PROCEDE ET DISPOSITIF DE CONTROLE D'UN SYSTèME ELECTRONIQUE D'ALLUMAGE, POUR VEHICULE AUTOMOBILE L'invention concerne un procédé et un dispositif de contra- le de l'état de fonctionnement d'un dispositif électronique d'allumage de moteur à combution interne pour véhicule automobile, dispositif électronique d'allumage alimenté par une batterie et constitué notamment d'au moins un capteur de dépression, d'au moins un capteur de vitesse, d'un bloc électronique comprenant une partie calculateur et une partie puissance, une bobine élévatrice de tension et des bougies d'allumage L'apparition généralisée, sur véhicule automobile, des dispositifs électroniques d'allumage risque de gêner bon nombre de réparateurs qui se trouveront parfois désemparés en cas d'anomalies liées ou non à l'électronique, en effet de tels dispositifs électroniques par manque de mode et de méthode d'approche risquent de porter, souvent à tort, sur ces dispositifs électroniques, les méfaits occasionnés par un autre élément. Les dispositifs de contrôle déjà connus permettent seulement le contrôle du bon fonctionnement de l'allumage et ne permettent pas l'approche des différentes fonctions à tester qui comman- dent ledit allumage. De plus il est nécessaire que chaque véhicule soit équipé de connexions spéciales aptes à se relier à une sonde spéciale de ces dispositifs de controle, lesquels dispositifs ne sont pas aisément transportables ce qui est un handicap certain dans le cas d'un véhicule en panne loin d'un réparateur. La présente invention à pour but de remédier à ces inconvénients et concerne à cet effet un procédé de contrôle de l'état de fonctionnement d'un dispositif électronique d'allumage de moteur à combustion interne notamment pour véhicule automobile, dispositif électronique d'allumage comprenant au moins un capteur de la vitesse de rotation du moteur, au moins un capteur de la dépression régnant dans les tubulures du moteur, un bloc électronique, une bobine élévatrice de tension, des bougies d'allumage et une alimentation électrique, procédé caractérisé en ce que les signaux d'allumage issus du bloc électronique (1) disposé à bord du véhicule sont comparés aux signaux d'allumage issus d'un bloc électronique(2) similaire et de série commandé par les mêmes capteurs de vitesse et de dépression du véhicule que le bloc électronique (1). La description qui va suivre en regard des figures annexées fera mieux comprendre comment l'invention peut etre réalisée. La figure 1 représente un dispositif de contrôle selon 1 invention. La figure 2 représente le schéma synoptique des moyens de contrôle. La figure 3 est un diagramme des signaux apparaissant aux différents points des moyens de contrôle de la figure 2. Selon la figure 1 le bloc électronique d'allumage à contr8ler est représenté par le repère 1, et est monté à son emplacement normal dans le véhicule, ce bloc électronique 1 est commandé par au moins un capteur de vitesse de rotation du moteur 24, par au moins un capteur de dépression 25, il est alimenté par le pôle positif 26 de la batterie du véhicule, et relié à la masse par le câble 27, enfin il est relié à une bobine élévatrice de tension par une connexion 28, laquelle bobine élévatrice de tension est reliée aux bougies d'allumage. Conformément à l'invention le dispositifpe contrôle est constitué essentiellement d'un pupitre A et d'un câble 20 spécifique au type du bloc électronique d'allumage considéré à contrô leur. Le câble 20 comporte à une extrémité un connecteur 21 apte à s'intercaler entre le bloc électronique 1 et les différents éléments capteurs, alimentation et bobine (repères 24 à 28), à une autre extrémité un connecteur 23 apte à être connecté à un bloc électronique d'allumage 2 du meme type que celui à contrôler et prélevé dans des blocs électroniques de série en stock, et donc considéré en excellent état de fonctionnement, et enfin un autre connecteur 22 qui relie ce câble 20 au pupitre A. Ce pupitre A comporte : un logement apte à recevoir le bloc électronique de série 2, un ensemble de sélecteurs 32, un ensemble de lecture 31 visualisée de préférence a l'aide de lampes témoin de différentescouleurs, et peut comporter une prise susceptible de recevoir un connecteur 29 d'un appareil de mesure30 de grandeurs chiffrées Si cela est nécessaire. Le câble 20 est réalisé de façon telle que les différents éléments 24 à 28 commandent simultanément les deux blocs 1 et 2 et sont aussi reliés directement au pupitre A afin de pouvoir constater leur état de bon fonctionnement ou non. Le contrôle de ces différents éléments étant effectué, et étant favorable le contrôle du bloc électronique 1 proprement dit peut-être réolisé. Le procédé de ce contrôle consiste en ce que les signaux issus du bloc électronique 1 sont comparés aux signaux issus du bloc électronique 2. Ce bloc électronique 2 étant considéré en parfait état de fonctionnement, tout décalage entre les signaux issus du bloc let du bloc 2 sera visualisé à l'aide d'une des lampes témoin de 1' ensemble de lecture 31, ce qui permettra d'affirmer que le bloc électronique 1 du véhicule a un défaut ou non. La figure 2 représente des moyens pour la mise en oeuvre de la comparaison entre les deux blocs électroniques d'allumage 1 et 2. Ces moyens consistent en une élaboration d'angles de références tels que 10,20,30, à partir de l'angle connu séparant deux des capteurs choisis que nous appellerons- Vi/ V2 et qui sont situés sur le véhicule. Le pupitre A comporte une alimentation stabilisée 3 qui alimente les différents équipements dudit pupitre A. Toutdabord les différents signaux issus des capteurs Vlet V2 et des blocs électroniques d'allumage 1 et 2 sont mis en forme de façon exploitable. Les signaux issus du bloc électronique 1, à contrôler sur le véhicule, sont mis en forme par le dispositif 6 lequel délivre des signaux en créneaux suivant la figure 3 E. Les signaux issus du bloc électronique de référence 2, disposé dans le pupitre A, sont mis en forme par le dispositif 7 lequel délivre des signaux en créneaux suivant-la figure 3 F. Dans ces deux signaux 3E et 3F, le front montant des créneaux coincide avec le début de charge de la bobine d'allumage, et le front descendant à l'instant de l'allumage c'est à dire de l'étincel~ le aux bougies d'allumage. Le contrôle du bloc électronique 1 est effectué par le contrôle du décalage entre les deux fronts descendants des signaux 3E et 3F. Ce décalage est calculé à l'aide d'un bloc logique 14 qui suivant le front descendant de la courbe E par rapport à celui de la courbe F de référence donne un signal M sur une de ses sorties A ou R sélectionnée suivant le décadrage en avance ou en retard du signal d'allumage du bloc 1. Comme représenteàla figure 3, si les signaux E et F sont com- parés, on remarque que l'étincelle du bloc électronique 1 du véhicule (signal E) est créée après celle du bloc de référence 2 (signal F), le signal à la sortie du bloc logique 14 se présente alors suivant la courbe MR et signifie qu'il y a un retard à l'allumage du bloc du véhicule par rapport à celui de référence. Par contre on compare les signaux El et F, le signal de sortie du bloc logique 14 se présente suivant la courbe MA, ce qui prouve qu'il y a une avance à l'allumage du bloc 1 à contrôler par rapportau bloc de référence 2. Afin de connaitre ce décalage entre les deux blocs let2comparés, il est nécessaire de créer des angles de référence. Ces angles sont définis à partir des deux capteurs VI et V2 dont l'écart angulaire est connu de par la construction du véhicule. Les signaux issus du capteur V1 sont mis en forme de créneaux suivant la courbe 3B, à l'aide d'un dispositif 5; ceux issus du capteur V2, suivant la courbe 3C, à l'aide d'un dispositif 4. A l'aide d'un dispositif 8 1' écart angulaire entre ces- deux capteurs V1 ét t2 est mis en forme de créneaux suivant la courbe 3D suivant les fronts descendants des-créneaux des courbes 3B et 3C. Un intégrateur 9 tronsforme ces créneaux 3D en dents de scie suivant la courbe 3K. Ensuite un détecteur de crête 10 assure (voir figure 3L) le maintien en tension durant une période autorisant au moins une mesure, le niveau supérieur des dents de scies issues de l'intégrateur 9. Un intégrateur 16 transforme le signal de re-tard MR en dents de scie H, pvis un détecteur de crete 17 assure, suivant la courbe N, le maintien en tension p dv niveau supérieur des dents de scie issves dudit intégrateur 16. De même un intégrateur 15 transforme le signal d'avance MA en dents de scie G, puis vn détecteur de crete 13 assure, suivant la courbe P, le maintien en tension ' du niveau supérieur des dents de scies issues dudit intégrateur 15. Ces différentes tensions / , g et &alpha; sont maintenues pendant un temps nécessaire à une mesure jusqu'à la commande d'une remise à zéro par le signal B, la sortie du système de mise en forme 5 étant reliée à chaque détecteur de crête 10,13,17. Le signal L définissant l'angle séparant les deux capteurs V1 et V2 est ensuite dirigé vers deux diviseurs de- tensions 11 et 18-qui comportent chacun un doigt de sélection de la fraction de la tension &alpha; entrante, fraction &alpha;' 'qui se présente sous la forme des courbes Q et S. Ce doigt de sélection est déplacé par le manipulateur afin de choisir l'angle 0 Dans le cas oU le signal d'allumage du bloc 1 est en avance sur celui du bloc 2 la tension ss est inexistante, la tension définit l'amplitude de l'écart entre les deux signaux d'allumage, cette tension ss' est alors comparée à la tension issue du sélecteur 11 à l'aide du comparateur 12 lui meme relié au lecteur 31. Ce lecteur 31 est constitué de plusieurs lampes témoins de préférence de couleurs différentes de façon à situer la valeur de ss' par rapport aux différentes valeurs de oZ qui peuvent etre modifiées à l'aide du doigt de sélection, en cours de mesure. En effet si le diviseur de tension 11 permet d'obtenir des tensions &alpha;' équivalentes à des angles de 1 0,20,30 par exemple et en supposant que le manipulateur ait choisi la valeur de 30, et que la tensions soit inférieure à la tension &alpha;' définissant ces 3 , la lampe témoin allumée sera celle indiquant que ss est inférieure à 4 ', le manipulateur pourra alors faire varier d jusqu a ce que ce soit la lampe témoin donnant l'équivalence entre &alpha;' et ss' qui s'allume, donnant ainsi la valeurs et conséquemment la grandeur de l'écart existant entre les signaux d'allumage des deux blocs 1 et 2. Cette valeur permet ainsi de dire si le bloc 1 est défectueux ou non suivant le cahier des charges du véhicule correspondant. Il en est de même pour le circuit de retard ou &alpha;' et ss sont comparés par un comparateur 19 lequel alimente-aussi des lampes témoins du dispositif de visualisation 31. Chaque circuit de mesure soit d'avance, soit de retard peut donc comporter trois lampes telles que une verte pour définir l'équivalence entreoL'et M ou P , une rouge pour déterminer que ss ou ss' est supérieure à &alpha;' , et une troisième couleur pour déterminer que ou 9 est inférieure à X ' . De plus un instrument 30 pourra être connecté en sortie du visualisateur 31 dans le cas d'une nécessité de valeur précise de cet angle ss ou ss'. Un tel dispositif permet donc de contrôler très rapidement l'état d'un bloc électronique d'allumage sur véhicule sans nécessité de démontage de celui-ci par une simple lecture. De plus 11 ensemble du dispositif de contrôle peut avantageu- sement se présenter sous la forme d'une valise aisemment transportable de faible poids et dont le couvercle pourrait etre, suivant nécessité, aménagé de façon à recevoir une pluralité de câbles spécifiques à d'autres dispositifs électroniques d'allumage. Il est bien évident qu'une telle réalisation est donnée à titre d'exemple et que des modifications pourront y être apportées notamment dans la méthode de lecture, où le nombre de lampes témoins pourra être modifié, et où l'instrument de précision 32 ne sera pas nécessaire. REVENDICATIONS Procédé de contrôle de l'état de fonctionnement d'un dispositif électronique d'allumage de moteur à combustion interne notamment pour véhicule automobile, dispositif électronique d'allumage comprenant au moins un capteur de la vitesse de rotation du moteur au moins un capteur de la dépression régnant dans les tubulures du moteur, un bloc électronique, une bobine élévatrice de tensions des bougies d'allumage, et une-alimentation électriqueoprocedé carac- térisé en ce que les signaux d'allumage issus du bloc électronique (1) disposé à bord du véhicule sont comparés aux signaux d'allumage issus d'un bloc électronique (2), similaire et de série, commandé par les mêmes capteurs de vitesse et de dépression du véhicule que le bloc électronique (1). 2 - Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'il comprend un côble (20) qui comporte à une extrémité un connecteur (21) apte à s'insérer entre, d'une part les capteurs (24,25), la bobine élévatrice de tension (28), l'alimentation électrique (26,27), et d'autre part le bloc électronique (1); à une autre extrémité un connecteur (23) adaptable sur le bloc électronique (2), et un troisième connecteur (22) relié à un pupitre (A) qui comporte les moyens de comparaison entre les signaux d'allumage des deux blocs électroniques (let2). 3 - Dispositif selon la revendication 2 caractérisé en ce que les moyens de comparaison entre les signaux d'allumage des deux blocs électroniques (1 et 2) sont constitués d'un premier circuit électronique qui, à partir du décalage angulaire connu entre deux des capteurs, transforme ce décalage angulaire en une tension de référence &alpha;' d'un second circuit électronique qui, à partir de 1' écart entre les signaux d'allumage des deux blocs électroniques (let2), transforme cet écart en une tension p ou ', de comparateurs (12,19) qui comportent les valeurs des tensions ' eteou' entre elles, et envoient le signal résultant de la comparaison à un dispositif de visualisation (31). 4 - Dispositif selon la revendication 3 caractérisé en ce que le premier circuit qui, à partir dv décalage angulaire connu entre deux des capteurs, transfom fe décalage angulaire en une tension de référence &alpha;' est constitué d'un circuit de mise en forme (5,4) respectivement pour chaque signal délivré par les capteurs (V1 et V2), d'un dispositif (8) de mise en forme de l'écart angulai- re connu entre les capteurs (V1,V2), d'un dispositif intégrateur (9) qui délivre une tension proportionnelle (&alpha;;) à l'écart angulaire connu, d'un dispositif détecteur de crête (10) qui maintient cette tension (0k) pendant un temps de mesure, de deux diviseurs de tension (11,18) qui comportent un doigt de sélection de la tension de référence (CL') qui est une fraction de la tensionld2 5 - Dispositif selon la revendication 3 caractérisé en ce que le second circuit électronique qui, à partir de l'écart entre les signaux d'allumage des deux blocs électroniques (let 2), transforme cet écart en une tension p ou/S', est constitué d'un circuit de mise en forme (6,7) respectivement pour chaque signal d'allumage délivré par les blocs électroniques (1,2), d'urr dispositif (14) sélecteur de l'avance ou du retard du signal d'allumage délivré par le bloc électronique (1) par rapport à celui de référence du bloc électronique (2) qui comporta deux sorties et sur chacune desquelles sont disposés : un dispositif intégrateur (15,16) qui délivre une tension proportionnelle à l'écart entre les deux signaux d'allumage, et un détecteur de crête (13,17) qui maintient la tension intégrée maximum ss ou ss' pendant un temps de mesure. 6 - Dispositif selon les revendications-3 et 4 caractérisé en ce que le temps de mesure est défini par une commande de remise à zéro des différents détecteurs de crêtes (10,13,17) à partir du signal du capteur(V1)par une liaison directe entre le dispositif de mise en forme (5) du signal dudit capteurVI), et choque déiecteur de crête (10;13;17).