La présente invention concerne un projectile en forme de balle sectionnelle, ne ricochant pas, et plus particulièrement une balle ayant une enveloppe qui est fragile lors d'un choc et qui est remplie avec un fluide dans un état intermédiaire entre l'état visqueux et l'état semisolide, tel qutun liquide gélatineux ou une pâte seulement, ou qui peut être remplie avec des particules lourdes finement divisées, pouvant entre dispersées dans la cible lors de l'im- pact, et une extrémité qui ferme l'enveloppe et qui a une dureté variable suivant le but dans lequel la balle doit être utilisée. La balle suivant la présente invention est conçue pour demeurer un projectile intégral après quelle a été tirée et conserver sa structure jusqu'à ce qu'elle se brise lors de l'impact contre la surface de la cible. Le liquide lourd est rempli avec des particules métalliques individuelles qui sont en suspension dans le liquide et qui sont ainsi agrégées entre elles d'une manière liche par le liquide visqueux ou par le gel ou la pAte semisolide, de sorte que les particules, lors du choc contre la cible, se trouvent disposées en un cône commandé Ces particules se dispersent seulement lors du choc contre la cible, mais elles demeurent un corps intégral jusqutà ce que l'enve- loppe dans laquelle elles sont enfermées soit brisée par son entrée en contact avec la surface de la cible. La balle présente dé préférence une partie terminale sans pointe, arrondie pour que soit empêché tout ricochet et l'extrémité est formée d'une manière générale en une matière plastique qui sera détruite lors de l'impact. On peut substituer à cette matière plastique, en tant que substance d'extrémité, une autre matière plastique renforcée par des fibres, ou m8me un métal, afin d'adapter les vitesses variables de balles projetées par des canons d'arme de dimensions différentes aux vitesses variant à la bouche du canon. L'extrémité est fixée à l'enveloppe d'une manière telle qu'elle demeure fixée avec fragilité à cette dernière et enferme le contenu à l'intérieur de l'enveloppe jusqutau choc d'impact et cela même à des vitesses élevées. A cet effet, les balles sont fabriquées de dimensions variables pour les canons rayés à main de calibre 22 à 45 et pour les canons d'arme à alésage lisse de calibre 410 à 12. La description cisaprès et les dessins annexés se rapportent à un exemple de réalisation de l'invention, dessins dans lesquels : - La figure 1 montre une balle de l'invention à l'état assemblé; - La figure 2 montre le fléchissement de l'enveloppe lors de l'impact et la rupture du joint pour l'extrémité; - La figure 3 montre la balle lors de sa pénétration dans la cible et la diffusion des particules métalliques à partir du point d'impact. Suivant la figure 1, la balle comprend une enveloppe 10 constituée comme une capsule en cuivre à paroi mince, ou éventuellement en une matière plastique déformable résistant suffisamment à une température élevée pour maintenir son corps et sa forme à une température de 4500C, nécessaire pendant la période de temps très courte au cours de laquelle la balle traverse l'alésage du canon de l'arme, période pendant laquelle elle doit supporter des températures relativement élevées sans se briser dans le canon lui-même et sans être détruite lorsqu'elle quitte la bouche de l'armez De nombreuses matières plastiques de silicone, de bore et de carbone sont aujourd'hui disponibles sur le marché qui pourraient être utilisées avantageusement comme matière d'enveloppe de cartouche, en raison de leur résistance à une température élevée et de leur résistance mécanique importante à des températures élevées. La balle 10 est destinée à être montée sur une charge propulsive se trouvant à l'intérieur d'une cartouche 12 (dont une partie seulement a été représentée) et qui est d'une structure classique. Cette cartouche a des dimensions qui sont prévues pour quelle s'emboîte autour de l'extrémité inférieure de la balle et pour qu'elle s'ajuste à l'intérieur du canon de l'arme. Elle contient une charge propulsive choisie pour que soit obtenue la vitesse souhaitée de la balle. L'enveloppe 10 de la balle est remplie avec un produit dont l'état est compris entre l'état de liquide visqueux et l'état de corps gélatineux semi-solide, tel qu'une huile de graissage fortement visqueuse ou un polymère liquide tel que le polyisobutylène ayant un poids moléculaire compris entre 2 000 et 15 000, la gelée de pétrole (vaseline) et des liquides gélifiés plus légers tels que l'huile ou liteau ou l'alcool9 gélifiés avec de l'acétate de cellulose, de la méthylcellulose et des savons tels que le stéarate ou l'abiétate de sodium ou d'autres agents de gélification communément connus, des huiles végétales lourdes, du silicone liquide, etc.Le liquide visqueux a une viscosité minimale de 100 unités standard Saybolt à 99 C, mais tout autre liquide plus léger peut avoir une viscosité initiale inférieure à la précédente et être épaissi par l'addition d'agents de gélification destinés à augmenter la viscosité jusqu'au même minimum ou au-delà. La limite supérieure peut être un état semi-solide, tel que celui d'une huile ou d'une pate semi-solide. Le liquide est garni de fines particules métalliques telles que des particules de plomb s'échelonnant depuis la grenaille de plomb, dite refroidie" qui est un métal très fin, ressemblant à de la poussière qu'on peut se procurer dans le commerce dont les dimensions vont en s'étageant vers le haut jusqu'à la grenaille dite "poussière". Pratiquement, les dimensions varient depuis environ 200 jusqu'à environ 25 mailles standard US, c'est-àdire depuis environ 0,074 mm jusqu'à environ 0,71 mm. Les particules sont réparties également dans toute l'étendue du liquide visqueux pour gélifier sensiblement le corps de liquide de sorte que la grenaille est purement et simplement empaquetée sous forme solide et qu'elle est seulement humectée de manière homogène par le liquide. Par conséquent, bien que les particules soient libres en ce sens quelles sont maintenues entre elles uniquement par le liquide visqueux, la concentration est telle que les particules constituent de 65 à 95 pour cent en volume de la charge. Une caractéristique d'identification de ce liquide bourré de particules réside en ce que les particules peuvent être séparées librement l'une de l'autre lors de l'impact dans la cible, les particules individuelles se disséminant en tant que telles et ne pénétrant pas dans la cible en tant que corps solides. On peut utiliser d'autres substances solides lourdes communiquant une masse au liquide en remplacement des particules métalliques0 De telles substances sont typiquement de l'oxyde de plomb ou de l'oxyde de zinc, du sulfate de baryum, ou d'autres particules lourdes insolubles dans le liquide visqueux et ayant tendance à augmenter beaucoup le poids spécifique du liquide porteur visqueux dans lequel les solides lourds sont en suspension ou dont ils sont simplement revêtus Le liquide 14, chargé de particules lourdes, est chargé dans la cartouche 10 et remplit cette dernière.On scelle le remplissage de la cartouche en rabattant l'extrémité supérieure 16 de la cartouche autour d'une bride 18 en saillie de l'extrémité 20 de la balle, L'extrémité 20 de la balle est de préférence en une matière plastique fragile qui se désintègre en de nombreux petits fragments ou particules lors du choc contre la surface du buto Pour cette extrémité 20 de la balle, on peut utiliser du téflon, de la polysilicone, du polyamide, du polystyrène, des copolymères, du polystyrène avec de l'acrylonitrile et du butadiène, Parmi ces diverses -substances en matière plastique pour l'extrémité de la balle, on donne la préférence au polytétrafluoroéthylêne vierge parce que ce dernier maintient son intégrité dans l'alésage du canon sans désintégration à des températures et sous des pressions importantes, et parce qutil a en outre tendance à lubrifier l'alésage et à maintenir la balle sans destruction dans l'âme ou lorsqu'elle quitte la bouche du canon de l'arme. Mais, lors du choc contre la cible, l'extrémité de la balle se brise en petits morceaux qui s'éparpillent en divergeant dans la cible en compagnie des particules lorsque la balle pénètre dans la surface de la cible. L'extrémité 20 fixée à l'enveloppe 10 par le point fragile 16 est construite de manière à maintenir la balle dans son intégrité en projection et en vol, mais l'ensemble se sépare en raison de la fragilité lors du choc qui se produit avec la surface de la cible de la manière décrite, les différentes particules comprenant une fragmentation de l'extrémité en matière plastique s'par pillant coniquement à l'intérieur de la cible. Un avantage important de cette construction réside en ce que la balle est facilement brisée lors de son choc même sous des angles ne dépassant pas 80 et que, même sous un angle aussi faible, la balle n'est pas déviée par ricochet hors de la cible. Etant donné que l'extré- mité se brise en fragments lors de la pénétration dans la cible, elle ne passe pas à travers cette dernière et ne produit aucune détérioration par ricochet ou en passant à travers la cible principale, sur une cible secondaire. Certaines des matières plastiques mentionnées et comprenant le téflon peuvent toutefois, à des vitesses très élevées de franchissement de la boucle du canon de l'arme, et à des températures et à des pressions élevées développées à l'intérieur du canon de l'arme, avoir tendance à se briser en vol lorsque la balle quitte la bouche du canon de sorte qu'il peut être souhaitable dans le cas de certaines balles, de renforcer davantage l'extrémité en matière plastique destinée à être utilisée à de telles vitesses élevées, de manière qu'elle conserve son intégrité, sa forme et sa configuration, tout au moins jusqu'au choc contre la cible.Avec de tels renforcements fournis par exemple par une fibre robuste telle que la fibre de verre, l'extrémité n'est pas détruite lors du choc contre la cible mais elle pénètre dans la cible sans désintégration0 A cet effet, on peut aussi substituer une extrémité en plomb à l'extrémité en matière plastique et, dans ce cas, ltextrémité ne sera pas dispersée en particules soit lors du choc contre la cible, soit après une pénétration importante dans la cible, suivant la construction adoptée et suivant la matière utilisée pour former l'extrémité. Une telle extrémité en plomb n'a pas besoin, comme à l'ordinaire, d'un renforcement en fibre.Toutefois, quelle que soit l'extrémité utilisée, la cartouche mince plissée se séparera de l'extrémité lors du choc contre la cible pour permettre au liquide lourd et aux particules de passer dans la cible et d'entre répartis dans un large éparpillement tel qu'un éparpillement conique à l'intérieur du corps de cible. Sur les figures 2et 3, le bombement de la cartouche 10 qui se produit lorsque l'extré- mité 20 entre en contact avec la surface 22 de la cible a été représenté d'une manière volontairement exagérée. Au point d'impact, les bords de la cartouche 10 se séparent de l'extré- mité comme le montre la figure 3, et les particules 24 sont distribuées sur une grande étendue à l'intérieur du corps de la cible. Ainsi qu'on peut le voir sur la figure 3, en particulier, la matière plastique non renforcée se désintègre en fragments qui apparaissent comme étant sensiblement analogues aux particules métalliques et ils se trouvent largement distribués avec ces dernières dans le corps de la cible. D'après un exemple de réali- sation de l'inventionS une cartouche pour un revolver ayant un canon de 152,4 mm utilisant une enveloppe de cartouche de calibre correspondant qui contient 0s356 grammes de grains et une petite amorce de pistolet CCI, est chargée avec un projectile rempli de vaseline et de grenaille de plomb empaquetés étroitement de sorte que le volume total des particules soit de 90 %0 en grenaille, et que le poids du projectile est d'environ 5,508 grammes0 L'enveloppe du projectile est une gaine mince en cuivre ayant un chapeau de nez en téflon vierge, représenté sur la figure 1 Quand la cartouche, chargée de la manière indiquée ci-dessus, est tirée contre une surface en bois de cyprès sec sous un angle de 80, il se produit une sorte de canal dans la surface de la cible, le projectile se désintégrant et dispersant des particules sur une distance de quelques dizaines de centimètres. Toutefois, il n"y a pas de ricochet comme cela se produit dans le cas des projectiles pour petites armes dont on se sert actuellement. Une désintégration encore plus complète se produit quand ce projectile est tiré vers une surface d'eau sous un angle de 80 et de nouveau, il n'y a pas de ricochet. Quand on frappe une cible sous des angles de 100 à 900, il y a une augmentation de la pénétration dans la surface de la cible et la désintégration du projectile s'effectue à l'intérieur de la cible à une profondeur qui augmente lorsque l'angle d'impact augmente. En résumé, l'invention réalise une balle comprenant des parties séparables, comportant une charge à un état intermédiaire entre un état liquide dense et un état gélatineux semi-solide, dont le poids spécifique est augmenté ou humecté par des particules lourdes telles que des particules métalliques ou des particules de produits chimiques lourds, ce qui augmente beaucoup le poids spécifique du mélange et produit une large dissémination des particules lors du choc contre la cible. La charge est disposée dans une enveloppe fragile qui peut être en un métal mince ou en une matière plastique mince, qui est facilement séparable, lors de l'impact, de l'extrémité de la balle quand cette extrémité vient frapper la cible.L'extrémité elle-m & e peut être en une matière plastique fragile ou renforcée par des fibres qui conserve son intégrité -pour des balles à vitesse moyenne, Mais renforcée par des fibres telles que des fibres de verre, l'extrémité n'est pas détruite lors de l'impact mais elle permet une pénétration plus profonde à l'intérieur de la cible. Selon une variante, l'extrémité peut être en un métal tel que le plomb qui conserve son corps pendant une courte durée lors de l'impact, ce qui permet une désintégration profonde à l'intérieur de la cible, de la manière désirée. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation décrits ci-dessus et représentés, à partir desquels on pourra prévoir d'autres modes et d'autres formes de réalisation, sans pour cela sortir du cadre de l'invention. En particulier, l'enveloppe peut avoir une longueur de 44,45 mm ou moins pour des projectiles de fusil de chasse, ou de 12,70 mm pour garnir l'enveloppe pour les revolvers, ou de 19,05 mm pour remplir l'enveloppe pour les fusils rayés. L'enveloppe peut être munie de cannelures et elle peut être dimensionnée et renforcée pour être conforme aux différentes armes comportant des alésages lisses ou rayés. R E V E N D I C A T I O N S 10) Projectile en forme de balle caractérisé en ce qu?il comprend une enveloppe à paroi mince dans laquelle est enfermé un corps dont l'état est intermédiaire entre un état visqueux liquide et un état gélatineux semi-solide, cette enveloppe ayant une partie terminale ouverte qui est scellée de manière fragile à une extrémité sans pointe ou arrondie. 20) Balle suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le corps dont l'état est intermédiaire entre un état visqueux liquide et un état gélatineux semi-solide contient des particules lourdes. 30) Balle suivant la revendication 2, caractérisée en ce que l'extrémité est formée en une matière plastique fragile. 40) Balle suivant la revendication 2, caractérisée en ce que l'extrémité est en plomb. 50) Balle suivant la revendication 2, caractérisée en ce que l'extrémité est en une matière plastique renforcée par de la fibre. 60) Balle suivant la revendication 2, caractérisée en ce que l'extrémité est en une matière plastique telle que le polytétrafluoroéthylène, le silicone, le polyamide, le polystyrène, des copolymères du polystyrène avec de l'acrylonitrile, le butadiène et le styrène. 70) Balle suivant la revendication 2, caractérisée en ce que les particules solides contiennent de 65 % à 95 % en volume de la charge de la cartouche. 80) Balle suivant la revendication 2, caractérisée en ce que le corps dont l'état est intermédiaire entre un état visqueux liquide et un état gélatineux semi-solide est garni avec des particules métalliques ressemblant à une poussière fine, 90) Balle suivant la revendication 2, caractérisée en ce que le corps, dont ltétat est intermédiaire entre un état visqueux liquide et un état semisolide est garni avec des particules de plomb ressemblant à une poussière fine. 100) Balle suivant la revendi cation 2, caractérisée en ce que le corps a un état intermédiaire entre l'état visqueux liquide et l'état gélatineux semi-solide est garni avec des particules chimiques lourdes inertes. 110) Balle suivant la revendication 2, caractérisée en ce que la charge à un état intermédiaire entre l'état visqueux liquide et l'état gélatineux semi-solide est choisie parmi des produits tels que le polyisobutylène, la vaseline, l'huile lourde de pétrole, l'huile lourde végétale, le liquide silicone, et des liquides légers tels que l'huile, liteau et l'alcool gélifiés avec un agent gélifiant et amenés dans un état intermédiaire entre l'état de liquide dense et l'état gélatineux 120) Balle suivant la revendication 2, caractérisée en ce que la charge dans un état intermédiaire entre l'état de liquide visqueux et l'état semisolide gélatineux a une viscosité minimale de 100 unités standard Saybolt à la température de 990C. 130) Balle suivant la revendication 2, caractérisée en ce que la cartouche a des dimensions prévues pour des canons rayés de calibre 22 à 45 et pour des canons lisses de calibre 410 à 12o