La présente invention concerne un odontographe ou appa reillage permettant l'étude des relations entre la dynamique mandibulaire et l'anatomie du maxillaire, de la mandfoule et des dents prothétiques ou non, applicable notamment à la détermination de la position idéale des schémas occlusaux des dents. On sait que l'étude des élémentsdentaires en malposi tion, abrasés ou disparus, se fait généralement au moyen de modèles représentant fidèlement maxillaire et mandibule et que, d'autre part, les disciplines ayant pour but soit un traitement d'orthodontie ou de paradontologie, soit un traitement de restauration prothétique font appel pour leur mise en application à l'appareil conclu sous le nom d'articulateur, qu'il soit adaptable ou semi-adaptable. En particulier, dans la phase de restauration prothétique toutes les parties manquantes, en particulier dents manquantes à la suite de leur extraction, sont recouvertespar différents matériaux Ces matériaux, qui sont opaques, cachent les plages des modèles sur lesquels s'élaborent ces restaurations. Pour que la reconstitution soit aussi parfaite que possible,tant au point de vue esthétique que fonctionnel, l'opérateur piace à l'extérieur de l'aire de travail et du volume à élaborer, des points, des lignes ou des clefs qui servent de référence au montage à réaliser. Parmi tous ces repères, un grand nombre d'entre eux sont placés à l?exté- rieur et leur position est telle que la précision obtenue dans la réalisation du montage est seulement approchée et toute relative. Il est alors clair que la prothèse définitive risque, dans ces conditions, de représenter une reconstitution seure- ment approchée de la dentition préexistante avec tous les in convénients qui en résultent. la présente invention remédie à ces insuffisances en fournissant un appareillage simple permettant de matérialiser des repères par des tracs obtenus à partir des références ana tomlques reelles convenablement choisies et en fonction des mouvements mandibulaires qui sont, on le sait, uniques pour chaque malade, et, par suite de déterminer plus particulière ment la position optimale des schémas occlusaux des dents ou Igimplantation et de position idéales des dents prothétiques soit à partir des sillons fondamentaux des dents existantes, soit'en fonction des trajets mandibulaires, soit par la combinaison des deux méthodes, et dtobtehir ainsi une très grande précision dans les manipulations effectuées et en particulier dans le choix et le montage anatomique et physiologique desdites dents prothétiques. L'appareil ou odontographe selon l'invention, associé à un articulateur est essentiellement caractérisé par le fait qu'il comporte en combinaison:une embase de forme rectangulaire dont la face supérieure est plane, ladite embase comportant une échancrure de.forme rectangulaire dont les c8tés sont parallèles à ceux de l'embase et formant leréceptacle d'un plateau de fixation de l'articulateur, mobile en rotation autour d'un axe fixe parallèle à l'un de ses c8tés ; un premier chariot dépla çable en translation parallèle à l'un des côtés de l'embase perpendiculaire à l'axe de rotation du plateau porte-articulateur ; un deuxième chariot déplaçable en translation parallèlement au plan de l'embase et perpendiculairement à l'axe de déplacement du premier chariot et supporté à cet effet par un ensemble de guidage solidaire du premier chariot ; un troisième chariot solidaire du deuxième chariot et constitué par un outil déplaçable le long d'un axe perpendiculaire au plan de l'embase, et comportant un point de repère, dont les coordonnées sont définies par rapport à un référentiel formé par un trièdre tri rectangle'd'axes parallèles aux axes de déplacement respectifs des trois chariots ; un support de plaquette mince et transparente mobile en rotation autour d'un axe disposé dans le plan de ladite plaquette, ledit axe étant parallèle à l'axe de déplacement du deuxième chariot lorsque le premier reste fixe, et lié à un support rotatif mobile en rotation autour d'un axe parallèle au précédent, ledit support rotatif étant lui-m8me articulé sur un chariot mobile en translation parallèle à l'axe de déplacement du premier chariot le long d'un chariot luimême mobile perpendiculairement au plan de l'embase par 1' inter- médiaire de guides d'axes perpendiculaires à cette dernière et fixe par rapport à elle, l'axe de rotation du support rotatif supportant une pointe de visée qui lui est coaxiale, l'axe longitudinal de ladite pointe de visée pouvant etre amené en colncidence avec l'axe charnière de llarticulateur, ledit axe charnière constituant le support d'une tourelle cylindrique mobile en rotation autour de son axe longitudinal lequel est orthogonal audit axe charnière et mobile en rotation autour de ce dernier, ladite tourelle comportant une rainure radiale dans laquelle peut coulisser un chariot muni d'un stylet d'axe longitudinal parallèle à l'axe de rotation de la tourelle et déplaçable le long de son.axe longitudial. Suivant une forme de réalisation avantageuse,l'organe de guidage en translation du premier chariot est constitué par une première barre d'axe longitudinal parallèle à l'un des grands côtés de l'embase, supportée par deux colonnettes places aux sommets limitant ledit grand c8té et coopérant avec ledit premier chariot et par un ensemble de deux barrssparallèles entre elles,d'axes longitudinaux perpendiculaires à l'axe de la première barre encastrées dans ledit premier chariot par une de leurs extrémités et reposant par leurs extrémités libres opposées aux précédentes sur une quatrième barre parallèle à la première,disposée parallèlement au second grand côté de l'embase, portée par deux colonnettes placées aux sommets délimitant ce second grand côté, ladite quatrième barre étant des posée au-dessus de l'embase à une hauteur telle que lorsque les deux barres encastrées dans le premier charIot reposent sur elle, les axes de ces deux barres soient dans un môme plan paralt lèle au plarB~e l'embase et perpendiculaires aux axes des pre- mière et quatrième barres, les deux dites barres formant l'or- gane de guidage du deuxième chariot. Suivant une première forme de réalisation, l'outil mobile solidaire du deuxième chariot est constitué par un. porte-pointe dont l'extrémité punctiforme constitue à la fois le point repéré par rapport au référentiel trirectangle et un outil de gravure des faces de la plaquette transparente0 Suivant une seconde forme de réalisation, l'outil mobile solidaire du deuxième chariot est constitué par une lunette de visée réglable sur tout point de coordonnées de valeurs prédéterminées. De manière avantageuse ; la plaquette transparente a une épaisseur de 2/10 à 10/10 de millimètre et est réalisée en un polyméthacrylate ou éventuellement un matériau rigide transparent. D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention ressortiront mieux de la description faite ci-après en regard des dessins annexés sur lesquels - la figure la représente une vue schématique d'un articulateur et son axe charnière d'un maxillaire et dtune mandibule correspondante en contact l'un avec l'autre suivant le plan d'occlusion - la figure lb représente une vue schématique de l'arti- culateur de la figure 1 a dans laquelle on a fait tourner le maxillaire de 1800 autour de l'axe charnière - la figure 2 représente une vue de l'appareil selon l'invention - la figure 3 représente une vue de l'appareil traceur associé à l'articulateur coopérant avec l'appareil selon l'invention ; et -'la figure 4 représente un dessin agrandi de bloc in cisif réalisé au moyen dudit appareil. Sur ces différentes figures, les mimes figures représentent les mimes éléments. On voit sur la figure la le schéma d'un articulateur dont les deux branches 1 et 2 sont articulées autour de ltaxe charnière 3 représentatif de celui du patient,perpendiculaire au plan des figures et déterminé de manière connue au moyen de l'appareil dit arc facial. La branche supérieure 1 supporte le modèle du maxillaire 4 tandis que la branche inférieure 2 forme le support de la mandibule 5, maxillaire et mandibule se trouvant en contact suivant le plan d'occlusion 6 lequel présente une face supérieure 6a virtuellement liée au maxillaire et une face inférieure 6b virtuellement liée à la mandibule.Si, le support de la mandibule restant fixe, on fait pivoter le support du maxil laird de 1800 autouide l'axe charnière l'articulateur se trouve alors dans la position représentée sur la figure lb. Dans cette position, le support du maxillaire devient symétrique de la position précédente par rapport à l'axe charnière ; de ce fait, les faces 5a et 5b du plan d'occlusion deviennent coplanaires et dans le prolongement l'une de l'autre, et toute demi-droite 7a qui, dans la position représentée sur la figure la, est perpendiculaire au plan d'occlusion et liée au maxillaire devient, dans la position représentée sur la figure 1 b, parallèle suivant 7b à la position qu'elle occupait précédemment et lorsque le maxillaire et la mandibule sont ramenées,ca!1mer lafigure la, en relation centrée,ces deuxi droites revIennent en coincidence, tandis que leurs droites support redeviennent confondues.Ainsi, une droite qui recoupe perpendiculairement le plan d'occlusion en un point prédéterminé recoupe également le support du maxillaire (ou modèle supérieur) et le support de la mandftule (ou modèle inférieur)0 Cet ensemble de trois points attachés à chacun desdits éléments (plan d'occlusion, modèle supérieur et modèle inférieur) et qui colncident lorsque l'articulateur est dans la position de la figure la, est donc tel qu'il permet de connattre la position des deux autres points à partir de la connaissance d'un seul d'entre eux.Du fait que toute ligne géométrique courbe ou rectiligne ou toute surface est constituée par une succession continue de points, toutes les lignes ou surfaces appartenant à l'un quelconque des trois niveaux étudiés (maxillaire, plan d'occlusion et mandibule) sont en relation constante à travers une projection orthogonale sur le plan d'occlusion ; il en résulte que la connaissance d'une figure entralne celle des deux autres. La mise en application de ce fait peut eAtre obtenue au moyen d'un appareil qui, selon l'invention, possède un axe de rotation coïncidant avec l'axe charnière d'un articulateur et pouvant recevoir une plaque rigide plane, amovible, transparente et orientable par rapport au plan d'occlusicn sur la- quelle il est possible d'effectuer des tracés, pouvant être escamotée pour rendre aisés des travaux pratiques. L'appareil selon l'invention, représenté sur la figure 2, comporte, montées aux quatre sommets d'une embase métallique de forme générale rectangulaire 8, quatre colonnettes identiques 9, 10, 11 et 12 d'axes longitudinaux perpendiculaires au plan de ladite embase et solidarisées à cette dernière. Les sommets des colonnettes 9 et 10 disposées le long d'un grand côté de l'embase sont reliés solidairement entre eux par une barre 13 d'axe longitudinal X-X parallèle au plan de l'embase et au grand c8té correspondant de celle-ci La barre 13 constitue la glissière le long de et sur laquelle peut se déplacer un chariot 14.Sur ce chariot mobile en translation parallèlement au côté (9, 10) de l'embase 8 sont encastrées deux barres 15a et 15b identiques d'axes longitudinaux parallèles et disposés chacune dans un plan perpendiculaire à l'axe longitudinal X-X de la glissière 13 ; elles sont en outre parallèles au plan de l'embase et au petit côté (10-11) de cette dernière. A cet effet, elles prennent toutes les deux appui, par leurs extrémités libres opposées au Chariot 14, sur une barre 1 6 réunissant solidairement les sommets des colonnettes 11 et 12 à la même hauteur au-dessus de embase que la glissière 13, ladite barre 16 étant parallèle à cette dernière.L'ensemble des deux barres 15a et 15b formant les glissières le long desquelles peut se déplacer un chariot 17 dans lequel est percé un alésage 18 dont ltaxe est perpendiculaire au plan défini par les'axes longitudinaux, parallèles entre eux, des guides 15a et 15b de ce même chariot9 Cet alésage 18 permet le logement soit d'un fourreau ou tige 19a porte-pointe, soit d'une lunette de visée. Le fourreau porte-pointe emmanché dans l'alésage 18 du chariot 17, y est immobilisé au moyen d'un bouton moleté 19, ce qui permet de le munir d'une pointe à tracer dont l'axe longitudinal Z-Z est rigoureusement perpendiculaire au plan de l'embase et par suite orthogonal aux axes X-X du guide 13 et aux axes parallèles de direction commune Y-Y des guides 1 5a et 15b. Cet ensemble de tiges forme,par les axes longitudinaux de ses éléments,un ensemble de trois axes orthogonaux deux à deux, constituant un trièdre trirectangle ayant pour origine le point d'intersection de l'axe longitudinal de la colonnette 10 avec le plan de l'embase i chacune desdites tiges matérialisant l'axe correspondant par son axe longitudinal.Ce trièdre trirectangle permet de repérer clairement la position d'un point par ses coordonnées cartésiennes dans le référentiel outil définit. En particulier cette position est bien déterminée à la fois par les positions des chariots 14 et 17 sur leurs glissières et la position du porte-pointe 19a. Ainsi, la connaissance de tous ces éléments permet de situer ltextrémité punctiforme de la tige porte-pointe 1 9 dans le référentiel cartésien ci-dessus défini. L'ensemble ci-dessus décrit est complété de la manière ci-après indiquée. D'un part, le socle comporte un plateau 20, interchangeable suivant le type d'rtculateur, mobile autour d'un axe A-A, parallèle à la direction f-Y cidessus définie et muni d'ouvertures cylindriques alésées gon représentées) de réception et d'immobilisation par rapport à lui d'un articulateur de tout type connu.Ce plateau permet des déplacements angulaires de l'articulateur fixé sur lui, déplacements qui laissent invariables les constantes géométriques qui ont pu être établies lors du réglage-des mouvements physiolo- giques réels dudit articulateur ; du fait de cette possibilité de déplacement angulaire de ensemble de l'articulateur, le plan d'occlusion peut être orienté parallèlement à l'embase. D'autre part, le parallélisme du plan d'occlusion au plan de l'embase de l'appareil que l'on peut ainsi obtenir, si utile qutil soit pour éviter les distorsions dans l'étude des repères anatomiques, n'est toutefois que d'une importance relativement faible comparativement à l'invariabilité des rapports du plan d'occlusion avec le maxillaire et le mandibule9 Pour obtenir ce résultatS c'est-à-dire cette invariabilité et compte-tenu de ce qui a été dit plus haut, l'axe de la charnière de l'articulateur doit se trouver dans le plan d'occlusion.Ce résultat peut, selon l'invention, être obtenu de la manière suivante : sur un des longs côtés de l'embase, de préférence le côté (11et2) est monté un chariot 21 pouvant coulisser perpendiculairement au plan de l'embase le long de deux guides solidaires de ladite embase d'axes longitudinaux perpendiculaires à son plan et dont l'un au moins est constitué par une tige filetée coopérant avec au moins un manchon fileté en contact avec la face inférieure dudit chariot et muni d'un bouton molletté de manoeuvre.De chariot 21 est associé à un chariot 22 pouvant glisser le long du précédent parallèlement à l'embase et plus particuliè- rement à l'axe X-X le long dgune glissière disposée sur la face intérieure dudit chariot 21 par exemple une glissière 23 comportant une partie mâle sur le chariot 21 et une partie femelle de forme complémentaire sur le chariot 22. Sur ce dernier est disposée une pointe de visée dont l'axe longitudinal est parallèle à la direction Y-Y, dirigée vers l'intérieur de l'appareil et fixée par encastrement dans un palier-support ménagé dans un alésage dudit chariot débouchant sur sa face opposée à la glissière 23, la longueur de la tige porte-pointe de visée emer- geant hors du chariot pouvant être réglée.De cette manière, il est possible de déplacer la pointe de visée dans I'espace, pour l'amender en n'importe quel point situé dans les limites des mouvements des deux chariots 21 et 22, et par suite d1ali- gner cette même pointe de visée sur la tige de l'articulateur à l'extrémité où stinsèrent les aiguilles dermiques de l'axe facial au moyen duquel est déterminé ltaxe charnière des mâchoires du patient. Il en résulte que ltaxe charnière de l'articulateur fixé sur l'appareil, axe charnière représentatif de l'axe charnière des mâchoires du patient, l'axe du palier support de la pointe de visée peuvent ainsi être alignés et confondus. L'ensemble des chariots 22 et 23 et de la pointe de visée est complété de la manière suivante. Dans le logement du palier support de la tige porte-pointe de visée, et dont l'axe peut en position de travail être confondu avec l'axe charnière de ltar- ticulateur, est disposé le tourillon d'un volant 24, ci-après dénommé support rotatif. Ce dernier a donc pour axe de rotation, en position de travail, le même que celui de learticulateur. Pouvant effectuer une rotation de 3600 ce support rotatif peut à fortiori tourner de 1800, déplacement qui équivaut à une symétrie par rapport à l'axe de rotation ; tout 11 ensemble rigide solidaire dudit support rotatif et lié à lui est donc entraîné dans le même mouvement, ctest-à-dire subit une rotation de même valeur angulaire autour du meme axe.L'ensemble rigide solidaire au support rotatif est constitué par une tige biellette 25 articulée sur le volant, autour d'un axe parallèle à son axe de rotation et excentré, ladite biellette comportant une glissière femelle par exemple en forme de queue d'aronde et dans laquelle coulisse la glissière malaxe de forme complémentaire ménagée sur une pièce 26 formant le support d'une plaquette 27 de très faible épaisseur réalisée en une matière transparente dont le plan est parallèle aux deux axes de rotation ci-dessus, les deux dites glissières, imbriquées l'une dans l'autre, étant disposées vers l'intérieur de 3'appareil par rapport au support rotatif de telle manière que la plaquette transparente se trouve placée du coté de l'intérieur de l'appareil.La pièce 26 porte-plaquette comporte une butée terminale de positionnement qui permet de définir avec précision sa position dans son mouvement sur la biellette 25, mouvement dans lequel est entraSnée la plaquette transparente et qui permet notamment d'escamoter cette dernière.La plaquette transparente est avantageusement réalisée en polymétacrylate et est éventuellenent usinable à une épaisseur pouvant aller de deux à dix dixièmes de millimètres ; sa superficie peut être choisie en fonction des travaux, ci-après explicités, à exécuter et bien entendu dans le cadre des limites de l'articulateur ; elle peut, éventuellement, être évidée pour laIsser le passage à obstacle dentaire provoquaift une malposition ; par ailleurs, lorsque la plaquette est de très faible épaisseur, par exemple deux dixièmes de millimètre donc de faible rigidité, elle peut être encadrée et, par suite, rigidifiée au moyen d'un cadre rigide qui en constitue le support. Comme il a été dit plus haut, le plan d'occlusion est disposé parallèlement à l'embase de l'appareil et, en outre, il est possible de manoeuvrer la plaquette transparente autour de l'axe de rotation du support tournant 24 auquel ladite plaque est articulée, axe qu'il est possible de faire coïncider avec ltaxe de ltarticulateur fixé sur le plateau.Si, donc, on oriente la plaquette transparente 27 de telle manière que son plan vienne se superposer à la surface du transfert mandibulaire représentant le plan d'occlusion et coincider avec elle et que l'on fasse effectuer au support tournant 24 une rotation de 1800 autour de son axe, ladite plaquette transparente vient se placer sur le transfert du plan d'occlusion du maxillaire, ou c'est-à-dire sur le calage qui, par exemple, préfigure un appareil dentaire terminé. L'erreur provoquée par l'épaisseur de la plaque est inférieure à deux centièmes de millimètre et devient très réduite si l'on utilise des plaquettes de deux dixièmes de millimètre. En pratique, cette erreur peut être éliminée en déduisant la moitié de l'épaisseur de la plaquette transparente de la hauteur de chaque transfert. Cette plaquette représentant le plan d'occlusion elle sera ci-après assimilée à ce dernier. Dans certains cas extrêmes d'observation clinique de cas pathologiques, on peut être amené à orienter d'une valeur angulaire faible la plaquette 27 par rapport à l'axe de la tige biellette 25. A cet effet, le support 26 de la plaquette peut, par exemple, être réalisé en deux parties dont lune, solidaire de la plaquette, est articulée sur l'autre (c'est-à-dire celle qui peut coulisser le long de la biellette 25) le long d'un axe parallèle à son axe de coulissement. Lorsque l'alésage 18 du bhariot 17 forme le support d'une lunette de visée, il est possible en déplaçant convena- blement les chariots 14 et 17 d'amener l'axe optique de ladite lunette sur un poinre position prédéterminée autrement dit de viser un tel point au moyen de cette lunette ; le rayon lumineux virtuel dirigé sur ce point, perpendiculairement au point d'occlusion, traversant maxillaire et mandibule est parallèle au rayon qui frappe sous la meme incidence le même point du plan d'occlusion et le meme point du maxillaire après une rotation de l'ensemble de 1800 autour de l'axe de l'articulateur associé à l'appareil. te fait que la plaquette représentant le plan d'oc- clusion est transparente et le fait que la pièce 26 porteplaquette 27 peut coulisser le long de la biellette 25 (ce qui rend possible l t escamotage de ladite plaquette en lui faisant subir un déplacement parallèle à l'embase), permettent l'étude d'un point quelconque de la mandibule et du maxillaire. Lorsque l'alésage 18 du chariot 17 est occupé par le fourreau porte-pointe 19, la pointe punctiforme centrée sur le même point que ci-dessus permet de graver le point correspondant sur le plan d'occlusion (ou plaquette 27) interposé dans une position précise. Il est, évidemment, possible d'effectuer la même opération sur un point du maxillaire9 On conçoit dès lors qu'il est ainsi possible de réaliser toutes les combinaisons permettant d'établir des rapports dans les trois plans étudiés. On a représenté, agrandie à l'échelle 2/1,sur la figure 4, les nombreuses à titre d'exemple non limitatif,une parmi/réalisations rendues pos- sibles par l'emploi de l'appareil, à savoir les données relatives à un bloc incisif, le trait continu se rapportant au maxillaire et le trait discontinu à la mandibule, les dents antagonistes de l'un et de l'autre étant placées en regard les unes des autres. Comme représenté sur la figure *7, un appareil traceur est associé à l'artlculateur 28, ledit appareil traceur étant solidarisé au bouton de fixation du modèle supérieur.Il comporte une tourelle 29 de forme générale cylin- drique, mobile en rotation autour de son axe longitudinal, lequel est perpendiculaire au bras mobile supérieur de l'articulateur support du modèle supérieurS présentant une glissière radiale le long de laquelle peut se mouvoir radialement un chariot 70 supportant une pointe à tracer 31 à stylet télescopique. La tourelle 29 peut tourner de 3600 autour de son axe ; cette possibilité de mouvement lui permet donc de balayer tout l'espace utile de l'articulateur.Le styl.et 31 porté par le chariot 30 mobile dans un plan radial de la tourelle peut, dans les lim- tes de l'appareil, atteindre tout point de l'espace. Ainsi, grâce à l'appareil traceur qui vient d'etre décrit, et en pla çant la pointe de son stylet à l'intersection de deux sillons fondamentaux consignés sur la plaquette transparente et en agissant sur le complexe condylien de ltarticuiateur, on peut y. graver les déplacements en propulsion, en latéralités droite et gauche. On peut bien entendu répéter cette opération aussi souvent que les dents le permettent. De cette manière, on a la possibilité de comparer les tracés du modelé occlusal des dents en place au tracé des trois courbes de cinématique mandibulaire habituellement étudiées dans chaque cas. Cette transposition possible de schéma occlusal à partir d'analyses faites sur le patient observé est donc d'un très grand intérêt, L'appareil ci-dessus décrit permet de matérialiser sur le plan d'occlusion 27 les lignes faîtières du maxillaire et de la mandibule. Il fait apparattre ainsi d'une manière précise le point de charge maximum. Il permet également la transcription rigoureuse de la zone d'équilibre musculaire.En centrant le stylet de l'appareil traceur de la branche mobile de l'articulé lateur dans la zone d'intersection de ces courbes on obtient le modelé occlusal des dents prothétiques. Cet ensemble de possibilités est très important en prothèse complète, et permet d'obtenir un schéma occlusal anatomique équivalent au schéma occlusal tel qu'il existait chez le patient à l'état naturel, ce qui permet d'obtenir une fonction équivalente à celle qui préexistait, et qui, on le sait, est meilleure quelle que permettrait tout autre schéma occlusal arbitraire. En traitement orthodontique et en paradontologie, la consignation de la projection des schémas des surfaces occlusales des dentures sur le plan d'occlusion, comme le rend possible une haute précision l'appareillage ci-dessus décrit, jointe à l'obtention sur le même plan des tracés des trajectoires condyliennes, tracés que rend également possibles cet appareillage, permet de déterminer la position optimale des dents. En effet, la plaquette transparente permet de mettre en évidence les éléments suivaifts : un tracé réel, à partir des repères anatomiques choisis parmi ceux existants, un tracé idéal, en fonction des mouvements mandibulaires (tracé qui est unique pour chaque individu), la matérialisation des courbes de croissance du massif osseux facial, et la comparaison des résultats acquis après traitement. Ainsi, la plaquette transparente, la lunette et ensemble de l'appareil permettent de réaliser des travaux d'une haute précision et également d'établir les relations mathématiques entre les différents points étudiés. L' appareil permet également de contrôler un travail terminé et dty apporter toutes corrections qui pourraient s'avérer utiles ou nécessaires. Enfin , le stylet 31 coopérant avec l'articulateur peut être remplacé par un outil tranchant permettant alors d'effectuer les sculptures idéales sur le matériau qui préfigure les éléments prothétiques terminés, dans la phase finale du travail. A cet effet, l'outil sculpte le volume de matériau qui recouvre les piliers et les parties manquantes jusqu'à ce que la prothèse soit réalisée. Il est bien entendu que la présente invention n'a été décrite et représentée qu'à titre d'exemple préférentiel et bouton pourra apporter des équivalences techniques à ses éléments constitutifs sans pour autant sortir du cadre de ladite invention, lequel est défini dans les revendications annexées. REVENDICATIONS 1. Appareil associé à un articulateur, caractérisé par le fait qutil comporte en combinaison:une embase de forme rectangulaire dont la face supérieure est plane, ladite embase comportant une échancrure de forme rectangulaire dont les côtés sont parallèles à ceux de l'embase et formant le réceptacle d'un plateau de fixation d'un-articulateur, mobile en rotation autour d'un axe fixe parallèle à l'un de ses côtés ; un premier chariot déplaçable en translation parallèle à l'un des côtés de l'embase perpendiculaire à l'axe de rotation du plateau porte-articulateur ; un deuxième chariot déplaçable en translation parallèlement au plan de l'embase et perpendiculairement à l'axe de déplacement du premier chariot et supporté à cet effet par un ensemble de guidage solid.aire du premier chariot ; un troisième chariot solidaire du deuxième chariot et constitué par un outil déplaçable le long d'un axe perpendiculaire au plan de embase, et comportant un point de repère, dont les coordonnées sont définiées par rapport à un référentiel formé par un trièdre trirectangle d'axes parallèles aux axes de déplacement respectifs des trois chariots ; un support de plaquette mince réalise en un matériau transparent, mobile en rotation autour d'un axe confondu avec l'axe charnière d'un articulateur, ledit axe étant parallèle à l'axe de déplacement du deuxième chariot lorsque le premier reste fixe et lié à un support rotatif mobile en rotation autour d'un axe parallèle au précédent, ledit support rotatif étant lui-m8me articulé sur un chariot mobile en translation parallèle à l'axe du déplacement du premier chariot le long d'un chariot lui-meme mobile perpendiculairement au plan de l'embase par l'intermédiaire de guides d'axes perpendiculaires à cette dernière et fixe par rapport à elle, l'axe de rotation du support rotatif supportant une pointe de visée qui lui est coaxiale, l'axe longitudinal de ladite pointe de visée pouvant entre amené en coincidence avec l'axe charnière de l'articulateur, ledit axe charnière constituant le support d'une tourelle cylindrique mobile en rotation autour de son axe longitudinal lequel est orthogonal audit axe charnière et mobile en rotation autour de ce dernier, ladite tourelle comportant une rainure radiale dans laquelle peut coulisser un chariot muni d'un stylet d'axe longitudinal parallèle à l'axe de rotation de la tourelle et déplaçable le long de son axe longitudinal. 2. Appareil selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'organe de guidage en translation du premier chariot est constitué par une première barre d'axe longitudinal parallèle à l'un des grands côtés de embase, supportée par deux colonnettes placées aux sommets limitant ledit grand côté et coopérant avec ledit premier chariot et par un ensemble de deux barres parallèles entre elles d'axes longitudinaux perpendiculaires à l'axe de la première barre encastrées dans ledit premier chariot par une de leurs extrémités et reposant par leurs extrémités libres opposées aux précédentes sur une quatrième barre parallèle à la première disposée parallèlement au second grand côté de l'embase, portée par deux colonnettes placées aux sommets délimitant ce second grand côté, ladite quatrième barre étant disposée au-dessus de l'embase à une hauteur telle que lorsque les deux barres encastrées dans le premier chariot reposent sur elle, les axes de ces deux barres soient dans un même plan parallèle au plan de l'em- base et perpendiculaires aux axes des premières et quatrième barres, les deux dites barres formant l'organe de guidage du deu xième chariot. S. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait que l'outil mobile solidaire du deuxième chariot est constitué par un porte pointe dont ltextré- mité punctiforme constitue à la fois le point repéré par rapport au référentiel trirectangle et un outil de gravure des faces de la plaquette transparente. 4. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait que l'outil mobile solidaire du deuxième chariot est constitué par une lunette de visée réglable sur tout point de coordonnées de valeurs prédéterminées. 5. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1, 2, 3 ou 4, caractérisé par le fait que la plaquette transparente a une épaisseur de 2/10 à 10/10 de mm et est réalisée en un polymétacrylate.