L'invention se rapporte à un sectionneur à cartouches fusibles pour réseau polyphasé comprenant un bottier fixe équipé de pinces de contact fixes reliées à des bornes de raccordement placées sur deux faces du boiter, et aptes à recevoir les estré- mités conductrices des cartouches placées dans des alvéoles solidaires d'un tiroir, mobile entre deux positions extrèmes, la première où les cartouches sont engagées entre les pinces de contact, et la seconde où les cartouches sont dégagées des dites pinces et peuvent être extraites de leurs alvéoles perpendiculairement au sens de déplacement du tiroir. De tels sectionneurs sont fréquemment utilisés sur les réseaux à basse tension où la manoeuvre du tiroir est effectuée de façon manuelle en raison du fait que dans la majorité des cas la coupure ne sera pas effectuée en charge. Dans les réseaux, en question, qui sont généralement triphasés, il est fréquent que l'utilisateur souhaite provoquer simultanément l'isolement du conducteur neutre ouéventuellement celle d'un réseau à courant continu basse tension, dont la présence devient de plus en plus courante pour assurer, par exemple, 1' ali- mentation de systèmes de surveillance ou de programmation électroniques, associés à la commande d'appareils consommateurs tels que des moteurs. On connait déjà des sectionneurs tétrapolaires dont on peut utiliser,dans ce but, l'une des sections lorsque les trois autres sont dévolues à l'isolement d'un réseau triphasé sans neutre. Une telle utilisation n'est pas recommandée dans la mesure où d'une part on demande à la section jusqu'alors inutilisée d'accueillir des cfirtouches fusibles prévues pour des courants d'une autre nature et où,d'autre part, la forme et les dimensions de la chambre de coupure ainsi que les distances d'isolement sont étudiées pour des paramètres différents. De plus, il est presque toujours souhaité que l'isolement et la protection de ce réseau auxiliaire s'effectue sur les deux conducteurs, de sorte que l'on ne peut satisfaire cette condition avec un sectionneur tétrapolaire. Comne par ailleurs, il est hors de question d'imposer à l'utilisateur qui n'en pas la nécessité, l'utilisation systé mastique d'un sectionneur pentapolaire, l'invention s Wopose de fournir un appareil d'isolement à cartouches fusibles dans lequel des mesures seront prises pour que l'onpuisse associer en toute sécurité des unités de sectionnement auxiliaires parfaitement adaptées à leur fonction, à un sectionneur à cartouches fusibles traditionnel dont la course du tiroir est déjà déterminée. Selon l'invention, ce résultat est atteint grâce au fait que au moins l'une des faces lc orales du boîtier dépourvues de bornes de raccordement, ainsi que la portion de paroi latérale du tiroir voisine de ladite face latérale sont pourvues de moyens d' accouplement destinés à coopérer avec des organes d'accrochage d' une unité de sectionneur auxiliaire amovible, ces organes se trouvant disposés respectivement sur son boîtier fixe, équipé de pinces de contact et sur son tiroir mobile équipé d'au moins une alvéole pour cartouches fusibles. D'autres caractéristiques de l'invention, destinées à préciser un mode de réalisation avantageux et à assurer la sécurité du fonctionnement, seront mieux comprises à la lecture de la description ci-après. La figure 1 représente une vue de côté du sectionneur et de son auxiliaire détaché et la figure 2 illustre une vue de dessus correspondant à celle de la figure 1, dans laquelle les éléments du sectionneur auxiliaire sont prêts à etre montés. Le sectionneur auquel l'invention se propose d'associer une unité de sectionnement auxiliaire amovible/est représenté par 1 à la figure 1, tandis que ladite unité est représentée par le repère 50 et se compose des éléments 25 et 26. Le bottier fixe 2 du sectionneur est fixé par sa face arrière sur un support 42 généralement vertical et présente une face supérieure 13 et une face inférieure 14 pourvues respectivement de bornes de raccordement telles que 16 et 15. Ces bornes se prolongent à l'intérieur de l'appareil pour former des pinces de contact 17 respectivement 18 visibles en pointillé aux figures 1 et 2. Un tiroir 3 mobile, dans le sens de la flèche F2 et en sens inverse, dont la course est limitée par des éléments internes non représntés, comporte une poignée de manoeuvre 4 et une série d'alvéoles telles que 5 d'axes parallèles à la flèche F1, dans lesquelles viennent se loger des cartouches deRusibles cylindriques telles que 6. Ces cartouches portent à leurs extrémités des portions conductrices 7 et 8 qui sont séparées par une portion isolante. Le tiroir çoulisse à l'aide d'organes de guidage non re présentés à l'intérieur du bottier fixe dont il reste solidaire et permet lorsqutil est dans sa position illustrée à la figure t d'ouvrir les circuits passant par les bornes de raccordement, tandis que dans la position extrème où il se trouve lorsque on l'a repoussé vers la gauche de la figure, les circuits sont fermés par la coopération des extrémités des fusibles avec les pinces0 Le bottier fixe 2 possède également deux faces latérales 19 respectivement 44 visibles partiellement à la figure 1 et à la figure 2, qui sont dépourvues de bornes de raccordement et comportent chacune plusieurs logements, à savoir pour la face 19 une encoche 22, deux rainures en queue d'aronde 20 et 21 qui sont d'axes parallèles à la flèche F2, et une dépression 43. Cette dernière reçoit une joue latérale 9 du tiroir 3 qui assure d'une part l'isolement latéral du tiroir-et qui porte d'autre part deux rainures en queue d'aronde 10 et 11 d'fixes paraS lèles à la direction de la flèche Fl. Dans l'exemple illustré, les directions des flèches Fl et F2 sont rectangulaires. Les rainures en queue d'aronde 20,21, 10 et 11 ne débouchent chacune à l'extérieur du boltier et du tiroir que dans une direction. Dans l'exemple illustré à la figure 1, la queue d'aronde 11 du tiroir est portée par un appendice 12 de la joue latérale 9 qui vient se loger lorsque le tiroir est fermé dans un évidement 23, qui prolonge la dépression 43. A la partie inférieure de la figure I se trouvent représentés les éléments du sectionneur auxiliaire composé d'un boîtier fixe 25, dont le volume intérieur reçoit des pinces de contact 27 et 29 prolongées à l'extérieur par des bornes de raccordement 28, 30, ledit bottier recevant un tiroir mobile 26 équipé d'une alvéole 34 susceptible de recevoir une cartouche fusible 35. Les pièces 25 et 26 ne sont pas reliées en permanence. La surface latérale 54 du boîtier fixe du sectionneur auxiliaire est portée par une paroi qui présente d'une part deux tenons à queue d'aronde 31 et 32 d'axes parallèles, séparés par une distance égale à celle qui sépare les rainures à queue d'aronde 20, 21 du sectionneur, et comporte d'autre part un verrou élastique 33, visibles également à la figure 2. De plus, la paroi 54 présente sur une fraction de sa longueur une ouverture oblongue en créneau 4t d'axe parallèle aux tenons 3t, 32. Le tiroir mobile 26 du sectionneur auxiliaire est confor né pour pénétrer en coulissant à lwintérieur du boiter fixe 25 et sa paroi latérale 39, voisine de la paroi latérale 54 porte deux tenons 36, 37 qui viennent se placer dans l'ouverture oblongue 41 du bottier 25 lorsque les éléments 25 et 26 sont engagés l'un dans 1' autre. La direction de ces deux derniers tenons est perpendiculaire à l'axe de l'ouverture oblongue dans laquelle ils seront placés et la distance qui les sépare est égale à celle qui sépare les rainures 10 et 11. L'association de ces différents organes est procurée par la coopération respective des tenons et des rainures des parties mobiles et fixes, et est obtenue de la façon décrite ci-dessous. Tout d'abord le tiroir 3 est ouvert, ce qui a pour effet de dégagér l'appendice 12 de l'évidement 23, et la face latérale 39 du tiroir mobile 26 du sectionneur auxiliaire est présentée contre la face latérale 9 du tiroir du sectionneur principal pour engager dans le sens FI ses tenons 36, 37 dans les rainures 10 respectivement il jusqu'au moment où ceux-ci arrivent en butée contre le fond desdites rainures. Cette operation ne peut donc s'effectuer que lorsque le tiroir est ouvert car dans la position fermée de celui-ci, lgentrée de la rainure 11 est masquée par un bord 24 de l'évidement 23 ; on assure ainsi que le processus de montage de la partie fixe de l'auxiliaire que l'on décrira ci-dessous ne puisse être effectué que lorsque un bon alignement du tiroir principal et du tiroir auxiliaire est respecté. Ensuite, la face latérale 54 du boiter 25 du sectionneur auxiliaire est placée contre la face latérale 19 du boîtier du sectionneur principal pour engager dans le sens F2 ses tenons 31, 32 dans les rainures 20 respectivement 21 jusqu'au moment où ceux-ci arrivent en buée dans le fond desdites rainures. Dans cette position le verrou 33 vient s'encliqueter élastiquement dans l'encoche 22 pour empêcher tout mouvement de recul du bottier 25. Lorsque les deux éléments fixes et mobiles du sectionneur auxiliaire sont accouplés respectivement au bottier, et au tiroir du sectionneur principal, et que celui-ci est placé en position ouverte, lesdits éléments sont encore partiellement engagés l'un dans autre de sorte qu'aucun déplacement intempestif des pièces 26 et 25 nsest à craindre ; le meme résultat est a fortiori obtenu dans la position fermée. Le sectionneur auxiliaire est réalisé sous une forme pré- sentant un plan de symétrie passant par XX' qui permet de le monter indifféremment sur l'une ou l'autre des faces latérales du sectionneur principal. REVENDICATIONS 1. Sectionneur à cartouches fusibles pour réseau polyphasé compre nant un bottier fixe principal équipé de pinces de contact re liées à des bornes de raccordement placées sur deux faces oppo sées du bottier et aptes à recevoir les extrémités conductrices de cartouches placées dans des alvéoles solidaires d'un tiroir principal mobile entre deux positions extrêmes, la première où les cartouches sont engagées entre les pinces de contact, et la seconde où les cartouches sont dégagées des dites pinces et peu vent être chassées de leurs alvéoles perpendiculairement au sens de déplacement du tiroir, caractérisé en ce que au moins l'une des faces latérales 19,-44 du bottier principal 2, dépourvue de bornes de raccordement, ainsi que la portion de paroi laté rale 9 du tiroir 3 principal voisine de ladite face latérale, sont pourvues de moyens d'accouplement 20,21 respectivement 10, 11 destinés à coopérer avec organes d'accrochage 32,31, res pectivement 36,37 d'une unité de sectionneur auxiliaire amovible 50, ces organes d'accrochage se trouvant disposés respectivement sur son boiter fixe 25 équipé de pinces de contact, et sur son tiroir mobile 26 équipé d'au moins une alvéole pour cartouche fusible. 2. Sectionneur selon la revendication 1, caractérisé en ce que la direction F1 d'accrochage du tiroir 26 du sectionneur auxi liaire 50 est perpendiculaire à la direction F2 d'ouverture du tiroir 3 du sectionneur principal 1 et que les moyens d'accou plement coopérant avec les organes d'accrochage présentent la forme de rainures et de tenons en queue d'aronde. 3. Sectionneur selon la revendication 1, caractérisé en ce que la direction d'accrochage du bottier fixe 25 du sectionneur auxiliaire 50 sur le bottier fixe 2 du sectionneur principal 1 est sensiblement parallèle au sens de déplacement F2 du ti roir, que les organes d'accrochage et les moyens d'accouplement comprennent des rainures et des tenons en queue d'aronde, et que un verrou 33 porté par le bottier fixe du sectionneur au xiliaire, coopère avec une encoche 22 portée par le bottier fi xe du sectionneur principal lorsque des deux bottiers sont dans leur position accouplée. 4. Sectionneur selon la revendication 3, caractérisé en ce que au moins une partie des organes d'accrochage 36, 37 du tiroir du sectionneur auxiliaire 50 est encore engagée dans une région 41 du boîtier fixe 25 du sectionneur auxiliaire pour rendre im- possible un démontage du dit tiroir lorsque ledit bottier fixe 25, et le boîtier fixe 2 du sectionneur principal 1 sont dans leur position accouplée, et que le sectionneur est dans sa seconde position.