L'invention a pour objet un dispositif de sonde à électrode et plus particulièrement un tel dispositif utilisable comme cathéter, pour être introduit dans une veine ou autre vaisseau de façon à mettre en place une électrode à un emplacement déterminé. Certains traitements ou certaines interventions mettent en oeuvre des stimulations par influx électrique. Un des problèmes à résoudre est de placer une électrode contre le nerf à exciter. Une solution consiste à introduire l'électrode, portée par un cathé- ter, dans un vaisseau sanguin, et à l'y pousser jusqu a un emplacement dans le vaisseau au voisinage du nerf visé, ceci n'étant bien entendu possible que lorsque le nerf à exciter passe suffisamment près d'un vaisseau. Toutefois on rencontre une difficulté car il faut maintenir l'électrode contre la paroi du vaisseau, sans quoi lteffet de stimulation peut-être insuffisant. On connaît déjà des cathéters flottants que l'on introduit dans le système veineux, ces cathéters portant une électrode réalisant le contact électrique avec le tissu de la paroi avoisinante ainsi que cela est le cas pour les sondes endocavitaires. Alors que ltelectrode formée par l'extrémité du conducteur émerge bien au bout du cathéter, le contact n'est pas toujours assuré avec la paroi et la position de l'électrode n'est pas déterminée de façon précise. C'est un but de la présente invention de fournir un dispositif de sonde à électrode du genre cathéter qui permette l'application efficace de l'élec- trode contre la paroi du vaisseau. L'invention a aussi pour but de fournir un dispositif d'emploi simple, sans complication, qui soit utilisable pour d'autres gestes exécutables pendant la stimulation : administration de fluide, mesure de pression, etc .... Conformément à la présente invention, le dispositif de sonde à électrode, du genre cathéter, comporte au moins une électrode à une extrémité pour être introduite dans un vaisseau tel qu'une veine, des moyens étant prévus à l'autre extrémité extérieure du cathéter pour commander à distance ltecartement de l'électrode, de façon à permettre son application contre la paroi du vaisseau. Selon une caractéristique de l'invention, le cathéter est logé à coulissement dans une gaine tubulaire, l'électrode est constituée par au moins une lamelle en matériau souple et élastique et est fixée au cathéter par son coté opposé à l'extrémité de celui-ci, de façon à se présenter écartée du cathéter en position de repos et à pouvoir se rabattre contre celui-ci quand la gaine vient recouvrir l'extrémité du cathéter. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront au cours de la description qui va suivre, donnée à titre non limitatif en regard des dessins ci-joints qui montrent Figure 1. en coupe axiale un vaisseau sanguin avec à l'intérieur un cathéter selon l'invention avec une électrode non déployée. Figure 2. une vue analogue à la figure 1, mais avec une électrode déployée. Sur les figures 1 et 2, on a représenté en coupe une veine 1 dans laquelle est introduit un cathéter 2 réalisé conformément à l'invention. Le cathéter est monté dans une gaine 3, de façon à pouvoir coulisser dans celleci. Deux électrodes 4 et 5 sont montées au voisinage de l'extrémité intérieure du cathéter. Bien qu'il soit pensable de n'en prévoir qu'une, il est préférable d'en avoir plusieurs, 2, 3, 4 ou même davantage. En effet, ainsi les efforts des électrodes aux points d'application s'équilibrent, et le cathéter reste sensiblement au centre de la veine; d'autre part, avec plusieurs électrodes, il y a plusieurs points de contact et l'on est ainsi sûr qu'un de ces points de contact n'est pas éloigné de la zone de la paroi du vaisseau qui est voisine du nerf à exciter. Les électrodes sont constituées d'un matériau souple et élastique, de préférence en métal et sont fixées au cathéter par leur extrémité opposée à l'extrémité du cathéter. Elles sont reliées, en leur point de fixation au cathéter, à des conducteurs classiques d'excitation 6 et 7 inclus dans le cathéter 2. Les électrodes sont montées de façon qu'à l'état libre, au repos, elles soient écartées du cathéter, comme représenté sur la figure 2. Elles sont suffisamment souples pour se rabattre contre le cathéter, dans l'état représenté sur la figure 1, sous l'effet d'une légère pression. On comprendra que par déplacement relatif du cathéter par rapport à la gaine, on puisse passer de l'état de la figure l à celui de la figure 2 et inversement. Les électrodes peuvent par exemple être constituées par de minces lamelles d'acier platiné ou d'acier inoxydable pour éviter des problèmes de trombose. Il est possible en variante de prévoir deux séries d'électrodes, la deuxième série étant située en arrière de la première, par exemple à Icm. On augmente ainsi le nombre des points de contact des électrodes avec la paroi veineuse, et les chances de bien cerner la zône visée. Pour utiliser le dispositif selon l'invention, on introduit le cathéthéter avec sa gaine, dans l'état de la figure 1, et on pousse l'ensemble jusqu'à l'emplacement choisi. On fait alors effectuer à la gaine un léger déplacement en sens inverse, tout en maintenant le cathéter en position. Pour le retrait, on effectue les opérations en sens inverse : légère avancée de la gaine, le cathéter rentrant à l'intérieur de celle-ci, ce qui ra bat les électrodes, puis extraction de ltensemble. Il est équivalent de déplacer le cathéter dans un sens ou la gaine dans l'autre sens pour obtenir le déploiement ou la rentrée des électrodes. Dans le cas où il y a plusieurs jeux d'électrodes en série, on coor prendra qu'il est préférable de déplacer la gaine car le premier jeu d'électrodes déployées pourrait léser la paroi veineuse si on le déplaçait. REVENDICATIONS 1. Dispositif de sonde à électrode, du genre cathéter, comportant au moins une électrode à une extrémité pour être introduite dans un vaisseau tel qu'une veine, caractérisé en ce que les moyens sont prévus à l'autre extrémité extérieure du cathéter pour commander à distance l'écartement de l'électrode, de façon à permettre son application contre la paroi du vaisseau. 2. Dispositif selon la revendication 1 dans lequel le cathéter est logé à coulissessent dans une gaine tubulaire, caractérisé en ce que l'électrode est constituée par au moins une lamelle en matériau souple et élastique, et est fixée au cathéter par son côté opposé à l'extrémité de celui-ci, de façon à se présenter écartée du cathéter en position de repos, et à pouvoir se rabattre contre celui-ci quand la gaine vient recouvrir l'extrémité du cathéter. 3. Dispositif selon la revendication 2 caractérisé en ce que ltélec- trode est constituée par deux jeux de lamelles, chaque jeu étant constitué par une série de lamelles disposées autour du cathéter, les deux jeux étant à une courte distance l'un de l'autre. 4. Dispositif selon une des revendications précédentes, caractérisé en ce que les lamelles sont en acier platiné. 5. Dispositif selon une quelconque des revendications 1 à 3 caractérisé en ce que les lamelles sont en acier inoxydable.