La présente invention concerne un corps pour lester des machines ou appareils exposés à des forces dues au mouvement d'un balourd. On construit depuis longtemps des machines ou appareils qui, du fait de leur architecture, sont trop petits et trop légers pour rester par eux-mêmes immobiles à l'endroit où ils sont installés ou qui, lorsqu'il s'agit de systèmes oscillants ou trépidants, ne peuvent pas opposer une inertie suffisante à des trépidations de grande amplitude, à moins de comporter des moyens de lestage supplémentaires.Appartiennent par exemple à cette catégorie de machines, les machines à laver à cycle automatique complet qui effectuent automatiquement non seulement le lavage et le rinçage, mais encore, au cours d'une phase opératoire suivante, un essorage centrifuge. Comme le linge humide à l'intérieur du t bour d'une machine à laver à cycle complet est, dans la plupart des cas, réparti irrégulièrement à la périphérie du tambour, il en résulte que d'importantes forces de déséquilibre dynamique prennent naissance aux grandes vitesses de centrifugation, forces qui, dans certains cas, peuvent par instants excéder le poids de la machine.Jusqu'à ce jour, pour donner un lest supplémentaire aux machines de -ce genre avec système rigide, ou bien encore pour augmenter les masses dtinertie dans le cas des machines à systèmes oscillants, on a utilisé des corps de lestage réalisEs en métal moulé ou en béton coulé. De tels corps de lestage connus représentent toutefois un supplément de matière et de temps de fabrication qui n'est pas négligeable vis-b-vis de l'ensemble de la machine. La présente invention a pour but d'utiliser une matière aussi peu onéreuse que possible pour confectionner au meilleur prix des corps de lestage du type mentionné au début. Selon l'invention, ce résultat est obtenu par le fait que des rebuts ou déchets placés dans un moule ou récipient prévu pour ledit corps de lestage sont assemblés en nombre correspondant à la masse de ce corps. L'utilisation d'éléments qui sont des rebuts ou déchets n'implique aucune dépense supplémentaire de matiâre pour de tels corps de lestage, puisque l'on ne doit alors compter comme cout-matière que ce que l'on aurait tiré de la vente desdits rebuts ou déchets. En outre, les frais qui auraient été consacrés à l'élimination des déchets ou rebuts sont réduits. Les caractéristiques suivantes, prises séparément ou en combinai son, peuvent être considérées comme des formes perfectionnées de mise en oeuvre de l'invention Les rebuts-ou déchets consistent en chutes de tôle identiques provenant d'une fabricttian en série, et ces chutes en tOle sont empilées et assemblées en un paquet par collage ou soudage. Les rebuts ou déchets consistent en chutes de petites dimensions ayant des formes variées et provenant d'une fabrication de série, et ces chutes sont placées dans un récipient et immobilisées par un liant. Les déchets ou rebuts consistent en chutes provenant d'un atelier où l'on découpe de la tssle Avant d'introduire des chutes de petites dimensions dans le récipient, on insère des douilles de f xation dans des évidements prévus dans le fond de ce récipient. Les déchets de petites dimensions sont fabriqués à partir de chutes de tole de plus grande taille, au moyen d'un broyeur. Ces combinaisons prises individuellement ou en combinaiion présentent des avantages parfois.notables par rapport aux corps de lestage connus et utilisés jusqu'd ce jour. Par exemple, si dans- une fabrication de série,-des opérations de découpage ou d'ajourage de tôle donnent des chutes qui sont des plaquettes de forme appropriée et peuvent, sans autre opération de flaconnage, donner, sous la forme d'un paquet d'éléments superposés, un corpsde lestage pouvant-être monté dans une machine dennée (par exemple une machine à laver automatique à cycle complet), alors de telles chutes de tôle ainsi empilées et assemblées entre elles par collage ou soudage, peuvent constituer un corps de lestage dont le coût est exceptionnellement-avanta- geux. Par contre, si une gamme de. fabrication en série donne par exemple des chutes de petites dimensions ayant des formes très diverses (petites chutes d'atelier de découpage), on peut alors les utiliser pour remplir un récipient-dans-lequel on les fixe-au moyen d'un liant. Le corps de lestage est alors constitué par le récipient contenant les chutes de petite taille-et le liant.Pour préparer des éléments de fixation du corps de lestage, on peut alors insérer dans le récipient, avant l'introduction des chutes de petites dimensions, des- douilles ou manchons de fixation pourvus par exemple dtun filet intérieur On obtient alors après remplissage et prise, sans opi.aticn supplémentaire, un corps de lestage immédiatement utilisable. Tóutefois,~si la fabrioation ne donne ni éléments de toue assez petits que leur forme rend prêts à l'utilisation, ni petites chutes que l'dn peut introduire en vrac dans un récipient, on peut alors produire des chutes de très petites dimensions, même à partir de chutes de tole assez grandes, en recourant à un broyeur L'invention est expliquée plus en détail, dans les deux exemples de réalisation décrits ci-après en se référant au dessin annexé sur lequel la figure 1 représente schématiquement la fabricaticn d'un corps de lestage constitué ae chutes de très petites dimensions et de liant introduits dans un récipient ;; et la figure 2 représente un corps de lestage constitué de tôles identiques superposées et assemblées par soudage. Le récipient 1 pour corps de lestage peut titre constitue d'un pot de forme quelconque en matière plastique ou en métal, fabriqué par moulage par injection ou coulée sous pression, ou bien encore construit en tôle laminée en procédant comme pour une boîte de conserve. Au fond du récipient 1 peuvent se trouver, par exemple aux points 2 et 3, des atours masqués par l'intérieur au moyen d'écrous à chapeau (non représentés). Alors, le récipient étant soumis à un secouage ou vibrage constant dans les directions représentées par les flèches croisées, on peut introduire en vrac dans ce récipient des déchets ou chutes 5 de petites dimensions et, en même temps, du liant 4 faisant prise.Si, pendant sa fabrication, le corps de lestage est constamment pesé (ce qui est indiqué schématiquement par le fléau de balance 6j, le rem- plissage du récipient 1 par des chutes peut être dosé avec une prcision ssf- fisante pour obtenir lue poids prévu pour le corps de lestage. Si, dans une fabrication en série, par exemple dans un atelier où l'on découpe de la tôle, on produit des chutes identiques ayant une forme utilisable, ces tôles de chute 7 peuvent alors être empilées comme indiqué sur la fig. 2, et être assemblées en un paquet par collage ou soudage. Dans l'exemple de réalisation représenté sur la fig. 2, les tôles superposées sont assemblées par un cordon de soudure 8. Des trous de fixation peuvent être prévus aux endroits 9 du paquet de tôle réalisé qui sont repérés par des croix placées sur un axe de symétrie. Ces trous peuvent être traversants, le paquet de tôles étant alors fixé au fond d'une machine ou d'un appareil au moyen de tire-fonds. Ces trous peuvent aussi être borgnes et compacter chacun wn filet taraudé permettant la fixation par des goujons ou des vis plus ourses. REVNflICATIONS 1. Corps pour lester des machines ou appareils exposés à des forces dues au mouvement d'un balourd, caractérisé par le fait que des rebuts ou déchets mis dans un moule ou récipient prévu pour ledit corps de lestage sont assemblés en quantité correspondant à la masse de ce corps. 2 Corps selon la revendication 1, caractérisé par levait que les rebuts ou déchets consistent en chutes de tôle identiques provenant d'une fabrication en série, et par le fait que ces chutes en tôle sont em- pilées et assemblées en un paquet par collage ou soudage. 3. Corps selon la revendication 1, caractérisé par Le fait que les rebuts ou déchets consistent en chutes de petites dimensions ayant des formes variées et provenant d'une fabrication de série, et par le fait que ces chutes sont placées dans un récipient et immobilisées par un liant 4. Corps selon la revendication 3, caractérisé par le fait qu'avant l'introduction des chutes de petites dimensions dans le récipient, des douilles de fixation sont insérées dans des évidements prévus dans 1e-fond du récipient. 5. Corps selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisé par le fait que les déchets sont des chutes provenant dtun atelier où l'on découpe de la tôle. 6. Corps selon la revendication 3 ou 4, caractérisé par le fait que les déchets de petites dimensions sont fabriqués à partir de chutes de t8le de plus grande taille, aumoyen d'un broyeur.