Après l'apprêt et la teinture des fourrures, celle i sont frécuemment soumises à une opération de repassage, et cela à des à des températures considérablement élevées de 180-250% Cç afin de donner, d'une part à la couche de poils de la fourrure un certain lustre et, d'autre part, pour lisser les peaux crêpées par exemple les peaux de mouton tondues c'est-à-dire pour redresser les poils crêpés et leur donner, par exemple, une certaine rectitude.Pour fixer cet allongement et ce lissage des poils, on utilisait jusqutici à cet effet presque exclusivement de l'eau dite de repassage qui contient jusqu a 500 cm3 par litre d'une solution commerciale d'aldéhyde formique (formol) de 38 à 40 % en mélange avec de l'acide formique à 85 ,%. L'emploi de solutions d'aldéhyde formique fortement concentrees est lié à de nombreux inconvénients. Aux températures précitées il s'évapore naturellement une cuantité notable d'aldéhyde formique. En dehors même de la gêne que provoque l'odeur pour les personnes occupées aux machines à repasser, des inconvénients sanitaires sont non seulement à craindre, mais ils se proàuisent effectivement. En outre on a observé que même des pièces de vêtements de fourrure qui avaient été traitées par de l'eau de repassage contenant de l'aldéhyde formique dégageaient encore de l'aldéhyde forniqué même après un magasinage de longue aurée, ce qui présente de grands inconvénients aussi bien pour la vente que pour l'utilisateur. Dans le brevet allemand 640.152 il a été proposé de procéder au redressement et à la fixation de la couche de poils des fourrures avec des solutions dans l'essence d'acide formique exempt d'eau, éventuellement avec addition d'alcool. En raison du danger d'incendie de ce procédé et de son effet défectueux, cette méthode ne s'est pas répandue. Pour d'autres fibres de protéines, et en particulier pour les fibres ae laine, une fixation durable de ce genre est souvent désirable, par exemple pour éviter les plis provenant de la cuisson et de la marche, ainsi que les effets indésirables de crêpage lors du finissage des tissus de laine, et en outre pour la fixation du crêpage des fils et enfin aussi pour le fixage permanent en surface des tissus, des articles de bonnetterie et des tricots à partir des fibres laineuses, enfin, aussi des plis donnés au fer, des plissés etc.... t En principe ta présente invention consiste en be que les fibres de protéines sont traitées, en un seul stade ou en deux stades, par des mélanges de sulfite d'ammoniung douée, éventuellement àvec addition d'alcools ou de poiyglycpls polyvalents à faille poids moléculaire, ayant des poids moléculaires de 60 à îooe environ et de mélanges d'héxaméthylènetétramine, d'aldéhyde formique, de tri-, tetra-, penta- ou hexaméthylolmélamine ou de leurs éthers avec des alcools mono ou bivalents ayant de faibles poids moléculaires, contenant 1 à 4 atomes de carbone dansa chaîne éther à des températures de 110 C environ jusqu'à 250 C environ.Les avantages du procédé résident, avant toute chose, en ce que des fibres non teintes, c'est-à-dire aussi bien les fourrures non tentes que les tissus ou tricots non teints en laine, ne sont sujets à aucun jaunissement, ou que, quand la marchandise est teinte, il ne peut intervenir aucune modification de couleur, aucune gêne provenant de l'odeur et éventuellement aucun inconvénient pour la santé du personnel occupé à ce travail et enfin dans tous les cas, la marchandise revoit un très beau lustre précieux. EXEl/PLE 1 Des peaux de mouton tannées non repassées, à coloris naturel ou teintes, sont humectées sur le côté poil, d'une solution contenant 30 g de bisulfite d'ammonium 20 g d'urée 20 g de glycérine 0,6 g de sulfate de dodécyle par litre d'eau, soit manuellement à la grosse ou au moyen d'un dispositif d'enduction approprié. Ensuite on repasse sur une machine à repasser à 180 - 2500 C et, le cas échéant, on tond les poils. Pour autant que cela est nécessaire, on peut répéter le processus.La fixation finale se fait au moyen d'une solution de 60 g d'hexaméthylènetétramine 20 g d'aléhyde formique à 38 à 40 7 5 g d'hexaméthylol m élaminediglycoléther 20 g de glycérine 0,6 g de sulfate de dodécyle Le traitement se fait de la même manière que celle déçrite précédemment. A la place de la glycérine, on peut mettre en oeuvre, le cas échéant, des polyglycols ayant un poids moléculaire jusqu'à 1000 afin d'obtenir des modifications désirables dans la souplesse de la peau. Un essai comparatif de la peau de mouton ainsi traitée avec d'autres peaux qui ont été traitées par le procédé à la formaldéhyde-acide formique décrit suivant l'état précédent de la technique, a prouvé que même après immersion de trois heures de la marchandise traitée suivant la présente invention dans l'eau chaude à 200, puis séchage, il ne se produit aucune reprise de crêpage, alors que la peau traitée suivant les procédés connus retournait en grande partie à la forme crêpée d'origine. Les peaux non tannées, traitées suivant le présent procédé demeuraient Dlanches, tandis que les peaux comparées présentaient des apparences de jaunissement nettes. Aucune gêne olfactive ne se produit tandis que les peaux traitées sur la machine à repasser par le procédé à la formaldéhyde-acide formique présentaient encore, en dépit d'une aération soigneuse et après ventilation soigneuse après la fin du processus, une odeur désagréable de formaldéhyde. EXB4PLE 2 Les quantités de produits chimiques indiquées dans l'exemple 1 sont mises en jeu par moitié seulement dans le procédé à bain unique et ensuite la peau est traitée comme il a été précédemment décrit. Egalement dans cette fan d'opérer on a obtenu des peaux lissées irréprochablement qui ne présentaient aucune variation de coloris, offraient un lustre agréable et un très beau jeu dans la couche de fourrure. Il ne se produit non plus aucun collage de la fourrure du fait des composants résinifiants ajoutés. EXEMPLE 3 On a préparé un mélange constitué par 4,9 % d'hexaméthylènetétramlne 2,4 S d'urée 2,5 S de bisulfite d'ammonium 0,5 ,% d'un sulfonate d'alkyle Le reste jusqu'à 100 S est constitué par de l'eau. Une marchandise de laine non teinte a été traitée sur la machine à fixer par 25 grammes/litre d'une solution du mélange précédemment décrit à 80 C pendant 20 minutes et ensuite -trempée à l'eau froide puis teinte de la manière convenue. La marchandise teinte sans ce traitement préalable montre des plis nets de marche et des plis de cuisson, tandis que la marchandise fixée présente un aspect absolument uniforme Un essai également suivant le 11îmmaculatest" permet de reconnaître nettement l'effet de fixation. De la même manière on peut fixer aussi la marchandise colorée, et on la traite sur le foulard à 200 C environ par 50 g/litre environ du mélange précédemment décrit. Ensuite on donne une finition et on traite par la vapeur pendant 5 minutes environ. Après refroidissement la marchandise est séchée sur cadre et ensuite décatie encore pendant 30 secondes à la vapeur. Par comparaison avec la marchandise non traitée, cette pièce présente un très bel aspect avec un lustre précieux. D nus des essais de vêtements, par exemple sur des pantalons où une jambe était faite d'une marchandise traitée et l'autre d'une marchandise non traitée, on reconnaissait que la marchandise traitée présentait une stabilité notablement accrue des plis de repassage. De même sous la pluie, la jambe traitée ne perd pas sa forme, candis que la jambe non traitée offre une apparence chiffonnée bien connue. R E V E N D I C A T I O N Procédé pour la fixation avec changement de forme de la couche de poils de fourrures GU d'autres fibres de protéines caractérisé par le fait ctue des solutions de mélanges de bisulfite d'ammonium, d'urée, d'hexaméthyle'netétramine, de polyméthylolmélamines, ou de leurs éthers avec des alcools aliphatiques mono ou polyvalents ayant 1 à 4 atomes de C dans la molécule, avec addition d'alcools ou polyalcools di- ou trivalents ayant des poids moléculaires de 60 à 1000, sont apcliquées en un procédé à bain unique ou multiple à des fourrures ou à des marchandises de laine et que celles-ci sont soumises à un traitement de fixation à chaud à des températures de 80 à 250Q C.