L'invention est relative à un dispositif, ou table, de relaxation en position couchée. Les nombreux dispositifs connus de ce type -souvent appelés "sièges" de relaxation- sont destinés au repos en position allongée sur le dos (décubitus dorsal) avec la partie supérieure du corps et les jambes légèrement inclinées vers le haut à partir de la région abdominale. Mais de tels dispositits qui sont souvent utilisés à l'extérieur, non seulement pour la relaxation mais également pour le bronzage, ne sont pas adaptés à la position allongée sur le ventre. L'invention remédie à cet inconvénient. Elle part de la constatation que la position allongée sur le ventre est favorable à la relaxation au moins dans une aussi grande mesure que la position allongée sur le dos et que les angles formés entre les diverses parties du corps peuvent être les mêmes dans les deux positions. La table selon l'invention est caractérisée en ce qu'elle comprend un plateau rigide ayant une conformation telle que, lorsque l'une de ses faces est tournée vers le haut, elle permet la relaxation en position allongée sur le ventre (décubitus ventral) avec la partie supérieure du corps et les jambes légèrement inclinées vers le bas, tandis que lorsque l'autre face est tournée vers le haut elle est favorable à la relaxation en position allongée sur le dos, la partie supérieure du corps et les jambes légèrement inclinées vers le haut. On a constaté que de bons résultats quant à la relaxation étaient obtenus avec un plateau allongé comprenant trois parties : une partie avant pour soutenir la partie supérieure du corps au-dessus de la région lombaire, une partie intermédiaire formant un angle a d'environ 15û0 avec la partie avant pour soutenir la partie du corps entre la région lombaire et les genoux, et une partie arrière, pour le soutien des jambes et des pieds au-dessous des genoux, formant un angle ss d'environ 1600 avec la partie intermédiaire, mais de sens contraire à l'angle a entre la partie avant et la partie intermédiaire, les parties avant et arrière formant ainsi un angle d'environ 100. Si le plateau est installé de manière telle que l'arête séparant la partie avant de la partie intermédiaire soit la plus basse, il est favorable à la relaxation en position couchée sur le dos. Si cette arête de séparation est vers le haut, le plateau est alors dans une position favorable à la détente en position couchée sur le ventre. Dans une réalisation, le plateau est recouvert par un matelas, par exemple en mousse, présentant deux renflements, l'un pour soutenir la région cervicale, et l'autre pour soutenir la région lombaire ou abdominale. D'autres caractéristiques de l'invention apparaitront avec la description de certains de ses modes de réalisation, celle-ci étant effectuée en se référant aux dessins ci-annexés, sur lesquels la figure 1 montre un dispositif dans sa position pour la relaxation en position allongée sur le dos; la figure 2 montre le dispositif pour la relaxation dans la position allongée sur le ventre; la figure 3 est une vue de côté d'un dispositif de relaxation, sans son support, dans la condition correspondant à la figure 1; la figure 4 est une vue analogue à celle de la figure 3, mais pour la condition représentée sur la figure 2; la figure 5 est une vue en plan d'un plateau; la figure 6 est une vue de côté du plateau montré sur la figure 5; et la figure 7 est une vue analogue à la figure 1, mais pour une variante. Le dispositif, ou table, de relaxation est formé d'une plaque ou plateau angulaire rigide 1, par exemple en bois ou en matière plastique, en trois parties 2, 3 et 4, d'un support 5 soutenant la plaque 1 et d'un matelas 6 (figures 3 et 4) destiné à être posé sur la face supérieure de la plaque 1. En projection sur un plan (figure 5), la plaque 1 est allongée et a la forme générale d'un trapèze isocèle avec deux petits côtés parallèles 10 et ll dont l'un, celui de référence 10, forme le bord antérieur de la partie avant 2 et l'autre, de référence 11, de plus courte longueur, forme le bord arrière de la partie postérieure 4, et deux longs côtés 12 et 13 dont chacun présente, sensiblement dans la partie médiane de la plaque avant 2, une encoche,respectivement 14 et 15. La longueur de la partie avant 2 est environ le double de la longueur de la partie intermédiaire 3, laquelle a une longueur légèrement supérieure à celle de la partie arrière 4. L'angle a (figure 6) formé entre les parties 2 et 3 est d'environ 1500 tandis que l'angle B entre la partie intermédiaire 3 et la partie arrière 4 est de l'ordre de 1600, cet angle étant cependant en sens inverse de l'angle a L'angle entre les plans des parties d'extrémité est donc de l'ordre de 100. Dans une réalisation, la longueur du côté 10 est de l'ordre de 50 cm, celle du côté 11 de l'ordre de 40 cm, la distance t séparant le bord 10 de l'arête 22 de séparation entre les parties antérieure 2 et intermédiaire 3 est de l'ordre de 90 cm, la distance Q' séparant l'arête 22 de l'arête 16 entre les parties 3 et 4 est de l'ordre de 45 cm et la longueur i" de la partie arrière 4, c'est-à-dire la distance entre l'arête 16 et le bord 11, est de l'ordre de 40 cm, la distance entre les fonds 14a et 15a des encoches 14 et 15 est de l'ordre de 30 cm, la longueur de l'arête 22 est de l'ordre de 45 cm et celle de l'arête 16 de l'ordre de 42,5 cm, et l'extrémité avant des encoches 14 et 15 est disposée à environ 35 cm du bord 10.En avant du fond 14a ou 15a chaque encoche présente une partie incurvée, 14b ou 15b, en forme d'arc de cercle dont le diamètre est de l'ordre de lOcm et en arrière de ce fond une autre partie incurvée 14c,15c en forme d'arc de cercle de plus grand diamètre, de l'ordre de 20 cm. Le matelas en mousse 6 présente sensiblement la même longueur et la même forme que la plaque 1, avec des bords pourvus d'échancrures 18 et 19 correspondant aux encoches 14 et 15, respectivement. I1 comporte deux renflements, l'un, de référence 20, à l'avant des échancrures 18 et 19, et l'autre, de référence 21, se trouvant sur la partie antérieure 2 au voisinage de l'arête 22. Le support 5 (figures 1 et 2) comprend deux cadres verticaux longitudinaux 26 et 27 qui sont reliés par deux barres horizontales transversales 28 et 29. Chaque cadre vertical, par exemple celui de référence 26, comprend deux jambes 3Q et 31 qui reposent chacune sur un pied, respectivement 32 et 33, et qui sont reliées par une barre horizontale longitudinale supérieure 34. La barre horizontale transversale 28 relie la jambe 30 à la jambe correspondante 30a du cadre 27 et, de même, la barre horizontale transversale 29 relie la jambe 31 à la jambe correspondante 31a dudit cadre 27. Ces barres horizontales transversales 28 et 29 sont destinées à supporter la plaque 1.Pour empêcher cette dernière de glisser longitudinalement sur ces barres 28 et 29, ladite plaque 1 présente sur ses deux faces, des rainures transversales parallèles aux bords d'extrémité 10 et 11. Un premier groupe 38 de telles rainures se trouve dans la partie antérieure 2, au voisinage des encoches 14 et 15, à l'arrière de ces dernières. Un second groupe 39 de rainures transversales se trouve dans la partie intermédiaire 3 au voisinage de l'arête 22. A chaque rainure du groupe 38 correspond une rainure de groupe 39 de manière que Si l'une loge la barre 28, l'autre loge la barre 29 avec une inclinaison générale détermi- née de la plaque 1. Pour faire varier cette inclinaison, il suffit de loger les barres 28 et 29 dans deux autres rainures correspondantes. La partie antérieure 2 est destinée à soutenir la partie supérieure 40 du corps (figures 3 et 4), au-dessus de la région lombaire, la partie médiane 3 est destinée à soutenir le corps entre la partie lombaire et les genoux 41, la partie postérieure 4 soutenant les jambes et les pieds au-dessous des genoux 41. Le renflement 20 du matelas 6 soutient le cou tandis que le renflement 21 soutient la région lombaire de la colonne vertébrale ou l'abdomen selon que l'utilisateur est sur le dos (figure 3) ou sur le ventre (figure 4). Pour l'utilisation en position allongée sur le dos (figure 3), la plaque 1 est disposée- de façon telle que l'arête 22 soit au niveau le plus bas et l'arête 16 au niveau le plus haut, la partie antérieure 2 étant ainsi légèrement inclinée de manière que le bord 10 soit au-dessus de l'arête 22. Dans cette condition, les cuisses sont inclinées vers le haut tandis qu'au-dessous du genou les jambes sont horizontales ou légèrement inclinées vers le bas. On a constaté qu'ainsi la circulation sanguine dans les jambes se produit dans les meilleures conditions. La cage thoracique et les épaules sont dégagées, ce qui favorise l'expansion du thorax et la rectification du segment dorsal. Les bras peuvent pendre sur le côté par les encoches 14, 15 et les échancrures 18, 19. Pour l'utilisation dans la position couchée sur le ventre (figure 4), ou décubitus ventral, l'arête 22 est au niveau le plus haut, et la partie antérieure 2 de la plaque 1 est légèrement inclinée vers le bas de manière que le bord 10 soit au-dessous de l'arête 22. Dans cette condition, les parties médiane 3 et arrière 4 sont inclinées vers le bas d'avant en arrière. On a constaté que, dans cette position, on pouvait obtenir une meilleure relaxation qu'en décubitus dorsal, notamment en ce qui concerne le relâchement musculaire, la diminution des contraintes articulaires et les sollicitations des tendons. De plus, les résultats sont encore meilleurs si les bras pendent tout en étant fléchis sous les encoches 14 et 15. Le renflement 21 du matelas ainsi que l'angle formé par les segments de plans 2 et 3 s'opposent à la lordose du segment lombaire, c'est-à-dire à l'incurvation vers l'avant de ce dernier. La pression du matelas sur l'abdomen assure un bon appui au diaphragme. Le dispositif peut servir, non seulement a la relaxation mais également au massage. Ainsi, dans la réalisation représentée sur la figure 7, la plaque 1 constitue le plateau d'une table de massage. Dans cet exemple, une tige ou ergot 50 est en saillie de la partie médiane du bord longitudinal 12 et, de même, une tige ou ergot 51, aligné avec l'ergot 50, est en saillie de la partie médiane du bord longitudinal 13. Chacun de ces ergots, par exemple celui de référence 50, repose dans un palier 52 à la partie supérieure d'un support 53 à quatre jambes 54, 55, 56 et 57. Le blocage du plateau 1 est effectue à l'aide de bras 58 et 59 articulés aux jambes res pectivement 55 et 56 et destinés à être fixés à la face inférieure dudit plateau. La hauteur du palier 52 au-dessus du sol est supérieure à la moitié de la longueur dudit plateau 1, pour permettre que ce dernier puisse être tourné de 1800 autour de l'axe des ergots 50 et 51 sans avoir à soulever le support 53. Dans une variante (non montrée), les trois parties de la plaque ou plateau 1 sont articulées, par exemple selon les arêtes 16 et 22 de façon qu'elles puissent être, pour le rangement, appliquées l'une contre l'autre, et elles sont pourvues de moyens permettant leur blocage en position d'utilisation. En variante encore, au lieu de prévoir un support 5, on prévoit des pieds 60 et 61, représentés en trait mixte sur la figure 1, en saillie de l'une et/ou l'autre des faces de la plaque 1 au voisinage des bords 12 et 13, à proximité du bord antérieur 10. Ces pieds peuvent être également en saillie des tranches que constituent les côtés 12 et 13. Les pieds 60 et 61 servent à soutenir la plaque 1 dans sa position d'utilisation pour le repos en position allongée sur le ventre, la partie postérieure 4 reposant alors directement sur le sol. Le dispositif peut être fabriqué en plusieurs dimensions correspondant à des tailles différentes d'utilisateurs. REVENDICATIONS 1.- Plateau de relaxation en position allongée, caractérisé en ce que, rigide, il a une conformation telle que, lorsque l'une de ses faces est tournée vers le haut, il permet la relaxation en position allongée sur le ventre avec la partie supérieure du corps et les jambes légèrement inclinées vers le bas et, lorsque l'autre face est tourne vers le haut, il permet la relaxation en position allongée sur le dos, la partie supérieure du corps et les jambes légèrement inclinées vers le haut. 2.- Plateau selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte trois parties, une partie antérieure destinée à soutenir la partie supérieure du corps au-dessus de la region lombaire formant un angle a d'environ 1500 avec une partie médiane destinée à soutenir le corps entre la région lombaire et les genoux et une partie supérieure, destinée à soutenir les jambes au-dessous des genoux formant avec la partie médiane un angle ss d'environ 1600 en sens inverse de l'angle a 3.- Plateau selon la revendication 2, caractérisé en ce que les trois parties sont articulées selon leurs arêtes communes de façon que, pour le rangement, elles puissent etre appliquées l'une contre l'autre, et en ce que des moyens sont prévus pour bloquer les trois parties dans leur position d'utilisation. 4.- Plateau-selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il est en bois ou en matière plastique. 5.- Table de relaxation, caractérisée en ce qu'elle comporte un plateau selon l'une quelconque des revendications précédentes et un support sur lequel le plateau peut être dispose avec une face ou l'autre tournée vers le haut. 6.- Table selon la revendication 5 et comprenant un plateau selon la revendication 2, caractérisée en ce que, pour la relaxation en position allongée sur le dos, le plateau est disposé de manière que l'arête de séparation entre les parties antérieure et médiane soit au niveau le plus bas et, pour la relaxation, en position allongée sur le ventre, ledit plateau est disposé de manière que ladite arête soit au niveau le plus haut. 7.- Table selon la revendication 5 ou 6, caractérisée en ce que les bords longitudinaux du plateau comportent, dans la partie antérieure, deux encoches pour laisser le passage aux bras. 8.- Table selon l'une quelconque des revendications 5 à 7, caractérisée en ce que le plateau comporte, dans sa partie médiane, un axe horizontal de pivotement, pour permettre de le retourner. 9.- Table selon l'une quelconque des revendications 5 à 8, caractérisée en ce que le support comporte des moyens pour modifier l'inclinaison générale du plateau. 10.- Table selon la revendication 9 et comprenant un plateau selon la revendication 2, caractérisée en ce que le support comporte deux barres transversales, chaque face de la partie antérieure du plateau présente un groupe de rainures transversales, chaque face de la partie médiane présente également un groupe de rainures transversales, chaque rainure d'un groupe étant associée à une rainure de l'autre, de manière que, lorsque l'une coiffe une barre transversale du support, l'autre loge la seconde barre transversale dudit support. 11.- Table de relaxation, caractérisée en ce qu'elle comporte un plateau selon l'une quelconque des revendications 1 à 4 et un matelas destiné à être disposé sur le plateau et qui présente deux renflements, l'un pour soutenir la région cervicale, et l'autre au niveau de la région lombaire ou abdominale. 12.- Table selon les revendications 7 et 11, caractérisée en ce que le matelas comporte des échancrures correspondant à celles du plateau. 13.- Table de relaxation, caractérisée en ce qu'elle comporte un plateau monté de façon telle qu'il puisse être utilisé sur l'une ou l'autre face. 14.- Matelas, caractérisé en ce qu'il comporte deux renflements, l'un pour soutenir la région cervicale et l'autre pour soutenir la région lombaire ou abdominale.