L'invention se rapporte au remplissage par un gaz de 1'es- pace délimité par les feuilles de verre, dans un vitrage multiple. On sait que les vitrages multiples sont généralement constitués par une pluralité de feuilles de verre séparées par une ou plusieurs lames d'air. Toutefois, pour diverses raisons, en particulier pour améliorer l'isolation thermique procurée par ces vitrages, on cherche à avoir, à l'intérieur du vitrage, non pas de l'air, mais un autre. gaz. Ainsi, si à la place de l'air normalement enfermé entre les feuilles de verre, on met par exemple de l'hexafluorure de soufre (SF6), on atteindra une meilleure isolation : à titre indicatif, avec un espace de 6 mm entre les deux feuilles, rempli par du SF6, on aura pratiquement la même isolation qutavec un espace double de 12 mm rempli d'air. On conçoit qu'il est plus intéressant de remplir les vitrages multiples par un gaz, plutôt que d'augmenter leur épaisseur, en particulier pour pouvoir les monter dans des feuillures classiques. Mais la difficulté réside dans la façon d'introduire un gaz autre que l'air entre les feuilles de verre. Evidemment, il est possible de prévoir l'assemblage des différentes feuilles de verre qui vont constituer le vitrage dans une chambre suffisamment étanche, remplie du gaz désiré. Mais cela implique des aménagements importants, oblige à construire des chaines de fabrication spécifiques des vitrages à gaz et pose des problèmes de sécurité ou de salubrité. La présente invention a pour but de supprimer tous ces inconvénients. Elle propose à cet effet, un procédé de remplissage de l'espace entre les feuilles de verre d'un vitrage multiple consistant - à percer en deux pointsà l'aide de deux aiguilles creuses les éléments d'tanchéité et d'assemblage des feuilles de verre du vitrage à savoir intercalaire et joint périphérique - à injecter le gaz désiré par l'une des deux aiguilles et à laisser s'effectuer l'évacuation par l'autre aiguille - à maintenir serré le vitrage pendant l'injection de gaz pour éviter que son volume n'augmente ;; - à détecter le taux dudit gaz dans le mélange sortant par la deuxième aiguille - à arrêter l'injection quand on détecte un taux déterminé de gaz dans ledit mélange, par exemple 8O - à enlever les aiguilles et à reboucher les trous à d'une matière étanche au gaz, par exemple avec un mastic d'étant chéité. L'invention permet ainsi d'obtenir des vitrages remplis avec un fort pourcentage de gaz (80 à 95% dans le cas de SF6) avec des pertes de gaz réduites, inférieures à 30% et ce - en ne mobilisant pas toute une channe de fabrication - en ne nécessitant qutun faible investissement et une main d'oeuvre réduite, et - en ne perturbant pas le cycle de fabrication des vitrages multiples normaux. Dans un tel procédé, le gaz utilisé peut être plus léger ou plus lourd que l'air. Dans le cas ou il est plus lourd que l'air (par exemple le SF6) on injecte le gaz par le bas du double vitrage, l'orifice de sortie étant alors réalisé en haut (par exemple sur une même diagonale). De préférence les vitrages sont remplis de gaz,un à un ou plusieurs à la fois, après leur fabrication et après la polymérisation des l entes d'étanchéité et d'assemblage (par exemple en polysulfure). Un tel remplissage peut autre avantagensenent rEa- lisé lorsque les vitrages sont disposés les uns contre les autres sur des palettes de anutention.On évite ainsi avoir i maintenir chaque vitrage pendant l'injection de gaz pour éviter une aug-en- tation de volume. Le mastic d'étanchéité utilisé pour reboucher les trous pratiqués par les aiguilles peut consister en le uGne mastic que celui constituant le joint intercalaire ou un mastic à prise à chaud (Hot Melt). L'invention concerne également une installation pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention. Une telle installation peut comprendre au moins un circuit d'amenée de gaz provenant d'une source de gaz, ce circuit comportant un obturateur, un détecteur de débit et une aiguille creuse montée à son extrémité, au moins un circuit de sortie comportant successivement une aiguille creuse et un analyseur pilotant le susdit obturateur de manière à le fermer lorsque le pourcentage du gaz dans le mélange de sortie s'élève au-dessus d'une valeur prédéterniinée,et un pistolet reboucheur pour obturer les trous formés par lesdites aiguilles dans le joint intercalaire. Selon uneautre caractéristique de l'invention, le circuit d'amenée peut en outre comprendre une vanne de régulation de débit actionnable å la main ou pilotée par le susdit détecteur de débit. Un mode de réalisation de l'invontion sera décrit ci-après, i titre d'exemple non limitatif, avec référence aux dessins annexés dans lesquels s La figure 1 est un schéma théorique d'une installation de remplisse de doubles vitrages par un gaz tel que de SF6 Z La figure 2 est une coupe axiale partielle schématique d'une aiguille creuse pouvant être utilisée dans l'installation repré ventée figure 1 Z La figure 3 est un schéma de principe d'un détecteur de débit pouvant également être utilisé dans l'installation représen- tée figure 1 g La figure 4 est un schéma d'une variante de détecteur de débit g La figure 5 est un diagramme sur lequel sont portées des courbes indiquant le pourcentage d'oxygène 8 la sortie du volage en fonction du temps de remplissage pour différentes positions des aiguilles creuses dans le vitrage. Dans l'installation représentée figure 1, les doubles vitrages 1 sont disposés sur chant dans une palette 2, leurs surfaces vitrées venant s'appliquer les unes contre les autres pratiquement sans jeu, de ânière i ce que leur vol ne ne poisse pas varier au cours de l'injection de gaz. Ces doubles vitrages 1 comprennent de façon classique deux feuilles de verres 3, 4 assemblées en rive au moyen d'éléments d'étanchéité et d'assemblage, i savoir un intercalaire 5 pouvant être réalisée par exemple en une bande de ratière plastique telle que du caoutchouc Bntyl ou en an profilé métallique et un joint périphérique 5' par exemple en polysulfure. Il est à noter que les matériaux utilisés pour clore ces vitrages doivent être étanches an gaz que l'on désire injecter dans le double vitrage. Ainsi, dans le cas ou ce gaz est du SF6, qui permet de résoudre les problèmes de liquéfaction aux températures usuelles d'utilisation des doubles vitrages, on peut avantageusement exploçor du polysulfure et du caoutchouc butyl. - perméabilité du polysulfure rapportée à une épaisseur de 1 mm - perméabilité du caoutchouc butyl rapportée à une épaisseur de 1 mm Une telle perméabilité est donc très suffisante dans cette application,puisqu'elle correspond à une déperdition de gaz au travers des éléments d'étanchéité et d'assemblage des doubles vitrages de l'ordre de 4 tous les 20 ans pour un joint de 3 mm d'épaisseur. Pour injecter le gaz dans l'espace entre les deux feuilles de verre 3,4 de chacun de ces doubles vitrages 1, on utilise deux aiguilles creuses 6,7 telles que celle représentée figure 2, à l'aide desquelles on perce le joint périphérique 3' et l'intercalaire 5 en deux endroits différents,de préférence l'un sur le chant inférieur, l'autre sur le chant supérieur. Pour éviter que les aiguilles 6,7 ne se bouchent lors de la traversée du joint 5' et de l'intarcalaire 5 il est préférable d'utiliser des aiguilles creuses fermées i leur extréiité,par exemple par brasure 8, et munies d'un perçage latéral 9 présentant des bords en creux. Des essais expérimentaux ont montré que le diamètre intérieur optimal de l'aigiiille permettant un remplissage sans perturbation est d'environ 3 - pour un vitrage ayant un espace de 6 pn entre les deux feuilles de Terre. Bien entendu, pour éviter d'agrandir le trou par l'effet du propre poids de l'aiguille et du tuyau sur lequel elle se trouve branchée, il est possible de prévoir des pinces servant à main tenir et à supporter l'aiguille. Dans le cas où le gaz que l'on désire injecter est plus lourd que l'air, l'aiguille 7 passant au travers du joint 3t et de l'intercalaire 5 dans la région basse du vitrage est raccordée à un circuit d'admission de gaz, tandis que l'aiguille 6 passant au travers da joint et de l'intercalaire dans la région haute du vitrage est raccordée à un circuit d'évacuation de l'air ou de mélange gazeux contenu dans l'espace situé entre les deux feuilles de verre 3, 4. Le circuit d'admission de gaz comprend une source de gaz 10, raccordée à un conduit commun 11 par l'intermédiaire d'une vanne de coupure générale 112. A ce conduit commun 11 est raccordé, pour chacun des doubles vitrages 1, un circuit comprenant successive entt un indtcateur de débit 12, une vanne de régulation 13 de débit individuelle puis une vanne d'accès 14 raccordée à sa sortie à un tube souple 13 relié à l'aiguille 7. On notera à ce sujet que les indicateurs de débit 12 peuvent comprendre un organe d'affichage,par exemple numérique, et que les vannes de régulation de débit 13 peuvent être manuelles. Toutefois, il est clair que la régulation du dibit pourrait être automatique, les indicateurs de débit 12 servant alors à piloter les vannes de régulation 13. Le circuit d'évacuation comprend quant à lui un tube souple 16 reliant l'aiguille 6 à un analyseur 17 de gaz, qui effectue la commande de la vanne de coupure générale il D'une façon plus précise, l'analyseur a pour but de mesurer le pourcentage du gaz de remplissage dans le mélange gazeux (air plus gaz) sortant par l'aiguille 6. Dès que ce mélange atteint une valeur prédéterminée, par exemple 80*, il émet un signal commandant la fermeture de la vanne 11'. Il est clair que l'on pourrait prévoir un analyseur par vitrage ou par taille de vitrages, commandant chacun une vanne d'accus correspondante. Toutefois, dans le cas où tous les vitrages ont les mêmes dimensions, un seul analyseur qui commande la vanne de coupure générale 112 suffit. De même, lorsque les vitrages ont des dimensions différentes, il est également pos sible de n'utiliser qu'un seul analyseur 17, on se réglant sur le vitrage dont le volume est le plus grand. Un tel analyseur peut être du type i pont de vheastone. Dans ce cas, une fraction du gaz qui sort par l'aiguille est envoyée sur deux branches du pont, tandis que les deux autres branches sont mises au contact de l'air ambiant. Dans un tel montage, la mesure du déséquilibre du pont indique le pourcentage de gaz contenu dans le mélange. Bien entendu, on procède à un réglage pour que l'analyseur commande la fermeture de l'électrovanne de coupure générale 11' lorsque le pourcentage de gaz atteint une valeur prédéterminée, par exemple 80%. Les analyseurs de débit 12 peuvent consister en des rotamé- tres classiques ou même, de préférence, en des diodes électrolu minescentes, qui présentent l'avantage de rendre le contrôle plus facile. De tels indicateurs de débit peuvent comprendre, comme représenté figure 3, une thermistance 20 de valeur faible, par exemple 2, 2 kA, chauffée par effet joule, et qui est placée dans un tuyau 21 d'amenée du gaz appartenant au circuit individuel d'alimentation en gaz de chaque vitrage dérivé du conduit commun 11. En 1'absence de courant gazeux dans le tuyau 21, la thermistance 20 s'échauffe. Par contre, lors de la circulation d'un courant gazeux dans le tuyau 21, la thermistance 20 se refroidit d'autant plus que le débit de gaz est grand. La valeur ohmique de la thermistance 20 varie donc en fonction du débit de gaz passant dans le tuyau 21. La thermistance 20 est montée en série dans un pont diviseur de tension branché entre les bornes 22, 23 d'une alimentation stabilisée. Ce pont diviseur de tension comprend une succession de résistances 24 montées en série, de telles sorte qu'à chacune des jonctions entre deux résistances 24 consécutives, on obtient un niveau de tension variable en fonction de la valeur ohmique de la thermistance 20 les niveaux de tension correspondant aux Jonctions successives étant étagés. Chacune des susdites Jonctions est connectée à l'une des deux entrées d'un amplificateur opérationnel 25 monté en détecteur de seuil, qui commande ltéclairement d'une diode électro luminescente 26 lorsque la tension cette Jonction dépasse un seuil prédéterminé. A cet effet, la second. entrée de chacun des amplificateurs 25 est reliée 4 un pont diviseur de tension (résistances 27,28) monté entre les bornes 22,23 de la susdite alimentation stabili sée. Il est à noter que, dans le montage tel que précédemment décrit, quand on veut faire varier le courant qui traverse la thermistance 20 pour régler son échauffement et sa sensibilité (en se plaçant sur la partie de la caractéristique de la therdistance la plus favorable) il est nécessaire d'utiliser une résistance variable montée en série dans le pont diviseur de tension. Toutefois, un tel réglage présente l'inconvénient de modifier le niveau de tension de chacune des Jonctions entre les résistances 24. Il convient donc de faire varier parallèlement le seuil de tension de chacun des amplificateurs opérationnels. Pour parvenir à ce résultat, les deux ponts diviseurs de tension (résistant ; ?7., 28 et résistances 24 et thermistance 20) sont reliés aux deux bornes extérieures d'un potentiomètre 29, dont le curseur est relié å la borne correspondante 23 de l'alimentation stabilisée. En outre, pour faire en sorte qu'en l'absence de courant gazeux, c'est-à-dire pour une température maximum de la thermis- tance, on seit au point d'allumage de la première diode, on utilise une résistance 30, éventuellement ajustable, en série avec les résistances 24. Dans une variante de réalisation illustrée figure 4, on alimente les diodes électroluminescentes 26 en série, de façon à réduire la consommation d'électricité. La série des résistances 24 qui déterminent les seuils étages de tension, est connectée directement aux bornes 22 et 23 de l'alimentation stabilisée, les tensions des seuils sont ainsi fixes. La thermistance 20 est alimentée en courant par un générateur de courant constant 31 g le courant qui traverse la thermistance est ainsi indépendant des réglages de seuils et de plages d'allumage des diodes électroluminescentes. . Un potentiomètre 32 indépendant, mont entre les deux bornes 22 et 23 de l'alimenta- tion stabilisée permet de situer la plage de variation de la tension fournie par la thermistance 20 par rapport à celle qui est englobée par les seuils. Ledit potentiomètre 32 est associé à un étage éliminateur dt impédanc. 33 qui évite que le courant de la thermistance 20 ne réagisse sur lui. Les diodes électrolu- minescentes 26 sont alimentées en courant par un générateur de courant 34.Une diode 35 est intercalée entre chaque sortie d'ampli 25 et la diode électroluminescente 26 qui lui est associée, évitant qu'un courant fourni par les amplificateurs 26, basculés sur leur tension positive, ne vienne s'ajouter au courant du générateur et ne traverse les diodes éleotroluminescentes. Une diode 36 établit la polarisation inverse de la dernibre diode électroluminescente 26 pour en maintenir l'extinction tant que l'amplificateur 25 qui lui est associé n'en commande pas 1 'allumage. Le fonctionnement de l'installation de remplissage préce gemment décrite s'établit comme suit s Une fois que les vitrages 1 se trouvent serrés les uns contre les autres sur la palette 2, on dispose les aiguilles creuse 6, 7 au travers du joint périphérique 5' et de l1inter- calaire 5. Bien entendu, dans le cas où l'intercalaire 5 est métallique ou lorsqu'un couvre-joint entoure le vitrage, on doit procéder préalablement au perçage de ces éléments durs. Dans le cas où le gaz que lton désire injecter est plus lourdque l'air, on dispose les aiguilles d'injection de gaz 7 dans le bas et les aiguilles de sortie 6 du mélange gazeux dans le haut du vitrage 1, par exemple sur une diagonale ou sur un côté du vitrage. On ouvre ensuite les vannes de coupure générale 11' et les vannes d'accès individuelles 14. On règle ensuite le débit de gaz par exemple à 3 1/mon en agissant sur les vannes de réglage de débit 13 en s'aidant de la mesure de débit affichée par les indicateurs de débit 12. Dans le cas où la régulation du débit est automatique, on affiche la valeur de débit de consigne. En conséquence, les vitrages se remplissent do gaz à débit constant, le gaz étant admis par exemple à 0,5 bar et la sortie étant à la pression atmosphérique (sans aspiration). A cet effet, au cours de ce remplissage, on vérifie, à l'aide de l'indicateur 12,que tous les débits demeurent constants, et on effectue au besoin des corrections, an moyen de la vanne de régulation 13 dans le cas où le débit de gaz injecté dans un ou plusieurs vitrages a varié (comme précédemment mentionné, ces corrections peuvent s'effectuer automatiquement). Dès que le pourcentage de gaz du mélange gazeux sortant par les aiguilles 6 s'élève au-dessus de la valeur de consigne, l'analyseur 7 commande la fermeture de la vanne de coupure gEn4- rale 112. Dans le cas où les dimensions des vitrages sont identiques et du fait que le débit d'admission de gaz est constant, au moment de la fermeture de la vanne de remplissage, tous les vitrages 1 sont remplis. On procède alors à 11 extraction des aiguilles 6, 7 et au rebouchage des trous, par exemple au moyen d'une boudineuse à main, avec un produit de rebouchage compatible avec le gaz et l'intercalaire 5 et le joint périphérique 5'. Ce produit de rebouchage peut consister en un mastic Hot molt, en un mastic à base de butyl et/ou de polyisobutylèno (étanche à l'eau et à la vapeur d'eau), de caoutchouc butyl réti- culé, d'élastomère de silicone, de polysulfure. En particulier, ce mastic de rebouchage peut être identique à celui qui constitue l'intercalaire lorsque celui ci est en matière plastique. Il pourra ainsi avoir la composition donnée dans l'exemple ou une composition comprenant les éléments de base de cet exemple, à savoir polyisobutylène et caoutchouc butyl. EXEMPLE - de 40 à 70%, de préférence 50=ru polyisobutylèno - do 5 à 17,5%, de préférence 10% caoutchouc butyl - de 10 à 40%, de préférence 20% noir de carbone - de O à 5%, de préférence 20% tamis moléculaire. Le tamis moléculaire entrant dans cette composition doit lui aussi être compatible avec le gaz. Il peut consister en an tamis en poudre de 4A. Ce mastic peut être injecté avec un pistolet à main dans un temps de 10s, et à une température comprise entre 80 et 100ex. Dans le cas où l'intercalaire 5 est métallique, on injecte le mastic jusqu' ce qu'il ressorte par le trou intérieur dudit intercalaire. Comme précédemment mentionné, la figure 5 représente les courbes de variation du pourcentage d'oxygène à la sortie du double vitrage, en fonction du temps, dans le cas d'un gaz plus lourd que l'air, tel que de SF6, et ce, pour différentes positions des aiguilles, à savoir - la courbe A correspond à un remplissage au moyen dtune aiguille d'injection et d'une aiguille de sortie respectivement disposées dans le bas et dans le haut du double vitrage et dans une même diagonale de celui-ci - la courbe B correspond à un remplissage au moyen de deux aiguilles hautes et basses situées d'un même coté du double vitrage, l'aiguille d'injection étant en bas - la courbe C correspond à un remplissage au moyen de deux aiguilles situées toutes deux d'un même cSté dans le haut du double vitrage - la courbe D correspond à un remplissage au moyen de deux aiguilles situées respectivement de chaque cNté, dans le haut du vitrage. Pour permettre une bonne interprétation de ces courbes, il convient de noter que : - du fait que l'on injecte le gaz à débit constant (par exemple 1/3 de litre par mn, l'échelle des temps est également représentative du volume de gaz inJecté - l'abaissement du pourcentage d'oxygène qui est détecté correspond à un accroissement correspondant du pourcentage de gaz sortant du double vitrage - les surfaces délimitées par les courbes et par les coordonnées sont représentatives du taux de remplissage du gaz à l'intérieur du double vitrage. L'étude de ces courbes fait apparaitre que - selon les conditions A et B on obtient un remplissage de gaz de l'ordre de 90% en environ 5',tandis que, selon C et D pendant une même période de temps, le remplissage n'est que de 35*. Il apparat donc que la position des aiguilles correspondantes aux courbes A et B est de beaucoup plus avantageuse que la position selon C et D. En outre, les positions selon la courbe A sont préférables aux positions selon la courbe B. REVENDICATIONS 1.- Procédé de remplissage par un gaz de l'espace délimité par deux feuilles de verre consécutives et des éléments d'étant chéit et d'assemblage dans un vitrage multiple, caractérisé en ce qu'il censiste - à percer les éléments d'étanchéité et d'assemblage en deux points,8 l'aide de deux aiguilles creuses - à injecter le gaz désiré par l'une des deux aiguilles et à laisser l'évacuation s'effectuer par l'autre aiguille Z - à maintenir serré le vitrage pendant l'injection de gaz pour éviter que son volume n'augmente ;; - à détecter le taux dudit gaz dans le mélange sortant par la seconde aiguille - à arrêter l'injection de gaz quand on détecte un taux déterminé de gaz dans ledit mélange - à enlever les aiguilles et à reboucher les trous à l'aide d'une matière étanche au gaz. 2.- Procédé de remplissage selon la revendication 1, caractérisé en ce que dans le cas où le gaz est plus lourd que l'air, on injecte le susdit gaz par une aiguille disposée dans le bas du vitrage, l'aiguille servant à l'évacuation étant disposée en haut, les deux aiguilles étant situées de préférence sur une diagonale du vitrage. 3.- Procédé selon l'une des revendicetions précédentes, caractérisé en ce que le susdit gaz est du SF6. 4.- Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que les éléments d'étanchéité et d'assemblage comportent un joint en polyssulfure et en ce que le vitrage est rempli après fabrication avec lame d'air et après polymérisation du polysulfure. 5.- Procédé selon l'une des revendications pr8c8dentes,carac- térisé en ce que le susdit remplissage est réalisé lorsque les vitrages sont maintenus serrés les uns contre les autres par exemple sur une palette de manutention. 6.- Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'arrêt de l'injection de gaz s'effectue lorsque le taux de gaz dans le mélange sortant atteint 80,0. 7.- Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le mastic utilisé pour reboucher les trous de passage des aiguilles est un mastic "Hot Meltn un mastic à base de butyl et/ou de polyisobutylène, de caoutchouc butyl réticulé, d'élastomère de silicone, de polysulfure. 8.- Procédé selon l'une des revendication précédentes, caractérisé en ce que l'on remplit plusieurs vitrages à la fois. 9.- Vitrage multiple rempli d'un gaz conformément au proche dé selon l'une des revendications précédentes. 10.- Installation de remplissage de vitrages multiples pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisée en ce qu'elle comprend - au moins un circuit d'amenée de gaz provenant d'une source de gaz, ce circuit comportant un obturateur, un détecteur de débit et une aiguille creuse montée à son extrémité 3 - au moins un circuit de sortie comportant successivement une aiguille creuse et un analyseur pilotant le susdit obturateur de manière à le fermer lorsque le pourcentage du gaz dans le mélange de sortie 51 élève au-dessus d'une valeur prédéterminée et un pistolet reboucheur pour obturer les trous formés par lesdites aiguilles dans le joint intermédiaire. 1 Installation selon la revendication 10, caractérisée en ce que le circuit d'amenée de gaz comprend une vanne de régu- lation de débit actionnable à la main ou pilotée par le susdit détecteur de débit. 12.- Installation selon l'une des revendications 10 et 11, caractérisée en ce que les susdites aiguilles creuses sont fermées à leur oxtrémité,par exemple par brasure ,et comprennent chacune un perçage latéral. 13.- Installation selon la revendicationl2, caractérisée en ce que le diamètre des susdites aiguilles est d'an moins 3 m. 14.- Installation selon l'une des revendications 12 et 13, caractérisée en ce que le rebord des perçages latéraux des aiguilles est en creux. 15. - Installation selon l'une des revendications 11 à 14, caractérisée en ce que les susdits détecteurs de débit comprennent une thermistance placée dans le tuyau d'amenée de gaz et montée en série dans un pont diviseur de tension branché en série entre les bornes d'une alimentation stabilisée, en ce que ledit pont diviseur de tension comporte une succession de résistances montées en série, et en ce que chacune des jonctions entre doux résistances consécutives est connectée à l'une des deux entrées d'un amplificateur opérationnel qui commande l'éclairemes d'une diode électroluminescente lorsque la tension à cette joncttq dépasse un seuil prédéterminé. 16.- Installation selon la revendication 15, caractérisée en ce que la seconde entrée de chacun des amplificateurs opérationnels est reliée à un pont diviseur de tension monté entre les bornes de la susdite alimentation stabilisée. 17.- Installation selon les revendications 15 et 16, carac térisée en ce que les deux susdits ponts diviseurs de tension sont respectivement reliés d'un côté aux deux bornes extrêmes d'un potentiomètre dont le curseur est relié à la borne correspondante de l'alimentation stabilisée. 18.- Installation selon l'une des revendications 11 à 14, caractérisée en ce que les susdits détecteurs de débit comprennent - une succession de résistances montées en série entre les deux bornes d'une alimentation stabilisée qui déterminent des ni eaux étagés de tension,chacun des niveaux de tension obtenu étant reporté à l'entrée d'amplificateurs opérationnelso - une thermistance placée dans le tuyau d'amenée de gaz, alimentée par un générateur de courant constant et connectée simultanément à l'antre entrée de chacun des amplificateurs opérationnels; ; - des diodes électroluminescentes montées en série, reliées chacune à la sortie d'un des amplificateurs opérationnels par l'intermédiaire d'une diode et parcourues par un courant délivré par un générateur de courant constant. 19.- Installation selon la revendication 18, caractérisée en ce que le circuit de la thermistance comprend un potentionètre variable qui permet de situer la plage de variation de la tension fournie par ladite thermistance. 20.- Installation selon la revendication 19, caractérisée en ce que le potentiomètre est relié à la thermistance par l'intermédiaire d'un amplificateur opérationnel éliminateur d'impe- dance. 21.- Installation selon l'une des revendicationq 11 à 20, caractérisée en ce que les aiguilles sont maintenues en place au moyen de pinces.