La présente invention a trait à une mèche perfectionnée pour bougies et similaires. On sait que la mèche est la partie la plus importante d'une bougie ou de tout autre dispositif d'éclairage de ce genre. En effet, il faut que les propriétés de la mèche soient judicieusement adaptées à la masse de la bougie, composée de cire d'abeilles, de graisse, de paraffine, de stéarine ou d'un mélange de ces produits, pour éviter que la bougie coule, fume ou se consume trop rapidement. Or, c'est surtout la capillarité de la mèche qui, en l'occurrence, joue un role décisif. En effet, si la capillarité est trop petite, la flamme ne se développe pas normalement et la chaleur dégagée est insuffisante pour provoquer une fusion suffisante de la masse de la bougie, de sorte qu'il se forme tout autour une paroi plus ou moins élevée, qui, à un certain moment et le plus souvent localement, commence à fondre avec comme conséquence inévitable que la bougie commence à couler. Si la capillarité de la mèche est un peu plus grande, mais encore insuffisante, la flamme se rapproche trop de la masse solide, qui, sous l'effet de la chaleur rayonnée par la flamme, fond abondamment, de sorte que la bougie coule plus fortement. Enfin, si la capillarité de la mèche est trop grande, la flamme se forme à un niveau trop élevé, c'est-à-dire trop loin de la masse solide, qui, par conséquent, fond trop lentement, de sorte que la flamme est incapable de s'épanouir normalement. Un autre problème ardu à résoudre est la consommation intégrale de la mèche. Si la mèche ne se consume pas intégralement, elle devienttrop longue et il se forme un cratère, dans lequel tombent de petites parties carbonisées de la mèche, qui se réallument et renforcent l'écoulement de la masse fondue, ou bien la mèche s'enroule, de sorte que la flamme est'trop grande et que, par conséquent, la bougie coule encore plus fortement. Pour que la mèche puisse se consumer intégralement, il faut que son extrémité se trouve en contact avec l'air en dehors de la flamme. Or, ces deux problèmes, à savoir le problème de la capillarité de la mèche et celui de sa consommation intégrale, n'avaient jusqu a présent pas reçu de solution absolument satisfaisante. Jadis, les mèches étaient confectionnées exclusivement par retordage, consistant en ce qu un certain nombre de fils réuniS en forme de faisceau étaient tordus ensemble. La capillarité de la mèche n'était pratiquement pas affectée par ce traitement, mais les fils n'étaient pas suffisamment serrés ensemble, de sorte que la mèche s'effilochait plus ou moins et que ses fils restaient droits dans la flamme. La mèche était incapable de se consumer intégralement. Aussi, dans tous les ménageS on disposait d'un appareil spécial à deux branches sous forme d'une paire de ciseaux, appelé mouchettes, pour "moucher" de temps à autre les bougies ou chandelles, c'est-à-dire pour découper la partie carbonisée de la mèche. A l'heure actuelle, pratiquement toutes les mèches sont des mèches tressées. La confection des mèches par tressage se fait de deux manières différentes. Les mèches dites plates s'obtiennent en tressant ensemble, de manière plus ou moins serrée,des faisceaux de fils retordus, tandis que les mèches dites rondes s'obtiennent à partir d'un faisceau de fils pratiquement rectilignes et parallèles à l'axe longitudinal, qui sont maintenus ensemble par des faisceaux de fils retordus tressés ensemble autour des fils rectilignes. Ces mèches tressées présentent l'avantage de se courber dans la flamme, de manière que leur bout vient en contact avec l'air en dehors de la flamme et se consume intégralement, mais ne sont pas dépourvues d'inconvénients. Ces inconvénients sont les suivants. 1. La capillarité de la mèche est fortement affectée par le tressage, par suite de la formation de noeuds plus ou moins serrés qui s'opposent à l'absorption directe et rapide de la matière en fu sien. Bien que la mèche ronde se compose d'un faisceau de fils rectilignes, ceux-ci sont enveloppés de faisceaux de fils tressés ensemble, qui empechent la pénétration rapide de la matière fondue. En effet, comme l'absorption de cette dernière se fait latéralement, ce sont les fils tressés qui se trouvent en contact direct avec elle 2. La forme de la mèche dans sa flamme, c'est-à-dire sa tendance à se courber plus ou moins fortement, dépend dans une large mesure du tressage plus ou moins serré, ce qui exerce également une forte influence sur la capillarité. 3. Le fait que le tressage doit s'effectuer par faisceaux, pir exemple par 3 groupes de 9 fils, 3 groupes de 8 fils3 etc., ii- mite la précision du tressage à une différence d'au moins trois fils. Or, la Demanderesse a trouvé que tous les problèmes précédents peuvent être résolus de manière pàrticulièrement efficace en fabriquant les mèches en question par tissage au moyen d'un métier à rubans. Cette solution, qui fait l'objet principal de la présente invention et est révélée dans la présente demande de brevet, présente de multiples avantages. Ces avantages sont les suivants. 1. Les fils de channe sont rectilignes et parallèles à l'axe longitudinal. 2. Dans la flamme, les fils de chaîne se trouvent directement en contact avec la masse liquide, de sorte que la capillarité de la mèche, est optimale. et se laisse régler avec une précision maximale, c'est-à-dire par fil. 3. La forme de la mèche tissée dans la flamme peut être facilement réglée par la densité de la trame (nombre de fils de trame par cm) et par les mouvements des fils de chaîne par rapport à la trame, ce qui permet une précision sensiblement supérieure à celle des mèches tressées, dont la forme dans la flamme dépend du degré de serrage de l'ensemble des faisceaux de fils tresses. 4. Le tissage permet l'introduction d'un fil de liaison sous forme d'un fil de fibres synthétiques, qui à température élevée se contracte plus fortement que les fils de coton. Ceci permet de déterminer d'avance le sens dans lequel se courbe la mèche. 5. La flamme se forme à un niveau plus élevé au-dessus du sommet plat de la bougie, de sorte que le point de carbonisation de la mèche est plus éloignéde cette dernière. Le niveau auquel se courbe la mèche est également plus élevé. De plus, l'extrémité plus ou moins horizontale de la mèche est plus courte et la base de la flamme est plus étroite, de sorte qu'elle se maintient dans une position axiale plus stable au-dessus de la bougie et que le dégagement de chaleur légèrement excentrique, toujours existant, du point de carbonisation reste pratiquement sans influence. I1 s'ensuit que la bougie se fond et se consume de manière très régulière et uniforme. 6. L'amélioration considérable de la capillarité permet une réduction sensible du nombre de fils dans la mèche tissée par rapport à la mèche tressée pour une bougie de mêmes dimensions et de même constitution. I1 s'ensuit qu'unie mèche tressée a un poids sensiblement supérieur à celui d'une mèche tissée comparable. La différence est égale à environ 15% pour les mèches les plus minces et supérieure à 60% pour les mèches plus fortes. Les caractéristiques de l'invention ressortent mieux de la description suivante de deux exemples d t exécution, donnée sans intention restrictive aucune et illustrée par le dessin annexé, où les deux figures représentent deux cartes de tissage différentes avec les liaisons correspondantes. Dans l'exemple selon la figure 1, la chaîne se compose de 20 fils de coton 18S blanchis, tandis que la trame se compose d'un seul fil de fibres synthétiques. La densité de la trame est égale à 11,8/cm, Dans l'exemple selon la figure 2, la chaîne et la trame se composent de fils de cotons 18S non blanchis. La chaîne comporte 32 fils. La densité de la trame est, comme dans le cas précédent, égale à 11,8/cm. Les mèches sont dans les deux cas fabriquées sur un métier à rubans équipé d'une lisse de rabat à 15,7 dents/cm. Des essais effectués dans les conditions de la pratique montrent qu'un nombre de fils de chaîne de 6 à 44 (numérote fil de 12 à 18), choisi d'après le diamètre de la bougie à laquelle est destinée la mèche, donne des résultats entièrement suffisants, la densité de la trame étant de 6 à 20 fils/cm. I1 va de soi que l'invention ne se limite pas aux exemples de mise en oeuvre décrits ci-dessus, mais en prévoit de nombreuses modifications et adaptations, à condition évidemment de ne pas dépasser ses Imites, définies par les revendications formulées ci-après. REVENDICATIONS 1.- Mèche pour bougies et similaires, caractérisée en ce qu'elle se compose de fils tissés ensemble. 2.- Mèche selon la revendication 1, caractérisée en ce que le nombre de fils de chaîne varie de 6 à 44, la densité de la trame variant de 6 à 20 fils/cm. 3.- Mèche selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisée en ce que la chaîne se compose de fils de coton blanchis 12S, 14S, 16S ou 18S. 4.- Mèche selon la revendication 3, caractérisée en ce que le fil de tissage est un fil de coton 242 ou 362. 5.- Mèche selon la revendication 3, caractérisée en ce -que le fil de liaison est un fil de fibres synthétiques.