La présente invention a pour objet un dispositif de maintien d'un panneau et notassent d'un vitrage dans un châssis, De manière générale, les vitrages doivent être-calés dans les châssis dans le#quels iTs sont montés. C'est ainsi notamment que, dans le cas d'ouvrants dits "à laa française" il convient, afin de compenser la déformation du châssis sous l'effet du poids du vitrage, de réaliser un calage en diagonal, à la partie inférieure du châssis située du côté de l'articulation et à la partie supérieure du châssis située du côté opposé à 1'articula- tion. Les miroitiers disposent, pour ce faire, de cales de-diffé- rentes épaisseurs qu'ils peuvent, éventuellement, superposer en fonction des besoins. Ces cales sont réalisées en bois dur ou en matière synthétique. En ce qui concerne la fixation du vitrage proprement dit et la réalisation de l'étanchéité dans le cadre entre la contrefeuillure d'une part, et la pareclose d'autre part, il est de plus en plus fréquent d'utiliser des bandes préformées. Ces bandes sont destinées à remplacer le mastic traditionnel et présentent l'davantage d'être beaucoup plus propres et plus simples à mettre en place que celui-ci, compte tenu des appareils existants actuellement à cet effet sur le marché. Néanmoins, il est impératif de réaliser une compression importante et régulière de la bande préformée située entre le vitrage et la contrefeuillure pour l'obtention d'une bonne étanchéité. -Cette bande doit subir une compression correspondant à une réduction de son epaisseur de l'ordre de 15 à 20 ,'. Dans la mes#re-ou il- s'agit de menuiseries réalisées industriellement dans lesquelles la pose du vitrage, qu'il s'agisse d'un simple vitrage ou d'un double vitrage, est réalisée usine, la compression de la bande préformée ne pose pas de problèmes particuliers, puisque celle-ci peut être réalisée par des machines adaptées, telles que des presses. Au contraire, quand la pose du vitrage intervient sur le chantier, il se pose un problème de compression de la bande préformée. En effet, l'opérateur procède manuellement à cette opération avec fixation au fur et à mesure de la pareclose qui assure le maintien en compression de la bande. Il est dès lors évident que, dans ce dernier cas, la compression ne peut pas être régulière sur la totalité de la péri périphérie du cadre, et qu'en outre elle n'a pas toujours la valeur souhaitable. La présente invention vise à remédier à ces inconvénients. A cet effet, le dispositif qu'elle concerne comprend une pluralité d'éléments montés par place entre le vitrage et le châssis dont chacun comporte deux parties déplaçables l'une par rapport à l'autre, de manière à se trouver, en position de départ, dans le prolongement l'une de l'autre et à posséder dans cette position une épaisseur déterminée, puis lors d'un déplacement relatif à coopérer l'une avec l'autre de manière à former un élément d'épaisseur variable. Ces éléments peuvent tout aussi bien être utilisés comme cales de positionnement du vitrage, en agissant sur la tranche de celui-ci, ou comme cales de tenue du vitrage et de maintien en pression de celui-ci contre une bande préformée. Dans ce dernier cas, ces éléments sont disposés par place sur le pourtour du vitrage, par exemple tous les dix à vingt centimètres. La mise en place de chaque élément intervient entre la pareclose et le vitrage lorsque l'élément possède son épaisseur minimale après quoi il est procédé à la fixation de la pareclose puis au déplacement relatif des deux parties de chaque élément, provoquant une augmentation de l'épaisseur de ceux-ci et, par suite, un déplacement du vitrage du côté de la bande préformée qui, par appui sur la contrefeuillure, se déforme en se comprimant. La déformation de la bande préformée étant visible, il est très simple de cesser le déplacement relatif des deux parties de chaque élément lorsque la bande préformée est comprimée de façon suffisante. La tenue du vitrage proprement dit étant réalisée à l'aide de ces éléments, il suffit de prévoir, entre la pareclose et le vit#rage, soit un mastic traditionnel ayant un effet de garnissage, soit plus simplement un joint en matière synthétique, telle qu'en néoprène~, engagé à force dans la fente ménagée entre le vitrage et la pareclose. Ce dispositif peut être appliqué tout aussi bien aux vitrages montés en usine qu'aux vitrages montés sur les chantiers. Avantageusement, chaque élément est constitué à partir de deux parties possèdant chacune une forme générale parallélépipèdi que et dont l'épaisseur est petite vis-à-vis de la longueur, chacune des deux parties de l'élément possèdant deux grandes faces légèrement convergentes dans le sens de la longueur, les faces externes des deux parties étant sensiblement parallèles et en appui, respectivement sur le vitrage et sur le châssis, et les deux autres faces, de même inclinaison étant destinées à venir en appui l'une sur Chaque. élément étant mis en place de la façon indiquée précédemment, il suffit, pour provoquer une augmentation de son épaisseur, de prendre appui à l'aide d'une pince sur ses deux extrémités et de provoquer le rapprochement de celles-ci.En fonction de la valeur du chevauchement des deux parties de chaque élément, il est possible de modifier l'épaisseur de celui-ci. De plus, les deux faces des parties d'un élément, destinées à prendre appui l'une sur l'autre, présentent, sur au moins une partie de leur longueur, des stries transversales. Cette caractéristique évite tout déplacement relatif des deux parties de chaque élément quand toute action a cessé d'être exercée sur celles-ci. Avantageusement, et dans le but de faciliter l'utilisation des éléments, l'une des parties de chaque élément est plus large que l'autre et présente, sur au moins une partie de sa longueur et à proximité de ses bords longitudinaux, des rebords servant au guidage de l'autre partie. Dans le cas où les éléments sont destinés à réaliser non pas le calage du vitrage, mais le maintien de celui-ci avec, éventuellement, compression d'une bande préformée la partie la plus large de chaque élément possède, sur au moins une partie de sa longueur, un prolongement latéral de section générale en T et dont une face de l'âme est située dans le même plan que la face externe de la partie considérée. Pour positionner chaque élément, il suffit de placer une des ailes du T en appui sur la pareclose. Il est à noter qu'il est préférable que cette aile soit de largeur supérieure à celle de l'autre aile qui, pour sa part, peut servir au blocage d'un joint de couverture. Dans ce dernier cas, le prolongement en forme de T présente, sur sa face tournée vers le vitrage, des stries longitudinales. Ces stries favorisent l'accrochage du joint dans l'espace ménagé entre chaque élément et le vitrage. Dans une forme préférée d'exécution de l'invention, les deux parties de chaque élément sont réalisées en matière synthétiquej viennent ensemble de moulage dans le prolongement l'une de l'autre et sont réunies l'une à l'autre par des pattes aisément cassables. Lors du rapprochement des deux parties de chaque élément, les pattes reliant celles-ci cassent sous l'effet de la pression. De toute façon, l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit en référence au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemples non limitatifs, deux formes d'exécution d'éléments constitutifs de ce dispositif Figure 1 est une vue en perspective d'un premier type d'élément Figure 2 en est une vue de côté en position d'utilisation Figure 3 est une vue en coupe transversale selon la ligne 3-3 de figure 2 Figures 4 et 5 sont deux vues en coupe transversale d'une portion de vitrage comportant deux types d'éléments selon l'invention au cours de deux phases successives de montage Figure 6 est une vue très schématique de côté d'un vitrage. La figure 1 représente un élément a réalisé en matière synthétique, tel qu'il se présente venant de moulage. Cet élément a comprend une partie principale 3 et une partie secondaire 4 reliées par des pattes S aisément déchirables. La partie principale 2 est de forme générale parallélépipè dique, son épaisseur étant faible vis-a-vis de sa longueur. Cette partie 2 présente deux grandes faces, respectivement 6 et 7, convergentes, la face 7 présentant, pour sa part, des stries transversales 8. La partie 3 présente, faisant saillie du caté de la face 7, des rebords longitudinaux 9. La partie 4 est également de forme générale parallélépipèdique, de longueur correspondant à celle de la partie 3, et de largeur égale sensiblement à la distance entre les deux rebords 9 de la partie principale 3. Cette partie secondaire présente deux grandes faces, respectivement 10 et 12, qui sont convergentes dans le sens de la longueur, la face 10 étant parallèle à celle 6 de la partie 3, et la face 12 parallèle à celle 7. La face 12 présente, sur une partie de sa longueur, des stries transversales 13. D'un point de vue pratique, cette cale étant mise en place entre deux pièces, il suffit, pour augmenter la pression entre les deux pièces, de réaliser un déplacement relatif des parties 2 et 4, de telle sorte que la face 12 de la partie 4 vienne en appui sur la face 7 de la partie 2, ce qui provoque une augmentation de l'épaisseur de l'élément obtenu comme montré notamment aux figures 2 et 3. Utilisé tel que, cet élément 2 peut former une cale d'assise 14 conne montré aux figures 4 à 6. La figure 6 représente un châssis, portant la référence générale 15, monté pivotant autour d'un axe vertical par l'inter médiaire de paumelles l6. Le vitrage 17 est monté sur ce châssis avec interposition de quatre cales d'assise 14. Dans la mesure où il s'agit d'un élément destiné à assurer non pas le rôle d'une cale d'assise, mais le rôle d'une cale de compression assurant le maintien du vitrage, la partie principale présente un prolongement latéral 18 de section générale en T. Ce prolongement est disposé de façon telle, que sa face externe se trouve dans le même plan que la face 6 de la partie principale proprement -dite. Ce prolongement présente une âme centrale 19 sur une face de laquelle sont ménagées des stries longitudinales 20. Les stries sont ménagées sur la face opposée à celles située dans le prolongement de la face externe 6. En outre, l'aile 22 du T située du côté de la face 6 de la partie principale 2 est de longueur supérieure à celle de l'autre aile. D'un point de vue pratique, l'utilisation de cet élément est la suivante. Un vitrage 17, se trouvant positionné à l'aide de cales 14 dans un châssis avec interposition d'une bande préformée 23 entre le vitrage 17 et la contrefeuillure 24 du châssis, il est procédé au positionnement d'une pareclose 25 avec interposition entre celle-ci et le vitrage d'un élément 2 dans sa position représentée à la figure 1, l'aile 22 du prolongement 18 étant en appui sur la pareclose. Il est alors procédé a la fixation de celle-ci à l'aide de clous 26. Il est ensuite procédé, à l'aide d'une pince de faible largeur, au rapprochement des deux parties 2 et 4 de l'élément 2, de telle sorte que celles-ci prennent appui l'une sur l'autre. Cette opération conduit, comme montré à la figure 5, à l'augmentation de l'épaisseur de l'élément et, par suite, à la compression de la bande préformée 23. Quand la compression de la bande 23 est suffisante, l'opérateur cesse l'action exercée sur l'élément 2. Le vide entre le vitrage et la pareclose 25 peut être obturé par un joint en néoprène 27 ayant la forme représentée à la figure 5, c'est-à-dire possèdant une lèvre venant en appui sur la pareclose, et une lèvre pénétrant à l'intérieur de l'évidement ménagé entre chaque prolongement 18 et le vitrage 17, et coopérant avec les stries 20 de celui-ci pour réaliser sa fixation de manière élastique. Comme il ressort de ce qui précède, l'invention apporte une grande amélioration à la technique existante en fournissant un élément pouvant tout aussi bien servir au calage d'un vitrage qu' au maintien en pression de celui-ci. Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas aux seules formes d'exécution de cet élément, ni à sa seule application au montage de vitrages, décrites ci-dessus à titre d'exemples ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes de réalisation. C'est ainsi notamment que les deux parties de chaque élément pourraient avoir des formes différentes et être constituées par exemple par un élément mâle de forme conique coopérant avec un élément femelle dilatable ou que les éléments pourraient être destinés au montage de panneaux autres que des vitrages, sans que l'on sorte pour autant du cadre de l'invention. - REVENDICATIONS 1. - Dispositif de maintien d'un panneau tel qu'un vitrage dans un châssis, caractérisé en ce qu'il comprend une pluralité d'éléments montés par place entre le panneau et le châssis dont chacun comporte deux parties déplaçables l'une par rapport à l'autre, de manière à se trouver, en position de départ, dans le prolongement l'une de l'autre et à posséder dans cette position une épaisseur déterminée, puis lors d'un déplacement relatif à coopérer l'une avec l'autre de manière à former un élément d' épaisseur variable. X, - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que chaque élément est constitué à partir de deux parties possèdant chacune une forme générale parallélépipèdique et dont l'épaisseur est petite vis-à-vis de la longueur, chacune des deux parties de l'éló-ent possèdant deux grandes faces légèrement convergentes dans le sens de la longueur, les faces externes des deux parties étant sensiblement parallèles et en appui, respectivement, sur le vitrage et sur le châssis, et les deux autres faces, de même inclinaison étant destinées à venir en appui l'une sur l'autre. 3. - Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que les deux faces des parties d'un élément, destinées à prendre appui l'une sur l'autre présentent, sur au moins une partie de leur longueur, des stries transversales. 4. - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractérisé en ce que l'une des parties de chaque élément est plus large que l'autre et présente, sur au moins une partie de sa longueur et à proximité de ses bords longitudinaux, des rebords servant au guidage de l'autre partie. 5. - Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que la partie la plus large de chaque élément possède, sur au moins une partie de sa longueur, un prolongement latéral de section générale en T et dont une face de l'âme est située dans le meme plan que la face externe de la partie considérée. 6. - Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que le prolongement en forme de T présente, sur sa face tournée vers le panneau, des stries longitudinales. 7. - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que les deux parties de chaque élément sont réalisées en matière synthétique, viennent ensemble de moulage dans le prolongement l'une de l'autre et sont réunies l'une à par pardes pattes aisément cassables.