- 1 - L'invention concerne un procédé et une installation pour la récupération de solvants. Dans les procédés et installations connus, décrits par exemple dans "Ullmanns Enzydlop9die der technischen Chemie", Volume 1 (1951), page 338, on refroidit un courant de gaz porteur, qui s'est chargé de vapeurs de solvant dans une chambre d'évaporation, pour condenser les vapeurs de solvant et séparer le solvant, après quoi, après avoir à nouveau chauffé le courant de gaz porteur pauvre en vapeurs de solvant, on le ramène à la chambre d'évaporation. Les vapeurs de solvant ne se séparent pas entièrement, par condensation, du courant de gaz porteur; il reste encore dans celui-ci une certaine quantité résiduelle de vapeur de solvant qui correspond à la tension de vapeur de solvant à la température de l'agent de refroidissement. Pour éviter les pertes de solvant, on recycle donc le courant de gaz porteur. Il est vrai qu'ainsi, la capacité d'absorption de vapeurs de solvant du courant de gaz porteur pauvre en vapeurs de solvant est un peu diminuée, mais cela est sans importance pour l'économie du procédé. Le procédé convient tout à fait généralement pour séparer des solvants volatils de substrats non vaporisables. Un domaine d'application est l'élimination des résidus de solvant contenus dans des substances chimiques que l'on a préparées ou purifiées en utilisant des solvants. D'autres domaines d'application se situent dans la branche des peintures et vernis, dans la branche du nettoyage chimique des textiles, dans la branche des films et feuilles, dans la branche de la transformation du caoutchouc et dans la branche des adhésifs et matières adhésives. Dans les installations connues, des refroidisseurs séparés sont généralement prévus pour condenser les vapeurs de solvant et des dispositifs sont prévus pour réchauffer le courant de gaz porteur pauvre en vapeurs de solvant, ce qui fait que, d'une part, on a besoin de quantités - 2 - considérables d'agent de refroidissement et que, d'autre part, il faut beaucoup d'énergie pour chauffer à nouveau le gaz porteur pauvre en vapeurs de solvant, Ce réchauffement du courant de gaz porteur est nécessaire, afin que celui-ci puisse, dans la chambre d'évaporation, se charger à nouveau rapidement d'une quantité suffisante de vapeur de solvant, c'est-à-dire afin que le substrat soit séché plus rapidement. On pourrait essayer d'obtenir une économie d'énergie en utilisant l'agent de refroidissement qui s'est échauffé en passant par le refroidisseur pour réchauffer le courant de gaz porteur pauvre en vapeurs de solvant, c'est-à-dire de faire passer l'agent de refroidissement à contre-courant du gaz porteur. Toutefois, on peut voir sans peine que, de cette manière, on ne peut restituer au courant de gaz porteur qu'une petite fraction de la chaleur qu'on lui a empruntée précédemment dans le refroidisseur. Etant donné les différences de température relativement faibles entre gaz porteur et agent de refroidissement, il faut que le refroidisseur et le dispositif de réchauffement du courant de gaz porteur soient munis de grandes surfaces d'échange thermique. Ainsi, le procédé est désavantageux, non seulement a cause de sa grande consommation d'énergie et d'agent de refroidissement, mais encore à cause de sa grande dépense d'appareillage. En outre, par le brevet DE 2 725 252, on connait une installation de récupération du solvant contenu dans un courant chaud de gaz porteur chargé de vapeurs de solvant, dans laquelle on comprime le gaz pour condenser les vapeurs de solvant et pour séparer le solvant, on le refroidit et on le détend avec fourniture de travail, le courant de gaz porteur pauvre en vapeurs de solvant étant ramené, après réchauffement, à la chambre d'évaporation. Toutefois, le retour de ce courant de gaz porteur s'effectue en mélange avec un courant de gaz porteur chargé - 3 - de vapeurs de solvant, retiré de la chambre d'évaporation. Ce courant, après avoir été chauffé par échange thermique indirect avec le courant de gaz porteur comprimé, est ramené par une boucle de tuyau à la chambre d'évaporation en même temps que le courant de gaz porteur pauvre en vapeurs de solvant. Il s'agit ainsi d'assurer une meilleure régulation thermique, mais on accepte ici un inconvénient, à savoir que le courant de gaz porteur ramené à la chambre d'évaporation a une teneur relativement élevée en vapeurs de solvant. De cette manière, l'effet de séchage dans la chambre d'évaporation est diminué. En outre, dans le brevet DE 2 725 252, on indique que l'on peut récupérer l'énergie libérée lors de la détente dans une turbine à expansion. Toutefois, on n'indique pas o cette énergie peut être utilisée avec profit. L'invention a pour but de perfectionner un procédé et une installation de l'espèce définie plus haut, de façon qu'avec une dépense d'appareillage réduite, on puisse, d'une part, tirer parti utilement de l'énergie obtenue lors de la détente du courant de gaz porteur chargé de vapeurs de solvant et comprimé et que, d'autre part, le courant de gaz porteur ramené à la chambre d'évaporation soit aussi pauvre que possible en vapeurs de solvant. Ainsi, l'invention a pour objet un procédé de récupération de solvants dans lequel on refroidit un courant de gaz porteur qui s'est chargé de vapeurs de solvant dans une chambre d'évaporation, pour condenser les vapeurs de solvant et séparer les solvants, après quoi on ramène à nouveau à la chambre d'évaporation, après l'avoir à nouveau chauffé, le courant de gaz porteur pauvre en vapeurs de solvant; ce procédé est caractérisé en ce que l'on comprime le courant de gaz porteur chargé de vapeurs de solvant et qu'après l'avoir refroidi par échange thermique indirect, on le détend avec fourniture de travail, que l'on utilise pour comprimer - 4 - le courant de gaz porteur chargé, et en ce que l'on utilise le courant de gaz porteur pauvre en vapeurs de solvant pour refroidir, par échange thermique indirect, le courant de gaz porteur chargé de vapeurs de solvant. De préférence, on transmet à l'un de deux ou plusieurs étages de compression avec accouplement mécanique direct la totalité de l'énergie obtenue lors de la détente, pour comprimer le courant de gaz porteur chargé de vapeurs de solvant. L'invention a encore pour objet une installation pour la mise en oeuvre de ce procédé, dans laquelle sont branchés, dans un circuit de gaz porteur, une chambre d'évaporation o le courant de gaz porteur chauffé se charge de vapeurs de solvant, un compresseur, un refroidis- seur servant à condenser les vapeurs de solvant en les séparant du courant de gaz porteur, une machine de détente, un séparateur de solvant et un dispositif servant à réchauffer le courant de gaz porteur pauvre en vapeurs de solvant, cette installation étant caractérisée en ce que le compresseur est accouplé mécaniquement à la machine de détente et en ce que le refroidisseur et le dispositif de réchauffement constituent au moins un échangeur thermique parcouru par le courant de gaz porteur pauvre en vapeurs de solvant. De préférence, la machine de détente est directement accouplée mécaniquement à l'un de-deux ou plusieurs compresseurs. Dans l'installation selon l'invention, le courant de gaz porteur recyclé dans la chambre d'évaporation (habituellement un séchoir) absorbe à une forte concentration le solvant évaporé, qui en est à nouveau retiré dans le refroidisseur, par refroidissement et condensation. Dans le procédé connu, il est vrai que l'on comprime le courant de gaz porteur chargé de vapeurs de solvant et qu'on le détend après le refroidissement avec fourniture de travail, - mais on ne tire pas parti du travail de détente comme travail de compression dans le système, tandis qu'on le fait selon l'invention. Ainsi, c'est seulement la différence entre le travail de compression et celui de détente qui doit être fournie à l'étage de compression ou à l'un des étages de compression, de l'extérieur, c'est-à- dire à l'aide d'une machine de travail extérieure supplémentaire, qui est directement accouplée mécaniquement soit à la machine de détente, soit au compresseur ou à l'un des compresseurs. Cette différence couvre le travail nécessaire pour séparer la vapeur de solvant du courant de gaz porteur ainsi que pour surmonter les pertes (frottement, transmission de froid à l'environnement). - Par suite de la compression, la densité de particules dans le mélange de courant de gaz porteur et de vapeurs de solvant est accrue. Ainsi, le rendement de l'échangeur thermique est accru. Par suite du volume de gaz diminué, on peut garder une petite dimension à l'échangeur thermique et aux autres parties d'installation qui sont sous pression. Enfin, lors de la compression et de la détente, aucune influence chimique, en particulier d'oxydation, n'est exercée sur les vapeurs de solvant, contrairement à des procédés de récupération dans lesquels on utilise des adsorbants comme le charbon activé. De tels adsorbants peuvent souvent agir sur les vapeurs de solvant avec formation de produits de décomposition nuisibles. Etant donné que le courant de gaz porteur est continuellement brassé, ces produits de décomposition s'accumuleraient et réagiraient de façon indésirable sur les produits à sécher ou sur les parties d'installation. Un cas connu est la décomposition de chlorohydrocarbures sur le charbon activé en présence de vapeur d'eau avec formation de chlorure d'hydrogène. Dans le mode d'exécution comportant deux ou plusieurs étages de compression, ceux-ci sont de préférence actionnés -6- séparément par de l'énergie amenée de l'extérieur, c'est-à- dire que le deuxième compresseur ou les suivants sont accouplés mécaniquement à des machines de travail extérieures. Cette disposition permet de mieux commander le processus de compression, notamment de mieux régler la pression finale désirée. En outre, les dimensions de la transmission nécessaire entre la machine de travail et le compresseur peuvent être limitées. Comme machine de détente, on utilise de préférence une turbine à détente, car celle-ci a un plus grand rendement et peut aussi être plus facilement accouplée au compresseur ou à l'un des compresseurs que par exemple une machine à piston. La machine de travail supplémentaire constitue de préférence un moteur électrique. Le procédé selon l'invention peut s'appliquer par exemple à la fabrication de matière adhésive mince dans laquelle on applique un adhésif sur des bandes ou rubans de papier ou de textile. Des rubans de ce genre peuvent servir par exemple de rubans adhésifs techniques ou de rubans ou bandes à usages médicaux (par exemple pansements adhésifs). Pour l'application de l'adhésif sur la bande de papier ou de textile, on amène l'adhésif à un état fluide, au moyen de solvants liquides0 de sorte qu'il peut être applique en couches suffisamment minces et uniformes. Lors du séchage, le solvant s'évapore. A cet effet, la matière à sécher reste dans une chambre d'évaporation, pendant un temps déterminé par la volatilité et la quantité du solvant, en contact avec le gaz porteur qui absorbe les vapeurs de solvant. Les exemples de réalisation indiqués ci-après concernent des installations destinées à cette application spéciale. Toutefois, l'invention est aussi applicable avec succès aux autres domaines mentionnés plus haut. Comme solvants pour les adhésifs ainsi que pour beaucoup d'autres applications, on utilise généralement - 7- des solvants ou mélanges de solvants dont les vapeurs sont inflammables. Pour récupérer de telles vapeurs de solvant, on utilise donc, selon l'invention, un gaz porteur dont la teneur en oxygène se situe en dessous de la limite d'inflammabilité. A cet effet, on peut par exemple utiliser des gaz a priori inertes, comme l'azote ou le dioxyde de carbone; toutefois, on peut aussi diminuer la teneur de l'air en oxygène en y mélangeant un gaz inerte, dans une mesure telle que la limite d'inflammation ne soit plus atteinte. Dans certains cas, il est possible aussi d'utiliser des gaz de combustion ayant une faible teneur en oxygène. Toutefois, l'inflammabilité des vapeurs de solvant n'est pas seulement fonction de la teneur en oxygène du gaz porteur mais dépend aussi de la concentration et de la nature de la vapeur de solvant. Ainsi, par exemple, le danger d'inflammation est plus grand dans le cas d'hydrocarbures et éthers à bas point d'ébullition que dans le cas d'halogénohydrocarbures. Cependant, les propriétés d'inflammation de différentes vapeurs de solvant sont connues et on peut trouver dans la littérature ou déterminer par des expériences simples les concentrations de vapeur de solvant et les teneurs en oxygène qui sont permises. L'avantage d'utiliser un courant de gaz porteur inerte ou pauvre en oxygène est que le courant de gaz porteur peut absorber une grande quantité de vapeurs de solvant, sans qu'il se produise un risque d'explosion. De cette manière, on peut maintenir réduite la quantité de gaz porteur à faire circuler, de sorte que l'on peut réduire la quantité d'énergie nécessaire pour refroidir ou réchauffer le gaz porteur. Le procédé selon l'invention n'est pas limité à la récupération de solvants organiques; on peut aussi utiliser des solvants minéraux comme l'ammoniac et le -8- dioxyde de soufre et également des solvants qui se situent entre les solvants minéraux et organiques, comme le sulfure de carbone ou le tétrachlorure de carbone. Etant donné que ces solvants (à l'exception du sulfure de carbone) sont incombustibles, il n'est pas nécessaire, dans ces cas, de respecter une concentration déterminée d'oxygène dans le gaz porteur, c'est-à-dire que l'on peut, dans le cas le plus simple, utiliser l'air comme gaz porteur. La commande du procédé selon l'invention, notamment en vue de l'adaptation de l'installation à différents solvants ou mélanges de solvants, est possible de différentes façons. Par exemple, on peut faire varier la vitesse de la matière à sécher que l'on fait passer à travers la chambre d'évaporation. La possibilité de commande la plus importante consiste à faire varier la vitesse du courant de gaz porteur. A cet effet, on peut faire varier la vitesse de rotation du moteur d'entraînement du ou des compresseurs. En outre, dans ce but, on peut effectuer une régulation du compresseur par dérivation. Une possibilité particulièrement simple de régler la température du courant de gaz porteur chargé de vapeurs de solvant consiste à le mettre en échange thermique indirect avec un agent de refroidissement avant, entre et/ou après les différents étages de compression. A cet effet, entre la chambre d'évaporation et le compresseur ou le premier compresseur, entre le premier et le deuxième compresseur ou les suivants et/ou entre le compresseur ou le dernier compresseur et la machine de détente, on peut interposer un refroidisseur indirect. En réglant l'écoulement d'agent de refroidissement dans le ou les refroidisseurs, on peut, de façon simple, adapter aux besoins du cas d'espèce la température d'entrée du courant de gaz porteur chargé de vapeurs de solvant au compresseur ou aux compresseurs suivants et/ou à la machine de détente, ainsi que la température d'entrée du courant de gaz porteur pauvre - 9 - en vapeurs de solvant à la chambre d'évaporation. Par l'interposition d'un refroidisseur indirect supplémentaire entre le compresseur ou le dernier compresseur et la machine de détente, on peut arriver à ce que le courant de gaz porteur pauvre en vapeurs de solvant entre dans la chambre d'évaporation à une température d'entrée plus basse et mieux réglable. En général, on interpose le refroidisseur supplémentaire avant l'échangeur thermique parcouru par le courant de gaz porteur pauvre en vapeurs de solvant. Toutefois, avant ce refroidisseur peut être placé un échangeur thermique (échangeur 'chaud') et, après le refroidisseur, un échangeur thermique (échangeur "froid"). De cette manière, un courant de gaz porteur à plus basse température arrive à la chambre d'évaporation. Lorsqu'on refroidit dans le refroidisseur le courant de gaz porteur chargé des vapeurs de solvant, après sa sortie du compresseur ou du dernier compresseur, une partie des vapeurs de solvant peut déjà se condenser, ce qui dépend entre autres de la température du courant de gaz porteur pauvre en vapeurs de solvant utilisé comme agent de refroidissement. Par exemple, il est possible qu'il se sépare de l'eau, puisque son point d'ébullition est plus élevé que celui de beaucoup de solvants organiques. Bien qu'on n'utilise pas d'eau dans les mélanges de solvants destinés aux auto-adhésifs usuels, de l'eau est tout de même entraînée dans le système, car elle est adsorbée sur les bandes de papier ou de textile que l'on utilise comme substrat pour la matière adhésive. Il peut même arriver, dans quelques cas, que l'eau se congèle dans la partie froide de l'échangeur thermique ou dans la machine de détente et bouche les sections d'écoulement ou endommage les parties mobiles de la machine de détente. Pour faire face à ce danger, on propose d'injecter un solvant aqueux, sous forme liquide, dans le courant - 10 - de gaz porteur refroidi, avant la détente. Quand le solvant estdissous dans l'eau, on obtient une solution ayant un point de congélation inférieur à celui de l'eau et qui reste liquide. Si le solvant froid n'est pas soluble dans l'eau, l'eau se dépose à la surface des gouttelettes de solvant froid et, ainsi, elle ne peut pas se déposer aux limites solides des parcours d'écoulement. Sur le plan de l'appareillage, cette mesure est réalisée par le fait qu'entre l'échangeur thermique et la machine de détente sont prévus des dispositifs pour l'injection du solvant liquide dans le courant de gaz porteur. De préférence, pour l'injection dans le courant de gaz porteur refroidi, on utilise une partie du solvant hydrosoluble condensé et sépare dans le séparateur de solvant. Si l'on ne veut pas adopter l'injection d'un solvant liquide ou s'il existe un risque que le liquide condensé n'endommage les parties mobiles de la machine de détente, par exemple 1'aubage de la turbine de détente, on peut condenser et séparer du courant de gaz porteur refroidi, avant la détente, une partie des vapeurs de solvant. A cet effet, on peut prévoir entre l'échangeur thermique et la machine de détente un séparateur de solvant supplé- mentaire. Une autre possibilité de régler la température du courant de gaz inerte consiste à détendre à nouveau, sans fourniture de travail, le courant de gaz porteur qui ne s'est détendu que partiellement en fournissant du travail; à cet effet, on peut prévoir un détendeur avant la chambre d'évaporation. Ce détendeur peut être prévu soit à l'entrée, soit à la sortie de l'échangeur thermique. A l'aide de ce détendeur, on peut aussi effectuer, par exemple, une régulation, de manière à empêcher le givrage dans les - il - tuyauteries menant à la machine de détente ou dans la machine de détente elle-même. Au passage par le détendeur, le courant de gaz porteur subit à nouveau un léger refroidissement qui s'effectue, cette fois, sans fourniture de travail. Le courant de gaz porteur ainsi détendu peut alors servir de gaz de refroidissement du courant de gaz porteur détendu avec fourniture de travail, par échange thermique indirect, éventuellement après séparation du solvant condensé. A cet effet, entre la machine de détente et le premier séparateur de solvant peut être interposé un échangeur thermique supplémentaire parcouru par le courant de gaz porteur pauvre en vapeurs de solvant, le détendeur étant alors disposé immédiatement avant cet échangeur thermique. Quelques modes d'exécution de l'installation selon l'invention sont illustrés par les dessins annexés, sur lesquels s La figure 1 montre une installation comportant un seul séparateur de solvant et un seul refroidisseur; La figure 2 représente une installation comportant un refroidisseur et deux séparateurs de solvant, ainsi qu'un échangeur thermique supplémentaire entre le premier séparateur de solvant et la machine de détente; La figure 3 illustre une installation comportant un refroidisseur supplémentaire entre le compresseur et la machine de détente, ce refroidisseur étant précédé d'un échangeur thermique et suivi d'un échangeur thermique: La figure 4 représente une installation comportant un refroidisseur supplémentaire entre le compresseur et la machine de détente, ce refroidisseur étant seulement suivi d'un échangeur thermique; La figure 5 montre une installation dans laquelle la machine de détente est directement accouplée au deuxième compresseur, tandis que le premier compresseur est accouplé - 12 - à un moteur d'entraînement extérieur La figure 6 illustre une installation dans laquelle la machine de détente est accouplée directement au premier compresseur, tandis que le deuxième compresseur est accouplé à un moteur d'entraînement extérieur. Dans le mode d'exécution de la figure 1, on a indiqué par 10 une bande de papier ou de textile munie d'un revetement d'adhésif dissous dans un solvants Cette bande se déplace dans le sens de la flèche (grâce - des moyens d'entraînement non représentés), à travers la chambre d'évaporation 12 représentée schématiquement Celle-ci est largement blindée, de sorte que des vapeurs de solvant ne peuvent pas sortir dans l'atmosphre. Dans la chambre d'évaporation, on introduit, à contre- courant de la bande de papier ou de textile0 un courant de gaz porteur chaud 14, pauvre en vapeurs de solvant, par exemple un courant d'azoteG Le chauffage de ce courant de gaz porteur s'effectue de la fagon indiquée ci-après. Le courant de gaz porteur chaud 14 parcourt la chambre d'évaporation 12 à l'envers du mouvement de lia bande de papier ou de textile to et chauffe celle-ci dans une mesure telle que le solvant contenu dans la solution d'adhésif s'évapore (cornîse indiqué sur le dessin par LM). v Le couraent de gaz porteur se charge de vapeurs de solvant et se refroidit par suite de la chaleur d'évaporation du solvant. Lorsq.uon utilise l'he:ane(n) comie solvants la température d'entrée du courant de gaz dans la chambre d'évaporation 12 est par exemple de 1400C et la température de sortie d'environ l0D0C. Le courant de gaz porteur sortant 16, chargé de vapeurs de solvant, entre alors dans un refroidisseur 18, qui est parcouru en échange thermique indirect par un agent de refroidissement 20. La vitesse d'écoulement de l'agent de refroidissement et donc la température du courant de gaz porteur 16 chargé de vapeurs de solvant peuvent être réglées à l'aide d'une valve - 13 - d'étranglement 22. Dans l'exemple considéré, on règle la valve d'étranglement 22 de façon telle que le courant de gaz porteur sortant du refroidisseur 18 ait une température d'environ 34WC, tandis que l'agent de refroi- dissement 20 s'échauffe d'environ 12'C à environ 650C. Pour commander davantage la température de ce courant de gaz porteur, un détendeur 38 peut être prévu. Quand le courant de gaz porteur passe à travers ce détendeur, il se produit un nouveau refroidissement sans fourniture de travail. La température du système peut donc être réglée de façon simple non seulement par la valve d'étranglement 22, mais encore par le détendeur 38. Avec ces deux valves, sans interposer d'autres dispositifs de réglage, on peut adapter le système aux systèmes de solvants les plus divers. Le refroidissement du courant de gaz porteur, qui se produit au détendeur 38, sert, dans la variante de la figure 2, à refroidir le courant de gaz porteur après la turbine de détente 30, ce dont on reparlera plus précisément ci-après. Le courant de gaz porteur refroidi entre alors dans le compresseur 24, o il est comprimé à un coefficient d'environ 2,5, avec élévation de température à environ 1400C. Après le compresseur, le courant de gaz porteur 16 entre dans l'échangeur thermique 26, dans lequel il se refroidit à-environ -10 C dans l'exemple, en échange thermique indirect avec le courant de gaz porteur 14 pauvre en vapeurs de solvant. Dans l'échangeur thermique 26, une partie des vapeurs de solvant se condense déjà et le mélange désigné par 28, formé d'un courant de gaz porteur partiellement chargé de vapeurs de solvant, de particules liquides de solvant et éventuellement de particules de glace, peut être conduit à la machine de détente 30 conçue sous forme de turbine à expansion. Toutefois, de préférence, on interpose un séparateur préliminaire (non représenté, analogue au séparateur 34) - 14 - pour éliminer les particules liquides et solides. Dans la turbine 30, par suite du travail fourni, il se produit un nouveau refroidissement du courant de gaz porteur et le mélange désigné par 32, formé d'un courant de gaz porteur pauvre en vapeurs de solvants, de particules liquides de solvant et éventuellement de particules de glace, arrive au séparateur de solvant 34 dans lequel le mélange 32 se sépare. Le compresseur 24 et la turbine de détente 30 se trouvent de préférence sur un arbre commun qui est entraîné par un moteur 36. Ainsi, le travail obtenu dans la turbine de détente 30.peut être utilisé, pratiquement sans pertes, pour comprimer le courant de gaz porteur 16 chargé de vapeurs de solvant, dans le compresseur 24. Le moteur 36 est la seule source d'énergie du système. Le courant de gaz porteur 14 pauvre en vapeurs de solvant qui sort-du séparateur de solvant 34 présente dans l'exemple d'exécution considéré,une température d'environ -400C et parcourt l'échangeur thermique 26 en échange thermique indirect avec le courant de gaz porteur 16 chargé de vapeurs de solvant. Ici, le premier est chauffé à environ 1400C, c'est-à-dire à une température nécessaire pour évaporer le solvant dans la chambre d$évaporation 12. Dans le séparateur de solvant 34 s'effectue, comme on l'a dit plus haute la séparation du mélange, donnant un courant de gaz porteur 14 pauvre en solvant et du solvant liquide de glace). Le solvant liquide est retiré par le tuyau 40. La majeure partie du solvant liquide sert à fabriquer la solution d'adhésif. A cet effet, il peut être nécessaire de séparer l'eau du solvant ou de régler à nouveau à la valeur initiale le rapport entre les différents constituants du solvant. Toutefois, en général, une fois qu'un état de fonctionnement stable s'est établi, le rapport entre les constituants de solvant reste constant, puisque la - 15 - chambre d'évaporation 12 est suffisamment étanche pour qu'il ne s'échappe pas de vapeurs de solvant pendant le fonctionnement. Le recyclage de la majeure partie du solvant récupéré est indiqué par le tireté 42 Une plus petite partie du solvant récupéré est conduite par le tuyau 44 à une pompe 46 et injecté à l'aide de cette pompe dans l'échangeur thermique 26 et/ou dans le mélange 28, avant la machine à expansion 30. Comme on l'a déjà indiqué plus haut, à l'aide de cette fraction de solvant, il s'agit d'empêcher le givrage de l'échangeur thermique 26, de la machine de détente 30 et du tuyau de liaison 28, par le fait que le solvant forme avec l'eau un mélange à bas point de fusion cu qu'il se produit uneséparation de glace sur les gouttelettes de solvant froides. Les tuyaux à solvant sont désignés par 48a, 48_. Le mode d'exécut: n de la figure 2 correspond à la variante de la figure i en ce qui concerne l'ordre de succession des différents composants, jusqu'à l'échangeur thermique 26. Toutefois, après l'échangeur thermique 26 est prévu un deuxième sieparateur de solvant 50, avant la turbine à e. xpansion 30. Ae séparateur de solvant sert principalement à séparer l'eau et les constituants les moins v Iatils du melange de solvants, Après avoir passe par la turbine de détente 30, le mélange 3 de gaz porteur pauvre en vapeurs de solvant et de sol:;rant liquide passe a travsers Ln autre tchangeur thermique 52 et arrive ensuite au séparateur de solvant 34. Dans cette variante, le détendeur 38 est dispos immédiatement à la suite du separateur de sor lrant 34. Au passage par ce détendeur, le courant de gaz porteur se refroidit sans fournir de travail et il se sépare %In supplément de solvant que l'on peut retirer dans le séparateur de solvant 51. Le courant de gaz porteur refroidi 14 peut servir d'agent de refroi- dissement dans 1e deuxième échangeur thermique 52. Ensuite, le courant de gaz porteur pauvre en vapeurs de solvant - 16 - passe, en tant qu'agent de refroidissement, à travers l'échangeur thermique 26 dans lequel il s'échauffe, comme dans le premier mode d'exécution, à la température nécessaire dans la chambre d'évaporation 12. Grâce à l'interposition du séparateur de solvant supplémentaire 50, on diminue le risque que l'aubage de la turbine de détente 30 soit endommage par des gouttelettes de solvant ou des particules de glace. Toutefois, on peut tout de même injecter une plus petite partie du solvant séparé dans le séparateur de solvant 34, par le tuyau 44, la pompe 46 et les tuyaux 48a, 48b, dans l'échangeur thermique 26 ou dans le mélange gaz-liquide 28, pour éviter un givrage de l'échangeur thermique ou du tuyau 28. Dans les modes d'exécution représentés par les figures 3 et 4, les éléments qui sont identiques à ceux des modes d'exécution des figures 1 et 2 ou équivalents portent les mêmes références. La différence la plus importante réside dans le fait qu'à la suite du compresseur 24 est branché un refroidisseur indirect 25. A l'aide de ce refroidisseur indirect, on peut abaisser de façon simple la température du courant de gaz porteur pauvre en vapeurs de solvant à son entrée dans la chambre d'évaporation, par exemple entre 70 et 1000C environ dans le cas de l'hexane(n). Si l'on voulait obtenir le mâme abaissement de température dans les modes d'exécution des figures 1 et 2, il faudrait refroidir le courant de gaz porteur, dans le refroidisseur 18, dans une mesure telle que sa température avant l'entrée au compresseur 24 ne pourrait être que d'environ 10 à 20'C. A cet effet, il faudrait donner une très grande dimension au refroidisseur 18. En outre, grâce à l'interposition du refroidisseur 25, on peut régler la température du courant de gaz porteur dans un plus large intervalle, plus précisément en actionnant de façon correspondante la valve d'agent de refroidissement 29. Dans le mode d'exécution de la figure 3, le refroidis- - 17 - seur 25 est précédé d'un échangeur thermique 26a (échangeur "chaud") et suivi d'un échangeur thermique 26b (échangeur "froid"). Ces deux échangeurs thermiques sont parcourus par le courant de gaz porteur pauvre en vapeurs de solvant. L'échangeur thermique 26a est évité par une valve de dérivation 27. Si l'on ouvre cette valve, une partie du courant de gaz porteur se rend à l'échangeur thermique 26a et la température d'entrée du courant de gaz porteur dans la chambre d'évaporation s'abaisse. De cette façon,aussi, il est simple de régler la température. Afin que la température du courant de gaz porteur chargé de vapeurs de solvant reste constante dans l'échangeur thermique "froid" 26b (à environ 200C dans le cas de l'hexane(n)), il faut, lorsque la valve 27 est ouverte, augmenter le débit massique d'agent de refroidissement passant par le refroidisseur supplémentaire 25. Sur la figure 3, avant la machine de détente, est interposé un séparateur de solvant 50. Ce séparateur de solvant est seulement nécessaire lorsque le courant de gaz porteur contient une forte concentration de vapeurs de solvant et que la quantité de solvant séparée après l'échangeur thermique 26b est si grande qu'il est à craindre que la machine de détente 30 ne soit endommagée par les gouttelettes de solvant. Dans le mode d'exécution de la figure 3, après le refroidisseur 18 peut encore être prévue une valve 23,à l'aide de laquelle on peut régler la vitesse d!écoulement du courant de gaz porteur chargé de vapeurs de solvant. En outre, à la sortie du séparateur de solvant 34 est prévue une valve de décharge 39 destinée au solvant condensé. Celui-ci peut, comme dans les modes d'exécution selon les figures 1 et 2, être ramené à l'échangeur thermique 26b ou au refroidisseur 25, s'il existe en cet endroit, un risque de givrage. Par la figure 3, on peut voir en outre que le moteur 36 - 18 - 2491768 est relié par l'intermédiaire d'une transmission 54 à l'arbre commun entre le compresseur 24 et la turbine de détente 30.La turbine de détente estde préférenceune turbine à aubes de guidage réglables. Le compresseur 24 est.de préférencemuni d'une aube directrice d'admission. Le mode d'exécution de la figure 4 correspond essen- tiellement à celui de la figure 3. Simplement, après le refroidisseur supplémentaire 25 est prévu un seul échangeur thermique 26, c'est-à-dire que l'échangeur thermique 26% interposé avant le refroidisseur est omis. L'échangeur thermique 26 est évité, de même que l'échangeur thermique 26a de la figure 3, par une valve de dérivation 27, de sorte qu'à l'aide de celle-ci et de la valve 29, il est possible de régler de façon simple la température d'entrée du courant de gaz porteur pauvre en vapeurs de solvant dans la chambre d'évaporation. Egalement, dans le mode d'exécution de la figure 4, avant la machine de détente 30 peut être prévu un séparateur de solvant analogue au séparateur 50 de la figure 3. En outre, le solvant séparé dans le séparateur de solvant 34 peut être retiré en passant par la valve de décharge 39 et partiellement recyclé, s'il existe un risque de givrage dans l'échangeur thermique 26. Le mode d'exécution de la figure 5 correspond essentiellement à celui de la figure 1. Le courant de gaz porteur refroidi qui sort du refroidisseur 18 entre dans le premier compresseur 23, qui est relié rigidement par un accouplement à un moteur électrique 36 constituant une machine de travail extérieure. La vitesse de rotation du moteur électrique est réglable, selon les conditions exigées quant à la basse température nécessaire à la condensation ou quant au débit nécessaire à la circulation. Après le compresseur 23, le courant de gaz porteur 16 entre dans le deuxième compresseur 24, qui est directement accouplé mécaniquement à la machine de détente 30 (un 24 91768 - 19 - turbocompresseur modifié), ce qui est indiqué par l'arbre continu 31. Le courant de gaz porteur comprimé 16 entre alors dans l'échangeur thermique 26a (échangeur "chaud"), dans lequel il se refroidit en échange thermique indirect avec le courant de gaz porteur pauvre en vapeurs de solvant 14. L'échangeur thermique 26a est évité, comme dans le mode d'exécution de la figure 3, par une valve de dérivation 27. L'échangeur thermique 26% est suivi d'un refroidisseur indirect 25 à l'aide duquel on peut régler de façon simple la température du courant de gaz porteur. Sans le refroidisseur 25, il faudrait refroidir le courant de gaz porteur 16 dans le refroidisseur 18 dans une mesure telle que sa température, avant l'entrée au compresseur 23, ne pourrait être que d'environ 10 à 200C. A cet effet, il faudrait donner une très grande dimension au refroidisseur 18. En outre, grâce à l'inter- position du refroidisseur 25, on peut régler dans un plus large intervalle la température du courant de gaz porteur, plus précisément en actionnant de façon correspondante la valve d'agent de refroidissement 29. Le refroidisseur 25 est suivi, comme dans le mode d'exécution de la figure 3, d'un échangeur thermique 26b (échangeur "froid"), dans lequel le courant de gaz porteur 16 se refroidit à nouveau en échange thermique indirect avec le courant de gaz porteur pauvre en vapeurs de solvant 14 (à environ 00C dans l'exemple). Il est possible de régler la température du courant de gaz porteur pauvre en vapeurs de solvant 14, au moyen de la valve de dérivation 27, Afin que la température du courant de gaz porteur chargé de vapeurs de solvant reste constante dans l'échangeur froid' 26b (à environ O^C dans le cas de l'hexane(n>), il faut, lorsque la valve 27 est ouverte, augmenter le débit massique d'agent de refroidissement passant par le refroidisseur supplémentaire 25. - 20 - Dans l'échangeur thermique 26b, une partie des vapeurs de solvant se condense déjà. Cette partie est éliminée dans le séparateur de solvant 50. Toutefois, celui-ci n'est nécessaire que si le courant de gaz porteur contient une si forte concentration de vapeurs de solvant et si la quantité de solvant séparée après l'échangeur thermique 26b est si grande qu'il est & redouter que la machine de détente 30 ne soit endommagée par les gouttelettes de solvant. Le mélange 28 comprenant un courant de gaz porteur partiellement chargé de vapeurs de solvant et éventuellement des particules de solvant liquide encore présentes afflue à la machine de détente 30 conçue sous forme de turbine à expansion (turbocompresseur modifié). Celui-ci, comme on l'a déjà dit, est directement accouplé mécaniquement au compresseur 24 par l'arbre 31. Ainsi, on peut tirer parti du travail obtenu dans la turbine de détente 30, pratiquement sans pertes, pour comprimer le courant de gaz porteur chargé de vapeurs de solvant, 16, dans le compresseur 24, car il ne se-produit pas de pertes dues à des transmissions. Le moteur 36 qui entraîne le premier compresseur 23 est la seule source d'énergie extérieure du système et l'amenée d'énergie peut être rendue souple selon les besoins du système. Dans la turbine de détente 30, par suite du travail fourni, il se produit un nouveau refroidissement du courant de gaz porteur et le mélange 32 de courant de gaz porteur pauvre en vapeurs de solvant et de particules de solvant liquides éventuellement encore présentes (en plus forte proportion qu'en 28) arrive au séparateur de solvant 34 o le mélange 32 se sépare. Le courant de gaz porteur pauvre en vapeurs de solvant 14 qui sort du séparateur de solvant 34 présente, dans l'exemple considéré, une température d'environ -400C et parcourt successivement les échangeurs thermiques 26b et 26a en échange thermique - 21 - indirect avec le courant de gaz porteur chargé de vapeurs de solvant 16. Ici, le premier est chauffé à environ 'C, c'est-à-dire à une température nécessaire à l'évaporation du solvant dans la chambre d'évaporation 12. Pour commander davantage la température de ce courant de gaz porteur, un détendeur 38 peut être prévu. Quand le courant de gaz porteur passe à travers ce détendeur, il se produit un nouveau refroidissement sans fourniture de travail. Ainsi, la température du système peut être réglée de façon simple, non seulement par la valve d'étranglement 22, mais encore par le détendeur 38. Avec ces deux valves, sans interposer d'autres dispositifs de réglage, on peut adapter le système aux systèmes de solvants les plus divers. Le refroidissement du courant de gaz porteur, qui se produit au détendeur 38, peut servir à refroidir le courant de gaz porteur après la turbine de détente 30 (de façon non représentée sur les dessins) et après le détendeur 38 peut être prévu éventuellement un séparateur de solvant. Dans le séparateur de solvant 34 s'effectue, comme on l'a indiqué à propos du mode d'exécution de la figure 1, la séparation du mélange, donnant un courant de gaz porteur pauvre en solvant 14 et du solvant liquide qui est ensuite traité comme dans le mode d'exécution de la figure 1. Eventuellement, une plus petite partie du solvant récupéré peut être conduite par le tuyau 44 à une pompe 46 et injectée à l'aide de cette pompe dans l'échangeur thermique 26b et/ou dans le mélange 28, avant la machine à expansion 30. Comme on l'a déjà dit plus haut, à l'aide de cette fraction de solvant hydrosoluble, il s'agit d'empêcher un givrage de l'échangeur thermique 26b, de la machine de détente 30 et du tuyau de liaison 28, grâce au fait que le solvant forme avec l'eau un mélange à bas point de fusion ou qu'il se produit une séparation de glace sur les gouttelettes de solvant froides. Les tuyaux - 22 - d'introduction de solvant sont désignés par 48a, 48b. Le givrage de la turbine de détente 30, ainsi que le risque de dommage causé à l'aubage de la turbine de détente par des gouttelettes de solvant ou des particules de glace sont aussi réduits à l'aide du séparateur de solvant 50. Dans le mode d'exécution représenté par la figure 6, les éléments qui sont identiques à ceux des figures 1 et ou équivalents portent les mêmes références. La différence la plus importante réside dans le fait que la machine de détente 30 est directement accouplée mécaniquement au premier compresseur (par l'arbre 31), tandis que le deuxième compresseur 24 est accouplé au moteur électrique 36. L'avantage de cette disposition, relativement à celle de la figure 1, est que l'on peut régler encore mieux la température du courant de gaz chargé de vapeurs de solvant avant l'entrée dans l'échangeur 'chaud' 26a, car un écart relativement aux valeurs de consigne en cet endroit peut être immédiatement neutralisé à l'aide du moteur 36 et la neutralisation entre en action immédiatement. En outre,-dans ce mode d'exécutîon, la machine de détente 30 est conçue sous forme de turbine de détente à aubes de guidage réglables, ce qui crée une nouvelle possibilité de commande et permet d'optimiser le rendement de la turbine de détente conformément aux conditions de pression et d'écoulement qui règnent momentanément dans le système. Enfin, comme élément de réglage est encore prévu, avant le compresseur 23, une valve 21. L'invention n'est pas limitée aux exemples d'exécution représentés, mais on peut la modifier de multiples façons sans sortir du cadre de l'invention. - 23 - REVENDICATIONS 1.- Procédé de récupération de solvants dans lequel on comprime un courant de gaz porteur qui s'est chargé de vapeurs de solvant dans une chambre d'évaporation, pour condenser les vapeurs de solvant et séparer les solvants, puis on le refroidit et on le détend avec fourniture de travail, après quoi on ramène à la chambre d'évaporation, après l'avoir à nouveau chauffé, le courant de gaz porteur pauvre en vapeurs de solvant, ce procédé étant caractérisé en ce que l'on utilise le travail obtenu lors de la détente, avec accouplement mécanique, pour comprimer le courant de gaz porteur chargé de vapeurs de solvant. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on transmet à un étage de compression, avec accouplement mécanique, le travail obtenu lors de la détente, ainsi qu'un travail supplémentaire fourni de l'extérieur. 3.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on transmet à l'un de deux ou plusieurs étages de compression, avec accouplement mécanique direct, la totalité du travail obtenu lors de la détente, pour comprimer le courant de gaz porteur chargé de vapeurs de solvant. 4.- Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'on fait fonctionner séparément le deuxième étage de compression ou les suivants, par du travail fourni de l'extérieur. 5.- Procédé selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que l'on utilise comme gaz porteur un gaz inerte ou un gaz dont la teneur en oxygène se situe en dessous de la limite d'inflammation des vapeurs de solvant. 6.- Procédé selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que l'on règle la température du courant - 24 - de gaz porteur chargé de vapeurs de solvant, avant, entre, et/ou après les différents étages de compression, par échange thermique indirect avec un agent de refroidissement extérieur. 7.- Procédé selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que l'on injecte dans le courant de gaz porteur refroidi, avant la détente, un solvant hydrosoluble sous forme liquide. 8.- Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que, pour l'injection dans le courant de gaz porteur refroidi, on utilise une partie du solvant condensé et séparé. 9.- Procédé selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que l'on condense et que l'on sépare du courant de gaz porteur refroidi, avant la détente, une partie des vapeurs de solvant. 10.- Procédé selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que l'on détend à nouveau, sans fourniture de travail, le courant de gaz porteur seulement détendu partiellement avec fourniture de travail. 11.- Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que l'on utilise le courant de gaz porteur détendu sans fourniture de travail, avec échange thermique indirect, comme gaz de refroidissement du courant de gaz porteur détendu avec fourniture de travail. 12.- Installation pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une des revendications 1 à 11, dans laquelle sont branchés, dans un circuit de gaz porteur, une chambre d'évaporation o le courant de gaz porteur chauffé se charge de vapeurs de solvant, un compresseur, un refroidisseur servant à condenser les vapeurs de solvant en les séparant du courant de gaz porteur, une machine de détente, un séparateur de solvant et un dispositif servant à réchauffer le courant de gaz porteur pauvre en vapeurs de solvant, cette installation étant caractérisée en ce que le compres- seur (24) est accouplé mécaniquement à la machine de - 25 - détente (30) et en ce que le refroidisseur et le dispositif de réchauffement constituent au moins un échangeur thermique (26, 26a, 26b) parcouru par le courant de gaz porteur pauvre en vapeurs de solvant. 13.- Installation selon la revendication 12, caractérisée en ce que la machine de détente (30) est accouplée mécanique- ment au compresseur (24) en méme temps qu'une machine de travail extérieure supplémentaire (36). 14.- Installation selon la revendication 12, caractérisée en ce que la machine de détente (30) est directement accouplée mécaniquement à l'un de deux ou plusieurs compresseurs (23, 24). 15.- Installation selon la revendication 14, caractérisée en ce que le deuxième compresseur ou les suivants sont accouplés mécaniquement à des machines de travail extérieures (36). 16.- Installation selon l'une des revendications 12 à , caractérisée en ce que la machine de détente (30) constitue une turbine de détente et que la machine de travail supplémentaire (36) constitue un moteur électrique. 17.- Installation selon l'une des revendications 12 à 16, caractérisée en ce qu'entre la chambre d'évaporation (12) et le premier compresseur (23), entre le premier compresseur et le deuxième ou chacun des suivants et/ou entre le dernier compresseur (24) et la machine de détente (30) est interposé un refroidisseur indirect chargé de vapeurs de solvant. 18.- Installation selon la revendication 17, caractérisée en ce que le refroidisseur indirect et suivi d'un échangeur thermique (26b). 19.- Installation selon l'une des revendications 12 à 18, caractérisée en ce qu'entre l'échangeur thermique (26) - 26 - et la machine de détente (30) sont prévus des dispositifs (48) pour l'injection d'un solvant liquide hydrosoluble dans le courant de gaz porteur. 20.- Installation selon l'une des revendications 12 à 19, caractérisée en ce qu'entre l'échangeur thermique (26) et la machine de détente (30) est prévu un séparateur de solvant supplémentaire (50). 21.- Installation selon l'une des revendications 12 à , caractérisée en ce qu'avant la chambre d'évaporation (12) est prévu un détendeur (38). 22.- Installation selon l'une des revendications 12 à 21, caractérisée en ce qu'entre la machine de détente (30) et le premier séparateur de solvant (34) est interposé un échangeur thermique supplémentaire (52), parcouru par le courant de gaz porteur pauvre en vapeurs de solvant, et en ce que le détendeur (38) est disposé immédiatement avant cet échangeur et qu'après le détendeur (38) est prévu un séparateur de solvant (51),