La présente invention concerne un désinfectant nouveau contenant de l'iode sous une forme complexée ainsi qu'un procéde de préparation de ce produit. Depuis de nombreuses années, on utilise de l'iode en solution aqueuse/alcoolioue comme produit désinfectant. L'iode possède une action anti-microbienne à la fois rapide et très efficace et un large spectre d'activité, en l'absence de toute résistance acquise par les organismes à l'action de l'iode. Cependant,l'iode sous forme d'une solution aqueuse/alcoolique ou sous une forme analogue présente de nombreux inconvénients parmi lesquels une stabilité médiocre, une forte réactivité chimique, une odeur désagréable,etc., et en outre, l'iode altère la couleur de la peau, l'irrite et parfois même provoque une lésion de la peau et des tissus blessés lors de son utilisation pour le traitement de tissus biologiques. On a cherché à surmonter les inconvénients de ces solu tions diode en réalisant des complexes de l'iode avec des véhicules organiques hydrosolubles tels que la polyvinylpyrrolidone, etc. Les complexes hydrosolubles de ce type, qu'on appelle habituellement iodophores (dans le sens de porteurs d'iode") sont connus depuis longtemps (voir brevet SW nO 191 385, brevet DT nO 1 171 112 et brevet FR nO 2 128 082). Bien que la mise au point des iodophores hydroxolubles constitue un progrès important dans ce domaine par comparaison avec les solutions usuelles diode, les lodophores solubles présentent cependant de nombreux inconvénients et lacunes aussi bien en ce qui concerne leur préparation que leur utilisation. L'invention a pour but de réaliser des lodophores d'un type nouveau qui sont des désinfectants efficaces et d'un caractère universel, qui sont très stables et faciles à préparer, à manipuler et à stocker, qui permettent une libération réglée de l'iode et qui, en outre, sont dépourvus d'odeur et peuvent etre régénérés après utilisation. Les iodophores selon l'invention sont caractérisés en ce que l'iode est complexé avec un véhicule organique hydrophile de façon à former un réseau tridimensionnel, maintenu dans un état cohérent par des liaisons covalentes, ledit véhicule étant insoluble dans l'eau mais pouvant gonfler dans l'eau pour former un gel. Le procédé qui fait l'objet de l'invention pour préparer les nouveaux iodophores germicides est caractérisé en ce qu'on traite avec de l'iode un véhicule organique hydrophile qui forme un réseau tridimensionnel maintenu dans un état cohérent par des liaisons covalentes, qui est insoluble dans lteau mais peut gonfler dans l'eau pour former un gel, afin d'obtenir ainsi un complexe d'iode. La réaction de complexhion entre le véhicule et 1 'iode se fait, de préférence, en présence d'un milieu de réaction liquide capable de gonfler le véhicule. Le milieu de réaction préféré est l'eau ou un mélange aqueux contenant des solvants organiques tels que le diéthylsulfoxyde, le formamide, le glycol, des alcools inferieurs, l'acétone,etc. De préférence, le mélange de réaction contient l'agent de gonflement en une proportion plus élevée que celle qui est nécessaire pour gonfler entièrement le véhicule. La réaction de complexation a lieu sans difficulté à température ambiante mais on peut l'accélérer par un chauffage modéré.On peut utiliser des températures d'environ 0 à 50"C et de préférence, de 15 à 400C. Les véhicules servant à préparer les iodophores selon l'invention sont ou bien des produits connus, ou bien des produits qu'on peut préparer facilement d'une façon analogue à celle de la préparation de produits connus formant des gels. On prépare le véhicule par une réaction de polymérisation/réticulation d'une substance organique polyhydroxylique à l'aide d'un agent organique difonctionnel de réticulation du type Y-R-Z, dans lequel Y et Z représentent chacun un radical époxy ou un atome d'halogène alors que R est un reste organique. Dans cette réaction de polymérisation, chaque groupe fonctionnel Y et Z réagit avec un radical hydroxy dans les molécules de la matière organique polyhydroxylique pour former ainsi des liaisons éther. Les agents préférés de réticulation sont des dérivés difonctionnels de glycérol, comme par exemple l'épichlorhydrine, la dichlorhydrine, l'épibromhydrine, la dibromhydrine,etc., mais on peut utiliser d'autres agents difonctionnels capables d'établir des pontages éther, par exemple le 1,2; 3,4-diépoxybutane, l'éther diépoxy-propylique, les éthers diépoxy-propyliques de l'éthylène-glycol, du propylène-glycol et de polyéthylène-glycol,etc. En général, on peut utiliser des composés époxy aliphatiques, notamment des composés époxy halogénés contenant des atomes de carbone, d'hydrogène et d'oxygène mais ne contenant pas de groupes dissociables.Quand on utilise par exemple l'épichlorhydrine comme agent de réticulation, on obtient la réaction suivante: dans laquelle R1 et R2 représentent les molécules de la matière de départ privées d'un radical hydroxy. Pour préparer un véhicule qui soit insoluble dans l'eau mais qui puisse gonfler dans l'eau, il est en général nécessaire re d'établir un nombre important de tels pontages de réticulation, mais le degré nécessaire de réticulation dépend aussi, évidemment, de la nature de la matière de départ, le poids moléculaire étant le paramètre le plus important à cet égard. La matière polyhydroxylique de départ peut être constituée de nombreux types différents de substances organiques ayant des poids moléculaires variés, contenant plusieurs radicaux hydroxy et pouvant former un gel insoluble dans l'eau mais gonflable dans l'eau grâce à l'établissement de pontages éther intermoléculaires. Les amidons ayant des poids moléculaires variés ainsi que leurs produits de dégradation se sont révélés des matières de départ très appropriées, mais on peut également utiliser avec de bons résultats d'autres polysaccharides comme le dextrane, les celluloses et similaires, ainsi que des polymères polyhydroxyliques tels que le poly(alcoolvinylique) d'un poids moléculaire variable.D'autres matières appropriées de départ sont les composés polyhydroxyliques de bas poids moléculaire, comme par exemple les mono- et di-saccharides tels que le saccharose, le lactose, le maltosetetc., et des alcools de sucres comme le sorbitol. Les matières de départ polyhydroxyliques peuvent également être substituées par des groupes anioniques, cationiques ou non-ioniques et, par une substitution appropriée de la matière de départ, on peut préparer des véhicules et ultérieurement des iodophores possédant des propriétés d'échange d'ions. Les groupes acides carboxyliques et acides sulfcniques ainsi que des groupes amino sont des exemples de substituants efficaces échangeurs d'ions. Les matières polyhydroxyliques substituées préférées de départ sont le dextrane, la dextrine et I'amibn substitués par des groupes carboxyméthyle, hydroxyéthyle, hydroxypropyle,- diéthylamin9éthyle,etc. On peut également introduire ces groupes dans le véhicule réticulé non hydrosoluble par un procédé connu (voir par exemple le brevet SW no 204 906). La capacité d'échange d'ions du véhicule et de l'iodophore selon l'invention peut aller jusqu'à 5 méq./g environ. On préfère effectuer la réaction de polymérisation dans un solvant convenable capable de dissoudre un ou plusieurs des réactifs, de préférence dans une solution aqueuse et en présence d'un catalyseur alcalin tel qu'un hydroxyde de métal alcalin ou alcalino-terreux ou une amine quaternaire ou tertiaire. Quand l'agent de réticulation contient un atome d'halogène actif, l'halogénure d'hydrogène correspondant se forme pendant la réaction.Quand il en est ainsi, on doit ajouter un supplément d'une substance alcaline pour neutraliser l'acidité de l'halogénure d'hydrogène formé. On préfère effectuer la réaction à une température élevée, l'intervalle approprié étant d'environ 50 à 900C. On peut effectuer la réaction, par exemple, sous forme d'une polymérisation en masse ou d'une polymérisation en émulsion au sein d'un solvant inerte tel que le toluène. On purifie le produit de réaction par des procédés classiques. On peut régler la capacité de gonflement du véhicule ( et de l'iodophore préparé avec celui-ci) en modifiant les conditions de la réaction et en choisissant des matières appropriées de départ. La capacité de gonflement, qui est une mesure de l'aptitude du véhicule (et de l'iodophore) à absorber un agent de gonflement tel que l'eau, est définie dans le présent mémoire comme étant leuDlume de gel (en ml) qu'on obtient quand 1 g de gel sec est entièrement gonflé dans l'agent de gonflement utilisé.Toutes les autres conditions étant constantes, la capacité de gonflement du véhicule est proportionnelle à la quantité du solvant et inversement proportionnelle à la quantité de l'agent organique difonctionnel de réticulation (c'est-à-dire au degré de réticulation) et au poids moléculaire de la matière polyhydroxylique de départ. On peut diminuer la capacité de gonflement par l'eau si l'on remplace les radicaux hydroxyle du véhicule par des groupes non-ioniques, tels que des groupes hydroxy-éthyliques et hydroxy-propyliques. La capacité de gonflement dans un solvant organique tel que l'méthanol augmente en même temps.La capacité de gonflement, dans l'eau, des lodophores selon l'invention (ainsi que des véhicules servant à leur pré paration) peut varier entre de très larges limites, par exemple entre environ 2 et 100 ml/g. Les propriétés des nouveaux iodophores selon l'invention ne dépendent pas seulement de celles du véhicule servant à leur préparation mais également de la concentration de l'iode dans l'iodophore. L'aptitude du véhicule à une complexation "inverse" avec l'iode t ainsi que l'aptitude de l'iodophore correspondant à libérer l'iode) est principalement déterminée par la nature du véhicule, sa capacité de gonflement, la nature des substituants éventuels et le degré possible de substitution, la concentration de l'iode pendant la réaction de complexation et la granulométrie.Une faible capacité de gonflement du véhicule, ctest-à-dire un nombre important de liaisons éther introduites, a pour effet de réduire la capacité de complexation avec l'iode étant donne que les chaines moléculaires sont dans ce cas fixées à un degré plus poussé. Quand on utilise le même véhicule, on peut réduire la capacité de complexation avec l'iode par une diminution de la capacité de gonflement et une augmentation de la granulométrie et vice versa. Presque tous les véhicules sont capables de se combiner avec 5 ou 10% d'iode (par rapport au poids sec de l'iodophore), ce qui est suffisant pour la plupart des applications de désinfection.Quand on utilise un véhicule en une matière convenable possédant une forte capacité de gonflement et quand on assure une forte concentration d'iode lsdelaréactin de complexation, on peut toutefois préparer des iodophores dont la teneur en iode est beaucoup plus élevée, par exemple jusqu'à 20% environ. Bien qu'il soit possible d'introduire 11 iode à l'état solide ou gazeux pour effectuer la réaction de complexation du véhicule avec l'iode, on préfère dissoudre l'iode dans un solvant convenable qui est, de préférence, l'éthanol ou un mélange d'eau et d'éthanol. On peut utiliser un solvant quelconque capable de dissoudre (partiellement ou complètement) l'iode et qui est inerte vis-à-vis du véhicule. Une fois la réaction de complexation terminée, on sépare le gel d'iodophore du milieu de réaction par une technique telle qu'une filtration par aspiration. On peut aussi laver et/ ou sécher le gel d'odophore d'une façon usuelle et on peut, le cas échéant, le désintégrer mécaniquement et le tamiser pour obtenir la granulométrie désirée. Si l'on supprime le stade de lavage ou si lon se contente de laver soigneusement le gel brut, lriodophore contient, outre 11 iode lié dans le complexe, de l'iode qui est adsorbé etiou absorbé dans le véhicule et qui peut être facilement libéré. Ces iodophores, qui sont également englobés par l'invention, sont utilisés avantageusement lorsqu'on désire une forte concentration initiale de l'iode. Une caractéristique intéressante des nouveaux iodophores selon l'invention est qu'ils contiennent de l'iode lié de façon "réversible" en complexe avec le véhicule, véhicule qui est luimême insoluble dans l'eau. On peut ainsi régénérer le véhicule en le complexant avec de l'iode frais après l'épuisement ou la consommation de I1 iode initialement complexé. On peut effectuer cette régénération de façon analogue à la préparation de l'iodoforme, par exemple en traitant l'iodophore appauvri en iode avec une solution diode. Comme il ressort de la description qui vient d'être faite et comme on le verra dans les exemples ci-après, on peut modifier considérablement les propriétés physiques et chimiques des iodophores sans sortir du cadre de l'invention et, de ce fait, on peut adapter les propriétés de l'iodophore aux besoins et aux desiderata dans chaque cas particulier. On peut utiliser les iodophores sous forme de particules sèches (perles) ou sous forme d'un gel de viscosité variable qu'on prépare en gonflant l'iodophore sec dans un agent de gonflement approprié. On peut utiliser les nouveaux iodophores selon l'inven- tion comme désinfectants dans des applications variées de nature cosmétique ou médicale ainsi que dans le domaine technique. Par exemple, on peut utiliser un iodophore sous forme pulvérulente pour désinfecter par pulvérisation des surfaces étendues, par exemple des locaux et aussi des surfaces d'un accès difficile. En raison des propriétés hydrophiles des iodophores, ces derniers peuvent absorber lteau et l'humidité. En conséquence, l'ïodophore pulvérulent adhère à la surface traitée et peut exercer son action germicide pendant un laps de temps prolongé du fait de la libération progressive de l'iode. Quand ils sont gonflés par l'eau, les lodophores selon l'invention peuvent servir, par exemple, pour désinfecter l'eau contaminée par des microbes, notamment dans des piscines, des tours de refroidissement et d'autres installations analogues et aussi pour désin fecter les matériels servant à la production, au transport et à ltemmagasinage de denrées telles que le lait, le vin et la bière. Pour des applications techniques de ce genre, on peut traiter les articles qu'on veut désinfecter par un liquide tel que l'eau renfermant une dose efficace d'iodophore. Après traitement, on peut récupérer le véhicule qui contient éventuellement des residus diode, en faisant passer le liquide de traitement à travers un filtre dans lequel le véhicule insoluble dans l'eau est ré- cupéré et peut être régénéré. En variante, on peut faire passer le liquide de traitement à travers un filtre formé par un gel d'iodophore qui libère progressivement ltiode germicide dans le liquide de traitement.Quand on utilise les iodophores comme filtres, ils ont avantageusement une granulométrie relativement importante, par exemple des particules d'une dimension à l'état sec allant jusqu'à i mm ou même au-delà, en vue de réduire la résistance à l'écoulement à travers le filtre. On peut également utiliser les iodophores selon l'invention dans le même but que le véhicule servant de matière de départ, par exemple pour effectuer l'échange d'ions ou une chromatographie sur gel, la matière traitée étant en même temps désinfectée, On peut également utiliser les iodophores selon l'invention dans des conditions avantageuses comme composant antimicrobien dans des compositions chimiques industrielles,des compositions cosmétiques et des préparations pharmaceutiques, comme par exemple dans une poudre pour bébés, une poudre pour les pieds, des déodorants corporels, des compositions de nettoyage de divers types, des crèmes pour la peau, etc., les iodophores étant sous forme d'une poudre ou sous forme d'un gel selon la nature de la composition. On peut également utiliser les lodophores selon l'invention avec d'excellents-résultats pour désinfecter la peau ou une blessure et pour empêcher ce que l'on appelle les infections hospitalières. Etant donné que les iodophores selon l'invention sont hydrophiles et peuvent absorber des liquides, ils conviennent remarquablement pour désinfecter des blessures qui suintent, par exemple les brdlures. Les iodophores sous forme d'un gel visqueux sont spécialement appropriés pour désinfecter des zones infectées d'un accès difficile, par exemple des poches et des fistules formées dans une blessure et aussi pour désinfecter le vagin. Quand on les utilise pour un usage cosmétique ou médical, les iodophores ont avantageusement une granulométrie relativement petite, par exemple d'environ 0,01 à 0,50 mm. Etant donné que l'effet antimicrobien optimal de l'iode est obtenu à un pH légèrement acide, il est fréquemment avantageux d 'utiliser des iodophores substitués par des groupes acides. Les substituants appropriés pour des applications cosmétiques et médicales sont, par exemple, des groupes carboxyméthyliques qui rendent l'iodophore légèrement acide. Pour des applications purement techniques, il est parfois avantageux d'utiliser des lodophores qui sont d'excellents échangeurs de cations et qui portent des substituants tels que des groupes sulfoéthyliques. Les iodophores faiblement acides conviennent spécialement pour le traitement de la peau, des blessures et d'autres zones de nature alcaline. On peut aussi évidemment utiliser les iodophores selon l'invention en combinaison avec un composant acide approprié. La concentration d'iode et son allure de libération sont naturellement adaptées aux besoins et aux exigences de chaque cas particulier. En règle générale, une proportion d'iode relativement faible (par exemple comprise entre environ 100 ppm et 0,5fX;) suffit pour des applications telles que la désinfection de la peau et des blessures alors qu'une proportion plus importante d'iode, avec une libération aussi uniforme que possible pendant une longue durée, est préférée pour de nombreuses applications techniques. Les nouveaux iodophores selon l'invention peuvent être utilisées dans tous les cas où l'on désire une action germicide efficace. C'est ainsi que de nombreuses applications autres que celles qui ont été mentionnées viendront facilement à l'esprit d'un homme de l'art. Ltinvention va maintenant être décrite plus en détail en se référant aux exemples concrets qui servent à illustrer l'invention sans aucunement en limiter la portée. La solution stabilisante dont il est question dans les exemples est une solution, dans le toluène, d'un mélange de mono- et di-esters d'acide orthophosphorique (GAC PE 510", vendu par GAF Corporation, USA). La solution contient 14 g d'esters d'acide orthophosphorique par kg de toluène.On détermine la teneur totale en iode par le procédé normalisé de Schôniger. On détermine la libération de l'iode par un procédé d'extraction selon lequel on ajoute de l'eau à une certaine quantité dtiodophore sec pour former un mélange de 100 ml qu'on agite pendant deux heures Après sédimentation, on détermine la concentration d'iode dans le liquide surnageant et on calcule la quantité d'iode libérée (exprimée sous la forme du pourcentage en poids de la concentration totale d'iode) Dans certains cas, on répète ce processus en ajoutant de l'eau fraîche (q.s.p.lOQ ml) au gel déposé après chaque extraction.Dans chaque exemple, on stipule la quantité d'iodophore sec utilisé, le nombre d'extractions et le pourcentage diode libéré lors de chaque extraction. Dans les exemples, toutes les parties et tous les rapports sont en poids sauf stipulation contraire. EXEMPLE 1. On dissout 500 g de dextrine de qualité industrielle dans 50C ml d'une solution 3,10 N d'hydroxyde de sodium contenant 5 g de borohydrure de sodium. On place 700 ml d'une solution stabilisante dans un ballon tricol rond d'une contenance de deux litres. On règle la vitesse de l'agitateur à 200 tours/ minute et on introduit lentement la solution de dextrine*Après 30 minutes, on ajoute 100 ml d'épichlorhydrine et on poursuit la réaction pendant 5 heures à 70 C On purifie le produit de réaction en procédant comme suit: on ajoute au produit de réaction 8 litres d'eau tout en agitant. Après sédimentation du gel insoluble ainsi obtenu, on sépare par décantation le liquide qui surnage (qui contient une petite quantité du produit non sédimenté).On ajoute une nouvelle quantité de 8 litres d'eau tout en agitant et on neutralise le mélange avec du HGl ( 2N) jusqu'à pH 6,5. On laisse le produit se déposer et on sépare par décantation le liquide qui surnage. On répète ce processus de lavage à trois reprises en utilisant à chaque fois la même quantité d'eau. Après le dernier stade de lavage, on filtre le produit On ajoute 1 litre d'acétone au gel séché (jusqu'à l'absence d'égouttement), puis on traite avec une solution de 4 g d'iode dans 50 ml d'éthanol (à 95% en volume). On agite le mélange de réaction pendant 60 minutes à température ambiante (23 C). On sépare par filtration le gel d'iodophore et on sèche pendant 15 heures à température ambiante et pendant 48 heures à 400C, Production : 485 g; analyse: 0,33X d'iode et 4,9% d'humidité; capacité de gonflement: 6,6 ml/g. EXEMPLE 2. On procède comme dans l'exemple 1 en utilisant 400 g de dextrine, 400 ml d'une solution 3,10 N d'hydroxyde de sodium, 5 g de borohydrure de sodium, 700 ml d'une solution stabilisante, 80 ml dtépichlorhydrine et 25 g d'iode dans 200 ml d'éthanol. Production 352 g; analyse : 1,22 d'iode et 5,52% d'humidité; capacité de gonflement: 6,0 ml/g; essai d'extraction :3,01 g; 1ère extraction: 31% 2ème extraction: 12,3% 3ème extraction: 4,1% Répartition granulométrique: > 500 14% 300-500 Ai 41% 100-300 ou 33% EXEMPLE 3. On procède comme dans l'exemple 1 en utilisant 400 g d'amidon (poids moléculaire moyen 44.000), 500 ml d'une solution 2,4 N d'hydroxyde de sodium, 3 g de borohydrure de sodium, 800 ml d'une solution stabilisante, 80 ml d'épichlorhydrine et 5 g d'iode dans 50 ml d'éthanol. Production: 393 g; analyse: 0,46% d'iode et 6,6% d'humidité; capacité de gonflement: 5,0 ml/g; essai d'extraction: 4,00 g- 1 extraction -53%. EXEMPLE 4. On procède comme dans l'exemple 1 en utilisant 400 g de carboxyméthyl--amidon sodique (ayant un degré de substitution de 0,25 groupe carboxyméthyle par unité de glucose), 500 ml d'une solution 2,12 N d'hydroxyde de sodium, 1000 ml d'une solution stabilisante, 80 ml d'épichlorhydrine et 10 g d'iode en dissolution dans 100 ml d'éthanol. Production: 401 g; analyse: 0,55% d'iode et 3,72% d'humidité; capacité de gonflement: 5,6 ml/g; capacité d'échange d'ions: 1,26 méq./g; essai d'extraction: 4,01 g - 1 extraction - 41%. Avant la réaction avec l'iode, on acidifie le véhicule par traitement avec HCl. EXEMPLE 5. On procède comme dans l'exemple 4 en utilisant 400 g de carboxyméhyl-amidon, 500 ml d'une solution 4,65 N d'hydroxyde de sodium, 1000 mi d'une solution stabilisante, 225 g de 1,3 dibromhydrine et 2,5 g d'iode dans 25 mi d'éthanol. Production: 408 g; analyse : 0,31% d'iode et 9,19% d'humidité; capacité de gonflement: 5,6 ml/g; capacité d'échange d'ions: 1,23 méq/g; essai d'extraction: 4,01 g - 1 extraction - 7tS. Avant la réaction avec 1' iode, on acidifie le véhicule par traitement avec HCI. EXEMPLE 6. On procède comme dans li exemple 1 en utilisant 100 g de sorbitol(lSorbit Griessform DAB 71', Merck), 80 g d'une solution à 50% d'hydroxyde de sodium, 150 ml d'une solution stabilisante, 75 ml d'épichlorhydrine et 5 g d'iode dans 50 ml d'éthanol. Production : 33 g; analyse: 0,46X d'iode et 5,32% d'humidité, capacité de gonflement : 11,4 ml/g; essai d'extraction: 2,01 g1 extraction -28%. EXEMPLE 7.- On procède comme dans l'exemple 1 en utilisant 100 g de saccharose, 124 mi d'une solution 8,1 N d'hydroxyde de sodium, 200 ml d'une solution stabilisante, 75 mi d'épichlorhydrine et 4 g d'iode dans 50 ml d'éthanol. Production : 75 g; analyse : 0,63% d'iode et 9,28% d'humidité; capacité de gonflement: 8,0 ml/g; essai d'extraction: 3,01 g 1 extraction - 46%. EXEMPLE 8.- On procède comme dans l'exemple 1 en utilisant 44,6 g de poly(alcool vinylique) ayant un poids moléculaire moyen de 72.000 ("Polyviol W 28/20", Vacker-Chemie,RFA), 270 ml d'une solution 0,5 N d'hydroxyde de sodium, 300 ml d'une solution stabilisante, 12,5 g 1,2;3,4-diépoxy-butane et 5 g d'iode dans 50 ml d'éthanol. Production: 22 g; analyse: 0,25 diode et 3,90% d'humidité; capacité de gonflement: 10,6 ml/g; essai d'extraction 2,37 g 1 extraction - 16%. EXEMPLE 9. On fait gonfler 750 g d'un gel de dextrane disponible dans le commerce ("Sephadex G-25", Pharmacia Fine Chemicals, Uppsala, Suède), ayant une granulométrie de 100 à 300 microns et une capacité de gonflement de 2,47 g/g, dans 5.750 ml d'eau tout en agitant. On ajoute une solution de 62,5 g d'iode dans 500 ml d'éthanol à ce gel gonflé. On agite le mélange pendant deux heures à 350C. On filtre le gel d'iodophore ainsi obtenu et on le lave avec 60C mi d'eau, on sèche à température ambiante pendant 15 heures et ensuite à 40'C pendant 48 heures. Production: 755 g; analyse: 2,39% d'iode et 10,03% d'humidité; capacité de gonflement: 5,0 ml/g; essai d'extraction 5,01 g 1 extraction -15,3%. EXEMPLE 10.- On procède comme dans exemple 9 en utilisant 225 g de tSephadex G-25", 1075 mi d'eau, 600 ml d'acétone et 5 g d'iode dans 50 ml d'éthanol. Production: 222 g; analyse: 0,20% d'iode et 4,44% d'humidité; capacité de gonflement: 5,2 ml/g. EXEMPLE 11. On fait gonfler 100 g d'un gel de dextrane "Sephadex G150" d'une granulométrie de 40 à 120 microns et une capacité de gonflement de 15 g/g dans 1500 mi d'eau et 500 ml d'acétone. On ajoute une solution de 8,35 g d'iode dans 100 ml d'éthanol à ce gel gonflé. On agite le mélange de réaction pendant 30 minutes à température ambiante, on filtre et on sèche le produit à température ambiante pendant 15 heures et ensuite à 40'C pendant 48 heures. Production: 102 g; analyse: 0,53% d'iode et 8,88% d'humidité; capacité de gonflement 41 ml/g; essai d'extraction: 1,01 g- 1 extraction -85%. EXEMPLE 12. On fait gonfler, dans 600 ml d'eau et 200 ml d'acétone, 100 g d'un gel de dextrane disponible dans le commerce substitué par des groupes diéthylaminoéthyle ("DEAE-Sephadex A-25",provenant de Pharmacia Fine Chemical, Uppsala, Suède) d'une granulométrie de 40 å 120 microns et ayant une capacité d'échange d'anions de 3,5 méq./g. On ajoute à ce gel gonflé 7 g d'iode dans 100 ml d'éthanol tout en agitant. On poursuit l'agitation pendant 60 minutes à 350C. On filtre le gel d'iodophore ainsi obtenu et on le sèche à température ambiante pendant 12 heures et ensuite à 400C pendant 48 heures. Production: 105 g; analyse: 6,12 d'iode et 10,90-d'humidité; capacité d'échange d'ions: 3,1 méq./g; capacité de gonflement: 6,6 ml/g; essai d'extraction: 2,0 g d'iodophore. Libération à la première extraction: 1,9% d'iode Libération à la deuxième extraction: 2,0% d'iode Libération à la troisième extraction: 2,0X d'iode Libération à la quatrième extraction : 1,4% d'iode Libration à la cinquième extraction : 1,4% d'iode Libération à la sixième extraction : 1,5% d'iode Libration à la septième extraction : 1,4% diode EXEMPLE 13. On fait gonfler, dans 600 ml d'eau et 200 mi d'acétone, 100 g d'un gel de dextrane à substitution carboxymethylique disponible dans le commerce ("CM-Sephadex C-25") ayant une grana lométrie de 40 à 120 microns et une capacité d'échange d'ions de 4,6 méq./g. On ajoute une solution de 10 g d'iode dans 100 ml d'éthanol à ce gel gonflé, tout en agitant, on poursuit l'agitation pendant 60 minutes à température ambiante, on filtre le gel d'iodophore ainsi obtenu, on le sèche à température ambiante pendant 16 heures et ensuite à 400C pendant 48 heures Production: 98 g; analyse : 0,256 d'iode et 9,58% d'humidité ; capacité d'échange de cations: 4,1 méq./g; capacité de gonflement: 7,5 ml/g; essai d'extraction: 3,01 g - 1 extraction -566. EXEMPLE 14. On prépare une crème désinfectante pour la peau et les blessures en mélangeant les ingrédients suivants: 3 g de liodophore de 11 exemple 2 gonflé dans 28 ml d'eau (grosseur de particules sèches ( 100 microns) 31g Paraffine 10 g Lanoline 10 g Vaseline 24 g Huile siliconique 2g Alcools de cire de laine îg Cétanol îg Oxyde de zinc 24 g Total 103 g EXEMPLE 15. On prépare une suspension visqueuse, permettant la désinfection des poches et des fistules dans les blessures, comme suit: on fait gonfler 5 g de l'iodophore préparé selon l'exemple 2 (tamisé à une granulométrie inférieure à 100 microns) dans 25 ml d'une solution physiologique de chlorure de sodium. On administre avantageusement la suspension obtenue à l'aide d'une canule à seringue. EXEMPLE 16. On utilise clwniquement l'iodophore préparé selon l'exem- ple 10 (granulométrie 100 à 300 microns) pour désinfecter des blessures ouvertes. On applique la poudre d'iodophore aux blessures à l'aide d'un saupoudreur à sel. On améliore ainsi la cicatrisation des blessures sans aucun effet secondaire indésirable. -REvENDICATIONS- 1.- Désinfectant contenant de l'iode sous forme complexée, caractérisée en ce que l'iode est complexé avec un véhicule organique hydrophile qui forme un réseau trldimensionnel maintenu à l'état cohérent par des liaisons covalentes, ledit véhicule étant insoluble dans l'eau mais pouvant gonfler dans l'eau pour former un gel. 2.- Désinfectant selon la revendication 1, caractérisé en ce que la capacité du gonflement du complexe d'iode est telle que 1 g du complexe sec forme un gel ayant un volume de 2 à 100 ml après un gonflement complet par l'eau. 3. Désinfectant selon la revendication 1 ou 2 > caractéri- sé en ce que le véhicule dans le complexe iodé est substitué par des groupes anioniques, cationiques ou non-ioniques, de préférence par des groupes échangeurs d'ions, tels que des groupes carboxymétyliques et diéthylaminoéthyliques. 4.- Désinfectant selon lune quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le véhicule du complexe est un produit réticulé de polymérisation d'une matière organique polyhydro xylique. 5.- Désinfectant selon la revendication 4, caractérisé en ce que le véhicule du complexe est un produit de polymérisation qu'on obtient en réticulant une matière organique polyhydroxylique au moyen d'un agent organique difonctionnel de réticulation du type Y - R - Z, dans lequel Y et Z représentent chacun un groupe époxy ou un atome d'halogène et R est un reste organique aliphatique exempt de groupes provoquant des phénomènes de dis sociation. 6.- Désinfectant selon la revendication 5, caractérisé en ce que l'agent difonctionnel de réticulation est choisi parmi les épihalogénohydrines, les dihalogénohydrines, le 1,2; 3,4-diépoxybutane, l'éther diépoxy-propylique et les éthers diapoxypropyli- ques d'éthylène, de propylène ou de polyéthylène-glyzol. 7. Désinfectant selon l'une quelconque des revendications 4 à 6, caractérisé en ce que la matière organique polyhydroxylique est choisie parmi les monosaccharides, les disaccharides,les les polysaccharides, leurs produits de dégradation partielle, les polymères polyhydroxyliques synthétiques et les alcools de sucres. 8. Désinfectant selon la revendication 6, caractérisé en ce que la matière organique polyhydroxylique est choisie parmi les amidons, le dextrane, la dextrine, les celluloses, le polyalcool vinylique), le saccharose et le sorbitol. 9.- Désinfectant selon l'une quelconque des revendications i à 8, caractérisé en ce qu'une certaine quantité d'iode est également adsorbée et/ou absorbée dans le véhicule. 10.- Procédé de préparation d'un désinfectant contenant de l'iode sous forme complexée selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on traite avec de l'iode, de manière à former un complexe, un véhicule organique hydrophile qui forme un réseau tridimensionnel, maintenu a' l'état cohérent, par des liaisons covalentes, qui est insoluble dans l'eau mais est gonflable par l'eau pour former un gel. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce quton effectue la réaction de complexation en présence d'un milieu liquide de réaction capable de gonfler le véhicule et è une température ne dépassant pas 500C environ. 12.- Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'on traite le véhicule avec une quantité d'iode supérieure à la capacité de complexation du véhicule avec l'iode.