La présente invention se rapporte d'une façon générale à la transformation ou conversion du charbon et d'autres matières carbonées analogues, ainsi que des résidus organiques, en combustibles propres ou autres produits utiles, et elle concerne plus particuîiè rement un nouveau procédé et une nouvelle installation permettant d'obtenir des hydrocarbures liquides ou gazeux et une matière carbonée solide à partir du charbon et de combustibles équivalents, des pneumatiques usés, des résidus industriels contenant des quantités relativement grandes de matières plastiques, et des ordures ménagères. Actuellement, dans les pays très industrialisés, l'accumulation de grandes quantités de pneumatiques d'automobiles usés, de résidus industriels ou ménagers et d'ordures ménagères qui contiennent en grande partie des matières plastiques non dégradables, pose un problème de destruction qui fait l'objet de nombreuses études. Ces dernières années, ces déchets étaient principalement détruits par incinération mais, dans de nombreux pays, la promulgation de lois sur la pollution de l'air interdit maintenant l'application de ce procédé d'élimination. Par ailleurs, de nombreux pays dits consommateurs de pétrole doivent actuellement affronter le problème posé par l'augmentation du prix du pétrole et de la difficulté d'approvisionnement de ce produit ainsi que par l'épuisement prévisible des réserves de gaz naturel. Du fait des problèmes mentionnés plus haut, la transformation des déchets industriels et des ordures ménagères en produits pouvant être utilisés pour produire de la chaleur ou comme matières premières pour diverses fabrications industrielles présentent actuellement un intéret de plus en plus grand. Il est déjà connu depuis longtemps d'extraire des hydrocarbures des déchets organiques en portant ces derniers à des températures élevées. Toutefois, les procédés et appareils déjà connus présentent de graves inconvénients. Par exemple, si l'on porte les déchets à la température voulue, en les chauffant progressivement, il se produit des réactions chimiques entre les matières de départ et les produits, ce qui entraîne une perte de produit utile. En outre, l'utilisation d'une pression égale ou supérieure à la pression atmosphérique à l'intérieur de la chambre de chauffe provoque une diffusion lente des gaz et des vapeurs dans toute la masse des matières solides et cette diffusion entraine des réac tions secondaires et des réactions entre les produits formés et en tre ces derniers et les matières de départ, ce qui se traduit par un très mauvais rendement de la transformation. Par ailleurs, le chauffage prolongé des vapeurs et des gaz dans la chambre de chauffe détermine des recombinaisons, repoly mérisations et condensations de certains des produits, c-e qui se traduit par la formation de goudrons et autres hydrocarbures à haut poids moléculaire et réduit d'autant le rendement en produits utiles. Par ailleurs, certains de ces goudrons et autres hydrocarbures à haut poids moléculaire forment des revêtements superficiels qui re couvrent les matières de départ et empêchent de nouvelles quantités de gaz et de vapeurs de se dégager des matières de départ non encore entrées en réaction. En vue de résoudre les problèmes mentionnés ci-dessus et d'éviter les limitations et déficiences des appareils et procédés connus, l'inntion a pour but de réaliser un nouveau procédé et u ne nouvelle installation pour transformer le charbon et autres pro duits équivalents, ainsi que -les déchets organiques, en combustibles propres et autres produits hydrocarbures utiles.L'invention a plus particulièrement pour but d'obtenir des quantités relativement gran des de gaz à haut pouvoir calorifique, des huiles à faible teneur en soufre et un résidu de carbonisation à haute teneur en carbone à partir du charbon et d'autres matières carbonées analogues, des pneumatiques usés, ainsi que des résidus industriels et des ordures ménagères, au moyen d'un procédé continu à une seule phase qui n'exige pas l'addition de va peur d'eau ni d'oxygène ou l'intervention de températures et de pressions extrêmement élevées. Un autre but principal de l'invention est de produire à partir du charbon et d'autres matières carbonées analogues des mas ses carbonées très réactives à grande surface spécifique et prati quement exemptes de gaz, de goudrons et d'hydrocarbures repolymé risés. Un autre but de l'invention est d'apporter un nouveau procédé et une nouvelle installation permettant de produire, à par tir des pneumatiques usés et des déchets industriels et ordures mé- nagères, un résidu de carbonisation qui pisse facilement être transformé en charbon actif ou encore utilisé en qualité de combus tible sans fumée ou de charge pour l'asphalte et les produits chimiques. On a constaté que l'on atteint les buts indiqués ci-dessus n faisant circuler en continu une masse de matière de départ dans un élément tubulaire ou tube de forme allongée maintenu sur toute Sa longueur une température comprise entre environ 425 et environ 815 oC et de préférence égal a environ 595 OC, en l'absence à peu près totale d'air et/ou d'hoxygene, la matière étant retournée ou agitée au cours tie son passage dans l'élément tubulaire, tandis que les gaz et vapeur sont prélevés par un orifice proche de lte trémité de sortie de cet élément tubulaire par l'action d'un vide d'environ 50 à 150 mm de mercure et de préférence d'environ 125 mm de mercure.Pour augmenter la capacité de production, on peut prévoir Plusieurs tubes de ce type placés côte à côte dans un me four e@t/ou augmenter le diamètre du tube ou des tubes en prévoyant en supplément des moyens spéciaux appropriés pour maintenir la température à un niveau à peu près constant dans toute la masse de la matière a traiter. Les observations dont on dispose actuellement, montrent que, , lorsqu'on traite des pneumatiques, des déchets de matière plastique ou des ordures ménagères, la température relativement élevée qui règne dans la région de l'entree du tube (et sur rote sa longueur), et l'agitation constante imposée à la matière de manière à mettre continuellement cette matière en contact avec la ou les surfaces chauffées du tube, provoque un dégagement littéralement explosif des gaz et vapeurs de cette matière et que le vide relativement pousse qui règne sur toute la longueur du tube évacue ces gaz et vapeurs rapidement avant qu'ils ne puissent se repolymériser o se condenser sur la matière de départ. Lorsqu'on traite du charbon ou une autre matière carbonée suivant l'invention, on observe que ce même chauffag "instantané" en expulse aussi violamment les gaz et vapeurs et que le vide aspire les gaz et vapeurs à travers le lit de charbon continuellement alité et retourné qui est en contact avec l'élément tubulaire, les produits résultants sortent du tube par un orifice situé dans la région adjacente à l'extrémité sortie do ce dernier; au contraire, dans la technique antérieure, on laisse les gaz et vapeurs filtrer a travers le lit de charbon et on les extrait du tube par des orifices répartis à intervalles réguliers sur la longueur d ce tube.On observe, par ailleurs, que les petites quantités de métaux de transition contenues dans le charbon, comme le fer, le cuivre et le nickel, ou le ou les métaux du tube, se comportent comme des catalyseurs qui réduisent la vapeur d'eau issue de l'eau contenue dans le charbon pour donner un oxyde métallique et de l'hydrobène très réactif, lequel se combine avec le carbone libre pour former du méthane ou des alcanes supérieurs au méthane. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront au cours de la description qui va suivre. Aux dessins annexés, donnés uniquement à titre d'exemple, - la Fig. 1 est une vue schématique en élévation, en partie en coupe et en partie sous forme de diagramme d'écoulement, qui montre une forme de réalisation d'une installation pour la mise en oeuvre de l'invention; - la Fig. 2 est une vue en élévation plus grande échel- le, en partie en coupe, qui montre une variante de réalisation d'une chambre de chauffe contenant plusieurs tubes de diamètre agrandi, pour augmenter la capacité de production de l'installation; - la Fig. 3 est une coupe verticale prise suivant la ligne 3-3 de la Fig.2. Sur la Fig.l, la référence 10 désigne une installation destinée à la mise en oeuvre de l'invention et qui comprend un silo 12 d'où la matière de départ " ' est déchargée dans une trémie 14. Au-dessous de la trémie 14 se trouve une chambre d'entrée 16, fermée par des joints étanches à l'air, qui présente une entrée 18 par laquelle une charge de matière de départ peut être introduite dans cette chambre. et une sortie 20 servant à décharger la ma tière de cette chambre. L'entrée et la sortie sont munies chacune d'une porte coulissante qui peut se déplacer entre une position d' ouverture et une position de fermeture en réponse à des signaux émis par une centrale de commande automatique 22 et transmis par des lignes de commande 24 et 26 respectivement. La nature des moyens utilisés nour commander les mouvements des portes est laissée au choix de l'homme de l'art et ces moyens peuvent être électriques, hydrauliques ou pneumatiques. La chambre d'entrée 16 est reliée à la centrale de commande 22 par un premier conduit de purge 28 qui peut être sélectivement mis en communication avec un réservoir 30 de gaz de purge, par e xemple d'azote, par un conduit 32 dans lequel est intercalée une vanne 34. Le réacteur comprend une chambre de chauffe calorifugée 36 qui est traversée par un tube 38 de grande longueurmuni d'une entrée 40 et d'une sortie 42. Dans l'installation prototype, on a utilisé un tube d'acier inoxydable de 152,4 mm de diamètre. La chambre de chauffe renferme une source de chaleur, qui peut être un brûleur à gaz 44, placée au-dessous du tube 38. Un évent ou une cheminée 46 est prévu à la partie supérieure de la chambre de chauffe pour évacuer les produits de combustion de cette chambre. Le tube 38 renferme une vis transporteuse 48 qui est entraînée par un moteur électrique 50 et s'étend à l'intérieur du tube d'un point adjacent à l'entrée 40 à un point adjacent à la sortie 42 pour faire circuler la matière dans le tube à une vitesse uniforme tout en la retournant ou en l'agitant, de manière à exposer continuellement tous les fragments ou particules de la matière à la chaleur en les mettant en contact avec la surface du tube 38. Un conduit 52 de sortie des produits communique avec le volume intérieur du tube 38 en un point proche de l'extrémité de sortie de ce tube 38 et débouche dans un tube de liaison 54. Ce conduit de sortie est enfermé dans la chambre de chauffe sur la plus grande partie de sa longueur, de manière à être exposé à la chaleur de cette chambre. En d'autres termes, le conduit 52 de sortie des produits doit être maintenu à une température relativement élevée de manière que les hydrocarbures produits qui sont extraits du tube 38 sous la forme de gaz ou de vapeurs restent en phase gazeuse, ainsi qu'on le décrira plus complètement dans la suite. La sortie 42 du tube 38 est suivie d'une chambre de sortie 56 fermée par des joints étanches et qui est de construction analogue à celle de la chambre d'entrée 16 décrite plus haut. Cette chambre 56 comprend une entrée 58 et une sortie 60, dont chacune est munie d'une porte coulissante qui se déplace entre une position d'ouverture et une position de fermeture sous l'action de la centrale de commande automatique 22, reliée à ces portes par des lignes de commande 62 et 64 respectivement. La chambre de sortie 56 est reliée à la centrale de commande automatique 22 par un deuxième conduit de purge 66, lequel peut etre mis sélectivement en communication avec le réservoir 30 de gaz de purge. Au-dessous de la chambre de sortie 56 est placé un réser voir 68 collecteur de résidu de carbonisation. Le réseau de récupération des produits comprend un échangeur de chaleur 70 muni d'une entrée de réfrigérant 72 et d'une sortie de réfrigérant 74 au moyen desquelles on peut faire circuler un fluide réfrigérant dans cet échangeur. L'échangeur 70 comprend également un conduit 76 d'entrée des produits qui est relié au conduit de liaison 54, et un conduit 78 de sortie des produits qui est relié à l'entrée d'un condenseur 80. La sortie de ce condenseur 80 est reliée par un conduit 82 à l'entrée d'un réservoir 84 de stockage des produits liquides. A son extrémité inférieure, ce réservoir est muni d'un conduit d'écoulement 86 muni d'une vanne 88 à l'aide de laquelle on peut sélectivement évacuer les produits liquides de ce réservoir. Le réseau de récupération comprend également une pompe à vide 90 dont ltentré2 est reliée à la partie supérieure du réservoir de stockage des liquides par un conduit 92, tandis que sa sortie est reliée par un conduit 94 et une vanne 95 à l'entrée d'un réservoir de gaz 96. Ce réservoir est muni d'un conduit d'évacuation 98 qui part de l'extrémité supérieure de ce réservoir et qui est muni d'une vanne de sortie 100. Le fond du réservoir de gaz 96 est muni d'un conduit de combustible 102 dans lequel est intercalée une vanne 104 et qui est relié au brûleur à gaz 44 placé dans la partie inférieure de la chambre de chauffe 36, sous le tube 38. Le fonctionnement est le suivant : la matière de départ "M" (qui, ainsi qu'on l'a indiqué plus haut, peut être constituée par du charbon ou une autre matière carbonée analogue, ou par des fragments de pneumatiques déchiquetés ou encore par des résidus industriels contenant des matières plastiques ou par des ordures ménagères, est déchargée du silo 12 dans la trémie 14. La centrale de commande automatique 22 est réglée de manière à ouvrir l'entrée 18 de la chambre 16, tout en laissant la sortie 20 de cette chambre en position de fermeture, pour laisser pénétrer une charge mesurée de matière de départ dans cette chambre 16. Ensuite, l'entrée 18 se ferme et on introduit une charge de gaz de purge, par exemple d'azote, dans la chambre d'entrée 16, par le conduit 28, pour expulser entièrement l'air de cette chambre d'en tree lo. L'entrée 18 étant fermée, la sortie 20 de la chambre 16 s'ouvre, pour faire passer la matière de départ "M" dans l'entrée 40 du tube 38, cette matière étant ensuite transportée dans le tube au moyen de la vis transporteuse i8. Les opérations d'ouverture et de fermeture de l'entrée 18 et de la sortie 20 et de purge de la chambre d'entrée 16 par un gaz tel que l'azote se produisent à intervalles relativement courts, de sorte que l'extrémité d'entrée du tube 38 reçoit un flux pratiquement continu de matière de départ. Le résidu de carbonisation qui subsiste lorsque les gaz et vapeurs se sont dégagés de la matière sort du tube par la sortie 42 de ce dernier et tombe dans la chambre de sortie 56. Cette chambre de sortie 56 fonctionne à peu près de la meme façon que la chambre d'entrée 16, c'est-à-dire que, la sortie 60 étant fermée, l'entrée 58 s'ouvre pour laisser une charge de résidu de carbonisation pénétrer dans la chambre de sortie, nuis, après fermeture de l'en- trée 58, la sortie 60 s'ouvre nour décharger ce résidu dans le réservoir collecteur 68. ensuite, la sortie 60 se ferme et l'entrée et la sortie étant fermées, on introduit un ga? de nurge dans la chambre de sortie par le conduit 66 pour expulser de cette dernière l'air qu'elle peut éventuellement contenir. @nsuite, l'entrée 58 s'ouvre pour laisser une nouvelle charge de résidu de carbonisation pénétrer dans la chambre de sortie, et ces opérations se répètent à nouveau pour décharger ce résidu dans le réservoir collecteur 68. Comme dans le cas de la chambre d'entrée 16, les opérations d'ouverture et de fermeture de l'entrée 58 ct d la sortie 60 et de purge de la chambre de sortie 56 se produisent à intervalles relativement courts t sorte que le resiuu de carbonisation s'écoule de la sortie 42 du tube 38 dans le reservoir collecteur 68 sous la forme d'un flux pratiquement continu. Avant de décrire le fonctionnement du réseau de récupération des produits, on Ainsi que ceci sera expliqué plus complètement dans la suite, l'expérience montre que, lorsqu'on traite du charbon, la tempé rature-intérieure de la chambre de chauffe 36 doit être d'au moins environ 540 C, et que l'on peut la porter à environ 980 OC. L'ex- périence montre par ailleurs que le vide à l'intérieur du tube 38 doit être compris entre environ 50 et environ 125 mm de mercure. La Demanderesse a également constaté que le temps pendant lequel le charbon séjourne dans le tube 38 et où se produisent les réactions et/ou l'extraction ne doit pas être inférieur à environ 15 minutes et que le temps de séjour n'est affecté d'aucune limite supérieure autre que celles qui peuvent être imposées par des considérations économiques. Le diamètre du tube 38 et la vitesse à laquelle le charbon circule dans ce tube sous l'action de la vis transporteuse 48 doivent être calculés de manière que, dès que le charbon a parcouru quelques décimètres à partir de la paroi de la chambre de chauffe, qui est adjacente à l'entrée 40 du tube, sa température atteigne le niveau de la température moyenne de la chambre de chauffe.L'accroissement rapide de la température du charbon, lequel est porté à au moins environ 540 C après avoir pénétré de quelques décimètres dans la chambre de chauffe, se traduit donc, par un échauffement "instantané" ou choc thermique'! du charbon qui, en combinaison avec le vide régnant dans le tube, expulse les gaz et vapeurs des particules de charbon d'une façon pratiquement "explosive" et, d'autre part, le vide entraîne ces gaz et vapeurs à travers la masse de charbon continuellement agitée et retournée avant qu'ils ne puissent se repolymériser. En d'autres termes, la Demanderesse estime que la volatilisation brusque des hydrocarbures à l'intérieur des particules de charbon amène le bitume à la surface des particules avant que ces particules ne se brisent et que les composés volatils ne s'en soient dégagés.Au contraire, lorsqu'on soumet le charbon à un traitement thermique classique, relativement lent, ces produits volatils se repolymérisent pour former des molécules de matières solides, plus grosses et plus résistantes à la chaleur, qui sont emprisonnées et retenues fJans la masse des particules de la charge. La Demanderesse suppose q cet échauffement "instantané" et le vide engendré dans le tube 38 cnt pour effet de transformer l'eau contenue dans le charbon en vapeur et que, en présence d'un mental de transition tel que le fer contenu dans le charbon lui-meme ou dans la matière constitutive (iu ube 38, cette vapeur se disso cie en hydrogène et en oxygène qui peut éventuellement se combiner au métal Le vide aspire l'hydrogène à travers le lit de charbon agité, de sorte qu'il se combine avec le carbone libre pour former du gaz méthane et des alcanes supérieurs au méthane. Naturellement, l'huile issue du charbon s'en dégage sous la forme de vapeur. L'expérience a également montré que, lorsqu'on traite des pneumatiques déchiquetés ou des résidus industriels contenant des matières plastiques ou des ordures ménagères, la température intérieure de la chambre de chauffe 36 doit être réglée sur au moins environ 425 OC et de préférence sur une température plus élevée pouvant atteindre jusqu'à environ 815 OC, suivant la proportion de gaz que l'on veut obtenir dans les produits. L'expérience montre également que le vide régnant à l'intérieur du tube 38 doit être d'environ 100 à environ 150 mm de mercure.Le diamètre du tube 38 et la vitesse à laquelle la matière circule dans ce tube sous l'action de la vis transporteuse 48 doivent être calculés de manière qu'il suffise que la matière pénètre dans la chambre de chauffe de quelques décimètres à partir de la paroi de cette chambre qui est adjacente à l'entrée 40 pour que la température de la matière à traiter atteigne le niveau de la température moyenne de cette chambre.Ainsi qu'on l'a décrit plus haut, on constate que l'augmentation brusque de température de la matière, qui porte cette dernière à au moins environ 425 OC dès qu'elle a pénétré de quelques décimètres dans la chambre de chauffe, détermine un échauffement instantané ou choc thermique qui, en combinaison avec l'action du vide du tube, dégras2 les vapeurs et gaz des fragments t particules d'une façon littéralement explosive et qu2 le vide évacue ces gaz et vapeurs de la masse de matière agitée avant qu'ils ne puissent se repolymériser ou se condenser sur le résidu solide. On décrira maintenant le fonctionnement du réseau de récupération des produits. Les gaz et vapeurs qui sont produits et/ou dégagés dans le tube 38 passent par le conduit 52 de sortie des produits et les conduits 54 et 76, puis traversent l'échangeur de chaleur 70, de sorte que les vapeurs se condensent et les gaz se refroidissent. A leur sortie du condenseur 80, les gaz et liquides passent par le conduit 82 et débouchent dans l'extrémité supérieure du réservoir 84, l'eau et lrhuile restant dans ce réservoir tandis que les gaz s'échappent par le conduit 92 puis traversent la pompe à vide 90 et parviennent au réservoir de gaz 96 par le conduit 94. Le gaz combustible ainsi produit peut être envoyé au brûleur 44 par le conduit 102 et être utilisé pour chauffer la chambre de chauffe 36, ou encore être évacué par le conduit de sortie 98 et la vanne 100 pour servir à d'autres applications. Pour la mise en marche initiale de l'installation, on ferme la vanne 95 et on introduit un gaz combustible du commerce dans le réservoir de gaz 96 par le conduit 98 et la vanne 100. Lorsque l'installation est en fonctionnement et qu'elle produit un gaz combustible en quantité suffisante, on ouvre la vanne 95 et l'installation devient capable d'entretenir ses propres besoins en gaz combustible. D'un autre côté, lorsqu'il est nécessaire ou souhaitable d'arrêter l'installation, on peut fermer les vannes 95, 100 et 104, ce qui maintient dans le réservoir 96 une réserve de gaz combustible suffisante pour la mise en marche.Naturellement, si, à un moment quelconque, l'installation ne produit pas une quantité de gaz combustible suffisante pour maintenir la chambre de chauffe 36 à la température voulue, on peut introduire une quantité supplémentaire de gaz combustible du commerce dans le réservoir de gaz par le conduit 98 et la vanne 100. Le résidu de carbonisation qui a été produit par le procédé suivant l'invention se présente sous la forme de petits fragments ou d'une poudre, et il semble être exempt d'hydrocarbures condensables et être essentiellement composé de carbone fortement réactif. Ce résidu de carbonisation fortement réactif peut éventuellement être utilisé dans d'autres procédés connus ,pour produire du gaz méthane. En outre, étant donné que ce résidu produit par le procédé suivant l'invention présente une forte densité et une grande porosité et qu'il possède une grande réactivité, il est très bien approprié pour être utilisé comme matière de départ pour la production de charbon actif par des techniques classiques d'activation du charbon. EXEMPLE 1 Le type de charbon utilisé dans cet exemple vient du Japon. il possède l'analyse indiquée au tableau ci-dessous,sur lequel tous les pourcentages sont indiqués en poids. TABLEAU 1a Constituant Pourcentage Humidité 2 Substances volatiles 38 Carbone fixé 50 Cendres 10 Soufre 0,3 (Métaux de transition compris dans les cendres, 1,8 %) On a traité environ 907 kg de ce charbon conformément au procédé suivant l'invention, à une température de 538 C et sous un vide de 101,6 mm de mercure. Cette opération a produit 212 1 d'huile,590 Kg de résidu de carbonisation et 340 m3 d'un gaz possédant la composition suivante : TABLEAU 1b Molécule 5 en volume 2 2 CO 9 5o CH4 34 % CO2 14 % C2H6 9 % C3H8 5 % Hydrocarbures en C4 et plus 6 % H2O 8 % N 2 0, > 13 5 EXEMPLE 2 On utilise pour c@@ exemple un type de charbon bitumineux des Etats-Unis d'Amérique possédant l'analyse indiquée au tableau ci-dessous, sur lequel les pourcentages sont indiqués en pourcentages en TABLEAU 2a Constituant Pourcentage Humidité 0,1 Substances volatiles 29,0 Carbone fixe 66,6 Cendres 4,4 (Tableau 2a suite) Constituant Pourcentage Soufre 0,32 (Métaux de transition compris dans les cendres, 1,3 %) On a traité environ 1 tonne du charbon bitumineux ci-dessus avec une température de 593 C et sous un vide d'environ 127 mm de mercure. Cette opération a produit environ 238 1 d'huile, 544 kg de résidu de carbonisation et environ 453 m3 d'un gaz possédant la composition suivante TABLEAU 2b Molécule % en volume H2 5 CO 9 CH4 45 C02 7 C2H6 11 C3H8 6 hydrocarbures en C4 et plus 6 HO 4 N2O2 7 EXEMPLE 3 Cet exemple illustre les effets des différences de tempé- rature. En utilisant le charbon bitumineux des Etats-Unis d'Amérique mentionné à l'exemple précédent et en adoptant un vide d'environ 100 mm de mercure, on a obtenu avec différentes températures, les résultats suivants TABLEAU 3 Température de la % en volume % en volume chambre de chauffe de CH4 de C2H6, C3H8,C4H10 ( C ) 427 20 5 482 30 6 538 42 20 593 45 22 (tableau 3 suite) Température de la % en volume % en volume chambre de chauffe de CH4 de C2H6, C3H8, C4H10 ( C) 649 46 23 La limite supérieure de la température utilisable est d'environ 980 OC. En effet, lorsqu'on augmente la température au-delà de 649 OC, on ne constate pas d'accroissement appréciable du rendement en hydrocarbures recherchés et, entre environ 815 et environ 870 OC, il semble qu'il se produise un léger inconvénient parce que l'huile commence à "craquer" et qu'il se forme des goudrons. On a également étudié l'effet de différentes valeurs du vide, La Demanderesse a constaté que, en établissant dans le tube un vide d'environ 50 à environ 125 mm de mercure, on obtient le résultat voulu, qui consiste à faire aspirer les gaz et vapeurs libérés etioe produits à travers la masse de charbon agitée. L'écoulement des gaz et vapeurs à travers la masse de charbon doit être suffisamment rapide pour éviter la repolymérisation, mais cependant assez lent pour ne pas empêcher la formation de méthane et d'alcanes supérieurs au me- thane par réaction entre l'hydrogène et le carbone. EXEMPLE 4 Cet exemple illustre les effets de la présence d'air dans le tube. Le tableau 4 ci-dessous, sur lequel les pourcentages de gaz sont indiqués en volume, montre les effets de la Drésence d'air et/ou d'oxygène dans le tube sur les quantités de méthane et d'alcanes supérieurs au méthane qui sont produits à une température de 538 C et sous un vide de 127 mm de mercure. TABLEAU 4 Essai N202 CO CO2 H2O CH4 C H C H 1 1 4 6 3 68 11 7 2 7 6 8 6 43 12 6 3 44 6 13 8 20 5 4 4 70 5 12 3 7 2 1 Ainsi qu'on l'a mentionné plus baut, on peut traiter au moyen de l'installation et par le procédé suivant l'invention, en dehors du charbon et des matières carbonées analogues, d'autres ma tières premières comprenant les pneumatiques d'automobiles déchiquetés, les matières plastiques contenues dans les déchets industriels, et les ordures ménagères broyées et déchiquetées. On donnera ci-après un exemple du traitement de ces déchets. EXEMPLE 5 Bien que la composition des ordures ménagèreslvarie d'une ville à l'autre et même d'un quartier à l'autre dans une même ville, on peut donner comme exemple type de composition physique de ces ordures ménagères le tableau suivant sur lequel les proportions sont indiquées par parties en poids. TABLEAU 5a Substances volatiles 75 W Carbone fixé 11 % Cendres 14 % La composition chimique de cet exemple type d'ordures mé nagères est donnée, en pourcentage, en poids, par le tableau 5b cidessous. TABLEAU 5b H2 5,5 C 46,0 N2 1,8 O2 33,2 Soufre 0,5 Cendres 16,0 En utilisant l'installation décrite plus haut, avec une temperature de chambre de chauffe d'environ 595 C et un vide dlen- viron 100 à environ 150 mm de mercure, on a obtenu la production définie par le tableau 5c ci-dessous, sur lequel les quantités de produits sont indiquées par leur pourcentage en poids de la matière de départ. TABLEAU 5c Produit % Quantité Huile 40 4731/tonne Gaz 32 560m3/tonne Résidu de carbonisation 16 16Okg/tonne Eau 12 12O kg /tonne Le résidu de carbonisation ou résidu solide est une matière noire pulvérulente analogue en apparence au charbon amorphe, et il est principalement comnosé de carbone fixé et de cendres. Le gaz produit possède la composition donnée au tableau 5d ci-dessous, sur lequel les pourcentages sont indiqués en volume. TABLEAU 5d Produit Hydrogène 20 Azote 10 Méthane 21 Monoxyde de carbone 2 Anhydride carbonique 6 éthane 10 éthylène 3 Propane et hydrocar bures supérieurs au DroDane 26 EXEMPLES 6 et 7 Ces exemples illustrent les effets de la température sur la comnosition des gaz produits. in modifiant la température de la chambre de chauffe, c'est -à-dire en adoptant au lieu d'une température de 593 C (exemple 5), une température de 427 C (exemple 6) ou de 816 C (exemple 7)s on peut faire varier considérablement les quantités des divers gaz qui son produits, comme le montre le tableau 6/7 ci-dessous, sur lequel la composition des oaz est indiquée en pourcentage en volume. TABLEAU 6/7 Produit Ex.6 Ex.5 Ex.7 427 C 593 C 816 C Hvdroan to 2V) 35 Azote 12 10 8 Méthane 16 21 18 Monoxyde de carbone 8 2 2 Anhydride carbonique 18 6 7 éthane 8 10 @thylène 2 3 4 Produit Ex.6 Ex.5 Ex.7 427 OC 593 OC; 816 OC Propane et hydro carbures supé rieurs ou propane 18 26 20 EXEMPLES 8 et 9 Les déchets de matières plastiques issus des fabrications industrielles constituent un autre type de déchets qui peut être traité conformément au procédé suivant l'invention pour produire de lthuile, un résidu de carbonisation, et un gaz combustible de haute qualité. On traite deux mélanges différents de polypropylène et de polystyrène à 593 OC sous un vide d'environ 100 mm de mercure dans un cas et 152 mm de mercure dans l'autre cas. Ces opérations produisent les pourcentages de gaz indiqués au tableau 8/9 ci-dessous. TABLEAU 8/9 Produit Ex. No.8 Ex. No.9 % % Azote 12.2 11.4 Monoxyde de carbone 1.3 1.0 Anhydride carbonique 3.8 3.5 Méthane 8.3 7.0 Ethane 9.7 9.5 Propane 33.6 39.7 Butane 10.5 11.1 Hydrogène . 7.4 5.0 La quantité de gaz produite dans chacun de ces exemples est d'environ 425 m3 par tonne de matière de départ, l'huile produite représente environ 83 ac en poids de la matière de départ et le résidu de carbonisation environ 7 so en poids de cette matière. EXEMPLE 10 Uoeautre matière première' qu'on trouve en abondance dans un grand nombre de pays industriels et qui représente un difficile problème de destruction est constituée par les pneumatiques d'automobiles usés. On a traité des pneumatiques préalablement déchiquetés en petits morceaux d'une longueur d'environ 20 mm et 6 mm d'épaisseur, au moyen de l'installation décrite plus haut, à une température d'environ 595 C et sous un vide d'environ 100 mm de mercure dans un cas et d'environ 150 mm dans l'autre cas. Les produits récupérés sont les suivants, par tonne de matière de départ TABLEAU lOa Huile légère 467 litres 3 Gaz 538 m Résidu de carbonisation 318 kg Pour produire une plus grande quantité de gaz et une plus faible quantité d'huile et de résidu de carbonisation, on doit porter la température à plus de 595 OC. Le résidu produit est une matière du type du noir de carbone pulvérulent possédant un pouvoir calorifique d'environ 10850 kcal/kg. Le gaz produit possède la composition indiquée par le ta -bleau 10b ci-après, sur leluel les proportions sont indiquées en % en volume. TABLEAU 10b Produit Pourcentage Hydrogène 6 Azote 17 Monoxyde de carbone 4 Méthane 20 Anhydride carbonique 5 Ethane 7 Propane et hydrocarbures supérieurs au propane 28 L gaz obtenu à partir de pneumatiques usés contient plus de 55 % en volume d'hydrocarbures légers et possède donc un pouvoir calorifique très élevé, comparable à celui du gaz naturel. Le tableau lOc ci-dessous indique en parties en poids les fractions de l'huile produite classées en fonction du point d'ébul- lition. TABLEAU 10c Intervalle de point d'ébullition ( C) Quantité (% en poids) - 97 7,0 97 - 150 9,9 (tableau 10c suite) Intervalle de point d'ébullition (OC) Quantité (% en poids) 150 - 190 8,1 190 - 265 17,8 265 - 375 31,0 Résidu 26,0 On décrira maintenant une variante de réalisation de l'installation suivant l'invention. Dans l'installation décrite plus haut, on utilise un tube d'acier inoxydable de 152,4 mm de diamètre pour constituer le tube 38 et on obtient les résultats mentionnés plus haut avec un gradient de température d'environ 5 OC entre la surface externe du tube et la région de l'axe de ce tube. Pour augmenter la capacité de production de cette installation, on peut placer des tubes supplémentaires côte à côte dans la chambre de chauffe et/ou augmenter le diamètre de ces tubes. Les Fig. 2 et 3 représentent une variante de réalisation de l'installation dans laquelle le tube unique 38 est remplacé par trois tubes 138 de plus grand diamètre qui sont juxtaposés a un certain écartement au-dessus du même brûleur à'gaz 44. Chacun des tubes 138 est muni d'une entrée 140 et d'une sortie 142 analogues elle organes décrits plus haut à propos de la première forme de réalisation, et les chambres d'entrée et de sortie formant sas commandés sont de même construction. Toutefois, en raison de l'accroissement de diamètre des tubes et du fait. qu'il est souhaitable de maintenir un gradient d'environ 5 OC entre la surface externe de chaque tube et la région de son axe, chaque tube est muni d'un arbre creux dans lequel on peut faire circuler des'ga chauds. Chaque vis transporteuse 148 est donc équipée d'un arbre creux 150 présentant une extrémité d'entrée 152 et une extrémité de sortie 154. L'extrémité d'entrée 152 se prolonge au-delà du tube 138 et est en communication avec un raccord creux 156 étanche aux gaz, dans lequel elle tourne. La cavité intérieure de ce raccord est à son tour en communication avec un conduit 158, lequel est relié à une pompe 160 équipée d'une entrée 162 qui communique avec l'intérieur de la chambre de chauffe 36. L'extrémité de sortie 154 de l'arbre creux est reliée à un moteur électrique 50 et l'arbre est perforé d'un certain nombre de trous ou évents 164 percés dans son segment compris entre le moteur et l'extrémité du tube 138 pour laisser s'échapper les gaz chauds. La partie perforée de l'arbre creux 150 est entourée par un carter étanche au gaz dans lequel elle peut tourner, et la cavité intérieure de ce carter est en communication avec un conduit 168 dont la sortie débouche dans une ouverture 170 ménagée dans la paroi de la chambre de chauffe 36. De cette façon, les gaz chauds qui pénètrent par l'entrée 162 et la pompe 160 circulent dans le conduit 158 et le raccord 156 pour parvenir à la cavité intérieure de l'arbre creux 150 afin de transmettre leur chaleur au centre de la masse transportée dans le tube 138. Les gaz s'échappent de l'arbre creux par les trous 164 puis circulent dans le conduit 168 et reviennent à la cavité intérieure de la chambre de chauffe 36. Il va de soi que l'on pourrait utiliser d'autres moyens pour chauffer l'arbre creux 150 afin d'obtenir les mêmes résultants. Par exemple, on pourrait monter une résistance électrique dans la ca- vité de l'arbre creux. R E V E N D I C A r I O N S 1. Procédé de production de produits hydrocarbures utilisables à partir d'une matière première organique qui peut notamment être composée de charbon ou d'autres matières carbonées analogues, de pneumatiques d'automobiles déchiquetés , de déchets industriels de matière plastique ou d'ordures ménagères, ce procédé étant caractérisé en ce que l'on fait circuler la matière première dans un élément tubulaire de forme allongée maintenu à une température comprise entre environ 425 C et environ 980 OC, en l'absence à peu près totale d'oxygène, et l'on extrait les gaz et vapeurs de cet élément tubulaire sous un vide d'environ 50 à environ 150 mm de mercure. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on agite ou qu'on retourne la matière première pendant qu'elle circule dans l'élément tubulaire, afin d'augmenter la superficie de contact entre cette matière première et la surface interne de cet élément. 3. Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce que le gradient de température à l'intérieur de l'élément tubulaire est inférieur ou égal à environ 5 OC. 4. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la matière première est composée de fragments de pneumatiques d'automobiles déchiquetés et que la température est maintenue à environ 595 OC. 5. Procédé suivant la revendication 4, caractérisé en ce - que la grande dimension des fragments est inférieure ou égale à environ 25 mm. 6. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la matière première est composée de fragments de déchets de matière plastique et que la température est maintenue à environ 595 OC. 7. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la mat-ere première est composée d'ordures ménagères et que la température est maintenue à environ 595 OC, 8. Procédé suivant la revenfiication 7, caractérisé en ce que les ordures ménagères sont broyées et déchiquetées avant le traitement. 9. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la matière première est composée de charbon et que la tempéra ture est maintenue à environ 650 OC. 10. Procédé de production d'hydrocarbures à partir du charbon ou de matières carbonées analogues contenant de l'eau et des hydrocarbures, caractérisé en ce que : on prépare une masse de cette matière; on porte rapidement cette masse à une température d'environ 540 à environ 980 OC en l'absence à peu près totale d'oxygène et en présence d'un métal de transition qui réduit la vapeur d'eau en hydrogène à cette température, pour produire de la vapeur d'eau et des hydrocarbures vaporisés; on fait passer cet hydrogène et ces hydrocarbures vaporisés à travers ladite masse et on évacue les gaz et hydrocarbures vaporisés provenant de cette masse. 11. Procédé suivant la revendication 10, caractérisé en ce que la matière est agitée ou retournée pendant qu'on fait circuler l'hydrogène et les hydrocarbures vaporisés à travers la masse. 12. Procédé suivant la revendication 10, caractérisé en ce qu'on fait circuler les gaz et hydrocarbures vaporisés à travers la masse et qu'on les évacue de cette masse en établissant un vide d'environ 50 à 150 mm de mercure. 13. Installation pour la production d'hydrocarbures à partir de matières premières organiques, caractérisée en ce qu'elle comprend : une chambre de chauffe calorifugée; au moins un élément tubulaire de forme allongée présentant une entrée et une sortie et Dlacé dans ladite chambre; des moyens contenus dans ladite chambre et destinés à porter cet élément tubulaire à une température d'au moins environ 425 OC; des moyens pour faire circuler la matière première dans l'élément tubulaire, de l'entrée à la sortie ae cet élément, à une viLesse uniforme; et des moyens pour établir un vide dans ltélé- ment tubulaire et évacuer les gaz et vapeurs de cet élément en les prelevani dans la région de la sortie de cet élément. 14 Installation suivant la revendication 13, caractérisée en ce qu'elle comprend des moyens pour empêcher l'air de pénétrer dans l'élément tubulaire pendant la circulation de la matière première dans cet élément. 15. Installation suivant la revendication 13, caractérisée en ce qu'elle comprend des moyens pour retourner la matière pendant qu'elle circule dans l'élément tubulaire, afin d'augmenter la superficie de contact entre ce te matière et la surface interne de l'é- liement tubulaire. 16. Installation suivant la revendication 13, caractérisée en ce qu'elle comprend plusieurs éléments tubulaires de forme allongée, disposés côte à côte et à un certain écartement mutuel dans ladite chambre de chauffe.