L'invention concerne un procédé d'application de marques distinctives notamment sur des objets métalliques, ainsi que les objets marqués par ce procédé. Dans la fabrication d'objets métalliques tels que des tôles et pièces d'acier, il est souvent désirable d'appliquer des marques distinctives sur lesdits objets le plus tat possible après leur fabrication. Autrement, des difficultés peuvent surgir. Par exemple, il arrive parfois que des tales d'acier répondant à plusieurs spécifications différentes soient fabriquées successivement et si l'on ne prend pas des précautions suffisantes, il peut arriver que des tôles correspondant à une spécification se mélangent i celles d'une autre spécification. Affin de pallier ce genre de difficulté, on a proposé de fixer des étiquettes aux objets à mesure qu'ils sont fabriqués et pendant qu'ils sont encore chauds. toutefois, on rencontre des difficultés à trouver ou à mettre au point une matière pouvant servir à fabriquer les étiquettes et des encres pouvant servir sur ces étiquettes. L'un des buts de l'invention est de fournir un procédé perfectionné d'étiquetage ou plus généralement de marquage d'objets métalliques. Sous llun de ses aspects, l'invention a pour objet un procédé d'application de marques distinctives sur un objet métallique, dans lequel on applique une matière plastique sur l'objet pendant que celui-ci est encore chaud, la matière plastique est ramollie par la chaleur de l'objet et se solidifie à mesure que ce dernier se refroidit, de manière à former une couche de matière qui adhère à l'objet, une particularité distinctive des marques résidant dans la forme du contour de la couche. Sous un autre aspect, l'invention a pour objet un objet métallique portant des marques distinctives appliquées par le procédé défini dans le paragraphe précédent. Les marques distinctives cqmprennent normalement plusieurs lettres, chiffres ou symboles similaires. Ces symboles peuvent servir à indiquer des caractéristiques telles que la dimension, le numéro de lot, la qualité, la composition et la date de fabrication de l'objet marqué. l'eus marques peuvent entre faites de telle sorte que la couche de matière plastique présente une ou plusieurs ouvertures dont le ou les contours représentent le ou les symboles dont il s'agit . Ou encore, les marques peuvent entre telles que le bord extérieur de la couche de matière plastique constitue le contour du ou des symboles. Lorsqu'il y a plus d'un symbole, la couche peut comprendre plusieurs parties séparées espacées les unes des autres. On peut utiliser une large gamme de matières plastiques. Bes matières thermoplastiques conviennent souvent parce qu'elles ramollissent et tendent à devenir collantes lorsqu'on les chauffe, puis reviennent pratiquement à leur état initial lorsqu'elles refroidissent. Le choix d'une matière appropriée dépend de facteurs tels que la température de l'objet à marquer, la forte adhérence exigée et la mesure dans laquelle il faut que les marques résistent à l'abrasion. Le mieux est que le choix d'une matière appropriée soit déterminé par l'étude de ces facteurs, puis par 1 'expérience. Le "Nylon" est une matière présentant des propriétés que l'on trouve souvent appropriées à la mise en oeuvre de l'invention.On peut parfois utiliser des matières thermodurcissables, particulièrement lorsqu1elles sont appliquées sous forme de particules comme indiqué ci-après. A ce propos, il est entendu que lorsqu'on parle d'appliquer des matières plastiques sur des objets métalliques, cela s'étend à l'utilisation de matières qui, lorsqu'on les chauffe et qu'on les refroidit à nouveau, deviennent des matières plastiques. La description qui va suivre en regard du dessin annexé, donnée à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les particularités qui ressortent tant du dessin que du texte faisant, bien entendu, partie de ladite invention. La figure 1 est use perspective schématique illustrant un procédé d'application de marques distinctives sur une tle métallique conformément à l'invention; Lafigure 2 un plan d'un angle d'une tale métallique sur laquelle on a appliqué des marques distinctives par un autre procédé selon l'invention; La figure 3 une perspective schématique illustrant une autre étape d'un autre procédé selon l'invention; La figure 4 une perspective d'un angle d'une t81e métallique portant des marques distinctives qu'on y a appliquées par le procédé selon la figure 3. Le procédé illustré par la figure 1 est destiné à l'application de marques distinctives sur des tôles d'acier sortant, encore chaudes, du laminoir mais il est évident que l'on pourrait facilement a aoUer le procédé au marquage d'autres objets. Les marques sont appliquées par un appareil situé en un poste de marquage. L'appareil est alimenté en pellicule ou "film" de matière plastique, par exemple en polyamide (nylon). Le type de matière plastique utilisé dépend en partie de la température du métal destiné à recevoir la matière. Le film peut par exemple avoir une épaisseur de 0,5 mm environ. La matiere est fournie sous la forme d'un rouleau 10. Des moyens de sectionnement (non représentés) sont prévus pour sectionner des feuilles séparées Il de grandeur appropriée. Dans une variante (non représent, le film est fourni sous la forme d'une pile de feuilles. T'appareil comprend aussi des moyens (non représentés) servant à former par poinçonnage ou autrement des ouvertures 12 dans les feuilles Il de matière plastique, chaque ouverture ayant le contour d'une lettre, d'un chiffre ou d'un autre symbole. La feuille 13 présente des ouvertures 12 qui ont la forme des lettres D, B et F tandis que la feuille 14 présente des ouvertures qui ont la forme des lettres A, B et C. L'appareil est réglable de sorte que l'on peut former à volonté des ouvertures correspondant à différents symboles en nombre quelconque et en tout endroit d'une feuille 11. On peut régler l'appareil manuellement mais de préférence il est réglé automatiquement en réponse à des informations qui lui sont fournies par un ordinateur ou organe similaire. Par exemple si un ordinateur -commande le laminoir, le m8me ordinateur peut servir à régler appareil et à prévoir la formation, dans la feuille, d'ouvertures appropriées. Par exemple, si l'on utilise un symbole ou groupe de symboles pour désigner l'épaisseur de la feuille, le réglage des cylindres du laminoir pour la variation d'épaisseur de la ttle peut autre mis en corrélation par l'ordinateur avec le réglage de l'appareil de marquage de telle sorte que les tales soient toujours marquées de symboles ou groupes de symboles désignant leur épaisseur correcte. On applique la feuille perforée 13 sur la surface de la tole métallique appropriée, dont une partie 15 est seule représentée. La température de la tole 15 peut titre d'environ 1500C quand ladite t81e atteint le poste de marquage. La chaleur ramollit la feuille de matière plastique 13; à mesure que le métal refroidit, la matière plastique se solidifie et forme une couche qui adhère au métal. On peut laisser refroidir la tôle naturellement ou bien la refroidir en utilisant un fluide froid tel que l'air. La matière plastique peut titre légèrement carbonisée ou endommagée par suite de la température relativement élevée, mais cela est normalement sans importance.En outre, lorsque la feuille de matiere plastique est chaude, la forme de ses ouvertures 12 peut varier légèrement, mais encore, cela est sans importance du moment que les symboles restent clairement reconnaissables. Lorsque la feuille de matière plastique 13 a été appliquée sur la tôle 15, celle-ci est retirée du poste de marquage et sa place est prise par une autre tôle (non représente sur laquelle est appliquée la feuille de matière plastique 14, des ouvertures appropriées ayant déjà été poinçonnées dans ladite feuille 14. La grandeur des feuilles de matière plastique Il sera normalement déterminée par le nombre et la grandeur des ouvertures de symbole 12 qu'il s'agit d'y former. La grandeur des ouvertures peut varier dans une large gamme mais des ouvertures types ont une grandeur de 10 à 15 mm, par exemple. La matière plastique peut avoir une couleur telle qu'en service elle contraste avec la surface métallique sur laquelle on l'applique. On peut utiliser une gamme de couleurs, différentes couleurs correspondant à différentes caractéristiques des tôles sur lesquelles on applique les feuilles de matière plastique. On comprend qu'il est possible de modifier le procédé décrit à propos-de la figure 1, en ce sens par exemple, que les ouvertures 12 peuvent être pratiquées dans le film de matière plastique avant sectionnement de celui-ci en feuilles 11. La figure 2 montre un angle 16 d'une tôle sur laquelle on a appliqué une couche 17 de matière plastique. La couche est en trois parties QUi ont la forme des chiffres 1, 2 et 3. La couche 17 est formée et appliquée sur la tôle 16 par un procédé similaire à celui qu'on a décrit plus haut à propos de la figure 1. Les chiffres sont découpés ou poinçonnés dans un film de matière plastique similaire au film du rouleau 10 et placés sur la tôle chaude. La matière plastique se ramollit mais à mesure que le métal refroidit, elle se solidifie de manière à former la couche 17 qui adhère au métal. Dans le procédé de la figure 3, le stock de film de matière plastique est remplacé par de la matière plastique sous forme de particules, c'est-à-dire de poudre ou de granulés et l'appareil servant à former les ouvertures de symbole dans la matière en feuille est remplacé par un appareil comportant des pochoirs qui présentent des trous ayant la forme des symboles voulus. En service, des pochoirs appropriés 18 sont choisis manuellement ou automatiquement, par exemple par le mécanisme de formation d'ouvertures et sont placés sur la surface de la t81e 19 à marquer ou tout près de cette surface. On projette ou on laisse tomber de la matière plastique en particules 20, à travers les trous 21 des pochoirs 1S, sur la surface métallique située en dessous.La chaleur du métal fond ou fritte la poudre ou les granulés et lorsque le métal refroidit, la matière plastique qui a traversé chaque trou se solidifie en formant une couche 22 qui adhère au métal et qui a pratiquement la forme de ce trou, comme le montre la figure 4. Comme précédemment, la couche peut avoir par exemple une épaisseur de 0,5 mn. La couche formée à partir de la poudre ou des granules speut quelquefois présenter des trous minuscules mais elle possède toujours néanmoins un contour reconnaissable. Si l'on désire éliminer les marques, on peut les enlever au burin ou les brtler. il va de soi que l'on peut modifier les modes de réalisation décrits qui ne sont que des exemples,----- - - - - - - - - - - - - - notamment par substitution d'équiva- lents techniques, sans sortir pour cela du cadre de l'invention. REVEN AtIOlB I. Procédé d'application de marques distinctives sur un objet métallique, dans lequel on applique une matière plastique sur l'objet pendant que celui-ci est encore chaud, la matière plastique est ramollie par la chaleur de l'objet et se solidifie à mesure que ce dernier se refroidit, de manière à former une couche de matière qui adhère à l'objet, une particularité distinctive des marques résidant dans la forme du contour de la couche. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la matière plastique est utilisée sous la forme d'une feuille qui présente au moins une ouverture de contour choisi et caractéristique,ladite feuille munie d'ouvertures étant appliquée sur l'objet. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la matière plastique est utilisée sous la forme d'une feuille qui présente un bord extérieur de forme choisie et caractéristique, ladite feuille étant appliquée sur l'objet. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la matière plastique est utilisée sous forme de particules et on la fait passer à travers au moins un trou de contour choisi et caractéristique prévu dans un pochoir, de manière à former sur l'objet une couche de contour similaire. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que l'objet métallique est une tôle venant d'un laminoir et la chaleur de la tole est la chaleur résiduelle due au processus de laminage. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la matière plastique est une polyamide. 7. Objet caractérisé en ce qu'il porte des marques distinctives appliquées par un procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6.