i 2088368 La présente invention concerne un appareil et un procédé pour la mesure des caractéristiques magnétiques de films minces magnétiques, par exemple des films minces portés par des disques que l'on utilise dans les mémoires magnétiques à films minces. 5 L'un des problèmes soulevés dans l'étude et la construction de ces mémoires est la vérification de la qualité du film mince magnétique une fois que celui-ci a été complètement déposé sur le support. Les procédés connus pour l'essai de la qualité des films minces dans les mémoires à disques exigent le découpage d'un échantil-10 Ion de disque et le placement de l'échantillon dans un dispositif de vérification magnétique. Un inconvénient se présente avec ces dispositifs, en ce sens que, dans le cas d'échantillons pourvus de films-minces sur les deux faces principales, le dispositif d'essai ne peut indiquer que les caractéristiques moyennes des deux films, 15 de sorte qu'on ne peut pas essayer exactement un seul des films. Un objet de la présente invention est un appareil servant à mesurer les caractéristiques magnétiques de ces films minces magnétiques et qui permet "d'éliminer cet inconvénient. L'invention vise également le procédé permettant d'effectuer les mesures de ces ca-20 ractéristiques. Selon l'invention, on propose donc un appareil destiné à la mesure des caractéristiques magnétiques d'un film mince magnétique, appareil caractérisé par des moyens permettant de, créer un champ magnétique d'immersion dans lequel, en fonctionnement, une portion de 25 ce film est amenée à être immergée parallèlement à ce champ magnétique; par des moyens permettant de faire, varier la valeur et la direction de ce champ; par des moyens d'excitation disposés,- en fonctionnement, adjacents à ladite portion de film pour engendrer un champ magnétique alternatif parallèle au champ d'immersion; par des 30 moyens détecteurs destinés à recevoir une portion de ce champ magnétique alternatif et couplés aux moyens détecteurs par ladite portion de film et enfin par des moyens servant à détecter la valeur du champ d'immersion. On a représenté aux dessins ci-joints une forme non limitative 35 de réalisation de l'invention et dans ces dessins: Fig. l est une vue en perspective d'un appareil servant à mesurer la susceptibilité magnétique de films minces magnétiques portés par des disques de mémoire; Fig. 2 est un schéma-bloc du système complet incorporé dans 40 l'appareil; 71 15927 s 2088368 Fig. 3À est un détail de la tête d'excitation de l'appareil de Fig. 1; Fig. 3B est une vue latérale de la tête suivant la ligne 3B de la Fig. 3A; 5 Fig. 3C est une vue analogue suivant la ligne 3C de la Fig. 3A; Fig. 4 est une vue schématique d'un fragment de disque magnétique, près de l'unité d'excitation; Fig. 5 est une vue schématique d'un réseau compensateur com-10 pris dans l'appareil de,Fig. 2; Fig. 6A est un graphique de la boucle d'hystérésis B-H d'un film mince magnétique; Fig. 6B représente la piste de sortie selon le système de Fig. 2; et 15 Fig. 7 est .un graphique des temps. La réalisation, de l'invention qui est décrite dans ce qui suit peut servir à des tests non destructifs de films minces magnétiques déposés sur les faces principales d'un disque de mémoire. Naturellement des variantes de l'appareil peuvent permettre d'essayer des 20 films.minces sur. des supports présentant d'autres configurations. En Fig. 1, un électro-aimant contrôlable comporte une forte bobine de champ 7, enroulée autour d'un noyau de fer muni d'un é-trier 6 qui conduit le flux dans un circuit magnétique. L'étrier 6 prévoit un entrefer 9a (d'environ 1,9 cm) formant pôles magnétiques 25 9a, 9b. En outre, une fente longitudinale 10 est déeoupée dans une portion de l'étrier de façon qu'un disque 1 puisse être inséré dans la zone découpée 10 et en être retiré. Le disque 1 est constitué par un support lb sur chaque face duquel on dépose un film mince magnétique, par exemple le film supé-30 rieur indiqué en la, dont l'épaisseur est de l'ordre de 10.000 angs-trbms. Ce disque 1 est supporté par une base 2 montée sur un moyeu 4 de^façon, que ce dernier puisse être déplacé sur un pivot 5, permettant au disque 1 d'entrer dans la zone découpée de l'étrier 6 et d*en sortir. • 35 Dans l'entrefer 9 se trouve une tête excitatrice-détectrice 11 placée près et au-dessus de la portion du film la qui, en fonctionnement, se trouve dans l'entrefer de la zone déeoupée de l'étrier. La tête excitatrice-détectrice 11 est constituée par une bobine bifilaire lia, 11b (Fig. 3A et 3C) dont les portions centrales 40 sont montées sur un film-support (indiqué par le rectangle de la 71 15927 3 2088368 Fig. 3A) placé dans un. plan parallèle à la surface du film mince la. La tête 11 peut être amenée en position après insertion du dis que à essayer dans la fente 10. La Fig. Z montre schématiquement les éléments du système de 5 1*appareil de l'invention. Pour commander la bobine excitatrice 11b (Fig. 3À) de la tête 11, on envoie un courant d'excitation de 10 milliamps efficaces et ce par un générateur de signaux haute fréquence 80 qui fournit un signal de 10,7 mégahertz amené par un réseau compensé 21 à la bobine 11b dans l'entrefer 9« Il est néces 10 saire que le générateur 20 puisse fournir une ^sortie alternative symétrique sans composante continue et sans harmoniques uniformes. Un générateur à cristal du genre utilisé en radio FM peut par exemple être appliqué. La bobine d'excitation 11b et la bobine de détection lia de 15 lTunité de tête sont constituées par des rubans plats enroulés ensemble sur un mandrin hélicoïdal, comme on le voit en Fig. 3A, 3B et 30. La dimension la plus grande, en coupe, de chaque ruban ou fil est, en fonctionnement, parallèle à la surface du film magjaéti que la. 20 Pour créer un champ magnétique dans un sens seulement dans le film mince magnétique et pour détecter les variations de champ dans ce même sens seulement, il faut réduire l'effet de couplage des portions incurvées des rubans ou fils de ladite tête 11. La tête détectrice-excitatrice 11 donne lieu à une zone effee 25 tive indiquée en Fig. 3A par la longueur La et la largeur Wa, zone qui est près du film magnétique à essayer. La Fig. 3B est une vue latérale de cette tête 11. Les zones d'extrémité de la bobine sont pliées d'un certain angle afin de les écarter de la proximité du film magnétique la, de façon que la zone effective Ae soit prati-30 quement la zone entourée par La multiplié par Wa. Comme les fils de la portion effective des bobines sont parallèles, le champ engendré dans le film mince est à angle droit par rapport à ces fils Comme on le voit en Fig. 4, une rondelle 16, qui est un film mince en polyester, est liée à la partie inférieure horizontale de 35 l'unité de tête 11 afin de présenter une surface lisse pour permettre la juxtaposition au film mince la. Le signal engendré par le générateur 20 et amené à la bobine excitatrice 11b est transformé en un champ magnétique autour de la tête excitatrice-détectrice 11 adjacente au film mince la du dis-40 que 1. Le film la assure un couplage entre la bobine excitatrice 71 15927 4 2088368 llb et la bobine détectrice lia, donnant ainsi une tension induite à l'intérieur de la bobine détectrice, tension qui est renvoyée par le réseau compensé 21. Ce réseau 21 (Fig. 5) peut être réglé pour faire varier le 5 couplage entre des circuits séparés qui s'y trouvent. Une spire de ferrite 31 est prévue pour régler le couplage entre les bobines 30 et 32. De même, une autre spire de ferrite 35 est utilisée pour régler le couplage entre la bobine 34 et les bobines 36 et 38. Le courant d'excitation venant du générateur 20 (de 10,7 mégalo hertz, on l'a vu) est amené par un câble coaxial 29, de la bobine 30 à la bobine 34 et par un câble 39 à la bobine excitatrice llb. Par suite de ce couplage entre la bobine excitatrice llb et la bobine détectrice lia, par la zone adjacente du film magnétique la, une tension es est créée dans la bobine détectrice lia alimentée 15 par la ligne 40 aux bobines 36 et 38 connectées en parallèle avec une résistance 37, après quoi la tension de sortie de la bobine lia est alimentée par la bobine 32, puis envoyée par la ligue coa-xiale de sortie 33 à un amplificateur-détecteur 23 dûment accordé. Le réseau compensé 21 est utilisé pour remettre à zéro la sor-20 tie de niveau zéro de la bobine détectrice lia à l'amplificateur 23. Le signal détecteur d*entrée au réseau compensé 21 dans le câble 40 est à peu près de 10 millivolts, y compris les signaux de bruit. La sortie du réseau 21 à la ligie 33 est dans la gamme d'un 25 à deux microvolts qui alimentent l'entrée de l'amplificateur-détec teur 23. Cet amplificateur 23 (voir également Fig. 2) est un amplificateur à haute fréquence du genre utilisé dans la radio MF sans emploi de circuit limiteur et qui, dans le cas présent, est de 10,7 30 mégahertz par exemple. Il est important que l'amplificateur-détecteur ait une réponse linéaire telle que la tension de sortie soit une réflexion exacte de l'amplitude du signal d'entrée. Le faeteur d'amplification est de l'ordre d'un million et la sortie courant continu est d'environ un volt. Le signal aux cosses Tg est re-35 lié à l'entrée N (axe Y) d'un dispositif d'affichage 25 (Fig. 2) qui indique la valeur instantanée du champ d'immersion à tout moment du cycle d'essai. Comme on le voit en Fig. 2 et 4, une petite sonde à effet Hall 13, avec bornes 13a, est disposée dans l'entrefer 9, entre 40 les pôleB magnétiques de l'aimant 14 à champ d'immersion. Cette 71 15927 5 2088368 sonde 13 constitue un transducteur qui détecte à tout instant la valeur du champ d'immersion dans l'entrefer. La tension de sortie de la sonde à effet Hall est envoyée à un gaussmètre 24 (Fig. 2) qui donne un signal de sortie à l'entrée M (axe X) du disposi-5 tif d'affichage 25. En Fig. 1 et 2, le courant d'excitation alimentant 1*électroaimant de champ d'immersion 14 est fourni par les cosses 8 de la bobine 7, à l'aide d'un générateur de champ continu 22. Ce générateur 22 fournit des courants à un ampère à la bobine 7 qui peut 10 alors engendrer un champ d'immersion Hj_ dans l'entrefer et ce jusqu'à 1500 gauss. Des champs plus faibles pourraient être appropriés dans certaines applications. Une unité de contrôle de programme 22a fonctionne en coopération avec le générateur 22 dans le but de contrôler et de commuter ce dernier afin d'une part de sa-15 turer la zone d'essai du film mince la dans un premier sens de façon que le niveau zéro de l'unité puisse être fixée par suppression d'un couplage non désiré dans l'unité de tête 11, et d'autre part d'augmenter l'aimantation d'immersion linéairement dans l'autre sens, pendant une période de 10 secondes, .par exemple et ensui-20 te pour réduire le champ d'immersion linéairement en réaction au niveau zéro, pendant la même période. La valeur du champ montant à 10 secondes et du champ descendant à-10 secondes constituent le cy cle d'essai pour une zone déterminée de film mince porté par un disque de mémoire. 35 Le dispositif d'affichage 25 est par exemple un organe de leC' ture qui indique la relation entre la susceptibilité magnétique du film mince à essayer en fonction de la valeur du champ d'immersion Ce dispositif peut être un oscilloscope,.un graphique X-Y ou tout dispositif approprié. L'axe X de ce dispositif est excité par la 30 s'ortie du gaussmètre 24 lequel mesure le champ d'immersion, tandis que l'axe Y est excité par l'amplificateur-détecteur 23 par un signal représentatif de la susceptibilité incrémentale magnétique du film mince pour des conditions déterminées du champ d'immersion Comme le montrent les Fig. 3A et 3B, une surface effective don 35 née Ae de la surface du film a une longueur La et une largeur Wa, zone qui est située à côté de la bobine excitatrice llb et/la bobine détectrice lia. Les lignes de flux alternatif magnétique émanent de la bobine llb, passent par le film mince dans la zone Ae et sont explorées par la bobine lia afin d'induire une tension es. 40 Cette tension varie avec le temps £ ©s = e(t). 71 15927 6 2088368 Les bobines llb et lia sont orientées de façon que les lignes de flux effectives qui interceptent la bobine lia soient alignées avec sa largeur Wa. La zone entière Ae est, en fonctionnement, également immergée 5 de façon continue dans le champ d'immersion créé par le montage d'aimant 14 et la tension d'exploration induite es est aussi une fonction du champ appliqué Hj,. La tension es induite dans la bobine lia dépend de la transm.it-tance relative de flux à travers le film magnétique, ce qui dépend 10 par ailleurs de la susceptibilité magnétique S du film. Cette susceptibilité peut être anisotropique; pour le sens x, par suite du champ appliqué dans cette direction, elle sera désignée par S-y-y» On a déterminé expérimentalement que la susceptibilité S-rr d'un matériau donné possède une composante en phase, que l'on dési-15 gnera par S'TX et me composante hors phase désignée par S"^. En essayant les qualités du film magnétique, c'est la valeur absolue que l'on désire connaitre et qui est la racine carrée de la somme des carrés desdites composantes( en phase et hors phase), à savoir: (abs) 833 - ^(S'^2 + (s-ao;)* . 20 De façon plus spécifique, la susceptibilité magnétique d'un matériau dans une direction donnée est la variation d'aimantation (M) du matériau avec le champ magnétique (H) appliqué dans une zone déterminée. On peut l'exprimer comme suit: q. M (vecteur) Svecteur = ^ g- (Yeo-fceur) 25 Dans ce cas, le vecteur intéressant est la susceptibilité ma gnétique dans le plan de directions parallèles au plan du film magnétique la, et Hi est également parallèle à ce plan du film et est désigné par direction Ï-I. Etant donné que la susceptibilité magnétique (le vecteur Sjj) 30 est mesuré à une fréquence fixe de champ d'excitation, on doit tenir compte, pour tester la transmittance du film dans les deux directions X-I, de la contribution de l'aimantation M-y-r dans la direction X-X des deux composantes mentionnées plus haut, à savoir S'xx ®nxx* 35 La tension engendrée dans la bobine détectrice lia est: eg « es(t) =. HltT , formule dans laquelle 4 est le flux instantané par la bobine détectrice. Si l'on considère maintenant que : 4> = kM-mr dans laquelle 40 Mtt est l'aimantation instantanée du film dans la direction 71 15927 7 2088368 Ï-X, et 3c = une constante impliquant la zone en coupe Ae sous la bobine détectrice et les facteurs géométriques impliquant le couplage du film à la bobine détectrice. 5 Si maintenant le champ d'excitation h est la fonction onde sinus du temps, on a alors: h = h (t) = h sin w t pour une excitation sinusoïdale dans la bobine excitatrice llb. Comme le vecteur d'aimantation instantanée UL-rr dans la zone A est 10 la somme des champs appliqués: 1) du champ courant continu de 1'électro-aimant, Hj_, 2) de la composante en phase de h - h sin w t, 3) de la composante hors phase de h = h cos w t, on a: Mxx = Hi + h sin. w t + h cos w t . 15 Pour obtenir le flux 4 lié par la bobine détectrice llb, on doit tenir compte du facteur susceptibilité magnétique pour chaque élément de Mxx ^ l'on a ainsi ( étant le flux dû à Hi) : 4 » 4>o + k h- S'xx si11 w t + k h Swxx cos w t =* = gi + k h (S'xx sta- w t + Swxx 008 w t ) . 20 Pour déduire la tension induite es dans la bobine détectrice llb et comme es =_J§gL_ » on aî *s( es(t) = dgfp d (Mxx) , donc: dt dt es(t) - (S'xx cos ^ ~ SMxx sin w15) • 25 Si la valeur W& ou efficace de la tension induite dans la bo bine détectrice es(t) est désignée par E et la valeur BMS du champ d'excitation h(t) par H, on a: E = k wH \|(S'xr)2 + (Srtxx)2 • Comme on l'a montré plus haut, la partie de racine carrée est 30 égale à la valeur absolue de la susceptibilité magnétique Snr, de sorte que l'on a: E « k w H Stt ce qui signifie que la tension BMS appelée X dans la bobine détectrice est directement proportionnelle à la sus-35 ceptibilité ma^iétique Syy. La Fig. 6B est une représentation de la trace d'affichage B'C'D'E' obtenue de l'appareil d'essai de susceptibilité, quand il concerne la boucle d'hystérésis majeure ABCDE de Fig. 6A. L'axe I de la trace d'affichage est la valeur du champ d'immersion magné-40 tique Hi dans l'entrefer 9. L'axe Y (susceptibilité magnétique) 71 15927 8 2088368 est le taux de variation d'induction magnétique B dans le film la par rapport à l'intensité du champ d'immersion Hj_. Comme le montre la Fig. 6B, il existe une trace avant B', C*, D' et une trace inversée D', E'. Ces traces représentent la varia-5 tion de la susceptibilité magnétique du film mince la quand le champ d'immersion Hi augmente à un niveau de pointe et revient ensuite à son niveau d'origine. La force coercitive est la valeur du champ H pour lequel l'induction B « 0. La force coercitive Hc (au point C de la Fig. 6A) 10 est visible en Fig. 6B comme étant le prolongement au point Hc de la ligie de distance verticale maximale K à K* entre la trace avant et la trace inverse, distance qui est légèrement décalée du point 0 du fait d'une induction résiduelle Bj» du noyau de l'électro-aimant. Cette induction résiduelle Bj» est la valeur de l'induction ma-15 gnétique B pour laquelle le champ d'immersion H^ est égal à zéro et il est représenté par la zone entourée par les courbes B', C*, D*, S', M. Cette zone est proportionnelle à Bj.. En se référant à la Fig. 1, on voit que le disque 1 à essayer, muni d'une surface la, est placé sur une base mobile 2 présentant 20 une partie relevée 3 en son centre. Le disque 1 tourne ensuite sur le pivot 5 de façon qu'une de ses portions soit dans l'entrefer 9 de la f^nte 10 de l'étrier 6 faisant partie du montage d'électroaimant. iLa mise à zéro de l'appareil est obtenue en déplaçant le disque 1 dans l'espace d'essai lorsqu'un commutateur du dispositif 25 de contrôle de programme 22a est sur arrêt. A ce moment, le courant dans 1*électro-aimant 14 est zéro et il n'y a pas de champ d'immersion Hj_. Lorsque le commutateur est mis sur "compensé", le courant de l'électro-aimant 14 augmente dans le sens négatif et engendre un champ d'immersion suffisant pour saturer la surface du film du 30 disque. Ensuite, le courant est maintenu constant quand la mise à zéro est effectuée. Pendant cette période de mise à zéro, les spires de ferrite 31 et 35 sont réglées de manière à annuler les composantes du signal de détection. La sortie de la bobine de détection lia vers l'amplificateur-détecteur 23 est donc réduite à zéro, 35 ce qui donne un point de départ ou remise à zéro. En conséquence, la suppression de signal est accomplie en alimentant la sortie de la bobine de détection à travers le réseau compensé 21, entre le générateur de signaux haute fréquence 20 et l'amplificateur-détecteur aceordé 23. 40 Comme indiqué par la Fig. 5, les enroulements 30 et 32 cons- 71 15927 9 2088368 signal tituent un transformateur grâce auquel un faibleAvenant de la ligne stimulus 29 est introduit dans la ligne de détection 53; la valeur de ce couplage est réglable au moyen des spires de ferrite 31. Le transformateur, avec ses enroulements 30 et 32, peut être enrou-5 lé sur une forme munie d'une spire d*accord, comme dans les indicateurs de radio fréquence variable. Ce réglage est appliqué pour sup primer la composante primaire du couplage non désiré de l'unité de tête excitation-détection, composante qui est déphasée de 90° par rapport au courant du champ d'excitation. 10 II est également nécessaire de supprimer la composante en pha se de couplage non désiré. Ainsi, on obtient un circuit constitué par les bobines 36 et 38, pontées par une résistance 37, ces bobines étant magnétiquement couplées à la bobine 34 par des spires de ferrite 35. Le réglage de ces dernières permet de coupler un signal 15 de la ligne 29 à une prise de détection 33, signal qui est en phase avec le signal de ligne de détection, mais de polarité opposée, ce qui permet de supprimer la portion du signal due au couplage non dé siré. La constance de temps L/R des bobines 36 et 38, ensemble avec la résistance 37, est beaucoup plus grande que la période de varia-20 tion du champ d'excitation, de sorte que le signal induit dans le réseau compensé est en phase avec le courant de champ d'excitation. Les bobines 36 et 38 couplent les signaux de polarités opposées dans la ligne de détection. Chacune d'elles peut coupler la même valeur de signal de la bobine 34, ce qui donne un signal net zéro, ou bien 25 les spires de ferrite 35 qui couplent la bobine 34 aux bobines 36 et 38, peuvent être déplacées pour favoriser le couplage à la bobine 36 ou à la bobine 38, de telle sorte qu'il en résulte un signal net dans la ligne de détection, d'une polarité ou de l'autre, suivant ce qui est requis pour compenser le couplage non désiré. 30 L'électro-aimant 14 fournit un champ d'immersion Hi qui est parallèle à la surface du disque ; il est contrôlé par la commande de programme 22a et est excité pour donner un champ de pointe qui est suffisant pour atteindre la saturation de la partie du champ du film la qui est dans l'entrefer 9. La commande de programme 22a don 35 ne lieu à un courant linéaire qui augmente lentement, puis diminue lentement, dans 1'éleetro-aimant, courant qui cycle la partie voulue du film la dans des conditions qui correspondent aux points de la courbe d'hystérésis A, B, C, D, 3, A de la Fig. 6A. Comme on le voit par les Fig, 1 et 4* l'unité de tête 11 (exci 40 tation-détection) se trouve à proximité du film, la dans l'entrefer 71 15.927 10 2088368 9 et la fente 10. L'unité de tête 11 comporte une bobine d'excitation llb excitée à 10,7 mégahertz et qui engendre m champ alternatif parallèle au champ d'immersion formé par 1'électro-aimant. Ce champ d'excita-5 tion peut être de l'ordre de 0,1 oersted. Le signal de haute fréquence dans la bobine llb produit des variations faibles de boucle dans la boucle d'hystérésis, par exemple en Q, de Fig. 6A. Ces faibles variations sont détectées par la bobine de détection lia. L'exploration du champ d'immersion qui constitue le champ 10 le long de l'axe X, est l'essai fait sur l'effet de Hall. Cet effet agit en conjonction avec le gaussmètre 24 pour donner le moyen de calibrer le champ d'immersion. TJn potentiomètre de contrôle de courant peut être prévu pour régler 1'électro-aimant sur le champ désiré de pointe. L'axe I du dispositif d'affichage est une représen-15 tation de la dent de scie linéaire du champ d'immersion, variant lentement, fourni par 1'électro-aimant. Le signal de la bobine d'excitation llb est fourni par un générateur 20 dont le niveau est de valeur constante et engendre un champ considérablement plus faible que le champ d'immersion engen-20 dré par 1*électro-aimant. Ces fortes perturbations de fréquence dans la boucle d'hystérésis et dues au signal venant du générateur 20, sont détectées par la bobine lia.et amenées par le réseau compensé 21 au détecteur-amplificateur 23 où les signaux sont redressés et amplifiés pour fournir un signal d'axe X au dispositif d' 25 affichage. La séquence des essais est représentée à la fig. 7. Le graphique ou trace (a) représente le courant dans.l'enroulement d'élec-tro-aimant 7, le graphique (b) la tension de. détection après compax sation et le graphique (c) le signal sans modulation du dispositif 50 d'affichage. Initialement, le commutateur de commande est sur arrêt et pendant ce temps, le courant dans 1*électro-aimant 14 est à zéro, de sorte que le dispositif d'affichage est en blanc et qu'il n'y a naturellement pas de champ d'immersion H-j_. Lorsque le commutateur 35 est en fonction (équilibrage) au temps ti, 1'électro-aimant augmente son courant dans le sens négatif, jusqu'au point At et engendre un champ d'immersion Hi qui sature le film du disque en train d'être essayé. Au point At» le courant de 1'électro-aimant reste constant alors que la mise à zéro est effectuée. Pendant cette opéra-40 tion, les spires de ferrite 31 et 35 sont réglées pour supprimer 71 15927 ii 2088368 les composantes indésirables du signal de détection. Ceci s'effectue après que le disque 1 a été inséré dans la fente 10, de sorte que le couplage non désiré est supprimé et qu'un réglage au niveau zéro peut être effectué. 5 Le commutateur de commande est ensuite placé sur "Remise à zé ro" au temps tg, ce qui réduit le courant d'électro-aimant à zéro (et place le système juste avant le point Bt du graphique de Fig.7) en plaçant également tous les circuits pour être prêts à fonctionner selon le mode CYCLE. 10 Le commutateur de commande est ensuite placé au temps tg, sur la fonction CYCLE, après quoi le courant d'électro-aimant inverse le sens du champ d'immersion Si et excite le système aux points B, C, D et E de la courbe d'hystérésis de Fig. 6A et aux points B-fc, Ct» Dt» ®t clu graphique de Fig. 7. Le dispositif d'affichage 25 est 15 alors automatiquement "défloué" pendant ce temps et montre le con-' tour B', C', D», 3' de la Fig. 6B. L'axe horizontal X (Fig. 6B) du dispositif d'affichage est pro portionnel au champ d'immersion de 1'électro-aimant et l'axe Y est proportionnel à l'inclinaison de la courbe B-H d'hystérésis. 20 Au point B' (Fig. 6B) la trace est quelque peu plus haute au point D', car la pente au point B correspondant (Fig. 6A) n'est pas à zéro. La trace de Fig. 6B monte à son maximum au point C', correspondant au point C de Fig. 6A, où la courbe d'hystérésis coupe l'axe X et où l'inclinaison est à son maximum. Le niveau D' est 25 comparable au niveau obtenu pendant la mise à zéro, car la pente en D (Fig. 6A) est égale à celle du point A, auquel le système a-vait été mis originalement à zéro. Il faut noter qu'après que ce niveau a été atteint en D', l'affichage plus à droite est une ligne horizontale, car une autre augaentation de l'intensité du chanp 30 d'immersion ne modifie pas les caractéristiques magnétiques. Le tracé inverse du point D' à E' commence sensiblement le long de la ligne horizontale. La valeur de l'ordonnée augmente ensuite à mesure que la pente de la courbe d'hystérésis de Fig. 6A augaente. Les points E' et B' de la courbe affichée de Fig. 6B ne coïncident pas 35 en fait, puisque les pentes aux points correspondants ne sont pas égales. De même, l'hystérésis du noyau d'aimant produit une certaine distorsion de l'affichage de sorte que les points B* et E' (qui sont des points zéro pour le courant) ne sont pas sur l'axe X de la courbe d'hystérésis de Fig. 6A, mais sont déplacés par le magné-40 tisme résiduel By du noyau d'électro-aimant. 71 15927 12 2088368 Sur la courbe affichée de Fig. 6B, les points B* et E* sont décalés latéralement de l'axe X, mais Hc est indiqué exactement. En Fig. 6B, on voit que la ligne K-K' qui.représente la distance maximale entre les tracés directs et inverses, peut être prolongée vers le 5 bas par le point Hc de l'axe X de l'abscisse du champ d'immersion Hj et que l'intersection représente une valeur du champ qui est é-gale à la coercivité ou Hc du film magnétique. L'hystérésis du noyau d'électro-aimant provoque une légère distorsion de l'affichage. Les points B et E de la Fig. 6A (qui 10 sont des points zéro du courant) ne sont pas placés sur l'axe X de la courbe d"hystérésis, mais décalés par le magnétisme résiduel Br du noyau. En Fig. 6B, les points D* et E' sont décalés latéralement de D et de E sur l'axe X de Fig. 6A. Dans cette dernière, 1' intersection de la courbe d'hystérésis et de l'axe X au point C, 15 indique la coercivité du film magnétique, tandis qu'à la Fig. 6B la coercivité est indiquée au point Hc dû au déplacement causé par le magnétisme résiduel Br du noyau d'électro-aimant. Pour déterminer l'induction magnétique résiduelle Bj. du noyau, en mesurant l'aire de la courbe d'affichage, les lignes D*, E* de 20 celle-ci doit se prolonger pour couper la ligne B* C' (ligne mixte) jusqu'au point M. Il est important que le courant de 1'électro-aimant soit suffisant pour saturer la surface magnétique. Si ce n'est pas le cas, une grosse erreur pourrait en résulter. Sans saturation, la ligne 25 au point D' ne pourrait jamais assumer sa position horizontale et il y aurait des variations dans l'aire du tracé B', C, D*, E*, M. Si l'on désire essayer le film magnétique de l'autre face du disque 1, on renverse celui-ci sur sa base 2 et l'on répète le processus. 30 L'appareil décrit plus haut présente l'avantage, vu que l'é chantillon essayé est cyclé dans sa majeure partie de la boucle d'hystérésis pendant 20 secondes seulement, de dissiper la puissance de sorte que la consommation de cet appareil n'est pas très élevée. 35 Un autre avantage consiste en ce qu'il n'est pas nécessaire de découper un échantillon de film sur le disque, de sorte que 1' usage de ce dernier n'est pas détruit par le processus d'essai, ce qui est par contre le cas avec les dispositifs d'essai connus actuellement . 71 15927 15 2088368 REVENDICATIONS 1. Appareil destiné à mesurer les caractéristiques magnétiques d'un film magnétique mince, caractérisé par des moyens (6,7) engendrant un champ d'immersion (Hi) dans lequel, en fonctionnement, 5 une partie de ce film (la) est amenée à être immergée avec le film parallèlement au champ d'immersion (Hi); par des moyens (22a) permettant de faire varier la valeur et la direction du champ magnétique d'immersion (Hi); par des moyens d'excitation (llb) disposés, en fonctionnement, à côté de ladite partie de film (la) pour engen- 10 drer un champ magnétique alternatif parallèle au champ d'immersion (Hi); par des moyens de détection (lia) recevant une partie de ce champ magnétique alternatif et couplés aux moyens de détection (lia) par cette portion du film (lia); et par des moyens (13) servant à explorer la valeur du champ d'immersion (Hi) . 15 2. Appareil selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les moyens d'excitation (llb) et les moyens de détection (lia) comprennent respectivement des premières et secondes bobines bifilaires, dont en fonctionnement, les parties centrales sont adjacentes et dans un plan parallèle à cette partie du film (la). 20 3. Appareil selon la revendication 2, caractérisé par le fait que les parties centrales des bobines (lia,llb) sont constituées par des fils pratiquement rectilignes et parallèles l'une à l'autre, tandis que les parties restantes des bobines sont en fonctionnement, plus éloignées du film (la) que les parties centrales. 25 4. Appareil selon l'une des revendications 1 à 3 prises sépa rément, caractérisé par le fait que les moyens (6,7) engendrant le champ d'immersion (Hi) comprennent deux pôles magnétiques (9a,9b) présentant un entrefer (9) et comportent une fente (10) dans un plan parallèle au champ d'immersion (Hi), la disposition étant tel- 30 le que, en fonctionnement, le film (la) puisse être inséré dans ladite fente (10) de manière à placer ladite portion de film dans l'entrefer. 5. Appareil selon l'une des revendications 1 à 4 prises séparément, caractérisé par des moyens de mise à zéro (21) placés entre 35 les moyens d'excitation en vue de supprimer les signaux non désirables reçus des moyens de détection (lia) 6. Appareil selon la revendication 5, caractérisé par le fait que les moyens de mise à zéro (21) ooEiprsnneat deux transformateurs réglables (30,31,32; 34, 35,35,30) respectivement disposés séparé- 40 ment pour supprimer les composantes indésirables en phase ou hors- 71 15927 14 2088368 phase du signal reçu, enfonctionnement, par les.moyens de détection. 7. Appareil selon l'une des revendications 1 à 6 prises séparément, caractérisé par le fait que les moyens d*excitation (llb) 5 sont aménagés pour, en fonctionnement, créer un champ magnétique alternatif doafc la valeur varie de façon sinusoïdale par rapport au temps. 8. Appareil selon la revendication 7, caractérisé par le fait que les moyens (6,7) engendrant le champ d'immersion (Hj.) sont tels 10 qu'ils sont capables de saturer ladite portion de film et en ce que les moyens d'excitation (llb) sont prévus pour engendrer unchamp magnétique alternatif d'amplitude constante dont la valeur est inférieure à celle du champ d'immersion à la saturation de ladite portion de film. 15 9. Appareil selon l'une des revendications 1 à 8 prises sépa rément, caractérisé par des moyens d'affichage (25) destinés à réaliser une trace d'affichage de signaux détectés par les moyens de détection (lia) en fonction du champ d'immersion. 10. Procédé de détermination des caractéristiques magnétiques 20 d'un film mince magnétique, caractérisé par les opérations consistant: a) à placer des première et seconde bobines (lia,llb) à côté du film (la), bobines telles qu'une partie d'un champ magnétique alternatif engendré par l'excitation de la seconde bobine (llb) soit couplé à la première bobine (lia) par l'intermédiaire du film 25 (la); b) à saturer magnétiquement cette portion du film (la) en augmentant graduellement un champ magnétique d'immersion dans lequel ladite portion de film est insérée, dans une direction parallèle au film; c) à exciter la seconde bobine (llb) pour produire un champ magnétique alternatif parallèle au champ d'immersion; d) à 30 mettre à zéro le signal reçu de la première bobine (lia) ; e) à ramener le champ magnétique d'immersion à zéro, puis à l'augmenter dans le sens opposé à celui du champ d'immersion au moment où la mise à zéro a eu lieu, et ce à une valeur suffisante pour saturer ladite portion de film (la); f) à ramener le champ d'immersion 35 (Hi) à zéro; et g) à afficher le signal dérivé du signal de sortie de ladite première bobine (lia) comme fonction de la valeur du champ d'immersion (Hi) alors que ce dernier augmente et diminue après mise à zéro.