-1- 2133683 La présente invention concerne tin procédé pour vaporiser et surchauffer en continu un fluide cryogénique liquéfié tel le gaz naturel. Il est bien connu qu'il est économiquement avantageux de 5 stocker et de transporter sous forme liquide des fluides cryogéniques tels le gaz naturel. Habituellement, de tels fluides sont refroidis et liquéfiés à l'endroit de leur production et transportés sous forme liquide vers leur zone d'utilisation. Les fluides liquéfiés sont ensuite vaporisés et surchauffés pour atteindre 10 les températures voulues dans les zones d'utilisation. Le terme "fluide cryogénique" est utilisé ici pour caractériser des fluides qui se trouvent sous forme liquide à une température inférieure 2 à 100°C et à des pressions absolues allant jusqu'à 70kg/cm . Ces dernières années l'usage de gaz naturel liquéfié comme 15 source de carburant dans les régions où l'on ne trouve pas de gaz naturel a considérablement augmenté. Des méthodes diverses pour vaporiser et surchauffer le gaz naturel liquéfié dans les zones d'utilisation ont été développées. Toutefois, ces méthodes nécessitent l'usage d'un équipement de chauffage complexe et entraînent 20 Selon la présente invention, on utilise un procédé pour vaporiser un courant de fluide cryogénique liquéfié, caractérisé 25 par le fait que l'on fait passer le courant de fluide cryogénique liquéfié de manière à réaliser un échange thermique avec un courant d'eau ambiante afin de chauffer et vaporiser le courant de fluide cryogénique puis que l'on divise ledit courant en deux parties une première partie dudit courant échangeant de la chaleur avec 3 0 ie courant d'air d'admission d'une turbine à gaz et une seconde partie étant chauffée par les gaz d'échappement de ladite turbine de sorte que ladite seconde partie est surchauffée jusqu'à une température donnée et que l'on reconibine lesdites première et seconde parties de manière à produire un courant de fluide vaporisé 35 et surchauffé à une valeur désirée. Le terme "eau ambiante" est utilisé ici pour caractériser l'eau contenue dans de grandes quantités telles les océans, les lacs et les rivières qui se trouvent à des températures voisines des températures atmosphériques. 40 Grâce au procédé de la présente invention, il est possible 72 12963 -2- 2133683 de vaporiser et surchauffer en continu un courant de fluide cryogénique liquéfié grâce à un dispositif peu coûteux dont les frais de fonctionnement sont faibles comparés à ceux des dispositifs utilisés jusqu'à présent. 5 De manière à mieux faire comprendre la présente invention on va maintenant en décrire à titre d'exemple non limitatif un mode de réalisation à l'aide du dessin annexé dans lequel : - la figure 1 est un diagramme représentant un mode de réalisation du système pour mettre en oeuvre le procédé de la 10 présente invention, - la figure 2 représente en détail le dispositif d'échange de chaleur du système de la figure 1, - les figures 3 et 4 sont des vues analogues aux figures 1 et 2, caractérisant un second mode de réalisation. 15 Sur la figure 1, un courant de fluide cryogénique liquéfié contenu dans un récipient de stockage 12 est envoyé par une pompe 14 au travers d'un conduit 16 dans un échangeur de chaleur 18 qui peut comprendre plusieurs échangeurs de chaleur à eau ouverts. Un conduit 20 possédant une extrémité située en-dessous de la surfa-20 ce de la source d'eau ambiante est relié à la pompe à eau 22 qui est reliée par un conduit 24 à l'entrée d'admission d'eau d'un échangeur de chaleur,18, l'eau étant renvoyée à la source par le conduit 26. Une turbine à gaz 28 produit de grandes quantités de gaz 25 d'échappement chauds qui sont conduits par un conduit 30 à un échangeur de chaleur 32. Le courant de fluide cryogénique chauffé et vaporisé dans 1'échangeur de chaleur et sortant par le conduit 34 est divisé en deux parties par des commandes convenables 39 (figure 2), la première partie passant dans le conduit 37 et la 30 seconde partie dans le conduit 35. La première partie s'écoule du conduit 37 à travers les tubes chauffants disposés à l'intérieur de 1'échangeur de chaleur 32 de sorte qu'elle est surchauffée par la chaleur provenant des gaz d'échappement dè la turbine jusqu'à un niveau de température fixé à l'avance. 35 Le fluide cryogénique chauffé quittant 1'échangeur de chaleur 32 est amené par un conduit 36 dans un certain nombre de tubes disposés à l'intérieur de 1'échangeur de chaleur 38. L'air de combustion pris à l'atmosphère par un conduit 30 est admis dans 1*échangeur de chaleur 38 et ensuite par 1*intermédiaire du 40 conduit 42 à l'intérieur de la turbine à gaz 28. En passant à 72 12968 -3- 2133683 travers 1*échangeur de chaleur 38 l'air de combustion est refroidi, augmentant ainsi la puissance de sortie de la turbine 28. La deuxième partie du courant de fluide cryogénique vaporisé passe par l'intermédiaire du conduit 35 dans les tubes 5 chauffants disposés à l'intérieur de 1'échangeur de chaleur 46 relié par un conduit 48 aux gaz d'échappement sortant de 1'échangeur de chaleur 32. Les gaz d'échappement sont ensuite envoyés à 1'atmosphère à travers le tuyau 50 et la deuxième partie du courant de fluide cryogénique vaporisé quitte 1*échangeur de 10 chaleur 46 après avoir été surchauffée à un niveau de température prédéterminé, par l'intermédiaire d'un conduit 52 dans lequel elle est recombinée avec la première partie sortant de 1'échangeur de chaleur 38 par le conduit 44. Le courant combiné résultant est envoyé ensuite du système jusqu'à un point d'utilisation ou de 15 distribution par l'intermédiaire du conduit 52 avec un niveau de surchauffage déterminé. Une partie du fluide cryogénique vaporisé et surchauffé alimente, par l'intermédiaire du conduit 54, la turbine à gaz 28 où ce fluide est utilisé comme combustible. La pompe 14 de fluide cryogénique liquéfié et la pompe à 20 eau 32 sont avantageusement actionnées par la puissance de sortie de ladite turbine à gaz 28, soit en étant reliées directement à l'arbre de sortie de la turbine 28, soit par l'intermédiaire d'un générateur électrique 56 qui, a son tour, fournit la puissance électrique pour actionner les pompes. 25 Comme représenté plus en détail à la figure 2, le dispositif 39 de commande de débit est disposé dans les conduits 35 et 37 de manière qu'un débit fixé de fluide cryogénique vaporisé passe dans le conduit 35, le restant passant dans le conduit 37. En passant à travers les tubes chauffants 60 de 1'échangeur 30 de chaleur 32, la première partie du courant de fluide cryogénique vaporisé est chauffée par les gaz d'échappement de la turbine jusqu'à une température fixée et sort par un conduit 61. La température du fluide sortant de 1'échangeur de chaleur 32 est commandée en dérivant une partie du courant d'entrée dans un conduit 35 de dérivation 62 muni d'un clapet de commande 64 actionné par un contrôleur de température 65 sensible aux températures du fluide dans le conduit 61. Le courant combiné est amené par un conduit 66 jusqu'à une première rangée de tubes 68 disposés à l'intérieur de l^échangeur de chaleur 38. La température du fluide cryogénique chauffé pénétrant dans la rangée de tubes 68 est commandée à un 72 12968 -4- 2133683 niveau tel qu'il se forme seulement une fine couche de glace sur les surfaces externes des tubes, ce qui n'entrave pas le débit d'air de combustion vers la turbine sur les tubes et ne réduit pas la zone d'échange thermique effective des tubes. Par exemple 5 le fluide cryogénique vaporisé à une température de-18°C en passant à travers la rangée de tubes 68 détermine une température de paroi externe initiale des tubes inférieure à 0°C. En conséquence, la vapeur d'eau contenue dans l'air circulant à la surface extérieure des tubes se condense et se congèle sur cette 10 surface extérieure. La glace se forme et la quantité de chaleur transférée de l'extérieur des tubes vers l'intérieur est réduite en proportion. Toutefois, la formation de glace atteint un état d'équilibre lorsque l'épaisseur de glace est telle que, la surface externe de la glace est à une température de 0°C, et qu'il ne se 15 forme plus de glace neuve. Donc, en maintenant le fluide cryogénique vaporisé passant à l'intérieur de la rangée des tubes 68 à une température voisine de 0°C, une température de -18°C par exemple, il se forme seulement une fine couche de glace qui n'entrave pas le débit d'air au-dessus des tubes et ne réduit pas 20 de manière appréciable la zone d'échange thermique efficace. Si l'on devait utiliser un échangeur de chaleur de type conventionnel, la température du fluide cryogénique passant à travers les tubes maintenus à une température de -18°C ou plus, cet échangeur de chaleur devrait avoir de très grandes dimensions. Par exemple, pour une température d'air d'entrée de 29°C, si la température de l'air est réduite à la température voulue de -20°C à +5°C, en utilisant un fluide cryogénique à -18°C, il faudrait utiliser un dispositif d'échange de chaleur très grand et coûteux. Dans le mode de réalisation représenté cet inconvénient est évité en utilisant deux rangées ou plus de tubes de sorte que l'air est refroidi par étages. Le fluide chauffé par l'air après passage à travers la première rangée 68 de tubes passe dans Tin élément de tête 69 reliant la rangée de tubes 68 à une seconde rangées de tubes 70. Avant d'entrer dans la rangée de tubes 70, le fluide est mélangé avec une quantité additionnelle de fluide liquéfié pénétrant dans l'élément de tête 69 par le conduit 72 qui est relié au conduit 76 (figure 1), et la quantité de fluide cryogénique liquéfié injecté est commandée par un clapet de commande 73 actionné par tin contrôleur de température 75 dans l'élément de 40 tête 69 en aval de la liaison avec le conduit 72. Le fluide 72 12968 -5- 2133683 cryogénique liquéfié est vaporisé en se mélangeant avec la vapeur de fluide cryogénique, le courant combiné résultant ayant une température de -18°C. Le courant combiné de fluide et de vapeur cryogéniques passe à l'intérieur de la rangée de tubes 70 et reçoit 5 de la chaleur complémentaire de l'air de combustion d'entrée. Un élément de tête analogue 71 fournit du fluide à une troisième rangée de tubes 74, ce fluide ayant été mélangé avec le fluide cryogénique liquide du conduit 72 sous la commande du clapet 77 et du contrôleur de température 78- Ainsi, l'air passant 10 à travers 1'échangeur 38 est refroidi par étages successifs de sorte qu'une quantité minimum de glace se forme à l'extérieur des tubes en maintenant la température à un niveau voisin de 0°C de sorte que l'on peut utiliser un dispositif d'échange de chaleur relativement petit. 15 Selon le procédé de la présente invention, 1'échangeur de chaleur 18 à eau ambiante, est utilisé pour chauffer et vaporiser le courant de fluide cryogénique qui est ensuite surchauffé par échange thermique avec les gaz d'échappement de la turbine. Puisque l'on utilise une grande partie de la quantité de chaleur totale 20 nécessaire pour vaporiser et surchauffer un courant de fluide cryogénique liquéfié pour surchauffer le courant à un niveau de température fixé, la quantité de chaleur échangée dans 1'échangeur • de chaleur à eau, le volume d'eau nécessaire, et la chute de température de l'eau sont faibles en comparaison des procédés 25 proposés jusqu'à présent. En outre, grâce à la présente invention, le volume d'eau utilisé peut être commandé de sorte que l'on obtient une chute de température minimum, par exemple de 1°C. En outre, grâce au procédé de la présente invention, on peut, grâce à une turbine à gaz, réaliser une double fonction : fournir de la 30 puissance pour commander les différentes pompes nécessaires et fournir l'énergie calorifique pour surchauffer le courant de fluide cryogénique ce qui occasionne des coûts de fonctionnement faibles. Un autre système est représenté aux figures 3 et 4. Un courant de fluide cryogénique liquéfié contenu dans un réservoir 35 de stockage 92 ou -une autre source est envoyé par une pompe 94 dans un conduit 96 où il est divisé en une première et une seconde partie par un dispositif de commande (non représenté). La première partie du courant de fluide cryogénique liquéfié passe par un conduit 98 dans un échangeur de chaleur à fluide 102 où elle est 40 chauffée et vaporisée par l'eau ambiante aspirée par une ou 72 12968 -6- 2133683 plusieurs pompes 106 par l'intermédiaire de conduits 104 et 108, l'eau quittant 1*échangeur de chaleur par un conduit 110. Comme précédemment, on utilise une turbine à gaz 112 dont de grandes quantités de gaz d'échappement chauds sont dirigées 5 par un conduit 114 vers un échangeur de chaleur 116 avant d'être évacuées à l'atmosphère par un conduit 124. Le fluide quittant 1'échangeur 102 est dirigé par un conduit 118 vers deux conduits 120 et 122 où il est divisé en une partie principale et une partie secondaire par un dispositif de commande 10 142 (figure 4),la partie principale passant dans le conduit 120 et la partie secondaire passant dans le conduit 122. La partie principale est ensuite surchauffée jusqu'à une température fixée, dans un échangeur de chaleur 116. L'air de combustion de la turbine 122 est aspiré dans le 15 conduit 128 à travers un échangeur de chaleur 126 dans lequel il est refroidi par la partie secondaire du fluide cryogénique arrivant par le conduit 122. L'air de combustion refroidi passe par le conduit 130 dans la turbine à gaz 112. Après avoir quitté 1*échangeur de chaleur 126 la partie secondaire passe dans un 20 conduit 132 avant d'être mélangée avec la partie principale surchauffée sortant de 1'échangeur 116 dans le conduit 134, le courant recombiné passant par un conduit 136 dans un élément de mise en contact 138. La deuxième partie du courant de fluide cryogénique liquéfié 25 est alimentée directement par un conduit ÎOO dans l'élément de mise en contact 138 et est intimement mélangée et combinée avec le fluide cryogénique vaporisé et surchauffé, amené dans 11 élément de mise en contact 138 par le conduit 136. La chaleur est transférée du courant de fluide et de vapeur cryogénique dans le courant 30 de fluide cryogénique liquéfié à l'intérieur de l'élément de mise en contact 138 ce qui vaporise et chauffe le courant de fluide cryogénique liquéfié. La température du courant composite résultant sortant de l'élément de mise en contact 138 par le conduit 140 est à une température inférieure à celle régnant dans 35 le conduit 136. Toutefois, en commandant le débit des première et seconde parties au moyen d'un contrôleur 142, le courant de fluide cryogénique surchauffé est amené à une température telle qu'après combinaison avec le courant de fluide cryogénique liquéfié dans l'élément de mise en contact 138, on obtient bien un courant 40 composite ayant le niveau voulu de surchauffage. 72 12968 -7- 2133683 Comme représenté plus en détail à la figure 4, la partie secondaire du courant de fluide cryogénique vaporisé passe par un conduit 122 dans une première rangée de tubes chauffants 144 disposés à l'intérieur de 1*échangeur de chaleur à air de com-5 bustion 126. Comme dans le mode de réalisation précédent, la rangée de tubes 144 est reliée à une seconde rangée de tubes 146 par un élément de tête 148 et la seconde rangée de tubes 146 est reliée à une troisième rangée 150 par un élément de tête 152. Des quantités de fluide cryogénique liquéfié sont injectées dans les 10 éléments de tête 148 et 152 par des conduits 154 et 156 reliés à ceux-ci et à un conduit 158. Le conduit 158 est relié au conduit 96 (figure 3). Le dispositif de commande de température 160 et 162 fonctionne de 3a même manière que prééédemment pour commander la température de la vapeur de fluide cryogénique passant à travers 15 les rangées de tubes 144, 146 et 150, de sorte que l'air de combustion passant à travers 1'échangeur 126 est refroidi avec formation de quantités minimales de glace sur les tubes chauffants. La première partie du fluide cryogénique vaporisé sort de 1*échangeur 126 par un conduit 132 comme décrit précédemment. 20 Un conduit 126 relié au conduit 136 amène une partie du courant de fluide cryogénique combiné vaporisé et surchauffé comme combustible pour la turbine 112 dont la puissance est utilisée pour commander un générateur électrique 168 afin de fournir de l'énergie pour les pompes 94 et 106. 25 L'utilisation du procédé selon la présente invention est particulièrement avantageuse car elle permet une très grande souplesse d'utilisation. Lorsque l'on fait fonctionner le système, le volume et la température des gaz d'échappement produits par la turbine 112 restent constants, et lorsque l'on réduit le débit 30 du fluide cryogénique vaporisé dans le système, la température du courant sortant de 1*échangeur de chaleur 116 augmente. Ainsi, la chaleur contenue dans le courant de fluide cryogénique vaporisé et surchauffé pénétrant dans l'élément de mise en contact 138 par le conduit 136 reste relativement constante même lorsque le 35 volume du courant diminue, ce qui a pour résultat que le débit de fluide cryogénique injecté dans l'élément de mise en contact 138 par le conduit 100 peut être augmenté. Cela se produit même lorsque la température de l'eau ambiante diminue en hiver et a pour résultat que la première partie du fluide cryogénique liquéfié 40 passant à travers le système peut être réduite de façon à maintenir 72 12968 —8— 2133683 à une valeur minimale la chute de température dans l'eau ambiante, la seconde partie du courant de fluide cryogénique pouvant être augmentée de manière que le volume et la température du courant composite résultant sortant de l'élément de mise en contact 138 5 soit sensiblement les mêmes que ceux produits par le système avant la baisse de température de l'eau ambiante. Ainsi, grâce à la présente invention» les baisses de température de l'eau ambiante peuvent être automatiquement compensées car le volume total de fluide cryogénique liquéfié vaporisé et surchauffé reste 10 relativement constant. EXEMPLE 1 Un courant de gaz naturel liquéfié de 780.000 kg à l'heure est vaporisé et surchauffé par le système.des figures 1 et 2. Le courant de gaz naturel liquéfié est à une température de -162°C, 2 15 la pression du refoulement de la pompe 14 étant de 70,3 kg par cm . Un courant d'eau ambiante de 2.160.000 litres à la minute à une température de 21°C est envoyé par la pompe 22 dans 1'échangeur de chaleur 18. Une puissance de 13.820 kW est nécessaire pour pomper le courant d'eau ambiante et une puissance de 4160 kff pour pomper 20 le gaz naturel liquéfié. Pour une chute de température de 1,1°C de l'eau, 121.500.CXX) kilo-calories à l'heure sont transférées du courant d'eau aabiante au courant de gaz naturel liquéfié passant à travers 1* échangeur de chaleur 18, réalisant la vaporisation du gaz naturel liquéfié et son chauffage à une température de 25 -45,5°C . Le courant de gaz naturel vaporisé à une température de -45,5°C est amené par le conduit 31 aux conduits 35 et 37. Une première partie du gaz naturel vaporisé (133.500 kg à l'heure) passe par le conduit 37 dans 1*échangeur de chaleur 32. Un courant de gaz d'échappement de 354.000 kg à l'heure à une température de 30 510°C est envoyé de la turbine à gaz 28 par le conduit 30 vers 1'échangeur de chaleur 32. Lors du passage du courant de gaz naturel vaporisé dans 1'échangeur de chaleur 32, il s'opère un transfert de 2.276.000 kilo-calories à l'heure des gaz d'échappement de la turbine vers le courant de gaz naturel, ce qui réalise le chauffa-35 ge du courant de gaz naturel jusqu'à une température de -23,3°C. Le courant de gaz naturel chauffé est ensuite envoyé par le conduit 36 vers 1'échangeur de chaleur 38. Un courant d'air de combustion de 418.OOO kg à l'heure à une température de 26,6°C (saturé à 50% d'eau) passe par le conduit 40 à travers 1*échangeur 40 de chaleur 38 et dans la turbine à gaz 28 par le conduit 42. 72 12960 -9- 2133683 Lors du passage de l'air de combustion à travers 1'échangeur de chaleur 38, il s'opère un transfert de chaleur de 3.062.000 kilo-calories à l'heure de l'air vers le courant de gaz naturel, ce qui réalise un refroidissement de l'air jusqu'à une température 5 de 4,4°C. 16.120 kg à l'heure de gaz naturel liquéfié sont combinés avec le courant de gaz naturel lorsque celui-ci passe à travers 1'échangeur de chaleur 38 et un courant combiné de gaz naturel de 147.OOO kg à l'heure sort de 1'échangeur 38 à une température de -20°C. La seconde partie du courant de gaz naturel 2 0 vaporisé sortant de 1'échangeur à eau ambiante 18 (646.500 kg à l'heure) passe par le conduit 35 vers 1*échangeur de chaleur 46. Les gaz d'échappement de la turbine sortant de 1'échangeur de chaleur 32 passent par le conduit 48 vers 1*échangeur de chaleur 46. 31.200.000 kilo-calories à l'heure de chaleur addition-^5 nelle sont transférées des gaz d'échappement de Ta turbine vers le courant de gaz naturel passant à travers 1'échangeur de chaleur 46 surchauffant le courant de gaz naturel jusqu'à une température de 14,9°C. Les gaz d'échappement de la turbine après leur utilisation à une température d'environ 150°C sont envoyés par le 20 conduit 50 à l'atmosphère. La première partie du gaz naturel à une température de -20°C est combinée avec la seconde partie du gaz naturel à une température de 14f9°C, ce qui produit 26,1 3 - millions de m par jour d'un courant de gaz naturel combine, à une température de 15,5°C. Une quantité de 5.450 kg à l'heure 25 de ce courant de gaz naturel surchauffé est amenée par le conduit 54 vers la turbine à gaz 28 et sert de combustible à cette turbine. La turbine à gaz 28 développe à la sortie une puissance de 18.750 kW qui est utilisée pour commander le générateur 56 qui produit 18.500 kW de puissance électrique, ce qui est suffisant 30 pour commander les moteurs électriques qui, à leur tour, commandent les pompes 14 et 22. Ainsi, on peut voir que la méthode perfectionnée selon la présente invention peut être mise en oeuvre dans un système où 1'eau ambiante est utilisée avec une chute minimale de température. En outre, la puissance pour commander les diffé-35 rentes pompes utilisées dans le système est produite à l'intérieur de celui-ci. EXEMPLE 2 Un courant de gaz naturel liquéfié de 780.000 kg à l'heure est vaporisé et surchauffé dans le système des figures 3 et 4, 40 le courant de gaz naturel liquéfié est à une température de -162°C 72 12968 -10- 2133683 2 la pression de refoulement de la pompe étant de 70,3 kg/cm . Une puissance totale de 4.460 kW est nécessaire pour pomper le gaz naturel liquéfié. Une première partie, soit 680.000 kg à l'heure de gaz naturel liquéfié, est amenée à passer par le conduit 5 98 vers 1'échangeur de chaleur à eau ambiante 102. Un courant d'eau ambiante de 2.160.000 litres à la minute à une température de 2l°C est envoyé par la pompe 106 à travers 1'échangeur de chaleur 102. Une puissance totale de 13.820 kW est nécessaire pour pomper l'eau ambiante. Pour une chute de température de 1,1°C à l'intérieur 10 de l'eau, il s'opère un transfert de 121.500.000 kilo-calories à l'heure du courant d'eau ambiante vers le gaz naturel liquéfié traversant 1'échangeur de chaleur 102 ce qui produit la vaporisation et le chauffage du gaz liquéfié à une température de -18°C. Le gaz naturel vaporisé à une température de -18°C est amené par 15 le conduit 118 aux conduits 120 et 122. Une partie secondaire du gaz naturel vaporisé (133.500 kg à l'heure) passe par le conduit 122 dans 1*échangeur de chaleur 126. Un courant d'air de combustion de 418.000 kg à l'heure à une température de 26,6°C (saturé à 50% d'eau) passe par le conduit 128 dans 1'échangeur de chaleur 20 126 et dans la turbine à gaz 112 par le conduit 130. Lorélque l'air de combustion traverse l'échangeur de chaleur 126 il s'opère un transfert de chaleur de 3.062.000 kilo-calories à l'heure de l'air vers le courant de gaz naturel, ce qui réalise un refroidissement de l'air jusqu'à une température de 4,4°C. 16.120 kg à 25 l'heure de gaz naturel liquéfié sont combinés avec le courant de gaz lorsque celui-ci traverse l'échangeur de chaleur 126 et 147.000 kg à l'heure de gaz naturel combiné sortent de l'échangeur de chaleur 126 à une température de -14,4°C. La partie principale du courant de gaz naturel vaporisé sort 30 de l'échangeur à eau ambiante 102 (546.500 kg à l'heure) et est amenée par le conduit 120 dans l'échangeur 116. Un courant de 354.000 kg à l'heure de gaz d'échappement de la turbine à une température de 510°C est amené de la turbine à gaz 112 par un conduit 114 vers l'échangeur de chaleur 116. Lorsque la partie 35 principale du courant de gaz naturel vaporisé traverse l'échangeur de chaleur 116 une quantité de chaleur de 33.450.000 kilo-calories à l'heure est transférée des gaz d'échappement de la turbine vers le courant de gaz naturel réalisant le surchauffage du courant de gaz naturel à une température de 75,5°C. Les gaz d'échappement de 40 la turbine utilisés à une température d'environ 150°C sont envoyés 72 12966 -11- 2133683 à l'atmosphère par le conduit 124. La partie secondaire du gaz naturel à une température de -14,4°C est combinée avec la partie principale du gaz naturel à une température de 75,5°C, ce qui 3 produit un courant combine de gaz naturel de 23.000.000 de m 5 par jour à une température de 57,2°C. Une quantité de 5400 kg à l'heure du courant combiné est amenée par le conduit 166 vers la turbine à gaz 112 et est utilisée comme combustible pour cette turbine. Le courant combiné restant, à une température de 57,2°C, est amené par le conduit 136 dans l'élément de mise en contact 10 138. La partie secondaire du courant de gaz naturel liquéfié à une température de -162°C est injectée dans l'élément de mise en contact 138 par le conduit 100. Le courant de gaz naturel liquéfié est vaporisé et chauffé par échange thermique avec le courant de gaz naturel à 57,2°C à l'intérieur de l'élément de mise en contact 15 138 ce qui produit un courant de gaz naturel composite de 26,1 3 millions de m par jour à une temperature de 15,5°C. La turbine à gaz 112 développe une puissance de sortie d'environ 18.750 kW qui est utilisée pour commander les pompes 94 et 106. 20 Dans le cas où-la température de l'eau ambiante utilisée dans le système des figures 3 et 4 diminue d'une valeur de 21°C à une valeur de 10°C et afin de maintenir la chute de température de l'eau à une valeur de 1,1°C, la première partie du gaz naturel liquéfié passant par le conduit 98 vers les échangeurs de chaleur 25 102 doit être réduite d'environ 13%. La seconde partie du gaz naturel liquéfié injecté dans l'élément de mise en contact 138 peut néanmoins être augmentée d'une valeur de 5% grâce au fait que la chaleur contenue dans le gaz naturel surchauffé traversant l'élément de mise en contact 138 par le conduit 136 reste relati-30 vement constante ce qui donne un débit de sortie de gaz naturel vaporisé et surchauffé du système de 8% inférieur au débit de sortie lorsque l'eau ambiante était utilisée à une température de 21°C. Ainsi, on peut voir que pour de faibles diminutions de 35 température de l'eau ambiante, c'est-à-dire de 2,5 à 5,5°C, le débit de sortie du gaz naturel vaporisé et surchauffé du système peut être maintenu relativement constant. 40 72 12968 -12- 2133683 REVENDICATIONS 1. Procédé pour vaporiser un courant de fluide cryogénique liquéfié consistant à réaliser un échange thermique indirect entre le courant de fluide cryogénique liquéfié avec des gaz d'échappe- 5 ment sortant d'une turbine à gaz afin de vaporiser ce courant, et à faire passer le courant vaporisé à travers des tubes d'échange thermique afin de réaliser un échange thermique indirect avec l'air d'admission de la turbine, afin de refroidir cet air et augmenter l'efficacité de la turbine, caractérisé par le fait 10 que ledit courant de fluide cryogénique liquéfié (16,96) est amené à échanger de la chaleur avec un courant (24,108) d'eau ambiante afin de chauffer et vaporiser le courant de fluide cryogénique, que ledit courant (16,96) est ensuite divisé en deux parties, qu'une première partie (36,122) dudit courant est amenée 15 à échanger de la chaleur avec ledit air d'admission (40,128), qu'une seconde partie (35,120) est chauffée par les gaz d'échappement d'une turbine, de sorte que ladite seconde partie est surchauffée à une température voulue, et que lesdites première et seconde parties sont recombinées, afin de produire un courant de 20 fluide vaporisé (52,136) surchauffé à un niveau voulu. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que ledit courant (96) de fluide cryogénique liquéfié est divisé en une première partie (98) et une seconde partie (100), que ladite première partie (98) est la partie dudit courant qui est 25 amenée à échanger de la chaleur avec ledit courant d'eau ambiante afin de chauffer ledit courant et que ladite seconde partie est combinée avec lesdites première et seconde parties recombinées (136). 3. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, 30 caractérisé par le fait que ladite première partie dudit courant est plus faible que ladite seconde partie. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que ladite première partie est surchauffée par les gaz d'échappement de la turbine (32,116) jusqu'à une 35 température fixée, de l'ordre de quelques degrés en dessous de zéro, que ladite première partie est ensuite amenée à passer à travers une première rangée (68,144) de tubes d'échange de chaleur afin de réaliser le refroidissement de l'air d'admission en chauffant la partie du courant gazeux, que ladite première partie est ensuite combinée avec le fluide cryogénique liquéfié (66,122) 72 12968 -13- 2133683 de sorte qu'un courant combiné atteint approximativement ladite température fixée et que ledit courant combiné' est amené ensuite à passer à travers d'autres tubes d'échanges thermiques (70,146) afin de réaliser également le refroidissement de l'air d1admission. 5 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que la puissance produite par la turbine est utilisée pour pomper ledit fluide pendant au moins une partie dudit procédé. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 20 précédentes, caractérisé en ce que la puissance produite par ladite turbine est utilisée pour pomper ladite eau ambiante. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que le fluide cryogéiaique liquéfié est du gaz naturel liquéfié. 25 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé par le fait qu'une partie du gaz naturel surchauffé produit est utilisée comme combustible pour ladite turbine à gaz. 9. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que l'eau ambiante est de 20 l'eau de mer. 25 30 35 40