On sait que les arbres fruitiers doivent être protegés contre l'agression des oiseaux, faute de quoi les fruits sont détruits ou endommagés. Pour assurer cette protection, on peut effrayer les oiseaux, soit par 1 'ouTe, en faisant du bruit, soit par la vue en fixant des epouvantails, des chiffons colorés, des bandes d'aluminium, etc... On peut aussi disposer un harrage qui a l'avantage de ne pas gêner les gens par du bruit ou par la vue d'objets très laids. Ce barrage est constitué par un filet, généralement vert, posé sur 1 'ar- buste. Dans la réalité, la mise en place d'un tel filet est pratiquement impossible dès que l'arbuste dépasse deux mètres de hauteur. Pour qu'un tel arbre soit protégé, il faut qu'un filet carré ait au moins six mètres de côté afin de le recouvrir correctement. Or,sa mise en place suppose que le filet soit déployé, tendu et souleve au-dessus de l'arbre, ce qui nécessite la cooperation de plusieurs personnes munies de perches. Cette manoeuvre étant encore compliquee par le risque constant que le filet accroche une branchette, on renonce très souvent a ce type de protection pourtant simple, efficace, économique et discret. La présente invention concerne un dispositif simple et peu couteux grâce auquel même une personne seule peut placer des filets sur des végétaux. L'invention sera bien comprise par la description détaillée ciaprès faite en référence au dessin annexé. Bien entendu,la description et le dessin ne sont donnés qu'à titre d'exemple indicatif et non limitatif. La figure 1 est une vue schématique d'un dispositif conforme à l'in- vention,selon un premier mode de réalisation, assujetti à un filet. La figure 2 est une vue partielle en coupe faite selon la ligne II II de la figure 1. La figure 3 est une vue en perspective d'un dispositif conforme à l'invention selon un deuxième mode de réalisation. La figure 4 est une vue schématique montrant la mise en place d'un filet sur un arbre, grâce au dispositif conforme à l'invention. En se reportant au dessin, on voit qu'un dispositif conforme à l'invention comprend un corps qui présent d'une part, au moins un croc d'extrémité destiné à cooperer avec le végétal à protéger, d'autre part, au moins un organe de solidarisation avec un filet et,également,un croc ou organe destine à cooperer avec une perche porteuse. Sur la figure 1, le corps 1 affecte la forme d'une tige qui se termine par deux crocs 2 et 3 opposes mais décalés en hauteur. L'organe de solidarisation du dispositif avec un filet 4 est cons titubé par une sorte de pince 5 dont l'ouverture est opposee à celle des crocs 2 et 3 et qui coopère avec un fil 4a du filet 4 devant être substantiellement horizontal. On voit que selon le mode de réalisation de la figure 1, il existe deux pinces 5 et 5a opposées par rapport au corps 1, ce qui permet de faire passer le fil 4a comme représenté sur la figure 2 afin d'assujettir le dispositif au filet 4 de manière efficace, en s'opposant au glissement du fil 4a En outre, on peut prévoir, comme on le voit sur la figure 1, plusieurs series (ici trois) de pinces opposees, respectivement 5-5a 6-6a, et 7-7a. Ainsi, le dispositif est assujetti au filet 4 par trois fils parallèles 4a, 4b et 4c ce qui est un gage très sérieux de solidarisation effective, même spi le vent fait bouger les branches du végétal et sollicite l'assemblage. Pour plus de sûreté encore, on prevoit selon l'invention une pince 8 dont l'ouverture est opposée à celle des pinces 5, 6 et 7, associée, elle aussi, à une pince 8a et dont le but est de recevoir un fil 4d pour assurer un blocage parfait. C'est pourquoi l'écartement x entre les pinces 7-7a et 8-8a est supérieur à- la largeur des mailles du filet, c'est-à-dire supèrieur à l'ecarte- ment des fils du filet, afin que les fils tendent à se rapprocher élastiquement et, par suite, à rester engagés dans les pinces. Le dispositif qui vient d'être décrit peut, par exemple, être facilement réalise en une seule pièce par moulage d'une matière synthétique. En se reportant maintenant à la figure 3, on voit un autre mode de réalisation selon lequel le corps 10 est plan et est entaillé de fentes 50-50a, 60-60a et 70-70a dont la fonction est la même que celle qui a-été expTiquée pour les pinces 5-5a, 6-6a et 7-7a. Deux fentes 80-80a qui correspondent aux pinces 8-8a jouent le même rôle que celTes-ci. Selon l'exemple de la figure 3, le corps 10 comprend deux pattes 90 et 90a opposées et décalées, ainsi qu'une tige 100 à l'opposé d'un croc unique 20. Ce dispositif peut, lui aussi, être réalisé en une seule pièce par moulage d'une matière synthétique. Dans ce cas, comme cela est bien connu, il est préférable de prévoir une ouverture circulaire au fond des fentes pour éviter les amorces de rupture. On va maintenant indiquer l'usage d'un dispo-sitif conforme à l'in vention, en regard de la figure 4. On dispose sur le filet 4, au voisinage de l'un des ses bords, un ou plusieurs dispositifs, selon la largeur du filet. Il peut s'agir d'un seul dispositif si le filet est mis en place par bandes relativement etroites, ce qui est une facilité nouvelle que procure l'invention. Puis, à l'aide d'une perche tubulaire A (qui peut être une canne à pèche dont l'extrémité est formée par la virole creuse d'un de ses élements) on soulève le dispositif en engageant l'extremite de la perche soit sur l'un des deux crocs 2 et 3, soit sur l'extrémité inferieure la de la tige 1, soit sur une patte 90 ou 90a, soit sur la tige 100. Tout en soulevant le dispositif (et le filet 4 qu'il supporte)et en tenant la perche A d'une main, on maintient le filet 4 tendu avec l'autre main. L'expérience montre que cette manoeuvre est facile et permet une grande sureté de geste. On peut donc aisément placer le croc 2 ou 3 (selon celui qui est éventuellement placé dans l'extrémité tubulaire de la perche) ou le crochet 20 sur une branche du végétal à recouvrir. On retire la perche et l'on recommence l'operation autant de fois que cela est nécessaire. Si le filet 4 est très large, on dispose relativement beaucoup de dispositifs d'avance le long d'un bord du filet 4 puis, ensuite, on met en place les dispositifs un par un. Si le filet 4 est très étroit, on met en place une pluralité de bandes munies chacune de peu de dispositifs, voire d'un seul. Les bandes peuvent être très étroites mais, alors, il peut s'avérer utile de les lester. Selon un autre mode de réalisation de l'invention non représente, on peut fixer à demeure les dispositifs sur un filet par collage, soudure ou autre, de sorte que le produit commercialisé est non pas le dispositif seul (à l'unité ou par groupes) mais un filet déjà équipé. Dans ce cas, "l'organe" de solidarisation du dispositif avec le filet peut n'être qu'une simple soudure ou qu'un simple adhésif. L'invention n'est pas limitée au seul mode de réalisation décrit et représenté mais en embrasse, au contraire, toutes les variantes. En particulier, on pourrait réaliser le dispositif non plus en matière synthétique moulée mais, par exemple moyen de fils metalliques cintrés ou de feuilles métalliques embouties. De même, le dispositif peut avoir toute longueur voulue. Il peut être très long, de sorte qu'au lieu de devoir utiliser une perche A indépendante, on le met en place directement, la très grande longueur du corps jouant le rôle de perche. Le dispositif conforme à l'invention étant destiné à empêcher les oiseaux de se poser sur des végétaux, on peut accroître l'effet dissuasif du filet en réalisant le dispositif conforme à 1 'inven- tion soit dans un matériau naturellement brillant, soit en rendant brillant un matériau mat. On peut ainsi obtenir le dispositif en matière synthétique puis en le recouvrant d'un dépôt brillant, par exemple selon le procédé de la metallisation sous vide. REVENDICATIONS 1- Dispositif pour la mise en place et l'accrochage d'un filet sur des végétaux pour protéger ceux-ci de l'agression des oiseaux, caractérisé en ce qu'il est constitue par un corps qui comprend, d'une part, au moins un croc d'extrémité destiné à coopérer avec le végétal à proteger et, d'autre part, au moins un organe de solidarisation avec un filet, cet ensemble comprenant, éventuel- lement au moins un organe avec lequel peut coopérer une perche. 2- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le corps comprend au moins deux crocs éventuellement décalés en hauteur. 3- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'or gane de solidarisation du corps avec le filet est constitué par un élement tel que pince, crochet ou fente dont l'ouverture est opposée à celle du ou des crocs d'extrémité et qui est destiné à coopérer avec un fil du filet devant être substantiellement horizontal. 4- Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'il comprend plusieurs éléments tels que pinces, crochets ou fentes devant cooperer avec plusieurs mailles superposées du filet. 5- Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'il comprend au moins deux éléments tels que pinces, crochets ou fentes dont les ouvertures sont opposees entre elles et sont ecartées d'une distance superieure à celle des mailles du filet. 6- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 5 ci dessus, caractérisé en ce que le corps de l'élément a une lon gueur telle que cet élément peut être mis en place, sans per che indépendante, par manoeuvre du corps lui-même. 7- Filet caractértsé en ce qu'il est muni d'au moins un dispositif selon l-'une quelconque des revendications 1 à 6 ci-dessus.