Un défaut bien connu de certaines matières photographiques est connu sous le nom de régression de l'image latente. Ce défaut se manifeste sous forme d'une réduction apparente de la sensibilité de la matière exposée. Habituellement, plus la période écoulée avant le développement d'une matière photosensible exposée est longue, plus la réduction apparente de la sensibilité est augmentée quand cette matière est conservée à des températures élevées. La cause de la régression de l'image latente n'est pas entièrement connue, mais on suppose que les impuretés ou bien les additifs contenus dans l'émulsion oxydent une partie de l'ar- gent partiellement réduit qui constitue l'image latente.Avec des matières photographiques en couleur contenant plusieurs couches d'émulsion, les conséquences de la régression de l'image latente sont plus sérieuses parce qu'elles sont plus évidentes, étant donné que la régression n'est en général pas uniforme pour les diverses couches d'émulsion et qu'il se produit par conséquent un décalage dans l'équilibre des couleurs ainsi qu'une perte apparente de sensibilité. La présente invention a pour objet une matière photographique qui possède une tendance réduite à la régression de l'image latente. Selon la présente invention, on a conçu une matière photographique qui comprend une émulsion photographique d'halogénure d'argent contenant une quantité active d'un composé de formule générale I R2NH - R1CH - (CH2)m - S - ÇCH2)p - R (i) dans laquelle R représente un groupe où R3 représente un atome d'hydrogène, ou bien un radical alkyle, alkyle substitué, aralkyle, aralkyle substitué, alcoxycarbonyle, aralcoxycarbonyle ou acyle de formule R4 - CO - où R4 est un radical alkyle, alkyle substitué, aryle, aryle substitué, aralkyle ou aralkyle substitué et X est un anion, R1 représente un atome d'hydrogène, ou bien un radical méthyle ou éthyle, a a a la mcme signification que m est égal à 0, 1 ou 2 p est égal à 1 ou 2. Un exemple d'un radical alkyle substitué est le radical hydroxyméthyle, un exemple d'un radical aralkyle substitué est le radical benzyle comportant un groupe parachloré dans le cycle benzénique et un exemple d'un groupe aryle substitué est le radical parachlorophényle. Les composés de formule I qui se sont avérés particulièrement avantageux dans la présente invention comprennent la S-2-amino-éthylcystéine, c'est-à-dire le composé de formule I où R1 et R2 sont chacun un atome d'hydrogène et R3 est un ra dical benzyloxyearbonyle, m est 1 et 2 est 1, et le composé de formule I où R2 est un radical benzyloxycarbonyle, R1 et R3 sont des atomes d'hydrogène, x est 1 et Z est 1. Par l'expression "quantité active du composé", on entend une quantité du composé suffisante pour réduire la tendance de la matière photographique à présenter une régression de l'image latente. Les composés de formule I sont de préférence incorporés en des quantités de 0,05-1,0 g par mole d'argent dans l'émulsion. Quand la matière photographique comprend plusieurs couches d'émulsion d'halogénure d'argent, comme par exemple dans le cas d'une matière photographique en couleur multicouches, le composé de formule I peut être présent dans chaque couche d' émulsion d'halogénure d'argent. Une caractéristique particulière de l'utilisation d'un composé de formule I pour réduire la tendance d'une matière photographique à présenter une régression de l'image latente selon la présente invention réside dans la présence d'agents durcisseurs de la gélatine. Une catégorie d'agents durcisseurs qui sont couramment utilisés comprennent les composés hétérocycliques halogéno-substitués à noyaux hexagonaux, qui comprennent 2 ou 3 atomes d'azote dans le cycle. Des exemples d'agents durcisseurs de ce genre sont des composés de formule générale Il ci-dessous où X est un atome de chlore ou de brome et R est un radical substitué, par exemple un radical méthoxy où X est un atome de chlore ou de brome, et où X est un atome de chlore ou de brome. L'effet de ces composés est souvent augmenté par l'addition d'une base aux composés azotés hétérocycliques dans le mélange durcissant. Par exemple, on utilise souvent le 1,4 diaza-dicyclo-Ç2,2,2)-octane CDabco) avec la triazine de formule Il ci-dessus, en vue d'augmenter son effet durcissant. Toutefois, il a été constaté que lorsque des composés hétérocycliques halogéno-substitués à noyau hexagonal, comportant 2 ou 3 atomes d'azote sur le noyau, sont utilisés comme agents durcisseurs dans des matières photographiques, il se ma- nifeste dans ces dernières, après exposition et traitement, une régression de l'image latente. Toutefois, quand un composé de formule I est présent dans une émulsion de gélatino-halogénure d'argent qui a été durcie et qui contient donc une petite quantité d'agent durcisseur résiduel, la tendance de cet agent résiduel à favoriser la régression de l'image latente se trouve considérablement réduite. Ainsi, dans ce mode de réalisation de l'invention, on a conçu une matière photographique qui comprend une émulsion photographique au gélatino-halogénure d'argent et qui contient un agent durcisseur de gélatine en même temps qu'une quantité active d'un composé de formule générale I. Selon un autre mode de réalisation de la présente invention, dans un procédé de production d'une matière photographique à l'halogénure d'argent, dans laquelle le liant colloïdal d'une couche d'émulsion d'halogénure d'argent faisant partie de cette matière est durci par un durcisseur qui est un composé hé térocyclique halogéno-substitué à noyau hexagonal, qui comprend 2 ou 3 atomes d'azote sur le cycle, on a prévu une opération consistant à ajouter aux émulsions d'halogénure d'argent au moins un composé de formule I. Les composés de formule I peuvent être ajoutés aux émulsions photographiques à n'importe quel stade du procédé de fabrication de l'émulsion, à condition qu'ils soient présents dans l'émulsion finie. L'émulsion d'halogénure d'argent à laquelle les composés de formule I sont ajoutés peut comprendre n'importe lequel des halogénure d'argent usuels, comme par exemple le chlorure d'argent, le bromure d'argent ou l'iodobromure d'argent. Le liant de l'émulsion est de préférence la gélatine, mais peut comprendre d'autres substances polymérisées, comme par exemple l'alcool polyvinylique, la polyvinyl pyrrolidone, l'éthyl cellulose ou un alginate, éventuellement en mélange avec la gélatine. L'émulsion d'halogénure d'argent à laquelle les composés de formule I sont ajoutés peut contenir l'un quelconque des sensibilisants au soufre habituels, par exemple la thiourée ou un thiosulfate, et elle peut en outre être sensibilisée par un métal noble, tel que l'or. En outre, elle peut comprendre des sensibilisants polyoxyéthyléniques et les stabilisants usuels dérivés du té#-azaindène usuels et elle peut contenir d'autres stabilisants tels que des sels de cadmium ou de mercure. L'émulsion peut également contenir des anti-voiles agissant pendant le développement. La présence de copulants de couleur dans l'émulsion d'halogénure d'argent ne semble aucunement compromettre l'action du composé de formule I en ce qui concerne la réduction de la tendance de la matière photographique à montrer une régression de l'image latente. Les exemples non limitatifsbsuivants illustrent la présente invention. EXEMPLE I On prépare une émulsion rapide d'iodobromure, dans une solution de gélatine, contenant 3,2 moles ffi d'iodure d'argent. On fait mûrir cette émulsion à une température élevée en présence de thiosulfate de sodium et d'un sel d'or jusqu'à une sensibilité maximale. On stabilise ensuite l'émulsion par addition d'un composé de tétra-azaindène et on la refroidit. On ajoute ensuite un agent mouillant à l'émulsion qu'on chauffe de nouveau et qu'on applique sur des bandes de film-support. Cette émulsion est l'émulsion témoin. On prépare des émulsions d'iodobromure similaires et on les applique sur des bandes de film-support, mais on y ajou- te, après la mâturation chimique, 0,4 g de S-2-aminoéthylcystéine pour 1,5 mole-gramme d'argent contenu dans l'émulsion. Dans chaque essai, on expose une bande portant l'émulsion témoin et les bandes portant l'émulsion d'essai à travers un coin optique et on la fait ensuite incuber pendant 7 jours dans une atmosphère à 69% d'humidité relative et à 430C, conditions qui sont choisies pour accélérer la régression de l'image latente. Ensuite, on traite toutes les bandes pendant 8 mi nutes, à 200C, dans un révélateur métol/hydroquinone coproduit I D-2 vendu par Ilford Limited). On détermine ensuite le logarithme de la vitesse relative de toutes les bandes, à une densité de 0,1 au-dessus du voile, et on le compare au logarithme de la vitesse relative de bandes identiques, à une densité de 0,1 audesus du voile (S Q,1), bandes qui, après enduction, ont été stockées pendant 7 jours à la température ambiante exposées à travers un coin optique et ensuite immédiatement traitées comme ci-dessus. Dans une autre série d'essais, on détermine la perte de rapidité de l'émulsion à une densité de 2,0 au-dessus du voile et on compare avec le logarithme de la vitesse relative à une densité de 2,0 au-dessus du voile (S 2,0) de bandes identiques après enduction, ont été emmagasinées pendant 7 jours à température ambiante, exposées à travers un coin optique et ensuite traitées comme ci-dessus. TABLEAU I Emulsion S 0,1 S 2,0 Témoin I- 0,33 0,23 S-2-aminoéthylcystéine 0,4 g - 0,05 - O, o6 Les chiffres apparaissant dans le tableau I montrent la différence des vitesses entre les groupes de bandes exposées, incubées, et ensuite traitées par comparaison avec le groupe de bandes incubées, exposées et traitées. Plus le chiffre négatif est élevé, plus la régression de l'image latente est importante. Ainsi, dans les deux cas, la régression la plus importante de l'image latente se manifeste dans les bandes qui ont été exposées, incubées et ensuite traitées et qui ne contiennent pas de composé de formule I. EXEMPLE Il On prépare une émulsion rapide d'iodobromure d'argent comme dans l'exemple I, à un pH 6,0. L'émulsion, avant enduction sur des bandes, est divisée en trois portions. On applique l'une des portions sur des bandes de film-support sans y apporter d'autres additions. Cette émulsion est l'émulsion témoin. A une autre portion de l'émulsion, on ajoute 7 g d'acide 4-(2,4-dichloro-1,3,5-triazinylamino)benzènesulfo- nique pour 250 g d'émulsion ainsi que 0,35 g de Dabco. A la troisième portion de 11 émulsion, on ajoute 7 g de composé de triazine ci-dessus ainsi que 0,35 g de Dabco et 0,4 g de S-2-aminoéthylcystéine, pour 250 g d'émulsion. Dans chacun des essais, on expose une bande portant l'émulsion témoin et les bandes portant les émulsions d'essai à travers un coin optique et on les fait incuber pendant 7 jours dans une atmosphère à 69% d'humidité relative et à 43 C, conditions qui sont choisies pour accélérer la régression de l'image latente. On traite ensuite toutes les bandes pendant 8 minutes à 200C dans un révélateur métol/hydroquinone (produit I D-2 vendu par Ilford Limited). On détermine ensuite le loga- rithme de la vitesse relative à une densité de 0,1 au-dessus du voile, pour toutes les bandes, et on compare les résultats avec le logarithme de la vitesse relative à une densité de 0,1 au-dessus du voile pour des bandes identiques qui, après enduc tion, Oilt été conseIvées pondant 7 jours & å latempérature am- biante, exposées ~à traverser un coin optique et ensuite traitées immédiatement comme ci-dessus Les résultats obtenus sont exposés dans le tableau Il ci-dessous qui montre également la dureté comparative de la couche d'émulsion appliquée, exprimée en unités arbitraires de résistance aux rayures. TABLEAU Il Emulsion S 0,1 Dureté com parative mulsion témoin - 0,21 65 Emulsion avec triazine et Dabco - o,48 165 mulsion avec triazine, Dabco et -2-aminoéthylcystétine - o,o6 180 Les chiffres apparaissant dans le tableau Il montrent la différence entre la vitesse du groupe de bandes exposées, incubées et ensuite traitées et la vitesse du groupe de bandes incubées, exposées et traitées. Plus le chiffre négatif est important, plus la régression de l'image latente est élevée.Ainsi, une régression maximale de l'image latente se manifeste avec l'émulsion qui contient la combinaison de triazine et de durcisseur Dabco, mais ne contient pas de S-2- amincéthylcystéine. Quand la S-2-aminoéthylcystéine est également présente, la régression de l'image latente est très considérablement réduite. Les chiffres de dureté comparative montrent que 11 addition de S-2-amino#thylcystéine augmente l'action durcissante de la combinaison de triazine et de durcisseur Dabco. EXEMPLE III On prépare une émulsion rapide d'iodobromure d'argent comme dans l'exemple I, le pH de 11 émulsion étant de 6,0. On divise cette émulsion en trois portions avant de l'appliquer sur des bandes. On applique l'une des portions sur des bandes de film-support, sans effectuer d'autre addition. Cette émulsion est l'émulsion témoin. A une autre portion de l'émulsion, on-ajoute 7 g d'acide 4-C2,4-dichloro-l, 3,5-triazinylamino )benzènesulfoni- que pour 250 g d'émulsion ainsi que 0,35 g de Dabco. A la troisième portion de l'émulsion, on ajoute 7 g decomposéce triazine utilisé ci-dessus ainsi que 0,35 g de Dabco et 0,5 g de bromnydrate de S-3-amino-n-propylcystéine pour 250 g d'émulsion. Dans chacun des essais, une bande de l'émulsion témoin et les bandes de l'émulsion d'essai sont toutes exposées à travers un coin optique, après quoi certaines sont laissées dans une atmosphère à température ambiante pendant 7 jours (LT), tandis qu'on fait incuber les autres bandes pendant 7 jours dans une atmosphère à 69% d'humidité relative et à 430C CHT), ces conditions étant choisies pour accélérer la régression de l'image latente. On traite ensuite toutes les bandes pendant 8 minutes à 200C dans un révélateur à base de métol/hydroquinone. On mesure ensuite le logarithme de la vitesse relative à une densité de 0,1 au-dessus du voile pour toutes les bandes et on compare les résultats avec le logarithme de la vitesse relative à une densité de 0,1 au-dessus du voile pour des bandes identiques qui, après enduction, ont été conservées pendant 7 jours à la température ambiante, exposées à travers un coin optique et ensuite traitées immédiatement comme ci-dessus. Les résultats obtenus sont exposés dans le tableau III ci-dessous. TABLEAU III mulsion S 0,1 COLT) S 0,1 (HT) Ca) Emulsion témoin - 0,13 - 0,16 Cb) Emulsion avec triazine et Dabco - 0,75 - 0-50 (c) Emulsion avec triazine + Dabco et broxhydrate de S-3-amino-n-propylcys- téine - 0,21 - 0,22 Les chiffres apparaissant dans le tableau III montrent la différence entre la rapidité du groupe de bandes exposées, incubées et ensuite traitées et celle du groupe de bandes incubées, exposées et traitées. Plus le chiffre négatif est élevé, plus la régression de l'image latente est importante. Ainsi la régression la plus importante de l'image latente appa ratt dans l'émulsion qui contient la combinaison triazine + durcisseur Dabco mais ne renferme pas de bromhydrate de S-3amino-n-propylcystéine. Toutefois, quand ce composé est également présent, la régression de l'image latente est très considérablement réduite. EXEMPLE IV On prépare une émulsion rapide dtiodobromure d'argent comme dans l'exemple I, le pH de l'émulsion étant de 6,0. Avant d'appliquer l'émulsion sur les bandes, on la divise en trois portions. On applique l'une des portions sur des bandes le film-support sans effectuer d'autres additions. Cette émulsion est l'émulsion témoin. A une autre portion de l'émulsion, on ajoute 7 g d'acide 4-(2,4-dichloro-1,3,5-triazinylamino)benzènesulfo- nique pour 250 g d'émulsion avec 0,35 g de Dabco. A la troisième portion de l'émulsion, on ajoute 7 g du composé de triazine utilisé ci-dessus ainsi que 0,35 g de Dabco et 0,6 g de chlorhydrate de S-benzyloxycarbonyl-amino éthyl-l.-cystéine. Dans chaque essai, on expose une bande de l'émul- sion témoin et les bandes des émulions d'essai à travers un coin optique et coin optique et on les- laisse/à la température ambiante pendant 7 joui (LT) ou bien on les fait incuber pendant 7 jours dans une atmosphère à 69% d'humidité relative et à 430C (HT), de telles conditions étant choisies pour accélérer la régression de l'image latente. On traite ensuite toutes les bandes pendant ~' minutes à 200C dans un révélateur à base de métol/hydroquinone. On mesure ensuite le logarithme de la vitesse relative à une densité de 0,1 au-dessus du voile, pour toutes les bandes, et on compare avec le logarithme de la vitesse relative à une densité de 0,1 au-dessus du voile pour des bandes identiques qui, après enduction, ont été emmagasinées pendant 7 jours à la température ambiante, exposées à travers un coin optique et ensuite traitées comme ci-dessus. TABLEAU IV Emulsion S 0 > 1 (LT) S 0,1 (HT) (a) Emulsionstémoins - C,12 - 0,20 (b) Emulsion avec triazine et Dabco - 0,66 - 0,49 (c) Emulsion avec triazine, Dabco et chlorhydrate S-benzy1oxyc#rbonyl - aminoéthyl-L-cystéine - 0,06 - 0,14 Les chiffres apparaissant sur le tableau III montrent la différence des rapidités entre les groupes de bandes exposées, incubées et ensuite traitées par comparaison avec le groupe de bandes incubées, exposées et traitées. Plus le chiffre négatif est élevé, plus la régression de l'image latente est importante. Ainsi, on constate une régression maximale de l'image latente dans l'émulsion qui contient la combinaison triazine + durcisseur Dabco mais ne renferme pas de chlorhydrate de S-benzyloxyearbonylaminoéthyl-L-cystéine. Toutefois, quand ce composé est également présent, la régression de l'image latente est très considérablement réduite. REVENDICATIONS 1. Matière photographique, caractérisée par le fait qu'elle comprend une émulsion d'halogénure d'argent contenant un composé de formule R2NH-RlCH-(cH2)m-s (CH2)p p -R I dans laquelle R représente un groupe où R représente un atome d'hydrogène ou un radical alkyle, alkyle substitué, aralkyle, aralkyle substitué, alcoxycarbonyle, aralcoxycarbonyle ou acyle de formule R4-CO- où R4 est un radical alkyle, alkyle substitué, aryle, aryle substitué, aralkyle ou aralkyle substitué et X est un anion, Ri représente un atome d'hydrogène ou un radical méthyle ou éthyle, R2 a la même signification que R3, m est égal à 0, 1 ou 2 p est égal à 1 ou 2 comme agent pour réduire la tendance à la régression de l'image latente. 2. Matière photographique selon la revendication 1, caractérisée par le fait qu'elle comprend un composé de formule I tel que définie dans la revendication 1, dans laquelle R est le radical - -COOH où R3 représente un atome dthydrogène ou NHR3~HX un radical aralcoxycarbonyle et R1 est un atome d'hydrogène, R2 représente un atome d'hydrogène ou un radical aralcoxycarbonyle et m et p sont chacun égaux à 1. 3. Matière photographique selon la revendication 2, caractérisée par le fait que les symboles R1 et R2 représentent chacun un atome d'hydrogène et le symbole R3 un radical benzyl oxycarbonyle. 4. Matière photographique selon la revendication 2, caractérisée par le fait que les symboles R1 et R3 représentent chacun un atome d'hydrogène et R2 un radical benzyloxy carbonyle Matière photographique selon la revendication 1, caractérisée par le fait qu'elle contient de la S-2aminoéthylcystéine en tant que composé de formule I. 6. Matière photographique selon la revendication 1, caractérisée par le fait qu'elle contient un composé de formule I en une quantité de 0,05 à 1,0 g par mole-gramme d'argent que contient l'émulsion. 7. Matière photographique selon la revendication 1, caractérisée par le fait que l'émulsion d'halogénure d'argent est une émulsion de gélatino-halogénure d'argent. 8. Matière photographique selon la revendication 7, caractérisée par le fait que l'émulsion de gélatino-halogénure d'argent comprend un agent durcisseur pour la gélatine. 9. Matière photographique selon la revendication 7, caractérisée par le fait qu'elle comprend plusieurs couches d'émulsion d'halogénure d'argent, chacune de ces couches renfermant un composé de formule I.