DESCRIPTION La présente invention concerne les rétroviseurs placés à l'intérieur des véhicules et destinés à observer l'espace environnant situé derrière le conducteur. Habituellement le conducteur d'un véhicule peut voir l'espace situé derriere lui en utilisant un rétroviseur intérieur central. Les rayons venant de l'arrière suivant l'axe du véhicule (Fig. 1, P1. I-2) atteignent, après réflexion sur le miroir 3, le conducteur 4, placé de coté, grâce à l'inclinaison de ce miroir. Cette disposition a l'avantage de laisser dans le champ visuel l'espace qui s'étend en avant du conducteur quand ce dernier jette un coup d'oeil sur le rétroviseur. Elle presente par contre trois inconvénients 1) Un double réglage angulaire du miroir est nécessaire, à savoir, l'azimut (ou champ horizontal) et la hauteur angulaire.Réglage malaisé si l'articulation est dure ou peu durable si elle ne l'est pas. 2) Par suite de l'inclinaison du miroir en azimut, la partie de route située derrière le conducteur n'est pas vue par lui dans le prolongement de l'axe du vehicule mais dans une direction oblique. 3) L'exigulte du champ de ce miroir conduit à ajouter un ou deux rétroviseurs extérieurs complémentaires plus imparfaits encore puisque salissants, d'accès incommode et de champ également très insuffisant. Ce rétroviseur central a un champ horizontal utile limité par la largeur du miroir, elle même adaptée à celle de la vitre arrière du véhicule. Au cours des années la largeur de cette vitre n'a cessé de croître et donc, aussi, celle du miroir dont le champ s'est ainsi agrandi. Tandis que, dans le même temps, les parties vitrées latérales se développaient de plus en plus, les rétroviseurs, eux, n'ont continué à embrasser que la vitre arrière. (I1 existe toutefois, parmi les accessoires d'automobiles, des rétroviseurs intérieurs centraux convexes dont la courbure croit fortement du centre aux bords. Si l'élargissement du champ est réel, le dispositif est manifestement dangereux puisque l'échelle des objets change avec leur position; c'est ainsi que la vitesse apparente d'un véhicule doubleur change au cours de l'observation et donc fausse l'appréciation de celle-ci). Le maintien de cette disposition s'explique par le fait que, si pour profiter des vitres latérales voisines de la vitre arrière, on cherche à élargir le miroir, alors, à cause de son inclinaison, l'extension d'une de ses extrémités est limitée par la présence du pare-brise tandis que l'extension de l'autre extrémité la ferait avancer de façon inadmissible dans l'espace des sièges avant.Ainsi le rétro viseur conventionnel conserve son défaut principal; l'exigulte du champ, qui persiste même avec deux rétroviseurs latéraux supplémentaires : non seulement le champ total ne permet d'observer qu'une faible partie de l'espace arrière mais cette observation mobilise le regard sur 3 miroirs éloignés les uns des autres. Il est en outre évident que les 3 informations correspondantes ne peuvent être simultanées. Le dispositif suivant l'invention permet d'éviter ces inconvénients en rendant possible l'observation de la quasi totalité de l'espace arrière en azimut, et ceci en une seule fois, en utilisant un rétroviseur central à grand champ. Le dispositif, objet de l'invention, est basé sur l'utilisation d'un miroir dont l'axe longitudinal est horizontal et parallèle au pare-brise (Fig. 2, Pl. I-2). Ce miroir iA n'étant pas oblique, il peut occuper toute la largeur du pare-brise 2 et présenter ainsi un champ important. Le réglage azimutal étant sans objet, seul subsiste le réglage en hauteur angulaire (par rotation du miroir autour d'un axe horizontal 5,6, Fig. 2, PI. I-2) utile pour un nouveau conducteur si sa taille diffère de celle de son prédessesseur. Structure du miroir. La face réfléchissante, en plastique chromé ou en tôle d'aluminium pour réflecteur, peut être auto-porteuse grâce à des nervures de raidissement ou à une structure cloisonnée. On peut aussi enchasser une plaque réfléchissante - verre, aluminium, plastique - dans une structure rigide. Dans les deux cas la structure porte à chacune de ses extremités les éléments de pivotage 5,6 (Fig. 2, Pl. I-2) complémentaires de ceux fixés au pare-brise ou à ses montants, l'ensemble permettant la rotation autour d'un axe horizontal. Champ du miroir. Sur la Fig. 3, Pl. I-2, le rectangle 7, 8, 9, 10 correspond à l'encombrement d'une voiture de taille moyenne. Son avant est en 7, 8. La position et la largeur du pare-brise correspondent à 11, 12. L'emplacement de la vitre arrière est en 13, 14. L'emplacement et la largeur du rétroviseur conventionnel 3 correspond à 15, 16. Les rétroviseurs extérieurs sont en 17 et 18. Les limites de champ horizontal de ces 3 rétroviseurs conventionnels sont figurées en traits interrompus. L'oeil du conducteur est en 4. Les limites du champ du miroir 1A, objet de l'invention, sont représentées en traits continus. Ce champ horizontal atteint, pour le conducteur placé en 4, 89 , soit près de 4 fois celui du rétroviseur conventionnel. Un champ aussi étendu permet alors d'avoir sous les yeux un espace bien plus important que l'ensemble des champs utilisés en regardant successivement les - 3 rétroviseurs conventionnels. Contrairement a ce qui se passe avec la disposition habituelle, le conducteur peut observer continûment un véhicule venant de l'arrière, où qu'il se trouve; en particulier si le véhicule observé effectue un dépassement, le conducteur doté d'un tel miroir y voit encore l'arrière du véhicule doubleur quand l'avant de ce dernier apparait à côté de lui, à sa hauteur. Dans cet agencement la dissymétrie du champ est favorable au repérage des deux-roues doublant à droite côté trottoir. Sur la figure 3, P1. I-2, la voiture 19 suit l'axe d'un couloir de circulation de 3 mètres et double le véhicule 7, 8, 9, 10.Les deux-roues 20 et 21 doublent également. On voit que, pour le conducteur du véhicule 7, 8, 9, 10, les 3 véhicules doubleurs sont déjà à sa hauteur quand leur arrière commence à sortir du champ du rétroviseur. Pare-soleil. La hauteur du miroir (c'est à dire sa petite dimension) nécessaire pour un champ en hauteur correct est faible, de l'ordre de 8 cm. L'aire occupée par le miroir est comparable, en grandeur et en position, à celle occupée par les bandes colorées parfois collées sur le haut du pare-brise comme atténuateur de luminosité. Si l'on choisit la hauteur minimale pour le miroir, le haut du pare-brise est peu masqué mais l'effet de pare-soleil est partiel. Si l'on choisit une hauteur plus importante, le miroir sert en même temps de pare-soleil. Dans le premier cas, le dos du miroir 1ACFig. 4 Pl. II-2) est muni d'un écran prolongateur 22 qui s'abaisse à la demande grâce à une charniere horizontale 23 ou à des barettes articulées 24, 25 (Fig. 5, Pl. II-2); dans ce cas l'écran se déplace dans son plan suivant le principe du parallélogramme. Variantes. I) Les limites du champ horizontal peuvent être modifiées de 2 fa çons a) On donne au miroir 1B, Fig. 6, Pl. II-2, (variante de 1B), une légère inclinaison en éloignant de quelques cm (5 cm par exemple) du parebrise son extrémité côté passager, l'autre extrémité restant toujours située contre le montant du pare-brise côté conducteur. Sur la figure 6, Pl. II-2, le pare-brise est représenté par la droite 11, 12. Le champ horizontal du miroir 1A, objet de l'invention, décrit en premier, est figuré en traits pleins. Le champ (91 ) de la variante présentement décrite (miroir 1B) est figuré en traits interrompus et la trace du miroir lui-même en pointillés. b) Conservant toujours le même emplacement pour l'extrémité du miroir côté conducteur, on limite sa longueur. Si l'autre extrémité du miroir s'arrête par exemple dans la région centrale du pare-brise et qu'on l'éloigne de celui-ci de quelques cm (5 par exemple), la figure 7, Pl. II-2, représente en traits interrompus les limites du nouveau champ horizontal (76 ) de ce miroir 1C dont la trace est figurée en pointillé. II) L'étendue du champ peut être encore accrue. a) Le miroir peut être cylindrique convexe. Sur la figure 8, Pl. II-2, sa flèche est de 5 cm (Rayon 2,83m). La forme de ce miroir 1D peut être obtenue par flexion élastique d'une bande plane réflectrice sur un support de forme cylindrique (c'est le miroir 1A décrit en premier, mais cambré). Les limites de son champ (135 ) sont figurées en traits interrompus. b) Le miroir peut être sphérique convexe avec un rayon de courbure et une flèche du même ordre de grandeur que le précédent. Sa hauteur est réduite à champ vertical égal, ou son champ vertical agrandi à hauteur égale. III) Les variantes I,a) et I,b) peuvent être utilisées deux-à deux en combinaison. Par exemple Ia) associée à IIa) correspond à un miroir cylindrique éloigné du pare-brise de quelques cm côté passager. REVENDICATIONS 1. Dispositif rétroviseur à grand champ pour véhicules caractérisé par une position, une dimension et une orientation de son miroir, propres à étendre de façon importante la portion d'espace vue par le conducteur. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par la position d'une extrémite du miroir dans le coin haut du pare-brise, côté conducteur, au voisinage immédiat du montant de ce pare-brise. 3. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé par l'importance de la dimension horizontale du miroir comparée à celle des rétroviseurs habituels, cette dimension horizontale pouvant égaler celle du pare-brise. 4. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que l'axe long du miroir est parallèle au pare-brise ou dans une direction peu écartée du parallélisme. 5. Dispositif suivant la revendication 4, caractérisé par le fait que le miroir comporte un axe de rotation horizontal unique. 6. Dispositifs suivant les revendications 2, 3, 4 et 5 caractérisés par l'emploi de miroirs cylindriques ou sphériques.