la présente invention concerne un perfectionnement aux ré- lais à verrouillage ou maintien magnétique. On a décrit dans le brevet français 1 550 444 un relais à maintien magnétique dans lequel la partie fixe du circuit magné tique comprend une culasse à deux branches avec noyau central et une armature mobile pivotant par rapport à une des branches et agissant sur des contacts disposés du c8té de ltautre branche X le maintien en position enclenchée du relais est assuré par un aimant permanent parallélépipédique inséré dans l-'extrémité de cette autre branche, orienté dans le sens de celle-ci et dont une des surfaces polaires affleure celle de la dite branche. Dans un tel agencement de relais, l'aimant permanent est incapable d'attirer l'armature en position déclenchée mais il la maintient en position enclenchée grâce au rapprochement qui se produit alors entre ces deux parties. Cependant, cet agencement présente deux graves inconvénients. Tout d'abord l'aimant permanent "polarise" le relais, cest-i- dire que 1 1enclenchement ne se produit pas pour la meme valeur du courant d'excitation dans l'un et l'autre sens de ce courant. En effet, dans la culasse, le flux magnétique fourni par l'aimant permanent est tantôt additif tantôt soustractif par rapport à celui qu'y induit le courant d'excitation0 De plus, une magnétisation excessive de la culasse peut, si elle est orientée en sens inverse de la magnétisation de l'aimant permanent, entratner la démagnétisation de celui-ci0 Cet effet est faible pour un relais à noyau bobiné car, en cas de forte surintensité, ce noyau atteignant la saturation limite le flux magnétique dans les branches de culasse. I1 est, par contre, trbs grand pour les relais dits à barre dans lesquels un conducteur rigide de très forte section, dit "barre", traversant au moins une fois le circuit magnétique et qui assure 1' excitation de ce dernier, est en cas de court-circuit parcouru par des intensités de courant tris fortes0 Le champ magnétique qui entoure la barre sur tout son parcours peut alors entraîner cette démagnétisation. L'invention remédie å ces deux inconvénients tout en conservent tous les avantages exposés dans le brevet cité, notamment ltaccroissement de la pression de contact en position enclenchée du relais0 Selon l'invention, l'avinant inséré dans la branche de pelasse opposée à la charnière est orienté de façon que ses pôles soient situés d'un côté et de l'autre de cette branche. Ainsi l'aimant est transversal par rapport à la branche de culasse et, dans le cas d'un relais à barre, parallèle aux plans des lignes de courant dans cette barre. Le flux de l'aimant ne peut donc se refermer par le circuit magnétique du relais, ce qui évite la polarisation de celui-ci et, de plus, la direction de l'aimant est perpendiculaire aux lignes d'induction de la culasse et, dans le cas d'un relais "à barre", aux lignes de force qui entourent cette barre sur tout son parcours. Les effets de démagnétisation sont ainsi réduits au minimum On peut encore diminuer les risques de démagnétisation en utilisant des aimants permanents à trbs forte rémanence dont la force coercitive est tres élevée, tels que les aimants à base de terres rares dont on sait qu'ils surpassent dansce domaine les meilleures réalisations connues dites TICONAL. Le dessin annexé montre comment l'invention peut ête rééésée. - la figure 1 est une vue en perspective d 'un relais selon l'invention du type à barre ; - la figure 2 est une coupe longitudinale de la branche de culasse portant l'aimant permanent ; - la figure 3 est un détail d'une variante de réalisation. Le relais montré sur la figure 1 comprend une culasse, en U, t entre les branches la et lb de laquelle est fixé un noyau 2. Sur la branche la, par exemple sur l'arête externe de celleci, pivote l'armature 3 silhouettée pour la clarté du dessin en traits mixtes. Une barre 4 pliée en oméga pour entourer le noyau est parcourue longitudinalement par le courant d'excitation du relais. Dans l'extrémité de la branche lb est inséré un aimant permanent 5 dont les pôles N et S sont situés d'un côté et de l'autre de la branche lb (figure 2). Sur la figure 1, l'aimant est représenté parallélépipédique et affleurant les faces interne, externe et supérieure de la branche lb. Comme montré sur la figure 3, l'aimant pourrait aussi Titre cylindrique, dépasser la surface de l'une et/ou de l'autre face latérale de la branche ou meme sa face supérieure, puisque l'armature 3 est arrêtée dans son déplacement vers la culasse par la rencontre du contact mobile 7 avec un contact fixe 8. Dans cette dernière position, l'armature 9 proche de l'ai- mant 5 est maintenue par celui-ci comme l'indiquent les lignes de force 9. Pour déclencher le relais, une action doit entre exercée sur l'armature dans la direction indiquée par la flèche 10 sur la figure 1, par exemple à l'aide d'un bouton-poussoir. L'invention stapplique à tous les relais nécessitant un maintien, spécialement aux relais à barre pour lesquels le risque de démagnétisation est le plus grand, et à tous les autres quand la polarisation, ne fut-ce que partielle, présente un inconvénient. REVENDICATIONS i.- Relais à verrouillage magnétique comportant, inséré dans une branche de culasse, un aimant permanent rectiligne de retenue de l'armature, caractérisé par le fait que cet aimant est orienté de façon que ses pâles soient situés d'un côté et de l'autre de ce circuit. 2.- Relais selon la revendication t, dans lequel les faces polaires de l'aimant affleurent les faces interne et externe de la branche qui porte cet aimant. 3.- Relais selon la revendication t, dans lequel l'aimant est à base de terres rares.