Perfectionnements apportés aux machines à fendre à couteau ruban L'invention concerne une machine à fendre à couteau ruban dans laquelle le couteau ruban est maintenu dans un dispositif de guidage déformable s'étendant sur la largeur de travail, comprenant une partie inférieure résistant à la flexion et une partie supérieure déformable, portant le dispositif de guidage du couteau et reliée à la partie inférieure par des dispositifs de réglage. Dans une machine à fendre à couteau ruban connue et de ce type,le dispositif de guidage du couteau peut avoir une forme qui s'écarte de la ligne droite en constituant la partie supérieure de façon à ce qu'elle puisse fléchir. tion avec la fente d'alimentation du matériau disposée à l'avant du tranchant du couteau et qui est délimitée par un rouleau inférieur de préférence entraîné et un rouleau supérieur entraîné et réglable en hauteur, et avantageuse- ment également dans sa courbure, on peut donner au matériau à fendre une épaisseur différente sur sa largeur. Grâce à ce type de construction, on peut régler l'épaisseur de la fente utile indépendamment de la forme et de la position du rouleau supérieur. Le rouleau supérieur peut donc être disposé par rapport au rouleau inférieur de la manière la plus favorable au transport du matériau dans la machine. L'épaisseur précise de la fente et l'allure de l'épaisseur de cette fente est réglée à l'aide du dispositif de guidage du couteau. On peut ainsi éviter pratiquement complètement toute erreur dans la fente. On obtient un matériau fendu de précision exceptionnellement élevée. Dans de nombreux cas, il est souhaitable que le disposi- tif de guidage du couteau puisse être déformé plus forte- ment par rapport à saforme en ligne droite que cela est possible par la seule déformation de la partie supérieure,par exemple de 3 mm au lieu de 1 mm comme c'est le cas jusqu'ici. Dans d'autres cas, il est souhaitable que l'on puisse donner une déformation au dispositif de guidage du couteau ne correspondant pas à une ligne de flexion. L'invention a donc pour but de créer une machine à fendre à couteau ruban du type mentionné dans le préambule et apportant de nouvelles possibilités de déformation du dispositif de guidage du couteau ruban. Selon l'invention, ce problème est résolu du fait que la partie supérieure est constituée par des sections reliées respectivement les unes aux autres par des articu- lations. Grâce aux articulations, on peut obtenir à volonté de fortes déviations du dispositif de guidage du couteau ruban par rapport à la position en ligne droite. L'angle de pliage qui apparaît dans la zone de l'articulation est pourtant si faible qu'il n'a pratiquement aucune influence sur le couteau ruban en mouvement. A titre d'exemple, cet angle, quand il s'agit d'une section de 1 mètre pouvant être décalée de 3 mm sur un côté, est inférieur à 0,20. En outre, le dispositif de guidage du couteau a une forme rectiligne permettant par exemple de laisser s'augmenter plus rapidement l'épaisseur de la fente utile sur la largeur que sur une section correspondante d'une ligne de flexion. Selon un mode de réalisation préféré, trois sections disposées symétriquement les unes par rapport aux autres sont reliées de façon articulée les unes aux autres. Ceci permet d'obtenir une construction particulièrement simple convenant à la plupart des problèmes rencontrés dans la pratique. Dans ce cas, il convient que la section centrale en particulier soit reliée fixement à la partie inférieure et que les dispositifs de réglage puissent coopérer avec les extrémités externes des sections latérales. Dans ce cas, deux articulations seulement suffisent. Avantageusement, la section centrale a une longueur de à 50 cm et les sections latérales de 60 à 125 cm. Pour une machine à fendre à couteau ruban de largeur habituelle comprise entre environ 1,5 et 3 mètres, on obtient ainsi les meilleurs résultats. Dans un mode de réalisation préféré, la distance séparant le côté supérieur de sections voisines en position en ligne droite est inférieure à 0,3 mm. Cette distance peut même être inférieure à 0,1 mm. On s'efforce de mainte- nir la distance aussi faible que possible pour que de l'huile ou d'autres salissures ne puissent parvenir au couteau ruban et de ce fait au matériau à fendre en passant par la fente ainsi formée. Il convient en fait que les salissures ne puissent absolument pas parvenir dans cette fente. Les faibles distances qui sont nécessaires pour obtenir ce résultat sont possibles du fait que l'angle de pliure est exceptionnellement faible. Le recours à de faibles distances est facilité quand la distance entre un pivot d'articulation et le dispositif de guidage du couteau ruban est aussi faible que possible, et en particulier inférieure à 50 mm. En outre, il est recommandé, quand l'articulation comprend un pivot, qu'il comporte deux arêtes formant une fourche dans une section et une arête reçue de façon coulissante dans la fourche dans la section voisine. Ceci évite également la pénétration des salissures. L'invention sera maintenant expliquée plus en détail à l'aide d'un exemple de réalisation préféré, référence étant faite aux dessins ci- annexés dans-lesquels: la figure 1 est une vue en coupe schématique d'une machine à fendre à couteau ruban, selon la ligne A-A de la figure 2, la figure 2 est une vue frontale de la partie supérieure et de la partie inférieure, la figure 3 montre les conformations du dispositif de guidage du couteau que l'on peut obtenir avec le mode de réalisation de la figure 2, la figure 4 est une vue de dessus du dispositif de guidage du couteau quand la plaque de recouvrement a été retirée, avec deux coupes partielles des positions des articulations, et la figure 5 est une vue de dessus du dispositif de guidage du couteau quand la plaque de recouvrement est montée. Les figures représentent une machine à fendre à couteau ruban seulement dans la mesure o cela est nécessaire pour 2-467666 la compréhension de l'invention. Sur un banc 1 de la machine est montée une table de travail 2 sur laquelle est guidé le matériau 3 à fendre. Une fente d'amenée de maté- riau est délimitée par un rouleau inférieur 4 et un rouleau supérieur 5. Le rouleau inférieur 4 est constitué par une série d'organes individuels qui sont entraînés par un revêtement élastique d'un cylindre d'entraînement non représenté et pressés en direction supérieure. Le rouleau supérieur 5 est maintenu dans un pont 6 réglable en hauteur, et il peut être soumis à la flexion désirée à l'aide de rouleaux d'appui pouvant être déplacés dans le pont et qui ne sont pas représentés. Sur le côté arrière de la machine à fendre à couteau ruban se trouve une partie inférieure 7 résistant à la flexion et reliée fixement à la machine, et au-dessus une partie supérieure 8 déformable portant un dispositif de guidage 9 destiné à un couteau ruban 10. La partie supé- rieure est constituée par trois sections 11, 12 et 13, formées chacune par une base 14 et une plaque de recouvre- ment 15, reliées les unes aux autres par des vis 16. Des plaques de guidage anti-usure 17 et '18, reliées respecti- vement à la base 14 ou à la plaque de recouvrement 15, constituent le dispositif de guidage proprement dit du couteau 9. Comme-lemontre la figure 2, la section centrale 12 peut être montée fixement sur la partie inférieure 7 par des vis 19. Les deux sections latérales 11 et 13 sont reliées à la section centrale 12 par des articulations respectives 20 et 21. Avec leur extrémité externe coopère un dispositif de réglage 22 ou 23 se présentant sous la forme d'un vérin hydraulique exerçant une force de trac- tion. La position de repos est déterminée par des vis de réglage 24 ou 25. Il en résulte que le dispositif de réglage du couteau peut être déplacé de sa position en ligne droite "a" (figure 3) vers le haut en faisant tourner les vis 24 et , de manière que le couteau ruban passe par la ligne "b", et vers le bas en tournant les vis 24 et 25 de manière que le couteau ruban passe par la ligne "c". Les lignes sont constituées par trois sections en ligne droite voisines pouvant également assumer des positions intermédiaires quelconques. Pour constituer l'articulation 20, la base de la section latérale 11 comprend deux arêtes 26 et 27 formant une fourche, alors que la base de la section centrale 12 comprend une arête 28 reçue de façon coulissante à l'in- térieur de la fourche. Les trois arêtes sont traversées par un pivot 29. Comme le montre la figure 2, les arêtes et les évidements associés peuvent être conformés en demi-cercles dans les parties qui sont respectivement voisines. De façon analogue,l'articulation 21 comprend trois arêtes 31, 32 et 33 ainsi qu'un pivot 34. Du fait de la mobilité des sections latérales 11 et 13 par rapport à la section centrale 12, des fentes 35 et 36 existent dans les zones articulées situées entre ces sections. On peut éviter d'avoir recours à une protection spéciale pour ces fentes en vue de les protéger de la pénétration d'huile ou de salissures quand la distance "a" entre sections en position en ligne droite est aussi réduite que possible, à savoir inférieure à 0,3 mm et même de 0,1 mm seulement. On peut respecter cette règle au moins quand les pivots 20 et 21 sont pressés aussi étroitement que possible contre le dispositif de guidage du couteau. Avantageusement, la distance "b" allant jusqu'au dispositif de guidage du couteau 9 est inférieure à 50 mm et de préférence comprise entre seulement 20 et 40 mm. La section centrale 12 est avantageusement plus courte que les deux sections latérales. Dans l'exemple de réali- sation représenté, la longueur totale est de L = 2 m. Dans ce cas, la section centrale 12 a une longueur L12 = 40 cm, alors que les deux sections latérales 11 et 13 ont une longueur Lil = L13 = 80 cm. Des modifications de la forme de réalisation représen- tée sont possibles dans de nombreuses directions. C'est ainsi que les sections latérales peuvent être reliées de façon articulée au banc de la machine par leurs extrémités externes, et la section centrale peut être montée mobile; les dispositifs de réglage correspondants coopérant alors avec les extrémités internes des sections latérales. Il est également possible de prévoir plus de trois sections pour constituer la partie supérieure 8. i 2 467666 REVENDICATIONS 1. Machine à fendre à couteau ruban dans laquelle le couteau ruban est maintenu dans un dispositif de guidage déformable s'étendant sur la largeur de travail, comprenant une partie inférieure résistant à la flexion et une partie supérieure déformable, portant le dispositif de guidage du couteau et reliée à la partie inférieure par des disposi- tifs de réglage, caractérisée en ce que la partie supérieure (8) est constituée par des sections reliées respectivement les unes aux autres par des articulations (20, 21). 2. Machine à fendre à couteau ruban selon la revendica- tion 1, caractérisée en ce que trois sections (11, 12, 13) disposées symétriquement les unes par rapport aux autres sont reliées de façon articulée les unes aux autres. 3. Machine à fendre à couteau ruban selon la revendica- tion 2, caractérisée en ce que la section centrale (12) est reliée fixement à la partie inférieure (7) et en ce que les dispositifs de réglage (22, 23) coopèrent avec les extré- mités externes des sections latérales (11, 13). 4. Machine à fendre à couteau ruban selon la revendica- tion 2 ou 3, caractérisée en ce que la section centrale (12) a une longueur de 30 à 50 cm et les sections latérales (11, 13) une longueur de 60 à 125 cm. 5. Machine à fendre à couteau ruban selon l'une quel- conque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que la distance (a) séparant le côté supérieur de sections voisines (11, 12; 12, 13) en position en ligne droite est inférieure à 0,3 mm et est de préférence inférieure à 0,1 mm. 6. Machine à fendre à couteau ruban selon l'une quel- conque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que la distance (b) entre un axe d'articulation et le dispositif de guidage (9) du couteau ruban est inférieure à 50 mm. 7. Machine à fendre à couteau ruban selon l'une quel- conque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que quand l'articulation (20, 21) comprend un pivot (29, 34), il comporte deux arêtes (26, 27; 31, 32) formant une fourche dans une section (11; 13) et une arête (28; 33) reçue de façon coulissante dans la fourckD de la section voisine (12).