L'invention concerne principalement l'enfouissage d'engrais dans la terre, notamment autour du pied des arbres. On sait que cette opération doit se faire à la projection sur le sol de la couronne des branchages et à une profondeur de 50 à 80 cm, endroit où se trouve généralement l'extrémité des radicelles. Elle est pratiquée généralement au moyen d'un pieu enfoncé à l'aide d'une masse, ou encore d'une barre à mine enfoncée par percussion à l'aide de sa propre masse, le pieu ou la barre à mine étant ensuite actionné latéralement pour agrandir le trou en forme de cône droit. L'instrument est ensuite retiré avant de verser l'engrais dans ce trou. L'opération est longue et pénible d'autant plus qu'elle doit être répétée un grand nombre de fois autour du pied de chaque arbre. Le but de l'invention est de réaliser un nouvel instrument qui soit d'une pénétration plus facile pour permettre un travail pour rapide et moins pénible, et qui réalise un trou d'une forme plus appropriée à sa destination. L'invention consiste à réaliser un instrument fixé au bout d'un manche et comportant une traverse servant d'appui pour le pied de l'utilisateur et deux tiges allongées partant de cette traverse et se réunissant entre elles à leur autre extrémité de manière à constituer une sorte de triangle isocèle étroit avec sa pointe en bas, l'ensemble étant de préférence incurvé à la manière d'une fourche-bêche. D'autres particularités de l'invention apparaîtront dans la description qui va suivre d'un mode de réalisation pris comme exemple et représenté sur le dessin annexé, sur lequel la fig. 1 est une vue de face de l'instrument, et la fig. 2 une vue de profil de-ce même instrument. Comme on le voit sur ces figures, l'instrument se compose essentiellement d'une traverse 1 horizontale et de deux tiges longitudinales 2 réunies à leur extrémité commune 3 pour constituer une pointe unique, l'ensemble affectant la forme d'un triangle isocèle de base étroite et avec sa pointe en bas. L'instrument a de préférence une longueur d'environ 80 cm de la base 1 à sa pointe 3 et une largeur à la base du triangle d'environ 6 à 8 cm. La traverse 1 se prolonge de préférence de part et d'autre par des parties dépassantes 4 afin de donner une largeur suffisante pour permettre l'appui du pied de l'usager. En outre, le milieu de la traverse 1 se prolonge vers le haut par une mèche 5 permettant son emmanchement dans un manche 6 terminé par une virole métallique 7 d'une manière usuelle, ou tout autre type d'emmanchement. Enfin, comme on le voit sur la fig. 2, l'ensemble qui part sensiblement dans le prolongement du manche 6, s'incurve progressivement à la manière d'une fourche-bêche. Grâce à sa faible section et à son faible poids, l'ensemble se manipule aisément et s'enfonce facilement dans le sol à la manière d'une fourche-bêche, l'utilisateur appuyant son pied sur une des parties 4 en utilisant son propre poids et en tirant progressivement sur le manche pour aider à la pénétration courbe. Une fois enfoncé, ou même en cours de pénétration, l'usager donne d'autre part un mouvement de vaet-vient d'avant en arrière et latéral au manche, ou encore un mouvement conique mais en évitant de donner à ce manche un mouvement de rotation d'ensemble, ceci afin d'élargir le trou. Cependant, dans ce mouvement latéral, comme dans le mouvement de pénétration, la faible section de l'ensemble des tiges 2 réduit considérablement l'effort et produit un trou de forme générale courbe et de section sensiblement rectangulaire.Le retrait de l'instrument est également grandement facilité par son faible poids et par les dépassements 4 qui servent éventuellement de poignée d'extraction si l'action sur le manche devient insuffisante. Par exemple, dans le cas où des pierres ou des mottes dures viendraient s'introduire dans l'intervalle entre les deux tiges 2, celles-ci seraient simplement extraites du trou par la convergence de ces tiges ce qui contribue par conséquent à dégager le trou. L'instrument permet donc à l'usager de réaliser sans fatigue et rapidement un nombre important de trous autour de l'arbre. D'autre part, la forme courbe de chaque trou, et surtout sa section sensiblement rectangulaire ou en forme de huit augmente considérablement la section d'échange entre l'engrais et le sol tout en augmentant la hauteur de répartition de l'engrais dans le sol pour un même volume d'engrais. En effet, dans le cas d'un trou conique réalisé à l'aide d'une barre à mine ou d'un pieu, le trou est généralement d'une trop forte section à l'entrée de sorte que le petit volume d'engrais introduit descend immédiatement par gravité au fond du trou, d'où il a très peu de chance de migrer vers les radicelles se trouvant au-dessus de ce niveau. Au contraire, dans le cas de l'invention tous les niveaux se trouvent fournis en engrais même avec un faible volume. REVENDICATIONS 1. Instrument agricole pour faire un avant trou dans la terre, notamment pour l'enfouissage d'engrais, caractérisé par le fait qu'il comporte une traverse montée perpendiculairement à un manche et de laquelle partent deux tiges séparées se réunissant à leur extrémité inférieure en une pointe commune, l'ensemble affectant la forme d'un triangle isocèle à base étroite. 2. Instrument selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la base du triangle mesurée sur l'extérieur des tiges représente environ 6 à 8 cm, et que la hauteur du triangle de la base à la pointe est d'environ 80 cm. 3. Instrument selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que ladite traverse se prolonge latéralement par des parties dépassantes servant d'appui pour le pied et éventuellement de prise pour la main. 4. Instrument selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que l'ensemble de l'instrument est incurvé à la manière d'une fourche-bêche.