La présente invention a pour objet un procédé de traitement des huiles résiduelles présentant des points d'ébullition supérieurs à 1500C, obtenues pendant la production des oléfines, et elle vise plus particulièrement un procédé pour récupérer des fractions d'huiles thermiquement stabilisées et des fractions de bitume utilisables å partir des huiles résiduelles obtenues pendant la production des oléfines. Avec les développements récents rapides dans la pétrochimie les installations de production d'oléfines, en particulier l'éthylène, se sont multipiiées, et la quantité d'huiles résiduelles secondaires, obtenues à partir de la production d'oléfines par craquage thermique, s'est également accrue rapidement. Ces huiles résiduelles n'ont été partiellement utilisées que comme matière première pour la production de noir de carbone et ont été la plupart du temps employées comme carburant. On a donc cherché dans la technique des utilisations plus efficaces de ces huiles résiduelles. Un but de l'invention est de fournir un procédé pour utiliser efficacement les huiles résiduelles obtenues dans la production des oléfines comme décrit ci-dessus, c' est-è-dire que l'objet primordial de cette invention est de fournir un procédé de traitement de ces huiles résiduelles pour obtenir des fractions d'huiles thermiquement stabilisées composées principalement de fractions à bas points d'ébullition, par exemple le naphtalène et le méthylnaphtalène et de fractions bitumineuses composées principalement de carbures aromatiques polycliques. Le but précité est atteint selon le procédé de l'invention, dans lequel les huiles résiduelles présentant des points d'ébullition supérieurs à 1500C, obtenues dans la production des oléfines, sont traitées initialement à des températures de 400-600 C pendant 10-1200 s sous une pression de 20-200 kg/cm2, les huiles résiduelles ainsi traitées étant ensuite séparées en fractions d'huiles thermiquement stabilisées et en fractions résiduelles par la technique d'évaporation par détente ou par distillation, après quoi les fractions résiduelles sont traitées à des températures de 300-4800C pendant 1-10 h sous une pression comprise entre la pression normale et 50 kg/cm2, pour obtenir des composés ou fractions bitumineuses. L'invention sera mieux comprise grace à la description non limitative suivante faite en se référant aux dessins annexés, sur lesquels - la figure l représente une analyse chromatographique en phase gazeuse des huiles résiduelles obtenues dans la production des oléfine les huiles résiduelles présentant une plage de points d'ébullition de 180 à 2500C; - la figure 2 représente une analyse chromatographique en phase gazeuse de fractions huileuses obtenues par le procédé de l'invention dans la même plage de points d'ébullition. Les huiles utilisées comme matériel de départ dans l'invention sont des huiles résiduelles dans la production des oléfines, c'est-à-dire les huiles désignées comme "résidusd'éthylène" obtenues dans le cas de la production d'oléfines, telles que l'éthylène, le propylène, etc., par craquage thermique de fractions légères huile de pétrole, par exemple les naphta, le kérosène, l'huile légère, etc., à 700-9500C au moyen d'un réacteur tubulaire du type à chauffage externe, ainsi que les huiles présentant une teneur élevée en composés aromatiques et renfermant principalement des fractions présentant un point d'ébullition supérieur à 1500C, obtenues par différents craquages thermiques ou craquages catalytiques de pétroles.Ces huiles résiduelles présentent différentes propriétés selon les conditions de craquage et les conditions de distillations après craquage, mais de telles différences de caractéristiques ne posent pas de problèmes dans la mise en oeuvre du procédé 4on l'invention. Cependant, des huiles résiduelles particulièrement avantageuses sont celles présentant une teneur élevée an composés aromatiques et qui contiennent plus de 80 % de fractions présentant des points d'ébullition supérieurs à 200QC. Le traitement thermique qui est la première étape du procédé de l'invention a été réalisé comme un moyen pour obvier aux inconvénients des traitements thermiques classiques pour les huiles résiduelles obtenues dans la production des oléfines, par exemple, si les huiles résiduelles sont soumises à une distillation ou à un traitement thermique sous pression normale, on obtient seulement un bitume présentant une faible aromaticité par la polymérisation des portions présentant des liaisons insaturées et, puisque de telles huiles résiduelles contiennent dans une large mesure des liaisons insaturées et des chaînes laterales alcoyle, la fraction d'huile obtenue par les procédés classiques contient différents groupes d'alcoyle et ne peut titre considérée thermiquement stabilisée. Plus précisément, selon le traitement thermique du premier stade selon l'invention, les huiles résiduelles sont chauffées à des températures de 400-600 C pendant 10-1200 s sous une pression de 20-200 kg/cm2, ce qui fait que les portions renfermant des liaisons insaturées des huiles résiduelles sont thermiquement décomposées et stabilisées, et en même temps, les différentes .chatnes alcoyle sont éliminées pour obtenir une fraction huileuse largement enrichie avec des carbures aromatiques. Le traitement thermique précité est avantageusement réalisé à des températures de 440-580 C pendant 30-500 s et sous une pression de 50-150 kg/cm2. Par le traitement thermique, la teneur en portions présentant des liaisons insaturées, c'est-à-dire les portions instables des huiles résiduelles, est réduite dans une large mesure, et en même temps, les longues chaînes latérales alcoyle sont décomposées pour fournir une aromaticité élevée. Le traitement thermique ne nécessite aucun appareillage particulier et peut être réalisé en utilisant un réacteur classique, par exemple un réacteur du type fluidisé. Si on le désire, le traitement thermique précité peut être réalisé en deux à quatre stades. Le second stade opératoire du procédé selon l'invention consiste à éliminer les matériaux gazeux formés dans le traitement thermique précité et, en méme temps, à séparer les composants ou fractions d'huiles thermiquement stabilisés des composants ou fractions résiduels par n1 importe quel processus de séparation acceptable, par exemple l'évaporation par détente, la distillation ou un procédé analogue. Cette étape simplifie la troisième étape subséquente et améliore la vitesse du processus en séparant les matériaux gazeux et les fractions huileuses les unes des autres. Dans le troisième stade du procédé selon l'invention, les fractions résiduelles obtenues dans le second stade ci-dessus sont en outre traitées thermiquement à des températures de 300-480 C pendant 1-10 h sous une pression comprise entre la pression normale et 50 kg/cm2. Grâce à ce traitement, les chatnes latérales alcoyle demeurant encore dans les fractions résiduelles sont désalcoylées et, en meme temps, il se produit une aromatisation polycyclique par polycondensation, ce qui fait que l'on obtient des fractions bitumineuses présentant une structure polycyclique aromatique. Les stades précités du procédé selon l'invention sont nécessaires pour atteindre les objets de l'invention, c'est-d-dire pour obtenir des fractions d'huiles thermiquement stabilisées et des fractions de bitume enrichies avec des carbures aromatiques polycycliques à partir des huiles résiduelles obtenues dans la production des oléfines, et ainsi toutes les étapes du procédé selon l'invention pewent être mises en oeuvre pour obtenir les résultats désirés. Par exemple, si l'on ne réalise pas le premier stade et le second stade précités dans le procédé en trois stades selon l'invention, les fractions d'huiles obtenues présentent de faibles caractéristiques de stabilité thermique et, en outre, les fractions bitumineuses obtenues contiennent une faible proportion de carbures aromatiques. De plus, dans un tel cas, la teneur en portions insolubles dans la quinoléine devient très importante du fait qu'il se produit des polycondensations locales hétérogènes, et ainsi on ne peut obtenir un excellent bitume De même, si le premier stade de traitement thermique est réalisé sous d'autres conditions que celles de la présente invention, la stabilité thermique des fractions d'huiles formées est insuffisante et on obtient ainsi seulement les résultats indésirables déjà décrits. En outre, dans certains cas, il se produit une carbonisation ou une cokéfaction pendant la réaction, ce qui rend sa poursuite impossible. Lorsque des fractions légères présentant des points d'ébullition inférieurs à 400 C sont éliminées des fractions bitumineuses obtenues par le procédé de 1' invention au moyen d'une distillation, on obtient un bitume présentant les excellentes caractéristiques indiquées dans le tableau I ci-après. Ce bitume diffère dans une large mesure des bitumes de charbon et de pétrole classiques en ce qui concerne ses caractéristiques physiques différentes et sa structure polycyclique aromatique. En outre, le bitume ainsi obtenu présente un point de ramollissement élevé, il contient une forte proportion de matériau insoluble dans le benzène, mais une très faible proportion de matériau insoluble dans la quinoléine. Enfin, le rendement de carbonisation est élevé. Les fractions bitumineuses obtenues par le procédé de l'invention sont des matériaux bruts utilisables pour la production du coke en aiguille, car, comme on le sait, le produit contient le bitume excellent indiqué au tableau I en tant que composant principal, et le produit présente une cristallinité élevée grace à la structure aromatique polycyclique du bitume. On obtient de meme de bons résultats lorsque l'on utilise les fractions bitumineuses comme matières premières pour les produits carbonés et les liantes. En outre, du fait que les fractions d'huiles obtenues par le procédé selon l'invention ont été thermiquement stabilisées et que les chaînes latérales alcoyliques ont été décomposées, elles peuvent être utilisées comme matières premières intermédiaires pour des huiles isolantes, des solvants divers, etc. En particulier, les fractions d'huiles contiennent principalement du naphtalène et du méthylnaphtalène comme composants à bas points d'ébullition, et ces composants peuvent être facilement séparés si on les compare avec les huiles résiduelles originales. Comme mentionné ci-dessus, en traitant les huiles résiduelles obtenues dans la production des défines, lesdites huiles résiduelles renfermant plusieurs composants, selon le procédé de la présente invention, la fraction huileuse obtenue peut être utilisée comme produit intermédiaire et on obtient d'excellentes fractions bitumineuses. Le procédé de l'invention présente ainsi une grande importance industrielle. L'invention sera maintenant décrite de manière plus détaillée en se référant aux exemples non limitatifs suivant. EXEMPLE 1 On soumet l'huile résiduelle désignée comme "huile de résidu d'éthylène présentant les caractéristiques indiquées au tableau II ci-après, huile obtenue dans la production d'oléfines, à une série de réactions de premier stade sous les conditions indiquées au tableau III ci-après dans un réacteur tubulaire de type fluidisé présentant un diamètre de 3,35 mm et une longueur de 8 m. En outre, pour montre clairement l'effet de la réaction au premier stade, le produit de réaction du premier stade réactionnel est recueilli partiellement, et l'indice de brome ainsi que le rapport H/C des fractions résiduelles présentant des points d'ébullition supérieurs à 4000C sont mesurés comme facteurs représentatifs de la teneur en portions instables et de la teneur en chaînes latérales, respectivement. Les résultats de ces mesures sont é0Lement représentés au tableau III ci-après. De plus, on réalise une série de mesures comparatives sous des conditions autres que celles de l'invention, les résultats étant indiqués au tableau III comme les séries S. Comme il apparaît dans b tableau III, dans les produits de réaction formés par traitement sous les conditions de l'invention, les indices de brome sont réduits dans une large mesure si onks compare avec ceux des huiles résiduelles non traitées et, de ce fait, on comprendra facilement que la proportion des portions insaturées est réduite comme un résultat de la décomposition. En outre, le rapport H/C des résidus est inférieur à 0,75 dans les cas où l'on réalise le traitement sous des conditions de l'invention, ce qui montre que les chaînes latérales ont été décomposées et, en méme temps5 transformées en structures polycycliques par une réaction de polycondensation. D'autre part, dans les essais de comparaison indiqués dans le tableau ci-dessus comme séries S, il se produit une cokéfaction pendant les essais 8-1 et S-2, dans lesquels la température et le temps-taibnt conformes à l'invention, mais dru la pression était inférieure à celle nécessaire dnns la présente invention, et il devenait impossible de poursuivre la réaction dans ces deux essais. Dansles essais S-3 et S-4, où les températures étc=2nt inférieures à celles nécessaires selon l'invention, l'indice de brome et le rapport H/C étaient sensiblement les mêmes que ceux des matières premières et, de ce fait, l'effet du traitement thermique n'était observé dans aucun cas. Dans les essais S-5 et S-8, dans lesquels la pression et la température étaient en accord avec celles de l'invention, mais où le temps de réaction était plus court que l'intervalle de temps de l'invention, ni l'indice de brome ni le rapport H/C n'étaient améliorés. Dans les essais S-6 et S-7, dans lesquels la pression et le temps de réaction étaient conformes à ceux selon l'invention, mais où la température de réaction était inférieure à celle nécessaire dans l'invention, on n'a observé pratiquement aucun effet du traitement.En outre, dans l'essai S-10, dans lequel la pression et la température de réaction étaient conformes à celles de l'invention, mais où le temps de réaction était plus long que celui de l'invention, et dans l'essai S-9, dans lequel la pression était conforme à celle de l'invention, mais où la réaction était réalisée à une température ne correspondant pas à celle de 1' invention pendant une période de temps plus courte que celle nécessaire dans l'invention, il se produisait une cokéfaction provoquant l'encrassement du tuyau du réacteur, et il était difficile de continuer plus loin l'essai dans chaque cas. Ensuite, on soumet chaque produit obtenu à partir du premier stade du procédé selon l'invention au second ou stade de séparation selon l'invention sous les conditions décrites au tableau IV en vue d'éliminer les matériaux à bas points d'ébullition et de récupérer les fractions huileuses. Par la suite, les fractions résiduelles sont soumises au traitement thermique du troisième stade selon l'invention sous les conditions indiquées au tableau IV ci-après. Les fractions d'huiles récupéréees dans le second stade ou stade de séparation présentent, bien que les caractéristiques soient faiblement influencées par les conditions de séparation, une plage de points d'ébullition de 70 à 350eC, une plage de densités de 0,9-1,0, et une plage d'indices de réfraction inférieurs à 1,68. Des mesures physiques variées ont confirmé que l'on obtenait des huiles aromatiques ne présentant aucune longue chaîne latérale. Parmi les fractions huileuses, celles présentant une plage de points d'ébullition de 210-250dC sont pratiquement constituées en totalité de naphtalène et de méthylnaphtalène, et les deux composants peuvent tre facilement séparées l'un de l'autre. Cette caractéristique sera en outre explicitée en se référant aux dessins annexés. La figure 1 est un diagramme chDmatographique en phase gazeuse des matières premières ou huiles résiduelles dans la même plage de points d'ébullition et la figure 2 est un diagramme en phase gazeuse des fractions huileuses obtenues par le procédé de l'invention dans la même plage de points d'ébullition. Les mesures chromatographiques en phase gazeuse ont été effectuées avec un analyseur chromatographique en phase gazeuse du type K-53 fabriqué par Hitachi Ltd présentant les caractéristiques suivantes : la longueur de la colonnne capillaire est de 45 m, la charge est Q-45 (huile de silicone), la température de mesure est de 1850C, le gaz vecteur est de l'azote et on utilise un détecteur ionique à flamme (Fil)). Comme il ressort des dessins, les nombreux pics des différents composés observés sur la figure 1 ne sont pas indiqués sur la figure 2, ce qui démontre clairement l'effet du traitement thermique du premier stade. En outre, dans l'analyse chromatographique en phase gazeuse, il est évident que de nombreux composants présentant un point d'ébullition dans la plage de 250-3200C dans la matière première sont transformés en diméthylnaphtalène, biphényle, etc. Le rendement en fractions huileuses selon l'invention dépend des propriétés des matières premières, des conditions de la première étape du procédé5 des conditions de séparation5 etc., mais, en général, le rendement est de 30-50 % en poids basé sur la quantité de matières premières. Le rendement en fractions naphtalène et méthylnaphtalène est de 20-40 % en poids basé sur la quantité de matières premières et la teneur des deux composants dans les fractions huileuses est dans la plage pondérale de 4d90 % du poids des fractions huileuses. Afin de démontrer clairement l'efficacité de l'invention, les fractions bitumineuses obtenues dans le traitement thermique du troisième stade sont traitées pour en éliminer les matériaux à bas points d'ébullition présentant des points d'ébullition inférieurs à 4000C, et les caractéristiques des bitumes ainsi obtenus sont mesurées, les résultats étant indiqués dans le tableau IV ci-après. Comme il ressort du tableau IV, le bitume obtenu par le procédé selon l'invention présente d'excellentes caractéristiques, par exemple, le rendement de carbonisation est élevé, la teneur en composants insolubles dans le benzène est élevée, la teneur de composants insolubles dans la quinoléine est élevée, et le point de ramollissement est élevé. D'autre part, comme il ressort des essais comparatifs indiqués au tableau IV comme essais d e séries T, que l'on réalise sous les conditions non conformes à celles de l'invention, on ne peut obtenir de bons résultats sous les conditions utilisées dans les essais comparatifs. Par exemple, dans l'essai T-l, dans lequel on a omis le stade de séparation, on n'observe pas d'accroissement en matériel insoluble dans le benzène et il est clair que la réaction se déroule à basse vitesse du fait de la présence de fractions à bas points d'ébullition.Dans les essais T-2 et T-3, dans lesquels les conditions du premier stade et du second stade sont conformes à celles de l'invention, mais où des conditions du troisième stade ne sont pas conformes à celles de l'invention, on observe dans le premier essai un accroissement de la fraction insoluble dans la quinoléine provoquée par la prolongation de la période de réaction, et on n'observe aucun accroissement de la fraction insoluble dans le benzène dans le second essai où le temps de réaction est trop faible. En outre, lorsque les conditionspour le premier stade de traitement ne sont pas conformes à celles procédé selon l'invention, l'accroissement de la fraction insoluble dans la quinoléine est très importante, et on ne peut obtenir un bon bitume même si les conditions de réaction pour le troisième stade sont conformes à celles selon l'invention. Le rendement des fractions bitumineuses par le procédé de l'invention dépend évidemment des caractéristiques des matières premières et des conditions de traitement, mais il se situe généralement dans la plage de 40-60 % en poids basé sur la quantité de matières premières. Le rendement de bitume à partir de la fraction bitumineuse est habituellenent de l'ordre de 50-80 % en poids des fractions bitumineuses. On prépare un mélange de 100 parties de coke aciculaire par cokéfaction de la fraction bitumineuse de l'essai n" 7 du procédé selon l'invention, et on le chauffe en outre à 13000 C. 35 parties de bitume de carbone sont moulées par extrusion de manière habituelle, et ensuite soumises à la graphitisation. Le coefficient d'expansion thermique du produit et de 1,6 x 10 à 300-8000C. Cette valeur est identique au coefficient d'expansion thermique des articles préparés en utilisant un coke aciculaire importé (1 6-2,0 x 10 ). Bien que la présente invention ait été décrite en détail en se référant à des modes de réalisation spécifiques, il est évident qu'elle englobe tous les changements et modifications basés sur les mêmes principes d'établissement, que pourrait lui apporter l'homme de l'art. TABLEAU I Caractéristiques du bitume Rapport hydrogène/carbone (H/C par analyse élémentaire) 0,8-0,5 Point d'ébullition 4000C Point de ramollissement (essai à l'anneau et à la bille) 140-230 C Matériaux insolubles dans le benzène 15-60 % Matériaux insolubles dans la quinoléine z 20 % Rendement de carbonisation 40-70 % T A B L E A U II Densité d415 1,048 Indice de réfraction n@20 1.680 Indice de brome 65,4 Analyse élémentaire C % pondéral 91,64 H % pondéral 7,15 Rapport H/C 0,94 Caractéristique de distillation 1 Point d'ébullition 151 C 10 % 192 C 20 % 2080C 30 % 2370C 40 X 2550C 50 % 2890C 60 % 3320C 70 % 3930C 80 % 421 C T A B L E A U III Conditions pour la première étape Conditions de réaction Quantité Caractéristiques du produit obtenu de gaz Essai Pression Température Tems #/# Indice de -250 C 250-350 C 350-400 C 400 C Résidu kg/cm2 ( C) (s) Alimentation brone Fractions Fractions Fractions Fractions H/C Fraction % % % % % A 50 510 35 5,0 13,8 41,0 16,0 7,0 36,0 0,70 B 150 " " 3,1 11,0 46,0 8,0 11,0 35,0 0,68 C " 480 " 3,7 13,6 44,0 10,0 11,0 35,0 0,70 D " 550 " 20,1 9,0 52,0 7,0 14,0 27,0 0,65 E " 600 " 32,0 7,3 52,0 5,0 13,0 30,0 0,63 F " 510 35x2* 6,4 7,9 50,0 7,0 11,0 32,0 0,65 G " " 70x3## 40,0 6,8 53,0 5,0 9,0 33,0 0,62 H " " 600 190,0 6,5 53,0 5,5 5,5 36,0 0,59 I " 560 35 31,0 7,0 51,0 6,0 11,0 32,0 0,64 J " " 72 63,0 6,6 53,0 5,0 6,0 36,0 0,60 K 70 440 600 2,0 20,0 43,0 9,0 5,0 43,0 0,75 L 30 500 300 76,0 10,5 40,0 10,0 6,5 43,5 0,67 M 200 580 20 33,0 11,0 39,0 18,0 7,0 36,0 0,75 N 150 510 300 85,0 6,7 53,0 7,4 5,4 34,2 0,61 O " " 400 115,0 6,5 53,0 7,8 4,2 35,5 0,60 T A B L E A U III (suite) Conditons pour la première étape 1U 1 cl -I c u) a, -lm o O 0 0 0 Q\ m O OD G " " 0, o pr: UC o0 001n; 0~ 1 0 00 F: r o ri O co O rn \o 6 rrl cr) C cr) O: F QI e s E u Og Conditions de réaction Quantité de ea o 8 S:: o n 0 0 O u > m O :5 n A ç e ~ hc00\ m m U O > oO O Q 0 9 v cr, 0000'FI P' VIU U M mo- \o \o ur u > -J u i r ar ri ri r( ri ri Q 4 a 10 FI o" PI 54 oU 4 X w 8-3 pression 380 'J O O m 14,5 6,5 O 1,02 C) U) fu S Q O U N " o; ao SO 8-4 10 FF FF 0,3 61,8 38,5 16,3 7,2 e 1,03 p, p > 8-5 30 510 5 . U rloc P X 8 4J s O 150 380 35 eN Ul JJ St k 1 X n X H X b D s o i, X so iP 9 o Q 8-8 h O -F 0 MU iîo U 650 5 Il se produit de la cokéfaction et de l1encrassement 'F 510 1300 Témoin non traité , 8 eN 6,0 e 1,08 O' Ô Ô O O O H eg e = = = m m O m UN O Es > e rs rn w :3 h U e &commat; h U O O O O O O O P0 w o H = = H = O un MU 'C S > ~ ue O sO n u Ei S ea ne C t e C O C9g O gD O &commat; e O m eo X I ee eO eX ~ CO g X g ID bO ID h O O h O O O ~ N Pe C ffi e ,~ O e fU H X 4 ur D rs as 1 ,{ X l l l l l l l l l l O ffi eX eD eA et] Xn ea n e=] r Fl JF4BJedmoo FessS * L'essai F est un processus en 2 étapes dans lesquelles le premier traitement thermique est réalisé en 35 s, après quoi on réalise le même processus que ci-dessous. ** L'essai G est un processus en 3 étapes, dans lesquelles le premier traitement thermique est réalisé en 70 s, et on répète deux fois le même processus comme ci-dessous. T A B L E A U IV Conditions des second et troisième stades et caractéristiques du bitume produit u I dOC cr) QI rl 00 ri C\I rl 4j O \D 0\ \0 Q > m ci \o" oo cr; o; o" m" 6 L), \o \o \o \o \o \D ui U3 r \O \O U) a, a rl I Essai pour Q1 eD 8 premier stad séparation Pression Température m Temps H/C Matière Point de , c o ture cz b 1x1 0 ramollis- de carbo oma > O W SD 3 PII-lmPq O1 eD ~~ ~ ~ P1 6 a > rl 7 1 P m a, u 1 aD A ci +r U U J CI VI pa i .,1 9 O 8 U U U O eD C O ~I UO, w ul 350 5 0,65 28,4 t 172 56,3 .,1 X C qi 3 S &commat;d X > W . ~ .~ pression ~ 1 norme le =I P1 8 S 4 3 w; m C FF 40 FF 400 un 0,58 38,5 t m *i Oc U " 0 " oo" u; m" r; rr;3 oo O cr; o" N \o^ a; W eD C C un I O O 61 xD Sl e g n W 35 FF 380 4 m 0,56 49,8 t 201 66,8 5 E IF IF Il FF 3 0,57 51,0 t 198 66,1 \0 \0 r r u ui \o In \o \o ur r 1 m F FF FF FF 400 5 o" ô ô ô t ô ô ô vl 8 H distillation FF FF 380 2 0,55 48,6 t ef o 4 Eq e 9 I 'F FF FF FF 3 0,65 30,0 t 175 58,5 o 1 U J I' 4 ' 420 4 0,58 53,4 1,5 213 63,4 h O O O O O O O O O O O n îî K un ue 50 F' 5 0,61 30,5 t 179 59,0 12 t en Z st e oq e e eD f0 a ; w Eq r4 D n C C normale o oQ oQ m Flg m-l 13 FF FF FF 480 3 0,52 56,3 2,3 215 64,6 O ID ~ O ID h ur X S4 14 N 'F FF FF 420 3 0,53 - h Pi SL aa ac 15 v v v FF 350 G 0,59 39,2 t = = = h W O U1 0 uN = = = = O = h O 3 puefl e 4 ) = 4 O o ax Ne 8 h oC C ; a > exl 3 " ,1 0 0X U U U U ç i W W W &commat; W U U U h h v h U 4 W &commat; 'S es W S1 0 O C = = = = = = &verbar; = = = h U X Ps ffi "{ O C C eD \ U U v ID O es eD ID P w eD W U cJ Eq w q:l X w X = = = t fo ~ eD U e eD O ZD S4 U ~{ eDq r4 O n X A (! P H b 4 W1 X > ; O -a R e C S as o o S U Pg4 W eD X eM O N a o H 4 ux 4 u o F Z u a Au I T A B L E A U IV (suite) Oc 01 LI O 8 ri - rr > N m cr > t rJ 00 rl P1 L) r n r r r r r r ao \D -J \o rn cu -;;r o o ri 1 Ui r \D O rn \o y > \o N da U C o V 1 riu Essai Conditions t-J tll I o1 pour Conditions du cS esl O ri pour le le stade N CV 1 de o1 tede 91 B eD O ID insoluble > oO de carbo ::1 J Température 2 dans le es O 0C o eD C S benzène quinoléine U W eD C e fi C W 3 i es e3 o w GD X cl h JZ pressio ID 10 - 18,4 - - U OQQ h w 4 eX u o X S are 4 m \ m If m o par détente u I' " 12 0,48 74,5 35,2 ÇQ o iss T-3 IF FF e b 0 > 71 5,2 t 151 54,3 I cl tri IF FF 450 5 S: 66,3 46,1 223 o m Ô Ô Fl FF FF Ô Ô 0,47 S -F 8 T-6 S-S &commat; " r! C4 om = s IF FF -I , Es FF " 0,47 65,4 42 > 3 220 64,7 u T-8 8-? fi * 3 8-8 FF FF un = 51= = = 8 = a FF F" T-10 Bitumecttenu par distillation SI'SI' U 0 178 21,1 U i0 tD 3 v h Jd h CO = = = = C O X g a en C H C &commat; O u C X U e4 O U el eg ~i U h w v' C U U eD eg 8 I W U = ~ = ~ ~ = = h e ZD w iD O r ~I C S 9 E" ffi U v V > W "l . wn e U Zrl tD h Z fiO I~ U U ffi t: I I I rl X 54 8 A eX I eX ecn en m v 1:S A e4 eD O e I I e e x rs as ç iFF4eledio ) Te88S t REVENDICATIONS 1. Procédé de traitement d'huiles résiduelles obtenues dans la production des défines, caractérisé par le fait que l'on traite les huiles résiduelles présentant des points d'ébullition supérieurs à 150C à des températures de 400-600 C, pendant 10-1200 s sous des pressions de 20-200 kg/ 2 cm , qu'on sépare lesdites huiles résiduelles traitées en fractions huileuses thermiquement stabilisées et en fractions résiduelles, après quoi l'on traite lesdites fractions résiduelles à des températures de 300-480 C pendant 1-10 h sous des pressions comprises entre la pression normale et 50 kg/cm2, pour obte@@@ des fractions bitumineuses. 2. Procédé de traitement d'huiles résiduelles selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'huile résiduelle est obtenue en craquant thermiquement une fraction de pétrole léger à 700-9500C. 3. Procédé de traitement d'huiles résiduelles selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les huiles résiduelles sont enrichies en hydrocarbures aromatiques et qu'elles contiennent plus de 80 % de fractions présentant un point d'ébullition supérieur à 2000C. 4. Procédé de traitement d'huiles résiduelles selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'on les soumet à un premiet traitement à 440-580 C pendant 30-500 s sous une pression de 50-150 kg/cm2. 5. Procédé de traitement d'huiles résiduelles selon la revendication 1, caractérisé en ce que le premier traitement réduit les liaisons insaturées et décompose les longues chaînes latérales alcoyle dans l'huile résiduelle, et le second traitement désalcoyle les chaînes latérales alcoyle qui restent dans la fraction résiduelle et provoque une aromatisation polycyclique par polycondensation, ce qui fait que l'on obtient des fractions bitumineuses présentant une structure aromatique. 6. Procédé de traitement d'huiles résiduelles selon la revendication 1, caractérisé en outre par le fait que l'on élimine les fractions légères présentant un point d'ebullition inférieur à 4O00C pour obtenir un bitume. 7. Procédé de traitement d'huiles résiduelles selon la revendication 1, caractérisé en ce que les fractions d'huiles thrmiquement stabilisées sont composées principalement de naphtalène et de méthylnaphtalène, et les fractions bitumineuses sont composées principalement d'aromatiques polycycliques. 8. Procédé de traitement d'huiles résiduelles selon la revendication 7, caractérisé en ce que les fractions d'huiles thermiquement stabilisées présentent un point de fusion de 70-350 C, une densité de 0,9-1 et un indice de réfraction inférieur à 1,68. 9. Procédé de traitement d'huiles résiduelles selon la revendication 8, caractérisé en ce que l'on obtient 30-50 % en poids d'huiles résiduelles sous forme de fractions d'huiles thermiquement stabilisées, lesdites fractions d'huiles renfermant 40-90 % en poids de naphtalène et de méthylnaphtalène. 10. Procédé de traitement d'huiles résiduelles selon la revendication 7, caractérisé par le fait que le rendement en fractions bitumineuses est de 40-60 % en poids par rapport aux huiles résiduelles, la fraction bitumineuse renfermant 50-80 % en poids de bitume.