21.05242 La présente invention concerne un appareil réglant les efforts d'un train de manoeuvre et vise plus particulièrement un appareil monté sur un navire à flot ou en liaison avec lui pour maintenir sensiblement constant l'effort d'un train de manoeuvre, 5 par exemple un train de tiges ou de tubages, pendant que ce train effectue dans un trou de sonde sous-marin diverses opérations, par exemple de forage et de terminaison, en dépit des mouvements verticaux que le navire exécute pendant ces opérations. Bormalement lorsqu'on effectue le forage d'un trou de son-10 de sur la terre ferme ou à partir d'une plateforme de forage supportée à poste fixe sur le fond de l'océan, la charge pesée appliquée sur le trépan de forage est égale au poids total du train de tiges de forage utilisées moins le poids des tiges supportées par le treuil de suspension. Habituellement la pesée ou charge appliquée 15 sur le trépan est égale au poids des masses-tiges montées à l'extrémité inférieure du train de tiges de forage. Lorsqu'on fore un trou de sonde sous-marin à partir d'un navire ou ponton de forage, le mouvement du navire sous l'action de la marée, du vent et des vagues, soulève des difficultés de maintien de la charge de forage appliquée 20 au trépan à la valeur voulue. A l'heure actuelle, on réalise habituellement la compensation des mouvements du navire au moyen d'une liaison ou joint à cannelures coulissantes disposées dans le train de tiges au-dessus des masses-tiges. Bien qu'on utilise à une grande échelle cette liaison coulissante à cannelures, elle offre beaucoup 25 d'inconvénients, dont le principal est qu'elle doit transmettre un couple de torsion. Lorsque les cannelures sont soumises à un couple de torsion élevé, le frottement est suffisant pour que le joint à cannelures ne coulisse plus librement. De plus ces liaisons à cannelures coulisantes résistent relativement mal à la torsion et se 30 détériorent ce qui entraîne des dépenses de repêchage très élevées. Il est arrivé que la rupture d'une telle liaison à cannelures entraîne l'abandon d'un ptfits ayant coûté très cher. Pour résoudre cette difficulté, on a proposé des appareils compensateurs de mouvement dans lesquels le train de tiges est sup-35 porté hydrauliquement par l'interposition d'un compensateur entre la tête mobile et le crochet de suspension de la sondeuse classique employée pour le forage du trou de sonde. De tels types d'appareils 71 31257 2 2105242 et des appareils similaires sont décrits et représentés dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique N0 2 945 676, 2 945 677, 3 351 686, 3 158 206 et 3 158 208. D'une manière générale, les dispositifs décrits dans ces brevets soat basés sur l'idée de maintenir une 5 pression de fluideyfcrédéterminée dans un mécanisme à cylindre et piston tout en permettant un mouvement télescopique entre le cylindre et le piston. Lorsqu'on interpose un a^parôUlags^ompensateur entre la tête mobile et le crochet de suspension, or réduit la hauteur ou 10 course disponible dans le chevalement de forage. Les chevalements employés sur les pontons de forage sont conçus pour permettre d'exécuter des opérations de forage classiques, c'est à dire qu'ils permettent d'enlever du trou de sonde et d"y réintroduire des tiges de forage aussi longues que possible. La longueur que l'on ajoute 15 entre la tête mobile et le crochet de suspension, comme le prévoit la disposition représentée dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique N° 2 945 676 précité, diminue sensiblement la course maximum que peut effectuer le treuil ou appareil de levage et a pour conséquence de qu'il n'est plus possible d'enlever et/remettre dans le trou de 20 sonde que des tiges de longueur moins grande, ce qui augmente le temps nécessaire pour effectuer une manoeuvre complète de relevage et de descente de tout le train. Conformément à l'invention, l'appareil compensateur est disposé par rapport à la tête mobile et au crochet de suspension 25 d'une manière telle qu'il permet d'obtenir de l'appareil une course maximum désirable, mais que la distance supplémentaire due à l'addition de l'appareil entre la tête mobile et le crochet de suspension se trouve considérablement réduite. Par exemple, avec l'appareil compensateur de l'invention disposé entre la tête mobile et le cro-30 chet de suspension situé en-dessous, la hauteur est réduite à environ la moitié de celle que nécessitent les dispositifs de la technique antérieure. L'invention concerne donc un appareil dans lequel la hauteur supplémentaire ajoutée entre la tête mobile et le crochet de 35 suspension est considérablement réduite du fait que l'appareil compensateur est agencé de façon qu'une grande partie de sa longueur soit disposée de part et d'autre de la tête mobile et du crochet, COPY 71 31.257 3 2105242 et qu'ainsi la hauteur utile de chevalement soit bien supérieure à celle que permettaient les mécanismes de la technique antérieure. On met hors d'action, l'appareil compensateur de mouvement pendant qu'on effectue la manoeuvre de sortie et de rentrée de toute la longueur du train de tiges de forage ou autres en^errouil-lant le crochet mécaniquement sur la tête mobile, ce qui permet de les déplacer en bloc tout comme s'il n'y avait pas d'appareil compensateur, ce qui évite d'avoir à maintenir le liquide sous pression dans le compensateur. L'opérateur peut commander à distance le verrouillage de la tête mobile et du crochet l'un sur l'autre, ainsi que le déverrouillage. Dans le cas où se produisent un réduction ou une suppression brutale de la charge appliquée sur le compensateur, la pression qui règne dans l'appareil aurait tendance à relever brutalement sa partie inférieure et à l'envoyer frapper contre/Les autres parties de l'appareil, ce qui risquerait de les endommager. L'invention comprend également on dispositif de sécurité empêchant les chocs ou impacts car le déplacement ascendant de la partie inférieure du compensateur est freiné progressivement dans le cas où la charge s'exerçant sur lui est soudainement réduite. D'autres/caractéristiques ressort iront de la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés représentant à titre 3.1, lustrât if mais nullement limitatif un mode de réalisation de l'invention. Sur les dessins i la figure 1 est une vue schématique en élévation d'un appareil selon l'invention associé à un chevalement disposé sur un navire à flot pour forer un trou de sonde au fond d'une masse d'eau; la figure 2 est une vue en perspective d'un compensateur associé à une tête mobile et à un crochet de suspension, le compensateur étant en position déployée, la figure 3 est une vue frontale à grande échelle, certaines parties étant représentées en coupe longitudinale, de l'appareil de la figure 2, mais dans la position entièrement rétractée, la figure 4 est une coupe longitudinale à grande échelle des parties de verrouillage et d'amortisseur de l'appareil représenté sur la figure 2; et 71 31257 2105242 la figure 5 est une vue analogue à celle de la figure 4 et montre les parties de verrouillage et d'amortisseur dans différentes positions par rapport à celles représentées sur la figure 4. Les dessins représentent un appareil destiné au forage 5 d'un trou de sonde vertical ¥ à partir du fond F d'une masse d'eau sur laquelle flotte un ponton de forage B ou^açtre navire à flot; le ponton est amarré de façon appropriée et/empêché de se déplacer latéralement afin de maintenir le train de tiges de forage S centré dans le trou de sonde. Un trépan de forage A est fixé à l'extrémité 10 inférieure du train de tiges de forage, qui peut être par exemple un train de tiges ou un train de tubages de revêtement, la partie supérieure K du "kelly" ou tige carrée du train de tiges passant à travers la table tournante classique T qui est entraînée en rotation par un mécanisme approprié (non représenté) -L'extrémité supé-15 rieure du kelly est fixée à un émerillon C ou tête d'injection, qui , à son tour, est suspendu à un crochet de suspension H monté de façon pivotante sur la partie inférieure du compensateur D, dont la partie supérieure est montée de façon pivotante sur une tête mobile E associée aux câbles de manoeuvre habituels L qui passent sur une 20 molette de tête M disposée à l'extrémité supérieure du chevalement de forage N monté sur le ponton de forage, les câbles étant reliée à un treuil approprié P monté sur le ponton. Une conduite de boue R est reliée à 1'émerillon ou tête d'injection pour envoyer par pompage de la boue de forage ou analo-25 gue dans le train de tiges S afin qu'elle se décharge du trépan A pour enlever les débris de forage arrachés par le trépan lorsque celui tourne sous l'action du train de tiges en étant soumis à une charge appropriée. Cette charge de forage est habituellement constituée par une longueur/appropriée de masses-tiges disposée à 30 la partie inférieure du train de tiges, juste au-dessus du trépan, le train de tiges situé au-dessus des masses-tiges étant maintenu tendu par le treuil P et les cables L, le treuil permettant au train de tiges de descendre à mesure que le trépan fore le trou de sonde. 35 Le compensateur D permet au navire ou ponton B et au mécanisme qu'il porte de se déplacer verticalement par rapport au trou de sonde ¥ sans modifier d'une manière appréciable l'effort 71 31257 5 2105242 exercé dans le train de tiges s et donc la charge de forage appliquée sur le trépan. La pression de fluide du compensateur maintient l'effort exercé sur le train de tiges sensiblement constant et égal à une valeur choisie à l'avance en dépit du mouvement du 5 navire sur la masse d'eau. Le dispositif maintenant la pression désirée dans le fluide de support de l'appareil compensateur peut être celui décrit dans les brevets des Etats-Unis précités. On préfère toutefois employer le dispositif décrit et représenté dans la demande de brevet français déposée ce même jour par la même Deman-10 deresse et ayant pour titre "Appareil hydro-pneumatique de réglage et de compensation de poids pour forage sous-marin". D'une manière générale ce dispositif maintient la pression du liquide que les cylindres du compensateur contiennent à une valeur choisie et constante par la pression d'un gaz 11 transmise à un milieu liquide 12 15 et à la partie de ce liquide qui est placée dans les cylindres 13 du compensateur d. Comme le montrent les dessins; deux cylindres supérieurs 13 sont disposés de chaque côté de la tête mobile E, les extrémités supérieures 14 des cylindres étant à peu près dans le même plan ho-20 rizontal que l'extrémité supérieure de la tête mobile. L'extrémité inférieure de chaque cylindre est reliée à une base 15 munie de tourillons opposés 16 pivotant dans les extrémités inférieures/de bielles inférieures 17 disposées de part et d'autre du cylindre et dont les extrémités supérieures sont articulées par des axes 18 à 25 des biellettes supérieures 19 qui,à leur tour,sont articulées par des axes 20 sur une structure de support ou palonnier supérieur 21 qui comprend des flasques verticaux 22 écartés et parallèles, de façon appropriée à des entretoises ou plaques 23 à 27. Les extrémités terminales inférieures des flasques de la tête mobile E 30 débordent sur les flasques 22 du palonnier et y sont articulées « par un axe transversal 28 qui traverae les parties supérieures de ces flasques et les parties inférieures des flasques de la tête mobile E. Un piston 29 coulisse dans chaque cylindre et porte 35 des bagues d'étanchéité appropriées 20 qui coulissent sur la paroi du cylindre. Le piston est monté à l'extrémité supérieure d'une tige 31 qui passe à l'extrémité correspondante 32 du cylindre qui 71 31257 6 2105242 porte une bague d'étanchéité latérale appropriée 33 coulissant sur la périphérie de la tige. Les extrémités inférieures des tiges qui font saillie vers le bas hors du cylindre sont disposées de part et d'autre sur les côtés opposés du crochet de suspension H 5 et sont fixées ae façon appropriée aux parties inférieures d'une structure de support ou palonnier inférieur 34 qui, lui aussi, se trouve à cheval sur le crochet de suspension qu'il entoure. Comme le représente le dessin, une bride ou collier de serrage 35 est fixée sur un collet supérieur 35a d'une entretoise 36, de sorte 10 que ce collet serre la partie inférieure de chaque tige de piston, un écrou 37 étant vissé au bout de la tige et venant porter contre l'extrémité inférieure de 1'entretoise. Les entretoises sont fixées de façon appropriée sur des plaques verticales 38, par exemple par des organes 39, et les plaques 38 sont fixées aux flasques supé-1 5 rieurs opposés 40 du palonnier inférieur 34 de toute façon appropriée, par exemple par des plaques 41 et des vie 42, les flasques opposés étant traversés par un axe de supports 43 qui passe également à travers l'extrémité supérieure du crochet de suspension H, qui peut ainsi pivoter autour de l'axe 43. 20 La languette 44 d'un dispositif libérable de verrouillage décrit plus bas est disposée entre les deux flasques opposés 40 et elle est fixée sur eux d'une manière convenable quelconque, par exemple par des vis 45; la languette dépasse les extrémités supérieures des flasques opposés 40 et comporte un trou 46 destiné à 25 recevoir un verrou associé 47 qui est monté sur le palonnier supérieur 21 (voir figure 3), l'extrémité supérieure de la languette étant biseautée de façon à constituer un talon de guidage 48. Les bielles 17 et les biellettes 19 situées sur les côtés opposés de chaque cylindre 13 sont écartées transversalement et 30 les parties verticales 38, 41, 40 du palonnier inférieur 34 sont également espacées de façon à permettre aux tiges de pistos. 31 de s'élever au maximum dans les cylindres 13 jusqu'au point où les extrémités supérieures des flasques opposés 40 parviennent au voisinage immédiat des extrémités inférieures des flasques 22 du 35 palonnier supérieur 21, les collets 35a étant alors disposés au voisinage immédiat des bases 15 fixées aux extrémités inférieures des cylindres. Les pièces se trouvant dans cette position les unes 71 31257 7 2105242 par rapport aux autres, la languette 44 se trouve entre deux plaques de gâche 24 et 25 qui jouent également le rôle d'entretoiseB fixées aux flasques opposés 22 du palonnier supérieur. L'une de ces plaques 25 comporte un trou 50 qui peut être aligné avec le 5 trou 46 de la languette, l'autre plaque 24 et une plaque extérieure de support 23 portant une douille 51 dans laquelle coulisse un verrou cylindrique 47, destiné à occuper dans la douille 51 soit une position complètement en retrait et dégagée des trous 46, 50 de la languette 44 et de la plaque de gâche 25, soit une position 10 complètement enfoncée dans ces trous lorsqu'ils sont alignés pour verrouiller le palonnier inférieur 34 sur le palonnier supérieur 21 quand on désire maintenir le compensateur D inactif et en position entièrement rétractée, les bases 15 se trouvant alors adjacentes aux collets 35a, et les bielles 17 se trouvant alors disposées dans 1 5 les éléments latéraux 38, 41, 40 du palonnier inférieur. Le verrou cylindrique 47 peut coulisser le long d'un piston 53 logé dans un cylindre intérieur 54 du verrou, ce piston étant fixé à une tige de piston 55 faisant saillie à travers un fond de cylindre 56 vissé sur le verrou 47, l'autre extrémité de la tige de 20 piston étant vissée à l'extrémité extérieure de la douille de support 51. Un tuyau souple 57 est relié de façon appropriée à un canal de retrait 58 de la tige de piston, canal qui communique avec un espace cylindrique annulaire 59 entre le piston et le fond 56 côté tige du cylindre. On peut également envoyer du fluide sous pression 25 par un tuyau souple 60 approprié relié à un canal de verrouillage 61 ménagé dans la tige de piston qui déboueïw dans le volume de cylindre 62 en avant du piston, l'extrémité extérieure de ce volume de cylindre étant fermée par un bouchon ou couvercle approprié 63. Des bagues d'étanchéité appropriées 64 sur le piston, en contact 30 coulissant avec la paroi intérieure du verrou cylindrique 47 et une garniture appropriée 65 montée dans le fond de cylindre 56 et assurant 1'étanchéité sur la tige de piston 55 coulisse sur la périphérie de cette dernière et empêche le fluide de s'échapper de ces volumes 59 et 62. 35 Lorsqu'on introduit du fluide sous pression par le canal de verrouillage 61 dans le volume de verrouillage 62, le canal de retrait 58 étant ouvert pour décharger du fluide provenant de la 71 31257 8 2105242 cavité 59, le verrou est projeté vers l'avant dans les deux trous 46 et 50 ménagés dans la languette 44 et dans la plaque de gâche 25 et bloque ainsi le palonnier inférieur 34 sur le palonnier supérieur 21 f en maintenant le compensateur dans sa position de retrait complet. 5 D'un autre côté, l'élimination de la pression dans le canal de verrouillage 62 et la pression régnant dans le canal de retrait 58 et dans la cavité annulaire 59 provoquent le retrait du verrou cylindrique 47 des trous 50 et 46 et permettent ainsi d'enlever la languette 44 des plaques de gâche 24 et 25 et de descendre le crochet 10 de suspension H par rapport à la tête mobile B. Comme le décrit la demande de brevet français précitée, déposée ce même jour, du liquide sous pression se trouve dans l'espace cylindrique annulaire 70 autour de chaque tige de piston 31 et exerce une force de levage ascendante sur les pistons 29 et les tiges 15 31. La pression désirée est maintenue dans le liquide grâce à un accumulateur 10 dans lequel un gaz convenable 11 sous pression exerce sur le liquide 12 placé dans l'appareil (figure 1) sa pression par l'intermédiaire d'un piston flottant 71. Le navire ou ponton B peut s'élever ou s'abaisser sans provoquer de mouvement correspondant 20 dans le train S supporté par le crochet H, d'autant plus que tout le chevalement de forage y compris la molette de tête M, les cables L, la tête mobile E et les cylindres 13 se déplacent verticalement par rapport au train de tiges dans lequel se maintient l'effort approprié. Un mouvement de basculementpeut se produire entre le compensateur D 25 et le crochet H autour de l'axe 43. Un basculement latéral peut également se produire autour du pivot transversal 28 qui articule le palonnier supérieur 21 sur la tête mobile E. A ce point de vue, les bielles 17, les biellettes 19 et les axes 16, 18, 20, les cylindres 13 et le palonnier supérieur 21 permettent ce basculement latéral 30 entre le compensateur D, la tête mobile E et le crochet H. Les parties supérieures des cylindres 13 sont disposées sur les côtés opposés de la tête mobile E et se terminent sensiblement dans le plan horizontal passant par l'extrémité supérieure de la tête mobile. D'une manière analogue, les tiges de piston 31 et 35 le palonnier inférieur 34 se prolongent vers le bas sur une longueur importante du crochet H.En outre, la possibilité qu'ont les bielles 17 et les biellettes 19 de se loger entre les côtés 38, 41, 40 du palonnier inférieur, lorsque le compensateur se .trouve en position 71 31257 9 2105242 de retrait total et que les pistons 29 se trouvent aux extrémités supérieures des cylindres 13, diminue considérablement la hauteur totale de l'appareil en position rétractée et n1 augaenti^que de quelques dizaines de centimètres la distance totale séparant l'extrémité 5 inférieure du crochet H et l'extrémité supérieure de la tête mobile E par rapport aux appareils classiques dans lesquels le crochet H pivote directement sur la tête mobile. Gomme la position relative des pièces, n'augnente que très peu la longueur hors tout de l'appareil, il est possible d'utiliser des types normalisés de chevale-10 mentale forage N et d'utiliser pour la manoeuvre dans le chevalement les longueurs maximum classiques de tiges de forage, tubages et analogues cette disposition diffère du montage d'un cylindre unique 13, d'un piston 29 et d'une tige 31 alignés entre la tête mobile et le crochet de suspension comme dans la technique antérieure, ce qui 15 limiterait la longueur totale des tiges qu'on peut relever dans un chevalement normalisé ou nécessiterait des chevalements plus hauts que les chevalements actuellement employés. L'agencement de l'invention, non seulement diminue considérablement la hauteur totale de l'appareil D en position de re-20 trait total, mais diminue également l'espace libre nécessaire au-dessus de la tête mobile pendant le fonctionnement du compensateur. Si le dispositif comportait un seul cylindre, un seul piston et une seule tige de piston alignés sur la tête mobile et le crochet, la hauteur supplémentaire nécessaire serait supérieure à deux fois 25 la course de l'appareil. Au contraire, la disposition des cylindres 13 de part et d'autre de la tête mobile E et la disposition du bas des tiges de piston 31 de part et d'autre du crochet H,permettent de réduire à environ la moitié cette hauteur supplémentaire et cette marge de hauteur est déjà prévue dans les dimensions norma-30 lisées de chevalements/de forage. De plus, les chevalements de hauteur exceptionnelle étant évités leur centre de gravité descend, ce qui offre un intérêt pour un chevalement monté sur un ponton de forage flottant. On peut verrouiller l'appareil D dans sa position de 35 retrait total lorsqu'il faut faire la manoeuvre complète du train de tiges ou lorsqu'il est souhaitable de maintenir le compensateur hors d'action. 71 31257 2105242 Le verrouillage s'effectue en faisant descendre la tête mobile E vers le crochet H de façon que les cylindres 13 coulissent vers le bas le long des pistons 29 et des tiges de piston 31 jusqu'à prendre la position complètement rétractée, la languette c de verrouillage 44 étant alors disposée entre les plaques de gâche 24 et 25, le trou 46 de la languette étant aligné avec le verrou cylindrique 47 et avec le trou associé 50 de la plaque de gâche 25. On envoie alors du fluide sous pression dans le canal de verrouillage 61 et dans le volume de cylindre 62 en avant du piston 53 pour pousser à fond le verrou 47 dans les trous 46 et 50, comme le montrent les figures 3 et 4. Le verrou 47 reste dans cette position. On peut alors se servir du chevalement pour faire la manoeuvre complète d'entrée et de sortie du train de tiges ou pour une manoeuvre analogue comme si la partie compensatrice de l'appareil n'exis- 1 s J tait pas. Lorsqu'on veut faire fonctionner le compensateur, on fait tomber la prwssion de fluide dans le canal de verrouillage 61 et dans la cavité de cylindre 62 et on introduit du fluide sous pression dans le canal 58 et dans la cavité annulaire 59, ce qui - 20 provoque le retour en arrière du verrou 47 jusqu'à sa position de retrait total dans laquelle il est entièrement retiré des trous 50-46 de la plaque de gâche 25 et de la languette 44; la tête mobile E et le crochet H peuvent alors se déplacer verticalement l'un par rapport à l'autre, les cylindres 13 glissant longitudinalement par 25 rapport aux pistons 29 et aux tiges de piston 31. S'il se produit une réduction brutale de la charge appliquée au crochet de suspension et à la tête mobile, par exemple lorsqu'une tige se dévisse totalement ou se rompt, le fluide sous pression 12 tend à repousser vers le haut les pistons 29 et les 50 tiges 31 d'une façon relativement très rapide, ce qui ferait se heurter brutalement les pièces notamment les colliers ou brides 35a sur les bases 15 des supports de cylindres. Ce déplacement rapide et l'éventualité de ces dommages sont évités par des amortisseurs de chocs 80, sensibles à la vitesse, qui agissent entre 35 les palonniers supérieur et inférieur 21 et 34.Chacun de ces amortisseurs se compose d'une tête de cylindre supérieure 81 fixée par des vis 82 ou analogues sur une entretoise 27 fixée de manière 71 31257 11 2105242 appropriée sur les flasques 22 du palonnier supérieur 21, une chemise allongée 83 orientée vers le bas étant vissée sur cette tête. Unetête inférieure 84 vissée sur cette chemise 83 est munie d'une garniture d'étanchéité appropriée 85 qui coulisse sur une 5 tige de piston 86 orientée v«rs le haut dans la chemise, l'extrémité supérieure de la tige étant fixée de façon appropriée à un piston 87 supportant une garniture d'étanchéité 88 coulissant sur la paroi de la chemise 83. Ce piston présente un ou plusieurs canaux 89 qui font communiquer le volume de cylindre 90 situé au-10 dessus du piston et le volume annulaire de cylindre 91 situé au-dessous du piston, le cylindre est entièrement rempli d'huile ou autre liquide convenable, aussi bien au-dessus qu'au-dessous du piston 87. Normalement, la pesanteur attire chaque tige de piston 86 15 de chaque piston 87 vers le bas, le liquide situé dans l'espace inférieur 91 du cylindre passant assez lentement par les canaux 89 pour aller dans le volume 90 situé au-dessus du piston. En conséquence, pendant le fonctionnement normal du compensateur, le piston 87 est disposé dans la partie inférieure du cylindre 83, la 20 tige de piston 86 faisant saillie vers le bas sur une distance notable en-dessous du fond de cylindre inférieur 84, une tête de heurtoir 93 étant vissée à l'extrémité inférieure de la tige de piston. Une plaque transversale 94 de manoeuvre est fixée aux flas-25 ques latéraux 40 du palonnier inférieur 34 et alignée avec chaque tige de piston 86, cette plaque d^nanoeuvre comportant un évidement 95 s'ouvrant vers le haut et d'un diamètre choisi pour recevoir la tête de heurtoir 93. Lorsque les pistons 87 et les tiges de piston 86 sont dans bâSS6 30 leur position/dans 'les cylindres amortisseurs 83, et que le compensateur D se trouve dans sa position de fonctionnement normale dans laquelle un mouvement relatif vertical peut se produire entre la tête mobile E et le crochet H de même qu'entre les cylindres 13 d'une part et les pistons 29 et les tiges de piston 31 35 d'autre part, les amortisseurs 83 ne jouent aucun rôle dans le fonctionnement de l'appareil. Toutefois, au cas où la charge appliquée sur^e crochet H vient à être réduite brutalement, les pistons 29/les tiges 31 sont ramenés brutalement vers le haut. Ce 71 31257 2105242 mouvement ascendant subit une décélération et diminue jusqu'à un arrêt relativement progressif du fait que les plaques de manoeuvre 94 viennent attaquer les têtes de heurtoir 93, de sorte que les tiges de piston 86 et les pistons 87 auxquels elles sont fixées 5 sont poussés vers le haut dans les cylindres amortisseurs 83. Toutefois, la vitesse du mouvement ascendant du palonnier inférieur 34, des tiges 86 et des pistons 87 est retardée par le liquide situé dans les cylindres amortisseurs, au-dessus des pistons 87, et devant passer dans les volumes 91 du cylindre en-dessous des pistons 10 87 par les canaux étrangleurs 89, ce déplacement de liquide nécessite du temps pour s'effectuer, ce qui raientit^insi progressivement le palonnier inférieur 34, le& pistons 29 et les tiges de piston 31 qui y sont reliées jusqu'à l'arrêt complet qui se produira quand le compensateur aura sa position de retrait total. Les amor-15 tisseurs 80 sensibles à la vitesse décélèrent le mouvement de la partie inférieure de l'appareil par rapport à la partie supérieure et empêchent les pièces de se heurter, avec une grande énergie. Lorsqu'on veut remettre en état de marche le compensateur, on peut sans autre précaution descendre le palonnier inférieur 34, 20 les tiges de piston 31 et les pistons 29 par rapport aux cylindres 13 et au palonnier supérieur 21, le fait d'abaisser les plaques de manoeuvre 94 par rapport aux têtes de heurtoir 93 et aux tiges 86 permettant aux tiges 86 et aux pistons 87 de redescendre progressivement dans les cylindres amortisseurs 83 jusqu'à leur po-25 sition basse dans laquelle elles/peuvent à nouveau agir efficacement pour décélérer le mouvement ascendant des parties inférieures du compensateur par rapport aux parties supérieures. Il va de soi que la présente invention a été décrite ci-dessus à titre purement indicatif mais nullement limitatif et que 30 l'on pourra lui apporter toutes modifications de détail conformes à.son esprit sans sortir de son cadre. 71 31257 '3 2105242 REVENDICATIONS 1Appareil destiné à maintenir un effort prédétermini-né dans un train de tiges de manoeuvre, caractérisé par le fait qu'il comprend un premier support, un deuxième support pouvant être 5 relié au train de tiges de manoeuvre, un ensemble foimé de plusieurs pistons coulissant dans des cylindres correspondants formant un autre ensemble, l'un de ces ensembles étant relié à l'un des supports et l'autre étant relié à l'autre support et disposé de part et d'autre de ce dernier, un dispositif maintenant dans les cylin-10 dres un milieu fluide sous pression sur une face des pistons correspondants, lorsque ceux-ci et les cylindres se déplacent longi-tudinalement les uns par rapport aux autres dans l'un ou l'autre sens longitudinal. 2Appareil selon la revendication 1, caractérisé par 1 5 le fait que le premier ensemble est relié au deuxième support et le deuxième ensemble est relié au premier support, et que le premier ensemble est disposé de part et d'autre du deuxième support. 3m- Appareil selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le premier ensemble est relié au deuxième support et 20 le deuxième ensemble est relié au premier support, et qu'un dispositif verrouille,de façon libérable? les supports l'un sur l'autre lorsque les pistons sont entièrement rentrés dans les cylindres pour empêcher leur déplacement relatif longitudinal . 4.- Appareil selon la revendication 1 , caractérisé par 25 le fait qu'un dispositif décélère le mouvement longitudinal relatif des cylindres et des pistons lorsqu'il se produit une réduction importante de l'effort appliqué sur le train de tiges. 5.- Appareil destiné à maintenir un effort prédéterminé dans un train de tiges de manoeuvre disposé dans un trou de sonde 30 et supporté par un chevalement de forage, comportant un chevalement et un mécanisme de suspension accroché au sommet du chevalement, l'appareil étant caractérisé par le fait qu'il comprend une tête mobile faisant partie du mécanisme de suspension,un crochet destiné à supporter le train de tiges de manoeuvre situé au-dessous, 35 un compensateur de mouvement monté entre la tête mobile et le crochet de suspension et qui leur est relié, le compensateur comprenant un support supérieur relié à la tête mobile et un support inférieur relié au crochet, une série de cylindres supportés par 71 31257 14 2105242 l'un des supports étant disposée de part et d'autre de la tête mobile ou du crochet, une série de pistons coulissant dans les cylindres étant montée sur l'autre support, un dispositif maintenant sous pression un milieu fluide dans les cylindres sur une face 5 des pistons, lorsque ceux-ci et les cylindres se déplacent longitu-dinalement les uns par rapport aux autres dans l'un et l'autre sens longitudinaux. 6.- Appareil selon la revendication 5, caractérisé par le fait que les cylindres sont montés sur le support supérieur, d'où 10 ils sont orientés vers le haut et sont disposés de part et d'autre de la tête mobile, et les pistons sont montés sur le support inférieur de part et d'autre duquel ils sont disposés, la partie inférieure des cylindres se déplaçant jusqu'à venir dans une position où ils se trouvent de part et d'autro du support inférieur 15 quand les pistons sont à peu près complètement rentrés. 7.- Appareil selon la revendication 5, caractérise par le fait que les cylindres sont montés sur le support supérieur d'où ils sont orientés vers le haut et sont disposés de part et d'autre de la tête mobile, les pistons sont montés sur le support infé- 20 rieur et sont disposés de part et d'autre de ce dernier et du crochet de suspension et la partie inférieure des cylindres se déplace pour venir dans une position où ils sont disposés de part et d'autre du support inférieur et du crochet de suspension lorsque les pistons sont rentrés à peu près complè-trement dans ces cylindres. 25 8.- Appareil selon la revendication 5, caractérisé par le fait qu'un dispositif permet de verrouiller de façon libérable les supports l'un sur l'autre pour empêcher les mouvements longitudinaux relatifs des cylindres et des pistons. 9.- Appareil selon la revendication 5, caractérisé par 30 le fait que les cylindres sont montés sur le support supérieur dont ils partent vers le haut et sont disposés de part et d'autre de la tête mobile, que les pistons sont montés sur le support inférieur de part et d'autre duquel ils sont disposés , la partie inférieure des cylindres se déplaçant pour venir dans une position où ils sont 35 disposés de part et d'autre du support inférieur quand les pistons sont à peu près complètement rentrés dans les cylindres, un dispositif verouille de façon libérable les supports l'un sur l'autre 71 31257 2105242 lorsque les pistons sont à peu près totalement rentrés, afin d'empêcher les déplacements longitudinaux relatifs des cylindres et des pistons. 10.- Appareil selon la revendication 5, caractérisé par le 5 fait que les cylindres sont montés sur le support supérieur, d'où ils sont orientés vers le haut et donc disposés de part et d'autre de la tête mobile, les pistons sont montés sur le support inférieur et sont disposés de part et d'autre de ce support inférieur et du crochet de suspension, la partie inférieure des cylindres se dépla-10 çant pour venir dans une position oîi ils sont disposés de part et d'autre du support inférieur et du crochet de suspension lorsque les pistons sont à peu près complètement rentrés dans les cylindres, un dispositif décélère le mouvement longitudinal relatif des cylirn dres et des pistons lorsqu'il se produit une réduction importante 15 de l'effort exercé sur le train de tiges de manoeuvre, le dispositif de décélération étant monté sur le support, faisant saillie de ce dernier vers le bas et étant disposé parallèlement aux cylindres et entre ceux-ci.