La présente invention concerne de façon générale un procédé de fabrication d'un produit protéiné et, plus particulièrement, une protéine de fève de soja de saveur améliorée. La présente invention a été conçue et développée dans une large mesure dans le domaine des produits du soja du fait des problèmes particuliers rencontrés avec de tels produits. De ce fait, l'invention sera expliquée en référence sa des produits du soja et elle s'applique spécialement à de tels produits, bien luron puisse la mettre en oeuvre pour des protéines d'autres graines oléagineuses selon un aspect plus large de l'inventionO De façon générale,dans l'utilisation de produits protéinés provenant de sources de protéines végétales telles que la fève de soja, le problème le plus important pour obtenir une large acceptation de tels produits réside dans la présence dune odeur et d'une saveur "de fève" ou Sui generis. Même avec différentes techniques de traitement qui impliquent la purification et l'isolement de protéines à partir de fèves de soja, il nta pas été possible de supprimer totalement cette saveur sui generis caractéristique*En outre, bien qutun produit protéiné terminé puisse apparemment ne pas présenter cette odeur caractéristique, lorsque la protéine est introduite dans un aliment tel pu'un lait ou une boisson puis quelle est chauffée,cette saveur indésirable a tendance à réap parattre,ce qui demande un pourcentage élevé de parfums puissants pour masquer complètement-le goût de fève. En conséquence, bien que différentes techniques de traitement aient réussi partiellement à éliminer cette saveur indésirable des protéines dérivant de la fève de soja, il n'en existe pas moins un besoin de solution à cè problème. Un des produits les plus communs dérivant des sources de protéines végétales telles que la fève de soja, est dit "extrait de protéine?? du fait que la majeure partie de la protéine disponible est isolée et donne un produit ayant uné teneur en protéine de l'ordre de 95 % ou davantage Le procédé de base ourla préparation de l'extrait consiste à disperser des fèves de soja broyées et dégraissées dans une solution fortement alcaline, puis, par addition d'acide, à abaisser le pH de l'extrait à la valeur du point isoélectrique de la protéine qui est compris entre 4 et 5 environ.On rassemble ensuite la protéine précipitée ou le caillotjet lon élimine le petit lait ou la liqueur en excès, après quoi on la lave et on peut la sécher, si on le désire, par séchage par pulvéri sation ou technique similaire. Même après ce traitement sé vère, l'extrait de protéine de soja souffre dans la plupart des cas des problèmes de saveur mentionnés ci-dessus0 Comme déjà indiqué, on a essayé draméliorer la sa- veur des extraits de fèves de soja et, en mssme temps, de les décolorer le plus possible.Plus le produit est blanc, plus il convient dans la formulation de succédanés de- laits ou en tant quragents blanchissants pour le café, ou comme sources de protéines fortifiantes pour des aliments en général. Habituellement cependant, bien qutun procédé antérieur donné puisse mieux réussir qutun autre dans l'élimination de la saveur indésirable, il souffre par contre d'un manque dtefficacité en ce qui concerne la couleur et il demande par conséquent un traitement supplémentaire pour éliminer ce défaut. Différents procédés antérieurs ont mis en oeuvre des absorbants tels que la terre à foulon, l'argile ou le charbon activé afin dtessayer de décolorer des protéines. Par exemple, le brevet des Etats-Unis dtAmérique no 3 493 385 suggère le traitement drhydrolysats de protéines avec du charbon actif pour eliminer la couleur, tandis que le brevet des Etats-Unis d'Amérique no i 165 199 suggère d'utiliser le noir d'os pour éclaircir le lait de soja et le brevet des Etats Unis dtAmérique no 2 397 307 suggère la décoloration de la protéine de soja au moyen de charbon actif.Dans les deux derniers cas cependant, il est spécifiquement indiqué que l'addition de parfums est nécessairé ou que la décoloration effectuée de cette manière ne donne pas une protéine de qualité suffisante et faiblement colorée. Par conséquent, l'em- ploi de charbon actif s'est révélé infructueux pour supprimer avec succès la saveur, pour décolorer et désodoriser la protéine de Soja ou ltun de ses extraits protéinés. La présente invention concerne également ltélimina- tion d'impuretés à partir de différents produits de graines oléagineuses végétales. On connatt déjà des procédés destinés à l'élimination et à la détoxification des "aflatoxines" (qui seront mieux définies ci-après)à partir de graines oléagineu- ses.Le brevet des Etats-Unis deAmérique ne 3 493 385 suggère d'utiliser une lampe à mercure à arc court pour détoxifier l'aflatoxine tandis que le brevet des Etats-Unis dtAmérique no 3 515 736 suggère d'éliminer l'aflatoxine a' partir de la farine d'arachides au moyen doun mélange azéotrope dtacétone, d'hexane et beau, Aucun de ces brevets nta suggéré l'utilisation de charbon actif pour éliminer les aflatoxines des matitres oléagineuses telles que les farines d'arachides et de graines de coton. La Demanderesse a découvert que l'on peut fabriquer un extrait de protéine à partir de graines oléagineuses, ledit extrait étant pratiquement exempt d'impuretés, en traitant l'extrait alcalin riche en protéine des graines oléagineuses broyées ayant subi une extraction par un solvant, avec du charbon actif 0 On peut alors traiter l'extrait obtenu au moyen de différentes techniques de traitement, pour obtenir un extrait de protéine pouvant entre utilisé comme protéine fortifiante ou comme base pour une large variété d'aliments riches en protéines0 Plus spécialement, la présente invention couvre la oréoaration d'un extrait alcalin d'une farine de fève de sodans ja dégraissée, consistant à disperser la farine/une solution alcaline ayant un pH dtau moins 8,5 environ afin de solubiliser pratiquement toute la protéine, à éliminer les produits insolubles, puis à faire passer l'extrait alcalin dans une colonne de charbon actif afin d'obtenir un extrait de protéine alcalin sensiblement incolore.Après ces opérations, on peut précipiter la protéine solubilisée en abaissant le pH à la valeur du point isoélectrique de la protéine ou à environ 4,5, moment à partir mutuel on peut laver le caillot ou l'extrait puis le traiter par séchage par pulvérisation ou technique similaire, afin obtenir ue pure, inodore et pratiquement blanche convenant pour une grande variété dtapplications dans le domaine des aliments, Le produit de départ pour la fabrication du protéiné selon l'invention est eonstitué par des fèves de-so- ja broyées ou finement pulvérisées et desquelles on a éliminé pratiquement toute l'huile. Bien que le pourcentage d'huile résiduelle qui reste dans la fève de soja broyée n'est pas destiné à constituer un facteur de limitation, cette teneur doit être sensiblement inférieure à 5 % en poids environ et, généralement, de l'ordre de 0,5 à 2 % en poids en fonction de la technique utilisée pour éliminer l'huile. De mime, le mode d'élimination de ruile ntest pas destiné à constituer un facteur de limitation,toute technique connue du spécialiste pouvant convenir. On extrait ensuite la fève de soja broyée et dégraissée au moyen dun agent d'extraction alcalin qui comprend une base soluble dans l'eau de qualité1,alimentation", telle que lthydroxyde de sodium, de calcium, de potassium et de magnésium, ou bien des sels alcalins tels que le carbonate ou le bicarbonate de sodium, ainsi que les mélanges des sels et des bases, La normalité particulière de la concentration de la base dans l'agent dXextraction-ne constitue pas un facteur de limitation, bien que l'extrait alcalin de la farine de fève de soja ou des flocons doive présenter un pH au moins égal à 8,5 environ et, de préférence, supérieur à 9,5, comme ce sera décrit ci-après.De façon caractéristique, on disperse les flocons dans 11 eau suivant un-rapport de poids flocons/eau compris entre 1/10 ou 1/16 environ, et l'on maintient la température de l'eau entre 18 et 43 C environ, et de préférence à 30 C environ. On ajoute ensuite l'extrait alcalin de façon que le pH du milieu aqueux soit d'au moins 8,5, de préférence supérieur à 9,5 et, mieux encore, compris entre 10 et 10,5.Lorsque le pH de l'extrait est maintenu au-dessus de cette valeur minimale, une floculation indésirable de la protéine a lieu lorsque lton ajoute extrait sur la colonne de charbon actif, ce qui interfère avec la récupération de la protéine et, par voie de conséquence, avec le rende men G de la colonne0 Le fait de maintenir la gamme des va- leurs ci-dessus pour le milieu aqueux sur des flocons dégraissés donne un pourcentage préféré compris entre 3 et 5 % environ de solides dissous dans l'extrait alcalin pour l'u- tilisation sur la colonne On extrait les flocons avec une base alcaline pen- dant une durée qui est dtenviron 30 minutes, après quoi on effectue une centrifugation pour éliminer les flocons usés ou extraits.On clarifie ensuite l'extrait par filtration ou centrifugation pour obtenir un extrait alcalin clair des fèves de soja broyées, présentant un pH préféré au moins égal à 9,5 et présentant une teneur en solides comprise entre 3 et 5 % en poids environ. Sans pour autant limiter ltinvention, on peut utiliser différents additifs lors de l'extraction des flocons de fèves de soja si on le désire, afin d'améliorer le rendement de l'extraction ou dSaméliorer ou de renforcer les propriétés de l'extrait de protéine.Pour ces produits, on peut citer les sulfites ou autres additifs. Extrait alcalin clarifié est alors prEt pour la purification avec le charbon actif comme mentionné ci-dessus0 Le type particulier de charbon actif pouvant être utilisé dans le procédé selon l'invention ne constitue pas un facteur de limitation et le spécialiste peut choisir facilement le type devant entre utilisé parmi les types disponibles dans le commerce, en considérant essentiellement la récupération de la protéine et l'activité du charbon. Parmi les variables devant être considérées dans le choix d'un charbon actif particulier destiné à être mis en oeuvre dans le procédé selon linvention, os peut citer la di- mension des pores et la dimension des particules individuelles du charbon actif. La dimension des pores commande la dimension des molécules adsorbées. Il existe deux types de pores entrant en considération dans la technologie de ltadsorption par le charbon actif, par exemple les macropores ayant un diamètre supérieur à 1000 et les micropores dont la dimen o sion est comprise entre 10 et 1000 A.Les macropores n'existent généralement qutà la surface extérieure immédiate des particules de charbon0 Ces macro pores font partie de et conduisent à des passages dXinterconnexion d'ouverture plus faible, de dimensions variables qui tombent dans la classification du format micropore. Lorsqu'il existe différentes tailles de molécules en solution, ces différentes molécules entrent en compétition les unes avec les autres pour atteindre la surface adsorbante. Du fait de la forme irrégulière aussi bien des pores que des molécules et également du fait dtun mouvement moléculaire constant, les micropores ne sont pas bloqués par les grosses particules mais ils sont encore disponibles pour laisser pénétrer les molécules plus petites. De même, la plus grande mobilité des molécules les plus petites leur permet de diffuser plus rapidement que les grosses molécules et de pénétrer dans les micropores avant qut ils soient bloqués. Les dimensions de pores ultimes pour le charbon activé, dans la mise en oeuvre de la présente invention, doivent être telles que les macro pores soient suffisamment petits pour bloquer la captation de la protéine et les micropores soient suffisamment grands pour adsorber tous les agents contaminants qui ne sont pas constitués par de la protéine0 A cet égard cependant, la connaissance des impuretés et de la structure des protéines de soja ainsi que leur taille, est limitée de façon étroite et cette théorie du mécanisme ne constitue pas une limitation. L'autre variable qualitative importante est constituée par la dimension des particules. Cette dimension affecte la vitesse d'adsorption, ctest-à-dire que lorsque la taille des particules décrott, la vitesse d'adsorption augmente. Cependant, la taille des particules n'affecte pas la surface de la zone d'adsorpti on. Il existe d'autres variables concernant la qualité du charbon, tellehue la dureté qui concerne sa résistance à ltabrasion plutoAt que son efficacité dans un système particulier. Ces variables sont bien connues du spécialiste. Il est préférable que le charbon activé ait une faible teneur en cendre et, par conséquent, une teneur en calcium relativement faible, afin dlemp8cher l'absorption de la protéine0 A cet égard, un charbon activé ayant une teneur en cendre irférieure à 8 % en poids est préférable. Si on le désire cependant, on peut utiliser un charbon activé ayant une teneur en cendre supérieure à cette valeur en lavant le charbon activé avec un milieu acide avant de utiliser pour l'ex- trait alcalin de protéine, afin d'éliminer le calcium en excès ou autres produits qui pourraient absorber la protéine. Le type particulier de charbon à cet égard ne constitue cependant pas un facteur de limitation pour la présente Invention car tous les types sont efficaces en fonction des résultats particuliers désirés. Des charbons activés pouvant convenir dans la mise en oeuvre de la présente invention, sans que la liste qui suit ne constitue une limitation, comprennent les charbons granulaires activés portantes désignations commerciales 'BPL", "GPG", "SGL", "CAL" et "OL" produites par la Pittsburgh Activated Car bon Company, -succursale de Merck & Company, Rahway, New Jersey. Les types de charbons mentionnés ci-dessus présen- tent des teneurs en cendre maximales de ltordre-de 8 % ou moins et ils conviennent parfaitement pour la purification de 11 extrait alcalin de protéine selon l'invention. La constitution ou le type particulier d'appareil utilisé pour la purification de l'extrait alcalin selon ltin- vention ne constitue pas une limitation- car toute variante de constitution ou de type d'appareil est bien connue du spécialiste. Cependant, en fonction du choix de ltappareil ou de sa constitution particulière, on peut réaliser un ensemble fonctionnant par charges, en semi-continu ou en continu, pour la purification de extrait alcalin d protéine comme ce sera décrit ci-après0 Un procédé par charges, par exemple, est destiné à décrire la disposition la plus simple de l'appareil pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention, et il met en oeuvre une colonne unique renfermant le charbon activé particulaire dans laquelle on introduit et on laisse passer l'extrait alcalin de protéine, ce qui provoque la désodorisation, la décoloration et l'élimination du gogt dudit extrait. Dans ce cas cependant la colonne ne peut pas entre réutilisée pour une opération ultérieure et nécessite le remplacement ou la régénération du charbon activé avant de pouvoir purifier une seconde charge d'extrait alcalin de protéine0 Dans le procédé par charges successives, la quantité spécifique de charbon activé devant être utilisée ne constitue pas un facteur de limitation car cette quantité dépend entièrement du volume de l'extrait alcalin de proteine.En outre, en ce qui concerne le passage de l'extrait de protéine dans la colonne de charbon activé, on peut faire passer l'extrait par/courant descendant sur le charbon, en autres termes, on place l'extrait au sommet du charbon activé absorbant et il passe par gravité. Bien que ce mode opératoire convienne entièrement dans le type de procédé par charges successives ainsi que pour dtautres modes opératoires qui sont décrits ci-après, il est cependant préférable pour la mise en oeuvre du procédé selon l'inven- tion de faire passer l'extrait dans le charbon par/courant ascendant à travers l'absorbant c'est-à-dire à ltopposé de la force de gravité. Ce mode opératoire réduit la possibilité de contamination par des impuretés indésirables de l'extrait purifié lorsque les propriétés s'absorption du charbon sont épuisées. La force de poussée pour ltélution à travers l'absorbant peut de toute façon eAtre fournie par une pression destinée à forcer l'extrait à passer dans la colonne, ce qui élimine les substances non désirables de l'extrait de protéine. D'autres modes opératoires préférés pour la purifi cation de extrait alcalin de protéine selon lt invention consistent en des modems en continu qui conviennent mieux pour des opérations industrielles. Ces modes opératoires permettent généralement la régénération ou le remplacement du charbon activé sans interruption importante dans la purification de l'extrait alcalin de protéine. Coiiime modes opératoires destinés au remplacement ou à la régénération du charbon activé, on peut citer les systemes à lit statique ou à colonnes multiples ou bien à lit pulsé ou mobile. Le lit pulsé ou mobile met en oeuvre une colonne unique dans laquelle le charbon épuisé est remplacé continu ellement. Dans un ensemble de ce type, le courant de liquide est ascendant à travers le lit de charbon, tandis que le charbon avance de façon périodique vers le bas de la colonne. Ainsi, on introduit extrait au pied de la colonne et le fait que le liquide soit à courant ascendant permet des évacuations fréquentes de petites quantités de charbon usé à partir du pied de la colonne tandis quten- meme temps on peut procéder à des additions correspondantes de charbon frais au sommet de la colonne. De cet-te manière, le fonctionnement de la colonne consiste en un processus à contre-courant qui implique que les particules de charbon activé partiellement usé absorbent des impuretés avant que refluent semi-traité entre en contact avec du charbon frais, ce qui permet dtutiliser la capacité d'absorption maximale du charbon activé. Le système à lit statique ou à multiples colonnes permet également un mode de fonctionnement à contre-courant assurant que les propriétés dtabsorption du carbone soient utilisées le plus efficacement possible. Dans un tel système, on remplit des colonnes multiples avec du charbon activé et on les dispose en série, ce qui permet à la première colonne d'être saturée dtimpuretés ou dextre épuisée, tandis qu'on obtient une solution de la pureté désirée sur la colonne finale.On vide alors la première colonne de charbon usé, on la remplit de charbon frais et on la place en position aval ou au-dessous de la colonne qui a déjà été utilisée, Ce mode opératoire permet un fonctionnement à contre-courant, en ce sens que la solution vient au contact du charbon semi-usé avant d'entrer en contact avec le charbon frais.Tous les modes opératoires ci-dessus donnent des systèmes convenables pour la purification de extrait alcalin de protéine selon l'invention, et donnent une protéine ayant aucune saveur, couleur ou odeur indésirables.On peut régénérer le charbon usé et le réutiliser si on le désire, en éliminant liteau en excès selon tout moyen approprié connu, par exemple par centrifugation suivie de régénération thermique du charbon dans un four à une température comprise entre 850 et 100OC. Après le traitement thermique, on trempe le charbons régénéré dans liteau ou dans une base alcaline diluée puis on peut le sécher ou le renvoyer dans la colonne. Après le passage de ltextrait alcalin de protéine dans le charbon actif, on soumet l'extrait ou la liqueur purifiée résultante à un stade de précipitation afin de précipiter la protéine de soja. On précipite la protéine de soja à partir de la liqueur en abaissant le pB à une valeur acide proche ou égale à la valeur du point isoélectrique de la protéine, en général un pli compris entre 4,6 et 4,9, par addition dtun agent acide usuel de qualité"alimentation", tel que l'acide acétique, acide phosphorique, acide citrique, ltacide tartrique, etc. On sépare alors le précipité par centrifugation et on le lave à liteau ; il apparat comme une subs-tance duveteuse et blanche, présentant une odeur et une saveur minimales. Après ces opérations, on peut remettre le caillot humide sous forme dune bouillie dans l'eau si on le désire et lton ajuste le pH de la bouillie à une valeur plus neutre comprise entre 6 et 7 environ, avec une teneur en solides comprise entre 15 et 23 % en poids environ. On peut alors sécher la suspension par pulvérisation pour obtenir une poudre blanche exempte de saveur, d'odeur, ainsi que d'impuretés résiduelles de soja. Le terme "impuretés" ne concerne pas seulement les saveurs et les couleurs indésirables de la fève de soja mais également un métabolite fongique dit 11aflatoxine" qui se trouve dans la graine dtarachide et de coton. Les exemples suivants, donnés à titre illustratif mais nullement limitatif, feront mieux saisir la portée et ltintér8t de ltinvention. Exemple I. On me-t en suspension 40,8 kg de flocons de fève de soja dégraissée dans 408 kg d'eau renfermant 0,77 Jçg drhydroxyde de calcium et 0,6 kg de sulfite de sodium On maintient le mélange à une température de 29oC et l'on effectue une extraction pendant 30 minutes Après ltextraction, on élimine les solides non dissous ainsi que les flocons usés du mélange par centrifugation. Après cette opération, on clarifie la suspension par centrifugation et lton obtient 546 kg dtun extrait alcalin de protéine ayant un pH de 10,2. On introduit l'extrait alcalin de protéine cidessus dans une colonne de charbon activé préparé comme suit on remplit une colonne d'acier de 355 mm de diamètre et de 6 mètres de longueur avecftu charbon activé granulaire "CPG" de 0,180 mm de la société Pittsburgh Activated Carbon Co., sur une épaisseur de 4,7 mètres. On préconditionne la colonne avec une solution d'hydroxyde de sodium 0,1N jusqu'à ce que l'effluent présente un pH d'environ 10,2 puis on lave à l'eau afin de réduire la teneur en fines du charbon activé. On fait alors passer l'extrait alcalin de protéine dans la colonne à une vitesse de 0,3 1/mn/dm environ et l'on rassemble l'ef- fluent. On ajuste l'effluent à pH 4,5 avec de acide phosphorique pour précipiter la protéine On élimine l'eau et lton lave le précipité une fois avec un poids égal d'eau Après élimination de l'eau, on remet en suspension le précipité dans l'eau pour former une suspension ayant une teneur en solides d'environ 18 %, après quoi on le sèche par pulvérisation et l'on obtient une poudre de protéine blanchâtre pratiquement sans saveur et d'une couleur plus blanche que l'extrait de soja traité de façon usuelle. Exemple 2. On met en suspension 9 kg de flocons de fève de soja dégraissée dans 145 kg d'eau renfermant 182 g d'hydroxyde de calcium (2 fo en poids par rapport au soja) et 91 g de sulfite de sodium (1 r en poids par rapport au soja). On maintient le mélange à une température de 29oC environ et lton effectue une extraction pendant 30 minutes. Après ltextrac- tion, on élimine les solides non dissous ainsi que les flocons usés du mélange par centrifugation.Après élimination des solides non dissous, on clarifie la suspension par centrifugation et l'on obtient 135,8 kg d'un extrait alcalin de protéine ayant un pH compris entre 10 et 10,30 Afin de déterminer des différences possibles entre ~ltextrait de protéine selon l'invention et extrait obtenu de manière usuelle, on divise l'extrait alcalin en deux portions. On traite une première portion de la façon indiquée ci-dessous dite procédé A, qui est un procédé usuel de produc tion dtun extrait de protéine a' partir de fèves de soja et l'on traite la seconde portion de la façon dite procédé B selon le procédé de la présente invention. Procédé A On abaisse le pH d'une portion due 74,8 kg d'extrait alcalin à une valeur de 4,5 par addition d'acide phosphorique afin de précipiter la protéine sous forme d'un caillot humide, on ajoute un poids égal d'eau pour laver le caillot, après quoi on centrifuge le mélange et on élimine liteau de lavage. On prend un échantillon du caillot après le stade unique de lavage ; cet échantillon est l'échantillon 1. On répète le stade de lavage et l'on prélève un échantillon du caillot après le second stade de lavage, que l'on désigne par échantillon 2. On répète alors le stade de lavage une troisième fois sur le reste du caillot et l'on prélève un échantillon après le troisième stade de lavage, soit l'échantillon 3. On effectue des analyses en ce qui concerne lthumidité et la te- neur en solides sur le produit humide ainsi que des analyses de protéines sur le produit humide et sur le produit sec. Les résultats sont indiqués dans le tableau I ci-après. Procédé B On fait passer une portion de 62 litres d'extrait alcalin à pH compris entre 10 et 10,3 sur une colonne de charbon activé préparée comme suit : on remplit une colonne d'acier de 50,8 mm de diamètre et de 2,28 mètres de longueur avec 2085 g de charbon activé granulaire "GPG". On préconditionne la colonne avec environ 3000 ml dthydroxyde de sodium O,1N jusqu'à ce que l'effluent ait un pH compris entre 10 et 11. On fait alors passer extrait alcalin dans la colonne à une vitesse de 150 ml/mn et l'on recueille l'effluent. On ajuste le pH de lteffluent de la colonne à 4,5 avec de l1a- cide phosphorique pour faire précipiter la protéine.On élimine l'eau et on lave le caillot une fois avec un poids égal d'eau, après quoi on élimine lteau. On obtient environ 4600 g de caillots humides et l'on effectue des analyses de l'humi- dité et de la teneur en solides sur la substance humide, ainsi que des analyses de protéines sur l'extrait humide et l'extrait sec. Les résultats sont indiqués dans-le tableau I. TABLEAU I Echantillon Humidité % % Protéine % Protéine d'extrait (humide) (sèche) 1 82 16,5 91,7 2 80,8 17,8 92,7 3 81,5 17,8 96,2 Colonne de charbon 81,2 t8,0 95,7 On observe en outre que l'extrait obtenu selon le procédé de l'invention est de couleur plus blanche et de parfum plus neutre que les échantillons 1, 2 et 3 Il ressort par conséquent des résultats ci-dessus que ltextrait de protéine obtenu par purification avec la colonne de charbon correspond à l'extrait produit de façon usuelle en ce qui concerne la teneur en protéine mais il présente une saveur plus pure et une couleur sensiblement plus blanche que ltextrait qui a été soumis à trois stades de lavage, ce qui constitue un moyen usuel d'élimination de la saveur et de la couleur indésirables. Exemple 3. On disperse 13,6 kg de flocons de soja dégraissé dans un milieu aqueux maintenu à 30OC, renfermant 217 kg d'eau, 126 g de sulfite de sodium (1 so en poids par rapport au soja), et 372 g d'hydroxyde de calcium (2 k en poids par rapport au soja). On maintient le mélange à la température ci-dessus et lon effectue une extraction pendant 30 minutes. Après ltextraction, on élimine les solides non dissous ainsi que lesflocons usés du mélange par centrifugation. Après élimination des solides non dissous, on clarifie la suspension par centrifugation et l'on obtient un extrait alcalin de protéine ayant un pH compris entre 10,7 et 10,8.On divise l'extrait alcalin en deux portions de 40,8 kg chacune et l'on traite une première portion selon le procédé A ci-dessous qui est un procédé usuel de préparation d'extraits de protéine à partir de fève de soja. On traite la seconde portion selon le procédé B suivant le procédé de la présente invention. Procédé A On ajuste la portion de 40,8 kg d'extrait alcalin à un pH de 4,5 par addition d'acide phosphorique à 85 % afin de précipiter la protéine sous la forme dtun caillot humide. On lave le caillot avec un poids égal d'eau et l'on centrifuge le mélange puis on élimine 11 eau de lavage. Après le lavage, on recueille 2990 g de caillot ayant une teneur en solides de 27 %, une teneur en humidité de 77 ffi et une teneur en protéine de 21,1 %. On ajuste le pH du caillot à 4,8 et la teneur en solides passe à 18 , après quoi on sèche le caillot par pulvérisation et lton obtient un extrait de protéine que l'on soumet à une évaluation de la saveur et de la couleur comme indiqué dans le tableau II ci-après. Procédé B On fait passer la portion de 40,8 kg de l'extrait alcalin à pH compris entre 10,7 et 10,8 dans une colonne de charbon activé préparéecomme suit : on charge une colonne d'acier inoxydable de 50,8 mm de diamètre et de 2,28 mètres de longueur avec 2085 g de charbon activé granulaire CPG de 0,180 mm. On préconditionne la colonne avec environ 3000 ml d'hydroxyde de sodium 0,1N jusqu'à ce que l'effluent ait un pH compris entre 10 et 11. On fait alors passer extrait alcalin dans la colonne à une vitesse de 88 ml/mn et l'on recueille l'effluent. On ajuste le pH de lteffluent de la colonne à 4,5 avec de l'acide phosphorique afin de précipiter la protéine.On élimine liteau et on lave une fois le caillot avec un poids égal d'eau, après quoi on élimine l'eau par cen trifugation Après le lavage, on recueille environ 3330 g de caillot ayant une teneur en solides de 20 %, une teneur en humidité de 8t,6 % et une teneur en protéine de 17,9 %. On ajuste le pH de ce caillot à 4,8 et lton réduit la teneur en solides à 18 %, après quoi on sèche le caillot par pulvérisation et l'on obtient un extrait de protéine destiné à ltéva- luation de la couleur et de la saveur comme indiqué ci-dessous dans le tableau Il. TABLEAU II Echantillon Couleur Saveur Procédé A O Forte saveur de fève, carac téristique du soja Procédé B 6 Produit doux relativement sans goret On soumet à ltévaluationyen ce qui concerne la saveur et la couleur,des extraits de protéines séchés obtenus au moyen du procédé A qui constitue une technique usuelle de traitement, et du procédé B selon ltinvention. On mesure de façon subjective la couleur et la saveur selon une echelle de O à 6 employée pour ltévaluation de la couleur, le O correspondant au jaune maximum et le 6 correspondant au blanc maximum. On peut voir facilement que le produit résultant de ltinvention est très sensiblement meilleur que l'extrait de protéine usuel, aussi bien en ce qui concerne la saveur que la couleur. Exemple 4. On évalue à nouveau les extraits de protéine obtenus selon l'exemple 3 selon le procédé A usuel et le procédé B selon l'invention afin de mesurer les différences dans les caractéristiques de saveur, en dispersant ces extraits à raison de 5 % en poids dans de 11 eau puis en ajustant le pH de la dispersion à 6,8 avec de l'hydroxyde de sodium. On soumet chaque échantillon à huit membres d'un comité de gustation et lon évalue la saveur en ce qui concerne sa pureté selon une échelle subjective de O à 6, le 6 correspondant à la plus pure. Trois membres préfèrent l'échantillon obtenu au moyen du procédé A et quatre membres préfèrent l'échantillon obtenu à partir du procédé B. Un membre ne trouve aucune différence entre les deux. Le mérite subjectif de l'échantillon obtenu à partir du procédé A usuel est de 3,7 tandis que celui de ltéchantil- lon selon le procédé B est de 4,1. Ainsi, les résultats cidessus indiquent clairement que meme en solution extrQmement diluée, la différence de qualité entre le produit selon ltin- vention et un produit de l'art antérieur est évidente pour un comité de gustation. Exemple 5. Afin d'évaluer les différences de saveur entre l'ex- trait de soja usuel et celui obtenu selon l'invention, dans un aliment, on utilise l'extrait de protéine obtenu selon ltexemple 3 avec le procédé A et le procédé B, pour former la source de protéine destinée à un succédané du lait.La formulation du lait est la suivante Constituants t en poids Extrait de protéine de soja 3,5 Huile de noix de coco hydrogénée 3,5 Solides de sirop de céréale (36 D.E.) 6,0 Phosphate dicalcique 0,1 Alginate de propylène-glycol 0,1 Emulsifiant (monostéarate de polyoxyéthylène sorbitan, mono-et diesters de glycérol) 0,1 Eau 86,7 On soumet le succédané de lait mettant en oeuvre les deux extraits de protéine à un comité de gustation de quatorze membres ; huit membres préfèrent le succédané de lait avec l'extrait selon le procédé B, tandis que quatre membres préfèrent le succédané de lait avec l'extrait selon le procédé A. Deux membres n'ont pas de préférence entre- les deux échantillons.Le mérite subjectif basé sur une échelle de 1 à 10, le 10 étant la valeur préférée, du lait renfermantltex- trait selon le procédé A est de 5,tandis que celui du lait renfermant l'extrait selon le procédé B est de 5,4. La pureté améliorée du produit selon l'invention par rapport à l'art antérieur est ainsi pleinement mise en évidence lorsque les deux produits sont employés dans un aliment. On a déjà indiqué que des métabolites fongiques, élaborés par des éléments dtune moisissure du genre Aspergillus, en particulier ltAspergillus flavus, se développant sur des substrats renfermant des protéines comme des farines de graines oléagineuses végétales, sont très toxiques vis-à-vis de la volailleet des poissons et peuvent causer des maladies. En fait,ces métabolites fongiques, dits"aflatoxines'sous leur forme cristalline, se sont avérés carcinogènes pour certaines fortes de vie. On peut utiliser le procédé selon l'invention peur extraire des aflatoxines et autres impuretés indésirables à partir de différentes graines oléagineuses, telles que les graines de coton et d'arachides. Exemole 6. On cultive l'Aspergillus flavus dans de la farine de graine de coton que Iton dégraisse ensuite avec de lthexa- ne. La teneur en aflatoxines de la farine de graine de coton est de 1350 parties par charge du type B1 et de 111 parties par charge du type B2. On broie 650 g de flocons dégraissés sous la forme-d'une farine que l'on met en sus pension dans 6500 ml dteau et l'on ajuste à un pH de 10,3 avec de lthydroxyde de sodium à 50 %. On maintient le mélange à température ambiante et Itou effectue une extraction pendant 30 minutes. Après l'extraction, on élimine les solides non dissous du mé lange par centrifugation. Après élimination des solides non dissous on clarifie la suspension par centrifugation et l'on obtient 4988 g dtun extrait alcalin ayant un pH de 10,3. On divise lrextrait alcalin en deux portions, et lron traite une première portion selon le procédé A ci-dessous qui est un procédé usuel pour la production d'extraits de protéines à partir de graines oléagineuses végétales.On traite la seconde portion selon le procédé B ci-dessous selon la présente invention0 Procédé A On ajuste la première portion, consistant en 740 g environ drextrait alcalin à un pH de 4,6 par addition d'acide phosphorique à 85 % afin de précipiter la protéine sous la forme d'un caillot humide0 On sèche le caillot et lton mesure la teneur en aflatoxine. La mesure de la teneur en aflatoxine est effectuée selon le procédé indiqué dans les paragraphes 26 031 à 26 039, de "Official Zethod of Analysis, Association of Analytical Chemists, 11ème édition, 1970.Les résultats de ces mesures sont indiqués dans le tableau III ci-après sous la référence (A)o Procédé On fait passer la portion de 3771 g de l'extrait alcalin à pH de 10,3 dans une colonne de charbon activé. Cette colonne. constituéenar un tube dtacier inoxvdable de 5 cm environ 375 g de diamètre et de 50 cm de longueur est remplie avec/de charbon activé granulaire "BPL" de 0,59 à 1,68 mm, vendu par la société Pittsburgh Activated Carbon CoO On préconditionne la colonne avec environ 300 ml dthydroxyde de sodium 0,1N jusqu'à ce que 1effluent présente un pH compris entre 10 et 11. On fait passer l'extrait alcalin dans la colonne à raison de 40 ml/mn et l'on recueille lteffluent en deux fractions successives de 100 ml. On ajuste le pH de l'effluent de chaque colonne à 4,6 avec de l'acide phosphorique afin de précipiter la protéine. On mélange chaque fraction avec environ 10 ml de chloroforme. On sèche le précipité et l'on mesure sa teneur en aflatoxine selon le même mode opératoire que dans le procédé A. Les résultats de ces mesures sont indiqués dans le tableau III ci-dessous sous les références (B) et (C). TABLEAU III Teneur en aflatoxine Echantillon Type B1 g en Type B2 en pg par poids pg par poids kg de fa- kg de fa rine rine Farine de base 1350 111 (A) Extrait non traité 2278 100 148 100 (B) Extrait de la colonne de charbon 153 6,7 7 4,7 (C) Extrait de la colonne de charbon 180 7,9 10 6,7 On peut voir aisément que extrait selon ltinvention présente une teneur en aflatoxine sensiblement réduite en comparaison avec ltextrait témoin de graine de coton (A) Exemple 7. On prépare un échantillon d'arachide à partir d'fln lot de 45 kg de "tout venant" fourni par une société de pelage dtarachides. On fait tout d'abord passer les amandes dans des rouleaux de concassage puis dans des rouleaux de floculation, puis on effectue une extraction dans un extracteur à panier à température ambiante avec de lthexane. La teneur en aflatoxine est de 580 parties par charge de type B1 et de 97 parties par charge de type B2.On broie ou l'on pulvérise les flocons dégraissés sous la forme d2une farine et l'on met en suspension 650 g de cette farine dans 6500 ml d'veau que lton ajuste à un pH de 10,3 avec le l'hydroxyde de sodium à 50 %. On maintient le mélange à température ambiante et lton effectue une extraction pendant 30 minutes environ. Après ltextrac- tion, on élimine les solides non dissous du mélange par cen trifugationO Après élimination des solides non dissous, on clarifie la suspens ion par centrifugation et l'on obtient 4988 g d'un extrait alcalin ayant un pH d'environ 10,3.On poursuit le reste de l'essai selon le mode opératoire indiqué dans ltexemple 6 en prélevant trois échantillons de extrait alcalin de farine d'arachides On utilise l'échantillon (A) comme témoin et lton détermine la teneur en aflatoxine de extrait de protéine sans mettre en oeuvre le procédé de la présente invention0 Les échantillons (B) et (C) sont constitués par des fractions successives de 1009 ml de l'extrait alcalin que iton fait passer sur une colonne de charbon activé identique à celle décrite dans l'exemple 6.On mesure la teneur en aflatoxine de extrait sec d'arachide au moyen du procédé indiqué dans les paragraphes 26 015 à 26 020, "Official Methods of Analysis, Association of Analytical Chemises, 11ème édition, 1970. La teneur en aflatoxine des extraits est indiquée dans le tableau IV ci-dessous0 TABLEAU IV Teneur en aflatoxine Type B1 % en Type B2 % en g par kg poids g par kg poids Echantillon de farine de farine Farine de base 580 97 (A) Extrait non traité 520 100 80 100 (B) Extrait deNcolonne de charbon 22 4,2 6 7,5 (C) Extrait de la co lonne de charbon 79 15,2 12 15,0 On peut voir encore que l'extrait selon l'invention présente une teneur en aflatoxine sensiblement réduite en comparaison avec extrait témoin à base d'arachide (A). Il est bien entendu que la présente invention nta été décrite qu'à titre d'exemple préférentiel et qu'on pourra y apporter toute équivalence technique sans sortir de son cadre, qui est défini dans les revendications annexées. REVENDICATIONS 1. Procédé de fabrication d'un extrait de protéine à partir de graines oléagineuses, ledit extrait étant sensiblement exempt dtimpuretés, caractérisé par le fait que l'on effectue une extraction sur une charge de graines oléagineuses broyées, au moyen dtun agent d'extraction alcalin, afin d'obtenir un extrait alcalin de protéine ayant un pH au moins égal à 8,5, et que l'on fait passer ledit extrait alcalin sur du charbon activé afin d'éliminer pratiquement les impuretés dudit extrait. 2. Procédé selon revendication 1, caractérisé par le fait que le charbon activé présente une teneur en cendre inférieure à 8 % en poids. 3. Procédé selon la revendication i, caractérisé par le fait que les graines oléagineuses broyées sont constituées par des flocons de fève de soja pratiquement dégraissées. 4. Procédé de fabrication d'un produit protéiné à partir de graines oléagineuses et sensiblement exempt d'impuretés, caractérisé par le fait (a) que l'on effectue une extraction sur une charge de graines oléagineuses broyées au moyen d'un agent dsextraction alcalin de façon à obtenir un extrait alcalin de protéine ayant un pH au moins égal à 8,5 environ (b) que l'on fait passer ledit extrait alcalin sur du charbon activé et (c) que l'on abaisse le pH dudit extrait vers la valeur du point isoélectrique de la protéine afin de faire pré- cipiter la protéine exempte d'impuretés sous la forme d'une masse humide. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé par le fait que les graines oléagineuses broyées sont constituées par des fèves de soja. 6. Procédé selon la revendication5, caractérisé par le fait que les graines oléagineuses broyées sont constituées par des flocons de fèves de soja dégraissées. 7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé par le fait que lton sèche la masse de protéine afin d'obtenir un extrait sec de protéine sensiblement exempt de saveur et de couleur. 8. Procédé selon l'une des revendications I et 4, caractérisé par le fait que agent d'extraction alcalin est constitué par de l'hydroxyde de sodium, de l'hydroxyde de calcium, de l'hydroxyde de potassium ou leurs mélanges. 9. Procédé selon la revendication 4, caractérisé par le fait que l'on effectue un lavage à Liteau de la protéine précipitée. 10. Procédé selon la revendication 5, caractérisé par le fait que lt-on- effectue une dispersion dans l'eau de la protéine précipitée, à une teneur en solides comprise entre 15 et 23 % environ, et que l'on sèche ladite dispersion par pulvé risatipn afin d'obtenir un extrait sec de protéine sensiblement exempt de saveur et de couleur. 11. Procédé selon l'une des revendications 1 et 4, caractérisé par le fait que l'extrait alcalin de protéine présente une teneur en solides comprise entre 3 et 5 Vo en poids environ. 12. Procédé selon la revendication 4, caractérisé par le fait que l'on abaisse le pH de l'extrait à environ 4,5. 13. Procédé de fabrication d'une protéine à par- tir de graines oléagineuses sensiblement exempte d'impuretés, caractérisé par le fait (a) que l'on effectue une extraction sur des graines oléagineuses pratiquement dégraissées, au moyen d'un agent d'extraction alcalin, pour obtenirun extrait alcalin de protéine ayant un pH au moins égal à 9,5 environ (b) que l'on fait passer l'extrait alcalin sur-du charbon activé ; (c) que l'on abaisse le pH dudit extrait vers la valeur du point isoélectrique de la protéine, ce qui fait précipiter la protéine sous forme d' une masse humide ; et (d) que l'on sèche ladite masse de protéine pour obtenir un extrait sec de protéine sensiblement exempt dtimpu retés. 14. Procédé selon la revendication 13, caractérisé par le fait que le charbon activé présente une teneur en cendre inférieure à 8 ffi en poids environ. 15. Procédé selon la revendication 14, caractérisé par le fait que Iton effectue le séchage après la dispersion de la masse de protéine dans l'eau, afin d'obtenir une dispersion ayant une teneur en solides comprise entre 15 et 23 fa environ. 16. Procédé selon lrune quelconque des revendications 1, 4 et 13, caractérisé par le fait que l'on effectue ltextrac tion à une température élevée. 17. Procédé selon la revendication 13, caractérisé par le fait que l'on abaisse le pH à 4,5 environ. 18. Procédé selon la revendication 13, caractérisé par le fait que les graines oléagineuses dégraissées sont constituées par des fèves de soja dégraissées. 19 Produit protéiné obtenu au moyen du procédé selon la revendication 1. 20. Produit protéiné obtenu au moyen du procédé selon la revendication 4. 21. Produit protéiné obtenu au moyen du procédé selon la revendication 13.