La présente invention a pour objet un nouveau type de capsule inviolable monobloc en matière plastique, avec frette de renforcement de son jonc de retenue, pouvant être utilisée comme anneau de décapsulage, après rupture des voiles de liaison entre ladite frette de renforcement et la jupe externe de ladite capsule, placés du côté opposé à une charnière de solidarisation entre ces deux éléments. On a déjà réalisé antérieurement d'autres types de capsules inviolables du même genre, qui ont fait l'objet de différents brevets fran çais et de certificats d'addition, et destinées en particulier au bouchage de récipients contenant des liquides gazeux. Ces anciennes réalisations comportaient notamment ra prevision ae parties affaiblies dans le jonc de retenue de ces capsules, et également dans la capsule elle-même, de façon à provoquer, lors du décapsulage, de véritables déchirures de la capsule ,constituant, après remise en place de ladite frette de renforcement et rebouchage des bouteilles ou flacons équipés desdites capsules, des indices visibles d'un débouchage antérieur. Le nouveau type de capsule inviolable faisant l'objet de la présente invention comporte différents perfectionnements permettant d'éviter certains inconvénients des réalisations plus anciennes précitées. L'un de ces perfectionnements réside dans le fait que ladite frette de renforcement,dont l'épaisseur radiale est maximum au voisinage du niveau supérieur de ladite charnière et dudit jonc de retenue, se prolonge vers le bas,au-dessous de ce jonc de retenue, et présente extérieurement, à sa partie inférieure, un profil conique d'épaisseur décroissante vers le bas, s'arrêtant sensiblement au niveau de la partie inférieure d'une jupe d'étanchéité de forme particulière, dont il sera question plus loin, à une distance du renflement externe du goulot de ladite bouteille suffisamment réduite pour ne pas permettre d'exercer, sur la partie inférieure de ladite frette de renforcement, au voisinage de ladite charnière, une force susceptible de provoquer un décapsulage sans rompre lesdits voiles de liaison. Une autre caractéristique de ladite capsule est constituée par le fait que la partie conique de sa frette de renforcement comporte un évidement logé du côté opposé à cette charnière, à l'endroit où l'on doit agir sur ladite frette pour obtenir la rupture des voiles de liaison précités, et pouvoir ensuite utiliser cette frette comme anneau de décapsulage. Dans une variante de réalisation de la nouvelle capsule monobloc suivant l'invention, cet évidement peut présenter à sa partie supérieure, une partie horizontale plane, se raccordant à angle vif avec une partie sensiblement cylindrique, et par ailleurs l'épaisseur radiale de ladite frette de renforcement peut être légèrement accrue au voisinage dudit évidement, par rapport à celle de la partie non évidée de cette frette,de façon à former une espèce de visière de casquette facilitant la rupture desdits voiles de liaison. Une autre caractéristique de la nouvelle capsule monobloc concerne la prévision, sur la partie inférieure de ladite frette de renforcement, de deux encoches logées de part et d'autre de ladite charnière, et qui empêchent, après un décapsulage normal, la remise en place de cette frette à l'horizontale, cette frette restant, au contraire, un peu surélevée du côté opposé à la charnière précitée, avec une orientation oblique constituant un indice aisément visible d'un débouchage antérieur. Grâce à la prévision desdites encoches, toutes les amorces de déchirures prévues dans les réalisations plus anciennes, et en particulier l'utilisation d'un jonc de retenue d'épaisseur radiale variable, ont pu être évitées, ce qui permet d'obtenir un meilleur effet de retenue par l'action combinée de ce jonc et de sa frette de renforcement. Pour obtenir une bonne étanchéité interne du bouchage, on a déjà proposé de prévoir notamment une jupe interne double comportant deux parois d'épaisseurs différentes, dont la paroi externe, coopérant avec l'intérieur du goulot de la bouteille, était munie, à sa partie inférieure, d'une nervure formant joint d'étanchéité, et d'autre part, au niveau de la partie supérieure du goulot de ladite bouteille, la possibilité de couler, entre la jupe externe de la capsule et ladite jupe internebun joint plastique compressible, par exemple en plastisol, et susceptible d'accroitre cette étanchéité interne. Dans la nouvelle réalisation suivant la présente invention, la demanderessea prévu simplement une jupe interne d'étanchéité à simple paroi, munie,à sa partie inférieure, d'un fond incurvé déformable, et d'une lèvre normalement inclinée vers le centre, mais pouvant se redresser à la verticale pour s'appliquer contre l'intérieur du goulot de la bouteille, lors du bouchage de cette bouteille, jupe interne de diamètre externe notablement supérieur au diamètre interne du goulot de ladite bouteille, et ne pouvant donc se loger dans ce goulot qu'en exerçant sur le fond de cette jupe un effort suffisant pour modifier simultanément la courbure de ce fond, le diamètre externe de cette jupe interne et l'orientation desdites lèvres. De plus, la partie inférieure incurvée précitée, se raccorde avec ladite lèvre par une gorge facilitant le redressement de cette lèvre jusqu'à la verticale dans l'alignement de la partie supérieure de ladite jupe d'étanchéité. L'invention vise également un procédé de capsulage de bouteille au moyen de la nouvelle capsule, caractérisé par le fait qu'on utilise une tête de capsulage de forme particulière, agissant par sa partie centrale sur le fond incurvé de ladite capsule, de façon à la déformer en réduisant le diamètre de sa jupe interne d'étanchéité pour permettre le débouchage, et à provoquer le redressement à la verticale de ladite lèvre, ladite tête de bouchage faisant descendre ensuite l'ensemble de ladite capsule jusqu'à sa venue en butée sur la partie supérieure du goulot de ladite bouteille, de façon à réaliser une étanchéité interne quasi-continue depuis ledit jonc de retenue jusqu la base de ladite lèvre redressée,le long des deux parois externe et interne dudit goulot. Les caractéristiques de la nouvelle capsule seront mieux comprises à la lecture de la description qui suit d'un mode de réalisation de capsule inviolable suivant l'invention, mode de réalisation donné à titre d'exemple non limitatif et décrit en se référant au dessin annexé sur lequel - la fig. 1 est une coupe diamétrale de la nouvelle capsule avant se mise en place par déformation sur une bouteille - la fig. 2 est une vue de dessous de la capsule de la figure I - la fig. 3 est une coupe diamétrale illustrant le mode de coopération entre ladite tête de capsulage et la capsule avant mise en place de ladite capsule sur un goulot de bouteille et la fig. 4 est une coupe diamétrale de l'ensemble constitué par ledit goulot de bouteille, iaiteù-apsule ettladite tête de capsulage, après mise en place de cette capsule sur ce goulot dejbouteille. On voit sur la figure 1J que la frette de renforcement 1 se prolonge en la par une partie conique descendant à une certaine distance audessous du jonc de retenue externe 2 de type normal, à épaisseur radiale constante, de façon à ne pas permettre d'agir efficacement sur la partie inférieure lb de la frette de renforcement 1, du côté opposé à un évidement 3 prévu pour assurer le pivotement de la frette de renforcement 1 autour d'une partie 4 formant charnière, où cette frette de renforcement est solidarisée avec la capsule 5 proprement dite. En effet, comme on le verra plus loin, après bouchage, cette partie inférieure arrive à proximité du renflement qui se trouve au-dessous de la gorge du goulot de la bouteille, et l'insertion d'un doigt entre ce renflement et la frette de renforcement pour soulever cette dernière devient malaisée, le profil conique de la partie inférieure de la frette eupEchant en outre toute prise efficace sur la partie inférieure de la frette 1. On retrouve également sur la vue de dessous de la figure 2, le bord inférieur lb de faible épaisseur de la frette 1. Comme on l'a déjà dit précédemment, la partie inférieure la de la frette 1 qui se trouve au-dessous du jonc de retenue 2, est percée de deux encoches 6 visibles sur les figures 1 et 2, et qui sont logées de préférence au voisinage des extrémités 4a et 4b de la charnière 4. La frette de renforcement 1, dont la partie la plus large est visible en particulier sur la figure 2, est liée, de façon connue en soi, avec la jupe externe 7 de la capsule 5, par des voiles 8, assurant, en combinaison avec les encoches 6, l'inviolabilité de la capsule. L'évidement 3 précité comporte des rainures 3a évitant le glissement du doigt permettant de soulever la frette de renforcement 1 par une action exercée au voisinage du jonc de retenue 2, à un niveau où ledit renflement n'empêche pas cette action, en la faisant pivoter autour de la charnière 4. La jupe interne d'étanchéité 9 a, comme on l'a indiqué plus haut, et comme on le verra à propos de la figure 3, un diamètre externe notablement plus grand que le diamètre interne du goulot de la bouteille avec lequel ladite capsule doit coopérer. La partie inférieure incurvée 10 de ladite jupe d'étanchéité, est munie, à sa partie périphérique, au point de raccordement avec la jupe verticale 9, d'une lèvre 11 de forme conique,dont la partie inférieure lla est visible sur les figures 1 et 2. La partie interne de plus faible diamètre du jonc de retenue 2 est visible en 2a sur les figures 1 et 2, le bas de ce jonc de retenue formant une arête 12 visible également sur les figures 1 et 2. L'évidement rainuré 3 peut également former à sa partie supérieure, une collerette horizontale formant un angle vif avec une paroi cylindrique dudit évidement portant les rainures 3a, et de plus, le diamètre de la frette de renforcement 1 peut être accru au voisinage dudit évidement, de façon à constituer l'équivalent d'une visière de casquette facilitant le pivotement de la frette de renforcement avant son utilisation comme anneau de décapsulage. Une gorge llb est ménagée au point de jonction entre la jupe 9 et le fond incurvé 10, de façon à faciliter le redressement à la verticale de la lèvre 11, lors du capsulage. En se reportant aux figures 3 et 4, on voit que la tête de capsulage 13 vient épouser le profil de la partie supérieure de la capsule 5, tout en restant constamment au-dessus de la partie supérieure lc de la frette de renforcement 1. La tête 13 est munie, à sa partie médiane, d'un téton creux 13a percé d'un trou central 13b permettant, par une liaison avec une pompe à vide, de faciliter la manoeuvre des machines automatiques à capsuler, en assurant l'adhérence de la partie incurvée 10 de la capsule, sur la tête de bouchage 13, avant mise en place de la capsule sur ie goulot 14 de la bouteille. I1 est facile de comprendre, d'après la figure .4, que le téton central 13a assure simultanément la déformation du fond 10 jusqu'à la position lOa visible sur ladite figure 4, en même temps que la partie plane 13c de la tête de capsulage vient s'appliquer sur la partie supérieure de la capsule 5. Le diamètre de la jupe 9 se trouve donc réduit de façon notable pour pouvoir entrer à l'intérieur du goulot 14 ; la lèvre 11 vient alors en llc, dans la position verticale visible sur la figure 4, où cette lèvre se trouve appliquée contre l'intérieur du goulot 14. De cette façon, une étanchéité quasi-continue est réalisée depuis le jonc de retenue 2 jusqu'au bord inférieur de la lèvre lla, et notamment au niveau de la partie supérieure de la capsule 5. Cette étanchéité est obtenue du fait de la différence de diamètre précitée entre la jupe 9 et l'intérieur du goulot de la bouteille, et en raison de la nécessité de la déformer pour lui donner une hauteur accrue en provoquant le redressement de la lèvre 11 à la verticale et son application sur l'intérieur dudit goulot. L'action du jonc de retenue 2 d'épalsseur radiale constante et de la frette de renforcement 1, empêche en pratique toute possibilité de décapsulage en agissant sur la partie lb de la frette 1, du côté opposé à l'évidement 3, car la forme du renflement 14a du goulot de la bouteille ne permet pas d'exercer une action suffisante et durable vers le haut en insérant un doigt entre ce renflement et la partie lb de la frette de renforcement, compte tenu également du profil conique de la partie inférieure la de la frette 1. Par contre, le soulèvement de la frette 1 et la rupture des voiles de liaison 8 sont très aisés à obtenir en plaçant par exemple l'index dans l'évidement rainuré 3. I1 y a lieu de remarquer, que, dans les anciens modes de réalisation de capsule monobloc avec frette de renforcement, la hauteur plus réduite de la frette de renforcement et l'épaisseur relativement grande de sa partie inférieure permettaient un décapsulage plus aisé sans détériorer la capsule et sans rompre les voiles de liaison précités, tandis que cette possibilité de fraude n'existe plus dans le nouveau mode de réalisation conforme à l'invention. I1 est bien entendu que l'on peut apporter au mode de réalisation qui vient d'être décrit divers changements, perfectionnements ou additions, et que l'on peut remplacer certains éléments par des éléments équivalents, sans altérer pour cela l'économie générale de l'invention. REVENDICATIONS 1. Capsule de bouchage monobloc en matière plastique avec frette de renforcement utilisable comme anneau de décapsulage, ladite capsule étant caractérisée par le fait : que ladite frette de renforcement se prolonge vers le bas jusqu'à un niveau inférieur à celui du jonc de retenue de ladite capsule, en présentant dans sa partie basse un profil externe tronconique de rayon décroissant vers le bas, ladite frette descendant,après capsulage, jusqu'au voisinage du renflement externe prévu, sur la bouteille à capsuler, au-dessous de la gorge de son goulot ; que cette partie basse comporte deux encoches placées au voisinage immédiat des extrémités de la partie formant charnière où ladite frette de renforcement est solidarisée avec la capsule proprement dite ; que ladite capsule comporte une jupe interne d'étanchéité à simple paroi, fermée,à sa partie inférieure, par un fond incurvé, et munie au niveau de la ligne de raccordement avec ce fond incurvé, d'une lèvre conique pouvant se redresser à la verticale lors du capsulage, par déformation dudit fond incurvé, pour s'appliquer contre l'intérieur du goulot de ladite bouteille ; et que cette jupe interne d'étanchéité a un diamètre notablement plus grand que celui de la partie interne dudit goulot, ce qui oblige à la déformer par action sur son fond incurvé, pour pouvoir pénétrer à l'intérieur du goulot précité, et épouser le profil de ce goulot sur toute sa surface interne comprise entre sa partie supérieure et la partie inférieure de ladite lèvre préalablement rendue verticale. 2. Capsule de bouchage suivant la revendication 1, caractérisée par le fait qu'elle comporte, au niveau de la ligne de raccordement entre ladite jupe interne d'étanchéité et ledit fond incurvé, une gorge facilitant le redressement à la verticale de ladite lèvre. 3. Procédé de capsulage par déformation d'une capsule suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, ledit procédé étant caractérisé par le fait : qu'on utilise une tête de capsulage munie à sa partie inférieure d'un téton de hauteur supérieure à celle de la partie centrale de ladite capsule, et dont la partie inférieure peut épouser le profil dudit fond incurvé avant capsulage, ladite tête de capsulage comportant une partie périphérique susceptible d'épouser le profil de la partie supérieure de ladite capsule, tout en restant, même en fin de capsulage, audes sus du bord supérieur de ladite frette de renforcement, ledit téton provoquant une réduction de diamètre de ladite jupe interne d'étanchéité et son application étanche à l'intérieur du goulot de ladite bouteille, de façon à réaliser une étanchéité quasi-continue depuis le jonc de retenue de ladite capsule, jusqu'à la partie inférieure de ladite lèvre après son redressement à la verticale, et notamment au niveau de la partie su périeure de cette capsule comprise entre ce jonc de retenue et la jupe interne d'étanchéité précitée. 4. Procédé suivant la revendication 3, caractérisé par le fait que ledit téton central est percé d'un alésage pouvant être mis en communication avec une pompe à vide, de façon à faciliter ltemploi de machines à capsuler automatiques, en faisant adhérer de façon intime la partie inférieure du téton central de ladite tête de capsulage sur ledit fond incurvé avant de déformer ladite capsule pour pouvoir l'introduire sur ladite bouteille.