-1- 2005492 La présente invention concerne des conducteurs électriques qui ont des propriétés supra-conductrices à des--températures cryogènes, c'est-à-dire à des températures de 4,2°K environ. L'invention concerne également des procédés de fabrication de 5 ces conducteurs =. Il a été proposé des conducteurs électriques ayant des propriétés supra-conductrices à des températures cryogènes, dans lesquels plusieurs filaments d'une matière supra-conductrice sont noyés dans une matrice stabilisatrice de cuivre ou 10 autre matière ductile,qui n'est pas supra-conductrice à ces températures et qui a des coefficients élevés de conductivités électrique et thermique aux températures cryogènes, c'est-à-dire du cuivre ou de 1'-aluminium de grande pureté hautement conducteur. A cet égard, un cuivre hautement conducteur présente une 15 résistivité électrique de 0,01 à 0,002 micro-ohm-cms seulement à 4,2°K, et la résistivité électrique de l'aluminium est très faible à cette valeur. La matrice stabilisatrice a pour but d'absorber et d'évacuer la chaleur dégagée pendant les anomalies de pénétration c.0 de flus dans la matière supra-conductrice au cours de changements dos conditions du champ magnétique et du courant électrique et la chaleur résultant d'un mouvement mécanique du conducteur, et de fournir un shunt électrique de faible résistance pour permettre au courant de contourr.sr provisoirement toute région de la ma-25 tière supra-conductrice qui n'est plus supra-conductrice à cause de l'augmentation de la température, qui est due en particulier à une telle anomalie du flux. Lorsqu'une-quantité suffisante de chaleur a été évacuée d'une telle région, le retour de la région à un état supra-conducteur permet au courant de passer de nouveau 30 à travers la matière supra-conductrice seulement. Lorsque des longueurs importantes de ces conducteurs sont enroulées sous forme de bobines, elles atteignent habituellement des intensités de champ très inférieures à celles calculées d'après des essais effectués avec de courts tronçons du conduc-Jo teur. L'altération du comportement obtenue lorsque les bobines sont enroulées avec les conducteurs électriques sera désignée par "rltération sous forme de bobine". bad original! i 10338 -2- 2005492 L'altération sous forme de "bobine peut être surmontée en utilisant des quantités encore plus grandes de la matière stabilisatrice et des moyens de refroidissement compliqués, mais on obtient finalement une bobine qui, bien qurelle ne subisse 5 pas d'altération, est coûteuse à construire et est d'une dimension supérieure à celle nécessaire, à cause de sa faible densité de courant d'ensemble. En outre, la faible densité de courant d'ensemble limite la gamme d'application de telles bobines. L'altération sous forme de bobine est principalement due 10 à des instabilités dans le supra-conducteur qui seront désignées par "sautes de flux". Elles se produisent lorsque les boucles fermées du courant induit dans la matière supra-conductrice par le champ magnétique deviennent instables et se brisent avec dégagement de chaleur. Par conséquent, on a besoin d'un supra-con-15 ducteur dans lequel les sautes de flux sont supprimées ou sont réduites dans une mesure telle que des parties du supra-conducteur ne passent pas de l'état supra-conducteur à l'état non supra-conducteur, de sorte que la matière formant la matrice stabilisatrice pourrait "être théoriquement supprimée. 20 A cause de ce besoin, -il a été proposé, dans un rapport "Culham Laboratory Report", référence CLM-P121- (1366), qu'un seul-filament d'une matière supra-conductrice, qui "a une épaisseur, perpendiculairement au champ auquel le filament doit être soumis, inférieure à une dimension critique, d'une façon typique 25 de 0,005 cm environ pour des densités de courant typiques de 2 5 2 à 5 x 10 ampères/cm , serait exempt de sautes de flux ; il se -formerait encore des boucles fermées de courant dans la matière, mais elles seraient stables et, normalement, ne se briseraient pas avec un brusque dégagement localisé de chaleur. En outre, 30 l'énergie magnétique -associée à ces boucles serait réduite dans une mesure telle que, m$me s'il se produisait une rupture, la chaleur dégagée serait insuffisante pour mettre la matière à l'état non supra-conducteur. La dimension maximale réelle de l'épaisseur du-filament doit être déterminée par expérience et, 35 en particulier, elle varie avec le densité du courant, la variation de la densité du courant en fonction de la température et la capacité calorifique par unité de volume de ls. matière-supra-conductrice. (Voir également Hancox, "Physics Letters", bad original 10310 . _3- 2005492 volume 16, page 208 (1965), Swartz et Bean, "Bulletin American Physical Society", volume 1-0, page 359--0965), EFeuringer et Shapira, "Physical Review"-, volume 148, page 231 (1966), Wipi et Lubell, "Physics letters", volume 16, page 103 (1965), Y.B. Kim, 5 "Proceedings of Cryogénie Engineering Conférence (ToI:yo)", page 168 (Avril 1&67), et "Stability of Flux Motion in Superconducting Coils" de Hancox dans "Proceedings of Tenth Gonference on low Temperature Physois" (Moscou 1966)). En pratique, il serait très difficile -de traiter individuel-10 lement des filaments d'une telle épaisseur, de sorte qu'un composite de plusieurs filaments supra-conducteurs maintenus dans une matrice, de façon à produire un conducteur de dimension raisonnable, serait nécessaire pour foa^msa; - des bobines magnétiques. Ainsi, il a été proposé un supra-conducteur composite dans lequel 15 les filaments sont noyés dans une matrice de cuivre ou un isolant (pour réduire l'inductance de la bobine), mais les filaments sont norr-.-alement en contact électrique les uns avec les antres, même s'il ne se produit qu'au^ extrémités du conducteur composite. Cette connexion mutuelle a pour résultat que les tronçons adja— 20 cents des -filaments sont connectés électriquement les uns aux autres et, par suite, ils forment un trajet électrique fermé qui subit les changements du flux magnétique transmis sur le trajet, et les courants d'aimantation qui en résultent sur ces tronçons signifient que le composite agit habituellement d'une 25 façon assez analogue à un fil métallique supra-conducteur--massif de même diamètre global que celui du composite. Par suite, la limite du diamètre des filaments de 0,005 cm donnée ci-dessus à titre d'exemple ne s'applique plus. Ainsi, la présente invention a notamment pour but de four-30 nir un conducteur électrique comprenant plusieurs filaments de matière supra-conductrice dont chacun a une épaisseur maximale d'environ 0,005 cm, dans lequel les filaments ne sont pas en contact électrique les uns avec les autres, de façon à réduire les sautes de flux au moins au minimum. 35 Suivant l'invention, un conducteur électrique comprend plusieurs filaments d'une matière supra-conductrice contenus dans une matrice d'au moins une matière non supra-conductrice et séparés les uns des autres par cette matrice, chaque fila- BAD ORIGINAL m i ôiis _4_ m$m ment ayant une épaisseur maximale d'environ 0,005 cm et étant torsadé ou transposé autour des autres filaments, une longueur L le long du conducteur entre chaque retour de ce filament à une position angulaire donnée par rapport à la matrice étant 5 fournie par la relation : 4(kJdp)1/2 . L = x 10 *(ê)1/2 10 où k est un facteur d'écartement égaH&u rapport entre les dimensions linéaires du supra-conducteur et celles du supraconducteur plus la matière de la matrice dans une direction parallèle au champ magnétique auquel le conducteur doit être 2 15 soumis, J est la densité de courant critique en ampères/cm de la matière supra-conductrice (dans des champs magnétiques nuls ou très faibles), d est l'épaisseur moyenne en centimètres de chaque filament perpendiculairement au champ magnétique, jo la résistivité électrique en ohm-cms de la matière non supra-con-20 ductrice séparant les filaments les uns des autres et ayant la O plus grande résistance électrique, B est le taux de changement du champ en--gauss/seconde auquel le conducteur électrique doit être soumis, et a est un nombre qui est supérieur à 3 et qui est suffisamment grand poux- que la variation du taux de change-o 25 ment du flux B sur la longueur 1 divisee par le taux moyen de o changement du flux B sur la longueur soit inférieure à l'épaisseur d divisée par l'épaisseur du conducteur perpendiculairement au champ. Suivant l'invention," un procédé de fabrication d'un conduc-30 teur électrique consiste également à utiliser plusieurs filaments d'une matière supra-conductrice, à les entour-er d'une "matrice d'au moins une matière non supra-conductrice, la matrice séparant les filaments les uns des autres, et à torsader ou à transposer chaque filament autour' des autres filaments, 35 une distance 1 le long du conducteur entre chaque retour de ce filament à une position angulaire donnée par rapport à la matrice étant fournie par la relation : BAD ORIGINAL. 69 10338 -5- 2005492 4(kJtf.p)1/2 -1 = x 104 a(V/2 5 où k est un facteur d'écarteaent égal au rapport entre les dimensions linéaires du supra-conducteur et celles du supra-conducteur plus la matière de la matrice dans une direction parallèle au champ magnétique auquel le conducteur doit être soumis, 10 J est la densité de courant maximale en ampères/cm que doit supporter la matière supra-conductrice (dans des champs magnétiques nuls ou très faibles), d est l'épaisseur moyenne en centimètre- de chaque filament perpendiculairement au champ magnétique, ja est la résistivité électrique en ohm-cms de la matière non 15 supra-conductrice séparant les filaments les uns des autres et ^ O ayant la résistance électrique la plus élevée, B est le taux de changement du champ en gauss/seconde auquel le conducteur électrique doit être soumis, et a est un nombre qui est supérieur à 3 et qui est suffisamment important pour que la variation du taux o , 20 de changement du flux B sur la longueur L divisee par le taux o r moyen de changement du flux B sur la longueur 1 soit inférieure à l'épaisseur d divisée par l'épaisseur du conducteur perpendiculairement au champ. De préférence, le nombre a est supérieur à 10. 25 La.relation donnée plus haut est obtenue en considérant le courant d'aimantation induit sur une longueur L d'une paire de filaments supra-conducteurs parallèles et à travers la matrice o intermédiaire par un taux de changement du flux B, ce courant étant le courant critique lorsque a est égal à 1. Par suite, 30 avec une longueur torsadée L jComme indiqué par la relationslors-que a est égal ou inférieur à l'unité, le conducteur agirait sensiblement comme un fil supra-conducteur massif et serait alors instable. L'augmentation de la valeur de a jusqu'à 3 réduit la tension induisant le courant d'aimantation passant à travers la 35 matrice d'un facteur de 3 et triple environ la résistance électrique entre les filaments supra-conducteurs pour réduire les courants dlaimantation à travers la matrice d'un facteur d'environ 10. Ceci augmente la stabilité dans une large mesure et BAD ORIGINAL" 10338 -6- 2005492 une amélioration supplémentaire est obtenue en augmentant la valeur7de a jusqu'à un nombre plus important. • Une-valeur de a,supérieure à 3 nrèst pas toujours satisfaisante, en particulier pour des réseaux irréguliers de fila-5 ments supra-conducteurs et pour des conducteurs de> grande dimension. La valeur minimale de a varie avec la racine carrée du quotient entre l'épaisseur du conducteur perpendiculairement au champ et l'épaisseur d du filament. Lorsque la distance S (cm) entre les filaments est faible, 10 en comparaison de l'épaisseur d (cm) des filaments, la valeur de L calculée au moyen de la formule précédente doit être multipliée par le facteur de correction approximatif : 15 • S + d Si la matrice séparant les filaments se compose de plus d'une matière, les valeurs de jd et de S à utiliser dans la formule précédente sont celles correspondant à la matière qui a la 20 valeur la plus élevée de £. Lorsque p a une valeur élevée, correspondant à un bon isolement entre les filaments, la relation indiquée plus haut donne une valeur élevée pour L. Cependant, le manque d'uniformité du champ à travers la bobine peut se traduire par une ac-25 cumulation des courants d'aimantation dans la matrice, à moins^ d'utiliser une certaine longueur maximale L, ceci étant donné par a qui a une valeur suffisamment grande pour que la varia- ~ o tion du taux de changement du flux B sur la longueur L divisee o par le taux moyen de changement- du flux B sur la longueur L 30 soit inférieure à l'épaisseur d divisée par l'épaisseur du conducteur perpendiculairement au ohamp. La matrice est, de préférence, en une matière ductile pour permettre de traiter le supra-conducteur et la ou les matières non supra-conductrices ensemble pour obtenir les dimensions 35 physiques voulues. Egalement, du fait que la longueur L augmente avec la résistivité £ de la matière non supra-conductrice, pour deff rai-son© --pratiques?. résistivité £ doit être à un niveau ieiportant. bad original 69 10338 -7- 2005492 Ainsi, de préférence, la matrice est en un alliage ductile à base de cuivre, qui contient au moins 50 $ en poids de cuivre et qui a une résistivité électrique d'au moins 6 micro-ohm-cms à 20° C. 5 C'est le résistivité électrique à la température de fonc tionnement du conducteur électrique qui a une importance primordiale, c'est-à-dire habituellement à 4,2°K, mais elle n'est habit uellemeni; que de 1 ou 2 micro-ohm-cm inférieure à la résistivité à 20ftC, de sorte que pour faciliter la vérification ex-10 périmentalo, c'est la résistivité minimale à 20°C qui a été indiquée . l'alliage à base de cuivre peut contenir les éléments d'alliage suivants : jusqu'à 50 % en poids de nickel ; jusqu'à 30 io en poids de manganèse ; jusqu'à 40 $ en poids de zinc ; 15 jusqu'à 8 c/? en poids d'étain ; jusqu'à 10 fo en poid:! d'aluminium ; jusqu'à 4 fo en poids de silicium ; jusqu'à 2 % en poids de fer ; jusqu'à 2 $ en poids de chrome et jusqu'à 1 fo en poids de phosphore. De préférence, l'alliage -ductile à base de cuivre contient -20 de 5 à 50 en poids de nickel, de 0 à 2 ^ en poids de manganèse, le reste étant du cuivre, alliage qui donne une résistance électrique pour cette gamme d'alliages d'au moins 7 micro-ohm-cm à 4,2°E, de façon à obtenir un degré élevé d'isolement électrique entre les filaments supra-conducteurs, de sorts que la longueur 25 L peut être importante, bien que la ductilité de l'alliage permette à la matrice et aux filaments d'être traités simultanément. De cette façon, le conducteur électrique peut être fabriqué en utilisant un mode de traitement simultané. Egalement, ces alliages présentent des duretés qui sont très analogues à celles des 30 matières supra-conductrices choisies. La concordance des duretés de la matrice et des--matières supra-conductrices facilite le traitement simultané, permet de poursuivre le traitement simultané à un degré tel qu'on obtient de très minces filaments de matière supra-conductrice sans rupture, et permet d.'effectuer 35 le torsadage sans rupture des filaments. De cette façon, on peut obtenir de grandes longueurs du conducteur électrique homogène, les filaments supra-conducteurs étant continus sur toute la longueur du conducteur. BAD ORIGINAL 69 10338 -s- 2005492 La longueur L, comme sus-mentionné, augmente avec la résistivité ^ de la matière non supra-conductrice de la matrice. Ainsi, la résistivité £ est, de préférence, aussi élevée que possible et la présente invention envisage une matrice de ré-5 sistivite -élevée, de manière à obtenir une grande valeur de L. Cependant, la valeur de L présente une limite qui est déterminée par le fait que la valeur de a soit suffisamment grande pour que o la variation du taux de changement "du flux B sur la longueur L o divisée par le taux moyen de changement du flux B sur la longueur 10 soit inférieure à l'épaisseur d divisée par l'épaisseur du conducteur perpendiculairement au champ. Cependant, pour permettre de traiter simultanément la--matière supra-conductrice et la-matière non supra-conductrice, on préfère une matrice ductile, auquel cas on choisit une matière non supra-conductrice qui présen-15 te une résistivité élevée, par exemple les alliages de cuivre et de nickel sus-mentionnés. ïïn autre facteur entrant en ligne de compte est la densité critique du courant J dans la matière supra-conductrice ; ce facteur est dicté par le choix du supra-conducteur. Il convient 20 également de citer le facteur d'écartement k, qui est égal au rapport entre les dimensions linéaires du supra-conducteur et celles du supra-conducteur plus la matière de la matrice dans une direction parallèle au champ auquel le conducteur doit être soumis. Un autre facteur est l'épaisseur D des filaments supra-25 conducteurs ; sa valeur maximale limite décrite ci-dessus est déterminés par la nécessité qu'une saute de flux quelconque dans chaque filament supra-conducteur ne fasse pas augmenter la température du filament au-dessus de celle à laquelle le conducteur -peut transmettre le courant de transport nécessaire. En pratique,' 30 un diamètre maximal des filaments est de 0,005 cm: environ-.- Le o quatrième facteur est B qui est aussi faible que possible, d'une façon compatible avec un taux raisonnable de changement du champ et les variations éventuelles de la source d'alimentation du con- o ducteur. Une valeur-typique de B est de 1000 gauss par.seconde. 35 De préférence, la matière supra-conductrice est un alliage supra-conducteur de niobium et de titane, par exemple de niobium et de 44 $ en poids de titane, mais on peut, utiliser des alliages supra-conducteurs binaires ou supérieurs des éléments tels BAD ORIGINAL 10338 -9- 2005492 que le niobium, le titane, le sirconium, l'hafnium et le tantale. Si nécessaire, on peut utiliser du niobium sensiblement pur. D'autres matières supra-conductrices éventuelles néces-5 sitent l'application d'un traitement thermique final pour produire les propriétés supra-conductrices et, à cet égard, on peut obtenir des comxjosés inter-métalliques qui ont des propriétés supra-conductrices. Par exemple, la matière supra-conductrice peut être -un mélange ou un alliage rich'- en étain de 10 niobium et d1étain, ce dernier étant traité simultanément dans la matrice à la forme physique finale voulue. La matrice peut comprendre une quantité en-excès d'étain ou de niobium.. Un traitement thermique approprié, par exemple dans la gamme comprise entre 700° et 950°C pendant 5 à 120 minutes, peut être alors ap-15 pliqué pour produire le composé inter-métallique Fb^Sn à une épaisseur ne dépassant pas 0,005 cm perpendiculairement au champ. La limite supérieure de 950°C doit être réduite, si nécessaire, de façon à ne pas dépasser le point de fusion de la matrice. Le composé Hb^Sn présente des propriétés supra-conductrices sensi-20 blement améliorées, par rapport à celles du niobium, bien qu'il soit fragile. De cette façon, on obtient des longueurs importantes de la matière fragile et les dimensions de section droite de cette matière fragile peuvent être amenées à une si faible valeur que les effets de fragilité sont en grande partie surmontés, de 25 manière à pouvoir obtenir une déformation raisonnable du conducteur sans rupture des filaments supra-conducteurs. D'autres avantages et caractéristiques de l'invention res-sortiront de la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés et donnant à titre explicatif, mais nullement 30 limitatif, plusieurs fermes de réalisation de l'invention. Sur ces dessins : la figure 1 est un graphique de la résistance électrique à 20°C en micro-ohm-cm pour divers alliages binaires à base de cuivre tracée en fonction du pourcentage de la teneur en métal 35 d'alliage indiqué ; - la figure 2 est un graphique de la résistance électrique à 4,2°K en micro-ohm-cm pour des alliages de cuivre et de.nickel tracée en fonction du pourcentage de la teneur en cuivre \ BAD ORIGINAL 10338 _10_ 2005492 ■ la figure 3 est un graphique des courbes d1écrouissage (indiquées par des Indices de Dureté/Vickers) au cours de la diminution de la surface de section droite des alliages de la matrice comprenant du cuivre et 30 fo en poids de nickel (I) et 5 de cuivre et 2C % en poids de nickel (II) en comparaison des courtes pour l'alliage supra-conducteur comprenant du niobium et 44"% en poids de titane (M) et un cuivre à haute conductivité exempt d'oxygène (IV) ; la figure 4 est une coupe transversale d'un ensemble d'élé-1C ments supra-conducteurs (A) et d'une matrice comprenant un alliage de cuivre et de nickel (B) ; la figure 5 est une vue -en perspective d'un conducteur dont une partie de la matrice, formée par l'alliage de cuivre et de nickel, est enlevée ; et 15 les figures 6 et 7 représentent des courbes de l'intensité (en ampères) en fonction du champ (en kilogauss) pour divers supra-conducteurs torsadés soumis à des champs variables. En se référant initialement à la figure 1, les résistivi-tés des divers alliages binaires à 20°C sont tracées en fonction 20 de la tenour en métal d'alliage, le reste dans chaque cas étant du cuivre avec des impuretés fortuites. La courbe de résistivité pour des additions de manganèse s'étend au-delà de la valeur maximale de la résistivité apparaissant sur la figure et atteint 100 micro-ohm-cm pour l'alliage de cuivre et de 30 a/o en poids 25 de manganèse. Les alliages qu'on préfère-le plus sont ceux de cuivre ot de--5 à 50 $ en poids de nickel, de O à 2 fo en poids de manganèse, l'addition éventuelle de manganèse ayant peu d'effet sur la résistivité électrique, mais améliorant la résistance à la corrosion. 30 Divers alliages ductiles particuliers sont indiqués sur le tableau I suivant, le tableau donnant des détails de la composition (le reste étant du cuivre), de la résistivité à 20°C et à 4,2°K et des duretés et des résistances à la rupture par traction à l'état recuit et à l'état écroui à 60 fô, à savoir : 35 BAD ORIGINAL a* sO TABLEAU I O Nom Ni ai Sa AI Fe Si Zn autres Résistivité micro-ohBHcm 20°C 4,2°K Dureté Résistance à la rupture par traction (kg/mm ) OO recuit ecroui à 60 '/o environ 'recuit éeroui à 60 % environ "Constantan" 45 » - - - - 47 45 - - 42,4 64 j 4 Cupro-nickcl 30 - - - - - - 36/42 38 90 182 37,7 61,2 n 20 27/30 23 90 168 34,5 56,5 u 10 13/19 12 - - - - Bronze au phosphore 5-7 I >.01- 10 80 260 34,5 70,5 (Kuthorra 10) 1 .02 "Eîvoràure A" 1 3 26 M 74 224 36,1 75,4 | (Kutherm 26) i 1 ' "Kuthorai 41 " 10 2 41 - 85 2-15 37,7 67,5 "Kuthern 100" 3 30 1,37 0,11 105 - 135 240 53,4 80 "Hanganine" 2 12 48 43 - - - - Nickel-argent 9 41 Fb 2 30 26 . T - - — Il M 10 0,1 0,04 27 21 - 70 203 34,5 63,1 Il » 20 0,25 20 29 - 85 208 39,3 70,7 Il II 30 0,1 0,1 8 ' 38 - 90 195 39,3 64,4 Ni Il II 45 2 2 22 80 - m* — - - O O Cu-Mn-Ni 20 60 191 — "" ^1 en » u M 10 72 102 - - -1 iil-Bronzes 7 - - 80 220 42,4 75,4 M H 5 0,14 9,7 5 85 530 34,5 78,5 K) Laitons (70/30) 1,02 0,02 27,7 6,6 3,6 65 180 33 59,7 (60/1-0) 0,07 0,02 39,4 6,6 75 i J. £! 1 i 37,7 65,9 69 10338 -12- 2005492 A titre de comparaison, pour un cuivre à ha ut e • - c ond uc t ivite , exempt d'oxygène, la résistivité à 20°C est de 1,7 micro-ohm-cm et les indices de dureté de Vickers sont de 45 et de 117 à l'état recuit et à l'état écroui à 60 °/o, respectivement, les 5 résistances à la rupture par traction étant respectivement de 14 et rie 24. 1 les-alliages qu'on préfère le plus sont ceux de cuivre et de nickel, des additions à ces derniers de faibles quantités de silicium, de sine et d'aluminium ainsi que de manganèse amélio-10 rant la résistance à la corrosion et augmentant légèrement les résistivités électriques. D'autres alliages préférés - sont l'alliage de bronze au phosphore, qui est un alliage très ductile, "Everdure-A", qui est aussi ductile que l'alliage de cuivre et de nickel, mais moins coûteux, et les alliages de cuivre et de 15 manganèse "Eutherm 41"-,- qui sont moins ductiles que les alliages de cuivre et de nickel, mais-moins coûteux, et le "Kutherm 100", qui est encore moins ductile, mais qui a une résistivité électrique très élevée. D'autres matières convenant pour former la matrice sont 20 des aciers, comme un acier à faible teneur en carbone, des alliages! de nickel et de chrome jet le titane. D'après la figure 2, on peut voir que les résistances électriques des alliages de la gamme comprenant du cuivre et du nickel ne diminuent que de 2 micro-ohm-cm. environ pour un chan-25 geraent de température de 20°C à 4,2°K. Les résistivités à 4,2°K sont celles qui sont utiles et les valeurs réelles de ces résis-tivités-sont données sur le tableau II pour les alliages mentionnés, à savoir : 30 T A B L B A IT II Cuivre (le reste étant du nickel) Résistivité en micro-ohm-cns 100 (cuivre pur) 90 80 70 60 0,01 - 0,002 10 - 12 23 38 44 35 BAO original 69 10338 -13- 2005492 la figure 3 montre la façon dont la dureté des deux alliages de cuivre donnés à titre d'exemples change pendant l'écrouis-sage. Le pourcentage de réduction de la surface de section droite pendant 1'écrouissage est donné en abscisses sur le graphique de 5 la figure 3, tandis que la dureté en Indices de dureté de Yickers est indiquée en ordonnées. Sur ce graphique, on a également tracé la courbe correspondante pour l'alliage supra-conducteur de niobium et de 44 en poids de titane et pour le con- \ ducteur à haute conductivité exempt d'oxygène. D'après ce graphi-10 que, on peut voir la grande similitude des caractéristiques d'é-- crouissage, en particulier à de fortes réductions de la surface entre la gamme des alliages de cuivre et-de nickel et l'alliage supra-conducteur particulier en question, de sorte qu'on peut choisir l'alliage de cuivre et de nickel applicable pour chaque 15 alliage supra-conducteur. D'après ce qui précède, on voit qu'on peut choisir l'alliage à base de cuivre ductile nécessaire pour qu'il corresponde aux caractéristiques physiques de la matière supra-conductrice à utiliser et la figure 1 et/ou le tableau I donnent alors la 20 résistivité à 20°C à laquelle on doit s'attendre avec un tel alliage et qui est très proche de la résistivité à 4,2°K. On-remarquera que, même si l'alliage de 95 $ en poids de cuivre, le reste étant du nickel, doit être choisi, cet alliage présente encore une résistivité à 4,2°E qui est 700 fois environ supérieu-25 re à celle du cuivre pur dans un champ nul. Par suite, il existe une résistance appréciable sur tout trajet de courant fermé entre les filaments supra-conducteurs adjacents dans une matrice d'un tel alliage, en comparaison du cas où la matrice est en cuivre à haute conductivité. Toutefois, le cuivre à haute conductivité 30 peut être utilisé, bien que la longueur L doit être alors nécessairement petite, conformément à la relation donnée. On va décrire maintenant un exemple typique de l'invention. Dans cet exemple, on coule une billette d'alliage supra-conduc-teur de niobium et de 44 £ en poids de titane et la forge en-35 suite entre 600° et 700°C environ. On la décape dans un mélange d'acides nitrique et fluorhydrique et l'introduit rapidement dans une enveloppe ou gaine préparée de l'alliage de cuivre et de 25 $ en poids de nickel. La gaine est préparée à partir d'une BAD OfflGlNAL 69 10338 -u- 2005492 billette coulée et forgée et elle est décapée dans de l'acide nitrique à 50 fo. Dans cet exemple typique, la gaine a un dia- f mètre externe d-'-environ 57,"15 mm, bien qu'une dimension de 228,6 ou de 304,8 mm puisse être appropriée. Les quantités de 5 l'alliage supra-conducteur et de l'alliage de cuivre et de nickel sont déterminées de façon qu'il y ait environ 6 parties de l'alliage de cuivre et de nickel pour 10 parties de l'alliage supra-conducteur. La gaine est mise sous vide et est hermétiquement fermée 10 pour réduire au minimum toute oxydation des surfaces en regard du supra-conducteur et de l'alliage de cuivre et de nickel, et elle est ensuite extrudée entre 350° et 650°C environ--avec un rapport de réduction d'environ 6:1. Après l'extrusion, on effectue un étirage à la-température ambiante avec une réduction to-15 taie d'environ 95 $, et on obtient finalement une tige haxagonale allongée. -- •• ; j Cette tige est découpée, dans cet exemple, en 61 tronçons i qui sont groupés dans une autre gaine de l'alliage de cuivre et , i de nickel, toute cavité importante étant remplie avec d'autres 20 tiges hexagonales de l'alliage de cuivre et de nickel. Cet ensemble est représenté sur la figure 4. L'utilisation de cette gaine et des tiges supplémentaires d'alliage de cuivre et de nickel donne des quantités sensiblement égales de l'alliage de cuivre et de nickel et de l'alliage supra-conducteur. 25 Cet ensemble est mis sous vide et est hermétiquement fermé et on l'extrude de nouveau à une température comprise entre environ 350° tt 65C°C avec un rapport de réduction d'environ 6:1. On procède ensuite à une série d'étirages à la température ambiante pour produire une réduction de la surface de section droite 30 d'au moins 99,5 ¥>. -Ceci donne un fil métallique qui a un diamètre global d'environ 0,25 mm, contenant les 61 filaments ayant chacun un diamètre d'environ 0,025 mm. (Si nécessaire, on peut poursuivre l'étirage à la température-ambiante pour obtenir des filaments ayant un diamètre d'environ 0,0127 mm ou moins). 35 Au cours de l'étirage final, le fil-métallique est torsadé à raison d'une circonvolution par 2,54 cm, c' esr.-à-dire pour donner une longueur L = 2,54 cm. le résultat est représenté sur la figure 5, sur laquelle une partie de la matrice en alliage de 8A0 ORIGINAL* 69 10338 -15- 2005492 cuivre et de nickel a été enlevée pour montrer leurs filaments et leur degré de torsion. Le diamètre global du conducteur est de 0,25 mm et le diamètre des filaments est de 0,025 mm. On soumet ensuite le fil métallique à un traitement 5 thermique pendant une heure environ entre 350° et 450°C pour traiter-la structure de dislocation dans l'alliage supra-conducteur, de façon à porte-? les propriétés supra-conductrices de cet alliage au maximum, et il sert également à recuire partiellement l'alliage de cuivre et de nickel. Si nécessaire, ce 10 traitement thermique peut être aussi appliqué pendant les processus d'étirage à la température ambiante, d'une façon typique lorsque le fil métallique a atteint un diamètre global d'environ 0,635 mm. Lorsque ceci est réalisé, le recuit partiel de l'alliage de cuivre et de nickel facilite le traitement simultané ul-15 térieur. Finalement, on applique au fil métallique traité thermi-quement un enduit isolant, suivant les besoins, d'une façon ty-piquejen acétate de polyvinyle. -- Pouçfeet exemple, on peut utiliser la formule-donnée plus 20 haut, les divers paramètres étant les suivants ï k, le facteur d'écartement, étant égal à 0,8 ; J, la densité de courant dans un faible-champ pour l'alliage de niobium et de 44 en poids de titane, étant de 3 x 10 j un diamètœd des filaments de 2,5 x 10 cm ; une résistivité à 4,2°K pour l'alliage de cui-25 vre et de 25 fo de nickel de £ = 3 x 10~^ ohm-cm ; et un taux de changement du champ B = 1000 (-1 kilogauss par seconde). Par suite, avec une valeur de L de 2,54 cm, a est égal à 66 environ. Ceci est très supérieur à la valeur préférée de a qui est de 10. En donnant à a la valeur de 1-0 dans la formule pour déter-30 miner la longueur L correspondante, on obtient L = 17 cm approximativement. Par suite, un pas de torsion de 17 cm doit être très satisfaisant. En donnant à a la valeur de 3 dans la formule pour déterminer la longueur L correspondante, on obtient L = 56 cm environ. 35 Cecij/fest à peine satisfaisant. Si l'on utilise le cuivre à la place de l'alliage de cuivre _g et de nickel, en considérant que sa résistivité est de 2x10 -ohm-cm et en utilisant la valeur peu satisfaisante de 3 pour a, BAD original^ 10338 -16- 2005492 le pas de torsion 1 est de 1,45 cm. En utilisant la valeur préférée de 10 pour a, le pas de torsion L n'est que de 4,4 mm. Ceci peut être un degré de torsion trop élevé pour être exécuté d'une façon satisfaisante et économique. 5 On remarquera que la compatibilité antre les alliages de cuivre et de 25 % en poids de nickel et de niobium et de 44 $ en poids de titane permet d'obtenir des réductions de cet ordre sans grande difficulté et on a trouvé que les filaments ont une section droite circulaire très uniforme et sont également uni—-10 formes sur leur longueur. Avec des filaments de ces dimensions, une irrégularité quelconque sur leur longueur aboutirait rapidement à une rupture. - • Si nécessaire, on peut utiliser une transposition au lieu d'une torsion, afin que chaque filament soit soumis à la même 15 influence du flux magnétique. Ainsi, un conducteur contenant un grand nombre de filaments devra être probablement transposé, la transposition étant nécessaire si o delta E à travers le conducteur d 1 5 a une valeur supérieure à 2q moyenne du nodule B à travers c le conducteur et o delta B le long d'une torsion df 0—: a une valeur supérieure à ^=- pr moyenne du module B le long c d'une torsion 0 0 où B est de nouveau le taux de changement du champ et delta B est la variation du taux de changement du champ, d0 est le dia- X « mètre du filament et d est le diamètre du conducteur. c 30 Dans un second exemple de l'invention, une tige hexagonale allongée fabriquée comme décrit dans le premier exemple est sectionnée en 18 tronçons qui sont groupés dans une autre gaine d'un alliage de cuivre et de 25 $ en poids de nickel, toute cavité importante étant remplie avec d'autres tigogÉiexagon^les de 35 l'alliage de cuivre et de nickel. On obtient un rapport de la matrice au supra-conducteur d'environ 2,26:1. l'ensemble ainsi produit est traité-comme décrit dans le premier exemple pour obtenir un conducteur ayant un diamètre BAD ORIGINAL" 69 10338 -17- 2005492 global d'environ 0,025 mm et un diamitre d des fila-nentr de _3 3,26 :: 10 cm. On soumet le conducteur à une torsion ayant une longueur ce pas 1 d'environ 105 cm, -déterminée en utilisant la formule dans laquelle s est égal à 3, un facteur d'écartement o 5 £ cls 0,75 6*o un tau" d"1 chan£em°n*s c!v- champ B de 360 gauss/se-conde. On essaya expérimentalement ce conducteur en le soumettant à diverses intensités et, pour chaque intensité, en le soumettant à un champ magnétique transversal qui augmente à raison de 360 10 gauss/seconde. On note la valeur du champ à laquelle le conducteur perd ses propriétés supra-conductrices pour chaque intensité et on trace les résultats sous forme de la courbe en trait plein sur la figure 6. la courbe en trait plein indique un comportement satisfaisant du conducteur. 15 Cependant, lorsque le conducteur est soumis à un taux de changement du champ de 71-0 gauss/seconde, ce qui correspond à une valeur de 264 pour a, les propriétés sont ramenées à celles correspondant à la courbe en pointillé de la figure 6. lorsque le conducteur est soumis à un taux de changement du champ de 20 1400 gauss/seconde, ce qui correspond à une valeur de 1,88 pour а, les propriétés diminuent encore jusqu'à celles correspondant à la courbe très peu satisfaisante en traits mixtes de la figire б. Dans un troisième exemple de l'invention, on fabrique un 25 conducteur do la façon décrits dans le second exemple, excepté que son pas do torsion correspond à I = 6 cm, lorsqu'on le sou- o met à un taux de changement du champ B de. 1400 gauss/seconde, ce qui correspond à a = 27, on obtient la courbe on traits mixtes de la figure 7. Ceci correspond à un comportement très sa- 30 tisfaisant et qui est meilleur que/celui de la courbe en trait 0 plein de la figure 6. Un taux de changement du charrro de B = 360 gauss/seconde, ce qui correspond à a = 53, donne la légère amélioration indiquée par la courbe en trait plein sur la. figure 7. Si nécessaire, on peut incorporer dans le conducteur un 35 ou plusieurs brins de cuivre à haute conductivité exempt d'oxygène pour qu'ils agissent comme shunt électriques en cas d'altération brutale de la supra-conductivité ou de rupture des filaments supra-conducteurs. Ces brins peuvent être incorporés dans bad original^ 10338 -ta- 2005492 la matrice ou être câblés av-ïc le conducteur, lorsque la matrice comprend plus d'une matière non supra-conductrice, c'est la résistance électrique de la matière de la matrice ayant la valeur la plus élevée et située entre les f ilaments--qui doit être utili»--5 sée pour jd dans la relation donnés plus haut, étant donné que c'est la résistance électrique la plus élevée qui a pour effet de réduire- les courants d'aimantation. - Ceci a une importance en pratique, du fait que dans de nombreuses applications de ces mati??res, lorsque de rapides change— 10 ments du champ magnétique ne sont pas -nécessaires, le degré de torsion prescrit n'est pas trop élevé, même lorsqu'on utilise une matrice de faible résistance (par exemple en cuivre). Cependant, dans plusieurs applications importantes (par exemple dans des synchrotrons protoniques et d_es génératrices à courant con-15 tinu), il est nécessaire de modifier le champ magnétique à un rythme qui est compris d'une façon typique entre 1 et 100 kilo-. gauss/seconde ; dans ce cas, pour obtenir un degré de torsion raisonnable, il est nécessaire d'utiliser une matrice ayant une —5 résistivité d'une façon typique d.e l'ordre de 1 i 10 ohm-cm 20 (comme lec alliages appropriés sus-mentionnés). Cependant, si la matrice est entièrement constituée par une telle matière, il est très difficile de protéger une- bobine quelconque de di-mention appr-éciablo d'une destruction ou brûlage en cas de transition accidentelle à l'état non supra-conducteur. 5n outre, la 25 faible conductivité thermique de la matrice, ainsi que la dissipation de la chaleur' due au courant alternatif dans le supraconducteur peuvent se traduire par une forte augmentation indésirable de la température dans le supra-conducteur. On peut réduire ces difficultés en utilisant une matrice 30 contenant deux matières, c'est-à-dire une ayant une grande résistivité pour garantir un degré de torsion raisonnable, et une ayant une faible résistivité (et une haute conductivité) pour satisfaire aux conditions de protection électrique et de dissipation de la chaleur, la disposition géométrique des deux com- -35 posants doit être telle qu'un trajet électrique quelconque reliant deux filaments quelconques doit croiser une couche de la matière à haute résistivité ; par exemple, un moyen permettant X*y parvenir consiste à entourer tout d.'abord chaque filament BAD ORIGINAL" 69 10338 -19- 2005492 supra-conducteur d'une couche de l'alliage à haute résistivité et de placer les filaments gainés ainsi obtenus dans une matrice de cuivre, le remplacement des deux matières l'une par l'autre donne une autre solution valable. 5 Une possibilité plun simple consiste à utiliser un simple composite des filaments supra-conducteurs et d'un alliage à haute résistivité entouré d'une gaina concentrique d'un métal de faible résistivité (tel que le cuivre) ; cependant, bien que ceci assure une protection électrique, on n'obtient pas une con-10 ductivité thermiquG effective aussi élevée. Par conséquent, dans la plupart des cas, il est préférable d'avoir recours à la combinaison plus intime des deux composants de la matrice, comme décrit ci-dessus. Los conducteurs composites décrits plus haut sont, comme 15 indiqué, exempts de l'altération sous forme de bobine due à des sautes de flux. Cependant, le comportement peut encore subir une certaine altération d.ue à une autre cause, à savoir le chauffage par frottement résultant du mouvement du fil métallique dans la bobine bous l'effet de l'action des forces électromagnétiques. 20 Par conséquent, -pour garantir le comportement satisfaisant de ces conducteurs, il est habituellement nécessaire d'empêcher un tel mouvement du fil métallique ou de le réduire au minimum ; un moyen permettant d'y parvenir consiste à enrober l'enroulement, par exemple dans une résine époxy. Dans beaucoup de cas, par 25 exemple dans le cas de petites bobines, il suffit d'utiliser une matière d'imprégnation plus simple, comme une cire paraffinique. 1BQEHD5 DES DESSINS Figure Renère 4 et 5 (A Supraconducteur 30 | B Alliage de cuivre et d.e nickel 1 C Teneur en métal d ' alliage fo 3 ( D Indices de dureté de Vickers* | 5 f de réduction de la surface 10338 -20- 2005492 - REVEirolOATIONS - 1 - Conducteur électrique, caractérisé en ce qu'il comprend plusieurs filaments d'une matière supra-conductrice contenus dans une matrice d'au moins une matière non supra-conduc- 5 trice et séparés les uns des autres par cette dernière, chaque filament ayant une épaisseur maximale d'environ 0,005 om et étant torsadé ou transposé autour'dos autres filaments, une longueur 1 le long du conducteur entre chaque retour de ce filament à une 'position angulaire donnée par rapport à la matrice 10 étant obtenue par la relation : 4(kJdp)l/2 t 1 = s 10'" E(ê)1/2 15 où k est un facteur d'écartement égal au rapport entre les dimensions linéaires du supra-conducteur et celles du supraconducteur plus la matière de la matrice dans une direction parallèle au champ magnétique auquel le conducteur doit être 2 soumis, J est la densité de courant critique en ampères/cm de 20 la matière supra-conductrice (dans des champs magnétiques nuls ou très faibles), d est l'épaisseur moyenne en centimètres de chaque filament perpendiculairement au champ magnétique, £ la résistivité électrique en ohm-cm de la matière non supra-con- ductrice séparent les filaments les uns des autres et ayant la , o 25 plus grande résistance électrique, B est le taux de changement du champ en-gauss/seconde auquel le- conducteur électrique doit être soumis, et a est un nombre qui est supérieur à 3 et qui est suffisamment grand pour que la variation du taux de change- O ment du flux B sur la longueur 1 divisée par le taux moyen de O j 30 changement du flux B sur la longueur soit inférieure à l'épaisseur d divisée par l'épaisseur du conducteur perpendiculairement au champ. 2 - Conducteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que le nombre a est supérieur à 10. 35 3 - Conducteur selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la matrice est en une matière ductile. 4 - Conducteur selon la revendication 3, caractérisé en ce que la matrice comprend un alliage à base ce cuivre ductile BAD ORIGINAL 10338 -21- 2Ô0S492 qui contient au mcins 50 °/c en poids ce cuivre et a une résistivité électrique d'au moins 6 micro-ohm-caisà-20°C. 5 - Conducteur selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'alliage à base de cuivre ductile contient de 5 à 50 % 5 en poids de nic":el, d"; 0 à 2 -;n poids de manganèse, le reste correspondant à au moins 50 >•: en poids ds cuivre, et il c une résistance électrique d'au moins 7 micro-ohm-cn©à 4,2°E. 6 - Conducteur selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la matière supra-conductrice 10 est choisie parmi les alliages supra-conducteurs binaires ou supérieurs de niobium, de titane, de ziioconium, d'hafnium et de tantale. 7 - Conducteur selon la revendication 6, caractérisé en c3 que la matière supra-conductrice est un alliage de niobium 15 et de 44 f° en poids de titane. •8 - Conducteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la matière supra-conductrice est le composé inter-métallique Nb^Sn. 9 - Conducteur selon la revendication 1, caractérisé en 20 ce qu'il comprend plusieurs filaments d'un alliage de niobium et de 44 sn poids de titane contenus dans un;; matrice de l'alliage ductile de cuivre et de 25 $ en poids de nickel, k 5 ayant une valeur de 0,8, J ayant une valeur d.e 3 s 10 , d_ ayant —3 —5 0 " une valeur du 2,5 x 10 , js étant de 3 x 10 -, B ayant une va- 25 leur ne dépassant pas 1000, L étant égal à 2,54 cm et a ayant une valeur d'au moins 66 environ. 10 - Conducteur selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend plusieurs filaments de 3.'alliage de niobium et de 44 % en poids de titane cont. nus dans une matrice de- 30 l'alliage ductile de cuivre et de 25 °/o en poids de nickel, k 5 ayant une valeur de 0,8, -J ayant une valeur ds 3x10 , d ayant -3 —5 0 une valeur de 2,5 x 10 , jd ayant une valeur de 3 s 10 , B ne dépassant par 1000, 1 étant égal à 17 cm environ et a ayant une valeur d'au moins 10. 35 11 - Conducteur selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend plusieurs filaaonts de l'alliage de niobium et de 44 en poids de titane contenus dans une motrice de l'allia.^ ductilo d.e cuivre et de 25 °£ en poids de nickel, k BAD original" 10338 -22- 2005492 étant égal-à 0,8, J étant égal à 3 7c 10^, d étant égal à 2,5 x 10 p étant égal à 3 x 10 B ne dépassant pas 1000, L étant égal, o, 56 cm environ et a ayant une valeur d'au moins 3. 12 - Conducteur selon la revendication 1, caractérisé en 5 ce qu'il comprend plusieurs filaments d3 l'alliage de niobium et de- 44 /= en poids de titane contenus dans une-matrice de cui- 5 vfs, -k étant égal à 0,8, J étant égal à 3 x 10 , d étanb égal à 2,5 x 10 p étant égal à 2 x 10 B ne dépassant pas 1000, L étant égal "à 1,45 cm environ et a ayant une valeur d.'au moins 10 3. 13 - Conducteur selon 1s revendication 1, caractérisé en es qu'il comprend plusieurs filaments de l'alliage de niobium et de 44 CA en poids de titane contenus dans une -matrice de cuivre, k étant égal à 0,8, J étant égal à 3 x 10^, d étant égal à 15 2,5 x 10 p étant égal à 2 ï 10 B ne dépassant pas 1000, 1 étant égal à 4,4 mm environ et a ayant une valeur d'au moins 10. 14 - Conducteuçfeelon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend, plusieurs filaments de l'alliage de niobium 20 et de 44 LP en poids de titane contenus dans une- matrice c'a l'alliage ductile-de cuivre et de 25 % en-poids de nickel, k étant égal à 0,75, J étant égal à 3 x 10"% d étant égal à 3,36 x 10 , £ étant égal à 3 x 10-^, B ne dépassant pas 360, L étant égal à 105 cm. environ et a ayant une valeur d'au moins 25 3. 15 - Conducteur- selon la revendication 1 , caractérisé en ce qu'il comprend plusieurs filaments de l'alliage ee niobium et de 44 rp en poids de titane contenus dans une matrice de l'alliage ductile-ce cuivre et de 25 'i> en poids de nickel, k 30 étant égal à 0,75, J étant égal à 3 s 10^, d étant égal à 3,26 x 10~3, v étant égal à 3 x 10, B ne dépassant pas 1400, I étant égal à 6 cm et a ayant une valeur d'au-soins 27 envii"on. 16 - Conducteur selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend, plusieurs filaments de l'alliage de niobium 35 et de 44 % en poids de titane contenus dans une matrice de 1* alliage ductile de cuivre et de 25 f> en-poids de nickel, x étant égal à 0,75, J étant égal à 3 x 10^,. d étant égal à —3 , ' , ' o ~ 3,26 x 10 , £ étant égal à 3 x 10 B ne dépassant pas 360, BAD ORIGINAL" 10338 -23- 2005492 1 étant égal à 6 cm et a ayant uns valeur d'au moins 53 environ. 17 - Conducteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que la matrice comprend plus d'une matière non supra-conductrice. 5 18 - Procédé de fabrication d'un conducteur- électrique, caractérisé en ce qu'il consiste à utiliser plusieurs filaments d'une matière supra-conductrice, à les envelopper d'une matrice d'au moins'une matière non supra-conductrice, la matrice séparant le:; xilaiacnts les uns des autres, et à torsader ou trans-10 poser chaque filament autour des autres filaments, une distance L le long du conducteur entre chaque retour de ce :;'ilament à une position angulaire donnée par rapport à la matrice étant donnée par la relation : 15 4(kJdp)1/2 1 = x 10^ ad)1/2 où k est un facteur d'écartement égal au rapport entre les di-20 mensions linéaires du supra-conducteur et celles du supra-conducteur plus la matière de la matrice dans une dix-ection parallèle au champ magnétique auquel le conducteur doit être soumis, J est la densité de courant maximale en ampères/cm^ que doit supporter la matière supra-conductrice (dans des champs magné-25 tiques nuls ou très faibles), d est l'épaisseur moyenne en centimètre? de chaque filament perpendiculairement au champ magnétique, £ est la résistivité électrique en ohm-cm de la matière non supra-conductrice séparant les filaments les uns des autres et o ayant la résistance électrique la plus élevée, B est le taux de 30 changement du champ en gauss/soconde auquel le conducteur électrique doit être soumis, et a est un nombre qui est supérieur à 3 et qui est suffisamment important pour que la variation du taux o de changement du flux B sur la longueur 1 divisee par le taux o moyen de changement du flux B sur la longueur L soit inférieure 35 à l'épaisseur d divisée par l'épaisseur du conducteur perpendiculairement au champ. 19 - Procédé de fabrication selon la revendication 18, caractérisé en ce que la matrice ;st en un métal ductile et en BAD ORIGINAL^ 69 10338 -24- 2005492 ce que la matrice et la matière supra-conductrice sont traitées ensemble pour produire le conducteur. 20 - Procédé de fabrication selon la revendication 19, caractérisé en ce que la matière formant la matrice est un al- 5 liage à base de cuivre contenant su taoins 50 % de cuivre et en ce qu'elle présente une résistivité à 20°0 d'au moins 6 micro-ohm-ctcs • 21 - Procédé de fabrication selon la revendication 20, caractérisé é'n ce que la matière formant la matrice est un al- 10 liage de cuivre et de 25 fi en poids de nickel. BAP ORIGINAL*