La présente invention concerne un dispositif pour l'évaluation du trafic routier, notamment par comptage des véhicules. Jusqu'à présent, on évaluait le trafic sur les routes, les autoroutes et les axes urbains, soit à l'aide de compteurs, installés à poste fixe près de la route, et déclenchés par le passage des véhicules à compter, soit par des observations aériennes, soit enfin par des dispositifs localisés de contrôle. Ces divers moyens connus présentent des inconvénients spécifiques, et ils sont mal adaptés à l'évaluation précise, et de préférence instantanée("en temps réel") du trafic sur un réseau très important. C'est ainsi que, pour évaluer l'ensemble du trafic dans une agglomération importante, on a déjà eu recours à une couverture photographique aérienne de l'agglomération. Ce procédé offre cependant l'inconvEnient de ne permettre qu'une évaluation différée du trafic. Le dispositif selon la-présente invention permet d'évaluer le trafic routier en temps réel, avec une précision élevée, pratiquement indépendante des conditions locales et temporelles de l'évaluation. Le dispositif pour l'évaluation du trafic routier selon la présente invention est caractérisé en ce qu'il comporte des moyens pour former une image de la section routière d'évaluation et d'un repère, fixe par rapport à cette section routière, ainsi que des moyens pour compter les images des véhicules qui, pendant un temps de comptage déterminé, traversent l'image du repère fixe. Dans une forme de réalisation préférée du dispositif selon la présente invention, les moyens de comptage comportent un bloc capteur, comprenant au moins une ligne de capteurs photoélectriques tels que des diodes photosensibles, cette ligne de capteurs étant placée transversalement à l'axe de l'image de la section routière. L'emploi de diodes photosensibles de très petites dimensions permet de détecter avec une précision élevée, le passage des véhicules circulant sur les différentes pistes de la section routière en réduisant les risques de comptages perdus ou de comptages multiples. Le dispositif selon la présente invention peut être avantageusement aménagé pour déterminer la vitesse des véhicules comptés. A cet effet, les moyens de comptage comportent deux lignes, identiques et parallèles, de capteurs photoélectriques, présentant un décalage déterminé-suivant l'axe de l'image de la section routière, des moyens étant en outre prévus pour mesurer 1' intervalle de temps entre les instants successifs de comptage d'un même véhicule par une paire de capteurs alignés parallèlement à l'axe de l'image de la section routière. Des vitesses individuelles, ainsi obtenues, des véhicules comptés, on peut alors déduire avantageusement, de préférence en utilisant un calculateur automatique, des informations sur les vitesses moyennes des véhicules comptés sur chaque piste et/ou sur toutes les pistes de la route correspondant à un même sens de circulation et, simultanément, du sens opposé au premier. Le dispositif selon l'invention peut être aussi aménagé pour déterminer la longueur des véhicules comptés, afin notamment de discriminer les véhicules de tourisme et les véhicules du type "poids-lourd". A cet effet, des moyens sont prévus pour déterminer la durée pendant laquelle un capteur est influencé par l'image d'un même véhicule. Le dispositif selon l'invention peut être supporté en position fixe au-dessus de la section routière d'évaluation, l'une des lignes de capteurs coïncidant avec l'image du repère fixe. Cependant, dans sa forme de réalisation préférée, le dispositif d'évaluation selon l'invention est porté par un véhicule aérien survolant la section routière d'évaluation à une altitude sensiblement constante et avec une vitesse uniforme, et de direction sensiblement constante, les moyens de comptage étant aménagés pour maintenir, pendant le temps de comptage, l'une des lignes de capteurs en corncidence avec l'image du repère fixe. Cette forme aéroportée du dispositif d'évaluation selon l'invention offre des avantages nombreux et importants par rapport aux moyens antérieurement connus pour I'évalu8tion du trafic routier. Notamment, l'évaluation peut être effectuée en temps réel, les paramètres d'évaluation étant pour cela traités par un calculateur automatique, de préférence embarqué, ou éventuellement situé à un poste central, fixe, où lesdits paramètres sont transmis radioélectriquement. En outre, les déplacements rapides du véhicule aérien permettent d'évaluer en peu de temps le trafic sur un grand nombre de sections routières qui peuvent être éloignées les unes des autres de plusieurs kilomètres. Pour permettre l'emploi du dispositif selon l'invention quelles que soient les conditions météorologiques, et en particulier la nuit, les moyens pour former une image de la section routière d'évaluation doivent comporter un objectif à axe vertical, de préférence transparent à l'infrarouge. Cet objectif peut être celui d'un appareil photographique, dont le dépoli est placé à portée de l'équipage du véhicule aérien. Il peut aussi s'agir de l'objectif d'une caméra de télévision, qui est couple à un récepteur de télévision, placé lui-même dans le champ de vision de l'équipage du véhicule aérien. Dans toutes ses formes de réalisation, le dispositif selon l'invention, pour l'évaluation du trafic routier, est d'un emploi simple, ne nécessitant aucune connaissance technique; il peut donc être confié à du personnel non spécialisé. A titre d'exemple, on a décrit ci-dessous et illus tré schématiquement aux issim annexi plusieurs formes de réalisations du dispositif selon la présente invention. La figure 1 représente, en perspective, une première forme de réalisation, comportant un bloc détecteur, porté par une tourelle pivotante. La figure 2 est une vue en plan de la tourelle pivotante du dispositif de la figure 1. La figure 3 est un schéma illustrant une autre forme de réalisation, et son montage en-dessous de l'aile d'un avion. Les figures 4 et S sont des schémas illustrant les modalités d'utilisation de différentes formes de réalisation du dispositif selon l'invention. La forme de réalisation illustrée schématiquement sur les figures 1 et 2 comporte un cane à perspective optique, constitué essentiellement par une chambre noire 1, dont la paroi inférieure est munie d'un objectif 2, transparent aux radiations visibles et infrarouge. La paroi supérieure de la chambre noire 1 est formée par une plaque de verre dépoli 3. L'ensemble est monté, avec interposition d'organes d'étanchéité, dans une ouverture aménagée dans la paroi inférieure et le plancher intérieur d'un véhicule aérien, tel qu'un avion ou un hélicoptère (non représenté au dessin), dont les caractéristiques seront précisées ultérieurement.L'appareil photographique est disposé de telle façon que, lorsque le véhicule aérien est en vol horizontal, l'axe 2a de son objectif 2 est sensiblement vertical, le dépoli 3 étant situé horizontalement dans la carlingue du véhicule aérien, à la portée de son équipage, et notamment d'un observateur spécialisé. Un bloc capteur, 4, est monté mobile parallèlement à la surface plane du dépoli 3. Dans la forme de réalisation illustrée sur les figures 1 et 2, ce montage est réalisé de la façon suivante , donnée seulement à titre d'exemple non limitatif un cadre rectangulaire 5 est monté coulissant sur ou dans deux rails 6a et 6b, fixés eux-mêmes le long des deux premiers côtés parallèles, du dépoli rectangulaire 3. Un chariot 7 est monté sur le cadre 5 de façon à pouvoir coulisser parallèlement aux deux autres côtés du dépoli 3. Dans une ouverture circulaire du chariot 7, une tourelle 8, dans laquelle est incorporé le bloc capteur 4, est montée pivotante, son pivot étant perpendiculaire au dépoli 3.Dans cette forme.de réalisation, la tourelle 8 est constituée par exemple essentiellement par une galette de matière synthétique moulée, transparente, dont le-pourtour porte une denture externe, 8a, formée sur un anneau métallique rapporté, ou bien venue de moulage. Un bouton moleté '9, portant une denture externe de même pas que la denture 8a de la tourelle 8, est monté pivotant sur le châssis 7, de façon à permettre l'entrainement en rotation de ladite tourelle 8. Alors que le chariot 7 peut être déplacé manuellement sur le cadre 5, dans la direction Y des seconds côtés du dépoli 3, le mouvement du cadre 5 dans la direction X des premiers côtés du dépoli 3 peut être commandé, par exemple pas à pas, par un groupe moto-réducteur 10, et une transmission 11, le circuit d'alimentation du groupe moto-réducteur 10 comportant par exemple un commutateur-de commande 12. Dans la forme de réalisation considérée, le capteur incorporé à la tourelle 8, en matériau transparent, est constitué essentiellement par deux lignes, identiques et parallèles, 4a et 4d, de capteurs photoélectriques, notamment des diodes photosensibles miniaturisées. Chacune des deux lignes 4a et 4b comporte par exemple quatorze diodes photosensibles (représentées chacune par un point sur la figure 2), ayant chacune un diamètre d'environ 0,1 mm; les diodes de chacune des deux lignes 4a et 4b sont espacées régulièrement de 1= 1,1 mm, et des deux lignes de capteurs 4a et 4b sont distantes de L = 5 mm.Les sorties des vingthuit diodes photosensibles sont reliées électriquement à un même nombre de bagues conductrices (non visibles), disposées, par exemple par métallisation, sur la surface cylindrique de la base (non visible) de la tourelle 8, de manière à coopérer avec un même nombre de contacts fixes (non visibles), comme cela est bien connu de l'homme de l'art. Lorsque le véhicule aérien survole, dans des conditions qui seront précisées ultérieurement, une section routière d'évaluation du trafic, il apparait sur le dépoli 3 une image de cette section routière; sur les figures 1 et 2, cette image de la section routière a été schématisée par les images, A et B,des bords de la route, et par l'image H de sa bande centrale, séparant les deux sens de circulation. On voit également sur les figures 1 et 2 l'image R d'un repère fixe par rapport à la section routière (par exemple une bande de peinture déposée transversalement à la route?,ou défini. par des détails planlaitriques en bordure dr route, choisis pour leur bonne visibilité. Le mode d'utilisation du dispositif qui vient d'être décrit est le suivant : le pilote du véhicule aérien conduit celui-ci de manière à survoler la section routière d'évaluation à une altitude sensiblement constante, par exemple de 500 m., avec une vitesse uniforme, par exemple de 120 Km/heure, et de direction sensiblement constante; en d'autres termes, le pilote s'efforce, pendant le survol, de maintenir un cap constant à 2- près, de préférence suivant l'axe M de la section routière d'évaluation, ou dans une direction faiblement inclinée sur cet axe M. Dès que l'image du repère fixe R apparat sur le dépoli 3, l'ob servateur amène alors la tourelle 8 au-dessus de l'image du repère R, en faisant se déplacer le cadre 5 dans la direction X, par actionnement du commutateur manuel 12, et en déplaçant manuellement le chariot 7 sur le cadre 5. Si le cap du vol ne coïncide pas alors exactement avec l'axe M de la section routière, l'observateur fait pivoter la tourelle 8, à l'aide du bouton de commande 9 de façon que l'image de R apparaisse, à travers la toute le transparente 8, sensiblement parallèle aux lignés de capteurs -4a et 4b - (à 10. près). Le champ de vision de ltobservateur offre alors l'apparence représentée sur la figure 2.L'observateur affine ensuite les réglages précédemment indi qués pour que la ligne de capteurs 4a vienne en coïncidence avec l'image du repère R. L'observateur déclenche alors un compteur de temps d'évaluation.(non représenté), pré-réglé par exemple à douze ou treize secondes. Dans le cas de la forme de réalisation considérée et des conditions de vol précédemment indiquées, si l'objectif 2 a en outre une distance focale de 250 mm, l'image de la section routière d'évaluation apparaît sur le dépoli 3, à une échelle voisine de 1/2000; dans ces conditions, chacune des deux lignes de capteurs 4a et 4b, d'une longueur voisine de 15,4 mm, peut embrasser la totalité d'une route ayant une largeur voisine de 32m. comme visible sur la figure 2. Dans l'hypothèse la plus simple, où par exemple les premiers côtés, de direction X, du dépoli 3 sont parallèles à l' axe du véhicule aérien, si l'on néglige la dérive en vol de ce dernier, l'image du repère R se déplace sur le dépoli 3 parallèlement à la direction X, et dans le sens opposé à celui du mouvement du véhicule aérien. Il suffit donc à l'observateur d'actionner le groupe moto-réducteur 10, pendant toute la durée du temps d'évaluation, pour que la ligne de capteurs 4a reste constamment en coïncidence avec l'image du repère R. Bien entendu, la vitesse et le sens du déplacement automatique du cadre 5 ont été prédéterminés à cet effet, en fonction des conditions de vol précédemment indiquées.Le temps d'évaluation prend fin auto matiquemen.t;,avant que l'image du repère R ne disparaisse du dépoli 3, Pendant toute la durée du temps d'évaluation, chaque véhicule routier qui traverse le repère fixe R donne lieu, sur le dépoli 3, à une image qui influence un seulement des capteurs de la ligne 4a, et le signal de sortie de ce capteur est transmis au contact fixe précédemment mentionné, puis, éventuellement par l'intermédiaire d'un circuit de mise en forme rectangulaire, à un calculateur embarqué sur le véhicule aérien. S'il s'agit d'un véhicule circulant sur la voie gauche (figure 2) et si son image a influencé par exemple le capteur 13a de la première ligne 4a, lorsqu'il aura parcouru 10 mètres, le même véhicule influencera, par son image, le capteur 13b de la ligne 4d, qui forme, avec 13a, une. paire de capteurs alignés parallèlement à l'image M de l'axe de la section routière, et le signal de sortie du capteur 13d:sera également transmis à cet instant au calculateur. S'il's'agit par contre d'un véhicule circulant sur la voie droite, son image influence d'abord un capteur 14b de la ligne 4b, avant d'influencer le capteur 14a de la même paire, sur la ligne 4a, maintenue en coincidence avec l'image du repère fixe R. Le calculateur reçoit également des signaux périodiques d'une horloge électrique ou électronique (non représentée), et il est programmé pour faire apparaitre sur ses sorties, selon la présente invention, certaines au moins des informations suivantes 1 - les nombres totaux de véhicules qui, pendant le temps d' évaluation considéré, ont influencé, par leurs images sur le dépoli 3, les différents capteurs par exemple de la ligne 4a, et les sommes de ces nombres pour chacune des deux voies, c' est-à-dire les nombres totaux de véhicules comptés dans les deux sens de circulation. 20 - le la. vitesse individuelle. de chaque véhicule détecté par une même paire de capteurs tele que 13a, 13b , ou 14a, 14b, oF*vibE vitesse par eiie par e-e par comptage des signaux périodiques d'horloge entre les instants successifs de détectionffidu même véhicule par la paire de capteurs. - - la longueur des véhicules comptés, afin notamment de discri- miner les véhicules de tourisme et les véhicules du type "poidslourd"; cette longueur peut être déduite par exemple de la durée de l'impulsion, éventuellement mise en forme rectangulaire, qui a été transmise au calculateur en provenance du capteur correspondant, Bien entendu, la- vitesse moyenne et même la longueur "moyenne" des véhicules comptés peuvent être déduites, par le calculateur, de leurs vitesses et longueurs individuelles. Que le véhicule aérien survole plusieurs fois de suite, dans les conditions précédemment indiquées, mais éventuellement suivant des directions différentes, la même section routière d'évaluation, ou bien qu'il survole succeslvement différentes sections routières d'évaluation, par exemple dans une même zone urbaine, le calculateur peut déduire les moyennes des informations recueillies aux différents temps successifs d'évaluation, notamment les débits horaires de véhicules dans les deux sens de circulation d'une même route.Toutes ces informations peuvent être affichées dans le véhicule aérien, par exemple sur l'écran d'un appareil de télévision connecté à la sortie du calculateur; elles peuvent être aussi enregistrées, par exemple sur un support magnétique, tel qutune bande magnétique, une cassette, ou une bande perforée, p o u r u n e e x p 1 o i t a t i o n ultérieure; enfin elles peuvent être transmises radioélectriquement à un poste central, alimenté par plusieurs dispositifs aéroportés du même genre, permettant une évaluation du trafic sur différentes sections routières d'une même aire géographique. L'emploi d'un objectif 2 transparent à l'infrarouge et d'un dépoli 3 sensible à ces radiations permet l'évaluation du trafic quelles que soient les conditions météorologiques, et en particulier de nuit. L'image, variable, de la section routière d'évaluation qui apparat à travers la tourelle transparente 8 peut être également enregistrée pendant chaque temps d'évaluation, à l'ai- de d'un second appareil photographique, ou d'une caméra cinématographique, ou encore d'une caméra de télévision, connectée à un magnétoscope; dans ces cas, la tourelle 8 doit être aménagée pour supporter la caméra et ltentrainer dans son mouvement, que l'observateur contrôle par l'intermédiaire du viseur de ladite caméra. La forme de réalisation précédemment décrite du dispositif selon l'invention est susceptible de nombreuses variantes, dont quelques-unes vont être indiquées ci-après, d titre non limitatif. Le mouvement du cadre 5 dans la direction X, à la poursuite de l'image du repère R, peut être commandé automatiquement, notamment par un dispositif d'asservissement d'un type connu pour la photographie aérienne. Un dispositif d'asservissement plus complexe doit être utilisé dans le cas où, par suite par exemple de la dérive du véhicule aérien en vol, les côtés de direction X du dépoli 3 ne sont pas exactement et constamment parallèles à la vitesse dudit véhicule aérien. Dans ce dernier cas, en effet, le déplacement du chariot 7 sur le cadre 5 doit être aussi commandé automatiquement, par le dispositif d'asservissement. Pour tenir compte de la dérive mentionnée, il est aussi possible de monter l'ensemble de l'appareil photographique 1-2-3, sur une tourelle, pivotante autour d'un axe coïncidant de préférence avec l'axe 2a de l'objectif 2.Des moyens connus peuvent être alors utilisés pour asservir le pivotement de cette tourelle à la dérive du véhicule, de telle façon que les côtés de direction X du dépoli 3 soient constamment parallèles à la vitesse du véhicule aérien. Les moyens pour monter le bloc capteur 4, mobile parallèlement à la surface plane du dépoli 3 et pour adapter l'o- rientation de ce bloc capteur à la direction de l'image du repère R, peuvent différer sensiblement de ceux illustrés à la figure 1 et précédemment décrits, comme cela apparaitra clairement à l'hom- me de l'art. Le bloc capteurpeutne comporter qu'une seule ligne de capteurs photoélectriques, lorsque l'évaluation du trafic routier peut être limitée au comptage des véhicules. La figure 3 représente partiellement une autre forme de réalisation du dispositif d'évaluation selon l'invention, comportant une caméra de télévision 15, montée dans un corps profilé 16, fixé, par l'intermédiaire d'un support 17 approprié, en dessous de 1'une des ailes, 18,d'un avion d'observation. L'ensemble est disposé de telle façon que l'axe de l'objectif de la caméra de télévision 15 soit vertical en vol horizontal. Les signaux électriques de sortie de la caméra de télévision 15 sont transmis par un chable 19 à un récepteur de télévision (non représenté), qui est placé dans la carlingue de l'avion, devant l'observateur. Un bloc détecteur, analogue à celui précédemment décrit, est monté mobile parallèlement à la surface, sensiblement plane, de l'écran du récepteur de télévisiongraceàdes moyens qui peuvent être analogues à ceux illustrés sur la figure 1. Cependant, avec cette disposition, on peut donner à l'écran une inclinaison quelconque sur la verticale (en vol horizontal), par exemple le placer verticalement devant l'observateur. Bien entendu, la caméra de télévision peut être également montée de façon étanche dans une ouverture aménagée dans la paroi de la carlingue de l'avion, mais la disposition illustrée sur la figure 3 offre l'avantage de supprimer la nécessité de l'aménagement d'une telle ouverture, qui est fort coûteux. Dans une réalisation particulière de l'invention, le véhicule aérien est en outre muni d'un altimètre, notamment une radio-sonde, dont l'information d'altitude est utilisée pour déterminer l'échelle exacte de l'image de la section routière d'évaluation. Non seulement cette information d'altitude est indispensable pour permettre de contrôler l'horizontalité du survol de la zone d'évaluation. Mais en outre, cette même information d'altitude peut permettre de prendre en considération une zone d'évaluation du trafic, dont l'axe est incliné sur l'horizontale (d'un angle ,fortement exagéré, sur la figure 4). Cette figure 4 illustre de telles conditions d'évaluation du trafic : on y a supposé que l'appareil photographique comporte un objectif d'ouverture angulaire égale à 450; V1 et V2 désignent respectivement les positions du véhicule aérien, en vol horizontal, lorsque l'image du repère fixe R pénètre dans le champ de l'objectif, et lorsqu'elle en sort. D-ns ce cas, l'échelle exacte de l'image de la section routière d'évaluation, dont la connaissance est indispensable pour un calcul précis des vitesses individuelles des véhicules comptés, est déduite'de l'information d'altitude, h, que la radio-sonde fournit lors du passage de l'avion dans la position médiane Vm, à la verticale du repère fixe R, cette information d'altitude étant délivrée à la moitié du temps de comptage correspondant au parcours horizontal V1- V2 du véhicule aérien. La figure 5 est le bloc-diagramme d'une forme de réalisation des principaux dispositifs électroniques qui peuvent être associés, selon la présente invention, à une paire de capteurs, telle que 13a et 13b (figure 2), alignds parallèlement à l'image de l'axe de la section routière, pour déduire de leurs signaux de sortie, correspondant à un même véhicule routier, sa vitesse v et sa catégorie de longueur, 11 (véhicule de tourisme) ou 12 (poids-lourd), ainsi que pour compter le nombre N de véhicules qui influencent successivement ladite paire de capteurs pendant un temps d'évaluation.Sur la figure 5, le bloc 20 correspond à un monostable, que le signal de sortie du capteur 13a, influencé par un véhicule à compter, fait passer dans sa position où la sortie dudit monostable 20 applique une tension continue appropriée à la première entrée d'une porte"ET"21. Si le même véhicule influence le capteur 13b avant le rebasculement du monostable, son signal de sortie est transmis, par l'intermédiaire d'un circuit, 22, de mise en forme rectangulaire, à la seconde entrée de la porte 21, dont la sortie transmet alors cette impulsion rectangulaire à un intégrateur 23 et à un circuit de mise en forme 24. L'intégrateur 23 comporte deux sorties à seuil, dont l'une produit alors un signal d'attribution du véhicule compté à l'une ou l'autre des deux catégories mentionnées.A la sortie du circuit de mise en forme 24 apparaît par exemple une impulsion brève, correspondant par exemple au flanc avant de l'impul sion rectangulaire de sortie de la porte 21. Cette impulsion brève est transmise d'une part à une entrée de remise à zéro an ticipée du monostable 20 et, d'autre part, à un compteur de véhicules 25. il va de soi que le bloc-diagramme de la figure 5 est un exemple relativeoent schématique. D'autres moyens pour le traitement des informations fournies par le dispositif conforme à l'invention peuvent être tirés de données classiques en électronique. En particulier le bloc-diagrasue peut être agencé pour avoir le mêle fonctionnement, pour chacun des deux sens de circulation distincts. Si un véhicule influence un seul des deux capteurs I 3a et 13b pendant une durée correspondant à la période du monostable 20, aucune impulsion n'apparaît sur la sortie de la porte 21, et ledit monostable 20 revient automatiquement dans sa position de repos, s'il en a été précédemment écarté. La tension que la sortie du monostable 20 applique à la première entrée de la porte 21 est intégré par un circuit 26, qui produit un signal de sortie d'amplitude proportionnelle à l'intervalle entre les instants oW les deux capteurs I 3a et 13b ont été respectivement influencés par un mêle véhicule. Un diviseur 27 reçoit le signal de sortie de l'intégrateur 26, la donnée L (écartement des deux lignes de capteurs sur la figure 2), ainsi que l'échelle exacte, E, de l'image de la section routière d'évaluation, déterminée par le calculateur.Le signal de sortie du diviseur 27 est proportionnel à la vitesse v du véhicule compté. Une mêle vitesse minimale, correspondant à la période du monostable 20, est indiquée pour les véhicules qui n'ont in influencé qu'un seul des deux capteurs 13a et 13b, de mêle que pour ceux qui ont une vitesse inférieure à cette valeur minimale. il est à noter que tout autre système de comptage analogique ou digital, lié à une horloge électronique peut être utilisé pour le traitement des informations fournies par le dispositif de l'invention. Le dispositif illustré sur la figure 1 et précédemment décrit, ou bien un dispositif équivalent, dans lequel le cône perspectif optique est remplacé par une caméra de télévision, accouplée à un récepteur de télévision, peut être supporté en position fixe au-dessus de la section routière d'évaluation, le bloc capteur étant ajusté de telle façon que l'une de ses lignes de capteurs coïncide avec l'image du repère fixe. REVENDICATIONS 1. Dispositif pour l'évaluation du trafic routier, notamment par comptage des véhicules, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens pour former une image de la section routière d'évaluation et d'un repère, fixe par rapport à cette section routière, ainsi que des moyens pour compter les images des véhicules qui, pendant un temps de comptage déterminé, traversent l'image du repère fixe. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de comptage comportent un bloc capteur, comprenant au moins une ligne de capteurs photeélectriques tels que des diodes photosensibles, cette ligne de capteurs étant placée transversalement à l'axe de l'image de la section routière. 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que, pour déterminer la vitesse des véhicules comptés, les moyens de comptage comportent deux lignes, identiques et parallèles, de capteurs photoélectriques,présentant un décalage déterminé suivant l'axe de l'image de la section routière, des moyens étant en outre prévus pour mesurer l'intervalle de temps entre les instants successifs de comptage d'un même véhicule par une paire de capteurs alignés parallèlement à l'axe de l'image de la section routière. 4. Dispositif selon l'une des revendications 2 et 3, caractérisé en ce que, pour déterminer la longueur des véhicules comptés, afin notamment de discriminer les véhicules de tourisme et les véhicules du type "poids-lourd", des moyens sont prévus pour déterminer la durée pendant laquelle un capteur est influencé par l'image d'un même véhicule. 5. Dispositif selon l'une des revendications 2 à 4, caractérisé en ce qu'il est porté par un véhicule aérien survolant la section routière d'évaluation à une altitude sensiblement constante et avec une vitesse uniforme, et de direction sensiblement constante, les moyens de comptage étant aménagés pour maintenir, pendant le temps de comptage, l'une des lignes de capteurs en coïncidence avec l'image du repère fixe. 6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que le bloc capteur est monté mobile parallèlement à la surface, sensiblement plane, du support, tel qu'un dépoli ou un écran, sur lequel est formée l'image de la section routière d'évaluation. 7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que le bloc capteur est porté par un chariot mobile parallèlement aux deux côtés du support d'image, par l'intermédiaire d' une tourelle, elle-même montée pivotante sur ce chariot, son pivot étant perpendiculaire au support d'image. 8. Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'un premier côté du support d'image est maintenu parallèle à l'axe ou à la vitesse du véhicule aérien, des moyens, à commande manuelle ou automatique, étant prévus pour, avant le comptage, amener le chariot sur l'image du repère fixe et orienter la tourelle selon la direction de ce repère, puis, pendant le temps de comptage, déplacer le chariot parallèlement au premier côté du support d'image, à une vitesse égale à la vitesse de déplacement de l'image du repère fixe. 9. Dispositif selon l'une des revendications 5 à 8, caractérisé en ce que le véhicule aérien est en outre muni d'un altimètre, notamment une radio-sonde, qui délivre, à la-moitié du temps de comptage, une information d'altitude, laquelle est utilisée pour déterminer l'échelle exacte de l'image de la section routière d'évaluation. 10. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que les moyens pour former une image de la section routière d'évaluation comportent un objectif à axe vertical, de préférence transparent à l*'infra-rouge. 11. Dispositif selon la revendication 10, caractérisé en ce que l'objectif est celui d'uncône perspectif optique, dont le dépoli est placé à portée de l'équipage du véhicule aérien. 12. Dispositif selon la revendication 10, caractérisé en ce que l'objectif est celui d'une caméra de télévision, qui est couplée à un récepteur de télévision, placé lui-même dans le champ de vision de l'équipage du véhicule aérien. 13. Dispositif selon la revendication 12, caractérisé en ce que la caméra de télévision est montée dans un corps profilé, fixé en dessous du véhicule aérien, par exemple en dessous de l'une de ses ailes. 14. Dispositif selon l'une des revendications 2 à 13, caractérisé en ce qu'il comporte en outre une horloge électrique ou électronique, et un calculateur, dont les entrées recoivent les signaux d'horloge, les signaux des capteurs photoélectriques, ainsi éventuellement que les informations de l'altimètre, les sorties du calculateur fournissant des informations sur le nom- bre total de véhicules comptés, à chaque temps de comptage, sur chaque piste et/ou sur toutes les pistes de la route correspondant à chacun des sens de circulation, ainsi éventuellement que des informations sur les débits horaires de véhicules dans les deux sens de circulation, sur les vitesses individuelles et/ou les vitesses moyennes des véhicules comptés, et sur les longueurs de ces véhicules, c'est-à-dire sur leurs types respectifs. 15. Dispositif selon la revendication 14, caractérisé en ce que les informations de sortie du calculateur sont affichées, par exemple sur un écran de télévision, et/ou enregistrées, par exemple sur un support magnétique ou sur une bande perforée, et/ou transmises radioélectriquement à un poste central. 16. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 15, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens photographiques, ciné- matographiques ou magnétiques (magnétoscope) pour enregistrer l'image, variable, de la section routière d'évaluation pendant chaque temps de comptage. 17. Dispositif selon l'une des revendications 3 à 16, ca ractérisé en ce qu'il comporte en outre des moyens pour éliminer du comptage chaque véhicule dont l'image influence un seul capteur d'une mêle paire de capteurs.