La présente invention concerne un fauteuil radiologique destiné notamment à l'orthodontie. On sait que les techniques modernes de l'orthodontie comportent la prise successive de radiographies du visage du patient ; ces radiographies doivent être prises à l'aide du même tube à rayons X, pratiquement fixe, dans deux directions faisant entre elles un angle exactement égal à 90 degrés. On connaît depuis de longues années un fauteuil radiologique destiné à l'orthodontie, qui comporte un châssis porteur, muni de roues roulant sur des rails de guidage, et un siège réglable en hauteur par rapport audit châssis porteur cette forme de réalisation connue comporte deux paires de rails parallèles, disposées dans des directions faisant entre elles un angle exactement égal à 90 degrés. Le patient étant assis sur le fauteuil, on peut, en vue d'exécuter la première radiographie, par exemple de face, ajuster avec une grande précision, la position dudit patient par rapport au tube à rayons X et à un céphalostat, fixe, en faisant rouler le châssis porteur du fauteuil sur la première paire de rails ; ensuite, pour exÉcuter la seconde radiographie, on est obligé de faire descendre le patient du fauteuil, de soulever manuellement l'ensemble dudit fauteuil au-dessus de la premiere paire de rails, de le faire pivoter en bloc de 90 degrés de manière à amener les roues de son châssis porteur au-dessus de la seconde paire de rails, puis de l'y déposer. I1 devient alors possible d'ajuster avec une grande précision la position du patient, à nouveau assis sur le fauteuil, par rapport au tube à rayons X et au céphalostat, en faisant rouler son châssis porteur sur ladite seconde paire de rails. L'emploi de ce fauteuil radiologique connu nécessite donc, entre les radiographies successives, des manipulations qui prennent du temps et qui nécessitent une certaine force musculaire. Le fauteuil radiologique, destiné notamment à l'ortho- dontie, selon la présente invention, comporte également un châssis porteur, muni de roues roulant sur des rails de guidage, et un siège réglable en hauteur par rapport audit châssis porteur il est cependant conçu de façon à éliminer les inconvénients de la réalisation antérieure, qui vient d'être mentionnée. Le fauteuil radiologique selon la présente invention est du type qui vient d'être indiqué, et il est caractérisé par des moyens pour faire pivoter le siège par rapport au châssis porteur autour d'un axe vertical, et par des moyens pour immobiliser le siège pivotant à volonté dans au moins deux positions angulaires à 90 degrés l'une de l'autre. De préférence, dans l'une des deux positions adulaires du siège pivotant, son dossier est perpendiculaire aux rails de guidage, auxquels il est par suite parallèle dans l'autre position angulaire. Dans une forme de réalisation préférée du fauteuil radiologique selon la présente invention, des moyens sont prévus pour régler la position horizontale du siège par rapport au châssis porteur, de façon à pouvoir, sans déplacer le fauteuil, amener les oreilles du patient au niveau d'un céphalostat, indépendant dudit fauteuil, et fixé par exemple à un mur. A titre d'exemple, on a décrit ci-dessous et illustré schématiquement au dessin annexé une forme de réalisation d'un fauteuil radiologique destiné à l'orthodontie, selon la présente invention. La figure unique du dessin annexé est une vue en perspective, illustrant la position angulaire du siège pour laquelle son dossier est perpendiculaire aux rails de guidage. Sur la figure unique du dessin annexé, 1 désigne une paire de rails parallèles, fixés au plancher de la salle de radiologie, par tous moyens appropriés ; comme le tube à rayons X, fixe, produit un faisceau de rayons parallèles à un mur de la salle, près duquel est disposé le fauteuil radiologique, la paire de rails 1 doit être alors placée parallèlement à et à proximité de ce mur . 2 désigne un châssis porteur, muni de roues telles que 3, susceptilles de rouler sur la paire de rails 1. 4 désigne le levier de commande d'un frein, de type connu, qui permet d'immobiliser le châssis roulant, 2, sur les rails 1 en toute position désirée.Une colonne verticale, 5, est montée sur le châssis porteur 2 de façon à pouvoir pivoter par rapport audit châssis 2 autour de l'axe vertical de ladite colonne ; il ntest pas nécessaire de décrire en détail le montage pivotant de cette colonne 5 sur le châssis 2, qui est évident pour l'homme de l'art ce montage pivotant est d'ailleurs susceptible de nombreuses réalisations différentes, bien connues, et dont la plupart sont applicables à la présente invention.Dans la forme de réalisation illustrée, on a prévu un dispositif, commandé par exemple par une pédale 6, qui permet de verrouiller la colonne pivotante 5 à volonté dans l'une de deux positions angulaires, à 90 degrés l'une de l'autre, qui peuvent être repérées par la colncidence de l'un des index périphériques, a et b,de la colonne pivotante 5, avec un index ,c,fixe par rapport au châssis porteur 2. Ce dispositif de verrouillage, qui n'a pas été représenté en détail, est également susceptible de nombreuses réalisations, bien connues de l'homme de l'art, sans qu'il y ait lieu de préférer l'une oul'autre pour la mise en oeuvre de l'invention.Le levier de la pédale 6 peut comporter par exemple un ergot, qui, sous l'action d'un ressort, lorsque ladite pédale 6 est relachée, vient s'engager simultanément dans deux évidements périphériques complémentaires de la base de la colonne 5 et de sa portée sur le châssis 2 ; on conçoit, avec cette réalisation, que l'actionnement de la pédale 6 dégage ledit ergot des évidements mentionnés et libère la rotation de la colonne 5 autour de son axe vertical par rapport au châssis 2. L'emploi d'au moins une crémaillère annulaire est également possible. Dans la forme de réalisation considérée, la partie supérieure de la colonne 5 est munie de préférence d'un volant horizontal 7, qui permet de faire pivoter à volonté ladite colonne 5 dans un sens ou l'autre lorsque le dispositif de verrouillage est libéré, par exemple en actionnant la pédale 6. Dans la forme de réalisation considérée, le siège proprement dit, 8, est monté coulissant dans deux glissieres horizontales, 9a et 9b, solidaires des cotés d'un cadre ou d'une plate-forme horizontale 10 ; cette plate-forme 10 est elle-même supportée par la colonne pivotante 5 par l'intermédiaire d'un organe de réglage en hauteur, qui, dans la forme de réalisation considérée, est constitué essentiellement par une vis 11. On connaît djà des dispositifs de réglage en hauteur pour fauteuil de ce genre, si bien qu'il n'est pas nécessaire de le décrire en détail ; 12 désigne un volant permettant de régler en hauteur la plate-forme 10 et le siège 8. 13 désigne un dispositif de blocage du fauteuil 8 dans les glissières 9a, 9b. 14 désigne la têtière, et 15 le repose-pie?s, l'un et l'autre réglable, du fauteuil 8. La colonne pivotante 5 occupant, par rapport au châssis porteur 2, la position angulaire illustrée, dans laquelle le dossier du siège 8 est perpendiculaire aux rails de guidage 1, on fait asseoir le patient sur le fauteuil et l'on règle la têtière 14 et le repose-pieds 15. On ajuste ensuite avec précision la position du patient, assis sur le fauteuil, par rapport au céphalostat (non représenté), horizontalement, en faisant rouler le châssis porteur 2 sur les rails 1, après avoir libéré le frein 4, et verticalement, en manoeuvrant le volant 12. Le premier réglage, par déplacement le long des rails 1, rend alors pratiquement superflu le réglage de la position du fauteuil 8 dans les glissières horizontales 9a et 9b. Après la prise de la première radiographie, de face dans l'exemple ci-dessus décrit, l'opérateur appuie sur la pédale 6 et, au moyen du volant 7, il fait pivoter la colonne verticale 5 de manière à amener son index b en regard de l'index c solidaire du châssis 2. Cette opération, qui ne nécessite que des efforts musculaires absolument négligeables, peut généralement être effectuée très rapidement, sans que le patient ait à descendre du fauteuil 8. I1 reste ensuite à ajuster la position horizontale du fauteuil 8 par rapport au céphalostat, en le faisant coulisser, après desserrement du frein 13, dans les glissières horizontales, 9a et 9b qui se trouvent alors perpendiculaires aux rails 1. On procède ensuite à la prise de la seconde radiographie, de profil. La présente invention n'est pas limitée à la forme de réalisation précédemment décrite, elle englobe toutes ses variantes. L'organe de réglage en hauteur, qui pourrait être constitue par une crémaillère au lieu d'une vis, pourrait aussi être interposé entre le siège du fauteuil 8 et la plateforme 10, qui serait alors directement solidaire de la partie supérieure de la colonne pivotante 5. Pour d'autres applications, il serait possible, sans sortir du cadre de l'invention, de permettre deverrouiller la colonne pivotante 5 dans plus de deux positions angulaires, non nécessairement perpendiculaires l'une à l'autre. La colonne pivotante 5 pourrait être également remplacée par d'autres moyens équivalents de pivotement autour d'un axe vertical. REVENDICATIONS 1. Fauteuil radiologique destiné notamment à l'orthodontie, comportant un châssis porteur, muni de roues roulant sur des rails de guidage, et un siège réglable en hauteur par rapport audit châssis porteur, caractérisé par des moyens pour faire pivoter le siège par rapport au châssis porteur autour d'un axe vertical et par des moyens pour immobiliser le siège pivotant à volonté dans au moins deux positions angulaires a 90 degrés l'une de l'autre. 2. Fauteuil selon la revendication 1, caractérisé en ce que, dans l'une des positions angulaires du siège pivotant, son dossier est perpendiculaire aux rails de guidage. 3. Fauteuil selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le siège est porté par une colonne verticale, montée sur le châssis de façon à pouvoir pivoter par rapport audit châssis autour de l'axe vertical de la colonne, et qu'un dispositif, commandé par exemple par une pédale, est prévu pour verrouiller la colonne pivotante à volonté dans l'une d'au moins deux positions angulaires à 90 degrés l'une de l'autre. 4. Fauteuil selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par des moyens pour régler la position horizontale du siège par rapport au châssis porteur, de façon à pouvoir, sans déplacer le fauteuIl, amener les oreilles du patient au niveau d'un céphalostat, indépendant dudit fauteuil et fixé par exemple à un mur. 5. Fauteuil selon la revendication 4, caractérisé en ce que la colonne supporte, par l'intermédiaire d'un organe de réglage en hauteur tel qu'une vis ou une crémaillère verticale, une plate-forme horizontale, sur laquelle le siège est monté coulissant dans au moins une glissière horizontale, laquelle est munie d'un dispositif de blocage du fauteuil dens ladite glissière.