La présente invention concerne un procédé et un appareil pour classer des objets et des éléments par ordre de tailles afin de déterminer, dans un ensemble objets, les proportions ou les quantités d'éléments tombant dans une gamme prédéterminée de tailles ou de choix. La présente invention s'applique dans de nombreux domaines d'activité mais elle est particulièrement utile dans le classement d'éléments ou de morceaux de pierres, et sera plus particulièrenent décrite en se référant à ce domaine d'application. Il existe une demande rapidement croissante de matériaux de construction en pierre pour le bâtiment, les ponts et chausses et autres domaines analogues, et cette demande concerne en particulier les pierres concassées extraites de carrière sous la forme de blocs de tailles très différentes qu'on passe ensuite dans des concasseurs. Ces matériaux sont soutent obtenus dans des carrières très importantes à débits de sortie très importants. Cependant, les pierres concassées sont utilisées sous des tailles ou des catégories de tailles très particulières et il devient donc de plus en plus nécessaire de développer des moyens permettant de sélectionner et contrôler les produits sortant des concasseurs pour'obtenir un rendement de production le plus économique possible. En particulier, lorsqu'une carrière possède un débit de production très élevé, une proportion même relativement faible de matériaux produits sous des tailles inutilisables et impropres à la vente, en particulier sous des tailles très petites devenant des poussières, on risque d'aboutir à des pertes considérables. La présente invention a donc pour but de pallier ces inconvénients en créant un appareil permettant de déterminer la taille ou la gamme de tailles des matières premières extraites, de manière à pouvoir déterminer en permanence la proportion de matériaux tombant dans une gamme de tailles déterminée afin de contrôler convenablement le fonctionnement des concasseurs. Comme indiqué plus haut, la-présente invention ne se limite pas au triage des pierres, pais peut également s'appliquer au triage d'autres objets comme par exemple des fruits tels que des pommes ou des légumes tels que des pommes de terre. A cet effet, la présente invention concerne un dispositif pour classer par ordre de tailles des objets de tailles aléatoires, et pour compter ceux-ci de manière à déterminer les quantités et les proportions des différentes tailles, dispositif caractérisé en ce qu'il comprend un élément de détection composé de plusieurs détecteurs disposés en rangées verticales et horizontales, ainsi qu'une source de rayonnement placée à une certaine distance des détecteurs pour laisser le passage libre aux objets à détecter qui tombent entre émetteur de rayonnement et les détecteurs, et des moyens d'affichage du nombre de détecteurs verticaux et horizontaux qui ont été obscurcis par l'objet à détecter lorsque celui-ci atteint la rangée e du bas des détecteurs horizontaux. Selon l'une de ses principales caractéristiques, l'invention consiste en un procédé de triage par ordre de tailles de différents objets ou éléments, ce procédé comprenant les différentes étapes consistant à faire tomber les objets en flot mince entre une source d'ondes et une série de détecteurs espacés verticalement, à traiter électroniquement les signaux des détecteurs en mettant en oeuvre une mémoire quand un objet en train de tomber vient obscurcir le détecteur supérieur, et en mettant en oeuvre l'un des compteurs d'un ensemble de compteurs quand l'objet en train de tomber obscurcit le détecteur inférieur, la taille de l'objet étant déterminée par le nombre de détecteurs simulta nément obscurcis quand cet objet vient obscurcir le détecteur inférieur, le compteur entrant en jeu étant alors celui qui correspond à une taille ou à une gamme de tailles correspondant au nombre de détecteurs simultanément obscurcis. Les ondes qui conviennent le mieux lorsqu'on travaille à la lumière du jour sont les ondes électromagnétiques, et lorsqu'on travaille dans le noir ou dans la nombre, les ondes qui peuvent également être utilisées sont les ondes infrarouges. Suivant une autre de ses caractéristiques, la présente invention concerne un appareil permettant de mettre en oeuvre le procédé ci-dessus, comprenant une source émettrice d'ondes dans une direction horizontale, une série de détecteurs d'ondes disposés verticalement à une certaine distance de émetteur dans le sens horizontal de manière à laisser le passage à un courant d'objets relativement mince tombant entre l'émetteur et les détecteurs, et un circuit électronique permettant de détecter le moment où un objet obscurcit les détecteurs, de manière à mettre en oeuvre l'un des compteurs correspondant à la taille ou à la gamme de tailles de l'objet en train de tomber. Le circuit électronique peut comporter des moyens de détermination du nombre ou de la proportion d'objets tombant dans une gamme de tailles prédéterminée. Ces moyens de détermination peuvent comporter un premier indicateur de comptages successifs relativement courts, de cent pierres par exemple, le résultat étant affiché et modifié lorsque le comptage suivant apparaît, un second indicateur donnant les résultats cumulatifs de tous les comptages courts. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui suit et qui se réfère aux dessins ci-joints, dans lesquels - La figure 1 est un schéma du bloc de détection; - La figure 2 est une vue de face d'un détecteur individuel; - La figure 3 est un schéma-bloc du circuit électronique permettant d'effectuer les comptages courts successifs; - La figure 4 est le schéma-bloc d'un circuit permettant d'exploiter les signaux de sortie du circuit de la figure 3, et d'effectuer un comptage cumulatif; - La figure 5 est une vue de face des moyens d'affichage; - La figure 6 est une vue de face d'un réseau individuel de détecteurs, et constitue une variante du détecteur de la figure 2; et - La figure 7 est le schéma-bloedu circuit d'un élément détecteur. Appareil de triage de pierres selon la présente invention comporte deux parties essentielles dont la première est un boîtier émetteur d'ondes, et, si l'appareil est destiné à fonctionner à la lumière du jour comme c'est généralement le cas, l'émetteur peut être constitué par une source de rayons infrarouges émettant un faisceau parallèle d'infrarouges. En face de l'émetteur, et à une certaine distance horizontale de celui-ci, se trouve le bloc de détection associé aux éléments de détermination de taille, aux compteurs, et à un compteur totalisateur, une alimentation en énergie étant prévue dans un endroit convenable. En se référant maintenant à la figure 1, la source de rayons infrarouges 11 produit un faisceau parallèle de rayons infrarouges qui atteignent un bloc de détection désigné dans son ensemble par la référence 12, constitué dans le cas présent de trois réseaux de détecteurs infrarouges 13, 14 et 15 disposés verticalement et pouvant être constitués par exemple par des photo-transistors. Les détecteurs peuvent être constitués par des éléments uniques, mais il est préférable, pour améliorer la précision du comptage, que chaque détecteur soit constitué par un réseau d'éléments tel que celui de la figure 2, par exemple dans 3quel chaque réseau 16 est constitué de cent éléments détecteurs 17 disposés en dix rangées horizontales de dix éléments chacune. Comme les éléments détecteurs eux-mêmes sont trop grands pour être logés dans l'espace disponible (cet espace étant déterminé par la gamme de tailles à détecter) on peut utiliser des techniques connues telles que celles des fibres optiques dans lesquelles un certain nombre de fibres transparentes (de préférence flexibles) sont groupées en faisceau, une extrémité de chaque fibre étant exposée au rayonnement.Quand ce rayonnement vient frapper une extrémité d'une fibre, le rayonnement se transmet le long de la fibre jusqu'à son autre extrémité sans que cette transmission soit affectée par la présence des autres fibres. Par suite, les fibres peuvent etre serrées les unes contre les autres à l'extrémité située dans le bloc détecteur, et s'épanouir à l'autre extrémité pour venir en face d'éléments détecteurs largement espacés. Si les objets ou éléments à trier sont de forme sensiblement sphérique, le tri peut alors se faire en ne déterminant simplement qu'une seule dixiension lorsque chaque objet tombe. Cependant, dans la plupart des cas, les objets ne sont pas vraiment sphériques. Les blocs rocheux sont souvent stratifiés et, lorsqu'on les concasse, les pierres sortant du concasseur présentent une dimension longue et une dimension courte car ces pierres ont un "grain" orienté dans le sens de la stratification. I1 est donc nécessaire de mesurer deux dimensions perpendiculaires en augmentant la largeur horizontale effective de chacun des détecteurs 13, 14 et 15.Le réseau 16 de la figure 2 peut alors devenir rectangulaire, la plus grande longueur du rectangle étant horizontale et deux ou plusieurs réseaux 16 peuvent être placés côte à côte à chaque niveau vertical. Suivant la vitesse de concassage, il peut être nécessaire de prélever périodiquement un échantillon à la sortie du concasseur en utilisant par exemple un appareil d'échantillonnage (non représenté) placé en un point où les pierres tombent à l'extrémité d'un convoyeur à courroie, l'appareil d'échantillonnage étant constitué par un plateau qu'on pousse en avant dans le flot des pierres qui tombent et qu'on retire au bout d'un temps prédéterminé. L'échantillon est ensuite placé sur un convoyeur à courroie à l'extrémité duquel il tombe entre l'émetteur de rayonnement 11 et le bloc détecteur 12. Quand le débit de sortie n'est pas trop important, ou quand on a prévu un bloc de détection suffisamment grand, la totalité du débit du concasseur peut traverser l'appareil. On a constaté qu'en général, plus le débit de sortie des pierres qui tombent étai mince, plus la précision de l'appareil d'échantillonnage était grande, car il est évident en effet que si on laisse tomber un volume très important de pierres entre l'émetteur de rayonnement et l'appareil de détection, les différents objets qui tombent se recouvrent les uns les autres et l'appareil de détection est incapable de les distinguer séparément. On a également constaté que les différents objets tendent à se séparer verticalement les uns des autres en tombant du fait de l'accélération de la pesanteur. Quand une pierre X tombe dans le passage situé entre l'émetteur et les détecteurs, cette pierre commence par couper le faisceau parvenant au détecteur 13 et déclenche une mémoire électronique qui évite le double comptage des pierres de grande taille. La pierre continue à tomber jusqu'a ce qu'elle obscurcisse le détecteur 15, ce qui déclenche trois opérations simultanées. La première opération consiste en ce qu'une impulsion est envoyée à un compteur totalisateur qui progresse d'une unité. Une impulsion est également envoyée pour faire avancer le compteur de taille correspondante, et dans l'exemple décrit ici, l'appareil est conçu pour détecter trois tailles dont la première correspond à un diamètre de 9 mm, la seconde à un diamètre de 18 mm et la troisième à un diamètre supérieur à 25 mm. La taille est déterminée par le nombre de détecteurs coupés quand la pierre vient obscurcir le détecteur 15. Si le détecteur 15 est seul obscurci, la taille de la pierre se situe alors dans la gamme la plus petite. Au contraire, si les détecteurs 14 et 15 sont obscurcis, la taille de la pierre se situe dans la gamme du milieu, et si les trois détecteurs 13, 14 et 15 sont obscurcis, le diamètre de la pierre est alors supérieur à 25 mm; cette mesure ne concernant toutefois que la dimension verticale. La détermination finale de la gamme de tailles dans laquelle la pierre doit être rangée dépend également de la dimension horizontale, laquelle dépend à son tour du nombre d'éléments détecteurs simultanément obscurcis dans le sens horizontal. Aussitôt que l'impulsion ci-dessus vient d'être reçue, une impulsion de remise à zéro est envoyée pour ramener la mémoire à son état initial de manière à libérer les détecteurs pour que ceux-ci détectent les pierres suivantes passant devant eux. Quand les détecteurs se présentent sous la forme de réseaux d'éléments individuels tels que ceux de la figure 2, les branchements et les circuits électroniques associés sont prévus de telle manière que si l'un quelconque des éléments d'une colonne verticale est physiquement obscurci par une pierre passant devant lui, la totalité des éléments de cette colonne est "obscurcie" électroniquement. De la même façon, si l'un quelconque des éléments d'une rangée horizontale est physiquement obscurci par une pierre passant devant lui, la totalité des éléments de cette rangée est "obscurcie" electroniquement. I1 devient alors évident que la largeur ou la taille horizontale d'une pierre est repérée par le nombre de colonnes simultanément obscurcies. Comme on le voit sur la figure 3, l'appareil est constitué par le bloc de détection 12 relié à un circuit de sélection de colonnes 18 et à un circuit de sélection de rangées 19. Les signaux de sortie de trois de ces circuits doubles sont acheminés vers un circuit logique 20 de classement par tailles. Le circuit logique de classement par tailles 20 fournit une impulsion au compteur 21 des objets de petite taille chaque fois qu'une pierre de la plus petite taille est détectée; ce circuit logique 20 fournit une impulsion au compteur 22 des objets'de taille moyenne toutes les fois qu'une pierre de taille moyenne est détectée; le circuit 20 délivre une impulsion au compteur 23 des objets de grande taille toutes les fois qu'une pierre de grande taille est détectée; et le circuit logique 20 délivre enfin une impulsion au compteur totalisateur 24 toutes les fois qu'une pierre de taille quelconque est détectée.Lorsqu'il effectue le tri de pierres de formes irrégulières, le circuit électronique prend en compte la dimension verticale des pierres, laquelle dépend du nombre de détecteurs simultanément obscurcis, et le circuit électronique prend également en compte la dimension horizontale qui dépend du nombre de colonnes simultanément obscurcies. Le circuit peut également être conçu pour produire un facteur de "poids" déterminé à partir des caractéristiques particulières des objets triés. Les signaux de sortie des quatre compteurs sont délivrés à un bloc de classement arithmétique 25 qui traite ces signaux de sortie des quatre compteurs et charge les mémoires respectives 26, 27 et 28 correspondant aux trois tailles ci-dessus. Ces mémoires excitent respectivement trois blocs d'affichage 29, 30 et 31 destinés à afficher les pourcentages des objets détectés dans chaque taille. Le bloc de classement arithmétique peut être réglé pour donner un comptage d'un nombre total donné de pierres} par exemple une centaine, de façon que les affichages indiquent les pourcentages du nombre total de pierres comptées dans chaque taille. Lorsque le comptage de ce nombre prédéterminé de pierres a été effectué, le bloc de classement arithmétique remet à zéro les compteurs 21 à 24 et les mémoires 26 à 28 pour permettre le démarrage d'un nouveau comptage. Pour obtenir l'indication du total cumulé des pierres détectées, on fait passer les signaux de sortie du bloc de classement par tailles 20 dans le circuit représenté schématiquement sur la figure 4. Celui-ci comprend un sélecteur diviseur 32 et des diviseurs individuels respectifs 33, 34, 35 et 36 correspondant aux différentes tailles et à la totalisation. Sur la figure 5 est représenté le panneau avant d'un appareil de commande et d'affichage contenant les circuits des figures 3 et 4. Cet appareil comprend un dispositif d'affichage intérieur constitué par des éléments électroniques indicateurs de nombre, indiqués respectivement par les références 29, 30 et 31 et correspondant en fait à ceux de la figure 3. Un commutateur sélecteur 32 permet de faire varier les divisions effectuées par les circuits 33 à 36. Si le commutateur est dans la première position ou position de coupure, les blocs d'affichage supérieurs sont coupés. Si le commutateur est placé dans la position suivante marquée 103, l'affichage représente alors le résultat de la détection d'un millier de pierres, c'est-a-dire le résultat de dix comptages successifs précédemment affichés dans les blocs 29 à 31.Si le commutateur vient dans la position extrême marquée îo6, les totaux cumulatifs affichés représentent alors la détection d'un nombre coïrespondant de pierres, cest-a-dire un million. Les signaux de sortie des quatre diviseurs sont t t-ansmis à quatre compteurs suppémentaires 37 à 40 corres- pondant respectivement à la petite taille, à la taille moyenne, 9 la brande aille et aa total. Un blo~ de classement arithmétique supplémentaire 41 effectue des fonctions similaires à celles du bloc 25 et met en oeuvre les mémoires 42, 43 et 44 correspondant respectivement aux trois tailles de pierres, ces mémoires commandant à leur tour les trois blocs d'affichage 45, 46 et 47 représentés sur les figures 4 et 5. Un bouton marqué TEST est prévu pour tester le circuit électronique. Quand on appuie sur ce bouton, tous les éléments d'affichage 29 à 31 et 45 à 47 s'allument pour montrer qu'ils sont en état de fonctionnement ainsi que leurs circuits associés. Un autre bouton 49 marqué RAZ (remise à zéro) permet de remettre à zéro les circuits-des figures 3 et 4 pour démarrer un nouveau comptage à n'importe quel moment. L'utilisation de détecteurs multiples du type de ceux décrits sur la figure 2 permet d'améliorer la précision du tri. Si l'on ne veut détecter seulement que trois tailles ou trois gammes de tailles, il est possible de réduire à trois le nombre de rangées horizontales de détecteurs, comme représenté sur la figure 6, les détecteurs centraux de chaque rangée, respectivement 51, 52 et 53, servant détecter la dimension verticale, et les détecteurs 54 servant à détecter les dimensions horizontales associées. Les détecteurs 51, 52 et 53 sont branchés de telle manière que lorsqu'un objet obscurcit le détecteur supérieur 51, le détecteur 42 est bloqué pour empêcher tout comptage erroné, le comptage s'effectuant alors quand l'objet vient obscurcir le détecteur inférieur 53.Si, lorsque l'objet obscurcit le détecteur inférieur 53, les détecteurs 51 et 52 sont également obscurcis, l'objet à détecter est alors de la plus grande taille; si le détecteur 52 est obscurci alors que le détecteur 51 ne l'est pas, l'objet est alors de taille intermédiaire; enfin si seul le détecteur inférieur est obscurci, l'objet est alors de la plus petite taille. Si l'on considère maintenant les rangées horizontales, le circuit est conçu de telle manière que, si un élément détecteur d'une rangée est obscurci, ceux qui se trouvent de part et d'autre sont "obscurcis" électroniquement pour éviter tout comptage erroné. Les signaux de blocage permettant d'obtenir "l'obturation" électronique sont désignés par E et les signaux des colonnes adjacentes sont appelés En - 1 et En + 1. Les "n" éléments détecteurs peuvent également émettre un signal de blocage tn en direction des éléments détecteurs adjacents dans le sens horizontal. En se référant maintenant à la figure 7,le circuit représenté comprend trois portes NhND respectivement 55, 56 et 57 reliées aux détecteurs par les points respectifs 51, 52 et 53. Quand aucun détecteur n'est obscurci, les entrées des trois portes sont hautes et dans l'état logique 1, en supposant une logique positive. Par suite, les sorties des trois portes sont basses. Si maintenant un objet passe devant le bloc détecteur, cet objet obscurcit d'abord le détecteur 51, la sortie de la porte NAND 55 devient haute, ce qui provoque une entrée haute à l'entrée d'une porte ET 58.Les signaux de blocage appliqués à la porte NaND 56 sont tous deux haut C car les colonnes adjacentes ne sont pas obscurcies, ces signaux de blocage étant les signaux En + 1 et En - -i. Par suite, la sortie de la porte NAND 56 est basse. Ce signal de sortie traverse un étage inverseur 59 et vient constituer la seconde entrée de la porte 58. Par suite, les deux entrées de la porte ET 58 sont hautes et la sortie de cette porte devient donc haute.La sortie de la porte ET 58 est appliquée à un élément 60 constitué par un multivibrateur bistable déclenché par le signal haut de la porte ET 58, ce qui provoque l'apparition d'un signal de blocage Wn. Celui-ci est un signal bas niveau appliqué aux colonnes n-l et n+1 à l'endroit des entrées correspondantes de la porte NAND 56, ce qui empêche ainsi cette porte de donner un signal de sortie haut. Par suite, quand l'obJet passe devant le détecteur supérieur d'une colonne quelconque, les deux colonnes adjacentes sont bloquées. La sortie du détecteur 53 est toujours haute car l'objet ne l'a pas encore atteint. Par suite, la sortie de la porte NAND -57 est basse. La porte 57 applique une entrée à une porte NOR 61 et, comme l'autre entrée de cette porte NOR 61 reçoit le signal En, la sortie de la porte 61 est haute. Les entrées de la porte NAND 62 sont donc basses toutes les deux et la sortie de cette porte NAND 62 est donc haute. On remarquera ici que même avant que le détecteur 61 soit obscurci, l'une des entrées de la porte NAND 62 est basse, la sortie de cette porte étant donc initialement haute. La sortie de la porte NAND 62 est appliquée aux entrées des portes NOR 63, 64 et 65, ainsi qu'à l'entrée d'un amplificateur inverseur 66, les signaux de sortie de cet amplificateur constituant avec les signaux de sortie des amplificateurs inverseurs 67, 68, 69 et 70, les sorties du dispositif logique de détermination de taille de la colonne considérée.La présence d'un signal de sortie perpétuellement haut à la porteNAND 62 a pour résultat que les sorties des compteurs de grande taille, de taille moyenne, de petite taille et de totalisation, sont perpétuellement hautes en l'absence de tout comptage. L'objet passe maintenant devant le détecteur 52 et obscurcit éventuellement le détecteur 53, ce qui fait passer l'entrée de la porte NAND 57 dans l'état bas. La sortie de la porte NAND 57 devient donc haute et l'une des entrées des deux portes NOR 61 et NAND 62 -devient également haute. La sortie de la porte NOR 61 était précédemment haute et devient donc basse. Les entrées de la porte NAND 62 sont toutes les deux hautes pour un certain temps car la sortie de la porte NOR 61 débite à travers une résistance 71 dans un petit condensateur 72 qui présente avec elle une certaine constante de temps. Le condensateur se décharge jusqu'3 ce qu'il passe dans l'état logique O ainsi que la seconde entrée de la porte NAND 62. rd cet état O est atteint, la sortie de la porte 62 est de nouveau haute car il s'agit d'une porte NAND. Cependant, avant que le condensateur se soit déchargé, les deux entrées de la porte 62 sont momentanément hautes et la sortie de cette porte passe donc dans l'état logique 0.Cette impulsion bas niveau est transmise à travers une paire d'amplificateurs inverseurs 66 et 70 et le signal de sortie obtenu est transmis, sous la forme d'une impulsion bas niveau, au compteur totalisateur par l'intermédiaire d'une ligne 73. Les sorties des autres portes NOR 63, 64 et 65 sont maintenant complètement déterminées par ltétat des portes NAND 55, 74, 75, 76 et 77, lesquelles sont influencées par les signaux en provenance des détecteurs 51, 52, 53. Par suite, les détecteurs 51 et 52 sont interrogés dès que le détecteur 53 est excité et, dans 11 exemple décrit ici, les trois cas qui peuvent se présenter sont les suivants : (1) un objet de diamètre supérieur à 25 mm obscurcit les détecteurs 51 et 52 en même temps que le détecteur 53, (2) un objet de diamètre inférieur à 25 mm mais supérieur à 18 mm obscurcit le détecteur 52 en même temps que le détecteur 53, et (3) un objet de diamètre inférieur à 18 mm n'obscurcit seulement que le détecteur 53. L'une des caractéristiques importantes résultant de l'utilisation d'un dispositif de détection du type ci-dessus est-qu'il peut se placer avantageusement à l'extrémité d'une courroie de convoyeur, là où les particules tombent. L'espacement entre la tête de détection et ltextrémité de la courroie doit être tel que les particules commencent à se disperser en chute libre avant de passer devant la tête de détection. Il est donc souhaitable de monter la tête de détection sur un dispositif réglable de manière à régler la précision d'après le positionnement de la tête de détection pour s'adapter à différentes conditions de dispersion du flot de particules. Un autre avantage résultant de l'utilisation d'un bloc de détection de particules selon l'invention est qu'il est possible d'utiliser une contre-réaction automatique pour commander le concasseur. Cela veut dire que la quantité et la taille des particules peuvent se transmettre automatiquement au concasseur de façon que le réglage de celui-ci puisse se modifier automatiquement de temps en temps pour maintenir approximativement constants la taille et le débit des particules, Cela permet de s'assurer de la précision de taille des pierres concassées, et peut également permettre d1éviter dans certains cas la nécessité d'un passage au crible. L'un des principaux avantages du bloc de détection selon l'invention est qutil ne nécessite pas de manipulation directe des particules proprement dites de sorte quelle travail, s'il existe, est réduit au mininum. De plus, quand le bloc de détection est utilisé pour commander un concasseur, ce bloc de détection ne nécessite aucune modification de conception du concasseur lui-même. Bien qu'on ait utilisé dans le passé différents dispositifs de commande automatique des concasseurs, ces dispositifs étaient tous plus ou moins indirects t aucun d'entre eux n'était conçu ou réalisé pour détecter et déterminer directement la qualité, le type et la forme du produit sortant du concasseur, avec une bonne précision et une bonne fiabilité. Bien que le bloc de détection ait été schématiquement représenté et décrit ici en se référant å trois tailles de particules, il est évident qu'on pourrait très facilement l'adapter à un plus grand nombre de tailles tel que six tailles par exemple. Le bloc de détection peut être mis en oeuvre périodiquement ou en permanence. De plus, une console de lecture peut être associée à plusieurs têtes de détection en utilisant un système de commutation permettant à la console de surveiller plusieurs concasseurs par commutation successive de l'un à l'autre. On peut encore monter la tête de lecture sur une traverse permettant de la déplacer rapidement et facilement d'un concasseur à un autre. De plus, le bloc de détection selon l'invention peut s'utiliser pour contrôler le matériau lorsque celui-ci quitte les cribles pour éviter de contaminer un tas de matériau. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à l'exemple de réalisation ci-dessus décrit et représenté, à partir duquel on pourra prévoir d'autres formes et d'autres modes de réalisation, sans pour cela sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 10) Dispositif pour classer par ordre de tailles des objets de tailles aléatoires, et pour compter ceux-ci de manière à déterminer les quantités et les proportions des différentes tailles, dispositif caractérisé en ce qu'il comprend un élément de détection composé de plusieurs détecteurs disposés en rangées verticales et horizontales, ainsi qu'une source de rayonnement placée à une certaine distance des détecteurs pour laisser le passage libre aux objets à détecter qui tombent entre l'émetteur de rayonnement et les détecteurs, et des moyens d'affichage du nombre de détecteurs verticaux et horizontaux qui ont été obscurcis par l'objet à détecter lorsque celui-ci atteint la rangée du bas des détecteurs horizontaux. 20) Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les détecteurs verticaux sont également espacés. 30) Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le passage des objets à détecter est conçu de telle manière que ceux-ci puissent tomber librement. 40) Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il comporte un certain nombre de compteurs déclenchés par les détecteurs de manière à compter les objets par ordres de tailles déterminés. 50) Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les détecteurs horizontaux sont également espacés. 6 ) Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'il comprend un compteur déclenché par les détecteurs pour totaliser le comptage des objets. 70) Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que la source de rayonnement est un émetteur d'ondes électromagnétiques. 80) Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que tous les détecteurs sont également espacés. 90) Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que l'émetteur d'ondes électromagnétiques est une source de lumière. 100) Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que les détecteurs sont disposés en rangées verticales et horizontales, et en ce que les moyens d'affichage comportent des moyens permettant d'indiquer le nombre de détecteurs verticaux et horizontaux qui ont été obscurcis par l'objet à détecter lorsque celui-ci atteint la rangée du bas des détecteurs horizontaux. 110) Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce qu'il y a au moins trois détecteurs dans une rangée verticale. 120) Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que le détecteur prédéterminé est le détecteur du bas d'une rangée verticale. 130) Procédé pour classer par ordre de tailles des objets aléatoires et pour compter ceux-ci de manière à déterminer les quantités et les proportions des différentes tailles en utilisant le dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, procédé caractérisé en ce qu'il comporte les différentes étapes consistent à disposer plusieurs détecteurs de rayonnement en une rangée verticale, à placer une source de rayonnement en face des détecteurs et à une certaine distance de ceux-ci pour définir un passage dans lequel les objets à détecter peuvent tomber, et à compter le nombre de détecteurs verticaux qui sont obscurcis par l'objet lorsque celui-ci atteint un détecteur prédéterminé de la rangée. 140) Procédé selon la revendication 13, caractérisé en ce qu'il consiste à placer les détecteurs équidistants. 150) Procédé selon l'une quelconque des revendications 13 et 14, caractérisé en ce qu'il comprend une étape consistant à compter le nombre de détecteurs verticaux qui sont obscurcis par un objet lorsque celui-ci atteint le détecteur du bas de la rangée. 160) Procédé selon l'une quelconque des revendications 13 à 15, caractérisé en ce qu'il comporte les différentes étapes consistant à disposer les détecteurs en rangées verticales et horizontales, et à compter le nombre de détecteurs verticaux et horizontaux qui sont obscurcis par un objet à détecter lorsque celui-ci atteint une rangée horizontale prédéterminée. 170) Procédé selon l'une quelconque des revendications 13 à 16, caractérisé en ce qu'il consiste à placer les détecteurs équidistants dans toutes les rangées.