La présente invention se rapporte à une étiquette de sécurité réutilisable adaptée pour être fixée à un article qu'il s'agit de maintenir sous surveillance et elle concerne plus particulièrement une étiquette qui renferme et dissimu- le un élément pouvant être détecté par des moyens indépen- dants. Dans le brevet US 3 942 829 est décrite une étiquette de sécurité réutilisable comprenant une enceinte qui renfer- me un élément pouvant être détecté par des moyens indépen- dants et un élément de verrouillage à griffes cruciforme en tôle. Une épingle destinée à percer un vêtement est fixée à l'extrémité d'un bras de levier qui est articulé sur l'en- ceinte pour décrire un mouvement commandé de pénétration dans l'élément de verrouillage. Pour dégager l'épingle de l'élé- ment de verrouillage à griffes, on agit au moyen d'un outil spécial sur l'enceinte de façon à déformer l'élément de ver- rouillage à griffes pour écarter ses mâchoires. On trouvera une description plus complète d'une telle étiquette de sécu- rité réutilisable dans le brevet précité. Bien qu'un très grand nombre d'étiquettes de sécurité construites conformément à l'enseignement du brevet précité aient été produites et utilisées avec succès, on a constaté que ces étiquettes présentent certains inconvénients. L'éti- quette connue est très grosse et comporte un gros bouton ou une grosse protubérance qui fait partie du bottier et sert à dissimuler l'épingle de fixation lorsque l'étiquette est fi- xée à un vêtement. On a constaté que, lorsque de telles éti- quettes sont utilisées en combinaison avec des vêtements que l'on essaie normalement avant de les acheter, les étiquettes constituent une source de gêne si elles sont fixées au vête- ment dans une position o la protubérance du bottier est di- rigée vers l'intérieur de l'article. Pour éviter cette gêne, les détaillants préfèrent attacher l'étiquette en plaçant l'extrémité qui porte l'épingle à l'intérieur, ce qui signi- fie que, dans le cas de la pose normale de l'étiquette sur 248691 1 -2 le vêtement, l'épingle est dissimulée à la vue par le vête- ment et plus difficile à repérer en un point spécifique. On a également constaté, à la suite de l'utilisation extensive de ces étiquettes brevetées, que la sécurité peut être détruite si, dans le dessein de détacher frauduleusement l'étiquette, on lui imprime des flexions et pliages répétés. Apparemment, en dépit de mesures particulières prises pour réduire cet effet, la flexion de l'étiquette se traduit par la transmission de grandes forces de cisaillement à la région du verrouillage à griffes de l'épingle, ce qui a pour effet que le verrouillage cède progressivement. En outre, étant don- né que l'étiquette brevetée comporte un bras de levier qui est articulé sur une enceinte, l'articulation est visible et sujette à être attaquée et détruite, ce qui permet de déta- cher l'étiquette frauduleusement. Compte tenu de ce qui précède, le but de l'invention est de supprimer les inconvénients précités. Un autre but de l'invention est de fournir une étiquette plus sûre, plus lé- gère et plus mince que celle qui est connue dans la techni- que antérieure. Suivant un aspect de l'invention, l'étiquette de sécu- rité réutilisable comprend un bottier formant pince à ressort qui comporte deux branches réunies à une extrémité par un joint fixe sous l'effet duquel les branches divergent à par- tir de ladite extrémité, en formant un angle aigu de valeur prédéterminée, angle qui reste conservé en l'absence de fle- xion des branches. Cette structure est construite et agencée de manière qu'on puisse la déformer élastiquement en faisant fléchir au moins l'une des branches pour permettre aux extré- mités libres de ces branches de se rapprocher sous l'effet d'une pression manuelle directe. L'extrémité libre de l'une des branches porte une tige d'épingle et l'extrémité libre de l'autre branche porte des moyens de verrouillage à griffe destinés à recevoir et à saisir la tige d'épingle. Les moyens de verrouillage à griffes sont dissimulés dans une cavité mé- nagée dans la branche mais peuvent être manipulés par une aide mécanique qui agit par l'intermédiaire des parois du bottier pour libérer la tige d'épingle. Un dispositif qui peut être détecté automatiquement lorsqu'il est présent dans une zone de surveillance est enfermé dans l'une des branches de la structure de bottier. Suivant un autre aspect de l'invention, les branches sont proportionnées de telle façon et faites d'une matière telle que des parties situées aux extrémités des branches soient relativement raides et capables de résister à une flexion manuelle directe tandis que les parties intermédiai- res des branches sont construites de manière à présenter de la souplesse comparativement aux parties d'extrémités, de ma- nière que toute tentative tendant à courber le bottier se traduise par une flexion des parties intermédiaires qui ab- sorbe les forces de flexion, avec réduction de la transmis- sion de la force de cisaillement aux parties d'extrémités adjacentes des branches. D'autres caractéristiques de l'invention appara tront au cours de la description qui va suivre. Aux dessins anne- xés, -donnés uniquement à titre d'exemple, - la Fig. 1 est une vue en perspective d'une étiquet- te réutilisable suivant l'invention, illustrant l'action sur cette étiquette d'un outil d'ouverture actionné à la main; - la Fig. 2 est une vue en perspective retournée de l'étiquette suivant la Fig. 1; - la Fig. 3 est une vue partielle en perspective du talon d'une extrémité de l'une des branches de l'étiquette de la Fig. 1, montrant la cavité destinée à recevoir un dis- positif de verrouillage servant à fixer les branches l'une à l'autre; - la Fig. 4 est une vue analogue à la Fig. 3 repré- sentant l'extrémité correspondante de l'autre branche de l'étiquette, cette vue montrant le bossage à oreilles qui coopère avec la cavité réceptrice représentée sur la Fig. 3; - la Fig. 5 est une vue en perspective montrant les deux branches de l'étiquette en position juste avant l'as- semblage; - la Fig. 6 montre les branches après l'introduction du bossage à oreilles dans la cavité réceptrice mais avant l'achèvement de l'assemblage; - la Fig. 7 est une vue en élévation de c8té de l'é- tiquette représentée sur la Fig. 1, qui montre plus claire- ment la divergence symétrique des deux branches; - la Fig. 8 est une vue éclatée des éléments qui cons- tituent la branche de l'étiquette renfermant le dispositif détectable et l'élément de verrouillage à griffes; - la Fig. 9 est une vue en plan de l'un des éléments constitutifs de la branche qui est représentée sur la Fig.8, cette vue montrant les moyens de verrouillage en place; - la Fig. 10 est une vue analogue en plan de l'autre élément constitutif de la branche représentée sur la Fig. 8, avec les moyens de verrouillage à griffes en place; - la Fig. 11 est une vue en coupe transversale sui- vant la ligne 11-11 de la Fig. 8; - la Fig. 12 est une vue en coupe transversale sui- vant la ligne 12-12 de la Fig. 8. - la Fig. 13 est une vue en élévation de côté de l'é- tiquette décrite en regard des Fig. 1 à 12, dans la position de fermeture; - la Fig. 14 est une vue de c8té de l'étiquette de la Fig. 13 fermée, illustrant l'absorption des efforts par les parties intermédiaires des bras lorsqu'on fait fléchir l'é- tiquette; - la Fig. 15 est une vue en perspective analogue à la Fig. 1, qui représente une variante de l'étiquette mais sur laquelle on a omis de représenter l'outil d'ouverture; - la Fig. 16 est une vue en élévation de côté de l'é- tiquette de la Fig. 15, qui représente mieux l'ouverture as- symétrique des branches et la ligne d'articulation comprise dans ces branches - la Fig. 17 est une vue en élévation de côté de l'é- tiquette des Fig. 15 et 16, qui montre les branches dans la position de fermeture. On se reportera maintenant aux dessins sur lesquels on a utilisé partout les mêmes références pour désigner des éléments identiques ou analogues. Suivant l'exemple d'exécution représenté sur les Fig. 1 et 2, l'étiquette de sécurité réutilisable suivant l'invention est désignée dans son ensemble par la référence 10. Elle est représentée sous une forme qui comporte un bol- tier formant pince à ressort comprenant deux branches Il et 12 qui sont réunies l'une à l'autre à une extrémité 13 par un joint fixe et qui sont astreintes par ce joint à s'éten- dre dans des directions divergentes à partir de l'extrémité 13, suivant un angle aigu de valeur prédéterminée, qui est indiqué par la flèche à deux pointes 14.- Le bottier est tout entier en une matière plastique ayant les caractéristiques nécessaires de ténacité et d'élas- ticité, ainsi qu'il ressortira de la description donnée ci- après, de sorte que les branches 11 et 12 sont maintenues écartées d'un angle 14 en l'absence de fléchissement des branches. Toutefois, les branches 11 et 12 sont suffisamment élastiques pour qu'on puisse les fléchir et les déformer par manipulation manuelle pour pouvoir mettre en contact les ex- trémités libres 15 et 16. Cette opération s'effectue norma- lement au moment o l'on doit fixer l'étiquette à un vete- ment ou autre article pouvant être traversé et que l'on pla- ce entre les extrémités 15 et 16. Lorsqu'on rapproche les branches 11 et 12, la tige d'épingle 17 portée par l'extré- mité 15 de la branche 11 est enfoncée à travers l'article, après quoi, elle pénètre dans l'ouverture 18 de l'extrémité 16 pour être saisie par le dispositif de verrouillage à grif- fes dissimulé, dont les détails sont visibles sur les Fig.8 et 10, auxquelles on se reportera maintenant. Comme on peut le voir sur les Fig. 8 et 10, le dispo- sitif de verrouillage à griffes 19 est dissimulé dans une ca- vité 20 de la branche 12, qui est ménagée dans une partie ou un élément constitutif 21 de la branche. Le reste de la bran- che 12 est constitué par un élément 22 formant couvercle qui s'adapte à l'élément 21 et peut être assemblé à cet élément par soudage par ultrasons ou autre moyen approprié. Un dispositif 23 détectable automatiquement, dont les détails ne font pas partie de l'invention, et qui peut être détecté par des moyens électroniques ou électriques, est dis- posé dans une cavité 24 de l'élément 22 de la branche, les bossages 25 et 26 de l'élément 22 faisant saillie à travers la fente 27 du dispositif détectable 23. Lorsque les éléments 21 et 22 de la branche sont assemblés, le dispositif 23 est disposé au-dessus de l'élément de verrouillage à griffes 19; les mâchoires 28 de cet élément 19 faisant saillie à travers la fente 27. Directement au-dessus de l'intervalle entre les mâchoires 28 est prévue dans l'élément 22 une dépression de dégagement 29 destinée à recevoir l'extrémité pointue de la tige d'épingle 17 lorsque cette tige est engagée entre les mâchoires 28. Le fonctionnement des moyens de verrouillage à griffes 19 est décrit plus complètement dans le brevet pré- cité, tandis que la nature du dispositif 23 est décrite, par exemple, dans les brevets US 4 063 229 et 4 139 844. En revenant à la Fig. 1, on y a représenté en transpa- rence un accessoire mécanique 30 présenté sous la forme d'un outil en forme de pince destiné à déverrouiller une étiquet- te fermée. L'extrémité 16 de la branche 12 est saisie par des lèvres de prise 31 et 32 tandis que des doigts, dont seul le doigt 33 est visible sur le dessin, attaquent la face infé- rieure de l'extrémité 16 pour exercer une pression sur le dispositif de verrouillage à griffes à travers le bottier afin d'écarter les mâchoires 28 et de libérer ainsi la tige d'épingle 17. Sur la Fig. 2, la branche 12 est représentée munie d'alvéoles 34 et 35 qui sont attaquées par les doigts de déverrouillage 30. Les alvéoles 34 et 35 sont placés direc- tement au-dessus des bossages 25 et 26, qui sont représentés clairement sur la Fig.8, de sorte que la force-.appliquée par les doigts de l'outil 30 sur les alvéoles 34 et 35 est trans- mise à travers les bossages 25 et 26 aux bras 36 et 37 de l'élément de verrouillage a griffes 19. Les Fig. 7 et 13 illustrent l'étiquette de sécurité respectivement dans sa position ouverte et dans sa posi- tion fermée, en vue de côté. Sur ces vues, on peut observer que ces branches 11 et 12 sont proportionnées de telle façon que les extrémités 13, 15 et 16 soient relativement raides et capables de résister à la flexion manuelle directe tandis que les parties intermédiaires 38 et 39 des branches ll et 12 respectivement sont d'une épaisseur réduite et réalisées de manière à présenter de la souplesse comparativement aux parties d'extrémités. Lorsque l'étiquette est fermée comme on l'a représenté sur la Fig. 13 et qu'on tente de courber le bottier 10, cette courbure se traduit comme on l'a repré- senté sur la Fig. 14, par une déformation des parties inter- médiaires 38 et 39, qui absorbe les efforts de flexion, les forces de cisaillement éventuelles étant transmises dans une mesure réduite aux parties d'extrémité des branches qui sont assemblées. La conséquence particulière de cet effet est d'éviter l'application à la tige d'épingle et sur le dispo- sitif de verrouillage à griffes d'une contrainte qui pourrait se traduire par une ouverture frauduleuse du dispositif de verrouillage, ainsi que d'éviter de transmettre à l'extrémité opposée de l'étiquette des forces qui pourraient provoquer la séparation du joint réunissant les branches ll et 12. Comme représenté sur la Fig.2, la partie intermédiai- re 38 de la branche 11 est composée d'une paroi mince 40 contenue dans le plan de la branche et de nervures de ren- forcement 41 et 42 perpendiculaires à la paroi 40 et dispo- sées le long des bords latéraux de cette paroi. Les nervu- res 41 et 42 sont proportionnées de manière à résister aux tentatives tendant à couper le bras en travers au moyen d'un outil sans cependant empêcher la partie intermédiaire de flé- chir comme on l'a décrit plus haut. En outre, une nervure centrale 43 est prévue à la fois pour améliorer la rigidité de la partie considérée de la branche et dans un dessein qui sera exposé plus bas. Les branches 11 et 12 de l'étiquette 10 sont exécu- tées séparément et ensuite réunies entre elles à l'extrémi- té 13. A cet effet, la branche 12 comprend à son extrémité 13 un talon 44 qui contient une cavité réceptrice 45 munie d'une ouverture rectangulaire 46 destinée à recevoir et à retenir le bossage à oreilles 47 du dispositif de verrouil- lage à baronnette. Le bossage à oreilles 47 est disposé sur le talon 47a à l'extrémité 13 de la branche 11. Pour assembler la branche 11 à la branche 12, on in- sère le bossage à oreilles 47 dans la cavité réceptrice 45 comme on l'a illustré par la séquence d'opérations représen- tées sur les Fig. 5 et 6, après quoi on fait tourner la bran- che 11 de 90 par rapport à la branche 12 de manière que les branches soient alignées, la nervure 43 montant alors le long de la surface inclinée 48 pour s'engager dans l'enco- che 49, comme on l'a représenté clairement sur la Fig. 2. La configuration de l'encoche 49 est complémentaire de celle de la nervure 43 de manière à résister aux forces tendant à faire tourner les branches l'une par rapport à l'autre et qui sépareraient le joint, sans cependant rendre ce démonta- ge impossible lorsque l'étiquette est ouverte. Toutefois, il est visible que, dès que l'étiquette a été fermée avec la tige d'épingle 17 retenue par le dispositif de verrouillage à griffes 19, le joint établi entre la cavité réceptrice 45 et le bossage à oreilles 47 est inaccessible et ne peut plus être séparé. En se reportant à la Fig. 7, on observera que les deux branches 11 et 12 ont leur partie allongée coudée d'un angle obtus par rapport à leur talon, cet angle étant le sup- plément de la moitié de l'angle 14 qui sépare les branches en position ouverte. On se reportera maintenant aux Fig. 15, 16 et 17, sur lesquelles est représentée une variante de l'étiquette de sécurité suivant l'invention. L'étiquette désignée dans son ensemble par la référence 50 est représentée sous une forme qui comprend une branche 51 portant une épingle 52 à son ex- trémité libre et une deuxième branche 53 qui renferme un dispositif de verrouillage à griffes (non représenté) à son extrémité 54. La branche 51 peut être construite à peu près de la même façon que la branche 11 de la forme de réalisa- tion décrite plus haut, sauf que l'angle obtus formé entre sa partie allongée et son talon 55 est le supplément de l'an- gle aigu 56 qui sépare la branche 52 de la branche 53 lors- que l'étiquette est en position ouverte. En outre, la bran- che 51 est munie en 57 d'une ligne d'articulation dtépais- seur réduite qui réunit le talon 55 au reste de la branche. De même, la branche 53 de la forme de réalisation de la Fig. 16 est agencée à peu près de la même façon que la branche 12 de la forme de réalisation précédente, à ceci près que le talon 58 est situé dans le même plan que la par- tie restante de la branche au lieu d'être incliné d'un angle obtus par rapport à cette partie restante. A tous autres é- gards, l'étiquette représentée sur les Fig. 15,-16, 17 est identique à celle représentée et décrite en regard des Fig.l à 14. Les branches 51 et 53 sont donc réunies à l'extrémité 59 par un joint de verrouillage du type à ba5onnette identi- que à celui décrit précédemmentet l'épingle 52 est agencée pour pénétrer dans une cavité ménagée dans l'extrémité 54 de la branche 53 pour coopérer avec un dispositif de verrouil- lage à griffes identique à celui qui a été décrit plus haut. Il est facile de comprendre que, dans la forme de réalisa- tion décrite en regard des Fig. 1 à 14, chacune des branches n'a à fléchir par rapport à son talon que de la moitié de la distance angulaire dont la branche 51 de la forme de réalisa- 248691 1 tion des Fig. 15 à 17 doit fléchir. La ligne d'articulation 57 d'épaisseur réduite de la dernière forme de réalisation n'est donc pas nécessaire dans la forme de réalisation des Fig. 1 à 14. En fait, avec un choix approprié des matières et des dimensions, il peut être admissible de supprimer la ligne d'articulation 57 d'épaisseur réduite de la forme de réalisation des Fig. 15 à 17. 24869 11 R E, V E, N D I C A T I O N S 1 - Etiquette de sécurité réutilisable, caractérisée en ce qu'elle comprend un bottier formant pince à ressort qui comporte deux branches (11, 12; 51, 53) réunies à une extrémité (12, 59) par un joint fixe et astreintes par ce joint à s'étendre dans des directions divergentes à partir de ladite extrémité, en formant entre elles un angle aigu (14; 56) de valeur prédéterminée, angle qui reste maintenu en l'absence de tout fléchissement de ces branches, ce bot- tier étant agencé de manière à pouvoir être déformé élasti- quement par fléchissement d'au moins l'une des branches pour permettre de rapprocher les extrémités libres des branches par une pression manuelle directe, l'extrémité libre de l'une des branches portant une tige d'épingle (17; 52) et l'extré- mité libre de l'autre branche portant des moyens de verrouil- lage (19) destinés à recevoir et à retenir la tige d'épingle, ces moyens de verrouillage étant enfermés dans une cavité de l'autre branche mais pouvant être manipulés par un accessoi- re mécanique (30) qui agit par l'intermédiaire des parois du bottier pour libérer la tige d'épingle, et un dispositif (23) qui peut être détecté automatiquement lorsqu'il se trouve dans une zone de surveillance et qui est contenu-dans l'une des branches du bottier. 2 - Etiquette de sécurité suivant la revendication 1, caractérisée en ce que les branches (11, 12) sont proportion- nées de telle manière et faites d'une matière telle que des parties situées aux extrémités (13, 15, 16) de ces branches soient relativement rigides et capables de résister au flé- chissement sous action manuelle directe tandis que les par- ties intermédiaires (38, 39) de ces branches sont réalisées de manière à présenter de la souplesse comparativement aux parties situées aux extrémités, ceci afin que toute tentati- ve tendant à courber le bottier se traduise par une flexion des parties intermédiaires des branches qui absorbe les ef- forts de flexion avec réduction de la transmission de la for- ce de cisaillement aux parties d'extrémités assemblées des branches. 3 Etiquette de sécurité suivant la revendication 2, caractérisée en ce que la partie intermédiaire (39) de l'une (12) des branches comprend une paroi mince (40) conte- nue dans le plan de la branche et des nervures de renforce- ment (41, 42) perpendiculaires à la paroi (40) et situées le long des bords latéraux opposés dé cette paroi, ces nervu- res étant proportionnées de manière à résister aux tentati- ves tendant à couper la branche transversalement à l'aide d'un outil sans cependant s'opposer au fléchissement de cet- te partie intermédiaire. 4 - Etiquette de sécurité suivant la revendication 1, caractérisée en ce que l'une (53) des branches est plane tandis que l'autre (51) de ces branches comprend un talon (58) qui constitue une partie du joint et est réunie paral- lèlement à une extrémité de la première branche (53) et une partie qui est coudée par-rapport au talon en formant avec ce talon-un angle obtus supplémentaire de l'angle aigu (56), une ligne d'articulation (57) d'épaisseur réduite reliant le talon à la partie coudée. - Etiquette de sécurité suivant la revendication 4,. caractérisée en ce que les branches (51, 53) sont propor- tionnées de telle façon et faites d'une matière telle que des parties situées aux extrémités de ces branches soient relativement rigides et capables de résister au fléchissement sous action manuelle directe tandis que les parties intermé- diaires de ces branches sont réalisées de manière à manifes- ter de la souplesse comparativement aux parties situées aux extrémités, ceci afin que toute tentative tendant à courber le bottier se traduise par une flexion des parties intermé- diaires des branches qui absorbe les forces tendant à courber le boîtier avec réduction de la transmission de la force de cisaillement aux parties d'extrémité assemblées des branches. 6 - Etiquette de sécurité suivant la revendication 5, caractérisée en ce que la partie intermédiaire de la pre- mière branche comprend une paroi mince contenue dans le plan * de la branche et des nervures de renforcement perpendiculai- res à la paroi et situées le long des bords latéraux oppo- sés de cette paroi, ces nervures étant proportionnées de ma- nière à résister aux tentatives tendant à couper la branche transversalement avec un outil sans s'opposer cependant au fléchissement de cette partie intermédiaire. 7 - Etiquette de sécurité suivant la revendication 2, caractérisée en ce que chacune des branches (11, 12) com- prend un talon (44, 47a) et une autre partie qui est coudée par rapport au talon correspondant en formant avec ce talon un angle obtus à peu près égal au supplément de la moitié de l'angle aigu (14), et en ce que les talons sont réunis dans des positions parallèles pour former le joint. 8 - Etiquette de sécurité suivant la revendication 1, caractérisée en ce que les branches (11, 12) sont proportion- nées de telle façon et faites d'une matière telle que des parties situées aux extrémités (13, 15, 16) de ces branches soient relativement rigides et capables de résister au flé- chissement sous action manuelle directe tandis que les par- ties intermédiaires (38, 39) de ces branches sont réalisées de manière à présenter de la souplesse comparativement aux parties situées aux extrémités, ceci afin que toute tenta- tive tendant à courber le bottier se traduise par une flexion des parties intermédiaires des branches qui absorbe les for- ces tendant à courber le bottier, avec réduction de la trans- mission de la force de cisaillement aux parties d'extrémité assemblées des branches. 9 - Etiquette de sécurité suivant la revendication 8, caractérisée en ce que la partie intermédiaire (38) de l'une (11) des branches comprend une paroi mince (40) contenue dans le plan de la branche et des nervures de renforcement (41, 42) perpendiculaires à la paroi et situées le long des bords latéraux opposés de cette paroi, ces nervures étant proportion- nées de manière à résister aux tentatives tendant à couper la branche transversalement avec un outil, sans s'opposer - cependant au fléchissement de cette partie intermédiaire. - Etiquette de sécurité suivant la revendication 1, caractérisée en ce que chacune des branches (11, 12) comprend un talon (44, 47a) à l'une de ses extrémités, l'un de ces ta- lons (44) contenant une cavité (45) destinée à recevoir un bossage à oreilles (47) d'un dispositif de verrouillage à baïonnette et l'autre talon (47a) portant un bossage à oreil- les (47) destiné à s'engager dans ladite cavité en formant un verrouillage, de telle manière que les talons soient ver- rouillés l'un sur l'autre dans des positions mutuelles paral- lèles pour établir le joint entre eux, ce joint étant ver- rouillé et dissimulé lorsque les axes longitudinaux des deux branches sont situés dans le méme plan, état qui ne peut pas être modifié aussi longtemps que la tige d'épingle (17) est retenue dans les moyens de verrouillage (19).