Ls présente invention concerne une installation combinée de production de chaleur et de puissance du type utilisant une turbine à gaz et plus particulièrement t bien que pas exclusivement, une telle installation destinée à être uti- lisée dans une région ou site industriel. Le gaz d'échappement d'une turbine à gaz en particulier contient normalement une très grande quantité de chaleur qui serait la cause d'une diminution correspondante du rendement global si elle devait être perdue. La plupart des sites industriels comportent des charges consommant à la fois de la chaleur et de la puissance, de sorte qu'il est possible de réduire la perte d'énergie en utilisant la chaleur perdue de la turbine pour alimenter la charge consommant de la chaleur. Dans le présent mémoire, le terme "puissance" est ré servé à la force mécanique produite par la turbine à gaz (ou au résultat de sa transformation en électricité) plutôt qu'à la puissance calorifique des gaz d'échappement. Les turbines à gaz ont été utilisées avantageusement depuis de nombreuses années dans des programmes de production combinée de chaleur et de puissance lorsque le diagramme de consommation locale d'énergie était convenable. Ceci imposait comme condition normale préalable l'existence d'un besoin de chialeur de traitement de façon que le rapport sur place de la chaleur à la puissance reste raisonnablement constant pendant toute l'année. Toutefois, de nombreux sites industriels tombent dans une seconde catégorie qui est caractérisée par l'absence d'une consommation de chaleur de traitement.Dans ces régions, on peut s'attendre à ce qu'il se produise d'importantes variations quotidiennes et saisonnières du rapport chaleur/ puissance qui, normalement, ne peuvent pas être considérées comme convenant pour des turbines à gaz et qui, peut-être, ne peuvent convenir que dans une faible mesure pour des moteurs Diesel. Ce problème est l'une des causes du développement relativement lent des programmes industriels de production combinée de chaleur et de puissance au cours des deux dernières décades. Il est possible d'accroitre le rapport de la puissance à la chaleur débitée en récupérant la chaleur perdue et en la réintroduisant dans l'air admis dans la turbine à gaz. Une installation fondamentale utilisant une turbine à gaz comporte un compresseur d'air alimentant en air une chambre de combustion dans laquelle un gaz ou un combustible liquide est brûlé pour produire un gaz à haute pression destiné à alimenter la turbine. Le compresseur peut être monté sur l'arbre de la turbine ou peut être entraîné par un turbo-compresseur entrainé par le même débit de gaz. Un générateur électrique est alors monté sur l'arbre de la turbine. La chaleur perdue est récupérée par un échangeur de chaleur appelé couramment "récupérateur" dont l'élément primaire est relié au trajet d'échappement de la turbine et dont l'élément secondaire est relié au trajet situé entre le compresseur d'air et la chambre de combustion. La présente invention a pour objet une installation de production de chaleur et de puissance équipée d'un récupérateur et qui est destinée à des sites industriels présentant un rapport variable de la chaleur à la puissance. Par conséquent, selon la présente invention, une ins .tallation de production combinée de chaleur et de puissance comporte une turbine à gaz destinée à être alimentée en gaz par une chambre de combustion qui est elle-même destinée à etre alimentée en air comburant par un compresseur, la puissance mécanique étant fournie par l'arbre de sortie de la turbine à gaz et la chaleur produite provenant des gaz d'échappement de la turbine, ladite installation comportant un échangeur de chaleur ayant un élément primaire situé sur le trajet des gaz d'échappement de la turbine et un élément secondaire situé sur un trajet réservé à l'air entre le compresseur et la chambre de combustion, et une valve destinée à régler la transmission de chaleur entre les gaz d'échappement et l'air d'admission, de façon à ajuster les proportions relatives de la chaleur débitté et de la puissance mécanique fournie par l'installation. Le trajet situé entre le compresseur et la chambre de combustion peut être constitué par l'un de deux trajets parallèles, le second trajet étant un trajet direct, c'est-à-dire qui ne passe pas par l'échangeur de chaleur, et la valve est destinée à régler les proportions relatives de 1 l'air sur les deux trajets parallèles. La valve peut comporter un seul robinet sur l'un des deux trajets parallèles ou un seul distributeur à deux voies à une jonction des trajets parallèles. En variante, la valve peut comporter un distributeur å deux voies à chaque jonction des trajets parallèles, les deux distributeurs étant jumelés mécaniquement ou électriquement. La valve peut être placée à une position intermédiaire en fonction d'une caractéristique déterminée du rapport chaleur/ puissance en fonction de la consommation. Si la position inter médiaire est choisie convenablement, il est possible d'obtenir un certain degré d'équilibre "statique" ou périodique. En variante, il peut être prévu un dispositif destiné å commander la valve en réponse à un signal d'entrée pour permettre sinsi une commande automatique. Lorsque l'installation est combinée avec une charge thermique qui, en fonctionnement, est alimentée en eau en circulation chauffée dans un autre échangeur de chaleur par les gaz d'échappement de la turbine, le signal d'entrée peut être .fonction de la température de l'eau récupérée de la charge thermique par rapport à une température de référence, afin d'établir un réglage en circuit fermé. En variante, le signal d'entrée peut être fourni par un dispositif sensible à la charge thermique et à la consommation de-puissance de manière à établir une caractéristique de récupération, c'est-à-dire le degré de transmission de chaleur dans l'échangeur de chaleur qui est une fonction prédéterminée de la consommation de chaleur et de la consommation de puissance. Dans ce cas, il peut être prévu un générateur de cha leur auxiliaire sur le trajet des gaz d'échappement en aval de l'élément primaire du premier échangeur de chaleur, mais en amont de l'autre échangeur de chaleur, le générateur de chaleur étant destiné à être mis en marche lorsque la valve est réglée pour assurer la transmission minimale de chaleur entre les gaz d'échappement et l'air comburant et lorsque la température mesurée de l'eau en circulation tombe au-dessous d'une valeur prédéterminée qui indique que les besoins en chauffage ne sont pas satisfaits. I1 est possible de prévoir une autre valve et un dis sipateur de chaleur, l'autre valve étant agencée sur le trajet d'éehappement en aval de l'échangeur de chaleur, mais en amont de la charge thermique et étant réglée de façon à détourner le gaz d'échappement vers le dissipateur de chaleur,lorsque la valve citée en premier lieu est réglée pour assurer une transmission maximale de chaleur entre les gaz d'échappement et l'air d'admission et lorsque la température mesurée de l'eau en circulation est au-dessus d'une valeur prédéterminée qui indique que la capacité de chauffage de ladite installation est supérieure aux besoins. Lorsque la combinaison englobe une charge thermique variable mais prédéterminée et une charge électrique variable mais prédéterminée, qui sont disposées pour être alimentées respectivement en chaleur et en puissance par l'installation, la valve peut être réglée pendant une période prédéterminée dans une position intermédiaire qui établit un facteur de récupération correspondant à la valeur moyenne du rapport de la chaleur consommée à la puissance consommée, le facteur de récupération correspondant à la proportion de la chaleur des gaz d'échappement qui est transférée à l'air d'admission. Lorsque l'installation de production de chaleur et de puissance est combinée avec une charge thermique variable mais prédéterminée et avec une charge électrique variable mais prédéterminée devant être alimentées respectivement en chaleur et en puissance par ladite installation, cette dernière coopérant en outre avec un générateur auxiliaire de chaleur pour chauffer les gaz d'échappement lorsque les besoins en chaleur ne sont pas satisfaits par la proportion de chaleur débitée par la turbine à gaz, et étant encore associée à un dissipateur de chaleur qui reçoit la chaleur d'échappement excédentaire lorsque la consommation de chaleur est inférieure à la chaleur débitée par l'installation entièrement régénérée, la valve est décalée de préférence par rapport à une position intermédiaire qui, pendant une période prédéterminée, assure un facteur de récupération correspondant à la valeur moyenne du rapport entre la chaleur consommée et la puissance consommée ; le degré auquel la valve est décalée par rapport à la position intermédiaire peut être facilement choisi en fonction des rendements thermiques relatifs du générateur auxiliaire de chaleur et de l'installation, de manière à minimiser les pertes d'énergie. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels la figure 1 est un diagramme de distribution de puissance (P) et de chaleur (0) par intervalles hebdomadaires pendant un an pour un site industriel particulier les figures 2a et 2b sont des diagrammes analogues pour deux semaines différentes de la même année la figure 3 est un diagramme de la distribution horaire dans la plage du rapport chaleur/puissance au cours d'une année ; la figure 4 représente schématiquement les principaux composants d'une installation de production combinée de chaleur et de puissance équipée d'un appareil de récupération réglable selon l'invention ; la figure 5 est un diagramme montrant les caractéristiques des flux d'énergie pour le même site et pour une turbine à gaz particulière ;; la figure 6 est un diagramme du débit d'admission du combustible dans la turbine par rapport à la charge pour divers facteurs de récupération ; la figure 7 représente schématiquement une forme de réalisation d'un schéma de commande en circuit fermé ; la figure 8 représente schématiquement une forme de réalisation d'un schéma de commande en circuit ouvert ; la figure 9 représente des graphiques du facteur de récupération nécessaire (c'est-à-dire la proportion de chaleur des gaz d'échappement ramenés à l'air d'alimentation) dans diverses conditions de production de chaleur et de puissance d'une turbine particulière ; et la figure 10 est un schéma synoptique~d'un circuit de commande en circuit ouvert applicable à la figure 7. La figure 1 représente un diagramme de consommation d'énergie pour une année particulière sur un site industriel présentant un rapport fortement variable de la chaleur consommée à la puissance consommée. Sur certains sites industriels, la chaleur nécessaire au traitement peut provenir directement de la chaleur perdue de la turbine et elle est d'une importance lui permettant de surmonter les fluctuations de la chaleur nécessaire pour maintenir les températures de l'environnement. I1 serait relativement aisé de distribuer la chaleur et la puissance à un tel site à partir d'une turbine à gaz étant donné que le rapport subirait peu de variations. Toutefois, il ressort de la figure 1 que bien que la puissance consommée soit relativement constante pendant toute l'année, la consommation de chaleur varie dans des proportions considérables en fonction des intempéries. Les figures 2a et 2b montrent plus en détail des diagrammes de chaleur et de puissance pour deux semaines particulières de l'année, la figure 2a pour une semaine en hiver et la figure 2b en été. La figure 3 montre pour la même année la distribution du rapport chaleur/puissance (c'est-à-dire Q/P), ce qui signifie le temps qui s'est écoulé à chaque valeur du rapport. On constate que la valeur moyenne de cette distribution est d'environ 2,9, c'est-à-dire que le rapport de la chaleur à la puissance est aussi souvent au-dessus de 2,9 ou au-dessous. Par conséquent, selon une première approximation, s'il fallait utiliser une installation de production de puissance à rapport fixe pour ce site particulier, il serait nécessaire de la choisir de façon qu'elle présente ce rapport particulier de rendement.Une telle disposition serait relativement peu efficace étant donné qu'à des valeurs élevées, mais encore courantes, du rapport Q/P, la génération auxiliaire de chaleur serait nécessaire (accumulation maximale) et à de faibles valeurs, mais encore courantes, la chaleur serait inévitablement perdue (dissipée). Néanmoins, il existerait une valeur optimale pour le rapport chaleur/puissance correspondant au moins approximativement-à la valeur moyenne. On expliquera plus loin la raison pour laquelle l'installation de production de puissance peut devoir être réglée dans certains cas à une valeur s'écartant de cette valeur moyenne dans une telle situation "d'adaptation statique". La chaleur totale produite par une turbine à gaz correspond à une proportion importante du débit total et serait normalement excessive. Par conséquent, il est de pratique courante d'utiliser un récupérateur comme indiqué plus haut. Ce récupérateur est constitué d'un échangeur de chaleur présentant un rapport thermique ou facteur de récupération qui est déterminé par sa taille et son mode de construction. La figure 4 représente une installation utilisant une turbine à gaz et comportant un tel récupérateur. Une turbine 1 est montée sur le même arbre qu'un compresseur d'air 2, l'arbre étant accouplé à une génératrice électrique non représentée. Un gaz ou un combustible liquide est brûlé dans une chambre de combustion 3 qui est alimentée en air par le compresseur 2. Les gaz grêlés passent ensuite dans la turbine 1 avec un excédent d'air. En présence de récupérateurs, il est courant de faire passer l'air sortant du compresseur par l'élément secondaire 4 d'un récupérateur 5 qui fonctionne au maximum de façon que la totalité de l'air comburant reçoive la chaleur de l'élément primaire en fonction du facteur de récupération. La totalité des gaz d'échappement de la turbine passe ensuite dans l'lément primaire 6 de façon qu'une proportion de 70 % par exemple (ceci correspondant au facteur de récupération R) de la chaleur des gaz d'échappement soit transmise à l'air comburant. Cependant, l'utilisation d'un récupérateur de cette manière n'assure pas obligatoirement la plus grande économie possible. Par conséquent, suivant l'invention, il est prévu une dérivation commandée 7 de l'élément secondaire 4 du récupérateur. Un distributeur A à deux voies dirige le débit d'air du compresseur soit dans le récupérateur, soit dans la dérivation, soit dans les deux dans une proportion déterminée. Un distributeur analogue B est monté à l'autre jonction entre la dérivation et le récupérateur et les deux distributeurs sont jumelés mécaniquement ou électriquement. I1 est alors possible d'isoler éventuellement soit la dérivation, soit l'élément secondaire 4. I1 est possible de prévoir un autre moyen de réglage du facteur de récupération au moyen d'une dérivation 8 de l'élément primaire 6 qui est commandée par un distributeur C à deux voies. Ainsi, on peut faire en sorte que les gaz d'échappement contournent le récupérateur 5 et passent directement dans la chaudière de récupération 11. C'est dans cette chaudière 11 que la chaleur débitée par l'installation est extraite et remise en circulation par la conduite principale 12 d'eau chaude, la chaleur restante des gaz d'échappement étant obligatoirement évacuée pour éviter une condensation dans la cheminée. Il est évident qu'en principe, il suffirait d'utiliser au moins l'un des distributeurs A, B et C. Toutefois, si l'on choisissait le distributeur C, la-dérivation réelle 7 de l'élé- ment secondaire serait supprimée. Une disposition préférée n'utilise que le distributeur A. On va examiner maintenant la figure 5 qui représente des caractéristiques de flux énergétique pour une turbine à gaz particulière et un site particulier. Tout point situé dans les limites de la caractéristique-de la turbine présente trois coordonnées, c'est-à-dire (1) la charge de la turbine (CT représentée de 40 à 100 X), (2) le rapport des consommations de chaleur et de puissance Q/P et (3) le rapport thermique ou facteur de récupération R compris entre O (lorsque la dérivation fonctionne au maximum) et une valeur maximale de 0,8 à laquelle 80 X de la chaleur récupérable des gaz d'échappement est transmise à l'air comburant. La caractéristique du site (S), c'est-à-dire le rapport de l'apport d'énergie totale (à partir du réseau électrique et du combustible de la turbine) à la puissance fournie, E/P, en fonction du rapport des consommations de chaleur et de puissance, présente la même échelle Q/P et une échélle E/P correspondant à l'échelle de charge de la turbine. Légende Site Site Source d'énergie Unités P Puissance consommée Puissance fournie Q Chaleur consommée Chaleur récupérai E Energie totale produite- Energie totai?e du par le combustible et débit du combusti le réseau ble La caractéristique de la figure 5 est établie à l'aide de la figure 6 qui montre des courbes du débit du combustible en fonction de la charge de la turbine particulière et une série de ces courbes dans une plage du facteur de récupération R. Pour deux valeurs de O et de 69,4 Z de ce facteur, les caractéristiques sont établies de la façon suivante (1) la chaleur perdue récupérable = mC p (te-ts) = Q où i = débit massique des gaz d'échappement C = chaleur spécifique des gaz d'échappement p t : température des gaz d'échappement e ts= température minimale admissible de la cheminée (2000 C). (2) le débit énergétique du combustible (E) est donné directement sur la-figure 6 pour les valeurs en question de R. En fonction des valeurs données de Q et de E, il est possible de construire une courbe de E/P par rapport à Q/P. Les valeurs de E/P correspondant à un choix des valeurs de charge sont tirées de la figure 6 et ces points sont indiqués sur les deux caractéristiques, R = O et R = 69,4. Les points de charge communs sont ensuite reliés par des lignes droites. Cette construction laisse supposer que E/P augmente linéairement avec Q/P sous une charge constante avec un facteur de récupération qui décroit ; cette supposition est compatible avec l'hypothèse de la figure 6. Chaque ligne de charge entre les deux lignes de récupération constante établies peut être divisée sur la même base linéaire qu'une ligne de charge verticale de la figure 6 qui est divisée par les diverses lignes de récupération. Pour la caractéristique du site E = vitesse de consommation de l'énergie totale ; c'est-à-dire P + Q/nb kW P = Puissance demandée/consommée kw Q = Chauffage demandé/consommé kW nb = Rendement de la chaudière (12). Par conséquent, E/P par rapport à Q/P n'est réellement que l'établissement du rendement de la chaudière ; c'est-à-dire E = (P + Q/nb) = 1 + Q . 1 P P P nb La caractéristique du site correspond donc à un tracé de 1 + Q (1) par rapport à pQ qui est une ligne approchant P nb les 450. On peut voir d'après la figure 5 que ni l'installation à récupération maximale (R = 0,8) ni celle à récupération nulle (RN) ne correspondent aux. besoins du site Toutefois, les caractéristiques de récupération partielle correspondant à des facteurs de récupération de 30 et de 40 S coupent la valeur moyenne de Q/P pour le site à des conditions correspondant approxinativement à une charge de 90 et de 70 t. Ceci laisse supposer qu'un récupérateur présentant un rendement de 30 à 40 S pourrait suffire pour réaliser le maximum d'économie. A première vue, ceci pourrait être satisfaisant mais malheureusement, le choix d'une récupération optimale est beaucoup plus compliqué étant donné qu'il dépend également du prix de l'échangeur de chaleur et du rendement du système faisant l'appoint de chaleur.Par exemple, si l'appoint de chaleur est effectué à un rendement voisin de 100 X, la perte d'énergie du système ne se produit alors que par dissipation de chaleur et pour éviter une déperdition de chaleur, le degré de récupération doit Btre maximal. Dans ce cas, le choix du facteur de récupération est dicté par le prix du récupérateur. Si le rendement du système faisant l'appoint de chaleur'est ramené par exemple à 80 X, l'énergie est alors perdue à la fois par dissipation et dans les conditions assurant l'appoint de chaleur. Dans ce cas, le facteur de récupération doit être choisi de façon que le total annuel de perte d'énergie soit maintenu au minimum.A mesure que le rendement de récupération de chaleur diminue, la caractéristique optimale se déplace vers la droite sur le rapport moyen chaleur/puissance du site représenté sur la figure 5. En général, le mode d'adaptation statique est le plus approprié pour des sites ayant un spectre de distribution de puissance présentant une seule valeur dominante de Q/P. Il est peu vraisemblable qu'un type de machine soit d'une flexibilité suffisante pour couvrir tous les spectres possibles. Néanmoins, il ressort de la figure 5 qu'il est encore possible de couvrir une large gamme de rapports moyens de chaleur/puissance en utilisant un type de générateur de gaz et en choisissant une série de facteurs de récupération. Une amélioration importante de l'adaptation statique, en particulier dans les cas où il n'y a pas de pointes dominan tes individuelles dans la plage des valeurs de 9/P, est assurée par une adaptation périodique. Dans ce cas, un récupérateur présentant le facteur de récupération le plus élevé possible est commuté de façon à être branché sur le trajet primaire parcouru par les gaz et à être débranché par rapport à ce dernier en fonction des conditions régnant sur le site. Cette commutation peut être effectuée de manière saisonnière, quotidienne ou même horaire. Dans un système préféré selon l'invention, on obtient une adaptation dynamique entre l'installation productrice de puissance et les conditions ou besoins du site. Ceci peut être effectué en réglant la récupération en fonction de 11 erreur existant entre les valeurs réelle et voulue d'un paramètre concernant la charge, de manière à former un circuit de commande en boucle fermée. En variante, la récupération peut être réglée en fonction d'une caractéristique connue en réponse à la demande de chaleur et de puissance. La figure 7 représente le schéma d'un système de commande en circuit fermé basé sur la disposition de la figure 4. La turbine 1 et le compresseur 2 sont montés sur un arbre qui entrain une génératrice électrique 13. Dans ce cas, on.n'uti- lise que le distributeur A qui est commandé par un positionneur pilote 14. Le trajet d'échappement 15 de la turbine passe par un récupérateur 5, puis soit par la chaudière de récupération 11, soit directement dans la cheminée par l'intermédiaire d'un distributeur D. Ainsi, si la quantité de chaleur engendrée est supérieure à celle que nécessite la charge thermique du site, elle peut être "dissipée" par l'intermédiaire du distributeur D. Sur le trajet allant du distributeur D à la chaudière de récupération se trouve un générateur auxiliaire de chaleur 16 disposé de façon que la chaleur sortant de la turbine puisse être complétée pour répondre à une demande excessive de chaleur. Une conduite principale d'eau chaude 12 est alimentée par la chaudière de récupération et transporte l'eau chaude dans l'ensemble du site. Des transducteurs sensibles à la température détectent les températures d'entrée T. et de sortie T0 de la chaudière.La température de sortie T0 est comparée avec une saleur prédéterminée de To, c'est-à-dire T1 et le signal d'erreur est appliqué à un régulateur Cl pour commander le pilote 14 et tenter de réduire l'erreur au minimum. Ainsi, si T0 est trop élevée, l'erreur Tl-To fait en sorte que le régulateur C1 étrangle le trajet de dérivation 7 et augmente le facteur de récupération.La quantité de chaleur contenue dans les gaz sortant du récupérateur diminue et la température de sortie de la chaudière Il baisse. Inversement, si la température de sortie To de la chaudière est trop basse, le signal erreur appliqué au régulateur Cl, qui est maintenant de polarité opposée, fait en sorte que le distributeur A augmente la section du trajet de dérivation 7 et extrait moins de chaleur des gaz d'échappement de la turbine. En supposant que la puissance produite par la turbine est initialement correcte dans les deux conditions susmentionnées, elle serait accrue dans le premier cas et réduite dans le second. Le régulateur local de la turbine (non représenté) ajuste alors 11 alimentation en combustible jusqu'à ce que la puissance fournie soit correcte, le retour du circuit fermé aboutissant au régulateur C1 ajustant le rapport chaleur/puissance produit jusqu'à ce que la chaleur délivrée à la chaudière 11 soit cor- recte. Bien que toute la plage de la caractéristique de la figure 5 soit maintenant disponible pour établir une adaptation ou accord, il peut encore arriver que le réglage soit insuffisant pour maintenir cet accord en cas de très forte demande de chaleur ou de puissance. Pour de telles circonstances, on prévoit des régulateurs C2 et C3. Une température de référence T2 est réglée à quelques degrés au-dessus de T1 et la différence ou erreur entre les deux est appliquée au régulateur C2 qui commande lui-même le distributeur D par l'intermédiaire d'un positionneur ou pilote 17. Maintenant, si malgré une augmentation du facteur de récupération sous la commande du régulateur C1, la température de sortie To de la chaudière est encore trop élevée et dépasse T2, le régulateur C2 entre en action et fait en sorte que le distributeur D ouvre progressivement le trajet de dérivation 18 en fonction de l'excédent de T0 par rapport à T2. Par conséquent, la chaleur est "dissipée", c'est-à-dire qu'elle passe directement dans la cheminée et par suite, la température de sortie de la chaudière baisse. Il est également prévu une autre température de référence T3 qui est réglée à quelques degrés au-dessous de T1. Un signal d'erreur équivalant à To-T3 est appliqué au régulateur C3 qui est actionné progressivement lorsque la température T0 de la chaudière baisse au-dessous de T3. A ce moment, le régulateur allume le générateur auxiliaire de chaleur 16 comprenant une chambre de combustion, de façon à faire l'appoint de la chaleur délivrée à la chaudière 11 à un niveau déterminé par le régulateur C3. Bien que l'alimentation en combustible de la chambre de combustion 3 puisse être réglée localement pour maintenir la production de puissance voulue, selon une autre disposition, ce réglage peut être prévu à l'avance dans une certaine mesure en subordonnant l'alimentation en combustible de la chambre de combustion au contrôle de la température de sortie de la chau diète. Ainsi, si la température To baisse, l'alimentation en combustible de la chambre de combustion peut être augmentée directement de façon à anticiper la demande d'une plus grande quantité de puissance lorsque le facteur de récupération est réduit. I1 convient de noter que les régulateurs C1, C2 et C3 ne sont pas nécessairement des matériels séparés. En particulier, les régulateurs Cl et C2 pourraient être incorporés de façon è correspondre à des plages distinctes d'un seul régulateur ; ainsi, le distributeur A serait sollicité de façon à ne fonctionner que lorsque le signal de sortie du régulateur se trouve dans la partie inférieure de sa plage et le distributeur D ne serait sollicité de façon à ne fonctionner que lorsque le signal de sortie se trouve dans la partie supérieure de ladite plage.Le système auxiliaire de combustion présenterait une dynamique totalement différente, de sorte qu'il serait préférable de l'actionner au moyen d'un régulateur séparé, mais en principe, rien n'empêche d'incorporer également ce dispositif dans l'unique régulateur en divisant la plage de ce dernier en trois parties. Une variante du système à circuit fermé de la figure 7 est représentée sur la figure 8. Cette variante comporte la même disposition fondamentale du compresseur, de la turbine et du système de récupération commandée, mais diffère par le fait que le rapport de récupération varie en fonction d'une caractéristique de commande prédéterminée. En fait, le distributeur A est commandé en fonction de signaux correspondant aux demandes de puissance et de chaleur (contrairement à des signaux d'erreur) émis par des transducteurs montés sur la génératrice 13 et dans la conduite principale 12 transportant l'eau de chauffage du site. I1 est possible d'obtenir la caractéristique de commande nécessaire en traçant le diagramme des paramètres de la turbine représentés sur la figure 5 pour obtenir des graphiques de R par rapport à Pm étant la puissance maximale que peut fournir la turbine. Les caractéristiques résultantes sont représentées sur la figure 9 pour deux valeurs de la charge. de la turbine équivalant à P/Pm = 1 ou 0,4. Les graphiques obtenus, en tenant compte des hypothèses inhérentes à la figure 5, forment une famille de lignes presque droites divergeant assez peu. I1 peut être raisonnable de simplifier ces caractéristiques en les ramenant à la seule ligne moyenne tracée en traits mixtes sur la figure 9. Toutefois, avec d'autres turbines ou moteurs et un calcul plus détaillé des caractéristiques, les lignes peuvent être incurvées et diverger yuans une plus grande mesure mais en tout cas, il est encore possible de définir la valeur de R qui est nécessaire pour mesurer P, Q et éventuellement Pm. La valeur de P est mesurée par un transducteur approprié 19 monté à la sortie de la génératrice. Un extracteur 24 de racine carrée applique le signal ! à un multiplicateur 25 dont l'autre entrée reçoit une constante égale à Le débit massique M de l'eau du système de chauffage du site et la différence de température 6T entre les conduits d'alimentation et de retour sont mesurés par des transducteurs 20, 21 et 22 montés dans la conduite annulaire principale 12. Les deux variables & et M sont alors introduites dans un multiplicateur 23 pour produire la valeur de Q. Q et la fonction de P délivrés par le multiplicateur 25 sont appliqués à des dispositifs d'égalisation EQ (représentés sur la figure 10) qui produisent des valeurs moyennes pendant une période prédéterminée. Ces valeurs sont ensuite traitées par l'élément principal de commande 26 pour produire la valeur requise de R. Une caractéristique théorique ou expérimentale concernant l'angle de déviation B du distributeur (distributeur A) par rapport à R a été établie et est introduite dans un circuit conformateur pour produire l'angle demandé Bd du distributeur. Cette valeur est introduite dans un circuit 14 de comnande de la position du distributeur qui aligne l'angle 9 du distributeur avec Bd. Le schéma synoptique fondamental du système de commande apparait maintenant comme représenté sur la figure 10. Pour compléter le système, il est nécessaire de considérer les actions qui sont indispensables lorsque le rapport Q/P demandé sort des limites auxquelles la turbine à gaz peut s'adapter. Si la demande de chaleur devient trop faible par rapport à la puissance engendrée, il est nécessaire de dissiper la chaleur en contournant la chaudière de récupération. Ceci serait effectué automatiquement par le régulateur de la chaudière comme décrit en se référant au système à circuit fer mé de la figure 7. Si la demande de chaleur augmente trop, il est nécessaire d'introduire la combustion auxiliaire. Ceci est réalisé en contrôlant soit R, soit 8 et en produisant un signal susceptible d'amorcer la combustion auxiliaire qui serait ensuite commandée par le régulateur C3. Dans un schéma à circuit fermé ou ouvert, la combustion auxiliaire peut être amorcée automatiquement ou simplement en émettant un signal destiné à l'opérateur pour qu'il allume manuellement la chaudière, bien que ceci ne soit pas avantageux dans le système à circuit fermé. I1 peut être souhaitable de pouvoir outrepasser le réglage du rapport de récupération par une commande manuelle ce qui est représenté par des commutateurs CM sur les figures 7 et 8, afin de pouvoir régler préalablement l'angle de déviation e du distributeur. L'un ou l'autre système pourrait être constitué de circuits analogiques ou numériques distincts ou intégrés et il serait particulièrement avantageux d'utiliser un minicalculateur ou un microprocesseur pour exécuter les fonctions de commande ou de calcul. Les divers éléments représentés sur les figures 7 et 8 font alors partie d'un programme logiciel enregistré dans la mémoire d'un ordinateur. I1 va de soi que l'installation et le procédé décrits peuvent subir diverses modifications sans sortir du.cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Installation de production combinée de chaleur et de puissance comprenant une turbine à gaz destinée à être alimentée en gaz par une chambre de combustion qui est ellemême destinée à être alimentée en air comburant par un compresseur, la puissance mécanique étant prélevée sur un arbre de sortie de la turbine et la chaleur fournie provenant des gaz - d'échappement de la turbine, installation caractérisée en ce qu'elle comporte un échangeur de chaleur ayant un élément primaire sur le trajet parcouru par les gaz d'échappement de la turbine et un élément secondaire sur un trajet réservé à l'air entre le compresseur et la chambre de combustion, et une valve destinée à régler la transmission de chaleur entre les gaz d'échappement et l'air d'admission, de façon à régler les proportions relatives de chaleur et de puissance mécanique fournies par l'installation. 2. Installation selon la revendication 1, caractérisée en ce que le trajet compris entre le compresseur et la chambre de combustion est l'un de deux trajets parallèles, le second étant un trajet direct et la valve étant destinée à régler les proportions relatives de itair circulant le long des deux trajets parallèles. 3. Installation selon la revendication 2, caractérisée en ce que la valve se compose d'un seul distributeur monté sur l'un des deux trajets parallèles. 4. Installation selon la revendication 2, caractérisée en ce que la valve se compose d'un seul distributeur à deux voies monté à une jonction entre les deux trajets parallèles. 5. Installation selon la revendicatinn 2, caractérisée en ce que la valve comprend un distributeur à deux voies à chaque jonction des trajets parallèles, les deux distributeurs étant jumelés mécaniquement ou électriquement. 6. Installation selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce qu'elle comporte un dispositif de commande destiné à commander la valve en fonction d'un signal d'entrée. 7 Installation selon la revendication 6 associée à une charge thermique à laquelle la chaleur est distribuée en fonctionnement par de l'eau en circulation chauffée dans un autre échangeur de chaleur par les gaz d'échappement de la turbine à gaz, installation caractérisée en ce que le signal d'entrée est fonction de la température de l'eau revenant de la charge thermique par rapport à une température de référence pour établir une commande en circuit fermé. 8. Installation selon la revendication 6, associée à une charge thermique à laquelle la chaleur est délivrée en fonctionnement par de l'eau en circulation chauffée dans un autre échangeur de chaleur par les gaz d'échappement de la turbine, installation caractérisée en ce que le signal d'entrée est délivré par un dispositif sensible à la charge thermique et à la demande de puissance, de manière à établir une caractéristique de récupération qui est une fonction prédéterminée des demandes de chaleur et de puissance. 9. Installation selon la revendication 7 ou 8, comprenant un générateur auxiliaire de chaleur sur le trajet d'échappement en aval de l'élément primaire du premier échangeur de chaleur mais en amont de l'autre échangeur de chaleur, installation caractérisée en ce que le générateur de chaleur est destiné à être actionné lorsque la valve est réglée pour une transmission minimale de chaleur entre les gaz d'échappement et l'air d'admission délivré à la turbine et que la température mesurée de l'eau en circulation est inférieure à une valeur prédéterminée. 10. Installation selon l'une quelconque des revendications 7, 8 et 9, caractérisée en ce qu'elle comporte une autre valve et un dissipateur de chaleur, cette autre valve étant située sur le trajet des gaz d'échappement en aval de l'élément primaire du premier échangeur de chaleur mais en amont de l'autre échangeur de chaleur et étant réglée pour dévier les gaz d'échappement vers le dissipateur de chaleur lorsque la première valve est réglée pour établir une transmission maximale de chaleur entre les gaz d'échappement et l'air d'admission et que la température mesurée de l'eau en circulation est supérieure à une valeur prédéterminée. 11. Procédé pour la mise en oeuvre d'une installation de production combinée de chaleur et de puissance selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la valve est réglée à une position intermédiaire en fonction d'une caractéristique du rapport chaleur/puissance correspondant à une demande prédéterminée. 12. Procédé selon la revendication 11, pour la mise en oeùvre d'une installation de production combinée de chaleur et de puissance associée à une charge thermique variable mais prédéterminée et à une charge électrique variable mais prédéterminée qui sont destinées à être alimentées en chaleur et en puissance respectivement par l'installation, procédé caractérisé en ce que la valve est réglée pendant une période prédéterminée à une position intermédiaire qui établit un facteur de récupération correspondant à la valeur moyenne du rapport de la demande de chaleur à la demande de puissance pendant ladite période. 13. Procédé selon la revendication 11 pour la mise en oeuvre d'une installation de production combinée de chaleur et de puissance associée à une charge thermique variable mais prédéterminée et à une charge électrique variable mais prédéterminée, qui sont destinées à être alimentées en chaleur et puissance respectivement par ladite installation, et coopérant également avec un générateur auxiliaire de chaleur destiné à chauffer les gaz d'échappement lorsque la demande de chaleur n'est pas satisfaite par la proportion de chaleur délivrée par la turbine à gaz, et à un dissipateur de chaleur vers lequel la chaleur excédentaire des gaz d'échappement peut être dirigée lorsque la demande de chaleur est inférieure à la chaleur fournie par l'installation entièrement régénérée, procédé caractérisé en ce que la valve est décalée par rapport à une position intermédiaire qui, pendant une période prédéterminée, établit un facteur de récupération correspondant à la valeur moyenne du rapport entre la demande de chaleur et la demande de puissance pendant ladite période.