L'invention a pour objet une règle à calcul oui sert à effectuer rapidement, sans opération arithmétique fastidieuse, le calibrage d'un texte, c'est-à-dire la détermination de la longueur oui sera oocupée dans une colonne donnée par un texte composé avec un caractère ouelconcue choisi entre plusieurs, a' partir d'un texte initial fourni en un autre caractère quelconque ayant une largeur de colonne ouelooncue. Inversement, l'inven tion permet de déterm}ner, aussi facilement, ruelle doit être la longueur d'un texte initial écrit avec un caractere connu pour coutil occupe une surface déterminée, sur une page d'un journal par exemple, apres composition à l'aide d'un caractère choisi En général, la premier des deux opérations mentionnées ci-dessus est la plus courante dans les imprimeries, notamment celles des journaux et des revues, ou l'on doit constamment, en vue de la mise en page, déterminer la place au'occupera, après composition, un texte initial oui est remis soit sous forme manuscrite, soit sous forme dactylographiée. On connaît déjà au moins une règle à calcul qui a été conçue pour faciliter le calcul de la justification des textes composés; le brevet français n 1.5580486 décrit une règle circu laire Qui permet d'effectuer les opérations définies plus haut Toutefois, cette règle présent d'une part des échelles à gradua tion logarithmique habituelle et d'autre part des échelles à graduation correspondant au nombre de lignes des textes et au nombre de signes par ligne par type donné de caractère ( par exemple DIDOT) avec ses différents corps. "'invention a pour but principal d'apporter une règle plus simple à réaliser, plus facile à employer, plus rapide dans l'exécution des orérations, et d'usage plus universel que celle décrite dans le brevet précité. On atteint ce but, selon l'invention avec une règle à calcul comprenant trois disques gradués montés concentriquement autour d'un pivot commun et eue l'bon appellera, par commodité, le disque extérieur, le disque intermédiaire et le disoue intérieur. le disque extérieur et le disque intermédiaire portent chacun une graduation logarithmique; ces graduations sont placées en face l'une de l'autre. le disque intérieur porte deux graduations qui s'étendent en sens inverses; la première de ces graduations correspond à la surface occupée par un texte composé en un carac tère quelconque avec les corps les lu usuels, par exemple les corps 6, 61/2, 7, 71/2, 8, 81/2, 9, 10..., étant supposé oue la composition en corps 10 occupe une surface "--çale à une puissance de 10 d'une unité de base, par exemple 100 mm2; la seconde de ces graduations correspond au nombre de signes de corps 10 qui sont contenus dans-cette surface de base; on pourrait aussi établir cette graduation en se basant sur l'inversé de la surface moyenne qu'occupe un signe de corps 10 pour chacun des caractères qu'on utilise couramment0 La règle de l'invention sert à résoudre d'une façon très rapide et trous facile, ainsi Qu'on ltexplieuera plus loin, l'équation suivante 2 sl x nl x c K x j dans laquelle L est la longueur à calculer du texte compose, sl est le nombre de signes par ligne du texte ini tial, nl est le nombre de lignes au texte initial, c est le corps du caractère çue l'on veut utiliser pour la composition à feire, K est le nombre des signes du caractère à utiliser, pour un corps 10, nui sont contenus dans une surface de 100 mm2, j est la justification ou largeur du texte à composer. La multiplication sl x nl de deux données fournies par le texte initial donne le nombre total des signes qui se trouveront dans le texte composé de même qu'ils se trouvent dans le texte initial ta largeur moyenne des caractères est indépendante de leur corps; elle dépend du style (gras, maigre, large, étroit, etc..) qu'on leur a donné te coefficient K repr auent le quotient sl x nl donne la surface qu'occupera le texte K à composer, avec un caractère donné en corps 10. Le corps C d'un caractère représente sa hauteur; elle est parfois considérée comme égale à 5,5 mn pour un corps 10 (système PICA). tes autres valeurs du corps correspondent à une fraction de la hauteur du corps 10; par exemple corps 6 = 6/10 de 3r5 mm, corps 8 = 8/10 de 3,5 mn, etc.. Comme on vient de le dire, le largeur moyenne 1 d'un caractère est rarement égale à sa hauteur h , mais pour un atme stype le rapport l/h est constant auel que soit le corps utilisé; par contre, la surface d'une lettre, égale au produit i x h pour le corps 10, s'écrit ainsi, pour un autre corps : 2 Cl x c) (h x c) 1 c2 (1 x h). ainsi le carre c2 représente le facteur correcteur de la surface occupée par un corps euelconoue. On obtient ainsi l'éeuation: surface = sl x ni x c2 truand on divise cette surface par j r qui est une donnée e connue puisnulelle représente la justification ou la largeur d'une co Lionne par exemple, du journal à composer, on obtient la hauteur du texte à composer. On notera que l'invention apporte un avantage important, que l'on n'avait pas encore obtenu jusqu'à présent, et que la règle décrite dans le brevet précité n 1 558 486 ne réussissait pas à procurer Dans ce brevet, pour chaque caractère il était nécessaire de remplacer l'un des éléments de la règle par celui qui portait des graduations relatives à ce caractère0 Avec la règle de l'invention, on ne fait pas intervenir un caractère particulier mais deux caractéristiques significatives qui sont la surface occupée et le style0 Ainsi, la règle de l'invention est utilisable de façon universelle, pour tous les caractères connus et à venir.La surface occupée est iiée au corps ainsi au'on l'a expliqué plus haut et elle est donc déjà connue0 Seul reste à déterminer une fois pour toutes le coefficient K oui représente le style de charue caractère0 On remarquera aussi que l'équation mentionnée plus haut nécessite l'exécution d'une élSvation au carré, de trois multiplications et de deux divisions, opérations oui sont suivies d'un rapports Bien Que ce mode de calcul paraisse complexe, l'invention permet de le réaliser à l'aide de trois disoues seulement, assenblés concentriquement, et en n'exigeant l'exécution que de deux déplacements seulement de ces disques. La règle de l'invention est donc bien universelle, simple de construction, facile et rapide d'emploi. On parvient à ce résultat surprenant grtce à la disposition judicieuse des graduations sur les disques de la règle Pour mieux le faire comprendre, on donnera maintenant, une descriotion d'un mode de réalisation de l'invention. On se reportera au dessin annexé sur lequel - la figure 1 est une vue de dessus d'une rèle conforme à l'invention, -la figure 2 est une vue en coupe selon II-II de la figu- re 1, - la figure 3 montre deux types de caractères avant des. styles très différents, leur reproduction n'étant pas à une échelle précise. Avant de décrire la règle donne en exemple on fera remarouer qu'elle est du type circulaire mais ue ceci n'est pas imposé impérativement par l'invention. I1 est possible pour l'homme de l'art qui connaît les règles à calcul classiques rectilignes et circulaires de faire la transposition entre la règle circulaire que l'on va décrire et une règle rectiligne, en tenant compte des explications cue l'on va donner maintenant. Sur les figures, les pièces ont été dessinées avec une épaisseur exagérée pour des raisons de commodité. ta règle de l'invention comprend trois disoues montes pivotant autour d'un pivot central 1 qui sert en même temps à les tenir ensemble concentriquement les uns aux autres, Un premier disque 2, de plus grand diamètre et appelé disque extérieur supporte un- deuxième disque 3 appelé disque intermédiaire et un troisième disque 4 de diamètre encore plus petit appelé disque intérieur. te disque extérieur 2 peut dtre en matière opaque. Il présente une plage circulaire 5 sur laquelle est placée une échelle graduée logarithmique aui comprend les nombres de 100 à 1000. Les chiffres des centaines 1, 2, 3 ..0 8, 9 sont inscrits en gros caractères et les chiffres intermédiaires sont inscrits en plus petit et en sens radial comme le montre la figure 1 Cette présentation particulière de la graduation est une caractéristique appréciable de l'invention car elle est, à l'usage, pour une personne non entraînée, d'une lecture plus rapide et plus facile oua la graduation décimale complète oue l'on trouve habituellement sur les règles à calcul.L'invention met à profit ce fait, négligé jusqu'à présent, ou'il n'est pas utile de pousser la précision de la oeraduation alors nue le résultat à calculer admet une anproximation assez grande. Il est préférable dtaccroftre la lisibilité en perdant un peu sur la procision. Il est avantageux aussi que le disque extérieur 2 qui détermine l'encombrement de la règle soit d'un diamètre acceptable et de maniement commode. Selon l'invention, pour réaliser le long dtune circonférence désirée, une graduation analogue à celle cui est représentée, on procède de la façon suivantes On divise cette circonférence en un certain nombreNde graduations égales, représentant la valeur de la mantisse M d'un logarithme dont des multiplias correspondent aux mantisses de logarithmes très voisins de ceux de chacun des neuf premiers chiffres0 On place les chiffres 1, 2, 3 ... 8, 9 aux emplacements qui correspondent aux chiffres des centaines 10C, 2cl... ta première division a pour origine le nombre, proche de 100, dont la mantisse a une valeur égale à celle du logarithme de base, la deuxième que division corréspond à M x 2, la dernière est la division telle/ M x IM = 100 Par exemple, pour un cercle gradué ayant un diamètre qui correspond à une règle ayant un encombrement assez réduit et qui est d'emploi très commode, on part du logarithme de 101, 707 (voisin de 100) qui a pour mantisse 73.530 c'est-à-dire très 100 voisin de 136 O En multipliant ce dernier nombre par les coefficients suivants : 41, 65, 82, 95, 106, 115, 123, 130, 136 on obtient les mantisses des logarithmes des chiffres suivants 200,2 - 300,6 - 400,8 - 499,5 - 601,7 - 700,8 - 802,4 - 903,4 1000, auxquels on peut faire correspondre les chiffres suivants des centaines 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 1 pour les répartir de façon logarithmiaue le long de la circonférence du cercle choisi, Ceci donne un nombre entier de divisions égal à 136. Pour une taille plus petite et pour avoir un nombre entier de divisions égal à 103, on prendra comme mantisse celle oui correspond à 1CC/103 - Pour des tailles plus grandes et pour des nombres entiers de dévision égauxà 176 et à 239, on prendra comme mantisses les valeurs données par les rapports 100/176 et 1GO/2390 Dans l'exemple particulier donné plus haut, on améliore la précision générale de la graduation en retirant de chacune des mantisses obtenues à l'aide des coefficients indiqués un chiffre constant égal à 00060. On obtient alors les mantisses des logarithmes des chiffres suivants : 199,9 - 300,15 - 400,2 - 498,8 - 600,9 - 699,9 - 801,3 - 902,2 - GC8s6 .Entre les chiffres des centaines 1, 2, 3, ... ainsi nlac-s, on inscrit des chiffres intermédiaires également espacés; ceci donne une couronne de 136 chiffres très lisibles, à disposition logarith mique, sur une règle dont le diamètre extérieur est de 155 mn. Le disque intermédiaire 3 présente une plage de gradua tion circulaire 6 oui est située immédiatement au voisinage de la plage 5, à l'intérieur de celle-ci, et aui porte la meme graduation logarithmique0 Le disque intérieur 4 prisent une plage de graduation circulaire 7 oui est située immédiatement au voisinage de la plage 6, à l'intérieur de celle-ci. Cette plage 7 est divisée en une première zone C où est inscrite une graduation relative aux corps des caractères à employer pour la composition et une seconde zone S où est inscrite une graduation relative au style des mêmes caractères. Pour établir la graduation relative aux corps, on place un repère en face du chiffre 1 de la plage 6. Ce repère corres pond au corps 10. Pour les autres corps, par exemple 9, 8 1/2, 8, 7 1/2, 7, 6 1/2, 6, on place les repères en face des carrés de ces chiffres, ces carrés étant lus sur la graduation de la plage 60 Par conséquent, les repères nui désignent les corps sont disposés en fonction du carré de la hauteur de chanue caractère et, en définitive, de la surface ou'occuperait ce caractère s'il composait un texte dont la longueur serait égale à la largeur0 Dans le présent exemple, le style des caractères est évalué de la façon suivante.En partant du fait que K est le nombre de signes de corps 10 inclus dans une surface initiale de 100 m/m2, on considère une rangée de 35 lettres d'un carac tère dit de style 8 en corps 10 (3,5mm). On mesure la longueur occupée par cette rangée, qui est de 122 mm. On considère une rangée de 35 lettres d'un autre caractère cit de style 13; en mesurant la longueur occupée, on trouve une longueur de de 74m Par conséquent, le style ou le nombre de signes par îGG mm du second caractère est plus élevé que celui du premier, dans un rapport avec le style du premier caractère inversarent pronor- tionné aux longueurs mesurées, ou ce qui revient au e, aux surfaces occupées. Pour faire la graduation, on place le repère du corps 10 défini plus haut du disrlue intérieur face à l'origine 1 lue sur le aisnue intermédiaire (plage 6), on place sur la plage 7 le repère du style 8 en fce du chiffre 122 de la graduation loarithmique, le repère se rapportant à un caractère de style 1j devra se trouver an face du chiffre 122 x 122 = 201. 74 On procède de la même façon pour placer lss repères des styles des autres caractères, en fonction de l'inverse de la longueur occupée par 35 lettres de corps 10, c'est-à-dire, en réalité, de la surface occupées La règle étant graduée corme on vient de l'expliquer, on l'utilise de la façon suivante On fait pivoter le disque intermédiaire pour amener le nombre de signes par ligne sl du texte initial (par exemple 56) en face au nombre correspondant à la justification (ou largeur) du texte à composer (par exemple 84) lu sur le disque extérieur. On tient ensemble les disaues intermédiaire et extérieur et on déplace le disaue intérieur seul pour amener le repère du style du caractère choisi (par exemple le style 13) en face du nombre de lignes nl du texte initial (par exemple 120) lu sur le disque extérieur. On lit alors directement sur la graduation du disque intermédiaire en face du repère du corps choisi (par exemple 7) pour la composition la longueur qu'occupera le texte composé (dans cet exemple : 190 mm; Si la longueur ainsi trouvée ne correspond pas à la place disponible, il faut modifier le texte par adjonction ou suppression; on place alors le repère du corps du caractère choisi en face de la longueur désirée, par exemple 160 dans l'exemple prcité, lue sur le disque intermédiaire on lit alors sur le disque extérieur, en face du repère du style du caractère exigé (style 13), le nombre de lignes que lton doit retenir du texte initial, c'est-à-dire 100 dans cet exemple au lieu de 120. Il faut donc supprimer 20 lignes avant de faire la composition. La règle est établie pour donner lé résultat en millimètres, on pourrait adopter sans difficultés une graduation donnant le calibrage du texte en points Didot ou Cicéro ou Pica. Ces exemples montrent que le maniement de la règle de l'invention est tout à fait simple et rapide REVENDICATIONS lo Règle à calcul pour le calibrage de textes comprenant trois disques gradués montes concentriquement autour d'un pivot commun ayant des diamètre étagés, caractérisée en ce que le disque extérieur 2 de plus grand diamètre présente une plage graduée 5 portant une graduation numérique lo--arithniques le fisque intermédiaire 3 pur sente une plage 6 portant en face de la plage 5 une graduation numéricue logarithmieue identique à la précédente graduation, le disque intérieur 4 présente une plage graduée 7 placée en face de la nlage 6 et comprenant une zone C ayant une graduation qui correspond à la surface moyenne occupée par un caractère imprimé en fonction des différents corps usuels de ce caractère, et une zone S ayant une graduation qui correspond au nombre de caractères oui sont contenus dans une surface donnée, en corps 10 en fonction des différentes styles de ce caractère. -2. Règle à calcul selon la revendication 1 caractérisée en ce que les graduations numériques logarithmiques sont portées sur les plages 5 et 6 en correspondance avec des multiples de la mna mantisse du logarithme d'un nombre de l'échelle numérique. 3. Règle à calcul selon la revendication 2, caractérisée en ce que les chiffres 2, 3, ... 8, 9, 1 des graduations, sont placés en face des nombres dont les logarithmes ont pour mantisse un multiple d'une valeur de base M obtenue par l'un quelconque des rapports suivants : 100/103, 100/136, 100/176, 100/239. 4 Règle à calcul selon la revendication 3 , caractérisée en ce aue le cercle des graduations comprend une quantité N de chiffres, ce nombre N étant tel que M x N = 100. 5. Règle à calcul selon la revenTication 2 caractérisée en ce que les chiffres-1, 2, ... 8, 9 des graduations sont placés en face des nombres dont les logarithmes ont pour mantisse des multiples entiers de 735300 6. Règle à calcul selon la revendication 5 caractérisée en ce aue les chiffres 2, 3, o.. 8, 9, 1 des graduations sont placés en face des nombres dont les logarithmes ont pour mantisse des multiples entiers de 73530 diminués de 00060, le diamètre du cercle gradué étant de 133 mn 7. Règle à calcul selon la revendication 1 caractérisée en ce eue la graduation inscrite dans la zone C correspond à la valeur C des différents corps des caractères. 8 Règle à calcul selon la revendication 1 caractérisée en ce ue la graduation inscrite dans la zone S correspond à l'inverse des surfaces moyennas occupées par un signa imprimé en corps 10 des divers caractères à utiliser.