La présente invention a pour objet un procédé pour composer des textes en lettres arabes et un clavier pour tamise en oeuvre qui permettent un gain de temps et une plus grande facilité d'utilisation. L'écriture en lettres arabes prévoit des formes différentes pour certaines lettres, dites lettres de base, suivant la caractéristique des signes précédents et suivants. En effet une même lettre ne s'écrit pas de la même façon si elle est indépendante, située au début ou à la fin d'un mot ou encore si elle est liée à la lettre précédente. Dans ces conditions, les claviers existants doivent présenter pour chaque lettre plusieurs formes. Dans exemple illustré, les différentes formes de la lettre de base 1,ain1' figurent sur les touches 8, 19 et 39 du clavier de la figure 1. Ceci conduit, pour maintenir le nombre de différentes touches à une valeur acceptable à prévoir l'utilisation d'une même touche pour deux formes pouvant correspondre à des lettres de base différentes et nécessite l'utilisation d'une touche spéciale pour sélectionner la frappe de la forme désirée. Ceci conduit à des manipulations compliquées entraînant de fréquentes fautes de frappe. L'opérateur doit en effet d'abord sélectionner la touche sur laquelle apparaît la forme désirée d'une lettre de base donnée puis sélectionner cette forme de l'autre signe apparaissant sur cette meme touche à l'aide de la touche spéciale 35 cu 46. Le présent procédé de composition tend à remédier à ces inconvénients par le fait que certaines au moins des lettres de base pouvant présenter plusieurs formes, correspondent chacune à une seule touche du clavier ; que lors de l'utilisation de cette touche on détermine la forme à utiliser de la lettre de base en fonction des caractéristiques des touches utilisées juste après ou juste avant et après la touche envisagée. L'invention a encore pour objet un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé de composition de textes en lettres arabes, caractérisé par le fait qu'il comporte un clavier ayant plusieurs touches correspondant chacune uniquement à une lettre de base sous toutes ses formes ; par le fait qu'il comporte un dispositif électronique comprenant une mémoire mémorisant les codes correspondant à toutes les formes de chaque lettre de base et une mémoire de travail mémorisant les caractéristiques des touches appuyées immédiatement avant et après la touche considérée, et par le fait qu'une logique détermine en fonction des caractéristiques mémorisées dans la mémoire de travail, le code correspondant à la forme appropriée de a lettre de base. Le dessin annexé illustre schématiquement et à titre d'exemple une forme d'exécution du clavier selon l'invention. La figure 1 illustre un clavier conventionnel de machine à écrire. La figure 2 illustre un clavier de machine à écrire selon l'invention. La figure 3 illustre un clavier de télex selon l'invention comprenant des lettres arabes et latines. La figure 4 illustre un schéma bloc du clavier. La figure 5 illustre les quatres formes de la lettre de base (ain). La figure 6a est un exemple d'une lettre liée à la suivante. La figure 6b illustre un exemple d'une lettre détachée de la suivante. Selon le procédé de cette invention, chaque lettre de base correspond à une seule touche du clavier. Pour les lettres de base présentant dans la composition plusieurs formes, de préférence seule l'une de ces formes, par exemple la forme première, figure sur la touche correspondant à cette lettre de base. Pour faciliter l'utilisation du clavier, la touche correspondant à une lettre de base donnée est située au meme endroit du clavier que la touche correspondant à la forme première de cette lettre dans un clavier conventionnel. Lorsqu'on appuie sur une touche correspondant à une lettre de base, la sélection de la forme appropriée de cette lettre de base est faite en fonction des touches appuyées après ou avant et après la touche considérée. La forme sélectionnée de la lettre de base dépend d'une part du fait que la touche appuyée après correspond soit à une lettre (non N) soit à un signe ou fonction n'étant pas une lettre (N). Cette forme peut dépendre en outre du fait que la touche appuyée précédemment correspond soit à une lettre liée (t) soit à un autre signe, lettre ou fonction n'étant pas une lettre liée (non L). Dans le cas d'une machine à écrire, la forme de certaines lettres de base est déterminée par les deux touches suivantes. Ce cas se présente pour les lettres de base figurant sur les touches 15, 26, 27, 30, 31 et 36, lorsque la première touche utilisée après est l'une des touches 26 ou 36 ou par la caractéristique de la première des touches suivantes, lorsqu'elle est l'une des touches 37, 39 ou ou > 4 > 4 (figure 2). Les touches du clavier illustrées à la figure 2 peuvent etre divisées en trois catégories suivant leur caractéristique. Ces trois catégories sont 1. Celles des lettres liées L (voir figure 6a). Ces lettres liées sont celles qui dans l'écriture se lient ala la lettre suivante. Dans le clavier illustré à la figure 2, ces lettres correspondent aux touches 3, 4; 13 à 28 ; 30 à 33 et 36. 2. Celles- des lettres détachées D (voir figure 6b). Ces lettres détachées sont celles qui ne se lient pas à la lettre suivante. Elles correspondent dans le clavier de la figure 2 aux touches 5, 6, 29, 37, 39, 40, 41, 43 et 44. 3. -Celles qui ne correspondent pas à une lettre N. Cette catégorie de touches inclut celles correspondant aux signes qui sont les touches suivantes du clavier de la figure 2, en position lettres et chiffres 1, 2, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 34, 42, et en position chiffres 3, 4, 5, 6 et les deux touches 38 et 45. En plus cette catégorie de touches inclut toutes les touches correspondant à des fonctions de la machine telle que, avance du papier, mouvement de chariot, etc. Le tableau suivant illustre la sélection d'une des quatre formes de la lettre de base ',ain" (voir figure 5) selon les caractéristiques des touches précédentes et suivantes utilisées. Touche précédente Touche suivante Forme sélectionnée (voir figure 5) D D 1 D L 1 non L N D non N 1 N L 1 L D 2 L L L non N 2 L N 3 D N 4 non L N N N 4 Pour chaque lettre de base présentant plusieurs formes, la partie électronique du clavier comprend une logique similaire à celle donnée à titre d'exemple pour la lettre "ain" déterminant la forme désirée en fonction des touches utilisées après ou avant et après celle correspondant à la lettre envisagée. Les codes ainsi créés par le clavier décrit peuvent être utilisés éventuellement après décodage pour commander toutes sortes de machines imprimantes, et/ou à écran visuel, par exemple, une machine à écrire, une composeuse, un télex, etc Le dispositif utilisé pour la réalisation de ce procédé de composition comprend un clavier comprenant des touches correspondant aux différents signes devant être transmis ou impri més. Le clavier peut etre réalisé comme illustré aux figures 2 ou 3 par exemple. Dans ce clavier les lettres de base pouvant présenter plusieurs formes suivant leur utilisation correspondent à une seule touche. Ce clavier commande un dispositif électronique réalisé en pratique par des micro-processeurs mais dont un exemple est donné schématiquement sous forme de schéma fonctionnel à la figure 4. Dans cette figure 4, a représente le clavier ; b un dispositif de contrôle (micro-processeur LSI) ; c un codeur de clavier (LSI) ; d une memoire (read only memory LSI) ; e un registre de travail (read after memory LSI) ; f une porte entrée/ sortie (LSI) et g un dispositif de sortie. Les fonctions de ces différents éléments du dispositif électronique sont les suivantes b - détecte les informations du code de clavier enregistrées en f - se réfère à la mémoire d contenant la liste des codes de sorties relative à toutes les formes de toutes les lettres ou signes devant être imprimés ou transmis - sélectionne un ou plusieurs codes de sorties de d et les transmet - provoque la modification des informations mémorisées en e. Les séquences de travail du dispositif de contrôle b sont effectuées suivant un programme enregistré également dans la mémoire d. Dans ce qui suit les différentes étapes réalisées par ce clavier sont données pour la sélection d'une forme d'une lettre de base à partir de la dépression de la seule touche du clavier correspondant à toutes les formes possibles de cette lettre de base. On admet dans ce qui suit que le registre de travail e comporte au début de la séquence d'opération suivante les informations suivantes - dans sa première partie : la caractéristique (L ou non L) d'une -touche appuyée juste avant. - Dans sa seconde partie le code de clavier correspondant à la touche appuyée précédemment, pour autant que cette touche cor responde à une lettre ayant plus qu'une forme. Dans le cas contraire cette seconde partie de e est vide. 1. Une touche du clavier est appuyée. 2. L'abaissement de cette touche détermine la formation d'un code clavier correspondant à cette touche ce qui est réalisé par le codeur de clavier c. 3. Le codeur de clavier c envoye le code clavier correspondant à la touche appuyée à la porte f qui le stocke momentanément. 4. Le contrôle b détecte certaines informations présentent dans la porte f. En effet le code clavier de la touche abaissée permet de reconnaître si cette touche correspond à une lettre présentant seulement une forme ou au contraire plusieurs formes. 5. Le contrôle b détecte dans la première partie du registre de travail e si la seconde partie de ce registre renferme un code de clavier correspondant à une lettre de base présen tant plusieurs formes, le code de sortie de la forme à impri mer n'ayant pas encore été sélectionné. On admet dans le cas présent que la seconde partie du registre e est vide. 6. Le contrôle b détecte dans la première partie du registre de travail e si la dernière lettre imprimée était une lettre liée (L) ou non liée (non L). 7. Le contrôle b cherche dans la mémoire et sélectionne tous les codes de sorties correspondant aux différentes formes pouvant être imprimées et se référant à la touche appuyée. Pour la suite on admet que la touche appuyée est celle cor respondant à la lettre "ain" figure 5, présentant quatre formes possibles. 8. En fonction de l'information présente dans la première partie du registre de travail e (L ou non L) b élimine deux des quatre codes de sortie de la lettre "ain". Dans le cas où la caracté ristique de la touche précédente était L (lettre liée) le contrôle b élimine les codes de sorties correspondant aux formes 1 et 4 de la figure 5. Dans le cas contraire les formes 2 et 3 de la figure 5 sont éliminées (voir tableau page 9). 9. Le contrôle b efface le registre de travail e et lui fournit de nouvelles informations. a). Dans la première partie du registre si la lettre "ain" est liée (L) ou pas (non L), ainsi que si elle est défi nitivement sélectionnée ou non, ce qui n'est pas le cas dans cet exemple. b). Dans la seconde partie du registre le code de clavier de la lettre "ain" est enregistré par transmission de la porte f au registre e. Cette seconde partie du registre e ne reçoit cette information que si le code de clavier correspond à plusieurs codes de sortie, ce qui est le cas pour la lettre "alun". 10. La touche suivante est appuyée et la porte f reçoit un code du clavier c et le mémorise temporairement. 11. Le contrôle b détecte la caractéristique N ou non N du code présent dans la porte f. 12. Le contrôle b détecte dans la première partie du registre de travail e la présence ou l'absence d'un code clavier dans la seconde partie de ce registre e. Dans le cas présent il y a un tel code dans cette seconde partie du registre e. Le contrôle sait également que deux codes de sortie ont été déjà éliminés. 13. En fonction des informations obtenues pendant l'opération 11 ci-dessus le contrôle b sélectionne dans la mémoire d l'un des deux codes de sortie restants. Si le code de clavier de la porte f est N, le controle élimine les codes de sortie correspondant à la forme 1 ou 2 de la figure 5 tandis que si le code de clavier de la porte f est "non N" b élimine les codes de sorties correspondant aux formes 3 ou 4 de la figure 5 (voir tableau page 9). Compte tenu de la première sélection effectuée au point 8 ci-dessus et de cette seconde sélection un seul des quatre codes de sortie de la lettre "ain" est sélectionné. 14-. Le contrôle b provoque la transmission, par la mémoire d, du seul code de sortie sélectionné au dispositif de sortie g. Dans le cas où la touche appuyée correspond à une lettre de base ayant trois formes différentes les mêmes opérations sont effectuées que ci-dessus. Par contre si la touche appuyée correspond à une lettre de base n'ayant que deux formes différentes correspondant soit au début soit à la fin d'un mot le contrôle b en a connaissance au point 7 ci-dessus et le point 8 est alors supprimé. Dans le cas où la touche appuyée correspond à une lettre ou signe n'ayant qu'une forme les opérations de sélection 8 et 13 sont supprimées. On voit donc ainsi que grâce à la caractéristique de la touche suivante (N ou non N) et éventuellement de la touche précédente (L ou non L) on a sélectionné la forme appropriée d'une lettre de base devant être imprimée tout en ayant qu'une seule touche pour toutes les formes de cette lettre de base Dans le cas où l'on utilise ce procédé pour transmettre des messages par les réseaux télex existants, il est pré érable de disposer d'un clavier bi-alphabétique. Chaque touche pouvant correspondre selon l'utilisation à un caractère arabe ou à un caractère latin. Pour établir une liaison, l'opérateur utilise pour l'appel de l'abonné le mode latin. Les signaux de service tels que lignes occupées, dérangées etc., s'impriment automatiquement dans les deux alphabets et les deux langues. Une fois la liaison établie l'opérateur choisit le mode de transmission latin ou arabe suivant le message à transmettre. Le récepteur doit pouvoir identifier la langue des codes reçus et commuter dans le mode latin ou arabe correspondant. Pour ce faire, on mémorise les codes reçus dans une mémoire dont la capacité est supérieure à une ligne. Lorsque cette mémoire est pleine et qu'il n'y a pas eu de réception du code à la ligne" en mode arabe, la machine commence à imprimer les codes reçus en mode latin. Inversément à la réception de ce code, la machine est automatiquement commutée en mode arabe. Dans les pays arabographes presque tout message commence par (la BASMALLAH) : BISM ILLAH ALROUHMAN AL RAHIM dans laquelle toute faute de frappe étant considérée comme une erreur grave, il est important d'automatiser la transcription de cette phrase religieuse extraite du Coran. Selon le présent procédé on a donc prévu une touche du clavier qui permet d'imprimer automatiquement cette phrase. I1 est évident que pour des raisons de convenance ou de transmission la partie électronique (b, c, d, e, f, g) du dispositif de composition peut être combinée soit au récepteur imprimant soit au clavier. Bien entendu diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art au dispositif qui vient d'être décrit uniquement à titre d'exemple non limitatif sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Procédé pour la composition de textes en lettres arabes, caractérisé par le fait que certaines au moins des let treks de base pouvant présenter plusieurs formes correspondent chacune à une seule touche du clavier ; que lors de l'utilisa tion de cette touche, on détermine la forme à utiliser de la lettre de base en fonction des caractéristiques des touches uti lisées juste après ou juste avant et après la touche envisagée. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la caractéristique de la touche précédente utilisée pour sélectionner la forme de la lettre désirée est que cette touche représente soit une lettre liée (L) soit tout autre let tre, signe ou fonction (non L). 3. Procédé selon la revendication 1 ou la revendica tion 2, caractérisé par le fait que la caractéristique de la touche suivante utilisée pour la sélection de la forme de la lettre désirée est qu'elle représente soit une lettre (non N) soit tout autre signe ou fonction (N). 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'une forme spéciale à utiliser des lettres de base représentées sur les touches (15, 26, 27, 30 > et 36 figure 2) est déterminée par les caractéristiques des deux touches suivantes lorsque la première de ces touches suivantes est l'une des touches 26 ou 36 (figure 2) et par la caractéristique de la première de ces touches suivantes lorsqu'elle est 37, 39 9 ou 44 (figure 2). 5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la composition de la phrase BISM VILLA ALROUHMAN AL RAHIM est obtenue automatiquement par l'utilisation d'une seule touche spéciale. 6. Utilisation du procédé selon la revendication 1 pour la transmission d'un message par télex en utilisant les réseaux existants, caractérisée par le fait qu'on détermine à la réception si les signaux reçus représentent un textt en lettres arabes ou non et qu'on commute en conséquence le mode de travail du récepteur. 7. Utilisation selon la revendication 6, caractérisée par le fait que cette détermination est réalisée par le stockage des signaux correspondant au moins à une ligne de texte et à la détermination de la présence ou de l'absence d'une suite de codes correspondant à la fonction "à la ligne" dans l'alphabet CCITT arabe No. 2 qui correspond à une séquence de code non utilisée en transmission en lettres latines. 8. Utilisation selon la revendicatIon 6, caractérisée par le fait qu'on imprime automatiquement les signaux de service reçus des centraux avec leur traduction en lettres arabes. 9. Dispositif pour la composition de textes en lettres arabes, caractérisé par le fait qu'il comporte un clavier ayant plusieurs touches correspondant chacune uniquement à une lettre de base sous toutes ses formes ; par le fait qu'il comporte un dispositif électronique comprenant une mémoire méniori- sant les codes correspondant à toutes les formes de chaque lettre de base et une mémoire de travail mémorisant les caractéristiques des touches appuyées immédiatement avant et après la touche considérée, et par le fait qu'une logique détermine en fonc- tion des caractéristiques mémorisées dans la mémoire de travail, le code correspondant à la forme appropriée de la lettre de base. 10. Dispositif selon la revendication 9, caractérisé par le fait qu'il comporte un clavier a muni de touches dont certaines représentent une lettre ayant plusieurs formes, un codeur de clavier c, une porte d'entrée et de sortie f, un contrôle b, un registre de travail e, une mémoire d et un dispositif de sortie g. 11. Dispositif selon la revendication 10, caractérisé par le fait que la mémoire de stockage mémorise tous les codes de sortie correspondant à toutes les formes ou signes à imprimer. 12. Dispositif selon la revendication 11, caractérisé par le fait que le registre de travail (e) mémorise les carac téristiques (L ou non L) d'un code de sortie déjà transmis ou les caractéristiques (L ou non L) du caractère à sélectionner ainsi que son code clavier ; et par le fait que la porte d'entrée et de sortie (f) mémorise temporairement le code de clavier de la dernière touche appuyée.