La présente invention concerne un procédé de télécommande d'une pluralité de fonctions, soit électriques, soit électromécaniques, à variation bilatérale, au moyen de salves répétitives de signaux impulsionnels acheminés par voie galvanique, acoustique, optique ou hertzienne. L'invention concerne également un dispositif émetteur et récepteur de signaux pour la mise en oeuvre du procédé ci-dessus, ledit dispositif comportant entre autres du côté émetteur un clavier de commande muni de touches et un générateur de signaux d'horloge, et du cAoté récepteur, un compteur binaire coopérant avec un circuit décodeur binaire/décimal. L'invention vise plus particulièrement, mais non exclusivement, les dispositifs permettant à un usager d'agir à distance et sans fils, au moyen d'un bottier de commande de faible encombrement, sur les différents réglages d'appareils tels que des récepteurs de télévision ou des channes haute fidélité par exemple. On connatt déjà de nombreuses réalisations de ce genre qui permettent de télécommander, pour un téléviseur par exemple, le volume sonore, le contraste et la luminosité ; si lton désire agir sur un plus grand nombre de fonctions, tels que les change ment s de canaux, la saturation de couleur, la commande marche arrêt, etc..., le nombre élevé d'informations à transmettre complique la modulation du courant ou de Inonde porteuse acoustique, optique ou hertzienne véhiculant les ordres entre le bottier de commande et le récepteur ; la complexité n'est pas moindre côté récepteur en raison de la nécessité de mettre en oeuvre de nombreux filtres résonnants accordés sur les diRférentes fréquences de modulation correspondant à chaque fonction. Si l'on considère en effet la télécommande des six fonctions précitées, le nombre d'informations à transmettre est de douze, en raison de la nécessité de faire varier lesdites fonctions soit dans un sens, soit dans l'autre. En outre, la modulation permanente de l'onde porteuse lors de l'émission d'un ordre de télécommande entraxe une dépense d'énergie appréciable qui impose d'équiper le bottier de commande d'une batterie de capacité suffisante pour lui assurer une autonomie convenable. Un des buts de l'invention est de réaliser un dispositif de télécommande utilisant un procédé simple de modulation permettant d'émettre les ordres avec un maximum de sécurité et un minimum de puissance. Un autre but de l'invention est d'obtenir le résultat précité au moyen de circuits se prêtant facilement à l'intégration sous forme hybride ou monolithique tant du côté émetteur que du côté récepteur. Selon l'invention, le procédé de commande d'une pluralité de fonctions, soit électriques, soit électroniques à variation bilatérale, au moyen de salves répétitives de signaux impulsionnels acheminés par voie galvanique, acoustique, optique ou hertzienne, est notamment remarquable en ce que pour N fonctions, ou canaux de transmission, chacune des salves comporte N + 2 impulsions d'amplitudes sensiblement égales séparées par N + 1 intervalles pouvant prendre deux valeurs de durées tl et t2, le premier intervalle de chaque salve, alternativement de durées tl et t2, étant affecté à l'information de sens de variation de la (ou des) fonctions à télécommander et, les N intervalles suivants, affectés à chacune des fonctions pouvant prendre soit la valeur tl, soit la valeur t2 selon qu'il y a absence ou présence d'ordres de télécommande. Avantageusement, la valeur de t2 est sensiblement double de celle de tl. Egalement, selon l'invention, le dispositif émetteur et récepteur de signaux pour la mise en oeuvre du procédé ci-dessus, ledit dispositif comportant entre autres du côté émetteur un clavier de commande muni de touches et un générateur de signaux, d'horloge et du côté récepteur, un compteur binaire coopérant avec un circuit décodeur binaire/décimal, est notamment remarquable, du côté émission, par la présence de N + 1 bascules monostables connectées en cascade au générateur de signaux d'horloge, lesdites N + 1 bascules possédant chacune une borne de commande de durée de l'état instable reliée, pour N d'entre-elles, par deux touches du clavier à deux conducteurs de sortie complémentaires d'une bascule bistable également connectée au générateur de signaux horloge, et pour la N plus unième directement reliée à l'un des deux conducteurs précités, le générateur d'horloge, ainsi que les sorties des N + 1 bascules monostables, étant connectés à N + 2 circuits différentiateurs dont les sorties réunies sont couplées à l'entrée d'un circuit de mise en forme, et en ce que, du côté récepteur, la sortie d'un circuit de mise en forme des signaux reçus est reliée, d'une part à la borne d'entrée d'un compteur binaire, et d'autre part à l'entrée d'une bascule bistable réarmable, la sortie de cette dernière étant réunie à une borne d' inhibition de fonctionnement du circuit décodeur binaire/ décimal dont l'une des sorties décimales est rétrocouplée par une bascule monostable à l'entrée binaire de poids immédiatement supérieur à celles coopérant avec le compteur binaire. Avantageusement, une autre bascule réarmable est connectée entre la borne d'entrée du compteur binaire et la borne de remise à zéro dudit compteur. Lorsqu'une touche du clavier est enfoncée, l'information correspondante est émise sous la forme d'un intervalle "long" dans une salve sur deux selon le sens désiré de variation. A la réception, cette information, apparaissant sous la forme d'une impulsion sur l'une des sorties décimales du circuit décodeur, est intégrée pour fournir une tension de commande qui persiste tant que la touche du clavier est enfoncée. Le nombre de fonctions à télécommander ne jouant que sur la durée des salves, on conçoit aisément que ce nombre peut être élevé sans nuire aucunement à la précision du dispositif selon l'invention. La description qui va suivre fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. La figure 1 représente le schéma synoptique de la partie émettrice du dispositif selon ltinvention appliquée à une télécommande par voie hertzienne. Les figures 2a à 2n représentent des oscillogrammes de signaux en différents points du schéma de la figure 1. La figure 3 représente le schéma synoptique de la fraction démodulation et décodage de la partie réceptrice du dispositif selon l'invention. Les figures 4a et 4b représentent les oscillogrammes des signaux appliqués au compteur binaire de la figure 3. Les figures 5a à 5e représentent les oscillogrammes des signaux appliqués au circuit décodeur binaire/décimal de la figure 3. Les figures 6a à 6s représentent les oscillogrammes des signaux issus du montage décodeur binaire/décimal de la figure 3. La figure 7 représente le schéma synoptique de la fraction "commande" de la partie réceptrice du dispositif selon l'invention. Sur la figure 1, un boiter de commande 1 comporte six touches Sa, 3a, 4a, 5a, 6a et 7a de commande positive et six touches Sb, 3b, 4b, 5b, 6b et 7b de commande négative pour six canaux de transmission de fonctions référencées A, B, C, D, E et F. Par commandes positive et négative, on entend celles qui ont respectivement une action de croissance et de décroissance d'une même fonction. Les plots séparés des touches 2a à 7a et 2b à 7b sont réunis respectivement à deux conducteurs de sortie 8 et 9 d'une bascule bistable 10 dont l'entrée de déclenchement est reliée à un générateur de signaux d'horloge 11. La sortie du générateur 11 est également reliée à une borne 12a de déclenchement d'une première basculemonostable 13a munie par ailleurs diune borne d'entrée 14a de commande de durée de l'é-- tat instable, cette dernière étant réunie au conducteur 8. La sortie de la bascule mono stable 13a est reliée à une borne d'entrée 12b d'une deuxième bascule monostable 13b, suivie de cinq autres bascules semblables 13c, 13d, 13e, 13f et 13g également montées en cascade. Les plots communs aux touches 2a-2b, 3a-3b, Wa-4b, 5a-5b, 6a-6b et 7a-76 sont respectivement reliés aux bornes d'entrées 14b à 14 de commande de durée de l'état instable des bascules 13b à 13g. La sortie du générateur d'horloge 11 et chacune des sorties de bascules 13a à 13g sont respectivement réunies aux entrées de huit circuits différentiateurs 15a à 15h, les sorties de ces derniers étant connectées à un conducteur commun 16. L'entrée d'un circuit 17 de mise en forme est reliée au condue- teur 16, tandis que la sortie est réunie à l'entrée d'un circuit modulateur 18, iui-même couplé à un générateur d'ondes hertziennes 19 auquel est raccordée une antenne 20. L'émetteur de la figure 1 fonctionne de la façon suivante -les bascules mono stables Ua à U sont conditionnées pour fournir des créneaux de durée t1 lorsque les bornes 14b à 14g sont à l'état "O" ou en l'air" et de durée t2, sensiblement double, lorsque lesdites bornes sont à l'état "1" (fig. 2d). Les signaux d'horloge de durée t3 (fig. 2a) déclenchent par leur front avant la bascule bistable 10 qui fournit un état "O" sur le conducteur 8 (fig. 2b), et un état "1" sur le conducteur 9 (fig. 2c) ; simultanément, le front avant du signal d'horloge déclenche la bascule l dont la borne 14a est à l'état "0" et qui fournit en conséquence un créneau de durée t1 (fig. 2d) > le flanc arrière de ce dernier déclenchant à son tour la bascule Ub qui fournit également un créneau de durée t1 puisque la borne 14b est nen l'air" (fig. 2e). Par contre, le créneau fourni par la bascule 13c est de durée t2 (fig. 2f) puisque la borne 14c est portée à l'état "1" par l'enfoncement de la touche 3b reliée au conducteur 9 ; les quatre autres bascules 13d à 13g, déclenchées successivement de la meme façon, fournissent toutes des créneaux de durée t1 (figures 2E, 2h, 2k et 21), y compris la bascule 13e dont la borne 14e est portée à l'état "0" par l'enfoncement de la touche 5a. Les fronts avant du signal d'horloge et des créneaux de sortie des bascules 13a à 13g sont traités par les circuits différen- tiateurs 15a à 15h, ce qui fait apparattre sur le conducteur commun de sortie 16 une première salve d'impulsions (fig. 2m) ; ces impulsions sont ensuite mises en forme par le circuit 17 constitué par une bascule mono stable qui fournit une salve de huit - créneaux rectangulaires étroits (fig. 2n) définissant sept intervalles dont le premier est porteur de l'information de sens de variation (conventionnellement en l'occurrence (-) ), les six autres étant affectés aux canaux de fonctions A, B, C, D > E- et F. Pour l'oscillogramme considéré, on peut remarquer que l'intervalle correspondant au canal B, plus long que ceux correspondant aux autres canaux, est porteur de 1'information de commande aonsé- cutive à l'enfoncement de la touche 3b du clavier 1, précisément affectée au canal (-) B. Au second front avant du signal d'horloge, la bascule bistable 10 change d'état, ce qui porte le conducteur 8 à l'état "I" (fig. 2c) et le conducteur 9 à l'état "O" (fig. 2b). Dans ces conditions, Ia borne 14a de la bascule 13a est portée à l'état "1" et ladite bascule fournit en conséquence un créneau de durée t2 (fig. 2d) qui, après traitement par les circuits différentiateurs 15a et 15b et le circuit de mise en forme 17, apparat dans la seconde salve sous la forme d'un premier intervalle nlongn (fig. 2n) correspondant à l'information du sens de variation, en ltoccurrence ( Dans l'oscillogramme considéré, l'intervalle "long" D corres pond à l'enfoncement de la touche 5a qui porte la borne 14e de la bascule 13e à l'état "1". En résumé, lorsque aucune des touches du clavier 1 n'est enfoncée, le circuit de mise en forme 17 fournit des salves successives dont le premier intervalle est alternativement "long" et "court", tous les autres intervalles étant courts. L'enfoncement d'une touche quelconque augmente la durée de l'intervalle du canal considéré dans la salve dont le signe correspond à celui de la touche enfoncée. Dans la mesure où il n'y a pas incompatibilité entre les fonctions à commander, il est possible d'enfoncer simultanément plusieurs touches correspondant à des canaux différents. I1 est également possible, comme il sera expliqué par la suit, de produire une action supplémentaire en enfonçant simultanément les touches (-) et (+) d'un même canal déterminé, Dans l'exemple de réalisation considéré, les temps tl, t2 et t3 sont respectivement de tordre de 1, 2 et 10 millisecondes, la durée des impulsions séparant les intervalles de la figure 2n étant sensiblement de 0,1 ms. Dans ces conditions, les salves successives se succèdent à un rythme de 2 x t3 > soit 20 ms, la durée maximale théorique d'une salve (+) dont toutes les touches positives sont enfoncées étant de 7 x 2 ms = 14 ms. I1 va de soi que l'émetteur de la figure l~comporte, de façon non représentée, une source d'alimentation munie d'un interrupteur, soit séparé, soit mécaniquement-couplé avec chacune des touches du clavier. Finalement, les salves de signaux de la figure 2n sont appliquées au circuit 18 afin dé moduler le générateur d'ondes hartziennes 19 ; toutefois, de façon non représentée, lesdits signaux peuvent moduler un dispositif émetteur optique ou ultra-sonore, voire être acheminés par un câble vers l'appareil à commander. Sur la figure 3, une antenne de réception 21 est couplée à un amplificateur à haute-fréquence 22 suivi d'un circuit démodulateur 23 dont la sortie est raccordée à un circuit de mise en forme 24. La sortie du circuit de mise en forme 24 est reliée tout à la fois à une borne 25 de déclenchement d'un compteur binaire 26, à l'entrée d'une première bascule monostable réarmable 27, et à l'entrée d'une seconde bascule monostable réarmable 28. La sortie de la bascule 27 est connectée à une borne 29 de remise à zéro du compteur binaire 26, les sorties de comptage de ce dernier (2 J 2 l, 2 2) étant réunies aux entrées correspondantes d'un cir- cuit décodeur binaire-décimal 30 muni d'une borne d'inhibition 31 connectée à la sortie de la bascule 28. La sortie décimale (9) du circuit décodeur 30 est reliée à l'entrée d'une bascule monostable 32 dont la sortie est couplée à entrée binaire (2 3) dudit circuit décodeur. Le circuit récepteur de la figure 3 fonctionne de la façon suivante -le signal haute fréquence recueilli par l'antenne 21 est amplifié, démodulé et après remise en forme par le circuit 24, les salves successives sont appliquées à l'entrée 25 du compteur 26 (fig. 4a) , simultanément, la première impulsion déclenche la bascule 27 (fig. 4b) qui permet au compteur 26 de traiter lesdites impulsions. Un aspect essentiel du décodage des informations réside dans la durée de l'état instable de la bascule réarmable 28 qui doit être supérieure à tl et inférieure à t2, soit en l'oeeurrence pour l'exemple considéré, de l'ordre de 1,5 ms. Au moment où se présente la première impulsion, la bascule 28 est déclenchée (fig. 5c), ce qui inhibe le fonctionnement du circuit décodeur 30. Pendant la durée du premier intervalle ncourtn (-) (fig. 4a) de la -première salve, toutes les sorties décimales du circuit décodeur 30 sont en conséquence à l'état "1" (figures 6a à 6s) ; il en est de mAeme pour 11 intervalle suivant (-A) puisque la bascule 28 a été réarmée dès la seconde impulsion sans être revenue à nQ". Par contre, au cours du troisième intervalle "long" (-B), la bascule 28 peut revenir à nQ" pendant un laps de temps égal à t2-t1 (fig. 5c), en l'occurrence 0,5 ms ; comme à ce moment lten- trée (2 3) ducircuit décodeur 30 est portée à un niveau "1" lors du repos de la bascule 32, les poids binaires aux entrées dudit circuit décodeur sont alors de 2+2+2 = 11. (fig. 5a à 5d) , il apparatt donc une impulsion de niveau1'0"- sur la sortie (11) du circuit décodeur 30.(fig. 6n). Les quatre derniers intervalles étant "courts" (-C, -D, -E, -F), le décodeur 30 inhibé de nouveau dès le début de la quatrième impulsion, ne délivre plus aucune information gOn sur ses sorties décimales. Après la dernière impulsion de la première salve, la bascule réarmable 27 dont la durée de l'état instable est supérieure à t2, en l'occurrence 3 ms, détecte l'absence d'impulsions entre deux salves consécutives et'remet le compteur 26 à zéro (fig. 4b). A la seconde salve, le premier intervalle (+) est "long" (fig. 4a), ce qui permet à la bascule 28 de revenir à zéro pour sensibiliser le circuit décodeur 30. Dès le retour à zéro de la bascule précitée, les poids binaires aux entrées du circuit décodeur 30 sont de 2+ 2 = 9 ; il apparat alors une impulsion sur la sortie décim-ale(9) (fig. 61) qui, en déclenchant la bascule 32 porte immédiatement l'entrée 2 du circuit décodeur 30 au niveau O': (fig. 5d) ; le poids binaire à l'entrée du décodeur est alors de 20 = 1, et un créneau Ou apparatt sur la sortie décimale (1) éntrainant immédiatement la disparition du signal de la sortie (9) qui est ainsi de durée excessivement brève. La~durée t4 (fig. 5d) de l'état instable de la bascule 32 est choisie de façon d être supérieure à la durée maximale d'une salve positive, soit en l'occurrence 15 ms. Pendant tout ce laps de temps, l'entrée (Sa) est au niveau "O" et la sensibilisation du circuit décodeur 30 lors de l'intervalle "long" (+ D) (fig. 4a) fait qu'un créneau "O" apparatt sur la sortie décimale (5) (fig. 6f), les poids binaires à l'entrée étant alors de 20+22 = 5 (fig. 5a à 5d). Après lé temps t4, la bascule 32 revient au repos, ce qui porte de nouveau l'entrée (23) du circuit décodeur 30 au niveau "1" pour le traitement-de la salve négative suivante. En résumé, en l'absence d'un intervalle nlong au début d'une salve, le circuit décodeur "aiguille" les informations constituées par d'éventuels intervalles "longs" du reste de la salve vers les sorties décimales de poids forts (10), (11), (12), (13), (14) et (15) affectées ainsi aux commandes négatives (-) de chacun des canaux A, B, C, D, E et F. Au contraire, la présence d'un intervalle "long" au début d'une salve conditionne immédiatement le circuit décodeur afin d'aiguiller d'éventuelles informations du reste de la salve vers des sorties décimales de poids faibles (2), (3), (4), (5), (6) et (7) affectées aux commandes positives (+) de chacun des canaux A, B, C, D, E et F. On peut remarquer que l'impulsion qui apparats sur la sortie décimale (1) lors du débit de chaque salve positive (+) ntest pas "sortie en tant qu'information, et eonstitue en quelque sorte un "sous-produit" du décodage de l'information ; il en est de même pour les deux autres sorties décimales (o) et (8). On peut remarquer qu'en théorie, la présence de la bascule 27 de remise à zéro du compteur 26 est superflue, puisque les sorties décimales (20), (21) et (22) dudit compteur reviennent automatiquement à zéro après la dernière impulsion de chaque salve ; ceci est vrai seulement pour le cas particulier considéré d'un eomptage de salves comportant huit impulsions. En outre, la présence de la bascule 27 interdit les comptages d'impulsions parasites éventuelles apparaissant entre deux salves, ce qui aurait pour effet de perturber le décodage de façon irré versable ; en ce qui concerne le comptage d'impulsions parasites éventuelles au cours d'une salve, la perturbation passagère qui en résulte est rattrapée au cours des salves qui sont alors automatiquement resynchronisées. Sur la figure 7, dont les références sont communes avec celles de la figure 3, les sorties du circuit décodeur 30 correspondant aux canaux (-) A, B, C,.D, E et F sont respectivement reliées à six circuits intégrateurs 33a à 33f dont les sorties sont connectées à six bascules de Schmitt 34a à 34f couplées à six relais électrolnagnétiques 35a à 35f. De la mAeme façon les sorties du décodeur 30 correspondant aux canaux (+) A, B, C, D, E et F sont reliées à six circuits intégrateurs 36a à 36f connectés à six bascules de Schmitt 37a à 37f reliées à six relais 38a à 38f. Les sorties du circuit décodeur 30correspondant aux canaux (-) A et (+) A sont reliées aux deux entrées d'une porte "ET" 39 dont la sortie est connectée à entrée d'un circuit intégrateur 40. La sortie du circuit intégrateur 40 est reliée à 1'entrée dune bascule bistable 41 couplée à un relais électromagnétique 4 Le montage de la figure 7 fonctionne de la façon suivante - les impulsions décodées issues du circuit 30 sont intégrées par les circuits 33 et 36 de façon à fournir les tensions continues nécessaires au changement d'état des bascules 34 et 37 , à titre d'exemple, on a représenté par des relais électromagnétiques 35 et 38 les moyens d'action de chaque fonction ; il va de soi que ces moyens peuvent etre purement électroniques par la mise en oeuvre de diodes à variation de capacité par exemple. Ainsi qu'il a été indiqué précédemment, une ou plusieurs actions supplémentaires peuvent être télécommandées au moyen du dispositif comportant la porte "ET" 39, le circuit intégrateur 40 et la bascule 41. Si l'on désire par exemple commander la fonction "marche arret" d'un appareil, il suffit d'enfoncer simultanément les touches (+) A et (-) A du clavier 1 (fig. 1). A ce moment, la présence simultanée d'impulsions sur les sorties correspondantes du circuit décodeur 30 rend passante la porte "ET" 39 permettant ainsi d'obtenir, après intégration par le circuit 40, une tension continue de commande de la bascule bistable 41, Dès que le relais 42 est excité, les touches de commande du clavier peuvent être relâchées. Un seconde pression sur les touches suffit à produire l'effet inverse. Il va sans dire que le clavier peut comporter une touche séparée "inarche-arrêt't accomplissant les contacts simultanés désirés. Dans le cas où l'action supplémentaire désirée n'est pas du genre "tout ou rien" comme la précédente, il suffit de remplacer la bascule bistable 41 par une bascule de Schmitt ; on se trouve alors placé dans les mêmes conditions de commande que pour les canaux A, B, C, D, E et F, où la pression sur les touches du clavier doit durer jusqu'à l1accomplissement de la fonction désirée. I1 est aisé de constater qu'il est théoriquement possible de mettre en oeuvre 6 2 fonctions supplémentaires ; on est toutefois limité dans cette voie par la complexité croissante du clavier de commande et des circuits de décodage. On peut noter que la fonction supplémentaire bénéficie d'une très haute sécurité contre des déclenchements intempestifs: en effet, en raison de la présence de la porte "ET" 39 il est hautement improbable qu'un train d'impulsions parasites simultanées soit appliqué aux entrées de ladite porte ; ceci est particulièrement important dans l'exemple donné d'une commande "marchearrêt d'un appareil. Les commandes normales des canaux A, B, C, D, E et F bénéricient également d'une bonne immunité au bruit en raison de la présence des circuits intégrateurs 34 et 37 qui ne fournissent une tension de commande suffisante qu ' après le passage d'un certain nombre d'impulsions, ce qui exclut toute action intempestive en présence de brefs signaux parasites. - REVENDICATIONS 1.- Procédé de télécommande d'une pluralité de fonctions, soit électriques, soit électromécaniques, à variation bilatérale, au moyen de salves répétitives de signaux impulsionnels acheminés par voie galvanique, acoustique, optique ou hertzienne, caractérisé en ce que pour N fonctions, ou canaux de transmission, chacune des salves comporte N + 2 impulsions d'amplitudes sensiblement égales séparées par N + I intervalles pouvant prendre deux valeurs de durées t1 et t2, le premier intervalle de chaque salve, alternativement de durée t1 et t2, étant affecté à l'information de sens de variation de la (ou des) fonction à télécommander, et les N intervalles suivants affectés à chacune des fonctions pouvant prendre soit la valeur tl, soit la valeur t2 selon qu'il y a absence ou présence d'ordres de télécommande. 2.- Procéde de télécoimande selon la revendication 1, caractérisé en ce que la valeur de t2 est sensiblement double de celle de tl. 3.- Dispositif émetteur et récepteur de signaux pour la mise en oeuvre du procédé selon l'ensemble des revendications 1 et 2 ledit dispositif comportant entre autres du caté émetteur un clavier de commande muni de touches et un générateur de signaux d'horloge, et du caté récepteur un compteur binaire coopérant avec un circuit décodeur binaire/décimal, caractérisé du côté émission par la présence de N + 1 bascules monostables connectées en cascade au générateur de signaux horloge, lesdites N + 1 ascules possél dant chacune une borne de commande de durée de temps de / reilee pour N d'entre elles, par deux touches du clavier à deux conducteurs de sortie complémentaires d'une bascule bistable également connectée au générateur de signaux-dl'horloge, et pour la N plus unième, directement reliée à l'un des deux conducteurs précités, le générateur d'horloge, ainsi que les sorties des N + I bascules étant connectés à N + 2 circuits différjentiateurs dont les sorties réunies sont couplées à entrée d'un circuit de mise en forme, et en ce que, du eôté récepteur, la sortie d'un circuit de mise en forme des signaux reçus est reliée, d'une part à la bornden- trée du compteur binaire, et d'autre part à l'entrée d'une bascule bistable réarntable, la sortie de cette dernière étant réunie à une borne d'inhibition de fonctionnement du circuit décodeur binaire/décimal dont l'une des sorties décimales est rétrocouplée par une bascule monostable à l'entrée binaire de poids immédiatement supérieur à celles coopérant avec le compteur binaire. 4.- Dispositif récepteur de signaux selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'une bascule réarmable est connectée entre la borne d'entrée du compteur binaire et la borne de remise à zéro dudit compteur. 5.- Dispositif récepteur de signaux selon l'ensemble des revendications 3 et 4, caractérisé en ce que N circuits intégrateurs sont connectés aux sorties décimales du circuit décodeur binaire/décimal correspondant aux N canaux de transmission. 6.- Dispositif récepteur de signaux selon l'une des revendications 3 à 5, caractérisé en ce que les N circuits intégrateurs sont reliés à N bascules de Schmitt. 7.- Dispositif récepteur de signaux selon l'une des revendications 3 à 6, caractérisé en ce que les entrées d'au moins une porte "ET" à deux entrées sont reliées aux sorties du circuit décodeur binaire/décimal correspondant respectivement aux sens opposés de variation d'un même canal. 8.- Dispositif récepteur de signaux selon l'une des revendication 3 à 6, caractérisé en ce que les entrées d'au moins une porte "ET" à deux entrées sont reliées aux sorties du circuit decodeur binaire/déeical correspondant à deux canaux différents de sens de variation opposés. 9.- Dispositif récepteur de signaux selon l'une des revendication 3 à 8, caractérisé en ce que la porte "ET" est suivie d'une bascule bistable. 10.- Dispositif récepteur de signaux selon l'une des revendications 3 à 8, caractérisé en ce que la porte "ET" est suivie d'une bascule de Schmitt.