L'invention, réalisée dans les Services de la Demanderesse et due a la collaboration de Monsieur Guy, Claude, Daniel TRAVOT, concerne l'obtention d'images ultrasonores. Le brevet français 2 381 343 décrit un procédé pour obtenir une image ultrasonographique sur une émulsion aux halogénures d'argent. Ce procédé consiste à exposer le produit photosensible aux ultrasons modulés suivant une image pour modifier sa réponse photographique, puis à l'exposer uniformément à un rayonnement électromagnétique pour y former une image latente développable. On développe alors ce produit exposé pour obtenir une image visible. La présente invention a pour objet un procédé de formation d'images ultrasonographiques qui ne nécessite pas de précautions particulières d'éclairement lors de sa mise en oeuvre. Le procédé selon l'invention consiste (1) à placer un support revêtu d'une couche métallique catalytique en contact direct avec un milieu liquide, permettant la transmission des ultrasons. (2) à exposer le support aux ultrasons modulés suivant une image, en présence d'un poison pour le dépôt catalytique. (3) à traiter le support exposé par un bain de développement physique. De préférence, le poison est incorporé au milieu liquide et par conseqclent, les composes ayant la propriété d'empoisonner la couche catalytique doivent pouvoir être dispersés, ou même dissous, dans le liquide dans lequel se propagent les ultrasons. te poison pour le catalyseur est avantageusement un mercaptan, c'est-à-dire un compose comprenant le groupement SH, ou éventuellement les formes tautomères de ce groupement. Des composés utilisables sont le phénylmercaptotétrazole, le mercapto-2-benzothiazole et la thiourée. L'avantage de ce procédé est que l'on peut manipuler le produit catalytique à la lumière ambiante. Pour la réalisation de l'invention, on peut utiliser tout dépôt catalytique développable par un développement physique. Des métaux comme le palladium, l'argent, le cobalt conviennent. On peut obtenir cette couche metallique à activité catalytique par différents procédés, par exemple par pulvérisation cathodique, (continue ou par radiofréquence), évaporation therti. que, bombardement électronlque. La pulvérisation cathodique par radiofréque#ice par exemple pour un dépôt sur un support en poly téréphtalate d'éthylèneglybol donne une couche catalytique que l'on peut ensuite traiter par un bain de développement# physique pour obtenir un dépôt métallique présentant une excellente adhérence, une bonne résistance à la corrosion et un état de surface satisfaisant. On peut utiliser divers supports pour la couche catalytique et notamment des films polymères comme les films de nitrate de cellulose, d'esters de cellulose, de polyoléfines, de polycarbonate , de polyesters comme le polytéréphtalate d'éthylèneglycol. La vitesse d'empoisonnement de la couche catalytique est fonction de la concentration du poison dans le milieu ou l'on effectue les expositions. En général, ce milieu est de l'eau distillée. On peut déterminer la concentration optimale en composé d'empoisonnement permettant d'obtenir une image ultrasonographique par le test suivant : La concentration optimale est celle qui produit un empoisonnement de l'échantillon pour un temps de trempage de 120 s dans de l'eau contenant le poison et qui n'en produit pas pour un temps de trempage de 30 s. Pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention, on introduit l'échantillon dans un réservoir contenant de l'eau, de prefe- rence distillée, et un composé d'empoisonnement dont la concentration a été déterminée par le test précédemment indiqué. Pour 1 'expo- tion, on utilise une énergie inférieure à 3 J/cm2. La durée d'exposition dépend de la sensibilité du produit. Après l'exposition aux ultrasons, on lave à l'eau l'echantil- lon exposé. On obtient une image visible positive par développement physique, procédé bien connu pour former des images métalliques. Dans les exemples, on utilise de l'eau comme milieu de propagation des ultrasons. Les supports à couche catalytique sont formés d'un film de polytéréphtalate d'éthylèneglycol de 50 d'épaisseur, recouvert de palladium par pulvérisation cathodique (6.104 At./cm2). Le support est introduit dans un réservoir contenant l'eau et le poison pour le catalyseur. t'exposition aux ultrasons est faite à une fréquence de 3,5 MHZ sous forme d'impulsions de 200 fs de largeur et de 1 kHz de fréquence de répétition. La concentration en poison et 11 énergie d'exposition sont indiquées dans les exemples.Après l'exposition aux ultrasons, on retire le produit du réservoir, on le lave à l'eau, puis on le développe pendant l mn à 800C dans un bain de développement physique de composition suivante CoC12, 6H20 7,5 g/l NaH2P02, H20 7,5 g/l Acide aspartique 20 g/l NaOH 10 g/l EXEMPLES 1 à 3 On utilise le procédé selon l'invention dans les conditions indiquées précédemment. tes composés d'empoisonnement sont donnés au tableau suivant Exemple, Composé Concen- Durée Energie Puissance d'empoi- tration d'expo- ~ crête à sonnement sition crête 1 Phénylmer- 0,5 ppm 60s 1,15J/ 0,19 W/cm2 captotétra cm2 zole 2 Mercapto-2 0,25 pp 120s 2,3J/ 0,19 W/cm2 benzothia- cm2 zole 3 Thiourée 0,125pp 120s 2,3J/ 0,19 W/cm2 2 On obtient des images dans les trois cas après lavage à l'eau et développement dans le bain de développement physique de composition donnée précédemment. EXEMPLE 4 Une courte durée de trempage du support catalytique dans l'eau contenant le poison n'empêche pas la formation d'une image. On a obtenu une image de bonne qualité en laissant le produit catalytique pendant 30 s dans l'eau contenant 0,5 ppm de phénylmercaptotétrazole avant d'exposer aux ultrasons. La durée d'exposition est de 30 s, pour une énergie de 4,6 J/cm2 et une puissance crête/crête de 1,5 W/cm2. REVENDICATIONS 1 - Procédé de formation d'image ultrasonographique, caractérisé en ce que 1) on place un support revêtu d'une couche métallique catalytique en contact direct avec un milieu liquide, permettant la propagation des ultrasons. 2) on expose le support aux ultrasons modulés suivant une image en présence d'un poison pour le catalyseur. 3) on traite le support exposé par un bain de dévelop pement physique. 2 - Procédé conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que le poison pour le catalyseur est un composé comprenant le groupement -SH ou une forme tautomère de ce groupement. 3 - Procédé conforme à la revendication 2, caractérisé en ce que le poison pour le catalyseur est choisi dans le groupe formé par le phénylmercaptotétrazole, le mercapto-2-benzo- thiazole et la thiourée. 4 - Procédé conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que le catalyseur est déposé par pulvérisation cathodique continue ou par radiofréquence. 5 - Procédé conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que le catalyseur utilisé est le palladium. 6 - Procédé conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le milieu liquide permettant la propagation des ultrasons est de l'eau. 7 - Procédé conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que l'énergie nécessaire à l'exposition est inférieure à 3 J/cm2.