Flacon destiné à contenir un produit, notamment cosmétique Flacon (2) destiné à contenir un produit, notamment cosmétique, le flacon (2) étant réalisé par un procédé de coextrusion-soufflage et comportant un corps (5) et un col (6) surmontant le corps (5) et définissant une ouverture (7) du flacon (2), le corps (5) et le col (6) étant formés par une paroi (12) multicouche du flacon (2), la paroi (12) multicouche du flacon (2) comprenant au moins trois couches superposées dont au moins une couche barrière (15) intercalée entre une couche extérieure (16) et une couche intérieure (17), au moins la couche intérieure (16) comportant une polyoléfine recyclée après consommation (PCR) présentant un indice de fluidité à chaud (MFI) compris entre 0.50 et 0.85g/10 min (2.16kg/190°C/norme ATSM D1238). Figure pour abrégé : figure 5 Flacon destiné à contenir un produit, notamment cosmétique La présente invention concerne le domaine de la conservation de produits, notamment mais non exclusivement cosmétiques, par exemple des formules de coloration ou de permanente dans le soin capillaire, sensibles à l’oxydation, comportant par exemple de la vitamine C. L’invention concerne plus particulièrement un flacon destiné à contenir un produit, notamment cosmétique, ainsi qu’un contenant comportant un tel flacon et une capsule fermant le flacon. L’invention concerne encore un procédé de fabrication d’un tel flacon par extrusion-soufflage. Dans un contexte d’une meilleure attention à l’environnement, réduire son impact sur celui-ci devient un objectif dans tous les domaines. Ainsi, utiliser un polymère recyclé après consommation (PCR) pour la fabrication de flacons destinés à contenir des produits, notamment cosmétiques, est une piste. Il est cependant difficile d’obtenir les mêmes propriétés mécaniques, d’étanchéité et/ou esthétiques en utilisant un polymère recyclé après consommation (PCR) qu’en utilisant un polymère vierge. Cela vaut en particulier pour ce qui concerne des flacons à paroi multicouche réalisés par extrusion-soufflage, c’est-à-dire par coextrusion puis soufflage, et destinés à contenir des produits, notamment mais non exclusivement cosmétiques, qui sont sensibles à l’oxydation et/ou techniques, tels que des formules de coloration ou de permanente dans le soin capillaire. Il s’agit ainsi, pour ces flacons, de conserver et préserver les propriétés techniques de la formule du produit, de la teinture qui comporte des actifs spécifiques pour un rendu final spécifique. On connaît de US 6 592 955 un corps creux multicouche en matière thermoplastique destiné à former une tubulure ou embout de remplissage d’un réservoir à carburant qui est obtenu par coextrusion puis soufflage et comporte une couche intérieure, en contact avec le carburant, comportant un polymère vierge, une couche extérieure comportant un polymère vierge et au moins une couche, au contact de la couche extérieure ou de la couche intérieure comprenant une matière plastique recyclée. On connaît de EP 0 826 487 un corps creux multicouche en matière synthétique obtenu par une technique d’extrusion-soufflage destiné à la réalisation d’un bidon pour le conditionnement de liquides à usage industriel. Un tel corps creux comporte une couche de matériau barrière, une couche d’adhésif, une couche d’une résine vierge procurant la résistance mécanique au corps creux, une couche de matière synthétique broyée et recyclée et un film d’un matériau synthétique de revêtement. Il existe un besoin de disposer d’un flacon multicouche réalisé par coextrusion-soufflage qui contienne au moins un polymère recyclé après consommation (PCR) et qui possède des propriétés équivalentes à celles d’un tel flacon réalisé entièrement avec un ou plusieurs polymères vierges. La présente invention répond à tout ou partie de ce besoin grâce à un flacon destiné à contenir un produit, notamment cosmétique, le flacon étant réalisé par un procédé de coextrusion-soufflage et comportant un corps et un col surmontant le corps et définissant une ouverture du flacon, le corps et le col étant formés par une paroi multicouche du flacon, la paroi multicouche du flacon comprenant au moins trois couches superposées dont au moins une couche barrière intercalée entre une couche extérieure et une couche intérieure, au moins la couche intérieure comportant une polyoléfine recyclée après consommation (PCR) présentant un indice de fluidité à chaud (MFI) compris entre 0.50 et 0.85g/10 min (2.16kg/190°C/norme ATSM D1238), notamment entre 0.55 et 0.85g/10 min (2.16kg/190°C/norme ATSM D1238. Grâce à l’invention, on dispose d’un flacon à paroi multicouche réalisé par coextrusion-soufflage, comportant une polyoléfine recyclée après consommation (PCR), qui présente des propriétés mécaniques satisfaisantes par rapport à un flacon similaire comportant une polyoléfine vierge. En particulier, les inventeurs ont trouvé qu’en choisissant, dans un flacon à paroi multicouche, une polyoléfine PCR avec un MFI particulier, notamment supérieur à celui d’un polyéthylène vierge qui est par exemple de 0.3g/10min (2.16kg/190°C/norme ATSM D1238), il était possible d’obtenir de bons résultats aux tests, en particulier au test d’étanchéité à l’alcool pendant 24h à 45°C résultant en une absence de fuite et au test de compatibilité pendant 2 mois à 45°C résultant en une absence de fuite à la suite d’un test de fissuration sous contrainte. Par « couche intérieure », on désigne la couche destinée à être en contact avec le produit. La « couche extérieure » désigne au contraire la couche la plus éloignée du produit, qui sera en contact avec l’air extérieur et/ou d’une éventuelle étiquette d’identification du produit. Pour mesurer l’indice de fluidité à chaud MFI, on peut réaliser le protocole suivant : dans une trémie, on chauffe de manière annulaire à 190°C et on observe ce qui est récupéré comme masse de matière. La couche extérieure comporte avantageusement une polyoléfine recyclée après consommation (PCR), laquelle polyoléfine recyclée après consommation (PCR) est de préférence la même que pour la couche intérieure et/ou comporte un indice de fluidité à chaud (MFI) compris entre 0.50 et 0.85 g/10 min (2.16kg/190°C/norme ATSM D1238), notamment entre 0.55 et 0.85g/10 min (2.16kg/190°C/norme ATSM D1238). L’épaisseur, notamment nominale, de la couche extérieure forme notamment entre 15% et 25%, de préférence environ 20%, de l’épaisseur totale de la paroi multicouche du flacon. L’épaisseur est mesurée sur une partie centrale du flacon s’étendant entre un épaulement reliant cette partie centrale au col et un fond du flacon, l’épaulement et le fond étant non compris pour la réalisation de cette mesure. L’épaisseur, notamment nominale, de la couche intérieure forme avantageusement entre 22% et 32%, de préférence environ 27%, de la totalité de l’épaisseur de la paroi multicouche du flacon. Comme indiqué ci-dessus, l’épaisseur est mesurée sur la partie centrale du flacon s’étendant entre l’épaulement reliant cette partie centrale au col et le fond du flacon, l’épaulement et le fond étant non compris pour la réalisation de cette mesure. En adaptant les épaisseurs, notamment respectives, des couches du flacon, il est possible d’obtenir de bons résultats aux tests de compatibilité et d’étanchéité. Les épaisseurs des couches sont de préférence adaptées pour cette mise en œuvre de polyoléfine(s) PCR dans la réalisation du flacon par rapport à la réalisation de flacons à base de polyoléfine vierge, pour que le flacon reste stable et droit. Le flacon peut encore comporter une couche intermédiaire située entre la couche intérieure et la couche barrière, la couche intermédiaire comportant notamment au moins un broyat et une polyoléfine recyclée après consommation (PCR), ladite polyoléfine recyclée après consommation (PCR) étant notamment la même que pour la couche intérieure et/ou comporte une polyoléfine recyclée après consommation (PCR) avec un indice de fluidité à chaud (MFI) compris entre 0.50 et 0.85 g/10 min (2.16kg/190°C/norme ATSM D1238), notamment entre 0.55 et 0.85g/10 min (2.16kg/190°C/norme ATSM D1238). Dans ce cas, l’épaisseur de la couche intermédiaire forme entre 40% et 50%, de préférence environ 45%, de l’épaisseur totale de la paroi multicouche du flacon. L’épaisseur est ici aussi mesurée sur la partie centrale du flacon s’étendant entre l’épaulement reliant cette partie centrale au col et le fond du flacon, l’épaulement et le fond étant non compris pour la réalisation de cette mesure. La couche barrière peut comporter au moins un polymère choisi dans le groupe constitué par l’EVOH, le PVDC, l’acide acrylique, les copolymères d’acide acrylique, les copolymères d’éthylène. L’épaisseur de la couche barrière peut être supérieure à 2,5% et inférieure à 7,5%, de préférence environ 5% de l’épaisseur totale de la paroi multicouche du flacon. L’épaisseur est ici aussi mesurée sur la partie centrale du flacon s’étendant entre l’épaulement reliant cette partie centrale au col et le fond du flacon, l’épaulement et le fond étant non compris pour la réalisation de cette mesure. La paroi multicouche du flacon peut comporter au moins une couche adhésive, avantageusement deux couches adhésives disposées respectivement de part et d’autre de la couche barrière, en contact avec celle-ci. La ou les couches adhésives peuvent être choisies dans le groupe constitué par les copolymères généraux ou un adhésif, tels qu’un copolymère d’éthylène ou uréthane par exemple. La ou les couches adhésives peuvent comporter une colle dérivée d’éthylène, par exemple celle qui est commercialisée sous le nom Admer® par la société Mitsui Chemicals. La ou chaque couche adhésive peut présenter une épaisseur comprise entre 0,5% et 2,5%, étant de préférence égale à 1,5% environ de l’épaisseur totale de la paroi multicouche du flacon. L’épaisseur est là encore mesurée sur la partie centrale du flacon s’étendant entre l’épaulement reliant cette partie centrale au col et le fond du flacon, l’épaulement et le fond étant non compris pour la réalisation de cette mesure. La polyoléfine recyclée après consommation (PCR) peut être choisie dans le groupe constitué par le polyéthylène (PE) recyclé après consommation (PCR), notamment le polyéthylène haute densité (PEHD) recyclé après consommation (PCR), et tout type de polyéthylène et mélange de polyéthylènes. Dans ce cas, lorsque la polyoléfine recyclée est un polyéthylène recyclé après consommation (PCR), la densité du polyéthylène recyclé après consommation (PCR) peut être comprise entre 0.95 et 0.97 g/cm3, de préférence entre 0.958 et 0.965 g/cm3. Par « polymère recyclé post consommation », encore désigné par polymère recyclé après consommation PCR (pour « Post Consumer Recycled » en anglais), on désigne un polymère qui est issu d’un recyclage, notamment mécanique, ou chimique, pyrolytique, enzymatique, réalisé sur un produit utilisé par un ou plusieurs consommateurs. Un tel polymère recyclé PCR se distingue en particulier d’un polymère recyclé issu du broyage de chutes de polymères provenant de l’ensemble des couches du flacon et générées lors de la fabrication du flacon selon l’invention, pouvant être encore appelé « broyat » ou « rebroyé », et qui comporte par exemple également la couche barrière, par exemple en EVOH, et la ou les couches adhésives, si présentes. Une polyoléfine recyclée peut être caractérisée, par rapport à la polyoléfine vierge, par la présence d’incrustations et/ou d’un marqueur spécifique et/ou la variation de l’indice de fluidité à chaud MFI Dans un mode de réalisation particulier, le flacon comporte les six couches suivantes, disposées dans cet ordre, depuis la couche extérieure vers la couche intérieure avec les épaisseurs respectives indiquées, étant entendu que les épaisseurs sont mesurées sur la partie centrale du flacon s’étendant entre l’épaulement reliant cette partie centrale au col et le fond du flacon, l’épaulement et le fond étant non compris pour la réalisation de cette mesure : couche extérieure composée de 96% de polyéthylène recyclé PCR et de 4% de colorant ou pigment, notamment un « masterbatch » coloré (encore appelé « mélange maître »), notamment noir, présentant une épaisseur correspondant à 20% (+ ou – 5%) de l’épaisseur totale du flacon, couche adhésive, composée d’un dérivé d’éthylène commercialisé sous le nom Admer®, présentant une épaisseur correspondant à 1,5% (+ ou – 1%) de l’épaisseur totale du flacon, couche barrière comportant un EVOH, présentant une épaisseur correspondant à 5% (+ ou – 2,5%) de l’épaisseur totale du flacon, couche adhésive, composée d’un dérivé d’éthylène commercialisé sous le nom Admer®, présentant une épaisseur correspondant à 1,5% (+ ou – 1%) de l’épaisseur totale du flacon, couche intermédiaire comportant un mélange de 35% de polyéthylène recyclé PCR et de 65% de broyat, présentant une épaisseur correspondant à 45% (+ ou – 5%) de l’épaisseur totale du flacon, couche intérieure comportant un polyéthylène recyclé PCR, présentant une épaisseur correspondant à 27% (+ ou – 5%) de l’épaisseur totale du flacon. Un flacon ainsi réalisé comporte entre 80% et 95%, notamment entre 85% et 90%, de polymère recyclé incluant le polymère PCR et le broyat. Le corps du flacon s’étend entre un fond fermant inférieurement le flacon et un épaulement relié au col. L’épaisseur totale de la paroi du flacon au niveau de l’épaulement peut être comprise entre 0.5 et 0.8mm, notamment entre 0,59 et 0,75 mm, avec une épaisseur moyenne comprise entre 0,6 et 0,7mm, notamment égale à 0,68mm environ. L’épaisseur totale de la paroi du flacon au niveau d’une partie intermédiaire du corps située entre épaulement et fond peut être comprise entre 0,6 et 0,9mm, notamment entre 0.70 et 0.85 mm, avec une épaisseur moyenne comprise entre 0,75 et 0,8 mm, notamment égale à 0,79 mm environ. L’épaisseur totale de la paroi du flacon au niveau du fond peut être comprise entre 0,3 et 0,4 mm, notamment entre 0,32 et 0,37 mm, avec une épaisseur moyenne de 0,35 mm environ. Pour déterminer la nature des couches et les épaisseurs relatives des couches de la paroi multicouche du flacon, en particulier mais non exclusivement la couche barrière d’EVOH, on peut utiliser des méthodes d’identification par spectre infra-rouge et/ou par analyse thermique DSC (calorimétrie différentielle à balayage, en anglais « Differential Scanning Calorimetry » d’où le sigle DSC). La méthode d’identification par spectre infrarouge consiste à choisir l’une des techniques d’échantillonnage connues, principalement par solubilisation, avec comme solvant du toluène ou de l’éthylène glycol, puis à faire un balayage des longueurs d’ondes de 4000 à 600 cm -1 . On recherche les bandes d’absorption caractéristiques des polymères. Pour ce qui concerne l’EVOH, on les trouve à 3500-3200 cm -1 , 2930-2850 cm -1 , 1540-1340 cm -1 , 1100 cm -1 et 840 cm -1 . La méthode d’identification par DSC, on utilise une méthode classique d’identification des thermoplastiques par DSC avec la plage de températures balayée suivante : 50 à 250°C. On détermine la température du pic de fusion. Cette température varie avec le taux d’éthylène pour le copolymère d’EVOH selon le tableau suivant : % en poids d’éthylène Tv (°C) Tf (°C) 21 64 192 26 59 182 30 54 171 Le col est réalisé avec le corps lors de la coextrusion puis soufflage dans un moule. Le col n’est pas rapporté sur le corps après coextrusion de celui-ci. Le fond est formé par soudure (ou pincement) d’une tubulure réalisée lors de la coextrusion et avant soufflage. Il est à noter qu’une telle soudure ne doit pas remonter trop haut sur le flacon pour ne pas augmenter le risque de fissuration (« cracking » en anglais), qui augmente déjà lorsque l’on utilise une polyoléfine PCR recyclée de manière mécanique. Le flacon est distinct d’un tube. En particulier, le flacon présente une rigidité supérieure à celle d’un tube. La rigidité est obtenue par le choix du ou des polymères utilisés édicté par la densité de ceux-ci, et/ou par le choix des épaisseurs des couches. Un tube est souple car il est prévu pour être pressé par un utilisateur afin de faire sortir le produit hors du tube par l’ouverture prévue définie par le col du tube. Au contraire, un flacon est prévu pour verser le produit par l’ouverture définie par le col du tube sans appuyer sur le corps du flacon. Par ailleurs, lors de la fabrication du tube, la tête du tube (col) est rapportée ou sur-injectée sur la partie extrudée du tube constituée par une jupe. Pour mesurer la rigidité d’un tube, on peut mettre en œuvre un test dit « méthode de la main d’un tube » au niveau de la jupe de celui-ci, qui consiste à mesurer la force maximale appliquée par la main pour déformer un tube et à mesurer la force appliquée par le tube après déformation. Si le tube reste déformé, la force appliquée par le tube après déformation, encore appelée « force rebound », est sensiblement nulle. Si le tube reprend forme, la « force rebound » est différente de zéro. L’invention a encore pour objet, selon un autre de ses aspects, en combinaison avec ce qui précède, un contenant comportant un flacon tel que défini plus haut et une capsule de fermeture du flacon configurée pour coopérer avec le col du flacon, notamment par vissage, de manière à fermer de manière étanche le flacon, la capsule de fermeture comportant une jupe d’étanchéité en contact avec le côté intérieur de la paroi multicouche du flacon au niveau du col, la capsule étant formée de préférence avec une polyoléfine recyclée, notamment un polypropylène recyclé après consommation (PCR), notamment par moulage par injection. Le flacon peut loger un produit cosmétique, notamment une composition de coloration ou de permanente capillaire. Le volume de produit pouvant être contenu dans le flacon peut être compris entre 20 ml et 2 l, notamment entre 20 ml et 1,5 l, par exemple entre 20 ml et 500 ml, notamment entre 20 ml et 250 ml, notamment entre 20 ml et 100 ml. Il est à noter que pour de tels produits techniques, il est particulièrement nécessaire d’assurer une bonne étanchéité entre capsule de fermeture et col du flacon. L’utilisation de polymère recyclé PCR peut avoir un impact de fissuration sur la jupe d’étanchéité lorsque présente sur la capsule de fermeture, sachant qu’il y a une interférence forte entre le flacon et la jupe d’étanchéité pour ce type de produit. L’invention a encore pour objet, en combinaison avec ce qui précède, selon un autre de ses aspects, un procédé de fabrication d’un flacon tel que défini plus haut comportant les étapes consistant à coextruder et à souffler lesdites au moins trois couches dans un moule pour obtenir le flacon comportant le corps et le col. Le procédé comprend l’étape consistant à souder la tubulure réalisée par coextrusion afin de former le fond avant soufflage. Les épaisseurs au sein de la tête d’extrusion sont de préférence adaptées pour permettre d’obtenir les épaisseurs respectives prédéterminées des couches de flacon indiquées plus haut, notamment une épaisseur de couche intérieure plus importante que celle de la couche extérieure. Le procédé selon l’invention permet de réaliser simultanément corps et col dans une même filière. Il n’est ainsi pas nécessaire, comme c’est le cas pour la fabrication d’un tube, de rapporter ou sur-injecter un col sur un corps après fabrication de celui-ci. La mise en œuvre du procédé peut comporter l’étape consistant à ajuster, notamment à diminuer, la température dans la tête de coextrusion par rapport à la température habituelle lorsque le flacon est dépourvu de polymère recyclé PCR. Un tel ajustement de température peut permettre de contribuer à stabiliser la fabrication du flacon et obtenir un flacon de bonne qualité permettant de conserver les propriétés techniques et l’aspect esthétique du flacon. Grâce à l’invention, on obtient un flacon qui présente de bonnes propriétés d’étanchéité et une bonne résistance à la fissuration. L’invention pourra être mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui va suivre, d’exemples de mise en œuvre non limitatifs de celle-ci, et à l’examen du dessin annexé, sur lequel : la représente de manière schématique et en perspective un exemple de contenant selon l’invention, la représente de manière isolée, schématique et en coupe longitudinale partielle, un exemple de flacon selon l’invention, la représente de manière schématique et en coupe longitudinale le détail III de la , la représente de manière schématique et en coupe longitudinale le détail IV de la , la représente de manière schématique, en coupe longitudinale une portion de la paroi du flacon de la , et la représente de manière schématique, en coupe longitudinale une portion de la paroi d’un autre exemple de flacon. Description détaillée Dans la suite de la description, les éléments identiques ou de fonctions identiques portent le même signe de référence. A des fins de concision de la présente description, ils ne sont pas décrits en regard de chacune des figures, seules les différences entre les modes de réalisation étant décrites. Sur les figures, les proportions réelles n’ont pas toujours été respectées, dans un souci de clarté. On a illustré à la un contenant 1 selon l’invention, comportant un flacon 2 et une capsule de fermeture 3 apte à coopérer avec le flacon 2 pour fermer de manière étanche celui-ci. Dans l’exemple illustré, le contenant 1 loge un produit cosmétique de coloration capillaire. Il a une contenance de 60 ml dans l’exemple illustré. La contenance peut être différente sans sortir du cadre de l’invention. Le flacon 2 est recouvert en grande partie d’une étiquette 4 comme visible, permettant de donner des informations sur le produit, notamment. Comme visible sur la , le flacon 2 comporte un corps 5 et un col 6 définissant une ouverture 7 du flacon 2. Le corps 5 présente une partie centrale 8 de forme générale, dans cet exemple, cylindrique de section circulaire, s’étendant selon un axe longitudinal X. Le corps 5 comporte, à l’opposé du col 6, un fond 9 fermant inférieurement le flacon 2. Le corps 5 comporte un épaulement 10 relie la partie centrale 8 au col 6. Comme visible sur les figures 2 et 3 et également 4, le col 6 comporte un filetage extérieur 11 apte à coopérer avec un filetage intérieur 30 de la capsule de fermeture 3 permettant de visser celle-ci sur le col 6 du flacon 2 pour fermer le contenant 1. Sur les figures 3 et 4, on visualise la paroi 12 du flacon au niveau du col 6 qui présente, à l’intérieur du col 6, un épaulement 13 créant un élargissement de la section intérieure du col 6 et un rétrécissement de la paroi 12 en se déplaçant vers l’extrémité libre 14 du col 6. Cet épaulement 13 est prévu pour permettre à la jupe d’étanchéité intérieure 31 de la capsule de fermeture 3, visible sur la , de venir en appui contre l’épaulement 13 et éventuellement contre la paroi 12 au niveau du col 6 afin d’assurer l’étanchéité de la fermeture du contenant 1. Selon l’invention, le flacon 2 est réalisé par un procédé de coextrusion-soufflage. La paroi 12 du flacon 2 est multicouche, comme illustré sur la . La paroi 12 du flacon 2 comprend au moins trois couches superposées, dans l’exemple illustré sur la six couches, dont au moins une couche barrière 15 intercalée entre une couche extérieure 16 et une couche intérieure 17, destinée à être en contact avec le produit contenu dans le flacon 2. La couche intérieure 17 comporte une polyoléfine recyclée après consommation (PCR) présentant un indice de fluidité à chaud (MFI) compris entre 0.50 et 0.85g/10 min (2.16kg/190°C/norme ATSM D1238). Dans l’exemple illustré, la polyoléfine recyclée après consommation est un polyéthylène haute densité (PEHD) recyclé après consommation (PCR), présentant une densité comprise entre 0.958 et 0.965 g/cm 3 , , un indice MFI compris entre 0.55 et 0.85 g/10min (2.16kg/190°C/norme ATSM D1238), un module de flexion de 769 MPa et une résistance à la fissuration sous contrainte (ESCR pour « environmental stress cracking resistance » en anglais) d’au moins 9h environ. D’autres polymères PE PCR peuvent être utilisés pour la mise en œuvre de l’invention. On peut par exemple utiliser un polyéthylène haute densité PCR présentant une densité comprise entre 0.95 et 0.965 g/cm 3 , un indice MFI de 0.6g/10min (2.16kg/190°C/norme ATSM D1238), un module de flexion de 1134 MPa et une résistance à la fissuration sous contrainte ESCR d’au moins 8h environ. On peut encore utiliser un polyéthylène haute densité PCR présentant une densité comprise entre 0.95 et 0.964 g/cm 3 , un indice MFI compris entre 0.5 et 0.7g/10min (2.16kg/190°C/norme ATSM D1238), et une résistance à la fissuration sous contrainte ESCR d’au moins 12.8h environ. On peut encore utiliser un polyéthylène haute densité PCR présentant une densité comprise entre 0.95 et 0.96 g/cm 3 , un indice MFI compris entre 0.5 et 0.7g/10min (2.16kg/190°C/norme ATSM D1238), et une résistance à la fissuration sous contrainte ESCR d’au moins 10.8h environ. La présence de plusieurs couches dans la paroi multicouche du flacon peut permettre d’obtenir de meilleurs résultats de résistance à la fissuration sous contrainte par rapport à un polymère vierge et également une meilleure conservation du produit contenu dans le flacon sans perdre des actifs nécessaires pour conserver la performance du produit. La couche extérieure 16 comporte dans l’exemple illustré une polyoléfine recyclée, laquelle polyoléfine recyclée après consommation (PCR) est dans cet exemple la même que pour la couche intérieure 17. La couche barrière 15 est constituée d’EVOH dans cet exemple. L’EVOH est de préférence une résine de premier choix, grade alimentaire et grade extrusion. Elle peut présenter une densité de 1,19 g/cm3 (norme ASTM D792 ou ISO 1183), une MFR (pour « Melt flow rate » en anglais, c’est-à-dire un indice de fluidité à chaud) comprise entre 1,5 et 2 g/10min (normes ISO 1133 (190°C,2,16kg) ou ASTM D1238 (190°C,2,16kg)), une teneur en éthylène de 32% mol (norme ISO 14663-2), une température de fusion de 183°C (norme DSC ISO 11357) et une perméabilité au dioxygène inférieur à 0,4 cc.20µm/m²/24h atm (normes ISO 14663-2 (20°C 65%HR) ou ASTM D3985 (20°C 65%HR)). L’EVOH peut être celui commercialisé par la société FURARAY sous le nom EVAL F101A, EVAL F101B ou EVAL F171B, ou celui commercialisé par la société NIPPON GOHSEI sous le nom SOARNOL DC 3203FB ou encore celui commercialisé par la société CHANG CHUN (ARKEMA) sous le nom EV EVASIN 3251 . La paroi 12 multicouche du flacon 2 comporte dans cet exemple deux couches adhésives 19 disposées respectivement de part et d’autre de la couche barrière 15, à savoir une couche 19a et une couche 19b, en contact avec celle-ci, et comportant dans cet exemple la colle dérivée d’éthylène commercialisée sous le nom ADMER®. Dans l’exemple illustré, la paroi 12 comporte encore une couche intermédiaire 18, disposée de manière adjacente et en contact avec la couche intérieure 17, à l’intérieur de la paroi 12. La couche intermédiaire 18 comporte dans cet exemple au moins un broyat et une polyoléfine recyclée après consommation (PCR), dans cet exemple la même que celle des couches intérieure 17 et extérieure 16. L’épaisseur de la paroi 12 du flacon 2 et l’épaisseur de chaque couche de cette paroi 12 sont prédéterminées et le réglage de la tête de coextrusion est prévu pour permettre d’obtenir à 5% près ces valeurs d’épaisseurs théoriques. Dans l’exemple illustré, les valeurs théoriques (prédéterminées) relatives (%) d’épaisseurs des différentes couches par rapport à l’épaisseur totale de la paroi 12 sont les suivantes : couche extérieure 16 : 20% couche adhésive 19a : 1,5% couche barrière 15 : 5% couche adhésive 19b : 1,5% couche intermédiaire 18 : 45% couche intérieure 17 : 27% En particulier, dans cet exemple, au moins en théorie, l’épaisseur prédéterminée de la couche intérieure 17 est supérieure à l’épaisseur de la couche extérieure 16. On a réalisé le flacon 2 en mettant en œuvre le procédé selon l’invention qui comporte les étapes de coextrusion avec une tête de coextrusion et de soufflage dans un moule pour obtenir le flacon 2 comportant le corps 5 et le col 6. Le procédé comprend encore l’étape consistant à fermer les parties de moule sur la tubulure réalisée par coextrusion ce qui pince la tubulure en haut et en bas afin de former le fond 9 avant soufflage et soudure. Les épaisseurs au sein de la tête de coextrusion sont de préférence adaptées pour permettre d’obtenir les épaisseurs respectives prédéterminées (théoriques) des couches de flacon indiquées plus haut, avec une épaisseur de couche intérieure 17 plus importante que celle de la couche extérieure 16. La mise en œuvre du procédé peut comporter l’étape consistant à ajuster, notamment à diminuer, la température dans la tête de coextrusion par rapport à la température habituelle lorsque le flacon est dépourvu de polymère recyclé PCR. Un tel ajustement de température peut permettre de contribuer à stabiliser la fabrication du flacon et obtenir un flacon de bonne qualité permettant de conserver les propriétés techniques et l’aspect esthétique du flacon. Une fois le flacon 2 réalisé selon ce procédé et refroidi, il est possible de le découper pour mesurer l’épaisseur réelle de la paroi 12 et de chaque couche de la paroi 12 en différents endroits. Un flacon 2 selon l’invention a ainsi été réalisé à l’aide du procédé selon l’invention. Ce flacon 2 comporte six couches décrites ci-dessus formant la paroi 12 comme illustré sur la et présentant les épaisseurs théoriques respectives indiquées ci-dessus et les caractéristiques suivantes : couche extérieure 16 composée de 96% de polyéthylène haute densité recyclé PCR décrit plus haut et de 4% de masterbatch noir, couche adhésive 19a, composée d’Admer®, couche barrière 15 comportant un EVOH, couche adhésive 19b, composée d’Admer®, couche intermédiaire 18 comportant un mélange de 35% de polyéthylène haute densité recyclé PCR décrit plus haut et de 65% de broyat, couche intérieure 17 comportant 100% de polyéthylène haute densité recyclé PCR. Le polyéthylène haute densité PCR utilisé est le même pour la couche extérieure 16, la couche intermédiaire 18 et la couche intérieure 17 dans cet exemple. Le tableau ci-dessous reproduit les valeurs théoriques et mesurées des épaisseurs des différentes couches formant la paroi 12 ainsi que l’épaisseur théorique et mesurée de la paroi 12 en différents endroits du flacon 2. Epaisseur moyenne mesurée Epaisseur minimale mesurée Epaisseur maximale mesurée Epaisseur théorique Couche extérieure 16 22.11% 20.03% 23.58% 20% Couche adhésive 19a 1.76% 1.14% 2.45% 1.5% Couche barrière 15 5.45% 4.22% 7.11% 5% Couche adhésive 19b 1.70% 1.52% 1.91% 1.5% Couche intermédiaire 18 48.33% 44.96% 52.32% 45% Couche intérieure 17 20.65% 15.74% 26.43% 27% Paroi 12 (à l’épaule 10) 0.68mm 0.59mm 0.75mm Supérieur à 0,3 mm Paroi 12 (à la partie 8 du corps 5) 0.79mm 0.70mm 0.85mm Supérieur à 0,3 mm Paroi 12 (au fond 9) 0.35mm 0.32mm 0.37mm Supérieur à 0,3 mm Grâce à l’invention, on obtient un flacon qui présente de bonnes propriétés d’étanchéité et une bonne résistance à la fissuration, permettant d’obtenir de bons résultats aux tests d’étanchéité et de fissuration décrits ci-après. Test d’étanchéité Les articles, homologués par les Services Packagings, doivent assurer une bonne étanchéité. Toutefois, certains défauts d'aspect difficilement visibles (plis, aspérités, glaçures dans l'ouverture des flacons, retassures sur les jupes d'étanchéité des capsules...) et certaines dérives dimensionnelles peuvent entraîner des risques de fuite. Cette méthode permet de vérifier qu’il n’existe pas de défauts, non constatés lors du contrôle d’aspect, nuisant à l’étanchéité. L’objectif de la méthode est de s’assurer de la bonne étanchéité du flacon ou contenant, lorsqu’ils sont remplis d’un simulant spécifique et testés : - dans une enceinte à vide - dans une étuve à 45°C - au moyen d’un détecteur de fuite. On remplit le flacon à tester au bas col avec un simulant coloré défini (glycérine, eau ou alcool coloré). On solidarise la capsule de fermeture sur le flacon et on laisse le flacon ainsi rempli en position debout pendant au moins 1h à la température du laboratoire. Pour tester dans une enceinte à vide, on place le flacon à tester dans l’enceinte en position couchée sur du papier blanc absorbant. On amène alors la pression à l’intérieur de l’enceinte pendant 10 à 15 s à une valeur comprise entre 250 et 200 mbars pour le manomètre à affichage pression absolue, à une valeur comprise entre -0.75 et -0.80 bars pour le manomètre à affichage pression relative. Pour tester dans une étuve à 45°C (+ ou – 2°C), on place le flacon à tester dans l’étuve en position coucher sur du papier blanc absorbant et on laisse pendant 24 h environ (+ ou – 1h), puis on le retire de l’étuve et on le place, tête en haut, à température ambiante pendant au moins 2h. Pour tester au moyen d’un détecteur de fuite, on utilise un gabarit de flacon réalisé avec les cotes les plus défavorables et on le contrôle avec une pression absolue de test de 150 mbars + ou – 20mbars. Pour l’interprétation des résultats, on juge un défaut critique, pour les tests dans l’enceinte à vide ou dans l’étuve à 45°C, si le papier absorbant est souillé ou si après ouverture du flacon, il apparaît qu’un liquide est présent au-delà de la zone d’étanchéité capsule/flacon. Le débit de fuite admissible, pour le test au détecteur de fuite, est indiqué sur la fiche de spécifications ou, à défaut, le flacon est défectueux si le débit de fuite est positif. Test de résistance à la fissuration sous contrainte ou test de compatibilité La fissuration sous contrainte, encore appelée en anglais « stress cracking », est un mode d'endommagement qui apparaît sous l'action conjuguée d'une contrainte mécanique et d'un agent chimique. Il provoque tout d'abord l'apparition de craquelures (encore appelées « crazing » en anglais) et à terme la rupture du matériau (fissuration). La synergie des deux paramètres (contrainte mécanique et agent chimique) fait que la contrainte mécanique, capable de provoquer une fissuration sous contrainte, est considérablement plus faible que la contrainte de rupture du matériau et que la fissuration sous contrainte peut être provoquée même par un agent chimique pour lequel le polymère n'est pas sensible s'il n'est pas contraint. Un test de compatibilité permet de détecter ce défaut ou au contraire la résistance à la fissuration sous contrainte. La résistance à la fissuration sous contrainte pourra ainsi être évaluée à l’issue de test(s) de compatibilité classiques. Pour effectuer le test de fissuration sous contrainte, on prépare une solution à 0,5% + ou- 0,05% en m/m d’un agent fissurant, le POLYOXYETHYLENE(12) TRIDECYL ETHER (TRIDECETH-12), dans de l’eau déminéralisée, en chauffant et mélangeant si nécessaire pour assurer la solubilité et l’homogénéité de la solution (à 35°C ou en étuve à 45°C). On mouille le flacon à tester avec la solution d’agent fissurant ainsi obtenue, de façon à ce qu’il en soit bien imprégné aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. On dispose la capsule de fermeture sur le flacon. On immerge le contenant à tester dans un cristallisoir rempli de la solution d’agent fissurant de manière à ce que le contenant à tester et sa zone de contrainte soient entourés de la solution. On recouvre le cristallisoir avec un verre de montre pour empêcher l’évaporation de manière à ce que les articles restent constamment immergés puis on porte en étuve à 55°C + ou – 2°C pendant 24h + ou – 1h. Pour l’interprétation des résultats, on procède à un examen visuel du contenant testé, toute fissuration constatée étant considérée comme étant un défaut. En cas de doute, on colore la zone fissurée avec un marqueur non permanent, on enlève ensuite l’encre du marqueur en excès avec du papier absorbant. Si la fente reste colorée, il s’agit effectivement d’une fissuration et donc d’un défaut. Pour évaluer toutes les zones de contrainte non accessibles, on vérifie le fonctionnement et/ou la tenue de l’assemblage et on évalue ensuite la présence de zones de fissuration après démontage. On procède également, après retour à température ambiante, à un test d’étanchéité sur le contenant testé si pas de zone de fissuration constatée après démontage. L’invention n’est pas limitée à l’exemple qui vient d’être décrit. En particulier, la paroi 12 du flacon 2 peut comporter un nombre de couches différent de six couches, étant au minimum de trois. Dans l’exemple illustré sur la , la paroi 12 comporte uniquement trois couches, à savoir une couche barrière 15, une couche extérieure 16 et une couche intérieure 17. Flacon (2) destiné à contenir un produit, notamment cosmétique, le flacon (2) étant réalisé par un procédé de coextrusion-soufflage et comportant un corps (5) et un col (6) surmontant le corps (5) et définissant une ouverture (7) du flacon (2), le corps (5) et le col (6) étant formés par une paroi (12) multicouche du flacon (2), la paroi (12) multicouche du flacon (2) comprenant au moins trois couches superposées dont au moins une couche barrière (15) intercalée entre une couche extérieure (16) et une couche intérieure (17), au moins la couche intérieure (16) comportant une polyoléfine recyclée après consommation (PCR) présentant un indice de fluidité à chaud (MFI) compris entre 0.50 et 0.85g/10 min (2.16kg/190°C/norme ATSM D1238). Flacon (2) selon la revendication 1, dans lequel la couche extérieure (16) comporte une polyoléfine recyclée après consommation (PCR), laquelle polyoléfine recyclée après consommation (PCR) est de préférence la même que pour la couche intérieure et/ou comporte un indice de fluidité à chaud (MFI) compris entre 0.55 et 0.85 g/10 min (2.16kg/190°C/norme ATSM D1238). Flacon (2) selon l’une des revendications précédentes, dans lequel l’épaisseur de la couche extérieure (16) forme entre 15% et 25%, de préférence environ 20%, de l’épaisseur totale de la paroi (12) multicouche du flacon (2). Flacon (2) selon l’une quelconque des revendications précédentes, dans lequel l’épaisseur de la couche intérieure (17) forme entre 22% et 32%, de préférence environ 27%, de la totalité de l’épaisseur de la paroi (12) multicouche du flacon (2). Flacon (2) selon l’une quelconque des revendications précédentes, comportant une couche intermédiaire (18) située entre la couche intérieure (17) et la couche barrière (15), la couche intermédiaire (18) comportant au moins un broyat et une polyoléfine recyclée après consommation (PCR), ladite polyoléfine recyclée après consommation (PCR) étant notamment la même que pour la couche intérieure (17) et/ou comporte une polyoléfine recyclée après consommation (PCR) avec un indice de fluidité à chaud (MFI) compris entre 0.55 et 0.85 g/10 min (2.16kg/190°C/norme ATSM D1238). Flacon (2) selon la revendication précédente, dans lequel l’épaisseur de la couche intermédiaire (18) forme entre 40% et 50% de l’épaisseur totale de la paroi (12) multicouche du flacon. Flacon (2) selon l’une quelconque des revendications précédentes, la paroi (12) multicouche du flacon (2) comportant deux couches adhésives (19 ; 19a, 19b) disposées respectivement de part et d’autre de la couche barrière (15), en contact avec celle-ci. Flacon (2) selon l’une quelconque des revendications précédentes, la polyoléfine recyclée après consommation (PCR) étant choisie dans le groupe constitué par le polyéthylène (PE) recyclé après consommation (PCR), notamment le polyéthylène haute densité (PEHD) recyclé après consommation (PCR), et tout type de polyéthylène et mélange de polyéthylènes. Flacon (2) selon la revendication précédente, dans lequel la polyoléfine recyclée est un polyéthylène recyclé après consommation (PCR), la densité du polyéthylène recyclé après consommation (PCR) étant comprise entre 0.95 et 0.97 g/cm 3 , de préférence entre 0.958 et 0.965 g/cm 3 . Contenant (1) comportant un flacon (2) selon l’une quelconque des revendications précédentes et une capsule (3) de fermeture du flacon (2) configurée pour coopérer avec le col (6) du flacon (2), notamment par vissage, de manière à fermer de manière étanche le flacon (2), la capsule (3) de fermeture comportant une jupe d’étanchéité en contact avec le côté intérieur de la paroi (12) multicouche du flacon au niveau du col (6), la capsule (3) étant formée de préférence avec une polyoléfine recyclée, notamment un polypropylène recyclé après consommation (PCR), notamment par moulage par injection. Contenant (1) selon la revendication précédente, le flacon (2) logeant une composition de coloration capillaire. Procédé de fabrication d’un flacon (2) selon l’une quelconque des revendications 1 à 8, comportant les étapes consistant à coextruder et à souffler lesdites au moins trois couches dans un moule pour obtenir le flacon (2) comportant le corps (5) et le col (6).