La présente invention concerne la pose de cibles souterrains et notamment la pose d'une multiplicité de câbles, par exemple de câbles téléphoniques, dans une canalisation enterrée. Le procédé de pose d'une multiplicité de câbles souterrains selon l'invention consiste a lier en paquets des canalisations, à assembler une pluralité de paquets de canalisations le long d'une tranchée, à transférer les paquets de canalisations assemblés dans la tranchée et a enfiler les câbles dans et à travers les canalisations. Dans le présent mémoire descriptif, l'expression "lier en paquets" signifie placer les canalisations côte à côte de fa çon que la section de l'ensemble ait une forme adaptée à celle de la section de la tranchée et les assujettir les unes aux autres, ce qui produit les avantages principaux de l'invention, à savoir qu'il n'est pas nécessaire de préformer des canalisations à passages multiples en effectuant des moulages compliques et croûteux, quril suffit de prévoir seulement le nombre de canalisations nécessaire pour loger le nombre de cibles prévu et que, les canalisations étant assemblées le long de la tranchée, il n'est pas nécessaire d'élargir spécialement cette dernière pour l'accès du personnel chargé d'effectuer le raccordement. Les canalisations sont, de préférence, des tubes de matière plastique, dont la longueur est avantageusement bien supérieure à celle des tuyaux ou canalisations en grès utilisés jusqu'ici, de façon à pouvoir offrir une certaine flexibilité entre les raccords, -flexibilité qui permet de placer les canalisations liées en paquets dans une tranchée curviligne, laquelle est fréquemment plus pratique qu'une tranchée faite de tronçons rectilignes, dont la succession forme une ligne brisée et qui comportent des bottes de raccordement à leurs intersections. Sous cet aspect, l'invention présente donc l'avantage de fournir de longues portées ininterrompues de canalisations pour câbles entre les points d'accès pour les dérivations, par exemple vers les abonnés et les centraux téléphoniques. On sait déjà former des faisceaux de canalisations de grès dans des tranchées, mais l'utilisation de-tubes de matière plastique suivant une caractéristique de l'invention présente aussi l'avantage de pouvoir pousser les paquets de canalisations pour les faire tomber dans la tranchée sans avoir à craindre de détérioration et la manutention en est considérablement simpli fiée. Les canalisations peuvent être assujetties les unes aux autres au moyen de feuillards ou autres liens attachés et/ou tendus autour du paquet à l'aide d'un outil convenable, les canalisations d'un même paquet se touchant ou étant séparées les unes des autres par des berceaux ou des croisillons formant entretoise, lorsque les raccords ont un diamètre total supérieur au diamètre extérieur des canalisations. I1 est également possible d' échelonner les raccords pour rapprocher les canalisations au maximum.Les berceaux ou croisillons peuvent aussi présenter à 1' extrémité de leurs bras des rainures pour le positionnement des feuillards ou autres liens; les dits bras peuvent aussi être conformés de façon à entourer les canalisations sur plus de la moitié de leur pourtour, de sorte que ces dernières sont à la fois assujetties les unes aux autres (sans qu'il soit besoin de liens) et maintenues écartées les unes des autres. Comme variante, les canalisations peuvent être maintenues espacées les unes des autres par des plaques munies de trous dans lesquels elles sont enfilées, les dites plaques servant aussi à l'assujetissement des canalisations.Lorsque ces dernières peuvent se toucher, la pluralité de trous de chaque plaque est remplacée par une seule ouverture dont le profil est conforme à celui constitué par les parties extérieures des périphéries des canalisations mises en paquet, et le bord de cette ouverture peut être muni, de préférence sur chaque face de la plaque, d'une collerette qui épouse le profil de l'ouverture et donne aux canalisations assemblées une plus grande rigidité que ne le ferait la seule épaisseur de la plaque, et qui peut également servir de moyen de raccordement entre des paquets de canalisations adjacents. La fréquence des moyens d'assujettissement et/ou d'espacement sur une longueur donnée de canalisations assemblées en paquet détermine la flexibilité et/ou la résistance mécanique de la portée de paquets de canalisations et son aptitude à résister aux charges. Les tubes qui constituent les canalisations peuvent ê- tre raccordés les uns aux autres, soit au moyen de tulipes venues de fabrication, soit à l'aide de manchons-raccords séparés, ces derniers présentant l'avantage de permettre de couper certains tubes a la longueur voulue pour tenir compte de la longueur de la tranchée, lorsque celle-ci n'est pas un multiple entier de la longueur courante des tubes.Comme variante, il peut être pré vu des organes de raccordement, dont chacun comporte une plaque munie dc trous au diamètre des tubes et de douilles pour 1'em- boitement des tubes, qui saillent sur chaque face de la plaque, concentriquement aux trous, les dits organes de raccordement servant ainsi a l'assujetissement et à l'espacement des canalisations, ainsi qu'au raccordement des tubes pour constituer les ca nalisations. Les berceaux, les croisillons ou les plaques munit de. préférence d'un cadre périphérique (saillant avantageusement sur ses deux faces) pour lui donner une nlus grande rigidité. On peut avantageusement lier en un paquet six canalisations, dont trois en une première rangée et trois en une seconde rangée superposée e la première, ou dans une variante1 trois dans une première rangée verticale et les trois autres dans une seconde rangée verticale juxtaposée à la première, deux raccords étant en retrait du troisième dans une rangée et vice-versa dans l'autre rangée, de façon a rapprocher les canalisations le plus possible sans avoir à échelonner les raccords sur une trop grande longueur. Cependant, d'autres nombres de canalisations et d'autres manières de les grouper peuvent se révéler avantageux. On peut, par exemple, utiliser dans une tranchée à fond semi-cylindrique sept canalisations, dont six entourent la septième (ou groupées en trois rangées, respectivement de deux, trois et deux canalisations). Les canalisations mises en paquets peuvent être enveloppées d'une feuille de matière plastique pour empêcher la terre rejetée pour combler la tranchée de pénétrer dans les espaces entre les canalisations, avec pour conséquence un tassement de l'emplacement de latranchée. De toute façon, l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit, en référence au dessin schématique annexé, représentant, a titre d'exemples non limitatifs, plusieurs formes de mise en oeuvre de ce procédé: Fig. 1 est une vue en perspective d'une longueur de tranchée au bord de laquelle une pluralité de canalisations sont groupées et liées en paquets;. Fig. 2 est une vue en coupe suivant A-A de fig. 1; Fig. 3 correspond à fig. 2, mais représente le paquet de canalisations transféré dans la tranchée, celle-ci étant com blée et des cules étant enfilés dans les canalisations; Fig. 4 correspond a fig. 3, mais représente une disposition différente des canalisations mises en paquet; Fig, 5 correspond aussi à fig. 3, mais représente un nombre et un groupement différents des canalisations; Fig. 6 est une vue en perspective d'un croisillon d' entretoisement utiliser pour maintenir espacé les uns des autres les canalisations des fig. 1 a 4; Fig. 7 est une vue en perspective d'un autre croisillon d'entretoisement permettant de maintenir espacées et assujetties les unes aux autres les canalisations des fig. i à 4;; Fig. 8 a 10 sont des vues en perspective représentant respectivement trois formes d'exécution différentes de plaques d'assemblage de canalisations; Fig. il est une vue en coupe suivant B-8 de fig. 10; Fig. 12 est une vue en perspective partielle d'un paquet de canalisations, montrant une disposition des raccords; Fig. 13 est une vue en perspective d'une plaque d'assemblage conformée en organe de raccordement; Fig. 14 est une vue en coupe de la plaque de fig. 13; Fig. 15 et 16 sont respectivement une vue en perspective et une vue en coupe d'une variante de plaque utilisée comme organe de raccordement. Aux fg. 1 et 2, plusieurs canalisations 20 sont mises en paquet, c'est-a-dire placées l'une a côté de l'autre de façon que leur ensemble ait une section dont la forme correspond à celle d'une tranchée 2i, et assujetties les unes aux autres par des moyens de fixation 22 disposés à intervalles, les canalisations ainsi mises en paquets étant en outre assemblées à l'aide de moyens de raccordement 23 (qui seront décrits plus en détail par la suite) avant d'etre transférées dans la tranchée (cf. fig. 3), qui est ensuite comblée avec le déblai 24, après que les câbles 25 ont été enfilés dans et a travers les canalisations 20 d'un point d'accès (non représenté) a un autre. I1 n'est donc plus nécessaire de préformer des canalisations a plusieurs passages sous la forme de moulages compliqués et coûteux, et du fait que les canalisations 20 mises en paquets sont assemblées le long de la tranchée 21, il n'est pas nécessaire d'élargir spécialement cette dernière pour donner accès au personnel chargé des opérations de raccordement. Les canalisation, 20 sont, de préférence, faites de tubes de matière plastique de façon à offrir une certaine flexibilité entre les moyens de raccordement 23, les canalisations mises en paquets pouvant ainsi être placées dans une tranchée curviligne (non représentée), laquelle est très souvent plus pratique qu'une tranchée faite de tronçons rectilignes disposés en ligne brisée1 avec des boites de raccordement à leurs intersections.On peut donc réaliser en- tre des points d'accès pour des dérivations de lonques portees ininterrompues de canalisations 20. L'emploi de tubes en matière plastique présente aussi l'avantage que les canalisations 20 mi- ses en paquets peuvent autre poussées pour tomber au fond de la tranchée 2i sans risque de détérioration, ce qui a pour effet de simplifier considérablement la manutention, Bien qu'il soit pratique d'assembler et de mettre en paquets six canalisations 10, dont trois en une première rangée et les trois autres en une seconde rangée superposée à la pre mière, comme le montrent les fig. I et 2, il est généralement plus commode de creuser la tranchée 21 é une largeur telle que lorsque le paquet de caualisations est basculé dans la tranchée, une rangée verticale de trois canalisations se trouve juxtaposée a une autre rangée verticale de trois canalisations, comme on peut le voir à la fig. 3. Si on le désire, toutefois, la disposition des canalisations dans la tranchée peut être identique à celle réalisée à l'assemblage, c'est-à-dire comme à la fig. 4, auquel cas il faut creuser une tranchée plus large. dans ce cas, pour une morne profondeur de tranchée, il faut une plus grande quantité de déblai pour combler ensuite la tranchée. D'autres nombres et d'autres grouperents de canalisations peuvent se révéler avantageux. Par exemple, comme on peut Ie voir a la fig. 5, on peut mettre en paquet sept canalisations en en plaçant six autour de la septime (ou en les disposant en trois rangées comportant respectivemment deux, trois et deux canalisations), dans une tranchée 21 dont le fond 26 a une forme générale semi-cylindrique.On peut voir a la fig. 5 que le paquet de canalisations est enveloppé d'une feuille de matière plastique 27 (extérieurement aux moyens de fixation 22) pour empocher les déblais de pénétrer dans les espaces entre les -canalisations lors du comblement ultérieur de la tranchée, avec pour conséquence un tassement de la surface 28 de la tranche comblée. La fig. 6 montre un croisillon d'entretoisement 29 pré- vu pour maintenir espacés les unes des autres six canalisations 20 groupées comme aux fig. 1 à 4 et qui présente aux extrémités de ses bras 3tides rainures 30 pour le positionnement d'un feuillard ou autre lien (non représenté) qui constitue le moyen de fixation 22, tandis qu'à la fig. 7, les bras 3i du croisillon entourent plus de la moitié du périmètre de la section des canalisations 20, maintenant ainsi ces dernières assemblées (avec ou sans lien) tout en les maintenant aussi espacées les unes des autres. A la place de berceaux ou de croisillons 29, il peut être prévu pour maintenir les canalisations 20 espacées lés unes des autres des plaques 32 (cf. par exemple fig. 8) munies de trous lit dans lesquels sont enfilés les tubes, les plaques 22 servant aussi à maintenir les canalisations assemblées.Par contre, si les canalisations 20 doivent se toucher, on peut les maintenir assemblées en les enfilant dans l'ouverture 34 d'une plaque li (fig. 9), dont la périphérie correspond exactement à celle de la section du paquet de canalisations, cette périphérie pouvant être munie d'une collerette 37, qui saille sur les deux faces de la plaque 35, , comme le montrent les fig. 10 et 11, assurant ainsi une plus grande rigidité que ne le ferait la seule épaisseur de la plaque 35, la collerette servant en outre de moyen de raccordement entre les paquets adjacents de canalisations. Les tubes qui forment les canalisations 20 peuvent être raccordés les uns aux autres au moyen de tulipes venues de fabrication ou à l'aide de manchons-raccords séparés, ces derniers présentant l'avantage que certains tubes peuvent être coupés à la longueur voulue pour tenir compte de la longueur de la tranchée, lorsque celle-ci n'est pas un multiple entier de la longueur courante des tubes. Comme on peut le voir à la fig. 12, lorsqu'on a six canalisations en deux rangées de trois, les raccords 38 (qutil s'agisse de tulipes ou de manchons séparés) peuvent être décalés longitudinalement de la manière suivante: les deux raccords extérieurs en retrait du raccord central dans une rangée et l'inverse dans l'autre rangée, de façon à maintenir les canalisations assez rapprochées les unes des autres sans que les raccords s'échelonnent sur une trop grande distance. Comme variante, des organes de raccordement li (fig. 13 à 16) peuvent être prévus qui sont constitués chacun par une plaque 40 munie de trous 41 au diamètre des tubes et de douilles 42 pour l'emboîtement des tubes, douilles qui saillent sur chacune des faces de la plaque 40 et sont concentriques aux trous 41. On comprend que ces organes 39 servent à la fois a' maintenir les canalisations assemblées et espacées et à raccorder les tubes les uns aux autres pour former les canalisations. Comme on peut le voir aux fig. 15 et 16, la face interne des douilles 42 peut être conique pour tenir compte des tolérances dans le diamètre extérieur des tubes et les douilles peuvent en outre être munies de fentes longitudinales = qui leur confèrent une certaine fle-xibilité et leur permet de 8 'adapter à des tubes de diamètres extérieurs différents. Les croisillons 29, les plaques 32, 35 et les organes de raccordement 39 sont de préférence en matière plastique et, comme on peut le voir aux fig. 13 à 16, chaque plaque 40 est avantageusement munie sur sa périphérie d'un cadre 44 saillant sur sesdeux faces pour contribuer à la transmission des charges et donner ainsi une plus grande rigidité à l'ensemble des paquets de canalisations. - REVENDICATIONS 1.- Procédé de pose d'une pluralité de câbles souterrains, caractérisé en ce outil consiste à lier des canalisations en paquets, à assembler une pluralité de paquets de canalisations le long d'une tranchée, à transférer dans la tranchée les paquets de canalisations assemblées et a enfiler les câbles d'un bout à l'autre des canalisations. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les canalisations sont en matière plastique. 3.- Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que les canalisations mises en paquets sont poussées de façon qu'elles tombent dans la tranchée. 4.- Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les canalisations sont maintenues assemblées en paquets à l'aide de feuillards ou autres liens similaires. 5.- Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les canalisations se touchent dans les paquets. 6.- Procédé selon l'une quelconque des revendications i à 4, caractérisé en ce que dans les paquets les canalisations sont maintenues espacées les unes des autres par des berceaux ou croisillons. 7.- Procédé selon la revendication 5 ou la revendication 6, caractérisé en ce que les raccords des tubes qui forment les canalisations sont décalés longitudinalement les uns par rapport aux autres. 8.- Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que les berceaux ou croisillons présentent à l'extrémité de leurs bras des rainures pour le positionnement des feuillards et autres liens. 9.- Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que les berceaux ou croisillons ont des bras conformés de façon à entourer les canalisations sur plus de la moitié du périmètre de leur section. 10.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les canalisations sont maintenues espacées les unes des autres par des plaques munies de trous traversés par les tubes qui forment les canalisations; 11.- Procédé selon a revendication 5, caractérisé en ce que les canalisations sont maintenues assemblées en passant à travers une ouverture ménagée dans une plaque. 12.- Procédé selon la revendication il, caractérisé en ce que la forme de la périphérie de l'ouverture correspond étroitement à celle de la périphérie de la section du paquet de cana lisations. 13.- Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que la périphérie de l'ouverture est munie d'une collerette. 14.- Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les tubes qui forment les ca-- nalîsations sont raccordés les uns aux autres au moyen de tulipes venues de fabrication. 15.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 13, caractérisé en ce que les tubes qui forment les canalisations sont raccordés les uns autres par des manchons-raccords séparés. 16.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 13, caractérisé en ce que des organes de raccordement sont prévus, dont chacun est constitué par une plaque munie de trous au diamètre extérieur des tubes qui forment les canalisations et de douilles pour l'embottement des tubes, qui saillent sur chaque face de la plaque, concentriquement aux trous. 17.- Procédé selon la revendication 16, caractérisé en ce que la face interne des douilles est conique. 18.- Procédé selon la revendication 17, caractérisé en ce que les douilles sont munies de fentes longitudinales. 19.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 10 à 13 et t6 à i8, caractérisé en ce que la périphérie de chaque plaque est munie d'un cadre saillant. 20.- Moyens utilisés pour poser une pluralité de câbles souterrains par le procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes.