A La présente invention concerne une poi gnée en matière plastique pour soies d'ustensiles ménagers, et en particulier des couteaux, se composant de deux demi- poignées s'appliquant sur chaque côté respectivement de la soie de la lame et venant en affleurement avec les bords de celle-ci, et comportant également des organes de rivetage permettant de rendre solidaires entre elles les deux demi- poignées après introduction de la soie de l'ustensile. Les poignées pour ustensiles ménagers jusqu'à présent connues sont généralement fixées sur la soie de l'ustensile au moyen de rivets ou de chevilles métalliques par introduction de ces organes de fixation dans des trous qui sont simultanément réalisés dans la poignée et dans la soie. Ces rivets ont une longueur qui est supérieure à l'é- paisseur conjuguée des deux moitiés de la poignée plus la soie de l'ustensile. On aplatit par refoulement la partie en saillie du rivet à l'aide d'une presse, qui applique un ef- fort de refoulement extrêmement élevé. L'extrémité formant saillie du rivet se trouve donc déformée sous l'action exercée par la presse, ce qui permet de réaliser une liaison solide entre la poignée et la soie. Il n'en demeure pas moins qu'il peut se faire qu' au cours de cette opération on risque d'une part d'endommager la poignée de l'ustensile, et que d'autre part la déformation de l'extrémité en saillie du rivet ne soit que partielle, et que l'on ne parvienne ainsi pas à résorber le jeu qui subsis- te entre la soie de l'ustensile ménager et les rivets en ques tion. Le brevet français numéro 1 375 884 décrit un procédé de réalisation de poignées de couteaux, qui a pour but de pallier cette insuffisance. Ce procédé utilise des chevilles métalliques, qui doivent être reliées entre el- les par soudage. Il tombre de toute évidence sous le sens que ce procédé, couteux par le nombre de pièces consom- mables qu'il utilise, ne convient en aucun cas pour utilisa- tion pour la fabrication d'ustensiles ménagers, dont la poi- gnée est réalisée en matière thermoplastique moulée. En effet la température de soudage de la matière plastique est nette- ment plus basse que celle du métal, ce qui se traduirait o- bligatoirement par une destruction des parties de la poignée qui se trouveraient en contact avec les rivets. La présente invention a pour but de réaliser une poignée pour ustensiles ménagers en matière plas tique qui permette dans tous les cas d'éliminer ou résorber le jeu existant entre la soie et la poignée, et de pallier en soi le problème des tolérances des trous de fixation, qui se pose obligatoirement lors de la fabrication de la poignée. L'invention indiquée dans la caracté- ristique des revendications permet également de réduire dans une proportion notable les couts de fabrication de l'ustensi- le ménager par la réduction du nombre des éléments entrant dans sa fabrication. L'invention permet en outre, dans le cas de séries de fabrication importantes, de réaliser une liaison automatique des deux parties constitutives de la poignée, qui réalisent cette dernière par application de part et d'autre de la soie de l'ustensile ménager, le fabricant des ustensi- les ménagers conservant en l'occurrence toujours la possibi- lité, dans le cas d'une série de fabrication réduite, d'ef- fectuer le rivetage tout bonnement à la main au moyen d'une simple presse. La poignée pour ustensile ménager réa- lisée suivant l'invention se compose de deux parties conju- guées, qui sont obtenues par moulage de matière thermoplasti- que, et dont la configuration périphérique correspond très précisément à la forme extérieure de la lame de l'ustensile ménager en question. En dernier lieu, les parties mâle et femelle des rivets sont respectivement réalisées solidaires de chaque demi-poignée, et sont donc par voie de conséquence fabriquées dans la même matière. Les éléments de fixation présentent donc la même couleur que la poignée, ce qui repré- sente un avantage non négligeable. La description qui suit, à l'appui des croquis ci-joints, n'est donnée qu'à simple titre d'exemple, et permet de comprendre comment l'invention peut être concré- tisée à l'échelon pratique. Les différentes illustrations re- présentent respectivement: Figure i - Une vue de côté de la poi- gnée, avec vue sur les parties mâles des rivets, Figure 2 - Une coupe longitudinale sui vant la ligne AA figure 1, Figure 3 - Une coupe longitudinale sui vant la ligne BB, figure 4, Figure 4 - Une vue latérale de la poi- gnée, avec vue sur les parties femelles des rivets, Figure 5 La soie d'un couteau de cui sine, vue de côté, Figures 6 à 8 - Les différentes phases de l'assemblage de la poignée, et Figure 9 - La poignée une fois complè- tement assemblée avec la soie de l'ustensile. La poignée (1) représentée aux figures 1 et 2 est réalisée par moulage à partir de matière thermoplas- tique, et se compose principalement d'une plaque de préhension (3), qui se termine par un rebord cintré (5), dont la forme périphérique correspond très exactement au tracé de la soie (7) d'un couteau de cuisine (26). Cette plaque de préhension (3) est munie, sur sa face externe (10) de trois dépressions bombées (12), qui ont l'aspect d'une tête de rivet, et qui confèrent donc au manche du couteau de cuisine l'aspect qui est traditionnellement celui de ce genre d'ustensile. La plaque de préhension (3) est munie sur sa partie intérieure de trois parties mâles de rivet (8). Chacune de ces chevilles (8) commence, à partir de la face intérieure (11) de la plaque de préhension (3) sur une hau- teur (Hl) par une partie conique, prend ensuite, sur une hau- teur (H2), une forme cylindrique, et va pour finir en s'ame- nuisant sur une hauteur (H3) pour se terminer par une pointe (14), la distance (H) entre le sommet (25) de la dépression (12) et la pointe (14) de la cheville (8) étant en l'occur- rence supérieure à la somme des épaisseurs (E1),(E2) et (E3) des deux demi-poignées (1) et (2) et de la soie (7), et la partie conique de la cheville (81 faisant en l'occurrence saillie au-dessus du bord (5) de la poignée (1) au minimum dans une proportion correspondant à la valeur de l'épaisseur (E3) de la soie (7). La demi-poignée illustrée aux figures 3 et 4 (2) est également réalisée par moulage à partir de ma- tière thermoplastique et se compose essentiellement d'une contre-plaque (4), qui se termine par un rebord cintré (6), et dont la forme périphérique correspond très exactement au tracé de la soie (7) du couteau de cuisine (26) et dont l'é- paisseur (E2)est égale à l'épaisseur (El) de la demi-poignée (1). Cette contre-plaque (4) est percée de trois trous de forme circulaire le trou (20) de la soie (7). La douille de rivetage (9) est percée d'au-moins deux, et de préférence trois fentes (17), qui vont de la face avant (18) de la douille au moins jusqu'à l'arête (19) du bord cintré (6). Le diamètre extérieur (Dl) de la douille de rivetage (9) est réalisé légèrement plus faible que le diamètre (D2) du trou (20) de la soie (7), de la même façon que le diamètre intérieur (D3) de cette même douille de rivetage (9) est réalisé légèrement plus faible que le diamè- tre (D4) de la cheville de rivetage (8) à l'amorce de la par- tie conique (Hi) et plus fort que le diamètre (D5) de la par- tie cylindrique (H2) de cette même cheville de rivetage (8). Pour pouvoir donner une meilleure des- cription des avantages qui résultent de l'utilisation de 1' invention, nous avons illustré aux croquis 6 à 9 les diffèren- tes phases de l'assemblage d'un manche. On constate qu'au mo- ment du montage suivant la figure 6, les douilles de rivetage (9) se trouvent à l'intérieur des perforations circulaires (20) de la soie (7) du couteau de cuisine (26), et qu'à la fi- gure (7) la partie cylindrique de la cheville de rivetage (8) qui correspond à la hauteur (H2) a de son côté pénétré à l'in- térieur des douilles de rivetage (9). On voit également qu'à ce stade du montage l'arête extérieure (19) du bord cintré (6) ne se trouve pas encore en contact avec la soie (7). Il sub- siste en outre un jeu entre la paroi extérieure (23) de la douille de rivetage (9) et la perforation circulaire (20) de la soie (7). Lorsque, par exemple à l'aide d'une presse non représentée sur les croquis, on exerce une pression dans la direction matérialisée par les flèches F, et ceci jus- qu'à obtenir que les bords de configuration cintrée (5) et (6) viennent en contact avec la soie (7), la partie conique correspondant à la hauteur (Hi) de la cheville de rivetage (8) a déja pénétré dans le trou (15) de la douille de riveta- ge (9),(figure 8.) Compte tenu du fait que le diamètre (D4) de la partie conique de la cheville de rivetage (8), qui correspond à la hauteur (Hi) est plus grand que le diamètre intérieur (D3) de la douille de rivetage (9), la cheville de rivetage (8), sous l'action de la pression s'exerçant dans le sens matérialisé par les flèches F, fait s'évaser la douil- le de rivetage (9) et provoque ainsi son expansion. Cette ex- pansion, qui se trouve encore favorisée par la présence des fentes (17) que comportent les douilles de rivetage (9), fait que le jeu existant entre les perforations (20) de la soie (7) les douilles de rivetage (9) et les chevilles de rivetage (8) se trouve éliminé par l'action de la pression. Il ne reste a- lors plus qu'à appliquer une pression sur les poinçons (27) schématisés à la figure 8,d'une presse non représentée sur les croquis, dans le sens matérialisé par les flèches S, pour obtenir le rivetage des chevilles de rivetage (8) par défor- mation à froid de leur pointe (14). La figure 9 montre en outre comment la douille de rivetage (9)vient remplir les perforations circu- laires (20) de la soie (7) sous l'action exercée par la che- ville de rivetage (8). On voit en outre comme la matière qui constitue les parois de la douille de rivetage (9) forme, de chaque côté de la soie (7) un bourrelet (21) et (22) ce qui exclut toute possibilité de jeu entre la soie (7) et les deux éléments de la poignée (1) et (2). L'invention peut être utilisée pour la fabrication et le montage de poignées d'une multitude d'arti- cles différents, tels que par exemple des ustensiles ménagers, des outillages, de grosses armes à feu etc... On conçoit qu'il est possible d'utili- ser toutes les variantes imaginables au niveau de la forme de la poignée, en particulier aussi par remplacement des moyens des équivalents techniques, sans pour autant sortir du domai- ne de l'invention. 6 2466319 R e v e n d i c a t i o n s 1 - Poignée en matière plastique pour soies d'ustensiles de ménage, et plus particulièrement des couteaux, se composant de deux demi-poignées s'appliquant res- pectivement sur chaque c8té de la soie et venant en affleure- ment avec les bords de celle-ci, et comportant également des organes de rivetage permettant de rendre solidaires entre el- les les deux demi-éléments de poignées après introduction de la soie de l'ustensile, se caractérisant par le fait qu'une IO des deux demipoignées (2) est réalisée solidaire avec au moins deux douilles de rivetage (9) formant saillie par rap- port à son plan, et que l'autre demi-poignée (1) est elle aus- si réalisée solidaire avec un nombre équivalent de chevilles de rivetage correspondantes (8), les douilles de rivetage (9) étant en l'occurrence dimensionnées au niveau de leur diamè- tre extérieur dans des conditions telles qu'elles peuvent tra- verser les perforations débouchantes (20) de la soie (7) avec un jeu de passage très faible, et lors de l'introduction des chevilles de rivetage (8), sont fermement appliquées contre le bord des trous de passage (20). 2 - Poignée suivant la revendication 1, se caractérisant par le fait que les douilles de rivetage (9) traversent les perforations (20) de la soie (7) et font légèrement saillie sur l'arrière, un espacement étant en l'oc- currence laissé libre au niveau du passage de la cheville de rivetage (8) en direction de la paroi intérieure (11) d'un élément de poignée (1) pour insertion de l'extrémité en sail- lie de la douille de rivetage (9). 3 - Poignée suivant la revendication 2, se caractérisant par le fait que la cheville de rivetage (8) se compose de trois zones respectivement repérées (Hl), (H2) et (H3), la zone (HI) qui débute au niveau de la paroi intérieure (11)de l'élément de poignée (1) s'amenuisant sui- vant un profil conique jusqu'à présenter une section corres- pondant au diamètre intérieur de la douille de rivetage (9), la zone (H2) qui lui fait immédiatement suite conservant ce diamètre, et la zone (H3) se terminant par une pointe (14) cette pointe (14) pénètrant en l'occurrence dans une propor- tion telle dans la douille (9) qu'elle fait saillie à l'ar- rière de cette douille (9) dans une proportion équivalant à 7- la longueur nécessaire pour le rivetage. 4 - Poignée suivant la revendica- tion 2 ou 3, se caractérisant par le fait que la douille de rivetage (9) comporte au moins deux fentes (17) qui sont ré- gulièrement réparties sur son périmètre et qui vont sensible- ment de son centre jusqu'à sa face avant (18). - Poignée suivant la revendica- tion 2, 3 ou 4, se caractérisant par le fait qu'au niveau de la paroi extérieure (24) de la demi-poignée (2) qui porte les douille de rivetage (9), des lamages (16) sont prévus autour des trous (15)des douilles de rivetage (9) pour absorber le métal provenant de l'écrasement des pointes des chevilles de rivetage (15). 6 - Poignée suivant la revendica- tion 5, Se caractérisant par le fait qu'au niveau de la pa- roi extérieure (10) de la demi-poignée (1) portant les douil- les de rivetage (8) se trouve, dans le prolongement des douilles de rivetage (8), venue de fabrication, à chaque fois une empreinte (25) semblable à la pointe (14) de la cheville de rivetage refoulée par écrasement.