La présente invention concerne des appareils portatifs utilisés pour les soins corporels ou les interventions dans les plaies. #lle vise notamment la protection des organes génitaux de la femme, a'à aide d'un appareil per- mettant d'introduire ou extraire des corps en mousse cellulaire, souple et élastique, dans des parties du corps difficilement accessibles, l'opération pouvant etre faite par le patient lui-##me. Lorsqu'un corps compressible (pansement ou éponge) doit être introduit avec précision, au fond d'une cavité, il est connu de se servir d'un tube étroit, servant de guide, à l'intérieur duquel on pousse le dit corps. Ce dernier est préalablement comprimé et engagé dans le dit tube. Lorsqu'il est expulsé, il reprend approximativement sa forme initiale. Bais il est difficile de l'extraire. La recherche du dit corps, par tatonnements, avec des pinces suppose que de tels outils, avec une forme appropriée soient à portée de la main. Sans gaidage, ni protection des dites pinces, cette opération risque d'être longue et meme dangereuse. Il est connu d'adjoindre, au dit corps, un cordon souple qui reste accessible de la surface visible. Nais il risque d'entre entrainé vers le fond de l'excavation, lors de ltintroduction.- D'autre part, il risque autre zonant pour certaines opérations. Ce procédé est déjà utilisé pour récupérer le coton introduit dans les organes génitaux de la femme, lorsque certaines nécessités naturelles l#igent. Le dispositif, objet de l'invention, évite les inconvénients ci-dessus cités. Il permet à la fois une introduction facile, un dépot précis à l'endroit voulu, et, après utilisation, l'extraction sans risques de blessure. Toutes ces opérations se font avec le stme appareil, sans accessoires complémentaires pour l'une d'entre elles. Le corps élastique (cellulaire non absorbant ou spongieux) nta donc nullement besoin d'un cordon d'extraction. Il peut se présenter sous la forme d'une boule plus ou moins sphérique. Cette dernière n'a donc pas une orientation particulière pour subir l'introduction ou l'extraction. L'opération est faite par le patient lui-m#me, étant donné sa simplicité et-sa sécurité. L'ensemble appareil-boule élastique peut titre jeté après utilisation. Dans le cas où le dispositif est utilisé pour la protection des organes génitaux de la femme, le tampon ainsi introduit assure sans aucune gtne, ni risque de blessure, l'obturation du col utérin, constituant ainsi un vdritable préservatif féminin. D'autre part, l'extraction provoque obligatoirement un nettoyage. le dispositif, objet de l'invention, comprend un tube de plusieurs centimètres, une pince servant également de piston à l'intérieur du tube, une boule (appelée ci-dessous tampon) compressible, élastique de préférence en mousse synthétique cellulaire souple. Cette dernière, après réduction à un cylindre de diamètre sensiblement égal à celui du tube, est logée à l'intérieur de celui-ci, au moment de l'emballage ou en tout cas, avant utilisation. Elle peut Qtre un pansement en matière non absorbante, ou un corps élastique spongieux. Elle peut etre préparée avec ou sans médicaments. Une des caractéristiques principales de l'appareil est constituée par la pince d'extraction servant également de piston d'introduction. Ce dernier se termine par deux ou trois (ou plus de trois) parties flexibles serrées à l'intérieur du tube, lesquelles parties flexibles forment des mors jointifs dans un ou des plans axiaux, tant qu'elles circulent dans le dit tube. Dès que le tampon est éjecté, par l'extrémité des mors jointifs, ces derniers en sortant du tube s'écartent automatiquement sous l'effet de l'élasticité de leurs attaches à la tige du piston. La pince (à deux, trois ou plus de trois mors) est alors ouverte. Sa fermeture est assurée par la remontée du tube qui repousse les mors les uns vers les aubes, jusqu'au pincement. On peut procéder à l'extraction en tirant sur la tette du piston, ce qui augmente L'effet de pinçage. De toutes façons, l'invention pourra titre bien comprise gracie à la description qui suit de plusieurs-modes de réalisation, donnés à titre d'exemples non limitatifs. Les croquis qui l'accompagnent comprennent Figure 1 - une vue longitudinale du dispositif avec coupe du tube et avec pince constituée de deux mors flexibles, dans la position précédant l'opération d'éjection. Figure 2 - la mtme coupe en cours d'éjection. Figure 5 - une vue partielle longitudinale suivant F, le tube seul étant coupé. Figure 4 - une vue- du tampon après éjection. Figure 5 - une vue en bout coupée suivant A. Figure 6 - une vue longitudinale, pince ouverte, dans l'opération précédant l'extraction, le tube seul étant coupé. Figure 7 - une même vue que ci-dessus, mors pincés. Figure 8 - une vue extérieure pendant l'extraction. Figure 9 - une vue longitudinale partielle du piston, selon une variante à trois mors, à l'in#térieur du tube coupé. Figure 10 - une m#me vue, après éjection, les mors étant écartés. Figure 11 - une vue en bout de cette variante. Les figures 12 à 16 représentent une autre variante avec deux mors articulés sur un axe, la figure 12 en vue longitudinale de la pince et tube coupé ; la figure 13 en coupe longitudinale de la dite pince, la figure 14 en vue de gauche, la figure 15 une vue longitudinale après éjection, la figure 16 une vue en bout. Les modes de réalisation, ci-dessous décrits, sont relatifs à des tampons (protection ou pansements) dont la matière est résistante malgré son élasticité. C'est le cas des mousses en matière synthétique cellulaire, qui peuvent être réduites à un volume plusieurs dizaines de fois plus petit, tout en reprenant leur forme initiale, après cessation de la compression. Une des propriétés de ces mousses est de constituer un bourrelet saillant dans une fente, quand les bords de cette dernière s'appuient sur la dite mousse. Le tampon utilisé 1 est de préférence de forme initiale sphérique. Dans le tube 2, il a été introduit en le comprimant.Sous le cylindre ainsi formé, un piston 3 porte à sa partie supérieure, deux mors flexibles 4 et 5 Boulé, dans une matière plastique suffisamment élastique, l'ensemble piston-mors possède deux parties rétreintes plates 6 et 7, qui, initialement ouvrent les mors, comme le montre la figure 6. Sur le dos des mors en 8 et 9, un renflement appuie les dits mors l'un contre l'autre sur leur plan de contact 10, passant par l'axe du tube, la pince étant fermée. La dite surface de contact peut etre réduite, comme le montre la figure 3, afin d'augmenter 11 efficacité du pinçage. Les parties 8 et 9 peuvent former, dans cette position une partie cylindrique légèrement bombée de mtme diamètre que l'intérieur du tube 2. Eventuollement, sous la pince, un bourrelet de guidage Il maintient le piston dans l'axe du tube. Sous la tige de piston 12 un poussoir 13 sert également lors de l'extraction. Une collerette 14 sur le tube 2 permet une meilleure manipulation. Elle peut également éventuellement servir de butée aune rondelle élastique 15 (cette rondellè peut aussi être un ressort). Cette dernière sert alors, de limitation de course et d'effort de pinçage. Ce dernier est schématisé par les figures 6, 7 et 8. Quand les renflements 8 et 9 sont libérés du tube, les mors s'écartent, sous l'effet des contraintes de flexion en 6 et 7. En appuyant l'ensemble sur le tampon 1, un bourrelet 16 se forme. Quand le tube 2 remonte, relativement au piston, le pinçage se produit (figure 7). La rondelle élastique 15 (ou le ressort), peut éventuellement, en se détendant, contribuer automatiquement au resserrement des mors. L'extraction se produit alors suivant la figure 8, le patient tirant sur la partie 13 du piston. Une variante (figures 9, 10 et 11) comporte trois mors 17, 18 et 19, normalement épanouis, en position initiale. Le tube 2 les oblige à devenir jointifs en leur sommet, les surfaces de contacts, donc de pinçage étant inclinées entre eux à 1200, environ. Cet angle peut bien entendu entre différent. Il peut aussi y avoir quatre mors ou plus, obtenus en fendant sur une certaine longueur la partie haute du piston, puis en les écartant en position initiale. Les opérations décrites, à propos du premier mode de réalisation restent identiques. Une seconde variante (figures 12 à 16) comporte deux mors indépendants 20 et 21, montés sur un même axe 22, lui-m#me solidaire d'une chape 23, à la partie supérieure de la tige de piston 24. La forme extérieure des mors est la même dans son principe, que celle décrite dans le premier mode de réalisation. Les dits mors peuvent Qtre creux intérieurement afin de diminuer la surface de contact 25. Une petite lame de ressort 26 (ou un ressort spiral sur l'axe) tend à les ouvrir dès qu'ils sortent du tube qui les rend jointifs. On comprendra facilement avec les schémas, que le principe de fonctionnement et les opérations restent identiques à ce qui est ci-dessus exposé. Dans tous les cas, la pince ne sort du tube que de la quantité suffisante pour ouvrir franchement les mors. il n'y a aucun risque de blessure des bords de la cavité recevant le dispositif, la dite pince étant protégée par le tube servant de guide. Comme il va de soi et comme il ressort déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement aux modes de réalisation ci-dessus cités. Elle embrasse au contraire toutes les variantes possibles pourvu qu'elles ne sortent pas du cadre des revendications. C'est ainsi que le dispositif peut Qtre en matière quelconque à condition que la partie supérieure du piston présente une élasticité suffisante. Le dispositif, objet de l'invention, peut etre utilisé pour les soins médicaux (pansements). Particulièrement, il trouve une application pour préserver d'une façon naturelle, les organes génitaux de la femme, en tant que préservatif. Une autre application intéressante peut etre trouvée dans les manipulations à distance, dans des ambiances dangereuses, pour introduire et extraire des corps mous ou rugueux dans-des cavités inaccessibles (afin d'éponger des liquides chimiquement agressifs ou radioactifs, par exemple). - REVENDICbUIONS 1.- Dispositif servant à introduire avec précision dans une cavité inaccessible à la main, puis à extraire, un pansement ou un tampon élastique très compressible, notamment destiné à la protection des organes génitaux de la femme, caractérisé par le fait que le pansement ou le tampon est en forme de boule, comprimée avant l'opération dans un tube de faible diamètre, et sous laquelle on appuie un piston circulant dans le dit tube, lequel piston possède à son extrémité haute une pince qui stouvre automatiquement après éjection de la boule, laquelle pince sert à saisir cette dernière lors de l'extraction, par déplacement relatif du tube par rapport au piston. 2.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la boule élastique ayant été éjectée et déposée dans un endroit précis, l'ensem- ble tube-piston à pince est retiré avec les doigts, ces derniers prenant appui sur une collerette à la base du tube, le piston et sa pince incorporée restant dans la position qui sera celle du début de l'extraction, la boule élastique n'ayant plus aucun lien avec la surface accessible autour de la cavité. 3.- Dispositif selon les revendications 1 et 2, prises séparément, caractérisé par le fait que la pince incorporée au piston est constituée de deux mors articulés à l'extrémité du piston, lesquels mors ont, chacun, un renflement extérieur les obligeant à se toucher lorsque le piston descend, lesquels mors s'ouvrent automatiquement par l'élasticité de ces derniers, lorsque le dit piston remonte et que le dit renflement dépasse l'extrémité du tube. 4#- Dispositif selon les revendications 1 et 2, prises séparément, caractérisé par le fait que la pince incorporée au piston est constituée de plus de deux mors élastiques s'épanouissant au-dessus du piston, quand ils sortent du tube guide. 5.- Dispositif selon les revendications let 2, prises séparément, caractérisé par le fait que la pince incorporée est constituée par un seul mors élastique, et le prolongement rigide du piston jusqu'au meme niveau, lequel mors possède comme indiqué selon la revendication 3, un renflement extérieur, ltobligeant à s'ouvrir ou se fermer suivant la position relative du tube et du piston. 6.- Dispositif selon les revendications 1 et 2, prises séparément, caractérisé par le fait que la pince incorporée au piston est constituée de deux mors articulés sur un axe solidaire d'une chape prolongeant la tige de piston, lesquels mors s'écartent sous l'effet d'un ressort, quand ils sortent du tube guide et se referment sous l'effet d'un renflement sur le dos des dits mors en pénétrant dans le dit tube guide. 7.- Dispositif selon les revendications 1 et 2, prises ensemble, caractérisé par le fait que le piston possède une partie plus grosse en son extrémité extérieure, servant de butée et de prise pour les doigts. 8.- Dispositif selon les revendications 1, 2, 7, prises ensemble, caracdtérisé par le fait que le pinçage lors de l'extraction est accentué par une rondelle élastique ou un ressort logé entre la collerette à la base du tube et la partie plus grosse à l'extrémité extérieure du piston. 9.- Dispositif selon les revendications 1 et 2, prises séparément, caractérisé par le fait que l'ensemble boule élastique-tube-piston est~ contenu dans un emballage préparé, laquelle boule est en matière cellulaire souple, pouvant etre utilisée comme préservatif, déposé provisoirement avec précision à l'endroit voulu, dans les organes génitaux de la femme.