L'objet de l'invention est la préparation d'extraits végétaux dont les composants principaux sont un ou plusieurs flavonoides. Ceux-ei sont destinés à l'emploi en cosmétologie, dans l'industrie alimentaire et en pharmacie comme médicaments ayant les propriétés pharmacologiques et les applications thérapeutiques habituelles et connues de ces substances. Les extraits végétaux préparés à ce jour, pour cet usage, résultent bien souvent de procédés assez agressifs, et une étude chromatographique approfondie de leurs composants montre bien souvent des différences très importantes avec la composition réelle de la plante dont ils sont issus. De plus, même si, qualitativement, certains de leurs composants sont respectés, la teneur en principe actif est souvent très faible et oblige à les utiliser à doses élevées. En outre, provenant d'extraction aqueuse ultérieurement concentrée, ils se présentent sous forme d'extraits liquides, fluides ou mous. L'eau ainsi présente dans l'extrait peut gêner parfois la mise en forme du produit fini et apporte également un risque d'altération par les germes microbiens qui doivent être neutralisés par addition de conservateurs. Enfin, l'emploi de la chaleur pour augmenter la dissolution des principes actifs, lors de l'extraction, conduit la plupart du temps à des dégradations par oxydation et polymérisation. Cette altération se traduit par la très forte coloration brune ou noire de ces préparations. A côté des préparations anciennes rappelées ci-dessus, il existe également de très nombreuses méthodes pour l'extraction des flavonoides purs, chacune étant adaptée au type du végétal étudié. En revanche, on trouve peu de méthodes générales qui permettent l'obtention, dans de bonnes conditions, d'extraits standards de végétaux à base de flavonoïdes. C'est pour combler cete lacune qu'a été mis au point le procédé objet du présent brevet, pour la préparation d'extraits végétaux à base de flavonoldes. Contrairement aux précédents, ces extrait contiennent les substances actives sous la forme exacte dans laqulle elles se retrovent dans la plante, et ceci gracie à l'eploi de la méthode revendiquée qui est sans aucune agressi-'ité sur les constituants fragiles des végétaux. Un test chromatographique est décrit, qui permet de contrôler pour chaque végétal, cette conformité, ainsi que l'absence de produits d'altération. De plus, la teneur en principes actifs est élevée et stable, du fait que le traitement est sélectif et ne produit aucune altération, l'extraction ayant lieu à froid. On peut s'en rendre compte par l'examen chromatographique, mais aussi plus simplement en observant la coloration de l'extrait qui est la même que celle de la plante initiale. Cette teneur élevée permet son emploi, en quantité réduite, pour la préparation de mélanges utilisables en pharmacie, cosmétologie ou industrie alimentaire. Le procédé selon l'inventionsuivant lequel on effectue l'extraction au moyen d'un mélange d'eau et d'acétone, à la température ambiante, on chasse l'acétone de la solution obtenue par distillation sous pression réduite, on ajoute à la solution aqueuse obtenue du chlorure de sodium jusqu'à saturation pour provoquer la précipitation des tannins condensés que l'on sépare par filtration, on extrait les flavonoides de la solution aqueuse au moyen d'un solvant organique non miscible à l'eau saturée de chlorure de sodium, dans lequel les flavonoides sont solubles et ne risquant pas de dénaturer ceux-ci, on déshydrate la solution organique obtenue de flavoinoldea:, on précipite ces derniers en ajoutant à leur solution organique un liquide: mis cible en toutes proportions audit solvant organique d'extraction, mais dans lequel lesdits flavanodes sont insolubles, on recueille le précipité formé et on le sèche, est caractérisé en ce que, pour obtenir une solution organique déshydratée de flavonoides, on soumet la solution aqueuse de flavonoides, après qu'elle a été saturée de chlorure de sodium et filtrée, à une extraction par le n-butanol, on évapore à sec extrait butanolique sous pression réduite et on reprend le résidu par un mélange éthanol-acétate d'éthyle, ce qui fournit une solution organique déshydratée de flavonoides, et en ce que le li-quide employé pour précipiter les flavonoïdes à pàrtir de leur solution organique dans le mélange éthanol-acétate d'éthyle est un éther déshydraté. La préparation de ces extraits utilise donc initialement l'extraction par un mélange d'eau et d'acétone, soit par macération, soit par lixiviation, soit par tout autre procédé conduisant à une extraction aussi complète que possible des principes actifs. L'originalité du procédé consiste à utiliser une deuxième extraction par le n-butanol, effectuée sur l'extrait aqueux, après que celui-ci a été saturé de chlorure de sodium et filtré, dans le but de favoriser le passage des flavonoides dans la phase alcoolique. L'extraction est ainsi quasi totale. La difficulté habituellement rencontrée dans ce genre de préparation est de récupérer les principes de la phase aqueuse et de les obtenir dans un solvant tel que la solution, suffisamment déshydratée, puisse fournir un précipité par addition d'un autre solvant miscible au premier et dans lequel ces principes sont insolubles. Cette déshydratation peut être parfois difficile, car elle:: risque d'entraîner une perte importante du principe actif. D'autre part, la précipitation doit être faite dans un couple de solvants tel que le précipité puisse être aisément récupéré. On évapore donc- à sec la solution butanolique sous pression réduite, ce qui permet d'éviter une déshydratation aléatoire des solutions organiques ultérieures. Le résidu est repris par un mélange acétate d'éthyle et d'éthanol et la précipitation des flavonoides est obtenue par addition d'un éther déshydraté (éther éthylique, éther isopropylique, éther butylique etc,.) ; on emploie préférablement 11éther éthylique. Dans ces conditions, on obtient un précipité qu'il est facile de séparer, de laver avec un peu d'éther et de sécher à llétuveode préférence à 600C au maximum à la pression normale. Ce procédé peut s'appliquer à tout végétal contenant des flavonoides, tel que : souci, arnica, gentiane, camomille, pensée sauvage, sauge, mimosa, primevère, jonquille, acacia, romarin, oranger, frêne, guimauve, noyer, tilleul, marronnier, thé, ortie, genêt, millepertuis, myrtille, lotier, pensée cultivée, bouillon blanc, artichaut, mélisse, menthe, aubépine, petite centaurée, lierre, véronique, etc... Cette liste n'est pas limitative, le procédé étant général et s'appliquant également à des mélanges de végétaux contenant des flavonoides. Toutes les parties des végétaux contenant des flavonoides sont utilisables. Le rendement en extrait varie, avec le végétal utilisé, entre 3 g et 20 g par kg de matière première séchée. De préférence, pour traiter un kilogramme de végétal, on utilise 3 à 6 litres du mélange acétone-eau, puis î à 2 litres de ce mélange pour une extraction complémentaire du marc résiduel de la première extraction, on utilise 6 fois 300 à 600 ml de butanol pour l'extraction effectuée sur la solution aqueuse de flavo noïdes, après qu'elle a été saturée de chlorure de sodium et filtriée, et 750 à 1.500 ml du mélange éthanol-acétate d'éthyle pour reprendre l'extrait butanolique après qu'il a été amené à sec, et on emploie pour précipiter les flavonoides dans le mélange éthanolacétate d'éthyle 7 à 5 parties en volume de l'éther déshydraté par partie en volume dudit mélange éthanol-acétate d'éthyle contenant les flavonoides. L'invention a également pour objet l'extrait flavonoidique obtenu , caractérisé en ce qu'il est sous forme d'une poudre concentrée en substances actives, sèche, stable, ayant une composition qualitative et quantitative pratiquement identique à celle des flavanoides contenus dans le végétal, cette poudre étant soluble dans l'eau, les alcools, les glycols. EXEMPlE : Préparation d'un extrait flavanoldique de fleur de souci On extrait 1 kg de fleur de souci (Calendula officinalis L.) par macération à froid avec 5 litres d'un mélange d'acétone et d'eau dans la proportion de 2 litres d'acétone pour 7 litres d'eau. La quantité d'eau pourra éventuellement être ajustée pour tenir compte de la teneur en eau de la matière première. On laisse en contact pendant quelques heures après passage éventuel du mélange au broyeur. On filtre et on reprend le marc par 1,250 1 du même mélange acétone-eau (2/3 en volume). Cette extraction peut se faire également par lixiviation. Après filtration et réunion des colatures (filtrats), on chasse la majeure partie de l'acétone par distillation sous pression réduite. La solution aqueuse ainsi obtenue est salée avec du chlorure de sodium jusqu'à saturation. Après quelques heures, on filtre. Le filtrat est épuisé par 6 fois 500 mi de n-butanol. Cet extrait butanolique est évaporé à sec sous pression réduite. te résidu est repris par 1000 ml d'un mélange éthanol - acétate d'éthyle (1/2 en volume), au besoin en le tiédissant.Si la totalité n'est pas soluble, ne pas en tenir compte, mais se contenter d'amener le mélange sous la forme d'une suspension homogène. On précipite- ensuite l'extrait flavonoldique par addition de 3 à 5 parties en volume d'éther éthylique déshydraté par partie en volume de la solution ou suspension. On centrifuge ou on filtre. On lave avec un peu d'éther et on sèche à ltétuve à 60OC maximum. Le produit obtenu se présente sous l'aspect d'une poudre jaune clair, soluble dans l'eau, les alcools, les glycols. Il doit répondre à l'essai chromatographique ci-après Contrôle des extraits fiavonoldiques ainsi obtenus 2,5 ml d'une solution à 0,5 g par litre de l'extrait dans l'eau sont additionnés de 20 ml d'acide chlorhydrique aqueux au 1/5 en volume (v/v) et de 20 ml d'alcool isoamylique. Ce mélange est placé au bain-marie bouillant surmonté d'un réfrigerant à reflux. Après 45 mn, le liquide refroidi est transvasé dans une ampoule-à décantation et la phase aqueuse est extraite par 3 fois 10 ml d'alcool isoamylique.La phase alcoolique est évaporée à sec, puis reprise par 0,5 ml de méthanol contenant 1 %0 en volume d'acide chlorhydrique. 10 Ipl de cette dernière solution sont déposés sur la ligne de départ d'une chromatographie sur couche mince de cellulose. Le solvant de développement est constitué par le mélange acide chlorhydrique - acide acétique - eau (3/30/10 en volume). Après développement et séchage du chromatogramme, on pulvérise une solution alcoolique de chlorure dlaluminium à 5 % en poids et on examine le chromatogramme en lumière U.V. filtrée à 250 nm. On note la coloration, l'importance et la position des taches. Exemple : Extrait flavonoldique de fleur de souci Rf Coloration Importance 0,35 jaune vert ++ 0,56 jaune vert +++ 0,80 jaunâtre + 0,84 iaunatre + 0,92 bleue + Cette disposition des taches est caractéristique des fleurs de souci ; chaque végétal peut être ainsi caractérisé par son chromatogramme propre. Déplus, ce contrôle analytique peut, après adaptation simple, être utilisé pour la recherche dans les produits finis, pharmaceutiques, cosmétologiques ou alimentaires, de ces extraits flavonoidiques. REVENDICATIONS 1.- Procédé d'extraction des flavonoides des végétaux, suivant lequel on effectue l'extraction au moyen d'un mélange d'eau et d'acétone, à la température ambiante, on chasse l'acétone de la solution Obtenue par distillation sous pression réduite, on ajoute à la solution aqueuse obtenue du chlorure de sodium jusqutà saturation pour provoquer la précipitation des tannins condensés que l'on sépare par filtration, on extrait les flavonoides de la solution aqueuse au moyen d'un solvant organique non miscible à l'eau saturée de chlorure de sodium, dans lequel les flavonoides sont solubles et ne risquant pas de dénaturer ceux-ci, on déshydrate la solution organique obtenue de flavonoides, on précipite ces derniers en ajoutant à leur solution organique un liquide miscible en toutes proportions audit solvant organique d'extraction, mais dans lequel lesdits flavonoldes sont insolubles, on recueille le précipité formé et on le sèche, caractérisé en ce que, pour obtenir une solution organique déshydratée de flavonoldes, on soumet la solution aqueuse de flavonoldes, après qu'elle a été saturée de chlorure de sodium et filtrée, à une extraction par le n-butanol, on évapore à sec l'extrait butanolique sous pression réduite et on reprend le résidu par un mélange éthanol-acétate d'éthyle, ce qui fournit une solution organique déshydratée de flavonoides, et en ce que le liquide employé pour précipiter les flavonoides à partir de leur solution organique dans le mélange éthanol-acétate d'éthyle est un éther déshydraté. 2.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le liquide employé pour précipiter les flavonoides à partir de leur solution organique dans le mélange éthanol-acétate d'ethyle est l'éther éthylique déshydraté. 3.- Procédé suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le mélange d'acétone et d'eau utilisé pour la première extraction comprend deux litres d'acétone pour trOis litres d'eau, cette proportion d'eau étant éventuellement ajustée pour tenir compte de la-teneur en eau du végétal traité, en ce que le mélange utilisé d'éthanol et d'acétate d'éthyle comprend un litre d'éthanol pour deux litres d'acétate d'éthyle et en ce que l'on sèche le précipité final de flavonoides à 600C au maximum. 4.- Procédé suivant lune quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en-ce que, pour traiter un kilogramme de végé tal, on utilise 3 à 6 litres du mélange acétone-eau, puis 1 à 2 litres de ce mélange pour une extraction complémentaire du marc résiduel de la première extraction, on utilise six fois 300 à 600 mi de butanol pour I'extoeton effectuée sur la solution aqueuse de flavonoldes, après quelle a été saturée de chlorure de sodium et filtrée, et 750 à 1.500 ml du mélange éthanol-acétate d'éthyle pour reprendre l'extrait butanolique, après qu'il a été amené à sec, et on emploie pour précipiter les-flavonoldes dans le mélange éthanol-acétate d'éthyle 3 à 5 parties en volume de l'éther déshydraté par partie en volume dudit mélange éthanolacétate d'éthyle contenant les flavônoides. 5.- Procédé suivant la-revendication 3, caractérisé en ce que, pour traiter un kilogramme de végétal, on utilise 5 litres du mélange acétone-eau, puis encore 1,250 litre de ce mélange pour une extraction complémentaire du marc résiduel de la première extraction, on utilise six fois 500 mi de n-butanol pour l'extrac- tion effectuée sur la solution aqueuse de flavonoides, après qutel- le a été saturée de chlorure de sodium et filtrée, et 1.000 ml du mélange éthanol - acétate d'éthyle pour reprendre l'extrait butanolique, après qutil a été amené à sec et on emploie pour précipi- ter les flavonoldes dans le mélange éthanol - acétate d'éthyle 3 à 5 parties en volume d téther déshydraté par partie en volume dudit mélange éthanol-acétate d'éthyle contenant les flavonoides. 6.- Extrait flavonoidique de végétaux obtenu par le procédé suivant ltune quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'il est sous forme d'une poudre concentrée en substances actives, sèche, stable, ayant une composition qualitative et quan- titative pratiquement identique à celle des flavonoïdes contenus dans le végétal, cette poudre étant soluble dans liteau, les alcools, les glycols.