Le prisents invention sui est due dionsieur Jacques POISSCH, 6 avenue G. Clémenceau, Sceeux 92 (Erance) est relative à l'obtention de In TABERSOKINE. Plusieurs alcaloïdes ont et; extraits de divers Voncanga, Ap0ocyanée efricaine, notamment V. africana. Thouarsii, Brectenta, Cendiflore, Glabra, Obtusa,.... Ces slcaloides ont été décrits et sont bien connus. Ils sont extraits des écorces de tronc ou de racines ou bien de feuilles du Voacanga. La présente invention consiste dans l'utilisation des graines du Voecrnga comme source d'un clealoide .utre que ceux isolés jusqu'à présent de cette Apocyanée, la TABERSONINE dont la molécule, de structure indolique, s'apparente à celle des alcaloides des Vinca. La fornule brute de cet alcaloïde est C21H24N2O2ClH (Point de fusion 1960C). Ce precédé peut être caractérisé en ce que l'oxtraction a lieu successivement par des solvants C sélectivité décroissante vis-a- vis des charges de la drogue ou natière première végétale en ma- tières non alcaloidiques, matières grasses et autres charges nuisibles. Cette succession des solvants permet d'éliminer facilement et progressivement des charges qui seraient très gênantes si elles se trouvaient réunies dans un seul solvant à fort pouvoir extractif Gi-sprès on décrira le procédé d'extraction de la TABERSONINE à partir des graines de Voacanga jusqu'à 11 isolement de l'alceloi- de. DESCRIPTION S-colte : Les graines de Voacanga sont récoltées à maturité du fruit ou peu avant la maturité complète, soit des que le fruit a atteint son volume normal. La récolte des graines après déhiscence du fruit devient pratiquement difficile, bien que l'alcaloide soit tnujours présent à cette époque. Dans la pratique, les graines sont isolées et débarrassées des setières étrangères, fragments de péricarpe ou autres débris végétaux qui constitueraient une charge inutile préjudiciable au bon rendement d'extraction ou formeraient une source de chlorophylle genante au cours de la purification. Les graines triées et bien sèches sont broyées et amenées à l'état de poudre fine. Extraction : L'extraction de ln TABERSOHINE à purtir de la poudre de graines de Voecanga présence l'avantage dun excellent rendement, de l'ordre de O g par kilog. en bases totales constituées par 75 à 85 p cent de roduit pur. Le procédé fait appel à des techniques connues mais présente des particularités inhérentes à la nature propre de la TABERSONINE qui est une base faible et une molécule frag, ainsi qu'à la drogue de départ cui contient une forte proportion de matière grasse Opération 1 :La poudre de graines est traitée par l'éther de pétrole ou le tétrachiorure de carbone dans un appareil d'extraction, percolateur, lixiviateur ou appareil du type Soxhlet ; l'opération peut etre effectuée à chaud ou à froid, Le solvant n 1 ainsi obtenu est lave à l'ese acide, par exemple l'eau chlorhydrique à 2 ou l'eau ecétique à 5 ou l'eau sulfurique à 1 ;Î Le précipité cristallin qui apparait au cours de ce lavage est élimine par filtration. La phase solvant est séparée par décantation et renvoyée sur une nouvelle charge de poudre tandis que la pàase acide est steckée. Opération 2 : La poudre traitée par le solvant ne 1 est alors traitée par l'éther éthylique et ce solvant n 2 est à son tour épuisé par l'eau chlorhydrique on acétique ou sulfurique. Les eaux acides sont stockées. Opération 3 : Enfin, la poudre est traitée par l'méthanol acidifié par 5 ; d'acide acétique jusqu'à réaction de Enyer négative. Le solvant n 3 ainsi obtenu est concentré sous pression réduite pour le priver d'alcool, puis est étendu d'eau; il apparait un précipité de divers constituants genante que l'ou éparse par filtration avec les acides habituels, Kieselguhr ou terre de diatomées. L'eau acide limpide ainsi obtenue est séparée par décantation. Les eaux acides des trois solvants d'épuisement peuvent être trnitées séparément ou après avoir été réunies @ industriellement, il n'y a pas intérêt à effectuer des traitements séparés, mais on pourra recourir au système dit des enrichissements. L'extraction peut se faire aussi par les méthodes classiques c'est-à-dire que l'on peut aloaliniser la poudre de drogue végéttale par une solution de carbonate sodique ou d'ammoniaque et épuiser au Soxhlet ou par lixiviation ou par macérstion suivis de perco- lation, su moyen d'un solvant non miscible à l'eau tel que le benzène ou l'éther éthylique ou l'éther acétique ou un solvant chloré tel que le chlorure de méthylène ou le chloroforme.Le solvant unique d'extraction est épuisé par l'eau acide ; l'acide est soit un acide organique tel que l'acide acétique ou tartrique, soit un acide minéral tel que l'acide sulfurique ; l'extraction par l'eau chlorhydrique est plus difficile en raison de la solubilité des chlorhydrates dans les solvants chlorés mais convient si L'on a eu recours à un solvant non chloré. On peut aussi traiter directement la drogue végétale broyée non alcalinisée, par de l'eau acide, soit de l'eau chlorhydrique, soit de l'eau acétique, ces eaux contenant ou non une certaine proportion d'éthanol ou de méthanol, par exemple 10 à 20 p cent. Traitement des eaux acides : Les eaux acides provenant de l'un ou 11 autre des mode d'extraction qui ont été décrits sont filtrées après avoir été désolvantées sous vide ; elles sont lavées à L'éther et décantées en ampoule ou à la centrifugeuse ou dans un appareil rotatif de séparation liquide-liquide. Elles sont alors alcalinisées en présence de solvant non miscible, par de l'ammoniaque ou par une solution de carbonate sodique. Ces eaux alcalines sont épuisées par le solvant choisi : benzène, chloroforme ne chlorure de méthylène ou acétate d'éthyle, jusqu'à ce qu'elles / présentent plus de réaction de Mayer positive. Le. solvant d'épuisement est évaporé à siccité et abandonne un résidu de bases totales représentant 1,8 à 2,2 2,2 du poids de dro- gue végétale mise en oeuv4re. Purification : Les bases totales sont reprises par une quantité de méthanol contenant de l'acide chlorhydrique dans la proportion d 1 molécule de cet acide pour 340 g de bases. La solution de chlorhydrates ainsi obtenue est diluée par L'éther sulfurique qui provoque rapidement l'apparition de cristaux de chlorhydrate que l'on sépare par filtration. On peut effectuer une deuxième cristallisation en repassant à la base et en traitant à nouveau comme il vient d'être décrit. Le rendement en base purifiée deux fois correspond à envron 75 , du poids de bases totales, soit 1,4 à 1,55 g du poids de drogue de départ. EXEMPLE : 300 g de graines de Voacanga africana sont pulvérisées dans un broyeur à marteaux muni d'un tamis à mailles de 0,8 mm. La poudre non alcalinisée est épuisée par l'éther de pétrole dans un appareil de Soxhlet. L'extrait obtenu est agité avec de l'eau chlorhydrique à 2 ; on effectue 3 lavages : 250,100 et 100 ml. I1 se forme à l'interface un abondant précipité cristallin que l'on sépare par filtration. La phase acide est alcalinisée par l'ammoniaque et épuisée par 250,100,100 ml d'éther éthylique. Les éthers réunis sont lavés à liteau, séchés et évaporés ; le résidu pèse 1,28 g. La poudre qui vient d'être traitée par l'éther de pétrole est alors épuisée par l'éther éthylique et ce solvant est également épuisé à l'eau chlorhydrique. I1 ne- se forme plus de cristaux à l'interface des deux phases. Les eaux acides sont alcalinisées et les bases en sont extraites par l'éther ; après évaporation, on obtient 1,34 g de bases. Dans une troisième opération, la poudre est traitée par de ltéthanol contenant 5 % d'acide acétique, jusqu'à ce que lteffluent présente une réaction de Mayer négative. Le percolat est concentré sous pression réduite pour chasser l'éthanol :; le concentrat acétique est additionné de 250 ml d'eau. On filtre sur Kieselguhr et on lave à ltéther -2 fois 100 ml- puis on alcalinise par l'ammoniaque en présence de chlorure de méthylène et on épuise la phase aqueuse alcaline par ce solvant On évapore à siccité ; on obtient 0,139 g de bases. Ces bases sont dissoutes dans un minimum de méthanol contenant la quantité d'acide chlorhydrique exactement calculée pour passer aux chlorhydrates en utilisant pour le calcul le poids moléculaire de 340. Par addition ménagée d'éther éthylique, il apparat rapidement des cristaux que lton essore sur plaque poreuse et que l'on recristallise en repassant à la base et en répétant l'opération de cristallisation en présence d'éther. Les cristaux obtenus sont conservés dans un endroit sec et à l'abri de la lumière. IDENTIFICATION : La hase obtenue à partir des graines de Voacanga africana a été identifiée à la TABERSONINE par ses constantes qui sont celles de cet alcaIoide Point de fusion 1960C Pouvoir rotatoire : $&alpha; 578 (éthanol, c = 0,58) = -318 Spectre U.V. : # Max. (Log. #) : 228(4,03) 298(4,02) 331(4,16) Spectre I.R. : # cm-1 : 3365, 1690, 1630, 1615. Spectre de masse : m/e 336(94%) 229(36%) 122(100%) 121(69% 107(89%) M+ calculé pour C21H24N2O2 = 336 Analyse : p : C21H25N2O2Cl, OH2 Calc: C 64,52 % H 6,96 5 N 7,16 % Tr. : 65,18 6,73 6,68 Les spectres de masse, I.R. et UOV. sont superposables à ceux d'un échantillon de référence de chlorhydrate de TABERSONINE (C21H24N2OClH) p.F. 196 C, &alpha;D-310 (éthanol). R E V E N D I C A T I O N 1. Procédé d'obtention de la TABERSONINE, caractérise l'extraction de cet alcaloïde hors des gais de VOACANGA 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en c@ que l'extraction a lieu successivement par des solvants à séle tivité décroissante vis-à-vis des charges de la drogue ou mati@@@ première végétale en matières non alcaloidiques, matièr@@@@@@ et autres charges nuisibles. 3. Procédé suivant les revendications 1 et 2, caractéris en ce que les graines sont récoltées et débarrassées des matiè étrangères puis broyées , puis sont tra"t.éas par un solvant dég@@@@@ sant qui enlève non seulement les graisses mais aussi un pou@@@ tage relativement important d' d'alcalo@de, en ezl o que, i ensuite le graines dégraissées sont épuisées par un solvant tel que l'éthe éthylique qui continue l'extraction commencée par le dégraissan@ et en ce que l'extraction est achevée par un troisième solvant tel que ltéthanol acide. 4. Procédé suivant les revendications 1-3, caractér@@é @@ ce que le solvant dégraissant est l'éther de pétrole ou le té@ chlorure de carbone