La présente invention est du domaine des techniques des véhicules automobiles et elle a pour objet un procédé et un dispositif ayant pour but d'arrêter automatiquement le moteur d'un véhicule en position d'attente, et par la de procurer une économie sensible du carburant et parallèlement une diminution de la pollution atmosphérique. On sait que l'attente aux feux de carrefour des grandes agglomérations constitue une fraction importante du temps de transport, fraction pendant laquelle, bien que le moteur tourne au ralenti, une quantité appréciable de carburant est consommée. Il est mal aisé d'arrêter et de remettre en marche le moteur avec les moyens classiques et cela réclame de plus une attention soutenue et pénible du conducteur ; aussi préfère-t-on bien souvent laisser tourner le moteur dans ces périodes d'attente. On a proposé récemment un dispositif automatique d'arrêt et de redémarrage qui permet à l'automobiliste d'arrêter de manière simple le moteur de son véhicule lors de courtes haltes et de le remettre en marche à l'instant opportun. Le dispositif proposé comporte deux contacts à poussoir, l'un manuel que l'on doit actionner lors de l'immobilisation du véhicule et dont l'effet est de couper l'allumage, l'autre disposé sur la pédale d'accélérateur subit la pression du pied lorsque l'on désire repartir et enclenche le démarreur. Il apparaît en réalité qu'un tel dispositif ou système n'est que semi-automatique puisqu'à son gré le conducteur peut provoquer ou non l'arrêt du moteur. Un tel dispositif apporte incontestablement le moyen de faire des économies de carburant mais il nécessite tout de même l'attention et la volonté du conducteur. Le but de la présente invention est de rendre parfaitement automatique l'arrêt du moteur lors de l'immobilisation du véhicule, et cela avec des moyens simples, d'installation aisée et de grande fiabilité. Selon la présente invention un procédé pour commander automatiquement l'arrêt du moteur d'un véhicule lors d'une attente dans une file de véhicules ou à un feu de croisement est caractérisé d'une manière générale en ce que le circuit d'allumage est ouvert de façon automatique un certain temps après que le conducteur du véhicule ait cessé d'appuyer sur la pédale d'accélérateur et que le véhicule ait été immobilisé. Il résulte de cette disposition générale que l'arrêt du moteur exige à la fois l'immobilisation au moins quasi totale du véhicule et la mise au ralenti maximal du moteur, mais qu'elle est automatique en ce sens que les conditions d'arrêt du moteur sont habituellement remplies lors des attentes aux feux rouges par exemple ; on remarquera que le délai entre la ré- alisation de ces deux conditions et l'arrêt du moteur permet d'éliminer la plus part des circonstances pouvant entraîner l'arrêt automatique du moteur autres que celle de l'attente dans une file ou dans un carrefour ; par exemple si le délai est de cinq secondes, l'arrêt du véhicule à une indication de "stop" à l'embranchement d'une chaussée libre, moteur débrayé, ne provoque pas normalement l'arrêt du moteur. De plus et toujours selon le procédé de l'invention, le moteur étant à l'arrêt, la pression sur la pédale referme le circuit d'alimentation du démarreur et la rotation du moteur provoque l'ouverture de ce circuit. La présente invention a également pour objet un dispositif de mise en oeuvre du procédé ci-dessus décrit, ledit dispositif étant appliqué à un véhicule à moteur comportant une bobine d'allumage et un interrupteur général d'allumage dit "contact", dispositif caractérisé en ce que la ligne d'alimentation de la bobine depuis l'interrupteur général peut être ouverte (coupure de l'allumage) par l'ouverture conjointe, ou fermée (alimentation de l'allumage) par la fermeture séparée d'un premier interrupteur et d'un deuxième interrupteur, le premier interrupteur étant ouvert en l'absence de pression sur la pédale d'accélérateur et étant fermé dans le cas contraire, le deuxième interrupteur étant ouvert sous l'action d'un capteur de mouvement approprié lorsque le véhicule est sensiblement immobile et étant fermé dans le cas contraire. Un véhicule à moteur comporte d'une manière générale un générateur de courant qui peut être soit une dynamo productrice de courant continu, soit un alternateur producteur de courant alternatif mais suivi d'un redresseur donnant finalement du courant continu ; on pourra donc toujours considérer, lorsque le générateur est en fonctionnement une borne positive de sortie; dès lors le dispositif de l'invention est en outre caractérisé en ce qu'il comporte un deuxième relais dont le solénoide est relié d'une part à la dite ligne entre la bobine et les interrupteurs, et d'autre part à la borne positive du générateur, ledit solé noise agissant sur un interrupteur d'alimentation du démarreur, ledit interrupteur étant ouvert lorsque le générateur débite d'out il résulte que, le moteur étant à l'arrêt, il suffit d'appuyer sur la pédale d'accélérateur pour alimenter le démarreur et mettre le moteur en marche. Afin de respecter un délai d'immobilisa- tion du véhicule avant l'arrêt automatique du moteur, les deuxième et troisième interrupteurs actionnent le premier relais et le premier interrupteur par l'intermédiaire d'un circuit dit de temporisation à l'ouverture, ledit circuit ayant une fonction de relais pour fermer ledit premier interrupteur dès que l'un ou moins des deuxième et troisième interrupteur est fermé, et pour l'ouvrir au bout d'un certain temps après que les deux, -deuxième et troisième, relais aient été ouverts. Un exemple de réalisation en circuit électronique d'un tel circuit de temporisation est décrit plus loin. De préférence le premier interrupteur sus visé est constitué par un micro-contact logé dans un boitier dont une paroi élastique maintient normalement fermé le micro-contact; le boitier peut être avantageusement collé ou agraffé sur le plancher du véhicule suivant une'face opposée à la face précitée, tandis que cette dernière est reliée par un lien souple mais non extensible à la pédale de l'accélérateur, la longueur du lien étant telle qu'il exerce une traction sur le boitier lorsqu'aucune pression n'est exercée sur la pédale, la traction sur le boitier ayant pour effet d'ouvrir le micro-contact ; inversement une pression sur la pédale d'accélérateur détend le lien qui autorise la pression du boitier sur le micro-contact et referme celui-ci. Les moyens permettant de déceler l'état de mouvement du véhicule peuvent être très divers ; par exemple le repérage optique de la position de l'aiguille de l'indicateur de vitesse au-voisinage de l'indication zéro, par exemple encore le non retour d'un évènement cyclique dans un temps déterminé, tel par exemple que le passage d'une dent de pignon synchrone de roue ; avantageusement ces moyens seront constitués par une petite dynamo à aimant permanent coaxial d'une roulette prenant son mou- vement sur une pièce rotative synchrone des roues telle que demiarbre de sortie de la boite de vitesse ; la force électro-motrice produite par la dynamo en rotation est indicative de-l'état de mouvement du véhicule. La présente invention sera mieux comprise grâce aux exemples particuliers de réalisation qui vont être décrits en relation avec les figures des planches annexées, dans lesquelles La fig.l est une illustration schématique d'un interrupteur dit de pédale d'accélérateur utilisé dans l'invention, La fig.2 est une illustration schématique d'un détecteur de mouvement du véhicule, La fig.3 est un schéma de fonctions éleva triques simplifiées permettant la mise en-oeuvre~du procédé de l'invention, La fig.4 est un schéma d'une variante plus élaborée et préférée de fonctions électriques retardant l'arrêt du moteur, La fig.5 est une forme particulière de réalisation en circuit électronique du schéma précédent, et La fig.6 est un schéma pratique de montage permettant l'insertion du circuit de la figure précédente dans les fonctions illustrant la figure 3. Sur la fig.l, un micro-contact 1 muni d'un poussoir 2 est enfermé dans un boitier étanche 3 fixé sur le plancher 4 de la cabine d'un véhicule au voisinage de la pédale 5 d'accélérateur de celui-ci. -Le poussoir 2 est constamment en pression contre une paroi élastique 6 du boitier, la force élastique de la paroi est suffisante pour actionner le poussoir. La paroi 6 est reliée par un cable 7 à la pédale 5 avec une longueur telle que lorsqu'aucune pression n'est exercée sur la pédale il déforme par traction la paroi 6 de façon à permettre la sortie du poussoir ; le micro-contact est alors en position de circuit ouvert. Lorsqu'une pression est exercée sur la pédale, l'effort de traction du cable est relaché et par sa force élastique la paroi 6 enfonce le poussoir et met de ce fait le micro-contact en position de circuit fermé. Le cable est relié par ses extrémités au boitier-et à la pédale au moyen de petites coupelles collées sur ces deux organes, et la longueur du cable est ajustée par nouage au moment du montage. Sur la fig.2 un capteur des mouvements du véhicule est constitué par une petite dynamo constituée ellemême par un couple de bobinage 10 et 11 et par un aimant permanent 12 ; l'aimant et les bobinages sont enfermés dans un boitier 14 dont le couvercle 15 est conformé en palier pour supporter l'axe 16 de l'aimant ; l'axe 16 sert aussi d'axe support à une roulette 17 avantacreusement réalisé en une matière composite, telle crue celle connue sous le nom de Celoron (marque déposée) ; un bras 18 solidaire du couvercle du boitier permet de fixer le détecteur sur la carcasse du véhicule ou de son moteur, de fa con telle cruelaroulette 17 appuie en permanence sur une pièce cylindrique 19 ayant un mouvement synchrone de celui des roues ; la pièce 19 peut être avantageusement un arbre de sortie de la boite de vitesse.La force électro-motrice développée par la dynamo ainsi constituée peut être prise comme signal pour ouvrir ou fermer un transistor par exemple, ou tout autre organe électronique ou électromécanique ayant la fonction de relais interrupteur. Sur la fig.3 une bobine d'allumage 20 est alimentée en courant par l'intermédiaire d'une ligne principale 21 ; la ligne 21 peut être ouverte ou fermée par un interrupteur général 22 dit de contact ; la ligne 21 peut être encore ouverte ou fermée par deux interrupteurs à savoir un premier interrupteur 23 et un deuxième interrupteur 24 montés en dérivation l'un de l'autre ; le premier interrupteur peut être le micro-contact 1 de la fig.l actionné par la pédale d'accélérateur et le deuxième interrupteur peut être un interrupteur à relais actionné par un capteur de mouvement du véhicule, tel que celui de la fig.2. I1 est clair à partir de la figure que la bobine 20 est alimentée dès que l'un au moins des deux interrupteurs 23 et 24 est fermé et qu'elle cesse d'être alimentée lorsque les deux sont ouverts ; la position d'ouverture des deux interrupteurs correspond à l'arrêt du véhicule ET au relachement de la pression sur la pédale d'ac- célérateur ; on notera qu'en accord avec lesbuts visés par l'invention, l'arrêt automatique du moteur résulte de l'attitude habituelle d'un conducteur lors d'une attente. Sur la fig.4 l'ouverture ou la fermeture de la ligne 21 réalisée précédemment de façon immédiate par les interrupteurs 23 et 24 est réalisée de façon médiate par ces mêmes interrupteurs grâce à des moyens 25 ayant essentiellement la fonction d'un interrupteur à relais temporisé. Plus précisément la fonction du relais temporisé 25 comportant un interrupteur 26 dit troisième, est de provoquer la fermeture instantanée de l'interrupteur 26 dès la fermeture de l'un des interrupteurs 23 ou 24, et de provoquer l'ouverture différée, ou temporisée, un certain temps après l'ouverture des deux interrupteurs 23 et 24. q Des moyens particuliers de réalisation du relais temporisé 25 seront décrits plus loin. Sur les fig.3 et 4 sont aussi schématisés des moyens de démarrage du moteur lorsque, le moteur étant à l'arrêt, le conducteur fait pression sur la pédale d'accélérateur; ces moyens consistent principalement en un interrupteur à relais 27 dit troisième dont le solénolde est relié d'une part à la ligne 21 entre la bobine 20 et les interrupteurs 23 et 24 (figure 3) ou le relais interrupteur 25 qui en assure la fonction (figure 4), et d'autre part à la borne positive du générateur 28 ; l'interrup teur 27 commande par éventuellement un autre relais intermédiaire l'alimentation électrique du démarreur 29 ; l'interrupteur relais 27 est ainsi disposé de façon telle qu'en l'absence de force électro-motrice développée par la génératrice (arrêt du moteur) et en présence d'une tension positive sur la ligne 21 (fermeture de 23 ou 24) un courant parcourt le solénoïde et ferme l'interrupteur 27 ; dès que le moteur est lancé la force électro- motrice développée par la génératrice s'oppose au courant passant dans le solénoïde du relais 27 dont l'interrupteur retombe au repos ce qui fait cesser l'alimentation du démarreur. Sur la fig.5 les moyens intermédiaires 25 de la figure précédente destinés à relayer et à temporiser à l'ouverture les interrupteurs 23 et 24 comprennent essentiellement un circuit de temporisation électronique et un relais interrupteur électromécanique constitué essentiellement d'un solénoïde 30 et d'un interrupteur 31 ; le circuit de temporisation comporte un condensateur 34 et deux transistors 32 et 33 montés en darlington pour alimenter le solénoïde 30 commandant le troisième interrupteur 26, la basedes transistors étant polarisée positivement pour maintenir ceux-ci à l'état "passant", soit à travers les interrupteurs 23 et 24, soit lorsque ceux -ci sont ouverts et pendant un certain temps par la charge du condensateur 34 le condensateur 34 est shunté par un potentiomètre 35 qui permet de régler le délai de temporisation, c'est à dire le retard à l'ouverture de l'interrupteur 26. Sur la fig.6 un circuit imprimé 40 supporte les éléments de la figure précédente et les situe dans un schéma général tel que celui de la9 figure 4. On notera qu'à titre de perfectionnement le dispositif de l'invention peut comporter des moyens, non représentés sur les dessins, tels qu'un voyant lumineux, pour indiquer au conducteur le départ de la phase de temporisation et lui permettre le cas échéant d'inhiber cette phase en conservant au moteur la rotation minimale. Dans ce cas de perfectionnement le micro-contact de la pédale est conformé en commutateur à deux positions, l'une des positions correspondant à la fermeture du circuit, tel qu'indiqué sur les figures, l'autre position correspondant à la fermeture d'un circuit de voyant lumineux non renrésen- té sur les dessins. I1 doit être compris que la présente invention n'est pas limitée aux formes de réalisation ci-dessus décrites, mais qu'elle s'entend de tout procédé ou dispositif défini par les revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1.- Procédé pour commander automatiquement l'arrêt du moteur d'un véhicule lors d'une attente dans une file de véhicules ou à un feu de croisement, caractérisé en ce que le circuit d'allumage est ouvert de façon automatique un certain temps après que le conducteur du véhicule ait cessé d'appuyer sur la pédale d'accélérateur et que le véhicule ait été immobilisé 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé : - en ce que, le moteur étant à l'arrêt, la pression sur la pédale referme le circuit d'alimentation du démarreur, et - en ce que, la rotation du moteur-provoque l'ouverture de ce circuit ; 3.- Dispositif pour la mise en oeuvre d'un procédé conforme à la revendication 1, ledit dispositif étant appliqué à un véhicu le à moteur comportant une bobine d'allumage et un interrup teur général d'allumage dit "contact", caractérisé en ce que la ligne d'alimentation de la bobine depuis l'interrupteur général peut être ouverte (cou pure de l'allumage) par l'ouverture conjointe, ou fermée (alimentation de l'allumage) par la fermeture séparée d'un premier interrupteur et d'un deuxième interrupteur, le pre mier interrupteur étant ouvert en l'absence de pression sur la pédale d'accélérateur et étant fermé dans le cas contraire le deuxième interrupteur étant ouvert sous l'action d'un cap teur de mouvement approprié lorsque le véhicule est sensible ment immobile et étant fermé dans le cas contraire ; 4.- Dispositif selon la revendication 3, ledit véhicule à moteur comportant en outre un générateur d'électricité pourvu d'une borne de sortie positive, caractérisé en ce qu'il comporte en outre un deuxième relais dont le solenolde est relié d'une part à ladite ligne entre la bobine et les interrupteurs, et d'autre part à la borne positive du générateur, ledit solénoïde agissant sur un interrupteur d'alimentation du démarreur, ledit interrupteur étant ouvert lorsque le générateur débite, d'où il résulte que, le moteur étant à l'arrêt, il suffit d'appuyer sur la pédale d'accélérateur pour alimenter le démarreur et mettre le moteur en marche 5.- Dispositif selon la revendication 4, pour la mise en oeuvre d'un procédé conforme à la revendication 2, caractérisé en ce que les deuxième et troisième in terrupteurs actionnent un troisième interrupteur par l'inter médaire d'un circuit dit de temporisation à l'ouverture, ledit circuit ayant une fonction de relais pour fermer ledit pre mier interrupteur dès que l'un au moins des deuxième et troi sième interrupteur est fermé1 et pour l'ouvrir au bout d'un certain temps après que les deux, deuxième et troisième, re lais aient été ouverts 6.- Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que ledit circuit de temporisation comporte un condensateur et deux transistors montés en dar lington pour alimenter le solénolde commandant le troisième interrupteur, la base des transistors étant polarisée positi vement pour maintenir ceux-ci à l1état "passant", soit à tra vers les interrupteurs, soit lorsque ceux -ci sont ouverts et pendant un certain temps par la charge du condensateur. 7.- Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que ledit premier interrupteur est un micro-contact logé dans un boitier dont une paroi élasti que maintient normalement fermé le micro-contact, ladite paroi étant reliée à la pédale d'accélérateur de façon telle qu'en l'absence de pression sur la pédale une- traction soit exercée sur la paroi du boitier pour maintenir ouvert le micro-cotact; 8.- Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que ledit capteur de mouvement in corpore une dynamo à aimant permanent entraînée oer une roulette prenant son mouvement sur une pièce rotative synchrone des roues.