i 2027158 La présente invention concerne la réaction par étages de matières solides fluidisées et particulièrement tin procédé par étages d'élimination par oxydation des dépôts carbonés d'une matière en particules «telle que la régénération par étages des 5 catalyseurs fluidisés usés de craguage catalytique. Il existe de nombreux procédés cycliques continus utilisant des techniques à solides fluidisés dans lesquelles la réaction provoque le dépôt des matières carbonées sur les solides dans la zone de réaction, lesdits solides étant transportés au cours du 10 cycle vers une autre zone dans laquelle lesdits dépôts carbonés sont éliminés au moins partiellement par combustion dans un milieu contenant de l'oxygène. Les solides provenant de cette dernière zone sont ensuite extraits et réintroduits en totalité, ou en partie, dans la zone de réaction. Parmi ces procédés on trouve 15 la cokéfaction fluide, 11"hydroforming" fluide, le craquage cata-lytique fluide, etc. Un des procédés les plus importants de ce genre est le procédé de craquage catalytique fluide pour la conversion d'hydrocarbures à point d'ébullition relativement élevé en hydrocarbures 20 dont le point d'ébullition se trouve dans la zone de l'essence. L'apport d'hydrocarbure est mis en contact dans une ou plusieurs zones de réaction et craquage avec le catalyseur de craquage en particules maintenu à l'état fluidisé dans des conditions appropriées pour la conversion des hydrocarbures. 25 L'effluent gazeux de la zone de réaction est envoyé à travers une zone de récupération de produit tandis que le catalyseur est généralement envoyé à travers une zone de "strippage" pour l'élimination des hydrocarbures rectifiables des particules. Le catalyseur "strippé" est ensuite introduit dans une zone de régénération 30 fluidisée dans laquelle la matière carbonée "non strippable" est mise en contact avec un gaz contenant de l'oxygène, c'est-à-dire de l'air, de l'oxygène, ou de l'air enrichi d'oxygène, dans des conditions telles qu'une majeure partie du carbone se trouvant sur les particules de catalyseur soit éliminée de celles-ci par 35 combustion. Le catalyseur régénéré chaud est ensuite introduit dans la zone de craquage pour l'achèvement du procédé cyclique. Des mesures sont prises pour la récupération et le retour du catalyseur entraîné par les effluents gazeux hors des zones de réaction et de régénération. Cela se fait habituellement en faisant 40 passer les effluents respectifs à travers des cyclones situés dans 69 45112 2 2027158 les espaces de dégagement des zones précitées; cependant/ on peut également utiliser d'autres moyens réalisables de récupération du catalyseur, soit à l'intérieur soit à l'extérieur des zones. Bien que l'efficacité des cyclones et autre équipement analogue, 5 pour la récupération des particules solides de catalyseur soit habituellement très élevée, une certaine quantité de catalyseur est toujours perdue dans le système et il est nécessaire d'ajouter du catalyseur neuf d'appoint pour maintenir le bilan désiré total du catalyseur à un niveau constant, et pour maintenir une balance 10 d'activité élevée, du catalyseur. Des proportions quotidiennes caractéristiques de catalyseur d'appoint sont comprises entre O,5 pour cent environ et 2 pour cent environ du bilan total du catalyseur dans le système, la moyenne étant d'environ un pour cent du bilan par jour. La majeure partie des pertes de catalyseur se pro-15 duit dans la zone de régénération, mais ces pertes peuvent être inférieures à la cadence de remplacement, qui est nécessaire pour maintenir la balance élevée d'activité désirée dans le système, et, à cet effet il peut être également nécessaire de remplacer une partie de la charge de catalyseur par du catalyseur neuf. Il est 20 particulièrement souhaitable de maintenir un équilibre d'activité élevée lorsque l'on utilise des catalyseurs de craquage à haute activité du type à granulométrie moléculaire. Etant donné que les catalyseurs granulaires précités sont relativement coûteux, il est évident que les opérations nécessitant 25 des bilans plus importants et par conséquent des proportions de catalyseur d'appoint plus grandes, ont tendance à être moins intéressantes, sur le plan économique, et inversement. Etant donné que la plus grande partie des pertes de catalyseur se produit dans la zone de régénération, qui est généralement comprise à l'intérieur 30 de la plus grande enceinte du système, la pratique actuelle est d'avoir recours à des conditions de fonctionnement dans le régénérateur favorisant des taux de combustion élevés du carbone, et permettant ainsi des bilans de régénérateur relativement faibles. De telles conditions d'opération comprennent des températures de 35 lit élevées, généralement de l'ordre de plus de 620°C et de préférence supérieures à 634°C, et comprises par exemple entre 650°C environ et 677°C environ. Etant donné que le taux de combustion du carbone est sensiblement réduit pour de faibles proportions de carbone sur le catalyseur régénéré, la pratique actuelle limite 40 habituellement la proportion minimale de carbone pouvant être 69 45112 3 2027158 atteinte aux alentours de 0,2 pour cent, en poids# et plus couramment à des valeurs comprises entre 0,3 et 0,4 pour cent. Toutefois, on sait que la teneur en carbone du catalyseur régénéré a une grande influence sur la conversion et la réparti-5 tion des produits obtenus dans la zone de réaction, particulièrement avec des réacteurs de craquage à phase diluée et à durée de contact courte. Par exemple, dans des conditions de fonctionnement constantes, et pour une production de coke constante, une réduction du pourcentage de carbone, en poids, sur un catalyseur granulaire 10 régénéré, de 0,35 pour cent environ à 0,1 pour cent environ résulte, par exemple, en une augmentation de la conversion de 2,5 pour cent environ, en volume, l'augmentation de la conversion étant obtenue au prix d'une diminution de la production de fuel oil lourd de moindre valeur. De même, une diminution du carbone sur 15 le catalyseur granulaire régénéré de 0,2 pour cent en poids, à 0,05 pour cent, en poids, environ améliore la conversion d'environ 2 pour cent, en volume, ou plus, et améliore le rendement en essence d'environ 1,4 pour cent, en volume, ou plus. Comme mentionné plus haut, les taux de combustion du carbone 20 sont lëirgement affectés par le pourcentage de carbone se trouvant sur le catalyseur régénéré, et de faibles pourcentages de carbone favorisent la production de produits de plus grande valeur du côté de la réaction. Cependant, ces faibles pourcentages entraînent, en utilisant la méthode actuelle de régénération, des en-25 ceintes volumineuses et coûteuses, l'exposition du catalyseur à des températures élevées pendant des périodes prolongées, ce qui est connu comme entraînant une désactivation du catalyseur et des pertes importantes de celui-ci dans le système/ du fait de l'augmentation des bilans. 30 La présente invention concerne un procédé de régénération d'un catalyseur usé de conversion des hydrocarbures, sur lequel s'est déposée une matière carbonée, comprenant le maintien, dans la partie inférieure d'une zone de combustion, d'au moins deux lits séparés denses de produit catalyseur fluidisé et d'une phase 35 diluée commune qui leur est superposée, l'introduction continue de ce catalyseur usé de conversion d'hydrocarbures, à une température d'admission élevée, dans un premier desdits lits, la mise en contact, dans ledit premier lit, de ce catalyseur usé de conversion d'hydrocarbures, avec un premier courant gazeux contenant de 40 l'oxygène et ayant une teneur en oxygène au moins équivalente à 69 45112 4 2027158 celle de l'air, dans des conditions permettent d'éliminer par combustion une partie desdits dépôts carbonés du catalyseur usé de conversion d'hydrocarbures, en produisant ainsi un catalyseur partiellement régénéré, lesdites conditions comprenant une tempé-5 rature d'au moins 593 °C environ et supérieure d'au moins 55°C environ à ladite température élevée d'admission, l'introduction continue du catalyseur partiellement régénéré, issu dudit premier lit, dans un second lit identique, et la mise en contact, dans ledit second lit, du catalyseur partiellement régénéré avec un 10 second courant gazeux contenant de l'oxygène dans des conditions permettant d'éliminer par combustion un complément desdits dépôts carbonés jusqulà une concentration de carbone, dans le catalyseur, inférieure à environ 0,25 pour cent en poids, lesdites conditions comprenant une température comprise entre 607°C et 732°C, environ, 15 et au moins supérieure de 14°C à la température du premier lit. Il est préférable qu'une majeure partie des dépôts carboné s soit éliminée par oxydation dans les étages avant le dernier étage, et,de préférence,que la majeure partie représente au moins 65% de l'élimination totale. 20 II s'est avéré que lorsque les opérations sont effectuées de la façon décrite ci-dessus, on obtient une diminution surprenante et inattendue du bilan de catalyseur nécessaire pour atteindre une faible proportion voulue de dépôts carbonés restants sur la matière en particules sortant de la zone de combustion. Dans 25 un réacteur fluidisé à circulation continue, dans la zone de combustion précitée par exemple, les particules entrant dans le réacteur sont rapidement et intimement mélangées avec celles du lit. Le courant de solides sortants contient donc des particules qui ont subi une réaction de combustion pendant des durées varia-30 bles, allant de presque zéro à presque l'infini, et comporte donc de façon inhérente une large variété de concentration de dépôts carbonés. Une grande partie des solides sortants aura eu un temps de séjour effectif dans le lit inférieur au temps de séjour moyen pouvant être calculé d'après le bilan du lit et le débit des soli-35 des, et aura un pourcentage de dépôts éliminés par combustion inférieur à la partie restante de solides sortants, ladite partie restante ayant passé un temps effectif dans le lit supérieur au temps de séjour moyen. Avec la présence d'étages de combustion supplémentaires, la variété des temps de séjour effectifs dans 40 la totalité de l'enceinte, devient progressivement plus étroite, 69 45112 5 2027158 le cas limite étant celui dans lequel on utilise un nombre de lits infini, résultant en des temps de séjour effectifs pour chacune des particules unitaires égaux au temps de séjour moyen total. Un avantage supplémentaire important obtenu de l'opération par 5 étages réside dans le fait que l'on obtient un produit de qualité plus régulière. En général, pour obtenir un produit solide de qualité voulue, il est nécessaire de prévoir des temps de séjour moyens plus longs avec un seul étage qu'avec deux étages ou plus, particulièrement 10 lorsque l'on a recours à des conditions dé température isothermiques dans les différents étages. Toutefois, la combustion des matières carbonées dans l'oxygène est une réaction génératrice de chaleur, ce qui fait que la températtire de chaque étage précédent est inférieure à celle de l'étage suivant. Cela diminue alors 15 les taux de combustion du carbone dans les étages précédents, tendant ainsi à contrarier l'amélioration attribuée à une meilleure répartition du temps de séjour obtenue par l'échelonnement. Il s'est avéré que l'invention est généralement la plus intéressante lorsque l'on désire que les solides extraits de la zone de conibus-20 tion soient recouverts de moins de 0,25 pour cent, en poids, environ, de matière carbonée, et que des réductions considérables soient réalisées, dans les bilans totaux de lits, dans les volumes de zones de combustion et dans les temps de séjour totaux, quand les teneurs en carbone résiduaire sont réduites à moins de 0,10 25 pour cent, en poids, environ, entre 0,05 et 0,10 pour cent, en poids, environ par exemple. Cependant, la limite supérieure précitée n'est pas absolue et variera quelque peu selon un certain nombre de facteurs, tels que la combinaison des autres conditions d'opération utilisées, par exemple, une variation dans la diffé-30 rence de température entre les solides entrants et sortants aura tendance à modifier ladite limite supérieure approximative. D'autres de ces facteurs seraient une variation dans la différence de concentration des dépôts entre les solides entrants et sortants ou une variation de la vitesse superficielle des gaz dans le lit. 35 Un autre facteur est que l'efficacité d'une zone de combustion donnée dépend de sa configuration, c'est-à-dire que la quantité de carbone brûlé par unité de volume du lit dense variera entre des zones de combustion de dessins différents, toutes les autres conditions d'opération étant identiques. 40 L'invention est particulièrement intéressante lorsqu'elle est 69 45112 6 2027158 appliquée aux catalyseurs de conversion d'hydrocarbures y compris les catalyseurs de craquage, du fait que la majeure partie de la régénération se fait dans le premier étage, ou étages «dans des conditions relativement douces et que seule 11étape de régénéra-5 tion finale s'effectue au niveau de température le plus élevé. La méthode de l'invention peut servir à l'amélioration de la qualité, c'est-à-dire du pourcentage de carbone et de l'activité d'équilibre du catalyseur de conversion d'hydrocarbures, ou bien, si la qualité est satisfaisante, à diminuer la rétention dans 10 la zone de régénération ou à réaliser une combinaison de ce qui précède. Lorsqu'il s'agit de la régénération des catalyseurs de craquage, il est préférable d'utiliser une température aussi élevée que possible dans la zone de régénération sans provoquer une désacti-15 vation appréciable du catalyseur ou endommager l'enceinte et son équipement accessoire, tels que les cyclones, etc. Ces conditions de température préférées comprennent tin intervalle entre 607°C environ et 732°C environ dans l'étage final de régénération et de préférence compris entre 620°C environ et 718°C environ. Dans le 20 premier étage, il est préférable d'utiliser des températures supérieures à 565°C et,pics avantageusement,comprises entre 593°C environ et 690°C environ. Les gaz contenant de l'oxygène peuvent être soit de l'air, de 1'oxygène ou de l'air enrichi d'oxygène. On doit prévoir un contrôle d'une partie au moins de l'alimenta— 25 tion en gaz de la zone de régénération en fonction des augmentations rapides des températures de sortie du gaz effluent indiquant une post-combustion incontrôlée dans la partie supérieure de la zone de régénération. En général, il est souhaitable de faire . travailler la zone de régénération avec une petite proportion 30 de podfe-combustion dans celle-ci, et le gaz contenant de l'oxygène est habituellement fourni à une cadence dont il résulte d'environ 0,1 à environ 1,0 mole pour cent d'oxygène dans le gaz effluent, et une différence pouvant atteindre 70°C entre la température du gaz effluent et celle du dernier lit. La plus forte 35 concentration d'oxygène qui en résulte dans le gaz quittant immédiatement le lit dans le cas d'une post-combustion contrôlée favorise le taux de combustion du carbone dans le . lit . La réaction exothermique de post-combustion sert également à fournir une chaleur supplémentaire aux lits denses par retour du cataly-40 seur entraîné récupéré dans les cyclones, ce catalyseur entraîné 69 45112 7 2027158 ayant été porté à une température plus élevée dans la phase diluée au-dessus des lits. Les gaz contenant de 1*oxygène sont fournis aux différents étages en quantités proportionnées au taux de combustion désiré devant y avoir lieu, et sont habituellement pré-5 chauffés, par compression préalable par exemple, à une température comprise entre 93°C environ et 260°C environ. Il n'est pas nécessaire que les parties soient préchauffées à la même température ni que les gaz aient la même composition, c'est-à-dire que le gaz alimentant un étage peut être de l'air, tandis que le gaz 10 fourni à un autre étage peut être de l'air enrichi d1oxygène ou même de l'oxygène, etc. Selon l'emplacement de la zone de régénération par rapport aux autres enceintes du système, il peut être nécessaire de transférer le catalyseur au premier étage de régénération en partant d'un niveau inférieur. Il est intéressant qu'une 15 partie au moins du gaz devant être amenée audit premier lit soit utilisée comme moyen de transport et la suspension résultante du gaz et du catalyseur est introduite dans ledit premier lit, habituellement dans une partie inférieure de celui-ci. Cependant, le catalyseur peut être également ajouté au lit par décharge de 20 la suspension au-dessus de celui-ci. L'invention est de préférence mise en oeuvre dans une enceinte généralement cylindrique, pourvue en sa partie inférieure d'une ou plusieurs cloisons verticales s'étendant vers le haut et de hauteur suffisante pour maintenir les bilans nécessaires de chacun 25 des lits. Ces cloisons peuvent avoir un dessin approprié quelconque, comme des plaques partageant l'enceinte en compartiments dont les sections transversales sont en forme de secteurs ou de segments. Ces plaques sont de préférence arquées. D'autres dessins appropriés comportent une ou plusieurs enveloppes intérieures cy-30 lindriques, dont les axes verticaux ne coïncident pas nécessairement les uns avec les autres ou avec celui de l'enceinte elle-même. La communication entre les lits séparés par les cloisons précitées se fait soit par débordement par dessus les parties supérieures desdites cloisons, ou bien, de préférence,en prévoyant 35 des orifices de décharge dans les cloisons, ou par une combinaison des deux. On doit veiller à ce que les orifices d'entrée et de sortie des solides soient espacés d'une distance suffisante dans un lit, pour assurer un mélange correct. A cet effet, la partie supérieure de la cloison peut être pourvue d'une ou plusieurs 40 sections de déversoir permettant le passage des solides au-dessus 69 45112 8 2027158 d'elles. Une phase diluée commune est maintenue dans la partie supérieure de l'enceinte, ladite partie contenant de préférence un équipement tel que les cyclones, pour la récupération des particules solides entraînées par les gaz de combustion quittant 5 les lits. Pour minimiser les cadences d'entraînement lorsque les vitesses superficielles sont relativement élevées dans la partie inférieure, la partie supérieure de l'enceinte peut avoir un plus grand diamètre que la partie inférieure. En général, les vitesses superficielles sont maintenues dans la partie inférieure 10 de l'enceinte à plus de 0,30 mètre à la seconde environ, en fonction de la composition du gaz d'admission et des conditions de température et de pression régnant dans la zone, et de préférence entre 0,38 mètre environ et 1,80 mètre environ à la seconde poUr améliorer les taux de combustion. Les vitesses sont mainte-15 nues, de préférence, dans un intervalle compris entre 0,60 mètre et 1,35 mètre à la seconde environ. Dans ce dernier intervalle, il est possible d'obtenir des taux de combustion du carbone très élevés sans avoir recours à des hauteurs excessives de lit de réacteur. 20 Après cette description générale de l'invention, on se repor tera maintenant aux dessins schématiques annexés afin d'avoir une meilleure compréhension de cette présente invention. Il doit être compris que les dessins comportent seulement les détails nécessaires à une compréhension de l'invention, et 25 que divers éléments tels que les vannes, les conduites de purge et de dispersion de vapeur, les instruments et le matériel de traitement et de régulation ont été supprimés de ceux-ci, dans un but de simplification. La figure 1 est une vue en coupe longitudinale d'un appareil 30 approprié pour la mise en oeuvre de la méthode de l'invention, ledit appareil comportant un moyen de séparation procurant au moins deux lits denses de matériau fluidisé. La figure 2 est une coupe en plan suivant la ligne 2-2 de la figure 1. 35 La figure 3 est une vue en coupe longitudinale d'une instal lation de craquage catalytique fluide comportant une zone de régénération inférieure laquelle est pourvue de deux lits séparés denses pour l'accomplissement d'une régénération de catalyseur à deux étages selon la méthode de l'invention. 40 La figure 4 est une coupe en plan suivant la ligne 4-4 de 69 45112 »■ 2027158 la figure 3. La figure 5 est une coupe longitudinale d'une zone de régénération similaire à celle des figures 3 et 4 mais contenant trois lits denses séparés de catalyseur. 5 La figure 6 est une coupe en plan suivant la ligne 6-6 de la figure 5. Avec référence aux figures 1 et 2, la zone de combustion est contenue dans une enceinte cylindrique close 1, pourvue d'un revêtement réfractaire 2. La partie inférieure de cette enceinte est 10 pourvue d'une cloison arquée 3 partageant ladite partie inférieure en sections 4 et 6. La cloison est pourvue de déversoirs 8, situés à l'écart des conduites à solides 18 et 23. Des orifices espacés 7 sont situés dans la cloison pour assurer la communication entre la grande section 4 et la petite section 6. La partie supérieure 15 de l'enceinte 1 est équipée de plusieurs groupes de cyclones/ l'un de ces groupes étant représenté sur la figure 1. Le cyclone primaire 9, comportant un orifice d'admission 11 et un dipleg 12 (tuyauterie verticale partant du fond d'un séparateur cyclone et agissant comme obturateur) pour le retour des solides à la 20 section 4, communique par la conduite 15 avec un cyclone secondaire 20 possédant une conduite d'évacuation des gaz effluents 13 et un dipleg 14 pour le retour des solides récupérés supplémentaires à la section 4. La conduite d'évacuation de gaz effluents 13 communique avec une chambre de pression 16 ^t avec une conduite 25 17 allant de ladite chambre de pression à la cheminée, non représentée. Une conduite d'admission de solides 18, qui est coiffée par une calotte 19 et pourvue de fentes de décharge 21 pénétre par le fond de l'enceinte 1 au-dessous de la structure de grille perforée 22 dans la section 4. Un système à déflecteur conique 30 25 enferme ladite conduite dans la structure de grille 22. La conduite d'évacuation de solides 23 comportant une partie supérieure évasée 24 est située dans la partie inférieure de la section 6 de l'enceinte 1. L'air est fourni aux distributeurs d'air 26, 27 et 28 au moyen de canalisations d'alimentation en air 29 et 31. 35 Lors du fonctionnement de l'appareil décrit ci-dessus, les solides sur lesquels est déposée une matière carbonée entrent au-dessous de la grille 22 et traversent celle-ci pour pénétrer dans un premier lit de solides fluidisés maintenu dans la section 4, et là, sont mises en contact avec l'air réparti par le distri-40 buteur d'air 26. L'air sert de milieu fluidisant ainsi que de 69 45112 io 2027158 milieu de combustion et est amené en quantité au moins suffisante pour l'obtention de l'élimination voulue des dépôts des solides se trouvant dans le lit. Ce matériau traité est ensuite extrait et envoyé à un second lit fluidisé de solides contenu dans la 5 section 6, par les fentes 7, et, selon le niveau du lit dans !m section 4, également par déversement par les déversoirs 8. Dans la section 6, il est rais en contact avec une quantité suffisante- , d'air pour obtenir une fluidisation ainsi que la proportion àêsi^ rée de dépôts résiduaires sur les solides quittant la zone de 10 combustion par la conduite 23. Les gaz de combustion provenant des lits contenus dans les sections 4 et 6 contiennent des solides entraînés, lesquels sont séparés du gaz effluent dans des groupes de cyclones répartis à l'intérieur de la partie supérieure de la zone de combustion. Les solides sont ramenés aux lits par les 15 diplegs 14 et 12. Concernant maintenant les figures 3 et 4, il est prévu une enceinte de réaction supérieure 51 comportant une cloison verticale 52 qui partage l'enceinte en une zone de craquage 53 et une zone de "strippage" 54. La communication entre lesdites zones 20 s'effectue au moyen d'orifices 56. La partie inférieure de la zone 53 est munie d'une grille 57 et la partie inférieure de la zone 54 est munie d'un moyen pour l'introduction de la vapeur de strippage 58. La partie supérieure de l'enceinte est équipée d'au moins un cyclone 59, possédant un moyen d'admission 61, une sortie 25 de vapeur 62 et un dipleg 63 de retour des solides. L'enceinte supérieure 51 est en communication avec l'enceinte de régénération inférieure 64, qui est revêtue de matière réfractaire, non représentée, lesdites communications étant assurées au moyen d'uR® colonne montante 67 communiquant avec les parties inférieures d@ 30 l'enceinte 64 et avec la zone de craquage 53 ainsi qu'au moyen d'une colonne montante de catalyseur usé 68, qui transporte les solides de la zone de strippage 54 à la partie inférieure de l'enceinte 64. La circulation dans les deux colonnes montantes est commandée respectivement par une vanne à operculé creuse 69 et 35 par une vanne à opercule pleine 71. L'enceinte inférieure 64 est pourvue d'une enveloppe cylindrique interne 72. Ladite enveloppe cylindrique partage la partie inférieure de l'enceinte 64 en deux sections, une section extérieure 73 et une section intérieure 74. La communication entre les deux se fait au moyen d'un orifice 40 76 ainsi que par débordement par des déversoirs90. La grille 11 69 45112 " 2027158 est située à la partie inférieure de la section 73 et au-dessus du moyen d'admission d'air 78. L'air est amené à la section 74 par une conduite 79 et distribué dans cette section par une couronne 81. L'apport d'hydrocarbures à la zone de craquage est in-5 troduit par une conduite 82 et passe par la vanne à opercule creuse 69 dans la colonne montante 67. La partie supérieure du régénérateur est pourvue de plusieurs groupes de cyclones, un de ces groupes étant représenté sur la figure 3. Un cyclone primaire 83, comportant un orifice d'admission 84 et un dipleg 86 de retour 10 de solides communique avec un cyclone secondaire 88 par une conduite 87. Le gaz effluent est évacué du régénérateur par la conduite 89 et les solides sont ramenés au moyen du dipleg 91. Dans le fonctionnement de cette installation de craquage, le catalyseur régénéré chaud extrait d'un lit contenu dans 15 la section 74 du régénérateur 64 est mis en contact dans la colonne 67 avec l'apport d'hydrocarbures de la conduite 82 et la suspension hydrocarbure-catalyseur résultante s'écoule vers le haut dans le réacteur 53 contenant un lit de catalyseur, où les hydrocarbures sont craqués à la conversion voulue. Les vapeurs d'hydro-20 carbures craqués sont envoyées à la récupération par la conduite 62, et comme indiqué plus haut, le catalyseur entraîné récupéré dans le cyclone 59 est ramené au réacteur au moyen du dipleg 63. De la zone de réaction,le catalyseur est envoyé à la zone de strippage 54, où le coke "strippable" est éliminé par traitement 25 à la vapeur. Le catalyseur"strippé" comportant toujours un dépôt de carbone, est alors envoyé, par une colonne montante 63, à un lit maintenu dans la section 73 du régénérateur 64. Une partie du carbone du catalyseur usé brûlé dans ledit lit par combustion dans l'air qui est fourni par la conduite 18 est distribuée par 30 la grille 77. La quantité d'air est suffisante pour fluidiser le catalyseur et pour brûler la quantité voulue de carbone du catalyseur. Le catalyseur partiellement régénéré est extrait par la fente 76 et mis en contact, dans un second lit dans la section 74, avec un second courant d'air dans des conditions de combustion 35 pour la poursuite de sa régénération. Ledit second courant d'air est amené par la conduite 79 à la couronne distributrice d'air 81 en quantité proportionnée à la grandeur de combustion nécessaire pour obtenir la qualité voulue, c'est-à-dire le pourcentage final de carbone sur le catalyseur régénéré, et suffisante pour suppor-40 ter la fluidisation. Le gaz effluent est extrait par l'orifice 45112 12 2027158 de sortie 89 du cyclone secondaire et les solides récupérés dans les cyclones S3 et 88 sont ramenés par les diplegs 86 et 91. Les figures 5 et 6 montrent une zone de régénération similaire à celle des figures 3 et 4, mais prévue pour un étage de régé-5 nération intermédiaire. Cela est particulièrement utile lorsque l'on a recours à des vitesses superficielles de gaz élevées. Une enceinte cylindrique close 101, revêtue de matière rëfractaire, non représentée, comporte un espace supérieur de dégagement 103 de plus grand diamètre que la partie inférieure de l'enceinte, 10 qui est pourvue d'une première enveloppe cylindrique interne 104 entourant une colonne montante 106 et d'une seconde enveloppe telle 107 de plus grand diamètre que la première et concentrique à celle-ci. Lesdites enveloppes partagent la partie inférieure de l'enceinte 120 en trois sections î une première 108, une inter-15 médiaire 109 et une seconde 111, des communications étant assurées entre celles-ci au moyen de fentes 112 dans 1'enveloppe 107 et 113 dans l'enveloppe 104. L'enceinte est en communication avec une zone de "strippage" (non représentée) au moyen d'une colonne montante de catalyseur usé 114, la descente du catalyseur dans ladite 20 colonne montante étant commandée par la vanne à opercule pleine 116. La colonne montante de catalyseur 106, munie de la vanne à creuse opercule /L18 pour la régulation de l'écoulement des solides, monte à travers l'enceinte de régénération en partant de la section 111. De l'air est fourni en écoulement parallèle aux trois sections 25 108, 109 et 111 par les conduites d'alimentation respectives 119, 122 et 124, la conduite 119 débouchant au-dessous de la grille 121 dans l'espace 108, la conduite 122 étant raccordée à la couronne distributrice 123 et la conduite 124 à la couronne 126. Des groupes de cyclones sont prévus dans la partie supérieure 103 de 30 l'enceinte, un de ces groupes étant représenté sur la figure 5. Le cyclone primaire 127 comportant l'orifice d'admission 128 et le dipleg 129 pour le retour des solides récupérés dans celui-ci, est raccordé au cyclone secondaire 131 au moyen de la conduite 132. Le cyclone secondaire comporte une évacuation de gaz effluent 35 133 et _un dipleg 134. Le fonctionnement du régénérateur de la figure 5 est sensiblement identique à celui de la figure 3 en ce sens que le catalyseur usé introduit par la colonne montante 114, est partiellement régénéré dans un premier lit dense fluidisé, maintenu dans la 40 section 108 au moyen de la combustion dans l'air, ce dernier étant 45112 13 2027158 fourni par la conduite 119 et réparti par la grille 121. La régénération du catalyseur se poursuit dans un lit dense intermédiaire maintenu dans la section 109, l'air étant fourni par la conduite 122 et réparti par la couronne 123, Le catalyseur est ensuite 5 régénéré à la concentration de carbone finale désirée dans un lit final maintenu dans la section 111 et alimenté en air de façon similaire par la conduite 124 et la couronne 126. Le catalyseur régénéré extrait de la section 111 est mis en contact, dans la colonne montante 106, avec l'apport d'hydrocarbures arrivant par 10 la conduite 120 et la vanne à opercule creuse 118. Tout ou partie de la réaction de craquage peut avoir lieu dans la colonne montante et dans les prolongements de celle-ci. En raison du plus grand diamètre de l'espace de dégagement 103, -les vitesses d'entraînement peuvent être maintenues à des niveaux raisonnablement bas, 15 ce qui est important lorsque l'on a recours à des vitesses superficielles de gaz relativement élevées dans les lits denses de la zone de régénération. Le catalyseur entraîné est récupéré dans les cyclones 127 et 131 et ramené par les diplegs 129 et 134, tandis que le gaz effluent est évacué par la conduite 133. 20 Les exemples suivants sont présentés pour illustrer et compa rer la méthode de la présente invention pour la régénération du catalyseur de craquage, dans l'un quelconque des systèmes représentés par les dessins, avec la méthode de régénération classique. Dans tous les cas, un catalyseur de granulométrie moléculaire du 25 commerce est régénéré par l'air. Le catalyseur a été précédemment mis en contact avec du gas oil lourd dans des conditions de craquage à l'intérieur d'une zone de réaction et a été ensuite "strippé" du coke "strippable" dans une zone de "strippage". Après le "strippage" le coke résiduaire contient environ 7 pour cent, 30 en poids, d'hydrogène. Exemples 1A & 1B Le catalyseur usé est amené à une cadence de 454 kg à la seconde à une zone de régénération pourvue de deux lits denses séparés. La température d'admission du catalyseur est d'environ 35 510°C et il contient 0,85 pour cent en poids, de carbone. Le catalyseur est régénéré jusqu'à 0,05 pour cent, en poids, de carbone et sa température de sortie est réglée à 677°C. Les vitesses superficielles des gaz sont maintenues à deux niveaux, 0,75 m à la seconde dans l'Exemple 1A et 1,35 m à la seconde dans l'Exemple 1B. 40 La concentration d'oxygène dans les gaz quittant les lits est 69 45112 « 2027158 réglée à 0,3 mole pour cent. Le pourcentage d'élimination du carbone varie entre Q et 100 pour cent dans le premier lit, sur la base de 1*élimination totale du carbone dans la zone de régénération. Les Tableaux 1A et 1B résument les données relatives 5 à ces exemples comparatifs. La comparaison des résultats des opérations ëtagéai avec ceux de la régénération classique à étage unique inscrits dans la dernière colonne du tableau 1A, montre que la cloison doit être positionnée de façon qu'au moins 30 pour cent, en poids, du bilan 10 total soient maintenus dans le premier lit quand on utilise des vitesses superficielles de gaz de 0,75 mètres à la seconde, et qu'à mesure que ledit pourcentage augmente, le bilan total requis soit diminué et atteigne un minimum aux alentours de 76,5%. Le bilan total correspondant est alors de 71% seulement de celui du 15 procédé de régénération classique à étage unique. Le premier groupe de colonnesmontre que le procédé par étage peut effectivement avoir un effet contraire sur les impératifs de bilan total. La comparaison des résultats des opérations avec des vitesses de gaz de 1,35 mètre à la seconde, tels qu'ils sont présentés sur 20 le Tableau 1B, montre que l'effet de l'étagement et des positions de cloison sont identiques, et que le cloisonnement devient plus avantageux à mesure que les vitesses superficielles de gaz passent de 0,75 à 1,35 mètre à la seconde. A la vitesse élevée, le bilan optimal total nécessaire pour la régénération étagée est seulement 25 62% de celui du procédé de régénération classique à étage unique. TABLEAU 1A . Régénération à deux étages d'un catalyseur de craquaga avec 0,85% de dépôts carbonés pour des vitesses superficielles de gaz de ETAGE Premier Second Premier Second Premier Se- i cond Premier Second Premier Second Pre- ' mier Second Pourcentage de carbone éliminé dans l'étage 16,7 83,3 33,3 66,7 50,0 50,0 66,7 33,3 83,3 16,7 100,0 — Débit du catalyseur(A l'excl.des dépôts) -kg/sec. 454 454 454 454 454 454 454 454 454 454 454 Temp.d'adm. du Cat. °C 510 538 510 566 510 593 510 621 510 649 510 - Temp.de sortie du Cat.°C 538 677 566 677 593 677 621 677 649 677 677 - Press.au-dessus du lit gr/cm2 1120 1120 1120 1120 1120 1120 1120 1120 1120 1120 1120 — Concentration de 0' dans le gaz sortant du lit -mole % 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 Carbone sur le catalyseur Poids % à l'entrée 0/85 0,72 0,85 0,58 0,85 0,45 0,85 0,32 0,35 0,18 0,85 Carbone sur le catalyseur à la sortie - Poids % 0,72 0,05 0,58 0,05 0,45 0,05 0,32 0,05 0,10 0,05 0,05 Bilan sur la base du bilan total - Poids % 20,6 79,4 31,2 68,8 41,9 58,1 56,3 43,7 76,5 23,5 100,0 Bilan total du catalyseur - Kgs 259 .430 239 .618 212 .960 188. 530 175 .439 247 .260 Rapport des bilans totauj (deux étages/un étage) p 1 ,05 0 ,97 0 ,86 o, 76 0, 71 1 ,00 O -^3 NJ H ui K> O Kî Cn 00 TABLEAU 1B Régénération à deux; étages d'un catalyseur de craquage avec 0/85% de dépôts carbonés pour des vitesses superficielles de gaz de ETAGE Premier Second . > J J IH Premier (JcU » Second Premier Second Premier Second Premier Se- "■ cond Premier Second Pourcentage de carbone éliminé dans l'étage 16,7 83,3 33,3 66,7 50,0 50,0 66,7 33,3 83,3 16,7 100,0 «Ml Débit du catalyseur (A l'excl.des dépôts) -Tcg/sec. 454 454 454 454 454 454 454 454 454 454 454 Temp.d'adm.du Cat. °C 510 538 510 566 510 5î)3 510 593 510 649 500 - Temp.de sortie du Cat.°C 538 677 566 677 593 677 621 677 649 677 677 - Press.au-dessus du lit gr/cm2 1120 ! ! 1120[ 1120 1120 1120 1120 1120 1120 1120 1120 1120 Concentration de O2 dans le gaz sortant du lit -mole % 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 0/3 Carbone sur le catalyseur à 1*entrée - Poids % 0,85 0,72 0j 85 0,58 0,85 0,45 0/85 0,32 0/85 0,18 0,85 ■ Carbone sur le catalyseur à la sortie - Poids % 0,72 0,05 0,58 0,05 0,45 0,05 0,32 0,05 0/18 0,05 0,05 Bilan sur la base du bilan total - Poids % 23,0 77,0 32,3 67,7 40,6 59,4 52,7 47,3 73,3 26,7 100,0 Bilan total du cataly-sur - Kgs 197 .352 179 .381 153. 404 128. 434 113. 624 182. 262 Rapport des bilans totaux (deux étages/un étage) 1/ 08 0 ,98 0/ 84 o, 71 o, 62 1, 00 O ~JO .t* en JO K NJ O K> M en oo 69 45112 17 2027158 Exemples 2A & 2B Dans ces exemples comparatifs, les conditions, nombre d'étages et proportion progressive de carbone à éliminer du catalyseur par régénération sont les mômes qu'aux exemples 1A et 1B, à part 5 que les concentrations effectives de carbone sur le catalyseur sont plus fortes, la concentration à l'entrée étant de 0,90 pour a cent, en poids, et la concentration à la sortie étant de 0,10 pour cent, en poids. Les données correspondantes sont résumées sur les Tableaux 2A et 2B. 10 Les résultats de ces exemples comparatifs démontrent les mômes tendances que celles indiquées par les Exemples 1A et 1B. Cependant, en raison de la plus forte proportion de carbone sur le catalyseur régénéré du second étage, l'effet du procédé par étages n'est pas tout à fait si prononcé: pour une vitesse du gaz 15 de 0,75 mètre par seconde, le bilan total minimal nécessaire est d'environ 88% et d'environ 84% pour une vitesse de 1,35 mètre par seconde. TABLEAU 2A Régénération à deux étages d'un catalyseur de craquaga avec 0,9% de dépûts carbonés pour une vitesse superficiel!a des gaz de 0,75 m par seconde . ETAGE Premier Second Premier Second Premier Second Premier Second Pourcentage de carbone éliminé dans l'étage 50/0 50,0 66,7 33,3 83,3 16,7 100,0 «M Débit du catalyseur(A l'excl.des dépôts) -kg/sec. 454 454 454 454 454 454 454 Temp.d'adm.du Cat °C 510 593 510 621 510 649 510 - Temp.de sortie du Cat.°C 593 677 621 677 649 677 677 - Press.au-dessus du lit gr/cm2 1120 1120 1120 1120 1120 1120 1120 Concentration de Cp" dans le gaz sortant du lit -mole % 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 Carbone sur le catalyseur à l'entrée - Poids % 0,90 0,50 0,90 0,37 0,90 0,23 0,90 Carbone sur le catalyseur à la sortie - Poids % 0,50 0,10 0,37 0,10 0,23 0,10 0,10 Bilan sur la base du bilan total - Poids % 49,7 50,3 63,6 36,4 81,0 19,0 100,0 M Bilan total du catalyseur - Kgs 169. 280 155.808 149.639 170. 232 Rapport des bilans totaux (deux étages/un étage) o, 99 0,92 0,88 1/ 00 o •«o TABLEAU 2B Régénération à deux étages d'un catalyseur de craquage avez 0,9% de dépôts carbonés pour des vitesses superficielles de gaa de ETAGE Premier Second • Premio,:: Second Premier Second: Premier Second Pourcentage de carbone éliminé dans l'étage 50/0 50,0 66/7 33,3 83,3 16,7 100,0 Débit du catalyseur(A l'excl.des dépôts) -• kg/sec. 454 454 454 454 454 454 454 Temp.d'adm.du Cat. °C 510 593 510 621 510 649 510 - Temp.dè sortie du Cat.°C 593 677 621 677 649 677 677 - Press.au-dessus du lit gr/cm2 1120 1120 1120 1120 1120 112C 1120 «M concentration de O2 dans le gaz sortant du lit -mole % 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 Carbone sur le catalyseur à l'entrée - Podids % 0,90 0,50 0,90 0,37 0,90 0,23 0,90 _ Carbone sur le catalyseur à la sortie - Poids % 0,50 0,10 0,37 0,10 0,23 0/10 0,10 Bilan sur la base du bilan total - Poids % 51,9 48,1 63,4 36,6 80,0 20,0 100,0 Bilan total du catalyseur - Kgs 109. 860 96. 070 88. 132 105. 550 Rapport des bilans totaux (deux étages/un étage) 1/ 04 0, 91 o, 84 1/ 00 Cn N) 10 NJ O K3 en 00 69 45112 20 2027158 Exemples 3A & 3B Les conditions, nombre d'étages et la proportion progressive de carbone éliminé du catalyseur sont encore les niâmes que dans les exemples précédents, tandis que les concentrations 5 effectives de carbone sur le catalyseur sont maintenues à des niveaux encore plus élevés: 1,05 pour cent, en poids, de carbone sur le catalyseur usé et 0,25 pour cent, en poids, de carbone sur le des catalyseur régénéré. Les Tableaux 3A et 3B donnent un résumé/données Avec l'ensemble particulier de conditions de fonctionnement 10 utilisées dans ces exemples, on constate qu'il existe une limite supérieure de concentration de carbone à laquelle le catalyseur peut être régénéré par un procédé par étagesavec des résultats intéressants, par exemple: pour une vitesse superficielle du gaz de 0,75 mètre/seconde il existe un écart entre les étages pour 15 l'élimination de 83,3% de carbone dans le premier lit par rapport à la régénération à étage unique. Pour des positions différentes du déflecteur, la comparaison est en faveur de la régénération à étage unique. Pour une vitesse superficielle de 1,35 mètre/seconde le 20 procédé par étage ne présente pas d1intérêt en ce qui concerne les impératifs de bilan, et la retenue la plus faible est réalisée par des opérations à un étage. TABLEAU 3A Régénération à deux étages d'un catalyseur de craquage avec 1/05% de dépôts carbonés pour des vitesses superficielles de gaz de 0.75 m par seconde ETAGE Pourcentage de carbone éliminé dans l'étage Débit du catalyseur(A l'excl.des dépôts) -kg/sec. 454 Temp.d'aditudu Cat,°C 510 Temp.de Sortie du Cat.°C 593 Press.au-dessus du lit gr/cm2 1120 2 Concentration de O dans le gaz sortant du lit -mole % 0/3 Premier Second 50/0 50,0 454 593 677 1120 Carbone sur le catalyseur à l'entrée - Poids % 1,05 Carbone sur le catalyseur à la sortie - Poids % 0,62 Bilan sur la base du bilan total - Poids % Bilan total du catalyseur - Kgs Rapport des bilans totaux (deux étages/un étage) 0,3 0,65 0/25 54/1 45,9 135.805 1,09 Premier Second 66,7 33,3 454 510 621 1120 0,3 1,05 0,52 67/6 454 621 677 1120 0,3 0/52 0,25 32,4 128.094 1,03 Premier Second 83,3 16,7 454 510 649 1120 0,3 1,05 0,38 83,2 454 649 677 1120 0,3 0,33 0,25 16/8 123.648 0,99 Premier Second 100,0 454 510 677 1120 0/3 1,05 0,25 100,0 , -124.692 1,00 O vO Cn N> to M O KJ •*>4 » Cn CD TABLEAU 3B Régénération à deux étages d'un catalyseur de craquage ave a 1,05% de dépôts carbonés pour des vitesses superficielles de gaz de 1.35 m par seconde ETAGE Premier- Second Premier Second Premier Second Premier Second Pourcentage de carbone éliminé dans l'étage 50,0 50/0 66/7 33,3 83,3 16,7 • 100/0 Débit du catalyseur(A l'excl.des dépôts) -kg/sec. 454 454 454 454 454 454 454 Temp.d'adm.du Cat. °C 510 . 593 510 621 510 649 510 — Temp.de sortie du Cat.°C 593 677 621 677 649 677 677 — Press.au-dessus du lit gr/cm2 1120 1120 1120 1120 1120 112C 1120 Concentration de O2 dans le gaz sortant du lit -mole % 0,3 0/3 0,3 0/3 0/3 0,3 0,3 Carbone sur le catalyseur à l'entrée - Poids % 1,05 0/65 1/05 0,52 1/05 0,38 1,05 Carbone sur le catalyseur à la sortie - Poids % 0,65 0,25 0,52 0,25 0,38 0,25 0/25 Bilan sur la base du bilan total - Poids % 61,1 38/9 70,8 29,2 83,9 16,1 100/0 Bilan total du catalyseur - Kgs 76.656 68. 038 61.779 59.647 Rapport des bilans totaux (deux étages/un étage) 1/29 1/ 14 1/04 1,00 O vO -fc» Ln K> fo N) hO O hO en 00 45T12 23 2027158 Exemples 4ft, & 4B Ces exemples comparatifs démontrent 1'effet bénéfique du système à étages lorsque l'on régénère en un, deux, trois et quatre étages, 545 kg/seconde de catalyseur usé ayant 1,01 pour 5 cent de carbone, en poids, à une concentration finale du catalyseur complètement régénéré de 0,05 pour cent, en poids. La température d'entrée du catalyseur est de 510°C et la température de sortie est maintenue à 677°C. La concentration d'oxygène à la sortie est maintenue à 0,3 mole pour cent, et les vitesses super-10 ficielles du gaz sont encore de 0,75 et 1,35 mètre/seconde. Les données de ces exemples comparatifs sont indiquées par les Tableaux 4A et 4B. Ces exemples démontrent l'amélioration supplémentaire obtenue par l'inclusion d'étages intermédiaires. L'opération de chaque 15 étage est conduite aux alentours des conditions optimales pour rendre les comparaisons significatives. Là encore, les effets du système à étages sont plus prononcés aux vitesses superficielles les plus élevées des gaz. Il est évident que l'utilisation de plus de trois étages dans le procédé ne produira que des avan-20 tages supplémentaires marginaux en ce qui concerne les impératifs de bilan; cependant, le temps passé aux températures élevées se trouvera réduit, ce qui réduit ainsi la sévérité d'ensemble du procédé. o- TABLEAU 4A Régénération à étages multiples d'un catalyseur de craquage avec 1/01% de dépôts Ccirbonés pour des vitesses superficielles de ga2 NOMBRE D'ETAGES 1 2 3 1 4 ETAGE 1 1 2 1 2 3 1 2 3 4 Débit du catalyseur(A l'excl.des dépôts) -kg/sec. 545 545 545 545 545 545 545 545 545 545 Temp.d'adm.du Cat.°C 510 510 649 510 635 663 510 635 649 663 Temp.de sortie du Cat.°C 677 649 677 635 663 677 635 649 663 677 Press.au-dessus du lit gr/cm2 1120 1120 1120 1120 1120 1120 1120 1120 1120 1120 Concentration de O2 dans le gaz sortant du lit -mole % 0/3 0/3 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 3,3 0,3 Carbone sur le catalyseur à l'entrée - Poids % 1/01 1,01 0,21 1/01 0,29 0,13 1,01 0,29 3,21 0,13 Carbone sur le catalyseur à la sortie - Poids % 0/05 0,21 0/05 0,29 0,13 U) O O 0,29 0,21 0,13 0,05 Bilan sur la base du bilan total - Poids % 100 75 25 69 18 13 70 8 9 13 Bilan total du catalyseur - Kgs 356.068 241.945 227.929 226.024 Rapport des bilans totaux (Etages -multiples/un étage)1,00 0,68 0,64 0,63 en ro t\> hO O -*■4 Cn 00 TABLEAU 4B Régénération à étages multiples d'un catalyseur de craquage avec 1,01% de dépôts carbonés pour des vitesses superficielles de gaz NOMBRE D'ETAGES 1 2 3 4 ETAGE 1 1 2 1 2 3 1 2 3 4 Débit du catalyseur(A l'excl.des dépôts) — kg/sec. 545 545 545 545 545 545 545 545 545 545 Temp.d'adm.du Cat.°C 510 510 649 510 635 663 510 535 649 663 Temp.de sortie du Cat.°C 677 649 677 635 663 667 635 549 663 677 Press.au-dessus du lit gr/cm2 1120 1120 1120 1120 1120 1120 1120 1120 1120 1120 2 Concentration de 0 dans le gaz sortant du lit -mole % 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 Carbone sur le catalyseur à l'entrée - Poids % 1,01 1,01 0,21 1,01 0,29 0,13 1,01 0,29 0,21 0,13 Carbone sur le catalyseur à la sortie - Poids % 0,05 0,21 0,05 0,29 0,13 0,05 0,29 0,21 0,13 0,05 Bilan sur la base du bilan total - Poids % 100 71 29 66 18 16 67 8 9 16 Bilan total du catalyseur - Kgs 262.402 152.814 140.975 139. 070 Rapport des bilans totaux (Etages multiples/un étag4l,00 0,58 0,54 o, 53 O -O in ts> W1 ro o KJ Cn co 69 45112 REVENDICATIONS 1. Un procédé de régénération-d'un catalyseur usé de conversion des hydrocarbures, sur lequel s'est déposée une matière carbonée, comprenant l'introduction continue de ce catalyseur usé de conver— 5 sion d'hydrocarbures à une température d'admission élevée dans une zone de combustion, le maintien d'un lit fluidisé dudit catalyseur dans ladite zone avec une' phase diluée dudit lit superposée à une phase dense dudit lit, et la mise en contact dudit lit avec un gaz contenant de l'oxygène dont la teneur en oxygène est au 10 moins équivalente à celle de Ifeir dans des conditions permettant d'éliminer par combustion lesdits dépôts carbonés dudit catalyseur usé de conversion d'hydrocarbures, caractérisé par le partage de la phase dense du lit en un premier lit et un second lit avec une phase diluée commune qui leur est superposée, le catalyseur 15 usé de conversion d'hydrocarbures étant introduit continuellement dans le premier lit pour un traitement avec un premier courant gazeux contenant de l'oxygène de manière à éliminer, par combustion, une partie desdits dépôts carbonés, lesdites conditions comprenant une température d'au moins 593°C environ et supérieure d'au moins 20 55°C environ à ladite température élevée d'admission, l'introduction continue du catalyseur partiellement régénéré, issu du premier lit, dans le second lit pour être mis en contact avec un nouveau courant gazeux contenant de l'oxygène dans des conditions permettant d'éliminer par combustion une nouvelle partie desdits dépôts 25 carbonés jusqu'à une concentration de carbone, dans le catalyseur, inférieure à environ 0,25 pour cent, en poids, lesdites conditions dans le second lit comprenant une température comprise entre 607°C et environ 732°C, et au moins supérieure de 14°C environ à la température du premier lit. 30 2. Un procédé selon la revendication 1 caractérisé par le fait que la concentration de carbone du catalyseur après traitement dans le second lit est inférieure à 0,10 pour cent, en poids, environ. 3. Un procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé par le 35 fait qu'une majeure partie des dépôts carbonés est éliminée dans le premier lit à une température comprise entre environ 593°C et environ 690°C, et par le fait que le complément desdits dépôts Ccirbonés est éliminé dans le second lit à une température comprise entre environ 620°C et environ 718°C. 40 4. Un procédé selon la revendication 3, caractérisé peu: le fait 2027158 69 45112 27 2027158 que ladite majeure partie se monte au moins à 65 pour cent environ du total desdits dépôts carbonés éliminés. 5. Un procédé selon la revendication 1/ 2, 3 ou 4, caractérisé peu: le fait que les vitesses superficielles des gaz sont maintenues 5 entre environ 0,38 m et environ 1,80 m à la seconde dans la partie inférieure de la zone de combustion. 6. Un procédé selon la revendication 5, caractérisé par le fait que les vitesses superficielles sont maintenues entre environ 0,60 m et environ 1,35 m à la seconde. 10 7. Un procédé selon la revendication 1, 2, 3, 4, 5 ou 6, caractérisé par le fait que la teneur en oxygène du gaz effluent résultant de la combustion de la matière carbonée dans la zone de combustion est maintenue entre 0,1 et 1,0 mole pour cent environ. 15 8. Un procédé selon la revendication 1, 2, 3, 4, 5, 6 ou 7, dans lequel le catalyseur partiellement régénéré provenant du premier lit est encore mis en contact avant son introduction dans le second lit, dans un lit fluidisé intermédiaire de matériau en particules, avec un courant gazeux intermédiaire contenant de l'oxy- 20 gène, dans des conditions favorisant une combustion plus poussée des dépôts carbonés, lesdites conditions comprenant une température intermédiaire entre celle du premier lit et celle du second lit et supérieure d'au moins 14°C à la température du premier lit.