La présente invention est relative à un procédé pour défibrer de la påte et pour raffiner des fibres, et elle concerne également une machine pour la fabrication de pâte, destinée à être utilisée pour la mise en oeuvre de ce procédé. Dans la fabrication du papier, une machine à fabriquer la pâtes ou broyeur, est la machine utilisée pour convertir des matières contenant de la cellulose en une "bouillie" de matière défibrée en suspension dans de l'eau, pouvant être pompée pour des opérations subséquentes. Différents types de machines à fabriquer de la pâte ont été mis au point, et l'on a utilisé à l'origine un simple rotor ouvert tournant dans une cuve cylindrique ayant son extrémité supérieure ouverte. En prévoyant un élément stationnaire comportant des aubes avec lesquelles peuvent coopérer les aubes du rotor, pn a développé des capacités de défibrage supplémentaires, améliorant ainsi le rendement total.Avec un rotor ouvert, il existe une limite à la puissance (qui est finalement une fonction du diamètre du rotor, du nombre et de la hauteur des aubes du rotor et du nombre de tours par minute) qui peut être appliquée sans engendrer un tourbillon excessif. Enprévoyant un élément stationnaire à aubes qui entoure le rotor, une puissance supplémentaire peut étre supportée, sans provoquer une circulation inutile, transformant ainsi cette puissance supplémentaire en une énergie utile. Cependant, lorsque l'on travaille avec un jeu fixe entre le rotor et ae stator, il existe finalement une limite au degré de défibrage qui peut être effectué de cette façon (et une limite à la auantitré de fibres à traiter). En prévoyant des moyens permettant un déplacement axial du rotor par rapport au stator, le jeu peut être réglé et, en fait, réduit à peu près à zéro afin d'obtenir une séparation encore plus positive des fibres. Au-delà cependant du simple défibrage, il est possible de raffiner réellement (c1est-à-dire de couper et de fibriller des fibres) en appliquant une poussée appropriée entre les surfaces du rotor et du stator.En astreignant les fibres à passer entre le rotor et le stator sous une poussée -importan- te, on peut obtenir une action de raffinage notable qui a un effet remarquable et, non seulement défibre complètement des matières qui seraient autrement difficiles à défibrer, mais en fait contribue à raffiner les fibres elles-mêmes de sorte que la "bouillie" se trouve dans un état dans lequel elle-peut être pompée facilement pour des opérations subséquentes. On a trouvé qu'une telle opération était nécessaire dans le traitement des matières non classiques telles que le cuir, certains déchets durs et résistants, le chanvre, le lin, les chiffons et autres matières. En raison de- la nature filandreuse et enchevêtrée caractéristique de ces matières, la réduction sous une forme pouvant être pompée a toujours été effectuée dans des batteurs qui, bien qu'efficaces, impliquent un travail important, ainsi qu'or entretien suivi et des coûts en énergie.Lorsqu'elles sont traitées dans des machines de fabrication de pSte classiques, ces matières non seulement résistent à la réduction mais elles sont impossibles à défibrer dans la mesure où l'action entre le rotor et le stator comportant des aubes (avec un jeu fixe) est insuffisante pour rompre la masse et la diviser pour la mettre dans un état défibré approprié. Par ailleurs les raffineurs peuvent raffiner ces matières seulement si elles ont été préalablement traitées et ainsi réduites en dimension de telle sorte quelles puissent être reçues par les raffineurs. le but de l'invention est de combiner ces deux actions normalement indépendantes en un seul ensemble de façon à effectuer en fait une opération de raffinage dans la machine de fabrication de p te. Le procédé suivant l'invention pour réduire en pâte et raffiner des fibres de matières non classiques telles que le lin, le chanvre, les chiffons et le cuir au moyen d'une cuve à pâte comportant un stator et un rotor à aubes présentant une face de friction ou d'attrition tronconique et comportant des moyens pour faire avancer le rotor axialement vers le stator, est caractérisé en ce que l'on charge ladite cuve avec la matière, on fait tourner le rotor avec un jeu nul et on applique sur celui-ci une poussée accrue suffisante pour exercer une action de défibrage pour défibrer et raffiner lesdites fibres lorsqu'elles se trouvent encore dans la cuve, et l'on fait alors reculer ledit rotor par rapport au stator et l'on évacue lesdites fibres raffinées de la cuve. La machine de fabrication de pgte à circulation tourbillonnaire suivant l'invention pour la mise en oeuvre du procédé défini ci-des- sus, comporte un rotor et un stator délimitant une interface de friction tronconique, un dispositif de réglage de jeu pour établir le jeu à ladite interface avec une puissance du dispositif d'entraine- ment à peu près nulle, ledit rotor étant entraîné en rotation avec le Jeu nul et avec une poussée relativement élevée afin d'exercer une action de défibrage sur les matières chargées dans ladite machine pour la réduire dans un état dans lequel elle peut stecouler, un dispositif de recyclage étant prévu sur la machine pour recycler la matière chassée de ladite interfaci/la ramenant dans la machine de fabrication de p & e jusqu'à ce que les fibres de cette matière soient homogènes et raffinées au degré désiré. Ainsi, le but de l'invention peut être atteint en réalisant une machine de fabrication de pate comportant une combinaison d'un rotor et d'un stator telle que le rotor puisse être réglé axialement pour fournir la poussée nécessaire d'une façon analogue à un raffineur de forme conique. Bien entendu une puissance mécanique suffisante doit être appliquée pour permettre la distribution de la forcie nécessaire. La masse de matière non classique est soumise à une action de défibrage qui réduit la masse à un état amans lequel elle peut passer dans l'interface et être encore défibrée et raffinée. Un tel procédé permet non seulement une séparation positive des fibres, mais permet en fait une transformation matérielle des fibres de façon à réaliser un traitement préalable des fibres. Les machines de la technique antérieure pour la fabrication de pue à papier ne se sont pas révélées capables de traiter les matières non'classiques énumérées ci-dessus en raison du fait que ces matières n'auraient jamais été défibrées de façon suffisante pour être pompées hors de la cuve et quelles sont intrinsèquement si dures, si enehevEtrees et si emmêlées. qu'elles forment une masse qui ne cède pas à une action dépourvue d'une poussée notable entre les bords du rotor et du stator à la façon d'une cisaille. Cette masse ne peut être étirée par l'effet de ôissilîement hydraulique d'une machine classique de fabrication de la pute, pas plus que la masse enchev!- trée ne peut entre coupée avec une paire de ciseaux émoussés. Blle nécessite un défibrage et un cisaillage pour permettre un nouveau traitement. Pour comprendre comment l'invention perfectionne la technique antérieure on doit connattre la signification des termes utilisés. Les termes "friction", "défibrage" et 'raffinage" sont utilisés. On doit savoir cependant que les machines de fabrication de pâte décrites dans les brevets cités ci-dessous peuvent être capables d'exercer une action de friction, de défibrage ou de séparation de faisceaux de fibres en fibres individuelles, mais que si le jeu reste fixe et que la puissance motrice demeure constante, aucun raffinage ou aucune séparation de fibres ne se produit, même si Ilonutl- lise dans ces brevets le terme "raffinage". Dans le brevet des Etats-Unis N0?.596.586, il est décrit une machine de fabrication de pâte à papier dans laquelle un rotor du type à disque et un stator du type annulaire comportent des surfaces de friction qui sont indiquées comme étant capables d'exercer une action de raffinage. Cependant, ce brevet ne mentionne aucun dispositif pour augmenter la puissance motrice tout en diminuant le jeu, ce qui est essentiel pour effectuer un raffinage. D'une façon analogue on se réfère à un battage et à une séparation des fibres dans le brevet des Etats-Unis NQ2.685.826 en réduisant manuellement le jeu entre les barres, mais ce brevet n'indique pas une augmentation de la puissance motrice nécessaire pour fournir la poussée requise pour affiner les fibres et aucune mention n'est faite du jeu nul nécessaire. Suivant le brevet des Etats-Unis NQ3.428.261,-un rotor de fabrication de p & e disposé dans le fond d'une cuve est pourvu de moyens moteurs pour régler le jeu des faces de friction. L'effet de friction de cette machine de fabrication de patte peut ainsi être automa tiquement modifié, mais ce brevet n'indique ni un jeu nul ni des moyens pour appliquer une augmentation suffisante de la puissance motrice pour raffiner et défibrer réellement les fibres. On estime que si l'on introduit des chiffons, du lin, du chanvre, du cuir, certains déchets ou autres dans l'une quelconque des machines de fabrication de pâte décrites dans les brevets ci-dessus ou dans une autre machine quelconque connue de fabrication de pâte, la matière perdra son eau, s'agglomèrera et s'accumulera en bouchons à l'interface. Si l'-on désire vidanger, la matière bloquera la pompe - et le clapet de décharge. Eventuellement, il sera nécessaire de retirer des blocs de matière avec des crochets ou des grappins. On pense qu'aucune des machines de fabrication de pate de la technique antérieure n'est capable de traiter de telles matières qui n'ont jamais été défibrées et qui présentent toujours des forces naturelles retenant ensemble les fibres d'une façon si forte qu'une machine classiques de fabrication de pâte ne peut traiter ces matières. I1 n'est fait nulle part mention de la poussée élevée, du jeu nul et de l'effet réel de défibrage de l'invention, qui est nécessaire pour permettre un traitement ultérieur de la matière. Suivant la présente invention, le rot or et le stator à aubes sont disposés dans le fond ou sur le côté d'une cuve d'une machine de fabrication de pâte, et le rotor comporte des moyens manuels ou mécaniques pour un réglage axial du jeu de la face de friction, comme dans les brevets précités. Ainsi, la machine est capable de réduire en pate, de défibrer et d'exercer une action de friction. Cependant, l'appareil suivant l'invention comprend également des moyens pour régler les aubes avec un jeu nul et des moyens pour augmenter suffisamment la puissance mécanique pour entraîner le rotor à aubes de telle-sorte qu'il exerce réellement une action de défibrage sur la matière tout en fibrillant ou raffinant les fibres défibrées à un degré désiré de raffinage. De plus, il est prévu des captueurs qui sont sensibles à des degrés prédéterminés de liberté ou autres facteurs, de sorte que l'action mécanique du réglage du rotor est automatique en réaiisant une avance jusqu'à un jeu nul et un recul lorsque le raffinage est complet. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparat tront au cours de la description qui va suivre, faite en se référant aux dessins annexés donnés uniquement à titre d'exemples et dans lesquels - la Fig. 1 est une vue en élévation latérale d'une machine de fabrication de pâte du type à cIrculation tourbillonnaire et à entraînement latéral ou par le fond montrant la machine disposée pour effectuer la phase de défibrage suivant le procédé de l'invention; - la Pig. 2 est une vue analogue à celle de la Fig. 1, montrant la machine suivant l'invention agencée pour le défibrage et la phase de raffinage avec un jeu nul et avec une consommation d'énergie mécanique et avec une poussée considérablement accrues;; - la Fig. 3 est une vue analogue à celle de la Eig.lumontrant la machine suivant l'invention disposée pour effectuer la phase d'évacuation de la matière position de recul du rotor ou phase de déchargement; - la Fig. 4 est une vue partielle en élévation latérale d'une machine de fabrication de pâte àentraînement latéral ayant un rotor à aubes et un stator à trois lobes disposés autour du rotor; - la Fig. 5 est une vue analogue à celle de la Pig. 4 montrant un stator à deux lobes opposés; - la Pig. 6 est une vue schématique en élévation latérale d'un ensemble de rotor et de stator du type à entraînement par le côté ou par le fond, à aubes et à canaux montrant l'étendue de la plage de jeu à l'interface de friction, depuis zéro jusqu'à un jeu classique;; - la Pig. 6A est une vue en élévation latérale à plus grande échelle d'un stator à aubes et à canaux; - la Fig. 6B est une vue en plan à plus grande échelle d'un segment de rotor à aubes et à canaux; - la Fig. 7 est un diagramme montrant l'application de l'augmentation de la puissance mécanique et la poussée résultante nécessaire pour raffiner les fibres qui ont été défibrées dans la cuve; - la Pig. 8 est un diagramme montrant le taux de défibrage caractéristique des machines classiques de la technique antérieure et l'effet obtenu sur ce taux de défibrage par la poussée augmentée suivant l'invention;; On a représenté aux dessins une machine 50 de fabrication de pâte, à circulation tourbillonnaire telle que décrite en détails dans le brevet des Etats-Unis nO3.428.261. La machine décrite dans ce brevet est disponible dans le commerce et est assez connue pour ne pas nécessiter une description détaillée. D'une façon générale cependant, la machine 30 comprend une cuve 31 ayant une paroi latérale 32 s'étendant vers le haut, une paroi inférieure 33, une périphérie supérieure 34 et un dispositif de friction 35 constitué d'un stator 36 à aubes et à canaux et d'un rotor 37 également à aubes et à canaux, comportant chacun une surface tronconique de friction 38 et 39 respectivement tendant à pomper la matière vers l'extérieur en l'éloignant du centre de la cuve. Des aubes 41 appropriées de circulation sont prévues sur le rotor 37 pour coopérer avec une hélice 42 pour engendrer une circulation tourbillonnaire de la charge 43 de matière 44 utilisée pour la fabrication du papier et que l'on désire réduire en pâte et défibrer, le dispositif 35 tendant à attirer la matière vers l'intérieur suivant l'axe 45 de la cuve puis à pomper la matière vers l'extérieur, soit vers la périphérie jusqu' aulx eôtés de la cuve puis à nouveau vers le centre, soit pour entraîner la matière vers l'extérieur dans une chambre collectrice 46 par l'intermédiaire d'un conduit 47-et d'une vanne de commande 50 et la ramener dans la cuve, le tout de façon connue. Dans la machine représentée, le dispositif 35 de friction est monté dans une ouverture 48 prévue dans le fond 33, mais il est égaliement efficace lorsqu'il est monté dans une ouverture prévue dans la paroi latérale 32 comme représenté aux ig. 4, 5 et 6. Un dispositif 51 de réglage du jeu est prévu et peut comprendre des cales pour modifier la position du stator 36 et un mécanisme de poussée à vis filetées pouvant étre actionné manuellement pour déplacer axialement le rotor tronconique 37 en le rapprochant èt en l'éloignant du stator tronconique afin -d' augmenter et de diminuer le jeu.De préférence, cependant, le dispositif 51 de réglage comprend un dispositif d'actionnement pneumatique 52 qui est alimenté en air comprimé de part et d'autre dune membrane au moyen de tuyaux 48 et 49 afin de faire automatiquement avancer et reculer le rotor tandis que ce dernier tourne. L'air comprimé est distribué par un raccord approprié à partir d'une source d'air comprimé pour maintenir le rotor dans une position axiale désirée, avec un jeu prédéterminé, ou pour faire avancer ou reculer ce rotor, en concordance avec un dis positif t de commande automatique de cycle 53 comprenant des conducteurs 54 et un capteur 55, tel que le dispositif dénommé "Drainac" vendu par la Société des Etats-Unis, Bolton-Emerson, Inc,(Lawrence, Massachusetts) ou autre dispositif capteur quelconque sensible aux caractéristiques de la matière destihée à la fabrication de la pâte à papier se trouvant dans la cuve 31. le circuit électrique de commande 56 comprend un ampèremétre 57 destiné à entre observe par un opérateur, et un interrupteur 58 de fin de course actionné lorsque le rotor est complètement reculé pour ouvrir une vanne de décharge 59 afin de vider la cuve 91 de son contenu complètement défibré et raffiné. L'extrémité 61 de petit diamètre des faces 38 et 39 de friction est plus proche du centre de la machine que son extrémité 62 de grand diamètre, et la face de friction 38 du stator est de préféren ce non perforée afin de servir de carter de pompe et il peut être prévu des éléments de retenue -dans les canaux des faces de friction afin de guider positivement la matière à travers l'interface 63. Le dispositif de poussée 64 suivant l'invention comprend un moteur d'entraînement 65 qui, dans les machines classiques de la technique antérieure, est approprié pour fournir une puissance d'environ 125 CV avec le jeu classique fixe- des surfaces de friction d'environ 0,63mm, ceci étant suffisant pour défibrer de façon appropriée, par exemple une charge de déchets de papier. Comme représenté à la Fig. 7, la machine dénommée "machine à friction" nécessite la puissance représentée seulement lorsque de l'eau est présente dans la cuve 31. Lorsque la matière devant être défibrée est introduite dans l'eau dans la cuve 31, la demande de puissance augmente jusqu'à la valeur représentée, à savoir environ 125 CV, et demeure à cette valeur jusqu'à ce que la matière soit mise sous forme de pâte, défibrée et preste pour être déchargée pour un traitement ultérieur, qui est habituellement un raffinage. Suivant l'invention, lorsque la charge 43 de matière non classique est ainsi mise sous forme de pâte et défibrée, prête pour l'éva- cuation, ou de préférence simultanément avec ce défibrage, le rotor 37 est automatiquement avancé par le dispositif d'actionnement 52 jusqu'à obtenir un jeu nul (Fig. 2) à la façon d'un raffineur conique pour développer la poussée désirée. Un moteur séparé 66 peut être prévu pour ajouter sa puissance à celle du moteur 65 pour entraîner le rotor lorsque le jeu est nul afin de fournir les 180 ou 200 CV représentés pour défibrer les matières non classiques, puis raffiner et fibriller les fibres.La matière se trouvant intercalée entre les aubes du rotor et du stator est ainsi convertie par une action de défibrage dans un état dans lequel elle peut s'écouler et elle est simultanément soumise à des forces de poussée très importantes sous l'action desquelles elle est cisaillée, défibrée et raffinée. La force de poussée est réglable en fonction du type de matière et du traitement désiré. Le terme de " défilage " doit être entendu comme comprenant la coupe, le defilage , le hachage, le cisaillement, l'abrasion etc ., par comparaison avec le frottement, l'usure ou l'affaiblissement provoqués par une friction lente. Par "effet de défibrage", on entend désigner la réduction de la masse ou des agrégats, en éléments distincts, rapidement sous l'action d'une forte poussée, jusqu'à ltobtention d'un état dans lequel la matière peut s'écouler, de telle sorte qu'un nouveau défibrage et qu'un nouveauraffinage peuvent etre entrepris, le broyage, le défibrage et le raffinage se produisant simultanément en raison de la; nature hétérogène du processus de traitement par lots ou par charges séparées. Comme il ressort des dessins, en utilisant des matières non classiques présentant une résistance élevée à la transformation en pâte, la machine et le procédé suivant l'invention fournissent en premier lieu un stator approprié pour permettre lJadmission des matières, un rotor ayant une poussée suffisante et un jeu approprié pour permettre le broyage aussi bien que le défibrage et des moyens de recyclage pour permettre l'homogénéisation afin que la totalité de la masse de matière puisse entre rapidement et efficacement défibrée et au moins partiellement raffinée. A titre d'exemple, en utilisant du chanvre cuit, avec le jeu normal due 0,63mu entre le rotor et le stator et après 90 minutes de fonctionnement la matière était dans un état absolument inacceptable (en fait impossible à pomper); par contre en développant une poussée appropriée pour obtenir 170 CV -(par comparaison avec la puissance normale de 125 CV), à la fin d'une durée de 30 minutes de traitement la matière étant complètement défibrée, tout à fait appropriée pour un traitement ultérieur; en fait, un tel traitement supplémentaire dans la machine de fabrication de pâte assure un travail important des fibres, diminuant la nécessité d'un raffinage ultérieur. A titre dtautre exemple, en utilisant des-chiffons de coton cuit, des sacs postaux qui présentent une résistance élevée au traitement classique de transformation en pâte mais qui néanmoins ne résistent pas au type de fonctionnement décrit; plus particulièrement, en augmentant la poussée jusqu'à 200-CV, on a obtenu une matière tout à fait-accepta- ble en 30 minutes, cette matière étant encore plus raffinée avec une augmentation de la durée du traitement. En résumé, ce procédé nettement différent de traitement des fibres permet d'obtenir une puissance notablement plus grande d'une fa çon qui est considdrablement plus efficace qu'il n'est possible dans une machine classique, permettant ainsi de traiter des matières con sidérées jusqu'à présent comme impossibles à traiter dans les machines classiques de fabrication de pâte. I1 apparait que l'invention présente des possibilités très importantes dans la mesure où elle tend à supprimer les batteurs qui, en dépit des frais élevés qu'ils entraînent normalement, ont constitué néanmoins jusqu'à présent le seul moyen pratique grâce auquel de telles matières pouvaient être traitées. La forme du stator suivant l'invention diffère des dispositifs classiques de friction des machines à fabriquer de la pâte, telles qu'on les réalise actuellement, qui comportent habituellement un seul lobe. Si, conformément à l'invention, le rotor est avancé pour engendrer une poussée, un agencement à un seul lobe ou asymétrique produit des forces de déviation importantes sur l'arbre 69 du rotor. Cependant, comme représenté aux Fig. 4 et 5, en prévoyant deux lobes opposés 71 et 72, ou trois lobes 73, 74 et 75 également espacés angulairement, les forces de déviation sont équilibrées et une poussée considérable peut être absorbée sans déviation de l'arbre. L'ampèremètre 57 sert à indiquer la valeur de la poussée développée. En raison de l'usure produite avec un jeu nul et une poussée de 50% supérieure à- la puissance normale de 125 CV, à savoir 170 à 200 CV, les aubes de friction nécessitent entre remplacées et sont de préférence montées sur des plaques en forme de secteurs afin de faciliter leur enlèvement et leur remplacement. Au lieu d'utiliser un moteur 65 ayant la puissance classique de 125 CV avec un moteur supplémentaire 66, on peut utiliser un seul moteur 65 capable de développer une puissance de 200 CV ou plus. On remarquera que l'interface tronconique formée par la face 38 du stator et la face 39 du rotor est relativement courte pour offrir une zone de raffinage relativement étroite. Ainsi, des matières filandreuses et enchevêtrées, difficiles à raffiner, tendent à traverser la zone étroite de raffinage avant d'avoir le temps de la colmater. En fonctionnement, le rotor 32 est avancé jusqu'à obtenir un jeu nul avec un contact métal sur métal des aubes du rotor et du stator. Bien que l'on puisse penser que l'élément rotatif puisse se gripper ou se bloquer contre la partie non rotative, ou engendrer une chaleur excessive, on a constaté que ceci ne se produit pas. Au lieu de cela, 11 eau et les fibres agissent comme un lubrifiant et toute chaleur développée est absorbée par le mélange. Bien que l'ensemble de ltap- pareil puisse se déformer, en-particulier lorsque le rotor est avancé au-delà de la position de jeu nul sous la charge et la poussée considérablement augmentées, la seule avarie possible est une usure excessive des aubes, mais qui n'est pas définitive. Malgré une telle usure, qui doit normalement être considérée comme nuisible par les techniciens, la matière difficile à raffiner est fibrillée comme on le désire, ce qui est le but à atteindre. Les aubes sont facilement remplaçables lorsque cela est nécessaire. - REVENDICATIONS 1 - Procédé de fabrication de patte à papier et de raffinage de fibres de matières non classiques telles que du chanvre, du lin, des chiffons et du cuir moyen d'une cuve à pâte comportant un stator et un rot or à aubes avec une face de friction tronconique et comportant des moyens pour faire avancer ledit rotor axialement vers le stator, procédé caractérisé en ce que-.l'on remplit la cuve avec lesdites matières, on fait tourner le rotor avec un jeu nul et on applique une poussée accrue sur le rotor, suffisante pour exercer une ae- tion de broyage pour fibriller et raffiner lesdites fibres tandis qu'elles se trouvent dans la cuve, et l'on recule ensuite le rotor par rapport au stator et on évacue lesdites fibres raffinées de la cuve. 2 - Procédé de traitement de pâtes avec des matières non classiques dans une machine de fabrication de pâte à circulation tourbillonnaire comportant un stator et un rotor à aubes et à canaux, avec un jeu d'interface fixe, le rot or étant entraîné avec une puissance prédéterminée et la pâte étant recyclée par une action de pompage à ladite-interface, caractérisé en ce que l'on remplit ladite machine avec des matières non classiques telles que du chanvre, du lin, des chiffons, du cuir ou autres,on fait avancer ledit rotor jusqu'à obtenir un jeu nul, on augmente ladite puissance d'au moins 50% pour obtenir une poussée suffisante et exercer une action de fibrage, afin de raffiner et de développer les fibres de ces matières non classiques, pendant un temps prédéterminé, on capte automatiquement le degré etl'état de raffinement des fibres jusqu'à un degré prédétermi né, et l'on fait ensuite reculer le rotor et lton évacue ladite pâte raffinée de ladite machine. 3 - Machine de fabrication de pâte à papier à circulation tourbillonnaire comportant un rotor et un stator délimitant une interface de friction tronconique et un dispositif d'entraînement du rotor, caractérisée en ce qu'elle comprend un dispositif de réglage de ieu pour établir le jeu à ladite interface pour une puissance à peu près nulle du dispositif d'entraînement, le rotor étant entraîné en rotation avec ledit jeu nul et avec une poussée relativement élevée afin d'exercer une action de défibrage sur la matière chargée dans ladite machine à pâte pour la réduire à un état dans lequel elle peut s'é couler, un dispositif de recyclage étant prévu sur ladite machine pour recycler les matières évacuées de ladite interface elles ramenant dans la machine jusqu'à ce que les fibres desdites matières soient homogènes et raffinées au degré désiré. 4 - Machine suivant la revendication 3, caractérisée en ce qu - elle comprend un dispositif de commande automatique, qui agit en liaison avec ladite machine pour détecter l'achèvement du traitement de ladite pâte et évacuer celle-ci. 5 - Machine suivant la revendication 4, caractérisée en ce que le dispositif automatique de commande comprend des moyens automatiques pour détecter dans ladite machine les caractéristiques de la pâte et un circuit électrique sensible auxdits moyens de détection pour détecter le fait que les fibres ont été raffinées de façon appropriée, le rotor étant alors ramené en arriere et la pâte évacuée. 6 - Machine suivant l'une quelconque des revendications 4 et 5, caractérisee en ce que le dispositif automatique de commande comprend un ampèremètre pour indiquer visuellement à un opérateur le réglage désiré de la poussée pour une pâte particulière, et un interrupteur de fin de course pour indiquer la position de retrait total dudit rotor. 7 - Machine suivant l'une quelconque des revendications 3 à 6, caractérisée en-ce que le rotor et le stator ont des aubes et des canaux et constituent un dispositif combiné de raffinage et de défibrage, capable de traiter des matières non classiques telles que du chanvre, du lin, des chiffons, du cuir et autres, des aubes étant prévues sur le rot or, ainsi qu'un dispositif associé du stator afin -de permettre l'introduction de matières dans ladite interface, le dispositif d'entraînement étant adapté pour augmenter la poussée dudit rotor à ladite interface tandis que celui-ci se trouve dans ladite position de jeu nul afin d'exercer ainsi une action de défibrage ou dè broyage sur la matière se trouvant dans ladite interface pour défibrer et raffiner celle-ci. 8 - Machine suivant la revendication 7, caractérisée en ce que le stator comportant des aubes et des canaux comprend des éléments de retenue d'écoulement agencés symétriquement et des orifices d'écoulement espacés autour de lui de telle sorte que le stator reste équilibré sous une poussée de raffinage accrue avec un jeu nul, pour empêcher la déformation de l'arbre du rotor. 9 - Machine suivant l'une quelconque des revendications 7 et 8, caractérisée en ce que ledit stator comportant des aubes et des canaux est non perforé et guide axialement les fibres dans ladite pL- te suivant ladite interface, cette dernière ayant des canaux et des aubes, de l'une de ses extrémités à l'autre, ledit stator étant de forme tronconique à sa plus grande extrémité et comportant trois lobes à sa plus petite extrémité. 10 - Machine suivant l'une quelconque des revendications 3 à 9, caractérisée en ce que le dispositif d'entraînement comprend des moyens pour entraîner ledit rotor avec une puissance augmentée d'aumoins 50% par rapport à la puissance nécessaire pour une matière classique pour ledit raffinage et le développement des fibres desdites matières non classiques.