La présente invention concerne la fabrication directe du sulfate d'aluminium pulvérulent par pulvérisation d'une solution de sulfate d'aluminium et celle du sulfate d'aluminium granulé à partir dudit sulfate d'aluminium pulvérulent. On sait que le sulfate d'aluminium solide est fabriqué à partir d'une solution de sulfate d'aluminium, obtenue par l'attaque de l'alumine hydratée avec de l'acide sulfurique à chaud. La solution est concentrée, si nécessaire jusqu'à une teneur en A1203 de 16 à 18 %, puis on la fait prendre en masse solide par refroidissementtdans la cwe de solidification, sous forme de couches de 8 à 10 cm d'épaisseur. Le procédé présente comme inconvénients principaux qu'il demande le concassage et l'enlèvement manuel de la masse de la cuve, le transport de la masse solide au concassage, et, éventuellement, au broyage fin, pour l'amener à la forme commerciale demandée. L'utilisation de bacs en cuivre, pour la solidification de la masse par refroidissement jusqu'à environ 30 C, sous forme de couches plus minces, n'a amélioré que très peu le procédé qui utilise des cuves. Selon de nouveaux procédés, la solution de sulfate d'aluminium concentrée et chaude, à plus de 100" C, s'écoule par une fente, sur une bande sans fin sur laquelle elle est refroidie et où se produit la solidification progressive du sulfate, en plaque mince. Cette plaque continue, brisée en longueur, est reçue dans un concasseur, qui la casse en morceaux, lesquels sont passés au broyage fin.Le procédé a été perfectionné, pour l'obtention d'une masse intégralement solidifiée, soit par utilisation dVune bande continue en plaques de cuivre articulées, dont le brin supérieur est réchauffé du côté de l'alimentation et, éventuellement, refroidi par en dessous, dans des cuves à eau, du côté de l'évacuation des plaques solides, lesquelles ont une épaisseur de 8-12 mm, soit par ensemencement de la solution versée sur la bande avec une fraction du sulfate d'aluminium produit, finement broyé.Malgré ces améliorations, le procédé présente encore l'inconvénient de nécessiter l'emploi de bandes de refroidissement très longues, -d'environ 60 m,et de recourir à un concassage et à un broyage fin, après une maturation de la masse solidifiée, avec une consommation élevée d'utilités et de main d'oeuvre, ainsi qu'à des outillages compliqués et coûteux ce qui demande de grandes surfaces d'installation, dans l'atelier de fabrication, en ne réalisant pourtant qu'une productivité modérée. D'après d'autres procédés, la solution de sulfate d'aluminium concentrée, visqueuse et chaude, à une température inférieure à 1000 C, s'écoule sous pression par des ajutages ou des fentes d'une seule pièce, ce qui réclame des pressions relativement élevées et des appareillages coûteux à bandes de transport, des concasseurs et des broyeurs.Selon une dernière variante, la solution de sulfate d'aluminium, à une température de 117-119 C est pulvérisée par des ajutages chauffés (sous forme de bandes minces et étroites ou de fils) sous une pression de 2 atm, avec de l'air réchauffé à 75O C, sous une pression de 3 atm, sur une grande plaque ou sur une bande métallique refroidie; on obtient un treillage poreux de cristaux, qui se refroidit plus rapidement et qui peut être facilement broyé en poudre au moment où il quitte la bande, par simple pression. Mais, si le procédé demande des bandes de transport un peu plus courtes et réduit sensiblement les outillages ainsi que les coûts du traitement ultérieur de la masse solidifiée, il demande encore des grandes surfaces d'installation dans l'atelier de fabrication et offre une productivité qui n'est que peu accrue. La présente invention a pour objet un procédé pour la fabrication du sulfate d'aluminium pulvérulent et granulé par pulvérisation d'une solution de sulfate d'aluminium, qui écarte les inconvénients des procédés connus opérant également par pulvérisation, et fabrique directement le produit pulvérulent et, à partir de celui-ci, le produit granulé. Dans le procédé selon l'invention, la pulvérisation de la solution de sulfate d'aluminium, pour l'obtention du produit pulvérulent, est faite dans l'enceinte d'un séchoir par pulvérisation. Dans le cadre du procédé, on peut pulvériser directement la solution concentrée chaude, provenant de l'attaque de l'alumine hydratée ou des déchets d'aluminium, par l'acide sulfurique. Dans l'enceinte de pulvérisation, les gouttelettes de solution pulvérisée peuvent être concentrées, mais aussi refroidies sous l'effet de l'évaporation de l'eau qu'elles contiennent et de l'agent de traitement, jusqu'à former des particules solidifiées, dans un courant de gaz chauds ou très chauds, tels que de l'air ou des gaz de combustion dont la température peut atteindre 200oC ou plus, jusqu'à environ 4oc)0 C.L'utilisation de gaz très chauds, ayant des températures élevées, pour des concentrations avancées, accroît la productivité du procédé, sans endommager la qualité du produit; celui-ci peut être obtenu avec une teneur réduite en eau de cristallisation ou même être complètement déshydraté; on peut ainsi traiter aussi des solutions de sulfate d'aluminium plus diluées, résultant de diverses récupérations ou de l'attaque des argiles par de l'acide sulfurique. La consommation spécifique calorique plus élevée du procédé par pulvérisation, est plus que compensée par l'association de la concentration avec la cristallisation pulvérulente directe. Dans le cas de l'utilisation de solutions chaudes et concentrées de sulfate d'aluminium, ayant une teneur en AI 203 de 16 à 18 a, les gouttelettes de solution pulvérisée peuvent être refroidies dans un courant d'air froid atmosphérique. Le procédé est réalisé ainsi sans consommation de chaleur et con duit directement au produit commercial pulvérulent renfermant 16-18 % de A1203. La pulvérisation des solutions de sulfate d'aluminium dans l'enceinte du séchoir par pulvérisation peut être faite vers le bas, hydropneumatiquement, à l'aide d'ajutages alimentés en air comprimé. Les pulvérisateurs sont situés à la partie supérieure de l'enceinte dont la partie inférieure est conique. L'air ou les gaz chauds ou très chauds, et l'air froid, insufflés pour le traitement de la solution, peuvent circuler dans le même sens que les gouttelettes pulvériséesoWacontre-courant. La pulvérisation des solutions de sulfate d'aluminium peut être faite aussi mécaniquement, selon un plan horizontal, par un disque rotatif se trouvant à la partie inférieure de l'enceinte qui, dans ce cas,est plane. Les courants principaux d'air ou de gaz chauds ou très chauds, et éventuellement d'air froid, circulent selon un mode ascendant dans l'enceinte de séchage. La pulvérisation mécanique, quoiqu'un peu plus coûteuse, offre la possibilité de traiter des solutions ayant une viscosité élevée et renfermant beaucoup d'impuretés mécaniques. Dans l'enceinte du séchoir, les gouttelettes pulvérisées hydropneumatiquement ou mécaniquement, peuvent être retenues en suspension pendant une durée convenable, par l'agent de traitement, à savoir par l'air ou les gaz plus ou moins chauds, et éventuellement par l'air froid, qui circulent à contre-courant avec les gouttelettes, ou avec les particules formées, pour leur concentration et leur refroidissement, selon l'exigence des solutions de sulfate d'altTmi- nium pulvérisées. L'obtention du sulfate d'aluminium granulé par le procédé conforme à l'invention, se fait par pulvérisation de solutions chaudes de sulfate dSalu- minium, sur des particules de sulfate d'aluminium pulvérulent. Ces particules doivent être amenées de telle façon qutelles puissent fixer, selon presque toutes les directions, les gouttelettes de solution pulvérisée; dans ce but, les particules doivent se trouver en mouvement en n'ayant que des déplacements restreints les unes par rapport aux autres. On a constaté que, pratiquement, on réalise les conditions de granulation, en soumettant à une vibration la couche de particules pulvérisées se trouvant en écoulement lent et quasi continu, sur l'auge d'un transporteur vibrant. La couche de particules de l'auge peut avoir une épaisseur allant de 1 cm jusqu'à environ 5 cm; les épaisseurs les plus grandes de couche permettent la rétention complète, par les particules, des gouttelettes de solution qu'elles fixent, refroidissent et solidifient, empêchant que quelques-unes des gouttelettes soient retenues sur le fond de l'auge qui est d'ordinaire en acier, La pulvérisation de la solution chaude de sulfate d'aluminium, sous forme de gouttelettes, peut se faire aussi sur un lit de particules de sulfate d'aluminium préalablement refroidies, en suspension dans l'enceinte d'un séchoir par pulvérisation du type atomiseur ou fluidificateur.Le lit de particules solides en suspension peut même être directement celui obtenu par pulvérisation préalable de la solution chaude de sulfate d'aluminium, suivie de la solidification des gouttelettes dans la même enceinte du séchoir par pulvérisation - atomiseur ou fluidificateur - dans une opération immédiatement antérieure. Pour les pulvérisations destinées au sulfate granulé, on utilise les types connus de pulvérisateurs à ajutage susmentionnés. Tant lors de la pulvérisation de la couche des particules de l'auge transporteuse, que lors de celle du lit de particules en suspension dans le séchoir, la dimension moyenne des granulés obtenus dépend de la dimension des gouttelettes de la solution de sulfate d'aluminium, ainsi que du temps de stationnement des particules solides dans la zone de pulvérisation. Le procédé d'obtention de sulfate pulvérulent, conforme à l'invention, est appliqué dans des installations qui incluent comme appareil principal un séchoir par pulvérisation, plus spécialement un atomiseur à tour ou un fluidificateur à tour et des appareils accessoires; comme appareils accessoires, L'installation comprend : un réservoir d'alimentation de solution de sulfate d'aluminium; en général, un compresseur d'air, ainsi qu'une pompe d'alimentation de liquide pour l'alimentation du pulvérisateur ou du disque rotatif en solution; un générateur d'air ou, de préférence, de gaz de combustion chauds ou très chauds et un ventilateur, quand le procédé se déroule avec concentration et refroidissement; ou un ventilateur soufflant de l'air froid, lorsqu'il se déroule seulement par refroidissement; un compresseur d'air comprimé ou un réseau d'air comprimé desservant l'usine, pour les ajutages de pulvérisation, ou la pompe d'alimentation en solution, pour le disque de pulvérisation; un cyclone ou une batterie de cyclones, avec des moyens de déchargement direct du produit et de son chargement dans des sacs; des filtres à poches pour la rétention des granulés fins de produit, avec des moyens de déchargement de ceux-ci et de chargement du produit, dans les sacs; un dispositif d'aspiration pour l'évacuation des gaz du système, qui peut se substituer au ventilateur soufflant, pourvu d'un tuyau pour leur échappement dans l'atmosphère; et, éventuellement, des réservoirs pour la réception simultanée et le mélange des granulés de plus grandes ou de plus petites tailles dont sont chargés les sacs. Comme pulvérisateurs de la solution à sécher, on peut utiliser les pulvé -risateurs de types connus à ajutage, actionnés hydrodynamiquement, en exerçant une pression à l'aide d'un liquide ou d'air sur la solution et en injectant de l'air comprimé5 pour la pulvérisation. I1 est bien entendu qu'on choisit dans ce but les types de pulvérisateurs indiqués pour des solutions relativement visqueuses et qui ne sont pas bouchés par ces solutions. On utilise, de préférence, un pulvérisateur à tube central d'adduction de la solution de sulfate, terminé par un ajutage, alimenté par siphonnage, entouré dune chambre coaxiale de réception d'air comprimé, pour la pulvérisation, sous une pression de 2 atm au maximum, alimentée tangentiellement, pour le tourbillonement de nuage ou alimentée coaxialement avec le tube intérieur de solution, qui fournit un brouillard de gouttelettes en forme de cône plein qui s'étend latéralement, dans le cas de la présence du mouvement centrifuge, ou qui ne s'étend pas dans l'autre cas. On peut utiliser, de même, un pulvérisateur mécanique pour la solution de sulfate, alimentée sous pression, sur le disque animé d'un mouvement de rotation avec un nombre de tours élevés, actionné par un électromoteur ou une turbine à vapeur, à eau ou à air comprimé. Cette pulvérisation est indiquée en général pour les solutions visqueuses,avec lesquelles elle travaille sans dérangements, quoique son prix de revient est légèrement plus élevé que le pulvérisateur à ajutages Les disques de pulvérisation peuvent être de types connus, à palettes ou à canaux radiaux, en matériaux résistant à la corrosion mécanique; le disque peut être aussi pourvu de bras en étoile, ou d'un bord élevé et retroussé présentant une bordure de recouvrement latérale partielle, pourvue de canaux radiaux, qui percent le bord élevé. La tour de l'appareil de pulvérisation est du type "haute" et sa base est conique1 dans le cas de la pulvérisation à ajutages. Dans ces tours, la pulvérisation est faite par plusieurs ajutages disposés à la partie supérieure et pulvérisant vers le bas; l'air ou les gaz chauds ou très chauds ou l'air de séchage et de cristallisation peuvent être alimentés par la partie supérieure ethirculer dans le même sens que les gouttelettes de solution et les granules de sulfate > ou alimentés par la partie inférieure, auquel cas ils circulent dans le sens contraire à celui des gouttelettes et des particules, qui peuvent être maintenues quelque temps en suspension.L'évaporation restreinte, avec le refroidissement correspondant ou seulement le refroidissement restreint, inférieur à 80" C, des particules solidifiées, demandent des quantités restreintes d'air ou de gaz chauds ou très chauds, et éventuellement d'air froid. De ce fait, la majeure partie des particules, qui sont suffisamment grandes, se dépose à la base, dans le cône de la tour. La tour de l'appareil, dans le cas de la pulvérisation à disque est du type "basse" et d'un diamètre plus grand, et la circulation principale de l'air ou des gaz chauds ou très chauds, et éventuellement de l'air froid, est ascendante et en rotation. Le reste de l'agent de traitement est introduit séparément, pour contrecarrerJl'extension latérale du nuage de gouttelettes et de particules. Les particules de sulfate pulvérulent déposées sur le fond plat de ces tours sont prélevées par des dispositifs connus de vidage, sur un transporteur d'évacuation. Dans tous les cas, les particules sont refroidies à une température inférieure à 800 C, et l'air ou les gaz chauds, et éventuellement l'air froid insufflé, atteignent une température d'évacuation de 50-800 C. Le dépôt sur les parois des gouttelettes de solution ou des granules de sulfate est empêché, dans le mode connu, par des racloirs rotatifs lents ou par soufflage avec une partie du courant d'air en provenance d'une oonduite perforée, qui tourne lentement à la partie supérieure et qui exerce son action à proximité de la paroi de la tour. La majeure partie des particules les plus grandes est retenue, dans le cas des tours de pulvérisation, dans des cyclones, uniques ou en batterie. Dans tous les cas, les particules plus petites sont entraînées par les gaz ou l'air évacue desquels elles sont séparées par des séparateurs de poussière; ces particules sont mélangées avec le sulfate d'aluminium produit, ayant une granulation plus grande. Les particules fines peuvent être récupérées par lavage des gaz ou de l'air évacués, à liteau, eau qui est ensuite recyclée, chauffée et utilisée pour la dilution de l'acide sulfurique nécessaire à l'attaque de l'alumine hydratée, etc... dans la phase de production de la solution de sulfate d'aluminium. Les particules de sulfate séparées dans le âne des tours de pulvérisation ou sur le fond plan des tours à disque de pulvérisation, peuvent être chargees directement dans des sacs ou passées pneumatiquement dans des réservoirs cylindro-coniques, dans lesquels elles sont continuellement mélangées avec les particules plus fines, provenant du séparateur de poussière à poches, et dont une production granulométriquement uniformisée est chargée dans des sacs. L'utilisation des installations de pulvérisation détermine la production directe du sulfate pulvérulent, ayant des masses volumiques spécifiques à l'état tassé favorables, ne renfermant pratiquement que des impuretés provenant de la solution pulvérisée et ayant une teneur commerciale en A1203 de 16-18 Z ou plus élevée; les installations peuvent être construites seulement à l'aide d'aciers ordinaires et peuvent fonctionner, dans leur partie principale, à l'extérieur; seul le reste de l'installation est placé dans un atelier de fabrication. Le procédé d'obtention du sulfate d'aluminium granulé, conforme à l'invention s'applique séparément, dans des installations qui incluent un transporteur vibrant à auge, de préférence lineaire, légèrement incliné vers le bas et pourvu à son extrémité supérieure, sur toute la largeur de l'auge, d'un entonnoir plat d'alimentation uniforme de sulfate pulvérulent, déjà fabriqué, qui s'écoule de maniere quasi continuelle, à l'autre extrémité sous forma de sulfate granulé.Pour ce faire, on pulvérise sur la couche de sulfate pulvérulent se trouvant sous une épaisseur de 1 à 5 cm sur l'auge, une solution chaude de sulfate d'aluminium, ayant une teneur en A1203 de 15-18 %, avec un pulvérisateur à ajutage de l'un des types susmentionnés, de préférence du type à injection d'air comprimé, pour la pulvérisation, avec un tube central d'adduction de la solution de sulfate. La vibration de l'auge est réalisée dans les modes connus soit mécaniquement, avec un excentrique, soit hydrauliqtlement, avec un piston à double effet, soit encore électromagnétiquement, avec un électro-aimant orienté incliné sur l'auge et avec une armature en prolongement, solidaire de auge, Le transporteur vibratoire peut être incorporé dans une tour de pulvérisation basse et de grand diamètre, comme transporteur d'évacuation du sulfate pulvérulent déposé sur son fond plan et passé sur le transporteur au-dessus duquel on fait la pulvériSation pour la granulation. Dans le cas de tours de pulvérisation du type "haute" et à base conique, qui travaille par refroidissement, avec un courant ascendant d'air froid de séchage, la pulvérisation pour le sulfate granulé peut être faite en supplément à l'aide d'un ou de plusieurs pulvérisateurs, placés vers la partie inférieure de la tour; la pulvérisation se fait alors sur le lit en suspension de particules de sulfate pulvérulent, déjà sensiblement refroidies, qui se transforment en granules et tombent ensuite sur le fond conique de la tour. Deux exemples d'application de l'invention, ayant trait, l'un à la pulvérisation de solutions de sulfate d'aluminium pour l'obtention de sulfate pulvérulent, dans une installation à atomiseur, et l'autre, pour ltobtention de sulfate granulé, dans une installation avec transporteur vibrant, sont décrits ci-après en référence aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 est une représentation schématique d'une installation pilote à atomiseur; - la figure 2 est une représentation schématique d'une installation pilote à transporteur vibrant en vue latérale; - la figure 3 est une vue de dessus de l'installation de la figure 2. EXEMPLE 1 Le réservoir 1 renferme une solution concentrée et chaude de sulfate d'aluminium ayant une température de 95-100 C et une teneur en A12Q3 d'environ 17 % provenant directement du réacteur où elle a été formée. Cette solution est aspirée par la conduite 2, dans l'atomiseur 3, dans lequel elle alimente le pulvérisateur 4. On utilise un pulvérisateur à tube central d'adduction directe de la solution en provenance du réservoir 1, sans application de pression, pulvérisateur qui est terminé par un ajutage. le tube est entouré d'une chambre coaxiale de réception d'air comprimé et de pulvérisation de la solution, sous une pression de 1,7 atm, laquelle est alimentée tangentiellement par l'air comprimé dans l'atomiseur, par la conduite 5 reliée au compresseur 6.L'air est réchauffé à 50-60" C, dans l'échangeur tubulaire 7 à vapeurs ou gaz chauds. Les gouttelettes de solution pulvérisée sont partiellement concentrées dans le courant de gaz chauds de combustion, distribué de la conduite circulaire, produits par exemple, par combustion de gaz naturel, dans le brûleur 8 du foyer 9, et conduites à l'atomiseur par la conduite 10. Les gaz de combustion sont refroidies, par mélange avec des gaz évacués la température de 160-220 C, par une conduite de liaison, non représentée dans le dessin. Les gaz de combustion circulent dans l'atomiseur dans le mXeme sens que les gouttelettes de solution, qui sont refroidies progressivement et arrivent solidifiées sur le fond conique de la tour, à une température inférieure à 80" C, dans les gaz de combustion eux aussi refroidis à environ 110 C. Le courant de gaz refroidis et le sulfate d'aluminium pulvérulent sont conduits par aspiration, par la conduite 11, au cyclone 12 dans lequel la majeure partie des particules solides est séparée, écoulée et chargée, par le doseur 13 à rotor et palettes, dans les sacs 14. Les gaz évacués du cyclone et le reste du sulfate d'aluminium sous forme de particules fines, passent par aspiration par la conduite 15, dans le filtre de poussière à poches 16, dans lequel se dépose le reste des particules fines; celles-ci sont collectées dans le fond conique du filtre, duquel elles s'écoulent par le doseur 17, à rotor et palettes, et sont chargées dans les sacs 18. Les gaz chauds, débarrassés aussi- des particules fines, sont aspirés, par la conduite lg, par le dispositif d'aspiration 20, qui les évacue dans l'atmosphère, par le tuyau 21. Dans l'installation décrite, équipée avec l'ajutage mentionné, on obtient du sulfate d'aluminium pulvérulent, complètement solidifié, en particules de 0,4 mm au maximum; plus de 2/3 des particules passent par le tamis à 4 900 2 2 mailles par cm , et environ 1/6 par celui à 6 400 mailles par cm- Le poids volumique spécifique du produit non tassé varie entre environ 250 et 700kg/m3, 3 et celui du produit tassé entre 450 et 950 kg/m . La variation du poids volu- mique spécifique peut être réglée dans les limites indiquées en quelque sorte inversement proportionnelles à la température des gaz et directement proportionnelles au débit de la solution de sulfate alimentée. Le sulfate d'aluminium pulvérisé formé est cristallisé en de petits cristaux, avec environ 7 molécules d'eau de cristallisation et une teneur en A1203 de 22-23 %, qui s'accroît avec la température des gaz brûlés alimentés dans la tour et avec la durée de stationnement des particules. Les impuretés contenues dans le produit sont sensiblement celles de la solution initiale de sulfate d'aluminium. Le produit dispersé se dissout rapidement dans l'eau, en raison de sa grande surface extérieure spécifique. EXEMPLE 2 La solution de sulfate d'aluminium, à la température de 98-1000 C, ayant une concentration en A1203 de 15,5 % et qui est renfermée dans le réservoir 22, est aspirée, par la conduite 23, dans le pulvérisateur 24 -identique au pulvérisateur 4 de l'exemple 1 - alimenté en air comprimé et chaud, de même que ce dernier, par la conduite 25. Le pulvérisateur est soutenu par la plaque 26. Une hotte 27, en tronc de pyramide, en toile de filtre, formée de fibres synthétiques, s'appuie en haut, sur la plaque 26 et en bas sur l'auge 28 du transporteur vibrant A. L'auge est légèrement inclinée vers le bas, dans la direction de la flèche a. Elle est alimentée continuellement, à son extrémité supérieure, par la tubulure 29 débouchant par l'entonnoir 30 aplati, en une fente mince, sur toute la largeur de l'auge 28. L'alimentation est faite avec du sulfate d'aluminium pulvérulent produit dans l'installation de l'exemple 1. L'auge 28 s'appuie,par les arcs plats 31, sur les supports 32 de la construction de soutènement général B. L'électro-aimant 33, alimenté en courant alternatif de 50 Hz, et placé dans le plan médian longitudinal, au-dessous de l'auge 2 & avec un angle o( par rapport à cette dernière, transmet à ladite auge les vibrations de fréquence 50 Hz par attraction et répulsion de l'armature 34, pourvue en arrière du ressort hélicoïdal 35, soutenu par la pièce 36 solidaire de l'auge. Par l'entonnoir 30 est alimenté, dans l'auge vibrante 28, une couche de sulfate pulvérulent, sous une épaisseur de 4-5 cm, en écoulement quasi continu, en raison des vibrations dans la direction de la flèche a. pendant leur stationnement sur l'auge 28, les particules de sulfate pulvérulent reçoivent les gouttelettes de solution chaude de sulfate pulvérisées vers le bas par le pulvérisateur 24, qu'elles fixent, refroidissent et solidifient. On pulvérise, par exemple, une quantité de 200 kg par heure de solution chaude de sulfate d'alumnium, pour 100 kg de sulfate d'aluminium pulvérulent alimenté par heure, sur l'auge 28, par l'entonnoir 30. De l'installation s'écoule continuellement du sulfate d'aluminium granulé, avec un débit de 300 kg/heure, et ayant une teneur en A1203 de 17,8 %. L'air utilisé pour la pulvérisation est évacué par les pores de la hotte 27. Le sulfate d'aluminium granulé obtenu est formé de granules incassables, d'environ 2,5 mm au maximum; plus de 4/10 des granules passent par le tamis à mailles de 0,5 mm et plus de 4/10 du reste par celui à mailles de 0,2 mm; le reste des particules est plus petit, atteignant une taille inférieure à environ 0,10 mm. I1 est bien entendu que, si l'on désire des granules calibrés et plus grands , par exemple, qui ne passent pas par le tamis à mailles de 0,2 mm, la fraction qui passe par ce tamis et qùi est séparée, peut être de nouveau alimentée, dans l'installation, par la tubulure 29. En tout cas, le sulfate granulé obtenu peut être commercialisé comme tel ou séparément, par sortes granulométriques. Le sulfate d'aluminium- pulvérulent et granulé formé peut être emballé et commercialisé dans des sacs de papier ou de matière plastique, dans lesquels il supporte les conditions de tassement en pile et celles survenues pendant le transport, sans agglomérations ni cassages. Par l'application de l'invention, on obtient les avantages suivants - l'obtention directe, à partir de la solution d'un produit sous forme de poudre fine, en écartant ainsi complétement les opérations antérieures de concassage et de broyage; - l'obtention d'un produit ayant une teneur supérieure en A1203 par rapport à celle de la solution de sulfate d'aluminium alimentée par pulvérisation et concentration à l'aide de gaz de combustion, à une température modérée ou élevée, avec une consommation réduite d'énergie calorifique; - l'utilisation de solutions de sulfate d'aluminium plus diluées, récupérées de l'application de certaines technologies ou provenant directement de l'attaque des argiles; ; - l'obtention d'un produit ayant la même teneur pratique en A1203 que celle de la solution de sulfate d'aluminium, par pulvérisation dans de l'air froid; - l'obtention d'un produit granulé à partir du produit pulvérulent, ayant une teneur commerciale courante en A1203; - l'obtention de produits ayant une grande surface spécifique, qui leur confère une solubilité rapide; - l-'utilisation d'installations qui demandent une main d'oeuvre réduite, qui sont commodes à conduire, qui ont une productivité accrue, qui sont construites seulement en acier au carbone, qui occupent une petite surface et- hauteur courantes, qui peuvent être installées, dans la plus grande partie, à l'extérieur de l'atelier de fabrication et qui présentent des possibilités commodes d'automatisation. REVENDICATIONS 1.- Procédé pour la fabrication directe de sulfate d'aluminium pulvérulent, par pulvérisation de solutions de sulfate d'aluminium, caractérisé en ce que l'on fait la puivérisation dans l'enceinte intérieure d'un sécheur par pulvérisation du type atomiseur ou appareil de fluidification. 2.- Procédé pour la fabrication de sulfate d'aluminium granulé, par pulvérisation d'une solution de sulfate d'aluminium, caractérisé en ce que la pulvérisation de la solution chaude, à une concentration en A1203 de 15-18 %, est faite sur des particules froides de sulfate d'aluminium pulvérulent, mises à même de pouvoir fixer les gouttelettes pulvérisées dans presque toutes les directions. 3;- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on pulvérise directement la solution concentrée et chaude, provenant de l'attaque de l'alumine hydratée ou des déchets d'aluminium par l'acide sulfurique. 4.- Procédé selon la revendication 1 ou 3, caractérisé en ce que les particules pulvérisées sont concentrées, mais aussi refroidies, par l'effet de l'évaporation de l'eau et de l'agent de traitement, jusqu'à former des granules solidifiés , dans un courant de gaz chauds, avec de l'air ou des gaz à combustion, à des températures de l'ordre de 200 C jusqu'à environ 4000 C. 5.- Procédé selon les revendications 1 et 3, caractérisé en ce que les particules pulvérisées, obtenues à partir d'une solution chaude renfermant 16-18 9o de A1203, sont refroidies dans un courant d'air froid. 6.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1, 3, 4 ou 5, caractérisé en ce que la pulvérisation est faite vers le bas > hydropneumatiquement, par des ajutages à air comprimé situés à la partie supérieure de l'enceinte du sécheur dont la partie inférieure est conique, l'air ou les gaz chauds ou très chauds, et éventuellement l'air froid, insufflés, circulant dans le même sens ou à contre-courant avec les particules pulvérisées. 7.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1, 3, 4 ou 5, caractérisé en ce que la pulvérisation est faite mécaniquement, selon un plan horizontal sur un disque rotatif se trouvant à la partie inférieure de l'enceinte du sécheur, partie inférieure qui est plane, les courants principaux d'air ou de gaz chauds outrès chauds, et éventuellement d'air froid, circulant selon une direction ascendante dans l'enceinte de pulvérisation. 8.- Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que les particules froides de sulfate d'aluminium pulvérisées constituent le lit de particules en suspension et refroidies préalablement, dans l'enceinte d'un sécheur par pulvérisation du type atomiseur ou fluidificateur. 9.- Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que le lit de particules solides en suspension est celui-là même qui est obtenu par pulvérisation préalable d'une solution chaude de sulfate d'aluminium, suivie de la solidification des gouttelettes, dans l'enceinte du même sécheur par pulvérisation, dans une opération immédiatement antérieure. 10.- Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que les particules froides de sulfate d'aluminium pulvérisées constituent la couche de matériau en cours de transport quasi continu sur lfauge d'un transporteur vibrant. 11.- Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que la couche de matériau en cours de transport sur l'auge d'un transporteur vibrant est la couche de particules de sulfate pulvérulent elle-même,particules obtenues dans un sécheur du type atomiseur ou fluidificateur, à tour basse et de grand diamètre, où les particules solides tombées sur le fond ont été déversées à leur évacuation de l'appareil sur le transporteur vibrant. 12.- Procédé selon la revendication 5 , caractérisé en ce que la pulvérisation par ajutage utilise, de préférence, un pulvérisateur à tube central d'adduction directe de la solution de ulfate, terminé par un ajutage, solution aspirée de son réservoir, le tube étant entouré d'une chambre coaxiale de réception de l'air comprimé, pour la pulvérisation, alimentée tangentiellement, pour le tourbillonement du nuage ou alimentée coaxialement sans tourbillonement du nuage, qui a la forme d'un cône plein.