La présente invention concerne un nouveau procédé de colorant tion par lequel on peut colorer des substrats en cellulose et en polyamides, d'une façon différentielle,par un procédé évitant l'utilisation de machines et/ou de techniques d'impression classiques. On a constate qu'on peut obtenir des colorations intéressantes sur des substrats en cellulose et en polyamides sous forme continue ou en feuilles,en appliquant plusieurs solutions de colorants réactifs solubles dans l'eau en des points choisis sur la largeur du substrat, pendant que ce dernier est déplacé longitudinalement par rapport au point d'application, en faisant passer ensuite le substrat entre des rouleaux presseurs pour favoriser la diffusion des solutions dans le substrat et de préférence pour qu'elles se touchent et se chevauchent les unes les autres, et en fixant ensuite le colorant sur le substrat. Le procédé ci-dessus peut entre appliqué à une grande diversité de substrats en cellulose et en polyamides sous forme conti-. nue ou en feuilles. Ainsi, il peut s'appliquer à des matières fibreuses qui comprennent des fils et des mèches, des bandes comme du papier et des étoffes non tissées, ainsi que des étoffes tissées ou tricotées, y compris des étoffes pour tapis, et des pellicules ou autres matières en feuilles. Ces substrats peuvent entre constitués par des matières en cellulose naturelle ou régénérée ou en polyamides ou par des mélanges de ces dernières. Les matières cellulosiques naturelles comprennent le coton et le lin les matières cellulosiques régénérées comprennent la rayonne de viscose et les polyamides comprennent la laine et le "Nylon". le procédé de l'invention est particulièrement intéressant pour la coloration des matières cellulosiques naturelles ou régénérées, ainsi que de leurs mélanges avec des matières polymères synthétiques comme des polyesters. Le nouveau procédé peut être utilisé pour obtenir une variation de couleur en utilisant un seul colorant, en faisant varier la concentration des solutions utilisées ou en les laissant se chevaucher,de façon qu' il se produise une variation des concentrations locales du colorant sur le substrat. Cependant, d'une façon générale, la production d'un effet coloré différentiel dépend principalement de l'application de solutions de différents colorants sur la. largeur du substrat.Chaque solution de colorant qui est appliquée au substrat peut -contenir, comme voulu, ou bien un seul-colorant ou un mélange de deux colorants ou plus ; cependant, pour simplifier la description, on va supposer ci-après que chaque solution ne contient qu'un seul colorant, étant bien entendu que cette description s'applique également à l'utilisation d'un mélange de colorants. La. diffusion des solutions des colorants dans le substrat est favorisée par le passage du substrat entre les rouleaux presseurs, par exemple,d'une machine à foularder après l'application des solutions. En général, le taux d'application des solutions des colorants est en rapport avec la vitesse de déplacement du substrat de manière à permettre le degré voulu de contact ou.de chevauchement des solutions. Le nouveau procédé est mis en oeuvre de préférence en transportant le substrat entre des rouleaux d'une machine de teinture appropriée, par exemple d'une machine à foularder ou entre les rouleaux d'étirage d'un jigger, et en appliquant les solutions des colorants en un point situé entre les rouleaux à mesure que la matière passe en regard de ce point. La solution de cha-que colorant peut entre acheminée d'une façon continue ou intermittente vers le substrat par divers distributeurs. Dans une forme du procédé, les solutions séparées des colorants sont appliquées au substrat de façon qu'elles ne se mélangent pas d'une manière appréciable avant leur contact réel avec le substrat.Dans ces conditions le colorant contenu dans la solution qui atteint la première une zone particulière du substrat prédomine habituellement dans cette zone de l'objet coloré terminé, c'est-à-dire que le mélange ultérieur des différents colorants qui se produit par suite d'une diffusion ou d'un transfert mecanique sur le substrat, ne modifie la couleur conférée à cette zone par le colorant appliqué en premier lieu que dans une mesure limitée.Par conséquent, les substrats colorés conformément à cet aspect du procédé de l'invention présentent habituellement des.zones juxtaposées de couleurskorrespondant d'une façon prédomina.nte aux solutions des colorants individuels appliquées,-des nuances subsidiaires produites par le mélange de ces solutions n'apparaissant que dans une mesure limitée. Dans une autre forme de réalisation du-procédé de ltinven tion, deux des solutions des colorants individuels ou plus sont soumises à un mélange partiel ou total avant de les appliquer au substrat. En fonction du degré auquel ce mélange préalable est effectué, le substrat coloré terminé présente des zones entremêlées non seulement des couleurs des colorants individuels contenus dans les solutions constituantes,mais également à un degré de prédominence plus important ou moins important, des nuances subsidiaires produites par le mélange de ces colorants0 Ainsi, des proportions relatives constantes de deux solutions ou plus peuvent n'être que partiellement mélangées au préalable, de manière à produire un mélange non homogène formé au hasard ; selon une variante, les solutions constituantes peuvent être mélangées entièrement ensemble, mais dans des proportions relatives qui varient continuellement. Si on le désire, au lieu de mélanger préalablement de cette façon deux solutions des colorants individuels ou plus, on peut mélanger préalablement une solution d'un colorant avec une liqueur ne contenant pas de colorant pour le substrat, de façon que le mélange ainsi obtenu ne soit pas homogène ou présente une concentration qui varie continuellement par rapport au colorant. Les distributeurs peuvent avoir diverses formes. Dans une forme de réalisation simple de l'invention, plusieurs couleurs peuvent être appliquées au substrat depuis l'auge d'une machine à foularder en distribuant les solutions des colorants individuels directement dans l'auge en des points situés sur sa largeur. Le débit de distribution doit être tel que les solutions soient absorbées par le substrat avant qu'elles aient la possibilité de se mélanger d'une façon appréciable dans l'auge Ce processus donne un effet de striation longitudinale sur la matière. Un mouvement latéral de l'auge ou d'un élément pénétrant dans la liqueur colorante peut être utilisé pour conférer aux stries un effet d'ondulation. Dans un autre procédé simple d'application, on laisse couler plusieurs solutions de colorants côte à côte le long d'une surface inclinée ou on les mélange sur la surface inclinée et elles sont absorbées en pressant les étoffes au contact de la surface,par exemple, au moyen d'un rouleau. Il est même possible d'admettre plusieurs solutions épaissies dans un récipient et de transférer le mélange non homogène ainsi obtenu par une conduite vers un seul point de distribution qui peut être mobile et qui peut former des stries de couleur en travers de la matière, qui ont un effet très agréable. Selon une variante, les distributeurs peuvent comprendre des dispositifs d'application par lesquels les solutions des colorants sont mises directement en contact avec le substrat par des brosses ou foulards auxquels la liqueur est appliquée par une conduite appropriée ; par exemple, la liqueur peut être introduite dans un tube perforé entouré d'une matière poreuse ou perméable,comme un feutre ou une matière plastique mousse,qui est maintenue en contact mobile avec le substrat.les distri- buteurs peuvent comprendre encore des ajutages ou dispositifs de pulvérisation par lesquels les solutions des colorants sont projetées sur le substrat.Lorsqu'on utilise ces dispositifs d'application, ajutages ou dispositifs de pulvérisation, ils peuvent être alimentés en solutions de colorants qui ont été partiellement ou entièrement mélangés préalablement,comme sus-mentionné. Be mélange préalable peut être effectué d'une façon générale en in troduisaïit plusieurs solutions, dont une au moins contient un colorant pour le substrat en cours de coloration, dans un récipient,de manière à former un mélange non homogène et en transférant ce mélange sur le substrat d'une façon continue depuis le récipient, par l'intermédiaire des distributeurs. tes distributeurs des solutions des colorants peuvent être maintenus immobiles, si on le désire, tandis que le substrat est déplacé devant eux. Dans ce cas, le substrat -coloré' terminé présente généralement un effet de striation sur toute sa longueur. Cependant, en déplaçant aussi les distributeurs, on peut obtenir une grande diversité de dessins ayant un effet agréa-ble. tes distributeurs peuvent être déplacés par exemple dans un sens latéral par rapport au mouvement du substrat ou en un mouvement circulaire ou analogue en circuit fermé. Lorsqu'on uti- lise des ajutages ou dispositifs de pulvérisation comme dis-tri- buteurs, ils peuvent être déplacés ensemble en un seul bloc ou bien les ajustages individuels ou des groupes d'ajutages peuvent être déplacés par rapport aux autres ajutages, ainsi que par rapport au substrat.Lorsqu'on utilise des dispositifs d'application qui viennent directement en contact avec le substrat, les brosses ou foulards peuvent être eux-mêmes agencés en vue d'un mouvement ayant une composante transversale à la direction du mouvement du substrat. L'applicateur peut comprendre par exemple , un tube perforé dans lequel les perforations sont ménagées hélicodalement et qui est entouré par un ruban hélicoldal d'une matière perméable s'étendant sur les perforations ; le tout est monté en vue d'une rotation axiale au contact du substrat pendant son mouvement longitudinal, de façon à pouvoir obtenir un effet de striation en diagonale sur le substrat.Si on le désire, on peut utiliser un certain nombre de ces dispositifs d'application en spirale pour distribuer simultanément différentes solutions ou suspensions de colorants ou des mélanges de ces dernières. On peut obtenir un effet à dessins symétriques ou répétés sur la largeur des étoffes,en pliant la matiere une fois ou un certain nombre de fois dans le sens longitudinal avant l'application de la solution ou dispersion du colorant. Selon une variante ou une caractéristique supplémentaire du procédé de l'invention, on peut utiliser des jets d'air pour étaler la liqueur sur la surface du substrat. La liqueur peut être aussi appliquée à un substrat maintenu dans un plan vertical de manière à favoriser une diffusion en travers du substrat par l'écoulement naturel de la liqueur sous l'effet de la pesanteur. On peut réduire ou empêcher le report de la matière humide sur le rouleau enrouleur en disposant un tronçon d'une matière imperméable ou semi-perméable entre les couches adjacentes de la matière colorée mesure qu'elle est enroulée sur le rouleau. Un certain nombre de processus d'application dépendent du substrat qui est mis en contact par divers moyens aveytes surfaces de liqueurs colorants contenues dans des compartiments adjacents, par exemple le substrat peut être pressé dans la liqueur par des billes d'acier disposées dans des tubes ou par des rouleaux reposant sur le substrat,ainsi que par des jets d'air poussant le substrat dans les solutions. Selon une variante, la surface de la liqueur peut être rendue turbulente, par exemple par des dispositifs d'agitation prévus dans chaque compartiment ou par des jets d'air au-dessous de la surface de la liqueur colorante ou bien elle peut être surélevée par l'addition d'agents moussants,de façon que la liqueur vienne en contact avec le substrat, éventuellement d'une façon intermittente. Un appareil convenant pour mettre en oeuvre le procédé décrit ci-dessus, comprend une calandre de foulardage avec des'récipients destinés à contenir des liqueurs colorantes aqueuses, plusieurs moyens pour distribuer les liqueurs sur un substrat avant qu'il passe à travers la calandre, et des vannes pour.régler l'écoulement de la liqueur dans chaque distributeur. Si on le désire, un tel appareil peut comporter également des moyens permettant le mélange préalable des liqueurs colorantes les unes avec les autres ou avec d'autres liqueurs ne contenant pas de colorants, à des rapports prédéterminés et dans une proportion prédéterminée,avant que ces liqueurs soient admises dans les distributeurs. Comme sus-mentionné, le nouveau procédé est d'un intérêt particulier pour la coloration de matières textiles cellulosiques en utilisant des colorants réactifs. Les colorants réactifs peuvent être fixés par un certain nombre de procédés applicables à ces colorants. Par exemple, dans le cas des matières cellulosiques, le colorant peut être appliqué à partir d'une solution neutre à une étoffe déjà imprégnée d'un alcali et séchée ; selon une variante, le colorant peut être appliqué à partir d'une solution neutre et fixé par immersion ultérieure de la matière sextile dans un bain salin alcalin, éventuellement à l'aide d'un stade de vaporisage ou de chauffage de courte durée dans le cas de colorants présentant une plus faible activité. Selon une variante, le colorant peut être appliqué dans une solution alcaline et l'application peut être effectuée par chauffage, vaporisage ou de préférence en laissant le substrat reposer dans des conditions humides pendant une période de temps appropriée, qui est fonction de l'alcalinité de la solution et de la nature du colorant réactif . Ces solutions peuvent contenir les additifs habituels, par exemple des épaississants, des agents de mouillage et de faibles quantités d'électrolytes neutres.Ce processus convient parfaitement à tous types de colorants réagissant avec la cellulose, par exemple ceux contenant des groupes réactifs du type di- et tri- chloro-pyrimidine, méthanesulfonylpyrimidine, dichlorophtala zine, dichloropyrida zone, sulfato-éthylsulfone,et avant tout mono- ou di- chloro-s-triazine. Des mélanges de fibres cellulosiques avec des fibres synthétiques hydrophobes,comme celles de téréphtalate de polyéthylène, peuvent être efficacement colorés par les procédés décrits dans la présente demande, mais avec une excellente réserve du composant constitué par la fibre non cellulosique. Lorsqu'il est nécessaire de colorer la fibre synthétique en une même couleur que la cellulose ou en une couleur contrastante, on peut ajouter des colorants dispersés aux liqueurs distribuées contenant les colorants réactifs. La fixation des colorants dispersés à la fibre synthétique peut être.alors provoquée par des processus connus comme une fixation à chaud, par exemple, un traitement thermique effectué entre 2000et 2200C pendant 60 secondes. Les fibres de polyamides synthétiques,comme le "Nylon", peuvent entre colorées en utilisant les colorants réactifs déjà décrits, à condition que l'alcali utilisé pour provoquer la réaction entre le colorant et la cellulose soit remplacé par un acide organique ou un sel libérant un acide. Le processus de fixation à froid utilisé pour la coloration de la cellulose est remplacé de préférence pour la teinture du "Nylon" par un traitement à chaud de longue durée ou de courte durée ; un traitement par charges individuelles à 800C pendant une heure avec 3 ml d'acide formique (80 0 par litre de la liqueur colorant s'est avéré très commode.Selon une variante, des traitements par cuisson ou vaporisage à des température supérieures à 1000C et inférieures à 1500C peuvent être utilisés comme moyens de fixation. On peut également obtenir des fibres d'origine animale,comme la laine, sous des formes colorées selon le processus décrit en utilisant des colorants réactifs en présence d'urée et un acide organique en présence de faibles quantités d'agents épais sissants appropriés. Les colorants sont parfaitement fixés sur la laine par un procédé à froid par charges individuelles. lies exemples suivante sont donnés à titre iliustratif,.mais non limitatif, de l'invention. Exemple 1 On prépare quatre solutions contenant chacune -2 g/l d'oléate de méthyle sulfoné, 1 g/l d'alginate de sodium, 30 g/l de carbonate de sodium et 30 g/l de l'un des colorants suivants (a) la 1 - (4 '-sulfophényl)-3-carboxy-4- ( 5"-dichloro-s-triazinyl) amino-2"-sulfophénylazo-5-pyrazolone. (b) l'acide 1 -hydroxy-6-N-méthyl-N-(dichloro-s-triazinyl)amino- 2,2'-azonaphtalène-1',3,5'-trisulfonique. (c) l'acide 1-hydroxy-8-(dichloro-s-triazinyl)amino-2,2'-azo naphtalène-1',3,6-trisulfonique. (d) le complexe de cuivre de l'acide 1-hydroxy-6-(dichloro~s- triazinyl)amino-2-[5'-méthyl-2'-hydrogy-4'-(2",5"-disulfophényl- azo)phénylazo]-naphtalène-3,5-disulfonique. On applique ces quatre solutions au moyen de quatre ajutages à un coupon de popeline mercerisée, plié en deux dans le sens de la longueur, à mesure qu'il passe depuis un rouleau entre les rouleaux presseurs d'une machine à foularder et qu'il est enroulé sur un second rouleau. Les ajutages sont disposés de façon que les solutions soient distribuées sur étoffe juste avant qu'elle passe entre les rouleaux presseurs et à un débit tel que les bords des tries ainsi formées se touchent ou se chevauchent à peine. Un rouleau de papier non absorbant ou d'une feuille de polyéthylène est disposé de manière à placer le papier ou la feuille dans le rouleau enrouleur de façon qu'il sépare les couches adjacentes de l'étoffe. On place le rouleau de étoffe striée dans une enveloppe en polyéthylène, on le laisse reposer pendant deux heures entre 200 et 250C, puis on le lave de la façon habituelle dans un bain contenant 1 g/l d'un détergent et 1 g/l d'hexaméthylène-tétramine. lorsqu'on déplie l'étoffe ainsi obtenue, elle présente un effet strié longitudinal en des nuances jaune, rouge,orangée et bleu-marine, avec une large bande centrale d'une couleur et une bande plus étroite de chacune des autres couleurs placée symétri- quement de chaque côté de la bande centrale. Exemple 2 On prépare trois solutions de colorants contenant chacune 2 g/l d'oléate de méthyle sulfoné, 37 g/l d'une solution de soude caustique présentant une densité spécifique de 1,34, 1 g/l d'alginate de sodium et 10 g/l de chlorure de sodium et l'un des colorants suivants (a) 20 g/l de l'acide 2-[2'-uréido-4'-(2"-chloro-4"-amino-s- triazine-6"-yl)aminophénylazo]naphtalène-3,6,8-trisulfonique. (b) 30 g/l de l'acide 1-hydroxy-8-[2"-chloro-4"--carboxy anilino-s-triazine-6"-yl]amino-2,2'-azonaphtalène-1',3,6-trisulfonique. (c) le mono-ss-t2'-chloro-4'-méthoxy-s-triazine-6'-yl)aminoéthyl- 3-sulfonamide de l'acide tri-3-sulfonique de la phtalocyanine de cuivre. On applique ces solutions de colorants à un coupon d'une étoffe de satin de coton dans un processus analogue à celui utilisé dans l'Exemple 1, excepté que les ajutages sont constamment déplacés d'une façon indépendante d'un côté à l'autre, pendant que l'étoffe passe au-dessous d'eux. Ega.lement, on laisse reposer l'étoffe pendant 24 heures avant de la laver. L'étoffe est colorée en un dessin complexe de nuances jaune, rouge et bleu turquoise avides zones intermédiaires de nuances orangée, pourpre et verte aux endroits où les solutions se chevauchent. Exemple 3 On prépare deux solutions de colorants, une contenant (a) 40 g/l de l'acide 1-amino-4-(3'-dichloro-s-triazinylamino anilino)anthraquinone-2,4'-disulfonique, l'autre contenant (b) 30 g/l du colorant (a) de l'Exemple 1 et chacune contenant par ailleurs 2 g/l d'oléate de méthyle sulfoné, 6 g/l d'alginate de sodium et 30 g/l de carbonate de sodium. On verse les deux solutions avec précaution dans un récipient de manière à former un mélange non homogène et on applique lentement ce mélange à un coupon de popeline de coton mercerisé en mouvement qui passe alors entre des rouleaux presseurs d'une machine à foularder et qui est enroulé sur un rouleau. On place le rouleau de' l'étoffe colorée dans une enveloppe en polyéthylène, on le laisse reposer pendant deux heures entre 200 et 250C, puis on le lave de la façon normale dans un bain contenant 1 g/l d'un détergent. L'étoffe est colorée et présente un effet agréable analogue aux "nervures du bois" en des nuances bleue,verte et jaune. Exemple 4 Dans une variante du procédé de l'exemple 3, on foularde l'étoffe en la faisant passer à travers une solution de 30 g/l de carbonate de sodium et on la sèche. On dissout 40 g/l (a) de l'acide 1-hydroxy-2-(2'-sulfo phénylazo)-8-(dichloro-s-triazinylamino)naphtalène-3,6-disulfonique et 100 g d'urée dans 505 g d'eau et 200 g d'une solution aqueuse à 10 % d'alginate de sodium et on les mélange rapidement avec une solution de 2,5 g d'une résine alkyle modifiée par une huile siccative, longue en huile, et 30 g d'un produit de condensation de 2,5 moles.d'oxyde d'éthylène et d'alcool oléylique dans 107,5 g de white spirit pour former une émulsion d'eau dans l'huile. On la mélange avec précaution avec une solution d'un colora.nt anthraquinonique obtenu comme décrit dans l'exemple 3, on l'applique. à une étoffe imprégnée d'un alcali et la traite comme précédemment. L'étoffe est colorée en des nuances bleue,rouge et pourpre. Exemple 5 On teint un coupon d'une étoffe pliée, tricotée en filaments de "Nylon",de la même façon que dans l'exemple 1 en utilisant les solutions de colorants suivantes 40 g/l du colorant (b) de l'exemple 1, 40 g/l du colorant (a) de l'exemple 3, 40 g/l du colorant (a) de l'exemple 4, qui sont dissoutes dans une solution aqueuse contenant 2 g/l d'oléate de méthyle sulfoné 3 g/l d'alginate de sodium 3 cm3/l d'acide formique (80 %). On met l'étoffe dans une enveloppe en polyéthylène et la chauffe à 800C pendant une heure et ensuite on la lave de la façon habituelle, t'étoffe est teinte avec un effet de striation longitudinale en des nuances rouge, bleue et orangée et présente une bande centrale orangéekt une bande rouge et une bande bleue de chaque c8té de cette bande centrale. Le dessin annexé représente d'une façon schématique un appareil convenant pour mettre en oeuvre le procédé décrit dans.l'exem- ple 1. Sur ce dessin La figure 1 est une vue de côté d'une calandre de foulardage avec des rouleaux associés et des récipients contenant les liqueurs colorantes ; et La figure 2 est une vue de la disposition de la figure 1 en regardant dans le sens de la flèche A de la figure 1. Sur le dessin, l'étoffe 1 est déroulée depuis un rouleau 2, passe ensuite entre des rouleaux presseurs 3 et 4 d'une calandre de foulardage et est ensuite enroulée sur un rouleau enrouleur 5. Une feuille de papier 7 est déroulée depuis un autre rouleau 6, de façon à s'intercaler entre les couches de l'étoffe enroulée sur le rouleau 5. Des récipients 8,réservés aux colorants et présentent des conduits distributeurs 9 commandés par des vannes 10, sont montés dans une position située entre les rouleaux 2 et 3,de façon que les liqueurs colorantes puissent être appliquées à l'étoffe un peu avant qu'elle entre dans la zone de serrage des rouleaux presseurs. Exemple 6 Pour colorer la laine, une liqueur colorante appropriée contient 300 g/l d'urée, de 10 à 40 g/l de diéthanolamide de l'acide laurique, de 5 à 10 g/l d'un épaississant à base de caroube et de 0,5 à 5 cm3/l d'acide acétique (pour obtenir un pH de 5). On applique la liqueur colorante à l'étoffe de laine, on la fait passer dans une zone de serrage, on la recouvre d'une enveloppe étanche à l'humidité pendant 24 heures à la température. ambiante, puis la lave et la plonge dans une solution diluée d'ammoniac pendant 15 minutes. En utilisant le procédé ci-dessus, l'acide 1-hydroxy-7-N- méthyl-N-(dichloro-s-triazinylamino)-2-(4'-mdthogyphénylazo)- naphtalène-2',3-disulfonique utilisé comme colorant donne des nuances rouges,le colorant (a) de l'exemple 1 donne des nuances jaunes et l'acide 1-amino-4-(4'-dichloro-s-triazinylaminoanilino) anthraquinone-2,3',5-trisulfonique donne des nuances bleues. Exemple 7 En utilisant les procédés décrits dans les exemples 1 à 4, on a teint des étoffes de coton suivant une diversité de dessins polychromes en utilisant des colorants réactifs bleuset jaunes comportant différents systèmes réactifs pour donner des effets bleu, jaune et vert. Des marques blanches délimitant les dessins ont été injectées par application d'une liqueur de formation de zone vierge , c'est-à-dire ne contenant qu'un agent surfactif et de l'alginate de sodium dans liteau, sans teinture. On a obtenu des dessins très intéressants dans lesquels les colorants individuels présentent une grande solidité.Les conditions particulières utilisées sont données sur le Tableau suivant : TABLEAU Composition de la liqueur Traitement préalable Processus de Colorants utilisés distribuée de l'étoffe fixation A. "Reactofil 1. Colorant réactif Les liqueurs jaune et bleue On imprègne une étof- On l'emmagasine jaune RL" jaune de la classe ont été appliquées séparé- fe de coton blanchi pendant 2 heude la 2:4-dichloro- ment et chacune d'elles avec 30 g de carbona- res à la tem5-carbonyl-pyrimidine contient te de sodium anhydre pérature am ("Reactofil jaune RL") 2 ml d'oléate de méthyle par litre d'eau et biante sur un sulfoné la sèche à 100-110 C rouleau et la "Reactofil 2. Colorant réactif 5 g d'alginate de sodium rince ensuite bleu 2GL" bleu de la même classe 30 g du colorant par litre à l'eau et la ("Reactofil bleu 2GL") d'eau fait bouillir en présence d'un détergent B "Drimarene 1. Colorant réactif Comme A,mais en ajoutant Blanchie,lavée et Idem jaune Z- jaune de la classe 4 g de paillettes de séchée seulement mais en l'em3GL" de la trichloro- soude caustique magasinant pyrimidine (C.I. 100 g de sel de Glauber pendant 24 jaune réactif 11) caloiné heures 20 g de métasilicate de "Drimarene 2. Colorant réactif sodium par litre de libleu Z- bleu de la même classe queur colorante GL" (C.I. bleu réactif 16) TABLEAU (Suite) Composition de la liqueur Traitement préalable Processus de Colorants utilisés distribuée de l'étoffe fixation C "Levafix 1. Colorant réactif Comme A, mais en ajoutant Comme A Idem jaune ERL" jaune de la classe 100 g d'urée par litre (24 heures) de la dichloro- de liqueur colorante quinoxaline (C.I. jaune réactif 26) "Levafix 2. Bleu de la classe bleu de la vinylsulfone turquoise (C.I. bleu réactif EG" 21) D "Remazol 1. Colorant réactif Comme A, mais en ajoutant Comme B Idem jaune G" jaune de la classe 6 g de paillettes de (24 heures) de la vinylsulfone soude caustique (C.I. jaune réactif 30 g du sel de Glauber 14) calciné 50 g d'urée par litre de "Remazol 2. Colorant réactif liqueur colorante bleu bleu de la classe brillant de la vinylsulfone R" (C.I. bleu réactif 19) REVENDICATIONS 1. Procédé de coloration de substrats de cellulose et de polyamides sous forme continue ou en feuilles, procédé caractérisé en ce qu'il consiste à appliquer plusieurs splutions de colorants réactifisolubles dans l'eau en des points choisis sur la largeur du substrat, pendant que ce dernier est déplacé longitudinalement par rapport au point d'application, à faire passer ensuite le substrat entre des rouleaux presseurs pour favoriser la diffusion des solutions dans le substrat et de préférence pour qu'elles se touchent ou se chevauchent,et à fixer ensuite le colorant au substrat. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le substrat est une matière textile. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que le dispositif d'application de la solution du colorant est maintenu immobile pendant que la matière passe pour obtenir un effet de. striation. 4. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que le dispositif d'application de la solution du colorant est déplacé dans un sens latéral par rapport au mouvement de la matière textile ou en un mouvement en circuit fermé pour obtenir un effet géométrique. 5. Procédé selon l'une des revendications 3 et 4, caractérisé en ce qu'on plie la matière textile dans le sens longitudinal avant d'appliquer le colorant. 6. Procédé selon l'une des revendications 2 à 5, caractérisé en ce qu'on peut réduire ou empêcher le report de la matière humide sur le rouleau enrouleur en disposant une bande de matière imperméable ou semi-imperméable entre les couches adjacentes de la matière colorée à mesure qu'elle est enroulée sur le rouleau. 7. Procédé selon l'une des revendications 2 à 6, caractérisé en ce que la fixation du colorant est favorisée en soumettant la matière textile, après l'application du colorant, à un traitement par chauffage à sec ou par vaporisage. 8. Procédé selon l'une des revendications 2 à 6, caractérisé en ce que la fixation du colorant est favorisée en maintenant la la matière textile, après l'application du colorant, dans des conditions humides pendant une période de temps appropriée. 9. Procédé selon l'une des revendications 2 à 8, caractérisé en ce que le colorant réactif contient un groupe du type monoou di-chloro-s-triazine réagissant avec la cellulose.