La présente invention concerne les moulinets de pêche et vise plus particulièrement un mécanisme de moulinet à moteur pour la pêche, comprenant une transmission associée à un dispositif de changement de vitesse. L'invention a pour but de réaliser un moulinet de pêche à deux vitesses entraîné par un moteur, qui permette de changer facilement de vitesse, même lorsque le moteur fonctionne, et facilite l'enroulement à faible vitesse. I1 existe divers types de moulinets de pêche à moteur, qui comportent des moyens de commande de la vitesse d'enroulement. Cependant, ces moulinets connus nécessitent normalement soit un transformateur électrique, soit une transmission, afin de modifier la vitesse d'enroulement. Dans le premier cas, les moulinets ne peuvent pas toujours être utilisés pour la pêche à la ligne, car la commande de la vitesse d'enroulement est effectuée par modification de la tension et il en résulte que la diminution de vitesse est accompagnée par une inévitable chute de puissance, en dépit du fait qu'un enroulement plus puissant est nécessaire à une vitesse plus faible lorsqu'un gros poisson est accroché à la ligne.Dans le deuxième cas, il n'est pas toujours facile de trouver un pignon menant qui rengrène sans -coups avec un pignon mené choisi, afin d'effectuer le changement de vitesse désiré, et quelquefois une rupture risque de se produire si l'on force les pignons à engrener ensemble. Le moulinet suivant l'invention évite les inconvénients des structures connues car le changement de vitesse désiré peut être effectué facilement et en toute sécurité simplement par engagement sélectif de deux accouplements à crabots, agencés de manière à transmettre mécaniquement l'énergie d'entrée aux organes de sortie, tandis que le moteur lui-même peut développer un couple plus élevé à une vitesse plus faible lorsqu'il fonctionne. En outre, dans le moulinet de pêche suivant l'invention, les organes de bobinage sont faciles à retirer pour être remplacés et ils peuvent être changés contre des organes de commande manuelle, soit par pivotement du levier d'accouplement pour dissocier l'élément cannelé d'accouplement d'avec le bossage formé dans la roue à double denture, soit par déplacement du levier de changement de vitesse au point mort. En outre, on peut laisser tourner les organes de bobinage par glissement autour de l'arbre du moulinet simplement par desserrage d'un crochet de réglage enfilé sur l'extrémité extérieure de l'arbre du moulinet, de façon que la ligne ne risque pas de se casser même si elle subit une surcharge du fait de la très forte traction du poisson accroché. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui suit et à l'aide des figures jointes qui montrent, à titre d'exemple non limitatif, un mode de réalisation de l'invention. Sur ces dessins la figure 1 est une vue en élévation de face du moulinet de pêche suivant l'invention la figure 2 est une vue en élévation arrière du moulinet de la figure 1 ; la figure 3 est une vue en perspective éclatée, montrant les détails de construction du moulinet suivant l'invention ; la figure 4 est une vue en coupe, à plus grande échelle, suivant la ligne IV-IV de la figure 1 ; la figure 5 est une vue en coupe, à plus grande échelle, suivant la ligne V-V de la figure 1 ;; la figure 6 est une vue en coupe, à plus grande échelle, suivant la ligne VI-VI de la figure 2 la figure 7 est une vue explicative en plan des organes d'actionnement de l'accouplement principal, certaines parties ayant été arrachées pour une meilleure compréhension la figure 8 est une vue partielle en élévation, en partie en coupe, illustrant la façon de monter la poignée détachable du moulinet. Comme représenté sur les dessins, et notamment sur les figures 1 à 4, le moulinet de pêche suivant l'invention comprend un carter a de forme appropriée, un élément de fixation b destiné à être fixé sur une canne à pêche, un bloc moteur c, un mécanisme de changement de vitesse d, un mécanisme de transmission e et un tambour de moulinet f. Comme représenté plus clairement sur les figures 3, 4 et 5, le bloc moteur G comprend un logement approprié 10, un moteur rotatif classique 11 disposé dans le logement 10 et relié à une source de courant électrique (non représentée) par des cordons souples 15, 15', une prise 13 et un interrupteur 16 normalement ouvert, et un arbre d'entrée 12 à l'une des extrémités duquel est monte un pignon 14 qui sert à entraîner une roue dentée 54. Le mécanisme de chanyement de vitesse d comprend un logement 20 (figure 4), un levier de commande 21, un arbre de cames 29 solidaire d'un élément de came cylindrique extérieur 31 (élément d'entraînement) maintenu en place au moyen d'un ressort de retenue 30, des éléments cylindriques de came constitués par deux éléments 31 et 33, au moins deux rainures axiales 36 (figure 5) ménayées dans la paroi périphérique intérieure du logement 20, un disque de commande 39 interposé entre un ressort 37 et d'autres éléments de ressorts coopérants 40, 41 montés de manière à presser de chaque côté le disque 39. Le levier de commande 21 est fixé par une vis 23 à l'extré- mité extérieure 28 de l'arbre à cames 29 dont une partie tourne dans un manchon 27 du logement 20. L'extrémité extérieure 28 de l'arbre à cames dépasse du manchon 27, de sorte qu'on peut entraîner l'arbre 29 en rotation en faisant pivoter manuellement le levier 21.Sur la face intérieure du levier 21 adjacente au logement 20 est disposé un petit élément concave 22 qui peut s'engager par enclenchement pour les bloquer sur l'un quelconque de trois éléments convexes de butée 24 (figure 4), 25 (figure 1) et 26 (figure 4), qui sont alignés le long d'une ligne en arc de cercle tracée par le déplacement circulaire de l'élément concave 22 consécutif au mouvement de pivotement du levier de commande 21, afin de bloquer ce dernier en position de "faible vitesse 24", de "point mort 25" ou de "vitesse élevée 26". L'autre élément de came (rampe commandée en translation) 33 ayant une surface de came hélicoldale 34, est agencé dans le logement 20 avec ses coulisseaux 35 coulissant dans les rainures axiales 36 qui servent à guider les coulisseaux 35, de sorte que la rampe 33 est empechée de tourner, mais peut se déplacer axialement le long d'un trajet prédéterminé. Ainsi, en fonctionnement, si on déplace le levier de commande 21 de la position basse (figure 4) ou du point mort vers la position "vitesse élevée", l'arbre de cames tourne simultanément et entraine en rotation l'élément d'entraînement 31. I1 en résulte que les organes d'actionnement 32 qui viennent en contact avec la surface de came hélicoîdale 34 commencent à tourner, poussant cette dernière vers l'avant, de sorte que la rampe 33 est obligée de se délacer vers l'avant et comprime le ressort 37 qui actionne le disque de commande 39 lorsqu'il est comprimé. En répcnse, le disque 39 est contraint à son tour de se déplacer vers l'avant a l'encontre des ressorts 40, 41, provoquant le déplacement vers l'avant d'un arbre d'embrayage 48.De ce fait, un élément d'em brayage 51 vient enaccoWOlement positif avec une roue dentée à vitesse élevée 53. Lorsqu'on veut réduire la vitesse de bobinage, on procède à l'opération inverse. Sur un prolongement 47 de diamètre réduit de l'arbre d'embrayage 48 est cale le disque de commande 39 qui est empêché de se délacer vers l'extrémité de l'arbre par une bague d'arrêt 38. Les ressorts 40, 41 sont montés autour de l'arbre 48 de façon antagoniste normalement plus forte que le ressort 37. Toutefois, lorsque ce dernier est comprimé, sa force dépasse la force combinée des deux ressorts 40 et 41, de sorte que la plaque 39 est poussée vers l'avant à l'encontre de la force des ressorts 40, 41, ce qui pousse l'arbre d'embrayage 48 vers l'avant. D'autre part, dans le mécanisme de transmission de puissance e, l'arbre 48 a l'une de ses extrémités qui peut tourner dans un bossage 86 de la paroi du logement, tandis que son autre extrémité tourne dans une cloison 42 du logement 20 par l'intermédiaire de paliers 43 et 87, respectivement (figure 4). Une roue d'embrayage 50, calée sur l'arbre 48 comporte deux éléments d'entraî- nement d'embrayage 49 et 51 formés d'un seul tenant sur chacune de ses faces respectivement. Sur l'arbre 48 tourne librement un pignon cylindrique faible vitesse 44 qui engrène en permanence avec une partie dentée 55 a'une roue 57 à double denture. Sur l'arbre 48 peut également tourner librement un pignon vitesse élevée 53 qui engrène en permanence avec l'autre partie dentée 56 de la roue 57 à double denture.Afin de transmettre l'énergie d'entrée positivement et alternativement au pignon faible vitesse 44 ou au pignon vitesse élevée 53, on utilise deux accouplements à crabots à savoir, l'élément d'embrayage faible vitesse qui est constitué par l'élément d'entraînement 49 et l'élément entraîné 45 disposé à l'intérieur du pignon faible vitesse 44, et l'élément d'embrayage vitesse élevée constitue par l'élément d'entraînement 51 et l'élément entraîné 52 (figure 4) disposé du côté opposé du pignon vitesse élevée 53. Un pignon 54 est monté sur l'arbre 48 sans qu'il puisse y avoir rotation relative entre l'arbre et le pignon mais de façon que l'arbre puisse coulisser dans le pignon, afin que ce dernier puisse transmettre un mouvement de rotation commun à l'arbre 48 lorsqu'il est entraîné par le pignon 14.La roue 57 à double denture est montée de manière à pouvoir tourner librement sur l'arbre de moulinet 60 qui porte le moulinet. Afin d'empêcher la rotation en sens inverse de la roue 57 à double denture, on utilise des organes à rochet anti-inverseurs qui comprennent une roue à rochet 58, montée sur la face extérieure de la roue 57 et un cliquet 77 qui est monté pivotant sur un arbre court 78 en vue de coopérer avec la roue à rochet 58. Pour fournir l'énergie de sortie de façon intermittente au moulinet, on utilise un élément principal d'embrayage qui est constitué par un embrayage à cannelures 70 et les bossages 59 formés dans la roue à double denture 57. Les organes de commande de l'embrayage principal comprennent trois plaques 63, 68 et 73 de formes différentes, au moins un ressort de tension 75 et des éléments de cames reliés de façon classique à un levier d'embrayage 83. Sur les trois plaques, la plaque intérieure 63 et la plaque extérieure 73 sont supportées par deux vis communes 84 (figure 4) qui traversent des oreilles 65 et 74 formées sur les deux plaques, de manière à maintenir la plaque intérieure 63 rigidement en place avec ses deux oreilles 65 serrées sur des épaulements de la paroi du logement par des écrous 64, tandis que la plaque extérieure 73 est montée de manière à pouvoir se déplacer par rapport à chaque tige des vis, sa partie semi-circulaire venant en contact avec une gorge annulaire 72 de l'embrayage principal 70. La plaque intermédiaire 68 qui est interposée de manière à pouvoir se déplacer entre les deux plaques 63 et 73 comporte deux petites protubérances en forme de coin 69, ainsi que deux évidements semi-elliptiques 66 et 67. Comme représenté notamment sur la figure 7, une face intérieure de la paroi du logement comporte une saillie 88 qui peut s'engager dans l'évidement semi-elliptique 67 et sert d'élément de guidage pour limiter le mouvement de rotation de la plaque intermédiaire 68. Ainsi, en fonctionnement, pour actionner l'embrayage principal lorsque le levier d'embrayage 83 est déplacé par pivotement une came 81 qui est disposée sur un disque 80 de façon à tourner avec lui et est en contact avec l'autre évidement semi-elliptique est amenée à effectuer une rotation excentrée limitée ; il en résulte que la plaque intermédiaire 68 est sur le point d'amorcer un mouvement de rotation. Cependant, du fait que l'élément de guidage 88 sert à limiter effectivement le mouvement de rotation et à le transformer en mouvement sensiblement rectiligne, la plaque intermédiaire 68 peut se déplacer en avant et en arrière en réponse au fonctionnement du levier d'embrayage 83. Pour dissocier l'embrayage principal, la plaque intermédiaire 68 se déplace vers l'avant, se calant elle-même entre les deux autres plaques 63 et 73, de telle sorte que ses protubérances 69 en forme de coins peuvent agir pour déplacer vers l'extérieur la plaque extérieure 73. Tandis que la partie semi-circulaire de la plaque extérieure 73 est engagée dans la gorge annulaire 72 de la roue 71, l'embrayage 70 est tiré vers l'extérieur du fait que la plaque extérieure 73 est poussée vers ltexterieur, de sorte que l'embrayage 70 peut être déplacé vers l'extérieur le long de la portion rainurée 62 de l'arbre 60 et peut se dissocier des bossages 59 de la roue à double denture 57. Pour enclencher l'embrayage principal, il suffit de séparer les protubérances 69 en forme de coin de leur logement entre les deux plaques 63 et 73 en déplaçant la plaque intermédiaire 68 en sens inverse au moyen du levier 83, car au moins un ressort 75 est agencé de manière à pousser l'embrayage 70 pour le ramener en engagement avec la roue à double denture 57. En outre, afin de signaler qu'un poisson mord, le moulinet suivant l'invention comporte des organes de signalisation qui comprennent un cliquet 79 qui est relié à un bouton extérieur 85, et une roue de cliquet 71 qui est reliée à l'embrayage 70 et montée sur la partie de diamètre réduit 61 de l'arbre de moulinet 60 de façon telle que la roue 71 puisse coulisser axialement sur la partie réduite 61, mais ne puisse pas tourner sur cette partie. Dans le mécanisme de moulinet f, un corps de moulinet 95 est porté par l'arbre de moulinet 60 de façon telle qu'il soit facile à retirer pour l'échanger par devissage du volant 90 qui est vissé de façon réglable sur l'extrémité filetée de l'arbre 60. Pour la transmission du couple de sortie, l'arbre 60 et le corps de moulinet 95 sont accouplés à friction variable exercée par une pluralité de plaques de friction 93, 94 et 98 et un ou plusieurs ressorts de compression 92. I1 en résulte que lorsque le volant 90 est serré au maximum, le ressort 92 et les disques de friction 93 et 94 coopèrent pour presser la face extérieure du corps de moulinet 95 vers l'intérieur de façon que la face intérieure du moulinet puisse effectivement être comprimée sur le disque de friction 98 qui est relié à une roue à cliquet 99 calée sur la partie de plus grand diamètre de l'arbre 60 par une broche 100 ou par tout autre moyen classique. I1 en résulte que le disque de friction 98 et la roue à cliquet 99 constituent une sorte d'embrayage à frottement pour la transmission du couple de sortie au corps de moulinet 95. Lorsque le volant 90 est desserré, la force de friction précitée diminue, ce qui permet une rotation relative entre l'arbre 60 et le corps de moulinet 95. A l'intérieur du corps de moulinet 95 est disposé un support 96 qui sert à monter un cliquet 97 qui coopère avec la roue à cliquet 99 pour exercer un effet de freinage, qui permet de limiter la rotation relative accélérée entre l'arbre 60 et le corps de moulinet 95, lorsque le volant 90 est desserré. Une poignée de moulinet 104, utilisable pour actionner le moulinet à la main, est montée de façon amovible sur la face extérieure du corps de moulinet 95, comme représenté notamment sur la figure 8. La poignée 104 est maintenue en place par la coopération d'une gorge annulaire 105 formée dans la tige de la poignée 105, d'un élément à mobilité élastique 107 dont l'extré- mité saillante arrondie s'engage dans la gorge 105, et un élément élastique ou- ressort 108 qui maintient l'élément 107 de façon amovible. I1 en résulte que si l'on désire que l'opération soit complètement automatique, on peut facilement retirer la poignée de la plaque de base 106 qui est vissée sur la paroi du moulinet. Si on désire actionner le moulinet à la main, on effectue l'opé- ration inverse. A la suite de l'opération précitée, lorsque le disque de commande 39 est pressé en avant à l'encontre de la force combinée des ressorts 40 et 41, ce qui pousse en avant l'arbre d'embrayage 48, l'élément d'entraînement 51 de la roue d'embrayage 50 vient en contact avec l'élément entraîné 52 (figure 4) du pignon vitesse élevée 53, et vice versa lorsque le disque 39 est poussé vers l'arrière. Aussi longtemps que le moteur couple 11 est alimenté, l'énergie d'entrée est transmise à l'arbre 48 par les pi9Ions 14 et 54. Ultériureent, et quel que soit celui des pignons 53 vitesse elevee ou 44 faible vitesse qui soit en prise avec la roue 50, l'énergie d'entrée est transmise à la roue à double den- ture 57 car les deux pignons 44 et 53 engrènent en permanence avec la roue 57.Cependant, du fait que la roue 57 à double denture peut tourner librement par rapport à l'arbre du moulinet 60 jusqu'à ce que l'élément d'embrayage à cannelures 70 soit en prise avec les bossages 59, l'énergie de sortie n'est pas transmise au moulinet. Le fonctionnement du moulinet va maintenant être décrit dans l'ordre des opérations. ratique, avant de lancer la ligne, le pêcheur doit dissocier l'embrayage 70 d'avec les bossages 59 de la roue 57 au moyen des organes de commande de 1 'embrayage principal, afin que 1 'ar- bre 60 du moulinet puisse tourner librement pour dévider la ligne. A cet égard, il peut être préférable de maintenir le cliquet 79 dissocié de la roue à cliquet 71. Cependant, si on lance par exemple la ligne sous le vent dans un courant d'air venté, le cliquet.peut être place en position de fonctionnement afin d'éviter une accélération de la rotation du moulinet. Une fois le lancer terminé, on peut avantageusement régler en position de fonctionnement les organes signalant que le poisson mord par manoeuvre du bouton 85., de manière à amener le cliquet élastique 79 en engagement avec les dents de la roue à cliquet 71 de façon que les organes de signalisation produisent des déclics sonores lorsqu'un poisson mord et s'éloigne, provoquant la rotation du moulinet 95 ainsi que celle de l'arbre 60.En plus de leur fonction principale d'avertisseur, les organes de signalisation peuvent servir de mécanisme anti-retour ainsi que de frein afin d'éviter l'accéléra- tion du déroulement du moulinet provenant par exemple de la fuite soudaine et rapide d'un poisson accroché à la ligne, ce qui permet d'empêcher que la ligne ne s' emmêle. Lorsqu'on désire que le fonctionnement soit automatique, on enclencne l'embrayage principal en faisant pivoter le levier 53 dès que les organes de signalisation entrent en action. Du point de vue rapidité, il est sûrement préférable d'avoir préalablement mis l'élément d'entraînement d'embrayage 49 en prise soit avec le pignon vitesse élevée 53 soit avec le pignon faible vitesse 44 par positionnement du levier de changement de vitesse 21 avant ou juste après enclenchement de l'embrayage principal. L'opération suivante consiste à actionner en temps voulu l'interrupteur 16 qui est disposé en un emplacement facilement accessible sur la canne à pêche. L'interrupteur 16 utilisé est avantageusement du type qui est normalement ouvert et se ferme aussi longtemps qu'on appuie sur son bouton de commande. En pratique, pour changer de vitesse, un pêcheur peut soit relâcher le bouton de commande de l'interrupteur pour cesser d'alimenter le moteur 11, soit maintenir le bouton enfoncé avec le pouce ou un doigt de la main gauche tout en manoeuvrant le levier de changement de vitesse 21 de la main droite. Pour relever automatiquement une prise, la roue à rochet fonctionne toujours, ce qui évite la rotation en sens inverse de l'arbre 60 ainsi que celle du moulinet 95 qui est monté sur l'arbre 60. Cependant, lorsque la ligne subit une surcharge, due par exemple à la très forte traction d'un poisson accroché, on peut laisser le moulinet 95 tourner en sens inverse par glissement autour de l'arbre 60 par desserrage du volant 90 qui est vissé de façon réglable sur l'extrémité de l'arbre 60, afin d'éviter une rupture de la ligne. Pour rendre le fonctionnement manuel, deux possibilités s'offrent : dans le premier cas, on dissocie l'embrayage principal au moyen du levier 83, dans l'autre cas, on amène le levier de changement de vitesse 21- au point mort. On notera que dans le deuxième cas, la roue à rochet anti-retour fonctionne, et non dans le premier. Le choix sera donc fonction des circonstances. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée au mode de réalisation décrit et représenté, elle est susceptible de nombreuses variantes accessibles à l'homme de l'art, suivant les applications envisagées et sans s'écarter pour cela de l'esprit de l'invention. Rl3VENDICATIO.iS 1.- Moulinet de pêche caractérisé en ce qu'il comprend un boîtier ; un moteur disposé dans ledit boîtier ; un mécanisme de commande de changement de vitesse comprenant deux cames, l'une desdites cames étant reliée à un levier de changement de vitesse pour tourner avec lui, l'autre came ayant une surface de came hélicoïdale et ne pouvant pas tourner, mais pouvant effectuer un mouvement de va-et-vient ; un mécanisme de transmission d'énergie comprenant un arbre d'entrée qui peut être déplacé par ledit mecanisme de commande de changement de vitesse ; deux éléments d'embrayage pouvant venir ou non selectivement en prise avec un pignon à vitesse élevée et un pignon à faible vitesse ; une roue à double denture engrenant de façon permanente avec le pignon vitesse élevée et avec le pignon faible vitesse et montée de manière à tourner librement sur un arbre de sortie du moulinet un embrayage principal comprenant deux éléments d'embrayage pour transmettre l'énergie d'entrée à l'arbre de sortie du moulinet un mécanisme de commande de l'embrayage principal comprenant trois plaques actionnées par des organes de came à excentrique, et un moulinet monté sur l'arbre de moulinet de manière à ce qu'il puisse être facilement retiré pour être changé. 2.- Moulinet suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend des organes pour signaler que le poisson mord lesdits organes comprenant un cliquet et une roue à cliquet. 3.- Moulinet suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend des organes anti-retour comprenant un cliquet et une roue à rochet montée sur la roue à double denture du mécanisme de transmission. 4.- Moulinet suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le dispositif moteur comprend un moteur couple capable de faire varier son couple en fonction de la charge effective imposée à l'arbre de sortie. 5.- Moulinet suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le mécanisme de commande de changement de vitesse comporte en outre un organe de commande interposé entre des ressorts. 6.- Moulinet suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend des organes d'enclenchement qui maintiennent le mécanisme de commande de changement de vitesse au point mort. 7.- Moulinet suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les cames sont cylindriques. 8.- Moulinet suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'une des cames comprend au moins un organe de commande pour presser la surface hélicoïdale de came de l'autre came. 9.- Moulinet suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la came qui peut effectuer un mouvement de va-et-vient comporte au moins une pièce coulissante qui est reçue de façon coulissante dans au moins une rainure formée dans la paroi du boîtier. 10.- Moulinet suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le mécanisme de transmission d'énergie comporte en outre une roue dentée qui est entraînée par un pignon accouplé à l'arbre du moteur et agencé de manière à transmettre le couple à l'arbre d'entrée. 11.- Moulinet suivant la revendication l,caractérisé en ce que les éléments d'embrayage sont constitués par deux accouplements à griffes. 12.- moulinet suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'une des deux paires d'éléments d'embrayage comprend un premier élément d'embrayage fixé sur l'arbre d'entrée et un deuxième élément d'embrayage disposé sur la face opposée du pignon à faible vitesse, et en ce que l'autre paire comprend un élément d'embrayage fixé sur l'arbre d'entrée et un élément disposé sur la face opposée du pignon à vitesse élevée. 13.- Moulinet suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le pignon vitesse élevée et le pignon faible vitesse sont montés l'un et l'autre de manière à tourner librement sur l'arbre d'entrée. 14.-Moulinet suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'embrayage principal comprend un élément d'embrayage à cannelures agencé de manière à pouvoir se délacer axialement par rapport à l'arbre de sortie et un bossage formé sur la roue à double denture. 15.- Moulinet suivant la revendication 1, caractérisé en ce que des trois plaques de l'embrayage principal, la plaque intérieure est fixée rigidement à la paroi intérieure correspondante du boîtier, la plaque intermediaire peut effectuer un mouvement de va-et-vient sous l'action de la came excentrique pour pousser la plaque extérieure vers l'extérieur au moyen de protubérances en forme de coin,ladite plaque extérieure venant en engagement avec l'élément d'embrayage de l'embrayage principal pour simultanément le mettre en prise ou le dissocier. 16.- Moulinet suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la came excentrique des organes de commande de l'embrayage principal comprend un disque et un organe de commande monté sur le disque. 17.- Moulinet suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le moulinet comporte une poignée sur laquelle est formée une rainure annulaire permettant son retrait à la main.