L'invention vise un vérin à ressort. Elle concerne les vérins qui comprennent, logé à l'intérieur d'un cylindre, un piston dont la tige,traversant le fond du oosee au piston cylindre est destiné par son extrémité/E exercer un effort de rappel sous l'action d'un ressort prenant appui sur ledit fond et sur ledit piston. Sur la face du piston opposée à celle servant d'appui au ressort peut s'exercer l'action d'un fluide mettant le ressort sous compression. Jusqu'à présent, il n'a pas été possible de constituer un tel vérin à ressort qui, simultanément, exerce une force de rappel élevée et une grande course. Lorsqu'on a cherché à construire des vérins présentant cette double qualité, on a constaté que leur fonctionnement devenait insatisfaisant après un nombre d'actionnements relativement faible. Les vérins de ce type connus font appel à un ou quelquefois deux ressorts à boudin et cela en raison de la ourse relativement grande que peuvent permettre de tels ressorts. L'invention est caractérisée. par l'application, en tant que moyen de rappel élastique dans un vérin, d'une multiplicité de rondelles Belleville accolées. Les rondelles Belleville sont depuis longtemps utilisées en tant que moyens de pression statique, habituellement pour éviter l'apparition d'un jeu, par exemple par interposition entre un écrou et une plaque d'appui. La déformation d'une telle rondelle est très faible et c'est probablement la raison pour laquelle personne n'a jusqu'ici proposé, à la connaissance du Demandeur, d'utiliser des rondelles Belleville pour résoudre le problème défini ci-dessus. Or, il a été constaté qu'en accolant des rondelles Bellevillf en nombre relativement très grand, égal à plusieurs dizaines et pouvant être proche de la centaine, cela en les disposant par couples, les rondelles d'un couple ayant leurs convexités tournées l'une vers l'autre, et les diverses rondelles étant traversées par la tige du piston du vérin, on obtenait un vérin qui, tout en restant d'un encombrement acceptable était, d'une part, propre à assurer l'exer- cice d'une force de rappel élevée et, d'autre part, à être mobile suivant une grande course. est es à penser que nul n'avait proposé d'accoler des ron- delles en grand nombre,notamment de les superposer,en raison de la fragilité de la construction constituée par un tel empilage, ne permettant pas, à la compression, d'éviter le flambage, c'està-dire la destruction de l'empilage. Or, le fait que, suivant l'in atent in, la tige de piston est enfilée dans les orifices centraux que présentent ces rondelles, évite un tel incident. Dans la description qui suit, faite à titre d'exemple, on se réfère au dessin annexé, qui est une coupe axiale d'un vérin selon l'invention. Le vérin comporte un cylindre 11, par exemple en alliage léger à base d'aluminium, dont le corps cylindrique 12 est solidaire d'un fond 13 dont dépend une bride 14 présentant un oeil d'attache 15. Au raccordement entre le corps 12 et le fond 13 est prévu un bossage 16 foré suivant un canal 17 pour la liaison avec une source de fluide sous pression. A l'intérieur du corps cylindrique 12 est monté un piston 18 qui comporte un corps de piston 19, dans une gorge duquel est logée une bague 21 pour le contact avec la surface interne 20 du corps cylindrique 12, le noyau 22 du piston étant entouré par un joint annulaire d'étanchéité 23, à section transversale en forme d'u, maintenu par une tette 24 rendue solidaire du corps de piston 19 par vissage de la queue 25 dans un trou taraudé 26 de l'extrémité d'une tige de piston 27. Celle-ci, à l'autre extrémité du corps de cylindre 12, traverse un disque 28 formant le fond du cylindre opposé au fond 13 et rapporté par vissage dans un taraudage 29 de la surface interne 20 du corps de cylindre. La tige 27 de piston traverse le disque 28 à travers un trou 32 de celui-ci, une garniture d'étanchéité 33 étant prévue. Entre la face interne 34 du disque 28 et la face interne 35 du corps de piston 19 sont interposés une multiplicité de rondelles Belleville 361, 362, etc... 3on accolées ou empilées, les rondelles Belleville formant n couples de rondelles Belleville dont les concavités sont tournées l'une vers l'autre. Les rondelles Belleville 36 sont traversées par leur orifice central 37 avec un jeu minimal par la tige de piston 27. Leur diamètre est tel que leur rebord périphérique 38 est à légère distance de la surface interne 20 du corps de cylindre 12. On a constaté qu'en utilisant 78 rondelles Belleville formant ainsi 39 couples, l'arrivée du fluide sous pression par le canal 17 pouvait faire progresser le piston 18 sur une grande course, allant jusqu'à 53 mm, avec écrasement dis rondelles Belleville, et que lesdites rondelles exerçaient alors une force de rappel de 70 kg. L'actionnement du vérin a eu lieu des milliers de fois sans que l'efficacité soit altérée. 'UVENDICATIONS 1. Vérin à ressort de rappel, caractérisé par l'application en tant que ressort de rappel d'un empilage de rondelles Belleville. 2. Vérin selon la revendication 1, caractérisé en ce que le nombre des rondelles Belleville empilées est compris entre la cinquantaine et la centaine. 3. Vérin selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que sa course est de l'ordre de 50 mn, la force de rappel étant de l'ordre de 70 g. 4. Vérin selon la revendication 1, caractérisé en ce que la tige de piston du vérin est enfilée dans les rondelles par les trous centraux que ménagent celles-ci.