La présente invention a notamment pour objet un appareil pour la concentration et la cristallisation de solutions, par exemple de solutions contenant du sucre, et peut être appliquée dans les industries alimentaire, chimique et autres. On connait des appareils pour la concentration et la cristallisation de solutions, comprenant un corps réalisé sous la forme d'une enceinte dont les parois sont étanches aux fluides, dans la partie inférieure duquel, au-dessous du niveau de la solution, est placé un dispositif pour le chauffage de la solution, et dans la partie supérieure duquel, au-dessus du niveau de la solution, est placé un dispositif prévenant les incrustations sur la surface des parois du corps (de l'enceinte). Ce second dispositif peut Outre conçu de différentes manières, par exemple : sous la-forme de segments creux épousant la forme du corps de l'appareil et entre lesquels passent des pales fixées sur un arbre tournant (certificat d'auteur d'invention n0 13 3420 délivré en URSS) ; sous la forme d'éléments élastiques (plaques, fils) vibrant sous l'action de jets de solution (certificat d'auteur d'invention n0 178 355 délivré en URSS, brevet n0 1254 588 délivré en R.F.A.) ; sous la forme de plusieurs corps de révolution montés avec excentration et roulant librement l'un dans l'autre (certificat d'auteur d'invention n0 216 616 délivré en URSS) ; sous la forme d'éléments disposés non parallèlement au corps et constituant des zones de divers systèmes polycristallins, aux frontières desquelles cesse la croissance des cristaux qui se déposent (brevet n0 1 358 330 délivré en Grande-Bretagne) ; sous la forme de buses pour la pulvérisation de la solution non saturée initiale sur les parois de l'appareil situées au-dessus de la surface de la solution saturée en circulation (certificat d'auteur dtintention n0 272 269 délivré en URSS, brevet n0 1 444 230 délivré en France, brevets n0 1 140 948 et 1 141 639 délivrés en Grande-Bretagne, brevet n0 67 955 délivré en Pologne). Parmi les appareils énumérés, selon l'avis des auteurs de la présente invention, l'appareil le plus proche au point de vue conception de celui faisant l'objet de l'invention est l'appareil décrit dans le brevet n0 1 444 230 délivré en France. Dans cet appareil, le dispositif de chauffage de la solution est situé dans la partie inférieure de l'enceinte, au-dessous du niveau de la solution, et est réalisé sous la forme d'un échangeur thermique avec une cavité remplie de vapeur de chauffe, tandis que le dispositif prévenant les incrustations sur les surfaces intérieures des parois de l'enceinte est situé dans la partie supérieure de l'enceinte, au-dessus du niveau de la solution. Ledit dispositif prévenant les incrustations est constitué par une série de buses de pulvérisation alimentées par l'intermédiaire de tubes en solution non saturée du produit à traiter dans l'appareil. Les buses de pulvérisation arrosent avec ladite solution non saturée les parois intérieures de lten- ceinte, sur lesquelles se forment des dép8ts cristallisés (incrustations). L'excès d'eau contenu dans la solution non saturée dissout les dépôts cristallisés en cours de formation. Toutefois, pendant l'utilisation d'un tel appareil, on se heurte à des difficultés notables. Par suite des éclaboussures de solution bouillante sur les tubes amenant la solution, sur les buses de pulvérisation et sur les parties des parois du corps qui se trouvetal-dessus des buses, il est impossible d'éviter complètement les dépôts de cristaux sur les surfaces intérieures de l'appareil. En outre, la présence d'un grand nombre de buses de pulvérisation complique la conception de l'appareil et son entretien. Les complications énumérées ne permettent pas d'organiser un fonctionnement prolongé de l'appareil en régime continu.L'appareil doit trie périodiquement arrêté et traité à la vapeur pour dissoudre et chasser les dépôts cristallisés (incrustations) se formant sur les parois de la partie supérieure de l'enceinte, non immergées dans la solution. Le but de l'invention est de supprimer les complications indiquées. On s'est proposé pour cela de créer un appareil pour la concentration et la cristallisation de solutions, dans lequel le dispositif prévenant les incrustations serait réalisé de façon à permettre de prévenir complètement l'apparition d'incrustations sur la surface intérieure des parois du corps de l'appareil, de prolonger la durée de service de l'appareil en régime continu, tout en étant de conception simplifiée. La solution consiste en un appareil pour la concentration et la cristallisation de-solutions, comprenant un corps réalisé sous la forme d'une enceinte dont les parois sont rendues étanches aux fluides, et dans la partie inférieure dè laquelle, au-dessous du niveau de la solution, est placé un dispositif pour le chauffage de la solution, constitué par un échangeur thermique dont la cavité est remplie de vapeur en circulation faisant office de caloporteur, et dans la partie supérieure de laquelle, au-dessus du niveau de la solution, est placé un dispositif prévenant les incrustations sur les surfaces intérieures des parois de l'enceinte, ledit appareil étant caractérisé, d'après l'invention, en ce que ledit dispositif prévenant les incrustations se présente sous forme d'un écran perméable aux fluides et dont les parois sont disposées, par rapport aux parois de la partie supérieure de l'enceinte, avec un écartement mis en communication avec une source de fluide. La réalisation du dispositif prévenant les incrustations sous la forme d'un écran permet d'empêcher les éclaboussures de solution d'atteindre les surfaces intérieures des parois du corps et la réalisation de l'écran lui-même en un matériau perméable aux fluides (vapeurs et liquides), ainsi que la disposition de cet écran avec un écartement par rapport aux parois du corps, permettent de prévenir la formation de dépôts cristallisés (incrustations) sur les parois de l'écran lui-même. Quand le fluide, par exemple la vapeur saturée humide, arrive dans l'écar- tement derrière l'écran, il remplit l'écartement et sty condense en mouillant les parois de l'écran protecteur perméable. Les éclaboussures de solution atteignant la surface humide de l'écran ne peuvent sty fixer et glissent vers le bas, aussi ne se forme-t-il pas dtincrustations dans la partie supérieure, non remplie de solution, du corps. Ceci permet d'augmenter notablement la durée de service de l'appareil en régime continu. Il est avantageux que les bords inférieurs de ltécran perméable soient situés au-dessous du niveau de la solution. Dans ce cas, la solution ayant rempli l'écartement entre l'écran et les parois du corps forme un Joint hydraulique qui s'oppose à la sortie de la vapeur dans l'espace situé au-dessus du niveau de la solution en passant par dessous l'écran protecteur, ce qui permet de créer dans l'écartement formé derrière l'écran une surpression du fluide (vapeur) par rapport à la pression (ou la dépression) régnant dans l'espace utile de l'appareil. Dans l'écartement entre l'écran et les parois de l'enceinte on peut monter des cloisons partageant cet écartement en plusieurs chambres isolées les unes des autres et dont chacune est mise en communication avec une source de fluide. Une telle réalisation constructive de l'appareil permet de diminuer la consommation totale de vapeur gracie à son admission en quantités plus faibles dans les zones où la formation des incrustations est moins intense. L'appareil peut être doté d'une conduite de raccordement mettant l'écartement entre l'écran perméable et les parois de L'enceinte en communication avec la cavité du dispositif de chauffage de la solution. Ceci permet d'amener sur l'écran la vapeur usée (d'échappement) en provenance de la cavité du dispositif de chauffage de la solution, et de supprimer complètement ou d'abaisser notablement la consommation de fluide en provenance de sources de fluide extérieures pour la prévention des incrustations. Il est avantageux que le bout inférieur de la conduite de raccordement soit situé dans la zone inférieure de la cavité du dispositif de chauffage de la solution, zone qui est remplie par le condensat de la vapeur. faisant office de caloporteur. Cela permet d'évacuer le condensat de la vapeur de chauffe s'accumulant dans le dispositif de chauffage de la solution, par "expulsion" dans la conduite de raccordement en commun avec une partie de la vapeur usée (d'échappement), et d'utiliser ce condensat en tant que fluide pour la prévention des incrustations (en partie sous forme liquide et en partie sous forme de vapeur résultant de l'ébullition spontanée du condensat). La conduite de raccordement peut être dotée d'un purgeur de condensat à fermeture ou soupape hydraulique. Ce purgeur peut évacuer en partie ou entièrement la phase liquide, tout en permettant l'utilisation, pour la prévention des incrustations, de la vapeur résultant de l'ébulition spontanée du condensat dans la conduite de raccordement. Pour une meilleure compréhension de l'invention, des exemples non limitatis de réalisation de l'appareil sont décrits dans ce qui suit, avec références aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 représente un appareil conforme à l'invention (vue en coupe longitudinale #suivant un plan vertical) - la figure 2 représente une vue en coupe suivant Il-Il de la figure 1 - la figure 3 représente une zone du corps de l'appareil avec l'écran perméable et avec les cloisons partageant l'écar- tement entre ledit corps et ledit écran en chambres isolées (vue en coupe longitudinale suivant un plan vertical). L'appareil pour la concentration et la cristallisation de solutions comprend un corps creux réalisé sous la forme d'une enceinte close (figures 1 et 2) dont les parois sont étanches aux fluides (gaz, vapeur et liquides). La partie inférieure de la cavité dudit corps reçoit la solution à concentrer (par évaporation) ou à cristalliser. Dans cette même partie inférieure, au-dessous du niveau de la solution, est placé un dispositif pour le chauffage de la solution. Ce dispositif peut être réalisé aussi bien fixe que mobile et le moyen de chauffage peut être soit un élément chauffant électrique, soit un échangeur thermique dans la cavité de laquelle arrive un fluide caloporteur. Dans l'exemple condidéré de réalisation de l'appareil, le dispositif 2 de chauffage de la solution est réalisé de façon à pouvoir se déplacer (tourner) et est destiné au brassage de la solution simultanément avec son chauffage. Le dispositif 2 comporte des tubes chauffants 3 disposés parallèlement et dont chacun est raccordé par un de ses bouts à un collecteur 4 (figure 1), et par son second bout, à un collecteur 5. Le collecteur 4 et le collecteur 5 comportent chacun un tourillon d'appui creux 6. Les cavités des collecteurs 4 et 5 et les canaux des tubes 3, mis en communication entre eux, constituent la cavité du dispositif 2 de chauffage de la solution, remplie de fluide caloporteur (vapeur de chauffe) pendant la marche de l'appareil. Les tubes 3 passent à travers des trous percés dans des cloisons de compartimentage 7 ayant la forme de disques et partageant la partie inférieure de la cavité utile de l'appareil en plusieurs compartiments. Les cloisons 7 tournent en commun avec le dispositif 2 de chauffage de la solution. L'appareil est doté d'une conduite de vapeur 8 amenant la vapeur de chauffe au collecteur 4 et aux tubes chauffants 3, de tubulures 9 (figure 2) amenant la solution à traiter aux compartiments respectifs de l'appareil, et d'une tubulure 10 (figure 1) pour l'évacuation de la solution traitée. La partie supérieure de l'enceinte 1 n'est pas remplie de solution. L'espace au-dessus de la solution peut être mis en communication avec un circuit de vide (non représenté sur le dessin) par un tube 11. Cet espace est destiné à séparer des éclaboussures de solution la vapeur se dégageant de celle-ci. Dans ladite partie supérieure, non remplie de solution, de l'enceinte 1, est placé un dispositif prévenant la formation de dépôts cristallisés (incrustations) sur les surfaces intérieures des parois de l'enceinte. Il est réalisé sous la forme d'un écran 12 perméable aux fluides (vapeur et liquide), dont les parois sont placées à une certaine distance des parois de la partie supérieure de l'enceinte 1 et forment entre elles et ces parois un écartement 13. L'écartement 13 est mis en communication par une tubulure 14 avec une source de fluides (vapeurs, liquides). En passant à travers l'écran protecteur perméable 12, le fluide humidifie ses surfaces orientées- vers la cavité utile de lten- ceinte. Le dispositif prévenant les incrustations, réalisé sous la forme d'un écran protecteur perméable 12, supprime complètement l'apparition de dépôts cristallisés (incrustations) sur les parois de la partie supérieure du corps (enceinte), assure la prolongation des durées de service de l'appareil en régime continu, contribue à l'amélioration de la qualité des produits extraits des solutions par cristallisation. Le matériau constituant les parois perméables de l'écran peut être un métal fritté poreux sous forme de feuilles obtenues par laminage et frittage à partir de poudres d'acier i#noxydable, de titane ou d'un autre métal non corrodable lors du passage de la vapeur d'eau à travers l'écran. Dans le cas où l'appareil est utilisé dans une industrie chimique dans laquelle on emploie non pas la vapeur, mais d'autres fluides, le matériau des parois permeables de l'écran est choisi parmi les matériaux non corrodables lors de leur contact avec ces fluides. Pour créer dans l'écartement derrière l'écran perméable une surpression de vapeur par rapport à la pression ou (de la déression) régnant dans la cavité utile supérieure, non remplie de solution, de l'appareil, on dispose les bords inférieurs de écran perméable 12 au-dessous du niveau de la solution, comme montré sur les figures 1 et 2. La solution, en remplissant d'en bas l'écartement 13 entre l'écran 12 et la paroi de ltenceinte, constitue un Joint hydraulique empêchant la vapeur d'arriver dans l'espace au-dessus du niveau de la solution en passant par dessous l'écran perméable. Dans l'exemple de réalisation de l'appareil représenté par la figure 3, l'écartement 13 entre l'écran 12 et les parois de l'enceinte est partagé par des cloisons 15 en plusieurs chambres (compartiments) isolées les unes des autres et dont chacune peut être raccordée par des tubulures 14 à une source de fluide (vapeur, liquide). Le compartimentage de l'écran#protecteur perméable permet de diminuer la consommation totale de fluide, en l'admettant en quantités plus petites dans les zones moins suJettes à la formation de dépits cristallisés. Afin de supprimer totaleni:ent ou de réduire au minimum la consommation de fluides (vapeur, liquide) en provenance de sources extérieures pour la prévention des incrustations, il est prévu - dans l'appareil la possibilité d'utiliser à cette fin la vapeur refroidie et le condensat sortant du dispositif de chauffage de la solution. A cet effet, l'appareil est doté d'une conduite de raccordement 16 mettant en communication avec la cavité did1;oett#f de dEUep 2 l'écartement 13 situé derrière l'écran 12. Le bout inférieur 17 de la conduite de raccordement 16 est engagé dans la cavité du dispositif 2 de chauffage de la solution (dans la cavité du collecteur 5) de façon qu'il se trouve dans sa partie inférieur remplie parleomSens a vapeur de chauffe. Ceci permet d'évacuer le condensat de la vapeur de chauffe hors de la cavité du dispositif 2 de chauffage de la solution. Pendant la marche de l'appareil, la vapeur de chauffe exerce une pression sur la surface libre du condensat s'accumulant dans la zone inférieure du dispositif 2 de chauffage de la solution, et expulse le condensat de cette zone à travers le bout inférieur 17 de la conduite de raccordement 16, en commun avec une partie de la vapeur usée (d'échappement). De même que la vapeur usée (d'échappement), le condensat peut être utilisé en tant que fluide pour prévenir les incrustations (en partie à l'état liquide et en partie sous forme de vapeur résultant de l'ébullition spontanée du condensat dans la conduite de raccordement 16 par suite de la baisse brusque de la pression par rapport à celle régnant dans la cavité du dispositif 2 de chauffage de la solution). La conduite de raccordement 16 peut être équipée d'un purgeur de condensat 18 à fermeture ou soupape hydraulique 19, à travers lequel la phase liquide du condensat peut être évacuée de la conduite de raccordement 16 entièrement ou en partie, tandis que la vapeur résultant de l'ébullition spontanée du condensat durant son cheminement de la zone inférieure de la cavité du dispositif de chauffage 2 au purgeur de condensat 18 en passant par le bout inférieur 17 de la conduite 16, est amenée par la conduite de raccordement 16 dans l'écartement 13, sur écran perméable 12, et est utilisée pour prévenir les incrustations Pour l'évacuation des gaz non condensables de la cavité du dispositif 2 de chauffage de la solution, il est prévu un tube 20 dont le bout supérieur est situé dans la zone supérieure de la cavité du collecteur 5. Le purgeur de condensat 18 est équipé d'un robinet 21 pour le réglage et le maintien du rapport des phases liquide et vapeur dans le mélange vapeur-condensat amené de la cavité du dispositif de chauffage 2 à l'écartement 13. Pour le réglage de la quantité de fluide (vapeur et liquide) amenée par la conduite 16 dans l'écartement 13 sur l'écran 12, à partir dela zone inférieure de la cavité du collecteur 5, il est prévu un robinet 22. Des robinets 23 sont prévus pour la distribution du fluide dans l'écartement 13. Pour l'amenée complémentaire de fluide dans l'écartement 13 à partir d'une source extérieure, l'appareil est équipé d'une conduite 24 avec un robinet 25. L'appareil fonctionne de la façon suivante. La partie inférieure de l'appareil est remplie à travers les tubulures 9 (figure 2) de solution à traiter (à concentrer ou à cristalliser). La vapeur de chauffe, amenée par la conduite 8 (figure 1) à travers le tourillon 6 et le collecteur 4 et arrivant dans les tubes chauffants 3, chauffe la solution. Le moteur (non représenté sur le dessin) de rotation du dispositif de chauffage 2 est mis en marche. La rotation des collecteurs 4 et 5 avec les tubes chauffants 3 assure un chauffage uniforme. de la solution et son brassage ; elle fait en outre circuler les couches de solution se trouvant près des parois de la partie inférieure de l'enceinte 1 et permet d'obtenir un léchage continu des tubes chauffants 3 par la solution. Du fait de l'absence de zones de stagnation dans la partie inférieure de l'enceinte 1, il ne se forme de dépits cristallisés (incrustations) ni sur les parois de l'enceinte 1 immergées dans la solution, ni sur les surfaces mobiles du dispositif 2 chauffant et brassant la solution. La solution à concentrer ou à cristalliser arrive au premier compartiment (à gauche) de l'appareil par la tubulure 9 (figure 2), et la solution concentrée ou sursaturée contenant les cristaux ayant atteint les dimensions requises est évacuée par la tubulure 10 (figure 1). Pour régler les dimensions des cristaux formés, on admet additionnellement des solutions de diverses concentrations dans les compartiments utiles de l1ap- pareil séparés par les cloisons 7, à travers la série de tubulures 9 (figure 2) montées suivant la longueur du réservoir 1. Les gaz non condensables (air, ammoniac, etc.) s'accumulant dans la cavité du dispositif de chauffage 2 sont évacués, avec une partie de la vapeur usée (d'échappement), de la zone supérieure de la cavité du collecteur 5, en passant par le tube 20. Le fluide (condensat) résultant de la condensation de la vapeur de chauffe et s'accumulant dans la zone inférieure du dispositif 2 de chauffage de la solution est expulsé, avec une partie de la vapeur usée {d'échappement), de la zone inférieure de la cavité du collecteur 5 par la pression de la vapeur de chauffe, et, en passant par le bout inférieur 17 du tube de raccordement 16, arrive dans le purgeur de condensat 18.La vapeur résultant de l'ébullition spontanée du condensat au cours de son cheminement entre la zone inférieure du collecteur 5 et le purgeur 18, passe, en même temps que la vapeur usée, par la conduite de raccordement 16 et arrive dans l'écartement 13 entre l'écran perméable 12 et la paroi de l'enceinte 1 La vapeur arrivant dans l'écartement 13 pénètre dans les capillaires des parois perméables de ltécran 12etst condense. Le condensat "exsude" à travers les capillaires, sur le côté intérieur des parois perméables, humidifie la surface de l'écran 12 orientée vers la cavité utile de l'appareil.Les éclaboussures de solution bouillante qui atteignent la surface inférieure humide de l'écran 12 ne peuvent sty fixer et glissent vers le bas grace à l'effet de lavage du condensat ou à l'effet combiné de lavage par le condensat et de soufflage par la vapeur en excès passant à travers les capillaires, cette vapeur ne pouvant sortir autrement de l'écartement 13, car le bord inférieur de l'écran 12 est plongé dans la solution et constitue vis-à-vis de la vapeur un joint hydraulique. Outre la vapeur elle-même, on peut aussi utilìseren tant que fluide pour le lavage des éclaboussures à la surface de l'écran perméable 12, la phase liquide du condensat quisune foB arrivée dans l'écartement 13, pénètre elle aussi dans les capillaires de-l'écran perméable 12 et maintient celui-ci à l'état humide. Pour le maintien et le réglage du rapport des phases liquide et vapeur dans le mélange vapeur-condensat arrivant dans l'écartement 13 en provenance de la cavité du dispositif 2 de chauffage de la solution, il est prévu un robinet 21.En augmentant l'ouverture du robinet 21 on accroft l'évacuation du condensat à travers la soupape (fermeture) hydraulique 19, ce qui se traduit par une diminution de la teneur en phase liquide du mélange vapeur-liquide arrivant dans l'écartement 13, et, au contraire, en diminuant la quantité de condensat évacué à travers la soupape (fermeture) hydraulique 19 par diminution de l'ouverture du robinet 21, on peut augmenter la teneur en phase liquide du mélange arrivant dans l'écartement 13. Etant donné que la différence entre la pression de vapeur régnant dans la cavité du dispositif de chauffage 2 et celle crée dans l'écartement 13 (dépression) pendant la marche de l'appareil mis en communication avec un circuit de vide par l'intermédiaire du tube 11, est bien plus grande que la différence de pression dans la zone comprise entre le bout inférieur 17 de la conduite de raccordement et le purgeur de condensat 18, l'ébullition spontanée du condensat amené (à la même température) dans l'écartement 13 y est bien plus forte que dans la conduite de raccordement 16 et dans le purgeur 18, et la quantité de vapeur dégagée dans l'écartement 13 à la suite de l'ébullition spontanée du condensat est par conséquent bien plus importante dans l'écartement 13. Le réglage de la quantité de fluide (vapeur et liquide) passant par la conduite 16 en provenance de la zone inférieure de la cavité du collecteur 5 et arrivant dans l'écartement 13 derrière l'écran 12, peut s'effectuer par variation de l'ouver- ture du robinet 22, et la distribution du fluide amené dans l'écartement î3patêtre réalisée en ouvrant plus ou moins les robinets 23 (figures 1 et 3). Ltadmission complémentaire de fluide dans l'écartement 13, à partir d'une source extérieure, peut s'effectuer par la conduite 24, en ouvrant le robinet 25. Quand l'admission de vapeur dans l'écartement 13 derrière l'écran 12 est uniforme et bien réglée, les dépôts cristallisés (incrustations) ne peuvent se former sur les surfaces intérieures des parois de l'enceinte 1, et l'appareil peut fonctionner en régime continu pendant un temps prolongé. Si, pour des raisons techniques (panne dans le circuit d'alimentation en fluide) ou par suite d'un réglage incorrect de l'admission de fluide, des incrustations se sont déjà formées et constituent une couche trop épaisse, pour les éliminer il n'est pas nécessaire d'arrêter l'appareil. Il suffit d'augmenter le débit de fluide admis dans l'écartement 13 et, une fois la couche d'incrustations éliminée par lavage, de diminuer de nouveau le débit de fluide Jusqu'à la valeur optimale. Il est particulièrment commode d'éliminer une couche d'incrustations déjà déposée en utilisant un écran protecteur poreux 12 (figure 3) compartimenté.Dans ce cas on admet des quantités différentes de vapeurs dans les différents compartiments, les plus grandes quantités. étant admises sur les zones de l'écran protecteur où la couche d'incrustations formée est la plus épaisse. Les appareils réalisés conformément à la présente invention peuvent être utilisés non seulement pour la concentration et la cristallisation de solutions, mais aussi pour la réalisation d'autres processus analogues, avec ou sans raccordement d'un circuit de vide à l'appareil. Plus bas on donne les résultats des essais d'un appareil conforme à la présente invention, pour la cristallisation de masses-cuites, d'une capacité de productionssexprimée en betteraves, de 200 tonnes par Jour, avec une surface de l'écran protecteur perméable de 16 m2 (en feuilles poreuses de métal de 1,5 à 2 mm d'épaisseur et à porosité de 30 %), raccordé à un circuit de vide créant dans l'espace utile de ltenceinte, au-dessus de la solution (masse-cuite), une dépression atteignant -0,8 kg/cm . Les essais exécutés ont montré que, pour prévenir la formation de dépots cristallisés (incrustations) sur les parois de la partie du corps non remplie de solution, il suffisait d'admettre dans l'écartement 13, derrière l'écran perméable 12, de 10 à 20 kg/h de vapeur d'eau saturée humide par mètre carré de surface d'écran. L'admission d'une telle quantité de vapeur derrière l'écran ne perturbe pas le fonctionnement du circuit de vide et ne provoque pas la dilution de la solution à cristalliser. En cas d'interruption de l'admission de vapeur derrière l'écran, les éclaboussures de solution commençent, au bout de 20 à O~minutesZà se cristalliser sur les parois situées audessus du niveau de la solution ; la vitesse de croissance des dépits cristallisés dépend du degré de sursaturation de la solution, de la valeur de la dépression (du vide) dans l'appareil et d'autres facteurs. Après réadmission de la vapeur dans 11 écartement derrière l'écran perméable, les dépôts cristallisés sont peu à peu éliminés par lavage des parois de l'écran, mais la vitesse de ce lavage dépend de l'épaisseur du dépôt cristallisé ayant eu le temps de se former, du degré de déshydratation (de séchage) du dépôt et, dans certains cas, il peut être nécessaire d'admettre temporairement derrière l'écran perméable (pour accélérer le lavage) des débits de vapeur dépassant 10 à 20 kg/h. Si le débit de vapeur saturée humide est correctement réglé, l'écran poreux humidifié par la vapeur protège d'une manière sûre l'espace au-dessus de la solution contre les incrustations et permet un service prolongé de l'appareil en régime continu. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée au mode de réalisation décrit et représenté qui n'a été donné qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1. Appareil pour la concentration et la cristallisation de solutions, du type comprenant un corps réalisé sous la forme d'une enceinte dont les parois sont étanches aux fluides et dans la partie inférieure de laquelle, au-dessous du niveau de la solution, est placé un dispositif pour le chauffage de la solution, ledit dispositif étant constitué de préférence par un échangeur thermique dont la cavité est remplie de vapeur en circulation faisant office de caloporteur, et dans la partie supérieure de laquelle, au-dessus du niveau de la solution, est placé un dispositif prévenant les incrustations sur les surfaces intérieures des parois de ladite enceinte, caractérisé en ce que le dispositif prévenant les incrustations se présente sous forme d'un écran perméable aux fluides et dont les parois sont disposées, par rapport aux parois de la partie supérieure de ltenceinte, avec un écartement mis en communication avec une source de fluide. 2. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que les bords inférieurs de l'écran perméable sont disposés au-dessous du niveau de la solution. 3. Appareil selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que dans l'écartement entre l'écran et les parois de l'enceinte sont montées des cloisons partageant cet écartement en plusieurs chambres isolées l'une de l'autre et dont chacune est mise en communication avec une source de fluide. 4. Appareil selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il comprend une conduite de raccordement par laquelle l'écartement entre l'écran perméable et les parois de l'enceinte communique avec la cavité du dispositif de chauffage de la solution. 5. Appareil selon la revendication 4, caractérisé en ce que le bout inférieur de ladite conduite de raccordement est situé dans la zone inférieure de la cavité du dispositif de chauffage de la solution, zone qui est remplie par le condensat de la vapeur faisant office d + aloporteur. 6. Appareil selon l'une des revendications 4 et 5, caractérisé en ce que la conduite de raccordement est équipée d'un purgeur de condensat à fermeture hydraulique.