La présente invention est relative à un procédé pour réaiiser, par attaque ou décapage chimique, des ouvertures dans une feuille métallique magnétiquement perméable et elle vise plus particulièrement un procédé pour contrôler le processus de cette attaque chimique. Dans un procédé de réalisation d'ouvertures, par attaque ou décapage chimique , dans une feuille métallique, en vue notamment d'obtenir un électrode de sélection de couleurs pour un tube à rayons cathodiques, il est de pratique courante de déterminer le degré final d'attaque chimique, soit par le contrôle de la durée de cette attaque, soit par l emplacement du dispositif d'attaque où débouche l'ouverture lors du percement. Lorsque le percement s'effectue en un point déterminé, dans le temps ou dans l'espace, tous les autres facteurs étant constants, on peut obtenir une ouverture de dimension désirée. Cependant, si le percement intervient soit avant, soit après ce point déterminé, la feuille métallique sera respectivement soit sur-décapée, soit sous-décapée ( c'est-à-dire que l'attaque ou le décapage chimique sera soit trop important, soit insuffisant ).Par conséquent, pour ramener le percement au point désiré, on doit faire varier l'un des facteurs qui ont une influence sur le taux ou le degré d'attaque chimique. Jusqu'à maintenant, le point de percement a été contrôlé soit optiquement, soit en utilisant un photodétecteur en faisant passer de la lumière au-travers des ouvertures venant d'être percées. Cependant, un tel procédé présente de sérieux inconvénients, étant donné que le pas sage de la lumière peut être affecté , de façon importante, par l'agent d'attaque chimique s'écoulant sur la feuille métallique.On peut obtenir une détection améliorée en positionnant le photodétecteur à proximité immédiate de la feuille métallique dans la solution d'attaque cependant, cette façon d'opérer test pas pratique, étant donné que les agents d'attaque habituellement utilisés sont suffisamment corrosifs pour attaquer le verre ou toutes autres matières connues transmettant la lumière. Le besoin se fait donc sentir de pouvoir disposer d'un autre procédé de contrôle du percement des ouvertures qui ne présente pas les inconvénients mentionnés ci-dessus. Un procédé selon l'invention pour réaliser, par attaque chimique, des ouvertures dans une feuille métallique magnétiquement perméable en déplacement, consiste à détecter un champ magnétique au-travers de la feuille lorsque les ouvertures viennent à déboucher et à contrôler le degré de l'attaque en tant qu'une fonction du champ magnétique détecté. D'autres caractéristiques et avantages de cette invention ressortiront de la description faite ci-après en référence aux dessins annexés d'un exemple de réalisation non limitatif. Sur les dessins - La figure 1 est une vue simplifiée, en perspective, d'un dispositif pour l'application d'un enduit résistant photosensible sur une feuille métallique, - La figure 2 est une vue simplifiée, en perspective, d'un dispositif pour exposer un enduit résistant photosensible sur une feuille métalli que - La figure 3 est une vue simplifiée, en perspective, d'un dispositif selon l'invention pour décaper des portions d'une feuille métallique - La figure 4 est une vue verticale partielle représentant un aimant placé à l'opposé d'une sonde magnétique sur un poste d'attaque chimique. Les figures 1, 2 et 3 illustrent diverses étapes de la construction d'un masque perforé,destiné à être utilisé comme masque d'ombre dans un tube à rayons cathodiques. Bien que la présente invention soit décrite ici en référence à la réalisation de tels masques, on doit bien comprendre que l'invention peut également être utilisée pour la réalisation de tout autre dispositif métallique magnétiquement perméable. On a représenté à la Figure 1, une première étape, qui concerne le revêtement d'une mince feuille métallique 10 à l'aide d'une émulsion photosensible 12. Ia feuille métallique 10 est alimentée à partir d'un rouleau 14 et elle est amenée dans un bain de l'émulsion 12 s'écoulant d'un récipient 16. Ensuite, la feuille 1Q se déplace au-travers d'un système de séchage 18,pour sécher l'émulsion et elle s'enroule selon un second rouleau 20. Ensuite, le rouleau 20 de la feuille métallique recouverte 10 est transféré à un autre poste où la feuille est amenée entre deux originaux pho tographiques 22 et 24 et exposée au-travers des originaux à l'aide d'une source lumineuse appropriée ( non représentée ). Chaque original photographique comporte un réseau ou une configuration de points correspondant aux emplacements désirés des ouvertures d'un masque d'ombre . Les dimensions des points peuvent être plus importantes dans un original que dans l'autre, afin que les ouvertures qui en résultent comportent des parois inclinée s. Après exposition, la feuille est enroulée selon un nouveau rouleau 26. Une troisième étape de la fabrication consiste en une attaque ou décapage chimique et elle englobe un mode de mise en oeuvre de l'invention. Le rouleau 26 de la feuille métallique exposée 10 est maintenant transféré à un autre poste, et la feuille métallique 10 est amenée dans un bain de décapage 28 s'écoulant d'un récipient 30.- L'agent d'attaque ou de décapage chimique 28 peut être, comme connu, soit d'un type qui décape des zones exposes de l'émulsion sur la feuille 10, soit des zones non exposées. A l'issue de l'étape de décapage, la feuille 10 est rincée à l'eau ou à l'aide de tout autre liquide approprié 32 s'écoulant d'un récipient 34. Ensuite, la feuille 10 traverse un système de séchage 36 et chaque masque décapé 38 est enlevé. Ainsi qu'on l'a précédemment mentionné, il existe, pendant l'attaque chimique de la feuille 10, un point, appelé point de rupture, pour lequel les ouvertures commencent juste à percer ou à déboucher. Ce point de rupture ou de percement peut se situer soit dans le temps,soit dans l'espace cependant, dans la description qui suit, on considère qu'il s'agit d'un emplacement. Lorsque les autres facteurs sont maintenus constants, ce point de rupture sera répétitif. Ainsi qu'on peut le voir à la Figure 3, on positionne une sonde magnétique 40 à proximité de la feuille 10, dans le bain de décapage 28, au point de rupture ou de déplacement désiré. Cette sonde 40 est enfermée dans un tube non magnétique 41, en un matériau approprié qui n'est pas affecté par l'agent de décapage ou d'attaque chimique particulier utilisé 28. La sonde 40 est interconnectée à un gaussmètre 42 qui mesure les variations du champ magnétique détecté par la sonde 40 . La lecture du champ magnétique, mesuré par le gaussmètre 42, peut être soit utilisée pour fournir une information en vue d'un réglage manuel des divers paramètres de fabrication, soit liée à une boucle fermée qui contrôle automatiquement ces paramètres. I1 existe plusieurs facteurs qui commandent les dimensions et formes finales des ouverture s du masque. Par exemple, au cours de la première étape, illustrée par la Figure 1, le débit etla concentration de l'émulsion 12 et la vitesse d'avancement de la feuille 10 affectent l'épaisseur du revêtement d'émulsion qui, à son tour, affecte, dans une certaine mesure, les dimensions de l'ouverture.Au cours de la seconde étape, ou étape d'exposition, la dimension finale des ouvertures peut être affectée par la durée de l'exposition, la qualité des originaux ou la précision du positionnement de ces derniers Enfin, au cours de l'étape de décapàge ou d'attaque chimique, la dimension des ouvertures peut être contrôlée en faisant varier la vitesse d'avancement de la feuille 10, le débit de l'agent de décapage, la concentration de cet agent de décapage, la surface effective sur laquelle s'écoule l'agent de décapage ou la température de l'agent de décapage. Dans le mode de mise en oeuvre de la Figure 3, on a représenté le gaussmètre 42, connecté à un système d'enregistrement 44 dont le conducteur de sortie 46 peut être connecté à un système de commande pour commander et contrôler l'uns;,ou plusieurs, des variables du décapage. Le champ magnétique détecté par la sonde 40 peut être le champ magnétique terrestre, ou bien encore on peut utiliser un aimant 50, tel que celui représenté à la Figure 4, pour obtenir un champ plus fort. Dans cet exemple de réalisation, l'aimant 50 est placé sur le côté de la feuille métallique opposé à la sonde 40, afin que cette sonde 40 soit située dans le champ magnétique de l'aimant 50 lorsque des ouvertures débouchent dans la feuille 10. Le gaussmètre 42 peut être un appareil de-tout type possédant une précision et une plage convenables, par exemple un gaussmètre numérique, Modèle 660, fabriqué par la Société américaine F. W. Bell, Inc. ( Colombus OHio ) . La sonde 40 peut comprendre tout. système de détection magnétique approprié, par exemple un générateur Hall à usage multiple, Modèle BH-704, également fabriqué par la Société F. W. Bell, Inc. REVENDICATIONS 1. Procédé pour réaliser des ouvertures par attaque chimique, dans une feuille métallique magnétiquement perméable en déplacement, caractérisé en ce qu'il consiste à détecter un champ magnétique passant autravers des ouvertures de ladite feuille ( 10 ), lorsque ces ouvertures débouchent, à l'aide d'une sonde magnétique (40 ) positionnée près de ladite feuille et dans un bain de décapage ( 28 ) et à contrbler le degré de décapage sous la forme d'une fonction du champ magnétique détecté. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le degré de décapage est contrôlé et commandé par le contrôle et la commande du temps de décapage. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le degré de décapage est contrôlé et commandé en faisant varier la concentration de l'agent de décapage s'écoulant sur ladite feuille.