Les lignes de découpe nécessitent, pour leur alimentation en continu, de la tôle enroulée sous forme de bobines cylindriques. Ces bobines, dont le diamètre et l'épaisseur sont variables, sont disposées successivement sur un appareil dérouleur situé en amont de la ligne de découpe. Cet appareil dérouleur comporte un mandrin expansible, d'axe horizontal, qui supporte la bobine par son trou central. Or, les bobines de tale sont stockées en ayant leur axe vertical et gerbées avec des intercalaires. I1 faut donc, lorsqu'on prélève une bobine d'une pile de bobines, faire pivoter cette bobine de 900 de façon que son axe se trouve horizontal et qu'elle puisse ainsi être enfilée sur le mandrin de 1' appareil dérouleur. A cet effet, on utilise jusqu'à présent un chariot élévateur pour retirer une bobine de la pile. Puis on fait passer une elin- gue dans le trou central de la bobine et on engage les deux boucles terminales de cette élingue sur le crochet d'un palan ou d'un pont roulant. Il suffit alors de lever le crochet. La bobine se soulève et se dégage des fourches du chariot élévateur ; en même temps, la bobine pivote et son axe devient sensiblement horizontal. Mais cette manutention est dangereuse. En outre, l'axe de la bobine n'est qu'approximativement horizontal de sorte que la mise en place de cette bobine sur le mandrin de l'appareil dérouleur n'est pas aisée. La présente invention, due à la collaboration de Monsieur René Bul Michel NICEAUT, a pour objet un appareil pour saisir et faire pivoter une bobine, notamment une bobine destinée i 1' ali- mentation d'une ligne de découpe, qui remédie à ces inconvénients. L'appareil selon l'invention est caractérisé en ce qutil comporte un portique propre à être suspendu à un crochet de levage, un élément de support monté pivotant par rapport au portique autour d'un axe horizontal, des fourches mobiles par rapport d l'é- lémént de support et disposées à l'extérieur de celui-ci, des moyens de pressage parallèles aux fauches, disposées entre cellesci et l'élément de support et mobiles dans une direction sensiblement perpendiculaire au plan des fourches, et des moyens moteurs pour faire pivoter l'élément de support par rapport au portique, pour déplacer les fourches, et pour déplacer les moyens de pressage. Pour utiliser cet appareil, on l'amende au-dessus des bobines gerbées, ses fourches étant horizontales, de manière que le bas de ces fourches soit à la hauteur de l'espace intercalaire se trouvant sous la bobine à prendre, on engage les foddhes sous la bobine, on déplace les moyens de pressage de façon à serrer la bobine contre les fourches, on soulève la bobine, et on fait pivoter l'élément de support de 900 On amène ensuite l'appareil près du dérouleur, on met le trou central de la bobine k la hauteur du mandrin expansible du dérouleur et on fixe la bobine sur le mandrin. I1 ne reste plus qu' desserrer la bobine, à écarter les fourches, à dégager l'appareil de la bobine, et à faire pivoter l'élément de support de façon à ramener les fourches dans la position horizontale. Dans un mode de réalisation avantageux de l'invention, le portique est mobile élastiquement par rapport à des moyens de suspension au crochet de levage, et un contact de sécurité command par le déplacement du portique par rapport à ces moyens de suspension est interposé sur le circuit de commande des moyens moteurs pour déplacer les fourches et les moyens de pressage, de façon à empocher le fonctionnement de ces moyens moteurs quand une bobine repose sur les fourches. On a décrit après, à titre d'exemple non limitatif, un mode de réalisation de l'appareil selon l'invention, avec référence aux dessins annexés dans lesquels : La Figure 1 représente l'appareil partiellement en élévation et partiellement en coupe, les fourches étant en position verticale ; La Figure 2 en est une vue en élévation latérale. Tel qu'il est représenté au dessin l'appareil selon l'invention comprend un caisson central 1. Un coulisseau 2 est fixé sur chacun des bords longitudinaux de deux faces verticales op postes de ce caisson : ce coulisseau a une section en C, sa face ouverte étant dirigée vers l'intérieur. Un palier 3 pour un axe 4 s'tendant sur toute la largeur de la face du caisson est monté mobile dans chacun des coulisseaux et peut etre immobilisé dans la position désirée par des moyens non représentés au dessin un deuxième axe 5 traverse une ouverture longitudinale 6 ménagée dans le fond du caisson et est monté pistant dans un palier 7 qui peut etre immobilisé dans la position désirée. Des bielles respectivement 8 et 9 sont montées pivotantes autour des axes 4 et 5 et sont articulées respectivement en 10 et 11 sur des fourches de préhension 12. Les fourches, les bielles et les coulisseaux forment deux parallelogrammes déformables permettant aux fourches 12 de se déplacer parallelement à elles-mames, suivant un trajet en arc de cercle. Une bielle 13 est montée pivotante en 14 au milieu de chacune des faces opposées du caisson sur lesquelles se trouvent les bielles 8 et 9. Cette bielle 13 est, par ailleurs, reliée par un axe 15 aux deux bielles 8 se trouvant du cté de la face correspondante du caisson. En un point intermédiaire de sa longueur, chacune des bielles 13 porte un axe 16 qui peut pivoter dans un coulisseau 17 ; celui-ci est engagé dans une lumière 18 ménagée dans la tette 19 q d'une bielle 19. Cette bielle est filetée et en prise avec un écrou, non visible au dessin, qui est monté pivotant dans un manchon 20 fixé au caisson, et est solidaire d'un pignon conique 21. Le pignon 21 est en prise avec un pignon 22 claveté sur un arbre 23 et solidaire d'une roue dentée 24.Les deux roues dentées 24 sont en prise l'une avec l'autre et l'une d'elles est, en outre, en prise avec un pignon denté claveté sur 11 arbre de sortie d'un moteur 25, par exemple pneumatique, à mouvement de rotation réversible. Lorsque la moteur 25 est mis en marche, les deux pignons 21, ainsi que les deux écrous dont ils sont solidaires, sont en trainQg en rotation de sorte que les vis 19 se déplacent axialement en entraînant les bielles 13 qui pivotent autour de leur axe 14. Ces bielles entraient à leur tour les bielles 8 de sorte que les fourches 12 se déplacent parallblement à elles-mêmes. Deux patins de serrage 26 sont fixés chacun à 1' une des extrémités de deux colonnes 27. A leur autre extrémité, les quatre colonnes 27 sont solidaires d'un même cadre 28. Ce cadre porte à son centre une traverse 29 au milieu de laquelle est fixée une vis axiale 30. Cette vis est engagée dans un écrou 31, ne pouvant se déplacer axialement et solidaire d'une roue dentée 32. Celle-ci est en prise avec un pignon denté claveté sur l'arbre de sortie d'un moteur 33, de préférence pneumatique, à mouvement de rotation réversible. Lorsque le moteur 33 est mis en marche, il entrain la vis 30 de sorte que les patins 26 se déplacent parallèlement à 1 'axe de cette vis. Une came 34 piacée à l'extrémité de l'une des colonnes 27 est prévue pour actionner un contact de fin de course 35, à la fin de la course de desserrage. Le caisson central 1 porte des tourillons horizontaux 36 montés pivotants dans un portique vertical 37. Sur ce portique est monté pivotant, autour d'un axe 38, un moteur 39, de préférence pneumatique, à mouvement de rotation réversible. L'arbre de sortie de ce moteur est relié à une vis 40 sur laquelle est monté un écrou 41. Cet écrou est solidaire d'un arbre qui est parallèle à l'axe des tourillons 36, mais excentré par rapport à lui, et monté pivotant dans le caisson central 1. Lorsque le moteur 39 est mis en marche, la vis 40 entrasse l'écrou 41 ce qui fait basculer le ch ssis 1 autour de l'axe des tourillons 36. L'un de ceux-ci porte une came 42 actionnant des contacts de fin de course 43 et 44 de façon à limiter k 900 l'angle de pivotement du caisson 1. Le portique 37 peut être attelé au crochet du palan d'une potence ou au crochet d'un pont roulant par un dispositif comprenant un axe 45 qui est monté coulissant dans un bottier 46 solidaire du portique et qui, dans l'exemple de réalisation représenté, est relié à une manille 47. L'axe 45 est muni à sa partie inférieure d'une came 48 propre à actionner un contact 45 porté par le portique et interposé sur les circuits de commande des moteurs 25 et 33 t un ressort 50, interposé entre la came et le bottier 46 tend à maintenir le portique dans sa position haute par rapport d l'axe 45, la tête de cet axe étant alors au contact du bdtier 46. Lorsque le caisson 1 n'est pas chargé, le contact 49 permet le fonctionnement des moteurs 25 et 33 ; par contre, lorsqu'il est chargé, le portique 37 descend en comprimant le ressort 50 et le contact 49, actionné par la came 48, empêche le fonctionnement de ces moteurs. L'appareil qui vient d' être décrit fonctionne de la manière suivante. L'appareil étant accroché à un palan et les fourches 12 étant horizontales on amène l'appareil au-dessus d'une pile de bobines et on le met à la hauteur convenable pour que ces fourches se trouvent à la hauteur de l'espace intercalaire sous la bobine 51 à prendre. Puis on actionne le moteur 25 de façon que les fourches s'engagent sous cette bobine et on remonte légèrement l'appareil de façon que ces fourches s'appliquent sous la bobine. Le moteur 33 est alors actionné de sorte que les patins 26 descendent et viennent serrer la bobine 51 contre les fourches 12. On soulève ensuite l'appareil et la bobine. Le contact 49 est actionné de sorte qu'il n'est alors plus possible de desserrer la bobine ou de dégager les fourches. On actionne le moteur 39, ce qui fait pivoter le caisson central 1 de 900 et amène la bobine 51 dans un plan vertical. On amène enfin l'appareil g proximité du dérouleur, on met le trou central de la bobine à la hauteur du mandrin expansible de ce dérouleur, on engage la bobine sur le mandrin et on assure l'expansion de celui-ci. I1 ne reste plus qu' abaisser légèrement l'appareil pour que la charge de la bobine ne soit plus supportée par la manille 47 de sorte que le contact 49 revient à sa position initiale. On desserre alors les patins 26, on écarte les fourches 12, on dégage l'appareil de la bobine 51, et on actionne à nouveau le moteur pour ramener les fourches 12 dans le plan horizontal. On voit de ce qui précède que la manutention de la bobine n'est pas dangereuse et que la bobine est amenée dans une position où son axe est parfaitement vertical de sorte que sa mise en place sur le mandrin expansible se fait sans difficulté. I1 va de soi que la présente invention ne doit pas être limitée au mode de réalisation décrit et représenté, mais en couvre, au contraire, toutes les variantes. C'est ainsi, par exemple, que la vis 30 pourrait être remplacée par la tige d'un vérin pneumatique. Revendications 1. - Appareil pour saisir et faire pivoter une bobine, no tamment une bobine destinée à 1 1alimentation d'une ligne de découpe, caractérisé en ce qu'il comporte un portique propre à être suspendu à un crochet de levage, un élément de support monté pivotant par rapport au portique autour d'un axe horizontal, des fourches mobiles par rapport à l'élément de support et disposées | l'extérieur de celui-ci, des moyens de pressage parallèles aux fourches, disposées entre celles-ci et l'élément de support et mobiles dans une direction sensiblement perpendiculaire au plan des fourches, et des moyens moteurs pour faire pivoter l'élément de support par rapport au portique, pour déplacer les fourches, et pour déplacer les moyens de pressage. 2. - Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que le portique est mobile élastiquement par rapport à des moyens de suspension au crochet de levage, et en ce qu'un contact de sécurité commandé par le déplacement du portique par rapport à ces moyens de suspension est interposé r le circuit de commande des moyens moteurs pour déplacer les fourches et des moyens de moteurs pressage de façon à empêcher le fonctionnement de ces moyënsXquand une bobine repose sur les fourches. 3. - Appareil selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que les fourches slnt reliées par des bielles à l'élément de support de façon à constituer des parallélogrammes déformables situés de part et d'autre de l'élément de support, symétriquement par rapport à un plan passant par l'axe de pivotement de 1 'élément de support sur le portique. 4. - Appareil selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'une bielle de commande est articulée d'une part sur 1 'une desdites bielles de liaison, et, d'autre part, à un point fixe de l'élément de support. 5. - Appareil selon la revendication 4, caractérisé en ce que la bielle de commande est reliée, par l'intermédiaire d'un coulisseau articulé, à une tige filetée, qui est engagée dans un écrou tournant, mais immobilisé axialement, l'arbre de sortie d'un moteur à mouvement de rotation réversible étant relié par une pignonerie à 11 ensemble des écrous tournants. 6. - Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les moyens de pressage sont constitués par des patins fixés sur des colonnes montées coulissantes par rapport à l'élément de support et réunies entre elles par un cadre, et en ce que ce cadre porte dans sa partie centrale une tige reliée à un vérin ou bien filetée et qui est engagée dans un écrou tournant, mais immobilisé axialement, l'arbre de sortie d'un moteur à mouvement de rotation réver- sible étant relié par une pignoflerie à cet écrou tournant, 7. - Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les moyens pour faire pivoter 1 'é1émet de support par rapport au portique comprennent une tige filetée qui est reliée à l'arbre de sortie d'un moteur à mouvement de rotation réversible, monté oscillant sur le portique, et sur laquelle est engagé un écrou pouvant pivoter librement sur l'élément de support.