1a présente invention se rapporte à une machine électrique tournante, moteur ou générateur, à courant continu ou à courant alternatif redressé. Cette machine électrique permet la conversion des forces électromagnétiques en mouvement rotatif ou,inver sement, la production d'énergie électrique à partir d'un mouvement d'entraSnement en rotation. L'invention vise,plus particulièrement, la réalisation d'un moteur électrique de construction simple et robuste,notamment en ce qui concerne les bobinages et les éléments de carcasse. Ce moteur, à vitesses varisbles de 1500 â 10000 tours/minute,donne toute satisfaction du point de vue de la commutation, ses caractéristiques lui permettant une multitude d'applications industrielles, notamment : la traction de véhicules, les stations de pompage, les variateurs de fréquences ou commutatriced. Plus particulièrement, la présente invention peut titre considérée comme un perfectionnement de la machine électrique tournante â courant continu,faisant l'objet de la précédente demande de brevet français NO 79 08 167 du demandeur. Il est rappelé que cette machine comprend un rotor dont les palets, en nombre pair, ont des polarités invariables,alternativement " Nord" et " Sud ", et un stator dont les pales, en nombre supérieur â ceux du birotor, sont magnétisés par des bobines toutes connectées entre elles. Celles-ci sont alisentOspar un dispositif de commutation formé -D'une part, par un ensemble de lamelles conductrices alternativement positives et négatives, en même nombre total que les pâles rotoriques,séparées et isolées électriquement les unes, des autres par des lamelles neutres.Toutes ces lamelles sont portées par un support cylindrique calé sur l'arbre du rotor, et les lamelles conductrices sont reliées électriquement à des bagues collectrices portées également par l'arbre du rotor. -D'autre part, par un ensemble de balais coopérant avec les lamelles précitées et reliés électriquement aux points de connexion entre les bobines du stator. Selon d'autres caractéristiques décrites dans la demande de brevet antérieure du demandeur, ici considérée -Dans le cas où le rotor est du type bobiné, ses bobines magnétisantes sont alimentées,comme les lamelles conductrices du dispositif de commutation,à partir de bagues collectrices portées par l'arbre,et de préférence ce alimentées par l'intermédiaire d'un rhéostat. -Les points de connexion entre les bobines du stator sont reliés aux-balais correspondants,coopérant avec les lamelles du commutateur,par l'intermédiaire de résistances. -Des condensateurs sont montés entre deux balais consécutifs du commutateur, en parallèle avec les bobines statoriques. -Les balais du dispositif de commutation sont portés par un disque monté tournant muni de moyens permettant de modifier sa position angulaire,pour faire varier la vitesse et le sens de rotation du moteur. La présente invention vise à améliorer les performances d'un tel moteur électrique, et à supprimer définitivement les étincelles et les détériorations au contact entre les balais et les lamelles du dispositif de commustation. A cet effet, il est prévu selon la présente invention que le rotor est cylindrique et possède å sa périphérie des encoches réparties en groupes correspondant au nombre de pales du rotor et séparés par des régions sans encoches, lesdites encoches recevant les enroulements de bobines reliées aux bagues collectrices portées par l'arbre, et que, au stator, des diodes montées en pont de Graetz sont intercalées, en dérivation du dispositif de commutation, entre les bornes d'alimentation ou de sortie en courant continu ou redressé de la machine, et les points de connexion entre les bobines du stator. Le rot or de cette machine tournette électrique présente des encoches dans lesquelles il est facile d'insérer et de bloquer les conducteurs des bobines, et ces encoches sont réparties en groupes séparés par des régionsWsans encoches, donc lisses, qui correspondent à des épanouissements polaires Ces régions lisses occu- pent chacune par exemple, dans le cas d'un rotor bipolaire re, un angle de l'ordre de 200, tandis que les deux groupes d'encoches s'étendent chacun sur un angle d'environ 1600 entre les deux pales. our des rotors de grand diamètre, par exemple supérieur à 300Eggles pales et les groupes d'encoches sont plus nombreux et occupent des angles plus faibles; le nombre des pôles rotoriques reste toujours pair,par exemple 4,6 ou 8 pales, et le commutateur comporte dans tous les cas un nombre de lamelles conductrices égal au nombre de pôles du ro tour, Selon une caractéristique avantageuse, le rotor est formé de deux ou plusieurs rot ors élémentaires cylindri- ques, calés sur le même arbre, et isoles magnétiquement les uns des autres, chaque pale" Nords d'un rotor élémentairé étant situé en regard d'un pale '- Sud " du rotor élémentaire voisin, et vice-versa; la disposition des masses polaires du stator corresponds en direction axiale, avec la division du rotor en deux ou plusieurs rotors élémentaires. Ainsi,le rotor-peut être formé de deux rotors élémen- taires identiques en dimensions, mais de polarités al- ternées,tandis que le stator comporte des masses polaires en " U" donnant, en direction axiale, des pales douo bles. On peut aussi prévoir un- rotor formé de trois rotors élémentaires, ceci en combinaison avec un stator qui comporte des masses polaires en " E " donnant,en direction axiale,des pôles triples. Dans ce dernier cas, de préférence, le rotor élémentaire central possédera une longueur double de celle de chacun des deux rotors élémentaires extrêmes. Dans tous les cas, la répartition axiale des pales du stator sera complémentaire de celle des pôles du rotor. Il est à noter que les masses polaires du stator n'ont pas à être reliées entre elles magnétiquement,dans le sens de la circonférence du stator. On utilisera donc, avantageusement, des masses polaires s'étendant suivant une génératrice, ctest-å-dire parallèlement à l'arbre, mais séparées les unes des autres, et fixées individuellement,par exemple par boulonnage, a' l'intérieur d'une carcasse en matière plastique dure moulée. Celle-ci offre des qualités de-légèreté, d'isolation, de facilité d'obtention aux formes désirées, et-elle évite surtout les échauffements dfls à des variations du champ magnétique produisant des courants induits, dans le cas des carcasses métalliques habituelles. Les diodes montées en pont de Graetz., qui sont une- autre caractéristique fondamentale de l'invention, sont reliées aux points de connexion groupant a' la fois les bornes des bobines statobiques, les résistances reliant ces bobines aux balais du commutateur, et les condensa teurs montés entre ces balais. Les sorties en courant continu redressé du pont de diodes sont reliées aux bornes de la machine, suivant leur polarité. La fonction de ces diodes est de permettre la récupération effective des extracourants de rupture :les courants de surtension, résultant de la commutation et plus précisément du passage des balais d'une lamelle conductrice sous tension à une lamelle neutre du commutateur, sont ainsi absorbés et redressés par les diodes montées en pont de Graetz, et ramenés aux bornes d'alimentationdu moteur, sans déséquilibrer l'ensemble. L'action de ces diodes, se combinant aux résistances et condensateurs déjà connus en soi et mentionnés plus haut, permet d'obtenir une commutation parfaite, et autorise l'utilisation au stator de bobines comportant de nombreuses spires. Ce type de bobines, économique en consommation d'énergie, ne s' échauffe pas, et accepte sans ae détériorer des surtensions importantes, la coupure s' effectuant au moment où elles reçoivent le flux magnétique maximum sortant des p81es du rotor;par contre elles ont une forte impédance. Selon une caractéristique annexe, la valeur ohmique de chaque résistance, reliant un polit de connexion entre les bobines du stator et un balai du commutateur, est le double de la résistance intérieure des diodes montées en pont de Graetz. Chaque diode de ce pont de Graetz doit être redresseuse d'un courant double de l'intensité admise dans les bobines reliées en série d'une masse polaire stator rique en " E " ou en ' U n. La valeur de sa tension inverse doit être au moins environ cinq fois plus impor- tante que la tension maximum admise aux bornes de la machine. Le stator possède au minimum trois-ptles.Dans le cas d'un stator avec un nombre de pales plus élevé et en nombre pair, chaque balai du commutateur alimente en parallèle les bobines statoriques montées sur des masses polaires diamétralement opposées, mais en circuit " croisé", de manière à ce que la polarité de deux masses polaires diamétralement opposées soit " Nord pour l'une, et ". Sud " pour l'autre. Partant de ce principe, deux modes de branchement des bobines statoriques sont envisageables Selon une première possibilité, si lton considère que les pales sont répartis en deux groupes de pales, en même nombre, qui alternent les uns avec les autres, deux pôles diamétralement opposés appartenant toujours à deux groupes distincts, il est prévu que dans chaque groupe le point de connexion d'une entrée de bobine statorique,avec le conducteur reliant cette bobine à un balai du commutateur,colncide avec le point de sortie de la bobine statorique-précédente. Ainsi toutes les bobines statoriques sont reliées les unes aux- autres et forment une couronne. Ce mode de branchement des bobines statoriques permet,dans les deux groupes de pôles, de mettre tour à tour chaque bobine statorique en circuit direct entre deux balais de polarité différente, ou en série avec la bobine statorique précédente. Ainsi l'on obtient des champs tourhants engendrant des forces électromagnétiques variables,qui exercent un couple moteur sur les flux magnétiques polarisés enveloppant le rotor. Chaque masse polaire statorique exerce aussi une force électromagnétique sur les conducteurs du rotor, suivant un arc de sa périphérie d'une valeur angula-ire de 1600 par exemple, avant que le balai parvienne sur la lamelle neutre.La bobine statorique, n'étant alors plus alimentée par lé balai considéré,inverse son flux magnétique, d'où réactance magnétique sur l'épanouissement polaire lui faisant face.La surten-sion des extracourants créée par la ruptureretourmaux bornes du moteur au travers des diodes montées en pont de Graetz,étant donné que la résistance montée en série avec le balai a une valeur ohmique double de celle de la diode; le condensateur monté en dérivation a pour rale d'écrêter les pointes de surtensions, protégeant ainsi le bon fonctionnement de la diode. Selon une deuxième possibilité de branchement concernant les bobines statoriques, les entrées de deux bobines en parallèle, montées sur des masses polaires diamétralement opposées, sont réunies en un même point de connexion relié à un balai du commutateur et aux diodes montées en pont de Graetz, et les sorties' de toutes les bobines stathriques sont connectées sur un conducteur commun circulaire. Pour chaque paire de pôles diamétralement opposes, branchés en parallèle, les sens des spires des bobines sont inversése pour respecter le, sens de sortie de flux magnétique donnant des pôles respectivement " Nord" et Sud ". I1 est à noter que dans ce type de branchement les bobines statoriques sont toujours en série chacune avec la bobine voisine, et que,comme dans le cas du premier mode de branchement, les extracourants de rupture et de self-induction sont absorbés et redressés par les diodes montées en pont de Graetz, et ramenés aux bornes de la machine. De toute façon, l'invention sers mieux comprise à' l'aide de la description qui suit, en référence au des sin schématique annexé représentant, à titre d'exemples non limitatifs, quelques formes de réalisation de cette machine électrique tournante à courant continu, ou à courant alternatif redressé Figure 1 est une vue en coupe longitudinale d'u,n moteur électrique conforme à l'invention; Figure 2 est une vue en perspeetive montrant le rotor et les masses polaires statoriques de ce moteur;, Figure 3 est une vue de détail, en perspective,de l'une des masses polaires statoriques;; Figure 4 est une vue en coupe transversale,très schématique, du moteur selon les figures 1 à 3, dans un premier mode de branchement; Figure 5 est un schéma électrique développé com plet des circuits du moteur, correspondant au mode de branchement de la figure 4; Figure 6 est une vue en coupe transversale similaire à la figure 4, mais illustrant un second mode do branchement; Figure 7 est une vue en perspective similaire à figure 2, montrant une autre forme de réalisation du rotor et des masses polaires statoriques. Le moteur électrique, dont la structure mécanique apparaît aux figures 1 à 3, comprend de façon générale un rotor multipolaire 1 calé sur un arbre amagnétique 2, par exemple en bronze, et tournant à l'intérieur d'un stator 3. Ce dernier comprénd une carcasse cylindrique- 4, réalisée en matière plastique dure moulée,et fermée à ses deux extrémités par des flasques 5 et 6 qui portent les paliers,respectivement 7 et 8, dans lesquels tourne l'arbre 2 dont les deux extrémités dépassent à l'extérieur. La carcasse 4 comporte encore un socle de fixation 9, permettant le montage du moteur sur un support quelconque,non représenté(voir plus particulièrement figure 1). Dans l'exemple de réalisation ici considéré,le rotor 1 est bipolaire et double,ctest-å-dire qu'il se compose,comme le montrent les figures 1 et 2, de deux rotors élémentaires identiques 10 et 71 de forme générale cylindrique, réalisés en tales empilées au silicium, clavetés sur l'arbre 2 et séparés axialement l'un de autre par une bague entretoise 12, en matériau amagnétique tel que bronze. Chaque rotor élémentaire 10 où 11 possède des encoches de forme trapézoïdale, respectivement--13 et 14, réparties en deux groupes qui sont séparé a par des régions 15 et 16 dépourvues d'encoches, donc présentant une surface lisse cylindrique. Chaque groupe d'encoches 1.3 ou 14 s'étend suivant un angle 0 sans encoches des-rotors élémentaires 10 et 11 respectifs forment un ptle " Nord " et un pôle " Sud ", diamétralement opposés et alternées; plus précisément,le pble" Nord " du rotor élémentaire 10 est situé en regard du pôle ".Sud " du rotor élémentaire 11, et inversement le pôle " Sud " du rotor élémentaire 10 est situé en regard du pôle " "Nord" du rotor élémentaire 11. La répartition en " V" des enroulements du rotor, bien visible sur la figure 6, facilite leur insertion dans les encoches 13 et 14 situées de chaque côté des pales, et la forme trapézoïdale des encoches permet le blocage des spires par un clavetage isolant 18. Comme le montrent à la fois les figures 1,2 et 5, l'arbre 2 porte,près de l'une de ses extrémités,d,eux premières bagues collectrices 19 et 20 qui sont reliées aux conducteurs 17 logés dans les encoches respectives 13 et 14 des deux rotors élémentaires 10 et 11. Ces bagues tournantes 19 et 20 sont alimentées en courant continu,avec des polarités opposées,par des balais respectifs 21 et 22, dont l'un est branché en série avec un rhéostat 23 qui permet de faire varier le champ électromagnétique du rotor 1. Dans le cas ici considéré d'un rotor 1"bipolaire le stator 3 comporte soit crois pales, soit de préférence six pôles (indiqués dans ce cas par les chiffres romains I à VI), répartis à intervalles angulairescons- tants à l'intérieur de la carcasse 4, et isolés électriquement et magnétiquement les uns des autres.Pour la clarté du dessin, la figure 1 ne montre que les trois pales I, II et III, séparés par des intervalles angulaires de 1200, et sur la figure 4 les trois autres pales IV,V et VI sont seulement représentés de façon partielle. En correspondance avec la division du rotor 1 en deux rotors élémentaires 10 et 11, chacun des six pôles statoriques I à VI 'comporte une masse polaire en 'lU", représentée isolée sur la figure 3,avec une semelle alloua gée 24 s'étendant suivant la direction de l'arbre 2,semelle sur laquelle sont montés deux blocs identiques 25 et 26 qui se terminent par des épanouissements polaires situés, respectivement, en regard des deux rotors élé- mentaires 10 et 11.Chaque bloc 25 ou 26 comporte des taraudages 27, correspondant à des perçages 28 de la semelle 24, et permettant de fixer à la fois le bloc contre la semelle 24 et l'ensemble à la carcasse 4,au moyen de vis non représentées. Les trois pièces 24,25 et 26 constituant chaque masse polaire statorique sont réalisables en ferrite moulée, à haute perméabilité magnétique et permettant, gråce à un champ coercitif et à une hystérésis presque nuls, une inversion quasiinstantanée du flux magnétique, propriété importante pour les vitesses de rotation élevées.En variante,les masses polaires du stator peuvent aussi être réalisées en tale feuilletée, découpée ou pliée. Les bobines magnétisantes des six pâles statoriques I à VI, désignées respectivement par les repères 29 à 34, sont alimentées par un dispositif de commutation indiqué dans son ensemble par 35 et disposé,sur l'arbre 2, du caté opposé aux bagues collectrices 19 et 20 déjà citées, auxquelles sont adjointes deux autres bagues collectrices similaires 36 et 37. Le commutateur 35 comprend,pour un rotor bipolaire, deux lamelles conductrices 38 et 39, montées sur un support commun 40 en forme de disque calé sur l'arbre 2, et séparées l'une de 1 autre,mécaniquement et électriquement, par deux lamelles neutres 41 diamétralement opposées. La lamelle conductrice 38 est reliée électriquement à la bague collectric 36, alimentée par exemple sous la polarité continue "moins",par un balai 42, tandie que la lamelle conductrice 39 est reliée électriquement à la bague collectrice 37, alimentée par exemple sous la polarité continue " plus ",par un autre balai 43, si bien que l'on obtient une lamelle négative 38 et une lamelle positive 39. Ces deux lamelles conductrices 38 et 39 recouvrent chacune un angle ss égal par exemple à 1600 (voir figure 4), à la périphérie du disque 40, de sorte que les lamelles neutres 41 recouvrent chacune un angle de 20 dans l'exemple consi déré. Alors que les figures 1,2 et 4 donnent une representation schématique mais exacte de la configuration des éléments du commutateur 35, la figure 5 représente ce dernier sous une forte développée (les deux extrémités étant en réalité un seul et même point). Le commutateur 35 comprend encore trois balais 44,45 et 46; répartis à des intervalles angulaires de 1200 sur un disque-support 47 ( voir figure 1), et coopérant avec les lamelles 38, 39 et 41. Le disque-support 47 est montré tournant autour d'un moyeu 48 solidaire de l'un des flasques 5 et coaxial à l'arbre 2; sa position angulaire est réglable au moyen d'une tige radiale 49 qui traverse la carcasse 4 par une lumière pour se terminer, à l'extérieur, par une poignée 5O,ce qui permet de faire varier la position angulaire des balais 44, 45 et 46 par rapport aux pales statoriques I à VI. Des moyens simples non représentés peuvent autre prévus encore pour limiter la rotation du disque-support 47, pour immobiliser celui-ci dans une-position angulaire re déterminée, et pour le rappeler dans sa position moyenne. Chacun des balais 44,45 et 46 est relié électriquement,par l'intermédiaire d'une résistance,respectivement 51,52 et 53 ( voir figures 4,5 et 6), à l'un de trois points de connexion, respectivement 54, 55 et 56, situés entre les bobines statoriques 29 à 34 dont le montage est réalisé suivant une disposition générale '1 en courant ne ", qui sera précisée plus loin Les trois points de connexion 54, 55 et 56 sont aussi reliés entre eux par des condensateurs 57 ,58 et 59 montés en boucle. Dans le mode de branchement des figures 4 eut 5,les six pôles statoriques I à VI t ont leurs bobines respecti-' ves 29 à 34 montées de la manière suivante (voir surtout le schéma développé complet donné par la figure 5,compte tenu de ce que la figure 4 ne donne le détail que pour trois des p8les) - La bobine 32 est montée en parallèle avec la bobine 29 diamétralement opposée,entre les points 54 et 55. - La bobine 33 est montée en parallèle avec la bobine 30 diamétralement opposée,entre les points 55 et 56. - La bobine 34 est montée en parallèle avec la bobine 31 diamétralement opposée, entre les points 56 et 54. Les, sens des enroulements de toutes ces bobines -statoriques sont en outre choisis de telle manière que deux pales diamétralement opposés soient toujours l'un "Nord", et l'autre -1' Sud Dans le mode de branchement de la figure 6, quelque peu différent du précédent,les bobines respectives 29, 30 et 31 des pales I, II et III ont une borne reliée directement à l'un des points de connexion précités, respectivement 54,55 et 56,tandis que les autres bornes de ces trois bobines 29, 30 et 31 sont toutes reliées entre elles par un conducteur commun circulaire 60.Les bobines respectives 32,33 et 34 des pales IV, V et VI, diamétralément opposés aux précédents, ont une borne reliée (par les conducteurs tracés en pointillés) à l'un des points de connexion précités,respectivement 54, 55 et 56, tandis que les autres bornes de ces trois bobines 32, 33 et 34 sont aussi toutes reliées au conducteur circulaire 60 déjà mentionné. Comme précédemment, deux pales diamétralement opposés,tels que ceux I et IV ,ici encore, sont l'un' Nord " et l'autre " Sud ", compte tenu des branchements et des sens d'enroulement des bobines statori ques 29 à 34. Dans les deux modes de branchement décrits ci-dessus, et selon une caractéristique essentielle de la présente invention, les trois points de connexion 54, 55 et 56 sont reliés à un ensemble de six diodes 61 à 66 montées en n pont de Graetz " (voir figures4, 5 et 6). Les. sorties " courant redressé n de ce pont de diodes sont reliées par deux conducteurs 67 et 68 aux bornes d'alimentation en courant continu,l'une " positive " et l'autre "négative ", qui sont également reliées aux quatre bagues collectrices 19,20,36 et 37. Le circuit d'alimentation en courant continu comprend encore deux diodes protectrices 69 et 70, inter calées sur sa branche sabramentant le stator 3, c'est--à-dire sa branche reliée aux bagues collectrices 36 et 37 ainsi qu'au pont de diodes 61 à 66. Enfin, un interrupteur-inverseur 71 à disposition particulière est intercalé sur ce circuit d'alimentation en courant continu -Deux premiers contacts de cet interrupteur-inverseur 71 sont prévus sur les conducteurs menant aux balais 21 et 22, pour permettre d'inverser le sens d'alimentation des conducteurs 17 et 18 du rotor 1, ce qui correspond à une inversion du sens de rotation du moteur. Un condensateur 72, intercalé entre les deux contacts fixes alimentant le rotor, permet ici d'atténuer la détérioration des contacts parles arcs électriques. -Deux autres contacts de cet interrupteur-inverseur 71 sont prévus sur les conducteurs menant aux balais 42 et 43 donc au stator 3; ces autres contacts interrompent l'alimentation du stator 3 pendant l'inversion opérée au moyen des deux premiers contacts, mais ils n'assurent eux-mêmes aucune fonction d'inversion, c'est-à-dire que les polarités des bagues collectrices 42 et. 43 restent invariables. Le sens du courant dans les bobines 29 à 34 du stator reste donc toujours le même. Pour comprendre le principe de fonctionnement du moteurélectrique venant d'être décrit, on peut se référer d'abord à la figure 2, montrant comment se referme le flux magnétique dans une position angulaire relative particulière du rotor 1 et du stator 3, ainsi qu'aux figures 4 et 6, qui permettent de suivre les effets produits au niveau de l'un 10 des rotors élémentaires. Les effets obtenus au niveau de l'autre rotor élémentai- re 11 sont similaires,aux polarités près. D'une façon générale, on obtient des champs magnétique, s tournants, dont les forces électromagnétiques exercent un effet de couple moteur sur le flux sortant des conducteurs 17 du rotor 1. Le décalage angulaire du disque 47 portant les balais 44, 45 et 46, commandé par la tige 49, permet d'adapter les conditions de fonctionnement, en particulier - Un décalage angulaire vers l'arrière de l'axe de chaque balai par rapport au pale statorique correspondant, par exemple de 300, permet d'obtenir un fort couple au démarrage, pour une vitesse réduite du rotor,étant donné que les pales du rotor sont soumis alors à deux forces, l'une répulsive, l'autre attractive, de la part des six pales statoriques. - En choisissant un décalage angulaire vers l'avant de l'axe de chaque balai~par rapport aux pales statoriques correspondants,par exemple de 200,on obtient des vitesses élevées de rotation, en corrigeant les déformations des lignes. de flux magnétique sortant du rotor 1. Le rhéostat 23,monté en série avec les bobines du rotor 1, permet aussi, en faisant varier le flux magnétique sortant des pales du rotor, d'agir sur le couple moteur et sur la vitesse de rotation (ou de réguler la tension, lorsque la même machine tournante fonctionne en générateur de courant continu ou redressé ou de courant alternatif triphasé). Les problèmes de commutation étant résolus par l'invention, notamment grâce au pont de diodes 61 à 66, l'usure des éléments du commutateur 35 devient négligeable, et ceci permet l'emploi de charbons de haute qua- lité pour les balais. L'ensemble mécanique et électrique est robuste et facile à entretenir ou à dépanner, en particulier les pôles statoriques sont facilement interchangeables, de même que les rotors élémentaires 10 et Il clavetés sur l'arbre 2. Le construction de l'ensemble est simple, et en particulier la carcasse 4 et les flasques 5 et 6, réalisables en matière plastique ou en une autre matière isolante, 'permettént une fabri cation en grandes séries économique,par moulage.Enfin, à partir d'un certain diamètre da rotor 1, permettant la multiplication des pôles rotoriques(avec multiplication correspondante du nombre des lamelles du commutateur) et des pôles statoriques, le rendement obtenu devient particulièrement intéressant. Sur la figure 7, où les mêmes repères désignent les éléments correspondant à ceux précédemment décrits, est représentée une autre forme de réalisation, conçue exactement suivant les mêmes principes mais possédant un rotor 1 divise en trois rotors élémentaires 73, 74 et -75 Chaque rotor élémentaire comporte deux régions avec des encoches, respectivement 76,-77 et 78, qui reçoivent des conducteurs électriques,et deux régions diamétralement opposées,dé- pourvues d'encoches et forment des pôles " Nord " et Sud ",avec une disposition alternée de ces pales en direction axiale,coeme le montre le dessin.La longueur du rotor élémentaire central 74 est égale au double de la longueur de chacun des rotors élémentaires extrêmes 73 et 75. En correspondance avec la structure du rotor 2) le stator 3 comporte ici des masses polaires en "E s donnant en direction axiale des pales 'triples. Chaque masse polaire statorique est formée d'une semelle allongée 24, mais cette dernière reçoit trois blocs 79, 80 et 81 avec épanouissements polaires, la longueur du: bloc central 80 étant le double de celle des blocs extrêmes 79 et 81. Comme il va de soi, et comme il résulte déjà ce qui précède, l'invention ne se limite pas aux seules formes de réalisation de cette machine électrique tournante qui ont été décrites ci-dessus, à titre d'exemples;elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes conçues sur le même principe, en particulier quel que soit le nombre des pôles au rotor et au stator, et quelle que soit la division du rotor en deux ou plusieurs rotors élémentai res. -REVENDICATIONS~ 1.- Machine électrique tournante à courant continu ou à courant alternatif redressé,comprenant un rotor (1) dont les pales, en nombre pair,-ont des polarités in- variables, alternativement " Nord n et " Sud, et un stator (33 dont les pales(I à VI), en nombre supérieur à ceux du rotor (1), sont magnétisés par des bobines (29 à 34) toutes connectées entre elles et alimentées par un dispositif de commutation (35) formé,d'une part, par un ensemble de lamelles conductrices (38,39) alternativement positives et négatives,en même nombre total que les pôles rotoriques, séparées et isolées électriquement les unes des autres par des lamelles neutres (41) et portées par l'arbre (2) du rotor (1),ces lamelles conductrices (38,39) étant reliées électriquement à des bagues collectrices (36,37) portées également par l'arbre (2) du rotor (1), et d'autre part, par un ensemble de balais (44,45,46) coopérant avec les lamelles (38,39,41) précitées et reliés électriquement aux points de connexion (54,55,56) entre les bobines (29 à 34) du stator (3),de préférence par l'intermédiaire de résistances (51,52,53), le rotor (1) étant du type bobiné,avec ses bobines magnétisantes alimentées,comme les lamelles conductrices du dispositif de commutation (35), à partir de bagues collectrices (19,20) portées par l'arbre (2), et de préférence alimentées elles-me- mes par l'intermédiaire d'un rhéostat (23), caractérisée en ce que le rotor (1) est cylindrique et possède à sa périphérie des encoches (13,14) réparties en groupes correspondant au nombre de pôles d9 rotor (1) et séparés par des régions (15,16) sans encoches, lesdites encoches (13,14) recevant les enroulements (17) de bobines reliées aux bagues collectrices (19,20) portée-s par l'arbre (2), et en ce que,au stator (3), des diodes (61 à 66) montées en pont de Graetz sont intercalées,en dérivation du dispositif de commutation (35),entre les bornes d'alimentation ou de sortie en courant continu ou redressé de la machine, et les points de connexion (54,55,56) entre-les bobines (29 à 34) du stator (3). 2.- Machine électrique tournante selon la revendication î,caractérisée en ce que son rotor (1) est formé de deux ou plusieurs rotors élémentaires cylindriques (10,11;73,74,75) calés sur le même arbre (2),e,t isolés magnétiquement les uns des autres, chaque p81e "Nord d'un rotor élémentaire étant situé en regard d'un pôle t' Sud " du rotor élémentaire voisin, et vice-versa,et en ce que la disposition des masses polaires du stator (3) correspond, en direction axiale, avec la division du rotor (1) en deux ou plusieurs rotors élémentaires. 3. - Machine électrique tournante selon la revendication 2, caractérisée en ce que son rotor (1) est formé de deux rotors élémentaires (10,11) identiques en dimensions, mais de polarités alternées, tandis que le stator (3) comporte des masses polaires (24,25,26) en "U " donnant, en direction axiale, des pales doubles. 4.- Machine électrique tournante selon la revendication 2,caractérisée en ce que son rotor (~i) est formé de trois rotors élémentaires (73,74,75),tandis que le stator (3) comporte 'des masses polaires (24, 79,80, 81) en"E " donnant, en direction axiale, des pales triples. 5.-~Machine électrique tournante selon la revendication 4,caractérisée en ce que le rotor élémentaire central (74) possède une longueur double de celle de chacun des deux rotors élémentaires extrêmes (73,75). 6.- Machine électrique tournante-selon l'une quelconque des revendications 1 à 5,caractérisée en ce que, dans le cas d'un rotor (1) bipolaire,les deux régions (15,16) sans encoches occupent chacune un angle de l'ordre de 200,tandis que les deux groupes d'encoches (13,14) s'étendent chacun sur un angle ( o( )d'environ 1600. 7b Machine électrique tournante selon l'une quelconque des revendications 1 à 6,caractérisée en ce que les masses polaires du stator (3) ne sont pas reliées entre elles magnétiquement, dans le sens de la périphérie du stator, mais sont séparées les unes des autres,et fixées individuellement, par exemple par boulonnage, à- l'intérieur d'une carcasse (4) isolante,notamment en matière plastique dure moulée. 8.~ Tachine électrique tournante selon la revendication 7,caractérisée en ce que chaque masse polaire statorique comporte une semelle allongée (24),s'étendant suivant la direction de l'arbre (2), sur laquelle sont montés des blocs (25,26; 79,80,81) avec épanouissements polaires situés en regard des rotors élémentaires (10,11; 73,74,75), les pièces constitutives des masses polaires étant réalisées notamment en ferrite moulée. 9.- Machine électrique tournante selon l'une quelconque des revendications 1 à 8,caractérisée en ce que la valeur ohmique de chaque résistance (51,52,53),reliant un point de connexion (54,55,56) entre les bobines (29 â 34) du stator (3) et un balai (44,45,46) du dispositif de commutation (35), est le double due la résistance intérieure des diodes (61 à 66) montées en pont de Graetz. 10.- Machine électrique tournante selon l'une quelconque des revendications 1 à 9,caractérisée en ce que chaque balai (44,45,46) du dispositif de commutation(35) alimente- en parallèle les bobines statoriques (29 à 34) montées sur des masses polaires diamétralement opposées, mais en circuit "croisé " de manière àce que la polarité de deux masses polaires diamétralement opposées soit Nord " pour l'une et " Sud" pour l'autre, et en ce que les pôles (I à VI) sont répartis en deux groupes en même nombre, qui alternent les uns avec les autres, deux pales diamétralement opposés (I,IV; II,V ; ;III ,VI) appartenant toujours à deux groupes-distincts, et dans chaque groupe le point de connexion (54,55,56) d'une entrée de bobine statorique (29 à 34),avec le conducteur reliant cette bobine à un balai (44545,46) du dispositif de commutation (35),coincidant avec le point de sortie de la bobine statorique précédente,de sorte que les bobines (29 à 34) forment une couronne. 11. Machine électrique tournante selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisée en ce que chaque balai (44,45,46) du dispositif de commuta- tiox (35) alimente en parallèle les bobines statorîques (29 à 34) montées sur des masses polaires diamétralement opposées,mais en circuit " croisé " de manière à ce que la polarité de deux masses polaires diamétralement opposées soit"Nord " pour l'une et " Sud i pour l'autre, et en ce que deux bobines en parallèle montées sur des masses polaires diamétralement opposées,dont les entrées sont réunies en un même point de connexion (54,55,56) relié à un balai (44,45,46) du dispositif de commutation (35) et aux diodes (61 à 66) montées en pont de Graetz, ont leurs sorties connectées sur un conducteur 'commun circulaire (60). 12.- Machine électrique tournante selon la revendication 3 ou 4 et la revendication 10 ou 1î,caractéri- sée en ce que chaque diode (61 à 66) du pont de Graetz est redresseuse d'un courant double de l'intensité admise dans deux bobines statoriques (29 à 34) reliées en série- d'une masse polaire Ctatorique en " E" ou en "U", la tension inverse de chaque diade (61 à 66) étant de préférence au moins environ cinq fois plus importante que la tension maximale admise aux bornes de-la ma chine. 13.~Machine électrique tournante selon lune quel- conque des revendications 1 à 12, caractérisée en ce qu'elle comprend, sur son circuit d'alimentation en courant continu ou redressé, un interrupteurinverseur avec des premiers contacts associés à un condensateur (72) et aptes à inverser le sens d'alimentation des enroulements (17) du rotor (1), et avec d'autres contacts aptes à interrompre l'alimentation des bobines (29 à 34) du stator (3),pendant l'inversion opérée au moyen des deux premiers contacts, mais sans inverser les polarités du stator (3).