La présente invention concerne d'une manière générale les fusibles, et vise plus particulièrement les fusibles de forte tension, de l'ordre par exemple de 1.500 volts, tels que ceux mis en oeuvre dans- les circuits d'alimentation de dispositifs de signalisation ferroviaire. Il s'agit usuellement à ce åour de fusibles à broches monoblocs dans lesquels l'élément fusible est logé à demeure dans un corps en porcelaine et ne peut être changé. Ces fusibles ont donné et donnent encore satisfaction, mais leur fabrication est délicate et leur prix de revient élevé. Il a donc été envisagé de substituer à ces fusibles monoblocs des fusibles rechargeables,- comme cela sespratique déåà pour des fusibles de moindre tension, dans lesquels un boîtier porte-fusible présente intérieurement un logement propre à la réception d'une cartouche fusible amovible. Mais ladifficulté alors à surmonter résulte de ce que, s'agissant de fusibles de forte tension, la cartouche fusible à mettre en oeuvre est elle-même de fortes dimensions, de l'ordre par exemple de 127 mm de long pour un diamètre de 20 mm, et que le boîtier porte-fusible destiné à en assurer le logement doit, tout en autorisant un libre accès à ce logement, etre lui aussi de relativement fortes dimensions et présenter une rigidité suffisante pour en permettre, sans déformation, la manipulation nécessaire à sa mise en place à son poste d'utilisation et à son retrait de ce poste. Pour garder la continuité apparemment nécessaire à l'obtention de la rigidté recherchée, on-peut par exemple songer à réaliser sous forme monobloc le boîtier porte-fusible, celui-ci constituant dès lors par lui-même une poutre continue suffisamment rigide, et à ménager latéralement dans ce boîtier porte-fusible un évidement 4propre à permettre d'y mettre en place une cartouche fusible. Mais il s 'avère qu'unie telle disposition conduit en pratique à des solutions relativement coûteuses, la découpe de l'évidement à prévoir étant relativement compliquée et, s'agissant d'un boî- tier porte-fusible à réaliser par moulage, conduisant donc à la miseen oeuvre de moules relativement complexes. Si, pour faciliter l'accès au logement interne du boîtier porte-fusible tout en en rendant plus aisé le moulage, on s'oriente vers un fractionnement de ce boîtier en plusieurs éléments susceptibles d'être assemblés les uns avec les autres, on doit normalement, pour respecter l'exigence de continuité apparemment nécessaire à la rigidité recherchée, St orienter vers la mise en oeuvre, pour la réalisation d'un tel boîtier, d'une part d'un socle médian courant en continu d'une des extrémités de ce boltier à l'autre, et d'autre part d'un ou plusieurs éléments formant capots à rapporter sur ce socle. Dans ce cas, les éléments nécessaires à la constitution du boîtier porte-fusible recherché ne sont pas identiques entre eux, et une telle solution s'avère de ce fait-relativement chère= S'agissant de fusibles de forte tension, et donc de fortes dimensions,-il s'avère en effet -apparemment impossible de retenir la solution connue par ailleurs pour des fusibles de moindre tension, de 11 ordre par exemple de 500 volts, suivant laquelle le boîtier porte-fusible nécessaire à la réception de la cartouche fusible correspondante est constitué de deux demi-corps creux identiques, longitudinalement emboîtables bout à bout l'un avec l'autre par une section transversale d'interface aménagée à cet effet, chacun de ces demi-corps étant équipé d'une pièce de contact, qui est propre à la réception d'un des culots dtune cartouche fusible, et qui est en liaison électrique avec une broche de connexion faisant saillie vers l'extérieur. En effet, la section transversale d'interface par-laquelle les deux demi-corps d'un tel boîtier porte-fusible sont affrontés l'un à l'autre constitue inévitablement une solution de continuité amoindrissant localement le moment d'inertie transversal de ce boîtier et nuisant donc à sa rigidité. Il a certes été proposé, dans les boîtiers porte-fusible de ce type connus à ce jour, de ménager de manière complémentaire, sur deux bords opposés de leur section transversale d'interface, des décrochements de nature à au moins pour partie pallier les conséquences de la solution de continuité que constitue cette section transversale d'interface, bien que ces décrochements aient été bien plus prévus pour un meilleur emboîtement des deux demi-corps concernés que dans ce-but ; en effet, le décrochement affectant ainsi les bords en question reste longitudinalement modéré, ce décrochement étant dans tous les cas bien inférieur à la dimension transversale correspondante des demi-corps concernés. Si une telle solution peut convenir pour les fusibles de tension modérée, les dimensions réduites du boîtier de ceux-ci autorisant dans tous les cas de les saisir par leurs extrémités transversales, ce qui affermit l'emboîtement l'un par rapport à l'autre des deux demi-corps qui le constituent, il n'en est pas de même pour les fusibles de forte tension, pour lesquels les dimensions relativement notables de leur boîtier porte-fusible imposent d'avoir à le saisir tr-sversalement à pleine main, ce qui conduit immanquablement à une sollicitation en désolidarisation des deux demi-corps qui le constituent. Il en est d'autant plus ainsi que, en pratique, l'effort à appliquer à de tels boîtiers porte-fusible pour leur mise en place à leur-poste d'utilisation ou leur extraction de ce poste peut être relativement important. La présente invention a d'une manière générale pour objet d'étendre aux fusibles de forte tension la possibilité de réali ser - en demi-corps indentiques leur boitier porte-fusible, avec les avantages d'économie qui en découlent, tout en'conser- vant toute larigidité souhaitable pour ces boîtiers porte-fusible. De manière plus précise, la présente invention a pour objet un boîtier porte-fusible du genre comportant deux demi-corps creux identiques, longitúdinalement emboîtables bout à bout l'un avec l'autre par une section transversale d'interface dont deux bords opposés, dits ci-après bords d'affrontement, sont, de manière complémentaire, au moins pour partie longitudinalement en décrochement l'un par rapport à l'autre, chacun desdits demicorps étant en outre équipé d'une pièce de contact, qui est propre à la réception d'un des culots d'une cartouche fusible, et qui est en liaison électrique avec une broche de connexion faisant saillie vers l'extérieur, ce boîtier porte-fusible étant caractérisé en ce que le décrochement longitudinal l'un par rapport à l'autre des bords d'affrontement de la section transversale dtinterface d'un demi-corps est au moins égal à la dimension transversale d'un tel demi-corps correspondant auxdits bords d' affrontement. En pratique, suivant l'invention, ce décrochement longitudinal est largement supérieur à cette dimension transversale. Cette disposition conduit à reporter au voisinage des extrémités longitudinales du boîtier porte-fusible concerné, pour partie d'un premier coté transversal de celui-ci, et pour partie de l'autre côté transversal de ce boîtier, la solution de conti nuité l'affectant transversalement. Les effets de cette solution de continuité sur la rigidité du boîtier porte-fusible concerné se trouvent ainsi avantageusement minimisés, les deux demi-corps constituant ce boîtier formant dès lors conjointement une poutre quasi indéformable, quelle qu' en soit la section transversale.~ tes caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre, à titre d'exemple, en référence aux dessins schématiques annexés sur lesquels :: la figure 1 est une vue en coupe longitudinale d'un boîtier porte-fusible suivant l'invention, suivant la ligne I-I de la figure 2 la figure 2 est une vue en coupe transversale de ce boîtier, suivant la ligne-II-II de la figure I la figure 3 est une vue en élévation d'un demi-corps propre à la constitution de ce boîtier porte-fusible la figure 4 est une vue en perspective de ce demi-corps. Dans la forme de réalisation représentée sur ces figures, le boîtier porte-fusible suivant l'invention, qui y est désigné par la référence générale 10, a globalement une forme parallélépipédique, sa section transversale étant globalement rectangulaire. Mais il va de soi que cette disposition n'est pas limitative de l'invention, cette section pouvant au contraire être par exemple circulaire. Quoi qu'il en soit, ce boîtier porte-fusible est destiné au logement d'une cartouche fusible 11, globalement cylindrique, à culots d'extrémité 12. De manière connue en soi, le boîtier 10 est formé par l' assemblage de deux demi-corps creux identiques 13, longitudinalement emboîtables bout à bout l'un avec l'autre par une section transversale d'interface, suivant des modalités qui seront détail lées ultérieurement, chacun de ces demi-corps 13 étant équipé, suivant des modalités qui seront également décrites ultérieurement, d'une pièce de contact 14, qui est propre à la réception d'un des culots 12 de la cartouche 11, et qui est en liaison électrique avec une broche de connexion 15 faisant saillie vers l'extérieur. Par direction longitudinale, on entend ici la direction de l'allongement axial de la cartouche 11. Par section transversale d'interface d'un demi-corps 13, on entend par ailleurs ici l'ensemble de la tranche transversale d'extrémité d'un tel demi-corps par laquelle ce demi-corps est assemblé au demi-corps auquel il est associé. Cette section transversale d'interface, qui est désignée par la référence générale 16 surdos figures 3 et 4, est, suivant un contour fermé en ligne brisée, formée d'une succession de bords, ou tranches, qui, chacun individuellement, sont tantôt dans un plan transversal, tantôt dans un plan longitudinal. De manière connue en soi, deux opposés 17,17' de ces bords, dits ci-après bords d'affrontement, qui sont disposés dans des plans transversaux repérés par leurs traces T,T' sur la figure 3, sont, de manière complémentaire, au moins pour partie longitudinalement en décrochement l'un par rapport à l'autre. Suivant l'invention, le décrochement longitudinal de ces bords d'affrontement 17,17t, c'est-à-dire la distance D1 séparant longitudinalement l'un de l'autre les plans transversaux ?,T' dans lesquels ils se trouvent, est au moins égal à la dimension transversale des demi-corps 13 qui correspond auxdits bords d' affrontement, c'est-à-dire à la distance D2 séparant l'une de 1' autre les extrémités d'un tel bord d'affrontement dans le plan transversal qui le contint, figure 3. En pratique, et tel que représenté, ce décrochement longitudinal D1 est largement supérieur à cette dimension transversale D2 ; par exemple, le décrochement longitudinal D1 est voisin d' une fois et demi de la dimension transversale D2. Dans l'exemple de réalisation représenté, les bords d'affrontement 17,17' sont formés sur les grandes faces latérales d'un demi-corps 13, et l'un d'eux, en pratique le plus en retrait, à savoir le bord 17,forme par lui-même un tenon 18, qui constitue donc ainsi un simple prolongement de la face latérale correspondante du demi-corps 13, l'autre desdits bords d'affrontement, en pratique donc le plus en avant, à savoir le bord 17', formant conjointement par lui-même, de manière complémentaire une mortaise 18', qui résulte d'une simple échancrure ménagée'également directement dans la face latérale correspondante dudit demi-corps 13. Dans la forme de réalisation représentée, le tenon 18 présente en bout, sur sa tranche, un décrochement 50, et le fond de la mortaise 18' présente un décrochement complémentaire 51. Conjointement, dans la forme de réalisation représentée, sur les deux autres grandes faces latérales d'un demi-corps 13, à savoir, en l'espèce, la face supérieure et la face inférieure de celui-ci, la section transversale d'interface de ce demi-corps présente également des décrochenents conduisant à la présence, sur une telle face, d'une zone de coin 20 formée d'un bord 21 disposé dans le plan translrersal e mentionné ci-dessus et d'un bord 22 contigu du bord 21 et disposé dans un plan longitudinal peroendiculaire audit plan transversal D. Pour la face supérieure d'un demi-corps 13, ce bord 22 est de longueur réduite, car cette face se trouve par ailleurs affectée d'une échancrure 23, pour la constitution, pour le boîtier 10, d'une ouverture 24, figures 1 et 2, permettant de contrôler à la vue la présence d'une cartouche Il et d'assurer une bonne évacuation de la chaleur dégagée par celle-ci. Par contre, pour la face inférieure d'un demi-corps 13, le bord longitudinal 22 de la zone de coin 20 s'étend sur toute la longueur de ce demi-corps. Par ailleurs, chaque demi-corps 13 présente longitudinalement, d'une part une nervure 25, qui fait saillie sur l'une quelconque de ses faces interne- ou externe, et d'autre part une gorge 26, qui est ménagée de manière complémentaire sur l'autre desdites faces, pour engagement mutuel d'un desdits demi-corps 13 à l'autre, ladite nervure 25 et ladite gorge 26 étant décalées l'une par rapport à l'autre tant transversalement, symétriquement de part et d'autre du plan longitudinal médian du demi-corps 13 concerné, c'est-à-dire du plan longitudinal de ce demi-corps passant par l'axe de ses broches de connexion 15, que longitudinalement. Dans l'exemple de réalisation représenté, la nervure 25 fa t saillie sur la face interne de la face inférieure d'un demicorps 13, la gorge 26 associée étant ménagée sur la face externe de cette face inférieure, et plus précisément sur la face externe d'une partie en retrait de cette face inférieure formée par une semelle 28 qui augmente localement l'épaisseur de celle-ci. En outre, dans l'exemple de réalisation représenté, la rainure 26 est précédée d'une plaquette de guidage 29 qui en prolonge longitudinalement le fond, en direction de la nervure' 25 associée, et à niveau avec la tranche supérieure de celle-ci. Des moyens d'emboîtement prévus d'un demi-corps 13 à l'autre se trouvent complétés, dans l'exemple de réalisation représenté, par un ou plusieurs ergots 30 faisant saillie longitudinalement vis-a-vis de la section transversale d'interface 16 d'un demicorps 13 pour engagement dans des zones de coin 31 de l'autre demicorps 13. Par exemple, et tel que représenté, un seul de tels ergots 30 peut être prévu, au vosinage de la face supérieure d'un demicorps 13, à l'extrémité la plus en avant de celle-ci. Par ailleurs, dans la forme de réalisation représentée, chaque demi-corps 13 présente, sur sa face inférieure, un dégagement 55, pour en faciliter le moulage dans de bonnes conditions. Enfin, la pièce de contact 14 étant, tel que représenté, ouverte en berceau en direction de la face supérieure d'un demicorps 13, celui De préférence, et tel que représenté, la broche de connexion 15 d'un demi-corps 13 assure par elle-même la fixation à ce demicorps de sa pièce de contact 14, tout en formant une pièce distincte de celle-ci. En pratique, et tel que représenté, la fixation de la pièce de contact 14, qui est une simple pièce métallique ayant globalement une configuration de U, se fait par l'intermédiaire d'une contre-plaque 35, avec laquelle la broche de connexion 15 coopère en fixation, tel que décrit ci-après, et qui double en épaisseur la partie médiane ou semelle 36 delta pièce de contact 14, celleci étant traversée par la broche de connexion 15 et pincée entre celle-ci et la contre-plaque 35. u-delà de la pièce de contact 14 vis-à-vis de la broche de connexion 15,)a contre-plaque 35 est, par sa tranche d'extrémité libre, engagée, pour son maintien, dans une rainure 37 prévue à cet effet dans la face transversale d'extrémité correspondante du demi-corps 13. En pratique, et tel que représenté, la broche de connexion15 présente un premier épaulement 38, pour butée sur la face externe de la face inférieure du demi-corps 13, un tronçon de diamètre moyen 39, par lequel elle traverse ladite face à la faveur d'un trou 40 ménagé à cet effet dans celle-ci, et, au-delà d'un deuxième épaulement 41 prévu pour son appui contre la semel le 36 de la pièce de contact 14, elle se termine par un tronçon de diamètre réduit 42, en pratique fileté, par lequel, d'une part elle traverse ladite-semelle 36 de la pièce de contact 14, à la faveur d'un trou 43 prévu à cet effet dans celle-ci, et d' autre part elle est engagée à vissage dans un trou 45, taraudé à cet effet, de la contre-plaque 35, pour fixation de celle-ci. De préférence, et tel que représenté, tour une implantation possible des broches de connexion 15 à des entr' axes différents, plusieurs jeux de trous 40, 43 et 45 sont systématiquement prévus à l'avance dans chaque demi-corps 13, ces jeux de trous, qui sont au nombre de deux dans l'exemple représenté, étant échelonnés longitudinalement dans le plan longitudinal médian d'un tel demicorps. Enfin, et tel que représenté, la pièce de contact 14 est doublée extérieurement par une pièce en U 47, qui est élastisue- ment déformable, et qui joue donc un rôle de ressort vis-à-vis de cette pièce de contact, en tendant à refermer celle-ci sur le culot 12 de la cartouche 11 qui y est engagée. Par sa semelle ou partie médiane, cette pièce en U Q7 est engagée sous la semelle ou partie médiane 36 de la pièce de contact 14, et est donc, conjointement avec cette dernière, mainte- nue en place, parpincement, par la contre-plaque 35. Pour tenir compte de la surépaisseur locale due à la semelle ou partie médiane de cette pièce en U 47, la contre-plaque 35 et la partie médiane cu semelle 37 de la pièce de contact 14 présentent chacune transversalement une déformation d'inflexion. Quoi qu' il en soit, par la configuration fermée du trou 40 du demi-corps 13 dans laquelle elle est engagée, -la broche de connexion 15 assure une liaison mécanique, dans le sens longitudinal, entre la pièce de contact 14 et le demi-corps 13 que celleci équipe, et le seul montage de cette broche de connexion 15 suffit à réaliser cette liaison mécanique. Les deux demi-corps 13 nécessaires à la constitution du boîtier 10 suivant l'invention étant par ailleurs identiques et susceptibles d'une- réalisation par moulage, l'obtention de ce boîtier est avantageusement économique. Une fois les deux demi-corps 13 qui le constituent assemblés, ce boîtier 10 présente un excellent moment d'inertie transversal, et donc une grande résistance à la torsion et une grande résistance à la flexion. Cet assemblage est conduit de la manière suivante : la cartouche 11 est, par l'un de ses culots 12, engagée dans la pièce de contact 14 d'un des demi-corps 13. L'autre demi-corps 13 est alors placé longitudinalement en bout du précédent, puis engagé sur celui-ci. Au cours de cet engagement, la nervure 25 d'un demi-corps 13, qui prend d'abord contact avec la plaquette de guidage 29 de l'autre demi-corps 13, pénètre dans la rainure 26 de ce dernier, ce qui facilite la poursuite de cet engagement, et notamment la pénétration du tenon 18 de chacun des demi-corps 13 dans la mortaise 18' de l'autre de ceux-ci. Au terme d'un tel engagement l'ergot 30 pénètre à son tour dans la zone de coin 31 correspondante, et les décrochements 50, 51 des tenons 18 et des mortaises 18' s'emboîtent l'undansl'aut'e ce qui permet d'éviter un enfoncement transversal éventuel d'un tel tenon lors d'un choc ou d'un effort sur la face latérale du boîtier à cet endroit. Par ailleurs, au cours de cet engagement, la cartouche Il pénètre, par son autre culot 12, dans la pièce de contact 14 du demi-corps 13 opposé à celui dans lequel elle a été mise en place, cette pénétration étant facilitée par la nervure de guidage 33 prévue à cet effet sur de tels demi-corps. Du fait du décrochement longitudinal ou déport D1 entre les plans transversaux T,T' dans lesquels se trouvent les bords d' affrontement 17,17' complémentaires des deux demi-corps 13, tout se passe comme si ceux-ci, une fois assemblés, constituaient conjointement une poutre d'un seul tenant. tes tenons 18 assurent notamment une bonne résistance à la flexion de cette poutre, et participent également à la résistance à la torsion de celle-ci. Cette résistance à la torsion se trouve de surcroît renforcée par les zones de coin 20, dans chacune desquelles il y a appui transversal, contre le bord longitudinal 22 d'une telle zone de coin d'un des demi-corps, de la partie correspondante de l'autre de ces demi-corps, et qui, suivant l'invention, alternent avec les bords d'affrontement en décrochement 17,17'. Bien entendu la présente invention ne se limite pas à la forme de réalisation décrite et représentée, mais englobe toute variante d'exécution, notamment, comme mentionné ci-dessus, en ce qui concerne la section transversale d'ensemble du boîtier porte-fusible, aussi bien d'ailleurs qu'en ce qui concerne les dispositions adoptées pour la fixation à chaque demi-corps de celui-ci d'une pince de contact et/ou pour la liaison électrique de celle-ci à la broche de connexion correspondante. De plus, les faces d'un demi-corps sur lesquelles sont formés les bords d'affrontement en décrochement suivant l'invention, pourraient aussi bien être les faces supérieure et inférieure de ce demi-corps. Enfin, lorsque la section transversale d'un tel demi-corps est par exemple circulaire, la dimension transversale de ce demi-corps à rendre en considération pour apprécier l'amplitude du décrochement de ses bords d'affrontenent est au plus son dia- mètre, mais de préférence, suivant la définition donnée ci-dessus de cette dimension transversale, la longueur de la corde séparant l'une de I1 autre les extrémités d'un tel bord d'affrontement. Cette définition peut aisément être étendue pour d'autres sections, et par exemple pour une éventuelle section ovotide. RE\mtDI CATTOiNS 1. Boîtier porte-fusible, du. genre comportant deux demicorps creux identiques, longitudinalement emboîtables bout à bout i'un avec l'autre par une section transversale d'interface, dont deux bords opposés, dits ci-après bords d'affrontement sont, de manière complémentaire, au moins pour partie longitudinalement en décrochement l'un par rapport àl'autre, chacun desdits demicorps étant en outre équipé d'une pièce de contact, qui est propre à la réception d'un des culots d'une cartouche fusible, et qui est en liaison électrique avec une broche de connexion faisant saillie vers l'extérieur, un tel boîtier porte-fusible, caractérisé en ce que le décrochement longitudinal l'un par rapport à l'autre des bords d'affrontement de la section transversale d'interface d'un demi-corps est au moins égal à la dimension transversale d'un tel demi-corps correspondant auxdits bords d'affrontement. 2. Boîtier porte-fusible suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'un des bords d'affrontement de la section d'interface d'un demi-corps forme par lui-même au moins un tenon, et l'antre desdits bords d'affrontement de ladite section forme conjointement par lui-même, de manière complémentaire, au moins une mortaise. 3. Boîtier porte-fusible suivant l'une quelconque des revendications 1, 2, caractérisé en ce que chacun des demi-corps présente longitudinalement d'une part une nervure, qui fait saillie sur l'une quelconque de ses faces interne ou externe, et d'autre part une rainure, qui est ménagée de manière complémentaire sur l'autre desdites faces, pour engagement mutuel d'un desdits demi-corps à l'autre, ladite nervure et ladite rainure étant décalées l'une par rapport à l'autre tant transversalement, symétriquement de part et d'autre du plan longitudinal médian d'un tel demi-corps, que longitudinalement. 4. Bottier porte-fusible suivant la revendication 3, caractérisé en ce que ladite rainure est précédée d'une plaquette de guidage qui en prolonge longitudinalement le fond. 5. Boîtier porte-fusible suivant l'une quelconque des revendications 7 à 4, dans lequel la pièce de contact d'un demicorps est ouverte en berceau, caractérisé en ce que, en regard de l'ouverture de cette pièce de contact, un tel demi-corps porte longitudinalement en saillie, sur sa face interne, une nervure de guidage, dont le bord d'attaque, c'est- & --dire le bord longi tudinalement tourné vers l'autre demi-corps, est de préférence effilé. 6. Boîtier porte-fusible suivant l'une quelconque des revendications 1 È 5, caractérisé en ce que la broche de connexion d'un demi-corps assure par elle-même la fixation audit demi-corps de sa pièce de contact, tout en formant une pièce distincte de celle-ci. 7. Boîtier porte-fusible suivant la revendication 6, caractérisé en ce que la broche de connexion présente un épaulement, pour appui sur la face externe du demi-corps qu'elle équipe, traverse celui-ci à la faveur d'un trou ménagé à cet effet dans ce demi-corps, et se termine par un tronçon de moindre diamètre, par exemple fileté, pour fixation de la pièce de contact. 8. Boîtier porte-fusible suivant la revendication 7, caractérisé en ce que plusieurs trous sont prévus dans un demi-corps pour sa broche de connexion, pour implantation de celle-ci à des enter'axes différents. 9. Boîtier porte-fusible suivant lune quelconque des revendications 6 à 8, caractérisé en ce que la fixation d'une pièce de contact à un demi-corps se fait par 1' intermédiaire d'une contre-plaque avec laquelle coopère la broche dé connexion, ladite pièce de contact étant traversée par ladite broche de connexion et pincée entre celle-ci et,ladite contre-plaque. 10. Boîtier porte-fusible suivant la revendication 9, caractérisé en ce que, à son extrémité libre, au-delà de la pièce de contact vis-à-vis de la broche de connexion, la contre-plaque est engagée dans une rainure du demi-corps. 11. Boîtier porte-fusible suivant l1une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que la pièce de contact d'un demi-corps est doublée extérieurement par une pièce en U élasti quement déformable formant ressort. 12. Boîtier porte-fusible suivant l'une quelconque des revendications 1 à 11, dans lequel chaque demi-corps présente au moins une zone de coin pour appui-transversal contre un bord longitudinal de cette zone dé coin, de la partie correspondante de l' autre demi-corps, caractérisé en ce que de telles zones de coin alternent avec les bords d'affrontement en décrochement.