Usinage Par décharges électriques La présente invention concerne de façon générale l'usinage par décharges électriques et, de façon plus par- ticulière, un procédé et un dispositif nouveaux et amélio- rés pour usiner par décharges électriques une pièce avec une électrode outil juxtaposée à la pièce au travers d'un intervalle d'usinage balayé par un liquide d'usinage. Dans l'usinage par décharges électriques, on recon- nait de façon générale qu'un hydrocarbure liquide, tel que du kérosène ou le l'huile de transformateur, constitue un milieu d'usinage très favorable que l'on peut introduire ou amener dans l'intervalle d'usinage sous pression pour servir de liquide d'usinage, d'agent de refroidissement et d'agent de balayage Malheureusement, toutefois, de tels hydrocarbures liquides sont inflammables et doivent être utilisés en liaison avec des équipements anti-incendie, d'alerte à l'incendie et de combat d'incendie L'utilisa- tion de liquide à base d'eau (appelé ci-après simplement eau) permet d'éliminer entièrement le risque d'incendie; l'utilisation d'eau, non seulement est largement pratiquée dans le cas de l'usinage par décharges électriques à fil mobile, mais est partiellement exploitée dans l'usinage par décharges électriques en plongée Outre sa non-inflam- mabilité, l'eau est aisément disponible, est peu conteuse et ne soulève pratiquement pas de problèmes d'évacuation, 25100-15 Toutefois, un liquide d'usinage à base d'eau soulève un problème En effet, l'eau donne moins satisfaction qu'un hydrocarbure tel que le kérosène en ce qui concerne l'enlè- vement de matière et la stabilité d'usinage Lorsqu'on emploie de l'eau, l'usinage devient instable et le taux d'enlèvement tombe de façon importante lorsque la durée des impulsions de décharges dépasse 30 à 50 microse- condes Lorsqu'on allonge la durée d'-impulsions, le risque de décharges d'arc est plus important avec de l'eau ayant une résistance spécifique ajustée dans la plage comprise entre 103 et 5 x 105 ohm-cm qu'avec un hydrocarbure liquide. En outre, on constate certaines actions électrolytiques qu'on ne peut entièrement éliminer lorsqu'un courant élec- trique passe à travers un liquide d'usinage à base d'eau, limitant ainsi la valeur de la diélectricité et de la récupération diélectrique qui sont essentielles dans le procédé d'usinage par décharges électriques, et limitant par voie de conséquence l'obtention de la stabilité d'usi- nage désirée En outre, on doit noter que l'instabilité d'usinage dans le cas de l'eau est attribuée à sa capacité de refroidissement excessive. En conséquence, la présente invention vise à procurer un nouveau procédé amélioré d'usinage par décharges électri- ques qui permet d'utiliser effectivement un liquide d'usi- nage à base d'eau, non inflammable et éliminant le risque d'incendie tout en permettant d'usiner une pièce avec une excellente stabilité et avec un taux d'enlèvement non atteints jusqu'ici avec un tel liquide et comparables à ce qu'on peut obtenir avec un hydrocarbure liquide utilisé comme liquide d'usinage, notamment, mais non exclusivement, dans les plages d'usinage nécessitant des durées d'impulsions de décharges d'au moins 30 à 50 microsecondes. La présente invention vise également à procurer un dispositif d'usinage par décharges électriques pour mettre en oeuvre le procédé décrit. 251,001 On a observé qu'il y a une différence dans la quan- tité de gaz produit dans l'intervalle d'usinage selon qu'on utilise un hydrocarbure liquide ou de l'eau Ainsi, on a constaté que, dans les plages d'usinage permettant d'obte- nir une rugosité de surface excédant généralement 10 t R max, pour un enlèvement de matière de 1 gramme, le kérosène dégage 1000 cm 3 de gaz tandis que l'eau ne dégage que 333 cm 3 de gaz On a découvert que c'est cette insuf- fisance de gaz dégagé dans l'intervalle d'usinage qui entraîne, dans le cas d'un liquide d'usinage à base d'eau, un taux d'enlèvement et une stabilité d'usinage inférieurs à ce qu'on observe dans le cas d'un hydrocarbure liquide et que, si l'eau est adaptée par avance et refoulée par les décharges électriques d'intervalle, c'est-à-dire en absor- bant une portion notable de l'énergie des décharges, pour dégager une quantité supplémentaire de gaz dans l'interval- le d'usinage, qui peut s'ajouter à l'oxygène et à l'hydro- gène gazeux résultant normalement de la décomposition de l'eau dans le procédé d'usinage par décharges électriques avec de l'eau comme liquide d'usinage, on pouvait obtenir - un taux d'enlèvement et une stabilité d'usinage voisins de de ceux obtenus avec le kérosène Lorsqu'une partie nota- ble de l'énergie (thermique ou autre) des décharges élec- triques d'usinage est consommée pour créer une quantité supplémentaire de gaz dans l'intervalle d'usinage, on peut réduire la tendance à la formation d'arcs, même dans le cas d'impulsions de longue durée, et on peut améliorer subs- tantiellement la stabilité d'usinage En outre, les gaz ajoutés sont des isolants à la fois du point de vue élec- trique et thermique et de ce fait peuvent augmenter la résistance diélectrique, améliorer les caractéristiques de récupération diélectrique et tempérer la capacité de refroi- dissement de l'eau d'usinage On a ainsi découvert que le dégagement supplémentaire de ces gaz peut être obtenu dans l'intervalle d'usinage lorsqu'un gaz est par avance dissous de force dans l'eau d'usinage. 25101 ' i 5 Sous un premier aspect, la présente invention propose donc un procédé d'usinage par décharges électriques d'une pièce avec une électrode outil juxtaposée, à une certaine distance, à cette pièce au travers d'un intervalle d'usina- ge balayé par un liquide d'usinage, se caractérisant en ce que - a) on dissout un gaz dans de l'eau pour produire une solu- tion constituant le liquide d'usinage; 0 O b) on refoule la solution dans l'intervalle d'usinage et on effectue une succession de décharges électriques au travers de l'intervalle à travers la solution ainsi amenée pour enlever par électroérosion de la matière sur la pièce avec décomposition résultante de l'eau en oxygène et hydrogène gazeui; dans l'intervalle d'usinage, tout en permettant au gaz dissous dans la solution d'en être libéré au seul con- tact des décharges électriques de façon à s'ajouter à l'oxygène et à l'hydrogène gazeux, augmentant ainsi l'enlè- vement de matière par électroérosion. Le gaz peut dtre de l'air et doit être dissous dans l'eau par avance et libéré dans l'intervalle d'usinage par les décharges électriques en une quantité d'au moins 20 %, et de préférence d'au moins 50 %o/, en volume (calculé à l'at- mosphère) de l'oxygène et de l'hydrogène gazeux résultant de la décomposition de l'eau par les décharges électriques dans l'intervalle d'usinage. L'invention présente des avantages particuliers dans un procédé d'usinage par décharges électriques dans lequel l'eau est adaptée pour posséder une résistance spécifique, 3 5 comprise entre 10 et 5 xlo ohm-cm et pour une opération d'usinage conçue pour obtenir une rugosité de surface de la pièce usinée supérieure à 10 1 R max, ou lorsqu'on utilise une durée d'impulsions des décharges électriques d'au moins microsecondes. 251 Q 015 Pour faciliter la dissolution du gaz dans l'eau, il est souhaitable qu'avant de recevoir le gaz, l'eau soit refroidie à une température inférieure à une température prédéterminée, à savoir 201 C, et de préférence 100 C, et notamment 5 C. Le gaz est de préférence dissous dans l'eau en fai- sant passer un courant d'eau à travers un volume de gaz comprimé sous une pression prédéterminée, d'au moins 2 atmosphères, et de préférence supérieure à 5 atmosphères. On a en outre constaté qu'il était critique de limiter la libération spontanée du gaz dissous de la solution sor- tant de l'intervalle d'usinage Dans ce but, le procédé de l'invention comporte, de préférence, un stade supplémentaire, dans lequel on maintient la région entourant l'intervalle d'usinage sous une pression de gaz supérieure à la pression atmcsphérique, à savoir au lacins deux atmosphères, et de préférence supérieure à cinq atmosphères La solution doit être refoulée dans l'intervalle d'usinage à un débit volu- métrique de 5 à 10 litres/minute. Sous un deuxième aspect, l'invention propose également un dispositf pour usiner par décharges électriques une pièce avec une électrode outil juxtaposée, à une certaine distance, à celle-ci au travers d'un intervalle d'usinage balayé par un liquide d'usinage, lequel dispositif comporte: des moyens (a) pour dissoudre un gaz dans l'eau en provenan- ce d'une source pour produire une solution constituant le liquide d'usinage; des moyens de pompe (b) pour amener la solution dans l'inter- valle d'usinage; et des moyens (c) pour effectuer une succession de décharges électriques au travers de Ilintervalle d'usinage à travers la solution amenée pour enlever par électroérosion de la matière sur la pièce avec décomposition résultante de l'eau en oxygène et hydrogène gazeux dans l'intervalle d'usinage, tout en permettant au gaz dissous dans la solution de s'en libérer au seul contact des décharges électriques de façon à s'ajouter à l'oxygène et à l'hydrogène gazeux, augmentant ainsi l'enlèvement de matière par électroérosion. Le dispositif doit, de préférence, comporter des moyens de traitement de liquide pour recueillir le liquide d'usinage sortant de la région de l'intervalle d'usinage afin d'en récupérer l'eau ayant une résistance spécifique prédéterminée, et des moyens pour refroidir l'eau récupérée à une température inférieure à une température prédétermi- née avant de recevoir le gaz à dissoudre Les moyens de dissolution (a) peuvent comporter une chambre sous pression ayant une première arrivée pour recevoir l'eau qui a été refroidie et dont la résistivité a été ajustée, une deuxi- ème arrivée raccordée à une source de gaz soluble pour amener dans la chambre sous pression le gaz comprimé sous une pression permettant de le dissoudre dans l'eau contenue dans la chambre En outre, on prévoit également des moyens pour maintenir la région entourant l'intervalle d'usinage sous une pression de gaz supérieure à la pression atmosphé- rique Les moyens mentionnés en dernier peuvent comporter une deuxième chambre de pression pour entourer au moins des portions de l'électrode outil et de la pièce constituant l'intervalle d'usinage, et une source de gaz pour amener un gaz sous pression dans la deuxième chambre pour y établir une pression supérieure à la pression atmosphérique. L'invention sera bien comprise à la lecture de la description détaillée, donnée ci-après à titre d'exemple seulement, d'une réalisation préférée, en liaison avec le dessin joint sur lequel la figure unique représente un dispositif selon la présente invention. Sur le dessin, on voit une pièce 1 en cours d'usinage par une électrode outil 2 pour y former une cavité complé- mentaire de la forme de l'électrode Un passage de fluide 3 est formé dans l'électrode outil 2 et débouche dans un intervalle d'usinage G défini entre l'électrode outil 2 et la pièce 1 Bien que l'on n'ait représenté qu'un seul pas- sage 3 débouchant dans l'intervalle G, on peut former dans l'électrode outil 2 deux ou plusieurs passages en fonction de la forme et de la dimension de sa surface d'usinage. La pièce 1 est montée sur une base 4 dans un bac de travail 5, lequel est à son tour logé dans une cuve ou réservoir 6 rigide, résistant à la pression et étanche. Une broche 7, portant l'électrode outil 2, sort du réservoir 6 à travers une ouverture 8 formée dans sa paroi supérieure. Un soufflet 9 raccorde la broche 7 au réservoir 6, tout en isolant de façon hermétique le volume à l'intérieur du réservoir de l'atmosphère Une source 10 de gaz sous pres- sion est raccordée au réservoir 6 par une vanne 11 La pres- sion dans le réservoir 6 est ajustée par une vanne de mise à l'air libre 12 - Une source de courant d'usinage par décharges électri- ques 13, destinée à fournir une succession d'impulsions électriques de paramètres règlables, par exemple de durée d'impulsions, de temps de pause et d'intensité de pointe réglables, a une borne électriquement raccordée à l'électro- de outil 2 et son autre borne électriquement raccordée à la pièce 1 pour produire des décharges d'usinage électriques espacées dans le temps au travers de l'intervalle d'usinage G en présence d'un liquide d'usinage qui, selon la présente invention est fondamentalement constitué par de l'eau. La présente invention est avantageusement mise en oeuvre dans une opération d'usinage conçue pour obtenir une rugo- sité de surface de la pièce usinée 1 supérieure à 10 t R max et de ce fait en utilisant une durée d'impulsions des dé- charges électriques supérieure à 30 microsecondes. 2510015 - Le liquide d'usinage sortant de l'intervalle G contient des copeaux d'usinage, des boues et d'autres agents polluants et est recueilli dans le bac de travail 5, d'o il est en évacué par un conduit 14 dans une unité de traitement de liquide 15 Cette unité comporte une cuve de dépôt 16 pour permettre aux boues et aux copeaux contenus dans l'eau de s'y déposer Une couche supérieure claire d'eau dans le bac de dépôt 16 est aspirée par une pompe 17 et traverse un filtre ultrafin 18 pour arriver dans une deuxième cuve 19 Une pompe 20 fair circuler l'eau dans la deuxième cuve 19 à travers une cartouche d'échange d'ions 21. L'eau désionisée dans la cuve 19 est aspirée par une pompe 22 à travers un autre filtre ultrafin 23 dans un conduit de sortie 24 Un détecteur 25 est monté dans le conduit 24 pour mesurer la conductibilité ou la résistivité de l'eau sortant, de façon à émettre un signal électrique représen- tatif de ce paramètre Un circuit de commande 26 est rac- cordé au détecteur 25 pour comparer son signal avec une valeur de seuil et, lorsqu'il constate un écart, agit sur le mo- teur de la pompe 20 pour faire circuler l'eau dans la cuve 19 à travers la cartouche d'échange d'ions 21 ou pour modi- fier la vitesse de circulation de façon à maintenir la conductibilité ou la résistivité de l'eau sortant par le conduit de sortie 24 à une valeur prédéterminée, générale- ment comprise entre 103 et 5 xl O 5-ohm-cm. L'eau dont la conductibilité a ainsi été ajustée est conduite par le conduit 24 dans un réservoir 27 pour y être momentanément stockée Un serpentin de refroidissement 28 est immergé dans l'eau stockée dans le réservoir 27 Le serpentin de refroidissement 28 est constitué par un tube spiral d'échange thermique ayant une paroi extérieure en - contact avec l'eau stockée et un passage intérieur traversé par un fluide de refroidissement tel que de l'ammoniac ou du fréon Le fluide de refroidissement provenant d'un réfri- gérateur 29 est entraîné par une pompe 30 de façon à circu- ler à travers le serpentin 28, refroidissant ainsi l'eau en relation d'échange thermique avec lui Le réservoir 27 contient également une thermo-sonde 31 immergée dans l'eau stockéee de façon à envoyer un signal de retour à un circuit de commande 32 de la pompe 30 pour commander la vitesse de circulation du fluide de refroidissement à tra- vers le serpentin 28 de façon à maintenir la température de l'eau dans le réservoir 27 à une température prédéter- minée, par exemple 201 C, et de préférence 100 C, et notam- ment 50 C, ou dans une plage étroite de températures prédé- terminée contenant cette température. Il est souhaitable de prévoir une telle unité de réglage de température ( 28-32), comme il est indiqué en 33, pour l'eau contenue dans la cuve 19 de l'unité de traite- ment de liquide 15. Le réservoir 27 qui est rigide et étanche aux gaz, a une arrivée de gaz 34 raccordée par un conduit 35 à une bombe ou récipient 36 contenant un gaz comprimé ou un gaz tel que de l'oxygène, de l'azote, du gaz carbonique, de l'argon ou de l'air liquéfié ou non, et sous pression. Une vanne 36 a pour la bombe 36 est ouverte pour amener le gaz comprimé dans le réservoir 27 de façon que le gaz sous pression puisse se dissoudre dans l'eau qui y est contenue. L'eau contenant le gaz dissous circule par un conduit 37 pour arriver dans un deuxième réservoir étanche 38 pour y être momentanément stockée Ce réservoir est également représenté équipé d'un réglage de température 39, qui peut être du type précédemment décrit. L'eau stockée dans le réservoir 38 est aspirée par une pompe 40 dans un troisième réservoir sous pression élevée 41 par un conduit 42 qui contient un clapet anti-retour 43. D'autre part, le réservoir 41 est raccordé par un conduit 44 àune bombe ou récipient 45 contenant un gaz comprimé ou un 251001 $ gaz tel que de l'oxygène, de l'azote, de l'oxyde de carbone, de l'argon ou de l'air liquéfié ou non et sous pression Le conduit 44 comporte un manomètre 46 et une vanne 47 qui est ouverte pour remplir avec le gaz comprimé un volume à l'in- térieur du réservoir étanche 41 En outre, le réservoir 41 est raccordé au passage de fluide 3 dans l'électrode outil 2 par l'intermédiaire d'un conduit 48 comportant un clapet an- ti-retour 49 réglable pour permettre le débit désiré Ainsi, le clapet 49 étant ouvert et réglé, l'eau dans le réservoir 38 est refoulée à travers le gaz comprimé dans le réservoir 41 et ensuite à travers le conduit 48 et le passage d'élec- trode 3 pour arriver dans l'intervalle d'usinage G à un débit volumétrique réglé, de préférence compris entre 5 et litres/minute La pression des gaz dans le réservoir 41 est maintenue supérieure à deux atmosphères, et de préférence à cinq atmosphères Il s'ensuit que le gaz sous pression dans le réservoir 41 se dissout dans l'eau le traversant et que l'eau contenant le gaz en solution est refoulée au débit volumétrique réglé dans l'intervalle d'usinage G for- mé entre l'électrode outil 2 et la pièce 1 Pour faciliter la dissolution du gaz comprimé dans l'eau traversant le réservoir 41, l'eau dans les stades préliminaires, à savoir dans les réservoirs 19, 27 et 38 doit être refroidie à la température indiquée ci-dessus. Il est souhaitable que le volume à l'intérieur du ré- servoir d'usinage 6 soit à une pression élevée de façon que le gaz dissous dans l'eau ne puisse pas spontanément se libérer dans l'intervalle d'usinage G Ainsi, la pression dans le réservoir 6 doit ici encore être supérieure à la pression atmosphérique, par exemple supérieure à deux atmosphères, et de préférence supérieure à cinq atmosphères. Lorsque des décharges d'usinage électriques sont créées entre l'électrode outil 2 et la pièce 1 en présence de l'eau contenant le gaz dissous traversant l'intervalle d'usinage G, l'énergie des décharges, non seulement provoque la dé- composition thermique de l'eau en oxygène et hydrogène, il mais également la libération dynamique en bulles du gaz dissous Ainsi, la quantité de gaz libéré par les décharges s'ajoute à l'oxygène et à l'hydrogène résultant de la dé- composition de l'eau, facilitant ainsi l'enlèvement de matière par décharges électriques Il apparait que l'aug- mentation du taux d'enlèvement est attribué au fait que la libération des bulles de gaz crée une action mécanique supplémentaire et en outre que, du fàt qu'elle accroit ef- fectivement la diélectricité du liquide d'usinage, le ris- que d'une décharge d'arc continue qui n'enlève pas de matiè- re et endommage plutôt thermiquement l'électrode outil, ou la pièce, ou les deux, est notablement réduite, accroissant ainsi la stabilité d'usinage. Exemple Dans un usinage par décharges électriques d'une pièce en fer pour obtenir une rugosité de surface supérieure à 10 l R max, l'utilisation de kérosène comme liquide d'usi- nage produit 1000 cm 3 de gaz de décomposition pour un enlè- vement de matière de 1 gramme A titre de comparaison, on a trouvé que l'utilisation d'eau ayant une résistance spécifi- que de 104 ohm-cm traversant l'intervalle d'usinage à un débit volumétrique de 5 à 10 litres/minute produit 340 cm 3 de gaz de décomposition pour le même enlèvement de matière et ne permet d'obtenir un taux d'enlèvement qu'au plus égal à 1/3 de celui obtenu avec le kérosène Lorsqu'on amène la même eau, mais contenant de l'air dissous sur la base de 19 cm 3/litre selon la présente invention, dans l'intervalle d'usinage avec le même débit volumétrique que précédemment, on a constaté que pratiquement tout l'air dissous est libéré de l'eau traversant l'intervalle d'usi- nage lorsqu'elle est soumise aux décharges électriques d'usinage et que le taux d'enlèvement est le double de celui obtenu avec de l'eau ne contenant pas d'air dissous. 251 O Oi S Le réservoir 38 est équipé d'une autre arrivée 50 pour ajouter à l'eau qui y est stockée, en provenance d'une source 51, au moins un agent anti-rouille ou un lubrifiant liquide ou un surfactant, et au moins une substance choisie dans le groupe constitué par des hydrocarbures liquides tels qu'huile de transformateur et kérosène, huile de silicone, éthylène glycol, polyéthylène glycol et des polyalcools. Ces composants liquides supplémentaires peuvent être facul- tativement utilisés en liaison avec la solution selon la présente invention. Revendications 1. Procédé pour usiner par décharges électriques une pièce avec une électrode outil juxtaposée, à une certaine distance, à cette pièce au travers d'un intervalle d'usi- nage balayé par un liquide d'usinage, caractérisé en ce que: (a) on dissout un gaz dans un liquide à base d'eau pour produire une solution constituant le liquide d'usi- nage; (b) on refoule cette solution pour l'amener dans l'intervalle d'usinage; et (c) on effectue une succession de décharges électri- ques au travers de l'intervalle à travers la solution amenée pour enlever par électroérosion de la matière sur la pièce avec décomposition résultante de l'eau en oxygène et hydrogène gazeux dans l'intervalle d'usinage, tout en permettant au gaz dissous dans la solution de s'en libérer au contact des décharges électriques pour s'ajouter à l'oxygène et à l'hydrogène gazeux, augmentant ainsi l'enlè- vement de matière. 2 Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le gaz est dissous dans l'eau en une quantité d'au moins % en volume de l'oxygène et de l'hydrogène gazeux résul- tant de la décomposition de l'eau par les décharges électri- ques dans l'intervalle d'usinage. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que cette quantité est au moins 5 /0 en volume de l'oxygène et de l'hydrogène gazeux. 4 Procédé selon l'une des revendications 1, 2 ou 3, caractérisé en ce que l'eau a une résistance spécifique comprise entre 103 et 5 x 105 ohm-cm et que les décharges électriques sont adaptées pour obtenir une rugosité de sur- face de la pièce supérieure à 10 TAR max. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que les décharges électriques ont une durée d'impulsions d'au moins 30 microsecondes. 6 Procédé selon l'une des revendications 1,2 ou 3, caractérisé en ce que, avant de recevoir le gaz, l'eau est refroidie à-une température inférieure à une température prédéterminée. 7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que cette température est 200 C. 8 Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que cette température est 100 C. 9. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que cette température est 50 C. 10. Procédé selon l'une des revendications 1, 2 ou 3, caractérisé en ce qu'on réalise le stade (a) en faisant passer un courant d'eau à travers un volume du gaz compri- mé sous une pression prédéterminée. 11. Procédé,selon la revendication 10, caractérisé en ce que cette pression est au moins deux atmosphères. 12. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que cette pression est au moins cinq atmosphères. 13. Procédé selon l'une des revendication 1, 2 ou 3, caractérisé en ce qu'on limite la libération spontanée du gaz dissous de la solution sortant de l'intervalle d'usinage en maintenant la région entourant l'intervalle d'usinage sous une pression gazeuse supérieure à la pres- sion atmosphérique. M 19015 14. Procédé selon la revendication 13, caractérisé en ce que cette pression est au moins deux atmosphères. 15. Procédé selon la revendication 13, caractérisé en ce que cette pression est au moins 5 atmosphères. 16. Procédé selon l'une des revendications 1, 2 ou 3, caractérisé en ce que, dans le stade (b) cette solution est amenée dans l'intervalle d'usinage à un débit volu- métrique compris entre 5 et 10 litres/minute. 17. Procédé selon la revendication 16, caractérisé en ce que le gaz est de l'air. 18 Procédé selon l'une des revendication 1, 2 ou 3, caractérisé en ce que, avant le stade (a), on ajoute au liquide à base d'eau au moins une substance choisie dans le groupe constitué par le kérosène, de l'huile de trans- formateur, de l'huile silicone, de l'éthylène glycol, du polyéthylène glycol et des polyalcools. 19. Procédé selon l'une des revendication 1, 2 ou 3, caractérisé en ce que, avant le stade (a), on ajoute au liquide à base d'eau un agent anti-rouille. 20. Procédé selon l'une des revendications 1, 2 ou 3, caractérisé en ce qu'on ajoute un lubrifiant au liquide à base d'eau. 21 Dispositif pour usiner par décharges électriques une pièce ( 1) avec uneélectrode outil ( 2) juxtaposée, à une certaine distance, à la pièce au travers d'un intervalle d'usinage (G) balayé par un liquide d'usinage, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens (a) pour dissoudre un gaz dans de l'eau provenant d'une source pour obtenir une solution constituant le liquide d'usinage; 25100 f S des moyens de pompe (b) pour amener cette solution dans l'intervalle d'usinage; et des moyens (c) pour effectuer une succession de décharges électriques au travers de l'intervalle d'usinage à travers la solution ainsi amenée pour enlever par électro- érosion de la matière sur la pièce avec décomposition résul- tante de 1 'eau en oxygène et hydrogène gazeux dans 1 ' intervalle d'usinage, tout en permettant au gaz dissous dans la solu- tion de s'en libérer au contact des décharges électriques pour s'ajouter à l'oxygène et à l'hydrogène gazeux, augmen- tant ainsi l'enlèvement de matière par électroérosion. 22. Dispositif selon la revendication 21,caractérisé en ce qu'il comporte des moyens de traitement de liquide (d) pour recueillir le liquide d'usinage sortant de la région de l'intervalle d'usinage pour en récupérer l'eau ayant une résistance spécifique dans une plage prédéterminée, et des moyens (e) pour refroidir l'eau récupérée à une température inférieure à une température prédéterminée avant de l'amener dans les moyens (a). 23. Dispositif selon la revendication 22, caractérisé en ce que les moyens (a) comportent une chambre de pression ( 41) ayant une première arrivée ( 42) pour recevoir l'eau refroi- die et dont la résistivité a été ajustée, en provenance de la source, une deuxième arrivée ( 44) raccordée à la source de gaz ( 45) pour amener dans la chambre ce gaz sous pres- sion pour dissoudre le gaz dans l'eau contenue dans la chambre. 24. Dispositif selon la revendication 23, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens (f) pour maintenir la région entourant l'intervalle d'usinage sous une pression gazeuse supérieure à la pression atmosphérique. 1.7 25. Dispositif selon la revendication 24, caractérisé en ce que les moyens (f) comportent une deuxième chambre de pression ( 6) pour entourer au moins des portions de l'électrode outil et de la pièce constituant l'intervalle d'usinage, et une source de gaz ( 10) pour amener un gaz sous pression dans la deuxième chambre pour y établir une pression supérieure à la pression atmosphèrique.