La présente invention concerne une méthode de contrôle de la planéité de telles minces soumises à des operations de laminage ou d'écrouissage sous traction dans un laminoir à froid et à un dispositif pour la mise en oeuvre de ladite méthode. Dans oe qui suit, on entend par laminage le traitement mécanique d'une tble forcée entre des cylindres, même si la réduction d'épaisseur résultant de ce traitement est très faible et ne correspond en fait qu'à un ecrouissage superficiel, comne c'est le cas dans les trains dits finisseurs. On sait que les tôles mines laminées à froid sous traction peuvent présenter à l'état de relaxation des déformations résultant d'élongations longitudinales differentes. Ces déformations présentent généralement la forme d'on-dulations longitudinales qui prennent naissance dans les régions de la tôle correspondant à une élongation supérieure à l'élongation des régions adjacentes. - .. - top - il est a usage ae conslaerer comme plane une/tole mince ne présentant pas de telles ondulations, ceci indépendamment de la planéité effective des faces de la tôle. En cours de laminage, les deformations du type précité se trouvent masquées du fait de la traction exercée sur la tôle. Les zones de moindre élongation se trouvent alors soumises à une contrainte supérieure aux zones de plus grande élongation. Il en résulte que la répartition des contraintes de traction dans une section transversale de la tôle en cours de laminage est reliee à la planéité de cette tôle à l'état de relaxation. Il a été propose de disposer en regard de la bande des organes de détec- tion pouvant donner une information sur la grandeur et les variations des contraintes de traction. On connatt par exemple des dispositifs constitués par des tambours en contact avec la bande et comportant une pluralité de capteurs du type jauges de contrainte susceptibles de fournir en cours de laminage le profil transversal des contraintes dans la bande. Les dispositifs de ce type sont d'autant plus efficaces que le module d'élasticité du matériau laminé est faible, et s'appliquent relativement bien pour cette raison au laminage de métaux tels que l'aluminium et ses alliages. Dans le cas particulier de l'acier qui présente un module d'élasticité treks élevé, on a propose d'utiliser des capteurs électromagnétiques sensibles aux variations de contraintes. Le niveau élevé de bruit caractérisant le signal de sortie des capteurs électromagnétiques dans ce type particulier d'application rend difficile la discrimination du signal représentatif des seules variations de contraintes. Il convient à cet egard de mentionner que les va rations de contraintes que l'on doit détecter peuvent être très faibles tout en demeurant susceptibles de donner lieu ultérieurement à des ondulations, ceci en raison de la raideur limitée des produits laminés considérés. Lorsque l'on peut déterminer par un moyen quelconque la répartition des contraintes dans une section transversale d'une bande en cours de laminage sous traction et les variations du profil de contraintes correspondant, on peut faire usage de dispositions connues pour rétablir un profil de contraintes satisfaisant en agissant sur les conditions de laminage. En particulier on peut modifier la cambrure des cylindres du laminoir soit par des moyens mécaniques, soit par des moyens thermiques de façon à diminuer l'élongation de certaines zones de la tôle. La méthode selon l'invention relève d'une approche du problème telle qu'exprimée ci-dessus, à savoir que toute information reliée aux variations de l'état des contraintes dans une région considérée d'une bande de tole mince en cours de laminage peut être utilisée pour le contrôle de la planéité de la bande dans ladite région. Toutefois, compte tenu des valeurs absolues très faibles des variations de contraintes qu'il importe de détecter, le demandeur a recherché une méthode permettant d'éviter la mesure directe des variations des contraintes dans la bande en cours de laminage. A cet effet, l'invention a pour objet une méthode de contrôle de la planéité de tales minces laminées sous traction dans un laminoir à froid, caractérisée en ce que l'on génère au moyen d'un premier capteur un premier signal représentatif des déplacements de la tble hors de son plan dus aux vibrations de ladite tôle, on génère au moyen d'un second capteur un second signal représentatif des déplacements de la tole dus auxdites vibrations dans une région prédéterminée de la tole dans laquelle règne une contrainte de traction de valeur sensiblement constante, lesdits premier et second capteurs étant disposes au droit d'une même section transversale de la tôle, on forme les spectres de fréquence respectifs desdits premier et second signaux, on détecte une fréquence de résonance dudit second signal correspondant à la contrainte de traction de valeur sensiblement constante et situee a l'intérieur d'une plage de fréquence prédéterminée dudit spectre, on détecte la fréquence de résonance dudit premier signal située dans ladite plage, on forme un signal d'écart par différence entre lesdites fréquences de résonance, et on agit sur les conditions de laminage de façon à maintenir ledit signal d'écart entre deux valeurs déterminées. L'invention a également pour objet un dispositif pour la mise en oeuvre de la méthode caractérisé en ce qu'il comprend un premier capteur de déplacement disposé en regard d'une zone de la tôle dans laquelle est susceptible de prendre naissance un défaut de planéité, un second capteur de déplacement disposé en regard d'une région prédéterminée de la tOle dans laquelle règne une contrainte de traction de valeur sensiblement constante, un dispositif analyseur de spectre connecté à chacun desdits capteurs, un dispositif détecteur de maximum connecté à la sortie de chaque analyseur de spectre, un premier organe de comparaison recevant sur une première entrée un signal issu d'un premier dispositif détecteur de maximum et sur une seconde entrée, un signal issu d'un second dispositif détecteur de maximum, et un second organe de comparaison connecté à la sortie du premier organe de comparaison et susceptible de générer un signal de correction lorsque le signal issu du premier organe de comparaison est supérieur à une valeur de seuil, ledit signal de correction étant appliqué à l'entrée d'un dispositif de commande de laminoir connu en soi pour modifier les conditions de laminage en fonction de la valeur dudit signal de correction. Il a eté observe que le système mécanique constitué par une t5le mince sous traction en appui entre deux rouleaux successifs d'un laminoir se trouve soumis au cours du processus de laminage à un spectre d'excitation pour lequel il constitue un amplificateur sélectif de certaines fréquences correspondant en chaque point de la tôle à un phénomène de résonance qui dépend de la valeur locale de la contrainte de traction. L'etude mathematique des modes de vibration d'une tole soumise à un spectre d'excitation est relativement complexe et implique la définition des conditions du calcul, en particulier en ce qui concerne l'isotropie du matériau, sa geome- trie, les conditions d'appui, la nature du spectre d'excitation et la reparti- tion des contraintes. I7 en résulte que l'on ne connait par le calcul les fréquences de résonance en une région considerée d'une tôle que dans des conditions qui ne correspondent pas à la réalité du phénomène physique observé sur un laminoir. Toutefois, le demandeur a constate expénmentalement qu'en disposant en regard d'une région considérée de la tle un capteur de déplacement déli- vrant un signal représentatif des vibrations de la tôle dans cette région et en formant le spectre de fréquences de ce signal on peut observer sur ce spectre la formation de pics de résonance à des fréquences déterminées pour les conditions prévalentes de laminage sans qu'il soit possible de présumer à quels modes de vibration particuliers ou à quelle corbinaison de modes de vibration il convient d'attribuer oes rés on an oes. Il demeure cependant possible d'utiliser l'information délivrée par le capteur et traitee conformement à la méthode selon l'invention pour contr- ler la planéité de la tCle en cours de laminage. Un avantage notable de la méthode selon l'invention consiste en ce qu'il est fait usage d'une détection différentielle de deux grandeurs physiques représentatives des conditions réelles instantanées de laminage, ce qui permet d'eliminer l'incidence des dispersions résultant de tractions-de laminage variables ou de caractéristiques mécaniques ou géométriques variables des tôles traitées.Par "contrainte de traction de valeur sensiblement constante détectée par l'intermédiaire du second capteur, il convient ainsi d'entendre que la contrainte de traction dont il est fait état subit des variations dues aux modifications de planéité qui demeurent faibles devant les variations de la contrainte de traction dans la zone examinée par le premier capteur et dues auxdites modification de l'état de planéité, bien qu'en valeur absolue les contraintes de traction respectivement détectees par l'intermédiaire des premier et second capteurs subissent des fluctuations dues aux variations de la traction de laminage ou des caractéristiques de la tôle. L'invention sera bien comprise en se reportant à la descriptjon qui va suivre donnée à titre d'exemple en référence aux figures des dessins annexés sur lesquels - la figure 1 représente un mode de réalisation d'un appareil pour la mise en oeuvre de la méthode selon l'invention, - la figure 2 représente une vue de dessus d'une tôle en cours de laminage aux fins d'illustration de la méthode selon l'invention. On a représente de façon schematique sur la figure 1 un laminoir à froid comprenant successivement une dérouleuse 1, une paire de rouleaux tensionneurs d'entrée 2, une paire de cylindres de travail 3, un rouleau de planage 4, une paire de rouleaux tensionnéurs de sortie 5 et une bobineuse 6. En cours de laminage, la tôle se trouve maintenue en traction entre les rouleaux tensionneurs d'entree et de sortie par régulation appropriée des vitesses respectives de rotation desdits rouleaux. Le rouleau de planage 4 est maintenu en appui contre la tôle de façon que la trajectoire de la tôle subisse une deviation au droit dudit rouleau. Les cylindres de travail peuvent être sollicités par un dispositif de serrage non représenté et par un dispositif de cambrage d'un type connu repéré par la référence 7. Un tel dispositif de cambrage permet pour un serrage donne de solliciter les cylindres en flexion de façon à modifier le serrage au centre et sur les rives de la iDle en cours de laminage. On peut agir sur le cambrage soit en sollicitant les cylindres de travail à mi distance de leurs tourillons par un rouleau de cambrage, soit en créant dans les cylindres des contraintes thermiques différentielles par refroidissement sélectif de façon à obtenir l'effet de flexion désiré. L'exploitation d'un laminoir du type décrit ci-dessus peut conduire en particulier à des défauts de planéité concernant soit le centre, soit les rives de la tôle, selon que le cambrage est applique par excès ou par défaut. I1 convient de noter que le cambrage ne constitue pas en lui seul un moyen suffisant pour obtenir un produit de géometrie satisfaisante, mais que ce moyen permet cependant de corriger les défauts de planéité du type envisagé dans le présent contexte. Lorsque l'élongation des zones centrales de la tôle est supérieure à l'élongation des zones de rive, on obtient un premier type de défaut de pla néite dénommé centre long", ce défaut se manifestant à l'état de relaxation de la tôle par des ondulations longitudinales localisées dans la partie médiane de ladite tôle. Dans le cas contraire, pour lequel l'élongation des zones de rive est supérieure à 1 'élongation des zones centrales, on ohtient un second type de défaut dénommé "bord long", ce défaut se manifestant à l'état de relaxation par la formation d'ondulations longitudinales localisées dans les zones marginales de la tale.Le second type de defaut est- généralement considéré comme le plus préjudiciable par les utilisateurs de tolets minces. Afin d'éviter la formation de bords longs, on tend dans la pratique à choisir des conditions de laminage conduisant à former un centre long. Plus on s'éloigne de ces conditions de laminage, plus grande devient la probabilité de créer des bords longs. Il est toutefois évident que l'on cherche à limiter le plus possible la formation de centres longs ; dans cette optique, il s' avère donc souhaitable de disposer de moyens permettant de détecter l'apparition de bords longs. On a représenté sur la figure 1 a titre d'illustration de la méthode selon l'invention un ensemble de contre e de planéité appliqué à la détection du second type de défaut ci-dessus mentionné. Cet ensemble de contrôle comprend deux capteurs de déplacement 8, 9 respectivement disposés à proximite immédiate des rives de la t5le en regard d'une même section transversale. Ces capteurs sont situés à mi distance entre le rouleau de planage 4 et les rouleaux tensionneurs de sortie 5. Deux autres capteurs de déplacement respectivement référencés 10, il sont disposes à une distance prédéterminée des capteurs 8, 9 en regard de la même section transversale. Le choix de l'emplacement de ces capteurs fera l'objet de considérations qui seront développées plus loin. Les capteurs peuvent être de tout type adapté à la détection effectuée. Dans le cas d'espèce, on a utilisé des capteurs inductifs constitués par un enroulement parcouru par un courant haute fréquence et dont l'impédance apparente est fonction de la distance entre le capteur et la tôle. Ce type de capteur présente l'avantage d'être très sensible et de présenter. un temps de réponse extrémement réduit. On sait que de tels capteurs peuvent être influencés par une variation des caractéristiques magnétiques ou de ltetat des contraintes dans le matériau examiné ; toutefois dans le cas d'espece le signal qui résulte de telles variations est tres faible par rapport au signal résultant des variations d'entrefer et peut donc être néglige.Le signal issu des capteurs peut donc être considéré comme représentatif des déplacements de la tôle à la verticale des capteurs. Le signal susceptible d'être généré par chaque capteur est respectivement appliqué à l'entrée d'analyseurs de spectre 12, 13, 14, 15 d'un type connu. On rappelle que de tels analyseurs ont pour fonction de générer dans un certain domaine de fréquences un spectre de frequences représentatif de la contribution de chaque fréquence de ce domaine à l'énergie du signal introduit dans ledit analyseur. Les fréquences dont la contribution prédomine dans l'énergie du signal apparaissent sur le spectre de fréquences élabore par l'analyseur sous la forme de pics. A la sortie de chaque analyseur de spectre se trouve connecté un détecteur de maximum référencé respectivement 16, 17, 18, 19. Ces détecteurs permettent d'explorer une plage de fréquence déterminée de chaque spectre et delivrent un signal représentatif de l'adresse d'un pic significatif situé dans ladite plage. La détermination de la plage explorée est effectuée expérimentalement, ainsi que cela sera précise plus loin. Le signal issu de chacun des détecteurs de maximum 16, 17 respectivement reliés aux analyseurs 12, 13 est applique à une première entrée d'un amplificateur différentiel 20 ou 21 recevant sur sa deuxieme entrée le signal issu de chacun des détecteurs de maximum 18, 19 respectivement reliés aux analyseurs 14, 15. Chaque amplificateur différentiel est conçu de façon à générer un signal d'écart proportionnel à la différence entre le signal appliqué à sa seconde entrée et le signal appliqué à sa première entrée. Les signaux d'écart ainsi générés sont appliques respectivement à la première entrée d'organes de comparaison 22, 23 recevant sur leur deuxième entrée un signal de seuil. Chaque organe de comparaison est susceptible de delivrer à sa sortie un signal de correction lorsque le signal d'ecart est superieur au signal de seuil. Les signaux de correction respectivement issus des organes de comparaison 22, 23 sont appliqués à l'entrée du dispositif de commande de cambrage 7 qui modifie la cambrure des cylindres de travail en fonction de la valeur des signaux de correction. Le laminage est effectué sous traction constante par contrôle continu des vitesses de rotation des cylindres tensionneurs. La tôle en cours de laminage constitue dans la région des capteurs de déplacement un système mecanique sous tension en appui d'une part sur le rouleau de planage, d'autre part sur le rouleau tensionneur supérieur de sortie. A l'épaisseur de la tôle près, on peut considerer que la tôle est contenue dans un plan tangent au rouleau de planage le long d'une génératrice inferieure et au rouleau tensionneur précité le long d'une génératrice supérieure. L'expérience montre que la tôle se déplace en vibrant hors de ce plan au cours du processus de laminage sous l'effet d'un spectre d'excitation méca nique propre au laminoir et dont il n'est pas nécessaire dans le présent contexte de définir la nature exacte. Il résulte toutefois des observations effectuees que ce spectre d'excitation présente une étendue spectrale elevée et substantiellement exempte de fréquences préférentielles. Certaines fréquences du spectre d'excitation donnent naissance dans la tôle à des phénomènes de résonance de sorte que le spectre du signal délivré par chaque capteur de deplacements présente une pluralité de pics correspondant aux frequences de résonance détectées. Le spectre peut comporter plusieurs pics correspondant à des modes de vibration differents ainsi que des pics correspondant aux harmoniques des fréquences fondamentales de résonance. I1 a eté observe que certaines fréquences de résonance se manifestaient de façon reproductible dans une plage de fréquence relativement restreinte du spectre. Cette plage de fréquence dépend bien entendu du laminoir considéré, de la traction exercée en cours de laminage et des caracteristiques mécaniques et dimensionnelles de la tôle laminée. Ces facteurs interviennent en fait à titre de constantes, et il est possible de déterminer expérimentalement les plages de fréquence correspondant à chaque cas particulier. On se borne dans la pratique à faire le choix d'une plage de fréquence ne contenant qu'une fréquence de résonance, cette plage de frequence etant susceptible de convenir pour une gamme relativement large de tôles lamines sur un même laminoir. En sélectionnant sur la sortie de chaque analyseur de spectre les canaux correspondant à la plage de fréquence ainsi detenminée, on peut détecter par exploration de ladite plage les maxima respectifs rencontrés et générer des signaux représentatifs de l'adresse de ces maxima. Chacun des capteurs de déplacement permet ainsi par l'intermédiaire d'un analyseur de spectre et d'un detecteur de maximum de générer un signal correspondant à une fréquence de résonance située dans la plage considérée. On a représenté sur la figure 2 une tfl e en cours de laminage sous traction et présentant divers états de planéité, étant bien entendu que ces etats sont masques par la traction exercée sur la tôle. La figure 2 (a) représente une tôle ne présentant aucun défaut de planéité. Dans ce cas, la traction en chaque point-d'une section transversale de la tôle est constante et donne naissance à une contrainte de traction n. Le profil des contraintes dans la section est donc représente par une droite pour autant que l'épaisseur de la tôle soit constante dans ladite section. Si tel n'etait pas le cas, le profil de contraintes serait légerement incurvé tout en correspondant a un état de planéité de la tôle. Pour les tôles très minces envisagées dans le présent contexte, la variation d'épaisseur peut etre considerée comme négligeable. Comme on l'a exprimé plus haut, les tôles de ce type présentent toujours des défauts de planéité plus ou moins marqués après laminage. La figure 2 (b) représente une tôle presentant le type de défaut dit "centre long", l'élongation des zones centrales de la tôle étant supérieure à l'élongation des zones marginales. Le profil des contraintes dans une section transversale est alors constitué par une courbe dont la concavité est tournée dans le sens de défilement de la tôle. La contrainte n1 dans les zones marginales de la tôle est supérieure à la contrainte n2 dans la zone centrale de la tôle. Il existe a proximité de chaque rive de la tôle un point M où la contrainte locale est égale à la contrainte n définie civavant. La position de ce point depend évidemment de l'allure de la courbe représentative du profil de contrainte. La figure 2 (c) représente une tôle présentant le type de défaut dit bord long, l'élongation des zones marginales de la tôle étant supérieure a l'élongation des-zones centrales de la tôle. Le profil des contraintes est alors représente par une courbe dont la convexite est tournée dans le sens de defilement de la tôle. La contrainte n3 dans les zones marginales de la tôle est inferieure à la contrainte n4 dans la zone centrale de la tôle. I1 existe également a proximité de chaque rive de la tôle un point N où la contrainte locale est egale à la contrainte n. Les capteurs de déplacement 8 et 9 se trouvent disposes à proximité immédiate des rives de la tôle et permettent de détecter des variations de la fréquence de résonance locale située dans la plage de fréquence sélectionnée, lesdites variations correspondant aux variations des contraintes de traction repérées selon le type de défaut par les références nl ou n4. On voit qu'unie diminution de la contrainte de traction dans la zone de la tôle située en regard desdits capteurs de déplacement peut correspondre à l'apparition d'un défaut du type bord long. Toutefois, la détection d'une telle diminution ne permet pas d'établir une corrélation directe avec la nature des defauts réels. En effet, une diminution de la contrainte de tractibnvpeat advenir par modification du profil des contraintes sans apparition de bords longs. De plus, les variations de la traction de la bande en cours de laminage, bien que faibles, demeurent au moins du même ordre de grandeur que les variations dues à i 'appari- tion d'un défaut du type bord long. On dispose en outre deux capteurs de déplacement 10, 11 situés en regard d'une même section transversale de la tôle. Ces capteurs permettent de detecter des variations de la fréquence de résonance locale située dans la plage de fréquence sélectionnée, lesdites variations correspondant aux variations des contraintes de traction repérées par les références n2 ou n3. Comme on le voit sur les figures 2 (b) et 2 (c), un défaut de type centre long se manifeste par un profil de contraintes caractérisé par l'inégalité n2 terse par l'inégalité n4 > n3.Il s'agit donc de deç etats nettement differen- ciés, une comparaison entre la fréquence de résonance détectée par l'intermé- faire du capteur 8 ou 9 avec la fréquence de résonance détectée par l'intermé- faire du capteur 10 ou 11 devant en principe permettre de détecter l'apparition d'un défaut du type bord long. Toutefois, une action de correction du cambrage en fonction d'une telle information s'avère de mise en oeuvre difficile compte tenu du fait que les deux grandeurs comparées se trouvent modifiées simultanément par l'action de correction. En se reportant à la figure 2, on voit qu'il existe de part et d'autre de la tôle à proximité de ses rives deux domaines D dans lesquelles la contrainte de traction est peu modifiée lors du passage d'un état de contraintes correspondant à un centre long à un état de contraintes correspondant a un bord long. Ces domaines comprennent le point ou la droite representative de la contrainte n théorique coupe le profil de contraintes correspondant a l'état de planéité prévalent. On dispose en conséquence les capteur 10 et 11 respectivement en regard des zones de la tôle correspondant à ces domaines. Il en résulte que les fréquences de résonance correspondant aux contraintes du type n2 ou n4 varient peu lorsqu'on passe d'un état de planéité à l'autre, ceci indépendemment bien entendu de l'influence des variations de la traction de la bande en cours de laminage évoquées précédemment. La position des points M et N où le profil de contrainte coupe la droite représentative de la contrainte theorique instantanée subit des fluctuations, de sorte qu'il est superflu de déterminer la position exacte des capteurs 10 et 11. Toutefois, l'expérience montre que le domaine dans lequel l'influence des modifications de planéité est la plus faible s'étend sur une bande longitudinale comprise entre le 1/100 et le 1/5 de la largeur de la tôle à partir de chaque rive de ladite tôle. Les variations de la traction de la bande en cours de laminage se repercutent sensiblement de la même façon- sur les contraintes de rive n1, n4 et sur les contraintes détectées dans lesdites bandes longitudinales n2, n2 > de sorte que la comparaison des fréquences de résonance correspondantes permet d'éliminer l'influence desdites variations. La comparaison des fréquences de résonance rend ainsi possible la detection d'une modification de l'état de planéité prévalent, ceci bien que la valeur absolue des contraintes détectées dans les bandes longitudinales de la tôle situées en regard des capteurs 10, fl subisse des variations tant en cours de laminage d'une tôle qu'entre des operations de laminage portant sur des tôles successives présentant des caractéristiques différentes. Les signaux générés par les amplificateurs différentiels 20, 21 ont une polarité qui dépend des valeurs respectives des grandeurs comparées. Tant que la contrainte de rive demeure supérieure à la contrainte régnant dans la bande longitudinale adjacente, la tôle présente un centre long. La fréquence de résonance correspondant a la contrainte de rive est superieure à la fréquence de résonance correspondant à la contrainte dans ladite bande, et le signal généré par l'amplificateur différentiel est par exemple négatif. L'organe de comparaison connecté à la sortie de l'amplificateur differentiel ne réagit pas. Si la contrainte de rive devient inférieure à la contrainte régnant dans la bande longitudinale adjacente, la tôle presente un bord long.Les fréquences correspondantes introduites dans l'amplificateur différentiel conduisent alors a générer un signal positif que l'organe de comparaison compare à une valeur de seuil positive permettant d'éliminer les fluctuations non significatives situées en-dessous de ladite valeur de seuil. L'organe de comparaison génère un signal de correction lorsque le signal d'écart géneré par l'amplificateur differentiel dépasse ladite valeur de seuil. Les signaux de correction elaborés par les deux organes de comparaison sont appliqués au dispositif de commande de cambrage 7 qui modifie la cambrure des cylindres de travail de façon à diminuer le serrage dans les zones marginales de la tôle et à maintenir ainsi le signal d'écart inférieur à la valeur de seuil. Bien entendu, il est également possible de fonctionner en guide opérateur, le cambrage étant modifie par un operateur en fonction des indications de l'appareil de détection des défauts de planéité. On va maintenant donner un exemple d'application de la méthode selon l'invention portant sur le contrôle de planéité d'une tôle d'acier de 0,2 mm d'épaisseur et de 1 m de large traitée dans un train finisseur sous une contrainte nominale de traction de 16 bars, la vitesse de déplacement de la bande à la sortie des cylindres de travail etant de 1800 m/mn. La distance entre la génératrice inférieure du rouleau de planage en contact avec la tôle et la génératrice supérieure du rouleau tensionneur était de 60 cm. La section transversale en regard de laquelle etaient disposés les capteurs se situait à mi distance entre lesdites generatrices.Deux capteurs de déplacement du type inductif étaient disposés à proximité immédiate des bords de la tôle, deux autres capteurs de déplacement étant disposés à 10 cm des bords de la tôle. Dans ces conditions, on a observé expérimentalement l'existence d'une fréquence de résonance au voisinage de 300 Hz. On rappelle qu'il existe plusieurs fréquences de résonance ainsi que toutes leurs harmoniques. Dans la pratique, on fait choix d'une frequence se traduisant sur le spectre par un pic isolé dans une plage de fréquence relativement large. Les canaux des analyseurs de spectre selectionnent en l'occurence une plage de fréquence comprise entre 270 et 330 hz, soit + 10 %, ces variations correspondant à la dispersion des tôles effectivement traitées par le train finisseur. Un signal de correction était généré pour une valeur positive du signal d'écart de 3 Hz de façon a rétablir des conditions de laminage d'une tole exempte de bords longs. rî peut être envisagé de remplacer chaque analyseur de spectre par une batterie de filtres sélectifs couvrant la plage de fréquence examinée. Toutefois un analyseur de spectre comprend en fait un tel ensemble de filtres et se révèle par ailleurs d'un emploi plus general, de sorte que le mode de reali- sation préféré comporte l'utilisation d'analyseurs de spectre. REVENDICATIONS 1. Méthode de contrôle de la planéité de tôles minces laminées sous traction dans un laminoir à froid caractérisée en ce que l'on genère au moyen d'un premier capteur un premier signal représentatif des deplacements de la tôle hors de son plan- dus aux vibrations de ladite tôle, on génère au moyen d'un second capteur un second signal représentatif des déplacements de la tôle dus auxdites vibrations dans une région prédéterminée de la t5le dans laquelle règne une contrainte de traction de valeur sensiblement constante, lesdits premier et second capteurs étant disposés au droit d'une même section transversale de la tôles on forme les spectres de fréquence respectifs desdits premier et second signaux, on détecte une fréquence de résonance dudit second signal correspondant a la contrainte de traction de valeur sensiblement constante et situee à l'intérieur d'une plage de fréquence prédéterminée dudit spectre, on détecte la fréquence de résonance dudit premier signal situé dans ladite plage, on forme un signal d'ecart par différence entre lesdites frequences de résonance, et on agit sur les conditions de laminage de façon a maintenir ledit signal d'ecart entre deux valeurs déterminées 2.Dispositif pour la mise en oeuvre de la méthode selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'il comprend un premier capteur de déplacement disposé en regard d'une zone de la tôle dans laquelle est susceptible de prendre naissance un défaut de planéite, un second capteur de deplacementrdisponeeen regard d'une région prédéterminée de la tôle dans laquelle règne une-contrainte de traction de valeur sensiblement constante, un dispositif analyseur de spectre connecté à chacun desdits capteurs, un dispositif détecteur de maximum connecte à la sortie de chaque analyseur de spectre, un premier organe de comparaison recevant sur une premiere entre un signal issu d'un premier dispositif détecteur de maximum et sur une seconde entre un signal issu d'un second dispositif détecteur de maximum, et un second organe de comparaison connecté à la sortie du premier organe de comparaison et susceptible de générer un signal de correction lorsque le signas issu du premier organe de compraison est supérieur a une valeur de seuil, ledit signal de correction étant appliqué à l'entrée d'un dispositif de commande de laminoir connu en soi pour modifier les conditions de laminage en fonction de la valeur dudit signal de correction.