La présente invention concerne les commutateurs polarisés, télécommandés indifféremment par impulsion magnétique ou électromagnétique. I1 existe des commutateurs polarisés, dont la plupart comportent un jeu de lamelles scellées dans un tube de verre ; cette présentation interdit tout démontage et toute réparation ; si l'une des lamelles est polarisée, cette polarité ne peut être inversée ; en outre, ces commutateurs sont fabriqués pour un usage exclusif: soit pour établir ou couper un contact dont l'effet persiste après l'impulsion ( contact entretenu ), soit pour établir ou couper un contact dont l'effet ne dure que le temps de l'im- pulsion ( contact ponctuel ) Le dispositif présenté ici ne comporte aucune pièce fragile ; chaque pièce peut être, à tout moment, démontée et remplacée ; la bobine électrique sert de capuchon et peut être enlevée pour permettre l'inversion de l'aimant-baladeur ; ce commutateur peut être monté, soit pour contacts entretenus, soit pour contacts ponctuels . Enfin, sa forme permet de ltencastrer et de le dissi- muler facilement sous une cloison mince, non magnétique. Selon les indications de la SIG. 1, le commutateur comporte un aimant-sollicitant, rectiligne, avec pôles opposés, pour la commande par impulsion magnétique, I ; cet aimant peut être présenté dissimulé dans un bibelot, b la condition que les ptles soient repérés et que le revêtement non magnétique qui les recoure sôit de faible épaisseur .Le dispositif proprement dit comporte une bobine d'excitation dont l'enroulement présente une prise médiane, 4 ; cette bobine, qui peut être de bakélite ou de laiton convenablement isolé, présente, sur la joue supérieure, une saignée destinée à recevoir, par collage ou soudure, une lamelle en fer doux, 3 ; la bobine s'enfonce à frottement dur, permettant néanmoins la dépose, sur un canon cylindrique en laiton, soigneusement alésé, 5 ; dans le canon glisse, à frottement très doux, un aimant-baladeur cylindSiquesà polarités opposées, 6 ; le canon est emmanché è demeure sur une embase en bakélite, 8 ; outre le passage pour la fixation du canon , l'embase est percée, aux extrémités, de deux trous, pour la fixation de l'appareil, et de deux autres, de part et d'autre du canon , destinés à recevoir deux vis de laiton, à tête fraisée, 7, qui serviront, à la fois, de vis d'assemblage et de bornes de sortie.Sur la partie infé- rieur de l'embase est reporté un fond fait d'une feuille de car ton bakélisé 9, destiné à fermer la p-lrtie inférieure du canon ; ( cette feuille est supprimée quand le commutateur est monté pour contacts ponctuels) ; vient ensuite une lamelle de contact courte en laiton flexible 10, porteuse d'une pastille d'argent à son extrémité libre; elle est maintenue p3r une rondelle Il, et par un écrou 12 sur la vis d'assemblage ; sur l'autre vis est fixée une lamelle de laiton longue et très flexible, équipée aussi d'uo ne pastille d'argent 14; face à l'emplacement du canon elle est entaillée d'une encoche destinée à recevoir une gaine de fer doux 13, rabattue de part et d'autre de l'encoche; Ç cette pièce de fer doux sera supprimée et remplacée par une gaine de toile isolante, si le commutateur est monté pour contacts ponctuels) ; en potion de repos -c'est-à-dire aimant-baladeur retiré- cette lamelle longue est cambrée de façon à venir plaquer exactement sur la troisième lamelle; ( la cambrure est inversée et la lamelle longue doit plaquer, en position de repos, sur la première lamelle, si le commutateur est ponté pour contacts ponctuels ) ; sur une plaquette de bakélite 17 est fixée la troisième lamelle de contact 16, au moyen d'une vis de laiton à tête plate 15, d'une rondelle ll et d'un écrou 12 ; la plaquette ainsi équipée est montée, à son tour, sur l'embase, maintenue sur les vis d'assemblage par rondelles Il et écrous 12 . Le montage permet de vérifier facilement la bonne position des lamelles et de parfaire le réglage des cambrures ; les fils de départ, non représentés à cet endroit, sont serrés par rondelles et écrous ; l'embase est pro tégée par un couvercle protecteur 18, dont le fond est percé pour le passage des trois fils de sortie; sur la joue extérieure de la bobine est collée ou soudée une feuille protectrice, non magnétique 2 ; les têtes de vis d'assemblage sont recouvertes d'un mastic isolant . Le dispositif terminé se présente comme en 19. a) Fonctionnement du contacteur en contacts entretenus. II faft appel aux impulsions, aussi bien attractives que répulsives. Sur une impulsion attractive ( polarités opposées) , l'aimaet-sol- licitant présenté, même en un temps très bref, en face de la bobine, attire l'aimant-baladeur qui vient se coller à la lamelle de fer doux de l'entrée de la bobine où il reste fixé ; la lamelle longue reste plaquée sur la lamelle centrale, établissant avec elle un circuit fermé, tandis que le circuit reste ouvert par rapport à la troisième lamelle.Cet effet perdure, même si l'aimant sollicitant est retiré ( FIG. 2 ) Si, maintenant, on présente l'aimant-sollicitant en polarités semblables, il y a effet de répulsion sur l'aimant-baladeur : ce dernier décolle franchement de la lamelle magnétique de fer doux et il est chassé au fond du canon où il butte contre la plaquette de bakélite rapportée ; aussitôt, la lamelle longue vient coller à la plaquette psr sa gaine de fer doux ; à travers de la plaquette s'exerce la force attractive de l'aimant-balodeur , la lamelle longue établit le circuit inverse dont l'effet perdure jusqu'd une nouvelle présentation de l'aimant-sollicitant en polarités opposées ( FIG. 3 ) Si, au lieu d'agir par aimant-sollicitant, on envoie un courant continu dans une des deux sections de la bobine, les mêmes phénomènes se reproduisent akernativement selon la section excitée il suffit d'un contact très bref, donné par un inverseur bipolaire comportant un point mort central ( FIG. 4 ) . Dans les prototypes réalisés, le courant fourni par une pile de lampe de poche ( 4,5 volts ) est suffisant. b Fonctionnement du commutateur en contacts ponctuels I1 n'est fait appel qu'aux impulsions répulsives En l'absence d'impulsion, l'aimant-baladeur reste collé à la lamelle de fer doux de la bobine, la seule pièce de fer doux, dans ce montage ; sur le fond du canon, débarrassé de la plaquette de bakélite rapportée, vient plaquer la lamelle longue, isolée, en son centre, d'une gaine isolante ( FIG. 5 ). On remarque, qu'en position de repos, les contacts et les circuits se présentent en position inversée par rapport au montage de la FIG. 2. Si on présente l'aimant-sollicitant en polarités semblables (la présentation en polarités opposées ne produit aucun effet ), l'aimant-baladeur est chassé vers le fond du canon; sur sa lancée, il sort du canon , faisant fléchir la lamelle longue ; il y a inversion des circuits, qui dure seulement -le temps de la présenta tion de l'aimant-sollicitant ( FIG. 6 ) 3ès que l'aimant-sollici- tant est retiré, l'équipage reprend la position de repos de la FIG. 5. Si, au lieu d'agir par aimant-sollicitant, on envoie, par un interrupteur à poussoir, un courant continu dans une seule des deux sections de la bobine, toujours la même et repérée ( FIG.7 ), le même phénomène qu'en FIG. 6 se reproduit ; dès que le courant est interrompu, le commutateur revient à la position de la FIG. 5. La présente invention intéresse le secteur technique des commutateurs polarisés, bes relais polarisés, et offre des caractéristiques originales. Même commandé magnétiquement, ce dispositif placé sous une paroi, un placage, un blindage métallique, fonctionne parfaitement, à condition que le matériau qui recouvre la bobine ne soit pas ma gnétique et que son épaisseur soit relativement faible. ( A titre indicatif, les prototypes réalisés répondent à travers un blindage de bronze de 3 m.m. d'épaisseur, l'aimant-sollicitant étant lui-meme présenté dans le socle d'un bibelot ) En outre, la possibilité de grouper dans un même circuit plusieurs commutateurs, et la facilité de déposer l1aimant-balladeur pour en inverser les polarités, permettent des schémas divers et de brouiller les combinaisons à volonté; ;. cette caractéristique permet d'utiliser ces commutateurs pour commander secrètement des systèmes d'allumage, d'éclairage, de serrures, d'alarme. ( Un système semblable de commande pour verrou électrique assorti d'une alarme, comportant plusieurs dispositifs encastrés dans la cloison d'un 'meuble, fonctionne depuis février 1967 sans avoir connu une seule défaillance ). Il est possible aussi de prévoir un montage absolument étanche, si le système à équiper comporte une source de courant autonome par batterie incorporée ; cette caractéristique permet l'utilisa- tion de ces commutateurs pour des aquariums, des piscines, commandes d'appareils en milieu pollué. REV321DICATIONS 1. Commutateur polarisé, caraôtérisé par le fait que le dispositif fonctionne indifféremment par impulsion magnétique ou lectro-magnétique, que la polarité de l'aimant-baladeur peut a- tre inversée, et que ce commutateur, monté pour donaer des contacts entretenus, peut être démonté et remonté pour donner des contacts ponctuels. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'approche d'un aimant-sollicitant à l'entrée de la bobine, ou l'excitation électrique de la bobine, dans un-sens donné, provoquent pareillement le déplacement, dans un canon, d'un aimant-baladeur, lequel agit, à son tour, sur une lamelle commutatrice de contact ; 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé par le fait que la bobine d'excitation sert aussi de capuchon amovible dont la dépose permet l'accès facile à l'aimant baladeur pour en inverser les polarités ; 4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé par le fait que le retrsit de la plaque de bakélite rapportée sur l'embase, le retrait de la pièce de fer doux sur la lamelle commutatrice et l'inversion de la cambrure de cette même lamelle permettent le remontage pour l'utilisation en contacts ponctuels.