L’invention concerne un procédé de géolocalisation d’un terminal (20) d’un système (10) de communication sans fil. Le terminal détecte, pour au moins un dispositif émetteur (40), un identifiant (ID3) du dispositif émetteur. Le terminal effectue une compression avec perte de l’identifiant du dispositif émetteur pour obtenir un identifiant réduit (CID1), puis il envoie cet identifiant réduit au réseau d’accès dans un message. Le réseau d’accès est capable de déterminer l’identifiant du dispositif émetteur à partir de l’identifiant réduit, d’une information de discrimination (Info3) déterminée à partir du message reçu, et d’une base de données (33) de résolution d’ambiguïté permettant de construire plusieurs listes d’identifiants de dispositifs émetteurs associées chacune respectivement à une valeur différente de l’information de discrimination. La position géographique du terminal peut ensuite être estimée à partir de l’identifiant du dispositif émetteur et à l’aide d’une base de données (51) de géolocalisation mémorisant une liste d’identifiants de dispositifs émetteurs et les positions géographiques respectives desdits dispositifs émetteurs. Figure pour l’abrégé : Fig. 4 Optimisation de la géolocalisation d’un terminal à partir d’un ou plusieurs identifiants de dispositifs émetteurs voisins Domaine de l’invention La présente invention appartient au domaine de la géolocalisation d’un terminal d’un système de communication sans fil. La géolocalisation du terminal est mise en œuvre à partir d’un ou plusieurs identifiants de dispositifs émetteurs voisins détectés par le terminal et à l’aide d’un serveur de géolocalisation comportant une base de données faisant l’association entre des dispositifs émetteurs et leur position géographique. Etat de la technique Il existe actuellement plusieurs systèmes de géolocalisation basés sur une base de données faisant l’association entre un identifiant d’un dispositif émetteur (par exemple un point d’accès WiFi ou Bluetooth, ou une étiquette RFID) avec la position géographique du dispositif émetteur. Dans un tel système de géolocalisation, un terminal détecte, pour au moins un dispositif émetteur, un identifiant du dispositif émetteur à partir d’un message émis par le dispositif émetteur, par exemple sur un signal balise. Le terminal envoie ensuite un message d’interrogation à un serveur de géolocalisation. Le message d’interrogation comporte l’identifiant du dispositif émetteur. Le serveur de géolocalisation comporte une base de données de géolocalisation faisant l’association entre des identifiants de dispositifs émetteurs et leurs positions géographiques respectives. Le serveur de géolocalisation peut alors déterminer la position géographique associée audit dispositif émetteur, puis envoyer cette information au terminal dans un message de réponse. La position géographique du dispositif émetteur correspond à une position géographique estimée du terminal. La position géographique du terminal peut éventuellement être affinée en fonction d’un niveau de puissance avec lequel le signal balise est reçu par le terminal. Il est également possible d’estimer la position géographique du terminal en fonction de la position géographique de plusieurs dispositifs émetteurs différents dont le terminal a reçu le signal balise à un instant donné. Il est important dans certains cas de limiter la consommation énergétique du terminal et/ou les ressources radio nécessaires à l’émission d’un message d’interrogation par le terminal. C’est notamment le cas lorsque la communication entre le terminal et le serveur de géolocalisation est assurée par un réseau d’accès étendu à bas débit et à basse consommation (« Low Power Wide Area Network » ou LPWAN dans la littérature anglo-saxonne). Un tel réseau de communication sans fil est particulièrement adapté pour des applications de type IoT (acronyme anglo-saxon pour « Internet Of Things », « internet des objets » en français) ou M2M (acronyme anglo-saxon pour « Machine To Machine », « communication de machine à machine » en français). Il peut alors être envisagé de limiter la taille d’un message d’interrogation en limitant le nombre d’identifiants de dispositifs émetteurs inclus dans le message d’interrogation ou en compressant le ou les identifiants de dispositifs émetteurs inclus dans le message d’interrogation. Limiter le nombre d’identifiants de dispositifs émetteurs inclus dans le message d’interrogation conduit toutefois à une dégradation de la précision de la géolocalisation du terminal. Compresser le ou les identifiants de dispositifs émetteurs inclus dans le message d’interrogation peut conduire à une ambiguïté sur la position géographique du terminal car un identifiant compressé peut correspondre à plusieurs identifiants de la base de données du serveur de géolocalisation (si on se place dans le cas d’une compression avec perte). Si une position approximative du terminal est connue, il est envisageable de résoudre cette ambiguïté en limitant la région géographique dans laquelle on cherche à faire correspondre l’identifiant compressé avec l’identifiant du dispositif émetteur. Toutefois, une position approximative du terminal n’est pas toujours disponible. Il convient donc de trouver une solution satisfaisante pour limiter la consommation énergétique et/ou les ressources radio nécessaires à l’émission d’un message d’interrogation par le terminal tout en conservant une précision satisfaisante de la géolocalisation du terminal. Le serveur de géolocalisation et le réseau d’accès sont généralement gérés par des opérateurs distincts. Aussi, la solution retenue ne devrait de préférence pas nécessiter un changement d’interface avec le serveur de géolocalisation. La présente invention a pour objectif de remédier à tout ou partie des inconvénients de l’art antérieur, notamment ceux exposés ci-avant, en proposant une solution pour optimiser, en termes de consommation énergétique, et/ou en termes d’utilisation des ressources radio, et/ou en termes de précision, la géolocalisation d’un terminal à partir d’un ou plusieurs identifiants de dispositifs émetteurs voisins. A cet effet, et selon un premier aspect, il est proposé par la présente invention, un procédé de géolocalisation d’un terminal d’un système de communication sans fil. Le terminal est adapté à échanger des messages avec un réseau d’accès du système de communication sans fil selon un premier protocole de communication sans fil. Le procédé comporte notamment les étapes suivantes : une détection, par le terminal, pour au moins un dispositif émetteur, d’un identifiant du dispositif émetteur à partir d’un message émis par le dispositif émetteur selon un second protocole de communication sans fil, une obtention, par le terminal, d’un identifiant réduit du dispositif émetteur par une compression avec perte de l’identifiant du dispositif émetteur, une émission, par le terminal et à destination du réseau d’accès, d’un message comportant l’identifiant réduit du dispositif émetteur, une détermination de l’identifiant du dispositif émetteur à partir de l’identifiant réduit, d’une information de discrimination déterminée à partir du message émis par le terminal, et d’une base de données de résolution d’ambiguïté permettant de construire plusieurs listes d’identifiants de dispositifs émetteurs associées chacune respectivement à une valeur différente de l’information de discrimination, une estimation de la position géographique du terminal à partir de l’identifiant du dispositif émetteur et à l’aide d’une base de données de géolocalisation mémorisant une liste d’identifiants de dispositifs émetteurs et les positions géographiques respectives desdits dispositifs émetteurs. La base de données de géolocalisation est mémorisée par un serveur de géolocalisation et la base de données de résolution d’ambiguïté est mémorisée par un ou plusieurs serveurs distincts du serveur de géolocalisation. La base de données de résolution d’ambiguïté est par exemple mémorisée par un ou plusieurs serveurs du réseau d’accès, ou par un ou plusieurs serveurs tiers connectés au réseau d’accès. Dans la suite de la description, le terme « identifiant » correspond à un identifiant sous sa forme complète (c’est-à-dire sous une forme non réduite de l’identifiant). Le terme « identifiant réduit » correspond à une forme réduite de l’identifiant obtenue via une compression avec perte d’information. Le fait de compresser avec perte l’identifiant du dispositif émetteur permet d’obtenir une information de taille réduite sur l’identifiant. Cela permet donc de réduire la taille du message comportant l’information sur l’identifiant émis par le terminal au réseau d’accès (ou éventuellement de réduire le nombre de messages nécessaires pour envoyer l’information sur l’identifiant si cette information ne peut pas être contenue dans un seul message). Cela permet donc de limiter la consommation énergétique et les ressources radio nécessaires à l’émission du ou des messages par le terminal. Cette compression peut également présenter l’avantage de permettre d’envoyer plus d’identifiants dans un message pour une taille de message donné. Cela a pour effet d’améliorer la précision de la géolocalisation. Cette compression présente également un avantage en termes de confidentialité des données car les identifiants réduits transmis dans un message ne peuvent a priori pas être décompressés par un tiers qui intercepterait le message. Toutefois, cette compression entraine une ambiguïté sur l’identifiant du dispositif émetteur car un identifiant réduit peut potentiellement correspondre à plusieurs identifiants de dispositifs émetteurs mémorisés dans la base de données du serveur de géolocalisation. L’invention repose sur le fait que le réseau d’accès est capable de résoudre cette ambiguïté à l’aide d’une base de données de résolution d’ambiguïté qui permet de déterminer l’identifiant du dispositif émetteur à partir de l’identifiant réduit. La base de données de résolution d’ambiguïté permet de construire des listes d’identifiants de dispositifs émetteurs associées chacune respectivement à une valeur différente d’une information de discrimination. Le réseau d’accès détermine l’identifiant du dispositif émetteur à partir de l’identifiant réduit, d’une information de discrimination déterminée à partir du message reçu du terminal, et de la base de données de résolution d’ambiguïté. L’information de discrimination peut être déterminée directement à partir de paramètres contenus dans le message émis par le terminal et/ou à partir d'informations disponibles au sein du réseau d'accès associées au terminal qui a émis le message et dérivées dudit message. Il s’agit dans un premier temps de déterminer, dans la base de données de résolution d’ambiguïté, une liste associée à la valeur de l’information de discrimination déterminée à partir du message reçu du terminal. Dans un deuxième temps, il s’agit de déterminer, dans cette liste, l’identifiant de dispositif émetteur qui correspond à l’identifiant réduit. Le risque qu’il y ait une ambiguïté dans la liste associée à la valeur de l’information de discrimination déterminée à partir du message reçu du terminal est significativement réduit (il y a une ambiguïté s’il reste dans la liste plusieurs identifiants qui correspondent au même identifiant réduit). En effet, la taille d’une liste construite à partir de la base de données de résolution d’ambiguïté est généralement très petite par rapport à la taille de la liste de tous les identifiants de dispositifs émetteurs mémorisée dans la base de données du serveur de géolocalisation. La taille des listes construites à partir de la base de données de résolution d’ambiguïté dépend de l’information de discrimination choisie. Autrement dit, en choisissant convenablement l’information de discrimination, il devient possible pour le réseau d’accès, dans la très grande majorité des cas, de lever l’ambiguïté sur l’identifiant du dispositif émetteur. Il convient de noter que la « position géographique » d’un dispositif émetteur mémorisée dans la base de données de géolocalisation peut correspondre, de manière large, à une information de position représentative de la position géographique exacte du dispositif émetteur. Ainsi, il peut s’agir directement des coordonnées (longitude, latitude et éventuellement altitude) d’une position géographique du dispositif émetteur, mais il peut aussi s’agir d’une information contextuelle permettant d’estimer la position géographique exacte du dispositif émetteur (comme par exemple une adresse postale, un nom de magasin, un nom de quartier, de région ou de pays, etc). Dans des modes particuliers de mise en œuvre, l’invention peut comporter en outre l’une ou plusieurs des caractéristiques suivantes, prises isolément ou selon toutes les combinaisons techniquement possibles. Dans des modes particuliers de mise en œuvre, l’information de discrimination comporte une information représentative d’un groupe de terminaux auquel appartient le terminal, et/ou une information représentative d’une zone géographique dans laquelle se trouve le terminal, et/ou une information représentative d’au moins un autre identifiant ou identifiant réduit de dispositif émetteur détecté par le terminal. Dans des modes particuliers de mise en œuvre, l’obtention de l’identifiant réduit du dispositif émetteur comporte une troncature d’au moins une partie de l’identifiant du dispositif émetteur. Dans des modes particuliers de mise en œuvre, l’obtention de l’identifiant réduit du dispositif émetteur comporte une estimation, pour différentes parties de l’identifiant du dispositif émetteur, d’une valeur représentative d’un pouvoir discriminant de chaque partie pour ledit identifiant, et une sélection d’au moins une partie à tronquer en fonction des valeurs estimées. Dans des modes particuliers de mise en œuvre, l’obtention de l’identifiant réduit du dispositif émetteur comporte un calcul d’une clé de hachage à l’aide d’une fonction de hachage. Dans des modes particuliers de mise en œuvre, la fonction de hachage est mise en œuvre par un algorithme d’apprentissage automatique préalablement entrainé à déterminer une clé de hachage optimale pour un identifiant de dispositif émetteur. Dans des modes particuliers de mise en œuvre, le premier protocole de communication sans fil est un protocole de communication d’un réseau étendu sans fil ou d’un réseau étendu sans fil à basse consommation. Dans des modes particuliers de mise en œuvre, le deuxième protocole de communication sans fil est un protocole de communication d’un réseau local sans fil, un protocole de communication d’un réseau personnel sans fil, ou un protocole de communication d’un système de communication à courte distance. Selon un deuxième aspect, la présente invention concerne un procédé pour mettre à jour une base de données de résolution d’ambiguïté telle que définie dans l’un quelconque des modes de mise en œuvre précédemment décrits. Le procédé de mise à jour comporte notamment les étapes suivantes : une détection, par un terminal du système de communication sans fil, d’un identifiant d’un dispositif émetteur à partir d’un message émis par le dispositif émetteur, une évaluation, par le terminal, d’un critère pour déterminer lequel parmi l’identifiant du dispositif émetteur ou un identifiant réduit du dispositif émetteur doit être émis par le terminal dans un message à destination du réseau d’accès, une mise à jour de la base de données de résolution d’ambiguïté lorsque le message émis par le terminal comporte l’identifiant du dispositif émetteur sous une forme complète. Dans des modes particuliers de mise en œuvre, le critère est évalué en fonction d’un nombre d’identifiants de dispositifs émetteurs détectés par le terminal pendant une période de temps prédéterminée, et/ou en fonction d’une indication donnée par un capteur du terminal, et/ou en fonction d’une détermination par le terminal si l’identifiant du dispositif émetteur a déjà été envoyé, et/ou en fonction d’une configuration définie par le réseau d’accès et émise au terminal par le réseau d’accès dans un message de configuration. Selon un troisième aspect, la présente invention concerne un serveur connecté à un réseau d’accès d’un système de communication sans fil (il peut s’agir d’un serveur appartenant directement au réseau d’accès ou d’un serveur tiers connecté au réseau d’accès). Le système comporte au moins un terminal adapté à échanger des messages avec le réseau d’accès selon un premier protocole de communication sans fil et à détecter, pour au moins un dispositif émetteur, un identifiant dudit dispositif émetteur à partir d’un message émis par ledit dispositif émetteur selon un second protocole de communication sans fil. Le serveur est configuré pour recevoir du terminal un message comportant un identifiant réduit du dispositif émetteur. L’identifiant réduit est le résultat d’une compression avec perte de l’identifiant du dispositif émetteur. Le serveur est également configuré pour déterminer l’identifiant du dispositif émetteur à partir de l’identifiant réduit, d’une information de discrimination déterminée à partir du message émis par le terminal, et d’une base de données de résolution d’ambiguïté. La base de données de résolution d’ambiguïté permet de construire plusieurs listes d’identifiants de dispositifs émetteurs associées chacune respectivement à une valeur différente de l’information de discrimination. La base de données de résolution d’ambiguïté est mémorisée par le serveur ou par un ou plusieurs autres serveurs. Le serveur est en outre configuré pour estimer la position géographique du terminal à partir de l’identifiant du dispositif émetteur et à l’aide d’une base de données de géolocalisation. La base de données de géolocalisation mémorise une liste d’identifiants de dispositifs émetteurs et les positions géographiques respectives desdits dispositifs émetteurs. La base de données de géolocalisation est mémorisée par un serveur de géolocalisation distinct du ou des serveurs mémorisant la base de données de résolution d’ambiguïté. Le serveur peut être configuré pour mettre en œuvre l’un quelconque des modes de mise en œuvre du procédé de géolocalisation précédemment décrits. Dans des modes particuliers de réalisation, le serveur est en outre configuré pour recevoir d’un terminal un message comportant un identifiant d’un dispositif émetteur, et pour mettre à jour la base de données de résolution d’ambiguïté à partir de l’identifiant reçu. Selon un quatrième aspect, la présente invention concerne un réseau d’accès comportant un serveur selon l’un quelconque des modes de réalisation précédents. Dans des modes particuliers de réalisation, le réseau d’accès est un réseau étendu sans fil ou un réseau étendu sans fil à basse consommation. Selon un cinquième aspect, la présente invention concerne un terminal d’un système de communication sans fil. Le terminal est adapté à échanger des messages avec le réseau d’accès selon un premier protocole de communication sans fil. Le terminal est configuré pour détecter un identifiant d’un dispositif émetteur à partir d’un message émis par le dispositif émetteur selon un second protocole de communication sans fil. Le terminal est en outre configuré pour évaluer un critère pour déterminer lequel parmi l’identifiant du dispositif émetteur ou un identifiant réduit du dispositif émetteur doit être émis par le terminal dans un message à destination du réseau d’accès. Lorsque l’identifiant réduit doit être émis, le terminal est configuré pour compresser avec perte l’identifiant du dispositif émetteur pour obtenir un identifiant réduit du dispositif émetteur. Enfin, le terminal est configuré pour émettre, à destination du réseau d’accès, un message comportant soit l’identifiant du dispositif émetteur, soit l’identifiant réduit du dispositif émetteur, selon le résultat de l’évaluation du critère. Dans des modes particuliers de mise en œuvre, le critère est évalué en fonction d’un nombre d’identifiants de dispositifs émetteurs détectés par le terminal pendant une période de temps prédéterminée, et/ou en fonction d’une indication donnée par un capteur du terminal, et/ou en fonction d’une détermination par le terminal si l’identifiant du dispositif émetteur a déjà été envoyé, et/ou en fonction d’une configuration définie par le réseau d’accès et émise au terminal par le réseau d’accès dans un message de configuration. Présentation des figures L’invention sera mieux comprise à la lecture de la description suivante, donnée à titre d’exemple nullement limitatif, et faite en se référant aux figures 1 à 4 qui représentent : une représentation schématique d’un exemple de réalisation d’un système de communication sans fil utilisé pour géolocaliser un terminal à l’aide d’un serveur de géolocalisation, une représentation schématique d’un exemple de réalisation d’un terminal, une représentation schématique des principales étapes d’un mode de mise en œuvre d’un procédé de géolocalisation d’un terminal, une illustration d’un exemple de mise en œuvre d’un procédé de géolocalisation d’un terminal, un exemple de structure possible pour une base de données de résolution d’ambiguïté, une représentation schématique des principales étapes d’un mode de mise en œuvre d’un procédé de mise à jour d’une base de données de résolution d’ambiguïté. Dans ces figures, des références identiques d’une figure à une autre désignent des éléments identiques ou analogues. Pour des raisons de clarté, les éléments représentés ne sont pas nécessairement à une même échelle, sauf mention contraire. Description détaillée d’un mode de réalisation de l’invention La représente schématiquement un système 10 de communication sans fil, comportant au moins un terminal 20 et un réseau d’accès 30 comportant plusieurs stations de base 31. Le terminal 20 est adapté à émettre des messages sur un lien montant à destination du réseau d’accès 30. Chaque station de base 31 est adaptée à recevoir les messages du terminal 20 lorsque ledit terminal se trouve à sa portée. De manière conventionnelle, un message émis par le terminal 20 comporte un identifiant du terminal 20. Chaque message reçu par une station de base est par exemple transmis à un serveur 32 du réseau d’accès 30, éventuellement accompagné d’autres informations comme un identifiant de la station de base 31 qui l’a reçu, le niveau de puissance de réception dudit message reçu, l’instant d’arrivée dudit message, la fréquence à laquelle le message a été reçu, etc. Le serveur 32 traite par exemple l’ensemble des messages reçus des différentes stations de base 31. Le système 10 de communication sans fil peut être monodirectionnel, c'est-à-dire qu’il ne permet des échanges de messages que sur le lien montant du terminal 20 vers le réseau d’accès 30. Rien n’exclut cependant, suivant d’autres exemples, de permettre des échanges bidirectionnels. Le cas échéant, le réseau d’accès 30 est également adapté à émettre, par l’intermédiaire des stations de base 31, des messages sur un lien descendant à destination du terminal 20, lequel est adapté à les recevoir. Les échanges de messages sur le lien montant à destination du réseau d’accès 30 utilisent un premier protocole de communication sans fil. Dans des modes particuliers de réalisation, le premier protocole de communication sans fil est un protocole de communication de réseau étendu sans fil (« Wireless Wide Area Network » ou WWAN dans la littérature anglo-saxonne). Par exemple, le premier protocole de communication sans fil est un protocole de communication normalisé de type UMTS (« Universal Mobile Telecommunications System »), LTE (« Long Term Evolution), LTE-Advanced Pro, 5G, etc. Alternativement, le premier protocole de communication sans fil est un protocole de communication de réseau étendu sans fil à basse consommation (« Low Power Wide Area Network » ou LPWAN dans la littérature anglo-saxonne). Un tel système de communication sans fil est un réseau d’accès à longue portée (supérieure à un kilomètre, voire même supérieure à quelques dizaines de kilomètres), à faible consommation énergétique (par exemple une consommation énergétique lors de la transmission ou de la réception d’un message inférieure à 100 mW, voire inférieure à 50 mW, voire même inférieure à 25 mW), et dont les débits sont généralement inférieurs à 1 Mbits/s. Parmi des exemples de réseaux LPWAN, on peut citer notamment Sigfox, LoRaWAN, Ingenu, Amazon Sidewalk, Helium, etc. De tels systèmes de communication sans fil sont particulièrement adaptés pour des applications de type IoT ou M2M. Dans un système de communication de type IoT ou M2M, les échanges de données sont essentiellement monodirectionnels, en l’occurrence sur un lien montant des terminaux 20 vers le réseau d’accès 30 du système 10 de communication sans fil. Afin de minimiser les risques de perdre un message émis par un terminal 20, la planification du réseau d’accès est souvent réalisée de telle sorte qu’une zone géographique donnée est couverte simultanément par plusieurs stations de base 31, de telle manière qu’un message émis par un dispositif émetteur 20 peut être reçu par plusieurs stations de base 31. Dans la suite de la description, on considère à titre d’exemple nullement limitatif que le premier protocole de communication sans fil est un protocole de communication de réseau étendu sans fil à basse consommation et à bande ultra étroite. Par « bande ultra étroite » (« Ultra Narrow Band » ou UNB dans la littérature anglo-saxonne), on entend que le spectre fréquentiel instantané des signaux radioélectriques émis par les terminaux est de largeur fréquentielle inférieure à deux kilohertz, voire inférieure à un kilohertz. Tel qu’illustré par la , le terminal 20 est également adapté à recevoir des messages émis par au moins un dispositif émetteur 40, qui se trouve au voisinage dudit terminal 20. Les messages émis par le dispositif émetteur 40 utilisent un second protocole de communication sans fil, différent du premier protocole de communication sans fil. Il est à noter que le dispositif émetteur 40 peut être entièrement indépendant du système 10 de communication sans fil, et il n’a pas besoin de supporter le premier protocole de communication sans fil. Dans des modes particuliers de réalisation, le second protocole de communication sans fil est de portée inférieure à la portée du premier protocole de communication sans fil. Dans un tel cas, la position géographique du dispositif émetteur 40, dans la portée duquel se trouve le terminal 20, fournit une information plus précise sur la position géographique du terminal 20 que, par exemple, la position géographique d’une station de base 31 qui reçoit un message émis par le terminal 20. Il est cependant à noter qu’il est également possible, suivant d’autres exemples, d’avoir un second protocole de communication sans fil dont la portée n’est pas inférieure à celle du premier protocole de communication sans fil. Le second protocole de communication sans fil est par exemple un protocole de communication de réseau local sans fil (« Wireless Local Area Network » ou WLAN dans la littérature anglo-saxonne), par exemple de type WiFi (normes IEEE 802.11), etc., ou encore un protocole de communication de réseau personnel sans fil (« Wireless Personal Area Network » ou WPAN dans la littérature anglo-saxonne), par exemple de type Bluetooth ou BLE (acronyme anglais pour « Bluetooth Low Energy », « Bluetooth à basse consommation » en français), etc. Selon encore un autre exemple, le second protocole de communication sans fil peut être un protocole de communication à courte distance basé par exemple sur la technologie NFC (acronyme anglais de « Near Field Communication », « communication en champ proche » en français) ou sur la technologie RFID (acronyme anglais de « Radio Frequency Identification », « identification par radiofréquences » en français). Un serveur 50 de géolocalisation comporte une base de données, dite « base de données de géolocalisation », comportant une table mémorisant des identifiants de dispositifs émetteurs 40. S’il est présent dans la base de données de géolocalisation, un identifiant de dispositif émetteur 40 est associé dans la table à au moins une information de position représentative de la position géographique du dispositif émetteur 40. Un identifiant d’un dispositif émetteur 40 correspond par exemple à une adresse MAC du dispositif émetteur 40 (MAC est l’acronyme anglo-saxon pour « Media Access Control », « contrôle d’accès au support » en français). D’autres paramètres pourraient toutefois jouer le rôle d’identifiant pour un dispositif émetteur 40, comme par exemple un SSID (acronyme anglais de « Service Set IDentifier », « identificateur d’ensemble de services » en français) ou un BSSID (acronyme anglais pour « Base Service Set IDentifier », « identificateur d’ensemble de services de base » en français) d’un point d’accès WiFi, un identifiant d’un point d’accès Bluetooth ou BLE, un identifiant d’une étiquette RFID, etc. L’information de position peut être directement des coordonnées (longitude, latitude et éventuellement altitude) d’une position géographique du dispositif émetteur 40. L’information de position peut toutefois également être une information contextuelle permettant d’estimer la position géographique du dispositif émetteur 40, comme par exemple une adresse postale, un nom de magasin, un nom de quartier, de région ou de pays, etc. Le serveur 50 de géolocalisation est par exemple connecté au serveur 32 du réseau d’accès 30 par une connexion internet. La représente schématiquement un exemple de réalisation d’un terminal 20. Tel qu’illustré par la , le terminal 20 comporte un premier module de communication 21 adapté à échanger des messages avec les stations de base 31 selon le premier protocole de communication sans fil. Le premier module de communication 21 se présente par exemple sous la forme d’un circuit radioélectrique comportant des équipements (antenne, amplificateur, oscillateur local, mélangeur, filtre analogique, etc.). Le terminal 20 comporte également un second module de communication 22 adapté à recevoir des messages émis par le dispositif émetteur d’intérêt 40, selon le second protocole de communication sans fil. Le second module de communication 22 se présente par exemple sous la forme d’un circuit radio électrique comportant des équipements (antenne, amplificateur, oscillateur local, mélangeur, filtre analogique, etc.). En outre, le terminal 20 comporte également un circuit de traitement 23, relié au premier module de communication 21 et au second module de communication 22. Le circuit de traitement 23 comporte par exemple un ou plusieurs processeurs et des moyens de mémorisation (disque dur magnétique, mémoire électronique, disque optique, etc.) dans lesquels est mémorisé un produit programme d’ordinateur, sous la forme d’un ensemble d’instructions de code de programme à exécuter pour mettre en œuvre au moins certaines étapes d’un procédé de géolocalisation du terminal et d’un procédé pour mettre à jour une base de données de résolution d’ambiguïté (voir ci-après). Le serveur 32 du réseau d’accès 30 comporte également un ou plusieurs processeurs et des moyens de mémorisation dans lesquels est mémorisé un produit programme d’ordinateur, sous la forme d’un ensemble d’instructions de code de programme à exécuter pour mettre au moins certaines étapes d’un procédé de géolocalisation du terminal et d’un procédé de mise à jour d’une base de données de résolution d’ambiguïté (voir ci-après). La représente schématiquement les principales étapes d’un exemple de mise en œuvre d’un procédé 100 selon l’invention pour géolocaliser un terminal 20. Le procédé 100 de géolocalisation comporte une étape de détection 101, par le terminal 20, pour au moins un dispositif émetteur 40, d’un identifiant du dispositif émetteur 40 à partir d’un message émis par le dispositif émetteur 40 selon le second protocole de communication sans fil. Le procédé 100 de géolocalisation comporte ensuite une étape d’obtention 102, par le terminal 20, d’un identifiant réduit du dispositif émetteur 40. L’identifiant réduit est le résultat d’une compression avec perte de l’identifiant du dispositif émetteur 40. L’identifiant réduit correspond donc à une information représentative de l’identifiant du dispositif émetteur 40 qui présente une taille plus petite que l’identifiant du dispositif émetteur 40. Par exemple, l’identifiant du dispositif émetteur 40 est codé sur soixante-quatre bits, alors que l’identifiant réduit est codé sur seulement douze bits. Cette information peut toutefois être ambigüe dans la mesure où plusieurs identifiants différents de dispositifs émetteurs pourraient partager le même identifiant réduit. Le procédé 100 de géolocalisation comporte ensuite une étape d’émission 103, par le terminal 20, à destination du réseau d’accès 30, d’un message comportant l’identifiant réduit du dispositif émetteur 40. Ce message est émis selon le premier protocole de communication sans fil. Le procédé 100 de géolocalisation comporte ensuite une étape de détermination 104, par le réseau d’accès 30, de l’identifiant du dispositif émetteur 40 à partir de l’identifiant réduit et à l’aide d’une base de données, dite « base de données de résolution d’ambiguïté ». La base de données de résolution d’ambiguïté permet de construire différentes listes d’identifiants de dispositifs émetteurs associées respectivement à différentes valeurs d’une information de discrimination. Une valeur particulière d’une information de discrimination peut être déterminée à partir du message émis par le terminal 20. Une liste associée à la valeur de l’information de discrimination déterminée à partir du message reçu du terminal 20 peut alors être construite à l’aide de la base de données de résolution d’ambiguïté. Il reste ensuite à déterminer, dans cette liste, l’identifiant de dispositif émetteur qui correspond à l’identifiant réduit. Le risque qu’il y ait une ambiguïté dans la liste associée à la valeur de l’information de discrimination déterminée à partir du message reçu du terminal est significativement réduit. En effet, la taille d’une liste construite à partir de la base de données de résolution d’ambiguïté est plus petite que la taille de la liste de tous les identifiants de dispositifs émetteurs mémorisée dans la base de données du serveur de géolocalisation. Le procédé 100 de géolocalisation comporte ensuite une étape d’estimation 105 de la position géographique du terminal 20 à partir de l’identifiant du dispositif émetteur et à l’aide de la base de données de géolocalisation du serveur 50 de géolocalisation. La position géographique estimée du terminal 20 correspond par exemple à la position du dispositif émetteur 40 mémorisée dans la base de données de géolocalisation. La position géographique du terminal 20 peut éventuellement être affinée en fonction d’un niveau de puissance avec lequel le signal balise est reçu par le terminal 20, ou à l’aide de métadonnées connues du réseau d’accès 30. Il est également possible d’estimer la position géographique du terminal 20 en fonction de la position géographique de plusieurs dispositifs émetteurs 40 différents détectés par le terminal 20 à un instant donné. Dans l’exemple considéré, l’étape de détermination 104 de l’identifiant du dispositif émetteur 40 à partir de l’identifiant réduit et de la base de données de résolution d’ambiguïté est mise en œuvre par le serveur 32 du réseau d’accès 30. L’étape d’estimation 105 de la position géographique du terminal 20 à partir de l’identifiant du dispositif émetteur 40 et de la base de données de géolocalisation peut être mise en œuvre par le serveur 32 du réseau d’accès 30 et/ou par le serveur 50 de géolocalisation. Selon un premier exemple, le serveur 32 du réseau d’accès 30 envoie au serveur 50 de géolocalisation l’identifiant du dispositif émetteur 40 ou, lorsque plusieurs dispositifs émetteurs ont été détectés par le terminal, l’ensemble des identifiants disponibles, et le serveur 50 de géolocalisation estime la position du terminal 20 à partir des positions géographiques associées aux différents identifiants dans la base de données de géolocalisation. Selon un deuxième exemple, le serveur 50 de géolocalisation se contente de retourner la position géographique associée à chaque identifiant dans la base de données de géolocalisation, et c’est le serveur 32 qui estime la position du terminal 20 à partir des positions géographiques associées aux différents identifiants. La base de données de résolution d’ambiguïté est par exemple mémorisée par le serveur 32, et/ou par plusieurs autres serveurs du réseau d’accès 30, ou bien par des serveurs n’appartenant pas au réseau d’accès 30. On se place toutefois dans le cas où le ou les serveurs qui mémorisent la base de données de résolution d’ambiguïté sont distincts du serveur 50 de géolocalisation. Ces serveurs comportent des informations qui ne sont pas connues par le serveur 50 de géolocalisation et qui permettent de résoudre une éventuelle ambiguïté dans la détermination de l’identifiant d’un dispositif émetteur 40 à partir de l’identifiant réduit. Cela permet à l’opérateur de la base de données de résolution d’ambiguïté de maintenir sa base de données sans dépendre de l’opérateur de la base de données de géolocalisation. De plus, les informations de discrimination peuvent être associées à des informations privées connues uniquement du réseau d'accès et qui ne doivent pas être communiquées au serveur 50 de géolocalisation. La illustre un exemple de mise en œuvre du procédé 100 de géolocalisation selon l’invention. Dans cet exemple, on considère neuf dispositifs émetteurs 40 associés respectivement aux identifiants ID1, ID2, …, ID9. La table de correspondance 21 indique l’identifiant réduit associé à chacun des identifiants ID1, ID2, …, ID9. Dans l’exemple considéré, il y a six valeurs d’identifiant réduit : CID1, CID2, …, CID6. Il apparaît que l’identifiant réduit CID1 est associé à la fois à l’identifiant ID1 et à l’identifiant ID3 ; l’identifiant réduit CID2 est associé à la fois à l’identifiant ID2 et à l’identifiant ID6 ; l’identifiant réduit CID3 est associé à l’identifiant ID4 ; l’identifiant réduit CID4 est associé à la fois à l’identifiant ID5 et à l’identifiant ID7 ; l’identifiant réduit CID5 est associé à l’identifiant ID7 ; l’identifiant réduit CID6 est associé à l’identifiant ID9. Il existe donc des ambiguïtés puisqu’un même identifiant réduit est associé à plusieurs identifiants différents, et il n’est par conséquent pas possible de déterminer de façon certaine l’identifiant d’un dispositif émetteur à partir d’un identifiant réduit. Dans l’exemple illustré à la , le terminal 20 détecte le dispositif émetteur 40 dont l’identifiant est ID3. Le terminal 20 effectue alors une compression de l’identifiant ID3 pour obtenir l’identifiant réduit CID1 associé à l’identifiant ID1 (à cette fin, il est supposé par exemple que le terminal 20 connait la fonction de compression qui permet d’obtenir un identifiant réduit à partir d’un identifiant d’un dispositif émetteur, ou bien que le terminal 20 connait la table de correspondance 21). Le terminal 20 émet ensuite un message comportant l’identifiant réduit CID1 à destination du réseau d’accès 30. Le réseau d’accès 30, et plus particulièrement le serveur 32, cherche alors à déterminer l’identifiant du dispositif émetteur 40 à partir de l’identifiant réduit CID1 et à l’aide d’une base de données 33 de résolution d’ambiguïté. Dans l’exemple considéré, la base de données 33 de résolution d’ambiguïté permet de construire différentes listes d’identifiants de dispositifs émetteurs associées respectivement à différentes valeurs d’une information de discrimination : info1, info2, …, info5. A titre d’exemple nullement limitatif, l’information de discrimination correspond au nom d’une société cliente du réseau d’accès 30 à laquelle appartient le terminal 20. Autrement dit, dans l’exemple considéré, la base de données 33 de résolution d’ambiguïté est capable de construire, pour chacune de plusieurs sociétés clientes du réseau d’accès 30 (info1, info2, …, info5), une liste d’identifiants de dispositifs émetteurs 40 qui ont déjà été détectés par des terminaux appartenant à ladite société cliente. Les identifiants de dispositifs émetteurs 40 qui ont déjà été détectés par des terminaux appartenant à la société cliente dont le nom est info1 sont ID1, ID4 et ID5 ; les identifiants de dispositifs émetteurs 40 qui ont déjà été envoyés par des terminaux appartenant à la société cliente dont le nom est info2 sont ID2 et ID9 ; etc. Dans l’exemple considéré, le serveur 32 est capable de déterminer que pour le message reçu du terminal 20, la valeur de l’information de discrimination est info 3. Autrement dit, le serveur 32 est capable de déterminer que la société cliente à laquelle appartient le terminal 20 qui vient d’émettre le message comportant l’identifiant réduit CID1 est la société cliente info 3. Cette information est par exemple contenue explicitement dans le message reçu du terminal 20, ou alors cette information peut être dérivée à partir du message reçu du terminal 20 (par exemple le message comporte aussi un identifiant du terminal 20 et le serveur 32 est capable de déterminer à quelle société cliente appartient le terminal 20 à partir de l’identifiant du terminal 20). Il reste alors à déterminer, dans la liste associée à l’information de discrimination ayant pour valeur info3, quel identifiant de dispositif émetteur 40, parmi les identifiants ID3, ID7 et ID8 de la liste, correspond à l’identifiant réduit CID1. Seul l’identifiant ID3 a pour identifiant réduit CID1 dans cette liste. Le serveur 32 détermine ainsi que l’identifiant du dispositif émetteur 40 détecté par le terminal 20 est très probablement ID3. Il est bien entendu supposé que le serveur 32 connait la fonction de décompression qui permet d’obtenir un identifiant de dispositif émetteur à partir d’un identifiant réduit, ou bien que le réseau d’accès 32 connaît la table de correspondance 21). Le réseau d’accès peut alors envoyer un message comportant l’identifiant ID3 au serveur 50 de géolocalisation. Le serveur 50 de géolocalisation comporte une base de données de géolocalisation 51 qui mémorise des identifiants de dispositifs émetteurs 40 associés chacun respectivement à au moins une information de position représentative de la position géographique du dispositif émetteur 40. Dans l’exemple considéré, l’identifiant ID1 est associée à l’information de position pos1, l’identifiant ID2 est associée à l’information de position pos2, …, l’identifiant ID9 est associée à l’information de position pos9. La position géographique du terminal 20 peut alors être estimée comme étant la position géographique du dispositif émetteur 40 dont l’identifiant est ID3, à savoir la position géographique associée à pos3. Dans l’exemple illustré à la , il est considéré qu’un seul identifiant de dispositif émetteur 40 est détecté par le terminal 20. L’invention pourrait cependant également s’appliquer au cas où plusieurs identifiants correspondant à différents dispositifs émetteurs 40 sont détectés par le terminal 20 pendant une certaine période de temps puis transmis au réseau d’accès 30 dans un seul message ou dans plusieurs messages. La position géographique du terminal 20 peut alors être déterminée en fonction des différentes informations de position associées dans la base de données de géolocalisation 51 aux différents dispositifs émetteurs détectés. Dans l’exemple illustré à la , sans la base de données 33 de résolution d’ambiguïté, il n’aurait pas été possible pour le réseau d’accès 30 et pour le serveur 50 de géolocalisation de déterminer de façon certaine quel est l’identifiant du dispositif émetteur 40 détecté par le terminal 20 parmi les identifiants ID1 et ID3 (c’est-à-dire parmi les identifiants ayant pour identifiant réduit CID1). Il n’aurait alors pas été possible d’estimer la position géographique du terminal 20 (celle-ci pouvant alors correspondre aussi bien à pos1 qu’à pos3). L’invention permet ainsi de réduire la quantité d’information à transmettre par le terminal 20 (en compressant l’identifiant) tout en limitant le risque d’ambiguïté dans la détermination de l’identifiant du dispositif émetteur 40 (grâce à la base de données 33 de résolution d’ambiguïté). Il convient de noter que la résolution d’ambiguïté n’est pas toujours garantie, notamment lorsque plusieurs identifiants présentant le même identifiant réduit répondent à une même valeur de l’information de discrimination. Le risque qu’une ambiguïté persiste peut toutefois généralement être considérablement réduit en choisissant convenablement l’information de discrimination. L’information de discrimination peut correspondre à une information représentative d’un groupe de terminaux auquel appartient le terminal 20 (comme par exemple le nom de la société cliente à laquelle appartient le terminal 20, un type d’appareil correspondant au terminal 20, etc.). L’information de discrimination peut également correspondre à une zone géographique dans laquelle se trouve le terminal 20. Dans ce cas, le réseau d’accès 30 doit être capable de déterminer une information de position représentative de la position géographique du terminal 20 sans utiliser le serveur 50 de géolocalisation. L’information de position du terminal 20 peut correspondre à des coordonnées (longitude, latitude et éventuellement altitude) d’une position géographique estimée du terminal 20, avec éventuellement une indication de la précision de cette position estimée. L’information de position du terminal 20 peut toutefois également être une information contextuelle permettant d’estimer la position géographique approximative du terminal 20, comme par exemple une adresse postale, un nom de magasin, un nom de quartier, de région ou de pays, etc. Cette information contextuelle peut notamment être obtenue à partir d’un paramètre associé au message reçu du terminal 20. A titre d’exemple, il est possible de déterminer dans quelle région ou dans quel pays se trouve le terminal 20 à partir d’un identifiant du terminal si le réseau d’accès a la connaissance que ce terminal appartient à une société cliente qui n’exerce que dans une région ou dans un pays particulier. Le réseau d’accès 30 est par exemple configuré pour estimer la position géographique du terminal 20 en fonction de messages reçus dudit terminal 20. Dans des modes particuliers de mise en œuvre, la position géographique est estimée à partir du message reçu comportant l’identifiant du dispositif émetteur 40. Rien n’exclut cependant, suivant d’autres exemples, d’estimer la position géographique du terminal 20 à partir d’autres messages préalablement émis par le terminal 20. Différentes méthodes d’estimation de la position géographique du terminal 20 peuvent être mises en œuvre. Par exemple, le réseau d’accès 30 peut estimer la position géographique du terminal 20 comme étant la position géographique d’une station de base 31 qui a reçu un message émis par le terminal 20. Si plusieurs stations de base 31 peuvent recevoir un message émis par le terminal 20, il est possible d’estimer la position géographique du terminal 20 en fonction des positions géographiques de toutes les stations de base 31 qui ont reçu le message émis par le terminal 20 (par exemple en définissant un barycentre de ces positions géographiques). Selon un autre exemple, le réseau d’accès 30 peut estimer les distances qui séparent le terminal 20 d’une ou plusieurs stations de base 31 en calculant le temps de propagation d’un message émis par le terminal 20 à destination des stations de base 31 à partir des mesures TOA ou de mesures de différences d’instants d’arrivée (« Time Difference of Arrival » ou TDOA dans la littérature anglo-saxonne) de ce message au niveau des différentes stations de base 31. Il est alors ensuite possible d’estimer la position du terminal 20 par multilatération si les positions géographiques des stations de base 31 sont connues. Selon un autre exemple, il est possible d’estimer la position du terminal 20 par multilatération en déterminant les distances qui séparent le terminal 20 de plusieurs stations de base 31 à partir d’une mesure RSSI pour chaque station de base 31 pour un message émis par le terminal 20 à destination du réseau d’accès 30. Selon encore un autre exemple, la méthode d’estimation d’une position géographique du terminal 20 par le réseau d’accès 30 peut reposer sur des techniques d’apprentissage automatique (« Machine Learning » dans la littérature anglo-saxonne) qui associent une empreinte radio à une position géographique de la zone géographique considérée. Dans des modes particuliers de mise en œuvre, l’estimation de la position géographique du terminal 20 est effectuée par le réseau d’accès 30 sans qu’une information explicite contribuant à cette estimation ne soit envoyée par le terminal dans un message à destination du réseau d’accès (autrement dit, le terminal n’émet pas au réseau d’accès de messages dont les données binaires comportent une information permettant d’estimer la position géographique du terminal). De telles dispositions permettent de limiter la quantité de données échangées entre le terminal et le réseau d’accès pour géolocaliser le terminal 20. L’information de discrimination peut également correspondre à une information représentative d’au moins un autre identifiant (ou au moins un autre identifiant réduit) de dispositif émetteur 40 détecté par le terminal 20. En effet, des dispositifs émetteurs 40 qui sont proches géographiquement les uns des autres sont généralement détectés simultanément par un terminal 20. Cette information peut permettre de résoudre une ambiguïté sur un identifiant de dispositif émetteur : par exemple, si deux dispositifs émetteurs répondent au même identifiant réduit, mais si un seul de ces deux dispositifs émetteurs a déjà été détecté simultanément avec un autre dispositif émetteur indiqué dans le message émis par le terminal 20, alors il est fort probable que ce dispositif émetteur soit celui détecté par le terminal 20. De nombreux autres exemples d’information de discrimination pourraient être envisagés et déterminés à partir d’informations explicitement contenues dans le message reçu du terminal 20, ou bien à partir de métadonnées du message connues du réseau d’accès 30. Le choix d’une information de discrimination particulière n’est qu’une variante de l’invention. L’information de discrimination peut aussi correspondre à la combinaison de plusieurs informations de natures différentes. Différentes structures peuvent être envisagées pour mémoriser les données dans la base de données 33 de résolution d’ambiguïté. Le choix d’une structure particulière de la base de données 33 de résolution d’ambiguïté n’est qu’une variante de l’invention. La illustre un premier exemple selon lequel la base de données 33 de résolution d’ambiguïté mémorise différentes listes d’identifiants, chaque liste étant associée respectivement à une valeur différente de l’information de discrimination. La illustre, à titre d’exemple nullement limitatif, une autre structure possible pour la base de données 33 de résolution d’ambiguïté. Dans l’exemple considéré et illustré à la , chaque ligne correspond à un message reçu d’un terminal 20 du système 10 de communication. Pour chaque message reçu, plusieurs informations relatives audit message sont mémorisées. Par exemple, les informations C1, C2, …, CK correspondent à des caractéristiques relatives au terminal 20 déterminées par le réseau d’accès 30 à partir du message. Il peut notamment s’agir de données explicites contenues dans le message ou de métadonnées associées au message ou au terminal ayant émis le message (par exemple un identifiant du terminal, le nom de la société cliente à laquelle appartient le terminal, un type particulier de terminal, un service particulier associé au terminal, une information sur la position géographique du terminal déterminée par le réseau d’accès, etc.). Pour chaque message reçu, la base de données 33 de résolution d’ambiguïté mémorise également l’identifiant réduit CID du dispositif émetteur indiqué dans le message et, lorsqu’il est déterminable, l’identifiant ID du dispositif émetteur. Lorsque plusieurs dispositifs émetteurs sont détectés par le terminal 20 et renseignés dans le message émis au réseau d’accès 30, alors il est possible de mémoriser, pour ce message, les identifiants réduits et, lorsqu’ils sont déterminables, les identifiants de ces différents dispositifs émetteurs. Une information de discrimination peut alors correspondre à une caractéristique particulière déterminée pour le message reçu, ou bien à une combinaison de caractéristiques particulières déterminées pour le message reçu. Par exemple, si le réseau d’accès 30 est capable de déterminer que le terminal appartient à la société cliente A (C1 = A), et que le terminal se trouve dans le pays B (C2 = B), alors il est possible de faire une requête à la base de données 33 de résolution d’ambiguïté pour construire une liste des identifiants ID associés dans la base à des messages précédemment reçus pour lesquels les conditions (C1 = A) et (C2 = B) sont également satisfaites. Il reste ensuite à déterminer dans cette liste, quel identifiant correspond à l’identifiant réduit indiqué dans le message en cours de traitement. Selon un autre exemple, une caractéristique (par exemple C3) peut correspondre à des coordonnées d’une position géographique approximative du terminal 20 déterminée par le réseau d’accès 30 (C3 = C). Dans cas, il est envisageable de faire une requête à la base de données 33 de résolution d’ambiguïté pour construire une liste des identifiants ID associés dans la base à des messages précédemment reçus pour lesquels la position indiquée pour la caractéristique C3 appartient à une région géographique centrée sur C et présentant un certain diamètre. Il convient de noter que, si l’identifiant réduit indiqué dans le message en cours de traitement est D, il est également possible d’inclure directement la condition (CID = D) dans la requête faite à la base de données 33 de résolution d’ambiguïté. Dans ce cas la liste obtenue ne contiendra qu’un seul élément s’il ne reste pas d’ambiguïté. S’il reste une ambiguïté dans la liste obtenue après la requête faite à la base de données 33 de résolution d’ambiguïté (c’est-à-dire s’il reste dans cette liste plusieurs identifiants répondant au même identifiant réduit), alors il est envisageable de faire une autre requête plus sélective. Il est ainsi possible d’élaborer différentes stratégies pour déterminer l’identifiant du dispositif émetteur 40 à l’étape 104 du procédé 100 de géolocalisation. Une première stratégie pourrait consister à faire une première requête assez peu sélective à la base de données 33 de résolution d’ambiguïté, puis faire d’autres requêtes plus sélectives seulement si c’est nécessaire, c’est-à-dire s’il reste une ambiguïté dans la liste obtenue en réponse aux requêtes précédentes. Une deuxième stratégie pourrait consister à faire une requête très sélective dès la première requête afin de s’assurer de ne pas avoir d’ambiguïté dès la réponse à la première requête. La stratégie peut éventuellement être affinée au fil des messages reçus pour réduire progressivement la complexité de la requête tant qu’il ne reste pas d’ambiguïté dans la liste obtenue en réponse à la requête. Eventuellement, un algorithme d’apprentissage automatique peut être mis en place pour déterminer la meilleure requête en termes de compromis entre la complexité de la requête et le risque qu’il reste une ambiguïté dans la liste obtenue en réponse à la requête. Cela peut par exemple être fait à l’aide d’un algorithme de forêt d’arbres décisionnels (« random forest » dans la littérature anglo-saxonne). Cet algorithme est connu pour être efficace pour répartir des données dans un ensemble de partition, même lorsque le nombre de critères atteint une grande valeur. Dans ce cas-là, chaque feuille d’un arbre décisionnel constitue une liste d’identifiants et le chemin pour arriver à une feuille correspond à l’information de discrimination. L’information de discrimination peut alors changer en fonction du message reçu selon des règles potentiellement très complexes. Il y a en effet un compromis à trouver entre la complexité (et donc la sélectivité) de la requête, le risque qu’il reste une ambiguïté dans la liste obtenue en réponse à la requête, et le risque de ne pas trouver d’identifiant répondant à l’identifiant réduit dans la liste obtenue en réponse à la requête. En effet, plus la requête est sélective, plus le nombre d’éléments dans la liste obtenue en réponse à la requête est faible, et plus le risque qu’il reste une ambiguïté pour ces identifiants est faible. Par contre, plus la requête est sélective, et plus le risque de ne pas trouver d’identifiant répondant à l’identifiant réduit est grand. Différentes stratégies sont également envisageables pour ce qui concerne l’étape d’obtention 102 de l’identifiant réduit via une compression avec perte l’identifiant du dispositif émetteur 40. Dans des modes particuliers de réalisation, un identifiant réduit peut être construit en tronquant au moins une partie de l’identifiant du dispositif émetteur 40. La partie à tronquer peut correspondre par exemple à une certaine partie des bits de poids forts ou des bits de poids faibles de l’identifiant. Selon un autre exemple, la partie à tronquer peut être choisie en estimant un pouvoir discriminant de chaque partie de l’identifiant, et en sélectionnant la partie à tronquer présentant le plus petit pouvoir discriminant. Par exemple, l’identifiant peut comporter une partie avec plusieurs octets de bits alloués à l'identification de l'entreprise qui a construit le dispositif émetteur 40. Cette partie permet des millions de possibilités alors que le nombre d'entreprises réellement discriminées par cette partie se compte en milliers. Par conséquent, il est avantageux de tronquer cette partie plutôt qu’une autre pour construire un identifiant partiel. De façon générale, il est possible de tirer parti de la différence entre l'espace théorique et l'espace effectif des identifiants et de leur représentation bit par bit. Dans le cas mentionné ci-dessus, les bits identifiant les entreprises ont un pouvoir discriminant moins élevé que les autres. Il est envisageable de réaliser des simulations et mesurer expérimentalement un taux de collision en fonction des parties tronquées, afin de déterminer le meilleur encodage de l’identifiant réduit en termes de pouvoir discriminant (par collision, on entend qu’un même identifiant réduit correspond à un ou plusieurs identifiants existants). Dans des modes particuliers de réalisation, l’identifiant réduit du dispositif émetteur 40 est déterminé à partir d’un calcul d’une clé de hachage à l’aide d’une fonction de hachage. Il convient de noter que la fonction de hachage utilisée, et la taille de la clé de hachage, peuvent être différentes pour différents groupes de terminaux. Il convient toutefois que le terminal connaisse la fonction de hachage à utiliser pour décompresser un identifiant réduit en fonction du terminal qui a procédé à la compression. Dans des modes particuliers de réalisation, la fonction de hachage est mise en œuvre par un algorithme d’apprentissage automatique préalablement entrainé à déterminer une clé de hachage optimale pour un identifiant de dispositif émetteur. Par exemple, on peut utiliser un réseau neuronal profond pour construire une clé de hachage optimale en intégrant les identifiants originaux dans l'espace vectoriel latent. Une telle approche permet de minimiser le taux de collision. La fonction de hachage ainsi déterminée est alors plus efficace puisqu’elle est adaptée aux données. Il convient désormais de s’intéresser à la façon dont la base de données 33 de résolution d’ambiguïté peut être construite et maintenue à jour. La représente schématiquement les principales étapes d’un exemple de mise en œuvre d’un procédé 200 de mise à jour d’une base de données 33 de résolution d’ambiguïté (ou de création de la base de données 33 de résolution d’ambiguïté si celle-ci n’existe pas encore). Le procédé 200 de mise à jour comporte une étape de détection 201, par un terminal 20 du système 10 de communication sans fil, pour au moins un dispositif émetteur 40, d’un identifiant du dispositif émetteur 40 à partir d’un message émis par le dispositif émetteur 40. Il convient de noter qu’il peut s’agir du même terminal 20 ou d’un autre terminal 20 que celui précédemment mentionné dans la description du procédé 100 de géolocalisation. Aussi, il peut s’agir du même dispositif émetteur 40 ou d’un autre dispositif émetteur 40 que celui mentionné dans la description du procédé 100 de géolocalisation. Le procédé 200 de mise à jour comporte ensuite une étape d’évaluation 202, par le terminal 20, d’un critère pour déterminer lequel parmi l’identifiant du dispositif émetteur 40 ou un identifiant réduit du dispositif émetteur 40 doit être émis par le terminal 20 dans un message à destination du réseau d’accès 30. Cette étape 202 d’évaluation d’un critère pour un identifiant peut bien entendu être répétée pour plusieurs identifiants lorsque plusieurs identifiants sont détectés par le terminal 20. Le terminal peut alors émettre dans le message à destination du réseau d’accès 30 une combinaison comprenant des identifiants sous leur forme complète et/ou des identifiants sous leur forme réduite. Enfin, le procédé 200 comporte une étape de mise à jour 203, par le réseau d’accès 30 (et plus particulièrement par le serveur 32), de la base de données 33 de résolution d’ambiguïté lorsque le message émis par le terminal 20 comporte l’identifiant du dispositif émetteur 40. Cette étape peut notamment consister à mémoriser dans la base de données 33 de résolution d’ambiguïté une association entre l’identifiant sous sa forme complète, l’identifiant sous sa forme réduite, et une ou plusieurs informations de discrimination. Avec de telles dispositions, il devient possible de mémoriser des identifiants de dispositifs émetteurs sous leur forme complète (non réduite) dans la base de données 33 de résolution d’ambiguïté, et d’associer ces identifiants avec des informations de discrimination déterminées par le réseau d’accès 30. Plusieurs méthodes peuvent être envisagées pour évaluer le critère permettant de déterminer si l’identifiant complet ou l’identifiant réduit doit être envoyé par le terminal 20. Dans des modes particuliers de réalisation, le critère est évalué en fonction d’un nombre d’identifiants de dispositifs émetteurs détectés par le terminal 20 pendant une certaine période de temps prédéterminée. A titre d’exemple nullement limitatif, si un seul identifiant est détecté par le terminal, alors l’identifiant complet est envoyé ; si deux identifiants sont détectés, l’un des deux identifiants est envoyé sous sa forme complète tandis que l’autre identifiant est envoyé sous sa forme réduite ; si trois ou plus identifiants sont détectés, tous les identifiants sont envoyés sous leur forme réduite. Dans des modes particuliers de réalisation, le terminal 20 est configurée pour émettre une certaine proportion des identifiants sous leur forme complète. A titre d’exemple nullement limitatif, le terminal 20 est configuré pour envoyer un identifiant sur deux sous sa forme complète et un identifiant sur deux sous sa forme réduite. Dans des modes particuliers de réalisation, le terminal 20 est configuré pour réduire progressivement la proportion d’identifiants envoyés sous leur forme complète. A titre d’exemple nullement limitatif, le terminal 20 est configuré pour envoyer tous les identifiants sous leur forme complète au cours d’une première période, puis un identifiant sur deux au cours d’une deuxième période, puis un identifiant sur quatre au cours d’une troisième période, etc. Dans des modes particuliers de réalisation, le terminal 20 est configuré pour évaluer le critère en fonction d’une indication donnée par un capteur du terminal 20. Il peut s’agir par exemple d’une indication relative au début ou à la fin d’une phase de mobilité du terminal 20 (il est avantageux d’envoyer des identifiants sous leur forme complète lorsque le terminal 20 se déplace pour favoriser le succès de sa géolocalisation), ou d’une indication relative à une certaine température ou une certaine pression subie par le terminal 20 (il est avantageux d’envoyer des identifiants sous leur forme complète lorsqu’une telle indication d’alerte est détectée, pour favoriser le succès de la géolocalisation du terminal 20, malgré les inconvénients de devoir envoyer des identifiants sous leur forme complète). Le capteur peut donc être un capteur de mouvement (accéléromètre, gyroscope, magnétomètre, etc.), un capteur de température, un capteur de pression, un capteur de fumée, un capteur de bruit, etc. Dans des modes particuliers de réalisation, le terminal 20 est configuré pour évaluer le critère selon que l’identifiant du dispositif émetteur 40 a déjà été envoyé ou non précédemment par le terminal 20 (dès lors qu’un identifiant a été envoyé sous sa forme complète, il est possible de se contenter de l’envoyer ensuite sous sa forme réduite). Il convient de noter qu’une notion de temps peut également être introduite : le critère peut notamment prendre en compte la date à laquelle l’identifiant du dispositif émetteur 40 a déjà été envoyé précédemment. Si la date est lointaine, alors il est avantageux de favoriser une émission de l’identifiant dans sa forme complète. Si la date est récente, alors il est avantageux d’envoyer l’identifiant dans sa forme réduite. Dans des modes particuliers de réalisation, le terminal 20 est configuré pour évaluer le critère en fonction d’une configuration définie par le réseau d’accès 30 à l’aide d’un message de configuration émis par le réseau d’accès 30 à destination du terminal 20. Dans ce cas le système de communication doit être bidirectionnel. Différentes configurations peuvent être envisagées en fonction du temps et/ou en fonction de la position géographiques des terminaux 20. Bien entendu, le critère peut également être évalué en fonction d’une combinaison des exemples cités ci-avant. Aussi, d’autres méthodes peuvent être envisagées pour évaluer le critère permettant de déterminer si l’identifiant complet ou l’identifiant réduit doit être envoyé par le terminal 20. Le choix d’une méthode particulière n’est qu’une variante de l’invention. Tout type d’interface peut être envisagé entre le serveur 32 du réseau d’accès 30 et le serveur de géolocalisation 50 et entre le serveur 32 et le serveur hébergeant la base de données de résolution d’ambiguïté (lorsque la base de données de résolution d’ambiguïté est hébergée par un serveur différent du serveur 32). En particulier, il est possible d’envisager l’utilisation d’un fichier, d’une interface de programmation, d’une fonction de rappel, etc. La description ci-avant illustre clairement que, par ses différentes caractéristiques et leurs avantages, la présente invention atteint les objectifs fixés. En particulier, l’invention permet de limiter la consommation énergétique du terminal et/ou les ressources radio nécessaires tout en maintenant une bonne performance de géolocalisation. Procédé (100) de géolocalisation d’un terminal (20) d’un système (10) de communication sans fil, ledit terminal (20) étant adapté à échanger des messages avec un réseau d’accès (30) dudit système (10) de communication sans fil selon un premier protocole de communication sans fil, ledit procédé comportant : une détection (101), par le terminal (20), pour au moins un dispositif émetteur (40), d’un identifiant dudit dispositif émetteur (40) à partir d’un message émis par ledit dispositif émetteur (40) selon un second protocole de communication sans fil, une obtention (102), par le terminal (20), d’un identifiant réduit du dispositif émetteur (40) par une compression avec perte de l’identifiant du dispositif émetteur (40), une émission (103), par le terminal (20) et à destination du réseau d’accès (30), d’un message comportant l’identifiant réduit du dispositif émetteur (40), une détermination (104) de l’identifiant du dispositif émetteur (40) à partir de l’identifiant réduit, d’une information de discrimination déterminée à partir du message émis par le terminal (20), et d’une base de données (33) de résolution d’ambiguïté permettant de construire plusieurs listes d’identifiants de dispositifs émetteurs associées chacune respectivement à une valeur différente de l’information de discrimination, une estimation (105) de la position géographique du terminal (20) à partir de l’identifiant du dispositif émetteur et à l’aide d’une base de données (51) de géolocalisation mémorisant une liste d’identifiants de dispositifs émetteurs et les positions géographiques respectives desdits dispositifs émetteurs (40), dans lequel la base de données (51) de géolocalisation est mémorisée par un serveur (50) de géolocalisation et la base de données (33) de résolution d’ambiguïté est mémorisée par un ou plusieurs serveurs (32) distincts du serveur (50) de géolocalisation. Procédé (100) selon la revendication 1 dans lequel l’information de discrimination comporte : une information représentative d’un groupe de terminaux auquel appartient le terminal (20), et/ou une information représentative d’une zone géographique dans laquelle se trouve le terminal (20), et/ou une information représentative d’au moins un autre identifiant ou identifiant réduit de dispositif émetteur (40) détecté par le terminal (20). Procédé (100) selon l’une quelconque des revendications 1 à 2 dans lequel l’obtention (102) de l’identifiant réduit du dispositif émetteur (40) comporte une troncature d’au moins une partie de l’identifiant du dispositif émetteur (40). Procédé (100) selon la revendication 3 dans lequel l’obtention (102) de l’identifiant réduit du dispositif émetteur (40) comporte : une estimation, pour différentes parties de l’identifiant du dispositif émetteur (40), d’une valeur représentative d’un pouvoir discriminant de chaque partie pour ledit identifiant, et une sélection d’au moins une partie à tronquer en fonction des valeurs estimées. Procédé (100) selon l’une quelconque des revendications 1 à 4 dans lequel l’obtention (102) de l’identifiant réduit du dispositif émetteur (40) comporte un calcul d’une clé de hachage à l’aide d’une fonction de hachage. Procédé (100) selon la revendication 5 dans lequel la fonction de hachage est mise en œuvre par un algorithme d’apprentissage automatique préalablement entrainé à déterminer une clé de hachage optimale pour un identifiant de dispositif émetteur. Procédé (100) selon l’une quelconque des revendications 1 à 6 dans lequel le premier protocole de communication sans fil est un protocole de communication d’un réseau étendu sans fil ou d’un réseau étendu sans fil à basse consommation. Procédé (100) selon l’une quelconque des revendications 1 à 7 dans lequel le deuxième protocole de communication sans fil est un protocole de communication d’un réseau local sans fil, un protocole de communication d’un réseau personnel sans fil, ou un protocole de communication d’un système de communication à courte distance. Procédé (200) pour mettre à jour une base de données (33) de résolution d’ambiguïté telle que définie dans l’une quelconque des revendications 1 à 8, ledit procédé (200) comportant : une détection (201), par un terminal (20) du système (10) de communication sans fil, d’un identifiant d’un dispositif émetteur (40) à partir d’un message émis par le dispositif émetteur (40), une évaluation (202), par le terminal (20), d’un critère pour déterminer lequel parmi l’identifiant du dispositif émetteur (40) ou un identifiant réduit du dispositif émetteur (40) doit être émis par le terminal (20) dans un message à destination du réseau d’accès (30), une mise à jour (203) de la base de données (33) de résolution d’ambiguïté lorsque le message émis par le terminal (20) comporte l’identifiant du dispositif émetteur (40) sous une forme complète. Procédé (200) selon la revendication 9 dans lequel le critère est évalué : en fonction d’un nombre d’identifiants de dispositifs émetteurs détectés par le terminal (20) pendant une période de temps prédéterminée, et/ou en fonction d’une indication donnée par un capteur du terminal (20), et/ou en fonction d’une détermination par le terminal (20) si l’identifiant du dispositif émetteur (40) a déjà été envoyé, et/ou en fonction d’une configuration définie par le réseau d’accès (30) et émise au terminal (20) par le réseau d’accès (30) dans un message de configuration. Serveur (32) connecté à un réseau d’accès (30) d’un système (10) de communication sans fil, ledit système (10) comportant au moins un terminal (20) adapté à échanger des messages avec le réseau d’accès (30) selon un premier protocole de communication sans fil et à détecter, pour au moins un dispositif émetteur (40), un identifiant dudit dispositif émetteur (40) à partir d’un message émis par ledit dispositif émetteur (40) selon un second protocole de communication sans fil, ledit serveur (32) étant caractérisé en ce qu’il est configuré pour : recevoir du terminal (20) un message comportant un identifiant réduit du dispositif émetteur (40), ledit identifiant réduit étant le résultat d’une compression avec perte de l’identifiant du dispositif émetteur (40), déterminer l’identifiant du dispositif émetteur (40) à partir de l’identifiant réduit, d’une information de discrimination déterminée à partir du message émis par le terminal (20), et d’une base de données (33) de résolution d’ambiguïté permettant de construire plusieurs listes d’identifiants de dispositifs émetteurs associées chacune respectivement à une valeur différente de l’information de discrimination, la base de données (33) de résolution d’ambiguïté étant mémorisée par le serveur (32) ou par un ou plusieurs autres serveurs, estimer la position géographique du terminal (20) à partir de l’identifiant du dispositif émetteur et à l’aide d’une base de données (51) de géolocalisation mémorisant une liste d’identifiants de dispositifs émetteurs et les positions géographiques respectives desdits dispositifs émetteurs (40), la base de données (51) de géolocalisation étant mémorisée par un serveur (50) de géolocalisation distinct du ou des serveurs (32) mémorisant la base de données (33) de résolution d’ambiguïté. Serveur (32) selon la revendication 11, ledit serveur (32) étant en outre configuré pour : recevoir d’un terminal (20) un message comportant un identifiant d’un dispositif émetteur (40), mettre à jour la base de données (33) de résolution d’ambiguïté à partir de l’identifiant reçu. Réseau d’accès (30) comportant un serveur (32) selon l’une quelconque des revendications 11 à 12. Réseau d’accès (30) selon la revendication 13, ledit réseau d’accès (30) étant un réseau étendu sans fil ou un réseau étendu sans fil à basse consommation. Terminal (20) d’un système (10) de communication sans fil, ledit terminal (20) étant adapté à échanger des messages avec le réseau d’accès (30) selon un premier protocole de communication sans fil, ledit terminal (20) étant caractérisé en ce qu’il est configuré pour : Détecter, pour au moins un dispositif émetteur (40), un identifiant dudit dispositif émetteur (40) à partir d’un message émis par le dispositif émetteur (40) selon un second protocole de communication sans fil, évaluer un critère pour déterminer lequel parmi l’identifiant du dispositif émetteur (40) ou un identifiant réduit du dispositif émetteur (40) doit être émis par le terminal (20) dans un message à destination du réseau d’accès (30), lorsque l’identifiant réduit doit être émis, compresser avec perte l’identifiant du dispositif émetteur (40) pour obtenir un identifiant réduit du dispositif émetteur (40), émettre, à destination du réseau d’accès, un message comportant soit l’identifiant du dispositif émetteur (40), soit l’identifiant réduit du dispositif émetteur (40), en fonction du résultat de l’évaluation du critère. Terminal (20) selon la revendication 15 dans lequel le critère est évalué : en fonction d’un nombre d’identifiants de dispositifs émetteurs détectés par le terminal (20) pendant une période de temps prédéterminée, et/ou en fonction d’une indication donnée par un capteur du terminal (20), et/ou en fonction d’une détermination par le terminal (20) si l’identifiant du dispositif émetteur (40) a déjà été envoyé, et/ou en fonction d’une configuration définie par le réseau d’accès (30) et émise au terminal (20) par le réseau d’accès (30) dans un message de configuration.