La présente invention concerne un support réflé- chissant de stockage et d'enregistrement de données optiques et plus précisément de tels supports destinés à être utilisés avec une information préalablement enregistrée et codée dans un diélectrique Lors de la lecture de données enregis- trées optiquement, il est souvent nécessaire que des informa- tions soient préalablement enregistrées, par exemple sous forme d'informations de commande accompagnant les données de l'utilisateur, afin que ces dernières données puissent être convenablement identifiées et suivies selon des trajets con- venables de données L'information préalablement enregistrée peut être lue au cours de l'écriture aussi bien qu'après l'écriture des données Cette information préalablement enre- gistrée peut aussi représenter une information destinée à l'utilisateur dans le cas d'un disque optique passif, par exemple un disque vidéo. Les auteurs de l'article "Ten Billion Bits on a Disk" de K Bulthuis et al, IEEE Spectrum, août 1979 discutent les avantages d'un disque de stockage de données optiques ayant des gorges formées préalablement et à codage de phase Le disque peut être divisé en morceaux de forme triangulaire, appelés "secteurs" ayant des trajets circulaires de données qui parcourent tous les secteurs Chaque secteur a des trajets ayant une adresse d'en-tête et une information de synchronisa- tion Ledisque a une grande face qui a des sillons dont la profondeur est comprise entre un quart et un huitième de la longueur d'onde, par rapport à une partie de la surface qui a une hauteur de référence La partie ayant une hauteur de ré- férence ainsi que les sillons sont réfléchissants et opaques. L'information est codée sur le disque par les sillons préala- blement enregistrés, ainsi que dans des marques créées par un laser et superposées aux sillons, habituellement par un uti- lisateur Ce dernier écrit les données sous forme de bits dans des trajets de données à l'intérieur d'un secteur, à l'aide des sillons préalablement enregistrés qui guident le laser d'écriture. Des données sont lues d'après les différences de contraste qui existent entre les parties différentes de la matière, lorsque de la lumière est réfléchie Les sillons ayant une profondeur d'un quart de longueur d'onde et d'un huitième de longueur d'onde réfléchissent la lumière avec des amplitudes différentes étant donné les effets d'interfé- rence Un trou créé par un laser, superposé à l'une des zones d'un sillon d'un huitième de longueur d'onde réduit l'inten- sité du signal réfléchi dans le trou à une voleur pratique- ment nulle En résumé, l'intensité lumineuse réfléchie a quatre niveaux: ( 1) le niveau de référence de réflexion qui donne la plus grande quantité de lumière réfléchie, ( 2) un sillon ayant une profondeur d'un huitième de longueur d'onde qui donne un second niveau de lumière réfléchie, ( 3) un sillon d'un quart de longueur d'onde donnant un troi- sième niveau plus faible, ( 4) un trou donnant un faible ni- veau de lumière réfléchie, analogue au troisième niveau. Un disque de ce type est habituellement fabriqué par estompa- ge d'une matière plastique avec formation des sillons néces- saires, puis par dépôt en phase vapeur d'un revêtement métal- lique réfléchissant permettant un enregistrement par un laser, par exemple du tellure, sur les faces exposées. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique N' 4 233 626 décrit une manière différente d'utiliser les effetsd'interfé- rence et de phase dans un support d'enregistrement optique. Ce brevet décrit la disposition d'une couche d'enregistrement très réfléchissante, par exemple d'aluminium, sur un substrat, puis le revêtement de la couche réfléchissante par une matière diélectrique très transparente,et enfin le revêtement de cette matière diélectrique transparente par une couche métal- lique ayant un pouvoir réflecteur faible à modéré, tel que le tellure ou le titane Les marques formées dans cette couche avec un laser paraissent très réfléchissantes L'épais- seur de la matière diélectrique est telle que le trajet opti- que parcouru par la lumière qui passe dans les marques for- mées dans la couche supérieure réfléchissante, provoque une annulation des fronts de l'onde réfléchie par déphasage. Dans le support décrit dans ce brevet, des sillons ne sont pas enregistrés préalablement Ce brevet indique que la cou- che métallique supérieure réfléchissante peut être remplacée par un réflecteur diélectrique. L'invention concerne la réalisation de supports d'enregistrement par un laser et de stockage de données opti- ques par réflexion, ayant des données codées et préalablement enregistrées, de type réfléchissant, créées par interférence lumineuse et par diffusion par les sillons préalablement enregistrés formés dans une couche diélectrique disposée sur le support réfléchissant d'enregistrement par le laser, ou une surface réfléchissante passive qui ne nécessite pas la formation d'une surface métallique réfléchissante après la formation des sillons préalablement enregistrés L'invention concerne aussi l'utilisation de la couche diélectrique codée pour l'enrobage et la protection du support réfléchissant d'enregistrement par un laser ou de la surface passive réflé- chissante. L'invention-concerne plus précisément des supports d'enregistrement par un laser et de stockage de données opti- ques qui possèdent une grande face très réfléchissante formée sur un substrat qui est revêtu d'une très mince couche de matière diélectrique optiquement transparente, par exemple une matière plastique polymérisable par chauffage ou par des ultraviolets ou une matière plastique qui se ramollit par chauffage, dans laquelle des cavités sont formées par pressage ou moulage Certaines des cavités ont une profondeur égale au quart de la longueur d'onde environ dans l'air, par rapport à la lumière du laser utilisé pour la lecture des données, alors que d'autres cavités ont une profondeur égale au huitième environ de la longueur d'onde dans l'air, pour la lumière du laser considéré Les sillons ayant une profondeur à peu près égale au quart de la longueur d'onde doivent avoir une longueur réglée empiriquement afin qu'ils donnent à la couche d'enregistrement le plus faible pouvoir réflecteur possible, lors d'une observation à travers le sillon La profondeur des sillons d'un huitième de la longueur d'onde doit être choisie afin qu'elle corresponde à peu près à la moitié de la profondeur des sillons d'un quart de longueur d'onde. On peut utiliser des sillons ayant une profondeur égale aux trois quarts de la longueur d'onde et aux trois huitièmes de la longueur d'onde, mais ils ne sont pas particulièrement avantageux La matière diélectrique a un indice de réfraction suffisamment grand pour que la lumière soit dispersée dans diverses directions à partir des cavités ou pour que la lu- mière forme des interférences, si bien que la quantité de lumière réfléchie spéculairement par des parties du disque comportant des sillons soit réduite par rapport au plus grand pourcentage de lumière réfléchie provenant de la grande face réfléchissante d'enregistrement placée au-dessous Il est avan- tageux que la couche diélectrique soit suffisamment mince pour que les cavités et la couche réfléchissante d'enregistre- ment soient comprises dans la profondeur du champ du faisceau laser de lecture, bien que cette caractéristique ne soit pas primordiale L'épaisseur de la couche diélectrique doit être équivalente à un nombre entier de demi-longueurs d'onde à la fréquence caractéristique du laser de lecture-écriture afin que le pouvoir réflecteur de la couche d'enregistrement, vu à travers la couche diélectrique, soit réduit d'une quan- tité minimale Ainsi, un pouvoir réflecteur maximal est avan- tageux Les données préalablement enregistrées dans les cavi- tés peuvent être lues soit avec le laser effectuant l'écriture, soit par un laser séparé de lecture La lumière réfléchie spéculairement représente le pourcentage de lumière qui est réflé- chie perpendiculairement à une surface réfléchissante, par rapport à la quantité de lumière incidente par rapport à la surface réfléchissante avec une incidence normale ou perpendi- culairement à la surface Un indice minimal de réfraction de 1,4 est souhaitable afin que l'effet de dispersion soit maxi- mal, mais des indices plus faibles donnent aussi satisfaction. Les cavités ont de préférence une profondeur d'un quart de la longueur d'onde et d'environ un huitième de la longueur d'onde. La largeur des cavités est comprise par exemple entre la moitié de la longueur d'onde et une fois cette longueur d'onde du laser de lecture, bien que des cavités plus étroites ou plus larges puissent donner satisfaction. Les cavités peuvent être formées par pressage dans une matière plastique ou moulées à partir d'une matière diélectrique liquide, avant polymérisation Ces cavités sont utiles pour la formation de pistes d'asservissement et pour l'indication d'une information d'adresse nécessaire à l'in- formation de lecture et d'écriture Les cavités sont surtout utiles dans le cas de disques ayant des secteurs dans les- quels l'information préalablement enregistrée est habituelle- ment disposée avant l'espace contenant les données de l'uti- lisateur Cette caractéristique peut aussi être utilisée pour l'enregistrement d'informations de programmations. D'autres caractéristiques et avantages de l'inven- tion ressortiront mieux de la description qui va suivre, faite en référence au dessin annexé sur lequel: la figure 1 est une vue en plan d'un support d'en- registrement en forme de disque ayant des sillons selon l'invention; la figure 2 est une coupe agrandie du trajet compor- tant des données, suivant la ligne 2-2 de la figure 1; la figure 3 est une vue agrandie en plan représen- tant sept trajets adjacents de données; et la figure 4 est un graphique représentant la varia- tion de l'amplitude de la lumière réfléchie, portée en ordon- nées, avec la distance le long de la piste dans le cas du trajet de données de la figure 2, lorsqu'un laser de lecture est utilisé pour l'éclairement de la surface. La figure 1 représente un support Il d'information sous forme d'un disque Ce support n'a pas obligatoirement la forme d'un disque, mais les supports en forme de disques sont souvent préférables car on a déjà mis au point des sys- tèmes de lecture ayant des mécanismes de commande asservis qui facilitent un accès direct aux données voulues Cepen- dant, des plaques oudes bandes rectangulaires peuvent aussi être utilisées De tels mécanismes d'asservissement sont ana- logues à des mécanismes d'asservissement utilisés dans le do- maine de l'enregistrement magnétique Le disque est en général un anneau plat, analogue à un disque phonographique, ayant une limite interne délimitée par le cercle 13 et une limite externe délimitée par le cercle concentrique 15 L'intérieur du cercle 13 ne contient pas de matière si bien que le dis- que peut être placé sur une broche de centrage qui l'entraîne en rotation Une zone 17 d'enregistrement est disposée entre les cercles concentriques 13 et 15 qui forment les limites du disque La zone d'enregistrement peut être divisée en plusieurs secteurs triangulaires, non représentés. Des trajets concentriques ou spiralés de données sont formés sur le disque et traversent les secteurs, chaque trajet ayant un rayon légèrement différent de celui du trajet ou de la piste adjacente Des pistes ne peuvent pas être iden- tifiées par des limites d'une manière visible mais, à titre illustratif, on a ajouté de telles limites afin de représenter la partie agrandie 19 qui comprend sept pistes adjacentes. Ces pistes agrandies peuvent avoir un espacement de 1 à 10 mi- crons entre leurs centres Les données sont écrites et lues optiquement dans les pistes circulaires ou spiralées, de préférence à l'aide de lasers semi-conducteurs du proche infra- rouge, bien que tout laser visible puisse être utilisé. La figure 2 représente une coupe d'une partie longi- tudinale d'une piste unique du support d'enregistrement selon l'invention, dans le sens de la profondeur Le support a un substrat sensiblement plat 21 qui est de préférence for- mé de verre, de métal ou d'une matière plastique stable Dans le cas d'un support d'enregistrement par un laser, le substrat peut être une sous-couche 22 qui assure une isolation thermi- que, joue le rôle d'une couche de support et peut même absor- ber l'énergie du faisceau laser Une couche réfléchissante 23 est placée sur cette sous-couche et peut être formée d'une matière réfléchissante bien connue permettant l'enregistrement par un laser, par exemple le tellure, le rhodium ou analogue, mais qui est de préférence l'élément réfléchissant de la matière "Drexon" qui est une marque de fabrique de Drexler Technology Corporation, Polo Alto, Californie, désignant une matière réfléchissante d'enregistrement disponible dans le commerce et formée à partir d'émulsions photographiques à base d'halogénure d'argent, comme décrit en détail dans la suite du présent mémoire L'épaisseur de la couche réfléchis- sante 23 est en général inférieure à 0,2 micron et elle est par exemple comprise entre 0,03 et 0,1 micron, mais la sous- couche 22 doit avoir une épaisseur uniforme d'environ 1 à microns, et la face supérieure de la matière doit être aussi plate que possible La souscouche 22 peut être formée d'un ou plusieurs colloldes courants d'émulsions photographi- ques, par exemple utilisés dans les films et clichés photo- graphiques du commerce Lorsque la couche 23 estl'élément réfléchissant de la matière "Drexon", la sous-couche 22 est une couche colloidale revêtue sur une ou plusieurs très minces couches de substrat Bien que la sous-couche 22 soit avanta- geuse cor elle augmente la sensibilité lors de l'enregistre- ment, elle n'est cependant pas primordiale. Dans le cas d'un disque optique passif, à lecture seulement, par exemple un disque vidéo, la sous-couche 22 n'est pas primordiale et la couche 23 est une couche d'un métal très réfléchissant, par exemple d'aluminium, utilisé dans les disques vidéo ou, par exemple, de chrome ou d'argent. Comme le faisceau laser utilisé pour la lecture des données a une faible puissance, les trous 25, 27, 29 ne sont pas pré- sents. La couche réfléchissante 23 constitue la grande face d'enregistrement par un laser ayant une longueur d'onde caractéristique prédéterminée, avec une énergie suffisante pour qu'il entame la couche réfléchissante 23 ou qu'il y forme des trous Ainsi, le laser utilisé pour l'écriture sur le support d'enregistrement et les caractéristiques de la matière d'enregistrement doivent être choisis de manière que, en coopération, ils forment des marques ou des trous dans la couche d'enregistrement De préférence, les marques ou les trous traversent totalement la couche réfléchissante, si bien que celle-ci a des cavités qui la traversent telles que les trous 25, 27 et 29. Une couche diélectrique transparente 31 est placée sur la couche réfléchissante 23 et elle est par exemple for- mée d'une couche d'un polymère transparent qui peut être mis en forme par pressage, moulage ou autres à partir de l'état liquide, lors de la création de sillons Des techni- ques classiques utilisées pour la reproduction des disques vidéo du commerce peuvent être utilisées pour la formation de cette couche diélectrique munie de sillons Par exemple, le brevet des Etats-Unis d'Amérique N' 4 238 179 peut être utilisé En outre, du chlorure de polyvinyle ou du polymétha- crylate de méthyle transparent a été utilisé par moulage par injection ou par compression ou par moulage par injection- compression en deux étapes En outre, la couche diélectrique ayant les sillons peut aussi être formée à l'aide d'une résine photopolymérisable, selon la technique préconisée par Minnesota Mining and Manufacturing pour la fabrication de disques vidéo La résine sous forme liquide est versée sur un moule contenant les sillons Le substrat revêtu de la sur- face réfléchissante est placé sur le liquide avec sa face vers le bas De la lumière ultraviolette est transmise à travers le moule qui doit être au moins translucide afin que cette lumière provoque la polymérisation de la résine et la formation du revêtement diélectrique voulu La résine li- quide peut aussi contenir un durcisseur chimique L'épaisseur de la couche transparente 31 peut être comprise entre environ un demi-micron et vingt microns, une épaisseur avantageuse étant comprise entre un et deux microns lors de l'enregistre- ment de trous de un micron L'épaisseur est mesurée par rap- port à la face supérieure 33 du revêtement transparent qui constitue une hauteur de référence L'épaisseur du revêtement transparent et la tache focale du faisceau laser doivent être telles que la lumière focalisée du faisceau laser de lecture ne s'étale pas sur plus d'un sillon, lorsque les résultats doivent être les meilleurs L'épaisseur de la couche diélectri- que doit être équivalente à un nombre entier de demi-longueurs d'onde à la fréquence caractéristique du laser de lecture- écriture, si bien que le pouvoir réflecteur de la couche d'en- registrement, lorsqu'elle est vue à travers la couche diélec- trique, est réduit d'une quantité minimale Ainsi, un pouvoir réflecteur maximal est avantageux. Par rapport àala longueur d'onde caractéristique d'un laser qui doit être utilisé pour la lecture des données codées, les sillons sont formés dans la couche transparente avec des profondeurs à peu près égales à un huitième et à un quart de la longueur d'onde dans l'air à la fréquence caractéristique de lecture, par rapport à la hauteur 33 de référence L'expression "à peu près" indique un écart de à 15 % et de préférence de 5 % au maximum par rapport à la longueur d'onde spécifiée Des sillons 35, 37 et 39 ayant une profondeur d'un quart de longueur d'onde sont représentés, ainsi qu'un sillon 41 d'un huitième de longueur d'onde ayant une grande longueur et ressemblant à un palier. De préférence, la matière du revêtement transparent est initialement fluide mais elle peut durcir en prenant une surface solide et tenace, sous l'action de la chaleur, d'un produit chimique ou d'un rayonnement ou d'une combinaison de ces agents Les sillons 35, 37, 39, 41 sont formés dans la matière avant son durcissement Les sillons peuvent être moulés de la même manière que les disques vidéo La dimension longitudinale interne et la dimension lat 4 rale d'une paroi à l'autre correspondant à la largeur de chaque sillon est d'à peu près un tiers à un micron et elle est par exemple de 0,3 à 0,8 micron, avec une largeur minimale de la portée séparant les sillons adjacents à peu près égale à un micron. La matière du revêtement transparent 31 doit être choisie de manière que l'indice de réfraction soit suffisamment élevé pour que les sillons 35, 37, 39 de référence donnent une ré- flexion spéculaire minimale inférieure à 50 % de celle qui est obtenue dans la zone 33 de référence Le chlorure de polyvinyle ou le polyméthacrylate de méthyle transparent convient à cet effet. La figure 3 est une vue en plan de six pistes 19 de données, représentées sur la figure 1 En particulier, la piste 1 de la figure 3 correspond à celle qui est représentée par la coupe de la figure 2 Sur la figure 3, les trois pre- mières marques 45, 47, 49 correspondent aux gorges 35, 37 et 39 d'un quart de la longueur d'onde représentées sur la fi- gure 2 Ces gorges donnent des effets d'interférence avec un laser fonctionnant à une seule longueur d'onde, ces effets étant facilement détectables dans un photodétecteur tel qu'une photodiode symétrique du type décrit dans le b revet des Etats-Unis d'Amérique N O 4 209 804. Le trait continu 51 représente un long sillon cor- respondant au palier 41 de la figure 2 Ce sillon a une pro- fondeur à peu près égale au huitième de la longueur d'onde, par rapport à la surface de part et d'autre du sillon Le sillon provoque une certaine dispersion de la lumière qui en provient Les marques ovales 55, 57 et 59 correspondent aux trous 25, 27 et 29 de la figure 2 Toutes les marques 45, 47, 49, 55, 57 et 59 se trouvent sur la même piste circulaire. Lorsque le disque tourne, un faisceau de lecture peut balayer ces marques lorsque celles-ci passent juste au-dessous du fais- ceau La profondeur de champ du faisceau ainsi que son posi- tionnement latéral sont commandés par des mécanismes d'asser- vissement Le foyer du faisceau est maintenu sur la couche réfléchissante 23 (figure 2) alors que le réglage latéral du faisceau est maintenu à l'aide des marques d'asservissement. La sélection des sillons d'un quart de longueur d'onde ou d'un huitième de longueur d'onde pour l'utilisation comme un marqueur des pistes ou des trojets de données, c'est-à-dire des pistes d'asservissement, a peu d'importance, bien qu'on utilise en général à cet effet les sillons d'un huitième de longueur d'onde Les sillons préalablement enregistrés peu- vent être utilisés pour l'identification des pistes et l'in- formation de microprogrammations Par exemple, comme indiqué sur la figure 3, les marques 45, 47 et 49 peuvent être utili- sées pour l'indication d'une adresse de secteur Les marques ovales 55, 57 et 59 indiquent des données de l'utilisateur formées par des marques ou trous disposés dans la couche réflé- chissante 23 D'autres pistes ont des indicateurs analogues d'asservissement, ainsi que d'autres données d'adresse et d'utilisateur. La figure 4 représente la variation de l'amplitude de la lumière réfléchie d'après la position le long de la piste Le graphique de la figure 4 correspond à un exemple de sillon et de marques de la piste supérieure de la figure 3. La hauteur 33 de référence de la figure 2, en l'absence de sillons ou de marques, donne le pouvoir réflecteur 61 le plus grand, environ 42 % de la lumière incidente Les sillons 35, 37, 39 d'un quart de longueur d'onde de profon- deur, créent des interférences par rapport à la lumière ré- fléchie par les zones qui les entourent immédiatement, si bien que le pouvoir réflecteur 63 est finalement d'à peu près 12 S Le sillon 41 d'un huitième de longueur d'onde de profon- deur, repéré par la ligne 51 sur la figure 2, donne de la lumière réfléchie à un troisième niveau 65 qui est à peu près égal à 26 % de la lumière émise Enfin, les trous 25, 27 et 29 donnent un niveau analogue 67 de pouvoir de réflexion qui est d'environ 10 % De façon générale, le pouvoir réflecteur des zones ayant les sillons d'un quart de longueur d'onde de profondeur est inférieur à 20 %, et le pouvoir réflecteur des zones ayant les sillons d'un huitième de longueur d'onde est inférieur à 40 % et de préférence à 30 %. La matière réfléchissante avantageuse connue sous la marque de fabrique "Drexon" est préparée de la manière suivante La surface d'une émulsion d'halogénure d'argent à grain fin est exposée un court moment à un rayonnement actini- que d'intensité faible à modérée Cet halogénure d'argent exposé est alors développé afin qu'il prenne une densité optique qui est par exemple de 0, 05 à 2,0, mesurée avec la lumière rouge d'un densitomètre photographique Cette couche de gélatine contenant des particules filamentaires d'argent a une densité optique qui est par exemple comprise entre 0,05 et 0,8 pour une émulsion à grain de 3 microns et entre 0,1 et 1,5 pour une émulsion à grain de 6 microns Après cette opération initiale de traitement, l'émulsion a un aspect gris, mais une grande quantité de l'halogénure d'argent de l'émul- sion n'est pas affectée Une très mince couche d'halogénure d'argent qui se trouve à la surface de cette couche d'émulsion partiellement développée est alors voilée chimiquement afin qu'elle constitue une couche très dense de germes de précipi- tation d'argent à la surface La matière voilée est finalement soumise à une opération de report négatif par diffusion d'ar- gent dans laquelle l'halogénure d'argent de l'émulsion est solvaté afin qu'il forme des complexes solubles de l'argent. Ces complexes précipitent sur les germes de précipitation d'argent en formant la couche réfléchissante 23 qui contient des particules non filamentaires d'argent qui s'agglomèrent avec l'argent filamentaire Le pouvoir réflecteur de la sur- face peut être réglé dans toute une plage de valeurs d'après le rapport des deux types d'argent Ce même mécanisme provo- que aussi une précipitation d'une partie du complexe des ions argent sur l'argent filamentaire dans la sous-couche absorbante 22, avec augmentation de la densité optique vis-à-vis de la lumière rouge, dans cette sous-couche déjà développée, par exemple donnant une augmentation d'absorption lumineuse d'un facteur de l'ordre de 2. Le résultat final de ces opérations d'exposition et de développement est un support d'enregistrement par un la- ser ayant un pouvoir réflecteur d'au moins 15 % et par exemple de 45 %, comprenant une très mince couche 23 d'argent non fi- lamentaire réduit non conducteur de l'électricité et d'une plus petite quantité d'argent filamentaire, au-dessous de laquelle est disposée une couche éventuelle 22 d'absorption qui comprend essentiellement de l'argent filamentaire dans un liant de gélatine Cette sous-couche absorbante a une den- sité optique à la lumière rouge comprise entre 0,2 et 3,0. Le support photosensible original d'émulsion d'halogénure d'argent qui forme finalement le support réfléchissant précité d'enregistrement par un laser est habituellement déposé sur un substrat de verre qui est conservé comme substrat 21 (fi- gure 2) Ce substrat et ces revêtements peuvent avoir un trou central 13 (figure 1) découpé de manière que l'ensemble du disque puisse être entraîné en rotation par un mécanisme de rotation La surface réfléchissante a un pouvoir réflecteur de la lumière verte qui est de 44 % pour un exemple d'échantil- lon, avant revêtement d'une couche diélectrique transparente 31. Un avantage de l'invention est dû au procédé de fabrication Il n'est pas nécessaire qu'un revêtement réfléchis- sant métallique soit déposé sous vide après création de la couche diélectrique codée Lorsque la surface réfléchissante est formée, elle estrevêtue d'une matière diélectrique opti- quement transparente contenant des sillons qui sont moulés ou pressés dans des parties de matière destinées au codage d'informations préalablement enregistrées Un autre avantage est que le revêtement diélectrique transparent protège aussi la couche réfléchissante contre les rayures, les traces de doigt et certains types de conditions atmosphériques indési- rables. Il faut noter que l'invention peut être utilisée pour les applications de lecture seulement et en ce cas, le support est un support de stockage de données Dans ce cas, des trous, des marques ou des taches de faible pouvoir réflec- teur peuvent être créés par des techniques de reproduction, par exemple par estompage ou par des techniques photolithogra- phiques Les termes "trous","marques" et "taches de faible pouvoir réflecteur" sont utilisés dans le présent mémoire de façon interchangeable L'invention peut être aussi mise en oeuvre dansdes applications de lecture et d'écriture, et dans ce cas, le support constitue un support d'enregistrement par un laser Les trous ou les marques peuvent par exemple être créés par des lasers mais aussi par d'autres procédés. REVENDICATIONS 1 Support d'enregistrement par un laser et de stockage de données optiques destinées à être lues par un faisceau laser ayant une longueur d'onde caractéristique, caractérisé en ce qu'il comprend une couche réfléchissante ( 23) formée sur une grande face d'un substrat ( 21), cette couche réfléchissante étant destinée à l'enregistrement et au stockage de données optiques par formation de marques avec un laser, et un revêtement diélectrique optiquement transparent ( 31) recouvrant la couche réfléchissante, le revêtement ayant des sillons ( 35, 39) formant des trajets parallèles de données, certains au moins des sillons du revêtement ayant une profon- deur à peut près égale à une à trois fois un quart de la lon- gueur d'onde caractéristique du faisceaude lecture, l'indice de réfraction du revêtement étant supérieur à celui de l'air et le pouvoir réflecteur d'une zone superficielle contenant les sillons étant inférieur à 20 % à la longueur d'onde caractéristique. 2 Support d'enregistrement par un laser et de stockage de données optiques destinées à être lues par un faisceau laser ayant une longueur d'onde caractéristique, caractérisé en ce qu'il comprend une couche réfléchissante ( 23) disposée sur une grande face d'un substrat, cette couche réfléchissante étant destinée à l'enregistrement et au stockage de données opti- ques par formation de marques à l'aide d'un laser, et un revêtement diélectrique optiquement transparent ( 31) recouvrant la couche réfléchissante, le revêtement ayant des sillons ( 41) qui déflimitent des trajets parallèles de données, certains au moins des sillons du revêtement ayant une profondeur à peu près égale à une à trois fois le huitiè- me de la longueur d'onde caractéristique du faisceau de lec- ture, l'indice de réfraction du revêtement étant supérieur à celui de l'air, le pouvoir réflecteur d'une zone de la surface contenant les sillons étant inférieur à 20 % à la longueur d'onde caractéristique. 3 Support selon la revendication 1, caractérisé en ce que les sillons ( 35-39) forment un premier jeu de don- nées enregistrées, et le support a d'autres sillons ( 41) for- més dans le revêtement à une profondeur à peu près égale à une à trois fois le huitième de la longueur d'onde caracté- ristique et formant un second jeu de données. 4 Support selon la revendication 2, caractérisé en ce que les sillons ( 41) forment un premier jeu de données enregistrées, et le support a d'autres sillons ( 35-39) for- més dans le revêtement à une profondeur à peu près égale à une à trois fois le quart de la longueur d'onde caractéristi- que et formant un second jeu de données. Support selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'il a des marques ( 25-29) formées dans la couche réfléchissante et représentant des données codées. 6 Support selon l'une des revendications 3 et 4, caractérisé en ce qu'il comprend un troisième jeu de données codées sous forme de marques ( 25-29) formées dans la couche réfléchissante. 7 Support selon l'une des revendications 3 et 4, caractérise en ce que le premier jeu de données comporte plu- sieurs sillons individuels formés dans le revêtement diélec- trique et ayant une dimension radiale inférieure à un micron. 8 Support selon l'une des revendications 3 et 4, caractérisé en ce que le second jeu de données comporte un sillon allongé formé dans le revêtement diélectrique directe- ment au-dessus des marques ( 25-29) dans la couche réfléchis- sante d'une grande face. 9 Procédé de réalisation d'un support d'enregistre- ment par laser ou de stockage de données optiques destinées à être utilisées avec un faisceau lumineux de lecture ayant une longueur d'onde caractéristique, caractérisé en ce qu'il comprend la disposition d'une matière réfléchissante ( 23) d'enregistrement par un laser sur un substrat ( 21) afin qu'el- le forme une couche placée sur une grande face et destinée à la formation de marques, le revêtement de la couche réfléchissante de la matière d'enregistrement par un laser à Raide d'une matière diélectrique optiquement transparente ( 31), l'enregistrement préalable d'informations sur la matière diélectrique transparente par création de sillons ( 35-49) dans des parties de la matière diélectrique, les sillons ayant des profondeurs assurant un codage d'informa- tion par interférence et dispersion du faisceau lumineux de lecture, provoquant la réflexion partielle du faisceau par 'les sillons qui contraste avec la réflexion de la couche réfléchissante placée au-dessous de la matière diélectrique, l'épaisseur maximale de la matière diélectrique étant telle qu'elle empêche la traversée de plus d'un sillon à la fois par un faisceau focalisé de lecture. 10 Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce qu'il comprend la création de sillons ( 35-39) dans la matière diélectrique ( 31) avec des profondeurs à peu près égales à une ou trois fois un quart de la longueur d'onde caractéristique du faisceau lumineux de lecture. 11 Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce qu'il comprend la création de sillons ( 41) dans la ma- tière diélectrique ( 31) à des profondeurs à peu près égales à une ou trois fois un huitième de la longueur d'onde carac- téristique du faisceau lumineux de lecture. 12 Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce qu'il comprend la formation de marqueurs de trajets de données dans le revêtement, ces marqueurs étant des sillons ( 35-39) créés dans la matière diélectrique à une profondeur à peu près égale à une à trois fois un quart de la longueur d'onde caractéristique du faisceau lumineux de lecture. 13 Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce qu'il comporte en outre la formation de marqueurs de trajets de données dans le revêtement, ces marqueurs étant des sillons ( 41) créés dans la matière diélectrique à une profondeur d'à peu près une à trois fois un huitième de la longueur d'onde caractéristique du faisceau lumineux de lecture. 14 Procédé selon l'une des revendications 12 et 13, caractérisé en ce qu'il comprend en outre la formation d'information d'en-tête à proximité des marqueurs des trajets de données, cette information d'en-tête comprenant plusieurs sillons créés dans la matière diélectrique à une profondeur à peu près égale à une ou trois fois un quart de la longueur d'onde caractéristique du faisceau laser de lecture. Procédé selon l'une des revendications 12 et 13, caractérisé ence qu'il comprend la formation de bits de données d'utilisateur à proximité des marqueurs des trajets de données par direction de lumière d'un laser sur la couche réfléchissante afin qu'elle forme des marques. CABINET SILOÉITG Mandataire