La présente invention concerne un pare-chocs de véhicule en matière plastique. On connais déjà l'utilisation de matières plastiques pour fabriquer des pare-chocs de véhicules, utilisation motivée par la combinaison remarquable d'un module de traction ou de flexion assez bas et d'un allongement élastique très grand. On connaît notamment deux systèmes de fixation d'un tel pare-chocs sur un véhicule. Le premier système consiste, de façon usuelle, en une attache du pare-chocs a' la carrosserie en n points. Cependant du fait que les matières plastiques susceptibles d'applications de ce genre ont un coefficient de dilatation sensiblement supérieur à celui des métaux courants de l'industrie automobile (de l'ordre de 10 à 30 fois) un flambage du pare-chocs est inévitable. De plus en cas d'alignement incorrect entre le pare-chocs en matière plastique et ses points d'attache, c'est sur le pare-chocs luimême, le plus déformable, que seront répercutées les défor- mations visibles. Dans le second système, le pare-chocs en matière plastique est fixé au véhicule par l'intermédiaire d'une poutre métallique. Certes une bonne stabilité est obtenue, tant sur le plan de la dilatation que sur le plan des erreurs d'alignement, mais ce type de pare-chocs a une forte tendance à se déformer de façon permanente, même pour des chocs infimes. On connaît enfin des pare-chocs en matière plastique reliés à la carrosserie en n points par des moyens élastiques. Cependant, ce moyens n'agissent que localement et les inconvénients précédents ne sont pas supprimés. De plus dans ce type de pare-chocs, l'élément en matière plastique peut venir s'appuyer contre la carrossserie qui participe alors désavantageusement à l'absorption des chocs. Un autre inconvénient de cette solution est que l'on doit prévoir sur le véhicule une forme appropriée de la carrosserie qui soit apte à recevoir le pare-chocs. La présente invention vise à pallier ces inconvénients et à obtenir un pare-chocs en matière plastique capable de reprendre se forme initiale, même après des chocs ou des déformations importants. A cet effet l'invention concerne un pare-chocs pour véhicules, comprenant un profilé en matière plastique, dont la section est un U ouvert sur le véhicule, caractérisé par la fait qu'il comprend des moyens élastiques, fixés en au moins un point du chassie ou de la carrosserie du véhicule et accrochés sur tout ou partie des pourtours supérieur et inférieur du profilé, de façon à stabiliser au moins une partie desdits pourtours. De façon préférée, les moyens élastiques comprennent au moins un cible métallique tendu entre au moins deux étriers solidaires du véhicule, et le câble s'tend au moins partiellement dans le profilé dans la région de ses pourtours, par exemple dans des gorges prévues sur le profilé à cet effet. Dans une autre réalisation avantageuse de l'invention, les moyens élastiques comprennent au moins une plaque métallique fixée au moins en une partie des pourtours du profilé. Dans un exemple de fixation de la plaque au profilé, la plaque est repliée à 90 sur une courte distance, sur au moins une partie de ses bords longitudinaux, et comporte sur ces bords des pattes de fixation agencées pour coopérer avec des trous prévus sur les pourtours du profilé à cet effet. L'tovention sera bien comprise à la lecture de la description de deux exemples de réalisation préférée, faite en référence aux dessins annexés sur lesquels : - la figure 1 représente une vue de dessus du parechocs selon le premier exemple. - la figure 2 représente une vue en coupe selon la ligne II-II du pare-chocs de la figure 1. - la figure 3 représente une vue en coupe d'une partie du pare-chocs de la figure 1. - la figure 4 représente une vue de dessus du parechocs selon le second exemple, - la figure 5 représente une vue schématique en coupe selon la ligne IV-IV du pare-chocs de la figure 4, accompagnée d'une vue partielle agrandie et, - la figure 6 représente une vue en coupe selon la ligne VI-VI de la partie agrandie de la figure 5. Le pare-chocs représenté sur la figure 1 comporte un profilé 1 en matière plastique, par exemple en résine polyamide non chargée, qui a en section transversale la forme d'un U ouvert vers le véhicule. Les arêtes inférieures et supérieures du profilé 1 sont sensiblement rectilignes et comportent chacune un bourrelet 2, 3 s'étendant symétriquement de part et d'autre du milieu du profilé. Dans chacun des bourrelets 2, 3 est pratiquée une gorge 4, 5 s'étendant également de façon sensiblement rectiligne. L'ensemble comporte en outre deux étriers 6, 7, fixés rigidement sur la carrosserie ou le chassie du véhicule, et S'étendant dans le cas présent Jusqu'à venir en butée contre le fond du profilé 1. Un câble 8 s'étend dans chacune des gorges 4, 5, entre les étriers 6 et 7 auxquels il est solidement fixé. Les étriers 6, 7, sont placés sensiblement à la hauteur des extrémités des gorges 4, 5. Au cable 8 est donnée une tension importante, mais cependant compatible avec la résistance en compression. Les dimensions des gorges 4 et 5 sont telles que le câble 8-ne puisse pas s'en échapper. Le câble 8 sera choisi en un matériau très résistant à la traction, par exemple en acier. Ainsi après un choc, le câble, déformable dans tous les sens, reviendra parfaitement dans se position initiale, ramenant avec lui le profilé qui'il maintient par l'intermédiaire des gorges 4 et 5. On peut cependant concevoir que les arêtes supérieures et inférieures du profilé ne sont pas rectilignes. Dans ce cas, on peut prévoir, à l'intérieur du profilé, des saillies 9 comportant chacune une gorge 10. il suffit alors de choisir les emplacements de ces gorges de sorte que toutes les gorges d'un même bord (inférieur ou supérieur) soient alignées. On peut ainsi fixer sur la carrosserie ou le châssis du véhicule, au moyen d'un cible et d'au moins deux étriers, un pare-chocs en matière plastique d'une forme quelconque (figure 3). Le pare-chocs représenté aux figures 4 à 6 comporte un profilé Il, qui a, en section transversale, la forme d'un U. Les arêtes supérieure et inférieure du profilé Il comportent chacune un bourrelet 12, 13 dans chacun desquels on a pratiqué une série de trous horizontaux 14, 15. L'ensemble comprend en outre une plaque 16, de faible inertie de section ------- et dont les bords longitudinaux sont repliés à 900 sur une petite longueur. Les dimensions de cette plaque 16 un rois pliée sont sensiblement égales à une partie de l'ouverture du profilé 11, qui comporte la série de trous 14, 15 et s'étend symétriquement par rapport au milieu du profilé. En outre, les bords repliés de la plaque 16 comportent une série de pattes transversales 17. Lors de l'assemblage, on fixe la plaque de tOle 16, de façon rigide, sur la carrosserie ou le chassis du véhicule. La plaque est fixée dans une position choisie de sorte que les pattes 17 de la plaque 16 puissent venir s'emboîter dans les trous 14, 15 du profilé 11, le profilé et la plaque étant alors fixés rigidement l'un à vautre, grâce à la coopération des trous 14, 15 et des pattes 17 qui y sont enfoncées par forçage, et dont l'extrémité est légèrement plus large que la largeur des trous. On pourrait cependant sans sortir du cadre de l'invention concevoir tout autre moyen de fixation de la plaque et du profilé par exemple en repliant chacun des bords de la plaque à 1800, et en prévoyant sur le profilé des rainures destinées à recevoir les parties repliées et à les maintenir en place grâce à un profil interne approprié. La plaque 16 est constituée avantageusement d'une tôle mince, présentant une bonne élasticité dans le sens horizontal, de sorte que pour des chocs horizontaux auxquels est soumis le pare-chocs, elle puisse jouer un rôle analogue à celui du câble 8 du premier exemple de réalisation. Ainsi le pare-chocs selon l'un ou l'autre des deux exemples décrits permet d'une part de compenser les erreurs d'alignement survenant pendant ou après la fabrication, entre le profilé et les moyens de fixation, et d'autre part de permettre au métal de la carrosserie ou du châssis et à la matière plastique constituant le profilé de se dilater dans des rapports très différents sans conséquence fâcheuse, notamment sans aucun flambage du profilé. De plus le pare-chocs selon l'un quelconque des deux exemples peut se fixer sur tout type de véhicule sans adaptation et sans prévoir une forme particulière de la carrosserie dans les régions concernées. Revendications. 1.- Pare-chocs pour véhicules, comprenant un profilé en matière plastique, dont la section est un U ouvert sur le véhicule, caractérisé par le fait qu'il comprend des moyens élastiques, fixés en au moins un point du châssis ou de la carrosserie du véhicule et accrochés sur tout ou partie des pourtours supérieur et inférieur du profilé, da façon à stabiliser au moins une partie desdits pourtours. 2.- Pare-chocs selon la revendication 1, dans lequel les moyens élastiques comprennent au moins un câble métallique tendu entre au moins deux étriers solidaires du véhicule et le câble s'étend au moins partiellement dans le profilé dans la région de ses pourtours. 3.- Pare-chocs selon la revendication 2, dans lequel le profilé de section en U comporte dans la région de ses pourtours supérieur et inférieur, au moins une gorge rectiligne s'étendant sensiblement horizontalement, et destinée è recevoir et à maintenir le cable. 4.- Pare-:hocs selon la revendication 2, dans lequel le profilé en U n'est pas rectiligne et comporte, dans la région de ses pourtours supérieur et inférieur respectivement, deux ensembles de saillies dirigées vers l'intérieur du profilé et comportant des gorges alignées, et destinées à recevoir et à maintenir le câble. 5. Pare-chocs selon la revendication 1, dans lequel les moyens élastiques comprennent au moins une plaque mé tallique de faible inertie fixée au moins en une partie des pourtours du profilé. 6.- Pare-chocs selon la revendication 5, dans lequel la plaque est repliée à 900 sur une courte distance, sur au moins une partie de ses bords longitudinaux, et comporte sur ces bords des pattes de fixation agencées pour coopérer avec des trous prévus sur les pourtours du profilé à cet effet. 7.- Pare-chocs selon la revendication 5, dans lequel la plaque est repliée à 190 sur une courte distance, sur au moins une partie de ses bords longitudinaux, et encastrée dans des rainures prévues sur les pourtours du profilé à cet effet. 8.- Pare-chocs selon l'une des revendications 5 à 7 dans lequel la plaque est en tôle mince.