Le dispositif faisant l'objet de la présente invention consiste en un ensemble d'organes assurant la fixité dru bras des élévateurs de garage à deux colonnes lorsque ces appareils opèrent le soulèvement d'un véhicule. Sur ce type d'élévateur 7 chaque colonne sert de guide à un chariot sur lequel sont articulés deux bras téléscopiques munis2 à leur extrémité libre, de patins règlables en hauteur. Ces patins viennent prendre le véhicule à soulever sous la coque ou sous le chassis, par conséquent en quatre points. Géométriquement, trois de ces points seulement déterminent le plan d'application du véhicule. Il se peut donc que le quatrième point, par un réglage insuffisamment précis de son patin terminal, soit mal appliqué sous le véhicule, et ce, particulièrement dans le cas où la face inférieure du véhicule est irrégulière et gauche ; ce quatrième point peut alors s'échapper, le bras télescopique intéressé tournant par construction autour de son pivot sur le chariot. Le véhicule n'estpl;us alors soutenu qu'en trois points et) la verticale de son centre de gravité ne passant pas forcément dans la partie centrale de ce triangle de sustentation, il y a un risque de basculement du véhicule, et de chute sur le sol, pouvant etre cause d'accidents particulièrement graves pour l'utilisateur lorsque ce dernier exécute un travail et des manipulations sur ledit véhicule. Le dispositif de sécurité faisant ltobjet de la présente invention obvie à ces inconvénients graves en freinant ou en bloquant le mouvement de pivotement des bras lorsque ltélévateur est en serve. Six réalisations différentes de ce dispositif sont décrites ci-dessous, à titre non limitatif, et sont illustrées par les dessins annexés. La fig. 1 représente une vue en élévation,avec coupe partielle par le point d'articulation du bras, d'une colonne d'éléva teur, de son chariot et de l'un des bras pivotants fixés sur celuici, et se rapporte, à titre indicatif, aux élévateurs actuels non munis du dispositif de sécurité, objet de l'invention. La fig. 2 représente une vue en plan de cette partie des élévateurs actuels. La fig. 3 représente ce même élévateur vu en élévation et coupe partielle passant par l'axe d'articulation, le bras étant muni du dispositif de sécurité conforme à une première réalisation de l'invention. La fig. 4 représente une vue en plan de l'élévateur de la fig. 3 sur laquelle on voit les deux bras, chacun d'eux muni du dispositif de sécurité conforme à la première réalisation de l'invention. La.fig. 5 représente l'élévateur vu en élévation avec coupe partielle passant par l'axe d'articulation d'un bras, celuici étant muni du dispositif de sécurité conforme à une deuxième réalisation de l'invention. La fig. 6 représente une vue en plan de l'élévateur de l-a- fig. 5 sur laquelle on voit les deux bras et le dispositif de sécurité qui les relie conformément à la deuxième réalisation de l'invention. La fig. 7 représente une vue en coupe partielle passant par l'axe d'articulation d'un bras, muni du dispositif de sécurité conforme à une troisième réalisation de l'invention. La fig. 8 représente une vue en coupe partielle passant jpar les deux axes d'articulation des deux bras, et le dispositif desécurité conforme à une quatrième réalisation de l'invention. La fig. 9 représente une vue en coupe partielle passant par les deux axes-d'articulation des deux bras, et le dispositif de sécurité conforme à une cinquième réalisation de4'invention. La fig. 10 représente une vue en coupe partielle passant par les deux axes d'articulation des deux bras, et le dispositif de sécurité conforme à une sixième réalisation de l'invention. Les élévateurs de véhicules à deux colonnes actuellement utilisés dans les-garages ou.stations-service possèdent un chariot 1 sue déplaçant en hauteur le long de chaque colonne 2 (fig. 1 et t Sur ce chariot 1 est soudé un support en U, 3, sur lequel vont venir starticuler, sur des pivots 4 et 5, deux bras télescopiques 6 et 7, munis de patins 8 et 9 réglables en hauteur. Les pivots 4 et 5 sont mis en place dans des trous du support 3 et des bras télescopiques 6 et 7, leurs têtes 4-1 et 5-1 venant buter sur la face supérweare de ces bras. Lorsque la face inférieure de la coque ou du ch ssis de la voiture à lever est saisie en quatre points par. les patins 8 et 9 des deux bras de -chacune des deux colonnes de l'élévateur, trois de ces peints, suffisants pour assurer la sustentation du véhicule, appliquent correctement sous ce dernier, mais le quatrième point peut ne porter qu'imparfaitement, par suite du mauvais règlage de son patin, et même se dégager au cours du travail, et son bras, par exemple le bras 6, peut pivoter dans le sens 10.Le patin 8, ne se trouvant plus alors sous le véhicule, ce dernier risque de basculer sous l'action d'un effort s'opérant lors des travaux effectués sur ce véhicule si la verticale passant par son centre de gravité ne passe pas dans la région centrale du triangle formé par les trois patins restant engagés, ce qui est en général le cas. Le véhicule peut alors tomber à terre et causer de graves accidents, tant matériels que corporels, sur l'ouvrier travaillant sous l'élévateur. Si le patin 8, insuffisanent appliqué contre le chassis ou la coque, reste sous la voiture, celle-ci ne pourra que basculer légèrement au cours du travail autour de l'axe formé par deux patins opposés, mais ne risque pas de tomber à terre. Les dispositifs de sécurité décrits dans les six réalisations qui suivent évitent les inconvénients indiqués ci-dessus. Les fig. 3 et 4 montrent une première réalisation de l'invention. Sur les bras 6 et 7 sont soudés des axes verticaux 11 et 12. Sur le chariot 1, sont soudés des axes verticaux 13 et 14. Sur ces axes verticaux sont articulées des jambes télescopiques 15 et 16 possédant chacune un piston male 15-1 et 16-1 entrant dans un alèsage du corps de chaque jambe 15 et 16. Lorsque les patins 8 et 9 sont en place sous le véhicule à soulever, les pistons 15-1 et 16-1 pénètrent à l'intérieur des corps des jambes 15 et 16 d'une quantité déterminée. Des vis ou moyens quelconques dè serrage à commande manuelle ou automatique (pneumatique, hydraulique, électrique, etc...) 17 et 18 permettent d'immobiliser les pistons dans la position qu'ils occupent. La manoeuvre automatique de serrage peut être déclanchée par la mise en marche des chariots et coupée lorsque ceux-ci sont de retour à leur position basse. Les bras 6 et 7 ne peuvent plus être déplacés angulairement autour des pivots 4 et 5 lorsque les systèmes de serrage sont bloqués. Les patins 8 et 9 restent donc à ltemplacement auquel on les a disposés avant le soulèvement du véhicule. Dans la deuxième réalisation de l'invention, fig. 5 et 6, il n'y a plus qu'unie seule jambe télescopique 19 qui relie les axes 11 et 12. Lorsaue les patins 8 et 9 sont en place, le patin 9 étant par exemple celui qui applique contre la face inférieure de la coque, le patin 8, donc le bras 6, ne peuvent plus de déplacer autour du pivot 4 une fois serrée la vis de serrage à commande manuelle ou automatique 20, car tout déplacement du patin 8 modifierait la longueur de la jambe télescopque 19. Ces deux réalisations, très efficaces, nécessitent le serrage manuel des vis 17, 18 ou 20 ou l'installation de dispositifs automatiques de serrage correspondants. Le dispositif de la troisième réalisation de l'invention, bien que moins positif que les deux précédents est plus simple, est suffisant et ne nécessite aucune manoeuvre de serrage une fois les patins en place, manoeuvres que l'opérateur peut oublier de faire si une commande automatique obtenue lors du mouvement des chariots ne le réalise à sa place. La fig. 7 montre le détail de l'articulation d'un bras mobile dans cette troisième réalisation. On voit, en 2, la colonne, en 1, le chariot, en 3, le support en U et en 6 l'un des bras, le dispositif étant appliqué sur chacun des deux bras dhn même chariot Chaque bras est terminé, côté pivot, par une pièce d'extrémité 21 cambrée en U de manière à épouser la hauteur du support 3, et d'une rondelle de frottement 22 découpée -en une matière connue pour son coëfficient de frottement élevé sur l'acier comme, par exemple, les agglomérés utilisés dans l'industrie des garnitures de freins. Le pivot 4 est constitué par une tige filetée à une extrémité et soudée sur un fer plat 23 à l'autre extrémité. En serrant l'écrou à créneaux 24 et en maintenant le fer plat 23 immobile en rotation avec une clé, on déforme élastiquement la pièce d'extrémité 21 et l'on exerce une pression axiale sur la rondelle 22. Ceci augmente la valeur du couple de rotation qu'il faut appliquer au bras 6 pour le faire tourner autour du pivot 4, couple facilement mesurable avec un dispositif dynamomètrique.Une fois atteint un couple tel que la manoeuvre manuelle des bras soit encore facile, mais que les risques d'échappement du patin du dessous de la coque soient pratiquement évités, on perce l'axe 4 en face d'un créneau de l'écrou 24 et on goupille ce dernier sur l'axe Pour que- les usures ne modifient pas ce règlage initial de couple, on dispose sous l'écrou 24 un ressort ou, mieux, un empilage d'une ou de plusieurs rondelles à ressort sphériques 25 connues sous le nom de rondelles Belleville. On- freine également la rotation des deux bras 6 et 7 autour de leurs pivots 4 et 5 en comprimant simultanément les rondelles de frottement 22 et 26 avec le dispositif faisant l'objet de la quatrième réalisation indiquée fig. 8. On voit, sur cette figure, le chariot 1, le support 3 en U, les pièces d'extrémité 21 et 27 des bras 6 et 7 et les deux pivots 4 et 5 réalisés comme sur la fig. 1. Une bride en U 28 appuie sur les deux faces supérieures 6-1 et 7-1 des bras 6 et 7. Un tirant central 29, muni d'un écrou 31, d'un contre-écrou 30 et d'une rondelle élastique 32, prend appui à une extrémité sous le support en U 3 et, à l'autre extrémité, se visse dans une chape 33, laquelle est reliée par un axe 34 à une came 35 venant s'appuyer sur le dessus due la bride en U 28. Cette came est commandée manuellement en rotation par un levier 36. Lorsque ce levier est dans la position de la fig. 8, la bride 28 n exerce aucune pression sur les faces 6-1 et 7-1. Lorsqu'on relève le levier 36 dans le sens 37, la came 35 pivote autour de l'axe 33 et vient reposer par sa face inclinée 35-l'sur la bride 28, ce qui exerce un effort 38 sur cette bride, l'écrou 33 remontant et le tirant 29 prenant appui, par les écrous 30 - 31 et la rondelle 32, sous le support 3. Comme dans la deuxième réalisation, une seule manoeuvre permet de bloquer les deux bras en rotation. La came 35 peut être remplacée par un dispositif automatique de traction sur le tirant 29, pouvant être à commande hydraulique, pneumatique, électrique, etc.., dispositif automatique commandé par le fonctionnement des chariots et stoppé lorsque ceux-ci sont de retour à leur position basse. Cette manoeuvre peut être supprimée dans la cinquième réalisation indiquée fig. 9. Le tirant central 29 est remplacé par une tige 40 soudée en 41 sur la bride 28. Cette tige porte une tête 40-1 poussée par un fort ressort 42 qui prend appui d'autre part sous le support 3. Un dispositif 43 quelconque, collier avec plat, goupille dans une rainure, etc... immobilise la tige 40 en rotation. Lorsque le chariot est descendu, la tête 40-1 appuie sur le sol 44, le ressort 42 est comprimé, la bride 28 est venue en 28-1 et les rondelles de frottement 22 et 26 ne sont pas comprimées. Oh peut donc manoeuvrer les bras pour présenter, aux endroits voulus, leurs patins d'extrémités sous la coque ou le ch ssis du véhicule. Dès que lTon remonte les chariots 1, la tête 40-1 quitte le sol 44, le ressort 42 se détend, la bride 28 s'applique sur les faces supérieures 6-1 et 7-1 des bras, les rondelles de frottement 22 et 26 sont comprimées et les bras sont bloqués en rotation. Le dispositif conforme à la sixième réalisation (fig. 10) est analogue au précédent, le blocage des bras 6 et 7 par la bride 28 étant remplacé par un blocage obtenu par l'appui d'un patin en forme de tronc de cône lisse ou strié ou muni de dents fines 45 sur des parties coniques 6-2 et 7-2 garnies d'altérations de surface correspondantes, d'une part, 21-1 et 27-1 d'autre part, des bras 6 et 7 et des pièces d'extrémités des bras 21 et 27. Comme dans la cinquième réalisation, l'appui au sol 44 de la tette 40-1 de la tige 40 comprime le ressort 42, ce qui remonte le patin conique 45 vers la position 45-1 et libère la rotation des bras 6 et 7. Dès que le chariot 1 remonte, le patin conique 45 retombe contre les parois coniques 6-2 et 7-2 d'une part, 21-1 et 27-1 d'autre part, ce qui bloque les bras 6 et 7 en rotation.Un dispositif 43 empêche la tige 40 et le patin conique 45 de tourner. Dans les cinquième et sixième réalisations, l'effort 46 du ressort 42, qui s'exerce sur la tige 40, peut être obtenu, non plus par un ressort, mais par une commande manuelle, par exemple, par la manoeuvre d'une came ou d'un dispositif à vis écartant la tête 40-1 par rapport au support 3, ou appuyant directement en 47 sur la bride 28 ou le patin conique 45, à l'encontre d'un ressort, en prenant appui sur une patte -sortie du chariot 1. Egalement, cette traction 46 ou cet appui 47 peut être obtenu au moyen d'un vérin hydraulique ou pneumatique, ou au moyen d'un électro-aimant. Ce moyen automatique peut être mis en oeuvre lors de la manoeuvre des chariots et être stoppé lorsque ceux-ci sont de retour à leur position basse. L'invention s'étend à tout dispositif qui ne diffèrerait de ceux décrits que par le nombre, la forme ou la disposition des pièces en présence, tout en réalisant le freinage ou le blocage en rotation des bras de l'élévateur lorsque celui-ci est en travail. REVENDICATIONS 1. Dispositif de sécurité assurant la fixité des bras des élévateurs à deux colonnes des garages ou des stations-services, lorsque ces appareils opèrent le soulèvement d'un véhicule, caractérisé par la mise en service d'organes de freinage ou de blocage des mouvements de rotation des bras autour de leurs pivots lorsque l'élévateur est en service. 2. Dispositif de sécurité suivant revendication 1 caractérisé par le fait que, sur les bras et les chariots, sont soudés des axes verticaux sur lesquels s'articulent des jambes télescopiques possédant chacune un piston male entrant dans un alèsage de chaque corps de jambe, lesdits pistons étant immobilisés, en position de travail des bras, par des vis ou moyens quelconques de serrage à commande manuelle ou automatique, pneumatique, hydraulique, électrique, etc..., commande pouvant être déclanchée par la mise en marche des chariots et coupée lorsque ceux-ci sont de retour à leur position basse. 3. Dispositif de sécurité suivant revendication 2 caractérisé par le fait que, sur les axes verticaux soudés sur les deux bras d'un meme chariot, s'articule une jambe télescopique possédant un piston PiBle entrant dans un alésage du corps de la jambe, ledit piston étant immobilisé en position de travail des bras par une vis ou un moyen quelconque de serrage à commande manuelle ou automati- que, pneumatique, hydraulique, électrique, etc..., commande pouvant être déclanchée par la mise en marche des chariots et coupée lorsque ceux-ci sont de retour à leur position basse. 4. Dispositif de sécurité suivant revendication 1 caractérisé par le fait que chaque bras est terminé, côté pivot, par une pièce d'extrémité cambrée en U de manière à épouser la hauteur de ltensemble du support de bras soudé sur le chariot et d'une rondelle de frottement découpée en une matière connue pour son coEfficient de frottement élevé sur l'acier, comme par exemple les agglomérés utilisés dans l'industrie des garnitures de freins, le pivot de chaque bras étant constitué par une tige filetée munie à une extrémité d'un écrou à créneaux, d'un ressort ou d'un empilage d'une ou plusieurs rondelles à ressort sphériques dites "Rondelles Bellevil le, et, i l'autre extrémité, soudée sur un fer plat. 5. Dispositif de sécurité suivant revendication 1 caractérisé par le fait d'utiliser une bride en U appuyant sur les deux faces supérieures des bras d'un même chariot, un tirant central muni d'un écrou, contre-écrou et rondelle élastique prenant appui à une extrémité, sous le support des bras soudé sur le chariot, et, à l'autre extrémité, étant vissé dans une chape reliée par un axe à une came venant s'appuyer sur le dessus de la bride, came commandée manuellement en rotation par un levier. 6. Dispositif de sécurité suivant revendication 5 caractérisé par le fait que la came est remplacée par un dispositif automatique de traction sur le tirant pouvant être à commande hydraulique, pneumatique ou électrique, dispositif automatique commandé par le fonctionnement des chariots et stoppé lorsque ceux-ci sont de retour à leur position basse. 7. Dispositif de sécurité suivant revendication 5 caractérisé par le fait que le tirant est constitué par une tige soudée sur la bride s'appuyant sur les faces supérieures des bras, tige immobilisée en rotation par tout moyen approprié et portant une tête poussée par un fort ressort prenant appui sous le support de bras du chariot, ladite tête appuyant sur le sol lorsque les chariots sont en position basse. 8. Dispositif de sécurité suivant revendication 7 caractérisé par le fait que la bride est remplacée par un patin en forme de tronc de cône, lisse ou strié ou muni de dents fines, coopérant avec des parties coniques garnies d'altérations de surface correspondantes sur les extrémités des faces et des pièces d'extrémité des deux bras d'un même chariot. 9. Dispositif de sécurité suivant revendications 7 et 8 caractérisé par le fait que le ressort est remplacé par une commande manuelle telle qu'une came ou un dispositif à vis écartant la tête de la tige par rapport au support des bras, ou appuyant directement sur la bride ou le patin conique, en prenant appui sur une patte sortie du chariot. 10. Dispositif de sécurité suivant revendication 9 caractérisé par le fait que la commande manuelle de traction ou d'appui est remplacée par un vérin hydraulique ou pneumatique, ou par un électro-aimant, ce moyen automatique étant mis en oeuvre lors de la manoeuvre des chariots et étant stoppé lorsque ceux-ci sont de retour à leur position basse.