La présente invention concerne une installation pour élever, nourrir, etc. du bétail. Le bétail, tel que les porcs, les veaux ou d'autres animaux est, jusqu'alors, nourri dans des étables en-maçonnerie usuelle 5 ou dans des bâtiments préfabriqués à assembler. Dans ces étables usuelles, le conditionnement et l'hygiène sont problématiques, étant donné que ces deux facteurs dépendent grandement de l'occupation de 11étable et de l'adaptation des bâtiments à l'élevage des animaux. En outre, dans le mode de construction antérieure, 10 l'on s'est basé sur le besoin en espace vital des animaux, tout en les protégeant contre les intempéries. La nécessité de mettre à la disposition des animaux un local optimal et climatisé et d'autre part celle de faire face aux intempéries ont conduit jusqu'ici à des compromis entre ces deux besoins, qui ne donnent pas entière 15 satisfaction. Pour cette raison, l'invention se propose de procurer une installation pour élever, nourrir, etc. le bétail, qui élimine les inconvénients de l'élevage en étables antérieurement connu. Le problème est résolu, conformément à l'invention, par le 20 fait que 11 installation est constituée par au moins une cellule unitaire qui satisfait l'ensemble des. besoins vitaux des animaux. Du fait que l'espace vital des animaux est compris dans une cellule unitaire et que ce problème est séparé de celui de la protection contre les intempéries qui est résolu par ailleurs par 25 une construction extérieure, la climatisation de l'espace vital des animaux dans la cellule est infiniment plus simple à résoudre et peut être réalisée sans faire appel à des solutions techniques onéreuses pour l'aération et le chauffage. De préférence, la cellule unitaire est assemblée à partir 30 d'éléments préfabriqués en usine, ce qui permet une fabrication rationnelle et économique de cette cellule. Un avantage particulier de la cellule selon l'invention consiste en ce qu'elle ne nécessite pas de fondations et qu'il suffit de relier la cellule au sol par des dispositifs d'ancrage. 35 Selon une autre caractéristique de l'invention, on prévoit sous le sol de la cellule un volume sous plancher pour recevoir les installations sanitaires, de conditionnement d'air, etc.. Ainsi, la cellule présente l'avantage considérable qu'on peut chauffer ou refroidir à volonté le sol de la cellule. Ceci est 72 15910 2 2135628 avantageux par rapport au mode d'élevage connu du bétail en étable. Un autre avantage de la cellule selon l'invention consiste en ce que celle-ci comporte deux côtés de liaison qui permettent de l'assembler à d'autres cellules. De ce fait, on peut assembler sans difficultés plusieurs cellules identiques pour constituer des unités de grandes dimensions. Selon un autre développement de 11 invention, la cellule comporte, selon les types d'animaux, un plan médian ou une cloison médiane perpendiculaire aux deux côtés de liaison, qui divise la c ellule en deux moitiés de fonctions identiques. Selon un autre développement de l'invention, on place dans le plancher de la cellule, le long des parois faisant face à la cloison médiane, des rigoles d'écoulement pour le mélange d'excréments et d'urine, lesquelles rigoles sont de préférence recouvertes par un caillebotis. On peut également placer au-dessus du plan médian un passage pour l'inspection et pour la distribution de la nourriture, ou bien placer le plan médian dans un passage central des deux côtés duquel sont prévues des mangeoires pour les animaux. On peut également envisager qu'une cloison de séparation constitue le plan médian. La cloison de séparation peut être placée en direction de l'une des deux moitiés de cellule afin de tenir compte de l'éventualité de "loger de jeunes animaux avant des besoins d'espace moindres dans l'une des moitiés et de loger des animaux plus âgés dans l'autre moitié. Dans une autre réalisation de la cellule, on prévoit dans la partie toit une ventilation qui s'étend sur l'ensemble des cellules dans le cas où il y en a plusieurs disposées parallèlement l'une à l'autre. De préférence, la ventilation peut s'effectuer par un tuyau de plastique traversant toutes les cellules. Un autre avantage de la cellule unitaire conforme à l'invention consiste en ce que ces cellules peuvent être montées l'une au-dessus de l'autre. On peut ainsi utiliser sur toute leur hauteur de grands locaux, tels que des granges ou des locaux analogues, en installant les cellules unitaires aussi bien l'une au-dessus de l'autre que l'une à côté de l'autre. Un exemple de réalisation de l'invention est représenté sur le dessin et décrit plus en détail ci-après. Sur le dessin ; 72 3 2135628 - la figure 1 représente en perspective une cellule unitaire montée sous un toit de protection contre les intempéries ; - la figure la est une coupe transversale à travers le matériau des cloisons de cette unité 5 - la figure 2 représente, vue de devant, la cellule unitaire de la figure 1 ; - la figure 3 est une coupe transversale à travers une installation pour élever du bétail, constituée par plusieurs cellules unitaires ; 10 - la figure 4 montre une première division de la surface de plancher de la cellule unitaire ; - la figure 5 montre une deuxième division de la surface de plancher de cette unité ; et - la figure 6 montre une troisième division de la surface 15 de plancher de cette unité. La figure 1 représente une installation pour élever et nourrir du bétail, constituée par une cellule unitaire 1 et une protection 2 contre les intempéries. La protection 2 peut elle-même être constituée par une grange inutilisée, une grande étable ou 20 une construction métallique en porte-à-faux et couverte ou plus simplement par un toit de tente durable. La cellule unitaire 1 et la protection contre les intempéries 2 sont, comme on le voit, fonctionnellement totalement indépendantes l'une de l'autre de sorte qu'elles peuvent être toutes deux construites et agencées 25 pour une utilisation optimale indépendante. Avec le mode de construction cellulaire, l'espace vital des animaux est volontairement séparé de la protection contre les intempéries de façon à obtenir des ensembles de cellule de dimensions optimales dont la climatisation peut être réalisée sans faire appel à des solutions 30 techniques onéreuses pour la ventilation et le chauffage. Les parois de la cellule 1 servent de ce fait uniquement à isoler thermiquement de l'environnement le volume intérieur de la cellule. Pour cette raison, le matériau de ces parois peut, comme on le voit sur la figure la, être une structure sandwich à trois 35 couches. On connaît déjà des plaques d'un tel matériau. Il est bien entendu que l'on peut utiliser pour les parois de la cellule 1 tout autre matériau à bonnes caractéristiques d'isolation thermique . Afin que la réalisation de la cellule soit aussi simple que 72 15910 4 2135628 possible et afin qu'elle puisse être montée dans n'importe quel local de volume suffisant, on renonce pour la cellule aux fondations dans le sens usuel du terme. De ce fait, la cellule 1 ne comporte que quelques poteaux porteurs 3 qui sont fixés dans le 5 sol uniquement par des dispositifs d'ancrage en forme de spirale vissés dans le sol. On peut également envisager tout autre dispositif d'ancrage. La cellule unitaire 1 comporte un plancher 4 qui se trouve surélevé d'une certaine distance par rapport au niveau du sol. 10 Entre le plancher 4 de la cellule et le niveau du sol, on dispose ainsi d'un volume sous plancher pour recevoir les installations sanitaires 5aj_ 5b, les installations de conditionnement (cf. figure 3) destinées à régler la température du plancher 4 de la cellule, etc.. Du fait que le plancher 4 de la cellule se trouve 15 au-dessus du niveau du sol et que sa température est réglée, c'est à-dire qu'il peut être à volonté chauffé ou refroidi, on élimine un inconvénient particulièrement important des étables classiques. Les installations sanitaires 5.a, 5b servent à évacuer le mélange d'excréments et d'uriné du bétail. 20 Les parois 7 - de la cellule unitaire 1 peuvent comporter des fenêtres et des portes 8. Sur la figure 1 n'est représentée qu'une porte 8 nécessaire pour pénétrer dans la cellule 1, mais il est bien entendu que l'on peut également prévoir une fenêtre dans la paroi de cellule en vis-à-vis. Toutefois, il n'est pas indispen-25 sable de prévoir des fenêtres, qui peuvent éventuellement présenter des inconvénients du fait que, dans le cas d'un éclairage totalement artificiel, il est plus facile de déterminer à volonté les heures de nourriture et de repos du bétail. La cellule unitaire 1 comporte respectivement deux côtés de 30 liaison permettant de l'assembler avec d'autres cellules. Ceci apparaît particulièrement sur la figure 3, où sept cellules unitaires sont assemblées par leurs côtés de liaison et constituent ainsi une étable longue. Lorsqu'on dispose d'un bâtiment 2, assurant une protection contre les intempéries, de longueur et de 35 largeur appropriées, on peut également, bien que ce ne soit pas représenté sur le dessin, disposer l'une à côté de l'autre et/ou l'une au-dessus del'autre plusieurs installations d'étable assemblées à partir d'un certain nombre de cellules unitaires 1. Comme on le voit particulièrement sur les figures 1 et 2, la 72 15910 5 2135628 cellule unitaire 1 est divisée en deux moitiés de fonction identique par une cloison médiane 9 perpendiculaire aux deux côtés de liaison, de sorte que l'on peut, par exemple, loger dans une même cellule, soit deux types d'animaux, soit des animaux du même type, 5 mais d'âge différent. Dans le plancher 4 de la cellule sont disposées, le long des parois 7a., 7b faisant face à la cloison médiane 9, les installations 5,a, 5b pour l'évacuation du mélange d'excréments et d'urine. Les installations 5a., 5b consistent en ce cas en rigoles 10 recouvertes du côté de l'intérieur de la cellule par des caille-botis. Pour évacuer le mélange d'excréments et d'urine, on peut utiliser des installations connues constituées, par exemple, par une rigole dans laquelle se déplacent dans les deux sens des poussoirs ; ou bien le nettoyage s'effectue par le fait que le mé-15 lange d'excréments et d'urine s'écoule par fermentation (fumier en décomposition), ou bien le nettoyage s'effectue de temps à autre avec des jets d'eau. On peut également prévoir dans ce but d'autres installations appropriées. De préférence, on utilise comme installation sanitaire une installation du type de celle de 20 la Demande de brevet allemand n° P 21 18 125.9, qui assure l'évacuation la plus rapide des excréments en tenant compte de la climatisation du volume intérieur. Pour avoir accès aux cellules 1, on peut placer au-dessus de la cloison médiane 9, selon la figure 1, un passage 10 servant 25 à l'inspection et à l'alimentation du bétail. Mais on peut également, selon la figure 4, diviser en deux parties la cellule par un passage médian 11 et, dans ce cas, des mangeoires I3_a, 13b sont disposées de chaque côté des cloisons latérales 12^., 12b du passage 11. Sar la figure 4, on voit par ailleurs la division 30 du plancher de la cellule en deux parties 14a., 14b dont les températures sont différentes. Par exemple, dans les cellules utilisées pour la mise-bas des porcelets, on réalise une différence favorable de 8 à 10°C entre les températures du sol pour la truie et les porcelets qui têtent en prévoyant une isolation appropriée 35 des surfaces 14a sur lesquelles est couchée la truie. La surface de repos 14b des porcelets a une température plus élevée. En outre, les porcelets peuvent être également protégés par une source de chaleur 15, par exemple un appareil à rayonnement infra-rouge de sorte que les pertes en. porcelets survenant dans les étables 72 15910 6 2135628 se trouvent largement diminuées par l'invention. Sur la figure 4, sont par ailleurs représentées, de part et d'autre du passage central, des parties de plancher 14a, 14b réalisées de façon différente pour faire face à des besoins différents selon le 5 moment de l'élevage des porcelets. Lorsque l'on désire élever dans une cellule unitaire 1, sur le côté L de celle-ci des jeunes animaux ayant besoin d'un espace moindre et sur l'autre côté R des animaux plus âgés avant besoin d'un espace plus grand, la cloison de séparation 9 peut être dé-10 placée (cf. figures 5 et 6) en direction d'un des deux côtés de la cellule, par exemple en direction du côté L. L'alimentation peut s'effectuer à partir d'une auge 16 (figure'5) orientée transversalement par rapport à la cellule 1, ou à partir de distributeurs automatiques de nourriture 13a,, 13b (figure 6) qui sont 15 disposés de part et d'autre du plan médian ou de la cloison médiane 9. La cellule 1, en ce qui concerne ses dimensions, est un local calculé en fonction de l'élevage d'un type de bétail déterminé, par exemple l'élevage des porcs, et notamment pour que l'on puisse 20 utiliser à volonté l'ensemble des procédés d'alimentation usuels, c'est-à-dire notamment : 1. Alimentation au sol à la main. 2. Alimentation à partir de distributeurs automatiques remplis manuellement (ad libitum) . 25 3. Alimentation à partir de distributeurs automatiques remplis automatiquement. 4. Alimentation rationnée à partir de distributeurs automatiques remplis manuellement. 5. Alimentation rationnée à partir de distributeurs automati-30 ques remplis automatiquement. 6. Alimentation automatique au sol par circuit de nourriture. 7. Alimentation automatique en auges par circuit de nourriture. 8. Alimentation liauide dans une auge remplie manuellement. 9. Alimentation liquide dans une auge remplie par wagonnet 35 à nourriture. 10. Alimentation liquide dans une auge remplie automatiquement par un système de pompes. Comme on le voit notamment sur les figures 1 et 2, on prévoit dans la partie supérieure 17 de la cellule 1 un dispositif 72 15910 7 2135628 de ventilation qui, dans le cas d'un assemblage en parallèle de plusieurs cellules, comme par exemple les sept cellules unitaires de la figure 3, s'étend à travers l'ensemble des cellules. Le volume supérieur situé au-dessus des cellules 2 est réalisé de telle sorte que l'air frais F entrant par un tuyau perforé, un tube, etc. 18 est uniformément réparti sur les surfaces de repos L, R. Si, en cas de forte chaleur, il était nécessaire de refroidir le plancher des cellules, l'air frais peut être amené dans le volume situé sous le plancher par une dérivation 19. D'autre part, le plancher 4 des cellules peut être réchauffé de façon simple par une soufflante d'air chaud. Le tuvau ou tube 19 est de préférence en plastique. Dans des cas particuliers, le tuyau de plastique perforé peut également être utilisé pour humidifier 1'air. Pour renouveler l'air des cellules, point n'est besoin de mesures particulières, étant donné que, du fait de la légère surpression régnant dans les cellules, l'air utilisé est refoulé à travers les caillebotis dans les installations sanitaires 5a., 5b, et de là dans les locaux servant à recevoir le mélange d'urine et d'excréments (fosse à purin). Afin d'assurer une protection suffisante de l'environnement et afin de maintenir aussi faibles que possible les émanations et les odeurs de la fosse à purin et celles résultant du compostage du mélange d'excréments et d'urine, il est de toute façon nécessaire d'installer une cheminée d'évacuation d'air de hauteur suffisante, éventuellement en intercalent un ventilateur. Cette cheminée est utilisée directement, sans conduit supplémentaire d'évacuation d'air, pour ventiler les cellules. Il est bien entendu que l'invention ci-dessus décrite permet aussi de nombreuses variantes de réalisation sans s'écarter pour autant de l'esprit et du domaine de l'invention. 72 15910 8 2135628 REVENDICATIONS 1.- Installation pour élever, nourrir, etc. du bétail, caractérisée en ce qu'elle est constituée par au moins une cellule unitaire (1) satisfaisant tous les besoins vitaux des animaux. 2.- Installation selon la revendication 1, caractérisée en ce que la cellule unitaire (1) est assemblée à partir d'éléments préfabriqués en usine. 3.- Installation selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisée en ce que la cellule unitaire (1) est fixée au sol uniquement par des dispositifs d'ancrage (3) qui ne nécessitent pas de fondations. 4.- Installation selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce qu'il y a sous le plancher (4) de la cellule un volume sous plancher destiné notamment à recevoir les installations sanitaires (5a., 5b) et les installations de conditionnement d'air (6). 5.- Installation selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que la cellule (1) comporte deux côtés de liaison permettant de l'assembler avec d'autres cellules. 6.- Installation selon la revendication 5, caractérisée par un plan médian perpendiculaire aux deux côtés de liaison et divisant la cellule en deux moitiés (L,R) de fonctions identiques. 7.- Installation selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que l'on prévoit dans le plancher (4) de la cellule, le long des cloisons (7a., 7b) de la cellule faisant face au plan médian, des rigoles d'évacuation (5a.,5b) pour évacuer le mélange d'excréments et d'urine, et en ce que ces rigoles sont revêtues par des caillebotis. 8.- Installation selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisée en ce qu'un passage (10) est prévu au-dessus du plan médian. 9.- Installation selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisée en ce que la cellule (1) est divisée en deux moitiés (L, R) par un passage central (11) et en ce que des mangeoires (13ja, 13b) pour le bétail sont placées de chaque côté (12_a, 12b) de ce passage. 10.- Installation selon l'une des revendications 1 à 9, carac térisée en ce qu'une cloison de séparation (9) constitue le plan médian. 72 15910 9 2135628 11.- Installation selon la revendication 10, caractérisée en ce que la cloison de séparation (9) peut être déplacée à volonté en direction de l'une ou l'autre des deux moitiés svmétriques de cellule (L,R). 5 12.- Installation selon l'une des revendications 1 à 11, carac térisée en ce que l'on prévoit dans la partie supérieure (17) de la cellule (1) une ventilation qui s'étend sur l'ensemble des cellules lorsque plusieurs de celles-ci sont assemblées en parallèle. 10 13.- Installation selon la revendication 12, caractérisée en ce que la ventilation est assurée par un tuyau plastique perforé (18) traversant toutes les cellules. 14.- Installation selon l'une des revendications 1 à 12, caractérisée en ce que, lorsque les cellules (1) sont utilisées pour 15 1'élevage de ieunes animaux, on peut régler séparément la température des parties (14ja, 14b) du plancher de la cellule. 15.- Installation selon l'une des revendications 1 à 14, caractérisée en ce que les cellules peuvent être montées l'une au-dessus de l'autre.