On sait que les moteurs à combustion interne pour véhicule automobile peuvent être refroidis par un liquide, tel que de l'eau par exemple, se déplaçant dans un circuit fermé au moyen d'une pompe de circulation entraînée par le moteur à combustion interne. Dans des circuits connus de ce genre, le liquide qui sort du moteur à combustion interne est envoyé dans un échangeur de chaleur, tel qu'un radiateur par exemple, où il cède ses calories et le liquide refroidi est ensuite envoya dans le moteur ; entre le conduit d'alimentation et le conduit de sortie du radiateur, on prévoit généralement un conduit en dérivation, dont le branchement sur l'alimentation du radiateur s'effectue par l'intermédiaire d'une vanne à action thermostatique.Au démarrage du moteur, lorsque celui-ci est froid, la vanne permet la circulation du liquide dans le conduit de dérivation ; au contraire, lorsque la température du liquide a atteint une valeur prédéterminée, la vanne interrompt le passage du liquide dans le conduit de dérivatlon, de sorte que le fluide de refroidissement est entièrement recyclé dans le radiateur. La vanne à action thermostatique peut agir uniquement sur l'obturation du conduit de dérivation, mais on a également proposé, ---------------------------------------------- de faire agir cette vanne b la fois sur l'obturation du conduit de dérivation et sur l'ouverture de l'alimentation de l'échangeur thermique. Habituellement, les vannes de ce type sont commandées par une capsule & dilatation soumise à l'action de la température du fluide de refroidissement, mais on a propos, dans le brevet français 2 388 994 que la vanne soit coandée par un organe de manoeuvre, en fonction d'au moins une variable de fonctionnement du moteur à combustion interne, la mesure de cette variable, effectuée à l'aide d'un capteur approprié, étant traitée dans un calculateur pour élaborer une grandeur de commande destinée à l'organe de manoeuvre précité. Les vannes à action thermostatique, qui sont commandées par un organe sensible à la température du fluide de refroidissement, sont d'une conception assez simple mais présentent l'incon vénient de ne pas permettre une très bonne régulation de la température du fluide de refroidissement car le déplacement complet de l'élément mobile de la vanne, qui sert à- l'obturation du circuit de dérivation, s'effectue sur une large bande de température. Si, au contraire, on ne fait que commander la vanne, comme il est proposé dans le brevet français 2 388 994, on risque, en cas de panne de la commande, un incident de fonctionnement, soit que la température du fluide de refroidissement reste trop basse si l'échangeur thermique est toujours en fonction, soit que la température du fluide de refroidissement monte trop haut si tout le débit de fluide passe en permanence dans le circuit de dérivation. La présente invention a pour but de proposer une vanne à action thermostatique permettant d'éviter les inconvénients des deux dispositifs de l'état de la technique, c'est-à-dire permettant à la fois d'obtenir une régulation précise de la température du fluide de refroidissement et d'éviter toute perturbation importante du fonctionnement en cas de panne du dispositif de commande, qui est associd à cette vanne. Selon l'invention, on a proposé d'associer à une vanne à action thermostatique commandée par un organe sensible à la température, tel qu'une capsule thermodilatable par exemple, une commande de régulation agissant sur l'organe sensible à la température. De la sorte, la commande de régulation permet de réduire la bande de variation de la température du fluide de refroidissement et, en outre, si la commande de régulation tombe en panne, la vanne selon l'invention continue à fonctionner comme une vanne à action thermostatique de l'état de la technique commandée par une capsule thermodilatable soumise à l'action de la température du fluide de refroidissement.La vanne est donc soumise à une double action : d'une part, celle exercée directement par le fluide de refroidissement sur l'organe sensible à la température et, d'autre part, celle exercée par la commande auxiliaire sur le mEme organe sensible à la température ; l'action de la commande auxiliaire n'intervient que pour affiner la régulation, à titre de correction, de sorte que la puissance à fournir à cette commande auxiliaire est extremement faible puisque la part la plus importante du travailrelatif à la commande/la vanne est fournie par l'action directe de la température du fluide de refroidissement sur l'organe sensible à la température, ce qui n'était pas le cas dans le dispositif du brevet français 2 388 994. La présente invention a, en conséquence, pour objet le produit industriel nouveau que constitue une vanne à action thermostatique commandée par un organe T thermosensible et destinée à un circuit de refroidissement de moteur à combustion interne, notamment pour véhicule automobile, ladite vanne recevant le fluide de refroidissement à sa sortie du moteur et étant susceptible de le diriger sur un conduit de dérivation et/ou sur. un conduit d'alimentation d'échangeur thermique selon la position d'au moins un clapet par rapport à son siège, ladite position de clapet(s) étant définie par l'organe T, qui est soumis à l'action de la température fluide de refroidissement circulant, caractérisé par le fait que l'organe T est également soumis à l'action d'une résistance chauffante recevant un courant fonction d'au moins une variable de fonctionnement du moteur. Dans un mode préféré de réalisation, l'organe T est une capsule à dilatation plongée dans le fluide de refroidissement circulant ; la capsule à dilatation comporte deux éléments susceptibles d'un mouvement relatif de translation sous l'effet des variations de température du milieu ambiant, un de ces déments étant maintenu fixe par rapport au corps de vanne alors que l'autre, portant le (ou les) clapet(s) de la vanne est mobile et soumis à l'action d'un ressort de rappel ; l'élément mobile de l'organe T porte deux clapets, dont l'un est fermé quand l'autre est ouvert, l'un des clapets commandant l'alimentation du circuit de dérivation, alors que l'autre commande l'alimentation de l'dchan- geur thermique. Dans une première variante de réalisation, la capsule à dilatation, qui constitue l'organe T, est entourée par la résistance chauffante. Dans une deuxième variante de réalisation, la résistance chauffante est disposée à l'intérieur de la masse thermodilatable de la capsule à dilatation. On peut avantageusement prévoir que la résistance chauffante soit alimentée par un courant fonction de la température a du fluide de refroidissement circulant. Dans un premier mode de réalisation, la résistance chauffante est alimentée soit par un courant nul, soit par un courant constant non nul au moyen d'un comparateur créant deux points de commutation, l'un 1 pour les températures 4 croissantes et. l'autre #2 po.ur les températures 9 décroissantes, la température de régulation # choisie étant #@ - (#1 + 62)/2. Dans un deuxième mode de réalisation, la résistance chauffante est alimentée par un courant I ayant la valeur I = I0 I0 + + K ce - Er3 1o et K étant des constantes, K n'étant pas nul, #r étant la température de régulation choisie ; dans un pre- mier cas, on peut faire en sorte que 1o soit sensiblement égal à la moitié de la valeur maximum du courant I ; dans un autre cas, on peut faire en sorte que lo soit nul, auquel cas le courant I est proportionnel à l'écart de température entre la température ê du fluide de refroidissement et la température de régulation choisie e r Lorsque 1o est sensiblement égal à la moitié de la valeur maximum du courant I, on obtient un fonctionnement symétrique de la régulation pour les températures croissantes et décroissantes puisque, par une augmentation ou une diminution du courant par rapport à sa valeur moyenne, on peut refroidir ou réchauffer le matériau thermodilatable de la capsule de dilatation. On préfère que la température de régulation r choisie soit voisine de (ou égale à) la température régulée souhaitée Es pour le fluide de refroidissement circulant. Le courant maximum délivré à la résistance chauffante n'est, de préférence, susceptible de provoquer l'obturation totale du conduit de dérivation que lorsque la température Q du fluide de refroidissement arrive au voisinage de la température régulée souhaitée vs pour ledit fluide.De plus, on peut avantageusement prévoir que, lorsque la résistance chauffante n'est pas alimentée, l'organe T commence l'obturation progressive du conduit de dérivation lorsque la température e du fluide de refroidissement arrive au voisinage de la température régulée souhaitée Os pour ledit fluide et que l'organe T provoque l'obturation totale dudit conduit de dérivation avant que la température e n'atteigne la température d'ébullition du fluide circulant dans le circuit de refroidissement. Pour mieux faire comprendre l'objet de l'invention, on va en décrire maintenant, à titre d'exemple purement illustratif et non limitatif, un mode de réalisation représenté sur le dessin annexé. Sur ce dessin - la figure 1 représente, schématiquement, un circuit de refroidissement équipé d'une vanne à action thermostatique selon l'invention ; - la figure 2 représente, en coupe axiale, la vanne de refroidissement utilisée dans le circuit de la figure 1 - la figure 3 représente un graphique donnant, en fonction de la température G du fluide de refroidissement, la position de l'élément mobile de la vanne de la figure 2 dans le cas où le courant fourni à la résistance chauffante est nul et dans le cas où le courant I est égal à sa valeur maximum - la figure 4 représente le schéma-bloc du circuit élec tronique, qui assure l'alimentation de la résistance chauffante de la vanne de la figure 2 - la figure 5 représente, en fonction du temps, l'évolution de la température du fluide de refroidissement circulant dans le circuit de la figure 1 - la figure 6 représente, en liaison avec le graphique de la figure 5, les valeurs du courant envoyé dans la résistance chauffante de la vanne de a figure 2. En se référant au dessin, on voit que l'on a désigné par 1 un moteur 8 combustion interne de véhicule automobile dont le refroidissement est assuré par un circuit d'eau. L'eau est mise en mouvement dans le circuit par une pompe de circulation 2 et le circuit comporte un échangeur thermique 3, dit "radiateur", associé à un ventilateur 4, qui pulse l'air à travers le radiateur pour provoquer le refroidissement de 11 eau qui se déplace dans le circuit. Une dérivation 5 permet à l'eau de circuler dans le circuit de refroidissement, sans passer par le radiateur 3. La répartition de l'eau entre le circuit de dérivation 5 et le radiateur 3 est effectuée grâce à une vanne à action thermostatique 6. Le détail de la réalisation de la vanne 6 est représenté sur la figure 2. L'arrivée du fluide de refroidissement dans la vanne 6 s'effectue par la canalisation 7 ; la sortie de l'eau s'effectue soit par le circuit de dérivation 5, soit par la canalisation 8 qui alimente le radiateur 3. La vanne 6 comporte intérieurement un support 9 constituant une collerette à la base de la canalisation 8. Le support 9 forme un premier siège de clapet tronconique 10, qui coopère avec un clapet 11 susceptible d'obturer l'entrée de la canalisation 8, lorsqu'il vient s'appliquer sur le siège 10. Le support 9 comporte également un étrier 12, qui surmonte ltori- fice délimité par le siège de clapet 10 et qui, dans sa partie haute, supporte le piston fixe 13 d'une capsule à dilatation dési gonze par 14 dans son ensemble. La capsule 14 est constituée du piston 13 et d'un cylindre 15 formant l'élément mobile de la capsule à dilatation 14. Le cylindre 15 renferme une cire thermodilatable 16 dont la dilatation en fonction de la température commande les mouvements relatifs du cylindre 15 et du piston 13.Le cylindre 15 est solidaire du clapet 11 et il est poussé en permanence vers le piston 13 par un ressort 17 qui prend appui, d'une part, sur le clapet 11, du côté de ce clapet qui est opposé au siège 10, et, d'autre part, sur un étrier 18 solidaire du support 9 l'étrier 18 est disposé du cté de la collerette de fixation du support 9, où ne se trouve pas l'étrier 12. Le cylindre 15 traverse librement l'étrier 18 en passant à travers un collet 18a pratiqué dans l'étrier 18. Le cylindre 15 comporte à sa base, c'est dire du côté où ne se trouve pas le clapet 11, une fixation 15a qui permet de le rendre solidaire d'un clapet 19.Le clapet 19 coopère avec un siège de clapet 20 et peut ainsi obturer l'entrée du conduit de dérivation 5 On voit que, sous l'effet d'une augmentation de la température du fluide de refroidissement, dans lequel baigne la capsule à dilatation 14, la cire thennodilatable 16 augmente de volume et provoque le déplacement relatif du cylindre 15 et de ses clapets associés 11 et 19 par rapport au piston 13, c'est dire par rapport au corps de la vanne 10 puisque le piston 13 est solidaire du support 9.Dans un tel mouvement, le clapet 19 se rapproche de son siège 20, alors que le clapet 11 s'éloigne de son siège 10. I1 en résulte que le débit de fluide de refrojdissement passant dans le conduit de dérivation 5 diminue, alors que celui qui passe dans le canal d'alimentation 8 augmente : on tend donc à augmenter le débit de fluide de refroidissement passant dans le radiateur 3, ce qui a pour effet, par échange thermique, de diminuer la température du fluide de refroidissement.Lorsque le clapet 19 obture complètement le conduit de dérivation 5, l'entrée de la canalisation 8 est totalement ouverte : s'il se produit une diminution de la température du fluide de refroidissement, la cire thenmodilatable 16 diminue de volume et, Sous l'action du ressort de rappel 17, le cylindre 15 se déplace par rapport au piston 13 en se rapprochant de l'étrier 12 ; dans ce mouvement, le clapet 11 se rapproche de son siège 10, alors que le clapet 19 s'éloigne de son siège 20. I1 en résulte que le débit de fluide de refroidissement, qui entre dans la canalisation 8, diminue alors que le débit, qui entre dans le circuit de dérivation 5, augmente, ce qui tend à faire augmenter la température du fluide de refroidissement, puisque l'échange thermique dans le radiateur 3 est réduit. Le fonctionnement qui vient d'être décrit est celui d'une vanne à action thermostatique de type classique. Selon l'invention, on a disposé, à l'intérieur du cylindre 15, une bougie chauffante 21 qui est plongée à l'intérieur de la cire 16 et qui renferme une résistance chauffante 22. La bougie chauffante 21 est solidaire du piston 13 et les deux extrémités de la résistance 22 sortent par la partie supérieure du piston 13, dans la zone où celui-ci est maintenu par l'étrier 12. Il est clair que l'action de la résistance 22 sur la cire 16 est particulièrement efficace dans la configuration qui vient d'être décrite puisque la résistance 22 est à l'intérieur même de la cire.Dans une variante, on pourrait envisager de disposer la résistance 22 pour constituer une bobine entourant le cylindre 15 : dans ce cas, le chauffage dû à la résistance 22 agit également sur la cire 16, mais il agit aussi sur le fluide, qui circule autour de la capsule de dilatation 14, ce qui est moins favorable pour l'action que l'on envisage de réaliser. De plus, si la résistance 22 est à l'extérieur du cylindre 15, il est nécessaire de l'isoler de façon parfaite par rapport au fluide de refroidissement, de sorte que ce type de réalisation ne parait pas optimum sur le plan de l'efficacité et de la simplicité de réalisation. Sur la figure 3, on a représenté le déplacement L du cylindre 15 et des clapets 11 et 19 repérés par rapport à w point fixe lié au corps de vanne, en fonction de la tempé-.ature # du fluide de refroidissement circulant. La courbe 23 montre le dUpla- cement réalisé lorsque la résistance 22 n'est alimentée par aucun courant. La courbe 24 montre le déplacement réalisé lorsque la résistance 22 est alimentée par son courant d'alimentation maximum. La distance L1 correspond à la position du cylindre 15 pour laquelle le clapet 11 est en appui sur son siège de clapet 10. La distance L2 correspond à la position du cylindre 15 pour laquelle le clapet 19 est en appui sur son siège de clapet 20. Si lton désire une régulation de la température du fluide de refroidissement autour d'une valeur de 950C, on choisit une courbe 23 dont le point bas se trouve à 950C et une courbe 24 dont le point haut se trouve à 95 C également.Les courbes 23 et 24 sont sensiblement parallè- les puisqu'elles correspondent à la dilatation de la cire 16 elles s'étendent sur une bande d'environ 100C. On fait en sorte que, dans les conditions du circuit de refroidissement, la température d'ébulliticn du fluide de refroidissement soit supérieure à la température maximum atteinte sur la courbe 23.La courbe 23 correspond au fonctionnement d'une vanne à action t-rmostatique de l'état de la technique, puisque la résistance 22 n'est pas alimentée ; si l'on alimente la résistance 22, on voit que l'on peut passer de la courbe 23 à la courbe 24 en agissant sur le courant d'alimentation de la résistance 22 de façon, qu'à tout moment, on se trouve en un point de fonctionnement placé dans la zone hachurée comprise entre les deux droites verticales Y1 et Y2 du graphique, Y1 et Y2 étant symétriques par rapport à la droite verticale du graphique qui correspond à une température de 95 C.On voit donc qu'en agissant sur l'alimentation de la résistance 22, on oblige la température du fluide de refroidissement à rester dans une bande étroite autour de la température de 95 C désirée, alors qu'avec une vanne de l'état de la technique, cette bande de température était nécessairement définie par la repense de la capsule à dilatation 14 et correspondait à la largeur occupée par la courbe 23, c'est-à-dire à environ TOOC. Sur les figures 4 à 6, on a représenté, à titre d'exemple, un type de régulation possible pour la définition de l'alimentation électrique de la résistance 22. La résistance 22 est associée à un comparateur à hystérésis 25, qui reçoit d'une part, une ten sion-image de la température G du fluide de refroidissement mesurée au moyen d'un capteur 26 disposé à la sortie du moteur 1 et, d'autre part, une tension-image d'une température de référence Or correspondant à la température Os souhaitée pour le fluide de refroidissement. La sortie du comparateur 25 est envoyée sur un amplificateur 27, qui alimente la résistance 22. L'ensemble du circuit (25,27) a été désigné par 28 sur la figure 1.Le comparateur 25 définit deux points de commutation, l'un correspondant à une température 61 pour les températures e croissantes et l'autre correspondant à une température 92 pour les températures # décroissantes. On a #r = (#1 + #2)/ 2.Lorsque la température # augmente et se trouve inférieure à #1, le courant envoyé dans la résistance 22 est nul ; lorsqu'on atteint la température B1, le courant envoyé dans la résistance 22 passe à sa valeur maximum : on provoque ainsi une dilatation de la cire 16 et une augmentation du passage du fluide de refroidissement dans le radiateur 3 ; la température e diminue, ce qui correspond à un tronçon de courbe désigné par 29 sur la figure 5.Lorsque la température 6 atteint le seuil #2, le courant d'alimentation de la résistance 22 s'annule, ce qui correspond à un refroidissement de la cire 16 et, par conséquent, à une réduction de la quantité de fluide de refroidissement passant dans le radiateur 3 ; la température Q augmente à nouveau, ce qui correspond à un tronçon de courbe 30 sur la figure 5. On voit donc qu'en alimentant ainsi par tout ou rien la résistance 22, on peut maintenir la température # entre les seuils 81 et #2 autour de la température de référence Or. . La figure 6 représente l'évolution du courant d'alimentation de la résistance 22 par une courbe de régulation de température correspondant à la figure 5. Si l'électronique de commande du circuit 28 tombe en panne, il peut se produire deux cas : ou bien le courant I reste nul, ou bien le courant I est établi en permanence à sa valeur maximum. Si le courant I reste nul, le système fonctionne comme indiqué par la courbe 23 de la figure 3, c'est-à-dire que le passage du fluide dans le radiateur commence à 950C et est total à 1050C : on sait que dans ce cas, pour un fonctionnement normal du véhicule, la régulation s'établit autour de l000C ; dans les cas extrêmes de fonctionnement, la température du fluide de refroidissement peut monter à 105 105 C, mais de toute façon elle est alors inférieure à la tempé- rature d'ébullition dudit fluide de refroidissement.Le moteur est donc un peu plus chaud qu'il ne serait souhaitable, mais peut, né anmoins, fonctionner de façon convenable. Si, au contraire, le courant d'alimentation de la résistance 22 reste à sa valeur maximum, le fonctionnement correspond à celui qui est indiqué sur la courbe 24 de la figure 3 et, dans ce cas, l'alimentation du radiateur commence à 850C ; tout le fluide de refroidissement passe par le radiateur 3, lorsque la température e atteint 950C. Pour un fonctionnement normal du moteur, la température s'établit donc à peu près autour de 90 C ce qui est un peu trop faible par rapport à la température de 950C souhaitée, mais permet, néanmoins, un fonctionnement convenable du moteur 1. On voit donc que la vanne à action thermostatique, selon l'invention, permet gracie au système de commande 28, qui agit sur la résistance 22, d'affiner la régulation de température du fluide de refroidissement, mais qu'en aucun cas cette vanne ne peut donner lieu à une panne d'électronique susceptible de rendre impossible un fonctionnement normal du moteur 1. La part la plus importante du travail fourni par la capsule de dilatation 14 provient de l'influence directe de la température du fluide de refroidissement sur la cire 16 ; la résistance 22 est excitée uniquement pour faire une correction destinée à réduire l'intervalle de régulation et il en résulte que la puissance consommée par la résistance 22 est extrêmement faible. L'alimentation de la résistance 22 pourrait aussi être obtenue par un dispositif différent de celui qui vient d'etre décrit. En particulier, on peut utiliser un courant I proportionnel à l'écart (# #r). Si e est infdrieur 9 #r, le courant I est nul, le fluide de refroidissement circule dans le conduit de dérivation 5 et la. température e augmente. Si e devient supérieur à #r, > un courant I circule dans la résistance 22, ce qui a pour effet de faire passer le fluide de refroidissement dans le radiateur 3 et de fermer le circuit de dérivation 5 ; il en résulte que la température e dininue. On peut donc ainsi obtenir une température e sensiblement constante. Dans un autre mode de réalisation, on peut aussi alimenter la résistance 22 avec un courant I - 1o + K (6 - #r), formule dans laquelle K est une constante non nulle et 1o est sensiblement égal à la moitié de l'intensité maximum d'alimentation de la résistance 22. Lorsque 6 - #r, un courant constant 1o circule dans la résistance 22. En augmentant ou en diminuant le courant I dans la ré sistance, on refroidit ou on réchauffe la cire 16 de la capsule à dilatation 14. Cette disposition permet d'avoir un fonctionnement symétrique à 1'ouverture et à la fermeture de l'alimentation du radiateur 3, c'est-à-dire en température croissante et en température décroissante. Le courant 1o pourrait etre rendu variable en utilisant le mode de réalisation qui prévoit une régulation proportionnielle, mais en intégrant l'erreur de façon classique (erreur nulle en régime permanent). Il est bien entendu que le mode de réalisation ci-dessus décrit n'est aucunement limitatif et pourra donner lieu à toutes modifications ddsirables, sans sortir pour cela du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1 - Vanne à action thermostatique commandée par un organe T thermosensible et destine à un circuit de refroidissement de moteur à combustion interne, notamment pour véhicule automobile, ladite vanne recevant le fluide de refroidissement à sa sortie du moteur et Bunt susceptible de le diriger sur un conduit de dérivation et/ou sur un conduit d'alimentation d'échangeur thermique selon la position d'au moins un clapet par rapport à son siège, ladite position de clapet(s) étant définie par l'organe T, qui est soumis à l'action de la température du fluide de refroidissement circulant, caractérisé par le fait que l'organe T est également soumis à l'action d'une résistance chauffante recevant un courant fonction d'au moins une variable de fonctionnement du moteur. 2 - Vanne selon la revendication 1, caractérisée par le fait que l'organe T est une capsule à dilatat-ion plongée dans le fluide de refroidissement circulant 3 - Vanne selon la revendication 2, caractérisée par le fait que la capsule à dilatation comporte deux éléments susceptibles d'un mouvement relatif de translation sous effet des variations de température du milieu ambiant, l'un de ces éléments étant maintenu fixe par rapport au corps de vanne alors que I 1au- tre, portant le (ou les) clapet(s) de la vanne est mobile et soumis à l'action d'un ressort de rappel. 4 - Vanne selon la revendication 3, caractérisée par le fait que l'élément mobile de l'organe T porte deux clapets, dont l'un est fermé quand l'autre est ouvert, llun des clapets commandant l'alimentation du circuit de dérivation alors que l'autre commande l'alimentation de l'échangeur thermique 5 - Vanne selon l'une des revendications 2 à 4, caractérisée par le fait que la capsule à dilatation, qui constitue l'organe T, est entourée par la résistance chauffante. 6 - Vanne selon l'une des revendications 2 à 4, caractérisée par le fait que la résistance chauffante est disposée à l'intérieur de la masse thermodilatable de la capsule à dilatation. 7 - Vanne selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisée par le fait que la résistance chauffante est alimentée par un courant fonction de la température # du fluide de refroidissement circulant. 8 - Vanne selon la revendication 7, caractériste par le fait que la résistance chauffante est alimentée soit par un courant nul, soit par un courant constant non nul au moyen d'un comparateur crêpant deux points de commutation l'un #1 pour les températures # croissantes et l'autre #2 pour les températures # décroissantes, la température de régulation #r choisie étant = = &num;;1 + #2 2 9 - Vanne selon la revendication 7, caractérisée par le fait que la résistance chauffante est alimentée par un courant I ayant la valeur I = Io + K (# - #r), I0 et K etant des constantes, K n'étant pas nul, #r étant la température de régulation choisie. 10 - Vanne selon la revendication 9, caractérisée par le fait que I0 est sensiblement égal à la moitié de la valeur maximum du courant I. 11 - Vanne selon la revendication 9, caractérisée par le fait que lo est nul. 12 - Vanne selon l'une des revendications 8 à 11, caractérisée par le fait que la température de régulation Qr choisie est voisine de (ou égale à) le tampérature régulée souhaitée #s pour le fuide de refroidissement circulant. 13 - Vanne selon l'une des revendications 8 à 12, caractérisée par le fait que le courant maximum délivré à la résistance chauffante n'est susceptible de provoquer l'obturation totale du conduit de dérivation que lorsque la température # du fluide de refroidissement arrive au voisinage de la température régulée souhaitée 48 pour ledit fluide. 14 - Vanne selon l'une des revendications 8 à 13, caractérisée par le fait que, lorsque la résistance chauffante n'est pas alimentée, l'organe T coxence l'obturation progressive du conduit de dérivation lorsque la température Q du fluide de refroidissement arrive au voisinage de la température régulée souhaitée #s pour ledit fluide et que l'organe T provoque l'obturation totale dudit conduit de dérivation avant que la température Q n'atteigne la température d'ébullition du fluide circulant dans le circuit de refroidissement.