L'invention concerne un cric destiné plus particulièrement aux véhicules automobiles quel que soit leur type de suspension ou leur garde au sol. On connaît déj à divers types de crics chacun ayant été étudié et conçu en fonction du véhicule auquel il s'applique, en particulier en fonction de son type de suspension. Quel que soit le genre du cric considéré, celui-ci est le plus souvent constitué d'un corps de section tubulaire dont l'extrémité inférieure est munie d'un pied qui repose sur le sol tandis que l'extrémité supérieure est équipée d'une tête de commande destinée à ltentratnement en translation du bras élévateur devant soulever la charge.Ce bras élévateur est solidaire d'un coulisseau fixe en rotation, ce coulisseau étant de section tubulaire et recevant une noix généralement en bronze, celle-ci étant munie d'un alésage taraudé se déplaçant le long d'une vis de commande qui est située à l'intérieur du corps et s'étend sur la majeure partie de sa longueur. La tete de commande est généralement constituée d'un écrou à 6 pans qui fait saillie à la partie supérieure du corps, cet écrou étant en relation avec la vis de commande du coulisseau par un couple de pignons c & iques transformant le mouvement de rotation horizontale de la manivelle du cric en une rotation verticale de la vis formant la crémaillère du bras élévateur. Le socle du cric est, par ailleurs, constitué le plus souvent d'une coupelle de forme hémisphérique reliée à la base du corps du cric par un système de rotule, de manière à ce que le cric puisse prendre des positions inclinées par rapport à la verticale, tout en conservant un bon ancrage dans le sol. Ce type de cric présente l'inconvénient essentiel d'être d'un prix de revient élevé. Le coût d'un tel accessoire est en effet considérablement grevé par les pièces mécaniques entrant dans sa constitution et, en particulier, du fait de l'utilisation, d'une part du couple de pignons cloniques, d'autre part du système d'articulation à rotule et, enfin de la noix en bronze équipant le coulisseau. En effet, ces trois pièces sont d'un usinage relativement élaboré ou d'une matière onéreuse qui se répercute très sensiblement sur le prix de revient du cric. L'invention a pour but de remédier à ces inconvénients et concerne un cric du genre précité dans lequel on a remplacé, à dessein, les trois pièces susdites sans pour autant que la qualité, l'efficacité ou la robustesse soient altérées. En outre, la conception de ce nouveau cric permet d'envisager son adaptation à tout type de véhicule quel que soit son système de suspension ou sa garde au sol sans avoir à modifier la structure du cric. Il suffira seulement de modifier la longueur du corps pour l'adapter à la garde au sol du véhicule considéré. L'invention concerne, à cet effet, un cric élévateur, en particulier pour véhicule automobile, du type constitué d'un corps tubulaire supporté par un socle à l'intérieur duquel coulisse en translation verticale un bras élévateur asservi à une vis de manoeuvre dont la rotation est assurée depuis l'extérieur à l'aide d'une manivelle agissant sur une tête de commande, des organes assurant la liaison cinématique entre cette tête et la vis, ce cric étant caractérisé en ce que ces organes de liaison sont constitués par un accouplement à cardan. L'utilisation d'un accouplement à cardan à la place du couple de pignons c8niques usuel permet de supprimer l'emploi de pièces usinées relativement chères qui se répercute sur le prix de revient du cric. Selon des caractéristiques de l'invention, le socle et le corps sont fixés l'un à l'autre, par exemple par soudage et ledit socle est muni d'une surface inférieure de forme générale bombée, cette surface étant munie de protubérances antidérapantes. Ainsi le dispositif mécanique (à rotules) relativement onéreux est supprimé, sans pour autant que soit compromise la stabilité du cric, donc sa sécurité d'emploi et sa simplicité de manoeuvre. Selon une autre caractéristique de l'invention, le bras comporte une gaine ou douille logée dans le corps et un coulisseau muni d'un alésage taraudé coopérant avec le filetage de la vis de manoeuvre, ce coulisseau étant placé dans un logement usiné de la gaine et comportant au moins un moyen de guidage coopérant avec une zone de guidage de ladite gaine pour empêcher la rotation relative de ces deux pièces, la gaine ayant ellemême au moins une région de guidage coopérant avec une région correspondante du corps et constituant au moins une paroi interne de celui-ci. Il en résulte que le coulisseau peut être réalisé en acier ou même en une matière plastique dure, ce qui est également un facteur d'économie ; de plus, la zone de guidage et différents organes auxiliaires peuvent être réalisés de façon simple. La présente invention sera décrite plus en détail à l'aide d'un mode de réalisation représenté sur les dessins annexés dans lesquels - la figure 1 représente une vue partiellement coupée de l'ensemble du cric, - la figure 2 est une vue en coupe axiale du coulisseau du bras élévateur coulissant sur la vis de manoeuvre, - la figure 3 montre une section transversale de la gaine, - la figure 4 montre une section du coulisseau, effectuée selon le même plan que celui de la figure 3. Un corps (1), en tôle repliée de manière à former un tube non fermé, renferme une vis de manoeuvre (11) coopérant avec un bras élévateur mobile (2). Ce bras élévateur (2) est constitué par une gaine ou douille (21) contenant un coulisseau (22). Ie coulisseau (22) comporte un alésage (221) taraudé réservé au passage de la vis de manoeuvre (11), le taraudage du coulisseau (22) coopérant avec le filetage de cette vis.Le coulisseau (22) peut avoir une forme prismatique de telle manière qu'il soit guidé par au moins une paroi de la gaine Il peut également, comme c'est le cas ici, comporter un moyen de guidage constitué par une protubérance, et plus partictilierement un tenon (222) s'engageant dans une zone de guidage telle qu t une ouverture (211) réalisée dans une paroi de la gaine t1 ce qui empêche toute rotation relative du coulisseau 22 et de ladite gaine (21) ; dans le cas présent, le montage est facilité par la présence d'une seconde ouverture (212), ce qui permet au coulisseau (22) de prendre appui sur les parois de la gaine (21) de part et d'autre de la vis de manoeuvre (11) et augmente sa stabilité. line pièce de renfort (23), de même forme que le coulisseau (22), est intercalée entre ce dernier et la partie supérieure des parois de la gaine ; cette pièce de renfort (23) du coulisseau (22) est munie d'un alésage (231) de diamètre légèrement supérieur à celui de la vis de manoeuvre (11). Uh arrêtoir (213) constitué par une partie de la paroi de la gaine (21), repoussée pour constituer une protrlbérance dépassant à l'intérielr de ladite gaine (21), mais potivant également se présenter sous la forme d'une languette au moins partiellement rabattue dans la même direction, empêche le coulisseau (22) et sa pièce de renfort (23) de glisser å l'intéTeur de la gaine (21). La gaine (21) comporte également une nervure (214) normalement verticale, prolongée par un hec élévateur (215) prenant appui sous la partie inférieure de l'objet à soulever, par exemple un véhicule, ce bec élévateur (215) pouvant être réalisé, comme ici, sous la forme d'un doigt s'engageant derrière la paroi extérieure du véhicule pour empêcher tout ripage du cric ; la gaine (21) peut également être complétée par la présence d'un ongle (24) enveloapant au moins partiellement le doigt formant le bec élévateur (215) et servant de pièce de renfort d'extrémité. Afin que toute rotation du bras (2) par rapport au corps (1) soit empochée, la gaine (21) a une section polygonale et le corps a une section de forme copiplo--mentaire. Flahituellement en bronze, le coulisseau (22) est réalisé en acier ou en toute autre matière, plastique par exemple, à condition que cele-ci soit suffisament dure pour que son taraudage ne soit pas cletérioré par les filets de lavis de manoeuvre (11). Afin d'actionner la vis de manoeuvre (11) le cric comporte, à sa partie supérieure, une tête de manoeuvre (3) munie d'un accouplement à cardan. Cet accouplement de cardan comprend notamment une première fourche (31) fixée à la vis de manoeuvre (11) et une seconde fourche (32) reliée par un croisillon (33) à la fourche (31) et fixée à un moyen d'entraînement (34). Le moyen d'entratnement (34) est constitué sous la forme d'un écrou à six pans, afin de pouvoir être actionné par une clef ou manivelle classique ; entre la fourche (31) fixée à la vis de manoeuvre (11), et la partie supérieure du corps (1), est interposé un dispositif de liaison (35), à billes dans le cas présent. les billes reposent sur le surface supérieure d'un bouchon obturateur (36) et peuvent être disposées dans un logement qui les maintient. Ici, des logements sont prévus respectivement sur la surface inférieure de la fourche (31), fixée à la vis de manoeuvre (11), et sur la surface supérieure du bouchon obturateur (36). Le bouchon obturateur (36), dans le cas présent, porte un butoir (37) en matière souple, par exemple en caoutchouc, naturel ou syntétile, ou en matière plastique, destiné à venir éventuellement en contact avec une paroi de l'objet à soulever sans la détériorer, évitant ainsi le contact de ladite paroi avec une partie retallique du cric. La vis de manoeuvre comporte des butées (38-39) évitant son déplacement en translation de telle sorte que celle-ci ne puisse pas sortir du corps (1). Le corps est fixé, à sa partie inférieure, à un socle (4) destiné à reposer sur une surface d'appui, par exemple le sol. La fixation peut être obtenue, de manière simple, par une soudure ou une brasure. Ce socle (4) a une forme générale hémisphérique bombée vers le bas, cette partie étant munie d'aspérités ou de protubérances (41) destinées à adhérer solidement au sol pour empêcher tout ripage ou dérapage du cric sous l'action du poids de l'objet à soulever, lorsque le corps (1) est incliné. La forme générale bombée du socle permet d' incliner le corps du cric en toutes positions relatives par rapport à la verticale, et ce, dans les limites de 2n0 environ. Le corps (1) comporte également, à sa partie inférieure, quelques centimètres plus haut que le socle (4), un moyen d'arrêt du bras (2) en position inférieure. Ce moyen d'arret est réalisé avanta geusatent ici sous la forme d'une languette (12) découpée dans la paroi du corps (1) rabattue au moins partiellement vers l'intérieur de ce dernier pour arrêter le bras en position basse et éviter que le coulisseau (22) échappe à ltemprise de la vis de manoeuvre (i (11), celle-ci n'atteignant pas le bas du corps (1). Pour actionner le bras (2) en translation verticale, il est nécessaire de placer la fourche (32) dans une position verticale ou peu inclinée sur la verticale, et de la faire tourner grâce à une clef ou manivelle de forme correspondant à celle du moyen d'entraînenent (34). Ce faisant, la fourche (31) tourne également, ainsi que la vis de manoeuvre (11). Ce mouvement de rotation entraîne le bras (2), guidé par le corps (1), en translation verticale ; lorsque le bras (2), après avoir été baissé, est suffisamment bas, il peut être glissé sous l'objet à soulever, le doigt (215) passant derrière la paroi de cet objet, s'il y a lieu. Pour des raisons de commodité, le cric peut être plus ou moins incliné avant que l'on commence à effectuer le mouvement de remontée du bras (2), ce mouvement étant effectué aussi simplement que le mouvement d'effacement. Ainsi, le cric conforme à l'invention est d'une fabrication simple, robuste et peu onéreuse. En outre, ce cric peut être adapté à tout type de véhicule, voire encore au levage de toute charge ; il suffit, à ce sujet, de modifier simplement ses dimensions sans rien changer à sa conception. Bien entendu, l'inventionntest pas limitée à ltexemple de réalisation ci-dessus décrit et représenté, à partir duquel on pourra prévoir d'autres formes et d'autres modes de réalisation, sans pour cela sortir du cadre de 11 invention. V E N D I C A T I O N S 1/- L'invention concerne un cric élévateur, en particulier pour véhicule automobile, du type constitué d'un corps tubulaire, supporté par un socle, à l'intérieur duquel coulisse en translation verticale un bras élévateur asservi à une vis de manoeuvre dont la rotation est assurée depuis l'extérieur à l'aide d'une manivelle agissant sur une tête de commande, des organes assurant la liaison cinématique entre cette tete et la vis, ce cric étant caractérisé en ce que ces organes de liaison sont constitués par un accouplement à cardan. 2/- Cric selon la revendication 1 caractérisé en ce que l'accouplement à cardan est formé par ltassociation de deux fourches (31-32) réunies entre elles par un croisillon (33), l'une (31) étant solidaire de la vis de manoeuvre (11) l'autre (32) étant solidaire de la tête de commande (34). 3/- Cric selon la revendication 1, caractérisé en ce que, entre la fourche (31) fixée à la vis de manoeuvre (11) et la partie supérieure du corps (1), est interposé un dispositif de liaison (35) à billes. 4/- Cric selon la revendication 1, caractérisé en ce que les billes du dispositif de liaison (35) sont maintenues entre la surface inférieure de la fourche (31) fixée 3 la vis de manoeuvre (11) et la surface supérieure d'un bouchon obturateur (36) du corps (1), l'une au moins de ces surfaces étant munie d'lm chemin en creux pour les billes. 5/- Cric selon la revendication 4, caractérisé en ce que le bouchon obturateur (36) porte un butoir (37) en matière souple telle que caoutchouc. 6/- Cric selon la revendication 1, caractérisé en ce que la vis de manoeuvre (11) comporte des moyens de butée (38-39) en translation. 7/- Cric selon la revendication 1, caractérisé en ce que la tete de commande (34) est constituée d'un écrou à six pans. 8/- Cric selon la revendication 1, caractérisé en ce que le socle (4) et le corps (1) sont fixés l'un à l'autre, par exemple par soudage. 9/- Cric selon la revendication 1, caractérisé en ce que le socle (4) est muni d'une surface inférieure de forme bombée, cette surface étant munie de protubérances (41) antidérapantes. 10/- Cric selon la revendication 1, caractérisé en ce que le bras (2) comporte une gaine ou douille (21) logée dans le corps (1) et un coulisseau (22) muni d'un alésage (221) taraudé coopérant avec le filetage de la vis de manoeuvre (11), ce coulisseau (22) étant placé dans un logement usiné de la gaine (21) et comportant au moins un moyen de guidage (222) coopérant avec une zone de guidage (211) de ladite gaine (21) pour empêcher la rotation relative de ces deux pièces, la gaine (21) ayant ellemême au moins une région de guidage coopérant avec une région correspondante du corps (1) et constituant au moins une paroi interne de celuii. 11/- Cric selon la revendication 10, caractérisé en ce que la zone de guidage de la gaine (21) est constituée par une ouverture (211) dans sa paroi, ouverture dans laquelle vient se loger une protubérance (222) du coulisseau (22) constituant le moyen de guidage de celui-ci. 12/- Cric selon la revendication 11, caractérisé en ce que le coulisseau (22) est placé contre une pièce de renfort (23) du coulisseau (22) en forme de plaque. 13/- Cric selon l'une quelconque des revendications 11 et 12, caractérisé en ce qu'il comporte un arrêtoir (213) pour le coulisseau (22) et éyentuellement pour son renfort (23). 14/- Cric selon la revendication 10, caractérisé en ce que le coulisseau (22) est en acier,en matière plastique ou autres. 15/- Cric selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte un moyen d'arrêt du bras (2) en position inférieure, réalisé sous la forme d'une languette (12) pliée vers 1' intérieur du corps (1).