La présente invention se rapporte à des di spô sitifVs 'àr.action brusque dans lesquels une mince feuille de matière à caractéristique élastique est soumise à une contrainte de fa.çon à former un ou plusieurs segments coniques bistables. L'invention concerne égale-5 ment \in nouveau dispositif de, commutation électrique et des relais qui comprennent de tels dispositifs à action brusque» Les dispositifs à action brusque formés de feuilles minces de matière à caractéristiques élastiques sont déjà largement utilisés dans divers types d'appareils. Par exemple, on utilise déjà actuel 10 lement un grand nombre de formes différentes de lames à action brusque dans divers types d'appareils de fermeture et d'ouverture de contacts. Toutefois, à la: connaissance de la Demanderesse, aucu ne de ces lames n'est entièrement satisfaisante dans son utilisation dans les dispositifs qui doivent être fabriqués en série et 15 dans lesquels on exige des qualités telles qu'un frottement, effica ce des contacts, de fortes pressions de contact, le minimum de rebondissement des contacts et.de hautes vitesses de fonctionnement. Les difficultés auxquelles on se heurtait jusqu'à présent peuvent être imputées au fait que, dans la technique antérieurer les tech-20 niciens qui ont travaillé dans ce domaine ne.se sont pas -rendu compte totalement des propriétés de structure des très fines fëuil les de matière élastique et n'ont pas su réaliser des ensembles dans lesquels ces propriétés sont utilisées avec le plus- grand avantagé. 25■ Dans la plupart des solutions proposées dans la technique an térieure,- dans lesquelles on utilise des matières élastiques en feuilles minces pour obtenir les actions brusques désirées, les en sembles dans lesquels ces éléments sont utilisés ne sont pas agencés de façon à soumettre les éléments à des contraintes appropriée 30 Un résultat est que les éléments généralement utilisés dans les dispositifs industriels de ce type sont relativement épais et ont une masse importante qui donne lieu à une*résistance au retour de ces éléments à l'état plan pendant l'utilisation. Toutefois, la na ture des très minces feuilles de matière est telle qu'il est impos 35 sible de produire des déformations permanentes réglées avec précision et de façon reproductible dans des fabrications en série. Même dans les quelques cas où les structures de la technique antérieure comprenaient des agencements capables de'soumettre des métaux en feuilles à des contraintes élastiques de façon à leur ko donner les configurations tri-dimensionnelles nécessaires pour la bad original 69 09444 2. 2005123 formation de dispositifs à action, brusque, il.était difficile de déterminer les forces de contrainte critique^ parce.qu'on comptait habituellement sur un élément- élastique extérieur à la matière en feuille pour fournir les forces de contraintes. Dans ces cas, il 5 est presque impossible d'obtenir une régularité de production dans la fabrication en série» ,. . . Un but de l'invention est donc de réaliser un dispositif à action brusque qui puisse être fabriqué de façon reproductible et dans lequel les éléments ou parties à action brusque soient légers, 10 capables de transmettre des forces importantes et susceptibles de fléchir dans des formes définies. Un autre but de l'invention est de réaliser un dispositif à action brusque dans lequel les mouvements brusques désirés s'exécutent dans une matière en feuille mince à caractéristique, élastique, 15 déformée élastiquement par rapport à son état plan normal ou naturel et dans lequel le caractère des déformations élastiques qui sont imprimées à la feuille est déterminé par des caractéristiques de forme bidimensionnelle au lieu d'être déterminé par des déformations permanentes.tridimensionnelles. 20 Un but plus particulier de la présente invention consiste à réaliser un élément qui comprend plusieurs segments bistables en matière mince à caractéristique élastique et auxquels on a, donné une forme conique. - . D'autres buts de la présente invention consistent à réaliser 25 des relais et autres appareils d'interruption ou de commutation é-lectrique perfectionnés qui puissent être fabriqués économiquement en série et qui aient pour effet de donner des forces de contact importantes, des séquences de manoeuvre de contact rapides et des effets efficaces de frottement des contacts pour le nettoyage des 30 surfaces des contacts. D'autres buts de l'invention, qui sont en particulier applicables aux relais, consistent à améliorer l'efficacité du flux-magnétique et de réduire le caractère critique des dimensions en utilisant un nouvel ensemble à action brusque. 35 Suivant l'invention, l'effet d'action brusque désiré est four ni par ion mince segment élastique d'une matière en feuille dont les parties extrêmes, espacées longitudinalement se déplacent l'une par rapport à l'autre. Ce segment est déformé élastiquement de façon à prendre une .première configuration tridimensionnelle, dans laquelle ko sa face avant est convexe dans le sens transversal, ou une deuxième 69 09444' 3- 2005123 configuration tridimensionnelle dans laquelle sa' face avant est concave dans le sens transversal. La forme du segment dans l'une ou l'autre de ces configurations tridimensionnelles es't telle" que chacune de ces sections transversales successives, que ï'oïT rencontre 5 en progressant longitudinalement à partir d'une extrémité soit plus résistante au flambage transversal que la section transversale précédente. De ce fait, lorsqu'on déplace les parties extrêmes du segment l'une par rapport à l'autre, une onde de flambage progresse longitudinalement le long du segment en direction de sà section 10 transversale la plus rigide qui, comme on l'a indiqué, se trouve à une extrémité du segment. Lorsque'l'onde de flambage atteint 1'extrémité du segment, ce segment bascule par franchissement de son point mort dans sa configuration tridimensionnelle de courbure inverse . 15 Dans une forme de réalisation, un élément de forme générale elliptique, d'une matière en feuille' élastique mince, plane à son état naturel ou normal, est percé d'une ouverture centrale qui présente des bords terminaux arrondis, et un élément central rigide d'une longueur supérieure à la longueur de l'ouverture de cette ma— 20 tière' en feuille est placé dans ladite ouverture de façon à porter contre les bords extrêmes arrondis de l'ouverture et' obliger la matière en feuille à prendre une configuration non plane. Les extrémités de l'élément central rigide sont arrondies avec une forme convexe, et"avec des rayons de courbure inférieurs aux rayons natu-25 rels de courbure des bords extrêmes arrondis de l'ouverture." Toutefois, lorsque les éléments sont assemblés, les bords arrondis de l'ouverture sont déformés élastiquement d'une façon qui raccourcit leur rayon de courbure, ce qui leur fait prendre une forme conforme à celle des extrémités de l'élément central. En même temps que les 30 rayons de courbure des bords extrêmes arrondis de l'ouverture se raccourcissent, les segments adjacents de la feuille ou plaquette élastique qui font saillie vers l'extérieur se gauchissent élastiquement pour prendre une configuration conique qui forme un angle avec le plan initial de la matière. 35 Les segments de la plaquette de matière à caractéristique é- lastique mince qui font saillie vers l'extérieur en partant des extrémités de l'élément central sont instables en position lorsqu'on les met à force dans le plan de l'ouverture centrale de cette feuxl le. Toutefois, chaque segment devient très stable lorsqu'on lui per met de prendre une configuration conique située sur l'un ou l'autre 69 09444 h. 2005123 côté du plan de l'ouverture de la plaquette, la surface convexe du segment éteint alors dirigée vers le plan de l'ouverture. Par conséquent, chaque segment devient un élément bistable que l'on peut faire basculer dans un sens ou dans l'autre entre ses deux posi-5 tions stables. Les formes coniques des segments bistables augmentent fortement la capacité de ces segments à transmettre les forces. A cet égard, il convient peut-être de souligner que la matière en feuille elle-même est de préférence très mince afin de réduire au minimum 10 les masses des segments bistables et de réduire ainsi leurs caractéristiques d'inertie. Un élément plat d'une telle matière serait très flexible et aurait une faible capacité de transmission des forces S'il était soumis à une contrainte de poutre encastrée. Une lamelle plane s'incurverait tellement facilement, en réponse à une 15 force exercée perpendiculairement à sa surface, qu'elle serait relativement inefficace en qualité de moyen de transmission de cette force à un point éloigné. Cette difficulté est éliminée dans la présente invention par le fait que la forme conique donnée aux éléments de matière en feuille mince à caractéristique élastique ac-20 croit fortement la rigidité de la matière. Toutefois, il va de soi que la rigidité d'un tel élément bistable n'est pas uniforme sur la longueur de cet élément. Dans toute section transversale donnée, la résistance au flambage est fonction de la largeur, de l'épaisseur et du rayon de courbure de la 25 partie particulière considérée du segment. Dans cette forme de réalisation, le paramètre "épaisseur" reste constant, mais les paramètres "largeur" et "rayon de courbure" varient d'une section transversale à la suivante. Du fait de la configuration conique donnée au segment, le rayon de courbure est plus petit le long de la limite 30 interne du segment qui est la plus rapprochée de l'élément central rigide de sorte que l'effet de raidissement de la courbure est maximum en ce point. En raison du contour elliptique de la feuille, le paramètre "largeur" est également porté à son maximum à l'extrémité interne de chacun des segments bistables. Chaque segment tranj 35 versai du segment présente donc un module de flambage transversal plus faible que celui de la section transversale adjacente qui se trouve sur le côté intérieur de la section considérée. Une autre caractéristique importante de l'ensemble consiste en ce qu'il constitue une configuration auto-équilibrée. Les zones 40 de contact de portée entre les bords de l'ouverture de la plaquett« 69 09444 5. 2005123 de matière élastique et l'élément central rigide sont agencées de telle sorte que la somme algébrique des forces de portée soit nulle. C'est-à-dire que les forces de portée exercées sur l'élément central par un premier élément bistable, sont opposées aux forces 5 de portée exercées sur l'élément central par la matière en feuille et équilibrées par ces autres forces. Les caractéristiques de foraine symétrique de l'ensemble permettent également d'atteindre un bon équilibrage de l'ensemble considéré globalement, équilibrage qui présente une certaine importance dans les cas où l'ensemble 10 est destiné à subir de grandes accélérations. Lorsqu'on utilise de tels éléments bistables dans un appareil de commutation ou interruption électrique, line première extrémité de chaque segment bistable est connectée à un organe de manoeuvre et une extrémité opposée est libre et s'étend dans l'espace com-15 pris entre deux surfaces de réaction opposées. L'organe de manoouvre peut se déplacer dans une direction qui comprend une - composante orientée dans la même direction que l'écartement entre les deux surfaces de réaction opposées. Avec cet agencement, le déplacement de l'organe de manoeuvre 20 en direction du niveau de la surface de réaction contre laquelle la lame exerce une pression a tout d'abord pour effet d'accroître la pression de la lâme sur la surface de réaction. Ensuite, lorsque le mouvement de l'organe de manoeuvre se poursuit, on atteint un point où la lame bascule brusquement en franchissant son point mort très 25 instable et entre rapidement en contact avec la surface de réaction opposée. L'une ou chacune des deux surfaces de réaction opposées peut revêtir la forme de contacts électriques et l'une ou chacune des faces de la lame peut constituer ou porter un ou plusieurs contacts électriques. Les effets de pression de la lame contre la s'ur-30 face de réaction ont donc des effets électriques correspondants. Pendant les séquences d'interruption du contact, par exemple, la pression des contacts reste maintenue et même augmentée jusqu'au moment où la lame bascule. Le résultat est qu'il ne se produira pas d'accroissement de la résistance des contacts pendant les séquences. 35 L'échauffement des contacts, est donc réduit au minimum et ceci empêche à son tour la dégradation des contacts. La lame est également agencée pour frotter le long des surfaces de contact pendant certaines parties des séquences de la manoeuvre. Etant donné que ces mouvements de frottement se produisent UO pendant qu'il s'exerce de notables pressions sur les contacts, on 69 09444 6. 2 0 05123 obtient un effet de nettoyage qui réduit encore davantage la dégradation des contacts. Une forme de réalisation particulièrement bien appropriée pour les relais miniaturisés est celle qui comprend une armature de for— 5 me allongée à laquelle est imprimée une aimantation permanente dans le sens de sa longueur et un élément basculeur à action brusque en matière élastique mince percé d'une ouverture centrale et qui entoure ladite armature. Dans les positions assemblées de ces éléments, l'élément à action brusque est soumis à des contraintes é— 10 lastiques qui lui impriment des formes telles que ses parties extrêmes qui font saillie au-delà de 1*extrémité de l'armature, prennent une forme conique située en dehors du plan de l'armature. Les parties extrêmes de l'élément basculeur auquel on imprime élastiquement une forme conique sont bistables. Chacune de ces parties 15 peut prendre des configurations coniques en saillie, soit au-dessus soit au-dessous du plan de l'armature. Des surfaces de réaction fixes opposées entre elles sont placées sur les trajectoires du mouvement des parties extrêmes extérieures libres des segments du basculeur et servent à limiter l'amplitude du mouvement de.-.ces par— 20 ties. Certaines des surfaces de réaction, ou bien toutes ces surfaces, peuvent être conductrices de l'électricité et le bascuXmiXv t muni de parties superficielles conductrices destinées à coopérer .avec les surfaces de réaction conductrices. En supplément de la 25 formation des contacts mobiles, le basculeur peut également porter des composants de circuit. L'ensemble formé de l'armature et des contacts mobiles est placé entre deux pièces polaires magnétiques de forme allongée, et il est monté de façon à permettre à l'armature de décrire des mott-30 vements de basculement autour d'un axe situé à peu près à mi—chemin entre les extrémités de l'armature et à mi^ohemin entre les pièces polaires. L'amplitude du mouvement de basculement qui est permise est toutefois limitée par la présence des pièces polaires opposées. Dans une première position extrême de l'armature, son extrémité 35 "nord" est en contact avec l'tâke des pièces polaires, tandis que son extrémité "sud" est en contact avec l'autre pièce polaire. Dans l'autre position extrême jie l'armature, il existe les relations inverses entre ses extrémités eï les pièces polaires correspondantes. Le déplacement de l'ârmature entre ses positions extrêmes sous 40 l'influence des forces magnétiques qui sont exercées par l'intermé 69 09444 2005123 diaire des pièces polaires a pour effet, tout d'abord d'augmenter les forces de portée entre les parties extrêmes extérieures des segments du basculeur et les surfaces de réaction, puis de faire basculer brusquement les segments du basculeur dans les positions stables opposées. Cette construction présente de nombreux avantages pratiques. Par exemple, l'utilisation du flux est portée à la valeur optimale par le nouvel agencement de l'armature par rapport aux pièces polaires et les actions brusques qui sont obtenues dans les segments extrêmes du basculeur en réponse aux mouvements de l'armature assurent l'efficacité des opérations de fermeture et d'ouverture des contacts. Une caractéristique tout aussi importante de la construction est qu'elle peut être fabriquée en série, de façon reproductible. Le basculeur est formé dans une matière en feuille mince qui présente des propriétés de structure très uniformes et les limites extérieures de l'élément peuvent être établies avec précision par l'utilisation de techniques de traitement photo-chimique analogues à celles qui sont employées pour les opérations d'usinage chimique et pour la production des éléments de circuit imprimé. En outre, l'ensemble de la construction ne présente qu'un très petit nombre de relations dimensionnelles critiques, de sorte qu'en général il n'est pas nécessaire de respecter des tolérances étroites dans la fabrication des éléments ni dans l'assemblage de ces éléments. D'autres avantages de l'invention apparaîtront au cours de la description qui va suivre. Au dessin annexé, donné uniquement à titre d'exemple : - la Fig. 1 est une vue en plan d'une forme très simple d'un dispositif à action brusque qui met en oeuvre certains principes de la présente invention; - la Pig. 2 est une vue en coupe longitudinale prise suivant la ligne 2-2 de la Fig. 1 ; - les Fig. 3» 4 et 5 sont des vues en coupe transversale de l'élément élastique mince du dispositif de la Fig. 1, les vues é-tant prises respectivement suivant les lignes 3-3, 4-4 et 5-5 de la Fig. 1 ; - la Fig. 6 est une série de diagrammes qui représentent l'action d'un élément élastique mince de la Fig. 1 lorsqu'on déplace ses extrémités en sens opposé; - la Fig. 7 est une vue en plan d'un élément de feuille plane 69 09444 8. 2005123 mince à caractéristique élastique, qui est adapté pour être utilisé dans une autre forme de réalisation de l'invention; - la Fig„ 8 est une vue en plan dont une partie est supposée arrachée pour montrer les caractéristiques intérieures d'un élé— 5 ment central approprié pour être utilisé avec l'élément plat de la Fig. 7; - la Fig. 9 est une vue en élévation de côté qui montre les éléments des Fig. 7 et 8 en position assemblée, cette vue montrant les deux segments de l'élément élastique qui prennent élastiquement 10 une forme conique et qui sont dirigés vers le bas par rapport à la pièce centrale; - la Fig. 10 est une vue en élévation de côté analogue et montrant l'un des segments extrêmes de l'élément élastique qui ont pris élastiquement une forme conique dans une position inverse; 15 - la Fig. 11 est un schéma dans lequel la pièce centrale a été remplacée par deux flèches représentant des forces opposées entre elles et dans lequel l'élément élastique mince est représenté en coupe longitudinale dans l'état qui est représenté sur la Fig. 10; 20 - la Fig. 12 comprend deux schémas analogues a et b qui mon trent différents états stables de l'élément élastique des Fig. 9 et 10, et la Fig. 12_a présente également des flèches représentant les forces et qui indiquent les positions et les directions des forces qui sont nécessaires pour faire basculer les segments extrê— 25 mes coniques de l'élément élastique, des positions représentées sur le schéma a aux positions représentées sur le schéma b; - la Fig. 13 est line vue en plan d'une autre forme de réalisation de l'invention dans laquelle l'élément central est d'un seul t enant ; 30 - la Fig. 14 est une vue en coupe longitudinale prise suivant la ligne 14-14 de la Fig. 13; - la Fig. 15 est une vue en plan analogue à la Fig. 7 mais montrant une autre configuration appropriée pour l'élément élastique mince ; 35 - la Fig. 16 est une vue schématique en élévation montrant en trait continu une vue de côté de l'élément de la Fig. 15 dans la forme qu'il prend lorsqu'un élément central approprié lui est associé suivant la présente invention, et, en trait interrompu les positions qui devraient être prises par certaines parties de l'élé- 40 ment si l'on tentait d'obliger les segments extrêmes à prendre des 69 09444 9. 2005123 formes coniques dirigées vers le haut par rapport à la pièce centrale; - las Fig. 17 et 18 sont des diagrammes comparatifs qui monr trent les différentes relations angulaires qui existent dans deux 5 formes de réalisation de l'invention qui ne diffèrent l'une de l'autre qu'en ce qui concerne les longueurs de leurs éléments centraux et celles des ouvertures centrales correspondantes qui sont pratiquées dans les éléments élastiques minces; - la Fig. 19 est une vue en plan d'une autre forme de réali-10 sation de l'invention dans laquelle sont formés trois segments bistables; - la Fig. 20 est une vue en plan analogue d'une autre forme de réalisation de l'invention dans laquelle sont formés quatre seg ments bistables; 15 - la Fig. 21 est une vue partielle en plan montrant, dans son état plan, la partie extrême d'une autre forme d'un élément élastique mince qui peut être, suivant l'invention, tendu par un élément central pour former deux segments coniques qui sont de forme générale comparable aux segments incurvés en cône aux deux extrémités 20 de la forme de réalisation représentée sur la Fig. 20 ; - la Fig. 22 est une vue en coupe verticale prise suivant la ligne 22-22 de la Fig. 21 ; - la Fig. 23 est une vue en coupe verticale prise suivant la ligne 23-23 de la Fig. 21; 25 - - la Fig. 2k est une vue en plan d'une autre forme de réalisa tion d'un élément élastique mince qui peut être utilisé dans la mi se en oeuvre de la présente invention, cet élément étant représenté dans son état plan; - la Fig. 25 est une vue en plan représentant l'élément de la 30 Fig. 2k dans sa configuration tridimensionnelle élastiquement déformée, cette vue montrant un élément central fixé à cet élément; - la Fig. 26 est une vue partielle en coupe longitudinale pri se suivant la ligne 26-26 de la Fig. 25; - la Fig. 27 est une vue partielle en plan montrant dans son 35 état initial plan une partie extrême d'une autre forme de réalisation de l'élément élastique mince suivant l'invention; - la Fig. 28 est une vue en coupe longitudinale d'un dispositif de commutation suivant l'invention; - la Fig. 29 est une vue en plan du dispositif de commutation ko de la Fig. 28 dans laquelle l'élément supérieur du boîtier est sup 69 09444 10. 2005123 posé enlevé pour montrer les configurations des éléments intérieurs du dispositif; - la Fig. 30 est une vue en plan d'un élément élastique utilisé dans le dispositif de commutation des Fig. 28 et 29 i cette figu— 5 re montrant cet élément dans sa configuration naturelle détendue, qu'il prend avant d'être incorporé dans le dispositif; - la Fig. 31 est une vue en coupe transversale prise suivant la ligne 31-31 de la Fig. 30 > - la Fig. 32 est une vue en coupe transversale suivant la li- 10 gne 32-32 de la Fig. 30; - la Fig. 33 est une série de diagrammes désignés par les lettres a, b et ç:, représentant les positions relatives des lamelles et des contacts fixes des dispositifs des Fig. 28 et 29 pendant une séquence d'ouverture des contacts; 15 - la Fig. 34 est une vue en coupe longitudinale d'un autre dispositif de commutation suivant 11 invention5 - la Fig. 35 est une vue en plan de la forme de réalisation de la Fig. 34, dans laquelle le couvercle ou élément supérieur du dispositif est enlevé pour montrer la configuration des éléments inté- 20 rieurs; - la Fig. 36 est une vue en coupe verticale prise suivant la ligne 36-36; - la Fig. 37 est une vue en élévation d'un petit relais mettant en oeuvre le principe de la présente invention, le boîtier 25 éteint représenté en coupe; - la Fig. 38 est une vue en coupe horizontale prise suivant la ligne 38-38 de la Fig. 37; - la Fig. 39 est une vue en plan d'un élément basculeur élastique approprié pour être utilisé dans le relais des Fig. 37 et 38} 30 - la Fig. 40 est une vue à échelle agrandie, en coupe trans versale prise suivant la ligne 40-40 de la Fig. 39? - la Fig. 41 est une vue en coupe longitudinale prise suivant la ligne 41-41 de la Fig. 42; - la Fig. 42 est une vue en élévation en bout de l'extrémité 35 de gauche du relais, une partie du boîtier étant représentée en coupe ; - la Fig. 43 est une vue en coupe transversale suivant la ligne 43-43 de la Fig. 37 5 - la Fig. 44 egt une vue en plan analogue à la Fig. 39 niais 40 représentant une autre configuration de basculeur appropriée pour 69 09444 m 2005123 être utilisée dans des relais du type représenté sur la Fig» 37» — la Fig. 45 est une vue en coupe verticale à échelle agrandie, prise suivant la ligne 45-45 de la Fig. 44. Dans la forme de réalisation des Fig. 1 et 2, le dispositif à 5 action brusque comprend un support 2 dans lequel est montée rotative une vis 4 qui traverse une ouverture filetée pratiquée dans un corps 6. La vis 4 sert de support au corps 6 et, lorsqu'on tourne cette vis 4, le corps 6 se déplace verticalement. Un élément 8, normalement plan, en matière élastique mince, 0 par exemple en tôle de métal à caractéristique élastique, est fixé par des vis 10 au support 2 et porte contre le fond d'une encoche ou gorge 12 pratiquée dans le bord avant du corps 6. Une autre vis 14 est montée dans un trou fileté du support 2 en un point situé à l'extrémité libre de l'élément 8. Lorsqu'on tourne l'élément 14 5 dans un sens, son extrémité supérieure exerce une pression de bas en haut contre la partie extrême extérieure libre de l'élément é-lastique 8. La forme de l'élément élastique 8 est importante. Dans l'état plan, détendu, de cet élément, le rayon de courbure du bord 15 qui 0 doit coopérer avec l'encoche 12 est légèrement plus grand que le rayon de courbure du fond de l'encoche et les branches 16 et 18 qui s'étendent vers l'arrière divergent radialement. Par contre, dans le fonctionnement de l'ensemble, l'élément élastique est déformé élastiquement par rapprochement des extrémités arrière des branches 5 16 et 18 d'une distance suffisante pour réduire le rayon de courbure du bord de portée de l'élément et donner à cette partie une forme conforme à la courbure du fond de l'encoche 12 de l'élément 6. Les vis 10 servent ainsi à maintenir les extrémités intérieures de l'élément 8 dans leur état déformé. Par contre, la partie extérieure 0 20 de l'élément 8 n'est pas maintenue et, en cherchant à prendre son état d'énergie minimale, elle tend à prendre la configuration tridimensionnelle incurvée en cône, qui s'écarte longitudinalement du plein de l'encoche 12 avec une inclinaison au-dessus du plan de l'encoche .(position représentée en trait interrompu sur la Fig. 2) ou 5 au-dessous (position représentée en trait plein sur la Fig. 2). Dans la position en trait plein de la Fig. 2, la face inférieure ou "a-vant" 21 du segment est concave et la face supérieure ou "arrière" 23 est convexe. La configuration incurvée en cône du segment 20 contribue fortement à sa capacité en transmission des forces lors>-0 que le segment est chargé à la manière d'une poutre. On se reporte 69 09444 12. 2005123 ra maintenant à la Fig. 2 et on supposera, qu'une force dirigée vers le bas est appliquée à l'extrémité interne du segment 2.0 incurvé en cône par 1*encoche 12 et qu'une force dirigée vers le haut est appliquée à la partie externe du segment par la vis 14. La résistance 5 du segment à fléchir sous l'influence de cette contrainte n'est aucunement comparable à la faible résistance à la flexion qui serait opposée par une lame plate de même matière et de même épaisseur (la section hachurée du segment 20 sur la Fig. 2). Au contraire, la configuration conique du segment extrême 20 rend ce segment à 10 peu près comparable à une voûte dont la rigidité globale est très supérieure à celle d'une partie isolée quelconque de cette voûte. Une autre caractéristique importante de la forme du segment extérieur 20 de l'élément 8, consiste dans la convergence des bords latéraux 22 et 2k de ce segment qui convergent vers l'extérieur. 15 Cette convergence est visible sur la Fig. 1 et elle ressort encore davantage d'une comparaison des Fig. 3» 4 et 5- Ces dernières figures constituent également une illustration graphique de la diminution progressive des rayons de courbure des sections transversales successives de la partie conique 20 lorsqu'on progresse vers 20 l'intérieur en partant de l'extrémité extérieure. Le rayon de courbure r3 de la section externe est plus grand que le rayon de courbure r4 de la section proche du milieu et ce rayon vk est plus grand que le rayon de courbure r5 de la section de l'extrémité interne. 25- Les diagrammes de la Fig. 6 représentent la façon dont le seg ment mince élastique conique 20 du dispositif fléchit lorsqu'il se produit un déplacement relatif entre ses extrémités. Les flèches 26 dirigées vers le bas représentent sur ces diagrammes des forces dirigées vers le bas et qui sont appliquées sur l'extrémité interne 30 du segment 20 par le corps 6 et les flèches 28 dirigées vers le haut indiquent des forces dirigées vers le haut et qui sont appliquées à l'extrémité interne du segment 20 par la vis 14. Ainsi qu'il est évident, ces forces peuvent être engendrées par la rotation de la vis 14 et/ou de la vis 4. 35 Le diagramme a de la Fig. 6 montre la forme prise par le seg ment élastique 20 après qu'un certain fléchissement s'est produit en réponse au fléchissement relatif de l'extrémité interne et de l'extrémité externe. La nature de ce fléchissement est importante. Bien que la configuration angulaire, incurvée en cônn, de la partie kO extrême interne ou de droite 30 du segment 20 reste conservée, la 69 09444 13. 2005123 partie externe ou partie de pointe gauche 32 du segment a été incapable de conserver sa forme initiale sous les contraintes imposées au segment et elle a subi un flambage qui lui a donné une forme transversale aplatie..Dans son état, aplati transversalement, la 5 partie extrême de gauche 32 a une plus faible rigidité et, comme indiqué par le diagramme, elle fléchit légèrement dans le sens longitudinal. La suite du déplacement relatif entre les extrémités du segment 20 fait prendre à ce segment une configuration telle que celle 10 représentée par le diagramme b de la Fig. 6. Dans ce diagramme, on observera que la partie extrême externe 32 qui a flambé transversalement présente un accroissement de longueur aux dépens de la partie extrême interne 30 qui conserve sa forme. Il résulte de la progression du mouvement relatif des extrémités du segment un résultat 15 analogue, comme indiqué par le diagramme t:. En effet, le flambage transversal progresse comme une onde, en direction de l'extrémité interne du segment. Pour décrire la caractéristique du segment 20 incurvé en cône qui permet à la flexion de ce segment de progresser sous la forme 20 d'une onde commandée, il sera avantageux de se référer au module de flambage transversal des diverses sections transversales. Dans le présent mémoire, on entendra par "module de flambage transversal" d'une section transversale, la résistance de cette section dans sa forme courbe, au flambage élastique qui tendrait à la rame-25 ner de sa forme courbe à une forme rectiligne. Cette résistance est fonction de la largeur et de la courbure de la section, en ce sens qu'une réduction de la largeur ou un accroissement du rayon de courbure de la section tendrait à réduire son module de flambage transversal. 30 Le segment 20 est caractérisé par des modules de flambage transversal qui diminuent progressivement vers l'extérieur en partant de l'extrémité qui est en contact avec le corps 6. C'est-à-di-re que le module de flambage transversal des sections transversales successives, diminue avec une allure monotone, de la racine ou ex-35 trémité interne du segment conique, vers l'extérieur. Bien que la vitesse de variation du module ne doive pas nécessairement être u-nifonne sur toute la longueur du segment 20, elle doit être suffisamment grande en tous les points pour assurer la conservation d'un sens de variation en dépit des modifications minimes de la forme ko dans les zones qui sont immédiatement en avant du front d'onde de 69 09444 14. 2005123 flambâge. Il est également intéressant de remarquer que la courbe force-flexion pour le segment 20 n'est pas linéaire. Cette non linéarité des caractéristiques élastiques du segment signifie que le segment 5 ne résonne pas. Le dispositif sera donc propre à être utilisé là où des vibrations pourraient poser de graves problèmes. Si l'on se reporte de nouveau à la Pig. 6, on voit que le déplacement relatif entre les extrémités du segment 20, en partant des positions représentées sur le diagramme c^, fera progresser 1' — 10 onde de flambage, vers l'extrémité interne ou la racine du segment 20. A cet instant, le segment n'aura aucune capacité de conserver son orientation dirigée vers le bas et il basculera rapidement dans sa position incurvée en cône vers le baut, représentée en trait interrompu à la Pig. 2, par franchissement de son point mort. 15 Le segment 20 peut être ramené manuellement à sa position re présentée en trait plein sur la Fig. 2 après avoir procédé à des modifications appropriées des positions relatives de la vis 14 et du corps 6, pour ramener ces éléments aux positions représentées sur le dessin. 20 Naturellement, la forme de réalisation des Fig. 1 à 6 ne cons titue qu'un exemple de nombreux dispositifs à action brusque qui peuvent être construits de façon à produire les dessins de flexion commandée qui ont été décrits en détails plus haut. D'autres formes de réalisation, qui mettent en oeuvre d'autres caractéristiques 25 avantageuses, sont représentées dans les autres vues du dessin. Sur la Fig. 7» l'élément élastique mince 34 est une plaquette ou feuille normalement plane, qui présente une surface avant 35 et une surface arrière 35a et qui est percée d'une ouverture centrale 36 dont les bords ou zones marginales extrêmes 38 et 40 sont arron-30 dis suivant une forme concave. Pour faciliter l'explication des principes de la présente invention, les courbes représentées sur la Fig. 7 sont des arcs de cercle de rayons égaux, l'un de ces rayons étant représenté en r1 sur cette vue. La plaquette 34 comprend des parties ou segments extrêmes 42 et 44 qui font saillie longitudina-35 lement vers l'extérieur à partir des bords arrondis 38 et 40 de l'ouverture centrale 36, et des languettes latérales longitudinales 46 et 48 qui relient entre eux les segments extrêmes 42 et 44. La Fig. 8 représente un élément central 50 adapté pour être monté dans l'ouverture centrale 36 de l'élément élastique mince 35 40 représenté sur la Fig. 7«Cet élément central particulier 50 est 69 09444 15- 2005123 relativement complexe; néanmoins, l'explication de cette forme de réalisation servira à rendre plus claire la représentation des relations de forces entre l'élément central et l'élément élastique mince qui sont également présentés dans les formes plus simples de 5 réalisation de l'invention qui seront décrites plus bas. L'élément central 50 comprend un élément d'extrémité 52 qui est creusé de trous 54 dans sa face interne et un élément d'extrémité 56 portant des tiges de guidage 58 en saillie sur sa face externe et qui sont engagées dans les trous 54. Des ressorts de com-10 pression 60 entourent les tiges 58 et tendent à écarter les éléments extrêmes 52 et 56 l'un de l'autre. Les bords extérieurs 62 et 64 des éléments d'extrémités 52 et 56 sont arrondis avec une forme convexe- Dans la forme représentée, ces courbes sont des arcs de cercle de rayons égaux r2 et ces rayons sont plus petits 15 que le rayon de courbure r1 des zones incurvées 38 et 40 correspondantes du bord de l'ouverture centrale 36 de l'élément élastique mince 34. La longueur de l'élément central 50 dans l'état d'extension qui est représenté sur la Fig. 8 est plus grande que la longueur 20 de l'ouverture 36 de l'élément 34. Toutefois, l'élément central 50 peut être resserré sur lui-même à 1'encontre de l'action du ressort 60, de façon à pouvoir être inséré dans l'ouverture 36. Lorsqu'on relâche les forces de resserrement exercées sur l'élément 50» les ressorts 60 pressent les parties extrêmes convexes 62 et 64 25 de cet élément pour les faire porter sur les bords concaves 38 et 40 de l'ouverture 36. • Ces forces de portée doivent être suffisamment grandes pour déformer la plaquette élastique 34 et faire prendre aux bords concaves 38 et 40 de l'ouverture 36 une forme conforme à la courbure 30 des extrémités 62 et 64 de l'élément central 50. Le raccourcissement des rayons de courbure des bords extrêmes 38 et 40 de l'ouverture centrale 36 est accompagné par un bombage en cône des segments extrêmes adjacents 42 et 44 de l'élément élastique 34, qui écarte ces segments du plan de l'ouverture 36. Les deux segments extrêmes 35 42 et 44 peuvent s'incurver en cône vers le bas en s'écartant de l'élément central 50 comme indiqué sur la Fig. 95 ou bien ils peuvent s'incurver en cône en s'écartant de l'élément 50 dans les deux sens opposés, comme indiqué sur les Fig. 10 et 11. Toutefois, chacun des segments extrêmes 42 et 44 de la pla-40 quette 34 soumise à une contrainte élastique, est très instable 69 09444 2005123 lorsqu'il est forcé de prendre l'état plat dans le plan de l'ouverture centrale 36. C'est-à-dire que les forces de portée exercées entre les bords de l'ouverture 36 et l'élément central 50 établissent dans la matière de la plaquette 34 des réseaux de contraintes 5 qui ne peuvent être relâchées ou réduites que lorsqu'on laisse prendre aux segments extrêmes 42 et 44 une configuration incurvée en cône et chaque segment extrême cherche à prendre une configuration incurvée en cône qui s'étend, soit au-dessus, soit au-dessous du plan de l'ouverture. Dans l'une ou l'autre de ces positions, des 10 réseaux de contraintes sont équilibrés et les segments extrêmes sont stables en position. Cette bistabilité des segments extrêmes 42 et 44 donne à l'ensemble de la plaquette 34 initialement plane et de son élément central 50 sa capacité de se comporter comme un élément à action brus-15 que. A cet égard, il sera utile de se reporter brièvement aux diagrammes désignés par a et b sur la Fig. 12. Dans ces diagrammes, on a omis de représenter l'élément central 50 pour la clarté de la représentation, mais les forces de portée des parties extrêmes de cet élément central qui s'exercent sur les zones d'extrémités courbes 20 du bord de l'ouverture centrale de la plaquette 3 4 ont été indiquées par les flèches blanches 50a et 50b. Dans le diagramme a de la Fig. 12, on a représenté une position stable de l'élément dans laquelle les deux segments d'extrémités 42 et 44 sont incurvés en cône vers le bas en s'écartant de 1'-25 verture centrale 36 de la plaquette 34. Par contre, cet élément peut être refoulé de sa position stable par le déplacement vertical de la partie interne et de la partie externe des segments coniques 42 et 44 l'une par rapport à l'autre. Par exemple, sur la Fig. 12a, les flèches noires 66 qui sont dirigées vers le haut sont pointées 30 vers les parties extrêmes extérieures libres des segments coniques 42 et 44 pour montrer que ces extrémités extérieures libres sont empêchées de se déplacer vers le bas et les flèches noires dirigées vers le bas sont pointées vers les parties internes dès segments coniques 42 et 44 pour indiquer que ces segments se déplacent vers 35 le bas. Le déplacement initial des parties internes des segments coniques dans le sens descendant tend à aplatir les parties terminales extérieures de ces segments de la façon qui est décrite plus haut pour le segment 20 des Fig. 1 à 6. Lorsque le mouvement se poursuit, les contraintes internes qui sont développées dans chacun 40 des segments 42 et 44 continuent à croître et une onde de flambage Bad original 69 09444 17. 2005123 transversal progresse vers la racine de chaque segment. Lorsqu'on a atteint la position centrale ou le point mort instable, chacun des segments 42 et 44 bascule de bas en haut par rapport au plan de l'ouverture centrale 36 de la plaquette 34 et l'élément prend à 5 nouveau un état d'énergie minimale dans lequel les segments d'extrémités 42 et 44 de la plaquette 34 s'incurvent en cône vers le haut, comme indiqué sur le diagramme b de la Fig. 12. Bien que les diagrammes de la Fig. 12 représentent une situation dans laquelle les deux segments d'extrémités 42 et 44 de la 10 plaquette 34 sont soumis à des contraintes de façon à leur faire franchir leur position de point mort instable, il ressort de façon évidente que le réseau de contraintes particulier représenté sur la Fig. 12a ne constitue qu'un exemple. Par exemple, l'élément peut être soumis à des contraintes de façon à ne faire basculer que 15 le segment d'extrémité 44. Dans ce cas, la forme de l'élément passerait de celle représentée sur le diagramme a de la Fig. 12 à celle représentée sur la Fig* 11. Les Fig. 13 et 14 représentent une autre forme de réalisation de 1*invention dans laquelle l'élément élastique mince de la Fig. 20 7 est associé à un élément central 70 d'un seul tenant. L'élément 70 est un organe rigide comprenant des parties extrâmes renflées 72 et qui sont reliées entre elles par une partie centrale ré-trécie 76. Les extrémités des parties extrêmes renflées "JZ et 74 sont arrondies avec des rayons de courbure inférieurs au rayon de 25 courbure ri des zones extrêmes concavès 38 et 40 de l'ouverture 36 pratiquée dans la plaquette 34, et ces extrémités sont creusées de gorges ou encoches 78 et 80 destinées à recevoir les bords arrondis 38 et 40. La longueur de l'élément central 70, mesurée entre les fonds 30 des encoches 78 et 80, est suffisamment supérieure à la longueur de l'ouverture centrale 36 de la plaquette plane 34 pour qu'il soit nécessaire de déformer cette plaquette afin de placer l'élément central 70 dans l'ouverture 36. Par conséquent, il se développe des forces de portée importantes entre les extrémités arrondies 38 et 35 40 de l'ouverture 36 de la plaquette 34 et les extrémités opposées de l'élément 70» ce qui détermine un raccourcissement des rayons de courbure des bords 38 et 40 pour rendre ces rayons égaux aux rayons de courbure des extrémités convexes de l'élément central. Cette déformation imprime aux segments extrêmes 42 et 44 une forme incurvée ko en cône dans le sens qui s'écarte du plan de l'ouverture centrale 69 09444 18. 2005123 36 de la plaquette 34 et donne à chacun de ces segments une caractéristique bistable. La forme de réalisation des Fig. 13 et 14 présente un certain nombre d'avantages pratiques. A cet égard, il convient de remar-5 quer que la contrainte de la plaquette plane 34 est commandée par les foiffles qui sont données aux parties extrêmes arrondies 38 et 40 de l'ouverture centrale 36 de la plaquette 34 et par les formes données aux parties extrêmes 72 et 74 de l'élément central 70. Ces formes sont facilement reproductibles dans les opérations de fabri-10 cation en série et l'uniformité des contraintes est pratiquement garantie. En outre, la contrainte de la plaquette est produite par une charge des bords et la réponse des matières en feuilles très minces à ce type de charge est très uniforme, de sorte qu'en réglant la contrainte de la plaquette, on peut également agir de fa-15 çon précise sur les configurations que les segments extrêmes 42 et 44 prennent en cherchant à trouver leur état d'énergie minimale. La rigidité longitudinale de 1'élément central contribue également à l'énergie avec laquelle les segments extrêmes coniques 42 et 44 résistent à la déformation. Un réseau de forces qui tendrait 20 à redresser un segment extrême bon&é en cône aurait nécessairement pour effet, compte tenu du caractère rigide de l'élément central 70, à augmenter les contraintes engendrées dans la plaquette jk «t, compte tenu du caractère élastique de la matière en feuilleç ces -contraintes produisent des forces de réaction qui tendent à s'oppo-25 ser à toute nouvelle déformation. Pair- ÊÔnséqUent, les -caractéristiques d'action brusque de cet élément sont très définies et sûres. Les Pig. 15 et 16 représentent une autre forme d'un 'élément formé en tôle, élastique mince qui peut être utilisé avec un élément central tel que celui représenté en 70 sur la Fig. 13 ou celui re— 30 présenté en 50 sur la Pig. 8. Dans cette forme de réalisation, l'élément élastique mince 82 est percé d'une ouverture centrale 84 de forme allongée et il comprend des segments extrêmes 86 et 88 qui correspondent dans tous leurs aspects importants, à l'ouverture centrale 36 et aux segments extrêmes 42 et 44 de l'élément élastique 35 34 représenté sur la Fig. 7« Toutefois, les languettes latérales 90 et 92 de l'élément 82 ont reçu des caractéristiques de configuration qui peuvent contribuer fortement atix performances de l'élément dans certains cas d'application. Chacune des languettes latérales 90 et 92 est munie d'une ner-40 vure de raidissement 94 qui la rend plus résistante à la flexion. 69 09444 19. 2005123 L'utilisation de ces nervures de raidissement est particulièrement indiquée dans les cas où il est souhaitable que les segments extrêmes opposés 86 et 88 travaillent en opposition de phase entre eux, en ce sens que lorsque l'élément 86 prend une forme conique vers le 5 bas en s'écartant du plan de l'ouverture centrale 94, le segment opposé 88 s'écarte de ce plan de bas en haut. Cet agencement est représenté sur la Fig. 16 et la présence de la nervure de raidissement 94 tend à maintenir cette orientation des directions des deux segments extrêmes l'un par rapport à l'autre. 10 Toute tentative de modifier cette orientation de façon à placer le segment extrême 86 dans sa position stable incurvée vers le haut sans modification simultanée de l'autre segment extrême 88 par rapport au plan de l'ouverture centrale 84 ne serait pas suivie de résultat sauf si, comme indiqué par les lignes interrompues sur la 15 Fig. 16, les forces exercées sont suffisamment fortes pour courber les nervures de raidissement 94. Etant donné que l'application de grandes forces sur l'élément serait très anormale, on peut compter que les nervures de raidissement 94 maintiendront en pratique les deux segments extrêmes incurvés en cône 86 et 88 dans des positions 20 - en opposition de phase entre elles. Les nervures de raidissement 94 peuvent être formées dans l'élément élastique 82 par des techniques d'emboutissage classique. Bien que ces nervures soient constituées par des déformations per-de la matière de l'élément élastique 82 et que l'on peut ' ;ï 3 v , v ; " ii-r «21 aritée résultent de leur fcrroation, v-.'.î : ; as s,ont aucisaczsat critiquai g-: cas irrc'-gularitss n'affectent pas défavorablement la performance d'ensemble de l'élément. La Fig". 15 contre également une découpe 96 pratiquée dans cha-30 que bord marginal des segments d'extrémités 86 et 88. Ces découpes servent à réduire la largeur de la matière dans les parties adjacentes de l'élément 82 et, par ce moyen, à réduire la capacité de ces parties à transmettre les cor traintes qui engendrent la flexion. Dans ce sens, ces découpes 86 serrent alors à découpler les seg-35 ments extrêmes incurvés 86 et 88 des languettes marginales adjacentes 90 et 92. Toutefois, il est évident que cet effet de découplage n'est pas d'un caractère absolu, et qu'il subsiste un certain couplage mécanique. Un autre aspect de la présente invention est représenté sché-40 matiquement sur les Fig. 17 et 18. Sur ces figures, les éléments bad original 69 09444 20. 2005123 élastiques 34a et 34b sont les mêmes que l'élément élastique 34 de la Fig. 7» excepté le fait que les longueurs des languettes marginales 46 et 48 sont différentes. De même, les éléments centraux représentés schématiquement en 7Pa et 70b sont les mêmes que l'élé-5 ment central 70 représenté sur la Fig. 13» sauf qu'ils sont de longueur différente. Dans ces deux vues, l'angle ex est l'angle de basculement de l'élément central par rapport à l'horizontale et l'angle |3 est l'angle d'une partie extrême incurvée en cône de l'élément élastique par rapport à l'horizontale. 10 La somme des angles (X et ^ est l'angle dont un segment ex trême de l'élément élastique mince incurvé en cône s'écarte du plan de l'ouverture centrale pratiquée dans l'élément élastique. Cet angle de cône est naturellement fixé par la courbure relative des extrémités de l'élément central et des bords extrêmes de l'ouverture 15 centrale de l'élément élastique mince. Cet angle total ou angle de conicité est donc le même sur les Fig. 17 et 18. Toutefois, on observera que les angles et Ç3 de la Fig. 17 sont différents des angles CX et de la Fig. 18. L'angle de la Fig. 17 est plus grand que l'angle de la Fig. 18 et l'angle 20 de la Fig. 17 est plus petit que l'angle de la Fig. 18. Cette différence provient des différences de longueur des éléments centraux 70a et 70b. L'effet qu'on vient de décrire présente une importance particulière dans son application aux éléments qui travaillent de telle 25 façon que les segments extrêmes incurvés en cône de l'élément élastique soient déphasés l'un par rapport à l'autre. Dans ces modes de fonctionnement, les forces de contraintes qui ont pour effet de faire basculer les segments extrêmes de l'une à l'autre de leurs positions stables sont les plus faciles à appliquer en basculant 30 l'élément central autour d'un axe transversal et en prévoyant des surfaces de réaction fixes placées dans des positions telles qu'elles puissent coopérer avec les extrémités libres extérieures des segLiciits d'extrémité élastiques pour s'opposer à ce que ces extrémités libres passent au-delà de leurs positions stables. Ainsi qu'-35 il résultera d'une comparaison entre les Fig. 17 et 18, l'angle dont l'élément central devra être basculé, dans un tel dispositif, pour produire cet effet de basculement des segments d'extrémités peut être choisi à volonté et le résultat peut être obtenu par des modifications simples, et très faciles à déterminer, de la longueur 40 des éléments centraux et des ouvertures centrales des éléments élas 69 09444 21 . 2005123 tiques. XI convient également de remarquer que, dans les éléments du type indiqué sur la Fig. 18 et de forme très allongée, on peut obtenir au moyen des éléments suivant l'invention de grands effets d'amplification angulaire. C'est-à-dire qu'un petit mouvement angu-5 laire d'entrée de l'élément central provoque un mouvement angulaire de sortie relativement grand du segment d'extrémité de l'élément élastique. Ces effets d'amplification angulaire peuvent être mis à profit dans diverses applications. . La Fig. 19 représente une autre forme de réalisation de l'in-10 vention, dans laquelle sont formés trois segments bistables incur^ ' vés en cône. Dans cette forme de réalisation, un élément élastique mince est désigné par la référence 98 et un élément central approprié est désigné par la référence 100. L'élément élastique 98 est percé d'une ouverture centrale 102 qui présente un bord arrondi 104 15 à l'une de ses extrémités, et deux bords arrondis espacés 106 et 108 à l'extrémité opposée. L'élément central 100 présente une extrémité arrondie 110 a-yant un rayon de courbure un peu inférieur au rayon de courbure de la zone 104 du bord de l'ouverture centrale 102. A son extrémité 20 opposée, cet élément est muni de deux parties arrondies 112 et 114 ayant chacune un rayon de courbure inférieur au rayon de courbure nonnal ou naturel de la partie adjacente arrondie du bord de l'ouverture centrale 102 de l'élément 98» L'élément central 100 est é-vidé ou découpé dans les zones comprises entre les parties arron-25 dies 110 et 112 et '114, de sorte qu'il n'est en contact avec les bords de l'ouverture 102 de l'élément élastique que dans les parties arrondies de ses bords qui sont désignées par les références 104, 106 et 108. Comme dans les formes de réalisation de l'invention qui ont 30 déjà été décrites plus haut, les dimensions de l'élément central 100 sont suffisamment supérieures aux dimensions de l'ouverture centrale 102 de l'élément élastique 98 pour imposer une déformation à l'élément élastique lorsque les deux éléments sont assemblés l'un à l'autre. C'est-à-dire que le rayon de courbure de chacune des 35 parties arrondies 115» 106 et 108 du bord de l'ouverture centrale 102 de l'élément élastique 98, est raccourci pour donner à cette partie une courbure conforme à celle de la partie adjacente arrondie convexe de l'élément central 98. Cette déformation oblige à son tour les segments d'extrémité adjacents 116, 118 et 120 de 40 l'élément élastique 98 à prendre une forme incurvée en cône dans 69 09444 22. 2005123 le sens qui s'éloigne de l'élément central 100 et du plan de l'ouverture centrale 102. Le réseau de contraintes internes de l'élément élastique 98 de l'ensemble représenté sur la Fig. 19 est plus complexe que les ré-5 seaux de contraintes des éléments élastiques des ensembles décrits plus haut, mais l'homme de l'art n'aura aucune difficulté à se rendre compte des relations importantes. La Fig. 20 est une vue analogue à la Fig. 19 mais représentant une autre forme de réalisation de l'invention dans laquelle sont 10 formés quatre segments bistables incurvés en cône. Dans cette forme de réalisation, les deux extrémités de l'ensemble sont de même forme que l'extrémité de gauche de l'ensemble représenté sur la Fig. 19. Sur la Fig. 20, l'élément central est désigné par la référence 100a et l'élément élastique mince par la référence 98a. Les quatre 15 segments bistables incurvés en cône sont désignés respectivement par 118a, 118a'« 120a et 120a'. Ces références correspondent aux références utilisées pour la description de la réalisation de la Fig. 19 et on peut donc se reporter à cette description pour l'explication des caractéristiques de construction. Une caractéristique 20 commune à toutes les formes de réalisation décrites en regard des Fig. 7 à 20 consiste en ce que les bords de portée arrondis concaves de l'ouverture centrale de l'élément élastique sont espacés sur la périphérie de l'ouverture centrale de telle façon que la somme algébrique des forces de portée appliquées à l'élément central par 25 ces bords soit toujours nulle. C'est-à-dire qu'aucun support extérieur de l'élément central n'est nécessaire pour que cet élément réagisse convenablement avec les bords de l'ouverture centrale de l'élément élastique. Une autre caractéristique de l'invention est indiquée sur les Fig. 21 à 23. La Fig. 21 représente une partie de 30 gauche d'un élément élastique 98b qui est appropriée pour remplacer l'élément élastique 98 de la Fig. 19. L'élément 98b est un strati^'. fié composé d'une couche 122 de tôle mince de métal à caractéristique élastique,d'une couche 128 d'adhésif, d'une couche 126 d'une matière plastique flexible telle qu'une feuille de polyester. Bien 35 que l'élément élastique de toutes les formes de réalisation puisse éventuellement être formé d'un tel stratifié, la forme de réalisation particulière qui est décrite sur la Fig. 1 est une forme dans laquelle on met à profit des discontinuités de la couche en métal à caractéristique élastique du stratifié pour assurer des effets de ko découplage mécanique analogues à ceux qui sont décrits plus haut à 69 09444 23. 2005123 propos des découpes 96 représentées sur la Fig. 15» I Dans les zones où le couplage mécanique est indésirable, la , couche 122 de métal à caractéristique élastique peut être interrom- I pue partiellement ou totalement, et la continuité de structure né- 5 cessaire peut alors être assurée par la couche 126 de matière plastique flexible. Sur la Fig. 21, par exemple, les segments qui doivent être incurvés en cône pour présenter des configurations bistables ont une série complète de couches de stratifié mais, dans les zones comprises entre les deux segments rapprochés qui sont repré-10 sentés sur cette figure, la couche 122 de métal est entièrement interrompue et, dans les zones où les languettes marginales réunissent les segments d'extrémité , la couche de métal 122 est partiellement interrompue. Il va de soi que l'épaisseur totale de l'élément élastique 98b 15 est fortement exagérée sur la Fig. 2. Dans la plupart des applications de la présente invention, cet élément élastique sera très mince et on a constaté qu'il était approprié d'utiliser une tôle a-yant une épaisseur d'environ un dixième de millimètre ou même moins Il est en général préférable que la matière soit aussi mince qu'il 20 est possible de la réaliser en pratique, compte tenu des spécifications de charge particulières que le dispositif doit respecter. On peut réaliser des tôles présentant des propriétés de structure extrêmement régulières dans des épaisseurs de l'ordre du dixième de millimètre, et on utilisera donc une telle matière chaque fois qu'-25 il sera possible. Il e;:t ;r.:e, dans le présent aésoire, les expressions "incurvé en cCn-s" ou "conique", doivent être considérées comme uniquement desei'iptiveo et non pas ccame des définitions mathématiques Il n'est essentiel oa"s rucune des forme s de réalisation de l'in— 3o vsntion qui cr. i; év -s décrites que le ou les segments à action brusque scient d'nne configuration exactement conforme aux surfaces de cônes Batl'.énai i«ïu«.-jcnt parfaits. i.es Fig. à 26 illustrent encore ce point. Ces figures se rapportent à. une forme de réalisation de l'invention dans laquell-35 un élément élastique mince est déformé élastiquement pour former ! les segments à action brusque désirés par des opérations de pliage au lieu que ce soit en contraignant une zone margin'ale de l'élément ! à prendre une courbure conforme à celle d'un corps rigide, j L'élément élastique mince 128 représenté dans son état normal ' ko ou naturel aplati de la Fig. 2k est muni d'une ouverture centrale j » bad original 69 09444 24. 2005123 130, de lobes 132 et 134 à bords convergents qui font saillie sur son extrémité gauche, de lobes 136 et 138 à bords convergents qui font saillie sur son extrémité de droite et de languettes latérales 140 et 142. Les parties latérales des lobes 132 et 134 sont ré-5 unies à une première patte de contrainte 144 qui est adaptée pour être repliée vers le haut le long de la ligne 146 et vers le bas le long de la ligne . 148. De même, les parties latérales des lobes 136 et 138 sont réunies à une deuxième patte de contrainte 150 adaptée pour être repliée vers le bas le long de la ligne 152 et vers le 10 haut le Ion g de la ligne 154. Les emplacements et les directions des diverses lignes de plis 146, 148, 152 et 154 peuvent être déterminés par les opérations de traitement photo-chimique qui sont utilisées pour la formation de l'ébauche, par la présence d1 indentations superficielles ou formes 15 équivalentes dans les faces appropriées de la matière de la plaquette. Les lignes de plis internes 148 et 144 s'étendent en droite ligne en travers des pattes 144 et 150 dans une direction transversale tandis que les lignes de plis 146 et 152 situées dans les zones où. les pattes 144 et 150 sont réunies aïKlobes adjacents, sont 20 inclinées sur la Fig. 24 et s'étendent tout d'abord en travers d'une partie latérale dé 1'un des lobes avec une certaine inclinaison puis en travers de la partie latérale adjacente du lobe suivant avec une inclinaison de sens opposé. Pour former un dispositif à action brusque en partant de l'é— 25 bauche aplatie représentée sur la Pig. 24, on replie la matière de la plaquette sur elle-même et sur chacune des lignes 146, 148, et 152 et 154. Naturellement, les inclinaisons des lignes 146 à 152 font qu'il est impossible de replier la matière à plat sur elle-même le long de ces lignes et les lobes qui sont adjacents à ces 30 lignes doivent nécessairement prendre des configurations tridimensionnelles comme indiqué sur les Fig. 25 et 26. Les plis inverses formés sur les lignes 148 et 154 servent alors à retenir la matière pour l'empêcher de revenir à son état plat. Cet effet de retenue est renforcé par la fixation d'une languette entretoise 156 sur les 35 parties terminales internes des pattes repliées 144 et 150 de façon à empêcher les pattes de se déplacer longitudinalement. Ainsi qu'on l'a représenté sur la Fig. 25, la languette entretoise 156 est collée à la face supérieure de la patte 144 et à la face supérieure de la patte 150. Toutefois, on pourrait éventuellement réaliser des 40 constructions différentes. 69 09444 25. 2005123 Dans l'état de tension ou de contrainte élastique qui est représenté sur la Fig. 25, chacun des quatre lobes 132, 134, 136 et 138 constitue un segment bistable qui cherche éhergiquement à prendre une configuration inclinée vers le bas et incurvée transversa-5 lement ou une configuration inclinée vers le haut et incurvée transversalement. Cette forme de réalisation est comparable, à de nombreux points de vue, à celle représentée sur la Fig. 20. Toutefois, l'utilisation de plis pour obliger les segments à action brusque à prendre les configurations tridimensionnelles désirées 10 apporte la possibilité d'éliminer une source d'usure. Dans les cas où le composant est destiné à subir des milliers de cycles de fonctionnement pendant sa durée utile normale, l'effet abrasif du bord d'un segment à action brusque dans une gorge d'un élément rigide (par exemple comme représenté sur la Fig. 14), pourrait entraîner 15 une dégradation importante du dispositif. Il ne se présentera aucune difficulté de cette sorte avec l'utilisation de composants tels que ceux représentés sur la Fig. 25» La nature exacte des formes tridimensionnelles des segments qui sont obtenues par les opérations de pliage décrites en regard 20 de la Fig. 25 dépend de plusieurs paramètres. Toutefois, lorsque les principaux contours du composant ont été établis, les emplacements et les inclinaisons des lignes de plis 146 et 152 qui sont nécessaires pour produire les configurations tridimensionnelles désirées dans les segments à action brusque peuvent être déterminés 25 facilement à l'aide de quelques essais. D'une façon générale, un accroissement de l'inclinaison de la ligne de plis entraîne un accroissement de la courbure des segments, etc. Une autre caractéristique de la forme de réalisation des Fig. 24 et 25, qui mérite un commentaire particulier, consiste dans la 30 forme qui est donnée aux languettes latérales 140 et 142. Des nervures de raidissement 158 s'étendent longitudinalement le long des languettes latérales 140 et 142 pour établir un déphasage entre les orientations des segments à action brusque situés aux deux extrémités du dispositif. Cet effet est décrit plus haut en regard des 35 Fig. 15 et 16. Il suffira ici de souligner que, lorsque les segments 132 et 134 sont inclinés vers le bas, les segments opposés 136 et 138 sont inclinés vers le haut, et inversement. Dans ces constructions, les parties centrales des languettes latérales ne subissent que de petits mouvements de flexion pendant 40 le fonctionnement du dispositif. Ces parties représentent donc des 69 09444 26. 2005123 emplacements optimaux pour la fixation des supports. Sur les Fig. 2k et 25, des pattes de montage 159 font saillie vers l'intérieur sur les languettes latérales 140 et 142 en ces points» Ces pattes de montage peuvent être percées de trous 160 destinés à recevoir 5 des rivets ou équivalents qui servent à fixer le composant aux éléments porteurs. Dans ces ensembles, les effets de rotation ou de basculement désirés du composant à action brusque peuvent être obtenus par flexion de la matière élastique, sans nécessiter l'utilisation de pivots qui comprennent des parties mobiles les unes par 10 rapport aux autres, qui sont génératrices de frottement* Des pattes de montage analogues peuvent être éventuellement prévues dans les ensembles des formes de réalisation représentées sur les Fig. 7 à 23. Ces ensembles présentent également une remarquable insensibi— 15 lité aux efforts dus aux accélérations. La nature symétrique du composant rend ce composant équilibré par rapport aux accélérations linéaires et on peut également obtenir un équilibrage remarquable par rapport aux accélérations en rotation en choisissant des proportions appropriées et sans que ceci ne nécessite de modifica-20 tions de la construction de base. Cette caractéristique d'équilibrage est particulièrement précieuse dans les applications où l'invention doit être mise en oeuvre dans des conditions très sévères. Une autre forme d'ébauche qui peut être utilisée pour former des segments élastiques à action brusque est représentée sur la 25 Fig. 7. Dans cette forme de réalisation également, on obtient par pliage la formation de la forme tridimensionnelle désirée dans une feuille ou plaquette de matière élastique 162 qui est initialement plane. Un lobe 16k qui est destiné à former le segment à action brus-30 que est percé d'un groupe de trous 166, disposés en un arc de cercle et dont les extrémités externes définissent l'extrémité ou limite intérieure effective du segment à action brusque. Dans l'état plan représenté, le rayon de courbure de cette limite est relativement grand. Toutefois, un jeu de lignes de plis 168, 170 et 172 est 35 issu de l'extrémité interne de chaque trou 166 de façon à permettre la formation de plis radiaux dans la matière. Dans la forme de construction préférée, un pli est dirigé vers le bas par rapport au plan initial de la matière et les plis situés de part et d'autre de ce premier pli sont dirigés vers le haut par rapport au plan de la kO matière. Le plissement de la partie interne du lobe a pour effet de 69 09444 27. 2005123 réduire le rayon de courbure de la limite définie par les bords externes des ouvertures 166 et le segment 164 prend une forme en cône comparable aux configurations coniques décrites à propos des autres formes de réalisation de l'invention. Ce segment conique sera bi-5 stable et peut être utilisé de la façon décrite plus haut. Ainsi qu'il sera évident pour l'homme de l'art, l'appareil à action brusque de la présente invention peut être utilisé dans de nombreux types de dispositifs différents. Ces caractéristiques le rendent particulièrement approprié pour les applications dans les interrupteurs ou commutateurs électriques, et on décrira en détail ci-après quelques applications aux interrupteurs électriques qui sont données à titre d'exemples. L'invention peut également être mise en oeuvre dans diverses applications de commande des fluides, dans des applications mécaniques qui exigent des effets de relâchement brusque des forces et dans d'autres cas où ces caractéristiques distinctives sont souhaitables. Le commutateur représenté sur les Fig. 28 à 32 comprend un boîtier 202 présentant un fond ou boîte 204 et un élément supérieur au couvercle 206. Des éléments fixes 208 et 210 qui sont de préférence constitués par des contacts électriques sont portés par la boîte 204 en des points espacés le long de l'axe longitudinal du dispositif et constituent des surfaces de réaction dirigées vers le haut. Des moyens analogues 212 et 214 sont portés par le couvercle 206 et constituent des surfaces de réaction dirigées vers le bas qui sont opposées face à face aux surfaces de réaction des moyens ?08 et 210 correspondants« Les éléments du boîtier doivent être i-solés électriquement des diverses surfaces de réaction conductrices et, à cette fin, la boîte 204 du boîtier et le couvercle 206 peuvent être formés d'une matière plastique ou d'une autre matière i— solante appropriée. En un point situé à peu près à mi-chemin entre les moyens 208 et 210, la boîte 204 est munie de piliers de montage 216 et 218 qui s'étendent de bas en haut, qui sont espacés transversalement et dont les extrémités supérieures sont disposées à peu près à mi-distance entre la boîte 20k et le couvercle 206. Un élément élastique mince 220 percé d'une ouverture centrale allongée 222 est monté sur les extrémités supérieures des piliers 216 et 218 et fixé à ces piliers par des vis 224 ou autres moyens. Un organe de manoeuvre 226 est monté dans l'ouverture centrale 222. Cet organe comprend un corps 228 qui s'étend à peu près suivant le plan de l'ouverture centrale 222 et une manette ou un 69 09444 28. 2005123 levier 230 qui fait saillie de bas en haut à travers une ouverture 232 allongée dans le sens longitudinal, pratiqué dans un couvercle 206. Ainsi qu'on l'a représenté plus clairement sur la partie de 5 gauche de la Fig. 32, l'élément élastique mince 220 est formé d'un stratifié qui comprend une couche centrale 234 en tôle de métal à caractéristique élastique, des couches 236 de matière adhésive en feuille qui sont collées sur les surfaces opposées de la couche 234, des couches 238 d'une matière isolante, par exemple des feuil-10 les d'une matière plastique à base de polyester qui sont collées sur les couches adhésives, des couches supplémentaires 240 d'une matière adhésive et des" couches externes 242 de matière conductrice de l'électricité, par exemple de cuivre, qui sont collées sur la matière adhésive en feuille 240. Ces constructions stratifiées sont 15 fréquemment avantageuses pour obtenir des caractéristiques électriques appropriées dans l'élément 220. En outre, des effets de cisaillement entre couches produisent un amortissement qui peut être utile pour réduire le rebondissement des contacts» ainsi que dans les cas où l'appareil est destiné à être utilisé dans des condi-20 tions d'environnement très sévères. L'épaisseur totale du stratifié représenté sur la Fig. 32 est naturellement fortement exagérée. En pratique, l'épaisseur du stratifié se mesure en dixièmes ou même en centièmes de millimètre. Par exemple, on peut obtenir d'excellents résultats en utilisant un stratifié dans lequel la couche cen 25 traie 234 est formée d'une tôle d'acier inoxydable de 0,04 mm d'épaisseur et dans lequel l'épaisseur totale est de l'ordre de 0,l4min L'élément élastique mince 220 est représenté sur la Fig. 30 dans son état normal ou naturel détendu. L'élément est de forme générale plane. Les contours des bords de l'ouverture centrale 222 30 et des bords externes de l'élément sont tels que l'élément peut ê— tre considéré comme divisé en deux lames opposées 244 et 246, qui convergent vers l'extérieur et qui sont reliées par des languettes latérales longitudinales 248 et 250. Les lames 244 et 246 sont limitées intérieurement par des bords extrêmes arrondis concaves 252 35 et 254 de l'ouverture centrale 222. Chacune des languettes latérales 248 et 250 est munie d'une nervure de raidissement longitudinale 256 produite, par exemple, par des opérations d'emboutissage classiques qui impriment une déformation permanente à la matière de l'élément 220 par rapport à sa forme naturellement plane, dans les 40 zones limitées où les nervures 252 sont souhaitables. Les languet— 69 09444 29. 2005123 tes latérales 248 et 250 sont également munies de pattes de montage 254, en saillie vers l'intérieur, dans la partie médiane de l'élément . Les couches 242 de matière conductrice de l'électricité qui 5 sont déposées sur les surfaces supérieure et inférieure de l'élément 220 sont normalement soumises à des opérations de gravure du type habituellement employé pour les opérations d'usinage chimique et dans la fabrication des circuits imprimés de sorte que, dans le composant terminé, les couches 242 n'occupent que certaines parties 10 des surfaces des éléments 220. Ces parties de la couche 242 forment des zones de contact 256 et des segments de circuits électriques 258 qui sont de préférence prolongés jusqu'aux zones des pattes de montage 254, où ils peuvent être connectés électriquement à des é— léments de circuit portés par les piliers de montage 216 et 218 ou 15 qui font partie de ces piliers. Le corps 228 de l'organe de manoeuvre 226 représenté sur les Fig. 28 et 29 est de forme propre à pouvoir coopérer avec les bords de l'ouverture centrale 222 d'une façon prédéterminée. Ce corps 228 comprend des parties extrêmes élargies 260 et 262 qui sont reliées 20 entre elles par une partie centrale 264 de forme allongée. Les extrémités des parties extrêmes 260 et 262 sont arrondies et convexes (Fig. 29)» avec des rayons de courbure nettement inférieurs aux rayons de courbure correspondants des bords extrêmes 252 et 254 de l'ouverture centrale 222. Chacune de ces extrémités est creusée, 25 dans son bord, d'une encoche ou gorge 266, de courbure analogue, pour recevoir les bords extrêmes 252 et 254. La distance séparant les fonds des encoches 266 des deux parties extrêmes 260 et 262 de l'organe de manoeuvre est plus grande que la longueur de l'ouverture centrale 222, de l'élément élastique 220. Par conséquent, lors-30 que l'ouverture centrale 222 est emboîtée sur le .corps 228 de l'organe de manoeuvre, ce dernier maintient l'élément élastique 220 dans une configuration déformée, dans laquelle les rayons de courbure des bords arrondis 252 et 254 de l'ouverture centrale 262 sont raccourcis pour se conformer aux rayons de courbure des bords con-35 vexes de l'organe de manoeuvre. Cette déformation des limites internes des lames 244 et 246 impose des contraintes internes à la matière des lames et oblige chacune de ces dernières à chercher énergiquement à prendre une configuration conique qui s'écarte du plan de l'ouverture centrale 222. L'angle d'inclinaison de chaque 40 lame par rapport au plan doit être d'au moins 5° et de préférence 69 09444 30. 2005123 d'au moins 10°. On peut obtenir un exemple type de séquence de commutation en basculant la manette 230 dans le sens inverse de celui des aiguilles d'une montre sur la Fig. 28 pour faire basculer l'organe de ma-5 noeuvre 226 autour d'un axe transversal défini par les points de fixation des pattes de montage flexibles 254 de l'élément élastique 220 sur les extrémités supérieures des piliers de montage 216 et 218. Le basculement du corps 228 de l'organe de manoeuvre décale les limites internes des lames 244 et 246 dans les deux sens oppo-10 sés et, lorsqu'on poursuit ce décalage, on atteint un point où chacune des lames traverse brusquement le plan de l'ouverture centrale 222 de l'élément élastique 220 et prend une configuration conique de l'autre côté de ce plan. Le moyen le plus commode d'expliquer ces effets est peut—être 15 de se reporter à la série de diagrammes de la Fig. 33» Dans ces diagrammes simplifiés, on a omis de représenter les structures porteuses et l'organe de manoeuvre a été remplacé par l'indication A de l'axe autour duquel il bascule. En outre, les lames 244 et 246 ont été représentées isolées l'une de 1*autre, comme elles apparaî-20 traient en coupe longitudinale. Le diagramme a de la Fig. 33 montre les relations entre les lames et les contacts fixes lorsque l'organe de manoeuvre est dans sa position extrême représentée sur la Fig. 28. Dans cette position, l'organe de manoeuvre est basculé .dans le sens des aiguilles d'une montre, suffisamment loin pour 25 mettre la manette 230 en contact avec l'extrémité de droite de l'ouverture 232 du couvercle 206. Pour permettre d'exercer des forces de précontrainte appropriées par l'intermédiaire des lames 244 et 246 sur les contacts 208 et 214, l'angle de basculement de l'organe de manoeuvre qui est permis par l'ouverture 232 est un peu infé— _ 30 rieur à celui qui serait nécessaire pour donner aux lames 244 et 246 la possibilité de s'écarter librement du plan de l'ouverture centrale 222 de l'élément élastique 220. Les extrémités extérieures des lames 244 et 246 sont donc soumises à des contraintes élastiques et légèrement aplaties. Il convient de remarquer à cet égard 35 que les lignes qui définissent les bords des lames 244 et 246 les plus éloignées du plan du dessin sur le diagramme a de la Fig. 33 rejoignent les parties hachurées des lames en des points qui sont légèrement espacés, vers l'intérieur, des contacts fixes 208 et 214. 40 Le déplacement de l'organe de manoeuvre autour de l'axe trans— 69 09444 2005123 versai A a pour effet initial d'augmenter les forces de portée qui existent entre les lames 244 et 246 et les contacts fixes 208 et 214 correspondants. Sur le diagramme b de la Fig. 33» cet effet se traduit par un accroissement des longueurs des extrémités extérieu-5 res aplaties des lames. Il convient également de remarquer que ce déplacement entraine un glissement des surfaces de contact des lames 244 et 246 sur les contacts fixes. En passant des positions représentées sur le diagramme a aux positions du diagramme b, les extrémités des lames se 10 déplacent longitudinalement par rapport aux contacts adjacents. E-tant donné que ce mouvement de glissement se produit pendant que d'importantes forces de portée sont exercées entre les surfaces en contact, on obtient un effet de nettoyage des contacts particulièrement efficace. La suite du basculement de l'organe de manoeuvre 15 dans le sens inverse de celui des aiguilles d'une montre autour de l'axe transversal A entraîne un nouvel accroissement de la charge des lames 244 et 246 et le flambage des extrémités extérieures des lames, qui passent de leur état incurvé à leur état plat, progresse vers l'intérieur comme indiqué par les lignes continues du diagram-20 me £ de la Fig. 33» Cet aplatissement progressif se produit jusqu'à ce que, en un point qui est ultérieur à celui défini par la ligne continue du diagramme c^, les parties aplaties soient parvenues aux racines des segments coniques. A ce point, les lames ne peuvent plus conserver leur orientation en direction des contacts 208 et 25 214 et elles franchissent brusquement leur point mort pour prendre des configurations coniques en sens inverse, qui mettent leurs extrémités externes en appui sur les contacts opposés 212 et 210, comme on l'a suggéré par. les lignes interrompues du diagramme c_. Lorsqu'on considère cette séquence, il convient de se rappeler 30 que les masses des lames 244 et 246 sont extrêmement faibles. Les lames ont de faibles caractéristiques d'inertie et l'action brusque qui est indiquée par le diagramme c; se produit très rapidement. La faible inertie des lames 244 et 246 tend également à réduire au minimum le rebondissement des contacts lorsque les lames se mettent 35 en position par rapport aux contacts fixes 210 et 212. En outre, une partie importante de l'énergie cinétique des lames se dissipe dans des effets utiles de frottement des contacts lorsque les surfaces des lames frottent sur les contacts 210 et 212 en cherchant à prendre leurs positions d'énergie minimale. 40 II est également intéressant de remarquer que les forces de 69 09444 32. 2005123 contact entre les lames et les contacts 208 et 214 continuent à croître jusqu'au moment où les lames franchissent leur point mort. Jusqu'à présent, on s'était heurté à de grandes difficultés pour obtenir des coupures brusques qui n'impliquent pas de réduction de 5 la pression des contacts avant la coupure. De même, l'impact des lames à faible inertie sur les contacts 210 et 212 a pour effet que les pressions initiales entre les lames et les contacts dans la séquence d'établissement des contacts sont plus grandes que les pressions normalement exercées après l'établissement des circuits 10 qui passent par ces contacts. Ce dernier effet contribue à garantir une faible résistance initiale des contacts, en brisant efficacement les films d'oxyde de matière organique ou autre, qui sont déposés sur les surfaces des contacts, et il peut être particulièrement utile pour le cas de pointes importantes telles que celles que 15 l'on constate lorsqu'on ferme des circuits dont les capacités contiennent une quantité importante d'énergie emmagasinée. Une autre forme de construction d'un commutateur suivant l'invention est représentée sur les Fig. jk à 36. Cette construction est analogue à de nombreux égards à celle qui a été décrite ci-des-20 sus et on a utilisé pour les divers éléments des caractères de référence correspondants avec addition du suffixe "a". Toutefois, dans cette forme de réalisation, on a utilisé une forme différente de support pour l'ensemble formé de l'élément élastique et de l'organe de manoeuvre. Sur les Fig. 34 et 35, on peut voir que le fond 25 ou la boîte 240a. est muni de ferrures 268 dirigées vers le haut de part et d'autre de la partie centrale 264a du corps 228a de l'organe de manoeuvre et qu'une broche d'articulation 270 traverse les extrémités supérieures des ferrures ainsi que la partie médiane du corps de l'organe de manoeuvre de façon à donner à ce dernier un 30 pivot ou axe fixe. Dans certaines applications, le montage représenté sur les Fig. 34 et 35 se révèle être moins avantageux que celui représenté sur les Fig. 28 et 29. Ceci résulte du fait que la position de l'axe d'articulation est fixée sur les Fig. 34 et 35 par l'emplacement 35 de la broche 270. Avec cette construction, les écarts sur les emplacements ou dimensions des divers éléments du dispositif peuvent entraîner certains écarts des caractéristiques de fonctionnement. Ces écarts sont au contraire réduits au minimum dans les constructions telles que celle représentée sur les Fig. 28 et 29, du fait 40 que les pattes de montage flexibles 254 permettent à l'axe de bas— 69 09444 33. 2005123 culement de décrire de petits mouvements de décalage pour compenser les irrégularités de dimensions qui peuvent éventuellement résulter des techniques de fabrication utilisées. Les circuits représentés sur les Fig. 35 et 36 sont également 5 différents de ceux représentés sur les Fig. JO à 32. Dans la forme de réalisation des Fig. 34 à 36, la lame 346a ne porte des composants de circuit que sur sa surface supérieure et la lame 244a ne porte des composants de circuits que sur sa surface inférieure. Les deux circuits sont connectés, comme représenté sur la Fig. 36, par 10 un rivet 272 qui traverse un- canon isolant 274 lui-même placé dans un trou qui traverse le stratifié formant l'élément élastique mince. Par conséquent, lorsque les éléments sont dans les positions représentées sur la Fig. 34, il s'établit tin circuit entre le contact fixe 208a et le contact fixe 214a. L'autre position stable des 15 éléments est une position neutre, au sens électrique, du fait que les faces des lames qui sont en contact avec les moyens 210a. et 212a ne sont pas conductrices. Naturellement, on peut utiliser éventuellement d'autres arrangements de circuits et d'autres constructions pour l'organe de ma-20 noeuvre. Le relais qui est choisi comme exemple illustratif sur le dessin est un petit dispositif que l'on appelle quelquefois dans la technique un relais "half crystal can". Il comprend une embase 302 dans laquelle sont montées des broches de contact 304 qui sont iso-25 lées électriquement de cette embase par une matière céramique appropriée 306. Pour des raisons qui apparaîtront clairement dans la suite, la matière dont l'embase 302 elle-même est faite, doit être une matière qui donne à cette embase une grande capacité de transmission du flux magnétique. Un couvercle 308 fait d'une matière 30 non magnétique appropriée, s'ajuste sans jeu sur la périphérie de l'embase 302 pour constituer une enceinte fermée pour contenir la bobine et les éléments travaillants du relais. Des joints étanches peuvent également être réalisés entre le couvercle 308 et l'embase 302 pour protéger les éléments placés intérieurement des influences 35 préjudiciables des gaz de l'environnement. Une structure porteuse 310 en matière non magnétique appropriée est fixée à la surface supérieure de l'embase 302 comme indiqué en 312. Cette structure porteuse 3^0 comprend quatre branches verticales 3^4 et une plate-forme horizontale 3^6 (Fig. 43), dont 40 une extrémité 3^8 est située à un niveau inférieur à celui du corps bad original 69 09444 2005123 principal de la plate-forme, comme représenté sur la Fig. 41. La partie 318 porte des surfaces de réaction espacées latéralement, telles que celles représentées en 320, tandis que d'autres surfaces de réaction 322 situées à l'extrémité opposée du dispositif, sont 5 portées au même niveau par des moyens qui seront décrits plus bas. Dans certaines formes de réalisation de 1'invention,.ces surfaces de réaction 320 et 322 seront conductrices de l'électricité et serviront de contacts fixes. Chacune des surfaces de réaction dirigées vers le bas se trou-10 ve directement au-dessus de l'une des broches de contact 304. Une bobine électrique 324 qui est enroulée sur une enveloppe de noyau 326 de forme générale rectangulaire, est portéepar le corps principal de la plate-forme 316 à une certaine hauteur au-dessus de l'embase 302 du relais A l'extrémité de gauche de la Fig. 41, l'élément est représenté replié vers le bas à son point de sortie de l'extrémité de la 25 bobine 324. Ensuite, il est à nouveau replié au niveau de la plateforme 316 et dirigé longitudinalement le long de la face intérieure de la plate-forme 316. On peut prévoir des points de soudure ou moyens équivalents pour fixer l'extrémité de l'élément 328 à la plateforme 316. 30 L'élément 328 est également replié vers le bas à sa sortie de l'extrémité de droite de la bobine 324 de la Fig. 4l. Cette partie descendante de l'élément 328 est reliée par son extrémité inférieure à l'embase 302 du relais, par une soudure par points ou par une autre technique appropriée. La combinaison de l'élément 328 et de 35 l'embase 302 établit un circuit de transmission du flux qui est extrêmement efficace. La partie longitudinale 330 de l'élément 328 qui est appliquée contre la face inférieure de la plate-forme 316 constitue une base ou un élément polaire tandis que l'embase 302 constitue un élément polaire opposé, qui est disposé à peu près pa-40 rallèlement à l'élément 330. Les formes coudées qui sont imprimées bad original 69 09444 35. 2005123 à l'élément 328 donnent à cet élément la possibilité de réunir les deux pièces polaires avec un seul joint. Ce joint est celui qui existe entre l'embase 302 et l'extrémité inférieure droite de l'élément 320 sur la Fig. 41. Ce joint peut même être formé de façon à 5 réduire au minimum les fuites du flux en raison de la nature compatible des surfaces de l'élément 328. En outre, il sera évident que, dans les constructions où l'on dispose d'un large espace, l'élément 328 peut être prolongé longitudinalement de façon que l'extrémité qui émerge de l'extrémité de droite de la bobine soit disposée au-10 dessous de la partie 330 et parallèlement à cette partie 330. Dans cette construction, il n'est nécessaire de prévoir aucun joint. L'élément polaire 330, l'embase 302 et les surfaces de réaction 320 et 322 qui sont dirigées vers le bas définissent une chambre de travail 332 de forme allongée et peu profonde. Dans cette 15 chambre de travail, se trouve un ensemble 334 suivant l'invention composé d'une armature et de contacts mobiles et qui est porté par des piliers centraux 336 et 338 espacés transversalement qui peuvent être fixés à l'embase 302 de la même façon que les broches de contacts 304. 20 La Fig. 39 représente isolément un élément basculeur élastique 340, mince et léger qui constitue une partie importante du nouvel ensemble, armature et contacts mobiles. Cet élément basculeur 340 est percé d'une ouverture centrale 342 de forme allongée, présentant des bords extrêmes concaves 344 qui définissent les extrémités 25 internes de segments extrêmes saillants 346 et 3^8. Les segments extrêmes 346 et 348 sont réunis par des languettes latérales longitudinales 350 et 352. Chacun des segments extrêmes 346 et 348 présente un contour de bord externe qui forme dans ce segment deux doigts de contact 30 saillants. Les doigts du segment 346 sont désignés par les référencés 35^ et 356, tandis que lès doigts du segment 348 sont désignés par les références 358 et 360. Ces doigts constituent des parties intégrantes des segments extrêmes 3^6 et 3^-8 correspondants et, dans la réalisation représentée, chaque paire de doigts se comporte com- 35 me une unité mécanique. , Les languettes laterales 350 et 352 sont munies de nervures de raidissement longitudinales 362 sur leurs bords externes. Ces nervures de raidissement 362 sont formées par des techniques d'em-. boutissage classiques qui ont pour effet d'imprimer à la matière 40 de l'élément basculeur 340 des déformations permanentes dans les zones des nervures. Les languettes latérales 350 et 352 présentent 69 09444 3é. 2005123 également des pattes de montage 364 et 366 qui font saillie vers l'intérieur dans l'ouverture centrale 342 dans la partie médiane de l'élément. Dans le relais assemblé, ces pattes 364 et 366 sont fixées aux extrémités supérieures des piliers de montage 336 et 5 338, de la façon indiquée sur la Fig. 43- Ainsi qu'on l'a représenté sur la Fig. 40, l'élément basculeur 304 est un stratifié composé d'une couche inférieure 368 en tôle de métal à caractéristique élastique, d'une couche isolante 370 en matière plastique, par exemple d^une feuille de polyester et d'une 10 couche superficielle supérieure partielle 372, en matière conductrice de l'électricité qui peut être par exemple du cuivre. Les diverses couches 368, 370 et 372 sont assemblées par des couches d'adhésifs en feuille 374. Les contours de la couche 372 conductrice de l'électricité 15 peuvent former des dessins d'une grande complexité; la forme particulière représentée sur la Fig. 39 donne à la face supérieure de l'élément basculeur 340 des surfaces de contact électrique 376 aux extrémités extérieures libres des divers doigts de contact 354, 356, 358 et 360. Les surfaces de contact 376 portées par les doigts 20 356 et 360 sont connectées entre elles par une partie 378 de la couche conductrice 372 et cette partie 378 est à son tour prolongée dans la face de montage 364 du basculeur 340 de telle sorte qu'une connexion de sortie électrique peut être établie à travers le pilier de montage 336. 25 Une armature 38O èst montée dans l'ouverture centrale 342 de l'élément basculeur 340. L'armature 38O est de préférence aimantée, par aimantation permanente, dans le sens de sa longueur. Sur le dessin, l'extrémité de gauche de l'armature est représentée par le pôle magnétique sud et l'extrémité de droite par le pôle magnétique 30 nord, à titre d'exemple. Cette armature 380 comprend des parties terminales élargies 382 et 384 reliées entre elles par une partie centrale 386 de forme allongée. Chacune des deux parties extrêmes 382 et 384 est incurvée avec une forme convexe dans les zones qui sont destinées à coopérer 35 avec les parties extrêmes 344, incurvées avec une forme concave, de l'ouverture centrale 342 du basculeur 340. Ainsi qu'on l'a représenté sur les Fig. 37et 41, des encoches ou gorges 388 sont creusées dans les bords externes des parties d'extrémités 382 et 384 de l'armature pour recevoir les bords incurvés 344 du basculeur. 40 Les relations de dimensions entre l'armature 38O et les bords 69 09444 37. 2005123 de l'ouverture centrale 342 de l'élément basculeur 3^0 sont les mêmes que celles qui ont été décrites plus haut. Par conséquent, lorsque le basculeur 340 et l'armature 380 sont dans leurs positions relatives assemblées, le basculeur est 5 déformé élastiquement et les segments extrêmes 346 et 348 de ce basculeur s'incurvent élastiquement en cône en s'écartant du plan de l'ouverture centrale 342. L'armature 380 présente une forme générale telle qu'elle ne soit en contact avec le basculeur 340. que dans les zones des par-10 ties.extrêmes incurvées 344 de l'ouverture centrale 342. Les languettes marginales 350 et 352 ne sont absolument pas en contact a-vec l'armature et elles peuvent prendre des configurations qui serviront à répartir les contraintes dans le basculeur 340. L'articulation flexible qui est formée par la liaison entre 15 les pattes de montage du basculeur et les extrémités supérieures des piliers de montage 336 et 338 réduit l'importance de. la précision de la position donnée aux extrémités supérieures des piliers de montage au milieu de la chambre de travail de l'appareil. Les écarts minimes de position peuvent être absorbés par la matière du 20 basculeur 340 sans préjudice des caractéristiques de performances du dispositif. Les faces supérieures et inférieures des parties terminales 382 et 384 de l'armature sont perpendiculaires à l'horizontale et, ainsi qu'on l'a représenté sur les Fig. 37 à 41, ces faces peuvent 25 être mises en appui sur les éléments polaires magnétiques 330 et 302. Ceci donne lieu, dans le dispositif, à un circuit magnétique fermé, dans chacune des positions extrêmes de l'armature 380. Le flux magnétique passe, par exemple, de l'extrémité de gauche de la. bobine 324, à travers l'élément 328, pour parvenir à la partie po-30 laire 330 de cet élément, traverser l'armature 380 pour parvenir à l'embase 302 et, de là, revenir à l'extrémité de droite de la bobine à travers la partie extrême de droite de l'élément 328. Si, comme dans 1!exemple de réalisation représenté, il est souhaitable que l'armature ait une position "normale" pour donner 35 au relais des contacts normalement fermés ou normalement ouverts, l'intérieur de la chambre de travail peut être équipée d'aimants . permanents qui servent à maintenir l'armature dans l'une de ses positions extrêmes. Sur le dessin, on a représenté deux éléments 390 et 392 de cette nature, qui s'étendent le long de la partie extrême 40 de droite de l'embase 302, avec leurs pôles magnétiques sud dispo- 69 09444 38. 2005123 ses dans le voisinage du pôle magnétique nord de l'armature 380. De même, des aimants permanents 394 et 396 sont portés par la plateforme 3^6 de part et d'autre de l'élément polaire 330 et sont disposés de façon que leurs pôles magnétiques nord se trouvent dans le 5 voisinage du pôle magnétique sud de l'armature. Les éléments supérieurs 394 et 396 ont de préférence une grande largeur, comme indiqué sur la Fig. 42, de façon que les surfaces de réaction fixes supérieures 322 puissent être formées ou portées par les faces inférieures des aimants. Ces surfaces de réaction 322 10 sont disposées directement au—dessus des broches 304 de l'extrémité de gauche du relais. Lorsque les éléments 390, 392, 394 et 396 sont en place, l'armature 38O est maintenue dans la position extrême représentée sur les Fig. 37 et 4l jusqu'à ce que la bobine 324 soit excitée pour 15 surmonter l'action des aimants permanents. L'excitation de la bobine 324 fait de l'élément polaire 330 un pôle magnétique sud et de l'embase 302 un pôle magnétique nord. Les forces magnétiques engendrées par ce moyen ont tout d'abord pour action de repousser les parties extrêmes 382 et 384 de l'armature et de la faire basculer 20 autour d'un axe transversal qui correspond approximativement à 1121e ligne qui joint les extrémités supérieures des piliers de montage 336 et 338. Lorsque le mouvement de l'armature se poursuit, les forces de répulsion et les forces d'attraction entre la pièce polaire 330 et l'extrémité 384 de l'armature et entre la base 302 et 25 l'extrémité 382 de l'armature dominent le fonctionnement des dispositifs et servent à mettre l'armature dans une position de repos dans laquelle la face supérieure de l'extrémité 384 de l'armature bute contre la pièce polaire 33° et où la face inférieure de l'extrémité 382 de 1'armature bute contre la base 302. 30 Naturellement, dans de nombreuses applications, il ne sera pas nécessaire ni avantageux que l'armature soit sollicitée en direction d'une position "normale". Dans ces cas, les disants permanents 390, 392, 394 et 396 seront supprimés et les surfaces de réaction 322 seront formées ou portées par des éléments convenablement pla— 35 cés et qui pendent du niveau principal de la plate-forme ferrure 316. Lorsque les aimants 390, 392, 394 et 396 sont supprimés, l'armature 380 à aimantation permanente est libre de se verrouiller magnétiquement dans chacune de ses positions extrêmes lorsque la bo-40 bine 324 est désexcitée. Dans l'une de ces positions verrouillées 69 09444 39. 2005123 (Fig. 4l), un circuit magnétique fermé part du pôle magnétique sud pour aboutir à l'armature, à travers la pièce polaire 330 et le noyau 328 et, de là, à travers l'embase 302, au pôle magnétique nord de l'armature. Dans l'autre position de verrouillage, le pôle ma-5 gnétique sud de l'armature s'appuie sur l'embase 302 et le circuit magnétique fermé s'étend en sens inverse à travers l'élément 328. Naturellement, il est prévu des moyens pour exciter la bobine 324 sélectivement dans l'un ou l'autre sens. En excitant la bobine 324 dans le bon sens, on peut inverser le circuit du flux à travers 10 le noyau 328 par rapport au sens établi par l'effet de verrouillage et faire passer 1'armature 380 à son autre position extrême. Pendant le mouvement de basculement de l'armature 380, les extrémités internes des lames 346 et 348 du basculeur se déplacent par rapport à leurs extrémités externes. Pour expliquer cet effet, 15 il sera utile de se reporter à celles des surfaces de réaction fixes qui définissent la chambre de travail de l'appareil qui contient l'ensemble armature et basculeur. Sur la Fig. 4l, une première surface de réaction, placée à la partie supérieure de la broche de contact 304 qui est située le plus à gauche sur cette vue, est 20 désignée par la référence a et une deuxième surface de réaction, qui est située sur la face supérieure de la broche de contact 304 située le plus à droite sur cette vue, a été désignée par la référence b. Une troisième surface de réaction 322 se trouve directement au-dessus de la première surface de réaction a et fait face à 25 celle-ci. Une quatrième surface de réaction 320 se trouve directement au-dessus de la deuxième surface de réaction b-et lui fait face." Le doigt 356 de la lame 346 du basculeur est engagé dans l'espace compris entre la première et la troisième surfaces de réaction, et le doigt 360 de la lame 348 du basculeur est engagé dans l'espa-30 ce compris entre la deuxième et la quatrième surfaces de réaction. Ordinairement, on prévoâS*8ifc un jeu analogue de quatre surfaces de réaction pour coopérer avec les doigts 354 et 358 des lames, de façon à donner un réseau de forces équilibré, mais il n'est pas nécessaire ici de compliquer la description en décrivant Ces caracté-35 ristiques supplémentaires. Le déplacement de l'armature 380 dans le sens inverse de celui des aiguilles d'une montre sur la Fig. 4l a pour effet initial d'accroître les pressions de portée entre le doigt 356 et la surface de réaction a et entre le doigt 360 et la surface de réaction 320. 40 Ceci entraîne un aplatissement ou flambage transversal des parties 69 09444 40. 2005123 extrêmes externes des doigts 356 et j6o et, lorsque le mouvement de l'armature se poursuit, l'aplatissement progresse vers l'intérieur en direction de l'armature. Lorsque l'effet d'aplatissement a progressé jusqu'aux limites internes des lames 3^6 et 348, les lames 5 basculent dans leurs configurations incurvées en cône en sens inverse et les doigts 356 et 360 s'appliquent rapidement sur la troisième et la deuxième surfaces de réaction, 322 et b respectivement. Les doigts de contact 354, 356, 358 et 360 s'incurvent en cône avec les segments extrêmes 346 et 348 correspondants et, grâce à 10 cet effet de courbure en cône, ils sont capables de transmettre des forces importantes. Les positions relatives dans les trois dimensions à l'intérieur de la chambre de travail de l'appareil sont telles que cette capacité est utilisée efficacement. Pour que des pressions de contact importantes puissent être engendrées lorsque 15 l'armature 380 occupe l'une ou l'autre de ses positions extrêmes, l'espace compris entre les surfaces de réaction supérieures et inférieures qui ee sont face est limité à tel point que les divers doigts de contact ne puissent pas prendre leurs configurations coniques entièrement détendues sur toute leur longueur. La partie ex-20 trême extérieure de chaque doigt de contact porte contre une surface de réaction adjacente avec une pression importante et tend à s'aplatir dans une certaine mesure. XI se produit une charge ou contrainte supplémentaire entre les contacts pendant les mouvements initiaux de l'armature. En. ef— 25 fet, la pression de contact continue à croître jusqu'à ce que le basculement des segments 346 et 348 du basculeur se produise. Ceci est très avantageux en ce qu*;tin bon contact reste maintenu pendant les séquences d'interruption des contacts et qu'il ne se produit qu'un éclatement d'arc, ou un échauffe'ment, faible ou nul. En outre, 30 l'augmentation de la charge des contacts pendant les parties initiales des déplacements de l'armature oblige la partie de surface 376 des doigts de contact à frotter sur les contacts fixes constitués par les surfaces de réaction, les contacts sont ainsi maintenus propres. 35 Une autre caractéristique de la construction représentée, qui mérite un commentaire particulier, consiste en ce que les mouvements de l'armature 38O sont fortement amplifiés dans les mouvements des pointes des doigts de contact 354, 356, 358 et 36O. L'armature en elle-même, bascule d'un angle relativement petit, mais 40 les lames bistables 346 et 3^-8 basculent sur de -grands angles. Le 69 09444 ki. 2005123 résultat est de permettre d'établir de grands intervalles d'air entre les contacts électriques pour permettre d'établir et d'interrompre des hautes tensions sans nécessiter de grands entrefers dans les circuits magnétiques. A cet égard --, comme on vient de 5 l'observer, dans la forme de réalisation représentée, la distance séparant la pièce polaire 330 de l'extrémité la plus proche de l'armature 380 et la distance séparant l'embase 302 de l'extrémité la plus proche de l'armature 38O seront toujours très petites. Etant donné que la force exercée par un champ magnétique varie en fonc-10 tion inverse du carré de la distance, l'agencement extrêmement resserré de l'armature et des pièces polaires qui est réalisé suivant l'invention donne la possibilité de réduire au minimum la dimension de la bobine 32k sans affecter défavorablement les caractéristiques de performances de l'ensemble du dispositif. 15 Les masses relatives de l'armature 38O et de l'élément bascu leur 3^0 de la forme de réalisation représentée sont également intéressantes. Ainsi qu'on l'a expliqué plus haut, l'élément basculeur est très mince et très léger. Toutefois, l'armature 3^0 peut être beaucoup plus épaisse et plus lourde, de façon à présenter une 20 capacité de transport du flux parfaitement appropriée. L'accroissement de l'inertie de l'armature n'est pas ordinairement préjudiciable, en raison de la faible amplitude du mouvement de l'armature qui est nécessaire et en raison de l'accouplement flexible existant entre l'armature et le basculeur. A ce dernier égard, il convient 25 d'observer que l'inertie de l'armature n'a que peu d'influence sur le fonctionnement des lames du basculeur lorsque ces- dernières entrent en contact avec les contacts fixes. Lorsqu'une lame a franchi son point mort, les mouvements de la lame qui sont nécessaires pour terminer l'effet de basculement se produisent pratiquement sans ê-30 tre influencés par la suite du mouvement de l'armature. Par conséquent, le rebondissement de l'armature, lorsqu'elle s'immobilise dans sa position extrême, n'est pas ordinairement accompagné par des effets indésirables de rebondissement des contacts. En outre, le fait que les lames du basculeur sont très légères réduit au mi-35 nimum l'énergie cinétique qui doit être dissipée dans les séquences d'établissement des contacts de sorte que, en pratique, le problème de rebondissement des contacts est efficacement éliminé. Bien que l'armature 380 qui a été choisie pour l'illustration sur les dessins soit relativement massive, et bien que ces cons-40 tructions soient préférables dans certaines applications pratiques 69 09444 42. 2005123 de l'invention, il est évident que cette caractéristique n'est pas essentielle. On peut utiliser éventuellement des armatures de faible masse. XI peut être indiqué de réduire la masse de l'armature, par exemple dans les applications où 11 on exige la vitesse maxima-5 le pour les mouvements de l'armature. La Fig. 44 représente une autre forme de réalisation d'un élément basculeur qui a été désigné par la référence 340a. Cette forme est de même configuration que le basculeur 3kO de la Fig. 39 et l'on a adopté des numéros de référence correspondants sur ces deux 10 vues pour tous les éléments, à l'exception des composants du circuit électrique. Dans la forme représentée sur la Fig. 45, le basculeur 340a est formé d'un stratifié qui est approprié pour la production de composants de circuits sur les deux faces du basculeur. Le strati-15 fié comprend une couche centrale 398 en métal à caractéristique élastique, deux couches isolantes 400, deux couches 402 conductrices de l'électricité, placées sur les surfaces externes du composant. Les diverses couches sont réunies, comme représenté, par des couches de colle 404. 20 Avec un stratifié de ce type, les circuits portés par les deux faces du basculeur 440a peuvent être indépendants, ou bien ils peuvent coopérer entre eux. A titre illustratif, la Fig. 45 représente un élément de circuit 4o6 porté par la face inférieure du basculeur et que l'on peut faire coopérer avec une partie de cir-25 cuit 408 portée par la face supérieure du basculeur en prévoyant des moyens appropriés pour connecter ces parties de circuit l'une à l'autre à l'emplacement de la patte de montage 366. D'autres parties de circuits 410 et 412, placées respectivement sur la face supérieure et sur la face inférieure du basculeur sont entièrement 30 indépendantes l'une de 1'.autre. 69 09444 4'3. 2005123 - REVENDICATIONS. - 1 — Dispositif à action brusque, caractérisé en ce qu'il comprend un élément élastique mince (8), formé d'une matière en feuille et qui comprend un segment longitudinal (20), présentant une 5 première et une deuxième extrémités (30» 32), et une face avant et une face arrière (21, 23)» ce segment pouvant prendre une première configuration tridimensionnelle stable dans laquelle la face avant qui part longitudinalement de la première extrémité (30) est concave dans le sens transversal et dans laquelle le module de flambage 10 transversal des sections transversales successives des segments varie avec une allure monotone en partant de ladite première extrémité, le dispositif comprenant de plus des moyens (4, 6, 14) qui servent à imprimer à la première et à la deuxième extrémités (30, 32) du segment des déplacements relatifs dans une direction telle que 15 le flambage élastique des sections transversales successives de ce segment progresse longitudinalement (Fig. 6), le long de ce segment, jusqu'à la première extrémité de ce segment, le segment basculant et franchissant ensuite son point mort pour prendre une deuxième configuration tridimensionnelle, dans laquelle la face avant 20 qui part longitudinalement de la première extrémité est convexe. 2 - Interrupteur ou commutateur éléctrique utilisant le dispositif à.action brusque suivant la revendication 1, et caractérisé en ce que le segment constitue un élément utile pour 1'établissement ou la coupure d'un contact. 25 3 - Dispositif-à action brusque suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la première extrémité (30) du segment (20) présente un bord arrondi concave (15) et en ce qu'un élément (6) présentant un bord arrondi convexe (12) porte contre le bord arrondi concave du segment, le rayon de courbure du bord arrondi conve-30 xe (12) étant plus petit que le rayon de courbure-naturel ou normal du bord arrondi concave du segment, la matière en feuille étant déformée élastiquement pour réduire le rayon de courbure du bord et pour incurver en cône la partie adjacente de la matière en feuille en l'écartant du plan dudit bord. 35 k — Relais comprenant le dispositif à action brusque suivant la revendication 3> caractérisé en ce que ledit élément arrondi convexe (380) constitue une armature magnétique. 5 - Composant comprenant plusieurs segments à action brusque bistables, caractérisé en ce qu'il comprend un élément élastique kO mince (34) qui présente une surface avant (35)» une surface arriè 69 09444 44. 2005123 re (35a) et une ouverture centrale (36) traversante, cet éléaent comprenant des languettes latérales (46, 48) qui s'étendent le long des bords opposés de l'ouverture, et des segments extrêmes opposés (42, 44) qui, lorsqu'ils ne sont pas appuyés et qu'ils sont déten-5 dus, sont à peu près à plat dans un même plan (Fig. 7)» et sont limités intérieurement par des bords concaves (38, 4o) de ladite ouverture, et un élément central rigide (70) placé dans ladite ouverture, qui porte contre les bords arrondis (38, 40) de l'ouverture de 1'élément élastique pour réduire le rayon de courbure de chacun 10 des bords arrondis et obliger les segments d'extrémités (42, 44) à s'incurver en cône en s'écartant du plan des bords arrondis, chacun des segments extrêmes (42, 44) pouvant se déplacer élastiquement, avec un effet d'action brusque, entre une position conique stable, dans laquelle la surface avant est concave, et une autre position 15 conique stable, dans laquelle la surface avant est convexe. 6 - Composant suivant la revendication 5» caractérisé en ce que les languettes latérales sont munies de nervures de raidissement (94) qui s'étendent longitudinalement le long des parties mar- l ginales. 20 7 - Composant suivant la revendication 5> caractérisé en ce que l'élément élastique mince est muni de zones (96) d'une plus grande flexibilité dans les parties latérales des segments d'extrémité coniques. 8 - Interrupteur ou commutateur électrique qui comprend le ■ 25 composant de la revendication 5» caractérisé en ce que des pattes de montage flexibles (254) sont formées sur les languettes latérales, et où des éléments de circuit électrique (258) sont prévus sur les segments (244, 246). 9 - Relais comprenant l'interrupteur ou commutateur suivant la 30 revendication 8, caractérisé en ce que ledit élément rigide central (380) est une armature magnétique. 10 - Dispositif à action brusque comprenant une feuille mince de matière élastique (128) qui présente un lobe naturellement plat (132) délimité intérieurement par une courbe concave, cette feuille 35 étant pliée (146) de façon à réduire élastiquement le rayon de courbure de la courbe et à obliger le lobe à chercher à prendre une configuration tridimensionnelle dans laquelle sa surface avant est concave, ou une configuration tridimensionnelle dans laquelle sa surface avant est convexe. 40 11 - Dispositif à action brusque suivant la revendication 10, 69 09444 45- 2005123 caractérisé en ce que la feuille est plissée (168, 170» 172) en plis qui s'étendent radialement vers l'intérieur en partant de la courbe concave. 12 - Dispositif à action brusque suivant la revendication 10, 5 caractérisé en ce que ledit lobe (132) se trouve à unè extrémité de la feuille, où la feuille est munie d'un lobe supplémentaire (134) à ladite extrémité, et d'une pattê7mise en tension qui est reliée aux deux parties marginales adjacentes des lobes, et en ce que la patte est repliée le long d'une ligne qui s'étend en travers de la 10 partie marginale dè l'un des lobes, avec une première inclinaison, et en travers de la partie latérale de l'autre lobe, avec une inclinaison opposée. 13 - Relais comprenant une bobine électrique et des moyens de - commutation commandés par un flux magnétique, ce relais étant ca— 15 ractérisé par des moyens qui définissent un côté d'une chambre de travail allongée, peu profonde, et comprenant un premier, élément magnétique polaire longitudinal (302) relié à une extrémité de la bobine (324), et une première et une deuxième surfaces de réaction fixes (304), espacées dans le sens longitudinal, dont au moins 1' — 20 une est conductrice de l'électricité; des moyens qui définissent la face opposée de la chambre de travail, le relais comprenant un deuxième élément polaire magnétique longitudinal (330) qui se trouve en face du premier élément polaire magnétique et qui est relié à l'extrémité opposée de la bobine (324), une troisième surface de 25 réaction (320) qui fait face à la première surface de réaction, et une quatrième surface de réaction (322) qui fait face à la deuxième surface de réaction; une armature (380), de forme allongée longitudinalement, à aimantation permanente, placée dans la chambre de travail, qui possède des extrémités de polarités opposées et qui 30 peut basculer autour d'un axe transversal situé entre les parties extrêmes, entre deux positions dans chacune desquelles ces parties extrêmes respectives sont adjacentes aux éléments polaires opposés, et un élément basculeur mince, en matière à caractéristique élastique, qui est relié aux extrémités de l'armature et qui comprend des 35 extrémités bistables (346, 348), soumises à des contraintes élastiques, et qui sont incurvées en cône de façon à s'écarter des extrémités de l'armature en sens opposé, et qui sont engagées respectivement dans l'espace compris entre la première et la troisième surfaces de réaction et dans l'espace compris entre la deuxième et la 40 quatrième surfaces de réaction, des parties latérales longitudina- 69 09444 46. 2005123 les (350» 352) espacées de l'armature et qui relient entre elles les parties extrêmes du basculeur, et des contacts électriques (376) portés par au moins l'une des extrémités du basculeur, en un point propre à s'appuyer sur une surface de réaction conductrice de 5 l'électricité. 14 - Un relais suivant la revendication 13» caractérisé en ce que les extrémités de l'armature comprennent des faces avant et arrière inclinées, adaptées pour se placer parallèlement aux surfaces adjacentes des éléments polaires à la fin d'un mouvement de bascu— 10 lement de l'armature, de l'une à l'autre des deux positions de cette armature. 15 - Relais suivant la revendication 13, caractérisé en ce qu'il comprend de plus des aimants permanents contenus dans ladite chambre de travail et qui servent à maintenir l'armature dans l'une 15 des deux positions lorsque la bobine est désexcitée.