Cette inventionéoncerne l'amélioration de la soudabilité des objets en mousse de matière plastique ou respectivement en mousses genre matières plastiques faisant appel à des adjuvants de soudage. Selon une forme d'exécution, l'invention concerne un pro-5 cédé de traitement de soudabilité d'objets en mousse genre matières plastiques consistant à ajouter un adjuvant de soudage à la matière mousse avec application d'un traitement mécanique. Selon une autre forme d'exécution, l'invention englobe en plus le soudage de l'objet en mousse de matière plastique ainsi traité. Par ail-10 leurs, l'invention vise également les articles en mousse obtenus par le soudage des objets ainsi traités. Finalement, l'invention comprend aussi les dispositifs ou montages pour la mise en oeuvre des procédés mentionnés. Dans la technique, on connaît des mousses et matières 15 plastiques, on les élabore à grande échelle. Selon la structure cellulaire de ces mousses on distingue les mousses "à cellules fermées" dont les cellules ou pores- individuelles sont fermées, et les mousses "à cellules ouvertes" dont les cellules communiquent mutuellement. Mais il y a aussi des mousses en matière plastique 20 "à cellules en partie ouvertes et en partie fermées" qui ont donc un caractère mixte. En fonction des caractéristiques mécaniques, on distingue entre mousses rigides et mousses souples et élastiques. A titre de matières de départ pour les mousses plastiques, on utilise actuellement surtout des matières formant du polyuré-25 thane et le polystyrène, mais on fait aussi des mousses plastiques en résines thermodureissables du type amino-formaldéhyde, en chlorure de polyvinyle, en polyéthylène et en d'autres matières thermoplastiques. Dans toute une série d'applications, on désire souder les objets en mousse plastique, soit pour changer leur forme, soit 30 pour les relier à d'autres structures. On rencontre alors des difficultés puisque beaucoup de mousses plastiques ne sont pas soudables du tout ou au moins pas sans certaines précautions.-Ainsi, il y a déjà eu beaucoup de tentatives pour rendre possible ou pour améliorer le soudage des mousses plastiques. 35 Pour un soudage dans un champ électrique alternatif à haute fréquence, qu'on appelle d'une manière plus succinte le soudage à haute fréquence ou le soudage HF> il est nécessaire que le matériau en cause absorbe assez d*énergie dans le champ électrique alternatif pour provoquer un échauffement de la matière plastique 40 jusqu'au ramollissement. Etant donné que le polyéthylène, le polys- COPY 72 11082 2 2132193 ent tyrèrre et aussi le polyuréthane ne présent/pas un facteur de perte suffisamment élevé dans le champ électrique alternatif, il faut pour le soudage HP des mousses en matières plastiques élastiques des additions, qu'on désigne sous le nom d'adjuvants de soudage. 5 A titre d'adjuvants de ce genre, on a déjà utilisé du polychlorure de vinyle, du polyacétate de vinyle et même des copolymérisants chlorure et acétate de vinyle. Les adjuvants de soudage ont alors été souvent utilisés sous forme de feuilles, ces feuilles se liant alors lors du soudage à la mousse pour former un matériau sandwich. 10 selon une autre technique, on ajoutait des adjuvants de soudage pulvérulents aux matières de départ pour l'élaboration des mousses plastiques, ce qui donnait des produits en mousse contenant en une répartition fine un adjuvant de soudage. Lorsqu'on essaie de souder des produits de ce genre par HP, on peut obtenir, il est vrai, 15 un profilage de la matière mousse par cordons de soudure ; mais pour rapporter par soudage un autre matériau, par exemple line nappe ou un tissu, il est nécessaire d'ajouter à la surface des produits mousse un supplément d'adjuvant de soudage. Par ailleurs, cette pratique a un inconvénient en raison du fait que l'incorpo-20 ration de quantités relativement importantes d'adjuvants de soudage augmente fortement la masse volumique des matières mousses et que la présence de grandes quantités d'adjuvants de soudage compromet les propriétés élastiques des matières mousse. On a déjà essayé d'obtenir ou d'améliorer la soudabilité 25 de matières mousse à cellules ouvertes, en les imprégnant avec une dispersion d'un adjuvant'de soudage, l'agent de dispersion - en général de l'eau - étant éliminé ensuite, par exemple par séchage. Grâce à un tel traitement, l'adjuvant de soudage se dépose sensiblement à l'intérieur de la matière mousse. L'objet en matière 30 mousse ainsi traité est soudable dans son intérieur, avec formation d'un cordon de soudure fermé, mais pour rapporter par soudage des matériaux de couverture, comme par exemple des tissus supérieur et/ou inférieur à la surface de l'9bjet en matière mousse • imprégnée> il faut en général appliquer un supplément d'adjuvant 35 de soudage. Par ailleurs, cette méthode est peu avantageuse, puisque l'élimination de l'agent de dispersion demande une dépense d'énergie relativement importante. , . Selon un autre, procédé connu, on applique des adjuvants- pulvérulents de soudage à -la- surface des objets en mousse de matiè-40 re plastique. Ainsi on réussit, il est vrai* à rendre ces objets en 72 11082 3 2132193 mousse soudables sur leurs-surfaces., mais on n'obtient pas de sou-- dabilité à l'intérieur des produits en mousse." - D'après une autre technique connue, la soudabilité des matières mousse est améliorée, c'est-à-dire partiellement réali-5 sée par le fait que l'adjuvant de soudage est appliqué en fusion sur la surface de l'objet en matière mousse. Ce procédé encore ne permet qu'une soudabilité en surface de l'objet en matière mousse. Pour la réalisation d'un cordon de soudure fermé à l'intérieur de l'objet mousse, un tel traitement est en général inopérant. 10 Une autre méthode connue fait appel à l'aiguilletage, l'adjuvant fibreux de soudage étant présent sous forme de nappe et étant fixé dans la matière mousse par des aiguilles depuis au moins un côté. L'aiguilletage présente l'inconvénient de compromettre par l'action des aiguilles les propriétés mécaniques de la matière mous-15 se, domme par exemple la résistance à la rupture, le retour élastique, et analogues. Aussi, la présente invention a-t-elle pour but de réaliser la soudabilité des objets en matières mousse genre plastiques, avec utilisation d'adjuvants de soudage. L'invention se propose en 20 particulier d'exposer un procédé pour le soudage d'objets en matières mousse avec utilisation d'adjuvants de soudage, permettant de souder ces objets en matière mousse aussi bien à l'intérieur qu'à la surface. L'invention a encore pour but de proposer un procédé qui 25 permet de réaliser la soudabilité d'objets en matières mousse par application et pénétration d'un adjuvant de soudage finement réparti et le soudage des objets ainsi préparés en produits mousse. L'invention vise tout particulièrement un procédé pour réaliser la soudabilité d'objets en matières plastiques mousse dans 30 un champ électrique de haute fréquence, consistant à appliquer à la surface et à faire pénétrer à l'intérieur d'un tel objet un adjuvant de soudage finement réparti présentant un facteur de perte élevé dans un champ électrique de haute fréquence, et à souder un objet ainsi préparé dans un champ électrique dé haute fréquence. 35 D'autres buts de l'invention concernent les objets soudés en matières plastiques mousse, élaborés avec utilisation d'adjuvants de soudage finement répartis qui ont été appliqués à la surface et * ■ qu'on a'fait' pénétrer à" l'intérieur des produits mousse. '• " iièë btits 'de l'invention--ènglobeiit-finalement aussi les • 4o dispositif s où" montages pour -le traitement deé -objets en mousse 72 11082 4 2132193 plastique en vue de leur conférer la soudabilité et les dispositifs pour le soudage des objets traités en produits mousse de ce genre. Selon l'invention, ces buts sont atteints par un procédé et des dispositifs dans lesquels la soudabilité d'objets en mous-5 ses plastiques comportant des cellules au moins partiellement ouvertes, est améliorée par le fait que ces objets sont étirés et mis en contact, au plus tard à l'état étiré, avec un adjuvant solide de soudage finement divisé. La mise en contact de l'adjuvant de soudage finement di-10 visé avec les objets en matière mousse sert à appliquer l'adjuvant de soudage sur les objets en matière mousse. L'étirage dans le sens de cette invention désigne une déformation des objets en matière mousse avec un allongement dans au moins un plan de l'objet. De ce fait, les cellules ouvertes des mousses plastiques subissent une 15 modification de l'importance et de la forme de la section des cellules ouvertes et du volume des cellules. Ainsi la section des cellules ouvertes augmente, si bien que la pénétration de l'adjuvant de soudage solide finement divisé à l'intérieur des objets en matière mousse est rendue possible ou facilitée. L'état étiré des 20 articles en mousse est supprimé après l'application et la pénétration de l'adjuvant solide de soudage finement réparti,en éliminant les forces qui avaient provoqué l'étirage des objets en matière mousse. Etant donné que la plupart des mousses en matière plastique, et notamment les mousses souples genre matière plastique possède 25 un bon retour élastique, les objets en mousses plastiques reprennent après l'étirage sensiblement la forme qu'ils possédaient avant l'étirage. Ce retour à la forme initiale des objets en matière mousse modifie aussi les sections des cellules individuelles ouvertes, de sorte que ces sections également reviennent sensiblement à leur 30 importance et forme initiales. Ainsi, l'adjuvant de soudage- finement divisé, qui avait pénétré à l'intérieur des objets en matière mousse, se trouve en grande partie emprisonné dans les cellules des objets en matière mousse. L'étirage des objets en matière mousse peut se faire se-35 Ion la présente invention par des traitements mécaniques quelconques des objets en matière mousse, à condition qu'un tel traitement, d'une part, n'entraîne pas la destruction de l'objet en matière mousse et, d'autre part, produise une modification suffisante de la section des cellules pour permettre la pénétration dé l'adjuvant de 40 soudage finement divisé. 72 11082 5 2132193 Selon l'invention,l'étirage des objets en matière mousse peut se faire pendant ou, de préférence, après la mise en contact de l'objet en matière mousse avec l'adjuvant de soudage solide finement réparti. De toute évidence il est aussi possible de revêtir 5 l'objet en matière mousse avec l'adjuvant de soudage même avant la mise en contact. Il importe néanmoins que l'objet en matière mousse et l'adjuvant de soudage finement réparti ou divisé traversent après leur mise en contact une période chronologique, dans laquelle l'objet eù matière mousse se présente à l'état étiré, si bien 10 que l'adjuvant de soudage finement divisé peut pénétrer à l'intérieur de l'objet en matière mousse. Cette période chronologique de la pénétration de l'adjuvant de soudage finement réparti dans l'objet en matière mousse comportant des celiules au moins partiellement ouvertes, est suivie par une période ou phase chronologique 15 d'un retour pratiquement complet à la forme initiale de l'objet en matière mousse, les forces d'étirage ayant été supprimées. Etant donné que les différentes cellules de la matière mousse reviennent alors sensiblement à leurs formes, volumes et sections ouvertes initiales, au moins une fraction sensible de l'adjuvant de soudage 20~ finement réparti qui avait pénétré à l'intérieur des objets en matière mousse, se trouve emprisonné dans les cellules de la matière mousse. Il est évident qu'en plus du taux d'étirage de l'objet en matière mousse, l'importance des différentes cellules et l'impor-25 tance des sections des cellules ouvertes dans la matière mousse et aussi la grosseur et la forme des particules de l'adjuvant de soudage finement divisé ont leur importance pour la réalisation pratique de l'invention. Ces caractéristiques seront encore étudiées plus loin lors de la description détaillée de la matière mousse et 30 de l'adjuvant de soudage finement réparti. Pour l'étirage ou la déformation des objets en matière mousse avec des cellules au moins en partie ouvertes, on peut faire appel, comme il a déjà été exposé, à un traitement mécanique quelconque, pour autant que ce dernier ,d'une part, produise une 35 ouverture des cellules de matière mousse suffisante pour la pénétration de l'adjuvant de soudage finement divisé et, d'autre part, ne détruise pas l'objet en matière mousse et n'empêche pas sensiblement son retour à sa forme initiale. A titre d'éxemple d'un tel traitement mécanique pour l'étirage de l'objet en matière mousse, 40 on peut citer les sollicitations de l'objet en matière mousse pro 72 11085 6 2132193 voquées par étirage, compression, refoulement, battage, foulage, pliage, cisaillage, torsion et/ou vibration, Unp?océdé préféré consiste à solliciter l'objet en matière mousse par des forces de traction, si bien que l'étirage 5 produit un allongement de l'objet mousse dans une direction. Cet étirage de l'objet en matière mousse peut être combiné avec d'autres traitements mécaniques, la combinaison d'un traitement de traction et d'un traitement de compression étant particulièrement intéressante, l'objet en matière mousse étant avantageusement sou-10 mis successivement à des sollicitations de compression et de traction. La combinaison de mouvements de vibration avec les sollicitations en traction et/ou compression facilite également la pénétration de l'adjuvant de soudage finement réparti à l'intérieur de l'objet en matière mousse. 15 L'étirage des objets en matière mousse peut se faire en une seule direction ou en plusieurs directions. Par ailleurs, il est possible de répéter une ou plusieurs fois le même mode d'étirage ou un mode apparenté. D'autres indications au sujet de l'étirage de l'objet en matière mousse et de la mise en contact avec l'ad-20 juvant de soudage finement divisé seront encore fournies dans le contexte des dispositifs selon l'invention et des dessins annexés. D'autres explications sur le mécanisme supposé de l'étirage de l'objet en matière mousse et de la pénétration de l'adjuvant de soudage seront encore données dans ce qui suit, sans pour 25 autant limiter l'invention d'aucune manière par cette explication ou interprétation. On suppose que le dépôt -de l'adjuvant de soudage solide finement divisé dans l'objet en matière mousse à cellules au moins en partie ouvertes, se produit de la manière suivante : 30 Lors de l'étirage des objets en matière mousse ett au moins une direction, toutes les cellules se trouvant dans le plan de coupe de la matière mousse et étant entamées par ce plan de coupe subissent en un premier temps une augmentation aussi bien de leur section ouverte que du volume des cellules ouvertes. Ainsi, en vue de 35 la réception de l'adjuvant de soudage finement divisé, on dispose de sections plus importantes des cellules ouvertes et de volumes plus grands de ces cellules par rapport à l'état non étiré de la matière mousse, L*étirage rend par ailleurs aussi accessibles pour la réception de l'adjuvant de soudage finement divisé, les sections 40 et chambres cellulaires qui, à l'état non étiré, n'entraient pas en 72 11082 7 ,2132193 ligne de compte pour le dépôt ..de l'ad juvant de soudage en raison du rapport entre la grosseur des particules de l'adjuvant de soudage et les dimensions de la section des cellules ouvertes. On peut penser que l'étirage de l'objet en matière mousse ouvre aus-5 si beaucoup de cellules qui ne sont qu'apparamment obturées par les parois cellulaires. Ces cellules apparamment fermées à l'état détendu de l'objet en matière mousse sont également ouvertes lors de l'étirage et deviennent accessibles en vue du dépôt de l'adjuvant de soudage. Il est encore possible que l'étirage de parois 10 cellulaires particulièrement minces, sans importance sensible pour les propriétés élastiques de la matière mousse, entraîne leur déchirure, si bien que, de ce fait aussi, la capacité de réception de l'objet en matière mousse pour l'adjuvant de soudage finement divisé augmente. 15 Les objets en matière mousse à cellules au moins en partie ouvertes qu'il s'agit d'étirer selon l'invention, peuvent en principe avoir une forme quelconque. On préfère néanmoins des objets plats ou s'apparentant à des plaques et d'autres objets pré sentant une extension assez grande dans un plan, et line extension 20 sensiblement plus faible dans un autre plan perpendiculaire au premier plan. L'invention a une importance toute particulière pour le traitement en soudabilité de bandes de matière mousse, parce qu'on peut alors faire appel à un procédé continu pour mettre la bande de matière mousse en contact avec l'adjuvant de soudage fine 25 ment réparti tout en l'étirant, et parce que les opérations suivantes peuvent également se faire d'une manière continue. Les rubans, plaques, nappes ou autres objets analogues qu'on désire trai ter en soudabilité selon l'invention, présentent en général une épaisseur de 1 à 20 mm. D'une manière préférée il s'agit d'objets 30 de ce genre en épaisseur entre 2 et 15 mm et notamment entre 3 et 12 mm. La largeur des rubans ou plaqués peut etre variable dans des limites assez larges, mais on utilisera souvent des bandes ou plaques d'une largeur comprise entre environ 100 et 300 cm. De tou te évidence, on peut aussi munir des bandes et plaques moins lar-35 ges de l'adjuvant de soudage selon l'invention, mais le plus souvent il est plus avantageux d'introduire d'abord l'adjuvant finement .divisé dans une, bande ou une plaque plus .large..et de découper ensuite en rubans ou en.lamelles, les bandes pu .plaques ainsi trai-tées. Le découpage en.rubans ou en lamelles peut se faire avant ou 40-- après le soudage. .. ■ . : . , 72,11082 8 2132193 Pour la mise en contact de l'adjuvant de soudage solide finement réparti avec les objets en matière mousse à cellules au moins en partie ouvertes, on peut faire appel à plusieurs procédés d'application et de répartition. Il importe seulement d'ob-5 tenir une application aussi uniforme que possible de l'adjuvant de soudage sur la surface en question de l'objet en matière mousse. Dans le cas présent, une application uniforme ne veut pas dire que la plus petite fraction de surface de la matière mousse reçoive l'adjuvant de soudage en une épaisseur constante. Au con-10 traire, il est aussi possible de déposer l'adjuvant de soudage solide finement divisé d'une manière ordonnée, par exemple sous forme d'une trame fine, avec un grand nombre de petits points ou lignes. Un tel dépôt en trame de l'adjuvant de soudage finement divisé représente aussi une application et répartition uniforme 15 de l'adjuvant de soudage à la surface de l'objet en matière mousse au sens de l'invention. Les dispositifs convenables pour l'application et la mise en contact de l'adjuvant de soudage solide finement divisé peuvent être constitués par exemple par des rouleaux d'application présentant une gravure en trame selon une for-20 me de réalisation avantageuse, ou par des dispositifs de saupoudrage et de répartition connus, par exemple des ajutages, des tamis et analogues. Pour charger une bande en matière mousse, on peut utiliser avantageusement un rouleau à trame gravée, la bande de matière mousse en mouvement étant alors appliquée à ce rouleau 25 par xin rouleau disposé sur l'autre face de la bande en matière mousse. Une telle application de l'adjuvant de soudage finement divisé est avantageuse en raison du fait que l'application de la bande en matière mousse sur le rouleau d'application gravé produit déjà un premier étirage avec les effets déjà exposés. 30" Avantageusement, pour favoriser une pénétration plus pro fonde de l'adjuvant finement divisé, on combinera ce mode d'étirage avec au moins une autre passe d'étirage, exposant le ruban de matière mousse en mouvement à un étirage ou un allongement dans le sens du travail. Lors d'un tel étirage du ruban ou d'une autre 35 structure en plaque ou en surface dans le sens longitudinal ou aussi transversal, le taux de l'allongement peut varier dans de très larges limites en fonction des propriétés mécaniques de la matière mousse, de la grosseur et des sections des cellules ouvertes et de la grosseur des particules des adjuvants." Cependant,d'une 40 manière préférée, on travaillera avec un allongement longitudinal 72 11082 9 2132193 ou transversal du ruban de matière mousse ou d'un objet analogue en matière mousse dans la plage de 5 à 20 fS, un allongement de 7 à 15 fo étant particulièrement avantageux. Ces pourcentages se rapportent aux dimensions de l'objet en matière mousse non étiré, 5 c'est-à-dire non allongé. Pendant l'étirage des bandes de matière mousse avec un allongement dans le sens du travail, l'épaisseur de la bande en matière mousse diminue ; ainsi on constate, par exemple, sur une bande en matière mousse de polyéther-polyuréthane de 5 H® d'épaisseur et d'une densité apparente de 35 kg/mj5 une ré-10 duction de l'épaisseur de 5 ^ dans le cas d'un allongement de 10 L'étirage des objets en matières mousse genre plastiques, à cellules au moins en partie ouvertes selon l'invention crée les conditions préalables pour la pénétration de l'adjuvant de soudage solide finement divis^é. l'intérieur de l'objet en matière 15 mousse. Cependant, pour transférer les éléments ou particules de l'adjuvant solide finement divisé à l'intérieur de l'objet en matière mousse, il faut en général une force supplémentaire en plus de celle déjà appliquée pour la mise en contact ou le dépôt de l'adjuvant de soudage. On préfère, à cette fin, l'action du champ 20 de pesanteur terrestre, comme force pour le transfert des particules d'adjuvant de soudage à l'intérieur de l'objet en matière mousse. Il en résulte que les objets en matière mousse sont disposés de préférence de manière que les sections cellulaires agrandies par l'étirage et les volumes cellulaires des cellules ouvertes 25 permettent une pénétration en chute libre avec le moins d'entraves possibles, à l'intérieur de l'objet en matière mousse. Dans le cas d'un ruban en matière mousse, on procède alors avantageusement de façon que l'étirage du ruban en matière mousse se fasse dans le sens du travail sur un plan horizontal, ce qui crée les conditions 30 préalables les meilleures pour une pénétration en chute libre des particules de l'adjuvant de soudage. Mais il y a encore d'autres possibilités de faire pénétrer les particules d'adjuvant de soudage dans la matière plastique mousse étirée, et à titre d'exemple on peut mentionner l'intro-35 duction des particules d'adjuvant de soudage par pressage, par soufflage ou par aspiration. On peut faire varier la profondeur de pénétration des particules d'adjuvant de soudage dans la matièrçtfnousse en fonction de la profondeur de soudage voulue et du mode de soudage. Dans le 40 cas de bandes minces en matière mousse ou objets plans similaires 72 11082 10 2132193 d'une épaisseur d'environ 1 à 3 mm, on peut obtenir une imprégnation parfaite ou presque parfaite des objets en matière mousse par application de l'adjuvant de soudage finement divisé sur une seule des deux grandes surfaces de ces objets et par un seul étirage 5 dans le plan horizontal. Or, en général, pour réussir à former ma cordon de soudure fermé, pénétrant, et d'une résistance suffisante sur les deux grandes surfaces et pour assurer une bonne soudabilité avec les matières de couverture sur les deux grandes surfaces, il est préférable, à partir d'une épaisseur de bande de 2 mm, d'a-10 mener l'adjuvant de soudure depuis les deux grandes surfaces et d'étirer le ruban de matière mousse au moins une fois après application de l'adjuvant de soudure sur chaque face0 Lorsqu'on veut faire appel au champ de pesanteur de la terre pour le transport ou respectivement le transfert des particules de l'adjuvant de sou-15 dage, cela veut dire que les bandes ou articles analogues en matière mousse doivent être guidées ou disposées de manière à permettre en un premier temps une application et une chute des particules d'adjuvant de soudage sur ou à partir de l'une des deux grandes surfaces et, en un deuxième temps, sur ou à partir de l'autre 20 grande surface. Dans le cas d'autres modes de transfert de l'adjuvant de soudage finement divisé, par exemple par pressage, il est alors possible d'amener l'adjuvant de soudage simultanément sur les deux grandes surfaces des objets en matière mousse et de le faire pénétrer depuis les deux faces dans les objets en matière 25 mousse. Pour réaliser les effets de soudage voulus, il est le plus souvent nécessaire que l'adjuvant de soudage pénètre depuis chaque face d'application jusqu'à au moins 20 et de préférence jusqu'à 30 /j de l'épaisseur de l'objet en matière mousse,, Lorsqu'on 30 désire réaliser un cordon de soudure fermé traversant l'objet en matière mousse, il est, en général, souhaitable que l'adjuvant de soudage finement divisé.imprègne complètement l'objet en matière mousse. Comme il a déjà été exposé, cela est possible sur des bandes de matière mousse en moyenne et faible épaisseur par une appli-35 cation unilatérale de l'adjuvant de soudage, mais dans le cas de bandes épaisses de matière mousse, une application et une imprégnation à partir des deux faces peut devenir nécessaire. L'homme de l'art comprendra facilement que l'application et la pénétration aussi bien unilatérales que bilatérales de l'adjuvant de soudage 40 font apparaître un gradient de concentration sur l'épaisseur d'une 72 11082 2132193 bande ou d'un-article analogue en matière mousse. En conséquence, la concentration diminue depuis la face d'application jusqu'à la face opposée de la bande ou d'un article analogue en mousse dans le cas d'une application unilatérale de l'adjuvant de soudage. Dans 5 le cas d'une application ou d'une pénétration bilatérales de l'adjuvant de soudage, la concentration en adjuvant de soudage diminue depuis les deux faces d'application vers le milieu de la bande ou d'un article analogue en matière mousse. Cependant, il faut signaler qu'il n'est pas difficile, grâce au procédé selon l'invention, 10 de répartir l'adjuvant de soudage finement divisé sur toute la section dans les épaisseurs mentionnées des structures planes ou en plaques en une concentration suffisante pour obtenir lors du soudage ultérieur un cordon de soudure fermé traversant tout l'objet en matière mousse. 15 Mais il y a aussi des applications du procédé où - d'une manière intentionnelle - on ne désire pas répartir l'adjuvant de soudage sur toute la section de l'objet en mousse, si bien que dans le cas d'une application unilatérale de l'adjuvant de soudage la _partie de l'objet en matière mousse qui est opposée à la face d'ap-20 plication n'absorbe pas d'adjuvant de soudage ou seulement un dosage si faible en adjuvant de soudage, qu'elle ne se soude pas lors de l'opération ultérieure de soudage. Dans le cas d'une application bilatérale de l'adjuvant de soudage, on peut obtenir d'une manière correspondante qu'il subsiste une zone centrale de l'objet en ma-25 tière mousse, qui ne se soude pas. Les objets en matière mousse utilisés pour l'invention sont en matières plastiques mousse ou en mousses de matière plastique avec cellules en partie ouvertes. Les matières mousses de ce genre possèdent aussi des cellules fermées à côté des cellules ou-30 vertes. On préfère néanmoins des mousses en matière plastique à cellules en grande partie ouvertes et notamment legéiatières mousses à cellules ouvertes. Les caractéristiques physiques de ces mousses en matières plastiques peuvent varier très largement en fonction de la matière plastique de départ, de la grosseur et de la structure 35 des cellules, du procédé d'élaboration et d'autres facteurs. Or, en général, on utilise des mousses souples qui n'opposent pas une grande résistance à l'étirage selon l'invention des-objets en matière mousse et qui, en- raison de leurs propriétés -d'élasticité, reviennent•au moins sensiblement à leur état avant l'étirage. Dans 40 les cas particuliers, le procédé de soudage utilisé a aussi une 72 1 1082 12 2132193 grande importance pour la sélection de la matière plastique de départ et de l'adjuvant de soudage. Ainsi pour le soudage dans un champ électrique de haute fréquence, on utilisera comme matières plastiques de départ pour la matière mousse des sortes présentant 5 seulement un facteur de perte faible, comme par exemple le polyé-thylène, le polystyrène et notamment le polyuréthane. Par contre, comme adjuvant de soudage finement divisé, on utilisera un matériau possédant un facteur de perte élevé. En ce qui concerne les autres variantes du soudage thermique, la valeur du facteur de per-10 te électrique de l'adjuvant de soudage n'a aucune importance. L'invention est particulièrement intéressante pour les objets en mousses de polyuréthane à cellules au moins en partie ouvertes, notamment en mousses de polyuréthane plastifiées. Ces mousses et leur élaboration ont été décrites dans de nombreux li-15 vres, articles et brevets, si bien qu'il suffit d'indiquer ici qu'on a affaire à des mousses en polyuréthane élaborées par poly-addition de composés polyhydroxyle et polyisocyanate. En général, on utilise, à titre de composés polyhydroxyle, des polyéthers contenant des groupes hydroxyle ou des polyesters contenant des grou-20 pes hydroxyle, si bien que les polyuréthanes élaborés en partant de ces matières premières contenant des groupes hydroxyle sont connus sous le nom de "mousses de polyéther" ou "mousses de polyester". L'invention convient également bien aux deux types de mousses polyuréthane . 25 Les mousses polyuréthane employées pour l'invention doi vent avoir une densité apparente d'environ 12 à 50 kg/m3, de préférence, entre environ 16 et 45 kg/m3. Les pores ou cellules des polyuréthanes plastifiés préférés sont au moins en partie ouverts et l'on trouve en général environ 5 à 25, de préférence 10 à 20, 30 pores ou cellules par centimètre courant de la surface de la matière mousse. Les propriétés d'élasticité des matières mousse préférées en polyuréthane plastifié peuvent aussi varier dans une large gamme ; cependant, en général, les élasticités au choc à 20°C des mousses en polyuréthane à base de polyester-polyol se situent 35 vers 20 à 40 % et celles des mousses à base polyéther-polyol verè 40 à 50 JÉ." Dans certaines applications des mousses, il est souhaitable que ces mousses soient incombustibles ou n'entretiennent pas la flamme. Dans certains pays, on impose des exigences de ce genre 40 pour les mousses, utilisées par exemple pour le rembourrage dans 72 11082 13 2132193 les automobiles et aussi pour les mousses utilisées dans le bâtiment. Les objets en mousse plastique utilisés pour l'invention peuvent contenir les adjuvants connus améliorant leur incombustibilité. 5 Pour d'autres détails concernant les matières mousses et aussi les adjuvants les rendant incombustibles ou ignifuges, il convient de se reporter à la littérature spécialisée. Les adjuvants de soudage utilisés dans l'invention sont des thermoplastes ou matériaux thermoplastiques, qui sont solides 10 à la température ambiante, mais qui se ramollissent à l'échauffe-ment pour se lier aux parois cellulaires de la mousse plastique. Ils redeviennent solides lors de leur refroissement à la température ambiante. Le phénomène du ramollissement à l'échauffement et de la prise ou de la solidification au refroidissement des thermo-15 plastes est répétitif. Dans le cas d'une application de chaleur et de pression, il se forme ainsi un cordon de soudure fermé dans les objets en matière mousse selon l'invention, grâce à la contribution de l'adjuvant de soudage. En général, les adjuvants de soudage selon l'invention sont des matières synthétiques thermoplastiques. 20 Selon une forme de réalisatton préférée, qui entre en li gne de compte pour le soudage HP, les adjuvants de soudage sont des thermoplastes, notamment des matières synthétiques thermoplastiques à facteur de perte électrique élevé. Le facteur de perte de ces adjuvants de soudage est en général supérieur à 10~ . A titre d'exem-25 pie pour des adjuvants de soudage de ce genre, on peui/éiter : les homopolymères et les copolymères de chlorure de vinyle, d'acétate de vinyle, de propionate de vinyle, de chlorure de vinylidène, d'esters acryliques, d'esters méthacryliques et analogues. Un autre groupe de matières synthétiques thermoplastiques qui entrent en 30 ligne de compte à titre d'adjuvant de soudage sont les polyamides, et notamment les copolyamides ternaires du type "Nylon 6/6,6/12". Pour le traitement de soudabilité d'objets en mousses polyuréthane, on utilise avantageusement des copolymérisats contenant une teneur prépondérante de chlorure de vinyle et des quanti-35 tés moindres d'acétate de vinyle. Des copolymérisats titrant environ 70 à 90 % en poids de chlorure de vinyle et de 30 à 10 fo en poids d'acétate de vinyle ont en particulier fait leurs preuves. Les copolymérisats de ce genre sont élaborés d'après la technique de la polymérisation en 40 suspension et sont disponibles dans le commerce. Les particules se 72 11082 14 2132193 présentent sensiblement sous une forme sphérique avec quelques irrégularités en surface. La grosseur des particules varie avantageusement entre environ 1.0 et 200 microns, l'essentiel de l'adjuvant présentant des particules d'une grosseur comprise entre en-5 viron 50 et 70 microns. Ces copolymérisats sont en général solu-bles dans le tétrahydrofurane et aussi dans la cyclohexanone. Les valeurs K de Fikentscher (déterminées d'après la norme "DIN 5376") se situent le plus souvent dans la gamme allant de 40 à 60. La grosseur des particules de l'adjuvant de soudage fi-10 nement divisé dépend des sections des ouvertures cellulaires des matières mousses constituant les articles selon l'invention. Il est évident que, d'une part, la grosseur des particules de l'adjuvant de soudage ne doit pas atteindre une valeur telle que l'adjuvant de soudage ou une fraction importante de cet adjuvant ne puis-15 se pénétrer dans l'article en matière mousse lorsque ce dernier se trouve à l'état étiré ; que, d'autre part, les particules de l'adjuvant de soudage ne doivent pas être si petites qu'elles puissent tomber à travers l'objet en matière mousse étiré. En général, on saura se contenter d'adjuvants de soudage d'une grosseur allant 20 d'une valeur très peu supérieure à zéro jusqu'à environ 300 micron^ les grosseurs entre environ 1 et 250 microns étant préférées. En plus de la grosseur dés particules, la forme de ces particules et la facilité de ruissellement des adjuvants de soudage finement divisés jouent aussi tua rôle. 25 Etant donné que les polymères et copolymères déjà men tionnés comme adjuvants de soudage peuvent être élaborés par polymérisation en suspension sous forme de masses à granulométrie fine dans les grosseurs de particules déjà mentionnées, les polymérisats de suspension, qui, en général, se présentent avec une forme ap-30 proximativement sphérique, sont particulièrement indiqués comme ■adjuvants de soudage. De plus, les adjuvants de soudage de ce genre s'écoulent bien par ruissellement, ce qui facilite leur pénétration dans les objets en matière mousse étirés. En vue de l'ancrage de l'adjuvant de soudage finement divisé à l'intérieur des objets 35 en matière mousse, une forme irrégulière des particules peut même être avantageuse. On peut donc mettre en oeuvre avantageusement des variantes connues de la polymérisation en suspension pour l'élaboration des adjuvants de soudage, variantes qui donnent des particules dont la forme s'écarte davantage de la forme sphérique ou qui 40 donnent des particules sensiblement sphériqués comportant à leur 72 11082 15 2132193 surface soit des creux, soit des bosses. Les thermoplastes utilisés comme adjuvants de soudage doivent posséder avantageusement un point de fusion ou une plage de ramollissement qui, d'une part, soit assez élevé pour assurer 5 une résistance à la température suffisante de l'objet mousse soudé en cours d'usage, et qui, d'autre part, soit suffisamment bas pour permettre un soudage des objets en matière mousse à des températures n'entraînant pas encore une dégradation des matières mousse. En général, la limite inférieure avantageuse pour le point de fu-10 sion ou la plage de ramollissement de l'adjuvant de soudage se situe vers 90°C. La limite supérieure admissible dépend très fortement de la résistance à la température de la matière mousse. Dans le cas de matières mousses en polyuréthane plastifié à base de po-lyéther, on utilisera avantageusement un adjuvant de soudage dont 15 le point de fusion ou la plage de ramollissement ne dépasse pas une valeur d'environ 150°C ; par contre, avec une matière mousse en polyuréthane plastifié à base de polyester, le point de fusion ou la plage de ramollissement de l'adjuvant de soudage peut augmenter jusqu'à environ 200°G et davantage. 20 Afin d'éviter une dégradation des propriétés des matiè res mousses par l'adjuvant de soudage, on utilise avantageusement des matières synthétiques thermoplastiques sans plastifiants à titre d'adjuvant de soudage. Pour l'utilisation des objets soudés en matière plastique, il est aussi avantageux que les adjuvants de sou-25 dage résistent au vieillissement, à la lessive, à l'essence et à d'autres solvants fréquemment utilisés. Le dosage de l'adjuvant de soudage finement divisé, que l'on introduit dans l'objet en matière mousse, peut aussi être variable à l'intérieur de limites assez larges. Le dosage optimum en 30 adjuvant de soudage dépend aussi bien de la nature chimique de l'adjuvantde soudage et de la mousse synthétique, que de la densité apparente et de l'épaisseur du ruban de matière mousse ou d'un autre objet en matière mousse. En général, on peut se contenter de dosages entre environ 15 à environ 150 g d'adjuvant de soudage par 35 m2 de surface de mousse introduit à partir de.chacune des deux f l'amélioration ou grandes faces d'un ruban en matière mousse. Pour/le traitement en soudabilité d'un polyester-polyol, il faut en général moins d'adjuvant de soudage que pour une mousse de polyuréthane à base de po-lyéther-polyol d'une densité apparente sensiblement égale. Les be-40 soins en adjuvant de soudure augmentent aussi avec la densité appa 72 11082 16 2132193 rente de l'objet en matière mousse etfon constate une assez bonne proportionnalité entre la densité apparente et les besoins en adjuvants de soudage. Les besoins en adjuvant de soudage par unité de surface de l'objet en matière mousse augmentent également avec 5 l'épaisseur du ruban de matière mousse ; cependant les besoins en adjuvant de soudage augmentent, en général, moins vite que l'épaisseur de l'objet en matière mousse. Selon un mode de réalisation préféré de l'invention, la pénétration ou le dépôt de l'adjuvant de soudage à l'intérieur de 10 l'objet en mousse genre plastique à cellules au moins en partie ouvertes, est suivie par une thermofixation des particules d'adjuvant de soudage introduites dans l'objet en matière mousse. A cette fin, les objets en matière mousse contenant l'adjuvant de soudage sont chauffés jusqu'au point où les particules d'adjuvant 15 de soudage se ramollissent au moins à leur surface. Il se produit alors une liaison, par exemple par frittage ou collage, entre les particules d'adjuvants de soudage et les parois cellulaires de l'objet en matière mousse. Ainsi on empêche que les particules d'adjuvant de soudage ne changent de position relative par rapport 20 à la matière mousse pendant le traitement ultérieur de l'objet en matière mousse. Un tel échauffement en vue de la thermofixation des particules d'adjuvant de soudage peut se faire d'une manière simple à l'aide de gaz chaud, par exemple d'air chaud. La température des gaz chauds et la durée du traitement dépendent, dans 25 chaque cas particulier, du point de fusion ou de la plage de ramollissement de l'adjuvant de soudage et de l'épaisseur de la couche de matière mousse. En général, un traitement d'environ 5 secondes à 2 minutes avec un air chaud ayant une température d'environ 120 à 200°C est suffisant, la température dépendant, dans le cas par-30 ticulier, de la résistance à la chaleur de la matière mousse et de la plage de ramollissement de l'adjuvant de soudage. La thermofixation peut aussi être réalisée en faisant appel à d'autres méthodes d'échauffement, par exemple dans un champ électrique à haute fréquence, lorsque l'adjuvant de soudage possède un facteur de per-35 te diélectrique élevé. Au moment de la thermofixation il n'y a pas soudage de l'objet en matière mousse, étant donné qu'on n'exerce pas de pression ou seulement une très faible pression sur les objets en matière mousse pendant 1*échauffement. 40 Le soudage des objets en matière mousse contenant en eux- 72 11082 17 2132193 mêmes des particules d'adjuvant de soudage, en vue d'augmenter leur soudabilité, - de préférence avec thermofixation -, peut se faire selon plusieurs procédés connus en eux-mêmes. Dans le cas du soudage HP, les objets traités pour aug-5 menter leur soudabilité, ainsi qu'il a été décrit, sont introduits dans le champ de travail capacitif d'un outil ou d'un appareil convenable de soudage à haute fréquence. Etant donné qu'on utilise en vue de ce genre de soudage des adjuvants de soudage dont le facteur de perte est supérieur à 10 , il se produit dans le.champ 10 alternatif électrique à haute fréquence un échauffement rapide des adjuvants de soudage, si bien qu'ils se ramollissent. La fréquence mise en oeuvre pour le soudage HP n'a pas une importance décisive elle dépend plutôt des règlements légaux qui sont différents selon les pays. Souvent on utilise des appareils de soudage HP travail-15 lant à la fréquence de 27,12 MHz. Les électrodes de soudage de l'appareil de soudage HP peuvent être en laiton dur ou aussi en acier. Par ailleurs on peut utiliser les appareils connus avec générateur et presse de soudage séparés, ou avec générateur et pince à main reliés par câbles souples, ou encore des appareils 20" combinés, qui réunissent la source et la presse de soudage en un seul outil homogène. Les pressions exercées par les presses ou pinces de soudage sont en général faibles, et peuvent se situer vers environ 3 à 33 kg/cm2. L'objet en mousse préparé pour le soudage est introduit sous la presse de soudage ou dans un autre disposi-25 tif de soudage, la tension HP étant admise puis coupée, après la pose de l'électrode et l'application de la pression. La durée d'admission de l'énergie HP est fonction de la nature de la matière mousse et de l'adjuvant de soudage et aussi de l'épaisseur de l'objet en matière mousse et se situe entre environ 1 et 15 secondes. 30 Le cordon de soudure obtenu est maintenu sous pression jusqu'au refroidissement et on décolle alors l'électrode du cordon fini. L'invention permet beaucoup de variantes du soudage HF. Ainsi on peut, par exemple, aussi créer des cordons de soudure par une succession de points de soudure, en faisant appel à des électrodes 35 pour le soudage par points. Selon un autre mode de travail, les rubans en matière mousse peuvent être transportés sous pression et ainsi soudés par des rouleaux d'avance conçus comme des électrodes. Le soudage HP peut être utilisé pour opérer seulement un profilage ou une empreinte sur les objets en matière mousse, 40 mais il peut aussi servir à établir des matériaux sandwich en par 72 11082 18 2132193 tant des objets mousse traités selon l'invention et d'autres matériaux ou objets convenables. Lors de l'élaboration de matériau sandwich, on peut selon l'invention relier les objets mousse rendus soudables de la manière exposée, par soudage sur une ou plu-5 sieurs faces de leur surface à un ou à plusieurs objets identiques oiyâifférents. Il est alors particulièrement avantageux que la mise en contact de la matière mousse étirée avec l'adjuvant de soudage finement divisé, suivie éventuellement d'une thermofixation de l'adjuvant de soudage, laisse subsister suffisamment d'ad-10 juvant de soudage à la surface, si bien que le soudage avec un autre objet, par exemple un matériau de couverture, est possible sans application supplémentaire d'adjuvant de soudage. L'élaboration de matériau sandwich est particulièrement intéressante pour les rubans de matière mousse, rendus soudables, 15 puisqu'on peut alors faire appel à des procédés continus pour munir par soudage le ruban de matière mousse d'une matière de couverture sur une ou sur les deux grandes faces. A titre de matières de couverture on peut alors se servir de surfaces textiles en fibres naturelles ou synthétiques ou en mélanges de fibres diffé-20 rentes. Les surfaces textiles peuvent se présenter sous forme de tissus, de tricots ou de nappes„ Les feuilles en haut-polymères naturels ou synthétiques constituent d'autres matières de couverture convenables pour l'élaboration de matériau sandwich en partant des objets en matière mousse selon l'invention0 25 Comme on l'a déjà dit, les objets en matière mousse rendus soudables selon l'invention, peuvent aussi être soudés selon d'autres procédés de soudage que le soudage HP. A titre d'exemple, pour ces autres procédés de soudage, on peut mentionner le soudage thermique par contact et le soudage thermique par impul-30 sions. Dans le cas du soudage thermique par contact, le soudage se fait à l'aide d'outils ou d'appareils de soudage chauffés en permanence, tandis que le soudage thermique par impulsion comporte un échauffement suivi d'un refroidissement de l'outil ou de l'appareil de soudage selon des impulsions courtes. Ces procédés de 35 soudage sont bien connus dans la technique, de sorte qu'il n'est pas nécessaire de les expliquer en détail dans le cadre de cette invention. Avec les deux procédés de soudage thermique, on peut utiliser les mêmes adjuvants de soudage que pour le soudage HP, mais en plus on peut faire appel à des adjuvants thermoplastiques 4o ne présentant pas un facteur de perte diélectrique'élevé. Pour le 72 11082 19 2132193 reste, les précisions données pour le procédé HP sont encore valables en grande partie pour ces autres procédés de soudage. Dans ce qui suit, l'invention sera maintenant exposée plus en détail en se référant au dessin annexé. La figure unique 5 représente d'une manière schématique un dispositif pour le traitement de soudabilité d'un ruban en matière mousse. Sur le dessin, on a désigné par -1 un rouleau de ruban de matière mousse formé d'une matière mousse souple à cellules ouvertes, cette matière mousse n'étant pas soudable ou n'étant que 10 difficilement soudable dans un champ de haute fréquence ou selon un procédé de soudage thermique. Sur le dessin, le ruban de matière mousse a été désigné par 2. La mise en contact du ruban de matière mousse avec un adjuvant de soudage finement divisé se fait par lin dispositif d'application qui comporte une trémie de réser-15 ve 3 pour l'adjuvant de soudage 4. L'adjuvant de soudage 4 sort de l'orifice de distribution de la trémie 3 et est appliqué par un racloir 5 sur un rouleau d'application 7 dont la s tir face gravée est représentée en 6 ; le rouleau 7 sert en même temps de rouleau d'avance pour le ruban de matière mousse 2. En général, les adju-20 vants de soudage finement divjsé entrant en ligne de compte, présentent à la température ambiante une affinité suffisante pour la bande en matière mousse, si bien qu'au contact de la bande en matière mousse avec le rouleau 7* l'adjuvant de soudage est transféré des gravures 6 sur une des grandes surfaces de la bande de 25 mousse c'est-à-dire sur la face de bordure 8, qui est orientée vers le rouleau 7. L'adjuvant de soudage finement divisé qui se trouve initialement dans le dispositif d'application surtout dans les creux du rouleau gravé 7, est transféré sous forme d'une trame linéaire 30 sur la surface de la matière mousse lors du contact avec la bande en matière mousse. Il s'est alors avéré avantageux de réaliser les saillies de la gravure 6 sous forme de losanges ou de parallélogrammes, si bien qu'il se produit à la surface 8 de la matière mousse une trame linéaire en points individuels de l'adjuvant de 35 soudage finement divisé. Le rouleau de contre-pression 9 sert à appliquer le ruban de matière mousse contre le rouleau gravé 7 et favorise ainsi le transfert de l'adjuvant de soudage du rouleau gravé sur la surface 8 du ruban de matière mousse 2. Lorsque l'adjuvant de soudage est constitué par des résines synthétiques ne 40 présentant pas d'adhésion suffisante à la température ambiante pour 72 11082 20 2132193 être retenu sur la surface 8 de la matière mousse, il peut être avantageux de porter le rouleau d'application 7 et éventuellement aussi le contre-rouleau 9 à une température légèrement plus élevée. Dans la région faisant suite au rouleau 7» la surface 8 du 5 ruban de watière mousse est recouverte de particules de l'adjuvant de soudage 4 déposées de façon ordonnée. Afin d'obtenir un dosage optimum lors de l'application de l'adjuvant de soudage, on peut disposer une brosse 11 en aval de la paire de rouleaux 6, 7 pour sortir à la brosse les restes de l'adjuvant de soudage pouvant 10 encore se trouver à la surface 6 du rouleau d'application 7 après le contact de ce dernier avec le ruban de matière mousse 2. Le poste ou la zone d'étirage qui fait alors suite, et dans laquelle le ruban de matière mousse est déformé c'est-à-dire allongé dans le sens du travail et dans un plan horizontal, a la 15 longueur 12. L'étirage de la bande 2 de matière mousse se fait à l'aide des deux paires de rouleaux 13, 14 et 15, 16. En raison de l'étirage, l'épaisseur du ruban 2 de matière mousse diminue de la valeur 17 à la valeur 18. L'étirage du ruban de matière mousse se fait à l'aide 20 du rouleau 16. Ainsi ce rouleau possède une commande 19 suivie d'un réducteur 20 à rapport continuement variable qu'on peut régler à la valeur voulue à l'aide du levier 21. La paire de rouleaux 13, 14 est démunie de commande, mais le rouleau 13 est appliqué avec interposition du ruban de matière mousse 20 contre le rouleau 25 14, la pression d'application étant avantageusement réglable. Pour garantir l'étirage, le rouleau 14 comporte un frein 22, l'effort de freinage exercé sur le ruban de.matière mousse 2 étant réglable à l'aide du dispositif d'affichage 23 et du cràntage 24 à la valeur voulue dans chaque cas particulier. 30 II ressort de ces précisions que le réglage de l'avance du rouleau de commande ou de tirage 16 et l'effet de freinage réglable de la paire de rouleaux 13,14 permettent d'obtenir sans difficulté l'étirage ou l'allongement voulu du ruban de matière mousse à l'intérieur des limites, qui entrent en ligne de compte ici. 35 Le dispositif décrit jusqu'ici à l'aide du dessin suffit en principe, dans le cas de rubans en matière mousse assez minces et avec un dimensionnement judicieux de la grosseur des particules de l'adjuvant de soudage finement divisé par rapport aux sections des cellules ouvertes de la matière mousse, pour réaliser une pé-40 nétration suffisante de l'adjuvant de soudage dans le ruban de 72 11082 21 2132193 matière mousse. Un poste de foulage qu'on peut disposer éventuellement entre les paires de rouleaux 13, 14 et 15, 16 permet la réalisation d'une pénétration encore plus'profonde de l'adjuvant de soudage dans le ruban en matière mousse. 5 Le poste de foulage est désigné dans son ensemble par 25. Il est mobile pour pouvoir être placé sur l'endroit du ruban de matière mousse en mouvement où cette action est particulièrement avantageuse d'après l'expérience empirique. Dans le cas de l'exemple de réalisation montré ici, il y a deux tambours de fou-10 lage 28, 29 avec battes de foulage 26, 27, le tambour de foulage 29 pouvant posséder sa propre commande pour ne pas trop solliciter le ruban en matière mousse par des tractions, le moteur pouvant être à variation continue de la vitesse. Un chariot mobile 31 avec sabot de frein 32 qu'on peut engager et dégager à l'aide d'un 15 excentrique 33, permet l'immobilisation du chariot 31 à n'importe quel endroit de son chemin de roulement 34 ou sa libération en vue d'un déplacement. Les battes de foulage 26, 27 engrènent à la manière de tambours dentés, les flancs des battes étant cependant fortement arrondis, si bien que le ruban 2 de matière mousse n'est 20 sollicité que par les étirages ou déformations par à-coups, comme on les a indiqués en 35. Après avoir passé la paire de rouleaux 15, 16, le ruban 2 de matière mousse est détendu, si bien qu'il récupère entièrement ou pour une grande part son épaisseur initiale avec un très 25 large retour à la structure cellulaire initiale. On a constaté que ce phénomène de retour s'accompagne d'une nouvelle modification de la position des particules d'adjuvant de soudage, si bien que les particules d'adjuvant de soudage pénètrent plus profondément dans les couches internes en matière mousse se trouvant à proximité du 30 plan médian du ruban de matière mousse. Ensuite un transporteur à bande sans fin 36 se charge de l'acheminement ultérieur du ruban 2 de matière mousse à travers la zone ou le poste de thermofixation 37, où les particules d'adjuvant de soudage sont immobilisées dans leur position à l'intérieur de la bande en matière mous-35 se. A cette fin, le poste de fixation 37 possède un certain nombre de tubulures 38 d'admission d'air chaud. L'air chaud quitte le poste 37 à travers une tubulure d'évacuation 39. Le poste de fixation 39 peut être suivi par une zone ou un poste de refroidissement^ non représenté sur le dessin, afin de provoquer un refroidissement 40 plus rapide de la bande de matière mousse traitée et portant aussi 72 11082 22 2132193 une fixation permanente plus rapide de l'adjuvant de soudage. Dans de nombreux cas, le traitement exposé jusqu'ici dans le dispositif décrit suffit pour répartir les particules de l'adjuvant de soudage sur toute l'épaisseur de la matière mousse, si 5 bien que le soudage ultérieur produit des cordons d'une résistance suffisante. Cependant, dans d'autres cas, il peut être avantageux d'opérer une mise an contact de l'adjuvant de soudage finement divisé avec la surface ou la face de bordure 10 du ruban 2 de matière mousse, qui est opposée à la surface ou face de bor-10 dure 8, en vue de l'application de l'adjuvant de soudage et de son transfert vers l'intérieur du ruban de matière mousse depuis cette surface également. On peut alors se servir de dispositifs identiques ou analogues à ceux déjà décrits pour le revêtement du ruban 2 de matière mousse depuis la face 8, le ruban 2 de matière mous-15 se étant de toute évidence disposé et déplacé dans un plan horizontal, de façon que la face 10 soit orientée vers le haut et la face 8 orientée vers la bas. Sur le dessin, ce revêtement du ruban de matière mousse à partir de l'autre face n'a pas été représenté ; on a seulement délimité par des traits mixtes une région 20 ifi pour indiquer qu'elle est réservée au revêtement éventuel du ruban de matière mousse sur la deuxième grande face, en utilisant des dispositifs identiques ou analogues au revêtement de la première grande face, avec la transposition voulue. Lorsqu'on applique et fait pénétrer les particules d'adjuvant de soudage depuis 25 les deux faces du ruban de matière mousse ou d'objets analogues en matière mousse, il est, en général, avantageux de réaliser la thermofixation des particules d'adjuvant de soudage seulement après avoir appliqué les particules d'adjuvant de soudage sur les deux grandes faces du ruban de matière mousse et après les avoir mises 30 en place à l'intérieur du ruban par étirage. Le dispositif représenté à la partie supérieure du dessin comporte une zone d'étirage principale 12, dans laquelle le ruban de matière plastique est étiré ou déformé avec allongement dans le sens longitudinal ou de travail. Par ailleurs, il se produit un 35 faible étirage du ruban de matière mousse dans les zones comprises entre les différentes paires de rouleaux 7,9 , 13,14, 15,16 et dans le dispositif de foulage 25 qui n'est prévu qu^éventuellement. Les éléments du dispositif de la figure unique pour l'application et la pénétration de l'adjuvant de soudage admettent de 40 nombreuses variantes en ce qui concerne leur conception et leurs 72 11082 23 2132193 dispositions. Si l'on utilise pour l'application de l'adjuvant de soudage finement divisé d'autres groupes d'application que le rouleau gravé 6 représenté sur le dessin, par exemple des rouleaux de saupoudrage, des couloirs de saupoudrage, des tamis de saupou-5 drage, des pulvérisateurs etc., il est en général avantageux de déposer l'adjuvant de soudage d'abord sur l'objet en matière mousse non étiré et non déformé et d'opérer l'étirage ultérieurement. On obtient ainsi une répartition particulièrement uniforme de l'adjuvant de soudage. 10 Pour faire pénétrer l'adjuvant de soudage finement divi sé à l'intérieur du ruban de matière mousse, on peut aussi prévoir plusieurs zones d'étirage horizontales placées les unes après les autres dans le sens du travail. Dans un tel cas, il est avantageux de prévoir entre les 15 différentes zones d'étirage des zones de détente, dans lesquelles le ruban de matière mousse récupère au moins en grande partie sa forme et sa structure cellulaire initiales. La partie inférieure du dessin représente l'élaboration d'un ruban sandwich en trois couches, le ruban en matière mousse, 20 dont la soudabilité a été augmentée, étant doublé sur sa face supérieure et sur sa face inférieure par une matière de couverture. Le ruban 2 de matière mousse porté par un transporteur à bande sans fin 42 est amené vers un appareil de chauffage 43 où le ruban de matière mousse est chauffé à l'air chaud jusqu'à la tempé-25 rature à laquelle il peut être revêtu par calandrage entre deux rouleaux avec des bandes de couverture 44 et 45. À la sortie du passage entre les rouleaux, on trouve Tin'ruban sandwich fini en trois couches qui est désigné par 46. Une autre possibilité pour réaliser un doublage thermique du ruban 2 de matière plastique à 30 l'aide de matières de couverture, est constituée par le fait d'utiliser un doublage à la flamme, le ruban traité de matière mousse étant plastifié en surface à la flamme nue jusqu'à ce que la liaison avec la matière de couverture devienne possible. Or il est aussi possible d'assembler à l'aide d'adhésifs 35 le ruban 2 en matière mousse traitée pour la soudabilité avec des matières de couverture. Pour une telle éventualité, le dessin représente des dispositifs d'application de l'adhésif sur les rubans de couverture et sur le ruban en matière mousse. L'application de l'adhésif sur la face inférieure 47 du ruban de matière de couver-40 ture 44 se fait avec un dispositif d'application 49 comportant plu 72 11082 21 2132193 sieurs rouleaux et un rouleau de contre-pression. L'application de l'adhésif sur la face supérieure du ruban 2 de matière mousse et sur la face supérieure 48 du ruban de couvérture 45 se fait à l'aide des pulvérisateurs 50 et 51. 5 Les dispositifs ét dispositions représentés sur le des sin n'ont que la valeur d'exemples. Il n'est pas essentiel pour l'invention d'utiliser, par exemple, les dispositifs disposés à partir du poste 41 et notamment ceux se trouvant en aval du poste 41, les postes et dispositifs amont étant déjà suffisants pour la 10 mise en oeuvre de l'invention. L'utilisation des installations de ce genre procure déjà une augmentation sensible de la soudabilité. Le dispositif représenté sur le dessin a servi pour traiter des bandes en plusieurs matières mousse de polyuréthane souple à cellules ouvertes, présentant des densités apparentes et 15 des épaisseurs de ruban différentes, en faisant pénétrer l'adjuvant de soudage finement divisé à partir des deux grandes surfaces dans le ruban en matière mousse. On a alors travaillé à des vitesses d'avancement du ruban comprises entre 8 et 20 m à la minute. L'allongement des bandes de matière moussé dans les zones 20 d'étirage variant alors pour les différents rubans en matière mousse entre environ J et environ 15 fo, de préférence entre environ 8 à 12 fo, par rapport à la longueur du ruban en matière mousse non étiré. Lors de l'étirage des rubans de matière mousse dans le plan horizontal et dans le sens du travail il se produisait une réduc-25 tion déjà mentionnée de l'épaisseur des rubans en matière mousse. A titre d'exemple d'une 'telle réduction de l'épaisseur du ruban, on peut préciser qu'un ruban de 5 .mm d'épaisseur en matière mousse de polyuréthane souple à base de polyéther-polyol avec une densité apparente de 35 kg/mj5 a accusé une réduction d'épaisseur d'en-30 viron 5 fo dans le cas d'un allongement de 10 fo dans le sens du travail. Avec des bandes d'une mousse souple de polyester-polyuré-thane contenant du phosphore,Entretenant pas la flamme et à cellules ouvertes, l'augmentation de la soudabilité a été constatée com-35 me suit en fonction de l'épaisseur du ruban avec le dosage ci-dessous en adjuvant de soudage : Densité apparente Epaisseur du Adjuvant de soudage en kg/m3 ruban en mm g/m2 35 2 30 35 5 40 35 10 50 72 11082 2132193 Avec des bandes en une mousse souple en polyuréthane à base de polyéther, une bonne soudabilité a été obtenue dans les conditions suivantes : 5 Densité apparente en 3cg/m3 Epaisseur du ruban en mm Adjuvant de soudage g/m2 35 5 60 22 10 80 10 Les quantités d'adjuvant de soudage indiquées sur les tableaux s'entendent pour une application sur chacune des deux grandes faces du ruban, si bien que la quantité totale en adjuvant de soudage appliqué est du double» A titre d'adjuvant de soudage pour ces mousses souples 15 en polyuréthane à cellules au moins^artiellement ouvertes on a utilisé un copolymère finement divisé contenant environ 87,5 % en poids de chlorure de vinyle et environ 12,5 en poids d'acétate de vinyle, comme celui qui est commercialisé par exemple par la maison Henkel & Cie, GmbH, Dusseldorf RFA, sous la désignation 20 ~"Q, 5004". Il s'agit d'un polymérisat en suspension ayant une grosseur de particules comprise entre 1 et 200 microns et un maximum de la répartition granulométrique entre 50 et 70 microns. Des photos de ce produit prises au microscope électronique montrent que ces particules présentent essentiellement une forme sphérique et 25 que leur surface accuse en partie des creux et en partie des saillies en calottes sphériques. La valeur K de Fikentscher se situe vers 48,2. A l'analyse thermique différentielle avec l'appareil "Differential Thermal Analyser 900" de la société Du Pont ce copolymère accuse un faible gradin à 70-75°C, qui indique une plage de 30 transition (température de vitrification). A l'analyse thermique différentielle, une réaction exothermique de décomposition du produit débute à 300°C. Le copolymère est soluble dans le cyclohexa-none. Cette invention est réellement applicable dans ses diffé-35 rentes formes de réalisation pour l'élaboration d'un grand nombre d'objets en matière mousse à soudabilité augmentée et de produits obtenus par soudage. A titre d'exemple des applications entrant en ligne de compte, on peut citer les rembourrages en matière mousse, comme on les utilise par exemple pour les fauteuils des automobi-40 les, des chemins de fer, à bord des navires et des avions et dans 72 11082 26 2132193 l'ameublement classique. Or les rembourrages de ce genre ne conviennent pas seulement aux fauteuils, mais aussi à tout autre élément de construction, lorsqu'il s'agit de munir un élément de coie-truction dur d'un rembourrage. D'autres applications concernent 5 les matelas, les couvertures, les matelassages de vêtement, les tentes et articles de camping, les sacs isothermes et autres meubles deréfrigérâtion, les voitures d'enfant, les souliers, serviettes, valises, étuis, etc. Cette invention procure une série d'avantages essentiels. 10 On réussit ainsi avec une faible mise en oeuvre à rendre parfaitement soudables des objets en mousses plastiques qui jusqu'ici n'étaient pas soudables ou étaient très difficiles à souder. L'invention se distingue aussi par une excellente rentabilité du procédé et des dispositifs correspondants, puisqu'on engage seulement de 15 faibles coûts pour les dispositifs nécessaires, pour l'adjuvant de soudage consommé et pour l'énergie et la main-d'oeuvre nécessaires. Ce procédé pour augmenter la soudabilité des bandes de matière mousse peut être automatisé d'une manière très simple. Les installations de ce genre présentent une vitesse de travail élevée, 20 sont très fiables et ne demandent que peu de main-d'oeuvre. Un autre avantage de l'invention réside dans le fait que l'augmentation delà soudabilité des objets en mousses plastiques et le soudage ultérieur de ces objets n'entraîne pas de dégradation sensible de la nature et des propriétés des matières mousses. Ainsi on peut 25 se passer de l'opération dite "réticulation", qui est souvent nécessaire pour les mousses souples à base de polyuréthane et pen-dans laquelle s'effectue une explosion amortie d'un mélange détonant dans la matière mousse en vue d'améliorer la soudabilité. 72 11082 27 2132193 RBVEHDICATIONS 1 - Procédé pour améliorer la soudabilité d'objets en mousses plastiques, caractérisé par le fait que les objets en mousses plastiques à cellules au moins en partie ouvertes sont sbnt 5 étirés et/mis en contact, au plus tard pendant l'état étiré de l'objet en matière mousse, avec un adjuvant de soudage finement divisé. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les objets en matière mousse sont étirés par trac-10 tion, par compression, par pressage, par pliage, par cisaillage, par torsion ou par vibration. 3 - Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait qu'un objet plan est étiré au moins dans un de ses plans principaux par une sollicitation en traction. 15 4 - Procédé selon la revendication 3j caractérisé par le fait qu'un ruban en mousse à cellules essentiellement ouvertes est étiré dans le sens longitudinal. 5 - Procédé selon la revendication 4, caractérisé par le fait qu'un ruban de matière mousse en mouvement est étiré en 20 continu dans le sens du travail, le ruban étant disposé essentiellement dans le sens horizontal, la zone d'étirage étant suivie d'une zone de détente dans laquelle le ruban en matière mousse revient, au moins en grande partie, à la forme qu'il occupait avant l'étirage. 25 6 - Procédé selon la revendication 5j caractérisé par le fait qu'en plus de l'étirage du ruban de matière mousse par un effort de traction, il y a aussi un étirage du ruban de matière mousse par au moins une sollicitation de compression. 7 - Procédé selon l'une des revendications 1 à 6, 30 caractérisé par le fait que les sections des cellules ouvertes de la mousse plastique et les grosseurs des particules de l'adjuvant de soudage sont choisies de sorte qu'au moins une fraction importante de l'adjuvant de soudage peut pénétrer à l'intérieur de l'objet étiré en matière mousse. 35 8 - Procédé selon l'une des revendications 1 à 7* caractérisé par le fait que l'adjuvant de soudage solide finement divisé est appliqué par un rouleau gravé en trame sur au moins une des grandes surfaces de l'objet en mousse plastique à cellules au moins en partie ouvertes. 40 9 - Procédé selon l'une des revendications 1 à 8, 72 11082 28 2132193 caractérisé par le fait qu'un objet en matière mousse souple de polyuréthane à cellules au moins en partie ouvertes est mis en contact avec un adjuvant de soudage thermoplastique solide, finement divisé. 10- Procédé selon l'une des revendications 1 à 9, carac-5 térisé par le fait qu'un ruban en mouvément en mousse souple de polyuréthane à cellules au moins en partie ouvertes est mis en contact avec un copolymère chlorure de vinyle-acétate de vinyle finement divisé à titre d'adjuvant de soudage de façon que l'adjuvant de soudage soit appliqué sur une des deux grandes surfaces du ru- 10 ban en matière mousse ; que le ruban de matière mousse, avec, orientée vers le haut, sa grande face, qui a reçu l'application de l'adjuvant de soudage, est étiré dans au moins une zone d'étirage dans le plan horizontal et dans le sens du travail, si bien que les cellules ouvertes de la mousse souple en polyuréthane présentent 15 des sections telles qu'au moins une fraction importante de l'adjuvant de soudage finement divisé pénètre dans l'intérieur du ruban, le ruban de matière mousse étant ensuite acheminé dans une zone de détente dans laquelle il récupère, au moins en grande partie, la forme qu'il occupait avant l'étirage. 20 11 - Procédé selon la revendication 10, caractérisé par le fait qu'après l'application et la pénétration de l'adjuvant de soudage finement divisé sur une des grandes faces ou respectivement depuis une des grandes faces du ruban en matière mousse, l'adjuvant de soudage finement divisé est appliqué sensiblement de la 25 même manière sur l'autre grande face du ruban en matière mousse pour être transféré à l'intérieur du ruban en matière mousse. 12 - Procédé selon l'une des revendications 10 ou 11, caractérisé par le fait que le ruban en matière mousse possède une épaisseur de 1 à 20 mm et que l'étirage, dans le sens du tra- 30 vail et dans le plan horizontal, produit dans le sens du travail un allongement du ruban en matière mousse de 7 à 15 13 - Procédé.selon l'une des revendications 10 à 12, caractérisé par le fait qu'à titre d'adjuvant de soudage, on utilise un copolymère titrant 70 à 90 % en poids de chlorure de vi- 35 nyle et 30 à 10 % en poids d'acétate de vinyle, avec une grosseur de particules comprise entre 1,0 et 250 microns, en appliquant 2 environ 15 à 150 g d'adjuvant de soudage par m de la surface de matière mousse depuis chacune des deux grandes faces du ruban en matière mousse. 40 14 - Procédé selon l'une des revendications 1 à 13, 72 11082 29 2132193 caractérisé par le fait qu'après l'application et la pénétration de l'adjuvant de soudage, l'objet contenant l'adjuvant de soudage est chauffé en vue de la thermofixation de l'adjuvant de soudage jusqu'à ce que les particules d'adjuvant de soudage se ramollis-5 sent à leur surface et entrent en liaison permanente avec la paroi cellulaire voisine de la manière mousse. 15 - Procédé selon la revendication 14, caractérisé par le fait que, lors de la thermofixation, le ramollissement de l'adjuvant de soudage finement divisé se fait à l'air chaud. 10 16 - Procédé selon l'une des revendications 14 ou 15, caractérisé par le fait que la thermofixation de l'adjuvant de soudage finement divisé dans un ruban de matière mousse se fait seulement après introduction de l'adjuvant de soudage à partir des deux grandes faces du ruban de matière mousse. 15 17 - Procédé selon l'une des revendications 5 ou 6, caractérisé par le fait qu'après pénétration de l'adjuvant de soudage finement divisé et thermofixation de l'adjuvant de soudage introduit, un ruban en matière mousse à cellules au moins en partie ouvertes est réuni sur au moins une de ses grandes faces 20 à une manière de couverture pour former un matériau sandwich. 18 - Procédé selon la revendication 17, caractérisé par le fait que le ruban en matière mousse reçoit par calandrage un ruban de matière de couverture sur chacune de ses deux grandes faces. 25 19 - Procédé selon la revendication 18, caractérisé par le fait que le ruban de matière de couverture prévu comme face extérieure est un ruban de cuir artificiel en chlorure de po-lyvinyle plastifié ou un ruban en tissu d'ameublement et le ruban de matière de couverture prévu comme face intérieure est un ruban 30 en une surface textile légère. 20 - Procédé selon la revendication I9, caractérisé par le fait qu'entre le ruban en cuir artificiel ou le ruban en tissu d'ameublement, il y a une nappe en fibres d'un matériau soudable. 35 21 - Utilisation pour le soudage des objets en matiè re mousse à soudabilité améliorée obtenu par le procédé selon l'une des revendications 1 à 20. 22 - Utilisation selon la revendication 21 pour le soudage par haute fréquence. 40 23 - Utilisation selon la revendication 21 pour le 72 11082 30 2132193 soudage thermique par contact ou par impulsions. 24 - Procédé pour le soudage améliore d'objets en rr.ous-ses plastiques caractérisé par le fait que des objets en mousses plastiques à cellules au moins partiellement ouvertes sont étirés 5 et sont mis en contact, au plus tard à l'état étiré de l'objet en matière mousse, avec un adjuvant de soudage solide finement divisé, l'adjuvant de soudage finement divisé étant transféré à l'intérieur de l'objet en matière mousse par étirage dudit objet en matière mousse, l'adjuvant de soudage introduit à l'intérieur 10 de l'objet en matière mousse étant thermofixé par échauffement et l'objet ainsi préparé étant soudé par application de chaleur et de pression. 25 - Procédé selon la revendication 24, caractérisé,par le fait qu'un ruban en mouvement en une mousse souple de polyu- 15 réthane à cellules au moins partiellement ouvertes est soudé par application de chaleur et de pression, après pénétration de l'adjuvant de soudage finement divisé et après thermofixation de l'adjuvant de soudage introduit. 26 - Procédé selon l'une des revendications 24 ou 25, 20 caractérisé par le fait que le soudage se fait par soudage par haute fréquence » 27 - Procédé selon l'une des revendications 24 à 25, caractérisé par le fait que le soudage se fait par soudage thermique par contact ou par impulsions» 25 28 - Procédé s.elon l'une des revendications 25 à 27, caractérisé par le fait que le ruban de matière mousse forme un matériau sandwich avec des matières de couverture sur ses deux grandes faces. 29 - Objets soudés en matière mousse à cellules au 30 moins partiellement ouvertes, caractérisés par le fait qu'ils ont été élaborés par un des procédés selon les revendications 24 à 28. 30 - Objets soudés en matière mousse à cellules au moins partiellement ouvertes, caractérisés par le fait qu'ils ont 35 été obtenus en partant d'une mousse de polyuréthane soudée à cellules en grande partie ouvertes, dont la soudabilité a été obtenue par dépôt d'un adjuvant de soudage finement divisé, avec étirage de l'objet en matière mousse. 31 - Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon 40 l'une des revendications 1 à 20, caractérisé par le fait qu'il 72 11082 31 2132193 comporte au moins un dispositif d'application de l'adjuvant finement divisé, au moins une zone d'étirage pour l'étirage des objets en mousses plastiques et une zone de détente faisant suite à la zone d'étirage, 5 32 - Dispositif selon la revendication 31* caractérisé par le fait qu'il comporte au moins un dispositif de thermofixation qui est disposé en aval de la zone de détente, et qui comprend des moyens pour échauffer des objets en mousses plastiques contenant de l'adjuvant de soudage. 10 33 - Dispositif selon les revendications 31 et 32 pri ses simultanément, caractérisé par le fait qu'il comporte 'un dispositif pour assembler un ruban souple de mousse de polyuréthane contenant de l'adjuvant de soudage thermofixé, à une matière de couverture sur les faces supérieure et inférieure.