La présente invention concerne une jante à empilage de couches segmentées pour rotor de machine électrique. Les rotors de machines électriques, principalement des grandes machines synchrones, comportent souvent des jantes constituées de segments de tôles decoupees, centrées sur un croisillon et portant les pôles. Les segments découpes à la presse sont disposés en couches circulaires superposées. Les segments d'une ou plusieurs couches sont décales angulairement par rapport à ceux des couches voisines. L'empilage ainsi réalisé est assemblé par des goujons de façon à former une jante capable de résister aux efforts centrifuges en supportant une tension tangentielle qui est transmise de segment à segment par 11 intermédiaire des goujons. Ces efforts centrifuges résultent de la masse de la jante ellemrne et des masses extérieures qu1elle supporte.Ces masses extérieures comportent les piles et les enroulements et elles sont réparties sur les divers segments. I1 est souvent utile, pour améliorer le passage de l'air de ventilation à travers la jante, d'augmenter le plus possible les dimensions tangentielles et axiales des évents constitués par les distances libres entre les extrémités des segments. Pour cela, on réalise des "couches composées" par la superposition de plusieurs "couches élémentaires" dont les segments ne sont pas décalés angulairement. Pour éviter un coût et un encombrement excessifs il est important de rechercher les dispositions les meilleures pour que tous les segments soient. autant que possible, également tendus. I1 faut pour cela réduire les moments des couples tendant à faire fléchir les goujons d'assemblage et à provoquer des torsions de la jante. Ces couples sont formes par les forces, de direction tangentielle, que les segments exercent sur les goujons qui les traversent. Dans ce but, il est connu d'empiler les couches composées en décalant angulairement les segments des couches composees successives, cela de façon régulière jusqu'à réalisation d'un décalage angulaire total prédéterminé, puis symétriquement par rapport à un plan perpendiculaire à l'axe de rotation, et ainsi de suite. Les tranches des segments dessinent alors sur la surface cylindrique de la jante une succession reguliere de chevrons symétriques. Si les efforts centrifuges que supporte la jante sont trop grands pour qu'on puisse compter sur le frottement pour assurer l'équirépartition des contraintes sur les segments il est souhaitable que les efforts exercés par les segments sur les goujons puissent ne leur imprimer que des déformations négligeables. Les déformations, qui sont des flexions dans la direction tangentielle, aboutissent en effet à une augmentation des efforts supportés par certains segments. Or, dans les jantes à chevrons réguliers connues supportant des efforts centrifuges importants il apparaît une répartition inégale des contraintes sur les segmentes, et cette répartition inégale peut être attribuée à une flexion d'ensembles de certains goujons. On pourrait diminuer cette inégalité an diminuant la largeur des chevrons dans le sens axial car on diminuerait ainsi le bras de levier des forces tangentielles qui font flechir les goujons. Mais on diminuerait alors aussi la largeur des évents dans le même sens axial, ce qui rendrait plus difficile de refroidir le rotor. La présente invention a pour but la réalisation d'une jante à empilage de couches segmentées pour rotor de machine électrique assurant une meilleure répartition des tensions sur les segments tout en permettant un refroidissement facile à travers des évents constitués par des intervalles libres entre segments successifs d'une même couche. Elle a pour objet une jante à empilage de couches segmentées pour rotor de machine électrique, cette jante Occupant ltespace compris entre deux cylindres de révolution autour d'un mime axe et etant constituée par un empilage axial de couches planes en forme de couronnes circulaires ou polygonales dont les bords extérieurs forment la surface latérale cylindrique de la jante, - chacune de ces couches étant constituée par plusieurs segments de tôle qui s'étendent chacun sur un arc de cercle et qui se succèdent angulairement autour de l'axe de manière à constituer un cercle sensiblement complet, des intervalles étant cependant laisses libres entre certains segments de manière à ménager des passages radiaux pour un fluide de refroidissement, - l'ensemble des segments constituant la jante étant rendu solidaire à l'aide de goujons qui s'étendent parallèlement à l'axe et qui traversent les couches successives de I'empilage, chaque segment étant traversé par plusieurs goujons de telle sorte que lorsque chaque couche est soumise à une tension tangentielle résultant de la rotation du rotor et de la force centrifuge, cette tension tangentielle soit transmise d'un segment de cette couche au segment suivant de cette même couche par l'intermédiaire d'au moins un goujon. d'au moins un segment d'une autre couche et d'au moins un autre goujon, et que chaque goujon soit ainsi soumis à son passage à travers les couches successives de l'empilage à des forces alternées de direction tangentielle chacune de ces forces tangentielles étant exercée sur ce goujon par un segment qu'il traverse, cette force étant dirigée vers au moins un autre goujon traversant le segments l'ensemble de ces forces exercées sur un goujon étant équilibré mais formant des couples qui tendent à faire fléchir certaines zones de ce goujon, les moments de ces couples étant définis selon les lois de la mécanique par les positions des segmentes, - les segments des couches successives étant décalés angulairement les uns par rapport aux autres tantôt dans un sens tantôt dans l'autre-de manière à dessiner sur la surface latérale de la jante une succession de chevrons en forme de dents de scie, cette succession de chevrons s'étendant sur une "zone courante" occupant la plus grande partie de la longueur de la jante mesurée dans le sens axial, chacun de ces chevrons étant sensiblement symétrique dans cette zone courante en formant deux demi chevrons en forme de rampes de pentes opposées de telle sorte que lesdites forces tangentielles appliquées sur un goujon par les segments d'un demi chevron présentent une résultante générale et un moment résultant opposés respectivement à la résultante générale et au moment résultant des forces appliquées sur ce goujon par les segments de l'autre demi chevron, et que l'ensemble desdites forces tangentielles exercées par les segments du chevron complet sur chaque goujon présente donc une résultante générale nulle et un moment résultant nul, le couple "de zone courante" crée par ces forces tangentielles dans un demi chevron de la zone courante ayant un moment plus grand pour certains goujons "les plus chargés" que pour certains autres gojons, caractérisée par le fait que les segmerts forment deux "zones de transition" situées respectivement aux deux extrémités de ladite zone courante et dans lesquelles la succession aes décalages angulaires est différente de celle de la zone courante, les segments de chacune de ces zones de transition dessinant au moins un demi chevron de pente opposée à celle du demi chevron de la zone courante le plus proche, mais non symétrique de ce dernier de telle sorte que le couple appliqué sur chacun des goujons les plus chargés par lesdites forces tangentielles dans cette zone de transition soit un couple "de compensation" de moment sensiblement inférieur et de sens opposé à celui du couple de zone courant appliqué par ces forces sur ce goujon dans le demi chevron de la zone courante le plus voisin. Dans un cas particulier rencontré fréquemment en pratique la présente invention a pour objet une jante du type qui vient d'être décrit, dans laquelle lesdites couches en forme de couronnes circulaires sont formées de couches élémentaires ayant toutes les mêmes rayons de cercle intérieur et de cercle extérieur et la même épaisseur mesurée parallèlement à l'axe, ces couches élémentaires formant des couches composées telles qu'il n'y ait pas de décalage angulaire entre les segments des deux couches élémentaires d'une même couche composée et qutil y ait un décalage angulaire entre les segments de deux couches composées adjacentes dans un même demi chevron, chaque couche composée étant contenue dans un seul demi chevron, tous les demi chevrons desdites zones courante et de transition entant composés d'un morne nombre de couches composées avec les mêmes valeurs de décalage angulaire entre deux couches composées adjacentes, le nombre de couches élémentaires formant une couche composée étant le même pour toutes les couches composées d'un morne demi chevron et étant le même pour tous les demi chevrons de la zone courante, caractérisée par le fait que les demi chevrons de la zone de transition sont tels que l'expression MT représentative du moment dudit couplé de compensation et définie par l'égalité MT = ml al2 + m2 a22 + ... soit comprise entre 30 et 70 Z de ltexpression MC représentative du moment dudit couple de zone courante et définie par l'égalité MC = a02 aO étant le nombre de couches élémentaires formant les couches composées de la zone courante, mi > m2, ... étant les nombres de demi chevrons de la zone de transition dont les couches composées sont formées par al, a2, ... couches éIémentaires, respectivement, ml, m2, ... étant positifs les demi chevrons correspondant sont inclines en sens contraire du demi chevron de la zone courante le plus voisin, et négatifs si ces demi chevrons sont inclinés dans le mime sens que le demi chevron de la zone courante le plus voisin. A l'aide des figures schématiques 1 à If, 2a à 2e, 3a à 3d, 4a à 4d et 5a à 5d ci-jointes, on va décrire ci-après à titre non limitatif plusieurs modes de mise en oeuvre de l'invention. Les éléments qui se correspondent sur plusieurs de ces figures y sont désignés par les mêmes références. La'figure la représente une vue en perspective de la jante du rotor d'une machine électrique synchrone selon l'art antérieur. La jante représentée sur la figure la constitue en même temps la zone courante d'une jante selon un premier mode de réalisation de l'invention. t-a figure lb représente une vue partielle de la surface latérale cylindrique de la Jante de la figure la, cette surface cylindrique étant développée sur un plans les goujons étant représentés en traits mixtes. La figure Ic représente un diagramme des forces tangentielles appliquées au goujon le plus chargé représenté sur la figure lb. La figure Id représente un diagramme des efforts tranchants supportés par le goujon le plus chargé de la figure lb. La figure le représente un diagramme des moments fléchissants supportés par le goujon le plus chargé de la figure lb. La figure If représente la forme que prend le goujon le plus chargé de la figure lb sous l'action des forces tangentielles qui lui sont appliquées. La figure 2a représente une vue partielle de la surface latérale cylindrique de la jante du rotor d'une machine électrique synchrone selon un premier mode de réalisation de l'invention, cette surface latérale étant développée sur un plan, les goujons étant représentés en trait mixte, la zone courante de cette jante étant identique à celle des figures la et lb. La figure 2b représente un diagramne des forces tangentielles appliquées au goujon le plus chargé représenté sur la figure 2a. La figure 2c représente un diagramme des efforts tranchants supportés par le goujon le plus chargé de la figure 2a. La figure 2d représente un diagramme de moments fléchissants supportés par le goujon le plus chargé de la figure 2a. La figure 2e représente la forme que prend le goujon le plus chargé de la figure 2a sous l'action des forces tangentielles qui lui sont appliquées. Les figures 3a, 3b, 3c et 3d sont analogues aux figures 2a, 2b, 2c et 2d respectivement mais s'appliquent à un deuxième mode de réalisation de l'invention. Les figures 4a, 4b, 4c et 4d sont analogues aux figures 2a, 2b, 2c et 2d respectivement mais s'appliquent à un troisième mode de réalisation de l'invention. Les figures 5a, 5b, 5c et 5d sont analogues aux figures 2a, 2b, 2c et 2d respectivement mais s'appliquent à un quatrième mode de réalisation de l'invention. La jante de type connu représentée sur la figure la constitue, avec les 18 pôles qu'elle est destinée à porter, le circuit magnétique du rotor d'une machine synchrone telle qu'un alternateur d'une puissance de 24 MUA tournant à 400 tours par minute "..." une longueur de 750 mm ... ... constituées de tôles d'acier épaisses de 3 mm, avec un diamètre intérieur de 2 340 mm et un diametre extérieur de 2860 . Les indications données ici pour cette jante sont egalement valables pour la jante selon un premier mode de réalisation de l'invention, sauf en ce qui concerne le choix des décalages angulaires entre segments de couches voisines comme il sera expliqué plus loin.Cette jante de type connu a une longueur de 750 mm et tourne autour d'un axe 2. Elle est constituée par un empilage axial de couches planes en forme de couronnes circulaires telles que Cl > C2 etc... constituées de tôles d'acier épaisses de 3 mm > avec un diamètre intérieur de 2.340 mm et un diamètre extérieur de 2860 mm. Ces couronnes sont centrées sur l'axe 2 par l'intermédiaire d'un croisillon 6, de manière que la jante soit solidaire de cet axe en rotation. Ce croisillon est représente d'une manière schematique avec une enveloppe tubulaire continue 8 pour montrer sa fonction mecanique de centrage des couronnes circulaires. Il doit cependant être compris que sa constitution réelle est plus complexe, de maniere notamment à permettre le passage radial d'un gaz de refroidissement à travers la jante. Chacune des couches planes est constituée de six segments tels que Rl, Sl7 Tl, Ul, Vl et W1 pour la couche Cl, un R2, S2 et T2 pour la couche C2, les segments U2, V2 et W2 n'étant pas représentes, etc... Tous les segments de toutes les couches sont identiques. Deux segments successifs d'une même couche sont décalés angulairement de 900. Deux segments successifs d'une meme couche sont décalés angulairement de 600 ; chaque segment est délimité entre deux plans faisant entre eux un angle de 600 et se coupant suivant une ligne parallèle à l'axe de maniere à laisser un intervalle libre entre deux segments successifs d'une mime couche, par exemple de 200 mm.Ces intervalles constituent des passages radiaux tels que 12, appelés évents, pour la circulation radiale d'un gaz de refroidissement, de l'hydrogène par exemple. L'ensemble de tous les segments est rendu solidaire, de maniere à constituer une jante mécaniquement résistante, à l'aide de 18 groupes de 4 goujons en acier de la qualité 35 CD4 et de 32 nin de diamètre. Sur la figure la, chaque groupe de 4 goujons n'est représenté que par un seul goujon tel que Gl, G2 ... jusqu'à C18 qui s'étendent parallèlement à l'axe 2. Ils sont munis à leurs deux extrémités d'écrous tels que 10 grâce auxquels, par l'intermédiaire de de plateaux de serrage non représentés, les couches successives sont serrées les unes contre les autres.Dans les grandes machines la force de serrage n'est pas suffisante pour que le frottement empêche les segments qui se touchent de glisser angulairement l'un par rapport à l'autre sous effet de la tension de la tension de la pante due à la force centrifuge. C'est alors la résistance des goujons aux efforts transversaux qui empêche un tel glissement. Il apparaît en effet, au sein de chaque couche telle que C3, sous l'effet de la tension de jante due à la force centrifuge, une tension tangentielle qui s oppose à l'éclatement de la jante. Cette tension est transmise d'un segment tel que S3 au segment suivant tel que T3 de cette couche par l'intermédiaire du goujon GI, du segment S4 de la couche voisine C4 egalement tendue, et du goujon G2. Ces goujons sont donc soumis à des forces alternées de direction tangentielle à leurs passages à travers les couches successives. Les forces tangentielles appliquées par un segment aux goujons qui le traversent sont définies par la tension de ce segment. Si le segment est traversé par deux goujons seulement la force appliquée à un goujon est dirigée vers l'autre goujon et de valeur égale à la tension du segment. S'il y a trois goujons, le goujon médian ne subit pas de force. S'il y a quatre goujons ou plus, on peut considérer que la tension est supportée par les deux goujons extrêmes mais ceci est une approximation. Le calcul complet de ces forces est trop complexe pour être exposé ici, mais il la mécanique. il doit etre cependant compris que les forces tangentielles mentionnées ci-dessus et ci-après existent en l'absence de déformation des goujons et de frottements. Elles sont en pratique toujours accompagnées d'autres forces de même sens ou de sens opposés et résultant les unes des frottements, et les autres des déformations des goujons qui flèchissent sous l'action des couples exercés par les forces tangentielles mentionnées ci-dessus. Ces flexions des goujons créent une tension accrue dans certains segments et une tension diminuée dans d'autres. Si ces flexions sont importantes il devient nécessaire de renforcer les segmentes, ce qui augmente le prix et l'encombrement de la machine.Ces flexions pourraient être diminuées en augmentant le diamètre des goujons mais il en résulterait les inconvénients suivants Dans exemple décrit les segments peuvent occuper 18 positions angulaires distinctes régulièrement réparties autour de l'axe avec un pas angulaire de 200.Le segment S1 est centré, par exemple, sur le goujon GIS, tandis que le segment S4 est centré sur le goujon GI. Les décalages angulaires entre segments de-couches successives sont choisis de la manière indiquée ci-après dite "à chevrons symétriques de couches composées11 et représentée sur les figures la et lb, cette manière de réaliser les décalages étant exactement conservée dans une "zone courante" de la jante réalisée selon le premier mode de réalisation de l'invention qui sera décrit ultérieurement, et étant encore conservée dans ses caractéristiques essentielles dans les autres modes de réalisation de l'invention. il doit cependant être compris que l'invention pourrait s'appliquer à d'autres manières de réaliser les décalages angulaires des segments entre couches successives, par exemple dans le cas de couches de diverses épaisseurs dessinant des chevrons de formes irrégulières. On groupe les "couches élémentaires1, telles que Cl, C2 etc... en "couches composées" constituées chacune par 3 couches élémentaires. On dispose les segments de toutes les couches élémentaires d'une couche composée dans les mêmes positions angulaires, de telle sorte que les évents tels que 12 ait une étendue axiale suffisante égale ici à trois fois l'épaisseur drune couche élémentaire. Ceci permet d'assurer un bon refroidissement de la jante. Après la première couche composée CI, C2, C3 an dispose une deuxième couche composée C4, C5, C6 dont les segments sont decaLesS par rapport à ceux de la première, d'un pas angulaire de 200, das un premier sens qui est le serrer inverse des aiguilles d'une montre sur la figure la, et qwi est le sens vers Le haut sur la figure lb, puis une troisième cruche composée C7S Ca > C9 dont les segments sont décalés par rapport à la deuxième, d'un pas dans le mye sens > on réalise ainsi un premier demi chevron.Le deuxième deii-chevron commente par une quatrième couche composée dont les segments, tels que SIO, SII, S12 ne sont pas décalés par rapport à ceux de la troisième, puis une cinquième couche composée dont les segments tels que S13, S14, S15 sont décalés, par rapport à ceux de la quatrième, d'un pas dans un deuxième sens inverse du premier (c1 est-à-dire vers le bas sur la figure lb), puis une sixième couche composée dont les segmentes, tels que S16, S17, S18 sont décalés, par rapport à ceux de la précédente, d'un pas dans le deuxième sens. On réalise ainsi un premier chevron symétrique complet, qui est suivi d'un deuxième chevron identique au premier, puis d'un troisième, etc...Le deuxième chevron commence par une septième couche composée dont les segments, tels que Sl9, S20, S21 ne sont pas décalés tangentiellement par rapport à ceux de la sixieme couche composée. On rencontre ensuite une huitième couche composée dont les segments, tels que S22, S23, S24 sont décalés, par rapport à ceux-de la couche précédente, d'un pas dans le premier sens etc... Chaque chevron complet est constitué de deux demi chevrons symétriques l'un de l'autre par rapport à un plan perpendiculaire à l'axe et passant par le milieu du chevron, chaque demi chevron étant constitué de trois couches composées. Dans un tel empilage de couches tous les goujons ne sont pas soumis aux mêmes forces tangentielles. Les couples formés par ces forces et tendant à faire fléchir ces goujons sont donc aux aussi différents. L'étude de ces forces fait apparaître que ces couples présentent des moments les plus grands sur les goujons GI, G4, G7 et G10 qui sont les goujons "les plus chargés" et qui sont tous les quatre également chargés. Ceci tient au fait que c'est sur ces goujons que la distance est la plus grande entre les forces tangentielles de sens opposés qui forment un couple tendant à faire fléchir le goujon. il peut être utile ici de rappeler quelques définitions utilisées classiquement dans l'étude de la mecanique et de la résistance des matériaux deux forces forment un couple de morne grandeur et de sens opposés lorsqu'elles s'appliquent sur deux lignes droites parallèles distinctes. Le moment de ce couple est le produit de la grandeur d'une de ces forces par la distance entre ces deux droites parallèles. Si un couple est appliqué à un solide, par exemple à une longueur d'une poutre ou d'un goujon, il tend à faire tourner ce solide. Pour empecher ce solide de tourner il faut lui appliquer un second couple dont le moment est oppose à celui du premier, c'est-à-dire que le moment de ce second couple a la morne grandeur que celui du premier, mais que ce second couple tend à faire tourner le solide dans le sens opposé à celui du premier couple. L'ensemble de plusieurs forces appliquées à un solide peut être défini par sa résultante générale, qui est la somme de ces forces et tend à déplacer ce solide parallèlement à lui-mae, et par son moment résultant, qui est la somme des moments de tous les couples formés par ces forces, et qui tend à faire tourner le solide sur luimne. Lorsqu'un solide est immobile cela prouve que l'ensemble des forces qui lui scnt appliquées (forces d'action et forces de réaction, par exemple) présente une résultante générale nulle et un moment résultant nul. Mais il peut être alors, par exemple, tendu sous l'action de deux forces directement opposées, ou fléchi sous l'action de deux couples de moments opposés. Si on regarde une poutre rectiligne immobile s'étendant horizon talement de gauche à droite, et si on veut étudier les déformations de cette poutre sous l'action de plusieurs forces par exemple verticales dirigées les unes vers le haut, les autres vers le bas, et appliquées en divers points de cette poutre, il faut d'abord remarquer que la résultante générale et le moment résultant de l'ensemble de ces forces sont nuls puisque la poutre est immobile. Si on considère un point de cette poutre on appelle effort tranchant en ce point la résultante générale des forces appliquées à gauche de ce point (cette résultante est évidemment opposée à la résultante générale des forces appliquées à droite de ce point).On appelle moment fléchissant en ce point le moment résultant des forces appliquées à gauche de ce point (ce moment est évidemment opposé au moment résultant des forces appliquées à droite de ce point). Si on part de l'extrémité de gauche de la poutre et si on va vers la droite on peut tracer le diagramme des efforts tranchants de la manière suivante en chaque point ou l'on peut renncontre un force, on ajoute cette force à l'effort tranchant précédemment calculé pour obtenir l'effort tranchant en ce point. Quant au diagramme des moments fléchissants on peut le tracer de manière analogue : en chaque point où l'on rencontre une force on calcule le moment fléchissant en mesurant d'abord la distance entre ce point et le dernier point où on a rencontré précédemment une force. Puis on ajoute au moment fléchissant précédemment calculé, le produit de cette distance par l'effort tranchant existant en ce dernier point. La variation du moment fléchissant est linéaire entre deux points successifs dtapplication de forces. On peut connaître ainsi le moment fléchissant en chaque point de la poutre. Sa déformation par flexion peut alors être déterminée de la manière suivante : en chaque point la poutre prend une courbure qui est d'autant plus grande que le moment fléchissant en ce point est plus grand, et le sens de cette courbure est donné par le sens du moment fléchissant. Si le moment fléchissant a toujours le même sens la courbure sera analogue à celle d t un arc. Si le moment fléchissant change fréquemment de sens, la forme de la poutre sera analogue à celle d'une sinusoide. Dans le cas de la jante représentée sur les figures la et lb, les forces tangentielles précédemment définies et qui résultent de la tension de la jante sont représentées sur la figure Ic dans le cas des goujons les plus chargés tels que GI, qui constituent des poutres rectilignes. il n'y a pas de force dans le cas d'un segment traversé en son centre par un goujon. Les diagrammes des efforts tranchants et des moments fléchissants créés par ces forces sont représentés sur les figures Id et le. Il apparaît que l'effort tranchant et le moment fléchissant sont nuls aux points de séparation entre deux chevrons consécutifs et que le moment fléchissant prend une valeur maximale au milieu de chaque chevron, la même et de mime sens pour tous les chevrons. Ceci peut être expliqué comme suit : chaque demi chevron subit un ensemble de forces ayant une résultante générale nulle et un moment résultant non nul correspondant à un couple "de zone courante". Ce couple de zone courante a la même valeur de moment dans tous les demi chevrons, mais il a des sens opposés dans les deux demi chevrons d'un mne chevron. Il en résulte que le moment fléchissant varie dans le premier demi chevron et revient à sa valeur initiale dans le deuxième demi chevron. Cette valeur initiale est nulle. Il en résulte que le moment fléchissant est de toujours de même sens et d'une valeur moyenne égale à la moitié de sa valeur maximale qui est celle du couple de zone courante. Il en resulte encore que le goujon tend à se courber toujours dans le mime sens et à prendre la forme d'un arc ayant une forte flèche, comme représenté sur la figure If. En fait la courbure de ce goujon est limitée par la modification quelle entraîne des forces tangentielles appliquées à ce goujon. Cette modification s' accompagnant d'une inégalité gênante de la répartition de la tension entre les segments. La présente invention vise à empêcher cette répartition inégale de la tension entre segments en diminuant la courbure moyenne que tend à prendre le goujon le plus chargé. Selon une premier mode de réalisation de l'invention représenté sur la figure 2a une jante de rotor de machine synchrone comporte une zone courante 14 dans laquelle des segments sont assemblés et angulairement décalés exactement de la manière précédemment décrite à propos d'une jante de type connu. Selon une caractéristique spécifique de l'invention on modifie les décalages angulaires des couches voisines des deux extrémités de la jante de manière à constituer une zone de transition 16 à chaque extremité de la zone courante précédemment décrite : chaque zone de transition est constituée de demi chevrons qui sont identiques aux demi chevrons de la zone courante sauf que le nombre de couches élémentaires constituant chaque couche composée est plus faible dans chacun des demi chevrons de transition que dans la zone courante. Ce nombre est cependant le mime pour toutes les couches composées d'un meme demi chevron. Il peut varier d'un demi chevron à l'autre. Par ailleurs, dans la zone de transition les demi chevrons ne sont pas groupés de manière à former des chevrons symétriques.Dans le cadre de la présente invention on peut dire qu'un chevron symétrique se caractérise essentiellement par le fait que l'effort tranchant est nul et que le moment fléchissant prend la mye valeur aux deux extrémités de ce chevron. Il en résulte notamment que l'ensemble des forces appliquées à ce chevron est équilibré, c'est-à-dire présente une résultante genérale et un moment résultant nul. L'ensemble des forces appliquées dans la zone de transition présente une résultante générale nulle mais un moment résultant non nul. Ce moment résultant est déterminé par le nombre des demi chevrons, le nombre des couches élémentaires dans les couches composées de chacun de ces demi chevrons, et le sens d'inclinaison de chacun de ces demi chevrons.Dans les conditions qui ont été indiquees ci-dessus, c'est-à-dire lorsque tous les demi chevrons présentent le même nombre de couches composées avec les mêmes décalages angulaires, lorsque le nombre des couches élémentaires constituant chaque couche composée ne varie pas dans un demi chevron, et lorsque les segments ont les mimes formes et les mimes épaisseurs dans tous les demi chevrons, on peut montrer que les forces appliquées par chaque demi chevrons ont une résultante générale nulle et un moment résultant dont la valeur est proportionnelle au carré du nombre de couches élémentaires dans chaque couche composée de ce demi chevron et dont le sens dépend du sens d'inclinaison de ce demi chevron.Conformément à la présente invention le nombre des demi chevrons dans la zone de transition, le nombre de couches élémentaires dans les couches composées de chaque demi chevron, et les sens d'inclinaison de ces demi chevrons sont choisis de telle sorte qu'un moment "de compensation" qui est égal au moment résultant correspondant à chaque zone de transition, c' est-à-dire à la somme des moments résultants correspondant à tous les demi chevrons de cette zone, soit de sens opposé au moment résultant de zone courante correspondant au demi chevron de la zone courante le plus voisin, et de valeur inférieure à ce moment de zone courante. La valeur de ce moment de compensation est choisie aussi voisine que possible de la moitié de ce moment de zone courante.Une valeur comprise entre 30 % et 70 Z de ce moment de zone courante convient dans de nombreux cas. Les moments "de compensation" et de "zone courante" sont évidement ceux des couples "de compensation" et "de zone courante" précédement mentionnes. Il doit être compris que si l'on s'écarte quelque peu des conditions qui viennent d'être décrites clesr- -dire par exemple si les couches élémentaires ntont pas toutes la même épaisseur, ou si les décalages angulaires ne sont les mêmes dans tous les demi chevrons on peut encore, par application des lois connues de la mécanique, constituer les demi chevrons de la zone de transition de manière à obtenir un moment de compensation présentant les sens et les valeurs indiqués ci-dessus. Cependant, si on reste dans les conditions qui viennent d'être décrites, il est possible d'exprimer de manière particulièrement simple les conditions que doivent respecter, selon l'invention, les demi chevrons de la zone de transition. On peut en effet écrire simplement deux expressions MT et MC qui sont proportionnelles respectivement au moment de compensation et au moment de zone courante MT = mt al2 + m2 a22 + MC = aO2 et dans lesquelles - aO est le nombre de couches élémentaires formant les couches composées de la zone courante - ml, m2, etc... sont les nombres de demi chevrons de la zone de transition dont les couches composées sont formées par al, a2, etc... couches élémentaires respectivement - ml, m2, etc... étant positifs les demi chevrons correspondant sont inclinés en sens contraire du demi chevron de la zone courante le plus voisin et négatif s si ces demi chevrons sont inclinés dans le même sens que le demi chevron de la zone courante le plus voisin.Selon la présente invention on cherche à se rapprocher de l'égalité 2 MT = MC Cette égalité est presque exactement verifiée dans le premier mode de réalisation de l'invention, dans lequel la zone de transition est constituée d'un seul demi chevron comportant les segments STI, ST2, ST4 ... ST6, et incliné dans le sens opposé à celui du demi chevron de la zone courante le plus voisin qui comporte les segments Sl, S2 ... S9. Dans ce cas MC = 32 = 9 et = 1x2 = 4. En effet les couches composées comportent 3 couches élémentaires dans la zone courante, et deux dans le demi chevron de la zone de transition. La présence de la zone de transition 16 a pour résultat, selon l'invention, que le diagramme des moments fléchissants (figure 2d) oscille dans la zone courante entre deux valeurs sensiblement opposées. Ceci permet d'éviter une tendance à une courbure d'ensemble des goujons les plus chargés, comme on peut le voir en comparant les figures If et 2e, qui representent les formes que prendrait le goujon Gi en l'absence de forces de frottement, et en supposant que les flexions de ce goujon ne sont pas limitées par l'apparition d'une répartition inégale de la tension entre les divers segments de la jante. L'ensemble de la zone courante 14 et des deux zones de transition telles que 16 peut être encadré par une "zone d'extrémité" telle que 18 à chacune de ses extrémités. Ces zones d'extrémité sont constituées chacune de chevrons symétriques, c' est-à-dire que l'ensemble des forces tangentielles appliquées sur chaque goujon, et notamment sur les goujons les plus chargés tels que GI, a une résultante générale et un moment résultant nul. La constitution de ces chevrons symétriques est determinée en fonction des conditions locales, mécaniques et thermiques, régnant aux deux extrémités de la jante.En pratique le plus simple est de constituer ces chevrons symétriques exactement de la même façon que ceux de la zone courante, sauf en ce qui concerne le nombre de couches élémentaires constituant des diverses couches composées. Ce nombre est de préférence plus petit dans les zones d'extrémité que dans la zone courante si l'on veut éviter que ces zones d'extrémité ntintroduise une courbure gênante des goujons. Les limites des zones d'extrémité peuvent être facilement déterminées à l'aide des diagrammes des efforts tranchants et des moments fléchissants sur un goujon quelconque, notamment sur le goujon Gl à partir d'une extrémité de la jante, la zone d'extremite sot arrête au dernier point où l'on trouve à la fois un effort tranchant nul et un moment fléchissant nul avant la zone courante. Entre ce point et la zone courante se trouve la zone de transition dans laquelle l'effort tranchant et le moment fléchissant peuvent tous deux s'annuler plusieurs fois mais jamais en mne temps. La zone courante commence au premier point respectant deux conditions : 10) l'effort tranchant est nul en ce point, 20) à partir de ce point on rencontre seulement des chevrons symétriques aux points de séparation entre lesquels on retrouve un effort tranchant nul et un moment fléchissant égal à celui du debut de cette zone courante. Selon d'autres modes de réalisation de l'invention qui vont être décrits les goujons sont encore répartis régulièrement autour de l'axe. Le goujon le plus chargé représenté est le goujon Gl. Le décalage angulaire entre deux couches composées voisines dans un même demi chevron est égal soit à ltecart angulaire entre deux goujons voisins, en principe égal au pas polaire de la machine, soit à un multiple de cet écart. Les valeurs de aO, al, a2, ml, m2, MC et MT sont données à la fin dans un tableau. Selon un deuxième mode de réalisation de l'invention les segments sont tous identiques et traverses chacun par trois goujons ou trois groupes de goujons. La zone courante 14 est constituée de demi chevrons comportant chacun trois couches compostes formées chacune par 4 couches élémentaires. ta zone de transition 16 comportent deux demi chevrons dans lesquels les couches composées comportent I et 3 couches élémentaires (figure 3a). Selon un troisième mode de réalisation de l'invention (figure 4a) les segments sont tous identiques et traverses chacun par quatre goujons ou quatre groupes de goujons. Pour chaque segment on considère, de façon approximative, pour établir les diagrammes des efforts tranchants et des moments fléchissants sur le goujon le plus chargé, que ce segment applique des forces tangentielles seulement sur les deux goujons extremes, qui sont à la même distance des deux extrémités du segment, respectivement. Chaque demi chevron est composé de quatre couches composées. Le décalage angulaire est égal à l1écart angulaire entre goujons voisins entre les deux couches composées médianes, et au double de cet écart entre une couche médiane et la couche extrême voisine. Selon un quatrième mode de réalisation de l'invention (figure 5a), chaque couche est composée d'une alternance de segments traversés par quatre goujons ou quatre groupes de goujons, comme dans le troisième mode de réalisation, et de segments traversés par trois goujons ou trois groupes de goujons comme dans le deuxième mode de réalisation. Pour l'établissement des diagrammes, seules sont prises en considération les forces tangentielles appliquées par chaque segment sur les deux goujons ou groupes de goujons extrêmes. A titre d'exemple, on peut choisir dans le tableau suivant les valeurs mi, al, m2, a2 ... pouvant convenir aux valeurs les plus courants de aO, sur lequel on a indiqué les valeurs de E = 2 MC - MT. 2 aO MC ml al m2 a2 MT E figure 2 4 2 1 0 0 2 0 5a 3 9 4 1 0 0 4 0,5 3 9 5 1 0 0 5 -0,5 3 9 1 2 0 0 4 0,5 2a et 4a 3 9 1 1 1 2 5 -0,5 4 16 8 1 0 0 8 0 4 16 4 1 1 2 8 0 4 16 2 2 0 0 8 0 4 16 -I 1 I 3 8 0 3a 5 25 12 1 0 O 12 0,5 5 25 3 2 0 O 12 0,5 5 25 1 2 1 3 13 -0,5 REVENDICATIONS 1/ Jante à empilage de couches segmentées pour rotor de machine électrique, cette jante occupant l'espace compris entre deux cylindres de révolution autour d'un même axe et étant constituée par un empilage axial de couches planes en forme de couronnes circulaires dont les bords extérieurs forment la surface latérale cylindrique de la jante, - chacune de ces couches étant constituée par plusieurs segments de tôle qui s 'étendent chacun sur un arc de cercle et qui se succèdent angulairement autour de l'axe de manière à constituer un cercle sensiblement complet, des intervalles étant cependant laissés libres entre certains segments de manière à ménager des passages radiaux pour un fluide de refroidissement, - l'ensemble des segments constituant la jante étant rendu solidaire à l'aide de goujons qui s'étendent parallèlement à l'axe et qui traversent les couches successives de l'empilage, chaque segment étant traversé par plusieurs goujons de telle sorte que lorsque chaque couche est soumise à une tension tangentielle résultant de la rotation du rotor et de la force centrifuge, cette tension tangentielle soit transmise d'un segment de cette couche au segment suivant de cette même couche par l'intermédiaire d'au moins un goujon, d'au moins un segment d'une autre couche et d'au moins un autre goujon, et que chaque goujon soit ainsi soumis à son passage à travers les couches successives de l'empilage à des forces alternées de direction tangentielle chacune de ces forces tangentielles étant exercée sur ce goujon par un segment qu'il traverse, cette force étant dirigée vers au moins un autre goujon traversant le segment, ensemble de ces forces tercées sur un goujon étant équilibré mais formant des couples qui tendent à faire fléchir certaines zones de ce goujon, les moments de ces couples étant définis selon les lois de la mécanique par les positions des segments, - les segments des couches successives étant décalés angulairement les uns par rapport aux autres tantôt dans un sens tantôt dans l'autre de manière à dessiner sur la surface latérale de la jante une succession de chevrons en forme de dents de scie, cette succession de chevrons s' étendant sur une "zone courante" occupant la plus grande partie de la longueur de la jante mesurée dans le sens axial, chacun de ces chevrons étant sensiblement symétrique dans cette zone courante en formant deux demi chevrons en forme de rampes de pentes opposées de telle sorte que lesdites forces tangentielles appliquées sur un goujon par les segments d'un demi chevron présentent une résultante générale et un moment résultant opposés respectivement à la résultante générale et au moment résultant des forces appliquées sur ce goujon par les segments de l'autre demi chevron, et que l'ensemble desdites forces tangentielles exercées par les segments du chevron complet sur chaque goujon présente donc une résultante générale nulle et un moment résultant nul, le couple "de zone courante" crée par ces forces tangentielles dans un demi chevron de la zone courante ayant un moment plus grand pour certains goujons "les plus charges't que pour certains autres goujons, caractérisée par le fait que les segments forment deux "zones de transition" situees respectivement aux deux extrémités de ladite zone courante et dans lesquelles la succession des décalages angulaires est différente de celle de a zone courante, les segments de chacune de ces zones de transition dessinant au moins un demi chevron de pente opposée à celle du demi chevron de la zone courante le plus proche, mais non symétrique de ce dernier, de telle sorte que le couple appliqué sur chacun des goujons les plus chargés par lesdites forces tangentielles dans cette zone de transition soit un couple "de compensation de moment sensiblement inférieur et de sens opposé à celui du couple de zone courant appliqué par ces forces sur ce goujon dans le demi chevron de la zone courante le plus voisin. 2/ Jante selon la revendication 1, caractérisée par le fait que le moment dudit couple de compensation est compris entre 30 % et 70 % de celui du couple de zone courante 3/ Jante selon la revendication 2, dans laquelle lesdites couches en forme de couronnes circulaires sont formées de couches élémentaires ayant toutes les merles rayons de cercle intérieur et de cercle extérieur et la même épaisseur mesurée parallèlement a l'axe, ces couches élémentaires formant des couches composes telles qu'il nty ait pas de décalage angulaire entre les segments des deux couches élémentaires d'une même couche composée et qu'il y ait un decalage angulaire entre les segments de deux couches composées adjacentes dans un meme demi chevron, chaque couche composée étant contenue dans un seul demi chevron, tous les demi chevrons desdites zones courante et de transition étant composes d'un morne nombre de couches composes avec les mêmes successions de vaEleurs de décalage angulaire entre deux couches composées adjacentes, le nombre de couches élémentaires formant une couche composée étant le même pour toutes Les couches composées d'un même demi chevron et étant le même pour tous les demi chevrons de la zone courante, caractérisée par le fait que les demi chevrons de la zone de transition sont tels que l'expression IT représentative du moment dudit couple de compensation et définie par l'légalité MT = ml a12 + m2 a22 + ........ soit comprise entre 30 et 70 Z de l'expression MC représentative du moment dudit couple de zone courante et définie par l'égalité MC = aO2 aO étant le nombre de couches élémentaires formant les couches composées de la zone courante, ml, m2, ... étant les nombres de demi chevrons de la zone de transition dont les couches composées sont formées par al, a2, ... couches élémentaires, respectivement, ml, m2, ... étant positifs si les demi chevrons correspondant sont inclinés en sens contraire du demi chevron de la zone courante le plus voisin, et négatifs si ces demi chevrons sont inclines dans le même sens que le demi chevron de la zone courante le plus voisin. 4/ Jante selon la revendication 3, caractérisée par le fait qu'au moins une dite zone de transition comporte seulement des demi chevrons inclinés dans le sens oppose à celui du demi chevron de la zone courante le plus voisin, le nombre de couches élémentaires formant les couches composées étant inférieur audit nombre aO dans toute cette zone de transition. 5/ Jante selon la revendication 4, caractérisée par le fait que les couches composées formant les demi chevrons de la zone de transision sont toutes formées par le mne nombre ai de couches elémentaires, le produit ml al de ce nombre par le nombre ml de ces demi chevrons étant compris entre 30 et 70 % de l'expression MC = aO2. 6/ Jante selon la revendication 3, caractérisée par le fait qu'au moins une dite zone de transition comporte deux demi chevrons qui sont un premier demi chevron du côté de la zone courante, ce premier demi chevron étant incliné dans le sens opposé à celui du demi chevron de la zone courante le plus voisin, et un deuxième demi chevron du côté opposé à la zone courante, ce deuxième demi chevron étant incliné dans le sens opposé à celui du premier demi chevron et étant constitué de couches composées formée d'un nombre a2 de couches élémentaires inférieur au nombre al des couches élémentaires formant les couches composées du premier demi chevron. 7/ Jante selon la revendication 6, caractérisée par le fait que l'expression MT = al2 - a22 est comprise entre 30 et 70 Z de 11 expression MC = a02t 8/ Jante selon la revendication 3, caractérisée par le fait qu'elle comporte une zone d'extrémité au delà de chacune desdites zones de transition, chacune de ces zones d'extrémité étant constituée de chevrons dont les couches composées sont constituées d'un nombre de couches élémentaires inférieur audit nombre aO, ces chevrons étant symétriques de manière à ce que l'ensemble desdites forces tangentielles appliquées sur chaque goujon par les segments de ces chevrons ait une résultante générale et un moment résultant nuls. 9j Jante selon la revendication 3, caractérisée par le fait que lesdits nombres aO, ai, a2, ml et m2 sont choisis selon une ligne du tableau suivant aO ml al m2 a2 2 2 1 0 0 3 4 1 0 0 3 5 1 0 0 3 1 2 0 0 3 1 1 1 2 4 8 1 0 0 4 4 1 1 2 4 2 2 0 0 4 -1 1 1 3 5 12 1 0 0 5 3 2 0 0 5 1 2 I 3