L'invention concerne une arrivée de pâte pour une nappeuse au mouillé, munie d'un tamis incline surmonté d'un carter pour la pâte, et d'une paroi frontale à laquelle est articulée une lèvre formant un angle aigu avec le tamis, située à l'extrémité recourbée près du tamis afin de former avec celui-ci une fente de sortie. Sur les machines à papier, la lèvre supérieure est réglée de manière rigide au moyen d'une tige filetée règlable en longueur, c'est-à-dire sur une dimension déterminée de la fente de sortie. La suspension fluide sort à cet endroit et se transforme en une nappe de papier dans la zone de formation de nappe qui suit. Avec les nappeuses au mouillé dont il est question ici, les conditions peuvent toutefois tre différentes ; en effet la fente de sortie peut tre bien au-delà du tamis. Le rôle du bord inférieur de la lèvre concerne dans le cas présent avant tout la densité ; à savoir qu'il doit empcher la sortie de la suspension. A cet effet il doit tre appliqué contre le tamis avec une force déterminée. Toutefois, il y a en général des accumulations de pâte dans la nappe déjà formée au niveau de la fente de sortie. Si à présent on fixe, comme sur les machines à papier, la lèvre supérieure de façon rigide il en résulte alors des masses isolées (discontinues) qui produisent un effort excessif sur le tamis ainsi qu'une détérioration prématurée. On pourrait certes penser à éviter l'effort imposé au tamis en appliquant la lèvre supérieure contre le tamis avec un appui élastique et souple. Mais ceci est extrmement difficile car les tamis sont de sortes les plus diverses, et le mme type de tamis ne peut pas tre continuellement fabriqué pour une nappeuse. La plupart de ces tamis sont très sensibles à la pression ; ils ne doivent surtout pas tre surchargés mais la charge doit tre répartie bien à plat. L'invention est motivée par l'obligation de réaliser l'arrivée de telle façon que le mécanisme de pression sur la lèvre soit souple lors de 1'application sur une accumulation ou un épaississement de pâte, tout en étant règlable sur le registre le plus étendu. En particulier, la force de pression doit pouvoir tre réduite à zéro, et mme au-delà prendre une valeur négative en compensant le propre poids de la lèvre qui se soulève. Cette obligation est satisfaite, conformément à l'invention, en fixant, de manière rigide, à la lèvre, de préférence à proximité de son axe d'articulation, un bras de levier qui présente (dans l'axe longitudinal de la machine) un segment s'étendant de part et d'autre au-dessus de l'axe d'ar- ticulation de la lèvre et portant une masse règlable parallè- lement à l'axe longitudinal de la machine. Ainsi les éventuelles accumulations de pâte présentes dans la nappe peuvent soulever la lèvre supérieure en s'opposant à la force du poids. A cet effet, le poids est réglé de telle manière qu'en utilisation normale une position aussi rigide que possible de la lèvre supérieure soit atteinte et qu'aucune force excessive ne soit exercée sur le tamis lors du passage d'épaississements de la nappe. Le poids peut ainsi servir aussi bien à augmenter le poids de la lèvre qu'à le compenser. Une disposition avantageuse de l'invention consiste à disposer le segment du bras de levier portant le poids dans une position au moins approximativement horizontale. Ainsi est rendue possible une mise en place particulièrement simple et facile du poids agissant sur la lèvre. Il est en particulier avantageux, conformément à l'invention, de disposer sur la lèvre plusieurs bras de levier munis de poids réglables, disposés les uns à coté des autres sur une ligne parallèle à l'axe transversal de la machine. Cette répartition des poids sur toute la largeur de la lèvre peut tre réalisée facilement, et la position de la charge est réglable en chaque point de la lèvre. Les figures montrent un exemple de réalisation de l'objet de l'invention. Fig1, une arrivée de pâte pour nappeuse au mouillé, munie d'une paroi frontale à laquelle à l'extrémité recourbée près du tamis, est articulée une lèvre. Fig. 2, une coupe de l'extrémité de la paroi frontale avec la lèvre articulée, à une plus grande échelle. La fig. 1 représente une arrivée de pâte 1 d'une nappeuse non figurée, à laquelle est adjoint un tamis incliné 2. L'arrivée de pâte 1 se compose de deux parois latérales 3, d'une paroi arrière 4, et d'une paroi frontale 5. Entre les parois arrière et frontale est disposée une paroi intermédiaire 6, qui sépare l'arrivée en deux parties 7 et 8. A proximité de ces deux parties, et sous le tamis incliné, sont situés des dispositifs d'aspiration 9 auxquels sont reliées des conduites d'éva- cuation 10 de l'eau aspirée à travers le tamis. Dans chacune des deux parties 7 et 8 débouchent des conduites 11 et 12 amenant la suspension fibreuse. A son extrémité recourbée vers le tamis 2 la paroi frontale 5 comporte une lèvrè 13 articulée sur laquelle est fixé un poids 14. Comme on peut le voir en particulier sur la fig. 2, sur la lèvre 13 et plus précisément à proximité de son axe d'articulation 15, est monté de façon rigide un bras de levier 16 qui présente un segment sensiblement horizontal 16'qui s'étend de part et d'autre de l'axe d'articulation 15 de la lèvre. t ce segment 16'coulisse le poids 14 agissant sur la lèvre 13, perpendiculairement à ltaxe d'articulation 15. Plusieurs poids de ce genre sont fixés de manière appropriée à la lèvre 13 et disposés les uns à coté des autres sur une ligne parallèle à l'axe transversal de la machine. La fente nécessaire au passage de la nappe formée sur le tamis est règlable à l'aide de ces poids. Les épaississements de la nappe tels que : accumulations ou autres, peuvent soulever la lèvre, ce qui permet d'exclure les masses susceptibles de porter préjudice au tamis. REVENDICATIONS 1. Arrivée de pâte pour nappeuse au mouillé, équipée d'un tamis incliné surmonté d'un carter pour la pâte, et d'une paroi frontale à laquelle est articulée une lèvre située sur l'extrémité recourbée près du tamis, formant avec le tamis un angle aigu et déterminant entre celui-ci et la paroi une fente de sortie, caractérisé en ce qu'un bras de levier est fixé de manière rigide à la lèvre, de préférence à proximité de son axe d'articulation, ce bras de levier présentant un segment, parallèle à l'axe longitudinal de la machine, s'étendant de part et d'autre de l'axe d'articulation de la lèvre et portant des poids réglables dans le sens longitudinal de la machine. 2e Arrivée de pâte selon la revendication 1, caractérisée en ce que le segment du bras de levier portant le poids est dans une position au moins approximativement horizontale. 3. Arrivée de pâte selon les revendications 1 ou 2, caractérisée en ce que plusieurs bras de levier munis de poids règlables, sont-fixés sur la lèvre, les uns à côté des autres, sur une ligne transversale de la machine.