L'invention a pour objet une semelle de chaussure de cyclisme. La pratique du cyclisme moderne implique une bonne liaison entre le pied du cycliste et la pédale de la bicyclette. On a depuis longtemps proposé d'adjoindre à la pédale un cale-pied, dans lequel le cycliste emboîte l'avant de son pied habillé de la chaussure. Plus récemment, on a proposé d'utiliser un calepédale destiné à empêcher tout glissement du pied dans le sens longitudinal, c'est-à-dire perpendiculairement à l'axe de montage à rotation de la pédale. Le pied est ainsi immobilise d'une manière complète par rapport à la pédale et les performances sont améliorées. On a cependant constaté l'apparition de fatigue prématurée et quelquefois surviennent des accidents musculaires et/ou articulaires. L'invention a pour objet une semelle pour chaussure de cyclisme, caractérisée en ce que, munie d'un cale-pédale empêchant un déplacement du pied transversalement à l'axe de la pédale, elle permet néanmoins une rotation limitée autour d'un axe perpendiculaire au plan d'appui de la semelle sur la pédale. I1 a été constaté que, tout en permettant d'obtenir les bonnes performances liées à la présence simultanée d'un cale-pied et d'un cale-pédale, les fatigues anormales ainsi que les accidents musculaires ou articulaires étaient évités. il est à penser que ce résultat est obtenu grâce au fait qu'on laisse à la jambe la liberté d'accomplir de petits mouvements rendus souhaitables par son anatomie tout en continuant d'assurer la liaison du pied à la pédale favorable au rendement musculaire optimal. Dans la description qui suit, faite à titre d'exemple, on se réfère aux dessins annexés, dans lesquels la figure 1 est une vue, par sa face externe, d'une semelle de chaussure de cyclisme selon l'invention; la figure 2 est une vue en coupe selon la ligne 2-2 de la figure 1; la figure 3 est une vue perspective de l'avant d'une semelle selon l'invention; la figure 4 est une vue d'un patin faisant partie de la semelle, par sa face destinée à être en contact avec celle-ci; la figure 5 est une vue en coupe selon la ligne 5-5 de la figure 4; la figure 6 est une vue d'un bloc cylindrique ou réceptacle de la tranche d'une pédale destiné à être introduit dans le patin; la figure 7 est une vue frontale correspondante; la figure 8 illustre une phase de l'introduction, dans l'ouverture que ménage un cale-pied avec une pédale, d'une chaussure équipée d'une semelle selon l'invention;; la figure 9 illustre une autre-phase; la figure 10 illustre la position de la chaussure sur la pédale après sa complète introduction; la figure 11 est une vue illustrant la liberté de rotation limitée de la chaussure par rapport à la pédale conférée par la semelle selon l'invention. La semelle 21 (figure 1), avantageusement en hautpolymère, ou éventuellement en cuir, a un contour 22 habituel et son épaisseur, c'est-à-dire la distance séparant sa face externe 23 de sa face interne 24 (figure 2), est, dans l'ensemble, sensiblement uniforme. Elle présente cependant, à l'avant 25 une légère surépaisseur conférée par une petite pièce 26 rapportée sur la face externe 23, en forme de segment, dont le bord antérieur 27 prolonge celui de l'avant de la semelle, le bord postérieur 28 étant rectiligne et transversal à la ligne moyenne 29 de la semelle. La face externe 23 de la semelle présente deux chemins longitudinaux parallèles 31 et 32 (figure 3), d'abord de hauteur progressivement croissante depuis l'extrémité antérieure, respectivement 34, 35 jusqu'à un sommet arrondi 36, 37, puis progressivement décroissante jusqu'à l'extrémité postérieure, respectivement 38, 39. Les chemins 31, 32 sont prévus pour le guidage et le maintien d'un patin 43 (figures 4 et 5) dont les faces latérales 44 et 45 sont en relation de coulissement avec les chemins 31 et 32, le patin étant en outre limité par une face antérieure plane 46 et une face postérieure 47 semi-cylindrique. A la partie postérieure, le patin 43 ménage une plateforme 48 dont la face supérieure (lorsque la semelle a sa face externe tournée vers le haut, comme montré sur les figures 4 et 5) est parallèle à la face 51 en contact avec la face externe 23 de la semelle 21. Le restant du patin 43 est constitué par un bloc 52 de forme génerale parallélépipédique mais avec une face 53,opposée à la face 51, en pente par rapport à ladite face, le patin ayant ainsi sur la longueur du bloc 52 une épaisseur croissante depuis son bord antérieur 46. Une cheminée cylindrique 54, à deux diamètres, traversant la plate-forme 48, ménage un logement 55 pour l'embase 56 d'un réceptacle de pédale 57 (figures 6 et 7) comprenant un corps cylindrique 58 présentant une rainure diamétrale 59 propre à recevoir la tranche d'une pédale ainsi encadrée par les faces 61 et 62 de la rainure et appliquée sur le fond 63 de celle-ci. Perpendiculairement aux faces 61 et 62, l'embase 56 présente deux méplats 64 et 65 et le logement 55 prévu dans le patin 43 pour l'embase 56 a un contour conjugué, c'est-à-dire présente deux surfaces cylindriques 66, 67 et deux méplats 68 et 69. La face frontale 71 du bloc 58 présente à l'avant de la rainure 63 une partie plane 72 inclinée vers l'avant à partir de l'arête 73 d'intersection de ladite partie plane avec la face 61 de la rainure, tandis que sa partie arrière 74 est plane mais perpendiculaire à l'axe 75 commun au corps 58 et à l'embase 56. Le bloc antérieur 52 du patin 43 est limité vers l'arrière par deux faces obliques 81 et 82 qui se raccordent à l'encoche cylindrique 80 formant l'extrémité postérieure médiane dudit bloc et coaxiale à l'axe 75. Le patin 43 est traversé sur sa partie médio-antérieure par deux boutonnières 83, 84 dont la largeur au débouché sur la face externe 53 du patin est plus grande qu'au débouché sur la face interne 51 de manière à ménager des épaulements 87 pour la bcutoire 83 et 88 pour la boutonnière 84. Dans le corps 93 de la semelle 21 sont noyés des inserts verticaux sous forme de tiges filetées 91, 92 au farcit des boutonnières 83 et 84 lorsque le patin 43 est en place et ainsi propres à pénétrer dans lesdites boutonnières. Dans le corps 93 de la semelle sont avantageusement prévus des alvéoles, dans ltexemple au nombre de trois, 94, 95, 95, dans lesquels sont logées des billes 97 affleurant la surface externe 23 de la semelle. Pour le montage, le réceptacle à pédale 57 est présenté en face de la cheminée 54 du patin 43 de manière que le téton cylindrique 58, à rainure 59, pénètre en premier dans l'orifice. La pénétration est limitée par la butée de la face 98 de l'embase 56 contre le rebord 99 que ménage le patin. L'ensemble constitué par le patin 43 et le réceptacle 57 est glissé sur la semelle de manière que les bords 45 et 44 du patin coopèrent avec les chemins 31 et 32 de la semelle. Au cours de ce mouvement, les boutonnières 83 et 84 du patin glissent le long des tiges 91 et 92 qui font saillie par rapport à la surface externe 23 de la semelle et dont la longueur est telle qu'elles ne dépassent Das la face 53 du patin. Lorsque le patin 43 a atteint la position souhaitée, éventuellement déterminée à la suite d'un ou plusieurs essais, les tiges filetées 91 et 92 sont coiffées d'une tête 101 et 102 (figure 3) à corps tubulaire taraudé et le serrage desdites têtes assure l'immobilisation du patin 43 contre le corps de semelle. La face annulaire 98 de l'embase 56 est en coopération de contact avec le rebord 99. La rainure 59 du téton ou réceptacle 57 est dirigée transversalement. Lorsque le cycliste dont la chaussure est munie d'une telle semelle présente ladite chaussure devant le calepied C de la pédale P pour l'introduction de son pied, le léger relief que ménage la pièce antérieure 26, en forme de segment, facilite l'amenée préalable du cale-pied dans la position convenable (figure 8) pour que le cycliste puisse poursuivre cette introduction (figure 9) jusqu'à butée de la partie avant 25 de la semelle contre le fond ajouré du cale-pied; lorsqu'il laisse son pied reposer sur la pédale (figure 10), c'est la rainure 59 du téton 58 qui coiffe la tranche en regard de la barre B de la pédale, immobilisant le pied du cycliste à l'égard d'un mouvement transversal à l'axe de montage de la pédale sur la manivelle de la bicyclette. Au cours de l'effort moteur transmis par le pied du cycliste, toutefois, une légère rotation du pied autour de l'axe vertical 75 n'est pas exclue, comme représenté par les lignes en trait mixte de la figure 11 montrant le contour de la semelle, ainsi que la direction des chemins 31 et 32 après une telle rotation. Celle-ci est facilitée par la coopération du fond 56 du réceptacle 57 avec les billes 97 logées dans les alvéoles 94, 95, 96. Le mouvement de rotation est limité par coopération des méplats 68 et 69 du patin 43 avec les arêtes de raccordement 103, 104, 105, 106 des parties cylindriques 107, 108, -de diamètre inférieur à celui du logement 55- avec les méplats 64, 65. L'expérience a montré que cette liberté supprime l'apparition d'une fatigue anormale et évite les risques d'accidents musculaires ou articulaires, tout en laissant à l'ensemble constitué par le cale-pied et le cale-pédale une efficacité permettant au cycliste la performance optimale. Dans une autre forme de réalisation, l'immobilisation en position réglable du patin par rapport au corps de semelle a lieu par l'intermédiaire d'une seule fente longitudinale ou boutonnière que présente ledit patin. Dans cette forme de réalisation, ainsi que dans la forme de réalisation décrite d'une manière détaillée, l'immobilisation peut être réalisée en utilisant, au lieu d'un insert fileté, un ou des tube(s) taraudé(s) intérieurement, associé(s) à une vis à tête fraisée connue sous le nom de "vis BTR". REVENDICATIONS 1.- Semelle de chaussure de cyclisme à cale-pédale, caractérisée en ce qu'elle comporte, en outre de moyens pour immobiliser la semelle à l'égard d'un mouvement transversal par rapport à l'axe de montage de la pédale sur la manivelle, des moyens pour permettre un mouvement de rotation autour d'un axe transversal au plan d'appui de la semelle sur la pédale. 2.- Semelle selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comprend des moyens pour limiter l'ampleur de ladite rotation à partir de la position pour laquelle la ligne moyenne de la semelle est perpendiculaire à l'axe de montage de la pédale sur la manivelle. 3.- Semelle selon la revendication 1, caractérisée en ce que le moyen d'immobilisation à l'égard d'un mouvement transversal est une rainure transversale portée par la semelle. 4.- Semelle selon la revendication 3, caractérisée en ce que la rainure est présente dans un bloc cylindrique. 5.- Semelle selon les revendications 2 et 4, caractérisée en ce que le bloc cylindrique est monté à rotation limitée autour de son axe. 6.- Semelle selon la revendication 4, caractérisée en ce que le bloc cylindrique est porté par un patin. 7.- Semelle selon la revendication 6, caractérisée en ce que le b-loc cylindrique comprend un-téton sur lequel est formée la rainure et une partie élargie ou embase logée dans un-élargissement du logement que présente le patin. 8.- Semelle selon la revendication 7, caractérisée en ce que le téton est en saillie par rapport à une plateforme du patin de moindre hauteur que le reste du patin. 9.- Semelle selon la revendication 7, caractérisée en ce que l'embase présente deux méplats diamétralement opposés et le logement élargi des méplats correspondants limitant, ainsi, la rotation du bloc dans un sens et dans l'autre. 10.- Semelle selon la revendication 8, caractérisée en ce que le téton a une face frontale antérieure prolongeant la face frontale du patin. 11.- Semelle selon la revendication 10, caractérisée en ce que la face frontale du patin est inclinée par rapport à la face externe de la semelle. 12.- Semelle selon la revendication 11, caractérisée en ce que la face frontale du téton dans sa partie antérieure a la même inclinaison que celle de ladite face frontale du patin. 13.- Semelle selon la revendication 6, caractérisée en ce que le patin est monté de manière coulissante sur la semelle. 14.- Semelle selon la revendication 13, caractérisée en ce que la semelle présente à cet effet deux chemins longitudinaux. 15.- Semelle selon la revendication 13, caractérisée en ce que le corps du patin présente au moins une boutonnière longitudinale pour l'immobilisation du patin par rapport au corps de semelle en une position ajustable par coopération avec au moins un insert noyé partiellement dans le corps de semelle. 16.- Semelle selon la revendication 4, caractérisée en ce que de la face externe de la semelle sont en légère saillie des moyens pour faciliter la rotation du bloc cylindrique. 17.- Semelle selon la revendication 16, caractérisée en ce que lesdits moyens consistent en des billes noyées dans le corps de semelle. 18.- Chaussure de cyclisme comportant une semelle selon l'une guelconque des revendications 1 à 17 ci-dessus. 19.- Patin à téton rotatif à rainure faisant partie d'une semelle selon l'une quelconque des revendications 1 à 17 ci-dessus.