i La présente invention concerne une bougie d'allu- mage ayant une bonne résistpnce à l'encrassement destinée à être utilisée dans les moteurs à combustion interne. Lorsque la température du bout du bec de l'isolant de porcelaine d'une bougie d'allumage est inférieure à 500'C, le carbone, l'eau et d'autres matières conductrices de l'é- lectricité se déposent sur la surface d'allumage et, si la résistance d'isolement entre les électrodes devient in- férieure à 1 Mn, une étincelle ne se forme pas facilement et la décharge normale n'apparaît pas sous forme d'une étin- celle. Ce phénomène de mauvais allumage peut se présenter lorsque les matières conductrices de l'électricité se dépo- sent sur la surface d'allumage de l'isolant de porcelaine, à la suite de courts cycles répétés de marche au ralenti ou d'avance à faible vitesse ou sous faibles charges, lors- que les fabricants de voitures installent une bougie d'allu- mage dans une nouvelle voiture et la fournissent à l'utili- sateur ou avant qu'une voiture neuve ait roulé pendant 1000 km. On connaît déjà une bougie d'allumage ne s'encrassai pas et ayant un revêtement d'une matière isolante et résis- tant à la chaleur, à la face interne du culot métallique du côté de la chambre de combustion afin qu'un court-circuit ne puisse pas se former entre la surface d'allumage de l'iso- lant de porcelaine et le culot métallique. On a déjà proposé l'utilisation d'une huile de silicone comme matière isolante résistante à la chaleur, et de former un revêtement à la face interne du culot métallique et sur la surface d'allu- mage de l'isolant de porcelaine. Cependant, des études ul- térieures ont montré que le revêtement d'une huile de sili- cone seule n'empêche pas efficacement la réduction de la résistance d'isolement. La silicone a la chaîne combinée -Si-O-Si-O-qui est la cause de la perméabilité aux gaz du revêtement de silicone. En conséquence, même lorsque le revêtement de silicone est formé sur la surface interne du culot métallique ou sur la surface d'allumage de l'iso- lant de porcelaine, du carbone ou de l'eau pénètre dans la région perméable aux gaz et rend le revêtement de silicone conducteur de l'électricité si bien que l'isolement entre la surface d'allumage de l'isolant de porcelaine et le culot métallique est perturbé et réduit les propriétés de résistance à l'encrassement de la bougie d'allumage. L'invention concerne une bougie d'allumage ayant une bonne résistance à l'encrassementet empêchant efficace- ment la réduction de la résistance d'isolement même lorsqu'une matière conductrice de l'électricité se dépose sur la surface d'allumage de l'isolant de porcelaine. Cette caractéristique est obtenue par formation d'une solution contenant une silicone et une paraffine sur la surface d'allumage de l'isolant de porcelaine au moins qui est entourée par la surface interne du culot métallique, dans la partie tournée vers la chambre de combustion. D'autres caractéristiques et avantages de l'inven- tion seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre d'exemples de réalisation et en se référant aux dessins annexés sur lesquels: la figure 1 est une élévation en coupe partielle des parties essentielles d'une bougie d'allumage selon un premier mode de réalisation de l'invention; la figure 2 est un graphique représentant, en ordonnées, la variation de la résistance d'isolement en fonction du nombre de cycl.es porté en abscisses; la figure 3 est une élévation en coupe partielle d'une variante de bougie d'allumage selon l'invention; la figure 4 est une élévation en coupe partielle d'un autre mode de réalisation de l'invention; la figure 5 est une élévation en coupe partielle d'une variante de bougie d'allumage selon l'invention; la figure 6 est une élévation en coupe partielle d'un autre mode de réalisation de bougie d'allumage selon l'invention; et les figures 7 et 8 sont des graphiques représentant la variation de la résistance d'isolement, portée en ordonnées, en fonction du nombre de cycles, porté en abscisses, pour différentes bougies d'allumage. Sur la figure 1, la référence 1 désigne un culot métallique avec son filetage de montage, la référence 2 une électrode centrale et la référence 3 un isolant de por- celaine à teneur élevée en alumine, destiné à retenir l'é- lectrode centrale 2 à l'intérieur. L'isolant 3 prend appui dans le culot métallique et il est fixé de manière étanche avec une garniture 6 par mise en oeuvre d'un procédé connu. L'isolant 3 a une partie 3a d'amorçage du côté de la sur- face interne la du culot métallique 1, tournée vers la chambre de combustion. La surface de la partie 3a d'amorçage a un revêtement selon l'invention. Une électrode externe 5 est reliée à la face inférieure du culot métallique 1 et délimite un espace de formation d'étincelle avec l'électrode centrale 2. Le revêtement 4 est formé d'une solution d'une silicone et d'une paraffine. Comme décrit précédemment, le revêtement de silicone est perméable aux gaz et, lorsqu'une matière conductrice de l'électricité se dépose sur le revêtement, la résistance d'isolement entre les électrodes diminue faci- lement. Le revêtement 4 contient une paraffine isolante enrobée dans la région perméable aux gaz de la silicone afin que ce problème soit résolu par formation d'un isolement accru uniformément et d'une résistance à l'eau dans tout le revêtement. Dans la bougie d'allumage classique n'ayant pas de revêtement isolant sur la surface d'amorçage de l'iso- lant de porcelaine, les matières conductrices de l'électrici- té telles que le carbone et l'eau se déposent facilement sur la surface d'amorçage et leurs particules s'associent en formant un dépôt continu qui provoque une réduction bru- tale de la résistance d'isolement. Au contraire, le revête- ment 4 selon l'invention résiste au dépôt des matières con- ductrices de l'électricité et, lorsque ces matières se dé- posent, leurs particules s'arrondissent et la distance d'iso- lement entre les particules se maintient si bien que la résistance d'isolement ne peut pas diminuer. La silicone et la paraffine doivent être diluées dans un solvant convenable afin qu'elles forment un revête- ment uniforme 4 ayant un effet isolant. Des exemples de solvants sont le trichloréthylène, le chlorobenzène, le trichlorotrifluoréthane, le toluène, le xylène, le pétrole, la ligroine et la benzine. La silicone est avantageusement une huile facile à manipuler et à mélanger à d'autres matières. Un hydrocarbure paraffinique (parfois appelé "paraffine" tout simplement) ou un mélange eutectique de paraffines avec du polyéthylène ou du polystyrène peut être utilisé comme paraffine. EXEMPLE 1 On mélange une solution saturée d'une paraffine solide (100 cm3) dans du trichloréthylène avec 0,1, 1, 3, , 25 et 50 cm3 d'une huile de silicone afin de former des échantillons d'une solution de revêtement A, B, C, D, E et F. On applique des solutions sur la surface d'amorçage d'isolants de porcelaine qui reposent pendant 24 h et on les monte dans des culots métalliques afin de préparer six bou- gies d'allumage A, B, C, D, E et F. A titre comparatif, on prépare une bougie G (la surface d'amorçage est revêtue d'une solution de paraffine dans le trichloréthylène), une bougie H (la surface d'amorçage est revêtue d'une solution de 10 cm3 d'huile de silicone dans du trichloréthylène) et une bougie d'allumage I n'ayant pas de revêtement isolant. On fait subir aux neuf bougies d'allumage un essai l'en- crassement dont les résultats sont représentés sur la figure 2. Au cours de l'essai, on utilise un moteur monocylindre à quatre temps, avec répétition de cycles comprenant une marche au ralenti de 50 s (2070 tr/min, étranglement au 3/4) avec un mélange carburant très riche, cinq accéléra- tions à ouverture totale du papillon, et un temps d'arrêt de 2 min. Comme indiqué sur la figure 2, les bougies d'allu- mage G et H ayant les revêtements de paraffine et de silicone respectivement résistent mieux que la bougie I, mais aucune n'a une résistance à l'encrassement correspondant aux critères nécessaires en pratique. Les bougies d'allumage A à F ayant des revêtements de silicone et de paraffine selon l'invention supportent un plus grand nombre de cycles d'essais et les échantillons comparatifs et ont une résistance à l'en- crassement utilisable en pratique. L'invention atteint donc son but par incorporation d'au moins 0,1 % d'une sili- cone, par rapport à une solution saturée de paraffine,et, avantageusement, 5 à 50 % environ de silicone sont mélangés à la paraffine. L'addition de plus de 50 % de silicone pro- voque la formation d'un revêtement trop épais et irrégulier et correspond simplement à une perte de matière. L'expérien- ce confirme qu'on obtient le même résultat avec les bougies A à F lorsqu'on les utilise dans un véhicule du commerce subissant des cycles répétés de marche au ralenti et de fonctionnement à faible vitesse (10 à 20 km/h) à une tem- pérature de -100C. Dans une variante du premier mode de réalisation de l'invention, le revêtement 4 peut être formé non seule- ment sur la surface 3a d'amorçage de l'isolant 3 de porce- laine mais aussi sur la surface interne la du culot métalli- que 1 comme indiqué sur la figure 3. La caractéristique selon l'invention peut être obtenue par formation du revê- tement 4 uniquement sur la surface 3a d'amorçage de l'iso- lant 3 de porcelaine comme indiqué sur la figure 1. Cependant la formation du revêtement 4 à la surface interne la du culot métallique 1 empêche la-formation d'un court-circuit entre la surface d'amorçage et le culot métallique si bien que les caractéristiques de résistance de la bougie d'allu- mage à l'encrassement sont accrues. Le revêtement 4 peut être formé sur la surface 3a d'amorçage et sur la surface interne la du culot métallique 1 par chargement de la solution de revêtement dans l'espace annulaire entourant la partie d'a- morçage d'un isolant de porcelaine placé dans le culot mé- tallique. Comme décrit précédemment, la bougie d'allumage selon l'invention a un revêtement de silicone et de paraffi- ne au moins sur la surface d'amorçage de l'isolant de por- celaine et en conséquence, des matières conductrices de l'électricité telles que le carbone et l'eau ne se déposent pas facilement sur la surface d'amorçage même après fonc- tionnement répété à faible vitesse ou sous faible charge, et si ces matières se déposent, la résistance d'isolement entre les électrodes peut garder une valeur élevée et donne une protection efficace contre un encrassement rapide de Ja bougie d'allumage d'une voiture neuve. On constate que la résistance à l'encrassement d'une bougie d'allumage peut être efficacement accrue par formation d'un revêtement d'une huile de silicone et de paraffine à la surface d'amorçage de l'isolant de porce- laine. Cependant, on constate aussi que, lorsque le bec de la partie d'amorçage de l'isolant est recouvert d'un tel revêtement, l'aptitude du bec à brûler les dépôts de carbone ou les propriétés de nettoyage automatique diminuent. En conséquence, le second mode de réalisation porte sur une bouqie d'allumage dont le rôle essentiel est d'avoir une excellente résistance à l'encrasseoentet d'ex- cellentes propriétés de nettoyage automatique. Cette carac- téristique est obtenue par formation d'un revêtement d'une huile de silicone et de paraffine à la surface d'amorçage sauf sur le bout de l'isolant de porcelaine entouré par la surface interne du culot métallique, du côté de la chambre de combustion, ou à la fois sur la surface d'amorçage et la surface interne du culot métallique. La figure 4 est une élévation en coupe partielle des parties essentielles d'une bougie d'allumage selon le second mode de réalisation de l'invention, les éléments analogues à ceux des figures 1 et 3 portant les mêmes réfé- rences numériques. Le revêtement 4 selon l'invention est formé à la surface de la base-3c d'un tronçon 3b d'amorçage, sauf le bec 3a. Des paraffines et des hydrocarbures paraf- finiques résistant à la chaleur peuvent être utilisés comme paraffine. Comme dans l'exemple 1, 100 cm3 d'une solution saturée d'une paraffine solide dans le trichloréthylène sont mélangés à 10 cm3 d'huile de silicone. Un revêtement isolant 4 est formé par application de la solution résultante de revêtement sur toute la surface de la partie d'amorçage de l'isolant de porcelaine, mis à part la région du bec de 6 mm, et l'isolant repose alors pendant 24 h et est monté dans un culot métallique. La bougie formée est appelée bougie d'allumage I. Une bougie témoin II est préparée de la même manière, mais la solution de revêtement est appliquée sur toute la surface d'amorçage de l'isolant de porcelaine, y compris le bec, et on prépare une bougie d'allumage III de type connu qui ne porte pas du tout de revêtement isolant. On fait subir aux trois échantillons les essais d'encrasse- ment et de nettoyage automatique dans un véhicule pour pas- sagers ayant un moteur à quatre temps. Dans l'essai d'en- crassement, les cycles comprennent cinq opérations à -100C, six accélérations de 10 km/h à 20 km/h et des décélérations de 20 km/h à 10 km/h, avec un temps d'arrêt de 5 min et ils sont répétés. La résistance d'isolement de la bougie d'allumage III connue diminue à moins de 10 Mn après cinq à six cycles d'essais,mais la résistance d'isolement des bougies I et Il diminue à 1000 MQ seulement après 10 cycles d'essais,ces bougies présentant de très bonnes propriétés de résistance à l'encrassement. Dans l'essai de nettoyage automatique, on utilise des échantillons I, II et III ayant des dépôts uniformes de carbone sur la surface d'amorçage du fait d'une marche au ralenti avec un carburant de qualité supérieure mélangé et très concentré, et on effectue des essais sur les condi- tions de nettoyage automatique aux vitesses de déplacement sur route. Le bec du tronçon d'amorçage de la bougie d'allu- mage II ne s'échauffe pas au blanc tant que le véhicule n'est pas conduit à 60 km/h (une bougie formant thermocouple indique que la température du bout de l'électrode centrale est d'environ 540'C) alors que le même bec des bougies d'al- lumage I et III s'échauffe au blanc seulement lorsque le véhicule est conduit à 50 km/h (la température du bout de l'électrode centrale est d'environ 500'C). En conséquence, toute réduction des propriétés de nettoyage automatique d'une bougie d'allumage peut être évitée par simple formation d'un revêtement isolant sur toute la surface de l'isolant de porcelaine, sauf le bec. Dans une variante du second mode de réalisation de l'invention, le revêtement 4 peut être formé non seule- ment sur la surface de la base 3c du tronçon 3b d'amorçage de l'isolant 3, mis à part le bec 3a mais aussi sur toute la surface la du culot métallique comme indiqué sur la fi- gure 5. La caractéristique selon l'invention peut être ob- tenue par formation du revêtement 4 uniquement sur la sur- face 3b d'amorçage comme indiqué sur la figure 4. Cependant, la formation du revêtement 4 sur la couche interne la du culot métallique aussi empêche le court-circuit entre la surface d'amorçage et le culot métallique et la résis- tance à l'encrassement de la bougie d'allumage est encore accrue. Comme décrit précédemment, la bougie d'allumage selon l'invention a un revêtement d'une huile de silicone et de paraffine au moins sur la surface du tronçon d'amor- age, sauf le bec, d'un isolant de porcelaine; en consé- quence, toute réduction de la résistance d'isolement est évitée et empêche efficacement un encrassement rapide de la bougie d'allumage d'une voiture neuve et comme toute réduction des propriétés de nettoyage automatique est aussi évitée, un véhicule se déplaçant dans les zones urbaines peut facilement atteindre le stade du nettoyage automatique, les possibilités de panne du moteur ou de mise en route difficile due à l'encrassement par le dépôt de carbone étant éliminées. Cependant, comme l'huile de silicone ne résiste pas très bien à la chaleur, la résistance à l'encrassement du re- vêtement se détériore progressivement, et si elle est expo- sée à des températures élevées, par exemple pendant la con- duite à grande vitesse, cet effet diminue rapidement. En conséquence, un troisième mode de réalisation de bougie d'allumage conserve sa résistance à l'encrassement pendant une longue période, par formation d'un revêtement à partir d'une solution d'une huile fluorée résistant bien à la chaleur, aux huiles et à l'eau et contenant du fluor élémentaire et éventuellement du silicium élémentaire. La solution peut aussi contenir une paraffine. La figure 6 est une élévation en coupe partielle des parties essentielles d'une bougie d'allumage selon le troisième mode de réalisation de l'invention. Le revêtement 4 selon l'invention est formé d'une solution d'une huile fluorée contenant du fluor élémentaire et éventuellement du silicium élémentaire, et la solution peut contenir en outre une paraffine. L'huile fluorée résiste mieux à la chaleur, à l'huile et à l'eau, et elle possède les avanta- ges particuliers d'un faible coefficient de frottement et d'une faible adhésivité si bien qu'un revêtement d'huile fluorée sur la surface de la partie d'amorçage de l'isolant 3 de porcelaine donne une protection très efficace contre le dépôt de carbone et les matières conductrices de l'élec- tricité, et la bougie d'allumage formée ne s'encrasse pas facilement. L'addition d'une petite quantité de paraffine augmente la résistance à l'eau et la résistance d'adhérence du revêtement, et un revêtement uniforme et sans tache, ayant une excellente résistance à l'encrassement est formé à la surface de la partie d'amorçage. Lorsqu'un revêtement uniforme 4 doit être réalisé sur la surface de la base 3b de la partie d'amorçage de l'isolant 3 de porcelaine, l'huile fluorée est diluée dans un solvant à une viscosité inférieure à 20 cSt de préférence comprise entre 1 et 14 cSt. On peut utiliser tout solvant qui dissout l'huile fluorée et des exemples avantageux sont l'acétone, une cétone, la méthyléthylcétone, le trichlor- éthylène, le chlorobenzène, le toluène, le trichlorotrifluor- éthane, le xylène, la ligroine, le pétrole et la benzine. Tous les hydrocarbures paraffiniques (parfois appelés col- lectivement "paraffine") en particulier les hydrocarbures paraffiniques supérieurs, sont avantageusement utilisés comme paraffine car ils ont une bonne résistance à la chaleur EXEMPLE 2 On mélange une huile fluorée (de viscosité égale à 100 cSt) avec de l'acétone afin de préparer une solution de revêtement A, B et C ayant une viscosité de 1, 10 ou cSt respectivement.Les solutions de revêtement sont appli- quées-à la surface de la base de la partie d'amorçage des isolants de porcelaine ayant la construction représentée sur la figure 1;les isolants ainsi traités sont placés dans des culots métalliques afin qu'ils forment des bougies d'al- lumage A, B et C. Les propriétés d'encrassement des bougies d'allumage sont comparées à celles d'une bougie d'allumage classique D n'ayant pas de revêtement à la surface de la partie d'amorçage. Les résultats sont indiqués sur la figure 7. Au cours de cet essai, on utilise un moteur monocylindre à quatre temps, les cycles répétés comprenant un ralenti de 50 s (2070 tr/min, étranglement 3/4) avec un carburant mélangé superconcentr6, cinq parcours à papillon grand ouvert, et un temps d'arrêt de 2 min. Sur la figure 7, les bougies d'allumage A à C selon l'invention supportent un nombre de cycles d'essais bien supérieur à celui de la bougie connue D, et présentent donc une résistance à l'encrassement très accrue. Lors de la formation du revêtement voulu, l'huile fluorée a de préférence une viscosité de 1 à 20 cSt. Une huile fluor4e de viscosité inférieure à 1 cSt forme un revêtement mince avec des taches présentant un encrassement irré- gulier. L'huile fluorée ayant une Viscosité de plus de cSt forme un revêtement trop épais qui ne donne pas une augmentation correspondante de la résistance à l'encrassement et qui correspond donc à une simple perte de matière. EXEMPLE 3 On mélange des solutions de paraffine (100 cm3) dans du trichlorotrifluoréthane avec: 0,1, 1, 5, 10, 30 et cm3 d'huile fluorée afin de préparer des solutions de revêtement E, Fi G, H, I et J. On applique les solutions à la surface de la base de la partie d'amorçage d'isolants de porcelaine qui sont placés ensuite dans des culots mé- talliques afin que des bougies d'allumage E à J soient ré- alisées. Les bougies sont soumises à l'essaid'encrassement avec le même moteur et dans les mêmes conditions que dans l'exemple 2. Les résultats sont indiqués sur la figure 8 qui montre que les bougies d'allumage E à J selon l'inven- tion ont une meilleure résistance à l'encrassement que la bougie d'allumage connue D. La caractéristique selon l'in- vention peut être obtenue par disposition d'au moins 0,1% d'huile fluorée par rapport à la solution de paraffine et de préférence de 5 à 50 % d'huile fluorée. On obtient diffi- cilement un revêtement uniforme avec plus de 50 % d'huile fluorée, et cette valeur correspond simplement à une perte de matière puisqu'on n'obtient pas une augmentation corres- pondante de résistance à l'encrassement. L'expérience confirm qu'on obtient le même résultat avec des bougies d'allumage A à J lorsqu'on les utilise dans un véhicule du commerce (moteur à quatre temps de 1800 cm 3) qui subit des cycles répétés de ralenti et de déplacement à faible vitesse (10 à 20 km/h à une température de -100C.). La raison pour laquelle le revêtement 4 n'est formé que sur la base 3a de la partie d'amorçage 3b de l'isol 3 de porcelaine est que, lorsque le revêtement est formé sur le bec de la partie 3a, ce bec ne se nettoie pas de ses dépôts de carbone automatiquement à moins que la tem- pérature du bec devienne élevée. Dans une variante du troisième mode de réalisation, un revêtement 14 peut être formé non seulement sur la base de la partie 3b d'amorçage de l'isolant 3 mais aussi sur la surface la de la partie interne du culot métallique 1 comme indiqué sur la figure 6.La résistance à l'encrassement selon l'invention peut être obtenue par formation du revête- ment 14 à la surface de la base 3a de la partie d'amorçage de l'isolant 3 seulement. Cependant, lorsque le revêtement et formé à la surface interne la du culot métallique, un court-circuit entre la surface d'amorçage et le culot mé- tallique est évité et la résistance à l'encrassement de la bougie d'allumage est encore accrue. Les revêtements 4 et 14 peuvent être formés à la fois sur la surface de la base 3a de la partie d'amorçage et sur la surface interne la du culot métallique par simple chargement de la solution de revêtement dans l'espace annulaire formé autour de la partie d'amorçage d'un isolant de porcelaine placé dans le culot métallique. Comme décrit précédemment, la bougie d'allumage selon l'invention a un revêtement d'une huile fluorée et éventuellement d'une paraffine au moins sur la surface de la base de la partie d'amorçage de l'isolant de porcelaine et en conséquence, des matières conductrices de l'électri- cité telles que le carbone et l'eau ne se déposent pas faci- lement à la surface d'amorçage et la résistance d'isolement entre les électrodes peut être maintenue à une valeur éle- vée si bien qu'elle donne une protection efficace contre un encrassement rapide de la bougie d'allumage d'une voiture neuve. En outre, comme l'huile fluorée a une résistance élevée à la chaleur, à l'huile et à l'eau, le revêtement conserve sa résistance à l'encrassement pendant une longue pé- riode, même lorsque la conduite à des vitesses qui font apparaître des températures relativement élevées se répète. Bien entendu, diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art aux dispositifs qui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemple non limitatif sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Bougie d'allumage ayant *une bonne résistance à lPen. crassement dans laquelle un isolant (3) de porcelaine desti- né à retenir une électrode centrale (2) est en appui dans un culot métallique (1), caractérisée en ce que toute ré- duction de la résistance d'isolement est empêchée par for- mation d'un revêtement (4) d'une solution contenant une silicone et une paraffine au moins sur la surface d'amor- çage de l'isolant de porcelaine (3) entourée par la surface interne du culot métallique (1) du côté de la chambre de combustion. 2. Bougie selon la revendication 1, caractérisée en ce que la solution est préparée par dilution d'une sili- cone et d'une paraffine avec un solvant qui peut les dissoudr toutes deux. 3. Bougie selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que la solution contient au moins 0,1 % d'huile de silicone par rapport à une solution saturée de paraffine. 4. Bougie d'allumage dans laquelle un isolant de porcelaine (3) destiné à retenir une électrode centrale (2) est fixé en appui dans un culot métallique (1), ladite bougie étant caractérisée en ce qu'elle comprend un revête- ment (4) d'une solution contenant une huile de silicone et une paraffine, ce revêtement étant formé sur la surface d'amorçage sauf sur le bec de l'isolant de porcelaine (3), cette surface étant entourée par la surface interne du culot métallique (1) tournée vers la chambre de combustion. S. Bougie selon la revendication 4, caractérisée en ce que le revêtement est aussi formé sur la surface interr (la) du culot métallique (1). 6. Bougie d'allumage dans laquelle un isolant de porcelaine (3) destiné à retenir une électrode centrale bougie étant caractérisée en ce que la réduction de la ré- sistance d'isolement est évitée par formation d'un revête- ment (4) d'une huile fluorée contenant du fluor élémentaire ou du fluor élémentaire et du silicium élémentaire, ce re- vêtement étant formé à la surface de la base de la partie d'amorçage de l'isolant de porcelaine surface étant entourée par la surface interne du culot mé- tallique (1) du côté de la chambre de combustion. 7. Bougie selon la revendication 6, caractérisée en ce que le revêtement est formé d'une solution contenant une huile fluorée et une paraffine. 8. Bougie selon la revendication 7, caractérisée en ce que la solution contient au moins 0,1 % d'huile fluo- rée par rapport à une solution saturée de paraffine.