La présente invention concerne la photocomposition électronique et plus précisément un système de photocomposition capable de former des caractères de corps différents. Certains dispositifs de photocomposition électronique 5 forment les caractères sur l'écran d'un tube à rayons cathodiques en modulant l'intensité du faisceau électronique de synthèse au cours d'une série de lignes de balayage parallèles, puis les caractères formés sont reproduits sur film photographique„ Dans les systèmes existants, le corps ou dimension du caractère 10 en points dans le sens du balayage, est généralement ajusté en faisant varier la vitesse de balayage. Le corps du caractère est donc, déterminé par la vitesse de balayage. Il est cependant peu pratique de faire varier au cours de la composition d'un texte, la vitesse du faisceau de balayage, 15 pour modifier le corps des caractères^ oar un tel mode de réalisation implique un temps d'écriture plus long pour les lignes écrites en petits caractères» que pour les lignes écrites en gros caractères. Cette variation du temps dréeriture impose une limitation supplémentaire à la vitesse d'écriture inhérente 20 au dispositif , c'est-à-dire au temps que nécessite le faisceau d'analyse pour exposer une surface donnée de film. Il est par conséquent souhaitable, que le système de photocomposition comporte un spot de synthèse se déplaçait à vitesse constante et élevée,et soit équipé d'un dispositif de modification du 25 corps des caractères. Dans un système de photocomposition électronique réalisé selon la présente invention, les caractères de corps différents sont tracés sur l'écran d'un tube de visualisation par un spot de balayage à vitesse constante, fonction uniquement 30 du temps d'exposition du film. Des dispositifs de commande servent à désigner le spot pour réaliser la synthèse des caractères par une série de segments de balayage, au cours de balayages successifs et adjacents. Les modifications de corps sont réalisées en faisant varier la longueur des lignés dé 35 balayage d'une valeur correspondant aux variations de corps. Dans une forme particulière:de 1'invention, une mémoire enregistre des nombres binaires décrivant les longueurs relatives des diverses lignes de balayage dont la combinaison constitue 69 04225 2 2002206 un caractère . Ces nombres binaires sont convertis en longueurs de lignes de balayage par un système de comptage synchronisé avec le faisceau électronique. Les nombres binaires sont lus successivement dans la mémoire et introduits dans un compteur 5 réversible qui est ramené pas à pas à zéro, le comptage débutant au commencement du balayage du faisceau. La longueur des balayages est déterminée par le temps mis pour décompter des nombres binaires à zéro. Selon une caractéristique plus particulière de 1'inven-10 tion, les balayages de longueurs différentes correspondant aux différents corps des caractères, sont obtenus en modifiant la fréquence de comptage. Le corps de chaque caractère étant défini par incréments discontinus, cette modification de fréquence peut être obtenue de manière simple par un ensemble 15 d'oscillateurs pilotés par quartz et accordés aux différentes fréquences voulues. D'autres objets et avantages de l'invention ressortiront plus particulièrement de la description qui va suivre et des dessins sur lesquels : 20 La figure 1 représente en deux parties,1A et 1B, un schéma synoptique du système de photocomposition électronique de la présente invention. La figure 2 illustre la synthèse d'un caractère par le système de la figure 1. 25 Sur la figure 1, un système de photocomposition 10, réalisé selon la présente invention, comporte un dispositif de visualisation 12, tel qu'un tube à rayons cathodiques, formant des caractères 14 sur son écran 16. Il est à noter que le tube à rayons cathodiques 12 peut également former des 50 motifs, tels que des dessins à la ligne, et que l'invention décrite est également applicable à de tels motifs. Le faisceau électronique de balayage 18 du tube 12, émane d'une cathode 20 du canon électronique (non représente). Le faisceau de balayage 18 est dévié par des bobines de déviation horizontales et 35 verticales 22 et 24 qui entourent le col du tube 12. Le faisceau 18 produit un spot 26 qui trace les motifs sur la couche luminescente de l'écran 16. La lumière émanant de la couche luminescente du tube est concentrée dans un système 69 04225 3 2002206 de lentilles, illustré sous forme d'une simple lentille convexe 28 sur la figure 1 » sur une surface photosensible d'enregistrement telle qu'un film 30 à fort coefficient gamma. Le film photographique 30 est maintenu dans le plan focal de 5 la lentille 28, entre deux bobines 32, Les bobines 32 sont entraînées par un moteur 34 qui déplace le film après chaque ligne de caractères. Le tube à rayon cathodique 12 et les autres éléments de la partie photosensible du système 10, sont enfermés dans un compartiment étanche à la lumière (re-10 présentés en traits discontinus sur la figure 1) comportant des portes d'accès (non représentées) permettant le démontage ët le remplacement du film 30. ~La figure 2 est une vue agrandie de la synthèse d'un caractère 14 dans le système 10 de la présente invention. Le 15 caractère 14 est une capitale "H" d'un corps donné, prise dans un jeu de caractères de type antique. La lettre "H", ainsi que tous les autres caractères et motifs produits par le système de photocomposition 10, sont constitués par une série de segments noirs verticaux 36. Les segments 36 sont des tranches de carac-20 tères formées par certaines parties des balayages, c'est-à-dire lorsque le faisceau électronique 18 du tube 12 est débloqué. Une ligne de balayage est une ligne de verticales tracées sur l'écran 16 du tube par le faisceau électroni^e 18. Il va de soi que l'on peut également utiliser un balayage 2 5 horizontal dans le cadre de la présente invention. Les parties du balayage pendant lesquelles le faisceau électronique 18 est bloqué, constituent les segments blancs 38, dont l'un est représenté en tireté sur la figure 2. Dans la pratique, sur le tube à rayon cathodique 12, les segments noirs 36 sont . 30 en fait des segments blancs sur un fond noir, alors que pour la facilité de l'illustration, ils sont représentés en noir sur un fond blanc à la figure 2. Dans les caractères de qualité graphique élevée, les segments noirs 36 se chevauchent les uns les autres et sont suffisamment nombreux pour que la densité 35 optique du caractère- soit uniforme sur le film photographique 30. Cependant, pour la clarté de l'illustration, le caractère représenté n'est divisé qu'en 20 tranches verticales sur la figure 2, bien qu'en fait, il soit Possible d'utiliser 80 tranches. La capitale "h" part d'une ligne de base de 69 04225 4 2002206 caractères 37 au-dessus de laquelle elle monte d'une hauteur prédéterminée, fonction du corps du caractère. Un caractère dont le corps est double, aurait une hauteur double de celle du caractère "H" sur la figure 2, L'inverse est évidemment 5 également vrai. Chaque caractère d'un jeu est défini par un ensemble de paramètres parmi lesquels le rectangle circonscrit 41 représenté en tireté; sur la figure 2 qui définit le corps. La châsse du caractère est égale à la somme de sa largeur réelle 43 et des 10 approches avant et arrière 44 et 45. L'approche avant 44 est définie comme la distance séparant la périphérie avant ou gauche du caractère de la verticale avant délimitant sa largeur réelle. De même, l'approche arrière 45 est définie comme la distance séparant le bord droit du caractère de la verticale arrière 15 définissant sa largeur réelle. Un caractère est séparé du suivant par la somme de son approche arrière et de l'approche avant du caractère suivant. Pour obtenir des caractères de qualité . graphique élevée, les valeurs des approches avant et arrière peuvent, dans le cas de la capitale "H" illustrée, comporter 20 7 balayages chacune, la largeur réelle 43^ étant constituée par 80 balayages. Les paramètres concernant un caractère ainsi que d'autres données, décrite plus loin, sont enregistrés dans une mémoire 50 représentée à la figure 1. La mémoire 50 peut être 25 par exemple une mémoire. à tores magnétiques qui est divisée en une partie primaire 52 et en une partie secondaire 54. La partie primaire 52 comprend une série d'emplacements successifs de mémoire correspondant de manière bi-univoque avec les caractères et les autres symboles de l'assortiment complet de caractères. 30 Chaque emplacement de mémoire, constitué par plusieurs bits dans la partie primaire 52, est adressé par un code de caractère qui peut, par exemple,être un nombre binaire constituant la représentation codée du caractère. La séquence des adresses des emplacements de mémoire de la partie primaire 52, commence par 35 exemple à la capitale "A" et se poursuit jusqu'à la capitale"Z", puis recommence au caractère bas de casse "a", etc. jusqu'à la fin du premier assortiment de caractères. 69 04225 5 2002206 Le contenu de chacun des emplacements primaires de la mémoire 50 est en fait l'adresse d'un emplacement de la partie secondaire contenant le premier paramètre codé de définition du caractère. Lorsque le code de caractères est 5 utilisé pour adresser un caractère de la partie primaire de la mémoire 50» le nombre lu dans cette dernière, fournit dans la mémoire secondaire, l'adresse du premier emplacement d'un bloc d'adresses secondaires dans lesquelles sont successivement enregistrés les paramètres codés du caractère. Parmi les avan-10 tages d'une telle division de la mémoire 50, on note le fait que les caractères homologues des différents assortiments ont le même code de caractères. Il va de soi que les différents assortiments de caractères sort associés à des blocs différents de la mémoire secondaire. 15 La partie secondaire de la mémoire 50 contient en séquence les blocs d'information nécessaires à la synthèse d'un caractère sur l'écran du tube à rayons cathodiques 12. Le contenu du premier emplacement de mémoire d'un bloc de données de la partie secondaire 54 est la représentation du 20 nombre, de balayages constituant l'approche avant du caractère. Le contenu de l'emplacement suivant est une représentation codée de la somme du nombre de balayages contenu dans la largeur réelle du caractère et du nombre de balayages formant l'approche arrière du même caractère. La donnée contenue dans 25 l'emplacement de mémoire suivant est le nombre de balayages constituant la largeur réelle du caractère. Pour plus de simplicité, on supposera dans ce qui suit que tous les caractères commencent sur la même ligne de base 37. La donnée suivante enregistrée dans le bloc n'est pas une donnée de format comme 30 les précédentes, mais une donnée de segments indiquant dans les représentations codées successives, les longueurs des segments noirs et des segments blancs individuels constituant chaque balayage de tranche de caractères. Ainsi, chaque longueur de segments noirs 36 de la jambe verticale gauche du 55 caractère "H" de la figure 2, est enregistrée en succession. Par exemple, un mot binaire est affecté à chaque segment noir 36. La longueur du segment blanc 38 et du segment noir 36 de chaque balayage correspondant à la barre centrale du caractère 69 04225 à 2002206 "H" est ensuite enregistrée. On peut utiliser pour ceci un mot binaire pour chaque segment blanc et un mot binaire pour chaque segment noir. Enfin, les mots binaires représentant la jambe verticale de droite du caractère "H" sont enregistrés 5 à la suite des précédents pour compléter le caractère. Pour synchroniser le faisceau électronique 18 et la lecture de la mémoire 50, les mots enregistrés contiennent également des données concernant les points de début et de fin du balayage électronique ainsi que le blocage et le déblocage 10 du faisceau 18» Le bit le moins significatif du mot binaire d*un segment noir 36, c'est-à-dire le bit 2°, peut être choisi pour indiquer la fin d'un balayage. Un balayage ne se termine jamais sur un segment blanc car le faisceau électronique 18 est ramené en position de départ après la fin du dernier seg-15 ment noir d'une ligne de balayage. Ainsi, la présence d'un bit "1" dans la position 2 d'un mot correspondant à un segment noir, indique qu'il est le dernier segment noir du balayage en cours. Au contraire, s'il contient un bit "0" dans cette position 2°, cela indique qu'il reste encore au moins Tin segment 20 noir à tracer. Le bit contenu dans la position 2^ ne détermine pas seulement la fin du balayage, mais marque/également comme on le verra plus loin le début du balayage suivant. En résumé, le faisceau électronique est ramené en position initiale lorsqu'un bit "1" apparaît dans la position 2° d'un segment noir. 25 Le bit suivant dans l'ordre de signification croissan te, c'est-à-dire le bit contenu dans la position 21 indique l'allumage ( ou déblocage ) ou l'extinction { ou blocage ) du faisceau électronique. Lorsque cette position contient un bit "1", le faisceau est allumé, alors que lorsqu'elle contient 30 un bit "0", le faisceau est éteint. Les segments noirs se distinguent ainsi des segments blancs, par un bit ( appelé " bit de couleur ") contenu dans la position 2 du mot correspondant. Il est donc évident que les mots de segments commandent d'eux-mêmes le balayage ou synthèse des tranches de 35 caractères. On remarque sur la figure 1, qu'une bande magnétique 60 contenant les données d'édition et le texte à imprimer est lue par un lecteur de bande 62. Les données de la bande 69 04225 7 2002206 magnétique contiennent, non seulement le texte à imprimer par le système, mais également toutes les instructions de justification et de coupure des lignes. Les données contenues sur la bande magnétique 60 spécifient également le corps des caractères à 5 former. Toutes les données relatives à un caractère à imprimer sont lues sur la bande 60 par le lecteur 62 et mémorisées dans un registre-tampon d'entrée 64. Le lecteur de bande 62, après avoir lu les données introduites sur la bande 60 dans le registre 64, produit une impulsion de départ déclenchant un circuit de 10 synchronisation 70 qui lance les transferts de données dans le système 10. Le circuit de synchronisation 70 est constitué par des circuits classiques fournissant des trains d'impulsion de synchronisation (TP) régulant les entrées et les transfert de données dans le système 10. La production des impulsions de 15 synchronisation peut se faire en appliquant les impulsions d'un oscillateur d'horloge 128, à une série de multivibrateurs monostables produisant une série d'impulsions successives de synchronisation réglant la cadence d'entrée et de transfert des données dans le système. Des lignes à retard couplées au multi-20 vibrateur, permettent de retarder certaines impulsions. Enfin, le-'soirs système mémoire 51 et les autres circuits décrits ci-après, sont tout à fait classiques et ne seront pas examinés en détail. Le registre-tampon 64 applique la représentation codée du 25 corps du caractère à imprimer à travers des portes de transfert 71 à un registre 73 commandant la force du corps et 1'espacement des balayages. On suppose que toutes les données sont transférées en parallèle dans le système 10 et donc qu'une porte de transfert est associée à chaque bit des données transférées. Le code du 30 caractère à imprimer est transmis par les portes de transfert 66 dans un registre d'adresse mémoire 68 du sous-système mémoire 51. Le lecteur de bande 62 transmet également au moteur 34 un ordre de positionnement du film 30 à la première ligne à imprimer. Le code de caractère, contenu dans le registre d'adresse 68 est ensuit 35 appliqué à travers les portes de transfert J2 à un décodeur X-Y 74. Le contenu de l'emplacement de la mémoire 50 choisi par le décodeur 74, est lu par les portes de lecture 76 dans un registre de données 78. Le registre 78 réésrit immédiatement les données dans 69 04225 8 2002206 le même emplacement de la mémoire 50 par des portes d'écriture 80„ Dans toutes les opérations décrites ci-après, chaque opération de lecture est immédiatement suivie d'une opération d'écriture évitant la destruction des données lues dans la 5 mémoire 50» La donnée contenue dans le registre 78 est transmise par les portes de transfert 82 au registre d'adresse 68 car la première donnée relative à un caractère lu dans la mémoire 50 est la première adresse de la partie secondaire de cette dernière dans laquelle est enregistré le bloc de données 10 définissant les paramètres du caractère que l'on désire former sur le tube 12. L'adresse secondaire est appliquée par les portes de transfert 72 au décodeur Le système accède ainsi à la partie secondaire de la mémoire 50 et lit successivement les emplacements, 15 La première donnée lue dans le bloc de paramètres du caractère enregistré dans la partie secondaire de la mémoire 50, est un nombre binaire représentant l'approche avant du caractère. - Cette donnée est appliquée par les portes de transfert 84 à un additionneur binaire 86. L'additionneur 86 ajoute 20 le contenu du registre 78 au contenu d'un registre 90. Le registre 90 contient là somme de la largeur réelle et de l'approche arrière du caractère précédent. La somme du contenu du registre 78 et du registre 90» constitue la position horizontale du début du nouveau caractère à former sur le tube 12. Si 25 l'on suppose que le caractère "H" de la figure 2 est le premier caractère d'une ligne d'impression , le contenu initial du registre 90 est nul. La somme obtenue dans l'additionneur binaire 86 est ajoutée au contenu d'un totalisateur 87»de sorte que la position cumulative du début des balayages de 30 chaque caractère est connue lorsque les caractères sont successivement imprimés sur le film photographique 30. Au fur et à mesure que les données sont lues dans le registre 78, un circuit 79 incrémente d'une unité le contenu du registre d'adresses 68 pour obtenir l'adresse suivante de la 35 partie secondaire de la mémoire 50. La donnée contenue dans cette adresse secondaire est un nombre binaire représentant la somme de la largeur réelle et de l'approche arrière du caractère qui est lu et transféré par les portes 88 sans le registre 90. Le nouveau contenu * 69 04225 Q 2002206 du registre 90 n'est pas modifié avant la lecture du caractère suivant et à cet instant l'additionneur 86 ajoute cette valeur à l'approche avant du caractère suivant. Cette somme indique la position à laquelle le faisceau électronique 5 doit',sauter à la fin du dernier balayage du caractère pour commencer le premier balayage du caractère suivant. Le total enregistré dans le totalisateur 87 est transmis par des portes de transfert 92 pour positionner un compteur horizontal 94. Le contenu du compteur horizontal 9^ est appli-10 qué par des portes de transfert 96 à un registre de position horizontal 98. Le contenu du registre horizontal 98 est lui-même appliqué à un convertisseur numérique/analogique 100 dans lequel la donnée numérique est transformée en une tension analogique de position horizontale du faisceau électronique 18. 15 Cette tension analogique est convertie en un courant dans un amplificateur horizontal 102, puis appliquée aux bobines de déviation horizontale 22 du tube à rayonscathodiques 12. Le compteur horizontal 94 peut, par exemple, être un compteur binaire constitué par une série d'étages ou bascules 20 dont l'état positionne le spot 26 sur l'écran 16, au fur et à mesure de l'impression de la ligne de caractères sur le film 30. Une porte ET 83 est reliée à l'entrée de comptage "A" du compteur* horizontal 94 et les impulsions d'horloge produites par l'oscillateur 81 sont appliquées à cette borne lorsque la 25 porte ET 83 est validée. Une seconde entrée de la porte ET 83 provient d'une bascule 85. Lorsque le nombre de positionnement vhorizontal sort du compteur 9^ à la fin d'un balayage, la bascule 85 est mise à l'état "UN11. Cet état de la bascule 85 applique un signal de validation à la porte ET 83. La troisième 3 0 entrée de la porte ET 83 est une entrée d'inhibition qui provient d'un décodeur de zéro 95» L© décodeur 93 n'inhibe la porte ET 83 que lorsque le contenu du compteur 91 est nul. La valeur contenue dans le compteur 91 lui est appliquée par les portes de transfert 89 et provient du registre 73 de commande 35 du corps et de l'espacement des balayages. La représentation binaire du corps du caractère à imprimer est mémorisée dans le registre 73 et sert à positionner le compteur de commande d'espacement 91. sortie d'impulsion f&C- 69 04225 2002206 d'horloge de la porte ET 83 sert à faire décompter le compteur d'espacement 91 dont l'arrivée à zéro est détectée par le décodeur de zéro 93 qui inhibe la porte ET 83 et arrête le comptage des impulsions d'horloge dans le 5 compteur horizontal 94. La sortie du décodeur de Zéro 93 sert également à valider les portes de transfert 89 et à remettre à zéro la bascule 85. Les portes de transfert 89 appliquent le nombre correspondant à la force de corps au compteur d'espacement de balayage 91 Çlui ne commence à 10 décompter que lorsque le compteur horizontal 94 fait passer la bascule 85 à l'état "UN" à la fin d'un cycle de balayage. En résumé, le compteur horizontal 94 reçoit la position horizontale du premier balayage (.c'est-à-dire le point 144 sur la figure 2) du premier caractère d'une ligne d'impression et 15 transfère ce nombre binaire dans le registre horizontal 98 dans lequel il est converti en une tension analogique par le convertisseur horizontal 100. La tension analogique est transformée en un courant par l'amplificateur horizontal 102 et le spot 26 est ainsi positionné pour le premier balayage du 20 caractère. Avant ceci, la force de corps du caractère a été mémorisée dans le registre 73 et transférée dans le compteur 91. Lorsque le nombre de positionnement horizontal est transféré hors du compteur horizontal 94» la bascule 85 est mise à "UN" pour valider la porte ET 83 et appliquer les impulsions d'hor-25 loge au compteur horizontal 9^ ek au compteur d'espacement 91. Le compteur 91 décompte jusqu'à 0, tandis que le compteur horizontal compte le même nombre d'impulsions. Lorsque le décodeur 93 détecte un zéro dans le compteur 91» sa sortie inhibe la porte ET 83 et remet à zéro la bascule 85. Le 30 décodeur 93 provoque également le transfert du même nombre binaire contenu dans le registre 73 dans le compteur 91» mais la porte ET 83 reste inhibée du fait de l'état de la bascule 85. Le compteur horizontal 94 reste donc à la valeur de comptage qu'il contenait. Cette valeur correspond en fait à la position 35 horizontale du balayage suivant indiqué par le point 147 sur la figure 2. L'avantage d'un tel mode de fonctionnement au cours d'un balayage est que le compteur- 94 est déjà positionné à la ligne de balayage suivante, ce qui lui laisse le temps de se 69 04225 n 2002206 stabiliser avant le transfert du nombre de positionnement suivant dans le registre de position horizontal 98. Ceci permet d'éviter tout retard dû à la stabilisation qui se produit ainsi pendant la durée du balayage précédent. Comme 5 on a vu précédemment» pour obtenir des caractères de qualité graphique élevée, les lignes de balayage se chevauchent, même dans le cas d'un spot de faible ouverture. Il est ainsi possible de contrôler avec précision le chevauchement des lignes de balayage lorsque la force de corps des caractères 10 est modifiée. Il va de soi que si la représentation binaire de la force de corps enregistrée sur la bande magnétique 60 est proportionnelle au corps mesuré, par exemple en points, le système 10 permet un changement rapide de corps. Par exemple, si la représentation 15 binaire d'un caractère}dont le corps est 6 points,est l'équivalent binaire de 6, et - si pour un corps de J points, la représentation est l'équivalent binaire de 7, le compteur horizontal 94 se déplace de 6 incréments entre les balayages pour un caractère de 6 points et de 7 incréments pour un caractère de J points. On 20 voit donc que la distance horizontale entre les changements de balayage a été modifiée dans la même proportion que la force de corps. Dans le système 10, le registre 73 commandant le corps et l'espacement des balayages est également relié à un commutateur 25 101. Le commutateur 101 relie n'importe lequel d'une série d'oscillateurs pilotés par quartz 103^ à 1Q3n à, un compteur vidéo 126 qui détermine effectivement la hauteur de chaque ligne de balayage et par conséquent la hauteur du caractère , comme on le verra en détail ci-après. 30 La donnée suivante lue dans la mémoire 50 est la largeur réelle du caractère . Cette représentation binaire du nombre de balayages correspondant à la largeur du caractère est appliquée par les portes de transfert 11.4 à un. compteur de balayage 116. Le compteur 116 est diminué d'une unité à la 35 fin de chaque ligne de balayage, de manière que lorsqu'il atteint une valeur nulle, un décodeur de zéro 118 relié au compteur 116 signale que la fin du caractère est atteinte. Ce signal déclenche 69 04225 12 2002206 la lecture du caractère suivant sur la bande magnétique 60. Les données suivantes lues dans la mémoire 50, concernent les segments et provoquent le tracé effectif des tranches de caractère sur le tube 12. Ces données sont lues et transférées 5 par des impulsions de synchronisation appropriées par un sous-programme des circuits de commande et de synchronisation 70. Les données de segments sont appliquées par des portes de transfert 120 à un registre-tampon' 122. Le registre-tampon 122 a une capacité minimale lui permettant de mémoriser au 10 moins les segments noirs et blancs d'un balayage complet du caractère. Le registre 122 peut de préférence contenir les données de segments relatives à plusieurs balayage et peut fonctionner en mode de lecturer écriture, simultanées} dans lequel les données sont écrites dans une partie du registre 15 122 pendant qu'une autre partie du même registre est lue. Un tel mode de fonctionnement permet d'accélérer la formation des caractères sur le tube 12. Un détecteur de bit 123 est relié à la sortie des portes de transfert 120 pour détecter la présence d'un bit nl* dans la position 2° des segments entrant dans le 20 registre-tampon 122. Le détecteur 123 actionne un générateuri de dents de scie 134 lorsque ce bit "1," est détecté et commence la déviation verticale du faisceau électronique 18. Le détecteur de bit 123 transfert également les segments par les portes 124 dans un compteur vidéo 126. Le compteur vidéo 126 est 25 positionné par les portes 124 et décompte sous l'effet des impulsions d'horloge appliquées par l'un quelconque des oscillateurs 103.J à 103n» Lorsque le compteur vidéo 126 arrive à zéro, un décodeur de zéro 230 transféré un nouveau segment du registre-tampon 122 dans le compteur 126. 30 La sortie des portes de transfert 124 est également reliée à un détecteur double 132 qui permet de détecter les positions 2^ et 2^ de chaque donnée de segment . Lorsque la position 2} d'un segment un bit 1 " le détecteur 132 émet un signal vers la cathode 20 du tube 12 qui polarise cette dernière 35 et débloque le faisceau électronique 18. Lorsqu'un bit "0" est détecté dans la position 2 la cathode 20 est bloquée. Lorsqu'un bit WI n est détecté dans la position 2°, un signal de sortie est appliqué à une porte ET 135 qui le corrèle avec la sortie du décodeur dee zéro 130 pour roduire le signal " fin de 69 04225 13 2002206 balayage" (FB). Ce signal de fin de balayage sert à couper le générateur de dents de scie 134 lorsque.les données ont été utilisées pour tracer le dernier segment noir du balayage en cours. 5 Le signal en dents de scie produit par le généra teur 134 provoque un balayage montant du faisceau 18 à partir d'une position de repos (par exemple la ligne 37 de la figure 2) Lorsque le générateur de dents de scie 134 est remis à 0, le faisceau électronique revient à la ligne de repos 37 de la 10 figure 2. La sortie de la porte 135 qui indique la fin d'un balayage sert également à transférer la valeur de positionnement contenue dans le compteur horizontal 94 dans le registre 98 pour décaler le faisceau 18 vers sa nouvelle position ainsi que pour décompter la valeur contenue dans le compteur de 15 balayage 116. Le registre tampon 122 pouvant contenir les segments de plusieurs balayages, le système peut également comporter plusieurs compteurs vidéo 126 pour éviter les retards imposés par la lecture des données dans la mémoire 50. Le système 10 est capable de tracer des caractères 20 avec différentes forces de corps. Le corps d'un caractère est lu dans le registre 73 qui commande à la fois l'espacement entre deux balayages adjacents et la fréquence de décomptage du compteur-vidéo 126. Le registre 73 sélectionne au moyen du circuit de commutation 101 l'un des oscillateurs 103^-103^ 25 Dans ce qui suit, on supposera que l'oscillateur 103^ est choisi que le spot 26 est au point 144 de la figure 2 et que le système 10 est prêt à tracer un caractère H dans le corps voulu. Les données de segment sont lues dans la mémoire 50 et le premier nombre indique le nombre d'impulsions de l'oscil-30 lateur 103^ à compter avant que le faisceau électronique commence à tracer le premier segment noir 36 entre les points 144 et 146 de la figure 2. Lorsque ce nombre est lu et introduit par les portes de transfert 120 dans le registre tampon 122, le détecteur de vide 123 détecte un bit "1" en position 2° du 35 nombre, ce qui lui indique que le balayage tout entier est maintenant contenu dans le registre tampon 122. Le détecteur 123 actionne donc les portes de transfert 124 pour positionner le compteur vidéo 126 à la valeur de la donnée contenue dans 69 04225 14 2002206 le registre tampon 122 et simultanément déclenche le générateur 134 qui commence à produire un signal en dents de scie. Le détecteur de bit 123 peut par exemple être un multivibrateur monostable relié à la position 2° des portes de transfert 120. 5 Le premier balayage de synthèse du caractère "H" étant un segment noir, le détecteur 132 détecte un bit "1" en position 2^ de la donnée relative au segment et produit un signal d'allumage du faisceau électronique 18 qui est appliqué à la cathode 20 du tube. Le signal du générateur de dents de scie 10 134 est appliqué par un amplificateur vertical 112 pour provoquer une montée verticale du faisceau débloqué 18 entre sa position 144 et .la position 146 de la figure 2. Un segment noir 36 est ainsi tracé sur l'écran 16 du tube à rayons cathodique^. La lumière émise par la couche luminescente est concentrée par 15 le système optique 28 sur le film 30 à coefficient gamma élevé qui est ainsi impressioné par une tranche noire du caractère "H". Le détecteur de bit 132 détecte également la présence d'un bit "1" dans la position binaire 2° qui est la position de commande du retour du spot, et par conséquent, applique 20 un signal continu de retour du spot à la porte ET 135. L'oscillateur 103^ décompte la valeur contenue dans le compteur vidéo 126 à la fréquence correspondant à la force de corps choisie. Lorsque le compteur 126 arrive à 0, le décodeur 130 détecte la fin du décomptage et ouvre la porte ET 135- La sortie de cette 25 porte remet à 0 le générateur de dents de scie 134 et le faisceau électronique revient de la position 146 à la ligne de base 37 sur la figure 2. Le détecteur de bit 132 peut donc comporter une bascule qui est mise à 1 par la présence d'un bit "1" en position 2"*" du nombre représentant -un segment pour pro-■50 duire un signal de polarisation débloquant le faisceau électronique. La bascule du détecteur I32 est ensuite remise à 0, soit par la présence d'un bit "0" dans la position 21, soit par le signal de fin de balâyage émis par la porte ET 135. En outre, le détecteur de bit 132 comporte une seconde bascule qui 25 est mise à 1 par un bit "1" en position 2^ du nombre. Cette bascule applique un signal de retour du spot à l'entrée de la porte 135» Cette bascule est remise à 0 par une sortie de la porte 135 indiquant la fin effective d'un balayage. Le faisceau électronique 18 est bloqué pendant sa course de retour. 69 04225 15 2002206 A la fin du segment, le décodeur de zéro 130 émet un signal de transfert qui est appliqué aux portes 124 de manière à transférer le nouveau segment dans le compteur vidéo 126 lorsque le détecteur de bit 123 détecte les données suffi-5 santés pour un nouveau balayage. Le signal de fin de balayage de la porte 135 provoque également le décomptage d'une unité du compteur de balayage 116 et est appliqué aux portes de transfert 96 pour introduire la position du balayage suivant dans le registre horizontal 98. Ce nombre de positionnement 10 est converti dans le convertisseur 100 et l'amplificateur 102 en un signal analogique positionnant le faisceau électronique 18 au point 147 de la figure 2„ Un segment noir constituant un balayage entier du caractère "H" est ainsi reproduit sur le film 30, Le système 10 répète ces différentes opérations 15 jusqu'à la synthèse complète du caractère. La hauteur du caractère dépend de la fréquence de l'oscillateur choisi parmi la série d'oscillateurs 103]_ à 103 . Le faisceau électronique 18 est ainsi débloqué et le spot 26 allumé pendant une durée plus longue pour les carac-20 tères dont le corps est élevé que pour les caractères dont le corps est plus petit. La fréquence de l'oscillateur est en fait convertie en longueur de balayage du faisceau électronique. La représentation de la force de corps contenue dans le registre 73 permet la sélection de l'oscillateur qui com-25 mande le compteur vidéo 126 et détermine le nombre d'impulsions d'horloge de l'oscillateur 81 provoquant le déplacement du spot pour la position de balayage du segment noir suivant. Ainsi, lorsque la force de corps augmente, l'espacement entre les lignes de balayage est augmenté de manière correspondante. 20 II est à noter que le spot se déplace toujours à la même vitesse quel que soit le corps du caractère à former. Cette vitesse peut ainsi être choisie à l'avance en fonction des caractéristiques du film photographique 30. Il va de soi que l'invention décrite est suscep-35 tible de nombreuses modifications ou applications sans sortir de son cadre ni de son esprit. 69 04225 2002206 3_?_Y_e_n_d_i_ç_a_t_i_o_n_s le Système de photocomposition^électronique, caracté risé en ce qu'il comporta un dispositif de formation d'images dans lequel un spot effectue la synthèse des caractères, des éléments de déviation dudit spot à une vitesse sensiblement 5 constante pour assurer la formation desdits caractères par une série de segments de balayage successifs et adjacents et un organe de commande modifiant la longueur desdits segments en réponse aux variations de la force de corps desdits caractères o 10 2. Système selon la revendication 1, caractérisé en ce que les segments sont représentés par les nombres binaires dont les valeurs indiquent les dimensions relatives des divers segments d'un même caractère. 3» Système selon la revendication 2, caractérisé en 15 ce qu'un compteur enregistre les nombres correspondant aux segments successifs du caractère. 4. Système selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif permettant de décompter le nombre représentatif du segment enregistré dans un compteur •20 par une série de valeurs discrètes successives et un élément reliant ledit compteur au dispositif de formation d'images pour commander l'allumage et l'extinction du spot pendant la durée du décomptage dudit nombre à 0. 5. Système selon la revendication 4, caractérisé en 25 ce que le dispositif de décomptage comprend une série d'oscillateurs produisant chacun un train d'impulsion dont la fréquence de récurrence est différente et un dispositif de commutation reliant l'un desdits oscillateurs au compteur pour provoquer le décomptage à la fréquence déterminée par la fréquence de ^0 récurrence dudit oscillateur, de manière qu'en définitive, la longueur desdits segments soit fonction de la fréquence dudit oscillateur. 6. Système selon la revendication 5* caractérisé en ce qu'il comprend une mémoire enregistrant la position de 35 départ de chaque ligne de balayage d'un caractère, un système de porte reliant la mémoire au dispositif de formation d'images et un second circuit reliant ledit compteur au dispositif de porte, de manière à commander l'instant de démarrage du balayage suivant à la position enregistrée dans la mémoire.