La présente invention a pour objet un coffrage démontable et réutilisable pour coffrer l'intérieur d'une enceinte parallélépipédique en béton colportant une ouverture d'accès. Le secteur technique de l'invention est celui des travaux publics. On sait que les réseaux de câbles enterrés, notaninent les réseaux de câbles de téléconrnXnication ou de câbles électriques comporte des chambres bétonnées étanches dans lesquelles on effectue les jonctions et les dérivations entre câbles et ces chambres comportent une cheminée d'acces. Les dimensions de ces chambres sont trop importantes pour qu'elles puissent être préfabriquées. A ce jour, ces chambres sont maronnées ou coulées sur place en plusieurs étapes : on coule d'abord le radier, puis les murs verticaux et enfin le toit et la cheminée. Cette façon d'opérer présente l'avantage que le coffrage intérieur et le décoffrage des murs verticaux se font par le haut et ne présentent pas de difficultés. Par contre, elle allonge la durée des travaux et entraîne un coût élevé. L'objectif de la présente invention est de procurer un coffrage intérieur de telles chantres permettant de couler en une seule opération les murs verticaux, le toit et la cheminée d'acces, lequel coffrage peut être démonté aisément et rapidement, sans être détérioré et peut donc être réutilisé un grand nombre de fois, de telle sorte que le court des chambres enterrées en béton se trouve réduit. Dans la suite, on se réferera plus particulierement a l'application d'un coffrage selon l'invention a des chantres enterrées mais il est précisé que ce choix n'entraîne aucune limitation et qu'un coffrage selon l'invention peut servir de coffrage intérieur pour couler n'importe quelle enceinte parallélépipédique en béton, ayant une ouverture d'accès,par exemple une citerne, une fosse, etc ..... Un coffrage selon l'invention a la forme d'un parallélépipede ouvert vers le bas et comporte,d'une part,une ossature placée suivant les arêtes du parallélépipède et, d'autre part, des panneaux supportés par l'ossature. Les objectifs de l'invention sont atteints au moyen d'un coffrage dont l'ossature est composée de poutres dont les deux faces latérales sont senr siblement paralleles aux plans bissecteurs des diedres formés par deux faces adjacentes et dont les panneaux comportent, le long de leur bord qui prend appui sur l'ossature, une poutrelle dont la face externe forme avec le plan du panneau un angle sensiblement égal a 450. Les poutres de l'ossature présentent une face externe arrondie en forme de quart de cercle. L'ossature comporte, en outre, aux quatre sommets situés aux angles du toit, un coin qui assure la liaison entre les trois poutres de l'ossature aboutissant à ce sommet et qui est démontable par coulissement vers l'intérieur sans démonter l'ossature. Ces coins ont la forme générale d'un parallélépipède dont la face externe est arrondie et dont la face supérieure est formée de deux plans formant entr'eux un angle rentrant de 900. Le résultat de l'invention est un produit nouveau qui constitue un coffrage intérieur d'une chantre parallélépipédique en béton. Ce coffrage est facile à démonter en enlevant d'abord les quatre coins puis les poutres de l'ossature et enfin les panneaux. Ces démontages s'effectuent simplement en faisant glisser les coins et les poutres de l'ossature vers l'intérieur et les panneaux, qui sont les parties les plus fragiles, se trouvent libérés, sans qu'il soit nécessaire d'exercer un effort sur ceux-ci pour démonter le coffrage. Il en résulte que le démontage n' entraîne aucune détérioration du coffrage qui peut être réutilisé un très grand nombre de fois. Les faces d'appui des panneaux sur les poutres de l'ossature sont inclinées de telle sorte que la poussée du béton sur les panneaux maintient ceux-ci appliqués contre l'ossature et celle-ci est soumise à des efforts de compression sur ses deux faces latérales sans avoir à subir aucun couple de torsion. Le coffrage selon l'invention est posé sur un radier et permet de couler en une seule opération les parois verticales, le toit et la cheminée d'accès. Le montage et le démontage du coffrage sont rapides, de l'ordre de quelques heures et le coût de la construction des chantres bétonnées est réduit dans de grandes proportions grâce aux coffrage selon l'invention. Tous les travaux d'ajustage du coffrage sur le chantier sont supprimés du fait que les panneaux reposent sur des faces d'appui inclinées et se mettent en place, bien à l'équerre, par un effet de coin. Les vis de rappel utilisées pour assembler les panneaux et l'ossatu- re permettent d'effectuer un assemblage et un démontage rapides, depuis l'intérieur de la chantre. La description suivante se réfere aux dessins annexés qui représentent un exemple de réalisation d'un coffrage selon l'invention, sans aucun caractère limitatif. La figure 1 représente une vue en perspective d'une chambre en béton enterrée. La figure 2 représente une vue en perspective avec arrachement partiel d'un coffrage intérieur de la chambre de la figure 1. Les figures 3, et 4 sont des coupes suivant III III et IV IV de la figure 1. La figure 5 est une coupe suivant V V de la figure 4. La figure 6 est une vue en perspective d'un coin démontable. La figure 7 est une perspective, vue de l'intérieur, d'un sonnet du coffrage. La figure 8 est une perspective, vue de l'extérieur, d'un sommet du coffrage. La figure 9 est une vue en perspective d'un dispositif de verrouillage amovible. La figure 1 représente une chantre en béton 1 comportant une cheminée d'accès. On sait que l'on est amené à construire de nombreuses chambres des type pour servir, par exemple, de chambres de raccordement ou de dérivation, dans les réseaux enterrés de câbles de télécommunication ou de câbles électriques. Ces chantres ont généralement des dimensions importantes, par exemple 3,50m. de long, 1,30m. de large et 2m. de haut et doivent être coulées snr place, ce qui entraîne la nécessité d'utiliser un coffrage intérieur et de décoffrer. A ce jour, ces chanbres sont construites en coulant d'abord les murs verticaux puis, après décoffrage de eeux-ci, le toit de la chambre, ce qui ralentit la construction. La figure 2 représente une vue d'ensemble, en perspective, d'un coffrage 3 selon l'invention, permettant de coffrer entièrement l'intérieur de la chantre 1. Ce coffrage est facilement démontable, sans subir aucune détérioration, de sorte qu'il peut être réutilisé un grand nombre de fois. Il présente te une surface externe unie et des arêtes arrondies, de telle sorte que la surface du béton brut de décoffrage est parfaitement lisse et n'a pas besoin de recevoir un enduit intérieur. Ce coffrage, sans fond, est composé, d'une part d'une ossature for née de quatre montants identiques 4a, 4b, 4c et 4d ; de deux longerons supérieurs 5a, 5b, de deux traverses supérieures identiques 6a, 6b et de quatre coins démontables identiques, 7a, 7b, 7c, 7d placés aux quatre sommets du coffrage et, d'autre part, d'un certain nombre de panneaux plans qui prennent appui sur cette ossature. Par exemple, les grands côtés verticaux sont formés chacun de trois panneaux, 8a, 8b, 8c, les petits côtés verticaux sont composés chacun d'un panneau 9a, 9b (non visibles) et le dessus est composé de trois panneaux 10a, 10b et 10c. Le nombre de panneaux composant chaque côté peut être quelconque. Ce nombre est choisi de telle sorte que les dimensions des panneaux soient suf fisa-ent réduites pour qu'ils passent a travers la cheminée. Le coffrage 3 comporte, en outre, un coffrage intérieur de cheminée forme de quatre panneaux iota, 10b, 10c et 10d. La description se réfère à un coffrage en bois mais'il est bien précisé que le choix de ce matériau n'est pas limitatif et que l'on pourrait également construire un coffrage selon l'invention en métal, en matière plastique ou en tout autre matériau équivalent ou en combinant plusieurs de ces matériaux. Les coupes 3, 4 et 5 montrent clairement la forme des pièces de l'os- sature et l'assemblage entre ces pièces et les panneaux. Les montants 4, les longerons 5 et les traverses 6 sont constitués par des poutres ayant une section de forme générale rectangulaire dont la face tournée vers l'extérieur est arrondie en forme de quart de cercle. Ces poutres sont disposées de telle sorte que leurs deux faces latérales, parallèles entr' elles, soient inclinées à 45" par rapport au plan des deux faces du coffrage qui leur sont adjacentes. Il est précisé que cet angle de 45" est un angle préférentiel du fait qu'il permet d'utiliser des poutres ayant deux faces latérales parallèles, ce qui simplifie la construction. Toutefois, l'invention n'est pas limitée à un tel angle et couvre toute ossature formée de poutres dont les faces latérales forment avec le plan des deux faces coffrage qui leur sont adjacentes, un angle aigu voisin de 45" avec une dépouille du côté extérieur de sortequeles poutres puissent être démontées vers l'intérieur avant de démonter les panneaux. Les panneaux 8, 9, 10 comportent, le long de leur bord qui prend appui sur l'ossature, une poutrelle 11 dont la face tournée vers -l'ossature fait avec le plan du panneau un angle a sensiblement égal à 450, de sorte que chaque panneau est maintenu appliqué contre l'ossature par la poussée du béton et se trouve positionné bien à l'équerre par rapport aux panneaux composant les faces adjacentes. Les panneaux de coffrage sont composés d'une plaque lisse, par exemple du contreplaqué ou une tôle, qui constitue la face externe et de poutrelles de raidissement 12. Les panneaux tels que 8a, 8b, 8c qui constituent des parties d'une même face du coffrage comportent, le long de leurs bords adjacents, des raidisseurs 13, par exemple des poutrelles de section rectangulaire ou des profilés métalliques. L'assemblage des panneaux entr'eux ou des panneaux avec les poutres de l'ossature est réalisé au moyen de vis de rappel 14, du type de vis utilisées pour assembler entr'eux les bois d'un lit. Ces vis 14 traversent les poutrelles 11 et se vissent dans des douilles 15 insérées dans les poutres 4, 5 et 6. Les poutres 4, 5 et 6 comportent sur leur face interne des poignées 16 qui permettent de les retirer vers l'intétieur, après avoir démonté les coins 7 et avent de démonter les panneaux. Une particularité remarquable du coffrage selon l'invention, est, en effet;que l'on commence à demonter l'ossature avant de démonter les pan neaux, ce qui a pour avantage d'éviter, lors du démontage, la détérioration des panneaux qui sont les pièces les plus fragiles. Les figures 4 et 5 montrent, qu'au droit de la cheminée, le longeron arrière 5b peut être interrompu et remplacé par une poutrelle 17, si l'on désire que le mur arrière de la cheminée soit dans l'alignement du mur arrière de la chambre. On peut également utiliser un longeron 5b continu et entailler celui-ci au passage de la cheminée. Le coffrage de la cheminée est formé de quatre panneaux 10 comportant ou non des raidisseurs intérieurs suivant la section de la cheminée. Ces quatre panneaux sont assemblés entr'eux pour former un carré ou un rectangle et sont fixés par leur base sur les panneaux 10a, 10b, 10c et sur la poutrelle 17. La figure 6 est une vue en perspective des coins 7 qui facilitent le démontage du coffrage. Ces coins ont une forme générale parallélépipédique. La face externe 18 est arrondie de telle sorte qu'elle se raccorde tangentiellement aux faces arrondies des trois poutres de l'ossature qui lui sont adjacentes. L'une des faces 19 est composée de deux plans 19a et 19b formant entr'eux un angle rentrant de 900. Sur la face interne 20 est fixée une patte de fixation 21 comr portant deux prolongements latéraux 21a et 21b formant un angle d'environ 1350 avec la partie centrale. Ces prolongements latéraux sont fixés sur les deux poutres horizontales adjacentes 5b et 6a, comme le montre la figure 7, qui représente en perspective, vu de l'intérieur, le sommet 7a. Les branches latérales 21a et 21b sont réunies entr'elles par une entretoise 22 formant une poignée qui permet de retirer d'abord les coins 7 pour démonter l'ossature. La figure 8 représente, vu en perspective, le même sommet 7a. On voit sur cette figure que les extrémités des poutres 6a et 5b sont taillées en biseau b 450, de sorte qu'elles se présentent parallèles au plan vertical bissecteur 23. De même, l'extrémité supérieure du montant 4a est taillée en biseau par un plan incliné à 450 par rapport à l'horizontale. Les faces 19a et 1 9b du coin 7a formant la face supérieure de celui-ci, servent d'appui aux deux poutrelles ila et îîb bordant le panneau supérieur 10a. On voit que toutes les arêtes du coin 7a sont parallèles et font un angle de 45" avec la ver ticale. Le coin 7a est syxetrique par rapport au plan bissecteur 23. La figure 9 est une vue en perspective d'un dispositif permettant de solidariser de façon facilement amovible un montant de l'ossature 4a avec les deux panneaux qui lui sont adjacents. Ce dispositif est formé de trois pièces en équerre 24a, 24b, 24c, fixées sur le montant 4a et sur les deux poutrelles 11 et d'une pièce de verrouillage 25 à trois branches formant entr'elles des angles de 135", laquelle pièce est engagée en descendant derrière les pièces 24. Si les panneaux ne sont pas exactement positionnés par rapport à l'ossature, on peut forcer la pièce 25 à pénétrer en frappant avec un marteau, ce qui a pour effet de ramener les panneaux dans la bonne position. Bien entendu, sans sortir du cadre de l'invention, les diverses parties du coffrage qui vient d'être décrit à titre d'exemple pourront être remplacées par des parties équivalentes bien connues de l'homme de l'art. REVENDICATIONS 1 - Coffrage intérieur démontable et réutilisable d'une enceinte en béton pa rallélépipédique comportant une ouverture d'accès, lequel coffrage présen te la forme d'un parallélépipède ouvert vers le bas et comporte d'une part une ossature placée suivant les aretes du parallélépipède et d'autre part des panneaux supportés par ladite ossature, caractérisé en ce que l'ossa ture comporte des poutres dont les deux faces latérales sont sensiblement parallèles aux plans bissecteurs des dièdres formés par deux faces adja centes et des panneaux qui comportent le long de leur bord qui prend appui sur I'ossature, une poutrelle dont la face externe forme avec le plan du panneau un angle sensiblement égal à 450 2 - Coffrage selon la revendication 1, caractérisé en ce que les poutres de ossature présentent une face externe arrondie en forme de quart de cercle. 3 - Coffrage selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'ossature comporte > en outre, aux quatre sommets situés aux angles du toit, un coin qui assure la liaison entre les trois poutres de ltossa- ture aboutissant à ce sommet et qui est démontable par coulissement vers l'intérieur sans démonter l'ossature. 4 - Coffrage selon la revendication 3, caractérisé en ce que lesdits coins ont la forme générale d'un parallélépipède dont la face externe est arrondie et dont la face supérieure est forEe de deux plans formant entr'eux un angle rentrant de 900. 5 - Coffrage selon la revendication 4, caractérisé en ce que chacun desdits coins est disposé symétriquement par rapport au plan vertical bissecteur de deux faces verticales adjacentes, les arêtes du coin étant inclinées sensiblement à 450 par rapport à la verticale. 6 - Coffrage selon l'une quelconque des revendications 3 à 5, caractérisé en ce que lesdits coins sont assemblés à l'ossature au moyen d'une patte de fixation, solidaire du coin, qui est vissée sur les deux poutres horizon tales de l'ossature adjacentes au coin et qui comporte une poignée pour retirer le coin. 7 - Coffrage selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que les panneaux de coffrage sont fixés à l'ossature au moyen de vis de rappel qui traversent les poutrelles de bordure des panneaux et sont vissées dans des douilles filetées insérées dans les poutres de l'ossatu re et les tetes de ces vis sont accessibles de l'intérieur. 8 - Coffrage selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que chaque poutre de l'ossature est solidarisée de façon amovible avec les deux panneaux qui lui sont adjacents au moyen d'une pièce de verrouil lage qui est engagée derrière trois pièces en équerre fixées audit montant et aux deux poutrelles bordant les deux panneaux. 9 - Coffrage selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que les poutres de l'ossature sont équipées sur leur face interne de poignées permettant de les retirer avant de démonter les panneaux. 10- Coffrage selon Itune quelconque des revendications 2 à 9, caractérisé en ce que les extrémités des poutres de l'ossature voisines des sommets sont taillées en biseau à 450.