La présente invention concerne d'une manière générale lesclichés usuellement utilisés pour certains types d'impression, en par ticulier en impression par transfert selon le procédé dit à report de Bienne. Ces clichés, qui portent, en surface, gravé, le motif à imprimer, doivent répondre à une double exigence. D'une part ils doivent etre suffisamment épais pour présenter une bonne rigidité et n'être ainsi pas susceptibles d'une quelconque déformation de nature à perturber les impressions à effectuer. Et, d'autre part, ils doivent être, en surface, autour du motif à imprimer1 suffisamment polis pour éviter toute impression parasite en dehors de ce motif. I1 en résulte qu'à ce jour, pour chaque motif à imprimer, le cliché correspondant est individuellement constitué d'une plaque d'acier trempé massive, qu'il faut découper, rectifier, et polir, avant de la graver. Un tel processus est long et motteux. En outre, pour le graveur, il impose à chaque cliché l'envoi, à l'utilisateur, d'une plaque d'acier lourde, ce qui en rend malaisé l'expédition et en grève les frais. La présente invention a d'une manière générale pour objet de simplifier la fabrication de tels clichés et d'en réduire le coût. De manière plus précise, elle a tout d'abord pour objet un procédé prppre à une telle fabrication. Ce procédé, qui est du genre consistant à graver le motif à imprimer sur un support à la fois suffisamment épais pour présenter une bonne rigidité et suffisamment poli pour éviter toute impression parasite en dehors dudit motif, est d'une manière générale caractérisé en ce que l'on forme ledit support à l'aide de deux pièces distinctes, à savoir d'une part une semelle de base, choisie suffisamment épaisse pour assurer la rigidité recherchée mais non nécessairement polie, et d'autre part une feuille de surface choisie pour présenter le poli nécessaire mais avantageusement relativement mince, et en ce que l'on assujettit à ladite semelle de base ladite feuille de surface, par exemple par simple collage. Elle a encore pour objets le cliché d'impression obtenu en application d'un tel procédé, et la feuille de surface, gravée, nécessaire à une telle obtention. Ainsi, suivant l'invention, se trouvent avantageusement dissociées les deux fonctions à respecter, la rigidité d'une part,et le poli d'autre part, chacune de ces fonctions étant individuellement assumée par une pièce distincte, la semelle de base d'une part, et la feuille de surface d'autre part. I1 en résulte de nombreux avantages. Tout d'abord, la semelle de base n'a pas besoin d'être ellememe polie. I1 suffit qu'elle soit simplement rectifiee. En outre,une meesemeRe de base peut servir successivement à la constitution de divers clichés d'impression ; une telle semelle de base reste à demeure chez l'utilisateur, qui ne reçoit du graveur que la seule feuille de surface munie du motif à imprimer, et qui n'a qu'à rapporter celle-ci sur la semelle de base dont il dispose, après élimination de cette semelle de base de la feuille de surface dont elle a pu éventuellement être munie préalablement pour un autre usage. Ainsi, pour chaque motif à imprimer, le graveur n'a avantageusement à traiter qu'une simple feuille mince, et donc légère, ce qui en simplifie à la fois la manipulation et l'expédition vers l'utilisateur. En outre, il s'avère que, pour d'autres usages, il existe dans le commerce des feuillards métalliques présentant en surface un poli répondant de manière satisfaisante aux critères à respecter pour de bonnes impressions. L'invention permet de tirer économiquement parti de 1 'exis- tenue de tels feuillards. En effet, les feuilles de surface à graver pour l'obtention des clichés d'impression recherchés peuvent avantageusement être découpées à la demande, suivant la longueur désirée, dans un feuillard de ce type. Il en résulte que, par lui-mème, le graveur n'a, avantageusement et économiquement, aucune opération de polissage à effectuer. Les objets de l'invention, leurs caractéristiques et leurs avantages, ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre, à titre d'exemple, en référence aux dessins schématiques annexés sur lesquels la figure 1 est une vue en perspective d'un cliché d'impression suivant l'invention la figure 2 est, à échelle supérieure, une vue transversale en coupe de ce cliché, suivant la ligne II-II de la figure 1 la figure 3 est, à échelle différente, une vue en perspecti ve de la seule feuille de surface d'un tel cliché d'impression. Suivant l'invention, et conformément à la forme de réalisation représentée sur ces figures, un cliché d'impression 10, propre notamment aux impressions par transfert, suivant le procédé dit à report de Bienne, forme par lui-meme un support muni en surface, convenablement gravé, du motif 11 à imprimer, et est constitué de deux pièces distinctes, à savoir, d'une part une semelle de base 12, et d'autre part une feuille de surface 13, sur laquelle est formé le motif à imprimer 11, et qui est convenablement assujettie à la semelle de base 12. Cette semelle de base 12 est choisie suffisamment épaisse pour présenter une bonne rigidité et assurer ainsi par elle-meme la rigidité recherchée pour l'ensemble du cliché 10 à la constitution duquel elle participe, I1 peut s'agir en pratique d'une simple plaque d'acier décor pée aux dimensions désirées. Quoi qu'il en soit, une telle semelle de base 12 ne présente pas nécessairement un poli de surface poussé, du type par exemple de ceux obtenus usuellement par rodage. Elle peut au contraire, lorsqu'il s'agit d'une plaque enac être simplement rectifiée. Par contre, la feuille de surface 13, qui peut ne s'étendre que sur la partie utile de la semelle de base 12, et donc ne pas recouvrir entièrement celle-ci, tel que représenté, est choisie pour présenter en surface tout le poli nécessaire à une bonne impression, c'est-à-dire un poli correspondant à des irrégularités de surface inférieure par exemple à 5 microns. Tel qu'illustré par la figure 3 elle peut de ce fait être avantageusement découpée à la demande, suivant la longueur désirée, dans un feuillard d'acier du commerce i5. En effet, se trouvent usuellement disponibles dans le commerce des feuillards d'acier, d'épaisseur comprise entre 0,1 et 0,3mm, de dureté Rockwell comprise entre 50 et 54 suivant leur épaisseur, et de rugosité de surface inférieure à 2 microns, et répondant de ce fait, par l'ensemble de ces caractéristiques, aux critères àsa tisfaire pour une bonne impression Après tronçonnement à la longueur de ce feuillard 15, le.graveur forme sur la feuille de surface 13 obtenue le motif à imprimer 11, tel que schématisé en traits interrompus à la figure 3, et il adresse cette feuille de surface 13 à l'utilisateur, à savoir l'imprimeur concerné. Dans un tel processus, le motif à imprimer 11 est donc gravé sur la feuille de surface 13 avant son assujettissement à la semelle de base 12. Mais il va de soi que, au moins pour certaines applications particulières, la feuille de surface 13 peut être assujettie à la semelle de base 12 avant sa gravure. Quoi qu'il en soit, l'assujettissement de cette feuille de surface 13 à la semelle de base 12 peut très simplement se faire par collage. Ce collage peut être assuré à l'aide par exemple d'un ruban adhésif double face 17, tel que schématisé à la figure 2. I1 peut également se faire à l'aide d'une quelconque colle époxy. L'expérience montre, et les essais confirment, que le cliché 10 ainsi obtenu présente toutes les qualités nécessaires à l'obtention d'une bonne impression. En outre, la semelle de base 12 est récupérable, et peut être mise en oeuvre, après élimination de la feuille de surface 13 précédente, pour la mise en place d'une nouvelle feuille de surface 13. En pratique, la feuille de surface 13 peut avoir une épaisseur h1 comprise entre 0,05 et 0,5 mm. L'épaisseur h2 de la semelle de base 12 est, quant à elle,supérieure par exemple à 5 mm. Mais, de préférence, il s'agit d'une épaisseur supérieure, cette épaisseur étant choisie pour que, compte tenu de l'épaisseur de la couche de collage intermédiaire, l'épaisseur H globale du cliché suivant l'invention soit égale à celle des clichés métalliques massifs usuels, c'est-à-dire 10 mm, Ainsi, l'épaisseur de la feuille de surface 13 est une frac tion de celle de la semelle de base 12 comprise suivant l'inventif entre environ 0,005 environ 0,05. Bien entendu les diverses valeurs numériques mentionnées cidessus ne doivent en rien etre considérées comme limitatives de 1' invention. La présente invention ne se limite d'ailleurs pas à la forme de mise en oeuvre décrite et représentée, mais englobe toute varia ~ te d'exécution. En outre, la semelle de base n'est pas nécessairement métallique, dans la mesure ou tout autre matériau mis en oeuvre, matiè re synthétique ou céramique par exemple, conduit à la rigidité recherchée, et/ou sa structure n'est pas nécessairement massive elle peut au contraire être alvéolaire par exemple, pour en améliorer précisément la rigidité. Enfin, dans tous les cas, une telle semelle de base peut rester fixée à demeure sur la machine d'impression concernée, voire même faire partie intégrante de celle-ci. REVENDICATIONS 1. Procédé pour la fabrication d'un cliche d'impression, du genre consistant à graver le motif à imprimer sur un support à la fois suffisamment épais pour présenter une bonne rigidité et suffisamment poli pour éviter toute impression parasite en dehors dudit motif, caractérisé en ce que l'on forme ledit cliché à l'aide de deux pièces distinctes, à savoir d'une part une semelle de base, choisie suffisamment épaisse pour assurer la rigidité recherchée mais non nécessairement polie, et d'autre part une feuille de surface choisie pour présenter le poli nécessaire mais avantageusement relativement mince, et en ce que l'on assujettit àladite semelle de base ladite feuille de surface. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on grave le motif à imprimer sur la feuille de surface avant aasujettissement de celle-ci à la semelle de base. 3) Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1, 2, caractérisé en ce que l'assujettissement de la feuille de surface à la semelle de base se fait par simple collage, à l'aidepar exem- ple d'un ruban adhésif double face. 4) Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'on découpe à la demande la feuille de surface dans un feuillard métallique. 5) Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'on choisit pour feuille de surface une feuille dont l'épaisseur est une fraction de celle de la semelle de base comprise entre 0,005 et 0,05. 6) Cliché pour impression, du genre comportant un motif gravé en surface, caractérisé en ce qu'il est constitué d'une semelle de base et d'une feuille de surface, conformément au procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5. 7) Feuille de surface munie d'un motif gravé, propre à la constitution d'un cliché conforme à la revendication 6. 8) Feuille de surface suivant la revendication 7, caractérisée en ce que son épaisseur est comprise entre 0,05 mm et 0,5 mm.