L'invention concerne des perfectionnements aux occluseurs-dentaires ainsi qu'aux occluseurs-articulateurs, et notamment les modèles specifiques s'y rapportant, D'une manière générale, un occluseur-dentaire est un appareil destiné à maintenir des modèles (positifs), le plus souvent en plâtre, obtenus a partir d'empreintes (négatives), prises dans la bouche du patient. A partir des modèles* l'homme de l'Art va pouvoir réaliser toutes sortes de prothèses. On conçoit que le travail d'élaboration des prothèses demande un soin extrême de la part du praticien, et de très nombreuses vérifications d'ajustage au cours de son travail. Pour procéder aux différentes phases d'élaboration et d'ajustage, le praticien fait des vérifications en plaçant la prothèse sur le modèle correspondant èt met en cotheidence les modèles* notamment dans une position statique, dite d'occlusion centrique, qui est la position d'occlusion physiologique naturelle des maxillaires. On conçoit que cette position statique d'occlusion centrique est la plus déterminante parmi les autres positions physiologiques également utiles à reproduire, pour garantir la réalisation d'une prothèse qui sera la réplique fidèle des dents naturelles en bouche* tant en forme qu'en position. C'est à partir de ce postulat que l'on a recherché un appareil porte-modèles* dit occluseur-articulateur, qui permette, entre autres possibilités, la solidarisation ou la désolidarisation instantanée de l'un quelconque des modèles, ou les deux, de manière telle qu'ils se retrouvent sur l'appareil, sans ajustage, méme après de nombreuses manipulations et déplacements dans ladite position d'occlusion centrique. Il convient maintenant, avant d'aborder les dispositions principales de l'invention, de rappeler les difficultés rencontrées à l'occasion de la mise en oeuvre des porte-modèles connus, à la disposition de l'homme de l'Art. Un premier type d'appareil est un occluseur extrêmement répandu, qui est constitué de deux branches en forme de fourche, articulées l'une sur l'autre, notamment par un montage à rotule immobilisable, par exemple, dans la position dite d'occlusion centrique. les modèles sont fixés aux fourches par scellement, notamment au plâtre. Cette opération, longue et fastidieuse, demande un soin extrême pour "réussir" le scellement des modèles dans la position d'occlusion centrique. Une fois scellés, modèles et appareil constituent un ensemble lourd, monobloc, peu commode à manipuler ; les modèles ne sont donc pas démontables, autrement que par descellement, ce qui a une influence défavorable sur le temps de fabrication d'une prothèse. Le montage à rotule, notamment de la fourche haute, conduit à des mouvements anarchiques, sans rapport avec des mouvements physiologiques réels. Un second type d'appareil est dénommé "articulateur physiologique". Un tel appareil possède un certain nombre de possibilités de réglages supplémentaires par rapport à l'occluseur qui vient d'être décrit. Toutefois, les dispositifs de réglage n'excluent pas la mise en plâtre ou scellement, comme dans le cas de 1 'occluseur. L'articulateur physiologique est un appareil très peu répandu dans l'art dentaire, en raison de sa complexité d'utilisation tant au Cabinet du Chirurgien dentiste, qu'au laboratoire de fabrication de prothèses. Par ailleurs, quand bien même l'articulateur physiologique serait d'une précision absolue, on se trouve devant un autre problème qui ruine partiellement les possibilités de réglage fin, à savoir, l'instabilité dimensionnelle des matériaux utilisés lors des prises d'empreintes qui servent ensuite de moule dans la fabrication des modèles. En outre, l'expérience montre que les articulateurs physiologiques ne sont en fait réservés qu'à des praticiens expérimentés et spécialisés en gnathologie. On connaît également un autre type d'appareil, du genre occluseur à fourches, comme décrit dans la demande de brevet France n" 76.18350 publiée sous le n 2 354 085. L'occluseur de cette demande se distingue de l'occluseur 9 fourches antérieur par le fait qu'il comprend deux porte-modèles possédant chacun un volume creux, dans lesquels on élabore les moulages des modèles, ces porte modèles s'assujettissant par voie magnétique sur des socles fixés par vissage sur les fourches de l'appareil connu, ce grace à quoi, les modèles sont rendus démontables par rapport aux fourches, ce qui supprime l'opération antérieure de mise en plâtre ou scellement des modèles sur les fourches.Malgré cette possibilité, l'appareil reste peu maniable en raison de son importance volumétrique qui est due au montage superposé des fourches, des socles magnétiques, des porte-modèles et enfin des modèles. Par ailleurs, les positions des modèles sont tributaires des mouvements anarchiques de l'articulation des fourches ; enfin et surtout, le montage à vis des modèles dans les porte-modèles ne permet plus la retouche du plan de base des modèles, c'est-à-dire la retaille de ce plan, or il arrive fréquemment d'avoir à réaliser cette opération de retouche lorsque le plan d'occlusion des modèles n'est pas parallèle au plan de leur embase. Or, le praticien doit impérativement retrouver sur son appareil la position du plan d'occlusion des modèles, telle qu'elle se situe en bouche.Par ailleurs, avec ce type d'occluseur, on ne peut pas tenir compte du mode d'articulation physiologique entre mandibule et maxillaire, notamment de la pente condylienne moyenne, ce qui est un paramètre qui, lorsqu'il est négligé, peut conduire à des imperfections dans la réalisation des prothèses. Enfin, avec un tel appareil, il est impossible de réaliser l'occlusion dynamique par déplacement de latéralité gauche ou droit, et tenant compte de ladite pente condylleùnede l'articulation naturelle, ainsi que la combinaison des mouvements de propulsion, c'est-g-dire les mouvements de prognathe et de rétrognatie. La présente invention a en conséquence pour but de remédier à ces inconvénients en fournissant un occluseur-articulateur qui permette notamment de placer, sans aucun réglage de mise en place, une paire de modèles sur un porte-modèles et ce, dans la position rigoureuse d'occlusion centrique, en rapport respect de la position en bouche de ce plan d'occlusion et ce, quelle que soit la position du plan d'occlusion des modèles par rapport au plan de leur embase support dénommée socle de modèle. L'invention a également pour but la réalisation d'un occluseur-articulateur sur lequel les modèles se montent ou se démontent instantanément par simple enfichage. L'invention a encore pour but un mode de montage des modèles sur l'occluseur, qui permette d'une part, d'en diminuer l'encombrement général par suppression des montages å platines superposées et, d'autre part, puisse recevoir des modèles spécifiques cet appareil, aussi bien que les modèles traditionnels antérieurement connus. Un autre but de l'invention, en combinaison avec les buts précédents, est de donner à l'appareil la fonction d'articulateur physiologique de sorte qu'après fixation des modèles en occlusion centrique, il soit possible de réaliser l'occlusion dynamique par déplacement de latéralité gauche ou droit, ainsi que de réaliser les mouvements de propulsion, c'est-8-dire les mouvements de pragnatie et de rétrognatie, et retrouver, après ces divers mouvements, démontages et remontages des modèles, automatiquement et sans réglage, la position d'occlusion centrique. L' invention concerne à cet effet un occluseurWarticulateur - permettant entre autres possibilités, la mise en occlusion centrique notamment d'un modèle spécifique de maxillaire inférieur et d'un modèle spécifique de maxillaire supérieur, ledit occluseur comportant deux porte-modèles inférieur et supérieur, articulés indépendamment l'un et l'autre sur un bâti porteur, et caractérisé en ce que, d'une part, - le bâti porteur est constitué de deux bras stationnaires coudés, réunis en position parallèle par au moins une entretoise, ces bras affectant la forme approchée d'une mandibule se décomposant en deux sections, l'une inférieure possédant au moins deux appuis, l'un constitué par le coude des deux bras, l'autre constitué par l'extrémité desdites sections inférieures de ces bras, l'autre section dite supérieure, terminée par une fourche à branches parallèles dont l'axe d'introduction longitudinal fait un angle avec la droite qui passe par les points d'appui des sections inférieures des tras du blotti stationnaire, ledit angle ayant une valeur de préférence égale à l'angle physiologique condylien, d'autre part, - en ce que les porte-modèles inférieur et supérieur sont montés chacun sur une noix de support pouvant au moins pivoter autour d'un axe horizontal disposé entre les extrémités des bras du bdti stationnaire, chaque noix de support étant pourvue d'un axe relié à cette noix par un joint universel, de manière à pouvoir occuper l'une quelconque des positions angulaires pouvant être prise par ce joint, des moyens étant prévus pour libérer ou immobiliser à volonté chaque joint universel, chacun de ces axes à joint universel comportant à son extrémité libre, un moyen d'assemblage apte å recevoir par simple enfichage le modèle correspondant. Grace à cette nouvelle solution constructive, la mise en place des modèles sur l'occluseur-articulateur est rendue aussi simple que rapide, notamment dans la position dite d'occlusion centrique, étant donné qu'il suffit, de libérer les joints universels des axes porte-modèles, d'enficher les modèles en position d'occlusion centrique sur lesdites axes puis, dans cette même position, immobiliser par blocage les joints universels des axes porte-modèles. Dès lors1 la position d'occlusion centrique sera toujours retrouvée, quels que soient les déplacements, montages, démontages, que l'on fait subir aux modèles. Suivant une disposition de l'invention, la noix de support du porte-modèle supérieur est portée par un axe horizontal disposé entre les fourches des sections supérieures du bâti, de manière telle que cette noix puisse être déplacée, d'une part angulairement dans un plan vertical, autour dudit axe horizontal pour obtenir l'ouverture et la fermeture des modèles montés sur l'occluseur-articulateur, d'autre part en translation entre les branches parallèles des fourches desdites sections supérieures du bâti, pour obtenir les mouvements physiologiques de prognatie et de rétrognatie des modèles, Vautre part encore, en déplacement angulaire pivotant dans un plan perpendiculaire aux plans définis par les bras du b & ti pour obtenir les mouvements de latéralité gauche et droit. Suivant une autre disposition, le joint universel entre les porte-modèles et leur support, est constitué par un axe monté å rotule, en bout de chaque support, chaque rotule sphérique pouvant être a volonté immobilisée ou libérée dans chaque support, par l'intermédiaire d'un moyen de serrage. Suivant un mode de réalisation, le porte-modèles est constitué d'un axe monté a rotule dans un support porté par le bsti stationnaire, ledit axe étant prolongé d'une cheville d'ancrage apte à recevoir a recouvrement ajusté, par simple enfichage, un fourreau de forme correspondante, rendu solidaire des modèles. L'invention concerne également un modèle spécifique notamment à l'occluseur-articulateur ci-dessus, caractérisé en ce que le fourreau d'enfichage des modèles est de préférence noyé dans l'épaisseur de la matière constitutive du socle desdits modèles, dans une position voisine de l'axe de symétrie de ces modèles, dans une zone non exploitée pour la réalisation des prothèses. D'autres buts et avantages de l'invention ressortiront encore de la description détaillée qui va suivre des modes d'exécution donnés ici à titre d'exemples, et représentes sur les dessins joints dans lesquels La Figure 1 est une vue en perspective d'un occluseur-articulateur, avec partie s arrachées montrant un premier mode de montage des modèles. La Figure 2 est une vue en perspective montrant un autre mode de montage pour modèle traditionnel. La Figure 3 est une vue en perspective d'un fourreau de montage utilisé avec le mode d'exécution de la Figure 1. Conformément à l'invention, ainsi que représente Figure 1, l'occluseur- articulateur est désigné par la référence générale 10. Cet appareil est constitué d'un bati statique qui comporte deux bras stationnaires 11, de forme coudée, réunis en position parallèle par une entretoise 12.Chaque bras 11 affecte la forme approchée d'une mandibule, se décomposant en deux sections, l'une inférieure 11a, l'autre supérieure lib. La section inférieure li a, possède deux appuis, l'un 13, constitué par le coude disposé en partie médiane des deux sections de bras, l'autre 14, constitué par une extrémité en forme de palier, de la section lia desdits bras La section supérieure iib des bras du bâti, est terminée par une fourche 15, à branches parallèles, dont l'axe d'introduction longitudinal matérialisé par le trait mixte 16, fait un angle avec la droite A-B qui passe par les points d'appui 13, 14 des sections inférieure 11a des bras du b ti stationnaire; ledit angle ayant une valeur de préférence égale à l'angle physiologique condylien, c'est-a-dire de préférence 2f. n va de soi que l'occluseur-articulateur est construit pour recevoir deux porte-modèles, l'un inférieur, l'autre supérieur, articulés indépendamment l'un et l'autre sur le bâti, ainsi qu'il va être décrit ci-après. Pour des facilités de lecture du dessin, on a représenté Figure 1 seulement un seul des deux modales, à savoir le modèle inférieur désigné ici par la référence générale 39. Le porte-modèles supérieur est relié au bâti de l'appareil par l'intermédiaire d'une noix de support 17, pouvant au moins pivoter autour d'un axe horizontal 18, disposé entre les extrémités des sections supérieures des bras du bâti stationnaire. L'axe 18 traverse la noix 17 et il repose dans les gouttières 15a des fourches par l'intermédiaire de noyaux sphériques visa. Les extrémités de l'axe 18 portent chaque fois un bouton de manipulation 19. L'axe 18 peut être immobilisé à volonté dans une position angulaire quelconque permise par le mode de construction des fourches 15 et ce, par l'intermédiaire d'une vis de pression 20 traversant la branche supérieure de chaque fourche pour pouvoir prendre appui sur la sphère 18a de l'axe 18. On notera en outre que les déplacements de propulsion de l'axe 18 dans les gouttières 15 sont limités par la présence de goupilles 21 s'opposant au retrait de l'axe 18 hors des fourches.On comprend que par cette disposition, la noix 17 peut être déplacée d'une part1 angulairement, dans un plan vertical, autour de l'axe 18, ce qui permet d'obtenir l'ouverture et la fermeture des modèles montés sur l'appareil. La noix 17 peut également être déplacée en translation entre les branches parallèles des fourches 15, ce qui permet d'obtenir les mouvements physiologiques de prognatie et de rétrognatie. La noix 17 peut encore être déplacée en mouvements angulaires pivotants, dans un plan perpendiculaire au plan défini par les bras il du bâti stationnaire, ce qui permet d'obtenir les mouvements physiologiques de latéralité gauche ou droit, entre les modèles. La noix 17 du porte-modèles supérieur est traversée par un arbre creux 22, réglable en position axiale par rapport à la position occupée par la noix 17 entre les fourches 15. L'arbre 22 possède le long d'une génératrice, une rainure 23, dans laquelle vient s'insérer un patin de serrage porté par l'extrémité d'une vis d'immobilisation 24. Le porte-moddle: supérieur désigné en Figure I par la référence générale 25 est constitué par un axe 26, portant à une extrémité une rotule 27 qui peut être déplacée ou immobilisée dans une cuvette 28 disposée elle-mêrne à l'extrémité de l'arbre 22. L'immobilisation de la rotule 27, danse une position angulaire quelconque pouvant être prise par cette rotule, est obtenue par I' intermédiaire d'un plateau d'appui 29, porté par une vis 29a qui traverse l'arbre creux 22. De cette manière, le porte-modèles 25 peut être à mouvements libres ou au contraire immobilisé instantanément par l'action de serrage sur la vis 29a. Suivant une disposition préférée de l'invention, le porte-moddle. a son axe 26 prolongé d'une cheville 30 qui affecte la forme générale d'une languette plate 31, d'allure tronconique, dont la base 32 est formée par un talon dont l'une des faces frontale 33, sert de butée de positionnement, pour des fourreaux de montage des modales, comme il sera expliqué plus loin. On notera encore que chaque cheville 30 porte sur l'une de ses faces une rainure pour le verrouillage des fourreaux des modèles dans la position de montage. On notera encore que la noix 17 du porte-modèlei supérieur est pourvue d'une butée 17a contre laquelle vient prendre appui l'extrémité d'une vis de réglage 17b traversant en son centre l'entretoise 12 qui réunit les bras du buts. La vis 17b permet de régler finement la position angulaire de l'arbre 22, autour de l'axe horizontal 18 qui traverse la noix 17. Le porte- modèles inférieur 25a est monté de façon sensiblement identique au porte-modèle: 25. Comme précédemment, le porte-modèle: relié par l'intermédiaire d'un montage à rotule, dans une noix qui est constituée ici de deux mtchoires 35, 36, portées par un arbre 37, dont les extrémités sont engagées à chaque fois dans un palier forme dans la partie d'extrémité des sections intérieures lia des bras il dubftti. Les mâchoires 35, 36 sont en outre réunies l'une à l'autre par une vis de serrage traversante 38, qui permet d'immobiliser, d'une part lesdites mâchoires autour de l'axe 37, et d'autre part immobiliser la rotule du porte-modèles 25a. Ainsi qu'il a été indiqué plus haut, les modèles peuvent se fixer par simple enfichage sur les chevilles des porte-modèles. Dans ce but, comme représenté Figure 1, chaque modèle spécifique 39, reçoit un fourreau d'enfichage 40, noyé dans l'épaisseur de la matière constitutive du socle 41, dans une position voisine de l'axe de symétrie de ce modèle et ce, dans une zone non exploitée pour la réalisation des prothèses. Chaque fourreau d'enfichage comporte d'une part, sur son bord étroit 42, des bossages 43, qui garantissent, lors du confectionnement du socle de modèle, l'ancrage des fourreaux dans la matière d'enrobage.D'autre part, le fourreau comporte > sur une de ses faces, des plots entretoises de positionnement 44, de manière à garantir lors du confectionnement du socle de modèle, l'enrobage du fourreau avec une épaisseur e suffisante, pour permettre éventuellement une retaille, ou un surfaçage du plan de base du socle, sans compromettre l'ancrage du fourreau dans sa matière d'enrobage. On notera également, sur l'une des faces internes du fourreau, une transversale 45, venant s'immobiliser dans la rainure 34 des chevilles 30. Par la disposition constructive qui vient d'être décrite, oq réalise des modèles spécifiques. particulièrement bien adaptés à l'occluseur-articulateur également décrit plus Wt, Lorsque l'on souhaite monter sur l'occluseur-articulateur des modèles {:* type traditionnel antérieur, le porte-modèle sera avantageusement constitué montré Figure 2, par un étau apte à emprisonner entre ses more des modèles du traditionnel. Cet étau, se fixe également par simple enfichage, sur l'un quelconque des axes à rotule 26 de l'occluseur-articulateur, cet enfichage étant obtenu ict de par l'intermédiaire d'un emboitement à queue d'aronde, dont la partie mâle 49, et solidaire desdits axes 26 à rotule, tandis que la partie femelle 50, est soltdte4i mors 47 de l'étau. Le montage, notamment d'une paire de modéles spécifiques à l'occluseurs-arti @ulateur se fera par mise en place de manière simple et rapide, de la façon suivante : - libération de toutes les vis d'immobilisation d'un porte-modèles à rotule et de la vis qui règle le déplacement axial de l'arbre creux 22 du porte-modèles supérieur. - enfichage des modèles sur les chevilles libérées, et simultanément mises en rapport d'occlusion, des modèles supérieur et inférieur, - serrage de la vis d'immobilisation 24 de l'arbre creux 22, - serrage de la rotule du porte-modèles supérieur, - serrage de la rotule du porte-modèles inférieur. Après ces trois serrages, qui durent seulement quelques secondes, le praticien peut à tout moment démonter instantanément l'un quelconque des modèles, sans modifier le réglage de position du plan d'occlusion centrique. n en résuite une grande facilité de travail pour le praticien prothésiste qui, tenant le modèle on main. sans son support, peut effectuer toute opération de fabrication sur une jirothèse et, par une remise instantanée du modèle après intervention, vérifier l'avancement de son travail. Grâce au montage à rotule des porte-modèles, le praticien n'a plus à se préoccuper de la position précise et/ou du centrage des fourreaux de montage, qu'ils soient, comme dans l'exemple représenté, incorporés dans la matière constitutive du socle des modèles, ou encore, fixés par simple collage sur b plan de base dos socles des modèles. La forme fonctionnelle du bâti en forme de mandibule permet d'alléger considérablement l'occluseur-articulateur, et d'en diminuer considérablement l'encombrement général par rapport aux occluseurs antérieurement connus. ce qui le rend beaucoup plus maniable, cet encombrement général étant encore réduit par le fait que les porte-modèles sont disposés en bout de leur noix de support respective. Bien entendu, l'invention n'est pas limite aux exemples de réalisation cidessus décrits et représentés, à partir desquels on pourra prévoir d'autres variantes, sans pour cela sortir du cadre des revendications annexées. REVENDICATIONS 1) Occluseur-articulateur permettant entre autres possibilités, la mise en occlusion centrique, notamment d'un modèle spécifique de maxillaire inférieur, et d'un modèle spécifique de maxillaire supérieur, ledit occluseur comportant deux porte-modèles inférieur et supérieur articulés indépendamment l'un et l'autre sur un bati porteur, et caractérisé en ce que, d'une part, - le bati porteur est constitué de deux bras stationnaires coudés, réunis en position parallèle par au moins une entretoise, ces bras affectant la norme approchée d'une mandibule se décomposant en deux sections, l'une inférieure possédant au moins deux appuis, l'un constitué par le coude des deux bras, l'autre constitué par l'extrémité desdites sections inférieures de ces bras, l'autre section dite supérieure, terminée par une fourche à branches parallèles dont l'axe d'introduction longitudinal fait un angle avec la droite qui passe par les points d'apputdes sections inférieures des bras du b ti stationnaire, ledit angle ayant une valeur de préférence égale à l'angle physiologique condylien, d'autre part, - en ce que les porte-modèles inférieur et supérieur sont montés chacun sur une noix de support pouvant au moins pivoter autour d'un axe horizontal disposé entre les extrémités des bras du bati stationnaire, chaque noix de support étant pourvue d'un axe relié à cette noix par un joint universel, de manière à pouvoir occuper une quelconque des positions angulaires pouvant être prise par le joint, des moyens étant prévus pour libérer ou immobiliser à volonté chaque joint universel, chacun de ces axes à joint universel comportant à son extrémité libre, un moyen d'assemblage apte à recevoir par simple enfichage le modèle correspondant. 2) Occluseur-articulateur selon la revendication I, caractérisé en ce que l'axe d'introduction longitudinal des fourches des sections supérieures du bati fait un angle de 20e avec la droite qui passe par les points d'appui des sections inférieures des bras dudit bssti. 3) Occluseur-articulateur selon la revendication 1, caractérisé en ce que la noix de support du porte-modèle supérieur est portée par un axe horizontal disposé entre les fourches des sections supérieures du bati, de manière tel le que cette noix puisse être déplacee, d'une part angulairement dans un plan vertical autour dudit axe horizontal, pour obtenir l'ouverture et la fermeture des modèles montés sur l'occluseur-articulateur, d'autre part en translation entre les branches parallèles des fourches desdites sections supérieures du bâti, pour obtenir les mouvements physiologiques de prognatie et de rétrognatie des modèles, d'autre part encore, en déplacement angulaire pivotant dans un plan perpendiculaire aux plans définis par les bras du Mti pour obtenir les mouvements de latéralité gauche et droit. 4) Occluseur-articulateur selon l'une quelconque des revendications 1 å 3, caractérisé en ce que la noix de support du porte-modèle supérieur est traversée par un arbre réglable en position axiale par rapport a la position axialement stationnaire de la noix porte-modèle inférieure. 5) Occluseur-articulateur selon l'une quelconque des revendications t à 4, 4, caractérisé en ce que le joint universel entre les porte-modèles et leur support, est constitué par un axe monté à rotule, en bout de chaque support, chaque rotule sphérique pouvant être à volonté immobilisée ou libérée dans chaque support, par l'intermédiaire d'un moyen de serrage. 6) Occluseur-articulateur selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le porte-modèle est constitué d'un axe monté à rotule dans un support porté par le bâti stationnaire, ledit axe étant prolongé d'une cheville d'ancrage apte ê recevoir à recouvrement ajusté, par simple enfichage, un fourreau de forme correspondante, rendu solidaire des modèles. 7) Occluseur-articulateur selonrune quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que la cheville du porte-modèles affecte la forme générale d'une languette plate, conique, dont la base est formée par un talon épaulé qui sert de butée de positionnement aux fourreaux qui les coiffent et qui coiffent aussi lesdits talons. 8) Modèle spécifique à ltoccluseur-articulateur, selon l'une quelconque des revendications i à 7, caractérisé en ce que le fourreau d'enfichage des modèles est de préférence noyé dans l'épaisseur de la matière constitutive du socle desdits modèles, dans une position voisine de l'axe de symétrie de ces modèles dans une zone non exploitée pour la réalisation des prothèses. 9) Modèle selon la revendication 8, caractérisé en ce que le fourreau d'enfichage comporte,d'une part sur son bord étroit des bossages pour son ancrage dans la matière constitutive du socle du modèle, d'autre part, des plots-entretoise de positionnêment sur au moins une face dudit fourreau de manière à garantir lors du confectionnement du socle de modèle, l'enrobage du fourreau avec une épaisseur suffisante pour permettre éventuellement une retaille ou un surtaçage du plan de base du socle1 sans compromettre l'ancrage du fourreau dans sa matière d'enrobage. 10) Occluseur-articulateur selon l'une quelconque des revendications I 5, caractérisé en ce que le porte-modèles est constitué par un étau apte emprisonner entre ses mors des modèles traditionnels de la technique connue, cet étau se fixant par simple enfichage sur l'un quelconque des axes à rotule des supports inférieur et supérieur de l'occluseur-articulateur, cet enfichage étant obtenu de préférence par l'intermédiaire d'un emboitement en queue d'aronde dont la partie mâle est solidaire desdits axes à rotule, tandis que la partie femelle est solidaire d'un des mors de l'étau.