La présente invention est relative à l'exploration d'un milieu par transmission d'énergie dans ce milieu, et elle se rapporte plus particulièrement à la prospection géophysique du soussol par ondes sismiques. L'émission d'une impulsion d'énergie à partir d'un point de la surface du sol ou voisin de cette surface, dit point d'émission, engendre des ondes élastiques qui sont transmises dans le sol. Une partie de l'énergie desdites ondes est réfléchie, une autre partie est réfractée à chacune des discontinuités géologiques, qui se traduisent par des variations d'impédance acoustique, donnant ainsi naissance à des ondes réfléchies ou réfractées que l'on peut détecter en enregistrant les signaux fournis par des récepteurs appropriés, tels que des géophones, disposés en un ou plusieurs points de la surface du sol. Dans les techniques d'exploration sismique de ce type, couramment pratiquées, on opère soit en associant une ou plusieurs rangées de récepteurs espacés les uns des autres à un point d'émission et en enregistrant en simultanéité en fonction du temps les signaux de sortie des récepteurs soit en associant un détecteur à une pluralité de sources d'émission alignées, de préférence sur une droite passant par le point de détection ou au voisinage du point de détection, et en enregistrant successivement les signaux résultant des impulsions sismiques créées successivement par chacune des sources d'émission. Les enregistrements correspondant aux différents récepteurs se présentent sous la forme de courbes de variations de l'amplitude en fonction du temps appelées traces sismiques. Chacune de ces traces subit ensuite une correction, dite correction statique, dont l'effet est d'amener, pour chaque trace, l'origine des temps sur . . , un plan de référence, autrement dit de faire en sorte que le point d'émission et les points de réception soient situés dans ledit plan de référence. Les traces ainsi corrigées font l'objet d'une transformation appelée correction dynamique, élaborée à l'aide des données de l'étude des vitesses en fonction de la profondeur. Après correction dynamique, les enregistrements sont alors reportés côte à cbte pour former un diagramme appelé "coupe sismique temps", à partir duquel est éventuellement élaboré un second diagramme appelé "coupe sismique profondeur" par application d'une loi de vitesse définie par analyse des vitesses. Le diagramme "coupe sismique profondeur" représente la coupe sismique susceptible d'interprétation, toutefois dans de nombreux cas, le diagramme coupe sismique temps" peut être également utilisé aux fins din- terprétation. Sur chacune des traces de l'enregistrement s'inscrivent d'une part les signaux correspondant aux arrivées des ondes réfléchies ou réfractées par les interfaces entre couches géologiques de constitutions différentes et d'autre part les signaux correspondant aux bruits, en particulier aux ondes superficielles créées par l'émission et appelées "bruits organisés" en raison de leur cohérence. La présence de ces bruits est particulierement gênante car ils peuvent se superposer aux signaux correspondant aux ondes réfléchies ou réfractées par certaines interfaces du milieu en cours d'exploration et dans certains cas les masquer complètement, et il s' avère donc nécessaire d'éliminer ou tout au moins d'atténuer le plus possible lesdits bruits en préservant au mieux lesdits signaux. Pour ce faire, on a proposé lors de l'exploration sismique d'une zone donnée, de déterminer préalablement les caractéristiques (périodes, fréquences, vitesses apparentes...) des bruits organisés prenant naissance dans cette zone par analyse d'un enregistrement sismique préliminaire obtenu par la méthode dite du "tir de bruit" (point d'émission unique associé à des récepteurs répartis régulièrement à partir du point d'émission, séparés par une distance faible, de l'ordre de 5 à 10 mètres, et enregistrés indépendamment), puis de déduire de ces caractéristiques les dispositifs théoriques d'émission et/ou de réception (groupement d'émetteurs ou de récepteurs) qui permettraient la meilleure atténuation de ces bruits organisés, et ensuite d'utiliser pour la campagne d'exploration des dispositifs d'émission et de réception correspondant aux dispositifs théoriques déterminés. Une telle méthode présente de nombreux inconvénients qui en réduisent fortement l'intérêt pratique. En effet l'exécution de ces tirs de bruit préliminaires à la campagne d'exploration et leur analyse ne peuvent se faire pour des raisons économiques pour tous les points d'émission successifs de la campagne sismique.En outre, quand bien même ces analyses pourraient être faites, les courbes de réponse effective des dispositifs d'émission et de réception employés sur le terrain pour atténuer les bruits organisés différeraient sensiblement des courbes de réponse des dispositifs théoriques choisis à partir de l'analyse du tir de bruit" étant donné, en particulier, que l'identité des diverses sources d'une part et des récepteurs d'autre part constituant les dispositifs d'émission ou de réception ne peut être rigoureuse, que l'implantation desdits dispositifs ne peut assurer un couplage toujours identique avec le sol, et que les conditions de surface, donc les caractéristiques du bruit de surface engendré, varient plus ou moins fortement d'un point à l'autre de la zone en. cours d'exploration, si bien que pratiquement l'atténuation des bruits organisés reste insuffisante. La présente invention a pour objet un perfectionnement aux méthodes d'exploration sismique d'un milieu comportant l'émission d'ondes mécaniques dans ce milieu, la réception et l'enregistrement des ondes réfléchies et/ou réfractées pour constituer un sismogramme, et le traitement dudit sismogramme pour élaborer la coupe sismique,ledit perfectionnement rendant possible la connaissance en chaque point de détection de l'influence des bruits organisés, ou autres phénomènes non souhaités, sur la trace sismique, ce qui permet de mieux les atténuer et d'éliminer ainsi les inconvénients des méthodes mentionnées plus haut. Le perfectionnement suivant l'invention aux méthodes d'exploration sismique d'un milieu dans lesquelles on émet des ondes mécaniques dans ce milieu, on détecte les ondes réfléchies et/ou réfractées en au moins un point à la surface dudit milieu et enregistre des signaux représentatifs des variations de l'amplitude desdites ondes détectées en fonction du.temps et appelés traces sismiques, pour constituer un ensemble de traces appelé sismogramme, et l'on traite ledit sismogramme pour élaborer la coupe sismique, est caractérisé en ce que le sismogramme renferme un nombre statistiquement grand de traces sismiques, l'intervalle entre deux traces consécutives correspondant à une distance sur le terrain au plus égale à l'inverse du double de la fréquence spatiale maximale des ondes enregistrées, et que, lors des traitements du sismogramme pour élaborer la coupe sismique, on effectue une analyse des caractéristiques de fréquences spatiales du sismogramme, puis l'on soumet ledit sismogramme à un filtrage pour éliminer de ses fréquences spatiales, celles desdites fréquences correspondant aux phénomènes parasites, notamment aux bruits organisés, et déterminées par ladite analyse. Le sismogramme renfermant un nombre statistiquement grand de traces peut être obtenu par l'association de sismogrammes élé- mentaires comportant un nombre statistiquement grand ou un nombre plus réduit de traces, pour autant que la distance intertraces réponde à la condition imposée d'être inférieure sur le terrain à l'inverse du double de la fréquence spatiale maximale des ondes enregistrées. On peut encore obtenir le sismogramme ayant un nombre statistiquement grand de traces par opération directe sur le terrain en disposant à la surface du milieu à explorer ou au voisinage de cette surface, au moins une pluralité de récepteurs sensiblement ponctuels et alignés associée à une source d'émission unique, ou une pluralité de sources d'émission sensiblement ponctuelles et alignées associée à un récepteur unique, ladite pluralité de récepteurs ou de sources d'émission comportant un nombre statistiquement grand de récepteurs ou de sources d'émission, qui sont espacés de telle sorte que la distance entre deux récepteurs consécutifs ou deux sources d'émission consécutives soit au plus égale à l'inverse du double de la fréquence spatiale (nombre d'onde) maximale des ondes enregistrées, et en émettant à partir de la source ou des sources d'émission des impulsions successives d'énergie et en enregistrant indépendamment et simultanément les signaux détectés par la pluralite de récepteurs associéeà la source d'émission unique, ou successivement les signaux correspondant à la pluralité de sources d'émission associée au récepteur unique, pour produire ledit sismogramme. Dans cette forme de mise en oeuvre, la droite sur laquelle sont alignés les récepteurs de la pluralité de récepteurs, ou les sources d'émission de la pluralité de sources d'émission, passe par le point d'émission ou au voisinage du point d'émission, ou du point de détection unique associé. Dans une forme de réalisation de la méthode d'exploration sismique suivant l'invention le sismogramme renfermant un nombre statistiquement grand de traces ou les sismogrammes élémentaires destinés à être associés pour constituer ledit sismogramme, résultent de la combinaison d'enregistrements qui ont même nombre de traces et sont obtenus en réalisant plusieurs cycles d'émission consécutifs suivant la technique de la couverture multiple. Cette manière d'opérer permet d'obtenir en outre une atténuation sensible des bruits de nature aléatoire ainsi que des réflexions multiples. L'analyse des caractéristiques de fréquences spatiales du sismogramme renfermant un nombre statistiquement grand de traces est réalisée avantageusement par détermination des spectres de fréquences spatiales ou spatio-temporelles du sismogramme et analyse desdits spectres, cette détermination étant effectuée de prféren- ce après que les traces dudit sismogramme aient été soumises aux corrections connues dites corrections statiques. Le filtrage du sismogramme pour éliminer de ses fréquences spatiales ou spatio-temporelles, celles desdites fréquences correspondant aux phénomènes parasites ou non souhaités peut être réalisé avant les traitements connus (corrections statiques, analyse des vitesses et corrections dynamiques, etc...) d'élaboration de la coupe sismique, au cours desdits traitements, ou lorsque lesdits traitements ont été effectués. Ainsi en sismique réflexion, notamment, on peut envisager de réaliser la détermination des spectres de fréquences spatiales ou spatio-temporelles du sismogramme et le ou les filtrages touchant aux fréquences spatiales ou spatio-temporelles, sur les coupes sismiques ou les collections de traces même point miroir ayant subi les corrections dynamiques, et même sur la coupe sismique couverture multiple élaborée à partir desdites collections de traces corrigées de dynamiques. Dans une forme de mise en oeuvre de la méthode d'exploration suivant l'invention, on opère les filtrages touchant aux fréquences spatiales sur le sismogramme ayant subi les corrections statiques, et éventuellement les corrections dynamiques, en échantillonnant les amplitudes des traces dudit sismogramme suivant un pas d'échantillonnage temporel prédéterminé et en formant pour chaque valeur des instants d'échantillonnage une fonction représentant la suite des amplitudes échantillonées pour l'ensemble des tracea::en fonction de la position spatiale desdites traces (correspondant à la position spatiale des points de réception associés à un point d'émission unique ou des points d'émission associés à un point de réception unique), puis en déterminant le spectre de fréquences spatiales de chacune desdites fonctions et en filtrant lesdites fonctions pour éliminer desdits spectres celles des fréquences spatiales correspondant aux phénomènes parasites ou non souhaités, et enfin en restituant, à partir des fonctions ainsi traitées, les traces temporelles (correspondant aux diverses positions spatiales des points de réception ou des points d'émission) pour reformer le sismogramme qui est soumis aux traitements connus pour aboutir à la coupe sismique. Dans une autre forme de mise en oeuvre de la méthode 'ex.- ploration perfectionnée suivant l'invention, on opère les filtra- ges touchant aux fréquences spatiales sur le sismogramme ayant subi les corrections statiques, et éventuellement les corrections dynamiques, en échantillonnant les amplitudes des traces dit s.s- mogramme (correspondant aux divers points de réception o 'eis- sion) suivant un pas d'échantillonnage temporel prédéterminé et en formant pour des valeurs d'instant d'échantillonnage variant avec la position spatiale des traces (correspondant à la position spatiale des points de réception ou des points d'émission) suivant une loi déterminée, une fonction représentant la suite des amplitudes échantillonnées pour l'ensemble des traces, puis en déterminant le spectre des fréquences spatio-temporelle de ces fonctions et en filtrant lesdites fonctions pour éliminer desdits spectres celles des fréquences spatio-temporelles correspondant aux pheno- mènes parasites ou non souhaités, et enfin en restituant, à partir des fonctions ainsi traitées, les traces temporelles (correspondant aux diverses positions spatiales des points de réception ou des points d'émission) pour reformer le sismogramme qui est soumis aux traitements complémentaires pour aboutir à la coupe sismique. L'élimination des fréquences spatiales parasites contenues dans l'ensemble des fréquences spatiales du sismogramme, et en particulier dans l'ensemble des fréquences spatiales des fonctions représentant, pour chaque instant déterminé, les amplitudes des traces sismiques en fonction de leurs positions spatiales (c'est-àdire de la position spatiale des points de réception associés à un point d'émission unique ou des points d'emission associés à un point de réception unique), est réalisée comme indiqué précédemment par filtrage spatial, encore appelé filtrage en nombre d'onde ou filtrage en k (k désignant le nombre d'onde d'une onde spatiale et étant défini comme l'inverse de la longueur d'onde de cette onde). Au filtrage en nombre d'onde on peut associer également un filtrage en fréquence (ou filtrage temporel), qui est couramment appliqué aux traces temporelles des sismogrammes, ledit filtrage en fréquence pouvant être effectué avant ou après le filtrage en nombre d'onde du sismogramme. On peut encore opérer sur le sismogramme un filtrage combiné spatio-temporel en faisant appel, notamment, à la technique dite de filtrage en éventail, ou encore à des techniques de filtrage spatio-temporel directionnel limité à la plage des phénomènes parasites, ces techniques,numériques,s'appliquant avantageusement au filtrage des fonctions représentant la suite des amplitudes échantillonnées pour l'ensemble des traces à des instants d'échantillonnage variant avec la position spatiale desdites traces suivant une loi déterminée linéaire ou non linéaire. Ces filtrages spatiaux ou spatio-temporels peuvent être des filtrages du type "passe-bas", "passe-haut", ou "passe-bande", ou encore des filtrages de ces différents types variant en fonction de l'espace ou de l'espace et du temps. Ces filtrages peuvent être réalisés par toute méthode oszxe dans l'art, et en particulier en faisant appel aux méthodes de filtrage par traitement numérique. Suivant l'invention on peut constituer deux sismogrammes renfermant chacun un nombre statistiquement grand de traces, l'intervalle intertrace sur chaque sismogramme étant au plus égal à l'inverse du double de la fréquence spatiale maximale des ondes enregistrées, et correspondant à deux directions d'exploration faisant entre elles un angle fixé, notamment un angle de 900, puis traiter séparément lesdits sismogrammes pour obtenir deux coupes sismiques, chacune dans le plan vertical passant par la direction d'exploration correspondante, et enfin situer dans l'espace les points miroirs correspondant au trajet de durée minimale en repérant lesdits points miroirs par leurs coordonnées dans le système d'axes formé par lesdites directions et l'axe vertical qui leur est perpendiculaire, en utilisant les informations fournies par lesdites cpupes sismiques. Dans cette forme d'exécution de la méthode perfectionnée suivant l'invention, les deux sismogrammes peuvent être obtenus en utilisant une source d'émission ponctuelle associée à deux lignes de récepteurs comportant chacune un nombre statistiquement grand de récepteurs sensiblement ponctuels, la distance entre deux récepteurs consécutifs étant au plus égale à l'inverse du double de la fréquence spatiale maximale des ondes enregistrées, les directions des lignes de récepteurs passant par le point d'émission et faisant entre elles un angle fixé, notamment un angle droit, lesdites directions constituant les directions d'exploration susmentionnées. On peut encore obtenir les deux sismogrammes en utilisant un récepteur ponctuel unique associé à deux lignes de sources d'émission comportant chacune un nombre statistiquement grand de sources d'émission sensiblement ponctuelles, la distance entre deux sources d'émission consécutives étant au plus égale à l'inverse du double de la fréquence spatiale maximale des ondes enregistrées, les directions des lignes de sources d'émission passant par le point de réception et faisant entre elles un angle fixé notamment un angle droit, lesdites directions constituant les directions d'exploration indiquées précédemment. Dans cette description et les revendications correspondantes, on entend par récepteur ou source d'émission sensiblement ponctuel, un récepteur ou une source d'émission unique ou un groupe de récepteurs ou de sources d'émission ne produisant pratiquement pas de filtrage spatial sur le terrain. Si un léger filtrage spatial s'avère toutefois nécessaire sur le terrain par suite, lors de l'enregistrement d'un rapport trop élevé de l'amplitude du bruit organisé à l'amplitude du signal utile, on peut envisager d'effectuer un tel filtrage sur le terrain, soit à l'émission, ce qui est préféré, en choisissant des dispositifs d'émission appropriés dans le cas d'une pluralité de récepteurs, ou à la réception en choisissant des dispositifs de réception appropriés dans le cas d'une pluralité de sources d'émission. Comme il a été dit précédemment la pluralité de traces utilisée suivant l'invention pour constituer le sismogramme qui est soumis au filtrage spatial lors des traitements d'élaboration de la coupe sismique doit comporter un nombre statistiquement grand de traces, c'est-à-dire un nombre de traces tel que l'on puisse, lors de l'étape de filtrage du sismogramme dans le domaine des fréquences spatiales, faire intervenir les lois statistiques dans les traitements des données spatiales enregistrées et, notamment, appliquer un filtrage dont l'opérateur a une longueur qui est compatible avec le résultat recherché.Il est à noter que l'hypothèse d'ergodisme nécessaire à la validité des traitements du même type sur les traces temporelles, mais non satisfaite de fa çon rigoureuse, nla plus lieu d'être satisfaite pour les traitements des données spatiales obtenues carme le propose l'invention. Le nombre statistiquement grand de traces nécessaire pour constituer le sismogramme soumis au filtrage spatial doit être au moins de l'ordre de la cinquantaine. On peut déjà obtenir des résultats intéressants lorsque ce sismogramme renferme une centaine de traces sismiques. Toutefois les résultats vont en s'améliorant avec l'augmentation dudit nombre de traces et il entre dans le cadre de la présente invention d'utiliser un nombre de traces aussi élevé que 250 ou 500 pour constituer ledit sismogramme, ledit nombre de traces pouvant même dépasser mille et atteindre quelques milliers. Dans le cas où le sismogramme soumis au filtrage spatial est obtenu par enregistrement direct sur le terrain, on doit donc utiliser une pluralité de récepteurs sensiblement ponctuels associée à une source d'émission unique ou une pluralité de sources d'émission sensiblement ponctuelles associée à un récepteur unique, qui renferme un nombre de récepteurs ou de sources d'émission au moins de l'ordre de la cinquantaine. Avec un nombre de récepteurs ou de sources d'émission de l'ordre de la centaine pour constituer la pluralité de récepteurs ou de sources d'émission, on peut déjà obtenir des résultats intéressants. Toutefois comme les résultats vont en s'améliorant avec l'augmentation du nombre de récepteurs ponctuels associés à une source d'émission unique ou du nombre de sources ponctuelles d'émission associées à un récepteur unique, il entre dans le cadre de la présente invention d'utiliser un nombre de récepteurs aussi élevé que 250 ou 500 associé à une source d'émission unique ou un nombre analogue de sources d'émission associé à un récepteur unique, et l'on peut même envisager d'employer un nombre de récepteurs ou de sources d'émission qui peut dépasser mille et même atteindre quelques milliers. Dans de nombreux cas pratiques, la fréquence spatiale maximale des ondes enregistrées est voisine de 50 km-1, voire même supérieure à cette valeur et la distance entre deux récepteurs consécutifs de la pluralité de récepteurs associée à une source d'émission unique ouentredeuxsources consécutives de la pluralité de sources d'émission associée à un récepteur unique est dans ces conditions inférieure ou égale à 10 mètres. Dans le cas où la méthode d'exploration selon l'invention est utilisée en sismique réfraction, elle permet, lors du traitement d'élimination des fréquences spatiales correspondant aux phénomènes parasites, d'éliminer les arrivées réfractées premières après leur exploiwtation, et de rendre ainsi possible l'exploitation des arrivées secondes. Ceci peut être réalisé en détectant sur l'analyse spectrale en nombre d'onde (analyse spectrale en k) du sismogramme réfraction, les arrivées successives des nombres d'onde correspondant aux arrivées réfractées premières puis, après leur exploitation, en appliquant un filtrage en nombre d'onde audit sismogramme pour éliminer du spectre de fréquences spatiales dudit sismogramme les nombres d'onde correspondant à ces arrivées réfractées premières. La méthode d'exploration suivant l'invention permet également de réaliser l'analyse des vitesses dans le domaine spatial, analyse qui était jusqu'à présent effectuée exclusivement dans le domaine temporel. Pour ce faire on peut par exemple effectuer l'analyse spectrale des traces du domaine spatial, obtenues à partir de l'enregistrement brut, avant toute correction dynamique et au fur et à mesure de l'application de dynamiques croissantes, et retenir les vitesses pour lesquelles les spectres d'amplitudes des traces spatiales corrigées tendent vers la forme d'un sinus cardinal dE- calé par rapport à l'origine. Dans ce cas, l'abscisse du maximum du spectre d'amplitude donne en outre le pendage du miroir, c'est à dire son inclinaison par rapport à l'horizontale. On peut aussi opérer l'analyse spectrale sur des traces du domaine spatial obtenues à partir des collections de traces même point miroir lorsque l'ordre de couverture est statistiquement suffisant, et retenir les vitesses pour lesquelles les spectres d'amplitudesdes traces corrigées de la collection de traces tendent vers la forme d'un sinus cardinal centré sur l'origine. On définit par ordre de couverture le nombre de fois que l'on aura pu obtenir de traces relatives à un point miroir commun au cours de l'exploitation ou encore le nombre d'enregistrements consécutifs qui comprendront des traces relatives à des points miroirs communs. Les sources d'émission utilisables dans le procédé suivant l'invention peuvent être l'une quelconque des sources sismiques connues. On peut employer notamment des charges explosives enterrées ou en surface, ou tout autre type de sources ccmunérrnt appelées sources de surface comme par exemple des vibrateursyou des poids très lourds que l'on laisse tomber sur la surface du sol. De même en ce qui concerne les récepteurs, on peut employer tout récepteur connu en soi pour constituer la pluralité de récepteurs ponctuels suivant l'invention. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaitront dans la description suivante de deux de ses modes de réalisation donnés à titre non limitatif en se référant au dessin en annexe sur lequel - la figure 1 est une représentation schématique d'une zone du sol montrant les emplacements d'une source d'émission ponctuelle as sociée à une série de 216 récepteurs ou sismographes et également le trajet des ondes sismiques depuis le point d'émission jusqu'à certains récepteurs après réflexion sur différents réflecteurs du sous-sol de ladite zone - les figures 2 à 2g donnent schématiquement différents modes de traitement des enregistrements de sismique réflexion ;; - les figures 3,3a et 3b montrent respectivement un sismogramme brut fourni par l'enregistreur du dispositif de la figure 1 et les spectres de fréquences spatiales (k) et spatio-temporelles (k,f) de ce sismogramme, - les figures 4a, 4c et 4e représentent respectivement les enregistrementsobtenus après filtrage spatial ou filtrage en k (technique de la figure 2d), filtrage en k et f (technique de la figure 2e) et filtrage en k, f (technique de la figure 2g) du sismogramme de la figure 3, on opérant lesdits filtrages comme représenté sur les figures 4b, 4d, et 4f en vue de l'atténuation des bruits organisés. - les figures Sa, 5c et 5e montrent les effets des filtres indiqués sur les figures 5b, 5d et 5f et respectivement complémentaires des filtres utilisés précédemment, c'est-à-dire représentent les bruits filtrés sur les figures 4a, 4c, et 4e - les figures 6a et 6b représentent respectivement la partie d'un enregistrement obtenu avec les mêmes moyens que ceux définis en référence à la figure l, et illustrant le phénomène de sismique réfraction, et le schéma de son spectre spatio-temporel ;; - les figures 7a et 7c montrent respectivement les effets sur la portion du sismogramme représentée sur la figure 6a, des filtres sobématisés sur les figures 7b et 7d - les figures 8 et 8a représentent respectivement une coupe sismique obtenue immédiatement avant filtrage par le mode de traitement schématisé sur la figure 2c et le schéma de son spectre à deux dimensSons, tandis que la figure 8b montre le résultat de l'application sur la coupe sismique de la figure 8 du filtrage en k, f (technique de la figure 2g) schématisé sur la figure 8c - la figure 9 donne à titre de comparaison la coupe sismique correspondant à la même portion de profil que la figure 8b mais en opérant un filtrage spatial suivant l'art antérieur par utili sation de dispositifs géométriques sur le terrain, chacun desdits dispositifs comportant 2 lignes de 9 sismographes distants de 5 mètres avec des distances entre traces (c'est-à-dire entre centres de deux dispositifs consécutifs)egales à 40 mètres (distance très supérieure à l'inverse du double de la fréquence spatiale maximale des ondes enregistrées). En se reportant à la figure 1, une source d 'émission E, ici une charge d'explosif, est placée dans une cavité B ménagée en un point de la zone à explorer, ladite charge étant mise à feu à l'aide de la boite de tir D à travers un conducteur C relié au détonateur placé dans la charge. Sur la surface S du sol de la zone à explorer est disposée une pluralité de récepteurs, ici 216 sismographes alignés sur une droite passant par le point d'émission, la distance entre deux sismographes consécutifs étant égale à 10 mètres. Pour la commodité de la représentation on a seulement schématisé sur la figure 1 les deux sismographes extrê- mes R1 et R216 et le sismographe intermédiaire R108 de rang 108. Le détonateur ainsi que les divers sismographes R1 à R216 sont connectés à un enregistreur P respectivement par des lignes LD et L1 à L216. Les enregistrements bruts fournis par ledit enregistreur sont ensuite repris dans une unité de traitement T dans laquelle lesdits enregistrements sont traités pour produire un diagramme CS représentant la section sismique du profil exploré. L'explosion de la charge E, commandée par la boite de tir D, engendre des ondes acoustiques qui se propagent dans le sol et dont certaines sont réfléchies par les réflecteurs J et J' (interfaces entre des couches géologiques de constitutions différentes) aux points miroirs M1,... ,M108 M216 pour l'interface J et aux points miroirs N1,... ,N108,.. .,N216 pour l'interface J'. Les ondes réfléchies aux points miroirs Mlet N1 sont captées par le sismographe R1, celles réfléchies aux points miroirs M108 et N108 par le sismographe R108 tandis que le sismographe R216 capte les ondes refléchies aux points miroirs M216 et N216. En outre chacun des sismographes R1 à R216 capte les bruits-organisés qui sont engendrés par l'explosion de la charge E et se propagent par une voie plus ou moins directe du point d'émission vers les sismographes. Les signaux délivrés par les différents sismographes, après passage dans des amplificateurs non représentés, sont transmis, par les lignes L1 à L216 correspondantes, à l'enregistreur P dans lequel ils sont enregistrés simultanément et séparément.La mise en marche de l'enregistreur est commandée par un signal transmis par le détonateur audit enregistreur à travers la ligne LD, lorsque le détonateur commande la mise à feu de la charge explosive. L'enregistreur fournit un sismogramme brut comportant 216 traces disposées côte à cote, dont chacune représente en fonction du temps l'amplitude du signal délivré par le sismographe correspondant. Ce sismogramme brut est ensuite soumis dans l'unité de traitement à une phase de traitement pour l'élaboration de la coupe sismique, ledit traitement comportant en plus des opérations connues, le traitement suivant l'invention touchant aux fréquences spatiales et plus particulièrement un filtrage spatial qui peut être utilement combiné à un filtrage temporel. Le traitement des sismogrammes bruts fournis par l'enregis- treur pour différents cycles d'émission est plus particulièrement indiqué sur les figures 2 à 2c, tandis que les figures 2d à 2g montrent la marche à suivre pour réaliser le filtrage en k (f il- trage spatial ou en nombre d'onde) ou le filtrage combiné en k et en f (filtrage en fréquence) proposé suivant l'invention. En se référant à la figure 2, les traces temporelles du sismogramme brut fourni par l'enregistreur sont soumises aux corrections statiques, puis sur le sismogramme ainsi corrigé, après avoir déterminé le spectre de fréquences spatiales ou de fréquences spatiales et de fréquences temporelles dudit sismogramme, on opère un filtrage en k, un filtrage en k et en f ou un filtrage en k, f, pour éliminer les phénomènes parasites, notamment les bruits organisés, dont les nombres d'onde et fréquences sont déterminés par analyse desdits spectres. Comme indiqué sur les figures 2d à 2f le filtrage en k nécessite d'abord une transposition des traces temporelles du sismogramme en traces spatiales avant de réaliser l'opération de filtrage proprement dite. Après exécution du filtrage en k, les traces spatiales filtrées sont transposées à leur tour en traces temporelles pour reconstituer l'enregistrement temporel classique. Le sismogramme peut être également soumis à un filtrage temporel ou filtrage en f, qui peut être indifféremment exécuté avant le filtrage spatial, comme indiqué sur la figure 2f, ou après ledit filtrage spatial comme le montre la figure 2e. On peut encore opérer en soumettant le sismogramme obtenu après correction statique à un filtrage direct en k, f, comme schématisé sur la figure 2g, en faisant appel, par exemple, à la technique du filtrage en éventail ou à celle d'un filtrage spatio-temporel "coupe-bande" directionnel. A partir des enregistrements filtrés en k ou en k et f, on constitue un diagramme, connu sous le nom de collection de traces même point miroir, en rassemblant côte à côte les traces temporelles provenant d'émissions différentes sur le même profil sismique et correspondant à des points miroirs communs (technique de la couverture multiple). Sur les traces de ce diagramme on effectue les opérations bien connues d'analyse de vitesse et de corrections dynamiques, dont le but est de rendre horizontales les indicatrices des réflexions et partant de mettre en phase les signaux associés aux réflexions.Les traces corrigées de dynamiques sont ensuite sommées et les traces somme résultantes sont rassemblées pour constituer la section finale couverture multiple encore appelée "coupe-temps Dans la variante du mode de traitement suivant la figure 2a, après corrections statiques des sismogrammes bruts fournis par l'enregistreur, on constitue à partir des sismogrammes cor rigés les collections de traces même point miroir sur lesquelles on effectue les opérations d'analyse de vitesse et de corrections dynamiques et élabore des sismogrammes corrigés de dynamiques. On détermine ensuite les spectres de fréquences spatiales, de fréquences temporelles ou encore les spectres spatio-temporels des sismogrammes corrigés de dynamiques et on opère sur lesdits sismogrammes les filtrages en k ou en k et f suggérés par l'analyse desdits spectres. A partir des sismogrammes corrigés de dynamiques et filtrés en k, en k et f ou en k, f on constitue les collections de traces même pont miroir. Les traces de chaque collection sont ensuite sommées et les différentes traces somme sont rassemblées pour constituer la section finale couverture multiple. Dans le mode de traitement schématisé sur la figure 2b, qui est utilisé lorsque l'ordre de couverture est statistiquement grand, on constitue les collections de traces même point miroir à partir des sismogrammes ayant subi les corrections statiques et soumet ces collections de traces aux opérations d'analyse de vitesse et de corrections dynamiques. On détermine ensuite les spectres de fréquences spatiales (spectre de nombres d'onde) ou de fréquences spatiales et de fréquences temporelles des collections de traces même point miroir corrigées de dynamiques et opère les filtrages appropriés en k, en k et'f ou en k,f sur lesdites collections de traces.Les traces de chaque collection de traces même point miroir filtrées et corrigées de dynamiques sont ensuite sommées et les différentes traces somme obtenues sont rassemblées pour constituer la sectipn finale couverture multiple. Dans la variante de la figure 2c, on détermine les spectres de nombres d'onde ou de nombres d'onde et de fréquences des col lection de traces corrigées de dynamiques obtenues comme dans le mode de traitement suivant la figure 2b, et l'on opère les filtrages-en k, en k et en f ou en k, f suggérés par l'analyse desdits spectres sur la section couverture multiple obtenue à partir des traces somme, des collections de traces même point miroir corrigées de dynamiques. Le sismogramme représenté sur la figure 3, qui est fourni par l'enregistreur consécutivement à l'explosion d'une charge, c'est-à-dire pour un cycle d'émission, comporte 216 traces disposées verticalement côte à côte et régulièrement espacées. La longueur de chaque trace correspond à un enregistrement ou temps d'écoute de 5 secondes tandis que la distance entre deux traces consécutives correspond à une distance entre deux sismographes consécutifs sur le terrain égale à 10 mètres. Sur ce sismogramme on distingue la dromochronique ou zone de réfraction superficielle (I), une zone (II) od prédominent les bruits organisés engendrés par l'explosion, diverses réflexions (III) que l'on distingue assez facilement en dehors de la zone des bruits organisés, mais qui sont fortement masquées dans ladite zone. Les spectres de nombres d'onde représentés sur la figure 3a, qui sont les spectres moyens calculés sur des fenêtres temporelles de près de 600 millisecondes et sur des traces spatiales de 216 échantillons (on a constitué pour ce faire 2500 traces spatiales pour le sismogramme complet en utilisant un pas d'echan- tillonnage égal à 2 millisecondes), montrent un maximum pour des nombres d'onde voisin de zéro correspondant aux réflexions et des maxima plus ou moins bien corrélés pour des nombres d'onde compris entre 8 et 25 km-l correspondant aux réfractions superficselles et aux bruits organisés. Sur le spectre en (k,f) du sismogramme schématisé sur la figure 3b, on retrouve également une zone I correspondant à la zone des réfractions superfichelles, une plage II correspondant aux bruits organisés pour des valeurs du nombre d'onde et de la fréquence comprises respectivement entre 8 et 25 km-l et 5 et 18 hertz, et une plage III correspondant aux réflexions pour des valeurs du nombre d'onde et de la fréquence comprises respective- ment entre 0 et 6 km-l, et 10 et 35 hertz environ. L'analyse de ces spectres montre que l'on peut atténuer les bruits organisés apparaissant sur le sismogramme de la figure 3, en opérant sur ledit sismogramme un filtrage en nombre d'onde du type "passe-bas" en utilisant un filtre spatial "passe-bas" ayant un nombre d'onde de coupure voisin de 10 km'l On peut encore complèter ce filtrage spatial par un filtrage temporel en utilisant un filtrage temporel du type "passe-haut" avec un filtre temporel laissant passer les fréquences supérieures à 12 hertz. Sur le sismogramme de la figure 4a on peut voir le résultat dufiltrage passe-bas en nombre d'onde représenté sur la figure 4b, ledit filtrage étant effectué avec un filtre passe-bas ayant un nombre d'onde de coupure égal à 10 km-l. La cohérence des bruits, qui apparaissaient sur la zone II du sismogramme de la figure 3, est sensiblement détériorée, ce qui permet de suivre avec plus de sécurité les réflexions (III) dans ladite zone, par exemple les réflexions III.1 et III.2, qui étaient fortement masquées par lesdits bruits organisés dans la zone II du sismogramme de la figure 3. La figure 4c illustre l'effet d'un filtrage passe-haut en fréquence effectué sur le sismogramme préalablement filtré en k (sismogramme de la figure 4a), ce double filtrage étant représenté sur la figure 4d. Pour réaliser le filtrage en fréquence on utilise un filtre passe-haut laissant passer les fréquences supérieures à 12 hertz. L'effet du filtrage en fréquence est très sensible comme il ressort de la comparaison des sismogrammes des figures 3 et 4c, et résulte de la séparation sur le spectre (figure 4d) des plages relatives aux zones Il (bruits organisés) et III (réflexions) du sismogramme de la figure 3, qui conduit à une amélioration des réflexions (III), notamment dans la zone II perturbée par les bruits organisés.Ce filtrage en fréquence dont les effets s'ajoutent à ceux du filtrage en nombre d'onde permet de faire encore mieux apparaître les réflexions que le filtrage en k seul, notamment dans la zone Il comportant les bruits organisés. Toutefois les résultats représentés sur les figures 4a et 4c sont affectés par le filtrage étroit que constitue le passe-bas en k. L'expérience montre et la théorie confirme qu'il est préférable de s'astreindre à ne filtrer que les évènements indésirables (II) plutôt que de conserver seulement les événements intéressants. Sur la figure 4e on peut voir les effets favorables du filtrage "coupe-bande" directionnel schématisé sur la figure 4f et effectué directement sur le sismogramme de la figure 3. Sur la figure 5a on a représenté le sismogramme obtenu par filtrage en nombre d'onde du sismogramme de la figure 3 au moyen du filtre représenté sur la figure 5b et complémentaire du filtre de la figure 4b. Sur ce sismogramme on observe non seulement les ondes de surface ou bruits organisés de la zone (II) du sismogramme de la figure 3, qui seront désignées par (II1), mais également des bruits qui paraissent être symétriques des précédents par rapport aux réflexions figurées par les différents niveaux de la zone (III) et qui seront désignés par (il2). Comme tout bruit apparaissant sur le sismogramme de la figure 5a est censé être filtré sur le sismogramme de la figure 4a, on met ainsi en évidence l'efficacité du filtrage réalisé au moyen du filtre schématisé sur la figure 4b. De mP e en opérant sur le sismogramme de la figure 3 deux filtrages au moyen des filtres en nombre d'onde et en fréquence indiqués sur la figure 5d et complémentaires des filtres représin- tés sur la figure 4d, on obtient le sismogramme représenté sur la figure 5c, qui comporte les bruits du sismogramme de la figure 5a auxquels viennent s'ajouter les bruits dont les fréquences sont comprises entre 0 et 12 hertz et les nombres d'onde entre 0 et 10 ka~1. Ceci montre encore l'intérêt déjà souligné plus haut (figure 4c) de compléter le filtrage spatial par un filtrage temporel pour faire mieux apparaître encore les réflexions sur le sismogramme. Enfin, le filtrage complementaire de celui de la figure 4f schématisé sur la figure 5f conduit au sismogramme représenté sur la figure 5e qui comporte les bruits filtrés par 4f et illustre en conséquence l'efficacité de ce filtre. Outre l'effet du filtre étroit commun aux sismogrammes des figures 4a et 5e, la comparaison des figures 5a et 5e montre que doivent subsister sur le sismogramme de la figure 4e les effets des événements indésirables du type (II2). Mais tant ces évènements que ceux susceptibles de subsister après le premier filtrage "coupe-bande" directionnel figuré en 4f peuvent être filtrés par les mêmes moyens que ceux qui viennent d'être décrits en adaptant l'azimut de la direction du filtre et la largeur de sa bande. Sur l'enregistrement de la figure 6a on distingue dans la zone I de réfraction superficielle deux arrivées réfractées, à savoir une arrivée réfractée première Iî très énergique et une arrivée seconde I2 avec laquelle interfèrent les répétitions de l'arrivée réfractée première. Le spectre spatio-temporel de cet enregistrement représenté sur la figure 6b montre qu'une séparation des deux arrivées réfractées est possible par filtrage spatial ou spatio-temporel, et qu'en opérant, soit un filtrage "passe-haut" en nombre d'onde comme représenté sur la figure 7b (filtragespatial laissant passer les nombres d'onde supérieurs à environ 8 km1), soit un filtrage "coupe-bande" directionnel comme représenté sur la figure 7d, on peut isoler l'arrivée réfractée seconde. Sur les figures 7a et 7c, qui montrent les enregistrements obtenus après filtrages, on peut voir que lesdits filtrages ont considérablement atténué l'arrivée réfractée première I1 et bien plus encore ses répétitions. L'arrivée réfractée seconde devient alors plus facilement exploitable. La coupe sismique représentée sur la figure 8 comporte 240 traces d'un profil sismique d'essai obtenu à partir d'une technique couverture multiple (une source d'émission alignée avec une rangée de récepteurs et réalisation de plusieurs cycles d'émission consécutifs de telle sorte que d'un cycle à l'autre les récepteurs se chevauchent ) et d'un traitement suivant le mode de traitement schématisé sur la figure 2c jusqu'à la formation de la coupe sismique couverture multiple immédiatement avant le filtrage en k, f. Cette coupe sismique couverture multiple est soumise à un filtrage "coupe-bande" directionnel dont les paramètres ont été définis par analyse du spectre à deux dimensions schématisé sur la figure 8a et dont l'effet indiqué sur la figure 8c est concrétisé sur la coupe sismique filtrée représentée sur la figure 8b. En outre, la comparaison de la figure 8b et de la figure 9 illustrant l'art antérieur (faible densité de traces sismiques par unité de longueur et filtrage spatial réalisé sur le terrain) met en évidence une meilleure définition des événement sismiques à mettre en relief lorsque l'on opère en utilisant le perfectionnement suivant l'invention (densité importante de traces sismiques par unité de longueur et filtrage spatial ou spatio-temporel du sismogramme au cours des traitements d'élaboration de la coupe sismique), ledit perfectionnement permettant en effet d'adapter les paramètres de filtrage (azimut et largeur des bandes le long d'un profil ou au cours d'une étude et le cas échéant décomposition en plusieurs opérations élémentaires) pour obtenir un filtrage optimal et également d'améliorer la continuité des évènements sismiques à appréhender. La description qui précède a été donnée à titre purement illustratif et non limitatif et l'on peut lui apporter divers aménagements sans sortir pour cela du cadre général de llinvention. REVENDICATIONS 1 - Perfectionnement aux méthodes d'exploration sismique d'un milieu dans lesquelles on émet des ondes mécaniques dans ce milieu on détecte les ondes réfléchies et/ou réfractées en au moins un point à la surface dudit milieu et enregistre des signaux représentatifs des variations de l'amplitude des ondes détectées en fonction du temps et appelés traces sismiques pour constituer un ensemble de traces appelé sismogramme, et l'on traite ledit sismogramme pour élaborer la coupe sismique, ledit perfectionnement étant caractérisé en ce que le sismogramme renferme un nombre statistiquement grand de traces sismiques, l'intervalle entre deux traces consécutives correspondant à une distance sur le terrain au plus égale à l'inverse du double de la fréquence spatiale maximale des ondes enregistrées, et que, lors des traitements du sismogramme pour élaborer la coupe sismique, on effectue une analyse des caractéristiques de fréquences spatiales du sismogramme puis l'on soumet ledit sismogramme à un filtrage pour éliminer de ses fréquences spatiales celles desdites fréquences correspondant aux phénomènes parasites, notamment aux bruits or ganisés, et déterminées par ladite analyse. 2 - Perfectionnement suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le sismogramme à nombre statistiquement grand de traces est obtenu par association de sismogrammes élémentaires comportant un nombre statistiquement grand ou un nombre plus réduit de traces, la distance intertraces pour les sismogrammes élémentaires étant au plus égale à une distance qui sur le terrain représente llin- verse du double de la fréquence spatiale maximale des ondes enre gistrées. 3 - Perfectionnement suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le sismogramme renfermant un nombre statistiquement grand de traces ou les sismogrammes élémentaires destinés à être associés pour constituer ledit sismogramme résultent de la combinaison d'enregistrements qui ont mêmes nombres de traces que ledit sismogramme ou lesdits sismogrammes élémentaires et sont obtenus suivant la technique de la couverture multiple. 4 - Perfectionnement suivant l'une des revendications 1 à 3, carac térisé en ce que l'analyse des caractéristiques de fréquences spatiales du sismogramme ayant un nombre de traces statistiquement grand est effectuée par détermination des spectres de fréquences spatiales ou spatio-temporelles dudit sismogramme et analyse des dits spectres. 5 - Perfectionnement suivant l'une des revendications 1 à 4 caractérisé en ce que le filtrage du sismogramme pour éliminer de ses fréquences spatiales ou spatio-temporelles celles desdites fréquences correspondant aux phénomènes parasites ou non souhaités, est réalisé avant les traitements connus d'élaboration de la coupe sismique, au cours desdits traitements, ou lorsque lesdits traitements ont été effectués. 6 - Perfectionnement suivant les revendications 4 et 5, caractérisé en ce que la détermination des spectres de fréquences spatiales ou spatio-temporelles du sismogramme et le filtrage utilisant les résultats d'analyse desdits spectres sont réalisés sur les sismogrammes ou les collections de traces même point miroir ayant subi les corrections dynamiques. 7 - Perfectionnement suivant les revendications 4 et 5, caractérisé en ce que la détermination des spectres de fréquences spatiales ou spatio-temporelles est réalisée sur les collections de traces même point miroir corrigées de dynamiques, tandis que le filtrage utilisant les résultats de l'analyse desdits spectres est effectué sur la coupe sismique couverture multiple élaborée à partir desdites collections de traces corrigées de dynamiques. 8 - Perfectionnement suivant l'une des revendications 1 à 7, carac térisé en ce que l'on opère les filtrages touchant aux fréquences spatiales ou spatio-temporelles, sur le sismogramme ayant subi les corrections statiques, et éventuellement les corrections dynamiques, en échantillonnant les amplitudes des traces dudit sismogramme suivant un pas d'échantillonnage temporel prédéterminé et en formant pour chaque valeur des instants d'échantillonnage une fonction représentant la suite des amplitudes échantillonnées pour l'ensemble des traces en fonction de la position spatiale desdites traces, puis en déterminant le spectre de fréquences spatiales ou spatio-temporelles de chacune desdites fonctions et en filtrant lesdites fonctions pour éliminer desdits spectres celles des fréquences spatiales ou spatio-temporelles correspondant aux phénomènes parasites ou non souhaités, et enfin en restituant les traces temporelles à partir des fonctions ainsi traitées pour reformer ainsi le sismogramme qui est soumis aux traitements complémentaires connus pour aboutir à la coupe sismique. 9 - Perfectionnement suivant l'une des revendications 1 à 7, carac térisé en ce que l'on opère les filtrages touchant aux fréquences spatiales ou spatio-temporelles sur le sismogramme ayant subi les corrections statiques, et éventuellement les corrections dynamiques, en échantillonnant les amplitudes des traces dudit sismogramme suivant un pas d'échantillonnage temporel prédéterminé et en formant pour des valeurs d'instant d'échantillonnage variant avec la position spatiale des traces suivant une loi déterminée, une fonction représentant la suite des amplitudes échantillonnées pour l'ensemble des traces, puis en déterminant le spectre de fréquences spatio-temporelles de ces fonctions et en filtrant lesdites fonctions pour éliminer desdits spectres celles des fréquences spatio-temporelles correspondant aux phénomènes parasites ou non souhaités, et enfin en restituant, à partir des fonctions ainsi traitées, les traces temporelles pour reformer le sismogramme qui est soumis aux traitements connus pour aboutir à la coupe sismique. 10 - Perfectionnement suivant l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que le filtrage des fréquences spatiales ou spatio-temporelles des phénomènes parasites ou non souhaités est réalisé suivant les cas par filtrage spatial, éventuellement suivi ou précédé d'un filtrage temporel effectué sur les traces temporelles du sismogramme, ou par filtrage spatio-temporel directionnel ou en éventail. 11 - Perfectionnement suivant l'une des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que l'on constitue deux sismogrammes renfermant chacun un nombre statistiquement grand de traces, l'intervalle intertrace de chaque sismogramme étant au plus égal à l'inverse du double de la fréquence spatiale maximale des ondes enregistrées, et correspondant à deux directions d'exploration faisant entre elles un angle fixé, notamment un angle de 90 , on traite ensuite séparément les sismogrammes correspondant pour obtenir deux coupes sismiques, chacune dans le plan vertical passant par la direction d'exploration correspondante, et on situe ensuite dans l'espace les points miroirs correspondant au trajet de durée minimale en repérant lesdits points miroirs par leurs coordonnées dans le système d'axes formé par lesdites directions d'exploration et l'axe vertical qui leur est perpendiculaire, en utilisant les informations fournies par lesdites coupes sismiques. 12 - Perfectionnement suivant la revendication 11, caractérisé en ce que les deux sismogrammes sont obtenus en utilisant une source d'émission ponctuelle associée à deux lignes de récepteurs compor tant chacune un nombre statistiquement grand de récepteurs, la distance entre deux récepteurs consécutifs étant au plus égale à I.'in- ver se du double de la fréquence spatiale maximale des ondes enre gistrées, les directions des lignes de récepteurs passant par le point d'émission et faisant entre elles un angle fixé, notamment un angle de 900, lesdites directions constituant les directions d'exploration. 13 - Perfectionnement suivant la revendication 11, caractérisé en ce que les deux sismogrammes sont obtenus en utilisant un récepteur ponctuel unique associé à deux lignes de sources d'émission comportant chacune un nombre statistiquement grand de sources d'émission, la distance entre deux sources consécutives de chacune des lignes étant égale à la distance intertrace des traces des sismogrammes, les directions des lignes de sources d'émission passant par le point de réception et faisant entre elles un angle fixé, notamment un angle de 900, lesdites directions constituant les directions d'exploration. 14 - Perfectionnement suivant l'une des revendications 1 à 13, caractérisé en ce que la distance entre deux traces consécutives du sismogramme à nombre statistiquement grand de traces est au plus égale à 10 mètres. 15 - Perfectionnement suivant l'une des revendications 1 à 14, caractérisé en ce que l'analyse des vitesses préalables aux corrections dynamiques des traces du sismogramme est réalisée dans le domaine spatial en effectuant l'analyse spectrale des traces du domaine spatial obtenues à partir de l'enregistrement ou sismogramme brut avant toute correction dynamique et au fur et à mesure de l'application de dynamiquEs croissantes, et en retenant les vitesses pour lesquelles les spectres d'amplitudes des traces spatiales corrigées tendent vers la forme d'un sinus cardinal. 16 - Perfectionnement suivant l'une des revendications 1 à 14 caractérisé en ce que l'analyse des vitesses préalables aux corrections dynamiques est réalisée en effectuant l'analyse spectrale des fonctions spatiales obtenues à partir des collections de traces même point miroir pour un ordre de couverture statistiquement grand, et en retenant les vitesses pour lesquelles les spectres d'amplitudes des traces corrigées de la collection de traces tendent vers la forme d'un sinus cardinal. 17 - Perfectionnement suivant l'une des revendications 1 à 14, caractérisé en ce que l'on détermine les fréquences spatiales ou spatio-temporelles du sismogramme correspondant aux arrivées réfractées et que l'on filtre ledit sismogramme pour éliminer de ses spectres de fréquences spatiales ou spatio-temporelles celles desdites fréquences correspondant aux arrivées successives sur le sismogramme en commençant par les arrivées premières.