L'invention concerne l'éclairage de bord des véhicules, qui comporte les trois états usuels : veilleuse, code et phares. I1 est devenu obligatoire de circuler en agglomération avec l'éclairage "code", plutot qu'en veuilleuse comme c'était le cas auparavant. Dans les villes où la circulation est encombrée, les moteurs des automobiles tournent souvent au ralenti, chargeant donc peu la batterie, alors que l'éclairage en code demande une puissance non négligeable. D'où il résulte fréquemment une décharge complete de la batterie, avec les inconvénients bien connus qui s'ensuivent. La présente invention a pour but de résoudre ce probleme, et d'une maniere générale, de permettre l'éclairage en code avec un minimum d'énergie consommée. Le dispositif de commande d'éclairage propos comporte, en combinaison - une channe détectrice sensible au mouvement de l'une au moins des roues, comportant une inhibition de la détection lors d'une commande manuelle dans l'état de phares, et - un circuit de puissance qui réagit a une indication de mouvement en sortie de la chaîne détectrice en alimen tant la ou les filaments d'éclairage code du véhicule. Selon un aspect différent de l'invention, le -circuit de puissance comporte un oscillateur a une fréquence supérieure à environ 20 Hz, suivi d'un ou plusieurs étages de puissance allant vers le ou les filaments de code, le fonctionnement de l'oscillateur étant commandé par la sortie de la chaîne détectrice. Dans un mode de réalisation particulier, la chaîne détectrice comprend un étage d'entrée détecteur qui coopère avec l'une des roues ou la transmission associée à celle-ci, suivi d'étages de mise en forme comportant une constante de temps, puis d'un relais, lequel fournit le signal de sortie appliqué au circuit de puissance. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture de la description détaillée qui va suivre, faite en référence au dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, et sur lequel - la figure 1 illustre le schéma électrique du dispositif proposé, - la figure 2 illustre très schématiquement la détection de mouvement sur une roue ; et - les figures 3a à 3e illustrent très schématiquement des formes d'ondes prises aux points a à e de la figure 1. Sur la figure 1, la référence générale 10 désigne la chaîne de détection, et la référence générale 20 le circuit de puissance. La chaine détectrice 10 est alimentée entre la masse et le pôle actif des veilleuses ou lanternes, à travers un régulateur 100, associé à un fusible 101. Le pôle actif des lanternes est ici le pôle positif pris entre la commande manuelle des lanternes et le(s) filament(s) de lanterne. Le circuit de puissance 20 est branché, à travers un fusible 201, entre le pôle actif (ici +) de la batterie et la masse. La figure 2 illustre une roue R, munie par exemple de cinq réflecteurs de lumière M1 à M5 régulièrement répartis sur un cercle C. En regard de ce cercle C est disposé ici un couple émetteur-récepteur de lu mière 110 (figure 1). Chaque fois que l'un des réflecteurs passe devant lui, il apparaît au point a un signal de la forme illustrée en figure 3a. La diode émettrice de lumière 111 est alimentée à travers une résistance 112 vers la masse. Lorsque les phares sont commandés manuellement, leur tension d'alimentation appliquée à la résistance 103 fait conduire le transistor 104 qui courtcircuite la diode émettrice 111, interrompant par là son alimentation.Le phototransistor récepteur 113 possède une résistance d'émetteur 114, partiellement ajustable (réglage de sensibilité). Bien entendu, on peut prévoir de nombreux autres modes de détection du mouvement, la détection optique étant cependant considérée actuellement comme préférentielle. La tension au point a est appliquée à travers un condensateur 120 au point milieu b d'un diviseur de tension résistif 121 - 122. La tension en d, illustrée en figure 3b, est mise sous forme rectangulaire par l'amplificateur différentiel 123, qui la reçoit sur son entrée inverseuse. L'entrée noninverseuse de l'amplificateur 123 est reliée à la masse par une résistance 124 en série sur un condensateur 125, ainsi que par une résistance 126 à la sortie c du même amplificateur, qui à son eour est reliée à la ligne positive du circuit 10 par une résistance 127. La tension au-point c, illustrée en figure 3c, est à son tour appliquée au circuit de calibration 130, articule par exemple autour du circuit i55 vendu par Signetics, rendu monostable à l'aide de la résistance 131 et du condensateur 132. La sortie du circuit 130 (impulsions d'énergie calibrée), est appliquée à la base du transistor 133, dont le collecteur est relié par la résistance 134 à la ligne positive, tandis que son émetteur charge à travers -une diode 135 un condensateur 136. Accumulant les impulsions calibrées, le condensateur 136 forme constante de temps et se charge à la manière illustrée en figure 3d. Cette tension, appliquée à travers la résistance ajustable 137 au transistor 140, va, dès qu'elle dépasse un seuil (réglable par 137), faire conduire le transistor, pour exciter alors le relais 141, classiquement équipé d'une diode anti-retour 142. Du fait de la diode 135, ilintervjent une constan ee irnps à larebom- bée du relais qui est de préférence deltodEe de 2 à 3 secondes. De son côté, le circuit de puissance 20 commence par un étage oscillateur 210, articulé par exemple autour d'un circuit 555 de Signetics, agencé cette fois en montage astable à l'aide d'une résistance fixe 21-1, d'une résistance ajustable 212, et d'un condensateur 213. Au moins égale à la fréquence de persistance des impressions rétiniennes, compte-tenu de l'inertie thermique des lampes à filament, (environ 20 Hz), la fréquence-d'oscil- lation est avantageusement ajustée aux environs de 50 Hz. On notera que l'alimentation de l'oscillateur est conditionnée par la fermeture du contact ICI du relais 141. Pendant cette fermeture, l'oscillateur 210 fournit des signaux rectangulaires à 50 Hz (figure 3e), aux bornes d'une résistance 215. Ces signaux sont appliqués par une diode 216 suivie d'une résistance 217 à une série d'étages amplificateurs de puissance (ici quatre 221 à 224), comprenant chacun un transistor muni d'une résistance d'émetteur. Ces étages amplifient le signal de la figure 3e, en conservant sa forme générale, pour alimenter en puissance les filaments de code. Le dispositif fonctionne comme suit - si l'usager choisit manuellement "phare", la commande est exécutée, et le circuit de l'invention est inhibé - en ville, l'usager choisit manuellement"lanternes" ; cela est exécuté à l'arret ; mais, la chaîne détectri ce étant alimentée, dès que le véhicule roule, l'éclai- rage passe automatiquement en "code" ; la constante de temps due notamment au condensateur 136 peut être choisie pour éviter des transitions rapides code lanterne lors de très brefs arrêts (coup de frein bref et brutal avec ou sans blocage de roue). Outre l'économie d'énergie due au passage en lanternes à l'arrêt du véhicule, l'invention prévoit une alimen tation pulsée des codes qui permet d'économiser près de la moitié de l'énergie habituellement nécessaire - sur route, l'usager peut commander manuellement la position code, de la manière habituelle, étant obser vé que, sur certains véhicules spécialement destinés à la ville, la commande manuelle de codes peut aussi être supprimée. Bien entendu, la présente invention n'est pas limitée au mode de réalisation décrit, et s'applique à toute variante conforme à son esprit. Comme on l'a déjà indiqué, cela s'applique tout particulièrement à la détection du mouvement. D'autres modes de détection pourront induire des modifications dans la chaîne de détection, notamment sur le plan de la mise en forme. REVENDICATIONS 1. Dispositif de commande d'éclairage pour véhicules, caractérisé-par le fait qu'il comporte, en combinaison - une chaîne détectrice sensible au mouvement de l'une au moins des roues, comportant une inhibition de la détection lors d'une commande manuelle dans l'état de phares, et - un circuit de puissance qui réagit à une indication de mouvement en sortie de la chaîne détectrice en alimentant la ou les filaments d'éclairage code du véhicule. 2. Dispositif de commande d'éclairage selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le circuit de puissance comporte un oscillateur à une fréquence supérieure à environ 20 Hz, suivi d'un ou plusieurs étages de puissance allant vers le ou les filaments de code, le fonctionnement de l'oscillateur étant commandé par la sortie de la chaîne détectrice. 3. Dispositif de commande d'éclairage selon l'une des revendications 1 et 2r caractérisé par le fait que la chaîne détectrice comprend un étage d'entrée détecteur qui coopère avec l'une des roues ou la transmission associée à celle-ci, suivi d'étages de mise en forme comportant une constante de temps, puis d'un relais, lequel fournit le signal de sortie appliqué au circuit de puissance. 4. Dispositif de commande d'éclairage selon la revendication 3, caractérisé par le fait que l'étage d'entrée est du type électrooptique. 5. Dispositif de commande d'éclairage selon l'une des revendications 3 et 4, caractérisé par le fait que l'inhibition en présence d'une commande manuelle de phares intervient sur l'étage d'entrée. 6. Dispositif de commande d'éclairage selon l'une des revendications 3 à 5, zaractérisb par le fait que les étages de mise en forme comportent l'élaboration d'un signal rectangulaire, suivie d'une calibration. 7. Dispositif de commande d'éclairage selon l'une des revendications 3 à 6, caractérisé par le fait que la constante de temps à la retombée du relais est de l'ordre de 2 à 3 secondes. 8. Dispositif de commande d'éclairage selon l'une des revendications 3 à 7, caractérisé par le fait que la fréquence d'oscillation est d'environ 50 Hz. 9. Dispositif de commande d'éclairage selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé par le fait que la chaîne détectrice est alimentée à partir du pôle actif des feux de veilleuse, tandis que le circuit de puissance est alimenté à partir du pôle actif de la batterie.