Dans l'art dentaire de type conservatoire, on connait depuis plusieurs dizaines d'années l'utilisation des amalgames contenant de-l'argent comme materia-us pour le plombage des dents. Par trituration d'alliages pulvérulents, contenant principalement de l'argent et de l'étain, avec du mercure, on prépare, immédiatement avant l'application en-pratique dentaire, une masse plasti q; et rétrissable que l'on introduit par portions dans la cavité dentaire,préparée au préalable, et qui y subit une condensation. t'introduction des masses plastiques s'effectue souvent avec ce que Iton appelle des supports d'amalgames. I1 s'agit dlinstruments manuels qui présentent à une extrémité une petite surface striée ou dentelée. Sur cette surface striée, on-applique et comprime avec les doigts la portion d'amalgame prélevée, on introduit avec précaution le support dans la bouche du patient et dans la cavité, et l'on racle la masse, Selon la teneur en mercure encore libre, la masse adhère plus ou moins bien au support et il se produit souvent que la portion tombe. Cela est en particulier le cas lorsque la poudre a été mélangée avec relativement peu de mercure. Bes propriétés de l'amalgame en train de durcir dépendent notammentde la répartition de la grosseur des grains ou particules de la poudre. Lors du magasinage habituel de la poudre dans des grands récipients et surtout dans les-dispositifs mécaniques, usuels actuellement, de dosage et de mélange, il se produit facilement une séparation des particules plus fines et des particules plus grossières de la poudre, ce qui produit une différence du volume spécifique.Puisque le dosage s'effectue selon le prin- cipe de la mesure des volumes, il en résulte lors des processus continus de dosage non seulement des conditions ou proportions différentes de mélange pondéral. avec le mercure, mais également des propriétés différentes de l'amalgame une fois mélangés I1 est actuellement-possible, de façon surprenante, de surmonter les denn phénomènes gênants, c1est-à-dire la sépa ration de la poudre et la mauvaise adhérence de l'amalgame une fois mélangé sur le support. La présente invsntioen concerne donc un alliage pour la production d'un amalgame pour l'art dentaire, qui consiste principalement en de l'argent et de l'étain--et qui est rendu aimantable par. une addition de 0,1 à 10 %, de préférence 2 à 7 %, de cobalt. On connais d'après le diagramme de Sn et de Co la miscibilité de l'étain avec le cobalt et également l'apparition de propriétés magnétiques dans le domaine compris entre 50 et 100 fio de Go, On ne savait cependant pas, et il n'était nullement à prévoir, que les propriétés magnétiques puissent déjà apparaître grâee à une petite addition de cobalt à des alliages d'argent et d'étain et à des allîagesd'argent, d'étain et de cuivre, tels que ceux utilisés pour la production des amalgames pour l'art dentaire, d'autant plus que l'argent et le cobalt sont totalement insolubles l'un dans l'autre à l'état liquide à 160000 et qu'ils forment deux couches. Il était en outre non seulement surprenant que de petites quantités supplémentaires de ce genre de cobalt suffisent déjà pour l'aptitude à la magnétisation ou à l'aimantation, mais que ces quantités restent retenues après les mélanges avec le mercure sans exercer d'influences nuisibles sur les autres propriétés. Unrefroidissemeft rapide de la masse fondue est particulièrement avantageux pour l'apparition de la phase aimantable contenant du cobalt et de étain. On empêche efficacement la sédimentation gênante précitée de la poudre grâce à un champ magnétique appliqué de l'extérieurU par exemple grâce à un aimant permanent de forme circulaire et qui est déplaçable ou grâce à un électro-aimant entourant le récipient en verre pour la conservation de la poudre, car les particules ou les grains de la poudre adhèrent les uns aux autres sous influence magnétique. On obtient une bonne adhérence de l'amalgame une fois méla-n;gé sur le support-de l'amalgame,en produisant ce support à partir d'un aimant permanent. On peut ainsi appliquer encore bien, sans séparati-on préalable, des mélanges relativements secs et ayant une faible teneur en mercure, Exemple 1 Dans un alliage correspondant au composé Ag3Sn et formé de 72 % d'argent et 28 % d'étain, on remplace 5 % d'étain par 5 % de cobalt0 On fait tout d'abord fondre l'argent, et I'on incorpore l'étain et le cobalt dans la masse fondue0 Après dissolution des additifs, on verse la masse fondue dans des moules, on refroidit brusquemenU et façonne par usinage avec formation de copeavex ou bien l'on introduit dans un dispositif approprié de pulvérisation à l'aide d'une buse pour obtenir une poudre. La poudre formée- de 72 % de Ag, 23 % de Sn et 5 % de Co possède des propriétés magnétiques. Si l'on mélange la poudre avec du mercure selon un rappprt - de 1 :1, le mélange montre également des propriétés magnétiques et2il durcit de façon connue pour donner un corps dur. Exemple 2 Dans un alliage de 75 % d'argent, 20 fa d'étain et 5 % de cuivre, on remplace 5 % d'étain par 5 % de cobalt On fait fondre tout d'abord l'argent et l'on introduit ensuite l'étain, le cuivre et le cobalt dans la masse fondue. Après dissolution des additifs, on verse la masse fondue dans des moules, on refroidit brusquement et lton façonne par usinage et formation de copeaux ou bien lion fait passer dans un dispositif à buse de -pul- vérisation pour obtenir une poudre. Ta poudre formée de- 75 % de Ag, 15 % de Sn, 5 % de Cu et 5 % de Co possède des propriétés magnétiques. Si l'on mélange la poudre avec du mercure selon un rapport de 1 :1, le mélange montre également des propriétés magnétiques et il durcit de façon connue pour donner un corps dur, REVENDICATIONS 1. Alliage- pour la production d'un amalgame pour l'art dentaire et qui consiste essentiellement en de l'argent et de l'étain, cet alliage étant caractérisé en ce qu'il contient 0,1 à 10 % de cobalt pour rendre l'alliage aimantableO 2o Alliage selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il contient 2 à 7 % de cobalt.