La présente invention concerne un procédé par lequel on diminue la teneur en ions cyanure d'une solution par un processus électrochimique. Dans l'industrie du placage des métaux, on utilise divers bains de placage qui contiennent des cyanures de sorte que l'effluent contenant des ions cyanure pose un important problème de pollution. Antérieurement, les effluents de placage de métaux contenant des ions cyanure étaient traités chimiquement par addition de solutions caustiques ou par le chlore de sorte que le cyanure était oxydé en cyanates et ensuite en gaz carbonique et en azote à pH de 11 à 12 environ On a également décrit une technique électrochimique selon laquelle on utilise un lit semi-conducteur de particules solides pour oxyder les ions cyanure sous des formes non toxiques comme le gaz carbonique et l'azote, voir le brevet belge n0 739 684. La difficulté des procédés précédents pour diminuer la teneur en cyanure des effluents de placage de métaux est soit que le produit contient des quantités importantes de produits chimiques supplémentaires indésirables ou bien que le comportement des systèmes électrochimiques requiert ituti lisation d'un système inefficace et peu économique qui exige le changement fréquent du lit de particules. ta présente invention diminue la teneur en ions cyanure dans une.solution par traitement d'un électrolyte contenant u:-l cyanure en faisant passer un courant dans une cellule électrolytique contenant au moins une électrode positive et une électrode négative et un électrolyte contenant un lit de particules distribuées de telle sorte que la porosité du lit soit comprise entre 40 et 80 ,g environ, la porosité étant définie par la formule volume des particules 1 - --------------------- x 100 volume de cellule dans laquelle sont distri buées les particules La présente invention concerne une technique électrochimique simplifiée pour diminuer la teneur en ions cyanure. De préférence, elle concerne un procédé pour diminuer la quantité des ions cyanure dans une solution, qui consiste à faire passer un courant à travers une cellule électrolytique contenant au moins une électrode positive et une électrode négative et avec un électrolyte contenant des ions cyanure et un lit de particules, ces particules étant distribuées de telle sorte que la porosité du lit soit comprise entre 40 et 80 ç environ, la porosité étant définie par -:: volume des particules 1 - --------------------- x 100 volume de la cellule dans laquelle les par ticules sont En déterminant la densité des particules et en les pesant, on remplace le "volume des particules dans la formule précédente de porosité par une valeur pour le poids des particules divisée par la densité des particules. On peut mesurer la densité des particules en introduisant une certaine quantité de particules dans un récipient de 1 litre et en pesant le récipient. On mesure ensuite un électrolyte lorsqu'il passe dans le récipient pour y remplir les lacunes.La densité vraie des particules en g/cm3 est le poids des particules en grammes après soustraction du poids total du récipient, quantité qui résulte du poids du récipient avec le poids de l'électrolyte divisé par le volume réel de particules. te volume vrai est le volume massique moins le volume des lacunes dans le lit des particules. Ce dernier est le volume de ltélectrolyte versé dans un récipient de 1 litre. Par conséquent, les volume réel des particules est ici 1000 cm3 moins le volume des lacunes (volume de 1V électrolyte dans le récipient). En conséquence, la densité des particules varie selon la porosité des particules comme le graphite, relativement au verre aussi bien que selon l'électrolyte utilisé en raison de la tension superficielle qui varie avec l'électro- lyte. Lorsque la gamme de porosité est telle que donnée ci-dessus, on mesure les particules dans un système aqueux, c'est-à-dire 100 % d'eau. Par conséquent, la formule précédente de porosité peut s'exprimer comme suit poids des particules dans l'électrolyte densité 1 - densité des particules dans l'eau | x 100 volume de cellule dans laquelle les particules sont distribuées. En général, les particules sont dispersées ou distribuées par l'écoulement de l'électrolyte dans la zone d'électrode. Bien que la Demanderesse ne désire pas être limitée par une théorie sur le fonctionnement de la présente invention, l'utilisation de particules dans une cellule d'électrolyse présente les avantages suivants. Dans une cellule d'électrolyse normale, l'ampleur de la surface d'électrode pour conduire la réaction d'électrolyse comme dans une cellule à chlorure alcalin, ddpend de la surface spécifique des électrodes. Nqrmalement, cette surface spécifique est d'environ 5,3.105 cm2 lorsque le volume de la cellule peut être de 3,5.106 cm3 ce qui donne un rapport surface par volume de 0,037 (cm/cm3). t'utilisation de particules dans une réaction d'électrolyse augmente de façon importante la surface spécifique pour que se produise la réaction électrolytique. Il a été décrit dans "Chemical and Process Engineering" Février 1968, page 93, que la surface d'électrode dans un électrolyte qui contient des particules présente une surface spécifique d'électrode d'environ 11 500 cm2 et un volume de cellule de 153 cm3 donne un rapport surface/volume de 75 cm2/cm3 On voit nettement que ceci est beaucoup plus important que pour une cellule à chlorure alcalin. En outre, l'utilisation des particules dans une réaction électrochimique peut indiquer que les phénomènes de transport de masse peuvent se produire, le contact entre les ions cyanure et les particules et les électrodes dépendant d'un certain nombre de variables comme l'écoulement de l'électrolyte, la dimension des particules, la densité des particules, le type des particules et la concentration en ions cyanure. Par conséquent, en prenant en considération toutes les variables précédentes, on a trouvé que la porosité du lit de particules constitue le facteur déterminant, la porosité étant telle que défini ci-dessus. On peut encore définir la porosité d'un lit de particules comme suit. Si on introduit une certaine quantité de particules d'une dimension particulière et d'une certaine forme dans un récipient de 1 litre, de façon à remplir le récipient, il est évident qu'il y a des lacunes entre les particules et l'on peut définir la porosité du lit de particule comme étant volume de particules (cm3) 1- 1000 cm3 Lorsque cette même quantité de particules se trouve bouleversée par l'écoulement de l'électrolyte de sorte que le volume du lit atteigne 2 litres, la porosité du lit de particules s'exprime alors comme volume de particules (cm3) 1 2000 cm3 Il est évident que la porosité a augmenté dans cette seconde situation. Bien que la porosité du lit puisse être comprise entre 40 et 80 % environ, la gamme préférée est comprise entre 55 et 75 % environ et mieux encore entre 60 et 70 q0 environ. Une autre gamme préférée est comprise entre 50 et 80 % environ. La présente invention sera mieux comprise à l'aide de la planche de dessin annexée dans laquelle la figure unique représente une vue schématique d'une cellule électrolytique selon la présente invention. Selon la figure unique, une cellule électrolytique 1 contient une électrode positive 2 et une électrode négative 5 qui peut ou non comporter entre ces électrodes un diaphragme 40 Pour permettre le réglage de la concentration en ion cyanure, une source de ces ions 5 se trouve séparée de la cellule d'électrolyse. On pompe l'élec- trolyte dans la cellule d'électrolyse par une soupape d'entrée 6.Ceci provoque la distribution des particules 7 dans l'élec- trolyte 8. tes particules peuvent être distribuées au hasard au sein de l'électrolyte, selon les paramètres précédents tels que le flux d'électrolyte, la dimension des particules, la densité des particules, la densité de l'électrolyte, etc. L'électrolyte émerge par une sortie 9 pour la recirculation si on le désire par une conduite 12 ou pour un traitement ultérieur par une conduite 13. Par commodité, on utilise un tamis pour conserver les particules à un niveau qui est généralement inférieur à la sortie 9 et un autre tamis Il qu'on utilise généralement comme support des particules. Si les tamis 10 et il sont rapprochés ou éloignés l'un de l'autre par exemple vers l'entrée 6 et la sortie 9, le volume de la cellule dans laquelle les particules sont distribuées se modifie et par conséquent la porosité du lit varie à la condition que le poids de particules reste constant En général, la solution d'électrolyte est aqueuse et de préférence c'est un effluent provenant d'un bain de placage métallique.Ce bain de placage métallique contient normalement un certain nombre de cations comme le zinc ou le cuivre ainsi que des anions comme le cyanure. La quantité de cyanure qu'on peut utiliser selon la présente invention peut aller jusqu'à 5 ; environ de concentration en poids de cyanure, on utilise de préférence jusqu'à environ 5000 parties par million (ppm) de cyanure dans l'électrolyte. On peut aussi aller jusqu' la limite inférieure de 1000 ppm de cyanure lors de l'introduction dans la cellule électrolytique, avec diminution subséquente des ions cyanure jusqu'à environ 1,0 partie par million après le traitement. Bien que la présente invention s'applique généralement à la diminution du cyanure par oxydation, puisque le cyanure passe par divers états d'oxydation qui donnent du gaz carbonique et de l'azote, la présente invention s'applique donc aux états oxydés du cyanure tels que le cyanate, le cyanogène, le chlorure de cyanogène (ClCN) lorsque la solution contient aussi des ions chlorure, etc. tes électrodes utilisées dans la présente invention sont celles qu'un spécialiste de cette question sait choisir, tel qu'en graphite, en métaux nobles et leurs alliages sur base de métaux comme le platine, l'iridium, le dioxyde de ruthénium, sur titane, tantale et analogues ; d'autres matières sont le dioxyde de plomb, le dioxyde de manganèse, le cobalt, le nickel, le cuivre, les bronzes de tungstène, des composés de métaux réfractaires comme les nitrures et borures de tantale, de titane et de zirconium, etc. tes particules utilisables selon le présent procédé sont généralement des matières solides particulaires qui sont conductrices, non-conductrices ou semi-conductrices. On entend par "conducteur", que la matière dont est faite la particule est normalement considéré comme une matière qui conduit les électrons. En ce qui concerne les particules conductrices, elles peuvent présenter une surface métallique lorsque cette surface métallique est disposée sur des supports non conducteurs, ou bien la surface métallique est présente en vertu des particules qui sont en un type de métal particulier. En outre, les particules conductrices peuvent être des composés métalliques électroniquement conducteurs tels que les carbures, borures ou nitrures de tantale, de titane et de zirconium ou des oxydes métalliques comme le dioxyde de plomb, le dioxyde de ruthénium, etc.On peut utiliser divers métaux comme ceux du groupe VIII du Tableau Périodique, en particulier le ruthénium, l'iridium et le platine, ou d'autres matières conductrices comme le cuivre, l'argent, le zinc, le graphite, etc. Lorsque les particules sont en matières non conductrices, les particules peuvent être fabriquées en substances inertes, en particulier le verre du verre recouvert de Teflon, des sphères de polystyrène, de la cendre volante, du sable, du "ferrophos" et des sphères en matières plastiques ou rognures, etc. tes particules doivent avoir une dimension comprise entre 5 et 5000 microns environ, depréférence entre 50 et 2000 microns environ, et mieux encore entre 100 et 800 microns On peut utiliser d'autres gammes comme de 50 à 1000 environ, ou 50 à 500 environ, de façon à obtenir un résultat désiré tel qu'une exigence en énergie plus faible ou la difficulté d'ob- tention d'une gamme plus étroite de dimension pour la matière particulaire. La densité des particules doit être telle que, conjointement avec la dimension et la forme de la particule, elle fournisse l'équilibre propre entre la force d'entraine- ment créée par le mouvement de l'électrolyte et les forces de flottabilité et de gravité requises pour parvenir à une dispersion avec la porosité désirée. En conséquence, la densité des particules peut être comprise entre 0,1 environ (inférieure à la densité de l'électrolyte) et 1,0 g environ par cm3 lorsque la dispersion de particules est établie visà-vis de ou en opposition à la force de flottabilité. En variante, si on établit la dispersion des particules vis-àvis de ou en opposition à la force de gravité, la densité des particules doit être comprise entre environ 1,1 et 10 g/cm3, de préférence entre 1,5 et 5,5 g/cm3 environ. tes circonstances préférées sont lorsque les particules sont dispersées au sein de l'électrolyte au cours du mouvement de l'électrolyte et lorsque les particules sont plus denses que l'électrolyte. L'écoulement de l'électrolyte dans la zone d'électrode dépend de la séparation des électrodes, de la dimension de particule et de la densité des particules. Normalement, on décrit le flux comme étant la vitesse d'écoulement linéaire de l'électrolyte. Il est préférable que la gamme de vitesse d'écoulement soit comprise entre environ 0,1 cm/seconde à 1000 cm/seconde, de préférence de 0,1 à 100 cm/seconde environ et mieux encore de 0,1 à 10 cm/seconde. tes électrodes négative et positive doivent être séparées de façon à admettre un écoulement suffisant de l'électrolyte et le mouvement des particules entre elles. Lorsque les électrodes sont séparées, le voltage requis pour produire le résultat désiré augmente. tes électrodes sont séparées d'environ 0,1 cm à 5,0 cm environ, de préférence de 0,5 à 3 cm environ, et mieux encore de 0,5 à 2 cm environ. Pour la commodité du traitement de grands volumes de liquide, on peut monter une pluralité de paires d'électrodes selon les techniques de traitement continu d'électrolyse à grande échelle. Lors de l'oxydation des ions cyanure, il est préférable de ne pas utiliser de diaphragme dans la cellule. Cependant, on peut utiliser un diaphragme pour régulariser les particules dans les compartiments soit de l'anolyte soit du catholyte, par exemple avec un écran recouvert de Téflon, etc. Pour l'oxydation de l'ion cyanure, on préfère que le pH se trouve du caté basique, de préférence entre 8 et 14 environ, et mieux encore entre 9 et 13 environ. La température de l'électrolyte peut varier entre O et 1000C En d'autres termes, la température réactionnelle est telle que l'électrolyte demeure liquide. Pour des raisons d'économie, il est préférable que ce soit la température ambiante. De même pour des raisons économiques, il est préférable de n'appliquer aucune pression et que cette pression soit celle de l'atmosphère. La densité de courant appliquée est comprise entre environ 1,0 et 500 milliampères/cm2 environ. Les exemples qui vont suivre illustrent encore la présente invention. Toutes les températures sont indiquées en degrés Celsius et les concentrations sont en parties pondérales. EXEMPLE 1 Processus expérimental On construit une cellule électrolytique de façon similaire à celle de la figure 1, sans diaphragme. L'électrode négative est en nickel métallique tandis que l'élec- trode positive est fabriquée en graphite. On introduit une certaine quantité de particules solides (conductrices ou nonconductrices, ainsi qu'il est décrit ci-après), dans le compartiment inter-électrodes, formant un lit de particules. tes particules sont supportées par un tamis poreux à travers lequel on pompe l'électrolyte pour effectuer la distribution des particules. On relie la cellule à un circuit fermé d'électrolyse constitué par un réservoir de 1,0 litre et une pompe de circulation qui conserve la circulation de l'électrolyte a travers la cellule à la vitesse d'écoulezent appropriée pour une porosité particulière du lit. tes caractéristiques des particules utilisées sont les suivantes A. - Conductrices : graphite de dimension particulaire 590 à 840 microns et densité de 1,9 g/cm3 et graphite de dimension particulaire de 840 à 2000 microns et densité vrale de 1,9 g/cm3. B. - Non-conductrices : billes de verre, dimension particu laire de 500 microns environ, densité vraie de 2,5 g/cm3 Dans toutes les expériences, on détermine le poids de particules chargées dans cette cellule par des conditions expérimentales telles que le type de particules, la séparation des électrodes et la vitesse d'écoulement de l'électrolyte. On prépare des solutions de réserve pour les essais électro- chimiques, pour un effluent particulier de bain de placage caractéristique, et qui présente la concentration ionique suivante : cyanure : 200 ppm, Cu2+, 140 ppm, potasse 0,56 o Le volume total pour chaque solution d'essai est de 700 cm3. Le pH de la solution est de 12,5. On e@nduit toutes les expé riences avec une densité de courant constante de 15 ma/cm. Après que la quantité appropriée de particules a été introduite dans le compartiment d'électrodes, on ajoute les 700 cm3 de solution d'essai dans la cellule et les circuits du réservoir. On fait circuler la solution dtessai à travers le système pendant 15 minutes. On prélève un échantillon de 50 cm3 pour la mesure de la teneur initiale en cyanure, en cuivre et pour le pH. On applique un voltage suffisant pour conserver la densité de courant constante de 15 ma/cm à mesure que circule la solution d'essai en continu à travers la cellule d'électrolyse à la vitesse d'écoulement requise. On lit le voltage à intervalles de 1 minute. Après une période de 10 minutes d'électrolyse, on soutire un échantillon de 50 cm3 pour les mesures de la teneur en cyanure et on le reporte dans la cellule. On poursuit l'électrolyse jusqu a ce que la teneur en cyanure ait été abaissée jusqu'à 0,5 partie par million au moins. On détermine la teneur en cuivre après que la teneur désirée en cyanure a été atteinte. Les résultats sont rapportés au tableau I ci-après. TABLEAU I Diminution de la concentration en CN- de 200 ppm à 0,5 ppm Exp. Distribution granu- Poids des Porosité Débit Vitesse d'é- Energie n lométrique des par- particules coulement dépensée ticules g % cm /min. cm/sec. watt/min. ~~~~~~~~~~ ~~~~~~~ ~~~~~~~~~~ ~~~~~~~~~~~~~ ~~~~~~~~~ en microns Séparation des électrodes 1,35 cm A Graphite (840-2000) 96,0 60 642 1,2 280 B Graphite (840-2000) 77,0 67 1145 2,1 273 C Graphite (590-840) 96,0 60 89 0,1 490 D Graphite (590-840) 77,0 70 351 0,7 420 E Verre (500) 153,5 55 1250 2,7 580 F Verre (500) 119,5 65 1750 3,3 520 G Néant - - 54 0,1 680 H Néant - - 351 0,7 610 I Néant - - 642 1,2 643 J Néant - - 1390 2,6 330 K Néant - - 1750 3,3 498 - à suivre - TABLEAU I (suite) Exp. Distribution granu- Poids des Porosité Débit Vitesse d'é- Energie n lométrique des par- particules coulement dépensée ticules g % cm /min. cm/sec. watt/min. ~~~~~~~~~~ ~~~~~~~ ~~~~~~~~~~ ~~~~~~~~~~~~~ ~~~~~~~~~ en microns Séparation des électrodes 0,40 cm L Graphite (590-840) 22,8 60 16 0,1 348 M Graphite (590-840) 22,8 70 117 0,7 310 N Verre (500) 45,5 55 505 3,2 298 C Verre (500) 35,3 65 568 3,6 218 P Néant - - 16 0,1 578 Q Néant - - 117 0,7 527 Ce qui précède indique qu'à mesure qu'augmente la vitesse d'écoulement, une moindre énergie électrochimique est nécessaire.Les particules de graphite sont nettement avantageuses relativement à un système sans particules, pour des débits équivalents et une séparation d'électrodes de 1,35 cm. Cet effet apparait de même pour une séparation d'électrodes de 0,4 cm. Pour une séparation d'électrodes de 1,35 cm, l'effet isolant des billes de verre augmente les exigences en énergie. Ceci contraste avec l'avantage net des billes de verre pour une séparation d'électrodes de 0,4 cm. Le commentaire global sur ce qu-î précède est que sans particules les exigences en énergie diminuent avec l'augmentation de la vitesse d'écoulement et la diminution de la séparation des électrodes. Les particules de graphite, pour les deux valeurs de séparation des électrodes et des particules de verre pour une séparation des électrodes de 0,4 cm fournissent une diminution d'exigences en énergie avec une augmentation-de la vitesse d'écoulement. On a trouvé que la teneur en cuivre était abaissée de 140 ppm à 5-40 ppm environ au cours de l'essai ci-dessus. L'élimination du cuivre est due à la réduction du cuivre I en métal. On obtient des dépôts de cuivre à la cathode à l'achèvement des expériences d'électrolyse. te pH demeure pratiquement inchangé dans la solution en cours d'électrolyse. EXEMPLE 2 Dans un processus similaire à celui de l'exemple 1, on prépare une solution de 200 ppm d'ions cyanure (sous forme de KCN) dont le pHest de 10,9. On effectue l'électrolyse avec des particules de graphite de 590 à 840 microns de dimension et une porosité du lit de 70 % et séparation des électrodes de 0,4 cm, avec un ampérage de 15 ma/cm2. Dans une autre expérience, avec des billes de verre, on porte le pH de la solution à 13 environ par addition de KOH. Les résultats sont rapportés au tableau Il. TABLEAU II Diminution de la concentration de CN- de 200 ppm à 0,5 ppm * Exp. Distribution granu- Poids des Porosité Débit Vitesse d'é- Energie n lométrique des par- particules coulement dépensée ticules g % cm /min. cm/sec. watt/min. en microns Séparation des électrodes 0,40 cm Solution de bain de placage de cuivre 2 A** Graphite (590 840) 22,48 70 117 0,7 300 2 B Verre (500) 45,5 55 505 3,2 250 Solution de bai de placage de zinc 3 C Graphite (590 840) 22,48 70 117 0,7 390 3 D Verre (500) 45,5 55 505 3,2 295 * Totes les expérences se font avec une densité de courant de 15 ma/cm. ** Effectué sans réglage de pH à pH 10,9. L'énergie requise pour abaisser le taux de cyanure à 0,5 partie par million est essentiellement la même que celle décrite précédemment. Les résultats présentés au tableau Il se comparent favorablement avec la solution utilisée au tabelau I. EMPtE 3 Solution de bain de placage de c.yanure de zinc En utilisant une composition de 33,75 /litre de zinc métallique 90 g/litre de cyanure de sodium et 52,5 g/ litre d'hydroxyde de sodium on dilue cette solution à 200 ppm d'ions cyanure après quoi le pH de cette solution est de11,4. On règle le pH à 12,8 par addition d'hydroxyde de sodium. On conduit les expériences d'électrolyse avec du graphite et des billes de verre dans les conditions décrites pour le bain de placage de cuivre de l'exemple 2. Les résultats sont aussi résumés au tableau Il. EXEMPLE 4 On utilise une composition de 33,75 g/litre de zinc métallique, 30 g de cyanure de sodium et 52,5 g/litred'hydro- xyde de sodium. On dilue cette solution à 16 000 ppm-de cyanure après quoi le pH de cette solution est de 12,7 sans addition de soude. On effectue l'électrolyse avec des billes de verre, porosité de 67 , une anode de graphite et une cathode en acier inoxydable, à densité de courant constante de 30,0 ma/ cm2, toutes autres conditions étant similaires à celles décrites à l'exemple 2. Comme résultat de l'électrolyse, la concentration en cyanure est abaissée de 16 000 ppm à moins de 0,5 ppm avec diminution simultanée. de la concentration en zinc de il 266 à 21 ppm. REVENDICATIONS 1Procédé pour abaisser la teneur en ions cyanure dans une solution, caractérisé en ce qu'on fait passer un courant à travers une cellule d'électrolyse contenant au moins une électrode négative et une électrode positive et un électrolyte contenant des ions cyanure, et un lit de particules dans lequel les particules sont distribuées de sorte que la porosité du lit soit comprise entre 40 et 80 % environ, la porosité étant définie comme étant (1- ############ ) x 100 volume de cellule dans laquelle les particules sont distribuées 2.Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'électrolyte passe dans la cellule électrolytique contre les forces de gravité, ce qui distribue les particules. 3. Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'électrolyte est un électrolyte aqueux. 4. Procédé selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la concentration en ions cyanure antérieurement au passage du courant peut aller jusqu'à 5 % en poids. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que la concentration peut aller jusqu'à 5000 parties par million. 6. Procédé selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que les particules ont une densité supérieure à celle de l'électrolyte. 7. Procédé selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que les particules sont des particules conductrices. 8. Procédé selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que les particules sont en graphite. 9. Procédé selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que les particules ont une surface métallique. 10. Procédé selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que les particules sont en verre. 11. Procédé selon l'une des revendications i à 10, caractérisé en ce que la vitesse d'écoulement de l'électrolyte est comprise entre 0,1 et 1000 cm/seconde. 12. Procédé selon l'une des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que la cellule présente un diaphragme entre les électrodes positive et négative. 13. Procédé selon l'une des revendications 1 à il, caractérisé en ce que la cellule ne présente pas de diaphragme entre les électrodes. 14. Procédé selon l'une des revendications 1 à 13, caractérisé en ce que la température est comprise entre O et 10005 environ. 15. Procédé selon l'une des revendications 1 à 14, caractérisé en ce que le pH de l'électrolyte est compris entre 8 et 14 environ. 16. Procédé selon l'une des revendications 1 à 15, caractérisé en ce que la porosité est comprise entre 50 et 80 % envi ron. 17. Procédé selon l'une des revendications 1 à 16, caractérisé en ce que les électrodes positive et négative sont sépa rées d'une distance de 0,1 à 5,0 cm environ. 18. Procédé selon l'une des revendications 1 à 17, caractérisé en ce que la densité des particules est inférieure à 1,0 g/cm3.