La présente invention concerne les dispositifs de chauffage par énergie électromagnétique et, plus spécialement, des dispositifs à micro-ondes servant à réchauffer, en une opération unique, une série d'articles qui ne doivent pas être tous portés à la mêmetempérature. Dans les établissements, tels les hôpitaux, il est avantageux de disposer de moyens permettant de porter un repas complet à la température de consommation en une opération unique et rapide, en donnant à chaque élément du repas la température convenable et qui dépend des habitudes et des goûts. Lorsque l'on chauffe des produits alimentaires de types divers, il est nécessaire de régler l'élément d'apport de chaleur, en vue d'empêcher une élévation excessive de température. On peut effectuer ce réglage au moyen d'une minuterie qui actionne l'élément chauffant pendant une période déterminée. On peut également régler l'élément chauffant au moyen d'un enseible sensible à la température, qui réagit à la température d'am fiance, par exemple à la température de l'air d'un four ou de la plaquechauffan- te d'un appareil de cuisson. L'utilisation d'un élément détecteur sensibles la tempéra- ture dtune plaque chauffante en vue de régler l'apport de chaleur dans un appareil est decrite dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 3 328 561. Ce brevet décrit un élément de ferrite attiré normalement par un aimant permanent et non attiré lorsque la ferrite est portée à une température dépassant le point de Curie. Dans ce dispositif, il faut nécessairement qu'au point de régLage la température de la ferrite soit voisine de la température de la pLaque chauffante. Il semble donc qu'un élément de ferrite ne convienne pas pour régler un four à micro-ondes, étant donné que l'énergie électromagnétique chauffe les produits contenus dans le four sans produire une eXfimtion correspondante de la température de l'air de ce four. L'invention a donc pour obJet essentiel un dispositif de chauffage électromagnétique de divers produits ou matières aux températures voulues, mais qui fournit des quantités différentes de chaleur à ces articles suivant la partie de l'enceinte de chauffage qu'ils occupent. La répartition de l'énergie dans une zone donnée est relativement uniforme, de sorte que la position occupée parut article à chauffer dans une zone déterminée n'a pas grande importance. Ce dispositif de chauffage électromagnétique permet de chauffer des repas complets en les portant à la température à laquelle ils doivent être servis, et qui fournit des quantités d'énergie différentes à des produits alimentaires différents disposés dans les différentes parties de l'enceinte de réchauffement. Dans ce dispositif, des éléments de réglage compensent automatiquement l'absorption d'énergie et la température initiale de la charge du four. L'invention a de plus pour objet un procédé permettant de constituer plusieurs régions de chauffage, de préférence réglées automatiquement, en fonction des besoins particuliers de la charge. L'invention permet d'obtenir ces résultats à l'aide d'un. dispositif de réglage pour four électromagnétique, ce dispositif de réglage comprenant un détecteur d'énergie dont une caractéristique est modifie en fonction de l'absorption du champ électromagnétique dans ce four,dtun organe sensible à cette caractéristique du détecteur et émettant un signal qui traduit cette caractéristique et indique donc ai ce détecteur a & bsorb plus ou moins qu'une quantité déterminée dlenergie,et d'triorganede réglage du four servant à arrêter ce four lorsque le signal indique que Le déteet;oe' a absorbé trop d'énergie. Suivant une forme de réalisation préfêrée. le détecteur a des propriétés ferromagnétiques aux basses températures et des propriétés paramagnétiques à température élevée, et est capable de transformer de l'énergie électromagnétique en énergie calorifique. De fait avantageuae, l'organe sensible est associé de façon magnétique au détecteur, de manier à émettre le signal dont l'état indique si ce détecteur a des'prepriétés ferromagnétiques ou des propriétés paramagnétiques. Suivant une forme de réalisation, le dispositif de chauffage comprend une enceinte dans laquelle sont maintenus les produits à chauffer ainsi que le détecteur d'énergie, un organe de guidage reposant dans cette enceinte et un support des produits que cet organe de guidage place en tout endroit voulu dans l'enceinte. Les produits alimentaires sont disposés, au-dessus du plateau, suivant plusieurs zones en fonction de la quantité d'énergie qu'ils doivent absorber. Les produits alimentaires qui doivent être servis froids sont de préférence groupés dans une première zone, et ceux à réchauffer modérément sont groupés dans une seconde zone. Les produits qui doivent être portés à la température la plus élevée sont disposés dans une troisième zone du plateau, de préférence plus petite. La première zone 'est recouverte d'un écran conducteur de l'électricité, qui coopère avec la sole conductrice du four, de manière à empêcher les radiations électromagnétiques d'atteindre les produits de cette première zone qu'il recouvre. Suivant une forme de réalisation avantageuse, cet écran recouvre un peu moins de la moitié de la surface du plateau et:au-dessus d'un coin de ce plateau. La surface restante du plateau3 non protégée par l'écran, est la zone en forme d'L voisine de la zone protégée. On dispose les produits alimentaires qui doivent être chauffés modérément, dans la zone du plateau qui correspond à la grande branche de la zone en L, et l'on place les produits qui doivent subir le chauffage maximal dans la zone du plateau qui correspond à la petite branche en L. Afin de pouvoir fournir une plus grande quantité d'énergie aux articles qui sont disposés Le long de la branche courte de la zone en L, on modifie la forme intérieure de la chambre du four3 laquelle est initialement parallélépipédique, de façon à produire une focalisation d'énergie ou un effet de concentration dans une zone donnée. Pour cela, on rentre la paroi conductrice du four voisine de cette zone sur une plus grande longueur, à la partie inférieure du four qu'à la partie supérieure, et on la fait venir plus près du plateau à 1 arrière de ce dernier qu'à l'avant, de façon à former une pente. D'autres objets et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, faiteen regard des dessins annexés et donnant à titre explicatif mais nullement limitatif, une forme préférée de réalisation. Sur cesdessins: - la figure 1 est une vue avant, en perspective, d'un four à micro-ondes conforme à l'invention - la figure 2 est une vue en perspective d'un écran servant à protéger certains produits alimentaires posés sur le plateau de la figure 3 - la figure 2A est une vue avant, en élévation, de l'écran de la figure 2 - la figure 3 est une vue analogue à la figure 2 d'un plateau destiné au four de la figure 1, agencé pour venir s'appliquer contre l'écran de la figure 2 et pour porter un détecteur en ferrite de réglage du four - la figure 4 est une vue en perspective de L'ensemble de détection - la figure 5 représente les positions relatives d'un aimant, d'un commutateur à lame et d'un détecteur de ferrite monté sur le plateau, lorsque l'on dispose le plateau dans le four de la figure 1 - la figure 6 représente une variante du plateau, destinée à être utilisée dans un four analogue à celui de la figure 1 mais comprenant un écran que l'on peut poser sur le plateau et retirer à la main - la figure 7 est une vue éclatée d'un plateau opaque aux radiations - la figure 8 est une vue en perspective éclatée d'un ensemble de détection utilisé avec le plateau de la figure 7 - la figure 9 est une vue partielle, en plan et à plus grande échelle, d'une grille métallique utilisée avec le plateau de la figure 7 - la figure 10 est une coupe, à plus grande échelle, faite suivant la ligne 15-15 de la figure 7, dont on suppose les éléments assemblés - les figures 11 et 12 représentent les dimensions du four, de l'écran, du plateau et de la paroi en saillie du four - la figure 13 représente les dimensions d'une pièce rapportée que l'on peut disposer dans une cavité de four parallélépipédique en vue de réaliser une répartition d'énergie non uniforme ; et - la figure 14 est une vue en perspective d'une autre forme de réalisation du dispositif de commande, comprenant un aimant pivotant et un détecteur à commutateur au mercure pouvant etre utilisé dans le four de la figure 1. Le four 100 (figure 1), dont les parois sont électroconductrices, est destiné à recevoir des produits alimentaires répartis sur un plateau, comme expliqué ci-après. La paroi arrière 101 de ce four comporte des évidements 102 et 104 dans l'intervalle desquels est disposée une languette mobile 106. La sole 108 du four 100 est réalisée en un matériau non magnétique et électroconducteur. Cette sole 108 et la paroi arrière 101 coopèrent avec un écran 200 (figure 2) pour constituer les parois d'une enceinte fermée, conductrices de l'électricité.Une cornière 109 fixée sur la sole 108 et qui monte le long de la paroi arrière 101 sert de guide à un plateau 300 et contribue à la fermeture étanche de l'écran 200.Une partie 110 de la paroi du four fait saillie dans l'enceinte chauffante, ou bien encore on peut disposer3 dans cette enceinte, une pièce rapportée, représentée de façon détaillée sur les figures 11 à 13, et la fixer de manière à être électriquement en contact avec la paroi. Cette partie 110 en saillie recouvre environ 50 % de la surface de la paroi et comprend des éléments plans.Cette partie en saillie provoque une répartition non uniforme d'énergie dans le four et, plus spécialement, en coopération avec l'écran 200, qui est disposé sur le plateau 300 comme on 11 expliquera plus loin, assure une concen tration importante d'énergie à son voisinage et au voisinage de l'écran 200. Les lignes en pointillé en 924 et 926 (figure 1) désignent des éléments du mécanisme de réglage coopérant avec un détecteur porté par le plateau 300 et servant à régler le fonctionnement du four. Des lampes de signalisa tion 116, 118 et 119 font connaître les différents stades de fonctionnement du four (réchauffage, égalisation des températures et températures auxquelles on sert les divers produits). L'énergie sous forme de micro-ondes est fournie par deux magnétrons fonctionnant séparément ou ensemble. La figure 2 représente l'écran 200 qui comporte des doigts 202 et 204 dirigés vers l'arrière, et qui sont introduits dans les évidements associés 102 et 104 de la paroi arrière 101-du four. Une console 208 fixe l'écran sur la languette 106. Un ressort à lame 206 descend dans l'écran 200 et facilite l'abaissement de cet écran quand un plateau se trouve dans le four. Cet écran 200 recouvre environ 30 % de la surface de la-sole et délimite environ 15 % du volume du four. Il se trouve à une distance de la partie 110 en saillie, égale à environ une longueur d'onde. Cet écran 200 est recouvert, sur ses bords inférieurs 212, d'un didIectrique 210, par exemple um ruban de "Téflon't (polytétrafluoroéthylène) pour empêcher la formation d'arcs entre cet écran et la cornière 109, les bords verticaux 310 et 312 du plateau 300 ou le bord 318 du plateau 303 (figure 3). Cet écran 200 est disposé danale four 100 de manière qu'étant abaissé pour le placer au-dessus d'un plateau, une zone protégée est ainsi délimitée contre les radiations électromagnétiques engendrées dans le four 100. Les parties de coins 214 et 216 de écran ont des contours qui épousent la forme des bords du plateau contre lequel cet écran est appliqué en position de protection Suivant une autre forme de réalisa tion, on peut utiliser une série de ressorts à lame analogues au ressort à lame 206 pour faciliter la descente de l'écran. La console 208 peut être d'un seul tenant avec la partie supérieure de l'écran. Le plateau 300, dont la figure 3 représente une forme de réalisation préférée, comporte une face supérieure 301 et des bords 30LA. Une bande conductrice 318 en forme d'L, sur sa face supérieure 301, supporte deux rebords verticaux conducteurs 310 et 312 qui contribuent à délimiter des zones 302, 303, 304 et 306, dans lesquelles on peut placer les produits à chauffer. Cette bande 318 assure également le contact avec la soLe de l'enceinte pour le transfert de l'énergie. Etant donné que les rebords 310 et 312 sont au contact de l'écran 200 sur des surfaces opposées, il est nécessaire que ces deux rebords soient séparés l'un de l'autre par une encoche 322. Les rebords 310 et 312 et la bande 318 ont des dimensions, y compris des raccords, qui sont choisies de manière à diminuer les concentrations de champ et à assurer l'étanchéité à l'énergie électromagnétique avec la sole du four et avec les parois avant et latérales de l'écran 2a0. Le corps du plateau 300 est en polyester à fibres de verre présentant une excellente résistance mécanique, mais n'ayant que des propriétés diélectriques médiocres. Un barreau 319 sert à entrainer les produits à chauffer en des endroits où ils ne risquent pas de gêner la descente de l'écran 200. Suivant une forme de réalisation préférée, un détecteur en ferrite 308 est scellé ou fixé d'autre manière sur chaque plateau 300 et fait partie du dispositif de réglage du four. Un couvercle 314 recouvre le détecteur 308 et assure sa protection physique, en plus du fait qu'il règle la quantité d'énergie électromagnétique qui atteint ce détecteur 308. La figure 6 représente une autre forme de réalisation du plateau 140, que l'on peut utiliser dans un four LQ0 ne comportant pas d'écran 200 à mise en place automatique. Le plateau 140 comporte un plateau proprement dit 142, par exemple d'un matériau armé de fibres de verre, présentant un rebord 142A. A l'intérieur de ce rebord 142A, sur la paroi inférieure du plateau 142, est disposée une couche 144 de matière électroconductrice, par exemple d'aluminium, destinée à rendre l'ensemble 140 pratiquement opaque aux radiations. Sur la couche 144 est disposé un socle ou châssis, 146 de matière électroconductrice, par exemple une cornière en aluminium qui permet de fixer sur le plateau 140 un couvercle amovible 148, également électroconducteur tel l'aluminium. Comme dans le cas du plateau 300, ceux des produits qui ne doivent pas être chauffés sont disposés en vrac sur le socle 146, et l'on applique le couvercle 148 sur le plateau 142, la position de ce couvercle 148 étant déterminée par sa partie inférieure au contact du pourtour du socle 146. Entant donné que le plateau 142 est opaque aux radiations du fait de la couche ou feuille 144, ceux des aliments qui sont sous le couvercle 148 ne reçoivent pratiquement pas de radiations. La connexion électrique entre le couvercle 148 et le socle 146 empêche la formation d'un arc, qui aurait pour conséquence d'endommager l'ensemble 140. Suivant une variante, on peut enduire les bords du couvercle 148 d'une couche isolante, comme celle de l'écran 200 sur la figure 2. Les figures 7 à 10 représentent un plateau perfectionné 160, qui peut par exemple jouer le rôle du plateau 300. L'ensemble 160 est de réalisation stratifiée et comprend un plateau proprement dit 162, par exemple armé de fibre de verre, présentant un rebord extérieur 162A formant cuvette. Sur la paroi inférieure de ce plateau 162 est disposé un bottier 166 conducteur de l'électricité, ouvert à sa partie supérieure et destiné à recevoir le restant des éléments d'un dispositif de détection représenté sur la figure 8. Une grille de métal 164 peut être constituée, par exemple, par des éléments en aluminium d'une épaisseur d'environ 0,5 mm. Au-dessus du plateau 162 et de la grille 164 est appliqué un couvercle 168 à rebord rentrant 168A destiné à recevoir le rebord 162A du plateau.Ce couvercle 168 présente également une ouverture 170, disposée enregard du boîtier 166 qui la traverse, et peut être, par exemple, en polystyrène. Les éléments 162, 164 et 168 sont fixés les uns aux autres à l'aide d'un adhésif. Pour effectuer le-montage de l'ensemble 160, on place une pièce d'espacement 171 en fibre de verre, au fond du boîtier 166 qui est en contact électrique avec la grille 164. Un anneau 172 en ferrite est posé sur la pièce d'espacement 171 et l'on pose une autre pièce d'espacement, ou rondelle, 174 en fibre de verre au-dessus de cet anneau 172. On applique un couvercle électroisolant 176 au-dessus du boîtier 166 et on le fixe sur ce dernier pour achever le montage du détecteur Les figures 11 à 13 donnent les dimensions du four 1QO, de l'écran 200, du plateau 300 et de la partie en saillie 110 de la paroi du four' qui, suivant une forme de réalisation-préférée, est constituée par une pièce rapportée logée dans un évidement parallélépipédique.Cette pièce est, de préférence, en matériau identique à celui des parois du four et est de préférence soudée sur ces parois. Suivant une variante, la paroi elle-même du four peut avoir la forme voulue, sans pièce rapportée. A titre d'exemple, et sans aucun caractère limitatif, les dimensions suivantes s'appliquent aux figures Il à 13 et complètent la des cription de l'invention. Toutes ces dimensions sont en centimètres. Dans les cas où les dimensions ne concordent pas rigoureusement avec les figures, ce sont les valeurs numériques indiquées qui prévalent. I1 convient de remarquer que l'on peut s'écarter légèrement des dimensions indiquées ciaprès, sans que le fonctionnement de l'appareil soit perturbé. I. Chambre du four A - 60 (figure 11) B - 35 (figure 11) C - 25 (figure 12) 2. Ecran 200 D - 36,8 (figure 12) E - 10,3 (figure 12) F - 9,6 (figure 12) W - 19,6 (figure 11) 3. Plateau 300 G - 34,6 (figure 11) H - 44,6 (figure 11) 4. Détecteur en ferrite I - 5,6 (figure 11) J 8,1 (figure 11) 5. Partie 110 en saillie (figure 13) K - 21,2 (vue avant) L - 22,8 (vue avant) M ç 26,5 (vue avant) N - 1,8 (vue avant) 0 - 15 (côté droit) P - 15,7 (côté droit) Q - 1,8 (côté droit) R - 7,6 (côté droit) S - 1,8 (caté droit) T - 0,45 (côté droit) U - 1,8 (côté droit) V - rayon (fond) de 6 mm GG - 7,5 (fond) HH - 5,45 (fond) II - 2,8 (côté droit) 6.Bande 318 en forme d'L (figure 11) X - 3,1 Y - 2,1 Z - 0,9 AA - 3,1 BB - 3,1 CC - rayon de 12 mm DD - rayon de 25 mm EE - rayon de 31 mm 7. Hauteur des rebords verticaux 310 3i2 (figure 17) FF - 1,65 Le détecteur de ferrite repose dans une cuvette en aluminium 320 (figure 5) ouverte à sa partie supérieure, de diamètre 3,1 cm etd'hauteur 6 ma, dont les parois ont une épaisseur de 0,25 mm. Les dimensions indiquées ci-dessus se sont révélées satisfaisantes dans le cas d'un four alimenté en micro-ondes de fréquence d'environ 2 450 mE-z par deux magnétrons qui tous deux rayonnent l'énergie dans la chambre du four par le dessus. Les figures 4 et 5 représentent des détails de l'ensemble de détection désigné par les éléments g24 et 926 sur la figure L et désigné sous la référence générale 920 sur la figure 4. Cet ensemble 920 comprend une plaque de support 922, non magnétique, par exemple en bronze, fixée sur la face inférieure de la sole non magnétique 966 conductrice de l'électrici- té. Un aimant permanent 924 est supporté par cette plaque 922. A une certaine distance de l'aimant permanent 924 sur le coté, mais sous l'influence de son champ magnétique, est disposé un détecteur 926 à commutateur à lame de type classique.Ce détecteur est par exemple du type "MSRR-2-185" de la Société-Hamlin, Inc., des Etats-Unis d'Amérique. Ce détecteur à lame repose sur une plaque 928 en matière plastique qui, elle-même, repose sur une plaque ou élément 930 de focalisation duochasp, magnétiquement perméable. Les plaques 928 et 930 sont montées sur la plaque de support 922, et le détecteur è commutateur à lame 926 est branché électriquement, à l'aide de fils métalliques (non représentés), sur un circuit de réglage du four qui est décrit en détail dans le brevetées Etats-Unis d'Amérique cité au début de la présente description. Ce détecteur 926 est disposé au-dessous du détecteur de ferrite 308 porté par un plateau 300, lorsque celui-ci est contenu dans le four. Lorsque le détecteur de ferrite est absent ou que son point de Curie est dépassé, aimant permanent 924 ferme les contacts du détecteur à lame 926. Mais, lorsque le détecteur de ferrite 308 froid est placé convenablement par rapport au détecteur à lame 926 à introduction d'un plateau 300 dans le four, le champ magnétique de l'aimant permanent 924 est suffisammeut dévié et les lames du détecteur 926 viennent occuper leur position normale, à une certaine distance les unes des autres. Une autre forme de réalisation de l'ensemble de détection 60, représentée sur la figure 14, comprend deux consoles ou bras de support 70 et 72, fixés sur une base ou un support approprié (non représenté). Un bras 74 est disposé entre les supports 70 et 72 dans lesquels il est monté de façon pivotante. Un aimant permanent 76, représenté comme étant cylindrique, est fixé au milieu du bras pivotant 74, au moyen d'une bande de serrage 78, de manière que l'extrémité supérieure de cet aimant permanent 76 se trouve sous le détecteur de ferrite 308 (représenté en traits interrompus) lorsque l'on introduit un plateau dans la cavité du four. Du fait que l'extrémité supérieure de l'aimant 76 est appliquée contre la surface inférieure 210 du fond du four, on obtient un bon accouplement magnétique entre le détecteur de ferrite 308 et l'aimant permanent 76. Etant donné que l'aimant permanent 76 est excentré par rapport à l'axe de pivotement du bras 74, un bras 80 est fixé à ce bras 74 et dirigé vers le bas. L'extrémité inférieure de ce bras 80 est reliée à une extrémité d'un ressort de tension 82, dont l'autre extrémité est fixée à une tige filetée 84 qui traverse un support 86. Un écrou moleté 88 appliqué contre le support 86 est vissé sur l'extrémité libre de la tige 84 et permet de régLer, à la main, le rappel du ressort 82 sur le bras 80. On règle ce rappel de manière que le couple exercé en sens inverse du sens de rotation des aiguilles d'une montre, sur l'axe de pivotement du bras 74, soit > du fait de la position excentrée de l'aimant permanent 76, équilibré tout en permettant à l'aimant 76 d'occuper une position légèrement plus basse que la position horizontale. En vue d'assurer le réglage du cycle de ehauffage du four 100, l'ensemble 60 comprend un interrupteur ou, par exemple, un basculeur à mercure 90, fixé à une extrémité en saillie du bras pivotant 74 au moyen d'une agrafe 92. Ce basculeur 90 est d'un type bien connu et renferme du mercure contenu dans une ampoule en verre scellé, d'où sortent deux tiges 90A conductrices. Ces tiges sont raccordées, au moyen de fils conducteurs (non représentés) sur un dispositif de commande tout ou rien du four 100. A l'état normal de l'ensemble détecteur 60, l'aimant 76 et l'interrupteur à mercure 90 occupent, sous le rappel du ressort tendu 82, une position légèrement décalée, en sens inverse des aiguilles d'une montre, autour de l'axe du bras pivotant 74, de sorte que les axes 90A de l'interrupteur 90 sont plus hauts que l'extrémité opposée de cette ampoule. Cela signifie que le commutateur 90 est ouvert étant donné que le mercure n'assure pas le contact entre les axes 90A.Mais, lorsque l'on introduit un plateau dans le four 100 de sorte que le détecteur en ferrite 308 vient occuper la position représentée en traits mixtes sur la figure 14, le contact magnétique entre les éléments 308 et 76 fait tourner le bras pivotant 74 dans le sens des aiguilles d'une montre autour de son axe, de sorte que le commutateur 90 pivote aussi dans le même sens et que son extrémité qui comporte les tiges 90A vient plus bas que l'extrémité opposée de ce commutateur. La masse de mercure logée dans le commutateur 90 vient au contact des extrémités intérieures des tiges 90A et referme le circuit électrique entre elles. La fermeture du circuit déclenche l'ensemble de réglage du four 100 qui amorce le chauffage. Le fonctionnement de l'appareil selon l'invention est le suivant On dispose les produits alimentaires et accessoires suivants sur un plateau du genre représenté sur la figure 3. Un plat unique contenant par exemple un rôti avec de la sauce, de la purée de pommes de terre et des carottes se trouve dans la zone 302 ; un bol de bouillon, dans la zone 304 ; un pot de boisson aqueuse dans la zone 306, au coin, près du détecteur ; dans la zone 303 délimitée par les rebords 310 et 312, se trouvent une salade, du thé glacé, un pâté, des couverts métalliques, une serviette et des sachets de sel, de poivre et de sucre. Le plateau portant les aliments et le détecteur de ferrite 308 est conservE à la température d'environ 4"C. Après l'avoir retiré du réfrigérateur, on place un chiffon humide sur. le plateau voisin du pot à eau. On introduit ce plateau dans le four, on place un écran au-dessus de la zone protégée 103, on referme la porte et l'on actionne le four. On fait suivre la période initiale de temps de réchauffage de 1 mn 51 s, d'un temps d'égalisation de température de 17 s, puis d'un temps de chauffage de 15 s, tous ces intervalles de temps étant commandés par l'élément de ferrite et par un dispositif correspondant de réglage du four.A la fin de la seconde période de chauffage, on ouvre le four et l'on retire le plateau ; on mesure alors les températures des divers produits alimentaires, avec un thermomètre à cadran.)Ofl constate que les aliments du plat principal sont à environ 71au, le bouillon à environ 90"C, l'eau à environ 95"C et le chiffon de lavage à environ 71"C. Les produits de la zone protégée 303 n'ont pratiquement pas changé de température. Certains produits alimentaires risquent d'être réchauffés trop rapidement dans le four 100, si on le laisse fonctionner à son maximum de puissance. C'est ainsi, par exemple, qu'uneunique portion de soupe aux haricots ne peut être réchauffée aussi vite que d'autres produits alimentaires. En vue d'empêcher un chauffage local trop important de ce produit, un dispositif de forme préférée de l'invention comporte un mécanisme qui arrête l'un des deux magnétrons dans certaines conditions. Suivant une forme de réalisation dans laquelle les plateaux,qui contiennent des produits, comme par exemple la soupe aux haricots,doivent être réchauffés plus lentement, le dispositif est muni d'un second organe magnétique ou équivalent, déclenchant un détec teur auxiliaire analogue au détecteur décrit plus haut. Ce détecteur arrête l'un des magnétrons quand un second organe magnétique est agencé dans le four. Le dispositif de réglage que l'on vient de décrire est satisfaisant sensiblement en tous points, mais on peut chercher également à diminuer la quantité d'énergie fournie aux produits alimentaires dans le four1 au cours de la troisième période de chauffage et au cours des périodes ultérieures. Dans ce cas, un relais, ou un petit moteur, permet de modifier la forme intérieure du four1 par exemple en faisant pivoter un bras dans le four au voisinage du détecteur de ferrite 308, après la seconde période de chauffage, afin de diriger une plus grande quantité d'énergie vers ce détecteur 308 au cours de la troisième période de chauffage et des périodes ultérieures. Suivant une variante, le réglage du four pendant la troisième période et les périodes ultérieures peut être assuré par une simple minuterie qui actionne et arrête de façon cyclique le four 100, sous une commande directe. On peut utiliser un élément de ferrite distinct pour chaque plateau portant des aliments1 de sorte que cet élément de ferrite, étant sensible à la température initiale de l'aliment renfermé, règle en conséquence la durée de la première période de chauffage. La description donnée ci-dessus du four 100 et de ses accessoires concerne le réchauffage d'aliments. Mais, bien entendu, on peut utiliser un dispositif analogue pour chauffer d'autres articles1 par exemple des articles en matière plastique, caoutchouc, produits pharmaceutiques, etc. à dégeler ou à réchauffer. REVENDICATIONS 1. Dispositif pour le chauffage de produits ou matières, ce dispositif étant caractérisé en ce qu'il comprend une structure de chauffage délimitant une enceinte dans laquelle on introduit les produits à chauffer et que l'on alimente en énergie électromagnétique, un ensemble d'éléments de réglage de cette structure chauffante, situé au voisinage de cette enceinte mais à l'extérieur, et un ensemble amovible d'éléments de détection associé à cet ensemble de réglage, étant en position déterminée dans l'enceinte pour faire fonctionner l'ensemble de réglage, L'ensemble détecteur étant sensible à l'énergie électromagnétique reçue. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que 1' ensemble de réglage comprend un dispositif de commutation commandé magnétiquement et que l'ensemble de détection comprend un matériau magnétique. 3. Dispositif selon la revendication 1 destiné à chauffer des produits alimentaires, et caractérisé en ce qu'il comprend un support dun ou plusieurs produits à chauffer, ce support étant placé de façon amovible dans le four, et ledit détecteur étant monté sur ce support, et par le fait que des organes sont sensibles à la présence d'un détecteur en position déterminée à l'intérieur de l'enceinte. 4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que lesdits organes sensibles comprennent des organes magnétiques associés magnétiquement à l'élément magnétique lorsque le support d'articles est convenablement placé dans la cavité. 5. Dispositif selon la revendication 3,. caractérisé en ce que le détecteur est constitué par un élément ferromagnétique, qui est à l'état paramagnétique lorsqu'il est porté à une température supérieure à son point de Curie sous l'effet de l'énergie électromagnétique, et par le fait que lesdits moyens de détection comprennent des moyens servant à engendrer un champ magnétique, ainsi qu'un commutateur à. fonctionnement magnétique, asso cié magnétiquement à l'élément ferromagnétique et condé par ce dernier, en vue de fournir une indication électrique lorsque cet élément ferromagnétique est à l'état paramagnétique ou est absent. 6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'il comprend un compteur servant à compter le nombre de fois que ladite indication est fournie, et un organe de signalisation émettant un signal dès que cette indication a été produite un nombre déterminé de fois, au moins égal à deux. 7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que l'enceinte de chauffage est munie d'une porte et que des moyens remettent ce compteur à zéro lorsque cette porte est déplacée. 8. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'organe de détection comprend un aimant, un commutateur électrique, une monture portant cet aimant et lui permettant de se rapprocher et de s'éloigner du détecteur, des organes servant à éloigner normalement l'aimant de ce détecteur, et des organes servant à déclencher le commutateur sous l'effet du déplacement de l'aimant. 9. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que ledit organe de détection comprend un commutateur à lame ayant des contacts qui sont déclenchés magnétiquement. 10. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens permettant de réaliser une répartition non untforne de l'énergie dans la chambre, ce qui permet de porter simultanément des produits divers à des températures différentes. 11. Dispositif selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'il comprend un-e série de plateaux, une série de détecteurs et des moyens servant à introduire un détecteur dans la cavité en même temps que chaque plateau. 12. Dispositif selon la revendication 11, caractérisé en ce qu'il comprend un écran qui peut être placé sur une partie d'un plateau pour protéger certains articles portés par ce plateau contre l'énergie électromagnétique dans le four, chaque fois que l'on introduit un plateau dans la cavité. 13. Dispositif selon la revendication 12, caractérisé en ce que l'écran coopère avec les organes servant à assurer la répartition non uniforme de l'énergie dans la chambre pour que cette répartition soit stable. 14. Dispositif selon la revendication 13, caractérisé en ce que le détecteur est un élément de ferrite et que le dispositif de détection comprend un générateur de champ magnétique et un commutateur actionné magnétiquement, disposés tous deux auprès de cet élément de ferrite et réglés de manière que ce commutateur soit déclenché lorsque l'élément de ferrite prend ou perd sont état ferromagnétique. 15. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que le support de produit comprend un plateau électro-isolant, une couche de matériau électroconducteur appliquée sur ce plateau, une enveloppe fermée électroconductrice et un socle électroconducteur porté par le plateau et contre lequel cette enveloppe peut venir s'appliquer de façon amovible. 16. Procédé de chauffage de produits ou articles à l'aide d'énergie électromagnétique, ce procédé étant caractérisé en ce qu'il comporte l'utilisation d'un dispositif de détection d'énergie, dont l'état est modifié sous l'effet de l'absorption d'une quantité suffisante d'énergie électrique, à régler la température du dispositif de détection à une valeur déterminée, à soumettre à l'énergie électromagnétique des produits ou arti cles à chauffer et les organes de détection, et à arrêter ce chauffage sous l'effet d'une modification de l'état du dispositif. 17. Procédé selon la revendication 16, caractérisé en ce que l'on commence par régler la température des articles à chauffer et du dispositif de détection à la même valeur déterminée. 18. Procédé selon la revendication 17, caractérisé en ce que la valeur déterminée de température est de l'ordre de 4"C. 19. - Procédé selon la revendication 16 appliqué à des produits alimentaires, caractérisé en ce que l'on dispose les divers produits alimentaires sur un support pour être chauffés électromagnétiquement simultanément sous contrôle du dispositif de détection, en ce que l'on abrite complètement certains de ces produits du rayonnement électromagnétique, et que l'on place ce dispositif, par rapport au support, dans une position telle qu'il indique ladite modification à la fin d'une période donnée. 20. Procédé selon la revendication 16, pour le chauffage de produits avec des micro-ondes dans un four, ce procédé consistant à disposer ces produits, sur un plateau, dans des zones de chauffage et des zones restant froides, bien définies, à recouvrir les articles placés dans la zone froide par une enveloppe conductrice, de manière à délimiter un volume de protection et une zone de chauffage en forme d'L sur ce plateau, à introduire ce plateau dans un four, de manière que ltenveloppe se trouve contre une paroi du four faisant saillie à l'intérieur de la cavité, et l'énergie sous forme de micro-ondes est appliquée dans le four, ce qui permet de chauffer des produits divers à des températures différentes déterminées. 21. Procédé selon la revendication 20, caractérisé en ce que l'on réalise une saillie intérieure de la paroi du four en y appliquant un élément plan. 22. Procédé selon la revendication 20, caractérisé en ce que l'élément plan recouvre environ 50 % de la surface de la paroi du four. 23. Procédé selon la revendication 20, caractérisé en ce que ladite enveloppe est située à une distance de ltélémént plan sensiblement égale à une longueur d'onde. 24. Procédé selon la revendication 20, caractérisé en ce que le volume de protection représente environ 15 % du volume total de l'enceinte du four. 25. Procédé selon la revendication 20, caractérisé en ce que l'enveloppe conductrice recouvre environ 50 7 de la surface du plateau et environ 30 % de la surface due la sole de la cavité. 26. Procédé selon la revendication 16, caractérisé en ce que le dispositif de détection de l'énergie comprend un élément de ferrite, et en ce que l'on envoie de l'énergie sur cet élément de ferrite et que l'on met fin à la période de chauffage des qué cet élément a dépassé son point de Curie.