La présente invention vise le secteur technique concernant le travail mécanique des métaux, plus particulièrement le traçage et a pour objet un appareil sinus de traçage et de vérification. On sait que le traçage est une opération délicate qui stef- fectue généralement à laide de pointes à tracer, compas ou autres, en utilisant des instruments de mesure, règle, équerre, trusquin, rapporteur d'anglets par exemple. Jusqu'à présent ces moyens ne permettaient pas de réaliser des tracés rigoureusement précis, notamment ceux angulaires. Ctest donc un but de l'invention de fournir un appareil simple, pratique et rationnel permettant de tracer ou de contrôler en coordonnées orthogonales avec une grande précision. C'est un autre but de l'invention de fournir un appareil susceptible de faciliter le traçage et la vérification rigoureuse des angles. C'est enfin un but de l'invention de fournir un appareil de traçage susceptible de s'adapter aux pièces légères ou lourdes, minces ou épaisses. L'appareil dont il stagit-comprend essentiellement un porte-pièce susceptible, par simple rotation autour d'un axe, de faire décrire à la pièce sur lequel elle est fixée, un angle de 900 ou de 1800 et d'autoriser ainsi, par l'intermédiaire de cales étalon, l'obtention de toutes les valeurs angulaires comprises dans le plan perpendiculaire à l'axe de rotation; tout angle dépassant 45 se réglant par calage du sinus de l'angle complémentaire, d'où il en résulte un accroissement de la précision. Suivant une caractéristique de ltappareil, le porte-pièce comporte deux galets de calage qui, par rapport à l'axe de rotation, sont équidistants et à angle droit. Suivant une autre caractéristique, l'axe de rotation et les axes des deux galets de calage sont, par rapport au plan de base, équidistants lorsqu'ils viennent au contact dudit plan de base. Suivant une autre caractéristique, la valeur de la distance dtentraxe entre un galet et l'axe de rotation équivaut au multiplicateur du sinus de l'angle désiré pour déterminer la hauteur du calage nécessaire. Plusieurs modes de réalisation préférés de l'invention sont décrits ci-après en se référant aux dessins annexés sur lesquels Les figures 1 et 2 sont des vues schématiques illustrant le principe de l'invention. Les figures 3, 4 et 5 sont des vues, respectivement en élévation profil et plan, dsue mode de réalisation de l'appareil. Les figures 6 et 7 sont des vues de face et de profil d'un plateau porte-pièce. Les figures 8 et 9 montrent de face et de profil un appareil pour pièces lourdes, dont le porte-pièce est en appui sur le plan supérieur. Les figures 10 et Il montrent de face et de profil ltappa- reil précédent dont le porte-pièce est en appui sur le plan inférieur. L'appareil représenté figures 1 à 5, comprend deux parties principales : à l'avant cOté traçage un porte-pièce; à l'arrière une partie stabilisatrice. Dans cet exemple de réalisation, le porte-pièce est une équerre 1 qui accouple trois galets circulaires 2, 3, 4 de diamètres rigoureusement définis et égaux. L'axe 0 du galet central 2 passe exactement au point d'intersection des bords internes 5 des deux branches de l'équerre 1, de meme que les galets latéraux 3 et 4 ont leurs centres 0 en coincidence avec les bords internes desdites branches. Les deux galets 3 et 4 portés par les branches de équerre 1 sont équidistants du galet central 2. A l'arrière, l'appareil comporte trois galets stabilisateurs 7, 8 et 9 dont celui central 8 est de même diamètre que le galet avant 2. Ces galets sont maintenus équidistants au moyen de deux biellettes 10 articulées autour d'un palier Il tournant sur l'axe 12 accouplant les galets centraux avant 2 et arrière 8. Ce palier comporte son propre moyen d'immobiliser la position des galets latéraux 7 et 9, de manière que, lorsque l'ensemble stabilisateur arrière est immobilisé, le porte-pièce avant peut librement se mouvoir sur son axe. Un écrou moleté 13 prévu à l'extrémité de ltaxe 12 accouplant les deux parties avant et arrière, immobilise totalement l'appareil en rotation. Pour la mise en place de la pièce, par exemple une plaque 14, un léger débordement de celle-ci par rapport à l'équerre 1 est nécessaire pour que le tracé puisse s'effectuer jusqu'à ltextrtme bord. Ce réglage est obtenu par des vis d'appui logées dans les galets 2, 3 et 4. La fixation de la plaque peut btre obtenue au moyen de brides portées par l'équerre 1, ainsi que par un étrier réglable extérieur, solidaire de l'axe central 12. Cet étrier permet de maintenir la plaque 14 en direction du centre 0 de l'équerre, sans que le déplacement momentané d'une bride pouvant se trouver sur le chemin dune partie de tracé, provoque la moindre perturbation. L'appareil posé sur un marbre 15 permet, au moyen d'un trusquin choisi en fonction de la précision imposée, de tracer ltensem- ble des coordonnées : y lorsque équerre 1 repose sur le cté droit; x lorsque l'équerre repose sur le côté gauche; et de tracer toutes lignes formant un angle avec les précédentes coordonnées. Dans ce cas, il suffit de glisser, entre marbre 15 et galet 3 ou 4 après simple rotation de l'équerre 1, une cale 16 et/ou de glisser, entre marbre 15 et les deux galets centraux 2 et 8, une autre cale, appareil étant rendu stable au moyen des galets arrière latéraux 7 et 9. L'appareil avec équerre porte-pièce qui vient d'hêtre décrit convient plus particulièrement pour le centrage immédiat de plaques légères offrant deux côtés perpendiculaires dont le point d'intersection correspond à l'axe de rotation 0 et ses côtés aux axes x ét y de coordonnées. Pour des tables de forme indéterminée, le porte-pièce peut être constitué par un plateau 17 possédant des rainures de fixation comme l'illustrent les figures 6 et 7 et qui peut lui-même permettre l'adaptation d'une équerre 1. Pour cette variante, les galets 3 et 4 de calage sont solidaires du plateau 17 et s'appuient sur un plan 18. Pour des pièces de forme parallélépipédique le plateau 17 peut comporter une table équerre réglable suivant plusieurs positions. Comme le montrent les figures 8 à 11, pour des pièces lourdes, l'élément central 12 demeure fixe, mais un déplacement axial du porte-pièce ( équerre 1, ou plateau 17) permet le passage d'un premier plan d'appui 18 réglant la course de 900, à un second plan d'appui 19 donnant les angles de 45. et permettant une rotation de 18Q0. Cet appareil peut- & re employé à l'établissement des gabarits ou chablons destinés à la reproduction de profils complexes, ainsi qu'à leur vérification en remplaçant l'outil de traçage par un comparateur. Cela concerne aussi bien les graveuses ou traiseu- ses spécialesi que les machines à rectifier-les outils à profils constants, molettes circulaires par exemple, où les machines plus conventionnelles telles que les rectifieuses cylindriques ou planes pour l'établissement des gabarits servant au diamantage des meules de forme, sans exclure le tracé et le contrôle de pièces plus importantes. Cet appareil permet en outre de tracer les tangentes quelconques à un cercle disposé dans le champ de la plaque, sans avoir au préalable ni pointé, ni tracé ce cercle, uniquement en partant des calculs théoriques de positionnement. L'application de cet appareil peut être avantageusement étendue au tracé des plaques de contrôle des projecteurs de profils pour lesquelles une précision supplémentaire de l'ordre d'une décimale, permet lraccroissement du champ visuel contrôlable grt- ce à un moindre grossissement. REVENDICATIONS 1. Appareil sinus de traçage et de vérification, caractérisé par le fait qu'il comprend essentiellement un porte-pièce susceptible, par simple rotation autour d'un axe, de faire décrire à la pièce sur lequel elle est fixée un angle de 90 ou de 180 et d'autoriser ainsi, par l'intermédiaire de cales étalon, ltobten- tion de toutes les valeurs angulaires comprises dans le plan perpendiculaire à l'axe de rotation, tout angle dépassant 45 se réglant par calage du sinus de l'angle complémentaire. 2. Appareil suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que le porte-pièce est une équerre dont le point dxinter- section des bords internes des branches passe exactement par le centre de l'axe de rotation. 3. Appareil suivant les revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que l'équerre comporte deux galets de calage qui, par rapport à l'axe de rotation du porte-pièce, sont équidistants et à angle droit. 4. Appareil suivant les revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que l'axe de rotation du porte-pièce et les axes des deux galets de calage sont, par rapport à un plan d'appui, équidistants lorsqu'ils sont en contact avec ledit plan. 5. Appareil suivant les revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que la valeur de l'entraxe entre un galet et axe de rotation, équivaut au multiplicateur du sinus de l'angle désiré pour déterminer la hauteur du calage nécessaire. 6. Appareil suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que le porte-pièce est un plateau rainuré comportant les deux galets de calage. 7. Appareil suivant la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il comporte une partie stabilisatrice reliée au porte-pièce par un élément servant de palier à l'axe de rotation, ledit stabilisateur comportant trois galets dont deux latéraux sont accouplés au palier par des biellettes. 8. Appareil suivant la revendication 9, caractérisé par le fait que le déplacement axial du porte-pièce permet le passage d'un premier plan d'appui pour une rotation de 90 à un second plan d'appui pour une rotation de 180 .