Dans la demande de brevet français 70 11040 du 20 Mars 1970 on a décrit un appareil destiné à la recherche des points de moindre résistance sur la peau d'un sujet. Tel que décrit et revendique dans ce brevet, cet appareil comprend un ensemble explorateur comportant une électrode en forme de tige fine et une autre constituée par ur un tube co-axial à la tige, mais isolé de celle-ci, cet ensemble étant relié à des circuits électriques appropries. Cet appareil a donné d'excellentsrésultats en général, mais cependant il s'est révélé insuffisant dans certains cas particuliers. En effet, ou bien la pointe de la tige dépasse en avant du tube, et l'appareil risque de déclencher son signal dès que cette pointe touche le derme, ou bien cette pointe ne dépasse pas le tube et la détection devient très difficile car il se peut qu'il n'y ait pas un contact suffisant entre le derme et cette pointe. Pour résoudre ces difficultés l'on doit donc avoir soin de ne mettre l'appareil en action que lorsqu'on est certain que la pointe de la tige et ltextrémité du tube se trouvent au contact de la peau du sujet. La présente invention vise à modifier et/ou à perfectionner l'appareil suivant le brevet précité de manière que le tube puisse toujours être le premier en contact avec la peau, mais que la tige puisse venir ensuite à son tour au contact de celle-ci de façon sûre en vue d'assurer la mesure. Dans ces conditions, on peut constater que la présence d'une diode dans les circuits transducteurs suffit à empêcher toute apparition de signal indésirable. Suivant l'invention, le tube et la tige peuvent coulisser axialement indépendamment l'un de l'autre à l'intérieur du corps de l'appareil à ltencontre de moyens élastiques qui, au repos, maintiennent la pointe de la tige en arrière de l'extrémité du tube. Une telle disposition assure bien que le tube vienne le premier au contact de la peau et que par la suite la pression de la pointe sur cette dernière soit suffisante pour permettre la mesure et le signal correspondant. En outre, la pression des électrodes sur la peau reste toujours sensiblement la même, ce qui garantit des résultats réguliers, beaucoup plus significatifs. Les ressorts mis en oeuvre peuvent travailler à la compression ou à la traction. La seconde solution présente L'avantage d'une meilleure régularité de fonctionnement. Suivant les cas les ressorts peuvent etre semblables ou différents, selon qu'on veut obtenir des pressions d'application égales ou inégales pour les deux élec- trodes. Il est avantageux de réaliser la tige sous la forme d'un tube très fin en acier étiré, ce qui garantit une masse très faible en même temps qu'une grande rigidité. Ce tube fin ou tige peut etre recouvert d'une gaine isolante susceptible de coulisser à jeu réduit dans le tube constitutif de la seconde électrode. On prévoit préférablement une butée propre à limiter le déplacement du tube extérieur pour permettre, par un appui plus énergique, déréaliser sur la peau une marque destinée à repérer le point considéré. Dans une variante de la présente invention on prévoit des moyens permettant de bloquer le tube extérieur en position reculée, tout en laissant la tige centrale libre. L'appareil peut ainsi être transformé en un dispositif à électrode unique, propre par exemple, à permettre des traitements par ondes électriques. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques quelle présente et les avantages qutelle est susceptible de procurer Fig. 1 est une coupe longitudinale générale d'un appareil comportant application de la présente invention. Fig. 2 montre à ltétat séparé les organes renfermés par le corps de l'appareil. Fig. 3 et 4 sont des coupes transversales de détail à grande échelle, respectivement suivant III-III et IV-IV (fig. 1). Fig. 5 est une vue de cté partielle avec arrachement, correspondant à Itextrémité avant d'un appareil établi suivant une autre forme d'exécution de l'invention. L'appareil représenté en fig. 1 comprend un corps tubulaire 1 dont une extrémité comporte une cloison terminale portant un bossage conique perforé la propre à recevoir à force un capuchon amovible indiqué en traits mixtes en 2. Dans l'autre extrémité est normalement monté un bouchon 3 destiné à retenir en place les organes intérieurs, comme on le verra plus loin, ce bouchon étant perforé en son centre pour le passage des conducteurs 4 et 5 qui relient l'appareil aux circuits électriques de mesure. Le corps 1 comporte des nervures longitudinales intérieures lb (fig. 3) qui s'arrêtent un peu avant son extrémité ouverte pour permettre ltenfoncementà force du bouchon 3. Dans le bossage la est disposée à coulissement l'électrode extérieure tubulaire, ici référencée 6 et dont#l'extrémité intérieure est solidaire d'une bague 7 (fig. 2) sur la périphérie de laquelle est fixée l'une des extrémités d'un ressort de traction 8 cui s'étend à partir de cette bague en direction de l'extrémité opposée de l'électrode 6 pour venir se fixer à l'intérieur d'une seconde bague 9 de plus fort diamètre que la précédente et qui est centrée en position par les nervures lb du corps 1. Le ressort 8 est établi de manière telle qu t au repos ses spires se trouvent en contact les unes avec les autres, comme le fait bien ressortir fig. 2. Par dessus le ressort 8 vient se monter avec jeu un manchon 10 centré dans le corps 1 par les nervures lb et dont une extrémité est fermée par une cloison perforée 10a. Comme montré fig. 1, ltextrémité ouverte de ce manchon bute contre la bague 9 et son diamètre intérieur est très légèrement supérieur à celui du ressort 8 au repos. A l'intérieur de l'électrode tubulaire 6 est disposée l'élec- trode axiale 11 faite de préférence en tube étiré de faible diamètre, mais quton peut supposer pleine pour les besoins des présentes explications, ce qui permet de l'appeler "tige" et de la distinguer de l'électrode extérieure 6 qu'on peut alors qualifier de tube. Cette électrode axiale ou tige 11 est recouverte d'une gaine isolante 12 qui se trouve ainsi interposée entre elle et ltélec- trode extérieure ou tube 6. La gaine 12 peut être établie sous la forme soit d'une épaisse couche de vernis ou d'émail, soit d'un tube plastique thermorétractable ou monté à force sur la tige. La tige 11 traverse la cloison 10a et s'étend au-delà de celleci pour se fixer dans une bague d'extrémité 13 sur la périphérie de laquelle est monté un second ressort de traction 14, semblable au ressort 8 sus-décrit. Ce ressort s'étend également en direction de l'extrémité opposée de la tige 11 et il vient se fixer dans une bague 15 semblable à la bague 9 ci-dessus. Par dessus le ressort 14 est également disposé un manchon 16, centré entre les nervures lb du corps 1 et de diamètre intérieur légèrement supérieur à celui dudit ressort au repos. Les dimensions des manchons 10, 16 et des bagues 9, 15 sont telles que tout l'ensemble précité est maintenu serré entre les nervures lb , la cloison terminale du corps 1 qui porte le bossage la et l'extrémité intérieure du bouchon 3. Quant aux conducteurs 4 et 5, ils sont soudés aux bagues respectives 9 et 15. Le fonctionnement est le suivant Au repos les deux ressorts 8 et 14 sont à spires jointives ou presque, ce qui fixe la position des deux électrodes, savoir le tube 6 et la tige 11. Le tube 6 dépasse notablement au-delà du bossage la, tandis que l'extrémité de la tige 11 se trouve un peu en retrait par rapport à celle du tube, le tout comme montré fig. 1. Si après avoir enlevé le capuchon 2 l'on applique l'appareil contre la peau d'un sujet, c'est le tube 6 qui vient en premier en contact avec celle-ci. En raison de la présence d'une diode dans le circuit de mesure, ce contact ne peut entraîner aucun fonctionnement intempestif du circuit. L'opérateur continuant à appuyer l'appareil, le tube 6 recule à l'encontre de la réaction du ressort 8 qui se tend. La tige 11 entre alors en contact à son tour avec la peau et le circuit peut fonctionner de façon correcte. La pression d'application est ainsi déterminée par la réaction des ressorts 8 et 14, c'est-à-dire par leur tarage. Si l'opérateur appuye exagérément, le recul du tube 6 starrête quand la bague 7 bute contre la cloison 10a. La détection du point doit donc se faire avant le blocage arrière du tube. Dans la variante de fig. 5, le bossage la, prévu plus gros, reçoit un axe transversal 17 sur lequel est monté un levier 18 susceptible d'entre manoeuvré par l'opérateur à l'encontre d'un ressort de rappel 19 dont les extrémités sont attachées audit levier et au bossage, au fond d'une creusure de celui-ci. Le levier 18 est solidaire d'une petite lame de ressort 20 qui vient agir sur un poussoir 21 monté à coulissement dans une perforation radiale du bossage. Bien entendu le capuchon est convenablement découpé pour le passage du levier 18. Quand on n'actionne pas ce levier 18, l'appareil suivant cette forme d'exécution peut s'utiliser comme celui de fig. 1 à 4.Mais en outre il est possible de l'appuyer à fond contre une surface pour faire reculer au maximum le tube 6 et la tige 11, puis de manoeuvrer le levier 18 pour repousser le poussoir 21 qui vient bloquer le tube 6 dans l'alésage du bossage la. A partir de ce moment et aussi longtemps qu'on maintient le levier 18, la tige 11 dépasse seule en avant de l'appareil supposé écarté de la surface contre laquelle on l'avait appuyé. Cette tige peut ainsi former électrode pour des traitements électriques appropriés, soit seule, soit en coopération avec le tube qu'on libère alors après avoir utilisé la pointe pour isoler le point à traiter sur le derme du sujet. Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. C'est ainsi, par exemple, qu'on pourrait Drévoir des moyens pour maintenir le levier 18 à la position actionnée. Le tube 6 pourrait être isolé extérieurement en vue de permettre des traitements au fond de cavités corporelles profondes, la longueur de sa partie dépassante et de celle de la tige étant bien entendu prévues en conséauence. R E V E M D I C A T I O Lt S I- Appareil pour la recherche des points de moindre résistance électrique sur la peau d'un sujet, du genre comportant deux élec- trodes conc#entriques réalisées sous la forme d'une- tige et d'un tube isolés l'un de l'autre, caractérisé en ce que le tube et la tige qui constituent respectivement l'électrode tubulaire et l'électrode axiale peuvent coulisser axialement indépendamment l'un de l'autre à l'intérieur du corps de cet appareil à l'encontre de moyens élastiques. 2- Appareil suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les ressorts travaillent à la traction. 3- Appareil suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu au repos la pointe de la tige se trouve en arrière de l'extrémité du tube. 4- Appareil suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens limitant la course de recul du tube à l'encontre du ressort qui lui est associe. 5- Appareil suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que chaque ressort est fixé par une de ses extrémités à la périphérie d'une bague mobile solidaire de l'extrémité arrière de l'électrode à laquelle il est associé, en ce qu'il s'étend en direction de l'extrémité opposée de cette électrode, et en ce que sa seconde extrémité est fixée à l'intérieur d'une bague fixe centrée dans le corps et retenue en position axiale à l'intérieur de celui-ci. 6- Appareil suivant la revendication 5, caractérisé en ce que la retenue des bagues fixes associées aux deux ressorts est assurée par des nervures du corps extérieur et par des manchons formant entretoises tubulaires d'une part entre ces deux bagues, d'autre part entre l'une d'entre elles et un bouchon obturant l'extrémité du corps opposé à celle à travers laquelle sortent les électrodes. 7- Appareil suivant la revendication 6, caractérisé en ce que l'extrémité du premier manchon opposée à la bague fixe associée au ressort de rappel du tube, est fermée par une cloison isolante perforée traversée par la tige, mais qui forme butée limitant le recul du tube. 8- Appareil suivant la revendication 7, caractérisé en ce que le corps comporte des nervures longitudinales intérieures qui centrent les manchons et les bagues fixes. 9- Appareil suivant l'une quelconque des revendications 1 à S, caractérisé en ce que l'électrode axiale est constituée par un tube de faible diiilètre recouvert d'une couche ou gaine isolante. 10- Appareil suivant l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens permettant de bloquer le tube en position afin que la tige puisse dépasser librement en avant de l'extrémité ue celui-ci.