La présente invention se rapporte aux capsules métalliques de bouchage des bocaux à conserves, ou autres récipients en verre et, plus particulièrement, aux capsules du type "couronne". Ces capsules, très largement utilisées du fait de leur faible coût de fabrication, de leur facilité de pose à l'aide de machines automatiques et de la qualité d'étanchéité de la fermeture qu'elles procurent, sont cependant moins séduisantes, pour l'usager, que les organes de bouchage dits à ouverture facile. On connaît des boites métalliques à ouverture facile dont l'un des fonds comporte des incisions qui, sans nuire à son étanchéité, permettent la séparation facile, lors de l'ouverture, d'une bande de la matière constitutive du fond. Le plus souvent, un fond pré-incisé est en aluminium, matière qui se prête bien à la séparation de la bande détachable, tandis que le corps de la boite est en fer blanc peu onéreux. I1 en résulte l'existence d'un couple fer blanc-aluminium qui risque de donner naissance, dans certaines circonstances, a des phénomènes électrolytiques, si bien que ce genre de botes n'est utilisable en pratique, que pour contenir de la bie'rL , des boissons gazeuses ou divers produits pulvérulents, mais non pour la majorité des produits alimentaires. L'on pourrait envisager de sertir un couvercle métallique pré-incisé sur le col d'un récipient de verre. Les bocaux en verre sont, en effet, de plus en plus appréciés par les ménagères et il n'existe évidemment aucun couple entre le métal du couvercle et le matériau électriquement isolant que constitue le verre. I1 faudrait toutefois, pour cela, créer un matériel spécial de bouchage et en outre, une bonne étanchéité ne serait pas garantie, le contact entre la paroi tisse du bord serti du couvercle et la surface plus ou moins inégale du col de verre ne procurant pas un accrochage mécanique efficace. On a proposé diverses solutions au problème de la fermeture étanche d'un bocal de verre par un organe de bouchage à ouverture facile, mais aucune d'elles ne donne entièrement satisfaction, notamment pour la conserve "appertisée", c'est-à-dire stérilisée à l'autoclave. I1 convient de faire observer tout d'abord que les capsules à ergots, qui se ferment par vissage et présentent l'avantage de permettre le rebouchage, ne peuvent, sans abus de langage, être qualifiées de capsules à ouverture facile. En effet, la dépression qui se cree à l'intérieur du bocal au cours de la stérilisation les rend souvent difficiles à ouvrir, notamment par des mains féminines : on a même eté conduit, en pratique, à fabriquer des pinces specialement destinées à leur desserrage. Ces capsules à ergots présentent, par ailleurs, l'inconvénient d'un serrage difficile à régler lors du premier bouchage mécanique. En outre, l'espace compris entre la jupe de la capsule et le col du récipient étant relativement important, l'on y constate souvent la formation de dépôts de substances alimentaires. Ces dépôts sont susceptibles de s'alterer et de constituer des foyers germicides au moment de la cassure du vide dans le bocal, ce qui. n'est pas admissible, en particulier lorsqu'il s'agit d'aliments destinés aux enfants. Les surfaces de contact entre les ergots de la capsule et le col du bocal étant faibles et soumises à l'oxydation, l'hermeti- cité est souvent compromise. Enfin, ces capsules à ergots ne sont nullement inviolables, ce qui autorise diverses manipulations frauduleuses pratiquées dans les magasins par des usagers indélicats. Des solutions plus sophistiquées consistent à combiner deux pièces distinctes, par exemple, une capsule et une bague qui en encerle la jupe et est agencée pour pouvoir être ouverte facilement à la main, ou encore un opercule de bouchage du type à ouverture facile, maintenu en place au moyen d'une bague métallique sertie. Ce dernier système fait d'ailleurs l'objet du brevet fran çais no 6924316 déposé par le Demandeur le 17 Juillet 1969, pour "Bocal à conserves ou autre récipient de verre muni d'un opercule à ouverture facile". Ces solutions relativement complexes ne conviennent pas à tous les usages. L'invention propose d'obtenir un résultat au moins équivalent par un moyen plus simple, consistant simplement à pre-inciser le fond d'une capsule du tvDe "couronne". de facon à DreDarer la séDaration d'un détachable, fond de façon connue en soi, d'un organe de préhension, tel muni que languette rapportee et soudée ou anneau faisant corps avec le fond. Suivant une forme d'execution préferee, ladite capsule comporte les perfectionnements décrits dans le brevet français n01258.315 deposé le 24 Février 1960, par la Société dite : "Usine Métallurgique de Massilly, pour "Capsule ou autre organe de bouchage". On rappellera que cette capsule est remarquable en ce que la partie inforieure nvasne de sa june possède, au lieu du bord vif ondulé que comportent les capsules "couronne" classiques, un bord ourlé non ondulé interrompu par des coupures de largeur appropriée convenablement distribuées entre les portions de bord ourlé de manitre telle que, du fait du resserrement qui se produit lors du capsulage, ces portions se rapprochent de façon à ne présenter aucune solution de continuité sur le récipient bouché. Suivant l'invention, le fond d'une telle capsule, de prQfd- rence en aluminium, comporte une pré-incision circulaire, prati qude h faible distance de son bord, et un organe de préhension de la boucle dotachable ainsi préparée, tandis que la hauteur de sa jupe est de l'ordre de 2 à 4 mm. Cette jupe courte à bord ourlé interrompu est particulièrement rigide et peut autre réalisée avec un poids de métal très réduit. Par ailleurs, I'efficacité du bouchage qu'elle procure est exceptionnellement grande, et elle s'adapte à des cols de verre ayant un profil tel qu'unie conomie notable est- également réalisée sur la quantité de verre utilisée. Les différentes particularités, ainsi que les avantages de l'invention apparaitront clairement à l'aide de la description ci-après. Au dessin annexés La figure 1 est une vue de dessus d'un capsule conforme à l'invention La figure 2 représente une coupe correspondant à la capsule He la figure 1 La figure 3 représente, agrandie, une coupe partielle de la capsule posée sur le 'col d'un bocal en verre Les figures 1 et 2 montrent une capsule circulaire du type "couronne" avant sa pose sur un flacon. Elle présente de préférence quelques nervures de renfort 1 assurant une meilleure planéité générale. Le bord extérieur présente en 2 une multiPlicité d'ourlés discontinus selon le brevet antérieur dZja cité. On voit en 3 sur la figure 2 une zone annulaire renflée dans laquelle est déposé un enduit plastique. Sur la figura 1, on voit en 4 une languette fi xe en 5 par un emboutissage de la capsule dans une ouverture de la languette. Celle-ci comporte une partie annulaire 6 permettant de la saisir d'un doigt sprues flexion la soulevant de la capsule.La cansule est dite a ouverture totale grâce à une rainure circulaire 7 pré-incisée mieux visible sur la fleure On voit sur la figure 3, très agrandie, une coupe montrant le rabattement de la capsule sur l'extrémité 9 sensiblement torique du col 8 d'un bocal en verre ou faïence. Les ourles 2, enroulés à ltextérieur, ont ét rabattus en enfermant la nartie torique d' une maigre inviolable l'étanchéité rotant assure par 1'dcrâse- ment du revêtement plastique 3. La pression exercée pendant cet ocrasement a créé en même temps un léger méplat annulaire 10 sur la capsule. Lorsque l'on tire la languette vers le haut par l'anneau 6 la partie centrale pré-incisée se détache progressivement réalisant une ouverture totale de la capsule. Ce mode d'ouverture est connue en soi mais, selon l'invention, son application à une capsule fermant un bocal d'une manière tanche est nouvelle. On remarque que, selon l'invention, la capsule posée n'ayant plus à être enlevée mais déchirée, aucun rebord d'appui d'un outil spécial n'a plus à être prévu sur le col des flacons, permettant à la fois une simplification de la fabrication de ces derniers, et une économie de matière. La forme torique à peine proéminente par rapport à la paroi du col permet la réalisation de capsules dont la jupe etrès faible hauteur, de 2 à 4 mm. La position de la rainure préincisée est telle que l'ouverture du flacon est entièrement dégagée, sans laisser en évidence un bord tranchant qui pourrait etre coupant et dangereux pour des enfants, par exemple, se servant eux-mdmes d'un pot de confiture. L'invention n'est pas limite à la description précédente donnée à titre d'exemple, diverses variantes tant réalisables dans le même esprit. REVENDICATIONS 1. Capsule métallique de bouchage de bocaux à conserves, du type "couronne", caractérisée par une ligne circulaire préincisée sur le fond de la capsule, un organe de détachage de la partie in térieure à la ligne rincisée et fixé à cette partie. 2. Capsule selon la revendication 1, caractérisne par un rebord extérieur en ourles discontinus. 3. Capsule selon la revendication 1, caractérisée par un revêtement plastique annulaire s'écrasant à la fermeture sur le col du fla con. 4. Capsule selon la revendication 1, caractérisée par une ligne circulaire préincisée d'un diamètre légèrement supérieur au diamètre intérieur du col du flacon à boucher. 5. Capsule selon ia revendication 1, caractérisée par un organe de tirage fix au fond par un emboutissage du fond dans une ouver ture de cet organe.