La présente invention, due à Rudolf Schreckenbach, se rapporte à un procédé permettant de réaliser sur une feuille thermoplastique une surface imitant un bois veiné et dans lequel : on produit photographiquement des négatifs ou épreuves, correspondant chacune à une couleur de base, d'un modèle de bois ; on produit d'après ces épreuves des rouleaux d'impression ; on imprime à l'aide des rouleaux d' impression ainsi produits, par le procédé d t ippressi en plusieurs couleurs, la veinure du bois sur la feuille thermo.- plastique ; et l'on munit alors la feuille thermoplastique d'un gauka, ge censé représenter les pores ; elle se rapporte également à une feuille thermoplastique présentant une telle surface Dans les procédés connus de ce type, on fait normalement jusqurà quatre épreuves d'un modèle de bois et l'on imprime ensuite la feuille à l'aide des rouleaux d'impression obtenus d'après ces épreuves. Pour améliorer encore l'aspect rappelant le bois, il est courant de traiter dans une calandre de gaufrage à l'aide d'un rouleau de gaufrage la feuille imprimée, éventuellement après lavoir doublée d'une feuille de protection trnnsparente. Le rouleau de gaufrage présente dans ce cas un dessin de gaufrage régulier qui est entièrement indépendant des veinures du bois servant de modèle.On utilise par exemple des rouleaux de gaufrage finement polis ongre, Les feuilles produites de cette façon se distinguent donc dans leur aspect des contre-plaqués par le fait que la correspondance entre l'image imprimée et les pores, propre aux contre-plaqués fait défaut . L'invention a pour but de mettre au point un procédé du type décrit ci-dessus, grace auquel se trouve réalisée une correspondance entre les emplacements de gaufrage donnant l'impression de pores d'une part et l'image imprimée, d'autre part. Pour atteindre cet objectif, il est prévu, selon l'invention, d'effectuer le gaufrage au moyen d'un rouleau de gaufrage dont le dessin de gaufrage est réalisé d'après une épreuve, correspondant à une couleur de base, d'un modèle de bois, et de teinter à la racle les zones en creux de la surface ainsi gaufrée. Il s'est avéré que le procédé selon l'invention fonctionne meme s'il n' a pas d'adaptation précise entre l'image de gaufrage et l'image imprimée ; il n'est meme pas nécessaire de produire l'image de gaufrage avec un rouleau de gaufrage qui soit réalisé d'après une épreuve du même modèle de bois que celui qui a servi pour les épreuves utilisées pour réaliser les rouleaux d'impression correspondants. Avant le gaufrage de la feuille, on peut revetir d'une feuille transparente de doublage recouvrant les encres déposées par impression le c8té. Cette mesure a pour avantage qu'il n'y a pas de risque de mélange et de barbouillage des encres déposées par impression lors de l'application subséquente à la racle d'une autre encre, quels que soient les types des encres utilisées pour l'impression et de l'encre appliquée à la racle. Bien que, dans les feuilles comportant une surface imitant les veinures du bois produites selon le procédé classique, on ait appliqué sur la dernière encre déposée par impression une feuille transparente constituant une feuille de protection destinée à la protection des encres, il n'est pas nécessaire, ce qui est étonnant, de placer sur l'encre appliquée à la racle une feuille de protection, meme pas dans le cas où 11 encre appliquée à la racle présente des propriétés identiques ou semblables à celles des encres utilisées pour l'impression et présente (lorsqu'elle est appliquée par impression), des risques de mélange et de barbouillage. L'explication de ce résultat surprenant réside dans le fait que l'encre appliquée à la racle est suffisamment protégée dans les creux produits au moyen du rouleau de gaufrage.La possibilité de renoncer à placer une feuille de protection transparente sur l'encre appliquée à la racle est très souhaitable, du fait que, s'il fallait dans ce cas ajouter une feuille de protection, elle affaiblirait le caractère gaufré, ou même le supprimerait. Si l'on souhaite cependant protéger l'encre appliquée à la racle, il est préférable d'appliquer un vernis de protection qui s'adapte au caractère en relief de la surface obtenu par gaufrage, de façon que ce caractère en relief subsiste. Bien qu'il ne soit pas indispensable de produire des rouleaux dtimpression et des rouleaux de gaufrage d'après le même modèle de bois, il est cependant souhaitable, pour une imitation optimale du bois, de partir d'un seul et même modèle de bois, lors de la production des rouleaux d'impression et du rouleau de gaufrage. Cela signifie que l'on choisit parmi les épreuves d'un seul et mme modèle de bois, une épreuve, de préférence celle qui représente la couleur la plus intense et/ou la plus riche en pores, dont on se sert non pour l'impression, mais pour le gaufrage, tandis que l'on utilise les autres épreuves pour l'impression. L'expression couleur "la plus riche en pores signifie qu'il y a une- concentration de pores dans des zones de la surface où une couleur déterminée domine également. Si l'on souhaite alors utiliser cette épreuve pour produire le rouleau de gaufrage, on est sûr que, meme dans la surface de la feuille thermoplastique, les creux de gaufrage semblables à des pores se trouvent là où les pores sont présents dans le modèle de bois. La condition pour cela est, bien entendu, que le gaufrage soit appliqué sur l'image imprimée de façon que la correspondance gaufrage/image imprimée soit approximativement la mtme que celle du modèle de bois, sans qu'un ajustement exact soit nécessaire. La reproduction par le procédé dit de "Iérographien d'une surface de feuille plastique traitée selon l'invention, reproduction ci-annexée à titre purement illustratif, permettra de mieux comprendre ladite invention. Ia feuille reproduite par ffIérographje a été traitée de la façon suivante. Au moyen de trois rouleaux encreurs, on a d'abord appliqué par héliogravure avec un ajustement précis, trois encres d'impression sur une feuille de chlorure de polyvinyle mou de 0,12 mm d'épaisseur, d'une dureté Shore D 66. Les rouleaux encreurs étaient réalisés à partir d'épreuves d'une surface de bois de chine poli et poncé. On a utilisé des encres qui, selon la teinte souhaitée, étaient un mélange de plusieurs pates de base pigmentées et d'un vernis à base d'un copolymère de chlorure de polyvinyle et d'un mélange d'accélérateurs comprenant de la méthyl-éthyl-cétone, de la méthyl-isobutyl-cétone, de la cyclohexanone et de l'acétate d'éthyle. On a ensuite appliqué à chaud sur la surface imprimée une feuille transparente de doublage en chlorure de polyvinyle mou de 0,08 mm itépaisseur, d'une dureté Shore D 61. On avait gaufré en meMme temps, sur sa face revêtue de la feuille transparente, la feuille composite ainsi formée, dans une calandre de gaufrage au moyen d' un rouleau de gaufrage, qui état obtenu d'après une épreuve d'un modèle de bois de frtne, en fait d'après l'épreuve dont, dans le modèle, la couleur était prédominante dans la zone de la plus forte concentration de pores.Le rouleau de gaufrage présentait des saillies de gaufrage en relief d'une hauteur atteignant au maximum 0,060 mm On a applIqué ensuite à la racle sur la face gaufrée de la feuille ainsi traitée, une encre d'impression co~espondant à l'encre définie plus liant, et ceci selon une quantité d'environ 3 à 9 gjm2 (encre de mouillage). Dans la reproduction ci-jointe, on distingue dans la zone désignée par la référence A une forte concentration d'emplacements de gaufrage et corrélativement également une forte concentration d'encre appliquée à la racle. On fabrique les rouleaux d'impression et le rouleau de gaufrage de la façon habitue11e et, uniquement pour être complet, on va décrire ci-après cette fabrication sur tin exemple pour chacun des cas. Fabrication des rouleaux dtimDression. On réalise d'abord des épreuves, correspondant chacune à une couleur de base, d'un modèle de bois, épreuves que l'on retouche A l'aide des négatifs retouchés, on reporte par exposition à la lumière le dessin sur un rouleau de cuivre recouvert d'un revêtement photosensible. Les zones du revêtement exposées deviennent alors résistantes aux acides. On immerge alors le rouleau dans un bain d'acide, les zones du revêtement non exposées à la 'lumière sont éliminées par lavage et il se produit dans ces zones une attaque chimique de la surface métallique. Après quelques rectifications éventuellement nécessaires, on chrome le rouleau. Fabrication du rouleau de gaufrage. On fabrique également le rouleau de gaufrage, de préférence, par des moyens de reproduction photochimique. On munit dans ce cas un rouleau d'acier d'un revêtement photodurcissable. On éclaire ensuite ce revêtement, et ceci de telle façon que, dans les zones sombres correspondant aux pores, de la lumière tombe sur la couche photosensible ce qui provoque le durcissement de celle-ci. On immerge alors le rouleau dans un bain de décapage ; les zones du revêtement non durcies sont éliminées et la surface de l'acier est creusée dans ces zones par attaque chimique. Il reste alors un dessin comportant en relief des traits et des points correspondant à la structure de pores ; ensuite, on durcit le cylindre d'acier. Sn principe, on peut traiter par le procédé selon l'invention toutes les feuilles imprimables et gaufrables, notamment les feuilles thermoplastiques et, parmi celles-ci les feuilles de chlorure de polyvinyle. En ce qui concerne la feuille transparente utilisée comte feuille de protection, elle doit également autre "imprimable", notamment au moyen de 1' encre à appliquer à la racle, et elle doit être gaufrable. On envisage particulièrement, dans ce cas également, des feuilles thermoplastiques et, parmi celles-ci, en particulier encore des feuilles de chlorure de polyinyle. Au lien d'appliquer par doublage une feuille de protection transparente, on peut aussi appliquer un vernis de chlorure de polyvinyle transparent selon une quantité d'environ 8 g/j2. flans ce cas, on gaufre la surface vernie. RtiiJEDICATIONS 1. Procédé permettant de réaliser sur une feuille thermoplastique une surface imitant un bois veiné et dans lequel : on produit photographiquement des négatifs ou épreuves, correspondant chacun à une couleur de base, d'un modèle de bois ; on produit d'après ces épreuves des rouleaux d'impression, on imprime à l'aide des rouleaux d'impression ainsi produits, par Le procédéd'impres- sur la feuille thermoplastique sion en plusieurs couleurs, la veinure du bois/;; et l'on munit alors la feuille thermoplastique d'un gaufrage censé représenter les pores, caractérisé en ce que l'on effectue le gaufrage au moyen d'un rouleau de gaufrage dont le dessin de gaufrage est réalisé d'après une épreuve, correspondant à une couleur de base, d'un modèle de bois, et en ce que lton teinte à la racle les zones en creux de la surface ainsi gaufrée. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que, avant le gaufrage, on applique sur la face imprimée de la feuille, une feuille transparente de doublage, ou bien qu'on applique sur cette face un vernis. 3. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que parmi les épreuves d'un seul et même modèle de bois, on utilise l'une d'entre elles, de préférence celle qui représente la couleur la plus intense et/ou la plus riche en pores, non pour l'impression, mais pour le gaufrage. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que lton applique le gaufrage à peu près dans la zone de l'épreuve négligée lors de l'impression. 5. Feuille thermoplastique comportant une surface imitant un bois veiné, produite en particulier par un procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce qu'elle porte une image imprimée, en ce qu'une image de gaufrage est superposée à l'image imprimée, et en ce que de l'encre appliquée à la racle se trouve dans les creux de gaufrage. 6. Feuille thermoplastique selon la revendication 5, caractérisée en ce qu'une feuille transparente se trouve sur l'image imprimée, et en ce que l'image de gaufrage est appliquée sur la feuille transparente.