement l'intention. La nrésente invention a donc tour objet une crémone à galets ou à tringles haut et bas à pêne et à condamnation, caracté risée en ce qu'elle résulte de la combinaison d'une Dart d'une serrure à pêne demi-tour et nêne dormant verrouillés par un barillet, et d'autre part d'un mécanisme d'entrainement et de verrouillage des tringles dont le déclenchement est provoqué indirectement tar le nanneton du barillet. On a déjà proposé une crémone dans laauelle les deux fonctions soient dissociées, mais l'action du barillet se faisant directement sur la tringlerie, lesdites crémones sont donc d'un usage délicat dans la pratiaue car il est très difficile d'exercer par l'intermédiaire d'une clé de barillet, l'effort indispensable attendu, à savoir un dénlacement de la tringlerie, ceci d'autant nlus lorsque la torte est déformée. Dans les crémones selon l'invention, ce nroblème n'existe plus car le verrouillage se fait indirectement sous l'action du panneton. De manière préférentielle, le mécanisme d'entraî- nement des tringles consistera en un chevalet relié aux dites tringles mettant en prise un ressort qui est comprimé lorsque les tringles sont déverrouillées et maintenu en nosition comnri me par des moyens de blocage, et dont la détente par l'action du panneton du barillet sur lesdits moyens de blocage entraîne le verrouillage des tringles. Selon un mode préférentiel de réalisation, le panneton agira sur la branche d'un levier rappelé par un ressort, levier dont l'autre branche est munie d'un axe se dénlaçant dans une rainure décalée ménagée sur le chevalet. Le ressort est articulé autour d'une entretoise, l'une de ses branches nre- nant appui sur un têton, l'autre branche nrenant appui sur ledit axe en tendant à le repousser vers l'extrémité de la partie horizontale de la rainure décalée. Ainsi, il parait que en nosition déverrouillée de crémone et lorsque le barillet n'est nas actionné, la crémone assure sa seule fonction de serrure, le ressort de détlacement du chevalet étant comprimé, et l'axe du levier bloquant le déplacement possible du chevalet. Lorsque l'otérateur manifeste son intention de verrouiller la crémone, c'est-à-dire lorsqu'il actionne le barillet, le panneton agit sur le levier qui libère le chevalet entraînant la détente du ressort et le verrouillage des tringles. Pour le mouvement inverse, on ?dévoiera con formé- ment à l'invention que la première manoeuvre de la noiqnée, après une position de-verrouillage entrainera, ars la décondamnation du barillet, à la fois le retrait du oêne demi-tour et le retour du ressort de déplacement du chevalet en nosition comprimée et bloquée. Les crémones selon l'invention présentent de mul tipules avantages Tout d'abord, elles sont d'utilisation simple, car les deux fonctions de la cremone sont assurées séparément. En outre, la sécurité assurée nar le verrouillage des crémones selon l'invention est double en raison de la pré- sence du pêne dormant, c'est-à-dire de la fonction "serrure" traditionnelle jouée car la crémone. Ce point est d'importance car, à supposer que les tringles ne se verrouillent oas pour une raison quelconque (menuiserie déformée par exemple), il sera néanmoins possible de verrouiller la norte par condamnation du oêne dormant par le barillet, ce qui est impossible dans les crémones de l'art antérieur car la condamnation de la torte au barillet présuppose le verrouillage total de la tringlerie. Ainsi selon un mode de mise en oeuvre préféré de 11 invention, les opérations se dérouleront comme suit nour le verrouillage - sortie du pêne demi-tour - condamnation du barillet entrainant successive ment . blocage du fouillot . sortie du pêne dormant déblocage du chevalet et verrouillage de la tringlerie Pour le déverrouillage, on opérera comme suit - décondamnation du barillet entraînant . rentrée du nêne dormant déblocage du fouillot - abaissement de la poignée entrainant . rentrée du nêne demi-tour . déverrouillage des tringles . remise en tension du ressort d'entralnement du chevalet, et blocage de ce dernier par le levier. On comprendra mieux l'invention à l'aide de la description ci-après et des dessins annexés dans lesauels - la figure 1 est une vue d'une crémone selon l'invention en position déverrouillée, couvercle enlevé - la figure 2 est une vue d'une crémone selon l'invention en position verrouillée, couvercle enlevé - la figure 3 est une vue de la crémone avec les seuls éléments assurant la fonction d'une ser rure - la figure 4 est une vue du chevalet et des élé ments assurant la fonction de verrouillage. La crémone suivant l'invention est composée d'un boîtier ou coffre (1) constitué de deux plaques (2! parallèles entre lesquelles est disnosé le mécanisme de commande du verrouillage et du oêne demi-tour. Le mécanisme est essentiellement constitué d'un fouillot (3) rendu solidaire de la poignée d'ouverture de la porte, d'un oêne d'un demi-tour 4, d'un chevalet 5 entraînant les tringles porte-galets 6, 7 et d'un dispositif de verrouillage 8 comportant un verrou 9, un pêne dormant de sécurité 10 et un barillet 11. Le fouillot comporte deux doigts 12, 13 décalés entre eux angulairement de environ 90 et situés dans deux plans différents. Le doigt 1?. commande, oar manoeuvre de la poignée vers le bas, le nêne demi-tour 4 par action sur la vis de pêne 14. Le nêne est rappelé par un ressort 15 qui le renousse quand on tâche la poignée.Ladite noignée est elle-même rappelée en position horizontale par un ressort de rastel 16 monté autour d'un axe fixe 17 et dont l'une des branches 18 prend appui sur une douille 19, tandis oue l'autre branche 20 vient en apnui sur un têton 21 disnosé sur le doigt 13 du fouillot. Le mouvement de manoeuvre du pêne demi-tour indé pendamment de tout verrouillage est-le suivant - abaïssement de la poignée vers le bas - rotation du foui îlot et entraînement de la vis de pêne 14, d'où retrait du nêne demi-tour et mise en tension des ressorts de ratel 15, 16 - relachement de la poignée entraînant la détente des ressorts 15, 16 et donc retour de la poignée à l'horizontale et sortie du nêne demi-tour. Il faut noter cue dans tous les cas de figure, la poignée revient à l'horizontale dès qu'elle est relâchée. Les tringles porte-galets 5, 7 sont reliées par un chevalet 5 dont le déplacement entraîne celui desdites tringles et l'engagement des galets 22, 23 dans des gâches approtriées de manière connue en elle-même. Le chevalet comporte sur sa nartie centrale un têton d'entraînement 94 oui neut occuper deux positions dites "haute" (figure 1) -et "basse" (figure 2). Le chevalet est muni d'un doigt horizontal 25 terminé oar un ergot vertical 26, ledit ergot venant mettre en orìse l'extrémité d'un ressort à sbires 27, ressort de verrouillage disposé dans un guide vertical 28, l'autre extrémité dudit ressort tenant appui sur le fond 29 dudit guide. A ce stade, et indépendamment de tout mécanisme de verrouillage, on comorendra que le fonctionnement du mécanisme est le suivant. Par action de la poignée vers le bas et lorsaue le têton d'entraînement est en position basse, le doigt 13 du fouillot entraîne ledit têton d'entrainement 24 vers le haut ce oui a tour conséquence de faire remonter le chevalet, et donc d'une tart de dégager les tringles, et d'autre nart de faire remonter également le doigt 25 du chevalet comprimant ainsi le ressort de verrouillage 27. Pour guider le déplacement du chevalet, on prévoit deux axes fixes tels que 50 disposés dans le boîtier évoluant dans des lumières verticales telles que 51, dont la longueur correspondra bien entendu au moins à la longueur du déplacement maximal du chevalet. Le mécanisme de verrouillage se compose d'un barillet 11 muni d'un panneton, dispositif connu en lui-meme. Le panneton du barillet entraîne dans sa rotation un verrou 9 qu'il dénlace longitudinalement et une gorge 30 qui est délacée verticalement. L'une des fonctions de la gorge 30 est de bloquer le fouillot, la nartie supérieure 31 de ladite gorge venant s'emboîter dans un évidement correspondant 32 prévu à cet effet à la tartie inférieure du fouillot. La gorge 30 est munie d'un dispositif de guidage à têton 33 et lumière verticale 34. Le panneton du barillet dénlace également longitudinalement le verrou 9 qui est bloqué en nosition fermée par un têton carré 35, solidaire de la gorge 30 nui est annelée nar un ressort 36, apnliquant par l'une de ses branches 37 ledit têton carré 35 dans un évidement 38 correspondant du verrou, de manière connue en elle-même. Le ressort 36 est articulé autour d'une entretoise 39 fixée sur le couvercle de la crémone. Ladite entretoise traverse une lumière horizontale 40 ménagée sur le verrou 9 et une lumière verticale 49 du chevalet. L'autre branche 41 du ressort 35 vient s'a nli- auer contre un axe 42 discos dans une rainure décalée 43, com nrenant une nartie horizontale 44 et une nartie verticale 45, ménagée sur le chevalet. Ledit axe 42 est fixé à l'extrémité d'une branche 46 d'un levier 45 articulé autour de ltentretoise 39, l'autre branche 48 du levier étant située dans l'espace balayé nar la course de panneton du barillet et actionné nar celui-ci. Enfin, le verrou se ?rolonge par un pêne dormant de sécurité assurant de toute façon un double verrouillage. A partir de la position de la fiaure 1, le fonctionnement est le suivant. Par action du panneton du barillet, la gorge 30 vient bloquer le fouillot et le verrou 9 se délace vers la gaucne, où il est bloqué en position car le têton carré 35 rappelé par le ressort 36. Dans le même temps, l'entretoise 39 se trouve à l'autre extrémité de la lumière 40 dans laquelle elle est disnosée. Puis sous l'action du panneton du barillet sur la branche 48 du levier, celui-ci est basculé, entraînant le dénlacement de l'axe 42 situé sur l'autre branche dudit levier dans la partie horizontale de la rainure 43 du chevalet. En bout de course, l'axe 42 se trouve au bas de la partie verticale de la rainure 43, débloouant ainsi le chevalet. A ce moment en effet, le ressort 27 qui est toujours comprimé n est plus retenu et se détend, entraînant nar là même la descente brutale du chevalet, et donc l'introduction des galets dans leurs gâches. On courra également prévoir sur le chevalet de ménager une rampe 52 dont la descente viendra forcer en cas de nécessité la sortie du pêne demi-tour et assurer son blocage en fin de course. Ceci confère un deuxième point de verrouillage au niveau du boîtier. Par le mouvement inverse du panneton du barillet, on débloque le levier, on ramène le pêne dormant vers la droite et la gorge de blocage du fouillot vers le bas. En abaissant la soignée vers le bas, on dégage alors les galets de leurs gâches et on comprime de nouveau le ressort, qui reste bloqué même quand on lâche la noignée car sous l'action du ressort 36, l'axe 42 vient se positionner au fond de la partie horizontale de la rainure 43 du chevalet. REVENDICATIONS 1. Crémone à galets ou à tringles haut et bas, à nêne et à condamnation, caractérisée en ce qu'elle résulte de la combinaison d'une part d'une serrure à pêne demi-tour et pêne dormant verrouillés oar un barillet, et d'autre oart d'un mécanisme d'entraînement et de verrouillage des tringles ou des galets dont le déclenchement est provoqué indirectement par le panneton du barillet. 2. Crémone selon la revendication 1, caractérisée en ce que le mécanisme d'entraînement et de verrouillage des tringles consiste en un chevalet entraînant lesdites tringles, chevalet mettant en orise un ressort qui est comprimé lorsque les tringles sont déverrouillées et maintenus en position comprimée par des moyens de blocage, et dont la détente oar l'action du oanneton sur lesdits moyens de blocage entraîne le verrouillage des tringles. 3. Crémone selon la revendication 2, caractérisée en ce que lesdits moyens de blocage consistent en un levier annelé par un ressort, levier dont l'une des branches est munie d'un axe se déplaçant dans une rainure décalée ménagée sur le chevalet, et dont l'autre branche neut être actionnée par le nanneton du barillet, ledit ressort de rappel du levier étant articulé autour une entretoise, l'une des branches dudit ressort pre- nant appui sur un têton, l'autre branche agissant sur l'axe en tendant à le repousser vers l1extrémité de la Dartie horizontale de la rainure décalée. 4. Crémone selon l'une auelconque des revendications 2 et 3, caractérisée en ce que le fouillot est muni de deux doigts dont l'un provoque le retrait du pêne demi-tour, le second assurant lors du premier abaissement de la poignée de la cremone a tartir d'une position où la crémone est verrouillée, le retour en position comorimée et bloque du ressort du mécanisme d'entraînement et de verrouillage du chevalet. 5. Crémone selon la revendication o, caractérisée en ce que ledit second doigt du fouillot vient mettre en prise un têton solidaire du chevalet, entraînant successivement la remontée du chevalet, la compression subséquente du ressort du car nisme de verrouillage et le blocage dudit ressort en position comprimée oar déclenchement des moyens de blocage dudit ressort. 6. Crémone selon l'une quelconaue des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que le banneton du barillet assure la sortie du pêne dormant et le blocage du fouillot indépendamment du déclenchement ou non du mécanisme d'entraînement et de verrouillage des tringles. 7. Crémone selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que la sortie du nêne dormant et le blocage du fouillot sont ooérés avant verrouillage des tringles. 8. Crémone selon l'une quelconque des revendications 1 à 7 caractérisée en ce que le mécanisme d'entraînement et de verrouillage des tringles comporte également un moyen de blocage du oêne demi-tour en fin de course oui blocage ledit pêne demitour lorsque les tringles sont verrouillées.