I1 existe des formules de produits pharmaceutiques et vétérinaires contenant des substances réagissant entre elles. Cela est notamment le cas pour un certain nombre dantibio- tiques et de sulfamides qui sont détruits lentement par les solvants appropriés pour leur application thérapeutique. Pour éviter ce phénomène on dissout la substance active seulement quelques instants avant l' injection du médicament. Selon une première méthode connue on emploie deux récipients dont l'un contient la substance active sous forme de poudre et l'autre le solvant. On aspire le solvant avec une seringue après avoir perforé le bouchon de caoutchouc du flacon à l'aide de l'aiguille de la seringue. Ensuite on injecte le solvant de manière analogue dans le flacon contenant la poudre à dissoudre. On agite pour obtenir la solution prête à l'emploi. Selon une deuxième méthode connue on emploie un seul flacon contenant un compartiment séparé repli de liquide. La partie du-flacon contenant la poudre est mise sous vide. Pour préparer la solution on perfore le bouchon ainsi que la paroi de séparation des deux compartiments, la différence de pression provoque l'écoulement du liquide sur la poudre et on agite pour obtenir la solution injectable. Ces deux méthodes présentent des inconvénients. Selon la deuxième méthode le volume du compartimentprévu pour le solide doit être plus grand que celui du compartiment de liquide, bien que le rapport entre les quantités de liquide et de solide soit généralement proche de 9 : 1. La nécessité de créer le vide rend la Préparation des doses i'.on plus complexe, tandis que / risque de tordre ou d'obturer l'aiguil- le lors de la perforation de la séparation. On a maintenant trouvé un flacon à deux compartiments destinés à être mis en communication afin de mélanger intimement le contenu prédisposé dans chacun des deux compartiments, composé de deux parties essentiellement coaxiales, caractérisé en ce qu'au moins une partie comporte une paroi en forme de membrane du côté tourné vers l'intérieur du second compartiment, le flacon comportant en outre un emporte-pièce fixé sur une bague pouvant être dé- placée en vue de découper un orifice dans le ou les membranes, cette bague étant retenue dans sa position de départ par au moins une bague de sécurité amovible. Les flacons selon l'invention sont montrés dans les des sins joints sans que l'invention soit limitée à ces modes de réalisation. Dans ces dessins - les figures 1 et 2 représentent en coupe longitudinale des flacons possédant une seule membrane, avec des bagues de sécurité de modèles différents; - les figures 5 et 4 représentent en coupe longitudinale des flacons possédant deux membranes. Selon l'invention on n'effectue plus le mélange du contenu des deux compartiments par perforation de la membrane à l'aide de l'aiguille de la seringue d'injeetion, mais on découpe la membrane avec un emporte-pièce monté sur le flacon. Selon l'art antérieur il est indispensable de disposer le compartiment à liquide au-dessus du compartiment à solide, car seul le liquide est capable de s'écouler par l'étroit orifice percé par l'aiguille dans la membrane. A cet égard l'invention permet au contraire de choisir n importe lequel des deux compartiments pour le liquide ou le solide. Dans la pratique, on utilisera le plus souvent le compartiment supérieur pour le solide, celui-ci étant d'habitude de volume plus petit que le liquide. I1 s'en suit donc une meilleure utili- sation de l'espace vis à vis de l'art antérieur, selon lequel le solide doit être placé dans un compartiment assez grand pour contenir la solution terminale. L'invention sera maintenant décrite plus en détail à l'aide des dessins joints. La figure 1 représente en coupe longitudinale un flacon à deux compartiments formés par les parties 1 et 2, qui constituent ensemble le corps du flacon. La partie 2 réalisée avantageusement en une matière plastique est emboitée dans la partie 1 fabriquée par exemple en verre, le fond de la partie 2 étant formé par une membrane 3 séparant les deux compartiments 4 et 5 ainsi formés. Le compartiment 4 est fermé par un bouchon 7 à l'intérieur duquel est monté un emporte-pièce 6 d'une longueur telle que son côté tranchant est situé près du fond du compartiment 4, c'est-àdire près de la membrane 3. Les deux parties 1 et 2-comportent respectivement sur leur circonférence supérieure les épaulements 11 et 12. L'épaulement 12 empêche d'une part l'enfoncement de la partie 2 dans la partie 1, d'autre part les deux épaulements ensemble sont encastrés dans une bague de sécurité amovible 10 qui possède une gorge à cet égard. Le bouchon 7 comportant l'emporte-pièce 6 repose sur la bague de sécurité 10 et ce n'est qu'après l'enlèvement de cette dernière que lWon peut enfoncer le bouchon jusqu'à ce qu'il bute contre l'épaulement 12. Par cette manoeuvre l'emporte-pièce 6 découpe la membrane 3 de façon à mettre les compartiments 4 et 5 en communication. L'emporte pièce 6 est fixé par vissage à l'intérieur du bouchon 7. Afin de pourvoir aspirer la solution injectable, le bouchon 7 possède dans son centre un trou 8 obturé à l'aide d'une rondelle souple et imperméable 9, serrée èntre la base de l'emporte- pièce et le bouchon 7. Selon la technique habituelle on perce la rondelle avec l'aiguille de la seringue. Le bouchon est fixé de façon connue par une capsule métallique. L'emporte-pièce 6 et le flacon 2 sont ajustés de telle sorte que lors de I'enlèrement de la capsule métallique et de la bague de sécurité, le bouchon et femporte-pièce ne risquent pas de sortir du flacon 2. La figure 2 représente une variante du flacon de la figure 1. La partie 2 comporte sur le pourtour extérieur de l'épaulement 12 un pas de vis. La partie 1 comporte un col également muni d'un pas de vis du même diamètre que celui de l'épaulement 12, permettant de recevoir un bouchon fileté 7. Une bague de sécurité 10 est placée entre l'épaulement du col de la partie 1 et le bouchon. L'enlèvement de la bague de sécurité permet en vissant le bouchon 7 de découper la membrane 3. La figure 3 représente un flacon dans lequel les deux parties sont assemblées en vis-à-vis, c'est-à-dire que chaque partie 1 et 2 possède une membrane, respectivement 3 et 3a, et ces membranes sont tournées l'une vers l'autre, l'emporte-pièce 6 étant disposé entre ces membranes de manière que l'on découpe les deux membranes lorsque l'on rapproche les parties 1 et 2. L'emporte-pièce dont les deux extrémités sont tranchantes est monté coaxialement dans le centre de la bague de maintien 14. Pour que cette bague assure l'assemblage des parties 1 et 2, elle comporte à ses extrémités des épaulements 16. Parallèlement à ses épau,ements se trouvent des bagues de sécurité amovibles 10, encas trées ensemble avec les épaulements 16 dans les gorges 13 formées sur chacurie des parties 1 et 2par un col portant,à l'extrémité sur laquelle est fixée la membrane, une collerette 17 dont la section est en forme d'ergot. Ainsi les deux part-ies 1 et 2, la bague 14 et les bagues de sécurité 10 peuvent être assemblées par force et après enlèvement des bagues de sécurité on peut rapprocher les deux parties pour le découpage des membranes. La partie 2 possède un orifice formé par un bouchon 15 en matière souple pour l'aspiration de la solution injectable. La figure 4 représente un flacon analogue à celui de la figure 3. L'assemblage des diverses parties est obtenu ici par vissage. A cet effet les collerettes 17 sur les parties 1 et 2 et les épaulements 16 sur la bague de maintien, indiqués à la figure 3, sont ici remplacés par des filetages 18. Les flacons représentés dans les figures 3 et 4 sont avantageusement fabriqués en verre ou une autre matière connue pour la fabrication de flacons. REVENDICATIONS 1. Flacon à deux compartiments destinés à être mis en communication afin de mélanger intimement le contenu prédisposé dans chacun des deux compartiments, composé de deux parties essentiellement coaxiales, caractérisé en ce qu'au moins une partie comporte une paroi en forme de membrane du côté tourné vers 1' intérieur du second compartiment, le flacon comportant en outre un emporte- pièce fixé sur une-bague pouvant etre déplacée en vue de découper un orifice dans le ou les membranes, cette bague étant retenue dans sa position de départ par au moins une bague de sécurité amovible. 2. Flacon aménagé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'une deuxième partie aménagée par embottement dans le col d'une première partie formant l'enveloppe du flacon, possède un fond en forme de membrane, le coté opposé étant ouvert pour laisser passer un emporte-pièce dont le bout tranchant atteint la proximité de la membrane, l'emporte-pièce étant monté à l'intérieur d'un bouchon creux comportant un filetage à l'intérieur s'adaptant à un filetage sur le col du flacon, ce col étant formé par un épaulement entourant le côté ouvert de la deuxième partie et le bord supérieur du col de la première partie sur lequel repose 1 té- paulement de la seconde, une bague de sécurité amovible étant encastrée dans la gorge formée par 1'épaulement du col de la première partie et l'extrémité inférieure du bouchon. 5. Flacon selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'une deuxième partie aménagée par embottement dans le col d'une première partie formant l'enveloppe du flacon, possède un fond en forme de membrane, le côté opposé étant ouvert pour laisser passer un emportepièce dont le bout tranchant atteint la proximité de la membrane, ltemporte-pièce étant monté à l'intérieur d'un bouchon qui repose sur une bague de sécurité amovible munie à l'intérieur d'une gorge dans laquelle sont encastrés les épaulements joints que comporteat les deux parties sur leur extrémité supérieure. 4. Flacon selon les revendications 2 ou 3, caractérisé en ce que le bouchon comporte un orifice dans sa partie centrale su périeure et une rondelle en matière souple et imperméable est serrée entre le bouchon e-t 1'emporte-pièce pour obturer ledit orifice. 5. Flacon selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisé en ce que la partie embottée est réalisée en une ma tière plastique appropriée et la partie extérieure est réalisée en verre. 6. Flacon selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'une deuxième partie forme le compartiment supérieur du flacon et comporte en haut un bouchon et un fond en forme de membrane, la partie inférieure de cette deuxième partie ayant un diamètre inférieur à celui de sa partie supérieure, de manière à former un épaulement, et la première partie forme le compartiment inférieur du flacon et présente au-dessus une paroi en forme de membrane, sa partie supérieure ayant un diamètre inférieur à celui de sa partie inférieure, de manière à former un épaulement, les deux parties comportant des moyens permettant de les tenir ensemble, les membranes étant disposées face à face , à l'aide d'une bague de maintien munie d'un emporte-pièce susceptible de découper les membranes par rapprochement des deux parties après l'élimination des bagues de sécurité serrées entre les deux extrémités de la bague de maintien et les épaulements respectifs des deux parties du flacon. 7. Flacon selon la revendication 6, caractérisé en ce que les deux parties et la bague de maintien sont tenues ensemble par vissage. 8. Flacon selon la revendication 6, caractérisé en ce que chacune des deux parties possède sur son extrémité comportant la membrane une collerette dont la section est en forme d'ergot de manière à former avec l'épaulement une gorge dans laquelle sont encastrés par force, grâce à une collaboration avec les collerettes, les bagues de sécurité et les épaulements dont sont munies les extrémités de la bague de maintien.