La présente invention concerne les outils à lame chargés d'assurer le travail du sol dans les intervalles entre plantes d'une culture en ligne, par exemple entre les ceps d'une même rangée. I1 existe déjA de nombreux types d'appareils aratoires, communément appelés "décavaillonneuses", capables de travailler la bande de terre appelée "cavaillon" située entre les pieds d'une plantation alignée, en particulier les ceps de vigne. Tous ces appareils comportent des lames ou socs escamotables latéralement pour contourner le pied de vigne par exemple. L'invention se rapporte plus précisément aux dispositifs du genre comportant une dérive associée a la lame et s'enfonçant en partie dans le sol pour former gouverne, cette dérive étant destinée à remettre la lame, après son escamotage au droit d'un pied de vigne, en bonne position dans le cavaillon. Parmi ces dispositifs on connaît l'outil de charrue pour le labourage de vignoble entre les ceps décrit dans le brevet français NO 75-35681. Cet outil est constitué d'une pièce basculante autour d'un axe vertical et pourvue de deux pales latérales entre lesquelles est disposée, à la partie inférieure, une plaque longitudinale formant dérive et s'enfonçant dans le sol. L'escamotage de l'outil au droit du cep s'effectue par contact du cep sur la lame ce qui contraint l'outil a pivoter pour contourner le cep. Un tel dispositif présente l'inconvénient majeur du risque d'endommagement du cep par la lame, risque accentué par la réaction a l'escamotage opposée par la dérive partiellement engagée dans le sol. On rencontre ce même inconvénient dans un autre outil, du même type que précédemment, décrit dans le brevet français NO 69-06470. I1 s'agit d'une lame montée escamotable sur l'age d'une charrue décavaillonneuse et guidée par une dérive s'enfonçant dans le sol partiellement et également escamotable. Là aussi, c'est le pied de vigne qui entre en contact avec la lame et l'efface latéralement et doit donc vaincre la résistance offerte par le sol au déport de la dérive. Le risque de blesser le cep n'est pas négligeable et dépend également de la consistance du sol et ce risque n'est pas sensiblement diminué en prévoyant, comme dans le brevet NO 69-06470, un bloc d'amortissement élastique entre la dérive et son support solidaire de la lame. Le but de la présente invention est de pallier cet inconvénient en proposant un montage escamotable de l'outil de décavaillonnage supprimant tout contact direct entre la lame de l'outil et le pied de la plante. A cet effet, l'invention a pour objet un appareil permettant de travailler la terre entre les plantes successives d'une culture en ligne,comprenant une lame de travail montée pivotante autour d'un axe sensiblement vertical et une dérive solidaire en rotation de la lame, susceptible de s'enfoncer au moins partiellement dans le sol et dont le plan est sensiblement perpendiculaire à l'axe de la lame, ledit appareil étant caractérisé en ce que la dérive est montée pivotante autour d'un axe horizontal perpendiculaire au plan de la dérive et est reliée par une articulation appropriée à un organe tâteur disposé a l'avant de la lame et monté en sorte que le déplacement de l'organe tuteur au contact avec le pied de vigne provoque le relevage de la dérive autorisant le pivotement de l'ensemble du dispositif. Suivant un mode de réalisation, l'organe tâteur est constitué par une barre sensiblement horizontale, disposée légèrement au dessus et en avant du bord d'attaque de la lame, montée pivotante par rapport à la lame autour d'un axe sensiblement vertical et reliée par une tringlerie à biellette à ladite dérive. Un tel dispositif permet l'effacement automatique de la lame sans que cette dernière entre en contact avec le pied de vigne. En effet, au cours du décavaillonnage, c'est la barre tâteuse qui entre en contact avec le cep qui la fait tout d'abord pivoter par rapport à la lame. Ce pivotement provoque aussitôt le relevage de la dérive qui ne fait plus alors obstacle au pivotement de l'ensemble du dispositif pour contourner le cep. Ce pivotement est déclenché par la barre qui, poussée par le cep, vient en butée et dntraine l'ensemble du dispositif en rotation jusqu'a ce que la barre échappe au pied de vigne. A ce moment, le poids de la dérive fait retomber celle-ci et ramène la barre tateuse en position initiale. La dérive qui s'enfonce a nouveau dans le sol repositionne aussitôt la lame correctement dans le cavaillon. D'autres caractéristiques et avantages ressortiront de la description qui va suivre d'un mode de réalisation du dispositif selon l'invention, description donnée a titre d'exemple uniquement et en regard des dessins annexés sur lesquels - Fig. 1 représente une vue en perspective hors-sol du dispositif de l'invention en position de travail du cavaillon; - Fig. 2 illustre le relevage de la dérive du dispositif lorsque se présente un pied de vigne et avant le pivote ment de l'ensemble pour contourner le pied t - Fig. 3 représente une vue de dessus du dispositif de la Fig. 2, et - Fig. 4 illustre ls position du dispositif de la Fig. 3 en fin d'escamotage de l'ensemble du dispositif, juste avant que celui-ci ne reprenne sa place dans le cavail lon. Les Fig. 1 et 2 représentent un mode de rEalisa- tion de l'appareil selon l'invention. Cet appareil est destiné à travailler les interceps des vignes mais pourrait tout aussi bien etre utilise dans la culture des arbres fruitiers ou tout autre culture relative a des plantes à tige ou tronc suffisamment rigide pour commander l'effacement de l'outil. L'apparéil comporte un bras-support 1 permettant son montage sur un tracteur ou un engin tracté, tel qu'une charrue ou une déchaumeuse, une herse, un cultivateur etc... A l'extrémité inférieure du bras 1 est soudée une douille 2 d'axe vertical dans laquelle tourillonne un axe 3 portant une lame de travail 4 et une dérive 5. La lame 4 est une lame ordinaire (éventuellement prolongée par un versoir). La dérive S représentée sur les dessins est constituée d'une plaque verticale 6 à bord d'attaque incliné, fixée à l'extrémité inférieure d'un levier 7 articulé & son autre extrémité autour d'un axe 8 horizontal, sur une chape 9 solidaire de l'axe 3. En avant et au dessus du bord d'attaque 4a de la lame est monté un organe tateur constitué par une barre 10 disposée sensiblement à l'horizontale. Dans le mode de réalisation représenté sur les dessins, -la barre 10 est solidaire d'un manchon 11 d'axe vertical, tourillonnant aux deux extrémités dans des bagues 12 et 13 solidaires de l'axe 3. La barre 10 est reliée au levier 7 par une tringlerie de liaison constituée d'une biellette 14 reliée par des articulations a rotule 15 et 16, d'une part, a la barre 10 et, d'autre part, au levier 7. Comme- on peut le voir sur la Fig. 3, l'axe de la lame 4 est sensiblement perpendiculaire a l'axe de la dérive lequel est parallèle à la direction d'avancement (flèche 17) de l'appareil. La Fig. 1 illustre la position de travail normale-- de l'appareil dans le cavaillon, la barre tateuse (représentée en 10' sur la Fig. 3) faisant un angle d'environ 450 par rapport a la lame 4 vers l'avant de celle-ci. Dans cette position, la dérive 5 est au moins partiellement enfoncée dans le sol, ainsi que la lame 4,et contrebalance la poussée exercée sur cette dernière par le sol. En outre, cette position est stable en ce sens que si la dérive 5, pour une raison ou une autre, est soulevée, son propre poids tend a la ramener constamment dans sa position basse maximale. Lorsqu'en avançant,la barre 10 rencontre un cep de vigne 18, celui-ci fait tout d'abord pivoter la barre 10 autour de l'axe du fanchon 11, la lame 4 poursuivant normalement son chemin. La barre 10 se rapproche de la lame 4 jus qu'd occuper la position en traits pleins sur la Fig. 3. Au cours de ce pivotement, la tringlerie 14,15,16 provoque le relevage (Fig.2 > de la dérive 5. Celle-ci échappe donc au-sol et ne fait plus du tout obstacle au pivotement de l'ensemble de l'appareil au tour de l'axe de la douille 2 sous la pression du cep 18 sur la barre 10. La Fig. 4 illustre la position finale de ce pivotement juste avant que la barre 10 n'échappe au cep 18. On peut prévoir des butées limitant le débattement angulaire de la barre 10 par rapport a la lame 4, et donc l'amplitude du relevage de la dérive 5. Dès que la barre 10 échappe au cep 18, le poids de la dérive 5 ramène automatiquement, sans besoin d'un ressort de rappel, la dérive 5 et la barre 10 dans la position initiale de la Fig. 1. La plaque 6 s'enfonce à nouveau dans le sol alors qu'elle se trouve décalée par rapport a la direction d'avancement (Fig. 4) en sorte qu'elle se remet aussitôt dans l'axe et que la lame 4 retrouve aussitôt sa position de la Fig. 3 par rapport a ladite direction d'avancement 17 et pour laquelle la pousse exercée par le sol sur la lame 4 est équilibrée par la réaction latérale du sol sur la plaque 6. La pression exercée par la barre 10 est sans aucun danger pour le cep 18 (même lors du pivotement de l'ensemble de l'appareil) car les résistances aux pivotements sont faiblés. Enfin, l'invention n'est évidemment pas limitée au mode de réalisation représenté et décrit ci-dessus mais en couvre au contraire toutes les variantes, notamment celles concernant la configuration de l'organe tâteur, son mode et sa trajectoire de déplacement par rapport a la lame de travail ainsi que le mode de liaison (avec ou sans organe de rappel) entre l'organe tâteur et la dérive. Cette dernière peut btre montée réglable en longueur, de meme que la biellette 14, l l'aide d'un manchon fileté par exemple, en vue de régler la garde entre la barre tateuse 10 et la lame 4. REVENDICATIONS 1. Appareil permettant de travailler la terre entre les plantes successives d'une culture en ligne, comprenant une lame de travail (4) montée pivotante autour d'un axe sensiblement vertical et une dérive (5) solidaire en rotation de la lame, susceptible de s'enfoncer au moins partiellement dans le sol et dont le plan est sensiblement perpendiculaire a l'axe de la lame, ledit appareil étant caractérisé en ce que la dérive (5) est montée pivotante autour d'un axe horizontal (8) perpendiculaire au plan de la dérive et est reliée par une articulation appropriée (14 a 16) a un organe tâteur (10) disposé l'avant de la lame (4) et monté en sorte que le déplacement de l'organe tateur (10) au contact avec le pied de vigne (18) provoque le relevage de la dérive (5) autorisant le pivotement de l'ensemble du dispositif. 2. Appareil suivant la revendiCation 1, caractérisé en ce que l'organe tuteur est constitué par une barre (10) sensiblement horizontale, disposée légèrement au dessus et en avant du bord d'attaque (4a) de la lame (4), montée pivotante par rapport a la lame autour d'un axe sensiblement vertical et reliée par une tringlerie a biellette (14 a 16) a ladite dérive (5). 3. Appareil suivant la revendication 2, caractéri- sé en ce que des butées limitent le débattement angulaire de la barre tateuse (10) par rapport a la lame (4). 4. Appareil suivant l'une des revendications 1 a 3 caractérisé en ce que la derive (5) est munie d'un organe de rappel, tel qu'un ressort, dans la position abaissée. 5. Appareil suivant la revendication 2 ou 3 carac térisé en ce que la biellette (14) est réglable en longueur, a l'aide d'un manchon fileté par exemple, en vue de modifier la garde entre la barre tateuse (10) et la lame (4).