L’invention concerne un comprimé à sucer de polyvinylpyrrolidone iodée (PVPI) dont la quantité en poids est inférieure ou égale à 100 mg et dépourvu d’excipient cellulosique. Ledit comprimé est destiné à être utilisé comme médicament dans le traitement de la sphère oropharyngée ou buccale, en particulier dans la prévention et/ou le traitement des maladies infectieuses. Comprimé à sucer à base de PVPI dépourvu d’excipients cellulosiques. Domaine de l’invention L’invention concerne un comprimé à sucer de polyvinylpyrrolidone iodée (PVPI) dont la quantité en poids est inférieure ou égale à 100 mg et dépourvu d’excipient cellulosique. Ledit comprimé est destiné à être utilisé comme médicament dans le traitement de la sphère oropharyngée ou buccale, en particulier dans la prévention et/ou le traitement des maladies infectieuses. Etat de l’art Dans le domaine pharmaceutique, l'iode est utilisé depuis très longtemps sous diverses formes (solution, teinture, etc.) pour la désinfection fine de petites blessures. Malgré la bonne efficacité du produit, son application est limitée car il présente un certain nombre d'effets secondaires, tels que l’apparition d’irritations voire l’apparition de réactions allergiques. La polyvinylpyrrolidone iodée (PVPI) est un complexe de polyvinylpyrrolidone (PVP) et d'iode, en particulier d’iode complexé et d’iode libre qui s’équilibrent au sein du complexe. En raison de sa complexation avec la molécule de polyvinylpyrrolidone, l'iode contenu dans le complexe est libéré lentement et progressivement. La PVPI offre ainsi une meilleure tolérance que les teintures d’iode. Le PVPI est un antiseptique à large spectre, en particulier un bactéricide sur l'ensemble des bactéries y compris chlamydiae et mycoplasmes, un antifongique vis-à-vis des dermatophytes et candidas, et un virucide sur une large étendue de germes. Ainsi, la PVPI est couramment utilisée dans le domaine pharmaceutique et a supplanté l’utilisation de la teinture d’iode, en particulier : - dans le domaine de la prophylaxie notamment pour la désinfection des mains, en particulier en chirurgie et pour l’antisepsie de la peau et des muqueuses, et - dans le domaine de la thérapie : dans les mycoses cutanées, les pyodermies et l'acné, dans le traitement des vaginites et dans le traitement des brûlures, du décubitus et des ulcères variqueux. La polyvinylpyrrolidone iodée (PVPI) est généralement présentée sous forme de solution à usage dermique pour aseptiser les champs opératoires, en solution moussante dite scrub pour le lavage de la peau, en solution vaginale et en gargarisme. On la trouve également sous forme de tulle imprégné et d’ovules vaginales. Ce type de formulation présente néanmoins des inconvénients notables, dus à son manque de conservation, à un prix de fabrication élevé et aux problèmes liés à son stockage, sa manutention et son transport. Des formes destinées à l’hygiène buccale et nasale sont également connues. En particulier, il est connu une solution de faible viscosité dosée à 10% (p/p) de PVPI nécessitant d’être diluée dix fois de façon extemporanée avant l’utilisation (Bétadine® 10% bain de bouche), ce qui n’est pas satisfaisant pour le patient et exclu un usage ambulatoire. Une autre préparation prête à l’emploie sous forme d’une solution liquide dosée à 1% (p/p) de PVPI est proposée (Iso-Bétadine® Buccale 1%). Toutefois, cette solution nécessite de réaliser un gargarisme, un usage en ambulatoire n’est donc pas adapté. Des comprimés de PVPI ont également été décrits mais spécifiquement pour l'utilisation mucoadhésive et locale (comprimés vaginaux). Enfin, il existe également des formes de comprimés effervescents destinés à reconstituer de façon extemporanément une solution de PVPI iodée. Une telle solution n’est également pas satisfaisante en usage ambulatoire notamment car elle n’est pas prête à l’emploi. Il existe un besoin pour un produit apte à réaliser une asepsie de la sphère buccale et/ou de la muqueuse nasale pendant une période de temps étendue, en particulier pour prévenir ou combattre les infections bactériennes, fongiques et/ou virales. En effet, lors d’épisodes épidémiques tels que la grippe saisonnière, la grippe H1N1 ou encore plus récemment les épisodes de SARS, MERS et Covid-19, dont les principales voies d’entrée du virus sont les yeux, le nez et la bouche, il est connu qu’avant de diffuser largement au niveau de l’organisme les virus siègent en premier lieu dans la sphère oropharyngée supérieure ou ils vont progressivement se répliquer pour ensuite envahir les poumons et causer éventuellement des pneumonie, voir des syndromes de détresse respiratoire, ce qui est à l’origine des pandémies à coronavirus enregistrées récemment (Intelligencer is « viral load » why some people get a mild case of covid-19 by James D.Walsh2020). Ainsi, l’utilisation de PVPI en gargarisme pour prévenir les infections et pour diminuer la charge virale lors des premiers épisodes de l’infection est ainsi recommandée. Toutefois, la pratique des gargarismes est difficile à opérer de façon ambulatoire notamment lorsque qu’un sujet suspect d’être contaminé et souhaite se désinfecter la gorge rapidement. De plus, lors de simple gargarisme le temps de résidence de la PVPI est limité car la solution est rapidement diluée par le flux salivaire ce qui entraine une rapide perte de la couverture antiseptique et donc une diminution de l’efficacité. Il existe donc un besoin pour une solution prête à l’emploie en usage ambulatoire et permettant de prévenir et/ou lutter les infections bactériennes, fongiques et/ou virales. Un comprimé à sucer comprenant de la PVPI permet de répondre à ces besoins et vise à être plus efficace qu’un gargarisme. Il est déjà connu des comprimés à désintégration buccale dans le brevet EP 1 839 665. Ceux-ci comprennent de la PVPI, un excipient acide, un excipient cellulosique, un désintégrant cellulosique, un liant cellulosique, un polyol, des édulcorants, des lubrifiants et sont obtenus par compression directe. Toutefois, cette formulation n’est pas satisfaisante car le comprimé subit en une semaine une perte de 30% de la teneur en iode ce qui est incompatible avec une exploitation industrielle en raison d’une durée de péremption très insuffisante. Le comprimé ne permet donc pas de prévenir de façon satisfaisante les infections microbiennes de la sphère oropharyngée et son exploitation industrielle est inenvisageable. La présente invention vise à remédier aux inconvénients de l’art antérieur, en particulier maintenir la teneur en iode dans le comprimé et donc améliorer la stabilité et l’efficacité des comprimés à sucer. Ainsi, le comprimé selon l’invention présente un effet rémanent garantissant l’asepsie de la sphère buccale et donc une prévention optimale des infections. Pour y répondre, l’invention vise un comprimé à sucer comprenant de la PVPI dépourvu d’excipients cellulosiques et de désintégrant. Ainsi, selon un premier aspect, l’invention propose un nouveau comprimé à base de PVPI, en particulier un comprimé à sucer stable à délitement lent comprenant de la polyvinylpyrrolidone iodée (PVPI) la quantité en poids de PVPI dans le comprimé étant inférieure ou égale à 100 mg. Ledit comprimé est dépourvu d’excipients cellulosiques et/ou de désintégrant et/ou de liant. Or, il présente de façon surprenante une excellente stabilité, y compris de la teneur en iode initial et qui soit conforme aux guidelines internationales reconnus dans l’industrie pharmaceutique. Selon un autre objet, le comprimé selon l’invention est destiné à l’antisepsie de la sphère buccale pour combattre les infections bactériennes, fongiques ou virales. Chez un individu, le flux salivaire normal se situe aux environs de 1 ml/minute. Afin de conserver une efficacité antiseptique optimale de la PVPI, le comprimé selon l’invention comprend une quantité, qui dans la bouche au contact de la salive permette de maintenir une concentration en PVPI dans la bouche comprise entre 0,1% et 1% de PVPI soit entre 0,01 et 0,1% en iode libre. Si l’on considère un temps de résidence dans la sphère buccale de 5 minutes et un flux salivaire de 1ml/min la quantité totale de PVPI libéré, soit la quantité de PVPI comprise dans le comprimé est préférentiellement comprise entre 5 et 50 mg ce qui correspond à une quantité comprise entre 0,5 et 5 mg en iode. A cet effet, l'invention vise également un comprimé à sucer destiné à une administration par voie orale, dont la désagrégation dans la bouche se fait entre 1 et 15 minutes. Le comprimé selon l’invention est particulièrement adapté pour être utilisé comme médicament, préférentiellement comme antiseptique dans le traitement de la sphère oropharyngée ou buccale, en particulier dans la prévention et/ou le traitement des maladies virales, bactériennes et/ou fongiques. Selon un autre aspect, l’invention se rapporte à un procédé de fabrication simple et robuste, permettant d’obtenir une stabilité améliorée vis-à-vis des comprimés de l’art antérieur et qui soit compatible avec les exigences de guidelines de réglementations internationales reconnues dans le domaine pharmaceutique (ICH). Ledit procédé selon l’invention met ainsi en œuvre un procédé de compactage par compression directe ou par granulation sèche mais exclu la granulation humide et exclu les excipients de type cellulosiques au profit de polyols inertes chimiquement, qui en dehors de leurs excellentes propriétés de compression présentent un caractère édulcorant non cariogène. Par ailleurs, le procédé ne nécessite pas l’ajout de désintégrant tel que la croscarmellose, également citée dans le brevet EP 1 839 665, qui en dehors de son interaction chimique avec la PVPI confère aux comprimés un goût plâtreux désagréable. Enfin le procédé ne nécessite pas l’ajout de liant tel que la PVP, l’amidon et ses dérivés, les maltodextrines ou des dérivés cellulosiques, également citée dans le brevet EP 1 839 665 ce qui simplifie le procédé de fabrication et de plus, améliore les propriétés gustatives des formulations. Préférentiellement, le procédé comprend une étape de compression permettant d’obtenir des comprimés selon l’invention présentant une dureté comprise entre 50 et 500 N, plus préférentiellement entre 70 et 250 N, la dureté étant exprimée en Newton. La désagrégation du comprimé est ainsi modulée en faisant varier la force de compression appliquée lors du procédé de fabrication. D’autres caractéristiques et avantages ressortiront de la description détaillée de l’invention et des exemples qui vont suivre. Description détaillée de l’invention Définition Par « comprimé à sucer comprenant du PVPI » au sens de l'invention, on entend une préparation solide obtenue en agglomérant par compression un volume constant de particules de PVPI additionnées d'excipient(s) tel(s) que : diluants de type polyols, agents d’écoulement, lubrifiants, colorants autorisés pour des applications pharmaceutiques, arômes, édulcorants à l’exclusion des excipients cellulosiques et de désintégrant. Par « excipients cellulosiques » ou « dérivés cellulosiques », on entend au sens de l’invention, en particulier la cellulose microcristalline ; méthylcellulose ; éthylcellulose ; hydroxypropylcellulose ; Hydroxypropylméthylcellulose ; éthylméthylcellulose ; carboxyméthylcellulose. Par « désintégrant », on entend au sens de l’invention en particulier la croscarmellose sodique, la crospovidone, la L-HPC (hydroxypropylcellulose), la cellulose modifiée (carboxyméthylcellulose de sodium). Par « diluant » au sens de l'invention, on entend des excipients de type polyols non réducteur comme le sorbitol, le xylitol, le mannitol une de façon à produire un comprimé avec une taille, des performances et des propriétés physiques appropriées. Par « glidant » au sens de l'invention, on entend une matière utilisée pour aider à l'écoulement de la poudre durant l'étape de compression. Par « lubrifiant » au sens de l'invention, on entend une matière utilisée pour éviter les frictions durant l'étape de compression et pour aider l'éjection du comprimé des matrices dans certains cas pour aider l'écoulement de la poudre. Par « concentration en PVPI » au sens de l’invention, on entend la concentration en PVPI dans le comprimé selon l’invention, telle que prête à l’emploi. Cette concentration est exprimée en pourcentage en poids de PVPI par rapport au poids du comprimé (indiqué % (p/p)). Comprimé à sucer selon l’invention La présente invention a donc pour objet un comprimé à sucer comprenant de la polyvinylpyrrolidone iodée (PVPI) dans lequel la quantité en poids de la PVPI dans le comprimé est inférieure ou égale à 100 mg et dépourvu d’excipients cellulosiques. Les dérivés cellulosiques tels que la carmellose, la carmellose réticulée (carboxyméthylcellulose et carboxyméthylcellulose réticulée) et un polyol, par exemple le D sorbitol permettent d’améliorer légèrement la stabilité des préparations à base d’iode, à hauteur de 70% de la teneur en iode initial. La stabilité est mesurée après une semaine dans des enceintes climatiques portées à 60°C. Or, ces résultats de stabilité sont bien en deçà de ceux requis par les guidelines internationales pour pouvoir mettre sur le marché de telles préparations. En effet, les dérivés cellulosiques présentent des pH alcalins ce qui est néfaste vis-à-vis de la stabilité de la PVPI. De plus, les dérivés cellulosiques présentent également des fonctions aldéhydes qui ont un pouvoir réducteur ce qui explique que 30% de la teneur en iode disparaisse. Ainsi, l’utilisation de dérivés cellulosiques en association avec le PVPI n’est pas satisfaisante dans le contexte de la présente invention et de manière surprenante, le comprimé selon l’invention dépourvu de tels dérivés présente une meilleure stabilité que ceux de l’art antérieur. Selon un mode de réalisation particulier, la quantité en poids de PVPI dans le comprimé est inférieure ou égale à 50mg, préférentiellement la quantité est comprise entre 5 et 50 mg. Cette quantité permet ainsi de se situer à l’intérieur des doses admissibles en iode tout en garantissant un effet microbicide instantané. En particulier, il a été démontré qu’une concentration salivaire supérieure à 0,23% en PVPI permet d’obtenir une action microbicide complète (Eggers et al. 2018). Ainsi, pour un temps de résidence en bouche de cinq minutes en considérant que le flux salivaire moyen est de 1ml/minute et que la densité de la salive est de 1 ; la quantité en PVPI pour chaque comprimé doit être égale ou supérieure à 11,5mg (5minX 1000mg = 5000 mg X 0,23%= 11,5 mg. Par exemple pour un comprimé de 1500 mg, la quantité de PVPI est supérieure ou égale à 11,5mg ce qui correspond à un pourcentage supérieur ou égal à 0,77% (p/p). Par exemple pour un comprimé de 1000 mg, la quantité de PVPI est supérieure ou égale à 11,5mg ce qui correspond à un pourcentage supérieur ou égal à 1,15% (p/p). Par exemple pour un comprimé de 750 mg, la quantité de PVPI est supérieure ou égale à 11,5 mg ce qui correspond à un pourcentage supérieur ou égal à 1,53% (p/p) Par exemple pour un comprimé de 500 mg, la quantité de PVPI est supérieure ou égale à 11,5 mg ce qui correspond à un pourcentage supérieur ou égal à 2,3% (p/p). Plus préférentiellement, afin d’obtenir une efficacité antiseptique optimale de la PVPI, le temps de désagrégation de la PVPI contenu dans le comprimé selon l’invention est supérieur à 2 minutes, préférentiellement, le temps de désagrégation est compris entre 3 et 10 minutes. Ainsi, pour un temps de résidence en bouche de deux minutes, la quantité en PVPI pour chaque comprimé est égale à 4,6 mg, préférentiellement pour un temps de résidence en bouche entre trois et dix minutes, la quantité est comprise entre 6,9 mg et 23 mg. La dureté du comprimé selon l’invention est alors préférentiellement comprise entre 50 et 500N la dureté étant exprimé en Newton, plus préférentiellement entre 100 et 300N, encore plus préférentiellement entre 70 et 250N. Le temps de désagrégation est réalisé suivant le test décrit dans la Pharmacopée Européenne 8 ème édition selon la méthodologie suivante dans un appareil à désagrégation standardisé bien connu de l’homme de l’art. Il est effectué par agitation standardisée de la forme galénique testée, dans le milieu liquide (l'eau en général) à 37° C, dans un tube dont le fond est grillagé. La désagrégation est considérée comme atteinte lorsqu’ il n'y a plus de résidu sur la grille. Une durée limite maximale de désagrégation est fixée pour chaque spécialité. A titre d’exemple, pour un comprimé de 1500 mg d’une dureté de 300N tel que défini dans la présente invention le temps de désintégration moyen (six essais) réalisé selon les recommandations de la Pharmacopée européenne est de 15 minutes. A titre d’exemple, pour un comprimé de 1500 mg d’une dureté de 250 N tel que défini dans la présente invention le temps de désintégration moyen (six essais) réalisé selon les recommandations de la Pharmacopée européenne est de 12 minutes. A titre d’exemple, pour un comprimé de 1500 mg d’une dureté de 150N tel que défini dans la présente invention le temps de désintégration réalisé selon les recommandations de la Pharmacopée européenne est de 5 minutes. Le temps de résidence en bouche correspond à une durée moyenne pour un individu, mais celui-ci peut être variable par rapport à celui mesuré avec le test de désagrégation décrit dans la Pharmacopée en raison du degré de mastication propre à chaque sujet. A titre d’exemple, un comprimé selon l’invention permettant une durée de désagrégation de cinq minutes pour garantir une activité antiseptique et surtout virucide, la quantité de PVPI contenu dans le comprimé à sucer est égale ou supérieure à 11,5 mg au total, soit 1,15% (p/p), pour un comprimé de 1000 mg. A titre d’exemple, un comprimé selon l’invention permettant une durée de désagrégation de dix minutes pour garantir une activité antiseptique et surtout virucide, la quantité de PVPI contenue dans le comprimé à sucer est égale à 23 mg au total, soit 2,30% (p/p), pour un comprimé de 1000 mg. A titre d’exemple, un comprimé selon l’invention permettant une durée de désagrégation de quinze minutes pour garantir une activité antiseptique et surtout virucide, la quantité de PVPI contenu dans le comprimé à sucer est égale à 34,15mg au total, 3,415% (p/p), soit pour un comprimé de 1000 mg. Selon un autre objet préféré de l’invention, le comprimé à sucer ne comprend pas de sucre cariogène. Ainsi, le comprimé à sucer ne présente pas un risque pour des patients diabétiques. De plus, l’absence de sucre cariogène comprenant des sucres réducteurs est un avantage car ceux-ci peuvent interagir chimiquement avec la PVPI qui est un oxydant et ainsi provoquer une dégradation accélérée de la PVPI et donc une diminution de l’efficacité et une péremption courte. Le comprimé selon l’invention peut également comprendre en outre au moins un ingrédient choisi parmi un diluant, un édulcorant, un arôme, un glidant, un lubrifiant et un colorant. Selon un mode de réalisation préféré, le comprimé à sucer comprend un diluant, un édulcorant, un arôme, un glidant et un lubrifiant. Le comprimé à sucer peut éventuellement comprendre également un colorant ou un arôme tel que le menthol, la réglisse, le citron ou l’orange. Lorsque le comprimé selon l’invention comprend un diluant, celui-ci peut être choisi parmi les polyols, en particulier les polyols non réducteurs tels que le sorbitol, le xylitol et le mannitol. Lorsque que le diluant du comprimé selon l’invention est un polyol, ledit polyol est présent entre 40 et 98% en poids total sec du comprimé à sucer Le comprimé selon l’invention peut également comprendre un édulcorant choisi parmi le saccharinate de sodium, l'acésulfame de potassium, le sucralose, le cyclamate de sodium. Préférentiellement, lorsque le comprimé selon l’invention comprend un édulcorant, la quantité est comprise entre 0,1 et 10% en poids total sec du comprimé. Lorsque le comprimé selon l’invention comprend un édulcorant qui est le saccharinate de sodium ou l'acésulfame de potassium ou le sucralose ou le cyclamate de sodium, la quantité dudit édulcorant est comprise entre 0,05 et 3% en poids total sec du comprimé. Le comprimé selon l’invention peut comprendre un glidant choisi parmi la silice et le talc. Le comprimé selon l’invention peut également comprendre un lubrifiant choisi parmi le sodium stearyl fumarate, le stéarate de magnésium, le glycéryl béhénate et le distéarate de glycérol. Lorsque le comprimé selon l’invention comprend un lubrifiant qui est le sodium stearyl fumarate ou le stéarate de magnésium, sa quantité est comprise entre 0,1 et 5% en poids total sec du comprimé. Lorsque le comprimé selon l’invention comprend un lubrifiant qui est le glycéryl béhénate ou le distéarate de glycérol, sa quantité est comprise entre 0,1 et 10% en poids total sec du comprimé. A titre d’exemple, un comprimé de 1000mg peut avoir la composition suivante : - entre 0,01 et 5% en poids de PVPI, - entre 40 et 98% en poids de diluant, - entre 0,05 et 10% en poids d'édulcorant, - entre 0,1 et 10% en poids d'arôme, - entre 0,1 et 10% en poids de glidant, - entre 0,05 et 10% en poids de lubrifiant, et - entre 0 et 5% en poids de colorant. Le comprimé selon l’invention peut être obtenu par les procédés connus de l‘homme de l’art en faisant appel à un procédé de compression directe, de granulation sèche à l’exclusion de la granulation humide par exemple décrit dans un ouvrage de référence Le Hir "Abrégé de Pharmacie Galénique" (Editions Masson ; 5ème édition). Procédés de fabrication d u comprimé selon l’invention Procédé de fabrication par granulation sèche. Le procédé connu de l’homme de l’art consiste à compacter la poudre en la faisant passer entre deux rouleaux séparés par un entrefer, pour produire des plaquettes qui sont ensuite broyées en granulés, criblées et comprimées. Dans le contexte de la présente invention les étapes du procédé de granulation sèche sont les suivantes : - mélange des matières premières : un diluant de type polyols non réducteur, un édulcorant, un arôme éventuellement un colorant et la PVPI, - compactage, - broyage, - tamisage, - lubrification par mélange en ajoutant la phase externe, et - compression. Procédé de fabrication par compression directe. La compression directe est un procédé connu de l’homme de l’art qui requiert moins d’étapes de fabrication que la granulation humide et la granulation sèche permettant d'améliorer la productivité. Le procédé ne nécessite pas de chauffage ce qui est un atout supplémentaire vis-à-vis de la stabilité de la PVPI qui est thermosensible. Dans le contexte de la présente invention, ce procédé est donc privilégié. Les étapes sont les suivantes : Mélange des matières premières : la PVPI, un diluant, un édulcorant, un arôme, un glidant, un lubrifiant, éventuellement un colorant. Etape de compression. Préférentiellement, le mélange peut se faire en plusieurs étapes de façon à garantir l’homogénéité en PVPI suivant des procédés bien connus de l’homme de l’art. Préférentiellement, pour la fabrication du comprimé à sucer de PVPI, le lubrifiant, le glidant et l'éventuel colorant sont co-tamisés avec une autre matière, et sont émottés sur une grille inférieure à 500μm. Les forces mises en œuvre pour l'étape de compression sont préférentiellement comprises entre 50 et 500 N, encore plus préférentiellement entre 100 et 300 N. Pour leur stockage, les comprimés selon l'invention peuvent être conditionnés dans des blisters ou des tubes notamment pourvus ou non de dessiccants. Utilisations des comprimés selon l’invention Selon un autre objet, l’invention se rapporte à un comprimé à sucer selon l’un des quelconques modes de réalisation précédent, pour son utilisation comme médicament, préférentiellement comme antiseptique, encore plus préférentiellement dans le traitement de la sphère oropharyngée, préférentiellement la sphère buccale. Ainsi, un autre objet de l’invention est un comprimé selon l’invention pour son utilisation comme médicament, préférentiellement comme antiseptique, encore plus préférentiellement dans la prévention et/ou le traitement des maladies virales, bactériennes et/ou fongiques. De façon particulièrement préférée, le comprimé selon l’invention est destiné à être utilisé dans la prévention et/ou le traitement des maladies virales, bactériennes et/ou fongiques affectant la sphère oropharyngée ou buccale. Ainsi, le comprimé selon l’invention est destiné à être utilisé dans le traitement de la sphère oropharyngée ou buccale. A titre d’exemple, on pourra citer la prévention et/ou le traitement de la grippe dont le virus influenza est responsable, mais également la prévention et/ou le traitement du syndrome respiratoire aigu sévère (SARS), du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS), de la maladie du Covid-19 dont les coronavirus sont responsables, la prévention et/ou le traitement de l’angine, dont les adénovirus ou bactéries de type staphylocoque et streptocoque sont responsables ainsi que les infections fongiques de type muguet. L'invention est à présent illustrée par des exemples de comprimés et des résultats d'essais démontrant ses caractéristiques. Exemples Exemple 1 – Comprimé selon l’invention Différentes formulations de comprimé à sucer selon l’invention (LG 01 à LG 06) ont été fabriquées par compression directe et sont détaillées dans le Tableau 1 à 3 ci-dessous. Les doses de PVPI par comprimé sont comprises entre environ 0,5 et 50 mg Matières premières LG01 LG02 Quantité /comprimé (mg) (%) Quantité/comprimé (mg) (%) PVPI 11,5% 43,48 3,106 0,43 0,03 Sorbitol ( Neosorb XTAB 200S) 575,36 41,097 572,56 40,897 Mannitol ( Pearlitol 200SD) 575,36 41,097 572,56 40,897 Xylitol ( Xylisorb XTAB 240) 140 10 183,05 13,08 Menthol flavor SC399389 8,4 0,6 Fresh mint flavor ATO 14 1 Mint flavor N-Capture MSD M_0030193 Mint flavor N-Capture SDM_0030519 Colloidal anhydrous silica ( Aerosil 200) 1,4 0,1 1,4 0,1 Talc (Micro-ACE P-3) 14 1 14 1 Sodium stearyl fumarate ( Pruv ) 42 3 42 3 1400 100 1400 100 Matières premières LG03 LG04 Quantité/comprimé (mg) (%) Quantité/comprimé (mg) (%) PVPI 11,5% 32,61 2,33 21,74 1,55 Sorbitol ( Neosorb XTAB 200S) 575,36 41,097 572,56 40,897 Mannitol ( Pearlitol 200SD) 575,36 41,097 572,56 40,897 Xylitol ( Xylisorb XTAB 240) 150,87 10,78 161,74 11,55 Menthol flavor SC399389 8,4 0,6 Fresh mint flavor ATO 14 1 Mint flavor N-Capture MSD M_0030193 Mint flavor N-Capture SDM_0030519 Colloidal anhydrous silica ( Aerosil 200) 1,4 0,1 1,4 0,1 Talc (Micro-ACE P-3) 14 1 14 1 Sodium stearyl fumarate ( Pruv ) 42 3 42 3 1400 100 1400 100 Matières premières LG05 LG06 Quantité/comprimé (mg) (%) Quantité/comprimé (mg) (%) PVPI 11,5% 0,86 0,06 1,72 0,123 Sorbitol ( Neosorb XTAB 200S) 571,16 40,797 562,06 40,147 Mannitol ( Pearlitol 200SD) 571,16 40,797 562,06 40,147 Xylitol ( Xylisorb XTAB 240) 182,62 13,04 181,76 12,98 Menthol SC399389 14 1 Menthe fraiche ATO 21 1,5 Arôme menthe N-Capture MSD M_0030193 8,4 0,6 Arôme menthe N-Capture SDM_0030519 8,4 0,6 Silice colloïdale ( Aerosil 200) 1,4 0,1 1,4 0,1 Talc (Micro-ACE P-3) 14 1 14 1 Sodium stearyl fumarate ( Pruv ) 42 3 42 3 1400 100 1400 100 Les compositions selon l’invention (LG 01 à LG 06) sont fabriquées selon le procédé décrit ci-après. Le procédé de fabrication comprend les étapes suivantes : Mélange : Peser la quantité souhaitée de PVPI Tamiser à l’aide d’un tamis de 500um Peser les excipients Tamiser les excipients à l’aide d’un tamis de 500um Mélange à sec de l’ensemble des ingrédients dans un mélangeur à retournement de type turbula bien connu de l’homme de l’art selon les paramètres suivants : Nombre de tour : 340 Durée : 10min Vitesse : 34 rpm Taux de remplissage : environs 60%. Compression pour former les comprimés d’un diamètre de 18mm, d’un poids égal à 1400mg et d’une force de rupture supérieure ou égale à 200 N Les six formulations ont ensuite été conditionnées en pilulier de verre fermés de façon étanches comprenant 15 comprimés et mis en stabilité dans des enceintes climatiques à 60C°. Le tableau 4 reprend les caractéristiques des mélanges et des comprimés obtenus suivant le procédé décrit (moyenne de six comprimés/essai) Numéro de lot LG 01 LG 02 LG 03 LG 04 LG 05 LG 06 Mélange Aspect du mélange Homogène Homogène Homogène Homogène Homogène Homogène Vitesse d’écoulement (sec) 5,3 5,3 5,3 5,7 5,2 5,0 Tassement V 0 (ml) 198 197 200 198 199 197 Tassement V 10 (ml) 187 182 183 185 182 181 Tassement V 500 (ml) 175 174 177 175 176 177 Tassement V 1250 (ml) 174 172 174 173 175 176 Densité (g/ml) 0,51 0,51 0,50 0,51 0,52 0,52 Index de compressibilité (%) 12,12 12,69 13 12,63 12,06 11,93 Coulabilité Bonne Bonne Bonne Bonne Bonne Bonne Comprimés Observations Durant la compression Bonne coulabilité, pas de collage ni grippage. Bonne coulabilité, pas de collage ni grippage. Bonne coulabilité, pas de collage ni grippage. Bonne coulabilité, pas de collage ni grippage. Bonne coulabilité, pas de collage ni grippage. Bonne coulabilité, pas de collage ni grippage. Apparence des comprimés Comprimés lisses et brillants, PVPI distribuée de façon homogène Comprimés lisses et brillants, PVPI distribuée de façon homogène Comprimés lisses et brillants, PVPI distribuée de façon homogène Comprimés lisses et brillants, PVPI distribuée de façon homogène Comprimés lisses et brillants, PVPI distribuée de façon homogène Comprimés lisses et brillants, PVPI distribuée de façon homogène Dureté (N) 250 253 250 261 250 270 Poids moyens (mg) 1412,23 1408,69 1414,11 1413,38 1403,13 1420,34 Désagrégation(sec) 665 700 662 725 655 730 Epaisseur (mm) 4,71 4,72 4,62 4,51 4,66 4,54 Friability (%) 0,19 0,21 0,25 0,23 0,2 0,24 Exemple 2 – Essai comparatif d e stabilité Un essai a été effectué afin de vérifier la stabilité de l’iode dans les comprimés selon l’invention. La teneur en iode a été mesurée directement après la fabrication puis à une semaine et jusqu’à un mois par la méthode de titrage par une solution de thiosulfate décrite dans la pharmacopée Européenne VI édition dans la monographie correspondant à la PVPI. Les résultats sont présentés dans le tableau 5 ci-dessus en comparaison avec les comprimés de l’art antérieur, en particulier les comprimés décrits dans le brevet EP 1 839 665 (Example 1 et Example 2). Comprimé LG 01 (Invention) LG02 (Invention) LG03 (Invention) LG04 (Invention) LG05 (Invention) LG06 (Invention) Exemple 1 (hors invention) Exemple 2 (hors invention) % d’Iode à T0 100 100 100 100 100 100 100 100 % à 1 semaine 98 97 98 97 100 98 70 70 % à 4 Mois 96 95 98 95 97 95 - - Ces résultats démontrent que le comprimé selon l’invention et le procédé selon l’invention permet de façon surprenante d’améliorer la stabilité des comprimés jusqu’à quatre mois après leur fabrication. Comprimé à sucer comprenant de la polyvinylpyrrolidone iodée (PVPI) dans lequel la quantité en poids de PVPI dans le comprimé est inférieure ou égale à 100 mg, caractérisé en ce que ledit comprimé ne comprend pas d’excipients cellulosiques. Comprimé selon la revendication précédente, caractérisé en ce que la quantité en PVPI est comprise entre 5 et 50 mg. Comprimé selon l’une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le comprimé présente une dureté comprise entre 50 et 500N. Comprimé selon l’une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le comprimé ne comprend pas de désintégrant et/ou de sucre cariogène et/ou de liant. Comprimé selon l’une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le comprimé comprend en outre au moins un ingrédient choisi parmi un diluant, un édulcorant, un arôme, un glidant, un lubrifiant et un colorant. Comprimé selon la revendication précédente, caractérisé en ce que le diluant est choisi parmi les polyols non réducteurs choisis parmi le sorbitol, le xylitol et le mannitol. Comprimé selon la revendication précédente, caractérisé en ce que la quantité de polyol est comprise entre 40 et 98% en poids total sec du comprimé. Comprimé selon l’une des revendications 5 à 7, caractérisé en ce que l’édulcorant est choisi parmi le saccharinate de sodium, l'acésulfame de potassium, le sucralose, le cyclamate de sodium. Comprimé selon la revendication précédente, caractérisé en ce que la quantité d’édulcorant est comprise entre 0,1 et 10% en poids total sec du comprimé. Comprimé selon la revendication 8, caractérisé en ce que la quantité de saccharinate de sodium ou d'acésulfame de potassium ou de sucralose ou de cyclamate de sodium est comprise entre 0,05 et 3% en poids total sec du comprimé. Comprimé selon l’une des revendications 5 à 10, caractérisé en ce que le glidant est choisi parmi la silice et le talc. Comprimé selon l’une des revendications 5 à 11, caractérisé en ce que le lubrifiant est choisi parmi le sodium stearyl fumarate, le stéarate de magnésium, le glycéryl béhénate et le distéarate de glycérol. Comprimé selon la revendication précédente, caractérisé en ce que la quantité de sodium stearyl fumarate ou de stéarate de magnésium est comprise entre 0,1 et 5% en poids total sec du comprimé. Comprimé selon la revendication 12, caractérisé en ce que la quantité de glycéryl béhénate ou de distéarate de glycérol est comprise entre 0,1 et 10% en poids total sec du comprimé. Comprimé selon l’une des revendications précédentes, pour son utilisation comme médicament antiseptique dans le traitement de la sphère oropharyngée, préférentiellement la sphère buccale. Comprimé pour son utilisation selon la précédente revendication, dans la prévention et/ou le traitement des maladies virales, bactériennes et/ou fongiques.