L'invention est relative à un procédé de mesure de température d'un corps en micro-ondes Plus précisément, l'invention est relative à un procédé de mesure en micro-ondes, permettant de maîtriser le volu- me de matière sous investigation, et d'obtenir une meilleure résolution spatiale ainsi qu'à un dispositif mettant en oeuvre le procédé. Les procédés de mesure de température d'un corps en micro- ondes actuellement existants consistent à placer au voisinage de la sur- face du corps, ou en contact avec celle-ci, une sonde, à capter les signaux de bruits thermiques émis par un volume du corps sous investi- gation de la sonde Les signaux de bruits thermiques sont ensuite amplifiés, éventuellement traités, de manière à sortir un signal qui- est fonction de la température régnant dans le volume sous investigation. Il faut remarquer que dans de tels procédés, le volume sous investigation dépend de la nature du corps, et des caractéristiques de la sonde utilisée Ainsi, pour un méme corps, le volume sous investiga- tion reste sensiblement semblable à lui-même, en particulier lors du déplacement de la sonde par rapport à la surface du corps. Ainsi, dans le cas o un dispositif, mettant en oeuvre l'un des procédés existants, est destiné à détecter une éventuelle anomalie locale de température, sous la surface d'un corps, et par exemple d'un tissu vivant, il sera effectivement possible de localiser cette anoma- lie, lorsqu'elle sera comprise dans le volume sous investigation de la sonde Cependant, il sera difficile, voir impossible, de localiser cette anomalie à l'intérieur du volume sous investigation. Ainsi, schématiquement, la résolution spatiale des dispositifs existants est limitée au volume sous investigation associé à la sonde. Pour affiner cette résolution spatiale, il est actuellement possible de changer la sonde, de manière à changer également le volume qui lui est associé Cependant, un tel changement nécessite des manipulations, et des réglages d'adaptation de la chaîne de mesures à la nouvelle sonde. D'autre part, il faut remarquer que pour un volume sous inves- tigation associé à une sonde, les signaux émis par les volumes élémentai- res plus proches de la sonde présentent au niveau de celle-ci un poids plus fort -que les signaux émis par les volumes élémentaires plus éloignés En d'autres termes, les signaux émis par les volumes élémen- taires proches de la surface du corps masquent ceux émis par le reste du volume sous investigation. Un des but de la présente invention est de proposer un procé- 2 - dé de mesure de température en micro-ondes, ainsi qu'un dispositif mettant en oeuvre le procédé, qui permettent de maitriser le volume sous investigation, sans nécessiter le changement de sonde. Un autre but de la présente invention est de proposer un procédé et un dispositif qui permettent de mesurer la température ré- gnant dans un volume faisant partie des volumes d'investigation des son- des, rlais réduit par rapport à ceux-ci et d'améliorer la résolution spatiale. Un autre but de la présente invention est de proposer un pro- cédé et un dispositif qui permettent de faire varier la résolution spatiale. D'autres buts et avantages de la présente invention apparaî- tront au cours de la description qui va suivre, qui n'est cependant donnée qu'à titre indicatif, et qui n'a pas pour but de la limiter. Le procédé de mesure de température d'un corps en micro-ondes, selon l'invention, consistant à placer au voisinage de la surface du corps ou en contact avec celle-ci au moins une sonde, qui capte les signaux de bruits thermiques émis par un volume sous investigation asso- cié à chaque sonde, à amplifier et éventuellement à traiter ces signaux de manière à sortir un signal directement fonction de la température régnant dans le ou les volumes sous investigation, est caractérisé par le fait que l'on dispose au moins deux sondes au voisinage de la surface du corps ou en contact avec celle-ci, de manière à ce que l'ensemble de leur volume sous investigation associé respectif présente une partie volumique commune, que l'on réalise une corrélation des signaux de bruits thermiques captés par les différentes sondes, que l'on rend prépondérant les signaux émis par la partie volumique commune vis-à-vis des signaux émis par le reste des volumes sous investigation des sondes. Un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon l'in- vention est caractérisé par le fait qu'il comprend au moins deux sondes dont les volumes sous investigation présentent une partie volumique commune, couplées électriquement en parallèle, le point de connexion électrique étant relié à un récepteur amplificateur. Un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon l'in- vention est caractérisé par le fait qu'il comprend au moins deux sondes dont les volumes sous investigation respectifs présentent une partie volumique commune dont l'une est reliéedirectement à des moyens somma- teurs, la seconde étant reliée à ces moyens via des moyens de déphasage de 180 degrés, cycliques et de rapport cyclique 1/2, la sortie des -3- moyens sommateurs étant reliée à un récepteur à détection quadratique. L'invention sera mieux comprise si l'on se réfère à la descrip- tion ci-dessous ainsi qu'aux dessins en annexe qui en font partie in- tégrante. La figure 1 schématise un procédé traditionnel de mesure de température en micro-ondes. La figure 2 est un schéma de principe de l'invention. La figure 3 schématise le procédé selon l'invention, dans un mode de mise en oeuvre. La figure 4 est une variante du procédé relatif à la figure 3. La figure 5 schématise un autre mode de mise en oeuvre de l'invention. La figure 6 est une variante du schéma de la figure 5. La figure 7 schématise une variante des moyens de déphasage cyclique à 180 degrés. La figure 8 illustre la mise en oeuvre du procédé relatif aux figures 5 et 6. Les figures 9 et 10 schématisent les modes de variation de la résolution spatiale. Dans la figure 1, on a schématisé un procédé conventionnel de mesure de température en micro-ondes Ce procédé met en oeuvre une sonde 1, placée au voisinage de la surface 2 d'un corps, ou en contact avec cette surface La sonde capte les signaux de bruits thermiques émis par un volume V' du corps, situé sous sa surface 2, qui est dit volume sous investigation. Le volume V' est schématisé en figure 1 par le trait pointillé 3 Il dépend de la nature du corps, d'une part, et des caractéristiques de la sonde 1, d'autre part. La sonde 1 est reliée à un récepteur amplificateur 4, qui amplifie les signaux captés par la sonde, et sort un signal S fonction de la température régnant dans le volume sous investigation V'. La figure 2 est relative au schéma de principe de la présente invention Celle-ci met en oeuvre au moins deux sondes 5 et 6, qui seront également désignées par sonde a et sonde b Chaque sonde, 5 et 6, ou a et b, présente son propre volume d'investigation, 7 et 8, ou V'a et V'b Comme pour le cas précédent, les volumes sous investigation V'a et V'b dépendent de la nature du corps et descaractéristiques des sondes a et b L. Selon l'invention, les deux sondes a et b, ou plus générale- ment les différentes sondes, sont disposées de manière àce que leur volume sous investigation respectif présente une intersection non nulle. Ainsi, dans le cas de la figure 2, les volumes V'a et V'b présentent une partie volumique commune V i Si l'on se réfère à la théorie des ensembles, les volumes V'a, V'b et V i répondent aux équations suivantes, ( 1) V V a Vb i a '' ' ( 2) V'a Vat Vi ( 3) V'b =Vb J V; En d'autres termes, pour le volume sous investigation V'a de la sonde a, les signaux en provenance des différents volumes élémentaires àva du volume Va seront captés uniquement par la sonde a Il en est de même pour les signaux en provenance des différents volumes élémentaires àvb du volume Vb, qui seront uniquement captés par la sonde b. Par contre, les signaux émis par les volumes élémentaires '" v. du volume commun Vi des volumes sous investigation, seront captés à la fois par la sonde a et par la sonde b. Selon l'invention, les signaux Sa et Sb, respectivement captés par les sondes a et b sont traités en parallèle par un corrélateur 9. Au niveau de ce dispositif, les signaux émis par les volumes Va et Vb sont "décorrélés", c'est-à-dire qu'ils ne présentent pas de rapport entre eux Par contre, les signaux de bruits thermiques émis par le vo- lume commun Vi sont "corrélés", car ils proviennent d'un même volume via des sondes différentes. En sortie du corrélateur 9, les signaux sont traités par un récepteur amplificateur 10 Eventuellement, le corrélateur et le récep- teur amplificateur peuvent être combinés. Il faut par ailleurs remarquer que les signaux de bruits ther- miques pris en considération sont situés dans le domaine des micro-ondes, ou des hyperfréquences, c'est-à-dire des fréquences comprises entre 0,1 et 20 G Hz approximativement, et sont de nature aléatoire. La présente invention va être illustrée dans deux modes de mise en oeuvre différents Dans ces deux modesles longueurs d'ondes et les déphasages énoncés sont relatifs à la fréquence centra- le de la bande de fréquence dans laquelle les signaux de bruits ther- miques sont traités et amplifiés En réalité, en toute rigueur, il fau- drait étendre le présent raisonnement à toutes les fréquences situées dans la bande de fréquence du dispositif. Les figures 3 et 4 sont relatives à un mode de mise en oeuvre du procédé selon l'invention Pour ces figures, deux sondes a, b, 12, 13 ou plus, sont disposées à la surface 2 d'un corps, de manière à ce que leur volume sous investigation respectif V' a et V'b présente un volume commun VY Les sondes a et b sont reliées électriquement en 14. Eventuellement, d'autres sondes sont également reliées en 14 Les che- mins électriques 15 et 16 séparant les sondes du point de connexion 14 sont sensiblement identiques Le point de connexion 14 est relié électriquement à un récepteur amplificateur d'un type connu, qui sort un signal S. Les inventeurs ont remarqué que lorsque deux sondes sont re- liées électriquement en parallèle, sans que leur volume sous investi- gation présente une partie commune, la puissance des signaux est du même ordre que la puissance des signaux qui seraient captés par une seule sonde Ainsi, la puissance des signaux captés par chacune des sondes ne s'ajoute pas arithmétiquement, mais c'est approximativement la demi-somme des puissances captées par chacune des sondes qui est transmise au récepteur amplificateur dans le cas de sondes identiques en présence d'un milieu de température sensiblement uniforme. Ainsi, la contribution d'un volume élémentaire sous investiga- tion de l'une des sondes est approximativement divisée par deux, lors- que deux sondes sont utilisées, comparé au cas o une sonde unique serait reliée au récepteur amplificateur. Les inventeurs pensent que ce phénomène provient de la commu- nication électrique entre les sondes, et de pertes de puissance au niveau du point de jonction 14. Dans le cas de la figure 3, les signaux de bruits thermiques en provenance du volume Va sont uniquement captés par les sondes a Il en est de même pour le volume Vb avec la sonde b Par contre, les volumes élémentaires à vi du volume commun Vi sont captés à la fois par la sonde a et la sonde b Ainsi, approximativement, les volumes élémentaires 4 v. du volume Vi peuvent présenter une contribution double de celles des vo- lumes élémentaires des volumes Va et Vb Les signaux en provenance de Va et Vb sont en quelque sorte effacés vis-à-vis des signaux en prove- 6 - nance du volume Vi Plus le nombre de sondes est important, plus ce phénomène s'accentue, étant donné que la contribution de chacune des sondes est approximativement divisée par le nombre de sondes, comparee au cas o une seule sonde serait reliée au récepteur amplificateur. Ceci n'est qu'approximatif, car les signaux de bruits ther- miques émis par un volume élémentaire&vi du volume commun V Yi en direction des sondes a et b ne s'ajoutent pas arithmétiquement au niveau du point de connexion électrique 14 En effet, un déphasage existe entre les deux signaux, du fait de la différence de distance entre le volume&vi et les sondes a et b. Au-delà du point de connexion 14, la puissance S' du signal ré- pond approximativement à l'équation suivante: ( 4) S' Va ka a a Ta +bkb B Tb + viki Ai Bi Ti cos a a b B b b V i il Ti C Sq dans cette équation, ka, kb, ki désignent des constantes Aa, Bb, Ai et Bi désignent respectivement les coefficients de transmission du champ électrique entre les volumes élémentaires Ava,evb,Avî et leurs sondes associées a et b Tas Tb, Ti désignent respectivement les températures régnant dans les volumes élémentairesbva,àvb,âvi. Le premier terme de l'équation ( 4) est la contribution du volume Va, le second celle du volume Vb et le troisième celle du volume Vi Dans ce troisième terme, Lei désigne le déphasage entre les si- gnaux émis respectivement vers les sondes a et b pour la fréquence moyenne de la mesure Ce déphasage s'exprime par ( 5) L i = 2-w 'f ' i o f désigne la fréquence et -i le retard entre les deux signaux. Ainsi, dans le signal S', les deux premiers termes relatifs aux volumes Va et Vb sont indépendants, les signaux de bruits thermiques en provenance de ces deux volumes sont décorrélés Par contre, dans le troisième terme, les signaux en provenance du volume Vi sont corrélés, et un déphasage Li intervient. La figure 4 est une variante de la figure 3, selon laquelle un déphaseur 17 a été introduit dans l'une des lignes électriques, par exemple la ligne 15, en-deçà du point de connexion 14 Ce déphaseur introduit dans le signal de la sonde a un déphasage A q Dans l'équation ( 4), du signal S', le premier terme reste globalement inchangé, et le déphasage àq intervient au niveau du 7 - troisième terme qui s'écrit maintenant ( 6) 2 _Vi kj Ai Bi Ti cos (j+tÈ Ainsi, le déphasage t& permet de faire varier la corréla- tion entre les signaux en provenance du volume V; En d'autres termes, le déphasage lÉ q fait varier en particulier les zones du volume commun Vi pour lesquelles le cosinus est sensiblement nul, et celles pour lesquelles le cosinus est voisin de 1. Ainsi, le couplage électrique en parallèle de sondes réalise une corrélation entre les signaux émis par le volume commun aux diffé- rents volumes sous investigation des sondes De ce fait, la contribution du volume commun au signal final peut être plus importante que celle des volumes tels que les volumes Va et Vb L'Homme de l'Art extrapolera faci- lement le présent raisonnement au cas o plus de deux sondes sont reliées électriquement. Les figures 5 à 8 sont relatives à une autre mise en oeuvre de l'invention Selon cette mise en oeuvre,-les signaux de bruits ther- miques en provenance des volumes Va et Vb précédents ont une contribu- tion sensiblement nulle au signal final, et seuls les signaux de bruits thermiques en provenance du volume commun Vi interviennent dans ce signal. Le schéma de principe est donné dans la figure 5, dans le cas o deux sondes sont utilisées. Deux sondes a et b, 18 et 19 sont disposées au voisinage de la surface 2, ou en contact avec celles-ci Elles présentent respectivement un volume sous investigation V'a et V'b, 20 et 21, qui ont une partie commune V, 42. L'une des sondes, et par exemple la sonde a, est connectée à des moyens sommateurs 22, tel qu'un Té La sonde b est reliée au sommateur via des moyens déphaseurs cycliques 23 Ces moyens déphaseurs cycliques sont commandés par un générateur d'impulsions 24, qui leur confère un rapport cyclique égal à 1/2. En sortie des moyens déphaseurs 23, le signal Sb, en provenan- ce de la sonde b, est déphasé de O degré sur une demi-période du généra- teur d'impulsions, et de 180 degrés sur la demi-période suivante. En sortie des moyens sommateurs 22, le signal est traité par des moyens 25, qui consistent par exemple en un récepteur grand gain et faible bruit avec détection quadratique Le détecteur quadratique réalise une élévation au carré du signal d'entrée des moyens de traitement 25. 8 - Par ailleurs, le générateur d'impulsions 24 commande également au niveau des moyens le traitement 25 une détection synchrone au cycle des moyens déphaseurs cycliques 23. On peut montrer qu'en sortie des moyens de traitement, le signal S se présente sous la forme: ( 7)51 Va a Aa Ta + V kb B 2 b Tb +a Vki A + B+ 21 Bos T sur la demi-période o le signal issu de la sonde b est déphasé de 0 degré par les moyens de déphasage 23, et 2 ( 8) 52: a Vak Aa T 2 + 2 Vbkb Bb + 2 vk I Ai 2 + B + 2 Ai Bios( 5 fi+ 18 00) T 52 =ea a a Vb b' b T 7-Vik l 1 i 1 i sur la demi-période o le signal issu de la sonde Sb est déphasé de degrés par les moyens déphaseurs 23. L'équation précédente ( 8) peut être transformée Elle devient 29 S _ 2:V ka A_ B- ( 1) Vaka +A Vb -Bb Tb+ V kilA+BA 2 A B cos q T Dans l'équation de 52, le déphasage de 180 degrés n'intervient pas au niveau du second terme car le signal issu de la sonde b déphasé de 180 degrés est élevé au carré par le détecteur quadratique. Dans les formules précédentes, comme relativement au premier mode de mise en oeuvre, kas kb, ki sont des constantes qui dépendent de la nature du corps et des caractéristiques des sondes, et d'autres paramètres Aa' Bb, Ai et Bl sont les coefficients de transmission du champ électrique, respectivement du volume élémentaire va vers la sonde a, de kvbvers la sonde b, et debvi vers la sonde a et la sonde b, tel que cela est schématisé en figure 3 Ta, Tb et Ti sont respectivement les températures régnant dans les volumes élémentaires,tva, vb et v. La variable X i désigne le déphasage entre les signaux en provenance du volume Avi via la sonde a d'une part, et via la sonde b d'autre part Dans l'équation ( 8), ce déphasage est augmenté de 180 degrés, du fait des moyens déphaseurs 23. Les signaux Si et 52 sont traités par tout moyen approprié, et par exemple par une détection synchrone ou par un filtrage numérique, de manière à sortir un signal S sensiblement égal à la différence entre les signaux 51 et 52 Ce signal S prend donc sensiblement la forme suivante: ( 10)S:V k'i Ai Bl cos i Ti, o k'1 est égal _ 9- à k 1 à une constante multiplicative près Ainsi, les moyens de traite- ment ont éliminé sensiblement les signaux en provenance des volumes Va et Vb, et le signal S ne dépend que des signaux émis par le volume V commun aux deux volumes sous investigation. Il faut remarquer que les équations précédentes tiennent compte de la nature aléatoire des signaux émis par les différents volu- mes élémentaires Ils tiennent compte également du fait que les signaux émis par les volumes Va et Vb sont indépendants ou décorrélés, et que les signaux émis par le volume commun V en direction des sondes a et b sont corrélés. Par ailleurs, de préférence, les chemins électriques des deux sondes a et b aux moyens sommateurs 22, lorsque les moyens déphaseurs 23 sortent un signal avec un déphasage nul, sont sensiblement égaux. La figure 6 schématise une variante de la figure 5, selon la- quelle des moyens déphaseurs réglables 26 sont introduits dans le cir- cuit électrique de l'une des sondes, et par exemple de la sonde a Ces moyens introduisent un déphasage variable tç, se répercutant sur le déphasage final, qui devient: ( 11)5 = SV k'i A Bl cos Ti Le déphasage Al y modifie le poids des différents volumes élémentaires du volume Vi dans le signal final Il modifie ainsi la relation de corrélation. Les moyens déphaseurs sont représentés dans les figures 5 et 6 sous la forme d'un coupleur 180 degrés, présentant deux sorties. Sur l'une de ces sorties, repérée O degré, le signal n'est pas déphasé. Sur l'autre sortie, repérée 180 degrés, le signal est en opposition de phase par rapport au signal d'entrée Un commutateur micro-ondes 27 relie cycliquement à l'une des entrées des moyens sommateurs 22, les deux sorties du coupleur 180 degrés Ce commutateur 27 est commandé par le générateur d'impulsions 24, ce qui est schématisé par le trait mixte 28. D'autres moyens de déphasage 23 sont représentés dans la figure 7 Ils consistent en un circulateur 29, qui est placé dans la connexion de la sonde aux moyens sommateurs 22, et qui dérive le signal en direction d'un modulateur réflectif 30 Ce modulateur présente deux états, et est commandé par le générateur d'impulsions 24, tel que cela est schématisé par le trait mixte 31. Dans l'un de ces états, le modulateur 30 fonctionne en court - circuit, et renvoie le signal en direction du circulateur, qui repart en direction des moyens sommateurs Ceci correspond à un déphasage nul. Dans l'autre état, le modulateur 30 envoie le signal sur une ligne 32 se terminant par un court-circuit 33 La ligne 32 présente une longueur égale au quart de la longueur d'onde correspondant à la fré- quence centrale de mesure Ainsi, le signal parcourt les lignes 32, est réfléchi par le courtcircuit 33, revient endirection du modulateur puis en direction du circulateur 29 Il a ainsi parcouru, par rap- port à l'état précédent, une distance sensiblement égale à une demi- I O longueur d'onde, ce qui le déphase de 180 degrés. Le présent mode de mise en oeuvre de l'invention a été décrit avec deux sondes Ce mode de mise en oeuvre peut être extrapolé, et plus de deux sondes pourraient être reliées aux moyens de corrélation qui viennent d'être décrits Dans ce cas, les sondes supplémentaires sont reliées au sommateur via des moyens déphaseurs cycliques de 180 de- grés Les moyens déphaseurs des différentes sondes sont pilotés de ma- nière à ce que, en considérant deux signaux en provenance de deux sondes quelconques, ces signaux soient en phase sur une demi-période des moyens déphaseurs, et en opposition de phase sur une autre demi-période Les demipériodes expriment une durée globale vis-à-vis du cycle des moyens déphaseurs, et peuvent être constituées par des fractions de périodes qui ne sont pas nécessairement continues. Ainsi, selon le premier mode de mise en oeuvre de l'invention, le poids du volume commun est augmenté vis-à-vis du reste des volumes sous investigation D'autre part, dans le deuxième mode de mise en oeuvre de l'invention, le signal de sortie ne dépend sensiblement que de la température régnant dans le volume commun aux deux volumes sous investigation Le volume commun Vi devient donc le nouveau volume sous investigation Il présente un volume plus réduit que les volumes sous investigation V'a et Vb, étant donné qu'il est constitué par l'inter- section de ces volumes D'autre part, il faut remarquer que le déphaseur 8 t permet "d'explorer" ce volume commun Vi de manière différente. Les figures 9 et 10 schématisent la modification du volume commun V: Dans la figure 9, cette modification est obtenue en dépla- çant par translation la sondeb 35 par rapport à la sondea 34 La nou- velle position de la sonde b est schématisée par le trait mixte 36, et son volume sous investigation par le trait mixte 37 Dans le cas de la il figure 9, un rapprochement relatif des deux sondes augmente le volume commun sous investigation. La figure loschématise une autre modification du volume com- mun sous investigation, qui est obtenue par la rotation de la sonde b 3 E, sa nouvelle position étant schématisée par le trait mixte 40, et son nouveau volume sous investigation par le trait mixte 41 Tel que cela ressort de cette figure, le volume commun varie, du fait de la rotation, de la sonde b 38 vis-à-vis de la sonde a 39- Naturellement, une combinaison d'une rotation et d'une trans- IO lation modifie également le volume commun sous investigation Vi. D'autre part, il faut remarquer qu'avantageusement, si l'on admet que les volumes sous investigation ont approximativement la forme qui a été schématisée dans les figures, ou tout au moins présentent une forme divergente à proximité de la sonde, le volume commun sous investigation est plus profond, au moins dans sa partie supérieure, que les volumes sous investigation respectifs de chaque sonde Ainsi, il est possible d'éliminer, ou tout au moins de diminuer l'effet des si- gnaux de surface, vis-à-vis des signaux de profondeur. En outre, les signaux parasites provenant de l'environnement des sondes pourront être éliminés, ou tout au moins fortement affaiblis du fait de la corrélation qui est établie. La présente invention permet donc d'améliorer la résolution spatiale d'un dispositif de mesure de température en micro-ondes, sans avoir à interchanger la sonde, et d'autre part de faire varier cette résolution spatiale, simplement en déplaçant l'une des sondes par rap- port à l'autre On pourrait en outre travailler dans des bandes de fré- quences différentes pour obtenir des informations complémentaires. Dans les deux modes de mise en oeuvre de l'invention, il est possible d'obtenir un signal de sortie sensiblement proportionnel à la température régnant dans les volumes sous investigation, et en parti- culier pour le deuxième mode décrit, à la température régnant dans le volume commun sous investigation L'invention peut être combinée à des dispositifs actuellement existants notamment pour la visualisation et l'étalonnage du signal de sortie Ces dispositifs n'ont pas été décrits et sont à la portée de l'Homme de l'Art. L'invention est susceptible de nombreuses applications, dans le domaine médical, par exemple pour la localisation d'anomalies sous- cutanées Elle est également susceptible d'applications dans le domaine 12 - agro-alimentaire, et d'une manière générale dans le cadre de mesure de température. Naturellement, la présente description n'est donnée qu'à titre indicatif, et l'on pourrait adopter d'autres mises en oeuvre de l'inven- tion sans pour autant sortir du cadre de celle-ci. 13 _ REVENDICATIONS 1 Procédé de mesure de température d'un corps en micro-ondes, consistant à placer au voisinage de la surface du corps ou en contact avec celui-ci au moins une sonde, qui capte les signaux de bruits ther- miques émis par un volume sous investigation associé à chaque sonde, à amplifier et éventuellement à traiter les dits signaux de manière à sortir un signal directement fonction de la température régnant dans le ou les volumes sous investigation de la ou des sondes, caractérisé par le fait que l'on dispose au moins deux sondes au voisinage de la surface du corps, ou en contact avec celle-ci, de manière à ce que l'en- semble de leur volume sous investigation associé respectif présente une partie volumique commune, que l'on réalise une corrélation des signaux de bruits thermiques captés par les sondes, que l'on rend prépondérant les signaux émis par la partie volumique commune vis-à-vis des signaux émis par le reste des volumes sous investigation des sondes. 2 Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'on traite les signaux de bruits thermiques et que l'on annule sen- siblement les signaux de bruits thermiques émis par les volumes complé- mentaires de la partie volumique commune par rapport aux différents vo- lumes sous investigation, et que l'on rend le signal de sortie sensi- blement directement fonction de la température régnant dans la partie volumique commune, et sensiblement indépendant du reste des volumes sous investigation. 3 Procédé selon la revendication 1, mettant en oeuvre au moins deux sondes, caractérisé par le fait que l'on couple électriquement les sondes en parallèle entre elles, et que l'on traite les signaux de bruits thermiques captés par les sondes couplées en parallèle. 4 Procédé selon les revendications 1 ou 2, mettant en oeuvre deux sondes, caractérisé par le fait que l'on déphase de 180 degrés, cycliquement, les signaux de bruits thermiques captéspar une première sonde, avec un rapport cyclique sensiblement égal à 1/2, que l'on réalise la somme de ces signaux cycliquement déphasés, et des signaux de bruits thermiques ceptéspar la seconde sonde, et que l'on réalise une amplifi- cation et une détection quadratique de la somme de ces signaux. Procédé selon la revendication 4, caractérisé par le fait, que l'on réalise une détection synchrone au déphasage des signaux cy- cliquement déphasés émis par la première sonde, du signal après détec- tion quadratique, et que l'on sort un signal sensiblement proportionnel 14 - à la différence des amplitudes de ce signal correspondant aux deux demi- péri Qdes du cycle de déphasage. 6 Procédé selon la revendication 4, caractérisé par le fait que l'on filtre le signal après détection quadratique par un filtrage numérique, et que l'on sort un signal sensiblement proportionnel à la différence des amplitudes de ce signal correspondant aux deux demi-périodes du cycle de déphasage. 7 Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que l'on déplace par translation et/ou par rotation les sondes l'une relativement à l'autre et aux autres, pour faire varier la partie volumique commune. 8 Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que l'on modifie le poids des signaux de bruits ther- miques émis par les volumes élémentaires de la partie volumique commune en déphasant les signaux captés par l'une des sondes, et en faisant varier la valeur du déphasage. 9 Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon les revendi- cations 1 et 3, caractérisé par le fait qu'il comprend au moins deux sondes, dont les volumes sous investigation respectifs présentent une partie volu- mique commune, couplées électriquement en parallèle, le point de connexion électrique étant relié à un récepteur amplificateur. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon les reven- dications 1 et 2, caractérisé par le fait qu'il comprend au moins deux sondes, dont les volumes sous investigation respectifs présentent une partie volumi- que commune, dont l'une est reliée directement à des moyens sommateurs, la seconde étant reliée à ces moyens via des moyens de déphasage de 180 degrés, cycliques, de rapport cyclique 1/2, la sortie des moyens de déphasage étant reliée à un récepteur amplificateur à détection quadratique. 11 Dispositif selon la revendication 10, caractérisé par le fait que les moyens de déphasage comprennent un circulateur qui dérive les signaux vers un modulateur réflectif, commandé en impulsions cycliques, fonctionnant sur une demi-période en court-circuit, ce qui renvoie les signaux vers le circulateur, et dérivant sur l'autre demi-période les signaux sur une ligne dont la longueur électrique est sensiblement égale au quart de la longueur d'onde correspondant à la fréquence centrale de mesure, à l'extrémité de laquelle les signaux sont réfléchis puis renvoyés vers le ctrculateur.