La presente invention concerne un moteur deux temps à balayage equicourant comprenant un carter pourvu d'un orifice d'aspiration des gaz frais, un cylindre surmontant le carter et comportant un orifice d'admission, un piston deplaçable alternativement dans le cylindre entre un point mort bas où orifice d'aspiration et l'orifice d'admission sont en communication et un point mort haut ou cette communication est ingerrompue, et un dispositif d'allumage commande. Les principaux problemes qui se posent aux constructeurs de moteurs deux temps consistent à empêcher les gaz frais de se melanger avec les gaz brûles et à eviter qu'une partie des premiers puisse sortir à l'echappement avec les seconds. Les constructeurs ont ainsi ete amenes à mettre au point les moteurs organises en equicourant dans lesquels le systeme de balayage des gaz a pu être amelioré en ne disposant pas l'admission des gaz frais et l'échappement des gaz brûlés à la même extrémité du cylindre. Les moteurs à balayage équicourant que l'on a réalisés jusqu'ici ne donnent toutefois pas une solution entierement satisfaisante aux problemes evoqués cidessus. Par ailleurs, comme ils comportent deux pistons opposés dans chaque cylindre, ils ont une structure complexe rendant leur construction difficile et onéreuse. La présente invention se propose donc de perfectionner ces moteurs et, pour ce faire, elle a pour objet un moteur deux temps à balayage équicourant qui se caractérise en ce que l'orifice d'admission est situé à la partie supérieure du cylindre dans lequel il débouche. tangentiellement, cet orifice étant prévu à la sortie d'un canal de transfert dont l'entrée, lorsque le piston est au point mort bas, communique avec la cavité du carter par l'intermédiaire d'un perçage réalisé dans la paroi latérale dudit piston. Dans ce moteur deux temps qui comporte un seul piston par cylindre, les gaz frais restent sépares des gaz brûlés et leur separation s'effectue suivant un plan. En effet, lorsque le piston découvre l'orifice d'échappement en arrivant au point mort bas, les gaz frais qui peuvent alors emprunter le canal de transfert, pénètrent tangentiellement dans le cylindre et acquièrent ainsi un mouvement de rotation leur permettant de rester au-dessus des gaz brûles. Le niveau de ceux-ci s'abaisse donc à 11 intérieur du cylindre, en restant perpendiculaire à son axe vertical. Par ailleurs, comme laxseparation des gaz frais et des gaz brûlés s'effectue suivant un plan, on peut limiter le remplissage du cylindre de façon à ce que le niveau inférieur des gaz frais n'atteigne pas l'orifice d'échappement et qu'unie partie de ces gaz frais ne puisse pas sortir avec les gaz brûles. La combustion peut donc s'effectuer complètement, ce qui limite a pollution, tandis que la consommation en carburant peut etre réduite. Il convient ici de noter que le taux de remplissage peut être limité à 60 Z à pleine charge et à 10 % au ralenti. Avantageusement, l'orifice d'admission est conformé de façon à ce que les gaz frais pénètrent dans le cylindre sous la forme d'un jet ayant, au centre de celui-ci, une largeur égale à son rayon. La séparation des gaz frais et des gaz brûlés suivant un plan peut ainsi être assurée de façon encore plus marquée, ce qui permet d'obtenir une meilleure stratification. De préférence, le dispositif d'allumage commandé est placé dans le canal de transfert, au voisinage de son entrée. Lorsque le piston remonte au point mort haut pendant la compression, il refoule d'abord les gaz frais puis les gaz brûlés restants, à l'intérieur du canal de transfert. Or, comme ces différents gaz restent séparés, le dispositif d'allumage commandé, en raison de sa position particulière dans le canal, se trouve au contact des seuls gaz frais'qui peuvent donc brûler dans de bonnes conditions. On remarquera que la partie utile de la chambre de combustion a de petites dimensions puisqu'elle est limitée a la partie inférieure du canal de transfert. On remarquera également que les gaz frais, lors de leur admission dans le cylindre passent sur le dispositif d'allumage qui est situé sur leur trajet et I'empêchent de s'encrasser. Un mode d'exécution de la présente invention est représenté à titre d'exemple, sur les dessins annexés dans lesquels - la figure 1 est une vue en coupe verticale d'un moteur deux temps à balayage équicourant réalisé conformément à l'invention, le piston étant représenté au point mort bas ; - la figure 2 est une vue analogue à la figure 1, dans laquelle le piston est représenté au point mort haut ; - la figure 3 est une vue en coupe selon la ligne III-III de la figure 1 ; et - la figure 4 est une vue en coupe selon la ligne IV-IV de la figure 1. Le moteur deux temps que l'on peut voir sur les figures 1 et 2 comprend essentiellement un carter 1 pourvu d'un orifice d'aspiration 2 constitué par l'ouverture d'un clapet 3 situé en aval d'un carburateur connu en soi 4, un cylindre 5 surmontant le carter 1 et ferme à sa partie supérieure par une culasse 6, un piston 7 dont la face supérieure est plane, ce piston étant dépla çable alternativement dans le cylindre entre un point mort bas représenté à la figure 1 et un point mort. haut représenté à la figure 2, et un dispositif d'allumage commandé tel qu'une bougie 8. te cylindre est pourvu d'un orifice d'admission 9 des gaz frais et d'un orifice d'échappement 10 des gaz brûlés, ce dernier orifice débouchant dans une cavité annulaire il réalisée dans la paroi interne du cylindre qui -est doublée d'une chemise 12 pourvue de perforations 13 au niveau de la cavité 11. Lorsque le piston est au point mort bas, il découvre les perforations 13, de sorte que les gaz brûlés peuvent s'échapper par l'orifice 10. Conformément à l'invention, l'orifice d'admission 9 est situé à la partie supérieure du cylindre dans lequel il débouche tangentiellement. Comme on le voit particulièrement bien sur la figure 1, cet orifice est prévu à la sortie d'un canal de transfert vertical 14 dont l'entrée 15 est située au niveau d'un perçage 16 de la chemise et communique, lorsque le piston 7 est au point mort bas, avec la cavité du carter par l'intermédiaire d'un perçage 17 réalisé dans la paroi latérale dudit piston. En se référant maintenant à la figure 3, on remarquera en outre que l'orifice 9 est conformé de façon à ce que les gaz frais pénètrent dans le cylindre sous la forme d'un jet ayant, au centre de celui-ci, une largeur égale à son rayon. Enfin, comme le montrent les figures 1 et 2, on notera que la bougie 8 est placée dans le canal 14, au voisinage. de son entrée 15. Lorsque le piston est au point mort bas comme représenté à la figure 1, les gaz frais qui étaient comprimés dans la cavité du carter 1, empruntent le canal 14 et pénètrent à la partie supérieure du cylindre 5 selon un mouvement de rotation. Or, grâce à ce mouvement de rotation, ils ne se mélangent pas avec les gaz brûlées, mais restent au-dessus de ceux-ci dont ils sont séparés suivant un plan P perpendiculaire à l'axe du cylindre. Le taux de remplissage étant inférieur à l'unité, le plan P reste audessus de l'orifice 10 et il ne peut donc y avoir de perte de gaz frais à ltechappement. Lorsque le piston est au point mort haut comme représenté à la figure 2, on voit qu'il a comprimé et refoulé dans le canal 14 les gaz frais et les gaz bruIés non évacués au cycle précédent, les premiers étant situés sous les seconds et occupant la partie inférieure du canal 14.. La bougie 8 est donc entourée de gaz frais et lton conçoit aisément que la combustion peut s'effectuer dans d'excellentes conditions, mêmelorsque le taux de remplissage n'est que de 10 Z au ralenti. A la lumière de ce qui précède, on voit par conséquent que la présente invention propose un moteur deux temps à balayage en équicourant qui, tout en ayant une structure très simple, peut réussir des performances supérieures à celles des moteurs actuels du mme type. REVENDICATIONS 1.- Moteur deux temps à balayage équicdurant comprenant un carter pourvu d'un orifice d'aspiration des gaz frais, un cylindre surmontant le carter et comportant un orifice d'admission, un piston déplaçable alternativement dans le cylindre entre un point mort bas où l'orifice d'aspiration et l'orifice d'admission sont en communication et un point mort haut où cette communication est interrompue, et un dispositif d'allumage commandé, caractérisé en ce que l'orifice d'admission est situé à la partie supérieure du cylindre dans lequel il débouche -tangentiellement, cet orifice étant prévu à la sortie d'un canal de transfert dont l'entrée, lorsque le piston est au point mort bas, communique avec la cavité du carter par l'intermédiaire d'un perçage réalisé dans la paroi latérale dudit piston. 2.- Moteur deux temps selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'orifice d'admission est conformé de façon à ce que les gaz frais pénètrent dans le cylindre sous la forme d'un jet ayant, au centre de celui-ci, une largeur égale à son rayon. 3.- Moteur deux temps selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le dispositif d'allumage commandé est placé dans le canal de transfert, au voisinage de son entrée.