La présente invention est relative à un matériau d'emballage résistant à la stérilisation et thermosoudable, formé d'aluminium, d'alliages d'aluminium et/ou de produits composites d'aluminium. On connaît des emballages résistant à la stérilisation et thermosoudable, par exemple des feuilles composites flexibles ou des emballages semi-rigides ou rigides emboutis, formés d'aluminium, d'alliages d'aluminium ou de produits composites d'aluminium et portant, sur la face tournée vers le contenu, une feuille de polyoléfine, de préférence de polypropylène ou polyéthylène de forte densité. On fait adhérer ces feuilles au moyen d'un adhésif au support formé d'aluminium, d'alliages d'aluminium ou de produit composite d'aluminium. On connatt également des procédés de fabrication de matériaux d'emballage thermosoudables et résistant à la stérilisation, dans lesquels on applique un vernis sur le support. Toutefois, les procédés connus présentent des inconvénients notables. Ainsi le DT-OS 1 586 288 décrit un récipient thermosoudable et résistant à la stérilisation qui présente sur la face intérieure une couche thermodurcissable résistant a la stérilisation, à base par exemple de résines phénoliques et/ou époxydiques. Toutefois, pour pouvoir fermer ce recipient par un processus de thermosoudage, il faut en outre insérer entre le couvercle et le fond du récipient une matière synthétique thermoplastique. Dans ce procédé, on commence par appliquer un vernis non thermosoudable sur les deux parties de récipient à assembler, cette couche servant exclusivement à la protection contre la corrosion et l'adhérence étant assurée par la couche de soudage qui suit. Toutefois, pour obtenir le soudage de ces deux parties de récipient, il est absolument nécessaire d'utiliser en outre un agent de soudage thermoplastique qu'il faut appliquer sous la forme d'un revêtement supplementaire sur le bord de l'une des deux parties de récipient ou bien insérer sous la forme d'une couche intermédiaire entre les parties de récipient à fermer. La mise en place de cette couche de matière thermoplastique nécessaire au soudage des deux parties de récipient nécessite un supplément notable de machines à fermer et conduit en outre à une augmentation notable du coût du produit fini, de sorte que ce procédé connu est très peu économique pour les produits de grande série. En outre, il est connu de l'homme de l'art que les matières thermoplastiques décrites n'ont pas une résistance suffisante à la stérilisation. Ainsi, l'universalité d'utilisation de cette matière d'emballage est notablement restreinte. En outre, dans le brevet allemand n" 1 669 067, on décrit un procédé de réalisation de thermosoudures détachables dans lequel on applique comme couche de soudage, sur un support, un mélange comprenant une résine phenol/formaldéhyde, une résine de polyamide et un solvant, les deux parties à souder étant toutefois munies de couches de soudage de composition différente. Dans ce procéde connu, un grand inconvénient dans la fabrication du matériau est tout d'abord qu'il faut appliquer aux deux parties de récipient à souder des vernis de composition différente. En outre, les deux vernis sont à base de matières premières dont certaines au moins, comme l'a montré la pratique ne conviennent pas ou seulement dans une mesure très restreinte au vernissage interieur d'emballage de conserves, par exemple parce qu'elles gonflent sous l'action de l'eau. Un autre inconvénient notable de ce procédé connu réside dans le fait que l'ouverture satisfaisante des emballages ne peut être obtenu que par interposition d'une couche supplémentaire d'agent d'accrochage entre le support et les couches de vernis decrites, ce qui rend la fabrication de ce matériau plus complique et plus coûteuse et présente ainsi des inconvénients analogues à ceux du matériau decrit dans le DT-OS 1 586 288 déjà cité. L'invention a pour objet un matériau d'emballage thermosoudable et résistant à la stérilisation, formé d'aluminium ou d'alliages d'aluminium et/ou de produit composite d'aluminium, par exemple de boîtes de conserves rigides ou semi-rigides ou de sacs flexibles, caractérisé par le fait que la face tournée vers le contenu est munie d'une couche thermosoudable résistant à la stérilisation, pouvant être emboutie et résistant au contenu. L'avantage de l'invention réside dans le fait que l'on applique cette couche de façon adhérente en une seule fois et qu'après le séchage ou la réticulation des constituants du vernis, elle présente une grande thermoplasticité, sans que cela nuise aucunement à la résistance à la stérilisation et à l'action de protection contre la corrosion, y compris contre un contenu agressif. Un autre avantage du revêtement selon l'invention reside dans le fait que l'on peut adapter la resistance de la soudure, compte tenu de la forme et de la grandeur de l'emballage, aux besoins concernant le transport et le stockage et aux désirs du consommateur quant à la possibilité d'ouverture. Un autre avantage du matériau réside dans le fait que les parties à souder d'une unité d'emballage, par exemple d'une boite de conserve, sont revêtues de vernis de la même composition contrairement à l'un des procédés connus. Selon l'invention, les avantages mentionnés sont obtenus grâce au fait que pour le vernissage, qui présente après séparation une grande résistance à la stérilisation et au contenu, ainsi qu'une excellente thermoplasticité, on utilise un mélange de résines époxydiques, de résines phénol/formaldéhyde et de résines de polyester. Pour obtenir les propriétés susdites du vernis obtenu, il est nécessaire de respecter des proportions définies des différents constituants. Les proportions suivantes des différents constituants sont apparues particulierement appropriées résine époxydique 20 à 35 % résine phénol/formaldéhyde 0,3 à 5 % résine de polyester 2 à 10 X solvant 50 à 77,7 % A ce mélange, conformément aux dispositions légales sur les denrées alimentaires, on peut ajouter certaines quantités d'adjuvant pour vernis, par exemple de résines, de plastifiants, de stabilisants et de cires. A l'état dissous dans des solvants organiques appropriés, on applique le mélange sur un support approprié, par exemple d'aluminium et d'alliages d'aluminium d'une épaisseur de 0,050 à 0,300 mm ou de produits composites d'aluminium, par exemple de feuille d'aluminium assemblée à des matières synthétiques appropriées, par exemple des polyesters, des polyoléfines et des poly amides, avec une épaisseur de couche seche de 3 à 30 um, de préférence de 7 a 15 vm. Les températures nécessaires au séchage et à la réticulation du vernis sont de l'ordre de 170 à 350"C avec des temps de séjour de 20 secondes à 15 minutes. On a constate que les matériaux d'emballages portant des revêtements ainsi réalisés se soudent très bien entre eux, la température de soudage pouvant être de 160 à 320"C et les temps de soudage etant ceux qui sont usuels sur les machines à emballer actuelles. EXEMPLE A une bande d'aluminium de 0,1 mm d'épaisseur, on applique sur une face un vernis extérieur classique pour conserves. Sur l'autre face de la bande, qui constitue ensuite dans 1 'uti- lisation du matériau l'intérieur d'un récipient embouti, on applique le melange de résine décrit, dissous dans des solvants appropriés, avec une température de séchage de 220"C et un temps de séjour de 60 secondes. L'épaisseur de couche sèche est de 10 a 12 um. A partir de ce matériau, on fabrique des recipients par emboutissage. On les remplit d'une solution essai usuelle dans le domaine des boîtes de conserve, qui est une solution aqueuse d'acide acétique à 1,5 %. On ferme le récipient rempli au moyen d'un couvercle approprié revêtu, sur la face tournée vers le contenu, du vernis decrit plus haut, utilisé aussi pour le revêtement de l'intérieur de la boîte, avec une épaisseur de couche sèche de 10 à 12 um. On adopte les conditions de fermeture suivantes temps de soudage 0,6 secondes température de soudage 290"C Après stérilisation pendant deux heures à 121"C, le récipient est parfaitement fermé. Pour l'ouverture, on peut facilement retirer le couvercle du récipient, sans résidu ; le vernis interieur du récipient et du couvercle présente une apparence inchangée, on ne peut constater de corrosion en aucun point de l'emballage. REVENDICATIONS 1. Matériau d'emballage résistant à la stérilisation et thermosoudable, formé d'aluminium, d'alliages d'aluminium et/ou de produits composites d'aluminium et caractérisé par le fait que la face tournée vers le contenu est munie d'une couche thermosoudable résistant à la stérilisation, pouvant être emboutie et résistant au contenu. 2. Matériau selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la couche mentionnée est formée d'un melange de résine époxydique, de résine phénol/formaldéhyde et de résine de polyester. 3.Matériau selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que les proportions des différents constituants, en poids, sont les suivantes résine époxydique 20 à 35 % résine phénol/formaldéhyde 0,3 à 5 % résine de polyester 2 à 10 % 4. Matériau selon l'une des revendications 1 a 3, caractérisé par le fait que les résines sont dissoutes dans des solvants appropriés. 5. Matériau selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que la couche est appliquée une epaisseur de couche sèche de 3 à 30 um, de préférence de 7 à 15 um. 6. Matériau selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que la couche est appliquée en une ou plusieurs fois, de préférence en une seule fois.