La presente invention concerne un dispositif pour relier deux pièces se trouvant à distance variable l'une de l'autre, avec transmission d'une force à maintenir dans des limites étroites. Par l'expression "relier", on entend dans le présent mémoire, non pas la création d'une cohésion matérielle, mais seulement un contact matériel dans lequel une transmission de forces peut avoir lieu. L'un des principaux domaines d'utilisation d'un dispositif de ce type est celui où il sert en même temps de garniture d'étanchéité. Ce dispositif peut être utilisé notamment dans des têtes de robinets d'arret sanitaires à disques de commande en céramique. Quand on doit placer des têtes de ce type dans des corps d'appareils de robinetterie normalisés en remplacement de têtes habituelles, on se heurte au problème suivant : en dépit de la normalisation du corps d'appareil de robinetterie, la profondeur axiale de la chambre de réception dans laquelle est logée la tête n'est pas toujours la même. Pour des têtes connues, qui possèdent une collerette pouvant être appliquée sur une surface extérieure du corps d'appareil de robinetterie, il faut faire en sorte, par construction, que la longueur axiale de la tète puisse être modifiée et adaptee aux circonstances. I1 en résulte non seulement un agencement compliqué qui s'accompagne de couts de fabrication relativement élevés, mais aussi que le montage de la tête sur le chantier est rendu plus difficile. C'est pour cette raison que l'on a proposé, à la figure 4 de la demande de brevet français No. 81 22 387, qui n'est pas encore publiée, une garniture d'étanchéité qui sert de liaison étanche entre le disque en céramique se trouvant le plus bas dans la tête et le siège de robinet formé sur le fond de la chambre de réception du corps d'appareil de robinetterie. Cette garniture compense en même temps les profondeurs différentes de cette chambre de réception. Suivant cette proposition antérieure, il est prévu une bague d'appui unique qui porte deux garnitures d'étanchéité sur des côtés opposés. L'une de ces garnitures est reçue dans une gorge de la bague d'appui de manière à ce qu'il y ait un guidage lorsque cette garniture d'étanchéité est fortement comprimée.Le but de cet agencement est de constituer la garniture d'étanchéité guidée dans la gorge en "ressort mou" pour lequel la force de compression ne dépend que peu du trajet de compression. Mais des limites étroites sont, bien entendu, imposées à cette conception. Dès que les tolérances à surmonter atteignent l'ordre de grandeur des dimensions de la garniture d'étanchéité ellemême, il se produit une modification notable de la force de compression en fonction du trajet de compression. Des problèmes semblables se posent aussi cependant dans les cas où un effet d'étanchéité n'est pas nécessaire. On peut penser, par exemple, au cas où le jeu entre deux pièces, qui peut prendre des valeurs différentes, doit être compensé, tout en transmettant une force définie d'une manière aussi précise que possible. L'invention vise un dispositif pour relier deux pièces se trouvant à une distance variable, dans lequel la force transmise entre ces deux pièces peut être maintenue dans des limites très étroites. On y parvient, suivant l'invention, en ce que a) le dispositif comprend au moins deux bagues d'appui b) l'une au moins de bagues d'appui présente sur la surface latérale se trouvant du côté de l'autre bague d'appui au moins une partie en saillie destinée à se rompre, qui peut être cisaillé sous l'action d'une force déterminée c) les dimensions des bagues d'appui sont déterminées l'une par rapport à l'autre de manière à ce qu'elles puissent s'emmancher télescopiquement, une face frontale de l'une des bagues d'appui venant en contact avec une ou avec plusieurs parties en saillie destinée à se rompre de l'autre bague d'appui d) il est prévu un dispositif à ressort qui peut être comprimé lors du rapprochement des pièces à relier l'une à l'autre. Suivant l'invention on forme, à partir de deux bagues d'appui entre lesquelles peut se produire une transmission de forces par l'intermédiaire des parties en saillie destinées à se rompre, une cage rigide dont la longueur axiale peut être raccourcie par dépassement de la force nécessaire au cisaillement des parties en saillie destinées à se rompre. Le raccourcissement de la cage rigide détend le dispositif à ressort, ce qui entraîne une diminution correspondante de la force de compression. Par un choix convenable du matériau et des dimensions, ainsi que par un agencement géométrique correspondant des chevilles destinées à se rompre sur les bagues d'appui, on peut déterminer une plage de forces définie d'une manière exacte dans laquelle le dispositif fonctionne pour pratiquement tous les trajets de compression. Quand on prévoit plusieurs parties en saillie,qui sont destinées à se rompre et qui sont disposées en des positions axiales différentes sur la bague d'appui, on peut répéter plusieurs fois le processus de raccourcissement de la cage rigide et de détente du dispositif à ressort. De préférence, il est prévu plusieurs groupes de chevilles destinées à se rompre, qui sont disposées sur la bague d'appui en des positions axiales différentes, les chevilles destinées à se rompre d'un groupe en la même position axiale étant réparties sur le pourtour de la surface latérale de la bague d'appui. Cette disposition empêche, lors de la détente, un coincement des deux bagues d'appui lorsque l'ajustage n'est pas idéal et permet d'obtenir une plus grande précision de la force pour laquelle le raccourcissement de la cage rigide a lieu. En outre, les chevilles destinées à se rompre se trouvant en des positions axiales différentes, ou les groupes de chevilles destinées à se rompre se trouvant en des positions axiales différentes peuvent être décalés angulairement les uns par rapport aux autres. I1 est avantageux gué la ou les chevilles destinées à se rompre est ou soient disposées sur la surface latérale extérieure de la bague d'appui ayant le diamètre extérieur le plus petit. Les chevilles destinées à se rompre et qui ont été cisaillées ne tombent pas ainsi vers l'intérieur dans l'espace entouré par les bagues d'appui. L'une des bagues d'appui peut présenter une collerette de butée radiale pour l'autre bague d'appui. Le diamètre le plus petit de la cage rigide constituée par les bagues d'appui est ainsi déterminé d'une manière précise. Le dispositif à ressort peut être un ressort à disque qui est serré entre deux bagues d'appui. Deux bagues d'appui peuvent être reliées l'une à l'autre sans possibilité de rotation, mais avec possibilité de coulissement axial. On choisit notamment cet agencement quand les deux pièces à relier ensemble sont rapprochées l'une de l'autre par un mouvement de vissage. Ce mouvement de vissage transmet en effet au dispositif une force de torsion qui pourrait entraîner une torsion relative des bagues d'appui. Pour assurer la cohésion axiale de l'ensemble du dispositif, l'une des bagues d'appui peut posséder au moins une partie en saillie radiale par laquelle elle s'encliquète derrière une partie en saillie radiale d'une autre bague d'appui pour créer une retenue axiale. Quand le dispositif doit être agencé en dispositif d'étanchéité, il porte sur les faces frontales éloignées l'une de l'autre une section d'étanchéité. Ces sections peuvent être en matériau élastique et prendre en charge ainsi la fonction du dispositif à ressort. Les deux sections d'étanchéité sont avantageusement reliées l'une à l'autre par une zone de liaison à paroi mince en matériau élastique qui peut, par exemple, entourer les deux bagues d'appui. Ceci est non seulement le mode de réalisation le plus simple de raccorder à leur tour les deux sections d'étanchéité l'une à l'autre de manière étanche ; on obtient aussi grâce à cela la réunion structurelle de deux pièces différentes en une unité. Quand une bague de glissement en un matériau à faible coefficient de frottement est prévue sur l'une au moins des faces frontales, on diminue encore l'apparition de forces de torsion qui peuvent être dangereuses, notamment pour la zone de liaison entre les sections d'étanchéité. La bague de glissement peut prendre en charge en même temps les fonctions d'étanchéité quand elle est elle-même en un matériau étanche. Au dessin annexé, donné uniquement à titre d'exemple la figure 1 est une vue de côté d'un dispositif suivant l'invention agencé en dispositif d'étanchéité, en coupe axiale complète dans la moitié gauche, et avec l'enveloppe élastique coupe dans la moitié droite la figure 2 est une vue en plan d'une bague d'appui, portant des chevilles destinées à se rompre, du dispositif d'étanchéité selon la figure 1 la figure 3 est un graphique schématique représentant la variation de la force en fonction du trajet pour le dispositif suivant l'invention ;; la figure 4 représente le dispositif d'étanchéité de la figure 1, en utilisation dans une tête à disque en céramique pour sanitaires, cette tête étant introduite,dans les deux moitiés du dessin, dans des corps d'appareils de robinetterie ayant des chambres de réception de profondeurs différentes la figure 5 est une vue de côté, partiellement cou pée, d'un second mode de réalisation d'un dispositif agencé en dispositif d'étanchéité ; et la figure 6 est une vue de côté d'une "pièce intercalaire variable1,. La moitié gauche de la figure 1 est une vue en coupe axiale de l'ensemble du dispositif d'étanchéité, tandis que la moitié droite représente ce même dispositif d'étan chéité partiellement coupé. I1 comprend essentiellement trois éléments : deux bagues d'appui 2 et 3 en matériau rigide, par exemple en matière plastique, et une enveloppe 1 élastique entourant ces bagues d'appui 2 et 3 et les reliant en une unité, La bague d'appui 2 se trouvant dessus au dessin présente sur sa surface latérale extérieure un grand nombre de parties en saillie radiale en forme de chevilles d'une pièce avec la bague d'appui, qui seront dénommées "chevilles 4 destinées à se rompre" pour des motifs qui apparaîtront plus clairement dans la suite. Dans l'exemple représenté, les chevilles 4 destinées à se rompre sont réparties en trois groupes 4a, 4b, 4c.Les chevilles 4a, 4b, 4c appartenant au même groupe se trouvent dans la même position axiale ("au meme niveau") sur la bague d'appui, mais sont réparties en des positions angulaires différentes sur la surface latérale de la bague d'appui 2. Les chevilles 4a se trouvent donc toutes ensembles au voisinage de la surface frontale,inférieure au dessin,de la bague d'appui 2, les chevilles 4b à peu priQr au milieu axialement de la bague d'appui 2 et les chevilles 4c au voisinage de la surface frontale, supérieure au dessin,de la bague d'appui 2. Les chevilles 4 attribuées aux divers groupes 4a, 4b, 4c sont en outre décalées angulairement les unes par rapport aux autres comme cela ressort de la figure 2. La seconde bague d'appui 3,représentée en bas au dessin,a une section droite en forme de L. C'est-à-dire qu'elle présente une collerette 3b s'étendant radialement vers l'intérieur depuis sa partie 3a axiale. Le diamètre intérieur de la partie 3a axiale de la bague d'appui 3 est un peu plus grand que le diamètre extérieur de la bague d'appui 2 supérieure. Les deux bagues d'appui 2 et 3 pourraient aussi être montées télescopiquement l'une dans l'autre s'il n'y avait pas les chevilles 4 dont, tout d'abord, le groupe 4a le plus bas est en contact avec la face frontale supérieure de la bague d'appui 3. L'enveloppe 1 élastique présente une section la d'étanchéité supérieure s'étendant radialement sur la surface frontale supérieure de la bague d'appui 2 et une section lb d'étanchéité inférieure s'étendant radialement sous la collerette 3b de la bague d'appui 3. Les deux sections la, lb d'étanchéité sont retenues ensemble par une section lc de liaison à paroi relativement mince Le but du dispositif d'étanchéité décrit est le suivant : il s'agit de raccorder, en les mettant très près l'une de l'autre, deux surfaces d'élément dont ltécartement axial peut être différent suivant les cas. La force de pression avec laquelle le dispositif d'étanchéité agit sur les deux surfaces doit néanmoins rester dans une plage pres crise. Un domaine d'utilisation typique de ce dispositif est les têtes de robinets d'arrêt sanitaires,dont les élé- ments de fermeture sont constitués de disques en céramique et qui doivent être engagées,par exemple à titre de pièces de remplacement, dans des corps d'appareils de robinetterie existants. L'expérience montre que la profondeur de la chambre de réception varie notablement suivant les divers corps d'appareils de robinetterie. La fonction du dispositif d'étanchéité consiste raccorder, d'une manière étanche, le disque en céramique le plus bas de la tete,connue en elle-même, au siège de robinet se trouvant au fond de la chambre de réception. Cette situation est représentée à la figure 4. Dans la moitie gauche de cette figure, on a repré senté partiellement un corps 5 d'appareil de robinetterie, dont la chambre 6 de réception de la tête 7 de robinet représentée partiellement est relativement profonde, c'està-dire que le siège 8 de robinet, au fond de la chambre 6 de réception, est à une distance relativement grande de la surface 9 frontale extérieure du corps 5 d'appareil de robinetterie contre laquelle une bride 12 doit venir buter lors du montage de la tête 7. A l'intérieur de la tête 5 de robinet, se trouve un disque 10 fixe en céramique,qui est relié d'une manière étanche au siège 8 de robinet par le dispositif d'étanchéité sur la figure 1, et qui, simultanément, est pressé sui vant une pression déterminée sur un disque 11 mobile en céramique se trouvant au-dessus de lui. L'écartement à compenser par le dispositif d'étanchéité est relativement grand. Dans la moitié droite de la figure 4 sont représentées les conditions correspondantes pour un corps 105 d'appareil de robinetterie,dont la chambre 106 de réception de la tête 7 de robinet présente une profondeur relativement petite, c'est-à-dire que la distance entre le siège 108 de robinet menagé sur le fond de la chambre 106 de réception et la surface 109 frontale extérieure du corps 105 d'appareil de robinetterie est relativement petite. La distance comprise entre le disque 10 fixe en céramique et le siège 108 de robinet,qui qui doit être compensée par le dispo- sitif d'étanchéité,est en conséquence petite.La force appliquée vers le haut dans ce cas sur le disque 10 fixe en céramique par le dispositif d'étanchéité doit néanmoins ne pas être notablement plus grande que dans le cas de la moitié gauche de la figure 4 ; sinon le fonctionnement correct des disques 10, 11 en céramique ne serait plus assuré. La manière dont le dispositif d'étanchéité remplit cette tâche est explicitée en se reportant à la figure 3. Celle-ci représente un graphique dans lequel la force appliquée par le dispositif de compression est représentée en fonction du trajet de compression de ce dispositif. On considère d'abord le cas correspondant à la moitié gauche de la figure 4. En l'état représenté à la figure 1, dans lequel la surface frontale supérieure de la bague d'appui 3 est en contact avec le groupe 4a le plus bas de chevilles 4 destinées à se rompre de la bague d'appui 2, )e dispositif d'étanchéité a sa plus grande dimension axiale possible. Ceci correspond à l'écartement entre le disque 10 en céramique et le siège 8 de robinet à compenser par le dispositif d'étanchéité le plus grand auquel on peut s'attendre. Ce dispositif d'étanchéité est posé avant le montage de la tête 7 du robinet par le bas contre le disque 10 en céramique et est introduit ensemble en même temps que la tête 7 de robinet dans la chambre 6 de réception du corps 5 d'appareil de robinetterie. La section lb d'étanchéité inférieure de l'enveloppe 1 élastique est en contact avec le siège 8 de robinet. On visse alors la tête 7 de robinet dans le corps 7 d'appareil de robinetterie jusqu'à ce que la collerette 12 repose sur la surface 9 frontale. Les deux sections la, lb d'étanchéité sont alors comprimées élastiquement ; les bagues d'appui 2, 3 se comportent comme une cage rigide d'un seul tenant.La force est transmise par la bague d'appui 3 inférieure à la bague d'appui 2 supérieure par le groupe 4a le plus bas de cheville 4 destinées à se rompre. Cette compression relativerlent faible du dispositif d'étanchéité correspond à la première courbe croissant linéairement dans le graphique trajet-force de la figure 3 qui suit à peu près la loi de Hook. Le disque 10 en céramique est ainsi joint d'une manière étanche à l'eau au siège 8 de robinet par le dispositif d'étanchéité. Si, en revanche, le siège 108 de robinet à l1inté- rieur de la chambre 106 de réception du corps 105 d'appareil de robinetterie est en une position relativement élevée (figure 4, moitié de droite), le dispositif d'étanchéité doit être comprimé jusqu'à avoir une dimension axiale bien plus petite lorsque la collerette 12 de la tête 7 de robinet est vissée sur la surface 109 frontale. I1 se produit alors ce qui suit Dans la première phase, les sections la et lb d'étanchéité sont comprimées élastiquement comme dans l'exemple décrit ci-dessus. Mais au fur et à mesure que la compression augmente, la force de cisaillement appliquée sur les chevilles 4a destinées à se rompre de la bague d'appui 3 augmente tellement que, finalement, les chevilles 4a se rompent.La bague d'appui 3 coulisse alors télescopiquement davantage sur la bague d'appui 2, jusqu'à ce que sa surface frontale supérieure vienne alors en contact avec le second groupe 4b de chevilles 4. Comme la dimension axiale de la cage rigide constituée des deux bagues d'appui 2 et 3 a été ainsi diminuée, les deux sections la et lb d'étan chiite peuvent se détendre en conséquence : la force qu'ils appliquent aux disques 10 en céramique diminue brusquement de la valeur K1 à la valeur K2. Ces processus se déroulent quand le trajet de compression désigné par a à la figure 3 est atteint. Si l'on visse maintenant la tête 7 encore davantage dans le corps 105 d'appareil de robinetterie, la compression des sections la et lb d'étanchéité recommence à croître sur le trajet compris entre a et b à la figure 3, jusqu'à ce que finalement, à l'endroit b, le groupe 4b suivant de chevilles 4 destinées à se rompre soit cisaillé. La cage rigide des deux bagues d'appui 2 et 3 se raccourcit à nouveau, avec détente des tronçons la et lb d'étanchéité, la force s'abaissant de la valeur K1 à la valeur K2. Ce processus se répète encore une troisième fois, en cas de besoin, dans l'exemple de réalisation représenté à la figure 1 (endroit c à la figure 3). Lorsque le dispositif d'étanchéité se comprime encore davantage axialement, la bague d'appui 2 vient en contact avec la collerette 3b de la bague d'appui 3 ; les sections la, lc d'étanchéité sont comprimées davantage, tout en se renforçant. I1 ressort de la description ci-dessus que la courbe caractéristique du dispositif d'étanchéité représenté à la figure 3 peut être adaptée à chaque cas d'utilisation - La pente de la partie linéaire de la courbe est déterminée par les dimensions géométriques et par le matériau de l'enveloppe 1 élastique. - La valeur K1 est déterminée par le nombretles 'dimensions géométriques et le matériau constitutif des chevilles 4 destinées à se rompre. - La valeur K2 est déterminéepour des propriétés élastiques données de l'enveloppe l,par l'écartement axial des groupes 4a, 4b, 4c successifs. I1 est ainsi manifestement possible de maintenir dans une plage de tolérances très étroite la force appliquée par le dispositif d'étanchéité monté sur les surfaces à rendre étanches (dans l'exemple de la figure 4, le disque 10 en céramique et le siège 8 ou 108 de robinet), le trajet de compression ou raccourcissement du dispositif d(étanchéité pouvant être très grand. Bien entendu; le nombre de groupes de chevilles destinées à se rompre peut être plus grand ou plus petit que 3, à la différence de exemple de réalisantion de la figure 1. Les chevilles 4 destinées à se rompre s'y trouvent en outre sur la surface latérale extérieure de la bague d'appui 2. Ceci présente l'avantage que les chevilles 4 qui ont été cisaillées restent bloquees entre l'enveloppe 1 élastique et les deux bagues d'appui 2 et 3, et ne peuvent quitter le dispositif d'étanchéité. Quand cela n'est pas gênant, il est bien entendu aussi possible de prévoir les chevilles destinées à se rompre sur la surface latérale intérieure de la bague d'appui 2 inférieure au dessin ou également sur les deux surfaces latérales qui glissent l'une devant l'autre des bagues d'appui 2, 3. En outre, les parties en saillie destinées à se rompre n'ont pas besoin d'être en forme de chevilles. Elles peuvent etre conformées aussi en anneaux ou en segments annulaires. Dans bien des cas, comme à l'exemple de la figure 4, les deux pièces qui doivent être reliées l'une à l'autre par le dispositif d'étanchéité sont rapprochées l'une de l'autre par un mouvement de vissage. I1 en résulte qu'une force de torsion est appliquée sur le dispositif d'étanchéité. Dans ces cas, il est bon de prévoir une immobilisation en rotation des deux bagues d'appui, comme cela est représenté à la figure 5. Dans celle-ci, on retrouve deux bagues d'appui 202, 203,dont celle supérieure 202 porte plusieurs groupes de chevilles 204a, 204b, 104c destinées à se rompre. Le diamètre intérieur de la bague d'appui 203 inférieure est déterminé par rapport au diamètre extérieur de la bague d'appui 202 supérieure, de manière à ce que la bague d'appui 203 inférieure puisse coulisser sur la bague d'appui 202 supérieure lorsque les chevilles 204 sont cisaillées. Une troisième bague d'appui 214, de section droite en forme de L, possède une zone 214a creuse,cylindrique,qui s'étend axialement jusqu'au-dessus de la bague d'appui 203 inférieure, ainsi qu'une collerette 214b en saillie radialement vers l'intérieur. Sur le côté intérieur de la zone 214a cylindrique creuse se trouvent plusieurs gorges 215 axiales réparties sur la périphérie, dans lesquelles s'engagent respectivement des tenons 216 faisant saillie radialement vers l'bnterieur de la bague d'appui 203. Entre la-face frontale supérieure de la bague d'appui 202 et la partie de la collerette 214b qui lui est opposée, est placé un ressort 217 à disque qui, dans ce mode de réalisation, détermine pour l'essentiel la pente de la partie de la courbe de la figure 3 qui est inclinée De même qu'à l'exemple de réalisation de la figure 1, il est prévu une pièce 201 d'étanchéité,qul présente zne section 201a d'étanchéité supérieure passant au-dessus de la collerette 214b et une section 201b d'étanéite passant sous la bague d'appui 203. La zone 201c de liaison de la pièce 201 d'étanchéité s'étend à l'intérieur des bagues d'appui 202, 203, et 214. Une bague 218 de glissement en un matériau de jointoiement à faible coefficient de frottement s'étend en partie sur la face frontale supérieure de la bague d'appu 214 et en partie sur la surface extérieure de la setion 201a d'étanchéité. Suivant le domaine d'utilisation, cette bague de glissement peut être, par exemple, en polytetra- fluoroéthylène, ou aussi en métal. Le fonctionnement du dispositif d'étanchéité de la figure 5 correspond à celui de la figure 1 pour ce qui con- cerne la manière dont les bagues d'appui 202 et 203 peuvent coulisser télescopiquement l'une sur l'autre et pour ce qus concerne les chevilles 204 destinées à se rompre. Corme les forces de ressort sont créées essentiellement par le ressort 217 à disque et non plus par les sections 201a 23Ib d'étanchéité, celles-ci n'ont plus besoin d'être aussi épaisses que dans le cas de la figure 1.Des forces de torsion qui proviennent d'une pièce vissée sur la partie frontale supérieure ne sont transmises, en raison de la bague 218 de glissement, que d'une manière très affaiblie au dispositif d'étanchéité. Grâce à la liaison par complémentarité de formes entre les bagues d'appui 203 et 214, on empe- che toute rotation mutuelle des bagues d'appui 202, 203 et 214. On évite ainsi toute déformation indésirable de la pièce 201 d'étanchéité, ce qui se produirait sinon,notamment dans la zone 201c de liaison. On a représenté finalement à la figure 6 un dispositif fonctionnant suivant le même principe, qui néanmoins n'est pas un dispositif d'étanchéité, mais qui peut être désigné comme une pièce intercalaire variable". Cette pièce est utilisée surtout quand on doit relier l'une à l'autre deux pièces par complémentarité de formes, quand la force transmise doit être maintenue dans des limites étroites et quand l'écartement des deux pièces peut varier d'une manière relativement grande. L'agencement correspond pour l'essentiel à celui de la figure 5, sans que soient présentes, cependant, la pièce 201 d'étanchéité, ainsi que la bague 218 de glissement devenuessuperflues: les deux bagues d'appui 302 et 303 coulissent télescopiquement l'une sur l'autre lorsque les chevilles 304 destinées à se rompre sont cisaillées. Entre la bague d'appui 302 et la troisième bague d'appui 314 est interposé un ressort 317 à disque. La cohésion axiale du dispositif est assurée par plusieurs tenons 316 dirigés radialement vers l'extérieur et par une collerette annulaire de la bague d'appui 303 qui s'encliquète élastiquement derrière une collerette 319 annulairetdirigée radialement vers l'intérieur, de la bague d'appui 314. Si on le souhaite, on peut bien entendu prévoir d'empecher une rotation dans le dispositif de la figure 1 ou dans le dispositif de la figure 6, comme cela a été représenté dans le dispositif de la figure 5. REVENDICATIONS 1. Dispositif pour relier deux pièces se trouvant à une distance variable, avec transmission d'une force à maintenir dans des limites étroites, caractérisé en ce que a) il comprend au moins deux bagues d'appui (2, 3 ; 202, 203 ; 302, 303) b) l'une au moins des bagues d'appui (2 t 202 302) présente sur la surface latérale se trouvant du côté de l'autre bague d'appui (3 ; 203 ; 303) au moins une partie en saillie (4 ; 204 ; 304) destinée à se rompre,qpipst & re cisaillée sous l'action d'une force déterminée c) les dimensions des bagues d'appui (2, 3 202 ; 203, 214 ; 302, 303, 314) sont déterminées l'une par rapport à l'autre de manière à ce qu'elles puissent s'emmancher télescopiquement, une face frontale de l'une des bagues d'appui (3 ; 203 ; 303) venant en contact avec une ou avec plusieurs parties en saillie (4 ; 204 ; 304) destinée à se rompre de l'autre bague d'appui (2 ; 202 ; 302) d) il est prévu un dispositif (la, 1' ; 217 317) à ressort qui peut être comprimé lors du rapprochement des pièces a relier l'une à l'autre. 2. Dispositif suivant la revendication I, caractérisé en ce qu'il est prévu plusieurs parties en saillie (4 ; 204 ; 304) destinées à se rompre,qui sont disposées sur la bague d'appui (2 ; 202 ; 302) en des positions axiales différentes. 3. Dispositif suivant la revendication 2, caractérisé en ce qu'il est prévu plusieurs groupes (4a, 4b, 4c 204a, 204b, 204c ; 304a, 304b, 304c) de chevilles (4 204 ; 304) destinées à se rompre, qui sont disposées sur la bague d'appui (2 ; 202 ; 302) en des positions axiales différentes, les chevilles (4 ; 204 ; 304) destinées à se rompre d'un groupe (4a, 4b, 4c ; 204a, 204b, 204c ; 304a, 304b, 304c) en la même position axiale étant réparties sur le pourtour de la surface latérale de la bague d'appui (2 ; 202 ; 302). 4. Dispositif suivant la revendication 2 ou 3, caractérisé en ce que les chevilles (4 ; 204 ; 304) destinées à se rompre, ou les groupes (4a, 4b, 4c ; 204a, 204b, 204c ; 304a, 304b, 304c) de chevilles (4 ; 204 ; 304) destinés à se rompre se trouvant en des positions axiales différentes sont décalés angulairement les uns par rapport aux autres. 5. Dispositif suivant l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la ou les chevilles (4 ; 204 304) destinées à se rompre est ou sont disposées sur la surface latérale extérieure de la bague (2 ; 202 ; 302) d'appui ayant le diamètre extérieur le plus petit. 6. Dispositif suivant l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que l'une des deux bagues d'appui (3 203 ; 303) présente une collerette (3b) radiale de butée pour l'autre bague d'appui (2 ; 202 ; 302). 7. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la partie en saillie destinée à se rompre est en forme d'anneau ou de segment annulaire. 8. Dispositif suivant l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que le dispositif à ressort est un ressort (217 ; 317) à disque qui est monté entre deux bagues d'appui (202, 214 ; 302, 314). 9. Dispositif suivant l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que deux bagues d'appui (202 ; 214) sont reliées l'une à l'autre sans possibilité de tourner, mais en pouvant coulisser axialement. 10. Dispositif suivant l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que l'une des bagues d'appui (303) possède au moins une partie en saillie (316) radiale par laquelle elle s'encliquète derrière une partie en saillie (319) radiale d'une autre bague d'appui (314) pour créer une retenue axiale. 11. Dispositif suivant l'une des revendications 1 à 10, caractérisé en ce qu'il est agencé en garniture d'étanchéité et porte, sur les faces frontales éloignées l'une de l'autre, une section d'étanchéité (la, lb ; 201a, 201b). 12. Dispositif suivant la revendication 11, carac térisé en ce que la section d'étanchéité (la, lb) est constituée en un matériau élastique et remplit la fonction du dispositif à ressort. 13. Dispositif suivant la revendication 11 ou 12, caractérisé en ce que les deux sections d'étanchéité (la, lb ; 201a, 201b) sont reliées entre elles par une zone (lc) de liaison à paroi mince 14. Dispositif suivant l'une des revendications 1 à 13, caractérisé en ce qu'il est prévu une bague (218) de glissement en matériau à faible coefficient de frottement au moins sur l'une des faces frontales. 15. Dispositif suivant la revendication 14, lorsqu'elle est rattachée à l'une des revendications 11 à 13, caractérisé en ce que la bague (218) de glissement est en un matériau de jointoiement.