La présente invention se rapporte à la constitution et à l'entretien de litières pour animaux. Elle est applicable en particulier, mais non exclusivement, aux litières pour volailles, notamment poulets et dindes de chair et de reproduction, et également pour animaux en général, notamment chevaux1 vaches laitières et porcs. Les matières servant de litière aux volailles et autres petits animaux peuvent être d'un certain nombre de types différents, les copeaux de bois constituant une matière à litières populaire et peu onéreuse. Pour des animaux plus grands tels que chevaux, c'est la paille qui sert le plus couramment de litière. Ces matières pour litières connues présentent pratiquement un certain nombre d'inconvénieni dont le moindre n'est pas le risque de transmission par ces matières d'infections aux animaux.Ainsi, les résidus pesticides ou bactériens qui demeurent actifs dans les tiges de paille risquent d'avoir un effet toxique sur les animaux à litière en paille, tandis que les pesticides ou fongicides dont on asperge le bois abattu ou sur pied peuvent être présents dans les copeaux de bois et faire courir des risques, par exemple d'intoxication par la dieldrine, aux volailles reposant sur de telles litières. La présente invention propose un procédé pour la constitution et l'entretien de litières pour animaux avec une matière qui peut servir pour des animaux tant grands que petits et est sensiblement exempte de toxines. Sous un aspect large, la présente invention propose un procédé de constitution de litière pour animaux consistant à répartir, sur le sol propre d'une enceinte de logement d' animaux, une couche de petits morceaux séparés de feuilles de papier absorbant, non toxique, et-à laisser les animaux souiller leur litière avant d'évacuer la litière souillée hors de l'enceinte, les morceaux de papier étant suffisamment petits pour ne pas se prendre en masse en service. Au début de la constitution d'une litière par le procédé selon la présente invention, on peut typiquement répartir la matière à litière uniformemqent sur le sol de l'enceinte à raison de 0,4 2 à 1,0 kg/m . Le taux précis de répartition adopté dépend de la nature des animaux utilisateurs, de la densité de population de l'enceinte et des conditions atmosphériques tant intérieu res su'extérieures à l'enceinte. L'utilisation systématique de la matière à litière formée de papier absorbant reduit en fragments, par le procédé selon la présente invention, offre un certain nombre d'avantages pratiques, notamment a) bon pouvoir d'isolation thermique b) haut pouvoir absorbant c) absence de toxicité d) économie relative par rapport à l'utilisation de matières à litières traditionnelles e) absence relative de poussière en service par rapport aux matières à litierestraditionnelles, et f) facilité demanutention. La facilité de manutention de la matière à litière de- coule, entre autres, de ce que cette matière est fortement absorbante et, d'autre part, légère. La matière à litière souillée est facile à enlever soit par morceaux, soit en vrac, et à remplacer dans la mesure nécessaire par de la matière franche. Quand les morceaux de papier souillés se désintègrent bien et qu'il est inutile de composter le fumier rFsul- tant -litière imprégnée- on peut étaler la matière A litière directement sur le sol, en tant qu'engrais. Lorsqu'on applique le procédé de constitution et d'entretien de litière selon l'invention à des volailles, en particulier poulets de rôtisserie, on commence par répartir régulièrement la litière sur le sol de la zone d'élevage, od l'on maintient par chauffage une température d'environ 27 à 330C et où l'on introduit alors des poussins du jour. Au bout d'un temps de trois à cinq jours, ou qui peut parfois atteindre sept jours, une croûte peut apparaître sur la surface de la matière à litière.Cette formation initiale d'une croûte n'est pas en fait nuisible ; en effet, on a établi qu'il existe une nette amélioration, quant à l'état final de la litière et aux résultats de classement, pour les poussins ainsi traités par rapport à ceux élevés sur des litières formées de copeaux de bois traditionnels. Au bout d'environ dix-huit à vingt jours, selon la température maintenue dans le poulailler, on note un début de morcellement de la croûte initiale formée sur la matière à li tière ,accompagne d'un dégagement de chaleur. Cette action bactérienne ou fermentation se poursuit pendant toute la période d'occupation de l'enceinte par le lot de volailles, provoquant une fragmentation efficace de la matière à litière. A la fin du cycle de croissance du lot de volatiles, la ma tière à litière s'est transformée par fragmentation en une matière friable, relativement sèche, facile à évacuer lors du nettoyage de l'enceinte et constituant en outre un engrais très efficace. Pendant la période d'action bactérienne ou de fermentation, l'effet aérobie des bactéries maintient l'enceinte à une température un peu supérieure à la normale, typiquement de 240C, alors que la température usuelle est d'environ 220C. Cette température élevée n'implique pas en fait une dépense d'énergie accrue pour le chauffage de l'enceinte, attendu que la chaleur est engendrée par l'action bactérienne intervenant dans la litière. On peut au contraire réduire l'application de chaleur à l'enceinte grâce à la production de chaleur interne résultant de la fermentation. Pour poursuivre la description de l'invention, on va maintenant se référer en particulier, à titre d'exemples, à trois types d'élevage différents. Elevage de poulets Avec, au départ, un poulailler sec et propre, on étale régulièrement sur le sol du local une litière formée de feuilles de papier journal ou autre papier absorbant non toxique déchiqueté ou tronçonné. Le taux de répartition dépend de la densité de population du poulailler et des conditions clima 2 tiques mais, dans un cas type, il est d'environ 0,8 kg/m2. Dans certains cas, on peut se contenter avec de bons résultats de 0,4 kg/m2, alors que dans d'autres cas, il peut être indi qué de répartir la litière à raison de 1,2 kg/m2. La litière, formée de fragments uniformément mélangés de tronçons ou bandes de papier absorbants de longueurs différentes, doit être soigneusement déployée par secouement et étalée régulièrement sur le sol de l'enceinte. Pour un taux d'étalement de 0,8 kg/ m2, l'épaisseur moyenne de la litiere resultante est typique- ment de 4 à 5 cm. Une fois la litière distribuée dans le poulailler, on introduit dans la zone d'élevage un lot de poussins du jour, comme indiqué plus haut. La formation de croûte sur la litière re distribuée, qui peut avoir lieu 3 à 7 jours après l'introduction du lot, a pour effet de stimuler la biodégradation de la litière, telle qu'indiquée précédemment, activée par le dépôt continu de fientes sur la litière, jusqu'à ce que celleci se trouve, à la fin du cycle d'élevage, réduite par fragmentation d'origine bactérienne en une matière friable relativement sèche, facile à évacuer lors du nettoyage de l'en- ceinte une fois les volatiles sortis. Dans certains cas, un nouveau lot vient occuper un poulailler non débarrassé de la litière souillée par le lot pr6- cédent. Dans ce cas, on recouvre l'ancienne litiere d'une couche supérieure non souillée, en procédant comme exposé plus haut. Le taux optimum d'étalement de litière en papier 2 à cet usage est 0,4 a 0,9 kg/m2. I1 s'est averé qud l'emploi de papier journal ou autre papier absorbant déchiqueté et brassé utilisé comme décrit cidessus comme litière, outre qu'il améliore l'isolation thermique du poulailler, améliore le milieu d'élevage de volailles en réduisant la quantité de poussière et en favorisant la transformation des aliments. L'emploi de papier déchiqueté non toxique évite l'introduction d'éléments toxiques dans la li tière, ce qui réduit sensiblement le risque de mortalité ou de contamination des volailles. En outre, les sujets ne tentent pas en pratique de manger la litière, ce qui peut se produire lorsqu'on utilise des copeaux de bois comme litière, et les volatiles logés sur la litière risquent donc moins de s'étrangler. On peut obtenir de bons résultats, en utilisant du papier déchiqueté comme litière pour l'élevage de volailles, par maintien d'une bonne ventilation et d'une température constante. La température de poulailler optimale est de 330C initialement et doit être réduite del à 20C deux à trois jours après l'introduction des poussins. Pendant les dix jours suivants, la température de poulailler est à réduire de 1/20C par jour jusqu'à ce que soit atteinte une température de 27"C. On maintient cette température jusqu'à ce que quatre semaines environ se soient écoulées depuis l'introduction des poussins, après quoi on la ramène à 240C au cours de la cinquième semaine. Le taux préconisé pour l'étalement du papier déchiqueté formant la litière est important en pratique en vue de l'éta- blissement des conditions adéquates pour la fragmentation aérobie de la litière en service. Si le taux d'étalement est trop fort, l'humidité présente dans la litière ou qui se dépose sur celle-ci se trouve absorbée trop profondément pour subir efficacement l'effet atmosphérique et la litière sèche mal. De plus, l'action bactérienne ne s'amorce pas efficacement si la litiere demeure trop humide.Par maintien d'une température relativement élevée, d'environ 270C, pendant 1' étape initiale de l'action bactérienne, jusqu'à ce que les sujets aient approximativement quatre semaines, on fait en sorte que l'action bactérienne se poursuive efficacement de sorte que, vers la fin du temps d'occupation par le lot de volatiles, la litière a suffisamment séché sans qu'on ait à prévoir un apport additionnel d'énergie thermique extérieure. Le séchage de la litière doit commencer environ 28 jours après le début de l'élevage du lot, en raison de l'action bac térienne qui s'exerce dans la litière souillée, notamment audessous de la surface. Du fait de ce séchage, la croûte qui se forme sur la litière au début de l'utilisation se dessèche et devient friable. En présence d'humidité atmosphérique, le séchage de la litière souillée se trouve ralenti. Elevage de vaches laitières Des laitières élevées en compartiments tendent à être atteintes de mammite quand leur litière est en matière traditionnelle telle que paille. En outre, quand des réseaux de canalisation de suspension sont affectés aux étables, ces réseaux sont sujets à engorgement lorsqu'on utilise des matières à litières traditionnelles. L'emploi de papier absorbant déchiqueté ou fragmenté comme matière à litière selon l'invention s'avère augmenter beaucoup la commodité d'utilisation de la matière à litière, tout en réduisant la fréquence des mammites. En outre, le papier formant la litière se divise facilement en vue de sa canalisation par les réseaux associés. Les compariments à litière présentent normalement un plancher lé gèrement incliné afin que l'urine et les bouses s'écoulent vers un canal de drainage. Lorsqu'on utilise du papier absorbant déchiqueté ou tronçonné, comme litière, selon l'invention, la répartition régulière de la litière dans les compartiments doit être dégradée de façon que la couche ait le maximum d'épaisseur en haut du plancher incliné de chaque compartiment. La plus faible épaisseur de litière est alors située à l'extrémité de la stalle ot se trouve normalement 1' arrière-train de l'animal.A mesure que la litière se souille il est simple d'attirer de la matière à litière non souillée de l'extrémité haute vers l'extrémité arrière du compartiment et, de cette manière, la garniture initiale de papier de li tière devrait durer jusqu'à 10 jours avant d'avoir à être remplacée. Dans une étable type, une balle de 25 kg de papier tronçonné ou déchiqueté devrait fournir des litières pour 10 à 18 compartiments. Par temps froid, ou quand les étables sont humides, on peut être amené à doubler ou tripler la quantité de matière à litière et à faire plus fréquemment l'appoint de matière à litière. Par l'emploi de papier absorbant déchiqueté ou tronçonné comme matière à litière pour des laitières, on établit un milieu plus propre, plus sain et plus sec. En outre, attendu que cette matière à litière est sensiblement stérile, son utilisation est plus hygiénique que celle de matières à litibrestra- ditionnelles telles que paille. En outre, l'entretien de litières de vaches laitières en une telle matiere est grandement simplifié et rendu plus économique grâce à la plus grande facilité de réduire le gaspillage et au moindre risque de boucher les réseaux de canalisation associés. Litières pour chevaux L'emploi de la matière à litière selon l'invention, formée de papier absorbant déchiqueté tronçonné, est bénéfique dans les box et stalles pour chevaux. Les chevaux sont sujets à des troubles respiratoires dus, croit-on, à l'inhalation de poussière allergène provenant de la matière à litière traditionnelle (paille) ainsi que des aliments. On a constaté, que chez des chevaux atteints de troubles respiratoires, ces troubles semblent s'améliorer quand les litières sont formées de la matière relativement exempte de poussière et non toxique constituée par du papier journal déchiqueté ou tronçonné comme décrit ci-dessous. I1 va de soi qu'il faut prévoir, conjointement avec cette litière, des aliments exempts de poussière au cas où le cheval présente des troubles respiratoires. Le mode d'application de la matière à litière selon 1' invention destinée à des chevaux et poneys est, dans l'idéal, le suivant. I1 faut d'abord débarrasser complètement le local affecté au cheval (stalle ou box) de la litière précédente et le nettoyer. En principe, il faut laver à grande eau toute la surface et la laisser sécher. On forme une couche de litière en distribuant régulièrement sur le sol de la stalle ou du box une matière à litière composée de tronçons mélangés de papier déchiqueté-ou tronçonné en séparant les débris de papier à la main ou au bident pour dissocier les tronçons éventuellement comprimés en tampons. Une couche de litière pour box ou stalle de cheval type comporte environ 75 kg de matière à litière en papier. Pour réduire le risque de voir le cheval entrainer de la litière en sortant du box ou de la stalle, on peut placer une petite planche l'entrée du box ou de la stalle pour obliger le cheval à lever les pieds en y entrant ou en en sortant. Lors de la répartition initiale de la matière à litière en papier, il faut faire remonter légèrement la litière sur les côtés du box ou de la stalle pour former un écran évitant que; lorsque le cheval se roule, son dos ne porte contre les parois du box ou de la stalle. Lorsque ceci se produit, il est parfois difficile ou impossible au cheval de se remettre debout sans assistance. Une fois la matière à litière étalée dans le box ou la stalle, l'entretien quotidien consiste à retirer le crottin et la matière à litière éventuellement complètement humide ou détrempée, et à faire l'appoint de matière à litière fraiche dans la mesure nécessaire. La matière à litière souillée ou humide n'a pas à être enlevée, attendu qu'elle sèche en fait en service. Outre qu'elle doit subir un nettoyage quotidien, la litière doit être retournée tous les jours pour éviter que de l'ammoniaque ne s'accumule au-dessous de sa surface, ainsi que pour favoriser son séchage et son aération. Dans la jour née, quand le cheval n'est pas sur la litière ou qu'il a quitté le box ou la stalle, on peut balayer la matière à litière vers un côté du box et de la stalle, tout en assurant efficacement son retournement et son aération.Pour un cheval type, l'appoint quotidien de matière à litière fraîche à prévoir pour remplacer la matière souillée représenterait probablement 12 à 25 kg de matière à litière en papier par semaine. L'emploi de papier journal absorbant déchiqueté ou tron çonné utilisé selon l'invention pour constituer les litières de chevaux s'est avéré efficace sur le plan sanitaire du fait que ce papier n'est pas toxique et est en fait stérile. D' éventuelles infections légères du pied ou de la hanche d'un cheval ne se transmettent donc pas par l'intermédiaire de la matière à litière, qui est donc particulièrement indiquée pour des chevaux malades ou convalescents. Une fois souillée par des chevaux, la matière à litière, riche en fumier de cheval, constitue un engrais à toutes fins idéal. Le papier à litière mélé de déjections est facile à émiétter dans le sol, par rapport aux matières a litières traditionnelles à base de fibres de bois, telles que paille ou copeaux, car les fibres de lignine du papier sont efficacement séparées au cours de la fabrication du papier. Le mode de fabrication de matière à litière pour emploi par le procédé selon l'invention est illustré, à titre d'exemple, par les dessins annexés, sur lesquels - la figure 1 est une vue partielle en perspective d'une partie du rotor et de la barre de stator fixe d'une coupeuse à papier pour l'obtention de papier tronçonné - la figure 2 est une vue de face en élévation de la coupeuse à papier ; et - la figure 3 est, en élévation, une vue en bout de la machine représentée sur la figure 2, en association avec un déchiqueteur. La coupeuse à papier représentée à titre d'exemnle comporte une structure de bâti de support rigide 1 (figure 2) qui supporte une barre de stator fixe 2 à section carrée. Le bâti 1 supporte un rotor 3, tournant autour d'un axe parallèle à la barre de stator 2 et qui comporte une série de lames ou pales 4 présentant des bords coupants ou tranchants 5, tous si- tués sur une même surface cylindrique centrée sur l'axe de rotation du rotor et ayant tous la même inclinaison sur des génératrices de ladite surface cylindrique, ces bords coupants 5 coopérant avec un bord coupant statique 6 de la barre de stator 2 pour constituer une série de cisailles afin de tron çonner des feuilles ou des bandes de papier qui arrivent dans la machine en franchissant la barre de stator 2. Le papier à réduire en menus morceaux arrive dans la machine entre deux rouleaux de pincement 7 (figure 3) dont les axes sont parallèles à l'axe de rotation du rotor 3 et dont l'un et/ou l'autre est mené. Pratiquement, on peut supprimer les rouleaux de pincement 7 ainsi qu'on l'exposera plus loin. Le rotor 3 présente un arbre 8 avec une porté de section carrée s'étendant sur une distance sensiblement égale à la largeur angulaire de chaque pale 4. Sur l'arbre 8 sont monts un certain nombre de disques de supports échancrés 9, sur lesquels les pales 4 sont fixées de manière amovible par des boulons non représentés. En variante, les pales 4 de chaque section axiale du rotor 3 peuvent être clavetées ou soudées sur les disques de support 9 pour former une structure de rotor rigide. Chaque pale 4 est fabriquée à partir d'un bloc d'acier plein et présente une embase 10 sensiblement rectangulaire surmontée par un bossage en forme de coin 11 dont un bord forme le tranchant 5 de la pale, la face du bossage 11 opposée à l'embase étant une surface cylindrique 12, délimitée par ledit tranchant 5, située sur la surface cylindrique précitée engendrez en rotation par le rotor 3. Des moyens sont prévus pour ajuster les positions relatives de l'axe de rotor et du tranchant de la barre de stator 2. Dans l'exemple illustré, ces moyens sont constitués par des paliers réglables portant l'arbre 8 du rotor, l'un de ces paliers étant schématisé sur la figure 3 et désigné par la référence numérique 14. Le palier réglable 14 comporte une vis 15 vissée dans la structure de bâti 1 et qui permet de régler linéairement un tourillon d'extrémité 16 de l'arbre 8 en le rapprochant ou 1 'écartant de la barre de stator 2 pour ajuster l'écartement entre les tranchants de la barre de stator 2 et des pales 4. La barre de stator 2 peut avoir une section sensiblement carrée comme représentée, et présenter quatre arêtes trempées qui peuvent être mises en service tour à tour pour constituer l'arête de cisaillement coopérant avec les pales de rotor 4. La barre de stator 2 peut avoir le profil transversal voulu pour exercer un effet d'auto-affûtage sur les pales 4. Dans la réalisation illustré, les pales 4 ont une lonsueur limitée, pour être plus faciles à realiser, et sont disposées dans des sections axiales contiguës du rotor, dont chacune comprend quatre pales angulaîrement é:uidistantes. Un décalage angulaire est prévu entre les pales de sections axiales contiguës. Quand le rotor a une longueur axiale importante, comme dans l'exemple illustré, les pales peuvent être divisées en deux ou plusieurs sections distinctes entre lesquelles l'arbre de rotor 6 est supporté par un palier afin de ne pas subir par fouettement des flexions inadmissibles. Ainsi, comme représenté, chaque tronçon terminal de l'arbre de rotor présente (figure 2) une section cylindrique et est supporté par des paliers 14 dont chacun est réglable par vis comme illustré par la figure 3.Dans l'exemple illustré, l'arbre de rotor 8 est en deux sections, accouplées l'une à l'autre par un accouplement de transmission de mouvement -flexible 18. Le rotor est mû à partir d'un moteur électrique non représenté pour service sévère, à puissance nominale appropriée, par 1' intermédiaire d'un pignon Galle menant 19 prévu à une extrémité de l'arbre 8, à l'extérieur du bâti porteur 1. Le mouvement peut etre transmis aux rouleaux de pincement 7 à partir d'un pignon Galle menant 20 calé sur l'arbre de rotor 8. I1 va de soi que, pratiquement, on choisit le nombre des pales 4etleur mode de groupement le long de l'arbre de rotor 8 d'après le rapport entre la longueur totale de cet arbre et la dimension axiale des pales 4. Le papier alimentant la machine peut être sous forme de feuilles, auquel cas ces feuilles sont divisées en bandes sous effet de la coupeuse rotative. Ces bandes peuvent revenir traverser la coupeuse pour être subdiviséesen courts tronçons, le papier tronçonné résultant convenant pour servir de litière. De préférence, comme illustré schématiquement par la fi gure 3, la coupeuse est alimentée en papier déchiqueté fourni par un déchiqueteur à grande vitesse 21, représenté schématiquement et non à l'échelle sur la figure 3. Le déchiqueteur 21 comporte des disques rotatifs imbriqués les uns dans les autres qui débitent le papier en bandes, lesquelles arrivent directement à la coupeuse rotative, dans laquelle elles sont débitées en courts tronçons ou morceaux en franchissant la barre de stator 2. Un transporteur ou une goulotte 22 peut assurer le transport des bandelettes de papier du déchiqueteur 21 à la coupeuse. En pratique, on peut supprimer le transporteur ou aoulotte 22 et les rouleaux de pincement 7 représentés sur la figure 3 en plaçant le déchiqueteur 21 assez près de la coupeuse pour que les bandelettes parviennent directement au rotor 3. On peut éviter des engorgements dans l'alimentation du rotor de coupeuse en donnant aux disques rotatifs du déchiqueteur une vitesse de fonctionnement inférieure à celle duXrotor 3 de la coupeuse. En fait, les disques rotatifs du déchiqueteur agissent en rouleaux de pincement assurant l'amenée du papier déchiqueté à la coupeuse. Le papier résultant est réduit en morceaux constitués par de courts tronçons de bande, idéalement carrés, qui doivent typiquement avoir approximativement une largeur de 10 à 40 mm et une longueur de 5 à 120 mm. Le papier ainsi réduit en tronçons s'avère doté de propriétés idéales pour servir de litière tant pour de petits animaux tels que volailles, soumis à un élevage intensif, que pour de grands animaux. Cette matière est moins susceptible de se prendre en masse, après usage prolongé, que le papier journal déchiqueté traditionnel. De plus, du fait que les bandes de papier sont plus courtes querelles de papier journal déchiqueté courant, la matière se prête à être étalée de manière plus régulière, plus écono mique et plus efficace pour constituer une litière pour animaux. Le taux idéal d'étalement de papier tronçonné sur l'aire de logement d'un animal varie selon les conditions climatiques existantes, mais est en général inférieure, dans un cas donné, à la quantité de papier de déchiquetage traditionnel qui serait nécessaire. Dans certaines applications il peut être avantageux de mélanger les morceaux de papier normalement absorbant avec une certaine proportion de papier et/ou carton relativement peu absorbant et bien entendu toujours non toxiques. On a constaté que l'on peut obtenir des résultats particulièrement satisfaisants en utilisant, comme matière à litière selon l'invention, du papier réduit en bandes ayant des longueurs à distribution aléatoire, allant typiquement de 5 à 120 mm. Pour assurer une telle distribution de la longueur des bandes de papier fragmenté, on peut prévoir sur chaque section du rotor de coupeuse 3 des pales 4 différant par 1' écartement de leurs tranchants 5 au tranchant 6 de la barre de stator 2 : les écartements indiqués peuvent aller de o à 0,25 mm. Ainsi, pour les quatre pales 4 d'une section du rotor 3, les écartements des tranchants 5 au tranchant 6 de la barre de stator 2 peuvent être respectivement sensiblement nul, de 0,08 mm, de 0,16 mm et de 0,25 mm.Avec un tel rotor, les bandes de papier obtenues ont des longueurs différentes allant de 5 à 120 mm, 1% environ des bandes ayant une longueur de 100 à 120 mm. Ce produit se révèle idéal pour servir de litière à des poules de rôtisserie. Quand la matière à litière selon l'invention a servi et s'est imprégnée de fumier animal, on peut la recueillir, la sécher partiellement et l'utiliser comme engrais intéressant, en particulier, s'il s'agit d'une litière pour des volailles, lesquelles fournissent un fumier riche en protéines. La litière re souillée recueillie peut être hachée ou granulée par un procédé de nature à ramener sa teneur en humidité à un niveau contrôlé, de préférence de 12% en poids. En variante, on peut réduire par concassage la matière partiellement séchée en particules ou en grains. Pour usage comme produit nutritif, par exemple comme principe d'un aliment, la litière imprégnée peut être mélangée avant granulation avec de la chair de poisson. Pour usage comme engrais, la matière à litière peut être mélangée avant granulation avec du superphosphate. L'invention vise donc aussi un produit nutritif ou un engrais constitué par des particules ou granules de papier, à teneur en humidité contrôlée, irprégné de fumier animal et obtenu à partir d'une matière à litière du genre décrit ici. RE17ENDICATIONS 1. Procédé de constitution de litière, caractérisé en ce qu'il consiste essentiellement à distribuer sur le plancher propre d'une enceinte de logement d'animal une couche de petits morceaux séparés de feuille de papier non toxique absorbant et à laisser cette matière à litière se souiller de déjections animales avant de la sortir de l'enceinte, les morceaux de papier étant suffisamment petits pour ne pas se prendre sensiblement en masse en service. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on répartit uniformément la couche de matière à litière 2 sur le plancher de enceinte à raison de 0,4 à 1,0 kg/m2. 3. Procédé selon la revendication 1 pour la constitution d'une litière à volailles dans un poulailler, caractérisé en ce que la température du poulailler est maintenue entre 27 et 330C lors de l'introduction de poussins et ramenée ensuite par paliers à 240C environ et en ce que, conjointement, on maintient en service un séchage adéquat de la litière. 4. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que certains au moins des morceaux de papier sont des tronçons de longueur sensiblement égale à leur largeur. 5. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que les morceaux de papier sont des bandes présentant des longueurs différentes à distribution aléatoire. 6. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que les bandes de papier ont une largeur de l'ordre de 10 à 40 mm et des longueurs allant de 5 à 120 mm. 7. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que les bandes de papier coupe ont, à raison d'environ 1%, des longueurs comprises entre 100 et 120 mm. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les morceaux de papier ont 2 une aire comprise dans l'intervalle allant de 3,2 à 16,1 cm de manière à ne pas prendre sensiblement en masse au cours de temps de service prolongés. 9. Procédé selon l'une quelconque des revendications pré- cédentes, caractérisé en ce que les morceaux de papier sont mélangés avec une certaine proportion de papier et/ou carton non toxique relativement non absorbant.