L'invention concerne une nouvelle dalle d'absorption des sons, c'est-à-dire une dalle qui, fixée sur une paroi telle que mur ou plafond, absorbe au moins partiellement les ondes sonores qui la frappent, sans les réfléchir dans une direction privilégiée. Ces dalles sont donc destinées à la construction ou à lréquipement de salles en vue de rendre leur acoustique la plus parfaite possible. De telles dalles, en conséquence, ne sont en général pas prévues pour isoler la salle des sons provenant de l'extérieur mais sont essentiellement destinées à absorber les sons émis à l'intérieur de la salle afin de supprimer, ou au moins réduire, les effets d'écho dus à la réverbération des sons sur les parois. Pour construire des salles présentant de bonnes qualités acous tique s, une première solution consiste à donner à la salle une forme géométrique irrégulière en évitant des formes très régulières telles que, par exemple, des formes cubiques, sphériques, etc. Une seconde solution, avantageusement combinée à la première, consiste à donner aux parois de la salle des qualités élevées d'absorption acoustique. Bien entendu, dans le cas de l'aménagement de salles existantes, c'est seulement la seconde solution qui peut être utilisée. Le traitement des parois se fait actuellement de diverses manières, éventuellement combinées, en fonction du résultat recherché. L'utilisation de matériaux poreux permet essentiellement l'absorption des sons aigus. L'utilisation de matériaux fléchissants ou élastiques permet, grâce à leur fréquence propre de résonance, d'absorber surtout les sons graves. Enfin, on utilise des résonateurs ou pièges à sons qui, en fonction de leur forme et de leurs dimensions, permettent des absorptions plus sélectives. L'utilisation de matériaux ou de dalles absorbant les sons pose de plus un certain nombre de problèmes d'esthétique qui sont plus ou moins bien résolus par les solutions actuellement adoptées. L'invention vise à fournir une nouvelle dalle prête à etrexuti- lisée pour l'isolation interne des salles qui, tout en ayant une présentation hautement décorative, permette une absorption maximale des sons tant aigus que graves et qui, avantageusement, incorpore une pluralité de pièges à sons complétant l'effet de la dalle elle-meme. A cet effet, l'invention a pour objet une dalle d'absorption acoustique pour le revêtement de parois, caractérisée par le fait quelle est constituée d d'une paroi mince à ondulations parallèles en matériau granuleux, poreux et flexible, par exemple en granulés de liège agglomérés par un liant flexible. Une telle dalle présente un aspect agréable, la surface réceptrice du son, grâce à l'élasticité et à la porosité qu'elle présente, assure une absorption optimale des sons aigus et graves. Lé- lasticité est assurée par l'utilisation de constituants résilients, par exemple le liège et le liant élastique, et par la structure de paroi mince flottante donnée par les ondulations. Ces ondulations elles-mEmes assurent une absorption maximale des sons par réflexion d'une ondulation vers une ondulation adjacente. Avantageusement, les ondulations paralleles sont séparées par une bande plate de faible largeur. Les faces postérieures de ces bandes plates peuvent étre facilement fixées sur la paroi à garnir, par exemple par collage, de manière à laisser les ondulations écartées de la paroi. De plus, la faiblesse relative de la surface de contact de la dalle avec la paroi, favorise encore l'isolation fournie par la dalle. L'invention prévoit aussi d'utiliser les volumes d'air ménagés à l'intérieuro des ondulations pour constituer des pièges à sons particulièrement efficaces. Dans ce but, au moins certaines des ondulations sont munies de perforations,par exemple circulaires, de diamètre voisin de l'épaisseur de la dalle et d'axe perpendiculaire à la surface de la dalle au point de perforation. Ces perforations peuvent étre prévues au sommet des ondulations etiou dans la zone intermédiaire entre ledit sommet et la base des ondulations. Les sons incidents ou réfléchis qui pénètrent dans ces perforations sont pratiquement complètement amortis à l'intérieur de l'ondulation correspondante qui constitue donc ce qutil est convenu d'appeler un piège à sons. L'invention a également pour objet un procédé de fabrication d'une telle dalle en granules de liège agglomérés par un liant flexible dans un moule en deux parties solidaires respectivement du plateau fixe et du plateau- mobile d 'une presse, procédé - caractérisé par le fait que la partie ae moule assujettie au plateau mobile correspond au profil de la face de la dalle destinée à venir en contact avec la paroi. En effet, comme on le montrera plus loin, la surface de la face fixe doit présenter un aspect lisse alors que la surface de la face mobile présente un aspect granuleux très utile pour l'absorption des sons incidents. L'invention sera bien comprise à la lecture de la description suivante faite en se référant au dessin annexé dont la figure unique est une vue schématique en coupe de portions de parois equipées de dalles selon l'invention. En se référant au dessin, les parois 1, 2, 3 sont respectivement recouvertes de dalles ou panneaux 4, 5, 6 selon l'invention. Chacun des panneaux 4, 5 ou 6 est constitué d'une paroi mince en granules de liège pur agglomérés par un liant élastique. Les panneaux présentent des ondulations parallèles 7 à section semi-circulaire séparées par des bandes plates étroites 8. Les panneaux sont fixés sur les parois par collage des faces postérieures des bandes 8 sur la paroi correspondante. La surface totale de collage est faible par rapport à la surface totale du panneau et lesondu- lations 7 ménagent un vide 9 entre leur face intérieure et la paroi. De préférence, la face extérieure des panneaux est granuleuse. Les ondes sonores émises par une source M placée en un point quelconque entre les parois, Sont, comme on l'a représenté schématiquement par des flèches, absorbées pour la plupart par réflexions successives sur des ondulations voisines qui les amortissent considérablement. De plus, les panneaux tels q 5 et 6 sont munis de perforations 10 alignées au sommet des ondulations 7 et qui mettent l'intérieur de la salle constituée par les parois en communication avec les vides 9 ménagés à l'intérieur des ondulations 7. Comme on l'a également figuré par des flèches, les sons qui frappent les sommets des ondulations 7 sous une incidence faible ou nulle, et qui seraient normalement réfléchis ou diffusés vers la salle, pénetrent et sont amortis à l'intérieur des vides 9 qui forment des pièges à sons.Des perforations inclinées 11 figurées seulement sur le panneau 6 jouent un roule identique pour des incidences dif férentes. De telles perforations inclinées 1l peuvent Qtre prévues seules, à l'exclusion des perforations 10, en certains emplacements tels que les angles. Les dalles sont constituées de granules de liège absolument pur ayant subi au moins une ébullition avant broyage pour obtenir une souplesse et une résilience maximales. Les grahules sont tamisés à une granulométrie déterminée (par exemple 0,5 mm) et mélangés à une colle. Cette colle doit conserver son action adhésive dans le temps, ne pas titre attaquée par l'humidité, etre inerte vis-àvis des parasites et insectes et surtout, donner une liaison la plus flexible possible. A titre d'exemple de colles convenant particulièrement bien, on peut citer des colles à base de caoutchouc de synthèse. La cotiez dans une proportion de 10 à 20 70 en poids par rapport au liège, est mélangée à l'état liquide aux granules jusqu'à ce que chacun d'eux soit enduit uniformément. Le mélange obtenu est conservé un certain temps pour uniformiser le degré d'humidité et permettre un léger séchage par ventilation naturelle. Avant utilisation, on mesure le degré d'humidité du mélange et, si besoin est, on le traite pendant quelques minutes dans un séchoir à une température de l'ordre de 110 à il5 C. L'eau encore présente est rapidement éliminée sans risque de vulcanisation ou de réticulation du liant. Le taux d'humidité doit etre de l'ordre de 6 à 8 çjO Le mélange sec est ensuite moulé.L'invention prévoit d'effet tuer ce moulage de manière très particulière. On utilise un moule en deux parties dont l'une correspond à la surface de la dalle destinée à titre tournée vers l'intérieur de la salle à isoler et l'autre à la surface de la dalle destinée à être en contact avec les parois. Les deux parties du moule sont métalliques et sont chauffées sous contrôle thermostatique à une température de l'or- dre de 140 à 1550C. La partie inférieure du moule est entourée d'une forme métallique formant réservoir pour le mélange. Cette partie inférieure est mobile et correspond de préférence à la face arrière du panneau. En effet, les granules de liège sont très flexibles et l'effort exercé sur leur masse par le déplacement d'une des parties du moule tend à les comprimer fortement contre cette surface pressante. Après moulage, la surface correspondant à la partie mobile du moule sera très lisse alors que, au contraire, la surface correspondant à la partie fixe du moule sera plus molle et granuleuse. C'est suette dernière surface qui, avantageusement, constituera la face utile du panneau tournée vers l'intérieur de la salle. La compression des deux parties du moule est maintenue le temps nécessaire par tous moyens connus, un seul vérin actionnant de préférence simultanément une série de moules pour améliorer le rendement. REVENDICATIONS 1 - Dalle d'absorption acoustique pour le revêtement de parois, caractérisée par le fait qu'elle est constituée d'une paroi mince à ondulations parallèles en matériau granuleux, poreux et flexible. 2 - Dalle selon la revendication 1, dans laquelle le matériau constitutif de la dalle est en granules de liège agglomérés par un liant flexible. 3 - Dalle selon l'une des revendications 1 et 2, dans laquelle les ondulations parallèles sont séparées par une bande plate de faible largeur. > 4 - Dalle selon l'une des revendications 1 à 3, dans laquelle au moins certaines des ondulations sont munies de perforations par exemple circulaires de diamètre voisin de l'épaisseur de la dalle et d'axe perpendiculaire à la surface de la dalle au point de perforation. 5 - Dalle selon la revendication 4, dans laquelle les perforations sont disposées au sommet des ondulations. 6 - Dalle selon l'une des revendications 4 et 5, dans laquelle les perforations sont disposées dans la zone intermédiaire entre ledit sommet et la base des ondulations. 7 - Procédé de fabrication d'une dalle selon la revendication 2, dans un moule en deux parties solidaires respectivement du plateau fixe et du plateau mobile d'une presse, procédé caractéri- sé par le fait que la partie de moule assujettie au plateau mobile correspond au profil de la face de la dalle destinée à venir en contact avec la paroi.