1. L'invention concerne une matière textile ayant un corps formé de fibres dont 20 % en poids au moins et de préférence 45 % en poids au moins sont formés de fibres synthétiques, par exemple de fibres thermoplastiques synthétiques telles que les fibres de polyester ou de "Nylon". Le reste du textile, lorsque celui-ci n'est pas totalement synthétique, peut être formé de fibres naturelles et même de certaines matières non fibreuses. Les fibres de la matière textile pos- sèdent une courbure et sont disposées de manière qu'elles présentent des parties formant des faces concaves et des parties formant des faces convexes. Le but de l'invention est d'améliorer la douceur et les caractéristiques d'adhérence de l'étoffe et de lui donner un toucher plus avantageux. Ce but est atteint, selon l'invention, du fait que les parties convexes des fibres de la matière qui sont exposées, par exemple celles qui se trouvent à la surface de la matière ou à son voisinage et qui ne sont pas couvertes par d'autres fibres, sont grattées de façon importante et contiennent-un grand nombre de saillies courtes en général sous forme de lamelles relativement épaisses et qui dépassent. Bien que la longueur et le nombre réel de ces saillies puissent beaucoup varier selon l'invention d'après le type de matière traitée et la sévérité du traitement, on détermine que, en moyenne, la longueur de ces 'saillies est très courte, par exemple inférieure â-0,05 mm et de préférence inférieure à 0,03 mm environ à partir de la base des saillies au niveau de laquelle elles se raccordent au corps de la fibre et jusqu'au bout des saillies. On note aussi que l'importance de la 2- modification de ces parties convexes exposées de la ma- tière textile peut varier avec la composition du substrat. Afin de présenter ces caractéristiques avantageuses, la matière textile peut être traitée selon le procédé de traitement décrit dans la demande de brevet français n' 80 23930 au nom de la Demanderesse. Ce.procédé de traitement mécanique de fini- tion de surface d'une étoffe, comprend l'avance continue de l'étoffe d'une réserve de manière que l'étoffe se trouve dans un plan, puis le traitement de tronçons successifs adjacents de l'étoffe par des chocs méca- niques intermittents avec un dispositif abrasif placé sur toute la largeur de l'étoffe si bien qu'il n'y a pratiquement pas-de contact maintenu important entre l'étoffe.et le dispositif abrasif, les chocs mécaniques étant appliqués avec une force et une fréquence qui suffisent pour que les caractéristiques de surface de l'étoffe subissent une- modification sensiblement uniforme. Il apparaît que la modification des carac- téristiques est importante et originale, car elle con- vient à des étoffes très diverses et peut être iden- tifiée facilement par comparaison du substrat d'étoffe après modification à un-échantillon témoin non traité ou même à un échantillon de même structure et de même composition qui a subi une finition de surface par mise en oeuvre des procédés classiques, comme indiqué clairement dans les exemples qui suivent. La configuration des saillies est indiquée comme étant de façon générale celle de lamelles. Cette caracté- risation n'implique pas que les saillies individuelles ont une configuration identifiable et reproductible avec pré- cision. Au contraire, ce terme de "lamelle" est utilisé dans son sens courant pour la désignation d'une partie ou écail- le plate (comme décrit dans le dictionnaire de Webster "Seventh New Collegiate Dictionary", 1965). En outre, les saillies individuelles peuvent avoir une forme relativement irrégulière, certaines pouvant même être relativement lon--- gues par rapport à leur section.Néanmoins, en moyenne, ces saillbs sont relativement courtes et ont une section rela- tivement plate au lieu d'avoir une section relativement circulaire qui peut caractériser une fibrille véritable. On note aussi en particulier pour les produits formés que la dimension des fibres à la surface de la ma- tière textile ou à son voisinage peut être souvent modifiée à la suite du traitement mécanique de surface s u b i alors que la dimension des fibres ailleurs qu'à la surface peut rester sans modification. On observe dans cer- tains cas, par exemple lorsque l'échantillon est formé d'une étoffe assez dure, une sorte de "barbouillage" des fibres synthétiques qui sont de type thermoplastique. Ce barbouil- lage peut être dû à une déformation thermoplastique bien qu'on ne connaisse pas parfaitement la cause de ce méca- nisme et l'invention n'est nullement limitée par une expli- cation quelconque. En outre, les fibres synthétiques indi- viduelles qui se trouvent à la surface de la matière tex- tile ou à proximité de cette- surface peuvent en réalité être aplaties dans une certaine mesure sous l'action du traitement mécanique de surface. Par exemple, si la sec- tion des fibres individuelles est sensiblement circulaire avant le traitementmécanique de surface, on peut noter que, après ce traitement, la section devient sensiblement 4, ovoide. Lorsque la section présente plusieurs lobes-, cette con- figuration peut présenter une déformation importante des fibres à la surface, ou à son voisinage. Cet effet observé -de barbouillage et de déformation de la section des fibres individuelles à-la surface de la matière textile ou à son voisinage peut contribuer à donner à la matière textile selon l'invention des caractéristiques avantages de sur- face. D'autres caractéristiques et avantages de l'in-- vention seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre d'exemples de réalisation et en se référant aux dessins annexés sur lesquels: - la figure 1 est une perspective schématique d'un mode de réalisation d'appareil destiné à donner à une matière textile les caractéristiques de l'invention. - les figures 2 à 5 sont des élévations sché- matiques d'autres modes de réalisation d'appareil conve- nant à l'invention; - les figures 6 à 50 sont des microphotogra- phies représentant les caractéristiques de diverses étoffes-conformes à l'invention ou non. On se réfère d'abord à la figure 1 des dessins qui indique que l'étoffe 10 à traiter est déroulée d'un rouleau débiteur 1, avec une,tension réglée, et est con- duit à des rouleaux 2 et 3 de guidage. Ces derniers peu- vent être fixes ou fous, et ils assurent la mise de l'étof- fe parallèlement à une direction telle que le trajet suivi est à peu près vertical, l'étoffe étant pratiquement en - contact sur toute sa largeur avec la plaque inférieure 4a de guidage. L'étoffe remonte sur la plaque supérieure 4b de guidage du jeu de plaques de guidage et passe entre des tiges Sa et 5b de stabilisation d'étoffe puis sur un jeu - de plaques 6a et.6b de guidage et sur des cylindres 7 et 8 - de guidage qui changent la direction de l'étoffe qui se di- rige alors vers un rouleau preneur 9 sur lequel elle s'en- roule. Les jeux de plaques de guidage 4a et 4b et 6a et 6b peuvent être réglés en direction horizontale et verticale. La construction de ces jeux de plaques 4a, 4b, 6a et 6b peut beaucoup varier et il peut s'agir de plaques telles que re- présentées ou de pièces en U.- L'étoffe, entre les plaques 4a et 4b et entre les plaques 6a et 6b, passe entre des rouleaux abrasifs 11 et lia et des rouleaux correspondants à volets 12 et 12a. Les rouleaux abrasifs portent une ma- tière abrasive convenable telle que du papier de verre dont le grain peut varier suivant l'effet voulu comme décrit plus en détail dans la suite du présent mémoire. Les plaques de guidage 4a et 4b et 6a et 6b sont réglées afin que l'étoffe occupe une position précise telle qu'elle passe près des rouleaux 11 et lia de sablage mais sans les toucher, à moins qu'elle soit frappée- et repoussée vers les rouleaux du fait de l'action des rouleaux 12 et 12a à volets comme décrit plus en détail dans la suite. Les volets représentés sur la figure 1 comme portant les références 13a à 13d sur le rouleau. 12 et 13e à 13h sur le rouleau 12a sont fixés de toute manière convenable, sur les rouleaux 12 et 12a respectivement. Ces volets peuvent être montés comme re- présenté par simple boulonnage sur le cylindre afin que, lorsque celui-ci est au repos, le plan des volets soit pratiquement tangent aux rouleaux. Dans ce mode de ré- alisation, lorsque les rouleaux à volets tournent rapide- ment, la force centrifuge les fait s'allonger en direction radiale à partir du rouleau. Les volets peuvent aussi être montés de manière qu'ils dépassent radialement du rouleau, même lorsque celui-ci est au repos, c'est-à-dire en l'ab- sence de force centrifuge. Les volets peuvent être formés de matièresconvenablesarméesou non très diverses, telles que le caoutchouc de néoprène, les résines d'uréthanne, de chlorure de polyvinyle ou de "Nylon", ou même d'acier et d'autres matières en feuille, et même de matière compo- sites ayant une durabilité et une souplesse suffisantes pour que le résultat voulu soit obtenu. Les rouleaux à volets peuvent être entraînés par un moteur 14 par l'in- termédiaire d'un arbre-24, de poulies 15 et iSa et 17 et 17a, de courroies 16 et 16a et d'arbres 18 et 18a. Des rouleaux 11 et lia de sablage peuvent être entraînés par un moteur 19, par l'intermédiaire d'un arbre 25, de poulies , 20a, 22 et 22a et de courroies 21 et 21a, par l'inter- médiaire d'arbres 23 et 23a. Lors du fonctionnement, les rouleaux il et lia de sablage tournent de même que les rouleaux 12 et 12a à volets. La distance séparant les rouleaux 12 et 12a des rouleaux 11 et lia de sablage est réglée de manière que, en l'absence d'étoffe 10, les volets viennent frapper les rouleaux 11 et lia, sur une distance prédéterminée. Lors- que la machine fonctionne et que l'étoffe 10 est enfilée, les volets 13a à 13h s'allongent radialement d'une quanti- té importante sous l'action de la force centrifuge, étant donné que les rouleaux 12 et 12a tournent rapidement, et ils viennent frapper par intermittence l'étoffe avec une force considérable, contre les rouleaux 11 et lia dé sablage. Suivant l'effet voulu, les rouleaux 11 et lia de sablage et les rouleaux 12 et 12a à volets peuvent tour- ner indépendamment dans le sens horaire ou anti-horaire. La vitesse de rotation des rouleaux de sablage et des rou- leaux à volets peut varier aussi dans de grandes proportions suivant les effets voulus. La figure 2 représente plus en détail un poste de traitement qui comporte un rouleau il de sablage et un rouleau 12 ayant des volets 13a à 13d, ainsi que les pla- ques de guidage 4a et 4b. Dans ce schéma, l'étoffe 10 est représentée en cours de frappe par le volet 13c contre la couverture abrasive du rouleau il de sablage. Il faut noter que, bien que la figure i ne représente que deux postes de traitement qui sont tous deux du type représenté sur la figure 2, l'appareil réel peut ne comprendrequ'un seul poste au au contraire plus de deux, par-exemple. trois, quatre ou même plus, pour le traitement d'une ou deux faces de l'étoffe. Les postes de traitement ne sont pas obliga- toirement tous du même type comme-représenté sur la figure 1 mais ils peuvent de types différents, par exemple comme représenté sur les figures 3 et 4 décrites dans la suite du présent mémoire, même sur un même appareil. Comme indiqué précédemment, -les figures 3, 4 et 5 représentent des variantes de poste de traitement ayant des dispositifs qui permettent le choc de l'étoffe contre un dispositif abrasif à mouvements rapides, bien qu'il, faille noter que d'autres variantes entrent dans le cadre de l'in- vention. Sur la figure 3, l'étoffe 10 frappe le rouleau 11 recouvert d'une matière abrasive sous la commande d'une barre qui tourne rapidement et qui n'est. pas circulaire, par exemple une barre 30 de section carrée,qui permet al- ternativement à l'étoffe de se séparer du rouleau-de sablage et de venir le frapper. Dans ce mode de réalisation, le rou- leau 11 peut être-couvert d'une mousse compressible placée sur le rouleau entre sa périphérie externe et le dispositif. abrasif afin que le choc de l'étoffe 10 sur le dispositif abrasif soit adouci et que l'étoffe ne puisse pas se coincer entre le dispositif abrasif et le dispositif de choc. Dans une variante, la barre 30 peut être recouverte d'une mousse compressible, dans.le même but. Aussi, il est avantageux, dans le mode de réalisation de la figure 3, que le dispo- sitif 30 de choc soit placé au-dessus ou au-dessous du point de plus grande proximité du dispositif abrasif 11 et du dispositif de choc. Ce montage du dispositif de- choc peut aussi être avantageux dans les variantes représentées par exemple sur les figures 2, 4 et 5 ainsi-que dans d'au- tres modes de réalisation dans lesquels le dispositif de choc peut être par exemple une barre oscillante ou même un rouleau excentrique rotatif ou analogue. La figure 4 représente un mode. dé réalisation dans lequel un courant d'air intermittent 40 est projeté par une buse 42 afin que l'étoffe 10 vienne frapper par intermittence la surface du rouleau 11 de sablage. La figure 5 représente un autre mode de réa- lisation d'appareil selon l'invention. Dans cet appa- reil, l'étoffe 10 passe sur un rouleau fou 50 qui change sa direction puis sur des rouleaux d'espacement 51,52, 53, 54 et 55. L'étoffe passe alors sur le rouleau fou 56 qui change à nouveau sa direction. Les rouleaux d'espacement sont destinés à empêcher le contact entre l'étoffe 10 et la surface abrasive sauf lors du choc appliqué par les volets comme représenté. Ainsi, pen- dant le fonctionnement, les rouleaux 62,63,64 et 65 frap- pent l'étoffe 10 qui est appliquée à la surface abrasive du rouleau llb par des volets 66a à 66d, 67a à 67d, 68a à 68d et 69a à 69d. Des étoffes très diverses peuvent être trai- tées pour présenter les caractéristiques, de l'invention. Des exemples sont notamment les tissus, les-tricots et les non tissés ainsi que les étoffes revêtues et ana- logues. Des exemples de tricots sont notamment les tricots à mailles doublées, le jersey, le tricot, les tricots à effet de chaine et-à effet de trame, etc. Les tissus peuvent être à armure toile, croisée ou de toute autre construction bien connue. Ces étoffes peuvent être réalisées à partir de fils filamentaires ou de fils filés ou peuvent être formées des deux types de fils dans une même étoffe. Les étoffes sont formées de fibres synthétiques-telles que des fibres de poly- ester, de "Nylon", acryliques, cellulosiques, d'acé- tate ou sont des mélanges avec des fibres naturelles et analogues dans les proportions de l'invention. On observe une amélioration particulièrement importante des caractéristiques de surface des étoffes contenant des fibres polyesters. Comme indiqué précédemment, les étoffes con- formes à l'invention se caractérisent de façon générale par une finition de surface plus uniforme que celle des étoffes traitées par mise en-oeuvre des procédés connus. 9- L'étoffe peut être plus douce et le module de flexion de l'étoffe peut être réduit. Une étoffe, par exemple formée de filaments polyesters texturisés tricotés, peut subir un retrait après avoir-acquis les caractéristiques de l'invention, dans la direction de la largeur afin que sa masse par unité de surface soit accrue. En outre, même lorsque l'étoffe est ensuite étirée à sa largeur d'origine et à peu près à sa masse originale par unité de surface, elle -a un toucher plus agréable et plus gonflant. Une étoffe formée de filaments polyesters peut perdre son toucher indésirable analogue à celui d'une matière plastique, et le toucher de telles étoffes devient très semblable à celui des étoffes formées de fibres naturelles telles que la laine ou le coton. Des produits tels que les tricots à mailles doubles formés de fils polyesters, peuvent dans certains cas avoir une densité, une unifor- mité et une hauteur de poils que ne donnent pas les ca- ractéristiques obtenues en pratique par les techniques classiques de sablage ou de grattage. On constate qu'on peut obtenir-des résultats particulièrement bons en imposant les caractéristiques de l'invention à un tricot à mailles doubles, par exem- ple formé de fils filamentaires texturisés de'polyes- ter, par exemple de fils de denier 150/34. Habituelle- ment, l'obtention d'un traitement uniforme, esthétique et doux, analogue à celui de fils filés, par mise en oeuvre d'une technique classique de sablage, nécessite la construction des étoffes de ce type par des fils bien plus coûteux, par exemple des fils de denier 150/50 et /68. Les étoffes ayant des fils de denier 150/34 donnent cependant un traitement non uniforme, de tou- cher rude et formant des morceaux lors d'un sablage classique. On constate cependant de façon surprenante que'des étoffes formées de fils polyesters texturisés de denier 150/34 et présentant les caractéristiques de l'invention donnent une étoffe analogue à celle qui est formée avec des fils filés, dont le toucher et l'aspect sont à peu près équivalents à ceux qui sont obtenus par sablage classique d'étoffes plus coûteuses formées par exemple de fils filamentaires de polyester texturisé de dernier 150/50. Les étoffes conformes à l'invention peuvent subir ensuite différentes opérations. On constate par exemple qu'un traitement postérieur particulièrement avantageux pour les produits de l'invention est un brossage, par exemple avec des brosses de "Nylon" ou de métal notamment de laiton ou d'acier; les caractéris- tiques superficielles peuvent être ainsi avantageusement modifiées. Les exemples qui suivent sont donnés à titre purement illustratif et peuvent donner lieu à diverses variantes dans le cadre de l'invention. EXEMPLE 1 On prépare un tricot à mailles doubles à partir de fils filamentaires texturisés à 100 % de polyester du type 446 de "Monsanto" ayant la structure 1/150/50. On la lave, on la teint au jet afin qu'elle prenne une couleur bleu clair, on la coupe et on-lui fait subir un fixage thermique afin d'obtenir un échantillon témoin. La masse terminée est comprise entre 425 et 441 g/m pour une lar- geur comprise entre 152,4 et 157,5 cm. La résistance à l'éclatement Mullen déterminée selon la norme ASTM n0 D-231 (1975) est égale à 1225 N. Les figures 6 et 7 sont des photomicrographies électroniques à balayage de -l'étoffe avec des grandissements de 100 et 350 respecti- vement. On tricote un échantillon séparé du fil précité et on traite la tricot à mailles doubles obtenu par lavage, teinture au jet afin qu'il prenne une couleur bleu clair et découpe. Ensuite mais avant le fixage thermique, on fait subir à l'étoffe le traitement mécanique de surface il décrit afin de former un produit selon 1 ' i n v e n - tion. Les photomicrographies électroniques à balayage de l'échantillon sont représentées sur les figures 8 et 9 pour des grandissements de 100 et 350 respectivement. Les paramètres de traitement sont indiqués dans le tableau. Après traitement, on détermine la valeur de la résistance à l'éclatement Mullen qui est de 1047 N. On traite un autre échantillon de l'étoffe préci- tée pratiquement comme décrit précédemment pour l'échan- tillon selon l'invention, bien qu'il ait une couleur bleu marine et, à la place du traitement mécanique de surface- précédant le fixage thermique selon l'invention, on lui fait subir un sablage suivant.la méthode "Gessner". La va- leur de la résistance à l'éclatement Mullen du produit ayant subi le sablage "Gessner" est de 1024 N. Les figures et 11 représentent, avec des grandissements de 100 et 350 respectivement, des micrographies électroniques à ba- layage de ce produit ayant subi le sablage "Gessner'". L'observation de l'étoffe conforme à l'in- vention montre qu'elle a un toucher très doux, tiède et très confortable, avec des poils denses et très courts. Les poils apparaissent facilement à l'oeil nu bien que, étant donné leur faible longueur, la construction de l'étoffe apparaisse bien. L'étoffe témoin qui n'a pas subi le traitement de surface a au contraire une surface transparente, sans poils, et-un toucher et un aspect durs, analogues à ceux d'une matière plastique et relativement lisse caractéristiques des tricots à doubles mailles de polyester texturisé. L'aspect et le toucher de l'échan- tillon conforme à l'invention sont comparables à ceux d'une étoffe préparée avec de fins fils de laine. L'é- chantillon qui a subi le traitement classique de surface par un appareil de sablage"Gessner" est loin d'avoir des caractéristiques qui se rapprochent des caractéristiques souhaitables de l'échantillon conforme à l'invention, surtout en ce qui concerne la douceur du toucher, la den- sité des poils et la similitude à une-étoffe formée de fins il fils de laine. Si l'on considère la photomicrographie élec- tronique à balayage de l'échantillon témoin, celle de l'échantillon conforme à l'invention et celle de l'échan- tillon sablé de manière classique, à des grossissements de 100 et de 350, on note que les fils de l'étoffe selon l'in- vention sont brisés dans une certaine mesure mais sont sur- toutmodifiés de façon très importante par la formation de saillies ayant la configuration de lamelles, à la surface des fils, et par la formation de modificationsde surface analogue à un grattage à la surface des fibres. Les échan- tillons traités dans l'appareil"Gessner" présentent au con- traire un nombre important de fibres coupées et cassées avec une très faible modification des caractéristiques de surface des fibres individuelles. EXEMPLE 2 On répète les-opérations de l'exemple 1 avec un fil filamentaire texturisé de polyester à 100 % ayant une structure 1/150/34. Un échantillon témoin (non traité), un échantillon sablé à la machine"Gessner" et un échantillon traité selon l'invention sont alors préparés. Dans cet exemple, l'échantillon sablé dans la machine "Gessner" ne présente aucune différence notable avec l'échantillon té- moin non traité, et en fait le produit n'a pas subi un trai- tement acceptable commercialement étant donné la nature re- lativement grossière des fils texturisés de polyester de structure 150/34 utilisés pour sa formation. Cette même étoffe est alors traitée selon l'invention et a cependant un toucher en surface nettement amélioré, donnant la sen- sation agréable et tiède de la laine, par rapport à l'é- chantillon témoin. En fait, l'échantillon a des propriétés comparables à celles-de l'échantillon sablé à la machine "Gessner" réalisé dans l'exemple 1 à partir des fils fila- mentaires texturisés de polyester de structure 150/50 qui sont plus coûteux, mais est cependant meilleur. La résis- tance à l'éclatement Mullen du témoin non traité est de 1269 N alors qu'elle est de 980 N pour l'échantillon ayant subi le sablage "Gessner" et de 1069 N après le traitement selon l'invention. Ainsi, bien que la modification de la surface obtenue conformément à 1 i n v e n tion soit importante, la réduction de la résistance méca- nique est plus faible que celle qu'on observe après sabla- ge à la machine "Gessner". EXEMPLE 3 L'étoffe utilisée dans cet exemple est un tricot polyester à doubles mailles formé de fils teints. L'échan- tillon témoin est préparé par décatissage, découpe et net- toyage à sec du tricot. Le poids terminé est de 384 g/m, pour une largeur de 162,5 cm et une résistance à l'éclate- ment Mullen de 958 N. L'échantillon selon l'invention est alors traité comme indiqué dans le tableau.-Sa résistance à l'éclatement Mullen est alors de 534 N. Après traitement de surface, l'étoffe subit un fixage thermique, un rasage, un nouveau fixage thermique et un décatissage. Le poids terminé est de 350 g/m pour une largeur de 152,4 cm. On traite alors un échantillon de la même étoffe de la manière décrite précédemment mais, au lieu du trai- tement mécanique de surface selon l'invention, elle subit un grattage après le premier fixage thermique, puis elle est fixée thermiquement à nouveau et décatie. Le poids terminé est de 362 g/m pour une largeur de 150,5 cm. L'étoffe traitée selon 1 ' i n v e n t i o n a un toucher de surface très doux, analogue à celui du coton, contrairement à celui de l'échantillon témoin non traité dont le toucher est de façon caractéristique dur, lisse, analogue à celui d'une matière plastique et peu confortable. Etant donné la faible longueur des poils de l'étoffe traitée selon l'invention, la clarté du dessin de l'étoffe n'estpas cachée de façon mesurable, mis à part une très faible réduction du contraste de couleur. La cons- truction de l'étoffe est cependant encore discernable. L'étoffe grattée, formée à partir de la même étoffe té- moin, a un toucher plus rèche et sec, analogue à celui de la laine. Le dessin coloré à la surface et les caractéris- tiques de construction de l'étoffe sont cachés de façon importante par le grattage. Les figures 12, 13 et 14 sont des micrographies électroniques à balayage de l'échantil- lon témoin, pour des-grandissements de 35, 100 et 350 res- pectivement. Les figures 15, 16 et 17 sont des photomicro- graphies analogues, pour des grandissements comparables, du produit formé par des fils teints et tricotés à mail- les doubles, traités selon l'invention. Les figures 18, 19 et 20 sont dès micrographies analogues, correspondant à des grandissement comparables, des échantillons grattés. La comparaison des photomicrographies montre que, à la sur- face de l'échantillon qui a été traité selon l'invention ou à proximité, les fibres ont subi une modification rela- tivement importante avec formation de saillies analogues à des lamelles et deentailles,la quantité de fibres coupées étant très faible. Au contraire, les échantillons grattés présentent une modification faible ou nulle de la surface réelle des fibres, avec cependant un nombre important de fibres coupées. L'observation à l'oeil montre que l'é- chantillon gratté comporte une couche aléatoire de fibres désorientées formée à la surface et constituant un recou- vrement sensiblement plat de l'étoffe. La structure des fils a subi une perturbation importante, et la construction originale est cachée en grande partie. Au contraire, dans * le cas de l'échantillon'traité selon l'invention, la struc- ture originale des fibresest presqu'intacte et on note très peu de fibresd'orientation aléatoireà la surface de l'étoffe. EXEMPLE 4 On compare les caractéristiques d'un tricot à doubles mailles formé de résine acrylique à 100 %, avant -traitement de surface selon l'invention-, avec un échantil- lon traité. Les conditions de traitement mécanique de sur- face selon l'invention figurent dans le tableau. On constate que l'échantillon qui a subi le traitement selon l'invention a un toucher plus doux et donne la sensation naturelle de la laine alors que l'é- chantillon témoin comparé a un toucher analogue à celui des étoffes synthétiques, bien que l'aspect analogue à une matière plastique soit relativement moins net que si l'é- toffe était formée de fibres polyesters. L'examen des pho- tomicrographies électroniques à balayage de l'étoffe se- lon l'invention, représentées sur les figures 21 et 22 avec des grandissements de 100 et 350 respectivement, montre à nouveau la formation de saillies en forme de la- melles à la surface des fibres ainsi que l'entaillage de la surface des fibres. La comparaison aux échantillons té- moins des figures 23 et 24 (avec des grandissements de 100 et 350 respectivement) ne montre pas de caractéristiques analogues. EXEMPLE 5 On compare les caractéristiques qui.peuvent être obtenues conformément à 1 ' i n v e n t i o n dans le cas d'un tissu formé de polyester à 100 %, à partir de fils filamentaires de chaîne et d'un fil filé de trame. L'étoffe initiale est un tissu de fils filamentaires de chaîne de polyester "Dacron" de structure 2/150/34 "Danbury- 242T" (lot n 841). Le fil de trame est un fil polyester filé de structure 12/1 T-350 "Trevira". On prépare l'échantillon témoin par traitement "Mezzera", par teinture au jet avec un colorant bleu-marine, puis par finition comprenant un fixage à chaud, un rasage, et un décatissage..La largeur terminée est de 150,9 cm (à l'intérieur des lisières) pour un poids de 356 g/m. On mesure la résistance mécanique sur l'appareil d'essai de traction "Scott" (correspondant à la norme ASTM D-1682 de 1975) et on constate qu'elle est de 1171 N pour les fils de chaîne et 695 N pour les fils de trame. - On modifie la séquence précitée de traitement de l'échantillon témoin par introduction d'un traitement de surface selon l'invention avant le traitement "Mezzera", les étapes restantes étant identiques à celles. qui sont indiquées pour l'échantillon témoin. Le poids et la largeur terminés sont les mêmes que pour l'échantillon-témoin. Les conditions de traitement mécanique de surface figurent dans le tableau. Après traitement, la résistance à la traction déterminée pour la chaîne est de 913 N et pour la trame de 209 N. On répète les opérations qui précèdent mais le traitement mécanique de surface selon l'invention est effectué après le traitement "Mezzera" et avant la tein- ture au jet, les autres opérations étant effectuées dans le même ordre. La largeur et le poids de l'étoffe terminée sont les mêmes. La résistance à la traction déterminée pour la chaîne est de 1093 N et pour la trame de 334 N. On répète les opérations du procédé indiqué, mais le traitement mécanique de surface selon l'invention est effectué après teinture au j.et-et avant, fixage thermi- que, les autres opérations restant les mêmes. La largeur et le poids de l'étoffe terminée sont encore les mêmes. On utilise à nouveau le dernier procédé indiqué mais, à la place du traitement mécanique de surface selon l'invention avant fixage thermique et après teinture, on fait subir à l'échantillon d'étoffe un sablage "Gessner" à ce stade des opérations. La largeur et le poids de -l'étoffe terminée sont les mêmes., La résistance à la traction est de 1153 N pour le fil de chaîne et 414 N pour le fil de trame. On répète les-opérations qui précèdent, mais un grattage est exécuté sur l'étoffe après teinture au jet mais avant fixage thermique. La largeur et le poids de l'étoffe terminée sont les mêmes. La résistance à la - traction est de 1175 N pour la chaîne et 655 N pour la trame. L'examen des échantillons traités selon l'inven- tion avant teinture montre que le toucher est analogue a celui de la laine. Le traitement mécanique de surface se- lon l'invention après teinture de l'étoffe donne un tou- cher analogue à celui du coton. On note donc qu'une variation convenable des opérations de traitement peutêtre utilisée pour la forma- tion de produits nettement différents à partir d'une même matière première. Suivant la séquence de traitement,eles échantil- lons traités selon l'invention ont de façon générale un toucher très confortable et doux analogue à celui de la laine ou du coton et très agréab-le, aloirs que l'étoffe qui n'a pas eu de traitement de surface a le toucher dur et rêche habituel des étoffes polyesters. Le sablage par un dispositif classique, à savoir l'appareil de sablage "Gessner", ne provoque qu'une faible modification du tou- cher de l'échantillon témoin, bien que le résultat ne- s'approche guère de la douceur ou du confort de la surface obtenue par mise en oeuvre de l'invention. L'échantillon qui est gratté donne un toucher relativement doux par rap- port au sablage classique, mais il ne donne pas une sur- face aussi douce ou confortable que par mise en oeuvre de l'invention, surtout lorsque le traitement de surface est-exécuté avant la teinture. En outre, on sait que le grattage forme des poils nettement plus longs et moins uniformes, avec une grande quantité de "poils fous" dépas- sant de la surface de l'étoffe. Même après rasage, la sur- face obtenue selon l'invention est à la fois plus unifor- me et plus attirante que celle qui est obtenue par mise en oeuvre des techniques classiques. Les figures 25 et 26 sont des photomicrographies électroniques à balayage des échantillons témoins avec des grandissements de 100 et 350 respectivement. Les figures 27 et 28 sont des photomicrographies correspondant aux mêmes grandissements pour les échantillons ayant subi le sablage "Gessner" alors que les figures 29 et 30 sont des photomi- orographies qui correspondent à des échantillons qui ont été grattés, toujours pour les mêmes grandissements de 100 et 350. Les figures 31 et 32 représentent les échantillons traités selon l'invention par traitement mécanique de sur- face apres teinture mais avant rasage et décatissage. L'examen des photomicrographies des échantillons ayant subi un traitement mécanique de surface avant le traite- ment "Mezzera" et traité après ce traitement "Mezzera" 18- mais avant teinture montre qu'elles sont presqu'identiques aux figures 31 et 32 si bien qu'on ne les a pas représentées. Comme l'indiquent les photomicrographies, les échantillons d'étoffe traitée selon l'invention, avant ou après teintu- re, présentent tous des saillies importantes en forme de lamelles à la surface de l'étoffe ainsi que des entail- les importantes. Le sablage classique "Gessner" provoque au contraire une modification limitée de la surface des fibres, avec une formation faible ou nulle de lamelles et sans déformation plastique des fibres. Le grattage provoque une modification encore plus réuite de la surface des fi- bres sans aucune déformation plastique des fibres polymères bien qu'il apparaisse une coupe importante de fibres. EXEMPLE 6 On fait subir à un tricot de jersey un traitement mécanique de surface selon l'invention et on le compare à un échantillon témoin non traité. Le témoin est préparé à partir de fils formés à 100 % de polyester "Dacron" de structure T-56 1/70/34. L'échantillon subit le traitement "Mezzera", une teinture au jet sous forme vert clair, une découpe et un fixage thermique. Le poids terminé est de 178 g/m avec une largeur de 160 cm. La-résistance à l'é- clatement Mullen est de 579 N. Ensuite, on modifie les opérations par traitement de l'étoffe après fixage thermique selon l'invention. Les conditions et les opérations sont indiquées dans le ta- bleau. La résistance-à l'éclatement Mullen après traite- ment est de 548 N. L'observation des échantillons terminés montre que l'échantillon traité selon l'invention a un toucher doux, tiède et très confortable alors que le témoin non traité a un toucher relativement lisse, caractéristique des étoffes de polyester. L'échantillon traité selon l'in- vention peut être considéré comme comparable à une étoffe formée de fils filés en ce qui'concerne son toucher. EXEMPLE 7 On traite des échantillons de mélange polyester- coton 65/35 selon l'invention et on les compare à des échan- tillons témoins. Les fils de chaîne et de trame contien- nent tous deux 65 % de polyester et 35 % de coton. On pré- pare l'échantillon témoin par grillage et mercerisage de l'étoffe. Le poids terminé estde 164 g/m et la largeur terminée est de 153 cm. On traite un échantillon séparé d'étoffe de la même manière que l'échantillon témoin mais on lui fait subir ensuite un traitement selon l'invention. Les conditions de traitement figurent dans le tableau. A titre comparatif, on traite un autre échantillon par gril- lage, mercerisage puis sablage "Gessner", avant teinture par trempage, après et traitement sanitaire. La comparaison à l'oeil de l'échantillon témoin et de l'échantillon traité selon l'invention indique que ce dernier a un toucher beaucoup plus doux et plus agré- able, analogue à celui du coton que le témoin, sans ré- duction de la crêpure de l'étoffe. Par comparaison, le sablage d'une étoffe de même type par un procédé classique présente un avantage très faible par rapport à l'étoffe en ce qui concerne son toucher et ses autres caractéristiques. Les figures 33 et 34 sont des photomicrographies électroniques à balayage de l'échantillon témoin avec des grandissements de 100 et 350. Les figures 35 et 36 sont des photomicrographies correspondantes de l'échantillon traité selon l'invention avec les mêmes grandissements respectivement. Les figures 37 et 38 sont des-photomicro- graphies avec les mêmes grandissements, d'un échantillon ayant subi un sablage "Gessner". L'examendes photomicro- graphies montre que l'échantillon qui a été traité selon l'invention a des saillies en forme de lamelles sur les fibres à la surface de l'étoffe ou à son voisinage. Il y a aussi peu de fibres coupées, d'entailles-et de déforma- tionSthermoplastiquesimportantes des fibres de polyester. Il apparait aussi que les fils qui sont juste à la surface de l'étoffe sont aplatis, apparemment à cause d'une dé- formation thermoplastique des fibres polyesters. L'obser- vation des photomicrographies des échantillons sablés & 4e. g,.'opézaiîon- provoque une modification très fai- ble des fibres de surface bien que certaines fibres orien- tées de façon aléatoire et certaines fibres coupées appa- raissent à la surface de l'étoffe. ' EXEMPLE 8 On traite un échantillon de tissu de polyester- coton 80/20 ayant une chaîne filée et un fil filamentaire de trame, par mise en oeuvre du procédé de l'invention et on le compare à un échantillon témoin. Le fil de chaîne contient 65 % de polyester et 35 % de coton. Le fil-de- trame est un fil filamentaire texturisé contenant 100 % de polyester. \ On prépare l'échantillon témoin par-fixage ther- mique, par grillage et par mercerisage. Le poids terminé est de 167 g/m2 et la largeur terminée est de 153 cm. La résistance à l'allongement, déterminée comme indiqué pré- cédemment, est de 592 N pour la chaîne et 583 N pour la trame. On traite un échantillon de l'étoffe précitée, ayant subi les mêmes opérations, par traitement-mécanique de surface selon l'invention. Les poids et lalargeur terminés sont les mêmes que pour l'échantillon témoin. i Les conditions de traitement sont indiquées dans le ta- bleau. La résistance à la traction est de 543 N pour la chaine et 450 N pour la trame. On traite une étoffe-analogue ayant un fii filé de chaîne contenant 65 % de polyester et 35 % de coton et un fil de trame formé par un fil filamentaire-texturisé de polyester à 100 %, par fixage thermique, traitement à la vapeur d'eau, mercerisage puis teinture par trempage afin qu'une étoffe marron soit formée. L'étoffe subit alors le sablage classique "Gessner", puis l'opération d'après et de traitement sanitaire. Le poids terminé est de 181 g/m2 et la largeur terminée est de 153,7 cm. La résistance à la traction est de 922 N pour la chaîne et 806 N pour la trame. On ne dispose pas des résistances à la traction de l'étoffe avant traitement. La comparaison à l'oeil de l'échantillon traité selon l'invention et de l'échantillon témoin montre que, bien que l'aspect de la surface de l'étoffe ne soit pra- tiquement pas modifié, le toucher de l'étoffe traitée selon l'invention est bien plus doux que celui de l'échantillon témoin non traité dont la surface est relativement rèche. La crêpure de l'étoffe des échantillons traités, par rap- port à l'échantillon témoin, est pratiquement conservée. Au contraire, on n'observe qu'une modification avantageuse faible ou nulle dans le cas d'une étoffe analogue qui a subi le sablage "Gessner". Les figures 39 et 40 sont des photomicrographies électroniques à balayage de l'échantillon témoin avec des grandissements de 100 et 350. Les figures 41 et 42 sont des micrographies, pour les mêmes grossissements, d'un échantillon préparé de la même manière que l'échantillon témoin mais ayant subi ensuite un traitement mécanique de surface selon l'invention. Les figures 43 et 44 sont des photomicrographies dé l'échantillon qui a subi le sablage "Gessner" et qui a été préparé comme décrit précédemment. L'examen des photomicrographies montre que très peu de fibres sont coupées dans l'échantillon traité selon l'in- vention. Au contraire, la surface des fibres a été nota- blement modifiée au cours de l'opération. Des saillies en forme de lamelles se sont formées et des entailles sont particulièrement évidentes. On observe une certaine dé- formation plastique des fibres polyesters. En outre, on observe aussi un aplatissement des surfaces des fibres. En ce qui concerne l'échantillon sablé, mis a part la dé- coupe des fibres, on ne note aucun effet apparent sur les fibres de l'étoffe. EXEMPLE 9 On traite une étoffe de mélange polyester-coton /20 par mise en oeuvre du procédé de l'invention, dans les conditions indiquées dans le tableau, avant teinture par trempage. Après cette dernière opération, on note que certaines des caractéristiques avantageuses de l'étoffe traitée selon l'invention ont apparemment disparu. Cepen- dant, cet échantillon est ensuite brossé avec une brosse de "Nylon" ou d'acier, et on observe que les effets avanta- geux originaux réapparaissent et sont même notablement amé- liorés, sans aucune perte de résistance mécanique. En fait, -on détermine que, même lorsque l'échantillon subit un traitement mécanique de surface selon l'invention après la teinture, l'effet avantageux du brossage avec une bros- se de "Nylon" ou d'acier améliore notablement les avantages du traitement mécanique de surface, aussi bien pour la dou- ceur de la surface, le confort et l'élégance du toucher, sans réduction notable de-la résistance mécanique. Un échantillon analogue n'ayant pas subi le traitement mé- canique de surface selon l'invention est simplement brossé après teinture avec une brosse de "Nylon" et un -échantillon séparé est brossé avec une brosse d'acier dans des conditions équivalentes et on ne note pratiquement au- cun effet avantageux sur leséchantillons. EXEMPLE 10 On traite un tissu de linge de table gaufré de polyester filamentaire à 100 % par le procédé de l'inven- tion et on compare ses caractéristiques à celles d'un échantillon témoin non- traité. L'échantillon traité se- lon l'invention a un aspect agréable qui ressemble à celui d'une étoffe damassée de coton à dessinsJacquard, et même les régions en creux de l'étoffe sont traitées avantageusement. Au contraire, l'échantillon non traité a un brillant analogue à celui du verre et un aspect de matière plastique très différent de l'aspect fin et sub- til d'un tissu damassé Jacquard de prix élevé. * EXEMPLE 11 On prépare un échantillon témoin de tissu pour linge de table dont la chaîne et la trame sont formées de polyester filamentaire à 100 % et on compare les carac- téristiques à celles d'un échantillon analogue qui a été traité selon l'invention. On observe que, en plus de l'amé- lioration des caractéristiques de toucher, les nappes et napperons formés à partir de la matière précitée et traitée selon l'invention peuvent être empilés sans que les piles formées ne glissent et ne tombent. L'aspect global de l'étoffe est cependant très peu changé et l'étoffe a une face totalement transparente. Cependant, l'étoffe a-le tou- cher très avantageux du coton. EXEMPLE 12 Cet exemple illustre l'application du procédé de l'invention à un nontissé formé de 100 % de "Nylon", fixé par points. Un échantillon témoin est préparé et'un échan- tillon séparé est traité ultérieurement selon l'invention. Les conditions de traitement sont indiquées dans le ta- bleau. Le non-tissé, lorsqu'il est traité par le procédé de l'invention, a une surface bien plus douce et-agréable que la matière première lisse et "vitreuse". On forme-des - poils denses et plus longs donnant à la surface de l'étof- fe le toucher et la sensation de contact donnés par les fibres-naturelles. La réduction de résistance mécanique est faible, à la suite du traitement. La comparaison des photomic rographies électroniques de l'échantillon traité selon l'invention, indiquées sur les figures-45 et 46 pour des grandissements de 100 et 350 respectivement et des échantillons témoins, représentéessur les-figures 47 et 48 avec les mêmes grossissements respectivement, montre que des saillies en forme de lamelles se sont formées de façon significative à la surface de la fibre, avec des entailles de la surface des fibres et l'observation à l'oeil indique la présence de fibres coupées. EXEMPLE 13 On prépare une étoffe témoin à l'aide d'un sub- - strat gratté ayant à sa surface un revêtement formé par coagulation. On traite un échantillon-séparé de l'étoffe selon l'invention dans les conditions de traitement figu- rant dans le tableau. L'observation de l'étoffe montre que le témoin présente un toucher doux mais collant alors que l'étoffe traitée selon l'invention a un toucher régulier, plus doux et ne donnant aucune impression de collage. L'aspect de l'échantillon traité selon l'invention est par ailleurs plus lisse et plus uniforme que celui de l'échantillon d'origine. La photomicrographie de la figure 49, avec un grandissement de-350, montre une accumulation importante de polymère coagulé à la surface de l'échantillon témoin non traité. Au contraire, l'échantillon traité selon l'in- vention, représenté sur la figure 50 avec le même grossis- sement, montre que, bien qu'il reste encore des petits !lots avantageux de revêtement polymère, les accumulations importantes ont été notablement supprimées ou-brisées. En outre, l'échantillon traité selon l'invention présente _ aussi les saillies en forme de lamelles et les entailles à la surface des fibres. Bien entendu, diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art aux dispositifs et procédés qui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemples non -limitatifs sans sortir du cadre de l'in- vention. % TABLEAU Paramètres de traitement d'étoffes toffe Tension, Passes sur N face avant Passes sur face ar- rire - } Vitesse de rotation, tr/min Rouleau abrg Vitesse, S m/min Isif _ *t Sens.. Nombre de grains par mm R 9,5 R 9,5 R 9,5 R 9,5 A 9,5 A 9,5 R 9,5 A 12,6 R 9,5 A 9,5 R.9,5 *' tension totale * A indique que sur toute la largeur de l'étoffe le rouleau tourne dans le sens d'avance -,-. CO w -4 os de l'étoffe et R indique l'inverse Exemple no n 1, 2 7, 8 E vitesse, m/min 4,6 4,6 4,6 1,2 9,1 1,2 4,6 9,1 4,6 Ln Exem- ple'n vitesse de rotation, tr/min 1, 2 2380 3 2380 4 1710 2380 6 1720 7, 8 2380 9 2380 1720 11 1710 12 2380 13 1710 TABLEAU (suite) Paramètres de traitement d'étoffes Rouleau à volets Vitesse des bouts des volets, m/min Espace* mm 3,17 6,35 9,52 3,17 3,17 3, 17 3,17 3,17 9,52 3,17 9,52 Fréquence de choc par min Sens* Composition Distance de et largeur choc ** par min des mm volets mm -- caout. "Neo-pe 3,17 A rouge,6 r.uM 3,17 A " 3,17 caout. noir A 1,6 m 3,17 caout. "Ngoprène" A rouge 1, mm 6,35 caout. noir A 1,6 ma 3,17 R g ot, ne 3 R. "f5 63,17 A 6,35 Acaou, 6noi A;6 M 3,17 A ca1u,6 mmner 3,17 A caout. noir A 16 mm 3,17 Postes de traitement 1' A indique que le rouleau tourne dans le sens d'avance de l'étoffe et R indique l'inverse distance séparant l'étoffe en position normale du rouleau abrasif en l'absence de choc pénétration théorique des volets dans le rouleau abrasif en l'absence de choc o,' MO O0 Co 0Y% 2483476' REVENDICATIONS 1. Matière textile, du type qui comprendun corps contenant des fibres dont 20 % en poids au moins sont des fibres synthétiques, ces fibres ayant une courbure et étant disposées de, manière qu'elles présen- tent des parties convexes et des parties concaves, caractérisée en ce que les parties convexes qui sont exposées sont entaillées de façon importante et con- tiennent un grand nombre de saillies courtes et relative- ment épaisses, en forme de lamelles qui en dépassent, ces saillies présentant une longueur moyenne inférieure à 0,05 mm environ, ces saillies étant sensiblement de même composition chimique et poids moléculaire que les fibres synthétiques dont elles sont issues, et les entailles résultant au moins en partie des déficits laissés dans les fibres ayant servi à la formation des saillies. 2. Matière selon la revendication 1, caractérisée en ce que la section des fibres à la sur- face de la matière textile ou à son voisinage a subi une déformation. 3. Matière selon la revendication 2, caractérisée en ce que les fibres qui ont été- déformées sont des fibres thermoplastiques, et la déformation est formée par déformation'plastique. 4. Matière selon la revendication 2, caractérisée en ce que les fibres qui se trouvent à la surface de la matière textile ou à son voisinage ont subi un aplatissement lors d'un traitement mécanique de surface. 5. Matière selon la revendication 2, caractérisée en ce que-la section des fibres est ovoide à la surface de la matière textile ou à son voisinage.