La présente invention concerne une chaussure du type dans laquelle une ventilation est établie par circulation d'air entre semelle et première, dans un système de canaux en communication, d'une part avec des orifices débouchant latéralement sur la tige, et d'autre part avec des perforations pratiquées dans la première, cette première étant de structure composite. Dans son brevet français nO 1 295 561 intitulé "Chaussures à semelle' ventilée et moyens de fabrication", la Demanderesse a déjà décrit une chaussure de ce type, dont la semelle est munie, sur sa face intérieure, de nervures en caoutchouc compact délimitant des canaux, cette semelle étant recouverte d'une semelle première en caoutchouc spongieux. La ventilation réalisée dans ce type de chaussure a donné entière satisfaction. Cependant, on scest aperçu que le mouvement de va-et-vient de la semelle première sur les arêtes dures délimitant les canaux de la semelle, déterminait une détérioration rapide des chaussures. C'est ainsi qu'on a notamment constaté, soit des déchirures .par usure de la première, soit des comblements des canaux de ventilation par affaissement du caoutchouc spongieux de la première. Par ailleurs, la disposition transversale des nervures de la semelle première- s'est révélée autre une source dtinconfort, la plante du pied se trouvant rapidement soumise à des pressions localisées et inamovibles aux endroits des nervu res et des éventuels tassements.Enfin, les canaux de ventilation étant formés pour une grande part par des nervures de caoutchouc compact dans la semelle, la masse de la chaussure s'en trouvait relativement accrue ; cette masse importante était un autre élément d'inconfort. La présente invention se propose de remédier à ces divers inconvénient. Elle a notamment pour but une chaussure présentant des qualités de ventilation améliorées ainsi qu'une résistance à l'u ure, une légèreté et un confort très supérieurs à ceux des chaussures ventilées existant à ce jour. En particulier, ltun des principaux buts de la présente invention est de concilier,-dans une chaussure ventilée, l'utili- sation en contact réciproque, de parties en caoutchouc spongieux, contribuant à la légèreté et au confort de la chaussure, avec des parties en caoutchouc compact, assurant par leur rigidité et leur solidité la formation de canaux de ventilation résistant à l'obs- truction. Selon la présente invention, ce but est atteint en disposant une semelle première caractéristique dans une chaussure dont la tige est percée latéralement d'orifices de ventilation et dont la semelle en caoutchouc compact présente une surface supérieure partiellement nervurée, de manière à l'alléger sans que pour autant la planéité de cette surface en soit globalement affectée. Cette disposition permet de rehausser le talon de 5mm par rapport au procédé antérieur, mettant l'utilisateur, joueur de tennis, en position d'attaque.La semelle première est composite à structure étagée comprenant les couches suivantes, énumérées de bas en haut par rapport à la semelle première en position d'utilisation normale une couche de caoutchouc compact, mince, une couche de caoutchouc multicellulaire spongieux conférant son épaisseur à la semelle première, et une toile de contact avec le pied. Ces trois couches adhérent entre elles. Selon une caractéristique importante de l'invention, la surface inférieure de la semelle première comprend outre une talonnette et une pointe pleines puisque soumises à des efforts de compression importants au cours des mouvements de la marche, un grand nombre de plots ponctuels dans la partie centrale de la zone intermédiaire et de plots allongés répartis sur deux bandes périphériques de cette même zone intermédiaire. L'agencement de ces plots crée un réseau de canaux de ventilation. Selon une autre caractéristique importante de l'invention, les plots allongés en relief de la première sont disposés en biais par rapport à l'axe longitudinal de la chaussure et encadrent les plots ponctuels à la manière de chevrons sans pointes dont l'emprise transversale est inférieure à la largeur de la première de façon à ménager sur le pourtour de la face inférieure de la première une zone de passage marginale assurant la communication du réseau de canaux de ventilation avec les orifices de ventilation de la tige quelle que soit la position réciproque de la première et des orifices. On remarquera que, dans la chaussure selon l'invention, il n'est pas nécessaire de faire déboucher les orifices latéraux de ventilation de la tige en concordance exacte avec les canaux de la première, la communication étant établie pour toute position relative de la semelle et de la première. La fabrication de la chaussure se trouve ainsi considérablement simplifiée, la semelle d'une part et la première d'autre part pouvant être réalisées séparément sans qu'il soit nécessaire de tenir compte de la position qu'occuperont, dans la chaussure montée, ces deux éléments. La disposition en chevrons sans pointes des plots allongés permet une surface de contact plus importante pour une efficacité dans la portance de la semelle première accrue et un confort variant dans le même sens par rapport à une disposition antérieure en nervures transversales. Par ailleurs, il faut également noter que dans la chaussure de l'invention, le contact s'opère entre deux surfaces de même dureté, à savoir la face supérieure de la semelle en caoutchouc compact et la couche de caoutchouc compact recouvrent les plots en relief de la face inférieure de la première. On évite ainsi l'usure qui était provoquée, dans les chaussures de la technique antérieure, par le frottement de surfaces en caoutchouc de duretés différentes. De plus, les canaux de ventilation sont bordés sur toutes leurs faces par du caoutchouc compact, ce qui permet d'éviter toute obstruction de ces canaux par pénétration de caoutchouc spongieux sous l'effet de la pression s'exerçant sur la première. Enfin, l'absence des canaux transversaux sur la forme permet à la claque de ne pas se déformer au démoulage. Toutes ces caractéristiques et tous ces avantages de la chaussure de la première invention, ainsi que d'autres, apparat- tront plus clairement au cours de la description qui va suivre en référence aux dessins annexés sur lesquels La figure 1 représente une coupe lnngitudinale dans la semelle et la première d'une chaussure ventilée de la présente invention, selon la ligne AA de la figure 2. La figure 2 est une vue de dessous de la première de la chaussure selon la présente invention. Ces deux figures permettent de comprendre comment la présente invention évite les inconvénients delta technique antérieure. La chaussure représentée est formée d'une semelle 10 en caoutchouc compact comportant sur sa surface intérieure 12 quelques nervures 13 aux seules fins de réduire sa masse et d'assurer néanmoins un plan d'appui à la semelle première 14. Cette semelle première 14 est composée d'une couche de caoutchouc compact 16, d'une couche de caoutchouc multicellulaire 18 et d'une toile fine 20. La surface inférieure de la semelle première 14 porte deux surfaces planes aux extrémités qui sont soumises à des efforts importants, de flexion à l'avant et de compression à l'arrière. Entre ces deux surfaces, référencées 22 à la pointe et 24 au talon, s'étend une zone intermédiaire où se distinguent une série de plots ponctuels 26 au centre et de plots allongés 28 en périphérie.Ces plots présentent la particularité d'avoir une âme en caoutchouc spongieux et une surface extérieure en caoutchouc compact. Dans la chaussure montée, la semelle première 14 est collée sur la semelle 10 de manière à forer un réseau de canaux alvéolaires de ventilation 30 qui sont entièrement bordés par des faces de caoutchouc compact. Le collage permet une solidarisation de la semelle 10 et de la premiè- re 14 empêchant tout mouvement autre qu'un microdéplacement de 1'une par rapport à vautre. La première 14 est d'autre part percée d'une série de trous verticaux 32 mettant en communication les canaux de ventilation 30 avec l'intérieur de la chaussure. Comme on peut le remarquer sur la figure 2, les plots en relief 26, qui sont disposés transversalement, ne rejoignent pas le bord extérieur de la première 14 et ménagent entre leurs extrémités latérales et le bord de la première 14, une zone de passage marginale 34 faisant tout le pourtour de la face inférieure de la première 14. De la description qui précède, on comprendra aisément que la chaussure ventilée de la présente invention remédie aux in convénients présentés par les chaussures ventilées de la technique antérieure. En particulier, il faut noter que, en cas de licrodépla- cement relatif de la première 14 et de la semelle 10, le frottement qui en résulte se fait entre deux surfaces de même dureté ; on évite ainsi la détérioration rapide de la chaussure.De plus, les canaux sont entièrement limités par des faces en caoutchouc compact ce qui- permet d'éviter leur obstruction quel que soit le poids appliqué sur la première 14. I1 est aussi à noter que, grace à la zone marginale 34 qui entoure le réseau de ventilation 30, et grâce à la disposition en alvéoles communicantes remplaçant les canaux transversaux de ventilation, la circulation d'air s'effectue quelle que soit la position relative de la semelle 10 et de la première 14. Cette disposition permet la fabrication séparée de la semelle et de la première. Dans ces fabrications, les orifices de ventilation latéraux de la semelle peuvent être percés n'importe où et la première est moulée à partir d'une feuille de caoutchouc spongieux sur la face inférieure de laquelle on a placé une feuille de caoutchouc compact.Enfin on remarquera que la disposition des plots autant ponctuels qu'allongés en chevrons incomplets, permet une bonne répartition des charges, génératrice de longévité pour la chaussure et de confort pour ltutilisateur REVENDICATIONS 1 - Chaussure ventilée du type dans laquelle une ventilation est établie par circulation d'air entre semelle et première, dans un systeme de canaux en communication, d'une part avec des orifices débouchant latéralement sur la tige et d'autre part avec des perforations pratiquées dans la première, caractérisée en ce que - la semelle première est composite à structure compacte étagée comprenant une couche mince de caoutchouc compact, une couche épaisse de caoutchouc multicellulaire spongieux et une toile de contact avec le pied, l'ensemble de ces couches adhèrant deux à deux entre elles, et en ce que - la surface inférieure de la semelle première comprend une talonnette et une pointe planes et dans l'espace intermédiaire un grand nombre de plots ponctuels se répartissant dans une zone centrale et de plots allongés se répartissant dans la zone périphérique. 2 - Chaussure selon la revendication 1, caractérisée par le fait que les plots allongés situés à la surface inférieure de la première se disposent en biais par rapport à la direction transversale de la chaussure, de manière à dessiner des chevrons sans pointe sur l'empreinte de cette première. 3 - Chaussure selon la revendication 1 ou 2, caractérisée par le fait que l'encombrement transversal des chevrons sans pointe formés par les plots allongés sur la surface inférieure de la semelle première est moins important que la largeur de cette semelle première.