Les fractions de céphaline connues contiennent dans le cas où elles sont obtenues à partir de matières végétales, outre des lécithines, essentiellement de la phosphatidylcolamine et, dans le cas où elles sont obtenues à partir de sources animales, de Ta 5 phosphatidylcolamine et de la phosphatidylsérine* Oes céphalines présentent suivant la matière première particulière utilisée différents radicaux d'acides gras comportant en rénéral 10 à 24 atomes de carbone* Les fractions de céphaline utilisées de préférence à des fins thérapeutiques contiennent des phosphatidyl-10 colamines ou des phosphatidylsérines qui présentent un pourcentage important de radicaux d'acides gras insaturés, notamment à insaturations multiples* En raison de la forte réactivité qui caractérise notamment les acides gras à insaturations multiples, leur isolement n'est pas simple» Lors de l'extraction de phospha-15 tides bruts ils se trouvent généralement mélangés à des alcools inférieurs* Les céphalines ou les fractions de phosphatides qui les contiennent peuvent servir entre autres d'émulsifiants naturels puisqu'elles présentent, outre les radicaux d'acides gras lipo-20 philes, encore le groupement hydrophile glycérol-acide phospho-rique ainsi que les radicaux calamine ou serine également hydrophiles* toutefois l'action émulsifiante est relativement faible, ce qui peut être attribué au fait que le groupe aminé libre est lié intramoléculairement par le groupe acide phosphorique sous 25 forme saline* En raison de la présence des acides gras insaturés précieux pour des raisons tant physico-chimiques que biologiques, des mélanges de phosphatides contenant des céphalines sont également utilisés en tant que médicaments* Ils ne peuvent toutefois être 30 utilisés qu'avec précaution comme émulsifiants à des fins d'alimentation en matières grasses par voie intraveineuse puisque les céphalines en tant que telles sont des activateurs de la coagulation du sang* En outre il s'est avéré que les phosphatides contenant des céphalines, jusqu'ici utilisés pour 1'alimentation 35 en matières grasses par voie intraveineuse, peuvent produire dsa effets secondaires désagréables tels que fièvre et frissons* -^insi qu'on l'a maintenant constaté, ces effets défavorables doivent être attribués en premier lieu au groupe aminé des céphalines® Le brevet américain 3 301 881 décrit déjà un procédé dans BAD ORIGINAL 70 35146 2 2070098 lequel la céphaline est acylée entièrement ou partiellement en traitant des émulsions aqueuses de phosphatides par des anhydrides d'acides organiques, ce qui a pour effet de transformer le groupe aminé primaire ea ua aaide d'acide. Ce procédé permettrait 5 de rendre les phosphatides plus plastiques et de faciliter leur dispersion dans des milieux aqueux. Or, il s"est avéré que dans le cas des phosphatidylcolami-. nés ainsi que des phosphatidylsérines on réussit de manière sim-plè à éliminer le groupe aminé sans que les radicaux d'acides 10 gras soient scindés ou les radicaux d'acides gras sensibles, à une ou plusieurs insaturations, subissent des modifications chimiques. Les nouveaux glycolphosphatides ainsi obtenus par désa-mination correspondent à la formule générale suivante 20 comportant 10 à 24- atomes 0, de préférence des radicaux d'acides gras à une ou plusieurs insaturations, et X représente un atome d'hydrogène ou le groupe carboxylique (-C00H). Ces nouveaux glycolphosphatides, que l'on peut également appeler des désaminocé-phalines, sont contrairement aux céphalines complètement solubles 25 dans l'alcool» Ils présentent en même temps une solubilité dans l'eau sensiblement plus forte que celle des phosphatidylcolamines et des phosphatidylaérines. Etant donné qu'ils ne présentent pas l'action gênante de coagulation du sang qui caractérise les céphalines, les nouveaux glycolphosphatides se prêtent particulièrement 30 "bien à l'alimentation en matières grasses par voie intraveineuse® En même temps ils peuvent également servir d'agents plus efficaces d'émulsification de l'huile dans l'eau utilisés pour la fabrication de préparations de matières grasses et analogues. En raison du groupe hydroxyle réactif libre les glycolphosphatides. 35 s© prêtent également à la fabrication d'autres composés substitués dans le groupe OH, par exemple des composés du type ester, et constituent de ce fait également des produits intermédiaires précieux pour des médicaments nouveaux. La composition des acides gras varie avec la céphaline utilisée comme matière première « En ,1 E0C- O - P - 0 - CH0 - CHOH 22 | X 1 2 dans laquelle E et R représentent des radicaux d'acides gras bad origihaL 70 35146 3 2070098 général la fraction d'acides gras renfermant 16 et 18 atomes de carbone est prépondérante, ce qui est également le cas pour les acides gras insaturés. Dans le cas de céphalines provenant de Ôaune d'oeuf les glycolphosphatides fabriqués à partir de celles-5 ci contiennent entre autres des acides gras en C^ et ^22* alors que ceux obtenus en utilisant de la cervelle en tant que matière première contiennent en outre des acides gras en 0^» Or, la présente invention concerne la fabrication des nouveaux glycolphosphatides répondant à la formule indiquée plus haut. Ils 10 peuvent être obtenus facilement en mélangeant la phosphatidylcolamine ou la phosphatidylsérine, dissoute dans un solvant organique, avec de l'acide nitreux aqueux, après quoi ils peuvent être isolés de manière connue par diazotation et hydrolyse de composés de phosphatides désaminés; Si l'on fait agir l'acide nitreux 15 avec précaution, par exemple à basse température, même les radicaux d'acides gras à insaturations multiples des composés phos-phatidyliques ne subissent pas de modification chimique. Des essais d'analyse par spectroscopie et chromatographie en phase gazeuse ont montré que la bande infrarouge caractéristique de la 20 céphaline et correspondant à 9,8 ji était disparue sans que les doubles liaisons aient été modifiées par le traitement. De préférence on fait agir l'acide nitreux sur les céphalines en utilisant une solution aqueuse d'un sel de l'acide nitreux et d'un sel acide d'un acide organique ou inorganique et en ajou-25 tant œtfce solution aqueuse goutte à goutte à la solution organique contenant de la céphaline, en agitant le mélange. Ces conditions d'action modérée de l'acide nitreux permet à la réaction de s'effectuer même à température ambiante ou 3ous un faible chauffage sans risque de compromettre la forme stérique des radicaux d'aci-30 des gras insaturés. En tant que solvants des matières premières contenant de la céphaline conviennent des alcools ou des hydrocarbures chlorés comportant de '• à 4 atomes de carbone. Des solvants hydrocarbonés conviennent égalemente En ce qui concerne la réaction de désamination que l'on fait subir aux phosphatidylcola-55 mines et/ou aux phosphatidylsérines conformément à la présente invention, le chloroforme en particulier s'est avéré un solvant très approprié. Le procédé de désamination conforme à la présente invention permet d'isoler les glycolphosphatides facilement puisque leur 70 35146 * 2070098 forte solubilité dans l'alcool facilite grandement l'extraction et la séparation d'autres phosphatides qui les accompagnent. Dans la pratique le procédé de la présente invention pour la fabrication des phosphatides consiste à dissoudre soit de la 5 céphaline pure telle qu'elle peut être obtenue par exemple par séparation chromatographique de fractions de phosphatides riches en céphalines effectuée sur des colonnes de gel de silice par élution au moyen de mélanges de chloroforme et de méthanol, soit m mélange de phosphatides, contenant de l'huile ou déshuilé et 10 qui renferme de la céphaline, dans un alcool ou dans un hydrocarbure chloré comportant de 1 à 4 atomes de carbone ou dans un solvant hydrocarboné tel que l'éther de pétrole, l'hexane, le cyclo-hexane, le benzène, etc. ou des mélanges de ces solvants, à mélanger cette solution ensuite, en refroidissant à température ambian-15 te ou à des températures plus élevées, avec la solution aqueuse de l'acide nitreux ou bien consécutivement ou simultanément avec une solution aqueuse d'un sel alcalin ou alcalino-terreux de l'acide nitreux et avec un sel acide d'un acide inorganique ou organique, de préférence avec du phosphate diacide de sodium, du ci-30 trate acide de sodium ou du phtalate acide de potassium et à agiter le mélange à l'abri de l'air jusqu'à ce que le groupe aminé libre des céphalinephosphatides ne puisse plus être décelé au moyen du réactif constitué par de la ninhydrine. En cas d'utilisation d'alcool le solvant est ensuite entièrement ou partielle-25 ment évaporé sous vide et de préférence remplacé par un hydrocarbure chloré. En vue d'éliminer les fractions solubles dans l'eau, la solution peut encore être lavée deux à trois fois avec de l'eau. Après évaporation du solvant sous atmosphère d'azote on obtient un produit plastique jaune à jaune-brun. 30 L'avantage particulier du procédé utilisant des solutions de sels réside dans le fait qu'il permet lors de la diazotation du groupe aminé libre de renoncer entièrement à l'utilisation de l'acide et de régler la libération de l'acide nitreux à partir du nitrite in situ au moyen de sels acides de telle manière qu'uze 35 transposition des acides gras présents dans les phosphatides en acides gras trans se trouve pratiquement supprimée. Les produits traités ne subissent pas non plus de variation en ce qui concerne la composition des acides gras. En particulier, la teneur en acides gras à insaturations multiples, notamment en ce qui con 70 35146 5 2070098 cerne les acides gras polyéniques qui conservent leurs propriétés essentielles, ne se trouve pas modifiée par le procédé. En règle générale la diazotation est effectuée jusqu'à ce que le groupe primaire de la céphaline soit éliminé quantita-5 tivement. On peut cependant également sans difficulté utiliser des quantités de nitrite de sodium et de sel acide inférieures à celles indiquées dans les exemples, auquel cas l'azote est partiellement éliminé de la molécule de céphaline, ce qui suffit pour obtenir un» bonne dispersion de ces phosphatides dans des 10 milieux aqueux. Un autre avantage du procédé de la présente invention réside dans le fait que les produits exempts de céphaline présentent des propriétés avantageuses comme par exemple des ihdices d'acide et des valeurs de phosphore nettement améliorés par rapport aux 15 matières premières correspondantes, comme le montre le tableau ci-dessous. TABLEAU I Substance Indice Indice % de phos- d'iode d'acidité phore 20 Phosphatide brut du commerce 86,5 20,3 2,1 désaminé par le procédé de 1'invention 87,2 9,4- 2,34- phosphatide brut déshuilé 70,3 30,1 3»1 25 désaminé par le procédé de l'invention 77 *4- 5,5 3,28 Fraction de phosphatide de soja insoluble dans l'alcool 66,7 32,3 3,0 désaminé par le procédé de 11 invention 70,2 14,4- 3,23 30 Fraction de phosphatide de soja soluble dans l'alcool 85,0 18,0 3,1 désaminé par le procédé de 1'invention 86,7 4-,0 3,12 Pour la réaction avec l'acide azoteux suivant la présente invention on peut utiliser les composés de céphaline purs ou bie* 35 les mélanges de phosphatides contenant ces composés. Les lécithi-nés encore présentes dans ces mélanges ne risquent pas de gêner la réaction car dans les conditions de réaction modérées utilisé elles ne sont pas attaquées par l'acide nitreux puisqu'elles renferment pas de groupes aminé primaire„ 70 35146 6 2070098 L'analyse par chromâtogra.ph.ie en phase gazeuse des nouveaux glycolphosphatides obtenus suivant le procédé de l'invention par désamination de phosphatidylcolamine a montré qu'en cas d'utilisation du phosphatide de soja en tant que matière première leur te-5 nera? en différents acides gras s'établit comme indiqué au tableau ci-dessous» TABLEAU II Composition en acides gras du phosphatidylglyco1 obtenu à partir de phosphatide de soja 10 C12 S 0,1 % C14 s 0,2 % C16 ss 26,0 % C18 s= 2,0 % OÛ s= 7,0 % 15 C1S2 52 60,0 % o 00 I S 4,5 % C20 ss 0,2 % 100,0 °/o Pc-ur un mélange de phosphatidylcolamine et de pho sphat idyl-20 sérine obtenu à partir d'oeuf on a établi, après désamination, la composition suivante en acides gras. ' TABLEAU III Composition en acides graa du glycolphosphatide obtenu à partir de céphaline provenant d'oeufs (mélange de oolamine-25 céphaline et de sérine-céphaline) 1,2 % 0,4 % 2,0 % 0,2 % 22,6 % 0,7 % 25,0 % 1792 % 16*0 % 250 % 0,4 % ia98 % 1*5 % 100,0 % 10 12 14 30 °141 C16 c16i 35 °1@1 C182 C185 °20 C204 '22 70 35146 7 2070098 EXEMPLE 1 200 g de céphaline pure (phosphatidylcolamine), obtenus à partir de la fraction de phosphatide de soja insoluble dans l'alcool par séparation chromatographique sur une colonne de gel de 5 silice en utilisant un mélange de chloroforme et de méthanol dans le rapport 80:20 comme éluant, sont dissous dans un mélange de 1000 ml de chloroforme et 1000 ml de méthanol, puis on les mélange, en agitant et en y amenant du ÎTg» avec une solution de 125 g de nitrite de sodium dans 200 ml d'eau distillée. Le mélange est 10 chauffé au bain-marie à 37°C. Puis.on y ajoute lentement goutte à goutte une solution de 230 g de dihydrate de phosphate diacide de sodium dans 200 ml d'eau distillée. Après agitation pendant au total deux heures à 37°0 toute la céphaline est diazotée et auctin groupe aminé, c'est-à-dire aucune céphaline, n'est plus déoêLable 15 par chromatographie en couche mince effectuée avec le réactif composé de ninhydrine. En vue du traitement ultérieur on décante à partir de la fraction insoluble, puis le résidu est lavé avec une faible quantité de chloroforme et rejeté. Les solutions dans le chloroforme 20 sont transvasées dans une ampoule à décanter et, au besoin, mélangées avec suffisamment d'eau pour qu'il se forme deux couches. La couche inférieure contenant du chloroforme est séparée, lavée avec environ 400 ml d'eau et à nouveau séparée de la phase aqueuse dans l'ampoule à décanter. Après évaporation du solvant en 25 l'absence d'air sous atmosphère de il reste un résidu de 190 g de glycolphosphatide. EXEMPLE 2 500 g de fraction de phosphatide de soja insoluble dans l'alcool, telle qu'on l'obtient en tant que résidu en déshuilant 30 du phosphatide de soja du commerce avec de l'acétone et en soumettant le produit déshuilé ensuite à plusieurs reprises à une extraction à l'éthanol effectuée à température élevée (teneur en céphaline de 30 % environ), sont dissous dans un mélange de 700 ml de chloroforme et 500 ml de méthanol en agitant et en y ame-35 nant du îf^, puis on les mélange avec une solution de 69 g de ÎTa NOg dans 80 ml d'eau distillée. A ce mélange on ajoute alors goutte à goutte, en agitant, -une solution de 138 g de monohydrate de ITaîyPO^ dans 100 ml d'eau distillée, après quoi le mélange réac-tionnel est encore agité à température ambiante sous atmosphère 70 35146 8 2070098 de $2» Au bout de trois heures et demie un échantillon de la substance montre, après séparation par chromatographie en couche mince sur des plaques G de gel de silice dans 1'éluant formé d'un mélange chloroforme-méthanol-eau (65:25:4) et après des essais 5 avec de la ninhydrine, qu'aucune céphaline n'est plus présente dans le mélange» La solution est décantée du phosphate semi-solide séparé, et mélangée avec de l'eau distillée jusqu'à ce qu'il se forme deux couches. Ceci nécessite environ 150 ml d'eau. La phase, aqueuse (phase supérieure) est séparée dans des ampoules à 10 décanter et jetée. Après addition d'environ 200 ml d'eau on mélange bien et procède à une nouvelle séparation de la phase aqueuse. Au cas où la deuxième phase aqueuse serait encore appréciable-ment acide on lave une nouvelle fois avec de l'eau. Après évapora-tion du solvant en l'absence d'air sous atmosphère de IL, on ob-15 tient à partir de la phase chloroforme 400 g d'un mélange de phosphatides, caractérisé par un indice d'iode de 70, un indice d'acidité de 14 et une teneur proportionnelle en phosphore de 3,2 %, qui contient à la place de la céphaline le nouveau glycol-phosphatide. 20 La meilleure aptitude de ce produit à former des émulsions est mise en évidence par l'essai suivant : 1 g du mélange de phosphatides contenant du glycolphospha-tide est dissous dans 10 g d'huile de tournesol en l'agitant et en le réchauffant à une température comprise entre 60 et 70°C. Après 25 refroidissèment à 20°C le mélange est transvasé dans un cylindre à secousses de 100 ml et on y ajoute 90 ml d'eau distillée ayant également une température de 20°C. Par suite d'une rotation vive de 90° imprimée au cylindre toutes les 30 secondes, les deux phases se trouvent émulsifiées„ On mesure le nombre de rotations né-30 cessaire pour obtenir une émulsion stable pendant 30 secondes. Le produit4exempt de céphaline ne nécessite que 2 rotations, alors qu'en cas d'utilisation de la matière première, c'est-à-dire de la fraction de phosphatides contenant de la céphaline et? insoluble dans l'alcool, on n'obtient pas d'émulsion même au bout de 50 35 rotations0 EXEMPLE 3 2 kg de phosphatide brut de soja, déshuilé simplement par traitement répété avec de l'acétone sont dissous dans un mélange de 4 1 de chloroforme et 1 1 de méthanol en agitant sous atmos 70 35146 9 2070098 phère protectrice d'un gaz inerte (îïg) et mélangés à une solution de 250 g de TTaNO^ dans 220 ml d'eau distillée chaude. Le mélange réactionnel est chauffé à ;jO°G et on y ajoute goutte à goutte une solution de 460 g de monoliydrate de lïaHpPO^ dans 450 ml d'eau 5 distillée chaude. Après agitation pendant au total deux heures à 50°C sous atmosphère de ÏTp le produit de réaction est exempt de céphaline. Après refroidissement à température ambiante la solution dans le mélange chloroforme-méthanol est décantée du résidu inorganique, le résidu est lavé avec une faible quantité de chlo-0 roforme et ce chloroforme est ajouté à la solution décantée. Les solutions réunies sont alors agitées en présence de 500 ml d'eau sous atmosphère dé î^, puis on laisse séjourner la solution pendant un court laps de temps dans l'ampoule à décanter et sépare ensuite la couche de chloroforme inférieure de l'eau de lavage. 5 Le lavage de la solution dans le chloroforme est encore répété à deux reprises en utilisant chaque fois 400 ml d'eau. Enfin, le solvant est éliminé de la solution dans le chloroforme en l'absence d'air sous atmosphère d'azote. Il reste 1,8 kg (= 90 %) d'un mélange de phosphatides plastique, de couleur jaune-brun, 20 caractérisé par un indice d'iode de 78, un indice d'acidité de 5,5 et une teneur proportionnelle en phosphore de 3j3 %• Lors de l'essai de formation d*émulsion décrit dans l'exemple 2 on obtient déjà une éàulsion stable après 1 rotation, contre 16 pour la matière première. 25 EXEMPLE 4 1 kg d'une fraction de phosphatides soluble dans Ifeieool, telle qu'on peut l'obtenir en déshuilant des phosphatides bruts du commerce avec de l'acétone et en soumettant ensuite le mélange de phosphatides déshuilé à plusieurs extractions à l'alcool, est 30 dissous dans 3 1 d'éthanol et mélangé, su agitant et en y smena&'à du avec une solution de 120 g de ITaïTCU dans 120 ml d ' eau et 2 ' d. avec une solution de 200 g de monohydrate de NaEgPO^ dans 200 si d'eau. En les chauffant, les deux sels sont mis en solution dans de l'eau distillée. Le mélange réactionnel est chauffé à 50-0 en 35 agitant et en y amenant du Au bout d'environ 1 heure toute la céphaline est diazotée. La solution réactionnelle est décantée dii résidu et celui-ci est lavé ensuite avec une faible quantité d'é-thanol. Par distillation on l'absence d'air sous atmosphère de T,0 l'alcool est distillé jusqu'à obtention d'un volume de 700 ml BAD OR'^'NAL ^ 70 35146 10 2070098 environ et on ajoute approximativement 1,5 1 de chloroforme au résidu. La solution est lavée à deux ou trois reprises en utilisant chaque fois environ 300 ml d'eau et l'eau de lavage est jetée» La solution dans le chloroforme est évaporée en l'absence 5 d'air sous atmosphère de Kg. Ond>tient ainsi en tant que résidu 950 g (= 95 %) d°un. mélange, contenant du glycolphosphatide et exespt de céphalines caractérisé par un indice d'iode de 82, un indice d5 acidité de 4 et une teneur proportionnelle en phosphore de 3?2 %. 10 EXEMPLE 5 1 kg de phosphatide de soja brut du commerce est dissous dans 1,21 de diôhloréthane et 600 ml d'éthanol sous atmosphère protectrice de Fg et mélangé, en l'agitant, à 50°C consécutivement avec une solution de 100 g de NaEOg dans 120 ml d'eau et 15 avec une solution de 170 g de monohydrate de ÎTaHgPO^ dans 175 ml d'eau® A cet égard il est avantageux d'ajouter la solution de phosphate acide de sodium lentement goutte à goutte. Au bout de deux heures et demie d'agitation le mélange réactionnel est exempt de céphaline» Après refroidissement à la température ambiante on 20 décante la solution, lave le résidu semi-solide avec du dichloré-thane, ajoute le liquide de lavage à la solution principale et lave la solution dans le mélange diehloréthane-éthanol à deux ou trois reprises en utilisant chaque fois environ 250 ml d'eau. Après distillation du solvant en l'absence d'air sous atmosphère 25 de Kg il reste un résidu de 950 g de phosphatide exempt de céphaline et-contenant de l'huile. Pour obtenir une émulsion stable lors de l'essai de l'exemple 2 il ne faut qu'une seule rotation, contré dis pour le phosphatide brut du commerce. EXEMPLE 6 30 1 kg d'une fraction de phosphatide de soja insoluble dans l'alcool9 identique à ©elle utilisée dans l'exemple 2, est dissous, en agitant sous l'atmosphère protectrice d'un gaz inerte, dans 2 1 d'hexaae et après chauffage à 50°C mélangé avec une solution de 200 g de nitrite de sodium dans 325 ml d'eau. On ajoute 35 au mélange réactionnel goutte à goutte une solution de 400 g de phosphate diacide d© sodium dans 550 ml d'eau. Après au total deux heures et demie d'agitation intensive la fraction de phosphatide est exempte d@ céphaline^ On laisse avantageusement refroidir le produit de réaction ai* réfrigérateur et décante ensuite la BAD ORIGINAL 70 35146 2070098 solution surnageante. Le résidu est lavé à plusieurs reprises avec de l'hexane, puis les solutions dans l'hexane sont réunies et ensuite soumises à environ trois extractions successives par secouage en utilisant chaque fois 30C ml d'eau. Les phases aqueu-5 ses sont séparées, au besoin par centrifugation de courte durée, et jetées ; las solutions dans l'hexane sont débarrassées sous vide du solvant. On obtient ainsi 750 g d'un mélange de phosphatides qui contient à la place de la céphaline, le glycolphosphatide. EXEMPLE 7 10 500 g d'une fraction de phosphatide soluble dans l'alcool, obtenue par le procédé du brevet allemand 1 047 597, sont dissous dans un mélange de 700 ml de chloroforme et 500 ml de méthanol et mélangés, en agitant et chauffant à 50°C, consécutivement avec une solution de 70 g de nitrite de sodium dans 200 ml d'eau et 15 avec une suspension de 185 g de phtalate acide de potassium dans 100 ml d'eau. Au bout de 7 heures le mélange réactionnel est essjpfc de céphaline. Après refroidissement la solution surnageante est décantée de la fraction insoluble, le résidu est lavé encore avec du chloroforme, le liquide de lavage est mis ensemble avec la so-20 lution dans le mélange chloroforme-méthanol et lavé à plusieurs reprises avec environ 120 ml d'eau» Puis la solution dans le chloroforme est évaporée en l'absence d'air sous atmosphère d'azote. Rendement : 450 g d'un mélange de phosphatides soluble dans l'alcool et contenant du glycolphosphatide. 25 EXEMPLE 8 180 g de phosphatide brut provenant d'oeufs, obtenu par le procédé de J. Folch et autres (J. Biol. Chem. 191 « 833» 1951) consistant à traiter d'abord du jaune d'oeuf frais par de l'acétone en vue d'éliminer les lipides neutres et le cholestérol, à sou-30 mettre ensuite le résidu exempt d'huile à une extraction au mélange chloroforme-méthanol 2:1 et à élimiher par lavage les fractions solubles dans l'eau, et qui contient tant du sérinephosphatide que du colaminephosphatide, sont dissous dans un mélange de 1 1 de chloroforme et 1 1 de méthanol et mélangés, en agitant et en 35 chauffant à 37°C, consécutivement avec une solution de 120 g de phosphate diacide de sodium dans 200 ml d'eau et avec une solution de 60 g de nitrite de sodium dans la même quantité d'eau. Au bout de trois heures et demie d'agitation le produit de réaction est exempt de phosphatides réagissant positivement avec de la 70 35146 12 2070098 ninhydrine. La solution contenant du chloroforme est séparée de la phase aqueuse formée et encore une à deux fois soumise à une extraction avec agitation en utilisant chaque fois 200 ml d'eau. Après distillation du solvant en l'absence d'air sous atmosphère 5 d'azote on obtient en tant que résidu 169 g d'un mélange de phosphatides exempt de céphaline et contenant les glycolphosphatides correspondants. EXEMPLE 9 500 g d'une fraction de phosphatides soluble dans l'alcool 10 (obtenue comme dans l'exemple 4) sont dissous dans 1,5 1 d'éthanol et mélangés à température ambiante avec une solution aqueuse d'acide nitreux refroidie à 0°C et obtenue à partir de 200 g de nitrite de sodium, dissous dans un mélange de 800 ml d'eau et 250 ml d'éthanol, par addition goutte à goutte de 470 ml d'acide 15 chlorhydrique à 12,5 % en refroidissant avec de la glace. Au bout de 3 heures d'agitation sous atmosphère protectrice d'azote le mélange de phosphatides n'accuse plus aucune réaction avec de la ninhydrine. L'addition de chloroforme provoque la formation de deux couches dont la couche inférieure est séparée et ensuite la-20 vée avec de l'eau. Après évaporation du solvant en l'absence d'air sous atmosphère protectrice d'azote on obtient un résidu de 470 g d'un mélange contenant du glycolphosphatide. 70 35146 13 2070098 R S 7 B 1 1 I O A T I O H S 1. Glycolphosphatides de la formule générale Ho0 - O - H1 HC - O - It 5 I H0 G - O - P - O - 0Ho-CH0E 2 /\ 2 I O OH X 12^ dans laquelle R et R représentent des radicaux d'acides gras 10 comportant de 10 à 24 atomes C, de préférence des radicaux d'acides gras insaturés ou à plusieurs insaturations, et X représente un atome d'hydrogène ou le groupe -COOH. 2. Procédé de fabrication des glycolphosphatides suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'on ajoute de Itecide ni- 15 treux à une solution de phosphatidylcolamine et/ou phosphatidyl-sérine dans un solvant organique et isole de manière connue les composés de phosphatide désaminés par diazotation et hydrolyse. 3. Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce que l'on mélange la solution de la phosphatidylcolamine et/ou de 20 la phosphatidylsérine avec une solution aqueuse d'un sel de l'acide nitreux et d'un sel acide d'un acide inorganique ou organique. 4. Procédé suivant l'une des revendications 2 et 3S caractérisé en ce que l'on utilise en tant que solvant organique im alcool ou hydrocarbure chloré comportant de 1 à 4 atomes de carbone 25 ou un solvant hydrocarboné ou bien un mélange de ces solvants. 5. Procédé suivant l'une des revendications 3 et 4, caractérisé en ce que l'on utilise du chloroforme en tant que solvant et ajoute à température ambiante ou à des températures légèrement plus élevées une solution aqueuse de nitrite de sodium et de phos- 30 phate diacide de sodium, en agitant.