Perfectionnement aux dispositifs de télécommande par trains d'impulsions sur les réseaux de distribution électrique. On connait un système de télécommande dans lequel l'ordre est envoyé sous forme d'un train d'impulsions codé en courant à 175 Hz superposé au courant alternatif distribué. Un récepteur décodeur envoie l'ordre à l'appareil télécommandé sous forme d'un courant, notamment alternatif, maintenu pendant toute la durée de maintien du relais de contrôle de l'appareil. En général et pour des raisons économiques,un même récepteurdécodeur centrale plusieurs appareils. Dans ce système un canal, c'est-à-dire un train d'impulsions codé particulier, est nécessaire pour chaque ordre et le récepteur-décodeur commande les appareils sous son contrôle pour un seul type d'ordre, cette commande se traduisant par la mise sous tension du circuit bifilaire de connexion. En pratique toutefois il peut être nécessaire d'envoyer par ce circuit bifilaire des ordres distincts à plusieurs appareils existant chez un même usager, par exemple on doit télécommander un contacteur relais jour et nuit, un délesteur d'heure de pointecoupant l'alimentation de certains appareils, un dispositif changeur de tarif ou un disjoncteur de puissance teléréglable. Avec le système actuel il faudrait un canal pour chaque type d'ordre, ce qui est envisageable en raison du grand nombre de canaux disponibles mais il faudrait en outre autant de conducteurs plus un que de sorties utilisées sur le récepteurdécodeur pour distinguer les ordres. Mais les installations actuelles ne comportent qu'un circuit bifilaire entre ce récepteur-décodeur et le tableau de l'usager et la multiplication des conducteurs entraînerait des travaux importants. La présente invention a pour but de résoudre ce problème et de transmettre par un seul canal, une pluralité d'ordres chaque ordre étant affecté à des appareils particuliers. Elle est basée sur la particularité que les ordres ne sont jamais concomitants mais se succèdent dans le temps,en général en étant exclusif de l'ordre précédent. Ce but est atteint par le procédé d'exploitation d'un sys tème de télécommande conforme à l'invention lequel est caractérisé en ce que l'ordre est envoyé par le récepteurdécodeur sous forme d'une impulsion, chaque impulsion étant enregistrée chez l'usager dans un compteur cyclique dont la sortie est envoyée comme ordre par un conducteur à l'appareil télécommandé correspondant à cette sortie. Si trois appareils numérotés 1 à 3 avec une position neutre 4 doivent être télécommandés par le même précepteur, les impulsions sont envoyés à un compteur cyclique de capacité 4 et les sorties 1 à 3 du compteur cyclique sont connectées aux appareils 1 à 3. Partant du réseau à la position neutre et par exemple pour mettre en service le relais du contacteur "jour et nuit" numéroté 1 on envoie par le canal un seul ordre qui se traduit par une impulsion de durée quelconque envoyée par le récepteur-decodeur au compteur cyclique qui passe à la position 1 pour alimenter le relais du contacteur "jour et nuit". A la fin de ladite période on envoie trois ordres successifs pour ramener le compteur cyclique à la position 4.En cas d'apparition d'une pointe nécessitant un délestage par le relais de délestage numéro 2, on envoie deux ordres successifs pour amener le compteur cyclique à la position 2, puis deux ordres à la fin de la période de pointe pour ramener le compteur cyclique à la position 4. Pour éviter que le compteur cyclique ne mette en action les appareils télécommandés autres que celui voulu au cours de la recherche de ce dernier ou du retour au point neutre, il suffit d'incorporer dans le circuit de commande de chaque appareil un retard supérieur à la périodicité des ordres. Dans la définition ci-dessus on a envisagé que chaque impulsion correspondait au passage d'un appareil télécommandé à l'appareil suivant, mais il est parfaitement possible de n'utiliser comme impulsion de commande que les impulsions d'ordres donnés dans une série d'impulsions comptée par le compteur cyclique. C'est ainsi que l'on peut utiliser un compteur cyclique de capacité 100 et utiliser les sorties correspondant à 25, 50, 75 et 100-0 ou des bandes de sortie entourant ces valeurs pour commander les appareils. Si on utilise un courant 50 Hz comme courant de transmission entre le récepteur-décodeuret le compteur cyclique,l'ordre de passage d'un appareil a l'appareil suivant se traduira par la durée du signal de télécommande. On peut également envisager l'envoi d'une impulsion de commande de départ à un dispositif horloge suivi par l'envoi d'une impulsion d'arrêt après un temps fonction du nombre d'ordres à sauter". Le dispositif conforme à l'invention comporte donc une entrée recevant les impulsions du récepteur-décodeur de télécommande, un compteur cyclique avec plusieurs sorties, chaque sortie commandant un appareil télécommandé. De préférence un retard est incorporé entre la sortie du compteur cyclique et l'appareil télécommandé. Avec le dispositif ci-dessus il peut s'avérer nécessaire de "remettre à zéro" tous les décodeurs d'usagers avant d'envoyer un ordre de télécommande. Ceci est possible en introduisant un circuit détecteur du zéro qui,lorsque le compteur cyclique est au zéro,bloque l'avancement du compteur sauf si l'impulsion a une durée supérieure à une valeur minimale. Tant que le compteur cyclique n'est pas au zéro une impulsion brève le fait avancer mais cette impulsion brève est inactive s'il est au zéro. Pour la remise au zéro, il suffit d'envoyer un nombre d'impulsions brèves egal au moins au nombre de positions moins une du compteur cyclique et de démarrer le cycle suivant par une impulsion longue mais de durée inférieure au retard incorporé dans le circuit de commande de chaque appareil. Le compteur cyclique peut être électro-mécanique ou électronique et constitué par exemple par un rotacteur, un relais pas-à-pas, un compteur à bascules ou une mémoire. On décrira ci-après un exemple de réalisation du dispositif pour la mise en oeuvre du procédé conforme à l'invention avec référence au dessin ci-anneé dans lequel La figure unique est un schéma d'une installation électrique utilisant un rotacteur pas-à-pas. Dans le dessin 1 désigne le plateau fixe du rotacteur portant six plots 2a à 2f. 3 désigne la roue à rochet d'entraine- ment du bras de contact 4, 5 le cliquet sollicité à l'engagement avec la roue 3 par un ressort 6. Le noyau mobile 7 de l'electro-aimant 8 porte le cliquet 5 et il est rappelé par un ressort 9. L'ensemble ci-dessus fonctionne comme un compteur cyclique des impulsions i appliquées à la bobine 8, le contact du bras 4 étant établi cycliquement sur 2a, 2b, 2c, 2d, 2e, 2f, 2a, etc. La télécommande est assurée par un relais contacteur 10a, 10b, 10c ,etc. chaque relais commandant la mise en service d'un appareil particulier. Toutefois pour passer du contact sur 2a qui correspond au zéro du compteur cyclique, par exemple au contact 2d, il va falloir envoyer trois impulsions successives qui vont établir le contact du bras 4 successivement avec 2b, 2c puis 2d. Le contact avec 2b et 2c va être établi pendant une durée égale à l'intervalle de temps qui sépare deux impulsions. Pour éviter que, par exemple le relais contacteur 10a,se ferme pendant la recherche de 2d, il suffit de doter ce relais par la résistance 11 et la capacité 12 d' un retard légèrement supérieur à cet intervalle de temps. I1 est à remarquer qu'une fois établi le contact sur le plot 2d considére,la durée de l'impulsion i devient sans influence sur l'état du circuit. Si donc le dispositif est combiné dans un circuit de télécommande existant dans lequel le courant de maintien du relais contacteur, par exemple"jour et nuit', est maintenu pendant toute la durée de l'ordre, la télécommande s'effectuera simplement en envoyant tout d'abord le nombre d' impulsions avec la période ci-dessus nécessaire pour amener le bras 4 sur le plot, par exemple 2d,'correspondant au contacteur "jour et nuit" et la dernière impulsion est maintenue pendant toute la durée "nuit".Pour éviter le battement du relais contacteur "jouret nuit" il suffit de le doter d'un retard éliminant l'effet des impulsions préparatoires. Lorsque l'ordre correspondra à un appareil télécommandé autre que le relais contacteur "jour et nuit", la dernière impulsion i est de durée normale, le compteur cyclique conservant sa position même Si les alimentations sont interrompues par une coupure. I1 peut toutefois se produire que des ordres soient envoyés par la télécommande alors que l'ordre n'est pas transmis à certains récepteurs-décodeurs par suite d'une coupure de la ligne. Après rétablissement,le décodeur de l'usager sera décalé et les ordres seront faussement interprétés. Pour y remédier, on peut prévoir un dispositif de remise à zéro du compteur cyclique. Comme illustré dans la figure,le plot 2a du rotacteur pris comme zéro alimente un relais non retardé 13 qui coupe l'une des entrées de l'impulsion i dans la bobine 8, le fonctionnement du relais 8 pouvant être très légèrement retardé électriquement quoique l'inertie de l'équipage mobile qu'il commande soit en général suffisante. En parallèle avec le relais 13 est montée la bobine 14 d'un relais retardé par une résistance 15 et une capacité 16, 1' armature de ce relais 14 shuntant l'armature du relais 13 et le retard du relais 14 étant supérieur à la durée d'impulsions i' de plus faible durée que les impulsions i mais de durée suffisante pour que le rotacteur tourne d'un pas. Si donc avant l'envoi d'un ordre, on envoie un nombre d'impulsions i' supérieur au nombre de pas du compteur cyclique, le rotacteur va tourner quelle que soit sa position de départ, jusqu'à ce que le bras 4 soit en contact avec le plot 2a et, à ce moment, toute nouvelle impulsion i' va ouvrir le relais 13, ce qui rend inactif le relais 8 et plus généralement arrête le comptage du compteur cyclique. Par contre la première impulsion i va ouvrir l'armature du relais 13 mais fermer celle du relais 14 de sorte que le rotacteur va passer sur le plot 2b. La réalisation du dispositif de l'invention a été, pour en rendre la visualisation plus parlante, expliquée avec réfé- rence à une mode de réalisation éledtromécanique. I1 est toutefois évident que des éléments electroniques ou d'autres éléments électromécaniques susceptibles d'assumer les mêmes fonctions peuvent être facilement substitués par l'homme de l'art à ceux décrits à titre d'exemple. Revendications 1. Un. procédé d'exploitation d'un dispositif de télécommande fonctionnant par trains d'impulsions envoyés sur les réseaux de distribution électrique, caractérisé en ce que l'ordre est envoyé par le récepteur- décodeur sous forme d'une impulsion, chaque impulsion étant enregistrée chez l'usager dans un compteur cyclique dont la sortie est envoyée comme ordre par un conducteur à l'appa- reil télécommandé correspondant à cette sortie 2. Un procédé d'exploitation d'un dispositif de télécommande selon la revendication 1, caractérisé en ce que le compteur cyclique avance d'un pas pour chaque impulsion reçue. 3. Un procédé d'exploitation d'un dispositif de télécommande selon la revendication 1, caractérisé en ce que le compteur cyclique avance d'un nombre de pas proportionnel à la durée de l'impulsion reçue. 4. Un procédé d'exploitation d'un dispositif de télécommande selon la revendication 1, caractérisé en ce que le compteur cyclique avance d'un nombre de pas proportionnel à l'intervalle de temps séparant la réception de deux impulsions. 5. Un procédé d'exploitation d'un dispositif de télécommande selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caracterisé en ce qu'un retard supérieur à la période d'avancement d'un pas du compteur cyclique est introduit entre la sortie du compteur cyclique et l'appareil télécommandé. 6, Un procédé d'exploitation d'un dispositif de télécommande selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'avant l'envoi d'un ordre on assure la remise au zéro du compteur cyclique. 7. Un procédé d'exploitation d'un dispositif de télécommande selon la revendication 6, caractérisé en ce que la remise au zéro est assuree par un train d'impulsions de durée suffisante pour faire avancer d'un pas le compteur cyclique mais inférieure à la durée de l'impulsion nécessaire pour démarrer, à partir du zéro, le comptage de ce compteur. 8. Un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte une entrée recevant les impulsions (i) du récepteur-décodeur de télécommande et un compteur cyclique (1 à 9) avec plusieurs sorties (2a à 2f), chaque sortie commandant un appareil télécommandé (10). 9. Un dispositif selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'un retard (11-12) est incorporé entre la sortie (2) du compteur cyclique et l'appareil (10) télécommandé.