x 2013068 La présente invention concerne un emballage utile dans l'emballage et la stérilisation d'instruments de chirurgie sacrifiables. Les procédés couramment utilisés de stérilisation d'emballages chirurgicaux à l'heure ac~ 5 tuelle comprennent de longues durées d'emmagasinage et d'exposition à l'oxyde d'éthylène dans des chambres à gaz, ou une exposition à un rayonnement bêta, ou une combinaison des deux procédés. Le temps d'exposition et la manipulation constituent une limitation spécifique 10 de l'oxyde d'éthylène« La stérilisation par rayonnement est rapide, mais n'est pas considérée comme étant aussi efficace que l'oxyde d'éthylène. La matière d'emballage de l'invention se situe entre des capsules de polyéthylène dures et du papier scellé thermiquement et revêtu de 15 polyéthylène ou de polypropylène. Brièvement, un papier est revêtu ou présente intérieurement une résine thermodurcissable non mûrie contenant du formaldéhyde» La résine ne contient pas de for-maldéhyde libre, mais de nombreux groupes -CHgOH qui 20 peuvent être scindés à l'état de formaldéhyde libre lors du chauffage et/ou du vieillissement : la réaction est catalysée par des acides ou des bases. Etant donné qu'il est souhaitable que le f ormaldéhyde soit libéré en des périodes de temps prolongées, une 25 telle catalyse est indésirable, et par conséquent, le pH de la feuille est ajusté entre 4 et 9. Ce papier est ensuite conformé en un paquet contenant un instrument chirurgical. Le paquet scellé est ensuite soumis à un traitement thermique de façon à li-30 bérer le formaldéhyde. Le traitement thermique libère une quantité suffisante de formaldéhyde pour détruire les bactéries se trouvant dans le paquet, mais il est dosé de façon à ne pas éliminer complètement le formaldéhyde présent. La résine continue à mûrir progressi-35 vement avec le vieillissement en raison du contrôle susmentionné du pH, de sorte que le formaldéhyde restant rétifié avec la résine soit libéré d'une façon continue jusqu'à ce que le paquet soit défait en vue de son uti 69 24211 a 2013068 lisation. Il est avantageux que le formaldéhyde soit retenu à l'intérieur du paquet jusqu'à ce que ce dernier soit ouvert. Dans ce but, un revêtement à l'épreuve de la vapeur, 5 comme le polyéthylène, est placé sur le côté de la feuille qui forme l'extérieur du paquet de façon à sceller la feuille et empêcher la libération du gaz. Le papier contenant le formaldéhyde n*a pas besoin d'être conformé en un paquet. Par exemple, le papier peut 10 être incorporé dans un emballage en clinquant d'aluminium, le papier servant à préserver ou à entourer l'instrument chirurgical de façon à empêcher la pénétration dans le clinquant d'aluminium, tout en stérilisant en même temps-l'intérieur du paquet. 15 On va décrire l'invention en se référant à la figu re unique du dessin annexé qui est un schéma montrant les pièces en arrachement, ainsi qu'un paquet fabriqué suivant la présente invention. On peut utiliser n'importe quelle résine thermodur-20 cissable contenant du formaldéhyde, par exemple une résine de phénol-formaldéhyde, d'urée-formaldéhyde, de méla-mine-formaldéhyde, etc., qui est non mûrie et qui peut libérer le formaldéhyde lors d'une polymérisation ultérieure. A l'état non mûri, ces résines sont ou contiennent 25 «les monomères qui sont des composés mono-, di- et trimé-thylolés avec le phénol, l'urée et la mélamine. Ces monomères se condensent pour donner des liaisons éther qui se décomposent en liaisons méthylène avec perte ultérieure 50 de formaldéhyde. Il n'est pas-nécessaire que la résine .soit tout à fait à l'état non mûri. Par exemple, si la résine est mûrie à 80%, il reste encore une certaine quantité de for-maldéhyde disponible pour être libéré lors du chauffage 55 on du vieillissement. Si on utilisait une telle- résine partiellement mûrie en une quantité suffisante, le but. . de l'invention serait atteint. Par suite, lorsqu'on se 69 24211 3 2013068 tiellement mûrie pourvue que ces résines soient capables de libérer le formaldéhyde lors d'un vieillissement et d'un chauffage ultérieurs. La quantité de résine incorporée dans ou sur la 5 feuille de support (qui constitue ultérieurement une pièce rapportée ou une paroi du paquet) dépend de l'état de mûrissage de la résine. En outre, la quantité de résine nécessaire varie suivant les besoins d'une application particulière. Pour satisfaire ces variables, la quantité de 10 résine peut varier dans une large gamme entre 0,5 et 90% en poids de la feuille de support. La résine non mûrie contenant le formaldéhyde peut être incorporée à l'intérieur d'une feuille de-papier en l'ajoutant pendant la fabrication du papier, ou bien 15 elle peut être appliquée comme revêtement sur une feuille par toute opération de revêtement classique, comme par une coucheuse à rouleaux, une tige en fil métallique, un couteau pneumatique, etc. Comme précédemment indiqué, la résine mûrit et li-20 bère le forma ldéhyde par suite du vieillissement et de la chaleur.Cependant, on doit veiller essentiellement à ce que la feuille soit maintenue à un pH de 4 à 9. Dans cette gamme, le mûrissage ralentit considérablement lors du vieillissement et le procédé de mûrissage dure une 25 période de temps presque indéfinie, en assurant ainsi la libération du formaldéhyde jusqu'à ce que le paquet soit ouvert. Afin de maintenir la feuille dans la gamme de pH-~ sus-indiquée, on ajuste le pH par addition d'une base 30 caustique à un pH de 7 à l'étage de la pile.ou de la caisse à pâte avant la formation du papier. En outre, on a-joute un tampon à la presse encolleuse de façon à maintenir l'état neutre du produit terminé. Le papier présente une acidité inhérente due à l'alun de la fibre et il est 35 très difficile de neutraliser complètement eette acidité par addition d'une base caustique à l'état de la pile ou de la caisse à la pâte. Le papier utilisé peut être de tout type classique 69 24211 4 20Î3068 utilisé pour l'emballage d5instruments chirurgicaux, par exemple ceux fabriqués à partir de sulfite blanchi et autres pulpes blanchies qui confèrent la résistance et la porosité nécessaires à une telle feuille. 5 Pour fabriquer le papier sur la machine à papier, le processus est le suivant : lo La pulpe est raffinée, prête à être déposée sur la toile métallique d'une machine classique à fabriquer le papier» 10 2. A mesure que la pulpe arrive dans la caisse à pâte avant le dépôt sur le tamis métallique, une solution très diluée (non supérieure à 10%) de résine non mûrie contenant du formaidéliyde est mélangée avec elle. A de plus fortes concentrations, la résine mûrit. Afin de 15 neutraliser l'acidité de l'acide chlorhydrique incorporé dans la résine de mélamine-formaldéhyde, on ajoute simultanément de l'hydroxyde de sodium de façon à ajuster le pH à 7 environ. Sur la base de la quantité de fibre présente, on ajoute la résine contenant le formaldéhyde 20 de façon à obtenir une proportion finale de 1 à 10% dans le produit final. Cette gamme de rétention ou maintien final n'est pas du tout critique, mais n'est donnée qu'à titre indicatif de la gamme industriellement pratique et économiquement réalisable. 25 A la presse encolleuse de la machine à fabriquer le papier, on ajoute un agent tampon à la feuille de façon à maintenir l'état neutre du produit terminé. La quantité de tampon doit être de 0,2 à 0,5 %, par rapport au poids de la fibre. Le papier présente une acidité 30 inhérente due à l'alun de la fibre, et il est impossible de neutraliser complètement cette acidité pendant le stade d'addition de la base caustique à la caisse à pâte. L'agent tampon sert à neutraliser tous radicaux mettant en jeu des radicaux libres qui pourraient être présents 35 et n'être pas neutralisés pendant l'addition de la base caustique à la caisse à pâte. On peut utiliser les tampons classiques pour la fabrication du papier, comme le borate de sodium hydraté, le phosphate acide de potassium, 69 24211 5 2013068 les acétates, etc. 4, Après la formation de la feuille sur la toile métallique, on la fait passer sur des tambours de séchage classique et on la calandre suivant la pratique courante. 5 Comme décrit plus haut, la résine peut, selon une variante, être appliquée par n'importe quelle opération classique de couchage, par exemple par une coucheuse à rouleaux, une tige métallique, un couteau pneumatique, etc. La résine est appliquée dans un système aqueux ou 10 solvant suivant la résine particulière utilisée. La résine est appliquée en une solution très diluée à une concentration ne dépassant généralement pas 10% de façon à empêcher le mûrissage. La résine est appliquée en des quantités suffisantes de façon à satisfaire les condi-15 tions de l'utilisation finale particulière envisagée. Pour déterminer le choix entre l'application de la résine sur la feuille ou son incorporation à l'intérieur du papier pendant le stade de fabrication du papier, on doit considérer les températures de séchage de l'appareil 20 de couchage ou de la machine à fabriquer le papier. Il doit exister une quantité minimale de formaldéhyde présente afin d'empêcher la destruction nécessaire des bactéries présentes dans le paquet, et il existe moins de for-maldéhyde disponible à mesure que le mûrissage de la ré-25 sine progresse. Généralement, les températures doivent être réglées si possible pour que la résine ne soit pas mûrie à plus de 90%. Le papier imprégné de résine, tel que préparé plus haut, peut être incorporé dans un paquet à l'épreuve de 30 la vapeur, comme un paquet ou emballage en clinquant d'aluminium, et soumis à un chauffage réglé de façon à accélérer le mûrissage et libérer une quantité suffisante de formaldéhyde pour détruire les bactéries présentes dans le paquet. 35 Si le paquet doit être sous forme d'un emballage, la surface de la feuille destinée à se trouver à l'ex-. térieur du paquet est munie d'un revêtement à l'épreuve de la vapeur. Le revêtement peut comprendre toute ré 69 24211 6 2013068 sine qui présente un faible taux de transmission de vapeur, par exemple le polyéthylène, le polypropylène, le chlorure de vinylidène, etc. Selon une variante, on peut appliquer un revêtement fondu à chaud constitué, par exemple, par 5 un copolymère d'éthylène et d'acétate de vinyle de poids moléculaire élevé combiné avec des cires du pétrole. En se référant à la figure unique du dessin annexé, on prépare un paquet ou emballage suivant la présente invention avec des feuilles 1 et 3 placées en relation 10 face à face. Les feuilles 1 et 3 présentent une résine thermodurcissable non mûrie contenant du formaldéhyde incorporée par le processus sus-décrit» Les feuilles 1 et 3 sont assemblées par un joint thermique. Les surfaces . externes 5 et 7 des feuilles 1 et 3 présentent un revê-15 ternent à l'épreuve de la vapeur de façon à enfermer d'une façon étanche le formaldéhyde à l'intérieur du paquet. ïïn instrument 9 est placé sur la feuille 3 et une matrice pour joint thermique est mise en contact avec le paquet pour provoquer la fusion des bords des feuilles 1 et 3» 20 Après l'assemblage, on place le paquet dans une chambre chauffée pendant 1 heure à plusieurs jours à une température comprise entre 38° et 93°C. Le formaldéhyde est libéré à mesure que la résine mûrit et est retenu dans l'emballage à cause du revêtement à l'épreuve de la 25 vapeur. Les exemples suivants sont donnés à titre illustra-tif mais non limitatif de l'invention. EXEMPLE 1 On imprègne une feuille de papier ayant un poids de 30 base de 20,4 kg par rame et fabriqué à partir de pulpe contenant un mélange de bois blanchis de oonifère et de bois feuillu à l'aide d'une solution aqueuse à 6% de triméthylol-mélamine (monomère qui, lorsqu'il est polymé-risé, forme une résine de mélamine-formaldéhyde). On 35 applique la solution au moyen d'une presse encolleuse de laboratoire à la température ambiante, et on sèche dans une étuve à air chaud à une température de 38°C. La feuille séchée contient 5% de résine de mélamine-formaldéhyde j 69 24211 7 2013068 sur une base de fibre sèche et un pH de 4. EXEMPLE 2 On suit le même processus que dans l'Exemple 1, excepté qu'on règle les conditions d'imprégnation de fa-5 çon que la feuille contienne 3,5% de résine de mélamine-formaldéhyde sur une base de fibre sèche. En outre, avant le séchage, on imprègne la feuille avec une solution tampon contenant du borate de sodium hydraté de façon à ajuster son pH à 7« 10 EXEMPLE 3 On suit le même processus que dans l'Exemple 1, excepté qu'on règle les conditions d'imprégnation de façon que la feuille contienne 3% de résine de mélamine-formaldéhyde sur une base de fibre sèche. En outre, on appli-15 que ensuite à une surface de la feuille un revêtement à l'épreuve de l'eau constitué par une émulsion de cire résistant à l'eau. On forme ensuite douze paquets à partir de chacun des papiers décrits dans les Exemples 1 à 3. Avant la 20 fermeture étanche des bords des paquets, on place à l'intérieur de chacun des paouets un instrument de chirurgie préalablement contaminé par 10^ spores de Bacillus stearothermophylus «, On place ensuite les paquets dans -une étuve à air 25 chaud à 60°C pendant 1,3 ou 7 jours, comme indiqué par les temps de contact exprimés en jours sur le tableau ci-dessous. Au bout du temps de contact, on ouvre les paquets, et on fait même incuber les instruments dans l'agar-agar pendant 7 jours. Une indication positive, 30 comme indiqué sur le tableau ci-dessous, signifie qu'il existe un développement évident de bactéries après la période de contact et d'incubation. 69 24211 8 2013068 Temps" de contact jours Nombre d' échantillons Résultats positifs Exemple 1 14 4 5 (5% de RMF, pH 4) 3 4 2 7 4 1 Exemple 2 14 3 (3,5% de RMF, pH 7) 3 4 0 7 4 0 10 Exemple 3 1 4- 0 (3# de BMP, pH 4, pré- 3 4 0 sentant un revêtement 7 4-0 à l'épreuve de la vapeur) 15 RMF = Résine de mélamine-formaldéhyde On voit d'après les résultats ci-dessus qu'un emballage conçu suivant la présente invention agit de façon à détruire efficacement les bactéries contaminant un instrument de chirurgie contenu dans la paquet. On note 20 également que l'ajustement du pH dans la gamme de la neutralité et l'application d'un revêtement à l'épreuve de l'eau augmentent sensiblement la destruction. Comme il est maintenant évident, le paquet décrit dans la présente demande fournit un moyen commode et 25 rapide de distribution d'une substance de stérilisation à des objets qu'il renferme pendant des périodes de temps prolongées en donnant des résultats très satisfaisants . ^Naturellement, l'invention n'est pas limitée aux 30 exemples de réalisation décrits et représentés et est susceptible de recevoir diverses variantes entrant dans son cadre et dans son esprit» 2421 1 9 2013068 KBVEKDICATIOHS 1. Emballage, caractérisé en ce qu'il présente une paroi contenant une résine thermodurcissable contenant une quantité importante de groupes -CHgOH capables de 5 libérer du formaldéhyde libre lors du chauffage, la paroi ayant un pH compris entre 4 et 9. 2. Emballage suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu 'un revêtement à l'éprouve d'une' transmission de vapeur est appliqué sur sa surface externe» 10 Emballage, caractérisé en ce qu'il contient un objet, une feuille de matière enveloppant l'objet, la feuille de matière contenant une résine thermodurcissable comportant une quantité importante de groupes -CHgOH capables de libérer du formaldéhyde libre lors du chauffage, 15 et la feuille de matière ayant un pH compris entre 4 et 9. 4. Emballage selon la revendication 3» caractérisé en ce qu'il comprend une paroi portant un revêtement à l'épreuve dfune transmission de vapeur» 5. Feuille de matière, caractérisée en ce qu'elle 20 comprend une résine thermodurcissable contenant une quantité importante de groupes -CB^OH capables de libérer du formaldéhyde libre lors du chauffage, ladite feuille de matière ayant un pH compris entre 4 et 9. -