La présente invention concerne un procédé et un dissosi- tif de fermentation accélérée de compost urbain ou analogue. On sait que d'un point de vue agricole, le compost urbain est un amendement au même titre que l'est le fumier et que de plus ces deux produits ont les mimes utilisations agronomi- que s. Ainsi le fumier qui fermente passe successivement par quatre stades : le premier qui est celui du fumier frais ( il sort de l'étable), le second qui est celui du fumier fait ( il a trois à quatre mois de stockage) le troisième qui est celui du fumier décomposé (il a de six à huit mois de stockage), le quatrième enfin qui est celui du terreau pur le fumier étant alors complètement décomposé. On rappelle que le terreau est de la terre formée par la décomposition de matières aninales et végétales. On sait aussi quìl faut réduire les dimensions des ordures ménagères brutes, par un procédé mécaiiique ou un autre, pour que celles-ci, devenues du compost frais, puissent après fermentation devenir du compost urbain que l'on nomme d'ailleurs fréquemment et improprement du terreau. Les opérations de fermentation peuvent se faire soit spontanément > ltair libre, directement sur aires de stockage par retournement des tas, soit directennt en usine par des procédés qu'on désigne par le nom de fermentation accélérée. Quel que soit le mode de fermentation adopté, les quantités d'eau qui ont été apportées en cours de fermentation ne sont Jamais suffisantes pour que le compost urbain puisse atteindre le stade de maturation qui correspond à celui du fumier décomposé. Car plus un compost évolue plus sa teneur en-eau aug mente. Si elle n'est que de 33% pour un compost frais non arrosé en usine, elle passe à 38% lorsque le compost est maturé puis à 45/ lorsqu'il atteint le stade du terreau ou de la terre de ren- potage, cette dernière étant un mélange par tiers de sable, de terre et de terreau pur ce qu'est précisément le compost urbain lorsqu'il a atteint son dernier stade de fermentation. Le compost urbain fatriqué en usine n'ayant Jamais atteint le stade de la maturation correspondant à celui du fumier décomposé, il en résult-e que l'emploi des composts urbains est toujours limité aux seules périodes hivernales et qu'il faille toujours le stocker soit en usine soit chez l'utilisateur pendant au moins G à 8 mois avant leur époque d'épandage.Le fait que les usines ne fabriquent pas de compost urbain maturé (troisième stade) qui se vendrait toute l'année a donc de sérieures répercussions sur les diraensions des aires de stockage qui doivent autre importantes Quand au prix due vente des composts non évolués ils ne peuvent pas être élevés alors qu'ils le seraient d'avantage s'ils étaient maturés et à fortiori s'ils devanaient de la terre de rempotage ou du terreau. La présente invention a pour but de remédier aux inconvénients rappelés ci-dessus et de permettre, de façon automatique simple rapide et contrôlée, la fermentation accélérée à l'air libre du-compost urbain jusqu'à sa phase ultime et ce, directement sur aire de stockage sur les tas de compost eux-n8mes, au lieu de se faire en usine dans des installations importantes et onéreuses. A cet effet, l'invention a pour objet un procedé de fermentation accélérée de compost urbain caractérisé en.ce qu'il consiste à drainer et aérer la base du tas de compost à traiter, à évacuer la chaleur produite à l'intérieur du tas et à injecteur de façon périodique variable et automatique à l'intérieur du tas des-quantités d'eau déterminées en fonction, d'une part, de la zone considérée à humidifier et, d'autre part, de la température régnant dans la zone intérieure du tas de compost. L'invention concerne également un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé ci-dessus et caractérisé en ce qu'il comprend un système de drains disposé à la base du compost à traiter, des drains latéraux d'évacuation des calories implantés dans ledit tas et dirigés vers l'intérieur de ce tas, des moyens d'alimentation en eau, des moyens reliés audits moyens d'aliaen- tation en eau pour injecter des quantités d'eau déterminées dans des zones doterminées à l'intéreur du tas, une sonde thermosensible implantée dans une zone intérieure du tas, et des moyens auto-commandés reliés à ladite sonde et auxdits moyens d'injection d'eau pour commander périodiquement en fonction de la température détectée par ladite sonde les injections desdites quantités déterminées d'eau dans le tas de compost. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre d'un mode de réalisation du dispositif ci-dessus, description donnée à titre d'exemple uniquement et en regard des dessins annexés sur lesquels : - Fig. 1 représente une coupe schématique verticale d'un tas de compost en cours de fermentation. - Fig. 2 représente une vue en coupe transvérsale d'un dispositif de fermentation selon l'invention. - Fig. 3 représente une vue en coupe longitudinale suivant la ligne III-III du dispositif de la figure 2 en position de non injection d'eau et, - Fig. 4 représente le dispositif de la figure 3 en position d'injection d'eau. En considérant tout d'abord la figure 1 on voit que peu de temps après qu'un tas a été dressé il s'y produit trois zones nettement différenciées. "a première (1) est superficielle et recouvre toute la surface périphérique du tas. Elle a une couleur noire et ast très humide (40 à 45% d'humidité). La seconde (2) Juste en dessous de la précédente est uniformément tapissée d'un épais feutrage de mycélium qui lui communique sa couleur blanche. Elle est relativement sèche, ne titrant guère plus de 18% d'eau. La troisième (3) occupe tout le volume compris entre le sol et la couche blanche et est de couleur grise, plus ou moins foncée suivant qu'elle est ancienne ou récente ou bien plus ou moins humide. Cette masse peut titrer plus de 33% doleau surtout si le compost urbain a été humidifié en usine en cours de fabrication. La quatrième zone (4) ne prend naissance à la base du tas que s'il est exagérément humide. Cette zone est de couleur noire, a l'aspect de la vase et dégage une odeur d'autant plus nauséabonde que le produit a stagné pendant un certain temps dans l'eau. Dès que les micro-organismes aérobies, qui ullulent dans le tas à l'état de vie ralentie, se trouvent dans un milieu air-eau qui leur convient, ce qui se produit très vite sur le dessus du tas dès que du liquide, qui n'est pas du liquide de constitution, descend vers le centre et du bas du tas, aussit8t la fermentation se développe de façon tumultueuse et intempesti- ve en produisant de la chaleur et en dégageant des gaz chauds et humides qui, s'élevant dans la masse, traversent la couche blanche (2) et vont se condenser sur la couche noire (1) qui. joue le rôle d'une paroi froide et qui souvent a une te-lpérature inférieure de plus de 200 à celle de la couche hlanche (2). L'écoulement de l'eau par gravité s'ajoutant au fait que les gaz bliauds et humides vont se condenser su la couche noire (1) expliquent le dessèchement du compost qli se trouve dans le tiers supérieur du tas. L'analyse d'échantillons prélevés à intervalles réguliers dans le tiers supérieur de la couche grise 3 d'un tas humidifié en usine a montré que le taux d'humidité était passé de 38 à 27% en trois semaines bien que le tas n'ait pas été monté sur des drains. Alors que le titre était de 38% le troisième jour, il était de 36% le neuvième jour, de 27% le vingt deuxième Jour et de 23% le vingt neuvième jour. En estimant que le dessèchement d'une masse de 100 ton nes de compost urbain ne se fasse que sur le tiers de son poids 40-24 on constate qu'il a subi une perte d'eau de = 5,3 tonnes 3 d'eau. (Un compost urbain qui titre au départ 33% de matière minérale et 33% de matière organique et-qui a été humidifié à 38% comporte 40 tonnes d'eau. Un compost urbain qui aurait les mimes titrages en matière minérale et en matière organique et qui serait humidifié à 27% comporte 24 tonnes d'eau). Au fur et a' mesure que l'assèchement gagne vers le centre de la masse et qu'un équilibre convenable air-eau se trouve réa- lisé, la fermentation, gagnant de proche en proche, descend & BR l'on constate en faisant périodiquement des prises de tempratures tous les 10 om du haut sers le bas du tas. On constate alors que la température commence à s'accroître au fur et à mesure que les parties stas- sèchent et qu'ainsi la température gagne de proche en proche le centre du tas. I1 s'ensuit un échauffement général de la masse. le même phénomène quoique bien moins accentué, parce que se propageant dans un milieu humide, se produit entre la base du tas et soncentre. Lorsque la fermentation s'est propagée dans le tiers supérieur du tas on assiste alors à un phénomène thermique qui est le suivant : la partie centrale très chaude n'arrive pas à éva- cuer sa chaleur parce que la masse griso 3 qui se trouve au dessus d'elle et qui s'est asséchée joue le foîe d'un isolant thernique. Le tas se comporte alors comme une véritable marmite norvégienne. Si le tas est statiquement chaud, il ne l'est pas de façon dynamique; la chaleur resté littéralement emprisonnée dans la masse. On pourrait croire qu'à la suite de pluies ou d'arrosages effectués sur le haut du tas on pourrait réhumidifier la masse grise 3 pour que la fermentation puisse reprendre. I1 n'en est rien car si la couche blanche 2 se laisse facilement traverser ûr les gaz chauds ét huaides qui lui arrivant par le dessous, elle a la propriété remarquable de se montrer parfaitement imperméable à l'eau qui lui arrive par le dessus. Le procédé suivant l'invention qui a @our but de faire évoluer de façon accélérée le compost du stade "frais" au stade de la décomposition complète aboutissant P la terre de rempotage ou au terreau, en passant par tous les stades intermédiaires, consiste à drainer etaérer la base du tas qui est ou devient humide, à permettre aux calories de s'échappe;; de l'intéri-ur du tas, à humidifier la partie située sous la couche blanche 2 pé- riodiquement en fonction de la température régnant dans la zone centrale du tas ot en injectant davantage d'eau additionnée even- tuellement de liquide d'ensemencement, dans les parties supérieu- res de la zone considérée. On va maintenant expliciter ce procéd en décrivant le dispositif pour sa mise en euvre représenta sur les figures 2 à 4. Sur les figures 2 à 4 on a représenté deux tas longitudi- naux parallèles 5 et 6 de compost urbain à traiter. Les tas 5 et 6 sont disposés à même la terre sur des drai@s 7 alignés longitudinalement aux tas suivant la ligne de plus grande pente, les drains n'étant dégagés qu'en bas de la lierne de plus rende pente et débouchant au dessus d'une rigole transversale 8 (figures 3 et 4). A l'intérieur de chaque tas sont implantées deux séries de drains latéraux légèrement inclinés vers l'intérieur des tas, à savoir une série de drains latéraux supérieurs 9 alignés et enfoncés das la partie supérieure de chaque tas, et une série de drains latéraux inférieurs 10 alignés et enfoncés dans la par- tie inférieure des tas. Dans un neAme tas, les drains des rangées supérieure 9 at inférieure 10 sont disposés on quinconce (figures 3 et 4) et tous les drains des tas débouchent à l'air libre dans l'espace 11 séparant les deux tas 5 et 6. Dans cet espace 11 est disposée sensiblement horizonta- lement une canalisation 12 d'alimentation en eau des drains 9 et 10. Cette canalisation 12 est reliée à chacun des drains 9 et 10 par une conduite souple 1 et par n tube doseur 14 et comporte, à son extrémité amont, un entonnoir 15 et X son extrémité aval, un coude 16 de déversement. Sur les figures 3 et 4 on n'a pas représenté pour plus de clarté les doseurs et les conduites souples relatifs au tas de droite 6 de la figure 2. La canalisation 12 peut se déplacer verticalement parallèlement à elle-même oe façon à occuper une position basse extrême (représentée sur la figure 3) pour laquelle la canalisation 12 est en dessous de l'alignement des extrémités à l'air libre des drains inférieurs 10 et une position haute extrême (représentée sur la figure 4) pour laquelle la canalisation est au-dessus de l'alignement des extrémités à l'air libre des drains supérieurs 9. Ce mouvement est réalisé par des câbles 17 dont une extrémité est fixée à la canalisation 12 et qui passent sur des poulies 18 portées par des potences 19 fixées au sol,ces différents éléments n'étant pas représentés,par souci de clarté,sur la figure .- liés câbles 17 sont mils par un treuil 20 actionné par un mo- teur électrique 21. L'arrêt du moteur 21 dans les positions limites de la canalisation 12est obtenupar des contacteurs électriques Clet C2 fixes, reliés au moteur 21 et coopérant avec un taquet T solidaire cies câ- bles 17. Au dessus de l'entonnoir 15 est disposé un réservoir d'eau 22 alimenté par une conduite 23 dans laquelle est interposée une vanne 24. Dans le éservoir est monté un siphon 25 de vidage dont l'extrémité inférieure 25a est disposée à l'aplomb de l'enton- noir 15,et,à la partie supérieure,un flotteur 26 dont l'extrémité extérieure coopère avec des contacts electriques fixes 27 et 28 reliés à la vanne 24. L'extrémité coudée 16 de la canalisation 12 est disposée à l'aplomb du réservoir 29 d'un dispositif de commutation à bascule hydraulique 30 de type connu et qu'on ne décrira pas en détail. Le réservoir 29 comporte à sa partie inférieure un trou de diamètre réglable permettant à l'eau contenue dans le réservoir 29 de s'écouler suivant un écoulement déterminé dans une petite fosse 31 communiquant avec la rigole 8 et reliée par une canalisation 32 et une pompe à main 33 au réscrvoir d'eau 22. Le dispositif de commutation 30 commande par des contacts électriques fixes 34et 35 le moteur électrique 21 et la vanne 24. Enfin, il est prévu une thermo-sonde électrique 36 enfoncée au coeur d'un des tas et insérée dans le circuit électrique de commande de la vanne 24. Le fonctionnement du dispositif décrit ci-dessus est le suivant. Le drainage et l'aération de la base des tas de compost sont réalisés de façon continue et efficace par le réseau de drains 7 L'évacuation des calories qui s'accrelulent a a' l'intérieur des tas s'effectue par l'intermédiaire des drains supérieurs 9 et inférieurs 10 qui sont dimensionnés en conséquence. D'une façon générale, í,lus le diamètre des drains sera grand ct lus les échanges de calories scront rapides et plus le tas fermente- ra rapidement. L'introduction d'eau à l'intérieur des tas de compost s'effectue par les mêmes drains 9 et 10 suivant les modalités suivantes. La partie supérieure irriguée par les drains 9 étant plus sèche sera humidifiée davantage en dimensionnant en conséquence les tubes doseurs 14 reliés au: drains 9, tandis que les tubes doseurs 14 reliés aux drains inférieurs 10 seront de moindre dimension afin de délivrer moins d'eau. L'injection d'eau !st commandée par la thermo-sonde 36 qui a deux ralles. Le premier cst de commander l'ouverture de la vaine 24 d'arrivéè d'eau lorsque la chaleur du compost urbain se trouvant autour d'elle atteint ou dépasse un certain niveau de température. Le second est de commander la formeture de la vanne 24 lorsque la température, on redescendant, repass@ par le même niveau. Ce niveau est évidemment réglable et permet de modifier à volongé le cycle d'injection d'eau. Au début, la thermo-sonde est régléc de telle sorte que l'ouverture de la vanne 24 se fait dès que la température, an montant, par exemple atteint 600 et que la fcrneture ait lieu lorsque la température, en redescendant, repasse par la même tem- pérature c 'est-à-dire par 600. La commande de l'ouverture de la vanne 24 qui dépend égaiement de la position du dispositif à bascule 30 ne peut se frire que lors- que les contacts 35 sont reliés entre eux par ledit dispositif 30 (figure 4). Cette position du dispositif 30 commande également la sise eii route wu noteur 21 dc façon descendre la cenalie- tion 12 jusque dans sa position basse extrême. Donc au début de l'opération, le dispositif 30 est dans la position représentée sur la figure 4 et la canalisation 12 dans celle représentée sur la figure 3. On suppose que le réservoir 22 vient de se remplir. L'eau du réservoir 22 s'écoule par le siphon 25 et tombe dans l'entonnoir 15. Elle s'écoule dans la can@lisation 12 an remplissant tous les tubes doseurs 14 puis s'écoule par le coude 16 dans le réservoir 29. Le trou ménagé au fond du réservoir 29 est dimensionné de manière que le débit de l'eau déversée @ar la canalisation 12 soit supéricur au débit de l'eau s'écoula@t par ledit trou de sorte que périodiquement, au bout d'un temps déterminé le dispositif 30 bascule et passe de la position r@présentée sur la figute 4 à celle repr@sentée sur la figure 3. Dans cette dernière position les contacts 35 sont isolés et les contacts 34 court-circuités. La vanne 24 est alors fernée et le moteur 21 ast mis en marche en sens inverse de façon à faire monter la canalisation 12 dans la position haute extreme représentée sur la figure 4 pour injecter les quantités d'eau contenues dans les doseurs 14 dans les drains 9 et 10 respectifs. Le réservoir 29 n'étant plus alimenté, se vide et s'allègé et provoqua un nouveau basculement du dispositif 30 qui revient a la position représentée sur la figure 4. On s'arrange pour que la vidange du réservoir oscillant 29 se fasse dans un temps tel que le réservoir 22 ne puisse pas être encore plein lorsque le réserv@ir 29 aura occupe de nouveau sa position horizontale. A ce moment, la vanne 24 est réouverte et le réservoir peut se remplir tandis que la canalisation 12 est redescendue en position basse. Une fois le réservoir rempli , la vaine 24 est cernée par le flotteur 26 ct l'eau se déverse par le siphon 25 dans l'entonnoir 15 et le cycle d'injection d'eau recommence, réglé par la période de basculement du dispositif et se répète tant que le circuit électrique de commande de la vanne 24 n'est pas coupé par la thermo-sonde 36. On a indiqué plus haut que la thermo-sonde 36 était par exemple, réglée a 60 C à la montée de la temperature comme a la descente. Ceci signifie que tant que la température détectée par la thermo-sonde 36 sera supérieure ou égale à 60 l'inj@ction d'eau aura lieu commandée automatiquement par le dispositif à bascule 30, S@ la température descerd en dessous do 600 et se stabilise à une valeur inférieur@, on réglera le seuil de fonctionnement de la thermo-sonde à ce nouveau niveau jusqu'a ce que la température se stabilise aux environs de 400. C'est en procédant de la sorte que la fermentation s'autodirige, puisqu'à chaque fois qu'il y aura trop d'humidité la fermentation se ralentira pour redémarrer dès qu'il sera passé suffisamment d'air pour qu'assez de liquide ait pu s'échapper. Lorsqu'au cours des injections, du liquide viendra à s'écouler par les drains 7 disposés au sol on roglera volontairement la thermo-sonde à une température inférieure de terre sorte que les injections continuent à se faire et qu'on puisse recueillir suffisamment de liquide pour pouvoir le recycler par l'intermédiaire ae la canalisation 32 et de 1.3 pompe à nain 33 dans la masse. Ce liquide appelé liquide d'ensemencement est particulièrement riche on bactéries et microorganismes provoquant et développant la f@rmentation. Après ce recyclage on réglera la thermosonde è une température telle que les injections puissent reprendre à nouveau normalement.Au cas où, malgré ce réglage, du liquide continuerait à s'écouler on supprimerait les injections dans les drains inférieurs 10 pour ne conserver que celles dans les drains supérieurs 9. Cette opération sera facile à réaliser puisqu'il suffira de débrancher les conduites souples 13 des drains 10. Si pour une raison ou pour une autre le température autre mentait de trop dans la partie basse du tas on dégagerait alors la partie supérieure des drains 7 qui Jusque là étaient bouchés, ce qui facilitera l'évacuation des calories. Si on a déclanche le fonctionnement de la formentation en vue d'obtenir du compost urbain moturé on sait que ce degré de fermentation s-ra atteint lorsque la valeur du rapport C/@ (carbore/azote) sera de l'ordre de 20 et que la teneur en eau sera de l'crdre de 38%. On peut déterminer approximativement le tonnage d'eau qui devra être effectivement absorbé et qu'on pourra facilement contrôler a l'aide d'un compteur. Comme il a été dit plus haut, il a fallu incorporer 5,3 tonnes C'eau dans 1 tiers supérieur d'un tas de cent tomes de compost urbain pour remonter son humidité de 27 à 38%. Etant donné que la fermentation ne peut se faire dans les ceux autres tiers du tas que Si l'équi- libre air-eau est convenable, il faudra donc commencer par évacuer l'eau qui s'y trouvera en excès ce qui sera obtenu grâce à l'ensemble des drains latéraux 9 et 10. Alors la fermentation pourra se faire dans le reste du tas. Il aura donc injecter à nouveau deux fois 5,3 tonnes d'eau soit un total de 15,9 tonnes d'eau. Si par coutre, on a déclenche la ferm@ntation en vue d' obtenir de la tarre de rempotage, il faudra continuer le cycle des injections jusqu'à cb que la valeur du rapport CAT ait atteint une val@ur de 12 et que le taux d'humidité ait atteint 45% ce qui sera obtenu lorsque le tas aura effectivement absorbé 5416,5 = 37,5 tonnes d'eau. Si enfin on désire obtenir du terreau pur, on abandonne le tas à lui-même sans y faire aucune injection d'eau. Lorsque le tas se sera désséché et qu'il n'aura plus qu'une teneur en eau de l'ordre de 25% on procèdera à la séparation des matières minérales en utilisant des moyens connus tels que le tarrare, la bateuse , etc. Au cours de cette opération on recueillera 33% environ de matières non-organiques. Les matières minérales étant sèches n'adhéreront plus à la matière organique et se détacheront facilement. On fera subir à la matière organique seule le même cycle d'injections que précédemment jusqu'à ce que le tas ait un rapport C/N de l'ordre de 12 t que la teneur en eau aura effectivement atteint 45%, ce qui sera obtenu lorsqu'un tas de 100 tonnes de matière orga- nique aura absorbé 81 tonnas d'eau. Si on admet qu'il faille attendre 1,5 mois pour maturer un tas de 100 tonnes, il faudra que le mécanisme d'injections soit conçu pour distribuer 15 900 soit 13 litres à l'heure. 45 x 24 Pour des raisons pratiques et pour que le liquide puisse atteindre le bas des drains latéraux 9 et 10 on injectera 1 litre par les drains du haut 9 et 0,5 litre par les drains du bas 10. C'est la formentation elle-même ainsi que la cadence de fonctionnnen- du réservoir oscillant 29 qui réglerons Da, la suite la cadence des injections. En résumé, étang donné que chaque stade de fermentation est fonction de sa teneur en eau on saura qu'on aura atteint un certain stade de maturation lorsque le tas aura effectivement absorb@ le tonnage d'eau qui correspondra @ ce stade et cel@ sans qu'il se soit @c@ule de liquide @ le base autre @ué celui qui aure été recyclé. Sur la figure 4 @n @ représent@ en outre un dispositif de réchau@feg@ du liquide d'injection c@@stitué par un ré @au 37 de canalisation de récup@@ation de c@@l@ur @nfoui dans l'un des tas de compost @t r@lie @ un s@rp@ntin 3@ plongé dans le réservoir 22. On réc@@ere ain@i l@ ch@l@ur @@@@gée par la fer- m@ntation pour chauff@r l@ liquide d'inj@ction ce qui facilité encor@ la formentation. Un tel procédé de ferm@ntation accél@@@@ présente d'in cont@stables avanta@es. En effet, il permet d'obtenir des co@posts urbains qui soi@nt ré@@lement fermentes puisqu'ils att@ignemt le stade de la t@rre de rempotage et du@t@rreau. Du f@@t qu'on arriv@ à an@- blir pareill@ment le comp@st urbain, c'est @@'on est a fortiori passé par le stade de mat@ration qui corr@@o@d@a c@lui du fumier décomposé, alors qu@ les usines qui traît@@t suivent les rocédés connus ne f@@r@@uent que des produits qui ne sont que partiellement fermentés (stade du fu@i@r frais ou @@p@ine fait). Par aill@urs, l@s opérations de f@rm@@tation@ se condui- sent dir@ctoment à l'air libre au lieu de se @@r@uler en usine dans de très importanres @t coûte@ses i@stallations. En effet, dans ces usines, le tas de compost ne peut dé@asser; puisqu'il s'agit d'une f@r@@ntation @ l'air libre, une haut@ur de 1 @ 50 et repose sur une se@elle bétonnée ce qui conduit @ une très important@ et enér@@se occupation de surface au sel pour un to@@age, limité de compost. @u contraire, avec le présent proc@dé qui s@ déroule sur term@ battue la surface occup@e au sel @ut être notabl@@ent @ duite et les tas de c@m- post peuvent ateindr@ une hauteur de 4 à 5 par exemple. En cutre, au contraire des usines qui fabriqu@nt des composts urbains de façon traditionnelle @n proc@dant à d'onéreux retourne@ents de t@s, sans pour autant @ortir autre chose que d@s pro@uits @@rtielloment fer@@nt@s, avec cette nouvelle tech@ique on n@ p@ocede à aucun r@tourn@m@nt @t on obtient la gamme compl@to des @roduits @atur@s. L'intér@t d'avoi@ toute le g@@me de @roduits @atur@s est @yido@t. C'est ainsi par @x@@ole @ue le com@ost urbain tel qu'il est actuellement fabriqué ne peut; s'utiliser qu'en période hivernale parce qu'il est insuffisamment fermenté. Le nouveau compost urbain qui aura atteint le stade du fumier décomposé Jourra s'épandre tout au long de l'année. Bien entendu, la présente invention n'est pas limitée au mode de réalisation décrit et représenté ci-dessus mais en couvre au contraite toutes les variantes notamment celles concernant les moyens de commande du déplacement périodique de la canalisation 12 ou d'une façon plus générale, les moyens pour doser et injecter périodiquement des quantités d'eau dé- terminées dans les drains enfoncés dans la masse du compost. Par oxemple, la canalisation mobile 12 peut autre rempla- cée par une canal@sation fixe identique dispcsée légèrement au dessus du niveau des extrémités à l'air libre des drains la téraurjt supérieurs; l'injection obtenue en abaissant et relevant les conduites souples reliant les doseurs aux drains. REVENDICATIONS 1. Procédé de fermentation accélré6 de compost urbain caractérisé en ce qu'il consiste à drainer et aérer la base du tas de compost à traiter, à évacuer la chaleur produite, à l'intérieur du tes et à injecter de façon périodique variable et automatique à l'intérieur du tas des quantités d'eau déterminées en fonction, d'une part, de la zone considérée à hymidifier et, d'autre part de la température régnant dans la zone intéri@ure du tas de compost. 2. Procédé de fermentation suivant le revendication 1, caractérisé en ce qu'on commande les injections d'eau à partir d'un seuil pré-déterminé de température à la @ontée de celle-ci et en ce qu'on arrête les injections lorsqu ladite température en redescendant repasse par le même seuil. 3. Procédé de fermentation suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé on ce que l'eau d'injection ast recupérée ot réinjectée plusieurs fois dans le tas de compost ou dans d'autres tas. 4. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en c qu'il comprend un système de drains disposé à la base du compost à traiter, des drains latéraux d'évacuation des calories implantés dans ledit tas et dirigés vers l'intérieur de cc tas, des moyens d'alimentation en eau, des moyens reliés auxdits moyens d'alimen tation en eau pour injecter des quantités d'eau déterminées dans des zones déterminées à l'intérieur du tas, uns sonde thermo- sensible implantée dans une zone intérieure du tas, et des moyens autocommandés reliés à ladite sonde et auxdits moyens d'injection d'eau pour commander périodiquement en fonction de la température détectée par ladite sonde les injections desdites quantités déterminées d'eau dans le tas de compost. 5. Dispositif suivant la revendication 4, caractérisé en ce que les moyens pour injecter des quantités d'eau détermi- nées dans des zones déterminées sont constitués, d'une part, par lesdits drains latéraux d'évacuation de calories, lesquels sont disposés , de préférence, en lignes parallèles horizontales et de préférence en quinconce, et, d'autre part, par une canalisation disposée sensiblement horizontalement, relié en amont à des moyens d'alimentation en eau, et alimentant chacun des drains latéraux par l'intermédiaire d'un doseur t d'une canalisation souple et par des moyens susceptibles de déplacer ladite canalisation parallèlement à elle-même depuis une position basse extrême en dessous de l'extrémité à l'air libre du plus bas des drains latéraux jusqu'à une position haute extr@m@ au-dessus de l'extrémité a l'air libre du plus haut des drains latéraux. 6. Dispositif suivant la revendication 5, caractérisé en ce que les moyens pour déplacer ladite canalisation parallèlement à elle-même sont constitués par un système de levage à câbles et poulies actionné par un moteur él@ctrique, des moyens de butées étant prévus pour arrêter le noteur dans les deux positions extrêmes de ladite canalisation. 7. Dispositif suivant la revendication 4, caractérisé en ce que les moyens pour injecter des quantités d'eau déterminées dans des zones déterminées sont constitués, d'une part, par lesdits drains latéraux, d'autre part, par une canalisation fixe disposée sensiblement horizontalement légèrement au dessus du niveau des extré@ités à l'air libre des drains latéraux supérieurs et alimentant chacun des drains latéraux par l'intermédiaire d'un doseur et d'une canalisation souple et par des moyens susceptibles de relever les canalisations souplos au dessus du niveau de ladite conduite. 8. Dispositif suivant les revendications 4,5 et 6 ou 4 et 7, caractérisé en ce que les moyens pour commander périodiquement les injections d'eau sont constitués par un dispositif à bascule hydraulique alinen-se en eau par l'extrémité aval de ladite canalisation et susceptible de commander la mise en route ou l'arrêt dudit motour électrique, d'une part, et, d'autre part, l'ouverture ou la fermeture d'une @anne d'amenée d'eau auxdits moyens d'alimentation en eau. 9. Dispositif suivant les revendications 4 et 5 ou 4 et 7, caractérisé en ce que les moyens d'alimentation en eau sont constitués par un réservoir comportant un siphon de déversement dont l'extrémité inférieure est disposée @ l'aplomb d'un entonnoir solidaire de l'extrémité amont de ladite canalisation. 10. Dispositif suivant la revendication A, caractérisé en ce q'ee l'extrémité inférieure des drains disposés à la base du tas de compost débouche dans une rigole reliée par une conduite et une pompe auxdits moyens d'alimentation en eau. 11. Dispositif suivant la revendication 9, caractérisé en ce qu'il est prévu un échangeur de chaleur disposé à l'intérieur du tas de compost et relié à un serpentin plongé dans l'eau dudit réservoir.