Le secteur technique de l'invention est celui des appareils d'examen radiologique. Ilest connu à l'heure actuelle de pratiquer des examens radiologiques avec des appareils dont le faisceau est mécanique ment astreint à effectuer un balayage de cible, ctest-à-dire de la partie d'organisme à examiner, même aussi sous assistance d'un enregistrement en mémoire, en vue du triage des informations, et d'agencements multiplicateurs de lumière. Le but de la présente invention, dans un agencement d'une telle nature, est en outre principalement de permettre des examens sous des taux d'irradiations très faibles, au bénéfice tant des patients que des opérateurs. Une difficulté supplémentaire intervient en radiologie dentaire; Jusqu'à présent, l'orientation défavorable à l'observa tion, l'exiguité des accès à la cavité buccale et le volume limité offert dans ladite cavité avaient toujours exclu la possibi lité d'exécution de radioscopies avec de faibles doses de rayonne ment. Seule une surface photographique radiologique de dimensions limitées pouvait y être insérée. Selon l'invention également, une telle possibilité est acquise. A cet effet, selon l'invention, le rayonnement X est émis, avec balayage, par exemple à partir d'une anode étendue, parcourue cycliquement en points et lignes par un faisceau d'électrons prove nant d'une cathode et traversant un système de déflexion, dirigé au travers d'un collimateur fixe, situé entre l'anode et l'objet à examiner, alors qu'à l'opposé on recueille le rayonnement X ayant traversé ledit obJet et ledit collimateur sur unogpMlr i#r#amateur# ra onnement Chotamment en rayonnement lumineux, les signaux issus de ce trans formateur étant adressés à un photomultiplicateur qui est en liai sont avec un agencement de traitement électronique des informations lumineuses, les informations traitées par exemple en synehronisme avec les commandes dudit faisceau d'électrons étant, en cas de besoin, mises en mémoire pour être appliquées à un agencement récep- teur de visualisation à écran cathodique d'observation, photographié ou cinématographié, à cadence plus ou moins rapide en concordance avec divers besoins : observation et/ou enregistrement d'images fixes ou animées, non forcément à mamie rythme que celui de la commande du faisceau d'électrons. Il est ainsi possible de faire des constatations radiologiques avant et après intervention le cas échéant, et même de suivre avec facilité la marche d'une interventon, avec en cas de besoin répétitivité d'exploration qui peut être relativement réduite et répétitivité -- de restitution d'images non obligatoirement égale à celle de l'exploration, ce qui permet en outre une réduction supplémentaire correspondante de l'irradiation des patients et opérateurs. L'invention comprend aussi les agencement qui permettent la mise en oeuvre d'un tel procédé. La description qui va suivre d'un exemple non limitatif d'appareillage permettant la mise en oeuvre de l'invention, permettra de bien comprendre, en regard du dessin annexé, comment celle-ci peut être mise en pratique. La figure unique montre schématiquement l'appareillage en cause. Comme on le voit sur le dessin, l'appareil représenté comprend un tube 1 générateur de rayon X, dans lequel est prévue une cathode 2 émissive d'un faisceau d'électrons. Un dispositif 3 de concentration permet de former et de canaliser l'émission de la cathode 2 en un faisceau étroit 4. Celui-ci est amené à traverser un agencement commandé de déflexion 5. Le faisceau ainsi dévié 6 est amené à balayer, par points et lignes, une cathode 7 émettrice au point d'impact et d'excitation d'un rayonnement X 8 dans un angle solide non négligeable. Un collimateur 9, à perforation étroite faite en paroi aussi mince que possible, constitue un écran d'arrêt du rayonnement X 8 et un étroit passage par la perforation à un fin pinceau 11 dirigé de rayonnement X. La direction du pinceau de balayage 11 dépend de la situation, en regard de la perforation 10, du point d'snitation de l'écran 7 où a lieu l'impact du faisceau d'électrons, de sorte que le balayage des rayons X en 11 est homologue de celui des électrons sous l'action du dispositif 5 directionnel de déflexion. Une dent 12 de patient est placée en regard du trou 10 et, derrière cette dent est situé un détecteur 13 d'intensité du rayoanement X ayant alors traversé la cible que forme la dent. Ce détecteur d'intensité 13 est un scintillomètre transformant la réception de rayonnement X en émission de lumière visible et il pourrait s'agir de tout autre détecteur voulu, capable de transformer directement l'information X en un signal homologue, électrique notamment. Dans le cas du scintillomètre 13, on relie ce dernier par une fibre optique 14 souple à un photomultiplicateur 15 puis à un appareil 16 de traitement de l'information électrique, sortant du photomultiplicateur et donnant un signal électrique homologue de l'information optique, donc de l'information en rayonnement X ayant traversé la cible 12 et traduisant alors les variations d'opacité de cette cible. Il est à remarquer que cet appareil 16 de traitement d'information peut commander par une liaison 17 l'appareil de commande 18 à dents de scies des éléments de déflexion 5 du rayonnement électronique dans-le tube I, de manière à ce qu.'inf or- mation et génération de celle-ci soient bien synchronisées.Bien que non indispensable, une telle- conduite d'appareillage est avantageuse par son rendement en intensités signal/informatAro Le dispositif 16 de traitement d'information peut être par une mémoire 19 de stockage et de restitution des signaux enregistrés- à un ensemble de visualisation, notamment à écran cathodique 20, formant sur cet écran une image visible déterminée par points et lignes, en fonction des signaux électriques d'entre provenant de la mémoire 19. Il est possible aussi de se passer de la mémoire en réalisant une entrée directe, en-synchronisme de balayages électroniques à l'émission et à la réception. En radioscopie, ltensemblede visualisation 20 à écran cathodique peut en effet travailler en synchronisme avec le balayage du tube 1 à rayons X dirigés. En équivalence avec une radioscopie, il est possible de suivre directement toutes les phases, si on le désire, d'une intervention. Il est aisé de concevoir que l'excitation du tube 1 peut être exécutée à toute fréquence voulue, très lente en cas de besoin, ce qui rdduit les tempsetdcses d'irradiations, alors que l'agencement terminé par photomultiplicateur permet d'adopter une intensité de radiation à un taux déjà très faible au travers de la cible. On obtient de la sorte une très bonne protection des patients et -des opérateurs; permettant aux premiers de supporter sans risques une exposition prolonge dans un examen de longue durée et aux seconds de pratiquer sans protection spéciale des actes répétés d'observation sur patients successifs, grâce notamment à cette double réduction. Si l'on désire -opérer:en radlographie, il est possible de faire intervenir la mémoire à la suite de l'exécution dtun seul balayage de la cible 12 choisie. Cette mémoire est ensuite cycliquement reliée de manière répétitive et à la fréquence souhaitée pour reconstituer sur l'écran d'observation de l'appa- reil 20 une image persistante et stable par exemple à la fréquence 50 normale d'exploitation dans les récepteurs de télévision. Ceci conduit, pour patient et opérateur, à une réduction massive de l'irradiation car, si l'on admet de faire l'exploration au balayage en un temps suffisant, 1 seconde par exemple, la bande passante nécessaire à l'acheminement des signaux électriques correspondants du photomultiplicateur 15 vers la mémoire 19 peut être réduite. Il est alors possible de pratiquer dans l1appareil- lage un filtrage énergique du bruit de fond; pour un même rapport signal/bruit, on peut travailler ainsi avec un flux de rayonnement X beaucoup plus faible que pour des travaux en temps réels. En donnant à la mémoire 19 une capacité suffisante, il est possible d'y enregistrer plusieurs vues en succession spatiale ou temporelle et obtenir une restitution unitaire de celles-ci à l'écran 20. On peut alors passer en succession des vues de plusieurs dents d'un patient, -l'une après l'autre, ou bien des vues successives d'une même dent, prises sous différents angles, ou bien encore des vues d'une mssme dent à des instants successifs. Cette mémoire, qui peut comporter un support d'enregistrement à bon marché, sur cassette à bande ou sur carte magnétique et un appareillage classique de manipulation permet une accumulation élevée du nombre des groupes de signaux représentant des vues avec une extrême souplesse de lecture et de sélection en restitution. Il est naturellement possible de reporter sur support photographique fixe ou cinématographique les vues qui apparaissent à l'écran 20 pour étude ou archivage, si cela n'est pas déjà possible au niveau de la mémoire précitée. Il est à remarquer que la conduite de lumière faite par fibre optique simplifie considérablement la mise en bouche de l'appareillage, ou sa disposition en tout endroit équivalent nlativement peu accessible et de dimensions réduites. Ceci permet de prévoir un ensemble de réception des rayons X derrière un support analogue à ceux des miroirs dentaires classiques, support sur lequel d'ailleurs le miroir optique peut subsister pour guider le praticien, et avec sortie par le manche de ce support de la fibre optique en question, cette dernière pouvant présenter la flexibilité voulue. Il va de soi que, sans sortir du cadre de l'invention, on pourra apporter des modifications aux formes d'éxécution de l'appareillage et aux phases du procédé de mise en oeuvre de ce dernier qui viennent d'être décrites. Cèst ainsi qu'il pourrait être possible d'envisager d'autres moyens de défle#ction du rayonnement X devant la cible, d'autres moyens de transformation des informations données par le rayonnement X en variable d'exploitation photonique ou autre. REVENDICATIONS 1.- Procédé d'examen radiologique, caractérisé par le fait que l'on éiD-t un rayonnement X dirigé en balayage d'une cible, on recueille le rayonnement X ayant balayé ladite cible, après traversée de cette dernier, on transforme l'information en rayon nelent X ayant traversé ladite cible, en correspondance avec les opacités de cette dernière en une autre inforiiation que lton applique alors à l'entrée d'un appareil de visualisation, traduisant en informations photoniques visibles sous forme d'images l'information X recueillie. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le balayage de rayons X est obtenu par balayage d'une large anode par un faisceau électronique cornandé par déflection, en conjugaison avec traversée d'un diaphragme étroit dans un écran opaque au rayonnement X, diaphragme situé entre cathode et cible. 3.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait que l'information X xcueillie derrière la cible est transformée en une information photonique, et que l'on amène cette dernière par fibre optique à une photomultiplication. 4.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que l'information amplifiée est transformée en signaux électriques, mis en mémoire et restitués, à partir de celle-ci, à un agencement de visualisation. 5.- Procédé selon 1 une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que le balayage X à l'émission est effectué à la m9me fréquence et sous la même configuration en points, lignes et répétition d'images que la visualisation. 6.- Procédé selon la revendication 4, caractérisé par le fait que le balayage X à l'émission est effectué à fréquence image différente de la répétitivité image à la visualisation. 7.- Procédé selon 1 une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que la répétitivité des signaux X est relativement faible à taux d'émission réduit. 8.- Appareillage permettant la mise en oeuvre d'un procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait qu'il comporte un canon à électrons, à concentrateur et agencement de déflexion commandée, face à un écran formant anode d'émission de rayons X, en conJugaison avec un écran opaque au rayonnement X dans lequel apparatt un étroit diaphragme fixe, le tout situé d'un côté de fla cible à observer, alors que de l'autre est disposé un scintillomètre relié par une fibre optique à un photomultiplicateur, lui-même relié à un transducteur, transformant l'information X en information photonique, puis électrique, avec amplifications souhaitées, ledit transducteur étant relié à un dispositif visualisateur avec interposition, le cas échéant, d'une mémoire à restitution commandée. 9.- Appareillage selon la revendication 8, caractérisé par le fait que le scintillomètre est relié au photomultiplicateur par une fibre optique flexible. 10.- Appareillage selon la revendication 8, caractérisé par le fait que la mémoire est un dispositif à enregistrement et lecture d'un support magnétique comprenant notamment les rubans et cartes. 11.- Appareillage selon la revendiction 9, caractérisé par le fait que le détecteur tel qu'un scintillomètre est disposé sur monture de miroir de dentisterie, avec une fibre optique située en prolongement du manche de préhension de ladite monture.