L'invention concerne un dispositif d'insertion d'un senseur dans les conduits d'échappement d'un moteur à combustion interne, et en particulier un senseur du type capteur électrochimique des concentrations d'espèces dans les gaz d'échappement. De tels capteurs sont encore appelés sondes Ai. Leurs courbes de réponse en tension présentent un basculement brutal à la stoechiométrie du mélange carburant-air dont on désire mesurer les concentrations relatives dans les gaz d'échappement. L'analyse se fait par prélèvement d'échantillons de gaz d'échappement qui seuls sont admis à l'intérieur du capteur (o ils sont amenés à l'équilibre thermodynamique), selon la technique dite de prise d'essai. Pour arriver à ce résultat on dispose habituellement en amont du capteur, des moyens qui limitent l'échange gazeux. Les signaux électriques délivrés par un tel capteur sont ensuite exploités par un système de régulation permettant, par exemple, de modifier la proportion air carburant admise dans les cylindres d'un moteur à combustion. Cette méthode de régulation est bien connue dans le domaine de l'électronique automobile. Ces capteurs ont été réalisés selon diverses approches: selon une première approche, plus ancienne, l'élément actif ou cellule de mesure, en général du type pile à concentration, présente une structure dite "en doigt de gant"; selon une seconde approche, la partie active du capteur est réalisée par les techniques de dépôt en couche mince ou épaisse utilisées pour la fabrication de circuits semi-conducteurs, et présente une structure plane. Dans tous les cas, on doit insérer la cellule de mesure dans les conduits d'échappement d'un moteur à combustion dont on désire analyser la composition des gaz d'échappement. Pour ce faire, selon l'art ancien, on insère la cellule de mesure dans un boitier présentant la structure générale d'une bougie d'allumage. Ce boitier doit assurer, d'une part, l'étanchéité absolue entre une première enceinte, ou enceinte de mesure, en contact avec le gaz à analyser, et une seconde enceinte dite de référence et, d'autre part, assurer les liaisons électriques entre la cellule de mesure et des circuits extérieurs d'exploitation des signaux électriques délivrés. Ces diverses exigences conduisent à une structure complexe et relativement coûteuse. D'autre part on doit assurer, en ce qui concerne la seconde approche, l'adaptation entre une géométrie plane, celle de la cellule de mesure et une géométrie cylindrique, celle du boitier. Enfin certains capteurs plus récents comportent plus de deux connexions électriques et les structures de boitier de type bougie d'allumage se prêtent mal à la sortie de plus de deux connexions. Outre les difficultés qui viennent d'être signalées, il doit encore être noté la nécessité de transformations des conduits d'échappement existants pour pouvoir y insérer le boitier contenant la cellule de mesure par vissage. En dernier lieu, le type de capteur qui vient d'être décrit, pouvant présenter une haute impédance de sortie, les isolants doivent être de bonne qualité, ce à haute température, ce qui est difficile à obtenir. Pour pallier ces inconvénients, l'invention propose un dispositif d'insertion particulièrement adapté à des senseurs de faible dimension et de structure plane, pouvant comporter plus de deux connexions de sortie, dispositif ne mettant en oeuvre que des composants simples et bon marché. Pour ce faire, l'invention met à profit la présence de joints de liaison et d'étanchéité existant dans tous les conduits d'échappement, ces joints étant soit les joints entre les lumières d'échappement pratiquées dans la culasse d'un moteur et le collecteur diéchappement,soit le joint entre ce collecteur et le tuyau d'échappement conduisant aux divers silencieux et pot d'échappement. L'invention a donc pour objet un dispositif d'insertion d'au moins un senseur dans les conduits d'échappement d'un moteur à combustion interne comprenant une culasse munie d'au moins une lumière d'échappement; senseur -destiné à mesurer au moins un des paramètres significatifs des gaz d'échappement circulant à haute température dans les conduits d'échappement, et développant sur des connexions de sortie des signaux électriques représentatifs de ces paramètres; dispositif caractérisé en ce qu'il comprend formant support du senseur, un élément plan de faible épaisseur constitué d'au moins une feuille de matériau isolant et compressible, résistant aux hautes tempéra- tures, percée d'au moins une fenêtre de communication laissant le libre passage au gaz d'échappement, pratiquée dans une région centrale de cet élément, région o est positionné le senseur maintenu par ses connexions; et en ce que, l'élément étant inséré entre deux ensembles de pièces mécaniques accouplés à l'aide de moyens de fixation, l'élément constitue un joint d'assemblage étanche au gaz d'échappement. L'invention a encore pour objet un système régulateur du dosage de carburant dans un moteur à combustion comprenant plusieurs cylindres associé à un dispositif d'inser- tion comportant un senseur par cylindre, dont les signaux de sortie des senseurs sont exploités pour régler le dosage de carburant. L'invention sera mieux comprise et d'autres caractéristiques apparaîtront à la lecture de la description ci-après en se référant aux dessins annexés parmi lesquels: - les figures 1 et 2 illustrent des dispositifs d'insertion de capteur dans un conduit d'échappement selon l'art ancien; - la figure 3 illustre schématiquement un dispositif d'insertion d'un senseur selon l'invention; - les figures 4 à 8 illustrent plusieurs variantes d'exécution de l'invention selon une première approche; - la figure 9 illustre une seconde approche de l'invention; - la figure 10 illustre le montage de dispositifs d'insertion selon l'invention dans les conduits d'échappement d'un moteur à combustion interne; - la figure 11 illustre la régulation de l'injection-du carburant dans les cylindres d'un moteur à combustion interne par des senseurs insérés dans les conduits d'échappement à l'aide d'un dispositif selon l'invention. Les dispositifs d'insertion de senseur dans les conduits d'échappement d'un moteur à combustion interne selon l'art ancien présentent en général une structure rappelant celle des bougies d'allumage de ces moteurs. Selon une première approche, plus ancienne, la cellule de mesure proprement dite a une structure dite en forme de doigt de gant. Une telle structure est illustrée par la figure 1: la cellule comporte deux électrodes 105 et 106 déposée de part et d'autre d'un électrolyte solide 104, par exemple de la zircone stabilisée à la chaux, l'électrolyte 104 assurant la rigidité mécanique de la cellule de mesures. L'ensemble est placé dans un boitier métallique 101 de structure cylindrique destiné à insérer le capteur par vissage dans un conduit d'échappement 100 de façon à ce que la cellule de mesure soit mise en contact avec le gaz d'échappement G. Pour ce type de capteur, l'intérieur du doigt de gant constitue le compartiment de référence dans lequel est amené par le conduit 110, pratiqué dans une seconde pièce métallique 103, un gaz de référence qui est en général constitué par l'air ambiant A Ab. Le boitier doit assurer, d'une part, l'étanchéité, et d'autre part, les liaisons électriques entre les électrodes 105 et 106 et des circuits extérieurs exploitant les signaux délivrés par la cellule de mesure. Pour ce faire, la'pièce métallique 103 assure en coopération avec le joint conducteur 108 un premier contact électrique. Un joint également conducteur 109 assure avec le boitier 101 dans lequel est vissé une troisième pièce métallique 102 le second contact électrique. Un joint 107 isolant permet le découplage électrique des pièces métalliques 102 et 103. L'ensemble présente une structure relativement complexe, risquant de compromettre la fiabilité générale du dispositif; les points les plus critiques étant constitués par les joints 107 et 109. On doit rappeler ici que les conditions d'environnement des dispositifs coopérant au fonctionnement d'un moteur à combustion interne sont très sévères. Aux différences de pression entre le gaz circulant dans le conduit d'échappement et l'atmosphère, s'ajoutent des différences de température très importantes: à l'intérieur du conduit, le gaz d'échappement atteint couramment une température de l'ordre de 800 C, la température n'étant plus que de l'ordre de 2000 C sur la pièce 102 et une température légèrement supérieure à l'ambiante au niveau de l'orifice d'entrée du conduit 110. D'autre part, le dispositif est soumis à des vibrations importantes. Enfin toutes ces contraintes entrarnent non seulement une dégradation des organes constitutifs du boitier, mais aussi une dégradation de la cellule de mesure proprement dite: les contraintes peuvent créer des fissures dans l'électrolyte solide. Aussi, plus récemment, ont été proposées des cellules de mesure électrochimiques réalisées par les techniques de dépôt en couche mince ou épaisse. Les cellules ainsi réalisées sont en général du type à référence interne. Il s'agit de cellules de mesure dont l'une des électrodes combine la fonction électrode et la fonction milieu de référence. On utilise pour ce faire une électrode à base d'une combinaison du type: M - MX ou M est un métal et X un halogène à détecter (par exemple M - MO dans le cas de la détection de l'oxygène, et notamment dans les gaz d'échappement). Un senseur de ce type et son boitier sont illustrés sur la figure 2. Un senseur dont l'une des électrodes 205 est visible sur la figure est inséré en force dans un boitier 201 formant contact électrique 206 avec cet électrode. L'autre électrode non visible est reliée à l'extérieur par une connexion électrique 203. L'ensemble est placé dans un boitier 202 destiné à insérer le capteur ainsi constitué dans un conduit d'échappement 200 par vissage. Le boitier comprend également un matériau isolant 207 assurant simultanément l'étanchéité du capteur entre le milieu extérieur et l'intérieur du conduit d'échappement. Dans cette approche, bien que la cellule de mesures présente une fiabilité plus élevée, il faut adapter une géométrie plane, celle de la cellule, à une géométrie cylindrique, celle du boitier. En outre, les deux approches présentent l'inconvénient de nécessiter des transformations dans les conduits d'échappement existant. Enfin, certains senseurs sont munis de plus de deux connexions électriques et des normes adoptées par certains constructeurs imposent une "masse mécanique distincte de la masse électrique". Les boitiers précédemment décrits sont mal adaptés à ces configurations. L'invention propose tout au contraire des dispositifs d'insertion simplifiés mettant à profit certains organes existant dans tous les conduits d'échappement des moteurs à combustion interne actuellement utilisés. Le dispositif d'insertion d'un senseur selon l'invention est schématisé sur la figure 3. En effet, pour raccorder deux conduits d'échappement ou un conduit d'échappement et les lumières d'échappement pratiquées dans la culasse d'un moteur à combustion interne, on utilise des joints, généralement en amiante, assurant l'étanchéité et possédant une bonne tenue aux hautes températures. En outre, les matériaux utilisés, généralement bon marché, sont de bons isolants. Ces joints peuvent donc constituer un support approprié pour insérer un senseur, représenté sous la référence 1 dans les conduits d'échappement. Ce senseur possède des connexions de sortie 2, au nombre de trois sur la figure. Ce nombre peut être quelconque. Le senseur est maintenu en présence des gaz d'échappement par la rigidité de ces connexions enserrées dans le matériau de l'élément 3 qui forme joint entre deux parties constitutives du système d'échappement. Une première variante de réalisation d'un dispositif d'insertion selon l'invention est illustrée sur la figure 4. Le dispositif est constitué essentiellement par le joint d'étanchéité situé entre le collecteur d'échappement et le tuyau d'échappement conduisant au silencieux et pot d'échappement. Ce joint comporte en général une ou plusieurs rondelles en amiante 3 - 2 à 3 - 4 enserrées entre deux rondelles en métal 3 - 1 et 3 5. Pour éviter que le senseur soit soumis aux agressions directes du gaz d'échappement, on peut pratiquer dans l'une des rondelles une découpe 4 formant cavité o est placé le senseur à proximité des gaz d'échappement circulant par l'orifice central de cet empilement de rondelles, orifice que l'on appellera dans ce qui suit fenêtre de communication. Les connexions sont sorties vers la périphérie de la rondelle 3 - 3, que l'on a prolongée avantageusement par une languette 5 muni d'une découpe 6. Cette disposition permet l'enfichage d'un connecteur électrique 7, positionné dans le bon sens grâce à la découpe 6. Pour le passage des connexions, deux variantes sont illustrées par les figures 5 et 6. Sur la figure 5, les connexions sont simplement maintenues par pressage entre deux couches 3 - 3 et 3 - 4 du joint. Les rondelles formant ces couches successives doivent posséder une épaisseur suffisante pour laisser un libre accès des gaz d'échappement au senseur 1. Des senseurs réalisés par des techniques de dépôt en couche mince, par exemple ceux décrits dans la demande de brevet français n0 78 34 880 déposée le 12 Décembre 1978, ont une épaisseur de l'ordre de 0,3 mm, ce qui représente une épaisseur totale y compris les connexions de 1 mm. Les rondelles peuvent avoir une épaisseur de 3 mm se réduisant à 2 mm après écrasement lors de la fixation des deux conduits assemblés. Sur la figure 6, la cavité 4 a une épaisseur inférieure à l'épaisseur de la rondelle, elle peut être réalisée en extrudant le matériau. On pratique dans l'épaisseur de ce matériau, dans une direction parallèle au plan de la rondelle, des trous de diamètres égaux ou légèrement supérieurs à celui des fils constituant les connexions électriques 2. Le senseur est ensuite enfilé par ces connexions de façon à ce que celles- ci ressortent vers la périphérie. Cette variante de réalisation est particulièrement avantageuse lorsque le joint comporte une rondelle unique épaisse. Le senseur est en contact avec les gaz d'échappement à une température de l'ordre de 800 à 900 C. La périphérie de la rondelle est à une température de l'ordre de C, on utilise de préférence, pour réaliser les connexions électriques 2, un matériau faiblement conducteur de la chaleur. Le type de senseur utilisé ayant une forte impédance de sortie et les courants électriques mis en jeu étant très faibles la conductivité n'est pas critique. Un exemple de matériau utilisable est l'acier inoxydable. Dans une autre variante, le senseur peut être placé dans le joint situé entre le collecteur et les lumières d'échappement pratiquées dans la culasse du moteur à combustion interne. Cette variante présente l'avantage que la surface du moteur est à une température plus basse, que la surface des conduits d'échappement. En effet, cette température est de l'ordre de 1000 C. En général, lorsque le moteur comporte plusieurs cylindres et plusieurs lumières d'échappement, le joint est une pièce unique comportant plusieurs fenêtres de communication s'adaptant sur les lumières d'échappement. Il est alors avantageux, pour certaines applications dont l'une sera décrite ultérieurement au regard de la figure 11, d'associer à chacun de ces orifices un senseur. Une telle variante est illustrée par la figure 7. Le joint se présente sous la forme d'une pièce unique 11, support d'insertion des senseurs 1 - 1 à 1 - 4. Il est également avantageux, spécialement pour des dispositifs d'insertion réalisés selon la variante de la figure 7, de prévoir en périphérie des éléments constituant le joint, un module comportant des circuits électroniques, assurant l'interface électrique entre le senseur et des circuits extérieurs d'exploitation des signaux délivrés par les senseurs. Une telle disposition est illustrée par la figure 8. On prévoit à proximité de la languette 5, sur laquelle s'enfiche le connecteur électrique 7 (figure 4), une seconde cavité 8 dans laquelle on place unmodule 9- assurant, par exemple, l'adaptation d'impédance électrique entre le senseur, comportant par exemple une cellule de mesure du type pile à concentration possédant une haute impétence de sortie, et des circuits extérieurs d'exploitation. Pour ce faire des signaux délivrés par le senseur 1 sont transmis au module 9, par exemple un circuit hybride, par les connexions 2 - 1 reliées aux bornes d'entrée de ce module. Des connexions de sortie 2 - 2 représentées au nombre de trois véhiculent les signaux de sortie et alimentent les circuits électroniques du module en énergie électrique. La température régnant sur la cavité 8, en particulier dans la variante présentée en relation avec la figure 7, est de l'ordre de 1500 C, ce qui est compatible avec les possibilités de tenue en température de certains éléments semiconducteurs actuellement utilisés. Les variantes de réalisation selon une première approche de-l'invention, présentées au regard des figures 3 à 8, ne nécessitent aucune transformation des conduits d'échap- pement et sont particulièrement adaptées pour des senseurs de structure plane. Cependant dans certains pays des normes peuvent obliger les constructeurs à prévoir à l'origine des supports normalisés, par exemple à vis, pour insérer un senseur dans les conduits d'échappement. L'invention est également applicable à des dispositifs d'insertion par vissage. Un exemple d'une telle réalisation selon cette approche est donné par la figure 9. Le dispositif comporte deux pièces métalliques: une première pièce métallique 12 possédant une face inférieure plane et munie d'un écrou d'entraine- ment 18 sur son autre face; et une seconde pièce métallique 13 possédant également une face plane et munie sur son autre face d'un filetage 19 destiné à l'insertion par vissage dans l'organe d'adaptation 16 prévu sur le conduit d'échappement 15. Le dispositif selon l'invention prévoit deux joints 30 et 31 entre lesquels le senseur 1 sera maintenu par serrage à l'aide de ses connexions 2. L'élément 30 est muni d'une fenêtre donnant sur un canal 14 pratiqué dans la pièce métallique 13 de façon à mettre le senseur en communication avec les gaz d'échappement. L'un des éléments de l'empilement comporte également une languette 5 le prolongeant, sur laquelle un connec- teur peut être enfiché. En outre, des moyens de fixation, par exemple à vis 17, sont prévus. Les éléments 30 et 31 forment joint d'étanchéité et peuvent être réalisés en amiante, de façon analogue au joint d'étanchéité des conduits d'échappement précédem- ment décrits. Ce dispositif selon l'invention, réalisé en matériau bon marché possède donc une structure très simple et est bien adapté à la géométrie plane du senseur 1. La figure 10 illustre deux possibilités de montage des dispositifs d'insertion selon les figures 3 à 8. Le moteur à combustion interne 20 possède quatre cylindres et des lumières d'échappement 21 à 24, une par cylindre. Selon la variante décrite en relation avec la figure 7, le dispositif d'insertion comprend quatre senseurs et dans ce cas forme joint entre la culasse et le collecteur d'échappement 29. Les sorties de ces senseurs sont transmises à des circuits extérieurs non représentés par le cable 26. Le senseur peut être également inséré, par exemple à l'aide d'un dispositif d'insertion décrit au regard de la figure 4, entre le collecteur 29 et le tuyau d'échappement 30. Les signaux délivrés par le senseur associé au dispositif 27 sont recueillis par le cable 28. Sur la figure 11 est décrit un exemple d'application de senseur à la régulation de l'injection ou plus généralement du dosage de carburant admis dans les cylindres d'un moteur à combustion interne et mettant en oeuvre un dispositif d'insertion selon la variante décrite en relation avec la figure 7. On peut en effet avantageusement analyser, individuellement, le gaz d'échappement de chacun des cylindres. Ces cylindres au nombre de quatre dans l'exemple considéré, sont symbolisés par les références 31 à 34. Le dispositif d'insertion, comportant également quatre senseurs, et formant joint d'étanchéité entre les lumières d'échappement pratiquées sur la Mulasse du moteur et le collecteur d'échappement 29 est représenté par la référence 25. Les signaux délivrés par les quatre senseurs sont transmis par le cable 26 à des circuits d'exploitation 40. On munit chaque arrivée de carburant d'un injecteur ou d'un carburateur pouvant être réglé individuellement 35 à 38. Les circuits d'exploitation des signaux délivrés par les senseurs 40 élaborent quatre signaux de commande utilisés pour le réglage individuel de ces injecteurs. La commande des injecteurs peut.se faire par voie électrique comme suggéré par la référence 39 sur la figure 11 ou par tout autre moyen approprié, et notamment par couplage mécanique, ce qui est généralement le cas pour un carburateur. Les procédés mis en oeuvre pour la régulation sortent du cadre -de l'invention et ne seront pas décrits plus avant. Le dispositif d'insertion, et en particulier la variante de réalisation selon la figure 7, est particulièrement adapté à l'application illustrée par la figure 11, car il autorise une insertion optimum des senseurs permettant de mettre en évidence les paramètres de fonctionnement individuel de chacun des cylindres. On peut également pondérer les mesures fournies par les senseurs et ne commander qu'un organe unique de dosage du carburant, notamment dans le cas le plus répandu des moteurs alimentés par un carburateur unique. Cette méthode présente l'avantage que le moteur puisse continuer à fonctionner même en cas de défaillance grave d'un des senseurs (rupture d'une liaison électrique par exemple). L'invention n'est pas limitée aux seuls exemples de réalisation qui viennent d'être décrits. On peut notamment utiliser d'autres matériaux que l'amiante dont sont constitués généralement les joints d'étanchéité des conduits d'échappement. L'invention n'est pas limitée non plus aux véhicules automobiles mais peut être appliquée à toutes machines mettant en oeuvre un moteur à combustion interne,-quel que soit le nombre de cylindres. Des senseurs, autres que ceux mettant en oeuvre une cellule de mesure du type pile à concentration peuvent être insérés à l'aide de dispositifs conformes à l'invention. On peut citer, de façon non limitative, des capteurs mettant en oeuvre une variation de résistance o des capteurs à thermocouple. REVENDICATIONS 1. Dispositif d'insertion d'au moins un senseur dans les conduits d'échappement d'un moteur à combustion interne comprenant une culasse munie d'au moins une lumière d'échappement; senseur destiné à mesurer au moins un des paramètres significatifs des gaz d'échappement circulant à haute température dans les conduits d'échappement, et développant sur des connexions de sortie des signaux électriques représentatifs de ces paramètres; dispositif caractérisé en ce qu'il comprend formant support du senseur, un élément plan de faible épaisseur constitué d'au moins une feuille de matériau isolant et compressible, résistant aux hautes températures, percée d'au moins une fenêtre de communication laissant le libre passage au gaz d'échappement, pratiquée dans une région centrale de cet élément, région o est positionné le senseur maintenu par ses connexions; et en ce que, l'élément étant inséré entre deux ensembles de pièces mécaniques accouplés -à l'aide de moyens de fixation, l'élément constitue un joint d'assemblage étanche au gaz d'échappement. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'en outre une cavité communiquant avec la fenêtre de communication centrale est ménagée dans l'épaisseur de l'élément et en ce que le senseur est placé dans cette cavité. 3. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 2, caractérisé en ce que l'élément comporte une languette le prolongeant en périphérie et en ce que les connexions de sortie du senseur sont rendues solidaires de cette languette; un connecteur électrique pouvant être enfiché sur cette languette pour établir les liaisons électriques avec des dispositifs extérieurs d'exploitation de signaux électriques délivrés par le senseur. 4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que au voisinage de la languette une cavité supplémentaire est ménagée dans l'élément et en ce que des circuits d'adaptation d'impédance électrique sont disposés dans cette cavité; les circuits comprenant des bornes d'entrée reliées aux connexions de sortie du senseur et des bornes de sortie reliées à des connexions rendues solidaires de la languette. 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que, les conduits d'échappement comprenant un collecteur d'échappement et un tuyau d'échappement, les deux ensembles de pièces mécaniques accouplés sont constitués respectivement par ce collecteur d'échappement et ce tuyau d'échappement. 6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que, les conduits d'échappement comprenant un collecteur d'échappement, les deux ensembles de pièces mécaniques accouplés sont constitués respectivement par la culasse et ce collecteur d'échappement. 7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'en outre le moteur comprenant plusieurs cylindres munis chacun d'une lumière d'échappement pratiquée dans la culasse, l'élément comporte autant de fenêtres que de lumières d'échappement, et en ce que à chacune de ces fenêtres est associé un senseur. 8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les deux ensembles accouplés mécaniquement comprennent respectivement une première pièce métallique pleine, comportant au moins une face plane accolée à l'une des faces de l'élément, et une seconde pièce métallique pouvant être insérée par vissage dans un conduit d'échappement et comportant en une seconde extrémité une face plane accolée à la seconde face de l'élément; un canal mettant en communication la fenêtre pratiquée dans la région centrale de l'élément avec les gaz d'échappement circulant à l'intérieur du conduit. 9. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que le matériau constituait l'élément est de l'amiante. 10. Système régulateur du dosage de carburant dans un moteur à combustion interne comprenant plusieurs cylindres; système caractérisé en ce qu'il est associé à un dispositif d'insertion selon la revendication 7 comprenant un senseur par cylindre et en ce que les signaux de sortie de ces senseurs sont exploités pour régler le dosage de carburant.