La présente invention concerne d'une manière générale le traitement de divers résidus liquides comprenant des eaux-vannes et des résidus liquides analogues. Plus particulièrement, elle concerne des procédés et des dispositifs perfectionnés destinés à un tel traitement. Les brevets des Etats-Unis dtAmérique NO 3 192 154, NO 3 238 124 et NO 3 407 935 décrivent des procédés et des dispositifs de traitement des eaux résiduaires, telles que des eaux-vannes et dtautres liquides, dans le but de séparer et éliminer les résidus solides colloidaux ou autres, pendant que le liquide est aéré afin de réduire sa demande biochimique en oxygène. Les appareils de traitement décrits comprennent des fibres d'écorce naturelle, par exemple des fibres dtécorce de pin rouge et dtécorces analogues, qui contiennent et supportent des colonies microbiologiques susceptibles de séparer et dréli miner les résidus solides organiques indésirables des liquides. Les appareils de traitement décrits comportent également des dispositifs d'aération de types divers, par exemple des pulvérisateurs, des filtres à ruissellement et des morceaux de fibres suspendus qui sont traversés par les liquides résiduels dont la circulation est forcée. Les brevets des Etats-Unis dtAmérique précités décrivent aussi divers dispositifs qui imposent une circulation continue aux liquides résiduels, afin de les clarifier et de les aérer. D'une manière générale, la présente invention concerne des perfectionnements aux appareils de traitement des liquides résiduaires du type décrit. En particulier, elle concerne un procédé et un dispositif destinés à des ensembles autonomes et relativement compacts, tels que ceux qui peuvent équiper les bateaux, les avions, les voitures de chemin de fer, les autobus, etc., sans nécessiter de pompes, de longues canalisations de circulation, ou d'autres éléments de circulation forcée. Elle concerne, de plus, des appareils susceptibles de fonctionner, soit fréquemment, soit peu souvent, soit occasionnellement. D'une manière générale, les appareils de traitement de liquides résiduaires selon ltinvention sdnt basés sur ltintro- duction sensiblement continue dtun gaz contenant de oxygène dans un circuit de circulation fermé dans lequel sont maintenues des colonies microbiologiques à l t intérieur de fibres d'écorce naturelle ou d'autres matières fibreuses qui font partie du circuit fermé.Dans un mode de réalisation avantageux, des masses ou des faisceaux de fibres écorce allongées, sensiblement individuelles, en particulier des fibres d'écorce de pin rouge, sont disposés à ltintérieur d'une ou plusieurs chambres par lesquelles doivent passer à la fois le gaz contenant oxygène et les liquides résiduels. Les fibres d'écorce naturelle se sont montrées particulièrement efficaces pour rentre tien de la vie des colonies microbiologiques quelles contiennent. Elles se développent et consomment les matières solides organiques (en masse ou colloSdale) des liquides résiduels qui subissent le traitement.Comme on le verra plus loin, les concepts essentiels des divers modes de réalisation de la présente invention concernent des appareils compacts et complètement autonomes dtélimination des eaux-vannes, dont le fonctionnement pour entre satisfaisant ne nécessite qutune alimentation continue drun volume relativement faible dtun gaz contenant de ltoxy- gène et d'un liquide aqueux, en quantité suffisante pour remplacer sensiblement lreffluent liquide clarifié évacué des appareils.Les modes de réalisation particuliers comprennent un appareil à air et à liquide extrtmement compact (figures i à 4) dans lequel la matière fibreuse est disposée dans une ou plusieurs masses de liquide aqueux par lesquelles passe le gaz légèrement comprimé et contenant de oxygène Dans un autre appareil à air compact (figures 5-8), la circulation du gaz contenant oxygène est naturelle. Ce dernier mode de réalisation fait appel principalement à des micro-organismes de type aérobie, tandis que le premier mode de réalisation comporte des micro-organismes à la fois aérobies et anaérobies. D'une manière générale, la présente invention concerne un procédé relativement simple et extr#mement efficace de traitement des liquides résiduaires, tels que les eaux-vannes ou d'autres résidus liquides dans des appareils relativement compacts, de faibles dimensions et d'entretien facile. Le traitement et effectue en un cycle fermé dans un appareil complètement autonome. Le traitement et l'appareil selon lrinvention ne nécessitent pas de dispositif de circulation compliqué, de pompe ou de machine correspondante. Les installations peuvent 8tre réalisées dans ltespace limité qui existe normalement dans les bateaux, les avions et les véhicules.Les appareils selon ltîn vention peuvent être utilisés soit fréquemment, soit occasionnellement. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs et sur lesquels la figure 1 est un schéma en élévation d'un mode de réalisation d'une installation de traitement de résidus liquides conformément à ltinvention, représentée en liaison avec une toilette marine classique la figure 2 est une coupe horizontale, à grande échelle, suivant la ligne 2-2 de la figure 1 la figure 3 est une coupe verticale, suivant la ligne 3-3 de la figure 2 la figure 4 est également une coupe verticale, suivant la ligne 4-4 de la figure 2 ;; la figure 5 est une vue schématique, semblable à celle de la figure 1, d'un autre mode de réalisation dtune installation de traitement des résidus liquides selon l'invention ~ la figure 6 est une coupe verticale suivant la ligne 6-6 de la figure 5 la figure 7 est également une coupe verticale suivant la ligne 7-7 de la figure 6 ; et la figure 8 est une coupe horizontale, suivant la ligne 8-8 de la figure 6. D'une manière générale, la présente invention est basée sur ltétablissement et le maintien à ltintérieur drun circuit de circulation fermé, drune colonie biologique équilibrée susceptible de traiter et de consommer de manière efficace des ré- sidus solides contaminants (à la fois colloidaux et en masse). Des éléments en forme de bandes ou de faisceaux de fibres, sensiblement individuelles, sont disposés à l'intérieur du circuit fermé afin dtoffrir aux colonies biologiques un habitat ou une place de repos. Un gaz contenant de oxygène est introduit dans le circuit fermé en m#me temps que le liquide résiduaire qui subit le traitement. Il se déplace ou stinfiltre dans le dispositif afin de faciliter ltétablissement de conditions écologiques favorables.On suppose, par exemple, qu'on introduit dans le circuit fermé des eaux-vannes ou d'autres liquides résiduaires et que les conditions à l'intérieur du circuit sont telles que ltactivité biologique se traduit par une alimentation des colonies par les matières solides contaminantes, de sorte que ces dernières sont consommées et éliminées en môme temps que le résidu liquide en circulation est aéré afin de réduire la demande biochimique en oxygène.La présence et la circulation du gaz contenant oxygène favorisent le maintien de ces conditions ainsi que l'établissement et le maintien de colonies biologiques équilibrées qui sont extrômement organisée s en vue de l'attaque et de la consommation des résidus solides. t'un point de vue pratique, le traitement décrit permet la réalisation dtappareils compacts, de dimensions relativement faibles et dtentretien facile, destinés particulièrement à être installés dans les espaces limités qu'on trouve sur les bateaux, les avions et les véhicules. Le mode de réalisation de l'invention représenté sur les figures 1 à 4 contient des colonies biologiques équilibrées de micro-organismes à la fois aérobies et anaérobies. Comme on le décrira plus loin, les micro-organismes aérobies se développent dans l'air humide, ou les mélanges drair et de liquide, qui existent dans les chambres de traitement selon l'invention. De môme, des colonies mixtes de micro-organismes aérobies et anaérobies se développent comme colonies microbiologiques submergées à l'intérieur des rasses de liquide aqueux qui se trouvent également dans une ou plusieurs chambres de traitement. Dans tous les cas, les colonies microbiologiques sont supportées par les fibres d'écorce de pin rouge ou dtautres matières fibreuse que contiennent les chambres et à l'intérieur desquelles elles vivent. La figure 1 représente une installation en circuit fermé 10 de traitement des résidus liquides, à une échelle qui permet une comparaison avec une toilette compacte (par exemple une toilette marine) représentée en 12. La toilette, qui peut entre de type classique, comprend une pompe 14 à double effet manoeurée, par un levier à commande manuelle 15. Il va de soi que la pompe 14 est manoeuvrée afin de refouler le contenu de la toilette par un conduit 16 destiné aux résidus (flèche 18) en môme temps que de liteau est introduite dans la cuvette par le conduit 20, afin de la rincer. Comme on le voit sur la figure 1, les résidus de la toilette 12 en forme de matières solides, de liquides, de papier et de résidus analogues, sont refoulés directement dans ltori fice d'admission 24 de l'appareil de traitement 10. Du fait de ses dimensions relativement faibles, ltappareil 10 peut entre placé à n'importe quel emplacement commode dans son environnement (par exemple sur un avion, un autobus, une remorque, un bateau, etc.). La seule limitation imposée à l'installation est la capacité de- la pompe 14 qui répartit les liquides résiduels d'une manière appropriée dans ltappareil de traitement.Comme on le voit de plus sur la figure 1, l'appareil 10 fonctionne en liaison avec un dispositif 26 destiné à introduire continuellement un gaz contenant de ltoxygène (par exemple de l'air) au sommet de ltappareil de traitement. Pendant un fonctionnement normal, le mécanisme 26 comprime légèrement le gaz (par exemple à une pression manométrique de 0,07 à 0,21 bar) dans le côté admission de l'appareil de traitement 10.Comme on le verra plus loin, appareil 10 élimine d'une manière efficace les matières solides et rétablit la teneur en oxygène des liquides, de sorte qutun effluent clarifié de demande biochimique relativement faible (par exemple inférieure à 1000 parties par million environ) peut titre évacué de l'appareil par un orifice de sortie 28* Comme on le voit particulièrement sur les figures 2 à 4, ltappareil 10 de traitement est de forme générale cubique ou rectangulaire. Il est subdivisé par des cloisons intérieures en trois chambres distinctes ou séparées, une chambre d'admission 32, une chambre intermédiaire 34 et une chambre d'évacuation 36.La première chambre ou chambre d'admission 32 a,d'une manière générale, la môme longueur que- la hauteur verticale de l'appareil 10 et, comme on le voit particulièrement sur la figure 5, elle est délimitée par des parois supérieure et inférieure 38 et 40, des parois latérales 42 et 44 et une cloison 46 étanche à l'eau qui est montée sur chacune des parois supérieure, inférieure et latérales. La chambre d'admission 32 est subdivisée, de plus, par des chicanes 48 disposées entre la cloison intérieure 46 et la paroi latérale 50. Les dimensions des chicanes 48 sont inférieures aux dimensions des parois latérales, de manière à ménager des espaces au sommet et au bas de la chambre 32, destinés à permettre la circulation des gaz et des liquides (représentés en 52 et 54 sur la figure 3).Les chicanes coopèrent également avec les parois latérales et la cloison intérieure 46 pour supporter de nombreuses fibres d1écor- ce naturelle 56, disposées verticalement. Comme on le voit sur la figure 3, les fibres d'écorce peuvent être en forme de masses ou de faisceaux de fibres allongées et sensiblement individuelles (par exemple des fibres d'écorce de séquoia ou de pin rouge) qui sont supportés verticalement par le fond 40 de l'appareil de traitement 10. De préférence, les longueurs des fibres 56 sont différentes de manière à offrir une surface supérieure non uniforme 58, destinée à recevoir et supporter partiellement les matières solides qui pénètrent dans l'appareil par l'orifice 24. Comme on le voit sur les deux figures 3 et 42 l'ouverture de sortie 60 de la chambre d'admission 32 est également ltori- fice d'entrée de la chambre intermédiaire 34. La chambre intcrmédiaire 342 qu'on voit sur la-figure 4s est disposée horizontalement à proximité de la partie inférieure de la chambre d'évacuation 36. Elle comprend les parois latérales 42 et 44, la cloison 46 et la paroi latérale opposée 62, la paroi inférieure 40 et une cloison horizontale 64. De môme, la chambre intermédiaire 34 contient plusieurs bandes allongées de fibres d'écorce qui, dans ce cas, sont disposées horizontalement. A nouveau, les fibres d'écorce 66 sont de longueurs diverses de manière à offrir des surfaces irrégulières 69 et 70 à chaque extrémité de la masse ou du faisceau de fibres.Un orifice de sortie 72 de la chambre intermédiaire 34 est disposé sur la cloison horizontale 64, à l'extrémité de la chambre qui est opposée à l'orifice entrée 60. Comme précédemment, ltori- fice de sortie 72 est l'orifice drentrée de la troisième chambre ou chambre d'évacuation 36. Comme on le voit sur les figures 2 et 4, la chambre 36 est divisée par des cloisons verticales 74 qui ont rapprochées des cloisons 76 de manière à délimiter plusieurs compartiments communicants 78, 80 et 82 qui communiquent d'une manière générale avec l'orifice de sortie 28 de l'appareil 10. Il va de soi que la chambre 36 est formée d'une manière générale par les parois latérales 42 et 44, la cloison verticale 46,la paroi latérale 62, la chicane horizontale 64 et la paroi supérieure 38. Tes chicanes 74 sont espacées de la paroi supérieure 38 et sont rapprochées des chicanes suspendues 76, de manière à ménager des canaux de débordement 84 destinés au liquide qui circule du compartiment 78 vers le compartiment 80 et du compartiment 80 vers le compartiment de sortie 82. Chaque compartiment est équipé dtun support perméable au fluide, en forme de grille ou de toile métallique 86, qui supporte une masse ou faisceau vertical de fibres d'écorce 88. A nouveau, les dimensions de cellesci sont appropriées aux dimensions de chaque compartiment & Elles constituent un environnement ou emplacement de repos approprié pour une colonie biologique.Cependant, à ce points de vue, le compartiment de sortie 82 peut autre équipé de plus, dtun orifice d'entrée 90 pour un produit-chimique de purification (par exemple de lrhyperclilorite de sodium ou du chlore), de façon que l'effluent liquide évacué par l'orifice 28 soit exempt de toute impureté microbiologique. Comme on 1 a indiqué plus haut, chaque chambre principale 32, 34 et 36 de l'appareil 10 est remplie sensiblement d'une masse ou d'un faisceau de bandes d'écorce ou de fibres dtécorce. Dtune manière générale, il est préférable de prévoir dans ce but un grand nombre de bandes traitées spécialement de fibres d'écorce de pin rouge ou d'essences analogues dont les bandes ont subi des efforts de cisaillement longitudinaux et transvereaux destinés à briser la structure fibreuse de chaque bande et de l'ouvrir sans modifier sa configuration d'ensemble. Un tel traitement agrandit considérablement la superficie de surface à découvert des fibres d'écorce individuelles de chaque bande et, en conséquence, multiplie considérablement la surface en contact avec les courants de liquide et de gaz contenant l'oxy- gène qui circulent à travers les éléments de fibres d'écorce. Plus particulièrement, les fibres d'écorce représentées en 56, 66 et 88 sur les figures 3 et 4, peuvent être produites par une machine existante comprenant deux rouleaux de compression entourés d'arêtes ou de spires en prise les unes avec les autres et qui serrent fermement les bandes d'étoffe introduites longitudinalement dans la machine. tes rouleaux de guidage associés à celle-ci courbent l'écorce et lui donnent la forme générale d'un U pendant son passage entre les rouleaux de compression. La machine décrite agit de manière à exercer simultanément des efforts de flexion et des efforts de cisaillement de roulement sur écorce afin de briser ses fibres longues et de les étaler transversalement. Les bandes d'écorce traitées par cette machine conservent leur forme initiale, mais offrent une superficie de surface interne spéciale exceptionnellement importante. La surface interne, qui correspond dtune manière générale à celle d'une masse de fibres sensiblement individualisées, accroît suffisamment la superficie de surface totale à découvert des fibres pour constituer un habitat ou un emplacement de repos optimal des colonies r,licrobiologiques qui se nichent dans les fibres. A titre dtillustration la superficie de surface des fibres d'écorce traitées de la manière décrite ci-dessus est de l'ordre de 180 à 210 dm2 par décimètre -cube d'écorce et atteint frj#quem- ment 240 à 300 dm par décimètre cube. Dans tous les cas, les superficies de surface interne et externe combinées par déci- mètre cube d'écorce (dans chaque chambre 32, 34 et 36) ne doivent pas titre inférieures à environ 150 dm par décimètre cube. Les bandes écorce et les fibres écorce du type décrit, en particulier des fibres d'écorce de pin rouge, sont produites facilement au cours des opérations classiques effectuées dans les scieries. Comme on le sait, les procédés mis en oeuvre pour le sciage du pin rouge de Californie, du sapin de Douglas ou des bois industriels semblables, produisent des quantités importantes d'écorce. A titre d'illustration, l'épaisseur habituelle de l'écorce du pin rouge (qui, par exemple, est d'une moyenne de 5 à 25 cm sur des sujets anciens dont la croissance est achevée), donne normalement jusqu'à 1460 à 2160 m3 d'écorce pour 500 000 mètres de planches (Spalding).Des bandes d'écorce produites par des opérations classiques d'écorçage et de défibrage ont des longueurs qui, normalement, sont comprises entre 2,40 mètres et plus de 6 mètres. Cette écorce peut 8tre traitée de la manière décrite plus haut afin de donner les masses ou faisceaux voulus d'écorce destinés aux chambres 32, 34 et 36. En variante, l'écorce peut 8tre produite par des opérations classiques effectuées en série telles que celles qui sont mises en oeuvre habituellement pour séparer la poussière des fibres. Cinquante pour-cent environ de l'écorce vendue et traitée sont ré- cupérés au cours d'opérations classiques d'écorçage, de défibrage, de séparation de la poussière (par exemple avec des écorceuses hydrauliques, des défibreurs du type à courroie, des broyeurs du type à marteau pivotant, des fléaux, etc.) sous la forme de fibres relativement allongées qui sont destinées à entre mises en oeuvre dans la présente invention. En général, le diamètre des fibres individuelles produites par le traitement décrit ci-dessus, soit individuellement, soit sous la forme de fibres allongées et de bandes dtecollce~sepa- rées, ne dépasse par 1 mm environ. La longueur des fibres varie suivant le traitement particulier mis en oeuvre. Cependant, comme on le verra plus loin, les fibres d'écorce destinées à la présente invention ont, de préférence une longueur comprise entre 12,5 et 30 cm, et une longueur moyenne d'environ 22,5 cm. Lorsque la présente invention est mise en pratique à ltaide de l'appareil des figures 1 à 4, l'eau ou le liquide résiduel est introduit par orifice d'entrée 24 jusqutau niveau voulu, dans les chambres séparées de ltappareil 10. De ce fait, dans des conditions de fonctionnement normales, le niveau du liquide dans la chambre 32 coïncide approximativement avec le sommet de l'ouverture de sortie 60, comme on le voit particulièrement sur la figure 3. Le niveau du liquide est déterminé principalement par la pression du gaz qui est maintenue dans ltespace 52, au sommet de la chambre 36.Comme on lta indiqué précédemment, le mécanisme 26 introduit dtune manière continue un gaz contenant l'oxygène au sommet de la chambre 32, par exemple par un orifice d'entrée 92. Il est commode que l'air qui se trouve dans l'espace 52 soit maintenu comprimé par un petit compresseur et une pompe, représentés schématiquement sur la figure 1. A titre d'illustration, le mécanisme 26 peut comprendre un compresseur du type aquarium dans lequel un très petit moteur (par exemple d'une puissance de 0,01 CV) entrasse un petit piston afin de pomper l'air par l'orifice d'entrée 92 dans espace situé au sommet de la chambre 32.Les surpressions souhaitables pour l'air sont, dans ce but, de l'ordre de 0,07 à 0,21 bar (la pression optimale étant de 0,105 bar). D'une manière générale, la légère surpression de ltair maintient normalement le niveau du liquide au sommet de orifice de sortie 60. Cependant, lorsque des quantités supplémentaires de liquide sont introduites dans l'appareil 10 (par le fonctionnement de la toilette 12), du fait de l'élévation de niveau dans la chambre 32 et de la sur- pression de l'air le liquide est refoulé par l'ouverture 60 dans la chambre horizontale 34. En conséquence, dans des conditions de service normales, la chambre 34 est remplie entièrement de liquide.De môme, l'ftrodu-ction de liquide dans l'appareil 10 provoque le remplissage du compartiment 72 de la chambre 36 jusqutau niveau déterminé par la chicane 74 qui fonctionne alors comme un déversoir. De la môme façon, letcompartiment 80 de la chambre 36 est rempli normalement de liquide jusqutau sommet de la chicane verticale 74, tandis que le compartiment 82 est rempli de liquide approximativement jusqutau niveau de 11 orifice d'évacuation 28. Dans la présente invention, chaque masse ou faisceau de fibres d'écorce que contient l'une des chambres séparées de ltappareil 10, constitue un emplacement de résidence pour une colonie microbiologique qui est capable de se nourrir des matières résiduelles solides organiques et de les consommer. Cependant, du fait des conditions différentes qui existent dans les chambres séparées, les caractéristiques des colonies microbiologiques sont différentes et leurs types diffèrent légèrement. Plus particulièrement, les organismes de la chambre 32 sont principalement des micro-organismes aérobies destinés à vivre dans l'air humide ou dans un système de liquide et d'air. De tels organismes qui peuvent entre des bactéries, des paramécies, des petits vers, des mollusques, et des vertébrés et invertébrés aérobies semblables, peuvent exister naturellement dans les liquides résiduels introduits dans l'appareil, ou bien ils peuvent y titre introduits artificiellement. Quel que soit leur mode d'introduction, les organismes et micro-organismes aérobies se développent à l'intérieur et sur les surfaces des fibres 56. Ils attaquent et ils digèrent continuellement les matières solides colloidales ou en masse qui se rassemblent à ltintérieur des fibres d'écorce et ils séparent continuellement les contaminants solides des liquides résiduels qui pénètrent dans ltappareil.Au contraire, la colonie microbiologique qui est submergée dans la chambre 34 a tendance à offrir des caractéristiques aquatiques (c'est-à-dire principalement aérobies mais partiellement anaérobies) qui lui permettent de vivre en dessous de la surface des liquides. De tels micro-organismes comprennent le plancton, les nématodes, les crustacés, les co léoptères, les vers sous-marins, les mollusques, les scarabées et des organismes aquatiques vivants semblables. Cependant, en dépit des légères différences de la nature de la colonie microbiologique de la chambre 34, la fonction qu'elle remplit est sensiblement la môme que celle des micro-organismes vivant à l'intérieur des fibres 66 qui se nourrissent des contaminants restants évacués de la chambre d'admission par l'ouverture 60. te môme, les colonies microbiologiques des fibres d'écorce 88 disposées dans la chambre 36, achèvent l'élimination des matières organiques solides restantes quelconques, de sorte que l'effluent sortant par l'orifice 28 est suffisamment clarifié pour qutil puisse entre évacué dans le sol, dans les lacs ou dans les cours d'eau. D'wle manière générale, les colonies microbiologiques des fibres 66 de la chambre 34 et des fibres 88 de la chambre 36 sont un type mixte, aérobie et anaérobie, par suite de la circulation continue du gaz contenant de oxygène provenant de la chambre 32.Il va de soi que ce gaz passe par la chambre intermédiaire 34 dans la chambre 36, avant de passer en dessous des chicanes 76 et de monter entre les fibres 88 jus qu t aux espaces d'air intermédiaire 84. t'une manière générale, les colonies microbiologiques sont maintenues dans les diverses chambres de l'appareil 10 par les fibres d'écorce qui constituent des emplacements commodes derepos et de croissance pour les bactéries, le plancton, les crustacés et les autres organismes et qui empechent également les micro-organismes titre balayés dans l'appareil par le flot de liquide en circulation. t'autre part, le liquide qui circule de temps en temps dans ltappareil y maintient des conditions de température qui sont avantageuses pour la poursuite de la vie des colonies microbiologiques. Comme on le sait, Iténergie des colonies est dissipée de différentes manières. Par exemple, lténergie produite par le fait qutelles se nourrissent des résidus solides que contient le liquide (ou d'autres micro-organismes d'échelle inférieure) contribue principalement au métabo- lisme et au mouvement des micro-organismes, tandis que les parties moins importantes de lténergie sont dissipées comme énergie résiduelle et facilitent la croissance. tu fait qu'une grande partie de lténergie utilisée pour le métabolisme est transformée en chaleur, les ensembles liquides constituent un environnement idéal pour le maintien de l'équilibre de température voulu né cessaire à la vie. Le traitement de la présente invention peut titre compris en particulier par la description d'une application particulière de l'appareil, par exemple pour le traitement des eaux-vannes brutes ou de matières semblables contaminées par des matières solides organiques collofodales ou en masse. Comme on le voit particulièrement sur les figures 1 à 4, le liquide contaminé qui contient de telles matières solides, pénètre dans l'appareil par le conduit 24 chaque fois qu'on utilise la toilette 12. A l'intérieur de la chambre d'admission 32, les matières solides ont tendance à se rassembler sur la surface supérieure des fibres 56 et à descendre dans celles-ci par suite des surfaces supérieures irrégulières des fibres représentées en 58.Du fait que l'appareil 10 est destiné particulièrement aux bateaux, aux voitures de chemin de fer, aux véhicules ou aux avions, le liquide introduit dans la chambre 32 est en général en mouvement, de sorte que les surfaces des fibres qui dépassent le niveau du liquide en 94 restent humides, et facilitent le maintien des conditions voulues de support de la vie des colonies biologiques qui se trouvent à l'intérieur de la chambre 32. Les fibres 56 sont également maintenues à une humidité relative par l'entrée intermittente du courant de liquide résiduel qui élève le niveau du liquide jusqu'à une position plus élevée à l'intérieur de la chambre 32. En général, il se produit dans la chambre 32 une transformation initiale ou "compostage" des matières solides qui descendent dans les fibres 56 et dans Je liquide qui se trouve au bas de la chambre. Lorsque la toilette est rincée, l'élévation du niveau accrott également la pression du liquide sur le côté admission de l'ou- verture 60, de sorte que la pression du liquide et la pression de l'air refoulent des quantités supplémentaires de liquide par ltouverture 60 dans la charre 34. D'autre part, lorsque l'appareil de traitement 10 reste sans titre utilisé pendant une période de durée relativement longue, l'évaporation de l'eau dans l'appareil a tendance à abaisser le niveau du liquide par rapport à l'ouverture 60, de sorte qu'une certaine quantité d'air peut passer librement par cette ouverture dans la chambre horizontale intermédiaire 34.De môme, des mouvements de l'appareil 10 impriment des secousses au liquide ou le déplacent à la partie inférieure de la chambre 32 (flèche 96), et facilitent également un certain déplacement de l'air qui pénètre dans la chambre 34. A l'intérieur de la chambre 34, l'espace situé du côté entrée, à proximité de l'ouverture 60 est normalement rempli de liquide, de sorte que l'air qui passe par l'ouverture 60 s'élève jusqu'au sommet de la chambre et passe en dessous de la chicane 64 jusqu'à l'orifice de sortie horizontal 72. D'autre part, les impuretés solides quelconques introduites dans la chambre 34, pénètrent dans la masse de fibres horizontales 66 dont les colonies microbiologiques les dévorent et les éliminent progressivement. En conséquence, le liquide qui passe par les fibres 66 et qui pénètre dans la chambre d'évacuation 36 (flèche 98) est relativement exempt d'impuretés solides. D'autre part, les matières solides restantes sont dévorées et séparées par les colonies microbiologiques des fibres 88 que contiennent les compartiments 78, 80 et 82 de la chambre d'évacuation. Du fait qu'une certaine quantité d'air passe par l'ouverture 72 et monte dans les compartiments 78, 80 et 82, une partie au moins des colonies biologiques de ces compartiments est de type aérobie et respire de l'air. A l'intérieur de la chambre d'évacuation 36, le liquide clarifié ou partiellement clarifié qui pénètre dans le compartiment 78 passe par gravité au-dessus de la chicane 74 (flèche 100) avec l'air qui monte dans le compartiment et il passe sous la chicane 76, par la grille 86 dans ltensemble des fibres et de liquide du compartiment 80. Dans ce dernier, le processus se répète et le liquide et l'air passent audessus du sommet de la chicane 74 (flèche 102) et par le canal dtair 84 jusqutau fond du compartiment 82. Dans ce dernier, le processus se répète et l'effluent clarifié quitte l'appareil par le conduit d'évacuation 28.Comme on l'a indiqué précédemment, un produit chimique approprié tel qu'un agent dégageant du chlore, de l'hyperchlorite de sodium ou un agent de purin fication, peut titre introduit par l'orifice d'entrée supérieur afin que lreffluent final soit débarrassé de toute impureté microbiologique. Comme on le sait, le métabolisme des organismes aérobies nécessite la présence de quantités importantes d'oxygène dissous dans le milieu aqueux mis en oeuvre. D'autre part, des liquides résiduels tels que les eaux-vannes, les résidus des conserves, etc., manquent notablement d'oxygène dissous et sont caractérisés par une demande biochimique d'oxygène importante. Cette demande est satisfaite ou réduite au cours de la mise en pratique de l'invention par le dosage continu du gaz contenant l'oxygène par le mécanisme 26 et par son introduction au sommet de la chambre 36. Lorsqu'on dispose d'une alimentation continue en électricité, l'introduction de l'air est préférable du fait de sa commodité et de son faible prix. Cependant, dans le cas des applications marines, dans les voitures de chemin de fer, etc., la source d'oxygène peut titre facilement une bouteille destinée à fournir de 1 oxygène à un débit qui est égal à environ 1/5 de l'alimentation en air. En général, il suffit qu'une quantité suffisante d'oxygène circule dans l'appareil sous pression, sous la forme d'oxygène dissous, afin de maintenir l'existence des colonies biologiques dans les chambres de l'appareil 10. Un avantage particulier de l'invention, en dehors de la mise en oeuvre d'un appareil sous pression, réside dans la possibilité de donner à l'appareil 10 des dimensions compatibles avec les exigences imposées par son application dans les bateaux, les avions et les véhicules. A titre d'illustration, dans un exemple d'installation comportant l'appareil des figures 1 à 4, utilisé par exemple avec une toilette portative, les dimensions de l'appareil 10 peuvent titre les suivantes : cuve de traitement des résidus - 35 cm au carr u ur 35 cm de hauteur ; chambre de traitement 32 - 35 cm de llauteur et de longueur sur 20 cm de largeur (longueur des fibres comprise entre 12,5 et 30 cm, en moyenne 22,5 cm) ; chambre 34 - 35 cm de longueur sur 15 cm de largeur et 12,5 cm de hauteur (fibres de 12,5 à 30 cm de longueur, en moyenne 22,5 cm) ; chambre 36 - 35 cm de longueur sur 15 cm de largeur et 22,5 cm de hauteur (fibres des compartiments 78, 80 et 82, 12,5 à 22,5 cm de longueur). Le débit d'air est de ltordre de 1200 cm /mn (250 cm3 lorsqu?on utilise une bouteille d'oxygène) et il produit mze surpression sur le côté admission de la chambre 32 de l'ordre de 0,105 bar. L'appareil peut fonctionner à un régime équivalent à la capacité des pompes qui normalement sont associées à des toilettes marines normales (c'est-à-dire de 19 à 30 litres/jour).Dans un exemple de fonctionnement, la demande biochimique d'oxygène du liquide résiduel qui pénètre dans l'appareil peut titre de l'ordre de 4000 à 8000 parties par million, il est trouble et sa teneur en oxygène dissous est sensiblement nulle. Lorsqu'il pénètre dans la chambre d'admission 32, le mélange de liquide et de résidus solides est maintenu et est transformé en compost à l'intérieur des fibres 56 qui permettent à une partie des particules de matières so- lides colloidales ou en masse d'8tre attaquées et éliminées par les colonies biologiques qui vivent à l'intérieur de ces fibres.Le liquide partiellement clarifié passe par l'orifice de sortie 60 dans la chambre intermédiaire 34 où les matières solides résiduelles restantes subissent une élimination progressive par les colonies microbiologiques qui vivent dans les fibres 66. l'e liquide traverse ensuite la grille 86 et les fibres 88 du compartiment 78 et passent au-dessus de la chicane 74, puis en dessous de la grille 86 dans le compartiment 80. Il monte ensuite dans les fibres 88 du compartiment 80 et passe par-dessus la seconde chicane 74 d'où il descend jusqu'au bas du compartiment d'évacuation 82. L'effluent évacué par le conduit 28 du compartiment 82 est débarrassé de matières solides décantables et il est suffisamment clarifié pour pouvoir titre évacué dans les cours d'eau, les lacs ou dans le sol. La demande biochitnique en oxygène du liquide traité et évacué (mesurée on 23 sur la figure i) est en général inférieure à 15 parties par million et sa transparence est de l'ordre de 80 à 90. Son pli est approximativement de 7,0 et sa teneur en oxy gène dissous est comprise entre 2 et 30 parties par million. L'appareil réduit, ainsi, d'une manière satisfaisante la demande biologique en oxygène et augmente en m#me temps de la manière voulue la teneur en oxygène dissous. Du point de vue fonctionnel, l'effluent liquide est sensiblement exempt d'impuretés solides et lorsqu'il subit une chloruration minimale dans le compartiment d'évacuation 82 (c'est-à-dire avec 5 cm3 d'une solution dthyperchlorite à 4,75 % pour 22 cm d'ef- fluent introduit par le conduit 90, le nombre le plus probable de colibacilles que contiennent 100 ml est de O à moins de 70. De ce fait, du point de vue pratique, la-chloruration peut titre produite à l'aide d'une quantité relativement faible d'un décolorant ménager tel que le Clorox tThe Clorox Company). Du fait de la simplicité de la conception de l'appareil 10 (qui comprend principalement des parois extérieures et des cloisons intérieures), il peut être produit facilement à partir de inatériaux peu comateux et de manipulation facile. A titre d'illustration, l'appareil 10 peut titre moulé ou réalisé à l'aide de matières plastiques appropriées (thermodurcissables ou thermoplastiques). La seule exigence pour de telles matières est une inertie relative des matières résineuses ou polymères choisies vis-à-vis des produits chimiques ou des substances résiduelles des liquides qui sont traités.En général, les résines thermodurcissables sont choisies parmi les résines phénoliques, alkyd, amino-aldéhyde, urée ou mélamine-formaldéhyde, les polyesters (non saturés) et les résines alkyliques peuvent titre utilisées d'une manière satisfaisante pour la réalisation de l'appareil 10. Du fait que l'appareil de traitement des résidus est peu susceptible de subir des températures extrêmes, des résines thermoplastiques appropriées telles que des dérivés de la cellulose et diverses résines polymères telles que le polyéthylène, un acrylate, le vinyle, le styrène, la coumarone ou des résines de polyamides, peuvent également ôtre utilisées. En général, il est possible de mettre en oeuvre des techniques de fabrication appropriées à la résine choisie. A ce point de vue, il va de soi que les chicanes intérieures et les éléments tels que la grille ou toile métallique 86 peuvent, de même, entre réalisés avec les mimes matières résineuses ou avec des matières résineuses compatibles. Les figures 5 à 8 représentent un autre mode de réalisation de l'invention destiné particulièrement à titre mis en oeuvre lorsque espace est limité et lorsqu'on ne dispose pas facilement de source d'énergie extérieure (par exemple des installations militaires, des zones de construction, des refuges de montagne, etc.). D'une manière générale, le mode de réalisation des figures 8 à 1 1 diffère du mode de réalisation précédent par le fait qu'il fait appel essentiellement à des microorganismes aérobies qui sont alimentés en air par une circulation naturelle. La figure 5 représente un appareil 150 fermé à air et permet la comparaison de ses dimensions avec un ensemble de toilette de type marin représenté en 152. La réalisation et le fonctionnement de cette toilette peuvent titre semblables à ceux de la toilette décrite précédemment. Elle peut comporter une pompe à double effet et un levier de manoeuvre 154, 155 qui refoulent le contenu de la cuvette par le conduit 156 (flèche 158) et qui en môme temps aspirent de l'eau de rinçage par le conduit 160 (flèche 1623. En variante, l'ensemble peut avoir la forme de l'appareil bas de toilette à eau décrit dans la demande de brevet français déposée ce jour par la Demanderesse sous le titre : "Mécanisme de chaise hydropneumatique pour toilette". Pendant le fonctionnement de l'un ou l'autre appareil, les résidus de la toilette (liquidesht solides) sont refoulés directement vers l'orifice d'admission 164 de l'appareil de traitement 150. A la différence du mode de réalisation décrit précédemment, ltappareil 150 comporte une ouverture de ventilation ou évent 166. l'extrémité supérieure de l'évent 166 est disposée à ltexterieur de la pièce contenant la toilette de façon à subir les vents prédominants (flèche 168) qui produisent dans l'évent un tirage provoquant une circulation naturelle dtair dans l'ap- pareil 150. Plus particulièrement, comme on le verra plus loin, le tirage de l'évent 166 produit une aspiration d'air contenant de ltoxigène vers le haut, par l'orifice de sortie 170 des résidus situé à la partie inférieure de l'appareil. Comme on le voit en particulier sur les figures 6 à 8, appareil de traitement 150 est de forme générale rectangulaire et il est divisé horizontalement par une chicane 178. La chicane 178 divise l'appareil 150 de manière qu'une première masse de liquide aqueux puisse titre formée au-dessus d t elle, tandis qutune seconde masse de liquide aqueux est formée en dessous d'elle. Dans ce but, plusieurs ouvertures ou troua 186 de la chicane 178 constituent des trajets d'écoulement verticaux 185 à travers la chicane. Comme on le voit, les ouvertures individuelles 186 de la chicane 178 constituent un dispositif commode de logement et de support de faisceaux 188 de fibres d'écorce ou de bandes du type décrit précédemment.Dans la partie centrale de l'appareil de traitement 150, les faisceaux 188 de fibres d'écorce sont relativement courte et sont en saillie sur une courte distance au-dessus de la surface supérieure de la chicane 178. Cependant, comme on le voit particulièrement sur la figure 7, plusieurs éléments de chicanes 180 disposés le long des côtés de l'appareil 150, comportent également des ouvertures 182 alignées sur les ouvertures 186 de la chicane 178. Ces segments de chicane constituent un dispositif de support commode pour plusieurs faisceaux allongés 189 de fibres d'écorce qui sont orientés verticalement vers le haut et passent par les ouvertures alignées 182.En conséquence, et comme on le voit particulièrement sur la figure 7, du fait de leur disposition, les faisceaux de fibres d'écorce 188, 189 ménagent dans l'appareil de traitement 150 une zone ou espace ouvert 184 situé au-dessus des faisceaux courts 188 et entre les faisceaux allongés 189. Dans le mode de réalisation des figures 5 à 8, les faisceaux de fibres d'écorce 188 et 189 constituent un habitat pour des colonies microbiologiques qui sont principalement de type aérobie et qui sont destinées à se nourrir des matières résiduelles solides organiques et à les consommer. Comme on lta indiqué précédemment, les micro-organismes aérobies sont spécialement adaptés à vivre dans les con#ditions d'air humide qui existent dans le système d'air et de liquide de l'appareil de traitement 150.Ces organismes et micro-organismes aérobies (par exemple des colonies de bactéries, des petits vers, des mollusques, des paramécies, des vertébrés et des invertébrés aérobies analogues) vivent dans et sur les surfaces des fibres 188 et 189 où ils attaquent et digèrent continuellement les matières solides colloidales et en masse, de la façon décrite précédemment. La disposition des chicanes et des fibres représentées sur les figures 6 et 8, provoque le dépôt du courant principal de résidus liquides et solides qui pénètre en 190, sur les fibres 188 qui sont en saillie vers le haut sur la chicane de cloisonnement principale 178. La plupart des matières solides en masse sont déposées et retenues sur les fibres 188 et sur la chicane 178. Le liquide séparé des matières solides descend par les trajets d'écoulement 185 formés par les interstices des faisceaux de fibres, à l'intérieur des ouvertures 186. Au cours de cette opération, les micro-organismes qui vivent à l'intérieur et sur les fibres des faisceaux 188 attaquent continuellement les impuretés du liquide et se nourrissent d'elles, de sorte que le liquide est clarifié et purifié. Les fibres courtes 188 remplissent ainsi une fonction de drainage et de digestion efficace. Du fait que les courtes fibres 188 sont souvent inondés, il est nécessaire de prévoir des emplacements de repos intérimaires des organismes aérobies. Cette fonction est remplie par des faisceaux de fibres allongés 189 qui montent par les ouvertures 182 des segments de chicanes 180. Il convient de se rendre compte que les organismes aérobies sont libres de migrer vers le haut, vers le bas et à l'intérieur des interstices des fibres 189 de façon à Entre toujours situés au-dessus du niveau du liquide dans appareil 150. Du fait du traitement, décrit ci-dessus, que subit le liquide qui descend le long de la surface supérieure de la chicane 178 et par ses ouvertures 186, il se produit une purification et une clarification continues,de sorte que le liquide évacué par le fond de la cuve 150 et par l'orifice de sortie 170 (flèche 194) est suffisamment clarifié pour qu'il puisse titre évacué directement dans le sol, dans les lacs ou dans les cours d'eau. Pendant ce traitement, les liquides résiduels subissent l'activité continue des colonies microbiologiques des faisceaux de fibres 188 et 189 qui sont essentiellement aérobies, du fait de la circulation continue vers le haut de l'air contenant l'oxygène, par l'orifice d'évacuation 170.Le courant ascendant d'air est produit par le tirage de l'évent et entratne une circvlation sensiblement continue d'air vers le haut par les fibres, pales trajets d'écoulement 185 et finalement par 11 orifice de sortie de évent, de la manière indiquée par les flèches 196 et 198. La réalisation et le fonctionnement de l'appareil de traitement 150 décrits ci-dessus offrent plusieurs avantages. Par exemple, pendant des périodes de forte utilisation, l'appareil peut parfaitement résister aux effets normalement destructeurs du colmatage et de l'inondation. Il convient de se rendre compte que si l'appareil est rempli entièrement de liquides résiduels, les micro-organismes aérobies peuvent titre détruits, en particulier lorsqu'ils sont immergés dans des liquides dont la demande biochimique en oxygène est très élevée. Dans l'appareil décrit, ces micro-organismes peuvent retraiter vers le haut à l'intérieur des faisceaux de fibres longs 189 dans lesquels ils peuvent subsister dans des poches d'air et des vides qui existent normalement dans les régions supérieures de l'appareil 150. Le fonctionnement du mode de réalisation des figures 5 à 8 peut titre résumé de la manière suivante. l'es résidus solides (colloidaux et en masse) sont transformés initialement en compost sur et à l'intérieur des faisceaux de fibres 188 qui font saillie à travers la chicane 178. Ils subissent ensuite l'attaque des colonies miorobiologiquies qui vivent à l'intérieul des fibres.En môme temps, le liquide résiduel ruisselle le long des axes des faisceaux de fibres 188 et dans les trajets d'écoulement 189 où il est clarifié et filtré, car il se déplace relativement lentement le long d'un trajet aboutissant à ltorifice de sortie et d'évacuation 170. te plus, le liquide résiduel est clarifié par son mouvement de descente dans les faisceaux de fibres allongés 189 dont les régions supérieures constituent également un habitat de sécurité aérobie pour les micro-orga nisnles. lorsque le liquide résiduel suit le trajet d'écoulement décrit, à travers les faisceaux de fibres 188 et 189, il est clarifié d'une façon efficace de sorte que l'effluent de ltori- fice de sortie 170 peut ttre évacué en toute sécurité dans l'environnement. A ce point de vue, l'effluent du conduit d'évacuation 170 est sensiblement exempt de matières solides décantables (c'est-à-dire qu'il n'en contient pas plus de 5 à 10 ml par litre) et il offre une réduction appréciable des matières solides en suspension (d'environ 30 #) et de la demande biochimique en oxygène (d'environ 90 ). Comme on l'a indiqué précédemment, l'effluent liquide de la cuve 150 est sensiblement exempt d'impuretés solides et il peut entre évacué directement dans le sol, les lacs ou les cours d'eau. Cependant, en pratique, il est souvent avantageux que l'effluent liquide subisse un traitement supplémentaire destiné à réduire le nombre de ses colibacilles. Un tel traitement supplémentaire peut titre effectué par des appareils de chîcruration classiques qui mettent en oeuvre des solutions liquides dthy- perchlorite de sodium.En variante, la chloruratîon peut entre effectuée par le passage de l'effluent liquide sur une certaine quantité de comprimés de chloruration (par exemple dthyperchlorite de calcium) tels que ceux qui sont utilisés d'une manière classique pour la purification de l'eau des piscines et des établissements analogues. Il va de soi que le traitement décrit ci-dessus et la mise en oeuvre de l'appareil décrit peuvent comporter de no:n- breuses variantes supplémentaires. Par exemple, le mode de réa- lisation des figures 5 à 8 qui est particulièrement efficace pour la manipulation du courant d'entrés sans aucune tendance au col matage peut Cotre mis en oeuvre d'une façon efficace comme premier étage, en liaison avec le mode de réalisation de l'appareil des figures 1 à 4.De même, et à volonté, l'appareil des figures 5 à 8 peut entre mis en oeuvre en liaison avec des dispositifs qui introduisent continuellement un gaz contenant de l'oxygène légèrement comprimé. Il est clair que de telles variantes entrent dans le cadre de l'invention. On voit, d'après ce qui précède, que la présente invention concerne un appareil compact de traitement des liquides résiduels qui convient particulièrement pour les bateaux, les voitures le chemin de fer, les véhicules et les avions. Il donne également la possibilité d'effectuer un traitement efficace des liquides résiduels dans un espace très limité, de produire des effluents clarifiés qui peuvent titre évacués librement et en toute sécurité. Les appareils de traitement sont particulièrement avantageux par le fait qu'ils peuvent fonctionner d'une manière continue afin d'éliminer efficacement les matières solides et les autres résidus de liquides résiduels, tels que les eaux vannes et d'autres résidus liquides, avec peu ou pas du tout d'en- tretien ou de soin. Les appareils de traitement selon 11 invention sont, de ce fait, destinés à titre utilisés dans les bateaux, les véhicules et dans d'autres applications mobiles. Il va de soi que la présente invention a été décrite ci-dessus à titre purement indicatif mais nullement limitatif et que l'on pourra lui apporter toutes modifications de détail conformes à son esprit sans sortir de son cadre. RFVFNDIC'#T I0N# 1. Procédé de séparation de matières résiduaires solides organiques et de liquides, caractérisé en ce qutil consiste à former une première masse de liquide aqueux faisant partie d'un circuit fermé, à supporter dans ce liquide une masse de bandes allongées d'une matière fibreuse de manière qu'une partie au moins de celles-ci soit située au-dessus de la surface du liquide, ladite matière fibreuse constituant une zone de contact avec le liquide à proximité de ladite masse de liquide, et.de mEme longueur que celle-ci, la matière fibreuse contenant et supportant une colonie microbiologique susceptible'de consommer les matières solides organiques, à former au moins une masse de liquide aqueux supplémentaire séparée du circuit fermé, à supporter entièrement dans les limites de cette masse de liquide supplémentaire une masse supplémentaire de bandes allongées de matière fibreuse, de façon à former une autre zone de contact entre le liquide et le gaz à l'intérieur de ladite masse supplémentaire, les matières fibreuses qui sty trouvent contenant et supportant de meme une colonie microbiologique susceptible de consommer les matières solides organiques, à introduire un liquide résiduaire contenant des matières solides organiques indésirables dans la première masse de liquide et à introduire continuellement un gaz contenant de ltoxygène dans le circuit fermé, de manière que le gaz soit mis en contact avec les colonies microbiologiques que contiennent et supportent les masses de matière fibreuse plongées dans les masses aqueuses. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les matières résiduaires solides et organiques sont des résidue d t eaux-vannes. 3. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le gaz contenant de ltoxygène coopère avec le liquide résiduaire introduit dans le circuit de manière a faire circuler les matières solides organiques indésirables et à les mettre en contact avec lesdites colonies microbiologiques. 4. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'une partie au moins des colonies microbiologiques que contiennent et supportent les masses de matière fibreuse dans les masses de liquide, est adaptée à vivre dans ltair humide et, le cas échéant, une autre partie dans un lique aqueux. 5. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le gaz contenant de ltoxygène introduit dans le circuit fermé est de lfair ou comprend essentiellement de l'oxygène. 6. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que ladite première masse de liquide aqueux, et, de préférence aussi la masse de liquide aqueux supplémentaire comprennent chacune plusieurs zones de liquide et de gaz qui communiquent les unes avec les autres. 7. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que lesdites première et seconde masses de liquide aqueux sont formées au-dessus et en dessous d'une chicane de cloisonnement comportant des ouvertures. 8. Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'introduction du gaz contenant oxygène dans le circuit fermé y produit une légère surpression. 9. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les matières solides organiques qui se rassemblent dans les limites desdites masses de fibres d t écorce sont séparées et éliminées continuellement afin de permettre aux fibres d'écorce de continuer à séparer les matières organiques solides indésirables. 10. Procédé suivant la revendication 9, caractérisé en ce que les matières organiques solides indésirables sont séparées et éliminées continuellement desdites fibres par les colonies microbiologiques qu'elles contiennent et qui comprennent des micro-organismes, des invertébrés aérobies et des vertébrés vivant dans lteau. 11. Appareil destiné à séparer les matières organiques solides de liquides résiduaires et simultancnent à rétablir la teneur en oxygène des liquides afin de réduire leur demande biochimique en oxygène, caractérisé en ce que des parois et des conduits forment une chambre d'un circuit de circulation fermé dans lequel les liquides résiduaires sont introduits par un orifice d'entrée, une paroi intérieure constituant des chicanes dirigeant les liquides résiduaires le long d'un trajet d'écoulement passant autour et à travers la cloison interne, un espace d'air étant ménagé au sommet de la chambre, plusieurs bandes allongées d'une matière fibreuse étant supportées par la paroi intérieure de manière qu'une de leurs parties monte dans ledit espace d'air au sommet de la chambre, la matière fibreuse contenant une colonie microbiologique susceptible de consommer les résidus organiques, un évent de la paroi supérieure de la chambre comportant un orifice de sortie extérieur capable de produire un tirage dans ledit évent et un orifice de sortie, disposé à la partie inférieure de-la chambre, logeant un dispositif destiné à introduire un gaz contenant de l'oxygène dans le circuit de circulation fermé afin de le déplacer autour et à travers la paroi de la chicane et de le diriger vers 1 évent. 12. Appareil suivant la revendication 11, caractérisé en ce que l'orifice d'entrée du circuit de circulation fermé est relié à l'orifice de sortie d'une toilette classique. 13. Appareil suivant la revendication 11, caractérisé en ce que chaque paroi qui constitue une chicane est un élément comportant des ouvertures orientées à peu près horizontalement à l'intérieur de la chambre, sur une distance inférieure à la dimension horizontale interne de celle-ci. 14. Appareil suivant la revendication 11, caractérisé en ce que chaque paroi qui constitue une chicane comporte plusieurs ouvertures, les ouvertures des diverses chicanes séparées étant alignées de manière à loger et à supporter des bandes allongées de ratière fibreuse.