La présente invention concerne un appareil orthopédique de fixation ou contention d'une fracture et, plus particulièrement, un tel appareil du genre comprenant un ou plusieurs éléments allongés, qui sont disposés à l'extérieur du patient et sont reliés par des clous fixés dans les différents fragments de l'os fracturé, les éléments et les clous formant un cadre rigide maintena#nt les fragments osseux en une relation voulue en vue de la consolidation par ossification. Un appareil de ce genre a récemment fait l'objet d'un intérêt accru, et un certain nombre de formes différentes de l'appareil ont été proposées et ont été mises en service clinique de routine au cours des toutes dernières années. Les formes les plus anciennes de cet appareil sont relativement complexes et impliquent plusieurs éléments allongés, des joints universels et d'autres joints destinés à permettre un ajustement à plusieurs- dimensions entre les éléments et entre les éléments et des clous ou chevilles, et des mécanismes è vis destinés à permettre l'application d'une force de traction et d'extension sur une fracture. Il est clair que ces formes complexes d'appareils conviennent pour servir dans un nombre considérable de fractures très diverses, mais que ces appareils sont, de façon correspondante; onéreux. Cela est particulièrement important dans la mesure où un tel appareil est, dans la plupart des cas, confié à un patient sur lequel il est appliqué jusqu a ce que la fracture en cause soit bien consolidée. Des formes plus récentes du genre d'appareil en cause tiennent compte du fait que les cas de fractures les plus courants impliquent les os long des membres et peuvent être traités à l'aide d'un appareil plus simple. Ces formes plus simples d'appareil impliquent généralement un élément allongé à disposer le long du membre, avec des clous faisant saillie de l'élément pour pénétrer#dans l'os, ou bien deux éléments de ce genre disposés le long des côtés opposés du membre et reliés par des clous traversant l'os. Les possibilités d'ajustement sont habituellement limitées et il est donc nécessaire d'effectuer un ajustement précis des clous lorsqu'on les fixe dans l'os, les clous devant typiquement être disposés en un ensemble sensiblement parallèle. D'autres formes plus récentes tentent dtéviter cette dernière nécessité d'un positionnement précis des clous par rapport à l'os et à l'élément en utilisant une colle acrylique pour os en vue de relier les clous à un élément allongé. Une telle liaison permet de faire varier dans une certaine mesure le positionnement relatif des clous individuels et de l'élément sans y ajouter la complexité et le coût de mécanismes ajustables constituant des intermédiaires. Cependant, le champ d'une telle modification est encore limité du fait de l'utilisation d'un élément rigide de forme fixée au préalable. La présente invention vise notamment à proposer une autre forme d'appareil,qui peut être simple mais permet également de faire largement varier le positionnement des clous et du ou des éléments de l'appareil. Selon la présente invention, celle-ci propose un appareil orthopédique de contention d'une fracture, du genre précité, dans lequel ledit élément allongé est ou comprend un tube ou un autre récipient allongé de forme-flexible et chargé d'une matière durcissable, cette matière étant normalement maintenue par le récipient en un état fluide inactif. Des exemples nullement limitatifs de l'invention seront maintenant décrits plus-en détail en regard du dessin annexé sur lequel la figure 1 montre schématiquement, et partiellement en coupe, une farte de réalisation de l'appareil lors du travail ayant conduit à l'inventièn, et qui correspond également à l'invention, et les figures 2, 3 et 4 montrent schématiquement, en coupe, différentes variantes de la forme de réalisation de la figure 1. Le travail initial qui a conduit au développement de l'invention a impliqué l'utilisation d'un tube ondulé de matière plastique souple, chargé d'une colle pour os (ou colle d'os: immédiatement avant utilisation. En service, ce tube est disposé de façon à être percé par les extrémités en saillie des claus associés après fixation de ces derniers dans/ou avec les fragments d'os et après une manipulation appropriée des fragments pour les mettre en une position relative voulue. Sur la figure 1, cette situation est représentée par le tube 10, qui contient de la colle pour os ou une autre matière durcissable ll et qui est percé par les extrémité en saillie des clous 12 fixés dans un os 13 fracturé. Cette pratique initiale a été satisfaisante dans la mesure où le tube ainsi empli est initialement flexible et peut admettre des positions très diverses des clous, puis durcit pour donner avec les clous un cadre rigide, mais il existe quelques inconvénients pratiques. Un inconvénient particulier réside dans le fait que la colle pour os doit être mélangée et introduite dans le tube, et le tube doit ensuite être fermé avant application du tube empli ou chargé sur les clous. Cela constitue un mode opératoire prenant pas mal de temps par rapport à la vitesse à laquelle la colle pour os durcit, et le chirurgien risque donc de disposer de trop peu de temps pour placer et positionner le tube et pour effectuer une éventuelle manipulation finale des fragments d'os. Cet inconvénient est au moins partiellement éliminé lorsqu on utilise un récipient déjà empli. En outre, cet- inconvénient peut être encore éliminé par l'utilisation d'une matière durcissable dont le durcissement peut être facilement retardé jusqu'à ce qu'il s'avère nécessaire. La matière peut également être une matière dont le durcissement peut être accéléré par des moyens artificiels lors#que cela est nécessaire. Par exemple, on peut utiliser une matière qui durcit sous l'effet de la lumière, visible ou autre, et dans ce cas le récipient empli peut être commodément enveloppé dans une couverture externe opaque que l'on enlève facilement pour amorcer le durcissement. Une telle matière peut, en fait, durcir lentement sous l'effet de la lumière normale et être soumise à un durcissement accéléré après positionnement final du récipient formant support. Différentes matières qui durcissent sous l'effet d'autres formes d'énergie radiante, comme la chaleur, peuvent également convenir. Ces exemples sont efficacement illustrés par la figure 1. On peut également utiliser une matière qui durcit par action chimique. Dans une forme de l'invention, convenant pour un tel durcissement, on utilise un tube comportant deux ou plusieurs compartiments destinés à des constituants différents de la matière durcissable, comme une résine époxyde et du durcisseur, ou de la poudre de ciment ou de colle et du solvant, les compartiments étant séparés par une mince paroi qui peut être rompue lorsqu'on écrase le tube pour en mélanger le contenu. Dans une autre forme de l'appareil, le tube peut être empli d'un constituant, et l'autre constituant peut être ajouté par injection à l'aide d'une seringue en vue d'un mélange par une compression subséquente. De même, on s'est référé ci-dessus à l'utilisation d'un récipient ou support en forme de tube. On peut cependant utiliser d'autres formes de ce récipient ou support, comme un câble, corde ou ruban perméable allongé convenant pour une imprégnation par la matière durcissable. Un autre point intéressant à noter est que, si l'invention consiste en l'utilisation d'un élément durcissable et souple à la place de l'élément allongé rigide antérieur, on peut tirer avantage de l'utilisation d'éléments et de mécanismes d'ajustement selon l'art antérieur en appliquant le présent élément par la suite pour libérer les éléments et mécanismes initiaux en vue de les utiliser pour d'autres patients. En examinant-maintenant les autres figures du dessin, on voit que la figure 2 montre une variante dans laquelle le tube 10 n'est pas relié directement aux clous 12, mais~leur est indirectement relié à l'aide d'une structure 14 qui entoure l'extrémité des clous , est elle-même reliée au tube et sert à serrer 11 extrémité libre du clou. D-ans le présent exemple, la structure 14 comprend une douille 15 dans laquelle est vissée une vis 16, la douille logeant une extrémité de clou que la vis va serrer. Il est clair que d'autres structures peuvent avoir la même fonction et jouer le même rôle. De telles structures entourant des extrémités de clous peuvent être avantageuses si elles sont reliées de manière étanche au tube 10 de façon à éviter que la matière durcissable ne puisse s'échapper par un perçage du tube ou une autre manipulation pendant l'utilisation de l'appareil. La figure 3 illustre une variante dans laquelle le tube est présenté en deux parties lOa et lOb. Chaque partie de tube est reliée par une extrémité à une partie terminale, ayant respectivement Ja forme d'un piston, 17, et d'un cylindre, 18, pouvant coopérer. Chacune de ces parties terminales est de préférence reliée de façon étanche à la partie de tube correspondante, et est au contact de la matière contenue dans cette partie de tube pour former, après durcissement de cette matière, une structure rigide unifiée ou consolidée. La variante représentée sur la figure 3 est destinée à servir dans le cas d'un os long d'un membre et, alors, les parties du tube sont à disposer sur des côtés opposés de la fracture, les parties terminales étant alignées de manière généralement longitudinale par rapport à l'os et étant en contact mutuel par emboîtement, mais sans que cet emboîtement soit total. Cet agencement va contribuer à maintenir l'alignement de l'os au site de la fracture pendant la consolidation de cette dernière, et il permet également une charge par compression de la fracture, de façon naturelle, par l'utilisation du membre.Afin de garantir que les parties terminales ne sont pas pleinement emboîtées lorsqu'on applique l'appareil et pendant le durcissement subséquent, on peut prévoir un mécanisme de butée amovible, comme une tige transversale 19 introduite dans la partie 17 formant piston, comme représenté sur la figure 3. La variante illustrée sur la figure 4 est de façon générale semblable à celle de la figure 3, mais comporte des parties terminales 20 et 21 présentant des saillies filetées avec des filets de sens mutuellement opposés, à la place des parties formant piston et cylindre. Ces parties 20 et 21 peuvent être accouplées par un manchon 22 dont le taraudage est réalisé de manière à être respectivement complémentaire du filetage des parties 20 et 21, de sorte que, après durcissement des parties de tube, on peut appliquer une force de compression ou d'extension sur la fracture, par rotation appropriée du manchon. Il va de soi que, sans sortir du cadre de l'invention, de nombreuses modifications peuvent encore être apportées à l'appareil orthopédique de contention de fractures, décrit et représenté. REVENDICATIONS 1. Appareil orthopédique de contention d'une fracture, du genre comportant au moins un élément allongé (10) situé à l'extérieur du patient et relié à des clous (12) fixés dans les différents fragments d'un os (13) fracturé, l'élément (10) et les clous (12) formant un cadre rigide maintenant les fragments d'os en une position relative voulue en vue de la consolidation par ossification, appareil caractérisé en ce que l'élément comprend un support allongé de forme flexible (10) qui est un récipient empli d'une matière (11) durcissable, laquelle est normalement maintenue par le récipient dans un état fluide et inactif. 2. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que le support en forme de récipient (10) comprend un tube fermé et empli de ladite matière (11). 3. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que le récipient de support (10) est de forme perméable,et l'introduction de ladite matière (11) de charge est effectuée par imprégnation. 4. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la matière est durcie sous l'effet de l'énergie radiante. 5. Appareil selon la revendication 4, caractérisé en ce que cette énergie est de la lumière. 6. Appareil selon la revendication 5, caractérisé en ce que le récipient de support comporte une enveloppe séparable et qui est opaque à ladite lumière. 7. Appareil selon la revendication 4, caractérisé en ce que ladite énergie est de la chaleur. 8. Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce que la matière de charge (11) est chimiquement durcie par mélange avec une autre matière fluide. 9. Appareil selon la revendication 8, caractérisé en ce que le tube (10) est divisé, par une paroi frangible, en des compartiments séparé-s,-respectivement chargés de ladite matière et de la matière supplémentaire. 10. Appareil selon l'une quelconque des revendications 2 et 4 à 9, caractérisé en ce qu'il comporte plusieurs structures de serrage (14) distribuées le long du tube (10), pénétrant dans ce tube et en étant séparées par une liaison étanche, chacune de-ces structures (14,15) étant destinée à serrer (16) un clou respectif (12). 11. Appareil selon l'une quelconque des revendications 2 et 4 à 10, caractérisé en ce que le tube (10) est sous forme de deux parties longitudinales séparées (lOa,lOb) reliées par un dispositif ou mécanisme (17,18,19;20,21 22-) ajustable longitudinalement.