L'invention concerne un poste de travail à double flux laminaire comportant deux parois latérales limitant un poste de travail, une paroi frontale arrière limitant également le poste de travail, un plafond filtrant, des première et deuxième parois frontales avant, la deuxième paroi frontale avant étant approximativement à l'aplomb du bord avant du poste de travail et la première paroi frontale avant étant en avant de la deuxième, les parois frontales avant et la paroi frontale arrière délimitant deux veines d'air à écoulement pratiquement laminaire. Le brevet français NO 2 055 957 décrit un poste de travail à l'abri des poussières à double flux laminaire limité latéralement et à l'arrière par des parois descendant jusqu'à la table de travail et à l'avant par deux parois frontales de hauteur différente, relativement faible, dont la plus haute est à l'aplomb du bord de la table et l'autre, en avant. Les deux parois frontales avant et la paroi frontale arrière délimitent deux veines à écoulement approximativement laminaire. La veine délimitée par les deux parois frontales avant et dénommée "veine de garde" passe devant la table de travail et est reprise en totalité par une prise d'air située au sol, sous la table. La veine délimitée par la paroi frontale située & l'aplomb de la table et la paroi arrière est extraite par une bouche placée au ras de la table. Les deux veines d'air sont formées à partir d'une meme arrivée disposée au-dessus du plafond filtrant. Lorsque les manipulations, au-dessus du plan de travail, peuvent engendrer des émanations ou des dégagements de poussières dangereuses, il est nécessaire d'effectuer une extraction pour empêcher toute propagation de l'air pollué du côté du personnel opérant à travers la veine de garde. l'expérience montre que le débit d'extraction à mettre en oeuvre, pour obtenir l'effet souhaité, est au moins voisin du débit d'air véhiculé dans la zore située au-dessus du plan de travail. Dans l'industrie, et en particulier dans l'électronique, la pharmacie et la chimie, les fabrications sont organisées par mise en oeuvre de postes de travail en quantité importante dans l'atelier de production. L'air extrait est rejeté à l'extérieur de la salle pour être, en général, traité. Pour éviter de mettre l'atelier en dépression, on le remplace par de l'air extérieur qui doit etre traité en température et en hygrométrie pour qu'il ait les caractéristiques initiales de l'air enlevé. Cette opération est très coûteuse en énergie et en installation du matériel destiné à traiter cet air. Lorsque les manipulations ne sont pas génératrices de pollution dangereuse pour le personnel, elles sont effectuées sur des postes qui ne possèdent pas d'équipement d'extraction mécanique. On remarque alors que l'air soufflé par le plafond, dans la zone située au-dessus du plan de travail, a tendance à s'échapper par la partie avant du poste. Par suite, les filets d'air du flux laminaire ne restent pas verticaux et parallèles entre eux, ce qui détermine un risque de pollution du plan de travail par des courants d'air induits et pollués circulant de la partie avant à la partie arrière du poste. L'invention vise à améliorer le dispositif existant de façon, d'une part, à maintenir la protection du volume situé au-dessus du plan de travail et, d'autre part, à supprimer la pollution éventuelle de l'atmosphère extérieure par le poste lui-meme. Elle vise en outre à diminuer considérablement le volume extrait en cas de travaux polluants sur ie plan de travail et par conséquence, l'air neuf -de remplacement. En outre, en l'absence d'extraction, l'écoulement du flux laminaire au niveau du plan de travail, sera facilité par l'absence d'une masse d'air importante au-dessus du plan de travail. Le poste de travail à double flux laminaire, selon l'invention, est remarquable en ce que les deux veines d'air, celle de garde et celle au-dessus du plan de travail, ont des vitesses différentes. les explications et figures données ci-après à titre d'exemple, permettront de comprendre comment l'invention peut être réalisée. La figure 1 représente une vue en coupe d'un poste selon l'invention montrant la répartition des filets d'air. La figure 2 est un exemple de réalisation des moyens de réglage de la vitesse des veines d'air. La figure 3 est un autre exemple de réalisation des moyens de réglage de la vitesse des veines d'air. La figure 1 représente en coupe un poste à double flux luminaire comportant deux parois latérales situées en avant et en arrière du plan du dessin délimitant le poste, une paroi frontale arrière 1 et deux parois frontales avant 2 et 3 dont l'une, la 3, disposée à l'aplomb du bord de la table de travail 4 est relativement plus haute que la paroi 2 disposée en avant. L'air traité arrive par le caisson 5 audessus du plafond filtrant 6. Des orifices 7 et 8 sont prévus dans la paroi frontale arrière, l'un au niveau du plan de la table , l'autre sous la table, au ras du sol. Les parois 2 et 3 et 3 et 1 déterminent deux sections de passages de l'air de ventilation. Les veines VI et V2 ainsi délimitées ont des vitesses différentes. la veine V1, comprise entre les parois 2 et 3, forme ce qu'il est convenu d'appeler la veine de garde, tandis que la veine V2 balaie la zone située au-dessus du plan de travail. Comme le montre la figura, la veine de garde s'infléchit légèrement au niveau de la table de travail et se dirige vers l'ouverture 8 de reprise d'air. Les filets d'air de la veine V2 se partagent en deux parties : une proche de la paroi frontale arrière gui sort par l'orifice 7 au ras de la table et l'autre qui contourne le bord avant de la table de travail et se joint à la veine de garde V1 pour être reprise par l'ouverture 8. Chaque veine peut avoir une vitesse variable d'une paroi de autre, les deux veines peuvent présenter un gradient de vitesse continu de la première paroi frontale avant à la paroi frontale arrières le gradient est demi en fonction de travail polluant ou non eSSectuédans le posta Les vitesses de chacune des veines ou leur gradient seront aéterminés par une expérimentation précise en fonction du cas à résoudre. Des exemples de moyens mis en oeuvre pour l'obten- tion de vitesses différentes des veines d'air ou d'un gradient sont représentés dans les figures 2 et 3. La figure 2 montre un plafond filtrant réalisé en deux parties 6A et 6B séparées par la deuxième paroi frontale avant 3. L'air alimentant les veines V1 et V est amené dans un caisson unique 9 couvrant la totalité du plafond filtrant les vitesses de chaque veine sont réglées une fois pour toutes par l'utilisation de tales perforées 10A, 10B à perméabilit différente. la partage du plafond filtrant en deux parties correspondant sensiblement aux dimensions de chacune des veines est particulièrement intéressant dans le cas de vitesses très différentes de la circulation de l'air de part et d'autre de la paroi intermédiaire, pour la maintenance des équipements. il permet en effet lé remplacement séparé des filtres constituant le plafond en fonction de l'encrassement réel de chaque partie. La figure 3 montre un autre exemple de réalisation de moyens de réglage de la vitesse des veines d'air. La deuxième paroi frontale avant 3 est prolongée au-dessus du plafond filtrant de façon à former deux enceintes 11A et 11B fermées vers le bas par les plafonds 6A et 6B. Dans chacune de ces enceintes sont montés des volets de réglage 12 et 13 mobiles, susceptibles d'offrir une perméabilité réglable selon le travail effectué sur la table de travail. Comme dans l'exemple précédent, le plafond filtrant est avantageusement constitué de deux parties indépendantes. Dans les exemples des figures précédentes, un seul électroventilateur ou un seul groupe d'électroventilateurs alimente la totalité de la surface filtrante. Les vitesses différentes des veines peuvent être obtenues à partir de deux électroventilateurs, l'un alimentant le circuit aéraulique de la veine de garde et l'autre le circuit correspondant à la zone située au-dessus du plan de tra vais. La modific-tion ou le réglage précis des vitesses peut être obtenue comme précédemLent an utilisant des moyens de réglage mécaniques. On peut toutefois utiliser des ventilateurs entral- nés par des moteurs à vitesse variable -qui permat'ant en cutre de compenser facilement la perte de charge excédentaire et variable dans le temps, due à l'encrassement des filtres. Comme il a été précédemment expliqué, une partie de l'air sort par un orifice 7 situé dans la paroi arrière sur le poste de travail et par un orifice 8, toujours dans la mema paroi mais près du plancher. osque le travail nécessite une extraction mécanique au niveau de l'orifice 7, l'air est évacué à l'extérieur par un ou plusieurs électroventilateurs. les postes sont raccordés à un réseau d'extraction comportant un ou plusieurs venti laveurs le débit d'extraction doit être proportionné au débit des veines d'air et son réglage se fait à l'aide de pertes de charge insérées dans le circuit ventilateur. De la mAeme façon, l'air est repris à la partie basse des postes soit directement, soit par l'intermédiaire d'un réseau de gaines regroupant plusieurs postas. L'air neuf, remplaçant l'air d'extraction du poste, est mélangé à l'air de reprise. Pour le ramener aux conditions initiales, le traitement se fait, selon les cas, soit sur l'air neuf, soit sur l'air de reprise. RE:VNDIn EICE=z 1. Poste de travail à double flux laminaire comportant deux parois latérales limitant un poste de travail, une paroi frontale arrière limitant également le poste de travail, un plafond filtrant, des première et deuxième parois frontales avant, la deuxième paroi frontale avant étant approximativement à l'aplomb du bord avant du poste de travail et la première paroi frontale avant étant en avant de la deuxième, les parois frontales avant et la paroi frontale arrière délimitant deux veines d'air à écoulement pratiquement laminaire, caractérisé en ce que les deux veines d'air ont des vitesses différentes. 2. Poste de travail selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'au moins une des veines d'air a un gradient de vitesse de l'avant vers l'arrière. 3. Poste de travail selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le plafond filtrant comporte des moyens de réglage de la vitesse de chacune des veines d'air. 4. Poste de travail selon la revendication 3, caractérisé en ce que lesdits moyens sont constitués de plaques perforées de perm8abilité différente. 5. Poste de travail selon la revendication 3, caractérisé en ce que lesdits moyens sont constitués de volets mobiles réglables. 6. Poste de travail selon la revendication 3, caractérisé en ce que lesdits moyens sont constitués par deux dispositifs d'alimentation en air réglables. 7. Poste de travail selon la revendication 6, caractérisé an ce que chaque dispositif d'alimentation comporte au moins un ventilateur à débit réglable. 8. Poste de travail selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le plafond filtrant est constitué de deux filtres distincts traversés chacun par une veine d'air. 9. Poste de travail selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les moyens d'extraction sont adaptables au débit d'air véhiculé dans la zone située au-dessus du plan de travail.