La présente invention, dilue à Monsieur GLAFKIDES, a pour objet un procédé et un produit pour blanciiir les tissus en fibres synthétiques et notamment en polyesters. Le blanchiment des fibres et tissus en substances synthétiques est une des opérations les plus importantes dans la série de celles employées couramment dans l'industrie textile. Elle est aussi une des plus délicates à réaliser, et de nombreuses méthodes ont été imaginées et appliquées avec plus ou moins de succès. Parmi les fibres synthétiques d'utilisation courante, les plus difficiles à blanchir sont les fibres de polyester plus connues sous les noms commerciaux (marques déposées) de TERGAL, TERYLENE, DACRON, TREVIRA, TERIBER, TERITAL, TEHLEIAKA, GRILENE, VESTAN, LISTEL, etc.. qui sont des téréphtalates de polyéthylèneglycols. Le blanchiment des fibres synthétiques est le plus souvent réalisé par une double action: celle dtagents décolorants (oxydants ou réducteurs) et celle d'azurants optiques, qui sont, en fait, des colorants substantifs visuellement incolores mais fluorescents. Or, les fibres en polyester manifestent beaucoup moins dtaffinité pour les azurants que les autres fibres synthétiques comme les polyamides tels que "NYLON", si bien que ces azurants "ne montent" pas dans les bains de teinture: autrement dit ils ne pénètrent pas suffisamment dans la masse du polymère pour sty fixer0 On pallie cette difficulté en travaillant soit à haute tempé- rature entre 120 et 1800, soit en rrésence d'un agent gonflant appelé véhiculeur, qui est un polyphénol ou un produit à anions actifs contenant du benzène chloré.Mais cet agent présente le grave inconvénient d'être toxique et d'une odeur repoussante. L'objet de la présente invention est precisément de rendre plus facile le blanchiment des fibres et tissus en polyester, notamment le "TERGAL" et ses équivalents. Un objet plus précis de l'invention est de permettre, par des moyens relativement simples à la portée d'un particulier, le blanchiment complet, non seulement du polyester écru tel outil est fourni par les manufacturiers, mais aussi, et surtout, du polyester noirci et jauni par l'usage, ctest-a-dire à la lumière et à l'oxygène de l'air, et plus spécialement les voiles de nTERGLL" et similaires ayant servi de rideaux. Il convient à ce propos, d'insister sur le fait qutun tissu de polyester noirci et jauni au soleil est encore plus difficile à blanchir que le simple polyester écru. Cela explique le peu d'efficacité des techniques employées jusqutici. Il est évident que le travail à haute température ou en présence agents gonflants est hors de portée des capacités dtun particulier qui *wt nettoyer ses rideaux. fl en est de même de la plupart des autres bains de traitement industriels, à savoir ceux contenant outre des azurants optiques un ou plusieurs des produits suivants: - Chiorite de sodium - Eau oxygénée - Persels - Acide formique Les bains de chlorite de sodium tels qu'ils sont utilisés habituellement, ctest-à-dire en présence d'acide formique, dégagent des gaz chlorés nocifs et incommodants, et ne sont pas pour autant efficaces. L'acide dichlorocyanurique et ses homologues montrent encore moins d'efficacité sur les polyesters que les produits précédents tout en dégageant davantage de chlore, au point que leur emploi est prohibitif. Quant-à l'hydrosulfite de soude, qui compose la plupart des déjaunisseurs ménagers, son action se révèle nulle sur le "TERGAL". lia presente invention a pour objet un procédé et un produit pour le blanchiment des tissus de polyester, procédé et produit n'ayant pas les inconvénients précités, facile à appliquer et pouvant recevoir une présentation commerciale commode. Elle consiste à soumettre les fibres en tissu de polyester à l'action ménagée d'un ou plusieurs halogénants, en présence dtazurants optiques spécifiques, substantifs vis-à-vis des polyesters. Les halogénants et azurants sont mis en oeuvre en solution aqueuse à une température d'au moins 700C, de préférence comprise entre gOOC et lOO C, et en milieu alcalin. A cet effet, le mélange initial reçoit unê base. Peuvent aussi être ajoutés un séquestrant ou un mouillant. Un tel mélange peut être préparé sec et mis en vente en paquets prêts à l'usage. Cependant, bien que l'utilisation principale de l'invention soit d'ordre ménager, son application industrielle en remplacement des compositions plus difficiles à manier, et de modes opératoires plus complexes, rentre également dans l'objet du présent brevet. Il doit être compris au surplus que, bien que la présente description soit axée sur le blanchiment des fibres et tissus de polyester, l'invention peut être éventuellement étendue à d'autres fibres et tissus de synthèse tels que les dérivés acryliques, les polyamides, le polypropylène, etc... Il est donc connu que les polyesters ne sont que très faiblement décolorés quand on les soumet soit aux oxydants, soit à la teinture par les azurants optiques, soit à la combinaison des deux, dans les conditions habituellement adoptée dans la profession. Le caractère essentiel de l'invention réside dans la constatation que les fibres et tissus en polyester (TERGAL) peuvent, en réalité, être parfaitement blanchis, sans dégagement de gaz gênants, si on réunit plusieurs conditions constitutives et opératoires, lesquelles, prises isolément, ne produisent qutun effet négligeable ou modéré. Ces conditions sont au nombre de quatre: n - L'azurant doit être substantif vis-à-vis des polyesters, notamment~des fibres en téréphtalate. Par le terme substantif il est entendu que l'azurant (qui est un colorant) se fixe sur la fibre et manifeste en cet état fixé une certaine activité de fluo rescence. L'azurant doit donc être spécifiquement choisi.Il a été constaté que les composants les plus typiques, qui sont d'ailleurs assez rares, sont ceux vendus sous les dénominations LEUCOPHOR EFR de la société SANDOZ, et les UVITEX SK et SOF de la société CIBA4 On peut bien entendu utiliser un mélange de plusieurs azurants. n faut préciser, de plus, que les composés cités ntont pas la même constitution chimique, ce qui fait qutil n' est pas possible de lier l'activité blanchissante, sur les fibres en polyester, à une structure générale unique, mais admettre, plut8t, que seule la résultante structurale qui se manifeste par une forte substantivité, intervient dans chaque cas, sans doute par des combinaisons particulières différentes. 20- La substantivité de l'azurant spécifique doit être sensiblement accrue vis-à-vis des polyesters. Ceci d'après l'invention est réalisé par l'action d'un halogène, chlore ou brome, mais à condition que cette action soit ménagée, moins violente que celle du chlorite en milieu acide, généralement formique, ou bien des acides cblorocyanuriques. Il a été constaté qutune telle action est réalisable convenablement avec les hypochlorites, et qutà défaut dthypochlorite on peut avoir recours aux chlorites et aux bromites mais en tenant expressément compte, pour ces derniers, des conditions du troisieme point indiqué plus loin. La conséquence de cette action graduée est double: d'une part modification de l'état de surface de la fibre de polyester et, d' autre part, modification de structure de l'azurant, autrement dit, de son système de résonance électronique dont dépend la fluorescence. L'action décolorante des substances chlorées, et des hypochlorites en particulier, est évidemment connue dans son aspect généra; depuis longtemps. iTais il ne s'agit pas ici d'une simple décolora- tion. D'ailleurs, dans les conditions dans lesquelles ces produits Sont, dans la profession, appliqués au blanchiment des polyesters, leurs mérites apparaissent plutôt modestes bien que le chlore soit utilisé sous sa forme la plus active. Ceci parce que lton a ignoré que le chlorage doit Qtre judicieusement ménagé, afin qu'un échange électronique, et non une destruction puisse avoir lieu entre le chlore et l'azurant, en plus dtune simple décoloration du tissu qui est minime. Les hypochlorites, éventuellement les chlorites et les bromi- tes, sont ici employés dans des conditions plus favorables. Cela permet de mettre en jeu non seulement lthypochlorite de sodium, étendu ou concentré, mais aussi l'hypochlorite de calcium, ou chlorure de chaux sec, qui est peu soluble. Il a été constaté de plus, et c'est là un élément supplémentaire de l'invention, que l'action du chlore de lthypochlorite est encore davantage appréciable et régulière si le cation est plus mobile. En d'autres termes, on a avantage à remplacer le sodium de lthypochlorite ordinaire par un métal encore plus léger, en loccu- rence le lithium, c'est-à-dire opérer la transformation de lazu- rant fixé, en présence d'hypochlorite de lithium. Un grand avantage de l'hypochlorite de lithium sur I'hypochlorite de sodium est, en plus de son activité, de pouvoir se présenter sous forme d'un mélange sec, comme le chlorure de chaux avec en plus une bonne solùbilité, permettant ainsi une manipulation beaucoup plus facile, une action plus régulière et la préparation sous forme solide. 30- L'efficacité du mélange d'azurant spécifique et dXhalo- génant (nôtamment azurant optique-hypochlorite) ne devient maximale que si l'action de l'halogénant est ménagée, c'est-à-dire adoucie, par abaissement de son potentiel d'oxydation. Ceci est réalise sé, selon l'invention, par élévation du pH, de préférence entre 9 et 12. On ajoute donc, dans ce but, un troisième constituant qui apporte l'alcalinité désirable. D'excellents résultats sont obtenus avec le carbonate de sodium, le pyrophosphate tétrasodique, le borax, et même le métasilicate de sodium. On peut cependant profiter de la mobilité des ions lithium pour remplacer le carbonate de sodium par de l'hydroxyde de lithium.Il faut ajouter que, dans le cas des chlorites et bromites, l'alcalinité est particulièrement indispensable pour assurer une action ménagée à potentiel d'oxydation assez bas. Des essais de blanchiment en deux opérations séparées dans lesquelles azurage et l'halogénation ménagée se font successivement, dans un ordre ou dans l'autre, ont permis de constater que le pH optimal de l'azurage est situé entre 9,5 et 11,5, tandis que celui de l'halogénation ménagée aux hypochlorites entre 9,5 et 10. Cela permet, d'une part de fixer le pH moyen entre 10 et 10,7 dans le cas de ltopération unique et, d'autre part, d'effectuer éventuelle- ment le traitement en deux temps, après avoir reglé les pH des deux solutions à des valeurs differentes, celle d'azurage étant supérieure à celle d'halogénation, par exemple 10,8 et 9,7 respectivement, .3o On obtient les meilleurs effets azurant-hypochlorite-base en opérant à une température supérieure à 900C. Aux températures inférieures à 900C les effets de blanchiment sont intermédiaires et de toutes façons nettement inférieurs. Le maintien du bain à douce ébullition entre 90 et 1000C fournit les meilleurs résultats. Il est en tout cas recommandé de'maintenir la température audessus de 70 C. La durée convenable de ltopération est de l'ordre de 30 minutes. Ânx durées plus courtes, les effets sont proportionnellement moins visibles, mais encore réels. Aux durées supérieures à 30 minutes les effets sont quelque peu renforces, mais il ne semble pas qutil faille prolonger encore, par suite de saturation. Le blanchiment dcun tissu de polyester téréphtalique se fait au mieux dans une solution chaude du complexe azurant-hypochlorite- base, ceci notamment quand chacun de ces produits a été spécifiquement choisi comme il a été dit précédemment: par exemple, azurant spécifique, hypochlorite de lithium, hydroxyde de lithium. En somme, les meilleures conditions sont réalisées quand l'action des constituants est simultanée. Toutefois l'invention ne se limite pas à ce mode opératoire optimal. Comme cela a été indiqué précédemment, on peut opérer aussi en deux stades: Soit traiter les fibres ou les tissus d'abord par l'halogénant alcalinise (et notamment l'hypochlorite de lithium alcalinisé) puis par un azurant optique spécifique, de préférence alcalinisé, en accord avec le troisième point. Soit opérer dans un ordre-inverse: azurant alcalinisé, puis hypochlorite alcalinisé. Si le blanchiment est effectué en deux étapes: azurage-halogénation ménagée ou inversement, ctest ltopération d'azurage qui nécessite le plus de chaleur. En consequence il est possible dt obtenir de bons résultats même si l'halogénation se fait à moins de 90 C, pourvu que ltazurage se passe à une température supérieure. Lt expérience montre qu'il vaut mieux faire agir le chlore après azurage qu'avant azurage, mais que ltopération unique donne néanmoins des résultats meilleurs, que ltopération en deux temps. Ces faits montrent que le colorant peut se fixer sur le tissu sans être dans son état de fluorescence optimal, l'accroissement ntétant produit que par chloration ménagée ultérieure. Ils montrent aussi que l'effet obtenu est supérieur si la chloration et la teinture se font simultanément. Le chlore agit, probablement, plus sur la structure de l'azurant que sur l'état de surface du tissu. On peut dire en gros que l'action ménagée de l'halogénant modifie la structure interfaciale de l'ensemble polyester-azurant. La mise en pratique de l'invention est possible dans un éventail de valeurs assez larges. On peut cependant fixer, comme il suit les quantités optimales, tout en précisant que des écarts peuvent donner des résultats encore appréciables. Le mode opératoire le plus simple consiste à maintenir le tissu en polyester, pendant une trentaine de minutes dans de l'eau portée à 90-100 et contenant l'halogénant (plus spécialement l' hypochlorite de'lithium), l'alcali (par exemple le carbonate de sodium ou l'hydroxyde de lithium) et l'azurant spécifique substantif sur polyesters. Après le traitement, le tissu est rincé à l'eau. Accessoirement il est recormzandé d'ajouter un séquestrant pour adoucir l'eau. On peut aussi ajouter un mouillant susceptible soit de faciliter la dispersion de l'azurant quand celle-ci est difficile (cas des UVITEX) soit rassurer un nettoyage supplémentaire par ses propriétés détergentes, soit les deux. Les séquestrants sont particulièrement utiles, car ils évitent la formation de dépôts calcaires sur les récipients. 1 à 2 g d'hexamétaphosphate de sodium par litre d'eau conviennent à c' et effet Le mouillant est de préf é- rence un agent non ionique, par exemple un alkylphénol ou une huile de ricin oxyéthylénés. Pratiquement on dissout, dans l'eau chaude à 90-1000C, les éléments actifs comprenant par litre (et pour fixer un ordre de grandeur) environ 3 g d'un agent halogénant moyennement concentré en chlore ou en bröme, 3 à 6 g d'un agent alcalinisant et 0,3 g d'un azurant optique substantif vis-à-vis des fibres et tissUs en polyester téréphtalique. On peut ajouter aussi 1 à 2 g d'hexaméta- phosphate de sodium et éventuellement, 0,5 à 1 g d'ion mouillant tensio-actif. EXEMPLE 1 Il a été constaté que pour un voile de TERGAL vieilli d'un mètre carré et pesant 60 g, on obtient un très bon blanchissement à l'aide d'un mélange composé de 10 g d'hypochlorite de lithium commercial à 35% de chlore, 20 g de carbonate de sodium anhydre et 1 g d'azurant LEUCOPHOR EFR SAKDOZ. Le tout est éventuellement complété par 6 g d'hexamétaphosphate de sodium. La dissolution se fait dans une quantité d'eau pouvant varier, sans inconvénient, dans de larges limites. Dans le cas présent, 3 litres dteau constituent une bonne mesure mais cela dépend plus des commodités offertes quant au récipient disponible et au volume occupé par le tissu, que d' impératifs chimiques.Ainsi un grand voile en TERGAL de 10 à 12 mètres carrés peut être traité au mieux par un mélange auparavant dosé sec, comprenant 10 g dtun azurant optique de même nature que le LEUCOPHOR EFR SANDOZ, 100 g dthypochlorite de lithium commercial à 35% de chlore, 200 g de carbonate de sodium anhydre, et, facultativément, 60 g d'hexamétaphosphate de sodium. Le mélange des produits secs peut entre conditionné tel que, mais il est préférable pour une conservation indéfinie de séparer, dans l'emballage, l'azurant de l'hypochlorite. EXEMPLE 2 On réalise un mélange sec de 15 g d'azurant LEUCOPHOR SANDOZ, 200 g dthypochlorite de lithium, 250 g de pyrophosphate tétrasodique anhydre, et facultativement 150 g d'hexamétaphosphate de sodium. Ce mélange dissous dans 15 à 30'litres d'eau, permet de blanchir un voilage en polyester de iO mitres carrés et plus. EXEMPLE 3 On réalise un mélange sec de 10 g d'azurant LEUCOPHOR EFR SATOZ, 120 g d'hypochlorite de lithium commercial à 35% de chlore, 70 g d'hydroxyde de lithium et, éventuellement, 60 g d'hexaméta- phosphate de sodium. EXEMPLE 4 On réalise un mélange sec de 6 g d'azurant LEUCOPHOR EFR SANDOZ, 150 g d'hypochlorite de lithium commercial à 35% de chlore, 120 g de borax et facultativement 60 g d'hexamétaphosphate de Sodium. EXEMPLE 5 On réalise un mélange sec de 10 g dtazurant UVITEX SQF CIBA, 200 g d'hypochlorite de lithium commercial à 35% de chlore, 50 g de borax, avec addition éventuelle de 10 g d talkylarylsulfonate en poudre, comme mouillant. EXEMPLE 6 On réalise un mélange sec de 10 g d'azurant UVITEX SOF CIBA, 100 g d'hypochlorite de lithium commercial à 35% de chlore et 5 g d'un mouillant sec tel que SINNOPAL en poudre SINNOVA (mouillant sec au nonylphénol-oxyéthyléné). EXEMPLE 7 On réalise un mélange sec de 10 g d'aurant LEUCOPHOR EFR SANDOZ, 10 g d'azurant LEUCOPHOR WS SAliDOZ, 80 g d'hypochlorite de lithium commercial à 35% de chlore, 150 g de carbonate de sodium anhydre. Ce mélange blanchit et reteint en crème jaunâtre, du fait du LEUCOPHOR WS qui na pas d'action blanchissante. EXEMPLE 8 On réalise un mélange sec de 15 g dtazurant optique LEUCOPHOR EFR SANDOZ et 5 g d'azurant UVITEX U CIBA, 110 g d'hypochlorite de lithium commercial à 35% de chlore, 10 g de nonylphénol-polyoxy éthyléné. Ce mélange blanchit et rejaunit en même temps. EXEMPLE 9 On réalise un mélange sec de 100 g d'hypochlorite de lithium commercial à 35% de chlore et 10 g d'azurant optique LEUCOPHOR EFR SANDOZ sans addition de substances alcalines. L'action de ce mé- lange est inférieure à celle de l'exemple 1. EXEMPLE 10 On réalise un mélange de 50 g d'hypochlorite de calcium (chlorure de chaux à 115-120 chlorométriques), 200 g de carbonate de sodium et 10 g azurant optique LEUCOPHOR EFR SANDOZ. EXEMPLE 11 On réalise un mélange de 30 g d'hypochlorite de calcium sec, 150 g de pyrophosphate tétrasodique et 5 g d'un azurant optique du type LEUCOPHOR EFR SAIXDOZ. EXEMPLE 12 On réalise un mélange de 20 g dthypochlorîte de calcium, 80 g d'hypochlorite de lithium, 100 g de carbonate de sodium anhydre et 12 g d'un azurant optique du type LEUCOPHOR EFR SANDOZ. EXEMPLE 13 On realise un mélange de 10 g d'azurant LEUCOPHOR EFR SANDOZ ou UVITEX SK ou SOF CIBA, 60 g de chlorite de sodium et 200 g de carbonate de sodium avec addition éventuelle de 50 g d'héxaméta- phosphate de sodium. Les doses indiquées dans les exemples I à 13 sont celles conseillées pour obtenir un blanchiment du polyester téréphtalique, dans les meilleures conditions, mais la quantité de tissu pouvant 8tre traité n'est pas restrictive. En acceptant un blanchiment moins prononcé, mais néanmoins acceptable, il est possible de faire des doses plus petites, moitié, tiers, quart de celles prescrites, pour le même poids ou surface de tissu ou voilage. Il est de plus entendu que s'il est préférable de préparer les doses formées d'un mélange complet d'hypochlorite de lithium, de base et azurant spécifique, il est conforme à l'invention que l'on puisse éventuellement introduire les composants dans 1' eau, soit tous séparément, soit, de préférence, en deux fractions séparées, l'une d'elles étant au moins un mélange de deux produits, Ainsi : EXEMPLE 14 On prévoit 80 g d'hypochlorite de lithium commercial seul, et, en dose séparée, un mélange de 100 g de carbonate de sodium et 10 g d'azurant LEUCOPHOR EFR SANDOZ. Eventuellement, lune des doses peut être additionnée de 60-g d'hexamétaphosphate de sodium. EXLE 15 On prépare un mélange sec de 100 g d'hypochlorite de lithium commercial et 50 g d'hydroxyde de lithium et, séparément, 12 g d' azurant LEUCOPHOR EFR SANDOZ. EXEMPLE 16 On prépare un mélange sec de 150 g d'hypochlorite de lithium commercial et 12 g d'azurant UVITEX SOF CIBA et séparément 100 g de pyrophosphate de sodium ou d'une lessive alcaline menagère contenant un mouillant. La mise en oeuvre d'éléments séparés permet de réaliser lt invention avec un oxydant chloré liquide comme l'hypochlorite de sodium, de préférence sous forme concentrée à 48-50 chlorométri ques, ou le bromite de sodium en solution commerciale, autrement dit, soit en séparant lthypochlorite liquide (ou le bromite), ltalcali et l'azurant, soit en utilisant deux éléments, l'un contenant l'halogénant liquide et l'alcali d'une part et azurant d1 autre part, ou enfin l'halogénant et l'azurant optique d'une part et l'alcali d'autre part. Cette dernière façon est moins recommandée du point de vue stockage.Au mieux, on aurait: EXEMPLE 17 D'une part un mélange de 200 g de carbonate de sodium anhydre et 10 g d'azurant LEUCOPHOR EiR SA;iDOZ et d'autre part 100 mi d' hypochlorite de sodium en solution à 4850o chlorométriques. La fraction sèche peut être additionnée de 80 g dthexamétaphosphate de sodium. EXEMPLE 18 D'une part 10 g d'azurant LEUCOPHOR EFR SANDOZ et d'autre part 100 ml d'hypochlorite de sodium en solution à 48-50 chlorométriques, additionné à 100 g de carbonate de potassium (moins cristallisable que le carbonate de sodium). EXEMPLE 19 D'une part 10 g d'azurant LEUCOPHOR EFR SANDOZ ou UVITEX SK CIBA et, d'autre part, un mélange de 200 ml de solution commerciale de bromite de sodium et 100 g de carbonate de potassium. On peut aussi bien utiliser: EXEMPLE 20 Un mélange liquide formé d'hypochlorite de sodium, de préférence à 48-50 chlorométriques, 50 à 100 g de carbonate de potassium et 8 à 10 g dtazurant optique LEUCOPHOR EFR SANDOZ, ou UVITEX SOF CITA. La conservation de l'azurant optique dans un tel mélange est cependant plus aléatoire que dans les mélanges secs énoncés précédemment, notamment ceux en deux fractions séparées. Il doit être remarqué que si les proportions indiquées dans tous les exemples ont été trouvées comme donnant d'excellents résultats, d'amples variations peuvent etre apportées sans que l'on constate la disparition de l'activité des bains. Cela signifie que les quantités relatives optimales ayant été fixes par exemple à 47,5% d'hypochlorite commercial, 50% de base carbonate ou pyrophosphate et à 2,5;; d'azurant sélectionné, l'hypochlorite et la base peuvent varier chacun de 10 à 80% et l'azurant de 0,5 à 10% sans que l'on cesse de constater un effet de blanchiment. ) L'addition de mouillants et de séquestrants, notamment aux mélanges secs, est prévue comme ayant un effet bénéfique. Cela Yeut dire qurà tous les mélanges donnés dans les exemples, on ajoute avec avantage un poids d'hexamétaphosphate de sodium ou dtéthylène- diamine-tétracétate de sodium, équivalent à 50 à 100% du poids d' halogénant, sans que cette quantité dépasse 3 g par litre d'eau. En ce qui concerne le mouillant ou le détergent, des doses encore inférieures peuvent être suffisantes. EXEMPLE 21 Un voile de TERGAL est traité pendant 30 minutes à 90 -100 dans une solution contenant par litre 0,3 g de LEUCOPHOR EFR de SANDOZ et 6 g de carbonate de sodium. Il est ensuite traité pendant 30 minutes à 80 dans une solution contenant par litre 2 ml d'hypoclilorite de sodium à 48-50 chlorométrîques ou 3 g dthypo- chlorite de lithium, ajustée et tamponnée à pH 9,5 par une quantité suffisante de substance basique, par exemple du tripolyphosphate de sodium dont le pH normal en solution est 9,5-10. REVENDICATIONS 10- Procédé pour blanchir les fibres et tissus en polyesters, notamment les fibres et tissus en téréphtalates consistant à soumettre ces fibres et tissus à l'action ménagée d'un ou plusieurs halogénants en solution aqueuse, en présence d'un ou plusieurs azurants optiques spécifiques substantifs vis-à-vis desdits polyesters. 20- Procédé suivant la revendication 1, dans lequel le trai tement'est effectué à une température au moins égale à 700C, de préférence comprise entre 90 C et 10000. 3 - Procédé suivant les'revendications 1 ou 2, dans lequel l'actîon ménagée par les halogénants est assurée par un milieu alcalin. 40- Procédé suivant les revendications 1, 2 ou 3, dans lequel l'halogénant en solution aqueuse est: - l'hypochlorite de sodium ou de potassium; - l'hypochlorite de lithium, au besoin additionné d'hydroxyde de lithium; - l'hypochlorite de calcium (chlorure de chaux). 5 - Procédé suivant la revendication 3 dans lequel l'halogé nuant en solution aqueuse est un chlorite ou un bromite. 60- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le traitement par l'halogénant, de préférence alcalinisé est effectué en présence drun séquestrant, d'un agent tensio-actif ou des deux. 70- Procédé suivant la revendication 1, dans lequel les proportions relatives en poids des matières de traitement sont: -halogénants, hypochlorites notamment : 10 à 80% -azurants substantifs ............... : 0,5 à 20% -réducteurs de potentiel d'oxydation (bases): 10 à 80% 80- Procédé suivant la revendication 1, dans lequel les azurants optiques substantifs utilisés sont ceux connus sous les noms commerciaux de: LEUCOPHOR EFR, de SANDOZ UVITEX 8K, de CIBA UVITEX SOF, de CIBA ou autres ayant une constitution chimique analogue. 9 - A titre de produit industriel nouveau, destiné à blanchir des fibres et tissus en polyesters, notamment ceux en téréphtalates, le mélange unique ou en deux fractions d'un ou plusieurs aZu- rants optiques substantifs vis-à-vis des polyesters, dcun ou plusieurs hypochlorites, chlorites ou bromites, d'une ou plusieurs bases, ledit mélange étant destiné à être dissous dans l'eau chaude. 10 - Produit suivant la revendication 9, dans lequel à 1' hypochl@rite de lithium et/ou de calcium est ajoutée une base telle que: - de l'hydroxyde de lithium - du carbonate de sodium - du pyrophosphatetXtrasodique - du borax - du métasilicate de sodium. 11 - Produit suivant la revendication 9 ou 10 dans lequel les azurants optiques substantifs utilisés sont ceux connus sous les noms commerciaux de: LEUCOPHOR EFR, de SANDOZ UVITEX SE, de CIBA UVITEX SOF, de CIBA ou autres ayant une constitution chimique analogue. 120 Produit suivant les revendications 9 à 11, dans lequel au mélange d'azurants, d'halogénants et de bases, on ajoute un séquestrant ou un mouillant pouvant être détergent ou les deux. 13 - Produit suivant l'une quelconque des revendications 9 à 12, Comprenant en mélange, outre le mouillant facultatif: 0,5 à 10% d'azurant optique substantif 10 à 8Qs d'hypochlorite, de préférence de lithium 10 à 80% de base pouvant être l'hydroxyde de lithium O à 40% de séquestrant tel que l'heamétaphosphate de sodium0 14 - Variante du procédé selon les revendications 1 à 8, caractérisée en ce que les fibres et tissus sont soumis séparément et successivement à action d'une solution aqueuse chaude d'au moins un azurant optique substantif vis-à-vis des polyesters et d'une solution aqueuse chaude d'au moins un halogénant à action ménagée ou réduite par alcalinisation. 15 - Procédé selon 14, caractérisé-en ce que les deux traitements d'azurage et d'halogénation s'effectuent dans des conditions distinctes en ce qui concerne le pH de la solution et le cas échéant la température de celle-ci, azurage s'effectuant à un pH supérieur à celui de l'halogénation avec une gamme préférée de 10,5 à 11,5 pour l'azurage et 9,5 à 10 pour l'halogénation, la température étant de préférence également supérieure pour l'azura- ge.