Les régulations conventionnelles interrogent la sonde extérieure pour déterminer des cycles de chauffage plus ou moins longs. Le seul paramètre réellement maitrisé et sous contrôle permanent, est donc cette température extérieure, dont le niveau est interprété, à travers le circuit électronique, par le point de consigne, et la pente choisie. Le but recherché étant le maintien d'une température ambiante de base aussi stable et aussi proche que possible de la consigne, il est présumé que la longueur et la fréquence des cycles de chauffage donneront à la dalle la température voulue, et que cette température se transmettra à l'ambiance dans la proportion prévue par les calculs. La température de dalles et la température ambiante sont, donc une double conséquence non maitrisée de l'évolution de la tenpérature extérieure, avec, comme on vient de le voir, un seul paramètre sous contrôle. Or, l'évolution du chauffage électrique intégré met en oeuvre des puissances de plus en plus considérables, et lton constate que plus les installations sont importantes plus se creusent les écarts de rendement entre différents immeubles, avec un mye modèle de régulation, toutes choses étant égales. Ces différences trouvent manifestement leur explication dans - les variations de forme architecturale pour un meme volume - les caractéristiques des dalles - la nature du revêtement des sols - le mode d'exploitation de l'immeuble - les écarts climatiques locaux - les tolérances admises (souvant - 10 %) dans la puissance instal idée. Depuis plusieurs années nous expérimentons diverses approches pour tenter de cerner ces facteurs variables, inhérents à chaque installation et qui ne sont pas toujours maitrisés par les régulations existantes. Le modèle MK 4 est le résultat de ces travaux. Le MK 4 se différencie des autres systemes de régulation A : en ce que ses réglages s'articulent autour de la température de la dalle, (facteur directement proportionnel de 11 ambiance), au lieu d'inter préter seulement la température extérieure. B : par la séparation de la notion de pente en deux concepts a) le premier intègre le coefficient, puissance installée/ déperditions fourni par les calculs, dans le système logique du circuit électronique. I1 constitue l'axe d'uti lisation de la puissance disponible face à la température extérieure, et détermine avec précision la température de la dalle selon l'évolution des conditions climatiques. Cette donnée s'inscrit sur le cadran "Rapport". b) le second utilise deux gammes de pentes conventionnelles, (jour et nuit), pour ajuster ce rapport, en termes de pourcentage de temps de charge. C : par la parfaite linéarité de ses prestations, la technologie utili sée évitant les rendements logarithmiques des composants électroni ques. 1 degré d'écart = 1 ohm sur le circuit 10 degrés d'écart = 10 ohms sur le circuit D : par la stabilité de la consigne. En effet, il n'y a pas de consigne de jour, et de consigne de nuit indépendantes, et aléatoirement complémentaires. Il y a une consigne fondamentale, définie par les calculs du bureau d'études, qui concerne chaque installation, et une relance de jour, dont le rôle est bien de compléter la charge, afin de maintenir la consigne. Cette relance intervient à partir d'un seuil également déterminé par les calculs. CONSIGNE Le point de consigne constitue le seuil de départ du chauffage. Si la température extérieure est égale ou supérieure à la consigne, le chauffage est impérativement arrêté. Dès que la température extérieure descend en-dessous de la consigne, la température de la dalle augmente dans une proportion fixée par le "Rapport". RAPPORT Le diagramme 1 illustre le fonctionnement de ce réglage. La consigne est le pivot à partir duquel la température de la dalle augmente. Le rapport affiché, règle cette élévation de température en fonction de la température extérieure. Les rapports gradués sont 40 d'abaissement extérieur x 1 = 40 d'élévation en dalle 4" x x x 0,75 = 3 40 " tt x 0,50 = 20 4" " " x 0,25 = 10 Toutes les positions intermédiaires sont utilisables. Le diagramme 2 illustre ce principe, par le raisonnement inverse. Pour une même température extérieure, (00 dans l'exemple) et une consigne de 120, la température de la dalle sera maintenu de 150 à 249 selon le réglage. Le diagramme 3 est une représentation, plus habituelle du diagramme 1. Note importante : La température de la dalle s inscrit effectivement sur ces courbes, et ne dépassera pas Les valeurs indiquées. L'un des objectifs du MK 4, est atteind par cette caractéristique . la limitation précise de la température de dalle. Relance de JOUR Elle entre en fonction lorsque la température extérieure atteind le chiffre affiché sur le cadran SEUIL. Toutefois le circuit, après avoir reçu l'information positive de la sonde extérieure, interroge la sonde de dalle. Si celle-ci témoigne d'une température égale ou supérieure à celle stipulée par la courbe choisie, autement dit, si les déperditions dont pas joue-dans les proportions prévues, la relance de jour sera différée, jusqu'à ce que la température de dalle demande un appoint. Le but de la relance de jour, étant de compléter la charge de nuit, pour le maintien d'une consigne précise, l'intégration de la température résiduelle de la dalle, dans le système logique du circuit, fait bénéficier la consommation d'énergie, de toutes les circonstances favorables ayant réduit les déperditions. PENTES Ces deux réglages classiques ont pour effet d'agir sur la proportion des temps de charge : de nuit sur la consigne, et de jour sur le seuil. REVENDICATIONS Régulateur d'énergie destiné au chauffage électrique intégré , à fonctionnement linéaire, en fonction de la température extérieure, avec intégration de la température résiduelle des dalles. La novation essentielle consiste à utiliser la température des dalles chauffantes comme référence principale dans le circuit logique des composants électroniques. Cette température de dalles, est influencée par la température extérieure, dans une proportion réglable. L'appareil, pour atteindre ce but, se compose d'un coffret électro- nique, portant sur sa face avant les boutons de réglages suffisants et nécessaires, d'une sonde placée à l'extérieur de l'immeuble et d'une autre sonde située dans l'épaisseur de la dalle (voir planche I/3). Si la température extérieure baisse, la température des dalles ne pourra augmenter que si leur température résiduelle est en-dessous du point assigné par la courbe (voir planche I/1). Cette novation évite des surchauffes de dalles, et entraîne une économie d'énergie qui n'est pas possible avec les régulations actuellement fabriquées qui ne tiennent compte que de la température extérieure.