ta présente invention a pour objet un dispositif de fermeture et verrouillage de porte du type dit par serrure à mortaiser. On rappellera que, pour répondre à des conditions de protection contre l'incendie et pour résister à l'effraction, certaines portes, notamment palières, sont équipées de serrures dites à mortaiser, c'est-à-dire logées dans paisseur de la porte. Ce type de serrure peut comporter, outre un pêne à ressort, dit pene demi-tour, un certain nombre de pênes dormants qui sont manosu vrés en un point central par un organe unique, généralement au moyen d'une clé. Comme organe de manoeuvre, il est connu d'utiliser des tringles de transmission à déplacement longitudinal attelées audit organe de commande central et aux mécanismes desdits pênes dormants. Ces tringles sont logées et mobiles dans l'épaisseur de la porte, leur logement pouvant être créé a) soit en entaillant le chant de la porte b) soit par un passage intérieur dans la porte placé à distance convenable de l'organe de commande. Dans le premier cas, l'évidement créé est obturé par une plaque dite tétière derrière laquelle coulissent les tringles, rondes ou plates, guidées en plusieurs points de leur parcours. Ces deux dispositions présentent comme inconvénients communs - l'affaiblissement de la section résistante de la porte - la nécessité de ménager des portées longitudinales pour encastrer la plaque tétière - un guidage par points exigeant, outre l'installation de dispositifs, un alignement précis de ces derniers inconvdnients auxquels vient s'ajouter pour la solution b, les difficultés d'accès. Ces dispositions ont en outre en commun l'inconvénient de créer un effet de cheminée nuisible à l'action coupe-feu. L'invention vise à résoudre le problème posé par le logement dans le chant d'une porte d'un dispositif de fermeture et de verrouillage commandé par tringles depuis un organe central, dispositif qui pallie ces inconténient et soit d'un montage aisé, tout en assurant les conditions optimales de lutte contre l'effraction et un degré de coupe-feu conforme à la règlementation en vigueur. A cet effet, le dispositif de fermeture et verrouillage de porte du type dit par serrure à mortaiser comportant une pluralité de verrous à pênes dormants alignés selon un axe et disposés de part et d'autre d'un organe central susceptible de commander lesdits p8- nes à l'ouverture et à la fermeture par l'intermédiaire de tringles de commande lesquelles se déplacent longitudinalement dans un évidement ménagé dans ladite porte et obturé par une plaque dite tétière, est caractérisé en ce qu'il comporte logé dans ledit évidement un conduit tubulaire s'étendant d'un seul tenant le long desdits pênes et d'un profil intérieur adapté à assurer le guidage coulissant continu et à faible jeu desdites tringles de commande. Avantageusement, ledit organe tubulaire affecte la forme d'une gaine profile. On notera immédiatement comme premiers avantages de l'invention, le remplacement du guidage par points par un guidage continu et la facilité d'alignement qui en découle. Selon une caractéristique de l'invention, ladite tringle et ladite gaine sont de section rectangulaire. Préférentiellement, ledit évidement a une section adaptée à permettre l'encastrement à fleur de ladite gaine et, de plus, ladite gaine est métallique et forme raidisseur de la porte. Ce mode de réalisation de l'invention apporte d'importants avantages supplémentaires du fait de la suppression des portées de logement de la plaque tétière et, surtout, du fait que ladite gaine comblant l'évidement ménagé dans la porte dans sa section et sur toute sa hauteur, elle assure un effet de raidissement contribuant fortement à la protection contre l'effraction. De plus, sur le plan de la lutte contre l'incendie, elle pallie l'inconvénient lié à la création d'un vide susceptible de créer un appel d'air. Avantageusement, ladite gaine est réalisée en acier étiré et porte des ajourages adaptés à assurer le passage desdits pênes dormants. Les autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre, à titre d'exemple non limitatif, d'un mode de réalisation de l'invention en référence aux dessins annexés dans lesquels la figure 1 est une vue d'ensemble d'une porte palière équipée d'un dispositif de fermeture par serrure à mortaiser la figure 2 est un mode de réalisation de l'art antérieur à tringle ronde et plaque tétière ;; la figure 3 est une vue d'ensemble en perspective d'un dispositif selon l'invention prêt à l'encastrement dans le chant d'une porte la figure 4 est une vue en coupe montrant l'encastrement du dis positif de la figure 3 la figure 5 est une vue en perspective de détail d'une extrémité de la gaine selon l'invention la figure 6 est une vue en perspective de détail de la partie centrale de la gaine selon l'invention la figure 7 montre l'encastrement dans une porte métallique les figures 8 et 9 sont des vues en coupe montrant dans un plan perpendiculaire au chant de la porte les détails de montage à l'extrémité et à la partie centrale de la gaine la figure 10 est une vue en coupe selon l'axe X-X de la figure 9 ; et la figure Il montre un détail de l'accouplement d'une tringle de commande avec l'organe de commande central. Dans un but de simplification, on se limitera dans ce qui va suivre à la description des éléments propres au mode de réalisation de l'invention, les caractéristiques générales de fonctionnement et de montage des dispositifs de fermeture par serrure à mortaiser étant bien connues de l'homme de l'art. On se référera tout d'abord à la figure 1 qui montre une porte palière 1 dans le chant 2 de laquelle est logée une plaque tétière 3 associée Bune serrure 4 et à des verrous à pênes dormants 5. Dans un système de l'art antérieur, on trouve, en se reportant à la figure 2, une tringle de commande 6 mobile dans un évidement 7, ce dernier étant obturé par une plaque tétière 3. La figure 3 qui est une vue d'ensemble du dispositif de l'invention montre en 8 une gaine de section rectangulaire portant en son centre une serrure 4, à ses extrémités des verrous 5, cet ensemble étant susceptible d'être encastré dans l'évidement 7 de la porte 1. En se reportant à la figure 4 qui correspond plus particulièrement à l'application de l'invention à une porte en bois, on voit que ladite gaine 8 est encastrée dans le chant 2 de la porte 1 de manière à affleurer la surface de ce chant ; à l'intérieur de cette gaine 8 coulisse une tringle 9 de section complémentaire à celle de ladite gaine. La figure 7 correspond à une variante métallique de la porte 1, l'évidement 7 étant réalisé dans ce cas en profilant convenablement les tales constitutives des deux parois de la porte de sorte à créer dans le fond de l'évidement un joint à recouvrement permettant l'as- semblage par points des deux tôles. Par rapport à la figure 2, on notera l'effet raidisseur engendré par la gaine selon l'invention dans le cas d'une porte en bois, figure 4, ou métallique, figure 7. Pour permettre le montage des dispositifs de fermeture proprement dits et le passage du pêne demi-tour et des pênes dormants, la gaine selon l'invention est munie d'ajourages qui ressortent des figures 5 et 6. Dans la figure 5, l'extrémité ouverte de la gaine 8 est obturée par un bouchon 16. Ce bouchon participe à la fixation de la gaine sur la porte. Sa présence évite, d'autre part, tout effet de cheminée par appel d'air dans la gaine. Il empeche également la déformation de la gaine aux extrémités : les tringles sont ainsi particulièrement protégées. Un orifice profilé 10 livre passage aux pênes dormants de l'un des verrous 5 tandis que sur la face arrière de la gaine 8, une échancrure profilée 11 permet l'encastrement de ces verrous. On retrouvera cette même disposition sur la figure 6 qui correspond à la partie de la gaine recevant la serrure centrale 4, et qui prévoit des passages pour le pêne demi-tour et le pêne dormant de la serrure. Les figures 8, 9, 10 et 11 montrent quelques détails du montage d'une serrure à mortaiser à commande par tringle associée à une gaine selon l'invention. Les figures 9 et 10 correspondent plus particulièrement à la partie centrale, la figure 8 à l'une des parties terminales du dispositif. On retrouve en 8 la gaine encastrée à fleur dans le chant de la porte obturée à son extrémité supérieure par un bouchon 16 maintenu en place par une vis 12. La gaine elle-même est fixée dans le fond de l'entaille à intervalles réguliers par des vis 13, la tringle de commande 9 comportant une lumière 14 offrant passage à la vis et permettant les translations de commande. Sur la figure 11, on a représenté l'extrémité inférieure de la tringle supérieure 9 à laquelle est attelé à sa partie inférieure un bras 15 lui-même commandé en montée et en descente par la clé de la serrure. Ainsi qu'on l'a exposé plus haut, la gaine selon l'invention offre le double avantage de former tétière de la serrure et des différents verrous à pênes dormants et renforce la porte sur toute sa hauteur, notamment au point visé lors d'une effraction. Cet effet raidisseur de la gaine joue également un rôle très important en matière de protection contre l'effraction. En effet, les portes coupe-feu, qu'elles soient en bois ou en métal, peuvent, en fonction de leurs caractéristiques techniques conditionnées par leur role de coupe-feu, présenter une certaine flexibilité en partie haute ou basse. Il peut se produire que pour des raisons d'ordre constructif, on soit amené à placer les penes dormants haut et bas à une distance telle qu'on pourrait en effectuant une pesée externe à l'extrémité haute ou basse de la porte introduire entre la porte et son huisserie une pince ou tout autre outil nécessaire à l'effraction. On appréciera que dans tous les cas, la gaine tétière selon l'invention, grâce à sa section et sa constitution formant raidisseur, contribuera au renforcement de la porte dans des conditions très supérieures à celles d'une tôle tétière normale qui est en général d'une largeur de 20 à 25 mm et d'une épaisseur de 3 mm. A titre d'exemple, on citera que dans la pratique courante, la section de la gaine de l'invention, obtenue à partir d'un profilé rectangulaire en acier étiré, a une largeur minimum de 20 mm et une épaisseur de l'ordre de 8 mm ; du fait que la tringle est montée à frottement doux dans ladite gaine, elle contribue à l'indéformabilité de cette dernière. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à la forme de réalisation décrite ou représentée mais englobe toutes variantes d'exé eution ; rien ne s' oppose ainsi par exemple à l'addition d'autres verrous, de pênes haut et bas, etc... REVENfi IC AT IONS 1. Dispositif de fermeture et verrouillage de porte du type dit par serrure à mortaiser comportant une pluralité de verrous à pênes dormants alignés selon un axe et disposés de part et d'autre d'un organe central susceptible de commander lesdits pênes à l'ouverture et à la fermeture par l'intermédiaire de tringles de commande lesquelles se déplacent longitudinalement dans un évidement ménagé dans ladite porte et obturé par une plaque dite tétière, ledit dispositif caractérisé en ce qu'il comporte logé dans ledit évidement un conduit tubulaire stétendant d'un seul tenant le long desdits pênes et d'un profil intérieur adapté à assurer le guidage coulissant continu et à faible jeu desdites tringles de commande. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit organe tubulaire affecte la forme d'une gaine profilée. 3. Dispositif selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que ladite tringle et ladite gaine sont de section rectangulaire. 4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que ledit évidement a une section adaptée à permettre l'encastrement à fleur de ladite gaine. 5. Dispositif selon une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que ladite gaine est métallique et forme raidisseur de la porte. 6. Dispositif selon une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que ledit évidement est ménagé dans le chant de la porte, ladite gaine formant tétière de la serrure. 7. Dispositif selon une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'à ses extrémités, ladite gaine est obturée par un bouchon servant à la fixation au fond de l'évidement. 8. Dispositif selon une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que ladite gaine est réalisée en acier étiré. 9. Dispositif selon une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que ladite gaine présente des ajourages adaptés à assurer le passage desdits pense dormants. 10. Dispositif selon une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que lesdits verrous sont fixés sur ladite gaine.