i L'invention concerne un élément de fixation monobloc en matière plastique avec une tête et une tige axiale relativement rigide susceptible d'être introduite dans le trou d'une pièce à usiner et comportant, décalées sur son pourtour, deux ou plusieurs rangées axiales de nervures radiales flexibles en forme de lamelles distantes axialement les unes des autres. On connait déjà un élément de fixation de ce genre (demande de brevet DEOS 24 06 231). Il sert à fixer un objet sur une pièce, par exemple une plaque métallique, munie d'un trou. Les nervures lamellaires flexibles assurent une fixation efficace d'objets de différentes épaisseurs sur un organe de retenue; en effet, en fonction de l'épaisseur de l'objet, une nervure lamellaire correspondante vient s'engager sous le bord du trou du côté inférieur de l'organe de retenue, par exemple une plaque métallique. Les éléments de fixation de ce genre sont extrêmement simples à manipuler, car ils doivent simplement être enfoncés dans un trou par leur tête. Pdur cette raison, le domaine d'utilisation de ces éléments de fixation est extrêmement vaste et varié. L'élément de fixation connu qui vient d'être décrit a donné d'excellents résultats dans la pratique. Néanmoins, il arrive de temps à autre que les nervures lamellaires soient trop fortement sollicitées et se cassent, lorsque la tige de l'élément de fixation n'est pas centrée dans le trou au cours de son introduction. C'est pourquoi l'invention a pour objet de créer un élément de fixation monobloc en matière plastique, du type sur lequel les nervures lamellaires radiales sont seulement sollicitées dans des limites admissibles sans pour autant restreindre leur fonction de retenue. L'invention réalise cet objectif sur un élément de fixation monobloc du type indiqué précédemment, par le fait que la tige comporte dans le. sens périphérique entre deux rangées avoisinantes de nervures lamellaires une nervure s'étendant axialement, qui présente au moins une face axiale de guidage susceptible de venir en contact avec la paroi du trou de la pièce à usiner. * Tandis que sur l'élément de fixation connu mentionné précédemment, les nervures lamellaires sont les parties les plus saillantes radialement et que deux rangées avoisinantes de nervures lamellaires sont séparées par un évidement, l'invention prévoit entre des rangées de nervures avoisinantes une nervure s'étendant axialement, susceptible de venir en contact radialement avec la paroi du trou. La tige peut être centrée au moyen de nervures axiales de ce genre, qui sont de préférence diamétralement opposées par rapport à l'axe de la tige, lorsque l'élément de fixation est enfoncé dans un trou de la pièce, de sorte que toutes les nervures lamellaires sont déformées et sollicitées uniformé- ment, lorsqu'elles entrent en contact avec la paroi du trou. On supprime de cette manière la surcharge et le risque de cassure de quelques-unes des lamelles flexibles. Du fait que la tige de l'élément de fixation selon l'invention est centrée dans le trou de fixation, on réalise ainsi un ancrage absolument sûr de l'élément de fixation. Selon un mode de réalisation de l'invention, la nervure axiale se rétrécit radialement vers l'extrémité libre de la tige, pour faciliter l'introduction dans un-trou de fixation. Selon un- mode de réalisation apprécié de l'élément de fixation connu, la tige comporte quatre rangées de nervures lamellaires décalées de 900. Une variante de l'invention prévoit à cet égard deux rangées diamétralement opposées de nervures lamellaires disposées sur la tige, avec sur les nervures axiales deux faces de guidage axiales séparées dans le sens périphérique. Il est possible de réaliser un centrage relativement précis de l'élément de fixation dans le trou de la pièce au moyen de quatres faces de guidage séparées dans le sens périphérique, que le trou de la pièce soit de section circulaire ou rectangulaire. Il va de soi que, en remplacement des faces de guidage, on peut envisager un contact linéaire, étant entendu que dans la pratique, il n'existe normalement pas de contact linéaire idéal. 250 1808 Selon une forme de réalisation préférée de l'invention, la tige et les nervures axiales ont une section en forme de double T et les nervures lamellaires sont logées dans les évidements entre les entretoises transversales des deux côtés de l'entretoise longitudinale, mais sont librement mobiles du moins partiellement par rapport aux entretoises transversales. Une structure de ce genre est simple à exécuter, c'est-àdire peut être moulée par injection avec un outillage relativement simple. En outre, une configuration de ce genre assure un guidage et un centrage corrects de la tige dans le trou d'une pièce. Une autre forme de réalisation de l'invention prévoit que, pour des trous rectangulaires, les entretoises transversales de la tige en double T sont à peine plus courtes que la largeur du trou et l'écart des côtés extérieurs des entretoises transversales est à peine plus petit que la longueur du trou. Eu égard à sa forme en double T, une tige de ce genre peut être enfoncée avec un léger jeu dans un trou rectangulaire; les nervures lamellaires entrent ainsi uniformément en prise avec la paroi du trou sur les côtés opposés et sont sollicitées et déformées uniformément, à savoir aussi bien pendant qu'après l'opération de mise en place. Une autre forme de réalisation de l'invention prévoit, pour les trous circulaires des pièces, que les entretoises transversales de la tige en double T sont chanfreinées aux angles extérieurs pour constituer les faces de guidage. Certes, il est concevable de donner aux faces de guidage un rayon qui soit adapté à celui du trou de fixation pour réaliser un contact serré avec la paroi du trou; étant donné toutefois que la largeur de la face de guidage est relativement faible, il suffit de donner une forme plane à la face de guidage. Une autre forme de réalisation de l'invention prévoit, en liaison avec le dernier mode de réalisation indiqué, que la section de la tige diminue dans la zone des nervures dans le sens de leur extension radiale. Il est ainsi possible de faire une économie sensible de matière plastique lors du moulage de la tige de l'élément de fixation. 250 1808 Deux exemples de réalisation de l'invention seront décrits ci-après plus en détail en regard des dessins annexés, sur lesquels: - la figure 1 est une vue latérale et partielle- ment en coupe d'un élément de fixation selon l'invention; - la figure 2 est une vue latérale représentant l'élément de fixation selon la figure 1; : - la figure 3 est une coupe le long de la ligne 3-3 de l'élément de fixation représenté sur la figure 1; - la figure 4 est une coupe le long de la ligne 4-4 de l'élément de fixation selon la figure 2; - la figure 5 est une vue latérale et partielle- ment en coupe illustrant un autre exemple de réalisation d'un élément de fixation selon l'invention; - la figure 6 est une coupe le long de la ligne 6-6 de l'élément de fixation représenté sur la figure 5; et - la figure 7 est une autre vue latérale de l'élément de fixation selon la figure 5. L'élément de fixation en forme de clip représenté sur les figures 1 à 4 comporte une tête plate 10 et une tige 11 s'étendant axialement à partir de la tête l0,jqui sera maintenant décrite plus en détail. Ainsi qu'il ressort de la figure 4, la tige 11 a un profil en forme de double T sur la plus grande partie de son extension. Ainsi, il existe deux entretoises transver- sales 12, 13 et une entretoise longitudinale 14 reliant les - deux précédentes entre elles. Ainsi qu'il ressort par ailleurs de la figure 4, l'entretoise longitudinale 14 présente sur ses grands côtés opposés des évidements rectangulaires 15, 16 qui servent à une économie de matière. Deux rangées 17, 18 de nervures flexibles radiales 19 en forme de lamelles, qui sont séparées axialement entre elles, sont disposées sur les côtés opposés de l'entretoise longitudinale 14 entre les entretoises transversales 12, 13. Les nervures 19 disposées en forme de sapin sont de section approximativement triangulaire et légèrement inclinées vers la tête 10. Les cinq nervures inférieures présentent approximativement la même extension radiale, tandis que les deux nervures supérieures sont nettement plus courtes. Les nervures 19 présentent sur le côté orienté vers les entretoises transversales 12, 13 un certain écart désigné par 20, pour permettre une libre déformation de flexion des nervures 19 par rapport à la tige 11 ou ses entretoises transversales 12, 13. Les entretoises transversales 12, 13 forment des nervures axiales qui se rétrécissent vers la tête 10 et vers le bas, ainsi que cela est indiqué par les repères 21 et 22 sur la figure 2. Le rétrécissement 22 à l'extrémité libre de la tige 11, obtenu par un chanfrein, se termine par la pointe arrondie 23 formée par l'entretoise longitudinale 14. Ainsi qu'il ressort de la figure 1, un rétrécissement désigné par 24 de l'entretoise longitudinale est également prévu dans la direction décalée de 90 . Les entretoises transversales 12, 13 ou les nervures axiales sont chanfreinées aux angles extérieurs, comme indiqué par le repère 25. Quatre faces de guidage diamétralement opposées sont ainsi formées par les chanfreins 25 eu égard à un trou de fixation circulaire, comme indiqué par la ligne en pointillé 26 sur la figure 4. Les faces de guidage précitées permettent de centrer la tige 11 dans le trou 26 de la pièce, de sorte que les nervures 29 qui, dans leur extension radiale, dépassent le diamètre du trou 26, sont déformées et sollicitées de manière régulière. La liaison entre la tige 11 et la tête 10 ressort de la figure 3. La tige 11 comporte, vue en coupe, deux côtés droits parallèles 27, 28 et deux côtés opposés en forme d'arc 29, 30. Le mode de réalisation représenté sur les figures à 7 est prévu pour un trou rectangulaire et comporte également une tête plate 110 et une tige 111 s'étendant axialement à partir de celle-ci. Ainsi qu'il ressort de la figure 6, la tige a également une section en forme de double T et comporte donc deux entretoises transversales 112, 113 et une entretoise longitudinale 114. Deux rangées 117, 118 de nervures flexibles radiales 119 en forme de lamelles, dont la fonction est analogue à celle indiquée sur les figures 1 à 4, 250 1808 sont disposées de-même sur les deux grands côtés de l'entre- toise longitudinale 114. Des intervalles 120 sont prévus entre les nervures et les entretoises transversales 112, 113 pour permettre une déformation flexible des nervures 119 par rapport à la tige 111. Les entretoises transversales ou leurs faces orientées vers la paroi du trou sont introduites avec un faible jeu dans un trou rectangulaire et servent donc au centrage et au maintien d'un siège centré dans le trou de la pièce. Les nervures 119, qui ont une plus grande extension que la largeur correspondante du trou de fixation, sont ainsi déformées et sollicitées des deux côtés de manière régulière, ce qui permet de supprimer le risque de cassure pendant l'introduction de l'élément de fixation ou pendant son maintien dans le trou de fixation. Ainsi qu'il ressort notamment de la figure 5, la tige 111 se rétrécit légèrement à son extrémité libre, comme indiqué par 123, pour faciliter l'introduction dans un trou de fixation. REVENDICATIONS 1. Elément de fixation monobloc en matière plastique avec une tête et une tige axiale relativement rigide susceptible d'être introduite dans le trou d'une pièce usinée, tige qui comporte décalées sur son pourtour deux ou plusieurs rangées axiales de nervures radiales flexibles en forme de lamelles, séparées axialement les unes des autres, caractérisé en ce qu'une nervure s'étendant axialement (12, 13, 112, 113) et disposée sur la tige (11, 111) dans le sens périphérique entre deux rangées avoisinantes (17, 18, 117, 118) de nervures lamellaires (19, 119) est munie d'au moins une face de guidage (25) axiale susceptible d'être mise en contact avec la paroi du trou de la pièce usinée. 2. Elément de fixation selon la revendication 1, caractérisé en ce que la nervure axiale (12, 13, 112, 113) se rétrécit radialement vers l'extrémité libre de la tige (11, 111). 3. Elément de fixation selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que deux rangées diamétralement opposées de nervures lamellaires (119) sont disposées sur la tige (11, 111) et les nervures axiales (12, 13, 112, 113) comportent deux faces de guidage axiales écartées dans le sens périphérique. 4. Elément de fixation selon la revendication 3, caractérisé en ce que la tige (11, 111) et les nervures axiales afférentes (12, 13, 112,113) ont une section en for- me de double T et les rNervures lamellaires (19, 119)sont logées dans les évidements entre les entretoises transversales de part et d'autre de l'entretoise longitudinale (14, 114), mais sont en partie librement mobiles par rapport aux entretoises transversales. 5. Elément de fixation selon la revendication 4, caractérisé en ce que, pour les trous rectangulaires, les entretoises transversales (112, 113) de la tige (111) en forme de double T sont légèrement plus courtes que la largeur du trou et l'écart des côtés extérieurs des entretoises transversales (112, 113) est légèrement plus petit que la longueur du trou. 6. Elément de fixation selon la revendication 4, caractérisé en ce que, pour des trous circulaires, les angles extérieurs des entretoises transversales (12, 13) de la tige (11) en forme de double T sont chanfreinés (25) pour former les faces de guidage. 7. Elément de fixation selon la revendication 6, caractérisé en ce que la section de la tige (11) diminue dans la zone des nervures (19) dans le sens de leur extension radiale. 8. Elément de fixation selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que la tige (11, 111) et les nervures axiales (12, 13, 112, 113) se rétrécissent dans la partie supérieure en direction du côté inférieur de la tete.