la présente invention concerne les conducteurs isolés utilisés pour les communications et, plus précisément, les paires téléphoniques ayant des caractéristiques améliorées aux fréquences élevées. 5 les deux principales matières d'isolement de conducteurs téléphoniques utilisées actuellement sont la pâte de bois et le poly éthylène. l'isolement à la pâte de bois donne des propriétés diélectriques acceptables aux fréquences audibles, et il est hygros copique. Ainsi, l'eau qui pénètre dans un câble à plusieurs paires 10 isolé par de la pâte provoque un gonflement de celle-ci localisant l'eau au niveau du défaut. Des essais de routine concernant les discontinuités électriques dues à la pâte humide permettent la localisation précise du défaut. Cependant, l'isolement au poly-éthylène ne donne aucune propriété de gonflement à l'humidité, 15 ni/mecanisme permettant la détection et l'isolement des pénétrations d'eau. D'autre part, dans la plage de fréquences de plus en plus importante , qui va de 100 kHz à environ 20 MHz, les propriétés diélectriques de la pâte de bois ne sont pas favorables. En parti-20 culier, le facteur de dissipation provoque la formation d'une importante composante d'atténuation due aux pertes dans le diélectrique. Cette composante est d'environ 7,2 dB par kilomètre de paire à 3 MHz, alors qu'elle est de 0,2 dB par kilomètre dans lés conducteurs isolés par du polyéthylène. De plus, lorsque la tempé-25 rature varie, les câbles isolés à la pâte de bois présentent de grandes variations de pertes diélectriques, de capacité et de déséquilibre de la capacité- par rapport à la masse, les pertes diélectriques dans la pâte présentent aussi des variations importantes et non linéaires dans la plage de fréquences intéressante. 30 Ces inconvénients rendent inutilisables les conducteurs iso lés par de la pâte dans les lignes téléphoniques interurbaines et les boucles, / 35 On sait que les ingrédients essentiels de la pâte sont la cellulose, 1'hémicellulose et la lignine, la cellulose étant le constituant essentiel, l'analyse montre que le mauvais comportement 71 41894 2 2115351 diélectrique de la pâte est dû. principalement à la molécule de cellulose qui constitue 83 à 88 $ de la pâte des fils isolés, la cellulose provoque la formation de pics pour le facteur, de dissipation, dans les plages de fréquences et de températures particuliè-5 rement intéressantes. Il est possible qu'une combinaison optimale d'ingrédients essentiels de la pâte existe et assure une certaine réduction du facteur de dissipation. Cependant, ces matières sont difficiles à séparer les unes des autres, et une pâte ayant des propriétés 10 particulières intéressantes serait un produit coûteux à réaliser pour l'industrie. L'invention concerne une matière ayant des propriétés diélectriques améliorées aux fréquences élevées, et conservant la propriété de gonfler à l'humidité, grâce aux propriétés de péné-15 tration de l'eau dans la pâte qui sont utiles pour la localisation d'un défaut de la gaine d'un câble. Plus précisément, l'invention concerne un conducteur isolé du type décrit, ayant un facteur de dissipation et une constante diélectrique relativement faibles dans la plage de fréquences com-20 prise entre 100 kHz et 20 MHz, l'isolement d'un conducteur réalisé selon l'invention a les propriétés suivantes : faible facteur de dissipation aux fréquences élevées, égales à 50 fo au moins de celui de la pâte à 1 MHz j 25 constante diélectrique inférieure à celle de la pâte ; variation minimale des propriétés diélectriques avec la fréquence et la température ; propriétés uniformes de la matière d'un lot à un autre ; faible résistance à la pénétration initiale de l'eau, assu-30 rant une localisation rapide des défauts j gonflement à l'eau assurant un rôle de blocage et d'isolement de défaut ; et possibilité de réalisation à partir d'une suspension aqueuse et mise en forme directement sur un fil permettant l'utilisation de 35 l'appareillage actuellement utilisé pour la pâte de bois. Plus précisément, des matières composites d'isolement comprennent, par exemple, de la pâte de bois et des fibres de poly- 71 41894 3 2115351 propylène ou de polyéthylène et présentent une amélioration supérieure à 100 io des propriétés diélectriques de la-pâte, à fréquence élevée. De telles matières permettent la pénétration de l'eau et elles gonflent comme la pâte, ce qui est important pour la locali-5 sation des défauts. De plus, on peut les utiliser avec les appareillages actuels d'isolement à pâte. D'autres polymères de syn-r thèse sous forme de fibres conviennent aussi. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressor-tiront mieux de la description qui va suivre, faite en référence 10 aux dessins annexés sur lesquels : la figure 1 est un schéma d'une machine à papier Pourdrinier modifiée pour assurer un isolement j la figure 2 est une coupe d'un faisceau de fils juste avant l'enroulement ou le "polissage" du ruban isolant placé autour 15 des conducteurs ; la figure 3 est un diagramme donnant en ordonnées la constante diélectrique d'une matière selon l'invention contenant de la pâte de "bois et des fibres de polyéthylène, en fonction du logarithme de la fréquence exprimée en hertz, les courbes A, 13, G, D 20 et E correspondant à des mélanges de pâte et de fibres de polyéthylène, alors que la courbe F correspond à la pâte de bois seule j la figure 4 est un diagramme comprenant en ordonnées le facteur de dissipation en fonction du logarithme de la fréquence en hertz, porté en abscisses, pour des matières selon l'invention con-25 tenant la pâte de bois et les fibres de polyéthylè-.e (A, B, C, D et E) en comparaison de la pâte de bois seule (P) ; la figure 5 représente les variations du facteur de dissipation, en ordonnées, en fonction de la composition, exprimée en pourcentage en poids de pâte de bois, relatif à une matière conte-30 nant de la pâte de bois, des fibres de polyéthylène et un liant de polyéthylène ramifié, les traits interrompus horizontaux correspondant à la pâte de bois pure ; la figure 6 représente les variations du facteur de dissipation en ordonnées, en fonction du logarithme, de la fréquence en 35 hertz, en abscisses,pour une matière A contenant 33 % ûe pâte de bois et 67 de polypropylène, de poids spécifique égal à 0,277 g/cnr et pour une matière B comprenant uniquement de la 71 41894 4 2115351 •2 pâte de bois et dont le poids spécifique est égal à 0,521 g/cm ; et la figure 7 représente les variations de la constante diélectrique, en ordonnées, avec le logarithme de la fréquence en 5 hertz, en abscisses, pour les mêmes matières A et B que dans le cas de la figure 6. A titre d'illustration, on utilise la machine d'isolement Pourdrinier représentée schématiquement sur la figure 1, qui applique normalement de la pâte pure de bois sur les conducteurs, 10 de manière à appliquer selon l'invention des mélanges de fibres de pâte de bois et de fibres de polymère de synthèse sur des fils métalliques. On prépare une suspension comprenant des fibres de pâte de bois et des fibres de polyoléfine dans de l'eau et on l'introduit 15 dans la caisse 1 d'arrivée de pâte. On introduit un groupe de fils métalliques 2, par exemple des fils de cuivre de 0,64 mm de diamètre, depuis une réserve 2a,en les faisant passer sous un rouleau 2b de guidage, de manière qu'ils se trouvent dans la suspension en quittant le déversoir 3 et sur la table classique 4 du 20 Pourdrinier. Cette table comprend une courroie continue 5 en toile métallique, montée sur des rouleaux 6,7. Sur la toile, l'isolement forme des rubans parallèles sous la commande d'un organe 8 sous forme de canaux. Chaque fil prélève un revêtement formé d'un feutre de fibres mélangées de pâte de bois et de polyoléfine , le 25 résultat apparaissant sur la figure 2. l'uniformité de la répartition des fibres dans le revêtement est assurée, par exemple, par agitation de la suspension et par introduction d'une petite quantité d'agents tensio-ectifs et dispersants, le feutre qui vient de se former perd l'essentiel 30 de son eau dans un canal 9 sous vide, puis il passe sur des rouleaux 10. Ensuite, les ensembles formés par un fil et un ruban "passent dans une polisseuse 11 qui enroule le ruban autour du conducteur en spirale, de manière à former un revêtement cylindrique continu et uniforme. Avantageusement, une tête 12 de pulvérisation 35 de liant»placée après la polisseuse Inappliqué un liant sur les conducteurs. Ensuite, après séchage dans l'étuve 13, les fils isolés sont enroulés sur des bobines 14. 71 41894 5 2115351 15 20 25 30 35 En général, la pâte au sulfate convient selon l'invention, et elle a par exemple les propriétés suivantes : 10 Résistance à la traction Teneur en cellulose alpha Teneur en cellulose alpha plus .lignine -- Géométrie des fibres Indice d'égouttage Conductivité de l'extrait aqueux Teneur en cendres 175 kg/cm 81,70 (minimum) 86 io (minimum) diamètre de 0,007 mm à 0,03 mm 425 millilitres CSP (Débit d'égouttage d'une suspension de 3 g de pâte dans 1 1 d'eau) 45 micromhos (maximum) 0,5 i° (maximum) les fibres de polyoléfine sont avantageusement en polyéthylène ou en polypropylène, ayant par exemple les caractéristiques suivantes : Résistance à la traction Allongement Diamètre des fibres Longueur des fibres Poids spécifique des fibres Polyéthylène 3500 kg/cm^ 25 ^ 0,005 x 0,02 mm (plates) Polypropylène 3500 kg/cm^ 40 io 0,03 mm de diamètre (rondes) 3,2 — 6,4 mm 3,2 - 6,4 mm 0,93 g/cnr5 0,91 g/errP Pour- obtenir une réduction notable de la constante diélectrique et du facteur de dissipation aux fréquences élevées, on utilise de préférence une quantité de fibres de polyoléfine dans la matière composite comprise entre 10 i et 90 i en poids. On obtient les réductions les plus souhaitables lorsqu'on utilise 40 à 90 i en poids de fibres de polyoléfine . Plus précisément, on obtient des résultats avantageux avec un conducteur dont la couche isolante comprend 10 à 40 i en poids de pâte de bois, 80 à 40 i^/le ?iîres de polyoléfine et 10 à 25 f» en poids d'un liant. Par exemple, une matière diélectrique isolante -comprend 67 i de fibres de polypropylène et 33 i° de pâte de bois, et, lorsqu'on vérifie ses propriétés à 3 MHz, on observe une réduction de 83 i du facteur de dissipation (tg §) et de 37 i° 71 41894 6 2115351 de la constante diélectrique (e ') par rapport à la pâte de bois pure. Pour déterminer les propriétés électriques des matières isolantes de l'invention, en réalise et on vérifie les propriétés de feuilles d'échantillons A à F, comme décrit ci-dessous. 5 Exemple 1 On mélange plusieurs lots' comprenant des fibres plates de pâte de bois d'environ 0,001 x 0,03 mm en coupe, et des monofilaments plats de polyéthylène de section 0,005 x 0,02 mm en une suspension aqueuse en proportion en poids telle que donnée dans 10 le tableau I. Le liant est du "Microthene", qui est un polyéthylène ramifié à bas poids moléculaire, choisi pour son point de fusion particulièrement bas. TABLEAU I 15 20 Lot A B C D. E F Pourcentage en poids Pâte Polyéthylènej Liant 15 15 25 35 35 100 75 75 65 55 55 0 10 10 10 10 10 0 Epaisseur en mm 1.05 1.07 1.08 1,10 1.06 1,04 Poids spécifique g/ cm3 0,490 0,576 0,480 0,497 0,545 0,521 Avant formation des feuilles, on lave et on mélange dans 25 l'eau distillée toutes les fibres. On forme les feuilles èt on les associe sous pression à 120°C pendant 3 minutes, de manière à fondre le liant, mais non pas les fibres de. polyéthylène. On mesure alors la constante diélectrique e ' et, le facteur de dissipation tg ô à des fréquences de 1, 5, 10, 20, 30 et 50 MHz» 30 Les variations de e ' et de tg ô avec la fréquence dans des conditions ambiantes constantes sont représentées sur les figures 3 et 4. On voit qu'on obtient une forte amélioration de l'amplitude et de la linéarité de e ' et de tg à: en accroissant le pourcen-35 tage de fibres de polyéthylène. ' Sur la courbe C de la figure 3, la constante diélectrique à 3 MHz pour le mélange 25-65-10 i en 71 41894 7 2115351 poids est de 1, 60 alors qu'elle est de 2,24 pour la pâte pure. Ceci représente une réduction absolue de 30 Si on prend comme base une constante e 1 = 1,0, la réduction dépasse 50 f<>. Dans le cas de tg ô à 3 MHz, pour le même mélange (courbe C de la figure 5 4), on obtient une valeur de 0,006, alors qu'elle est de 0,028 pour la pâte pure. Ceci représente une réduction supérieure à 75 On obtient une amélioration encore supérieure aux fréquences plus élevées. De plus, les variations de e 1 et tg ô avec la fréquence sont beaucoup plus faibles pour tous les mélanges de pâte 10 et de polyéthylène que pour la pâte pure. la figure 5 montre les effets des proportions du mélange sur tg Ô à 1 MHz et 10 MHz. les points correspondant à 0 ^ de pâte correspondent à des feuilles en polyéthylène pratiquement pur. En général, les courbes sont presque linéaires et montrent 15 que tg ô est presque proportionnelle au pourcentage en poids de pâte contenue dans la feuille. Les fibres et liants de polyéthylène ont une valeur tg .6 si faible que, dans tous les cas pratiques, ils agissent pratiquement comme de l'air pour la détermination de tg ô , en mélange avec de la pâte» 20 Les essais de rigidité diélectrique à 60 Hz donnent une valeur moyenne d'environ 3800 volts par millimètre pour les feuilles composites, alors qu'on obtient une valeur d'environ 5100 volts par millimètre pour la pâte pure. La rigidité diélectrique n'apparaît pas liée au pourcentage de polyéthylène présent, mais plu-25 tôt au poids spécifique de la feuille. Dans le cas des feuilles de l'exemple 1, les essais électriques montrent que l'isolement formé de mélanges de fibres de polyéthylène et de pâte avec un liant de polyéthylène ont des propriétés diélectriques à haute fréquence qui croissent à peu 30 près proportionnellement avec le poids de polyéthylène présent. Ainsi, un mélange de 50 % de polyéthylène et 50 % de pâte a un facteur de dissipation correspondant à peu près à la moitié de celui de la pâte pure- On obtient des améliorations de même nature pour s '. Il est aussi important de noter la grande amélio-35 ration de linéarité avec la fréquence de tg ô et e ', en comparaison de ces valeurs pour la pâté pure0 Du fait de l'analogie des propriétés électriques du polyéthylène et du polypropylène, 71 41894 8 2115351 on peut tirer les mêmes conclusions générales pour les mélanges de pâte de bois et de fibres de polypropylène. Les essais réalisés sur divers mélanges de pâte et de polypropylène, décrits dans l'exemple 2, concernent ce cas» 5 II faut voir aussi, à titre auxiliaire, qu'on obtient un réglage amélioré de la eapacitance mutuelle, par rapport à celle qu'on obtient avec les câbles isolés par de la pâte seule, par addition de petites quantités réglées de fibres de polyoléfine dans la suspension, par exemple par addition d'une quantité arbi-10 traire de fibres en quantité comprise entre 1 et 20 $ en poids. On contrôle la capacitance mutuelle d'une paire choisie de fils et on règle la proportion de fibres de polyoléfine dans le sens calculé pour obtenir la capacitance mutuelle voulue. On réalise des essais de résistance à la traction, d'allon-15 gement à la rupture et d'imprégnation d'eau sur les échantillons A-E de mélanges de pâte et de polyéthylène, sur un échantillon contenant uniquement de la pâte raffinée à un indice d'égouttage de 13,40 mm-CFS (Canadian Standards of Freeness);Les essais d'imprégnation d'eau donnent une mesure comparative du temps nécessaire 20 pour le passage de l'eau par le côté plat des feuilles sous une pression de 16 millibars, les résultats figurent dans le tableau II ci-dessous. -TABLEAU II Echan- Poids Résistance • ■ 25 tillon spéci- Epaisseur à la Allonge- Imprégnatiop. du ta- fique - en mm traction ment d'eau bleau I en g/cm kg/cm^ jo s/mm A 0,490 1,02 32 12,0 72 B 0,576 1,08 89 8,4 88 30 C 0,500 1,06 76 11,4 19 B 0,499 1,07 78 9,4 5,6 E 0,546 1,10 55 8,6 8,4 F 0,520 1,04 176 3,5 13?2 On voit que l'allongement des matières composites pâte-35 polyéthylène est. bien plus favorable . que celui de la pâte seule et cette caractéristique compense dans une certaine mesure la diminution de la résistance à là traction en ce qui concerne les propriétés isolantes globales» Les essais d'imprégnation d'eau montrent que les feuil3.e^composites transmettent facilement COPV _ 71 41894 9 2115351 l'eau, ce qui montre que la propriété de gonflement présentée par la pâte seule existe toujours. . - Exemple 2 On prépare des feuilles contenant 33 *f° de fibres de pâte de "bois et 67 $ de fibres de polypropylène par un procédé analogue à celui décrit dans l'exemple 1, mais on n'utilise pas de liant, la figure 6 montre, en comparaison avec la courbe correspondant à la pâte pure, des améliorations très importantes des propriétés diélectriques, analogues à celles que présentent les mélanges de pâte et de polyéthylène. Au cours du mélange, on a avantage à utiliser en général des fibres de 1,5 à 6 deniers en tronçons de 1,6 à 19 mm. En pratique, on constate que les fibres de polypropylène de' 3 deniers et de 3,2 mm de long donnent des feuilles tout à fait satisfaisantes. On préfère utiliser des fibres non étirées plutôt que des fibres étirées, bien qu'on puisse utiliser des fibres de l'un ou l'autre tj^pe. Pour obtenir une bonne dispersion dans une suspension aqueuse, on doit revêtir préalablement les fibres de polypropylène d'un agent dispersant. De plus, on constate qu'on obtient de grands avantages en ajoutant une petite quantité (20 gouttes pour 1,5 1 de suspension à 0,15 f°) de l'agent ajouté à la suspension avant le mélange avec le polypropylène. Des agents dispersants qui donnent satisfaction sont ceux qu'on connaît sous les marques de fabrique "Igepal" C0-430 ie G-AE Corporation et "Triton" X-114 de Rohm & Haas. On constate de plus qu'il est nécessaire d'éviter la formation de bulles d'air ou de tourbillons au cours du mélange, car les fibres de polypropylène pourraient ne pas se disperser unifcr nié ment. Ainsi, on constate qu'il est préférable d'utiliser un aiélange par agitation latérale et verticale plutôt que par agitation circulaire. Pour obtenir un isolement ayant une résistance convenable à la traction, il est nécessaire, comme on l'a vu précédemment, d'ajouter un liront à la feuille composite. On préfère utiliser 10 à 25 $ en poids de liant, les liants préférés sont un copolymère de latex réticulable (résine Celanese CPE-5271), un latex acrylique à 45 P de. solides (HA12 de. Rohm & Haas) et une émulsion st-yrène-butadiène à 50 fo de solides (Uniroyal U° 3595). le produit COt^ 71 41894 10 2115351 TîA12 précit4&onne une bonne liaison pâte sur pâte et le produit 3595 une bonne liaison du polypropylène. Des mélanges de ces deux liants en quantités égales en poids sont avantageux. Le liant CPE-5271 donne une bonne adhérence aux fibres de la pâte 5 et de polyoléfine à la fois, le durcissement des liants est réalisé par chauffage entre 100 et 125°C. On constate que plus la température est élevée, plus le temps de durcissement est court. Des liants en polyoléfine à bas point de fusion, sous 10 forme de poudre ou d'émulsions, sont aussi utiles. Par exemple, du polyéthylène ramifié "Microthene" utilisé avec chauffage et sous pression, donne de bons résultats en ce qui concerne la résistance à la traction. Des poudres ou émulsions en polypropylène amorphe ayant des points de fusion inférieurs à 125°0 peu-15 vent aussi être utilisées.Il est plus facile d'utiliser des émulsions que des poudres, car elles se mélangent facilement et restent au contact des mélanges de pâte et de fibres de polyoléfine. On peut ajouter les liants aux mélanges avant la formation sur le fil ou après l'opération de polissage. Ce dernier procédé, 20 connu sous le nom d' "addition à saturation" est préférable. Exemple .5 On revêt préalablement d'un agent dispersant des fibres de polypropylène de 3 deniers et de 3,2 mm de long. On place les fibres de pâte de bois dans un mélangeur, formant une suspension 25 aqueuse à une concentration de 0,15 i°, et on ajoute 20 gouttes d'agent dispersant pour 1,5 1. Ensuite, on ajoute des fibres de polypropylène à la suspension en quantités suffisantes pour obtenir un mélange de pâte de bois et de polypropylène à 50-50 % en poids. Au cours du mélange, on évite les bulles d'air et les tour-30 billons en assurant une agitation horizontale et verticale et non pas circulaire. On évacue la suspension en la faisant passer dans la caisse d'introduction de pâte (1 sur la figure 1) d'une machine Pourdrinier d'isolement de fil et on la fait passer sur le déversoir vers les zones de formation de rubans. On dépose 35 les fils sur les rubans d'isolement et on les fait avancer avec la courroie 5 vers l'appareil de polissage,, la polisseuse enroule le ruban autour du fil sous forme d'une spirale continue, en 71 41894 n 2115351 formant un revêtement uniforme et continu d'isolement, l'opé- do raticn/ polissage retient aussi une partie notable de l'humidité restant dans l'isolement. Après la polisseuse, les fils doivent être humidifiés mais non pas mouillés à l'eau. Ceci est 5 important du point de vue de 1'absorption du liant, qui est la phase suivante. Si l'isolement est trop sec ou trop humide, l'absorption du liant est mauvaise. On constate que les teneurs en humidité de l'ordre de 40 à 90 fo en poids donnent satisfaction. Après la polisseuse, le fil passe dans l'applicateur de 10 liant. Il peut s'agir d'un appareil à rouleau ou- de pulvérisation, et il comprend des commandes de la concentration et du débit d'application, si bien qu'il fournit avantageusement une quantité d'environ 20 i en poids dans l'isolement composite. Ainsi, lorsque le fil pénètre dans le dispositif de séchage, il contient environ 40 i 15 de pâte, 40 i de fibres de polypropylène et 20 i de liant. Le séchage à 125°C durcit le liant et forme un isolement dépourvu pratiquement d'humidité et ayant la composition citée. Il est bien entendu que l'invention n'a été décrite et représentée qu'à titre d'exemple préférentiel et qu'on pourra appor-20 ter toute équivalence technique dans ses éléments constitutifs sans pour autant sortir du cadre de l'invention, qui est défini dans les revendications annesées. 7141894 12 2115351 REVERDICATIOKS 1» Conducteur électrique destiné aux communications, du type qui comprend une couche isolante en matière fibreuse, caractérisé en ce que la couche isolante comprend 10 à 40 f en poids-5 de pâte de "bois, 80 à 40 f en poids de fibres de polyoléfine et un liant constituant pratiquement 10 à 25 ^ en poids. 2, Conducteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que les fibres de polyoléfine sont en polyéthylène. 3» Conducteur* selon la revendication 1, caractérisé en ce 10 que les fibres de polyoléfine sont en polypropylène. 4. Conducteur selon la revendication 2, caractérisé en ce que les fibres sont des monofilaments plats de polyéthylène dont la section est d'environ 0,005 x 0,02 mm. 5. Conducteur selon la revendication 4, caractérisé en ce 15 que les fibres de polyéthylène ont un denier compris entre 1,5 et 6 et une longueur comprise entre 1,6 et 19 mm. 6. Conducteur selon la revendication 3» caractérisé en ce que les fibres de polypropylène ont un denier d'environ 3 et une longueur d'environ 3,2 mm, les fibres n'étant pas étirées de 20 préférence. 7. Procédé de réalisation de conducteurs électriques comportant une couche isolante en matière fibreuse, caractérisé en ce qu'on forme une suspension aqueuse de fibres de pâte de bois, on ajoute un agent dispersant à la suspension, on ajoute à celle- 25 ci des fibres de polyoléfine portant un apprêt dispersant, on ajoute un liant au mélange obtenu, les proportions en poids, l'eau étant exclue, de fibres de pâte de bois, de fibres de polyoléfine et de liant étant respectivement comprises dans les plages 10-30 70-50 fo et 10-25 f°, on met le mélange sous forme d'un revêtement 30 isolant des conducteurs, et on assure le polissage des conducteurs ainsi revêtus, puis on les sèche à l'étuve. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que la phase d'addition- du liant a lieu directement après la phase de polissage, et est réalisée par pulvérisation, et en ce que de 35 préférence on- règle ensuite la teneur en humidité du revêtement isolant entre 40 et 90 fo en poids avant la pulvérisation de liant. COPY 71 41894 13 2115351 9* Procédé de réalisation de conducteurs téléphoniques isolés ayant une constante diélectrique et un facteur de dissipation très faibles, caractérisé en ce qu'on mélange des fibres de pâte de bois sous forme d'une suspension aqueuse à une concen-5 tration de 0,15 f°, on ajoute un agent dispersant à la suspension, on ajoute des fibres de polypropylène d,im denier de. l'ordre de 3, et de longueur de 3,2 mm,en quantités suffisantes pour obtenir un mélange 50—50 °/° en poids de pâte de bois et de fibres de polypropylène, on réalise un revêtement isolant sur les conducteurs à 10 partir de la suspension, on ajoute un liant au revêtement, et on réalise le polissage et le séchage de^bonducteurs ainsi revêtus, 10, Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que le liant est une poudre de polypropylène amorphe ayant un point de fusion inférieur, à 125°C, ou un copolymère de latex réticulable» GOPV