La présente invention concerne la détection des rayonnements par scintillation et , plus particulièrement, une nouvelle composition et un nouveau produit de comptage par scintillation hautement efficaces, utilisables dans des compteurs "secs" .L'invention est relative aussi à un procédé de détection d'émission de faible énergie. Les compteurs par scintillation sont utilisés pour mesurer la densité ou la concentration des émissions de sources radio-actives telles que des particules , des rayonnements y, etc. Ces compteurs sont bien connus dans la technique et leurs principes de fonctionnement sont décrits par exemple dans "Source Book on Atomic Energy" de Samuel Glasstone, pages 140-142 et "Two Liquid Scintillation Neutron Detectors" de Mulhouse et Thomas, Nucleonics 11, 44 (1953). Brièvement, ces compteurs détectent et mesurent les émissions à l'aide de compositions de scintillateurs formées (a) d'un solvant (liquide ou solide) qui absorbe le rayonnement incident à détecter et à mesurer (b) d'un composé fluorescent primaire qui répond au rayonnement incident absorbé en émettant un rayonnement fluorescent de longueur d'onde déterminée, et Si on le désire (c), d'un composé fluorescent secondaire ou modificateur de longueur d'onde, qui répond à l'émission primaire en émettant un rayonnement fluorescent d'une autre longueur d'onde déterminee. Il existe trois types de compositions de scintillateurs 1 ) les scintillateurs solides formés d'un cristal d'hydrocarbure solide 2 ) les scintillateurs liquides formés d'un ou plusieurs scintillateurs solides appropriés, dissous dans un solvant liquide 3 ) les scintillateurs en solution solide formés d'un scintillateur solide dans une solution polymère solide. Les compositions selon l'invention concernent plus précisément des scintillateurs en solution solide. Les scintillateurs en solution solide commerciaux les plus utilisés sont formés, par exemple, d'un bloc de polystyrène renfermant des composés fluorescents. Pour analyser des échantillons , émettant par exemple des particules , on dissout l'échantillon dans un solvant approprié, par exemple le toluène ; on applique cette solution sur le bloc de scintillateur en solution solide, et on compte la scintillation, c'est-à-dire qu'on mesure la fluorescence du bloc. Malheureusement, ces scintillateurs ne peuvent être utilisés qu'avec des émetteurs 60 rayonnement très forts tels que 60Co, 137 de rayonnement très forts tels que Co, Cs, et les rayonnemets Wr, avec certains systèmes de solvants organiques très spécifiques comprenant des émetteurs 14 de rayons ss faibles tels que C, le tritium etc, ou des émetteurs de rayonne- ment gamma pur tels que 125I, etc, Les limites de ces systèmes sont apparemment dues, pour une grande part, à l'impossibilité d'obtenir un contact intime entre l'émetteur et le composé fluorescent ou le scintillateur. Or, un tel contact intime est nécessaire pour que des rayonnements faibles aient un effet sur le composé fluorescent. C'est pourquoi, l'efficacité de ces systèmes de comptage est réduite.Comme point de repère, l'efficacité de comptage des scintillateurs en solution solide de la technique antérieure est, en général, inférieure à environ 20 % du maximum théorique ; ceci est dû apparemment au manque de contact entre l'émetteur et le composé fluorescent. Par contre, les compositions de scintillateur liquide peuvent avoir des efficacités supérieures à 35 % et meme dans certains cas, égales à 100 % de la valeur théorique ; ceci est très probablement dû au contact intime entre l'émetteur et le composé fluorescent qui est possible dans le milieu liquide. Toutefois, l'utilisation de compositions de scintillateurs liquides implique un grand nombre de problèmes de manipulations bien connus dans la technique. Les brevets suivants illustrent le développement de la technique des compositions de comptage par scintillation Le brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 010 908, décrit l'utilisation de polymères de dialkylstyrène comme absorbants primaires dans une composition de comptage par scintillation en solution solide. Le pourcentage maximal en masse de composés fluorescents qui peut etre introduit dans un tel solvant est d'environ 5 7. Les brevets des Etats-Unis d'Amérique 2 985 593 et 3 356 616 décrivent des monomères dérivés du styrène polymérisés ou copolymérisés avec des composés vinyliques ou méthacryliques ; le polymère obtenu sert de solvant pour des compositions de comptage par scintillation en solution solide. Les composés fluorescents jouent le rôle de solutés et la concentration en composés fluorescents dans de tels solvants ne dépasse pas environ 3 % en masse. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 457 180 décrit, comme solvant d'un scintillateur en solution solide, un copolymère de p-vinyltoluène et de méthacrylate de méthyle. La quantité de composé fluorescent dissous est inférieure à environ 3 7 en masse. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 150 101 décrit la formation de billes échangeuses d'ions scintillantes, par polymérisation edsuspension de polyvinyltoluène ou de polystyrène reticulé avec du divinylbenzène, les composés fluorescents étant dissous dans les monomères. Ces billes ,à cause de leur grande dimension, et par conséquent,de leur faible surface par unité de masse, n'ont pas d'efficacité de comptage élevée pour des rayonnements de faible énergie. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 513 102 décrit une couche fluorescente formée d'un composé fluorescent et d'un copolymère d'un acrylate et de styrène dissous dans un solvant organique ; la solution est émulsifiée dans une dispersion aqueuse d'un colloïde hydrophile. le copolymère ne dérive pas d'un latex, mais c'est un. polymère préparé en solution, isolé puis redissous et dispersé dans un liant gélatineux au moyen d'un broyeur à vitesse élevée. Le brevet des Etats-Unis dAmérique-3 418 127 décrit un procédé pour augmenter l'efficacité des compositions d'enregistrement direct d'électrons ;-ce procédé consiste à incorporer des quantités accrues de composés fluorescents dans des solutions solides de polymère. Spécifiquement, le composé fluorescent est dispersé dans une dispersion aqueuse de monomère et, ensuite, le monomère est polymérisé en- émulsion. D'après ce brevet, les concentrations maximales en composés fluorescents qu'on peut obtenir sont de l'ordre de 12 à 15 % (colonne 4, ligne 15). Ces compositions sont disposées sous forme de couches et font partie d'un produit photographique composite destiné à la détection et à l'enregistrement par exemple de rayons X et autres émissions de haute énergie. Le brevet ne mentionne pas l'utilisation de ce produit comme compteur par scintillation pour en particulier, des émissions de faible énergie, telles que des particules . La demande française 7528310 intitulée "Composition de latex chargé par un composé hydrophobe, sa préparation et son application photographique", décrit un nouveau procédé pour incorporer des quantités inhabituellement élevées de substances hydrophobes, par exemple des coupleurs chromogènes, dans des particules polymères dérivées d'un latex. On prépare par exemple des produits photographiques à liant de gélatine par le procédé suivant (a) on forme une dispersion aqueuse en mélangeant ensemble une substance hydrophobe et un latex polymère aqueux, comprenant éventueilement de la gélatine; (b) on prépare une couche humide en appliquant sur un support convenable la dispersion aqueuse ci-dessus (c) on élimine ensuite une proportion importante de l'eau de la couche humide dans laquelle la substance hydrophobe est dispersée. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 024 221 décrit certains nouveaux sulfoesters d'acides a-méthylène carboxyliques, mais ne mentionne pas de composés utilisables dans des compositions de comptage par scintillation. L'invention a notamment pour objets - une composition de comptage par scintillation pouvant détecter efficacement des émissions radioactives de faible énergie, c'est-à-dire des émissions qui ont des niveaux d'énergie'aussi faibles qu'environ 0,01 MeV, cette composition pouvant être présentée sous une forme telle qu'on puisse l'appliquer sur un support et la sécher - un produit de comptage par scintillation - un procédé pour mesurer les émissions de faible énergie par l'utilisation d'une couche non liquide. La présente invention concerne donc, une nouvelle composition et un nouveau produit de comptage par scintillation et un -procédé pour détecter et déterminer quantitativement une radioactivité de faible énergie dans des échantillons à analyser. Elle concerne plus spécifiquement une composition de comptage par -charaés scintillation comprenant des particules de polymère dérivées d'un latex,/avec au moins un composé fluorescent hydrophobe ; cette composition présente une efficacité de comptage d'au moins 23 % quand on l'utilise sous forme d'une couche pratiquement sèche appliquée sous un titre maximal à l'état humide de 2 30 mu/100 cm , et qu'on l'essaye avec une solution aqueuse d'acide benzoïque marqué au tritium.Les compositions suivant l'invention peuvent être aussi sous forme d'un latex polymère qui ne présente pas de coagulation visible ni de sédimentation quand on agite lentement à 25"C, 250 ml de ce latex contenant environ 12/100 à environ 20/100 en masse de particules polymères dispersées dans une phase aqueuse continue, avec 250 ml d'acétone, pendant 1 mn à vitesse uniforme et, qu'on laisse ensuite le mélange reposer à 250C pendant environ 10 mn. Les compositions selon l'invention sont particulièrement utiles sous forme sèche, c'est-à-dire sous forme de couche sur un support ; dans ce cas, on peut ajouter un liant qui ne cristallise pas par refroidissement, pour conserver les propriétés physiques Tes compositions de scintillateur selon la présente invention contiennent des concentrations en composés fluorescents apparemment encore jamais atteintes dans la technique antérieure en solutions solides ou sous forme sèche.Ces concertrations relativement élevées en composés fluorescents permettent d'obtenir des compositions de comptage par scintillation présentant une efficacité de comptage pour les émissions de faible énergie approximativement du même ordre de grandeur que celle qui est atteinte avec les compositions de scintillateur liquide de la'technique antérieure (c'est-à-dire d'environ 23 % à environ 100 %), ce qui permet la détection de sources émettant des radiations d'énergie aussi faible que 0,01 MeV. Bien que la description suivante concerne directement des compositions de scintillateurs sèches, elle n'est pas limitée à de telles compositions et peut s'appliquer à des compositions de scintillateurs sous n'importe quelle forme souhaitable. Les compositions selon l'invention comprennent un latex susceptible d'être charge, et spécifiquement comprennent des particules de polymères dérivés d'un latex, et au moins un composé fluorescent réparti dans ces particules, avantageusement à des concentrations relativement élevées. Ces compositions sont particulièrement utiles sous forme d'un résidu sec, par exemple sous forme de couche sur un support. Sous cette forme sèche, on-peut ajouter des liants stabilisants.On utilise les expressions "sec ou seche" pour désigner l'état d'un produit dans lequel on a éliminé par évaporation, ou autrement, la plus grande partie de l'eau ou d'un autre solvant, mais non nécessairement l'ensemble des solvants L'espression "pratiquement sec" utilisé dans la description et les revendications qui suivent signifie qu'on a éliminé des quantités importantes d'eau, c'est-à-dire au moins 80 % en masse. La demande française 7528310 concerne un procédé pour fabriquer une dispersion de latex contenant une ou plusieurs substances-hydrophobes uniformément dispersées. Cette demande décrit aussi un procédé pour fabriquer des latex polymères améliorés utilisables dans la fabrication de telles dispersions ainsi que des compositions de latex polymère amélioré et des produits qui peuvent être fabriqués de cette manière. Ces compositions de latex chargé comprennent des latex polymères dans lesquels la phase discontinue ou dispersée est formée essentiellement de particules d'un polymère synthétique et d'un ou plusieurs composés hydrophobes répartis parmi les particules polymères.On obtient la répartition des composés hydrophobes en mélangeant ensemble un latex susceptible d'être chargé et une solution d'un ou plusieurs composés hydrophobes dissous dans un solvant ou un mélange de solvants organiques miscibles à l'eau. L'expression "réparti ou répartition parmi les particules polymères" signifie "associé ou association avec les particules polymères à la fois à la surface et à l'intérieur de ces particules". Certains des produits décrits dans la demande ci-dessus ou demande précitée sont des supports sur lesquels est appliquée au moins une couche dans laquelle est répartie un latex chargé. L'expression "latex polymère susceptible d'être chargé" ou latex polymère chargeable, désigne ici les compositions de latex qui a) fournissent des particules polymères compatibles avec le solvant miscible à l'eau (ctest-à-dire qui ne coagulent pas et ne précipitent pas quand le latex est progressivement introduit dans la solution du composé hydrophobe dans un solvant organique miscible à l'eau) b) avantageusement, sont compatibles avec des dispersions ou des solutions de liants telles que la gélatine, dans de l'eau à 25tu, contenant jusqu a environ 5 % en masse de gélatine et autant de latex solide. c) présentent, quand on les disperse dans l'eau, une phase discontinue formée essentiellement de particules polymères qui absorbent les composés hydrophobes d'abord dissous dans un solvant miscible à l'eau, puis insolubilisés par l'eau apportée par la dispersion polymère. Un latex chargé est un latex chargeable tel que défini ci-dessus, dans lequel on a réparti un composé hydrophobe suivant le procédé décrit dans la demande ci-dessus ou demande précitée. Les compositions de comptage par scintillation selon l'invention, comprennent un latex préparé de la manière décrite dans la demande ci-dessus > sauf que le composé hydrophobe est le composé fluorescent primaire, et éventuellement le composé fluorescent secondaire, utilisables dans les compteurs par scintil lation. Etant donné que la mise en oeuvre réussie de la présente invention repose pratiquement sur la préparation de produits et de compositions tels que décrits dans la demande précitée, on décrira les caractéristiques les plus importantes de cette demande avec plus de détails. On fabrique les compositions de latex polymère qui forme la base de tous les produits suivant l'invention par un procédé qui consiste à mélanger progressivement un latex polymère aqueux susceptible d'être chargé avec une solution d'un ou plusieurs composés fluorescents hydrophobes dissous dans un solvant ou un mélange de solvants miscibles à l'eau. L'ordre d'addition est importaht pour empêcher le latex de coaguler et pour éviter que les composés fluorescents ne s'accumulent en quantité excessive en dehors des particules de latex . Quand on introduit progressivement le latex aqueux dans la solution d'un composé hydrophobe, c'est-à-dire un composé fluorescent, dans un solvant miscible à l'eau tel que l'acétone, la solution devient progressivement plus hydrophile et analogue à une solution aqueuse par suite de l'introduction de quantités croissantes d'eau dans le solvant ou le mélange de solvants miscible à l'eau. A un certain moment, qui dépend de la nature et de la quantité des composés hydrophobes et du solvant miscible à l'eau utilisé, la solution devient si hydrophile que les composés hydrophobes ne peuvent plus rester dissous, commencent à devenir insolubles et passent en dispersion.A ce moment, on a introduit dans la solution organique (acétonique, par exemple) un grand nombre de particules du latex initial susceptibles d'être chargées et uniformément disperséesen même temps que l'eau du latex. Evidement, ces particules gonflent plus moins en présence du solvant (acétone, par exemple) et deviennent ainsi réceptrices pour les produits hydrophobes qui, au mDment de leur insolubilisation, sont absorbés,de préférence, par les particules du latex initial, pour une raison inexpliquée actuellement. Ainsi, dans le procédé de la demande précitée, on fait croître progressivement le caractère hydrophile d'une solution d'un composé hydrophobe dans un solvant miscible à l'eau en présence de particules de polymère chargeable non dissoutes et non coagulées jusqu'à un point où il ne reste pratiquement plus de composé hydrophobe dissous dans le solvant miscible à l'eau. L'augmentation du caractère hydrophile est obtenue en ajoutant de l'eau à la solution du composé hydrophobe dans le solvant miscible à l'eau; avantageusement, l'eau est apportée par le latex initial. Un avantage du procédé décrit ci-dessus appliqué à 1 invention est que les compositions de latex ainsi chargé possèdent des propriétés exceptionnelles par exemple, il apparaît que les composés fluorescents hydrophobes , dans certains cas, sont plus efficaces et/ou plus utilisables pour la réception des émissions de faible énergie. Ceci peut être dû au fait que le procédé rend possible l'incorporation de quantités de composés fluorescents dans la composition de comptage par scintillation, c'est-à-dire, dans les particules de latex polymère, considérablement plus importantes qu'il n'était possible auparavant ; ceci est mis en évidence par les teneurs relativement plus élevées quton peut effectivement incorporer.Les compositions de comptage par scintillation ainsi préparées sont particulièrement bien adaptées à la mesure des particules de faible énergie telles que des émissions ss produites par des substances radioactives pour lesquelles l'énergie de l'émission est aussi faible qu'environ 0,01 MeV. ce qui correspond aux niveaux d'énergie les plus bas du tritium. Les solvants organiques miscibles à l'eau avantageux sont ceux qui a) peuvent être dissous dans (c'est-à-dire sont miscibles avec) de l'eau distillée à 200C jusqu'à au moins 20 parties/en volume de solvants dans 80 parties en volume d'eau b) ont des points d'ébullition à la pression atmosphérique supérieurs à 20"C ; c) ne donnent pas de réaction chimique nuisible avec les latex polymères susceptibles d'être chargés d) ne dissolvent pas plus d'environ 5 % en masse de ce latex à 20"C ; e) dissolvent les composés fluorescents organiques à raison d'au moins 0,02 % en masse à 200C pour le composé fluorescent secondaire et 1 % en masse pour le composé fluorescent primaire. Parmi les solvants miscibles à l'eau utilisables dans le procédé suivant l'invention, on peut citer, seulement à titre d'exemple, le tétrahydrofuranne, ltéthanol, le méthanol, l'acétone, etc. Les latex polymères susceptibles d'être chargés comprennent (mais ne sont pas limités à) tous les latex polymères formés (1) d'une phase polymère discontinue (particules) comprenant essentiellement un polymère formé d'au moins deux monomères éthyléniques et contenant avantageusement environ O à 10/100 en masse d'un monomère ayant un groupe acide sulfonique ou sulfonate, et (2) une phase continue aqueuse ; ces latex polymères ne doivent pas coaguler ou sédimenter quand on les soumet à l'essai suivant On agite lentement, à 250C, 250 ml de latex polymère contenant environ 12/100 à 20/100 en masse de phase dispersée, dans un volume égal d'acétone. Cette addition doit être fate en 1 mn à une vitesse régulière, tout en agitant modérément. On arrête l'agitation et on laisse le mélange reposer à environ 250C pendant 10 mn. Puis on observe le mélange. Les latex polymères susceptibles d'être chargés, sont ceux qui ne présentent pas de coagulation visible ou de sédimentation dans les conditions de l'essai N'importe quel polymère répondant à cet essai est utilisable ; cependant, des latex particulièrement utiles sont ceux dans lesquels la phase dispersée comprend un polymère constitué a) d'environ 1/100 à environ 99/100 en masse d'un styrène monomère ayant la formule dans laquelle R1 est un atome d'hydrogène ou un radical méthyle, R3, R4 et R6 sont des atomes d'hydrogène ou des radicaux alkyle inférieurs d'environ 1 à 4 atomes de carbone, R5 est un atome d'hydrogène ou comprend les atomes nécessaires pour former avec R un noyau benzénique condensé.Des exemples particulièrement utiles de styrènes sont le styrène, le vinyltoluène, le 2-vinylmésitylène et le l-vinylnaphtalène de l'un ou l'autre ou des deux monomères suivants b) d'environ 0 à environ 95/100 en masse de motifs dérivés d'un ou plusieurs esters'acryliques ayant la structure dans laquelle R est un atome d'hydrogène ou un radical alkyle contenant de 1 à 5 atomes de carbone, R1 est un atome d'hydrogène ou un radical méthyle, R2 est un radical aliphatique contenant de 1 à 6 atomes de carbone.Des exemples particulièrement utiles d'esters acryliques sont le méthacrylate de méthyle, le méthacrylate d'éthyle, 1'acrylate de butyle, le méthacrylate de n-butyle c) d'environ O à environ 10/100 en masse d'un monomère éthylénique hydro poile contenant un radical acide sulfonique sous forme acide ou sous forme de sel d'ammonium ou alcalin, ce monomère éthylénique ayant avantageusement une masse moléculaire d'au maximum 300. On peut ajouter en plus d'autres monomères des classes (a), (b), ou (c) si la copolymérisation est possible. On peut aussi ajouter un monomère tel que l'acrylamide s'il est nécessaire d'obtenir un caractère hydrophile plus important pour absorber, par exemple, des solutions ayant une teneur élevée en protéines. Il ya lieu de noter que les proportions des monomères indiquées ci-dessus sont celles des monomères qu'on introduit dans l'appareil de polymérisation pour faire une polymérisation classique par radicaux libres. Les produits obtenus dans ces réactions peuvent avoir des compositions quelque peu différentes de celles des mélanges initiaux de réaction pour diverses raisons bien connues des spécialistes. Bien qu'on puisse préparer des latex pouvant être chargés de composés hydrophobes à partir de deux, trois, quatre ou même plus de quatre monomères différents, ceux qui sont le plus généralement avantageux pour la mise en oeuvre de l'invention sont ceux qui sont formés de deux à quatre types différents de monomères, suivant les propriétés attendues pour le latex changé obtenu.La fabrication de tels latex est bien connue, et il n'est pas nécessaire de décrire en détail les modes opératoires ; il faut seulement noter que les latex pomères susceptii > les d'être chargés décrits ci-dessus sont généralement préparés par des réactions catalysées par des radicaux libres=; les monomères sont dispersés en milieu aqueux avec un ou plusieurs agents tensio-actifs appropriés. Voir par exemple les brevets des Etats-Unis d'Amérique 2 914 499, 3 033 833, 3 547 899 et le brevet canadien 704 778. Les monomères les plus avantageux sont ceux dans lesquels (1) l'ester acrylique est choisi parmi les acrylates et méthacrylates de méthyle, d'éthyle, de propyle et de butyle ; (2) le monomère éthylénique hydrophile,si on en utilise un, est choisi parmi ceux qui ont un radical acide sulfonique (ou un sel soluble dans liteau de ce radical), de préférence lié à un atome de carbone terminal, tels que ceux, par exemple, qui ont les structures suivantes où R est un atome d'hydrogène ou un radical méthyle. * (à la place de l'atome d'hydrogène, il peut y avoir un cation alcalin, de préférence le sodium ou le potassium, ou un ion ammonium). Les formules générales des monomères éthyléniques hydrophiles avantageux sont les suivantes : R1 R (A) CH2 C - C - O - R7 - S03M I' O dans laquelle R est un radical méthyle ou un atome d'hydrogène, R est un radical méthylène, éthylène, 2-méthyléthylène, triméthylène, tétraméthylène, ou 2,2-diséthyléthylène et M est un ion ammonium, un atome d'hydrogène ou un cation alcalin. Avec certaines variantes de ces formules il est nécessaire d'augmenter les quantités de liant pour préparer des couches comme il est décrit ci-après. Il est évident qu'on peut utiliser beaucoup de combinaisons de monomères dans la fabrication des latex polymères chargeables utilisables dans les pro -duits selon l'invention. I1 faut toutefois, noter que beaucoup de latex polymères ne sont pas susceptibles d'être chargés suivant la définition ci-dessus.. Pour cette raison, il est recommandé d'essayer un latex suivant l'essai décrit ci-dessus, avant de le définir comme susceptible d'être chargé. I1 est aussi recommandé d'utiliser cet essai comme procédé de contrôle de fabrication, à cause de la relativement faible reproductibilité de lots à lots rencontrée quelquefois dans la fabrication industrielle des latex polymères. Une méthode de fabrication avantageuse est décrite plus loin, avant les exemples. Les particules polymères dispersées formant la phase discontinue du latex, préparées de la manière décrite ci-dessus, ont un diamètre moyen compris entre environ 0,02 pm et environ 0,2 pm. Le latex peut donc être considéré comme une dispersion colloïdale. Les composés fluorescents utilisables dans les produits suivant I'rnven- tion comprennent n'importe lequel des composés fluorescents hydrocarbonés bien connus dans la technique de comptage par scintillation, à condition qu'ils soient compatibles avec les compositions de latex chargé décrites ici, c' est à-dire qu'ils soient hydrophobes. Le terme "composé hydrophobe't utilisé ici signifie que la solubilité du composé dans l'eau est pratiquement nulle. En général, on peut choisir les composés fluorescents organiques appropriés parmi ceux qui sont décrits sos le nom de "composés fluorescents organiques" et "scintillateurs organiques" dans "Organic Scintillation Detection, E. Schram et R. Lombaert, Elsvier Publishing Co., 1963. Les composés de ce type comprennent comme composés fluorescents primaires les composés suivants Le p-terphényle (PTP), le m-terphényle, le trans-stilbène, le phénanthrène, l'indène, l'anthracène, le 9,10-diphénylanthracène, le 2-phényl-5-(4-biphényl)1,3,4-oxydiazole, le 2,5-diphényloxazole (PPO), le p,p'-quaterphényle, le 11,- 4,4-tétraphényl-l, 3-butadiène, le naphtalène, le 2,5-di-(4-biphénylyl)-oxazole, le 2-(l-naphtyl) -5-phényloxazole, et les I,3,5-triaryl-2-pyrazolines comprenant la 1,3,5-triphényl-2-pyrazoline, la 1,3-diphényl-5-p-acétoamidophényl-2-pyra zoline, la 1,3-diphényl-5-p-hydroxyphényl-2-pyrazoline, la i,5-diphényl-2-p- méthoxyphényl-2-pyrazoline, la 1-phényl-3,5-di-p-mét'.loxyphényl-2-pyrazoline, la l,3-diphényl-5-p-méthoxyphényl-2-pyrazoline, la 1,3-diphényl-5-p-diphényl- 2-pyrazoline, et des mélanges compatibles de ces composés. Les composés fluorescents secondaires sont des composés modificateurs de long'suris d'onde. Des composés fluorescents secondaires utiles sont des composés usuels tels que le l,l,4,4-tétraphényl-1,3-butadiène, le p-bis-(o-méthystyryl)- benzène , le lv4-bis-2-(4-méthyl-5-phéyloxyazolyl3benzènes le 2,2'-p-phénylènebis-(5-phényloxazole) (POPOP), le diphénylstilbène et la h,3,5-triaryl-2- pyrazoline, cette dernière étant àla fois un composé fluorescent primaire et secondaire. Les composés avantageux sont, pour le composé fluorescent primaire, le 2,5-diphényloxazole (PPO), et pour le composé fluorescent secondaire, (ou modificateur de longueur d'onde) le 2,2l-p-phénylènebis(5-phényloxazole3(POPOP). La concentration en composé fluorescent nécessaire pour obtenir un latex, un un produit, ou une composition de scintillation utiles dépendra évidemment de la sensibilité du composé fluorescent particulier ainsi que du type de particules à mesurer avec la composition fluorescente utilisée. En général, la concentration en composé fluorescent primaire est comprise entre environ 16/100 et 40/100 en masse et la concentration en composé fluorescent secondaire est comprise entre environ 0,001/100 et environ 0,2/100 en masse par rappport à la masse de solide sec. On peut obtenir en utilisant ces procédés suivant l'invention des teneurs relativement plus élevées que celles qui sont obtenues dans les compositions de scintillateur solide de la technique antérieure. Spécifiquement les composés fluorescents peuvent constituer au moins 25 % en masse solide sèche de la composition. Pour préparer les compositions et les produits suivantl'invention, il est très important d'ajouter le latex initial pouvant être chargé à la solution de composé fluorescent dans un solvant miscible à l'eau. Inverser l'ordre d'addition a généralement pour résultat la coagulation et la sédimentation du latex ou la précipitation d'une grande partie du composé fluorescent en dehors des particules de latex, si bien que la composition présente un état physique moins avantageux. Pour préparer les compositions de latex chargé suivant l'invention, les proportions relatives en volume du latex initial chargeable et de la solution du ou des composés fluorescents dans le solvant miscible à l'eau, ne sont généralement pas critiques, à condition que le mélange soit fait de la manière prescrite. Ainsi, tant que des particules de latex chargeable sont présentes dans la solution pendant l'intervalle de temps où le composé fluorescent est insolubilisé (du fait que cette solution devient progressivement de plus en plus hydrophile, comme déjà expose), il se forme des particules chargées. Par exemple, suivant un mode de mise en oeuvre, le procédé comprend les opérations suivantes : (a) l'introduction d'une quantité de latex initial insuffisante pour modifier l'état de la solution au point de provoquer la séparation du composé fluorescent ; et (b) 11 addition au mélange obtenu d'une quantité d'eau suffisante pour produire le transfert cherché des composés fluorescents du solvant miscible à l'eau aux particules du latex. Par cette technique on peut préparer un latex chargé dont les particules contiennent des proportions rela tivement importantes de composé fluorescent tout en utilisant une solution ini "elle de composé fluorescent relativement diluée. On voit donc qu'on peut utiliser diverses variantes pour faire croître le caractère hydrophobe de la solution de composé fluorescent (pendant la période où ce composé devient insoluble dans cette solution). Pour cette raison, quand, dans la définition générale de l';n- invention, on parle de la quantité d'eau rendant insoluble les composés fluorescents il faut compter l'eau pure, lteau du latex, l'eau apportée sous forme de solution saline, etc. I1 est généralement préférable, lorsque la phase solide du latex initial forme plus de 10/100 de la masse totale, de mélanger cent parties en volume de latex initial à un nombre de parties en volume de solution du composé fluorescent compris entre environ cinquante et environ deux cents ; il est préférable d'utiliser des volumes de latex et de solution fluorescente approximativement égaux, notamment si la teneur du latex initial en particules de polymères est comprise entre environ 12/100 et environ 20/100, en masse.Bien que la durée optimale de mélange progressif du latex et de la solution de composé fluorescent puisse varier en fonction : (a) des natures du latex initial, des composés fluorescents et de leur solvant ; (b) des concentrations du latex en particules et de la solution de composés fluorescents ; et (c) des quantités relatives de latex et de solution fluorescente, il est généralement recommandable que l'addition du latex à la solution de composé fluorescent dure au moins environ dix secondes, particulièrement quand la teneur du latex en polymère solide est supérieure à environ 12/100, en masse. On a trouvé qu'un mélange trop rapide peut produire une autre phase solide dans la composition et/ou produire la coagulation et la sédimentation des particules de latex. Une introduction progressive avec mélange en plus d'environ vingt secondes est encore plus recommandable. Généralement, après la préparation d'un latex chargé utile, on peut, sans inconvénient pour son utilisation, éliminer partiellement ou totalement le solvant miscible à l'eau qui a servi à la préparer. On peut avantageusement évaporer ce solvant, par l'un quelconque des procédés bien connus servant à évaporer un solvant, par exemple à température inférieure à environ 400C, avantageusement sous pression réduite. On élimine~ainsi, de manière avantageuse, au moins la moitié de ce solvant.Les compositions ainsi obtenues, suivant une application avantageuse de l'invention, conservent les propriétés des latex elles sont formées d'unephase continue aqueuse, contenant, si l'on désire, une certaine proportion du solvant miscible à l'eau, avantageusement non supérieure à environ 30/100 en masse, et d'une phase dispersée formée de particules chargées, le composé fluorescent étant uniformément dispersé dans les particules. Comme déjà expliqué, le solvant organique et/ou une fraction de l'eau peuvent, si l'on désire, être éliminés du latex chargé, ce qui donne un latex chargé plus concentré. De tels latex sont utilisables comme composition de scintillation liquide d'une manière usuelle. Pour améliorer la stabilité du latex chargé, et réduire ou empêcher qu'il ne sédimente au cours d'un long repos, on peut le mélanger avec une solution aqueuse d'un colloïde hydrophile tel que de la gélatine. I1 est avantageux d'ajouter au moins 1/100 de colloide hydrophile et/ou d'amidon tel que de l'amidon greffé par rapport à la masse de latex, bien qu'on puisse en ajouter beaucoup plus pour former un latex stabilisé. L'exemple suivant illustre la préparation d'un copolymère de méthacrylate de n-butyle, de styrène, et d'acide 2-acrylamido-2-méthylpropane sulfonique dans les proportions de 50/40/10 ; ce polymère fournit des particules, susceptibles d'etc chargées, appropriées. On introduit dans une fiole de 1 1, 200 g de méthacrylate de n-butyle, 160 g de styrène, et une solution formée de 7,7 g de soude, 350 ml d'eau, 40 g d'acide 2-acrylamido-2-méthylpropane sulfonique, et 2 g de "Triton 770" à 40 7. comme agent tensio-actif, qui est un sel de sodium anionique d'un polyéther sulfate d'alkylaryle sous forme liquide fabriqué par Rohm et Haas. On agite le mélange pendant 30 mn. On introduit dans une ampoule de 250 ml, 200 ml d'eau contenant 2 g de K2S208. . On relie la fiole et l'ampoule à un ballon réactionnel de 3 1 contenant 800 ml d'eau et 4 g de "Triton 770" à 40 7. et on maintient ce ballon à 95"C en agitant. Pour commencer la polymérisation, on introduit.dans le ballon réactionnel 1,2 g de Na2S205 puis, immédiatement après, on ajoute le mélange de monomère et la solution de K2S208. Le temps d'addition est d'environ 30 mn. On laisse la polymérisation se poursuivre pendant encore 30 mn.Le latex est ensuite refroidi et dialysé pendant une nuit pour donner une teneur en solide de 13,8 7. Suivant un mode de réalisation préféré de l'invention, on prépare un nouveau produit de comptage par scintillation en appliquant directement une composition de latex chargé stabilisé sur un support approprié, par des méthodes usuelles et en éliminant le solvant ou le milieu en suspension. Si la couche peut se supporter elle-même, ou si la composition est utilisée sous forme de bloc, on peut supprimer le support. Dans ce dernier cas, les particules de polymère doivent être formées de monomères qui ne provoquent pas de diminution importante de l'efficacité quand 1 épaisseur augmente. Si on utilise un support, ce peut être un support photographique usuel. Ces supports comprennent des supports transparents tels que des supports de film ou des supports en verre ainsi que des supports opaques tels que des supports métalliques ou du papier photographique.Les supports peuvent être rigides ou flexibles. Les supports les plus courants pour la plupart des applications sont du papier ou des films tels que un film de polytéréphtalate d'éthylèneglycol Après application sur le support, on élimine (de préférence par évaporation) une quantité importante, généralement au moins la moitié, et de préférence au moins 80/100 en masse de l'eau contenue dans la couche humide obtenue, pour former un produit pratiquement sec, tel qu'on le souhaite. Le titre en particules de polymère dérivées du latex, à l'exclusion du composé fluorescent, de la couche séchée est avantageusement compris entre environ 1 g/100 cm et 5 g/100 cm. Pour appliquer une ou plusieurs couches des compositions selon l'invention sur un support, on peut utiliser n'importe quelle technique de couchage impli quant l'utilisation de trémies et/ou d'autres appareils. Des techniques de couchage et des supports sont décrits dans les publications mentionnées dans "Product Licensing Index, vol. 92, page 109, décembre 1971. Des compositions particulièrement utiles contiennent environ 3/100 à 25/100 en masse et avantageusement environ 10/100 à 20/100 en masse de solides et le titre de couchage, mesuré à l'état humide, de ces compositions peut être compris entre environ 5 ml/100 cm et 40 ml/100 cm et avantageusement entre 10 ml/100 cm et 30 m1/100 cm. En utilisant le procédé décrit ci-dessus, le composé fluorescent peut constituer jusqu'à 25 % de la masse de la composition sèche, y compris le liant. Avantageusement, le latex polymère forme environ entre 33 % et 80 7 de la masse de la composition sèche. Si on applique la nouvelle composition de scintillateur sur un support pour obtenir un nouveau produit tel que décrit ci-dessus, on peut ajouter un liant hydrophile pour retenir les particules individuelles de latex sous une forme physique relativement stable sur le support et pour aider à l'absorption des échantillons aqueux. En outre, pour obtenir un milieu approprié pour les particules de latex résiduelles, le liant possède avantageusement d'autres propriétés souhaitables, en particulier il ne doit pratiquement pas cristalliser au séchage, c'est-à-dire qu'il ne doit pas absorber de façon importante (c'est-à-dire plus d'environ I %) les émissions incidentes ou gêner de façon importante la mobilité des émissions de particules ou d'ondes dans la composition de scintillateur, ou absorber de n'importe quelle façon les émissions du composé fluorescent une fois qu'il a été excité. De ce point de vue, la gélatine et l'amidon, et ses dérivés, qui donnent de la stabilité au latex, font aussi fonction de liant quand on les utilise à des concentrations comprises entre environ 3/100 et environ 50/100 en masse de latex ou entre environ 2/100 et environ 35/100 en masse de la composition de scintillateur sèche. Le liant augmente la viscosité3 ce qui le rend particulièrement utile pour les machines de couchage. On a trouvé que l'amidon greffé vendu par General Mills est un liant particulièrement bon qui possède toutes les propriétés spécifiées ci-dessus. L'alcool polyvinylique et le polyacrylamide sont d'autres liants utilisables. Si on utilise aussi un colloïde stabilisant tel que la gélatine comme liant pour le résidu sec de latex polymère chargé, la proportion en masse de latex par rapport au liant peut être comprise entre environ 1/0,75 et 10/1. Les proportions totales en masse particulièrement utiles des composés solides sont une partie de omposé fluorescent, trois parties de polymère, et 0,33 partie de liant colloidal tel que la gélatine. Il est souhaitable que la teneur en latex par rapport au liant soit élevée de telle sorte que les particules de polymère soient intimement en contact ensemble. Une trop grande quantité de liant tend à produire une cristallisation indésirable et une diminution de l'efficacité de comptage. Le procédé pour préparer les compositions de latex chargé, et les incorpo rer dans une couche contenant au moins un collotde, peut se faire à des températures comprises entre environ OOC et environ 400C ou plus, à condition sim plement d'empêcher, ou au contraire de provoquer, si c' est nécessaire ou souhaitable, et à des moments appropriés, la sédimentation ou la gélification des compositions. On a déterminé qu'on pouvait supprimer complètement le liant, en particulier si on augmente la quantité d'ester acrylique, de façon à ce quelle soit supérieure en pourcentage en masse à celle des autres monomères. Bien qu'une telle composition soit un peu collante, son efficacité de comptage est encore d'au moins environ 23 %. Dans le cas où la couche de latex est un peu fragile, il est avantageux d'augmenter les quantités de liant. Pour utiliser le produit de comptage par scintillation ainsi préparé, on applique dessus un échantillon radioactif, d'une quelconque manière appropriée, par exemple en déposant un échantillon aqueux à la surface de la composition, ce qui a pour résultat de gonfler cette composition par l'eau de 11 échantillon. Après que l'échantillon se soit dispersé dans toute la partie du produit à examiner, on place ce produit dans un fluorimètre de type usuel tel qu'un compteur à scintillation liquide "Packard Tri-Carb", pour détecter la quantité de fluorescence correspondant au rayonnement de l'échantillon. Parce que la dispersion de composés fluorescents est uniforme et très concentrée, grace aux procédés décrits ci-dessus, les composés fluorescents et l'échantillon à analyser se trouvent très proches les uns des autres dans la couche. De cette façon, il est possible d'obtenir une efficacité de comptage qui est assez élevée pour détecter des énergies d'émission aussi faibles que environ 0,01 MeV. Eventuellement, on peut sécher le produit après avoir ajouté l'échantillon pour evaporer l'eau apportée par lléchantillon, ce qui augmente ltefficacité de comptage de 1 à 2%. Toutefois, l'efficacité apportée par les produits selon Invention est si élevée qu'il n'est pas nécessaire ou indispensable d'ajouter une étape de séchage. Les exemples suivants illustrent l'invention. txemples i à 3. Pour préparer une dispersion de couchage, on dissout 3 g du composé fluorescent PPO et 15 mg du composé fluorescent POPOP dans 90 ml de tétrahydrofuranne, puis on ajoute progressivement, en agitant à température ambiante, 90 g du latex aqueux préparé comme il est décrit ci-dessus et comprenant 9 g d'un copo lymère de méthacrylate de n-butyle, de styrène et d'acide 2-acrylamido-2-méthylpropane sulfonique (pourcentage en masse 50!40/1e, appelé ci-après polymere 1. On élimine le solvant par évaporation dans un évaporateur rotatif. Après filtration, on ajoute 25 g de gélatine à 10%. La dispersion finale contient 3% de PPO, 1,5 x 10'2% de POPOP, 9% de polymère q et 2,5% de gélatine, en masse de solide sec. On étale cette dispersion à raison de 10 ml/100 cm sur un support de polytéréphtalate d'éthylèneglycol substraté et on évapore à sec. Pour chacun des trois exemples on coupe des bandes de 5 cm x 1,3 cm, et on les traite avec respectivement 0,01 ml d'acide benzoïque marqué au tritium en solution dans l'eau, 0,01 ml d'acide benzoïque marquéau tritium en solution dans le p-dio- xanne, et 0,01 ml d'acide benzoïque marqué au carbone 14 en solution dans l'eau. Chaque solution une fois appliquée présente environ 22 000 désintégrationsfmn. On évapore les bandes à sec, on les place dans des fioles de comptage en verre de 20 ml et on compte dans un compteur par scintillation liquide "Packard Tri Carb", modèle 3380, à 12'-C. On aligne les bandes perpendiculairement à l'axe des deux tubes photomultiplicateurs. On détermine l'efficacité de comptage en comparant l'émission détectée par rapport au nombre de désintégrations théoriques par mn. Les résultats sont rassemblés au tableau I. TABLEAU I Exemple Constitution de l'échantillon Efficacité de comptage 1 3H acide beuzoique dans l'eau 31,8% 2 3H acide benzoïque dans le dioxanne 25,6% 3 14g acide benzoïque dans l'eau 89,5% Exemples 4 à 7. Pour déterminer l'effet de l'épaisseur de la couche, on reproduit les essais 1 à 3 ci-dessus, mais en préparant quatre couches, deux à raison de 20 ml/100 cm et deux à raison de 30 ml/100 cm d'épaisseur à l'état humide, respectivement, et en utilisant comme témoin l'acide benzoïque marqué au tritium dans l'eau et l'acide benzoïque marqué au tritium dans le p-dioxanne. Les résultats rassemblés au tableau II montrent que l'efficacité augmente quand l'4paisseur de la couche augmente. TABLEAU II Exemple Epaisseur à l'état humide Echantillon Efficacité de comptage (en (an ml/100 cm2) ~~~~~~~~~~~~~~~~~~ (7) 4 20 3H acide banwique 32,9 dans l'eau 5 30 " 34,5 6 20 3 H acide benzoSque --- dans p-dioxanne 7 30 1I 30,0 Exemples 8 à 12. On prépare des couches comme à l'exemple 1, sauf que l'épaisseur (le titre) est de 30 ml/100 cm2. Pour chacun de ces exemples, on choisit comme échantillon témoin 5 isotopes différents spécifiés au tableau III. Les résultats sont donnés au tableau III. TABLEAU III Exemple Isotope Energie (MeV) Efficacité de comptage (%) 8 14 C dans l'eau 0,156 (ss) 89,5 9 14 C dans le p-dioxanne " 82,5 10 45Ca 0,252 (ss) 100 11 36cl 0,714 (h ) 100 12 125I 0,035 (&gamma; ) 48 Exemples 13 à 19. On prépare une composition de couchage comme à l'exemple 1, sauf qu'on utilise comme polymère, un polymère qui comprend 360 g de styrène, sans méthacrylate de butyle ; ce polymère appelé ici "polymère 2" est un copolymère de styrène et d'acide 2-acrylamido-2-méthylpropanesulfonique (pourcentage en masse 90/10). La teneur en solide totale est de 16,2%. On prépare une dispersion de PPO et de POPOP dans le polymère 2, de la même manière qu'à 11 exemple 1. La dispersion finale contient 2% de PPO, lxlO 2% de POPOP, 4% du polymère 2 et 2% de gélatine. Pour chacun de ces exemples, on prépare des couches comme à exemple 1, en faisant varier l'épaisseur de la dispersion et les échantillons témoins, comme il est indiqué au tableau IV. Le tableau IV donne également les efficacités de comptage. TABLEAU IV Exemple Epaisseur à l'état humide Echantillon Efficacité de comptage (ml/100 (ml/100 cm2) (%) 13 2 3H acide benzoïque 39,2 dans l'eau 14 10 " 39,7 15 20 " 38,3 16 30 " 25,1 17 10 3H acide benzosque 39,7 dans le p-dioxanne 18 20 " 28,3 19 30 " 23,7 Exemple 20.- On a trouvé qu'on obtenait aussi des compositions de comptage satisfaisantes en utilisant dans un produit préparé comme à l'exemple 1, un polymère qui comprend de l'acrylate de butyle comme quatrième monomère, pour former le copolymère d'acrylate de n-butyle, de méthacrylate de n-butyle, de styrène et d'acide 2-acrylamido-2-méthylpropane sulfonique (proportions en masse : 10/10/70/10). Cette composition a une efficacité de comptage au.moins égale à 40%, quand on l'utilise pour mesurer le rayonnement de l'acide benzoïque marqué au tritium en solution dans l'eau. Exemples 21 à 25, Pour déterminer les effets du séchage du produit avant de lire la fluorescence, on prépare cinq compositions comme àsltexemple 20 et on les applique à raison de 20 ml/100 cm2. On déposa sur chacun des produits de l'acide benzotque marqué au tritium en solution dans 11 eau. On fait varier les durées et les conditions de séchage comme il est indiqué au tableau V. Le tableau V donne les efficacités de comptage. TABLEAU V Effet du séchage Exemple Conditions Efficacité de comptage (%) 21 1 heure à 65"C 40,9 22 2 heures à température ambiante 39,8 23 4 heures à température ambiante 41,3 24 5 heures 1/2 à température ambiante 41,9 25 24 heures à température ambiante 40,9 I1 appraît clairement que l'effet de l'humidité dans le produit ntest pas suffisant pour diminuer l'efficacité du comptage et peut être ajusté par un étalonnage approprié. Exemples 26 et 27. 9 On prépare deux couches de 30 ml/100 cm d'épaisseur humide comme à l'exemple 1, sauf qu'on supprime le monomère à l'acide sulfonique dans le polymère et qu'on augmente la quantité de styrène. Dans l'exemple 26, on utilise comme ester acrylique, le méthacrylate de butyle pour former le copolymère de méthacrylate de n-butyle et de styrène (pourcentage en masse: 35/65) tandis qu'à l'exemple 27 on utilise l'acrylate de butyle pour former le copolymère d'acrylate de n-butyle et de styrène (pourcentage en masse 35/65). Ces deux polymères donnent des compositions de comptage par scintillation satisfaisantes qui ont une efficacité de comptage d'environ 38%, quand on les utilise pour mesurer le rayonnement de l'acide banzotque marqué au tritium en solution dans liteau. Exemple 28. On prépare une couche comme à l'exemple 1 avec une proportion de monomère de 55/40/5 et pas de liant et un pourcentage de latex par rapport au composé fluorescent de 3 à 1. Cette composition a une efficacité de comptage de 22,o quand on l'utilise pour mesurer le rayonnement de l'acide banzoique marqué au tritium. Le film ainsi préparé est collant, mais il donne néanmoins des résultats satisfaisants. Exemple 29. On prépare une couche comme à l'exemple 1 avec un pourcentage en masse de monomères de 30/zoo/10 et des proportions en masse, polymères/liants/composés fluorescents/ de 3/3/1. Cette composition donne une efficacité de comptage réduite de 17,92%, valeur qui est tout à fait suffisante pour des émissions de haute énergie. Exemple 30. On prépare une composition comme à l'exemple 29 avec une proportion, polymère/composé fluorescent/amidon(liant)/gélatine (liant) 5/1/0,1/0,2 pour montrer qu'une quantité réduite de composé fluorescent donne aussi des résultats satisfaisants. L'efficacité de comptage est de 34,8% quand on mesure le rayonnememnt de l'acide benzoïque marqué au tritium en solution dans l'eau, dans une couche dont l'épaisseur à l'état humide est d'environ 30 ml/100 cm Exemple 31. On prépare une composition comme à l'exemple 16 en utilisant à la place de l'acide 2-acrylamldo-2-méthyl-propane sulfonique, l'acide 3-méthacryloyloxy propane-1-sulfonique. La proportion finale, latex/composé fluorescent/îiànt gélatineux/ est de 3/1/1. L'efficacité de comptage mesurée comme à l'exemple 30 est de 30,4%. Cet exemple montre qu'il est utile d'augmenter la quantité de liant pour un latex qui, autrement, serait fragile. REVENDICATIONS 1. Composition de comptage par scintillation comprenant des particules de poly mère et au moins un composé fluorescent, caractérisée en ce que ces particules de polymère sont dérivées d'un latex et chargées avec au moins un composé fluorescent hydrophobe. 2. Composition de comptage par scintillation conforme à la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle a une efficacité de comptage d'au moins 23 X quand on utilise sous forme d'une couche pratiquement sèche appliquée sous une épaisseur maximale mesurée à l'état humide de 30 ml/100 cm et qu'on l'essaie avec une solution aqueuse d'acide benzotque marquée au tritium. 3. Composition de comptage par scintillation conforme à l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée en ce qu'elle comprend au moins 16 % de composé fluorescent par rapport à la masse sèche de la composition. 4. Composition de comptage par scintillation conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que le latex polymère ne présente pas de coagulation visible ni de sédimentation quand on introduit lentement et en agitant à 250cl 250 ml d'un latex contenant environ 12/100 à environ 20/100 en masse de particules de polymère synthétique dispersées en phase discontinue dans une plase aqueuse continue, dans 250 ml d'acétone, pendant 1 mn, à vitesse uniforme, et qu'on laisse ensuite reposer le mélange à 25"C pendant environ 10 mn. 5. Composition de comptage par scintillation conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que le polymère comprend au moins deux monomères éthyléniques dont l'un est un styrène ayant la formule dans laquelle R1 est un atome d'hydrogène ou un radical méthyle, R3 R4 R6 sont des atomes d'hydrogène ou des radicaux alkyle inférieurs de 1 à 4 atomes de carbone, R5 est un atome d'hydrogène ou il constitue avec R4 les atomes nécessaires pour compléter un noyau benzénique condensé. 6. Composition de comptage par scintillation conforme à la revendication 5, caractérisée en ce que 1 un des monomères éthyléniques est un acide sulfo nique ou un sulfonate en quantité comprise entre environ O et 10 % en masse du polymère. 7. Composition de comptage par scintillation conforme à la revendication 5, caractérisée en ce que l'un des monomères éthyléniques est un ester acrylique de formule dans laquelle R est un atome d'hydrogène ou un radical alkyle inférieur R est un atome d'hydrogène ou un radical méthyle et R est un groupe aliphatique contenant de 1 à 6 atomes de carbone. 8. Composition de comptage par scintillation conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisée en ce que le composé fluorescent est choisi parmi les composés suivants : 2,5-diphényloxazole ; 2,2'-p-phénylène- bis(5-phényloxazole), p-bis(o-méthylstyryl)benzène et 1,4-bis-2-(4-méthyl- 5-phényloxazolyl)-benzène. 9. Composition de comptage par scintillation conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisée en ce qu'elle comprend deux composés fluorescents différents, un composé fluorescent primaire et un composé fluorescent secondaire qui déplace la longueur d'onde d'émission du composé fluorescent primaire. 10. Composition de comptage par scintillation conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisée en ce que la proportion en masse du composé fluorescent au polymère synthétique chargé, dans les dites particules, est comprise entre environ I à 5 et environ 4 à 3. 11. Composition de comptage par scintillation conforme à l'une quelconque des revendications 1 àî0, caractérisée en ce qu'elle comprend (1) des particules de polymère dérivées d'un latex et chargées avec au moins un composé fluorescent hydrophobe et, (2) en mélange avec ces particules un liant ne cristallisant pratiquement pas au séchage dont la proportion en masse par rapport aux particules est comprise entre environ 75/100 et 10/100. 12. Composition de comptage par scintillation conforme à la revendication 11, caractérisée en ce que la proportion en masse de liant par rapport aux par ticules de polymère est comprise entre environ 5/10 et environ 1/10. 13. Composition de comptage par scintillation conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisée en ce que le diamètre moyen des particules de polymère synthétique chargé n'est pas supérieur à environ 0,2 r.. 14. Composition de comptage par scintillation conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 13, caractérisée en ce qu'elle comprend: (I) des particules de polymère dérivées d'un latex, ce polymère comprenant (a) de O à environ 10/100 en masse d'un monomère éthylénique hydrophile comprenant un groupe acide sulfonique (b) de O à environ 95/100 en masse d'un ou plusieurs monomères d'ester acrylique correspondant à la formule où R représente un atome d'hydrogène ou un radical alkyle inférieur, R1 2 représente un atome d'hydrogène ou un groupe méthyle et R représente un groupe aliphatique de 1 à 6 atomes de carbone (c) d'environ 1/100 à environ 99/100 en masse d'un monomère destyrène correspondant à la formule où R1 représente un atome d'hydrogène ou un radical méthyle, R3 , R4 et R6 représentent chacun un atome d'hydrogène ou un radical alkyle inférieur de 1 à 4 atomes de carbone, R5 représente un atome d'hydrogène ou bien, avec R4, il représente les atomes nécessaires pour compléter un noyau benzénique condensé et, (d) au moins un composé fluorescent hydrophobe dispersé de manière uniforme parmi ces particules, et, (II) un liant ne cristallisant pratiquement pas au séchage, les proportions relatives en masse du liant aux dites particules de polymère étant comprises entre environ 75/100 et 10/100. 15. Produit de comptage par scintillation qui comprend un support sur lequel est appliquée une couche d'une composition de comptage par scintillation qui comprend des particules de polymère et au moins un composé fluorescent, produit caractérisé en ce que cette composition est conforme à l'une quel conque des revendications 1 à 14. 16. Produit conforme à la revendication 15, caractérisé en ce que le composé fluorescent constitue au moins 25/100 en masse de la teneur en solide sec des particules de polymère. 17. Procédé de détection d'une émission de faible énergie d'environiO,01 MeV, caractérisé en ce qu'on dépose une solution d'une substance émettant un rayonnement de faible énergie sur une couche d'une composition de comptage par scintillation comprenant des particules de polymère dérivées d'un latex et chargées avec au moins un composé fluorescent hydrophobe, on disperse uniformément la solution dans la cou.che et on détecte la quantité de fluo rescence de la couche en réponse à l'émission de l'échantillon de solution, la composition de comptage par scintillation étant conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 14.