La présente invention concerne le revêtement d'objets par projection électrostatique de produits liquides tres conducteurs de l'électricité, tels que par exemple des peintures dites "hydrosolubles" ou de l'émail liquide, en particulier par utilisation de pistolets de peinture électrostatique manuels. Les installations de peinture électrostatique utilisant des produits très conducteurs de l'électricité présentent souvent un danger pour l'utilisateur en effet, le réservoir de liquide est généralement porté a la haute tension avec de telles peintures très conductrices, de sorte que des précautions sont nécessaires pour éviter que l'opérateur vienne à toucher ledit réservoir. Le brevet français publié sous le n" 2 094 305 a déjà proposé de placer le réservoir de liquide dans une enceinte isolante d'épaisseur de paroi suffisante pour éviter tout claquage, ce qui offre dès l'abord une bonne sécurité. Par ailleurs, les installations de ce type vendues jusqu'à présent par la demanderesse comportent deux sécurités supplémentaires - d'une part, ladite enceinte isolante est munie d'un interrupteur qui, action né par le couvercle de l'enceinte, coupe l'excitation du générateur haute tension dès que l'on soulève ledit couvercle - d'autre part, chaque pistolet manuel est muni d'un "débit-contact" glais :"air-flow switch") qui permet également de désexciter le générateur, donc de couper la haute tension, dès que l'on relâche la pression sur la gâ chette du pistolet. I1 subsiste néanmoins un risque au cas où un tiers viendrait à ouvrir le couvercle pendant que lton peint, et toucherait presque simultanément le réservoir de liquide : si cette action est très rapide, le réservoir - qui possède une forte capacité - n'a pas le temps de se décharger complètement et ledit tiers ressent alors une forte secousse. La présente invention a pour but d'améliorer la sécurité des dispositifs précédents, en éliminant en particulier le risque ci-dessus défini. Pour obtenir ce résultat, on munit ladite enceinte isolante d'un dispositif par lequel 1 'opé- ration d'ouverture du couvercle de ladite enceinte ne peut être effectuée qu'en plusieurs opérations obligatoirement successives, la première de ces opérations ayant nécessairement pour conséquence de mettre à la masse le réservoir de liquide. Par "opérations obligatoirement successives", on entend que la seconde opération, par exemple, ne peut commencer que lorsque la première est totalement terminée.De même, le dispositif de mise en oeuvre de l'invention est tel qu'on ne peut déconnecter ledit réservoir de la masse qu'après que ledit couvercle ait été préalablement mis en place sur ladite enceinte isolante. I1 va de soi que l'on aura toujours intérêt à utiliser, en combinaison avec les moyens ci-dessus définis, des pistolets munis d'un debit-contact, de sorte que, dans le cas général, l'opérateur ouvrira le couvercle lorsque le générateur aura été désexcité par le simple fait que ledit opérateur aura cessé de peindre, et le générateur haute tension ne sera mis en court-circuit que dans des circonstances inhabituelles. Les dispositifs de sécurité imaginables permettant la mise en oeuvre de l'invention ci-dessus définie sont innombrables et tout à fait du domaine courant de l'homme de métier. La description qui va suivre n'a pour but que d'en donner deux exemples non limitatifs à l'aide des dessins annexés, dans lesquels: - les figures 1, 2 et 3 representent schématiquement un premier mode de mise en oeuvre de l'invention ; - les figures 4, 5, 6, 7 et 8 représentent schématiquement un second mode de mise en oeuvre de l'invention. Sur la figure 1, la référence (1) désigne un réservoir de produit liquide de revêtement d'objets qui, par hypothèse, est supposé très conducteur de l'électricité par rapport aux peintures classiques assez isolantes. Par exemple, ledit produit liquide est une peinture hydrosoluble dont la résistivité est en moyenne de 2000 Ohms.cm. Le réservoir (1) est, par exemple, métallique et est porté à la haute tension par l'intermédiaire d'une connexion (2) et d'un câble haute tension (3). La référence (4) designe une canalisation d'arrive d'air comprimé à la partie supérieure du réservoir (1), qui permet de realiser, de manière classique, l'évacuation de la peinture par une canalisation (5) vers un pistolet de peinture électrostatique non représenté sur le dessin. Conformément au brevet français publié sous le numéro 2 094 305, le réer- voir (1) est placé dans une enceinte isolante aux parois d'épaisseur suffisante pour éviter tout claquage, enceinte composée d'une partie inférieure (6) et d'un couvercle (7). Le dispositif est muni, selon l'invention, d'un dispositif de verrouillage de sécurité (8) du couvercle (7), dont les figures 2 et 3 représentent des vues en coupe partielle simplifiée suivant la ligne (AA') de la figure 1, la figure 2 représentant la position "couvercle verrouille" et la figure 3 la position "couvercle retiré". Le dispositif de securité (8) comporte (figures 1, 2 et 3) - une boule de connexion (9) reliée électriquement au réservoir (1) - un doigt de verrouillage (10) faisant partie du couvercle (7) et muni d'une encoche de verrouillage (11) - un puits (12) dans lequel vient coulisser le doigt (10), ainsi qu'un bloc cylindrique de verrouillage (13) compressant un ressort (14), le puits (12) étant munie'une butée d'arrêt annulaire (15) du bloc (13) , la figure 3 montre ledit bloc (13) en position de butee - un verrou (16) à extrémités (17, 18) en biseau, coulissant dans un guide (19) et soumis à la poussée d'un ressort (20), comme schématisé sur les figures 2 et 3 - un axe à encoche (21) muni d'une encoche (26), actionné en rotation par un levier (22) muni d'une poignée (23) et supportant une tige métallique souple (24) reliée à la terre par une tresse métallique (25). Le fonctionnement du dispositif suivant les figures 1 à 3 est le suivant Le couvercle (7) étant en place, les diverses positions sont celles représentées sur les figures 1 et 2 : l'extrémité (17) du verrou (16) est en place dans l'encoche (11) du doigt (10) et est bloquée dans cette position du fait que l'axe (21) est en position telle que son encoche (26) est éloignée d'un quart de cercle de ltextremitE correspondante (18) du verrou (16). Par ailleurs, la tige (24) n'est pas connectée à la boule (9), de sorte que la haute tension peut bien être appliquée au réservoir (1) et le pistolet fonctionner normalement. Si maintenant on veut ouvrir le couvercle (7), il faut d'abord débloquer le verrou (16), ce qui ne peut être fait qu'en faisant tourner l'axe (21) d'un quart de tour dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, de façon à faire tomber l'extrémité (18) dans son encoche correspondante (26). Ceci est effectué pratiquement en manoeuvrant d'avant en arrière (figure 1) le levier (22) sur une distance d'un quart de tour. Cette opération amène en même temps la tige (24) en contact avec la boule de connexion (9), de sorte que le réservoir (1) est mis à la masse.L'extrémité (18) du verrou (16) étant pressée dans l'enco- che (26) par le ressort (20), l'autre extrémité (17) dudit verrou est libérée de son encoche correspondante (11), de sorte que le couvercle (7) peut être retiré ; le doigt (10) étant alors enlevé du puits (12), le bloc (13) vient en butée supérieure (15), ce qui bloque le verrou (16) dans sa position (figure 3). On ne peut alors déconnecter la tige (24) de mise à la terre de la boule (9) reliée au réservoir qu'après avoir remis le doigt (10) à sa place dans le puits (12) et, par suite, le couvercle (7) en position de fermeture. Les figures 4 à 8 montrent l'utilisation, pour la mise en oeuvre de l'invention, d'un dispositif de fermeture à bayonnette. La figure 4 est une vue en coupe du dispositif de fermeture. Les figures 5 et 7 sont des vues schématiques, suivant la ligne CC' de la figure 4, respectivement de la position d'ouverture et de fermeture. Les figures 6 et 8 sont des vues schématiques, suivant la ligne BB' de la figure 4, respectivement de la position d'ouverture et de fermeture. Le couvercle (7) est muni d'un doigt (27) possédant un renflement (28) et une extrémité (29). Correspondant à cet ensemble, la partie inférieure (6) de enceinte isolante est munie d'une boutonnière à bayonnette (30), ainsi que d'une tige métallique courbe de mise à la terre (31), supportée par ladite partie (6) et mobile dans le plan horizontal, comme visible sur les figures 6 et 8. La tige (31) vient en butée sur la boule (9) reliee comme précédemment au réservoir (1), et elle est elle-même connectée à la terre par une tresse métallique (32). La tige (31) possède en outre un orifice (33) destiné à recevoir l'extrémité (29) du doigt (27), ce qui permet de la déplacer dans le plan horizontal. Le fonctionnement du dispositif est le suivant Le couvercle est supposé en place et verrouillé (figures 7 et 8) ; la boule (9) est alors déconnectée de la tige (31) et la haute tension peut alors être appliquée normalement au réservoir (1), donc au pistolet électrostatique. Pour retirer le couvercle (7), il faut d'abord déverrouiller la fermeture à bayonnette (28, 30) en tournant le couvercle en conséquence dans le sens des aiguilles d'une montre (figures 5 et 6). Cette rotation amène la tige (31) en contact avec la boule (9), donc met le réservoir (1) à la masse. On peut alors enlever le couvercle (7). On remarquera bien que la tige (31) ne peut être déplacée qu'en enfilant d'abord dans l'orifice (33) l'extrémité (29), c'est-à-dire en mettant en place le couvercle (7) ; tant que celui-ci est retiré, la tige (31) reste nécessairement en contact avec la boule (9), c'est-à-dire que le réservoir (1) reste connecté à la masse. Pour refermer le couvercle (7), il faut remettre en position le doigt (27) (figures 4, 5 et 6), puis tourner le couvercle dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, ce qui verrouille le dispositif à bayonnette (28, 30) et, en déplaçant la tige (31), déconnecte la boule (9) de la tige de mise à la masse (31). L'invention est destinée aux dispositifs de revêtement électrostatique par produits liquides conducteurs. Elle est particulièrement utilisable dans les industries de la peinture et de l'émaillage par voie liquide. REVENDICATIONS 1. Installation de revêtement électrostatique d'objets à l'aide d'un produit liquide très conducteur de l'électricité, tel que l'émail liquide et les peintures hydrosolubles, dans laquelle le réservoir de liquide est placé dans une enceinte isolante (6,.7) d'épaisseur de parois suffisante pour éviter tout claquage, caractérisée en ce que ladite enceinte isolante est munie de moyens permettant de n'effectuer l'opération d'ouverture du couvercle (7) qu'en plusieurs opérations obligatoirement successives, la première de ces opérations ayant nécessairement pour conséquence de mettre a la masse ledit réservoir de liquide, lesdits moyens étant en outre tels que ledit réservoir ne peut être déconnecté de la masse qu'après que ledit couvercle (7) ait été préalablement mis en place sur ladite enceinte isolante. 2. Installation selon la revendication 1, caractérisée en ce que lesdits moyens sont constitués par un dispositif de verrouillage en deux opérations successives, l'une desdites çérations actionnant un dispositif de mise à la masse dudit réservoir, ledit dispositif de mise à la masse ne pouvant être actionné que par ledit dispositif de verrouillage.