L'invention c-oncerne une articulation en charnière destinee à remplacer l'articulation de la base d'un doigt et dont une première pièce est rotative sensiblement sur un angle droit dans une ouverture en fente d'une seconde pièce qui loge l'axe de rotation, chacune des pièzes de l'articulation comportant une tige de fixation dans l'os. lies luxations et fausses positions interdisent fréquem- ment au patient, en particulier dont les mains ont été, déformées par la polyarthrite,d'exécuter un mouvement de préhension entre le pouce et les autres doigts, meme lorsque l'articulatlon-de base de ces derniers a été remplacée par une prothèse implantée. L'invention concerne donc une prothèse implantée destinée à remplacer l'articulation de base d'un doigt et qui, lorsque ce dernier est tendu, en autorise un mouvement d'abduction vers le radius, mais en interdit le mouvement d'abduction vers le cubitus.Selon une particu laité essentielle de l'invention, les flancs qui forment la fente de la seconde pièce de l'articulation et la surfaceadjacente de la première pièce de ltarticulation sont conformes de manière que, lorsque I'#articulation est - de pivotement en position tendue, ils autorisent un mouvemenv de la première- pièCe, perpendiculairement au plan de sa rotation etunilateralement vers le pouce. Le mouvement du doigt vers le pouce devant entre possible pour chaque main, tandis que le mouvement de pivotement dans le sens opposé doit pratiquement être interdit, la nouvelle prothèse d'articulation de la base des doigts doit 2-re réalisée différemment pour la main droite et la main gauche. Il est avantageux, pour améliorer la simulation des possibilités de mouvement d'une articulation naturelle de la base d'un doigt de conformer les flancs formant la fente et les surfaces extérieures de manière à limiter progressivement le mouvement de pivotement au fur et à mesure de la flexion de l'articulation. Selon un mode de réalisation avantageux de l'invention, un flanc latéral de la fente est incliné obliquement vers l'extérieur à partir de son fond tourné vers la tige, tandis que l'autre forme un plan perpendiculaire à l'axe de rotation, ledit flanc oblique pouvant accessoirement être forme d'une surface plane conférant à le fente la forme d'un coin. La fente de la seconde pièce de l'articulation est de préférence fermes à la surface supérieure afin d'empêcher le doigt de se tendre au-delà de la position normale. L'articulation selon l'invention est de préférence en l'un des métaux et/ou alliages métalliques classiques en technique des prothèses implantées, mais peut aussi être réalisée en matière plastique -par exemple en polyéthylène ou polyester- ou encore en matière céramique. L'invention sera décrite plus en détail en regard du dessin annexé à titre d'exemple nullement limitatif et sur lequel la figure 1 est une vue en plan, sur la face corresponda#t au dos de la maln et avec coupe partielle selon la ligne I-I de la figure 3, 'lune articulation complète en position tendue du doigt la figure 2 est une coupe selon la ligne Il - Il de la figure 1 ; et la figure 3 est une vue en plan de l'une des pièces de l'articulation de la figure 1. L'articulation consituée en simple charnière se compose d'une première pièce 1 comprenant une tige 2 de section rectangulaire (figure 2) et un trou 3 de logement de l'aie de rotation. La pièce 1 s'implante dans la phalange voisine de l'articulation de la base du doigt, une butée 4 limitant la profondeur de pénétration de cette pièce i dans l'os du doigt. La pièce 1 pénètre dans une fente 6 d'une seconde pièce 7 en fourche, sa tête 5 de section circulaire se plaçant dans le fond de forme complémentaire de la fente 6 ; la pièce 7 comporte une tige 8 par laquelle elle se fixe dans un métacarpe. Les deux pièces i et 2 de l'articulation peuvent se fixer par exemple au moyen d'une cheville se fixant de son e8té dans l'os et dans laquelle chacune des tiges 2 ou 8 se monte b ajustage serré. Chacune des deux ailes de la pièce 7 en fourche comporte un trou 11, 12 de logement d'un goujon 9 qui se vis dans ces trous et constitue l'axe de rotation de l'articulation en charnière. La tête 5, le trou 5 et les trous il et 12 ont une forme, une position et des dimensions et la fente 6 a une profondeur et .me forme qui se correspondent de manière que la teste 5 de la pièce 1 prenne appui dans le fond de la fente 6, mais que le trou 3 entoure le goujon 9 avec jeu. Le flanc latéral gauche 1,, dans la représentation du dessin de la fente 6 s'élargit en v vers l'extérieur, tandis que son coté opposé 14 forme un plan au moins approximativement perpendiculaire à l'axe de rotation. Il est bien entendu possible aussi de disposer les flancs latéraux 13 et 14 parallèlement l'un à l'autre et perpendiculairement à l'axe de rotation et de réaliser un évidement correspondant dans la surface extérieure opposée 16 de la pièce I de l'articulation. Par ail Leurs, les deux flancs 13 et 14 de la fente peuvent s'élargir en v et l'une des surfaces extérieures 16 peut comporter une saillie correspon dante. La nouvelle articulation de la base d'un doigt permet donc à ce dernier d'exécuter un mouvement latéral lorsqu'il est tendu, vers la gauche dans l'exemple représenté, mais en interdit pratiquement de manière totale to-.-t mouvement dans le sens opposé. Lorsque le doigt fléchit, se liberté de mouvement latéral vers la gauche est limitée progressivement, car la tête 5 progresse dans une zone se rétrécissant progressivement de la fente 6 en v. Comme le montre la vue en plan de la figure 3#, un élément 15 qui relie les deux ailes de la pièce 7 en fourche ferme le cêté supérieur de la fente 6 -par rapport à la position fonctionnelle de llar- ticulation- de manière à empêcher le doigt de se tendre au-delà de sa position normale, c'est-à-dire de se retourner. La figure 1 étant une vue en plan sur le revers de la main et, comme mentionné plus haut, devant autoriser un mouvement d'abduc tien du doigt vers le pouce, l'articulation représentée est donc des tinée - à une~main droit#. Il faut une exécution symétriquement inverse nouer la main gauche. I1 va de soi que la prothèse d'articulation décrite et représentée peut subir diverses modifications sans sortrr du cadre de l'invention. RE##tENDI CATI ONS 1. Prothèse de l'articulation de la base d'un doigt constituée en charnière et dont une première pièce est rotative sensiblement sur un angle droit dans une ouverture en fente d'une seconde pièce qui loge l'are de rotation, chacune de ces pièces comportant une tige de fixation dans un os, ladite prothèse étant caractérisée en ce que les flans de la seconde pièce qui forment la fente et la surface adjacente de la première pièce sont conformés de manière à autoriser un pivotement de la première pïèce,perpendiculairément pian de position endue sa rotation et unilatéralement vers ls#pouce,lorsque l'articulation est en/. 2. Articulation selon la revendication 1, caractérisée en ce que les flancs formant la fente de la seconde pièce et les surfaces extérieures de la première pièce sont conformés de manière à restreindre progressivement le mouvement de pivotement au cours de la flexion de l'articulation. 3. Articulation selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'un des flancs latéraux de la fente est orienté obliquement vers l'extérieur à partir de son extrémité tournée vers la tige de la première pièce, tandis que l'autre flanc forme un plan perpendiculaire à l'axe de rotation. 4. Articulation selon les revendications 1 et 3 prises ensemble, caractérisée en ce que ledit flanc latéral oblique forme une surface plane conférant la forme d'un coin à la fente. 5. Articulation selon la revendication 1, caractérisée en ce que le coté supérieur dela fente de la seconde pièce est fermé de manière a limiter le mouvement d'extension du doigt.