La présente invention concerne un procédé permettant de réduire le temps nécessaire pour établir 1' activité de nitritica- tion d'un filtre biologique et d'améliorer la fiabilité de llln- tallation d'un filtre biologique. On peut utiliser ce procédé pour le traitement des installations de traitement des eaux d'égout, des systèmes d'aquaculture en circuit fermé et, d'une façon plus générale, dans tous les procédés de purification d'eau. On sait que dans un filtre biologique, par exemple du type utilisé dans un système d'aquaculture en circuit fermé ou dans une installation de traitement des eaux d'égout, on fait appel à des bactéries autotrophes pour transformer l'ammoniac présent dans l'eau en un nitrite et transformer ensuite ce nitrite en nitrate. L'ammoniac apparait en général dans le système à la suite de la dissociation hétérotrophe des déchets organiques.Les bactéries autotrophes, à la différence des bactéries hétérotrophes, exigent un substrat minéral conte source d'énergie, c'est- à-dire de l'arsoniac dans le cas de 1 'espèce Nitrosomonas ou du nitrite dans le cas de ltespèce Nitrobacter, alors que La seule source de carbone cellulaire est l'anhydride carbonique. L' espè- ce Nitrosomonas oxyde 1' ammoniac en nitrite alors que l'espèce Nitrobacter oxyde le nitrite en nitrate, les deux réactions mon- trant une baisse d'énergie libre. Dans la technique générale des filtres biologiques, on sait que ces filtres peuvent servir à traiter les effluents d'é- gout pour purifier l'eau. On peut se référer par exemple au brevet US 1.751.459 qui décrit les étapes successives du traitement biologique des eaux d'égout pour décomposer les principales caté- gories de polluants dans cette eau, en faisant remarquer que les sels d'ammonium sont oxydés en nitrates par l'action des bactéries #itrosomonas et Nitrobacter.Le brevet US 2.562.510 indique qu'après une filtration prinLaire, les eaux d'égout peuvent subir un traitement de filtration par infiltration lente, c'est- & dire un traitement dans lequel on pulvérise le fluide sur un milieu grossier portant des bactéries de nitrification pour oxyder ainsi biologiquement l'ammoniac en nitrate, Le brevet US 3.337.452 décrit le traitement biologique des eaux d'égout pouvant être pse cédé par un traitement avec du bioxyde de manganèse pour effectuer l'oxydation avec utilisation d'oxyde de cuivre ou d'un sel cuivreux soluble a pH 1 à 3, après quoi le bioxyde de manganèse est reprécipité par traitement avec un agent oxydant à un pH plus élevé, par exemple à pH 100 Le brevet US 3.723.304 décrit un filtre spécial constitué d'un lit d'algues vivantes, qu'on utilise en combinaison avec un filtre biologique. Le brevet US redélivré 27.721 décrit un procédé consistant à faire passer une solution de déchets à travers une série de filtres en sable et en gravier pour effectuer un métabolisme des déchets en milieu aérobie, Le brevet US 3e7630038 montre l'importance de l'utilisation d'ions ferriques pour former une masse floculante qui précipite les particules organiques et qui permet aux bactéries aérobies de se d6- velopper sur les particules précipitées.Dans les brevets US 3.835.813 et 30661*262 on étudie l'utilisation des filtres biologiques pour purifier l'eau dans des systèmes d'aquaculture en circuit fermé Bien que les divers brevets mentionnés étudient l'utilisatin des bactéries aérobies et anaérobies dans la purification de l'eau contenant une source d'ammoniac, aucun brevet ne présent te de procédé permettant d'établir dans des conditions fiables une colonie de bactéries autotrophes sur un milieu filtrant biologique ou permettant de réduire notablement le temps nécessaire pour l'établissement d'une telle colonie. Dans un article de H,A, Painter paru dans Water Research, Pergamon Press, 1970, Vol. 4, pages 393-450, il est indiqué que la croissance des agents autotrophes de nitrification est très lente et que la production de cellules par unité de source d'6- nergie oxydée est faible.Certains auteurs considèrent ce phéno- mène comme inévitable dans le cadre d'une vie autotrophe alors que d'autres pensent qu'il serait possible d'accélérer la crois- sance en établissant des conditions correctes qui ne sont'd'ail- leurs pas connues à l'heure actuelle, Alors que cet article fait ressortir que les phosphates, le magnésium et le ter sont péces- saires pour le# bactéries Nitrosomonas et Nitrobacter et que le calcium et le cuivre sont indispensables pour les espèces Nitro- somonas, rien dans cet article ne permet d'envisager que l'éta- plissement de l'activité de nitrification dans une colonie de bactéries autotrophes puisse être amélioré par un procédé analogue à celui suggéré par la demanderesse. On a constaté que quand on utilise le procédé particulier qui fait l'objet de l'invention, on peut réduire le temps nécessaire pour ablissement de l'activité nitrifiante maximale d'une colonie de bactéries autotrophes d'un facteur presque égal à trois et qu'on peut repro- duire l'activité nitrifiante de la colonie dans des conditions fiables à chaque fois que cela est nécessaire0 L'invention concerne un procédé qui consiste à faire passer de 11 eau à travers un milieu filtrant biologique; à amener et à maintenir la température de l'eau à une valeur d'environ 5 à 350C et son pH à environ 7,0 à 9,0; à ajouter une proportion iinitiale de bactéries autotrophes de nitrification, par exemple de bactéries Nitrosomonas et Nitrobacter, à ce milieu filtrant biologique ainsi qu'une source efficace d'ammoniac pour les bactéries, une quantité suffisante d'un sel de cuivre soluble pour former une solution d'environ 0,1 à 630 ppm de cuivre dans ladite eau en circulation et suffisamment de fer pour obtenir une solution d'environ 1 à 560 ppm de fer dans l'eau en circulation; à faire circuler cette eau à travers le filtre biologique jusqu'à ce que la concentration d'ammoniac et de nitrite tombe au-dessous de 0,1 ppm; et ensuite à utiliser le filtre biologique pour l'usage envisagé.On maintient de préférence la température entre 27 et 300C, le pH entre 8 et 9, la concentration d'ammoniac dans l'eau (sous forme de Ru401) à une valeur de 1 à 5 ppm, la concentration de cuivre (sous forme de CUSO4) entre environ 0,1 et 0,3 ppl, et la concentration de fer (ayant subi une chelation avec EnTA) à environ 0,1 à 2,0 ppm; on utilise de préférence le filtre biologique dans un procédé de purification d'eau au sein d'un système d'aquaculture en circuit fermé; le procédé est d'un intérêt particulier si, après l'addition de NH4Cl et 0uS04, on fait circuler l'eau jusqu'a détection de NO2 , après quoi on ajoute l'ion fer0 L'invention concerne en outre un nouvel ensemble conditionné comprenant un récipient pour une source d'ammoniac, un récipient pour une source de cuivre et un récipient pour une source de fer, chacun de ces produits étant présent en quantité suffisante pour introduire la proportion efficace désirée lors de la mise en oeuvre du procédé0 On peut utiliser le procédé selon l'invention pour établir l'activité d'un filtre biologique employé dans un système quelconque de purification d'eau. Aux fins de la présente description, l'expression "filtre biologique" désigne un appareil quelconque utilisant un milieu auquel des bactéries autotrophes peuvent se fixer facilement de telle sorte que l'eau contenant une source d'azote (ammoniac, principalement sous forme d'ion ammo- niac RH4t) peut venir en contact avec les bactéries, l'ammoniac sera transformé en ion nitrite (N02 ) et ces ions seront eux-mê- mes transformés en ions nitrate (NO3#). Dans un système qui utilise un filtre biologique, la source d'azote est finalement l'azote organique disponible dans le cas d'un système d'aquaculture en circuit fermé à partir des déchets formés par les animaux aquatiques. Alors que le "filtre biologique" est principalement le lieu de séjour des bactéries autotrophes servant à oxyder l'ammoniac (on pense que le nombre de bactéries autotrophes venant se fixer à ce milieu est supérisur d'au moins 100 fois à celui des bactéries en suspension dans l'eau), certaines bactéries hétérotrophes peuvent également être présentes probablement sur le milieu filtrant et certainement dans l'eau. Annsi > la "filtration biologique" dans le système peut Titre considérée comme la minéralisation de composés azotés organiques, la nitrification et la dénitrification par les bactéries dans l'eau et sur le milieu filtrant. Bien que la dénitrification se produise à un certain degré dans les bactéries autotrophes, elle est probablement minimales En général, le milieu peut Entre poreux, comme par exem- ple une mousse de polyuréthane ou une matière fibreuse cellnlosi- que ou polymère on préfère que ce milieu soit un agrégat d'objets ayant des surfaces dures et lisses, comme les fragments de roche, les galets ou d'autres objets minéraux stables, pratiquement non désintégrables. Comme exemple on peut citer le gravier, les galets de quartz, le sable, etc. la grosseur des objets qu'on utilise comme milieu filtrant est un facteur important. Si les grains sont trop petits, la circulation a travers le lit devient difficile en raison de l'accumulation des détritus qui finissent par recouvrir la surface du lit, en établissant ainsi des canaux de moindre résistance à travers lesquels l'eau tend à s'écouler0 Il en résulte une oxygénation irrégulière et l'apparition de zones où la croissance des bactéries aérobies est inhibée, l'effet global étant une baisse d'efficacité du filtre biologique. ainsi, la grosseur des objets ne doit pas 8tre inférieure à 2 mm et ne doit pas dépasser 50 mm.On préfère que les objets servant à former le milieu biologique Zent une forme angulaire, ce qui procure une surface plus étendue pour la fixation des bactéries. On préfère un gravier angulaire rugueux plutôt qu'un gravier fin et lisse usé par l'eau. Ainsi, le procédé selon l'invention est applicable aux filtres biologiques utilisés dans le traitement des eaux d'égout (voir par exemple le filtre submergé décrit dans Journal Of Water Pollution Control 44 (il), pages 2086-2102 par Roger T. Haug et Perry L. > LacCarty) ou pour l'établissement d'un filtre biologique utilisé dans un aquarium domestique, par exemple du type qu'on installe dans un milieu rocheux en utilisant un filtre placé sous le gravier (voir les filtres décrits dans l'article Water I(pnage- ment In Olosed Systems par Steven H. Spotte paru dans Fish Ând Invertebrate Culture, Wiley Interscience, 1970, pages 8-13).On peut également utiliser le procédé selon l'invention pour établir l'activité nitrifiante d'un filtre biologique, comme décrit dans le brevet US 3e8410999 ainsi que d'un filtre biologique décrit dans chacune des demandes de brevets US 423.720, 439.094, 512.384 et 518,821, Dans le cadre de l'invention, on dit qu'un filtre biologique est "établi" quand il est en état d'effectuer la nitrification continue de L'ammoniac formé dans le système où le filtre est appelé à fonctionner, Ainsi, dans un système d'aquaculture en circuit fermé, le filtre doit maintenir les proportions de BH, et N02 à des valeurs non toxiques pour la faune en cours de croissance dans le système. quand on établit l'activité nitrifiante du filtre biologique, il est en général nécessaire d'ajouter à un milieu filtrant biologique des bactéries de nitrification (Jitrosomonas et Ritro- bacter) et de faire circuler une source d'azote (NH4+) à travers le milieu en une quantité suffisante pour fournir une alimentation adéquate afin que les bactéries puissent se propager. En général, on effectue cette opération en prélevant une partie du milieu d4un filtre biologique actif, ou tout simplement de la terre de jardin ou m#me de la boue d'égouts et en introduisant cette matière dans un milieu filtrant biologique que l'on désire établir.Que cette opération soit effectuée à petite échelle pour un aquarium domestique ou à grande échelle dans une installation industrielle de traitement des effluents, les résultats sont quelque peu imprévisibles et, en règle générale, le temps mininrul nécessaire pour assurer l'établissement des bactéries est d'environ 30 jours.Si l'on place des animaux aquatiques dans un aquarium avant ce laps de temps ou si l'on fait circuler les effluents à traiter par le filtre biologique à travers ce filtre avant la présence d'un nombre suffisant de bactéries permettant d'oxyder des produits azotés dans l'eau, l'eau résultante n'est pas en état d'autre rejetée dans le milieu environnant dans le cas d'une installation de traitement des effluents ou réutilisée par les animaux aquatiques dans le cas d'un aquarium domestique. Par le procédé selon l'invention, on est non seulement assuré d'une activité biologique nettement établie d'un filtre, mais le temps nécessaire pour l'établissement de cette activité biologique peut être réduit d'une valeur importante, en général d'un facteur au moins égal à deux ou trois.Par exemple, on a constaté que le temps nécessaire pour établir l'activité biologique d'un filtre du type décrit dans la demande de brevet US 512.384 précitée peut être abrégé depuis la valeur initiale de 30 jours au moins jusqu'- à moins de 15 jours et parfois même moins de 10 jours ou moins encorere En général, le procédé selon l'invention constitue un perfectionnement au procédé d'établissement de l'activité nitrifiant du filtre biologique, perfectionnement qui consiste s (a) à faire passer l'eau à travers un milieu biologique filtrant; (b) à amener et à maintenir la température de l'eau entre environ 5 et 3500 et son pH entre environ 7,0 et 9,0;; (c) à aJouter une proportion initiale de bactéries autotrophes nitrifiantes telles que Nitrosomonas et Nitrobacter, au milieu biologique filtrant ainsi qu'une quantité suffisante de source d'ammoniac pour obtenir une concentration en ion ammonium d'environ 0,1 à 5 ppm, une quantité d'un sel de cuivre soluble suffisante pour former une solution d'environ 0,1 à 630 ppm de cuivre dans l'eau en circulation et assez de fer pour obtenir une solution contenant environ 1 à 560 ppm de fer dans l'eau a~ cir- culation; (d) à faire circuler l'eau à travers le milieu biologique filtrant jusqu'à ce que la concentration d'ammoniac et de nitrite tombe au-dessous de 0,1 ppm; et (e) à utiliser ensuite le filtre biologique pour tout usage désiré. Bien que le procédé d'établissement de l'activité des bactéries nitrifiantes selon l'inventionatété#présenté comme étant une série de stades successifs, il n'est pas indispensable que ces stades se déroulent dans l'ordre exact indiqué ci dessus, Dans le filtre biologique, l'ammonium et le nitrite sont oxydés selon les équations schématiques suivantes s Il ressort de ces équations que l'ammoniac est nécessaire pour les bactéries Nitrosomonas en vue d'une métabolisation,et l'ammoniac constitue la source d'énergie pour la croissance de ces bactéries Le nitrite constitue de son côté la source d'énergie pour les bactéries Nitrobacter pour former le nitrate.Ainsi, le point de départ de l'établissement de l'activité nitrifiante du filtre biologique est l'ammoniac et il est indispensable de prévoir une source d'ammonium avant d'établir le filtre biologique. Le procédé connu d'établissement de l'activité nitrifiante d'un filtre biologique par des bactéries consiste à placer les Nitrosomonas au contact de la source d' ammonium qui peut être un sel d' ammonium ou une source organique d' mmonium dissocié en ammoniac par les bactéries hétérotrophes. Dans le procédé selon l'invention, il est préférable que la source d'ammonium soit un sel d1 ammonium non toxique hydroso- luble, à savoir le chlorure, le phosphate, le sulfate ou le carbonate d'ammonium. En général,on utilise un tel sel en une quantité adéquate pour introduire environ 0,1 à 5 ppm d'ion ammonium dans l'eau en circulation. On dit qu'un sel d'ammonium est non toxique lorsque son anion n'est pas nocif pour les bactéries aux concentrations d'utilisation. Le filtre biologique est utilisé à une température qui est acceptable pour la propagation et la croissance des bactéries nitrifiantes, Dans le cas des bactéries Nitrosomonas, il semble que la croissance est purement nominale au-dessous de 50C et est optimale entre 30 et 3600, alors que la croissance du Nitrobac ter s'effectue dans un intervalle de température d'environ 4 à 4500. En général, les bactéries nitrifiantes oxydent l'ammoniac et le nitrite conjointement quand la température est comprise entre 5 et 3500. De. préférence, la température de l'eau en circulation dans le filtre biologique est compatible avec l'usage auquel on destine le filtre.Par exemple, pour élever des crevettes, la température désirée est d'environ 25 à 320C et, mieux encore, de 27 à 300C, de sorte que le filtre biologique doit être amené et maintenu à cette température0 D'autre part, des variations brusques de température, par paliers de plus de SOC, sont à éviter dans la mesure du possible,car les bactéries subissent un choc et même tuées tuéespar une telle variation. Le pH doit avoir une valeur telle qu'il n'affecte pas les bactéries, En général, on doit maintenir le pH de l'eau entre environ 7 et 9 le réglage du pli se faisant de la même façon que celui de la température en ce sens que le pH de l'eau en circulation doit être en conformité avec le but auquel on destine le filtre biologique.Par exemple, quand on élève des larves de crevettes dans un système d'aquaculture en circuit fermé, par exemple le système décrit dans la demande de brevet US précitée 512o384, le pH est maintenu entre 8 et 9 et il est donc recommandé que ee pH soit compris entre 8 et 9 lors de la mise en route du filtre biologique. te réglage du pH au début du fonctionnement du filtre peut se faire par des moyens quelconques qui ne sont pas nocifs pour les bactéries et qui ne sont pas nuisibles à la destination finale du filtre; par exemple, on peut utiliser un sel quelconque pour maintenir le pH à la valeur voulue a condition que ce sel soit non toxique et relativement soluble dans le système aqueux. Dans ce cas, un sel soluble permet un réglage du pH plus rapidement qu'un sel moins soluble Parmi les sels qu'on peut utiliser, on citera les sels de métaux alcalins et les sels alcalino-terreux de la série des carbonates, notamment le carbonate de sodium dont l'efficacité est très grande par suite de son excellente solubilité et de son absence de toxicité pour les bactéries ainsi que pour la faune qu'on élève dans le système d'aquaculture en circuit fermé, En variante, on peut utiliser un phosphate tampon né, Une fois qu'on a réglé à la valeur désirée le pH et la tempé- rature du filtre biologique et qu'on a mis une source d'ions ammonium dans l'eau en circulation, on introduit les bactéries Nitrosomonas et Nitrobacter dans le système pour leur donner la possibilité de se développer sur un milieu filtrant biologique comme précédemment expliqués On introduit une source d'ion cuivre (Cu++) dans le système en même temps que les bactéries ou aussitôt après, en une proportion qui n'est pas toxique pour les bactéries ou pour la faune pouvant utiliser l'eau traitée par le filtre biologique. En général, les organismes Nitrosomonas et Nitrobacter peuvent supporter jusqu'à 630 ppm de cuivre dans le système avant d'en subir l'effet toxique. Ainsi, 630 ppa constituent la limite supérieure en ce qui concerne les bactéries, mais si le filtre biologique doit servir, par exemple, dans un système d "aquaculture en circuit fermé pour l'élevage des crustacés tels que des crevettes, on doit limiter le cuivre à 0,3 ppra, Ce maximum varie en fonction de la tolérance des animaux aquatiques qu'on se propose d'élever. On peut utiliser un sel de cuivre soluble quelconque ayant un anion non toxique, comme source de cuivre, On peut citer, par exemple : le sulfate de cuivre, le nitrate de cuivre ainsi que les composés de cuivre ayant subi une chélation, par exemple avec EDTAo Habituellezient > l'eau qu'on fait circuler pour établir l'activité nitrifiante d'un filtre biologique est exempte d'ion nitrique avant l'oxydation de l'ammoniac en nitrite. QUMXD les bactéries Nitrobacter nécessitent un nitrite comme source d'énergie, il ne semble pas que les bactéries ont un besoin de cuivre. 1 ainsi, ilest préférable d'introduire le cuivre en mSme temps que la source d'ammonium et faire circuler l'eau pendant une durée suffisante pour obtenir une quantité détectable d'ion nitrite dans l'eau en circulation0 Cette opération exige en général de 3 à 5 jours et, de préférence, 4 jours environ à une 'température de 27 à 300C. Etant donné que Nitrobacter n'exige pas de cuivre mais que Nitrosomonas nécessite du cuivre, il est important ain- troduire le cuivre pendant la première partie du cycle d'établissement du filtre biologique de sorte que Nitrosomonas possède la source de cuivre nécessaire pour accélérer son activité. Bien que les deux organismes Nitrobacter et Nitrosomonas utilisent du fer (ce qui a été démontré), il semble qu'il est plus important de disposer d'une source de cuivre pour Nitrosomonas lors de l'éta- blissement initial du filtre. On peut ajouter ensuite la source de fer à l'eau qui circule dans le filtre biologique. La source de fer qu'on utilise dans le procédé peut être une source quelconque capable de fournir du fer (ion Fe+++) et qui ne précipite pas dans la solution, par exemple sous forme d'un carbonate. Le fer ayant subi. une chélation avec EDTA est un intérêt particulier dans ce cas et on a trouvé qu'un produit par ticulièrement avantageux est celui vendu sous la marque déposée "Sequestrene" par Ciba-Geigy, la source de fer étant le diéthylé- neamine-penta-acétate ferrique de sodium0 Les bactéries dans le système peuvent tolérer jusqu'à 560 ppm de fer et il est indispensable d'incorporer au moins 1 ppm pour que les bactéries profitent d'une façon quelconque de la présence du fer.Cependant, la quantité du fer dans l'eau en circulation doit être compatible avec l'usage final du filtre biologique. Ainsi, dans un système dans lequel le filtre est utilisé pour l'aquaculture en circuit fermé pour l'élevage des crevettes, il est préférable de ne pas dépasser 5 ppm de fer dans l'eau qui circule dans le filtre biologique. On a déjà dit que le fer et le cuivre peuvent 8tre introduits en même temps ou séparément, en commençant par' le cuivre, Dans ce dernier cas, on fait circuler l'eau pendant un temps suffisant pour la formation d'environ 0,1 ppm dtion nitrite ce qui exige un maximum de 3 à 5 jours environ.Une fois qu'on détecte l'ion nitrite, on ajoute le fer et on continue la circulation de l'eau, de préférence pendant une durée supplémentaire de 6 à 7 jours avant que des proportions détectables (c'est-à-dire au-dessous de 0,1 ppm) de l'ion nitrite dispåraissent entièrement du système. Pendant ce laps de temps, il est préférable de ne pas installer de faune dans le système qui utilise le filtre biologique étant donné que la proportion de nitrite peut atteindre un niveau nuisible pour la faune élevée. Bien que d'autres ions puissent être ajoutés an système pour utilisation par les bactéries, les éléments nutritifs de ae type n'ont pas le même effet que les ions fer et cuivre pour amé- liorer l'activité des bactéries. Parmi les autres agents qu'on peut incorporer dans le système, il convient d'indiquer les phosphates (phosphate de sodium ou de molybdène), les ions magnésium et les ions molybdène. Pour la détermination finale du fonctionnement correct du filtre biologique, on analyse l'eau en circulation à travers ce filtre pour déterminer la concentration d'ammoniac et de ni triste. Une fois que la concentration d'ammoniac et de nitrite tombe au-dessous de 0,1 ppm, le filtre biologique est prêt à servir quelle qu'en soit sa destination finale. Les procédés d'analyse pour détecter l'ammoniac et le nitrite sont bien connus de lthomme de l'art. Quand on doit utiliser le filtre biologique dans un sys tème d'aquaculture en circuit fermé, par exemple dans un aquarium domestique ne comportant pas d'appareillage capable de mesurer NE4 ou NO2 , on peut facilement mettre en oeuvre le procédé de l'invention comme suit s (a) on fait passer de l'eau à travers un milieu biologique filtrant; (b) on amène et on maintient la température de l'eau entre environ 27 et 300C et son pH entre 8 et 9;; (c) on ajoute une quantité initiale de bactéries nitrifiantes autotrophes à ce milieu filtrant biologique, ainsi qu'une quantité suffisante d'ion ammonium (par exemple NH4Cl) pour obtenir une concentration d'environ 4 à 5 ppm d'ion ammonium et une quantité suffisante d'ion cuivre (US4) pour obtenir dans l'eau une concentration de 0,1 à 0,2 ppm de Cu++; (d) on fait circuler l'eau pendant 3 jours au moins mais pas pendant plus de 5 jours (jusqu'à ce que l'ion NO2 devienne détectable); (e) on ajoute l'ion fer en une quantité suffisante pour introduire environ 1 à 2 ppm d'ion fer dans l'eau; (f) on fait circuler l'eau pendant un minimum de 7 jours mais pas plus de 9 jours (jusqu'à la disparition à la fois des ions NH4+ et N 2 ;; et (g) on utilise le filtre de la façon désirée (par exemple en introduisant des animaux aquatiques tels que des poissons dans 1' aquarium)0 Ce procédé permettant d'améliorer l'établissement de 1'efficacité d'un filtre biologique est spécialement utile dans un système d'élevage d'animaux aquatiques tels que des poissons, des crustacés (crevettes, langoustes, langoustines, mollusques, etc) et d'autres espèces de la faune aquatique. Le procédé est adaptable aussi bien à l'eau douce qu'à l'eau salée.En général,un tel procédé consiste s - à placer de l'eau dans un récipient approprié pour I'aquaculture; - à mettre un filtre biologique dans l'eau; - à amener et à maintenir la température de l'eau entre 5 et 350C, de préférence entre 27 et 3000, et le pH entre environ 7,0 et 9,0, de préférence entre 8 èt 9; - à introduire une quantité initiale de bactéries nitrifiantes dans le filtre biologique ainsi qu'une source d'ammoniac permettant d'obtenir environ 0,1 à 5,0 ppm d'ammoniac dans l'eau;; - à ajouter un sel de cuivre soluble (de préférence environ 0,1 à 0,3 ppm) et un sel de fer (de préférence environ n à 2 ppm), les sels de fer et de cuivre étant présents en des quantités qui ne sont pas toxiques pour/faune aquatique qu'on se propose d'élever; - à faire circuler l'eau à travers le filtre biologique jusqu'à ce que la concentration d'ammoniac et de nitrite tombe au-dessous de 0,1 ppm; et - à placer les animaux aquatiques dans le récipient et à les nourrir0 Dans le cas où le filtre biologique est monté sur un filtre lui-même installé au-dessous du gravier dans un aquarium d'une autre construction, par exemple du type décrit dans les demandes de brevet US 430.473 et 439.O##, on introduit de l'eau dans l'aquarium et on la fait circuler à travers le filtre au moyen d'une pompe à air ou d'un autre dispositif capable de faire circuler l'eau, comme il a été expliqué dans l'article précité de Spotte et dans les demandes ci-dessus, pour amener la températu- re et le pH de l'eau aux valeurs désirées.Au stade suivant, on introduit les sources de Nitrosomonas et Nitrobacter ainsi que la source d'ammoniac et les sels de cuivre et de fer* On laisse circuler l'eau dans le filtre pour établir une concentration d'ammoniac et de nitrite au-dessous de 021 ppm, On peut alors placer dans l'aquarium les animaux aquatiques, tels que des poissons, les conserver dans cet aquarium et les nourrir. Si, d'autre part, le filtre biologique doit être installé à l'extérieur du récipient dans lequel on élève la faune aquatique, par exemple quand le filtre est du type décrit dans la demande de brevet US précitée 5120384 on fait circuler l'eau à partir du récipient et à travers le filtre biologique pour établir les intervalles nécessaires de pH et de température, après quoi on introduit la source d'ammoniac, les bactéries et les sources de fer et de cuivre dans le système. Selon un autre aspect de l'invention, cette dernière a pour objet un ensemble conditionné de matières permettant de réduire le temps nécessaire pour l'établissement d'un filtre biologique. Un tel ensemble conditionné comprend : (a) un récipient muni d'une source d'ion ammonium, de préférence en une quantité tout juste suffisante pour introduire environ 0,1 à 5,0 ppm de R114 dans l'eau circulant dans le filtre biologique; (b) un récipient contenant une source d'ion cuivre, de préférence en une quantité tout juste suffisante pour introduire environ 0,1 à 630 ppm de cuivre dans l'eau qui circule dans le filtre biologique; et (c) un récipient ayant une source dtion fer, de préférence en une quantité tout juste suffisante pour introduire environ 1 à 560 ppm de fer dans l'eau en circulation. Un tel ensemble conditionné est particulièrement intéressant pour réduire le temps nécessaire à l'établissement de lt- activité nitrifiante des filtres biologiques dans un système d'a quaculture en circuit fermé, tel qu'un aquarium domestique, ou dans un système d'élevage de crevettes1 et l'ensemble peut être réalisé en vue de son utilisation dans un système d'une grandeur quelconque. Si le système est petit, par exemple un aquarium domestique de 38 litres, on incorpore les sources d'ammoniac, de cuivre et de fer en des quantités tout juste suffisantes pour introduire les quantités désirées d'ions respectifs dans 38 litres d'eau. La concentration est naturellement étudiée pour que le mil lieu ne soit pas toxique pour les animaux aquatiques qu'on désire élever dans l'aquarium. L'ensemble conditionné peut ne comporter qu'un seul récipient contenant les quantités désirées des divers composants. Les sources d'ions peuvent être des produits solides, sous forme d'un sel soluble, ou bien peuvent être une solution des diverses sources d'ions en des concentrations suffisantes pour l'obtention du niveau désiré dans l'aquarium. En variante et de préférence, chaque source est dans un récipient séparé, ou bien les sources d'ammonium et de cuivre sont dans le même récipient pour faciliter ainsi la mise en oeuvre du procédé préféré selon l'invention, c'est-à-dire l'addition du fer seulement après la détection du nitrite REVENDICADIONS. 1. Procédé d'établissement d'activité nitrifiante d'un filtre biologique, caractérisé en ce qu'il consiste s (a) à faire passer l'eau à travers un filtre biologique; (b) à amener et à maintenir la température de l'eau entre environ 5 et 350C et son pH entre environ 7X0 et 9,0; (c) à ajouter une quantité initiale de bactéries nitrifiantes autotrophes à ce milieu filtrant biologique ainsi qu'une quantité efficace d'-une source d'ammoniac pour lesdites bactéries autotrophes, suffisamment d'un sel de cuivre soluble pour obtenir une solution d'environ 0,1 à 630 ppm de cuivre dans l'eau en circulation et sufflsamment- ae fer pour obtenir uné 'solution d'environ 1 à 560 ppm de fer dans l'eau en circulation;; (d) à faire circuler cette eau à travers le filtre biologique jusqu'a' ce que la concentration d'ammoniac et de nitrite tombe au-dessous de 0fit ppm; (e) et à utiliser ensuite le filtre biologique pour tout usage désiré. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la- température est comprise entre environ 27 et 30 C, le pH est d'environ 8 à 99 l'ammoniac est présent dans l'eau'en une proportion de 1 à 5 ppm, le cuivre est présent à raison d'environ 0,1 à 0,3 ppm, le fer est présent à raison d'environ 1,0 i 2,0 ppm et en ce qu'on utilise le filtre biologique dans un procédé de purification d'eau au sein d'un système d'aquaculture en circuit fermé. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste à ajouter une proportion initiale de bactéries Nitrosomonas et Nitrobacter lesdites quantités efficaces d'ammoniac et de sel de cuivre étant ajoutées à l'eau en circulation avant l'introduction du sel de fer; à faire circuler l'eau jusqu'à ce que l'ion nitrite soit détectable en une concentration de 0X1 ppm ou plus; et ensuite à ajouter le fer au système. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'on ajoute l'ion ammonium en même temps que la source de cui vire. 5. Procédé selon l'une quelconque des revandications I à 4, caractérisé en ce qu'on ajoute la source d'ammoniac en une quantité suffisante pour former une solution d'environ 0,1 à 5 ppm d'ammoniac dans l'eau en circulation. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications I à 5, caractérisé en ce qu'on ajoute la source d'ammoniac et le cuivre à l'eau en circulation, on fait circuler l'eau pendant 3 jours au moins mais pas pendant plus de 5 jours à une température de 27 à 300G et à un pH de 8,0 à '9,0 et on ajoute ensuite la source d'ion fer; 7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'on fait circuler l'eau pendant~4 jours0 8.Procédé selon l'une des revendications 6 ou 7, caractérisé en ce qu'on ajoute une quantité suffisante d'ion ammonium pour obtenir une concentration d'environ 4 à 5 ppm et une quantité suffisante d'ion cuivre pour obtenir une concentration de 0,1 à 0,2#ppm dans l'eau0 9. Procédé selon l'une quelconque des revendications 6 à 8, caractérisé en ce que, après avoir ajouté la source d'ion fer on fait circuler l'eau pendant un minimum de 7 jours mais sans dépasser 9 jours et en ce qu'on utilise le filtre de la façon désirée. 10. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que la source de l'ion ammonium est NH4Cl; la source de l'ion cuivre est le sulfate de cuivre; la source de l'ion fer est le fer chélaté par l'acide éthylènediamine-tétraacétique; et le filtre biologique est utilisé dans un système d'aquaculture en circuit fermé. Ilo Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce qu'on ajoute un sel de molybdène soluble en même temps que le fer, 12. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'usage désiré est l'élevage d'animaux aquatiques dans un système d'aquaculture en circuit fermé0 13. Application du procédé selon l'une quelconques des revendications 1 à 12 à l'élevage d'animaux aquatiques, caractérisé en ce qu'il consiste à placer de l'eau dans un récipient d'aquaculture d'un type approprié; à faire circuler de l'eau à partir de ce récipient à travers un filtre biologique et faire revenir ensuite liteau dans ce récipient; à porter la température de l'eau à une valeur de 27 à 3000, à porter le pH de l'eau à une valeur d'environ 8,0 à 9,0; à maintenir ce pH et cette température dans les intervalles indiqués pendant l'établissement de l'activité nitrifiante; à ajouter une quantité initiale de bactéries Nltrosoinonas et Nîtrobacter au filtre biologique ainsi qu'une proportion suffisante d'un sel de cuivre soluble pour former une solution d'environ 0,1 à 0,3 ppm de cuivre dans l'eau en circula tion, et du fer en une quantité suffisante pour former une solution d'environ 1 à 2 ppm de fer dans l'eau en circulation; à faire circuler l'eau à travers le filtre biologique jusqu'à ce que la concentration d'ammoniac et de nitrite tombe au-dessous de Os1 ppm; à placer des animaux aquatiques dans le récipient; et à nourrir ces animaux dans le récipient, 14. Ensemble conditionné pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 13, caractérisé en ce qu'il comprend un récipient contenant une source d'ion ammonium, un récipient ayant une source d'ion cuivre et un récipient ayant une source d'ion fer. 15. Ensemble selon la revendication 14, caractérisé en ce que la source dtion ammonium est le chlorure d'ammonium, la source d'ion cuivre est le sulfate de cuivre et la source de 1'ion fer est le fer chélaté par l'acide éthylènediamine-tétraacé- tique;, 160 Ensemble selon la revendication 15, caractérisé en ce que le chlorure d'ammonium est présent dans le même récipient que le sulfate de cuivre#