La présente invention concerne la préparation des aminoacides et a notamment pour objet un procédé de séparation du L-tryptophane à partir de liqueurs de fermentation ou d'autres liqueurs aqueuses. Le L-tryptophane est un amino-acide irremplaçable jouant un rôle important dans les phénomènes du métabolisme chez l'homme et chez les animaux. A l'heure actuelle, le L-tryptophane est utilisé en médecine comme constituant des mélanges destinées à l'alimen- tation parentérale, ainsi que dans l'industrie alimentaire et en agriculture pour 11 équilibrage de la composition en aminoacides des aliments et des fourrages. Il convient de noter que les besoins en L-tryptophane à usages médical, alimentaire et fourrager ne cessent de croître chaque année. La plupart des méthodes connues de séparation du Ltryptophane à partir de milieux de fermentation et de produits d'hydrolyse des protides reposent sur l'absorption de l'aminoacide soit par du charbon actif, soit par des résines synthétiques échangeuses d'ions (désignées dans la suite de la description sous le nom de "ionites") comportant des groupes fonctionnels à haut degré de dissociation. Parmi les inconvénients majeurs des méthodes de séparation du L-tryptophane utilisant le charbon actif il faut citer la basse sélectivité de cet agent d'absorption par rapport au tryptophane, l'impossibilité d'une désorption effective du tryptophane à partir dudit charbon actif, ainsi que les difficultés et inconvénients sérieux liés à l'exploitation et à la régénération dudit agent d'absorption. Les inconvénients majeurs des méthodes de séparation du L-tryptophane utilisant des "ionites" synthétiques fortement basiques et fortement acides sont : la faible sélectivité de ces agents d'absorption par rapport au tryptophane lors de son extraction à partir de liqueurs contenant des sels minéraux, des amino-acides constituant des impuretés, et des substances colorées ; la désorption insuffisante du tryptophane, due au blocage des molécules absorbées par les molécules d'autres substances organiques ; la régénération difficile des "ionites" utilisées dans les conditions de séparation considérées ; la perte de la capacité d'absorption des "ioniXst', liée à l'absorption irréversible des impuretés organiques. Les inconvénients énumérés sont entièrement vrais, en particulier, pour ltun des procédés de séparation du Ltryptophane avec utilisation d"'ionites" synthétiques. Dans ce procédé, la séparation du tryptophane à partir de liqueurs contenant un mélange d'amino-acides, ainsi qu'à partir de liqueurs de fermentation, est obtenue en les faisant passer à travers une résine échangeuse d'anions (désignée dans la suite de la description sous le nom d'"anionite") fortement basique ou, à travers une résine échangeuse de cations ("cationite") fortement acide, avec traitement subséquent de ces 1,ionites" par des solutions de sels minéraux afin d'éliminer autres amino-acides à partir de la résine -ensuite on lave la résine à l'eau et on élue le L-tryptophane, dans le cas des "cationites", par une solution aqueuse d'ammoniac, et dans le cas des 11anionites", par de l'acide chlorhydrique. Ce procédé consiste essentiellement à séparer le L-tryptophane uniquement des amino-acides l'accompagnant, ce qui limite sensiblement les possibilités d'application dudit procédé ainsi que des procédés analogues de séparation du L-tryptophane. On connatt un procédé de séparation du L-tryptophane, basé sur son absorption par une "anionite" faiblement basique, avec désorption subséquente à l'eau. On réduit par évaporation le volume du produit aqueux déîution, on le traite à l'eau de baryte et on le filtre. On répète sur le filtrat obtenu le cycle technologique qui vient d'être décrit, en utilisant à cet effet une colonne remplie du même agent d'absorption. Paur éliminer les ions baryum on utilise une résine sulfonée échangeuse de cations, de la forme H (désignée dans ce qui suit sous le nom de "sulfocationite" de la forme H. On extrait le tryptophane à partir de la solution aqueuse à l'alcool butylique, on réduit le volume de l'extrait par évaporation, après quoi on isole le L-tryptophane cristallisé. Ce procédé est très compliqué et se fait en plusieurs étapes, ce qui compromet sérieusement le rendement en produit cristallisé. Un inconvénient commun à tous les procédés connus de séparation du L-tryptophane est la nécessité de procéder à une concentration multiple, par évaporation, des liqueurs contenant le tryptophane, ce qui exige une consommation considérable d'énergie. D'autre part, l'ébullition prolongée conduit à une désintégration partielle du tryptophane et à une formation additionnelle d'impuretés. Le but de la présente invention est d'éliminer les inconvénients énumérés ci-dessus. On s'est donc proposé de résoudre le problème suivant en combinant les propriétés d'un agent d'absorption sélectif par rapport au L-tryptophane et les propriétés d'un agent d'absorption doué d'une grande capacité vis-à-vis du Ltryptophane, élaborer un procédé permettant de séparer le L-tryptophane dans des conditions industrielles sans avoir recours à des réductions de volume par évaporation, et en assurant une haute pureté et un rendement élevé en produit visé. La solution à ce problème consiste en ce que, dans le procédé de séparation du L-tryptophane à partir de liqueurs aqueuses par absorption du L-tryptophane sur des résines échangeuses d'ions, suivie de sa désorption et de sa cristallisation, suivant l'invention l'absorption du L-tryptophane se fait en deux stades, dont le premier consiste à effectuer une absorption du L-tryptophane sur une "anionite" macroporeuse faiblement alcaline, synthétisée par polycondensation, avec élution subséquente du L-tryptophane, tandis qu'au cours du second stade, une absorption du L-tryptophane à partir du produit d'élution obtenu est réalisée sur une sulfocationite de la forme H. La mise en oeuvre du procédé suivant l'invention permet d'obtenir du L-tryptophane cristallisé à teneur en substance de base de 99 % et avec un rendement de 50 à 70 . L'élution du L-tryptophane à partir de "l'anionite" faiblement basique, macroporeuse, synthétisée par polycondensation, se fait avantageusement avec de loeau déminéralisée ou avec une solution aqueuse d'acides minéraux à une concentration de 0,1 à 0,5 N. L'utilisation de tels agents d'élution permet de désorber le L-tryptophane pratiquement à 100 % et de soumettre le produit d'élution aux stades suivants sans lui faire subir un traitement complémentaire. Il est avantageux d'effectuer la désorption du L-tryptophane à partir de la "sulfocationite" de la forme H en utilisant de l'ammoniaque à 1,5 - 3,0 ,' dans une solution aqueuse à 30-50 % d'éthanol, à une température de 50 à 700C, en obtenant ainsi des produits d'élution ammoniacaux alcooliques contenant du L-tryptophane. Une telle élution permet de désorber pratiquement en totalité le L-tryptophane, en évitant sa cristallisation dans la colonne remplie d'agent d'absorption, et d'assurer en même temps une très haute concentration du produit d'élution en L-tryptophane. En cas de désorption du L-tryptophane avec une solution dsammoniaque dans une solution aqueuse d'éthanol il est avantageux d'effectuer la cristallisation du L-tryptophane en acidulant à lucide acétique, jusqu'à un pH de 3,5 à 4,5, les produits d'élution ammoniacaux alcooliques contenant le L-tryptophane, en refroidissant simultanément jusqu'à une température de O à 50C. La cristallisation effectuée de cette manière permet d'obtenir un produit cristallisé pur sans recourir à des évaporations multiples. La mise en oeuvre de l'acide acétique rend la cristallisation plus complète; d'autre part, l'élimi- nation de l'acide acétique du produit cristallisé effectue facilement par dessèchage. Le procédé suivant l'invention permet d'éliminer le L-tryptophane à partir de solutions variées, notamment de solutions aussi complexes que les liqueurs de culture, qui, de pair avec le L-tryptophane, contiennelt en règle générale d'autres amino-acides, des constituants des milieux nutritifs utilisés dans la synthèse biologique (notamment des glucides, des facteurs de croissance, des sels minéraux), et des composés colorés. Le procédé proposé de séparation du L-tryptophane est mis en oeuvre de la manière suivante. On fait passer la liqueur de culture contenant du Ltryptophane à travers une colonne contenant une "anionite" macroporeuse faiblement basique, obtenue par polycondensation, à base de m-phénylènediamine et de formaldéhyde avec des additions de phénol ou de résorcine. L'absorption du L-tryptophane sur un tel type de résine effectue suivant un mécanisme moléculaire grâce à la présence, dans sa molécule, d'un noyau aromatique, plus précisément un noyau d'indole, alors que les sels minéraux, les autres amino-acides et les composés non ionogènes du milieu nutritif, ne possèdant pas une structure aromatique et ne manifestant pas, pour cette raison, une tendance à des interactions par dispersion, ne sont pratiquement pas absorbés par l'agent d'absorption. Ce type d'agent d'absorption permet de conduire l'absorption du L-tryptophane à partir des solutions aussi bien après séparation de la matière cellulaire que sans séparation préalable des cellules microbiennes et d'autres particules en suspension. Dans ce dernier cas, les cellules microbiennes et les autres particules en suspension ne sont pas, elles non plus, absorbées par la résine. Afin de prévenir le colmatage de l'agent d'absorption par les boues et la sédimentation des cellules microbiennes dans la colonne, on admet la solution ou la liqueur dans la colonne de bas en haut. D'autre part, ce mode d'admission de la solution exclut l'agglutination (ou le mottage) de la résine et améliore la dynamique de l'absorption du L-tryptophane. L'étude de l'absorption du L-tryptophane sur les agents d'absorption du type proposé à partir de solutions types contenant du saccharose, de lourée et des sels minéraux a montré que les composés énumérés influent peu sur l'absorption du L-tryptophane. Le L-tryptophane est efficacement absorbé par les agents d'absorption du type proposé dans une large gamme de valeurs de pH, à la différence des "ionites" fortement basiques et faiblement acides, ce qui constitue l'un des avantages du procédé conforme à l'invention. Le domaine optimal des valeurs du pH pour l'absorption du L-tryptophane est de 7,0 à 1,0. Les agents d'absorption du type proposé peuvent, au stade de l'absorption du tryptophane à partir de la liqueur de culture, être utilisés sous différentes formes ioniques (hydroxyle, chlorure, sulfate). Toutefois les meilleurs résultats du point de vue de l'absorption du L-tryptophane sont obtenus sur des résines de la forme phosphate. Pour faire passer une résine à la forme phosphate il est nécessaire de la traiter avec une solution de phosphate monosubstitué d'un métal alcalin ou d'ammonium. L'absorption étant terminée, on lave la colonne à I' eau. En cas d'apparition de L-tryptophane dans les effluents sortant de la colonne, on envoie la solution dans une autre colonne contenant le même agent dsabsorption. Il convient d'effectuer l'élution du L-tryptophane à partir de l"'anionite" du type proposé avec de l'eau déminéralisée ou avec des solutions aqueuses d'acides minéraux (HCl, H2S04 et H3P04 ) à une concentration de 0,1 à 0,5 N. En présence dsimpuretés colorées les meilleurs résultats sont obtenus par élution à l'eau. Dans ce cas le L-tryptophane est désorbé moins efficacement, mais d'une façon pratiquement complète, alors que les impuretés colorées absorbées par la résine ne sont éliminées de la résine qu'à un degré beaucoup moindre que dans le cas des acides. La désorption du L-tryptophane peut se faire aussi bien à la température ambiante qu'à une température pltsé7ATée.Dansce dernier cas la vitesse de désorption du L-tryptophane augmente, mais en même temps la désorption des impuretés colorées staccroSt dans une mesure encore plus grande. C'est pourquoi le régime optimal consiste à effectuer l'élution à des températures de l'ordre de 10 à 250C. Ainsi, le procédé de l'invention, aussi bien au stade de l'absorption qu'à celui de la désorption, assure les conditions les plus douces de déroulement de ces processus, ce qui, pour la séparation du L-tryptophane, joue un rôle important compte tenu de son caractère labile. De ce fait les pertes en L-tryptophane au cours de ces stades et des stades ultérieurs diminuent et la formation des produits de désintégration du L-tryptophane décroît dans la même mesure. Le produit d'élution contient du L-tryptophane à une concentration allant jusqu'à 3,0 grammes/litre et une proportion insignifiante d'impuretés colorées et autres. Pour obtenir une solution fortement concentrée de Ltryptophane on effectue l'absorption du L-tryptophane à partir du produit d'élution sur une "sulfocationite" de la forme H, avec désorption subséquente. En l'absence de cations de sels les agents d'absorption de ce type absorbent le L-tryptophane avec une haute efficacité. En même temps que la concentration il se produit une purification supplémentaire du L-tryptophane, puisqu'une partie des impuretés colorées traverse la colonne sans être absorbée. A titre de "cationites" on peut utiliser des résines de polystyrène sulfonées échangeuses de cations ("sulfocationites polystyrèniques" à taux de réticulation variés. On obtient les meilleurs résultats en utilisant des "ionites" contenant de 4 à 8% en poids d'agent de réticulation. L'absorption du L-tryptophane sur ces "cationites" assure des conditions optimales pour sa séparation des impuretés colorées, ainsi que des conditions cinétiques favorables d'absorption du L-tryptophane. Afin de réduire la durée du processus, le procédé suivant l'invention prévoit d'admettre le produit d'élution de l"'anionite" directement dans la colonne contenant la "cationite", en évitant de les faire passer par une capacité intermédiaire. Cela impose certaines restrictions sur le rapport des volumes des colonnes contenant l "'anionite" et la "cationite" et les vitesses de passage de la solution à travers lesdites colonnes.Une plus haute capacité d'absorption de la "cationite" par comparaison à ltanioniten des types proposés permet d'utiliser pour la "cationite" une colonne d'un volume corrélativement inférieur à celle de l"'anionite". Toutefois, dans ce cas, la vitesse d'élution du L-tryptophane qui est optimale pour l"'anionite" se trouve être trop élevée pour la "cationite". L'action protectrice de cette dernière décroît et de ce fait l'efficacité de fonctionnement de la "cationite" diminue. Lorsque le rapport entre les capacités d'absorption de l"'anionite" et de la 'ationite" vis-à-vis du tryptophane est de 1/10, la valeur optimale du rapport des volumes des colonnes respectives des résines est de 3/1. Pour améliorer la pureté du produit final on effectue un lavage de la "cationite" dans la colonne à l'eau chaude à une température de 50 à 900C. Grâce à ce traitement, une partie considérable des impuretés colorées absorbées par la "cationite" est éliminée alors que le L-tryptophane n'est pratiquement pas désorbé. Le procédé habituel de désorption du tryptophane à partir d'une "cationite" fortement acide est la désorption par des solutions d'ammoniaque à la température ambiante. D'après le procédé suivant l'invention l'élution du L-tryptophane à partir de la "cationite" se fait au moyen d'une solution à 1,5 - 3,0 % d'ammoniaque dans une solution aqueuse à 30 - 50 % d'éthanol à une température de 50 - 700C. Ce mode dtélution a plusieurs avantages sur les procédés connus : on obtient une plus haute concentration en Ltryptophane dans l'éluat, on élève la vitesse de la désorption et on diminue d'autant le volume du produit d'élution contenant du L-tryptophane, on réduit la durée du processus et la consommation des réactifs employés pour l'élution. Les procédés d'élution conformes à l'invention permettent d'autre part d'éviter la cristallisation du tryptophane désorbé dans la colonne, ce qui permet de prévenir l'augmentation de la perte de charge (résistance hydraulique à l'écoulement) et une élution supplémentaire du front du tryptophane désorbé. Le produit diélution contenant le tryptophane est recueilli par fractions. Au cours de l'élution par des solutions alcooliques d'ammoniaque dans des fractions à teneur en Ltryptophane supérieures à 10 g/l après refroidissement jusqu'à une température de O à 50C, il se produit une cristallisation du L-tryptophane. Ainsi, une partie considérable du L-tryptophane cristallisé se sépare sans évaporation préalable, ce qui influe positivement sur la pureté du produit cristallisé. Ceci est un avantage important du procédé conforme à l'invention. Une cristallisation additionnelle intervient lors de l'acidulation de ces fractions avec de l'acide acétique glacial jusqu'à un pH de 3,5 à 4,5. Il en résulte une sédimentation des cristaux de L-tryptophane grâce à la neutralisation de la solution ammoniacale par l'acide acétique, ainsi que des cristaux caractéristiques contenant du L-tryptophane, de l'acide acétique et de l'eau. Lors du séchage sous vide desdits cristaux, l'acide acétique et l'eau (ainsi que les impuretés d'acétate d'ammonium) sont éliminés et on obtient du L-tryptophane cristallisé. Dès cette étape le procédé permet d'obtenir un produit à teneur en substance de base de 99 %, avec un rendement d'environ 50 %. Les solutions qui, en même temps que du L-tryptophane, contiennent de l'acétate d'ammonium (liqueur-mère et eaux de lavage) son recyclées au stade de l'absorption par l"'anionite" dans le cycle technologique suivant. Les fractions de l'éluat ammoniacal à teneur en L-tryptophane inférieure à 10 g/l peuvent aussi être recyclées au stade de l'absorption, ou bien traitées par des procédés connus pour leobtention d'un produit cristallisé. Les cristaux de L-tryptophane obtenus de la sorte contiennent de 90 à 95 % de substance de base. Par ailleurs le rendement total en produit visé est augmenté jusqu'à 60 - 70 %. Au besoin le produit cristallisé peut subir une purification additionnelle par un procédé connu comprenant un traitement par du charbon actif et une recristallisation à partir de solutions dans l'eau et l'éthanol. Dans le cas de la séparation du L-tryptophane à partir d'une liqueur de culture, le procédé suivant l'invention, associé à une purification additionnelle subséquente par le procédé précité, permet d'obtenir un L-tryptohane présentant les caractéristiques suivantes - teneur en substance de base, 99 96 au moins - rotation optique spécifique (+30) à (+310) (C=I, H2 o), humidité maximale 1 %; - teneur en cendres (sulfates) ne dépassant pas 0,1 %; - teneur en impuretés : sulfates ne dépassant pas 0,01 96, chlorures ne dépassant pas 0,01 %, fer ne dépassant pas 0,001 %, métaux lourds (plomb) ne dépassant pas 0,001 %. Le produit ne contient pas d'impuretés d'autres aminoacides, il n'est pas toxique ni pyrogène. Le procédé proposé de séparation du L-tryptophane présente des avantages techniques déterminés qui en rendent l'industrialisation avantageuse. Le procédé est suffisamment simple et se prête facilement à la mise en oeuvre. il est caractérisé par la haute efficacité de la séparation du Ltryptophane cristallisé à partir de sources variées, y compris les liqueurs de culture. Le procédé permet d'isoler le produit cristallisé sans avoir recours à une évaporation. Le procédé permet d'utiliser les agents d'absorption un grand nombre de fois sans que leurs caractéristiques soient sensiblement détériorées. La séparation du produit cristallisé d'après le procédé conforme à l'invention se fait avec un rendement élevé, voisin de 70 %, et le produit obtenuàmeha*e pureté et peut contenir plus de 99 % de substance de base. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description suivante de plusieurs exemples de réalisation concrets mais non limitatifs. Exemple 1. On admet 2 litres d'une solution contenant 16 grammes de L-tryptophane, 8,4 grammes de L-alanine, 5,6 grammes de glycine, 7,0 grammes de L-valine, 1Q grammes de chlorhydrate de lysine et 4 grammes acide L-glutamique, dans une colonne remplie d'une 1,anionite" faiblement basique, macroporeuse, synthétisée par polycondensation, à base de m-phénylènediamine et de formaldéhyde avec addition de résorcine (volume de la résine 0,45 litre), cette admission dans la colonne se faisant de bas en haut et à une vitesse de 0,5 l/h. Si, dans le filtrat, on constate la présence de Stryptophane (quantité de liquide passé 1,85 litre), on envoie le filtrat dans une seconde colonne contenant le même agent d'absorption (volume de résine 0,1 litre). On lave les colonnes avec 0,85 litre d'eau (jusqu'à l'apparition de L-tryptophane à la sortie de la seconde colonne), après quoi on procède à une élution avec une solution 0,2 N d'acide chlorhydrique sur les deux colonnes, en faisant passer la solution de haut en bas à une vitesse de 0,35 l/h. Simultanément on admet l'élut dans une colonne remplie d'une "sulfocationite" du type polystyrénique, à teneur en divinylbenzène de 8 % (volume de la résine : 110 cm3 ), en faisant passer ltéluat de bas en haut. On cesse l'élution aussitôt après le passage de 7,0 litres de solution. Ensuite on fait passer à travers la "sulfocationite" 2 litres d'eau à une température de 500C. L'élution du L-tryptophane à partir de la "sulfocationite" se fait avec une solution à 2,0% d'ammoniaque dans une solution aqueuse à 50% d'éthanol à une température de 630C, en dirigeant la solution de haut en bas à une vitesse de 80 cm3/h. On rejette la première fraction de l'éluat, d'un volume de 90 cm3, et on traite la seconde fraction, d'un volume de 250cm3 et à une concentration en L-tryptophane supérieure à 70g/l, avec 20 cm3 d'acide acétique glacial jusqutà un pH de 4,5 et on refroidit pendant 20 heures à une température de 3 à 5"C. On sépare par filtration les cristaux déposés, on les lave à l'éthanol refroidi et on les dessèche à une température de 400C. On obtient en définitive 11,9 grammes de L-tryptophane cristallisé, chromatographiquement pur, à teneur en ensubstance de base supérieure de 99 %. Exemple 2. La solution initiale contenant du L-tryptophane a une composition analogue à celle qui a été décrite dans l'exemple 1. On réalise la séparation du L-tryptophane de la m8me façon que dans l'exemple 1, sauf que, lors de la désorption du L-tryptophane à partir de l'anionite", on utilise de l'acide sulfurique 0,42N, lors de la désorption à partir de la "cationite" on utilise une solution à 2,6% d'ammoniaque dans une solution aqueuse à 30% d'éthanol, ltélution de la "cationite" se fait à une température de 660C, l'acidulation par acide acétique se fait jusqu'à pH=3,7, et on refroidit l'élut ammoniacal acidulé jusqu'à une température de 20C. Le produit cristallisé obtenu contient plus de 99,' de L-tryptophane. Le rendement en produit cristallisé est de 68%. Exemple 3. Le produit initial pour la séparation de L-tryptophane est un milieu de fermentation obtenu par culture de la souche Bac. subtilis VNII genetica 3557 sur un milieu nutritif contenant du sucre, de l'extrait de mas, de l'urée, des sels tels que le sulfate de magnésium, le phosphate de potassium, le chlorure de sodium. La concentration en L-tryptophane est de 6,20 grammes/litre. On admet 1 litre de liqueur de culture dans une colonne contenant une "anionite" macroporeuse faiblement basique, synthétisée par polycondenaation, à base de m-phénylènediamine et de formaldéhyde avec addition de résorcine d'un volume de 0,251, en le faisant passer dans la colonne de bas en haut à une vitesse de 0,3 litre/heure. Ensuite on lave la colonne avec 0,5 litre d'eau passant dans le même sens et à la même vitesse.Après passage de 0,2 litre d'eau et détection de traces de L-tryptophane dans la solution à la sortie, on dirige celle-ci vers une seconde colonne contenant le même agent d'absorption (volume de la résine : 0,25 litre). On effectue la désorption du L-tryptophane à partir de la première colonne avec 3,0 litres d'eau déminéralisée admise à une vitesse de 0,2 litre/heure de haut en bas. L'éluat contenant du L-tryptophane est admis de bas en haut, à la méme vitesse à travers une colonne contenant 80cm de "sulfocationi te polystyrénique de la forme H. Ensuite on lave cette colonne avec 0,51 d'eau à une température de 700C et à une vitesse de 0,2 litre/heure. On effectue l'élution du L-tryptophane à partir de la "sulfocationite" avec 0,5 litre d'une solution à 1,5% d'ammoniaque dans une solution aqueuse à 50% d'éthanol, à une température de 580C. On recueille l'éluat par fractions. La première fraction, d'un volume de 100cm , contient du tryptophane à une concentration de 0,15 gramme/litre. On soumet cette fraction à une absorption sur une "anionite" faiblement basique dans un cycle subséquent. La deuxième fraction, d'un volume de 70cm3, contient du tryptophane à une concentration de 48 grammeeite. On traite cette fraction avec 5,0cm3 d'acide acétique glacial jusqu'à pH=4,10 et on la refroidit jusqu'à une température de 50C. On sépare par filtration les cristaux déposés, on les lave à l'éthanol et on les dessèche sous vide. On obtient en définitive 3,02 grammes de trypt*e cristallisé, chromatographiquement pur, à teneur en substance de base de 9956. Le rendement en tryptophane dans le produit cristallisé est de 48,4%. La concentration en L-tryptophane de la liqueur-mère est de 5,2 grammes/litre, le volume de la liqueur-mère est de 65 cm3, et avec les eaux de lavage, 80 cm3. On fait subir à cette solution, après en avoir chassé l'alcool par distillation, une åbso & ommat;n s meune "aniomite" faiblement basique dans un cycle-subséquçnt. La troisième fraction de l'éluat, d'un volume de 350 cm3, contient du L-tryptophane à une concentration de 4,2 grammes/ litre. On réduit à 18 cm3 le volume de cette fraction par évaporation sous vide et on la refroidit jusqu'à une température de 50C. On sépare par filtration les cristaux de L-tryptophane déposés, on les lave à l'éthanol et on les dessèche. On obtient en définitive 1,15 grammes de Ltryptophane à teneur en substance de base de 95 %. Le rendement total en L-tryptophane dans le produit cristallisé est de 66 %. Exemple 4. La liqueur de culture de départ a une composition analogue à celle qui a été décrite dans l'exemple 2. Le volume de la liqueur de culture est de 2,0 litres Le volume de l"'anionite" faiblement basique est de 0,5 litre. Les conditions de l'absorption sur l "'anionite" et de désorption à partir de celle-ci sont les mêmes que dans l'exemple 2, sauf que le lavage de la colonne après l'absorption se fait avec 1,0 litre d'eau, alors que l'élution du L-tryptophane à partir de l'agent d'absorption se fait avec 6,0 litres dpeau déminéralisée. On dirige l'éluat vers une colonne contenant 70 cm3 d'une sulfocationite de la forme H contenant 4 % de divinylbenzène, à une vitesse de 0,2 litre/ heure, de bas en haut.L'absorption terminée, on fait passer de bas en haut à travers la colonne contenant la "sulfocationite" 0,5 litre d'eau à une température de 750C, à la même vitesse. On effectue l'élution du L-tryptophane avec une solution d'ammoniaque à 1,7 % dans une solution aqueuse à 50 % d'éthanol à une température de 630C. On dirige la première fraction, d'un volume de 70 cm3, contenant du L-tryptophane à une concentration de 0,2 gramme/litre, au stade de l'absorption sur une "anionite" faiblement basique dans un cycle subséquent. On traite une seconde fraction d'éluat, d'un volume de 90 cm3, contenant le L-tryptophane à une concentration de 80,5 grammes/litre avec 5,5 cm3 d'acide acétique glacial jusqu'à un pH de 4,15, et on refroidit jusqu une température de 5 C. On traite les cristaux déposés comme dans l'exemple 1. On obtient en définitive 6,50 grammes de L-tryptophane cristallisé, chromatographiquement pur, à teneur en substance de base de 99 %. Le rendement en L-tryptophane dans le produit cristallisé est de 51,2 %. La liqueur-mère, d'un volume de 78 cm3 et à une concentration en L-tryptophane de 5,1 grammes/litre, et les eaux de lavage après séparation de l'alcool par distillation, sont réintroduites au stade de l'absorption sur l "'anionite" au cours du cycle suivant. On réduit par évaporation le volume de la troisième fraction de ltéluat, d'un volume de 315 cm3 et à une concentration en L-tryptophane de 6,5 grammes/litre, jusqu'à un volume de 30 cm3 , et après refroidissement, on filtre les cristaux déposés, on les lave à l'éthanol et on les dessèche. On obtient en définitive 1 , 98 gramme de L-tryptophane cristallisé à teneur en substance de base de 96 %. Le rendement total en L-tryptophane dans le produit cristallisé est de 67,2 %. On recristallise les cristaux de L-tryptophane à teneur en substance de base de 96 %. A cet effet on dissout 2,25 grammes de produit obtenu dans 25 cm3 d'éthanol à 50 46, sous chauffage. On ajoute à la solution 0,4 gramme de charbon activé, on filtre la solution chaude, on refroidit le filtrat, on sépare par filtration les cristaux déposés de L-tryptophane, on les lave à l'éthanol et on les dessèche. On obtient en définitive 1,56 gramme de L-tryptophane chromatographiquement pur, à teneur en substance de base de 99 %. Le rendement au stade de la recristallisation est de 72 %. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons si celles-ci sont exécutées suivant mn esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1. Procédé de séparation du L-tryptophane à partir de solutions aqueuses par absorption du L-tryptophane sur des résines échangeuses d'ions, avec désorption et cristallisation subséquentes du L-tryptophane, caractérisé en ce qu'on effectue l'absorption du L-tryptophane en deux stades,le premier consistant à absorber le L-tryptophane sur une résine échangeuse d'anions, macroporeuse , faiblement basique, synthétisée par polycondensation, avec élution subséquente du L-tryptophane, le second stade consistant à absorber le L-tryptophane, à partir de l'éluat obtenu, sur une résine sulfonée échangeuse de cations de la forme H. 2o Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'élution du L-tryptophane à partir de ladite résine échangeuse d'anions est réalisée avec de l'eau déminéralisée ou avec des solutions aqueuses d'acides minéraux à une concentration de 0,1 à 0,5 No 3. Procédé suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la désorption du- L-tryptophane à partir de la résine échangeuse de cations est effectuée avec une solution à 1,5 - 3,0% d'ammoniaque dans une solution aqueuse à 30 - 50% d'éthanol à une température de 50 à 700C, avec obtention d'éluats ammoniacaux alcooliques contenant du L-tryptophane. 4. Procédé suivant la revendication 3, caractérisé en ce que, au cas où la désorption du L-tryptophane est effectuée avec ladite solution d'ammoniaque dans une solution aqueuse d'éthanol, on réalise une cristallisation du L-tryptophane en acidulant lesdits éluats ammoniacaux-alcooliques, contenant le L-tryptophane, avec de l'acide acétique jusqu'à un pH de 3,5 à 4,5, avec refroidissement simultané jusqu'à une température de O à 50C. 5. Procédé de séparation du L-tryptophane suivant l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que ladite résine échangeuse d'anions est à base de m-phénylènediamine et de formaldéhyde avec addition de phénol ou de résorcine. 6o Procédé de séparation du L-tryptophane suivant l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que ladite résine sulfonée échangeuse de cations de la forme H est une résine de polystyrène. 7o Le L-tryptophane, utile notamment pour son rôle dans les phénomènes du métabolisme chez l'homme et les animaux, caractérisé en ce qu'il est obtenu par le procédé faisant l'objet de l'une des revendications 1 à 6.