La présente invention concerne les supports d'informations personnalisés et permettant à son propriétaire de bénéficier de certains services tels que, par exemple, la location et l'utilisation d'un véhicule ou d'un coffre en banque. On connaît des dispositifs tels que celui décrit dans le brevet français 1 507 417 destiné à l'encaissement du prix relatif à l'emploi d'un objet, tel qu'un véhicule, dans lequel une série de clefs identiques permettent d'ouvrir et de mettre en marche un certain nombre de véhicules. Ces clefs portent chacune une référence d'identification des conducteurs, sous forme d'un numéro relevé par un système de caméra optique. Ce procédé est encombrant et peu facile d'exploitation pour la gestion. Le dispositif de serrure suivant l'invention, permet d'éviter ces inconvénients. Dans celui-ci, en effet, une clef, munie de une ou plusieurs pistes sur lesquelles sont disposés des repères seulement décelables par un capteur approprié, permet d'enregistrer et de stocker des informations diverses facilement exploitables par la suite et permettant, outre une fonction de déverrouillage d'un mécanisme, l'identification du propriétaire de la clef. Le codage de la clef peut être obtenu, soit par des moyens optiques, à l'aide de fibres conductrices de la lumière incorporées à l'intérieur de la clef, ou magnétiques, par aimantation de dipôles ou la présence d'inserts métalliques noyés dans le corps amagnétique et isolant de la clef. - La figure 1 représente une clef à codage optique. Elle comprend une tête 1 portant le numéro de série 3 et un corps 2 portant les pistes de codage. - La figure 2 représente le détail du corps et des pistes de codage. Celles-ci, au nombre de trois, sont des conduits disposés selon trois directions 4-5-6. Le corps est en matière plastique opaque. Le codage consiste en la présence de fibres conductrices de lumière 7 dans certains conduits. - La figure 3 représente la position des capteurs par rapport au corps de la clef. Une source lumineuse 8 éclaire l'extrémité des fibres conductrices de lumière et trois photo-capteurs 910-11 décèlent leur présence en face de chacune des pistes. Une de ces pistes peut servir de capteur de position, c'est-a-dire doit donner une information lumineuse pour chacune des positions ou peut se trouver une fibre conductrice de lumière sur les autres pistes. Le codage de chaque piste 4-5 est constitué par la présence ou l'absence de fibres conductrices de lumière aux emplacements définis par la piste NO 6. Le système de codage peut être binaire. La présence d'une fibre représente un 1, l'absence un zéro. - La figure 4 représente le schéma d'utilisation d'une piste. - La figure 5 représente la forme des signaux recueillis sur les divers capteurs 9-10-11. Les signaux du capteur 9 de position sont introduits dans l'entrée horloge du registre 12. Les signaux du capteur de code 10 par exemple, sont introduits dans l'entrée série du registre 12. Les sorties paralleles du registre sont composées avec les sorties parallèles d'une mémoire 13 par un ensemble de portes (ET) 14-. La coincidence des informations du registre et de la mémoire provoque le basculement de la sortie de la porte. La piste 5 peut être exploitée de la même façon par le capteur 11. Les codes des deux pistes peuvent être utilisés de la fa çon suivante L'un provoque le déverrouillage du mécanisme commandé par la serrure, l'autre permet de repérer et de conserver en mémoire les références de la clef ayant servi à la manoeuvre de la serrure. - La figure 6 représente une clef dont le code est constitué par la présence ou l'absence d'une partie métallique 15 à l'intérieur d'une barrette isolante 13. La clef peut être moulée en matière plastique ; la tête 12 porte le numéro de série ; le corps 13 contient une feuille métallique 15 dont les bords sont découpés ; un des côtés du corps porte une denture 14 ; la partie centrale du corps possède une surépaisseur 16 destinée à accroître la solidité de l'ensemble. - La figure 7 représente un capteur de code. Celui-ci est constitué par un oscillateur électronique dont la bobine oscillatrice 17 et la bobine de réaction 18 sont montées sur un circuit magnétique présentant un entrefer 19 dans lequel se déplace le bord de la clef. La présence de la palette métallique contenue dans le corps de la clef détruit le couplage entre les bobines 17 et 18 et interrompt le fonctionnement de l'oscillateur. Le déplacement de la clef est traduit par une série de fonctionnement et d'arrêt de l'oscillateur. - La figure 8 représente la chaîne d'exploitation du coda ge d'une des deux pistes d'une telle clef. Elle comprend les bobines 17-18 de l'oscillateur servant de capteurs, l'oscillateur 21, un élément de mise en forme par un détecteur 22, et un élément à seuil du type trigger 23. Le fonctionnement et l'arrêt de l'oscillateur sont traduits par des niveaux 1 et 0 à la sortie du trigger. - La figure 9 représente l'ensemble de la serrure. Celle-ci comprend : un capteur de position 24 qui peut être un transformateur différentiel dont le noyau en forme de coin coopère avec le bord denté 14 de la clef. Ce capteur a pour fonction de délivrer un signal 1 ou 0 suivant que l'extrémité en coin de son noyau est ou non au fond d'une encoche. La lecture du code de la clef s'effectue comme dans le cas précédent à l'aide d'un registre. La sortie du trigger est raccordée à l'entrée série de ce registre, la sortie du capteur de position 24 est raccordée à l'entrée horloge. La serrure comprend d'autre part les ensembles électroniques 28-29 correspondant aux oscillateurs, éléments de mise en forme et trigger pour chacune des deux pistes de la clef. - La figure 10 représente une clef à codage magnétique. Elle comprend une tête 12' qui porte le numéro de série et un corps 13' qui porte sur chacune de ses faces une piste de codage 30-31 et dont une arête 32 est dentelée. Le corps de la clef peut être réalisé en matériau quelconque : métallique, magnétique ou non, ou isolant. Les pistes codées magnétiquement peuvent être réalisées de deux façons. - La figure 11 représente la réalisation d'une piste aimantée associée à son moyen de lecture. La piste aimantée 33 est réalisée à l'aide d'un matériau magnétique hypercoercitif : ferrite de Baryum ou Strontium aggloméré avec un liant plastique. Elle porte des dipôles aimantés 3738. Ces dipôles peuvent être disposés dans un sens ou dans l'autre. Ces dipôles sont séparés par un intervalle. Le moyen de lecture est constitué par un circuit magnétique composé des armatures 3435 présentant un entrefer au niveau des dipôles, et contenant un générateur de Hall 36. Lorsque l'entrefer se trouve entre deux dipôles, le circuit magnétique n'est parcouru par aucun flux. Le flux est maximum lorsque l'entrefer est placé en face d'un dipôle et le sens de circulation de ce flux dépend du sens d'aimantation du dipôle. - La figure 12 représente le schéma d'exploitation des signaux du générateur de Hall. Celui-ci est excité par uneintensitél. Les sorties 39-40 sont raccordées aux entrées d'un amplificateur différentiel 41 dont la sortie est raccordée à un élément à seuil 42. Ce dispositif délivre une tension positive lorsque l'entrefer du capteur est placé en face d'un dipôle, une tension négative lorsque l'entrefer du capteur est placé en face d'un dipôle aimanté en sens inverse du précédent, et aucune tension lorsque l'entre- fer du capteur est placé entre deux dipôles. - La figure 13 représente une variante de codages magnétiques et le lecteur approprié. Dans ce cas, il n'y a aucune aimantation, mais la structure du matériau a été modifiée de façon à ce que sa perméabilité soit différente en divers points 44 de la surface de la piste codée.La piste 43 est constituée par une mince lamelle d'acier auc carbone trempé ou par tout autre matériau dont la perméabilité magnétique est susceptible d'être modifiée par traitement thermique à intervalle régulier, tantôt d'un côté, tantôt de l'autre.Des plages 44 sont recuites par un procédé qui peut être le chauffage par haute fréquence, rayon laser ou par effet Joule, en employant des moyens analogues à ceux utilisés pour la soudure par point. Le capteur est constitué par deux ensembles -45-46 placés côte à côte et coopérant chacun avec une moitié longitudinale de la piste. - La figure 14 est le schéma du capteur. I1 est constitué par deux circuits magnétiques 47-48, munis chacun d'une bobine d'excitation 49-50 et d'une bobine captrice 51-52. Les bobines d'excitation sont parcourues par un courant alternatif, les bobines captrices sont raccordées par l'intermédiaire de diodes et de circuits intégrateurs aux deux entrées d'un amplificateur différentiel 53. Les entrefers 54 et 55 sont au contact de la piste codée. La partie traitée se manifeste tantôt sur un entrefer, tantôt sur l'autre, ce qui a pour effet de faire apparaître des signaux différents sur les entrées de l'amplificateur différentiel. Suivant le sens du déséquilibre, la sortie délivre un signal positif négatif. L'exploitation de ces signaux est effectuée d'une façon identique à celle du cas précédent. - La figure 15 représente l'évolution des signaux de coda ge en fonction du déplacement de la clef devant les capteurs. Le tracé 54 montre les signaux de sortie du capteur. Le tracé 66 montre-les mêmes signaux redressés. Les premiers sont destinés à l'entrée série du registre, les autres sont destinés à l'entrée horloge. - La figure 16 représente une autre disposition d'entrée des informations de codage dans le registre. Celle-ci peut être appliquée à tous les systèmes de capteurs considérés. Cette disposition permet d'éviter un inconvénient de l'entrée en série des informations dans le registre. En effet (voir figure 15), si le déplacement de la clef ne se fait pas toujours dans le même sens, des informations peuvent être redoublées et le code inscrit dans le registre est différent de celui porté sur la clef, ce qui provoquera un non fonctionnement de la serrure. Le schéma de la figure 16 comprend un registre 61 dont les entrées parallèles 56-57-58-59-60 sont réunies à un commutateur entrainé par le mouvement de la clef qui raccorde celles-ci à la sortie 63 de l'amplificateur 64 réuni au capteur 65. Dans ces conditions, un élément du code est associé à l'entrée correspondante du registre quelque soit le sens de déplacement. Le commutateur peut être à déplacement linéaire ou rotatif. Le dispositif objet de l'invention peut être utilisé dans tous les systèmes nécessitant l'usage d'une serrure dont on veut pouvoir contrôler la fréquence d'utilisation et l'identité de l'utilisateur tel que, par exemple, la location de véhicule ou de tout autre matériel. REVENDICATIONS 1 - Dispositif, destiné à l'encaissement du prix relatif à l'emploi d'un objet, comprenant une serrure électronique pouvant se déverrouiller à l'aide de plusieurs clefs identifiables, caractérisé par le fait que la partie utile du corps des clefs porte un codage obtenu grâce à l'incorporation de matériaux possédant des propriétés physiques particulières arrangés de façon à définir des domaines dont les caractéristiques sont décelables par des moyens détecteurs appropriés non mécaniques. 2 - Dispositif selon revendication 1, caractérisé par le fait que le codage de la clef est obtenu grâce à la présence de fibres optiques traversant son corps suivant plusieurs directions. 3 - Dispositif selon revendication 1, caractérisé par le fait que la clef est codée par la présence d'une lamelle métallique découpée surmoulée à l'intérieur de son corps en matière isolante. 4 - Dispositif selon revendication 1, caractérisé par le fait que la clef est codée grâce à la modification, par un moyen thermique ou mécanique (écrouissage), des propriétés d'un matériau soumis à un champ magnétique alternatif. 5 - Dispositif selon revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que la clef porte des systèmes de codage différents dont l'un est relatif au fonctionnement de la serrure et l'autre à l'identité du possesseur de la clef. 6 - Dispositif selon revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que l'exploitation des codes portés par les clefs est obtenue à l'aide d'un registre à décalage, à affichage en série ou en parallèle, associé à une mémoire.