La présente invention concerne une table à coussin d'air ou un convoyeur pour la manutention et le transfert de matériaux lourds et volumineux, notamment de plaques telles que les panneaux dérivés du bois, des plaques de verre, des plaques et tôles métalliques, des plaques de matières plastiques ou de caoutchouc, des rames de feuilles de papier ou de carton, des tissus, tapis et tous autres matériaux plats ainsi que des objets ou pièces dont le manque de planéité peut être compensé par un panneau-support placé entre les pièces et la table, par exemple en vue de l'alimentation de machines de transformation de ces matériaux ou de transfert d'un poste de travail à un autre dans un atelier ou encore pour servir de table d'attente.On connaît déjà des tables à coussin dVair dans lesquelles de l'air sous pression est soufflé par une multitude de petits orifices répartis sur la surface de la table et assurant par la couche d'air sous pression formée entre la surface de la table et le matériau-posé sur celleci, une diminution très importante du frottement entre le ma tériau et la table de sorte que des plaques même très lourdes peuvent être déplacées sur la table par application d'une force insignifiante, alors qu'il est pratiquement impossible de les manoeuvrer lors de la suppression du coussin dtair. L'inconvénient de ces tables munies simplement de pérçage pour le passage de l'air soufflé ou comprimé consiste en ce que les personnes préposées à la manoeuvre des matériaux déplacés sur ces tables sont soumises en permanence au soufflage de l'air sortant des per çages qui ne sont pas recouverts par les matériaux. Pour remédier à cet inconvénient on a déjà proposé de disposer dans ces perçages des clapets formés par de petites billes qui sont maintenues normalement appliquées par ltair comprimé sur leurs sièges ménagés à proximité de la surface de la table de façon que les billes soient légèrement enzsaillie sur cette surface et qu'elles soient repoussées vers le bas, en donnant passage à l'air comprimé, lorsque le matériau en plaque placé sur la table vient reposer sur les billes de sorte que les perçages qui ne sont pas recouverts par le matériau restent obturés et ne laissent pas passer l'air.Ce dispositif présente néanmoins un autre inconvenient principalement lorsque de la poussière ou de fines chutes de papier ou tlssu bloquent la bille qui ne peut plus jouer son rôle et ce dans le cas où les plaques manutentionées sont constituées par un matériau tendre ou fragile, et qui sont facilement rayées par les billes sur lesquelles elles reposent tandis que le bord anterieur des plaques peut être déterioré par celles-ci. La table'à coussin d'air faisant l'objet de la présente invention permet d'éliminer les inconvénients de tous les dispositifs connus; elle est caractérisée par le fait que les clapets obturant les orifices de soufflage sont disposés du côté de la face inférieure de la table, à l'entrée de perçages débouchant à la surface supérieure de celle-ci, et que ces clapets sont agencés de façon à n1 assurer en position de fermeture qu'une étanchéité imparfaite et à provoquer un débit de fuite modéré, l'ouverture de ces clapets étant produite par une contre-pression engendrée dans lesdits perçages en aval des clapets par suite de ltobturation desdits perçages par le matériau posé sur la table. Suivant une forme de réalisation préférée de l'invention les clapets coopérent avec des sièges renversés ménagés sur la face inférieure de la table en amont du perçage correspondant, tandis qu'une plaque dans laquelle sont pratiqués des perçages alignés avec ceux de la table et ayant un diamètre inférieur à celui des clapets, est fixée contre la face inférieure de la table, lesdits perçages étant raccordés à une source d'air telle qu'un ventilateur débitant dans une caisse dont la table forme le couvercle. Les clapets peuvent être constitués par des billes coopérant avec des sieges en forme d'entonnoirs renversés ménagés sur la face inférieure de la table et se raccordant aux perçages correspondants. Suivant une variante les billes sont mobiles dans une cheminée cylindrique de diamètre légèrement supérieur à celui de la bille et pratiqué dans la plaque fixée sous la table, cette cheminée débouchant sur la face inférieure de cette plaque par un orifice inférieur à celui de la bille qui coopère avec un siège formé par une rondelle en forme de cuvette disposée dans un évidement ménagé à la surface inférieure de la table et dans lequel débouche le perçage de sortie de l'air, le fond de cet évidement comportant un joint d'étanchéité. flein le clapet peut être également constitué par une tête plate muni d'une tige à la manière d'un rivet et coopérant avec un siège plan ménagé autour du perçage de sortie de l'air dans un évidement ménagé dans.la face inférieure de la table. A titre d'exemple on a décrit ci-dessous et représenté schématiquement au dessin annexé une forme de réalisation de la table à coussin d'air suivant l'invention. La figure 1 est une vue partielle en perspective e la table à coussin d'air suivant l'invention. La figure 2 est une coupe axiale à plus grande échelle à travers un canal de soufflage muni de sa soupape. Les figures 3 et 4 représentent deux autres variantes de réalisation des clapets. Comme représenté en figure 1 la table à coussin d'air suivant l'invention se compose d'une façon connue en soi d'un caisson l dans laquelle l'air est refoulé par un ventilateur 2 et dont le dessus et constitué par une plaque ou table 3 dans laquelle sont percés de nombreux trous de soufflage 4 régulièrement répartis sur la surface de la table. Conformément à une forme de réalisation chaque perçage 4 est en forme d'entonnoir renversé (figure 2) dont la partie cylindrique 5 débouche en 4 à la surface supérieure de la table et dont la partie évasée 6 débouche à sa surface inférieure. Une bille 7 est susceptible d'obturer l'entrée du canal 5 for rotant siège, comme représenté en trait plein en figure 2, sans que cette obturation soit parfaitement étanche de façon à laisser passer un très léger débit de fuite. Au-dessous de la table 3 est fixée une plaque 8 percée de canaux 9 alignés sur les canaux 5 et ayant un diamètre inférieur à celui des billes 7 de façon à empêcher celles-ci de tomber dans la caisse 1 en absence de pression d'air. La base de l'entonnoir conique renversé a un diamètre légèrement inférieur au double du diamètre de la bille. Le fonctionnement du dispositif suivant l'invention est le suivant Lorsque le ventilateur n'est pas en marche, les billes 7 reposent sur l'entrée des trous 9 de la plaque in férieure 8, comme représenté en 7'. Dès que le ventilateur est mis en marche, les billes sont soulevées par la pression d'airvet viennent en 7 de façon obturer les canaux 5 de la table 3 tout en laissant passer un léger débit de fuite. Lorsqu'un matériau tel qu'une plaque 10 est posée sur la table 3 et recouvre les ouvertures des canaux 5, les fuites permises par les billes 7 provoquent un accroissement de pression dans le canal 5 au-dessus de la bille et sous l'action opposée d'une part da la pression dynamique de l'air du ventilateur dirigé vers le haut, et, d'autre part, de la contre-pression régnant dans le canal 5 et du poids de la bille 7, celle-ci prend une position d'équilibre représentée en 7" dans laquelle elle se trouve en suspension dans l'air en laissant entr'ouvert l'entrée du canal 5.Le débit d'air à travers le canal augmente et la pression dynamique de l'air soufflé par la multitude des canaux 5 contre la face inférieure de la plaque 10, provoque la formation, entre cette plaque et la surface de la table--3, d'une mince couche d'air qui annule pratiquement le frottement entre la table 3 et la plaque 10 que l'on peut alors faire glisser sur la table sans le moindre effort. Bien entendu le diamètre et le poids de la bille ainsi que le diamètre des canaux 5 doivent être adaptés à la pression de refoulement du ventilateur de façon que les conditions de l'équilibre décrites ci-dessus puissent être réalisées. Selon la pression d'air fourni par le ventilateur, les billes peuvent etre réalisées en bois, en matière plastique ou en acier. La figure 3 représente une variante du clapet représentée en figure 2. Dans cette variante les perçages 5 de la table débouchent à la surface de celle-ci par une ouverture évasée 11, et débouchent par leurs extrémités inférieures dans un évidement 12 ménagé à la surface inférieure de la table 3 et dans lequel est disposée librement une rondelle en forme de cuvette renversée 13 et un joint d'étanchéité 14. Cette cuvette 13 forme le siège d'une bille 15 mobile dans une cheminée cylindrique 16, ayant un diamètre un peu supérieur à celui de la bille et ménagée dans la plaque 8 fixée sous la table. Cette cheminée débouche à la surface inférieure de la plaque 8 par un perçage 17 d'un diamètre inférieure à celui de la bille. Ce mode de réalisation du clapet est particulièrement applicable au cas où le ventilateur refoule l'air sous une pression de l'ordre de 1 à 2 bar Suivant la figure 4, les clapets sont constitués en forme de rivets, par une tête plate 18 munie d'un tige 19 guidée dans le perçage 9 de la plaque 8. La tête 18 de ce clapet coopère avec un siège formé par le fond d'un évidement 20 ménagé dans la face inférieure -de la table 3 t dans lequel débouche l'ouverture de passage d'air 4. REVENDICATIONS 1. Table à coussin d'air ou convoyeur pour la manutention et le transfert, notamment en vue de l'alimentation de machines de transformation ou du transport o' un poste de travail à un autre, de matériaux lourds et volumineux, notamment de plaques telles que des panneaux dérivés du bois, des plaques de verre, des plaques et tôles métalliques, des rames de feuilles de papier ou de carton ou analogues, du type dans lequel de l'air sous pression-est soufflé par un grand nombre d'orifices répartis sur la surface de la table, ces orifices etant normalement fermés par des clapets, notamment à billes, qui sont ouverts par la mise en place des matériaux a transporter sur la table, caractérisée par le fait que ces clapets sont disposés du côté de la face inférieure de la table d l'entrée de perçages débouchant a la surface supérieure de celle-ci, et que ces clapets sont agencés de façon à n'assurer en position de fermeture qu'une étandiélté imparfaite et à provoquer un debit de.fuite modére, l'ouverture de ces clapets étant produite par une contre-pression engendrée dans lesdits per çages en aval des clapets par suite de l'obturation desdits per çages par le matériau pose sur la table. 2. Table à coussin d'air suivant la revendication 1, caractérisée par le fait que les claptes presentent une dimension et un poids adapté à la pression de l'air soufflé leur permettant de rester-en suspension en position d'ouverture sous les effets opposés de la pression d'air dynamique de l'air du ventilateur admis sous les billes et de la contre-pression s'établissant dans les perçages en aval des billes. 3. Table à coussin d'air suivant la revendication 1, caractérisée par le fait que les clapets coopérent avec des sièges renversés ménagés sur la face inférieure de la table en amont du perçage correspondant, tandis qu'une plaque dans laquelle sont pratiqués des perçages alignés avec ceux de la table et ayant un diametre inférieur à celui des clapets, est fixée contre la face inférieure de la table, lesdits perçages étant raccordés à une source d'air comprimé telle qu'un ventilateur débitant dans une caisse dont la table forme le couvercle. 4. Table à coussin d'air suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée par le fait que les clapets sont constitués par des billes cooperant avec des sièges en forme d'entonnoirs renversés ménagés sur la face inférieure de la table en amont du perçage correpondant. 5. Table à coussin d'air suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée par le fait que la bille formant clapet est mobile dans une cheminée ayant un diamètre légèrement supérieur à celui de la bille et ménagée dans la plaque fixée sous la table, tandis que le siège de la bille est formé par une rondelle en forme de cuvette disposée librement dans un évidement ménagé sur la face inférieure de la table en amont du perçage correspondant de sortie de l'air, le fond de cet évidement étant garni d'un joint d'étanchéité, ladite cheminée se terminant par un perçage de diamètre inférieur à celui de la bille. 6. Table à coussin d'air suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée par le fait que les clapets comportent une tête plate munie d'une tige guidée dans le per çage de la plaque fixée sous la table et coopérant avec un siège formé par le fond d'un évidement cylindrique ménage dans la face inférieure de la table en amont du perçage correspondant de sortie de-l'air.