L'invention se rapporte à un procedé de pliage de lances lattes ou feuilles de bois obtenues par déroulage ou par sciage. Le problème posé est de plier avec un rayon minimum. Actuellement on utest pas encore arrivé à plier des planches, lattes ou feuilles de bois sans rayon intérieur et avec un rayon extérieur très faible. Pour le mieux on obtenait un pliage irrégulier, ou avec un fort rayon ce qui est très gênant dans le cas d'un emballage à fruits et légumes, par exemple, qui demande des renforts juste à proximité du pliage, et des tasseaux dans les angles des côtés et des bouts. Les emballages à fruits et légumes, cites comme exemple, n'ont donc pas une bonne présenta- tion. Le procédé de pliage du bois conforme à l'invention vise à éliminer tous ces inconvénients. Il permet en outre d'obtenir un pliage avec un rayon intérieur presque nul, voire même nul, et un rayon extérieur d'environ 0,5 fois l'épaisseur de la planche, latte ou feuille de bois. Ceci facilite considérablerrient la mise en place de renforts juste à proximité du pli, ainsi que la mise en place de tasseaux; en outre les caractéristiques mécaniques du bois à l'endroit du pli restent presque inchangées. Ce pliage permet de remettre à plat la planche, latte ou feuille de bois pour la stocker, ce qui# est moins volumineux. La souplesse de ce pli autorise l'utilisation en tant que charnière pour le couvercle de caisses ou autres objets. Par exemple pour les caisses à volailles. Avec ce procédé on réalise des économies de bois du fait d'une nouvelle conception des- caisses, des économies de place du fait du stockage à plat, ainsi qu'une économie de main-d'oeuvre. On va maintenant décrire l'invention avec plus de détails, en se référant aux dessins ci-joints se rapportant à la fabrication d'un cageot à fruits et légumes ou analogue. (celuiZci étant pris à titre d'exemple mais non limitatif). Les côtés, les bouts et le fond sont formés d'une seule nappe par agrafage de lattes disposées à 900 les unes par rapport aux autres, et ceci dans un meme plan. Le cageot est ensuite obtenu par pliage des côtés et des-bouts qui seront agrafés dans leurs angles. Le procédé consiste donc à plier des planches , lattes ou feuilles de bois obtenues par déroulage ou par sciage,suivant un angle désiré; dans n-otre exemple l'angle est de 900 (fig.2) mais le procédé est valable pour toute valeur d'angle. Ce pliage se fait en deux opérations. - La première opération consiste à donner aux fibres du bois une forme préalablement choisie en fonction du pliage désiré. Dans tous les cas cette mise en forme des fibres du bois (comme le représente la figure l) a pour but de rapprocher les fibres intérieures du futur pliage, des fibres extérieures dans la zone de pliage. En diminuant la distance entre ces fibres intétieures et extérieures, on diminuera d'autant l'allongement des fibres extérieures (qui ont une élasticité très faible) ainsi que la compression desfibres intérieures, au cours du pliage qui suivra. Cette diminution d'allongement et de compression diminue considérablement, ou annule totalement, la rupture des fibres extérieures dans la zone pliée, ce qui permet d'obtenir un pliage comme le représente la figure 2. - La deuxième opération consiste à réaliser le pliage lui-même, les planches, lattes ou feuilles de bois ayant été préalablement mises en forme, il ne reste donc plus qu'a les plier suivant l'angle désiré. Ce pliage peut être obtenu manuellement ou mécaniquement par des procédés qui seront décrits plus loin. Dans tous les cas il suffirad'exercer une légère pression à proximité de la mise en forme, et du côté de celle-ci, qui sera l'intérieur du pli pour provoquer le pliage. (comme le représente la figure 2). La mise en forme peut également se faire à l'extérieur du pli, ce qui donne aussi un bon résultat. Le pliage ainsi obtenu pourra éventuellement être ramené à plat, puis replié plusieurs fois sans détérioration importante de la zone pliée. Ce qui permet entre autre l'utilisation de ce pli en tant que charnière, comme par exemple pour le couvercle de caisses à volailles ; cet exemple n'étant pas limitatif ; ou bien pour un stockage à plat ce qui éc-onomise du volume de stockage. Pour l'exemple choisi des cageots à fruits et légumes, ils pourront être constitués, mis en forme, pliés, puis remis à plat en vue de les stocker. Lors de la sortie du stock, il suffira de les replier manuellement pour les agrafer dans les angles des bouts et des côtés. La mise en forme des fibres du bois peut se faire de 2 façons différentes : par passage entre deux galets d'une manière continue, ou par passage sous un outil de presse. - La mise en forme entre 2 galets comme le représente la figure 3, a l'avantage de se faire en continu. Le galet supérieur, qui a pour but de donner la forme désirée aux fibres de bois, a un profil étudié. Dans l'exemple choisi, qui n'est pas limitatif, il a un profil arrondi en vue d'un pliage simple a angle droit. il pourrait avoir un profil à plusieurs créneaux en vue d'un pliage par petites facettes successives. Le galet inférieur, dans ce cas sert d'appui à la planche, latte ou feuille au cours de la mise en forme. Mais il pourrait-lui aussi faire une mise en forme des fibres pour le cas où il s'averrerait nécessaire de faire des mises en forme de chaques côtés des planches, lattes ou feuilles de bois. - La mise en forme par passage sous un outil de presse (comme le représente la figure 4) peut être préférable dans certains cas. Dans ce cas, l'outil de forme descend sur la planche, latte ou feuille et lui imprime la forme désirée. La table inférieure ayant pour but de servir d'appui dans l'exemple choisi, mais elle pourrait également comporter un profil étudié en vue d'une double mise en forme. Le pliage par lui même, après la mise en forme des fibres du bois, peut se faire de 3 façons différentes : par poinçonmatrice, par rampes ou encore manuellement. - Le pliage par poinçon-matrice comme le représente les figures 5 et 6, aurait l'avantage de permettre l'agrafage des angles des bouts et des côtés dans le cas de pageots à fruits et légumes. Ces derniers étant pris comme exemple mais non limitatifs La nappe déposée à plat sur la matrice sera pliée au moment de la descente du poinçon qui ne produit que l'effort nécessaire au pliage de la nappe qui a été mise en forme au préalable dans ses zones de pliage. Ce poinçon pourrait éventuellement porter des pièces pour permettre l'agrafage des angles par des têtes d'agrafage qui seraient situées à l'extérieur et en dessous de la matrice. Le Le pliage par rampes de la nappe dont les fibres ont été préalablement mises en formes dans ses zones de pliage, consiste à la faire passer entre des rampes comme le représente la figure 7. Dans cet exemple elles sont au nombre de 4, mais leur nombre peut varier. La nappe en avançant entre# les rampes intérieures et extérieures se plie progressivement aux endroits où on avait préalablement mis les fibres en forme. - - Le pliage manuel. EXTENSION DU PROCEDE :Lorsque la conception d'un emballage ou autre objet demande des renforts A et B juste à proximité du pliage (fig.9), la mise en forme des fibres du bois est quand même possible en procédant de la façon suivante : au départ les 2 renforts A et B ne seront qu'une seule et même pièce qu#i sera agrafée par 2 rangées d'agrafes sur les planches, lattes ou feuilles qui doivent être pliées. (fig 8). Ensuite la mise en forme des fibres du bois se fera entre 2 galets comme indiqué précédemment, mais le galet inférieur portera une lame tranchante destinée à couper le renfort en son milieu pour former A et B (fig 8). Les deux renforts A et B,peuvent être de largeurs différentes l'un par rapport à l'autre. Après pliage nous obtenons nos 2 renforts comme le représente la figure 9. Le pliage se fera d'autant mieux que le bois en question est humide. R E V E N D I-C A T I O N S I - Procédé de pliage de lattes, planches ou feuilles de bois scié ou déroulé, caractérisé en ce qutil comporte des moyens de compression des fibres de bois dans la zne de pliage, pour rapprocher les fibres intérieures du pliage des fibres extérieures, des moyens manuels, semi-automatiques ou automatiques de pliage desdites lattes, planches ou feuilles de bois suivant les lignes de compression formant des charnières de pliage. 2 - Procédé selon~la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de eompression rapprochant les fibres intérieures au pliage des fibres extérieures et formant les charnières de pliage, sont un galet dont le profil courbe est fonction de 1ltepaisseur de la latte, feuille ou planche à plier et de l'angle de pliage, cooperant avec un co#ntre-galet de forme cylindrique, la ligne de pliage ou charnière est obtenue en introduisant les éléments ou panneaux à plier entre lesdits galets dont au moins un est entraîné en rotation dans le sens approprié. 3 - Procédé selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'un espace est menage entre les galet et contre-galet de compression de telle sorte que ltepaisseur résiduelle de la charnière de pliage obtenue par compression des fibres soit de tordre d'environ 0,5 fois ltepaisseur de la latte, planche ou feuille à plier. 4 - Procédé selon les revendicati#ons I et 3, caractérisé en ce que les moyens de compression rapprochant les fibres intérieures au pliage des fibres exte-rieures,sont constitués par des lames faisant office de poinçon dont le profil correspond à celui du galet courbe montes sur une presse de façon à préparer en une seule opération les zônes charnieres de pliage. 5 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'un renfort constitue d'une lame de bois scié ou de-roule-,est rapporté extérieurement à l'angle de pliage et agrafe symétriquement ou non à la une de pliage et coupé le long de la ligne de pliage, au moment du passage sous le contre-galet de compression, par un disque tranchant solidaire du contre-galet et place dans l'axe du galet courbe de compression des fibres. 6 - Procédé selon les revendications 1,4 et 6, caractérisé en ce que les poinçons définissant par compression la zone charniere de pliage en au-moins une opération, cooperent avec des lames de découpage placées en opposition en dess-ous des renforts d'angles disposes à cheval sur les zônes charnières de pliage et dans l'axe desdites zônes de pliage pour couper simultanément à la compression, les renforts de façon à permettre le pliage. 7 - Procédé selon 1 rune quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le pliage des lattes, planches ou feuilles de bois constituées en panneaux, est effectué soit manuellement, soit de façon automatique au passage sur des rampes de pliage progressif à l'angle voulu. 8 - Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le pliage est effectué à l'angle voulu, le long des lignes charnières, au moyen dlun ensemble poinçonmatrice correspondant à la forme intérieure ou extérieure de l'emballage àréaliser. 9 - Procédé de pliage et son application à la réalisation d'emballages en bois selon l'une quelconque des revendications précédentes.