La présente invention concerne un dispositif permettant de transférer des pièces parallèlépipédiques (généralement des panneaux de bois ou métalliques, des planches ...) soit d'un lieu où ils sont empilés vers un lieu de traitement (usinage, -con- voyage ...), soit d'un lieu de traitement vers un lieu de stockage. Le lieu de stockage est une table élévatrice sur laquelle on empile ou dépile lesdites pièces.Ce dispositif fait partie du domaine des machines par lesquelles on manipule les produits en les maintenant en sustentation, c 'est--dire appliquée sur un convoyeur contre l'effet de la pesanteur pas aspiration Dans certains dispositifs connus, la; sustentation est assurée par une bouche d'aspiration divisée en compartiements fermés individuellement par un clapet ou volet qui ne s'ouvre que lorsqu'une pièce à maintenir est placée en regard de ce compartiment. L'ouverture du volet permet la circulation d'un certain débit d'air au travers d'un passage de section limitée par ladite pièce qui, avant d'obturer complètement le compartiment, est placée sur des rouleaux de convoyage, donc la création d'une dépression sur la face de la pièce située en regard du compartiment.Ces dispositifs présentent l'inconvénient de mettre en oeuvre des moyens relativement complexes qui ont une incidence défavorable sur leur prix de revient. La présente invention entend remédier a ces in convénients en proposant un dispositif de transfert, de construction simple donc bon marché, mettant en oeuvre un nombre limité de pièces. A cet effet, ellea pour objet un dispositif de transfert de pièces de forme parallèlépipédique entre deux lieux de traitement, constitué par un caisson d'aspiration d'air au travers d'orifices qu'il présente dans une face inférieure et par un convoyeur a rouleaux parallèles entraînés en rotation, s'étendant sensiblement dans le plan de la face susdite. Selon l'une des principales caractéristiques de l'invention, les orifices susdits sont constitués par des fentes dont chacune est limitée par une génératrice de l'un des rouleaux susdits et par le bord d'une plaque attelée au caisson et s'étendant entre deux rouleaux consécutifs. Dans un mode préféré de réalisation, la fente susdite est délimitée par l'arête inférieure du chant d'une plaque et par une génératrice du rouleau adjacent, ledit chant étant d'une forme telle qu'il définit avec le rouleau un passage d'entrée d'air dans le caisson de section croissante selon le sens d'aspiration. Enfin, la plaque susdite est réglable par rapport au plan contenant la génératrice inférieure des rouleaux du convoyeur et ce, en regard du quart inférieur du rouleau adjacent. L'invention sera mieux comprise au cours de la description donnée ci-après a titre d'exemple purement indicatif et non limitatif qui permettra d'en dégager les avantages et les caractéristiques secondaires. Il sera fait référence aux dessins annexés, dans lesquels - La figure 1 est un schéma en élévation d'une installation dans laquelle est mis en oeuvre un dispositif selon l'invention, - La figure 2 est une vue de dessous du dispositif selon l'invention, - La figure 3 illustre par un schéma de détail, des caractéristiques de l'invention. En se reportant tout d'abord aux figures 1 et 2, on voit une installation constituée par deux tables élévatrices 1 et 2, portées par un chariot commun 3, sur lesquelles sont empilés en 4 et 5, des panneaux 6. Le dispositif de transfert en lui-même est constitué par un caisson 7, équipé d'un aspirateur 8, caréné à l'intérieur du caisson de manière a déterminer une chambre de dépression 9 et un conduit de refoulement 10. La face inférieure 7a du caisson est la face d'aspiration des panneaux 6. Cette face est équipée, comme on le voit en plan sur la figure 2, d'une pluralité de rouleaux-ll parallèles. Ces rouleaux sont portés-à rotation par les bords inférieurs des panneaux latéraux du caisson et sont susceptibles d'être entraînés en rotation au moyen d'un dispositif d'entrainement représenté schématiquement en 12 sur la figure 1. On notera que les rouleaux 11 sont inclinés par rapport a la direction du transfert représenté par la flécher. Au voisinage de l'extrémité transversale arrière de ces rouleaux par rapport à ce sens A, on a placé une butée 13, représentée sous -la forme- d'une barre s-ur la figure l et d'une pluralité de galets 13a sur la figure 2. Ainsi, lors du transfert, les panneaux entraînés par Ies rouleaux 11 seront soumis à une force latérale due à l'inclinaison susdite, tendant à les plaquer contre ladite butée 13 ou 13a. Cette dernière est réglable en position transversale. De cette manière, on assure une présentation toujours identique des panneaux à l'extrémité de sortie du dispositif de transfert. I1 faut remarquer enfin que dans la figure 1, le caisson a été représenté fixe au-dessus d'un double poste de tables élévatrices. On peut également le prévoir mobile par rapport à une infrastructure de support fixe (non représentée). Sur la figure 3, on voit qu'entre chaque rouleau 11, s'étend une plaque 14 fermant partiellement la chambre d'aspiration 9. Chaque plaque limite avec la surface des rouleaux adjacents des orifices 15. Ces plaques sont attelées par leurs extrémités transversales, aux panneaux latéraux du caisson et sont susceptibles d'être réglées en hauteur par rapport au plan contenant les génératrices inférieures des rouleaux 11, c'est-à-dire la surface'supérieure du panneau 6 représenté sur la figure. Cette variation s'effectue sur une distance au plus égale au rayon des rouleaux. Ce réglage permet un ajustement du jeu J, existant entre les rouleaux et lesdites plaques, donc un calibrage variable des orifices d'aspiration 15. On notera que cette disposition impose une limite supérieure à la valeur du jeu J susdit, qui est sa valeur prise lorsque le plan inférieur des plaques 14 est dans le plan des génératrices inférieures des rouleaux. Qn fixe cette valeur par construction de manière que le débit total maximal d'air aspiré soit compatible avec l'installation d'aspiration 8, sans que celle-ci soit surchargée, c'est-a-dire qu'il existe toujours dans le caisson une valeur de pression suffisamment inférieure à la pression atmosphérique pour que l'on puisse obtenir une bonne sustentation d'un panneau de poids donné. Lorsque, -comme représenté sur la figure, un panneau 6 est maintenu en sustentation, la section d'entrée de l'air dans le dispositif entre deux rouleaux, est égale à la somme des deux sections S. Cette section d'entrée sera toujours maintenue inférieure à la section des orifices 15, de manière qu'une dépression s'installe dans l'espace limitE par deux rouleaux 11, la plaque 14 et le panneau 6. On réglera- alors ladite dépression en agissant sur le réglage de la position des plaques ln, donc sur le rapport desdites sections. Ainsi, on peut obtenir une dépression de sustentation permettant de vaincre l'effet de la pesanteur sur le panneau, sans pour cela en provoquer des déformations, notamment si les panneaux sont minces.En effet, une trop forte dépression de sustentation provoquerait pour certains panneaux, une flexion entre chaque rouleau, donc des ondulations du panneau qui, du fait de son entraînement longitudinal, se déplacent le long de ce dernier. Ces déformations dynamiques peuvent être très nuisibles non seulement pour le panneau lui-même, mais également pour le revêtement (par exemple peinture) dont il peut être pourvu. I1 faut en outre remarquer la forme des orifices 15. Ces-derniers débouchent sur l'extérieur du caisson par une fente limitée par une génératrice de rouleau et le bord inférieur du chant 14a biseauté de la plaque 14. Cette fente détermine la plus petite section dudit orifice. Du fait du biseau, légè- rement concave, le chant 14a s'éloigne du rouleau lorsqu'on parcourt l'orifice de l'extérieur vers l'intérieur 9 du caisson, et ce quelle que soit la position des plaques par rapport aux rouleaux. Cette disposition est avantageuse car elle permet d'éviter que les poussières ou débris susceptibles de passer dans la fente susdite s'accumulent dans l'orifice 15 pour, à la longue, l'obstruer. Le fonctionnement du dispositif selon l'invention est très simple. Au moyen de la table élévatrice 1, située sous le caisson, on met l'un des panneaux 6- au contact des rouleaux 11. Ce panneau est maintenu plaqué par aspiration sur les rouleaux qui, animés en rotation, l'entraînent dans le sens A (figure 2) tout en le forçant, par leur-inclinaison, à prendre appui sur le guide butée transversale 13, 13a. A la fin de son transfert sur le convoyeur à rouleau, le panneau 6 est repris par un autre convoyeur à sustentation ou horizontal d'alimentation automatique d'une machine à traiter le panneau et l'on procède à une élévation de la table 1 égale a l'épaisseur d'un panneau pour transférer le panneau suivant de la pile.La reprise peut être effectuée soit dans l'alignement du sens de transfert, soit dans un sens perpendiculaire. Dans ce dernier cas, le panneau actionne une butée de fin de course, placée de manière connue a l'extrémité de sortie du dispositif qui constitue un arrêt positif du panneau et commande la coupure de l'aspiration. Le panneau tombe alors sur le convoyeur de reprise perpendiculaire. Cette disposition est également utilisée lorsque le dispositif selon l'invention est disposé à l'extrémité d'un convoyeur de sortie d'une machine de traitement des panneaux, au-dessus d'une table élévatrice sur laquelle, en fin de course, les panneaux tombent et y constituent une pile. Le dispositif peut être également placé au point de concours de deux convoyeurs classiques pour permettre aisément, un changement de direction au produit. L'invention trouve une application intéressante dans le domaine de la manutention, notamment pour l'industrie du bois. Elle n'est pas limitée à la description qui vient d'en être donnée mais montre au contraire toutes les variantes qui pourraient lui être apportées sans sortir de son cadre ni de son esprit. REVEND ICAT IONS 1. Dispositif de transfert de pièces de forme parallèlépipédique, entre deux lieux de traitement, constitué par un caisson d'aspiration d'air au travers d'orifices qu'il présente dans une face inférieure et par un convoyeur à rouleaux paral lèles entraînés en rotation, s'étendant sensiblement dans le plan de la face susdite, caractérisé en ce que les orifices susdits sont constitués par des fentes dont chacune est limitée par une génératrice de l'un des rouleaux susdits et par le bord d'une plaque attelée au caisson et s'étendant entre deux rouleaux consécutifs. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte au moins une butée latérale de guidage des pièces s'étendant parallèlement à la direction de transfert. 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que les rouleaux susdits sont inclinés, leur extrémité opposée à celle voisine de la butée susdite étant en avant par rapport à l'autre extrémité -dans le sens du transfert. 4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la position des plaques est réglable par rapport au plan contenant la génératrice inférieure des rouleaux du convoyeur. 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la fente susdite est délimitee par l'arête inférieure du chant d'une plaque et par une génératrice du rouleau adjacent. 6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que ledit chant est d'une forme telle qu'il definit avec le rouleau, un passage d'entrée d'air dans le caisson de section croissante selon le sens d'aspiration. 7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que l'arête susdite est situee en regard du quart inférieur du rouleau adjacent.