L'invention concerne la fabrication de laine minérale par conversion en fibres, dite "fibrisation",d'une matière minérale fondue telle que des roches, des scories, du verre, du sable, de la cendre de charbon et des mélanges de ces matières. Il existe plusieurs procédés antérieurs différents pour former des fibres de laine minérale. L'un des plus simples consiste à amener un courant de matière minérale fondue, telle que des scories, sur la surface réceptrice tournante d'un rotor. La matière fondue est projetée par force centrifuge hors de la surface réceptrice dans le trajet d'un jet rapide de fibrisation, formé de vapeur d'eau surchauffée. La matière fondue, centrifugée par le rotor, a la forme de courants fondus, finement divisés, qui subissent l'action de la vapeur et sont transformés en matière solidifiée sous forme de fibres. Un procédé courant de ce genre est décrit dans les brevets des Etats-Unis d'métrique nO 2 689 373 et 3 336 125. L'homme de l'art croyait que le pouvoir de division du jet de vapeur dépendait entièrement du niveau de pression qui pouvait Btre engendré dans la canalisation d'alimentation de vapeur. Dans les conditions normales, dans les procédés antérieurs, la pression de vapeur appliquée est d'environ 6,3 kg/cm2O Les orifices de buse, dans ces procédés antérieurs, sont extremement petits, de manière à maintenir dans le système de fibrisation la haute pression de la tuyauterie. Dans la fabrication de laine minérale à partir de scories en fusion, la capacité d'un tel système de fibrisation est d'environ 2700 kg/h de scories fondues, telles qu'elles arrivent d'un cubilot. Dans les cas où les scories à traiter sont en beaucoup plus grandes quantités, les utilisations actuelles de la vapeur deviennent impraticables, à cause des températures et des pressions extrQmement élevées qui entrent en jeu. De nombreux dangers pour l'environnement sont associés à l'usage de la vapeur. Ils comprennent une pollution excessive des eaux par suite de l'addition de sel pour l'adoucissement, l'utilisation de gaz naturel et d'autres combustibles fossiles pour le chauffage de la vapeur, et les quantités d'eau excessives qu'on utilise dans le système. En outre, des inconvénients sont liés à l'utilisation de vapeur lorsque le point de rosée est atteint à l'intérieur de la chambre de dépôt, ce qui entraîne une condensation, mouillant ainsi la laine minérale. La laine minérale humide est alors mise au rebut. Le procédé connu à jet de vapeur oblige aussi à pulvériser une certaine quantité d'huile dans la chambre de dépit, afin de lutter contre la poussière atmosphérique qui s'y forme. Dans un autre procédé antérieur, on amène un courant de matière fondue sur une surface réceptrice de scories d'un rotor tournant et elle s'échappe du rotor, sous l'effet de la force centrifuge, sous forme de fibres minérales. Dans ce cas, le rotor est entraîné à grande vitesse et il est suffisamment refroidi pour que la matière fondue se solidifie en se mouvant le long de la surface réceptrice de scories. La matière refroidie est projetée tangentiellement vers l'extérieur hors du disque en rotation et s'amincit. Un fluide gazeux est soufflé près du rotor, de manière à entraSner ou à en détacher simplement les fibres amincies et à les amener au stade suivant. L'air ou autre matière gazeuse ne produit par lui-meme aucun amincissement de la fibre. Il agit à une pression relativement basse et à une vitesse relativement faible et n'a pas d'énergie de choc suffisante pour réduire effectivement la grosseur des filaments. Un tel procédé antérieur est décrit dans le brevet des Stats-Unis d'Amérique nO 2 882 552. Un autre type de procédé de formation de fibres est le filage par pulvérisation. Qn forme mécaniquement un filament, puis on l'amincit au moyen d'un courant de fluide soufflé. Le courant peut ttre utilisé conjointement avec un appareil de formation de filaments comme celui du brevet des Etats-tnis d'2mérique nO 3 543 332, ou bien on peut souffler le courant gazeux contre le filament une fois formé, à travers un orifice ou autre point d'amorçage, ainsi qu'il est connu dans d'autres procédés. Il est bien connu de faire arriver un jet de gaz tel que de l'air, contre un courant de matière fondue, dans une direction transversale à l'écoulement de matière fondue. Toute fois, dans ce type de procédé antérieur, le produit obtenu a la forme d'une poudre, communément appelée grenaille. Antérieurement, on ne formait pas de fibres ténues à partir de: matière fondue en faisant arriver un courant d'air dans une direction transversale par rapport à l'écoulement de la matière fondue. L'objet principal de l'invention est de fabriquer des fibres ténues à partir de matière minérale fondue, en envoyant un courant d'air à grande vitesse dirigé transversalement par rapport au courant de matière fondue. Un autre objet consiste à éliminer l'utilisation de vapeur d'eau dans la formation de fibres à partir de matière minérale fondue et à réaliser ainsi une économie considérable sur la consommation de combustible, l'encombrement, les rebuts et l'eau. Un autre objet est de fournir un appareil et un procédé permettant de fabriquer de la laine minérale à partir de grandes quantités de matière fondue qu'on ne pouvait pas traiter antérieurement par les procédés connus. L'invention vise encore à fournir un procédé de fibrisation de laine minérale dans lequel un grand nombre de commandes sont associées au procédé, de sorte qu'il~peut autre adapté à la fabrication, de nombreux types différents de laine minérale. L'invention permet de se servir d'un appareil simplifié, qui donne un rendement élevé en matière fibrisée avec une quantité extremement grande de matière fondue, tout en surmontant tous les inconvénients associés à la formation de fibres au moyen de vapeur d'eau surchauffée à haute pression. Les résultats recherchés sont atteints et d'autres avantages sont obtenus gracie à l'appareil et au procédé ici décrits. De façon surprenante, on a découvert qu'on peut refroidir et former des fibres extrêmement ténues au moyen d1un jet d'air qui, antérieurement, produisait simplement des particules courtes de matière pulvérulente0 Or, on a découvert qu'en soufflant l'air à basse pression et à vitesse extremement élevée, à l'aide d'une soufflerie volumétrique, on forme le produit fibreux désiré, même lorsqu'il y a de grandes quantités de matière fondue. On a trouvé, ce qui est surprenant, que si le courant d'air de refroidissement a une vitesse suffisamment grande, il donne des fibres extr & ement ténues à partir d'une mince tranche de matière minérale fondue en mouvement. Selon un aspect de l'invention, on utilise le courant d'air de refroidissement à grande vitesse, dans un procédé pour fibriser de la laine minérale, dans lequel on amène de la matière fondue à un rotor en rotation. Le courant d'air de refroidissement frappe la mince tranche. de matière fondue en mouvement, qui est projetée au bord de décharge du rotor. Alors qu'antérieurement la matière fondue formait simplement des particules pulvérulentes, on a trouvé, de façon inattendue, qu'à condition d'avoir un Jet d'air à vitesse élevée, les scories forment des fibres ténues, allongées, sur une plus grande distance avant autre complètement refroidies sous l'action de l'air. De telles vitesses n' ont pas été employées antérieurement pour la formation de ces fibres.Si l'air frappait avec une moindre vitesse une telle tranche mince de matière minérale fondue en mouvement, la matière se solidifierait avant que la force de l'air qui la frappe n'arrive à entraSner la matière fondue sur une distance suffisante pour former des fibres ténues. Dans un mode d'exécution particulier de l'invention,on utilise un mécanisme de soufflerie volumétrique comprenant des rotors à palettes ou aubages montés sur des arbres parallèles et pouvant tourner en sens opposé à l'intérieur du corps de la soufflerie, de façon à engendrer un écoulement volumétri que d'air suffisant pour que la vitesse donnée & l'air de re- froidissement permette la formation désirée des fibres. D'autres buts de l'invention apparattront dans la description ci-après, donnée à titre non limitatif, qui se réfère aux dessins annexés sur lesquels les mimes repères désignent partout des parties ou pièces correspondantes. La figure 1 est une élévation latérale, partiellement en coupe, d'un appareil selon l'invention, La figure 2, une vue de profil de 1' appareil de la figure 1; La figure 3, une vue détaillée d'un ensemble destiné à la mise en oeuvre du procédé de l'invention; La figure 4 une vue détaillée schématique de l'intérieur d'une soufflerie volumétrique utilisée dans l'appareil de l'invention; La figure 5 est une vue suivant la ligne V-V de la figure 3, montrant la buse de l'ensemble, et Les figures 6 et 7 sont des vues en perspective partielles d'autres anneaux de buses pouvant titre utilisées avec l'ensemble conçu selon l'invention. Plus spécifiquement, l'appareil-désigné par la référence générale 10 comprend une chambre de dépit 12 et un ensemble de rotor 11. Cet ensemble est communément appelé système vertical descendant. Des fibres formées par l'ensemble rotatif 11 se meuvent vers le bas dans le sens des flèches A et arrivent sur le mécanisme transporteur 13. La surface du transporteur est perméable, de sorte que l'air est aspiré de la chambre 12 à travers le transporteur 13 et s'échappe, sous l'action du ventilateur d'échappement 22, par les sorties 14. Le moteur 21 entraine ie transporteur 13 et par conséquent, la couche de matière fibreuse ou laine minérale sort de la chambre de dépit 12. Une enveloppe 15 est disposée juste autour de la zone de formation de fibres et les fibres sont introduites dans la chambre 12 par le conduit d'entrée 16. L'ensemble rotatif 11 comprend un rotor 17, monté à l'extrémité d'un arbre 26 et mis en rotation par un mécanisme d'entraPnement désigné par la référence générale 18. Le rotor ou disque 17 présente une surface réceptrice de scories, ayant une forme concave dans ce mode d'exécution particulier. Le disque 17 est refroidi par de l'eau qui entre dans le disque par l'intérieur de l'arbre 26 et par la vanne 24 et qui est ensuite expulsé à travers la vanne 25 L'opération de refroidissement par l'eau vise simplement à protéger le disque 17 contre la matière fondue projetée sur ce disque et n'assure pas le refroidissement et la solidification de la matière fondue comme dans les procédés antérieurs. De la matière fondue est produite dans le cubilot 27 et amenée, par le chenal 28 et l'auge 29, à la surface réceptrice de scories du rotor 170 Le rotor 17 de l'invention tourne à une vitesse assurant que la matière minérale à fibriser soit encore sous forme fondue lorsqu'elle est projetée tangentiellement au bord de décharge du rotor 17. Il est souligné que la matière arrive fondue et, sans se solidifier, se déplace le long de la surface réceptrice de scories du rotor 17. Le rotor 17 ayant un diamètre de 47 cm, on le fait tourner à 1500 à 2000 tours/mn environ, pour assurer la projection désirée de matière fondue par son bord de décharge. Un anneau 19 constitue la buse qui sert à envoyer un courant d'air de refroidissement à grande vitesse dans une direction transversale à l'écoulement de la mince tranche de matière fondue en mouvement, projetée à l'extérieur du rotor 17. Dans ce mode d'exécution particulier l'anneau 19 présente une fente continue qui entoure toute la périphérie du rotor. On peut aussi envisager d'autres formes d'ouvertures, telles que des trous ronds ou des fentes, qui seraient ménagées à la périphérie du rotor, comme le montrent les figures 6 et 7. On a trouvé, ce qui est inattendu, qu'en produisant une vitesse de soufflage suffisamment grande, on peut obtenir une fibre-bien ténue à partir des portions fondues de la matière, avant que celle-ci ne se soit complètement solidifiée. Cela est extrêmement surprenant, étant donné que ce genre de soufflage gazeux, envoyé dans un écoulement de matière en fusion, cause la formation de poudre ou de particules très courtes lorsqu'on utilise les mécanismes antérieurs. Il est important que la fibre ne commence pas à se former avant d'être frappée par le souffle du courant d'air de refroidissement. Si elle avait commencé à se former avant cela, elle se détacherait des scories, qui ne sont pas encore complètement transformées en fibres, de sorte que l'on obtiendrait une fibre courte. La partie non fibrisée des scories est déjà refroidie, de sorte qu'elle ne peut pas gtre fibrisée et elle est amenée à la couche de laine sous forme de particules de scories froides, appelée "grenailles" dans l'industrie.Quand on donne au rotor 17 les vitesses indiquées plus haut, en fait on adapte les scories à la fibrisation en les divisant en millions de portions, particules ou gouttelettes, qui forment une mince tranche de matière fondue en mouvement qui quitte le rotor exactement au moment où elle est prote à etre convertie en fibres par le courant d'air de refroidissement à grande vitesse. On réalise la vitesse désirée en utilisant une arrivée d'air à basse pression et à grand débit volumétrique. Autrement dit, 1' amenée d'air dans le courant à grande vitesse peut être maintenue à une pression relative de tuyauterie inférieure à environ 1,8 kg/cm2. Le débit volumétrique d'amenée d'air à grande vitesse qui sort de l'anneau 19 est supérieur à environ 113 m3/mn. La gamme de débit volumétrique d'amenée d'air à grande vitesse peut être dlenviron 113 à 255 m3/mn. Une gamme plus limitée, donnant les meilleurs résultats, sera d'environ 142 à 198 m3/mn. La vitesse obtenue à la traversée de la buse ou de l'anneau 19 peut être maintenue supérieure à environ go m/mn à l'arrivée sur la matière fondue qui quitte le rotor 17.La gamme de vitesses de l'air arrivant sur la matière fondue peut être maintenue entre qCOO et 38 000 m/mn environ. Une gamme plus limitée sera d'environ 12 000 à 27 000 m/mn. Dans un mode d'exécution particulier de ce procédé de fabrication de laine minérale fibreuse, de la matière fondue est amenée à un rotor tournant 17 et de l'air de refroidissement est envoyé contre une mince tranche de matière fondue, au bord de décharge. La matière fondue (scories), peut être amenée au rotor 17 avec un débit supérieur à environ 4500 kg/h. Les débits d'alimentation, qu'on peut envisager actuellement, sont d'environ 4500 à 5400 kg/h. Dans ce mode d'exécution, on utilise un seul rotor, mais il est possible d'utiliser,pour ce rotor, des formes diverses. Par exemple, on peut utiliser un rotor à plusieurs étages conjointement avec le jet d'air à grande vitesse. Plus la surface totale réceptrice de scories est grande, plus la capacité du système est grande. On peut alors établir plusieurs postes de travail de l'ensemble rotatif dans un volume bien plus restreint, pour obtenir la grande productivité actuellement réalisable. Les vitesses nécessaires de l'air soufflé sortant de la buse annulaire 19 sont obtenues grâce à une soufflerie volumétrique 36. Dans ce mode d'exécution, la soufflerie 36 comprend deux rotors à palettes 38 qui sont montés sur des arbres parallèles 39 et peuvent être mis en rotation en sens opposé, à l'intérieur d'un corps 40. Lorsque les rotors 38 tournent, l'air ambiant est aspiré dans l'espace compris entre les rotors 38 et le corps 40. Les rotors continuant à tourner, s'ouvrent vers la sortie et refoulent par celle-ci le volume d'air emprisonné, en produisant le mouvement forcé de l'air. Cette action se répète deux fois par tour des rotors 38 ou quatre fois par tour de l'arbre d'entrainement. Il en résulte un écoulement d'air pratiquement constant. Dans ce mode d'exécution particulier, la soufflerie a un débit nominal de 142 m3/mn d'air à une pression de 0,53 kg/cm2 dans le tuyau d'amenée d'air 31. A mesure que la résistance à l'écoulement d'air augmente dans le conduit d'amenée d'air 31, il peut apparattre une charge statique allant jusqu 'à 1,8 kg/cm2. Le débit d'air dans le tuyau 31 et le niveau de la pression peuvent titre réglés par la vanne de commande 35. On a déterminé qu'à une pression de tuyauterie de 2 1,4 kg/cm , des souffleries débitant 142, 170 et 198 m3/mn produisent des vitesses variables au niveau de la buse 19, selon la grandeur de l'orifice de celle-ci. Autrement dit, il existe une relation effective entre la grandeur d'orifice de la buse et l'aptitude des moyens d'amenée d'air à assurer la vitesse nécessaire du courant d'air de refroidissement. Le Tableau ci-après montre la relation entre la grandeur de l'orifice et le débit volumétrique nominal de divers mécanismes de soufflerie. La soufflerie volumétrique peut Btre du type Roots, fabriqué par Dresser Industries, Inc. eART,2AU Vitesse du courant d'air de refroidissement en fonction de la grandeur de l'orifice et du débit volumétrique Grandeur de l'orifice 142 m3/mn 170 m3/mn 198 m3/mn 2,54 x 167,6 cm diam. 3088 3705 4322 2,22 x 167,6 cm diam. 3529 4234 4940 1,91 x 167,6 cm diam. 4117 4940 5763 1,59 x 167,6 cm diam. 4940 5928 6916 1,27 x 167,6 cm diam. 6175 7410 8645 0,95 s 167,6 cm diam. 8233 9879 Il 526 0,64 s 167,6 cm diam. 12349 14819 17289 0,48 x 167,6 cm diam. 16465 19758 23052 0,32 x 167,6 cm diam. 24698 29638 34577 L'orifice est une fente continue, comme l'indique la figure 5O Si nécessaire, on peut élever la température de l'air ambiant en utilisant le four 32 muni de bradeurs 33 reliés à des vannes d'amenée de gaz 34. Selon ce mode d'exécution particulier on a trouvé qu'on pouvait utiliser l'air ambiant pour fibriser des scories fondues, si on peut donner au courant d'air la vitesse voulue pour obtenir les résultats désirés. Une commande automatique du système serait possible au moyen d'instruments placés dans les conduites pour faire fonctionner le bradeur 32 ou la vanne 35. Il faut souligner qu'on n'envisage pas dans l'invention l'utilisation d'air comprimé chaud qui nécessiterait de grands compresseurs et des réservoirs ou récipients de purge. On a trouvé, ce qui est tout à fait inattendu, que le processus de fibrisation est fonction ae la vitesse de l'air qui frappe la tranche fondue au bord de décharge du rotor 17. Au cours du fonctionnesent, l'air ambiant est aspiré dans le système à travers le filtre 37 par la soufflerie 36. Le volume désiré d'air est alors refoulé obligatoirement dans l'anneau de buse 19 à travers le tronçon de tuyauterie convergent 30, pour engendrer le jet d'air, soufflé à la vitesse nécessaire pour obtenir les résultats désirés. Plus la vitesse de l'air est grande, plus la couche de matière fibreuse déposée sur le transporteur 13 est légère et duveteuse.Plus l'air est chaud et plus la vitesse est grande, plus la fibre sera fine. En diminuant la température et/ ou la vitesse de l'air, on peut rendre la fibre plus grossière et la résistance à l'écoulement à travers la couche de laine située sur le transporteur 13, diminuera fortement. Par contre, une fibre fine donne une plus grande résistance à l'écoulement de l'air à travers cette couche de laine. De nombreux avantages résultent du procédé et de l'appareil selon l'invention. L'élimination de la vapeur d'eau utilisée dans toute l'industrie pour les jets de soufflage destinés à amincir les fibres, entrasse une grande économie d'investissements ainsi qu'un progrès immédiat dans le domaine de la lutte contre la pollution de l'air et de l'eau. On a trouvé que des fumées de cheminée, qui étaient presque impossibles à épurer, ne posent plus de problème lorsqu'on utilise de l'air de refroidissement comme fluide de fibrisation dans le courant gazeux soufflé. Quand on utilise la vapeur d'eau, il est pratiquement impossible de régler la vitesse. La fibrisation de la matière dépend de la quantité de chaleur que contient la vapeur surchauffée. Etant donné qu'il se forme le minimum de particules fines dans le processus de fibrisation, en comparaison avec le procédé à vapeur d'eau soufflée, il n'est pas nécessaire d'utiliser la même quantité d'huile dans la chambre de dép-*, pour éliminer les émissions de cette chambre vers la cheminée. Cela constitue une autre économie. Le rendement en fibres, dans toute opération de production, est acceptable avec environ 3/ de grenaille. Toutefois, on peut obtenir un rendement de fibres comportant seulement 15 environ de grenailler en utilisant le procédé et l'appareil de l'invention. Àu moyen du procédé et de l'appareil de l'invention, il est possible de régler la vitesse dans une très large gamme, si l'on convertit entièrement les scories fondues en fibres. On peut réaliser une commande automatique en choisissant des orifices de différentes grandeurs, en réglant le volume et la pression à la traversée de la vanne 35 et en réglant la température de l'air au moyen du four 32. Jusqu'ici il n'y avait que peu ou pas de réglage de température et de vitesse à la buse. Gr ce à l'invention, il est maintenant possible de remplacer le cubilot par un four électrique, capable de faire fondre une matière minérale telle que les scories à une vitesse beaucoup plus grande, et donnant ainsi une- quantité beaucoup plus grande de matière fondue à fibriser. Les procédés actuels rendaient impossible l'utilisation d'un tel four électrique, à cause des limitations associées à leur capacité de production. Etant donné qu'il est possible de traiter une matière fondue obtenue dans un four électrique, il est nécessaire d'utiliser un système vertical ascendant, parce que le mécanisme rotatif doit autre situé sur le sol et non en l'air, audessus de la chambre de dépit. Ce type de système est maintenant possible grace à l'utilisation de la grande vitesse du courant d'air. Ce type de système n'est pas possible avec de la vapeur d'eau surchauffée. Bien qu'on ait représenté et décrit en détail le procédé et un appareil de fabrication de laine minérale fibreuse, il est évident que l'invention ne doit pas Btre limitée à la forme exacte décrite et qu'on peut y apporter des modifications de détail et de construction, tout en restant dans le cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Procédé de fibrisation de laine minérale, par exemple à partir de scories, de verre et de roches, qui consiste à former une mince nappe de matière minérale fondue en mouvement et à diriger un courant d'air à grande vitesse, venant d'une source à basse pression, transversalement par rapport à la direction d'écoulement de la nappe de façon qu'il heurte la tranche mince de matière fondue et assure sa solidification, la vitesse du courant d'air étant suffisante pour former, dans la tranche de la nappe, des fibres très ténues à partir de la matière fondue, avant que la matière ne soit solidifiée. 2. Procédé selon la revendication 1, dans lequel l'air utilisé est l'air ambiant. 3. Procédé selon la revendication 1, dans lequel l'air est maintenu à une température supérieure à la température ambiante. 4. Procédé selon la revendication 1, dans leauel on maintient l'air à une pression supérieure à la pression atmosphérique. 5. Procédé selon la revendication 1, dans lequel l'air est amené dans le courant à grande vitesse à un débit d'environ 113 à 255 m3/mn. 6. Procédé selon la revendication 5, dans lequel l'air est amené dans le courant à grande vitesse à un débit d'environ 142 à 198 m3/mn. 7. Procédé selon la revendication 1, dans lequel on maintient la vitesse de l'air au-dessus d'environ 9000 m/mn lorsqu'il atteint la tranche de la matière fondue. 8. Procédé selon la revendicatlon 1, dans lequel on maintient la vitesse de l'air entre 9000 et 38 000 m/mn environ. 9. Procédé selon la revendication 8, dans lequel on maintient la vitesse de l'air entre 12 000 et 27 000 m/mn environ. 10. Procédé selon la revendication 1, dans lequel on maintient l'air amené à une pression statique de tuyauterie inférieure à environ 1,8 kg/cm . kg/cm 11.Procédé de fibrisation de laine minérale consistant à amener des matières fondues à un rotor tournant et à envoyer un fluide contre une tranche mince de la matière fondue qui se forme au bord de décharge du rotor, le fluide étant de l'air qui vient d'une source à basse pression et qui sert à refroidir la matière fondue à des températures de solidification, cet air étant maintenu à une vitesse suffisante pour former des fibres bien ténues de laine minérale avant que la matière fondue ne soit solidifiée par l'action de refroidissement de l'air. 12. Procédé selon la revendication Il, dans lequel la matière fondue est faite de scories qui sont amenées au rotor en rotation à un débit supérieur à environ 4500 kg/h. 13. Procédé selon la revendication 12, dans lequel le débit des scories est d'environ 4500 à 5400 kg/h. 14. Procédé selon la revendication 1, dans lequel la vitesse du rotor est calculée de manière à assurer que la matière minérale à fibriser soit sous forme fondue lorsqu'elle est projetée tangentiellement au bord de décharge du rotor. 15. Procédé selon la revendication 14, dans lequel on maintient la vitesse du rotor entre 1500 et 2000 tours/mn environ. 16. Appareil pour fabriquer des fibres minérales à partir de matière minérale fondue, comprenant : a) un rotor monté de manière à pouvoir tourner et muni d'une surface réceptrice de matière fondue, b) des moyens permettant de faire tourner le rotor à une vitesse suffisante pour amener la matière fondue à se mouvoir le long de la surface réceptrice et vers l'extérieur en quittant le rotor, c) une buse disposée auprès du rotor de manière à envoyer un courant d'air de refroidissement suivant une direction transversale par rapport à la matière fondue qui est projetée tangentiellement du rotor, et d) des moyens permettant de maintenir une vitesse suffisante du courant d'air de refroidissement pour former des fibres bien ténues de laine minérale avant que la matière fondue ne soit solidifiée par l'action de refroidissement de l'air. 170 Appareil selon la revendication 16, dans lequel des moyens de chauffage maintiennent l'air de refroidissement à une température supérieure au niveau ambiant 18. Appareil selon la revendication 16, dans lequel les moyens de maintien de la vitesse comprennent des moyens permettant d'amener de l'air à la buse avec un débit d'environ 115 à 255 m5/mn. 19. Appareil selon la revendication 16, dans lequel la buse présente, entre la grandeur de son orifice et la capacité des moyens d'amenée d'air, une relation prévue pour donner une vitesse efficace au courant d'air de refroidissement 20. Appareil selon la revendication 16, dans lequel les moyens de maintien de la vitesse comprennent des moyens permettant de maintenir l'air de refroidissement à une pression supérieure au niveau atmosphérique. 21. Appareil selon la revendication 16, dans lequel les moyens de maintien de la vitesse sont prévus pour donner au courant d'air de refroidissement une vitesse d'environ 9000 à 38 000 m/mn lorsqu'il atteint la matière fondue. 22. Appareil selon la revendication 16, dans lequel les moyens de maintien de la vitesse comprennent une soufflerie volumétrique. 23. Appareil selon la revendication 22, dans lequel la soufflerie comprend deux rotors à palettes ou aubages, montés de manière à pouvoir tourner en sens opposé sur des arbres parallèles à l'intérieur d'un corps. 24. Appareil selon la revendication 16, dans lequel le rotor comprend un élément de forme cylindrique et la buse un élément annulaire muni d'ouvertures situées à la périphérie du rotor. 25. Appareil selon la revendication 16, dans lequel le rotor comprend un élément de forme cylindrique et la buse, un élément annulaire muni d'une ouverture en forme de fente située à la périphérie du rotor. 26. Appareil selon la revendication 16, dans lequel des moyens sont prévus pour fournir de l'air ambiant à la buse.