La présente invention se rapporte à un dispositif pour mettre en oeuvre l'oxygénothérapie à l'effort, commportant une source d'oxygène et des moyens pour relier la dite source aux voies respiratoires du patient, la source d'oxygène étant portée par un chariot que le patient déplace en marchant. La thérapeutique appelée "oxygénothérapie à l'effort" consiste à faire respirer à un patient de l'air suroxygéné ou de l'oxygène pur pendant qu'il fait un travail musculaire. Ce moyen de traitement, utilisé en cas d'insuffisance respiratoire @@@@signe, doit être manié avec précaution: la suroxygénation de l'air aspiré risque d'engendrer de l'hypercapnie et de l'acidose ventilatoire du sang artériel, et elle est réalisée en l'absence de travail musculaire. Plusieurs solutions sont actuellement utilisées ou proposées : A) On fournit un débit d'oxygène constant au patient pendant qu'il pédale sur un cyclo-ergomètre ou qu'il marche sur un tapis roulant. Ces appareils sont coûteux, nécessitent un certain apprentissage du patient; en ###, il faut fermer l'arrivée d'oxygène lorsque le patient cesse son effort. B) Faire marcher le patient dans un couloir ou une galerie, en lui fournissant un débit constant d'oxygène à l'aide d'un tuyau qu'il traîne avec lui. Ce tuyau est une gêne pour les personnes et les chariots qui se déplacent dans le couloir ou la galerie; il faut encore fermer l'arrivée d'oxygène lorsque le patient cesse de marcher. C) Faire marcher le patient portant, à l'aide d'un harnais, une petite bouteille d'oxygène; le patient est muni d'une petite batterie de piles ou d'accumulateurs et d'une ceinture portant un interrupteur qui commande l'alimentation, par la batterie, d'une électro-vanne interposée sur le trajet de l'oxygène la bouteille et les voies respiratoires du patient; L'interrupteur ne permet l'alimentation que lors des inspirations du patient plus profondes que celles qu'il accomplit au répos. Cette solution ne convient pas lorsque le ventre du patient est trop plat pour que l'interrupteur soit actionné.En plus, elle nécessite un harnais dont les courpies, de même que la centure, gênent le patient, notamment sa respiration, une ceinture réglable et une batterrie; à cause du poids, la bouteille ne peut pas être assez grande pour être utilisée pendant une durée supérieure à une trentaine de minutes. D) On se propose que la source d'oxygène soit portée par un chariot que le patient déplace en marchant, ce qui lui fait fournir un travail musculaire. Mais, le dispositif proposé alimente la patient en oxygène même lorsque le chariot n'est pas déplacé. Le présente invention permet de remédier à ces inconvénients. Elle est caractérisée par le fait que des moyens sont prévus pour ne faire parvenir l'oxygène aux voies respiratoires du patient que, sensiblement, lorsque le chariot est en mouvement par rapport au sol sur lequel il se déplace. Cette invention permet de pratiquer l'oxygènothérapie à lweffort en service hospitalier et à domicile. L'appareil ne ne pas la respiration et, autoiatiquement, ne délivre de l'oxygène que pendant l'effort ; il peut être muni d'une réserve d'oxygène importante, ne comporte pas de batterie, ne né eessite aucun apprentissage et une surveillance n'est utile que pour une eour- te phase dtinitiation. Cet appareil peut donc être utilisé, non seulement en service hospitalier, mais aussi à domioi.le, sans surveillance. les dessins ci-Joint représentent, schématiquement et à titre d'exemple non limitatif, un mode de réalisation de l'invention. La figure 1 est une vue en perspective du chariot séparé de la bouteille. La figure 2 est une vue analogue à celle de la figure 1, mais la bouteille étant en place et un patient étant en traitement. La figure 3 est me vue de face, partiellement en coupe, du cha riote le socle pour la bouteille reposant sur le sol. La figure 4 est une vue de profil, partiellement en eoupe, du chariot, le socle pour la bouteille reposant sur le sol. La figure 5 est un schéma du circuit pour l'oxygène. La figure 6 est une vue en perspective d'une partie du chariot. La figure 7 est une vue en coupe d'un frein de chariot. La figure 8 est une vue du système de verrouillage. En se reportant aux figures 1, 2, 3, 4, on voit que le chariot, du genre "caddie", comporte quatre roues 10, 12 14, 16 qui lui permettent de rouler sur le sol ; les roues 14, 16 sont orientables. Une poignée 18 permet au patient de déplacer le chariot sur ses roues. le chariot comporte un socle 20 que l'on peut faire monter ou descendre. Lorsqu'il est en position basse, représentée aux figures 3 et 4, et en traits interrompus sur la fleure 1, il repose sur le sol; on peut alors installer sur le socle une bouteille 22 d' oxygène comprimé, dans une orienta- tison qui permettra de brancher sur son robinet un détendeur 24 relié par un tuyau souple 26 à des appareils représentés schématiquement sur la figure 5. le tuyau 26 amène l'oxygène, détendu à 4 bars par exemple, à une première vanne 28, à poussoir 30. lorsque cette vanne est ouverte, l'oxygène passe dans une première capacité tampon. 32 et arrive à une deuxième vanne 34 à poussoir SE. Lorsque cette deuxième vanne est ouverte, elle dirige l'oxygène de la première capacité sur une deuxième capacité 38 et de là, par un robinet ou orifice calibré 40 et un humidificateur 42 ou à un Aistrinuteur d'aérosol, à une embouchure 44 ou à un masque 4. t1 embouchure ou le masque n'est pas étanche ; il permet au patient 48 de respirer de l'air en plus de l'oxygène de la bouteille, et laisse s'échapper l'oxygène lors des expirations. Sur la figure 5, un excentrique 49, monté sur l'axe 50 de l'un. des roues non orientables, pousse tour à tour les poussoirs 30, 36. lorsque, comme représenté, excentrique ouvre la vanne 28, la vanne 34 est fermée et inversement. En réalité, l'ouverture et la fermeture des vannes sont effectuées par un dispositif représenté à la figure 6. Au moyen 50 de ltune des roues non orientables sont fixés deux onemins 52, 54 parallèles entre eux mais non concentriques au moyeu ; ces ohe- mins guidant un galet 56 porté par une palette 58. le palette tourillonne autour d'un axe fixe 60 et Se déplace entre les extrémités des poussoirs 30, 36, qui sont masqués sur la figure 6 par la vanne 34 et par la palette. La position des valves et l'épaisseur de la palette sont telles que les périodes d'ouverture de chaque vanne ne s'étendent au maximum que pendant les périodes de fermeture de l'autre vanne. le fonctionnement est le suivant. Dans la position représentée à la figure 5, la vanne 28 laisse passer l'oxygène, détendu à 4 bars, vers la capacité 32, mais la vanne 34 arrête le passage de l'oxygène. lorsque l'ex- centrique, ensuite, aura tourné d'un demiour, il ne sera en contact avec aucun des poussoirs et les deux vannes seront fermées. Après un nouveau quart de tour dans le mamie sens, la vanne 34 s'ouvre et permet l'alimentation de la capacité 38 avec l'oxygène accumulé dans la capacité 32, mais la vanne 28 reste fermée. Après un autre quart de tour, les deux vannes se ferment; un quart de tour supplémentaire ramène l'excentrique à la position représentée à la figure 5. Le masque ou l'embouchure est donc alimenté par la capacité 38 qui est elle-même alimentée par la capacité 32 pendant les périodes où cette dernière n'est pas alimentée. le robinet 40 crée une perte de charge qui em- Paobe la capacité 38 de se vider trop rapidement ; on le règle par exemple pour réaliser un débit moyen de 3 ou4 litres par minute. Les capacités ont également pour r81e de fournir de l'oxygène lorsque le patient arrte son chariot, mais pendant une courte durée, par exem- ple 4 minutes si la vanne 34 est ouverte, sinon 2 minutes. En actionnant un levier 62, le patient soulève, par un vérin 64, une traverse 66. Dans ce mouvement, la traverse ttre sur un certain nombre de cibles s deux câbles 68, 70, visibles sur la figure 1 ; ces câbles passent sur des poulies de renvoi et soulèvent le socle 20 pour le porter de la posi tion dessinée en traits interrompus à la position dessinée en traits pleins deux cabales 72, 74 qui, par leur traction, serrent desins agissant sur les roues non pivotantes. Un ridoir, non représenté et iflercalé sur l'un des cflbles 72, 74, permet d'équilibrer les tensions de ces cables. La figure 7 représente le frein sur lequel agit le cable 72. La traction du cible pousse, par l'intermédiaire d'un flasque 76, d'équerres telles que 78 et d'un plateau 80, un disque de friction 82 contre un autre plateau 844 fixe par soudage à la roue 12. Une goupille 86, fixée à l'essieu 88, qui est fixe, passe dans une boutonnière 90 pratiquée dans un fourreau 92 fixé au flasque ; elle empêche donc celui-ci de tourner. La traction du câble appuie donc le flasque sur le plateau fixé à la roue, par l'intermédiaire des pièces 7 , O, 82, ce qui freine la roue avec une force d'autant plus grande que le vérin tire plus fort sur le cible 72. il en est de mSme pour la roue 10. La force de freinage dépend des caractéristiques d'un ressort 110 qui relie les cibles 72 et 74. Le chariot comporte un dispositif de sécurité fonctionnant comme suit. Une fois la bouteille disposée sur le socle en position basse, on rabat sur elle un arceau 94, que l'on verrouille en manoeuvrant une poignée 96, ce qui réalise un déverrouillage du vérin. Ce mouvement déverrouillant, transmis par un levier 98 et par un levier intermédiaire 111, permet de manoeuvrer une poignée 100 ee qui rend le vérin 64 opérationnel et permet le mouvement de mon tée de la traverse 66, donc celle du socle ; l'amplitude de cette montée de la traverse, qui dépend de la course que l'on fait effectuer au vérin, peut ttre plus ou moins grande selon que l'on veut freiner plus ou moins les roués.Lorsque le socle est en position basse, il frotte sur le sol et empoche le déplace ment du chariot. Inversement, la mise à terre du socle permet le déverrouillage de l'arceau. Le chariot représenté comporte également une tablette facultative 102, représentée seulement sur les figures 3 et 4. Sur cette tablette, on peut disposer divers objets, par exemple un humidificateur, un distributeur d'aérosd un appareil de contrele mdical, etc... L'appareil représenté peut titre modifié sans sortir du domaine de la présente invention. Par exemple, le système de vannes à poussoir et d'excentrique ou de came peut entre remplacé par une vanne à trois voies sans echapperrent "ou", ou à deux paires de voies, dont le boisseau est actionné par le mouvement de l'une des roues ; une première paire de voies commande le passage du détendeur à la première capacité ; l'autre paire commande le passage entre les capacités. Le canal dans le boisseau de la vanne et les voies de sorties sont disp sés de telle sorte que les deux paires de voies ne soient jamais ouvertes si multanément. On peut prévoir une butée limitant la montée de la traverse, donc le freinage. la présente invention est applicable en particulier à la thérapeutique dite "oxygénation à l'effort", "oxygénothérapie ambulatoire" ou "oxygénoergothérapie": La présence des capacités 32, 34 aide la récupération physiologique du patient après l'exercite. R E V E N D I C A T I O N S 1. Dispositif pour mettre en oeuvre l'oxygènothérapie à l'effort, comportant une source désoxygène et des moyens pour relier la dite source aux voies respiratoires du patient, la source d'oxygène étant portée par un chariot que le patient déplace en marchant, caractérisé par le fait qu'il compor- te des moyens pour ne faire parvenir l'oxygène aux voies respiratoires du patient que, seatiblement, lorsque le chariot est en mouvement par rapport au sol sur lequel il se déplace. 2. Dispositif selon la revendication là dans lequel le chariot est muni de roues, caractérisé par le fait qu'une roue actionne un système qui laisse passer l'oxygène lorsqu'elle tourne et coupe son passage est imobile. 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé par le fait qu'il comporte, successivement depuis la source d'oxygène jusqu'au patient, une première vanne, une première capacité tampon, une deuxième vanne et une deuxième capacité tampon, les vannes étant commandées par la dite roue de fagon qu'elles soient alternativement ouvertes et fermées par la rotation de la roue, chaque période d'ouverture de chaque vanne ne s'étendant que pendant une période de fermeture de autre vanne. 4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé par le fait que chaque vanne est commandée par un poussoir sur lequel agît, directement ou indirectement, une came entratnée par la dite roue. 5. Dispositif selon la revendication 2, caractérisée par le fait qu'il comporte, successivement depuis la source d'oxygène Jusqu'au patient, une première et une deuxième voies d'une vanne à plus de trois voles, actionnée par la dite roue, une première capacité tampon, une troisIème et une qua trième voies de la seAme vanne et une capacité tampon, la vanne étant construi- te de façon que lorsque les deux premières voies sont ouvertes, les troisième et quatrième sont fermées, et inversement. 6. Dispositif selon leune quelconque des revendications prece entes, caractérisé par le fait qu'entre la deuxième capacité et les voies respiratoires du patient se trouve un organe créant une perte de charge, par exemple un robinet. 7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précé- dentes, caractérisé par le fait qu'il comporte des moyens, de preférence réglables, pour freiner le déplacement du chariot. fi. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précé- dentes, caractérisé par le fatt que le chariot norporte un socle mobile pour porter la source d'oxygène et des moyens, par exemple un véri# actionné manuellement, pour lever le dit It socle après qu'il ait été abaissé jusqu'au voisinage du sol, puis chargé de la source dtoxygbne, ces moyens agissant, de préférence, sur le freinage du chariot. 9. Dispositif selon lune quelconque des revendications précé dentes, caractérisé par le fait qu'il comporte un arceau mobile pour maintenir la source d'oxygène sur le socle, un verrouillage de l'arceau et un dispositif de sécurité ne permettant, d'une part le déplacement du chariot que si ar- ceau est verrouillé, d'autre part l'ouverture de l'arceau que xi le socle est en position basse.