La présente invention concerne une matrice de commutation à contacts scellés rémanents pour réseau de connexion téléphonique, dans laquelle les enveloppes scellées contenant les contacts sont entourées de bobines d'excitation et passent par des trous d'une plaque centrale de façon que l'entrefer entre les deux lames de chaque contact soit situé au niveau de cette plaque Une matrice de commutation de ce type est décrite par la publication "ISS 72" International Switching Symposium Record, pages 343 et suivantes, et particulièrement par la figure 4 de la page 345. Dans cette matrice, l'élément support est une plaque centrale en fer doux (shunt magnétique). Lorsqu'un contact s'ouvre en conséquence d'une inversion de polarité d'une de ses deux lames, cette plaque découple les flux magnétiques des deux lames. L'inconvénient de la matrice connue réside dans le fait qu'en raison de la configuration du circuit le rapport de l'excitation des deux bobines peut différer de la valeur nominale 1:1 ; après l'inversion de polarité, les deux flux magnétiques opposés ne seront donc pas égaux. En conséquence, le point où le flux magnétique est nul ne sera pas exactement dans l'entrefer et il y existera une différence de flux magnétique a qui, pendant la phase de vibration des lames faisant suite à leur relâchement, peut occasionner leur reattraction. L'objet de la présente invention est de pallier cet inconvénient, en empêchant une reattraction des lames après leur ouverture. Conformément à l'invention, la plaque centrale est en un matériau ayant une conductivité électrique élevée, de préférence en aluminium. On peut aussi utiliser du cuivreS qui a la conductivité la plus élevée, mais l'aluminium a l'avantage d'entre plus économique et plus léger, tout en ayant une conductivité électrique suffisamment élevée. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre, donnée à titre d'exemple non limitatif, en se reportant aux figures annexées qui représentent - la figure 1, un exemple de réalisation d'un contact de la matrice de commutation objet de l'invention - la figure 2, un exemple de réalisation d'une plaque centrale multicouche. On a exposé précédemment que les flux magnétiques créés par les bobines d'induction et s'opposant réciproquement au moment de l'ouverture des lames ne sont pas de grandeur égale. On ne peut donc éviter une différencie de flux magnétique A dans la zone de l'entrefer. La présente invention pallie les effets intempestifs de cette différence-de flux. Cette différence de flux dans l'entrefer peut induire, par exemple dans un anneau entourant ce flux et ayant une conductivité suffisamment élevée, une tension qui peut entre calculée suivant la loi de Lenz, et qui entraîne la circulation d'un courant. Ce courant produit à son tour un flux magnétique à travers l'anneau, qui compense la différence de flux et réduit le flux total dans l'entrefer. Ceci retarde l'accroissement de la différence de flux. Ce retard suffit à surmonter la phase critique dans laquelle les lames vibrent en reprenant leur position après leur séparation. Pendant ce temps, l'amplitude de vibration des lames descend à une valeur inférieure à la valeur critique de reattraction. Dans un autre exemple de réalisation de l'invention, l'anneau est remplacé par une plaque centrale en aluminium. La plaque centrale en fer doux utilisée dans la matrice connue provoque une séparation des flux magnétiques après inversion de la polarité d'une lame mais, avec une épaisseur inférieure à 3 mm, sa conductivité est trop faible pour donner le même résultat qu'une plaque centrale en aluminium. La figure 1 représente cet exemple de réalisation. Le contact électrique rémanent 1, sous enveloppe scellée, contient les lames souples 2 et 3 en matériau magnétique demi-dur et est entouré par les bobines d'excitation 4 et 5. Il est monté dans la matrice de commutation de façon que l'entre- fer 6 entre les extrémités des lames souples 2 et 3 soit situé dans un trou ménage dans la plaque centrale en aluminium 7. On évite ainsi toute réattraction des lames de contact. Pour isoler réciproquement les flux magnétiques après séparation des lames, les bobines d'excitation 4 et 5 sont logées dans des manchons cylindriques 8 et 9 dont le fond 10, situé entre les bobines dtexcita- tion 4 et S et la plaque centrale 7, comporte un trou dans lequel passe le contact.Deux plaques 14 et 15 portent les circuits imprimés et les queues de connexion des contacts de la matrice. La figure 2 représente un exemple de réalisation dans lequel la plaque centrale 7 constitue également le support mécanique de la matrice. Elle est aussi en matériau à conductivité élevée, de préférence en aluminium, et réduit le flux magnétique après séparation des lames de contact. En outre, elle confère de la solidité à l'ensemble de la structure. Les deux faces de la plaque centrale 7 sont revetues d'une couche ferromagnétique 11 qui constitue une voie de retour magnétique. Ceci élimine l'emploi des manchons cylindriques 8 et 9. Chacune des couches 11 est revetue d'une couche d'isolement 12 en résine époxy comportant des circuits imprimés 13 en cuivre pour raccorder les queues de connexion des bobines d'excitation. Ceci simplifie dans une large mesure la fabrication de la matrice. REVENDICATIONS 1. Matrice de commutation à contacts scelles rémanents pour réseau de connexion téléphonique, dans laquelle les enveloppes scellées contenant les contacts sont entourées de bobines d'excitation et passent par des trous d'une plaque centrale de façon que l'entrefer entre les deux lames de chaque contact soit situé au niveau de ladite plaque, caractérisée par le fait que ladite plaque centrale est en matériau à haute conductivité électrique, de préférence en aluminium. 2. Matrice de commutation conforme à la revendication 1, caractérisée par le fait qu'un manchon cylindrique en matériau ferromagnétique dont le fond comporte un trou pour le passage du contact entoure chaque bobine d'excitation dudit contact, et que ledit fond est situé entre la bobine d'excitation et la plaque centrale. 3. Matrice de commutation conforme à la revendication 1, caractérisée par le fait que la plaque centrale est couverte sur ses deux faces d'une couche de matériau ferromagnétique. 4. Matrice de commutation conforme à la revendication 3, caractérisée par le fait que la couche ferromagnétique couvrant les deux faces de la plaque centrale est recouverte d'une couche d'isolement de préférence en résine époxy, sur laquelle on applique les circuits imprimés pour les queues de connexion des bobines d'excitation.