La présente invention concerne une table de kinésithérapie destinée notamment à appliquer à un patient un traitement suivant la méthode de MEZIERES. Il s'agit d'une méthode de rééducation posturale active et active-aidée, visant en particulier au retour à l'harmonie du corps, car quel que soit le cas, les groupes musculaires postérieurs seront à allonger en sollicitant les antagonistes par un travail global actif et actif,aidé, Il faut une mise en place de tous les segments qui doivent, en outre, être très bien axés. La gymnastique particulière prévue par la méthode de correction orthopédique en question permet de rétablir un état normal du rachis cervico-dorso-lombaire et des ceintures pelvienne et scapulaire, ainsi que les membres, au moyen d'étirements orientés, d'intensité réglable, intéressant la totalité du corps du patient dans son travail actif. Actuellement, la mise en oeuvre de cette méthode impliquerait la présence simultanée de plusieurs opérateurs spécialisés, répartis autour du patient, pour exercer des efforts opposés et conjugués de manière judicieuse sur diverses parties du corps du patient. Cette procédure laborieuse devrait mobiliser ainsi jusqu'à une huitaine de personnes pour chaque séance de traitement d'un seul patient. Le but de l'invention est de faciliter l'application de cette méthode de traitement au sol qui est extrêmement éprouvante pour le rachis du praticien, en proposant une table de kinésithérapie mettant en oeuvre des moyens mécaniques, suivant lesquels tous types de traitement peuvent être exécutés par un praticien unique, qui pourra alors tendre à avoir limage des formes parfaites constamment présente à l'esprit. Quant au patient, par les étirements de la table selon l'invention il pourra s'adonner totalement en confiance a sa rééducation posturale, sans crainte de tensions incontrôlées en quelques points du corps. Selon l'invention, la table de kinésithérapie, destinée notamment à appliquer à un patient un traitement suivant la méthode dite posturale de MEZIERES -table comportant un plateau sensiblement horizontal en position de service pour recevoir le patient est caractérisée en ce qu'elle comporte une pluralité de moyens d'étirements pouvant être associés entre eux, pour exercer chacun, sur u:Qe partie du corps du patient un effet d'étirement dans une direction déterminée. Le praticien qui applique le traitement peut ainsi utiliser les moyens d'étirement, après les avoir disposés d'une manière appropriée, sans avoir recours à des assistants pour effectuer les étirements voulus, comme l'aurait nécessité la pratique actuelle. De préférence, au moins certains des moyens d'étirement sont associés à des moyens de réglage, pour exercer un effet d'étirement d'intensité réglable sur chacune des parties correspondantes du corps du patient. Par exemple, les moyens d'étirement comportent chacun un câble associé à au moins une poulie de renvoi, une extrémité du câble étant pourvue de moyens d'attache pour y associer une partie du corps du patient, tandis qu'un dispositif à ressort, associé au cale permet de mettre ce dernier sous tension élastique. Les moyens de réglage précités comportent par exemple un cordon de traction, permettant à un praticien de déformer plus ou moins le dispositif à ressort, afin d'exercer un effet de tension d'intensité voulue sur le câble d'étirement correspondant, et sur la partie du corps du patient attachée à ce câble. D'une manière avantageuse, chaque cordon de traction est associé à un dispositif de blocage, pour immobiliser à volonté le cordon dans une position déterminée, correspondant à l'effet de tension d'intensité voulue exercé sur le câble d'étirement. Par exemple, le dispositif de blocage du cordon de traction est constitué par un bloc solide, fixé à la table et percé d'un trou de passage pour le cordon; une gorge d' arrêt est ménagée d'un côté du bloc en regard du trou de passage, pour retenir le cordon serré dans le fond étroit de la gorge, et pour permettre de dégager le cordon par un geste simple. Grâce à ces dispositions matérielles, le praticien traitant peut utiliser commodément et de manière efficace la table de kinésithérapie suivant l'invention, comme on l'expose plus loin. En outre, comme il s'agit a'organes mécaniques très simples, la table selon l'invention est d'une réalisation industrielle peu onéreuse, et d'un entretien commode. Les moyens d'attache, adaptés aux diverses parties intéressées du corps du patient comportent par exemple, pour 1' étirement de chacun des bras du patient, une poignée prévue pour être prise à la main par le patient. On impose ainsi au patient une participation active aux étirements, ce qui accroît l'efficacité du traitement. Pour remédier à une déviation de la colonne vertébrale du patient, les moyens d'étirement sont constitués par deux sangles correctrices antagonistes, formant moyens d'attache disposées chacune en boucle autour du buste du patient reposant sur la table; chacune des sangles précitées est associée à des moyens de traction réglables en tension qui agissent dans une direction sensiblement parallèle à la ligne des épaules du patient. En outre, les moyens d'attache comportent avantageusement une autre sangle d'étirement destinée à être appliquée sur le bas ventre du patient couche; cette sangle d'étirement est associée par ses extrémités à des moyens de traction réglables en tension qui agissent dans une direction sensiblement perpendiculaire à la ligne des épaules du patient. De plus, une mentonnière avec moyens de traction réglables en tension est prévue pour se monter sous le menton du patient, afin d'exercer un effet d'étirement sur le cou de celui-ci, notamment en position couchée ou en position assise, comme on l'explique plus loin. Une table selon l'invention comporte aussi des moyens d'appui dont l'un est constitué par une plaque d'appui, amovible apte à former une butée aux pieds du patient, lorsque celui-ci, repose sur la table avec les jambes sensiblement à l'horizontale. D'une manière avantageuse, la table comporte également un portique pour recevoir divers organes auxiliaires; ce portique a ses deux montants montés à-coulissement sur la table. Sensiblement à mi-hauteur, ce portique comporte un moyen d'appui constitué par une étagère pour recevoir les pieds du patient lorsque celui-ci a le dos qui repose sur la table et les jambes inclinées. Un autre moyen d'appui est constitué par un boulier prévu en haut du portique, pour recevoir les pieds du patient lorsque celui-ci a le dos qui repose sur la table et les jambes sensiblement verticales. Ce boulier peut avantageusement être monté en plusieurs positions au choix sur le haut du portique, notamment à la verticale et à l'horizontale. Ce boulier est aussi avantageusement équipé de moyens de traction, en sorte qu'en position horizontale le patient a vaincu la résistance de ces moyens de traction et peut ainsi effectuer des mouvements de massage plantaire. Un miroir vertical de contrôle est avantageusement fixé au portique, en regard du patient assis sur la table, pour permettre à celui-ci de rectifier son attitude sur la table. De préférence, ce miroir est muni d'un fil à plomb, qui définit une ligne- verticale de référence sur la face do miroir, en combinaison avec un fil horizontal de référence qui croise le fil à plomb sensiblement au centre du miroir. Pour recevoir la tête du patient et la maintenir en position stable, il est prévu un appui-tête. De préférence, la table comporte des moyens de fixation pour le montage amovible de 1'appui-tete lequel comporte une ouverture centrale permettant au patient de respirer à l'aise lorsqu' il est allongé sur la table sur le ventre. L'appui-t8te est avantageusement monté dans une échancrure sensiblement rectangulaire du plateau de la table, sur un bord de cette échancrure sensiblement parallèle à la ligne des épaules du patient. De préférence, les moyens de fixation amovibles de 1' appui-tête au plateau de la table permettent aussi la fixation amovible du pied d'une colonne sensiblement verticale en position de service; cette colonne porte une potence sur laquelle passe un câble d'étirement équipé d'une mentonnière d'attache prévue pour exercer vers le haut un effet d'étirement sur le cou du patient assis sur la table, et adossé à la colonne. De part et d'autre de l'échancrure du plateau de la table où se monte l'appui-tête, des moyens de fixation sont prévus pour des équerres de renvoi, ayant chacune, en position de service, une branche horizontale engagée sous le plateau de la table, et une branche verticale en saillie audessus du plateau; chaque équerre de renvoi assure le passage du cable d'étirement pour un bras du patient relevé à l'opposé des jambes du patient couché sur la table; le patient peut alors saisir de chaque main une poignée solidaire du câble qui ressort par l'extrémité supérieure de la branche verticale de chaque équerre de renvoi. En outre, la table de kinésithérapie suivant l'invention comporte avantageusement deux volets latéraux rabattables, sensiblement rectangulaires, pour supporter chacun des bras du patient en position d'abaissement vers le bas du corps de celui-ci; le patient a alors le buste qui repose sur la table et peut saisir à la main une poignée solidaire de chaque câble d'étirement, qui ressort par une extrémité d'une équerre de renvoi montée par son autre extrémité, sous un bord de chaque volet rabattable, au voisinage du bas du corps du patient. Le portique équipant la table suivant l'invention, est disposé à l'extrémité opposée comportant l'échancrure, recevant à volonté, la colonne porte-mentounière, ou l'appuitête, et il porte un boulier associé à des moyens d'étirement, ce boulier étant lui-même monté réglable en hauteur et pivotant autour d'un axe horizontal. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre donnée à titre d'exemple en référence aux dessins annexés dans lesquels: - la figure I est une vue d'ensemble en perspective d' une table de kinésithérapie suivant l'invention, montrant schématiquement divers accessoires de la table en position éclatée; - la figure 2 est une vue schématique en perspective de deux dispositifs d'étirement, chaque dispositif comportant un câble d'étirement, une poignée, un ressort de tension, et un dispositif de blocage pour le cordon de traction associé au ressort. - la figure 3 est une vue schématique en perspective de l'un des blocs servant au blocage du cordonnet de traction de chaque dispositif d'étirement de la figure 2; - la figure 4 est une vue schématique en plan par dessous du bloc monté à la figure 3; - la figure 5 est une vue en perspective éclatée du montage coulissant du pied droit du portique; - la figure 6 est une vue schématique en perspective de la table de kinésithérapie conforme à l'invention utilisée pour traiter un patient atteint d'une déviation de la colonne vertébrale, au moyen de deux sangles correctrices antagonistes disposées chacune en boucle autour du buste du patient, d'une troisième sangle d'étirement appliquée sur le bas-ventre du patient, et d'une mentonnière d'étirement;; - les figures 7 et 8 sont des schémas montrant l'utilisation de la table de kinésithérapie, pour traiter un patient allongé ayant ses bras respectivement abaissés le long du corps ou relevés au-delà de la tête; - les figures 9 et 10 sont des vues analogues aux figures 7 et 8, montrant deux cas de traitement pour un patient couché sur le ventre, et ayant respectivement ses bras repliés au coude, ou complètement étendus dans le prolongement des épaules; - la figure 11 est un schéma analogue aux figures 6 à 9, montrant le cas de traitement d'un patient assis sur la table suivant l'invention, en regard du miroir de contrôle monté sur le portique; - les figures 12 et 13 montrent schématiquement le traitement d'un patient couché sur le dos avec les jambes relevées. Dans le mode de réalisation de la figure 1, la table de kinésithérapie est destinée notamment à traiter un patient (non représenté) suivant la méthode dite posturale de MEZIERES. La table comporte un plateau 1 sensiblement horizontal en position de service, pour recevoir le patient. Le plateau I repose sur un certain nombre de pieds 78, solidarisés par une structure commune de renfort 1B. Conformément à l'invention, la table comporte en outre une pluralité de dispositifs d'étirement 2. Chaque dispositif d'étirement 2 permet ainsi d'exercer sur chaque partie correspondante du corps du patient un effet d'étirement dans une direction déterminée. De préférence, les dispositifs d'étirement 2 sont associés à des moyens de traction réglables en tension décrits plus loin, pour exercer un effet d'étirement d'intensité réglable sur chaque partie intéressée du corps du patient. Les dispositifs d'étirement 2 destinés à agir sur les bras du patient comportent par exemple (figure 2) un câble 3, associé à des poulies de renvoi 4. Une extrémité du câble 3 est pourvue de moyens d'attache décrits plus loin, pour associer cette extrémité à une partie du corps du patient. Lt autre extrémité du câble 3 est reliée à un ressort 5, per mettant de mettre le câble d'étirement 3 sous tension élastique. Dans le mode de réalisation décrit ici à titre d'exemple, chaque ressort 5 est associé à un système de réglage comportant un cordon de traction 6, qui permet à un praticien de déformer plus ou moins le ressort 5, afin d'exercer un effet de traction d'intensité voulue sur le câble d' étirement correspondant 3, et sur la partie (non représentée) du corps du patient attachée à ce câble. Chaque cordon de traction 6 est associé à un dispositif de blocage 7, qui permet d'immobiliser à volonté, le cordon 6 dans une position déterminée, correspondant à l'effet de traction d'intensité voulue exercée par le câble d'étirement 3. Le dispositif de blocage est constitué par exemple (figures 2, 3, 4) par un btoc solide 7A, fixé à la table 1, et percé d'un trou de passage 8 pour le cordon 6. D'un côté du bloc 7A, une gorge d'arrêt 9 est ménagée en regard du trou de passage 8, pour retenir le cordon serré dans le fond étroit de la gorge. On peut ensuite dégager le cordon 6 par un geste simple, pour supprimer la tension exercée sur le câble d'étirement 3, ou pour modifier à volonté cette tension, comme on l'expose plus loin. Pour l'étirement de chacun des bras du patient (figures 2, 6 et 7), l'organe d'attache associé à chaque câble d' étirement 3 est constitué par exemple par une poignée 11, prévue pour être prise à la main par le patient. d'un câble d'étirement 3 qui ressort par une extrémité d'une équerre de renvoi 51, analogue aux équerres 51 montées en tête de la table 1, et fixée par son autre extrémité sous une bordure de chaque volet rabattable 53, au voisinage du bas du corps du patient. D'une manière avantageuse, pour faciliter le réglage des dispositifs d'étirement suivant la taille et la position du patient, le montage de chaque équerre de renvoi 51, en tête de la table, ou sur les vo lets rabattables 53, comporte des moyens de réglage, pour modifier la position de la poignée correspondante 11 dans le sens de la longueur de la table. Â cet effet (figure 2), chaque équerre de renvoi 51 est par exemple montée à coulisse dans une chape fixe 54, solidaire du plateau de la table 1. Une broche amovible 55, qui-traverse la branche de l'équerre 51 associée à la chape de fixation 54, permet d'immobiliser l'équerre 51 en plusieurs positions au choix, par rapport au plateau de la table 1, dans le sens de la longueur de celle-ci.Sur un bord externe de chaque volet rabattable 53 est montée une glissière 15A dans laquelle coulisse un curseur portant le crochet de fixation 15 prévu en particulier pour les moyens de traction 13 des sangles pectorales 11 et 12 déjà mentionnées. Ceci permet de régler à la demande le long du buste du patient la position de chacune des sangles correctrices. Par ailleurs, le montage des pieds IÂ de la table 1 sur le plateau de celleci comporte également des moyens de réglage, pour disposer à volonté le plateau de la table à diverses hauteurs, suivant la taille du praticien traitant, et suivant la nature du traitement à effectuer. On va maintenant exposer l'utilisation et les avantages de la table de kinésithérapie suivant l'invention, telle qu'on vient de la décrire, en référence aux figures 1 à 13. Suivant le mode de traitement à appliquer à chaque patient, on peut aménager la table de diverses manières, (figure 1) en particulier en mettant en place l'appui-tEte 41 dans l'échancrure 42 du plateau 1 de la table, pour assurer la position stable de la tête du patient couché sur le dos ou sur le ventre. On peut aussi mettre en place la colonne amovible 44 à la place de l'appui-tête941, pour utiliser la mentonnière 21 servant à étirer vers le haut le cou du patient assis sur la table et adossé à la colonne 44 (figure 11).En ce cas, on place la plaque d'appui 22 contre les montants du portique pour retenir les pieds du patient dont le buste subit l'effet d'une sangle de redressement 70 dont les moyens de traction 70A, 70B, sont fixés aux crochets 28E réglables en position par rapport aux montants 25A du portique. On peut monter également sur le portique le miroir de contrôle 31, muni de son fil à plomb 32 et de son fil horizontal 33 correctement réglé en hauteur grâce aux réglettes 34 (figure 1). Le patient peut ainsi rectifier de lui-même sa posture correcte sur le plateau 1 de la table, en s'observant dans le miroir 31, sans ombres portées grâce à la lampe d'éclairage 35 montée sur le cadre du miroir 51 et dirigée vers le haut.. Pour divers autres modes de traitement, relevant notamment de la méthode générale dite méthode posturale de MEZIERES, la table de kinésithérapie conforme à l'invention, offre un grand nombre de combinaisons variées et commodes, permettant à chaque fois à un seul praticien d'assurer un traitement efficace du patient, alors que l'application correcte de cette méthode imposait jusqu'ici un nombre élevé d'opérateurs, obligés d'intervenir simultanément de manière peu commode. Grâce à chaque câble d'étirement 3 (figures 1 et 2), associé à un dispositif à ressort 5, facilement réglable au moyen du cordon de traction 6, le praticien traitant peut appliquer aux divers endroits choisis du corps du patient un effet d'étirement facile à doser en coopération avec le patient. Le praticien peut aussi facilement régler la position longitudinale de chaque équerre de renvoi 51 (figure res 1 et 2) associée à un câble d'étirement 3 solidaire d' une poignée 11 destinée à être saisie à la main par le patient.Ce faisant, on oblige ce dernier à participer activement et d'une manière favorable au traitement qui lui est appliqué en agissant par étirement sur les bras du patient, soit en position relevée des bras, (figure 8), soit en position abaissée des bras (figure 7), soit encore en position d'extension des bras dans le prolongement de la ligne des épaules (figure 10). La mentonnière 21 permet d' exercer commodément un effet dtétirement sur le cou du patient, celui-ci étant soit en position couchée (figure 13), soit en position assise, en étant non adossé à la colonne verticale 44 (figure 11). Pour remédier à une déviation de la colonne vertébrale du patient, des effets variés peuvent être appliqués au buste du patient, en particulier au moyen des deux sangles antagonistes de correction 12A et 12B, associées à la sangle d'étirement 16 appliquée au bas-ventre du patient dont les jambes sont relevées (figures 6 et 13) ainsi que la mentonnière 21 tirant en sens opposé. Dans ces diverses positions, le patient peut avoir une posture stable, grâce aux divers moyens d'appui équipant la table de kinésithérapie conforme à l'invention, et en particulier grâce à l'appui-tsste 41 (figures 1, 6, 10), et à la plaque d'appui 22 prévue pour recevoir les pieds du patient à une extrémité du plateau 1 de la table (figure 1, 7, 8, 11). Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation que l'on a décrits à titre d'exemples, et on peut y apporter diverses variantes sans sortir du domaine de l' invention. REVENDICATIONS 1- Table de kinésithérapie, destinée notamment à appliquer à un patient un traitement suivant la méthode dite posturale de NEZIERES, comportant un plateau sensiblement horizontal en position de service pour recevoir le patient, cette table étant caractérisée en ce qu'elle comporte une pluralité de moyens d'étirement (2) aptes à exercer chacun, sur une partie du corps du patient, un effet d'étirement dans une direction déterminée. 2- Table selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'au moins certains des moyens d'étirement (2) sont associés à des moyens de traction réglables en tension aptes à exercer un effet d'étirement d'intensité réglable sur chacune des parties correspondantes du corps du patient. 3- Table selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que chaque moyen d'étirement comprend au moins un moyen d'attache (11), (12A),(12B), (16), (21), à un endroit choisi du corps du patient, et au moins un moyen de réglage de la traction avantageusement constitué par un dispositif à ressort (5). 4- Table à ressort selon l'une quelconque des revendica tions précédentes, caractérisée en ce que les moyens d'étirement applicables aux bras du patient comportent chacun un câble (3) associé à au moins une poulie de renvoi (4), ce câble étant à une extrémité pourvue d'un moyen d'attache (11), tandis que des moyens de traction réglables associés.sont constitués par un dispositif à ressort (5) permettant de mettre ledit câble (3) sous tension élastique. 5- Table selon la revendication 4, caractérisée en ce que les moyens d'étirement comportent, un cordon de traction (6) permettant à un praticien d'exercer une traction sur le dispositif à ressort (5), et partant, sur le moyen d'attache (11) afin d'appliquer un effet de traction d'intensité choisie sur les bras du patient. 6- Table selon la revendication 4, caractérisée en ce que chaque cordon de traction (6) est associé à un dispositif de blocage (7), pour immobiliser à volonté le cordon dans une position déterminée pour un effet de traction d'intensité désirée exercé sur le câble d'étirement. 7- Table selon la revendication 6, caractérisée en ce que le dispositif de blocage (7) du cordon de traction (6) est constitué par un bloc fixé à la table, et percé d'un trou de passage pour le cordon, une gorge d'arrêt étant ménagée d'un côté du bloc en regard du trou de passage, pour retenir le cordon serré dans un fond étroit de la gorge d'arrêt, et pour permettre de dégager le cordon. 8- Table selon l'une quelconque des revendications 3 à 7, caractérisée en ce que les moyens d'attache sont constitués par une poignée de préhension (11) fixée au câble d'étirement (3). 9- Table selon-la revendication 1, caractérisée en ce que les moyens d'étirement sont constitués par au moins deux sangles correctrices antagonistes (12A, 12B), constituant des moyens d'attache adaptées chacune à ceinturer le buste du patient reposant sur la table, pour remédier à une déviation de la colonne vertébrale de celui-ci, chacune des angles précitées étant équipée de moyens de traction réglables en tension (13) aptes à exercer une traction sur les sangles suivant une direction sensiblement parallèle à la ligne des épaules du patient. 10- Table selon la revendication 1, caractérisée en ce que les moyens d'étirement comportent en outre une autre sangle (16) formant moyen d'attache, destinée à ceinturer le bas-ventre du patient, cette sangle étant équipée de moyens de traction réglables en tension (17Â, 17B), (18A, 18B) qui sont fixés à deux pattes (16A, 16B) issues de ladite sangle, ces moyens de traction réglables agissant sensiblement à l' horizontale et dans une direction opposée à la tête du patient. Il Table selon la revendication 1, caractérisée en ce que les moyens d'étirement comportent une mentonnière (21), formant moyen d'attache, équipée de moyens de traction réglables en tension et, adaptée à coopérer avec le menton du patient, afin d'exercer un effet d'étirement sur le cou de celui-ci. 12- Table suivant l'une quelconque des revendications 8 à 11, caractérisée en ce que les moyens permettant le réglage de la tension associés auxdites sangles (92A, 12B, 16) et à la mentonnière (21), comprennent chacun un ressort prolongé par une chaînette adaptée à être ancrée, suite à un effort d'étirement déterminé, à un crochet associé à la structure de la table, ce crochet étant avantageusement réglable en position. 13- Table selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comporte en outre des moyens d'appui, l'un des moyens d'appui étant constitué par une plaque d'appui, l'un des moyens d'appui étant constitué par une plaque d'appui amovible (22) formant butée aux pieds du patient lorsque ce dernier est assis, 14- Table selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comporte en outre, un portique (25) sensiblement vertical apte à recevoir divers accessoires. 15- Table selon la revendication 14, caractérisée en ce que le portique (25) est monté à coulissement sur la structure (1A, 1B) de la table (1), des moyens de blocage étant prévus pour disposer à volonté les deux montants (25A) du portique (25) dans une position choisie dans le sens longitudinal de la table, suivant la taille et la position du patient à traiter. 16- Table suivant l'une quelconque des revendications 14 ou 15, caractérisée en ce que le portique comporte, sensiblement à mi-hauteur, un autre moyen d'appui (26) constitué par une étagère apte à recevoir les pieds du patient, lorsque celui-ci a le dos qui repose sur la table et les jambes inclinées. 17- Table suivant l'une quelconque des revendications 13 à 16, caractérisée en ce que le portique (25) est apte à porter en partie supérieure un boulier (28) destiné à permettre le massage des voûtes plantaires. 18- Table selon la revendication 17, caractérisée en ce que le boulier (28) est monté pivotant sur un support (28A) autour d'un axe horizontal (X-X), ledit support étant lui-même monté à coulissement vertical dans un manchon (28B) solidaire du portique, et blocable dans une position choisie. 19- Table suivant 11 une quelconque des revendications 17 ou 18, caractérisée en ce que le boulier (28) est associé à des moyens de rappel vers le bas comprenant ressorts (28C) et chaînettes (28fil) pour l'ancrage à des points fixes (28E) prévus, avantageusement sur les -montants (25A) du portique (25). 20.- Table selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comprend en outre un miroir de contrôle (31) adapté à être placé à la verticale en regard du patient assis sur la table, pour permettre à ce dernier de rectifier son attitude sur la table en s'observant dans le miroir. 21- Table selon la revendication 19, caractérisée en ce que le miroir (31) est muni d'une part, d'un fil à plomb (32), pour définir une ligne verticale de référence sur la face du miroir, et, d'autre part, d'un fil horizontal (33) de réfé- rence qui avise le fil à plomb, ce fil horizontal de référence étant avantageusement monté réglable en position suivant une direction verticale. 22- Table selon l'une quelconque des revendications 20 à 22, caractérisée en ce que le miroir comporte à sa partie supérieure des moyens de fixation, pour le montage d'une lampe d'éclairage (35) dirigée vers le plafond, afin de supprimer les effets d'ombres sur le corps du patient qui peut s'observer dans le miroir. 23- Table selon la revendication 13, caractérisée en ce qu'un moyen d'appui est constitué par un appui-tête (41) avec ouverture centrale (41A), cet appui-t8te étant monté amovible sur la structure (1A, 1B) de la table, au moyen de manchons fixés (54) sur la surface inférieure de la table et de tiges solidaires de l'appui-tête, lesdites tiges ou lesdits manchons comportant des moyens aptes à bloquer l' appui-tête dans une position longitudinale choisie. 24. Table selon la revendication 23, caractérisée en ce que une extrémité de la table comporte une échancrure (42) sensiblement rectangulaire apte à recevoir l'appuitête (41). 25. Table selon la revendication 23, caractérisée en ce que les manchons (54) sont aptes, suivant l'utilisation de la table, à former un support à une colonne (44) portementonnière sensiblement verticale en position de service, cette colonne portant une potence de rappel (45) pour des moyens de traction réglables (46, 46A, 463) associés à cette dernière étant apte à exercer vers le haut un effet d' étirement sur le cou du patient assis sur la table en étant non adossé à la colonne. 26- Table selon la revendication 24, caractérisée en ce que, de part et d'autre de l'échancrure (42) les manchons de fixation (54) peuvent recevoir à volonté des équerres (51) de renvoi ou la colonne porte-mentonnière, lesdites équerres ayant chacune en position de service, luxe branche horizontale engagée dans un manchon et une branche verticale en saillie au-dessus du plateau précité, chaque équerre de renvoi (51) assurant le passage d'un câble d'étirement (3) pour un bras du patient en position relevée à l'opposé des jambes du patient couché sur la table, et qui saisit de chaque main une poignée (11) solidaire du câble (3) ressortant par lt extrémité supérieure de la branche verticale de chaque équerre de renvoi. 27- Table selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comporte deux volets latéraux (53) rabattables, sensiblement rectangulaires, supportant une équerre (51) dans laquelle passe un câble de traction (3) sur lequel est calé un moyen d'attache constitué par une poignée (11) manoeuvrable en déplacement par le praticien de part et d'autre de l'échancrure (42), lesdits volets (53) comportant de plus, sur un bord longitudinal libre au moins une réglette amovible (15A) avec un curseur et crochets (15) aptes à assurer l'ancrage des chaînettes (1lob) associées aux sangles antagonistes (12k, 12B) correctrices de la colonne vertébrale, 28- Table selon l'une des revendications 1 à 26, caractérisée en ce qu'elle comporte des moyens de réglage pour disposer le plateau de la table à un niveau choisit