FR 2502031 A3 19820924 FR 8204646 A 19820318 Crible rotatif La présente invention concerne un crible ou tamis rotatif comprenant un tambour fixe muni d'une paroi perforde et des racles qui peuvent tourner autour d'un axe horizontal dans son ensemble en décrivant une course circulaire à l'inté- rieur du tambour. Les racles s'étendent jusqu'sou voisinage de la paroi du tambour, de sorte que la paroi perforée fixe et les racles tournantes ont, entre elles, un effet de criblage sur la matière se trouvant dans le tambour. Un des problèmes avec ce type de crible rotatif est que, pendant le criblage, la matière à cribler (que l'on appellera matière criblde) peut se tasser aux angles formés par la paroi du tambour et les c8tés avant des racles, la matière criblée tendant à s'accumuler dans ces angles. La matière criblée peut rester emprisonnée en permanence entre la paroi du tambour et les racles. Lorsque cela se produit, l'action de criblage se dégrade considérablement0 Ce phénomène est li B nature et à la compesition de la matière de départ. Les auteurs de la présente invention ont constaté ce phénomène en particulier dans le criblage des ordures ménagères dans un crible rotatif.Dans ce cas, la présence de substances organiques dans les déchets et/ou la présence d'eau dans ces déchets peut entratner un certain degré d'adhérence entre les composants des déchets et le tassement mentionné ci-dessus peut se produire, en partie par suite de la présence de matière difficile L passer au crible, comme par exemple des feuilles de matière plastique. Le but de la présente invention est d'obtenir un crible rotatif perfectionné dans lequel ce problème est éliminé ou risque moins de se poser. Selon la présente invention, les racles, lorsqu'elles tournent, ne coopèrent qu'avec une partie de la paroi du tambour pour produire l'effet de criblage, cette partie étant concentrique à la course décrite par les racles, une autre partie de la paroi du tambour, qui s'étend sur au moins une partie de la moitié supérieure de la course décrite par les racles, s'éloignant de cette course et au moins la transition entre cette partie qui s'éloigne ou partie en retrait et la partie concentrique de la paroi du tambour qui se trouve sur le c8té d'aval (par rapport au sens de rotation) de la partie qui s'éloigne étant exempte de tout pli, de sorte qu'entre cette partie qui s'éloigne, à l'endroit de sa transition avec la partie concentrique, et la course des racles, il existe une section d'introduction où la paroi du tambour et la course des racles se rapprochent l'une de l'autre progressivement. Dans les conceptions de cribles rotatifs utilisées communément, les racles, pendant leur rotation, coopèrent avec la totalité de la circonférence de la paroi du tambour pour produire un effet de criblage et la paroi du tambour est concentrique B la course décrite par les racles. L'utilisation d'une conception selon la présente invention assure une absence d'ac- cumulation permanente de la matière criblée dans les angles formés par la paroi du tambour et les racles et de son emprisonnement entre cette paroi du tambour et ces racles. Au lieu de cela, la matière criblée est éjectée lorsqu'elle atteint la partie en retrait de la paroi du tambour, cela en raison de la force centrifuge. Non seulement la matière criblée ne peut pas être comprimée et emprisonnée mais elle tend aussi à se disperser à la suite de son éjection, ce qui contrecarre toute adhérenee initiale entre les éléments constituants de la matière criblée. Du fait que la partie en retrait de la paroi du tambour s'étend sur au moins une partie de la moitié supérieure de la course décrite par les racles, la matière criblée retombe sous l'influence de la pesanteur à la suite de l'éjection et est soumise une fois encore à l'action de criblage. La forme de la transition depuis la partie en retrait, à l'endroit de son côté aval, jusqutà la partie concentrique de la paroi du tambour est importante dans le retour de la matière criblée éjectée vers la région des racles. Si la transition ne comporte aucun pli, de sorte que la paroi du tambour ne présente aucune variation brusque perceptible au point de la transition, il existe une section d'entrée plus ou moins cunéiforme entre la partie en retrait et la course décrite par les racles à ce point de transition. Dans cette section d'entrée, la paroi du tambour et la course des racles convergent progressivement.Ceci a pour effet d'éviter les chocs qui résultent du coincement entre les racles et la paroi du tambour, au point de transition,de gros morceaux à cribler dont il est plus difficile de réduire la taille, comme par exemple les pierres, le bois ou le verre. Ces chocs déforment les racles et/ou la paroi du tambour. La transition en aval ou les deux transitions entre la partie en retrait et la partie concentrique de la paroi du tambour doit de préférence être réalise le long de plans tangentiels L la partie concentrique. Dans un mode de réalisation préféré, la partie en retrait de la paroi du tambour s'détend sur environ 1200 de la course des racles. Dans une variante de mode de réalisation, le crible comporte plusieurs sections en retrait dont chacune s'étend sur une partie de la moitié supérieure de la course décrite par les racles. Normalement, la matière criblée se déplace travers le tambour dans une direction axiale. Le procédé utilisé communément dans les cribles rotatifs connus du type mentionné ci-dessus, dans lesquels la matière criblée est déplacée par un courant d'air dirigé axialement, n'est pas avantageux. De préférence, le tambour doit Entre conique dans la direction axiale, gracie à quoi la matière on cours de criblage se déplace à travers le tambour dans une direction axiale sous l'influence des forces centrifuges. On va maintenant décrire un mode de réalisation de la présente invention en se référant aux dessins annexés, sur lesquels : la figure t est une vue d'un crible rotatif tel qu'on le voit quand on le regarde dans la direction de la flèche 1 dans la figure 2 p la figure 2 est une vue d'extrémité du crible rotatif tel qu'on le voit quand on regarde dans la direction de la flèche 2 de la figure lo Sur les figures, on voit qu'une structure de support t supporte un arbre 4 au moyen de paliers 2 et 3. Cet arbre est entratné par un moteur électrique 5 k l'aide d'une transmission 6 à courroie en V et d'un réducteur de vitesse 70 La structure t supporte également un carter 8 contenant un tambour iixe 9 dont la paroi est perforée suivant un dessin régulier (non représenté). s l'intérieur du tambour se trouvent plusieurs racles 10, montées sur des rayons 11 et pouvant tre entratnCes en rotation suivant une course circulaire dans "a sens de rotation 19 à l'aide de l'arbre 4.Les racles 10 s'étendent jusqu'au voisinage de la paroi du tambour et peuvent, par exemple, comporter à leurs extrémités des bandes en une matière élastique fortement résistante à la rupture0 La matière à cribler est introduite dans le tambour 9 dans la direction de la flèche À au moyen, par exemple, d'un transporteur 13 k vis, La matière est alors criblée à l'aide des racles rotatives 10 et de la paroi perforée du tambour en donnant une fraction criblée qui est évacuée dans la direction de la flèche B par ltintermédiaire d'une sortie 14 formée dans le côté de dessous du carter 8, et un résidu non criblé qui est évacué dans la direction de la flèche C par l'intermédiaire d'une sortie 15 formée dans le carter 8. Le tambour 9 comporte.sur son dessous, une section 16 qui est concentrique aux racles et, sur son dessus, une section 17 qui est en retrait par rapport k la course décrite par les racles. La section 17 en retrait forme une chambre d'éjection 18 dans laquelle la matière criblée, qui tend à s'accumuler ou k se coincer dans les angles 20 entre les racles 10 et la partie concentrique 16 du tambour 91 est éjectée sous l'effet de la force centrifuge et se disperse. Elle tombe alors dans la chambre d'éjection 18 sons l'effet de la pesanteur et est soumise de nouveau à une action de criblage.Les transitions d'amont et d'aval entre la partie concentrique 16 et la partie en retrait 17 du tambour sont formées par deux plans tangentiels k la partie concentrique 16. Ceci donne des transitions progressives sans plis ou arêtes dans la paroi du tambour. Les figures montrent également que, dans le mode de réalisation illustré, la partie qui s'éloigne, c'est-à-dire la partie en retrait du tambour, s'étend au-dessus de la partie concentrique sur un angle qui représente environ 120O de la course circulaire des racles 10. La figure t montre que le tambour est tronconique, l'axe du cone étant horizontal et cerncidant avec l'axe de rotation. La matière en cours de criblage tend donc k se dé- placer le long de ce tambour, de sa petite extrémité vers sa grande extrémité, on étant aidé par la force centrifuge et la pesanteur. REVENI) T CÂT IONS 1. Crible rotatif comprenant un tambour fixe perforé (9) et des racles (10) placées a' ltintérieur du tambour (9) et pouvant tourner dans une direction -prédéterminée (19) autour d'un axe sensiblement horizontal, le tambour (9) comportant une partie inférieure (16) qui épouse sensiblement la forme d'une partie inférieure de la course décrite par les racles (10) de manière que la rotation des racles (10) ait tendance k produire une action de criblage sur la matière se trouvant dans la partie inférieure (16) du tambour (9), caractérisé par le fait que le tambour (9) comporte une partie supérieure (17) qui est espacée de la course décrite par les racles (10), la partie supérieure (17) du tambour (9) s'étendant au-dessus dtau moins une partie de la moitié supérieure de la course décrite par les racles (10), la transition entre ladite partie supérieure (17) du tambour (9) et ladite partie inférieure (16) du tambour (9) étant douce et régulière au moins sur le cOté d'aval (par rapport à ladite direction de rotation (19) prédéterminée) de la partie supérieure (17) , de sorte que le tambour (9) et la course décrite par les racles (10) convergent progressivement W l'endroit de cette transition. 2. Crible rotatif suivant la revendication t, caractérisé par le fait qu'il existe une transition douce et régulière entre ladite partie supérieure (17) du tambour (9) et ladite partie inférieure (16) du tambour (9) sur le c & é d'amont(par rapport à ladite direction de rotation (19) prédé terminée) de la partie supérieure (17), de sorte que le tambour (9) et la course décrite par les racles (10) divergent progressivement à l'endroit de cette transition. 3. Crible rotatif suivant les revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait que ladite partie supérieure (17) du tambour (9) espacée de la course des racles s'étend sur environ 1200 de la course décrite par les racles (10). 4. Crible rotatif suivant la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il comporte plusieurs parties de tambour précitées espacées de la course des racles, ces parties de tambour étant espacées les unes des autres sur la moitié supérieure de la course décrite par les racles (10). 5. Crible rotatif suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait qu'b l'endroit d'au moins une des transitions entre ladite partie supérieure (17) du tambour (9) et ladite partie inférieure (16) du tambour (9), ladite partie supérieure (17) se trouve dans un plan tangentiel à la partie inférieure (16) de la transition. 6. Crible rotatif suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que la partie inférieure (16) du tambour (9) est sensiblement tronconique par rapport à l'axe de rotation des racles.