Procédé de fabrication d'aubes et dispositif pour leur vrillage L'invention concerne le travail des métaux par pression et a notamment pour objet un procédé de fabrication d'aubes et un dispositif pour leur vrillage. Il est avantageux d'appliquer la présente invention pour la fabrication d'aubes de turbines et d'aubes de compresseurs pour moteurs d'avion. En outre, il est possible d'appliquer l'invention pour la fabrication d'aubes de turbines à vapeur et d'aubes de turbines hydrauliques. Actuellement, la fabrication de moteurs d'avion croissant de plus en plus, l'élévation de leur potentiel de vie a nécessité de créer de nouveaux procédés technologiques hautement efficaces qui assureraient une haute fiabilité, les frais de fabrication demeurant aussi réduits que possible. Dans des moteurs d'avion, les aubes sont les pièces qui jouent un rôle important dans le fonctionnement du moteur et qui travaillent dans des conditions de hautes températures et de charges élevées et variables. Ces particularités obligent de fabriquer de telles aubes avec des alliages réfractaires très coûteux. La qualité et la stabilité de leurs caractéristiques doivent satisfaire aux conditions les plus sévères. De plus, ce sont les pièces du moteur qui sont les plus massives, les plus compliquées et les plus chères. Leur coût onstitue 35 à 452 du coût total du moteur. Voilà pourquci, on doit prêter une grande attention à la création de nouveaux procédés de fabrication d'aubes. Actuellement, selon les procédés de fabrication d'aubes connus, on prévoit, en règle générale, la production d'ébauches des aubes, dont la forme est rapprochée au maximum de la configuration des pièces finies. Cependant, ces procédés connus ne donnent pas la possibilité d'obtenir des ébauches avec une précision élevée sans les bavures ou les ébarbures qui se forment, suivant le profil de l'aube, pendant la déformation. Tous ces inconvénients impliquent de faire appel à l'usinage des aubes qui devient de plus en plus compliqué à mesure de la complication de la forme de la pièce finie.De grands angles de vrillage du profil de l'aube posent de grandes difficultés de fabrication et leur augmentation complique non seulement la technologie de l'usinage, les accessoires, l'équipement et les dispositifs, mais aussi la technologie de matriçage à la suite de la complication des outils de matriçage et des conditions du filage du métal pendant le matriçage. On connaît un procédé de fabrication d'aubes de turbines et de compresseurs à profil d'épaisseur variable et à embase de fixation en "queue d'aronde" comprenant des opérations de formage préalable des ébauches par laminage dans un laminoir alterné qui s'effectue avec une diminution du taux de réduction et avec le coupage simultané d'une bande profilée en éléments distincts après lequel on réalise l'estampage à chaud, le calibrage, le traitement thermique et l'usinage (certificat d'auteur URSS nO 470347). L'inconvénient principal de ce procédé réside en un matriçage et un usinage difficiles résultant d'un grand nombre d'opérations et de passes ainsi que dans la géométrie compliquée de l'aube à usiner. On connaît aussi un procédé de fabrication d'aubes de turbines et de compresseurs comprenant un chauffage de l'ébauche, la déformation plastique suivie du calibrage jusqu'au vrillage de l'aube, combiné avec un traitement thermique, un chauffage de l'ébauche étant réalisé en deux stades ; tout d'abord, on chauffe la partie de queue et, ensuite, l'ébauche toute entière (certificat d'auteur URSS nO 326998). L'inconvénient important de ce procédé réside en un grand nombre d'opérations du procédé de formage de l'ébauche de l'aube. Tous les procédés connus de fabrication d'aubes ne peuvent pas assurer l'obtention des ébauches sans surépaisseur du profil et pour l'usinage dudit profil sans qu'il se produise, pendant le processus de déformation, des bavures qui se forment suivant le périmètre de l'aube, et ce qui est surtout indésirable, suivant les bords ou arêtes de l'aube. Pour l'ébavurage, il faut donc prévoir des frais supplémentaires. De plus, la formation de bavures sur les bords nécessite d'augmenter la surépaisseur pour éviter l'endommagement des bords pendant l'ébavurage car les bords sont les éléments les plus faibles du profil et même les plus petits défauts sur ces bords (égratignures, brûlures, microfissures) provoquent, pendant l'utilisation, la détérioration de l'aube. En outre, la précision de l'ébauche fabriquée selon tous les procédés connus dépend non seulement de la précision de l'estampe mais aussi de la précision de la presse. Des jeux, des désaxages, des gauchissements, un non-parallélisme du mouvement du coulisseau de la presse par rapport à sa table, influent eux aussi sur la précision de l'ébauche en modifiant ses dimensions géométriques. Il convient de noter que, selon tous les procédés connus de fabrication d'aubes, on prévoit l'obten- tion d'ébauches dont la forme se rapproche au maximum de la forme des pièces finies. Malgré un certain nombre d'avantages, notamment une élévation du coefficient d'utilisation du métal, cette particularité complique usinage des aubes à grand angle de vrillage. Cet inconvénient est dû àce que le positionnement de l'aube sur des machines-outils devient très compliqué alors que l'usinage du profil nécessite un équipement dont le système cinématique est également compliqué. De plus, on doit surmonter des difficultés supplémentaires à l'estampage pour lequel il faut produire et utiliser des outils plus compliqués. Pour la mise en oeuvre des procédés connus, on fait appel aux estampes de déformation des pièces à chaud. Une estampe connue comprend un poinçon, monté sur un plateau supérieur et pourvu d'un capot calorifuge, installé d'une manière concentrique par rapport à celui-ci, ainsi qu'une matrice placée sur un plateau inférieur et munie, elle aussi, d'un capot calorifuge présentant une ouverture pour la pose et l'évacuation des ébauches (certificat d'auteur URSS nO 462247). Toutefois, cette estampe est caractérisée par un certain nombre d'inconvénients. En premier lieu, c'est le gauchissement des pièces forgées minces (du genre des aubes) qui peut avoir lieu pendant leur évacuation de la matrice de l'estampe. En outre, la construction envisagée ne permet pas d'obtenir une haute précision desFébauches sans bavure ou ébarbure qui se forment suivant des secteurs périphériques de la pièce pendant le processus de déformation. I1 existe aussi un dispositif pour le vrillage des ébauches comportant un outil exécuté sous forme d'un paquet d'anneaux, dont chacun porte, sur une face d'extrémité, un axe et, sur l'autre face, un butoir coopérant avec l'axe de l'anneau voisin, ainsi qu'un entraînement réalisant la rotation des anneaux et un mécanisme de fixation des ébauches. Sur chaque anneau, sur sa face d'extrémité portant un butoir, on a pratiqué des rainures de deux côtés de l'axe du doigt, tandis que les butoirs sont exécutés sous forme de plaques interchangeables montées dans ces rainures (certificat d'auteur URSS nO 541564). Le dispositif est destiné au vrillage ou au redressage de pièces laminées, par exemple de bandes métalliques. Le dispositif connu, en assurant un angle variable du vrillage des ébauches d'une épaisseur et d'une géométrie identiques suivant toute la longueur, n'assure re cependant pas le vrillage des pièces du genre des aubes dont l'épaisseur et la géométrie du profil sont variables suivant la longueur de l'ébauche. Cet inconvénient est dû à ce qu'il est très difficile et, dans la majorité des cas, même impossible, de placer les aubes dans l'outil constitué par un paquet d'anneaux par suite de la différence d'épaisseur et de géométrie des différentes sections du profil. Après que l'aube est vrillée, il est très difficile de la retirer du paquet d'anneaux. Il en résulte que l'inconvénient principal de tous les procédés connus de fabrication d'aubes réside en un grand besoin de main d'oeuvre pendant l'estampage et l'usinage vu le grand nombre d'opérations et de passes ainsi que de la forme compliquée des aubes à usiner. Tous les dispositifs connus pour déformation des aubes sont caractérisés par un nombre d'inconvénients généraux, dont le principal réside dans l'impossibilité d'obtenir les ébauches des aubes avec une haute précision et sans bavure et ébarbure suivant le profil de l'aube. On s'est donc posé le problème de mettre au point un tel procédé de fabrication d'aubes et le dispositif pour leur vrillage dans lequel les caractéristiques plastiques du matériau de l'ébauche de l'aube soient améliorées dans le but d'assurer la possibilité du formage définitif des aubes après leur usinage. Le procédé conforme à l'invention comprend un chauffage des ébauches, un estampage tridimensionnel dans une estampe fermée, un vrillage ultérieur de la plume, un usinage et un traitement thermique, et il est caractérisé en ce que l'estampage tridimensionnel dans l'estampe fermée est réalisé en régime de superplasticité et le vrillage de l'aube s'effectue après son usinage. L'invention revendiquée permet de réduire notable-- ment la main d'oeuvre à la fabrication d'aubes grâce à la réduction du nombre de passes du processus d'estampage qui est effectué en régime de la superplasticité. La déformation en régime de la superplasticité permet d'obtenir des ébauches d'une haute précision en une seule passe. Les ébauches formées en régime de superplasticité sont caractérisées, en comparaison avec celles obtenues par des procédés connus, non seulement par les caractéristiques plastiques plus élevées mais aussi par une élévation de l'ensemble des propriétés d'utilisation de 15 à 20% approximativement. En outre, on a réduit les efforts de déformation de 3 à 5 fois environ, ce qui permet d'utiliser des pressions nettement inférieures. En même temps, la réalisation du procédé de vrillage après l'usinage permet de simplifier l'usinage, réduire sa main d'oeuvre grâce à la forme simplifiée de l'ébauche à usiner de l'aube. Grâce au fait que l'aube n'est pas encore vrillée et que la précision de l'estampage est plus élevée, il est possible de simplifier considérablement le processus d'usinage par simplification des schémas de positionnement et de pose de l'aube sur des machinesoutils ce qui permet, à son tour, d'élever la précision et la stabilité d'usinage. En outre, la grande précision de l'ébauche, le positionnement simple et solide, donnent la possibilité de supprimer les opérations préliminaires d'usinage du profil (ébavurage, rectification du profil et des bords,etc...). On ne réalise qu'une seule opération de finition, le polissage. Le procédé revendiqué permet de simplifier l'estampage grâce à la création de conditions optimales pour le remplissage de la matrice de l'estampe. On réduit notablement la main d'oeuvre du processus d'estampage grâce au fait qu'on a utilisé les outils d'estampage simplifié fabriqués sur un équipement plus simple et employant, à cet effet, des instruments de mesure, des outils d'usinage et d'autres accessoires auxiliaires simplifiés. Pour la fabrication d'ébauches à embase de fixation, il est avantageux de réaliser l'estampage tridimensionnel par filage dans une cavité borgne d'une matrice non composite. Un estampage par filage de l'ébauche dans la cavité borgne utilisé (au lieu d'un estampage classique) permet de produire des aubes avec une haute précision et une surface propre. Les ébauches des aubes produites de cette façon sont pratiquement sans bavure suivant leur profil. Cela permet de produire des ébauches sans surépaisseur pour l'usinage. Ayant supprimé les bavures sur les ébauches des aubes, on a contribué notablement à l'élévation de la qualité de la pièce finie car,ayant supprimé l'opération d'ébavurage,on a éliminé l'éventualité de l'endommagement du profil, et surtout de ses bords. Il n'est pas moins important de noter qu'ayant utilisé l'estampage par filage dans une cavité borgne, on a réussi à supprimer en plus l'influence des écarts du mouvement du coulisseau de la presse (jeux et gauchissements) sur la géométrie de l'ébauche. L'aube obtenue correspond précisément à la matrice de l'estampe. Ayant appliqué le schéma de déformation par filage dans une cavité borgne d'une matrice non composite, on a réussi à supprimer l'usinage régulier du profil de la plume et à élever ainsi le coefficient d'utilisation du matériau (à peu près de 25 à 35%). Dans le but d'élever le potentiel de vie (longévité) des aubes, il est avantageux de réaliser le traitement thermique après le vrillage. Grâce au fait que le traitement thermique est effectué après le vrillage, il est possible d'améliorer les conditions de l'usinage du matériau de l'aube car les ébauches qui n'ont pas subi le traitement thermique total, notamment les aubes en alliages de titane,possèdent une basse résistance et une très haute plasticité. Il s'ensuit qu'il sera possible, grâce à cette particularité,de réduire les efforts nécessaires au vrillage de l'aube, ce qui conduit à la baisse du niveau des contraintes résiduelles engendrées dans la plume pendant son vrillage. Il est important de noter qu'ayant réalisé le traitement thermique après l'usinage et le vrillage de la plume, on a réussi non seulement à abaisser notablement le niveau des contraintes résiduelles de l'aube engendrées à la suite de l'usinage sur la surface de l'aube,maîs aussi à annuler pratiquement totalement l'influence des contraintes intérieures engendrées pendant le vrillage sur les caractéristiques d'utilisation des aubes, et, notamment, sur leur résistance à la fatigue. Dans certains cas, pour la fabrication de grosses aubes en matériaux d'une faible plasticité présentant de grands angles de vrillage, il est avantageux d'effectuer, pendant le processus de vrillage, son chauffage rapide jusqu'à une température correspondant au début de l'oxydation intensive du matériau de l'ébauche. Grâce au chauffage rapide de l'aube pendant le processus de vrillage, il est possible d'élever le coefficient de plasticité du matériau approximativement de 2 à 3 fois, et d'assurer ainsi le vrillage des aubes de n'importe quelles formes et dimensions, et pratiquement à partir de tous les matériaux utilisés pour la fabrication des aubes. De plus, les efforts nécessaires au vrillage sont plus bas, ce qui assure, à son tour, l'amélioration de la qualité du vrillage et des caractéristiques des aubes. Selon l'invention, le dispositif pour le vrillage des aubes comporte : un bâti sur lequel est installé un outil opératoire pour le blocage périodique. de l'ébauche suivant sa longueur ; un mécanisme de déplacement-longi- tudinal de l'ébauche au cours de son façonnage réalisé sous forme d'une pince munie d'une commande ; et un mécanisme de rotation de l'ébauche autour de son axe longitudinal, et il est caractérisé en ce que le mécanisme de rotation est réalisé sous forme d'un gabarit à une rainure, relié à la pince du mécanisme de déplacement longitudinal de l'ébauche au moyen d'un disque rotatif à un doigt s'engageant dans la rainure du gabarit, en ce que l'outil opératoire est composé de deux partiels, à savoir une partie supérieure montée avec la possibilité d'effectuer le mouvement de va-etvient perpendiculaire à l'axe de I'ébauche, et une partie inférieure montée fixe, et en ce que des coussinets élastiques sont montés sur les secteurs de l'outil opératoire qui sont orientés vers l'ébauche. Il est avantageux d'appliquer le dispositif en question pour le vrillage des aubes avec un profil mince et de petits angles de vrillage. Le dispositif assure une haute qualité de l'aube vrillée et supprime, grâce aux coussinets élastiques sur l'outil opératoire, l'éventualité de la formation de rayures, d'égratignures, d'enfonçures et d'autres endommagements mécaniques sur la surface de l'aube. Selon l'une des variantes de l'invention,dans laquelle le dispositif pour le vrillage des ébauches des aubes comporte un outil opératoire réalisé sous forme d'un paquet d'anneaux dont chacun porte, à une face d'extrémité, un doigt et, sur l'autre face, un butoir coopérant avec le doigt de l'anneau voisin, une commande reliée au paquet d'anneaux par l'intermédiaire d'un arbre, et un mécanisme de blocage de l'ébauche, on monte une roue à rochet à arrêtoir sur l'arbre de commande, et on réalise les anneaux de façon composite en les munissant de coussinets profilés interchangeables, le profil de chacun desdits coussinets correspondant alors au profil du secteur de l'ébauche qu'il encercle. L'utilisation du dispositif décrit permet d'effectuer le vrillage des aubes de n'importe quelles dimensions, types et formes, y compris le vrillage des aubes à deux embases de fixation et les aubes à "ailettes antivibratoires". En outre, le dispositif envisagé permet d'effectuer son réglage rapide en cas où on doit passer de la fabrication d'une ébauche d'une dimension type à l'autre. Dans ce cas, il faut changer seulement un nombre d'anneaux opératoires et leurs coussinets profilés et modifier l'angle de vrillage de la plume en changeant de place les butoirs sur les anneaux entrant en contact. D'autres caractéristiques et avantages seront mieux compris à la lecture de la description de l'invention détaillée qui va suivre des exemples de sa réalisation en se référant aux dessins annexés sur lesquels Les fig. 1, 2 et 3 représentent un schéma de déformation de l'ébauche dans une enceinte borgne de la matrice non composite ; la fig. 4 montre l'évacuation de l'ébauche de l'aube de l'enceinte borgne ; la fig. 5 est une variante du dispositif pour vrillage des ébauches des aubes ; la fig. 6 est une coupe suivant VI-VI fig. 5; la fig. 7 est une variante du dispositif pour vrillage des aubes ; la fig. 8 est une coupe suivant VIII-VIII fig. 7 ; les fig. 9 et 10 montrent chacune une coupe longitudinale de l'outil opératoire ; les fig. 11 et 12 montrent chacune une coupe suivant XI-XI (fig. 9) et XII-XII (fig. 10). Le procédé proposé de fabrication d'aubes consiste en ce qui suit. Une ébauche de départ, tronçonnée dans une barre, est enrobée d'un lubrifiant, chauffée et façonnée dans une estampe fermée en régime de superplasticité. L'ébauche de l'aube obtenue après la déformation est réalisée sans angle de vrillage. Après l'estampage, l'ébauche est soumise à un certain nombre d'opérations intermédiaires (évacuation du lubrifiant de la couche alphirée défectueuse) et puis est envoyée à l'usinage. L'ébauche, formée dans les conditions de température et de vitesse conformes à la superplasticité est caractérisée par une haute résistance et une plasticité élevée. Cette particularité se manifeste, surtout, fortement en cas des alliages de titane ("Emploi de l'effet de la superplasticité dans l'usinage moderne des métaux" - Edition NIIMach, Moscou, 1977, page 17). Cette particularité a donné la possibilité de réaliser l'opération de vrillage de l'aube après l'usinage, en faisant appel (en fonction de la forme de l'aube, de l'angle de vrillage et du matériau de l'ébauche) à différents dispositifs (le vrillage s'effectue par des coussinets élastiques à l'aide d'un gabar t, ou il est réalisé à l'aide d'un paquet d'anneaux reliés entre eux par des butoirs). Dans ce cas, il faut donc prendre en considération qu'on n'a plus besoin de réaliser le vrillage dans la section du pied de l'aube (autrement dit dans la partie près de l'embase de fixation de l'aube) du fait que l'angle de vrillage nécessaire par rapport à l'embase de fixation a été imposé dans l'ébauche de l'aube. En cas de vrillage de grosses aubes avec de grands angles de vrillage du profil et si la ressource de la plasticité du matériau risque d'être insuffisante, on effectue un chauffage rapide de l'aube jusqutà des températures correspondant au début de l'oxydation intensive du matériau de l'ébauche, ce qui augmente la plasticité du matériau. Dans le but de réduire les contraintes résiduelles engendrées dans l'aube à la suite du vrillage, on réalise, en règle générale, le traitement thermique après le vrillage. L'exemple de la réalisation concrète du procédé de fabrication d'aubes de compresseur est exposé ci-dessous (fig. 1, 2, 3). Une ébauche de départ tronçonnée dans une barre d'alliage de titane de 18 mm de diamètre et de 32 mm de longueur a été enrobée d'un lubrifiant de verre et portée à la température de 950 + 50C. Ensuite, l'ébauche "a" a été placée dans une estampe constituée par une matrice inférieure "b" et une matrice supérieure "c" et un poin çon "d" et équipée d'un chauffeur alimenté d'un convertisseur de fréquence à semi-conducteur. La température dans la zone de déformation était maintenue constante à la valeur de 9500+ 50C. Ensuite, l'ébauche a été soumise à la déformation dans l'enceinte borgne de la matrice non composite à la vitesse de 8 à 12 mm/mn. Ensuite, l'aube "e" de compresseur ainsi produite, aube non vrillée et avec une surépaisseur de 0,1 mm suivant le profil et de 0,2 mm suivant l'embase de fixation, a été évacuée de l'enceinte borgne de l'estampe (fig. 4). Après cela, le lubrifiant de verre resté sur la surface de l'é- bauche a été enlevé. A cet effet, on a fait appel au sablage de l'ébauche. La couche alphirée de 0,03 à 0,04 mm,formée au cours de déformation de l'ébauche à la suite de l'interaction de sa surface avec le milieu environnant,est enlevée par décapage chimique dans une solution d'acides nitrique et fluorohydrique. L'usinage a été réalisé suivant la succession suivante: en se servant de l'aube non vrillée on a usiné son embase de fixation et, ensuite, en utilisant l'embase de fixation usinée définitivement, on a poli le profil de l'aube. Après le contrôle du profil, l'aube usinée a été envoyée à l'opération de vrillage. Le vrillage de l'aube a été réalisé dans le dispositif (fig. 5,6) comportant une commande 1, fixée sur l'arbre 2 sur lequel sont montés une roue à rochet 3 en prise avec l'arrêtoir 4 et une bague monolithe menant 5, reliée par un butoir interchangeable 6 et un doigt 7 à l'anneau composite 8 et, par l'intermédiaire de celui-ci, aux anneaux composites 9, 10, 11, 12, 13, 14. Tous les anneaux 5, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14 sont disposés dans une auge 15, montée avec des paliers 16 et 17, sur une embase 18. Le mécanisme de fixation 19 de l'aube 20 est installé sur le palier 17 et comporte une pince mobile 21, un butoir 22 et un volant 23.Les anneaux 8,9,10,11, 12, 13, 14 sont constitués par une section supérieure 24 et une section inférieure 25 dans les rainures 26 et 27 desquelles sont montés des butoirs 28 et 29. Les sections supérieures et inférieures 24, 25 sont munies de coussinets profilés interchangeables 30, 31 et accouplées l'une à l'autre par des boulons 32. Avant de procéder au travail, on pose une aube usinée 20 dans le mécanisme de blocage 19 à l'aide d'une pince 21 et du volant 23 formant un couple vis-écrou et, ensuite, l'aube est serrée par son embase de fixation. L'aube 20 se pose alors sur les coussinets profilés interchangeables 31 des sections inférieures 25 des anneaux 5, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14 qui sont installés dans l'auge 15. Ensuite, on applique les sections 24 aux sections inférieures 25 à l'aide des boulons 32. L'aube 20 est alors serrée intimement entre les coussinets profilés 30, 31 de tout le paquet d'anneaux 5, 8 9, 10, 11, 12, 13, 14. Dans la bague 5, on a monté les coussinets profilés 30, 31 dont le profil correspond au profil de la section extrême de l'aube 20. Lors de la rotation de la commande 1, l'effort est transmis à la roue menante 5a et, de celle-ci, il est transmis,par le butoir 6 et le doigt 7, à l'anneau 8 et puis, à l'aide du même couple butoir-doigt, à l'anneau suivant 9, et, de celui-ci, aux anneaux suivants 10, 11, 12, 13, 14. Les butoirs 6 et les doigts 7 qui entrent en contact avec ceux-ci sont positionnés de manière que chaque anneau en tournant d'un angle requis (on prend alors en considération les déformations élastiques de l'aube 20) assure le vrillage du secteur de l'aube 20 qu'il encercle.L'anneau menant 5 tourne d'un angle maximal et le dernier anneau 14 tourne d'un angle minimal.Il s'ensuit que le vrillage du secteur extrême de l'aube 20 sera maximal et celui du secteur de pied (près de l'embase de fixation) sera minimal Pendant que la commande 1 tourne, la roue à rochet 3 tourne elle aussi en coopérant avec l'arrêtoir 4 fixe un angle déterminé de vrillage de la commande 1 en assurant, en cas de nécessité, le blocage de l'aube à vriller et le maintien sous une charge avec un effort déterminé pour n'importe quel temps sans application de la charge. Après que le vrillage de l'aube 20 a atteint les valeurs calculées des angles, on maintient l'aube 20 sous une charge pendant 20 à 30 secondes et, ensuite, ayant libéré les boulons 32 ainsi que les boulons qui fixent le palier 17 et l'aube 20, on retire ladite aube 20 du dispositif. Ceci fait, on libère la pince 21 en se servant du volant 23 et on retire l'aube 20 du dispositif. En cas de changement de la géométrie du profil de l'aube 20 ainsi qu'en cas d'usure de la surface profilée des sections 24, 25, on remplace les coussinets profilés 30, 31 de tout le paquet d'anneaux. Dans la plupart des cas, on fabrique les coussinets 30, 31 en espèces de bois dur, ce qui permet d'éviter les endommagements mécaniques de l'aube 20. Après le vrillage, l'aube 20 est soumise au traitement thermique à la température de 5300C pendant 6 heures. En cas de grosses aubes avec de grands angles de vrillage, on fait appel à un chauffage rapide jusqu'à une température correspondant au début de l'oxy- dation intensive du matériau de l'aube qui permet d'élever la plasticité du matériau de l'aube lorsqu'on procède au vrillage. Pour la production d'aubes à profils minces et à petits angles de vrillage, et lorsque les efforts de vrillage sont relativement petits, on a recours à un dispositif de vrillage des aubes (fig. 7,8) comportant une commande hydraulique 33 et un mécanisme de blocage 34 de l'aube 35. La trajectoire du mouvement du mécanisme de blocage 34 de l'aube 35 est déterminée par un gabarit 36 suivant la rainure 37-dans laquelle glisse un doigt 38 fixé sur le disque rotatif 39 de la commande 33. Une partie inférieure 41 de l'outil opératoire munie d'un coussinet 42 réalisé, par exemple, en caoutchouc (fig. 9) est montée sur le plateau 40. La partie supérieure 43 de l'outil opératoire elle aussi est munie des coussinets élastiques 44 et fixée à l'aide d'une traverse 45 sur la tige du vérin hydraulique 46 qui est monté sur le plateau supérieur 47 (fig. 7, 9). L'outil opératoire employé à cet effet comporte des coussinets 42 et 44 fabriqués en caoutcouc élastique choisi en partant des conditions et des efforts du travail. Le dispositif comprend aussi des corps métalliques 48 et 49 munis de bandes élastiques en capron 50, 51 (fig. 9 et 11). Le dispositif fonctionne de la manière suivante. L'aube 35 est installée dans le mécanisme 3,4 par son embase, le dos de la section du pied devant alors se placer sur la partie inférieure 41 de l'outil opératoire. La partie supérieure 43 de l'outil est déplacée vers le bas par le vérin hydraulique 46 et serre l'aube 35 avec un effort dépendant des efforts de vrillage exercés par les coussinets élastiques 42, 44 dans l'outil opératoire (fig. 10, 12). Après cela, l'aube 35 se déplace sous l'action de la commande 33 suivant la trajectoire déterminée par le gabarit 36 avec une vitesse constante (= 120 à 140 mm/mn) le long de son axe entre les parties inférieure 41 et supérieure 43 de l'outil opératoire et se tord avec l'angle de vrillage requis. A ce moment, la partie supérieure 43 de l'outil opératoire se déplace vers le bas au fur et à mesure de la modification de l'épaisseur du profil de la plume à la suite du déplacement de l'aube 35 en assurant ainsi la poursuite de la géométrie de l'aube 35 et crée un effort déterminé dans la zone de vrillage. Pour diminuer les forces de frottement entre l'outil opératoire et l'aube 35 dans la zone de vrillage, on crée une pression impulsionnelle, en variant la charge appliquée à la partie supérieure 43 de l'outil opératoire. Dans ce cas, l'effort transmis à l'aube 35 varie de la valeur minimale à la valeur maximale, et ce à la fréquence de 40 à 60 cycles par minute. La variation de la charge appliquée à l'aube 35 à une fréquence requise se fait à l'aide du vérin hydraulique 46, en utilisant des schémas hydrauliques traditionnels à la base desquels est posé le principe d'étranglement du liquide. Après l'achèvement de l'opération de vrillage de l'aube 35, on monte la partie supérieure 43 de l'outil opératoire et les aubes 35 sont ramenées par la commande 33 dans la position initiale, et ensuite on les retire du dispositif. L'outil opératoire utilisé dans le dispositif fonctionne de la manière suivante (fig. 10, 12). Après la jonction des parties supérieure 43 et inférieure 41 de l'outil opératoire, les bandes en capron 50, 51 étant entrées en contact avec le profil de l'aube 35, les coussinets 42, 44 modifient leur géométrie en se disposant d'une manière équidistante par rapport au profil de l'aube 35. On continue ce processus jusqu'à ce que les coussinets élastiques 42 et 44 remplissent totalement le volume géométrique des corps métalliques 48, 49. Dès ce moment, les coussinets 42, 44,avant d'embrasser étroitement l'aube 35,commencent à se comporter comme une construction rigide (le caoutchouc fonctionne dans un volume clos). L'augmentation ultérieure de la pression sur la partie supérieure 43 de l'outil ne provoque aucune modification sensible dans la position de l'aube 35. C'est seulement la pression unitaire sur elle qui croît. A la charge nulle sur la partie supérieure 43 de l'outil opératoire les coussinets 42, 44 prennent la position de départ en libérant l'aube 35 ce qui donne la possibilité de la déplacer avec applicgtion de petits efforts. A l'application réitérative de la partie supérieure 43 de l'outil opératoire, les coussinets élastiques 42, 44 se placent d'une manière équidistante par rapport au profil de la plume de l'aube 35 et fonctionnent de nouveau comme une construction rigide. Pendant le mouvement dans la direction suivant l'axe depuis l'embase de fixation vers l'extrémité de l'aube, l'épaisseur de l'aube 35 diminue et sa géométrie se modifie. Pendant le processus de vrillage de l'aube 35, la diminution de l'épaisseur du profil conduit à une brève diminution de la pression unitaire de la partie supérieure 43 de l'outil opératoire sur l'aube 35, ce qui permet aux coussinets 42, 44 de modifier leur géométrie et de se placer d'une manière équidistante au profil de tous les secteurs à vriller de l'aube 35. Du fait que le vérin de commande 46 assure au cours du vrillage une pression déterminée sur l'aube 35, la partie supérieure 43 de l'outil opératoire lui étant fixée réagit sur la variation de la pression et se déplace vers le bas. Il s'ensuit qu'ayant prévu des coussinets élastiques 42, 44 et la partie supérieure mobile 43 de l'outil opératoire, on a réussi à réaliser pendant le processus de vrillage la poursuite de la géométrie et de l'épaisseur du profil de l'aube 35 en maintenant en ce cas l'effort requis qui assure le vrillage de l'aube 35. REVENDICATIONS 1.- Procédé de fabrication d'aubes de turbineset de compresseurs comprenant un chauffage de l'ébauche de l'aube, un estampage tridimensionnel dans une estampe fermée, un vrillage ultérieur de la plume, un usinage et un traitement thermique, caractérisé en ce que l'es- tampage tridimensionnel dans l'estampe fermée est réalisé en régime de superplasticité et le vrillage de l'aube s'effectue après son usinage. 2.- Procédé conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que l'estampage tridimensionnel est réalisé par filage dans une cavité borgne d'une matrice non composite. 3.- Procédé conforme à la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le traitement thermique de l'aube s'effectue après le vrillage. 4. Procédé conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que, pendant le processus de vrillage de l'aube, on effectue son chauffage rapide jusqu a une température correspondant au début de l'oxydation intensive du maté rias 'de l'aube. 5.- Dispositif pour vrillage des aubes réalisé selon le procédé conforme à la revendication 1 comportant un bâti sur lequel est monté un outil opératoire pour le blocage périodique de l'ébauche suivant sa longueur ; un mécanisme de déplacement longitudinal de l'ébauche au cours de son façonnage réalisé sous forme d'une pince munie d'une commande ; et un mécanisme de rotation de l'ébauche autour de son axe longitudinal, caractérisé en ce que le mécanisme de rotation est réalisé sous forme d'un gabarit à une rainure, relié à la pince du mécanisme de déplacement longitudinal de l'ébauche au moyen d'un-disque rotatif à un doigt s'engageant dans la rainure du gabarit, en ce que l'outil opératoire est composé de deux partiels, une partie supérieure montée avec la possibilité d'effectuer le mouvement de va-et vivent perpendiculaire à l'axe de l'ébauche, et une partie inférieure montée fixe, et en ce que des coussinets élastiques sont montés sur les secteurs de l'outil opératoire qui sont orientés vers l'ébau- che. 6.- Dispositif pour vrillage des ébauches des aubes comportant un outil opératoire réalisé sous forme d'un paquet d'anneaux, dont chacun porte à une face d'about un doigt et sur l'autre face un butoir coopérant avec le doigt de l'anneau voisin, une commande reliée au paquet d'anneaux par l'intermédiaire d'un arbre, et un mécanisme de blocage de ébauche, caractérisé en ce qu'une roue à rochet à arrêtoir est montée sur l'arbre de commande et en ce que les anneaux sont réalisés de façon composite en les munissant de coussinets profilés interchangeables, le profil de chacun desdits coussinets correspondant alors au profil du secteur de l'ébauche qu'il encercle.