La présente invention concerne les gréements de bateaux à voiles et elle vise plus précisément une tête de mât destinée à être soudée sur un mât en profilé tubulaire métallique. On sait que la tête de mât est une pièce rapportée au sommet d'un mât pour supporter divers accessoires de gréements courant ou dormant, tels que poulies de drisses, réas de drisses, points d'ancrage des haubans ou étais, Un mât équipé d'une tête de mât perfectionnée a été décrit par exemple dans la demande de brevet français NO 77 39.762 déposée le 30 Décembre 1977, au nom de la même demanderesse, sous le titre "àt de bateau à voiles" De telles têtes de mât sont avantageusement réalisées en métal moulé, mais on doit pouvoir disposer de têtes de mât de différentes dimensions pour convenir à des bateaux de différentE tailles, c'est-à-dire pour s'adapter à des profilés tubulaires de mâts de différentes sections. Ceci nécessite l'investissement de plusieurs outillages de moulage et le stock-age de divers modèles de têtes de mât, ce qui est peu économique pour le constructeur. La présente invention a pour but de remédier à cet inconvénient et de permettre de réaliser une tête de mât adaptable à des mâts en profilé tubulaire de différentes sections. L'invention a pour objet une tête de mât qui est constituée de deux parties séparées, à savoir une partie avant et une partie arrière, emboîtables télescopiquement de façon réglable l'une dans l'autre, des moyens étant prévus pour maintenir en position les deux parties l'une par rapport à l'autre, dans la position choisie donnant à la tête la longueur convenant au profilé de mât considéré Grâce à cette disposition, il est possible, à partir de deux parties seulement de dimensions standard, d'assembler des têtes de mât de dimensions différentes. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui suit et à l'examen des dessins annexés qui représentent, à titre d'exemple non limitatif, un mode de réalisation de l'invention. La fig 1 est une vue en perspective des deux parties de la tête de mât avant assemblage. La fig. 2 est une vue en perspective de la tête de mât assemblée, avant son montage sur un mât. La fig. 3 est une vue de détail, à plus forte échelle, d'une forme de réalisation des moyens coopérants de positionnement des deux parties de la tête de mât. La tête de mât suivant l'invention comprend une partie avant 2 et une partie arrière 4, qui sont de préférence des pièces venues de fonderie et qui présentent l'une et l'autre une section sensiblement en forme de U, suivant un plan horizontal. Les branches 6 et 6' de la partie avant sont tournées vers l'arrière tandis que les branches 8 et 8' de la partie arrière sont tournées vers l'avant, l'écartement des branches étant tel que les branches 6-6' peuvent s'engager télescopiquement entre les branches 8-8' (ou inversement). L'engagement des branches 6-6' dans les branches 8-8' peut se faire plus ou moins profondément, si bien que la longueur L hors tout (Fig. 2) de la tête de mât constituée par les deux parties 2 et 4 assemblées peut être choisie en fonction de la section ou de la longueur L' du grand axe, du profilé tubulaire 10 constituant le mât sur lequel doit être montée la tête de mât. Des moyens de fixation en positiondes deux parties 2 et 4 l'une par rapport à l'autre, donnant à l'ensemble de la tête la longueur choisie, sont prévus sur les branches 6-6' et 8-8'. Ces moyens peuvent être simplement constitués par des trous ou boutonnières (non représentés) ménagés dans les quatre branches et assemblés par des boulons ou rivets. Les branches peuvent être également fixées définitivement par soudure des branches deux à deux. Suivant le mode de réalisation préféré, représenté sur les figures 2 et 3, ces moyens de maintien en position sont constitués par une pluralité de nervures parallèles équidistantes en saillie 12, venues de fonderie à l'extérieur des branches 6-6', et par une pluralité de gorges 14, au même écartement. 1 que les nervures 12, ménagées dans les faces tournées vers l'intérieur des branches 8-8' Grâce à cette disposition, par emboîtement des deux parties 2 et 4 l'une dans l'autre, suivant un axe vertical X-X' (Fig. 1), les deux parties sont assemblées et maintenues en position suivant l'une de plusieurs positions (trois dans l'exemple représenté), permettant ainsi de réaliser trois longueurs dif ferentes avec un seul jeu de parties 2 et 4 A titre d'exemple, on peut indiquer qu'avec un même jeu de parties 2 et 4, on peut obtenir trois têtes de mât convenant à des profilés tubulaires ayant, en haut du mât, un grand axe L' compris entre 185 mm et 250 mm environ, c'est-à-dire conve nant à des bateaux de tailles très différentes. De préférence, les parties moulées 2 et 4 comportent des faces supérieures horizontales débordantes 16 et 18 dans les quelles sont ménagés des points d'ancrage 20-22-24 et 24' pour des gréements dormants tels que les étais avant et arrière 26-28 et les haubans latéraux (non représentés), comme cela a été décrit dans le brevet précité. A l'intérieur des parties moulées 2 et 4 sont également prévues des rainures ou lumières (non representées) de réception des axes support de réas et de galets horizontaux de guidage de gréements courants tels que les drisses de voiles avant et de grand-voile. On a représenté seulement sur les figures l'un des réas 30, sur la partie avant 2 de la tête de mât, ce réa recevant l'une des drisses 32 de voile avant (fig. 1 et 2). Enfin, la partie arrière 4 peut être pourvue d'oreilles 34 d'ancrage d'un étai de liaison avec un second mat, tandis que la partie avant 2- peut comporter un nez profilé 36, de guidage et de séparation des drisses avant, à l'intérieur duquel passe l'étai avant 26, ce nez sert alors de pièces de friction des drisses de spinnaker. -Pour monter une tête de mât selon l'invention, on emboîte l'une dans l'autre les deux parties 2 et 4, en choisissant convenablement lesquelles des rainures 12 s'engagent dans les gorges 14 pour obtenir la longueur désirée; on met en place dans chacune des deux parties les axes pourvus de leurs réas ou galets; on ferme la partie supérieure des deux parties assemblées par un chapeau 38 (fig. 2) qui peut être maintenu par des vis s'engageant dans des trous 40-42 et qui verrouille en place les axes des réas; enfin, on soude la tête de mât au profilé tubulaire 10, après l'avoir introduite dans les encoches 44-46, prévues à la partie supérieure du profilé, jusqu'à ce que les faces latérales débordantes 16-18 reposent sur les tranches supérieures 48-50 du profilé tubulaire. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée au mode de réalisation décrit et représenté, elle est susceptible de nombreuses variantes accessibles à l'homme de l'art, suivant les applications envisagées et sans qu'on s'écarte pour cela de l'esprit de l'invention REVENDICATIONS 1 - Tête de mât destinée à être soudée sur un mat en profilé tubulaire métallique et qui comporte des moyens d'ancrage pour les gréements dormants ainsi que des axes et réas de poulies pour les gréements courants, ladite tête de mât étant caractérisée en ce qu'elle est constituée de deux parties séparées, à savoir une partie avant et une partie arrière, emboîtables télescopiquement de façon réglable l'une dans l'autre, et en ce qu'il est prévu des moyens de maintien en position des deux parties l'une par rapport à l'autre dans la position choisie donnant à ladite tête la longueur convenant au profilé considéré. 2 - Tête de mât selon la revendication 1, caractérisée en ce que les deux parties précitées ont sensiblement, dans un plan horizontal, une section en U, les branches de l'une des parties s'engageant à coulissement entre les branches de l'autre partie. 3 - Tête de mât selon la revendication 2, caractérisée en ce que les surfaces en regard des branches des U des deux parties précitées présentent des gorges et des nervures de forme complémentaire coopérant pour maintenir en position les deux parties de la tête. 4 - Tête de mât suivant la revendication 3, caractérisée en ce que lesdites gorges et saillies sont orientées sensiblement perpendiculairement au plan horizontal précité, une pluralité de gorges et de saillies étant prévues à intervalles réguliers. 5 - Tête de mât suivant l'une des revendications 2, 3 ou 4, caractérisée en ce que chacune des parties précitées en forme de U présente des faces supérieures horizontales débordantes latéralement dans lesquelles sont ménagés des points d'ancrage pour les gréements dormants et qui forment des surfaces d'appui de la tête de mât sur la partie supérieure du profilé tubulaire 6 - Tête de mât suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce qu'elle comporte une pièce formant chapeau recouvrant la zone ouverte des deux parties en forme de U, une fois celles-ci assemblées à la position choisie