La présente invention concerne des compositions et un procédé pour le développement photographique dit inversible noir et blanc", notamment utile dans le domaine des microfilms ou des microfiches, ainsi qu'un lot de produits utile pour cet usage. Le principe du développement photographique dit "4nver- sible noir et blanc" est bien connu, et il est décrit en détail, par exemple, par Pierre GLAFKIDES dans 1ouvrage "Chimie et Physique Photographiques", Publications Photo-Cinéma, Paul Montel, 4ème édition (1976), auquel on pourra se référer utilement. Ce type de développement photographique fait intervenir une première prise de vue, qui transforme une partie du bromure d'argent en argent métal, et un premier développement au terme duquel une image négative est réalisée, constituée par de l'argent métal. On utilise ensuite un bain d'inversion (ou de blanchissement) qui dissout l'argent formant l'image négative, ainsi qu'un bain clarificateur qui a pour rôle d'éliminer la coloration produite sur la gélatine par le blanchissement. Ensuite, le matériel photographique ainsi traité doit être soumis à une seconde exposition et à un second développement, au terme duquel le bromure d'argent résiduel, qui vient d T Etre insolé lors de cette seconde exposition, est transformé en argent métal constituant l'image positive. Jusqu'à maintenant, lors de la mise en oeuvre de ce procédé, en particulier pour l'obtention de microfilms ou de microfiches en nombre relativement grand, on a rencontré un certain nombre de difficultés, qui sont inhérentes aux produits utilisés et au mode d'utilisation de ceux-ci > et qui se traduisent par les inconvénients ou les imperfections ci-après - les parties claires ne sont pas touJours suffisamment limpides pour permettre d'obtenir des microfiches correctement contrastées, - la qualité diminue au fur et à mesure que s' rusent les bains, lorsque croit le nombre des microfiches obtenues, - le nombre des microfiches susceptibles d'être obtenues avec une qualité suffisante pour un bain donné est relativement limité, - la conservation et la longévité au stockage des produits de développement sont imparfaites et ne permettent pas d'assurer une sécurité d'approvisionnement suffisante, - des dépôts de sels assez importants se forment dans les cuves de la machine à développer, sur les rouleaux, etc /il s'ensuit la contrainte de devoir assurer une maintenance soigneuse de l'appareillage de développement, - les microfiches obtenues ne sont pas toujours absolument propres et nettes, - la duplication des microfiches est souvent rendue mal-aisée du fait de la netteté relativement médiocre desdites microfiches, et - le coût, dévà élevé en soi, des produits de développement est encore accru par l'usage seulement relativement limité qu'il est possible de faire de ces produits. Il s'avérait donc extrêmement utile de pouvoir remédier ne fût-ce qu'à un seul des défauts susdits, défauts que présentent toutes les compositions de ltart antérieur servant au développement photographique dit "inversible noir et blanc", notamment pour le développement de microfilms ou microfiches. On a maintenant trouvé de façon inattendue qu'il est possible de supprimer ou dtatténuer tous les défauts signalés ci-dessus, et même d'autres encore, que l'homme de l'art est à même de déterminer, en mettant en oeuvre des compositions et un procédé améliorés selon l'invention. Les compositions selon l'invention, utiles pour le développement photographique dit "inversible noir et blanc", notamment pour le développement des microfilms ou des microfiches, comprennet, par rapport aux compositions classiques pour le même usage dont elles sont dérivées a) un premier révélateur comportant de la l-phényl-3-pyrazolidone et du benzotriazole, tandis que, parmi les constituants classiques pour un tel révélateur, le sulfocyanure de potassium est de qualité chimiquement pure, et de préférence rigoureusement pure (RP) ou pure pour' analyses (PPA), et l'hydroxyde de sodium est de qualité chimiquement pure, b) un premier bain de rinçage classique, c) un bain de blanchissement dans lequel l'acide sulfurique est de densité 1,83-1,84 et de qualité pure pour analyses, tandis que le bichromate de potassium est de qualité chimiquement pure, et de préférence rigoureusament pure ou pure pour analyses, d) un bain de clarification dont les composants sont classiques, ej un second révélateur comportant de la 1-phényl-3-pyrazolidone et du benzotriazole, tandis que, parmi les constituants classiques pour un tel révélateur, l'hydroxyde de sodium est de qualité chimiquement pure, et f) un second bain de rinçage comportant du lauryl sulfate de trié thanola mine, les produits autres que ceux mentionnés ci-dessus et présents dans les fractions a) à f) étant de qualité photographique, et l'eau utilisée dans chacune desdites fractions étant de préférence i-déminéralisée par au moins un passage sur échangeur d'ions, ii-soumise à au moins une ultrafiltration, iii-soumise à au moins un passage sur résines synthétiques ou addi tionnée d'un sel D'ENTA approprié, et iv-soumise à au moins un passage sur charbon actif d'origine miné rale. L'invention a également pour objet un procédé pour le développement photographique dit "inversible noir et blanc, notamment pour le développement des microfilms ou des microfiches, selon lequel on met en oeuvre de façon classique une composition telle que décrite ci-dessus, ou présentant les caractéristiques préférées détaillées ci-après > avec cette précision avantageuse supplémentaire qu'on porte et on maintient le second révélateur à une température supérieure de 3 à 50C environ à celle du premier révélateur, la température du premier révélateur n'excédant alors pas 35 à 37 C. Bien qu'on ne désire pas lier cette caractéristique opératoire à une quelconque théorie, on pense que, bien que ce fût ina; tendu et comme 1Ta confirmé l'expérience, cet écart de températures dans le sens indiqué, entre les 2 révélateurs,a pour effet d'améliorer la densité des parties denses dans l'image inversée ; d'autre part, une température plus élevée pour le premier révélateur serait génératrice de voile. On décrit maintenant l'invention plus en détail ci-après. en référence à un exemple illustratif concret qui en constitue un mode de mise en oeuVre préféré. Pour l'expérimentation et la mise au point des compositions selon l'invention, on a utilisé une machine dénommée COM (pour Computer Output to Microfiche) de la Quantor Corp. (USA) et commercialisée par la Société dite N.C. R. (Dayton, USA), mais il est clair que la mise en oeuvre de l'invention n'est pas tributaire de ladite machine et peut être réalisée par tout autre moyen, ou dispositif, semblable ou équivalent, connu de l'homme de l'art. En ce qui concerne l'eau utilisée dans ces compositions, on l'a préparée en soumettant de l'eau du robinet à i- une parfaite déminéralisation sur échangeur d'ions à la Permuti te, ii- une ultrafiltration, iii- un passage sur des résines synthétiques, visant à substituer les métaux présents (cette opération pouvant être remplacée par une utilisation de sel d'EXTA, notamment d'un sel dtEDTA commercialisé sous la dénomination "M#squol" par la Société Protex) dans chacun des 2 révélateurs, et iv- un passage sur charbon actif d'origine minérale On a en effet constaté que le fait d'utiliser une eau ainsi traitée est un facteur primordial pour la stabilité des halls de développement constituant les compositions selon l'invention. L'eau du robinet, dite potable, n1 est en effet pas ehimi- quemant pure, et elle contient des sels minéraux, des métaux, du chlore, des phénols, des matières organiques, des algues et des bactéries, tous éléments qui se sont avérés être particulièrement nocifs pour la stabilité des bains de développement photographique et même pour la qualité des microfilms ou des microfiches obtenus ; c T est ainsi que, par exemple, les bactéries dites "sulfurantes" s'attaquent, au cours du développement, au sulfite de sodium, qui provoque un voile jaune de sulfure d'argent. Pour le passage sur charbon actif d'origine minérale, on utilise de préférence un tel charbon actif ayant une surface développée de 800 m2 au gramme environ et une granulométrie comprise entre 0,3 et 2 mm. Ce charbon actif permet de bloquer et donc de retenir toutes les matières organiques, les algues, de nombreuses bactéries et toute trace de chlore et d'oxydants. Il est essentiel d'autre part que l'ensemble des produits mis en oeuvre dans les compositions selon l'invention soit au moins de qualité dite photographique, et non pas seulement de qualité technique. Les compos#itions de l'art antérieur renfermant des composants de qualité technique ne sont absolument pas utilisables pour l'application présentement envisagée, même si certains des composants alors mis en oeuvre étaient eux-mêmes de qualité pho tographique. Bien plus, comme on l'a indiqué plus haut, on a trouvé selon l'invention que les meilleurs résultats sont obtenus lorsque, simultanément -le sulfocyanure de potassium KSCN présent dans la formule du premier révélateur est de qualité rigoureusement pure (R P ) ou pure pour analyses (PPA), - le bichromate de potassium K2Cr207#présent dans la formule du bain de blanchissement est de qualité rigoureusement pure (RP) ou pure pour analyses (PPA), - l'acide sulfurique présent dans la formule du bain de blanchissement est de qualité pure pour analyses et de densité 1,83-1,84 > et - lEydroxyde de sodium (soude caustique) présent dans les révélateurs est de qualité chimiquement pure. Chaque fois que cela est nécessaire, on met l'accent dans la suite sur les caractéristiques particulières que doivent posséder les compositions préférées selon l' invention et ov compare lesdites compositions avec une formule classique et éventuellement aussi avec une autre formule plus récemment utilisée et dite 'sfor- mule -Kodak". a) Premier révélateur Composants Formule Formule Formule classique Kodak (1) selon l'invention Eau 1 1. 1 1. I 1. Hydroquinone 20 g. 20 g. 20 g. p-méthylaminophénol X 0,6 g. 1 g. l-phényl-3-pyrazolidone xx- - 0,9 g. Sulfite de sodium anhydre 50 g. 50 g. 60 g. Bromure de potassium 4 g. 8 g. 8 g. Sulfocyanure de potassium 5 g. 6 g.sxx 8,5 g. Soude caustique 20 g. 20 g. 20 g. Benzotriazole - - 0,2 g. (1) commercialisée sous la dénomination KODAK RECORDAK 526 #ACOMA- TIC FIRST DEVELOPLR. X Génol x Phénidone wxr sulfocyanure de sodium. La l-phényl-3-pyrazolidone agit comme second réducteur, qui possède une plus grande stabilité que le génol et s'est avérée augmenter plus sensiblement l'action du premier réducteur, à savoir llhydro- quinone. Il se produit, en présence du premier réducteur, un phénomène de synergie, appelé "suradditivité du second réducteur, qui est plus marqué et beaucoup plus constant.Or, il est notoire que, s'il est important qu'une composition pour développement photographique soit efficace et parfaitement équilibrée à un instant donné, le plus souvent proche de son utilisation, il est également fondamental que ladite composition reste efficace et équilibrée sur une aussi longue période de temps que possible, car c'est là une condition sine qua non pour qu'une telle composition puisse être préparée à l'avance industriellement et mise dans le commerce à la dis position d'utilisateurs potentiels qui peuvent ainsi être libérés de la contrainte de la préparation de la composition de développer ment par eux-mEmes. La quantité de sulfite de sodium anhydre mise en oeuvre est plus élevée que celle présente dans les formules classiques de l'art antérieur ; le sulfite régularise le développement, en fixant 1 oxygène de l air, et possède une action solvante sur les sels halogénés d'argent. Il permet d'augmenter le pouvoir de résolution (finesse des détails), ce qui est crucial dans le cas où il s'agit de microfiches, dont la petitesse des caractères et des chiffres implique le maximum de oéfinition. De plus, le sulfite joue un rôle d'auto-nettoyant dans les cuves de la machine à développer. On a également augmenté fortement, selon le mode de mise an oeuvre préféré de l'invention, la quantité de sulfocyanure de potassium présente dans le premier révélateur Ce faisant, on est parvenu à réaliser une amélioration plus grande encore de la finesse de l'image finale et à augmenter la sensibilité de l'émulsion. Il faut noter qu'une quantité supérieure à celle de 8,5 g /1 d'eau préconisée est à déconseiller car elle conduirait à un affaiblissement important du Gamma (densité de l'image) dans les parties noires et à une diminution du contraste. Or, si l'on veut obtenir un maximum de contraste, comme c'est la plupart du temps le cas, il importe de ne pas trop affaiblir l'image noire et dTobtenir une clarté maximale dans les zones claires, cetté dernière caractéristique ne pouvant pas être obtenue avec les quantités de sulfocyanure de potassium utilisées classiquement. Le benzotriazole présent dans le premier révélateur faisant partie des compositions selon l'invention agit comme anti-voile et il s'est révélé des plus utiles, en particulier dans la proportion indiquée de 0,2 g /1 d'eau, du fait que la l-phényl-3-pyra zolidone s'est avérée être un formateur de voile potentiel et que le premier révélateur constitue un milieu Fortement caustique, qui de plus est chaud dans sa mise en oeuvre pratique. b) Premier bain de rinçage Celui-ci est classique et avantageusement constitué de eau 1 1 acide acétique à 80 ffi 13,5 cm3. Il s'agit d'un bain d'arrêt destiné à neutraliser l'action du révélateur sur la couche sensible ; son utilisation est nécessaire si l'on veut préserver l'efficacité du bain de blanchis sement c) qui se trouverait affaibli par l'apport permanent de l'alcali présent dans la couche sensible. c) Bain de blanchissement. Composant Formule Formule Formule classique classique Kodak selon l'invention Eau ll Il 11 Bichromate de potassium 10 g 9,5 g 19 g Acide sulfurique 10 cm3 12 cm3 24 cm3 Le bichromate de potassium agit, comme il est connu, en solution sulfurique, en transformant l'argent métal de la première image négative en sulfate d'argent soluble. Dans cette opération fondamentale, qui est l'inversion proprement dite, le bichromate de potassium se réduit en sulfate de chrome et sulfate de potassium, conformément à l'équation K2Cr207 + 5 H2 S04 + 2 Ag oAg2 S04 + Cr2(S04)3 + K2 S04 + 02+5H20. La quantité de chacun des 2 produits en présence (bichromate de potassium et acide sulfurique) agit directement sur les qualités du bain de blanchissement. Ainsi, on a constaté que, s'attachant en pratique à obtenir un nombre le plus grand possible de microfiches correctement inversées avant que le bain de blanchissement soit épuisé, on nTy parvient que si la quantité des deux produits en présence dans ledit bain est suffisante, mais qu'une quantité trop importante engendrerait à son tour des taches insolubles sur les microfiches (taches noires formées par du chromate d'argent dans le cas dlun abus de bichromate de potassium et taches jaunes dues à la formation de sulfure d'argent dans le cas d'un abus d'acide sulfurique).Les proportions indiquées en tête de cette rubrique c) constituent un optimum conduisant a la mise en oeuvre de l'invention dans les meilleures conditions. Selon l'invention, on peut, si besoin est, ajouter en début de fonctionnement de ce bain quelques cm3 d'eau pour un bain de blanchissement de 5 1 , dans le cas Où des taches parasites ap parattraient. De plus, il est avantageux que la quantité pondérale de bichromate de potassium soit la plus élevée possible car, pour des raisons connues de l'homme de l'art et qui tiennent aux qualités du bichromate de potassium, cela contribue à conférer un aspect lisse convenable aux microfiches obtenues. d) Bain de clarification. Formule Formule Composants classique selon l'invention Eau ll ll Sulfite 100 g Sulfite 100g(sulfitede sodium anhydre). Il est connu que la gélatine fixe une certaine quantité de bichromate de potassium et d'oxyde de chrome de couleur verdStre et qu'il est donc nécessaire de la clarifier. Selon l'invention,on met en oeuvre à ce stade une solution saturée (210 g /1 > d'eau) de sulfite de sodium anhydre, assurant ainsi tout à la fois : - un bon fonctionnement du bain de clarification, sans risque dld- puisement, - une bonne clarté de l'image, et - un auto-nettoiement des rouleaux et des cuves de traitement du matériel photographique. e) Second révélateur. Formule Formule,lE Formule Composants classique Kodak selon l'invention Eau 1 1 I I 1 1 Hydroquinone 20 g 20 g 20 g l-phényl-3-pyrazolidone - - 1,4 g p-méthylaminophénol 0,6 g 1 g Sulfite de sodium anhydre 50 g 50 g 60 g Bromure de potassium 2,5 g. 5 g 5 g Iodure de potassium - 0,25g 0,25g Soude 15 g 15 g 15 g Benrotria zole 0,3 g (1) Commercialisée sous la dénomination KODAK REGGRDAK REDEVELOPER 526. En ce qui concerne ce second révélateur, s'appliquent également les mêmes précisions et commentaires que ceux figurant sous a) plus haut et concernant la l-phényl-3-pyrazolidone, le sulfite de sodium anhydre et le benzotriazole, déjà présents dans le premier révélateur selon l'invention. f) Second bain de rinçage. Il comprend avantageusement, pour 1 litre d'eau, 13,5cm3 d'acide acétique à 80 ss et, à titre d'agent mouillant, du lauryl sulfate de triéthanolamine,de préférence à raison de I cm3. On a en effet trouvé que, dans le présent contexte, le lauryl sulfate de triéthanolanie utilisé dans la proportion susdite exerce certes une action régulatrice du séchage, mais aussi effectue un véritable "shampooing" des microfilms ou des microfiches et contribue ainsi à conférer une excellente netteté de surface à ces produits. L'invention a également pour objet un lot ou assortiment de produits prêts pour être utilisés, comportant l'ensemble des composants a) à f) de la composition susdite, dans des conditionnements et emballages appropriés. Avantageusement, ce lot répond à l'une ou plusieurs des caractéristiques suivantes, qui se sontlavérées contribuer, chacune pour ce qui la concerne, à conférer aux compositions selon l'inven- tion une efficacité et une longévité exceptionnelles et qu'il était impossible d'obtenir jusqu'ici - le conditionne::ie::it des aeux rzvélateurs est assuré dans des conteneurs, tels que des bidons, en polyéthylène de haute densité et d'un grammage plus élevé que pour les autres produits, c'est-à-dire de préférence des conteneurs de 250 g environ ou plus, pour 5 li- tres, - le remplissage des conteneurs de révélateurs est pratiquement total et ne laisse subsister qu'une quantité d'air résiduel très faible dans lesdits conteneurs, - l'isolement des révélateurs pendant la durée du stockage et l'uutilisation est réalisé par injection d'une petite quantité d'un gaz neutre et plus lourd que l'air, tel que l'azote dans chaque bidon de révélateur après remplissage, de façon à chasser des conteneurs de révélateurs l'air générateur d'oxydation. - la préparation des révélateurs décrits plus haut s'effectue sous azote, de façon à éviter l'oxydation des deux révélateurs, en particulier au moment où l'addition d'hydroxyde de sodium dans la so- lution renforce cette oxydation potentielle, d'autant qu'elle est réalisée sous une agitation énergique, nécessaire pour une bonne dissolution des produits. En injectant à ce moment dans la cuve de fabrication un gaz inerte et plus lourd que l'air, notamment de l'azote, on réalise un l'couvercle invisible empêchant l'amorçage et la poursuite dans le temps du phénomène d'oxydation parasite. - on incorpore de préférence dans les révélateurs au moins un agent anti-oxydant, judicieusement choisi comme ne nuisant pas au bon déroulement des opérations chimiques du développement inversible noir et blanc, et notamment une solution à 2 ç en poids de sulfate de 8-hydroxy-quinoléine ; en pratique cela revient à introduire environ 5 cm3 de cette solution par conteneur de 5 litres de révélateur. Les composants de ce lot commercialisable, qui peuvent être stockés comme il vient autre dit, sont mis en oeuvre dans un ordre et suivant des techniques connus des spécialistes du développement photographique. Dans le cas concret d'une utilisation sur une machine COM de la Quantor Corp., on utilise un lot de 6 bidons représentant l'assortiment complet nécessaire au développement selon la présente invention. On extrait les bidons de leur suremballage et on les dispose, dans l'ordre, dans le logement prévu à cet effet à l'intérieur de l'appareil.Les bidons 1 à 6 prennent ainsi respectivement les places suivantes 1 - premier révélateur, 2 - premier bain de rinçage, 3 - bain de blanchissement, 4 - bain de clarification, 5 - second révélateur, 6 - second bain de rinçage Une fois raccordés à leurs branchements respectifs, ces récipients peuvent alimenter en produit les différentes cuves de la machine à développer, dans laquelle progresse automatiquement chaque microfiche ; cette alimentation steffectue en circuit fermé à travers un système de pompes, et des résistances électriques, ainsi qutun thermostat, sont prévus pour permettre de réchauffer certains au moins de ces produits à une température donnée, qu'on s est fixee d'avance. On positionne un nouveau lot de produits en bidons à l'intérieur de la machine dès qu'on constate une baisse de la qualité des microfiches produites selon les critères bien établis prenant en compte le contraste, la densité des parties noires de l'image et la pureté des parties claires. Si l'on procède convenablement selon la présente tnven- tion, on peut traiter avec de très bons résultats jusqu'à 600-800 microfiches 105 mm, en n'utilisant qu'un lot de produits actifs. REVENDICATIONS I. Compositions utiles pour le développement photographique inversible noir et blanc, notamment pour le développement des microfilms ou des microfiches, caractérisées en ce quelles comprennent, par rapport aux compositions classiques pour le même usage dont elles sont dérivées a) un premier révélateur comportant de la l-phényl-3-pyrazolidone et du benzotriazole, tandis que, parmi les constituants classiques pour un tel révélateur, le sulfocyanure de potassium est de qualité chimiquement pure, et de préférence rigoureusement pure (RP) ou pure pour analyses (PPA), et l'hydroxyde de sodium est de qualité chimiquement pure, b) un premier bain de rinçage classique, c) un bain de blanchissement dans lequel l'acide sulfurique est de densité 1,83-1,84 et de qualité pure pour analyses, tandis que le bichromate de potassium est de qualité chimiquement pure, et de préférence rigoureusement pure ou pure pour analyses, d) un bain de clarification dont les composants sont classiques, e) un second révélateur comportant de la l-phényl-3-pyrazolidone et du benzotriazole, tandis que, parmi les constituants classiques pour un tel révélateur,lthydroxyde de sodium est de qualité chimiquement pure, et f) un second bain de rincage comportant du lauryl sulfate de triéthanolamine, les produits autres que ceux mentionnés ci-dessus et présents dans les fractions a) à f) étant de qualité photographique, et l'eau utilisée dans chacune desdites fractions étant de préférence i- déminéralisée par au moins un passage sur échangeur d'ions, ii- soumise à au moins une ultrafiltration, iii- soumise à au moins un passage sur résines synthétiques ou additionnée d'un sel D'ENTA approprié, et iv- soumise à au moins un passage sur charbon actif d'origine mi nérale. 2. Compositions selon la revendication 1, caractérisées en ce que le charbon actif d'origine minérale utilisé pour le traitement de l'eau mise en oeuvre dans lesdites compositions est un charbon actif ayant une surface développée de 800 m2 au gramme environ et une granulométrie comprise entre 0,3 et 2 mm. 3. Compositions selon lxune des revendications 1 ou 2, caractérisées en ce que, simultanément -le sulfocyanure de potassium KSCN présent dans la formule du premier révélateur est de qualité rigoureusemeilt pure (R P ) ou pure pour analyses (PPA), - le bichromate de potassium l CrS07 présent dans la formule du bain de blachissement est de qualité rigoureusement pure (RP) ou pure pour analyses (PPA), -l'acide sulfurique présent dans la formule du bain de blanchissement est de qualité pure pour analyses et de densité 1,83-1,84, et - l'hydroxyde de sodium (soude caustique) présent dans les révélateurs est de qualité chimiquement pure. 4. Compositions selon ltune quelconque des revendications I à 3, caractérisées en ce que ledit premier révélateur comprend, pour 1 litre d'eau, environ 20 g d'hydroquinone, 0,9 g de l-phényl-3-pyrazolidone, 60 g de sulfite de sodium anhydre, 8 g de bromure de potassium, 8,5 g de sulfocyanure de potassium, 20 g de soude caustique et 0,2 g de benzotriazole. 5, Compositions selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisées en ce que ledit bain de blanchissement comprend, pour 1 litre d'eau, environ lg g de bichromate de potassium et 24 cm3 d'acide sulfurique de densité 1,83-1,84. 6. Compositions selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisées-#en ce que ledit bain de clarification consiste en une solution aqueuse saturée à environ 210 g /1. d'eau de sulfite de sodium anhydre. 7. Compositions selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisées en ce que ledit second révélateur comprend, pour I litre d'eau, environ 20 g d'hydroquinone, 1,4 g de l-phé- nyl-3-pyrazolidone, 60 g de sulfite de sodium anhydre, 5 g. de bromure de potassium, 0,25 g d'iodure de potassium, 15 g de soude et 0,3 g de benzotriazole. 8. Compositions selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisées en ce que ledit second bain de rinçage comprend, pour 1 litre d'eau, environ 13,5 cm3 d'acide acétique à 80 % et 1 cm3 de lauryl sulfate de triéthanolamifle. 9. Procédé pour le développement inversible noir et blanc, notamment des microfilms ou des microfiches, caractérisé en ce qu'il comprend la mise en oeuvre d'une composition selon l'une quelconque des revendications 1 à 8. 10.Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce qu' on porte et on maintient le second révélateur à une température supérieure de 3 à 5 0C environ à celle du premier révélateur, cette dernière n'exédant alors pas 35 à 37 C. 11. Procédé selon l'une des revendications 9 ou 10, caractérisé en ce qu'on aJoute, en début de fonctionnement du bain de blanchissement, quelques cm3 d'eau pour un bain de blanchissement de 5 litres. 12. Produit utile pour le développement photographique inversible noir et blanc, notamment pour le développement des microfilms ou des microfiches, caractérisé en ce qu'il constitue un lot ou assortiment comportant l'ensemble des composants a) à f) de la composition selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, dans des conditionnements et emballages appropriés. 13. Produit selon la revendication 12, caractérisé en ce que le conditionnement des deux révélateurs est assuré dans des conteneurs en polyéthylène de haute densité et d'un grammage élevé, notamment des conteneurs en polyéthylène de haute densité d'un grammage d'au moins 250 g environ pour 5 litres. 14. Produit selon l'une des revendications 12 ou 13, caractérisé en ce que les révélateurs sont conditionnés de manière à être maintenus, pendant leur stockage et leur utilisation, sous une atmosphère d'un gaz neutre et plus lourd que l'air, notamment de l'azote. 15. Produit selon l'une quelconque des revendications 12 à 14, caractérisé en ce que la préparation des premier et second révélateurs eux-mêmes est réalisée sous une atmosphère d'un gaz neutre et plus lourd que l'air, notamment de l'azote, et sous forte agitation. 16. Produit selon l'une quelconque des revendications 12 à 15, caractérisé en ce que lesdits révélateurs comprennent un agent anti-oxydant, notamment une solution à 2 % en poids de sulfate de 8-hydroxy-quinoléine à raison d'environ 5 cm3 pour 5 litres de révélateur.