L'invention concerne le domaine des protège-bouche, expression qui désigne tous dispositifs de protection contre les chos que peuvent recevoir les dents, lèpres, joues, langue et l'ensem- ble du massif facial, notamment au cours des sports de contact. L'invention a pour objet un nouveau produit perfectionné de ce genre et son procédé d'obtention. On contact les conséquences fâcheuses d'un traumatisme ta- cial, notamment au cours des sports de contact. Ces incident peuvent aller des simples fractures d'une dent, d'une couronne ou d'une racine, å des plaies, des fractures osseuses ou une COmEO- tion cérébrale provoquée par la transmission d'un coup direct au menton, entre autres conséquences. De plus un trauma ou de nombreux traumas minimes peuvent créer ultérieurement des possibilités d'infection locale. Dans la plupart des cas, les utilisateurs, en particulier les sportifs, jugent les protège-bouche actuellement disponibles encoibrants, désagréables å porter et gênants pour la respiration. Il en résulte que les protège-bouche ne sont pas pratiquement utilisés, alors que leur intérBt est cependant indiscutable. On constate en effet une large proportion de coups au visage, en particulier aux dents, lors de la pratique des sports de contact. Un casque ou masque facial réduit notablement les blessures à la face. En revanche, les structures dentaires ne bénéficient pas actuellement de la même protection. Les protège-bouche existants peuvent être rangés en trois catégories t les types prévus pour s'adapter à toutes les bouches avec des tailles normalisées (grand, moyen, petit), les types formés sur la bouche, c'est-8-dire directement modelés dans la bouche, et les types "sur mesure" fabriqués d'après une empreinte individuelle. Le premier type est d'un prix peu élevé mais il ne procure pas un ajustage parfait et il existe toujours une béance gênante impossible à supprimer. Les protège-bouche du deuxième type sont obtenus, après un ajustage assez précis, par coulage à l'intérieur d'un modèle d'une résine molle autopolymérisable, ce qui conduit en définitive à un article composite.Ces protègebouche ne sont pas durables car ils peuvent se désolidariser en deux parties, d'autant que les résines auto-polymérisables ne sont pas stables pendant des périodes prolongées. L'invention concerne un nouveau protège-bouche qui élimine les inconvénients des produits du même genre actuellement disponibles et qui est réalisé d'une manière individuelle, L'invention a donc pour objet un protège-bouche constitué d'une matière synthétique formable et établi -au moins partiellement- d'après une empreinte individuelle, ledit protège-bouche étant caractérisé en ce qu'il se compose de trois parties solidaires :: (4) une première partie ou partie supérieure en forme de cuvette épousant étroitement le palais, ladite partie se prolongeant vers le haut, en recouvrant individuellement la plupart des dents du maxillaire supérieur et en se terminant par un rabat découpé de façon appropriée,-qui recouvre la partie antérieure de la gencive supérieure, (2) une deuxième partie de renfort ou bandeau vestibulaire dont la forme correspond sensitlement au moins à la zone médiane du rabat de la première partie, cette deuxième partie recouvrant le rabat sur cette zone et étant donc disposée dans la zone médiane de la gencive supérieure, en étant découpée de façon correspondante,et et (3) une troisième partie ou partie inférieure qui recouvre individuellement la plupart des dents du maxillaire inférieur, mais sur une hauteur limitée, cette troisième partie ayant la forme générale d'une gouttière arrondie dont la courbure est tournée vers le bas et qui est solidaire de la première partie tout au long de la zone de recouvrement des dents. De préférence, le protège-bouche perfectionné suivant l'invention est obtenu à partir d'une feuille de silicone, formable par action de la chaleur et de la pression. I1 est possible et parfois avantageux de déposer dans le fond du protège-bouche et -avant son utilisation- une couche de dentifrice parfumé, en poudre ou en pâte, ou toute autre substance aromatique. La conception du nouveau protège-bouche sera également illustrée par la description ci-après qui est relative à son mode d'obtention. Le protège-bouche selon l'invention est confectionné en trois parties. Sur un modèle du maxillaire supérieur, on réalise tout d'abord une protection par une feuille de matière synthétique formable, telle que du silicone, par exemple à l'aide d'un appareil disponible sur le marché permettant de modeler cette feuille de silicone sous l'effet de la chaleur et de la pression en lui faisant épouser étroitement le modèle du maxillaire supérieur. A cet effet, on procède donc comme une prothèse ordinaire, en se fixant cependant comme limite approximative le fond du vestibule et en prenant soin de respecter les divers freins labiaux et jugaux. Bien entendu, les empreintes doivent auparavant avoir été prises tres soigneusement à l'aide a'alginates ou d'élastomères. On coule ensuite les empreintes de haute qualité en plâtre dur et on attend qu'elles soient sèches, ce qui nécessite environ deux heures. On délimite alors au crayon indélébile le tracé du protège-bouche désiré. À l'aide d'un instrument tranchant de précision, on découpe la partie supérieure (1) du protège-bouche conformément au tracé du modèle. Le découpage sera donc adapté à chaque cas. Pour la commodité de la fabrication, on réalise ensuite h partie inférieure (3) d'une manière similaire. On notera que cette partie (3) n'a pas une fonction essentielle de protection, mais qu'elle a plut8t pour objet de favoriser la tenue mécanique du protège-bouche et de pratiquer un blocage de la mandibule. Ainsi, cette partie (3) ne s'étend que sur une hauteur limitée, par exemple le tiers supérieur du bloc incisives, canines, prémolaires. n convient qu'après découpage et essai en bouche, l'article ne présente aucune gêne pour le patient, particulièresent en ce qui concerne la partie linguale de la prothèse. La partie inférieure (3) est en général très bien tolérée. On rend solidaires les deux parties supérieure (1) et in inférieure (3), par collage au moyen d'un adhésif convenant aux Si- licones, les deux parties ayant été à cet effet remontées sur un articulateur, lequel est maintenu en occlusion pour assurer un contact ferme. La prise de ce genre de colle est extrêmement rapide. L'association des parties (1) et (3) est une ébauche de la prothèse définitive, qu'il convient encore de perfectionner tant du point de vue de la protection que du point de vue esthétique. I1 est préférable, å ce stade de la confection, d'effectuer des rétentions dans la partie antérieure duprotège-bouche et au niveau de l'espace inter-occlusal. On réalise ensuite la fabrication et la mise en place de la partie (2). À cet effet, les parties (1) et (3) rendues solidaires sont toujours montées sur ltarticulateur. On prend alors une empreinte de la région s'étendant de la première molaire d'un caté à l'autre molaire correspondante, ladite empreinte recouvrant toute la prothèse constituéé des parties (1) et (3). Cette nouvelle empreinte est coulée en plâtre dur. On fabrique ensuite la partie (2) d'après ce modèle dans un appareil exerçant un effet de chaleur et de pression, d'une manière analogue à celle utilisée pour-les-parties (1) et (3). La partie (2) est alors rendue solidaire de la pfiothèse pour constituer le protège-bouche définitif0 A cet effet, il est évidemment possible d'opérer un collage de la partie (2). I1 s'est cependant avéré avantageux de réaliser l'assemblage final en plaçant l'ensemble des parties (d), (2) et (3) sous vide et de les solidariser par la chaleur. On peut évidemment parfaire la fabrication par des traitements divers de finition, par exemple par un polissage, afin d'éviter sur les bords du protège-bouche toute aspérité susceptible de blesser les muqueuses. Le protège-bouche selon l'invention offre de nombreux avantages pratiques. Sa tenue mécanique d'ensemble est excellente. Conçu comme une prothèse, il est parfaitement ajusté et ne pas les muqueuses. I1 est confortable & porter, ce qui est important pour les utilisateurs. I1 confère une protection entièrement satisfaisante pour les dents, les lèpres et les gencives. Le protège-bouche est intéressant pour la pratique de tous les sports de contact, spécialement la boxe. Il peut également trouver des applications dans tous les cas où une protection des dents est sobhaitée, par exemple au cours d'anesthésies géné- rales par intubation orale. La structure du protège-bouche et son obtention seront illustrées sans être aucunement limitées par la description ci-après d'un exemple, en référence aux dessins annexés sur lesquels - Figure 1 représente en vue de c8té le protège-bouche tel qu'il est monté dans les modèles de maxillaires supérieur et inférieur du patient considéré. -Figure 2 représente l'ébauche servant à la confection de la partie inférieure du protège-bouche. - Figure 3 est une vue de face du protège-bouche. - Figure 4 est une vue en perspective du protège-bouche terminé. Ainsi qu'on le voit å la figure 1 , la partie supérieure du protège-bouche est obtenue par modelage d'une feuille pour lui faire étroitement épouser un modèle du maxillaire supérieur. La feuille est avantageusement du type disponible sur le Marché, le choix de son épaisseur étant dicté par la protection & réaliser. On utilise de préférence un appareil de formage sous l'effet de la chaleur et de la pression. La figure i met en évidence la forme qutil convient de donner à la partie supérieure (4) du protège-bouche. Comme on le voit, la partie (1) est délimitée par un tracé (2) qui a été réalisé sur l'empreinte de haute qualité en plâtre dur. Le découpage de la partie supérieure (1) est effectué sur la feuille formée d'après le profil souhaité (2). La figure 2 montre l'ébauche brute qui est utilisée pour la confection de la partie inférieure (3). Celle-ci se réalise également avec l'appareil servant au moulage des Seuilles de Silicone, avec un modèle très précis sous forme d'empreinte en tre dur des maxillaires inférieur et supérieur. Après formage, la feuille est découpée selon un tracé indiqué en (4). On notera que le matériau s'étend sur le tiers supérieur du bloc constitué par les inciaives, les canines et les prémolaires. Le bandeau de renfort (5) est obtenu de la même manière mais on a trouvé qu'il était avantageux de rendre d'abord solidaires les parties supérieure (1) et inférieure (3), en particulier par collage à l'aide d'un adhésif pour silicone. Lorsque la partie inférieure et la partie supérieure ont été rendues solidaires, on prend une empreinte recouvrant toute la prothèse constituée des parties (5) et (3) dans la région s'é- tendant de la première molaire d'un c8té & l'autre molaire correspondante. C'est sur cette nouvelle empreinte que le bandeau (5) est obtenu par formage à la manière usuelle d'une feuille de silicone. En vue de l'assemblage final des parties (1) (3) et (5), il est procédé à l'aide d'une fraise ronde montée sur pièce à nain à l'exécution de puits d'ancrage ou rétentions dans les parties supérieure et inférieure devant recevoir le bandeau, ceci afin d'obtenir une interpénétration des parties assemblées, lesquelles sont disposées dans un moule sur lequel on fait agir le vide en même temps qu'on chauffe. Le protège-bouche terminé peut être soumis à des traitements divers de finition, tels que le polissage. La figure 3 représente le protège-bouche terminé tel qu'il est vu de lace lorsqu'il est mis en place sur le maxillaire supérieur. La figure 4 représente en perspective le protège-bouche. Comme on le voit, celui-ci se compose d'une partie supérieure C) en forme de cuvette cita); celle-ci épouse étroitement le palais. La cuvette (da) recouvre dans la zone (1b) les dents du maxillaire supérieur. Dans l'exemple représenté, le protège-bouche s'étend jus- qu'à l'avant dernière molaire comprise, la dernière molaire seule restant libre. La partie supérieure (1) se termine par un rabat (lc) recouvrant la gencive supérieure. On notera la forme particulière des découpes sur les figures 3 et 4 . Ces découpes telles que représentées font par tie de la description du protège-bouche. On notera également que la partie inférieure (3) qui présente une forme de gouttière tournée vers le bas, est solidaire de la partie supérieure (1) sur toute la zone de recouvrement des dents en laissant simplement libre chaque dernière molaire. Quant au bandeau (5) de renfort, il s'étend sur la zone frontale de la partie supérieure (i); mais grâce à son mode d'obtention, il enveloppe également les bords inférieurs de la partie (3), ce qui confère une excellente tenue à l'ensemble ainsi réalisé. REVENDICATIONS 1. Protège-bouche constitué d'une matière synthét-que formable et établi d'après une empreinte individuelle, ledit protègebouche étant caractérisé en ce qu'il se compose de trois parties solidaires : (1) une première partie ou partie supérieure en forme de cuvette épousant étroitement le palais, ladite partie se prolongeant vers le haut, en recouvrant individuellement la plupart des dents du maxillaire supérieur et en se terminant par un rabat découpé de façon appropriée, qui recouvre la partie antérieure de' la gencive supérieure, (2) une deuxième partie de renfort ou bandeau vestibulaire dont la forme correspond sensiblement au moins à la zone médiane du rabat de la première partie, cette deuxième partie recouvrant le rabat sur cette sone et étant donc disposée dans la zone médiane de la gencive supérieure, en étant découpée de façon correspondante et (3) une troisième partie ou partie inférieure qui recouvre individuellement la plupart des dents du maxillaire inférieur, mais sur une hauteur limité, cette troisième partie ayant la forme générale d'une gouttière arrondie dont la courbure est tournée vers le bas et qui est solidaire de la première partie tout au long de la zone de recouvre ment des dents. 2. Protège-bouche selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'il est constitué de silicone. 3. Protège-bouche selon l'une des revendications 1 ou 2 caractérisé en ce que la partie supérieure est obtenue par forma- ge à chaud d'une feuille de matière synthétique formable, telle que du silicone, sur un modèle du maxillaire supérieur, établi & BR plâtre dur, le découpage final étant adapté 9 chaque cas. 4. Protège-bouche selon l'une quelconque des rovendicatiooe 1 à 3 caractérisé en ce que la partie inférieuDeest obtenue par formage à chaud d'une feuille de matière synthétique formable telle que du silicone, sur un modèle du maxillaire inférieur, établi à partir d'une empreinte de haute qualité en plâtre dur, le découpage final étant adapté à chaque cas. 5. Protège-bouche selon l'une quelconque des revendications 1 à 4 caractérisé en ce que la partie inférieure s' étend approximativement sur le tiers supérieur du bloc incisive s, canines, prémolaires. 6. Protège-bouche selon l'une quelconque des revendicatioos 1 à 5, caractérisé en ce que les parties supérieure et inférieure sont rendues solidaires par collage, les deux parties ayant été à cet effet montées sur un articulateur. 7. Protège-bouche selon l'une quelconque des revendications I à 6 caractérisé en ce que, les parties supérieure et inférieure ayant été rendues solidaires et maintenues sur articulateur, la partie de renfort est obtenue par moulage d'une empreinte de la région s'étendant de la première molaire d'un côté à l'autre molaire correspondante, ladite empreinte recouvrant toute la prothèse constituée des parties (1) et (3), puis par formage à chaud d'une feuille, par exemple en silicone, sur ladite empreinte. 8. Protège-bouche selon l'une quelconque des revendications 1 à 7 caractérisé en ce qu'il est réalisé par assemblage final des parties (1), (2) et (3), celles-ci étant disposées en position relative convenable, puis soumises à l'action du vide et de la chaleur, après que les parties supérieure et inférieure ont été convenablement entaillées pour recevoir le bandeau.