Echangeur thermique. La présente invention concerne un échangeur thermique, notamment pour une turbine à gaz de grande puissance, dont l'échangeur permet d'augmenter le rendement et les performances, au profit d'une réduction des frais de fonctionnement. Les êchan- geurs thermiques du genre en question, souvent appelés échangeurs à récupération, sont utiles en particulier pour équiper des turbines à gaz entraînant des compresseurs dans un système de canalisations de transport de gaz naturel. Au cours des vingt dernières années, on a installé plusieurs centaines de turbines à gaz à récupération pour équiper des installations du genre en question. Dans la plupart des cas, les températures de fonctionnement des échangeurs à récupération de ces turbines ont été limitées en-dessous de 5400C environ, pour tenir compte des limites d'emploi des matériaux utili sés pour réaliser ces échangeurs. Ceux-ci comportent une structure constituée de plaques à ailettes montées par compression, prevues pour un fonctionnement en régime continu. Or les augmentations intervenues au cours des dernières années quant aux prix courants des combustibles imposent un rendement thermique aussi élevé que possible.Par ailleurs, le mode de fonctionnement des nouvelles installations demande des échangeurs à récu pération ayant un rendement plus élevé, et pouvant supporter des températures plus élevées, tout en acceptant plusieurs milliers de cycles successifs de démarrage et d'arrêt, sans fuites et sans frais d'entretien excessifs. On a donc étudié et mis au point un échangeur thermique à récupération comportant une structure en acier inoxydable constituée de plaques à ailettes, pouvant supporter des températures de 6000 à 6500C en fonctionnement, au cours d'une succession ininterrompue de cycles de démarrage et d'arrêt. Le système précédent comportant des ailettes montées par compression donne lieu, du fait des pressions internes, à des efforts très importants et mal compensés, pouvant couramment correspondre à des efforts généraux de plus de 500 tonnes dans un échangeur à récupération de taille appropriée. Pour absorber des efforts aussi importants, qui tendent à faire éclater la structure du coeur d'un échangeur à récupération, on a recours à une enveloppe externe travaillante. Au contraire, la structure d'un échangeur moderne assemblée par brasure pour encaisser les pressions internes permet de compenser celles-ci sans avoir recours à une enveloppe travaillante externe.Mais, du fait de la suppression de cette enveloppe résistante, permise par la compensation des pressions -internes, on doit tenir compte de variations notables des dimensions de l'ensemble de l'échangeur, résultant des dilatations et contractions liées aux changements de température de la structure. I1 faut donc que la structure puisse se dilater sous l'effet de la chaleur, et ce problème est encore aggravé par les conditions d'utilisation imposées à l'échangeur à récupération, qui doit pouvoir endurer au cours de son existence normale des milliers de cycles de montée en température et de refroidissement, pour répondre au nouveau mode de fonctionnement du groupe compresseur à turbine à gaz associé, prévu pour être mis en marche et arrêté de manière répétitive. En limitant la zone des températures très élevées, dépassant 5400C par exemple, au coeur même de l'échangeur à récu pération, et en prévoyant pour le coeur une isolation thermique et une séparation par rapport à l'enveloppe légère qui l'entoure, et par rapport à un support de l'ensemble, on réduit au minimum les besoins en matériaux relativement onéreux. Ceci permet d'obtenir pour les échangeurs thermiques du genre en question un prix de revient comparable à celui des échangeurs à plaques précédemment utilisés. On a vu ainsi apparaître toute une variété de solutions pour le montage, le raccordement et le mode de soutien de tels échangeurs, facilitant l'utilisation d'un coeur d'échangeur thermique assemblé par brasure et travaillant sous tension dans une installation du type en question. On trouvera une description des échangeurs thermiques du type considéré dans un article de K.O. Parker, intitulé "Un échangeur-récupérateur à plaques qui améliore le rendement thermique et facilite le fonctionnement cyclique", paru dans le numéro du 11 avril 1977 de la Revue "The Oil & Gas Journal". L'invention vise un échangeur thermique du genre en question, notamment un échangeur comportant un coeur constitué de plaques minces, formées et empilées les unes sur les autres, et présentant des passages pour des collecteurs d'air. L'invention propose des dispositions particulières, pour raccorder lesdits collecteurs du coeur à des canalisations externes d'un circuit d'air, sans risque de contraintes excessives sur la structure du coeur. On connaît des systèmes de canalisations comportant des éléments opposés réunis par des raccords à soufflets, à un élé- ment central sous pression, dans un montage où l'ensemble en question est maintenu par des tirants montés entre les éléments opposés. On connaît également des systèmes comportant des élé- ments à soufflets, pour absorber des déformations de structure résultant par exemple de dilatations thermiques ou d'une expansion provoquée par une pression interne, notamment d'après les brevets U.S. Nos. 2.787.124, 3.527.291, 1.882.085 et 3.916.871, parmi d'autres. Le brevet U.S. No. 3.850.231 (Greek) décrit un type particulier de raccord à soufflet mis sous pression par l'extérieur.Le brevet No. 3.527.291 (Neary, etc.) déjà men tionné prévoit également des tiges de maintien constituées par des étriers en U à branches filetées, pour limiter l'extension axiale du soufflet de ce raccord. Mais ces documents se limitent à l'utilisation des raccords à soufflets en question pour absorber des déformations dans le sens axial, et non pour absorber des déformations dans plusieurs sens, ou pour équilibrer les efforts en jeu sous l'effet d'une pression, comme dans la présente invention. Le brevet allemand No. 667.144 propose diverses combinaisons de raccords à soufflets montés entre des tuyauteries opposées, avec un système antagoniste à ressort qui s'oppose à l'extension axiale du raccord à soufflet, et à la flexion ou à la torsion du soufflet Les raccords à soufflets de liaison mis en pression par l'extérieur présentent divers avantages par rapport aux systèmes plus courants de soufflets mis en pression par l'inte- rieur, pour réaliser un joint déformable par exemple entre deux tuyauteries. En effet, les soufflets mis en pression par l'inte- rieur tendent à "se tortiller" lorsque la pression augmente, ou lorsque la raideur du soufflet diminue. Et, bien avant d'attein dre la pression d'éclatement du soufflet, celui-ci se déforme par torsion ou par flambement de sa paroi.On doit donc limiter l'emploi de tels soufflets à des pressions inférieures à celles où se manifestent de telles déformations. Or cette pression critique varie en fonction inverse de la longueur du soufflet, ce qui impose des limitations gênantes pour l'emploi de ce genre de soufflet. Lorsque le raccord déformable comporte une enveloppe rigide soumise à la pression interne mais entourant complètement le soufflet, la tendance aux déformations en question disparaît. On connaît des raccords à soufflets de ce genre, et il en existe sur le marché. On connaît également des systèmes comportant des éléments adjacents, pouvant se déformer d'une manière différente l'un par rapport à l'autre sous l'effet d'une dilatation thermique, et qui sont reliés l'un à l'autre de manière étanche par un joint déformable. Le brevet U.S. No. 3.398.787 décrit un échangeur thermique à tubes montés dans une enveloppe, et comportant des joints déformables pour absorber les déformations relatives des tubes et de l'enveloppe, résultant des différences de température-qui existent entre un fluide contenu dans les tubes et un autre fluide contenu dans l'enveloppe. Le brevet U.S.No. 2.416.674 (Bailey) décrit un dispositif comportant des joints d'étanchéité profilés en U, montés chacun entre un tube interne et un tube externe, pour permettre une expansion ou une contraction radiale de ceux-ci suivant les variations de température. Le brevet U.S. No. 3.547.202 (Ticknor) décrit un montage comportant des soufflets et une série de crochets pour soutenir deux tubes coaxiaux l'un par rapport à l'autre, qui servent au passage de deux gaz à des températures différentes dans un récupérateur associé à un circuit de gaz d'échappement. Le brevet U.S. No. 3.960.210 (Chartet) décrit un joint constitué par une bande recourbée en U, et fixée par des goujons aux brides d'un échangeur thermique pour préparer le brasage du coeur de cet échangeur. Le brevet U.S. No. 3.078.919 décrit un échangeur de récupération comportant des organes de retenue profilés en T et mobiles dans des fentes longitudinales, pour relier l'une à l'autre de manière coulissante deux parties différentes d'une structure fonctionnant à des températures différentes. Le brevet italien No. 311.249, le brevet suédois numéro 178.363, et le brevet britannique No. 1.454.260 proposent divers systèmes de joints et de montages déformables, pour relier des éléments différents, opérant sous pression à des températures différentes dans un même système. Mais aucun des documents en question ne propose un système de joint combiné, permettant de relier d'une manière étanche une canalisation d'air à une plaque latérale du coeur d'un échangeur du genre visé par la présente invention, ou comportant un diaphragme annulaire pouvant se montrer entre deux blocs modulaires adjacents du coeur d'un échangeur, comme dans l'invention. Le but de l'invention est de réaliser un échangeur du genre en question, qui présente une endurance prolongée aux déformations résultant de variations répétées de températures de fonctionnement, grâce à des dispositions internes particu lières prévues pour absorber sans inconvénients les déformations thermiques du coeur de l'échangeur. L'invention vise un échangeur thermique du genre comportant un coeur constitué d'une série de plaques minces formées, empilées les unes sur les autres, et associées à des ailettes des passages sont ménagés dans ces plaques pour au moins un collecteur d'air sous pression associé à un circuit externe d'air ; le coeur est susceptible de se dilater sous l'effet de variations de températures en cours de fonctionnement. Selon l'invention, l'échangeur en question est caractérisé en ce qu'il comporte au moins un raccord déformable disposé entre le collecteur d'air sous pression du coeur et le circuit externe d'air ; ledit raccord comporte un soufflet de liaison monté entre un orifice du collecteur du coeur et une canalisation d'air du circuit externe ; le soufflet'se trouve mis sous pression par l'extérieur, et présente en section transversale une surface annulaire choisie pour provoquer, sous l'effet de la pression de fonctionnement de l'échangeur, un effort suffisant pour maintenir un effet de compression sur le coeur de l'échangeur, dans toutes les conditions de fonctionnement prévues. Grâce à ces dispositions, le coeur de l'échangeur thermique est libre de se dilater suivant ses trois dimensions, la téralement aussi bien que dans le sens axial, pour pouvoir fonctionner à haute température, sans risque d'apparition de contraintes excessives introduites dans la structure de l'échan- geur par les raccordements externes, ou sous 1' effet des pressions internes. Pour contenir et équilibrer les efforts extrêmement importants auxquels se trouve soumise la zone du coeur de l'échangeur où passe chaque collecteur, du fait de la pression interne, l'invention prévoit un système de tirants montés entre des brides disposées de part et d'autre du coeur, pour résister aux efforts d'éclatement subis par celui-ci. L'invention prévoit également un procédé pour réaliser le système de liaison déformable en question, entre chaque collecteur d'air et le circuit externe associé. Ce procédé com porte l'évaluation des divers efforts susceptibles d'apparaître, entre le coeur de l'échangeur thermique et les raccords à soufflets assurant la liaison déformable en question. On réalise alors les raccords à soufflets de manière à exercer sur le coeur de l'échangeur un effort de compression prédéterminé, dans toutes les conditions possibles de fonctionnement. D'une manière avantageuse, on choisit la surface annulaire moyenne du raccord à soufflet mis en pression par l'exté- rieur, de manière à obtenir sur le coeur de l'échangeur l'effort de compression voulu, en fonction des conditions prévues de température et de pression de fonctionnement. Egalement selon l'invention, l'échangeur est caractérise en ce qu'il comporte un joint d'étanchéité constitué par un diaphragme annulaire profilé en U, disposé entre deux éléments associés du coeur qui peuvent se déformer l'un par rapport à l'autre sous l'effet de dilatations thermiques ; des moyens sont prévus pour fixer de manière étanche des extrémités opposées du joint d'étanchéité à des bordures correspondantes de chacun des éléments associés du coeur. Par exemple, l'un des éléments en question est constitué par une plaque latérale du coeur, et l'autre élément par un embout de liaison associé au circuit externe d'air sous pression. En fonctionnement, l'embout se trouve à une tempéra- ture, et le coeur à une autre température. L'extrémité de l'embout associée au coeur porte avantageusement une collerette, pourvue d'une série de fentes orientées dans le sens radial, qui sont adaptées à coopérer avec une série de taquets de retenue profilés en T fixés sur la plaque latérale de l'échangeur. Grâce à ces dispositions, on réalise un joint étanche à la pression au moyen du diaphragme annulaire qui absorbe les déplacements radiaux provoqués entre le coeur et l'embout par la dilatation thermique du coeur. En même temps, le montage de la collerette de l'embout sur le coeur permet ces déplacements radiaux avec une amplitude limitée, tout en communiquant au coeur les efforts contrôlés produits par le raccord déformable. Dans un autre mode de réalisation conformeàl'invention, un joint analogue à diaphragme annulaire est monté entre des blocs modulaires adjacents constituant le coeur de l'échangeur, dans lequel une telle divisipn permet de limiter les effets cumulatifs de dilatation thermique. La dilatation d'un bloc par rapport à un bloc adjacent se trouve ainsi absorbée par une déformation axiale du joint à diaphragme annulaire monté entre les deux blocs en question. On voit ainsi que les dispositions prévues par l'invention permettent la dilatation thermique de 1 'échangeur thermique, sans que la structure de celui-ci se trouve bridée dans le sens radial ou dans le sens axial, soit entre deux blocs voisins faisant partie du coeur, soit entre une extrémité du coeur et l'embout de liaison adjacent, associé au circuit externe d'air sous pression. D'autres particularités et avantages de l'invention ressortiront encore de la description de quelques modes de réalisation, présentés ci-après à titre d'exemples non limitatifs, en référence aux dessins annexés, dans lesquels la figure 1 est une vue schématique en perspective d'un bloc élémentaire du coeur d'un échangeur thermique conforme à la présente invention ; la figure 2 est un schéma de principe des raccordements à soufflets d'un collecteur du coeur de I'échangeur conformeàl'in- vention et comportant plusieurs blocs analogues à celui de la figure 1 ;; la figure 3 est une demi-coupe schématique agrandie de l'un des soufflets de raccordement du schéma de la figure 2 la figure 4 est une vue schématique en perspective éclatée avec arrachement d'un échangeur thermique conforme à l'invention et comportant un coeur constitué de plusieurs blocs modulaires analogues à celui de la figure 1 la figure 5 est une vue en bout du montage d'une bride de raccordement externe de l'un des collecteurs du coeur de l'échangeur de la figure 4 la figure 6 est une coupe du montage de la figure 5, suivant 6-6 la figure 7 est une autre coupe du montage de la figure 5, suivant 7-7 la figure 8 est une vue latérale avec arrachement d'une partie du coeur de l'échangeur de la figure 4, montrant un joint de raccordement réalisé entre deux éléments adjacents du coeur la figure 9 est une coupe suivant 9-9 de la figure 8. Dans le mode de réalisation de la figure 1, le bloc élémentaire 10, prévu pour réaliser le coeur d'un échangeur thermique de récupération 20, comporte une structure assemblée par brasage, et est destiné à être associé à un certain nombre d'éléments identiques (figure 4), pour constituer le coeur formé par exemple de six éléments 10. L'élément 10 du coeur comporte une série de plaques formées 12 empilées et intercalées avec des séries d'ailettes 14 associées à des passages pour un courant d'air, et avec des séries d'ailettes 16 associées à des passages pour un courant de gaz d'échappement chauds. Les ailettes en question servent à diriger le courant d'air et le courant de gaz en sens inverses dans les passages associés, pour assurer un rendement maximum de l'échangeur thermique. Des plaques laterales 18, analogues aux plaques internes 12, mais formées à partir de tôle plus épaisse, sont disposées sur deux cotés opposés de l'élément 10 du coeur. En position de service de l'élément 10, les plaques formées 12, 18, assemblées par brasage pour constituer une structure rigide, définissent des collecteurs 22a, et 22b, à des extrémités opposées d'une partie centrale 20 de l'élément 10, où les courants gazeux circulent en sens inverses. Les collecteurs 22a, 22b, communiquent avec les passages prévus pour le courant d'air à l'inte- rieur de l'élément 10. Comme l'indiquent les flèches de la figure 1, le courant des gaz d'échappement chauds provenant d'une turbine associée pénètre dans le bloc éIémentaire 10 par son extrémité postérieure, s'écoule ensuite autour du passage du collecteur 22b, puis traverse les passages prévus pour les gaz dans la partie centrale 20, pour ressortir par l'extrémité antérieure de l'élément 10 après être passé autour du collecteur 22a. En même temps, l'air sous pression provenant du compresseur de la turbine as sociée pénètre dans l'élément 10 de l'échangeur par le collecteur 22a, puis traverse les passages internes prévus pour l'air dans la partie centrale 20 de l'échangeur, pour ressortir par l'autre collecteur 22b, d'où le courant d'air est ensuite amené à la chambre de combustion et à la turbine de la turbo-machine associée (non représentée).Au cours de leur passage dans l'échangeur, les gaz d'échappement cèdent une quantité importante de chaleur à l'air comprimé servant à alimenter la turbine, ce qui augmente d'une manière considérable le rendement de la turbo-machine équipée de cet échangeur de récupération. On a réalisé des échangeurs thermiques comportant chacun un coeur constitué d'un certain nombre d'éléments analogues au bloc 10 de la figure 1, et de tailles variées, pour équiper des turbo-machines à gaz à récupération, dont la puissance va par exemple de 5.000 à 100.000 CV. Pour le fonctionnement d'une telle turbo-machine équipée d'un échangeur de récupération conforme à l'invention, l'air ambiant passe d'abord dans un filtre d'entrée, puis dans le compresseur attelé à la turbine à gaz, où l'air atteint par exemple une pression de 7 à 10 bars et une température d'environ 2600 à 3150C. L'air est alors amené dans le coeur de l'échangeur thermique, où il atteint une temperatu- re d'environ 5000C, sous l'effet de la chaleur des gaz d'échappement de la turbine. L'air ainsi réchauffé est repris par une canalisation appropriée, qui aboutit à la chambre de combustion et à la turbine. A la sortie de turbine, les gaz d'échappement sont à une température d'environ 5300C, et sensiblement à la pression ambiante. En traversant l'élément 10 du coeur de l'échangeur thermique, les gaz d'échappement se refroidissent, jusqu'à environ 3150C, pour être ensuite évacués à l'extérieur par une cheminée d'échappement. De ce fait, une quantité impor-tante de chaleur qui serait perdue autrement est transférée au courant d'air qui alimente la turbine, ce qui réduit la consommation en combustible de celle-ci. Pour une turbine de 30.000 CV, l'échangeur de récupération réchauffe ainsi quelque 5.000 tonnes d'air par jour en fonctionnement normal. L'échangeur de récupération est conçu et réalisé pour fonctionner normalement sans réparations pendant 120.000 heures, correspondant à 5.000 cycles de mise en marche et d'arrêt de la turbine, soit une durée d'existence de 15 à 20 ans dans les conditions habituelles de fonctionnement. Pour avoir une telle endurance, il faut que le matériel puisse accepter les températures des gaz d'échappement de la turbine à gaz, soit 6000 environ, et puisse monter en température aussi rapidement que la turbine à gaz associée, pour éviter toute consommation superflue de combustible lorsqu'il s'agit d'amener tout le système à une température stable de fonctionnement. Or les structures des échangeurs thermiques connus jusqu'd présent sont plutôt prévues pour un régime continu de fonctionnement du système de turbo-machine à récupération.En conséquence, on a pu admettre dans ces systèmes les délais supplémentaires et le supplément de consommation de combustible obligatoires pour réchauffer progressivement le système, jusqu'à une température stable de fonctionnement, et ensuite pour refroidir le système à l'arret de la turbine. Mais le mode de fonctionnement actuellement adopté pour les turbines à récupération, avec des cycles fréquents de mise en marche et d'arrêt, ne permet plus d'accepter les régimes transitoires jusqu'alors observés à la mise en marche et à 1 'arrêt, pour tenir compte des limitations de l'échangeur thermique. Pour respecter les limitations imposées par la structure de la turbine, on doit observer certains régimes transitoires, à la mise en marche et à l'arrêt. Pour démarrer la turbine, on l'entraîne d'abord jusqu'à environ 20 % de sa vitesse normale de fonctionnement, et on allume la chambre de combustion. Puis, suivant un programme contrlé, on augmente la vitesse de la turbine, jusqu'à sa vitesse normale. On suit un programme analogue pour arrêter la turbine. Pour pouvoir utiliser commodément la turbo-machine à récupération, il est important que l'échangeur thermique associé puisse accepter le régime imposé par les limitations de structure de la turbine. Grâce à une structure constituée de plaques minces formées, associées à des ailettes pour former un ensemble rigide, le coeur 10 de l'échangeur conforme à l'invention (figure 1) offre une telle possibilité.Mais il faut cependant prévoir diverses dispositions particulières, pour éviter de dépasser les limites des contraintes acceptables, en divers endroits du coeur de l'échangeur thermique, qui peuvent être le siège de certaines concentrations de contraintes d'origine thermique, ou qui peuvent présenter une faiblesse relative de structure. L'ensemble du coeur de l'échangeur thermique 20, comportant par exemple (figure 4) six blocs élémentaires 10 accolés, subit des dilatations importantes suivant trois directions, dans le sens axial parallèlement aux collecteurs 22a, 22b, ainsi que dans le sens vertical et dans le sens horizontal, suivant un plan perpendiculaire aux collecteurs. Ces dilatations importantes résultent à 15 fois des dimensions importantes de l'échangeur thermique, et des variations très importantes de température qui se produisent au cours du fonctionnement cyclique du système. Les diverses pièces qui forment chaque élément du coeur de l'échangeur thermique conformes à l'invention sont assemblées par brasage, de manière à contenir les efforts résultant des pressions internes dans une zone où les plaques à tubes sont renforcées par les ailettes. Par ailleurs, les parties de l'échangeur thermique qui ne sont pas renforcées par les ailettes internes sont fixées ensemble par des joints brasés, et des cercles de renfort brasés. Ceci concerne notamment les parties externes de profil cintré des collecteurs ménagés dans la structure du coeur de l'échangeur. Les joints brasés présentent relativement moins de résistance aux efforts de traction, même s'ils sont renforcés, et il est donc souhaitable d'appliquer une précontrainte sur les parties de la structure du coeur où sont ménagés les collecteurs, pour limiter dans ces parties les efforts maximum de traction, dans toutes les conditions possibles de fonctionnement. Conformément à l'invention, des raccords à soufflets sont donc disposés entre les extrémités des collecteurs et les canalisations externes associées pour assurer la circulation du courant d'air sous pression dans les collecteurs.Ces raccords permettent non seulement la dilatation thermique du coeur de l'échangeur, mais aussi celle de la structure porteuse externe, ainsi que les effets des variations de température et de pression dans les raccords eux-mêmes, de manière à maintenir dans des limites acceptables les efforts transmis au coeur par les raccords. On a représenté schématiquement sur la figure 2 le montage ainsi réalisé conformément à l'invention, au moyen de raccords à soufflets 32 associés à un collecteur 34 qui traverse le coeur 30 de l'échangeur thermique. Ce schéma ne montre que la moitié du coeur et de ses raccords, correspondant par exemple à l'entrée de l'air sur la figure 1. Un montage analogue, comportant deux autres raccords à soufflets tels que les raccords 32 est réalisé de l'autre caté du coeur 30 de l'échangeur, à l'endroit de la sortie de l'air. Le raccord à soufflet 32 situé du coté gauche de la figure 2 comporte un embout 36, pour relier le raccord à une canalisation externe associée d'entrée ou de sortie d'air. Par contre, le raccord à soufflet 32, situé du côté droit de la figure 2, présente au même endroit un orifice 38 obturé par un couvercle amovible de trou d'homme 40, fixé à une bride d'ex trémité 42 par des boulons 44. Les deux brides 42 des deux raccords 32 sont reliees entre elles par des tirants 44, traversant toute la structure du coeur de l'échangeur thermique, pour résister aux effets de la pression interne du coeur qui s'applique sur toute la section transversale des deux raccords 32 communiquant entre eux à travers le coeur. Or les tirants 44 passent ainsi dans l'enceinte de l'échangeur thermique où circulent les gaz d'échappement chauds, et en regard des extrémités des éléments 10 de l'échangeur (figures 1 et 4), de sorte que ces tirants subissent eux-mêmes une dilatation thermique importante dans le sens longitudinal. Les dispositions particu lières prévues par l'invention en tiennent compte, pour assurer un équilibrage des efforts en jeu, comme on l'expose plus loin. Chaque raccord à soufflet 32 comporte une tubulure centrale 46, reliée du côté du coeur à la plaque latérale adjacente 18 de celui-ci par un joint 48 comportant une monture 50 et une garniture interne élastique 52, assurant une liaison étanche. Du côté de son extrémité externe 54, la tubulure 46 présente une bordure rabattue à l'envers, reliée à un soufflet 56. Le raccord à soufflet 32 et ses divers éléments présentent une forme de révolution, dont le profil est schématisé sur la figure 2. L'autre extrémité du soufflet 56, du côté interne, est reliée à une enveloppe externe 58 qui entoure le raccord à soufflet 32. La zone comprise entre le soufflet 56 et l'enveloppe 58 communique avec l'intérieur de la tubulure 46 par un passage annulaire 60, et se trouve ainsi à la même pression que le circuit où passe l'air comprimé allant du coeur de l'échan- geur thermique à la turbine à gaz associée. Cette pression est habituellement comprise entre 7 et 10 bars environ, suivant le type particulier de turbine équipée par l'échangeur thermique. Dans le montage conforme à l'invention tel que schématisé sur la figure 2, les raccords à soufflet 32, disposés de part et d'autre de chacune des extrémités du coeur de l'échangeur, sont identiques, de manière à équilibrer exactement les efforts communiqués par ces raccords à la structure du coeur. Le raccord à soufflet 32 situé du côté gauche de la figure 2 correspond à une partie active du circuit, tandis que le raccord 32 situé du côté droit de la figure 2 correspond à une partie borgne, obturée par un couvercle amovible 40 de trou d'homme, permettant d'accéder à l'intérieur du coeur de l'échangeur thermique, pour des travaux de visite et d'entretien. Le schéma de la figure 3 permet de comprendre le principe du raccord à soufflet de l'échangeur thermique conforme à l'invention, ainsi que les considérations techniques dont on est parti pour déterminer les dimensions de ce raccord à soufflet. Les parties du raccord 32 schématisées sur la figure 3, correspondant aux parties représentées sur la figure 2, ont une forme de révolution. On réalise ainsi un raccord 32 de forme générale sensiblement cylindrique, comportant l'enveloppe 58, le soufflet 56, la tubulure interne 46 avec sa bordure externe 54 rabattue à l'envers, le passage annulaire 60 assurant une mise en pression interne de l'ensemble du raccord, et son embout d'extrémité 36.Le schéma de principe de la figure 3 correspond à la partie gauche de la figure 2, dont la partie droite comporte un raccord à soufflet 32 symétrique du premier, et associé à une partie.borgne du circuit pourvue d'un trou d'homme, comme indiqué déjà. La bride externe 42 du raccord à soufflet située à gauche de la figure 2, du côté où passe le circuit de l'air, est reliée à la structure externe relativement froide 26 de 1' échan- geur thermique (figure 4). Ainsi, les dilatations thermiques des tirants 44 se produisant au cours du fonctionnement de 1' échangeur thermique, entraînent, par rapport à la bride externe 42 située du côté gauche de la figure 2, un déplacement axial vers la droite des parties du raccord à soufflet 32, et des parties du coeur 30 qui peuvent suivre ce déplacement.Au montage du système, on met en extension les soufflets 56 des raccords 32, en appliquant au coeur un effort correspondant de compression, par l'intermédiaire de la bordure 54 rabattue à l'envers sur chaque tubulure interne 46 reliée par son joint 50 à la plaque externe 18 du dernier élément 20 du coeur de l'échangeur. Comme on le voit sur la figure 2, le soufflet 56 de chaque raccord 32 est ainsi monté en extension, entre l'enveloppe rigide 58 du raccord et la tubulure 46 solidaire de la paroi terminale 18 du coeur de l'échangeur. Les efforts appliqués dans le sens axial entre les brides opposées 42 des deux raccords 32 montés sur une même extrémité du coeur de l'échan- geur dépendent dé la pression de fonctionnement, et de la surface de la section de communication de rayon interne A.Cet effort, correspondant à la pression appliquée sur une surface circulaire de rayon A (figure 3) est quelquefois appelé effort d'éclatement". L'effort effectivement appliqué sur le coeur par le raccord à soufflet 32, sous l'effet de la pression interne existant dans le système, se calcule en multipliant cette pression par la surface de la zone annulaire du raccord à soufflet ; et cette surface est la différence de la surface de rayon B et de la surface de communication de rayon A. On peut à volonté réaliser des surfaces annulaires différentes, en modifiant l'amplitude radiale des ondulations du soufflet 56. On choisit cette amplitude, pour obtenir la surface annulaire voulue, de manière à déterminer l'effort axial appliqué sur le coeur de l'échangeur.On s'arrange de préférence, pour mettre ainsi en compression le coeur de l'échangeur dans tous les cas de fonctionnement, ou du moins pour éviter en un point quelconque de la périphérie d'un collecteur 22a, 22b (figures 1, 4), une contrainte en traction excédant les possibilités maximum de ce point particulier en traction, et ceci pour toutes les condi Wions de fonctionnement prévues pour le système. L'effort transmis au coeur de l'échangeur par les raccords à soufflets 32 dans le mode de montageconformeàla presente invention, comporte trois éléments. Le plus important provient de l'effet de la pression interne de l'air, à multiplier par la valeur de la surface annulaire, et représente environ 80 à 90 % de l'effort d'ensemble. Le second élément de cet effort est lié à la dilatation thermique du joint à soufflet qui s'échauffe en même temps que le reste de la partie chaude de la structure de l'échangeur, et représente environ 5 % de l'effort total.Un troisième élément de cet effort est lié à une déformation transversale résultant d'une dilatation thermique du coeur dans cette même direction, et produisant sur le coeur un moment de flexion sensiblement autour d'un axe diamétral du collecteur correspondant, à environ 450 de deux diamètres orthogonaux du collecteur situés dans le plan transversal parallèle aux plans des plaques du coeur de l'echan- geur. L'effort correspondant à ce moment de flexion représente environ 10 à 15 % des efforts appliqués sur le corps par les raccords à soufflets, et se traduit par un effort positif (en compression) d'un côté du coeur, et par un effort négatif (en traction) de l'autre côté. Conformément à l'invention, on monte les raccords à soufflets en pré-contrainte, en mettant les soufflets en extension. Pour ce faire, on applique chaque raccord sur le coeur avec un léger effort de compression dans le sens axial, provoquant une légère extension du soufflet du raccord. Egalement, on monte l'axe du raccord à soufflet avec une légère obliquité par rapport à l'axe du collecteur associé, pour compenser la déformation latérale du coeur provoquée par la dilatation thermique de celui-ci. De ce fait, au fur et à mesure de la déformation latérale du coeur qui se dilate sous l'effet de la chaleur, l'obliquité en question diminue et s'annule, pour passer dans l'autre sens, de telle sorte que la composante transversale de l'effort correspondant cesse d'être positive pour devenir négative.Ceci contribue d'une manière avantageuse à réduire les efforts latéraux appliqués au coeur par les raccords à soufflets, et augmente par ailleurs l'endurance en fatigue des raccords. En effet, le fonctionnement cyclique répété de I'échangeur thermique, pour suivre les phases alternées de mise en marche et d'arrêt de la turbo-machine associée, provoque des alternances d'efforts latéraux entre le coeur et les raccords à soufflets, au lieu de variations d'intensité dans un même sens des efforts, qui atteindraient ainsi à la limite une valeur absolue plus importante. Comme indiqué déjà, on monte chaque raccord 32 de ma nière à mettre le soufflet interne 56 en légère extension, pour appliquer un effort de compression sur le coeur 30 de l'échan- geur (figure 2). Du fait de la pré-contrainte latérale également appliquée, il peut y avoir une certaine irrégularité de l'effet de compression axiale ainsi transmis sur le pourtour du profil du collecteur. Il peut en résulter une légère contrainte de traction, localisée sur une partie de ce pourtour. Mitais au démarrage de la turbine entraînant son compresseur, la pression commence à augmenter dans le circuit du système où passe le courant d'air, et cette pression se trouve appliquée autour de chaque soufflet 56 qui se contracte légèrement, en augmentant l'effort de compression appliqué au coeur.Cet effet est légè- rement compensé par l'allongement axial du soufflet, qui provoque l'apparition d'une composante opposée à celle qui résulte de la pression. Au cours de la phase du démarrage, qui se poursuit avec l'allumage de la chambre de combustion, et avec la montee en allure de la turbine suivant un programme commandé pour amener la turbine à sa pleine puissance de fonctionnement, les raccords à soufflets conformes à l'invention se déforment en suivant la dilatation thermique du coeur et des autres éléments qui s'échauffent dans la structure concernée, pour maintenir dans des limites acceptables les efforts appliqués sur le coeur.A l'arrêt de la turbine, la pression suit sensiblement les variations de température, et les raccords à soufflets sont conçus pour maintenir là encore, dans des limites acceptables pour la structure du coeur, les variations des efforts qui en résultent pour cette structure. Pour déterminer les caractéristiques des soufflets ainsi soumis par l'extérieur à un effet de pression dans les raccords à soufflets conformes à l'invention, on doit évaluer tous les efforts en jeu dans la structure intéressée comportant le coeur de l'échangeur, les joints à soufflets, les brides d'extrémité de oeux-ci, et les tirants de liaison entre les deux raccords opposés, dans tous les cas prévus pour le fonctionnement, entre le début de la mise en marche et la fin de la phase d'arrêt de la turbo-machine associée. On choisit en conséquence la valeur de la surface annulaire du joint à soufflet, pour maintenir dans des limites acceptables les efforts de compression qui en résultent sur le coeur de l'échangeur.En outre, au montage du système, on dispose les raccords sur le coeur de l'échangeur avec une pré-contrainte de valeur prédéterminée dans le sens axial et latéralement, pour compenser les déformations de la structure qui se produisent au cours du fonctionnement. On détermine les caractéristiques particulières des raccords à soufflets à réaliser, en additionnant algébriquement les efforts résultant de la pression, de la dilatation thermique dans le sens axial, et des déformations latérales, dans tous les cas prévisibles de fonctionnement. On en déduit les valeurs maximum des contrainteszainsi provoquées, sans tenir compte des déformations relatives possibles du coeur et de la structure correspondante. On choisit alors l'amplitude radiale des ondulations du soufflet de liaison 56, dont dépend la surface annulaire du raccord, de manière que les valeurs maximum des contraintes de compression et de traction ainsi subies par le coeur, et déterminées par le calcul, restent dans des limites acceptables pour la structure du coeur. Suivant les schémas des figures 2 et 3, pour une réalisation industrielle d'un échangeur thermique conforme à l'invention, on a fabriqué un système de raccords à soufflets comportant les caractéristiques ci-après indiquées. Endurance prévue (cycles "marche-arrêt") 5.000 cycles Pression de calcul 10,7 bars Température de calcul 53O0C Déformation axiale en extension 60,32 mm Déformation axiale en compression 35,6 mm Déflection latérale + 6,8 nm Angle de rotation 00 Taux d'élasticité dans le sens axial 895 grammes par mm Taux d'élasticité dans le sens latéral 3.580 grammes par mm Rayon À (figure 3) 301,6 mm Rayon B (figure 3) 368,3 mm Longueur totale du raccord à 635 mm soufflet (figure 3) Longueur du soufflet interne 330 mm 2 Surface annulaire interne du raccord 3.645 cm Grâce au raccord à soufflet prévu par l'invention, et du fait de la souplesse de son soufflet interne de liaison disposé entre le coeur de l'échangeur thermique et chacune des canalisations externes associées, le coeur se trouve entièrement libre de se déplacer sans se trouver bridé, et sans subir d'efforts de retenue au-delà des limites acceptables pour la structure du coeur. On évite ainsi à cette structure les avaries qui pourraient autrement résulter des contraintes induites par les dilatations thermiques. Du côté du coeur opposé aux canalisations externes du circuit d'air, on a prévu des brides d'extrémité obturées par des bouchons de trous d'homme, pour reprendre les efforts appliqués des deux côtés opposés du coeur. Et les tirants disposés extérieurement, entre les brides situées de chaque côté du coeur, encaissent ainsi les effortsd'5clatement qui tendent à provoquer l'allongement axial des raccords à soufflets, sous l'effet de la pression interne.En combinant un effet de pression appliquee autour des soufflets internes des raccords montés aux extrémités de chaque collecteur, avec un effet con trôlé de compression appliquée sur la structure du coeur, on obtient les résultats indiqués plus haut en utilisant des soufflets très souples, présentant un taux d'élasticité très faible, sans instabilité, et en respectant les limites très basses des efforts acceptables pour la structure du coeur. L'échangeur représenté sur la figure 4 comporte par exemple six blocs modulaires 10 accolés constituant le coeur de l'échangeur. Celui-ci mesure par exemple 5,2 m de large, 3,65 m de long (dans le sens de l'écoulement des gaz d'échappement chauds) et 2,30 m de haut. Chaque bloc modulaire 10 (figure re 1) mesure par exemple environ 60 cm d'épaisseur, dans le sens de la largeur de l'échangeur de la figure 4. En construisant ainsi l'échangeur thermique conforme à l'invention au moyen d'une série de blocs modulaires 10 accolés, on peut limiter les effets cumulés de la dilatation des éléments correspondants des collecteurs dans le sens de la largeur de celui-ci. Chaque bloc 10 du coeur de l'échangeur thermique se dilate suivant ses trois dimensions, au fur et à mesure de son échauffement. Par rapport à la structure externe et rigide 26 de l'échangeur thermique, il faut compenser ces dilatations du coeur. A tous les endroits où les blocs 10 du coeur sont reliés entre eux, ou à des canalisations externes associées, il faut prévoir des joints d'étanchéité pour le passage de l'air qui circule dans une direction transversale aux plaques constituant chaque élément 10 du coeur (figures 1 et 4). On a représenté sur les figures 5 à 7 une disposition particulière conforme à l'invention, pour raccorder ainsi des embouts de liaison 24a, 24b (figure 4) des collecteurs 22a, 22b (figure 1) à une plaque latérale 128 d'un élément modulaire lova. Une disposition analogue est prévue de l'autre côté du coeur de l'échangeur, pour relier à l'autre plaque terminale du coeur les embouts de liaison des collecteurs obturés par des brides à couvercles amovibles de trous d'homme, permettant d'accéder commodément à l'intérieur du coeur, pour des travaux de visite et d'entretien. L'embout 124 (figures 5 à 7) est associé à une collerette 132, fixée à l'embout par exemple par brasage ou par soudage, sur une zone 134, et présentant une face d'appui en regard de la plaque latérale 128 du coeur. La plaque 128 porte des taquets de retenue 138, profilés en T et soudés à la plaque, et pouvant s'engager dans des fentes 136 de la face d'appui de la collerette 132, sur laquelle ces fentes sont orientées dans le sens radial et alignées deux à deux. Un joint annulaire souple 140, fixé par exemple par soudage en 142 à I'extrémit adjacente de l'embout 124, et à une bordure associée de la plaque 128, entoure ainsi l'orifice du collecteur 12. Le joint 140, annulaire et profilé en U, obture ainsi de manière étanche tout autour du collecteur 12, l'interstice ménagé entre l'embout externe 124 et le collecteur 12 à l'intérieur du coeur de l'échangeur.Le joint 140 permet ainsi des dilatations relatives, entre l'extrémité de l'embout 124 et la plaque latérale 128, dans la zone entourant l'orifice du collecteur 12, évitant les ruptures que provoquerait la liaison rigide en cet endroit. En meme temps, cette liaison assurée par les taquets 138 et la collerette 132 de l'embout permet un déplacement relatif de ces deux éléments dans le sens radial, pour compenser par exemple une différence de dilatation entre l'embout 124 et la plaque 128. Ainsi qu'on l'a schématisé sur la figure 4, les embouts 124 sont munis de soufflets 125, pour compenser les dilatations thermiques du coeur de l'échangeur par rapport à la structure externe, et pour limiter les efforts communiqués au coeur par les ~abouts, ainsi qu'on l'a exposé plus haut, en référence aux figures 2 et 3. On peut ainsi réaliser un raccordement rigide sur les brides 22 des embouts. Comme le montre la figure 7, la partie inférieure du taquet 138 profilé en T est montée avec un faible jeu par rapport à la surface d'appui adjacente de la collerette 132. Ce jeu est par exemple de l'ordre de 0,05 à 0,07 mm, et suffit pour permettre un déplacement radial de la collerette 132 par rapport à la plaque latérale 128 du coeur, tout en transmettant les efforts axiaux entre ces deux parties. Sur les figures 8 et 9, on a représenté le montage d'un autre joint 150, entre les éléments 12' et 12" ménagés pour un collecteur 12 dans deux éléments modulaires adjacents 10' et 10" du coeur de l'échangeur thermique conforme à l'invention. Le joint 150, de préférence en acier inoxydable et analogue au joint 140 de la figure 6 est constitué par un diaphragme annulaire profilé en U et soudé par ses bordures sur les deux plaques d'extrémité des éléments adjacents 10', 10", du coeur sur le pourtour des orifices correspondants des collecteurs 12' et 12". Cet assemblage soudé comporte des éléments annulaires de renfort 152, disposés autour des orifices des collecteurs, à l'intérieur du profil du diaphragme en U de chaque joint 150. On voit également sur la figure 9 les détails des parties adjacentes des plaques à tubes internes 12, présentant chacune une ouverture définissant le collecteur 12 et pourvue d'éléments annulaires externes de renfort 156, brasés autour des ouvertures en question des plaques 12. Des barreaux d'écartement 158 (figure 8) sont fixés par brasage entre les éléments adjacents 10' et 10" du coeur, sauf aux extrémités de ces éléments où passent les éléments du collecteur. Les barreaux d'écartement 158 servent à relier l'un à l'autre les éléments accolés du coeur de l'échangeur thermique, pour avoir une dilatation transversale sensiblement égale dans tous les blocs constituant le coeur de l'échangeur.Cependant, ce montage ne bride pas les blocs du collecteur, car, par flexion, ces blocs peuvent se dilater dans le sens axial, mais cette dilatation ne se communique pas d'un bloc à l'autre. Les différences de température pouvant exister dans les blocs du collecteur du coeur de l'échangeur par rapport au reste du coeur, en particulier au cours des phases de fonctionnement transitoires prévues à la mise en marche et à l'arrêt du système, pourraient provoquer des distorsions importantes de la structure du coeur, Si celuici n'était pas divisé en plusieurs blocs. Mais les différences correspondantes de dilatation sont absorbées par les diaphragmes annulaires des joints 150, soudés entre les blocs adjacents du coeur. 150 Les joints/(figures 8 et 9) jouent un rôle analogue à celui des joints 140 de la figure 6, en permettant un mouvement relatif dans le sens axial entre les plaques d'extrémité des blocs adjacents 10' et 10t' du coeur, tout en obturant d'une manière étanche l'interstice annulaire séparant les deux orifices correspondants des éléments 12' et 12" du collecteur. Cependant, le but du montage des joints déformables 150 aux endroits en question est différent, car il s'agit de permettre de réaliser le coeur de l'échangeur (figure 4) au moyen d'une série de blocs modulaires 10 accolés, de manière à limiter l'effet cumulatif des dilatations thermiques de ces blocs dans le sens de la plus grande dimension de l'échangeur, pour maintenir cette dilatation dans des limites acceptables. Ainsi, une dilatation de l'élément 12' du collecteur ne se communique pas à l'élément adjacent, et vice-versa, mais se trouve absorbée par le joint souple 150, profilé en U, disposé à cet effet entre les blocs correspondants du coeur. Grâce aux dispositions particulières prévues pour l'échangeur thermique conforme à l'invention, telles que l'on vient de les exposer, on assure un raccordement efficace entre les éléments adjacents de la structure de l'échangeur, qui se trouvent soumis à des déformations pouvant différer d'un élé- ment à l'autre au cours du fonctionnement du système. Par exemple, dans le cas du raccordement d'un embout sur le collecteur du coeur (figures 5 à 7), les contraintes subies par l'embout et par le coeur sont négligeables grâce au mode de liaison prévu par l'invention, qui assure par ailleurs l'étanchéité voulue en cet endroit, entre l'embout et le coeur de l'échan- geur. Dans le cas du mode de liaison représenté sur les figures 8 et 9, les dilatations thermiques considérables des blocs modulaires du collecteur par rapport au reste de la structure du coeur sont efficacement absorbées par les joints 150. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation que l'on vient de décrire à titre d'exemples, et on peut y apporter diverses variantes sans sortir du domaine de l'invention. REVEND ICAT IONS 1. Echangeur thermique comportant un coeur constitué d'un empilement de plaques minces à ailettes dans lesquelles sont ménagés des passages pour au moins un collecteur d'air comprimé associé à un circuit externe, ledit coeur étant susceptible de se dilater sous l'effet de variations de température en cours de fonctionnement ; l'échangeur étant caractérisé en ce qu il comporte au moins un raccord déformable disposé entre le collecteur d'air comprime du coeur et le circuit externe, ledit raccord comportant un soufflet de liaison monté entre un orifice dudit collecteur du coeur et une canalisation d'air dudit circuit externe ; ledit soufflet se trouvant mis sous pression par ltex- térieur, et présentant en section transversale une surface annulaire, choisie pour provoquer, sous effet de la pression de fonctionnement du système, un effort suffisant pour maintenir un effet de compression sur le coeur de l'échangeur, dans toutes les conditions de fonctionnement prévues. 2. Echangeur selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte un autre raccord à soufflet analogue au raccord mentionné en premier lieu, et monté sur un côté du coeur opposé à celui du premier raccord, pour relier un embout obturé à une extrémité du collecteur oppose à la canalisation d'air externe, et pour équilibrer les efforts ainsi appliqués sur le coeur à l'endroit des extrémités du collecteur. 3. Echangeur selon la revendication 2, caractérisé en ce que chacun des raccords à soufflets est relié à une bride externe, et en ce qu'il comporte une série de tirants disposés en travers du corps pour relier des brides opposées et résister aux efforts d'éclatement subis par le coeur. 4. Echangeur selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que chacun desdits raccords est monté. sous un effet de pré-contrainte, pour mettre son soufflet de liaison en légère extension, afin d'assurer sur le coeur un effet de compression dans le sens axial. 5. Echangeur selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que chaque raccord à soufflet est monté de ma nière à exercer sur le c coeur un effort latéral prédéterminé, au repos du système. 6. Echangeur selon la revendication 5, caractérisé en ce que l'effort latéral exercé par le raccord au repos du système est orienté dans une direction opposée à celle d'une déformation latérale du coeur résultant d'une dilatation thermique aux températures de fonctionnement. 7. Echangeur selon la revendication 3, caractérisé en ce que le second raccord à soufflet est libre de suivre dans le sens axial les déplacements du coeur, suivant l'allongement des tirants de liaison résultant de leur échauffement. 8. Echangeur thermique selon l'une des revendications 1 à 7 dont le coeur comporte des éléments en t5le mince asso ciés et pouvant se déformer l'un par rapport à l'autre sous l'effet de dilatations thermiques ; caractérisé en ce qu'il comporte : un joint d'étanchéité constitué par un diaphragme annulaire metallique profilé en U, disposé entre deux éléments associés du coeur et des moyens pour fixer de manière étanche des ex extrémités opposées du joint d'étanchéité à des bordures correspondantes de chacun desdits éléments. 9. Echangeur selon la revendication 8, caractérisé en ce que l'un des deux éléments associés est constitué par une plaque laterale externe du coeur ; en ce que le second élément est constitué par un embout à raccorder sur le collecteur du coeur ; et en ce que le joint d'étanchéité à diaphragme annulaire est monté autour d'orifices correspondants de l'embout et de la plaque latérale du coeur, et soudé en ces endroits à l'embout et à la plaque. 10. Echangeur selon la revendication 9, caractérisé en ce que l'embout porte une collerette de liaison en regard de la plaque latérale de l'échangeur, et en ce que la plaque porte une série de taquets de retenue, disposés autour de la collerette de liaison de l'embout, et associés à cette collerette pour fixer ensemble la collerette et la plaque. 11. Echangeur selon la revendication 10, caractérisé en ce que lesdits taquets de retenue présentent une section transversale profilée en T, et en ce que la collerette de liaison de l'embout présente des fentes disposées radialement, pour s'engager chacune de part et d'autre de la base d'un taquet entre la plaque latérale et la tête du taquet écartée de la plaque ; les fentes radiales étant disposées de manière à permettre un déplacement radial de la collerette par rapport au taquet de retenue. 12. Echangeur selon la revendication 11, caractérisé en ce que la collerette est en majeure partie oblique par rapport à l'embout, et fixée à celui-ci par une extrémité, en ce que la collerette présente en outre une face d'appui sensiblement parallèle à la plaque externe du coeur et en regard de celle-ci, et en ce que ladite face d'appui porte les fentes radiales associées aux taquets de retenue. 13. Echangeur selon l'une des revendications 8 à 12, comportant un coeur constitué d'une série de blocs modulaires empilés avec un interstice d'un bloc à l'autre ; chaque bloc présentant deux extrémités opposées dans chacune desquelles se trouve ménagé un passage aligné avec des passages des autres blocs pour constituer un collecteur d'air pour le coeur de l'échangeur ; celui-ci étant caractérisé en ce qu'il comporte une série de joints d'étanchéité constitués chacun par un diaphragme annulaire profilé en U et monté entre deux blocs adjacents du coeur, autour des orifices en regard des passages constituant le collecteur ; et en ce que chacun desdits joints est fixé aux plaques latérales en regard l'une de l'autre sur les deux blocs adjacents. 14. Echangeur selon la revendication 8, caractérisé en ce que les deux éléments associés du coeur sont constitués par des plaques latérales en regard sur deux blocs modulaires adjacents constituant le coeur, et en ce que le joint d'étanchéité à diaphragme annulaire est fixé par des bordures opposées à chacune desdites plaques latérales, autour des orifices des passages ménagés dans ces plaques pour le collecteur, afin de raccorder entre eux de manière étanche les passages prévus' pour le collecteur dans les blocs constituant le coeur. 15. Echangeur selon la revendication 14, caractérisé en ce que le profil en U du joint d'étanchéité à diaphragme présente sa concavité vers l'intérieur dans le sens radial. 16. Echangeur selon la revendication 14, caractérisé en ce que les bordures d'extrémité de chaque joint d'étanchéité à diaphragme sont fixées par soudage aux plaques latérales, en regard de deux blocs adjacents du coeur de l'échangeur. 17. Echangeur selon l'une des revendications 14 à 16, caractérisé en ce qu'il comporte en outre un embout de liaison du circuit d'air raccordé à l'orifice prévu pour un collecteur dans une plaque latérale d'un bloc d'extrémité du coeur ; un joint d'étanchéité à diaphragme annulaire profilé en U monté entre l'embout de liaison du circuit d'air et une plaque latérale adjacente dudit bloc du coeur, autour de l'orifice prévu dans cette plaque pour le collecteur ; et une série de taquets de retenue montés sur la plaque, autour d'une collerette portée par l'embout, pour fixer la collerette à la plaque. 18. Procédé pour déterminer les caractéristiques d'un raccord à soufflet servant à relier un embout d'un circuit d'air dans un échangeur conforme à l'une des revendications 1 à 17, à un orifice ménagé sur le coeur de cet échangeur pour le passage d'un collecteur d'air, le montage dudit raccord sur le coeur de l'échangeur étant assuré au moyen de tirants reliant des brides opposées, et résistant aux efforts d'éclatement dont le coeur de l'échangeur est le siège ; le procédé étant caractérisé en ce qu'il comporte les phases opératoires suivantes on détermine les déformations pouvant résulter de dilatations thermiques axiales et latérales, dans tous les cas possibles de fonctionnement,7pour tous les éléments d'un système de maintien qui résiste aux efforts d'éclatement et qui comprend ledit raccord à soufflet ; on combine entre elles les valeurs trouvées pour lesdites déformations, pour déterminer les efforts maximum susceptibles d'être ainsi appliqués au coeur de l'échangeur, sans tenir compte des mouvements de celui-ci ;; on compare lesdites valeurs trouvées pour les déformations, avec les valeurs-limites des efforts acceptables pour la structure du coeur et on choisit pour le raccord à soufflet une surface annulaire suffisante, pour appliquer sur le coeur, en fonction de la pression existant dans le circuit d'air, un effort prédéterminé compatible avec les valeurs-limites des efforts acceptables par la structure du coeur. 19. Procédé pour raccorder un embout d'un circuit d'air au coeur d'un échangeur conforme l'une des revendications 1 à 17, caractérisé en ce qu'il comporte les phases opératoires suivantes on choisit un raccord à soufflet présentant une surface annulaire de valeur prédéterminée, pour exercer sur le coeur, en fonction de la pression du circuit d'air, un effort prédéterminé, pour maintenir le coeur en compression dans la zone du collecteur d'air en fonctionnement normal ; et en ce qu'on monte le raccord à soufflet sur le coeur avec un effet de pré-contrainte correspondant à un effort axial prédéterminé appliqué sur le coeur. 20. Procédé selon la-revendication 19, caractérisé en ce que l'effet de pré-contrainte au montage du raccord à soufflet comporte en outre une composante latérale prédéterminée, pour compenser la dilatation thermique latérale prévue pour le coeur en fonctionnement. 21. Procédé selon la revendication 20, caractérisé en ce qu'on applique la composante latérale de pré-contrainte dans le sens de la dilatation thermique prévue pour le coeur. 22. Procédé conforme à l'une des revendications 19 à 21, caractérisé en ce que l'on monte deux raccords à soufflets, de part et d'autre du collecteur traversantle coeur, pour équilibrer les efforts appliqués de chaque côté sur le coeur. 23. Procédé selon la revendication 22, caractérisé en ce que l'on monte sur le coeur un raccord à soufflets ayant une extrémité obturée, du côté du coeur opposé à celui qui est relié au circuit d'air. 24. Procédé pour limiter les dilatations thermiques accumulées perpendiculairement aux plaques du coeur d'un échangeur thermique conforme à l'une des revendications 1 à 17, caractérisé en ce qu'il comporte les phases opératoires suivantes: on divise le coeur de l'échangeur en un certain nombre de blocs de dimensions limitées dans le sens perpendiculaire aux plaques du coeur on relie l'un à l'autre les blocs disposés côte à côte ; on maintient un écart prédéterminé entre les blocs adjacents on raccorde de manière étanche des orifices en regard des blocs adjacents, au moyen de joints à diaphragme profilé en U montés autour de chacun desdits orifices. 25. Procédé pour relier le collecteur d'air d'un bloc du coeur d'un échangeur thermique conforme à l'une des revendications 1 à 17, à un passage adjacent prévu pour l'air, ledit bloc du coeur et ledit passage pouvant se déformer d'une manière re différente par rapport à un interstice qui les sépare, sous l'effet de différences de températures de fonctionnement, le procédé étant caractérisé en ce qu'il comporte les phases opératoires suivantes on fixe par ses extrémités opposées un joint étanche déformable, respectivement au bloc du coeur et au passage prévu pour l'air on monte une collerette de liaison sur le passage prévu pour l'air, d'un côté dudit joint et on monte la collerette de manière coulissante sur ledit bloc du coeur de l'échangeur, de l'autre côté du joint. 26. Procédé selon la revendication 25, caractérisé en ce qu'on réalise sur la collerette une série de fentes s'étendant dans le sens radial, et en ce qu'on monte sur le bloc du coeur de l'échangeur une série de taquets de retenue, prévus pour s'engager chacun dans l'une des fentes de la collerette.