La présente invention concerne un circuit pour indiquer la fin de la charge ou de la décharge d'une batterie secon alaire. Les batteries niekel-cadmium usuelles sont normalement chargées sous une intensité de courant constante qui est choisie de façon qu'une batterie complètement déchargée soit rechargée en 7 à 10 heures. Pendant la charge sous ces intensltés de courant, la tension aux bornes de la batterie est de Xr45 à 1,50 V. A la fin de la charge, la tension aux bornes de la batterie-atteint, suivant ltintensité du courant de charge, une valeur de 1,55 à 1,65 V. A cette tension, l'eau se décompose > par voie électrochimique, dans la batterie.Cette variation dans la caract4- ristique tension-temps de la charge est cependant# trop petite et trop lente pour qu'elle puisse être utilisee directement comme indication de la fin de la charge ou pour la coupure du courant de charge. Or, cette coupure est dtimportance capitale lorsque les batteries de nickel-eadmium doivent être chargées en des temps plus courts que ceux mentionnés, donc, sous de plus grandes intensités de courant, étant donne qu'une charge prolonge# de la batterie est accompagnée dtune perte d'électrolyte et que, dans le cas de batteries hermétiquement fermées, il peut se former une surpression pouvant entratner la -destruction-de la batterie. L'invention fournit un circuit qui indique nettement la fin de la charge ou de la décharge ; ce circuit est caractérisé en ce que l'une des électrodes de la batterie est subdivisée en deux électrodes partielles, de grandeurs différentes, qui sont reliées entre elles par une résistance,et la chute de tension se produisant dans cette résistance constitue le critère de ltétat de décharge ou de charge. La description qui va suivre en regard du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. L'une des électrodes de la batterie, ici l'électrode négative, est subdivisée en une partie A et une partie B qui sont reliées entre elles par une résistance R. Cette résistance peut être disposée à l'intérieur ou à l'extérieur de la batterie. Lorsque le courant de charge est lancé directement dans l'électrode partielle AJ la résistance R fait en sorte que l'électrode A soit chargée - par unité de surface d'éleetrode à une plus grande densité de courant que ltélectrode partielle B. L'électrode partielle A est donc chargéeavant l'électrode par- telle B. - Le rapport des densités de courant de charge des électrodes-partielles A et--B est déterminé par la résistance R, par -la surface de l'électrode partielle B èt par la résistance interne -des électrodes partielles A et B de la batterie. Dans une-bonne batterie, cette résistance interne est pratiquement indépendante- de Sletat de charge de la batterie.C'est anique- ment après la transformation complète de la masse active d'une C-Iectrode partielle que la résistance interne acquiert une nouvelle valeur qui est déterminée par le développement de 02 et de H2. Lors de la charge d'une batterie sous une intensité du courant constante une augmentation de la résistance interne spécifique de l'électrode partielle entrasse une augmentation du courant de charge dans ltélectrode partielle B. Aux bornes de la résistance R se produit une tension plus élevée dès que l'électrode partielle k est entièrement chargée et aussi longtemps que l'électrode partielle B n'a pas encore atteint le même état de charge. La résistance R peut Etre réalisée sous forme d'indicateur ou de relais.L'absorption d'énergie par la résistance R peut betre adaptée entre des limites déterminées, au circuit de mesure ou de réglage requis, par le choix de la grandeur de la batterie, du rapport de surface des électrodes partielles A et B, du courant de charge à déterminer d'avance, et de la résistance R même. Il y a lieu de noter que la chute de tension dans la résistance R ne doit pas devenir trop grande (environ 0,10 à 0,t5 V) lorsqutil faut éviter un trop grand dégagement de gaz à l'électrode partielle A. Le rapport des surfaces des électrodes partielles A et B doit être suffisamment grand pour que l'on puisse tirer tout le parti possible de la masse active de l'électrode. La fin de la charge et de la décharge peut titre indiquée suivant le même principe et par un même circuit. Dans ce cas > la chute de tension dans la résistance R a une polarité opposée. La résistance interne d'une batterie n'est pas une résistance ohmique pure. En tant que résistance de polarisation, celle-ci est indépendante de l'intensité du courant et diffère lors de la charge et de la décharge. REVENDICATIONS 1.- Circuit pour indiquer la fin de la charge ou de la décharge d'une batterie secondaire, caractérisé en ce que l'une des électrodes de la batterie est subdivisée en deux électrodes partielles, de grandeurs différentes, qui sont reliées entre elles par une résistance et la chute de tension se produisant dans cette résistance constitue le critère de l'état de décharge ou de charge. 2.- Circuit selon la revendication 1, caractérisé en ce que la résistance est formée par la résistance interne d'un appareil de mesure de courant ou de tension. 3. - Circuit selon la revendication 1, caractérisé en ce que la résistance est formée par l'enroulement d'excitation d'un relais.