La présente invention concerne la rénovation (ou la réalisation) des sols ou des plafonds et en particulier un élément préfabriqué destiné à cet usage, permettant de lui associer isolation thermique et phonique ainsi que divers éléments du bâtiment tels ventilation, chauffage, canalisations, etc... tout en restant dans des conditions avantageuses de prix et de haute qualité. On sait qu'un des éléments du prix de revient de la construction, qu'il s'agisse de batiments neufs, de restauration ou de réhabilitation de batiments anciens, est la main-d'oeuvre de pose et que l'on essaie de réduire l'importance de cette dernière par la préfabrication en usine d'éléments pouvant être mis en place rapidement. L'invention vise plus particulièrement les revêtements de sol ou de plafonds. La pose de ce type de revetement est d'autant plus longue et coateuse qu'on lui impose des qualités intrinsèques propres à assurer une isolation efficace, durable dans le temps et non soumise à l'érosion de l'usage. Par ailleurs, la multiplicité successive des interventions sur chantier (pose d'isolant, confection de chape, pose de parquets, moquettes, carrelages, cables, canalisations, etc...) prend un temps assez considérable entraînant des colts élevés, tant dans la construction neuve que dans la restauration de bâtiments anciens. C'est un des buts de la présente invention de réduire de façon considérable, la main-d'oeuvre nécessaire à ces opérations. C'est un autre but de la présente invention d'améliorer l'isolation thermique et phonique du local à équiper. C'est encore un autre but de Itinvention de faciliter la pose des moyens de conditionnement du local, chauffage ou réfrigération, ainsi que la pose de canalisations de toutes sortes, électriques, eau, gaz, etc... Conformément à la présente invention, un élément préfabriqué est constitué par une plaque composite, comportant au moins deux couches, une couche en matériau isolant comportant sur l'une de ses faces des éléments en relief déterminant des passages dans au moins deux directions différentes, et une couche résistante constituant - une chape de compression support de revêtement final (parquet, moquette, carrelage, etc...) dans le cas d'utilisation en sol, - l'élément de finition dans le cas d'utilisation en plafond. On peut faire circuler entre les éléments en relief de la couche isolante un fluide de conditionnement des locaux, pour chauffer, rafratchir, sécher ou humidifier. On peut également disposer toutes sortes de canalisa tions électriques, gaz, eau, etc... Selon une autre caractéristique de l'invention, les deux couches, qui ont les mêmes dimensions, sont décalées l'une par rapport à l'autre dans le plan horizontal, de façon à permettre un raccordement avec recou vrement lors de la pose. On peut mettre de la colle sur les zônes en recou vrement et renforcer ainsi l'assemblage qui peut alors être rigide et "im perméable". Avantageusement, la chape peut étire garnie sur sa face supé rieure d'un revêtement, tel que parquet, carrelage, moquette, matière plastique et analogue. D'autres caractéristiques de l'invention apparaitront au cours des descriptions de modes de réalisation suivantes, données à titre d'exem ple non limitatif, en regard des dessins ci-joints: - la figure 1 est une vue en perspective d'un élément de rev8te- ment de sol préfabriqué selon l'invention; - la figure 2 est une vue en perspective d'un élément de plafond selon l'invention. Sur la fig. l,l'élément est constitué d'une couche inférieure 1 isolante, thermiquement et phoniquement, par exemple en formophénol cellulaire, et d'une couche supérieure 2 formant chape de compression. La couche cellulaire isolante étant ainsi protégée contre des écrasements locaux dûs à des charges ponctuelles. Cette couche supérieure peut 8tre en bois, en fibrociment, en aggloméré quelconque, solide et bon marché. La couche inférieure comporte des projections en relief 3 vers le bas, des bossages de forme arrondie ou carrée, avec un pan coupé inférieur horizontal pour prendre appui sur le sol.Les deux couches, avantageusement de forme carrée, de 60 cm de côté par exemple, pour correspondre à une norme de b timent, sont de préférence décalées, d'une distance a, dans les deux directions, par exemple 10 cm, pour renforcer la tenue et améliorer ltétan- chéité de l'ensemble constitué par plusieurs panneaux, de la colle étant de préférence étalée, lors de la pose, sur les surfaces 4 en recouvrement. La surface supérieure de l'élément supérieur peut être garnie, en usine, d'un parquet, par exempie mosafque, d'un carrelage 5, d'une moquette 6, d'un revêtement en matière plastique, ou analogue. Les carreaux peuvent être posés sur un sol neuf, en béton, ou métallique, ou tout autre, et permettent une finition du sol dans des conditions de rapidité extrême. Ils permettent aussi, de rénover dans des conditions exceptionnelles un plancher usagé d'un batiment ancien. Au lieu d'avoir à enlever le plancher ancien, il suffit de le ragréer, le raboter, le poncer, pour qu'il soit suffisamment plan. Un tel procédé est supérieur à la pose par dessus le parquet ancien d'un élément imperméable qui provoquerait une pourriture du parquet. En outre, les panneaux de l'invertion permettent une exécution très rapide. I1 est très souvent possible de commencer le chantier le matin et mettre les locaux à la disposition de Itusager le soir même. L'élément de plafond représenté sur la figure 2 est constitué d'une couche isolante 1 analogue à celle utilisée pour les revêtements de sol. Avantageusement, en utilisation en plafond, les brossages, formant, entre autres, piège à son aux bruits aériens, seront tournés vers le revêtement formant plafond 7 qui lui est préalablement accolé en usine. Les carreaux présentent également de préférence un décalage a, entre les deux couches et dans les deux directions de plusieurs centimètres. Dans chacune des utilisations, telles celles décrites ci-dessus, à titre d'exemple, la présence des bossages 3, qui permettent une circulation d'air chaud ou froid, pour llhiver ou l'été, permet, en outre, la pose sans complication de toutes sortes de canalisations. On peut également garnir la face inférieure de la couche inférieure 1 d'une couche conductrice de l'électricité, telle qu'une peinture ou graphite, un grillage, etc..., pour former une résistance chauffante ou recréer un champ magnétique naturel, bienfaisant pour les occupants, disparu depuis ltapparition des armatures métalliques en construction. REVENDICATIONS 1.- Elément de revêtement de sol et de plafond, se posant sur une surface brute, neuve ou à rénover, caractérisé en ce qu'il est constitué par une plaque composite, comportant au moins deux couches, une couche en matériau isolant comportant sur l'une de ses faces des éléments en relief déterminant des passages dans au moins deux directions différentes et au moins une couche constituant le parement. 2. - Elément de revêtement selon la revendication 1, caractérisé en ce que dans le cas d'utilisation en plancher, une couche résistante formant chape de compression sera disposée entre la couche isolante et la couche de parement extérieur. 3. - Elément de revêtement selon la revendication 1, caractérisé en ce que la couche isolante, et la ou les couches qui lui sont accolées, ont des dimensions identiques et sont décalées l'une par rapport à l'autre, dans le plan horizontal, de façon à permettre un recouvrement lors de la pose. 4. - Elément selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le parement extérieur pourra être un revêtement tel que parquet, carrelage, moquette, matière plastique, plâtre ou tout autre analogue. 5. - Elément de revêtement selon une des revendications précédents, caractérisé en ce que la face comportant des éléments en relief de la couche isolante comporte un revêtement conducteur de l'électricité, tel qu'une peinture au graphite, un grillage ou autre, constituant une résistance de chauffage ou un élément de reconstitution d'un champ électrique naturel. 6. - Elément de revêtement selon une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la couche isolante est en formophénol cellulaire.