i 2105130 Il est déjà connu d'imprégner complètement d'un liant des étoffes non tissées aiguilletées à base de fibres. Apres le durcissement du liant, on obtient un revêtement de sol qui a toutefois un toucher assez dur. 5 Pour la fabrication de tapis plus doux, il a déjà été préconisé que la bande d'étoffe de fibres aiguilletée soit imprégnée à partir du dessous, c'est-à-dire à partir de la face qui sera ultérieurement posée sur le sol, sur les deux tiers seulement de son épaisseur. Le tiers supérieur reste 10 exempt de liant, de telle sorte que l'on obtient une surface de marche douce. Il est en outre connu d'aiguilleter une étoffe non tissée uniquement à partir du dessous, en rangées régulières, à 1' aide d'aiguilles en forme de fourchette. On obtient de cette" 15 manière un tapis du genre bouclé à touffes. Les tapis obtenus à l'aide des deux derniers procédés ci-dessus cités présentent certes un agréable aspect esthétique mais, lorsqu'ils sont employés comme revêtements de sol, sont d'un nettoyage très difficile, notamment en ce qui con-20 cerne les copeaux de bois, les aiguilles de pin et des déchets similaires. Pour cette raison, les utilisateurs, par exemple dans le cas de revêtements de sol tissés ou à touffes, ont tendance à acquérir la qualité velours certes plus coûteuse mais ouverte, dont les boucles sont coupées vers le haut. La 25 structure ouverte à poils peut également être obtenue avec un matériau à base de feutre aiguilleté, par le fait que l'on aiguillette d'une manière particulièrement profonde le matériau avec des aiguilles classiques, que l'on rend éventuellement rugueuse la surface bouclée engendrée et qu'on la soumet 30 ensuite à une opération de tonte bien connue dans la fabrication de velours. L'inconvénient de ce procédé réside dans le fait que plusieurs phases opératoires coûteuses sont nécessaires et dans la perte de matière occasionnée par la tonte. Le brevet français 1 528 7^9 mentionne entre autres la 35 déchirure ou la rupture des boucles formées par les aiguilles dites en fourchette. Cette déchirure ou rupture a lieu au moyen d'un allongement exagéré des fibres, ce qui ne peut être exécuté que s'il s'agit de filaments sans fin. Comme toutes les fibres n'ont pas les mêmes coefficients d'allongement, un tel COPY 71 31093 2 2105130 matériau ne peut non plus conduire à une hauteur de poil constante. L'objet de la présente invention est un procédé particulièrement avantageux de fabrication d'un matériau à base de 5 feutre aiguilleté, d'une structure velours régulière, ouverte vers le dessus, L'invention est â présent décrite en détail avec référence au dessin, dans lequel : La Pig. 1 est une vue en perspective d'une aiguille 10 utilisée, avec en médaillons la et lb, des vues de détail de la pointe. La Pig. 2 est une vue en perspective du métier à aiguilles modifié utilisé pour la fabrication du matériau suivant l'invention. 15 La Pig. 2a est une vue en coupe transversale â plus grande échelle d'un détail de la Pig. 2. Un métier à aiguilles de construction robuste, mais traditionnelle du point de vue du fonctionnement, est modifié de la manière suivante : au lieu d'une aiguille traditionnelle 20 à crochet, on utilise une aiguille (Fig. 1) ayant un tranchant de 0,5 à 2 mm de largeur à l'extrémité inférieure de l'aiguille. Aux fins de l'obtention d'un dessin régulier dense, la planche à aiguilles, la planche de piquage et la planche d'application sont forées suivant un dessin strictement géométrique, et une 25 disposition uniformément décalée, avec des distances de 7 mm entre les centres des forures, est encore techniquement admissible. Des pas plus étroits jusqu'à par exemple 4 mm peuvent être souhaitables, et exigent la plus haute précision en matière de fabrication des pièces et de linéarité des aiguilles. Des 30 distances plus grandes entre les aiguilles sont évidemment imaginables, surtout en cas d'emploi de fibres plus grosses, mais conduisent toutefois à des structures de surface relativement grossières. La position décalée des aiguilles signifie que la distance 35 des traces d'aiguilles dans le produit fini est égale à la moitié de la distance des aiguilles sur la planche à aiguilles (dans le présent exemple de 3,5 mm). La deuxième modification apportée au métier à aiguilles (Pig. 2) réside dans le fait qu'au-dessous de la plaque dite 71 31093 3 21051-32 de piquage 2 est disposée une plaque plane en acier, non perforée, désignée par le chiffre de référence 3, servant d'appui pour une bande 4 faisant fonction de support de découpage. Ce support de découpage, constitué de préférence d'une bande 5 de papier, de carton ou de matière plastique bon marché non réutilisée, est transportée à une vitesse (par exemple de 0 à 5 m/mm) indépendante de la vitesse de production. Pendant l'opération d'aiguilletage, les aiguilles 5 traversent d'abord la plaque d'application 6, ensuite l'étoffe 10 non tissée 73 à partir de laquelle elles entraînent vers le dessous des touffes de fibres 8, à travers la plaque de piquage 2. Dès que le tranchant (Pig. I)- de l'aiguille vient en contact avec la surface de la bande de découpage et pénètre légèrement dans celle-ci, les fibres de la touffe de fibres sont section-15 nées. L'acuité des tranchants est choisie de manière telle que jusqu'à ce que ceux-ci viennent en contact avec le support, on obtient une boucle impeccable sans endommagement substantiel des fibres, lesquelles ne sont sectionnées que par suite de la coopération entre le tranchant et le support. 20 La position de la plaque d'appui 3 est ajustée dans la machine conformément à la longueur des aiguilles employées, de manière telle qu'au point mort inférieur de leur course, les pointes des aiguilles viennent se placer près de la plaque sans la toucher. Il est ainsi évité que les tranchants s'émous-25 sont inutilement. L'épaisseur de la plaque à aiguilles ou la longueur de la course ascendante ou descendante de celle-ci déterminent la hauteur du poil. La structure ouverte genre velours de l'étoffe aiguilletée ainsi produite est atteinte sans perte de matière. L'étoffe 30 peut subir d'autres traitements connus à l'état actuel de la technique, tels qu'une imprégnation partielle, un revêtement de la face arrière, un foulardage. •# 71 31093 « 2105130 REVENDICATION 1.- Procédé de fabrication d'une étoffe non tissée aiguilletêe présentant des touffes de fibres ouvertes en haut, disposées d'une manière irrégulière ou par rangées régulières, caractérisé par le fait que des aiguilles d'un tranchant de 5 0,5 mm à 2 mm de largeur saisissent, sur toute leur largeur, des fibres d'une étoffe non tissée ayant de préférence déjà subi un premier aiguilletage, font sortir sous forme de boucles ces fibres de la couche de base et sectionnent ces fibres, lorsque les tranchants viennent en contact avec un 10 support de découpage, pour former de la sorte des touffes ouvertes de fibres.