Le problème d'une correcte isolation thermique des bâtiments s'avère de plus en plus important. Les etudes et les tentatives faites a' ce Jour montrent que l'isolation dJun bâti- ment doit être une isolation externe, l'isolation interne donnant lieu à des condensations et ne permettant pas de profiter du volant thermique du bâtiment. Nais l'isolation externe est diffi- cile à réaliser de façon convenable, durable et à des prix qui ne soient pas trop élevés.En particulier, les matériaux isolants em ployés, tels que les mousses plastiques, n'ont pas une stabilité dimensionnelles suffisante et il en résulte des fissurations et une dégradation rapide de leur revêtement protecteur. La présente invention a pour objet un procédé de revete- ment isolant de bâtiment permettant de surmonter ces difficultés et elle vise les produits industriels préfabriqués qui permettent sa réalisation. Le procédé selon l'invention est caractérisé par la succession des opérations ci-après - on applique et colle sur la paroi du bâtiment des dalles ou plaques préfabriquées rectangulaires formées d'au moins de deux lames de mousse plastique d1 épaisseur an plus égale à 2,3 cm environ, collées entre elles avec une couche de mortier minéral dans laquelle est noyée une armature en forme de treillis lesdites dalles ou plaques étant placées cote à cote de façon à former un revêtement de la surface à isoler - on fixe sur le revêtement ainsi obtenu des dalles su plaques préfabriquées rectangulaires formées d'une lame de mortier minéral adhérant sur toute sa surface à une lame de mousse plastique de mêmes dimensions et d'épaisseur au plus égale à 2,5 cm environ, lesdites plaques ou dalles étant placées côte A cote de façon à former un revêtement de la surface à isoler avec la lame de mortier minéral sur la face externe, Les dalles ou plaques de la deuxième étape ci-dessus sont jointoyées an moyen d'un joint élastique. Conformément à l'invention on pourra avantagensement poser des bandes de marouflage sur les plaques vu dalles de la couche interne (première étape du procèdé ci-dessus). Les plaques on dalles externes pmirrunt être fixées sur les plaques ou dalles internes -par plots de -ciinent on par bandes de mortier collés ou par induction sur toute la surface. l'invention est illustrée par le dessin annexé sur lequel: La figure 1 est une vue schématique en coupe d'un mur et de son isolation, illustrant le procédé selon l'invention ; La figure 2 est une vue en perspective d'une dalle externe ; La figure 3 est une vue en perspective d'une plaque interne ; La figure 4 illustre en perspective et en coupe partielle le montage d'une isolation selon l'invention ; La figure 5 illustre en coupe un mode de fabrication préféré des dalles de la figure 2. En se reportant à ces figures on voit que le procédé selon l'invention se compose des phases suivantes Sur le mur ou la paroi 1 du bâtiment, quelle que soit sa constitution (mure de pierre de briques ou de béton) on colle des daller ou plaques 2, préfabriquées, rectangulaires, formées d'au moins deux lames de mousse plastique 2a, 2b (polystyrène par exemple) d'épaisseur au plus égale à 2,5 cm environ collées entre îles par une couche de morw tier minéral 3 contenant une armature 4. L'armature 4 peut être un treillis métallique ou plastique ou tout autre type d'armature à maille fine. Les plaques 2 sont fixées au mur 1 par des plots de ciment 5 ou des barres ou lignes de ciment. Les plaques 2 sont placées côte-à-côte de façon à former un revêtement continu de la surface à isoler. Les joints peuvent être laissés vides, ou remplis par un produit de jointoyage, ou recouverts de bandes de marouflage A la mise en place des plaques 2 et en jouant sur l'épaisseur des plots de ciment 5, la planéité du mur 1 sera rectifiée si besoin esb; La couche 3 aura une épaisseur de l'ordre de 3 à 10 mm et de préférence environ 5 mm et l'armature interne sera faite en treillis dont les fils auront environ 3 mm de section. On obtient ainsi, et cela est très important pour l'exécution du procédé selon l'invention, des plaques 2 qui sont rigides tout en légères et is.olantes. Leur rigidité permet leur manipulation, leur mise en place et la rectification de la surface du mur 1. Les plaques 2 pourront avoir des dimensions très diverses. Cependant pour tirer le meilleur bénéfice de leur rigidité, avec une surface relativement gronde, des dimensions de l'ordre de 1 m à 1 m 50 de c8té sont préférées. & r le revêtement ainsi réalisé l'invention prévoit de fixer par collage -au mortier colle, (par plots 6 ou bandes) des dalles ou plaques 7 de dimensions plus restreintes, rectangulaires, préfabriquées et formées d'une couche de mortier minéral 8 fixée sur une lame de mousse plastique 9 (polystyrène par exemple). La lame 9 aura une épaisseur au plus égale à 2,5 cm environ, comme les lames 2a,2b, et la couche de mortier minéral 8 aura une épaisseur de l'ordre de 2 à 3 cm. Les dalles 7 auront, par exemple, des dimensions de l'ordre de 30 à 60 ci de côté, par exemple 40 cm x 60 cm, d'autres dimensions pouvant Entre adoptées. Les dalles 7 seront de préférence réalisées par loulage, en coulant le mortier 8 dans un moule constitué dans la mousse plastique de la lame 9 avec un fond de l'épaisseur désirée pour ladite lame et comportant des rebords latéraux 11. Après moulage et séchage les rebords 11 sont coupés comme indiqué en trait mixte et la dalle -7 se trouve prête à l'emploi. Après la pose des dalles 71es joints 10 sont remplis d'un produit de jointayage élastique qui assure l'étanchéité du revêtement. Les avantages de l'invention sont les suivants : - a) facilité de pose. De plus en plus la main d'oeuvre qualifiée fait défaut. I1 est donc extremerent difficile d'obtenir, sur un matériau isolant quelconque, un enduit externe sans défaut. Dans le procédé selon l'invention l'enduit externe est constitué par la couche 8, il est donc préfabriqué à des cotes rigoureuses et intimement lié au produit isolant 9. La mise en place des dalles 7 sur la sous-couche isolante 2 est extrêmement simple puisqu'elle ne met en oeuvre que des plots lignes ou barres de mortier colle 6 qui peuvent facilement être calibrés. Le jointoyage des dalles 7 est réalisé avec des moyens mécaniques qui assurent un joint continu et net. La mise en place des plaques 2 constituant le revêtement de base ne requiert, elle non plus, aucune qualification, puisqu'elle est réalisée par de simples plots ou barres de mortier colle 5. Les dimensions relativement faibles des plaques 2 et 7 et leur rigidité assurent la facilité de leur maniement et la rapidité de leur pose. Toute opération de liaison entre les plaques voisines, (par exemple par emploi de grillage ou treillis) est supprimée. b-) résistance. Les éventuelles variations dimensionnelles des plaques et de l'enduit ne se traduisent par aucune fissuration ou dégradation du fait de la constitution du revêtement final en dalles ou plaques préfabriquées réunies par un jointoyage élastique. c-) Isolation - Le revêtement obtenu comporte une épaisseur d'isolant qui peut atteindre et dépasser 5 cm de mousse plastique, sans aucun des inconvénients habituels de telles épaisseurs. Sa constitution en lames avec interposition de mortier assure une bonne résistance au feu et de faibles variations dimensionnelles. Les fissurations de revêtement externe sont, comme exposé plus haut, évitées. Il est en outre possible, avec le procédé et les produits de l'invention de procéder à ltisolation de bâtiments anciens et ce, même si la planéité des murs est imparfaite. L'invention vise à titre de produits industriels nouveaux les plaques préfabriquées ci-dessus décrites. Il est à noter que l'on ne sortirait pas du cadre de l'invention en employant comme couches externes de simples plaques préfabriquées en mortier minéral ou analogue ou en employant les seules plaques externes sur un mur en lui-même isolant tel qu'un mur en béton cellulaire. En effet ltinvention oonsiste et vise à séparer la fonction isolation de la fonction de revêtement final de façon à éviter les inconvénients de leur réalisation unitaire et ce but serait atteint par les moyens ci-dessus cités, bien, qu'avec des qualités finales moindres que celles procurées par l'utilisation complète du procédé de l'invention. REVENDICATIONS 1. Procédé de revêtement isolant de bâtiments, caractérisé par la succession des opérations ci-après - On applique et colle sur la paroi du bâtiment des dalles ou asques préfabriquées rectangulaires formées d'au moins de deux lames de mousse plastique d'épaisseur au plus égale à 2,5 cm environ, collées entre-elles avec une couche de mortier minéral, lesdites dalles ou plaques étant placées côte-à-côte de façon à former un revêtement de la surface à isoler. - On fixe sur le revêtement ainsi obtenu des dalles ou plaques préfabriquées rectangulaires formées d'une lame de mortier minéral adhérunt sur toute sa surface à une lame de mousse plastique de mêmes diemnsions et d'épaisseur au plus égale à 2,5 cm environ, lesdites plaques ou dalles étant placées côte-à-côté de façon à former un revêtement de la surface à isoler avec la leme de mortier minéral sur la faxe externe. - Les dalles ou plaques de la deuxième étape ci-dessus sont jointoyées au moyen d'un joint élastique. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le mortier minéral servant au collage des dalles ou plaques de mousse plastique contient une armature en forme de treillis noyée dans ledit mortier. 3. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que les joints entre les plaques ou dalles du premier revêtement ci-dessus sont recouverts de bandes de marouflage avant apposition du second revêtement. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que la couche de mortier minéral reliant les lames du premier revêtement est d'une épaisseur de 3 à IO mm environ l'armature étant formée de fils de 3 mm de diamètre environ. 5. Plaque préfabriquée formée d'au moins deux lames de mousse plastique d'épaisseur au plus égale à 2,5cm collées entre-elles par une couche de mortier minéral d'épaisseur minimum de l'ordre de 3 mm. 6. Plaque préfabriquée formée d'au moins deux lames de mousse plastique d'épaisseur au plus égale à 2,5 cm collée entre-elles par un mortier minéral formant une couche d'au moins de 3 mm d'épaisseur environ dans laquelle est noyée une armature en forme de treillis. 7. Plaque préfabriquée-selon la revendication 6 caractérisée en ce que ses côtés ont environ i m à 1,50 m de long. 8. Plaque préfabriquée formée d'une lame de mortier minéral sur laquelle est collée sur toute sa surface une lame de mousse plastique. 9. Plaque préfabriquée selon la revendication 7, dans laquelle l'époisseur de la lame de mousse plastique est au plus égale à 2,5 cm envi ron. IO. Plaque préfabriquée selon l'une quelconque des revendications 8 et 9 dans laquelle l'épaisseur de la lame de mortier minéral est de l'ordre de 2 cm. 11. Plaque préfabriquée selon l'une quelconque des revendica tions- 8 à IO, caractérisée en ce que ses cotes ont environ 30 cm à 60 cm de côté. 12. Plaque préfabriquée selon l'une quelconque des revendications 8 à 11, caractérisée en ce qu'elle est obtenue par moulage de mortier dans un moule de mousse plastique dont le fond est de l'épaisseur désirée pour la lame de mousse plastique et dont les bords latéraux sont coupés après moulage et séchage .