La présente invention concerne un procédé pour la préparation de glucosides de flavone. On connaît déjà plusieurs possibilités pour transformer des glucosides de flavanone en les glucosides de flavone correspondants. Ces modifications ont lieu comme on sait par déshydrogénation sur les atomes de carbone n02et 3de l'agllcone . C'est ainsi que, par substitution par du brome élémentaire (Berichte der Deutschen Chemischen Gesellschaft, vol. 32, page 326 (1899) ; vol. 33, page 326 (1900) ; vol. 37, page 2634 (1904) ; vol. 76, page 452 (1943)), du N-bromosuccinimide, perbromure de bromure de pyridium (Journal of Organic Chemistry, vol. 16, page 930 (1951)), ou du perbromure de bromure de triphénylphosphine-2-carboxyethyle (brevet espagnol nO 459 076), on brome l'hespéridine et, par une élimination subséquente d'acide bromhydrique sous l'action d'un alcali, on la déshydrogène en diosmine. On obtient directement le mqeme résultat par traitement par SeO2 (Journal of the Indian Chemistry Society, vol. 31, page 565 (1954)) ou par de la 2,3-dichloro-5,6 dicyano-p benzoquinone. On a également opéré par oxydation avec de l'iode en milieu acide (Proceeding of the Indian Academy of Science, vol. 30, page 151 (1949) et du Journal of Organic Chemistry, vol. 30, page 4346 (1965)). Toutes ces méthodes sont toutefois grevées d'une série d'inconvénients. Les opérations sont compliquées et fastidieuses, surtout du fait qu'on pensait devoir protéger par acétylation les groupes OH des sucres, en particulier ceux du rutinose et du néohespéridose. De plus, pour les oxydations, les déshydrogénations et les bromations, on doit faire usage de solvants organique s qui sont le plus souvent coflteux, dangereux et peu compatibles avec la salubrité de l'environnement. De manièresurprenante, on peut obvier à tous ces inconvénients si l'on opère, comme décrit ci-après, en phase aqueuse alcaline. Comme agent d'oxydation, on se sert diode élémentaire en faible excès par rapport à la proportion stoechiométrique. On l'utilise soit sous sa forme hydrosoluble, en complexe KI3 avec l'iodure de potassium, soit en solution dans de faibles quantités de solvants azotés, par exemple de pyridine, de diéthylamine ou de diéthanolamine, soit, encore plus simplement, dans du méthanol. L'oxydation a lieu avec formation d'un produit intermédiaire iodé et l'élimination de l'iode s'effectue au moyen d'alcalis ou de tert.-butylate de potassium.On peut de cette manière, comme le montrent les exemples suivants, transformer sans complication par exemple lthespéridine en diosmine, la néo-hespéridine en néodiosmine et la naringine en 7-néo-hespéridoside d'apigénine. Exemple 1 : On dissout 6,1 g d'hespéridine dans un mélange de 20 ml d'eau distillée et de 7 ml d'une solution à 15 % d'hydroxyde de sodium et l'on agite pendant 15 minutes à la température ambiante. On ajoute alors une solution de 2,5 g d'iode dans 3 ml de pyridine et l'on fait bouillir la solution pendant trois heures, ce qui entrain la brmation dlun précipité. Le pH de la solution, qui était initialement de 12, redescend à 10 pendant la précipitation. On laisse refroidir le mélange de réaction, on filtre et on lave avec de 11 eau chaude et du méthanol les cristaux jaune pale. Après séchage sous vide à 600 C, on obtient 4 g de diosmine (rendement d'environ 66 %) d'un point de fusion de 2700C. Pour la purification, on dissout le produit dans un mélange de 50 ml d'éthanol à 96 % et de 20 ml de NaOH à 15 % et l'on chauffe pendant 30 minutes à 700 C. On filtre le mélange encore chaud et l'on porte le filtrat à un pH de 5 à 6 avec de l'acide acétique. La diosmine précipite à l'étant cristallin. On essore et on lave avec de l'eau chaude et du méthanol. Après séchage sous vide à 600C, on obtient un produit qui fond à 2800C. Rendement : 52 %. Exemple 2 : On dissout 6,1 g d'hespéridine dans un mélange de 20 ml d'eau et de 10 ml de lessive de soude à 15 ,' de NaOH, puis on agite pendant 15 minutes à la température ambiante. On ajoute alors 2,5 g d'iode et 3,6 g d'ioduré de potassium dans 10 ml d'eau. On fait bouillir pendant trois heures le mélange de réaction, ce qui entrain la séparation d'un précipité jaunâtre. On essore les cristaux et on les lave avec de l'eau chaude et du méthanol. Après séchage sous vide à 600C, on obtient 2,9 g (48 56) d'un produit qui fond à 250 C. On dissout ce produit dans un mélange de 50 ml d'éthanol à 96 56 et de 20 ml de lessive de soude à 15 56 de NaOH et l'on chauffe pendant 30 minutes à 700 C. On filtre le mélange encore chaud et l'on porte le filtrat à un pH compris entre 5 et 6 par addition d'acide acétique. La diosmine précipite à l'état de cristaux qu'on essore et qu'on lave avec de l'eau chaude et du méthanol. Par séchage sous vide à 600C, on obtient 2,4 g de diosmine (42 %) qui fond à 2700 C. Exemple 3 : On dissout 6,1 g de néo-hespéridine dans un mélange de 20 ml d'eau et de 7 ml de lessive de soude à 15 56 de NaOH et l'on agite pendant 15 minutes. On ajoute alors 295 g-dtiode dans 2 ml de diméthylformamide et l'on fait bouillir la solution pendant trois heures. Par refroidissement, il se forme lentement un précipité jaunStre. On essore ce précipité et on le lave avec de-l'eau chaude et du méthanol, puis on le sèche sous vide à 60 C. On obtient 2,6 g (environ 43 56) d'un produit fondant a 203-2080C. On dissout ce produit dans un mélange de 50 ml d'éthanol à 96 56 et de 25 ml de lessive de soude à 15 56 de NaOH et l'on chauffe pendant 30 minutes à 700C. Ensuite, on filtre et l'on acidifie le filtrat par de l'acide acétique jusqu'à un pH de 5 à 6.Il se forme un précipité cristallin, jaunâtre et granuleux de néodiosmine que lion sépare, lave avec de l'eau chaude et du méthanol et sèche sous vide à 60 C. On obtient 2,3 g (rendement o 48 56) de produit fondant à 19O0C Exemple 4 : On dissous 6,1 g de naringine dans un mélange de 15 ml d'eau et de 7 ml de lessive de soude à 15 56 de NaOH, > puis on agite pendant 15 minutes à la température ambiante. On ajoute alors 2,5 g d'iode dans 3 ml de pyridine et l'on fait bouillir la solution pendant trois heures. Le pH de la solution est de 11. Après le refroidissement, on ajoute de l'eau jusqu'à un volume de 500 ml, on acidifie par de l'acide acétique à un pH de 5 à 6 et il y a précipitation d'un produit jaune due structure granuleuse. On sépare ce produit, on le lave avec de l'eau distillée, on le sèche sous vide à 4O0C et l'on obtient 4,6 g (rendement d'environ 75 %) d'un produit fondant à environ 18O0C. On dissout ce produit dans un mélange de 50 ml- d'éthanol à 96 56 et de 20 ml de lessive de soude à 15 % et l'on chauffe pendant 30 minutes à 700C. Après filtration, on acidifie le filtrat par de l'acide acétique jusqu'à un pH de 5 à 6 et il y a précipitation d'un produit cristaLin jaunåtre que l'on sépare et qu'on lave avec de 11 eau froide. Après séchage sous vide à 600C, on obtient 4,2 g (rendement d'environ 48 %) de 7-néo-hespéridoside d'apigénine (rhoifoline) dont les cristaux s'agglomèrent à 1920C et fondent entre 196 et 200oC Si nécessaire, on peut faire recristalliser ce produit dans du méthanol. REVENDICATIONS 1 - Procédé pour la préparation de glucosides de flavone par oxydation de glucoside de flavanone, caractérisé par le fait qu'on traite le glucoside de flavanone, en solution alcaline aqueuse, par une quantité sensiblement équimoléculaire d'iode, on soumet le produit intermédiaire ainsi formé à un traitement en solution aqueuse fortement alcaline, puis on précipite le glucoside de flavone par acidification et on le sépare. 2 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fàit qu'on utilise 1 à 1,5 mole d'iode par mole de glucoside de flavanone. 3 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait qu'on dissout l'iode dans un solvant organique, de préférence azoté, ou mulon l'utilise en solution aqueuse sous forme de son complexe KI3. 4 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait quson effectue la réaction du glucoside de flavanone avec l'iode à une température comprise entre la température ambiante et le point d'ébullition du mélange de réaction, en particulier entre 200 et 110 C. 5 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait qu'on choisit comme matière première l'hespéridine, la néo-hespéridine ou la naringine.