L'invention due à la collaboration de Monsieur Jean Pierre TAYALS, est relative à des perfectionnements apportés aux dispositifs de commande de soupapes de moteur à combustion interne, du genre de ceux qui comprennent un poussoir hydraulique commandé par un arbre à cames, propre à transméttre la poussée d'une came à une tige agissant, à l'encontre de moyens de rappel élastiques, notamment par l'intermédiaire d'un culbuteur, sur une queue de soupape, ce poussoir hydraulique comportant deux pistons séparés par un volume de liquide, notamment d'huile, l'un des pistons étant en appui contre la came, tandis que l'autre piston est en appui contre une extrémité de la tige. On sait que les poussoirs hydrauliques servent, généralement, à absorber la dilatation de la tige et à régler le jeu entre l'arbre à cames et la queue de soupape ces poussoirs hydrauliques ont, en outre, été utilisés pour permettre de modifier le calage des soupapes en fonction du régime et/ou de la charge du moteur. L'invention a pour but, surtout, de rendre les dispositifs de commande du genre défini précédemment tels qu'ils répondent mieux que jusqu'à présent aux diverses exigences de la pratique et notamment tels que l'agencement du poussoir hydraulique permette de conserver un encombrement réduit tout en assurant une bonne précision dans les modifications du calage des soupapes en fonction du régime et de la charge. Selon l'invention, un dispositif de commande se soupape de moteur à combustion interne, du genre défini précédemment, est caractérisé par le fait qu'il comprend - des moyens de liaison du volume, compris entre les deux pistons, à une source de liquide sous pression - et des moyens de distribution propres à mettre en liaison avec, ou à isoler d'un réservoir de liquide à basse pression, le susdit volume, ces moyens de distribution étant commandés, d'une part, en synchronisme avec les déplacements du poussoir, et d'autre part, en fonction du régime et/ou de la charge du moteur. Généralement, des moyens de butée entre les deux pistons sont prévus pour limiter le déplacement relatif de ces pistons et donc le susdit volume. Avantageusement, les moyens de distribution comprennent, disposés en série sur une canalisation de liaison au réservoir, un tiroir hydraulique dont la position dépend du régime et/ou de la -charge du moteur, et des moyens de mise en communication de ladite canalisation avec le susdit volume, pendant une fraction de la course du poussoir. De préférence, ces moyens de mise en communication sont agencés pour établir une liaison entre la canalisation et le susdit volume au début d'une course aller et à la fin d'une course retour du poussoir ; ces moyens de mise en communication peuvent comprendre une lumière prévue dans une paroi, solidaire du piston qui est en appui contre la came, cette paroi se déplaçant contre la surface d'un alésage dans lequel sont placés les pistons,la susdite canalisation débouchant sur ladite surface de l'alésage, l'ensemble étant agencé de manière que la lumière de la paroi passe devant la susdite canalisation pour assurer la mise en communication du volume avec le réservoir tandis que toute communication avec le réservoir est coupée lorsque le déplacement du piston en appui contre la came est tel que la susdite paroi ferme la susdite canalisation. La lumière est disposée de façon à se trouver en face de la canalisation au début de la course aller et en fin de course retour du poussoir hydraulique. Les deux pistons du poussoir hydraulique sont avantageusement creux, et le piston en appui contre la tige est disposé de manière à coulisser à l'intérieur du piston en appui contre la came. Des moyens d'amortissement sont avantageusement prévus entre les deux pistons et comprennent des moyens élastiques propres à écarter les deux pistons l'un de l'autre et un clapet propre à couper la communication entre l'intérieur du piston en appui contre la tige et l'intérieur du piston en appui contre la came lors d'une surpression à l'intérieur de ce piston en appui contre la came. Les moyens de mise en liaison du volume, compris entre les pistons, avec la source de pression comprennent une première gorge prévue à la périphérie- du piston en appui contre la came, cette gorge ayant une longueur axiale suffisante pour rester en communication, malgré les déplacements du piston, avec une arrivée de liquide sous pression, ladite première gorge communiquant avec un orifice traversant la paroi de ce piston, lequel orifice débouche dans une seconde gorge prévue à la périphérie du piston en appui contre la tige, cette seconde gorge ayant une longueur axiale suffisante pour rester en communication, lors des déplacements'axiaux relatifs des pistons, avec ledit orifice, cette seconde gorge communiquant par un autre orifice avec le volume intérieur du piston en appui contre la tige. Le tiroir hydraulique, dont la position dépend du régime et/ou de la charge du moteur est propre à couper ou à laisser ouverte la canalisation de liaison avec le réservoir ce tiroir comporte notamment une gorge qui, lorsqu'elle se trouve au niveau axial de la canalisation, assure la continuité du passage vers le réservoir, tandis que lorsque le tiroir a été déplacé, le passage est coupé. La position du tiroir hydraulique est avantageusement commandée par la dépression tubulaire et la pression d'huile moteur. L'invention concerne, également, un poussoir hydraulique pour dispositif de commande tel que défini précédemment. L'invention consiste, mises a' part les dispositions exposées ci-dessus, en certaines autres dispositions dont il sera plus explicitement question ci-après à propos d'un de de réalisation particulier décrit avec référence aux dessins ci-annexés, mais qui n'est nullement limitatif. La figure 1,de ces dessins, est une vue d'ensemble avec parties en extérieur et parties arrachées, d'un dispositif de commande de soupape à poussoir hydraulique conforme à l'invention. La figure 2 est une vue à plus grande échelle du poussoir hydraulique, représente en coupe longitudinale et du tiroir hydraulique dans une première position. La figure 3 montre, semblablement à la figure 2, le poussoir hydraulique en fin de course aller, la came ayant accompli un demi-tour par rapport à la figure 2. La figure 4 représente, semblablement a la figure 2, le poussoir hydraulique et le tiroir dans une seconde position. La figure 5 montre le poussoir hydraulique de la figure 4 dans une position intermédiaire, le tiroir occupant toujours la seconde position. La figure 6 est un détail à grande échelle de la figure 4. La figure 7, enfin, représente la course d'ouverture de la soupape portée en ordonnées, en fonction de l'angle de came porté en abscisses. En se reportant aux dessins, notamment, à la figure 1, on peut voir un dispositif de commande d'une soupape d'admission (ou d'échappement) d'un moteur à combustion interne ; seule la queue q de la soupape a été représentée sur cette figure. Le dispositif de commande comprend un poussoir hydraulique 1 commandé par un arbre à cames 2 et transmettant la poussée d'une came C à une tige 3 ; cette tige agit, à l'encontre de moyens de rappel élastiques formés par un ressort en hélice 4 et par l'intermédiaire d'un culbuteur 5, sur la queue q de soupape. Le ressort 4 travaille en compression et a tendance à rappeler la soupape vers sa position de fermeture ce qui correspond, dans la représentation de la figure 1 à un mouvement vers le haut de la queue de soupape q. Le poussoir hydraulique 1, comme visible sur la figure 2, comprend deux pistons 6, 7, séparés par un volume 8 rempli de liquide, notamment d'huile. L'un des pistons, à savoir le piston 6 est en appui contre la came C tandis que l'autre piston 7 est en appui, par l'intermédiaire d'une rondelle 9 comportant un siège 10 en forme de cuvette, contre une extrémité arrondie 3a de la tige 3. La rondelle 9 sert de bouchon au piston 7, et est en appui contre un épaulement 9a. Le dispositif de commande de l'invention comprend, d'une part, des moyens de liaison L du volume 8, compris entre les deux pistons 6 et 7, à une source de liquide sous pression, schématiquement représentée par une pompe P ; et d'autre part des moyens de distribution D propres à mettre en liaison avec, ou à isoler d'un réservoir R de liquide, le susdit volume 8, ces moyens de distribution D étant commandés, d'une part, en synchronisme avec les déplacements du poussoir 1 et d'autre part, en fonction du régime et/ou de la charge du moteur. La source de pression P peut être constituée par la pompe à huile de graissage et donne une pression de l'ordre de 5 ou 6 bars. Généralement, des moyens de butée B propres à limiter les déplacements relatifs des deux pistons 6 et 7, et donc à limiter le volume de liquide compris entre ces pistons1 sont prévus Les moyens de distribution D comprennent, disposés en série sur une canalisation 11 de liaison avec le réservoir, un tiroir hydraulique 12 dont la position dépend du régime et/ou de la charge du moteur, et des moyens 13 de mise en communication de ladite canalisation 11, avec le volume 8 pendant une fraction d'une course aller et retour du poussoir 1. Les deux pistons 6 et 7 sont creux, comme visible sur les dessins. Le piston 6 est en appui par une extrémité fermée, contre la came C ; ce piston 6 coulisse dans un alésage 14 du bloc moteur. La partie creuse, prévue à l'intérieur du piston 6, s'ouvre axialement à l'extrémité de ce piston éloignée de la came C. Les moyens de butée B sont formés par un anneau métallique élastique 15 ancré dans une gorge prévue à I'interieur du piston 6. Le piston 7, également creux, est disposé de manière à coulisser à l'intérieur du piston 6 ; l'extrémité du piston 7 tournée vers la tige 3 est fermée par la rondelle 9. L'autre extrémité du piston 7 comporte une ouverture axiale 16 qui met en communication le volume intérieur 17 du piston 7 avec le volume 8. Les moyens de mise en communication 13 du volume 8 avec la canalisation 11 comprennent une lumière 18, notamment formée par un trou circulaire, prévue dans la paroi cylindrique 19 du piston 6. Comme montré à grande échelle sur la figure 6, la mise en communication du volume et de la canalisation 11 est assurée lorsque la lumière 18 communique, au moins partiellement, avec la canalisation 11, tandis que toute communication du volume 8 avec le réservoir R est coupée lorsque le déplacement axial du piston 6 est tel que la paroi 19 de ce piston ferme la susdite canalisation 11. Les moyens de mise en liaison L avec la source de pression P comprennent une gorge 20 prévue à la périphérie du piston 6. Cette gorge est prévue au niveau, axialement, d'un évidement 21, à section semi-circulaire, prévu dans le bloc moteur et s'ouvrant dans l'alésage 14 ou coulisse le piston 6. L'arrivée du liquide sous pression est assurée à travers cet évidement 21. La longueur axiale de la gorge 20 est suffisante pour assurer une communication permanente de cette gorge avec l'évidement 21, malgré les déplacements axiaux du piston 6 commandés par la came C. Cette gorge 20 communique avec un orifice 22 traversant la paroi 19 du piston 6 et débouchant, dans l'alésage intérieur de ce piston, au niveau d'une seconde gorge 23, annulaire, prévue à la périphérie du piston 7. Cette seconde gorge 23 a une longueur axiale suffisante pour rester en communication permanente, lors des déplacements axiaux du piston intérieur 7 par rapport au piston 6, avec l'orifice 22. Cette seconde gorge 23 communique par un autre orifice 24 avec le volume intérieur 17 du piston 7. Des moyens d'amortissement sont prévus entre les deux pistons et comprennent des moyens élastiques formés par un ressort en hélice 25 disposé dans le volume 8 et comprimé entre les pistons 6 et 7, et un clapet 26 propre à coopérer avec l'extrémité, agencée sous forme d'un siège, de l'ouverture 16. Le clapet 26 comprend une plaque obturatrice 27 propre à fermer l'ouverture 16 lorsqu'elle s'applique contre l'extrémité axiale de cette ouverture. La plaque 27 est rappelée en position d'ouverture par un ressort 28 dont l'extrémité éloignée de la plaque 27 est accrochée à une coupelle 29 solidaire du piston 7. Le tiroir hydraulique 12 peut coulisser dans un alésage 30, prévu dans le bloc moteur ; l'axe de cet alésage 30 est parallèle à celui de l'alésage 14. La canalisation 11 traverse l'alésage 30 suivant une direction perpendiculaire à l'axe de cet alésage. Le tiroir 12 est formé par un cylindre muni, à sa périphérie, d'une gorge annulaire 31. Lorsque cette gorge 31 se trouve au niveau axial de la canalisation 11, comme représenté sur les figures 4 et 5, la continuité du passage vers le réservoir R est assurée et une liaison est donc établie entre le volume 8 et ce réservoir R. Lorsque le tiroir 12 a été suffisamment déplacé dans le sens axial pour que la gorge 31 ne se trouve plus, meme partiellement, au niveau axial de la canalisation 11, le passage vers le réservoir R est coupé et le volume 8 est isolé de ce réservoir ; cette position du tiroir 12 est représentée sur les figures 2 et 3. Le fond 32 de l'alésage 30 est relié au réservoir R pour permettre les déplacements du tiroir 12 et éviter que du liquide ne soit emprisonné entre ce tiroir et le fond 32. Le tiroir 12 est solidaire d'une tige 33 de liaison avec un organe de commande (non représenté) qui permet de maintenir le tiroir 12 soit dans la position représentée sur les figures 2 et 3, soit dans la position- des figures 4 et 5, en fonction du régime et/ou de la charge du moteur. Cet organe de commande de la position du tiroir 12 est avantageusement sensible à la dépression dans la tubulure d'admission d'air au moteur et à la pression de l'huile du moteur. De préférence, lorsque le moteur est à bas régime, le tiroir 12 passe dans la position représentée sur les figures 4 et 5, tandis que pour les régimes supérieurs, le tiroir 12 occupe la position des figures 2 et 3. Ceci étant, le fonctionnement du dispositif de commande est le suivant. Lorsque le tiroir occupe la position des figures 2 et 3, ou première position, la canalisation il est coupée et le volume 8 est isolé du réservoir R. Quand l'arbre 2 a tourné d'un angle suffisant, par rapport à la représentation de la figure 2, la partie circulaire de la came C cesse de coopérer avec le piston 6 tandis que le bossage de cette came vient pousser le piston 6 de manière à le déplacer vers le haut, selon la représentation des dessins. Le piston intérieur 7, en appui par la rondelle 9 contre la tige 3, est retenu par le ressort de soupape 4 (fig. 1). Un déplacement relatif se produit donc entre le piston 6 et le piston 7 dans un sens tel que le volume 8 a tendance à diminuer, ce qui comprime l'huile contenu dans ce volume. L'augmentation de pression de Huile dans le volume 8, par rapport au volume intérieur 17, va provoquer la fermeture du clapet 26 , la plaque 27 va s'appliquer contre l'extrémité de l'ouverture 16 à l'encontre du ressort de rappel 28. L'huile ainsi enfermée dans le volume 8 constitue une sorte de butée hydraulique qui transmet au piston 7 et à la tige 3 le déplacement ultérieur du piston 6. La tige 3 est déplacée dans le sens de l'ouverture de la soupape. Lors de la course retour du poussoir 1 et de la tige 3, c'est-à-dire à la fermeture de la soupape, lorsque le ressort de soupape 4 (fig.l) arrive en fin de course, la tige 3 et le piston 7 ne sont plus soumie à un effort de rappel vers le bas. Le ressort 25 retient alors le piston 7 et pousse le piston 6 contre la came C, ce qui a pour effet de détendre l'huile du volume 8, de telle sorte que le clapet 26 s'ouvre. On comprend, ainsi, qu'au début et en fin de course de la soupape, c'est-à-dire au début et en fin de course du poussoir hydraulique 1, le ressort 25 et le clapet 26 introduisent un amortissement dans la transmission du mouvement entre d'une part le piston 6 et, d'autre part, le piston 7 et la tige 3. Lorsque le tiroir hydraulique 12 occupe la deuxième position représentée sur les figures 4 et 5, la continuité du passage vers le réservoir R est assurée par la gorge 31, et le volume 8 est donc en liaison avec ce réservoir R. Au début de lacourse aller du poussoir 1, lorsque la came C pousse le piston 6, le ressort de soupape 4, comme dans le cas précédent, retient la tige 3 et le piston 7. On peut noter que le tarage du ressort de soupape 4 est de l'ordre de 40 daN de telle sorte que la perte de charge produite par l'écoulement de l'huile dans le poussoir reste négligeable vis-à-vis de l'effort exercé par le ressort 4. Le déplacement du piston 6 provoque la compression du ressort 25 (qui développe un effort axial inférieur à celui du ressort 4) et une diminution du volume 8. Du fait que ce volume 8 est maintenu en liaison avec le réservoir R, l'huile contenue dans ce volume est chassée vers le réservoir R de telle sorte qu'il ne se produit pas d'augmentation de pression susceptible de fermer le clapet 26. Cette évacuation de l'huile vers le réservoir R reste possible aussi longtemps que la lumière 18 reste en communication, meme partielle, avec la canalisation 11. Sur la figure 6, on a représenté à grande échelle les positions relatives de la lumière 18 et de la canalisation 11 au début de la course aller (ou à la fin de la course retour) du piston 6. En désignant par h la dimension axiale (diamètre dans le cas d'un trou circulaire) de la lumière 18 on comprend que la communication entre cette lumière et la canalisation 11 va subsister jusqu'à ce que le déplacement axial du piston 6, par rapport à la position début de course ou fin de course, reste inférieur à h. Lors de la course aller du piston 6, lorsque le déplacement axial de ce piston à partir de la position de départ a dépassé la valeur h, la communication du volume 8 avec la canalisation ll et le réservoir R est coupée par la paroi 19 du piston 6. Le fonctionnement devient alors identique à celui décrit précédemment. Lors de la course retour du poussoir 1, c'est-à-dire à la fermeture de la soupape, le mouvement est symétrique. Dès que la lumière 18 communique à nouveau avec la canalisation 11, c'est-à-dire dès que la course restante du piston 6 devient inférieure à h, ce piston 6 poursuit seul sa course alors que le piston 7 s'arrete ; l'augmentation du volume 8 s'accompagne d'un afflux d'huile provenant de l'arrivée 21, s'écoulant dans le volume intérieur 17 du piston 7 et passant par l'ouverture 16 en direction du volume 8. On voit ainsi que lorsque le tiroir 12 occupe la deuxième position des figures 4 et 5, l'amplitude du déplacement axial de la tige 3 est diminuée de la valeur h. La figure 7 représente la course d'ouverture de la soupape, portée en ordonnées, en fonction de la position angulaire de l'arbre à cames 2, portée en abscisses. La courbe en trait plein de cette figure 7 correspond à la loi d'ouverture de la soupape lorsque le tiroir 12 occupe la première position des figures 2 et 3 ; la courbe en tirets représente la loi d'ouverture de la soupape lorsque le tiroir 12 occupe la deuxième position des figures 4 et 5. Il apparait que la course d'ouverture maximale de la soupape est réduite de la valeur h dans le cas de la courbe en tirets par rapport à la courbe en trait plein. On remarque, en outre, que le début de l'ouverture de la soupape, dans le cas de la courbe en tirets s'effectue plus tard que dans le cas de la courbe en trait plein, le décalage étant représenté par la valeur d'angle a ; la fermeture de la soupape se produit plus tôt, le décalage a étant conservé par rapport à la fermeture pour la courbe en trait plein. Il est à noter qu'un seul tiroir 12 permet de contrôleur le fonctionnement de plusieurs poussoirs tels que 1 à l'admission ou à l'échappement. Le dispositif de commande de l'invention permet donc de modifier le calage des soupapes en fonction du régime et de la charge tout en ayant un poussoir hydraulique dont l'encombrement est réduit et tout en assurant une bonne précision (déterminée par la valeur h) dans les modifications du calage des soupapes. Un tel dispositif est particulièrement intéressant pour les moteurs à fort remplissage ayant un profil de came très étalé ; il en résulte un croisement important des soupapes ce qui est défavorable à bas régime. Pour limiter la pollution, il est souhaitable de faire fonctionner ces moteurs, lorsqu'ils sont à bas régime, avec une course de soupape réduite correspondant à la courbe en tirets de la figure 7. La modification du calage des soupapes est obtenue, en quelque sorte, grâce à deux états de fonctionnement du poussoir hydraulique ; le premier état de fonctionnement du poussoir correspond à la première position du tiroir 12 (figures 2 et 3), tandis que le second état de fonctionnement du poussoir correspond à la deuxième position du tiroir (figures 4 et 5). Le dispositif de commande de l'invention permet, en outre, de mettre à profit la présence du poussoir hydraulique pour faire intervenir un amortissement avec le ressort 25 et le clapet 26. REVENDICATIONS 1. Dispositif de commande de soupape de moteur à combustion interne comportant un poussoir hydraulique commandé par un arbre à cames, propre à transmettre la poussée d'une came à une tige agissant, à l'encontre de moyens de rappel élastiques, notamment par l'intermédiaire d'un culbuteur, sur une queue de soupape, cepoussoir hydraulique comportant deux pistons séparés par un volume de liquide, notamment d'huile, l'un des pistons étant en appui contre la came, tandis que l'autre piston est en appui contre une extrémité de la tige, caractérisé par le fait qu'il comprend - des moyens de liaison du volume, compris entre les deux pistons, à une source de liquide sous pression;; - et des moyens de distribution propres à mettre en liaison avec, ou à isoler d'un réservoir de liquide à basse pression, le susdit volume, ces moyens de distribution étant commandés, d'une part, en synchronisme avec les déplacements du poussoir, et, d'autre part, en fonction du régime et/ou de la charge du moteur. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que des moyens de butée entre les deux pistons sont prévus pour limiter le déplacement relatif de ces pistons et donc le susdit volume. 3. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que les moyens de distribution comprennent, disposés en série sur une canalisation de liaison au réservoir, un tiroir hydraulique dont la position dépend du régime et/ou de la charge du moteur, et des moyens de mise en communication de ladite canalisation avec le susdit volume, pendant une fraction de la course du poussoir. 4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé par le fait que les moyens de mise en communication sont agencés pour établir une liaison entre la canalisation et le susdit volume au début d'une course aller et à la fin d'une course retour du poussoir, ces moyens de mise en communication comprenant notamment une lumière prévue dans une paroi,solidaire du piston qui est en appui contre la came, cette paroi se déplaçant contre la surface d'un alésage dans lequel sont placés les pistons, la susdite canalisation débouchant sur ladite surface de l'alésage, l'ensemble étant agencé de manière que la lumière de la paroi passe devant la susdite canalisation pour assurer la mise en communication du volume avec le réservoir tandis que toute communication avec le réservoir est coupée lorsque le déplacement du piston en appui contre la came est tel que la susdite paroi ferme la susdite canalisation. 5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé par le fait que la lumière est disposée de façon à se trouver en face de la canalisation au début de la course aller et en fin de course retour du poussoir hydraulique. 6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que les deux pistons du poussoir hydraulique sont creux et que le piston en appui contre la tige est disposé de manière à coulisser à l'intérieur du piston en appui contre la came. 7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé par le fait que des moyens d'amortissement sont prévus entre les deux pistons et comprennent des moyens élastiques propres à écarter les deux pistons l'un de l'autre et un clapet propre à couper la communication entre l'intérieur du piston en appui contre la tige et l'intérieur du piston en appui contre la came lors d'une surpression à l'intérieur de ce piston en appui contre la came. 8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que les moyens de mise en liaison du volume compris entre les pistons avec la source de pression comprennent une première gorge prévue à la périphérie du piston en appui contre la came, cette gorge ayant une longueur axiale suffisante pour rester en communication, malgré les déplacements du piston, avec une arrivée de liquide sous pression, ladite première gorge communiquant avec un orifice traversant la paroi de ce piston, lequel orifice débouche dans une seconde gorge prévue à la périphérie du piston en appui contre la tige, cette seconde gorge ayant une longueur axiale suffisante pour rester en communication, lors des déplacements axiaux relatifs des pistons, avec ledit orifice, cette seconde gorge communiquant par un autre orifice avec le volume intérieur du piston en appui contre la tige. 9 Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que le tiroir hydraulique dont la position dépend du régime et/ou de la charge du moteur est propre à couper ou à laisser ouverte la canalisation de liaison avec le réservoir, ce tiroir comportant notamment une gorge qui, lorsqu'elle se trouve au niveau axial de la canalisation, assure la continuité du passage vers le réservoir, tandis que lorsque le tiroir a été déplacé, le passage est coupé. 10. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que la position du tiroir hydraulique est commandée par la dépression tubulaire et la pression d'huile moteur 11. Poussoir hydraulique comportant deux pistons séparés par un volume de liquide, notamment d'huile, l'un des pistons étant en appui contre la came, tandis que l'autre piston est en appui contre une extrémité de tige, agencé pour un dispositif de commande selon l'une quelconque des revendications 1 à 10.