La présente invention concerne les bas de contention, notamment les bas médicaux à varices qui permettent de faciliter le retour veineux dans les jambes malades. L'invention a pour but de créer, par un procédé de fabrication simple, un bas de contention, notamment un bas à varices, ou bas médical, remarquable par l'importance de la pression exercée sur la jambe, par l'accroissement de l'effet de massage, par sa facilité d'enfilage ainsi que par la réduction des risques de déformation et de détérioration du tissu à l'enfilage, ainsi que des risques d'usure prématurée. Ces buts sont atteints grâce au bas de contention, ou bas médical, objet de l'invention, qui se caractérise principalement en ce qu'il comprend deux parties venant, lorsqu'on enfile le bas, se placer l'une sur l'autre dans la zone de la jambe à soumettre au traitement compressif et y former ainsi deux épaisseurs de tissu superposées. Suivant une autre caractéristique de l'invention, les deux tissus superposés sont exécutés de façon à exercer chacun une pression égale à la moitié de la pression finale voulue, et sont mis en place successivement, ce qui facilite l'enfilage du bas. En outre, le coefficient de l'effet de massage sur la jambe est largement accru. Suivant une autre caractéristique de l'invention, à contention égale, le tissu élastique est tricoté avec des fils environ deux fois plus fins que dans les bas médicaux classiques. Dans un procédé de fabrication semblant particulièrement avantageux, la cheville et le mollet, zones importantes du traitement compressif, sont tricotés de façon à présenter une élasticité dans un sens, circulaire, avec un fil tramé ; au niveau du genou, le tricotage est réalisé en élasticité dans deux sens ; et la partie haute du bas est à nouveau tricotée à élasticité dans un seul sens transversal. La description qui va suivre concerne des modes de réalisation, nullement limitatifs, de l'invention ; on se réfèrera aux dessins annexés dans lesquels Fig. 1 représente, par un graphique établi d'après un relevé statistique portant sur un grand nombre de jambes malades, la relation entre le périmètre du bas au niveau de la cheville et le périmètre comprenant le talon et le cou de pied. Fig. 2 est un graphique donnant la courbe force-allongement d'un bas tricoté calculé dans ses dimensions pour exercer,une fois enfilé, une pression de 30 mm Hg. Fig. 3 montre la composition d'un bas selon l'invention, dont Fig. 4 représente une variante, Fig. 5 montre une foisen place le bas de la fig. 3, après retournement de la zone correspondant au jarret et enfilage de l'ensemble du bas, Fig. 6 est une coupe axiale du bas de la fig. 5, dans la région du retournement de la zone du jarret et superposition des deux épaisseurs, Fig. 7 montre un bas selon l'invention tricoté sur métier circulaire et présentant des caractéristiques particulières dans ses différentes zones ; et Fig. 8 et 9 représentent le maillage, chacune dans des zones différentes. médicaux On sait que les basisont tricotés pour exercer une pression de l'ordre de 20 mm Hg à 60 mm Hg. La fig. 2 donne, en exemple, la courbe force-allongement d'un bas tricoté et calculé, dans ses dimensions, pour exercer à la pose une pression de 3Oim Hg. Avec les bas actuels, la difficulté pour le malade réside dans l'enfilage, ou pose, du bas. Ce sujet a fait l'objet de nombreuses remarques des médecins vis-à-vis des fabricants de bas, mais sans solution jusqu'à ce jour. On comprendra mieux ce problème en examinant la fig. 1 qui donne, d'après un relevé statistique portant sur un grand nombre de jambes malades, la relation entre le périmètre G au niveau de la cheville et le périmètre E comprenant le talon et le cou de pied, dimention E obligé bienobligéde franchir pour la mise en place du bas. L'énorme accroissement du périmètre G doit être obtenu en développant une force F donnée par la fig. 2. On notera que l'on a affaire ici à un bas d'une pression de 30mm Hg mais que, bien souvent, sont imposés au malade des bas de 40, 50, 60 - Hg de pression. On comprendra alors les difficultés d'enfilage du bas, les risques de déformation du tissu (rupture de fil, coulée de mailles) et d'usure prématurée du bas. L'exemple suivant illustre ces remarques données : périmètre du tissu 15 cm périmètre G 22 cm périmètre E 33 cm Une fois le bas en place, l'allongement du tissu en G est de 45X ; à la mise en place du bas, l'allongement du tissu correspondant à G devient 120 %. A cet accroissement, juste nécessaire pour le passage, doit etre ajouté l'allongement nécessaire pour introduire les deux mains qui tirent le tissu. Cela correspond à un allongement supérieur b-150 %, ce qui, pour la partie de tissu tenue en mains, oblige à avoir une force de 3500 grammes multipliée par le coefficient de friction tissu-peau, qui est très important. Un autre sujet concerne les études et mesures faites sur la pression exercée par les tissus élastiques. De ce travail est ressortie la mise en évidence de l'effet de massage provoqué par la variation de volume des muscles en mouvement pendant la marche, par exemple. Cette variation en mm Hg et au niveau du tissu s'exprime par P-Po, Po étant la pression initiale#, P étant la nouvelle pression.L'égalité s'écrit P = Po x T/To x Ro/R. ou P = Po x k On comprend l'intérêt qu'il y a à avoir le coefficient k le plus élevé possible, ce qui est réalisable en raison de la superposition des deux tissus qui individuellement donnent chacun une tension T et T inférieure de deux fois à un bas classique ; or on sait que le quotient T / To est d'autant plus élevé que les deux termes du rapport sont faibles, ce qu'il est possible d'obtenir avec le bas objet de l'invention. Enfin, bien souvent, le malade reproche au bas son épaisseur et son aspect inesthétique quand il est posé sur la jambe. Le bas, faisant l'objet de l'invention, permet, par sa conception, d'apporter les améliorations souhaitables à savoir, introduction facile, effet de massage doublé, finesse du tissu et esthétique à la pose. Le bas se présente de la façon montrée sur la fig. 3 : Une partie a qui correspond à l'élément 'jarret" et qui est enfilée en premier ; une partie b qui comprend deux talons symétriques ; une partie c qui, une fois retournée sur la partie a, double l'effet obtenu par a ; et enfin l'élément cuisse d. Dans une autre variante (fig. 4), il est possible de n'avoir que la superposition des deux parties a. L'enfilage de ces bas se fait toujours par l'élément jarret a ; quand le talon est mis en place comme pour un bas classique, il suffit, à ce moment-là, de saisir c et d, de les enfiler. La présence de l'élément a facilite grandement le glissement du tissu en réduisant le coefficient de friction qui serait celui du tissu sur la peau. La fig. 5 montre le bas en place et la superposition des différentes parties. Si le bas tricoté suivant le principe de l'invention doit exercer une pression de 30 mm Hg, il est évident que le tissu va autre échantillonné et le bas calculé pour exercer, avec son élément a, une pression de 15 mit Hg auxquels viendront s'ajouter les 15 mm Hg de b. L'enfilage du bas sera au moins deux fôis plus facile et le tissu moins sollicité. D'autre part, ltélément b glisse très facilement sur a. Pour accentuer cet effet, il est également possible de tricoter a avec une matière différente qui facilitera le glissement. Il est également possible de tricoter l'élément jarret a avec une matière qui présente un intérêt pour son anallergie, par exemple. En reprenant le calcul fait sur l'effet de massage, on obtient la nouvelle pression P = Po x k avec effet de massage doublé. En ce qui concerne les fils de tricotage, un LYCRA guipé 560 deniers nécessaire pour obtenir le bas classique à pression 30mm Hg, peut etre remplacé par un LYCRA guipé 280 deniers, ce qui facilite l'obtention d'un bas esthétique. L'enchatnement au moment du tricotage des parties a, b, c, et d est programmé sur la machine à tricoter. Pour obtenir une contention égale à celle d'un bas tricoté en simple tissu, il est possible, avec un tissu identique, deuti- liser le bas sous des allongements plus faibles. En se reportant à la fig. 2 et en utilisant la méthode de calcul exposée ci-dessus, on vérifie que le bas à simple épaisseur doit être posé sous un allongement de 18% pour obtenir la même pression, toutes les autres conditions étant identiques. Dans ce cas, on calcule que le bas à double épaisseur donne un effet de massage bien plus élevé que le bas à simple épaisseur. Dans ces conditions, les contraintes exercées sur le tricot sont très faibles, ce qui limite l'usure, diminue la perte de force due i la fatigue du fil élastique et facilite l' enfilage du bas. On sait que les articles tricotés sur métier circulaire présentent deux types de réseaux de mailles, un réseau à élasticité dans deux sens et un réseau à élasticité dans un sens (celui de la circonférence de la jambe). Dans le premier cas, il est possible d'exercer, avec une précision suffisante, la contention élastique telle qu'elle est prévue pour faciliter le retour veineux car il n'est pas possible de reproduire à la pose le profil prévu qui devrait se superposer au profil de la jambe par suite de l'élasticité non contrôlable dans le sens de la hauteur. Dans le second cas, la pression est exercée avec précision par suite de la superposition possible des deux profils mais ce bas n'épouse pas facilement la forme du genou et de la cheville et surtout ne suit pas le mouvement de ces articulations par suite des mailles bloquées dans le sens de la hauteur, ce qui provoque le plissement du bas et son glissement, en plus le porter est désagréable#.et gênant. L'invention a pour but, notamment, de fournir un article tricoté sur métier circulaire ne présentant pas ces inconvénients. L'article tricoté suivant l'invention comprend:Lepied à élasticité dans deux sens pour faciliter l'introduction du bas et permettre aux mailles de suivre le mouvement à la marche. La cheville et le mollet, zones importantes du traitement compressif, sont tricotés en élasticité dans un sens, circulaire, avec un fil tramé, ce qui permet dans le sens longitudinal d'avoir un tissu rigide et d'être certain, par la dimension donnée au moment du tricotage, d#pliquer le bas avec une tension connue et répétée tout au long du profil de cette partie inférieure de la jambe. Au niveau du genou, le tricotage est réalisé en élasticité dans deux sens, ce qui permet au tricot placé dans cette zone d'avoir ses mailles qui s'allongent de la quantité nécessaire sans, pour autent, exercer une traction sur les mailles placées dans la zone juste au-dessus et la zone juste au-dessous. La partie haute du bas est, à nouveau, en élasticité dans un sens, transversale, ce qui présente un avantage certain au moment de la pose du bas car cette sone de tricot n'étant pas sous tension dans le sens longitudinal, le bas tient bien en place et n'a pas tendance i glisser, même à la marche. La fig. 7 montre les différentes zones de tricotage 1 et 2. Pour obtenir ce résultat et éviter que les différentes zones apparaissent nettement sur le bas, on utilise un fil élastique transparent 3 connu sous la dénomination de LYCRA CLEAR ou GLOSPAN CLEAR, par exemple. Ce fil élastique transparent 3 est lui-même guipé ou assemblé avec un fil mousse de polyamide provenant du même bain de teinture que le fil 4 qui sert à tricoter le réseau de mailles à élasticité dans un sens donné uniquement par le fil tramé 5. A titre d'exemple, on montre sur la fig. 8 le tricotage correspondant à la zone de tricotage 1 avec une chûte en fil polyamide texturé 4 et l'autre chute avec le même fil 4. Entre les deux, on trame le fil 5. Quand on doit tricoter le réseau correspondant à la zone 2, on remplace sur la première chatte, par exemple, le fil 4 par le fil 3. L'élasticité ainsi disponible permet au réseau de mailles de répondre à des sollicitations en tous sens. REVENDICATIONS 1. Bas de contention, notamment bas à varices, ou bas médical, caractérisé en ce qu'il comporte deux parties venant, lorsqu'on enfile le bas, se placer l'une sur vautre dans la zone de la jambe à soumettre au traitement compressif et y former ainsi deux épaisseurs de tissu superposées. 2. Bas selon la revendication 1, caractérisé en ce que les deux tissus superposés sont exécutes de façon à exercer chacun une pression égale à la moitié de la pression finale voulue, et sont mis en place successivement, ce qui facilite l'introduction du bas. 3. Bas selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en c#ue le coefficient de l'effet de massage sur la jambe est largement accru. 4. Bas selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que, à contention égale, le tissu élastique est tricoté avec des fils environ deux fois plus fins que dans les bas médicaux classiques. 5. Procédé de fabrication d'un bas selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la cheville et le mollet, zones importantes du traitement compressif, sont tricotés de façon à présenter une élasticité dans un#sens, circulaire, avec un fil tramé ; au niveau du genou, le tricotage est réalisé en élasticité dans deux sens ; et la partie haute du bas est à nouveau tricotée à élasticité dans un seul sens transversal ; le pied est à élasticité dans deux sens.