La présente invention concerne un procédé d'entre- tien de l'activité et de l'adaptation biologiques de la biocénose dans une installation d'épuration humide et bio- logique d'air rejeté, pendant des périodes d'arrêt de fonc- tionnement. La purification d'air rejeté par lavage à l'eau, par exemple dans des tours d'arrosage ou de pulvérisation et la décomposition d'éléments polluants par oxydation biologique sont généralement connus et ont trouvé de nom- breuses applications. Des composés organiques dissous ou colloïdaux, et en partie également des composés minéraux sont utilisés comme source d'alimentation et sont oxydés par des micro-organismes (bactéries, champignons, proto- zoaires) qui se rencontrent sur les corps arrosés ou sur les eaux usées. (11 y a lieu de consulter à cet effet les Brevets de la République Fédérale Allemande N0s 26 56 689, 47 675, 20 20 207, le Brevet des Etats Unis d'Amérique NO 22 00 581, le Brevet Français NO 21 75 929 et le Brevet Néerlandais NO 71 02 133). Il est connu qu'une population de micro-organismes (biocénose) dans une installation de purification de ce genre s'adapte à la nourriture qui lui est offerte de sor- te qu'après un certain temps d'adaptation, même des compo- sés difficiles à décomposer peuvent être détruits avec succès. Pendant les périodes d'arrêt de fonctionnement de l'installation de purification, par exemple pendant la nuit ou en fin de semaine, la biocénose doit être mainte- nue artificiellement en vie par l'approvisionnement en nourriture et en oxygène. Il convient que la solution nu- tritive contienne également des matières qui doivent être détruites pendant les périodes de fonctionnement de l'in- stallation, afin d'éviter d'éventuelles désadaptations de la biocénose, réduisant le rendement de la décomposition biologique (voir à cet effet les Brevets de la République Fédérale Allemande NO 26 56 689 page 15 et N0 20 20 207, page 4). Mais la préparation de ces solutions nutritives est difficile, car d'une part la composition de l'air rejeté n'est pas très connue en ce qui concerne son type et sa concentration, et que d'autre part elle subit des- fluctuations permanentes résultant de variations plus ou moins importantes de la production. Il serait donc sou- haitable que la composition de la solution nutritive chan- ge continuellement, ce qui est irréalisable en pratique. Il y a donc lieu de résoudre le problème du main- tien de l'activité biologique et de l'adaptation d'une biocénose pendant les périodes d'arrêt de fonctionnement d'une installation de purification d'air rejeté, par la fourniture d'une solution nutritive dont la composition correspond toujours à l'état actuel de la composition des gaz rejetés. L'invention a donc pour objet de résoudre le pro- blème par un procédé qui sera décrit ci-après. Un prélavage à l'eau précède l'opération de la- vage biologique de l'air rejeté. Les matières que contient l'air rejeté, sous forme de gaz ou de vapeurs, se dissol- vent jusqu'à saturation dans l'eau de lavage à l'étage de prélavage. Ce résultat est atteint plus ou moins rapide- ment en fonction.des matières que contient l'air rejeté et de leur concentration. Dans le cas courant, cela ne prend néanmoins que quelques heures. Le prélavage est fait d'une manière connue, par exemple en faisant passer les gaz par une tour d'arrosage ou de pulvérisation dans laquelle le liquide de prélavage est pompé, ou en faisant passer le gaz de manière qu'il barbote dans le liquide de prélavage. Le prélavage peut se faire dans une partie séparée de l'installation ou dans une partie intégrée dans l'absorbeur de l'étage biologique. Il est utile de mesurer la quantité de liquide de prélavage afin de dé- terminer si la quantité de matières que contient l'air rejeté et qui se dissolvent dans ce liquide suffisent à lanutrition de la bioconose pendant les périodes d'arrêt. Mais il est également possible de fournir à la biocénose avec le liquide de prélavage des matières de nutrition connues, comme du sucre, du lait en poudre, des phosphates, etc. Dans ce cas, les matières que contient l'air rejeté ne représentent plus l'unique source de nutrition mais ne servent qu'à éviter d'éventuelles désadaptations. La quan- tité de liquide de prélavage peut ainsi être réduite dans l'étage correspondant. Si l'air rejeté contient de la poussière en plus des constituants gazeux et des vapeurs de forte odeur, un dépoussiérage effectué dans l'étage de prélavage est néces- saire. Il est donc possible de supprimer l'étage de dé- poussiérage qui est fréquemment nécessaire devant l'en- trée de l'installation d'épuration d'air. L'étage de pré- lavage permet en même temps de saturer de vapeur d'eau l'air rejeté qui pénètre dans l'installation d'épuration. L'élimination du calcaire et l'adjonction de sel dans l'eau de lavage peuvent donc être supprimées dans l'étage d'épuration biologique. Si l'air rejeté contient une quan- tité considérable de poussière, une épuration préliminaire, mécanique ou éventuellement chimique (précipitation, flo- culation) de l'eau de prélavage à l'étage de prélavage peut s'avérer nécessaire avant son utilisation comme solu- tion nutritive. Si la quantité d'eau de lavage présente dans l'étage de prélavage est plus importante que celle qui est évacuée pendant les temps d'arrêt de fonctionne- ment de l'étage de lavage principal, l'excédant de liquide de prélavage peut bien entendu être amené à l'étage de lavage principal, même pendant son fonctionnement, et s'écouler par celui-ci. Des teneurs en éléments polluants de l'air rejeté présentant de fortes fluctuations sont compenséeslarge- ment dans l'étage de prélavage par les opérations de dé- sorption et d'absorption ce qui permet de compenser les surcharges instantanées du système biologique. Cela per- met d'obtenir une charge plus régulière de l'étage bio- logique ainsi qu'une plus grande efficacité. REVENDICATIONS 1 - Procédé d'entretien de l'activité et de l'adaptation biologiques de la biocénose dans une instal- lation d'épuration humide et biologique d'air rejeté pen- dant des périodes d'arrêt de fonctionnement, par la four- niture d'une solution nutritive, procédé caractérisé en ce qu'il consiste essentiellement à faire subir un prélavage à l'air rejeté et à fournir à la biocénose pendant les pé- riodes d'arrêt de fonctionnement, le liquide de prélavage conservé, enrichi par les matières contenues dans l'air. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractéri- sé en ce qu'il consiste en outre à fournir à la biocénose le liquide de prélavage après en avoir séparé les particu- les de poussière dispersées. - 3 - Procédé selon la revendication 1 ou 2, carac- térisé en ce que le liquide de prélavage est fourni à la biocénose en supplément aux matières nutritives connues.