La présente invention se rapporte à des alliages magnétiques de manganèse-aluminium-carbone, qui présentent d'excellents' cycles d'hystérésis magnétique dits à taille de guepe, présentant une valeur Ir/Ilo 000 de 0,0 - 0,2, qui indique le rapport entre l'aimantation résiduelle, 4# Irt et l'intensité d'aimantation dans le champ magnétique de 10.000 Oe, 41T I10.000, ainsi qu'd un procédé dé de fabrication de ces alliages. La présente invention se rapporte à des alliages magnétiques de manganèse-aluminium-carbone (Mn-Al-C) qui présentent des cycles d'hystérésis dits à taille de guêpe. Les alliages classiques de Mn-Al-C ont été décrits, par exemple, dans le brevet américain n 3.661.567, etc., et ont été utilisés pratiquement comme aimants permanents ayant d'excellentes caractéristiques magnétiques. Leur courbe d'aimantation présente une aimantation résiduelle 4# 1r (= Br) d'environ 3.000 G, une force coercitive aHc d'environ 1.500 Oe et un rapport entre 4&alpha; 1r et l'intensité d'aimantation dans un champ magnétique de 10.000 Oe, I /1 r 000, supérieur à 0,5,- toutes ces valeurs étant assez élevées pour fournir les cycles d'hystérésis magnétique des aimants permanents ordinaires. D'autre part, les alliages magnétiques de Mn-Al-C, selon la présente invention, donnent des cycles dthystérésis magnétique ayant la forme représentée sur le graphique de la figure unique du dessin ci-joint, qui est entièrement différente de la forme des cycles d'hystérésis magnétique mentionnés précédemment pour les aimants permanents. C'est ce qu'on appelle un cycle d'hystérésis ma gnétique à taille de guêpe, étant un cycle d'hystérésis magnétique spécial présentant de faibles valeurs de 4?T 1r et de ce qui représente une hystérésis magnétique principalement dans le premier quadrant et le troisième quadrant.Ces alliages magnétiques virtuellement n'ont pas les caractéristiques magnétiques des aimants permanents et ont des utilisations très différentes de celles des aimants permanents. Le cycle d'hystérésis magnétique, du type dit à taille de guêpe, tel que présenté, par exemple, dans l'ouvrage de R.M. Bozorth "Ferromagnetism" (1961), aux pages 125 et 173, apparat, comme cela est connu jusqu'! présent, dans le traitement par travail à froid de matières magnétiques douces. Pour les alliages magnétiques de Mn-Al-C selon la présente invention, le champ magnétique exigé pour obtenir l'aimantation à la saturation est une valeur aussi élevée que plusieurs centaines d'Oe, par comparaison avec ceux pour les matières classiques qui tombent dans la gamme de plusieurs dizaines d'Oe. En conséquence, les alliages magnétiques de la présente invention, s'ils sont utilisés pour des dispositifs de limitation de courant, rendront possible le contrôle de courants importants, qui étaient jusqu'à présent impossibles à contrôler, et leur utilisation comme mémoires magnétiques est possible. La présente invention sera maintenant décrite en relation avec le dessin ci-joint, dont la figure unique représente un graphique présentant le cycle d'hystérésis magnétique, dit à taille de guêpe, des alliages magnétiques selon la présente invention. Le procédé de fabrication des alliages classiques Mn-Al C est tel que décrit ci-dessous, selon le brevet américain nO 3.661.567 La matière, mélangée suivant une proportion tombant dans la gamme de 69,5 - 73,0 % en poids de Mn (ci-après désigné simplement par %), 26,4 - 29,5 % de Al et 0,6 (1/3 de Mn - 22,2) % de carbone, est fondue en la chauffant au-dessus de 1.380"C mais en dessous de 1.5000C, en dissolvant de force du carbone, et, ensuite, le métal fondu est écoulé.Le lingot ainsi obtenu, après avoir été homogénéisé en le chauffant au-dessus de 9000C, est trempé en le refroidissant brusquement de la température supérieure à 9000C jusqu'à une température inférieure à 6000C, à une vitesse supérieure à 3000C par minute, pour dissoudre de force du carbone, en formant ainsi un alliage non magnétique de la phase à structure cristalline hexagonale, et ensuite cet alliage est en outre soumis à un traitement de revenu pendant une période de temps appropriée, à une température de 4800C - 6500C, pour le transformer en un alliage de la phase à structure cristalline quadratique, étant la phase magnétique. L'aimant en alliage de Mn-Al-C, fabriqué selon ce procédé, présente une caractéristique magnétique (BH) max de 1,0 x 106 G.Oe. D'autre part, les alliages magnétiques de Mn-Al-C selon la présente invention ont été obtenus sur la base de la découverte d'un nouveau phénomène selon lequel, lorsqu'ils sont transformés en passant de la phase hexagonale à la phase quadratique sous l'influen ce d'une tension anisotrope, les cycles d'hystérésis magnétique de ces alliages se transforment en un type dit à taille de guêpe. Le procédé de fabrication est le suivant.Un alliage ayant des gammes de composition de 68,0 - 78,0 % de Mn, de (1/10 de Mn - 6,6) (1/3 de Mn - 22,2) % de carbone, le complément étant Al, est préparé en coulant le métal fondu et puis l'alliage est alors trempé à partir d'une température supérieure à 9000C, à une vitesse de refroidissement supérieure à 3000C/minute, en formant ainsi un alliage de la phase hexagonale ; ou bien, après avoir été homogénéisé en le chauffant à une temperature supérieure à 9000C, l'alliage est peu à peu refroidi à une vitesse inférieure à 100C par minute dans l'intervalle de températures supérieures à 8300C mais inférieures à 9000C, et ensuite, il est trempé à partir de cet intervalle de températures ; ou bien il est maintenu pendant plus de 7 minutes dans l'intervalle de températures supérieures à 8300C mais in férieures à 9000C, puis il est trempé à partir de cet intervalle de températures, pour obtenir un alliage dans lequel la phase (structure cristalline hexagonale + Mn3AlC lamellaire) est formée en précipitant Mn3AlC sous a forme de lamelles sur le plan (0001) de la structure cristalline hexagonale. Ces alliages sont alors'transformés en alliages à phase de structure cristalline quadratique ou en phase (structure cristalline quadratique + Mn3AlC lamellaire) en les soumettant au revenu, à une température de 530 - 7500C sous l'influence d'une tension anisotrope.La désignation du traitement thermique pour précipiter les lamelles de Mn3AlC sur le plan (0001) de la structure cristalline hexagonale, tel que décrit ciessus, est indiquée en abréviation par traitement M. Les alliages magnétiques de Mn-Al-C obtenus par ces procédés de fabrication présentent d'excellents cycles d'hystérésis magnétique à taille de guêpe, présentant des valeurs Ir/Ilo 000 de 0,0 - 0,2. EXEMPLE 1 Un monocristal de la phase de structure cristalline hexagonale d'un alliage de Mn-Al-C, ayant une composition formée de 72,11 % de Mn, 26,86 % de Al et 1,04 % de C, telle qu'indiquée par analyse chimique, a été formé. Ce monocristal de la phase hexagonale a été formé en chauffant l'alliage de Mn-Al-C à une température au-dessus de son point de fusion (1.4000C) pour être fondu, puis en solidifiant le métal fondu à partir d'une extrémité par le procédé de Bridgman, qui est un procédé classique pour former des monocristaux, et, en outre, en le maintenant à 1.1500C pendant 2 heures pour l'homogénéiser, et ensuite en le trempant à partir de cette température, à une vitesse de refroidissement supérieure à 3000C par minute.A partir du monocristal à diamètre d'environ 30 mm, on a coupé une pièce expérimentale cubique, formée d'un carré de 8 mm, à presser, afin d'avoir trois faces (a), (b) et (c) constituant un angle droit l'une par rapport à l'autre (a) une face perpendiculaire à la direction de pression, (b) une face parallèle à la face cristalline contenant la direction de pression et la direction axiale [0000 du cristal hexagonal, et (c) une face constituant des angles droits avec (a) et (b).Cette pièce expérimentale a été soumise au revenu pendant 20 minutes, tout en appliquant une pression de 30 kg/mm2, à une température de 5500C, sur une machine formée d'une presse à huile hYdraulique dans la direction indiquée par les angles e, = SOC, pour constituer un monocristal de la phase hexagonale contenant des lamelles de Mn3AlC, Mn3AlC étant précipité sur le plan (0001) du cristal hexagonal sous la forme de lamelles, tel qu'observé au microscope optique et tel qu'analysé par diffraction des rayons X. Comme la pièce expérimentale cubique à carré de 10 mm coupeeà partir du monocristal de la phase (cristal hexagonal + Mn3AlC lamellaire) a été soumise au traitement de revenu sous l'influence de la tension, d'une manière semblable à l'exemple 1, l'alliage magnétique obtenu avait la même forme de pièce expérimentale que celle de l'exemple 1 et donnait le cycle d'hystérésis à taille de guêpe dans la direction où l'allongement était'notablement supérieur à celui de l'exemple 1.On a trouvé que ses caractéristiques magnétiques étaient les suivantes 1 110.000 o 6.900 G 4 Rr 1r = 100 G I,/I10.000 0,01, et Id/2Ir = 28,5 EXEMPLE 2 Un monocristal de la phase hexagonale, ayant pour composition 71,95 % de Mn, 27,07 % de Al et 0,98 % de C,telle qu'indiquée par analyse chimique, a été formé d'une maniere semblable à l'exemple 1, et la pièce expérimentale coupée à partir de ce monocristal a été soumise au traitement de revenu sous l'influence de la tension, les conditions telles que la température de revenu, etc., étant modifiées.Le résultat montrait que la période de temps du revenu convenant à l'obtention d'un excellent cycle d'hystérésis magnétique à taille de guêpe diffère selon la tempêrature de revenu, par exemple la période de temps exigée à 5300C était 60 minutes, et pour e2 = 00. Au moyen de ce procédé de revenu sous l'influence de la tension, la phase cristalline a été transformée en phase quadratique. La direction de pression mentionnée ci-dessus est définie par les angles e1 et e2, e1 indiquant l'angle fait par la direction de pression et la direction axiale f000fl du cristal hexagonal et e2 étant l'angle fait par l'axe projeté de la direc-tion de pression sur le plan (0001) et la direction axiale [1100]. e, et e2 ont été choisis afin de tomber dans les gammes d'angles suivantes : Oo La forme de la piece expérimentale, après avoir subi le procédé de revenu sous l'influence de la tension, est presque un prisme rectangulaire ayant pour dbmensions 6,8 x 9,2 x 8,1 mm. Dans cette pièce expérimentale, par coRparaison avec sa forme avant le traitement, on a reconnu une contraction dans la direction de pression, et un allongement notable dans la direction correspondant à la direction perpendiculaire à la direction de pression et paral lèle au plan contenant l'axe tel de la pièce expérimentale avant de subir le traitement et l'influence de la direction de pression, alors qu'on' a à peine observé d'allongement dans une autre direction mutuellement à angle droit par rapport à ces deux directions, en prouvant ainsi nettement l'anisotropie de l'allongement dans les directions perpendiculaires à la direction de pression. Comme les cycles d'hystérésis magnétique ont été mesurés avec la pièce expérimentale dans les trois directions mentionnées précédemment, c'est-à-dire la direction de pression, la direction à angle droit par rapport à la direction de pression où l'allongement de la pièce était notable et la direction également à angle droit où son allongement se produisait à peine, le cycle d'hystérésis magnétique à taille de guêpe présenté par le graphique a été obtenu dans la direction où l'allongement était notable.On a trouvé que les caractéristiques magnétiques étaient les suivantes 4 # 110.000 - 6.950 G 4 # 1r = 200 G Ir/I10.000 0,03, et Id/2Ir = 15,5 où Id a été déterminé d'après l'équation suivante Id = [4# 1(R) 4 rt I(S)] /47t, les points sur le cycle d'hystérésis magnétique qui donnent une valeur de 1/2 pour 4# 110.OOOi tel que présenté sur le graphique, étant représentés par P et Q, et les points d'intersection entre la bissectrice perpendiculaire de la ligne droite PQ et le cycle d'hystérésis magnétique étant représentés par R et S, et en supposant les intensités d'aimantation aux points R et S respectivement égales à 4 T 1r et 4# I(S), et Id/2Ir a été indiqué comme présentant le degré d'hystérésis magnétique dans le premier quadrant du cycle d'hystérésis magnétique à taille de guêpe. En conséquence, plus la valeur de Id/2Ir, est importante, plus le cycle d'hystérésis à taille de guêpe est excellent, cette valeur étant sou haitêeen réalité supérieure à 2, alors que le cycle d'hystérésis magnétique le plus excellent est obtenu pour une plus petite valeur de Ir/I10.000, en réalité de manière souhaitable inférieure à 0,2. On a trouvé que les cycles d'hystérésis magnétique dans les deux directions, c'est-à-dire la direction de pression et la direction où une déformation se produisait à peine, n'étaient pas des cycles d'hystérésis magnétique à taille de guêpe, étant de for me presque linéaire, représentant 4 110.000 = 1.900 G et 47T 1r à peu près égal à 0 G et ne présentant presque pas d'hystérésis magnétique. Ensuite, avec des monocristaux de la phase hexagonale formés par des procédés différents, on a conduit les expériences semblables à celle décrite ci-dessus. Le procédé du moule froid, la solidification étant réalisée à partir d'une extrémité, et le procédé de recristallisation dans lequel la pièce expérimentale est maintenue pendant plus de 12 heures à une température supérieure à 1.1000C, mais inférieure à son point de fusion, ont été expérimentés comme procédés de formage. Quel que soit le procédé utilisé, on a obtenu des polycristaux à grandes dimensions de grains, à partir de ces polycristaux, on pouvait couper des pièces expérimentales cubiques à carré de 3 - 5 mm,formées de monocristaux de la phase hexagonale.Lorsque les expériences de transformation sous l'influence de la tension ont été réalisées avec ces pièces expérimentales, d'une manière semblable à celle décrite ciessus, les graphiques obtenus présentaient des cycles d'hystérésis magnétique à taille de guêpe. EXEMPLE 3 Un monocristal de la phase hexagonale, ayant pour composition 72,05 % de Mn, 26,85 % de Al et 1,10 8 de C, telle que déterminée par analyse chimique, a été formé d'une manière semblable à celle de l'exemple 1, et, après avoir subi le traitement M de maintien à 8300C pendant 30 minutes, ce monocristal a été trempé à partir de cette température à une vitesse de refroidissement supérieure à 3000C par minute. Après la trempe, on a trouvé que la pse- ce expérimentale arrivait à 7600C en 2 minutes, ce qui présente une tendance de raccourcissement du temps en fonction d'une élévation de la température. Dans le tableau 1, on présente des valeurs de 41\ I10,000 de Ir/I10.000 et de Id/2Ir obtenues quand les pièces expérimentales ont été soumises au traitement de revenu sous l'influence de la tension, la température étant modifiée et maintenue pendant des périodes de temps convenables aux températures respectives, tout en appliquant une pression de 30 kg/mm2 dans la direction e1 = 500 et e2 = 00. Comme le cycle d'hystérésis magnétique a son point Q dans le second quadrant du graphique, il n'a-pas une forme en taille de guêpe et la valeur de 1d'21-r n'a pas été mentionnée. Lorsque la température de revenu a été modifiée dans l'intervalle de températures de 530 à 7500C, les graphiques présentaient d'excellents cycles d'hystérésis à taille de guêpe, re présentant des valeurs Ir/I1o .000 inférieures à 0,1 et des valeurs Id/2Ir supérieures à 4 et, spécialement dans l'intervalle de températures de 530 à 670 C, on obtient des cycles d'hystérésis magnétique à taille de guêpe excellents, présentant des valeurs Ir/I10.000 inférieures à 0,03 et des valeurs Id/2Ir supérieures à 10. A des températures inférieures à 500 C, la valeur Ir/I10.000 était supérieure à 0,3 et la valeur de 4# 110.000 était faible, alors qu'à des températures supérieures à 8000C, le cycle d'hystérésis magnétique à taille de guêpe n'a pas été obtenu. TABLEAU 1 Température de revenu 4# I10.000(G) Ir/I10.000 Id/2Ir (0C) ~~~~~~~~~~~~~ 500 3.300 0,37 1,1 530 6.850 0,03 13,0 600 6.850 0,02 18,7 670 6.700 0,03 11î5 750 6.200 0,09 4,2 800 5.750 0,78 Ensuite, les pièces expérimentales ont été soumises au traitement de revenu sous l'influence de la tension, à 5500C pendant 20 minutes, en changeant la pression dans l'intervalle de 10 à 60 kg/mm2 dans la direction e1 = SOC et e2 = 00. il en résultait que, dans la gamme de pression de 15 à 50 kg/mm2 , on obtenait des cycles d'hystérésis a taille de guêpe présentant des valeurs Ir/IS inférieures à 0,2 et des valeurs Id/2Ir supérieures à 2, mais, à des pressions inférieures à 10 kg/mm2 et supérieures à 60 kg/mm21 on n'obtenait pas de cycle d'hystérésis à taille de guêpe. De plus, les pièces expérimentales ont été soumises au traitement de revenu sous l'influence de la tension à une température de 5300C et pendant une période de temps de 30 minutes, une pression de 30 kg/mm2 étant appliquée dans diverses directions. Quand la direction de pression est tombée dans les gammes d'angles 35 # #1 # 70 et 0 # #2 #15 , on a obtenu des cycles d'hystéré- sis magnétique à taille de guêpe présentant des valeurs Ir/I10.000 inférieures à 0,2, et des valeurs Id/2Ir supérieures à 2, mais, quand la direction de pression était au-delà des limites d'angles mentionnées ci-dessus, la valeur Ir/I10.000 était au-dessus de 0,3, en donnant seulement des cycles d'hystérésis magnétique qui présentaient de légères séparations ou bien des cycles d'hystérésis qui n'avaient pas la forme en taille de guêpe. En outre, les pièces expérimentales en monocristaux de phase hexagonale, contenant des lamelles de Mn3AlC, qui avaient été soumises au traitement M de l'exemple 2, ont été soumisesau traitement de revenu sous l'influence de la tension, les conditions telles que la température de revenu étant modifiées de manière semblable aux cas décrits ci-dessus.Il en résultait qu'avec ces pièces expérimentales également, quand la température de revenu tombait dans l'intervalle de 530 à 7500C, la pression dans la gamme de 15 à 50 kg/mm2 et la direction de pression 35aÇ e, 00 #2 Ir/Ilo 000 entre des pièces expéri- mentales contenant des lamelles de Mn3AlC et des pièces expérimentales mentionnées ci-dessus ne contenant pas ces lamelles, on a reconnu une tendance selon laquelle les pièces expérimentales contenant des lamelles Mn3AlC donnent des valeurs plutôt plus faibles et sont un peu supérieures du point de vue séparation. EXEMPLE 4 Des spécimens expérimentaux en monocristaux de phase hexagonale d'alliage de Mn-Al-C, ayant différentes compositions de Mn, de Al et de C, ont été formés par un procédé semblable à celui de l'exemple 1, et ces spécimens expérimentaux ont été soumis au revenu sous l'influence de la tension pendant 1 à 60 minutes, en appliquant une tension de 15 à 50 kg/na2 à une température de 530 6700C dans la direction e, = 500 et e2 = 00. Les résultats obtenus étaient les suivants Dans le tableau 2, les compositions déterminées par analyse chimique et les valeurs 4 W I10.000, 1r1î0.000 et r sont respectivement indiquées. Avec des alliages de Mn-Al-C dont la composition tombe dans les gammes de 68,0 à 73,0 % de Mn, de (1/10 de Mn - 6,6) (1/3 de Mn - 22,2) % de C, le complément étant A1, les spécimens expérimentaux ont subi des changements de forme par suite de la transformation sous la tension et, en particulier, l'allongement anisotrope a été reconnu dans les directions à angle droit par rapport à la direction de pression. Ces pièces expérimentales montraient toutes d'excellents cycles d'hystérésis à taille de guêpe, présentant des valeurs de 1r110.000 inférieures à 0,2 et des valeurs de Id/2Ir de plus de 2, dans la direction où l'allongement était notable. Spécialement avec des alliages dont la composition tombe dans la gamme de 70,0 - 72,2 % de Mn, de (1/10 de Mn - 6,6) - (1/3' de Mn - 22,2) * de C, le complément étant A1, on a obtenu d'excellents cycles d'hystérésis magnétique à taille de guêpe présentant des valeurs Ir/I10.000 inférieures à 0,05 et des valeurs Id/2Ir supérieures à 8. D'autre part, par des observations au microscope optique et au moyen de diffraction des rayons X, on a confirmé qu'il existait en abondance la phase de ss -Mn dans les alliages à plus de 73,0 % de Mn et la phase AlMn (r) dans des alliages à moins de 68,0 % de Mn, respectivement, et de grandes quantités de la phase[ss-Mn + AlMn (r)] existaient dans les alliages à teneur en C inférieures à (1/10 de Mn - 6,6) %. En conséquence, tous ces alliages fournissaient de faibles valeurs de 4 TT 110.0001 telles que des valeurs inférieures à 3.000 G, et ne présentaient pas de cycles d'hystérésis à taille de guêpe. Dans les alliages avec plus de (1/10 de Mn - 22,2) % de C, on a observé au microscope optique la précipitation de Al4C3. Puisque Al4C3 subit l'hydrolyse en présence d'humidité, le phénomène de dégradation a été reconnu dans les alliages contenant Al4C3. En outre, avec des alliages ayant des compositions telles que l'on n'obtienne pas de cycle d'hystérésis à taille de guêpe, les graphiques ne montrent pas de cycles d'hystérésis à taille de guepe, même si les spécimens étaient soumis au revenu sous l'influence de la tension, la direction de pression étant modifiée. Ensuite, des pièces expérimentales en monocristaux, ayant des compositions déterminées par analyse chimique du tableau 2, qui avaient été soumises au traitement M, ont été soumises au revenu sous l'influence de la tension, de manière semblable au cas précédent, les résultats obtenus étaient presque les mêmes que ceux indiqués dans le tableau 2. TABLEAU 2 Composition déterminée Caractéristiques magnétiques par analyse chimique Caractéristique magnétiques kn (%) Al (%) C (%) 4 # 1,0.000 (G) Ir/I10.000 Id/2Ir 72,02 27,43 0,55 2.000 0,53 69,77 30,04 0,19 1.400 U,51 73,44 25,53 1,03 2.700 0,66 72,89 25,86 1,25 6.150 0,08 5,5 72,16 26,64 1,20 6.800 0,03 14,0 70,03 29,04 0,93 6.900 0,05 8,1 68,14 31,41 0,45 5.800 0,15 2,9 67,63 32,17 0,20 2.550 0,50 70,78 27,77 1,45 4.400 0,65 60,90 28,77 1,33 4.200 0,70 Ainsi, des cycles d'hystérésis à taille de guêpe, présentant des valeurs Ir/I10.000 inférieures à 0,2 et des valeurs Id/2Ir supérieures à 2 ont été obtenus avec des alliages de comme position tombant dans les gammes de 68,0 - 73,0 % de Mn, (1/10 de Mn - 6,6) - (1/3 de Mn - 22,2) % de C, le complément étant Al. Les exemples décrits ci-dessus ont indiqué clairement le fait que, lorsque des monocristaux de structure hexagonale ou ceux de structure hexagonale contenant des lamelles de Mn3AlC dans les alliages de Mn-Al-C dont les compositions tombent dans les gammes de 68,0 - 73,0 % de Mn, (1/10 de Mn - 6,6) - (1/3 de Mn - 22,2) % de C, le complément étant Al, sont soumis au revenu sous l'influence de tensions à des températures de 530 - 7500C, les graphiques des caractéristiques magnétiques obtenues avec ces alliages présentent d'excellents cycles d'hystérésis magnétique à taille de guêpe, présentant des valeurs Ir/I10.000 de 0,0 - 0,2 et des valeurs 1d' 21r supérieures à 2. De plus, des barreaux polycristallins d'alliages de Mn A1-C composés de phase hexagonale ou de phase hexagonale contenant des lamelles de Mn3AlC, ayant les gammes de compositions mentionnées ci-dessus, ont été soumis au revenu sous l'influence de la tension, à des températures tombant dans les intervalles de températures mentionnés ci-dessus, tout en appliquant des tensions par traction à ces barreaux dans leur direction axiale.Ensuite, il est apparu évident que des cycles d'hystérésis magnétique à taille de guêpe, présentant des valeurs Ir/I10.000 de 0,1 - 0,2 et des valeurs Id/2Ir de 2 - 4, sont obtenus dans la direction axiale des barreaux et que, même avec des polycristaux, les cycles d'hystér6- sis magnétique à taille de guêpe sont atteints par des traitements de revenu sous l'influence de la tension, tels que divers genres de déformation plastique avec transformation. En outre, les mesures des cycles d'hystérésis magnétique conduits avec des pièces expérimentales sous forme de feuilles minces de 50 microns d'épaisseur, qui ont été coupées à partir des alliages soumis au revenu, sous l'influence de la tension comme dans l'exemple 1, et avec des pièces expérimentales sous forme de feuilles minces d'environ 10 microns d'épaisseur, dont chacune a été formée en retirant la surface de l'alliage soumis au revenu sous l'influence de la tension indiquée dans l'exemple 2 en correspon dance avec le plan (0001), tel que défini avant qu'il ait été soumis au revenu, donnaient tous des cycles d'hystérésis à taille de guêpe, présentant des valeurs Ir/I10.000 inférieures à 0,2 et des valeurs Id/2Ir supérieures à 2. La présente invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation qui viennent d'être décrits, elle est au contraire susceptible de variantes et de modifications qui apparaitront à l'homme de l'art. REVENDICATIONS 1 - ALliage magnétique, à base de > t en quantité de 65,0 à 74,0 %, moins de 4,0 % de carbone, le reste étant Ai, caractérisé en ce qu'il comprend (a) une composition d'alliage qui se compose essentiellement de 68,0 % à 73,0 % en poids de manganèse, de (1/10 de Mn - 6,6) % à (1/3 de Jt - 22,2) % en poids de carbone, le restant étant de l'aluminium, et (b) présentant un cycle d'hystérésis magnétique en forme de taille de guipe où Ir/I10.000, qui est le rapport entre l'aimantation résiduelle 4n Ir et l'intensité d'aimantation dans un champ magnétique d'intensité de 10.000 Oe (4# I10.000), est de 0,0 à 0,2. 2 - Alliage magnétique à base de Mn en quantité dans la gamme de 65,0 à 74,0 %, moins de 4 % de carbone, le restant étant Al, caractérisé en ce qu'il comprend (a) la composition d'alliage qui se compose essentiellement de 70,0 à 72,2 % en poids de manganèse, de (1/10 de > t - 6,6) % à (1/3 de Mn - 22,2) % en poids de carbone, le restant étant de l'aluminium, et (b) présentant un cycle d'hystérésis magnétique en forme de taille de guipe, où 1r/1îo. 000' qui est le rapport entre l'aimantation résiduelle (4#Ir) et l'intensité d'aimantation dans un champ magnétique dont l'intensité est 10.000 Oe (4 # I10.000) est de 0,0 à 0,2. 3 - Alliage magnétique selon la revendication 1, caractérisé en ce que cet alliage contient des lamelles du composé Mn3AlC. 4 - Alliage magnétique selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'alliage est un monocristal. 5 - Procédé de fabrication de 1 'alliage magnétique défini dans la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste à soumettre un alliage ayant, pour composition, 68,o % à 73,0 % en poids de manganèse, (1/10 de Nn - 6,6) % à (1/3 de Mn - 22,2) ffi en poids de carbone, le restant étant de l'aluminium, où l'alliage se compose essentiellement de la phase de structure cristalline hexagonale, à un revenu, à une température de 530 à 750 c, sous l'faction de tension anisotrope. 6 - Procédé de fabrication de l'alliage magnétique selon la revendication 5, caractérisé en ce que le procédé de revenu est réalisé à une température de 5300C à 6700c. 7 - Procédé de fabrication de l'alliage magnétique selon la revendication 5, caractérisé en ce que le procédé de revenu est réalisé sous l'action de tension anisotrope comprise entre 15 et 50kg/mm2.