L'invention a pour objet une installation pour la surveillance d'une chambre forte ou analogue En dehors des heures d'ouverture, notamment pendant la nuit, il est souhaitable d'etre informé sur l'activité qui peut se dérouler dans une chambre forte et qui traduirait alors une intrusion indésirable. L'installation de surveillance selon l'invention est basée sur cette remarque qu'une telle activité s'accompagne immanquablement d'un bruit et/ou de lumière. On a proposé des installations à détection microphonique qui déclenchent une alarme dès qu'un microphone placé dans la chambre forte capte de l'énergie sonore dépassant un niveau prédéterminé. Mais une telle installation n'est pas à l'abri de la fraude qui consiste soit à débrancher le microphone, soit plus simplement à en masquer l'orifice. C'est précisément un but de l'invention de se prémunir contre une telle fraude. Un autre aspect de l'invention repose sur cette constatation que si une activité se traduit toujours par du bruit, il existe toujours dans la chambre forte, même en i'absence d'activité, un niveau de bruit, au demeurant le plus souvent très faible, et qui provient de l'alentour de la chambre forte. L'invention prévoit alors de déceler une fraude par une absence totale de bruit et, ainsi, de déclencher une alarme lors- qutaucun bruit n'est capté pendant un temps supérieur à une valeur prédéterminée, par exemple de l'ordre de la dizaine de secondes. Encore un autre aspect de l'invention est basé sur la constatation qu'une activité agressive dans une chambre forte se traduit toujours par de la lumière, soit que l'agresseur dispose d'une source lumineuse lui permettant de voir d'une manière suffisante, soit que la lumière provienne du fonctionnement de l'outillage utilisé pour l'agression. L'invention prévoit alors de combiner avec le système d'alarme microphonique un système d'alarme déclenché par un niveau de lumière dans la chambre forte supérieur à une valeur prédéterminée. Dans ces conditions, meme si la voie microphonique de l'installation a été neutralisée, la présence de lumière dans la chambre forte déclenche l'alarme. La description qui suit, faite à titre d'exemple, se ré fère aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 est un schéma en blocs-diagramme d'une installation selon l'invention ; - la figure 2.1 est un diagramme - la figure 2.2 est un autre diagramme - la figure 3 est une vue schématique en élévation d'un appareil faisant partie d'une installation selon l'invention ; - la figure 4 en est une vue par-dessous. Dans une chambre forte ou un autre local qu'il s'agit de protéger est placée une cellule microphonique 11, dissimulée si possible, dont la sortie 12 est appliquée à l'entrée 13 d'un préamplificateur 14, l'autre sortie 15 de la cellule étant à un potentiel schématisé en 16. La sortie 17 du pré-amplificateur 14 se divise en une première voie 18 et une seconde voie 19. La voie 18 comprend un filtre 21 prévu pour laisser passer des signaux dont la fréquence correspond à celle de bruits qui accompagnent une agression. Des études ont montré qu'une bande de passage d'un filtre convenable à cet effet avait des limites inférieure et supérieure de l'ordre de 800 Hz et 5000 Hz respectivement. Le filtre 21 est suivi d'un amplificateur 22 dont la sortie 23 est reliée à l'entrée 24 d'un convertisseur analogique/ continu qui fournit à sa sortie 25 une tension continue dont la valeur dépend de l'amplitude de la tension sinusoidale appliquée à son entrée 24. La sortie 25 du convertisseur 26 est appliquée à la première entrée 27 d'un comparateur 28, sur la seconde entrée 29 duquel est appliquée une tension de référence T1. A la sortie 31 du comparateur 28 est présent ou non un signal "1" suivant que la tension à l'entrée 27 est supérieure ou inférieure à la valeur T1. La sortie 31 du comparateur 28 est appliquée à l'entrée 32 d'un intégrateur 33 qui fournit ou non à sa sortie 34 une tension suivant que la tension appliquée à son entrée 32 a une durée supérieure ou inférieure à une valeur prédéterminée. La sortie 34 est appliquée à la première entrée 35 d'un dispositif de commande d'alarme 36 par l'intermédiaire d'une diode 37, et sur la seconde entrée 38 duquel est présente une tension de référence T'1, le dispositif de commande d'alarme 36, du type comparateur, fournissant à sa sortie 39 une tension seulement si la tension présente à son entrée 35 est supérieure à la valeur T'1. La tension présente à la sortie 39 sert à l'alimentation d'un relais 41 dont l'excitation ferme, par un contact 42, un circuit 43, ou boucle d'alarme, la fermeture du circuit déclenchant l'alarme sonore et/ou visuelle. L'installation comprend en outre au moins une cellule photoélectrique, constituée avantageusement par un photo-transistor 51, placé dans la chambre forte ou analogue, et interposé dans unZcir- cuit 52 compris entre le potentiel 16 et la première entrée 53 d'un comparateur 54, dont la seconde entrée 55 est portée à une tension de référence ou tension T3, la liaison de l'entrée 53 au p81e posi- tif 56 se faisant par l'intermédiaire d'une résistance 57. La sortie 58 du comparateur 54 est reliée, par l'intermédiaire d'une diode 50, à l'entrée 59 d'un intégrateur 61, d'une constitution analogue à celle de l'intégrateur 33 mais dont la sortie 62 est relié à l'entrée 35 du dispositif de commande d'alarme 36 par l'intermé- diaire d'une diode 63. La seconde voie 19 issue de la sortie 17 du pré-amplificateur 14 comprend un amplificateur 64 dont la sortie 65 est reliée à l'entrée 66 d'un convertisseur analogique/continu 67 dont la sortie 68 est reliée à la première entrée 69 d'un comparateur 71 dont la seconde entrée 72 est portée à une tension de référence T2. La sortie 73 du comparateur 71 est appliquée à l'entrée 74 d'un int6- grateur 75 de sortie 76. Cet intégrateur 75 comprend un condensateur 120 dont une armature est reliée directement à la sortie 76 et dont l'autre armature est au potentiel de la masse 16. La première armature de ce condensateur 120 est également reliée à l'entrée 74 par ltintermédiaire d'une première résistance 121. En parallèle sur cette dernière se trouvent une seconde résistance 122 de valeur très nettement inférieure à celle de la résistance 121 et une diode 123 en série. C'est la cathode de cette diode 123 qui est reliée à l'entrée 74. La sortie 76 de llintégrateur 75 est reliée à l'entrée 77 d'un dispositif de commande du signal de fraude 78, du type comparateur, dont la seconde entrée 79 est portée à une tension de valeur prédéterminée Tel2. La sortie 81 du dispositif de commande du signal de fraude 78 sert à l'alimentation d'un relais 82 dont le contact 83, lorsque le relais 82 est excité, assure la fermeture d'un circuit 84 dont la mise sous tension provoque le déclenchement d'un dispositif d'avertissement de fraude branché entre les extrémités 85 et 86 du circuit 84. Le fonctionnement est le suivant Lorsque la chambre forte surveillée par l'installation est dans une période de non-utilisation où ses accès sont interdits et où en principe l'éclairage a été supprimé, lorsqu'aucune activité normale n'a lieu, l'énergie sonore captée par la cellule microphonique 11 est suffisamment faible pour qu'après amplification dans l'amplificateur 14, filtrage dans le filtre 21 et amplification dans l'amplificateur 22, la tension continue présente à la sortie 26 du convertisseur 25 soit inférieure à la tension T1, et en conséquence aucun signal n'est appliqué à l'entrée 32 de l'intégrateur 33 : le relais 41 n'est pas excité et la boucle d'alarme réunie au circuit 43 reste sans action. Si un bruit se produit dans la chambre forte et qui soit supérieur à un niveau déterminé, le signal qui en résulte, après amplification dans les amplificateurs 14 et 22, filtrage dans le filtre 21, est, à l'entrée 27 du comparateur 28, à une tension supérieure à la valeur T1 de référence Un signal apparaît à l'entrée 32 mais, en raison de l'intervention de l'intégrateur 33, il ne se produit un signal à l'entrée 35 du dispositif de commande d'alarme 36 que si le bruit persiste pendant un temps supérieur à une valeur prédéterminée : les études ont démontré à cet égard qu'une valeur convenable était de l'ordre de 300 ms. Si donc le bruit persiste pendant une durée supérieure à ladite valeur, le dispositif de commande d'alarme 36 fournit à sa sortie 39 un signal qui excite le relais 41 et l'alarme est déclenchée. La présence du filtre de bande 21 évita un déclenchement pour les bruits provenant non pas d'une activité agressive dans la chambre forte mais de l'ambiance autour de celle-ci, comme celui résultant du roulement de chemins de fer souterrains par exemple. Si, en dehors du bruit dans la chambre forte, le niveau d'éclairement qui règne dans celle-ci dépasse une valeur prédéterminée, une tension est présente à la sortie 58 du comparateur 54 et si le phénomène lumineux dure pendant un temps supérieur à une valeur prédéterminée, à savoir celle de la constante de temps in- troduite par l'intégrateur 61, alors la commande d'alarme est déclenchée à partir de la tension présente à la sortie 62. L'installation reste ainsi en action même si la cellule microphonique a été neutralisée soit par coupure d'un circuit ou par masquage de l'orifice du microphone 11. Aussi longtemps que la cellule microphonique 11 n'est pas neutralisée, elle capte des bruits qui sont toujours présents dans la chambre forte, même en dehors de toute activité d'agression, qui résultent de l'ambiance de la chambre forte et ces bruits sont, après amplification dans le pré-amplificateur 14, mais avant filtrage dans le filtre 21, amplifiés à nouveau dans l'amplificateur 64 et transformés dans le convertisseur 67 en une tension continue présente à la sortie 69, et d'une valeur d'autant plus élevée que le bruit capté est plus intense. Si la tension ainsi présentée à l'entrée 69 est supérieure à la tension T2, un signal représentatif d'un bruit est appliqué à l'entrée 74 de l'intégrateur 75 aussi longtemps qu'il en est ainsi. Les caractéristiques de fonctionnement de l'intégrateur 75 ressortent de la considération des diagrammes des figures 2.1 et 2.2. L'absence de bruit correspond à un potentiel positif sur la sortie 73 du comparateur 71, tandis qu'un bruit correspond à un potentiel nul, c'est-à-dire égal à celui de la masse. Sur la figure 2.1 la ligne a représente une absence de bruit, tandis que les impulsions bl et b2 représentent des bruits. La figure 2.2 représente le diagramme de charge et de décharge du condensateur 120. Ce dernier se charge en l'absence de bruit par l'intermédiaire de la résistance 121 car, dans ce cas, la diode 123 est bloquée, le potentiel de sa cathode étant supérieur à celui de son anode. Lorsqu'un signal représentatif de bruit est appliqué sur l'entrée 74, c'est-à-dire lorsque cette entrée 74 est au potentiel de la masse1 la diode 123 est conductrice et le condensateur 120 se décharge par l'intermédiaire de la résistance 122. Comme le montre la figure 2.2 la charge du condensateur 120 est lente tandis que sa décharge est rapide en raison des valeurs relatives des résistances 121 et 122. Si la charge du condensateur 120 dépasse la valeur de la tension de référence représentée par la ligne T'2 sur la figure 2, appliquée sur l'entrée 79 du comparateur 78, un avertisseur de fraude relié aux bornes 85 et 86 est déclenché. En d'autres termes, si la cellule microphonique 11 ne reçoit pas de bruit pendant un temps au moins égal au temps nécessaire pour charger le condensateur 120 du potentiél T'2, une alarme est déclenchée. Ce temps est par exemple de 15 secondes. Suivant l'invention, on peut prévoir un générateur de faibles bruits ou tops 115 destiné à pallier un silence prolongé dans l'ambiance de la chambre forte. Ce générateur de tops joue pour le dispositif anti-fraude le même rôle que les bruits d'ambiance, mais sont en dehors de la bande passante du filtre 21. Deux impulsions successives de faible bruit sont espacées par un temps inférieur au temps nécessaire pour déclencher l'avertisseur de fraude. Dans une variante (non montrée) l'intégrateur 75 comprend, au lieu d'un condensateur et de résistances, un compteur numérique dont l'entrée de comptage est reliée à la sortie d'une l'horloge" (c'est-à-dire d'un générateur d'impulsions de fréquence déterminée) et dont l'entrée de remise à zéro est connectée à la sortie 73 du comparateur 71 par l'intermédiaire d'un inverseur. On se réfère maintenant aux figures 3 et 4 relatives à un appareil placé,dans la chambre forte. L'appareil comprend un corps ou bottier 101 à partie cylindrique 102 et partie tronconique 103. La partie cylindrique 102 comprend les organes d'accrochage ou de suspension 104 et les organes d'enfichage électrique 105. A l'extrémité de la partie tronconique 103 est placée la pastille microphonique 106. De la partie 103 font saillie deux photo-transistors 107 et 108 diamétralement opposés. Dans le cas de deux photo-transistors, l'installation comprend un second comparateur 54', montré en traits mixtes sur la figure 1, affecté au second photo-transistor (non représenté sur la figure 1) et dont la sortie 58' est reliée à l'entrée 59 de l'intégrateur 61 par l'intermédiaire d'une diode 50'. Le corps 101 peut également porter une diode électroluminescente 109 reliée à la boucle d'alarme et dont l'allumage permet une vérification facile du bon fonctionnement de l'installation. Une seconde voie 111 reliée à la sortie 65 de l'amplificateur 64 comprend un amplificateur 112 relié à une ligne téléphonique 113 par l'intermédiaire d'un condensateur 114 et qui permet l'écoute à distance de ce qui se passe dans la chambre forte. Une entrée 116 est prévue pour inhiber la détection de la seule lumière, dans le cas où une commande d'éclairage est nécessaire pour une caméra ou analogue. Cette inhibition est réalisée en mettant l'entrée 116 à la masse(potentiel 16), empêchant ainsi une intégration dans l'intégrateur 61. REVENDICATIONS 1. Installation de surveillance à distance et d'alarme pour une chambre forte ou analogue, caractérisée en ce qu'elle comprend des moyens pour déclencher l'alarme lorsqu'un bruit anormal se produit dans la chambre forte ainsi que des moyens pour révéler l'absence de tout bruit, ou non-bruit, dans la chambre. 2. Installation selon la revendication 1, caractérisée en ce que les moyens d'alarme comprennent une voie comportant un filtre de bande. 3. Installation selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que les moyens avertisseurs de fraude comprennent une voie d'amplification électronique démunie de filtre. 4. Installation selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisée en ce que la voie électronique comprend un intégrateur propre à ne déclencher l'alarme que si un bruit suspect a une durée supérieure à une valeur prédéterminée. 5. Installation selon la revendication 1, caractérisée en ce qie l'avertisseur de fraude n'est excité que si le non-bruit subsiste pendant un temps supérieur à une valeur prédéterminée de l'ordre de la dizaine de secondes. 6. Installation selon la revendication 5, caractérisée en ce qu'elle comprend un condensateur, des moyens pour charger ce dernier en cas de non-bruit, des moyens pour décharger le condensateur en cas de bruit et un comparateur pour déclencher l'avertisseur de fraude lorsque la charge du condensateur dépasse une valeur déterminée. 7. Installation selon la revendication 5 ou 6, caractérisée en ce qu'elle comprend un générateur d'impulsions de bruit sépares par des intervalles de temps inférieurs à une valeur prédéterminée. 8. Installation selon la revendication 3, caractérisée en ce qu'en privation à la voie d'amplification démunie de filtre est branché un dispositif d'écoute, quelconque 9. Installation selon llune/des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'aux moyens d'alarme microphonique est combiné un moyen d'alarme photo-électrique sensible à l'apparition d'une énergie lumineuse dans la chambre forte supérieure à une valeur prédéterminée. 10. Installation selon la revendication 9, caractérisée en ce qle la voie électronique dont l'entrée est une cellule micro phonique et la voie électronique dont l'entrée est une cellule photo-électrique ont une partie commune. 11. Installation selon la revendication 9, caractérisée en ce que c'est le même dispositif de commande d'alarme qui est ac tisonné à partir de la cellule microphonique et de la cellule photoélectrique. 12. Appareil pour l'équipement d'une chambre forte surveillée à partir d'une installation selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend, montées sur un support commun, une cellule microphonique et une cellule photo-électrique. 13. Appareil selon la revendication 12, caractérisé en ce qu'il comprend deux cellules photo-électriques diamétralement opposées. 14. Appareil selon la revendication 12, caractérisé en ce qu'il comprend une cellule électroluminescente reliée au circuit d'alarme. 15. Appareil selon la revendication 14, caractérisé en ce que la cellule électroluminescente peut être commandée à distance.