La présente invention concerne un perfectionnenent aux râteliers à pots destinés à alimenter des tachines de traitement de fibres textiles en rubans. De tels râteliers à pots sont bien connus dans l'indus- trie textile : ils assurent l'extraction dune série de rubans ou de mèches de fibres textiles, contenus dans des pots, et ils servent également au transport par lignes des divers rubans parallèles entre eux, vers la sortie du râtelier d'où ces divers rubans pénètrent dans la tachine correspondante, par exes- ple une peigneuse, une mélangeuse, une réunisseuse, un étirage, pour y être ensuite traités. La rupture accidentelle des rubans extraits des pots que le ratelier entrain vers la machine de traitement, présente de graves inconvénients, surtout en ce qui concerne la nécessité d'arrêter l'installation pour rétablir la continuité des rubans brisés; le même problème se pose lorsque les pots sont épuisés. On a résolu ce problêie de façon compliquée en associant à chaque pot contenant un ruban normal d'alimentation, un pot contenant un ruban dit de secours qui est extrait par le rttelier en cas de rupture ou d'épuisement du ruban normal correspondant. Une telle solution implique la présence organes compliqués, nombreux et d'un prix élevé. L'invention, qui vise à résoudre ce problème de façon simple et satisfaisante, a pour objet un râtelier à pots destiné â alimenter des tachines de traitement de rubans de fibres textiles, comportant une série de pots dont chacun contient un ou plusieurs rubans de fibres textiles chacun de ces rubans étant extrait du pot mécaniquement en même temps que les rubans contenus dans les autres pots et étant entrainé vers ladite machine de traitement, de manière que l'on ait une série de rubans parallèles entre eux et entraînés dans ce sens, caractérisé en ce qu'ail moins un ruban de secours est disposé de manière telle que son extrémité avant se trouve en regard de l'extrémi- té avant du râtelier, en étant retenue par une paire de cylindres moteurs d'entraînement, ces cylindres étant arrêtés lorsque le râtelier fonctionne normalement mais se mettant à tour ner lorsqutun ruban dsalimentation vient à se rompre ou bien est épuisé, de manière que le ruban de secours, entrainé par des cylindres correspondants, se trouve entrainé vers l'ensemble des rubans normaux pour prendre la place du ruban normal brisé ou épuisé, l'ordre servant à déclencher la rotation de ces cylindres moteurs étant donné avec un retard convenable par rapport à l'instant où s'est produite la rupture du ruban normal, de tanière que 11 extrémité avant de ce ruban de secours vienne s'appliquer de façon bien définie sur l'extrémité arrière du ruban normal brisé ou épuisé. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés et donnant, à titre explicatif mais nen limitatif, une forme de réalisation. Sur ces dessins: Fig.1 est une vue schématique de c8té d'un râtelier du type indiqué ci-dessus, perfectionné selon l'invention; Fig.2 est une vue schématique de dessus du râtelier représenté sur la fig.1; Fig.3 est une vue de cCté de la partie du râtelier qui comporte une paire de cylindres servant à entrafner un ruban de secours, guidé par des organes appropriés destinés à sa mise en place convenable par rapport à l'ensemble entraîné constitué par des rubans normaux; Fig.4 est une vue de dessus d'un détail de la fig.3;; Fi.5 est une vue schématique, analogue à la fig.4, représentant une paire d'organes de mise en place des rubans de secours en regard da groupe correspondant de rubans; Fig.6 montre la disposition dune bobine de ruban de secours appliquée sur les cylindres dérouleurs correspondants; Fig.7 représente un détail relatif à un cylindre de pression à eontrepoids servant à l'alimentation en rubans normaux; Figes est une vue dans un plan perpendiculaire à celui de la fig.7; Fig.9 est une vue analogue à la fig.1, mais sur laquelle 11 alimentation en rubans de secours au lieu de s'effectuer audessus du plan d'entraînement des rubans, s'effectue au-dessous de ce plan;; Fig.10 est une vue analogue à la fig.9, mais sur laquelle l'alimentation en ruban de secours est assurée par des organes spéciaux d'entrainement de ee ruban, celui-ci étant saisi dans une partie arrière du râtelier et entrainé jusqu'en face de l'extrémité avant de ce râtelier; Fig.11 représente en coupez une forme de réalisation du dispositif à frottement électromagnétique, dont le rôle est de faire tourner le cylindre moteur de la paire de cylindres d'en- traînement du ruban de secours correspondant et d'enlever ce ruban de secours lorsque le ruban normal est remis en place; et Fig.12 est le schéma électromécanique de la temporisation des ordres envoyés aux cylindres d'entraînement des rubans de secours. Le râtelier Â tel que représente sur les figures est du type comportant une série de pots contenant chacun un ruban de fibres textiles, ces pots étant, dans le cas représenté, disposés suivant deux lignes latérales, à savoir les pots 3, B1, B2 et les pots C, Cl, C2 contenant les rubans D, Dl, D2 et F, Fl, F2, ces rubans se deroulant, de façon bien connue, sous l'action du râtelier et étant ainsi extraits des pots; chacun de ces rubans passe entre les deux cylindres de la paire de cylindres de pression correspondante M et vient ensuite occuper une position parallUle à l'axe longitudinal de la machine, ce qui assure la formation d'un groupe N de rubans parallêles, dans le cas présent un groupe de six rubans parallèles, à supposer qu'il y ait six pots contenant des rubans d'alimentation. Ceux-ci sont entraînés dans le sens de la flèche 1 au moyen des cylindres d'entraînement P mis en rotation par la commande générale de la machine.Le groupe N, qui passe d'un plan de support supérieur 10 à un plan de support inférieur 12, est traité par un cylindre convoyeur 14 qui exerce la pression voulue sur les fibres dudit faisceau en vue de les homogénéiser. Le groupe N est ensuite entrainé vers la machine de traitement (non représentée), par exemple une peigneuse, une mélangeuse, une réunisseuse, un étirage ou autre. En regard de l'extrémité avant du râtelier A sont dispo sés les rubans de secours, à savoir, dans l'exemple représenté, deux rubans de secours R et Q, provenant des pots de secours correspondants 18 et 20, placés chacun sur un c8té du râtelier, en avant des autres pots par rapport au sens d'entrainement Y des rubans normaux. Les extrémités 24 des rubans de secours Q et R sont retenues par des paires de-cylindres moteurs 26, 28 qui sont mis en marche â tour de rôle ou en même temps, sous l'effet de l'application des frottements correspondants, commandés de la manière qui sera exposée plus loin. Les services rendus par le rAtelier selon lievention et son fonctionnement ressortent clairement de ce que l'on vient d'exposer et on peut les résumer couve suit : au cours du fonctionnement normal du râtelier Â, le groupe N composé des six rubans élémentaires parallèles D, D1, et D2 et F, Fi, F2, est entrainé en subissant une certaine tension de la part des cylindres d'entraînement P qui assurent l'acheminement du ruban vers la machine de traitement, où ce ruban subira des opéra- tions ultérieures.Tant que le relier fonctionne ainsi de façon normale, les cylindres d'entraînement 26, 28 correspondant aux rubans de secours Q et R sont arrêtés et retiennent les extrémités 24 de ces rubans au-dessus du groupe N. Si, pour une raison quelconque, le ruban F2 par exemple vient à se rompre ou est épuisé, il faut faire intervenir le ruban de secours afin de conserver inchangées les propriétés du groupe de rubans et, par conséquent, le titre, ou numéro, du filé. En pratique, avec un certain retard par rapport à lwins- tant où s'est produite la rupture du ruban F2 (retard dEtersi- né par le temps que met l'extrémité arrière du ruban brisé pour arriver en regard de la partie du plan 12 située sous lextré- mité 24 du ruban de secours R), est émis l'ordre de mise en marche de la paire de cylindres 28, ordre déterminé par le dé elenchement brusque de lenbrayage 32, ce qui a pour conséquen- ce de faire tourner ladite paire de cylindres dans le sens des flèches. Cette rotation provoque l'extraction du ruban de secours R du pot 18 et son application au groupe X, avec un certain chevauchement sur l'extrémité arrière du ruban brisé F2, ce qui a pour effet de reconstituer ce groupe N comme s'il n'y avait jamais eu de rupture du ruban F20 Bien entendu on synchronise la vitesse des cylindres 28 avec celle des autres cylindres moteurs, afin qu'il ne se produise pas de glissement entre les diverses fibres du groupe reconstitué. Ces conditions sont maintenues Jusqu'à ce que l'on réintroduise un nouveau ruban B2 (les mêmes remarques s'appliquent bien entendu au cas où il ne s'agit pas de rupture du ruban mais d'épuisement de celui-ci). Lorsquton veut réintroduire un nouveau ruban, il faut cesser d'entraîner le ruban de secours R lorsque le nouveau ruban F2 arrive en face de l'endroit où le ruban de secours R rejoint le groupe N. Pour enlever ce ruban de secours R lorsque le ruban normal F2 a été replacé, on agit sur un organe de commande, qui est déclenché par l'opérateur lorsque celui-ci a constaté que le ruban d'alimentation réintroduit a dépassé d'une certaine longueur 11 endroit du raccordement du ruban de secours. Le dé clenchement de cet organe de commande a pour conséquence que les deux cylindres moteurs 28 s'arrêtent en maintenant immobile le ruban de secours qui se rompt sous l'action de la tension d'entraînement imprimée par les cylindres P ou que l'on coupe à 1S aide d'un coupe-ruban normal. L'extrémité 24 du ruban de secours R demeure donc bloguée entre les cylindres 28 et ce ruban se trouve donc prêt pour êere de nouveau entrainé lorsque se produira une nouvelle rupture des rubans F, Fl, F2, ou encore lorsque l'un quelconque de ces rubans sera épuisé. L'ordre de mise eu marche des cylindres 28, aussi bien que les cylindres 26, est donné du fait que les deux cylindres de pression correspondants M, à propos desquels s'est produite la rupture du ruban normal F, sont appliqués l'un contre l'au- tre puisque, en l'absence du ruban qui les séparait, rien ne les écarte l'un de l'autre. Il est bien évident que si c'est le ruban F2 ou le ruban Fl qui se brise ou qui est épuisé, tout ce que l'on a dit demeu- re valable avec cette seule différence que le retard dans l'in- tervention des cylindres 28 varie, ce retard étant bien entendu d'autant plus grana que l'extrémité arrière du ruban coupé est plus éloignée de la zone située au-dessous des cylindres 26-, 28.De la mSme façon, si ce sont les rubans normaux de lêautre série, à savoir les rubans D, Dl, D2 qui se brisent ou qui sont épuisés, toutes les opérations sont les mimes que plus haut avec cette seule différencie que ce sont les cylindres moteurs 26 et l'embrayage 30 qui interviennent, ces cylindres 26 entraidant le ruban de secours Q pour remplacer le ruban qui s1 est brisé ou qui est épuisé. Naturellement, il pourra y avoir intervention simultanée des cylindres 26 et 28 s'il se produit une rupture simultanée ou lsépuisement simultané de deux rubans dont l.un appartient à la série D et l'autre à la série F. Au lieu d'avoir deux pots 18, 20 et par conséquent deux rubans de secours Q et R, on pourrait avoir un plus grand nom- bre de pots et par suite un plus grand nombre de rubans de secours qui pourraient se réunir vers des paires de cylindres moteurs correspondantes. Il ressort clairement de ce qui précède que le perfection novent objet de la présente invention permet de réaliser des raccordements réglés entre les extrémités arrière des rubans normaux brisé ou épuisés et les extrémités avant des rubans de secours utilisés en remplacement, ainsi entre les extrémités arrière des rubans de secours et les extrémités avant des rubans normaux nouveaux que l'on a mis dans les pots à la place des rubans épuisés. Lorsqu'un ruban du râtelier se brise ou est épuisé et que il n'y a plus de ruban de secours, la machine starrAte auto matiquement en raison du contact simultané des cylindres X avec l'arbre 155 et des cylindres moteurs de chaque paire de cylindres 26, 28 entre eni. Ce contact simultané provoque l+inter- ruption d'un circuit électrique correspondant et, par suite, arrêt de la machine. Il est prévu, pour le cas où un ruban de secours viendrait & astre épuisé, au cours de son déplacement, l'émission d'un signal accoustique ou optique. Pour mettre en place un nouveau ruban de secours, on peut introduire à la main son extrémité entre les paires de rouleaux moteurs 26 ou 28, ou encore on peut agir à l'aide d'un dispositif d'introduction approprié (non représenté). Le perfectionnement selon l'nvention peut s'appliquer à des râteliers déjà existants moyennant une adaptation simple et peu coûteuse, L'invention couvre également le cas où le ou les rubans, aussi bien les rubans normaux que les rubans de secours, sont prélevés non pas dans des pots mais dans des bobines0 Les figures 3 à 5 représentent des organes de guidage et de mise en place 100 servant à déposer le ruban de secours R en regard du ruban brisé ou épuisé du groupe de gauche de len- semble N provenant des pots C, ces organes 100 se rapportant, comme on peut le remarquer, à une paire de cylindres d'entraî- nement et, plus exactement, à la paire de cylindres 28, dont le cylindre 28i est le cylindre moteur et dont le cylindre 282 est le cylindre mené ou encore fouO La référence 14 désigne le cylindre d'accompagnement, tandis que la référence 12 désigne le plan de support des fibres entratnées; les sens de rotation en fonction du déplacement des rubans indiqué par la flèche 1, sont indiqués par des flèches correspondantes. Le cylindre mené 282 subit un certain effet élastique en raison de la présence du ressort 102 qui a tendance à faire tourner le bras 104 autour du pivot 106 dans le sens qui rapproche le cylindre 282 du cylindre 281. La référence 108 désigne l'élément de guidage par lequel passe le ruban de secours R qui pénètre ensuite dans ltenton- noir profilé 110 porté par un levier 112 qui pivote en 114 en ayant son are perpendiculaire aux axes parallèles des cylindres 281, 282, ce levier 112 subissant l'influence, à l'extrémité 116 opposée à celle qui porte ltentonnoir 110, d'organes élastiques 118 qui ont tendance à maintenir ce levier 112 déplacé à la position indiquée en trait plein sur la fig.4, le pivot 114 étant bien entendu fixe par rapport au châssis de la machi- ne. L*extrémité 116 du levier 112 pivote à 1 extrémité correspondante du noyau mobile d'un Electro-airant 120 qui est excité et cesse d'être excité suivant l'état du groupe N correspondant constitué par l'ensemble des rubans normaux en fonctionnement, l'excitation de cet électro-aiant provoquant ltattraction de son noyau vers la gauche (fig.4) à l'encontre de ltaction da ressort 118 et, par conséquent, le pivotement dans le sens oppo sé an sens de marche des aiguillea dune montre, du levier 112 qui vient occuper la position représentée en trait mixte sur la ti gO4* Comme on l'a dit plus haut, les organes 100 ont pour rô- le de déposer le ruban de secours R correspondant exactement en face du ruban normal F(D) si ce ruban normal vient à se rompre ou est épuisé et si, par conséquent, il ne peut plus intervenir dans la composition du groupe de rubans correspondant; dans le cas du râtelier décrit, étant donné qu'il y a deux groupes, il y a bien entendu deux dispositifs 100. Eh l'absence du dispositif 100 dans le cas où, par hasard, le ruban normal rompu ou épuisé occupe la position du ruban de secours destiné à assurer le remplacement, il se produit une superposition de rubans et l*on a donc un groupe de structure anormale.Grâce à l'emploi du dispositif 100 qui, dans ce cas, à laide de ltentonnoir 110, ne peut prendre que deux positions mais qui, dans d'autres cas, pourrait prendre un nombre de po sitions plus grand, lorsque lwélectro-aieant 120 n'est plus excité, la position du ruban de secours R correspond à la position des rubans de gauche du faisceau N1 (fig.5) et par conséquent, le cylindre 28i se mettant en sarche, le ruban de secours R est entrains vers la position de gauche et vient remplacer le ruban normal de gauche qui s'est brisé0 Au contraire, lorsque ltélectro-niwant 120 est excité, le noyau se déplace vers la gauche et par suite le levier 112 tourne vers la droite et l'entonnoir 110 vient occuper la position représentée en trait mixte, de sorte que le ruban de secours R prend la position de droite qui correspond à la position de droite des rubans normaux; à cette position, le ruban de secours vient remplacer exactement celui des deux rubans normaux de droite qui manque.Il est bien évident que l'intervention du disposés tif 100 découle des conditions de fonctionnement de la machine et, en particulier, la commande de lçélectro-aisant 120 est sensible à la position du ruban qu'il s'agit de remplacer. Com- me représenté de façon précise sur la fig.5, la machine selon l'invention comporte un dispositif 100, de gauche et un dispositif 100D de droite, le premier se rapportant au ruban de secours R, et le second, au ruban de secours Q. Si on considôre maintenant la fig.6, on remarque que le ruban de secours R au lieu de se dérouler d'un pot 18, fait partie dune bobine 132 appliquée contre une paire de cylindres tournants 122, 124 dont les axes 126, 128 sont portés par un socle 130. La bobine 132 est maintenue en place sur le c8té par le séparateur 136.Le cylindre 124 est moteur, un engrenage 138 étant prévu, qui aboutit à un arbre commandé par un accouplement à friction électromagnétique 140, celui-ci aboutissant à un pignon 142 qui tourne en permanence sous l'effet du souve- ment d'ensemble de la machine, ce pignon étant relié, par lin- termédiaire de la chatte 144, au pignon 146 du cylindre moteur 281 de la paire de cylindres 28 servant à l'entraînement du ruban de secours R.Lorsque cet accouplement à friction électromagnétique 140 reçoit l'ordre d'excitation, en mamie temps que la cosmande des cylindres 28 (qui est retardée par rapport à l'instant de la rupture ou de l'épuisement du ruban normal queil s'agit de remplacer), l'engrenage du cylindre 124 se met à tourner, dans le sens de la flèche, et, par conséquent, la bobine 132, se met à tourner dans le sens de la flèche X, en entrai- nant en maie temps le cylindre mené 122. La rotation de la bobine 132 permet au ruban R de se dérouler et, par conséquent, d'avancer puis de s'introduire dans le groupe de rubans correspondant.Au moment où l'on veut remettre en place le ruban normal, il est bien entendu que les cylindres 28 starrêtent, et et que staroste également le cylindre 124 du fait que l'électro-aimant 140 ntest plus excité. Les fig.7 et 8 représentent le cas où le cylindre de pression M correspondant à un raban normal !(D); dans ce cas, le cylindre de compression Mr est équilibré de manière que l'on soit certain qu'il occupe sa position basse sur l'arbre 155, une fois que l'on a introduit le ruban normal B(D). En pratique le cylindre M1 peut tourillonner par son ex trémité 141, sur le pivot 143 solidaire du levier 145 pivotant sur l'axe 147 parallèle an-pivot 143, cet axe 147 étant solidaire d'une pièce coudée 149 fixée au châssis du râtelier; l'extré- mité 151 du levier 145, autre que celle qui comporte le pivot 143, est munie du manche 153 que manoeuvre l'opérateur, pour faire monter le cylindre M1 et, par suite, faire tourner le levier 145 dans le sens opposé au sens de marche des aiguilles dune montre. En pratique, lorsque l'opérateur doit faire monter le cylindre Ni pour enfiler l'extrémité du ruban F, il saisit le ian- che 153 sur lequel il applique un certain effort dirigé vers le bas, de sorte que le levier 145 bascule dans le sens opposé au sens de marche des aiguilles d'une montre Jusque atteindre la position représentée en tireté (fig.7), de telle sorte que le cylindre N1 vient occuper la position haute, séparée de l'arbre moteur 155 servaLt à faire avancer le ruban normal F, après quoi, une fois ce ruban enfilé entre l'arbre 155 et le cylindre M1, opérateur lâche le manche 153 et, par conséquent, le levier 145 qui est convenablement équilibré descend en revenant doucement à la position basse, de telle sorte que le ruban F se trouve bloqué entre les organes indiqués plus haut et se met ainsi à avancer de la manière décrite. En l'absence du ruban F, la montée du cylindre N1 et sa séparation d'avec le cylindre 155 coïncide avec l'émission du signal de blocage des cylindres d'entraînement du ruban de secours, au bout d'un temps donné après enfilage du nouveau ruban normal sous le cylindre M1, de telle sorte que la réunion ou la superposition du ruban de secours avec le nouveau ruban normal se produisent de façon réglée sans qu y ait de superpositions importantes.De plus, étant donné que le cylindre M1 redescend immédiatement après que l'opérateur a enfilé lextré- mité du nouveau ruban normal, il nty a aucun risque d*entraine- ment de trop grandes longueurs de ruban normal et, par conséquent, aucun risque de formation de raccords défectueux. En outre, on ne risque pas que, par suite d'oubli ou autre erreur de la part de l'opérateur, le cylindre M1 demeure en position haute et qu y ait un ruban de moins parmi les rubans entrat- nés. Lea fig.9 et 10 représentent respectivement le dispositif de alimentation par le bas des rubans de secours R, Q (seul le ruban de gauche R étant visible) et le dispositif de guidage des rubans de secours R, Q disposés à l'arrière des rubans normaux, au moyen organes du type à tapis continu. On voit, sur la fiS.9 que la paire de cylindres 28 (cest- à-dire celle qui comprend le cylindre moteur 281 et le cylindre mené 282) se trouve au-dessous du plan d'entraînement des rubans; bien entendu, les extrémités des rubana de secours s'in- troduisent lorsque cela est nécessaire dans les groupes de rubans normaux, toujours en regard de loextrémité avant du râte- lier.Cette disposition particulière desdits cylindres dtentrat- novent 28, qui implique, en ce qui concerne eette partie de la machine, une structure différente des mécanismes, ne modifie pas le fonctionnement de l'installation. En pratique, pour assener les rubana de secours sur le plan d'entraînement des rubans normaux, il est prévu un dispositif complémentaire constitué par une poulie de renvoi 157 qui transmet son mouvement à la courroie transporteuse sans fin 159 sur laquelle $appliquent les extrémités 24 des rubans de secours provenant des cylindres 28, ces rubans de secours étant entraînés, en même temps que les rubans normaux, sur le plan d'entraînement sans risque de tom- ber. Si l'on se reporte à la fig.10, on voit que les rubans de secours R, Q sont contenus dans des pots 18 situés en avant des pots C qui contiennent les empilages de rubans d'où se déroulent les rubans normaux B. Afin de permettre un meilleur guidage des rubans de secours en direction de la partie avant du râtelier où l'extrémité 24 des rubans de secours doit être introduite, en cas de besoin, dans le groupe correspondant des rubans nor maux, il est prévu des transporteurs continus 163, 165, conve noblement disposés, dont les portées qui enserrent le ruban de secours correspondant se déplacent en direction de ladite partie avant du ratelier, tandis que les portées opposées se déplacent dans le sens contraire, c1est-è-dire dans le sens des flèches Z. Le ruban de secours R, ou Q, se trouve donc en permanence guidé entre ces transporteurs qui effectuent d'abord un trajet horizontal 167, puis un trajet descendant 169 au bout duquel se trouvent les cylindres d'entraînement 28 situés au-dessus du plan d'entrainement des groupes de rubans. En vue de ltentraine- ment des rubans de secours, de la partie arrière de la machine jusqu'à la zone de raccordement indiquée ci-dessus, il est prévu, dans le cas décrit, deux paires de transporteurs continus ayant des commandes indépendantes identiques à la commande des cylindres 28, au lieu de transporteurs à bandes continues on pourrait avoir recours à des moyens équivalents, par exemple à channes ou à rubans. La fig.11 représente un dispositif électromagnétique 171 pour la commande du cylindre moteur 281 par la paire de cylindres dentrstnesent d'un ruban de secours. Le dispositif 171 est constitué par un arbre 173 qui est calé par une clavette 175 sur un anneau cylindrique 177, l'extrémité 179 de cet arbre 173 étant solidaire de la roue dentée 181 qui est en prise avec la chaine 183 cette dernière étant entraînée par lentrainekent général du-rîtelier de manière que cette roue dentée 181 tourne en permanence avec l'arbre 173, ce dernier étant porté par des coussinets 185 dont les chemins extérieurs sont fixés au châssis 187 de la machine. Le cylindre 281 est porté par l'arbre 173 par lintermé- diaire de coussinets 189, 191, dont le chemin intérieur est so- lidaire de cet arbre tandis que leur chemin extérieur est solidaire du cylindre 28,, Ce dernier comporte, à ses extrémités, les anneaux ferro-magnétiques 193, 195 qui sont solidaires de ce cylindre et perpendiculaires à l'arbre 173. Alors que l'anneau ferro-magnétique 193 est adjacent à l'anneau ferro-magnétique 177 qui fait partie de l'électro-aimant dont la liaison au générateur électrique est représentée en 197, l'anneau ferromagnétique 195 est adjacent à l'anneau ferro-magnétique 199 qui fait partie de l'autre électro-aimant, dont la liaison avec le générateur électrique est représentée en 2010 Bien entendu, le cylindre moteur 281 est en contact, suivant une génératrice, avec le cylindre fou 282. Ilressort de ce qui précède que, dans des conditions de fonctionnement normales du râtelier, cest-à-dire quand les rubans B(D) avancent en direction de la machine de traitement sur le plan de travail 12, marbre 173 tourne, alors que le cylindre 281 est arrêté ainsi que le cylindre 282, du fait que l'électro-aimant 201 est excité et, par suite, l'anneau 195 est attiré par l'anneau 199 qui, étant bloqué en permanence par rapport an châssis de la machine, bloque cet anneau 195 et, par conséquent le cylindre 2810 L'électro-aimant 201 étant excité, l'électro-aimant 197 ne l'est pas. Lorsque se produit la rupture ou l'épuisement dsau-soins un ruban normal et quail faut donc faire intervenir les rubans de secours qu'il faut faire avancer à l'aide des cylindres 28, l'électro-aimant 197 s'excite automatiquement et lélectro-ai- mant 201 cesse être excité. Par conséquent, l'anneau 193 est attiré par l'anneau 177 tandis que 11 anneau 195 se sépare de l'anneau 199.On obtient ainsi la continuité mécanique entre 11 arbre moteur 173 et le cylindre 281, grâce à l'accouplement 177, 193. Â ce stade, la rotation continue de l'arbre 173 se transmet directement au cylindre 281 qui, par conséquent, en association avec le cylindre mené 282 entrain comme il convient le ruban de secours qui se trouve entre ces deux cylindres.Dès que les cylindres 28 doivent cesser d'agir, étant donné que la continuité entre les rubans normaux est assurée de nouveau, un ordre d'arrêt de l'excitation de l'électro-aimant 197 et d'ex- citation de l'électro-aimant 201 est émis de sorte que l'accou- plement entre les pièces 177 et 193 prend fin, l'élément 193 n'étant plus attiré par l'autre, tandis que se produit l'accou- plement des pièces 199 et 195, de telle sorte que ce dernier est attiré par le précédent, avec la conséquence que le cylindre 28i starrête en se bloquant. En toute rigueur, la présence de l'électro-aimant 201 ncest pas indispensable, mais elle est avantageuse pour diminuer l'inertie de rotation du cylindre 281 et bloquer ce cylindre dès que se produit la séparation des éléments 177 et 193 l'un d'avec l'autre, en provoquant ainsi l'éviction du ruban de secours. Si l'on se reporte à la figol2, on constate que, des paires de cylindres de pression X, part un circuit 203 qui traverse un dispositif de temporisation 205 qui se divise en deux circuits 207 et 209, dont le premier correspond à lsélec- tro-aimant 201 et le second, à l'électro-aimant 187. Dans les conditions représentées sur la partie a de la fig.12, c'està-dire dans le cas où le ruban normal F avance entre les cylindres de compression, l'électro-aimant 201, comme on l'a déjà dit, est excité et, par conséquent, le cylindre 28i est arrêté, tandis que l'électro-aimant 197 n'est pas excité. Lorsque se présentent les conditions correspondant à la partie k de la fig.12, c'est-à-dire lorsqu'il n'y a plus de ruban F au-dessous du cylindre M, le signal d'absence ou de contact du cylindre, est retardé par le dispositif tempori- sateur 205, ce dernier envoyant le signal dans les circuits 207, 209 avec un retard donné, de manière que l'électro-aimant 197 soit excité avec un certain retard par rapport à l'ins- tant de la rupture ou de l'épuisement du ruban normale quand ces conditions se présentent, le cylindre 281 se net en souse- ment à la fin de cette période de retardement et il entraîne par conséquent le ruban de secours qui était déjà enfilé entre les cylindres 28, trgs exactement lorsque l'extrémité arrière du ruban normal rompu ou épuisé est arrivée en regard de lex- trémité 24 du ruban de secours. Dans la partie c de la fig.12, aux circuits cités plus haut s'ajoute le circuit 215 qui part des cylindres N et arrive à un second dispositif de temporisation 2051 d'où partent les circuits 217 et 219 qui parviennent respectivement à l'é- lectro-aimant 197 et à l'électro-aimant 201. Lorsque lextré- mité du nouveau ruban normal s'introduit sous le cylindre M, les circuits 203, 207, 209 demeurent au repos, tandis que le signal, qui se déclenche dès que les cylindres n sont soulevés pour absence de contact avec l'élément 155, passe dans le circuit 215 et arrive en 205 où il subit le retard voula, pour être ensuite acheminé, par l'intermédiaire des circuits 217 et 219, vers les électro-aimants 201, 297, ce qui excite l'élément 201 et bloque les cylindres 28. Il in est bien entendu que Invention n'est nullement li- mitée à des formes particulières et que l'on pourra imaginer des variantes et perfectionnements de details sans pour cela sortir du cadre la régissant. REYEDICÂTI0NS 1.- Râtelier à pots, pour l'alImentation de machines de traitement de rubans de fibres textiles, comportant une série de pots, dont chacun contient un or plusieurs rubans, chacun de ces rubans étant extrait du pot mécaniquement en même temps que les rubans contenus dans les autres pots et étant entraîné vers ladite machine de traitement, de manière que l'on ait une série de rubans parallèles entre eux et entrainés dans ce sens, râtelier caractérisé en ce qu'au moins un ruban de secours est disposé de manière telle que son extrémité avant se trouve en regard de l'extrémité avant du râtelier, en étant retenue par une paire de cylindres moteurs d'entraînement, lesquels sont arrêtés lorsque le râtelier fonctionne normalement mais se mettent à tourner lorsqu'un ruban d'alimentation vient à se rompre ou bien est épuisé, de manière que le ruban de secours, entre né par des cylindres correspondants, se trouve entrainé vers ensemble des rubans normaux pour prendre la place du ruban normal rompu ou épuisé, l'ordre servant à déclencher la rotation de ces cylindres moteurs étant donné avec un retard convenable par rapport à l'instant où s'est produite la rupture du ruban normal, de manière que la extrémité avant de ce ruban de secours vienne stappliquer de façon bien définie sur l'extrémité arrière du ruban normal rompu ou épuisé. 2.- Râtelier selen la revendication 1, caractérisé par le fait que, pour provoquer i. interruption de l'entraînement du ruban de secours lorsque le ruban normal a été remis en place, on agit sur un organe de commande actionné par l'opérateur lorsque celui-ci a constaté que le ruban d'alimentation introduit a dépassé dune certaine longueur donnée, par son extrémité avant, la zone de raccordement du ruban de secours, cet organe de coi- mande provoquant l'arrêt des cylindres moteurs du ruban de secours, ce dernier étant arraché sous lteffet de la tension d'entraînement imprimée au groupe de rubans par les cylindres moteurs de la machine, ou encore coupé par un coupe-ruban normal, ce qui permet d'obtenir des raccordements ou des superpositions réglés entre l'extrémité arrière du ruban de secours et l'extrémité avant du nouveau ruban normal. 3.- Râtelier selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le ou les rubans de secours sont logés dans des pots situés en avant de la série des pots contenant les rubans normaux. 4.- Râtelier selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le ou les rubans de secours sont logés dans des pots situés en arrière de la série des pots contenant les rubans normaux. 5.- Râtelier selon la revendication 4, caractérisé par le fait-qusil est prévu des moyens tels que des transporteurs à bandes sans fin ou des chines sans fin, pour guider et entraîner le ou les rubans de secours en direction de la partie avant du râtelier, en vue d'enfiler ces rubans dans les cylindres d'entraînement des rubans de secours. 6.- Râtelier selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il comporte des organes commandés de mise en place, pour le ruban de secours qui doit être introduit dans le groupe en mouvement constitué par les rubans normaux dont l'un s'est rompu ou est épuisé, ces organes pouvant être placés de manière à déposer le ruban de secours, qui est guidé par ces organes eux-mêmes, à l'endroit où il aty a plus de ruban normal. 7.- Râtelier selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le ou les rubans de secours font partie de bobines appliquées contre des paires de cylindres tournants, dont l'un, au moins, est moteur et entraîné en même temps que les cylindres dtentrnement des rubans de secours. 8.- Râtelier selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les cylindres de pression servant à l'entraînement des rubans normaux, destinés à constituer ensemble un groupe ou analogue sont équilibrés de manière à permettre l'obtention de conditions de sécurité en ce qui concerne l'abaissement de ces cylindres par rapport à l'arbre moteur correspondant, après que ltopérateur a soulevé le cylindre correspondant pour enfiler le ruban normal, la montée du cylindre coïncidant avec lJéxisssion du signal de blocage des cylindres d' entraînement du ruban de secours, signal qui est retardé, pour permettre ltobtention d'un raccordement parfait et pour éviter que, si le cylindre demeure accidentellement soulevé, il y ait un ruban de moins pari les rubans qui alimentent la machine0 9.- Râtelier selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'alimentation en rubans de secours s'effectue audessous du plan dlentrainement des rubans normaux grâce à une paire de cylindres d'entraînement des rubans de secours disposés au-dessous de ce plan d'entraînement, les extrémités des rubans de secours étant confiées, à la sortie de ces paires de cylindres, à un transporteur sans fin qui maintient ces rubans de secours et les envoie Jusqu'à la zone de raccordement avec les rubans normaux. 10.- Râtelier selon la revendication 1, caractérisé par le fait que, les rubans de secours provenant de la partie arrière de ce râtelier pour se réunir, sous l'effet d'non signal, dans la partie avant de la machine, ces rubans sont entrains et guidés par des transporteurs roulants, dont les éléments voisUis saisissent les rubans de secours et les dirigent vers ladite zone de raccordement.