La présente invention concerne une machine volumétrique rotative, du type des pompes, freins ou compresseurs à palettes radiales glissantes. Une telle pompe - qui est reversible et peut être utilisée comme moteur - est par exemple décrite dans le brevet français N0 681 601. On sait que lorsque le fluide mis en circulation au moyen d'une telle pompe traverse un circuit fermé comprenant un organe de laminage réglable, cette machine peut être utilisée comme ralentisseur ou en tant que frein. Quelques variantes d'un dispositif de ce type sont décrites dans le brevet français NO 74 14846. Ces freins comportent un carter étanche rotatif à alésage cylindrique, solidaire de l'élément à freiner et équipé de palettes planes magnétisables, glissant dans des encoches de guidage radiales borgnes ouvertes sur l'alésage du carter. Ces palettes forment l'armature mobile d'un circuit magnétique torique enveloppant une bobine d'excitation annulaire encastrée dans la surface périphérique magnétisable d'un corps statorique cylindrique, excentré par rapport à l'alésage du carter, de façon à constituer avec ce dernier un volume de travail rempli d'un fluide de circulation (de freinage) de préférence incompressible.Les fonds des encoches de guidage communiquent, par des orifices approprié-s, avec l'intérieur de l'alésage et permettent au fluide de remplir également les fonds d'encoche, sans entraver le mouvement des palettes. Du fait de la force centrifuge, les palettes sont normalement poussées au fond des encoches. Le carter tourne alors librement autour de son axe. Lorsqu'un courant d'excitation traverse la bobine, le palettes sont successivement attirées par le stator et viennent s'appuyer contre sa surface avec une force réglable en faisant varier l'intensité du cou rant Elles subdivisent alors le volume de travail en-autant de volumes partiels de contenance variable du fait de l'excen- tricité du corps statorique Les chants par lesquels les palettes prennent appui en glissant sur la surface du stator présentent un arrondi de façon à former ùn ajutage de faible longueur réglant le passage du fluide entre les volumes de travail partiels adjacents, aussitôt qu'une différence de pres sion s'établit entre eux par suite de la-rotation du carter. I1 se produit alors un effet de laminage du fluide et un freinage du carter en fonction de l'intensité du courant d'excitation. Selon d'autres formes de réalisation de ce type de frein, les volumes de travail partiels sont reliés entre eux par des conduites de différentes dispositions, comportant des organes de laminage supplémentaires, réglables par des moyens qui peuvent être indépendants de l'intensité du courant d'excitation et dont l'effet de freinage peut être combiné avec celui des palettes. Bes freins électro-hydrauliques de ce type présentent un certain nombre d'inconvénients. Ainsi, leurs palettes ne peuvent être commandées individuellement, ce qui exclut des modes de fonctionnement différents de ce disppsitif selon les nécessités de l'emploi, par exemple tantôt comme frein, tantôt comme moteur, comme pompe ou comme compresseur. Du fait que le chant de chaque palette appliqué contre la surface du stator présente un arrondi, l'ajutage ainsi réalisé garde bien une configuration constante, même lorsque le plan de la palette forme avec le plan tangent à la surface du rotor à 11 endroit où se trouve momentanément cet ajutage, un angle variable du fait de l'excentricité du stator, mais la perte de charge ainsi obtenue est relativement limitée, du fait de la longueur active très réduite de l'ajutage, limitée à la génératrice commune de deux surfaces cylindriques. Le fluide passant dans la fente qui se forme entre la surface du stator et le chant de la palette empêche normalement le contact direct entre ces éléments et lubrifie cet endroit, réduisant l'usure prématurée de la palette et du stator.Pour réaliser des forces de freinage importantes, on serait donc obligé d'appliquer des pressions spécifiques importantes, indésirables du point de vue économique (électro-aimant puissant, donc pesant, consommation du courant d'excitation, etc.) aussi bien que sur le plan technique (problèmes d'étanchéité et d'usure). Du fait des fuites inévitables entre les parties mobiles, ce type de frein connu, s'il peut fort bien être utilisé comme ralentisseur, ne saurait servir a maintenir le rotor dans une position bloquée, à moins que des moyens additionnels soient mis en oeuvre. On connait également des pompes (brevet des Etats Unis d'Amérique NO 1 896 448) ou des freins (brevet franchais NO 766 848) comportant des pistons mobiles actionnés par un corps de rotor cylindrique excentré par rapport à un carter dans lequel sont incorporés des éléments de guidage (cylindres) disposés en étoile permettant aux pistons d'exécuter un mouvement de va-et-vient dans un sens radial. Les pistons assurent la circulation d'un fluide de travail dans un circuit fermé sur lui-même, comportant des organes de commande (vannes, pertes de charge, soupapes anti-retour, tiroirs de commande, etc.).Dans les machines à pistons, les problèmes d'étanchéité sont plus faciles a maîtriser que dans les systèmes à palettes mobiles radiales ; elles admettent donc des pressions plus fortes mais le volume occupé par la machine à pistons, pour un débit volumétrique donné, est nettement plus important aue là où le volume de travail est défini par deux surfaces cylindriques à axes parallèles mais excentrées, dont l'une tourne autour de l'axe de l'autre, comme c'est le cas pour les machines à palettes radiales. La présente invention a pour but de réaliser une machine volumétrique rotative compacte, à commande pneumatique ou de préférence hydraulique du type à palettes radiales glissantés, obviant aux inconvénients cités et permettant des modes de fonctionnement différents de la machine, inchangée en ellemême, tels que pompage, compression, freinage, blocage et/ou entraînement moteur, ne nécessitant qu'un volume réduit. Conformément à l'invention, une machine du type comprenant un carter cylindrique étanche, dans lequel est monté un arbre rotatif coaxial portant un rotor, également cylindrique, à surface lisse, dont ltaxe est parallèle, mais excentré d'une distance t par rapport à l'arbre et dont le diamètre est d'au moins 2 & plus petit que celui, intérieur, de l'alésage du carter, définissant un volume de travail rempli d'un fluide de circulation, le carter présentant des encoches de guidage disposées en étoile dans des plans à la fois radiaux et axiaux, ouvertes vers le volume de travail, dans lesquelles peuvent coulisser des palettes mobiles dont le chant intérieur est appliqué contre la surface du rotor sous l'action d'un dispo sitif-de commande, le carter étant muni, de part et d'autre et au voisinage immédiat d'au moins une des encoches de guidage, d'au moins un orifice d'entrée respectivement de sortie de fluide de circulation, est essentiellement caractérisée. par le fait que chacune des palettes est constituée par un ensemble de lames indépendantes, empilées dans des plans parallèles à l'axe de la machine, glissant les unes sur les autres et dont le chant appliqué contre la surface du rotor est arrondi, et par le fait que chacune des encoches de guidage est équipée d'un dispositif de retenue des lames ainsi que d'au moins un orifice d1admission-relié a une source de fluide de commande incompressible sous une pression réglable, d'un type connu en sol. Pour faciliter le glissement des lames les unes sur les autres ainsi que de leur ensemble dans leurs encoches de guidage, chaque lame peut être revêtue d'une couche amagnétique présentant des propriétés tribologiques favorables : résistance de frottement faible, usure négligeable, absence d'effets électrostatiques, etc. De plus, et du fait que chaque lame est actionnée individuellement sous l'effet de la pression du fluide de commande injecté au fond de l'encoche de guidage, chaque lame constitue un piston élémentaire indépendant des autres lames.Non seulement chacune d'elles forme alors un ajutage semblable a celui des palettes connues, mais leur ensemble constitue (de plus et du fait de leurs chants arrondis, laissant entre eux des petits volumes de dépression) une sorte de labyrinthe additionnant et, en outre, multipliant l'efficacité du laminage réalisé par chaque lame indépendante. Selon une forme de réalisation préférée, la surface du rotor peut être constituée, d'une manière connue en soi, par un manchon cylindrique monté en rotation au moyen d'une bague ou d'un roulement sur un tourillon excentrique solidaire de l'arbre de la machine. On évite ainsi pratiquement tout frottement entre les chants des lames qui n'effectuent qu'un mouvement de translation dans le sens radial, et la surface du rotor roule sur les chants des lames et l'alésage du carter fixe, de sorte que les forces transmises entre le rotor et les lames sont dirigées dans un sens strictement radial. Au passage du rotor excentré, les lames de palettes sont chaque fois poussées au fond de leur encoche de guidage où elles sont maintenues par le dispositif de retenue jusqu'à ce que la pression du fluide de commande les pousse de nouveau en avant, pour les appliquer contre la surface du rotor. Un dispositif de retenue du type magnétique est particulièrement simple et bien adapté à cet usage. Il comprend un simple aimant en fer à cheval ou un électro-aimant.Les lames sont, du moins en partie, dans la région du chant opposé au chant arrondi et tourné vers l'aimant, réalisées en un matériau magnétisable, cette partie formant l'armature mobile du dispositif. Pour actionner les lames de la manière décrite cidessus, chacun des orifices d'admission du fluide de commande des fonds des encoches de guidage peut être raccordé à une source de fluide sous pression, au moyen d'une conduite comportant des organes de réglage de la pression fournie, d'un type connu en soi. En combinant ou en commutant les différentes conduites d'admission selon les besoins de l'emploi, on peut ainsi à l'aide de dispositifs de commande adéquats, mais toujours avec la même machine, réaliser soit un frein, soit un moteur, une pompe ou un compresseur, véhiculant un fluide de circulation approprié. Lorsque toutes les conduites d'admission du fluide de commande sont branchées en parallèle, on obtient un frein du type décrit dans le brevet français No 74 14846, mais perfec- tionné et plus efficace. L'àttraction des palettes par un induit magnétique, toujours relativement lourd et posant des problèmes de refroidissement supplémentaires, est remplacée par la poussée d'un fluide de commande dont la pression peut être réglée d'une façon très souple et simple par des moyens classiques. Toutefois, la pression du fluide de commande doit être plus forte que celle du fluide de circulation se trouvant dans l'un quelconque des volumes de travail partiels, sinon les palettes restent au fond de leur encoche de guidage.Dans ce mode de fonctionnement, le fluide de circulation est brassé en circuit fermé. Ses conduites d'admission peuvent être obturées, à moins qu'elles comprennent des éléments de laminage dont l'effet peut être combiné, de façon connue en soi, avec celui des lames des palettes mobiles de la machine. Si l'on ne prévoit qu'une seule conduite d'admission du fluide de commande dans une encoche de guidage (à savoir, celle qui se trouve entre deux orifices d'entrée et de sortie du fluide de circulation, ces orifices étant disposés l'un près de l'autre, légèrement décalés dans le sens circonférentiel), raccordée à la source de fluide mis sous pression, les autres conduites d'admission sont reliées à une bâche collectrice se trouvant en dépression ou à pression atmosphérique. Les autres palettes restent au fond de leurs encoches de guidage et y sont maintenues par leurs dispositifs respectifs de retenue. La machine devient réversible et peut servir soit-de pompe (ou compresseur), soit de moteur, à l'instar des machines volumétriques classiques.A puissance égale, elle présente l'avantage d'être plus compacte, grâce à ses palettes subdivisées en lames indépendantes et à un effet de piston sur came réalisé par chaque lame prenant appui dans le sens radial sur le rotor excentrique. En effet, lorsque chaque conduite d'admission du fluide de commande est munie d'un organe de commande propre, chaque palette peut être actionnée individuellement, par des moyens connus tels que vannes, tiroirs de distribution et/ou de commande, permettant de changer le mode de fonctionnement de la machine par simple commutation des conduites. I1 est alors par exemple possible de passer du régime 11ralentisseur" en branchant toutes les encoches en parallèle sous une même pression réglable, puis de renforcer l'effet de freinage en fermant progressivement les vannes de sorte que le fluide de commande ne peut plus entrer librement dans les fonds des encoches de guidage et en sortir. Les palettes se comportent alors comme des pistons dans leurs cylindres et produisent un moment de freinage par effet de came. En bloquant les conduites entièrement, on obtient un frein de blocage à l'arrêt. Un tel ralentisseur/frein qui ne subit pratiquemen-t aucune usure peut par exemple, être utilisé dans une remorque tractée par un véhicule disposant d'une source de fluide sous pression. En commutant les conduites du fluide de commande dans le sens décrit cidessus, ce même frein peut servir de moteur et prendre part à la propulsion de l'ensemble tracteur/remorque, ce qui constitue un avantage appréciable, par exemple dans le cas de transports tout terrain. I1 est enfin possible de combiner l'effet de laminage du fluide de circulation dû aux palettes avec celui d'une pompe volumétrique comportant un ajutage, en dotant la machine d'un circuit extérieur présentant des pertes de charge réglables. A cette fin, les conduites de fluide de circulation peuvent être raccordées a une vanne de distribution réglant l'admission et/ou l'échange du fluide entre les volumes de travail partiels se trouvant dans l'alésage du carter, selon un programme préconçu. Selon un dispositif particulièrement avantageux, cette vanne de distributIon est un tiroir rotatif, tournant en synchronisme avec l'arbre de la machine. Un tel tiroir peut, par exemple, connecter chaque volume de travail partiel croissant avec le volume partiel décroissant correspondant, c'est-à-dire symétrique au premier par rapport au plan axial dans lequel le corps du rotor est excentré. Les arêtes de commande du tiroir servent alors d'ajutage (perte de charge) des circuits partiels. Les orifices d'admission, ctest-à-dir,e d'entrée et/ou de sortie du fluide, sont alors avantageusement disposés dans les plans bissecteurs entre deux palettes adjacentes. La commutation des ajutages d'une paire de volumes partiels à la paire suivante, nécessaire à cause de la rotation du plan d'excentricité du rotor, se fait alors automatiquement au moment où ce plan de symétrie passe par les orifices d'admission du fluide dans l'une des paires de volumes partiels La puissance d'une machine selon l'invention, à encombrement particulièrement réduit, est limitée comme pour toutes les machines semblables, par son échauffement. Lors du fonctionnement en régime de pompe, cet échauffement n'est en général pas critique, la chaleur produite étant normalement évacuée par le fluide de circulation véhiculé.En régime de freinage ou de compression, par contre, il y aura lieu de doter les conduites extérieures du fluide d'échangeurs de chaleur supplémentaires, de dimensions adéquates, d'un type connu en soi. D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention ressortiront mieux de la description qui v,a suivre de plusieurs exemples de formes de réalisation, faite en regard des dessins annexés sur lesquels les figures 1 et 2 représentent des coupes schématiques illustrant l'ajutage d'une palette du type connue, guidée dans une encoche d'un carter rotatif et appliquée contre la surface d'un stator les figures 3 et 4 représentent des vues en coupe, respectivement axiale et transversale, d'une forme de réalisation possible d'une machine selon l'invention la figure 5 est une vue simplifiée d'une machine seion la figure 4, destinée à illustrer le fonctionnement en régime de moteur, ainsi que les éléments des circuits extérieurs correspondants ; et la figure 6 représente une vue en coupe semblable à la figure 5, mais illustrant les circuits externes et le fonctionnement en régime de freinage combinant l'effet de piston des palettes avec l'effet des volumes de travail partiels connectés au moyen d'un tiroir rotatif. Sur ces figures, les mêmes éléments sont désignés par les mêmes références, éventuellement suivies d'un indice. En se référant aiix figure 1 et 2, on peut considérer la fente entre la palette P et le stator S comme étant un ajutage A de longueur L très réduite, provoquant de ce fait une faible perte de charge entre la pression amont P1 et la pression aval P2. La perte de charge entre palette et appui (ou stator), donc la différence des pressions Pl et P2 de part et d'autre de la palette P, est d'autant plus grande que la longueur L de l'ajutage A est plus grande. Cette longueur L est plus faible dans le cas d'une extrémité arrondie de la palette (figure 1) que dans le cas d'une extrémité droite de la palette (figure 2) mais qui pose des problèmes de réalisation et d'usure. En se référant aux figures 3 et 4, la machine selon l'invention comprend un stator extérieur la annulaire en matériau amagnétique, d'alésage lb, concentrique a un axe O - O, qui porte une série de bossages périphériques 2 équidistants dans lesquels sont réalisées des encoches de guidage a bords parallèles 3. Les bossages sont reliés entre eux, extérieurement, par des nervures ou ailettes circulaires 4 qui, tout en contribuant à la rigidité mécanique du stator, soumis å des pressions internes élevées, constituent une surface importante de dissipation de chaleur. Dans le fond de chaque encoche sont vissés ou fixés par tout autre moyen, un ou plusieurs aimants permanentes 13. Dans chaque encoche peut glisser une palette de référence générale 14 qui est formée d'une pile de lames 15-1617-18 en matériau magnétisable, dont les faces en contact sont revêtues d'un matériau amagnétique, soit métallique, soit plastique, afin qu'elles puissent glisser sans effort avec un jeu minimal les unes sur les autres, de meme que dans l'encoche. Le chant de chacune des lames des palettes appliqué contre le rotor est arrondi de façon à former un ajustage avec un manchon 10 dont le rôle sera expliqué ci-apres, quelle que soit la position angulaire de ce dernier.L'ensemble des chants arrondis des lames individuelles forme un labyrinthe renforçant l'effet de laminage Deux bossages 27a, -27b munis chacun d'un orifice 28a, 28b situés en deux points de la périphérie du stator à une distance l'un de l'autre un peu supérieure à la largeur d'une encoche, permettent la connexion éventuelle du volume de travail à un circuit extérieur, comportant ou non un moyen d',n- sérer une perte de charge et un échangeur de chaleur. Un accwmulateur de fluide 30 (voir figure 6) peut être connecté à ces orifices 28 de fac on à compenser les variations de volume et/ou de pression dues à la dilatation ou à des à-coups de commutation dans les circuits extérieurs. Autour de l'axe O - O tourne un arbre 5 - 6 - 5 centre dans des flasques latéraux 7 et 8 par des roulements à billes ll et 12. Cet arbre comporte, de préférence entre les portées de roulement, un tourillon 6 d'axe x - x', parallèle à O - O, mais excentré d'une valeur a. Ce manchon cylindrique 10, massif ou évidé, dont la longueur parallèlement à l'axe O - O est égale à celle de l'alésage du stator lb diminuée d'un jeu fonctionn'l réduit, est centré sur le tourillon 6 por le roulement 9. Son diamètre extérieur est tel gu'à la limite sa surface ait une gerératrice commune en T à la surface de l'alésage cylindrique lb du stator, c'est-à-dire que le manchon 10 roule sur la surface cylindrique lb de l'alésage statorique. Le flasque 8 qui supporte la réaction de freinage peut être fixé a un élément immobile par une bride latérale 8a. La largeur des palettes est telle, que celle se trouvant au point T (où la surface de l'alésage cylindrique lb du stator et la surface cylindrique extérieure du manchon 10 sont les plus rapprochées) se trouve chaque fois poussée au fond de son encoche 3 mais avec un jeu réduit t, entre l'extrémité de la palette et la ou les faces en regard des aimants permanents 13, dont l'induction magnétique est suffisante pour maintenir au fond de 11 encoche 3 ensemble des lames 15, 16, 17, 18 qui constituent chaque palette 14. Après un tour de 11 arbre 5 - 6 - 5, toutes les palettes sont enfoncées et la machine ne produit plus aucun couple de freinage perceptible. Dans l'espace mort de dimensions réduites, au fond de chaque encoche 3, débouche un canal 19 foré dans une plaque circulaire 20 soudée par exemple sur le flasque 8, cette plaque obturant une gorge 21 qui amène le fluide de commande des palettes 14 dans l'encoche 3. Chacune des gorges ou conduites 21 peut être mise en communication avec une source extérieure d'un fluide de commande sous pression, qui peut être de même nature qu'un fluide de circulation qui se trouve dans le volume de travail délimité par le stator, le rotor et les palettes. Chacune de ces conduites 21 peut également être obturée soit par un clapet (non représenté) soit par une vanne de commande 23. Le fonctionnement de la machine selon l'invention en régime de frein ou de moteur sera décrit en se référant à la figure 5 sur laquelle est représenté un carter d'alésage cylindrique 1b, ne comportant qu'un seul bossage 2E. Dans ce bossage peut coulisser une palette 14 formée d'une pile de lames 15, 16, 17, 18 superposées, comme décrit ci-dessus. L'extrémite interne, côté rotor, de chaque lame, de profil convenablement arrondi, est maintenue appliquée, indépendamment des lames voisines, sur la surface cylindrique extérieure du manchon rotorique 10, par une pression du fluide de commande de provenance extérieure (maître cylindre, par exemple) le fluide étant introduit par l'orifice 19. Deux orifices 28a et 28b, placés symétriquement de part et d'autre de la palette 14, communiquent avec un circuit extérieur 26a, 26b muni d'un organe créant une perte de charge 24 (vanne-tiroir, etc.) contrôlée lorsqu'il s'agit d'un frein, ou par exemple d'une pompe 25 lorsque la machine fonctionne en moteur et, stil y a lieu, d'un échangeur de chaleur 31. L'arbre 5 étant en rotation, le manchon 10 étant supposé tangent à l'alésage lb, roule dans le sens de la flèche tout autour de lb, selon leur génératrice de contact commune T. Le volume compris entre T, la périphérie du manchon 10 et la partie de l'alésage lb commençant à la lame 18 et se terminant en T, augmente pendant la rotation, alors que le volume commerçant en T et se terminant à la lame 15 diminue jusqu'à ce que le point T ait effectué un tour complet. En supposant l'espace entre stator et rotor rempli de fluide hydraulique, l'appareil constitue une pompe aspirante par l'orifice 28a et foulante par 28b, dans laquelle l'énergie mécanique de l'arbre est communiquée au fluide et partiellement ou totalement détruite dans le dispositif extérieur de perte de charge 24 en s'y transformant en chaleur. Inversement, le dispositif peut fonctionner en moteur volumétrique (hydrostatique) d'une façon connue en soi, s'il est alimenté en fluide sous pression dans l'un ou l'autre sens, par les orifices 28a, 28b. Seule, la palette 14 se trouvant entre les deux orifices 28a, 28b doit alors être actionnée par un fluide sous pression constante (fourni par exemple par la pompe 22) supérieure a celle du fluide moteur introduit dans l'alésage lb par un des orifices 28a ou 28b. Le couple freinant ou moteur est pulsatoire et passe par un maximum quand le point T se trouve diamétralement opposé à la palette, c'est-à-dire quand le aillant de cette dernière est maximum. Afin d'assurer un couple plus uniforme et augmente ter les performances, on répartit des bossages équidistants, dans chacun desquels coulisse une palette identique à celle précédemment citée, à la périphérie du stator (voir figure 4), déterminant ainsi entre stator, manchon et palettes, autant de volumes partiels qu'il y a de bossages. Les orifices 19 étant toujours connectés à un circuit extérieur de commande 21a, 22, des pertes de charge supplémentaires se produisent alors sous chaque palette, étant toutes fonction du jeu existant entre palettes et manchon, s'ajoutant à la perte de charge extérieure contrôlée. Il est d'ailleurs souhaitable d'avoir un même organe de commande pour contrôler les pertes de charge. Les pressions dans les volumes situés de part et d'autre des palettes 14 allant en augmentant, de l'aspiration au refoulement, la pression du fluide de commande doit être de valeur telle que la palette plongeant dans le volume où règne la pression la plus élevée ne soit soulevée que de façon à maintenir une fente étroite assurant un certain laminage du fluide passant d'un volume à l'autre. Les pressions agissant sur les autres palettes peuvent être réglées en conséquence, sans que le frein reste bloqué. Le couple reste pulsatoire, mais la fréquence des pulsations augmente avec le nombre des palettes, le taux d'ondulation allant en se réduisant. Le même effet peut être obtenu en montant plusieurs machines, fonctionnant soit en tant que freins, soit en tant que moteurs, sur un arbre commun, en ayant soin d'équilibrer les positions angulaires de leurs rotors excentrés. Les pressions extérieures appliquées aux palettes 14 par les orifices 19 et appuyant ces palettes contre le manchon 10 étant maintenues, un blocage presque total est obtenu par obturation complète de l'organe extérieur qui crée la perte de charge entre les orifices 28a-28b (figure 5) et qui interrompt alors toute circulation du fluide autre que celle due aux fuites internes à tout système hydrostatique. Bien que ces fuites représentent un faible débit, compte tenu de la présence de fluide sous pression côté intérieur et côté extérieur des palettes, elles permettent toutefois une rotation lente de l'arbre. Celle-ci peut être arrêtée du fait que le manchon 10, solidaire de l'arbre, exerce sur la moitié des palettes qui tendent à s'enfoncer dans leurs encoches, des forces parallèles à leur plan de glissement. En bloquant les conduites amenant le fluide de commande par les orifices 19 dans les encoches 10, le rotor peut être maintenu en place, les palettes jouant un rôle de piston, avec leur chant extérieur constamment soumis à la pression du fluide de commande incompressible. Elles ne peuvent plus se déplacer dans leurs encoches 3 respectives et bloquent le manchon 10 en rotation par effet de came. Cet effet est d'autant plus marqué qu'il ne peut y avoir que des fuites imperceptibles le long et sur les côtés des palettes car tout le volume interne est déjà rempli de fluide hydraulique. Ainsi, le blocage peut être obtenu sans aucun organe supplémentaire. D'autres modes de fonctionnement peuvent être envisagés, procédant par exemple par remplissage au moment du freinage et vidange lorsqu'il n'y a plus lieu de freiner. Par ailleurs, à partir d'un certain niveau de vitesse, il peut y avoir intérêt, pour éviter des phénomènes de cavitation, à n'exercer la pression de commande que sur les palettes se trouvant dans la demi-machine où se fait la mise en pression du fluide, ce qui peut être obtenu en utilisant un distributeur de fluide 23 de construction classique, alimentant les encoches 3 à tour de rôle, au moment voulu, par exemple un tiroir rotatif 23 tournant en synchronisme avec l'arbre 5 de la machine ou monté sur l'arbre 5 même.Les conduites 21 des encoches 3 qui suivent chaque fois un des volunes partiels V croissants devront rester sous pression pour garder leurs palettes respectives appliquées contre le manchon 10, alors que celles qui suivent un des volumes décroissants sont commutées sur un collecteur en dépression, pour permettre au fluide de commande de sortir de l'encoche 3 et à la palette de s'y enfoncer. Ce mode de fonctionnement est illustré sur la figure 6, représentant de façon sciïématique une variante avantageuse des circuits externes à la machine. Dans cet exemple, la ma- chine elle-même est identique aux machines selon les figures 4 et 5, sauf pour les bossages 27 et les orifices d'admission 28 du fluide de circulation qui, dans ce cas, sont en nombre égal à celui des palettes et disposés dans les plans bissecteurs entre les plans radiaux des palettes. Bes orifices d'admission 19 du fluide de commande de chaque encoche 3 sont reliés par des conduites 21 à un tiroir de distribution 23 tournant en synchronisme avec l'arbre 5 et le manchon 10 qui, au moment considéré, se trouvent dans leur position 10 heures' (selon la disposition des chiffres d'une montre) et tournent dans le sens des aiguilles d'une montre. Les encoches 3 placées à "12 heures" et "2 heurets" se trouvent connectées au réservoir 29 à pression atmosphérique et se vident, alors que celles de "6 h" et 118 h" reçoivent du fluide sous pression à partir de la pompe 22 à pression réglable. Un accumulateur de fluide 30 permet de neutraliser des coups de bélier éventuels.Les encoches "4 h" et 1110 h", qui se trouvent au moment considéré aux deux points morts du manchon 10, sont déjà commutées sur les groupes respectifs auxquels elles vont appartenir aussitôt que le rotor aura continué son mouvement de rotation. S'il y a lieu, chaque conduite 21 peut être équipée d'une vanne de laminage, qui peut être réalisée selon une technique classique sous forme d'arêtes de commande des rainures ou canaux de distribution du fluide, pour faire participer les palettes 14, par effet de piston sur came, à la création du couple de freinage. Les orifices d'admission 28 du fluide de circulation de chaque volume partiel de travail V sont reliés à un deuxième tiroir de distribution 24, tournant également en synchronisme avec l'arbre 5 de la machine, de façon à mettre chaque volume partiel V décroissant (dans le cas de la figure 6, les volumes qui se trouvent momentanément à "11 h", "1 h" et "3 h") en communication avec le volume croissant correspondant (soit respectivement à "9 h", "7 h" et "5 h") en passant par un aju- tage réglable aménagé dans le rotor du tiroir tournant 24. Le fluide de circulation passe donc chaque fois des volumes dé croissants aux volumes croissants qui se trouvent momentanément dans une position symétrique par rapport au plan axial dans lequel le rotor 6, 10 est excentré.La commutation entre deux états de connexion momentanés consécutifs a lieu chaque fois lorsque la génératrice de contact T entre le manchon 10 du rotor et alésage du carter lb passe sur un orifice d'admission 28 du fluide, au cours du mouvement de rotation des parties tournantes. Le couple de freinage peut donc être réglé en faisant varier la pression du fluide de commande agissant sur les palettes 14 et en ajustant les ajutages dans le rotor du tiroir 24. Les pulsations du couple freinant ou moteur peuvent encore être atténuées d'une façon plus efficace, à l'instar des moteurs ou pompes à pistons multiples classiques, en grou chant un certain nombre n de machines unitaires en position coaxiale, dans le prolongement les unes des autres, leurs arbres 5 formant un vilebrequin dont les tourillons excentrés 6 sont décalés les uns par rapport aux autres d'un angle de 360" Cette mesure, bien connue en soi, permet non seulement n d'obtenir un couple quasi constant pour chaque tour des rotors, mais de faciliter en même temps l'équilibrage en rotation des parties tournantes de l'ensemble. - Légende des figures A Ajutage L Longueur de l'ajutage A P - Palette P1,P2 Pressions dans les volumes de travail de part et d'autre de la palette P S Stator la Stator extérieur lb Alésage du stator 0-0' Axe de la machine 2 Bossages périphériques 3 Encoches de guidage 3a Encoche entre les orifices d'entrée et sortie 28a, 28b du fluide de cinculation 4 Nervures circulaires de refroidissement 5 Arbre rotatif 6 Tourillon-excentrique de l'arbre 5 7 Flasque avant;; du carter 8 Flasque arrière du carter 8a Fixation au bâti 9 Anneau de roulement 10 Manchon du rotor 11,12 Roulements à billes 13 Elément de retenue (aimant) des palettes 14 14 Palette mobile, formée par un empilement de lames indépendantes 30 Bâche de maintien de la pression 31 Echangeur de chaleur 15/18 Lames magnétisables 19 Canal d'admission du fluide de commande dans l'encoche 3 Génératrice de contact entre l'alésage lb et le manchon 10 t Jeu entre palette 14 et aimant 13 V Volume de travail partiel X-X' Axe du tourillon excentré Excentricité O-O'/X-X' 19a Canal d'admission dans l'encoche 3a 20 Plaque annulaire obturant la conduite 21 21 Conduite d'admission du fluide de commande 21a Conduite d'admission vers le canal 19a et l'encoche 3a 22 Source de fluide de commande pressurisé 23 Vanne de distribution du fluide de commande 24 - Organe de laminage du fluide de circulation 25 Pompe ou compresseur du fluide de circulation 26a, Conduites du fluide 26b de circulation 27a, Bossages pour l'entrée et la sortie 27b du fluide de circulation 28a, Orifices d'entrée et de sortie 28b du fluide de circulation 29 Bâche collectrice du fluide de commande REVENDICATIONz 1. Machine volumétrique rotative utilisable en tant que pompe, frein ou moteur, comprenant un carter cylindrique étanche, dans lequel est monté un arbre rotatif coaxial portant un roter, également cylindrique, à surface lisse, dont 11 axe est parallèle, mais excentré d'une distance par rapport à l'arbre et dont le diamètre est d'au moins plus petit que celui, intérieur, de l'alésage du carter, définissant un volume de travail rempli d'un fluide de circulation, le carter présentant des encoches de guidage disposées en étoile dans des plans à la fois radiaux et axiaux, ouvertes vers le volume de travail, dans lesquelles peuvent coulisser des palette mobiles dont le chant intérieur est appliqué contre la surface du rotor sous l'action d'un dispositif de commande, le carter étant muni, de part et d'autre et au voisinage immédiat d'au moins une des encoches de guidage, d'au moins un orifice d'entrée et un orifice de sortie de fluide de circulation, machine caractérisée par le fait que chacune des palettes est constituée par un ensemble de lames indépendantes, empilées dans des plans parallèles à l'axe de la machine, glissant les unes sur les autres et dont le chant appliqué contre la surface du rotor est arrondi, chacune des encoches de guidage étant équipée d'un dispositif de retenue des lames ainsi que d'au moins un orifice d'admission relié à une source de fluide de commande incompressible sous pression réglable. 2. Machine selon la revendication 1, caractérisée par le fait que la surface du rotor est constituée par un manchon cylindrique monté en rotation au moyen d'une bague ou d'un roulement sur un tourillon excentrique solidaire de l'arbre. 3. Machine selon la revendication 2, caractérisée par le fait que le dispositif de retenue est du type magnétique et que les lames sont au moins en partie réalisées en un matériau magnétisable, cette partie formant l'armature mobile du dispositif. 4. Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée par le fait que chacun des orifices d'admission du fluide de commande est raccordé à une source de fluide sous pression au moyen d'une conduite comportant des organes de réglage de la pression fournie. 5. Machine selon la revendication 4, caractérisée par le fait que toutes les conduites d'admission du fluide de commande sont branchées en parallèle. 6. Machine selon la revendication 4, caractérisée par le fait que seule la conduite d'admission du fluide de commande menant à l'encoche qui se trouve entre les deux orifices entrée et de sortie du fluide de circulation est raccordée à la source de fluide sous pression, les autres conduites d'admission étant raccordées à une bâche collectrice se trouvant en dépression ou à pression atmosphérique. 7. Machine selon la revendication 4, caractérisée par le fait que chaque conduite d'admission du fluide de commande est munie d'un organe de commande propre. 8. Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 4 et 7, caractérisée par le fait que les conduites d'admission du fluide de commande sont raccordées à une vanne de distribution réglant l'admission de fluide sous pression aux différentes encoches de guidage selon des combinaisons et/ou un programme préconçus. 9. Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée par le fait que les conduites du fluide de circulation sont raccordées à une vanne de distribution réglant 1'admission et/od l'échange du fluide entre les volumes de travail partiels dans l'alésage du carter selon un programme préconçu. 10. Machine selon l'une quelconque des revendications 1, 4 et 5, caractérisée par le fait que chaque orifice d'entrée du fluide de circulation est raccordé à l'orifice de sortie correspondant au moyen d'une conduite comportant un organe de laminage réglable du fluide de circulation. 11. Machine selon l'une quelconque des revendications 1, 4 et 6, caractérisée par le fait que chaque orifice d'entrée du fluide de circulation est raccordé à l'orifice de sortie correspondant au moyen d'une conduite comportant une pompe ou compresseur constituant une source de fluide de circulation pressurisé à pression réglable. 12. Machine selon la revendication 8 ou la revendi cation 9, caractérisée par le fait que la vanne de distribution est un tiroir rotatif tournant en synchronisme avec l'arbre de la machine. 13. Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisée par le fait que les conduites de fluide extérieures comportent au moins un échangeur de chaleur. 14. Groupe de n machines volumétriques selon l'une quelconque des revendications 1 à 13, caractérisé par le fait que ses machines sont assemblées en position coaxiale, leurs arbres formant un vilebrequin dont les tourillons excentrés sont décalés les uns par rapport aux autres d'une angle de 3600 n