L'invention concerne un siège pour véhicules à moteur du type sur lequel la suspension proprement dite du siège est du moins essentiellement assurée au moyen d'un coussin en mousse monté sur une coque rigide ou analogue et un dispositif amortisseur hydraulique est prévu pour amortir les vibrations du siège. Dans des sièges dits entièrement en mousse introduits récemment, de manière croissante, notamment dans la construction de l'automobile, la suspension proprement dite n'est plus assurée au moyen d'éléments à ressorts de type mécanique, ou même pneumatique, mais exclusivement par des coussins en mousse à suspension élastique. Ce coussin en mousse est monté sur un support non élastique lui même, tel que, par exemple, une coque de siège rigide en métal ou en matière synthétique qui, de son côté, est logé réglable et déplaçable de manière habituelle sur le plancher du véhicule. Pour obtenir un certain confort de conduite, il faut que les vibrations du siège soient amorties. Le degré d'amortissement des coussins usuels en mousse est d'un ordre de grandeur de D - 0,1 (selon Lehry. En général, on obtient un confort de conduite très agréable avec ces paramètres d'amortissement sur les véhicules de tourisme bien suspendus et bien amortis. Ce confort de conduite pourrait encore être accru si l'amortissement des sièges de véhicules était augmenté au-delà de ce seuil, ce qui serait absolument nécessaire si les sièges en mousse de ce genre étaient également montés sur des véhicules industriels. Des valeurs d'amortissement correspondantes élevées avec un degré d'amortissement de D = 2 à 3 (selon Lehr) par exemple sont actuellement réalisées à l'aide d'ensembles dits oscillants, comportant un amortisseur télescopique hydraulique monté séparément, qui agit dans la direction verticale par l'intermédiaire d'un système à leviers onéreux.C'est pourquoi un siège oscillant de ce genre exigerait le double, voire le triple de l'encombrement vertical d'un siège en mousse. Par ailleurs, le coût de construction et , par conséquent, le prix d'un siège oscillant sont sensiblement plus élevés que ceux d'un siège en mousse usuel. L'invention se propose de réaliser et de perfectionner un siège pour véhicules à moteur, du type sur lequel la suspens ion proprement dite du siège est assurée au moins essentiellement par un coussin en mousse, de manière à obtenir un confort au moins approximativement aussi bon que celui qui est offert par un siège oscillant usuel muni d'un élément amortisseur séparé. Ce résultat est obtenu conformément à l'invention par le fait que le dispositif amortisseur hydraulique est intégré directement au siège. L'invention est décrite plus en détail à l'aide d'un exemple de réalisation représenté sur la figure unique du dessin annexé. La figure montre le siège d'un véhicule à moteur, dont les parties essentielles sont seules représentées pour la bonne compréhension de l'invention. Ne sont notamment pas représentés le dossier coopérant de manière habituelle avec le siège représenté, ni la console ou le cadre par l'intermédiaire desquels le siège est monté réglable sur le plancher du véhicule. Le siège comprend une coque 2 réalisée par exemple en métal ou en une matière synthétique convenable sur laquelle est fixé, par exemple par collage, un coussin en mousse 1 à suspension élastique.Dans le mode de réalisation représenté sur la figure, ce coussin en mousse est constitué par une partie inférieure 1.2 en une matière relativement dure, en appui sur la coque 2 du siège, et par une partie supérieure 1.1 réalisée en une matière souple comparativement à la matière de la première partie, les deux parties étant réunies par collage. Le choix de l'épaisseur et de la nature du matériau permet d'adapter dans une large mesure de manière connue aux différents besoins les propriétés d'élasticité du coussin en mousse 1. Un dispositif 3 prévu pour amortir les vibrations du siège est incorporé au siège même. A cet effet, une cavité 4 remplie d'un liquide, par exemple d'un liquide amortisseur usuel, est disposée sous le siège. Cette cavité est formée par une saillie 2.1 orientée vers le bas de la coque 2 du siège. Vers le coussin en mousse 1, elle est directement limitée par le dessous de ce coussin qui est résistant et imperméable au liquide de remplissage. Dans le mode de réalisation représenté sur la figure, la partie inférieure 1.2 du coussin présente un évidement en forme d'auge dans la zone de la cavité 4. Par une configuration correspondante de la saillie 2.1 de la coque, la partie inférieure 1.2 du coussin pourrait également, en variante, avoir une forme plane. La cavité 4 ainsi formée est subdivisée en une chambre supérieure 4.1, orientée vers le coussin en mousse 1, et une chambre inférieure 4.2, au moyen d'une couche élastique intercalaire 3.1 en forme de membrane en caoutchouc ou en un matériau analogue.Des orifices d'étranglement 3.3, qui font communiquer la chambre supérieure 4.1 avec la chambre inférieure 4.2, sont ménagés dans une zone médiane 3.2 plus épaisse de la couche intercalaire. Cette zone médiane de la couche intercalaire est reliée mécaniquement avec la partie compressible et décompressible du coussin en mousse 1 par l'intermédiaire d'un organe de transmission rigide 3.4 en forme d'une tige de piston. L'extrémité inférieure de la tige de piston 3.4 est à cet effet encastrée dans la zone médiane 3.2 de la couche intercalaire, alors que son extrémité supérieure s'accroche à une plaque intermédiaire 3.5 encastrée dans le coussin en mousse 1.Celle-ci est dimensionnée en superficie de telle sorte qu'elle puisse transmettre d'une part le mouvement du coussin en mousse sur la tige de piston sans endommager le coussin et qu'elle ne soit pas préjudiciable, d'autre part, au confort du siège du véhicule. Sur un coussin en mousse constitué de deux parties, il est en outre avantageux, sur le plan technique de la fabrication, que la plaque 3.5 soit insérée entre les deux parties du coussin lors de leur assemblage. Lorsque le siège est sollicité dynamiquement dans la direction verticale, la compression et la décompression dynamiques du coussin en mousse 1 sont transmises sur la zone médiane 3.2, présentant des orifices d'étranglement 3.3, de la couche intermédiaire élastique au moyen de la plaque 3.5 et de la tige de piston 3.4, de sorte que cette zone de la couche intermédiaire effectue un mouvement montant et descendant de manière correspondante. Selon le sens du mouvement, du liquide s'écoule par conséquent, soit de la chambre inférieure à travers les orifices d'étranglement 3.3 dans la chambre supérieure, soit de la chambre supérieure vers la chambre inférieure, ce qui s'accompagne d'un travail d'amortissement correspondant.Le degré de l'amortissement peut être adapté aux différents besoins de manière habituelle par le nombre et la configuration des orifices-d'étranglement 3.3. En harmonisant l'élasticité entre les chambres, il est par ailleurs possible de concevoir un amortissement périodique. En variante de l'exemple de réalisation représenté, il est également possible de réaliser le coussin en mousse 1 en une seule pièce et de noyer la plaque 3.5 dans la mousse du coussin 1. Pour accroître et faire varier la force élastique du siège, il est possible, sans préjudice des avantages offerts par la disposition proposée, de monter un ressort supplémentaire entre le fond de la cavité 4, c'est-à-dire le fond de la saillie 2.1 de la coque du siège, et la zone médiane 3.2 de la couche intercalaire 3.1. En principe, on peut utiliser à cet effet n'importe quel type de suspension, par exemple des ressorts mécaniques hélicoidaux ou des ressorts pneumatiques. Dans l'exemple de réalisation représenté, la cavité 4 remplie dé liquide du dispositif amortisseur est formée par des saillies correspondantes de la coque du siège ou du coussin en mousse entre le coussin en mousse 1 et la coque 3 du siège. En lieu et place, il est également possible de prévoir un espace approprié au-dessous de la coque 2 du siège, et ce de telle sorte que la cavité est constituée par une saillie vers le haut formée dans la coque 2 du siège et orientée vers le coussin en mousse et vers le bas par un bac étanche au liquide et à la pression, fixé par le bas sur la coque du siège. Dans ce cas, il faudrait que l'organe de transmission de 11 effort soit monté de manière étanche à travers la saillie orientée vers le haut de la coque 2 et soit accroché dans la zone supérieure du coussin en mousse, de telle sorte qu'une quantité de mousse suffisamment efficace pour la suspension élastique agisse entre la plaque incorporée à la mousse et la saillie de la coque orientée vers le haut. Pour éviter en particulier que le liquide ne mousse, il est également possible d'introduire un gaz sous pression dans la chambre supérieure 4.1 de la cavité. REVENDICATIONS 1. - Siège pour véhicules à moteur, du type sur lequel la suspension proprement dite du siège est au moins essentiellement assurée au moyen d'un coussin en mousse monté sur une coque rigide ou analogue et un dispositif amortisseur hydraulique est prévu pour amortir les vibrations du siège, caractérisé en ce que le dispositif amortisseur hydraulique (3) est intégré directement au siège. 2. - Siège selon la revendication 1, caractérisé en ce que le dispositif amortisseur (3) comporte une cavité (4) remplie de liquide disposée sous la coque (2) du siège, cette cavité étant subdivisée en une chambre supérieure (4.1) orientée vers le coussin en mousse (1) et une chambre inférieure (4.2) au moyen d'une couche intercalaire élastique (3.1) en forme de membrane, en ce que la couche intercalaire (3.1) présente dans sa zone médiane (3.2) au moins une ouverture d'étranglement (3.3) faisant communiquer la chambre supérieure avec la chambre inférieure et en ce que la zone médiane (3.2) de la couche intercalaire (3.1) est reliée mécaniquement avec la partie compressible et décompressible du coussin en mousse (1) au moyen d'un organe de transmission rigide (3.4). 3. - Siège selon la revendication 2, caractérisé en ce que la cavité.(4) est formée par une saillie (2.1) orientée vers le bas de la coque (2) du siège et directement limitée vers le coussin en mousse (1) par le dessous du coussin en mousse (1) résistant et imperméable au liquide de remplissage. 4. - Siège selon la revendication 2, caractérisé en ce que la cavité (4) est constituée par une saillie formée vers le haut dans la coque (2) du siège et orientée vers le coussin en mousse (1), et vers le bas par un bac étanche au liquide et à la pression et fixé sous la coque (2) du siège et en ce que l'organe de transmission (3.4) monté de manière étanche à travers la saillie de la coque (2) du siège est accroché dans la zone supérieure du coussin en mousse (1). 5. - Siège selon l'une des revendications 3 et 4, caractérisé en ce que l'organe de transmission (3.4) est une tige de piston qui s'accroche par son extrémité inférieure dans la zone médiane (3.2) de la couche intercalaire (3.1) et par son extrémité supérieure sur une plaque intermédiaire (3.5) noyée dans le coussin en mousse (1). 6. - Siège selon la revendication 5, caractérisé en ce que le coussin en mousse (1) est constitué par une partie inférieure (1.2) en mousse relativement dure qui est en appui sur la coque (2) du siège, et une partie supérieure (1.1) en mousse relativement souple, les deux parties étant réunies ensemble par collage ou de manière analogue, et en ce que la plaque (3.5) est disposée entre les parties supérieure et inférieure (1.1 et 1.2). 7. - Siège selon la revendication 5, caractérisé en ce que la plaque intermédiaire (3.5) est noyée dans la mousse du coussin 1 constituée d'une seule pièce. 8. - Siège selon l'une quelconque des revendications 2 à 7, caractérisé en ce qu'un ressort supplémentaire efficace est disposé entre le fond de la cavité (4) et la zone médiane (3.2) de la couche intercalaire (3.1). 9. - Siège selon la revendication 8, caractérisé en ce que le ressort supplémentaire est un ressort mécanique, notamment un ressort hélicoldal. 10. - Siège selon la revendication 8, caractérisé en ce que le ressort supplémentaire est réalisé comme ressort pneumatique.