La présente invention a pour objet un procédé d'effeuillage du tabac et une machine pour la mise en oeuvre de ce procédé. A l'heure actuelle, l'effeuillage du tabac s'effectue manuellement, après séchage, dans des locaux bien ventilés, des tiges coupées garnies de feuilles. Cet effeuillage s'accompagne d'un triage des feuilles selon l'étage foliaire auquel elles appartiennent, la qualité du tabac manufacturé obtenu ultérieurement dépendant, notamment, de la position des feuilles de tabac sur la tisse. Les feuilles sont donc séparées en KC (mauvaises feuilles), X (tabacs de second choix) et tabac de premier choix, tandis que les tiges effeuillées sont mises au rebut. Cette opération d'effeuillage et de triage est longue et fastidieuse puisque qu'une personne ne peut traiter au maxl mum qu'environ 150 pieds à l'heure. Elle est, de plus, couteuse puisqu'elle nécessite une main d'oeuvre impohrXe à une époque de l'année où d'autres travaux agricoles sont à effectuer. Diverses tentatives ont déjà été faites pour mécaniser l'effeuillage du tabac. Elles ont cependant abouti à la réalisation de machines complexes dont le rendement est insuffisant compte tenu de leur prix de revient. L'invention s'est fixé pour but de remédier à ces inconvénients en concevant un nouveau procédé d'effeuillage et en créant une machine à effeuiller le tabac de construction simple et robuste et au rendement- satisfaisant. Ce but est atteint en ce sens que le procédé selon l'invention consiste - à placer horizontalement une tige de tabac garnie de feuilles de telle manière que lesdites feuilles pendent vers le bas, - à attirer lesdites feuilles vers le bas tout en retenant la tige et, ce faisart, à détacher les feuilles de cette dernière - puis à évacuer horizontalement la tige dépouillée de ses feuilles. Pour assurer également le triage des feuilles selon l'étage foliaire auquel elles apparriennent, le procédé selon l'invention prévoit, en outre, de faire tomber, par gravité les feuilles détachées de leur tige en les séparant au cours de leur chute en autant de groupes qu'il y a d'étages foliaires à distinguer. La machine selon l'invention comporte - des moyens d'alimentation susceptibles de recevoir, une à une, des tiges de tabac garnies de feuilles, - des moyens effeuilleurs alimentés par lesdits moyens d'alimentation, - des moyens éjecteurs alimentés en tiges effeuillées et refoulées par lesdits moyens effeuilleurs, - des moyens de transfert susceptibles d'alimenter en tiges effeuillées les moyens éjecteurs, - des moyens de transport des feuilles recueillies en aval des moyens effeuil leurs vers un poste de traitement ultérieur, et - des moyens d'entrainement susceptibles de mettre en oeuvre les moyens effeuilleurs et éjecteurs et tes moyens de transport. Dans la pratique, les moyens d'alimentation sont constitués par deux parois disposées de part et d'autre de l'axe longitudinal des moyens effeuilleurs et convergeant en direction de ces derniers. De leur côté, les moyens effeuilleuis sont composés de deux cylindres coopérant entre eux et dont l'écartement, variable, est choisi de manière à permettre le passage des feuilles, en refoulant les tiges. Ainsi, l'opérateur présente , une par une, aux moyens effeuilleurs, les tiges de tabac dont les feuilles pendent par gravité. Ces feuilles sont, en effet, relativement molles du fait qu'elles ont un degré hygrométrique compris entre 26 % et 29 %, le taux réglementaire aux achats étant-de 27 %. Dès qu'elles arrivent au voisinage immédiat des cylindres effeuilleurs, les feuilles sont happées par ces derniers et séparées de la tige qui, elle, étant d'un diamètre supérieur à l'écartement desdits cylindres, demeure encmont de ceux-ci. Dans une forme d'exécution préférée, I'un des cylindres effeuilleurs nlest mobile que par rotation autour de son axe longitudinal, tandis que l'autre est, en outre, mobile transversalement par rapport audit axe, cet autre cylindre étant appliqué contre le premier par des moyens élastiques. Grâce à cette disposition, I'un des cylindres effeuilleurs peu-t s'écarter de l'autre en augmentant - à l'intérieur d'une limite préétablie - la largeur du passage emprunté par les feuilles. La modification de l'écartement des cylindres effeuilleurs est d'ailleurs commandée par l'épaisseur des feuilles ellememes qui repoussent plus ou moins le cylindre libre. Le passage des feuilles entre les cylindres effeuilleurs se trouve ainsi facilité. Comme on l'a vu plus haut, les tiges effeuillées et refoulées par les cylin dres effeuilleurs demeurent en amont de ces derniers. De là, elles passent au travers des moyens éjecteur9 Dans la pratique, ces moyens éjecteurs sont constitués par deux cylindres coopérant entre eux et dont l'écartement, variable, est choisi de manière à permettre le passage des tiges effeuillées. Comme dans le cas des cylindres effeuilleurs, I'un des cylindres éjecteurs n'est mobile que par rotation autour de son axe longitudinal, tandis que l'autre est, en outre, mobile transversalement par rapport audit axe, cet autre cylindre étant amené à une distance voulue du premier par des moyens élastiques. On comprend que, là encore, la modification de l'écartement entre les cylindres éjecteurs est commandée par l'épaisseur des igues elles-mames qui repoussent plus ou moins le cylindre libre. On sait que l'épaisseur des tiges va croissant du sommet au pied de ces dernières, I'épaisseur minimale moyenne étant sensiblement constante d'un pied à l'autre. Pour faciliter l'élection des tiges, il est donc souhaitable de les orienter toujours de la même manière, en plaçant le sommet des tiges au voisinage des cylindres éjecteurs et de donner à la distance séparant le cylindre éjecteur libre de l'autre cylindre éjecteur une valeur égale à t'épaisseur moyenne de l'extrémité supérieure des tiges de tabac. Ainsi, L'extrémité supérieure de la tige dépouillée s'introduit facilement entre les cylindres éjecteurs, en repoussant progressivement le cylindre éjecteur libre, ce qui facilite le passage des parties plus épaisses de la tige. Dans une forme d'exécutio n préférée, les axes de rotation des cylindres effeuilleurs sont sensiblement orthogonaux aux axes de rotation des cylindres éjecteurs et la ligne de passage des tiges entre les cylindres éjecteurs est sensiblement au meme niveau que la ligne de passage des feuilles entre les cylindres effeuilleurs. On comprend que, de cette manière, le transfert des tiges effeuillées aux cylindres éjecteurs est extremement simple. Dans la pratique, les moyens de transfert utilisés sont constitués par un poussoir susceptible d'etre déplacé immédiatement en amont des moyens effeuilleurs en direction de la zone amont des moyens éjecteurs. En aval des cylindres effeuilleurs, les feuilles tombent sur des moyens de transport qui sont avantageusement constitués par un convoyeur sans fin. L'entrainement des différents mécanismes est assuré par au moins un moteur et mieux par deux moteurs de puissance différentes, le plus puissant, par exemple de 1/2 CV assurant le fonctionnement des cylindres effeuilleurs et du convoyeur sans fin, le moins puissant, par exemple de 1/4 CV, entrainant les cylindres éjecteurs. II est naturellement prévu une transmission convenable entre les moteurs et les organes qu'ils commandent. Comme on l'a indiqué plus haut, I'effeuillage manuel s'accompagne d'une opération de friage, suivant l'étage foliaire auquel appartiennent les feuilles. Pour que la machine selon l'invention fournisse des services équivalents, elle comprend, de préférence , en aval des moyens effeuilleurs,- autant de moyens séparateurs moins un qu'il y a d'étages foliaires à séparer. Les feuilles de tabac sont plus longues que larges. II convient donc de donner aux moyens séparateurs une structure telle qu'elle empeche un amoncellement desdites feuilles sur lesdits moyens séparateurs au lieu d'un partage efficace. C'est pourquoi, dans une forme d'exécution préférée, les moyens séparateurs sont constitués par une série de cylindres séparateurs mobiles par rotation autour de leur axe longitudinal, perpendiculaire à l'axe des cylindres effeuilleurs, lesdits cylindres étant situés à l'aplomb de déflecteurs convenables. Grince à cette disposition, les feuilles détachées des tiges par les cylindres effeuilleurs sont ;épark'e per le'. cytindree 'paroteurs sur lesquels elles ne peuvent séjourner en raison de la rotation de ces derniers. Lesdits cylindres séparateurs divisent les feuilles en autant de tas distincts qu'il y a d'étages foliaires à distinguer. Ces tas sont acheminés en bandes parallèles sur le convoyeur sans fin ce qui permet aux ouvriers se servant de la machine de séparer facilement les différentes qualités. L'entrainement des cylindres séparateurs pourra etre assuré par le moteur qui commande les cylindres éjecteurs. Pour faciliter le déplacement de la machine selon l'invention, il sera commode enfin qu'elle soit montée sur un châssis pourvu de roues. Une forme de l'invention est décrite ci-après à titre d'exemple, en référence aux dessins annexés dans lesquels - les figures la et lb sont respectivement une vue de côté et une vue de dessus de la machine selon l'invention, - la figure 2 est une coupe selon la ligne Il-Il de la figure la, - les figures 3a et 3b sont respectivement des vues en coupe transversale et de dessus (partielle) des cylindres effeuilleurs, - Ic figure 4a est une vue de côté des cylindres éjecteurs, - la figure 4b est une coupe selon la lignelVb-lVb de la figure 4a - la figure 5a est une coupe schématique montrant une forme d'exécution manuelle du poussoir et une variante automatique de réalisation, - la figure 5b est une coupe d'un détail de la figure 5a (poussoir manuel), - la figure 5c montre schématiquement un détail de la variante automatique,et - la figure 6 montre la structure de la paroi d'extrémité des moyens d'alimen tati on. Si l'on se reporte, tout d'abord, aux figures la, lb et 2, on voit que la machine comprend un châssis i pourvu à l'avant d'une roue 2 et à l'arrière de deux roues 3. Il est prévu un timon4 permettant de tirer et de manoeuvrer l'ensemble. En ce qui concerne le mécanisme de la machine proprement dit, on voit que le châssis 1 supporte une paire de cylindres effeuilleurs 5a et 5b et une paire de cylindres éjecteurs 6a et 6b, les premiers étant perpendiculaires aux seconds. Le montage des cylindres 5 et 6 sera décrit plus loin en détail par référence aux figures 3 et 4. Ibest prévu, au dessus des cylindres effeuilleurs 5a et 5b, une sorte de trémie d'alimentation formée de tôles convergentes 7a et 7b. La figure 6 montre que la paroi d'extrémité de la trémie, adjacente aux cylindres éjecteurs 6a et 6b, présente sur toute sa longueur une lumière 8 permettant l'accès auxdits cylindres éjecteurs. Comme on le voit aux figures la et 5a, un poussoir 14 coopère avec le fond de la trémie. Le mode de construction de ce poussoir sera décrit plus loin en détail aux figures 5a et Sb. II ressort encore des figures la et lb, et 2 que le châssis 1 supporte deux cylindres séparateurs 9a et 9b parallèles entre eux, I'axe longitudinal de chacun desdits cylindres étant perpendiculaire à ceux des cylindres effeuil leurs 5a et 5b. A l'aplomb des cylindres séparateurs 9a et 9b, on trouve deux déflecteurs 10a et lOb en forme de Y renversé. L'écartement des cylindres séparateurs 9a et 9b , et celui des déflecteurs 10a et 10b est régla ble en fonction du nombre de feuilles que l'on désire séparer dans un étage foliaire. II est par ailleurs, prévu des déflecteurs latéraux lia et llb qui convergent en direction d'un convoyeur sans fin 12 tournant autour de deux axes 13 et 13a. Ces déflecteurs latéraux ont été omis sur la figure la pour la clarté du dessin. A l'extrémité du convoyeur 12 opposée au mécanisme d'effeuillage, le châssis 1 supporte un bac de collecte 15. Si l'on examine maintenant les moyens d'entrainement de la machine, on constate qu'ils sont constitués d'un ensemble de moteurs électriques, poulies et courroies. Plus précisément, il est prévu un premier moteur dont l'axe 17 est relié par une courroie 18 à une poulie 19 qui entraine un axe 20 sur lequel est montée une autre poulie 21. Cette autre poulie 21 entraine en rotation,par l'intermédiaire d'une courroie 22 et des poulies 9'a, 9'bulles deux cylindres séparateurs 9a et 9b. Sur l'axe 20 est monté le cylindre éjecteur 6a qui se trouve donc également entrainé en rotation. Comme on le voit à la figure 2, il est prévu un dispositif tendeur 30 qui permet de conserver constante la tension de la courroie 22, quel que soit l'écartement des cylindres séparateurs 9a et 9b. La machine comprend un second moteur dont l'arbre de sortie 22 porte une poulie23. Cette poulie 23 est réunie à une autre poulie 24 par une courroie 25 , la poulie 24 étant montée sur l'axe 26 du cylindre 13 sur lequel est tendu le convoyeur sans fin 12. L'axe 22 porte, par ailleurs, une seconde poulie 27, réunie par une courroie 28 à une poulie 29 montée sur l'axe 30 du cylindre effeuilleur 5a. On voit donc que l'arbre de sortie 22 du second moteur entraine tant le convoyeur sans fin 12, par exemple à une vitesse de 3m/mn, que les cylindres effeuilleurs 5a et 5b. De préférence, le premier moteur aura une puissance de 1/4 CV tandis que le second moteur aura une puissance de 1/2 CV. Si l'on se réfère maintenant aux figures 3a et 3b, le montage des cylindres effeuilleurs 5a et 5b apparaitdairement. II va sans dire que pour chacun des axes 30 et 32, le montage est le meme aux deux extrémités. On ne décrira donc que le montage de l'extrémité adjacente aux moyens d'entrainement. Comme on le voit, I'axe 30 du cylindre 5a est monté dans un palier étanche 31 inclus dans le châssis 1. Cette précaution est nécessaire en raison de la formation importante de poussière corrosive lors de l'opération d'effeuillage. En ce qui concerne l'axe 32, il est solidaire d'une projection 33 dont l'extrémité libre 34, retenue par un clip, traverse un perçage 35 pratiqué dans une pièce support 36. La pièce support 36 présente, par aillas une lumière allongée 37 recevant l'extrémité libre 38 de l'axe 32. Un ressort 39, monté autour de la projection 33 et prenant appui, d'une part, sur la pièce support 36, d'autre part, sur l'axe 32, repousse le cylindre 5b contre le cylindre 5a. L'un des cylindres effeuilleors est lisse tandis que l'autre présente une rainure hélicoldale (non représentée) pour renforcer l'efficacité de l'entrai- nement des feuilles. Si l'on se réfère aux figures 4a et 4b, on voit que le montage des cylindres éjecteurs 6a et 6b est sensiblement le même que celui des cylindres effeuilleurs 5a et 5b. Là encore, on ne décrira que le montage de l'extrémité des axes adjacente aux moyens d'entrainement L'axe 20 du cylindre est monté dans un palier étanche 40 pour les raisons exprimées ci-dessus. L'axe 41 du cylindre 6b est, quant à lui, solidaire d'une projecfion 42 dont l'extrémité libre, retenue par un clip, traverse un perçage 43 pratiqué dans une pièce support 44 . La pièce support 44 présente, par ailleurs, une zone rétrécie 45 recevant l'axe 41.Un ressort 46, monté autour de la projection 42 et prenant appui, d'une part, sur la pièce support 44 et, d'autre part, sur l'axe 41, amène le cylindre 6b à une distance d préétablie du cylindre 6a. Cette distance d est avantageusement de l'ordre de 1 cl, ce qui correspond à l'épaisseur des tiges de tabac au niveau des feuillus de couronne (c'est à dire supérieures). Le cylindre éjecteur 6a présente des proéminences longitudinales 'non représentées) pour faciliter l'entrainement des tiges. Si l'on se réfère maintenant aux figures 5a et 5b, on voit, avec plus de détail, la structure du poussoir 14. Ce poussoir 14 est constitué d'une tale dont le profil correspond à celui de la zone définie par les parois 7a et 7b de la trémie et par la périphérie des cylindres effeuilleurs 5a et 5b. La tôle 14 est solidaire d'une tige 47, elle-meme solidaire d'un cylindre 48 fermé à l'une de ses extrémités. Le cylindre 48 est susceptible de coulisser dans un tube 49 formant guide, supporté par le châssis 1. Diamétralement opposée à la tige 47, se trouve une tige 50 terminée par une poignée 51. Comme on le voit, un ressort 52 fixé, d'une part, sur l'extrémité fermée du cylindre 48 et, d'autre part, sur l'extrémité fermée du cylindre 49 tend à rapprocher ces deux extrémités. On comprend qu'il est prévu dans la paroi latérale du tube 49 et dans la paroi latérale 7a de la trémie des lumières convenables permettant le passage des tubes 47 et 50 et, par suite, le coulissement du tube 48 dans le tube 49. Au lieu d'un poussoir manuel, on peut prévoir un poussoir automatique conçu par exemple comme indiqué en pointillés à la figure 5a. Comme dans le cas du poussoir manuel, on trouve que la tale 14 est reliée par l'intermédiaire d'une tige 47', d'un cylindre 48', et d'une autre tige 50' à une poignée, ou plus exactement une manette,51'. Cette manette 51' est actionnée par des ergots 52 et 52' solidaires d'une courroie 53 (figure 5c) qui court entre deux poulies 54 et 55. La poulie 54 est, par exemple, entrainée par l'arbre sur lequel est monté le cylindre éjecteur 6a. L'autre poulie 55 est disposée en fin de course du poussoir. On a représenté deux ergots sur la courroie 53 mais il peut n'y en avoir qu'un, ou plus de deux, selon la vitesse d 7entrainement de la courroie. Le fonctionnement de la machine est le suivant Dans un premier temps, on règle à l'écartement voulu, les cylindres séparateurs 9a et 9b et les déflecteurs 10a et 10b correspondants. On met ensuite en marche les deux moteurs assurant ainsi l'entrainement des cylindres effeuilleurs 5a et 5b, des cylindres éjecteurs 6a et 6b, des cylindres séparateurs 9a et 9b et du convoyeur sans fin 12. On introduit ensuite dans la trémie1 forée par les tales convergentes 7a et 7b, une tige de tabac garnies de feuilles en plaçant le sommet de ladite tige vers les cylindres éjecteurs 6a et db. Les feuilles de tabac, qui pendent de la tige, viennent se prendre en'*e les cylindres effeuilleurs 5a et 5b qui les happent en les détachant de leur tige. Au passage et selon leur épaisseur, les feuilles de tabac repoussent plus ou moins le cylindre 5b sans toutefois que l'écart entre les cylindres 5a et 5b puisse devenir tel qu'il autorise l'entrainement de la tige elle-même. Après quelques instants de fonctionnement, la tige de tabac est déberras- sée de ses feuille. On la refoule alors en direction des cylindres éjecteurs à l'aide du poussoir 14. Si le poussoir est manuel, on fait, à cette fin, coulisser le cylindre 48 dans le cylindre 49, à l'encontre de la force du ressort 52, ce qui déplace le poussoir 14 en direction des cylindres éjecteur Ce faisant, le poussoir 14 repousse la tige dépouillée vers la lumière 8 prévue dans la trémie. Dès que l'on relâche la poignée 51, le poussoir 14 revient à sa position d'origine éloignée des cylindres éjecteurs 6a et 66. S'il s'agit d'un poussoir automatique, I'opération s'effectue comme suit : La courroie 53 est entra'née par l'un des moteurs de l'installation jusqu'à ce que l'un des ergots 52 vienne buter dans la manette 51' qu'il pousse, comme on aurait poussé manuellement la poignée 51, jusqu'à la fin de la course du poussoir 14. L'ergot 52 glisse alors le long de la manette 51' qui finit par en être libérée et revient dans sa position primitive sous l'action du ressort 52. Après un moment, qui correspond au temps nécessaire à l'effeuillage de la tige suivante, I'ergot 52' vient à son tour en contact avec la manette 51' et le cycle reprend Au niveau de la lumière 8 et grâce à l'espace d prévu entre les cylindres éjecteurs ,la tige pénètre sans difficulté entre lesdits cylindres qui la happent et la rejettent, de préférence, dans un récipient (non représenté) de hauteur règlable. Au cours du passage entre les cylindres éjecteurs, la tige, dont l'épaisseur va croissant (d'environ 1 à environ 5 cm), repousse progressivement le cylindre 6b qui revient ensuite de lui-même à sa position d'origine grâce au ressort 46. Lorsque le récipient recueillant les tiges est plein, il est aisé de lier lesdites tiges en bottes et de les stocker sous un faible encombrement ; Si l'on revient aux feuilles, après leur séparation de la tige par les cylindres effeuilleurs 5a et 5b, elles tombent en direction du convoyeur sans fin 12. Aucours de leur chute, elles sont, d'une part, canalisées par les déflecteurs latéraux lia et llb et, d'autre part, divisées en trois tas par les cylindres séparateurs 9a et9b et les déflecteurs correspondants 10a et 10b. Les feuilles se déposent donc sur le convoyeur 12 sous forme de trois bondes distinctes correspondant aux différents étages foliaires que l'on a voulu séparer. Ces bandes sont formées, la première, des 3 ou 4 feuilles basses, la seconde, des 5 à 8 feuilles médianes, la troisième, des 2 ou 3 feuilles de tête selon la taille du pied de tabac. II suffit dès lors à trois ou quatre personnes de trier les feuilles au furet à mesure qu'elles défilent sur le convoyeur, en enlevant les qualités HC et X et en laissant les feuilles de premier choix s'amonceler dans le bac 15. Au passage, ces personnes peuvent également enlever, s'il y a lieu, les débris divers qui ont accompagné les feuilles dans leur chute. La machine selon l'invention pourra également n'être surveillée que par une seule personne, mais dans ce cas, il faudra interrompre l'avancement du convoyeur 12 pour que cette personne ait le temps de trier les feuilles. Si I'on dispose de plusieurs personnes, la machine poyrra fonctionner pratiquement en continu, une nouvelle tige garnie de feuilles étant introduite dans la trémie dès que le poussoir est revenu à sa place après éjection de la tige dépouillée précédente. De cette manière, il est possible d' effeuiller, de trier et d'emballer environ 1500 pieds de tabac à l'heure ce qui accroit le rendement par rapport à l'effeuillage manuel, de ftpn cc. Il est bien entendu que diverses modifications peuvent être apportées à la machine décrite ci-dessus à titre d'exemple, sans pour autant sortir du cadre de l'invention. En particulier, au lieu d'utiliser deux moteurs, comme dans la forme d'eue caution, décrite à titre d'exemple, on pourrait ne prévoir qu'un moteur triphasé. Divers modes de transmission seraient alors envisageables, le plus rationnel semblant être le suivant : à partir de l'axe moteur on pourrait entrainer, d'une part, le cylindre 13 du convoyeur 12, et d'autre part, en lisant des pignons coniques, le cylindre effeuilleur 5a. L'axe du cylindre feuilleur 5a entrainerait à son tour une poulie réunie par une courroWe,d'une part, à la poulie 19 montée sur l'axe du cylindre éjecteur 6a et, d'autre part, aux poulies montées sur les axes des cylindres séparateurs 9a et 9b. Par ailleurs, bien que lion n'ait pas représenté de carter de protection des mécanismes de la machine, il peut bien entendu ene prévu. On peut également munir avantageusement la machine d'un éclairage, par exemple, au néon, l'opération d'effeuillage étant be plus sauvent accomplie dans des locaux sombres. L'invention ayant maintenant été exposée et son intérêt justifié sur des exe ples détaillés, le demandeur s'en réserve l'exclusivité, pendant toute la durée du brevet, sans limitation autre que celle des termes des revendications ci-après. REVENDICATIONS 1- Procédé d'effeuillage du tabac, caractérisé en ce qu'il consiste - à placer horizontalement un pied de tabac, c'est à dire une tige garnie de feuilles de telle manière que lesdites feuilles pendent vers le bas, - à i.mmobiliser, soit la tige, soit les feuilles, - à exercer sur la partie du pied qui n'est pas immobilisée, un effort de direction convenable pour séparer la tige des feuilles, - à recueillir les feuilles ainsi séparées de la tige et à évacuer la tige dépouillée. 2- Procédé selon la revencication 1, caractérisé en ce que c'est la tige que l'on immobilise et en ce que l'an exerce sur les feuilles un effort de traction dirigé vers le bas pour les séparer de la tige. 3- Procédé selon la revendication 1 ou 2, suivant lequel les feuilles détachées de leur tige sont ensuite triées selon l'étage fbliaire auquel elles appartiennent, caractérisé en ce que l'on fait tomber, par gravité, les feuilles détachées de leur tige e n les séparant au cours de leur chute, en autant de groupes qu'il y a d'étages foliaires à distinguer. 4- Machine pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comporte - des moyens d'alimentation susceptibles de recevoir, une à une, des tiges de tabac garnies de feuilles, - des moyens effeuilleurs alimentés par lesdits moyens d'alimentation, - des moyens éjecteurs alimentés en tiges effeuillées, - des moyens de transfert susceptibles d'alimenter en tiges effeuillées les moyens éjecteurs, - des moyens de transport de feuilles recueillies en aval des moyens effeuilleurs vers un poste de traitement ultérieur, et - des moyens d'entrainement susceptibles de mettre en oeuvre les moyens effeuilleurs et éjecteurs et les moyens de transport. 5- Machine selon la revendication 4, caractérisée en ce que lesdits moyens d'alimentation sont constitué! pat deux parois disposées de part et d'autre de l'axe longitudinal des moyens effeuilleurs et convergeant en direction de ces derniers. Machine selon la revendication 4 ou 5, caractérisé en ce que lesdits moyens effeuilleurs sont constitués par deux cylindres coopérant entre eux et dont l'écartement, variable, est choisi de manière à permettre le passage des feuilles, en refoulant les tiges. 7- Machine selon la revendication 6, caractérisée en ce que l'un des cylindres effeuilleurs n'est mobile que par rotation autour de son axe longitudinal, tandis que l'autre est, en outre, mobile transwersalement par rapport audit axe, cet autre cylindre étant appliqué contre le premier par des moyens élastiques. 8- Machine selon l'une quelconque des revendications 4 à 7, caroctérisée en ce que les moyens éjecteurs sont constitués par deux cylindres coopérant entre eux et dont l'écartement, variable, est choisi de manière à permettre le passage des tiges effeuillées. 9- Machine selon la revendication 8, curactsrisè en ce que l'un des cylindres éjecteurs n'est mobile que par totation autour de son axe longitu dinal, tandis que l'autre est, en outre, mobile transversalement par rapport audit axe, cet autre cylindre étant amené à une distance voulue du premier par des moyens élastiques. 10- Machine selon la revendication 9, caractérisée en ce que la distance en question est égale à l'épaisseur moyenne de l'extrémité supérieure des tiges de tabac. 11- Machine selon les revendications 6 et 8 considérées conjointement, caractér isée en ce que les axes de rotation des cylindres effeuilleurs sont sensiblement orthogonaux aux axes de rotation des cylindres éjecteurs et la ligne de passage des tiges entre les cylindres éjecteurs est sensiblement au rneme niveau que la ligne de passage des feuilles entre les cylindres effeuillais. 12- Machine selon l'une quelconque des revendications 4 à 11, caractérisée en ce que les moyens de transfert sont constitués par un poussoir susceptible d'être déplacé immédiatement en amont des moyens effeuilleurs en direction de la zone amont des moyens éjecteurs. 13- Machine selon l'une quelconque des revendications 4 à- 12, caractériséé en ce que les moyens de transport sont constitués par un convoyeur sans fin. 14- Machine selon l'une quelconque des revendications 4 à 13, caractérisée en ce que les moyens d'entrninement sont constitués par au moins un moteur. 15- Machine selon la revendication 14, caractérisée en ce qu'elle comprend deux moteurs, I'un entraînant les moyens effeuilleurs et éjecteurs, L'autre entraînant le s moyens de transport, via une transmission convenable. 16- Machine selon l'une quelconque des revendications 4 à 15 adaptée à la séparation des feuilles selon l'étage foliaire qu'elles occupaient sur la tige, caractérisée en ce qu'elle comprend, en aval desmoyens effeuilleurs, autant de moyens séparateurs moins un qu'il y a d'étages foliaires à séparer. 17- Machine selon les revendications 6 à 16 considérées conjointement caractérisée en ce que les moyens séparateurs sont constitués par une série de cylindres séparateurs mobiles par rotation autour de leur axe longitudinal perpendiculaire à l'axe des cylindres effeuilleurs, lesdits cylindres étant situés à l'aplomb de déflecteurs convenables. 18- Machine selon la revendication 15 et 16 considérées conjointement caractérisée en ce qu elle comprend deux mateurs, I'un entra Vinant les moyens effeuilleurs et éjecteurs, l'autre les moyens de transport et les moyens séparateurs , via une transmission convenable. 19- Machine selon l'une quelconque des revendications 4 à 18, carac ténsée en ce qu'elle est montée sur un châssis pourvu de roues.