La présente invention se rapporte a' un procédé pour traiter un compost et, plus particulièrement, à un procédé pour affiner un compost. Le traitement des résidus urbains ou ordures ménagères actuellement remarquablement développé et la réutilisation des dechets et résidus par triage et récupération de la partie réutilisable est dans une certaine mesure mise au point avec succès. Le compostage d'une partie de ces ordures constitue l'une des voies qu'il est possible d'adopter pour cette réutilisation. Toutefois, dans le cas où du compost est produit à partir des ordures ménagères les matériaux non transformables en compost ou non compostables qui sont inclus dans ces ordures dolvent naturellement etre éliminés du compost. L'élimination des matériaux tenaces non transformables en compost tels que les matières plastiques souples ou non rigides, les métaux, les tissus (fibres de déchets) etc. peut être exécutée relativement facilement dans une certaine mesure par des traitements de criblage ou tamisage, triage magné tique, triage balistique (par rebondissement) et/ou triage pneumatique. Toutefois, les matières fragiles non transformables en compost telles que les matières plastiques rigides, le verre, les poteries, les céramiques etc..., se présentent généralement en petits fragments au moment où on veut les éliminer et cela est particulièrement vrai dans le cas ou ces matières ont subi un traitement préalable de pulvérisation ou de fragmentation, dans lequel les matières fragiles non transformables en compost sont réduites à l'état de granules ou de grains très petits, ce qui rend difficile l'éliniination de ces granules étrangers au compost.Ces granules non transformables en compost résistent aux intempéries naturelles, et à la décomposition et, si le compost produit à partir des ordures ménagères est utilisé pour l'agriculture sans que soit presque totalement éliminées ces granules, ces derniers s'accumulent dans le sol et deviennent dangereux pour l'hom- me et pour les animaux, étant donné que les granules des ma tériaux fragiles comportent habituellement des pointes vives. Il est donc indispensable d'éliminer ces matières étrangères aussi complètement que possible du compost produit à partir des ordures ménagères, de telle manière que le compost puisse etre utilisé en pratique dans l'agriculture. Jusqu'à présent, on a tenté d'éliminer ces granules non transformables en utilisant la séparation magnétique des constituants ferreux, un procédé de triage basé sur la différence d'élasticité des constituants et/ou un procédé de triage pneumatique qui tire parti des différences entre les poids spécifiques des constituants.Ces procédés de triage sont efficaces dans une certaine mesure si la dimension des granules fragiles non transformables en compost ou compostables est grande mais, dans le cas ou la dimension de ces granules est très petite, les procédés de triage utilisés jusqu'à présent sont incapables d'éliminer efficacement du compost les grains de matieres étrangères fines. Un but de l'invention est donc de fournir un procédé pour affiner le compost produit à partir des ordures ménagères. L'invention a encore pour autre but de fournir un procédé pour conditionner le compost produit à partir des ordures ménagères et pour éliminer les matières étrangères d'un compost non raffiné conditionné comme indiqué ci-dessus. Suivant l'invention, ces buts sont atteints en utilisant un procédé de séparation électrostatique qui n'a pas encore été envisagé dans ce domaine. Cette invention tire partie de la différence entre les conductibilités des matiéres fragiles non transformables en compost contenues dans le compost et les matières organiques (ctest-à-dire le compost proprement dit) et utilise pour séparer ces deux matières un procédé de séparation électrostatique. La différence entre les conductibilités est lmportan- te si les matières organiques sont convenablement mouillées Par ailleurs, on a constaté que l'efficacité du triage est élevée si la dimension des matières broyées du compost, avant affinage, est modifiée et/ou choisie de manière à être contenue dans un certain intervalle. La séquence des phases du procédé de l'invention, ainsi que des traitements appropriés de séchage et/ou d'humidification intercalés entre ces phases constituent également des éléments de l'invention qui contribuent à améliorer l'efficacité de l'affinage.Plus particulièrement, le procédé suivant l'invention consiste à éliminer par voie électrostatique, les granules ou grains étrangers de matières fragiles non transformables en compost d'ordures fermentées par fermentation aérobie, les matières non fragiles contenues dans ces ordures étant éliminées avant et/ou après la fermentation, par pulvérisation et criblage ou tamisage des ordures et la teneur en eau des ordures étant réglée de manière à etre de préférence inférieure à 50 % mais supérieure à 5 % avant la séparation électrostatique. Les caractéristiques et avantages de I1 invention ap paraîtront mieux au cours de la description qui va suivre. Sur les dessins annexés, donnés uniquement à titre d'exemple - la Fig. 1 est un graphique montrant la variation de la résistance électrique des matières en fonction de la teneur moyenne en eau du compost affiné - la Fig. 2 est une vue schématique d'un dispositif destiné à la séparation électrostatique des matières ; - la Fig. 3 est une courbe montrant la relation entre le taux de récupération du compost et la teneur moyenne en eau du compost non affiné ;; - la Fig. 4 est un diagramme montrant la direction de la force résultante qui effectue la séparation, dans le dispositif représenté sur la Fig. 2 - la Fig. 5A est un diagramme représentant la séquence de base du procédé suivant l'invention - la Fig. 5B est également un diagramme analogue à celui de la Fig. 5A dans lequel sont incorporées des phases additionnelles et des informations supplémentaires ; - la Fig. 6 est également un diagramme d'une variante de mise en oeuvre du procédé de l'invention, destiné au traitement de déchets organiques exempts de matières étrangères à un compost - la Fig. 7 est une vue schématique d'un autre dispositif destiné à la séparation électrostatique - la Fig. 8 est une vue schématique d'un appareil de pulvérisation et de triage des matières ; et - la Fig. 9 est un graphique montrant les relations entre le taux de récupération du compost et la dimension ajustée des grains du compost non affiné. Tout d'abord, on résumera ci-dessous les résultats des recherches, études et expériences, qui constituent la base de la présente invention. (1) La valeur moyenne de la teneur en eau des ordures ménagères est généralement de l'ordre d'environ 40 % à 50 %, et la teneur en eau des constituants de ces ordures qui sont appropriés et utilisables pour le compost est relativement élevée tandis que celle des constituants fragiles tels que les matières plastiques rigides, le verre, les poteries et les céramiques est relativement basse, du fait que ces matières ne sont généralement pas hydrophiles.Ceci est la cause de la différence considérable de conductibilité entre ces deux sortes de matières ; les valeurs de la conductibilité de ces matières ont été étudiées et mesurées et sont représentées par le graphique de la Fig. 1, sur lequel la teneur moyenne en eau du compost tiré d'ordures ménagères, avant son affinage, est porte en abscisses, la résistance électrique des divers constituants de ce compost, en ordonnées. On voit sur le graphique que, dans la gamme des valeurs de la teneur moyenne en eau du compost avant affinage, au moins entre une valeur inférieure à 50 % et quelques pour cent, la ligne générale des valeurs limites inférieures de la résistance des matières fragiles telles que les matières plastiques rigides, le verre, les poteries et les céramiques, est plus élevée que la limite supérieure de la résistance électrique du compost et cette observation est le fondement de l'application de la séparation électrostatique à l'affinage du compost tiré des ordures ménagères ou déchets d'une commune. (2) Un essai a également été effectué en utilisant des ordures ménagères réelles. Les ordures ont tout d'abord été pulvérisées et les matières non compostables et non cassantes telles que les matières plastiques souples, métaux, fragments de tissus, bois, etc. . .ont été élimines par exemple par criblage, de sorte que les déchets restants étaient composés d'un mélange de constituants compostables et de matières fragiles. Ce mélange a été soumis à un traitement de fermentation aero- bie et criblé au moyen d'un crible à mailles de 5 mm pour éliminer les matières étrangères relativement grosses. Ensuite, le mélange criblé comme indiqué ci-dessus a été séparé électrostatiquement au moyen d'un séparateur du type représenté schématiquement sur la Fig. 2. Dans ce traitement, de séparation, la teneur en eau avant raffinage du compost de l'essai, a été ajusté. Toutefois, cet ajustement s'est révélé généralement inutile parce qu'au cours de la fermentation, la teneur en eau des matières fermentées se réduit normalement jusqu'a une valeur appropriée pour l'exécution de la séparation électrostatique. Le résultat de cet essai a été satisfaisant en ce sens que presque îoe % du compost a été trié dans les meilleures conditions, ces conditions préférées étant, par exemple, que la teneur en eau du compost non affiné soit comprise entre moins de 50 Le séparateur représenté sur la Fig.2 sera décrit brièvement ci-après. L'ensemble du dispositif d'essai est désigné par la référence 10. Le mélange 11 de compost fermenté par voie aérobie et de granules, ou grains fragiles de matières étrangères non compostables est chargé dans un dis positif d'alimentation vibrant 12 par lequel il est acheminé dans l'espace compris entre une électrode à haute tension 13 connectée å une source de potentiel électrique élevé et une électrode 13r reliée à la terre.Sous l'espace entre les électrodes 13 et 13' est disposée une cloison 14, placée de manière que le compost 15, qui possède une plus grande conductibilité, tombe a' gauche de la cloison 14 (en regardant la figure 2) en raison de l'attraction électrostatique qu'il subit, tandis que les matières granulaires fragiles non compostables 16 tombent å droite de la cloison 14, du fait que ces matières 16 possèdent une conductibilité pratiquement négligeable. Sur la Fig. 3, est représentée la courbe de la relation entre le taux de récupération du compost affiné (affinage de prés de 100 %) et la teneur moyenne en eau du compost non affiné obtenue lors de 11 essai utilisant le dispositif 10. Dans ce cas, la tension appliquée était de 3 kilovolts On peut remarquer, sur le graphique de la Fig. 3, que le taux de récupération du compost affiné décroît notablement lorsque la teneur moyenne en eau est supérieure à 50 %, ceci pour diverses raisons telles que le fait que le compost tend à adhérer aux matières étrangères lorsqu'il possède une teneur en eau aussi élevée et quelle poids spécifique apparent au compost est alors relativement accru.Dans ces conditions, le taux de récupération ne peut pas être amélioré mdme si l'on ajuste la position de la cloison 14 pour compenser l'ac croissement du poids spécifique apparent. La gamme préférable pour que la teneur moyenne en eau soit appropriée pour la séparation électrostatique est celle allant d'environ 35 rG à 5 %.Toutefois, l'ajustement de la teneur en eau du compost non affiné à une valeur inférieure à 10 % n'est pas facile à obtenir ets en pratique, il est impossible à réaliser in dustrieliement. Au contraire, l'ajustement de la teneur en eau dans l'intervalle allant de moins de 35 SO à plus de 10 ' est a' la fois réalisable en pratique et préférable. D'un autre côté, pour la facilité du transport et de la manutention, et également en vue de donner au produit des caractéristiques plus appréciées sur le marché, la teneur en eau au compost est de préférence inférieure à 40 X, condition qui satisfait justement les besoins de la mise en oeuvre de l'invention. Dans le cas où la teneur moyenne en eau est relativement élevée (par exemple d'environ 50 %) on peut améliorer le taux de récupération du compost en accroissant la tension appliquée à l'électrode et/ou en réduisant la grosseur de grain du compost non affiné. (3) Le déplacement du compost dans le champ électrostatique peut être appliqué de la façon suivante. Pour faciliter ltex- posé, on suppose que la résistance de l'air est négligeable et que le vecteur du champ est horizontal et uniforme. Dans ces conditions, la force électrique fl agissant sur le compost dans la direction horizontale et la force verticale f2 qui agit sur le compost sous l'effet de la gravité, peuvent être exprimées comme suit fl proportionnelle a d2 . E f2 nroportionnelle à d3 ou d est le diamètre du granule ou grain, E est la tension du champ et g est le poids spécifique du compost, A,B = constante. De cette façon, ainsi que le montre la Fig. 4, la re- sultante F des forces fl et f2 fait avec la direction verticale, un angle Q pouvant être exprimé par 8 pmgortionnelle a arc tg -l E 2 d.g Pour accroître la ,)ureté du produit obtenu par la séparation électrostatique, on essaie généralement de rendre Q aussi grand que possible en élevant la tension et en réduisant la dimension des grains d et le poids spécifique k . La tension est pratiquement limitée à des valeurs généralement inférieures à 40 ou 50 kilovolts.D'un autre côté, le poids spécifique du compost dépend de la teneur en eau. I1 est donc préférable, dans la séparation électrostatique de rendre la dimension des granules ou grains aussi petite que possible. A cet égard, l'invention est particulièrement avantageuse puisqu'il s'agit de séparer des matières fragiles pouvant être facilement réduites à l'état de petits granules ou grains, qui ne peuvent pas être efficacement éliminés par les procédés de séparation de la technique antérieure tels que ceux qui sont basés sur le classement pneumatique ou sur les phénomènes balistiques. Par ailleurs, il est généralement préférable, pour favoriser le compostage, de donner une petite dimension aux matières à composter.Toutefois, on se heurte à des inconvénients lorsque cette dimension devient trop petite parce qu'il peut alors se produire un colmatage du crible, ou encore parce que l'aération ne peut pas s'effectuer efficacement et par suite la consommation d'énergie risque d'être accrue. En conséquence, bien que la petite dimension des granules ou grains soit généralement préférable, la dimension des mailles du crible utilisé pour le traitement précédant la séparation électrostatique est choisie dans une gamme appropriée allant de 3 mm à 15 mm, de préférence de 3 mm à 9 mm, la gamme la plus avantageuse, si l'on considère à la fois la pureté du produit et les conditions les plus appropriées pour le compostage, étant de 5 mm et 7 mm. I1 ressort de ce qui précède que le composé suivant l'invention permet d'éliminer les matières fragiles du compost dans une proportion suffisamment élevée et qu'il n'était pas possible d'atteindre dans la technique antérieure, et que les conditions préférées de mise en oeuvre de l'invention, en ce qui concerne la teneur en eau et la dimension des matières à traiter, répondent bien aux besoins et/ou aux conditions nécessaires pour l'exécution de l'opération de compostage, ainsi que pour la production de produits commercialement acceptables. L'un des modes de mise en oeuvre préférés de l'invention est représenté schématiquement sur la Fig. 5A, qui est un diagramme représentatif du procédé suivant l'invention. Tout d'abord, on charge les ordures ménagères dans un appareil de pulvérisation et de criblage, primaire, 21, dans lequel les ordures sont triées en un groupe A qui contient les matières non compostables telles que les matières plastiques non rigides, les métaux, tissus, fragments de bois et analogues, et une combinaison d'un groupe B et d'un groupe C (B + C) le groupe B comprenant les matières compostables telles que les déchets, les vieux papiers, etc. . tandis que le groupe C comprend les matières non compostables telles que le verre, les poteries et céramiques ainsi que les matières plastiques rigides qui sont étrangères au compost. Le criblage est de préférence exécuté au moyen d'un crible à mailles d'environ 30 mm. Toutefois, cette dimension de mailles est donnée uniquement à titre d'exemple et peut éventuellement être modifiée.Si l'on préfère enlever les papiers du groupe C, il est possible d'en extraire la majeure partie et de l'envoyer dans le groupe A, cette phase étant expliquée plus bas en regard de la Fig. 8 . Le groupe combiné (B + C) subit ensuite une fermentation aérobie dans un appareil de fermentation 22 et sa teneur moyenne en eau est réglée de fa çon à être de tordre de 50 % à 5 % (de préférence entre 35% et 10 %), si cet ajustement est préférable et/ou nécessaire, puis le groupe combiné, B + C, fermenté est introduit dans un appareil de pulvérisation et de criblage secondaire 23, de sorte qu'un groupe A' non compostable qui est encore contenu dans le groupe combiné est éliminé au moyen d'un crible ayant une dimension de mailles appropriée, par exemple et de préférence, de l'ordre de 3 mm à 9 mm ou, mieux encore, entre 5 mm et 7 mm, et de cette facon, la dimension des grains du groupe combiné (B + C) est réglée à une valeur qui la rend appropriée pour le séparateur électrostatique 24. L'ajustement de dimension qui est indiqué plus haut sera expliqué ultérieurement. Il peut se produire que de petits morceaux de matières non compostables comme des métaux, des matières plasti ques molles, du tissu ou du bois, qui devraient être classées comme des constituants du groupe A, soient en partie mélangés au groupe (B + C) et restent contenus dans ce groupe ou ils constituent un résidu. D'autres morceaux de métaux lourds peuvent être inclus dans les matières à composter au cours de la fermentation, ce qui provoque une souillure défavorable du sol lorsque le compost produit à partir de ces constituants est utilisé pour l'agriculture. En outre, l'existen- ce de ces matières étrangères dans le groupe combiné (B + C) impose une charge supplémentaire au séparateur électrostatique 24.Il est donc préférable d'éliminer ces matières étrangères, soit, ou au moins, avant le chargement dans l'appareil de fermentation 22, soit avant le chargement dans l'appareil de pulvérisation et de criblage secondaire 23. Cette élimination peut être exécutée par triage magnétique (pour les matières ferreuses), triage pneumatique et/ou triage balistique. (Cette élimination sera décrite ci-dessous en regard de la Fig. 5B). Etant donné que la teneur en eau et la dimension de grains du groupe combiné (B + C) qui est acheminée à l'appareil secondaire 23 a déja été ajustée de façon à être appropriée pour l'opération de séparation électrostatique, il est possible d'éliminer presque totalement le groupe non compostable C et d'obtenir un compost B à un haut degré d'affinage lors du traitement du groupe combiné (B + C) dans le séparateur électrostatique 24. Sur la Fig. 5B, on a représenté un autre diagramme du procédé de l'invention qui illustre le mode de mise en oeuvre préféré de ce procédé, pour la commodité, bien qu'il puisse être modifié suivant le besoin. La séquence d'opération représentée sur la Fig.5B est essentiellement la même que celle représentée sur la Fig.5A. Surla Fig.5B, le procédé comprend, comme phases principales, une phase de triage primaire 21' qui comprend de préférence une opération de pulvérisation et de criblage primaire (PCP) et une opération de séparation magnétique (SM) ; une phase de fermentation (FM) 22' une phase de séchage (Sec) 26, une phase de triage secondaire (PCS) 23' et une phase de séparation électrostatique (SE) 24'. Les phases 21', 22', 23' et 24' correspondent aux phases exécutées dans les appareils 21, 22, 23 et 24 indiqués sur la Fig. 5A respectivement, sauf que la phase 21' comprend dans cet exemple une opération de séparation magnétique (SM), dont le but a déjà été expliqué plus haut. La phase de séchage (Sec) 26 ajuste la teneur en eau avant les opérations suivantes.Cette phase de séchage peut être supprimée, ainsi qu'on l'a mentionné plus haut, selon les conditions, ainsi qu'on l'expliquera dans la suite. A la droite du tableau des phases principales décrites ci-dessus, sont indiquées plusieurs phases de traitement des constituants éliminés des ordures. Parmi ces constituants les matériaux combustibles sont chargés dans un incinérateur 25 (INC). Les constituants non combustibles sont éliminés après chacun des criblages effectués dans les phases 21' et 23'. Par exemple, ainsi que représenté schématiquement sur la Fig. 5B, les matières ferreuses sont éliminées magnétiquement des matières non compostables (A) et des matières compostables (B + C).Le gaz qui se dégage de la fermentation de la phase 22' et les gaz dégagés au cours de la phase de sechage 26 sont envoyés à l'incinérateur pour y être désodorisés et/ou brûlés pendant l'incinération, de manière à éviter et/ou à atténuer les problèmes posés par les mauvaises odeurs et également afin d'utiliser la fraction combustible de ces gaz.L'énergie thermique tirée de l'incinérateur 25 peut être utilisée pour la phase de séchage 26. Les constituants non compostables grossiers A' (non fragiles) et C' (fragiles) sont éliminés dans la phase PCS (23') et les constituants A' sont à nouveau divisés en constituants combustibles, faits de matières relativement légères ( ) telles que les films de matières plastiques, et les constituants non combustibles composés de ma tières relativement lourdes ( L ), cette division étant ef- fectuée, par exemple par triage pneumatique (soufflage A.C). Sur la Fig. 6, est représentée également schématiquement, une autre forme de réalisation de l'invention qui est destinée à l'utilisation des déchets organiques tels que les excréments d'animaux domestiques et les boues d'égouts, pour lesquels, habituellement, l'opération de triage n'est pas nécessaire pour éliminer les matières non transformables en compost, puisque ces déchets organiques ne contiennent généralement pas de telles matières. Ainsi que cela a été expliqué en regard de la Fig. 3, le taux de récupération du compost le plus élevé correspond à une teneur moyenne en eau de ce compost, avant affinage, de l'ordre de 10 % à 15 %. D'un autre côté, la teneur moyenne en eau du compost après la fermentation est fréquemment de l'ordre de 40 S à 50 % et peut même être ramenée à environ 30 % à 35 % si l'on procède à un vieillissement, à l'intérieur, d'environ dix jours. Il est donc nécessaire de procéder à une phase de séchage industriel utilisant de l'énergie thermique pour abaisser la teneur moyenne en eau jusqu'à une valeur désirée de ltorere de 10 % à 15 %. Le dispositif illustré sur la Fig. 6 utilise une telle énergie thermique de séchage pour la déshydratation des boues et excréments possèdant une teneur en eau élevée. Etant donné que la fermentation aérobie des matières possèdant une importante teneur en eau, par exemple une teneur en eau supérieure à 70 %, est difficilement possible, il est nécessaire de soumettre ces déchets organiques à une déshydratation en qualité de prétraitement en vue de leur compostage consécutif. Les déchets organiques déshydratés et le compost affiné B produit par le procédé représenté sur les Fig. 5A ou 5B, sont convenablement mélanges de manière à donner à la teneur en eau du mélange une valeur appropriée pour la refermentation. Dans ce cas après la phase de pulvérisation et de criblage secondaire, le compost non affiné (B + C) est traité dans un déshydrateur (DH) 27.Ce déshydrateur 27 peut etre un appareil du type à vieillissement à l'intérieur ou du type à chauffage, selon l'importance attachée à différents facteurs tels que le coût nécessaire pour l'équipement, les dépenses d'exploitation, le taux de récupération, etc. Le mélange est effectué dans une cuve mélangeuse 28 (MX) et la teneur en eau du mélange est réglée de manière à être inférieure à 70 %. Le mélange obtenu est ensuite envoyé à un appareil de refermentation (RFM) 29 dans lequel est produit un compost de haute qualité. Le séparateur électrostatique utilisé dans ce procédé peut être du type représenté sur ia Fig.2. Par ailleurs, on peut également utiliser un séparateur de type composite dans lequel sont utilisés à la fois un champ électrostatique et un champ produit par un effet corona. Un exemple de séparateur de ce type est représenté schématiquement sur la Fig.7 sous la forme d'un séparateur composite électrostatique 30 du type à tambour.Dans ce séparateur 30, un groupe combiné (B + C) ayant subi la phase de pulvérisation secondaire (PCS) est acheminé par un transporteur 31 à la région du champ corona produit entre une électrode de décharge à effet corona 32 et la terre et, de là, dans le champ électrostatique produit entre une électrode à haute tension 33 et un tambour tournant 34 mis à la terre, de sorte le groupe B du groupe C sont efficacement séparés et déchargés respectivement dans une trémie à compost 35 et une trémie à matières étrangères 36, qui sont séparées par une cloison 37 disposée entre elles. Une brosse 38 est placée de manière à nettoyer la surface du tambour 34. Les opérations de pulvérisation et de criblage primaire et secondaire peuvent être effectuées de la maniere suivante. Par ailleurs, la phase primaire et la phase secondaire peuvent être identiques ou différentes et on peut ntap- pliquer éventuellement qu'une seule de ces phases, suivant la situation. (a) Triage mécanique seul ( sans pulvérisation > : On peut utiliser pour la phase mécanique (M) un dispositif vibrant (par exemple un crible vibrante un crible rotatif ou trommel , un dispositif à rebondissement, un séparateur balistique ou un dispositif de triage pneumatique utilisant un soufflage d'air. Si les résidus ont été convenablement pulvérisés avant d'être traités suivant l'inven tion, on peut omettre la pulvérisation dans la mise en oeuvre de cette invention. Par ailleurs, si la pulvérisation de la phase primaire a été très poussée on peut omettre la pulvérisation de la phase secondaire. (b) Triage mécanique (M) accompagné d'une pulvérisation (P) et ces deux opérations étant exécutées successivement, indépendamment, (P + M) Dans ce cas, la pulvérisation est d'un type choisi parmi les traitements tels que le broyage au broyeur à marteaux, le déchiquetage, le traitement au tambour ou trommel etc.. (c) Triage mécanique accompagné d'une pulvérisation effectuée simultanément dans un dispositif unitaire (PM). A titre d'exemple de dispositif approprié pour cette opération, un appareil de pulvérisation et de triage 40 est représenté sur la Fig.8. L'appareil 40 comprend un crible cylindrique rotatif 41, un mécanisme d'entrainement 42 servant à faire tourner le crible cylindrique 41, une série de lames 43 montées sur un arbre 44 et un mécanisme d1entraine- ment 45 adapté pour faire tourner l'arbre 44 en même temps que les lames 43. La vitesse de rotation de l'arbre 44 et celle du crible 41 peuvent être choisies de manière à produire une rotation relative de ces deux éléments de manière å régler convenablement le rendement de l'appareil 40.Les matières sont chargées dans une trémie 46, avancent vers la droite à l'intérieur du crible, vu sur la Fig. 8, et, pendant ce mouvement d'avance, sont pulvérisées et facilement triées en un groupe (A) et un groupe (B + C). Dans cet appareil, les lames 43 peuvent être supprimées ; toutefois, la pulvérisation et le triage s'effectuent rapidement et avec de bons résultats si l'on utilise des lames. Par ailleurs, si l'on désire éliminer les vieux papiers du compost, cette élimination peut être obtenue par un choix approprié des paramètres de fonctionnement tels que la vitesse de rotation du crible ou des lames, la largeur de mailles du crible, la longueur axiale de ce crible,etc... En outre, d'autres développements et études ont conduit à constater que la dimension de grain du compost non affine est lié étroitement au taux de récupération du compost affiné. Cette relation est représentée graphiquement sur la Fig.9, sur laquelle le diamètre équivalent moyen D du compost affiné et le taux de récupération-sont indiqués respectivement en abscisses et en ordonnées.Le graphique est obtenu en maintenant la teneur en eau et ltespacement des électrodes constants, la tension étant réglée sur 20 kilovolts et 15 ki lovoîts. Dans ce cas, le diamètre D est donné par la formule suivante 1 6V 3 D= où V = volume du grain Comme on peut le voir sur la Fig0 9, le taux de récupération croit de manière importante avec la diminution de la valeur de D : il est donc avantageux que la séparation électrostatique, c'est-à-dire l'affinage soit effectuée après que le compost non affiné ait été finement réduit en dimension, de préférence jusqu'à D 5 mm. Par ailleurs, un autre avantage consiste en ce que les matières étrangères contenues dans le compost non affiné peuvent être éliminées par cette opération de pulvérisation ou de réduction de la dimension. D'après les essais exécutés, on a constaté que la séparation était efficace si le diamètre équivalent moyen était de préférence inférieur à 4 mm ou, mieux, inférieur à 2 mm et, encore mieux inférieure à 1,5 mm. Plus la dimension est petite, plus le taux de récupération est élevé. Pour améliorer le taux de récupération, il est donc recommandé d'effectuer une pulvérisation dans la phase de triage secondaire, même si les matières ont été entièrement pulvérisées une première fois dans la phase primaire de triage. Si le criblage doit être effectué, de préférence, simultanément avec la pulvérisation, on utilise un crible du type vibrant ou rotatif dans le cas ou on a prévu un triage mécanique seul (M), comme indiqué plus haut, au paragraphe (a). Par ailleurs, on a examiné la répartition des dimensions de grain dans le compost non affiné et on a constaté que cette répartition constitue également un paramètre qui est lié au taux de récupération. Par exemple, il est préférable que plus de 60 S du compost non affiné ait un diamètre moyen équivalent (D) inférieur à 5 mm et de préférence que plus de 75 % de compost soient de cette dimension et il est encore plus avantageux que plus de 90 % au compost soient d'un diamètre équivalent moyen inférieur à 5 mm. Si l'appareil destiné à effectuer la pulvérisation ainsi que le criblage est capable d'éliminer efficacement les matières plastiques molles, il est possible de supprimer la nécessité de la présence d'un appareil de triage pneumatique en amont de l'appareil de pulvérisation et de criblage, ce qui simplifie l'ensemble de l'installation et réduit le prix de revient total.Si l'appareil du type représenté sur la Fig. 8 est utilisé comme moyen de pulvérisation et de criblage, grace à un choix et/ou un réglage appropriés des paramètres suivants : longueur axiale du crible cylindrique 41, vitesse de rotation relative entre les lames 43 et le crible 41, distance entre les pointes des lames 43 et le crible 41, etc. , l'appareil peut ne laisser passer que les matiè- res compostables B (qui ont été fermentées et par conséquent le plus fortement affaiblies) à travers le crible et décharger séparément les matières non compostables fragiles C en même temps que les matières non fragiles et non compostables A'. En outre la présence d'une ou de plusieurs cloisons au-dessous du crible 41, entre les extrémités opposées de ce crible, permet que la majeure partie des matières compostables affaiblies B soit immédiatement pulvérisée et déchargée en premier dans la partie adjacente à la trémie 41 et que les matières non compostables fragiles C soient déchargées axialement à travers le crible en aval des cloisons, ce qui assure pour une grande partie une séparation efficace des matières compostables B. De cette façon, la nécessité d'un autre dispositif tel qu'un séparateur à rebondissement ou un séparateur balistique peut être évitée, de sorte que l'ensemble de l'installation peut être simplifié et que sont supprimés les problèmes de pollution qui résultent du fonctionnement du séparateur à rebondissement ou balistique qui dégage des mauvaises odeurs dues au rebondissement de petits fragments tels que les fragments de verre, etc... Lors d'expériences effectuées avec un procédé comprenant un traitement de pulvérisation et de criblage sélectifs à l'état semi-humide, une fermentation et, ensul*e, une pulvérisation et un criblage sélectifs effectués au moyen d'un appareil analogue à celui représenté sur la Fig- Fig.8, le compost non affiné (B + C) ne contenait que 0,1 à 0,2 =0 (en poids) de matières non compostables C. Il est donc possible ramener le compost non affiné (B + C),y compris la très petite proportion de matières non compostables C au séparateur électrostatique de sorte qu'il est facile d'obtenir un compost très affiné et pratiquement utilisable en agriculture. On a indiqué qu'il était possible d'éliminer la phase de séchage. La phase de séchage peut être effectuée préalablement à la fermentation et/ou après cette fermentation. Ainsi qu'on l'a indiqué sur la Fig. 5B, les matières non fragiles et non compostables peuvent être incinérées et l'énergie thermique engendrée par cette incinération peut être utilisée pour le sèchage. Naturellement, cette énergie thermique peut être utilisée pour d'autres applications. En outre, si llincinérateur est.du type à pyrolyse, par exemple si ctest un appareil à incinération partielle ou un dispositif à pyrolyse à deux lits, le gaz ou 11 huile produit par cet appareil peut être réutilisé comme combustible pour alimenter une source de chaleur.La phase de séchage est généralement destinée à améliorer le taux de récupération du compost ainsi qu'on l'a expliqué en regard de la Fig. 3 ; toutefois, cette phase de sechage peut être supprimée dans le cas où la fermentation est effectuée dans une cuve de fermentation du type ouvert puisque les matières compostables sont placées dans des conditions ou elles sont facilement séchées pendant la fermentation. En outre, si la pulvérisation a pour effet de faciliter le séchage des matières, la phase de séchage 26, représentée sur la Fig. 5B, peut être inutile. De plus, lorsque la fermentation est provoquée deux fois pendant le traitement, la teneur en eau est réduite par cette répétition de la fermentation, ce qui diminue la charge imposée à la phase de séchage et peut même supprimer la nécessité de cette phase. Les points suivants sont ajoutés pour mieux faire comprendre les effets et avantages de l'invention. i) Séparation électrostatique après la fermentation. La teneur moyenne en eau des matières compostables des résidus urbains est habituellement de l'ordre d'environ 50 % à environ 70 %. La fermentation réduit cette teneur en eau à une valeur d'environ 40 % à 50 %, ce qui représente l'intervalle pratiquement utilisable pour une séparation électrostatique suivant l'invention. Par conséquent, dans ce cas, on peut économiser l'é- nergie qui serait utilisée pour sécher davantage, la capacité du séchoir peut être réduite ou même la phase de séchage peut être supprimée, même si la teneur en eau est relativement élevée, aux dépens du taux de récupération du compost. (Le séchage des résidus urbains constitue un traitement désavantageux en raison des mauvaises odeurs qu'il engendre. ii) Pulvérisation après la fermentation (a) Comme les matières compostables sont affaiblies par la fermentation, la réduction de leurs dimensions est facile, ce qui permet d'accroitre le taux de récupération. (b) La dimension par unité de capacité du séparateur électrostatique est relativement grande comparativement à celle des séparateurs des autres types . I1 est donc préférable de réduire le volume des matières non affinées par une fermentation. (Le volume des matières compostables peut être réduit par la fermentation d'une de plusieurs fractions). Par ailleurs, pour la même raison il est préférable d'effectuer la séparation électrostatique après l'achèvement de la totalité au criblage. iii) Séparation électrostatique après criblage Les matières plastiques telles que celles présentées sous la forme de films ou de pellicules minces, se mélangent facilement avec le compost affiné sous l'effet du vent produit par la rotation du rotor, etc., bien que les matières plastiques possèdent une haute résistance électrique. En raison de leur faible conductibilité, ces matières plastiques se sépareraient facilement du compost à haute conductibilité si l'effet du vent était négligeable.Toutefois, en raison de la difficulté pratique que l'on a à séparer ces pellicules ou films plastiques ou analogues ainsi qu'on la indiqué plus haut, il est préférable de les éliminer avant la séparation électrostatique dans une mesure aussi grande que possible car ces films sont habituellement contenus en un volume relativement important, dans les résidus urbains, de sorte que les résidus qu'ils forment dans le compost contaminent le sol. D'un autre côté, les films de matières plastiques, minces, sont flexibles et malléables, de sorte qu'ils sont difficilement pulvérisés en morceaux de petites dimensions et qu'ils peuvent facilement être séparés du compost non affiné même après pulvérisation de ce dernier. iv) Séparation électrostatique après séparation magnétique et les autres phases de triage. Etant donné que les métaux contenus dans les ordures résistent à la pulvérisation,ils subsistent dans ces ordures sous la forme de fragments de dimensions relativement grande et peuvent par suite être séparés facilement du compost sous l'effet de la gravité au cours de la séparation électrostatique, bien qu'ils possèdent une conductibilité élevée. Toutefois, les morceaux de métal minces peuvent être mélangés au compost. I1 est donc préférable d'éliminer les métaux à l'avance en utilisant un procédé de triage par criblage, triage pneumatique, triage par rebondissement (tria ge balistique), séparation magnétique, etc... v) Pulvérisation, criblage et séparation magnétique avant la fermentation (a) l'élimination des métaux lourds et des piles sèches contenus dans les résidus peut efficacement supprimer le risque d'incorporation de ces métaux et piles dans le compost au cours de la fermentation. (Le compost tend à prendre de l'acidité dans le stade initial de la fermentation, ce qui contribue à créer les conditions nécessaires pour faciliter la décomposition des métaux lourds). (b) Si l'on pulvérise et élimine les matières non fragiles et non compostables, on peut utiliser au maximum la capacité de la cuve de fermentation pour les matières appropriées. Par ailleurs, cette opération supprime efficacement le risque d'emmêlement des films de matières plastiques et/ou des tissus pendant l'agitation provoquée dans la cuve de fer tentation. La présente invention est mise en oeuvre de la façon décrite plus haut, et les divers avantages obtenus par cette mise en oeuvre, qui ont également été décrits plus haut, contribuent à remédier aux problèmes posés par la tendance actuelle à l'accroissement du volume des résidus urbains et par la réutilisation de ces résidus. En outre, elle permet de réduire notablement la proportion des résidus qui devront être finalement déchargés sans pouvoir être réutilisés pour l'amélioration des sols REVENDICATIONS 1 - Procédé d'affinage d'un compost tiré des ordures ménagères, caractérisé en ce qu'on fait fermenter les matières compostables contenues dans ces ordures, on sépare les matières non fragiles et non compostables, soit avant, soit après cette phase de fermentation, et on affine le compost non affiné issu de la fermentation en en séparant par voie électrostatique les matières fragiles non compostables. 2 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la séparation est effectuée par des opérations de pulvérisation et de criblage. 3 - Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce que les opérations de pulvérisation et de criblage sont effectuées en série et indépendamment. 4 - Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce que les opérations de pulvérisation et de criblage sont exécutées simultanément dans un même appareil. 5 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la séparation effectuée avant la phase de fermentation est une opération de criblage. 6 - Procédé suivant l'une des revendications l et 5, caractérisé en ce que la séparation est une opération dans laquelle les matières sont séparées au moyen d'un séparateur balistique 7 - Procédé suivant l'une des revendications 1 et 5 caractérisé en ce que la séparation est effectuée au moyen d'un dispositif de triage pneumatique. 8 - Procédé suivant l'une des revendications 1, 5 6 et 7, caractérisé en ce que la séparation exécutée après la phase de fermentation accompagne une opération de pulse risation. 9 - Procédé suivant l'une des revendications 1 à 8 caractérisé en ce que les gaz dégagés pendant la phase de fermentation sont envoyés à un incinérateur. 10 - Procédé suivant l'une des revendications 1 à 9 caractérisé en ce que la phase de séparation comprend une séparation magnétique des matières ferreuses. 11 - Procédé suivant l'une des revendications 1 à 10, caractérisé en ce qu'il comporte une phase de séchage après la phase de fermentation. 12 - Procédé suivant la revendication 9, caractérisé en ce que les gaz dégagés au cours de la phase de séchage sont envoyés à un incinérateur. 13 - Procédé suivant l'une des revendications 1 à 12, caractérisé en ce que la teneur en eau des matières compostables est réglée pendant les phases qui précèdent la séparation électrostatique. 14 - Procédé suivant la revendication 13, caractérisé en ce que la teneur en eau est réglée à une valeur comprise dans l'intervalle allant de 50% à 5%. 15 - Procédé suivant la revendication 13, caractérisé en ce que la teneur en eau est réglée à une valeur comprise dans l'intervalle allant de 35% à 10%. 16 - Procédé suivant l'une des revendications 1 à 15, caractérisé en ce qu'on mélange le compost affiné avec des résidus organiques uniquement composés de matières compostables et qu'on soumet le mélange obtenu à une refermentation. 17 - Procédé suivant l'une des revendications 13 à 15, caractérisé en ce que le réglage de la teneur en eau est ef fectué par une phase de séchage. 18 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les ordures sont d'abord soumises à une opération de séparation et ensuite à une phase de fermentation, puis la dimension de grain du compost fermenté non affiné est réglée et le compost obtenu est affiné électrostatiquement. 19 - Procédé suivant la revendication 18, caractérisé en ce qu'il comporte en outre une phase de sechage succédant à la phase de fermentation et précédant la phase de réglage de la dimension des grains. 20 - Procédé suivant l'une des revendications 18 et 19, caractérisé en ce qu'on règle le diamètre moyen équivalent de la dimension des grains. 21 - Procédé suivant la revendication 20, caractérisé en ce que le diamètre moyen équivalent est réglé à une valeur inférieure à 4 mm. 22 - Procédé suivant la revendication 20, caractérisé en ce que le diamètre moyen équivalent du grain est réglé à une valeur inférieure à 2 mm. 23 - Procédé suivant la revendication 20, caractérisé en ce que le diamètre moyen équivalent du grain est réglé à une valeur inférieure à 1,5 mm. 24 - Procédé suivant l'une des revendications 18 à 23, caractérisé en ce que la proportion des matières compostables possédant la dimension voulue, dans les matières compostables dont la dimension a été réglée, représente un certain pourcentage en poids de la totalité des matières traitées par la phase de réglage de la dimension. 25 - Procédé suivant la revendication 24, caractérisé en ce que le pourcentage de matières compostables ayant la dimension voulue, est supérieur à 60%. 26 - Procédé suivant la revendication 24, caractérisé en ce que le pourcentage est supérieur à 75%. 27 - Procédé suivant la revendication 24, caractérisé en ce que le pourcentage de matières ayant la dimension voulue est supérieur à 90%.