On sait que pour la réalisation de plaques minéralogiques pour véhicules automobiles, on a recours à des ébauches métalliques qu' on soumet à une opération d'emboutissage, estampage ou matriçage, propre à faire apparaStre en relief le numéro minéralogique désiré. A cet effet on place sur le plateau fixe d'une presse les dispositifs de marquage (poinçon et matrice) correspondant au numéro consi déré et l'on actionne ladite presse de manière à ce que son organe mobile vienne s'appliquer soit simultanément contre l'ensemble des éléments mobiles des dispositifs précités, soit successivement contre chacun d'eux. Bien entendu il est indispensable que l'ébauche ou pièce à marquer soit convenablement centrée par rapport à la succession des dispositifs de marquage, ce qui constitue une opération plus délicate qu'il peut y paraître au premier abord ; il faut en outre que les dispositifs précités soient convenablement immobilisés sur le plateau fixe afin d'éviter tout déplacement intempestif au cours de l t opération. L'on a bien tenté de résoudre partiellement ce problème en fixant une semelle aimantée contre la face inférieure des dispositifs de marquage, mais les résultats obtenus sont peu convaincants, la retenue assurée étant trop précaire. Par ailleurs la question du centrage de la plaque ou ébauche par rapport aux dispositifs nta été résolue qutà 11 aide de moyens de fortune, malcommodes et peu précis. La présente invention a plus spécialement pour but de mettre à la disposition des garagistes et autres utilisateurs un composteur-cadreur qui réponde particulièrement bien aux divers desiderata de la pratique. Le composteur-cadreur suivant l'invention est principalement remarquable en ce qutil comprend deux mors parallèles dont l'un, prévu mobile, est associé à un mécanisme d'actionnement propre à repousser et à serrer les dispositifs de marquage contre le second mors, lequel est avantageusement solidaire d'une tôle formant sup- port pour les dispositifs précités. Le mécanisme dtactionnement est préférablement constitué par un levier articulé dont une extrémité vivent, moyennant déplacement angulaire, s'appliquer contre le mors mobile de l'appareil.Celui-ci comporte en outre des curseurs formant butées réglables pour 11 ébauche à emboutir, lesquels curseurs coopèrent avec des graduations permettant le centrage ou cadrage instantané de ladite ébauche par rapport aux dispositifs de marquage maintenus en place par le composteur. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre ltinvention, les caractéristiques qutelle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer Fig. 1 est une vue en plan avec arrachements, montrant un composteur-cadreur établi conformément à 11 invention. Fig. 2 est une vue schématique en perspective du mécanisme dtactionnement associé au mors mobile du composteur-cadreur suivant fig. 1. Fig. 3A et 3B sont des coupes transversales suivant III III (fig. 1) faisant apparattre le fonctionnement de ce mécanisme. Fig. 4 et 5 sont des schémas illustrant le cadrage des ébauches préalablement à leur emboutissage. L'appareil représenté comprend un bâti rigide constitué par une plaque métallique 1 à profil rectangulaire allongé, renforcée par un longeron 2 faisant fonction de mors fixe et par deux traverses latérales 3. Ces deux traverses 3 sont reliées l'une à l'autre par un longeron fixe 4 en avant duquel est prévu un mors mobile 5, orienté parallèlement au longeron ou mors 2. Le guidage du mors mobile 4 par rapport au longeron 4 est assuré de toute manière appropriée, par exemple à l'aide de deux vis 6 solidaires dudit mors 5 et qui traversent des perforations pratiquées dans le longeron fixe 4, des ressorts 7 assurant le rappel élastique de ce mors en position ouverte, c'est-à-dire en tendant à le maintenir éloigné du mors fixe 2. Comme plus particulièrement montré en fig. 2, l'actionnement du mors mobile 4 à l'encontre des ressorts 7 est opéré à l'aide dpun levier 8 articulé sur un pivot vertical 9 prévu dans une dépression 4a du longeron 4. On notera que ce pivot 9 est décalé latéralement par rapport à l'axe longitudinal médian du levier 8, si bien que lors du déplacement angulaire de celui-ci, son extrémité repousse en avant le mors mobile 5 ; bien entendu cette extrémité est profilée de façon à ce que le levier 8 soit retenu élastiquement en position de serrage, A l'opposé de la plaque 1 les entretoises 3 et le longeron 4 sont solidaires d'une tole de protection 10 qui recouvre le mécanisme d'actionnement du mors mobile 5.Cette tôle 10 est équipée de deux curseurs de cadrage 11 constitués par deux petites équerres (fig. 3A et 3B) découpées d'une ouverture longitudinale à ltinté- rieur de laquelle sont introduits un goujon fixe et une vis de retenue 12. Chaque curseur 11 présente une graduation qui se déplace en vis-à-vis d'un repère fixe au cours du coulissement du curseur considéré, ce coulissement étant susceptible d'strie bloqué par serrage de la vis 12 correspondante. Le fonctionnement et l'utilisation de ltappareil ci-dessus décrit se comprennent sans difficulté. Le mors mobile 5 étant à la position ouverte de fig. 3A, l'opérateur pose sur la plaque 1 les dispositifs de marquage M correspondant au numéro minéralogique désiré ; on notera que la tole 10 peut avantageusement comporter des repères facilitant le centrage de ces dispositifs M en fonction de leur nombre. I1 suffit alors de manoeuvrer angulairement le levier 8 pour immobiliser l'ensemble des dispositifs M (fig. 3B) ; des épaisseurs de mousse 13 sont préférablement prévues sur les faces en vis-à-vis des mors 2 et 5 en vue d'améliorer effet de serrage des dispositifs de marquage M. Ces dispositifs étant à la position ouverte on met en place l'ébauche métallique E à emboutir en appliquant son bord longitudinal contre les curseurs ll préalablement réglés en fonction de la largeur de ladite ébauche. Les dispositifs M sont refermés et ltensemble est posé sur le plateau fixe de la presse de façon à réaliser, en une seule ou en plusieurs opérations successives, l'emboutissage de l'ébauche E précitée. Tout déplacement intempestif des dispositifs M est rendu impossible par suite de serrage efficace assuré par les mors 2 et 5. Fig. 4 et 5 illustrent schématiquement l'utilisation des curseurs de cadrage 11. On conçoit en effet que la graduation portée par chacun de ces curseurs peut comporter une série de traits parallèles correspondant aux différentes largeurs usuelles des ébauches à emboutir, si bien quen amenant chaque curseur à une position telle que le repère fixe soit en vis-à-vis du trait correspondant à la largeur des ébauches M à travailler, on est certain que l'axe x-p de celles-ci se trouve automatiquement à une distance immuable d du mors fixe 2. Le numéro minéralogique présenté par les plaques embouties est ainsi parfaitement centré par rapport à ltaxe médian desdites plaques. Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède nta été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d2exécution décrits par tous autres équivalents. On comprend en particulier qu'on pourrait imaginer d'autres modes de réalisation du mécanisme pour l'actionnement du mors mobile 5, lequel peut être guidé de toute manière appropriée. De plus il va de soi que l'utilisation du composteur-cadreur suivant ltinvention n'est pas limitée à la réalisation de plaques minéralogiques ; l'appareil est susceptible d'titre employé pour l'obtention de toute inscription sur des panneaux métalliques de type quelconque. REVENDICATIONS 1 - Composteur-cadreur pour la réalisation de plaques minéralogiques et panneaux analogues, caractérisé en ce qutil comprend deux mors dont l'un au moins est prévu mobile et est associé à un mécanisme d'actionnement propre à serrer contre le mors opposé, les dispositifs de marquage correspondant à l'inscription désirée. 2 - Composteur-cadreur suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu?il comprend un bâti constitué par une plaque horizontale formant support pour les dispositifs de marquage, ladite plaque étant renforcée par un encadrement dont l'un des cotés constitue le mors fixe de l'appareil. 3 - Composteur-cadreur suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le mécanisme d'actionnement comprend un levier articulé dont ltextrémité vient, lors de déplacement angulaire dudit levier, prendre appui contre le mors mobile qui est ainsi repoussé en direction du mors fixe. 4 - Composteur-cadreur suivant les revendications 2 et 3 envisagées en combinaison, caractérisé en ce que le mors mobile est relié à coulissement transversal à un longeron orienté parallèlement au cté de ltencadrement qui forme le mors fixe.- 5 - Composteur-cadreur suivant ltune quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qutau mors mobile sont associés des moyens de rappel qui tendent à le ramener élastiquement en position d'ouverture. 6 - Composteur-cadreur suivant les revendications 4 et 5 envisagées en combinaison, caractérisé en ce que les moyens de rappel sont constitués par des ressorts engagés sur les guides qui relient à coulissement le mors mobile et le longeron prévu en arrière de celui-ci. 7 - Composteur-cadreur suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'Il comprend des curseurs réglables destinés à former butées pour l'un des bords longitudinaux de la pièce à marquer, en assurant le centrage ou cadrage de l'inscription sur ladite pièce. 8 - Composteur-cadreur suivant la revendication 7, caractérisé en ce que chaque curseur est constitué par une petite équerre découpée dtune ouverture longitudinale à l'intérieur de laquelle sont engagés un goujon de guidage et une vis de blocage, chaque curseur portant une graduation coopérant avec un repère fixe.