La présente invention concerne une matelassure comportant un corps en mousse revêtu d'une coiffe perméable en matière textile naturelle ou synthétique dont il est solidaire. il convient de préciser tout d'abord que le mot "matelassure" désigne ici un élément de rembourrage quelconque. I1 peut donc aussi bien désigner un pouf ou un coussin qutune partie de siège à usage domestique ou de siège de véhicule, par exemple une assise, un dossier ou un appuie-tete. Les matelassures réalisées actuellement avec une coiffe perméable en matière textile qui est solidaire de leur corps ne donnent pas entière satisfraction. C'est par exemple le cas des matelassures obtenues par la mise en oeuvre des procédés de moulage préconisant l'application du vide. Ces procédés exigent en effet que la face interne des eoiffes soit revêtue d'une enduction imperméable, d'une part pour permettre l'utilisation du vide et d'autre part pour éviter que le melange réactionnel donnant naissance à la mousse, qui est coulé à l'état liquide, mouille la coiffe et forme sur celle-ci des taches ou des marques inesthétiques s'accompagnant de durcissements locaux inacceptables. Or, la présence de l'enduction imperméable a lvinconvénient d'empêcher le dégazage de la mousse en cours de formation et de s'opposer à ce que la matelassure puisse "respirer",. ce qui nuit considérablement au confort thermique et hygroscopique de l'usager. Pour eviter cet inconvénient résultant de la présence de l'enduction imperméable, certains industriels ont proposé une solution consistant à utiliser un simple moule dépourvu de moyens pour appliquer le vide dans sa cavité, et à couler directement sur la coiffe perméable disposée dans la cavité du moule, un mélange réactionnel se trouvant dans un état de réaction intermédiaire entre son état liquide et son étant d'expansion finale. Les matelassures réali- sees de cette façon offrent effectivement un certain confort thermique et hygroscopique.Cependant, comme il est difficile de déterminer le moment exact où il convient de réaliser la coulée du mélange réactionnel, il arrive fréquemment que celle-ci soit réalisée trop tdt et que le mélange réactionnel mouille la coiffe, ce qui est dommageable pour l'esthétique de la matelassure, ou au contraire qu'elle soit réalisée trop tard et que la mousse ne soit plus apte à adhérer à la coiffe, ce qui se traduit alors par une matelassure de mauvaise qualité. La présente invention se propose donc de remédier à tous les inconvénients évoqués ci-dessus et, pour ce faire, elle a pour objet une matelassure en mousse revêtue d'une coiffe perméable solidaire de son corps, qui se carac térise en ce que la coiffe est doublée d'une feuille de mousse synthétique adhérant à sa face interne, et en ce que la mousse du corps résulte de l'expan sion d'un mélange réactionnel fortement catalysé, coulé directement sur la feuille alors qu'il est en cours de réaction mais encore fluide, cette mousse formant une couche superficielle dans ladite feuille sans atteindre la coiffe et sans provoquer de densification locale. Grâce à la feuille de mousse, les risques pour que le mélange réactionnel mouille la coiffe sont totalement éliminés. Cette feuille constitue en effet une sorte de barrage s'opposant à la propagation de la mousse dans la coiffe, laquellc est protégée contre les taches et les durcissements locaux et garde donc son aspect noble d'origine. Par ailleurs, comme le mélange réactionnel utilisé est fortement catalysé, il peut être coulé pratiquement immédiatement après sa préparation puisque, son expansion commençant très rapidement, il présente un pouvoir mouillant réduit. Le fait de couler sans tarder le mélange réactionnel a en outre l'avantage de permettre une très bonne adhérence entre la mousse et la coiffe. En effet, lors de sa coulée, le mélange réactionnel forme une crème suffisamment fluide pour pénétrer superficiellement dans la feuille de mousse et assurer une solide liaison entre celle-ci et la mousse résultant de son expansion, et ce sans provoquer de densification nuisible au confort. Selon une première variante, la feuille de mousse synthétique est fixée à la coiffe par fusion superficielle. A titre indicatif, on notera que cette fusion superficielle peut par exemple être réalisée en faisant circuler la coiffe et la feuille de mousse de part et d'autre d'une rampe de chauffage au gaz et en les appliquant l'une contre l'autre à leur sortie de la rampe. Selon une autre variante, la feuille de mousse synthétique peut être fixée à la coiffe-par simple collage. De préférence, la feuille adhérant à la coiffe a une épaisseur de l'ordre de 3 à 5 mm et est formée d'une mousse de polyuréthane, de polyéthylène ou de PVC. La mousse formée à partir du mélange réactionnel est quant à elle une mousse de polyuréthane. Avantageusement, la mousse du corps de la matelassure résulte de l'expansion d'un mélange réactionnel contenant en parties en poids - Polyol ..................... 100 - Eau ........................ 2,7 à 3,5 - Triéthylènediamine ......... o,8 à 1 - Organosilicone ............. 0,5 à 1 - Isocyanate ................. 35,5 à 43,3 La triéthylènediamine joue ici le rôle de catalyseur des gaz engendrés pendant la réaction. I1 est à noter que sa concentration est beaucoup plus élevée que dans les mélanges réactionnels habituels qui la contiennent et dans lesquels sa concentration est généralement comprise entre 0,1 et 0,15 partie en poids. L'organosilicone, parfois désigné huile de silicone,-sert quant à lui de stabilisateur. Si par ailleurs l'on souhaite augmenter la dureté de la mousse, on peut avantageusement introduire environ 0,5 partie en poids de diéthanolamine dans le mélange réactionnel, la diéthanolamine étant utilisée ici comme agent réticulant. Un mode d'exécution de la présente invention sera décrit ci-après à titre d'exemple en référence au dessin annexé dans lequel la figure unique est une vue en coupe schématique partielle d'une matelassure conforme à l'invention. Comme on peut le voir sur le dessin, la matelassure comporte un corps en mousse 1 adherant d une feuille de mousse synthétique 2 fixée sur la face interne d'une coiffe en tissu 3. Les mousses constituant le corps 1 et la feuille 2 sont de préférence des mousses de polyuréthane. Pour fabriquer cette matelassure, on procède de la manière suivante. Tout d'abord, on fixe la feuille 2 sur la coiffe 3, par exemple en faisant circuler ces deux éléments de part et d'autre d'une rampe de chauffage au gaz et en les appliquant l'un contre l'autre lorsqu'il arrivent en aval de la rampe. On applique ensuite l'ensemble obtenu contre la surface interne de la cavité d'un moule, la feuille 2 étant tournée vers l'extérieur. Lorsque cette opération est terminée, on déverse alors sur la feuille 2 un mélange réactionnel contenant par exemple les constituants ci-dessous dont les concentrations sont données en parties en poids - Polyol .............................................. 100 (Commercialisé sous la dénomination Niax 32/32 et ayant un poids moléeulaire de 5.000) - Eau .......................................... 3 - Triéthylènediamine ...................................... 0,9 (Commercialisée sous la dénomination Dabco) - Huile de silicone ....................................... 0,7 (Commercialisée sous la dénomination Y6932) - Diéthanolamine ........................................ 0,5 - Isocyanate ........................................ 40 (Commercialisé sous la dénomination 44VT et résultant d'un mélange de diisocyanate de toluène avec du diisocyanate de méthyldiphényle dans le rapport 60/40) entant donné que ce mélange est fortement catalysé, il se transforme rapidement en une crème muuillantpeu la feuille 2Jqui ne pénètre que superficiellement dans celle-ci et qui de ce fait ne provoque pas de densification nuisible au confort. Puis l'on ferme le moule pour permettre l'expansion du mélange réactionnel. Lorsque le moule est fermé, la mousse en cours de formation créé une pression interne intense qui contraint toutes les parties du tissu 1 à venir intimement contre la surface interne de la cavité de moulage et donc à se conformer fidèlement aux formes et dessins de cette surface. Par ailleurs, comme la feuille 2 et la coiffe 3 sônt perméables, les gaz de réaction peuvent aisément les traverser et par conséquent s'échapper de la mousse en cours de formation, ce qui évite la formation de bulles qui risqueraient de nuire à leur tour au confort. On procède enfin au démoulage lorsque la mousse a cessé de s'expanser. A ce moment la, la couche superficielle que celle-ci a formée dans la feuille est en effet devenue suffisamment dure pour assurer une bonne liaison entre elle et cette feuille. REVENDICATIONS 1. Matelassure comportant un corps en mousse revêtu d'une coiffe perméable en matière textile naturelle ou synthétique dont il est solidaire, caractérisée en ce que la coiffe est doublée d'une feuille de mousse synthétique adhérant à sa face interne, et en ce que la mousse du corps résulte de l'expansion d'un mélange réactionnel fortement catalysé, coulé directement sur la feuille alors qu'il est en cours de réaction mais encore fluide, cette mousse formant une couche superficielle dans ladite feuille sans atteindre la coiffe. et sans provoquer de densification locale. 2. Matelassure selon la revendication 1, caractérisée en ce que la feuille de mousse, synthétique est fixée à la coiffe par fusion superficielle. 3. Matelassure selon la revendication 1, caractérisée en ce que la feuille de mousse synthétique est fixée à la coiffe par collage. 4. Matelassure selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que la feuille adhérant à la coiffe a une épaisseur de l'or- dre de 3 à 5 mm et est formée d'une mousse de polyuréthane, de polyéthylène ou de PVC. 5. Matelassure selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la mousse formée à partir du mélange réactionnel est une mousse de polyuréthane. 6. Matelassure selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le mélange réactionnel contient en parties en poids - Polyol ..................... 100 - Eau ........................ 2,7 à 3,5 - Triéthylènediamine ......... 0,8 à 1 - Organosilicone ............. 0,5 à 1 - Isocyanate ................. 35,5 à 143,3 7. Matelassure selon la revendication 6, caractérisée en ce que le mélange réactionnel contient en outre environ 0,5 partie en poids de diéthanolamine.