L'invention concerne un procéde pour la fabrication d'un élement de construction en forme de plaque, qui comporte sur l'une de ses faces des nervures et/ou constructions de renforcement et une masse de remplissage adhérente telle qu'une mousse de résine synthétique. De tels elements de construction en plaques sont connus, et sont utilisés comme panneaux de toutes sortes de façons, par exemple comme paroi de separation, comme element de jonction, etc. L'exemple connu de leur utilisation comme paroi de séparation consiste à mettre d'abord en place un élément de construction comme "demi" paroi, après quoi on peut monter sur sa face interieure tous les dispositifs techniques necessaires, et à placer ensuite un second élément de construction face au premier, de sorte qu'on obtient une paroi de séparation lisse sur ses deux faces. I1 est en outre possible d'enlever facilement ce dernier élément lorsque des reparations, une extension ou un changement des dispositifs techniques s'avèrent necessaires. Avec le procede selon la demande de brevet neerlandaise 6808640 il est devenu possible de fabriquer industriellement ces éléments de construction en plaques de n'importe quel format. Ce procédé est caracterise en ce que le materiau en forme de plaque, fabrique ou non sur place, est place pratiquement à l'horizontale, et que les nervures et/ou constructions de renforcement ainsi que d'eventuelles pièces d'installation technique sont disposées sans fixation sur la face supérieure, après quoi on remplit les espaces désirés, delimités entièrement ou partiellement par les nervures et/ou autres pièces, avec une masse de remplissaFe adherente, dont l'effect est de reunir entre elles toutes les pièces composant ltelément, en procédant de telle façon que le matériau en plaque soit amene en continu et que la pose de nervures et/ou constructions de renforcement et des éventuelles parties d'installation technique, de même que l'addition de la masse de remplissage, soient commandées selon un programme à déterminer d'avance. Comme masse de remplissage on peut utiliser n'importe quelle mousse de résine synthétique adhérente. La mousse de polyuréthane convient par exemple très bien à cet effet. A l'endroit des nervures ou constructions de renforcement, on applique une couche plus épaisse de mousse sur le matériau en plaque, de sorte que les nervures et les constructions se trouvent prises sur une hauteur de par ex. 6 cm dans la masse de mousse et sont solidement fixées. Pour le reste, la mousse est appliquée sur le matériau en plaque en une couche plus mince de par ex. 3 cm d'épaisseur. Elle y forme une couche thermiquement isolante. Les nervures et les pièces de construction ne sont de préférence pas recouvertes de mousse. Pour le matériau en forme de plaque (plaque de base) on peut utiliser n'importe quel matériau en forme de plaque approprié, issu de procédés connus, comme par ex. des plaques en copeaux de bois agglomérés, des plaques de plâtre cartonné, ou de minces plaques en mortier de ciment. Conviennent également, des plaques constituées par du sable lié au phénolformaldéhyde, telles qu'on les connaît par ex. d'après les demandes de brevet néerlandaises 7006704 et 7313830. On sait également ignifuger la mousse de résine synthétique en garnissant au moins l'une de ses surfaces d'une couche mince continue de matériau inerte, liée à la mousse, comme cela a été décrit dans la demande de brevet néerlandaise 7500548 non publiée d'avance. Le procédé d'après la demande de brevet néerlandaise 7503382 non publiée d'avance est un procédé de fabrication d'éléments de construction en forme de plaques selon lequel la masse de remplissage adhérente est projetée sous forme d'un ou plusieurs jets de mousse sur l'élément de construction déjà composé mais sans fixation encore des différentes pièces, les jets et l'élément effectuant un premier mouvement relatif les uns par rapport à l'autre tandis que le matériau en plaque se recouvre d'une couche de mousse, des dispositifs ayant été prévus pour augmenter la quantité de mousse dans les coins formés par le matériau en plaque et les nervures ou les pièces de construction, et pour éviter que la face supérieure d'une nervure ou d'une pièce de construction soit recouverte de mousse.Ce procédé permet de répartir régulièrement la mousse sur le matériau en plaque et de garnir davantage de mousse les angles formés par le matériau en plaque et les nervures ou pièces de construction. I1 est possible d'augmenter encore davantage cette quantité si, à l'approche ou en s'éloignant d'une nervure ou d'une pièce de construction, on amplifie un court instant le débit en mousse d'un jet. I1 est évident que ce procédé demande une installation assez compliquée. Un grand inconvénient présenté en outre par les éléments de plaques fabriqués selon les procédés ci-dessus est que de l'humidité peut s'infiltrer entre la plaque de base et les nervures en question, ce qui peut provoquer à la longue des phénomènes de pourriture.Un autre inconvénient est encore que les nervures de renforcement et/ou pièces de construction se trouvent simplement posées sur la plaque de base, ce qui fait que des déplacements peuvent avoir lieu durant la fabrication. Le but de l'invention est de fournir un procédé qui permette d'éviter de façon simple ces inconvénients et surtout d'obtenir entre les nervures de renforcement et/ou constructions et la plaque de base une bonne adhérence impénétrable à l'humidité, ce nouveau procédé étant réalisable à l'échelle industrielle. Un autre but de l'invention est d'obtenir de cette façon un élément de construction qui soit en grande mesure ininflammable. On y parvient selon l'invention en: a. garnissant d'un côté la plaque de base avec un mélange des composants de la mousse de résine synthétique; b. y déposant et y appuyant durant la formation de la mousse les nervures de renforcement et/ou les pièces de construction; c. maintenant pressées contre la plaque les nervures et les pièces de construction durant la formation de la mousse et le durcissement de la résine. Avant les opérations a à c comprise, il est possible de pratiquer dans a plaque de base les ouvertures destinées aux portes, fenêtres, etc. Selon le procédé de l'invention, on arrive à obtenir que les nervures soient solidement collées à la plaque de base et prises de chaque côté dans la mousse. De préférence, on projette la résine en train de mousser à l'endroit des nervures contre les côtés verticaux de celles-ci, au moyen d'un courant de gaz, si bien qu'il n'y a pas de creux dans lequel l'eau puisse s'amasser. On réalise en outre ainsi une adhérence supplémentaire. Si un matériau inerte, comme du sable, est simultanément entraîné par le courant de gaz, on obtient une couche de mousse résistante au feu. I1 est cependant éventuellement possible de répartir au moyen de dispositifs appropriés le matériau inerte sur la résine ayant fini de mousser mais non durcie encore. La mousse de polyuréthane convient tout à fait comme mousse de résine synthétique. Les mousses de polyisocyanurates, de résines aminoplastes et phénoplastes ou de polyesters sont également utilisables. I1 faut bien entendu que la formation et le durcissement de la mousse ne soient pas trop rapides, pour avoir le temps d'effectuer les différentes opérations. On peut utiliser pour plaque de base des plaques de n'importe quel matériau adéquat, dans lesquelles on a pratiqué ou non à l'avance les ouvertures demandées. I1 n'est pas absolument nécessaire qu'elles soient d'une seule pièce. La plaque de base peut également être fabriquée à partir d'un mortier non durci encore, de préférence un mortier de sable et de résine phénolformaldéhyde, les ouvertures demandées étant alors pratiquées dans la plaque en éliminant le mortier par aspiration aux endroits correspondants, après quoi on laisse durcir la plaque tandis que le mortier aspiré est recirculé. Cette opération s'effectue de préférence en posant temporairement sur le mortier non durci le cadre formé par les nervures de renforcement et les pièces de construction, celui-ci faisant fonction de coffrage pour les ouvertures à pratiquer par aspiration. L'invention est illustrée par un dessin. Celui-ci représente dans les fig. 1 à 4 comprise un certain nombre d'étapes de la réalisation du procédé selon l'invention. Dans ce dessin, les chiffres renvoient à: 1. une plaque de base, par ex. constituée de sable lié avec une résine phénolformaldéhyde; 2. une couche des composants de la mousse; 3. la mousse de résine en début de formation; 4. la mousse de résine à un stade ultérieur de formation; 5. une nervure de renforcement; ici un tasseau de bois de section rectangulaire; 6. la couche de résine entre la plaque de base 1 et la nervure 5; 7. la mousse après formation; 8. la couche avec les particules inertes (sable). La fig. 1 représente la plaque de base 1 immédiatement après l'enduction avec les composants de la mousse; la fig. 2 représente la plaque 1 après la pose de la nervure de renforcement 5, pressée contre la plaque avec une force P, tandis que la formation de mousse a démarré, soit au bout environ d'1 minute; la fig. 3 représente la nervure 5 pressée contre la plaque 1, avec la couche intermédiaire de colle 6, au bout de 2 minutes environ; la fig. 4 représente l'état final après que la mousse a été projetée vers la nervure 5, et que la mousse, au bout de 3 minutes environ, a été rendue ininflammable grâce à la couche de sable 8. L'état final est atteint au bout de 10 minutes environ. Les temps cités donnent une indication sur la duree des opérations; ils dépendent cependant fortement du type et de la composition des composants de la résine. Lorsqu'il est question ici de nervures de renforcement, il n'est pas absolument nécessaire que leur section soit rectangulaire, elles peuvent au besoin être profilées. I1 est également possible d'utiliser comme nervures de renforcement des constructions de fils métalliques. Ceci fait partie de l'essence de l'invention. R E V E N D I C A T I O N S 1. Procédé pour la fabrication d'un élément de construction en forme de plaque, qui comporte sur l'une de ces faces des nervures de renforcement et/ou des pièces de construction et une masse de remplissage adhérente, telle qu'une mousse de résine synthétique, caractérisé en ce que: a. on garnit d'un côté la plaque de base avec un mélange des composants de la mousse de résine synthétiques; b. on y dépose et y appuie durant la formation de la mousse les nervures de renforcement et/ou les pièces de construction; c. on maintient pressées contre la plaque les nervures et les pièces de construction durant la formation de la mousse. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on projette la résine en train de mousser à l'endroit des nervures contre les côtés verticaux de celles-ci, au moyen d'un courant de gaz. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'on entraîne des particules inertes avec le courant gazeux. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on répartit au moyen de dispositifs appropriés un matériau inerte sur la résine ayant fini de mousser mais non durcie encore. 5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'avant d'effectuer les opérations a à c comprise de la revendication 1, on pratique dans la plaque de base les ouvertures destinées aux portes, fenêtres, etc. 6. Procédé selon les revendications 1 et 5, la plaque de base étant fabriquée à partir d'un mélange de mortier, caractérisé en ce que les ouvertures désirées sont pratiquées dans la plaque en éliminant par aspiration le mortier aux endroits correspondants, puis en laissant durcir la plaque, tandis que le mortier aspiré est recirculé. 7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'on utilise comme mortier un mélange de sable et de résine phénolformaldéhyde. 8. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'on pose sur le mortier non durci le cadre formé par les nervures de renforcement et/ou les pièces de construction; celui-ci fai sant fonction de coffrage pour les ouvertures à pratiquer par aspiration. 9. Elément de construction en forme de plaque, obtenu selon le procédé de l'une des revendications de 1 à 8, caractérisé en ce qu'il est constitué d'une plaque de base, comportant des ouvertures si nécessaire, des nervures de renforcement et des pièces de construction collées, entre lesquelles se trouve une mousse de résine synthétique. 10. Elément en forme de plaque selon la revendication 9, caracté risé en ce que la mousse de résine synthétique est recouverte d'une couche de matériau inerte. 11. Elément en forme de plaque selon les revendications 9 et 10, caractérisé en ce que la plaque de base est constituée d'une plaque de sable lié avec une résine phénolformaldéhyde.