La présente invention concerne de façon générale les photo- coupleurs et porte plus particulièrement sur des photocoupleurs élec- triques isolants ayant des propriétés d'isolation améliorées. On emploie ici le terme photocoupleur dans un sens qui englobe les divers disposi- tifs, en nombre croissant, dont le fonctionnement est basé sur la trans- mission de lumière, y compris de la lumière infrarouge et/ou ultra- violette, dans le but de commander un élément de sortie par un élément d'entrée qui en est électriquement isolé. Les photocoupleurs permettent le couplage de systèmes sans qu'il soit nécessaire d'établir une con- nexion électrique entre eux. Une caractéristique importante des photocoupleurs réside dans la valeur de la différence de tension qu'ils peuvent supporter entre leurs bornes d'en 2ée et de sortie, sans produire un claquage. Dans de nombreuses applications, il est souhaitable de disposer d'un photo- coupleur qui soit capable de supporter des différences de potentiel de milliers de volts entre son entrée et sa sortie. Bien qu'il soit théo- riquement facile d'obtenir de telles caractéristiques de tension d'iso- lation par le moyen consistant à augmenter la séparation entre les dispositifs d'entrée et de sortie et/ou à placer entre ces dispositifs des matières à rigidité diélectrique élevée, l'utilité d'un photocou- pleur dépend non seulement de ses caractéristiques de tension d'isola- tion, mais également de ses caractéristiques de transfert, c'est-à-dire du niveau du signal de sortie produit par un signal d'entrée donné, ainsi que du coût du dispositif. Le fait d'augmenter l'écartement entre les dispositifs d'entrée et de sortie d'un photocoupleur a non seulement pour effet d'augmenter son coût, mais encore de dégrader ses performances en ce qui concerne les caractéristiques de transfert, du fait que l'atténuation du chemin de transmission entre les dispositifs d'entrée et de sortie augmente proportionnellement au carré de la distance entre eux. Il est donc souhaitabledes points de vue du rende- ment et du coût,de réaliser un photocoupleur dans lequel le chemin entre les dispositifs d'entrée et de sortie soit aussi court que le permet la rigidité diélectrique du milieu de transmission. Outre le claquage en tension dans le milieu diélectrique qui sépare les dispositifs d'entrée et de sortie d'un photocoupleur, le claquage se manifeste couramment le long de frontières entre des matières différentes qui forment de tels coupleurs. Il est par exemple souhaitable de placer une matière transparente à rigidité diélectrique élevée entre les dispositifs d'entrée et de sortie d'un photocoupleur, tout en utilisant pour le boîtier du coupleur une matière qui empêche la pénétration de la lumière ambiante dans le coupleur et qui assure simultanément une protection vis-à-vis de l'environnement et l'inté- grité mécanique du coupleur. Il n'est pas nécessaire que la rigidité diélectrique de la partie extérieure d'un boîtier de photocoupleur soit aussi élevée que celle de la matière de transmission, du fait que la distance entre les dispositifs d'entrée et de sortie dans la matière du boîtier extérieur est en règle générale supérieure à la distance dans la matière de transmission intérieure. Dans certaines applications, pour améliorer encore les caracté- ristiques de transfert d'un photocoupleur, une couche supplémentaire qui est réfléchissante vis-à-vis du rayonnement produit et détecté par les dispositifs d'entrée et de sortie est intercalée entre la matière de transmission transparente et une matière d'encapsulage opaque, lorsqu'elle est employée. Une telle structure est décrite par exemple dans le brevet US 4 179 619. Brièvement, et conformément à un aspect de l'invention, un photocoupleur comporte un émetteur et un détecteur mutuellement dis- tants et couplés par une région de transmission, en ce qui concerne le rayonnement qui est créé et détecté par ces éléments. La région. de transmission est entourée par une région d'encapsulage qui peut être formée par une matière similaire ou non à-celle de la région de transmission et qui définit une première frontière avec la région de transmission. Des moyens d'amélioration de la tension de claquage sont placés à la frontière afin d'augmenter notablement la résistance de la frontière à un claquage en tension le long de celle-ci. Conformément à un mode de réalisation actuellement préféré de l'invention, une fritte en verre broyé, comprenant un grand nombre de particules de forme irrégulièreest placée à la frontière afin d'agumenter notablement la tension de claquage d'un photocoupleur correspondant à l'invention, enaugmentant la longueur de la ligne d'arc le long de cette frontière. La suite de la description se réfère aux dessins annexés qui 2 4773 19 représentent respectivement: Figure 1: une coupe d'un photocoupleur correspondant à l'art antérieur. Figures 2 et 3: des coupes d'un photocoupleur à haute tension correspondant à l'invention, la figure 3 représentant une partie agrandie du dispositif de la figure 2 qui montre spécialement la fron- tière entre les régions intérieure et extérieure de ce dispositif. Figure 4: une coupe d'un photocoupleur correspondant à un au- tre aspect de l'invention. Figure 5: une représentation sous forme d'organigramme des opérations de fabrication d'un photocoupleur à haute tension corres- pondant à l'invention. Figure 6 une représentation schématique d'un appareil destiné à l'application d'une couche d'amélioration de la tension de claquage, conformément à l'invention. On va maintenant considérer la figure 1 qui montre une coupe d'un photocoupleur correspondant à l'art antérieur. Dans certains cas, le dispositif de la figure 1 peut consister en un photocoupleur monté dans un bottier à double rangée de connexions,auquel il est particulièrement facile d'appliquer l'invention. Les éléments essen- tiels de ce photocoupleur, comme d'autres photocoupleurs, compren- nent un dispositif d'entrée 12 et un dispositif de sortie 14 placés à une certaine distance l'un de l'autre sur des première et seconde pièces de support 16 et 18. Les pièces de support 16 et 18 peuvent commodément faire partie d'un cadre de connexions conducteur, ou d'une structure analogue, pour établir un contact électrique avec les dispositifs d'entrée et de sortie qu'on peut également appeler éléments émetteurs et détecteurs. On notera à cet égard que d'autres connexions électriques peuvent être réalisées avec l'émetteur et le détecteur, comme avec d'autres parties du cadre de connexions, ces connexions et ces parties n'étant pas représentées sur le dessin, dans un but de clarté. Une région d'encapsulage assurant la trans- mission de la lumière entoure le détecteur et l'émetteur dans le double but d'améliorer l'isolation électrique entre ces éléments et de permettre le transfert du rayonnement avec un bon rendement de l'émetteur vers le détecteur. Cette région de transmission peut 2 4 7 7319 commodément être constituée par un polymère transparent, comme une silicone, une résine époxyde transparente, du verre ou n'importe quelle autre matière appropriée, compatible avec l'émetteur et le détecteur, aussi bien au point de vue des conditions d'environnement que des con- ditions thermiques, et qui assure le niveau désiré de rigidité dié- lectrique et de pouvoir de transmission. On connaît d'autres techni- ques assurant l'isolation électrique entre l'émetteur et le détecteur tout en permettant la transmission de rayonnement entre eux, comme par exemple celle qui correspond à la structure représentée sur la figure 4, abstraction faite de la couche d'amélioration de la tension de claquage, correspondant à l'invention. -La région de transmission peut, si on le désire, comporter une partie extérieure réfléchis- sant le rayonnement, ayant pour but d'améliorer la transmission de la lumière de l'émetteur vers le détecteur, comme indiqué dans le brevet US 4 179 619, mentionné précédemment. La région de transmission 20, comprenant toute partie réfléchissante éventuellement incluse, est entourée par une région d'encapsulage 22 qui assure l'intégrité méca- nique du dispositif et qui, si on le désire, peut apporter la pro- priété de réflexion mentionnée précédemment. La région 22 isole de préférence la région de transmission vis-à-vis du rayonnement externe susceptible de produire des réponses parasites. Dans le cas de dispo- sitifs sensibles à la lumière, on parvient à ceci en choisissant une matière opaque pour le boîtier 22. Le boîtier 22 peut commodément - être formé par une matière similaire ou non à la matière de transmis- sion 20, mais de toute manière, on le choisit généralement de façon qu'il ait une intégrité mécanique au moins égale à celle de la région intérieure et qu'il ait de préférence une rigidité et une résistaiNJ notablement supérieures. La région d'encapsulag e 22 et la région de transmission 20 sont souvent formées toutes deux par une silicone, un colorant opaque ou une autre matière appropriée étant ajouté à la couche 22 pour empêcher la transmission de la lumière par cette cou- che, et la couche 22 ayant en outre une composition lui assurant une résistance mécanique supérieure à celle de la couche 20. La frontière 24 entre les régions 20 et 22 est souvent le chemin ayant la plus faible rigidité diélectrique entre les bornes d'entrée et de sortie du dispositif. Bien que long, ce chemin a néanmoins souvent des caractéristiques qui ne sont pas optimales pour lui donner la plus grande rigidité diélectrique. Ceci peut être dû à un certain nombre de facteurs, comme une liaison incomplète ou imparfaite entre les parties intérieure et extérieure du dispositif, la présence d'impuretés le long de la frontière, qui diminue la rigidité diélectrique de celle-ci et, dans des cas extrêmes, la présence d'un ou plusieurs vides réels entre les couches, ces vides pouvant donner lieu, par exemple, à une accumulation d'humidité, ce qui réduit notablement la rigidité dié- lectrique de la frontière. La figure 2 est une coupe d'un photocoupleur correspondant à un mode de réalisation de l'invention et la figure 3 est une représenta- tion agrandie d'une partie d'une frontière de la figure 2. Sur les figures 1 et 2 comme dans tout le reste de cette description, les éléments analogues sont désignés par les mêmes numéros de référence. Un émetteur 12 et un détecteur 14 sont montés sur des bornes res- pectives d'entrée et de sortie, 16 et 18. L'émetteur 12 et le détec- teur 14 peuvent être n'importe quels dispositifs connus destinés à convertir un signal électrique en un signal de rayonnement, et inver- sement. On emploie de façon caractéristique des émetteurs et des détecteurs ayant un rayonnement caractéristique dans la gamme de la lumière visible ou de l'infrarouge proche, mais il convient de noter que l'invention n'est pas limitée à ces conditions. Les conducteurs 16 et 18 peuvent commodément faire partie d'un bottier à double ran- gée de connexions, du type couramment employé pour loger les photo- coupleurs et d'autres dispositifs à semiconducteurs tels que les circuits intégrés. Les conducteurs 16 et 18 constituent des exemples d'un ou plusieurs conducteurs supplémentaires qui peuvent être em- ployés pour établir entièrement les connexions avec les éléments émetteurs et détecteurs respectifs 12 et 14, au moyen d'autres élé- ments métalliques, comme des fils, qui ne sont pas représentés, dans un but de clarté, et qui ne font pas en eux-mêmes partie de l'inven- tion. L'émetteur et le détecteur 12,14 sont couplés par la région de transmission de rayonnement 20 qui est choisie de façon à présen- ter une faible atténuation pour la longueur d'onde caractéristique de la paire émetteur et détecteur. La région de transmission 20 peut commodément être en une matière du type silicone qui peut être 24 77319 appliquée à l'état liquide et durcie ensuite. Il convient de noter que la figure 2 n'est pas dessinée à une échelle particulière et que la région de transmission de lumière 20 a une taille, par rapport aux autres dimensions du boîtier, qui peut être déterminée sur la base de conditions supplémentaires, en plus de celles qui interviennent pour atteindre les buts de l'invention. Il est par exemple souhaitable que la région de transmission 20 soit aussi petite que possible pour amé- liorer le transfert de lumière entre l'émetteur et le détecteur.D'au- tre part, une région plus grande peut être souhaitable dans la mesure o elle procure une frontière extérieure plus longue, qui augmente la rigidité diélectrique du dispositif. En outre, la région 20 peut con- tenir une partie extérieure réfléchissante, comme décrit dans le bre- vet précité, pour augmenter le transfert de rayonnement entre l'émet- teur et le détecteur. Lorsqu'on utilise une telle région réfléchis- sante, il est préférable qu'elle soit homogène par rapport au reste de la région 20 et qu'elle n'ait pas de frontière avec elle. La région de transmission de lumière 20 est entourée par le corps d'en- capsulage 22 qui, dans un mode de réalisation préféré de l'invention, est également en silicone. Le corps 22 est de préférence un corps pra- tiquement rigide et opaque qui peut commodément être moulé sous forme liquide puis ensuite durci. Bien qu'il ne soit pas nécessaire que la région de transmission de rayonnement 20 présente une rigidité ex- ceptionnelle, même dans son état entièrement durci, le corps d'enca- psulage 22 doit néanmoins être rigide sous sa forme finale, afin d'of- frir une résistance mécanique suffisante pour supporter les conduc- teurs 16 et 18. Conformément à l'invention, on améliore les propriétés de ten- sion d'isolation d'un photocoupleur tel que celui décrit, en plaçant à la frontière entre la région de transmission 20 et la région d'en- capsulage 22 une couche de matière d'amélioration de la rigidité dié- lectrique 30, qui, selon un mode de réalisation préféré, peut être une couche de particules de verre 32 de forme irrégulière, ou d'une autre matière isolante, qui coupe la frontière entre la région de transmission de lumière 20 et le corps d'encapsulage 22. La forme par- ticulière des particules n'est importante que dans la mesure o elle doit être suffisamment irrégulière pour que les particules s'étendent au moins partiellement dans chacune des régions 20 et 22 et ne soient pas comprises entièrement dans une région ou dans l'autre. On a cons- taté qu'une fritte de verre constitue une matière d'amélioration de la rigidité diélectrique qui est particulièrement efficace. La taille des particules n'est pas particulièrement critique, mais on a néan- moins trouvé que des particules ayant des dimensions d'environ 5 à 10 >m donnent de bons résultats. Lorsque les particules sont trop grandes, la tension superficielle pendant l'application des particu- les peut faire en sorte qu'elles soient entièrement attirées dans la région de transmission de lumière 20. De façon similaire, si les par- ticules sont trop petites, leur efficacité à augmenter la tension d'isolation est réduite. Bien que la forme particulière des particules de verre ne soit pas critique, on a constaté que des perles de verre rondes tendent à être enrobées complètement par la matière qui cons- titue la région de transmission et sont donc inefficaces. Une matière actuellement préférée est constituée par la fritte de verre GE 351, fournie par la firme General Electric Company, Lamp Glass Products Dept., Cleveland, Ohio. On considère que d'autres verres broyés pour- ront donner satisfaction dans cette application. Bien que le verre broyé et d'autres corps isolants de forme irrégulière soient préférables, on pense que même des corps non iso- lants peuvent procurer certains avantages lorsqu'ils sont employés conformément aux principes de l'invention. Ainsi, l'homme de l'art notera qu'outre le verre, il est possible d'employer des matières de rigidité diélectrique quelque peu inférieure, comme des écales de noix et des résines époxydes broyées, etc... On peut même s'attendre à ce que des particules conductrices procurent une certaine améliora- tion si elles sont espacées le long de la frontière entre la région de transmission de lumière et la région d'encapsulage, afin qu'elles ne soient pas mutuellement en contact et ne créent pas un chemin à faible résistance entre l'entrée et la sortie, à la frontière.Lors- que la capacité qui est ajoutée par ces corps non isolants ne peut pas être tolérée, on doit employer des corps isolants. Lorsqu'on emploie une matière époxyde ou une matière similaire présentant une dureté élevée pour former la région de transmission de lumière 20, on peut obtenir les avantages de l'invention en don- 2 477319 nant à cette région une surface rugueuse, par exemple par sablage ou toute autre technique appropriée, afin d'augmenter la longueur de la ligne d'arc de cette surface. On va maintenant considérer la figure 4 qui représente un photocoupleur correspondant à un autre mode de réalisation de l'inven- tion. Un émetteur 42 et un détecteur 44 sont montés de part et d'autre d'une couche de transmission isolante 46. Le détecteur 44 est connecté à une borne de sortie 48 tandis que l'émetteur 4Z est connecté à une borne d'entrée 50. Les bornes d'entrée et de sortie 50 et 48 corres- pondent de façon générale aux bornes 16 et 18 des figures 1 et 2,aussi bien pour la forme que pour la fonction, à l'exception de modifica- tions destinées à permettre la disposition particulière des éléments émetteurs et détecteurs sur ces bornes. L'émetteur 42 et le détecteur 44 sont commodément des dispositifs du même type que l'émetteur 12 et le détecteur 14 décrits ci-dessus. On peut apporter certains change- ments à la forme et à l'emplacement des contacts réalisés sur ces dispositifs, pour les adapter au boîtier de la figure 4. La couche isolante 46 peut commodément être une couche de verre sur laquelle ont été délimitées une ou plusieurs électrodes destinées à assurer le contact avec les dispositifs émetteurs et détecteurs. Une région inté- rieure de transmission de lumière 52 et un corps d'encapsulage exté- rieur 54 sont partiellement séparés par une frontière 56. Les exi- gences concernant le pouvoir de transmission de la région 52 sont notablement réduites par rapport à celles imposées à la région 20 envisagée ci-dessus, dans la mesure o la transmission du rayonnement de l'émetteur 42 vers le détecteur 44 s'effectue essentiellement à travers la couche de transmission isolante 46. On notera que l'émet- teur 42 et le détecteur 44 sont montés sur les côtés opposés de la couche de transmission isolante 46, avec leurs surfaces principales d'émission et de détection situéesface à face. La couche 52 peut comporter une partie extérieure réfléchissante, comme indiqué précé- demment, bien que la nécessité d'une telle couche soit moins pronon- cée pour ce type de structure, en comparaison avec les structures des figures 1 et 2. On notera, en considérant la figure 4, que la frontière 56 entre le corps d'encapsulage 54 et la région de transmission de lumière 52 n'entoure pas complètement la combinaison émetteur- 2 477319 détecteur. On a néanmoins constaté que cette frontière constitue l'em- placement de claquage le plus probable entre les bornes d'entrée et de sortie du dispositif dans les applications d'isolation à haute tension tension. L'application d'une couche d'amélioration de la tension de claquage à la frontière 56 du dispositif de la figure 4 s'effectue d' une manière identique à celle décrite ci-dessus en relation avec la figure 2. On peut employer des matières de transmission de lumière et des matières d'encapsulage similaires et on peut également utiliser des matières et des procédés similaires pour appliquer la couche d'amé- lioration de la tension de claquage. La figure 5 est un organigramme d'un procédé de fabrication d'un photocoupleur à tension d'isolation élevée, conformément à l'inven- tion. On dispose tout d'abord un émetteur et un détecteur à une cer- taine distance l'un de l'autre (opération 1). L'émetteur et le détec- teur peuvent commodément être un émetteur et un détecteur à semi- conducteurs, comme par exemple une diode électroluminescente émettant dans le visible ou l'infrarouge, et un détecteur à semiconducteur adapté, comme un phototransistor, un photothyristor ou un élément analogue. L'écartement approprié peut etre établi, de la manière re- présentée par exemple sur la figure 1, en montant l'émetteur et le détecteur sur un cadre de connexions, ou de la manière représentée sur la figure 4, en montant l'émetteur et le détecteur sur un élé- ment de jonction isolant et capable de transmettre le rayonnement. D'autres procédés apparaîtront certainement à l'homme de l'art. La paire formée par l'émetteur et le détecteur est ensuite encapsuilée dans un milieu de transmission qui peut englober une partie ou la totalité des éléments émetteurs et détecteurs (opération 2). Le milieu de transmission peut comprendre une partie réfléchissante extérieure destinée à améliorer le transfert de rayonnement de l'émetteur vers le détecteur. On emploie de préférence un milieu qui peut être appliqué sous une forme liquide ou semi.liquide, puis ensuite durci jusqu'à un état solide ou semi-solide. Il n'est pas nécessaire que le milieu durci soit complètement rigide et, en fait, pour protéger l'émetteur et le détecteur, comme les connexions électriques établies avec ces éléments, contre les détériorations sus- ceptibles de se produire pendant les cycles thermiques, il peut être préférable d'employer un milieu de transmission élastique qui n'exerce pas d'efforts excessifs sur l'émetteur et le détecteur, ou leurs connexions, au cours de ces cycles, en fonctionnement normal. Après avoir appliqué le milieu de transmission, on applique à la sur- face de celui-ci une couche d'amélioration de la tension de claquage (opération 3). On applique de préférence la couche d'amélioration de la tension de claquage lorsque la surface est encore liquide ou au moins collante, de façon à obtenir une fixation mécanique sur cette surface. Dans le cas o on emploie une fritte de verre broyée, il est préférable que le milieu soit suffisamment mou pour que la fritte de verre pénètre réellement dans le milieu, mais pas entièrement. Lors- qu'on utilise une substance autre qu'une fritte, la surface du milieu de transmission doit se prêter à la réception de la couche d'améliora- tion de la tension de claquage au moment o elle est appliquée.Après l'application de la couche d'amélioration de la tension de claquage, on encapsule la structure dans une matière destinée à former un boî- tier (opération 4), qui peut également être une matière appliquée sous une forme liquide et durcie ensuite pour former un boîtier rigide pour le dispositif. La matière du boîtier est de préférence opaque vis-à-vis du rayonnement externe et physiquement compatible avec les autres éléments du dispositif. La couche d'amélioration de la tension de claquage et la matière d'encapsulage agissent conjointement de façon à faire en sorte que la frontière entre la matière d'encapsu- lage et la région de transmission ait une rigidité diélectrique élevée, afin qu'il ne se produise pas de claquage le long de cette frontière entre les bornes d'entrée et de sortie du dispositif.Lors- qu'on utilise une couche d'amélioration de la tension de claquage constituée par une fritte, les particules de cette couche pénètrent de préférence aussi bien dans la matière du boîtier que dans le milieu de transmission. La figure 6 montre une coupe d'un appareil de fluidisation destiné à appliquer une fritte de verre à un photocoupleur, conformé- ment à l'invention. Un récipient 60 comporte un raccord d'entrée 62 qui est branché à une source d'air comprimé. Une couche 64 d'une matière poreuse telle qu'une pierre poreuse divise le récipient 60 en une chambre inférieure 66 et une chambre supérieure 68. La cham- bre inférieure 66 est mise sous pression par la source d'air bran- 2 47 73 19 il chée au raccord 62, de façon à créer une source de fritte de verre , en suspension dans la chambre supérieure 68. Une fois que les éléments émetteurs et détecteurs ont été encapsulés dans un milieu de transmission, de la manière décrite en relation avec la figure 5, on introduit le dispositif dans la chambre supérieure 68, en contact avec la couche de fritte en suspension 70, afin que la surface extérieure du milieu de transmission soit revêtue par la fritte. On peut facile- ment adapter l'appareil de la figure 6 à des formes particulières de photocoupleurs, aussi bien celles décrites précédemment que d'autres qui apparaîtront de façon évidente à l'homme de l'art. Par exemple, lorsqu'un grand nombre de photocoupleurs sont formés simultanément - sur un cadre de connexions, on peut facilement adapter l'appareil de la figure 6 pour lui permettre de recevoir simultanément un ou plu- sieurs de ces cadres de connexions afin de former de façon économique une couche d'amélioration de la tension de claquage sur un grande nombre de photocoupleurs partiellement fabriqués. 2 477319 1 2 REVENDICATIONS 1. Dispositif électrique comportant des parties isolantes inté- rieure (20) et extérieure (22) formées séparément et présentant une frontière (24) entre elles, cette frontière rencontrant une borne d'entrée (16) et une borne de sortie (-18) du dispositif, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens (30) placés à cette frontière dans le but d'augmenter la rigidité diélectrique du dispositif le long de la frontière. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens destinés à augmenter la rigidité diélectrique du dispositif consistent en moyens destinés à augmenter la longueur de la ligne d'arc le long de la frontière. 3. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce qu'il comporte une couche (30) d'une matière d'amé- lioration de la tension de claquage, entre les parties isolantes intérieure et extérieure, dans le but d'augmenter la rigidité dié- lectrique du dispositif le long de la frontière. 4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'il comprend une source de rayonnement (12) et un capteur de rayonnement (14) disposés à distance l'un de l'autre dans la partie intérieure et connectés respectivement aux bornes d'entrée et de sortie. 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 3 ou 4, caractérisé en ce que la partie intérieure comprend une région en une matière isolante assurant la transmission du rayonnement. 6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que la matière de transmission du rayonnement consiste en une matière dur- cissable. 7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que ladite matière est choisie dans le groupe formé par les silicones et les matières époxydes. 8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que la couche de matière d'amélioration de la tension de claquage consiste en une couche de particules (32) de forme irrégulière. 2 4 77319 9. Dispositif selon la revendication 8, caractérisé en ce que les particules sont des particules de matière isolante. 10. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que la couche de matière d'amélioration de la tension de claquage consiste en une couche d'une fritte de verre broyé. 11. Dispositif selon la revendication 10, caractérisé en ce que la couche de fritte de verre consiste en une couche de particules dont les particules s'étendent dans chacune desdites parties intérieure et extérieure. 12. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé en ce qu'il comprend: une source optique (12) à laquelle est branchée une connexion électrique d'entrée (16); des premiers moyens (20) placés entre la source optique et un capteur optique (14), de facon à établir un couplage optique entre la source optique et le capteur optique; et des seconds moyens (22) qui encapsulent les pre- miers moyens, la source optique et le capteur optique et qui forment une frontière (24) avec les premiers moyens, cette frontière rencon- trant la connexion électrique d'entrée ainsi qu'une connexion élec- trique de sortie (18). 13. Dispositif selon la revendication 11, caractérisé en ce que la source consiste en une diode à semiconducteur émettant dans l'infra- rouge et le capteur consiste en un détecteur à semiconducteur sensi- ble à la lumière qui est produite par la diode émettrice. 14. Dispositif selon la revendication 12, caractérisé en ce que les premiers moyens destinés à établir un couplage optique entre la source optique et le capteur optique consistent en une région d'une matière diélectrique qui transmet la lumière. 15. Dispositif selon la revendication 14, caractérisé en ce que les seconds moyens consistent en un corps d'une matière diélectrique opaque au point de vue optique.