La présente invention concerne des éléments de recouvrement pour protéger des canalisations enterrées destinées notamment à transporter de l'énergie électrique, mais éventuellement aussi des gaz ou des liquides. Au cours des travaux de terrassement fréquents effectués dans le domaine de la construction souterraine on cherche à protéger les canalisations contre les endommagements et à cette fin il a été utilisé des éléments de recouvrement en matière synthétique qui, noyés dans la terre au-dessus des canalisations, protègent celles-ci d'une part, directement contre les endommagements mécaniques et remplissent, en outre, indirectement, par leur présence et leur coloration le plus souvent frappante, une fonction d'avertissement et d'indication lors des travaux effectués par exemple à l'aide de dispositifs de terrassement mécaniques. De tels éléments de recouvrement, appelés parfois également plaques de recouvrement, peuvent avoir une section transversale de différentes formes, c'est-à-dire être sensiblement plats ou plans ou bien etre coudés ou courbés en forme de toit. Etant donné que les éléments de recouvrement remplissent, comme indiqué, non seulement une fonction d'indication attirant l'attention sur les canalisations situées en dessous mais jouent également un rôle de protection direct contre des endommagements provoqués par exemple par des pioches, ils doivent présenter une résistance mécanique aussi élevée que possible. En outre, les matières synthétiques appropriées en ce qui concerne leurs propriétés chimiques et électriques sont relativement coûteuses de sorte que l'on cherche à réaliser les plaques sous une forme aussi mince et légère que possible. A cet égard, dans le cas d'éléments de recouvrement plats, appelés plaques de recouvrement, une épaisseur de la surface de recouvrement de 3 mm s'est avérée juste encore suffisante aux deux points de vue. La résistance mécanique plus grande qui serait souhaitable nécessiterait bien entendu une plus grande dépense en matière qui n'est cependant pas justifiée économiquement. C'est ici qu'intervient la présente invention laquelle a pour but d'accrottre fortement les propriétés de résistance mécanique d'éléments de recouvrement en matière synthétique destinés à protéger des canalisations enterrées, sans que cela nécessite un supplément de matière. Ce résultat est obtenu suivant la-présente invention par le fait qu'au moins une partie de la face supérieure et/ou inférieure de la plaque de recouvrement est divisée en alvéoles par des saillies disposées en forme de treillis. Cette structure alvéolaire de la surface exposée a un endommagement permet d'accroître considérablement la résistance l'éclatement, même pour une épaisseur réduite de la plaque de recouvrement proprement dite, puisqu'un coup, frappé par exemple avec un pic ou une pioche, doit traverser non seulement l'épais- seur de la plaque de recouvrement mais également faire éclater les parois des alvéoles. LTn autre avantage est obtenu en ce qui concerne une condition souvent requise de tels éléments de recouvrement, à savoir le fait que leur poidb spécifique doit être sensiblement supérieur à l'unité, afin d'éviter que, la teneur en eau de la terre étant forte, par exemple dans le cas d'un terrain incliné ou de pluies violentes, les plaques ne flottent c'est-à-dire changent de position et ne puissent ainsi plus remplir leur fonction. La structure alvéolaire des surfaces permet dans ce cas de remplir les différents alvéoles avec une matière lourde bon marché qui augmente considérablement le poids de l'ensemble de l'élément de recouvrement sans que cela se répercute sensiblement sur le coût. A cet égard, on peut utiliser les matières de remplissage les plus diverses comme par exemple, du gypse, du béton, du mortier et analogues, dans la mesure où elles peuvent être appui uvées facilement et sans beaucoup de frais. Il est cependant avantageux qu'elles puissent se lier à la matière synthétique avec une certaine force d'adhérence de façon à ne pas être entrafnées facilement par l'eau. La présente invention est décrite ci-dessous plus en détail en se référant aux dessins annexés. La fig. 1 est une vue de dessus d'un élément de recouvrement présentant la structure de surface suivant l'invention. Les fig. 2 et 3 sont des coupes de deux dispositions différentes des saillies agencées sous forme de treillis. les fig. 4 à 8 représentent quelques exemples de structures alvéolaires différentes. La fig. 1 représente un élément de recouvrement sous forme de plaque de recouvrement qui présente une plaque sensiblement plane 1, cette plaque pouvant, comme indiqué plus haut, cependant également Qtre coudée ou courbée. Au voisinage des deux petits côtés, on peut prévoir des dispositifs, par exemple des trous et des saillies en forme d'ergots 3, pour relier entre eux des éléments de recouvrement placés les uns à la suite des autres. De mime, des barrette. en forme de crochet simple ou saillies en forme d'anse 6 prévues sur les faces latérales 4 peuvent également assurer la liaison entre des éléments de recouvrement placés les uns à caté des autres. Comme le montrent les fig. 1 à 3, la majeure partie de la face supérieure 7 et/ou de la face inférieure 8 est divisée par les saillies 9 disposées en forme de treillis de manière à obtenir une structure alvéolaire. Un certain nombre d'exemples de différentes structures sont représentés aux fig. 1 et 4 à 8, les treillis étant représentés à l'échelle de la grandeur nature aux fig. 4 à 8. La dimension des différents alvéoles est dans ce cas choisie de façon que la plaque de recouvrement ne puisse être défoncée avec un outil usuel, c'est-à-dire par exemple un pic, que lorsque les saillies 9 ou 10 constituant les parois latérales des alvéoles sont également détruites. Cette condition implique également que les saillies suivant l'invention ne doivent pas entre confondues avec les nervures longitudinales et transversales qui, prévues dans le cas de plaques de recouvrement cnnnues du type représenté, servent uniquement à des fins de renforcement et n1 accroissent nullement la résistance à l'éclatement de la plaque de recouvrement. Il est évident que la résistance maximale à l'éclatement des parois alvéolaires serait obtenue en prévoyant des alvéoles circulaires. Cependant, étant donné que des "treillis" circulaires ne peuvent Qtre réalisés (puisque quatre cercles adjacents enferment chaque fois un alvéole en forme de croix de Malte), le meilleur résultat est obtenu en prévoyant un polygone se rapprochant du cercle, de sorte que leur structure hexagonale suivant la fig. 4 est préférée sur les autres formes de treillis possibles dont un certain nombre seulement est représenté. Des essais de résistance à l'éclatement effectués avec un poids tombant ont également montré qu'une section transversale de la forme représentée à la fig. 2, dans laquelle les saillies 9 et 10 coïncident sur la face supérieure et la face inférieure donnent de meilleurs résultats qu'une section transversale de la forme représentée à la fig. 3, de sorte que celle citée en premier est préférée. La structure alvéolaire relativement petite, dans laquelle les distances entre les parois -cellulaires sont de l'ordre de 1 cm, facilite également la mise en place d'un remplissage destiné à augmenter le poids des éléments de recouvrement, et son adhérence à la surface de recouvrement. Comme l'ont montré des essais, il est possible suivant la présente invention de réaliser des éléments de recouvrement qui, sans dépense supplémentaire en matière, assurent une sécurité accrue contre le risque d'endommagement par des outils à arStes vives. Comme représenté à la fig. 1, les deux zones terminales 11 et 12 de la surface de recouvrement ne sont pas structurées, afin de permettre, dans le cas d'éléments de recouvrement reliés entre eux à l'aide de trous 2 et de saillies 3, une certaine rotation autour des saillies 3 de manière à pouvoir recouvrir également les canalisations placées en forme de courbe. Etant donné que, dans ces zones, les plaques de recouvrement se chevauchent de toute man ère au moins en partie, cette disposition ne porte aucun préjudice à la résistance mécanique. REVENIlICliTI ONS 1 - Elément de recouvrement en matière synthétique destiné à protéger des canalisations enterrées et constitué par un corps moulé allongé présentant une plaque de recouvrement, plane, coudée ou courbée protégeant les canalisations, caractérisé en ce au'au moins une partie de la face supérieure 7 et/ou de 1G face inférieure 8 de la plaque de recouvrement 1 est divisée en alvéoles par des saillies disposées en forme de treillis 9 - 10. 2 - Elément de recouvrement suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les saillies 9 - 10 disposées en forme de treillis sur la face supérieure et la face inférieure coïncident entre elles. 3 - Elément de recouvrement suivant la revendication i, caractérisé en ce que la structure alvéolaire présente la forme d'hexagonea 4 - Elément de recouvrement suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les différents alvéoles sont remplis d'une matière de remplissage à poids spécifique élevé.