Procédé d’épreuve ou de requalification hydraulique d’une bouteille anti-bélier à piston , et dispositif associé Procédé d’épreuve ou de requalification hydraulique d’une bouteille anti-bélier comprenant un cylindre, un piston, une extrémité supérieure, une extrémité inférieure, une chambre supérieure, et une chambre inférieure initialement en communication fluidique avec une installation via l’extrémité inférieure, le procédé comprenant les étapes suivantes : - déconnexion de la bouteille de l’installation, et ouverture d’au moins un accès à la chambre supérieure à travers l’extrémité supérieure, - à travers l’extrémité supérieure, remplissage de la chambre supérieure par de l’eau, mise en pression de l’eau à l’aide d’une pompe d’épreuve hydraulique, puis décompression, - à travers l’extrémité inférieure, injection d’eau dans la chambre inférieure, et déplacement du piston de la position de butée basse à une position de butée haute, - à travers l’extrémité supérieure, évacuation de l’eau présente dans la chambre supérieure, - à travers l’extrémité inférieure, mise en pression de l’eau de la chambre inférieure à l’aide d’une pompe d’épreuve hydraulique, décompression, et vidange de l’eau présente dans la chambre inférieure, et - fermeture de l’extrémité supérieure et reconnexion de la bouteille à l’installation. Figure pour l’abrégé : néant Procédé d’épreuve ou de requalification hydraulique d’une bouteille anti-bélier à piston, et dispositif associé La présente invention concerne un procédé d’épreuve ou de requalification hydraulique d’une bouteille anti-bélier d’une installation, la bouteille comprenant un cylindre, ou chemise, un piston mobile en translation par rapport au cylindre, une extrémité supérieure, et une extrémité inférieure, le cylindre, le piston et l’extrémité supérieure définissant une chambre supérieure comprenant un bain d’huile reposant sur le piston, et un ciel gazeux, le cylindre, le piston et l’extrémité inférieure définissant une chambre inférieure en communication fluidique avec l’installation via l’extrémité inférieure. L’invention concerne également un dispositif associé, pour contribuer à réaliser un tel procédé, et un ensemble comprenant un tel dispositif et la bouteille. Les installations, notamment pétrochimiques, comprennent en général plusieurs bouteilles anti-bélier pour éviter des coups de bélier, c’est-à-dire des ondes de choc pouvant se propager dans les canalisations de l’installation et susceptibles d’endommager l’installation. Grâce au ciel gazeux présent au-dessus du piston, chaque bouteille anti-bélier forme un élément élastique apte à prévenir l’apparition de tels chocs. Pour des raisons de maintenance et/ou de respect de contraintes réglementaires, les bouteilles anti-bélier sont périodiquement inspectées visuellement et soumises à une épreuve à l’eau, par exemple à une pression d’environ 120% de leur pression de service. Pour ce faire, chaque bouteille est déposée, et expédiée dans un atelier où les extrémités inférieure et supérieure sont démontées et où le cylindre est soumis à l’épreuve hydraulique en question. De telles opérations prennent un certain temps, pendant lequel toute ou partie de l’installation est mise à l’arrêt. Il en résulte que ces opérations de maintenance ont non seulement un coût propre, mais surtout des coûts induits élevés. Aussi, ces opérations de maintenance sont réalisées à intervalles de temps assez long, par exemple tous les dix ans. Du fait de ces intervalles relativement longs, il existe un risque, faible mais non négligeable, de dysfonctionnement d’au moins une des bouteilles anti-bélier, et donc des risques pour l’installation. Un but de l’invention est donc de réduire le coût total de ces opérations de maintenance, de simplifier les opérations d’exploitation lors de ces échéances règlementaires, et d’augmenter la fiabilité de l’installation. A cet effet, l’invention a pour objet un procédé d’épreuve ou de requalification hydraulique d’une bouteille anti-bélier, la bouteille comprenant un cylindre, un piston mobile en translation par rapport au cylindre, une extrémité supérieure, et une extrémité inférieure, le cylindre, le piston et l’extrémité supérieure définissant une chambre supérieure comprenant de l’huile reposant sur le piston, et un ciel gazeux, le cylindre, le piston et l’extrémité inférieure définissant une chambre inférieure initialement en communication fluidique avec une installation via l’extrémité inférieure, le procédé comprenant les étapes suivantes : - déconnexion de la bouteille de l’installation, et ouverture d’au moins un accès à la chambre supérieure à travers l’extrémité supérieure, - à travers l’extrémité supérieure, extraction de l’huile, remplissage de la chambre supérieure par de l’eau, le piston étant dans une position de butée basse, puis mise en pression de l’eau à l’aide d’une pompe d’épreuve hydraulique, et décompression de la chambre supérieure, - à travers l’extrémité inférieure, injection d’eau dans la chambre inférieure, et déplacement du piston de la position de butée basse à une position de butée haute, - à travers l’extrémité supérieure, évacuation de l’eau présente dans la chambre supérieure, - à travers l’extrémité inférieure, mise en pression de l’eau de la chambre inférieure à l’aide d’une pompe d’épreuve hydraulique, décompression de la chambre inférieure, et vidange de l’eau présente dans la chambre inférieure, - à travers l’extrémité supérieure, introduction d’huile dans la chambre supérieure, et injection d’un gaz dans la chambre supérieure pour reconstituer le ciel gazeux, et - fermeture de l’extrémité supérieure et reconnexion de la bouteille à l’installation. Selon des modes particuliers de réalisation, le procédé comprend l’une ou plusieurs des caractéristiques suivantes, prise(s) isolément ou selon toutes les combinaisons techniquement possibles : - ladite évacuation de l’eau présente dans la chambre supérieure comprend : un déplacement de l’eau présente dans la chambre supérieure vers le haut du fait dudit déplacement du piston de la position de butée basse à la position de butée haute, puis, optionnellement, une vidange de l’eau résiduelle présente dans la chambre supérieure ; - ladite vidange de l’eau présente dans la chambre inférieure comprend une injection d’un gaz à travers l’extrémité inférieure pour former un ciel gazeux dans la chambre inférieure ; et - ladite déconnexion de la bouteille de l’installation comprend une suspension de la bouteille à un engin de levage, et un déplacement de la bouteille à l’écart de l’installation par l’engin de levage. L’invention a également pour objet un dispositif pour contribuer à réaliser un procédé tel que décrit ci-dessus, le dispositif comprenant : - une partie supérieure destinée à être fixée sur l’extrémité inférieure de la bouteille, - une partie inférieure adaptée pour être fixée sur la partie supérieure et destinée à être fixée sur l’installation, la partie inférieure et la partie supérieure définissant ensemble une canalisation destinée à relier fluidiquement la chambre inférieure et l’installation, - un organe d’isolement mobile par rapport à la partie supérieure entre une position de travail, dans laquelle l’organe d’isolement n’obture pas la canalisation, et une position d’isolement, dans laquelle l’organe d’isolement obture la canalisation, - un système de déplacement adapté pour déplacer la partie supérieure par rapport à la partie inférieure entre une position de contact, dans laquelle la partie supérieure est en contact mécanique avec la partie inférieure et l’organe d’isolement est bloqué par rapport à la canalisation sélectivement dans la position de travail ou dans la position d’isolement, et une position écartée, dans laquelle la partie supérieure est à l’écart verticalement de la partie inférieure et l’organe d’isolement est déplaçable de la position de travail à la position d’isolement et réciproquement, - une première conduite fixée sur la partie supérieure et définissant une entrée-sortie pour de l’eau, la première conduite étant destinée à relier fluidiquement la chambre inférieure à l’entrée-sortie dans la position d’isolement, et - une deuxième conduite fixée sur la partie supérieure, et comprenant une première extrémité formant une entrée-sortie pour un gaz, et une deuxième extrémité destinée à se situer à proximité du piston dans la position de butée basse. Selon des modes particuliers de réalisation, le dispositif comprend l’une ou plusieurs des caractéristiques suivantes, prise(s) isolément ou selon toutes les combinaisons techniquement possibles : - l’organe d’isolement comprend une queue de poêle ; - le système de déplacement comprend : au moins deux tirants, chacun des deux tirants étant fixé sur la partie supérieure et traversant une bride supérieure et une bride inférieure de la partie inférieure ; et au moins deux écrous vissés respectivement sur les deux tirants et en appui vers le bas sur la bride inférieure, les deux écrous étant adaptés pour être vissés ou dévissés pour faire monter ou descendre les deux tirants par rapport à la partie inférieure ; et - les deux tirants traversent en outre une bride inférieure de la partie supérieure, le système de déplacement comprenant en outre : au moins deux écrous vissés respectivement sur les deux tirants et en appui vers le haut contre la bride supérieure de la partie inférieure dans la position de contact ; au moins deux écrous vissés respectivement sur les deux tirants et en appui vers le bas contre la bride inférieure de la partie supérieure ; au moins deux écrous vissés respectivement sur les deux tirants et en appui vers le haut contre une bride supérieure de la partie supérieure ; et optionnellement au moins deux écrous vissés respectivement sur les deux tirants et en appui vers le haut contre une bride de l’installation dans la position de contact. L’invention a également pour objet un ensemble comprenant : - une bouteille anti-bélier comprenant un cylindre, un piston mobile en translation par rapport au cylindre, une extrémité supérieure, et une extrémité inférieure, le cylindre, le piston et l’extrémité supérieure définissant une chambre supérieure comprenant de l’huile reposant sur le piston et un ciel gazeux, le cylindre, le piston et l’extrémité inférieure définissant une chambre inférieure, et - un dispositif tel que décrit ci-dessus, la partie supérieure du dispositif étant fixée sur l’extrémité inférieure de la bouteille, la partie inférieure étant destinée à être reliée fluidiquement à une installation. Selon un mode particulier de réalisation, le procédé tel que décrit ci-dessus met en œuvre un dispositif tel que décrit ci-dessus, ou un ensemble tel que décrit ci-dessus, et dans ce procédé : - ladite déconnexion de la bouteille comprend un déplacement de la partie supérieure de la position de contact à la position écartée à l’aide du système de déplacement, un déplacement de l’organe d’isolement de la position de travail à la position d’isolement, et un retour de la partie supérieure de la position écartée à la position de contact à l’aide du système de déplacement, - lesdites injection d’eau dans la chambre inférieure, mise en pression de l’eau de la chambre inférieure, décompression de la chambre inférieure et vidange de l’eau présente dans la chambre inférieure sont réalisées via la première conduite, et - ladite reconnexion fluidique de la bouteille à l’installation comprend un déplacement de la partie supérieure de la position de contact à la position écartée à l’aide du système de déplacement, un déplacement de l’organe d’isolement de la position d’isolement à la position de travail, et un retour de la partie supérieure de la position écartée à la position de contact à l’aide du système de déplacement. L’invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre, données uniquement à titre d’exemple et faite en se référant aux dessins annexés, sur lesquels : la est une vue schématique d’une bouteille anti-bélier montée sur une installation (partiellement représentée), les figures 2 à 9 sont des vues schématiques de la bouteille représentée sur la , à différents stades successifs d’un procédé selon l’invention, pendant lequel la bouteille est mécaniquement détachée de l’installation et suspendue à un engin de levage (non représenté), puis remise en place, la est une vue schématique d’un ensemble comprenant la bouteille représentée sur la et un dispositif selon l’invention pour contribuer à réaliser un procédé constituant une variante du procédé illustré sur les figures 2 à 9, les figures 11 à 16 sont des vues schématiques de l’ensemble représenté sur la , à différents stades successifs du procédé, afin d’illustrer le fonctionnement dudit dispositif. Bouteille anti-bélier En référence à la , on décrit une bouteille 10 anti-bélier fixée sur une installation 12 (représentée très partiellement). L’installation 12 est par exemple une installation pétrochimique. Sur la , on en voit une canalisation 14 comprenant une vanne 16 d’isolement de la bouteille 10, par exemple un coude 18, une vanne de purge 20, et une bride 22 fixée sur une extrémité inférieure 24 de la bouteille 10. La bride 22 est par exemple sensiblement horizontale. La vanne de purge 20 est avantageusement située juste en dessous de la bride 22. La bouteille 10 est d’un modèle connu en lui-même. La bouteille 10 comprend un cylindre 26, un piston 28 mobile en translation par rapport au cylindre selon un axe X par exemple sensiblement vertical, et une extrémité supérieure 30 opposée à l’extrémité inférieure selon l’axe X. Le cylindre 26, le piston 28 et l’extrémité supérieure 30 définissent une chambre supérieure 32 comprenant de l’huile 34 reposant sur le piston, et un ciel gazeux 36, par exemple composé d’azote à au moins 99% en volume. Le cylindre 26, le piston 28 et l’extrémité inférieure 24 définissent une chambre inférieure 38 en communication fluidique avec l’installation 12 via l’extrémité inférieure 24. Sur la , le piston 28 est dans une position de butée basse, dans laquelle il repose sur l’extrémité inférieure 24. La chambre inférieure 38 est alors de dimensions réduites. Le piston 28 est adapté pour monter dans le cylindre 26 sous l’effet de la pression d’un fluide 40 arrivant par la canalisation 14. Ceci agrandit la chambre inférieure 38 et réduit la chambre supérieure 32. L’extrémité supérieure 30 définit un premier passage 42, par exemple axial, entre l’atmosphère environnante 44. L’extrémité supérieure 30 comprend avantageusement un organe d’obturation 46 amovible et adapté pour obturer le premier passage 42. L’extrémité inférieure 24 définit un passage 48 assurant une communication fluidique entre la chambre inférieure 38 et l’installation 12. Procédé d’épreuve ou de requalification En référence aux figures 2 à 9, on décrit un procédé selon l’invention d’épreuve ou de requalification hydraulique de la bouteille 10. La bouteille 10 est d’abord déconnectée de l’installation 12 ( ), le piston 28 étant dans la position de butée basse, et l’accès 42 est ouvert. Dans l’exemple, la bouteille 10 est par exemple détachée de la bride 22, suspendue à un engin de levage 50, et déplacée à l’écart de l’installation 12. Au préalable, une consignation hydraulique de la bouteille 10 est avantageusement réalisée, par exemple en fermant la vanne 16 d’isolement et en purgeant le fluide 40 éventuellement présent grâce à la vanne de purge 20. L’accès 42 est par exemple ouvert en dévissant et en retirant (Flèche F1) l’organe d’obturation 46. La bouteille 10 reste par exemple ainsi suspendue au-dessus d’un sol 52 pendant les étapes suivantes, de façon à ce qu’un ou plusieurs opérateurs (non représentés) puissent accéder à l’extrémité supérieure 30 et à l’extrémité inférieure 24. Puis, à travers l’extrémité supérieure 30, l’huile 34 est extraite (flèche F2 sur la ), par exemple à l’aide d’une pompe ou d’un seringue (non représentées). Il est par exemple possible de procéder à un examen visuel par endoscopie de la chambre supérieure 32. Dans l’exemple représenté, comme visible sur la , pour réaliser plus facilement certaines étapes du procédé, un premier système 54 est monté sur l’extrémité inférieure 24 de la bouteille 10, et un deuxième système 56 est monté sur l’extrémité supérieure 30. Le premier système 54 comprend par exemple un tampon 58 adapté pour être fixé sur l’extrémité inférieure 24. Le premier système 54 comprend avantageusement une entrée-sortie 60, une liaison 62 vers une pompe d’épreuve (non représentée), et une vanne de purge 64, tous ces éléments étant en communication fluidique avec la chambre inférieure 38 à travers le tampon 58 et le passage 48. Le deuxième système 56 est par exemple vissé dans l’accès 42. Le deuxième système 56 comprend avantageusement un tampon 65, un purgeur-bloqueur automatique 66 équipé d’une vanne d’isolement 68, une entrée-sortie 70 de remplissage, et une liaison 72 vers une pompe d’épreuve (non représentée). La vanne d’isolement 68, l’entrée-sortie 70 et la liaison 72 sont en communication fluidique avec la chambre supérieure 32 de la bouteille 10 via le passage 42. Puis, comme visible sur la , la chambre supérieure 32 est remplie (flèche F3) par de l’eau 74 à travers l’extrémité supérieure 30, par exemple en connectant l’entrée-sortie 70 du deuxième système 56 à un réseau d’eau 76 à l’aide d’un raccord 78, la vanne d’isolement 68 étant ouverte. L’air présent dans la chambre supérieure 32 se purge par le purgeur-bloqueur automatique 66 au fur et à mesure du remplissage en eau. La chambre supérieure 32 est remplie intégralement. Comme visible sur la , le raccord 78 est par exemple déconnecté du deuxième système 56 après ce remplissage, et la vanne d’isolement 68 et l’entrée-sortie 70 sont fermées. L’eau 74 est mise en pression (flèche F4) à l’aide d’une pompe 80 d’épreuve hydraulique à travers l’extrémité supérieure 30. Dans l’exemple, la pompe 80 est raccordée à la liaison 72 du deuxième système 56 par un raccord 82. La pompe 80 inclut avantageusement un manomètre (non représenté) répondant aux normes en vigueur pour un test d’épreuve. La chambre supérieure 32 est ensuite décomprimée à travers l’extrémité supérieure 30, par exemple par la pompe 80 (flèche F5). Ensuite, comme visible sur la , le raccord 82 est par exemple déconnecté de la liaison 72. De l’eau 84 est injectée (flèche F6) dans la chambre inférieure 38 à travers l’extrémité inférieure 24. Par exemple, l’entrée-sortie 60 du premier système 54 est reliée au réseau d’eau 76 par un raccord 88. De l’air 90 sort avantageusement de la chambre inférieure 32 par la vanne de purge 64. L’eau 84 est avantageusement injectée tant que l’air 90 sort, et jusqu’à ce qu’un peu de l’eau 84 sorte par la vanne de purge 64. Selon une variante non représentée, les raccords 78 et 82 ne sont pas déconnectés. Le deuxième système 56 est par exemple un collecteur à trois branches qui reste en place pendant toute la durée du test : une branche pour le remplissage en eau et la vidange, une branche pour l’épreuve hydraulique, et une branche pour la purge d’air. Ces branches sont ouvertes ou fermées à la demande. Sous l’effet de la pression du réseau, le piston 28 est déplacé (flèche F7) par l’eau 84 injectée de la position de butée basse ( ) à une position de butée haute ( ), dans laquelle le piston bute contre l’extrémité supérieure 30. L’eau 74 présente dans la chambre supérieure 32 est évacuée (flèche F8) à travers l’extrémité supérieure 30. Par exemple, l’entrée-sortie 70 est reliée par un raccord 94 à un dispositif 92 permettant de récupérer sans risque de pollution l’eau 74 non-potable ( ). Avantageusement, l’évacuation de l’eau 74 comprend un déplacement de l’eau 74 vers le haut du fait du déplacement du piston 28 de la position de butée basse à la position de butée haute, puis, optionnellement, une vidange (flèche F9, ) de l’eau 74 résiduelle présente dans la chambre supérieure 32. Par exemple, l’eau 74 résiduelle est aspirée par l’accès 42 à l’aide d’une pompe de vidange (non représentée) ou d’une seringue, après qu’une trappe de visite 91 de deuxième système 56 a été ouverte. Comme visible sur la , le raccord 88 est par exemple déconnecté du premier système 54 après le remplissage de la chambre inférieure 38 par l’eau 84, et la vanne de purge 64 et l’entrée-sortie 60 sont fermées. L’eau 84 est alors mise en pression (flèche F10) à l’aide de la pompe 80 à travers l’extrémité inférieure 24. Dans l’exemple, la pompe 80 est raccordée à la liaison 62 du premier système 54 par le raccord 82. Selon une variante non représentée, le raccord 88 n’est par déconnecté. Le premier système 54 est par exemple un collecteur à trois branches qui reste en place pendant toute la durée du test : une branche pour le remplissage en eau et la vidange, une branche pour l’épreuve hydraulique, et une branche pour la purge d’air. Ces branches sont ouvertes ou fermées à la demande. La chambre inférieure 38 est ensuite décomprimée à travers l’extrémité inférieure 24, par exemple par la pompe 80 (flèche F11). Puis, comme visible sur la , l’eau 84 présente dans la chambre inférieure 38 est vidangée (flèche F12) à travers l’extrémité inférieure 24. Par exemple, l’entrée-sortie 60 est reliée au dispositif 92 par le raccord 94. Avantageusement, la vidange de l’eau 84 comprend une injection (flèche F13) d’un gaz 96 à travers l’extrémité inférieure 24 pour former un ciel gazeux 98 dans la chambre inférieure 38. Le ciel gazeux 98 pousse (flèches F14) l’eau 84 vers le bas. Dans l’exemple, une bouteille 100 contenant un gaz sous pression, par exemple de l’azote pur à au moins 99% en volume, est connectée à la vanne de purge 64 par un raccord 102. Il est alors possible de procéder à un examen visuel par endoscopie de la chambre inférieure 38 Avantageusement, la bouteille 100 est connectée ensuite à la liaison 72 pour abaisser (flèche F15) le piston 28 dans sa position de butée basse ( ). De l’huile 104 est introduite dans la chambre supérieure 32 à travers l’extrémité supérieure 30. Dans l’exemple, le premier système 54 et le deuxième système 56 sont retirés. L’organe d’obturation 46 est par exemple remonté sur l’extrémité supérieure 30. Puis un gaz 106 est introduit dans la chambre supérieure 32, par exemple via l’organe d’obturation 46, pour reconstituer le ciel gazeux 36 à la pression voulue. L’extrémité supérieure 30 est fermée pour que la chambre supérieure 32 soit étanche, et la bouteille 10 est reconnectée mécaniquement et fluidiquement à l’installation 12. La bouteille 10 se retrouve alors dans la situation initiale visible sur la . Grâce aux caractéristiques décrites ci-dessus, l’épreuve hydraulique ou la requalification de la bouteille 10 se fait en deux temps, avec une mise sous pression de la chambre supérieure 32 par le haut, le piston 28 étant dans la position de butée basse, et avec une mise sous pression de la chambre inférieure 38 par le bas, le piston étant dans la position de butée haute. Le procédé est mis en œuvre in situ , beaucoup plus rapidement que le procédé selon l’état de la technique. Ainsi, les coûts de la maintenance, notamment les coûts induits par l’arrêt total ou partiel de l’installation 12, sont réduits, et avec très peu de contraintes d’exploitation, grâce au procédé selon l’invention. Ensemble d’une bouteille anti-bélier et d’un dispositif pour contribuer à réaliser le procédé En référence à la , on décrit un ensemble 110 selon l’invention. L’ensemble 110 est fixé sur une installation 112. L’ensemble 110 comprend comprenant une bouteille 114 anti-bélier, et un dispositif 116 reliant mécaniquement la bouteille à l’installation 112. La bouteille 114 et l’installation 112 sont par exemple structurellement identiques à la bouteille 10 et à l’installation 12 représentées sur la , et ne seront pas décrites à nouveau. Les éléments similaires portent les mêmes références numériques. Dispositif pour contribuer à réaliser le procédé Le dispositif 116 est avantageusement adapté pour contribuer à réaliser un procédé tel que décrit ci-dessus. Le dispositif 116 a par exemple été installé entre la bouteille 114 et l’installation 112 lors d’une précédente campagne de test de la bouteille, et reste passif entre la bouteille et l’installation lorsque le procédé n’est pas mis en œuvre. Selon une variante d’utilisation non représentée, le dispositif 116 n’est pas installé à demeure entre la bouteille 114 et l’installation 112, mais est fixé sur la bouteille 114 uniquement pour réaliser le procédé, alors que la bouteille est mécaniquement déconnectée de l’installation 112. Comme on le verra, le dispositif 116 possède en effet des fonctions analogues à celles du premier système 54 représenté sur la . Le dispositif 116 est en outre adapté pour isoler fluidiquement la bouteille 114 de l’installation 112, sans avoir à déconnecter mécaniquement la bouteille. Comme visible sur les figures 10 et 11, le dispositif 116 comprend une partie supérieure 118 fixée sur l’extrémité inférieure 24 de la bouteille 114, et une partie inférieure 120 fixée par des boulons 121 ( ) sur la partie supérieure et fixée sur l’installation 112, la partie inférieure et la partie supérieure définissant ensemble une canalisation 122 destinée à relier fluidiquement la chambre inférieure 38 et l’installation 112. Le dispositif 116 comprend un organe d’isolement 124 mobile par rapport à la partie supérieure 118 entre une position de travail (figures 10 à 12), dans laquelle l’organe d’isolement n’obture pas la canalisation 122, et une position d’isolement (figures 13 à 16), dans laquelle l’organe d’isolement obture la canalisation. Le dispositif 116 comprend un système de déplacement 126 adapté pour déplacer la partie supérieure 118 par rapport à la partie inférieure 120 entre une position de contact (figures 10, 11, et 14 à 16), dans laquelle la partie supérieure est en contact mécanique avec la partie inférieure et l’organe d’isolement 124 est bloqué par rapport à la canalisation 122 sélectivement dans la position de travail ou dans la position d’isolement, et une position écartée (figures 12 et 13), dans laquelle la partie supérieure est à l’écart verticalement de la partie inférieure et l’organe d’isolement est déplaçable, par exemple manuellement, de la position de travail à la position d’isolement, et réciproquement. Le dispositif 116 comprend une première conduite 128 fixée sur la partie supérieure 118 et définissant une entrée-sortie 130 pour de l’eau, la première conduite étant destinée à relier fluidiquement la chambre inférieure 38 à l’entrée-sortie 130 dans la position d’isolement. Le dispositif 116 comprend une deuxième conduite 132 fixée sur la partie supérieure 118, et comprenant une première extrémité 134 formant une entrée-sortie pour un gaz, et une deuxième extrémité 136 destinée à se situer à proximité du piston 28 dans la position de butée basse ( ). Comme visible sur la , la partie supérieure 118 est par exemple cylindrique. La partie supérieure 118 comprend par exemple une bride supérieure 138 ( ) fixée sur l’extrémité inférieure 24 de la bouteille 114, et une bride inférieure 140 adaptée pour être fixée sur la partie inférieure 120. La partie inférieure 120 comprend un corps 142, par exemple cylindrique, formant une portion de la canalisation 122. La partie inférieure 120 comprend avantageusement une dérivation 144 obturée, permettant une filtration du fluide 40 à une taille de particules garantissant le non-endommagement du piston 28 lors de ses translations dans le cylindre 26. La partie inférieure 120 comprend par exemple une bride supérieure 146 ( ) adaptée pour être fixée sur la bride inférieure 140 de la partie supérieure 118, et une bride inférieure 148 fixée sur la bride 22 de l’installation 112. La première conduite 128 comprend par exemple une vanne d’obturation 150. Dans l’exemple, la deuxième conduite 132 est oblique par rapport à la canalisation 122. La deuxième conduite 128 comprend par exemple une portion 152 située au-dessus de la bride supérieure 138 dans le passage 48, et une portion 154 située en dessous de la bride supérieure 138 et au moins en partie à l’extérieur de la canalisation 122. La deuxième conduite 128 comprend une vanne d’obturation 156. L’organe d’isolement 124 est par exemple une queue de poêle. L’organe d’isolement 124 comprend une partie évidée 158 disposée en travers de la canalisation 122 dans la position de travail et adaptée pour ne pas obturer la canalisation 122 (figures 10 à 12), et une partie pleine 160 disposée en travers de la canalisation 122 dans la position d’isolement et adaptée pour obturer la canalisation 122 (figures 13 à 16). La partie pleine 160 est par exemple sensiblement perpendiculaire à la partie 158. Le système de déplacement 126 comprend par exemple deux tirants 126A, 126B verticaux et diamétralement opposés par rapport à la canalisation 122. Dans l’exemple chacun des deux tirants 126A, 126B porte cinq écrous 162, 164, 166, 168, 170 (seuls les cinq écrous sur le tirant 126A sont visibles sur la , les cinq autres se situant sur le tirant 126B, derrière la partie supérieure 118 et la partie inférieure 120). Les deux tirants 126A, 126B sont par exemple filetés sur toute leur hauteur. Dans l’exemple, les deux tirants 126A, 126B traversent la bride supérieure 138 et la bride inférieure 140 de la partie supérieure 118, et traversant la bride supérieure 146 et la bride inférieure 148 de la partie inférieure 120. Les deux tirants 126A, 126B sont fixés sur la partie supérieure 118 par les écrous 168, 170 vissés sur les deux tirants en appui respectivement vers le bas contre la bride inférieure 140 et vers le haut contre la bride supérieure 138. Dans la position de contact, les écrous 166 sont vissés respectivement sur les deux tirants 126A, 126B en appui vers le haut contre la bride supérieure 146 de la partie inférieure 120 dans la position de contact. Les deux écrous 162 sont vissés respectivement sur les deux tirants 126A, 126B et en appui vers le haut contre la bride 22. Les écrous 164 sont vissés respectivement sur les deux tirants 126A, 126B et en appui vers le bas sur la bride inférieure 148 de la partie inférieure 120. Les deux écrous 164 sont adaptés pour être vissés ou dévissés pour faire monter ou descendre les deux tirants 126A, 126B par rapport à la partie inférieure 118, si les écrous 166 et 162 ont été préalablement dévissés, comme cela sera expliqué ci-dessous. Selon une variante non représentée, le système de déplacement 126 est plus simple que celui représenté. Par exemple, les deux tirants 126A, 126B sont fixés sur la partie supérieure 118 par d’autres moyens que les écrous 168, 170, et les écrous 162 sont absents. Les écrous 164 sont suffisants en toute rigueur pour faire monter ou descendre les tirant 1226A, 126B par rapport à la partie inférieure 120. Selon d’autres variantes encore (non représentées), il y a plus de deux tirants, répartis autour de la canalisation 122. P rocédé utilisant le dispositif – fonctionnement du dispositif En référence aux figures 10 à 16, on décrit un procédé analogue à celui décrit plus haut, si ce n’est qu’il concerne la bouteille 114 et non la bouteille 10, et met en œuvre le dispositif 116. Certaines étapes sont similaires à celles du procédé décrit plus haut et ne seront pas décrites à nouveau, par exemple les étapes réalisées à travers l’extrémité supérieure 30 de la bouteille 114, notamment celles impliquant le deuxième système 56. Seules les étapes différentes seront décrites en détail ci-après. Ces différences illustrent le fonctionnement du dispositif 116. Le procédé met en œuvre le dispositif 116 pour réaliser la déconnexion de la bouteille 114 et les étapes qui étaient réalisées grâce au premier système 54. La bouteille 114 n’est pas suspendue à un engin de levage. La déconnexion de la bouteille 114 est réalisée par un déplacement de la partie supérieure 118 de la position de contact (figures 10 et 11) à la position écartée (figures 12 et 13) à l’aide du système de déplacement 126, par un déplacement de l’organe d’isolement 124 de la position de travail ( ) à la position d’isolement ( ), et par un retour de la partie supérieure 118 de la position écartée ( ) à la position de contact ( ) à l’aide du système de déplacement 126. Dans l’exemple, le passage de la position de contact à la position écartée est réalisé en desserrant les quatre écrous 162, 164, avantageusement d’environ 2 mm, et en dévissant les six boulons 121 de fixation de la partie supérieure 118 sur la partie inférieure 120 ( ). Puis, chacun des écrous 164 est serré, avantageusement d’environ 2 mm, de manière concomitante, pour faire monter la partie supérieure 118 et libérer l’organe d’isolement 124 ( ). L’organe 124 est alors extrait et réintroduit pour engager sa partie pleine 160 entre la partie supérieure 118 et la partie inférieure 120 ( ). Pour ce faire, trois des six boulons 121 sont retirés, afin de libérer un passage pour la partie évidée 158, puis pour la partie pleine 160, radialement par rapport à la canalisation 122. Le retour de la partie supérieure 118 de la position écartée ( ) à la position de contact ( ) est réalisé inversement en desserrant les deux écrous 164 de manière concomitante, pour faire descendre la partie supérieure 118 et bloquer l’organe d’isolement 124 dans la position d’isolement, puis les écrous 166, 164 et 162 sont resserrés. L’huile 34 est retirée comme décrit ci-dessus. Le deuxième système 56 est monté sur l’extrémité supérieure 30 ( ). L’épreuve hydraulique de la chambre supérieure 32 est réalisée comme décrit ci-dessus. L’injection d’eau 84 dans la chambre inférieure 38 ( ), la mise en pression de l’eau 84, la décompression de la chambre inférieure 38 et la vidange de l’eau 84 présente dans la chambre inférieure ( ) sont réalisées via la première conduite 128 du dispositif 116. Dans l’exemple, l’air 90 présent dans la chambre inférieure 38 avant l’injection de l’eau 84 s’échappe via la deuxième conduite 132 ( ). Pour favoriser la vidange de l’eau 84, du gaz 96 est injecté dans la chambre inférieure 38 via la deuxième conduite 132 à l’aide de la bouteille 100. La reconnexion fluidique de la bouteille 114 à l’installation 112 est effectuée par un déplacement de la partie supérieure 118 de la position de contact à la position écartée à l’aide du système de déplacement 126, un déplacement de l’organe d’isolement 124 de la position d’isolement à la position de travail, et un retour de la partie supérieure 118 de la position écartée à la position de contact à l’aide du système de déplacement 126. Le dispositif 116 est ainsi très facile à utiliser. Le dispositif 116 permet notamment de déconnecter aisément la bouteille 114 fluidiquement de l’installation 112 sans avoir à suspendre la bouteille. Le dispositif 116 permet de réaliser facilement certaines étapes du procédé. Procédé d’épreuve ou de requalification hydraulique d’une bouteille (10 ; 114) anti-bélier, la bouteille (10 ; 114) comprenant un cylindre (26), un piston (28) mobile en translation par rapport au cylindre (26), une extrémité supérieure (30), et une extrémité inférieure (24), le cylindre (26), le piston (28) et l’extrémité supérieure (30) définissant une chambre supérieure (32) comprenant de l’huile (34) reposant sur le piston (28), et un ciel gazeux (36), le cylindre (26), le piston (28) et l’extrémité inférieure (24) définissant une chambre inférieure (38) initialement en communication fluidique avec une installation (12 ; 112) via l’extrémité inférieure (24), le procédé comprenant les étapes suivantes : - déconnexion de la bouteille (10 ; 114) de l’installation (12 ; 112), et ouverture d’au moins un accès (42) à la chambre supérieure (32) à travers l’extrémité supérieure (30), - à travers l’extrémité supérieure (30), extraction de l’huile (34), remplissage de la chambre supérieure (32) par de l’eau (74), le piston (28) étant dans une position de butée basse, puis mise en pression de l’eau (74) à l’aide d’une pompe (80) d’épreuve hydraulique, et décompression de la chambre supérieure (32), - à travers l’extrémité inférieure (24), injection d’eau (84) dans la chambre inférieure (38), et déplacement du piston (28) de la position de butée basse à une position de butée haute, - à travers l’extrémité supérieure (30), évacuation de l’eau (74) présente dans la chambre supérieure (32), - à travers l’extrémité inférieure (24), mise en pression de l’eau (84) de la chambre inférieure (38) à l’aide d’une pompe (80) d’épreuve hydraulique, décompression de la chambre inférieure (38), et vidange de l’eau (84) présente dans la chambre inférieure (38), - à travers l’extrémité supérieure (30), introduction d’huile (104) dans la chambre supérieure (32), et injection d’un gaz (106) dans la chambre supérieure (32) pour reconstituer le ciel gazeux (36), et - fermeture de l’extrémité supérieure (30) et reconnexion de la bouteille (10 ; 114) à l’installation (12 ; 112). Procédé selon la revendication 1, dans lequel ladite évacuation de l’eau (74) présente dans la chambre supérieure (32) comprend : - un déplacement de l’eau (74) présente dans la chambre supérieure (32) vers le haut du fait dudit déplacement du piston (28) de la position de butée basse à la position de butée haute, puis - optionnellement, une vidange de l’eau (74) résiduelle présente dans la chambre supérieure (32). Procédé selon la revendication 1 ou 2, dans lequel ladite vidange de l’eau (84) présente dans la chambre inférieure (38) comprend une injection d’un gaz (96) à travers l’extrémité inférieure (24) pour former un ciel gazeux (98) dans la chambre inférieure (38). Procédé selon l’une quelconque des revendications 1 à 3, dans lequel ladite déconnexion de la bouteille (10) de l’installation (112) comprend une suspension de la bouteille (10) à un engin de levage (50), et un déplacement de la bouteille (10) à l’écart de l’installation (112) par l’engin de levage (50). Dispositif (116) pour contribuer à réaliser un procédé selon l’une quelconque des revendications 1 à 4, le dispositif (116) comprenant : - une partie supérieure (118) destinée à être fixée sur l’extrémité inférieure (24) de la bouteille (10), - une partie inférieure (120) adaptée pour être fixée sur la partie supérieure (118) et destinée à être fixée sur l’installation (12), la partie inférieure (120) et la partie supérieure (118) définissant ensemble une canalisation (122) destinée à relier fluidiquement la chambre inférieure (38) et l’installation (12 ; 112), - un organe d’isolement (124) mobile par rapport à la partie supérieure (118) entre une position de travail, dans laquelle l’organe d’isolement (124) n’obture pas la canalisation (122), et une position d’isolement, dans laquelle l’organe d’isolement (124) obture la canalisation (122), - un système de déplacement (126) adapté pour déplacer la partie supérieure (118) par rapport à la partie inférieure (120) entre une position de contact, dans laquelle la partie supérieure (118) est en contact mécanique avec la partie inférieure (120) et l’organe d’isolement (124) est bloqué par rapport à la canalisation (122) sélectivement dans la position de travail ou dans la position d’isolement, et une position écartée, dans laquelle la partie supérieure (118) est à l’écart verticalement de la partie inférieure (120) et l’organe d’isolement (124) est déplaçable de la position de travail à la position d’isolement et réciproquement, - une première conduite (128) fixée sur la partie supérieure (118) et définissant une entrée-sortie (130) pour de l’eau (84), la première conduite (128) étant destinée à relier fluidiquement la chambre inférieure (38) à l’entrée-sortie (130) dans la position d’isolement, et - une deuxième conduite (132) fixée sur la partie supérieure (118), et comprenant une première extrémité (134) formant une entrée-sortie (130) pour un gaz (96), et une deuxième extrémité (136) destinée à se situer à proximité du piston (28) dans la position de butée basse. Dispositif (116) selon la revendication 5, dans lequel l’organe d’isolement (124) comprend une queue de poêle. Dispositif (116) selon la revendication 5 ou 6, dans lequel système de déplacement (126) comprend : - au moins deux tirants (126A, 126B), chacun des deux tirants (126A, 126B) étant fixé sur la partie supérieure (118) et traversant une bride supérieure (146) et une bride inférieure (148) de la partie inférieure (120), et - au moins deux écrous (164) vissés respectivement sur les deux tirants (126A, 126B) et en appui vers le bas sur la bride inférieure (148), les deux écrous (164) étant adaptés pour être vissés ou dévissés pour faire monter ou descendre les deux tirants (126A, 126B) par rapport à la partie inférieure (120). Dispositif (116) selon la revendication 7, dans lequel les deux tirants (126A, 126B) traversent en outre une bride inférieure (140) de la partie supérieure (118), le système de déplacement (126) comprenant en outre : - au moins deux écrous (166) vissés respectivement sur les deux tirants (126A, 126B) et en appui vers le haut contre la bride supérieure (146) de la partie inférieure (120) dans la position de contact, - au moins deux écrous (168) vissés respectivement sur les deux tirants (126A, 126B) et en appui vers le bas contre la bride inférieure (140) de la partie supérieure (118), - au moins deux écrous (170) vissés respectivement sur les deux tirants (126A, 126B) et en appui vers le haut contre une bride supérieure (138) de la partie supérieure (118), et - optionnellement au moins deux écrous (162) vissés respectivement sur les deux tirants (126A, 126B) et en appui vers le haut contre une bride (22) de l’installation (112) dans la position de contact. Ensemble (110) comprenant : - une bouteille (10 ; 114) anti-bélier comprenant un cylindre (26), un piston (28) mobile en translation par rapport au cylindre (26), une extrémité supérieure (30), et une extrémité inférieure (24), le cylindre (26), le piston (28) et l’extrémité supérieure (30) définissant une chambre supérieure (32) comprenant de l’huile (34) reposant sur le piston (28) et un ciel gazeux (36), le cylindre (26), le piston (28) et l’extrémité inférieure (24) définissant une chambre inférieure (38), et - un dispositif (114) selon l’une quelconque des revendications 5 à 8, la partie supérieure (118) du dispositif (116) étant fixée sur l’extrémité inférieure (24) de la bouteille (10 ; 114), la partie inférieure (120) étant destinée à être reliée fluidiquement à une installation (112). Procédé selon l’une quelconque des revendications 1 à 4, mettant en œuvre un dispositif (116) selon l’une quelconque des revendications 5 à 8, ou un ensemble (110) selon la revendication 9, dans lequel : - ladite déconnexion de la bouteille (114) comprend un déplacement de la partie supérieure (118) de la position de contact à la position écartée à l’aide du système de déplacement (126), un déplacement de l’organe d’isolement (124) de la position de travail à la position d’isolement, et un retour de la partie supérieure (118) de la position écartée à la position de contact à l’aide du système de déplacement (126), - lesdites injection d’eau (84) dans la chambre inférieure (38), mise en pression de l’eau (84) de la chambre inférieure (38), décompression de la chambre inférieure (38) et vidange de l’eau (84) présente dans la chambre inférieure (38) sont réalisées via la première conduite (128), et - ladite reconnexion fluidique de la bouteille (10 ; 114) à l’installation (12 ; 112) comprend un déplacement de la partie supérieure (118) de la position de contact à la position écartée à l’aide du système de déplacement (126), un déplacement de l’organe d’isolement (124) de la position d’isolement à la position de travail, et un retour de la partie supérieure (118) de la position écartée à la position de contact à l’aide du système de déplacement (126).