L'invention concerne un procédé et un appareillage pour fabriquer du tabac reconstitué à l'aide d'un processus utilisé en papeterie. D'auprès le procédé suivant l'invention, une pâte li qui de à base de tabac est amenée à un dépastilleur à rotors den tés dans lequel des paquets de fibres contenus dans cette pate ont leur section réduite, après quoi la patte est soumise à une extraction au cours de laquelle sont séparés, les composants hydrosolubles et fibreux de la pâte, et une bande de base est formée à partir des composants fibreux suivant un processus uti lusin papeterie. De préférence, les composants hydrosolubles sont concentrés avant d'être utilisés pour imprégner la bande de baoe formée. De préférence aussi, le concentré est soumis à un cisaillement élevé pour réduire sa viscosité avant que la bande de base soit imprégnée.Le dispositif d'extraction peut avantageusement comprendre un système d'extraction à contre courant comprenant plusieurs étages. Les composants fibreux, après avoir traversé le dé pastilleur, peuvent être amenés à un autre dépastilleur dans le quel les paquets de fibres ont à nouveau leur section réduite. A cet effet, ces composants fibreux peuvent Autre amenés au dé pastilleur supplémentaire avant ou après avoir été soumis à l'extraction, ou entre des étages d'un système d'extraction comprenant plusieurs étaes. D'après l'invention également, un appareillage pour mettre en oeuvre le procédé qui vient d'être décrit comprend un dépastilleur à rotors dentés capable de réduire la section de paquets de fibres d'une pate liquide à base ae tabac qui lui est amenée, des moyens pour amener la pate liquide provenant de ce dépastilleur à un dispositif d'extraction dais lequel les composants hydrosolubles et les composants fibreux de la patte sont séparés, et des moyens pour amener les composants fibreux précités à ane machine de papeterie à l'aide de laquelle une bande de base est formée. le tabac reconstitué est de nos jours d'une grande importance commerciale, pour des raisons économiques et autres, et il est utilisé communement pour la fabrication de cigarettes et de produits analogues pour fumeurs. Du tabac reconstitué comprend principalement des morceaux de tabac, appelés "dUchets't ou "débris", trop petits pour être utilises pour une fabrica tion régulière de cigarettes. Ces arceaux sont assemblés de fa çon à former une bande qui peut être manipulée et utilisée dans la fabrication de cigarettes d'une manière analogue à des feuilles de tabac entières. Des différences résultant d'une modification structurale peuvent aussi être désirables pour re eonstituer des feuilles de tabac. Il existe deux procédés de base, bien connus et utilisés commercialement, pour préparer du tabac reconstitué. Le premier utilise une pAte liquide, comprenant des particules de tabac finement divisés et un liant, que l'on coule sur une feuille en acier et que l'on sèche. Après séchage, la bande est déchiquetée et utilisée pour remplir des cigarettes. Le second procédé communément utilisé utilise les techniques de la fabrication du papier et ne nécessite pas l'adjonction d'un liant. Des exemples récents de procédés utilisées pour la formation de tabac reconstitué, particulièrement ; l'aide de procédés utilises en papeterie, sont décrits dans les brevets des états Unis N s. 3415 253, 3 428 G53, 3 467 109, 3 403 874, 3 561 451, 3 847 164 3 860 012 et 3 876 054, et dans les brevets britanniques Nas 1 171 878, 1 194 477, 1 230 576, 1 341 069 1 342 029, 1 365 087 et 1 372 510. La présente invention fournit un procédé et un ap pareillae perfectionnés pour reconstituer du tabac par un pro cesses utilisé en papeterie. Bien. que l'invention soit décrite on vue de l'utilisation de déchets de tabac, elle permet éga lement de traiter des tiges ou queues et des limbes de feuilles entières, séparément ou en combinaison. Dans ce qui suit, les termes "composants fibreux" et "matériau fibreux" concernent non seulement un matériau Insoluble dérivé de la veine médiane et des nervures de feuilles de tabac, mais également des agrégats de cellules de limbes. Dans un mode de mise en oeuvre de l'invention, un matériau à base de tabac est mélangé à un extrait aqueux de tabac ou à de l'eau afin de permettre le mélange et llhumidifica- tion désires du matériau. la pâte liquide résultante est amenée à un dépastilleur à rotors dentés qui réduit le materiau en paquets grossiers de fibres. la pate est ensuite dirigée vers un étage d'extraction où les composants hydrosolubles et les composants fibreux de la pâte sot séparés. le procédé peut être amélioré en re-diluant les composants fibreux dans de l'eau de façon à former une pâte liquide qui est amenée à un second dépastilleur à rotors dentés afin d réduire encore la section des paquets sans réduire pratiquement leur longueur. En variante, le second dépastilleur peut être placé en avant de l'étage d'extraction afin de rendre plus facile l'extraction des matièrea solubles et de réduire davantage la section des paquets sans réduire sensiblement leur longueur. De préférence, la pâte liquide de composants fibreux est ensuite amenée à d'autres dépastil- leurs et/ou appareils d'affinage, pour séparer davantage les paquets de fibres.Cette pâte liquide, à nouveau diluée, est amenée à une machine de papeterie dans laquelle une bande de matériau fibreux est formée sur un support poreux, avec élimination de l'eau par drainage et aspiration. De eau peut encore être éliminée par pressage et séchage pour former une bande de base. Cette bande de base est impregnée d'un concentré des composés hydrosolubles séparés dans l'étaye extraction. le produit ré- sultans est un tabac reconstitué de bonne qualité, produit de mafière efficace et économique. De préférence, pour obtenir une extraction plus effi cace, on réalise cet vue extraction à l'aide de separateurs à contre-courant comprenant plusieurs étages avec une imbibition entre les étages. De préférence également, l'extrait coi centré, qui peut contenir des matières insolubles tres fines, peut avoir sa viscosité réduite en étant souris à un cisaillement élevé avant imprégnation de la bande de base. l'utilisation classique de dépastilleurs pour papeterie est caractérisée par un taux d'écoulement minimum qui peut être utilisé avec une dimension particulière de l'équipement de dépastillage de façon à éviter des dégâts causés aux organes actifs internes par des phénomènes de cavitation. À ces taux d'é coulement, une puissance absorbée maximale possible est fixée pour l'utilisation classique. Un dépastilleur ne réalise pas la séparation, nécessaire pour atteindre les objets de l'invention, an petits taquets de fibres, de la tige de matériaux bruts à base de tabac dans le cas d'une combinaison quelconque d'un écou lenent standard, d'une nasse donnée et dune possible consommation d'énergie. Un dépastilleur équipé de dents ou de pointes ro- tatives et d'un moteur assez gros pour pouvoir travailler davantage le matériau brut est volontairement actionné sensiblement au-dessous du niveau minimum d'écoulement pour lequel il se produirait des dégâts par cavitation zanis l'utilisation classique. La séparation désirée en paquets de fibres de petit diamètre est ainsi obtenue, et il ne se produit aucun dommage par cavitation. A titre d'exemple, on va maintenant décrire plus en détail un-mode de réalisation de l'invention, avec référence aux dessins annexés sur lesquels La figure 1 est un schéma de ensemble du processus. La figure 2 est un schéma de la partie "extraction" de ce processus. La figure 3 est une coupe schématique axiale de parties d'un dépastilleur. la figure 4 est un schéma montrant les couronnes du dépastilleur séparées axialement et montrant en vue latérale les dents des couronnes (une moitié seulement de chaque couronne est représentée). Si l'on se reporte aux dessins, on voit que des ma tériaux bruts à base de tabac provenant d'un dispositif d'alimentation 10 sont introduits avec une quantité détermir.ée/d'eau dans un mélangeur 12 constitué par usine grande cuve équipée d'un organe rotatif pour mélange soigneusement et imbiber eau les matériaux bruts. le processus est déclenché à l'aide d'eau frais che provenant d'une source 11, mais, en fonctionnement continu, des extraits aqueux provenant des différents étages successifs de traitement scnt utilises comme on le décrira ci-apres. La pate liquide à base de tabac ainsi produite est diluée tout d'abora jusqu'à un pourcentag total, e + oids, de produits solides qui est de 15% dont, en général, 7% sont des fibres et 8 des produits hydrosolubles. En équilibre opérationnel, le pourcen tabe de solides passe à 19%, comprenant 7% de fibres et 12% de solides dissous. le mélange reste dans la cuve 12 pendant environ vingt minutes, et pendant ce temps les matériaux bruts sont soigneusement imbibés et mélangés. Après le mélangeage, la pite liquide est amenée par une pompe 13 à un dépastilleur 14 à rotors dentés. On a constaté qu'une pompe à came fonctionne de façon efficace en raison du fait qutile pompe des morceaux de tiges, sans pulvérisation avant le mélangeage, ce qui conserve la longueur des paquets-de fibres. Pour transformer le matériau à base de tabac en paquets rossiers de fibresten vue de faciliter la manipulation et ltextraction qui doivent suivre, on actionne le dépastilleur 14 comme indiqué ci-aprs, de façon qu'il réduise de préférence la section des paquets de fibres par rapport à leur longueur, de sorte que l'on peut produire du tabac reconstitué ayant une bonne rigidité même a partir de matériaux bruts contenant une faiole proportion de tiges Des dépastilleurs, et an particulier es dépastilleurs à rotors aentés, sont utilisés de façon classique e;; papeterie pùr séparer an fibres individuelles des agré- bats de fibres ou d'écailles cellulosiques. Dans le cas du tabac, ou les fibres sont présentes sous la forme de paquets ou de faisceaux de formation naturelle, on a constaté que le fonction- ment du dépastilleur peut être azuré de manière à produire une pâte liquide contenant des paquets de fibres de petit diamètre plutôt que des fibres séparées individuellement.Des fibres individuelles auraient un effet defavorable sur le processus d'extraction et auraient pour conséquence un faible drainage de la bande sur la toile de la machine de papeterie et une bande de base dense difficile à imprégner. Dans le cas d'un fonctionne- lent en équilibre, on peut utiliser un dépastilleur a rotors dentés pour donner aux fibres les propriétés désirées. Le type de dépastilleur utilisé, qui va être décrit avec référence aux figures 3 et 4, comprend des couronnes alternees rotatives SC et fixes 61 formées de dents ou de pointes à l'intérieur d'un carter 62 (figure 3) Sur la figure 4, les cou ronnes 60 et 51 (dont des moitiés seulement sont représentées schématiquement), sont supposées séparées dans le sens de l'axe de rotation C/L du dépastilleur. Les formes des dents des différen- tes couronnes ont été indiquées pour la dent extrême située à la droite de chaque couronne.On voit que, dans la positio assemblée de travail, les trois couronnes rotatives 60 s'emboîtent les unes dans les autres et que les trois couronnes fixes 61 S t emboitent également les unes dans les autre-sf tandis que les dents e la couronne rotative la plus à l'extérieur tournent entre celles de la couronne fixe la plus à l'extérieur et celles de la couronne fixe intermédiaire, celles de la couronne rotative intermédiaire tournent entre celles de la couronne intermédiaire fixe et celles de la couronne intérieure fixe, et celles de la couronne intérieure rotative tournent à l'intérieur de celles de la couronne intérieure fixe.La distance entre les courons tournante et fixe est représentée en x sur la figure 3. L'intervalle entre les dents de cnacune des couronnes 60 et 61 est indiqué en y pour chaque couronne sur la figure 4. Un dépastilleur utilisable suivant l'invention est du type fabriqué par la société Escher Wyss Gambe de Ravensburg (Allemagne Fédérale). La distance x a une valeur fixe d'environ 15 mm.La dimension y pour la plus extérieure des couronnes est, de façon typique, de 3,5 mm. On peut utiliser de façon efficace des dimensions différentes de dépastilleurs, par exemple l'un qui fonctionne entre 3000 tours (alimentation 50 hz) et 366t tours (66 Hz) par minute, ou entre 15CO (50 HL) et 18GG tours par minute (60 Hz). les couronnes correspondantes de ces différents dépastilleurs ont des diamètres tels que leurs vitesses tangentielles soient semblables, et que, par suite, les effets de pastillage et les consommations d'énergie soient les mêmes.Quand on utilise le plus petit dépastilleur, fonctionnant à 3000 ou 3600 tours par minute, pour travailler un stock de papier, la puissance maximale du moteur d'entraînement est de 55 KW. Pcur le procédé suivant l'invention, on utilise un moteur ayant une puissance plus élevée, à savoir 76 KW. Dans l'utilisation classique de dépastilleurs en papeterie, les matériaux cellulosiques ont toujours été soumis à un certain traitement préalable de désintégration, par exemple u.e pulpation, de sorte que les agrégats de fibres cellulosiques ont des longueurs inférieures à x et des largeurs inférieures à la dimension y la plus faible de l'intervalle entre les dents, Dans l'utilisation suivant l'inventioA, certaiilssdes tiges constitutives du matériau brut à base de tabac ont une longueur supérieure à x et une largeur supérieure à y. Une réduction dans la voleur de la dimension y aurait pour conséquence une plus rade réduction de la dimension des paquets de fibres dans le dépastilleur 14, mais il est vrai semblable que la consommation d'énergie deviendrait excessive. On pourrait utiliser dans le dépastilleur 14 des dents rectilignes plutbt que des dents courbes, mais on a constaté que l'uti lisation de dents courbes empoche des blocages qui se produisent parfois quand on utilise dans le dépastilleur des couronnes de dents rectilignes. Suivant l'invention, la pâte liquide de tabac est amenée axialement au dépastilleur 14 comme le montrent les flèches o3 de la figure 3. Le dépastilleur 14 possède des dents courbes grossières du type Escher Wyss D 18 K. La première couronne rencontrée, qui est une couronne 5G du rotor, accélère et projette le matériau contre les dents de la couronne adjacente 61 du stator. Ers quittant les intervalles entre les dents de 1a dernière couronne, la pâte liquide est accélérée à nouveau et frappe la seconde couronne 60 du rotor.Ce processus est répété à un troisième étage, et la pAte liquide sort finalement du stator et est déchargée radialement hors du dépastilleur, comme le montre la flèche C4 (figure 3). La pâte liquide de tabac prove riant du dépastilleur 14 convient à un pompage, une extraction, un aépastillage fin et un affinage ultérieurs. L'action du dépastilleur 14 sur la pite liquide, qui contient des paquets grossiers de fibres qui se produisent naturellement, consiste à réduire de larves morceaux de tabac en des paquets de fibres d'en vir La pâte liquide à base de tabac est amenée au dépastilleur 14 à un taux de 200 à 366 litres par minute, si le dépastilleur effectue entre jOO et 36Cb tours par minute, ou à un taux de 400 à 500 litres par minute Si le dépastilleur effectue entre 1500 et 1800 tours par minute. Ces taux d'écoulement seraient beaucoup trop faibles pour l'utilisaticn normale de dépastilleurs de papeterie, en raison du fait qu'il se produirait d'importants phénomènes de cavitation dans le cas de stocks de papier, et donc des dommages causés au dépastilleur. Comme indiqué précédemment, lekomposant fibreux, après extraction des produits hydrosolubles dans un système d'extraction 15, est remis à l'état de pâte liquide à l'aide d'eau, appelée communément "eau arrêtée", qui a été drainée à travers une courroie poreuse mobile 26, appelée toile de machines à papier à table plate, d'une machine de papeterie 27. Cette eau, rassemblée en 26a, est amenée en 26b à un second dépastilleur 14a à rotors dentés. Ce second dépastilleur utilise une série de couronnes dont les dents et les intervalles y sont aussi faibles que possible (Escher Wyss type A18). De façon typique, la dimension y pour la couronne la plus à l'extérieur est de 1 mm.Le rtle du dépastilleur 14a est de réduire les paquets de fibres sortant du dépastilleur 14 à l'état de paquets fins appropriés à un affinage ultérieur. Il est particulièrement important que tous les morceaux plats de tiGes que l'on trouve après le premier dépastillage soient réduits à de petits paquets de fibres. Des morceaux plats de tiges sont indésirables en vue d'un affinage ultérieur, en raison du fait qu'ils tendent à être découpés en patrons. Ces patois bloqueraient l'ouverture de formage de la caisse à pate 25 située en tête de la machine 27, ne contribueraient nullement à rigidifier la feuille, et seraient arrachés de la feuille, pr exemple sur des cylindres de séchage. Ils ne pourraient pas non plus être efficacement imprégnés d'une liqueur d'extraits de tabac. L'action des dépastilleurs 14 et 14a, associée à 1' extraction des produits hydrosolubles, amène le composant fibreux à un etat dans lequel il est particulièrement utilisable pour un affinage ultérieur et la formation d'une bande. A la sortie du second dépastilleur 14a, la pâte liquide à base de tabac est constituée par des paquets de fibres ayant une longueur moyenne de 10 mu et une section moyenne de 1,3mm2 , ainsi que par des morceaux plus petits qui ont traversé les dépastilleurs saris pra tiquement changer de dimensions. les proportions de ces paquets et de ces morceaux dépendent de la forme des matériaux à base de tabac soumis au traitement.L'utilisation de deux dépastilleurs augmente.de 25W St la longueur de rupture de la oande de base sèche produite, et de 5Cf la résistance de la bande finale de tabac reconstitué une fois seche, en comparaison avec des traitements de raffinage plus complexes qui utilisent jusqu'à cinq étages de traitement et impliquent une consommation totale d'é nergie plus élevée. Les resistaiices a la traction et au cisaillement de la bande de base reconstituée ont un effet important sur le fonctionnement de la machine. Pour développer la résistance de la bande de base humide, les fibres doivent avoir une longueur aussi grande que possible tout en étant compatible avec une bonne formation de la bande. Une augmertation aupréciable de la ri digité de la bande et donc des qualités de fonctionnement de la machine est obtenue en utilisant des dépastilleurs a rotors dentés au lieu d'autres dispositifs connus. L'augmentation de la ri- gidité permet d'obtenir de meilleures conditions de production quand cn utilise des matériaux à base de tabac ayant une faible proportions de tiges.Par exemple, elle permet la formation de bandes de rigidité appropriée à partir de feuilles naturelles de tabac qui contiennent normalement environ 25 à 33% de tiges, sans addition d'autres fibres cellulosiques, telles que du bois ou du lin. Dans le cas de traitement des fibres par simple affinage, même avec un traitement à cinq étages, le pourcentage de tiges doit atteinre un niveau plus élevé que dans le cas de feuilles naturelles pour obtenir un produit de longueur appropriée. Si l'on appliquait le processus suivant l'invention à un tel niveau plus élevé ce tiges et avec des qualités de fonctionnement équi valences à celles du traitement précité, le produit obtenu suivant l'invention aurait encore une résistance à sec plus élevée. En utilisant deux dépastilleurs à rotors dentés, le matériau à base ae tabac est rendu plus ouvert et fibreux qu'il ne le serait si l'on utilisait seulement des affinages. la bande de base produite ensuite comme on le décrira ci-après devient, en raison de sa nature ouverte, imprégnée pluttt que recouverte par l'extrait de tabac. Un tabac reconstitué imprégné est préférable en raison du fait que les morceaux de tabac sont moins susceptibles de se coller pendant une fabricaticn ultérieure d'article à base de tabac. Le second dépastilleur 14a peut, en variante, être ponté, eu série avec le premier, en amont du système d'extraction 15, ou entre des extracteurs individuels faisait partie de ce système. le système 15, ainsi que la cuve 12, peuvent être décrits comme un système d'extraction à contre-courant comprenant plusieurs étages. Dans un tel mode d'extraction, le matériau fibreux à base de tabac traverse les extracteurs successivement du premier au dernier. De liteau fraîche est introduite dans le dernier extracteur t, après extraction, s'écoule vers llextrac- teur précédent. Ce contre-courunt d'eau est répété jusqu'a ce que 11 eau contenant les matières solubles quitte le système au premier étage. l'utilisation d'une extraction simple répétée, par exemple dans un extracteur à trois étages, produirait environ trois fois le volume d'eau à évaporer que l'on obtient à partir d'un système d'extraction à cotre-courant comprenant trois éta ges. En conséquence, sans extraction par contre-courant, il serait nécessaire de prévoir de plus gros évaporateurs, davantage d'étages d'évaporation, des frais plus élevés pour la production de vapeur, et une plus grande exposition de l'extrait à la chaleur pendant la concentration.Dans le cas d'une extraction par contre-courant, il suffit d'un/petit évaporateur, et les frais de production de vapeur et d'expositiol à la chaleur peuvent être moins élevés. Comme le montre la figure 2, d'après l'invntion, le système d'extraction lar corstre-courant comprend le stade initial de formation de la pâte liquide du matériau à base de tabac dans la cuve 12 et le stade de depastillage dans .e dépastilleur 14. Le dépastilleur 14 produit trois effets qui aident à réaliser l'extraction. Des tiges sont fendues longitudiliale- ment en paquets de fibres minces, ce qui facilite l'accès aux produits hydrosolubles. Use turbulence intense à l'intérieur du dépastilleur 14 aide l'eau à pénétrer dans Tes espaces capillaires à l'intérieur des fibres et à dissoudre ainsi les matières solubles. Le dépastilleur 14 permet à & s morceaux de dimensions normales ou plus faibles de le taverser sans subir pratiquement de changement.Quand la pâte liquide à base de tabac est arri vée dans un premier extracteur 16 à presse à vis (figure 2) du système d'extraction 15, il est avantagtux que les longs paquets de fibres minces se déshydratent rapidement et forment un réseau robuste. Ce réseau retient à l'intérieur de l'extracteur 16 des morceaux de tabac fis qui sont plus petits que les mailles de l'écran de l'extracteur. L'extrait est amené en 16a à un tamis 44 rotatif et vibrant. Des particules fines entraînées par l'extrait et récupérées dans le tamis 44 sont recyclées en 44a vers l'extracteur 16.Comme on le verra ci-après, l'extrait est amené en 44 b à un clarificateur48 (figue 1), de sorte que d'aut;es particules firies sont enlevées et ramenées au matériau affiné. le matériau partiellement extrait dans l'extracteur 16 est amené de façon continue à un second extracteur 18 à presse à vis et, après une nouvelle extraction, à un troisième extracteur 20 à presse à vis. Une extraction par presse à vis est préférable dans les trois étages 16, 18 et 20. Des extracteurs à presse à vis séparent l'extrait du matériau solide en déplaçant ce dernier, à l'aidè d'un alimentateur à vis tournante, à travers une sec tiOlss conique dont la surface transversale décroSt -progressive- ment et qui possède des parois perforées dont les trous ont, de façon typique, 1,5 mm de diamètre. Toutefois, on pourrait utiliser des extracteurs centrifuges ou d'un autre type à l'étage d'extraction au lieu de ou en combinaison avec des presses à vis. Pendant l'extraction, la température de la pâte liquide est maintenue entre 20 et 300 C-. A des températures plus basses, l'ef-icacité de l'extraction diminue de façon importante. A des températures plus élevées, les fibres se gonflent et se ramollissent, ce qui rend difficile l'enlèvement de extrait, et il peut se produire une dégradation microbiologique du tabac. il est désirable d'enlever le plus possible de matériaux hydrosolubles pendant la phase d'extraction et de les conservir pour les ajouter ultérieurement à la bande de base, comme on le décrira ci-après. On réduit ainsi les pertes en composants hdrosolubles aux corniers stades du traitement, et l'on évite les problèmes de contamination et de corrosion qui sont associés à la formation de la bande de base. Il existe aussi d'autres raisons, par exemple la possibilité d'un moulage, qui rendent désirable d'extraire des solides autant de matériaux solubles que possible avant la formation de la bande de base.En outre, si une quantité appréciable quelconque de matériau soluble est retenue dans le matériau fibreux, la bande formée ultérieurement tend - adhérer à différents organes de l'appareillage de traitenent, par exemple des cylindres de séchage. On va maintenant décrire plus en détail le traiter ment de l'extrait hydrosoluble séparé du composant fibreux à l'étage d'extraction 15. Après l'extraction et après un traitement dans le dépastilsleur 14a comme décrit précédemment, le matériau fibreux, sous la forme d'urne pâte liquide, est amené à un dispositif d'affinage 22 (figure 1-). On peut utiliser un ou plusieurs dispositifs d'affinage du type à disques tels que ceux qui sont utilisés en papeterie. Après affinage, la pâte liquide est à nouveau diluée avec de l'eau arrêtée (26b) dans une pompe centrifuge 21 (figure re 1) jusqu'à une consistance d'environ 1% en poids. La pâte liquide diluée est amenée à la caisse à pâte 25 située en tête de la machine de papeterie 27, et est déposée en sortant de cette caisse sur la toile mobile 26 de la machine à papier à table plate. Cette toile se déplace à une vitesse constante, et une forte proportion de l'eau associée aux fibres déposées s'égoutte à travers elle. Un certain nombre de dispositifs d'aspiration non représentés éliminent le reste de l'eau provenant du matériau placé sur la toile. entant donné que le niveau d'humidité de la bande de matériau fibreux est élevé à l'extrémité de la toil précitée, une courroie en feutre non représentée est appliquée vers le bas sur le matériau, la bande adhérant à la face inférieure de la courroie grâce au phénomène de tension superficielle. Une seconde courroie de feutre, pas davantage représentée, vient alors en contact avec la face inférieure de la bande, de sorte que celleci est prise en sandwich entre les deux courroies. Ainsi prise en sandwich, la bande passe entre deux séries de rouleaux de pression et d'aspiration 28, où l'humidité est éliminée par compression. Le niveau d'humidité de la bande avant qu'elle pénètre dans cette section à rouleaux est d'environ 90% en poids. A la sortie, ce niveau n'est plus que d'environ 72% en poids.La bande est ensuite transférée des courroies à une section classique d'un équipement de papeterie 30 connue sous le nom de gros sécheur frictionneur. Il s'agit d'un grand cylindre tournant porté à une température superficielle d'environ 1200C. l'axe de ce cylindre est situé au-dessous du niveau des rouleaux 28, et la bande est portée contre la face intérieure. A sa sortie du sécheur 3G, la bande ayant un pourcentage d'humidité de 50 à 60% en poids est amenée sur une série de sécheurs à tambours 32, représentés au nombre de quatre, qui réduisent l'humidité à environ 3G la bande est ensuite transportée à travers un sé ehoir à tunnel classique 35 dans lequel elle est supportée par de l'air pour l'empecher de coller au transporteur. La bande se ohée, axant bn pourcentage d'humidité de 17 à 2C el. poids, est amenée b une batteuse classique 38. Après le battage, la bande peut être à nouveau séchée dans un séchoir rotatif 40. Finale- ment, la bande de tabac reconstituée, ayant une humidité de 10 à 15%, est amenée à une surface de rassemblement 42 pour emballage. Si l'on se reporte à nouveau à la figure 2, on voit que l'extrait rassemblé dans le premier extracteur 16 traverse, comme indiqué précédemment, le tamis 44 qui élimine une partie de solides en suspension. les particules fines provenant du tamis 44 qul ont plus de 105 nicrons sc.it récupérées et ramenées en 44a l'extracteur 16 auquel est amenée la pâte liquide pro venant cu dépastilleur 14. Tous les matériaux Insolubles ayant moins d'environ 105 microns et extrait qui coltinent environ 10 à 12% de matières solvables arrivent ensuite en 44b au clarificateur 4 (figure 1). le clarificateur 4b, qui eut être une centrifugeu- se classique éjectant les solides, sert a éliminer tout mate-- riau fin insoluble dans l'eau qui est présent dans l'extrait. La séparation de ces particules fines facilite la concentration de l'extrait et l'imprégnation subséquente de la bande. Le matériau solide récupéré dans le clarificateur est ramené en 48a au matériau affiné, pour la formation de a bande. l'extrait est amené en 4Ob à un évaporateur 50 à pellicule mince, dans lequel il est concentré par évaporation sous pression réduite. L'extrait sortant de l'évaporateur 56 a une concentration d'environ 50% en poids de solides dissous.La viscosité de l'extrait concentré peut entre trop élevée pour ur.e imprégnation efficace e la bande. Corne des forces de cisaillement élevée produisent une réducticri temporaire de la viscosité, l'extrait est soumis à un fort cisaillement en étant envoyé par une pompe 52 à une tubulure 53 dont l'alésage est de faibles dimensions figure 1) avant l'imprégnation de la bande de tabac. La viscosité de l'extrait coneentré peut varier avec le type de matériau brut base de tabac utilisé, et l'on peut prévoir de contourner cette tubulure si la viscosité de l'extrait concentré est suffisamment faible pour ne pas rendre difficile l'imprégna- tion. De préférence, les solides provenant en 16b du pre mier extracteur 15 sont maintenus pendant environ 2 minutes dans une petite cuve de remélangeage 56 (figure 2) dans laquelle l'extrait ramené en 20a du troisième extracteur 2G est mélangé aux solides précitées. Ce mélange améliore l'efficacité globale d'extraction du procédé suivant l'invention. La pâte liquide provenant de la cuve 56 traverse le second extracteur 18 dont l'ex- trait est ramené en 18a au mélangeur initial 12. les solides provenant de l'extracteur 18 sont décharnés e 2Cb aans le troisième extracteur 20. De lSau fraîche provenant d'une source 15a est amenée au troisième extracteur 2G pour venir en contact avec les solides à base de tabac partiellement extraits et pour enlever d'autres matériaux nydrosolubles. Le matériau hydro-insoluble provenant de l'extracteur 20, éventuellement remélangé avec de "l'eau arrêtée comme indiqué en 26c sur la fissure 1, est amené au second dépastilleur 14a. Comme indiqué précédemment, le traitement par dépastilleurs à rotors dentés présente des résultat remarquablement avantageux. En particulier, il est possible de traiter du tabac ayant un faible pourcentage de tiges, par exemple 2, pour produire un tabac reconstitué physiquement acceptable. Avant d'arriver à l'affineur 22, le matériau fibreux peut être soumis à un dépastillage final dans un troisième dépastilleur à rotors dentés. L'étage d'extraction suivant l'invention fournit un moyen pour augmenter la concentration des matières solubles extraites du tabac tout en réduisait simultanément la rétention de produits solubles dans les composants fibreux du tabac, ainsi que pour augmenter la production de matériaux fibreux en raison de l'inclusion de la mise initiale sous forme de pâte liquide du matériau contenant du tabac dans le système a contrecourant. Il est également avantageux de pouvoir réduire la viscosité de l'extrait concentré avant de procdder à l'imprégnation, sans risquer les inconvénients qui pourraient résulter d'une dilution. Une réduction de la viscosité de l'extrait concentré par cisaillement élevé est efficace pour favoriser l'im prédation de la feuille. On pourrait incorporer à la bande de base un ou plusieurs additifs en les ajoutant au stock avant la formation de la bande ou-par imprégnation de la bande formée. Parmi les additifs que l'on peut utiliser, on citera des fibres d'un matériau autre que du tabac, par exemple des fibres cellulosiques, des charges inorganiques, des humidifiants, des arômes et des avents de CO;1- trôle de la combustion. RSY3NDIC > iTIGES 1 - Procédé pour produire du tabac reconstitué, ca racterisé en ce qu'une pâte liquide de matériau à base de tabac est amenée à un dépastilleur à couronnes dents dans lequel les paquets de fibres du matériau précité ont leur section réduite, après quoi la pâte liquide est soumise à une extraction au cours de laquelle les composants hydrospIubles*-les composants fibreux de la pâte sont séparés, et une bande de base est formée à partir des composants fibreux suivant un processus utilisé en pape terre 2 - Procédé suivant la revendication 1, caracterisé en ce que la bande de base est imprégnée à laide des composants hydrosolubles séparés par l'extraction précitée. 3 - procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce que, avant l'imprégnation de la bande de base par les com csants hydrosolubles, ces composants sont concentrés. 4 - Procédé suivant la revendication 3, caractéri- sé en ce que les composants hydrosolubles concentrés sont soumis à un fort cisaillement afin de réduire leur viscosité. 5 - Procédé suivant l'une des revendications 1 à 4, caracterisé en ce que l'extraction est effectuée dans un système à contre-courant ayant plusieurs étages. 6 - Procédé suivant a revendication 1, caractérisé en ce que les composants fibreux, après leur passage à travers le dépastillaur, sont amenés à un second dépastilleur à couron nes dentées das lequel les paquets de fibres ont leur section encore réduite. 7 - Procédé suivant la revendication 6, caractérisé en ce que les composants fibreux précités sont amenés au second dépastilleur avant d'être soumis a l'extraction précitée. 8 - Procédé suivant la revendication 6, caractérisé en ce que les composants fibreux séparés par lrextraction préci tée sont mis à l'état de pâte liquide avant dtStre amenés au second dépastilleur. 9 - Procédé suivant la combinaison des revendications 5 et 5, caractérisé en ce que les composants fibreux précités sont amenés au second dépastilleur après être passés dans un éta e du système d'extraction à étages multiples, et en ce que les composants fibreux qui ont traversé le second dépastiAleur sont soumis à un étage ultérieur d'extraction du système précité. 10 - Procédé suivant l'une des revendications 5 à 9, caractérisé en ce qu'apyres avoir été soumis à l'extraction précitée et avoir ensuite traversé le second dépastilleur, ces composants fibreux sont amenés à un autre dépastilleur à couronnes dentées. il - Procédé suivant l'une des revendications 1 à 10, caractérisé en ce qu'après avoir été soumis à l'extraction précitée et après être ensuite passés à travers autre ou cha- cun des autres dépastilleurs, ces composants fibreux sont amenés à un dispositif d'affinage. 12 - Appareil pour produire du tabac reconstitué par le procédé suivant l'une des revendications 1 à 11, caractérisé en ce qu'il comprend un dépastilleur à couronnes dentées capable de réduire la section de paquets de fibres d'une pâte liquide d'un matériau à base de tabac qui lui a été amenée, des moyens pour amener cette pâte liquide de ce dépastilleur à des dispositifs d'extraction dans lesquels les composants nydrosolubles du matériau sont séparés des composants fibreux, et des moyens pour amener ces composants fibreux à une machine de papeterie au moyen de laquelle on forme une bande de base. 13 - Appareil suivant la revendication 12, caractérisé en ce qu'il comprend en outre des moyens trace auxquels la bande de base est imprégnée avec les composEwits hydrosolubles séparés par les dispositifs d'extraction précités. 14 - Tabac reconstitué, caractérisé en ce qu'il a été produit par le procédé suivant l'une des revendications 1 à 11 ou par l'appareil suivant 1'une des re-vendications 12 et 13.