La présente invention se réfère aux engins tels que trémies, couloirs et autres, dans lesquels on engage des objets pour qu'ils s'y déplacent par gravité vers un point déterminé. Les dispositifs du genre en question sont généralement faits en tôle et quand les objets qu'ils transportent sont durs (métaux, par exemple), on assiste a une usure de leurs parois et à une émission intense de bruits divers. Pour remédier a ce double inconvénient on a déjà proposé divers moyens. L'un d'eux consiste à revêtir la tôle d'une couche d'une matière résistante à l'usure, mais cela ne supprime pas les bruits. On a songé à isoler la trémie ou autre à l'intérieur d'une enceinte insonorisée, toutefois cela complique considérablement l'installation et en élève le prix de revient dans une mesure le plus souvent inacceptable. Pour supprimer pratiquement toute émission sonore on a d'autre part établi des parois à revetement fait en une matière élastiquement molle, telle que du caoutchouc ou une mousse souple.On résoud bien ainsi le problème du bruit, mais on se heurte alors à une diminution importante de la résistance a l'usure, ce qui entraîne le renouvellement par trop fréquent du revetement. On a également proposé d'entourer extérieurement la tle d'une couche de mousse souple ou d'élastomère relativement mou en vue d'amortir les vibrations du métal et par conséquent l'émission de bruits. Cela s'avère toutefois insuffisant dans de nombreux cas. L'invention vise à remédier aux inconvénients qui précèdent et à permettre de protéger les trémies et engins analogues à l'encontre de l'usure rapide tout en supprimant pratiquement l'émission de bruits. Conformément à l'invention l'on applique sur la paroi de la trémie ou autre engin un revêtement complexe fait d'une couche superficielle d'une matière synthétique résistant bien à l'usure, solidaire d'une sous-couche souple ét élastique, préférablement établie à l'aide de mousse ou de feutre. On comprend qu'une telle disposition combine les avantages respectifs d'amortissement sonore de la mousse et de résistance à l'usure de la couche superficielle, tout en évitant les inconvénients que l'un et l'autre présentent quand on les utilise séparément. Comme matière résistant à l'usure et propre à constituer la couche superficielle du revetement, on peut utiliser notamment des élastomères de polyuréthane, mais cette indication n' est nul lement limitative et l'on pourrait choisir bien d'autres produits, étant noté que s'il en existe de plus efficaces à cet égard que le polyuréthane (par exemple certains composés fluorés), ils sont par contre notablement plus couteux. Quant à la mousse constitutive de la sous-couche, on peut avantageusement la faire en chlorure de polyvinyle, bien qu'on ait également obtenu d'assez. bons résultats avec des mousses à base de polyurethane. Dans le cas d'un feutre celui-ci peut être fait à l'aide de toutes fibres désirées, naurel- les ou synthétiques. Un procédé avantageux de fabrication du complexe de revetement consiste à établir tout d'abord la sous-couche de mousse de chlorure de polyvinyle, puis à couler sur elle la couche superficielle de polyuréthane. Xis en variante on peut préparer séparément la couche et la sous-couche, puis les coller lune sur I1 autre à l'aide d'une colle appropriée, ou éventuellement les assembler par soudure lorsque cela est possible. Les épaisseurs relatives peuvent varier. Une couche superficielle d'environ 1 mm assure déjà une bonne protection contre l'usure et reste néanmoins assez déformable pour permettre l'application facile du revetement sur la tôle de la trémie ou autre. Pour la souscouche, de bons résultats ont été obtenus avec une épaisseur dçenvi- ron 4 à 6 mm. Pour apprécier l'effet d'amortissement du bruit on a procédé à des essais comparatifs. On a pris une tole de 2 mm d'épaisseur sur laquelle on a fait tomber d'une hauteur de 1,50 m une bille d'acier de 20 mm de diamètre. La tle, découpée à la forme carrée, était supportée par ses quatre angles. Au cours d'une série d'essais on a laissé la t8le nue et l'on a enregistré le bruit par voie électromagnétique en le traduisant ainsi en volts. A l'instant du choc on observait une tension de de pointe de l'ordre de 1,5 v. Au boutjO,1 seconde on relevait encore près de 0,1 v. Au contraire avec une tole revêtue d'un complexe con formément à l'invention, l'amplitude à l'instant du choc atteignait à peine 0,05 v pour s'annuler pratiquement au bout de ce même temps de 0,1 seconde. Ces essais démontrent bien l'efficacité de la solution préconisée par l'invention. On notera en outre que celle-ci n'exige ni insonorisation extérieure, ni insertion de tampons amortisseurs entre la tôle et ses supports. Le revêtement complexe est peu coûteux et son remplacement après usure ne pose pas de problemes diffi ciles. Dans une autre série d'essais visant l'usure du revêtement, on a utilisé une masse portée par un bras tournant et venant frapper la tole toujours au même point. Avec une sous-couche en mousse de chlorure de polyvinyle on a obtenu des résultats satisfaisants concernant la durée utile de la paroi, mais la sous-couche a fini par se fendiller vers le point d'impact. En remplaçant la mousse par un feutre ce fendillement n'est pas apparu et la durée a été assez notablement accrue. Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple , et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçantles détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. REVENI > ICATIONS l. Procédé pour éviter l'usure des parois en tôle de trémies, couloirs et analogues sous l'effet des articles qui les frappent ou qui glissent sur elles, en meme temps que pour amortir dans une mesure considérable les bruits engendrés par ces chocs et glissements, caractérisé en ce qu'on applique sur ces parois un revêtement complexe comprenant une couche superficielle d'une matière synthétique présentant une bonne résistance à l'usure et une sous-couche souple et élastique. 2. Revêtement destiné à être appliqué sur des parois sur lesquelles viennent frapper ou frotter des articles relativement durs, caractérisé en ce qu'il comprend une couche superficielle d'une ma tière synthétique présentant une bonne résistance à l'usure et une sous-couche molle et élastique. 3. Revêtement suivant la revendication 2, caractérisé en ce que la couche superficielle est faite en polyuréthane. 4. Revêtement suivant la revendication 2, caractérisé en ce que la sous-couche est faite en mousse de chlorure de polyvinyle. 5. Revêtement suivant la revendication 2, caractérisé en ce que la sous-couche est faite en feutre. 6. Revêtement suivant l'une quelconque des revendications 2 å 4, caractérisé en ce que l'épaisseur de la couche superficielle est de l'ordre de 1 mm, tandis que celle de la sous-couche est de 4 à 6 mm.