La présente invention concerne une cheville expansible en matière plastique munie d'une cavité axiale pour recevoir une vie de fixation ou autre organe de liaison similaire et fendue sur une partie de sa longueur pour former deux branches écartables, la partie principale de sa zone expansible présentant, sur la face externe de révolution de la cheville, un profil qui s' étend en dents de scie dans le sens longitudinal de cette deux nière, qui tend à s'opposer à l'extraction de la cheville et qui est constitué par une succession de portions cylindro-coniques munies de nervures axiales qui saillent sur la face externe de leur zone conique au moins jusqu'à proximité de la face enveloppe du corps de la cheville, une courte zone cylindrique étant accolée à la grande base de a zone conique de chaque portion, tandis que des saillies et des creux s'emboitant les uns dans les autres sont prévus dans la fente de la cheville et disposés de telle façon que dans chaque branche écartable, la saillie formée sur un des deux bords longitudinaux de la branche se trouve en regard du creux formé sur l'autre bord et vice-versa et que sur chacun des dits bords une saillie fait suite a' un creux ou un creux suit une saillie. On connait déjà des chevilles de ce type (cf. demande de brevet allemand DT-AS 1 909 098) et elles se sont avérées efficaces, notamment en ce qui concerne leur résistance à ltex- traction et le guidage de la vis de fixation. Sur les bords de la fente il est prévu des saillies et des creux qui1 vus de côté ont un profil à peu près rectangulaire, de sorte que la fente, qui sépare l'une de l'autre les deux branches, suit un tracé sinueux formé d'une succession d'infléchissements alternés à angle droit. Pour des raisons de technique de fabrication, une tel- le fente ne peut être trop étroite. Il est désirable que ces chevilles de matière plastique d'une seule pièce puissent être utilisées de la façon la plus universelle possible dans aes matériaux de paroi différents tout en conservant une excellente résistance à l'extrac- tion. Pour les scellements dans des matériaux tendres (par exemple du béton au gaz), il est souhaitable que la partie expansible présente, sur sa face externe de révolution, un profil qui s'accroche le mieux possible à la paroi du trou de scellement. Pour les matériaux durs (le béton, par exemple), on considère comme particulièrement avantageuse, théoriquement, une face ex terne la plus grande possible, uniformément répartie, un peu comme celle d'une tige cylindrique, bien que dans la pratique il faille tenir compte du matériau de la cheville, que la vis de fixation doit pouvoir refouler. Pendant le serrage de la vis de fixation, les chevilles connues de ce type sont immobilisées en rotation par des organes spéciaux, aptes à s'accrocher à a la paroi du trou de scellement de façon à empêcher aussi l'extraction de la cheville. I1 est toutefois désirable que ce rôle des organes d'immobilisation en rotation soit assuré aussi par d'autres parties de la cheville, qui se trouvent enfoncées plus profondément dans le trou. I1 existe donc un besoin de perfectionner la cheville du type précité. Le profil de sa zone d'expansion doit, d'une part, s'accrocher particulièrement bien aux matériaux tendres et apporter un effet supplémentaire d'immobilisation en rotation. D' autre part, la zone expansible doit être conformée de façon que, même dans le cas de matériaux durs, il y ait une répartition aussi uniforme que possible de la matière de la cheville et une transmission également bonne de l'effort. Le bon guidage de la vis de fixation et la simplicité de fabrication qui sont les caractéristiques des chevilles de matière plastique d'une seule pièce doivent, par ailleurs, être conservés, ainsi que la facilité de mise en place, même dans le cas de montages "traversants"; de plus, la diminution de la résistance à la torsion due à la présence de la fente doit être autant que possible évitée. A cet effet, dans la cheville selon l'invention, les saillies et les creux à l'endroit de la fente qui forme les branches écartables ont, dans le sens de l'axe de la cheville, une forme triangulaire connue en soi et, considérées dans ce même sens, sont placées dans la partie médiane de la zone expansible, et les nervures sont conformées en ailettes disposées contre les bords de ladite fente, dont elles suivent le tracé en zigzag. Dans une telle cheville, grâce à la présence des ailettes sur les bords de la fente, on dispose d'une quantité de matière supplémentaire précisément à l'endroit où, si l'on considère la section de la cheville, la fente crée un manque de matière. De plus, grâce au tracé sinueux particulier de la fente et à la forme correspondante des ailettes, ces dernières peuvent, du moins après un certain écartement des branches, apporter un effet supplémentaire d'immobilisation en rotation et assurer en partie la résistance à l'arrachement de la cheville. Des essais ont montré qu'un petit nombre de saillies et de creux a' profil triangulaire, conjointement surtout a' une cavité axiale conique convergeant vers l'extrémité avant de la cheville (celle par laquelle elle est introduite dans le trou de scellement) et à une fente qui, pour l'essentiel, est rectiligne, assurent à la vis un guidage suffisamment efficace. Une telle cheville ne nécessite pas un moule particulièrement compliqué et sa fabrication est donc relativement simple. En raison du profil particulier de sa face externe dans la partie expansi ble, on peut la fixer dans les matériaux les plus divers. Drautres caractéristiques de l'invention ressortent de la description faite en référence au dessin et des sous-revendications. Les caractéristiques de la revendication 2 contribuent à simplifier la fabrication et font en sorte que l'apport de ma- tière supplémentaire fourni par les ailettes se fasse à proximité immédiate de la fente. Selon les caractéristiques de la revendication 3, la présence de la zone cylindrique accolée à la grande base de la zone tronconique ne donne pas seulement, comme dans les chevilles connues, une forme stable assurant une bonne résistance â 1' extraction, mais, conjointement à la conformation particulière de la fente et à la disposition des ailettes, elle donne à la cheville selon l'invention un profil qui s'accroche fortement à la paroi du trou. Les caractéristiques de la revendication 4 définissent avec celles des revendications précédentes une forme d'exécution particulièrement avantageuse de la cheville selon l'invention. Elles permettent aux zones cylindriques de s'accrocher à la paroi du trou, même à l'endroit des ailettes. I1 ne faut-pas perdre de vue que ces zones cylindriques sont les parties les plus stables de la cheville et peuvent enfoncer particulièrement bien dans ladite paroi, surtout lorsqu'il s'agit d'un matériau tendre. Les caractéristiques des revendications 5 et 6 contre buent à donner à la cheville un profil qui lui permet de s'accrocher solidement, la conformation suivant la revendication 6 provoquant un effet supplémentaire d'immobilisation en rotation. Les caractéristiques énoncées dans les revendications 7 à g permettent d'obtenir une conformation solide des saillies et des creux. Des essais ont montré qu'il suffit de prévoir une saillie ou un creux sur chaque bord de la fente pour obtenir, compte tenu de la conformation du reste de la cheville, un guidage suffisamment efficace de la vis de fixation. Selon les caractéristiques de la revendication 10, les ailettes ont à peu près le même volume, de sorte que môme dans la zone de la fente on dispose d'une quantité uniforme de matière. Les caractéristiques de la revendication Il donnent à la face arrière des zones cylindriques une grande superficie, ce qui augmente la résistance à l'arrachement dans les matériaux tendres sans nuire à la facilité d'introduction de la cheville, notamment dans les montages l'traversants". Les caractéristiques énoncées dans la revendication 12 assurent - conjointement surtout à la disposition particulière des ailettes immédiatement contre les bords de la fente - une répartition uniforme de la matière, ce qui est particulièrement désirable pour les chevilles qui doivent être enfoncées dans des matériaux durs. Enfin, la caractéristique connue objet de la revendication 13, conjointement surtout à la forme de la fente et à la présence des quatres saillies (seulement), assure un bon guidage de la vis et aussi une répartition uniforme de la matière de la cheville. De toute façon, l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit, en référence au dessin schématique annexé, représentant, à titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécution de cette cheville: Fig. 1 est une vue de côté, en perspective de la cheville selon l'invention; Fig. 2 est une vue de côté de la cheville de la cheville de fig. 1; Fig. 3 est une vue en coupe transversale suivant III III de fig. 2; Fig. 4 est une vue de côté de la cheville en place dans un trou de scellement; Fig. 5 est une vue en coupe transversale de la cheville et d'une partie du mur, suivant V - V de fig. 4; Fig. 6 est une vue en coupe de la cheville suivant VI VI de fig. 2. Fig. 7 est une vue très schématisée de la face interne d'une branche écartable de la cheville; Fig. 8 est une vue en perspective fortement schématisée de.la cheville de fig. 1, partiellement séparée en deux dans le prolongement de sa fente jusque dans la zone de zon extrémité arrière, les deux branches étant représentées écartées et après torsion; Fig. 9 est une vue de côté de la cheville de fig. 2, mais après pivotement de 900 sur son axe longitudinal; Fig. 10 est une vue en coupe transversale suivant X - X de fig. 9; Fig. il est une vue en coupe longitudinale partielle d'une cheville après expansion et de la partie du mur qui l'entoure, la vis de fixation étant représentée partiellement en élévation et la cheville dans une position correspondant à la zone A de fig. 4;; Fig. 12 est une vue en coupe transversale partielle suivant XII- XII de fig. 11, les ailettes bordant la fente ayant été omises; Fig. 13 est une vue similaire à fig. 12, la cheville étant munie des ailettes. La cheville désignée-à la fig. 1 par la référence générale 1 est une cheville expansible d'une seule pièce, en matière plastique. Comme on peut le voir particulièrement bien aux fig. 2, 5 et 8, cette cheville 1 présente, de manière connue, une cavité axiale 2 pour recevoir une vis ou autre organe de fixation similaire. La cheville présente en outre une fente 4, qui part de son extrémité avant 3 et partage la cheville, dans la zone expansible 5, en deux branches écartables 6 et 7. Le profil, désigné par la référence générale 8,de la face externe de la zone expansible 5 de la cheville 1 comporte plusieurs portions cylindro-coniques placées les unes à la suite des autres et comportant chacune une zone tronconique 9, divergeant en direction de l'extrémité arrière 10 de la cheville, et une zone cylindrique 11, accolée à la grande base de la zone tronconique. On peut voir clairement aux fig. i, 2, 7 et 8 qu'il est prévu sur chaque bord longitudinal de chaque branche 6, 7, dans la fente 4, une saillie 12 et un creux 13 de forme triangulaire. De façon plus précise, la base du triangle se trouve dans le prolongement du bord 16 de la fente 4, tandis que le sommet du triangle se trouve sur la hauteur élevée sur cette base, perpen diculairement au plan longitudinal médian de cette fente 4. Il en est de même pour le creux 13. En outre, les saillies 12 et les creux 13 ont, vus de côté, un profil en forme de triangle isocèle. Comme on peut le voir à la fig. 2, dans chacune des deux branches écartables 6, 7, la saillie 12 d'un des deux bords longitudinaux de la branche se trouve en regard du creux 13 de l'autre bord et vice-versa et, dans le sens de l'axe longitudi- nal 14 de la cheville 1, sur chaque bord longitudinal a saillie 12 est immédiatement suivie du creux li ou vice-versa. Il ressort clairement des fig. 2, 3, 6 et 8 que la fente 4 qui divise la partie expansible 5 en deux branches écar- tables 6 et 7 est rectiligne sur presque toute sa longueur, à l'exception de la partie médiane où les saillies 12 et les creux fl lui donnent un tracé en zigzag. Les saillies 12 de chaque branche s'emboitent dans les creux li de l'autre et les saillies masquent le plan médian général de la fente 4 et notamment aussi la zone de la cavité 2 qui leur est adjacente. Cette zone est masquée dans unelarge mesure et il en résulte un guidage efficace de la vis de fixation.- On peut voir nettement aux fig. 1, 2, 4 et 6 que sur les bords de la fente 4 se trouvent des ailettes 15, qui suivent le tracé de la fente.Epousant le tracé en zigzag de cette dernière dans la zone médiane de la partie expansible 5, les successions d'ailettes 15 le long de la fente ont à cet endroit le même parcours sinueux. La fig. 6 montre clairement que les faces des ailettes 15 tournées vers la fente 4 se trouvent dans le prolongement des faces 16 qui délimitent celle-ci. Ces faces 16 sont planes à 1' exception de la zone où se trouvent les saillies 12 et les creux 13 et leur largeur B est à peu près égale au diamètre D de la cheville. Les zones cylindriques Il accolées à la grande base des zones tronconiques 9 ont une section circulaire et un diamètre extérieur égal au diamètre nominal de la cheville (cf. fig. 2 et 6, par exemple). Par suite de la présence des saillies 12 et des creux 13 triangulaires, la fente 4 suit, dans la zone médiane de la partie expansible 2, un tracé qui coupe tantôt dans un sens et tantôt dans l'autre la génératrice correspondante du corps de la cheville 1. Selon une autre caractéristique de l'invention, l'une lIa au moins des zones cylindriques est adaptée à cette partie oblique du bord de la fente 4 et, à cet effet, sa face plane 17 tournée vers l'extrémité arrière 10 de la cheville forme avec la fente un angle aigu a. Comme on peut le voir en outre nettement aux fig. 1 et 6, les ailettes 15 s'étendent, dans le sens radial, sur une moins grande distance que les zones cylindriques 11. I1 en résulte non seulement un profil supplémentaire, mais en outre conjointement à la formation de l'angle aigu a précité, celle de becs pointus 18 dans le profil général 8 de la cheville, becs qui constituent des moyens d'immobilisation en rotation supplémentaires. Ces becs 18 se trouvent dans la zone médiane de la partie expansible 2, c'est-à-dire beaucoup plus profondément enfoncés dans le trou de scellement que les organes proprement dits 20 d'immobilisation en rotation.De plus, comme ces becs sont formés au niveau d'une zone cylindrique li, c'est-à-dire d'une partie épaisse de la cheville, ils ont une stabilité relativement grande. Il peuvent donc aussi bien s'enfoncer dans un matériau tendre que s'accrocher à un matériau dur. Lorsque le couple de rotation nécessaire au serrage de la vis et les forces qui provoquent l'expansion de la cheville augmentent, cette dernière peut, grâce au profil précité, résister à la rotation aussi dans la zone médiane de sa partie expansible 5, c'est-à-dire plus profondément à l'intérieur du trou de scellement. Il en résulte l'avantage supplémentaire que l'immobilisation en rotation de la cheville lors du serrage de la vis n'est plus assurée par les seuls organes 20, comme dans les chevilles connues.Il en résulte aussi une diminution de la sollicitation en torsion du corps de la cheville, entre autres raisons parce que l'immobilisation supplémentaire en rotation de cette dernière relativement au trou de scellement 19 s'effectue précisément dans la zone où l'effort transmis par la vis à la cheville pendant son serrage est le plus grand. Il ressort clairement des fig. 1 et 2, la longueur des faces obliques des saillies 12 et des creux 13 (ou en d'autres termes la longueur des tronçons obliques de la fente dans sa partie sinueuse) d'une part, et la distance entre les zones cylindriques 11, d'autre part, du moins dans cette partie sinueuse, sont choisies de façon que le plan contenant le bord circulaire 21 tourné vers l'extrémité avant 3 de la cheville dans chaque zone cylindrique Il située dans cette partie sinueuse passe par le son-et des saillies et des creux triangulaires correspondants, c'est-à-dire par un des points d'infléchissement du tracé de la fente 4. On obtient ainsi un profil qui accroche particulièrement bien lorsque la cheville a subi une légère expansion.Notamment lorsque le matériau du mur est tendre relativement à la matière de la cheville, les parties saillantes du profil de la partie expansible 5 peuvent s'enfoncer assez profondément dans la paroi du trou de scellement pour s'y accrocher solidement. Par ailleurs, cette géométrie particulière et la répartition de la matière de la cheville qui en résulte contribuent à ce que la matière soit présente en quantité uniforme aux endroits voulus, uniformité qui est désirable lorsque la cheville doit être enfoncée dans des murs faits d'un matériau dur (du béton, par exemple). L'angle aigu solide ou bec 18 formé par la face plane 17 tournée vers l'extrémité arrière 10 dans la zone cylindrique 11 avec le tronçon oblique correspondant de la fente 4 est o rienté-sensiblement dans le sens de rotation de la vis lors de son serrage de façon à pouvoir jouer son rôle d'organe d'immobilisation en rotation. Rien n'empêche de prévoir sur chaque bord longitudinal de chaque branche écartable 6, 7 plusieurs saillies 12 et plusieurs creux fl. Toutefois, dans une forme d'exécution avantageuse de la cheville selon l'invention, il n'est prévu sur chaque bord qu'une seule saillie 12 et qu'un seul creux 13 et les saillies et les creux de la cheville sont décalés les uns relativement aux autres dans la fente 4 de telle façon que les deux branches écartables 6 et 7 ont une géométrie totalement identique, ce qui non seulement facilite la fabrication de la cheville, mais aussi contribue à créer les conditions d'uniformité et de symétrie désirables lors du serrage de la vis. Comme le montre clairement la fig. 4, les faces obliques 22 et 23 de chaque saillie 12 et de chaque creux 13 forment entre elles un angle ss de 120a. Le trait mixte 24 représente la base théorique d'un triangle correspondant à une saillie 12. Les deux faces obliques 22 et 23 de cette saillie ont, quant à elles, la même longueur, de sorte que la saillie 12 a, vue de côté, la forme d'un triangle isocèle. Pour le creux ç , au sujet duquel il faut aussi, pour le comparer à la saillie 12, tenir compte de la largeur de la fente 4, les mêmes caractéristiques sont applicables. En conséquence, les faces obliques 22a et 22b du creux ont une même longueur et le creux présente aussi, vu de côté, le profil d'un triangle isocèle. Comme il a été dit plus haut, la saillie 12 et le creux li et le tracé en zigzag de la fente qui en résulte se trouvent à peu près au milieu de la longueur de la partie expansible 5. De ce fait, les moyens d'accrochage supplémentaires à la paroi du trou de scellement 19 fournis par les saillies se trouvent placés dans une zone où a lieu, à une profondeur suffisante dans le trou2p, une expansion relativement grande de la cheville. Pour la même raison, il est avantageux de ne prévoir sur chaque bord longitudinal de chaque branche qu'une seule saillie 12: on peut alors lui donner une conformation plus robuste et adapter plus aisément sa position à celle des zones cylindriques 11. Les faces supérieures 25 et inférieures 26 desai- lett 15 s'étendent parallèlement à la fente 4, de sorte que les ailettes ont une section dont la forme est sensiblement rectangulaire et des faces supérieure et inférieure parallèles(cf. fig. 2 et 6). Ceci s'est révélé avantageux, non seulement pour la fabrication de la cheville 1, mais aussi pour sa fixation dans le trou de scellement 19 Comme on peut le voir clairement aux fig. 2 et 4, la génératrice 27 de chaque zone tronconique 2 est une courbe et définit une face concave. De plus, dans la zone de la petite base du tronc de cône, cette génératrice présente un plus petit rayon de courbure à l'endroit de son raccordement à la face plane 17 de la zone cylindrique Il adjacente. Par ailleurs, le tracé de cette courbe est tel que près de ladite zone cylindrique Il il est à peu près parallèle à l'axe longitudinal 14 de la cheville. Comme le montrent nettement les fig. 1, 2 et 6, si 1' on ne tient pas compte des ailettes 15 et des organes d'immobilisation en rotation 20, la cheville 1 a la forme d'un solide de révolution. Ce qui signifie que les zones cylindriques Il et les zones tronconiques 9 (ces dernières entre les ailettes 15) sont des solides de révolution parfaits. Ceci aussi contribue à l'uniformité de la répartition de la matière de la cheville et à la création de faces d'accrochage. En outre, la concavité de la face de révolution des zones tronconiques 9, en particulier de celle de la zone 9 proche de l'extrémité avant 2 de la cheville, favorise l e introduction de cette dernière dans le trou de scellement 19, notamment lorsqu'il s'agit d'un montage "traversant". On peut voir aux fig. 2 et 3 et 5 à 8 que les faces 16 qui définissent entre elles la fente 4,sont, abstraction faite des saillies 12 et des creux 13, planes sur toute leur longueur. L'essentiel de la présente invention réside dans la combinaison de caractéristiques qui prévoit que la cheville 1 présente sur sa face de révolution externe, au moins dans sa partie expansible, une succession de zones tronconiques, de préférence accolées chacune par leur grande base à une zone cylindrique, et, sur le bord de la fente, des saillies 12 et des creux 13 de forme triangulaire, adaptés les uns aux autres, ainsi que des ailettes 15, qui saillent sur las zones coniques, renforcent les bords de la fente et suivent le meme tracé en zigzag que cette dernière. La cheville selon l'invention satisfait d'une manière avantageuse des conditions opposées, à savoir qu'une cheville fendue doit, d'une part1 présenter dans sa partie expansible, même en tenant compte de la présence de la fente, une répartition de la matière aussi uniforme que possible, tandis que, d' autre part, dans cette même partie expansible, sa face externe doit être conformée de façon à pouvoir se fixer solidement à la paroi du trou de scellement, éventuellement par une liaison positive dans le cas de matériaux tendres, afin de réaliser, que les trous de scellement soient forés dans des matériaux durs ou tendres, une immobilisation supplémentaire en rotation et éventuellement dans le sens axial dans la zone médiane de la partie expansible. Dans la forme d'exécution de l'invention où les becs pointus 18 sont mis en évidence, on obtient l'avantage supplémentaire que, sans augmentation du coût de fabrication, l'immobilisation en rotation de la cheville est renforcée précisément au moment où la vis transmet à cette dernière le couple le plus élevé, alors qu'elle a déjà subi une expansion relativement grande. La fig. 9 est une vue similaire à celle de la fig. 2, mais après un pivotement de 90 de la cheville sur son axe. La fig. 10 est une coupe transversale suivant X - X de la fig. 9. La vue de la fig. 9 permet de bien voir la position des ailettes 15 relativement aux bords des zones tronconiques 9. On peut aussi voir clairement aux fig. 9 et 10 que les ailettes 15 s'étendent moins dans le sens radial (cf. 28) que le corps de la cheville dont le diamètre est D. La vue en coupe de la fig. 10 correspond à la zone où les saillies 12 et les creux 13 se trouvent déjà dans la fente 4. On le voit clairement, par exemple au caractère asymétrique de la coupe de fig. 10 Il ressort aussi clairement de cette dernière que dans la zone des saillies 12 et des creux--;2, donc dans la zone du tracé en zig-zag de la fente, là où les tronçons tronconiques ont leur plus petite section, la section totale, ailettes comprises, est encore relativement grande. Les avantages précités sont encore illustrés avec plus de précision par les figures Il à 13. On reconnaît à la fig. il une partie d'une branche 6 d'une cheville 1 correspondant au détail A de la fig. 4. A la fig. ll, toutefois, la branche 6 a déjà été écartée par la vis de fixation 5' et il en résulte que les zones cylindriques Il et, jusqu'à un certain point, les zones tronconiques 9 également ont déjà pénétré dans la paroi 60 qui délimite le trou de scellement 1.Si une force d'extraction agit sur ra vis de fixation dans le sens de la flèche Pf 2, il se produit dans le mur W des forces de retenue qui agissent dans le sens des flèches Pf 3 et s'exercent surtout sur les faces planes 17 des zones cylindriques ll, comme le montre clairement la fig. ll. Or la vis 51 est munie d'un filetage 55, qui pourrait s'enfoncer comme une lame à l'endroit où la section de la cheville est la plus faible, notamment à l'endroit de la petite base de la zone tronconique 9, comme le montrent à titre d-'exemple les figures Il à 13.De la section initiale disponible, résultant de la géométrie de la cheville 1, il ne subsiste plus, dans la situation représentée à la fig. Il le long de la ligne de coupe XII-XII, à proprement parler que la zone hachurée 57, située à l'extérieur du contour extérieur 56 du filetage;52, ctest-à-dire aux fig. 12 et 13 que la partie de la zone hachurée située à l'extérieur du trait discontinu qui représente le coutour extérieur du filetage 55. Pour la clarté du dessin, les ailettes 15 ont été omises dans ces deux figures.On y voit que dans cette zone critique, le long de la ligne de coupe XII - XII, et dans les environs immédiats de cette zone, il se produit, outre les forces de traction habituelles, des sollicitations défavorables en torsion et en cisaillement, et, de plus, un effet d'entaille par le filetage 55. A la fig. 13, la même situation qu'à la fig. 12 est représentée (après pivotement de 1800), mais la cheville y est munie de ses ailettes 15. On peut voir que la section subsistante 57 est considérablement plus grande qu'à la fig. 1Z, où les ailet tes 15 sont absentes. L'apport supplémentaire de matière que représente la présence de ces ailettes à ces endroits de faible section est relativement faible en comparaison de l'amélioration ainsi obtenue. De plus, dans des zones étendues des ailettes, l'effet d'entaille ne se produit pas, ou du moins pas avec la même intensité qu'à la fig. 12. A cet égard, les caractéristiques énoncées dans les revendications 11 et 12 en ce qui concerne la transmission des forces se révèlent particulièrement avantageuses. La courbure concave de la génératrice 27 des zones tronconiques 9 a notamment pour effet qu'une quantité relativement importante de matériau du mur reste prise entre deux zones cylindriques Il successives (cf. 58 à la fig. 11). La caractéristique de la revendication 12 permet ou facilite ltemprisonnement d'une zone cohérente de la matière du mur W dans la zone 58. En conséquence, dans le profil donne à la face externe de la cheville 1, il est tenu compte du profil imprimé au matériau du mur par l'expansion de la cheville, profil apte à bien résister aux sollicitations. Ceci est particulièrement important lorsque le mur W est fait d'un matériau tendre.Comme on peut le voir, par exemple, aux fig. 10 et 13, les faces planes des zones cylindriques li s'étendent sur un arc compris entre 150 et 170 et ce, sans interruption par une nervure ou autre élément similaire. Sous ce rapport, il convient aussi de se référer encore aux caractéristiques de la revendication 5. Elles permettent d' éviter dans une large mesure un affaiblissement dangereux de la branche écartable par le creux 13, car ce creux est triangulaire et avantageusement situé à proximité d'une zone cylindrique li En outre, les ailettes 15 fournissent un apport de matière supplémentaire précisément aux endroits où cet apport est essentiel, comme on peut le voir nettement aux fig. 9, 10 et 13. Enfin, en relation avec la revendication 14, il convient de signaler encore ceci: les figures 2, 7 et 8 montrent clairement que la cavité 2 diminue progressivement de section en allant de l'extrémité arrière 10 vers l'extrémité avant 2 de la cheville, d'une façon connue en sol. En outre, la cavité 2 se termine à une distance a de 1'extrémité avant 2. Selon une autre caractérisque de la cheville selon l'invention, la distance a correspond sensiblement au diamètre D de la cheville.De préférence, la cavité 2 peut se terminer à l'endroit où finit la saillie ou le creux' le plus proche de l'extrémité avant 2. Ceci est visible à la fig. 2, où seul le fond en forme de calotte sphérique 2a de la cavité 2 dépasse de l'extrémité avant de la saillie 12 ou du creux il. Le cas échéant, la cavité 2 peut aussi dépasser l'extrémi- té avant de cette saillie 12 ou de ce creux 13 d'une longueur b à peu près égale à la moitié du diamètre D de la cheville. Comme il va de soi et comme il ressort de ce qui précède, l'invention ne se limite pas à la forme d'exécution qui vient d' être décrite à titre d'exemple seulement; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes de réalisation. - REVENDICATIONS 1. - Cheville expansible en matière plastique munie d' une cavité axiale pour recevoir une vis de fixation ou autre organe de liaison similaire et fendue sur une partie de sa longueur pour former deux branches écartables, la partie principale de sa zone expansible présentant, sur la face externe de révolution de la cheville, un profil qui s'étend en dents de scie dans le sens longitudinal de cette dernière, qui tend à sbpposer à l'arrachement de la cheville et qui est constitué par une successions de portions cylindro-coniques munies de nervures axiales qui saillent sur la face externe de leur zone conique au moins jusqu'à proximité de la face enveloppe du corps de cheville, une courte zone cylindrique étant accolée à la grande base de la zone conique de chaque portion, tandis que des saillies et des creux s' emboîtant les uns dans les autres sont prévus dans la fente de la cheville et disposés de telle façon que dans chaque branche écartable, la saillie formée sur un des deux bords longitudinaux de la branche se trouve en regard du creux formé sur l'autre bord et vice-versa et que sur chacun des dits bords une saillie fait suite à un creux ou un creux suit une saillie, caractérisée en ce que les saillies-et les creuxcà-l'endroit de la fente qui forme les branches écartables ont, dans le sens de l'axe de la cheville, une forme triangulaire connue en soi et, considérées dans ce meme sens, sont située dans la partie médianede la zone expansible, et en ce que les nervures sont conformées en ailettes disposées contre les bords de ladite fente, dont elles suivent le tracé en zigzag. 2.- Cheville selon la revendication 1, caractérisée en ce que les faces des ailettes tournées vers la fente se trouvent directement dans le prolongement des faces qui délimitent cette dernière. 3.- Cheville selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisée en ce que la grande base de chaque zone tronconique est accolée à une zone cylindrique courte, d'un diamètre au moins à peu près égal au diamètre nominal de la cheville, et en ce qu'une au moins de ces zones cylindriques coupe le bord de la fente, orienté obliquement par rapport à la génératrice correspondante de la cheville à cause de la forme en zigzag de ladite fente, de telle façon que sa face plane tournée vers 1' extrémité arrière de la cheville forme avec ledit bord de la fen te un angle aigu. 4.- Cheville selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que, dans le sens radial, les ailettes s'étendent moins loin que les zones cylindriques. 5.- Cheville selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée ence que la longueur des faces inclinées de la fente dans le tracé en zigzag de cette dernière et la distance entre les zones cylindriques, au moins dans les limites de ce tracé, sont adaptées l'une à l'autre de telle façon que les sommets des saillies et des creux se trouvent en regard des zones cylindriques ou immédiatement à côté, en regard des grandes bases des zones tronconiques, de préférence de telle façon que le plan contenant le bord circulaire avant de chaque zone cylindrique passe par un point dtinfléchissement du tracé en zigzag de la fente. 6.- Cheville selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que l'angle solide aigu formé par la rencontre de la face plane arrière de chaque zone cylindrique et d'une face inclinée de la-fente est orienté dans le sens de la rotation de la vis associée à la cheville lorsqu'on la serre. 7.- Cheville selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce qu'il n'est prévu sur chaque bord longitudinal de chaque fente qu'unie seule saillie et un seul creux et en ce que chaque saillie dans la fente est décalée par rapport à un creux de façon que les deux branches écartables de la cheville aient la même forme. 8.- Cheville selon la revendication 7, caractérisée en ce que le tracé en zigzag de la fente est situé à peu près au milieu de la longueur de la zone expansible. 9.- Cheville selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisée en ce que les faces inclinées de chaque saillie et de chaque creux forment entre elles un angle compris entre 100 et 1400 environ et de préférence égal à 1200. 10.- Cheville selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisée en ce que la face de chaque ailette tournée vers le dos de la branche où elle se trouve est au moins à peu près parallèle au plan général médian de la fente. 11.- Cheville selon ltune quelconque des revendications 1 à 10, caractérisée en ce que la génératrice de chaque zone tronconique est une courbe dont la concavité est tournée vers 1' extérieur, qui, dans la zone de la petite base, est de préférence orientée à peuplés axialement et se raccorde avec un petit rayon de courbure à la face plane arrière de la zone cylindrique adjacente. 12.- Cheville selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisée en ce que sa zone expansible, en dehors des ailettes, est un solide de révolution sur toute sa longueur. 13.- Cheville selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisée en ce que sa cavité axiale, de façon connue, a une section qui diminue progressivement en direction de son extrémité avant et se termine à une distance de ladite extrémité qui est au moins égale au diamètre de la cheville, et en ce que ladite cavité axiale se termine de préférence à l'endroit où finit la saillie ou le creux le plus proche de l'extrémité avant, ou dépasse éventuellement cet endroit en direction de cette extrémité. 14. - Cheville selon l'une quelconque des revendications 1 à 13, caractérisée en ce que la fente qui divise la partie expansible en deux branches est, en dehors des saillies et creux de forme triangulaire, délimitée par des faces planes ininterrompues, dont la largeur correspond sensiblement au diamètre nominal de la cheville. 15.- Cheville selon l'une quelconque des revendications 1 à 14, caractérisée en ce que les faces inclinées qui délimitent les saillies et les creux vus de côté correspondent aux côtés égaux d'un triangle isocèle.