L'invention se rapporte aux dispositifs informatiques de saisie avec numérisation et de traitement d'images, le traitement visant à améliorer le résultat de la saisie et à en extraire les informations les plus couramment exploitées et les plus directement exploitables. Elle concerne plus particulièrement des dispositifs utilisant une caméra de télévision, associée à un convertisseur analogique-numerique, pour effectuer la saisie, mettant en oeuvre des micro-processeurs et dans lesquels il est de préférence prévu qu'un opérateur humain dispose d'un affichage des résultats en vue de commander interactivement l'exécution des divers traitements. De tels dispositifs autorisent à prévoir une vitesse de saisie relativement grande permettant notamment la saisie d'images d'objets en mouvement, un pouvoir de résolution élevé et un traitement relativement peu coûteux et efficace des images numérisées. Les applications de ces dispositifs sont très nombreuses et aussi variées que : dénombrement cellulaire, contrôle de qualité des métaux, analyse d'images radiologiques, contrôle d' automatismes. et de processus industriels, contrôle de trafic routier, et autres. La présente invention vise à augmenter l'universalité d'emploi de ces dispositifs et à accroître la rapidité de saisie et la qualité de l'image sans pour cela augmenter notablement les coûts. Le dispositif suivant l'invention est principalement carac terisé, en combinaison, par plusieurs unités opératives connectées entre elles par un mégabus et comprenant I une unité de saisie d'images comportant une caméra de télévision et un convertisseur analogique-numérique agences pour saisir en temps réel une image vidéo complète ; une pluralité de micro-unités de traitement comportant chacune un micro-processeur, une mémoire, un premier et un second circuits logiques commandés par le microprocesseur correspondant et autorisant respectivement l'accès à la mémoire, audit micro-processeur et au mégabus, ladite mémoire étant apte à stocker l'information correspondant à un nombre prédéterminé de lignes de l'image vidéo et des moyens de décider si ladite micro-unité est concerne ou non par une opération en cours ; et une unité de commande, comportant un micro-processeur, une mémoire de masse, un générateur de signaux d'interrup tion relié aux autres unités et des moyens d'envoyer des mots de commande spécifiques auxdites autres unités. Comme on l'expliquera dans la suite, cette architecture originale du dispositif, qui en fait un système informatique à contrôle hiérarchique, avec mémoire commune dispersée en bancs connectables au processeur maître (appartenant à l'unité de commande) et à un processeur esclave déterminé quelconque (appartenant à l'une des micro-unités de traitement), le processeur maître étant spécialisé tandis que les processeurs esclaves sont banalisés et traitent chacun une partie déterminée de l'image vidéo, permet d'accélérer le traitement, les conflits d'acces au mégabus donc l'emploi d'un mécanisme complexe de synchronisation, étant évités. D'autres particularités, ainsi que les avantages de l'invention apparaîtront clairement à la lumière de la description ci-apres. Au dessin annexe : La figure 1 est un schéma général de principe d'un dispositif conforme à un mode d'exécution préféré de l'invention ; La figure 2 représente schématiquement l'unité de saisie que comporte un tel dispositif ; La figure 3 représente une micro-unité de traitement et, La figure 4 représente l'unité de commande. A la figure 1, on a représenté une machine composée des quatre unités logiques suivantes : - Une unité de saisie, composée d'une caméra de télévi- sion 1, d'un ensemble de circuits comportant un convertisseur analogique numérique et symbolisés par un rectangle 2, d'un moniteur de télévision 3 et d'un magnétoscope 4 et destinée à numériser le signal de télévision et à ranger l'image numérisée en mémoire. - Une unité d'affichage, servant à la mise au point interactive des traitements et composée d'un ensemble de circuits comportant un convertisseur numérique-analogique et symbolisés par un rectangle 5, et destinée à convertir l'image numérisée et traitée en un signal de télévision appliqué à un écran de con trôle 6, - Une unité de traitement, composée de huit micro-unités (7 à 14), dont chacune comprend, comme on l'expliquera en détail dans la suite - Une mémoire ayant une partie dite mémoire image, contenant soixante quatre lignes consécutives de l'image et une partie dite "mémoire de traitement" contenant le code nécessaire aux traitements de zones de travail. - Un micro-processeur de traitement, - Un système de portes, qui sera décrit dans la suite et permet d'isoler chaque micro-unité du reste de la machine et de reconnaitre parmi les informations qui circulent sur le mégabus, celles qui sont destinées à cette micro-unité. - Une unité de commande (micro-processeur 15 - mémoire de masse 16) qui assure, d'une part le contrôle et l'ordonnancement des tâches confiées aux trois autres unités et permet, d'autre part, via un télétype 17, le dialogue interactif avec l'utilisateur. Un mégabus 18 interconnecte ces différentes unités. Il comprend, outre des lignes d'alimentation électrique - une ligne d'interruption - une ligne "Reset" servant à la mise en route de la machine - trente deux lignes bidirectionnelles de données, - dix-huit lignes d'adresses - six lignes de commande d'accès à la mémoire des micro unités de traitement, à savoir Une ligne de lecture et d'écriture, une ligne de début de cycle de mémoire, et quatre lignes (OCTO - OCT3) indiquant, comme on l'expliquera dans la suite, sur quel ou quels octets du mot adressé l'opération de lecture ou d'écriture doit être ef fectuée. A la figure 2, on a représenté plus en détail l'unité de saisie. Le signal vidéo fourni par la caméra (câble 101) est appliqué au convertisseur 200 à travers un circuit d'adaptation 102 agencé pour fournir, à un circuit de commande 103, un signal de début de trame paire (fil 1020), un signal de début de trame impaire (fil 1021) et un signal de début de ligne (fil 1022). Le circuit 103 est agencé pour recevoir, du processeur 15, un mot de commande (liaison 151) qui indique le genre de sai sie a effectuer et un signal d'interruption (liaison 251). Le circuit 103 compare les bits de poids fort des adresses circulant dans le méjabus avec un nom affecté à l'unité de saisie et,en cas de co#ncidence,au moment d'un signal d'interruption,il déclenche les opérations suivantes ::(dans le mode d'exécution décrit, on a supposé que l'image saisie comporte 512 points de 512 lignes et que chaque point est numérisé sur huit bits) a - attente du signal de début de trame paire b - pour chaque ligne du signal vidéo et pour cinq cent douze points de mesure par ligne, envoi au convertisseur 200 (liaison 2000) d'un ordre d'échantillonnage du signal vidéo et de conversion en une valeur numérique entière exprimée par huit bits pour chaque points. c - tous les quatre points de l'image vidéo, émission, sur le mégabus, suivant le processus qui sera décrit plus loin, des quatre octets de données correspondantes sur (A0. ..A31), de dix huit bits d'adresses (sur Bo - B17) et des signaux appropriés sur les six lignes de commande (via 183). d - après acquisition-de deux cent cinquante six lignes de la trame paire, attente du signal de début de trame impaire et exécution des opérations b - c e - après acquisition de deux cent cinquante six lignes de la trame impaire, -arrêt de la saisie et émission, sur le fil 1030, d'un signal de fin de saisie directement transmis au micro-processeur 15 (figures 2 et 4). La génération des bits d'adresses Bo et B17 est effectuée par un compteur binaire 104 et par un circuit de connexion de lignes et d'amplification de puissance 105. Le compteur 104 reçoit un signal de mise à zéro (ligne 1040) du circuit 103 au moment de l'interruption et, par la même ligne, des impulsions d'horloge qu'il compte jusqu'à sa ca pacité maximale de 512 x 512 et dont chacune correspond donc à un point. A chaque point, l'ordre de stocker un octet issu du convertisseur 2 est envoyé, par une liaison 2010, à un circuit 201 qui est destiné à ex citer les lignes Ao à A31 et, a chaque mot (quatre octets) un signal de fin de mot est transmis par le compteur (liaison 1041) au circuit de commande 103, qui donne alors au circuit 201 l'ordre de chargement du mégabus (liaison 2011). A la fin de chaque ligne, le compteur 104 envoie au circuit 103 un signal de fin de ligne (liaison 1042) et, à la fin de chaque trame, il envoie un signal de fin de trame (liaison 1043). Soient CO à C17 les dix-huit bits du compte du compteur 104. On peut considérer que les deux bits de poids le plus faible CO - C1 expriment le numéro compris entre 0 et 31, du point de mesure dans un mot ; les sept bits suivants C2 à C8 expriment le numéro, compris entre 0 et 127, du mot dans une ligne de l'image ; les cinq bits suivants, Cg à C13, expriment les numéros, compris entre 0 et 31, de la ligne dans un huitième de trame ; les trois bits suivants, C14 à C16, expriment le numé- ro, compris entre 0 et 7, du huitième de trame dans la trame et le dernier bit C17 exprime le numéro, égal à O ou 1, de la trame dans l'image. A chaque fin de mot, le circuit 105, en fonction de l'information reçue du compteur (liaison 1050), envoie une adresse sur les lignes Bo...B17. Les lignes Bo à B6 sont respectivement excitées par l'information correspondant à C2 - C8, c'est-à-dire indiquent quel est le mot de la ligne ; 37 est excitée par C17, c'est- -dire indique de quelle trame il s'agit ; B8 à B12 sont excitées par Cg - C13, c'est-à-dire indiquent le numéro de la ligne dans un huitième de trame ; B13 reçoit la valeur binaire 1, qui indique que l'adressage s'effectue, pendant la saisie, sur la partie "memoire image" des mémoires des micro-unités de traitement ;B14 a B16 sont excites par C14 à C16, qui indiquent le numéro de celle des huit micro-unités qui est adressée ; et B17 reçoit la valeur binaire 1, qui indique que l'adressage s'effectue sur les mémoires des micro-unités de traitement. Par ailleurs, un générateur de signal 106, également commandé par le circuitî03,met les quatre lignes OCTO - OCT3 mentionnees ci-dessus à ltetat actif, ce qui indique que, pendant la saisie, les mémoires travaillent sur quatre octets à la fois. En outre, le générateur 106 met la ligne lecture-écriture en écriture et commande la ligne de début de cycle de façon conforme aux besoins des mémoires des micro-unités de traitement. On notera que, pour ce qui concerne la génération des adresses, le fonctionnement que l'on vient de décrire est equivalent a l'adressage d'une mémoire unique et continue de 256 K octets (K = 1024). La manière d'engendrer ces adresses décrite ci-dessus permet de résoudre simplement le problème de la séparation temporelle des deux trames et l'image est parcourue en utilisant une numérotation naturelle des adresses par incrément d'une unité entre les points successifs. La saisie portant sur un grand nombre de points (512 x 512) dans une image vidéo, et s'effectuant dans le#temps réel du balayage des deux trames de cette image par une camera de télévision (1/25 sec.), le convertisseur 2 doit être suffisam ment rapide pour ce travail en temps réel, le transfert des données par mots de quatre octets contribuant toutefois a faciliter la saisie. Aucun ralentissement du balayage de la caméra n'est nécessaire. La rapidité de la saisie (1 point toutes les 100 ns) impose pratiquement, pour rester dans des solutions simples, d'attendre la fin de la saisie pour commencer à traiter l'image. Cette solution s'écarte des solutions antérieures et contribue à simplifier le problème de la synchronisation. L'unité d'affichage (5, figure 1) a une structure du même type que l'unité de saisie et ne sera donc pas décrite en détail. La figure 3 représente plus en détail une micro-unité de traitement. Elle comporte une mémoire 70 ayant par exemple une capacité de 32 K octets pour la partie "image" et 8 K octets pour la partie "traitement". Cette mémoire est d'un type, connu en soi, possédant un mécanisme de sélection qui permet, lorsque les quatre mots OCTO à OCTO 3 sont validés (ce qui est le cas pendant l'opération de saisie des donnees) de considérer la mémoire de la micro-unité comme une mémoire adressable par mots de 32 bits, tout en autorisant l'accès par octet. La mémoire de la micro-unité de traitement pourra être mise en relation avec des unités autres que l'unité de saisie (en particulier avec le processeur 15) et chacune des quatre lignes OCTO à OT03 pourra alors être validée ou non: ceci permettra de faire participer ou non l'octet correspondant à chacune desdites lignes à l'opération en cours. Revenant a la figure 3, on voit que la micro-unité de traitement décrite comporte un micro-processeur 71 charge d'exe- cuter les programmes situés dans la partie "traitement" de la mémoire 70. Le micro-processeur est relié a l'unité de commande par la ligne d'interruption 181 et la ligne "Reset" 182 qui permet l'initialisation de la micro-unité de traitement et par deux lignes (710 et 711), #ermet la commande des deux portes 72 et 73 de la micro-unité de traitement. Lorsque le micro-processeur a commandé l'ouverture de la porte 72, la porte 73 est fermée et l'accès de la mémoire 70 est exclusivement réservé au micro-processeur. Lorsque le microprocesseur a commandé l'ouverture de la porte 73, la porte 72 est fermée et l'accès de la mémoire 70 est alors exclusivement réservé, via le mégabus 18, à des unités autres que le microprocesseur. La porte 73 comprend un mécanisme de sélection apte à décider, par comparaison des bits B14 à B17 des adresses re çues sur le mégabus 18 et d'un nom affecte à chaque micro-unité (reçu par la liaison 701, si la mémoire de la micro-unité consi derée est concernée ou non par l'opération en cours. Le fonctionnement de la micro-unité de traitement qui vient d'être décrite est le suivant Après sa remise à l'état initial (ligne 182 activee); la porte 73 est ouverte et le micro-processeur 71 est dans l'- état "halt". L'unité de commande (15 - 16) effectue alors son travail (qui sera décrit plus loin et qui comporte, en particulier, le chargement, dans la mémoire de la micro-unité de traitement, des programmes nécessaires à l'exécution d'une commande), puis envoie une interruption a chaque micro-unite de traitement. A ce moment, le micro-processeur de chaque unité de traitement devient actif, ferme la porte 73, ouvre la porte 72 et effectue le traitement demandé (par l'intermédiaire des commandes déposées dans sa memoire). Pendant le temps où la porte 73 est fermee,la mémoire 70 est protégée, c'est-à-dire que toute tentative de lecture de cette mémoire (par exemple, effectuée par le processeur 15, pour savoir si la micro-unité de traitement considerme a fini son travail) a pour effet la délivrance d'une valeur convenue signifiant que la mémoire n'est pas accessible et ce, sans interrompre le travail du micro-processeur 71. Lorsque le travail demandé est achevé, le micro-processeur 71 ferme la porte 72, ouvre la porte 73 et se met dans l'état halo. La réalisation pratique des portes 72 et 73 est à la portée de l'homme de métier. Grâce aux portes 72 et 73, la microuni té de traitement peut être isolée du reste de la machine et, parmi les informations circulant sur le mégabus, la micro-unite reconnait celles qui lui sont destinées. On va maintenant décrire, en se référant à la figure 4, l'unité de commande 15-16 de la figure 1. Le processeur 15 comporte un micro-processeur 150; une mémoire propre 151 contenant des programmes et des données; un certain nombre d'interfaces (152 : interface de la mémoire de masse ; 153 : interface du terminal 17 de communication avec l'utilisateur ; des portes d'entrée, sortie spécialisées 154, par lesquelles transitent, d'une part les noms affectés aux différentes micro-uni.tés de traitement et unités de saisie et d'affichage de la machine, d'autre part, les mots de commande des unités de saisie et d'affichage) ; un générateur de signaux 155, auquel on connecte les différentes lignes d'interruption vers les micro-unités de traitement et les unités de saisie et d'affichage ; un organe 156 d'accès au mégabus 18, effectuant la projection du bus local 157 dans le megabus et la génération des adresses et signaux OCTO - OCT3 convenables ; une ligne d'interruption 158 (en entrée) recevant le signal de fin de saisie émis par l'unité de saisie sur la liaison 1030 ; et une ligne "Reset" 159 qui permet l'initialisation de l'unité de commande. En fonctionnement, à l'état initia-l, toutes les unités ou micro-unites de la machine sont à l'état halt. Le microprocesseur 150 de l'unité de commande commence à exécuter un programme pré-enregistré dans une partie de la mémoire propre 151. Ce programme va a) affecter des noms, via les portes 154, aux unités et micro-unités, b) indiquer à l'utilisateur de la machine qu'il est prêt, c) lire une commande émise par l'utilisateur d) exécuter cette commande e) retourner en (b) Il existe quatre types principaux de commandes a) saisir une image ; b) afficher une image ; c) effectuer un traitement sur une image ; d) sauvegarder ou restaurer une image sur/depuis la mémoire de masse. Les commandes (a)-(c) et (d) se terminent en laissant dans l'état "halt" les unités qui y participent, tandis que la commande (b) est maintenue jusqu'à ce que l'utilisateur émette une autre commande. Il faut donc que l'unité de commande mémorise l'état de l'affichage pour, si nécessaire, interrompre l'affichage au début de chacune des autres commandes. En définitive, au début de chaque commande, les unités et micro-unités de traitement sont dans l'état halo, les portes 73 sont ouvertes et la saisie et l'affichage sont arrêtés. Pour la commande d'une saisie, l'unité de commande analyse la commande et, a l'aide de ses paramétres, engendre un mot de commande qu' elle envoie à l'unité de saisie, puis un ensemble interruption - adresse de l'unité de saisie qui fait démarrer celle-ci. La saisie est alors exécutée de la manière décrite plus haut etse termine par l'émission d'un signal de fin de saisie. Pour la commande de l'affichage et son interruption, le processus est le même. Pour la commande d'un traitement, l'unité de commande analyse la commande et charge, s'ils n'y sont pas déjà, les programmes nécessaires a son exécution dans les zones de programmes des mémoires des différentes micro-unités de traitement. Cette opération se fait par accès direct (organe 156) entre la mémoire de masse (16) et la mémoire de chaque microuni té de traitement. L'unité de commande charge ensuite, dans les zones de travail appropri-ées desdites mémoires, des paramètres permettant l'exécution des programmes et envoie une interruption a chacune des micro-unités de traitement. Au bout d'un temps prédéterminé, qui dépend de la nature du traitement, l'unité de commande essaie d'effectuer une lecture dans lesdites zones de travail.Si, au bout de plusieurs tentatives de lecture, la mémoire d'au moins une micro-unite de traitement n'est pas accessible l'unité de commande décide qu'il s'est produit une erreur. Sinon, les résultats sont lus en vue de composer le résultat final du traitement et de le communiquer au terminal (17). L'opération de sauvegarde ou de restauration d'une image s'effectue par accès direct entre la mémoire de masse (16) et la "mémoire image" des micro-unités de traitement. De la description qui précède, il ressort que l'architecture fonctionnelle de la machine est telle qu'elle se comporte comme une association de quatre machines logiques différentes, obtenues par une reconfiguration dynamique de l'ensemble et une réallocation de la mémoire en cours d'utilisation. Dans la machine de commande, le processeur général 15 a le contrôle et accède a la mémoire commune (constituée par les mémoires des micro-unités de traitement) dans sa totalité. Il interprète les commandes émises par l'opérateur ou un programme utilisateur et organise les tâches a exécuter : choix de l'unité, qui à son tour, prendra le contrôle et accédera a la mémoire. Dans la machine de saisie, le circuit 103 assume le contrôle et permet l'accès à la totalité de la mémoire commune, adressée comme si elle était unique et continue. La machine d'affichage fonctionne de manière analogue le circuit de contrôle associe au convertisseur numérique-analogique (5) ayant alors le contrôle, et le processeur général (15) attendant de l'utilisateur un ordre d'interrompre l'affichage. Dans la- machine de traitement, les huit micro-processeurs locaux, connectés chacun à la mémoire de la micro-unité de traitement correspondante, ont le contrôle et travaillent en parallèle, tandis que le processeur général (15) attend la fin -du traitement. Autrement dit, la mémoire commune est en quelque sorte dispersée en huit bancs connectables, a l'une des quatre machines logiques. Ces connexions sontétablies pour une longue durée par rapport au cycle de mémoire et aisément modifiables. Chaque processeur dispose en outre d'une mémoire locale visible. Le processeur maître est spécialisé, tandis que les esclaves sont banalisés. Un tel système informatique, du type général connu a contrôle hiérarchique, n'entre dans aucune catégorie appartenant à l'art antérieur. On notera que les micro-processeurs locaux (tels que 71) et les convertisseurs (2 et 5) sont interru ptibles uniquement par le processeur général (15) et ne peuvent donc communiquer entre eux. Le processeur général (15) n'est interruptible que par le convertisseur analogique-numérique (2), et ce, en fin de saisie ; le reste du temps, il est le maître de la situation. Toutefois, chaque micro-processeur de traitement reste maître de sa propre mémoire et décide de seltaffecter ou non en commandant les portes correspondantes. Grâce à cette architectur#e spécifique,(structure particulière de l'unité de traitement et organisation particulière de ses liens avec l'unité de commande,) aucun conflit d'accès au mégabus, à la mémoire et aux différents processeurs ne se produit et aucun mécanisme complexe de synchronisation n'est nécessaire dans cette machine. Le temps, important, nécessaire pour une telle synchronisation est donc économisé. L'architecture propre à la machine décrite est appropriée à l'exécution des traitements de l'image numérisée qui contribuent à mettre en évidence les formes qu'elle contient, sans pour autant utiliser des informations sémantiques sur la nature de ces formes. Par exemple, en hématologie, ces traitements mettront en évidence des taches plus ou moins foncées sur un fond clair, sans distinguer entre les globules blancs et les globules rouges. Les algorithmes utilisés dans de tels traitements peuvent tous être exécutés en un ou plusieurs parcours séquentiels de l'image et c'est ce qui permet de faire effectuer# simultanément le même traitement par plusieurs micro-processeurs non spécial il ses, sur des parties différentes de l'image. En pratique, cette condition imposée à la nature des traitements ne constitue pas une limitation rédhibitoire, étant entendu que le traitement du contenu sémantique de l'image devra être exécuté en mettant en oeuvre d'autres techniques, au moyen d'un ordinateur de grande puissance associé à la machine. Il va de soi que diverses modifications pourront être apportées aux schémas décrits et représentés, sans s'écarter de l'esprit de l'invention. REVENDICATIONS 1- Dispositif informatique de saisie et de traitement d'images, caractérisé par plusieurs unités opératives connec tees entre elles par un mégabus et comprenant : une unité de saisie d'images comportant une caméra de télévision et un convertisseur analogique-numérique agencés pour saisir en temps réel une image vidéo complète ; une pluralité de micro-unités de traitement comportant chacune un micro-processeur, une mémoire, un premier et un second circuits logiques commandés par le micro-processeur correspondant et autorisant respectivement l'accès à la mémoire, audit micro-processeur et au mégabus, ladite mémoire étant apte à stocker l'information correspondant à un nombre prédéterminé de lignes de l'image vidéo, des moyens de décider si ladite micro-ùnité est concernée ou non par une opération en cours ; et une unité de commande, comportant un micro-processeur, une mémoire de masse, un générateur de signaux d'interruption relié aux autres unités et des moyens d'envoyer des mots de commande spécifiques auxdites autres unités. 2- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que, l'image vidéo utile ayant 512 lignes de 512 points, ladite pluralité comprend huit micro-unités de traitement dont la mémoire comporte une partie "image" de 32 K octets. 3- Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'unité de saisie comprend : des moyens d'engendrer, a partir du signal vidéo, des signaux de début de trame paire, de début de trame impaire et de début de ligne ; des premiers moyens de comparer les bits de poids fort d'une adresse circulant dans le mégabus avec un nom affectéalLunité de saisie et, en cas de coinci- dence, de déclencher, lors de la réception d'un signal d'interruption également émis par l'unité de commande, l'acquisition successive des lignes de la trame paire, puis de celles de la trame impaire, suivie de la transmission, au micro-processeur de l'unité de commande, d'un signal de fin de saisie, ladite acquisition comportant l'émission sur le mégabus, tous les quatre points de l'image vidéo, de quatre octets de données correspondantes, des seconds moyensicommandes par les premiers moyens,d'émettre dix-huit bits d'adresses (Bo a B17) sur le megabus pour chaque mot de quatre octets, dont les sept premiers (Bo a B6) définissent le mot de la ligne, le huitième (B7) définit la trame, les cinq suivants (B8 a B12) définissent le numéro de la ligne dans un huitième de trame, le suivant (B13) indique que l'adressage s'effectue sur lesdites parties "image", les trois suivants (B14 à B16) indiquent le numéro de celle des huit micro-unités de traitement qui est adressée et le dernier (B17) signifie que l'adressage s'effectue ou non sur les mémoires des micro-unités de traitement. 4. Dispositif selon l'une des revendications 1 a 3, caractérisé par des moyens d'émettre sur le mégabus quatre signaux binaires qui peuvent être individuellement valides ou non, tandis que chaque micro-unité de traitement comporte des moyens, commandes par lesdits signaux binaires, de déterminer sélectivement 1'accès à la mémoire pour un, deux, trois ou quatre octets de chaque mot. 5. Dispositif selon l'une des revendications 1 a 4, ca ractérisé en ce que chaque micro-unité de traitement comporte des moyens de délivrer a toute tentative de lecture effectuée pendant que ledit deuxième circuit logique interrompt la liaison entre la mémoire correspondante et le mégabus, une information signifiant que ladite mémoire n'est pas accessible aux autres unités. 6. Dispositif suivant l'une des revendications 1 à 5, dans lequel lesdites unités opératives comportent en outre une unité d'affichage comprenant un convertisseur numérique-analogique et un écran de contrôle, caractérisé en ce que l'unité de commande comporte des moyens de mémoriser l'état de l'unité d'affichage et d'envoyer un signal d'interruption à ladite unité d'affichage au début de chaque commande.