Dans un modèle connu d'appareil à photo-calquer compor- tant un tambour rotatif sur lequel passe le matériel de calquage et des bandes transporteuses sans fin qui, guidées par quatre rouleaux, entourent le tambour sur trois côtés, avec des moyens d'entraînement et avec des accouplements par engrenages entre le tambour et au moins un rouleau, coopérant entre eux et assurant un mouvement synchrone (demande de brevet allemande DAS 1 182 070), le cylindre et les bandes transporteuses qui font le tour de celui-ci sont entraînés de telle sorte que leurs surfaces dirigées les unes vers les autres aient la même vitesse. En dépit de cela, on constate qu'en direction longitudinale, les dimensions du cal- que sont plus longues que celles de l'original. La différence, relativement faible, des rayons de rotation des deux feuilles ne suffit pas pour l'expliquer. Il existe des applications dans les- quelles le défaut de coïncidence, produit de la sorte, entre l'original et la copie constituent un inconvénient, par exemple dans la confection de patrons calqués qui sont transférés sur le matériau à découper. Certes, on peut obtenir la coïncidence voulue en faisant passer à plat le matériel de photo-calquage à trajet d'exposition; mais il en résulte une moindre utilisation des corps d'éclairement et une augmentation des dimensions de la machine. L'invention a donc pour but de fournir un appareil à photo-calquer du genre défini plus haut, permettant de tirer des copies qui coïncident rigoureusement avec l'original. La solution proposée par l'invention consiste en ce que le cylindre est entraîné à une vitesse angulaire plus élevée que les bandes transporteuses. Il en résulte que l'original, qui se trouve vers l'intérieur, est entraîné à une vitesse un peu plus élevée. Cela se traduira en général par un déplacement circon- férentiel par rapport à la copie, ce qui paraît étonnant eu égard au fait que, comme on le sait, on s'efforce en reprographie d'éviter soigneusement tout déplacement entre original et copie. Mais il est évident que l'ampleur du déplacement est extrêmement faible: en effet, il n'apparaît pas de flou appréciable. En liaison avec cette observation que le défaut de coïncidence qui se produit avec les machines connues n'est pas entièrement expli- cable par les conditions géométriques intervenant lors de la rotation du cylindre, cela permet de déduire que l'effet produit suivant l'invention ne se ramène pas à une vitesse différente d'entraînement des deux feuilles. Il se pourrait qu'un glissement négatif, non perçu jusqu'ici et imputable à l'inclusion d'air entre les deux feuilles et à une élévation de température inégale sous l'effet du rayonnement lumineux, soit en outre compensé, L'accouplement entre le cylindre et les rouleaux qui entraînent les bandes transporteuses est assuré opportunément, de façon connue en soi, par des roues dentées. En outre, il est opportun d'après l'invention de prévoir des dispositifs pour appliquer plus fortement l'original sur le cylindre et, respec- tivement, pour augmenter la friction entre l'original et le cylindre, ces dispositifs étant formés avantageusement par un organe qui exerce une traction longitudinale sur la feuille de l'original. Cet organe peut être constitué, d'après l'invention, par un rouleau qui est entraîné à une vitesse périphérique un peu plus élevée que le cylindre et qui frotte sur la feuille de l'original. L'invention est ci-après expliquée de façon plus.détaillée en référence aux dessins annexés qui illustrent un exemple de réalisation avantageux. La figure 1 est une vue en coupe verticale de l'appareil à photo-calquer. La figure 2 en est une vue de dessus. Dans un bâti et un habillage de machine non représentés en détail, le cylindre 6 perméable à la lumière est monté à rota- tion autour de son axe longitunal. Parallèlement à lui sont répartis sur sa circonférence les rouleaux 1, 2, 3 et 4 qui assu- rent le guidage des bandes transporteuses 7. Le cylindre porte à son extrémité une coiffe à couronne dentée 5 qui engrène avec des roues dentées correspondantes aux extrémités des rouleaux 1 d 4. Ainsi est assurée une marche synchrone du cylindre, des rou- leaux et des bandes transporteuses. D'après l'invention, le rapport d'engrenage de ces roues dentées est choisi. de telle manière que le cylindre tourne à une vitesse angulaire un peut plus élevée que les bandes trans- porteuses appliquées sur lui. Devant l'ouverture de sortie pour la feuille de l'ori- ginal 22 se trouve un dispositif d'enroulement pour cette feuille, constitué par des rouleaux 12, 13 encerclés de bagues de caout- chouc Il et par une série de ressorts enroulés en spirale 15. Au niveau des bagues de caoutchouc 11 du rouleau 12, des ressorts en lame 10 sont fixées sur une partie fixe 8 au moyen d'un disposi- tif 9, leur extrémités frottant avec pré-tension contre les ba- gues de caoutchouc. Lorsque la feuille 22 de l'original sort de l'appareil à photo-calquer, elle est saisie entre les bagues de caoutchouc et les ressorts 10 et de cette manière, elle est en- traTnée par le rouleau 12 qui tourne dans le sens de la flèche. La vitesse périphérique des bagues Il est un peu plus grande que cel- le du cylindre 6, si bien qu'il est exercé sur la feuille une force de frottement dans le sens du transport qui lui donne une tension. Sous l'effet de cette tension, elle est pressée d'autant plus fortement contre la surface du cylindre et entraînée d'autant plus sûrement sans glissement par celui-ci, conformément aux lois du frottement d'enroulement. Le dispositif de fixation 9 pour les ressorts en lame 10 est réalisé, de façon connue en soi et, par suite, non décrite ici en détail, de telle sorte qu'il soit réglable verticalement dans la direction des flèches, afin de faire varier la pression avec laquelle la feuille est pressée contre les bagues de caoutchouc du rouleau 12. 2466036- REVENDICATIONS 1. Appareil à photo-calquer comportant un tambour rotatif sur lequel passe le matériel de calquage-et des bandes transpor- teuses sans fin qui, guidées par quatre rouleaux, entourent le tambour sur trois côtés, avec des moyens d'entraînement et avec des accouplements par engrenages entre le tambour et au moins un rouleau, coopérant entre eux et assurant un mouvement synchro- ne, caractérisé en ce que le rapport de transmission des accouple- ments par engrenages (5, 16) est choisi de telle sorte que la surface du tambour (6) ait une vitesse angulaire plus grande que la surface des bandes (7) dirigée vers elle. 2. Appareil à photo-calquer selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'accouplement par engrenages est consti- tué par des roues dentées. 3. Appareil à photo-calquer selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qutil est prévu un dispositif pour exercer une traction sur la feuille de papier appliquer sur le tambour à sa sortie de l'appareil. 4. Appareil à photo-calquer selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'il est prévu, dans la trajectoire de sortie de la feuille, un rouleau entraîné (11, 12) et des moyens (10) pour presser la feuille contre la surface de ce rouleau. 5. Appareil à photo-calquer selon la revendication 4, caractérisé en ce que les moyens destinés à presser la feuille contre la surface du rouleau sont constitués par des ressorts en lame. 6. Appareil à photo-calquer selon la revendication 5, caractérisé en ce que le rouleau (12) est entraîné un peu plus vite que ce qui correspond à la vitesse fixée pour la feuille de papier. 7. Appareil à photo-calquer selon la revendication 5, caractérisé en ce que la tension des ressorts est variable.