La présente invention, due à Grigory Gavrilovich POBEGAILO, Jury Nikolaevich KOVALENKO, Nikhail Vasilievich KUZMICHEV, concerne le matériel de laminage et,-notamment, les cages de laminoir pour le laminage longitudinal,trarsversal et oblique de métaux. L'invention peut être appliquée avec une efficacité maximaie aux laminoirs à profiles, à fils, à feuillards, aux laminoirs à bandes minces à froid, aux laminoirs d'écrasement, aux laminoirs façonnant des corps de révolution courts par laminage transversal périodique, et à d'autres laminoirs dont les cages ne nécessitent pas une grande plage de réglage de l'écartement des cylindres de travail, et permettent de fabriquer des produits laminés de grande précision. On connaît des cages de laminoir comprenant un bâti, dans lequel sont montés sur des paliers (empoises), les cylindres de travail entre lesquels est laminé le métal, un mécanisme de réglage radial et un mécanisme de retenue axiale des cylindres. I1 existe aussi des cages sans bâti, dans lesquelles les paliers des cylindres de travail sont lies entre eux par des tirants encaissant, pendant le laminage, les efforts d'écartement dus à la pression du métal sur les cylindres. Les cages de type à bati, ou sans bâti, sont d'ordinaire installées sur des châssis porteurs (dalles). Pour augmenter la rigidité, on emploie dans les cages de laminoir des systèmes à cylindres multiples, comportant des nombres différents de cylindres d'appui - quatre, dix, douze, vingt et des systèmes combinés de disposition des cylindres, qui sont des combinaisons des systèmes connus à cylindres multiples. Le système moteur des cages connues comprend d'ordinaire un moteur électrique relié par un accouplement à une cage d'engrenages, dont les arbres porte-pignon sont accouplés aux cylindres de travail ou d'appui de la cage du laminoir par des allonges. Dans certains cas, les cages de laminoir n'ont qu'un seul cylindre de travail moteur, le second étant doté d'un moteur électrique de mise en vitesse de petite puissance, assurant l'égalisation des vitesses périphériques des cylindres, afin dtéviter le bourrage de la bande à laminer au moment où elle s'engage dans les cylindres de travail. Les conceptions connues de cages de laminoir citées plus haut présentent une série d'inconvénients notables. Un de ces inconvénients consiste en ce que les pièces du circuit élastique des cages de laminoir connues sont sollicitées par tout l'effort de laminage, t ont des degrés de déformation différents. Ainsi, par exemple, la déformation des pièces des mécanismes à vis de réglage radial des cylindres dans les cages des laminoirs à profilés dépasse de plusieurs fois la déformation de la cage. Par suite de la distribution irrégulière de la déformation dans les portions constitutives du circuit élastique de la cage, sa rigidité s'avère insuffisante, ce qui a une influence nuisible sur la précision des produits laminés. I1 convient de noter aussi, parmi les inconvénients des cages de laminoir connues, la distance relativement grande entre les milieux des paliers des cylindres, dépendant de la longueur hors tout des paliers, ainsi que la présence sur les cylindres de tourillons sollicités -par l'effort de laminage, ce qui se traduit également par la diminution de la rigidité du système des cylindres et, par conséquent, de la cage toute entière. En outre, la sollicitation des paliers des cylindres par tout l'effort de laminage implique l'emploi de paliers à haute capacité, et limite les possibilités d'augmentation de la réduction de la bande à laminer. I1 convient aussi de ne pas perdre de vue que les cages de laminoir à deux cylindres moteurs nécessitent une aire relativement grande pour le système moteur, pour lequel la quantité de métal mise en oeuvre est augmentée par la présence de la cage d'engrenages. Dans le cas d'un seul cylindre moteur, la conception de la cage de laminoir est aussi compliquée par la nécessité d'installer un moteur électrique de mise en vitesse. Conformément à ce qui vient d'être exposé, le but de l'invention est de perfectionner les cages de laminoir connues, afin d'éliminer les inconvénients mentionnés. I1 s'agissait donc de créer une cage de laminoir dont les paliers des cylindres seraient tels qu'ils permettraient d'accroître la rigidité de la cage, en déchargeant de l'effort de laminage les pièces de son circuit élastique, et en réduisant la distance entre les milieux des paliers des cylindres, ainsi que de décharger notablement les paliers des cylindres, afin de rendre possible leur remplacement par des paliers moins chers, auxquels les prescriptions, présentées en- capacité, sont moins sévères. En outre, on s'est proposé, en particulier, de rendre possible la simplification du type de cage à un cylindre moteur en supprimant le moteur de mise en vitesse du cylindre non moteur. La solution consiste en une cage de laminoir comprenant un châssis porteur et au moins deux cylindres de travail, entre lesquels est laminé le métal, cage dans laquelle, d'après l'invention, les cylindres sont emprisonnés dans au moins une frette, montée sur le châssis porteur, de telle façon qu'elle puisse tourner autour de-son axe ; pendant le laminage, cette frette roule avec sa surface intérieure sur les cylindres qui sont en contact avec elle, en déchargeant ainsi leurs paliers des charges radiales produites par l'effort de laminage Une telle solution permet d'augmenter la rigidité des cylindres de travail et, par conséquent, de la cage toute entière, car la présence de frettes assurantsimultanément les fonctions de bâti et de paliers réduit la distance entre les milieux des paliers. Simultanément, il devient possible de remplacer les paliers compliqués et coûteux des cylindres par des paliers plus simples et moins chers, car ils ne sont plus sollicités par tout l'effort de laminage. Dans une autre-variante de la cage, d'après l'invention, entre l'un des cylindres de travail et la frette est placé au moins un cylindre intermédi-aAire contactant ce cylindre de travail et forçant à tourner à contre-sens les cylindres de travail, qui sont montés dans la frette de telle façon qu'il soit possible de régler l'écartement entre eux. Une telle solution permet d'utiliser les frettes dans les cages de laminage longitudinal, dans lesquelles le produit à laminer est présenté aux cylindres de travail dans la direction perpendiculaire au plan passant par -leurs axes. Le réglage de l'écartement entre les cylindres de travail s'effectue grâce au fait que, d'après l'invention, l'un d'eux s'appuie sur deux cylindres intermédiaires qui sont réunis entre eux par une liaison articulée, de telle façon qu'il soit possible de régler la distance entre eux ; dans ce cas, les axes des cylindres de travail ne doivent pas colncider avec l'axe de la frette. Le réglage de la distance entre les cylindres intermédiaires peut être exécuté par un mécanisme réalisé sous la forme de deux écrous tendeurs, coopérant avec des.vis fixées aux corps de palier des cylindres intermédiaires, sur leur face. Si l'axe de l'un des cylindres de travail est décalé par rapport à l'axe de la frette, vers les cylindres intermédiaires, il est avantageux de relier ceux-ci par un mécanisme réalisé sous la forme de deux serre-joints à vis de pression, dont les extrémités sont engagées dans les logements prévus dans les corps des paliers des cylindres intermédiaires. Il est avantageux de donner à la surface intérieure de chaque frette une forme toroïdale, assurant le positionnement automatique de tous les cylindres dans la frette lors de leur flexion sous l'effort de laminage. Les surfaces latérales des cylindres contactant la frette peuvent être aussi bien cylindriques qu'avec une contre-courbure. Une telle réalisation des frettes et des cylindres supprime les irrégularités de distribution des contraintes suivant la longueur de leurs surfaces de contact et, par conséquent, elle abaisse l'intensité de leur usure. Chaque frette peut être montée sur le châssis porteur à l'aide d'au moins trois rouleaux mis en contact avec l'une de ses surfaces extérieures, ces rouleaux assurant simultanémentsa retenue dans la direction axiale. Pour la retenue axiale de la frette, on creuse dans sa surface cylindrique extérieure une gorge, dans laquelle s'engagent les rouleaux. Une telle solution permet d'assurer la rotation en synchronisme des frettes par rapport à leur axe commun, ce qui rend le processus de laminage- stable. Il est avantageux que les corps des paliers du cylindre de travail supérieur soient montés sur le châssis- porteur, et que le cylindre de travail inférieur soit monté par rapport au cylindre supérieur, avec possibilité de réglage axial. Cela permet de simplifier la conception des appuis des frettes et du chassis porteur, ainsi que de supprimer le dispositif équilibrant le cylindre de travail supérieur. t Le réglage axial du cylindre de travail inférieur peut être réalisé par un mécanisme se présentant sous la forme d'une plaque fixée au corps de palier du cylindre de travail supérieur sur sa face et relié par une vis au corps de palier du cylindre de travail inférieur. Une telle solution permet de décharger le châssis porteur des efforts axiaux. Dans ce qui suit, on donne une description détaillée de modes de réalisation de l'invention, avec référence aux dessins annexés, dans lesquels la figure l représente schématiquement la vue d'ensemble d'une cage de laminoir à quatre cylindres, dont deux sont des cylindres d'appui (vue du côté opposé à l'attaque) la figure 2 représente la vue suivant la flèche "A" sur la figure 1 la figure 3 représente la vue d'ensemble d'une deuxième variante de cage de laminoir à quatre cylindres à positionnement automatique la figure 4 représente la vue suivant la flèche "B" sur la figure 3 la figure 5 représente le détail "C"--de la figure 4, deuxième variante la figure 6 représente le détail *'D" de la figure 3 (å une échelle plus grande) la figure 7 représente la coupe suivant VII-VII sur la figure 6 (à une échelle plus grande) les figures 8, 9, 10 et Il représentent des schémas de disposition des cylindres dans les frettes de cages pour le laminage transversal et oblique ; les figures 12, 13, 14 et 15 représentent des schémas de disposition des cylindres dans les frettes de cages pour le laminage longitudinal. La cage à quatre cylindres pour le laminage longitudinal comporte deux cylindres de travail, montés parallèlement : un cylindre supérieur 1 (fig. 1 et 2) et un cylindre inférieur 2, entre lesquels est laminé le métal, et deux cylindres interm-é- diaires 3, sur lesquels s'appuie le cylindre de travail inférieur 2. Tous les cylindres l, 2 et 3 sont emprisonnés, d'après l'invention, dans deux frettes alignées 4, contactant le cylindre de travail supérieur l et les cylindresintermédiaires 3. Les frettes 4 sont montées sur trois rouleaux 5, qui sont fixés au châssis porteur 6 de la cage. Entre les corps 7 et 8 des cylindres de travail 1 et 2, appelés plus loin empoises, sont placés des dispositifs d'équilibre 9, sous la forme de ressorts qui serrent le cylindre de travail supérieur 1 contre la surface interieure des frettes 4. Le cylindre de travail inférieur 2 s'appuie contre la surface intérieure des frettes 4 par l'entremise des cylindres intermédiaires 3, avec lesquels il est en contact. Les diamètres des cylindres 1, 2 et 3 sont choisis de telle façon que l'-axe du cylindre de travail inférieur 2 soit décalé par rapport à l'axe des frettes 4 vers les cylindres intermédiaires 3. Le réglage de l'écartement entre les cylindres de travail 1 et 2 s'effectue en changeant, suivant la verticale, la position du cylindre de travail inférieur 1 (réglage radial). La position de ce cylindre l est déterminée par la distance entre les cylindres intermédiaires 3, qui est réglable. A cet effet, les cylindres intermédiaires 3 sont réunis par des liaisons articulées qui sont constituées, d'après l'invention, par un mécanisme 10 de réglage radial des cylindres de travail l et 2, réalisé sous la forme de deux ridoirs ou tendeurs ll, reliant les empoises 12 des cylindres intermédiaires 3. Chaque ridoir 11 se compose de deux vis 13, fixées par un bout aux empoises 12 des cylindres 3, et d'un écrou tendeur 14 avec des filetages de sens contraires (ou de pas différents) coopérant avec les vis 13 respectives. Les ridoirs 11 peuvent aussi être réalisés d'une autre façon, par exemple sous la forme de vérins hydrauliques (non représentés), dont les cylindres sont accouplés aux empoises 12 d'un cylindre d'appui 3, et les pistons, aux empoises 12 de 1 'autre. Dans le sens de laminage, les cylindres de travail l et 2 sont retenus par leurs empoises 7 et 8 dans des rainures du chassis porteur 6, et dans la direction axiale, chaque cylindre de travail 1 et 2 est retenu par rapport au châssis porteur 6 par l'une de ses empoises 7 et 8, respectivement, à l'bande de plaques 15. Afin d'éviter la pénétration de.la calamine entre le cylindre de travail inférieur 2 et les cylindres intermédiaires 3, il est avantageux d'installer ces derniers au-dessus des cylindres de travail l et 2, ctest-à-dire de changer la disposition des cylindres l et 2 en les faisant tourner de 1800 en commun avec les frettes 4. La cage de laminoir fonctionne de la façon suivante. Les cylindres de travail l et 2, entre lesquels est laminé le métal, sont entrainés en rotation par le système moteur (non représenté) de la cage et, grâCe aux forces d'adhérence entre eux, les cylindres de travail 3 et les frettes 4, ils font tourner celles-ci autour de leur axe. Les frettes 4 roulent alors avec leur surface intérieure sur le cylindre de travail supérieur 1, et sur les cylindres intermédiaires 3 qutelles contactent, en déchargeant les empoises, de tous les cylindres 1, 2 et 3, des charges radiales dues à l'effort de laminage, et en les transmettant par l'intermédiaire des rouleaux 5 au châssis porteur 6 de la cage de laminoir. Le réglage radial (réglage de l'écartement) des cylindres de travail 1 et 2 s'effectue par rotation des écrous tendeurs 14, qui changent la distance entre les cylindres intermédiaires 3. Cette distance détermine la position du cylindre de travail 2 dans le plan vertical, par rapport au cylindre de travail 5U- périeur l. Quand le décalage de l'axe du cylindre de travail inférieur 2, par rapport à l'axe des frettes 4, est faible, la principale partie de~lteffort;de laminage est encaissée par les frettes 4, tandis qu'une faible partie de cet effort, sous forme d'une composante horizontale, est transmise aux empoises 12 des cylindres intermédiaires 3, et est encaissée par le mécanisme 10 de réglage radial. Si ce décalage de l'axe du cylindre de travail inférieur 2 est du côté des cylindres intermédiaires 3, ces cylindres sont sollicités par l'effort d'écartement et, si cedécalaqe est du côté opposé, ils sont sollicités par un effort de-compression. C'est conformément à-ce qui vient d'être dit, que doit être choisi le type du mécanisme de réglage radial des cylindres de travail : dans le premier cas, il sera à-éléments tendeurs, dansle second cas, à éléments d'expansion. L'entrainement de la cage de laminoir peut être assuré aussi bien par attaque d'un seul cylindre de travail ou des deux l et 2, que par attaque des frettes 4, dont les surfaces cylindriques extérieures peuvent, dans ce cas, être dentées (solution non représentée), et coopérer avec des pignons moteurs. L'entrainement de la cage par attaque des deux cylindres de travail l et 2 implique une-réalisation précise de ces cylindres, dont les diamètres doivent être égaux. Si cette condition n'est pas observée, il y aura glissement des cylindres l et 2 par rapport aux frettes 4, ce qui provoquera leur usure inten- sive. En outre, une telle attaque implique l'emploi d'une cage d'engrenages. Le choix du mode d'attaque de la cage par l'intermédiaire des frettes 4 est subordonné aux coefficients de frottement du matériau des cylindres de travail, du métal à laminer et du matériau des frettes 4, ainsi qu'à l'effort d'écartement des cylindres de travail l et 2. Pratiquement, un tel mode d'attaque est d'utilisation avantageuse dans le laminage à froid, quand les coefficients de frottement du matériau des cylindres et du métal à laminer sont faibles. L'attaque devant être considérée comme, la plus rationnelle est celle effectuée par l'intermédiaire d'un seul cylindre de travail. Un tel mode d'attaque permet de supprimer la cage d'engrenages, d'utiliser des cylindres de travail de diamètres différents, et ne requiert pas l'emploi d'un moteur de mise en vitesse du cylindre de travail non moteur, puisque celui-ci est entraîné par les cylindres intermédiaires à la même vitesse pé- riphérique. Les figures 3 et 4 représentent une seconde variante de cage de laminoir à quatre cylindres, présentant les particularités suivantes par rapport à la cage représentée en fig. 1 et 2. La surface intérieure des frettes 4 a, dans cette cage, une forme toroldale bombée, et le profil des surfaces quelles contactent sur le cylindre de travail supérieur 1 et sur les cylindres intermédiaires 3 a une courbure correspondante. Le profil des surfaces de contact des cylindres l et 3 et de la frette 4 peut avoir la forme représentée en fig. 5. Dans le cas de laminage avec de faibles pressions du métal sur les cylindres 1, 2 et 3, il est avantageux de réaliser les surfaces intérieures des frettes 4 avec un profil toroldal bombé et de donner aux surfaces correspondantes des cylindres 1 et 3 une forme cylindrique. Grâce à la forme toroïdale des surfaces interieures des frettes 4, les cylindres 1 et 3 se positionnent automatiquement, de telle façon que la longueur de la ligne de contact (écrasement des surfaces de contact non pris en considération) reste constante quand les cylindres 1, 2 et 3 fléchissent pendant le laminage. Il en résulte une usure moins intensive des surfaces de contact. Le mécanisme de réglage radial des cylindres de travail 1 et 2de cette cage comprend deux serre-joints, chacun desquels se compose de vis de pression 16 et d'un étrier 17. Les bouts des vis de pression 16 sont engagés dans des logements des empoises 12 des cylindres intermédiaires- 3, et butent contre -ces empoises. De la sorte, les pinces se trouvent suspendues sur les empoises 12 des cylindres intermédiaires 3. Ledit mécanisme peut aussi etré réalise d'une autre fa çon : les vis de pression 16 peuvent être remplacées par des excentriques (non représentés), des coins ou des vérins hydrauliques. Avec un mécanisme de réglage radial des cylindres de travail 1 et 2 ainsi conçu, on obtient la mise en coincidence, dans un même plan, des lignes d'action des vis de pression 16 du mécanisme et du milieu des empoises 12 des cylindres intermédiaires 3. Un tel schéma de chargement des paliers,seulement par des forces concentrées, supprime l'action du moment fléchissant qui apparaît dans le mécanisme 10 (fig. 1 et 2) à ridoir ayant des vis 13 en porte-à-faux, et améliore les conditions d'utilisation des paliers. Les empoises 7 (fig. 4) du cylindre de travail supérieur 1 sont montées directement sur le châssis porteur 6. Dans le sens de laminage, chacune des frettes 4 n'est retenue que par deux rouleaux 5, disposés de part et d'autre de la frette 4 au niveau de son axe et fixés au châssis porteur 6. Sous l'action de leur propre poids, du poids des cylindres 1, 2 et 3 et des serre-joints, les frettes 4 sont serrées en permanence contre le cylindre de travail supérieur 1. Dans la surface cylindrique extérieure de chaque frette 4, il y a une gorge circulaire 4a, à l-'aide de laquelle la frette 4 coopère avec les rouleaux 5 pendant sa rotation. Cette gorge assure la retenue des frettes 4 dans la direction axiale. Les rouleaux 5 sont montés sur des axes communs 5b. Le réglage axial des cylindres de travail 1 et 2 s'effectue à l'aide du dispositif 18 (fig. 6 et 7), faisant déplacer, dans la direction axiale, le cylindre de travail inférieur 2 par rapport au cylindre de travail supérieur 1, lequel est retenu dans la direction axiale par rapport au châssis porteur 6 de la cage à l'aide de ses empoises 7. Le dispositif 18, pour le réglage axial, comprend une plaque 19, fixe par des goujons 20 et des écrous 21 à la face des empoises 7 du cylindre de travail supérieur 1. Dans un alésage de la plaque est fixée une vis creuse 22, à l'intérieur de laquelle se déplace une vis 23 avec un écrou 24. A l'aide d'un élément articule 25 et d'axes 26, la vis 23 est accouplée à l'empoise 8 du cylindre de travail inférieur 2 réglable. Pour le réglage axial du cylindre de travail inférieur 2, on desserre l'écrou 24 et, par rotation de la vis 22, suivie du serrage de l'écrou 24, on met le cylindre 2 à la position voulue. Grâce à la présence de l'élément articulé 25, le réglage radial des cylindres de travail 1 et 2 s'effectue indépendamment du réglage axial. Le réglage axial décharge le châssis porteur 6 des efforts axiaux que le métal laminé applique sur les cylindres de travail 1 et 2, car les efforts axiaux se ferment dans le système des cylindres de travail 1 et 2 avec leurs empoises 7 et 8 et dans le dispositif 18 de réglage axial. S'il est nécessaire de régler axialement le cylindre de travail supérieur 1 aussi, on peut utiliser d'autres dispositifs bien connus dans les constructions de laminoirs. Les figures 8, 9, 10 et 11 représentent certains des schémas possibles de disposition des cylindres dans les frettes des cages destinées au laminage transversal ; les flèches indiquent le sens de rotation des cylindres et des frettes. Le produit à laminer est présenté à la partie frontale des cylindres, qui tournent dans le même sens. Les schémas de disposition des cylindres dans les frettes, représentés par les figures 12, 13, 14 et 15, sont destinés aux cages de laminage longitudinal. Le produit à laminer est présenté dans la direction perpendiculaire au plan passant par les axes des cylindres de travail qui dans ce cas, tournent à contre-sens. Les flèches en trait continu indiquent sur les figures 12 et 15 les sensde rotation des cylindres et des frettes, et les flèches en trait interrompu indiquent le sens de laminage. Le nombre de groupes de cylindres ayant des diamètres égaux et un même ordre de disposition par rapport au plan de laminage doit être pair dans les cages de laminage transversal, et impair dans les cages de laminage longitudinal. Comme il va de soi, et comme il résulte d'ailleurs déjà da ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application, non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, ayant été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Cage de laminoir comprenant un châssis porteur, et au moins deux cylindres de travail entre lesquels est laminé le métal, caractériséeen ce que les cylindres sont emprisonnés dans au moins une frette, montée-sur le châssis porteur, de telle fa façon qu'elle puisse tourner autour de son axe, cette frette roulant pendant le laminage avec sa surface intérieure sur les cy cylindres, qui sont en contact avec elle, en déchargeant ainsi leurs paliers des charges radiales produites par l'effort de laminage. 2. Cage selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'entre l'un des cylindres de travail et la frette est placé au moins un cylindre intermédiaire contactant ce cylindre de travail et faisant tourner à contre-sens les cylindres de travail qui sont montés dans la frette, de telle façon qu'il soit possible de régler l'écartement entre eux. 3. Cage selon la revendication 2, caractérisée en ce que, pour le réglage de l'écartement entre les cylindres de travail, l'un d'eux s'appuie sur deux-cylindres intermédiaires qui sont réunis entre eux par une liaison articulée, de telle façon qu'il soit possible de régler la distance entre eux, les axes des cylindres de travail ne coincidant pas avec l'axe de la frette. 4. Cage selon la revendication 3, caractérisée en ce que le réglage de la distance entre les cylindres intermédiaires est obtenu par un mécanisme réalisé sous la forme de deux écrous tendeurs coopérant avec des vis fixées aux corps de palier des cylindres intermédiaires; sur leur face. 5. Cage selon la revendication 3, caractérisée en ce que, dans le cas où l'axe du cylindre de travail inférieur est décalé par rapport à l'axe de la frette vers les cylindres intermédiai res, -ceux-ci sont reliés entre eux par un mécanisme réalisé sous la forme de deux serre-joints à vis de pression, dont les extrémités sont engagées dans les logements prévus dans les corps des paliers des cylindres intermédiaires. 6. Cage selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que la surface intérieure de la frette a une forme toroïdale, assurant le positionnement automatique detous les cylindres dans la frette quand ces cylindres fléchissent sous l'effort de laminage. 7. Cage selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que la surface intérieure de la frette a une forme toroldale, et que les surfaces latérales des cylindres les contactant sont réalisées avec une courbure correspondante. 8. Cage selon la revendication 1, caractérisée en ce que la frette est montée sur le châssis porteur à l'aide d1au moins trois rouleaux mis en contact avec l'une de ses surfaces extérieures, ces rouleaux assurant simultanément sa retenue dans là direction axiale. 9. Cage selon larevendication 8, caractérisée en ce que, pour la retenue axiale de la frette, dans sa surface cylindrique exterieure, est creusée une gorge dans laquelle s'engagent les rouleaux. 10. Cage selon la revendication 2, caractérisée en ce que les corps des paliers du cylindre de travail supérieur sont montés sur le châssis porteur, et que le cylindre detravail inférieur est monté par rapport au cylindre supérieur avec possi bilié de réglage axial. 11. Cage selon. la revendication 10,. caractérisée en ce que le réglage axial du cylindre de travail inférieur s'effectue à l'aide d'un dispositif réalisé sous la forme d'une plaque fixée au corps de palier du cylindre de travail supérieur sur sa face et relié par une vis au corps de palier du cylindre de travail inférieur.