La présente invention a pour objet un manchon à gicleur permettant de fixer un tube de faisceau sur une plaque tubulaire, c'est-à-dire sur une plaque massive de forme circulaire percée d'une série de trous destinés à recevoir des tubes. Les plaques tubulaires se rencontrent dans les générateurs de vapeur et, d'une façon générale, dans les installations qui nécessitent la régulation du débit d'un fluide (gaz ou liquide). Elles trouvent une application, bien entendu, dans les centrales nucléaires Dans le cadre de la présente invention, il convient donc de prévoir un tel manchon à gicleur pour chacun des trous de la plaque tubulaire. Il existe, dans la technique antérieure, des manchons servant à fixer les tubes d'un faisceau sur une plaque tubulaire, mais ces manchons présentent en général deux inconvénients majeurs, à savoir 1 ) l'existence de contraintes thermiques (chocs thermiques) au niveau de la plaque tubulaire, ces contraintes étant d'autant plus importantes que la plaque est plus épaisse; 2 ) la concentration de produits corrosifs autour du manchon. L'invention, qui vise à remédier à de tels inconvénients, a pour objet un manchon pour la fixation d'un tube de faisceau sur une plaque tubulaire présentant une face supérieure et une face inférieure, ce manchon, qui est destiné à être enfilé dans un trou percé dans la plaque d'une face à l'autre, étant caractérisé par le fait qu'il comprend un manchon proprement dit (S) dont une extrémité est destinée à être soudée au tube correspondant (9) du faisceau et présentant, intérieurement et à une certaine distance de son autre extrémité, un décrochement (10), un fourreau (6) monté coaxialement dans ce manchon proprement dit et présentant un décrochement (12) correspondant à celui du manchon, ce fourreau, d'une part, s'étendant au-delà de l'extrémité du manchon proprement dit destinée à être soudée à un tube du faisceau et, d'autre part, étant soudé (en 13), par son autre extrémité, à ladite autre extrémité du manchon proprement dit, et un gicleur (7) logé dans cette autre extrémité du fourreau et rendu solidaire de ce dernier par brasage, le montage étant tel que, d'une part, il ne peut pas se produire d'érosion par le fluide en circulation au niveau de la soudure du tube du faisceau sur le manchon proprement dit et que, d'autte part, un simple meulage de la soudure fourreau-manchon proprement dit permet un démontage rapide in situ de l'ensemble fourreau-gicleur en vue de l'introduction d'une sonde. Suivant une forme de réalisation préférée, le manchon selon l'invention se caractérise par le fait qu'il comprend, en outre, au voisinage de l'extrémité du fourreau ou se trouve le gicleur, une lèvre, dégagée par rainurage de la face supérieure de la plaque tubulaire, le manchon proprement dit étant fixé à cette lèvre par une soudure et n'étant au contact de la plaque tubulaire que par cette soudure, le montage étant tel que, d'une part, ce contact restreint permet de diminuer les contraintes thermiques au niveau de la plaque tubulaire et que, d'autre part, l'espace entre la plaque et le manchon proprement dit empêche, grâce à la circulation du fluide extérieur au tube, la concentration de produits corrosifs autour du manchon. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, faite en regard de la figure unique annexée et donnant, à titre explicatif mais nullement limitatif, une forme de réalisation. Cette figure qui est une coupe faite suivant l'axe longitudinal du manchon selon l'invention, montre la position relative de ce manchon et de la plaque tubulaire à laquelle il est associé. Cette plaque tubulaire, désignée par la référence 1 présente une face supérieure 2 et une face inférieure 3. Elle est percée, d'une face à l'autre, de trous usinés, dont chacun est destiné à recevoir un manchon selon l'invention la figure ne représente que l'un de ces trous (référence 4). Le manchon selon l'invention comprend essentiellement un manchon proprement dit 5, un fourreau anti-corrosion 6 et un gicleur 7. L'extrémité inférieure (8) du manchon proprement dit 5 est soudée Cen 11) au tube correspondant (9) du faisceau. A-sa partie supérieure, le manchon 5 présente intérieurement un décrochement 10 qui permet la mise en place du fourreau 6. Le fourreau 6, qui présente un décrochement 12 correspondant au décrochement 10 du manchon proprement dit, est fixé par soudure (en 13) à ce dernier et s'étend au-delà de la soudure tube-manchon 11. Quant au gicleur 7, logé dans la partie supérieure du fourreau 6, il est usiné dans un matériau dur et il est rendu solidaire de ce fourreau par brasage. La face supérieure 2 de la plaque tubulaire comporte une rainure 14, circulaire, qui dégage une lèvre circulaire 15. Le manchon proprement dit 5 est soudé, en 16, à la partie su périeure de cette lèvre. Il n'est en contact avec la plaque tubulaire 1 que par cette soudure 16 de sorte qu'il y a un espace vide 17 entre la plaque et le manchon. Ce mode de fixation (soudure 16 > a pour avantage de diminuer les contraintes thermiques au niveau de la plaque tubulaire 1, et ltespace 17 empêche la concentration des produits nocifs autour du manchon, grâce à la circulation du fluide extérieur au tube. Il convient de remarquer que le rainurage de la plaque 1 permet de disposer plus près les uns des autres les tubes du faisceau, autrement dit d'avoir un pas plus faible, et que l'ensemble lèvre 15-soudure 16 joue le rôle du premier manchon des dispositifs de la technique antérieure. Lors du soudage (en 16) du manchon proprement dit 5 sur la levure 15, la faible épaisseur de cette lèvre diminue les éventuelles déformations de la plaque tubulaire 1. Le décrochement 10 du manchon 5 empêche le fourreau anti-corrosion 6 et le gicleur 7 de glisser dans ce manchon et on peut les en retirer facilement après avoir meulé la soudure 13. Le gicleur peut être facilement séparé du fourreau 6, de sorte que l'on peut le remplacer aisément en vue d'un meilleur débit de fluide. Il est bien entendu que la présente invention n'a été décrite et représentée qu'à titre d'exemple préférentiel et qu'on pourra apporter des équivalences dans ses éléments constitutifs sans pour autant sortir du cadre de ladite invention, lequel est défini dans les revendications annexées. REVENDICATIONS 1 - Manchon pour la fixation d'un tube de faisceau sur une plaque tubulaire présentant une face supérieure et une face inférieure, ce manchon, qui est destiné à être enfilé dans un trou percé dans la plaque d'une face à l'autre, étant caractérisé par le fait qu'il comprend un manchon proprement dit dont une extrémité est destinée à être soudée au tube correspondant du =faisceau et présentant, intérieurement et à une certaine distance de son autre extrémité, un décrochement, un fourreau monté coaxialement dans cé manchon proprement dit et présentant un décrochement correspondant à celui du manchon, ce fourreau, d'une part, s'étendant au-delà de l'extré- mité du manchon proprement dit destinée à être soudée à un tube du faisceau et, d'autre part, étant soudé par son autre extrémité, à ladite autre extrémité du manchon proprement dit, et un gicleur logé dans cette autre extrémité du fourreau et rendu solidaire de ce dernier par brasage. 2 - Manchon selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il comprend, au voisinage de l'extrémité du fourreau où se trouve le gicleur, une levre, dégagée par rainurage de la face supérieure de la plaque tubulaire, le manchon proprement dit étant fixé à cette lèvre par une soudure et n1 étant au contact de la plaque tubulaire que par cette soudure.