L'invention concerne un échangeur thermi- que isolé contre les pertes de chaleur dans l'environ- nement et combiné à un accumulateur thermique, compor- tant un conduit chauffé et, séparé de celui-ci, un conduit chauffant, ces deux conduits étant en liaison d'échange thermique avec une masse accumulatrice de chaleur. Des échangeurs et accumulateurs thermiques de cette catégorie sont pratiquement utilisés sur tous les systèmes domestiques de distribution d'eau et dans de nombreux autres cas d'emploi. Un certain volume d'eau de consommation emmagasinée dans un réservoir est maintenue à une température de stockage déterminée par des serpentins de réchauffage soumis à une source de chaleur, le foyer d'un système de chauffage par exemple. Lorsque l'on puise l'eau chaude emmagasinée, la tempé- rature s'abaisse en raison de l'appoint d'eau froide intervenant dans le réservoir à accumulation, de sorte que la source thermique doit à nouveau fournir de la chaleur. Comme il a été dit plus haut, la source de chaleur est normalement un foyer pour lequel peut à tout moment 8tre supposée une chute de température bien déterminée pour un transfert thermique. Cependant, lorsque la source de chaleur est une batterie collectrice solaire ou, par exemple, la chaleur évacuée par un dispositif quelconque (eaux usées domestiques par exemple), il n'est plus possible de compter, côté source de chaleur ou côté primaire, sur un niveau de température demeurant constant ou sur une chute de température bien déterminée en direction du côté absorbeur de chaleur ou secondaire de l'échan- geur thermique. Si, pour de tels cas d'emploi, des échangeurs et accumulateurs de chaleur de type classi- que étaient utilisés, pourrait intervenir le cas éché- ant un reflux thermique allant du côté secondaire au côté primaire. Au cas o ce reflux interviendrait dans une période o la chaleur disponible est particu- lièrement réduite, il pourrait s'ensuivre un refroi- dissement du côté consommation. L'objet de l'invention est de donner à un échangeur thermique à accumulation une structure telle qu'en cas de fluctuations du niveau de température côté fourniture de chaleur et/ou côté consommation de chaleur, un reflux de chaleur du secondaire au primaire puisse être évité, même si la chute de température s'in- verse, structure grâce à laquelle également la chaleur mise à disposition côté fourniture de chaleur puisse être largement utilisée du côté consommation. Les dispositions prévues par l'invention résolvent ce problème par le fait que la masse accumu- latrice de chaleur est divisée en plusieurs zones d'ac- cumulation thermique isolées thermiquement les unes des autres, à chacune desquelles est affecté un niveau de température différent, zones d'accumulation thermi- ques traversées les unes après les autres, dans un or- dre croissant correspondant à la suite des différents niveaux de température, par le conduit chauffé, par le fait que le conduit chauffant est séparé des zones d'accumulation thermique par une cloison thermoisolante, et par le fait qu'entre le canal chauffant et chacune des différentes zones d'accumulation thermique, est prévue une liaison de transfert thermique agissant ex- clusivement dans un sens, à savoir du conduit chauffant vers la zone d'accumulation thermique correspondante de l'accumulateur de chaleur, les parties chauffées, ali- mentées par le conduit chauffant, des différentes liai- sons de transfert thermique étant atteintes par le con- duit chauffé les unes après les autres dans l'ordre dé- croissant correspondant à la suite des différents ni- veaux de température des zones d'accumulation de chaleur correspondantes. Grâce à l'invention, sont introduits dans l'accumulateur thermique et dans l'échangeur ther- mique un étagement forcé des températures ainsi qu'une barrière antireflux thermique. La liaison de transfert thermique n'agissant que dans un seul sens peut être obtenue par un système à serpentin de refroidissement avec des soupapes d'arrêt entre les côtés d'apport de chaleur et de prélèvement de chaleur, soupapes se fer- mant automatiquement en cas d'inversion de chute de température. Ces soupapes ne réagissent donc pas à la hauteur du niveau de température mais à la direction d'un gradient de température entre deux points diffé- rents. Une disposition plus simple que cette possibili- té de solution consiste à utiliser des conduits de cha- leur qui sont disposés verticalement, leur c8té de pré- lèvement de chaleur étant placé en bas et leur côté de fourniture de chaleur en haut, le retour du condensat ayant lieu largement par gravitée Les conduits de chaleur sont bien connus. On doit comprendre ici par cette expression une cavité hermétiquement fermée, étanche, en forme de tube ou de plaque, constituée au moins dans la région de prélève- ment de chaleur et/ou de fourniture de chaleur d'un matériau bon conducteur de la chaleur, par exemple en cuivre ou en aluminium, cette chambre étant remplie d'un milieu de transport de chaleur vaporisable et con- densable. Le choix du milieu se fait en fonction du niveau de température auquel le transport de chaleur boit se faire. Le conduit de chaleur est normalement prévu avec à l'intérieur en partie une structure capillaire pour le retour du milieu de transport de chaleur conden- sé, du c8té de délivrance de chaleur jusqu'au côté de prélèvement de chaleur; ceci peut par exemple se faire sous la forme d'une texture striée du tube ou d'une structure de rainures de la surface intérieure du tube. Avec cette structure capillaire, le condensat peut être renvoyé vers le côté de prélèvement de chaleur du tube sur une petite différence de niveau même à l'en- - contre de la force de la pesanteur. Dans l'emploi présent, cette structure capillaire doit dans toute la mesure du possible, pour empêcher un reflux du condensat contre la pesanteur, être évitée, au moins dans la zone de transition entre partie chauffée et partie chauffante des tubes. Dans cet emploi, le condensat ne doit être transféré que vers le bas, pour qu'en cas d'inversion de la chute de température, ne puisse se produire entre les extrémités du tube thermique un transfert thermique en sens inver- se (supposant un flux montant de condensat), c'est-à- dire du côté secondaire au côté primaire. A l'intérieur de la partie chauffée du tube thermiques laquelle s'é- tend sur une certaine différence de niveau, l'utilisa- tion d'une structure capillaire interne est favorable; elle permet d'humecter de condensat la plus grande par- tie possible de la surface interne de la paroi de la partie chauffée, même lorsque celle-ci n'est que par- tiellement remplie de liquide condensé. Ceci augmente la capacité de transfert thermique. Il est avantageux qu'entre la partie chauffée et la partie chauffante du tube, soit intercalé une zone de transition longue de à 25 cm, verticale et libre de toute fonction. Ce secteur du tube doit être bien isolé thermiquement. Il représente une distance de sécurité entre les deux par- ties actives de transfert du tube thermique, distance o ne pouvant être franchie en direction du haut, d'après les enseignements recueillis jusqu'ici, par le conden- sat. Le remplissage des tubes thermiques peut se faire au choix à l'ammoniaque, à l'eau ou à l'aide d'un mé- lange d'alcool et d'eau. Au point chaud du tube auquel est amenée l'énergie thermique, le fluide introduit vaporise et se détend rapidement à l'intérieur du tu- be. Aux points du tube qui cèdent de la chaleur, le fluide vaporisé précipite et se condense en cédant sa chaleur à la paroi du tube. Le condensat revient (ici exclusivement par gravité) vers les points du tube o la chaleur est amenée. La quantité de chaleur cédée par le fluide à la cloison du tube côté condensat est trans- mise sur la face extérieure, par conductibilité ther- mique et convection, au fluide accumulateur de chaleur. Etant donné qu'aux points réchauffés ou chauffants du tube, a lieu un changement d'état du fluide calopor- teur, l'énergie de transformation nécessaire pour le changement d'état est transmise pour l'essentiel sous forme de chaleur. Les énergies de transformation rap- portées à la masse du fluide caloporteur étant notable- ment supérieures aux quantités d'énergies emmagasina- bles par réohauffage d'un fluide, il est possible, par le transfert de quantité de fluide caloporteur relati- vement petite, de transmettre une grosse quantité de chaleur même à de grandes distances et pour des chutes de température relativement réduites. En appliquant une pression déterminée à l'intérieur du tube thermique, on peut de plus faire en sorte que le transfert thermi- que puisse avoir lieu pour un niveau de température parfaitement déterminé. L'effet de barrage exercé par des tubes de cette conformation sur un reflux thermique dirigé du côté secondaire au côté primaire de l'échangeur thermi- que à accumulation est provoqué en empêchant, comme déjà dit, le flux de condensat de se diriger dans la direction de transfert thermique indésirable. Lorsqu'il y a inversion de la chute de température dans l'échan- geur thermique à accumulation le condensat devrait, -pour un transfert thermique à l'intérieur du tube, se déplacer, contre la pesanteur, du côté primaire situé en bas au c8té secondaire situé en haut, ce qu'il ne peut faire sans structure capillaire, on ne peut réus- sir que dans une proportion négligeable. Il est avan- tageux que la face interne du tube soit revêtue, dans la zone de transition, d'une garniture hydrophobe; le conduit humecte ainsi le moins possible la face inté- rieure et, par conséquent, n'a pas tendance, dans ce secteur, à se déplacer vers le haut sur la paroi inter- ne contre la gravité. Une légère tendance à l"''humecta- tion" entre le condensat et la paroi interne dans la zone de transition conduit aussi par ailleurs à un passage particulièrement rapide du condensai dans la partie primaire dans le sens désiré, avec la gravité, sur la paroi interne des tubes. Cela favorise un trans- fert thermique important dans le sens de transmission désiré malgré un secteur de tube à fonction neutre éven- tuellement intercalé.. Un revêtement réduisant de façon appropriée l'humectation par condensat peut être réali- sé par chromage de la face intérieure ou application sur celle-ci d'une couche de polytétrafluoréthylène (ITFE). Dans la partie chauffante du tube toutefois, l'état de surface doit favoriser une condensation pel- liculaire, par opposition à une condensation en gout- tes. D'après les enseignements recueillis, une conden- sation pelliculaire permet, pour de petites différences de température entre l'atmosphère intérieure du tube et sa face extérieure, un meilleur transfert thermique. Comme fluide accumulateur, l'eau de consom- mation ou industrielle à réchauffer cÈté secondaire peut être utilisée, les différentes zones accumulatrices de chaleur formant dans le même temps le conduit chauf- fé de l'échangeur thermique à accumulation. Comme flui- de d'accumulation, on peut toutefois utiliser aussi un matériau enfermé en permanence dans les zones d'accumu- lation, en particulier un matériau accumulateur de chaleur latente. Avec une telle configuration, un échange thermique entre le conduit chauffé et le maté- riau des zones d'accumulation thermique est à prévoir à travers la cloison du conduit. Avec le matériau accu- mulateur de chaleur latente également, l'énergie de transformation de phase entre phase liquide et phase solide ou, sur les accumulateurs à chaleur latente chi- mique, l'enthalpie de réaction est pratiquement emma- gasinée et, à un degré moindre, l'énergie thermique - correspondant au réchauffement. On obtient par consé- quent des densités d'accumulation sensiblement plus élevées ou, pour un volume de construction prédétermi- née, des capacités d'accumulation plus importantes que lors d'un stockage dépendant purement de la température. Comme matériau accumulateur de chaleur latente, on peut utiliser différentes substances ou combinaisons de subs- tances, par exemple des catégories de cires à tempéra- tures d'emploi différentes, en particulier pour ce qui concerne les points de fusion, en fonction des diffé- rents niveaux de température des zones d'accumulation de chaleur. Un autre avantage des accumulateurs de cha- leur latente est que l'échange thermique s'effectue tou- jours pratiquement à une température déterminée sans considération de la capacité d'accumulation, notamment à la température d'utilisation et de fusion du matériau emmagasiné. On obtient ainsi, même lorsque la capacité d'accumulation est partiellement déchargée, des chutes de température relativement élevées et par conséquent, des flux thermiques importants. Ceci également contribue de façon connue à une réduction du volume construit et des frais. Dans ce qui suit, l'invention est encore brièvement expliquée à l'aide de trois exemples d'exécu- tion illustrés par des figures. Celles-ci représentent: - Figure 1, en coupe longitudinale, un premier exemple d'exécution d'un échangeur thermique à accumulateur conforme à l'invention, avec de l'eau in- dustrielle comme agent accumulateur. - Figure 2, en coupe, un autre exemple d'exécution d'un échangeur thermique à accumulateur, avec comme agent accumulateur un matériau emmagasinant la chaleur latente. - Figure 3, en coupe longitudinale, un fragment d'un tube thermique de la zone de transition, tel qu'il est utilisé dans les échangeurs thermiques à accumulation représentés sur les figures 1 ou 2. - Figure 4, en coupe, un autre exemple d'exé- cution d'un échangeur de chaleur à accumulation confor- me à l'invention, avec les zones thermiques résistant a la pression. Les échangeurs thermiques à accumulateurs conformes à l'invention et représentés sur les figures 1 et 2 présente un réservoir d'accumulation 2 subdivisé par des cloisons intermédiaires thexmo-isolantes 7 et 7', en plusieurs zones d'accumulation de chaleur repé- rées de 11 à 16 et de Il' à 16'. Le réservoir d'accu- mulation 2 est pourvu par ailleurs, pour éviter de cé- der de la chaleur à l'environnement extérieur, équipé d'une isolation thermique 1. Au-dessous du réservoir d'accumulation 2, est disposé un conduit 17 inséré dans l'isolation thermique 1 et séparé du réservoir d'accumu- lation 2 lui-même par une autre cloison isolante 180 Ce dispositif thermoisolant a pour objet d'empêcher un reflux thermique de gagner, en cas d'inversion de la chute de température et à partir du côté secondaire de l'échangeur thermique à accumulation, le côté primaire (17). Le conduit débiteur de chaleur situé c6té primai- re s'élargit en chambre et est équipé, à ses deux ex- trémités, de raccords 5 et 6 servant respectivement à l'alimentation et au retour. Il sera parlé plus loin des pièces internes du conduit portant les repères 21, 23 et 24. Le réservoir d'accumulation 2 est traversé par le conduit absorbeur de chaleur 9 (du c8té secon- daire) ou 10 (figure 1 ou 2). Sur l'exemple d'exécu- tion de la figure 1, les cloisons intermédiaires 7 sont dotées, entre les différentes zones thermiques, d'une ouverture de passage 8 réservée à l'eau industrielle emmagasinée comme masse d'accumulation. Les ouvertures de passage de deux cloisons intermédiaires voisines sont disposées avec un certain décalage l'une par rapport à l'autre; il en résulte la constitution d'un conduit absorbeur de chaleur dont les méandres traversent tou- tes les zones d'accumulation thermique de Il à 16, con- duit équipé à ses extrémités, au niveau des zones d'ac- cumulation thermique 11 et 16 occupant les positions extrêmes, d'un raccord d'arrivée (3) et d'un raccord de retour (4). Sur l'exemple d'exécution de la figure 2, les deux cloisons intermédiaires 7', sont fermées; les zones-d'accumulation thermique de 11' à 16' ainsi totalement compartimentées les unes par rapport aux autres contiennent comme masse de chaleur latente à différents niveaux de température. Le conduit absorbeur de chaleur 10, équipé du raccord d'arrivée (3) et du raccord de retour (4) se trouve traversé, en tant que canal particulier, par toutes les zones d'accumulation thermiques de 11' à 16' et est en communication avec chacune d'elles par des nervures d'échange de chaleur 19. Aux différentes zones d'accumulation de chaleur de 11 à 16 et de 11' à 16', sont affectés des niveaux de température différents (de T1 à T6) comme l'indique sur la figure 1 les lignes en trait mixte à forme de diagramme. Les différentes zones d'accumula- tion de chaleur sont atteintes par le conduit absorbeur de chaleur 9 ou 10 les unes après les autres dans l'or- dre croissant des niveaux de température, c'est-à-dire que la zone d'accumulation de chaleur 16 ou 16' asso- ciée au niveau de température le plus bas T6 est attein- te la première par le canal absorbeur de chaleur 9 ou et la zone d'accumulation de chaleur Il ou 11', associée au niveau de température T1 le plus élevé la dernière. Sur l'échangeur de chaleur à accumulation conforme à la figure 1, qui utilise de l'eau industriel- le comme masse accumulatrice de chaleur, l'étagement des températures s'opère de lui-même lors du fonctionne- ment de cet échangeur thermique. Sur l'exemple d'exécu- tion de la figure 2, qui comporte du matériau accumula- teur de chaleur latente dans les différentes zones ac- cumulatrices de chaleur, le point de fusion des diffé- rents matériaux prévus pour les zones accumulatrices d chaleur est à choisir en fonction des niveaux de tempé- ratures recherchés, l'étagement des températures est donc ici prédéterminé par le choix des matériaux d'ac- cumulation. Pour pouvoir transmettre la chaleur du con- duit 17 absorbeur de chaleur aux différentes zones accumulatrices de chaleur du côté secondaire de l'échan- geur thermique à accumulation en tenant compte de l'éta- gement des températures, il est prévu pour chaque zone accumulatrice de chaleur au moins un tube thermique (de a à 20b) correspondant chacune à un niveau de tempé- rature (de T% à T6). Chacun des différents tubes thermi- ques présente une partie 21 absorbant la chaleur qui -30 s'étend à l'intérieur du conduit 17 débiteur de chaleur, une autre partie 22 du tube thermique, également débi- trice de chaleur, plongeant profondément dans la zone d'accumulation de chaleur correspondante. Pour rendre plus favorable la transmission de chaleur, à l'intérieur du conduit primaire 17, à la partie absorbant la chaleur il 21 du tube thermique, partie relativement courte, cel- le-ci est équipée de plusieurs nervures d'échange thermique 23. Par ailleurs, dans le canal primaire sont prévues, pour éviter les turbulences d'écoulement, en rapport avec la position des cloisons intermédiaires 7 ou 7' de la partie secondaire de l'échangeur thermi- que à accumulation, des tôles déflectrices d'écoulement assurant à travers le canal primaire un écoulement en méandres du fluide débiteur de chaleur. Ainsi, le con- duit 17 débiteur de chaleur est en communication, par une chaîne de transfert de chaleur agissant unilatéra- lement en direction du côté secondaire de l'échangeur de chaleur à accumulation, avec les différentes zones d'accumulation de chaleur des divers niveaux de tempé- rature, ces différentes zones étant atteintes par la conduit débiteur de chaleur (indirectement) dans un ordre décroissant correspondant au niveau des tempéra- tures. Le caloporteur cédant la chaleur atteint donc le tube thermique 20a appartenant à la zone d'accumula- tion de chaleur 11 ou 11' ayant le niveau de tempéra- ture T1 le plus élevé en premier et, en dernier, le tu- be thermique 20f de la zone d'accumulation de chaleur 16 ou 16' ayant le niveau de température T6 le plus bas. Le fonctionnement de l'accumulateur ther- mique de la figure 1 est le suivant: Le caloporteur cédant la chaleur et le caloporteur absorbant la cha- leur viennent au contact d'échange de chaleur selon -le principe du contre-courant, les tubes thermiques et la cloison thermo-isolante 18 faisant en sorte toutefois, que le transfert thermique s'opère uniquement dans un sens, à savoir du côté primaire au c8té secondaire. Le réservoir d'accumulation étant divisé en plusieurs zo- nes d'accumulation thermique, isolées les unes des au- tres au plan thermique, il se produit dans le calopor- teur, du côté secondaire, a la condition que la tra- versée du réservoir d'accumulation s'opère en quasi- stagnation, un étagement de température dans le réser- voir d'accumulation, de sorte qu'à chaque zone accumu- latrice de chaleur, se trouve affecté un niveau de température différent. Le niveau de température supé- rieur T1 se situe très légèrement au-dessous de la tem- pérature du caloporteur cédant la chaleur durant le temps o le niveau de température supérieur pourrait se former. Si, pour une raison quelconque, la tempéra- ture d'entrée du caloporteur débiteur de chaleur des- cend au-dessous du niveau de température T1 dans la zone accumulatrice de chaleur 11 et se stabilise, par exemple, à un niveau se situant légèrement au-dessus du niveau de température T3 de la zone accumulatrice de chaleur 13, alors la baisse de température s'est, par rapport aux deux premières zones accumulatrices de chaleur 11 et 12, inversée du côté secondaire au côté primaire de l'échangeur thermique à accumulation. Les tubes thermiques 20a et 20b sont plus fortement réchauf- fés dans leur partie supérieure que dans leur partie inférieure. Par ailleurs, la cloison du réservoir à accumulation 2 est plus chaude dans le secteur des deux premières zones accumulatrices que le caloporteur débiteur de chaleur dans le conduit 17. La cloison iso- lante 18 empêche un'reflux thermique allant du côté secondaire au côté primaire au travers de la paroi du réservoir. Les tubes thermiques étant revêtus, sur leur face intérieure 25 à conformation lisse dans la zone de transition, d'une garniture de chrome 26 ou de PT E 27 hydrophobe, un éventuel condensat ne pourrait que s'écouler vers le bas, par gravité. Une remontée du condensat dans les parties supérieures 22 des tubes thermiques est empêchée par l'absence d'une structure capillaire. En chute de température inversée, le conden- sat se concentre donc en totalité dans la partie infé- rieure absorbant la chaleur du tube capillaire et y demeure; le circuit de caloporteur permettant un trans- * fert thermique à l'intérieur du tube thermique est alors interrompu. Un reflux thermique à partir des deux premières zones d'accumulation thermique Il et 12 sur le côté primaire de l'échangeur est de ce fait ex- clu. Ce n'est que lorsqu'il y a consommation de l'eau emmagasinée dans les zones d'accumulation thermique que leur température baisse progressivement jusqu'au ni- veau de température le plus haut finalement alimentédl c8té primaire (dans l'exemple choisi, le niveau de tem- pérature T^). Ce n'est également que lorsque dans les zones Il et 12, règne une température plus basse qu'à l'entrée du conduit chauffant 17 que peut à nouveau se produire dans le secteur des parties chauffantes des tubes 20a et 20b une condensation du fluide de trans- fert thermique en phase vapeur à l'intérieur des tubes, et par conséquent un transfert thermique du côté primai- re au côté secondaire de l'échangeur. La température d'entrée continuant a baisser dans le fluide calopor- teur chauffant du c6té primaire de l'échangeur, ce processus se renouvelle en conséquence; les zones d'ac- cumulation thermique dont la température se situe au- dessus de la température d'entrée côté primaire peuvent encore être "utilisées à vide" sans qu'intervienne à partir du côté secondaire, un reflux thermique vers le côté primaire. Ce n'est que lorsque les zones d'accu- mulation thermique dont la température de service se situe au-dessus de la température d'entrée sont ramenées, par une consommation appropriée, à la température d'en- trée qu'a lieu à nouveau un transfert thermique du cô- té primaire au côté secondaire. Les zones d'accumula- tion thermique sont donc stabilisées sur la température d'entrée côté primaire la plus élevée correspondante. Lorsqu'il y a abaissement de la température côté pri- maire, il reste toujours à disposition un certain vo- lume emmagasiné, volume se trouvant au plus haut ni- veau de température finalement obtenu. Le fonctionnement de l'échangeur thermique à accumulation de la figure 2, qui utilise un matériau accumulateur de chaleur latente, est tout à fait ana- logue. Les différentes couches de température et zones d'accumulation thermique sont également ici, si l'on fait exception de certains ponts thermiques inévita- bles, isolées entre elles au plan échange de chaleur. - Les différentes zones du côté secondaire peuvent, du fait de la consommation d'eau et lorsque la températu- re primaire baisse, être les unes après les autres, en commençant par l'accumulateur ayant la température de service la plus élevée, 8tre "utilisées à vide", le niveau de température, toutefois, se maintenant au point de transformation de phase aussi longtemps que du matériau liquide demeure encore, lors du refroidis- sement, dans la zone d'accumulation thermique. Ce n'est que lorsque le matériau accumulateur de chaleur laten- te est passé entièrement en phase solide que la tempé- rature commence à baisser à l'intérieur d'une zone d'accumulation thermique. L'étagement de température prédéterminé par la sélection du matériau se maintient donc plus longtemps qu'avec l'exemple d'exécution de la figure 1; par ailleurs à encombrement égal de cons- truction, la capacité d'accumulation est plus grande à l'intérieur d'une zone d'accumulation thermique, car l'énergie de transformation de phase est emmagasinée en tant qu'apport important. L'échangeur thermique à accumulation en exécution résistante à la pression que représente la figure 4 est constitué sur le modèle de l'échangeur dela figure 1; la masse accumulatrice de chaleur est ici un liquide d'usage courant, de l'eau par exemple. Les différentes zones d'accumulation de chaleur (deux seu- lement sont représentées sur la figure 4) sont consti- tuées, dans la partie secondaire de l'échangeure, en réservoir à pression 30 en forme de bouteille pouvant supporter sans autres dispositions la pression de l'eau industrielle. Sur l'exemple d'exécution représen- té icig la liaison d'échange thermique dans un seul sens entre le cÈté primaire et le côté secondaire de l'échangeur thermique à accumulation est constituée par un faisceau de tubes 31 pouvant s'introduire dans le réservoir à pression par une ouverture 32 relativement largement dimensionnée. Les différents réservoirs à pression sont en liaison les uns avec les autres par une tuyauterie 34 pouvant être raccordée à la partie supérieure d'un réservoir à pression et débouchant à la partie inférieure du réservoir à pression voisin. Au-dessous de l'ouverture d'introduction 32, est prévu comme partie primaire de l'échangeur thermique à accu- mulation un échangeur thermique en forme de caisson dans lequel pénètre côté absorption de chaleur, le faisceau tubulaire. Les différents échangeurs thermiques 35 du côté primaire associés aux zones d'accumulation thermi- que ou réservoirs à pression sont en liaison les uns avec les autres par de courtes tuyauteries 36. Pour éviter les pertes de chaleur à l'extérieur ainsi qu'un échange de chaleur fortuit entre côté secondaire et côté primaire, les réservoirs à pression 30 et les échangeurs thermiques en forme de caisson 35 sont entou- rés d'une isolation thermique 37 ou 38; les pièces men- tionnées peuvent être calorifugées à la mousse à l'inté- rieur, par exemple, d'un coffrage approprié. Chaque ré- servoir à pression-peut être installé verticalement sur des supports 39, lesquels toutefois doivent dans toute la mesure du possible être raccordés mécaniquement au réservoir à pression sans formation de ponts ther- miques. La répartition en un faisceau tubulaire des tubes thermiques (troisième exemple d'exécution) a été prévue pour augmenter la surface de transmission ther- mique de la masse accumulatrice de chaleur et du sec- teur chauffant des tubes dans la partie secondaire de l'échangeur de chaleur à accumulation. Dans la partie secondaire, on ne peut compter, sur la face ex- térieure des tubes, que sur une faible convection, donc sur un faible transfert thermique. Sur les accumulateurs de chaleur latente, en particulier, qui sont conformes au modèle de la figure 2, une grande surface de trans- mission de chaleur dans la partie chauffante des tubes est importante car dans ces cas d'emploi, les matériaux accumulateurs de chaleur latente sont temporairement ou partiellement solides, ou au moins d'une consistance très visqueuse, de sorte qu'une convection libre ne peut avoir lieu; la transmission de chaleur s'opère ici presqu'exclusivement par conductibilité. Pour aug- menter l'échange thermique, il est donc utile que les tubes décrivant des méandres et/ou soient répartis en faisceau, et/ou soient équipés de nervures ou de protu- bérances facilitant l'échange thermique. - REVENDICATIONS 1) Echangeur thermique isolé contre les poetes de chaleur dans l'environnement et combiné à un accumulateur thermique, comportant un conduit chauf- fé et, séparé de celui-ci, un conduit chauffant, ces deux conduits étant en liaison d'échange thermique avec une masse accumulatrice de chaleur, caractérisé par le fait que la masse accumulatrice de chaleur est divisée en plusieurs zones d'accumulation thermique (11 à 16, 11' à 16') isolées thermiquement les unes des autres, à chacune desquelles est affecté un niveau de tempé- rature différent (de T1 à T6), zones d'accumulation thermique traversées les unes après les autres, dans un ordre croissant correspondant à la suite des diffé- rents niveaux de température (de T1 à T6), par le con- duit chauffé (9, 10), par le fait que le conduit chauf- fant (17) est séparé des zones d'accumulation thermique (11 à 16, 11' à 16') par une cloison thermo-isolante (18), et par le fait qu'entre le canal chauffant (17) et chacune des différentes zones d'accumulation thermi- que (11 à 16, 11' à 16'), est prévue une liaison de transfert thermique agissant exclusivement dans un sens, à savoir du conduit chauffant (17) vers la zone d'accu- mulation thermique correspondante (11 à 16, 11' à 16') de l'accumulateur de chaleur, les parties chauffées (21), alimentées par le conduit chauffant (17), des différentes liaisons de transfert thermique (20a à 20f) étant atteintes par le conduit chauffé les unes après les autres dans l'ordre décroissant correspondant à la suite des différents niveaux de température (de T1 à T6) des zones d'accumulation de chaleur correspondan- tes (11 à 16, 11' à 16'). 2) Echangeur de chaleur selon la revendica- tion 1, caractérisé par le fait que la liaison de transfert thermique est réalisée chaque fois par un tu- be thermique (de 20a à 20f) conçu en fonction du niveau de température (de T1 à T6) de la zone d'accumulation thermique correspondante (de Il à 16, de 11' à 16'), tube thermique orienté au moins à peu près verticalement, le conduit chauffant (17) étant disposé plus bas que les zones d'accumulation de chaleur dans l'échangeur thermique et les tubes thermiques (de 20a à 20f) péné- trant en tubes chauffants (22) dans les zones d'accumu- lation thermique (11 à 16, 11' à 16') et en tubes chauf- fés (21) dans le conduit chauffant (17). 3) Echangeur de chaleur selon l'une des re- vendications I ou 2, caractérisé par le fait que chaque zone d'accumulation thermique (de 11 à 16) est remplie d'un liquide d'usage courant, en particulier d'eau, jouant le r6le de masse accumulatrice de chaleur, par le fait que les zones d'accumulation voisines (11 et 12, 12 et 13, etc..) sont en communication par une ou- verture (8) permettant le passage de l'écoulement et que la succession des zones d'accumulation thermique (de 11 à 16) constitue ainsi elle-même, en même temps, me conduit chauffé (9) (figure 1). 4) Echangeur de chaleur selon l'une des re- vendications I ou 2, caractérisé par le fait que le con- d it chauffé (10) est, au plan écoulement, distinct des différentes zones d'accumulation de chaleur (de l' à 16') et, par sa cloison bonne conductrice de la chaleur (19), se trouve en liaison d'échange thermique avec la masse accumulatrice de chaleur de chacune des zones accumulatrices thermiques (de 11' à 16') prises les unes après les autres. ) Echangeur de chaleur selon la revendica- tion 4, caractérisé par le fait que chaque zone accumu- latrice thermique (de 11 à 16) est remplie d'un maté- riau accumulateur de chaleur latente d'un niveau de température différent (de T1 à T6), matériau jouant le râle de masse accumulatrice de chaleur. 6) Echangeur de chaleur selon l'une des revendications de I à 5, caractérisé par le fait que les tubes thermiques (de 20a à 20f) présentent, au moins dans la zone faisant transition entre la partie chauffée (21) et la partie chauffante (22), une face intérieure lisse (25) et sans élément de montage. 7) Echangeur de chaleur selon la revendica- tion 6, caractérisé par le fait que les tubes thermi- ques sont, dsms la zone de transition, équipés d'une garniture (26, 27), de préférence en chrome (26) ou en PTFE (27) repoussant le liquide de condensation (28) du fluide caloporteur emmagasiné. 8) Echangeur de chaleur selon l'une des revendications de I à 7v caractérisé par le fait que les différentes zones d'accumulation de chaleur sont conformées en différents réservoirs, en forme de bou- teilles ou d'une autre forme, résistant à la pression (figure 4).