Cette invention est relative aux lanterneaux ouvrants et plus spécifiquement au problème de la manoeuvre automatique dudit ouvrant en cas d'incendie et ce sans préjudice des manoeuvres manuelles. Un premier objet d'invention concerne le fait que le dispositif de sécurité révélé est, à la fois, compact, de dimensions réduites et localisé sans aucun préjudice ni pour l'effi cacité ni pour I'esthétique du lanterneau ainsi équipé d'un dispositif de sécurité. Un autre objet de l'invention réside dans le fait que se trouvent systématiquement abandonnés les dispositifs à ressorts transversaux prenant appui sur les côtés latéraux du lanterneau, ce qui, incontestablement, est non seulement inesthétique, mais d'une régularité extrêmement précaire. Un autre objet de l'invention se trouve dans le carac tère unitaire du dispositif de sécurité lequel, étant mis sous tension permanente dans le sens de 11 ouverture, agit quasi instantanément lorsque la contrainte, respectivement le mécanisme de fermeture est libéré soit manuellement, soit automatiquement par suite d'une élévation de la température au-delà d'une limite maximale ou température d'alerte prédéterminée. Ces différents objets d'invention sont atteints par le lanterneau avec dispositif de sécurité selon l'invention lequel est caractérisé en ce qu'il est constitué au moins par la combinaison d'un premier levier articulé sur un axe prenant appui sur la partie dormante du lanterneau; d'un second levier profilé de manière à former pène d'accrochage de l'ouvrant du lanterneau, ce second levier étant articulé sur le premier levier; entre ces deux leviers, une liaison à fusible; d'au moins un élément élastique sollicitant en permanence l'ensemble desdits leviers et de ladite liaison à fusible vers la position d'enclenchement, respectivement de fermeture, de l'ouvrant du lanterneau. Cette combinaison originale peut évidemment être mise en oeuvre sous des formes infiniment variables au prorata de la morphologie, des dimensions et de la position relative des éléments caractérisant ce dispositif. C'est donc à simple titre d'exemple, sans aucun carac tère limitatif, qu'une exécution est décrite en détail ci-après en se référant aux dessins annexés dans lesquels: la figure 1 représente schématiquement en vue latérale et en position ouverte un lanterneau équipé du dispositif de sécurité selon l'invention; la figure 2 représente à échelle agrandie la partie caractéristique indiquée en F2 à la figure 1; la figure 3 est une vue du dispositif de sécurité en direction de la flèche F3 de la figure 2; la figure 4 est une vue du dispositif de sécurité en direction de la flèche F4 de la figure 2; les figures 5 et 6 représentent, respectivement, une coupe selon les lignes V-V et VI-VI de la figure 3; la figure 7 représente à échelle agrandie la partie indiquée en F7 à la figure 1;; la figure 8 est une vue du dispositif de sécurité en direction de la flèche F8 de la figure 7; la figure 9 represente à échelle agrandie la partie caractéristique indiquée en F9 à la figure 1; la figure 10 est une vue du dispositif de sécurité en direction de la Sèche F10 de la figure 9; les figures 11 et 12 représentent, respectivement, une coupe selon les lignes XI-XI et XII-XII de la figure 9; la figure 13 représente à échelle agrandie la partie caractéristique indiquée en F13 de la figure 1; la figure 14 est une coupe selon la ligne XIV-XIV de la figure 13; la figure 15 est semblable à la figure 2, le dispositif de sécurité étant représenté dans la position fermée du lanterneau; la figure 16 est semblable à la figure 15, le dispositif de sécurité étant représenté dans sa position d'ouverture suite à une manoeuvre manuelle;; la figure 17 est semblable à la figure 15, le dispositif de sécurité étant représenté en position ouverte. Dans cette exécution, le lanterneau est constitué substantiellement par le dormant 1, l'ouvrant 2 et le dispositif de sécurité dont les éléments essentiels sont indiqués en 3. Le dormant et l'ouvrant peuvent être de forme et dimensions essentiellement variables cependant qu'on aura généralement affaire à un dôme ou une construction pyramidale à base quadrangulaire. Entre le dormant 1 et l'ouvrant 2 sont interposés deux bras 4 dont un bout prend appui sur l'ouvrant 1 à l'intervention d'une liaison élastique 5, l'autre bout dudit bras 4 étant engagé dans les étriers 6 solidaires de l'ouvrant 2. La liaison élastique 5 est, de préférence, réalisée en sorte de pouvoir réglerles sollicitations élastiques de l'ouvrant. A cet effet, chaque bras 4 est solidaire d'une bague 7 laquelle prend appui sur un moyeu formé de deux tronçons 8-9, ces deux tronçons étant coaxiaux et en contact mutuel par des surfaces cannelées, respectivement 10-11. Le tronçon 9 est profilé sous la forme d'un écrou et est solidarisé au premier tronçon 8 à l'intervention d'un boulon axial 12.Autour dudit moyeu bipartible 8-9 est disposé un ressort à boudin 13 dont un bout 14 est engagé dans la bague 7 et dont l'autre bout, 15, est engagé dans ledit tronçon 9 en forme d'écrou. Ainsi, en tournant ledit écrou dans un sens ou dans l'autre, on peut augmenter, respectivement réduire, le degré de bandage, respectivement la tension interne dudit ressort à boudin 13. Par ce dispositif, on obtient donc que l'ouvrant 2 est sollicité en permanence vers la position d'ouverture cependant que les dispositifs décrits sont extrêmement compacts, localisés et pratiquement sans aucune influence pernicieuse sur l'esthétique générale du lanterneau. Le dispositif de sécurité proprement dit est porté par le dormant 1 du lanterneau et plus spécialement par la partie médiane du bord 16 du dormant opposé aux bord dormant et charnières de l'ouvrant. Ce dispositif de sécurité est appelé à coopérer avec un bec d'accrochage 17 porté par la partie centrale du bord de l'ouvrant 2 opposé au susdit bord à charnières. Le dispositif de sécurité est, en l'occurrence, constitué par un premier levier 18 articulé sur un axe 19 prenant appui sur la partie dormante 1 du lanterneau. Un second levier, 20, est profilé de manière à former le pène d'accrochage 21 destiné à coopérer avec le bec d'accrochage 17 de l'ouvrant 2. Ce second levier est articulé sur le premier à l'intervention d'un axe 22. Entre ces deux leviers 18-20, est interposée une liaison à fusible 23. Un élément élastique 24 entoure ledit axe 19 et prend appui, par son bout 25, sur la partie correspondante du talon, et est, par son autre bout, 26, rendu solidaire dudit premier levier 18.Cette disposition est telle *e l'ensemble desdits leviers 18-20 et de la liaison à fusible 23 formant une triangulation se trouve sollicité en permanence vers la position d'accrochage ou position de fermeture dudit pène 21 en raison de la sollicitation élastique du ressort 24. En l'occurrence, est également solidaire du levier 18 un bras 27 auquel est relié un câble 28 susceptible d'être terminé par une poignée ou autre élément de préhension en vue de la manoeuvre manuelle du dispositif. Le fonctionnement de ce dispositif de sécurité est extrêmement simple. En effet, en position de repos ou de fermeture, l'ouvrant 2 est rabattu sur le dormant 1 et le bec d'accrochage 17 est immobilisé par le pène 21. Pour une manoeuvre manuelle, il suffit d'exercer une traction sur le câble 28, ce qui a pour effet de faire basculer l'ensemble triangulé 18-20-23, libérant ainsi le bec d'accrochage 17 de l'ouvrant qui, sollicité par le dispositif de rappel à ressort 5, est amené en position de pleine ouverture. On observera aussi que le bras 4 passant dans l'étrier 6 est garni, vers son bout libre, par une tête 29 formant, à la fois, arrêt et préférablement amortisseur, dans lequel but cette tête sera, par exemple, exécutée en une matière synthétique convenante, telle que du néoprène. Par ailleurs, si la température dans le local, par exemple par suite d'un incendie, atteint la température de fusion de la matière constitutive de la liaison à fusible 23, cette dernière se rompt, dissociant ainsi l'ensemble triangulé. Sous le double effet de la gravité et de la sollicitation des éléments élastiques 5, le second levier, 20, est rabattu, ce qui entraîne la séparation entre le pène 21 et le bec d'accrochage 17. L'ouvrant 2 se trouve ainsi libéré et amené quasi instantanément en position de pleine ouverture sous l'effet des bras 4 avec leur système élastique respectif S. La triangulation assurant l'ouverture automatique offre l'avantage de réduire sensiblement la traction et l'effort de cisaillement sur le fusible, et plus spécialement sur la régule le composant. Cet avantage est renforcé par le fait que le rapport du bras de levier de la gâche oscillante 20 et du bras 18 (fig. 15-16-17) est de l'ordre de 4 à 1. Effectivement, de nombreux systèmes proposés sont aléatoires et ne peuvent se monter en direct, c'est-à-dire en sorte d'exercer une traction directe sur le fusible en raison du fait de l'effort maximal applicable en sécurité de cisaillement sur la régule soudée du fusible. Cet effort maximal est de l'ordre de 50 kg.Le dispositif de sécurité révélé par la présente apparaît bien comme le seul dispositif monolithique autorisant l'usage d'un fusible à l'exclusion de tendeurs, câbles ou autres éléments agissant souvent et par nécessité sur deux gâches et becs d'accrochage au lieu d'un seul comme dans le cas présent. On constatera que le fonctionnement du dispositif de sécurité est systématique et que ce dernier est, à la fois, simple, compact, unitaire, indéréglable et d'une efficacité constante en l'absence de toute pièce délicate ou soumise à des sollicitations dangereuses. En effet, cette sécurité totale provient surtout de l'absence de pièces intermédiaires telles que câbles, tendeurs, chevilles et divers accessoires. Or, les prescriptions d'ordre public impliquent l'usage d'un seul fusible sous l'exigence complémentaire que ledit fusible unique ne peut subir de sollicitations dangereuses. Plus particulièrement, le dispositif révélé par la présente apporte une solution systématique pour l'équipment des grands lanterneaux exigeant de gros efforts d'ouverture. I1 va de soi évidemment que la morphologie, les dimensions et la position relative des différents éléments précédemment décrits sont essentiellement variables dans la mesure où ils restent dans le même contexte. On pourrait également, pour de très grands lanterneaux, faire application de deux ou de plus de deux tels dispositifs de sécurité rendus mutuellement solidaires de manière à pouvoir être actionnés simultanément dans les mêmes conditions. La liaison à fusible entre les deux leviers principaux peut être réalisée sous des formes et à l'aide de matériaux ou combinaisons de matériaux divers en se basant, par exemple, sur les dispositifs et sur les matières déjà utilisés dans différentes installations destinées à combattre les incendies. L'invention concerne le dispositif en soi ainsi que tous lanterneaux ou éléments similaires appliquant un tel dispositif de sécurité. Bien entendu diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art aux dispositifs ou procédés qui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifssans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1.- Lanterneau du type comportant une partie dormante et une partie ouvrante, cette dernière étant sollicitée en permanence vers sa position d'ouverture par un dispositif élastique et immobilisée en position de fermeture par un dispositif de sécurité, caractérisé en ce que ce dernier est constitué par la combinaison d'au moins un premier levier articulé sur un axe prenant appui sur la partie dormante du lanterneau; articulé sur ledit premier levier, un second levier profilé de manière à former pène d'accrochage de l'ouvrant du lanterneau; entre ces deux leviers, une liaison à fusible et au moins un élément élastique sollicitant en permanence l'ensemble formé par lesdits leviers et ladite liaison à fusible vers la position d'enclenchement, respectivement de fermeture, de l'ouvrant du lanterneau. 2.- Lanterneau selon la revendication 1, caractérisé en ce que les deux leviers oscillants et leur liaison à fusible forment un système triangulé compact et indéréglable. 3.- Lanterneau selon la revendication 1, caractérisé en ce que le dispositif de rappel élastique de l'ouvrant vers sa position d'ouverture est constitué par des bras articulés sur la partie dormante du lanterneau et présentant à l'endroit desdites articulations, un ressort associé à un dispositif permettant le réglage de la tension du ressort, l'autre bout desdits bras étant librement engagé dans des guides solidaires de la partie ouvrante du lanterneau. 4.- Lanterneau selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que, du premier levier oscillant, est rendu solidaire un levier secondaire muni d'un organe ou élément de manoeuvre manuel tel qu'un déplacement angulaire dudit levier secondaire entraîne un déplacement angulaire analogue du système triangulé formé des deux leviers oscillants et de leur liaison à fusible, libérant ainsi la partie ouvrante du lanterneau. 5.- Lanterneau selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que, dans la position de fermeture de l'ouvrant du lanterneau, le pène faisant partie du second levier oscillant est associé à un bec d'accrochage présenté par la partie correspondante de la partie ouvrante du lanterneau.