L'invention concerne un appareil pour adoucir de l'eau potable, comprenant deux colonnes d'adoucissement contenant de la résine échangeuse d'ions qui, après épuisement, est régénérée par une solution aqueuse de chlorure de sodium, les deux colonnes pouvant alternativement être mises en service, en régénération et en rinçage par des soupapes de commutation ces soupapes étant commandées par un compteur d'eau qui mesure le débit d'eau ou par un instrument de mesure de la dureté, ainsi qu'un dispositif de coupage monté en aval des colonnes pour ajouter de l'eau brute et la mélanger avec l'eau adoucie. L'eau fournie auxménages par les services des eaux est généralement irréprochable du point de vue hygiénique mais elle est souvent assez dure. Cela se traduit par l'entartrage des canalisations et par une forte consommation de produits de lavage. On adoucit l'eau complètement pour certaines applications techniques, par exemple quand elle doit être utilisée pour des installations de climatisation, pour l'alimentation de chaudières, etc. Cependant, l'eau complètement adoucie comme d'ailleurs l'eau n'ayant qu'un très faible degré hydrotimétrique n'est pas souhaitable dans les ménages, d'une part parce qu'elle n'a pas très bon goût, d'autre part parce qu'on n'obtient pas de couche protectrice dans les canalisations. Des réserves ont en outre été faites récemment sur la consommation d'une eau trop douce parce qu'elle semblerait favoriser les maladies coronariennes. L'adoucissement complet est également plus coûteux qu'un adoucissement partiel. Pour toutes ces raisons, on réalise les adoucisseurs pour particuliers généralement en vue d'une consommation d'une eau partiellement adoucie. On ne fait pas passer l'eau arrivant en totalité par l'adoucisseur, n'était-ce parce qu'il serait alors pratiquement impossible de maintenir l'eau traitée dans une plage de dureté suffisamment étroite, en raison des importantes variations de débit. C'est pourquoi on fait seulement passer une partie du débit d'eau consommé par le ménage par l'adoucisseur, où cette eau est adoucie complètement. On y ajoute, en formant un mélange, dans le dispositif de coupage prévu en aval de l'adoucisseur proprement dit, un pourcentage fixe ajusté d'eau brute qui n'a pas traversé l'adoucisseur. Il s'est avéré que des germes se fixent et se multiplient sur les résines échangeuses d'ions. Ces germes sont tués en majeure partie lors de la régénération, au cours de laquelle, de manière connue, la résine échangeuse d'ions est traversée d'une solution aqueuse de chlorure de sodium avec une teneur en chlorure de sodium d'environ 5 a 10%. La régénération terminée, on élimine cette solution par rinçage et la résine peut ensuite etre utilisée de nouveau pour l'adoucissement. La régénération doit être effectuée de temps en temps. Jusqu'a présent, les installations sont a cet égard commandées principalement en fonction du temps ou en fonction de la qualité. Dans le premier cas, un interrupteur horaire déclenche chaque fois une opération de régénération au bout d'une durée fixée d'avance, de préférence au bout de quelques jours. Bien que cette solution soit économique, elle a de sérieux inconvénieatg parce que la consommation d'eau peut varier. Plus le laps de temps d'une régénération a la suivante est long, moins grands seront les effets des variations dans le temps des puisages d'eau, du fait qu'un intervalle plus long entre les régénérations produit une plus grande égalisation entre des périodes a prises d'eau fortes et faibles.Si l'adoucisseur ne comprend qu'une seule colonne d'adoucissement, la régénération s'effectue la nuit, alors que les puisages d'eau sont nuls ou peu fréquents. Il est également connu de prévoir une commande fonction de la qualité sur des installations domestiques. Quelques litres d'eau sont dans ce cas prélevés la nuit a un tiers environ de la hauteur de la colonne de résine échangeuse et envoyés a travers une cellule de mesure. Lorsque l'eau prélevée ce niveau est dure, une régénération est déclenchée. Il peut toutefois arriver qu'un tiers de la capacité de la quantité de résine échangeuse d'ions reste inutilisé. A l'inverse, il peut arriver qu'une nuit où une régénération avait failli être déclenchée soit suivie d'une journée a très forte consommation d'eau, avec épuisement de la résine échangeuse avant que la prochaine régénération nocturne ne puisse avoir lieu. Une installation avec une telle commande en fonction de la qualité doit de ce fait conteur une quantité de résine suffisante pour une.consommation de trois jours a peu près. Pour les installations industrielles, où le prix n'est pas un facteur aussi décisif, on connaît aussi une commande en fonction du débit, comprenant un compteur d'eau qui mesure le débit et déclenche la régénération après passage d'une quantité d'eau déterminée, quand la résine est presque épuisée. Toutefois, il faut ici deux colonnes d'adoucissement sinon il pourrait arriver qu'une demande d'eau reste insatisfaite parce que le compteur vient de déclencher une régénération de la résine. Ceci est également une raison pourquoi un tel adoucisseur est relativement coûteux. L'invention vise a créer un adoucisseur pour ménages qui puisse etre fabriqué A un prix relativement bas, qui demande peu de résine échangeuse et avec lequel on puisse toujours puiser de l'eau adoucie ayant une dureté comprise dans la plage ajustée. A cet effet, selon l'invention, un appareil comme défini au début est essentiellement caractérisé en ce que le parcours d'écoulement de l'eau a adoucir dans les colonnes d'adoucissement, qui détermine la durée d'action de la résine échangeuse d'ions sur l'eau, est dimensionné de manière que l'adoucissement soit incomplet a débit d'écoulement maximal et en ce que le dispositif de coupage ajoute de l'eau brute non pas proportionnellement au débit d'eau douce, mais en quantité variable suivant ce débit. L'un des avantages apportés par l'invention est que la quantité de résine échangeuse d'ions peut être réduite considérablement, a environ 1/se 1/10e de la quantité qu'il fallait jusqu'a maintenant. Avec un adoucisseur selon l'invention, il arrive donc, quand le débit d'eau puisée est élevé, que l'eau sortant de l'adoucisseur ne soit plus complètement adoucie. Cela reste cependant sans importance tant que la dureté de l'eau adoucie est inférieure a la dureté désirée de l'eau mixte, puisque l'élévation de la dureté de l'eau sortant de l'adoucisseur a mesure que le débit dans celui-ci augmente peut -être compensée - de sorte que la dureté reste toujours dans la plage désirée - par la diminution du débit de l'eau brute qui y est ajoutée. La variation de l'addition d'eau brute suivant le débit peut être réalisée techniquement d'une manière simple et en soi connue. Il suffit de concevoir le dispositif de coupage en conséquence.Un autre avantage est que l'appareil est relativement petit et peut de ce fait être fabriqué un prix assez bas. Le faible encombrement de l'appareil est un autre avantage. Malgré cela, il y a toujours de l'eau adoucie disponible. Selon un mode de réalisation préféré de l'invention, les deux colonnes d'adoucissement sont dimensionnées de manière que, a débit maximal, la résine échangeuse d'ions de la colonne en service soit épuisée peu près au bout de la durée nécessaire pour la régénération respectivement la stérilisation de la résine échangeuse de l'autre colonne. La taille et le prix de l'appareil sont ainsi réduits encore davantage. On obtient en plus une dégermination sure parce que la stérilisation s'effectue pendant la régénération, donc très fréquemment. La formation de grandes colonies de germes est donc impossible. Les commutations des colonnes d'un état de fonctionnement un autre sont commandées par des soupapes. Cette commande doit s'effectuer de manière qu'il y ait toujours une colonne en service pendant que l'autre est en régénération. Il faut en plus que la saumure contenue dans une colonne régénérée en soit éliminée par rinçage, b contre-courant ou npnj ayant que la colonne ne soit remise en service.Avec les appareils connus, cela steffectue, de la manière la plus simple, par l'allocation d'un temps fixe pour la régénération, au bout duquel s'effectue le rinçage; la colonne en question est ensuite tenue preste mais elle n'est effectivement remise en service qu'au bout de nombreuses heures en bien des cas, ou même au bout de nombreux jours seulement. Or, de nouvelles colonies de germes peuvent s'installer et se développer pendant ce temps d'attente. Les dispositifs de commande des différentes soupapes doivent en plus etre pourvus desverrouillages mutuels nécessaires pour que les commutations s'effectuent de la façon voulue.Pour simplifier le système de commande et en réduire le cott, un mode de réalisation préféré de 11 invention prévoit un distributeur commun pour les commutations des deux colonnes d'adoucissement. Dans le système de commande est simplement fixé l'ordre de succession des commutations respectivement des états de fonctionnement, à savoir service (d'adoucissement), régénération, rinçage, service, etc. La cons truc- tion de l'appareil est ainsi simplifiéeet sa fiabilité est accrue. Le distributeur et sa commande sont en outre conçus de manière que la solution salée ne soit éliminée par le rinçage que juste avant la mise en service d'une colonne. Cela empêche la germination pendant le temps d'attente.Ce résultat s'obtient de la manière la plus simple lorsque le compteur d'eau fournit un signal avant même que la colonne en service ne soit complètement épuisée pour déclencher le rinçage de la colonne régénérée, laquelle est mise en service immédiatement après le rinçage ou après réception d'un nouveau signal du compteur d'eau, l'autre colonne étant en même temps mise en régénération. Comme l'adoucisseur selon l'invention peut autre réalisé très compact, une autre caractéristique avantageuse de l'invention prévoit que les deux colonnes d'adoucissement, les soupapes ou le distributeur commun et, éventuellement, le compteur d'eau sont réunis en une unité compacte, laquelle est entourée d'une enveloppe thermiquement isolante. Le rassemblement en une unité permet de réduire sensiblement le cotit de l'installation de l'adoucisseur. L'isolation thermique, par exemple par une enveloppe de matière plastique mousse composée de deux ou davantage de pièces moulées qui s'emboîtent, maintient l'adoucisseur frais. Cela provient de ce que l'eau arrivant est toujours assez fraiche. Jusqu'a présent, quand le débit est faible, de sorte que l'eau séjourne assez longtemps dans l'adoucisseur non isolé, elle devient assez rapidement bien plus chaude dans l'adoucisseur, installé généralement dans la cave et souvent même h cOté de la chaudière. Or, les germes apportés se multiplient beaucoup plus vite dans l'eau tiédie et dans la résine échangeuse de même température que dans un milieu plus froid.L'isolation ralentit considérablement l'échauffement et contribue donc maintenir la germination faible. L'effet recherché de maintien au frais est encore soutenu dans un appareil selon l'invention par le plus petit volume de chaque colonne, comparativement aux adoucisseurs conventionnels, parce qu'il suffit maintenant qu'une quantité d'eau relativement petite soit puisée pour que l'appareil soit de nouveau rempli d'eau franche. Avec les adoucisseurs connus, pour que l'eau mixte quittant l'appareil possède une dureté constante, l'eau brute ajoutée a l'eau douce représente un pourcentage fixe ajusté sur l'appareil. Avec un appareil selon l'invention, pour que la dureté de l'eau mixte soit a peu près constante, il faut au contraire réduire la proportion d'eau brute avec l'élévation du débit puisque l'adoucissement n'est pas complet a débit élevé, le parcours d'écoulement dans les colonnes ayant été dimensionné en conséquence, de sorte que l'eau sortant des colonnes n'a pas un degré hydrotimétrique égal a zéro.Pour obtenir une dureté constante de l'eau mixte, un mode de réalisation préféré de l'invention prévoit que le dispositif de coupage comprend un limiteur de débit d'eau brute installé dans une conduite d'arrivée d'eau brute et produisant un étranglement variable fonction du débit d'eau douce, de manière réduire la fraction d'eau brute a mesure que le débit d'eau douce augmente. Ce limiteur possède de préférence un clapet d'étranglement déplaçable contre une force élastique et découvrant une section d'écoulement qui varie en fonction de la différence de pression agissant sur ce clapet. Le limiteur possède un autre élément mobile qui réduit la section d'étranglement libre mesure que la différence de pression croit.Un tel limiteur permet d'obtenir la caractéristique souhaitée > - présentant un rapport eau douce/eau brute a peu près constant dans la plage de débit moyen et une augmentation de ce rapport dans la plage de débit élevé. Le clapet d'étranglement peut avoir différentes conformations. De préférence, il est conique et l'autre élément mobile est un joint torique. Cela apporte non seulement l'avantage que le limiteur peut être très simple donc peu coûteux et en même temps sûr, mais aussi l'avantage, grâce au faible encombrement qu'il peut avoir, que le limiteur peut être incorporé sans difficulté dans le dispositif de coupage, sans exiger des dépenses supplémentaires d'installation pour des tuyauteries en plus. Selon un mode de réalisation préféré de l'invention, le joint torique s'appuie en position de repos sur un épaulement et le clapet d'étranglement repose sur le joint torique. Le joint torique est disposé, a l'intérieur d'un passage d'arrivée d'eau brute, dans une gorge dont l'un des flancs est formé par cet épaulement et dont l'autre flanc forme une partie de passage qui se rétrécit dans le sens de l'écoulement. Au début d'un écoulement d'eau brute par le passage, le clapet d'étranglement conique est soulevé de son siège formé par le joint torique et découvre une section d'écoulement croissante. Si le débit et par suite la différence de pression augmentent encore, le joint torique est écarté dudit épaulement et pressé contre le flanc conique, c'est- -dire dans la partie de passage se rétrécissant coniquement, ce qui fait diminuer la fente annulaire formant la section d'écoulement entre le joint torique et le clapet conique. La fraction d'eau brute est de ce fait réduite, ce qui augmente le rapport eau douce/eau brute de la façon souhaitée dans la plage de débit élevé. Dans le mode de réalisation préféré, le clapet d'étranglement est combiné avec un ressort qui ne commence a agir sur lui que lorsqu'un débit minimal fixé d'avance est atteint. Jusqu'à ce moment, le clapet d'étranglement repose seulement par son poids propre sur le joint torique. Cette disposition a l'avantage que le domaine d'action du limiteur peut être reproduit de façon plus fidèle, n'étant pas fonction d'une force de ressort qui est très faible et ne peut donc pas être maintenue uniforme dans la fabrication. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront plus clairement de la description qui va suivre d'un exemple de réalisation non limitatif, ainsi que des dessins annexés, sur lesquels - la figure 1 est une vue en élévation latérale partiellement en coupe verticale et fortement simplifiée d'un adoucisseur selon l'invention; - la figure 2 est une coupe horizontale schématique de l'adoucisseur de la figure 1; - les figures 3a a 3c sont des diagrammes qui représentent la dureté de l'eau en fonction du débit instantané pour une installation connue (figure 3a) et pour un adoucisseur selon l'invention (figures 3b et 3c); - la figure 4 est une coupe axiale d'un limiteur incorporé dans un dispositif de coupage faisant partie d'un adoucisseur selon l'invention; et - la figure 5 est un graphique du limiteur de la figure 4. L'adoucisseur représenté sur les figures 1 et 2 comprend deux colonnes d'adoucissement 1 qui contiennent chacune, entre des fonds perforés 2 ou entre deux tuyères filtrantes, une résine échangeuse d'ions 3 qui est traversée d'un tuyau central 4 servant a l'amenée de l'eau à la résine 3 ou a l'évacuation de l'eau depuis cette résine. Les deux colonnes d'adoucissement 1 sont identiques et sont fixées à un bottier de commande 5 qui présente des raccordements pour un tuyau d'arrivée d'eau brute 6, un tuyau de sortie d'eau mixte 7 et un tuyau de décharge 8 menant a un canal de décharge.Le tuyau de décharge 8 sert b l'évacuation de la saumure usée après la régénération; par le tuyau 6 arrive l'eau fraîche, laquelle est envoyée après adoucissement a un dispositif de coupage 13, d'où part le tuyau de sortie d'eau mixte 7. L'appareil comprend en outre un raccordement pour un tuyau de liaison 9 menant à un réservoir de saumure 10 qui contient une solution aqueuse de chlorure de sodium, utilisée avec une concentration d'environ 5 a 10% pour la régénération. Le bottier de commande 5 contient un compteur d'eau 11 qui mesure le débit de l'eau arrivant ou sortant. Ce compteur fournit chaque fois un signal après passage d'une quantité d'eau déterminée, laquelle peut notre ajustée en vue d'une adaptation différentes duretés d'eau brute et différentes tailles de colonnes d'adoucissement. Le signal fourni par le compteur d'eau est utilisé, en combinaison avec différents organes auxiliaires, pour commander des soupapes diaphragme 12 qui produisent les commutations désirées et nécessaires des deux colonnes d'adoucissement. Le dispositif de coupage 13 entre le tuyau d'arrivée d'eau brute 6 et le tuyau de sortie d'eau mixte est de préférence monté dans ou sur le bottier de commande 5, afin d'éviter des raccordements et des tuyauteries supplémentaires. Les deux colonnes 1 et le bottier de commande 5 forment un ensemble qui est entouré d'une enveloppe ou bottier 14 en mousse de matière plastique qui est composé de deux ou davantage de parties, pouvant etre emboîtées simplement sur les différents organes. Dans les installations conventionnelles, le rapport eau brute/eau douce est constant. Dans ces installations, ce rapport dépend simplement de la dureté désirée de l'eau mixte sortant par le tuyau 7 et de la dureté de l'eau brute arrivant par le tuyau 6. Dans le graphique de la figure 3a, la dureté est indiquée en ordonnées et le débit instantané en abscisses. Il est a noter que les degrés hydrotimétriques indiqués sur les graphiques et dans ce qui va suivre correspondent å des grammes d'oxyde de calcium pour 100 litres d'eau. Il suffit de multiplier par 1,786 pour obtenir les degrés hydrotimétriques conventionnels (correspondant à des grammes de carbonate de calcium pour 100 litres d'eau).Comme le montre le graphique de la figure 3a, l'eau douce fournie par une installation conventionnelle possède une dureté de 0,1 environ. Si l'eau mixte doit avoir une dureté de 80 par exemple, et si l'eau brute a une dureté de 200, on mélange l'eau douce d'environ 0,10 et l'eau brute suivant le rapport 1,5:1. 1 litre d'eau brute et 1,5 litre d'eau douce donnent alors 2,5 litres d'eau mixte de 80 hydrotimétriques. Dans une installation selon l'invention, la dureté de l'eau douce après la colonne d'adoucissement n'est pas å peu près constante mais augmente au contraire mesure que le débit croit pour atteindre au débit maximal une valeur comprise entre 2 et 5Q hydrotimétriques, suivant la conception de l'appareil. La figure 3b montre le graphique correspondant. Pour obtenir de l'eau mixte d'une dureté constante, le dispositif de coupage doit avoir une caractéristique qui s'infléchit en conséquence en fonction du débit. A faible débit, il n'y a pas de changement par rapport l'exemple précédent. A un débit qui correspond par exemple la moitié du débit maximal la dureté de l'eau douce monte, par exemple, a 10 hydrotimétrique.A la moitié du débit maximal, le rapport de coupage n'est alors plus de 1,5 litre d'eau douce pour 1 litre d'eau brute mais de 1,7 litre d'eau douce pour 1 litre d'eau brute, pour obtenir de nouveau de l'eau mixte de 80. A débit maximal, sous lequel l'eau douce a une dureté de 40 par exemple, on mélange 1 litre d'eau brute de 200 avec 3 litres d'eau douce de 40 pour obtenir 4 litres d'eau mixte ayant de nouveau 80 hydrotimétriques. La plage de réglage du dispositif de coupage est donc dans le présent exemple de 1:2, puisqu'elle va de 1:1,5 1:3. Une telle plage de réglage ou de variation est parfaitement réalisable sans difficultés particulières. Le limiteur représenté sur la figure 4 est incorporé dans le corps du dispositif de coupage 13. Dans ce corps est ménagé un alésage ou passage étagé 15 d'arrivée d'eau brute. Un passage de sortie 16 part à peu près à angle droit du milieu du passage 15. Du côté de la surface du corps du dispositif de coupage 13, le passage 15 possède une partie de plus grand diamètre qui est partiellement filetée et dans laquelle est reçue une vis creuse 17. La vis 17 est étanchée par un joint torique 18 disposé dans une gorge intérieure de la partie plus large du passage 15 et appliqué contre une partie cylindrique supérieure ou extérieure lisse de la vis creuse 17, faisant suite à sa partie inférieure filetée.A la partie filetée du passage 15 se raccorde en bas - c'est-à-dire en sens contraire à celui de l'écoulement indiqué par la flèche 19 de l'eau brute arrivant - une partie rétrécie 20 suivie par une surface conique 21 qui s'élargit dans le sens contraire à l'écoulement et forme en fait l'un des flancs d'une gorge 22 qui contient un joint torique 23 et dont l'autre flanc est formé par un épaulement 24. Le passage de sortie 16 part de la partie rétrécie 20 ou d'un point situé à proximité de cette partie du passage d'arrivée d'eau brute 15. Le limiteur comprend un clapet d'étranglement 25 sous forme d'une pièce cylindrique possédant une extrémité tronconique 26 et un trou borgne qui débouche dans l'autre face extrême, sur le fond duquel s'appuie un ressort de compression hélicoldal 27 et dans lequel peut se déplacer longitudinalement, en prenant appui sur le ressort 27, une tige 28 faisant saillie du clapet 25. L'extrémité opposée au bout tronconique 26 du clapet 25 peut coulisser dans la vis creuse 17. S'il n'y a pas de débit dans le passage d'arrivée d'eau brute 15, le clapet 25 repose par son bout tronconique 26 sur le joint torique 23 et ferme le passage. Le ressort de compression 27 est alors détendu et la tige 28 n'est pas appliquée contre le fond de cavité de la vis creuse 17. Le clapet 25 est donc seulement chargé par son propre poids. Si une faible différence de pression commence s'établir entre le passage 15 et le passage de sortie 16, du fait que de l'eau est puisée dans le circuit de distribution se trouvant en aval, le clapet 25 se soulève de son siège formé par le joint torique 23 comme une pièce flottante. Cette partie de la plage de fonctionnement est désignée par 29 sur le graphique de la figure 5. Elle comprend, dans une installation effectivement réalisée pour l'alimentation en eau potable de ménages, un domaine allant jusqu'a environ 200 l/h, respectivement jusqu'a environ 10% du débit maximal pour lequel l'appareil a été conçu. Si le débit augmente davantage, le clapet d'étranglement 25 est soulevé davantage et la tige 28 s'applique contre le fond de la cavité de la vis creuse 17, de sorte que le ressort de compression hélicordal 27 entre en action. La situation ainsi obtenue correspond à la partie désignée par 30 sur le graphique de la figure 5. Cette partie de la courbe est sensiblement parallèle a l'abscisse, ce qui signifie que le rapport eau douce/eau brute est peu près constant. Ce domaine de fonctionnement fait suite b celui indiqué ci-dessus et va peu près jusqu'à 40% du débit maximal. Si les puisages vont au-delà de 40% du débit maximal, la dureté de l'eau adoucie sortant des colonnes commence à augmenter; la fraction d'eau brute doit donc être réduite, ce qui revient a dire que le rapport eau douce/eau brute doit être augmenté progressivement.Dans ce domaine de fonctionnement, en raison de l'augmentation de la différence de pression agissant sur le clapet d'étranglement et des forces agissant par l'écoulement sur le joint torique 23, ce joint est déplacé sur la surface conique 21, ce qui provoque la diminution de son diamètre extérieur et de son diamètre intérieur, donc aussi de sa section de passage libre. Le clapet d'étranglement 25 se trouve à ce moment déjà sa position de fin de course, laquelle est définie par la vis creuse 17. La diminution de la section d'écoulement par le joint torique élastiquement déformable 23 dépend de la dureté de ce joint, de son diamètre intérieur et de sa section, de mtme que de l'angle de conicité de la surface 21.Le dimensionnement approprié de ces différents paramètres permet d'agir sur l'allure de la partie de courbe 31, sur le graphique de la figure 5, qui se rapporte a ce domaine de fonctionnement. Il va de soi que l'invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation représentés et aux dimensions indiquées et que des écarts de différentes sortes sont possibles sans sortir du cadre de l'invention. En particulier, différentes caractéristiques de l'invention peuvent être appliquées individuellement ou être combinées a plusieurs. Par exemple, l'appareil peut être conçu de manière que, débit maximal, la résine échangeuse d'ions 3 de la colonne d'adoucissement 1 soit épuisée au bout de 32 min environ. On peut ainsi prévoir, par exemple, une durée de régénération et de stérilisation de 30 min et une durée de rinçage de 2 min. En réalité, la durée de régénération sera plus longue, donc également la durée d'action de la saumure, parce qu'il n'arrive pratiquement jamais dans un ménage que le débit maximal soit maintenu pendant toute une demi-heure. Il serait par conséquent possible d'utiliser une colonne d'adoucissement encore plus petite, par exemple de manière qu'elle soit épuisée après un débit maximal pendant une durée de 15 min. Même s'il devait arriver une fois que le débit maximal soit puisé pendant 15 min, il n'y aurait pas d'inconvénient parce que la germination est dans ce cas néanmoins évitée de façon sûre puisqu'on considère qu'une germination trop importante ne peut se produire qu'au bout de plusieurs jours de repos ou de puisage très faible. Avec le dimensionnement selon l'invention, il est cependant très invraisemblable que l'eau puisée n'atteigne pas, après plusieurs jours, la quantité nécessaire pour déclencher une régénération. Si, exceptionnellement, il faut compter avec des arrets #plus longs, on prévoit un interrupteur horaire ou un autre moyen pour déclencher chaque fois une régénération lorsque la précédente a eu lieu plus de 3 jours plus tôt. Il va en outre de soi que le principe de l'invention est applicable aussi aux installations de déminéralisation complète ou partielle où la régénération est effectuée avec un acide ou une lessive, suivant les résines échangeuses utilisées. De telles installations servent, par exemple, à décarbonater l'eau. REVENDICATIONS 1. Appareil pour adoucir de l'eau potable, comprenant deux colonnes d'adoucissement contenant de la résine échangeuse d'ions qui, après épuisement, est régénérée par une solution aqueuse de chlorure de sodium, les deux colonnes pouvant alternativement être mises en service, en régénération et en rinçage par des soupapes de commutation, ces soupapes étant commandées par un compteur d'eau qui mesure le débit d'eau ou par un instrument de mesure de la dureté, ainsi qu'un dispositif de coupage monté en aval des colonnes pour ajouter de l'eau brute et la mélanger avec liteau adoucie, caractérisé en ce que le parcours d'écoulement de l'eau a adoucir dans les colonnes d'adoucissement, qui détermine la durée d'action de la résine échangeuse d'ions sur l'eau, est dimensionné de manière que l'adoucissement soit incomplet débit d'écoulement maximal et en ce que le dispositif de coupage ajoute de l'eau brute en fonction du débit d'eau douce. 2. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que les deux colonnes d'adoucissement sont dimensionnées de manière qu'a débit maximal, la résine échangeuse d'ions de la colonne en service soit épuisée peu près au bout de la durée nécessaire pour la régénération et la stérilisation de la résine échangeuse de l'autre colonne. 3. Appareil selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'il comprend un distributeur commun pour les commutations des deux colonnes d'adoucissement. 4. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 å 3, caractérisé en ce que les soupapes ou le distributeur commun sont agencées ou est agencé de manière que la solution saline ne soit éliminée par rinçage que juste avant la remise en service d'une colonne d'adoucissement. 5. Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les deux colonnes d'adoucissement, les soupapes ou le distributeur commun et, éventuellement, le compteur d'eau, sont réunis en une unité compacte, laquelle est entourée d'une enveloppe ou d'un boitier thermiquement isolant. 6. Appareil selon l'une quelconque des revendications 2 5, caractérisé en ce que le dispositif de coupage comprend un limiteur de débit d'eau brute installé dans une conduite d'arrivée d'eau brute et produisant un étranglement variable fonction du débit d'eau douce, de manière à réduire la proportion d'eau brute à mesure que le débit d'eau douce augmente. 7. Appareil selon la revendication 6, caractérisé en ce que le limiteur possède un clapet d'étranglement déplaçable contre une berce élastique et découvrant une section d'écoulement qui varie en fonction de la différence de pression agissant sur ce clapet. 8. Appareil selon la revendication 7, caractérisé en ce que le limiteur possède un autre élément mobile qui réduit la section d'étranglement libre à mesure que la différence de pression croit. 9. Appareil selon les revendications 7 et 8 prises ensemble, caractérisé en ce que le clapet d'étranglement est une pièce conique et l'autre élément mobile est un joint torique. 10. Appareil selon la revendication 9, caractérisé en ce que le joint torique s'appuie en position de repos sur un épaulement et le clapet d'étranglement repose sur le joint torique. 11. Appareil selon la revendication 9 ou 10, caractérisé en ce que le joint torique est disposé, a l'intérieur d'un passage d'arrivée d'eau brute, dans une gorge, å laquelle se raccorde une partie de passage qui se rétrécit coniquement dans le sens de l'écoulement. 12. Appareil selon l'une quelconque des revendications 7 a 11, caractérisé en ce que le clapet d'étranglement est combiné avec un ressort qui ne commence agir sur lui que lorsqu'un débit minimal fixé d'avance est atteint.