L'invention est relative aux escaliers préfabriqués, Elle a pour but notamment de fournir un escalier de ce genre qui, pour des raisons d'encombrement, est fabriqué en usine ou en atelier en au moins deux parties qui peuvent titre assemblées en place sur le chantier en quelques instants. Parmi ces escaliers, l'invention vise ceux qui sont du type i limon. L'invention concerne également un procédé et un dispositif pour le montage de cet escalier. L'escalier préfabriqué selon l'invention, du type à limon, est caractérisé par le fait qu'il est constitué en au moins deux parties séparées, une partie supérieure et une partie inférieure, qui sont fixées sur le niveau supérieur et le niveau inférieur d'une manière connue et qui sont assemblées l'une à l'autre, sur le chantier et en place, par leurs extrémités adjacentes, par des moyens appropriés prévus sur le limon de l'une et sur un poteau porté par l'autre. Chacune des deux parties constitue un élément d'escalier complet avec limon, marches, rampe, balustres, faux-limon et contre-marches éventuelles. L'assemblage se fait de préférence à l'aide de tenons pénétrant dans des orifices et à l'aide d'au moins un boulon traversant ledit poteau et vissé dans ledit limon. De préférence, le faux-limon, ou crémaillère, de la partie supérieure est encoché a' son extrémité inférieure pour recevoir la marche supérieure de la partie inférieure qui vient se glisser, pour le montage, sous l'extrémité inférieure de la partie supérieure. Le procédé selon l'invention pour le montage de cet escalier est caractérisé par le fait qu'on fixe la partie supérieure sur le niveau supérieur, d'une manière connue en soi, qu'on maintient verticalement en place cette partie supérieure, qu'on présente par coulissement la partie inférieure à l'extrémité inférieure de la partie supérieure en la maintenant verticalement, et qu'on assemble les deux parties. Le dispositif selon l'invention pour la mise en oeuvre du procédé est caractérisé par le fait qu'il est constitué par au moins un support, du genre tréteau, reposant sur le sol et comportant, son extrémité supérieure, des moyens pour supporter la première marche de la partie supérieure et la dernière marche de la partie inférieure. D'autres caractéristiques de l'invention apparaîtront à la lecture de la description qui va suivre et en référence au dessin annexé dans lequel Fig. 1 est une vue en plan éclatée montrant un escalier préfabriqué en trois parties, selon l'invention Fig. 2 est une coupe verticale éclatée, à plus grande échelle, montrant le mode d'assemblage de deux parties successives, par coopération du limon d'une partie avec le poteau de la partie suivante Fig. 3 est une coupe verticale, également éclatée et à plus grande échelle, montrant l'emboitement de la dernière marche de l'une des parties dans le faux-limon de la partie immédiatement supérieure ; et Fig. 4 montre schématiquement le procédé et le dispositif de montage. L'invention sera décrite ci-après en référence à un escalier à deux quartiers tournants et sans palier, mais il est entendu qu'elle s'applique aussi bien à d'autres types d'escaliers, par exemple des escaliers à un seul quartier tournant ou droits, avec ou sans limon. L'escalier selon l'invention représenté sur les figures 1 à 3 est en trois parties, par exemple droites : une partie supérieure 1, une partie intermédiaire 2 et une partie inférieure 3. Chacune de ces trois parties est fabriquée en atelier pour constituer un élément complet d'escalier. Ces parties comportent ainsi un limon 4a, 4b, 4c, des marches 5a, 5b, 5c, des contremarches (dont une seule 6a est visible sur la fig. 3), un fauxlimon 7a, 7b, 7c, une rampe et des balustres (seuls la rampe 20a et les balustres 21a de la partie 1 étant représentés). La partie supérieure 1 comporte à son extrémité supérieure les deux poteaux habituels 8a7 la partie intermédiaire 2 comporte deux poteaux d'angle extrêmes 8b, du côté limon, et la partie inférieure 3 comporte à son extrémité inférieure les deux poteaux habituels 8c. Pour l'assemblage, le limon 4a est destiné à coopérer avec le poteau supérieur 8 b et le limon 4c est destiné à coopérer avec le poteau inférieur 8b. Ces deux coopérations se font par tenons et boulonnage. On ne décrira ci-après, en référence à la fig. 2, que la coopératif entre le limon 4a et le poteau supérieur 8D, l'autre coopératiom étant analogue. Le limon 4a se termine, à som extrémité inférieure, par une face verticale 9 destinée à venir en appui sur le poteau 8b. De cette face 9 font saillie deux tenons horizontaux 10, solidaires du limon 4a et destinés à pénétrer dans deux cavités correspondantes Il du poteau 8b. Entre les tenons 10, le limon est percé d'un alésage 12 sur le trajet duquel est prévu un écrou 13 noyé à partir de la face cachée du limon. De minière correspondante, le poteau 8b est percé d'un alésage 14, avec contre-alésage 15 à l'opposé du limon 4a, pour recevoir une vis 16 à tête creuse 17. Pour l'assemblage des parties 1 et 2, qui sera décrit plus en détail ci-après, on rapproche ces parties pour que les tenons 10 pénètrent dans les cavités 11, puis on assujettit la vis 16 avec l'écrou 13. ---Lors du serrage de la vis, sa tate 17 vient se noyer dans le contre-alésage 15 et la face 9 du limon est maintenue fermement contre la face correspondante du poteau. On a montré à la fig. 3 le mode d'emboitement de la dernière marche Su de la partie 2 dans le faux-limon 7a et sous la première contre-marche 6a de l'élément 1. Le faux-limon 7a présente une encoche horizontale 18, immédiatement sous la premiere contremarche 6a, qui s'étend sur une longueur correspondant à la profondeur de la dernière marche Sb mesurée parallèlement au fauxlimon 7a et au niveau de celui-ci. Tors de l'assemblage, la marche 5b pénètre dans l'encoche 18 jusqu'à ce que les fauxlimons 7a et 7b, qui peuvent, de préférence, comporter un système à tenon et mortaise, viennent en butée l'un contre l'autre. En meme temps, la marche 5b vient se placer, sans jour, sous la première contre-marche 6a. La coopération de la dernière marche de la partie 3 avec le faux-limon 7b de la partie 2 se fait de manière analogue et ne sera pas décrite. Le montage et l'assemblage de l'escalier selon l'invention seront maintenant décrits. L'escalier étant livré sur le chantier en ses trois parties 1, 2, 3, la partie 1 est présentée devant le bord avant 19 du niveau supérieur 22 définissant le chevêtre. En même temps, un dispositif de support 23, du genre tréteau, est placé sous la première marche Sa et repose sur le niveau inférieure 24. Selon l'invention, le tréteau 23 comporte, non seulement un élément de soutien 25 pour la première marche Sa mais également un élément de soutien 26 pour la dernière marche 5b de la partie 2. Les faces supérieures des éléments 25, 26 sont à des niveaux différant de la hauteur d'une marche. La partie 1 tant placée à la main sur le tréteau 23 et un appui sur le niveau 22, elle est assujettie à celui-ci de manière classique. Ensuite, le tréteau 23 restant en place, la partie 2 est hissée à la main sur le tréteau 23 et sur un second tréteau, non représenté, destiné à supporter, de manière analogue, la première marche Sb et la dernière marche 5c. L'élément 2 peut alors facilement être glissé horizontalement sur ces deux -tré- teaux pour son emboftement et son assemblage avec l'élément supérieur 1, par boulonnage et pénétration de la dernière marche 5b dans l'encoche cet par blocage de la rampe 20a sur le poteau. La partie intermédiaire 2 est ainsi fixée sur la partie supérieure 1 et soutenue par les deux tréteaux. On procède alors de même avec la partie inférieure 3 pour son montage et soh assemblage sur la partie 2, à la différence que cette partie 3 repose sur le sol 24 sur lequel elle est fixée à sa partie inférieure et sur le second tréteau par sa dernière marche 5c. Selon une caractéristique de l'invention (fig. 1), la dernière marche 5c et la première marche Sa ne dépassent pas du plan du limon correspondant 4c, 4a, de sorte que le rapprochement par coulissement de deux parties adjacentes 1, 2 et 2, 3 puisse se faire. Au contraire, les marches extrêmes 5b, qui sont solidaires par fabrication des poteaux 8b entourent ceux-ci sur 900 et débordent largement du plan du limon 4b pour réaliser sans discontinuité les deux rotations de l'escalier à 900. De préférence, le bord des marches extrêmes 5b pénètrent dans un logement 27 des limons 4a et 4c. L'escalier étant monté et assemblé, il suffit de réaliser l'habillage extérieur dans le plan des faux-limons 7a, 7b, 7c. Il ressort de ce qui précède que, grâce à l'invention, on peut livrer sur le chantier des éléments d'escalier préfabriqué peu encombrants et que l'escalier peut être monté, grâce au procédé et au dispositif décrits, en quelques instants et par un personnel sans qualification particulière. REVENDICATIONS 1. Escalier préfabriqué, du type à limon, caractérisé par le fait qutil est constitué en au moins deux parties séparées, une partie supérieure et une partie inférieure, qui sont fixées sur le niveau supérieur et le niveau inférieur d'une manière connue et qui sont assemblées l'une à l'autre, sur le chantier et en place, par leurs extrémités adjacentes, par des moyens appropriés prévus sur le limon de l'une et sur un poteau porté par l'autre. 2. Escalier selon la revendication 1, caractérisé par le fait que chacune desdites parties constitue un élément complet d'escalier avec limon, marches, rampe, balustres, faux-limon et contre-marches éventuelles. 3. Escalier selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que les moyens d'assemblage comportent des tenons et une vis. 4. Escalier selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait qu'il est agencé pour que la dernière marche de la partie inférieure pénètre dans des encoches du limon et du faux-limon de la partie supérieure. 5. Escalier selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que la marche extrême de la partie ne comportant pas de poteau à son extrémité d'assemblage ne dépasse pas du profil du limon et que la marche adjacente de l'autre partie entoure ledit poteau et dépasse du profil du limon correspondant. 6. Escalier seon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait qu'il comporte deux quartiers tournants, avec ou sans palier, formant trois parties rectilignes à angle droit, les poteaux d'assemblage étant prévus, par fabrication, sur la partie intermédiaire. 7. Procédé de montage de l'escalier selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait qu'on fixe la partie supérieure sur le niveau supérieur, d'une manière connue en soi, qu'on maintient verticalement en place cette partie supérieure, qu'on présente par coulissement la partie inférieure à ltextré- mité inferieure de la partie supérieure en la maintenant verticalement en meme temps que la partie supérieure, et qu'on assemble les deux parties. 8. Procédé selon la revendication i, caractérisé par le fait que, dans le cas d'un escalier en trois parties, on maintient verticalement la partie intermédiaire pendant sa fixation à la partie supérieure et à la partie inférieure. 9. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé, selon l'une des revendications 7 et 8, caractérisé par le fait qutil est constitué par au moins un support en forme de tréteau propre à supporter, par leur face inférieure, simultanément la dernière marche de la partie inférieure et la première marche de la partie supérieure.