La présente invention concerne les broyeurs-concasseurs de type Bradford. Depuis les années 1870 où Hezekiah Bradford introduisit les broyeurs qui portent son nom, peu de nouveautés techniques sont apparues dans ce domaine, les machines devenant simplement de plus en plus grosses pour faire face à la nécessité d'accroitre la capacité des installations de broyage. Le broyeur Bradford est une machine simple et bien adaptée au broyage et au criblage du charbon et d'autres matières de caractéristiques similaires, ainsi qu'à la séparation des matières indésirables. Ce type de broyeur comporte essentiellement un tambour rotatif perforé dont la paroi cylindrique intérieure est équipée de tablettes longitudinales. Si l'on regarde le tambour en bout de manière qu'il tourne dans le sens des aiguilles d'une montre, on constate que les tablettes entralnent chacune une certaine quantité de charbon d'un lit qui occupe la partie inférieure du tambour. Généralement, lorsque la tablette chargée de charbon atteint une position angulaire correspondant à 10 ou il heures sur un cadran d'horloge, les morceaux de charbon retombent en chute libre au voisinage du milieu de la partie inférieure du tambour (Ó heures).L'énergie cinétique de la chute et les chocs des morceaux de charbon les uns sur les autres et sur la paroi perforée du tambour ont pour effet de les fragmenter en morceaux plus petits. Les morceaux de dimension inférieure à un calibre donné cheminent à travers le lit de charbon et sortent par les trous du tambour, les gros morceaux et les matériaux étrangers restant à l'intérieur pour subir d'autres cycles de traitement jusqu'à ce qu'ils atteignent la sortie du tambour. Dans ce domaine, les progrès n'ont janais été très rapides il aura fallu attendre près d'un demi-siècle avant que le broyeur Bradford soit quelque peu amélioré. Durant cette période, seuls quelques détails mineurs du tambour et des tablettes ont été modifiés. La principale modification remonte aux années 1920 lorsque George W. Borton décrivit dans son brevet des E.-U.A. nO 1 784 983 l'adjonction au broyeur Bradford d'un rotor équipé de marteaux d'un type déjà employé dans les batteurs rotatifs et les concasseurs à marteaux. Ce rotor était monté sur l'axe du tambour de façon que les matériaux tombant des tablettes soient happés au vol par les marteaux en rotation rapide. Borton était conscient de l'importance du choix de la vi- tesse du tambour de façon que les matériaux soient souleves à une certaine hauteur avant de retomber sur les var'veaux du rotor. il poursuivait un but précis exposé dans son brevet des E. nO 2 108 793 qui indiquait que le principal problème est la détermination de la vitesse du tambour (et par conséquent du point de chute) de façon que les matériaux tombant en chute libre soient happés par les marteaux et projetés tangentiellement contre la surface interne du tambour en un point tel que les morceaux rebondissent sous un angle différent de leur angle d'incidence et soient renvoyés sur la trajectoire des marteaux pour y subir une ncuvelle fragmentation, ce processus étant répété autant de fois qu'il est nécessaire pour obtenir le produit calibré désiré. mouçours dans la même optique, il suggérait d'employer des tablettes à incli- raison réglable.Borton a donc énoncé le principe de la recherche d'une combinaison optimale de la vitesse du tambour et de la disposition des tablettes pour projeter vers le haut un maximum de morceaux happés par les marteaux rotatifs de façon qu'ils rebondissent sur la paroi du tambour et soient renvoyés vers le rotor pour subir des impacts répétés. Actuellement encore c'est ce principe énoncé par Borton qui guide les ingénieurs chargés de l'étude des broyeurs à rctor. Malgré quelques améliorations portant sur le tambour, les tablettes et le système d'entraînement, les broyeurs actuels ressemblent étonnament à celui que Bort on décrivait il y a plus do 40 ans dans son brevet nO 1 784 983. Sans rechercher d nouveaux principes de construction et de fonctionnement susceptibles å'anéliorar sensiblement les performances des broyeurs-concasse;1.rs, les irOé- nieurs chargés de l'étude et de la réalisation d'installations de broyage à grande capacité ont simplement extrapolé la machine de Borton sous la forme de très gros broyeurs, ou multiplié le nombre de petits broyeurs pour faire face à la demande.Les incclvé)ients de ce manque d'imagination sont nombreux sur le plan de la complexité, de l'encombrement, des investissements et des frais d'exploitation. La présente invention a donc pour objet un nouveau broyeurconcasseur à grande capacité résolvant la plupart des problèmes qui ont été exposés ci-dessus. Ce broyeur-concasseur est un per fectionnement de celui de Bradford sur le plan de la capacité de production, du pourcentage de fines et de la souplesse d'emploi. Ce broyeur permet en un seul passage de réduire à des calibres donnés, et si nécessaire de séparer, des matériaux dont les morceaux ont des caractéristiques différentes de dureté, de friabilité et de fragmentation. Le broyeur-concasseur de l'invention comprend un tambour rotatif à paroi perforée équipé de tablettes longitudinales, et un rotor constitué d'un arbre portant une série de palettes, de marteaux ou d'autres organes analogues, l'axe dudit arbre étant confondu avec ou parallèle à celui du tambour. Selon l'invention, le tambour doit tourner à une vitesse légèrement inférieure à la vitesse "critique" pour laquelle les matériaux soulevés par les tablettes ne tombent plus car ils sont plaqués contre la paroi du tambour par la force centrifuge.L'orientation et l'angle des tablettes par rapport à un plan radial sont choisis en fonction de la vitesse de rotation du tambour perforé de telle manière que les matériaux soient entrainés par les tablettes jusqu'à une position angulaire proche de la verticale (position 11-12 heures Si l'on se représente la section du tambour comme le cadran d'une horloge pour faciliter la description). Conformément à la pratique courante, les matériaux tombant des tablettes sont happés par les pales du rotor après une courte chute libre. On choisit de préférence la vitesse du rotor de façon que les morceaux heurtés ' au vol soient soumis à des impacts correspondant à une chute libre dans un tambour de plus grand diamètre ne comportant pas de rotor. Selon une caractéristique essentielle de l'invention, le choix judicieux de la vitesse du tambour et de l'angle des tablettes permet d'amener les morceaux à fragmenter en un point d'où ils sont happés par le rotor et projetés contre la paroi descendante du tambour perforé, (entre les positions 12 et 6 heures). Cette projection contre la paroi descendante du tambour présente u'n certain nombre d'avantages. Tout d'abord, les matériaux projetés par le rotor ont moins tendance à heurter la paroi ascendante du tambour et à retomber sur le lit qui occupe sa partie basse. Ceci permet d'éviter que des morceaux qui ont déjà été réduits au calibre désiré soient à nouveau soulevés par les tablettes pour subir d'autres cycles de fragmentation qui représentent une perte de temps, d'énergie et de productivité. En outre, lorsque les morceaux sont projetés contre la paroi descendante du tambour, ils ont moins tendance à rebondir dans le rotor et il est moins probable qu'un fragment ayant atteint le calibre final soit soumis à des impacts superflus avant d'être éjecté par les trous du tambour. Ces impacts superflus sont non seulement coûteux en énergie, mais ils tendent à produire une quantité excessive de fines. Par contre, les gros morceaux qui ne peuvent passer par les trous du tambour retombent dans le lit et sont soumis à un ou plusieurs cycles supplémentaires de fragmentation jusqu'à ce qu'ils aient atteint le calibre voulu pour passer par les trous. Là encore, il est peu probable qu'un fragment qui vient d'être réduit au calibre désiré subisse de nouveaux cycles de fragmentation avant d'être éjecté hors du tambour. On peut ainsi obtenir des matériaux par faitement calibrés ne contenant qu'un minimum de fines. Dans le mode de réalisation préféré de la présente inven tion, le rotor porte des pales situées à des distances radiales différentes de son axe de rotation. Les pales les plus éloignées de l'entrée du tambour sont aussi les plus éloignées de l'axe du rotor et leurs vitesses tangentielles sont donc plus grandes que celles des pales qui sont plus proches de l'entrée du tambour. Ainsi, les morceaux plus durs et plus difficiles à briser sont soumis à des impacts d'énergie croissante au fur et à mesure de leur avance dans le tambour. Les morceaux les plus friables qui ont tendance à donnor la plus grande proportion de fines, sont donc fragmentés avec des énergies d'impact réduites, ce qui per met de traiter en un seul passage dans le tambour des matériaux de duretés et de masses différentes avec une production minime de fines. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description détaillée qui suit et des dessins sur lesquels la figure 1 est une coupe schématique d'un broyeur-concas seur de type classique; la figure 2 est une coupe schématique du broyeur-concasseur de l'invention faisant ressortir les différences de fonctionnement par rapport à l'appareil de la figure 1; la figure 3 est une vue en élévation latérale et en coupe partielle d'un mode de réalisation pratique du broyeur-concasseur de l'invention; la figure 4 représente le broyeur de l'invention vu en élévation de la gauche de la figure 3; la figure 5 est une coupe dans le plan 5-5 de la figure 3; la figure 6 est une vue fragmentaire montrant les pales du rotor situées à des distances radiales différentes dans la forme préférée de l'invention;; la figure 7 est une coupe schématique d'un broyeur à rotor décentré par rapport au tambour; la figure 8 est une vue en élévation latérale et en coupe partielle de la forme préférée du broyeur de l'invention; la figure 9 est une coupe dans le plan 9-9 de la figure 8 vue de la gauche; * la figure 10 est une vue fragmentaire dans le sens des flèches 10-10 de la figure 9. La figure 1 illustre schématiquement le fonctionnement d'un broyeur du type décrit dans le brevet de Borton nO 2 108 793. Dans un tel appareil un tambour à paroi perforée 110 et des marteaux 135 tournent concentriquement dans le sens indiqué, le marteau 135A prenant successivement les positions 135B, 135C et 135D représentées en trait mixte. Ainsi que le brevet le précise, les marteaux tournent sensiblement plus vite que le tambour. Bien que les broyeurs sans rotor puissent tourner à des vitesses- quelque peu supérieures, le tambour 110 est généralement entrainé à environ 70% de la vitesse critique définie plus haut. Des tablettes 145 sont montées radialement sur la surface interne du tambour, mais pour des broyeurs tournant aux vitesses usuelles, si les tablettes sont obliques, la différence avec l'appareil de l'invention est encore plus marquée. Les matériaux soulevés par les tablettes 145 retombent sur la trajectoire rotative des marteaux 135A qui les projettent contre la paroi supérieure du tambour, comme indiqué par les flèches A. Ces matériaux rebondissent et retombent sur le marteau qui se trouve dans la position 135B et sont à nouveau projetés contre la paroi du tambour le long des flèches B.Cette opération se répète pour les positions 135C et 135D qui correspondent à de nouvelles projections des morceaux contre la paroi du tambour 110. Les morceaux de charbon ou d'un matériau similaire sont ainsi fragmentés par des chocs successifs sur le tambour 110, mais ce procédé a l'inconvénient de produit une quantité excessive de fines qui sont généralement inutilisables sans une agglomération préalable.Une proportion excessive de fines constitue un inconvénient grave dans certains procédés, notamment dans les installations de gazéification du charbon dans lesquelles le volume vide des réacteurs est un facteur essentiel de la bonne marche du processus, ce qui conduit à éviter les charbons contenant trop de fines. Én pareil cas, si l'installation de broyage produit trop de fines, il est nécessaire de lui adjoindre un équipement d'agglomération ou tout au moins un équipement d'agglomération de capacité plus importante. ~ Par ailleurs, les fines sont gênantes du point de vue de la pollution atmosphérique et de la santé des travailleurs. La figure 2 fait ressortir le mode de fonctionnement du broyeur-concasseur de la présente invention. Il est évident que le tambour 10 est entraîné en rotation à la vitesse voulue par un mécanisme non représenté. Comme on peut le voir sur la figure 2, la vitesse de rotation du tambour et l'inclinaison de ses tablettes 45 sont choisies pour que les matériaux entraînés retombent par gravité au voisinage du sommet du tambour 10 ou en un point tel que leurs trajectoires de chute coupent la trajectoire circulaire des moyens d'impact 45 près de son sommet. Les moyens d'impact sont des pales, des marteaux ou d'autres éléments analogues. Dans de telles conditions, la plus grande partie des matériaux est projetée à droite de la position "12 heures" après le premier impact du rotor. En d'autres termes, uneforte proportion des matériaux tombant des tablettes 45 est happée par les moyens d'impact 35 du rotor sur la partie descendante de leur trajectoire, et projetée contre la partie descendante de la paroi du tambour. Ceci permet de réduire les impacts superflus que reçoivent les petits morceaux avant de sortir du tambour perforé, avec les avantages économiques précédemment indiqués. Selon les principes de l'invention, le tambour 10 doit tourner relativement plus vite que celui d'un broyeur Bradford classique à rotor du type actuellement employé pour le broyage du charbon. La vitesse de rotation du tambour peut être comprise entre environ 70 et 80% de la vitesse critique, mais il y a avantage à ce qu'elle soit comprise entre 80 et 95% de cette vitesse. En effet, si le tambour tourne trop lentement, les matériaux à broyer ne sont pas entraînés suffisamment haut avant de retomber sur le rotor et le fonctionnement se rapproche de celui que pre- conisait Borton dans ses brevets précités. Le choix de la vitesse du rotor offre en outre des possibilités supplémentaires d'optimisation. Dans la plupart des broyeurs Bradford classiques, la vitesse du rotor est adaptée aux caractéristiques de fragmentation desdébris de roches relativement durs que contient généralement le charbon brut. Les impacts sont donc plus violents'que ne le nécessiteraitla fragmentation des morceaux de charbon, ce qui se traduit par une production excessive de fines. Au contraire, dans le broyeur de la présente invention, au moins une partie des moyens d'impact est animée de mouvements plus lents que ceux des rotors classiques. Bien que cette vitesse ne suffise généralement pas pour casser les débris de roches dures au calibre des perforations du tambour, l'énergie des impacts résultants peut être équivalente à celle qui serait nécessaire pour fragmenter le charbon par une chute libre d'une certaine hauteur, comme dans les broyeurs Bradford sans rotor. En pratique, la vitesse du rotor peut être choisie entre 50 et 300 tr/mn. Les figures 3 à 5 représentent une première forme du broyeurconcasseur de la présente invention qui comporte un tambour cylindrique 10 perforé de trous 13 dont le diamètre correspond au cali bre des morceaux que l'on désire obtenir dans la goulotte de sor- ~ tie 41 qui fait partie d'un carter 42 enveloppant le tambour 10. Un support en étoile 15 est fixé dans l'extrémité de droite (sur la figure 3) du tambour et porte en son centre un tourillon 17 qui tourne dans des roulements 19 montés à la partie supérieure d'un support fixe 51. Les morceaux de matériaux à broyer, en général du charbon, son introduits dans le tambour 10 entre les branches radiales du support 15 au moyen d'un toboggan ou d'une goulotte 40. L'autre extrémité du tambour 10 comporte une partie annulaire 14 au centre de laquelle est fixé un tourillon creux 16 tournant dans des roulements 18 d'un second support fixe 50. Le tourillon 16 qui est solidaire du reste du tambour 10 est entrainé en rotation par un première transmission à chaîne 20. Un arbre de rotor 30 traverse le tourillon creux 16 et son extrémité tourne dans un palier au centre d'un support en étoile 32 qui est fixé à l'intérieur du tambour 10. L'arbre 30 est entraîné en rotation par une seconde transmission à chaine 31. Les systèmes d'entrainement décrits et illustrés pour le tambour et le rotor ne sont que des exemples et pourront être remplacés par d'autres moyens mécaniques équivalents. Pour la pratique de l'invention, il suffit que le tambour et le rotor soient entraînés séparément. L'arbre 30 du rotor porte des jeux de pales 35 au nombre de quatre sur la figure 3. Comme on peut le voir sur la figure 5, chaque jeu de pales 35 comprend'deux pales montées symétriquement par rapport à l'axe de rotation. Les jeux adjacents 35-1 à 35-4 sont montés en croix, c'est à dire que les jeux 35-1 et 35-3 sont parallèles entre eux et perpendiculaires aux deux autres jeux 35-2 et 35-4, comme illustré sur les figures 3 et 5, Le support en étoile 32 qui porte l'extrémité intérieure de l'arbre 30 peut être monté à mi-longueur du tambour 10 ou en un autre point selon la longueur du rotor qui est équipée de pales. Dans certains cas, l'arbre 30 peut s'étendre sur toute la longueur du tambour. Dans le mode de réalisation de la figure 3, l'arbre 30 et les pales 35 n'occupent que la seconde moitié du tambour qui est la plus éloignée de l'entrée du charbon. La surface interne de la paroi cylindrique du tambour est équipée sur toute sa longueur de tablettes 45. Ces tablettes sont inclinées axialement et radialement de façon à favoriser la circulation des matériaux de l'entrée vers la sortie du tambour. Ainsi qu'on peut le voir'sur la figure 5, les tablettes 45 sont en outre disposées obliquement de façon à faire avec la surface cylindrique 12 des angles aigus ouverts à l'opposé du sens de rotation du tambour 10. L'obliquité des tablettes par rapport à un plan radial du cylindre peut varier entre environ 25 et 700, mais elle est de préférence comprise entre 45 et 600. Sur les figures 3 à 5 et sur les autres vues des dessins, les tablettes 45 sont formées de segments sensiblement alignés le long de génératrices du cylindre. Dans certaines applications, il peut être plus avantageux de décaler ces segments en quinconce. Dans un prototype de broyeur qui a donné de bons résultats, les tablettes 45 étaient montés en ligne, comme sur la figure 3, avec une inclinaison de 600 par rapport à un plan radial. La largeur de ces tablettes était de 150mu pour un diamètre de 2,16m du tambour 10 qui tournait à 21-25 tr/mn. Les perforations 13 étaient des trous ronds de 32mm de diamètre. L'arbre 30 tournant à 116-120 tr/mn était équipé de pales carrées de 300mm de côté décrivant une trajectoire circulaire de 915mm de diamètre. La figure 3 ne représente qu'un mode de réalisation particulier du broyeur de l'invention dans lequel le tambour 10 est porté à l'une de ses extrémités par le tourillon 17 qui est fixé au centre du support en étoile 15. Cette disposition n'a aucun caractère obligatoire. Par ailleurs, l'arbre 30 pourrait s'étendre sur toute la longueur du tambour avec éventuellement des pales sur une partie seulement de sa longueur et le tambour 10 pourrait tourner sur des galets périphériques. De même, les paires de pales 35-1 à 35-4 ne sont pas nécessairement disposées en croix comme sur la figure 5. On pourrait aussi employer des jeux à plus de deux pales dans le cas où les matériaux à broyer sont friables, de façon à réduire la vitesse tangentielle en conservant une probabilité d'impact suffisante. La figure 6 illustre une modification du rotor de l'appareil de la figure 3 dans le cas où des matériaux de dureté et de caractéristiques de fragmentation différentes doivent être broyés simultanément à un calibre donné et, si nécessaire, triés en un seul passage dans l'appareil. La partie qui est représentée sur la figure 6 est celle qui sur la figure 3, est comprise entre l'extrémité de gauche du tambour et le support en étoile 32. Sur la figure 6, l'arbre 30 porte également des jeux de pales 35-5 à 35-8. Chaque jeu est constitué de deux pales opposées dont l'écartement est variable d'un jeu à l'autre et augmente de la droite vers la gauche sur la figure 6. Les pales décrivent ainsi des cercles de diamètres croissants du premier jeu 35-8 au dernier 35-5, lorsqu'on avance de l'entrée vers la sortie du tambour. Dans ces conditions, les matériaux qui avancent de droite à gauche dans le tambour 10 reçoivent des impacts d'énergie croissante et les morceaux les plus durs qui n'ont pu être fragmentés au calibre désiré par les premiers jeux de pales le sont par les derniers qui décrivent des cercles plus grands avec une plus grande vitesse tangentielle. Pour moduler l'énergie des impacts le long du tambour 10, on pourrait aussi monter un certain nombre de jeux de pales sur un fourreau tournant concentriquement autour de l'arbre 30 à une vitesse différente. La figure 7 est une coupe schématique d'un broyeur modifié dans lequel l'arbre 30 du rotor est décentré par rapport à ltaxe de rotation du tambour 10. Dans certaines installationse il peut être avantageux que les cercles décrits par les pales soient par exemple décalés dans l'un des quadrants supérieurs du tambour 10. Sur la figure 7, l'axe de rotation des pales est légèrement décalé vers le haut et vers la gauche de facon que les matériaux qui quittent les tablettes 45 au voisinage du sommet du tambour tombent à droite de l'arbre 30 pour être projetés par les pales contre le quadrant inférieur droit du tambour. Les figures 8 à 10 illustrent un mode de réalisation préféré du broyeur-concasseur de l'invention qui comprend un tambour rotatif 210 dont la paroi cylindrique 213 est percée d'un grand nombre de trous 212 pour cribler les fragments concassés. Les morceaux qui sont au calibre désiré sont reçus dans une goulotte 241 faisant partie d'un carter enveloppant 242. Le tambour 210 est équipé au moins à son extrémité d'entrée, mais de préférence à ses deux extrémités, de chemins de roulement périphériques 260 qui reposent sur des galets rotatifs montés sur des supports fixes non représentés. Un tel tambour peut avoir un orifice d'entrée de grand diamètre percé au centre d'une paroi radiale 265 pour faciliter l'introduction des matériaux par une goulotte 240 représentée en trait mixte.Grâce à ce grand orifice d'alimenta-tion et au montage du support en étoile 232 de l'arbre 230 relativement loin de l'entrée, ce type de broyeur peut traiter de très gros morceaux de matériaux. Ainsi qu'on peut le voir sur la figure 8, l'extrémité de gauche de l'arbre 230 tourne dans un support en étoile 218 qui est fixé dans ltextrémité 214 du broyeur. L'arbre 230 et le tambour 210 sont respectivement entraînés par des chaînes de transmission 231 et 220. L'arbre 230 porte plusieurs jeux de moyens d'impact 235 dont les rayons de montage peuvent être égaux, mais sont de préférence progressifs du premier jeu 235-4 vers le dernier 235-1 qui est le plus proche de la sortie du tambour 210. Le tambour est en outre équipe de tablettes obliques 245 faisant un angle de G à 700 par rapport à un plan radial, et de préférence un angle compris entre 25 et 700 en sens inverse de la rotation du tambour. L'angle idéal est environ 450, comme illustré sur la figure 9. Si nécessaire, les tablettes 245 peuvent être segmentées et disposées légèrement en hélice pour faciliter l'écoulement axial des matériaux. Une caractéristique importante de ce mode de réalisation est la disposition oblique des surfaces d'impact 235-1 à 235-4 du rotor qui participent ainsi à l'entraînement axial des matériaux, c'est à dire à leur mouvement de droite à gauche sur la figure 8. Dans les broyeurs Bradford, une certaine proportion des fines produites résulte de l'abrasion mutuelle des morceaux et de leurs frottements sur la surface interne du tambour, sur les tablettes et sur d'autres parties de l'appareil. Au contraire, dans le broyeur de la figure 8, l'inclinaison des surfaces d'impact accélère l'écoulement des matériaux vers la sortie du tambour où le criblage se fait plus aisément qu'au voisinage de l'entrée, et permet de réduire sensiblement la production de fines. Il va de soi que la description qui précède n'est nullement limitative et qu'on pourra y apporter diverses modifications ou variantes entrant dans le cadre et dans l'esprit de l'invention. REVENDICATIONS 1. Appareil pour broyer ou concasser des matériaux tels que le charbon, comprenant un tambour rotatif ayant une ouverture d'introduction des matériaux à broyer et une paroi cylindrique perforée pour laisser sortir les fragments du calibre désiré, des tablettes longitudinales fixées à la surface interne du tambour pour soulever et laisser retomber des matériaux pendant la rotation du tambour, un rotor constitué d'un arbre rotatif équipé de moyens d'impact sur au moins une partie de la longueur du tambour pour happer au vol les matériaux qui retombent des tablettes, un mécanisme d'entraînement du tambour, et un mécanisme d'entraînement séparé du rotor, ledit appareil étant caractérisé en ce que le tambour tourne à une vitesse comprise entre environ 70% et 95% de la vitesse critique, les tablettes étant inclinées par rapport à un plan normal à la paroi cylindrique du tambour d'un angle compris entre 0 et 700 en sens inverse de la rotation du tambour, la combinaison de la vitesse du tambour et de l'inclinaison des tablettes étant choisie de telle manière que les matériaux quittent les tablettes au voisinage du sommet du tambour pour tomber sur les moyens d'impact au delà du sommet de leurs trajectoires rotatives autour de l'axe du rotor, le tambour et le rotor tournant dans le même sens de façon que les matériaux projetés par le rotor heurtent la partie descendante de la paroi du tambour. 2. Appareil selon la revendicatioS 1 , caractérisé en ce que le tambour est entrainé en rotation à une vitesse comprise entre environ 70 et 8056 de la vitesse critique. 3. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que le tambour est entraîné en rotation à une vitesse comprise entre environ 80 et 95% de la vitesse critique. 4. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que les tablettes sont inclinées vers le bas par rapport à un plan normal à la paroi cylindrique du tambour sur sa partie ascendante. 5. Appareil selon la revendication 4, caractérisé en ce que les tablettes font un angle compris entre 25 et 700 avec un plan normal à la paroi cylindrique du tambour. 6. Appareil pour broyer ou concasser des matériaux tels que le charbon, comprenant un tambour rotatif ayant une ouverture d'introduction des matériaux à broyer et une paroi cylindrique perforée pour laisser sortir les fragments du calibre désiré, des tablettes longitudinales fixées à la surface interne du tambour pour soulever et laisser retomber des matériaux pendant la rotation du tambour, un rotor constitué d'un arbre rotatif équipé de moyens d'impact sur au moins une partie de la longueur du tambour pour happer au vol les matériaux qui retombent des tablettes, un mécanisme dlentraîne- ment du tambour, et un mécanisme d'entraînement du rotor, ledit appareil étant caractérisé en ce que le tambour tourne à une vitesse comprise entre environ 80 et 95% de la vitesse critique, les tablettes étant inclinées par rapport à un plan normal à la paroi cylindrique du tambour en sens inverse de sa rotation d'un angle tel que les matériaux soulevés ne retombent des tablettes qu'au voisinage du sommet du tambour lorsqu'il tourne à sa vitesse nominale pour rencontrer les moyens d'impact au delà du sommet de leurs trajectoires rotatives, le tambour et le rotor tournant dans le même sens de façon que les matériaux projetés par le rotor heurtent la partie descendante de la paroi du tambour. 7. Appareil pour broyer ou concasser des matériaux tels que le charbon, comprenant un tambour rotatif ayant une ouverture d'introduction des matériaux à broyer et une paroi cylindrique perforée pour laisser sortir les fragments du calibre désiré, des tablettes longitudinales fixées à la surface interne du tambour pour soulever et laisser retomber des matériaux pendant la rptation du tambour un rotor constitué d'un arbre rotatif équipé de moyens d'impact sur au moins une partie de la longueur du tambour pour happer au vol les matériaux qui retombent des tablettes, un mécanisme d'entraîne- ment du tambour, et un mécanisme d'entraînement séparé du rotor, ledit appareil étant caractérisé en ce que le tambour tourne à une vitesse comprise entre environ 80 et 95% de la vitesse critique, les tablettes étant inclinées par rapport à un plan normal à la paroi cylindrique du tambour d'un angle compris entre 25 et 700 vers le bas sur la partie ascendante de la paroi cylindrique de façon que les matériaux soulevés ne retombent des tablettes qu'au voisinage du sommet du tambour lorsqu'il tourne à sa vitesse nominale pour rencontrer les moyens d'impact au delà du sommet de leurs trajectoires rotatives, le tambour et le rotar tournant dans le même sens de façon que les matériaux projetés par le rotor heurtent la partie descendante de la paroi du tambour. 8. Appareil selon la revendication 1 ou la revendication 7, caractérisé en ce que les axes de rotation du tambour et du rotor sont coincidents. 9. Appareil selon la revendication 1 ou la revendication 7, caractérisé en ce que les moyens d'impact comprennent un ou plusieurs jeux de pales montés sur l'arbre du rotor. 10. Appareil selon la revendication 9, caractérisé en ce que le ou chaque jeu comprend deux pales montées dans un même plan radial. 11. Appareil selon la revendication 9, caractérisé en ce que l'arbre du rotor porte plusieurs jeux de pales décalés angulairement les uns par rapport aux autres. 12. Appareil selon la revendication 9, caractérisé en ce que les pales des différents jeux sont montées à des rayons différents d'un jeu à l'autre de façon à décrire des cercles de diamètres croissants de l'entrée vers la sortie de l'appareil. 13. Appareil selon la revendication 9, caractérisé en ce que les pales sont inclinées par rapport à un plan diamétral du rotor de façon à projeter les matériaux qu'elles happent en direction de l'aval du tambour. 14. Procédé de broyage ou de concassage de matériaux tels que le charbon dans un appareil qui comprend un tambour rotatif ayant une ouverture d'introduction des matériaux à broyer et une paroi cylindrique perforée pour laisser sortir les fragments du calibre désiré, des tablettes longitudinales fixées à la surface interne du tambour pour soulever et laisser retomber des matériaux pendant la rotation du tambour, et un rotor constitué d'un arbre rotatif équipé de moyens d'impact sur au moins une partie de la longueur du tambour pour happer au vol les matériaux qui retombent des tablettes, ledit procédé étant caractérisé en ce qutil consiste à faire tourner le tambour à une vitesse comprise entre environ 70 et 95% de la vitesse critique, à maintenir les tablettes à un angle d'inclinaison prédéterminé compris entre 00 et 700 en sens inverse de la rotation du tambour de façon que les matériaux soulevés par les tablettes retombent selon des trajectoires qui coupent celles des moyens d'impact au voisinage de leurs sommets lorsque le tambour tourne à sa vitesse nominale, lesdites trajectoires passant au-dessus de l'arbre du rotor en direction de la partie descendante des trajectoires des moyens d'impact, et à faire tourner le tambour et le rotor dans le même sens de façon que les matériaux projetés heurtent la partie descendante de la paroi du tambour. 15. Procédé selon la revendication 14, caractérisé en ce que la vitesse de rotation du tambour est comprise entre environ 7096 et moins de 80% de la vitesse critique. 16. Procédé selon la revendication 14, caractérisé en ce que la vitesse de rotation du tambour- est comprise netre environ 80 et 95% de la vitesse critique. 17. Procédé selon la revendication 14, caractérisé en ce que les tablettes ont une inclinaison vers le bas par rapport à un plan normal à la paroi -cylindrique du tambour sur la partie ascendante de cette dernière. 18. Procédé selon la revendication 14, caractérisé en ce que les tablettes sont inclinées vers le bas sur la partie ascendante de la paroi cylindrique du tambour d'un angle compris entre 25 et 700 par rapport à un plan normal à ladite paroi. 19. Procédé selon la revendication 14, caractérisé en ce que les moyens d'impact comprennent un ou plusieurs jeux de pales montées sur l'arbre du rotor avec une certaine inclinaison permettent de faire avancer les matériaux projets par leurs surfaces en direction de la sortie du tambour. 20. Procédé de broyage ou de concassage de matériaux tels que le charbon dans un appareil qui comprend un tambour rotatif ayant une ouverture d'introduction des matériaux à broyer et une paroi - cylindrique perforée pour laisser sortir les fragments du calibre désiré, des tablettes longitudinales fixées à la surface interne du tambour pour soulever et laisser retomber des matériaux pendant la rotation du tambour, et un rotor constitué d'un arbre rotatif équipé de moyens impact sur au moins une partie de la longueur du tambour pour happer au vol les matériaux qui retombent des tablettes, ledit procédé étant caractérisé en ce qu'il consiste à faire tourner le tambour à une vitesse comprise entre environ 80 et 95% de la vitesse crtique, à incliner les tablettes par rapport à un plan normal à la paroi cylindrique du tambour et en sens inverse de sa rotation à un angle tel que les matériaux soulevés par les tablettes ne retombent qu'au voisinage du sommet du tambour lorsqu'il tourne à sa vitesse nominale les trajectoire des matériaux passant au-dessus de l'arbre du rotor en direction de la partie descendante des trajectoires des moyens d'impact, et à faire tourner le tambour et le rotor dans le même sens de façon que les matériaux projetés heurtent la partie descendante de la paroi du tambour. 21. Procédé de broyage ou de concassage de matériaux tels que le charbon dans un appareil qui comprend un tambour rotatif ayant une ouverture d'introduction des matériaux ç broyer et une paroi cylindrique perforée pour laisser sortir les fragments du calibre désiré, des tablettes longitudinales fixées à la surface interne du tambour pour soulever et laisser'retomber des matériaux pendant la rotation du tambour, et un rotor constitué d'un arbre rotatif équipé de moyens dtimpact sur au moins une partie de la longueur du tambour pour happer au vol les matériaux qui retombent des tablettes, ledit procédé étant caractérisé en ce qu'il consiste à faire tourner le tambour à une vitesse comprise entre environ 80 et 95% de la vitesse critique, à incliner les tablettes vers le bas d'un angle compris entre 25 et 700 par rapport à un plan normal à la surface cylindrique du tambour sur sa partie ascendante de façon que les matériaux soulevés par les tablettes ne retombent qu'au voisinage du sommet du tambour lorsqu'il tourne à sa vitesse nominale, les trajectoires de chute desdits matériaux passant au-dessus de l'arbre du rotor en direction de la partie descendante des trajectoires des moyens d'impact, et à faire tourner le tambour et le rotor dans le même sens de façon que les matériaux projetés heurtent la partie descendante de la paroi du tambour.