L'invention a pour objet un appareil dtinterférométrie holographique. On connaît un appareil par lequel un faisceau de lumière cohérente est divisé en un faisceau d'étude parvenant à un diffuseur et un faisceau de référence qui parcourent des longueurs sensiblement égales et qui interfèrent dans une plaque photographique pour fournir un hologramme du diffuseur. Un tel appareil est utilisé pour l'interférométrie holographique suivant deux procédés. Dans un premier procédé, ou procédé de double exposition, on enregistre dans la plaque photographique, au cours d'une première exposition, un premier hologramme alors que le faisceau d'étude n'est pas perturbé par le phénomène à étudier et, au cours d'une seconde exposition, un second hologramme lorsque le faisceau d'étude traverse le milieu à étudier. Après développement de la plaque photographique et sa remise en place, l'observa- tion des deux hologrammes éclairés par le faisceau de référence fournit en temps différé, des informations dtinterférométrie carac- térisant le phénomène étudié. Dansun second procédé, dit à hologramme de référence, la plaque photographique est soumise à une seule exposition par un faisceau de référence et un faisceau d'étude non perturbé par le phénomène à étudier. Après développement, la plaque est remise en place dans l'appareil et elle est éclairée simultanément par le faisceau de référence et les rayonnements cohérents des différents points du diffuseur éclairé par le faisceau d'étude, cette fois influencé par le phénomène à étudier. L'observation à travers la plaque photographique fournit alors des informations d'interférométrie en temps réel. L'interférométrie n'est alors possible que si la position de la plaque photographique développée est rigoureusement celle qu'elle avait lors de son exposition. Habituellement, la position de ladite plaque est réglée à partir de son observation par trans parence-lorsqu'elle est éclairée simultanément par le faisceau de référence et par le faisceau d'étude en l'absence du phénomène à étudier. On sait d'autre part qu'on peut, pour faciliter l'observation du phénomène à étudier, modifier 11 orientation du faisceau d'étude pour obtenir un fond uniforme ou un réseau de franges. Cette modification de l'orientation s'obtient en général par la translation dans son plan d'une lentille interposée dans le faisceau d'étude. Mais elle implique, pour être opératoire, que le phénomène à étudier soit un phénomène stable. Une autre servitude de l'un et l'autre des procédés mis en oeuvre par l'appareillage connu réside dans la nécessité d'une fixité absolue du diffuseur. Le procédé et l'appareil selon l'invention sont dépourvus de ces servitudes et, d'une manière générale, étendent considérablement le domaine des applications de l'interférométrie holographique tout en accroissant la précision. Selon l'invention, on dispose pour l'holographb et l'observation non pas d'un seul faisceau de référence mais d'au moins deux faisceaux de référence issus de la source de lumière cohérente fournissant le faisceau d'étude. L'appareil selon l'invention comprend des moyens pour former à partir de la source de lumière cohérente, en outre du faisceau d'étude, au moins un premier et un second faisceau de référence pour l'éclairage de la plaque photographique regardant le diffuseur frappé par le faisceau d'étude ainsi que des moyens pour rendre opératoires à volonté l'un et/ou l'autre des faisceaux de référence ainsi que le faisceau d'étude. L'opérateur dispose ainsi d'un plus grand nombre d'informations stockées, d'une variété beaucoup plus grande de modes d'exécution d'une interférométrie holographique, dont certains aboutissent à des résultats inaccessibles jusqu'ici. Dans la description qui suit, faite à titre d'exemple, on se réfère au dessin annexé, dans lequel - la figure 1 est une vue schématique d'un appareil selon l'invention, pour une première forme de réalisation - la figure la est une vue schématique du montage d'une lentille faisant partie de l'appareil - la figure lb est une vue schématique du montage d'une autre lentille - la figure lu est une vue analogue à la figure la mais relative à la plaque photographique - les figures 2a à 2g sont relatives à divers stades d'un mode d'exécution du procédé - les figures 3a à 3f sont relatives à divers stades d'un autre mode d'exécution - la figure 4 montre schématiquement un appareil selon l'invention, pour une autre forme de réalisation - la figure 5 est une vue analogue à la figure 1, mais pour une variante. Une source laser 10 (figure 1) fournit un faisceau 11 de lumière cohérente qui peut être occulté par un obturateur 12 et qui est divisé par une première lame séparatrice Li suivant un faisceau d'étude FE et un faisceau de référence FR. Le faisceau d'étude FE est réfléchi par un premier miroir Ml et est concentré par une lentille 01 au foyer S de cette lentille, qui peut être considéré comme la source du trajet d'étude. Le point S est au foyer d'une seconde lentille 02 fournissant le faisceau d'étude proprement dit 13, à rayons parallèles, traversant le volume d'étude comme schématisé par l'espace compris entre les surfaces 14 et 15.Le faisceau 13 tombe, après traversée du volume d'étude, sur un diffuseur D ou verre dépoli dont chacun des points constitue autant de sources de lumière cohérente pour une plaque photographique H, inclinée par rapport à l'axe 16 du faisceau 13. La lentille 02 est montée de manière à pouvoir être déplacée suivant deux directions perpendiculaires montrées par les flèches 17 et 18 grâce à des moyens schématisés en 19 et 21. Un obturateur 22 est prévu sur le trajet du faisceau FE, à l'amont de la lentille 01. Sur le faisceau de référence FR est interposée une seconde lame séparatrice L2, qui le divise suivant un premier faisceau de référence FR1 et un second faisceau de référence FR2, ce dernier après réflexion sur un miroir M3. Des miroirs M2 et M4 ou des moyens équivalents, comme des prismes, renvoient lesdits faisceaux de manière que leurs axes 23 et 24 convergent vers le centre 25 de la plaque photographique H. Celle-ci est montée dans un châssis qui peut être déplacé suivant deux directions perpendiculaires par des moyens schématisés en 41 et 42 et également dans un mouvement de rotation autour de son axe par des moyens schématisés en 43. Sur le premier faisceau FR1 est interposée une lentille 03 dont le foyer R1 peut être considéré comme la source du premier faisceau de référence pour la plaque photographique H. Sur le second faisceau de référence est interposée une lentille 04 dont le foyer R2 peut être considéré pour la plaque H comme la source du second faisceau de référence. La monture de la lentille 04 peut être déplacée suivant deux directions perpendiculaires, comme montré par les flèches 25 et 26 grâce à des moyens schématisés en 27 et 28. En outre, dans un des faisceaux de référence, à savoir le faisceau FR2, est interposée une lame prismatique P, des moyens étant prévus pour déplacer la lame dans un mouvement de translation suivant la flèche 31 perpendiculairement à la droite d'intersection 32 des faces planes d'entrée 33 et de sortie 34 de la lame. L'angle du prisme est de l'ordre de la minute. Des obturateurs 35 et 36 sont placés sur le premier faisceau de référence FR1 et sur le second faisceau de référence FR2. Le fonctionnement est le suivant Suivant un premier mode d'exécution, on procède d'abord à une première exposition (figure 2a) pour laquelle le faisceau d'étude n'est pas influencé par le milieu à étudier. Par exemple, dans le cas de l'étude d'une pièce en matériau transparent, ladite pièce ntest pas placée dans le volume d'étude. L'onde correspondant au faisceau 13 qui parvient sur le diffuseur D est alors plane, comme schématisée en ZE sur la figure 2a. Un hologramme du diffuseur D est obtenu en faisant interférer dans la plaque photographique H l'onde SE avec une onde de référence, par exemple l'onde de référence ZR1 schématisée par l'arc de cercle centré sur la source R1. On procède ensuite à une seconde exposition de la plaque H, mais le faisceau d'étude traversant le milieu à étudier, ce qui est schématisé sur la figure 2b par la mise en place de la pièce transparente M. L'onde du faisceau d'étude n'est en général plus plane, comme schématisé par la ligne 'E, en raison de la traversée de la pièce M par le faisceau 13. La répartition des phases lumineuses à la surface du diffuseur D est différente de celle de la condition précédente, ce qu'on a symbolisé sur la figure 2b par la référence D' différente de la référence D.Pour cette seconde exposition, on fait interférer le faisceau d'étude non pas avec le premier faisceau de référence comme dans la première condition, mais avec le second faisceau de référence, dont une onde est schématisée par llarc de cercle ER2 centré sur la source R2. L'hologramme, ainsi constitué par la figure d'interférence due à la superposition de l'onde d'étude et de l'onde de référence schématisées par 'E et zR2 respectivement, est enregistré par la plaque photographique H. La plaque photographique est ensuite développée. Après développement, elle est remise en place. On restitue alors pour l'observateur placé derrière ladite plaque, ou pour une caméra, à volonté l'image de diffuseur D ou l'image de diffuseur D' suivant quton utilise comme faisceau de référence le premier faisceau de référence ou le second faisceau de référence. On a schématisé respectivement l'une et l'autre des conditions sur les figures 2c et 2d. Pour l'une et l'autre de ces restitutions, le repositionnement de la plaque H n'a pas besoin d'être effectué avec une précision élevée. L' invention prévoit également un mode de restitution suivant lequel la plaque photographique H, développée, est éclairée simultanément par le premier et le second faisceaux de référence, comme schématisé par la figure 2e, mais après avoir amené la plaque photographique exactement dans la même position que celle qu'elle occupait pour ltenregistrement de I'un et l'autre des hologrammes. Pour ce repositionnement, préalable à la restitution avec les deux faisceaux de référence, on éclaire à nouveau le diffuseur D par le faisceau d'étude en l'absence du phénomène à étudier, en l'occurrence en l'absence de la pièce M, l'onde correspondante ayant été schématisée en c EC sur la figure 2f et appelée ci-après onde d'étude contemporaine, et on éclaire la plaque photographique développée H par le premier faisceau de référence comme schématisé par l'onde ER1. S'il n'y a pas eu de modification de position de la plaque H entre le premier enregistrement, dans la condition schématisée par la figure 2a, et cette dernière condition, l'interférence des deux faisceaux donne une teinte plate. En pratique, il y a eu le plus souvent modification de position avec, pour conséquence, l'observation de franges rectilignes peu contrastés et localisées en dehors du plan du diffuseur. On corrige alors la position de la plaque H en agissant sur les commandes des moyens 41 et 42 et éventuellement des moyens 43 pour déplacer la plaque H. L'opérateur voit le contraste des franges augmenter et celles-ci se rapprochent du plan du diffuseur. Simultanément, leur écartement croit jusqu'à l'apparition de la teinte plate à laquelle correspond le repositionnement correct de la plaque photographique. Après ce réglage, on peut effectuer la restitution à l'aide de deux faisceaux de référence. Le faisceau d'étude est masqué par l'obturateur 22 et les sources de référence R1 et R2 sont rendues opératoires en démasquant les obturateurs 35 et 36. Il apparaît alors pour l'observateur un interférogramme en fond uniforme du milieu étudié M dans le plan du diffuseur. En commandant une translation de. la lame prismatique P suivant la flèche 31, dans un sens ou dans l'autre, on modifie la phase d'une des sources de référence, en l'occurrence la phase de la source R2, celle de l'autre source, à savoir la source R1, restant inchangée. La phase de l'onde restituée L'E variant indépendamment de celle de l'autre onde restituée ZE, l'intensité du fond peut être ajustée progressivement, du clair au sombre, jusqu'à l'obtention de l'état d'interférence le mieux adapté à la mise en évidence des particularités du phénomène étudié. Suivant une variante, une première exposition est effectuée comme schématisé par la figure 2a , la source de référence étant R1. Mais avant la seconde exposition, on translate la lentille 02 dans son plan, en utilisant le moyen 19 et/ou le moyen 21. Pour le repositionnement de la plaque H, on ramène la lentille 02 à l'emplacement qu'elle occupait pour la première exposition et le repositionnement de la plaque est effectué comme il a été décrit ci-dessus. On fait ensuite reprendre à la lentille 02 la position qu'elle occupait pour la seconde exposition. La teinte plate observée au repositionnement de la 'plaque H est remplacée par un réseau de franges rectilignes. Lorsque, pour la restitution, le faisceau d'étude étant masqué par l'obturateur 22, on démasque les deux faisceaux de référence par l'ouverture des obturateurs 35 et 36, c'est le même réseau de franges qui apparaît, mais déformé par la traversée du milieu M. Cette possibilité d'observer, à volonté, le réseau de franges, soit dans son aspect initial, soit déformé par le phénomène à étudier, est exploitée pour un dépouillement quantitatif de l'interférogramme. En outre, si on fait varier de façon continue la phase de la source R2, par un déplacement régulier de la lame prismatique P, on obtient une translation progressive de l'ensemble du réseau de franges de fond, sans modification de son pas. Pour la position initiale de la. lame prismatique P, en réalisant un dépouillement de l'interférogramme sur une ligne d'exploration rencontrant ri franges, on dispose de n points de mesure. Pour une autre position de la lame prismatique P, les franges sont décalées d'une fraction du pas des franges et on obtient n points de mesure supplémentaires. Pour m positions successives données au réseau de franges avant qu'une frange prenne la place initialement occupée par la frange voisine, le nombre de points de mesure est ainsi multiplié par m et devient m x n. Un seul enregistrement holographique de l'onde lumineuse influencé par le phénomème à étudier permet d'obtenir par ce procédé autant d'informations qu'en fourniraient m interférogrammes réalisés à l'aide d'un interféromètre classique. La même richesse d'informations restè acquise même si la durée du phénomène étudié ne permet pas d'obtenir m interférogrammes. Dans la variante schématisée sur la figure 2g, on démasque l'obturateur 22 et on démasque l'obturateur 36, l'obturateur 35 masquant le premier trajet de référence. On fait alors interférer tonde d'étude 'E avec l'onde d'étude contemporaine ÈC. L'onde SEC présentant un profil identique à celui de l'onde ZE, sous réserve que le diffuseur D n'ait été ni déformé ni déplacé entre la double exposition de la plaque photographique P et le développement de celle-ci. On observe dans la condition schématisée sur la figure 2g, un interférogramme du milieu M en teinte plate identique à celui qui résulte de la restitution selon le schéma de la figure 2e.On dispose cependant ici d'une possibilité de réglage supplémentaire obtenue par la translation de la lentille 02 par les moyens schématisés en 19 et 21, modifiant la répartition des phases lumineuses à la surface du diffuseur. S'ajoutant à la possibilité de réglage conférée par le déplacement de la lame prismatique P, il devient possible d'obtenir, à la restitution, en plus de l'interférogramme en fond uniforme du milieu M, des interférogrammes en nombre aussi grand qu'il est souhaité, différant entre eux par le pas des franges et l'orientation des franges. On choisit le ou les réglages les plusXfavorables à une bonne compréhension du phénomène étudié. Pour observer le réseau de franges de fond non perturbé, on ferme l'obturateur 36 et on ouvre l'obturateur 35. A chaque position de la lentille 02, on peut, en ouvrant l'obturateur 35 et fermant l'obturateur 36, puis en fermant l'obturateur 35 et en ouvrant l'obturateur 36, obtenir successivement l'interférogramme du phénomène à étudier et le réseau de franges initial correspondant. L'appareil reste opératoire même lorsqu'il sè produit une petite déformation ou un léger déplacement du diffuseur D, cequi, en pratique, est fréquent lorsqu'il s'écoule un délai relativement long entre le moment de l'exposition de la plaque et le moment de son exploitation. Pour le repositionnement de la plaque, on se réfère alors à l'-interférogramme donné par la superposition des deux images restituées du diffuseur D par les sources Rl et R2 (figure 2e). On estime que le repositionnement de la plaque photographique H est satisfaisant lorsque l'interférogramme, initialement localisé en dehors du diffuseur D, est ramené dans le plan du diffuseur. Un contrôle visuel reposant sur l'observation de la parallaxe suffit à cet effet. L'appareil peut trouver application même dans le cas où le diffuseur est déplacé, voire même détérioré, après la double exposition, par exemple à la fin de l'expérience. L'appareil est alors disposé de manière que le phénomène à étudier, par exemple le milieu M, n'occupe pas la totalité du champ de l'appareil. Le repositionnement exact de la plaque photographique H après développement est alors obtenu en conduisant les réglages pour fournir une teinte plate dans la partie du champ extérieure au phénomène. L'invention vise également un second mode d'exécution selon lequel l'appareil permet d'effectuer de l'interférométrie holographique même si le diffuseur n'est pas rigoureusement immobile entre les deux expositions de la plaque photographique. C'est le cas, par exemple, d'une étude au cours de laquelle le diffuseur, fonctionnant par transmission ou par rétrodiffusion, est solidaire de la chambre d'expérience d'une soufflerie aérodynamique ou d'une turbo-machine. Le déplacement des franges du à la translation du diffuseur se superpose alors à l'interférogramme résultant du phénomène aérodynamique. L'interférogramme devient inobservable pour un déplacement du diffuseur de quelques dixièmes de millimètre, ce qui se produit fréquemment pour des tubulures de plusieurs mètres de long. On procède alors comme suit Pour la première exposition, par exemple avant la mise en route de la soufflerie, la condition est celle représentée sur la figure 3a, l'onde d'étude non perturbée È éclaire le diffuseur D lequel est dans sa position d'origine. L'hologramme du diffuseur1 enregistré par la plaque photographique H, est à nouveau du à l'interférence de l'onde SE diffusée et de l'onde ERl du premier trajet de référence. La seconde exposition a lieu en présence du phénomène étudié, par exemple après que la soufflerie ait été mise en route, ce qui a été schématisé par l'interposition du milieu d'étude transparent hétérogène M sur la figure 3b. La traversée dudit milieu confère à l'onde étudiée le profil 'E. Par suite de la mise en route de la soufflerie, le diffuseur est translaté dans son plan ; par exemple le point p du diffuseur sur l'axe 16 est déplacé en p'. Ledit diffuseur, déplacé et illuminé par l'onde 'E est référencé D'd, l'indice "'" signifiant l'intervention du phénomène et d rappelant le déplacement. On utilise, pour former l'hologramme dudit diffuseur, le second-faisceau de référence correspondant à la source R2 à laquelle est associée l'onde ER2. Après développement de la plaque H, celle-ci est remise en place. L'expérience ayant cessé, le diffuseur D a, dans l'exemple, repris sa position d'origine. Le contre de la position de remise en place de la plaque H s'effectue comme indiqué précédemment en observant l'interférence entre l'onde contemporaine d'étude xEC et l'onde d'étude SE, celle-ci étant restituée par la plaque H illuminée par le premier faisceau de référence (figure 3c). Une teinte plate est observée lorsque le positionnement correct de la plaque réalise la coincidence du diffuseur D et de son image restituée. Dans le stade suivant, la plaque H est éclairée simultanément par les sources R1 et R2. Elle restitue simultanément les images de D et de D'd (figure 3d). Mais il y a combinaison, avec les franges de l'interférogramme proprement dit du milieu M, des franges résultant du déplacement du diffuseur. Les franges résultantes aux divers points du champ, ainsi localisées dans des plans différents, sont à peine discernables. L'invention prévoit alors de déplacer une des images restituées et celaentranslatant la source de référence corresponvante dans une direction perpendiculaire aux franges. Dans la forme de réalisation montrée sur la figure 1, comme la source de référence mobile est la source R2, c'est celle-ci qui est amenée en R'2 comme montré sur la figure 3e. Par ce déplacement, lorsque les points des images du diffuseur, correspondant aux points p et p', sont amenés en colncidence, les deux diffuseurs restitués font entre eux le même angle a que OR2 et OR'2. On obtient alors un interférogramme en franges de fond du milieu à étudier. On peut agir ensuite sur la position de la lame prismatique P pour déplacer àvolonté les franges dans le champ, permettant de multiplier le nombre des points de mesure normalement fournis par l'interférogramme, comme expliqué ci-dessus. Suivant une variante, applicable notamment pour un déplacement important du diffuseur entre les deux poses, on poursuit le réglage de l'appareil en substituant l'onde d'étude cotem- poraine SEC à l'onde d'étude restituée zE (figure 3f). I1 devient ainsi possible de modifier la répartition des phases lumineuses à la surface du diffuseur par translation de la lentille 02 et, ainsi, d'aboutir à des franges non exagérément serrées. En fait, les franges peuvent être écartées jusqu'à l'obtention de la teinte plate. La translation de la lame prismatique P permet ensuite de faire défiler les franges pour un réglage en franges, ou de changer l'état d'interférence du fond pour un réglage en teinte plate. Lorsque le diffuseur ne revient pas exactement à sa position d'origine ou lorsqu'il conserve une légère déformation, on poursuit le réglage de la position de la plaque H après le développement, en faisant intervenir un déplacement de la source R2. Lorsque l'expérience est de nature telle que le diffuseur D conserve la position qu'il a acquise lors de l'expérience, on effectue la première exposition de la plaque H en faisant appel à l'onde perturbée et la seconde exposition en faisant appel à l'onde non perturbée, la position du diffuseur D n'ayant alors pas varié d'une exposition à l'autre. On se réfère maintenant à la figure 4 qui vise une forme de réalisation de l'appareil, qui permet d'effectuer une interférométrie holographique même si l'expérience étudiée a pour résultat une déformation considérable du diffuseur ou même une destruction de celui-ci. L'appareil est identique à celui qui a été représenté sur la figure 1 mais comporte un diffuseur supplémentaire ou de référence DR associé rigidement à l'appareil ou banc d'interférométrie. Le diffuseur DR est avantageusement plus petit que le diffuseur D pour des raisons tenant à la stabilité et au champ.Le flux lumineux FR prélevé par la lame séparatrice L1 est divisé par la lame L2 suivant un flux FR2 et suivant un flux FR4, lequel est à son tour divisé par la lame séparatrice L3 suivant le flux FR1 et suivant un flux FR3, lequel est réfléchi par le miroir M3 vers une optique divergente 05 placée devant le diffuseur de référence DR. Un obturateur 61 est interposé sur ce flux. Le fonctionnement est analogue à celui des modems d'exécution décrits précédemment. Toutefois, le diffuseur de référence DR est illuminé en même temps que le diffuseur D et à la première exposition, au cours de laquelle la plaque photographique H reçoit l'onde de-référence ER1, le diffuseur DR reçoit l'onde CR, de sorte que la plaque photographique H enregistre à la fois les hologrammes du diffuseur D et du diffuseur de référence DR. Le réglage de la position de la plaque photographique H, après son développement, s'effectue en observant le diffuseur de référence DR éclairé par l'onde fR et son image restituée par la plaque H illuminée par l'onde ER1. Lorsqu'une teinte plate est observée sur le diffuseur de référence DR, la plaque H est dans la position convenable. On dispose alors des possibilités de visualisation qui ont été décrites précédemment et dans lesquelles l'onde d'étude contemporaine n'intervient pas. Dans la forme de réalisation montrée sur la figure 5, la disposition d'ensemble est la même que dans la forme de réalisation montrée sur la figure 1 sous la réserve qu'est interposée, entre la source de référence RI et la plaque photographique H, une lentille 05 dont le foyer est précisément R1 et qui ainsi fournit un premier faisceau de référence 71 à rayons parallèles pour éclairer la plaque photographique H, la surface d'onde étant ainsi schématisable par une droite ER1 perpendiculaire auxdits rayons. De même, une lentille 06 est interposée entre la source R2 et la plaque H, ayant son foyer en R2, de sorte qu'après réflexion sur le miroir M4 c'est un second faisceau de référence 72 à rayons parallèles qui éclaire la plaque H, la surface d'onde étant un plan ZR2 perpendiculaire auxdits rayons. Avec une telle disposition, la nécessité d'un repositionnement précis de la plaque photographique H après développement n'est plus impérative, une différence de position de la plaque dans son plan avant et après développement modifiant de manière égale l'angle d'incidence des rayons lumineux du premier trajet de référence et l'angle d'incidence des rayons lumineux du second trajet de référence. REVENDICATIONS 1. Procédé d'interférométrie holographique dans lequel on forme d'abord des hologrammes par interférence, avec une lumière cohérente de référence d'où est tiré le faisceau d'étude, du rayonnement émis par un diffuseur éclairé d'une part par le faisceau d'etude ayant traversé le milieu à étudier et d'autre part par ledit faisceau n'ayant pas traversé ledit milieu, et on observe ensuite les hologrammes à l'aide de la lumière de référence, caractérisé en ce que pour la formation des hologrammes et/ou leur observation on fait appel à l'un et/ou à l'autre de deux d'un plus grand nombre de faisceaux de référence dirigés suivant des angles différents. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on forme dans une plaque photographique un premier hologramme à partir d'un faisceau d'étude non perturbé (ou perturbé) par le phénomène à étudier et à partir d'une première source de référence, en ce qu'on forme un second hologramme à partir du faisceau d'étude, mais perturbé (ou non perturbé) par le phénomène à étudier, et d'une seconde source de référence et en ce qu'après développement de la plaque photographique celleci est observée en l'éclairant simultanément par le premier faisceau et le second faisceau de référence. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on forme dans une plaque photographique un premier hologramme par interférence d'un faisceau d'étude non perturbé par le phénomène à étudier avec un premier faisceau de référence, en ce qu'on forme un second hologramme dans la mêmedite plaque photographique par l'interférence du faisceau d'étude perturbé par le phénomène à étudier avec un second faisceau de référence et en ce qu'après développement de la plaque on observe celle-ci à l'aide du second faisceau de référence et du faisceau d'étude non perturbé par le phénomène à étudier. 4. Procédé selon la revendication 2 ou la revendication 3, caractérisé en ce qu'on applique, pour remettre après développement la plaque photographique en la position qu'elle occupait avant développement, l'observation à travers ladite plaque développée à l'aide du premier faisceau de référence et du faisceau d'étude non perturbé par le phénomène à étudier. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que pour la remise en place, on fait varier l'orientation du faisceau d étude. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'on fait varier la phase d'un des faisceaux de référence par rapport à l'autre. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les faisceaux de référence sont des faisceaux de rayons parallèles. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'on applique, pour les réglages de remise en place de la plaque photographique, un diffuseur de référence distinct du diffuseur d'étude. 9. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que pour compenser le déplacement du diffuseur on fait varier la position d'une des sources de référence. 10. Appareil pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour former, à partir de la source de lumière cohérente fournissant le faisceau d'étude, un premier faisceau de référence et un second faisceau de référence distincts spatialement pour l'éclairage d'une meme plaque photographique placée en regard du diffuseur recevant la lumière du faisceau d'étude. 11. Appareil selon la revendication 10, caractérisé en ce que la lentille pour la formationdù faisceau d'étude à rayons parallèles traversant le volume d'étude est déplaçable dans son plan. 12. Appareil selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'une lame prismatique de position réglable est interposée sur un des faisceaux de référence. 13. Appareil selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour faire varier l'inclinaison d'un faisceau de référence par rapport à la plaque photographique. 14. Appareil selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour former des faisceaux de référence à rayons parallèles pour l'éclairement de la plaque photogra phique. 15. Appareil selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'il comporte un diffuseur de référence distinct du diffuseur d'étude et des moyens pour éclairer le diffuseur de référence à partir d'un faisceau dérivé d'un des deux faisceaux de référence 16. Interférogramme obtenu par la mise en oeuvre du procédé selon l'une des revendications 1 à 9 à l'aide de l'appareil selon l'une des revendications 10 à 15.