Lors de leur fabrication, les manches de couteaux, qu'il s'agisse de manches creux obtenus par soudage ou brasage de deux coquilles, ou que ce soit en tant que pièce forgée en matrice et constituant un couteau d'un seul tenant ou quasiment d'un seul tenant, présentent sur leurs flancs (côtés étroits) une bavure qui doit etre enlevée par abrasion, Dans l'art antérieur, cette opération d'abrasion (ponçage) des côtés étroits est habituellement exécutée manuellement ce qui demande beaucoup de temps et exige en outre une main d'oeuvre formée, On connait, par le brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 1#175#332, une machine comportant une paire de bandes sans fin abrasives qui sont entraînées et sont agencées l'une à cote de l'autre, et une monture ou porte-pièce recevant les objets à poncer.Pendant le ponçage, cette monture maintient les objets entre les brins voisins des deux bandes abrasives9 l'axe longitudinal des objets étant alors orienté transversalement à la direction du mouvement de circulation des bandes abrasives. La monture ou porte-pièce accomplit alors un mouvement angulaire autour dudit axe longitudinal.Cette machine a pour but d'éviter que le ponçage des côtés étroits d'objets tels que des manches de couteaux soit effectué manuellement, Toutefois, les autres parties du pourtour des manches sont poncées tout autant que les cotes étroits proprement dits, ce qui est indésirable, notamment si l'on considère que ces parties comportent fréquemment un motif en relief qui ne doit pas etre entamé, alors que l'elimination des bavures exige au moins un usinage sur une assez grande épaisseurs Ce défaut de cette machine connue provient du fait que le mouvement angulaire des manches de couteaux pendant le ponçage est un mouvement de rotation continuo A cela stajoute le fait que la machine connue ne peut être prise en consi dération que pour le ponçage de manches cylindriques ou quasi-cylindriques, car le ponçage s'effectue simultanément sur toute la longueur des manches, l'ecartement entre les bandes abrasives étant alors sensiblement constant, Enfin, les vibrations des bandes abrasives circulant à grande vitesse rendent inévitable la formation d'ondulations ou stries sur les pièces qui ne tournent que lentement0 Par le brevet AT-PS 310,023, on connait une machine analogue dans laquelle la monture accomplit, au lieu dlun mouvement angulaire, un mouvement de translation dans la direction longitudinale de l'objet maintenu. Au cours de ce mouvement, la distance entre les brins actifs varie, grâce à une commande par gabarit, en correspondance avec le contour des objets. Cela permet certes de poncer également des objets, tels que des manches de couteaux, ayant du bombé, mais alors, même si les bandes abrasives se conforment, comme prévu, au contour de la pièce sur un certain arc, éventuellement de façon lache, il est impossible d'éviter la formation d'arêtes sur le bord latéral des surfaces poncées, A cela s'ajoute le fait que les inévitables vibrations des bandes abrasives sont encore ici une source de stries sur les surfaces poncées. La présente invention a pour but de réaliser une machine à poncer les côtés étroits de pièce telles que des manches de couteaux ou analogues, avec laquelle pratiquement toutes les formes de manches susceptibles de se présenter normalement pourront être poncées automatiquement, et cela exclusivement dans la région de leurs cotes étroits, en obtenant une surface lisse et embellie, les bavures inhérentes à la fabrication étant éliminées Selon l'invention, ce résultat est atteint grâce au fait que, pendant le ponçage, la monture accomplit, dans la direction de l'axe longitudinal des objets, un mouvement d'avance et par le fait que la monture accomplit un mouvement angulaire qui est oscillant Il est déjà connu, par le brevet britannique n0 6fil0560, de communiquer à la monture de pièces de couvert, pour les usiner, un mouvement longitudinal et un mouvement oscillant angulaire autour d'un axe longitudinal, Neanmoins, il s'agit dans ce cas d'une polisseuse pour cuillères, dans laquelle les pièces sont frictionnées par un polissoir en forme de barreau, en cuir embouti. Un autre avantage de la machine selon l'invention reside dans le fait que le mouvement de va-et-vient de la monture dans la direction de la longueur des objets permet à ceux-ci d'être éjectés automatiquement d'une façon simple0 En outre, il nty a plus besoin de l'ensemble des moyens de guidage des bandes, notamment pour leur permettre de s'écarter l'une de l'autre sur un parcours notable, comme nécessaire selon le brevet des Etats-Unis d'Amérique lo 1750332 ne serait-ce que pour des raisons de sécurité, pour le chargement et le déchargement de la monture ou portepièce, Le mouvement d'oscillation angulaire de la monture, au lieu d'un mouvement de rotation continu, assure en outre que la monture prend, entre les différentes opérations de ponçage, une position angulaire qui est sensiblement toujours identique sur l'axe longitudinal des objets, grâce à quoi la mise en place et l'enlèvement des objets sont facilités Pour accroître sa capacité de production, la machine peut être pour ainsi dire doublée, les deux montures pouvant alors présenter un guidage commun et pour ce qui est de leurs mouvements - un entranement commun0 Les avantages et caractéristiques de l'invention apparaitront à la lecture de la description d'une forme de réalisation préférée de l'invention, présentée ci-après à titre d'exemple non limitatif, en se référant aux dessins annexes, dans lesquels La figure 1 représente une vue frontale en élévation d'une machine selon l'invention dont la construction est symétriques pour l'esé- cution d'opérations en alternant, à gauche et à droite; La figure 2 représente une vue arrière en élévation de la m#me machine; La figure 3 est une vue latérale en élévation de la même machine, celle des deux colonnes latérales qui est orientée vers l'observateur étant représentée ouverte (chaque colonne comporte deux bandes abrasives); La figure 4 représente à une échelle agrandie une vue partielle montrant des détails de la figure 3; La figure 5 représente une vue en coupe faite le long de la ligne V-V sur les figures 1 et 2;; La figure 6 représente un mandrin de serrage destiné à recevoir des manches creux sur la monture correspondante vue de dessus; La figure 7 représente une vue latérale d'un organe de serrage pour recevoir des couteaux d'une seule pièce; La figure 8 représente une vue en plan d'un dispositif servant à centrer les objets serrés, avant leur entrée entre les bandes abrasives; et La figure 9 représente une butée mobile servant à extraire de leur monture les objets poncés. La machine représentée possède un bati sensiblement en forme de H constitué de deux colonnes latérales 2 et 4 symétriques par rapport à un plan, lesquelles sont reliées entre elles, à peu près à mi-hauteur, par un pont 60 Dans chacune des colonnes 2 et 4 sont agencées - là encore avec symétrie par rapport à un plan - deux bandes sans fin, abrasives, 8 et 10 qui passent chacune sur une poulie inférieure 14 entrainée directement par un moteur électrique 12, et sur une poulie folle supérieure 16 servant de poulie de renvoi (fig. 3)0 Les paliers 18 des poulies de renvoi supérieures 16 sont soumis, par l'intermédiaire d'une tige de traction 20 à la force - dirigée dans le sens de l'éloignement de la poulie inférieure correspondante 14 - déployée par un ressort hélicoïdal 22 disposé dans un pot 24 agencé à la partie supérieure de la colonne concernées Pour le remplacement des bandes abrasives, les paliers 18 peuvent être tirés vers le bas, au moyen d'un levier 26 avec poignée 28 (fig, 4) Ce levier attaque d'un coté le palier 18, par une broche 30s.ets de l'autre coté, par l'intermédiaire d'une broche 32 deux jumelles 34 qui, pour leur part, sont articulées sur un support 36 solidarisé au bâti de la machine. En outre, deux galets de guidage à profil bombé, 38 et 40, sont prévus pour les brins actifs 42 - se trouvant au milieu - des bandes abrasives (ce point sera considéré de façon plus détaillée plus loin) et, enfin, un dispositif d'arrosage 44 est agencé sur le bâti de la machine, entre les brins 42, pour amener automatiquement un liquide nettoyant sur les bandes. Un chariot 48 est monté sur le pont 6 ou il est porté par des barres-glissières 46 (figea et 5) lui permettant d'être déplacé latéralement dans les deux sens. Coté avant, ce chariot porte une tringle ou barre horizontale 52 qui peut tourner dans deux paliers 500 Sur les deux extrémités de cette barre sont montés, symétriquement par rapport à un plan, deux porte-pièces ou montures identiques recevant les pièces ou objets à poncer qui sont par exemple des manches creux 580 Le mouvement de va-et-vient du chariot 48 est communiqué à celui-ci par un vérin pneumatique à double effet 60 (fig. 2) articulé sur le bâti de la machine, la tige 62 du piston de ce vérin attaquant le chariot par l'intermédiaire d'un bras 64. Pour commander le vérin pneumatique 60, plusieurs vannes ou valves de commande 68, ajustables dans des fentes dans des plans différents, sont montées sur un rail 66 parallèle aux barres-glissières 46. Ces vannes de commande sont actionnées par des éléments saillants ou mentonnets 70 sur une plaque assemblée au chariot 48. Les vannes de commande 68 qui, tout comme les mentonnets 70, ne sont qutesquissées ici, peuvent être conçues et branchées d'une façon connue de l'homme de l'art, telle que le chariot 48 accomplisse, dans chaque direction, d'abord une avance rapide jusqu'à l'entrée des objets à poncer entre les bandes abrasives, puis une avance "de travail" plus lente.Les vannes de commande appropriées sont connues en soi (ce sont par exemple des vannes commercialisées par les établissements Robert BOSCH GmbHX Stuttgart (RFA). En cas de besoin, d'autres vannes peuvent être utilisées, éventuellement en combinaison avec des organes d'étranglement et analogues, afin que l'avance de travail se déroule en plusieurs étapes à vitesses différentes. Il convient-ici de remarquer que le ponçage ne s'effectue sur chaque coté que pendant le mouvement dans un sens, les brins actifs 42 des bandes abrasives du coté de la machine concernée étant écartés l'un de l'autre lors du retour du chariot 48, et que les opérations de ponçage ont lieu alternativement sur l'un et l'autre coté de la machine, de sorte que la course de recul d'un conté correspond à la course d'avance de l'autre côté. Comme déjà indiqué, la barre 52 porte à ses extrémités des montures ou porte-pièces 54 et 56, et peut tourner sur le chariot 48o Elle est reliée à un entratnement oscillant qui lui communique des oscillations angulaires, lesquelles ont pour effet que le ponçage ne conduit pas, sur sur les objets bombés, à des arêtes, Dans l'exemple représenté, le sys tème d'entra1nement oscillant est constitué par un mécanisme à excentrique (fig. 5).Plus précisément, il y a, coté arrière, sur le chariot 48, un petit moteur électrique 74 dont l'arbre porte un excentrique réglable 76 sur lequel tourillonne une bielle 80 orientée vers l'avant et traversant un ajour 78 aménagé dans le chariot, L'autre extrémité de cette bielle attaque un bouton de manivelle 82 monté sur une joue 84 fixée sur la barre 520 L'amplitude des oscillations angulaires de la barre 52 dépend du réglage de l'excentration de l'excentrique 76 par rapport à l'arbre du moteur 740 Cette amplitude est par exemple de + 10 o Ce mécanisme d'entraînement à excentrique pourrait tout aussi bien être remplacé par un système électromagnétique oscillant ou vibrant dont l'armature pourrait se trouver sur la barre 52 elle-memeO Dans ce cas, l'amplitude des oscillations pourrait être modifiée soit en se rapprochant ou s1 éloignant de la résonance, soit en modifiant la tension d'alimentation Pour disposer de la place nécessaire à la bielle 80 et aux paliers 50 sur le coté avant du chariot 48, le pont 6 qui, dans cette zone, n'est constitué, pour l'essentiel, que par une tole 86, comporte une fenetre appropriée 88o Les montures 54 et 56 qui sont fixées sur la barre 52, de préf é- ronce avec possibilité de remplacement, peuvent - stil stagit de poncer des manches de couteaux creux tels que 58, ou analogue - porter un mandrin amovible 90 (fig0 6) sur lequel la surface intérieure de la cavité du manche trouve un appui aussi étendu que possible, Des organes de serrage, qui sont constitués, dans l'exemple représenté, par deux simples ressorts à lame 94 logés dans des évidements latéraux correspondants 92 du mandrin, servent à fixer le manche sur le mandrin. Les manches 58 sont embrochés manuellement sur le mandrin, un temps suffisant étant disponible pour cette opération pendant qutune phase de travail s'effectue de l'autre coté. Comme le pon çage n'a lieu qu'au cours du mouvement d'avance de la monture portant le manche, il n'y a aucun risque que ce dernier soit arraché du mandrin. S'il s'agit de poncer des couteaux d'un seul tenant avec leur manche,ou des couteaux déjà emmanchés, la monture peut porter un organe de serrage s'adaptant à la lame qu'il reçoit, cet organe étant éventuellement équipé de moyens de serrage analogues aux ressorts à lame 940 Une fixation sûre peut être obtenue si l'organe de serrage possède sensiblement la configuration représentée sur la fig 7, dans laquelle un petit vérin pneumatique 96 actionne une machoire de serrage 98 qui est mobile, Le vérin 96 peut également etre commandé en fonction du mouvement du chariot, par des commutateurs à came ou mentonnet sur le rail 66, ou bien etre commandé arbitrairemuent Le vérin peut aussi être remplacé par des systèmes de blocage à genouillère actionnables manuellement, tels que par exemple ceux produits par la firme DE-STA-CO Metallerzeugnisse GmbH, noue Mainzerstrasse 14-16, Frankfurt/Main, RFA. Bien entendu, les deux surfaces de serrage opposées présentent un revêtement élastique 100 qui est par exemple, en caoutchouc0 L'agencement des galets de guidage 38 et 40 déjà mentionnés qui coopèrent avec les brins actifs 42 peut être vu en détail sur la fig. 40 Chaque paire de galet de guidage 38 et 40 de chaque bande est montée sur une platine, 102, 104, qui est elle-même montée à coulissement dans des glissières horizontales 106 et 108 sur le bâti de la machine.Deux vérins pneumatiques 112 et 114, disposés symétriquement par rapport à un plan, attaquent chacun par sa tige de piston 110, l'une des deux platines, grâce à quoi ces dernières peuvent être rapprochées et éloignées l'une de l'autre0 On peut voir, entre les galets de guidage, le manche de couteau 58 venant entre les brins 42 guidés par lesdits galets. La figure montre la position que les pièces prennent pendant le ponçage.Comme on peut le voir, le manche exécute alors des oscillations angulaires autour de son axe longitudinal, de sorte que ses petits côtés sont usinés par ponçage de façon à se raccorder sans discontinuité au reste du profil0 Pour tenir compte du profil en direction longitudinale, lequel se rétrécit habituellement au voisinage de son extrémité ouverte et éventuellement aussi vers son extrémité fermée, l'écartement mutuel des platines 102 et 104 est commandé - pendant l'avance de travail au cours de laquelle le manche se trouve entre les bandes abrasives - par un gabarit qui accomplit lui aussi la même avance, Dans le présent exemple, le gabarit représenté est en deux parties, à savoir deux moitiés 116a et 116b qui sont sensiblement symétriques et sont montées amoviblement sur un porte-gabarit commun 118 à section fourchue0 En outre, ce support 118 du gabarit est commun à l'ensemble de la machine dont il dessert les deux cotés Il est monté sur les deux paliers 50 de la barre 52 (figures 1 et 5), et par conséquent, solidarisé au chariot 480 Chaque moitié de gabarit commande un galet 120 solidarisé à l'une desfplatines 102, 104, la force d'appui du galet contre la moitié de gabarit correspondante étant fournie par le vérin correspondant 112, 114oBien que cette force d'appui excède, comme il convient, la force d'appui à exercer côté bandes abrasives, la réalisation de cet agencement , pour qutil soit suffisamment stable pour ne nécessiter aucun moyen de servocommande en vue de commander la distance entre les platines, ne présente aucune difficulté Si cela s'avère nécessaire, on peut prévoir avant l'entrée des objets entre les bandes abrasives un centrage par contrainte garantissant en outre, que les objets seront enfoncés complètement sur ou dans les montures ou porte-pièces. La fig. 8 représente une vue de dessus d'un dispositif correspondant qui peut être prévu, côté intérieur, contre chacune des deux colonnes 2 et 40 Ce dispositif 120 comporte deux loquets 122 disposés en vis-à-vis de façon à être symétriques par rapport à un plant Ils forment entre eux une ouverture à profil en entonnoir 1240 Sur leurs axes de pivotement 126 sont montées deux roues dentées 128 engrénant dans une crémaillère 130 située entre elles.Cette crémaillère 130 se trouve sur la tige de piston d'un petit vérin pneumatique 132 qui peut être commandé en fonction des mouvements du chariot 48 au moyen de vannes ou valves de commande appropriées. Pondant le mouvement d'approche du chariot 48, en direction du dispositif 120 concerné, le vérin 132 est activé de façon que les loquets 122 soient pressés l'un contre l'autre élastiquement (position représentée en trait interrompu sur la fig. 8). Alors, l'objet en cause (constitué par exemple par un manche de couteau 58) avance en passant entre les loquets ainsi précontraints, et subit de ce fait un centrage accompagné d'une pression d'appui qui le met en butée sur l'organe porte-pièce. Ensuite, les loquets s'écartent (position représentée en trait mixte sur la fig. 8) et laissent l'objet ainsi monté passer librement pendant la course de recul du porte-pièce correspondant. Les objets (par exemple 58) soumis à l'abrasion s'échauffent au point de ne plus pouvoir être retirés de leur monture ou porte-pièce 54, 56 par une simple opération manuelle effectuée sans prendre de dispositions particulières. Afin de pouvoir enlever les objets, il est prévu des deux côtés, le long de la trajectoire des montures, des butées 134 qui peuvent être amenées vers celles-ci. La fig. 9 montre l'une de ces butées possédant une extrémité fourchue 136. Cette butée est portée par la tige de piston 138 d'un petit vérin pneumatique 140 disposé sur la tôle 86 du pont. Elle est en outre guidée par deux barrettes de guidage 142. Afin de ne pas rencontrer le porte-gabarit 118, le vérin 140 est agencé du côté arrière de la tôle 860 Il est lui aussi eommandé par le mouvement du chariot, par système came-interrupteur (ou mentonnet-vanne), et cela de façon telle que lors du recul du porte-pièce correspondant l'extrémité fourchue 136 de la butée soit descendue, par exemple sur la portion en porte à faux 90a (fig. 6) du mandrin 90, afin d'en dégager le manche 58. Les manches ainsi extraits tombent dans une goulotte 144 d'où ils peuvent glisser dans un bac disposé en dessous. Il y a deux goulottes réceptrices 144 disposées sur le côté intérieur des colonnes 2 et 4. De la même façon, on peut aussi concevoir un dispositif extracteur pour couteaux en une seule pièce, une butée fourchue arrivant alors horizontalement par l'arrière au-dessus de la partie en porte à faux 146a de la lame 146 (figure 7). Il va de soi que l'organe de serrage doit dans ce cas libérer le couteau en temps voulu. Une autre possibilité consiste à prévoir sur les colonnes 2 et 4, sur le côté et à l'extérieur des bandes abrasives, des dispositifs de saisie ayant sensiblement la forme de pinces commandées, qui enlèvent des montures ou porte-pièces les objets poncés. De telles pinces peuvent, en principe, être de construction analogue à celle de l'organe de serrage représenté sur la figure 7. Pour l'éjection des pièces, ces pinces peuvent pivoter autour de leur axe longitudinal. Pour des raisons de sécurité, le chariot 48 n'accomplit pas son va-et-vient automatiquement de façon continue. Au contraire, le déclenchement de chaque bourse exige l'actionnement d'un interrupteur 148 ou 150 qui est disposé de façon à ne pouvoir être actionné dans des conditions normales qu'avec celle des mains de l'opérateur qui est mobilisée pour effectuer ltembro- chage ou l'enfichage du manche ou du couteau (ou analogue) sur ou dans celle des montures 54 ou 56 qui vient juste de reculer. Ainsi, tant que la main est encore occupée, la monture ne peut pas se mettre en mouvement inopinément.La sécurité est encore plus grande si, â la place d'un interrupteur, on utilise, pour déclencher chaque course, deux interrupteurs qu'il faut actionner simultanément, des deux mains, selon une pratique courante, par exemple, dans le domaine des presses. Bien entendu, si les réglements de sécurité le permettent, on peut aussi prévoir un déclenchement automatique de la course en recourant à une barrière lumineuse ou analogue, au moyen de laquelle le mouvement qui est alors permanent est interrompu dès qu'il y a coupure du ou des rayons lumineux. Par ailleurs, toutes les pièces mobiles de la machine avec lesquelles il serait dangereux d'entrer en contact sont entourées d'un habillage. Par exemple, les colonnes 2 et 4 présentent des portes 152, 154 qui sont rabattables et qui sont en outre pourvues de contacts de porte courants 156 (figures 3 et 4) afin d'arrêter automatiquement l'entratnement des bandes abrasives correspondantes dès que l'on ouvre la porte. Les dispositifs d'arrosage 44 combinés avec les bandes abrasives peuvent être reliés à une pompe commune (par exemple, une pompe à engrenage) quislorsqutelle est actionnée, amène du liquide de nettoyage provenant d'un réservoir commun. L'actionnement de la pompe (non représentée) peut être commandé à volonté au moyen d'un interrupteur approprié, ou bien peut être commandé automatiquement par exemple, par un interrupteur temporisé. Toute la robinetterie nécessaire est agencée normalement sur le pont 6, ou bien sur un capot fixé à celui-ci. Le générateur d'aircomprimé peut être agencé en dessous du pont si la machine n'utilise pas d'air comprimé provenant d'une source extérieure. REVENDICATION5 : 1. Machine a poncer les côtés étroits d'objets oblongs sensiblement symétriques par rapport à leur axe longitudinal et profilés avec de la convexité, comportant une paire de bandes sans fin abrasives entrainées l'une à côté de l'autre, et une monture recevant les objets à poncer et qui maintient, pendant le ponçage, les objets entre les brins voisins des deux bandes abrasives, l'axe longitudinal des objets étant alors orienté transversalement à la direction du mouvement de circulation des bandes abrasives, ladite monture accomplissant alors un mouvement angulaire autour dudit axe longitudinal, caractérisée par le fait que, pendant le ponçage, la monture accomplit un mouvement d'avance dans la direction de l'axe longitudinal des objets et que ledit mouvement angulaire est un mouvement oscillant. 2. Machine selon la revendication 1, caractérisée par le fait que la monture est conçue de façon à libérer les objets lors de son recul, et par le fait que pour que les objets libérés soient éjectés dans une cuve, une goulotte ou analogue, une butée extractrice mobile est prévue qui est déplacée en direction de la trajectoire de la monture lors du recul de cette dernière. 3. Machine selon la revendication 1, caractérisée par le fait que, dans la direction d'avance des objets, au-delå des bandes abrasives est agencé un dispositif de transfert prenant les objets et les éjectant de son coté. 4. Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée par le fait que la monture présente un mandrin de serrage pour recevoir des objets creux. 5. Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée par le fait que la monture présente un organe de serrage élastique ou commandé automatiquement. 6. Machine selon l'une quelconque des revendications 1 a 5, caractérisée par le fait qu'elle présente un organe centreur déformable élastiquement par les objets qui doivent s'y engager immédiatement avant de venir entre les bandes abrasives. 7. Machine selon la revendication 6, caractérisée par le fait que l'organe de centrage consiste en une paire de loquets glissant le long des deux côtés étroits des objets, ces loquets étant avantageusement commandés de façon à s'écarter l'un de l'autre lors de la course de recul de la oture. 80 Machine selon l'une quelconque des revendications l à 7 caractérisée par le fait que la monture coopère avec un mécanisme à excentrique ou un système électromagnétique vibrant, avantageusement réglable, qui lui communique son mouvement d'oscillation. 90 Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 8 caractérisée par le fait que le mouvement longitudinal de la monture s'effectue à des vitesses différentes, variables par gradins, qui sont avantageusement réglables0 lOo Machine selon la revendication 9, caractérisée par le fait qu'à un mouvement d'avance ou approche rapide de la monture succède, immédiatement avant ltentrée de liobjet entre les bandes abrasives, une avance de travail plus lente et, éventuellement, non uniforme. lio Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 10; caractérisée par le fait que l'écartement mutuel des brins actifs voisins est variable avec le mouvement longitudinal de la monture, par exemple au moyen d'une commande à gabarit, éventuellement en combinaison avec des moyens auxiliaires commandés0 120 Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisée par le fait qu'elle comporte en ses deux côtés des paires de bandes abrasives et des montures correspondantes pour les objets, la configuration de la machine étant sensiblement symétrique, et par le fait que les deux montures sont portées par un chariot commun mobile en translation dans les doux sens, lequel chariot accomplit tour à tour, au cours de chaque va-et-vient, une course de travail à gauche et une course de travail à droite.