La présente invention est relative au chromage des plaques métalliques pour l'impression offset. Les plaque utilisées pour l'impression offset comportent habituellement un support métallique ou rendu conducteur de l'électricité sur lequel on forme, par rev- tement électrolytique, une ou plusieurs couches métalliques adaptées à l'emploi auquel on les destine. Les supports sont le plus souvent constitués par des plaques de métal dont les plus fréquemment utilisés sont le zinc, l'aluminium, le cuivre, le laiton et l'acier. Lorsque le support est d'un métal non cuivreux il est courant d'appliquer sur ce support, par électrolyse, une ou plusieurs couches de cuivre, parfois de laiton; en effet le cuivre possède la propriété de présenter une affinité particulière pour les encres utilisées dans le procédé offset. Sur le métal de base, qui est généralement un métal cuivreux et qui peut titre le métal du support ou un métal de revEtement, on applique habituellement par électrolyse une couche de chrome dont l'épaisseur peut être d'un à deux microns. Lorsqu'on effectue le chromage en une seule opération continue on obtient une couche de chrome brillante ou relativement brillante; au contraire, lorsqu'on interrompt l'opération de chromage une ou plusieurs fois, par coupures du courant électrique d'électrolyse, on obtient un revêtement de chrome d'aspect mat et de couleur variant du gris au noir. La durée de ces coupures de courant peut varier de deux sec on des à plusieurs minutes et elles peuvent avoir lieu au début, au milieu ou à la fin de l'opération de chromage. Le rev8tement de chrome mat ainsi obtenu possède la qualité très particulière d'être hydrophile alors que les dépôts de chrome sont généralement hydrophobes. La présente invention concerne, notamment, un procédé d'obtention d'une couche de chrome mat particulibre- ment intéressante. Cette couche présente l'aspect des couches qu'on a obtenues jusqu'alors en coupant le courant au cours du chromage mais ses propriétés d'adhérence aux couches sensibles et d'hydrophilie sont nettement améliorées. De plus, la fabrication est d'une mise en oeuvre plus simple au point de vue industriel. La caractéristique du procédé objet de l'invention est qu'on inverse le courant électrique périodiquement au cours du chromage, la durée total d'utilisation de la plaque comme cathode étant plus longue que sa durée-d'utili- sation comme anode. Une autre caractéristique de l'inventionréside dans le maintien du bain à une température de 35 à 4500,-la température pouvant toutefois, avec de moins bons résultats, mais sus que le procédé soit inopérant, Autre moindre en parti- culier aller Jusqu'à 1000 ou au contraire être plus élevée et aller Jusqu'à 60 C. Les plaques métalliques peuvent être de nature quelconque pourvu qu'elles présentent en surface un revatement de cuivre ou de laiton, lorsqu'elles ne sont pas elles-mames en métal cuivreux, ou tout autre matière ayant les mêmes propriétés ou susceptible de les acquérir. Le chromage peut être effectué dans un bain de chromage de composition classique par exemple un bain contenant 250 g/litre d'acide chromique et 2,5 g/litre d'acide sulfurique; on peut aussi, par exemple, utiliser des bains aux fluosili- cates. D'une façon générale les bains peuvent si on le désire renfermer un ou plusieurs des adjuvants usuels . Les densités de courant peuvent être de 10 à 50 A/dm2, de préférence 20 à 50. Les périodes d'alimentation en courant négatif de la plaque sont selon l'invention de 10 à 100 secondes, de préférence 40 à 80 secondes et les périodes d'alimentation en courant positif dè 1 à 8 secondes, de préférence 1 à 4 secondes. Il faut, de toute façon terminer par une phase d'alimentation en courant négatif qui peut d'ailleurs, si on le désire, entre de plus longue durée que les autres. La périodicité du courant peut être obtenue sans difficulte, par exemple au moyen d'un inverseur périodique de courant réglable. La durée totale du chromage peut être très variable suivant l'épaisseur de chrome que l'on veut déposer; elle est habituellement de 250 à 1000 secondes, avantageusement entre 316 et 367 secondes. Les exemples suivants sont donnés à titre d'illu9- trations mais les variations par rapport aux exemples cités ne sortent pas du cadre de l'invention EXEI I On a effectué le chromage d'une plaque de laiton préalablement nettoyée au trichioréthylène puis par dégraissage cathodique et rincée. Le bain de chromage contenait 250 g/l d'acide chromique et 2,5 g/l d'acide sulfurique. La température du bain était maintenue à 400C pendant le chromage et la densité de courant était de 25 A/dm2. Le circuit électrique de courant continu de chromage était équipé d'un inverseur périodique de courant réglé de sorte que la plaque à chromer était alimentée en courant négatif (pièce cathodique) pendant une période de 40 secondes, cette période étant suivie d'une alimentation en courant positif (pièce anodique) de 2 secondes. La plaque a été alimentée au départ en courant négatif pis alternativement en courant positif puis négatif selon la périodicité indiquée plus haut. La durée totale de l'opération de chromage a été de 332 secondes. On a obtenu un dépôt de chrome gris-foncé légèrement bleuté possèdant une affinité extraordinaire pour l'eau et sur laquelle la couchephoks sensible adhérait remarquablement bien. EXEMPtE 2 On a effectué le chromage d'une plaque de laiton en utilisant un bain de chromage identique à celui de l'exemple précédent mais à une température de 3000 et sous 20 A/dm2 avec des périodes de courant négatif de 40 secondes et de courant positif de 4 secondes pendant une durée totale de chromage de 367 secondes. Le revêtement de chrome obtenu était satisfaisant mais moins bon que celui de l'exemple I. EXEMPLE 3 On a effectué- un chromage sur une plaque en acier cuivré en utilisant un bain de chromage de même composition que celui des exemples précédents et en opérant à 40 C sous 25 A/dm2 mais avec des périodes de courant négatif de 40 secondes et des périodes de courant positif de 4 secondes. Après une durée de chromage de 367 secondes on a obtenu une couche de chrome mat gris foncé, présentant une excellente affinité pour l'eau et tout à fait comparable à celle de l'exemple 1. Le dép8t de chrome effectué selon le procédé de l'invention est attaqué régulièrement et assez rapidement par les solutions de morsures chlorhydriques, ce qui permet d'obtenir, après gravure, des plaques présentant une parfaite définition, sans perte de points : elles conservent donc toute la valeur artistique, l'exactitude et la finesse du document original de départ. Les plaques ont en outre l'avantage de présenter une excellente résistance à l'usure et à l'abrasion, en raison de la dureté de la couche de-chrome, ce qui permet en plus la réalisation de tirages longs de qualité constante sans perte de valeurs des images. On peut réaliser certaines variétés de revêtements de chrome, utilisables également pour l'impression offset, en effectuant le chromage en courant continu pendant une partie de la durée de l'opération de chromage et en courant périodiquement inversé pendant le reste de cette durée. En choisissant soigneusement ces durées respectives, leur nombre et le moment où elles se placent pendant l'opération, on peut obtenir une très large gamme de revêtements adaptés à des emplois particuliers et qui-sont également partie intégrante de l'invention. Un avantage important du procédé résulte de la possibilité d'effectuer le chromage dans des bains à température relativement élevée, donc faciles à maintenir en température sans refroidissement extérieur ou avec des dispositifs simples de refroidissement; ainsi peut-on abaisser le prix de revient par misoen oeuvre d'une production à l'échelle industrielle, ce qui n'avait pu être fait Jusqu'àrce jour. REVENDICATIONS 1.- Procédé de dépit électrolytique de chrome mat sur une plaque présentant une couche extérieure propre à recevoir ce métal, le procédé étant caractérisé par le fait qu'au cours du chromage, on inverse le courant électrique périodiquement, la durée totale d'utilisation de la plaque comme cathode étant supérieure à sa durée d'utilisation comme anode. 2.- Procédé selon la revendication 1 caractérisé par le fait que l'on termine l'alimentation de la plaque en courant par une alimentation en courant négatif. 3.- Procédé selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé par le fait que les périodes d'utilisation comme cathode sont de 10 à 100 secondes, de préférence 40 à 80 secondes, et les périodes d'utilisation comme anode de 1 à 8 secondes, de préférence 1 à 4 secondes 4.- Procédé selon l'une quelconque des revendica- tions précédentes, caractérisé par le fait que la période finale d'utilisation comme cathodes est de durée supérieure à celle des autres. 5.- Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait qu'on effectue le chromage en courant continu pendant une partie de la durée de l'opération de chromage et en courant périodiquement inversé pendant le reste de cette durée. 6.- Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce qu' on exécute le chromage à une température de 10 à 600C, de préférence de 35 à 450C. 7.- Plaques chromées, en particulier pour l'impression offset, qui ont été obtenues par le procédé défini dans l'une quelconque des revendications précédentes, ces plaques ayant un revêtement de chrome très hydrophile qui permet une adhérence supérieure de la couche photosensible.