L'invention concerne un procédé de réduction directe gazeuse de minerais métalliques du type dans lequel on traite des minerais en particules par un gaz réducteur chaud largement composé d'hydrogène et de monoxyde de carbone et elle permet spécialement de fabriquer de l'éponge de fer. Le gaz réducteur peut être obtenu par le reforma- ge catalytique d'hydrocarbures légers ou de produits similaires au moyen de vapeur d'eau ou de dioxyde de carbone, par combustion partielle de combustibles au moyen d'oxygène et par d'autres voies connues. Plus particulièrement, l'invention a pour objet un procédé et un appareil perfectionnés pour la réduction de minerais métalliques avec utilisation d'un appareil de reformage catalytique dans lequel au moins une par- tie de l'effluent formé du gaz réducteur qui a réagi et sortant de la zone de réduction d'un réacteur à couche mobile est améliorée et recyclée à la zone de réduction, ce courant de gaz recyclé étant chauffé avant sa réintroduction dans la zone de réduction. Les brevets US 3 765 872, 3 779 741 et 4 224 057 sont des exemples du type de procédés de réduction directe en couche mobile pour lequel l'invention est spécialement utile. Etant donné l'augmentation considérable subie récemment par le coût des combustibles, la viabilité d'un procédé commercial peut être sérieusement compro- mise s'il ne tire pas parti efficacement du combustible. Etant donné que les appareils de reformage catalytiques utilisés dans les procédés de réduction directe doivent fonctionner à de hautes températures pour que le fonc- tionnement se poursuive convenablement et pour fabri- quer un gaz réducteur contenant les constituants appro- priés, ces appareils de reformage, sans aucune récupéra- tion de chaleur, peuvent seulement fonctionner à un rendement thermique maximal d'environ 50 %. La réaction de reformage des hydrocarbures légers 249 1 088 - 2- et des naphtes s'effectue dans des tubes bourrés de catalyseur à des températures variant de 600 à 900oC. Les tubes à catalyseur sont typiquement placés dans une chambre à rayonnement o ils sont chauffés par un foyer. Les gaz de combustion formés quittent typiquement la chambre à une haute température d'environ 10000C. Afin d'augmenter le rendement global de l'appareil de reformage, il était courant antérieurement de récu- pérer le plus possible de l'énergie thermique de ces gaz de combustion, par exemple en utilisant des échan- geurs thermiques pour préchauffer le mélange d'alimen- tation formé de gaz naturel et de vapeur d'eau de reformage, pour engendrer la vapeur d'eau nécessaire à la réaction et pour préchauffer l'air comburant uti- lisé dans les brûleurs de ces appareils de reformage. Par ces moyens, il est possible de porter le rendement thermique global des appareils de reformage entre 80 % et un maximum de 90 ou 91 ci;. Toutefois, lorsqu'on augmente ainsi le rendement thermique de l'appareil de reformage, une partie de la vapeur d'eau formée est en excès sur la quantité nécessaire au processus de réduc- tion. C'est ce qu'on appelle vapeur "d'exportation". Cette vapeur d'exportation peut servir à entraîner des turbines pour engendrer de l'énergie mécanique ou élec- trique (utilisable par exemple pour l'entraînement de pompes, de moteurs de compresseur etc.). Mais dans beaucoup d'installations, étant donné que l'on dispose d'autres sources d'énergie plus rentables, il est indé- sirable d'utiliser l'excès de chaleur provenant de l'appareil de reformage pour produire de la vapeur d'exportation. Une autre caractéristique de ces appareils de reformage catalytique est qu'ils sont très sensibles au choc thermique et qu'il faut les faire fonctionner 3.5 à un état stable. Par exemple, le démarrage d'un appa- reil de reformage prend typiquement environ 1 à 3 jours. Par suite, il est très désirable de ne pas avoir besoin -3- d'arrêter l'appareil de reformage pendant de courtes interruptions de traitement. L'autre source principale de consommation d'énergie dans ces procédés est l'appareil de chauffage qu'on utilise pour élever la température du gaz réducteur de complément déshydraté et/ou du gaz réducteur recyclé, à un niveau approprié à la réduction du minerai, c'est- à-dire de 700 à 11000C et de préférence de 870 à 9500C. Typiquement, la température à laquelle le gaz de com- bustion sort de cet appareil de chauffage séparé est normalement maintenue entre 140 et 2000C et de préfé- rence à environ 1600C. Les conditions de fonctionnement de l'appareil de chauffage dépendent des conditions de fonctionnement particulières du réacteur qui peuvent varier, par exemple, à cause de variations de la pro- ductivité ou du type de minerai de fer introduit. Un but de l'invention est de fournir un procédé et un appareil pour la réduction de minerais métalliques en particules de métal qui nécessite une moindre dépen- se de combustible qu'antérieurement. Un autre but est de fournir un procédé et un appa- reil de ce genre dont le rendement thermique global soit amélioré. Un autre but est encore d'atteindre les buts ci- dessus de façon plus efficace et plus économique qu'il n'4tait possible par les procédés antérieurs. Un autre but est encore de fournir un procédé et un appareil qui assurent une plus grande souplesse dans la conception et le fonctionnement de l'ensemble de l'installation. D'autres buts et avantages de l'invention apparaî- tront ci-après dans la description de l'invention et de ses modes d'exécution préférentiels. Alors qu'antérieurement on croyait nécessaire de séparer les fonctions de l'appareil de reformage et de l'appareil de chauffage, on a découvert que l'on peut les combiner dans une certaine mesure de manière - 4- à réaliser des rendements thermiques améliorés et des économies de combustible tout en réalisant la souplesse de fonctionnement indépendant nécessaire pour maintenir le fonctionnement constant de l'appareil de reformage et tout en permettant de faire varier le fonctionnement de l'appareil de chauffage en réponse aux besoins varia- bles du réacteur (y compris l'arrêt). On réalise cette intégration partielle surprenante de l'appareil de reformage et de l'appareil de chauf- fage en amenant à l'appareil de chauffage les gaz de combustion de l'appareil de reformage (typiquement à environ 650 à 7000C). Cela diminue les besoins de com- bustible de l'appareil de chauffage dans une mesure égale à la teneur en chaleur des gaz de combustion de l'appareil de reformage. Un br leur indépendant de l'appareil de chauffage répond aux besoins du réacteur et fournit le reste de l'énergie nécessaire pour chauf- fer les gaz réducteurs amenés au réacteur. Etant donné que le brûleur de l'appareil de chauffage est indépen- dant du brûleur de l'appareil de reformage, on peut- arrêter l'appareil de chauffage et détourner de celui- ci les gaz de combustion de l'appareil de reformage, pour les laisser s'échapper par une cheminée séparée, située en amont de l'appareil de chauffage. Cela permet de poursuivre le fonctionnement de ltappareil de refor- mage pendant l'arrêt effectif de l'appareil de chauffage. Cette intégration du four de reformage et du four de chauffage donne une amélioration du rendement ther- mique global qui serait de l'ordre de 93 lo. Un fait plus significatif encore est la diminution de la teneur en chaleur par unité de temps, nécessaire pour alimenter les fours intégrés, relativement aux fours séparés, ce qui donne une économie de combustible estimée à environ 13 %. La description et les dessins annexés montrent des modes d'exécution préférentiels de l'invention et suggèrent diverses variantes; toutefois, il est entendu que ceux-ci ne sont pas exhautifs et que l'on peut apporter beaucoup d'autres modifications et variantes dans le cadre de l'invention. Les suggestions ici faites sont choisies et incluses pour illustrer l'inven- tion afin que l'homme de l'art la comprenne plus com- plètement, ainsi que ses principes, et soit mis en mesure de la modifier et de la réaliser sous diverses formes convenant le mieux aux conditions de chaque utilisation particulière. L'un des modes d'exécution porte sur un organi- gramme comportant une deuxième unité de chauffage commandée indépendamment, conçue pour coopérer avec le système intégré d'appareils de chauffage et de reformage décrit généralement ci-dessus. Cette deuxième unité de chauffage peut être conçue sous la forme d'une source de chaleur fonctionnellement séparée dont le débit de chaleur est choisi de manière à stajou- ter efficacement à la chaleur engendrée dans le système intégré d'appareil de chauffage et d'appareil de refor- mage. De cette manière, les investissements nécessités par l'ensemble du système peuvent encore être notable- ment réduits tout en maintenant le rendement du procédé et en assurant une meilleure souplesse et une meilleure fiabilité. En outre, une organisation coordonnée du procédé, utilisant cette deuxième unité de chauffage commandée indépendamment, a une importance notable lorsqu'on améliore une installation classique de réduc- tion directe à couche fixe ou mobile- fonctionnant déjà avec un appareil de reformage et un appareil de chauf- fage séparés, en conservant l'appareil de chauffage séparé et en remplaçant l'appareil de reformage clas- sique par une unité intégrée de chauffage et de refor- mage de capacité accrue telle qu'elle est ici décrite. La figure 1 montre l'organigramme de base du procédé de l'invention, utilisant une unité intégrée de chauffage et de reformage selon un mode d'exécution préférentiel de l'invention, et, -6- La figure 2 est une variante utilisant un appareil de chauffage supplémentaire en même temps qu'une unité intégrée de chauffage et de reformage comme celle que montre la figure 1. Bien que la description ci-après porte spéciale- ment sur la réduction de minerais de fer en éponge de fers il est évident pour lthomme de l'art, que le sys- tème de réduction gazeuse directe peut aussi s'appli- quer à la réduction de minerais métalliques autres que le minerai de fer. On considérera la figure 1; la référence générale désigne un réacteur de réduction à couche mobile à cuve verticale comportant une zone de réduction 12 dans sa partie supérieure et une zone de refroidissement 14 dans sa partie inférieure. Du minerai de fer à ré- duire 1ze danslesommet du réacteur par une entrée 16 et s'écoule vers le bas à travers la zone de réduction 12, o il est réduit par du gaz réducteur chaud s'écoulant vers le haut. Le minerai de fer réduit s'écoule alors vers le bas à travers la zone de refroidissement 14 et sort du réacteur par la sortie 18. La réduction du minerai de fer s'effectue au moyen d'un gaz réducteur composé largement de monoxyde de carbone et d'hydrogène, qui est fabriqué dans une unité de reformage 30. Du gaz naturel venant d'une source 40 s'écoule à travers le régulateur d'écoulement 42 et le tuyau 44, et se divise alors, une partie s'écoulant par le tuyau 46 vers un point d'utilisation, par exem- ple sous forme de gaz combustibles le reste du gaz naturel s'écoulant par le tuyau 48 dans lequel il se mélange à de la vapeur d'eau venant du tuyau 49. Le mélange de gaz naturel et de vapeur d'eau s'écoule par le tuyau 50 et est préchauffé dans les tubes de chauf- fage 52, après quoi le mélange chauffé s'écoule par le tuyau 54 et arrive aux tubes bourrés de catalyseur 56, dans lesquels le gaz naturel et la vapeur sont reformés pour former un gaz réducteur composé largement dthydro- gène et de monoxyde de carbone. Le gaz réducteur chaud 2491 C 88 -7- sort des tubes bourrés de catalyseur 56, par le tuyau 58, à une température de 700 à 1000 C. Le mélange de gaz naturel et de vapeur peut être reformé dans l'unité de reformage 30, selon la réaction suivante CH4 + H20 > 3H2 + CO L'unité de reformage 30 est conçue de telle sorte que son fonctionnement peut être intégré de façon ré- glable à celui de l'unité de chauffage 80. Plus préci- sément, l'unité de reformage 30 présente une chambre de rayonnement 32 contenant des tubes bourrés de cata- lyseur 56, une première chambre de convection 34 et une cheminée 36. De la chaleur est fournie à l'unité de reformage 30 par des brûleurs 38. Du gaz naturel est brûlé dans l'unité de reformage 30, les produits de combustion de la première chambre de convection 34 ayant une température de 800 à 12000C. Les produits de combustion ou gaz de combustion s'écoulent à travers la chambre de convection 34 et le long des tubes de chauffage 52 pour arriver à l'entrée de l'unité de chauffage 80. La température des gaz de combustion à l'entrée de l'unité de chauffage 80 est d'environ 500 à 10000C, de préférence de 650 à 7000C. L'unité de chauffage 80 contient une deuxième chambre de convec- tion 82, communiquant avec une cheminée 84 par l'inter- médiaire d'un ventilateur à tirage forcé 86. La cheminée 36 sert à laisser échapper les gaz de combustion chauds de l'unité de reformage 30 à l'atmosphère en évitant l'unité de chauffage 80. Quand l'unité de chauffage 80 est arrêtée, le registre 37 est dans une position telle que les gaz de combustion chauds sont détournés et s'échappent par la cheminée 36, maintenant le fonction- nement à l'état stable de l'unité de reformage 30. Le gaz réducteur qui s'écoule par le tuyau 58, contenant environ 20 à 25 ',O d'eau en volume, est envoyé à travers la chaudière à chaleur perdue 60, l'échangeur thermique 62 et le refroidisseur 64 o l'eau contenue dans le gaz réducteur se condense. Le gaz réducteur -8- relativement sec, c'est-à-dire contenant environ 1 " d'eau, et refroidi, s'écoule par le tuyau 66 et se réunit à l'effluent gazeux venant de la zone de réduc- tion du réacteur 10. En ce qui concerne le réacteur 10, comme on l'a dit plus haut, la réduction du minerai s'effectue au moyen d'un gaz réducteur composé largement de monoxyde de carbone et d'hydrogène, qui est chauffé dans l'unité de chauffage 80 à une température d'environ 750 à 10000C et afflue alors par le tuyau 100 au réacteur 10. Après injection dans le réacteur, le gaz réducteur chaud s'écoule de bas en haut à travers le minerai de fer en particules, dans la zone de réduction 12, pour réduire le minerai en éponge de fer. Le gaz quittant le sommet de la couche de minerai dans la zone de ré- duction 12, quitte le réacteur par le tuyau 102 et traverse le refroidisseur 104 qui le refroidit et le déshydrate par contact direct avec de l'eau de refroi- dissement. Le gaz réducteur refroidi et déshydraté quitte le refroidisseur 104 par le tuyau 106 et se divise alors, une partie affluant par le tuyau 108 à un point de stockage approprié ou à un point d'utilisation, par exemple comme gaz combustible. Le reste du gaz réducteur s'écoulant par le tuyau 106, arrive par le tuyau 110 à une pompe 112 qui le pompe, par le tuyau 114, vers l'unité d'élimination de C 2' 116, pour éliminer le CO2 de l'effluent du réacteur. Le gaz réducteur amélioré se rend alors par le tuyau 118 à un point de mélange avec le gaz réducteur de complément qui arrive de l'uni- té de reformage 30 par le tuyau 66. Le mélange d'effluent du réacteur et de gaz réduc- teur de complément afflue par le tuyau 120 à l'unité de chauffage 80, o il est chauffé dans des tubes de chauffage 81 placés dans la chambre de convection 82. De la chaleur est fournie à l'unité de chauffage 80 par des brûleurs 88 réglés par le régulateur 90. Ainsi, 249 1C88 -9 une proportion notable du gaz réducteur s'écoule dans une boucle de réduction comprenant la zone de réduction 12, le tuyau 102, le refroidisseur 104, les tuyaux 106 et 110, la pompe 112, le tuyau 114, l'unité d'élimina- tion de CO2, 116, les tuyaux 118 et 120, l'unité de chauffage 80 et le tuyau 100. A cette boucle, du gaz réducteur de complément venant de l'unité de reformage est ajouté par le tuyau 66 et se réunit à l'effluent du réacteur dans le tuyau 118, pour se rendre par le tuyau 120 à l'unité de chauffage 80. Comme le montre le dessin, le tuyau 108 est muni d'un régulateur de contre-pression 109 servant à maintenir une pression élevée désirée à l'intérieur de réacteur. La zone de refroidissement 14, comme la zone de réduction 12, fait aussi partie d'une boucle d'écoule- ment de gaz. Du gaz de refroidissement entre dans le bas de la zone de refroidissement par le tuyau 122 et s'écoule de bas en haut à travers la zone de refroidis- sement 14 jusqu'à un point o il sort par le tuyau 124 pour arriver au refroidisseur 126 dans lequel il est refroidi et déshydraté, après quoi il est amené par le tuyau 128 à la pompe de circulation 130 qui le pompe à nouveau, par le tuyau 132, vers le tuyau 122. On passera maintenant au mode d'exécution représen- té par la figure 2; il faut noter que puisque le pro- cessus de réduction de base est similaire à celui de la figure 1, la description détaillée ci-après sera limitée principalement aux différences notables entre les modes d'exécution. Il est entendu aussi que l'équi- pement représenté sur la figure 2, mais non décrit ici, est similaire ou identique à l'équipement correspondant de la figure 1. La réduction du minerai de fer s'effectue au moyen d'un gaz réducteur composé largement de monoxyde de carbone et d'hydrogène, fabriqué dans une unité de re- formage, comme on l'a expliqué à propos de la figure 1. Du gaz réducteur chaud est injecté par le tuyau 200 - 10 - dans le réacteur et s'écoule de bas en haut à travers le minerai de fer en particules dans la zone de réduc- tion 219, pour effectuer la réduction du minerai en éponge de fer. Le gaz venant du sommet de la couche de minerai dans la zone de réduction 219, quitte le réacteur par le tuyau 202 et passe par un refroidis- seur et une unité d'élimination de C 2' si nécessaire, comme le montre la figure 1. Le gaz réducteur sortant du refroidisseur, de l'unité d'élimination de CG2 et de l'équipement associé, s'écoule par le tuyau 204 pour se réunir à du gaz réducteur de complément frais reformé dans l'unité de reformage 230 et qui, en venant du refroidisseur 264, passe par le tuyau 206 pour former un courant gazeux réuni dans le tuyau 208. Une partie du gaz s'écoulant par le tuyau 208 passe par le tuyau 210 et par des tubes de chauffage 212 situés dans l'unité de chauffage 220. Le reste du gaz passant par le tuyau 208 passe alors par le tuyau 214 pour être injecté dans les tubes de chauffage 216 situés dans l'unité de chauffage 280 (conçue pour se coordonner avec l'unité de reformage 230, de façon similaire au système intégré de la figure 1). Le gaz passant par l'unité de chauffage 280 est chauffé dans celle-ci et sort par le tuyau 218. De même, le gaz passant par les tubes de chauffage 212 est chauffé et sort de l'unité de chauffage 220 par le tuyau 221. Les gaz chauffés passant par les tuyaux 218 et 221 se réunissent et sont injectés dans l'unité de chauffage 220 et passent par le tuyau 222 et ils sont chauffés de façon réglable dans les tubes de chauf- fage 224 et 226. Le courant gazeux réuni sort de l'unité de chauffage 220 par le tuyau 200 et est recyclé au réacteur par le tuyau 200. Les quantités relatives de chaleur fournies dans les unités de chauffage 220 et 280 aux courants gazeux respectifs qui les traversent, peuvent être modifiées de façon réglable. Selon diverses conditions du procédé, - 11 - il peut être désirable de minimiser le besoin cie cha- leur dans l'unité de chauffage supplémentaire 220, ou bien il peut être avantageux de réduire la quantité de chaleur fournie dans l'unité de chauffage 280. Quelle que soit la quantité de chaleur fournie par l'une ou l'autre unité de chauffage, la température du gaz réducteur recyclé au réacteur par le tuyau 200 doit être d'environ 750 à 10000C. _ 12 - REVENDICATIONS 1.- Procédé de réduction de minerais métalliques en particules à l'état d'éponge métallique, consistant à faire passer à travers une masse du minerai dans un réacteur, un gaz réducteur chaud largement composé de monoxyde de carbone et d'hydrogène, à déshydrater l'effluent gazeux venant du réacteur, à recycler au réacteur au moins une partie de cet effluent gazeux pour former une boucle de gaz réducteur, à reformer un gaz contenant des hydrocarbures dans un appareil de reformage catalytique à une température élevée pour former du gaz réducteur de complément amené à la boucle, et à brûler un combustible de rechange pour former des produits de combustion chauds servant à chauffer le gaz dans l'appareil de reformage, procédé caractérisé par le fait qutaprès leur passage par l'appareil de reformage, on fait passer les produits de combustion gazeux à travers une chambre de chauffage en relation d'échange de chaleur avec au moins une partie de lef- fluent gazeux refroidi du réacteur pour chauffer cet effluent. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le gaz contenant des hydrocarbures est le gaz naturel. 3.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le combustible de rechange comprend, au moins en partie, de lteffluent gazeux venant du réacteur de réduction. 4.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'on traite l'effluent gazeux pour en éliminer le dioxyde de carbone. 5.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'effluent gazeux est chauffé en partie par de la chaleur provenant des produits de combustion, et en partie par de la chaleur qui lui est fournie dans un appareil de chauffage pouvant être commandé indépen- damment. - 13 - 6.- Procédé selon la revendication 5, caractérisé par le fait que l'appareil de chauffage indépendant comporte une première zone de chauffage à température relativement basse et une deuxième zone de chauffage à température relativement élevée, que l'on amène à la première zone de chauffage un premier courant d'effluent gazeux, que l'on amène à la chambre de chauffage un deuxième courant d'effluent gazeux, que l'on réunit les premier et deuxième courantsgazeux et qu'on les amène à la deuxième zone de chauffage de l'appareil de chauffage pouvant être commandé indépendamment. 7.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'on évacue dans l'atmosphère les pro- duits de combustion traversant l'appareil de reformage pendant les laps de temps o la chambre de chauffage est arrêtée. 8.-Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que lorsque l'effluent gazeux venant du réacteur est déshydraté, on le refroidit et on réchauf- fe la partie recyclée. 9.- Procédé selon la revendication 8, caractérisé par le fait que le combustible de rechange est au moins en partie un combustible fossile. 10.- Appareil pour la réduction de minerais métal- liques en particules à l'état d'éponge métallique, comprenant un réacteur (10) à couche mobile à cuve verticale muni d'une zone de réduction (12) o le mine- rai métallique est réduit par un gaz réducteur chaud largement composé de monoxyde de carbone et d'hydrogène, des moyens d'entrée (100) et de sortie (102) de gaz situés à des extrémités opposés de la zone de réduction, un conduit extérieur reliant les moyens d'entrée et de sortie et comprenant un dispositif de déshydratation (104) et une unité de chauffage primaire (80), un appareil de reformage catalytique (30) conçu pour fabri- quer du gaz réducteur de complément par reformage d'hydrocarbures et un dispositif de brûleurs (38) con- - 14 - çus pour fournir la chaleur destinée au reformage en brûlant un combustible de rechange qui donne des gaz de combustion chauds, appareil caractérisé par des moyens de transfert (66, 120) des gaz de combustion chauds à l'unité de chauffage (80), qui utilisent la teneur en chaleur des gaz de combustion chauds pour chauffer le gaz circulant à travers le conduit, et des moyens de dérivation (36, 37) permettant de laisser échapper les gaz de combustion chauds de l'appareil de reformage avant qu'ils ntatteignent l'unité de chauf- fage (80) quand cette dernière est arrêtée, de sorte que l'appareil de reformage peut continuer de fonction- ner. 11.- Appareil selon la revendication 109 caractéri- sé par le fait que le conduit extérieur comprend une unité d'élimination de dioxyde de carbone (116). 12.- Appareil selon la revendication 10, caractéri- sé par le fait que les moyens de dérivation comprennent une cheminée (36) et un registre (37) placé dans celle- ci de manière à commander sélectivement l'afflux de gaz de combustion chauds à ltunité de chauffage. 13.- Appareil selon la revendication 10, caractéri- sé par le fait que l'unité de chauffage (80) comporte un deuxième dispositif de brleurs (88). 14.- Appareil selon la revendication 109 caractéri- sé par le fait que les moyens de déshydratation sont formés d'un refroidisseur (104). 15.- Appareil selon la revendication 14s caractéri- sé par le fait qu'il comporte une unité de chauffage supplémentaire indépendante (220). 16.- Appareil selon la revendication 159 caractéri- sé par le fait que l'unité de chauffage primaire (280) et l'unité de chauffage supplémentaire (220) sont bran- chées en parallèle dans le conduit extérieur. 17.- Appareil selon la revendication 15p caractéri- sé par le fait que l'unité de chauffage supplémentaire comporte une première zone (224) de chauffage à tempéra- 2 4 9 1 C 8 3 - 15 - ture relativement basse et une deuxième zone (226) de chauffage à température relativement élevée, que l'uni- té de chauffage primaire (280) et la première zone (224) de chauffage de l'unité de chauffage supplémentaire sont reliées en parallèle et qu'ensuite, elles sont reliées en série à la deuxième zone (22-6) de chauffage de l'unité de chauffage supplémentaire. 18.- Appareil selon la revendication 16, caractéri- sé par le fait qu'une unité d'élimination de dioxyde de carbone est prévue dans le conduit extérieur. 9-- i 1, De.*