j- Instrument de microprélèvement du sang. La présente invention se rapporte aux instruments de microprélèvement du sang et, plus particulièrement, aux pipettes de prélèvement pour effectuer des microhémocul- tures. La microhémoculture consiste à déterminer la pré- sence ou l'absence de germes dans le sang en en mettant de très faibles quantités sur un milieu de culture convenable. Le volume de sang nécessaire est souvent de l'ordre de 200 y 1 seulement, ce qui permet de le prélever en piquant simplement la peau à l'aide d'une lancette, puis en recueil- lant le sang par capillarité dans une pipette, dite pipette de Pasteur, munie d'un tube effilé Cette technique s'im- pose chaque fois qu'une veine est difficile à localiser, notamment chez les nouveaux nés, mais aussi chez les jeunes enfants et chez les malades dont le patrimoine veineux est insuffisant. Cette technique n'est pas sans inconvénient Entre l'instant o l'on pique la peau au talon d'un nouveau-né et celui o l'on applique la pipette sur le sang qui perle, il s'écoule un temps suffisant pour que le nouveau-né s'agite et pour que la goutte de sang vienne en contact avec une couche polluée de selles ou autres ou s'étale sur la peau du talon Le sang se charge ainsi de germes, dits souillures, externes au système sanguin et qui, détectés lors de la mi- crohémoculture, portent à croire,à tort, que le nouveau-né est atteint d'une maladie. L'invention pallie cet inconvénient, en diminuant beaucoup les dangers de souillure du micro-échantillon de sang lors du prélèvement, à l'aide d'un instrument simple et rapide à manipuler et à fabriquer qui peut être du ty- pe à jeter après usage-. L'invention a donc pour objet un instrument de mi- croprélèvement du sang qui comprend un corps tubulaire qui se continue en un tube capillaire et duquel part une barrette terminée par une pointe. Pour effectuer le prélèvement, on pique d'abord la peau à l'aide de la pointe de la barrette puis, en dépla- çant simplement l'instrument, on amène le tube capillaire sur l'endroit piqué, avant que le sang n'ait pu s'étaler et sans lâcher le talon du nouveau-né o l'on a effectué la piqûre pour lâcher une lancette et se saisir d'une pi- pette comme c'était le cas jusqu'ici. Au dessin annexé, donné uniquement à titre d'exem- ple, les figures 1 et 2 sont des vues en coupe de deux variantes d'instrument de microprélèvement suivant l'in- vention. L'instrument de la figure 1 comprend un corps 1 tubulaire, en verrejouvert à l'une des extrémités mais bou- ché par un tampon 2 de coton qui y est engagé Le corps 1 tubulaire se continue en un tube 3 capillaire L'ensem- ble du corps 1 et du tube 3 constitue une pipette de Pas- teur classique. Du corps 1 part une barrette 4 en verre plein La barrette 4 est soudée en 5 à la paroi extérieure du corps 1 La barrette comprend un tronçon 6, qui part de l'en- droit 5 de soudure et qui est suivi, suivant un coude, d'un tronçon 7 sensiblement parallèle au tube 3 et allant dans le même sens que celui-ci à partir du corps 1. A l'extrémité de la barrette 4 s'épanouit en un épanouissement 8 tubulaire de réception d'une lancette 9 ou vaccino-stype à pointe 10 Le corps de la lancette 9 a la même longueur que l'épanouissement 8 La pointe 10 et l'extrémité du tube 3 sont sensiblement dans le même plan. A la figure 2, le corps 1 forme aussi sensiblement la hampe d'un Y, dont les deux barres supérieures sont formées par le tube 3 capillaire et par la barrette 4, mais la pointe 10 est plus éloignée du corps 1 que ne l'- est l'extrémité du tube 3 capillaire On ne court pas le dan- ger de frotter involontairement la peau de l'extrémité li- bre du tube 3 capillaire et de le polluer, quand on pique la pointe 10 dans la peau. La pointe 10 est à l'extrémité d'une tige 11, en métal, soudée à la barrette 4 en verre et entourée d'un manchon 12, dont la face 13 frontale forme garde pour la pointe 10. La distance entre la pointe 10 et l'extrémité libre du tube 3 capillaire est suffisante cependant pour que, lors du prélèvement, la pointe 10 se trouve hors du con- tour du corps. Les analyses suivantes illustrent l'invention. Analyse 1 On effectue des micro-hémocultures en utilisant la technique classique de prélèvementavec pipette et lancet- te séparées, et des macro-hémocultures par prélèvement veineux chez 411 sujets dont 293 nouveaux nés ( 1 à 30 jours) et 27 jeunes enfants (moyenne de 6 ans) Il y a 367 ré- sultats négatifs dans les deux cas Il y a 16 résultats positifs pour l'un des deux types d'hémoculture ou pour les deux à la fois et il y a 18 résultats dits de souillure pour lesquels l'une au moins des hémocultures révèle un germe alors qu'il est absent d'hémocultures suivantes de contrôle et que le sujet ne présente pas de signe clinique dtinfection Les souillures se répartissent de la maniè- re suivante: Macro-hémo Micro-hémo micro et macro Total cultures cultures hémoculturesotal 3 ( 0,7 %) 15 ( 3,6 %) O 18 La micro-hémoculture donne des résultats erronés dans 3,6 % des cas. Analyse 2 On reprend l'analyse 1 sur 200 enfants, mais en utilisant la pipette-lancette d'un seul tenant suivant l'invention Il y a 8 résultats positifs et 5 résultats dits de souillure qui se répartissent comme il suit: Macro-hémo Micro-hémo micro et macro Total cultures cultures hémoculturesotal 2 ( 1 %) 3 ( 1,5 %) O 5 Les résultats erronés de la microhémoculture ne représentent plus que 1,5 % des cas, ce qui est comparable à ce que donne la macro-hémoculture, avec cependant les avantages de facilité de prélèvement propre à la micro- hémoculture. REVENDICATIONS 1) Instrument de microprélèvement du sang compre- nant un corps tubulaire, qui se continue en un tube ca- pillaire, caractérisé en ce que du corps part une barrette terminée par une pointe. 2) Instrument selon la revendication 1, caractérisé en ce que la pointe et l'extrémité du tube capillaire sont sensiblement dans un même plan. 3) Instrument selon la revendication 1, caractérisé en ce que la pointe est plus éloignée du corps que ne l'est l'extrémité du tube capillaire. 4) Instrument selon la revendication 1, 2 ou 3, ca- ractérisé en ce que la barrette comprend un épanouisse- ment tubulaire de réception d'un vaccino-style formant la pointe. ) Instrument selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le corps forme sensiblement la ham- pe d'un Y dont les deux barres supérieures sont formées par la barrette et par le tube capillaire.