La présente invention concerne un câble d'allumage sous haute tension (désïgné ci-après par l'expression "câble d'allurdage") qui est utilisé pour empêcher l'émission dans l'atmos- phère de parasites radioélectriques produits par l'allumage électrique d'un moteur à combustion interne d'une voiture automo- bile, par exemple. Lorsque des substances conductrices, comme du sel (destiné par exemple à empêcher le verglas sur les routes dans une contrée froide), de la boue, etc., se fixent à la surface externe de la gaine du câble d'allumage, de sorte que son impédance par rapport au potentiel de la terre s'abaisse, le courant de charge a s'échappe en fonction de la capacité électrostatique existant entre une âme conductrice d'une certaine résistance (que l'on appellera "âme", par abréviation) et la surface externe de la gaine. Ainsi, lorsque la capacité électrostatique s'accroît, la tension d'allumage tend à diminuer, l'allumage devenant alors médiocre. Pour éliminer ces défaillances de l'allumage, il est nécessaire d'utiliser un câble d'allumage dont la capacité électro- statique est de 80 pF/m ou moins. Une manière d'abaisser la capacité électrostatique consiste à augmenter le diamètre externe du câble d'allumage. Tou- tefois, puisque le diamètre externe du câble d'allumage est ordi- nairement d'environ 7 à 8 mm, une telle augmentation n'est pas souhaitable, puisque, alors, le câble d'allumage obtenu cesse d'être interchangeable avec les câbles classiques, et occupe plus de place. Un moyen permettant d'abaisser la capacité électrosta- tique tout en maintenant à une valeur prédéterminée le diamètre exté- rieur du câble d'allumage consiste à utiliser une couche isolante comprenant un matériau à faible constante diélectrique, par exemple du polyéthylène réticulé. Alors que le polyéthylène réticulé présente une bonne aptitude à supporter la haute tension dans les essais en feuille, par contre, lorsqu'il est utilisé comme couche isolante pour un câble d'allumage, il ne présente pas l'aptitude à supporter la haute tension qui est nécessaire pour les couches isolantes. De plus, le polyéthylène réticulé a l'inconvénient d'être dur par rapport aux matériaux à base de caoutchouc, ce qui rend son câblage difficile. Un autre moyen permettant d'abaisser la capacité électro- statique tout en maintenant constant le diamètre externe du câble d'allumage consiste à réduire le diamètre externe de l'âme. Pour amener un câble d'allumage à avoir une capacité électrostatique de 80 pF/m ou moins, il est nécessaire de réduire le diamètre extérieur de l'âme jusqu'à 1,2 mm ou moins. Toutefois, si l'on se contente de réduire le diamètre extérieur de l'âme, il n'est pas possible d'obte- nir, à l'échelle commerciale, des câbles d'allumage qui soient suf- fisamment stables du point de vue de leur aptitude à supporter la haute lo tension, puisque l'âme se coupe ou se rompt pendant l'extrusion de l'isolant, de la gaine protectrice,etc.,ou pendant la vulcanisation. En outre, lorsqu'on fait fermement adhérer l'âme à la couche isolante afin de stabiliser l'aptitude à supporter la tension, des problèmes surviennent, comme une certaine difficulté de moulage des bornes, ainsi que d'autres difficultés. Un but de l'invention est de proposer un câble d'al- lumage qui possède une capacité électrostatique suffisamment basse et une excellente aptitude à supporter la haute tension. Un autre but de l'invention est de proposer un câble d'allumage d'une excellente aptitude à supporter la haute tension, la préparation de ce câble s'effectuant sur la base de la découverte selon laquelle, lorsqu'on prépare une couche isolante en utilisant un produit de réticulation d'une composition de polymères formée de polyéthylène et d'un polymère d'oléfine non cristallin, au lieu d'un polyéthylène réticulé, on améliore l'aptitude à supporter la haute tension de la couche isolante et on lui donne une souplesse analogue à celle des matériaux à base de caoutchouc. Un autre but de l'invention est d'éliminer les différents problèmes qui résultent de la réduction du diamètre externe de l'âme, par l'emploi d'un faisceau de fibres de polyamide aromatique (appelé ci-après polyaramide) comme élément de tension formant l'âme, et depro- poser un câble d'allumage ayant une capacité électrostatique suffisamment basse. Un autre but de l'invention est de proposer un câble d'allumage dont il soit aisé de former les bornes et qui possède une excellente aptitude à supporter la haute tension, et on réalise ce but en plaçant l'âme en contact suffisamment étroit avec une couche iso- lante afin de produire une aptitude stable à supporter la haute tension et en employant une âme dont la structure est faite de plusieurs couches, à savoir une âme comprenant un élément de tension, une couche semiconductrice interne, une couche de dénudation conductrice, et une couche semi-conductrice externe qui vient en étroit contact avec un matériau isolant. L'emploi d'une âme présentant cette structure à plusieurs couches permet de surmonter le problème d'une médiocre apti- tude à supporter la haute tension, ce problème résultant de la formation de micropores dans la surface inégale de l'âme et au niveau de l'inter- face de l'âme et de la couche isolante, -et de donner une excellenteapti- tude à supporter la haute tension à la couche isolante elle-même, que l'on prépare en déposant une composition de polyéthylène et d'un poly- mère d'oléfine non cristallin et en faisant effectuer la réticulation de la couche déposée résultante. L'essence de l'invention réside en un câble d'allufage sous haute tension possédant une faible capacité électrostatique, ce câble comprenant une âme conductrice d'une certaine résistance, une couche isolante et une couche formant gaine protectrice, o la couche isolante comprend un produit de réticulation d'une composition consti- tuée de polyéthylène et d'un polymère d'oléfine non cristallin. Selon l'invention, on préfère préparer l'âme conductrice résistante au moyen d'un faisceau de fibres de polyaramide comme élément de tension et en déposant sur celui-ci une peinture semi-conductrice que l'on laisse sécher, de façon que son diamètre externe soit de 1,2 mm ou moins. De préférence, l'âme conductrice résistante comprend un élément de tension, une couche semi-conductrice interne, une couche semi-conductrice externe, et une couche de dénudation placée entre les couches semi-conductrices interne et externe. La description suivante, conçue à titre d'illustration de l'invention, vise à donner une meilleure compréhension de ses carac- téristiques et avantages; elle s'appuie sur les dessins annexés, parmi lesquels: - la figure 1 est une vue en perspective d'un câble d'allumage possédant une faible capacité électrostatique; - la figure 2 est une représentation schématique d'un appareil destiné à être utilisé dans un essai de résistance à la ten- sion d'une bobine d'allumage; et 2475280- - la figure 3 est une vue en coupe d'un câble d'allu- mage à structure en plusieurs couches. Pour empêcher les perturbations ou le brouillage radio- électriques par un dispositif d'allumage, il est nécessaire que l'âme d'un câble d'allumage ait une résistance d'environ 16 k.l/m. Par conséquent, il est généralement fait appel à une âme d'un diamètre d'environ 1,8 mm, que l'on prépare en imprégnant un faisceau de fibres de verre au moyen d'une peinture au carbone. Lorsqu'on réduit le diamètre de l'âme préparé au moyen du faisceau de fibres de verre afin d'abaisser la capacité électro- statique du câble, l'âme peut se couper pendant l'extrusion ou la vulcanisation de la couche isolante, de la gaine protectrice, etc. Ceci rend difficile la production commerciale d'un tel câble d'aUlumage. Il est possible de surmonter le défaut résultant de l'em- ploi de faisceaux de fibres de verre en utilisant un faisceau de fibres de polyaramide à forte résistance mécanique comme élément de tension de. l'ame. Par exemple, comme cela est illustré sur la figure 1, lorsqu'on imprègne un faisceau 1 de fibres de polyaramide (par exemple du "Klever", marque déposée de DuPont de Nemours) de-1500 deniers au moyen d'une pein- ture au carbone2 (à savoir un mélange de noir de carbone et d'unagent liant fluide dispersé dans un solvant) afin de former une âme d'un diamètre externe compris entre 0,9 et 1,2 mm, et en plaçant sur l'aie ainsi obtenue une couche isolante 3 comprenant un produit de réticula- tion d'une composition constituée de polyéthylène et'd'un polymère d'oléfine non cristallin, une tresse de verre 4, et une gaine 5 en caoutchouc d'éthylène-propylène (soit caoutchouc EP) ou en caoutchouc de silicone, dans cet ordre, on peut obtenir un câble d'allumageayant une faible capacité électrostatique, d'environ 80 pF/m. Pour obtenir une capacité électrostatique aussi faible que 80 pF/m, ou moins, il est nécessaire de réduire le diamètre externe de l'âme jusqu'à 1,2 mm. Il a toutefois été découvert que-le câble d'allumage à faible capacité électrostatique ainsi obtenu présentait l'inconvénient d'avoir une instabilité de son aptitude à supporter la haute tension et une durée de service insuffisante pour des utilisations prolongées et répétées. Ainsi, si on effectue un essai de résistance à la tension d'une bobine d'allumage, au cours duquel on applique à répétition une tension maximale de 30 kV au moyen d'une bobine d'allumage, on constate qu'un semblable câble d'allumage présente une médiocre aptitude à supporter la haute tension. A la suite de longues recherches visant à amélio- rer l'aptitude à supporter la haute tension, il a été découvert que l'emploi d'un produit de réticulation d'un mélange de polymères comprenant du polyéthylène cristallin et un polymère d'oléfine non cristallin, par exemple du caoutchouc EP et un copolymère d'éthylène-a- oléfire, au lieu du polyéthylène réticulé, améliorait sensiblement l'aptitude à supporter la haute tension et permettait d'obtenir de bons résultats lors de l'essai de résistance à la tension d'une bobine d'allumage. Le phénomène que constitue le fait que le mélange de polyéthylène cristallin et d'un polymère d'oléfine non cristallin augmente l'aptitude à supporter la haute tension est très inattendu. Ainsi que cela sera décrit ci-après, la comparaison d'essais utilisant le produit de réticulation d'un mélange de poly- mères comprenant du polyéthylène cristallin et un polymère d'oléfine non cristallin avec des essais utilisant du polyéthylène réticulé seul semble indiquer, lorsque ces essais sont menés sur des feuilles des produits indiqués ci-dessus, que le polyéthylène réticulé seul a une meilleure aptitude à supporter la haute tension que le produit de réticulation du mélange de polymères. Toutefois, malgré cette constatation, lorsqu'on utilise le mélange de polymères formé du polyéthylène et d'un polymère d'olé- fine non cristallin dans la couche isolante du câble d'allumage, il apparaît, de façon inattendue, que l'aptitude à supporter lahaute ten- sion augmente et que le câble ainsi constitué satisfait à l'essai de résistance à la tension d'une bobine d'allumage. L'invention repose sur cette découverte. Des polymères d'oléfine non cristallins qui peuvent être utilisés selon l'invention comprennent un copolymère d'éthylène et de propylène (y compris un terpolymère éthylène-propylène-diène (EPDM)) et un copolymère éthylène-cz-oléfine (par exemple un copoly- mère 4-méthylpentane-1-éthylène). Le rapport pondéral du polyéthylène au copolymère éthylène-propylène ou au copolymère éthylène-a-olêfine est compris entre 80/20 et 50/50. A la suite de recherches prolongées effectuées sur l'aptitude médiocre à supporter la haute tension des câbles d'allu- mage, il a été découvert que des irrégularités de la surface -de l'âme et des vides entre l'âme et l'isolant étaient responsables de ce défaut. Ainsi, lorsqu'on élimine les causes indiquées ci-dessus, on réalise plus efficacement l'excellente aptitudeâ supporterla haute tension de la couche isolante formée du mélange de polymères indi- qué ci-dessus et on obtient un câble d'allumage ayant une aptitude plus stable à supporter la haute tension. On peut éliminer la première cause, à savoir les irré- gularités superficielles de l'âme, en revêtant l'âme par extrusion par exemple d'une couche d'un caoutchouc ou d'une matière plastique semiconducteurs, ou bien en effectuant le revêtement à l'aide d'une peinture présentant une viscosité élevée. Pour éliminer la deuxième cause, à savoir l'existence d'un vide entre l'âme et la couche isolante, il est nécessaire de placer l'âme en contact suffisamment étroit avec le matériau isolant qui doit être déposé à la surface externe de l'âme. Toutefois, dans le cas d'un câble d'allumage dont l'âme et l'isolant sont placés en étroit contact l'un avec l'autre, il apparaît que, si on enlève la couche isolante pour former des bornes, on enlève en même temps la couche semi-conductrice, si bien qu'on obtient une médiocre con- duction avec la borne. Pour éliminer les irrégularités de la surface de l'âme et le vide d'entre l'âme et le matériau isolant, qui sontresponsables de la médiocre aptitude à supporter la haute tension, et, en même temps, faciliter la formation des bornes, il est préféré selon l'invention que l'âme ait une structure formée d'un élément de tension, d'une couche semi-conductrice interne, d'une couche semi-conductrice externe et d'une couche de dénudation placée entre les couches semi-conduc- trices interne et externe, dans cet ordre. Avec un câble d'allumage dont l'âme a la structure indiquée ci-dessus, puisque la couche semi-conductrice externe et la couche isolante sont en étroit contact mutuel, l'aptitude à supporter la haute tension, qui est augmentée par l'utilisation d'une couche isolante formée du mélange de polyéthylène et de polymère d'oléfine non cris- tallin, peut être stabilitée sur une longue durée. De plus, bien que l'on enlève la couche semi-conductrice externe en même temps que la couche isolante avec la couche de dénudation pendant la formation de bornes, il reste la couche semi-conductrice interne de sorte que la partie restante de l'âme possède encore une conductivité suffisante et que le contact avec les bornes est bon. Une autre raison pour laquelle on utilise dans la couche isolante le mélange de polymères indiqué ci-dessus est que ceci permet d'abaisser la capacité électrostatique du câble d'allumage. Toutefois, dans le cas o le diamètre extérieur du câble d'allumage est constant, il est nécessaire de réduire le diamètre extérieur de l'âme pour abais- ser sa capacité électrostatique. L'utilisation du faisceau de fibres de polyaramide comme élément de tension de l'âme permet de réduire davantage le diamètre extérieur de l'âme et d'obtenir un câble d'al- lumage à capacité électrostatique plus réduite sans que ceci entraîne les problèmes qui résultent de la diminution du diamètre extérieur de l'âme, dont un exemple est que l'âme se coupe pendant la production du câble d'allumage. En particulier, l'emploi du faisceau de fibres de polyaramide comme élément de tension permet de réduire le diamètre extérieur de l'âme jusqu'à 1,2 m m ou moins, ce qui est nécessaire pour obtenir un câble d'allumage dont la capacité électrostatique est de pF/m ou moins. On va maintenant décrire l'invention en relation avec les dessins annexés. La figure 1 est une vue en perspective d'un câble d'al- lumage présentant une faible capacité électrostatique et elle repré- sente de façon générale à la fois le câble de l'invention et un exemple comparatif décrit ci-après. Sur la figure 1, la référence 1 désigne un élément de tension constitué d'un faisceau de fibres de polyaramide, la référence 2 désigne une couche de peinture semi- conductrice, la référence 3 désigne une couche isolante, la référenceé4 désigne une couche de renforcement, par exemple une tresse, et la référence 5 désigne une gaine protectrice. Le tableau I ci-après présente les dimensions de chacun des éléments constituant un câble d'allumage à faible capacité électro- statique selon l'invention et selon un exemple comparatif. Sur un faisceau de fibres de polyaramide de 1500 deniers, on dépose de façon 2475280- répétée (ordinairement de 4 à 10 fois) une peinture semi-conductrice destinée à servir d'élément conducteur résistant, et l'on prépare cette peinture semi-conductrice en mélangeant une substance conduc- trice, par exemple du noir de carbone, du graphite, de l'argent ou du cuivre en poudre, avec du caoutchouc, une matière plastique ou un matériau analogue, de façon que le diamètre externe soit compris entre 0,9 et 1,2 mm. Ensuite, pour obtenir la faible capacité électrosta- tique, on extrude, de façon à former un isolant, un matériau à faible constante diélectrique, par exemple du polyéthylène, un copolymère ëthylène-propylène (y compris un terpolymère éthylène-propylène-diène (EPDMYI, un copolymère éthylène-a-oléfine, ou un mélange de ces poly- mères, et on effectue leur réticulation par le procédé de vulcanisation à la vapeur, de manière que le diamètre final soit compris entre 4,6 et 4,8 mm. Ensuite,,on place sur le câble en formation une tresse de fibres de verre destinée à servir de couche de renforcement, puis on revêt par extrusion la tresse de fibres de verre au moyen de caoutchouc éthylène-propylène ou du caoutchouc de silicone. Le dia- mètre externe final est alors de 7,0 mm. La formule de l'isolant em- ployé est décrite dans le tableau II ci-après. Les résultats d'essais de mesure de la-capacité électrostatique et de l'aptitude à supporter la tension d'une bobine d'allumage sont présentés sur le tableau III ci-après. Alors que l'échantillon G de l'exemple comparatif, qui est isolé par du polyéthylène réticulé, est presque identique aux échantillons de l'exemple de l'invention en ce qui concerne la faible capacité- électro- statique, il se rompt après des durées particulièrement brèves pendant l'essai de résistance à la tension d'une bobine d'allumage, par com- paraison aux échantillons selon l'invention. On a mesuré la capacité électrostatique au moyen de l'essai normalisé JIS C-3004, désigné sous le titre "Rubber Insu- lated Cable Testing Method", et, en particulier, on a trempé l'échan- tillon dans l'eau, on l'a mis à la masse et on a mesuré la capacité électrostatique existant entre le conducteur et l'eau par le procédé du pont en courant alternatif à une fréquence de 1000 Hz, la valeur de la capacité électrostatique étant exprimée par mètre de longueur. La figure 2 est une représentation schématique d'un appareil destiné à être utilisé pour l'essai de résistance à la ten- sion d'une bobine d'allumage, et la référence 11 désigne un bâti, la référence 12 désigne un moteur, la référence 13 désigne une bobine, la référence 14 un dispositif d'allumage, la référence 15 un distri- buteur (tournant à 1000 tr/min), la référence 16 une courroie d'en- traînement, les références 17 et 17' la terre, et les références 18 et 18' des câbles d'allumage. La surface du câble d'allumage reçoit une peinture à l'argent et est mise à la terre, tandis qu'on fait décharger, dans l'intervalle formé entre le conducteur du câble 18' et la terre 17', une tension de 30 kV appliquée à l'âme. Le câble d'allumage selon l'invention possède une faible capacité électrostatique et se révèle excellent vis-à-vis de tous les problèmes dus au sel répandu contre le verglas dans les contrées froides, On va maintenant expliquer un autre. mode de réalisation de l'invention en référence avec la figure 3. On revêt un faisceau 6 de fibres de polyaramide de 1500 deniers à l'aide d'une peinture au carbone 7, que l'on laisse sécher, de façon que le diamètre extérieur soit de 0,6 mm, et on revêt par extrusion le faisceau de fibres de polyaramide revêtu comme indiqué ci-dessus au moyen d'une couche 9 de caoutchouc d'éthylène- propylène semi-conducteur sur une couche de dénudation 8 formée de peinture au silicone afin de produire une âme conductrice résistante d'un diamètre externe de 1,1 mm. De plus, on revêt par extrusion. l'âme d'un mélange de polyéthylène et d'un caoutchouc d'éthylène- propylène, ce mélange subissant une réticulation par irradiation au moyen d'un faisceau d'électrons afin de forme:- une couche isolante 10. Sur la couche isolantelO, on place une tresse de verre 11 et une gaine d'éthylène-propylènel2, dans l'ordre indiqué, de façon à produire un câble d'allumage. Le câble d'allumage ainsi obtenu a une capacité électro- statique de 79 pF/m et fournit des résultats satisfaisants à l'essai de résistance à la tension d'une bobine d'allumage. Pour la formation de bornes, on enlève de la couche de dénudation la couche isolante et la couche semi-conductrice externe de l'âme et, puisque la partie restante du câble d'allumage a une conductivité suffisante, la réali- sation de bornes peut s'effectuer aisément. Avec un câble d'allumage préparé de la manière décrite ci-dessus, sauf qu'il est utilisé un composé semi-conducteur à base de copolymère éthylène-acétate de vinyle pour former la couche semi- conductrice externe via la couche de dénudation, la capacité électro- statique est petite, l'aptitude à supporter la haute tension est excellente, et les bornes peuvent être aisément connectées. Selon l'invention, il a été découvert que l'on pouvait encore accroître l'aptitude à supporter la haute tension en utilisant une irradiation par un faisceau électronique au lieu de la classique vul- canisation à la vapeur pour la réticulation de l'isolant et de la gaine. Un tel phénomène ne pouvait être attendu avec les câbles ordinaires comprenant un conducteur de cuivre; ainsi, il va de soi que, avec des polyéthylènes réticulés obtenus par irradiation par faisceau électro- nique et par vulcanisation à la vapeur, il n'y a pas de différence en ce qui concerne l'aptitude à supporter la haute tension ou bien le polyéthylène réticulé obtenu par irradiation au moyen d'un faisceau électronique est quelque peu inférieur à celui obtenu par vulcanisa- tion àla vapeur ence qui concerne l'aptitude à supporter la haute tension et, de plus, le mélange de polymères formé de polyéthylène et de caoutchouc éthylène-propylène tend à-être inférieur au polyéthylène seul en ce qui concerne l'aptitude à supporter la haute tension.On peut penser que cela est dû au fait que le refroidissement sous pression qui a lieu après la vulcanisation à la vapeur produit une quantité suffisante de mousse dans l'isolant'étanche. Toutefois, de manière inattendue, lorsque l'âme est un élément conducteur résistant, la réticulation du polyéthylène et du caoutchouc éthylènepropylène ou du copolymère éthylène-a-oléfine, ou d'un corps analogue, par irradiation au moyen d'un faisceau électro- nique accroit notablement l'aptitude.à supporter la tension du câble d'allumage résultant. Ainsi, on peut obtenir de cette manière un câble d'allumage ayant une faible capacité électrostatique et une aptitude stabilisée à supporter la haute tension. ú475280 Alors que la raison expliquant ce phénomène n'est pas encore très claire, on pense que, lorsqu'une grande pression est appliquée pendant la vulcanisation à la vapeur, l'élément conducteur résistant est susceptible de se déformer par comparaison avec l'ame en cuivre puisque, dans l'élément conducteur résistant, il existe du vide entre les fibres, si bien qu'il y a formation d'irrégularités à la surface et réduction de l'aptitude à supporter la haute tension, tan- dis que, avec la réticulation par irradiation au moyen d'un faisceau électronique, le phénomène indiqué ci-dessus ne se produit que dif- ficilemant puisqu'il n'y a presque pas de pression appliquée dans la réticulation par irradiation au moyen d'un faisceau électronique. Selon l'invention, des faisceaux de fibres de polyara- mide utilisés comme éléments de tension peuvent être torsadés ou entrelacés autour d'un faisceau central de fibres de polyaramide. De plus, la couche de renforcement peut être faite d'un ruban perforé aussi bien que d'une tresse de verre, et la gaine protectrice peut être divisée en deux parties, la couche de renforcement étant alors placée entre led deux parties de la gaine. Mais il est possible de mettre la couche de renforcement. - Bien entendu, l'homme de l'art sera en mesure d'imaginer, à partir du câble dont la description vient d'être donnée & titre simplement illustratif et nullement limitatif, diverses autresvariantes et modifications ne sortant pas du cadre de l'invention. T A B L E A U I Cables d'allumage à faible capacitd électrostatique Modèle I Diamètre Epaisseur extérieur (mm) (mm) Modèle II Diamètre Epaisseur extérieur (mm) (mm) Ame Faisceau de fibre de polyaramide 1500 deniers Peinture semiconductrice Isolant Résine de polyoléfine Tresse de renforcement Fil de verre Gaine Résine d'oléfine 1,85 0,10 1, 1 4,6 4,8 7,0 1,80 0, 10 1,00 4, 8 ,0 7,0 Ij on kU C" CD 9,20 0,5 0,9 0,35 0,5 1,2 T A B L E A U II Formule de l'isolant Polysthylène cristallin EP_ Agent de Agent "Toughmet A" réticulation antivieillissement - peu peu Il *Il Il l. g *f i *, Note: x "Toughmer" est une marque déposée pour un copolymère d'éthylène-aoléfine produit par Mitsui Petrochemical Co., Ltd. *x EP = éthylène-propylène. o.9 a- Exemple A B C D E F Exemple comparatif G TA.B L E A U I I I Caractéristiques de câbles d'allumage à faible capacité élestrostatique Capacité électrostatique* (F/m) Essai de résistance à la tension avec une bobine d'allumage Exemple A modèle I modèle II Echantillon B modèle I Echantillon C modèle I modèle II Echantillon D modèle I modèle II Echantillon E modèle I Echantillon F modèle I modèle II Exemple comparatif G modèle I modèle II 2000 h, 5 échantillons, bon It Il* I It i' if t* I lt i f I! It 1. 1 f t' IS If t I! I, entre 5 et 28 b, 3 échantillons claqués 2000 h, 1 échantillon, bon entre 3 et 33 h, 4 échantillons claqués 2000 h, 1 échantillon, bon Note: ix essai normalisé JIS C-30004-1975 4> -J o_ 4. R E V E N D I CATIONS 1. Câble d'allumage sous haute tension à faible capa- cité électrostatique, comprenant une Lme conductrice résistante (1), unecouche isolante (3) placée sur l'âme, et une gaine (5), le cable étant caractérisé en-ce que la couche isolante est formée d'un produit de réticulation d'une composition mixte constituée de polyéthylène cristallin et d'un polymère d'oléfine non cris- tallin. 2. Câble selon la revendication 1, caractérisé en ce que le polymère d'oléfine non cristallin est un caoutchouc d'éthylène et de propylène, le rapport pondérai de mélange du polyéthylène au caoutchouc éthylène-propylène étant compris entre 80/20 et 50/50. 3. Câble selon la revendication 1, caractérisé en ce que le polymère d'oléfine non cristallin est un copolymère éthylène-a- oléfine, le rapport pondéral de mélange du polyéthylène au copolymère éthylène-a-oléfine étant compris entre 80/20 et 50/50. 4. Câble selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'âme conductrice résistante est préparée au moyen d'un faisceau de fibres de polyaramide utilisé comme élément de tension qui est revêtu d'une peinture semi-conductrice (2) de façon que le diamètre exté- rieur soit de 1,2 mm ou moins. 5. Câble selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'âme conductrice résistante préparée par dépôt d'une peinture semi- conductrice (2) sur l'élément de tension (1) constitué d'un faisceau de fibres de polyaramide est revêtue par extrusion d'un matériau semi- conducteur (2) disposé sur la couche de peinture semi-conductrice de façon qu'une couche de dénudation soit disposée entre eux. 6. Câble selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'élément de tension (1) de l'âme conductrice résistante est préparé par torsion ou entrelacement de plusieurs faisceaux de fibres de poly- aramide autour d'un faisceau central de fibres de polyaramide. 7. Câble selon la revendication 1, caractérisé en ce que la couche isolante (3) est réticulée par irradiation au moyen d'un *faisceau électronique.