L- présente invention concerne la réunion de madriers de charpente, particulièrement, mais non uniquement, de fermes de tol- ture et analogue. Dans la préfabrication des fermes de toiture et analogue, des madriers sont placés suivant la configuration désirée et les joints sont réalisés ~ l'aide de plaques métalliques garnies de picots, qui sont enfoncés profondément dans les madriers en faisant passer les fermes assemblées entre deux rouleaux. Normalement, il y a une plaque de chaque côté de chaque joint. Afin de maintenir la forme de la ferme assemblée lorsqu'elle passe dans les rouleaux, tétait l'usage Jusqu 'à présent de marteler a la main les plaques pour réaliser un enfoncement partiel, défini normalement par lten- foncement dans le madrier de quelques picots plus longs.Ce mode opératoire prend beaucoup de temps, est fatigant pour les opérateurs et conduit à un environnement bruyant, tout en étant quelque peu hasardeux dans ses résultats. La présente invention concerne un procédé de réunion de madriers de charpente, dans lequel des madriers, garnis de plaques de jonction à picots, en position, sont passés entre des rouleaux pour enfoncer les picots des plaques, de façon à former des jonctions permanentes, ce procédé comprenant l'étape d'enfoncer partiellement les picots des plaques dans un madrier placé en position, par action ce vérins à pression de fluiae, de préférence hydraulique. De préférence, un vérin est prévu à chaque joint pour comprimer le joint par une plaque de pression pour obtenir un en fondement partiel et les vérins sont actionnés simultanément et automatiquement, ceci faisant partie d'une séquence programmez d'opérations. Par la lise en oeuvre du procédé selon la présente invention, les inconvénients de 1 enfoncement partiel à la main sont évités. a présente invention concerne aussi un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé ae réunion défini ci-dessus, ce dispo sitif co:nportant une série de vérins associés chacun ' une table pour supporter le madrier placé dessus, au voisinage de la jonction réaliser, et avec une plaque de pression prévue pour être dégagée du vérin ou avancée sur le trajet de celui-ci, quand la jonction est prête pour ltenfoncement partiel des picots. Les plaques de pression peuvent être avancées et dégagées pneumatiquement, et peuvent aussi être munies de plaques de crampons prévues pour buter contre les madriers, de façon à posi tionner ceux-ci correctement. Les tables peuvent être manies de guides réglables pour aider à placer les madriers correctement. La présente invention va maintenant être décrite plus en détail, en se référant aux dessins ci-joints, dans lesquels La figure 1 est une vue en perspective d'une plaque typique utilisée pour la réunion des madriers de charpente, tels que les fermes de tolture. La figure 2 est une vue en élévation latérale d'un appareil de pression pour une forme de réalisation d'un dispositif pour enfoncer partiellement les plaques, dans le procédé de réunion selon la présente invention. La figure 3 est une vue en plan du dispositif de la figure 2 ; et La figure 4 est une vue en élévation en bout du dispositif des figures 2 et 5. La figure 1 représente un exemple typique de plaque que l?on utilise pour la réunion des madriers de charpente, tels que les fermes de tolture, et il est normal d'enfoncer une plaque de chaque côté du joint, de façon que chacune d'elles réunisse individuellement toutes les pièces de madrier qui se rencontrent à la jonction. On voit que la plaque de la figure 1 est constituée d'une feuille de base 11, de laquelle font saillie des groupes de picots primaires 12 qui sont poinçonnés dans la plaque, et recourbés, pour assurer un accrochage très positif une fois enfoncés dans le madrier sous 1'action des rouleaux. En plus, la plaque porte des picots secondaires 13, qui sont aussi poinçonnés dans la plaque, et qui sont un peu plus longs que les picots 12.Dans l'enfoncement préliminaire qui, jusqu'à présent, a été réalisé par martelage à la main, et qui est maintenant effectué par une compression préliminaire, les extrémités de ces picots 15 sont enfoncées-dans le madrier jusqu'à ce que les bouts des picots 12 rencontrent le madrier, la résistance devenant alors trop grande pour l'opération manuelle ou de précompression, pour poursuivre la réunion. Cependant, cette opération préliminaire permet de former un joint suffisamment résistant pour maintenir les madriers ensemble pendant qu'on les pousse entre les rouleaux, pour enfoncer complètement en place les picots 12 et 13 et amener la plaque sensiblement de niveau avec la surface des madriers. Une ferme de toiture classique est, en principe , un triangle isocèle, bien que dans certaines circonstances, elle puisse être un triangle rectangle qui constitue une moitié seulement du triangle isocèle. I1 y a bien entendu des jonctions dans la ferme aux angles du triangle, et le dispositif pour mettre en oeuvre le procédé selon la présente invention comporte normalement un ensemble de compression à chacun des coins, et un autre ensemble à chaque autre intersection sur les longueurs des madriers où des plaques de Jonction doivent être posées. Afin d'assurer le maximum de souplesse et de direction de ltopération, les ensembles de compression utilisables le long de la base d'un triangle sont normalement montés sur rails et adaptés à être fixés à des points choisis sur ces rails. I1 y a un Jeu de rails le long de la base, et probablement-un total de quatre ensembles de compression déplaçables individuellement le long de ces rails. Disposé à angle droit par rapport à ce premier jeu de rails, il y a un second jeu de rails qui porte un ensemble de compression pour le sommet du triangle isocèle. Les autres ensembles de compression ne sont pas montés sur rails puisque leurs emplacements ne peuvent pas être aussi facilement définis que pour ceux de la base et du sommet. Afin d'aider à aligner ces autres ensembles de compression, des tiges de liaison peuvent relier l'ensemble du sommet aux ensembles des coins sur le premier Jeu de rails, et les autres ensembles peuvent être guidés le long de ces tiges de liaison. Tous les ensembles de compression sont essentiellement semblables, et les figures 2 à 4 représentent un ensemble de compression caractéristique. On peut voir sur la figure 5 qu'il porte le sommet d'une ferme à 35 e Les figures 2 à 4 représentent l'ensemble de compression sous forme d'un chariot 21 monté par les roues 22 sur les rails 25, ayant une surface supérieure plate, ou table 24, pour supporter les madriers PS à réunir. Chaque table a une ouverture centrale 26 à travers laquelle agit un plateau déplaçable 27 monté sur un vérin hydraulique 28. La table est aussi munie de guides de positionnement ajustables 29, montés dans des saignées 30. Montés sur la table 24, il y a deux blocs 31 de guidage de plaque de pression, qui supportent une plaque de pression 32.Les blocs de guidage 31 supportent aussi un cylindre pneumatique 33 au moyen d'une traverse 34, et la tige du piston du cylindre 33 est fixée à une console 35 portée par la plaque de pression 32. La plaque de pression 32 porte deux plaques de serrage ajustables 36 qui sont adaptées à venir buter sur les angles formés par les madriers au sommet, et à y appliquer une compression. On voit qu'une compression analogue est appliquée à tous les angles de triangle simultanément, de sorte que les madriers sont maintenus serrés par les plaques réglables de serrage 36, avant que l'étape de pré-enfoncement effectif de l'opération de réunion ne soit com mencee. En fonctionnement, les chariots 21 sont positionnés avec précision aux angles et aux autres points de jonction nécessaires, et les plaques de jonction inférieures sont placées sur les plateaux mobiles 27, qui peuvent être pourvus de butées réglables pour assurer le positionnement précis desplaques. Les madriers préalablement coupés à longueurs sont alors posés sur leurs emplacements corrects en enjambant deux ou plusieurs des tables 24, et les secondes plaques de jonction sont alors placées en position avec leurs picots contre les madriers. A ce moment, le cycle automatique d'opérations peut être mis en route, et ceci commence par l'avance des plaques de pression 32, par les cylindres 33 jusqu a ajuster correctement les plaques de serrage 36 sur les madriers, et les plaques de pression sont au-dessus des plaques de jonction. Les vérins hydrauliques 28 sont alors mis sous pression pour forcer les picots 13 plus longs dans le madrier jusqu a ce que la résistance opposée par les picots 12 plus courts arrête le déplacement.Des commutateurs fin de course ou un dispositif de chronométrage peuvent aussi être prévus pour obtenir ce résultat. Les vérins hydrauliques 28 sont ensuite rétractés et les longueurs de madriers sont à nouveau supportées par les tables. La plaque de pression est alors aussi rétractée de sorte que la ferme préparée peut être amenée en position pour passer entre les rouleaux p,ur achever 1- réunion. Cette séquence a'opérations peut aussi faire partie d'un cycle Xuto.matique utilisant les techniques classiques de trXnziert. Le cycle automatique peut comporter le levage par un convoyeur de transfcrt, par exemple, du type double courroie, pour déplacer la ferme préparée sur un convoyeur multi-courroie pour le déplacement vers, et entre les rouleaux pour le pressage final. Des guides de support latéral, qui peuvent être extensibles et peuvent comporter des rouleaux, peuvent aussi être prévus pour coopérer avec la ferme pendant son transfert. On peut prévoit deux, ou plus de deux jeux de tables d'enfoncement pour travailler en relation avec une seule paire de rouleaux, et un commutateur à enclenchement peut être prévu pour assurer que deux fermes préparées ne sont pas avancées simultanément vers les rouleaux. Sur la figure 2, on a représenté une plaque additionnelle 37 ixée sous la plaque de pression 32. Cette plaque 37 est prévue pour le cas où des madriers plus minces sont a' utiliser et où il faut réduire la course du vérin nydraulique 28. Cette plaque est ,ormalement amovible quand on utilise des madriers plus épais. La présente invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation qui viennent d'être décrits, elle est au contraire .usceptible de variantes et de modifications qui apparaîtront à l'homme de l'art. REVEIXDICATIOI 1 - Procédé pour réunir des madriers de charpente, dans lequel des madriers, garnis de plaques de jonction à picots, en position, sont passés entre des rouleaux pour enfoncer les picots des plaques de façon à former des jonctions permanentes, caractérisé en ce qu'il comprend l'étape préliminaire d'enfoncer partiellement les picots des plaques dans un madrier placé en position, par action de vérins à pression de fluide, de préférence hydraulique. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'un vérin est prévu à chaque joint pour comprimer le joint contre une plaque de pression pour -obtenir un enfoncement partiel, et que les vérins sont actionnés simultanément et automatiquement, ceci faisant partie d'une séquence d'opérations programmée. 3 - Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce qu'il comporte une série de vérins associés chacun à une table individuelle pour supporter le madrier placé dessus, au voisinage de la jonction à réaliser, et à une plaque de pression prévue pour être dégagée du vérin ou avancée sur le trajet de celui-ci, quand la jonction est prête pour l'enfoncement partiel des picots. 4 - Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que les plaques de pression sont avancées et dégagées pneumatique ment. 5 - Dispositif selon l'une des revendications 3 ou 4, caractérisé en ce que les plaques de pression sont munies de plaques de serrage prévues pour buter contre les madriers de façon à positionner ceux-cl correctement. 6 - Dispositif selon l'une quelconque des revendications 3 à 5, caractérisé en ce que les tables sont munies de guides réglabres pour aider * placer les madriers correctement.