La présente invention se rapporte à un procédé pour réaliser une étoffe tricotée ou à mailles présentant l'aspect et le toucher d'une étoffe tissée, ainsi qu'aux étoffes à mailles obtenues par ce procédé et concerne plus particulièrement un procédé de fabrication d'étoffes à mailles ayant l'aspect et le toucher d'étoffes tissées ou tissus en pressant uniformément une étoffe primaire ou de base à mailles contenant des fibres synthétiques thernoplastiques au moyen de surfaces de presse chauffées à température élevée. On sait que les étoffes à mailles fabriquées avec des fils synthétiques, par exemple, des fils texturés de polyamides ou de polyesters ou avec des mélanges de fibres synthétiques et de laine, sont légers, souples, extensibles, très élastiques et perméables à l'air. En conséquence, ces étoffes à mailles sont utilisées pour divers usages et, notamment, pour confectionner toutes sortes de vetements de ville et d'intérieur pour lesquels les particularités des étoffes tricotées conviennent. Par contre, on sait aussi que les étoffes à mailles sont impropres à etre utilisées pour les vetements et robes "habillés" par suite de l'absence d'une certaine consistance d'aspect et de toucher. I1 en résulte que les usages des étoffes à mailles sont actuellement limités dans une certaine mesure. Toutefois, l'un des grands avantages des étoffes à mailles est qu'elles peuvent etre fabriquées avec un grand rendement et à vitesse élevée grâce aux progrès remarquables réalisés dans la technique des machines à tricoter. Autrement dit, les étoffes tricotées occupent une meilleure position que les étoffes tissées ou tissus classiques dans le domaine de la production de masse On sait aussi que les étoffes tissées avec des fibres synthétiques ont un toucher plus raide que celui des étoffes peignées classiques. En conséquence, les particularités des étof- fes tricotées, notamment souplesse et légèreté, devraient pouvoir etre utilisées pour produire une étoffe synthétique ayant l'aspect et le toucher d'un tissu peigné. Si l'aspect et le toucher des étoffes à mailles contenant des fibres synthétiques pouvaient etre améliorés, tout en conservant les avantages spécifiés ci-dessus, ces étoffes à mailles pourraient etre utilisées pour confectionner des vetements habillés pour hommes et femmes. Un procédé de réalisation d'étoffes à mailles ayant l'aspect et le toucher des étoffes tissées est très avantageux pour développer les usages des fibres synthétiques. Toutefois, dans le passé, on croyait qu'une étoffe tricotée ne pouvait avoir les memes aspect et toucher qu'une étoffe tissée. En conséquence, les étoffes à mailles contenant des fibres synthétiques étaient principalement utilisées, jusqu'à présent, dans des domaines différents de ceux des étoffes tissées. A partir des données indiquées ci-dessus, la Demanderesse a poursuivi de sérieuses études sur les propriétés des étoffes pouvant etre observées à l'oeil nu, telles que la configuration de frisage des fils dans les mailles visibles à la surface des étoffes tricotées et, l'uniformité du relief de cette surface ainsi que le brillant de cette dernière, en vue de développer un procédé pour améliorer toutes ces propriétés. Comme résultat de ces études, la demanderesse a découvert que les étoffes à mailles contenant des fibres synthétiques thermoplastiques peuvent etre converties en une étoffe ayant l'aspect et le toucher d'une étoffe tissée en traitant l'étoffe à mailles sur un plateau de presse dans des conditions déterminées de façon à exploiter la plasticité des fibres synthétiques à haute température et, partant, à réaliser les buts de l'invention. En conséquence, la présente invention a pour objet un procédé de réalisation d'une étoffe tricotée ou à mailles contenant des fibres synthétiques et qui: - a l'aspect et le toucher d'une étoffe tissée, ainsi que d'autres avantages de celle-ci, - est adaptée à servir pour confectionner des habits et des robes habillés. D'une manière générale, les étoffes tissées pour vetements habillés d'hommes et femmes sont choisies parmi les étoffes ayant une surface lisse et une densité apparente élevée, comme. c'est le cas des tissus peignés ainsi que des draps et flanelles de laine, des tissus à armure grossière, tels que ceux tissés à la main. L'expression "aspect et toucher d'une étoffe tissée entend désigner, dans le présent mémoire descriptif, un aspect et un toucher comparables à ceux des étoffes tissées ayant une surface lisse et une densité apparente élevée. Les buts de la présente invention peuvent etre atteints en pressant uniformément une étoffe tricotée primaire contenant au moins 50% de fibres synthétiques thermoplastiques en poids, au moyen d'un plateau de presse sous une pression de 5 à 35 kg/ cm2 orientée sensiblement suivant l'épaisseur de cette étoffe et à une température inférieure au point de fusion des fibres syn thétiques, mais qui n'est pas inférieure à 900C, pendant une pé riode de temps suffisante pour réaliser le fixage de l'étoffe tricotée primaire à une épaisseur comprise entre 95 et 55% de son épaisseur initiale, de sorte que ladite étoffe primaire à mailles est transformée en étoffe ayant une porosité ne dépassant pas 80% et qui a, à la surface, au moins un contour ou relief de sur face ne dépassant pas 6 et présentant de ce fait l'aspect et le toucher d'une étoffe tissée. Les ternes "porosité" et "contour ou relief de surface utilisés ci-dessus sont des paramètres permettant de définir la densité apparente et le lissé de la surface de l'étoffe et sont mesurés par les méthodes indiquées plus loin. Les étoffes primaires de base à mailles, utilisables pour le procédé de la présente invention peuvent etre choisies parmi les étoffes tricotées, telles que les jerseys, les tricots, etc., contenant au moins 50% de fibres synthétiques thermoplas tiques, y compris des fibres discontinues et des filaments. De préférence, les étoffes tricotées primaires sont choisies parmi celles ayant un poids relativement élevé, telles que les doubles jerseys, les tissus huit serrures, etc. L'étoffe primaire peut etre faite de multifilaments syn thétiques, en particulier de fils texturés-ou filés. Lorsque la teneur en fibres synthétiques thermoplastiques est inférieure à 50% l'étoffe primaire ne peut etre convertie en étoffe à mailles ayant l'aspect et le toucher d'une étoffe tis sée par le procédé de la présente invention. Les fibres synthétiques thermoplastiques pouvant etre utilisées pour former l'étoffe primaire à mailles de l'invention peuvent etre choisies parmi les fibres faites de polymères, tels que les polyamides, par exemple le "Nylon 6", le "Nylon 7", le "Nylon 9", le"Nylon ll", le "Nylon 12", le "Nylon 66", le"Nylon 610", ainsi que les copolymères et les mélanges des précédents; mules polyesters, tels que le polyéthylène téréphtalate, le polyméthylène téréphtalate, le polytétraméthylène téréphtalate, le polycyclohéxylène diméthylène téréphtalate, ainsi que les copolymères et les mélanges des précédents; les polyoléfines, tel les que le polyéthylène et le polypropylène ainsi que les copolymères et leurs mélanges et les mélanges contenant principalement les polymères ci-dessus.Les fibres synthétiques spécifiées ci-dessus peuvent etre plastifiées et fixées à une température inférieure à leur point de fusion, mais qui n'est pas inférieure à 90 c. On sait que,si l'on chauffe des fibres synthétiques thermoplastiques à une température élevée, leur rigidité et leur résistance à la compression diminuent, cependant que leur contrainte interne augmente. Les études faites par la Demanderesse ont permis de prendre conscience du fait que, quand on comprime à haute température une certaine masse de fibres contenant des fibres synthétiques thermoplastiques, les fibres synthétiques qui sont réparties dans une partie tassée se déplacent vers une partie moins dense. Autrement dit, quand on comprime à haute température des fibres synthétiques thermoplastiques distribuées dans la masse de fibres, ces fibres synthétiques ont tendance à se déplacer vers une position plus stable tout en se déformant plastiquement dans la direction de la compression.En se basant sur cette tendance, il est clair que quand on presse une étoffe tricotée contenant des fibres synthétiques thermoplastiques dans la direction de son épaisseur, c'est-à-dire, perpendiculairement à sa surface, à température élevée, les fils constituant les mailles de cette étoffe se déforment de façon à occuper les espaces libres entre ces dernières et à s'y stabiliser. Dans ces conditions, le comportement décrit ci-dessus des fibres thermoplastiques d'étoffe tricotée tend à renforcer le remplissage des espaces libres par les fils déformés, lesquels sont ensuite fixés dans leur état déformé par la température élevée à laquelle l'opération s'effectue. En meme temps, la surface de l'étoffe est pressée par un plateau de presse ou un rouleau de façon à etre déformée et à produire une surface régulière et lisse. D'autres objets et avantages de l'invention ressortiront de la description q-i va suivre, donnée uniquement à titre dtexem- ple nullement limitatif, en référence aux dessins annexés sur lesquels: La figure 1 donne des coupes transversales schématiques de divers états de déformation imposée à la section d'un fil qui est pressé avec et sans chauffage; La figure 2 est une courbe de la relation entre la température et l'épaisseur de l'étoffe pressée selon son épaisseur, La figure 3 est un graphique de la relation entre la pression de compression et l'épaisseur de l'étoffe pressée à diverses températures; La figure 4 est une courbe de la relation entre la perméabilité à l'air de l'étoffe et son épaisseur au pressage;; Les figures 5 et 6 sont des représentations schématiques qui expliquent un procédé pour mesurer le contour de surface du tissu et; La figure 7 est une vue schématique en élévation latérale d'un appareil pour mesurer le coefficient de friction de la surface d'étoffes. Le comportement d'une étoffe synthétique thermoplastique comprimée à pression élevée est représenté schématiquement sur la Figure 1. On voit sur cette figure qu'un fil 1 placé sur un plateau 2 étant pressé au moyen d'un plateau 3 à température normale, est déformé de l'état A à l'état B et est ainsi aminci Dans ce cas, l'aire de la section du fil est plus petite dans l'état B que dans l'état A, de ce fait, la densité apparente du fil dans l'état B est plus grande que dans l'état A. Par contre, quand on comprime le fil 1 entre les plateaux 2 et 3 à température élevée, sous une meme pression que dans le cas B, le fil 1 est aminci comme indiqué à l'état C.Toutefois, du fait que les fibres thermoplastiques du fil 1 se déplacent latéralement, l'aire de la section de ce fil 1 est plus grande dans l'état C que dans l'état B. I1 ressort de ce qui précède que quand on presse un fil contenant des fibres synthétiques thermoplastiques, le fait de le chauffer à une température relativement élevée empeche effectivement que sa densité apparente augmente. Le degré de déformation de la section du fil dépend de la pression, de la durée de pressage, de la température de pressage et, en outre, de la teneur en humidité du fil. Plus précisément, la température de pressage OC a une grande influence sur le degré de déformation g % de l'étoffe dans la direction de son épaisseur. Ce degré de déformation Jo sera défini ci-après. En se référant à la figure 2, on voit qu'en opérant avec une pression de compression, un temps de pressage et une teneur d'humidité constants, la courbe 4 exprimant le rapport entre la température de pressage TOC et le degré de déformation t présente un coude 5. Plus précisément, le degré de déformation / de l'étoffe augmente considérablement aux températures situées audelà du coude 5. La présente invention permet d'augmenter efficacement le lissé et le lustre de la surface, ainsi que les propriétés d'iso- lation thermique et de diminuer la perméabilité à l'air des étoffes à mailles dans lesquelles ces propriétés sont inférieures à celles des étoffes tissées ou tissus, en utilisant, effectivement, les propriétés des fibres synthétiques thermoplastiques de ceux-ci et, en particulier, leur comportement aux températures élevées. Le degré de déformation g % de l'étoffe est déterminé par l'équation suivante dans laquelle Do est l'épaisseur de l'étoffe à mailles originale ou primaire, D1 est l'épaisseur de l'étoffe pressée Ces épaisseurs du tissu sont mesurées selon la norme ASTM D 1777-64 des Etats-Unis d'Amérique. Dans le procédé de la présente invention, il est préférable que le degré de déformation T se situe entre 5 et 45% et mieux, entre 15 et 35%. Les conditions de pressage pour obtenir la plage préférée ci-dessus de degrés de déformation 6 peuvent etre choisies en tenant compte de la nature des fibres thermoplastiques du tissu tricoté. Dans le procédé de la présente invention, on presse une étoffe à mailles ou tricotée contenant au moins 50% en poids de fibres synthétiques thermoplastiques, perpendiculairement a sa surface, à une température inférieure au point de fusion des fibres thermoplastiques, mais qui n'est pas inférieure à 902( sous une pression de compression de 5 à 35 kg/cm2, de préférence de 10 à 25 kg/cm2. Quand la température et la pression sont au- dessous des limites inférieures spécifiées ci-dessus, le degré de déformation f de l'étoffe est insuffisant et, de ce fait, l'étoffe résultante ne peut pas avoir l'aspect et le toucher d'une étoffe tissée.Quand la température est au-dessus de la limite supérieure susmentionnée, le degré de déformation de l'étoffe est trop Blevé et entrain une fusion des fibres thermoplastiques, lesquelles,ainsi, se collent les unes aux autres, ce qui affecte considérablement le toucher de l'étoffe et, partant, diminue sa valeur commerciale. Quand la pression est supérieure à 35 kg/cn2, l'étoffe devient trop mince pour servir à confectionner un vetement. La période de temps pendant laquelle l'étoffe tricotée est pressée dans le processus selon la présente invention doit ëtre suffisamment longue pour la fixer. Cette période de temps est, de préférence, égale ou supérieure à 5 secondes. En effet, pour transférer la chaleur du plateau de la presse ou du cylindre chauffant à l'étoffe tricotée, de façon à la porter à température prévue, un certain temps est nécessaire. Lorsque ce temps est inférieur à 5 secondes, le fixage de l'étoffe pressée est peu satisfaisant ou irrégulier. Le processus exposé ci-dessus permet d'atteindre les objectifs de l'invention. Quand on le fait suivre du traitement supplémentaire mentionné ci-après, l'étoffe pressée peut etre définitivement fixée. Autrement dit, après avoir été pressée selon le procédé de l'invention, en la chauffant à sec afin de la comprimer selon son épaisseur, l'étoffe tricotée est traitée à la chaleur humide ou sèche dans des conditions propres à lui conserver la forme qui lui a été imposée.Ce traitement supplémentaire permet d'atteindre plus effectivement les buts de l'invention Quand on effectue le traitement supplémentaire par chauffage à la vapeur, il est préférable de traiter l'étoffe pressée à une température inférieure au point de fusion de ses fibres synthétiques thermoplastiques, mais qui n'est pas inférieure à 100"C, de préférence, à llO"C sous une pression d'au moins 100 g/cm2 pendant plus de 2 minutes et de préférence au moins 3 minutes, afin de relacher dans les fibres thermoplastiques les contraintes internes provenant du premier pressage tout en empechant le retour vers l'état initial.Quand le traitement supplémentaire est exécuté à la chaleur sèche, il est préférable d'utiliser une température comprise entre 150 et 200oC, de préférence, entre 170 et 190"C pendant plus de 5 secondes et de préférence au moins 30 secondes. Le traitement supplémentaire qui est spécifié ci-dessus, c'est-à-dire le post-traitement, permet de fixer l'étoffe à mailles pressée à une épaisseur de 55 à 95% de son épaisseur initiale, et de la stabiliser de façon à lui donner l'aspect et-le toucher désirés. Les effets de ce post-traitement seront expliques plus en détail en se référant aux figures 3 et 4. La courbe A de la figure 3 montre la relation entre la pression et le degré de déformation d'une étoffe à mailles en polyester réalisée avec un fil texturé à multifilaments de polyéthylène téréphtalate et ayant une épaisseur d'environ 1 mm, un poids de 230 g/m2 et qui a été pressée à une température de 130 C pendant 20 secondes sous une pression de 0 à 35 kg/cm2. La courbe A montre clairement que le degré de déformation augmente avec la pression. Quand on traite des étoffes à mailles en polyester pressées dans les conditions ci-dessus dans l'eau bouillante pendant 30 minutes, il en résulte une relaxation des contraintes qui amène leur degré de déformation à celui de la courbe B. Comparativement à la courbe B, si l'on fait subir à cette meme étoffe un post-traitement consistantàlasoumettre sous pression de 200 à 300 g/cm2 à de la vapeur à 130"C pendant 3 minutes, puis à lui faire subir un nouveau traitement à l'eau bouillante pendant 30 minutes, le degré de déformation résultant est celui indiqué par la courbe C qui est située au-dessus de la courbe B Ceci montre que le post-traitement permet effectivement de fixer les dimensions des étoffes pressées à mailles.Comme spécifié cidessus, le post-traitement de la présente invention est très ef f i- cace pour stabiliser les étoffes pressées de façon à les empecher de se déformer à nouveau, tout en favorisant le remplissage des espaces libres entre les mailles par les fibres thermoplastiqes, ce qui confère à l'étoffe finie une surface régulière et uniforme L'appareil de pressage utilisé pour la mise en oeuvre du procédé de l'invention peut etre choisi parmi les appareils capables de presser uniformément une étoffe tricotée perpendiculairement à sa surface, tout en la chauffant uniformément. Les presses plates continues, les calandres et les presses à plateaux chauffants peuvent etre utilisées à cette fin. Pendant le post-traitement, des dispositifs peuvent etre utilisés pour humecter le tissu, parmi lesquels on peut citer les appareils classiques à décatir, les tendeurs et les appareils de vieillissement à chaud. Lorsque la largeur de l'étoffe tricotée est énergiquement imposée par une tension longitudinale constante avant pressage ou post-traitement au moyen d'un tendeur à aiguilles, cette action est très importante pour stabiliser et égaliser la qualité de 1 'étoffe résultante. De plus, le procédé de la présente invention peut etre effectué en meme temps, avant ou-après les procédés de finissage classiques, par exemple les opérations de finissage avec un agent d'assouplissement, avec des agents anti-statiques, des agents augmentant la résistance à la chaleur et à la lumière, des agents fluorescents de blanchiment, des agents anti-peluchage, des agents' anti-salissement, des agents d'ignifugeage et des résines de finissage. Le procédé de la présente invention, appliqué aux étoffes primaires à mailles, donne une étoffe tricotée ayant une porosité ne dépassant pas 80% et un contour de surface ne dépassant pas 6 et, de ce fait, un aspect et un toucher ressemblant à ceux des étoffes classiques tissées et, en particulier, des tissus peignés. Les étoffes à mailles de la présente invention ont une surface uniforme et lisse qui a un coefficient de friction relativement faible et une densité apparente élevée et,de ce fait, une plus faible perméabilité à l'air par suite du remplissage des espaces libres compris entre les mailles par les fibres ther noplastiques. Les étoffes tricotées ayant les avantages cidessus ont la propriété de garder la chaleur et, de ce fait, conviennent pour des survetements d'hommes et dames et autres vetements. On sait que les étoffes tissées ont, à poids égal, une plus grande porosité que les étoffes tricotées. C'est là l'une des particularités des tissus tissés. La porosité est définie par le terme ioo (-s) dans lequel S est la densité apparente du tissu et i est la densité spécifique des fibres formant l'étoffe. L'étoffe à mailles obtenue par le procédé de l'invention a une porosité sensiblement inférieure à celle des étoffes classiques à mailles et, de ce fait, a la propriété de conserver la chaleur et une perméabilité relativement faible à l'air. Sur la figure 4, la courbe D montre la relation entre le degré de déformation et la perméabilité à l'air d'une étoffe à mailles, telle que celle de la figure 3, courbe A. On voit clairement sur la figure 4 que la perméabilité à l'air décroît avec le degré de déformation. Ceci met en évidence le fait que l'augmentation du degré de déformation se traduit par une augmentation du degré de remplissage des espaces libres par les fibres thermoplastiques. Comme il a été mentionné ci-dessus, l'étoffe tricotée de la présente invention a une porosité ne dépassant pas 80. La porosité est, conjointement avec le relief de surface, qui sera précisé plus loin, un facteur important pour conférer aux étoffes tricotées l'aspect et le toucher d'un tissu. Les étoffes tricotées et tissées classiques se composent généralement de fils constitués de fibres naturelles, par exemple, des fibres de laine, qui ont été foulées afin d'augmenter la densité du tissu de façon à adapter les propriétés et l'aspect de celui-ci à la fabrication de vetements. Or, étant donné que les fibres synthétiques n'ont pas les qualités nécessaires pour etre foulées, il faut, pour obtenir une étoffe dense, que ces fils soient tissés ou tricotés avec un nombre de duites ou de mailles élevé par unité de surface. Or, dans le cas des étoffes à mailles, cette densité est limitée par les caractéristiques des mécanismes de tricotage. L'étoffe à mailles de la présente invention a une densité apparente élevée qui la fait ressembler à une étoffe tissée. Cette particularité, jointe à un faible contour de surface, lui confère l'aspect et le toucher d'une étoffe tissée. La porosité est un paramètre permettant de mesurer la densité apparente d'une étoffe tricotée. Lorsque la porosité est supérieure à 80% l'étof- fe ne présente pas l'aspect d'un tissu. De préférence, les étoffes de la présente invention ont une porosité comprise entre 75 et 40%. On va expliquer maintenant en détail ce qu'on entend par relief de surface d'un tissu en se référant aux figures 5 et 6 du dessin annexé. Une coupe suivant son épaisseur d'une étoffe tricotée est représentée sur la figure 5. Sur cette figure l'axe x s'étend parallèlenent à la surface de l'étoffe, tandis que l'axe y est perpendiculaire à cette surface. En conséquence, la longueur et l'épaisseur de l'étoffe correspondent respectivement aux axes x et y. Cette coupe a été divisée par un certain nombre de droites, s'étendant parallèlement à l'axe y à des intervalles de 0,05 mm, comme indiqué sur la figure 5. Chacune de ces divisions sera qualifiée de "petite section". Dans la petite section Sn, comme on le voit sur la figure 5, l'extrémité supérieure des fibres situées dans la partie supérieure du tissu est (xn, yn) Dans ce cas, une droite (y=a) rencontre le point (xn, Yn) et,de ce fait, la distance yin = a. En procédant de la manière ci-dessus, on détermine les coordonnées des extrémités supérieures des fibres occupant les positions les plus élevées dans les petites sections. Sur la figure 6, tous les points des extrémités supérieures des fibres des petites sections ont été reportés et reliés entre eux par des droites. Le graphique 5 résultant est appelé graphique de relief ou contour de la surface. On prépare le graphique du relief de la surface de l'étof- fe tricotée de la figure 5 sur une longueur réelle de 1 cm, puis on le divise en 10 parties ou sections par des droites parallèles à l'axe y et espacées de 1 mm. Les parties ainsi obtenues sont dites de "grandes sections". La figure 6 montre le graphique du relief de surface d'environ 2,5 grandes sections. Dans la grande section Dm de la figure 6 on a désigné par y max la valeur maximale du relief de surface et par y min sa valeur minimale. En désignant la différence entre y max et y min par Lm, on obtient y max - y min = Lm. On nesure le Lm de chaque grande section. Quand un nombre R d'une grande section ayant un Lm égal ou supérieur à 0,15 est trouvé dans les dix grandes sections, le contour de surface du tissu tricoté est considéré comme étant R. La coupe de l'étoffe tricotée pour mesurer le relief de surface est préparée de la manière suivante: on noie l'étoffe tricotée à mesurer dans une fonte constituée par un copolymère d'éthylène et d'acide maléique ayant un poids moléculaire de 2000, un point de fusion de 100"C et un indice d'acide de 15 à une température dt i200C, puis àn la laisse se solidifier. On coupe l'étoffe tricotée ainsi encastrée en tranches, perpendiculairement à sa surface, à des intervalles de 0,05 mm, Le relief de surface mesuré de l'étoffe tricotée est représenté par la valeur moyenne des mesures faites sur ces tranches. L'étoffe à mailles de la présente invention a un relief de surface ne dépassant pas 6 et de préférence égal ou inférieur à 4 et, mieux encore, égal ou inférieur à 2, sur l'une de ses faces, au moins. Ce relief de surface est un paramètre caractérisant l'uniformité de la surface du tissu. En conséquence, plus ce relief de surface est petit, plus la surface du tissu est lisse et plus son coefficient de friction est petit. Un lissé élevé est un facteur important pour obtenir une étoffe tricotée ayant, à l'oeil nu, l'aspect d'un tissu et un toucher glissant Lorsque le relief de surface est supérieur à 6, l'étoffe rie présente pas l'aspect et le toucher d'un tissu à cause de l'iné- galité de sa surface. Une étoffe tricotée à mailles contenant au moins 50% en poids de fibres synthétiques thermoplastiques et ayant la porosité et le contour de surface spécifiés ci-dessus, présente un aspect et un toucher ressemblant à ceux d'un tissu, Un test exécuté avec l'étoffe à mailles de la présente invention sur 60 personnes a amené le résultat surprenant que toutes les personnes ont désigné l'étoffe tricotée comme ayant été tissée. Par le procédé de la présente invention, les intervalles entre les mailles d'étoffe sont remplis par les fibres thermoplastiques déplacées pendant le pressage à chaud, de manière à augmenter le lissé de la surface du tissu et à diminuer sa porosité. Dans les procédés de finissage classiques des étoffes à mailles en fibres synthétiques, on soumet le fil à une relaxation à l'état mouillé et à température élevée, afin de répartir uniformément les fibres dans le fil. En conséquence, le remplissage des espaces compris entre les mailles ne peut pas etre accompli par les fibres, comme c'est le cas dans le procédé selon l'invention. De plus, dans les procédés de finissage classiques des étoffes de laine, le remplissage des espaces entre les fils du tissu et ce qu'on appelle le "recouvrement" sont réalisés au moyen d'une machine à fouler ou à dessuinter, utilisant les propriétés d'enchevetrement des fibres de laine. Toutefois, il est impossible de conférer le lissé de surface voulu à l'étoffe tricotée de laine et de fixer ce lissé par un processus de foulage. En conséquence, les étoffes tricotées de laine soumises à un foulage ne peuvent pas avoir l'aspect et le toucher d'un tissu. En outre, le procédé de pressage classique des étoffes tissées ou tricotées, de laine, en utilisant une presse à plateaux discontinue ou continue n'est exécuté que pour améliorer le lissé de la surface et, de ce fait, diffère du procédé de la présente invention par la basse température de chauffage de ces machines. Comme il a été décrit en détail ci-dessus, la présente invention est extremement avantageuse pour conférer aux nouvelles étoffes tricotées l'aspect et le toucher d'un tissu, tout en conservant les propriétés avantageuses des étoffes tricotées et, notamment, leur légèreté et leur souplesse. En se basant sur la présente invention, il est possible d'utiliser des étoffes tri cotées en fibres synthétiques pour confectionner des vetements habillés pour hommes et femmes. En conséquence, la présente invention convient parfaite ment pour la production de série et pour diversifier les étoffes de confection. Les exemples qui suivent, qui n'ont bien entendu aucun caractère limitatif, feront mieux comprendre les particularités de l'invention. EXEMPLE 1 On prépare un fil de polyester de 150 deniers/48 filaments avec du polyéthylène téréphtalate ayant une viscosité intrinsèque de 0,5 par les étapes habituelles de filage et d'étirage. On confère à ce fil une fausse torsion de façon à le transformer en un fil texturé. On teint le fil texturé ainsi obtenu par un procédé de teinture à haute pression, puis on le tricote en un double jersey Blister pesant 230 g/m2 et ayant une épaisseur de 1,03 mm sur un métier circulaire classique à tricoter. Le double jersey ainsi obtenu a une porosité de 84% et un contour ou relief de surface de 9 et a l'aspect d'une étoffe normale à mailles. Ce double jersey sera qualifié de jersey primaire par la 'suite. On divise ce jersey primaire en sept pièces, dont quatre sont soumises aux traitements selon l'invention dans les conditions indiquées dans le Tableau I ci-après. Ces pièces sont désignées par"échantillon A, B, C et D"dans ce tableau. Aux fins de comparaison, on maintient l'une des pièces de jersey sans la traiter tandis qu'on soumet deux autres pièces à un traitement de comparaison autre que celui de la présente invention dans les conditions également indiquées dans le Tableau I. Ces pièces de comparaison sont qualifiées"d'échantillon de comparaison a,b et c Dans les traitements du Tableau I, on enroule les pièces pressées sur un tube en exerçant des pressions selon leur épaisseur comme indiqué, puis on les introduit dans une machine à décatir à des températures et pendant des périodes de temps indiquées dans le meme tableau. Il ressort clairement de l'examen du tableau I que les échantillons A, B, C et D traités selon l'invention ont une porosité inférieure à 80% et un contour de surface inférieur à 6, satisfaisant ainsi à la définition de l'étoffe de la présente invention. Par contre, les échantillons de comparaison a et c ont une porosité supérieure à 80%, un contour de surface supérieur à 6, tandis que l'échantillon de comparaison b a un contour de surface supérieur à 6 avec une porosité légèrement inférieure à 80%. TABLEAU I tissu i comparaison objet A B C D a b c I r Tenpéra- 130 130 , 120 110 ' 80 biture 0C t i Trai- 'Pression 1 20 , 15 10 20 non , 3 non pro- ternent. Tempos ; 15 10 20 non' 3 non min. ; 20 - 10 . 10 20 . 3 ! - ------- 4.-'-- --'- s '- ! -- Tempéra biture "C j 130 130 120 110 90 95 dé. ----- --- - ! --t I Deca- :Pression I 300 : I i ! tissage. 'kg/cm2 j 300 300 1 500 '1000 t Temps I 5 10 1 2 j - min. 5 1 10 1 2 porosité % 50 58 i 76 65 1 84 78 85 I - - - - - - - -- i - ----- - . , -'- '- - - . -- . r Relief ou Relief ou contour 2 de surface ( 2 4 5 3, 9 8 9 Ré- " - - -------' r - -- ' -'--.-'--'- ressemblance ! ' rressemblance tissu tissé de ressemblan Aspect et toucher r tissu tissé ';ce aveiun tissu - Perméabilité à l'air 3 j (cm3/cm2/sec) j 46 65 i 72 57 ' 208 i126 147 tt!oeicient -- i i de Coeffdicient; chaine p,,344 0,364.0,364; 0,3640,445 0,4040,424 friction t -----. Ij .. r de /,466 q sageP S-0,424 6,466 io,649 0424067506010649 - surface ~ ~ ~sage. :0,424 -- En comparant les échantillons A, B, C et D avec ceux de comparaison a, b, c, en ce qui concerne la perméabilité à l'air et le coefficient de friction de surface, par des procédés de mesure qui seront précisés par la suite, on constate que les échantillons A, B, C et D traités selon l'invention ont une surface plus lisse et une densité apparente plus élevée que ceux de comparaison a, b et c, traités par d'autres procédés que celui de l'invention ou qui n'ont pas été traités, ce qui leur confère un aspect et un toucher analogues à ceux d'une étoffe peignée. Par contre les échantillons de comparaison a, b et c n'ont pas cet aspect et ce toucher en raison de leur relief de surface et de leur porosité élevés. La perméabilité à l'air des étoffes a été déterminée en procédant aux mesures spécifiées dans la norme ASTM D 737-67 des Etats-Unis d'Amérique en utilisant une machine d'essai du type Fragile. Le coefficient de friction de surface des étoffes a été déterminé en procédant de la manière suivante et en utilisant le dispositif d'essai représenté sur la figure 7. En se référant à la figure 7 on voit que la pièce d'essai 71 est placée sur une plaque 72, un poids 73, couvert d'un tissu de taffetas de "Nylon " étant placé sur la pièce d'essai 71. En inclinant pro- gressivement la plaque 72, on arrive à un angle Q auquel le poids 73 commence à glisser le long de la surface de la pièce d'essai 71.Le coefficient de friction de surface est obtenu par l'équa- tion suivante: Coefficient de friction (Ms) = tg Q EXEMPLE 2 On prépare un fil de polyamide de 150 deniers/32 filaments à partir d'un polycapramide ayant une viscosité intrinsèque de 1,18 par des étapes classiques de filage et d'étirage. On confère à ce fil une fausse torsion afin de le convertir en un fil texturé par un procédé classique, puis on le teinte avec une teinture acide aussi par un procédé classique. On tricote avec ce fil un jersey double Blister pesant 210 g/m2, ayant une porosité de 88% et un contour de surface de 10. Le jersey résultant a l'aspect et le toucher d'une étoffe normale tricotée. Ce jersey sera qualifié d' "étoffe primaire " dans le présent exemple. On divise cette étoffe en sept pièces dont on en soumet quatre au procédé selon l'invention dans les conditions indiquées dans le Tableau II ci-après. Ces pièces constituent les échantillons E, F, G et H. Aux fins de comparaison, on conserve l'une des pièces de l'étoffe primaire sans traitement, tandis qu'on soumet les deux autres à des traitements différents de celui de la présente invention dans les conditions indiquées dans le tableau II. Ces pièces de comparaison sont qualifiées d'échantillon de comparaison d, e et f. TABLEAU II tissu comparaison E F G H objet d e f Température C 100 95 120 110 8 ture 0C 100 95 120 110 80 Pression Trai- 10 5 10 15 non non 4 kg/cm2 tement. Pro Temps 20 20 10 10 4 ture C 100 95 130 110 90 90 dé. Déca- Pression 200 200 500 1000 non 80 80 tissage. Temps 5 5 10 8 2 2 min. Porosité % 72 63 36 40 88 83 82 Relief ou contour 3 5 1 1,5 2 10 8 7 de surface j ----' - - -- ' - --' - ----- - Ré- ressemblance avec un pas de ressem Aspect et toucher tissu tissé blance avec un sul- tissu tissé. Perméabilité à l'air @a@. (cm3/cm2/sec) j 73 88 40 55 230 175 166 coefficient de chaîne 0,344 0,364 0,325 0,325 0,445 0,424 0,424 friction de remplis surface. sage. 0,424 0,445 0,364 0,384 0,675'0,577 0,554 I1 ressort de ce tableau que les échantillons E, F, G et H qui ont été traités selon l'invention ont une porosité inférieure à 80% et un contour de surface inférieur à 6, satisfaisant ainsi à la définition de l'étoffe de l'invention, ayant l'aspect et le toucher d'un tissu. Par contre, les échantillons de comparaison d, e et f ont une porosité et un contour de surface plus élevés que la limite supérieure de la définition ci-dessus et, de ce fait, ne pouvaient pas avoir l'aspect et le toucher d'un tissu. Par des mesures de perméabilité à l'air et de coefficient de friction de surface des étoffes de la présente invention et de celles de comparaison, comme indiqué dans le tableau II, on a pu constater que les échantillons E, F, G et H ont un lissé de surface et des densités apparentes plus élevées que ceux de comparaison d, e et f et qui sont semblables à ceux des tissus peignés classiques. EXEMPLE 3 On prépare des fibres discontinues de polyester ayant une grosseur de 5 deniers et une longueur de 5 cm à partir d'un polyéthylène téréphtalate ayant une viscosité intrinsèque de 0268 par un procédé classique de filage et d'étirage. Après teinture9 on mélange ces fibres avec des fibres de laine teintes dans des rapports, en poids de 40:60, 60:40 et 80:20. Les mélanges ci dessus et les fibres discontinues de polyester sont transformes séparément en fils ayant le numéro métrique 48. On double chacun des fils résultants et on le retord en un fil à deux brins On utilise les fils à deux brins résultants sur un métier à tricoter afin de former des doubles jerseys Blister en utilisant une machine circulaire classique à tricoter.On obtient ainsi des étoffes tricotées normales pesant 240 g/m2 ayant une porosité de 82% et un contour de surface de 12. Les étoffes obtenues appelées étoffes I ont été préparées avec un mélange, en poids, de 60% de fibres de polyester et 40% de fibres de laine; les étoffes J ont été préparées avec un mélange, en poids, de 80% de fibres de polyester et de 20% de fibres de laine, les étoffes K ont été préparées avec 100% de fibres de polyester, tandis qu'une étoffe de comparaison g est préparée avec le mélange comprenant, en poids, 40% de fibres de polyester et 60% de fibres de laine. On soumet les échantillons I, J et K et l'étoffe de comparaison g à un pressage à une température de 110 C sous une pression de compression de 15 kg/cm2 pendant 20 secondes dans une presse plate continue, puis on lui fait subir un traitement de décati à une température de 115 C sous une pression de 300 g/cm2 pendant 3 minutes. Les résultats ainsi obtenus sont indiqués dans le tableau III ci-après. TABLEAU III tissu objet I J K compa raison rapport du mélange de fi procédé bres de polyester et de 60/40 80/20 100/0 40/60 fibres de laine. porosité % 77 51 40 82 relief ou contour de 4 3 12 surface. résul- pas de aspect et toucher ressemblance avec ressem tat. un tissu tissé. blance avec un tissu tissé perméabilité à l'air (cm3/cm2/sec.) 65 82 57 155 Coefficient de chaine 0,404 0,384 0,364 0,445 friction de ~ surface remplis- 0,466 0,445 :0,424 0,753 sage Les échantillons I, J et K qui contiennent une proportion de fibres de polyester supérieure à la limite inférieure,spéci- fiée par l'invention, ont une porosité inférieure à 80% et un contour de surface inférieur à 6, satisfaisant ainsi aux spéci fications de l'étoffe de la présente invention. Ces tissus ont un aspect et un toucher analogues à ceux d'un tissu peigné.Par contre, l'étoffe de comparaison g dont la teneur en fibres de polyester est au-dessous de la limite inférieure qui est, notam ment, de 50% en poids, ne pouvait pas avoir l'aspect et le tou cher d'un tissu tissé. EXEMPLE 4 On prépare un fil de polyester de 150 deniers/48 filaments à partir d'un polyéthylène téréphtalate ayant une viscosité intrin sèque de 0,65 par un procédé classique de filage et d'étirage. On confère à ce fil une fausse torsion afin de produire un fil tex turé, puis on le teint par un procédé classique. On utilise ce fil teint pour tricoter un jersey double triple interlock pesant 200 g/m2, ayant une porosité de 90% et un contour de surface de 9. Le jersey résultant a l'aspect et le toucher normaux d'une étoffe à mailles et sera appelé primaire ou de base dans le présent exemple. On divise cette étoffe primaire en sept pièces dont on en utilise quatre pour les traiter selon l'invention dans les conditions indiquées dans le tableau IV. Ces étoffes sont qualifiées d'échantillons L, M, N et P On conserve l'une des pièces sans la traiter, tandis que les deux autres pièces restantes sont soumises à des traitements autres que ceux prévus par l'invention dans les conditions indiquées dans le tableau IV. Ces étoffes sont qualifiées d'échantillon de comparaison h, i et j. Pendant le traitement des échantillons L, M, N et P et des échantillons de comparaison i et j, le pressage est exécuté en utilisant une presse plate continue et en opérant à sec, les échantillons pressés étant ensuite fixés par la chaleur, à sec, en utilisant un appareil de fixage du type tendeur à aiguilles. On maintient l'échantillon de comparaison H à l'état non-traité. Les résultats de ces opérations sont indiqués dans le tableau IV. En se référant à ce-tableau on voit que les échantillons L, M, Met P-du présent exemple ont une porosité inférieure à 80% et un contour de surface inférieur à 6 satisfaisant ainsi aux spécifications de l'invention. De plus, les échantillons L, M, N et P ont une perméabilité à l'air et un coefficient de friction de surface inférieurs à ceux des échantillons de comparaison h, i et j, dont la porosité est supérieure à 80% et dont le contour de surface est au-dessus de 6. En conséquence, les échantillons L, M, N et P ont un aspect et un toucher analogues à ceux d'un tissu peigné, du fait de la grande uniformité de leur surface et de leur grande densité apparente. TABLEAU IV tissu ' comparaison objet L M N p h i j Tempéra ture C 130 120 110 90 80 Trai- Pression Pro- kg/cm2 30 20 10 5 non non 3 tement cé Temps 20 20 30 40 4 min. dé. Tempéra Déca- ture C 180 180 170 160 180 140 non Temps tissage min 15 10 25 20 10 10 Porosité % 37 46 65 75 90 92 88 Relief ou contour de @urf@@@ 2 4 5 6 9 11 10 de surface 2 4 5 6 9 11 10 ressemblance avec un pas de ressemblance Ré- Aspect et toucher tissu tissé. avec un tissu tissé sul- Perméabilité à l'air(cm3/cm2/sec) 42 58 73 85 240 258 174 coeffi cient de chaîne 0,364 0,384 0,404 0,445 0,577 0,625 0,510 friction de surface. remplis- sage. 0,404 0,424 0,445-0,488 0,649 0,675 0,577 EXEMPLE 5 A une étoffe à mailles faite d'un fil texturé de polyester de 100 deniers/32 filaments pesant 230 g/m2, ayant une épaisseur de 1,03 mm, une porosité de 90%, un contour ou relief de surface de 15 et une perméabilité à l'air de 120 cm3/ cm2/ sec, on fait subir un pressage par une presse plate continue à une température de 140 C sous une pression de 15 kg/cm2 orientée suivant l'épais seur de l'étoffe pendant 30 secondes. L'étoffe résultante a une épaisseur de 0,82 mm qui correspond à 80% de l'épaisseur initiale, une porosité de 63%, un contour de surface de 3 et une perméabi lité à l'air de 70 cm3/ cx2/sec. L'étoffe résultante a un aspect et un toucher analogues à ceux d'un tissu peigné grace à sa surface très lisse et à sa densité élevée. EXEMPLE 6 On prépare une étoffe tricotée de polyester pesant 230 g/m2, ayant une épaisseur de 1,03 mm, une porosité de 88%, un contour de surface de 9 et une perméabilité à l'air de 128 cm3/cm2/sec à partir d'un fil texturé de polyéthylène téré phtalate de 150 deniers/36 filaments. On traite l'étoffe tricotée dans la meme presse plate que dans l'exemple 5 à une température de 1300C sous une pression de 20 kg/cm2 pendant 20 secondes. On fait subir à cette étoffe ainsi pressée un traitement de décatissage à une température de 1300C sous une pression de 300 à 400 g/cm2 pendant 5 minutes. L'étoffe résultante a une épaisseur de 0,67 mm qui correspond à 65% de celle du tissu original, une porosité de 55%, un contour de surface de 3 et une perméabilité à l'air de 46 cm3/cm2/sec. Cette étoffe a une densité élevée et un lustre convenable, observés a l'oeil nu, qui proviennent de la compression des fils tricotés de façon à remplir les espaces entre les mailles d'origine. EXEMPLE 7 On prépare une étoffe tricotée de polyamide à partir d'un fil texturé de polycapramide de 150 deniers/24 filaments,ce tissu pesant 210 g/m2 et ayant une épaisseur de 1,06 mm, une porosité de 87%, une surface de relief 12 et une perméabilité à l'air de 147 cm3/cm2/sec. On traite cette étoffe dans la meme presse plate continue que celle utilisée dans l'exemple 5 à une température de 1000C, sous une pression de 5 kg/cm2 pendant 20 secondes, puis on le décatit à une température de 100 à 105"C sous une pression de 100 à 200 g/cm2 pendant cinq minutes. L'étoffe de polyamide résultant a une épaisseur de 0,95 mm, ce qui correspond à environ 90% de son épaisseur initiale, une porosité de 63%, un contour de surface de 4 et une perméabilité à l'air de 95 cm3/cm2/sec. L'étoffe ainsi obtenue a l'aspect et le toucher d'un tissu peigné. EXEMPLE 8 On presse la meme étoffe tricotée de polyester que dans l'exemple 5 en utilisant la meme presse plate continue à une température de 1300C sous une pression de 20 kg/cm2 pendant 20 secondes, puis on la fixe à la chaleur en utilisant un appareil de thermo-fixage du type tendeur à aiguilles à une température de 1800C pendant 15 secondes. L'étoffe résultante a une épaisseur de 0,69 mm, ce qui correspond à 67% de son épaisseur initiale, une porosité de 44%, un contour de surface de 3 et une perméabilité à l'air de 42 cm3/cm2/sec. Cette étoffe a un aspect et un toucher analogues à ceux d'un tissu peigné. EXEMPLE 9 On prépare une étoffe à mailles avec un fil double mélangé comprenant, en poids, 65% de fibres de polyéthylène téréphtalate de 3 deniers et de 80 n de longueur et 35% de fibres de laine et ayant le numéro métrique 48. L'étoffe tricotée pèse 240 g/m2, a une épaisseur de 0,85 n, une porosité de 86%, un contour de surface de 10 et une perméabilité à l'air de 86 cm3/cm2/sec. On presse cette étoffe dans une presse continue plate comme celle de l'exemple 5 à une température de 110 C sous une pression de compression de 15 kg/cm2 pendant 20 secondes, puis on la chauffe à la vapeur dans une machine à décatir à une température de 115"C sous une pression de compression de 200 à 300 g/cm2 pendant 3 minutes.L'étoffe à mailles résultante a une épaisseur de 0.66 mm, ce qui correspond à environ 78% de son épaisseur initiale, une porosité de 48%, un contour ou relief de surface de 3 et une perméabilité à l'air de 43 cm3/cm2/sec et, de ce fait, a un aspect et un toucher rappelant ceux d'un tissu peigné classique. EXEMPLE 10 On presse une étoffe tricotée de polyamide identique à celle de l'exemple 7 de meme manière que dans cet exemple 7, puis on l'enroule avec un tissu de coton sous une pression de compression de 850 à 1000 g/cm2. On chauffe l'étoffe tricotée ainsi enroulée à la vapeur dans une machine à décatir à une température de 125 C pendant 8 minutes. L'étoffe résultante a une épaisseur de 0,83 mm qui correspond à environ 78% de son épaisseur initiale, une porosité de 60% un relief ou contour de surface de 5 et une perméabilité à 1 air de 75 cm3/cm2/sec et, de ce fait, a un aspect et un toucher analogues à ceux d'un tissu peigné classique. REVENDICATIONS 1. Procédé pour fabriquer une étoffe à mailles ayant l'aspect et le toucher d'une étoffe tissée caractérisé en ce qu'il consiste à presser uniformément une étoffe tricotée primaire contenant5 au moins, 50% de fibres synthétiques thermoplastiques en poids, au moyen d'un plateau de presse sous une pression de 2 5 à 35 kg/cm orientée sensiblement suivant l'épaisseur de cette étoffe et à une température inférieure au point de fusion des fibres synthétiques, mais qui n'est pas inférieure à 90 C,pendant une période de temps suffisante pour réaliser le fixage de l'étoffe tricotée primaire à une épaisseur comprise entre 95 et 55% de son épaisseur initiale, de sorte que ladite étoffe primaire à mailles est transformée en étoffe ayant une porosité ne dépassant pas 80% et qui a, à la surface, au moins, un contour ou relief de surface ne dépassant pas 6 et présentantdecefait l'aspect et le toucher d'une étoffe tissée. 2. Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que l'étoffe primaire ou de base tricotée est un jersey ou un tricot. 3. Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que lesdites fibres synthétiques thermoplastiques sont constituées par une matière polymérique choisie parmi les polyamides, tels que le "Nylon 6", le "Nylon 7", le "Nylon 9", le Nylon 11", le "Nylon 12", le "Nylon 66, le "Nylon 610" et les copolymères et mélanges- des polyamides précédents; les polyesters, tels que le polyéthylène téréphtalate, le polyméthylène téréphtalate, le polytétraméthylène téréphtalate, le polycyclohexylène diméthylène teréphtalate et les copolymères et mélanges de polyesters précédents; les polyoléfines, telles que le polyéthylène, le polypropylène et les copolymères et mélanges des polyoléfines précédentes et les mélanges des polymères précédents. 4. Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que ladite pression est comprise entre 10 et 25 kg/cm2. 5. Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que la durée de pressage est égale ou supérieure à 5 secondes. 6. Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'on fixe par la chaleur l'étoffe pressée, à une température inférieure au point de fusion desdites fibres synthétiques thermoplastiques, mais qui n'est pas inférieure à 100"C; 7. Procédé selon la revendication 6 caractérisé en ce qu'on exécute ledit fixage à chaud dans une machine à décatir sous une pression d'au moins 100 g/cm2 selon l'épaisseur du tissu pendant au moins 2 minutes en utilisant de la vapeur comme agent de chauffage. 8. Procédé selon la revendication 6 caractérisé en ce qu'on exécute ledit fixage à une température de 150 à 200 C en utilisant de l'air chaud comme agentde chauffage. 9. Procédé selon la revendication 6 caractérisé en ce qu'on utilise une presse plate continue. 10. Etoffe à mailles obtenue par le procédé spécifié sous la revendication 1 caractérisé en ce qu'elle contientsen poids, au moins 50% de fibres synthétiques thermoplastiques et en ce que sa porosité ne dépasse pas 80% et en ce que l'une, au moins, de ses faces a un contour ou relief de surface ne dépassant pas 6 et, de ce fait, présente un aspect et un toucher analogues à ceux d'une étoffe tissée.