La présente invention concerne un procédé de préparation d'une composition malaxée en utilisant une poudre telle qu'une substance hydraulique, par exemple un ciment. Bien que l'on puisse utiliser toute substance hydraulique par exemple du plâtre et divers ciments, du fait que le ciment Portland trouve des applications dans les travaux de génie civil et dans la construction de bâtiments sous forme de produits pré- fabriqués ou sous forme de pâte, mortier ou béton vert, le terme "ciment" employé dans la description qui suit et dans les revendications annexées comprend toute substance hydraulique per- mettant la mise en oeuvre du procédé de l'invention. Pour préparer une pâte de ciment, un mortier ou du béton vert, on ajoute une quantité appropriée d'eau à une poudre de ciment et on malaxe ensuite le mélange De manière générale, jusqu'à 80 % (dans la description ci-après, les pourcentages sont des pourcentages en poids, dans la plupart des cas) de la quantité totale d'eau sont ajoutés d'abord au ciment et le reste de l'eau lors du stade final de malaxage Avec ce proctdé classique, toute- fois, une quantité importante d'eau suinte lorsque le composé malaxé est coulé ou mis en forme pour obtenir un produit désiré. Toutefois, la résistance mécanique du produit n'est pas toujours satisfaisante et uniforme Au passé, on a considéré de tels défauts comme inévitables pour des produits de ciment de béton, et il fallait prévoir un temps de suintement important pour finir la surface des produits ou pour déterminer le pourcentage d'ingrédients ou pour réaliser des produits en béton utilisant du mortier ou du béton en prenant en considération ce temps de suintement Bien que l'on ait proposé diverses solutions, il s'est avéré toutefois impossible d'éliminer entièrement les défauts décrits ci-dessus. En conséquence, le but principal de l'invention est de fournir un procédé perfectionné de préparation d'une composition, de ciment malaxée, qui permet de réduire la quantité d'eau de suintement et un procédé de production de produits en mortier ou en béton présentant une résistance mécanique excellente. Pour ce faire, l'invention a pour objet un procédé de préparation d'une composition malaxée comprenant les étapes qui consistent à ajouter de l'eau primaire à une poudre d'une sub- stance hydraulique en quantité apte à former un état funiculaire, capillaire ou un état boueux proche de l'état capillaire, à sou- mettre le mélange résultant à-une première opération de malaxage afin de réduire les morceaux coagulés de la poudre, à ajouter de l'eau secondaire au mélange malaxé dans une quantité nécessaire à l'obtention d'un rapport eau-ciment prédéterminé et à soumettre le mélange résultant à une seconde opération de malaxage. La quantité d'eau primaire constitue de préférence 30 à 76 % de la quantité totale d'eau nécessaire à la préparation de la pâte ou du béton vert On peut ajouter un agrégat tel que du sable ou du gravier entre les première et seconde opérations de malaxage La quantité d'eau secondaire est déterminée en tenant compte de la quantité d'eau renfermé dans l'agrégat. Une forme d'exécution de la présente invention est décrite ci-après à titre d'exemple, en référence aux dessins annexés dans lesquels: la figure 1 est un graphique représentant les résultats de la mesure du pourcentage de suintement d'und pâte de ciment, comprenant du ciment Portland dans un rapport eau-ciment constant, préparée selon un procédé classique et selon le procédé conforme à l'invention; la figure 2 est un- graphique représentant les résultats de la mesure du pourcentage de suintement d'une pâte de ciment préparé selon un procédé classique et selon le procédé conforme à l'invention, dans lequel on fait varier le rapport eau-ciment; la figure 3 est un graphique représentant la résist- ance à la compression du produit réalisé à partir de pâtes de ciment préparées selon le procédé classique et selon le procédé de l'invention; la figure 4 est un graphique représentant la relation entre, d'une part, le rapport eau-ciment et, d'autre part, le couple nécessaire au malaxage d'une pâte de ciment; la figure 5 est un graphique représentant les résultats de la mesure du pourcentage de suintement d'une pâte de ciment préparée selon un procédé classique et selon le procédé de l'in- 2513540 v vention, dans lequel on utilise un ciment d'escarbilles la figure 6 est un graphique représentant le résultat de la mesure du pourcentage de suintement d'une pâte de ciment à prise rapide, de la même manière que pourla figure 5; la figure 7 montre des photographies agrandies deux fois représentant l'état d'adhérence de la pâte après avoir plongé une plaque de verre dans des pâtes de ciment préparées selon le procédé de l'art antérieur et selon le procédé de l'invent- ion, la plaque de verre étant retirée des pâtes de ciment et secouée pour dégager l'excédent de pâte la figure 8 est un graphique représentant la relation entre le poids volumique d'une pâte de ciment et le moment d'y ajouter l'eau secondaire; la figure 9 est un graphique représentant la relation entre le degré de pénétration d'un cylindre et le moment d'addit- ion de l'eau secondaire; la figure 10 est un graphique représentant la relation entre la quantité de morceaux de ciment et le moment d'y ajouter l'eau secondaire; la figure 11 est an graphique représentant la relation entre le pourcentage de suintement et le moment d'addition de l'eau secondaire à une pâte de ciment; la figure 12 est un graphique représentant la relation entre la résistance à la compression du produit 7 jours après son moulage et le moment d'addition de l'eau secondaire; la figure 13 est un graphique représentant la relation entre le poids volumique et le rapport sable-ciment; la figure 14 est un graphique représentant la relation entre le degré de pénétration d'un cylindre et le rapport sable- ciment; - la figure 15 est un graphique représentant la relation entre le pourcentage de suintement selon le rapport sable-ciment du produit, en utilisant un béton vert préparé par le procédé conforme à l'invention et un produit témoin; et la figure 16 donne des graphiques représentant la relation entre le pourcentage d'eau de surfacedu sable et le poids d V l* volumique, le degré de pénétration d'un cylindre et le pourcentage de suintement, pour un rapport sable-ciment de 3,0, un rapport eau-ciment de 68 % et un rapport eau-ciment de 24 % lors de la première opération de malaxage. Après une étude approfondie sur une pâte de ciment con- stituant l'ingrédient de base du composé malaxé, on a pu constater que la quantité d'eau de suintement peut être réduite dans des proportions importantes en réalisant deux opérations de malaxage, ou davantage, et on diminuant beaucoup la quantité d'eau incorpoe rée lors du premier malaxage Ce fait est mis en évidence par la figure 1 Lorsqu'on utilise un ciment Portland ordinaire pour préparer une pâte de ciment présentant un rapport eauciment final de 50 %, le pourcentage de suintement de la pâte préparée en y ajoutant toute l'eau en une seule_ fois et en malaxant pendant 210 secondes, est représenté par des points noirs alors que, lorsqu'on ajoute d'abord 10 à 40 % de l'eau avant de malaxer pendant 120 secondes et qu'on ajoute ensuite 40 à 10 % d'eau secondaire avant de procéder au deuxième malaxage de 90 secondes, le pourcentage desuintement de la pâte de ciment résult- ant est représenté par des cercles blancs sur la figure 1, ce qui indique que le pourcentage de suintement de cette dernière pâte est inférieur à celui de la pâte préparée selon le premier procédé ou procédé classique Lorsqu'on ajoute 15 à 38 % d'eau primaire, on réduit le pourcentage de suintement de la pâte de ciment obtenue de plus de 2 % Mais notamment dans le cas o on ajoute à 35 % d'eau primaire, le pourcentage de suintement tombe à une valeur inférieure à la moitié de celui d 'une pâtede ciment préparée selon le procédé classique. Lors de la préparation d'une pâte de ciment que l'on malaxe deux fois, on fait varier la quantité d'eau secondaire ajoutée lors du second malaxage pour obtenir une pâte malaxée finale d'un rapport eau-ciment de 40 à 60 % tout en maintenant constant le rapport eau-ciment de 25 % lors du premier malaxage. L'un autre côté, on a préparé une autre pâte de ciment d'un rapport eauciment de 40 à 60 % selon le procédé classique, c'est-à-dire en y incorporant toute l'eau en une seule fois On donne le résultat sur la figure 2, sur laquelle les courbes en traits a i S r W i 3540 continus A, B et C représentent le pourcentage de suintement des pâtes de ciment préparées selon le procédé classique Comme le montre la courbe A, représentant un rapport eau-ciment de 40 %, le pourcentage de suintement est de 4,5 % et pour un rapport eau- ciment de 50 %, représenté par la courbe B, le pourcentage de suintement est de 7,8 % tandis que pour un rapport eau-ciment de %, le pourcentage de suintement augmente jusqu'à 17,5 % Par contre, lorsqu'on ajoute l'eau en deux fois et qu'on malaxe également en deux fois, même si le rapport eau-ciment est de 60 %, comme le représente la courbe en pointillé D, le pourcentage de suintement n'est que de 3,5 % et pour des rapports eauciment de et 40 %, que représentent les courbes en pointillé E et F, le pourcentage de suintement est beaucoup inférieur. La figure 3 représente la relation entre la résistance à la compression d'un produit moulé en utilisant une pâte de ciment préparée selon le procédé de l'invention et mesurée 7 jours après le moulage ainsi que le pourcentage des eaux primaire et secondaire, le rapport eau-ciment de la pâte étant de 50 % et la durée du malaxage étant de 210 secondes pour tous les échantil- lons Les produits moulés comprenant la pâte de ciment préparée selon le procédé classique et mesurée au niveau des points noirs ont une résistance à la compression d'environ 220 Kg/cm 2, tandis que les produits moulés à partir d'une pâte de ciment préparée en la malaxant deux fois et en utilisant une quantité d'eau primaire de 15 à 38 % ont une résistance à la compression supérieure à 235 Kg/cm Les produits moulés auquels on ajoute une quantité d'eau primaire comprise entre 30 % et 35 % respectivement présentent notamment une résistance à la compression élevée d'environ 300 Kg/ cm Comme on l'a déjà signalé, la pâte de ciment préparée selon le procédé de l'invention, selon lequel on ajoute d'abord une quantité dosée d'eau primaire que l'on suit par un premier malaxage avant d'ajouter l'eau secondaire et d'effectuer un second malaxage,ne présente qu'un faible pourcentage de suintement etles produits préparés à partir de la pâte de ciment conforme à l'in- vention possède une résistance mécanique élevée. La raison d'une telle amélioration avantageuse n'a pas été S -* e -af W 211354 Oa encore bien analysée mais on peut avancer la supposition suivante. Lorsqu'on ajoute de l'eau à du ciment en poudre et qu'on soumet le mélange à une opération de malaxage, bien qu'il soit difficile de le confirmer à l'oeil nu, il est inévitable qu'il se forme des morceaux de particules de ciment fines coagulées Selon le procédé classique, pour lequel on ajoute la totalité d'eau requise en une seule fois à la poudre de ciment avant de malaxer le mélange, lorsqu'il se forme des morceaux de particules de ciment coagulées ils ne se désagrègent ni se dissoudent même si on effectue le malaxage pendant longtemps parce que l'on ajoute la quantité d'eau nécessaire pour rendre fluide la pâte de ciment Même si les morceaux se désagrègent dans une certaine mesure en présence d'une quantité suffisante d'eau, il est impossible de faire disparaître entièrement les morceaux de ciment. Par contre, après le premier malaxage conforme au procédé de l'invention, on obtient une pâte de ciment se plaçant dans la région funiculaire dans laquelle de l'eau est présente en permanence entre les particules de ciment et un film d'air est présent de manière continue (F 1) ou discontinue, une région capill- aire dans laquelle aucun film d'air n'est présent et les particules de ciment sont séparées les unes des autres par un film d'eau déposé sur elles, ou une région boueuse proche de la capillaire. La pâte de ciment se situant dans une telle région, elle n'atteint pas l'état de la région boueuse dans laquelle les particules de ciment sans film dleau sont présentes en phase aqueuse continue, ce qui leur procure une bonne aptitude fluide, le couple nécess- aire pour malaxer la pâte de ciment dans une telle région étant élevé, comme le montre la figure 4 On peut considérer que, à ces états, les morceaux coagulés se désagrègent beaucoup grâce à leur frottement mutuel Bien que les morceaux coagulés ne se désagrèg- ent pas entièrement du fait du frottement mutuel, il y a une diminution sensible des dimensions des morceaux Lorsqu'on ajoute de l'eau secondaire à la pâte de ciment contenant des morceaux désagrégés de poudre de ciment et que l'on soumet ce mélange à la seconde opération de malaxage, on peut améliorer beaucoup la caractéristique de la pâte Du fait que les particules de ciment des morceaux coagulés sont suffisamment écrasées ou dispersées, on peut réduire dans des proportions importantes le suintement de l'eau En outre, du fait que les particules de ciment sont utilisées de manière efficace, les produits de mortier ou de béton obtenus à partir d'une telle pâte de ciment dans laquelle on ajoute un agrégat (sable et/ou gravier) présentent une résist- ance mécanique excellente. Ce fait est représenté par les photographies agrandies de la figure 7 dans lesquelles PN-40, PN-60, PS-40 et PS-60 sont des photographies (agrandies par un facteur de 2) représentant les états de pâtes de ciment dans lesquelles on plonge des plaques de verre que l'on retire ensuite et secoue pour enlever la pâte en excès Les pâtes PN-40 et PN-60 ont été réalisées selon le procédé classique et correspondent respectivement à des rapports eau-ciment de 40 % et de 60 % Les pâtes PS-40 et PS-60, dont les rapports eau-ciment sont de 40 % et de 60 % respectivement ont été préparées conformément au procédé de l'invention, c'est-à-dire addition des eaux primaire et secondaire suivie respectivement par les étapes de malaxage Les photographies PN-40 et PN-60 mettent en évidence des grumeaux relativement gros, tandis que les pâtes PS-40 et PS-60, à savoir les pâtes préparées selon le procédé de l'invention (comprenant deux étapes de malaxage) ne contiennent qu'un faible nombre de grumeaux. L'effet de désagrégation décrit ci-dessus peut être accentué en ajoutant progressivement l'eau secondaire lors de la seconde étape de malaxage pendant une certaine durée Plus précisément, après la première étape de malaxage, la pâte ne présente pas une fluidité appréciable alors que, après avoir été suomise à la seconde étape de malaxage, la pâte présente une fluidité excellente appropriée à la coulée ou au moulage La dureté ou la viscosité de la pâte malaxée diffère considérable- ment en raison du frottement statique, du frottement glissant ou du frottement roulant qui empêche tout mouvement relatif entre les morceaux de particules de ciment, mais lorsqu'il se forme des portions de haute fluidité par suite de l'addition de l'eau et du malaxage, le glissement ou le roulement deviennent remarquables au niveau de ces portions, tandis que dans d'autres portions le malaxage se fait sur une pâte contenant un nombre important de grumeaux, si bien qu'il est impossible d'obtenir un mélange homo- gène de l'eau et de la poudre de ciment Le moment o le composé malaxé devient fluide ou non se révèle d'une importance capitale. Par exemple, lorsque le malaxage se fait sur un mélange comprenant certaines portions fluides, les phénomènes de glissement et de roulement ne se produisent qu'au niveau de ces portions fluides; tandis que dans les autres portions, les phénomènes de roulement et de glissement ne se manifestent pas Cette tendance est remarquable lorsqu'on ajoute en une seule fois une quantité d'eau nécessaire à obtenir un composé fluide En d'autres termes, il se formerait un grand nombre de grumeaux de poudre de ciment dans le composé malaxé Par contre, lorsqu'on ajoute l'eau progressive- ment au fur et à mesure du malaxage du mélange d'eau et de ciment pour passer progressivement d'un état non fluide à un état fluide, le composé résultant présenterait une fluidité uniforme Par con- séquent, même si la quantité d'eau est légèrement différente de la valeur correcte, cette différence peut être aisément compensée. Ainsi, il est possible de préparer un composé malaxé dans lequel l'eau est répartie de manière uniforme à travers la pâte et qui ne contient pratiquement pas de morceaux coagulés de poudre de ciment, présentant de ce fait une fluidité excellente Plus précisément, lorsqu'on ajoute l'eau primaire à la poudre de ciment, on ne s'attend pas à obtenir une fluidité, si bien que l'on peut incorporer en une seule fois toute la quantité d'eau primaire, bien que l'on puisse l'ajouter progressivemement comme pour l'eau secondaire, tandis que l'eau secondaire est ajoutée de préférence progressivement afin de procurer à la pâte résult- ante une fluidité suffisante La durée de l'addition de l'eau secondaire est de préférence supérieure à 10 % de la durée du second malaxage Lorsqu'on ajoute l'eau secondaire en un temps inférieur à 10 % de la durée du second malaxage, en général supérieur à 60 secondes, on ne peut obtenir l'effet que procure l'invention Bien que l'on puisse effectuer le malaxage de manière discontinue à l'aide d'un malaxeur ordinaire, du fait que l'on ajoute de l'eau en deux fois conformément à la présente invention il est avantageux d'utiliser un malaxeur continu Ainsi, on peut préparer de manière continue du mortier malaxée en utilisant un 251354 È malaxeur de longueur approprié, à vis, dans lequel le premier malaxage s'effectue dans une section latérale, l'eau secondaire étant ajoutée progressivement dans une section intermédiaire et le second malaxage s'effectue dans l'autre section latérale Ce procédé est approprié à la fabrication de divers produits en béton selon un système continu Bien entendu, on peut préparer le mélange de manière continue en utilisant trois malaxeurs, le premier étant réservé au premier malaxage, le second au second malaxage, l'eau secondaire étant ajoutée progressivement, et un troisième au malaxage final. Bien que, dans la description ci-dessus, il a été question de ciment comme substance hydraulique, on peut, bien entendu, envisager d'utiliser d'autres substances hydrauliques Par exemple, on ajoute 25 % ou 30 % de l'eau primaire à des escarbilles de type C et on procède au premier malaxage, et on ajoute ensuite % ou 30 % d'eau secondaire avant de procéder au second malaxage. On mesure le pourcentage de suintement de la pâte résultante et on donne les résultats sur la figure 5 avec les résultats obtenus avec une pâte d'un rapport eau-ciment de 50 ou 60 %, préparée selon la procédé classique Sur la figure 5, les courbes en traits continus représentent le pourcentage de suintement des pâtes préparées selon le procédé classique, tandis que les courbes en pointillé représentent celui des pâtes préparées selon le procédé de l'invention, c'est-à-dire les pâtes soumises à deux opérations de malaxage Une comparaison des courbes en- traits continus et des courbes en pointillé de l'invention fait ressortir l'effet avant- ageux apporté par le procédé de l'invention, c'est-à-dire une diminution importante du pourcentage de suintement Des produits moulés à partir d'une pâte préparée selon le procédé de l'invention possèdent une résistance mécanique supérieure à celle des pâtes réalisées selon le procédé classique On a effectué des essais analogues avec un ciment à prise rapide et on donne les résultats obtenus sur la figure 6 Ici encore, les courbes en traits continus représentent le pourcentage de suintement des pâtes préparées selon le procédé classique tandis que les courbes en pointillé représentent le pourcentage de suintement des pâtes préparées selon le procédé de l'invention La figure 6 montre que la dimin- 2-513540 ution du pourcentage de suintement est plus remarquable que celle d'un ciment ordinaire. Les pâtes de ciment que l'on vient de décrire peuvent être utilisées dans la fabrication de divers produits de ciment ou pour divers travaux de génie civil sans y incorporer un agrégat Par exemple, on peut verser la pâte dans un moule dans lequel on a préalablement chargé un agrégat, ou on peut verser ou injecter la pâte dans des strates souterrains pour les renfor- cer Toutefois, la pâte de ciment préparée conformément à l'invent- ion peut être utilisée pour préparer un mortier en y ajoutant un agrégat fin ou du béton vert en y ajoutant un agrégat grossier ainsi qu'un agrégat fin Lorsqu'il s'agit de la préparation d'un mortier, on détermine la quantité d'eau secondaire en tenant compte de la quantité d'eau déposée sur la surface des particules de sable, afin d'assurer un rapport eau-ciment désiré du mortier résultant Bien entendu, on peut incorporer des agrégats grossiers au sable pour préparer le béton vert. Si l'ordre d'addition des agrégats fin et grossier est correctement choisi, il est possible de diminuer encore le pour- centage de suintement, pour obtenir des produits de mortier ou de béton possédant une résistance mécanique plus élevée Plus précisément, il est avantageux d'ajouter un agrégat fin ou un agrégat grossier ou mélange des deux entre les première et seconde opérations demalaxage De ce fait, l'agrégat ajouté joue le rôle des bouletsdans un broyeur à boulets, si l'on introduit une quantité relativement faible d'eau primaire, pour écraser ou désagréger les grumeaux de ciment, ce qui a pour effet de réduire encore le pourcentage de suintement On peut introduire dans le mélange ainsi préparé un additif adéquat, par exemple un agent de déshydratation ou d'accélération de prise Du fait que la quantité d'eau primaire lors du premier malaxage est faible, le composé malaxé se trouve dans un état funiculaire, capillaire ou boueux proche du capillaire, le couple nécessaire au malaxage - étant élevé de sorte que les morceaux coagulés de poudre de ciment sont soumis à un effet de désagrégation important, de la même manière que décrite ci-dessus Du fait que le sable ou le gravier employé pour préparer du mortier ou du béton vert sont plus lourds 251354 O que les autres ingrédients du mortier ou du béton vert, ces agrégats sont malaxés avec une quantité d'eau relativement faible et ils communiquent une force percutante aux morceaux coagulés, diminuant de ce fait de manière efficace le nombre de ces morceaux. Lorsqu'on prépare un mortier ou un béton vert en y ajoutant un agrégat et une quantité d'eau secondaire déterminée en tenant compte de la quantité d'eau adhérant à la surface de l'agrégat, il est avantageux de rendre uniforme la quantité d'eau adhérant à la surface de l'agrégat en utilisant une force percut-nl L ante ou de choc, comme décrit dans la demande de brevet japonaise n O 28266/1979 (demande de brevet japonaise mise à l'inspection publique n O 121374/1980) Du fait que la quantité d'eau adhérant à la surface d'un agrégat fin varie considérablement, si l'on rend uniforme la quantité d'eau adhérant sur la surface du sable, on peut aisément ajuster le rapport eau-ciment à la valeur désirée Bien que l'on puisse effectuer les premier et second malaxages à l'aide d'un seul malaxeur, lors de la première opérat- ion de malaxage, le mélange d'eau et de ciment est à l'état poudreux mais après la seconde opération de malaxage, le mélange présentera une viscosité adéquate Pour la mise en eouvre du procédé de l'invention, il est par conséquent avantageux d'utiliser des malaxeurs séparés pour effectuer les première et seconde opérations de malaxage respectivement, pour préparer de manière continue du mortier ou du béton vert Les deux malaxeurs sont montés en cascade pour permettre de préparer de manière continue du mortier ou du béton vert. Bien entendu, lors de la première ou de la seconde opérat- ion de malaxage, ou lors des deux, on peut envisager l'addition d'un agent de déshydratation oud'unagent d'entraînement d'air. Pour faire mieux comprendre la présente invention on donne ci-après quelques exemples de mise en oeuvre à titre purement illustratif et nullement limitatif. Exemple 1 A la totalité du ciment Portland ordinaire utilisé on ajoute une quantité d'eau correspondant à un rapport eau-ciment de % et on soumet le mélange à une première opération de malaxage pendant 120 secondes à l'aide d'un malaxeur de type à agitation t 513540 forcée, après quoi, on y ajoute une quantité d'eau secondaire correspondant à un rapport eau-ciment de 25 % avant de procéder à une second opération de malaxage pendant 90 secondes, obtenant ainsi une pâte de ciment d'un rapport eau-ciment de 50 % Le pour- centage de suintement est de 1,8 % trois heures après la préparat- ion de la pâte Le produit moulé à partir de cette pâte présente une résistance à la compression de 263 Kg/cm 2 sept jours après le moulage. Par contre, une pâte de ciment préparée par addition d'une quantité d'eau correspondant à un rapport eau-ciment de % au même ciment et suivie par malaxage du mélange pendant 210 secondes présente un pourcentage de suintement de 7,2 % trois heures après préparation de la pâte En outre, le produit moulé à partir de cette pâte présente une résistance à la compression de 223 Kg/ cm 2 sept jours après le moulage Cela indique clairement que le pourcentage de suintement de la pâte préparée selon le procédé de l'invention est un quart de celui d'une pâte préparée selon le procédé classique et que la résistance à la compression du produit moulé à partir de la pâte préparée selon le procédé de l'invention est supérieure de 40 Kg/cm 2 à celle de la pâte de ciment préparée selon le procédé classique. Exemple 2 On prépare un mortier de ciment d'un rapport sable- ciment (S/C) de 2 et d'un rapport eau-ciment de 55 % en mélangeant 606 Kg de ciment et 1212 kg de sable On prépare le mortier de ciment selon ( 1) un procédé classique dans lequel on mélange simultanément le sable, le ciment et l'eau et on soumet ce mélange à un malaxage pendant 90 secondes, ( 2) un procédé dans lequel on soumet le ciment et l'eau à un malaxage pendant 120 secondes, après quoi on ajoute le sable et on procède à un second malaxage de 90 secondes, ( 3) le procédé conforme à l'invention dans lequel on ajoute une quantité d'eau primaire correspondant à un rapport de 28 % à la totalité du ciment avant de procéder au premier mal- axagè pendant 120 secondes, et on ajoute ensuite une quantité d'eau secondaire correspondant à un rapport eau-ciment de 27 % et toute laquantité de sable avant de procéder au second malaxage pendant 90 secondes et ( 4) le même procédé que ( 3) à la différence que, après l'addition d'une quantité d'eau correspondant à un rapport eau-ciment de 27 %, on soumet le mélange à un second malax- age avant de procéder à l'addition de tout le sable sec et à un troisième malaxage, également de 90 secondes. En ce qui concerne les mortiers préparés selon les procédés ( 1) à ( 4), le pourcentage de suintement trois heures après la préparation, l'aptitude à l'écoulement sur une table immédiatement après la préparation et la résistance à la compress- ion des produits moulés respectivement à partir de ces mortiers une semaine et quatre semaines après le moulage ont été mesurés et les valeurs obtenues figurent sur le tableau I Tableau I Procédé de malaxage Pourcentage de Apt à l Résist à Procdde malaxageett a uintement coulement la comp. ( 5 1) S+C+W90 sec 4,4 266 318 444 sec 90 sec. ( 2) C+W12 O sec S 4,6 270 315 436 sec + 90 sec- ( 3) C+W 1120 sec-+w 9 sec 1,9 253 384 513 sec T 90 S 90 sj I ( 4) C+W 120 sec90 S 290 S 2,0 255 377 502 NOTA: C: ciment; S:sable; W:eau; W 1 eau primaire W 2: eau secondaire Comme il ressort de ce tableau; le pourcentage de suinte- ment des mortiers préparés selon les procédé ( 3) et ( 4), à savoir le procédé selon l'invention, est inférieur à la moitié de celui des mortiers des exemples de référence ( 1) et ( 2), et la résist- ance à la compression des mortiers conformes à l'invention est d'environ 15 % supérieure à celle des exemples de référence ( 1) et ( 2). EXEMPLE 3 On prépare des bétons verts en mélangeant du sable fin, du ciment, de l'eau et 0,7 % d'un additif pour que le béton vert ait un rapport eauciment de 2,17, un pourcentage d'agrégat fin par rapport aux agrégats (S/a) de 46,4 % et un rapport eau- ciment de 50 % Onprépare les bétons verts selon les cinq procédés suivants ( 1) on ajoute simultanément tous les ingrédients et on malaxe le mélange résultant pendant 90 secondes ( 2) Après avoir malaxé un mélange de ciment et d'eau pendant 120 secondes, on ajoute les autres ingrédients et on procède à une opération de malaxage pendant 90 secondes ( 3) On choisit les quantités d'eaux primaire et secondaire pour établir un rapport eau-ciment de 25 % respectivement Après avoir procédé à un premier malaxage pendant 120 secondes du mélange de ciment et d'eau primaire, on y ajoute l'eau secondaire et les autres ingrédients et on soumet le mélange à un second malaxage pendant 90 secondes ( 4) On effectue le même premier malaxage que pour le procédé ( 3) à l'aide d'un malaxeur de mortier et le second malaxage à l'aide d'un malaxeur de béton ( 5) Après avoir effectué la même première opération de malaxage selon le procédé ( 3), on ajoute l'eau secondaire et on soumet le mélange à-une seconde opération de malaxage pendant 90 secondes, après quoi on y ajoute le sable, le gravier et un additif et on soumet le mélange résultant à une troisième opération de malaxage pendant 90 secondes On mesure les caractéristiques, le pourcentage de suintement et la résistance à la compression des bétons verts préparés selon les procédés respectifs et on en donne les résultats sur le tableau II, sur lequel ( 1) et ( 2) sont des exemples de référence préparés selon les procédés classiques tandis ( 3), ( 4) et ( 5) sont des bétons verts préparés selon le procédé de l'invention. Tableau II Mode de préparation Effondrement Quantité % de suin Rés à la d'air tement compression cm % Kg/cm 2 l,_,,, lsem,-4 sem ( 1) S+G+C+W+A 19,0 4,6 2,20 220 354 ( 2) C+W S+G+A I 18,5 4,0 2,86 240 355 ( 3) C+W S+G+W 2 +A 17,5 3,6 0,94 283 384 1 2 0,4 83 18 ( 4) C+W 1 S+G+X 2 +A 18,0 4,0 0,87 274 377 (malaxeur de mortier) ( 5) C+W 1W 2 S+G+A | 18,2 3,8 1,24 263 372 Remarque: G représente un agrégat grossier et A an additif Lorsqu'on ajoute un agrégat grossier comme on l'a décrit ci-dessus, les bétons verts préparés selon les procédés ( 3), ( 4) et ( 5) conformes à l'invention ont un pourcentage de suintement beaucoup réduit et les produits moulés à partir de ceux-ci présent- ent une résistance à la compression supérieure à celles des bétons préparés selon le procédé classique. Exemple 4 On malaxe 1305 Kg de ciment et 587 Kg d'eau pour réaliser une pâte de ciment Pour cela, on ajoute d'abord 196 Kg d'eau et on procède à un premier malaxage pendant 60 secondes et on ajoute de l'eau secondaire au fur et à mesure du second malax- age Les diverses opérations de malaxage réalisées pour ces exemples figurent sur le tableau II suivant. Tableau III Symbole Durée du l Temps Durée du 2 e Durée Temps d'add. le malax d'addition malaxage totale Durée du 2 e sd'eau sec sce malaxage ______| sec I sec sec ____ _ _ _ P 0-120 60 =-r O ajotée 120 180 _ en une fois) P 100-20 " 100 120 d 83,3 % P 60-60 " 60 120 " 50 % I I P 120-0 " 120 120 100 % P 20-100 |" 20 120 * 16,6 % Les caractéristiques des pâtes de ciment figurant sur le tableau III ont été mesurées et on les répertorie sur le tableau IV suivant: Tableau IV Symbole Poids Pénétrationi par le cylindre Suinteae nt' Quanti-té de (Kg/P) R= 5,25 cm, JL-11,7 cm, r= 1,,Ocm temps êôoulé (heure) morceaux de. ciment w h CL i 2 3 (g) (g) (cm) (g/cm 3 (g/CM P 0-120 1,825 57,,6 8,,6 0,,308 0,286 2,52 4,P 39 4,84 35,3 P 100 20 1,920 7,4 0,559 0,481 1,74 2,8 '3 2,93 8,4 P 60 60 1,910 7,6 O j,504 0,440 1 33 2,28 2,38 il 7 P 120 O if,901 7,? 5 0,545 0,472 1,P 70 2,76 2 r 83 4,9 P 20-100 1,875 8,1 0,390 0,351 1,87 3,17 3,37 24,0 o. ffl W. J' J, Pour ce qui concerne l'essai de pénétration, indiqué sur le tableau IV, on fait pénétrer chaque composé malaxé par un cyl- indre dans les mêmes conditions de limitation et la différence entre une valeur obtenue en divisant le poids du cylindre par le volume de pénétration du cylindre et la gravité spécifique apparente du composé est exprimée par OC Sur le tableau IV, ( 10 représente la valeur de c celui-ci, W son poids et h la profondeur de pénétration réelle. Les résultats figurant sur le tableau IV sont représentés sur les figures 8 et 9 Comme on le voit sur la figure 8, le poids volumique varie avec la variation de la durée de l'addition de l'eau secondaire, la variation étant similaire à celle de la figure 6 même pour des pâtes de ciment identiques composées de ciment et d'eau Selon l'invention, la quantité d'air entraîné dans la pâte diminue et le poids volumique de la pâte augmente La profondeur de pénétration par le cylindre " 10 augmente avec la durée de l'addition de l'eau secondaire, comme le montre la figure 9. La quantité de morceaux de ciment décroît avec la durée d'addition de l'eau secondaire, comme le montre la figure 10, tandis que le pourcentage de suintement varie, comme le montre la figure 11, ce qui démontre que l'on peut obtenir des résultats excellents lorsque l'addition de l'eau secondaire se fait progess- ivement sur une période comprise entre 20 et 100 secondes, notam- ment 60 secondes Une comparaison des figures 8 et 11 fait ressor- tir le fait que la pâte préparée selon le procédé de l'invention et présentant un poids volumique élevé, comme le montre la figure 8, ne subit qu'un faible pourcentage de suintement Par conséquent, en mesurant les poids volumiques des pâtes respectives il est possible de prévoir leur pourcentage de suintement ou autre caractéristique,ces valeurs de prévision servant d'indices. Les valeurs mesurées des produits de ciment réalisés à partir des pâtes respectives sont répertoriées sur le tableau V et la figure 12 La résistance à la compression des produits moulés à partir de pâtes auxquelles on ajoute l'eau secondaire de manière progressive est supérieure à celle de pâtes auxquelles on ajoute l'eau secondaire en une seule fois Notamment, lorsqu'on ajoute l'eau secondaire de manière progressive pendant environ 100 secondes, les produits de ciment présentent la résistance à la compression la plus élevée. Tableau V Durée de l'addition | Résistance à la comp 2 de l'eau secondaire | pression moyenne(kg/cm) sec Après 7 Après 28 jours jours 0 311 401 (ajoutée en 1 fois) 386 482 60 388 489 408 518 372 471 Exemple 5 Dans cet exemple, on prépare un mortier dont les rapports eau-ciment (W/C) et les rapports sable-ciment (S/C) figurent sur le tableau VI On prépare le premier échantillon PSM-30-60 par les étapes qui consistent à ajouter l'eau primaire (W 1) au ciment (C), à soumettre le mélange résultant à une première opération de malaxage pendant 90 secondes, à y ajouter le sable (S), à soumettre le mélange à un nouveau malaxage pendant 90 secondes, et à y ajouter l'eau secondaire (W 2) pendant 30 secondes tout en malaxant pendant 60 secondes On prépare le second échantillon PSM-60- 30 en ajoutant l'eau secondaire pendant 60 secondes tout en malaxant pendant 30 secondes Pour chaque échantillon, on effectue le second malaxage pendant 90 secondes après avoir ajouté l'eau secondaire et la durée totale du malaxage est de 270 secondes. Tableau VI W/Cw /C S/C C SIW (%) (%) (kg) (kg) 54 24 _ 2 619 11238 334. Les valeurs mesurées des caractéristiques de ces échantillons de mortiers figurent sur le tableau Tableau VII VII suivant. Pénétration par le cylindre R= 5,25, = 11,7, r= 1,0 W h 1 C _ Pourcentage de suintement (%) Temps écoulé (heures) i________'(g) (cm) l (g cm 3) g/ccm J 1 12 13 14 PSM i 1 -30 1 t i t i PSM| __ -30 j 2,230 f 10,0 5,974 l 5,798 1,62 2,63 On prépare des produits moulés à partir des mortiers figurant sur le tableau VI ainsi qu'un mortier auquel on ajoute l'eau secondaire en une seule fois, et on mesure la résistance à la compression des produits 7 et 28 jours après le moulage, et on en donne les résultats sur le tableau VIII Tableau VIII Durée d'addition Résistance à la 2 compression moyenne (kg/cm 2) de l'eau secondaire moyenne (kgcm) Après 7 jours Après 28 jours sec. 0 296 417 344 486 338 450 Exemple 6 On prépare des échantillons de bétons verts dont les compositions sont représentées sur le tableau IX Ainsi, on prépare un échantillon PSG-30-60 en malaxant d'abord un mélange de ciment et d'eau primaire, en ajoutant du sable (S) et un agrégat grossier (G), après quoi on procède à une seconde opération de malaxage pendant 90 secondes On ajoute l'eau secondaire et un agent de dés- Symbole Poids vol. kg/ I ( _ hydratation pendant 30 secondes tout en malaxant pendant 60 secondes On prépare un second échantillon PSG-60-30 en ajoutant l'eau secondaire et un agent de déshydratation pendant secondes tout en malaxant le mélange pendant 30 secondes. Tableau IX W/C w /C S/a C 1 S G W %) (%) (kg) I40 9 Les caractéristiques mésurées bétons verts figurent sur le tableau de ces échantillons de X suivant. Tableau X * Symbole I Poids Air l Temp EffondrementPourcentage de vol, suintement (%) kg/ (%) (OC) (cm) 1 2 3 PSG-30-60:2,396 1,2; 25,5 17,0 0,17 0,24- PSG-60-30 2,387 1,8 25,0 16,0 0,06 0,35 - La résistance à la compression des produits moulés à partir de ces bétons verts et d'un produit moulé à partir d'un béton vert pour lequel la durée d'addition de l'eau secondaire est nulle (c'est-à-dire que l'eau est ajoutée simultanément) figurent sur le tableau XI suivant. Tableau XI Durée d'addition de Résistance à la compression l'eau secondaire kg/cm 2 Après 7 jours Après 28 jours 263 372 I$ 11540 Exemple 7 On mélange ensemble du ciment Portland ordinaire et du sable de rivière (d'une granulométrie inférieure à 5 mm, d'une module de finesse (FM) de 3, 09, d'une gravité spécifique de 2630 kg/t mesurée selon le norme industriel japonais (JIS) A 1109, d'un taux d'absorption d'eau de 1,43 % et une teneur en eau de 3,41 %) pour obtenir un rapport sable-ciment de 15 On ajoute une quantité constante de 24 % (rapportée au poids du ciment) d'eau primaire (W 1) au mélange de sable et de ciment et on soumet le mélange résultant à la première opération de malaxage Ensuite on ajoute l'eau secondaire (W 2) au mélange et on le soumet à une seconde opération de malaxage On mélange le ciment, l'eau primaire (W 1), l'eau secondaire (W 2) et le sable (S) selon les trois procédés suivants. A C + W 1 W 2 S B C + W -9 S W 2 C C + W 1 S + W 2 Les flèches indiquent un malaxagl de 60 secondes Afin que les durées totales de malaxage soient le mêmes, la durée du malaxage destiné à mélanger le sable (S) et l'eau secondaire (W 2) du procédé C est de 120 secondes. Les exemples des compositions dans lesquelles le rapport sable-ciment varie entre 1 et 5 figurent sur le tableau XII ci-après. Tableau XII s/C W/C W 1/C | C S W i(%) (%) | (kg) (kg) (kg) 1 45 24 872 j 872 392 2 54 l 619 1238 334 3 68 " 468 1404 318 4 87 " 369 1476 321 5 110 301 1505 331 t 513540 On peut obtenir la quantité d'eau secondaire W 2 en sou- trayant la quantité d'eau primaire et la quantité d'eau adhérant aux particules de sable de la quantité totale d'eau, en tenant compte du rapport eau-ciment du mortier résultant. Parmi les trois procédés décrits ci-dessus, le procédé B est le procédé préféré de l'invention. Les caractéristiques physiques et le pourcentage de suintement des mortiers préparés selon les procédés A, B et C et la résistance à la compression moyenne des produits moulés à partir des mortiers respectifs figurent sur le tableau XIII suivant. Tnhl Aau XIII F ProcS/IC Poids Pénétration par-le cylindre Suintement M% Résistance à la vol= 5,2, ú = 1, 7, = 1,0 Temps écoulé (h I com P moy (Kg/cm 2 > (Kg/2) A 3 2,216 7,9 2,122 11887 3,40 5,66 6,16 209 274 4 24196 10,0 1,231 1,231 5,55 9,57 11,34 121 168 2,168 77,6 9 ? 0 0,578 0,549 7,61 12,75 15,17 65 86 i 2,161 107,6 6 r 9 2,805 2,332 0,16 1,12 O roo 401 528 2 21222 il 6,2 3, 305 2,,604 1,44 2,69 2,87 333 428 B 3 2,222 6,0 3,489 2,705 2,64 3,96 4,21 208 273 4 2 ? 190 8,2 1,989 1,802 4,17 6,23 7,10 109 140 2,180 9,6 1,390 1,363 7,01 9,18 10,09 55 91 1 2,162 107,6 8,1 2,07 1,86 1,28 2,35 450 578 2 2,210 il 8,2 1,97 1178 1,98 3,47 4,25 348 439 C 3 2,220 op 7,8 2,17 1, 92 3,27 5,91 6,92 206 271 4 2,190 fi 7 r 9 2,15 1,91 5,36 8,85 10,72 104 131 2,175 77,6 7,8 6,99 O r 88 9124 11,90 13,41 59 78 w 91 %) J' Les poids volumiques des mortiers préparés selon les procédés A, B et C sont représentés sur la figure 13 et la caractéristique de pénétration par le cylindre est représentée sur la figure 14 Le mortier représenté par la courbe B sur la figure 14, à savoir le mortier'préparé selon le procédé préféré de l'invention, présenté un C 10 supérieur à 2,0, lorsque le rapport sable-ciment de celui-ci est de-1-3. Les pourcentages de suintement des mortiers préparés selon les procédés A, B et C sont représentés sur la figure 15 avec le pourcentage de suintement d'un mortier D de la même composition mais préparé selon le procédé classique Comme il ressort de la figure 15, le mortier préparé selon le procédé B, à savoir le procédé préféré de l'invention, présente un pour- centage de suintement beaucoup réduit On a également constaté qu'un produit de béton réalisé à partir de ce mortier possède une résistance mécanique élevée. Exemple 8 Dans cet exemple, on utilise le même sable et le même ciment que pour l'exemple 7 et on soumet le mélange à un malaxage selon le procédé B décrit ci-dessus Le rapport sable-ciment est une valeur intermédiaire constante de 3,0 Les formulations des mortiers sont indiquées sur le tableau XIV suivant et on fait varier la quantité d'eau sur la surface des particules de sable. Tableau XIV I_ T S W/C W 1/C Ingrédients dans 1 m 3 () (%) ciment ( sable eau _ _2 | 1 (Akg) l (kg) -(kg) 3,0 68,0 I 24,0 468 140,4 318 On fait varier la quantité d'eau sur la surface du sable (S) entre O (état sec de la surface) et 14 % par intervalles de 2 %. On ajuste la quantité de l'eau de surface en rendant uniforme la quantité de cette eau par application d'une force de choc et par addition d'une certaine quantité d'eau lorsqu'elle est insuffisante, par pulvérisation pour assurer la quantité désirée d'eau Les caractéristiques des mortiers préparés selon le procédé B et la résistance à la compression moyenne des produits moulés à partir de ces mortiers figurent sur le tableau XV suivant Tableau xv V deaude Poids Pénétration par le cylindre Sitmn % Rssac ap su.rface vol 52, 17 r 10 T Emps écoulé i après après M (g/ C M 3(g/ C M 3 3 7 j ou 1028jours 0 2,208 107,6 612 3,32 2,61 2,83 4,21 4,28 206 301 2 r.0 2,221 fi 6,3 3,22 2 r 55 2,33 3,65 3 r 71 215 313 4,0 2,236 le 7,0 2,66 2,22 2,58 4,03 4,21 223 316 6 r O 2 ? 245 fi 573 4,22 3 r 07 2,20 3, 40 3,46 240 322 8,0 2,246 le 4 y 8 4,89 3 r 39 2,01 3,14 3,21 231 314 3.0,0 2 ? 220 7,7 2,23 1,96 2,26 3,65 3,71 223 321. 12,0 2,221 7 t 5 2,35 2,03 2,64 4,28 4 e 53 236 342 14 0 2,230 7,8 2,16 1,91 2,83 4,28 4,53 213 310 r'. ou M Ainsi, dans chaque cas, on obtient un résultat avantageux. Notamment, lorsque le pourcentage d'eau de surface est d'environ 6 %, la résistance mécanique du produit est élevée On peut réduire beaucoup le pourcentage de suintement en utilisant du sable dont le pourcentage d'eau de surface se situe entre 2 et % Ces résultats sont représentés sur la figure 16. Exemple 9 On prépare un mortier de ciment de la composition indiquée sur le tableau XVI suivant par les étapes qui consistent à mélanger le ciment, leau primaire et le sable, à soumettre le mélange résultant à la première opération de malaxage pendant 90 secondes, à ajouter une quantité d'eau secondaire (W 2) suffisante pour que le rapport eau-ciment (W/C) final soit de 54 %, et à soumettre le mélange à une seconde opération de malaxage pendant 90 secondes. Tableau XVI W/C W /C S/C C Sw 7, 2 (kg) (kg) 54 | 24 L 2 619 L 1238 1334 Les caractéristiques physiques du mortier préparé de cette façon et la résistance à la compression moyenne des produits moulés à partir de ce mortier figurent sur le tableau XVII ci-après Il ressort de ce tableau qu le mortier possède une excellent aptitude au moulage, présente un faible pourcentage de suintement et donne lieu à des produits d'une résistance à la compression élevée. Tab-leau XVII Nb usl c W %Mi to i* v 1 Pénétration par 'Le cylindre Sudintemnent kg/cm 2 vingt-huit jours après le moulage. Exemple 10 - On prépare un béton vert ayant la composition indiquée sur le tableau XVIII suivant, sur lequel G représente un agrégat grossier comprenant de la pierre concassée d'un FM = 6,43 et S/a un rapport sable-agrégats On ajoute en outre au béton vert 0,02 % (rapporté au poids du ciment) d'un agent d'entraînement d'air (Ad), à savoir le résinate de sodium. Tableau XVIII W/C W /C /-Sa S G | w (%) (%) i 25 46,4 373 187 On effectue les opérations de malaxage selon les deux procédés suivants. (B 1) C + -t S G -D W 2 + Ad (B 2) C +W 1 + S +G->W 2 + Ad Les flèches représentent les opérations de malaxage d'une durée de 90 secondes chacune La durée du malaxage suivant les étapes C + W 1 + S + G du procédé B 2 est de 120 secondes Les caractéristiques physiques du béton vert et la résistance à la compression moyenne des produits de béton réalisés à partir de ces bétons verts sont représentées surle tableau XIX suivant. Tableau XIX Procédé |Effondre-| Air Pourcentage de Résistance à la ment suintement (%) compression l (cm) i(%) 1 H 2 H 3 H max moyenne W j _ _ 377;z 7 lrz Aprs 7 j28 j. (B) 20,1 1,6 0,29 0,53 0,73 0,73 362 499 (B 2) 19,0 1,1 0,28 0,58 0,78 0,78 332 471 Il ressort de ce tableau que le pourcentage de suintement de ces bétons verts est très faible et que la résistance mécanique du béton réalisé à partir de ces bétons verts est élevée Lorsqu'on soumet un béton vert de la même composition que celle indiquée sur le tableau XVIII à un malaxage, selon le procédé classique, le pourcentage de suintement est de 2,2 % trois heures après la préparation et la résistance à la compression des produits de béton réalisé à partir de ces bétons verts est de 220 kg/cm 2 sept jours après le moulage et de 354 kg/cm vingt-huit jours après le moulage. a 513540 REVENDICATIONS 1 Procédé de préparation d'une composition malaxée, caractérisé en ce qu'il comprend les étapes suivantes qui consistent: à ajouter, à une poudre d'une substance hydraulique, une quantité d'eau primaire suffisante pour former un état funicul- aire, capillaire ou un état boueux proche du capillaire; à soumettre le mélange résultant à une première opération de malaxage afin de faire décroître les morceaux coagulés de la- dite poudre; à ajouter, au mélange malaxé, une quantité d'eau second- aire suffisante pour obtenir un rapport prédéterminé eau-ciment de la composition; et à soumettre le mélange résultant à une seconde opération de malaxage. 2 Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la quantité d'eau primaire ajoutée à la poudre de la sub- stance hydraulique est comprise entre 15 et 38 % par rapport au poids de la poudre. 3 Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la quantité d'eau primaire est choisie pour correspondre au rapport prédéterminé eauciment de la composition et en ce que la quantité d'eau secondaire est choisie pour correspondre à une quantité prévue d'eau de suintement. 4 Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend en outre l'étape qui consiste à ajouter un agrégat fin après la première opération de malaxage et en ce que la quantité d'eau secondaire est déterminée en tenant compte d'une certaine quantité d'eau adhérant à l'agrégat-fin. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'eau secondaire et l'agrégat fin sont ajoutés simultanément audit mélange après la première opération de malaxage pour former un mortier. 6 Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'agrégat fin est ajouté au mélange avec un agrégat grossier pour former un béton vert. 7 Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la première opération de malaxage est effectuée à l'aide d'un premier malaxeur, en ce que le mélange malaxé dans le premier malaxeur est transféré dans un second malaxeur pour effectuer la seconde opération de malaxage, assurant ainsi une préparation en continu de la composition. 8 Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend en outre l'étape qui consiste à ajouter un agent de déshydratation au mélange d'eau et-de substance hydraulique pendant la première ou la seconde opération de malaxage. 9 Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la quantité d'eau primaire est comprise entre 30 et 76 % en poids par rapport à la quantité totale d'eau nécessaire à la préparation de la composition. Procédé selon la revendication 1, caractéisé en ce que l'agrégat fin comprend du sable sur les particules duquel s'adhère une quantité prédéterminée d'eau. 11 Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'eau secondaire est ajoutée au mélange malaxé d'eau primaire et de substance hydraulique pendant un temps qui correspond à 10 % de la durée de la seconde opération de malaxage. 12 Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que, après l'addition d'un agrégat fin, le mélange résultant est malaxé et l'eau secondaire est ajoutée et la seconde opération de malaxage effectuée. 13 Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que, après l'addition des agrégats fin et grossier, le mélange résultant est malaxé et l'eau secondaire ajoutée.