La présente invention est relative à un appareil pour former une jante de roue, et elle concerne plus particulièrement un appareil pour réaliser une jante de roue à partir d'un flan ou ébauche cylindrique. Les jantes de roues de véhicules sont habituellement fabriquées à partir de flans ou d'ébauches en tôle, qui peuvent être laminés à froid pour donner au flan le profil désiré, coupés à la longueur désirée, soudes' pour relier les extrémités du flan et enfin disposés dans un expanseur afin de donner aux jantes leurs dimensions finies. Un tel procédé de fabrication de jantes de roues est relativement coûteux et compliqué et nécessite deux grandes machines, ou davantage, pour former et fermer les flans, et pour donner aux jantes la configuration et les dimensions finales désirées. En variante, les jantes sont formées à partir de flans ou d'ébauches cylindriques en utilisant une machine comprenant une matrice annulaire ayant un profil interne identique au profil final désiré des jantes, et un plateau rotatif disposé dans la matrice annulaire. Une telle machine est décrite dans le brevet canadien NO 590 667. Le plateau rotatif comprend deux galets primaires profilés qui peuvent être déplacés radialement pour appliquer une pression sur une ébauche cylindrique afin de la déformer contre la surface interne de la matrice femelle Lors de la rotation de la matrice mâle, les galets primaires sont déplacés simultanément vers l'extérieur par un galet écarteur qui est actionné par un vérin hydraulique, ou par un dispositif å crémaillère et pignon, afin de donner a l'ébauche la configuration de base de la jante.La jante est achevée, c'est-â-di- re que les talons ou rebords de la jante sont formés au moyen de disques excentrés, d'excentriques ou de galets de formage de rebord séparés. Lorsque l'on forme des jantes de roues classiques, on préfere utiliser une machine du type décrit dans le brevet canadien précité. Cependant il est improbable que la machine décrite dans ce brevet canadien, sous sa forme la plus simple, puisse être capable de former avec précision des jantes de roues à partir des flans ou ébauches épais, par exemple des flans en acier ayant une épaisseur de 6,3 mm, qui sont utilisés pour la fabrication des jantes de roues de camions. Les forces impliquées dans la formation d'une telle jante de roue sont considérables, et le déplacement simultané de deux ga lets contre le flan, pour former une jante serait difficile sinon impossible. En outre, la plupart des modes de réalisation de la machine décrite dans le brevet canadien précité sont relativement compliqués et par conséquent coûteux à fabriquer.Par exemple, ce brevet canadien propose l'emploi d'une matrice femelle annulaire en plusieurs parties. Encore plus important est le fait que dans toutes les formes de réalisation de la machine décrite dans le brevet précité, le flan est suspendu dans la matrice annulaire entre une saillie centrale de formage de la base creuse, de la matrice, et les bords supérieurs et inférieurs des galets de formage de la base creuse du plateau. Il n'est prévu aucun moyen pour placer le flan de façon pré- cise dans la matrice annulaire. Avec la machine décrite dans ce brevet canadien, il est tout à fait possible que le flan soit tiré dans les cavités annulaires centrales des galets, d'une façon non uniforme. En outre, il est tout å fait probable que dans la machine précitée le flan est étiré lors de sa mise en forme, ce qui donne à la jante une épaisseur non uniforme.Enfin, avec cette machine, on utilise un flan ayant un diamètre intermédiaire, c 'est- & dire un flan ayant un diamètre compris entre les diamètres maximum et minimum de la jante. Ainsi, le flan doit être déformé sur la totalité de sa longueur; vers l'intérieur au centre, pour former la base creuse, et vers l'extérieur aux extrémités supérieure et inférieure afin de former les bourrelets ou rebords pour le pneumatique. Il en résulte un processus de formage relativement compliqué avec le risque inhérent d'un formage défectueux de la jante. Ainsi la machine décrite dans le brevet canadien précité est au mieux difficile à faire fonctionnet et dans sa forme de réalisation la plus évoluée, compliquée et coûteuse à fabriquer. Ce brevet canadien suggère fortement (colonne 2, lignes 19 à 41) que l'utilisation d'une matrice femelle rotative est impraticable. Les demandeurs ont constaté que cela n'est pas exact et que l'on peut réaliser un appareil relativement simple et peu coûteux pour former une jante de roue, à partir d'une ébauche ou flan cylindrique, en utilisant une matrice femelle rotative et une matrice femelle mâle stationnaire. L'invention prévoit l'utilisation de galets profilés distincts pour déformer un flan, ou une ébauche, par phases successives, les galets étant montés sur des arbres excentrés qui sont entrainés en rotation l'un après l'autre afin d'amener des galets choisis à prendre appui contre la jante, d'une façon successive. D'une façon plus particulière, l'appareil suivant l'invention comprend un plateau rotatif; une matrice femelle montée sur le plateau rotatif de façon à tourner avec ce dernier, la matrice femelle ayant une cavité profilée adapté pour recevoir un flan ou une ébauche cylindrique; une matrice mâle cylindrique comprenant au moins deux arbres porte galets distincts, et des galets montés sur chacun des arbres et rotatifs par rapport å ceux-ci ; des moyens pour introduire la matrice mâle dans la cavité de la matrice femelle, et des moyens pour rapprocher ou éloigner chaque arbre de galet individuellement du flan et de la matrice femelle en rotation, de telle sorte que le flan peut être déformé de façon séquentielle pour former une jante de roue. Selon une forme préférée de réalisation de l'invention, la matrice cylindrique mâle comprend un anneau adapté pour prendre appui contre le flan et la matrice femelle et tourner avec eux, et deux arbres porte galets excentrés. L'anneau est maintenu de façon relativement lâche dans une rainure ou gorge de la périphérie de la matrice mâle et, en service, coopère avec la partie centrale, de diamètre le plus petit, de la matrice femelle afin de bloquer le flan en position de formage. Chaque arbre porte galet excentré comprend deux parties, ou saillies, formées sur un de ses côtés. Les galets sont montés de façon à pouvoir tourner sur ces saillies. Entre les périodes d'utilisation, les galets sont complètement rentrés & l'intérieur du corps de la matrice mâle. En faisant tourner les arbres d'environ 1800 autour de leur axe longitudinal, les galets sont déplacés vers l'extérieur du corps de la matrice mâle, depuis leur position de repos, situé complètement à l'intérieur de cette dernière jusqu'à une position finale de travail dans laquelle ils appuient contre le flan en forme de jante. Le diamètre du flan utilisé dans l'appareil défini cidessus est égal au diamètre minimal de la jante finie, c'est-à-dire le diamètre de la base creuse. La longueur du flan est supérieure & BR On a constaté que les dimensions du flan produit dans l'appareil décrit ci-dessus sont bien en-deçà des limites acceptables, qu'aucune chaleur si faible soit-elle n'est engendrée lors de la mise en forme, et que les jantes sont formées relativement rapidement, c'est- & dire qu'il ne s'écoule que quelques minutes å partir de l'instant où un flan est placé dans la matrice femelle. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront au cours de la description qui va suivre, faite en se ré- férant aux dessins annexés, donnés uniquement à titre d'exemples, sur lesquels - la Fig. I est une vue de face avec coupe partielle d'un appareil suivant l'invention - la Fig. 2 en est une vue schématique en élévation avec coupe partielle - la Fig. 3 est une vue en. plan avec arrachement partiel de l'appareil représenté aux Fig. 1 et 2 - la Fig. 4 est une vue en coupe transversale d'un plateau rotatif utilisé dans l'appareil représenté aux Fig. 1 à 3 3 - la Fig. 5 est une vue en plan du plateau rotatif représenté a' la Fig. 4 - la Fig. 6 est une vue en coupe transversale d'un mécanisme de freinage utilisé dans l'appareil représenté aux Fig. I à 3 - la Fig. 7 est une vue en élévation, avec coupe partielle, de la matrice femelle de l'appareil représenté aux Fig. 1 et 2 - la Fig. 8 est une vue en plan d'une matrice mâle utilisée dans l'appareil représenté aux Fig. 1 et 2 - la Fig. 9 est une vue en coupe de la matrice mâle, et d'un flan au commencement d'une opération de formage de jante - la Fig. 10 est une vue en coupe transversale similaire à celle de la Fig. 9 de la matrice mâle et du flan lors d'une opération de formage de jante - la Fig. 11 est une-vue en coupe transversale analogue aux Fig. 9 et 10 de la matrice mâle et du flan à la fin d'une opération de mise en forme d'une jante - les Fig. 12 à 14 sont des vues schématiques en plan de galets disposés dans la matrice mâle au commencement pendant et à la fin d'une opération de mise en forme Comme le montrent les dessins et plus particulièrement les Fig. 1 à 3, un mode de réalisation préféré de l'appareil de l'invention comprend un bâti, désigné dans son ensemble par la référence 1, ayant une partie avant rectangulaire formée de deux colonnes ou montants 2 qui relient entre-eux un socle 3, de forme å peu près rectangulaire, et une poutrelle supérieure 4. Une entretoise 5 s'étend entre les montants 2 au voisinage de la partie supérieure du bâti afin de renforcer ce dernier et de soutenir différents éléments de l'appareil comme on le décrira de façon plus détaillée dans la suite.Un organe ou tige de guidage cylindrique 6 (Fig. 2 et 3) se dirige vers l'arrière à partir d'un manchon 7 prévu sur chacun des montants 2, pour porter de façon coulissante un chariot rectangulaire 8. L'extrémité arrière de chaque tige de guidage 6 est soutenue par un poteau vertical 9. Le bâti est complété par une poutrelle horizontale 10 qui s'étend vers l'arrière å partir de la poutrelle transversale 4 sup#--ieure, une poutre arrière inclinée 11 se dirigeant vers le bas & partir de la poutrelle 10, et une jambe de force inclinée 12 allant du milieu de la poutrelle horizontale 10 à la partie inférieure de la poutre arrière inclinée 11. En se référant plus particulièrement à la Fig.4, on voit que le socle rectangulaire 3 porte un plateau rotatif circulaire 14, qui comprend un arbre central 15 qui se prolonge vers le bas jusqu'à une plaque 17. Des roulements 18 sont montés entre la partie inférieure de l'arbre 15 et la plaque 17, de sorte que le plateau 14 peut être entrainé en rotation autour de l'axe vertical de l'arbre 15. Un puits creux 20 fait saillie vers le haut sur la plaque 17 autour de l'arbre 15 pour contenir du lubrifiant. Un second jeu de roulements 21 supporte 11 arbre 15 au voisinage de son extré- mité supérieure et permet sa rotation. Les roulements 21 sont mon tés dans un moyeu 23 porté par des bras 24 qui s'étendent transversalement par rapport aux montants 2.Les bras 24 sont soudés sur ces montants 2, assurant ainsi un support approprié pour l'arbre 15 et le plateau 14. Les roulements 21 sont maintenus dans le moyeu 23 au moyen d'un écrou 26 vissé sur la partie inférieure filetée de l'arbre 15. Le bord externe du plateau 14 est soutenu par des galets tronconiques 27 qui sont montés dans cinq boites de roulements 29 espacées les unes des autres au voisinage de la périphérie du plateau 14. Les galets 27 convergent vers l'extérieur pour soutenir une voie de roulement circulaire 30 prévue sur la face inférieure du plateau rotatif 14. Le bord inférieur 31 de la voie 30 est incliné radialement vers l'extérieur d'une façon correspondante à la forme des galets 27, assurant ainsi que la voie 30 et le plateau ne peuvent se séparer des galets 27.Chacun de ces galets 27 est monté sur un arbre 33 qui est soutenu chaque extrémité par des roulements à billes 34 montés dans des supports 36 des boites 29. La boite 29 comporte dans son extrémité inférieure une ouverture 37 qui est en communication de fluide avec un réservoir d'huile 39 prévu dans le socle 3 du bâti. Les boites 29# e le réservoir 39 sont remplis dhui- le de telle sorte que les galets 27 sont constamment lubrifiés. Des dents 41 sont soudées sur le bord latéral périphérique du plateau 14 pour permettre de relier ce plateau à des organes d'entrainement qui seront décrits dans la suite, et une collerette annulaire 42 prévue sur le bord latéral du plateau recouvre les dents. Deux rails de guidage 44, de section en queue d'aronde, sont montés sur la surface supérieure du plateau 14 pour porter une matrice femelle 50. Un téton tronconique 51 adapté pour centrer une matrice mâle 53 est prévu sur une plaque circulaire 54 au centre de la partie supérieure du plateau rotatif 14. Deux organes 56 de positionnement d'un flan sont également prévus dans une position centrale sur le plateau 14 entre les rails 44. Chaque organe 56 comprend une plaque triangulaire 57 percée de fentes allongées 59 à travers lesquelles passent des broches 60 en saillie sur le plateau 14, et un rebord incurvé vertical 62 le long du bord interne de la plaque 57. Le rebord 62 a un rayon de courbure égal à celui du flan et, lorsque les organes 56 se trouvent dans leur position la plus interne, les rebords 62 délimitent une partie d'un cercle de même diamètre que le flan. Le plateau rotatif 14 est entrainé par l'intermédiaire d'une chaîne 65 (Fig.2) qui est en prise avec les dents 41, et par un pignon 66 monté rotatif# sur un arbre 68. Cet arbre 68 porte également une roue dentée 69 qui est reliée, par l'intermédiaire d'une courroie 70 en fil métallique, à un pignon 72 porté par un arbre 73. Une poulie 75 montée sur l'arbre 73 est reliée à un dispositif d'embrayage 76 par une courroie 77. L'embrayage 76 est relié & un moteur électrique 78. Un mécanisme simple de freinage 80 (Fig. 3 et 6) est prévu afin de permettre d'arrêter le plateau rotatif 14 dans une position particulière, dans un but qui sera décrit dans la suite.Le frein 80 comprend deux mâchoires 81 et une garniture de frein 82 sur ltextremité interne de chaque mâchoire, pour venir en contact avec la poulie 75. Les mâchoires 81 sont articulées sur un arbre 83 qui s'étend vers l'extérieur à partir d'un bras 84 du bâti de l'appareil. Les mâchoires 81 sont entratnées en rotation autour de l'arbre 83 par une came 85 disposée entre les extrémités externes des mâchoires. Les mâchoires sont normalement maintenues en position d'ouverture par un petit ressort 86. La came 85 est rappelée dans une position dans laquelle les mâchoires sont ouvertes, par un ressort 87 qui est relié au bâti de l'appareil.Un câble 88 passant autour de poulies 89, dont l'une seulement est représentée, en direction d'une pédale de commande au pied (ndn représentée) est également relié à la came 85 afin de faire tourner cette dernière pour rapprocher les mâchoires 81 å 1 t encontre de la force de rappel du ressort 87. La matrice femelle 50 est un bloc ayant la forme d'un pa rallèlépipede rectangle. Le bloc est séparé en deux moitiés 90, 91 qui sont montées coulissantes sur les rails de guidage 44 du plateau 14. La matrice femelle 50 comporte une cavité 93 de forme cy lindrique qui définit la configuration particulière d'une jante de roue qui doit être formée dans l'appareil. Un évidement 94 est prévu dans chaque moitié de la matrice femelle 50, au centre de la partie inférieure de la cavité profilée 93, pour recevoir les organes 56 de positionnement du flan, c'est- & dire pour permettre un. libre coulissement de l'organe de positionnement au-dessous de la matrice femelle 50. Les moitiés 90 et 91 de la matrice femelle 50 comportent des supports 96 et 97 qui s'étendent vers l'extérieur à partir des bords latéraux supérieurs de la matrice. Les supports 96 et 97 comprennent des manchons 99 et 100 respectivement de support de vis 102. Chaque vis 102 (Fig.7) comporte des extrémités filetées 104 et 105, le filetage d'une extrémité étant de sens opposé à celui de l'autre extrémité. De meme, les filetages de chaque manchon 99 sont de sens opposé aux filetages de chacun des autres manchons 100. La vis 102 comprend une partie intermédiaire 106 non filetée qui est montée rotative dans des roulements à rouleaux 108 et 109 prévus dans des blocs 110 qui s'étendent vers le haut sur le plateau rotatif 14 de chaque côté de la matrice 50.Ainsi, lorsque l'on fait tourner la vis 102 dans un sens, les moitiés 90 et 91 de la matrice s'écartent l'une de l'autre pour prendre une position d'ouverture et, lorsqu'on inverse le sens de rotation de la vis, les moitiés 90 et 91 de la matrice se rapprochent vers une position de fermeture représentée sur la Fig.5. L'extrémité interne 111 de chaque vis 102 présente une forme convergente vers l'arrière de l'appareil et a une section droite de forme carrée. Pour faire tourner la vis 102 de façon a ouvrir ou fermer la matrice femelle 50, l'extrémité convergente 111 de chaque vis est engagée dans une douille 112 ayant une section droite de forme carrée prévue sur une extrémité d'un arbre 113. L'arbre 113 est monté rotatif dans des paliers 114 du chariot rectangulaire 8, qui est monté coulissant sur les tiges de guidage 6. Chaque arbre 113 est entrainé en rotation par un moteur électrique 115 (Fig.3) qui est monté sur le chariot 8.L'arbre moteur 117 du moteur comporte une poulie 119 qui est reliée, par l'intermédiaire d'une courroie 120 de section en V, à une poulie 121 montée sur un arbre central 123 lui-méme monté rotatif dans des paliers 124 du chariot 8. Un pignon double 126 est monté sur l'arbre 123 pour entraîner des roues dentées 127 portées par les arbres 113. Une chaine 128 passant autour des roues dentées 126 et 127, passe également sur un côté d'un pignon tendeur 130 monté dans le chariot 8 entre les arbres 113 et 123. On fait avancer le chariot 8 jusqu'à une position d!engagemment avec les vis ou on le fait reculer, au moyen d'un étrier 132 comportant des bras 133 qui sont articulés sur les deux extrémités du chariot 8 de façon & pouvoir tourner autour d'un axe horizontal. au moyen d'axes 134, l'extrémité externe 135 de chaque bras 133 é tant fourchue dans ce but. Les bras 133 sont reliés à une plaque centrale 137 qui se prolonge vers l'arrière jusqutà un levier 138 et à un dispositif 139 à piston et cylindre de déplacement de lté- trier 132 et du chariot 8 vers l'avant et vers l'arrière. Le levier 138 est articulé à une extrémité sur la plaque 137 et & son autre extrémité sur la tige de piston 140 du dispositif ou vérin 139; qui est articulé sur la jambe de force 12. Deux bras d'appui 141 sont articulés sur le levier 138 autour d'un axe 142 et sur la jambe de force 12 au-dessous du vérin 139. Le levier 138 est renforcé par un court bras 143 qui va de la plaque 137 à l'axe 142.Ainsi, lorsque la tige de piston 140 est rétractée, le chariot 8 se,déplace vers l'arrière, le levier 138 tournant autour de l'axe 142 et, lorsque la tige de piston 140 est sortie, le chariot 8 se déplace vers l'avant, l'angle entre le levier 138 et les bras d'appui 141 augmentant. Un interrupteur 144 de fin de course est monté sur l'une des tiges de guidage 6 de façon à être actionné par une patte 145 d'un manchon 146 portant le chariot 8. L'interrupteur 144 empêche la rotation du plateau 14 et de la matrice femelle 50 jusqu'S ce que le chariot 8 et les arbres 113 soient complètement écartés de ce plateau 14 et de cette matrice 50. La matrice mâle 53 est portée de façon mobile au dessus de la matrice femelle 50, par l'extrémité inférieure d'un vérin hydraulique 147. Le vérin 147 est monté coulissant dans une douille 148 dans l'entretoise 5. Une tige de pistou 149 qui se dirige vers le haut & partir de l'extrémité supérieure du vérin 147 est reliée à la poutrelle transversale supérieure 4. La matrice mâle 53 est mobile verticalement entre une position élevée de chargement, permet tant de garnir la matrice femelle 50 avec un flan 150 (Fig. 1 et 9), et une position abaissée de formage de la jante. La matrice mâle 53 comprend une cage délimitée par des plaques supérieure et inférieure 152 et 153 respectivement, et un montant 154 qui s'étend entre ces plaques. Le montant 154 est constitué par un cylindre ayant deux gorges semi-circulaires. Les gorges s'étendent sur la totalité de la longueur du montant 154 sur des cotés opposés de celui-ci. Un anneau 156 de retenue de flan est monté libre dans une gorge 157 de section rectangulaire qui s'étend autour de la partie médiane de la périphérie externe du montant 154. Des roulements 159 sont prévus dans une ouverture 160 de la plaque inférieure 153 de la matrice mâle 53, pour recevoir le téton 51 du plateau 14. Ainsi, ce plateau 14 et la matrice femelle 50 peuvent être entrainés en rotation tandis que la matrice mâle 53 est maintenue stationnaire.Pour assurer que la matrice mâle 53 reste stationnaire lorsque le plateau 14 et la matrice femelle 50 sont entraînés en rotation, il est prévu deux bras 162 sur la plaque supérieure 152 de la matrice mâle. Les bras 162 s' étendent radialement vers l'extérieur à partir de côtés opposés de la plaque supérieure 152, et comportent des encoches 163 (Fig.8) dans leurs extrémités externes pour coopérer avec des pattes 164 (Fig.1) prévues sur les montants 2. Ainsi lorsque la matrice mâle 53 se trouve dans sa position la plus basse, dans la matrice femelle 50, la rotation des bras 162, et par conséquent de la matrice mâle 53, est empêchée par les pattes 164. Deux arbres identiques 166 et 167 sont montés rotatifs dans des roulements 169 et 170 montés dans les plaques supérieure et inférieure, 152 et 153 respectivement, de la matrice mâle 53. Chacun des arbres 166 et 167 présente la forme d'une double came ayant des parties 171 et 172 de grand diamètre au-dessus et au-dessous de la partie centrale de l'arbre dans le sens longitudinal. L'arbre 166 porte deux galets tronconiques 173 et 174, de sens opposé, adaptés pour former la base creuse d'une jante de roue, et l'arbre 167 porte deux galets 175 et 176 pour former les rebords d'une jante de roue. Dans ce but, les galets 173 et 174 présentent dans leur ensemble une forme tronconique, et les galets 175 et 176 sont dans leur ensemble tronconiques avec des nervures ou bourrelets annulaires convexes 178 au voisinage de leurs extrémités externes. Tous les galets sont montés sur des roulements à rouleaux 180 qui sont disposés entre les galets et les parties de grand diamètre des arbres 166 et 167. Les galets 173, 174 175 et 176 sont montés fous sur les arbres 166 et 167 et ces arbres sont rotatifs dans la cage délimitée par les plaques supérieure et inférieure, 152 et 153 respectivement, et par le montant 154. L~extrémité supérieure 182 de chacun des arbres 166 et 167 peut venir en prise avec une douille 183 de forme correspondante de l'extrémité inférieure d'un arbre 185 ayant une section droite de forme carrée. L'arbre 185 peut tourner de 1800 pour déplacer les galets 173, 174, 175 et 176 depuis une position rétractée dans la matricemâle 53 (Fig.9) jusqu'à une position extérieure (Fig. 10 et 11) au cours du formage de la jante. Les arbres 185 se prolongent vers le haut à travers l'entretoise 5. Un pignon 186 est monté sur chaque arbre 185 au-dessus de ltentre- toise 5 entre deux paliers 187 et 188. Les paliers 187 et 188 sont montés sur des plaques 189 qui sont soudées sur l'entretoise 5, et sont renforcées par des ferrures triangulaires 190. Des saillies de repèrage 192 et 193 opposées sont prévues sur la plaque supérieure 152 de la matrice mâle 53 et sur la douille 183 respectivement dans un but qui sera décrit dans la suite. Pour entraîner les arbres 185 en rotation, une crémaillère 194 engrène avec le pignon 186 de chacun des arbres 185. La crémaillère 194 constitue l'extrémité externe d'une tige de piston 195 qui s'étend dans un cylindre hydraulique 196. Le cylindre 196 est monté dans un bâti rectangulaire 197 qui est relié à la jambe de force 12 et à ltentretoise 5. Grâce à l'agencement décrit ci-dessus, les arbres carrés 185 peuvent être entraînés en rotation et déplacés verticalement tandis que le dispositif à crémaillère 186 et pignon 194 reste stationnaire, c'est- & dire ne se déplace pas verticalement. Une tige 198 d'extraction de jante s'étend vers le bas à partir de l'entretoise 5 de chaque côté des arbres 185 et traverse un trou 199 percé dans le bras 162 (Fig. 1 et 9). On décrira maintenant le fonctionnement de l'appareil suivant l'invention en se référant plus particulièrement aux Fig. 9 à 14. Lorsque la matrice femelle 50 s'ouvre, c'est- & dire lorsque les moitiés 90 et 91 s'écartent sur le plateau rotatif 14, un flan cylindrique 150 est placé dans la matrice femelle 50, son axe longitudinal étant parallèle à celui de cette matrice 50. En actionnant le vérin 147, la matrice mâle 53 est abaissée dans le flan 150 qui est placé manuellement au-dessous de la matrice mâle 53. Cette matrice 53 pénètre dans le flan 150 d'une distance suffisante pour que le flan soit en contact intérieurement avec l'anneau 156.Le dia m2tre externe#de l'anneau 156 de la matrice mâle 53 est approximativement égal au diamètre interne du flan. 150, de#sorte qu'il se produit un emmanchement & friction du flan sur l'anneau. La matrice mâle 53 est alors sortie de la. matrice femelle 50 avec le flan 150 jusqu'a' une position dans laquelle celui-ci est dégagé de cette ma trice femelle Les organes 56 de positionnement du flan sont déplacés vers leurs positions les plus internes et la matrice mâle 53 est abaissée dans sa position la plus basse. Lorsque la matrice mâle 53 descend, le flan 150 est poussé vers le haut par les organes 56.Lorsque la matrice mâle 53 atteint sa position la plus basse, le flan 150 est placé de façon appropriée pour former une jante de roue. Le dispositif ou verin 139 & piston et cylindre est actionne pour faire avancer le chariot 8 de sorte que l'extrémité convergente 111 de chaque vis 102 vient en prise avec une douille 112. On fait démarrer le moteur 115 pour entrainer les vis 102 en rotation, et fermer la matrice femelle 50. Le chariot 8 stéloigne de la matrice femelle 50 et des vis 102 le long des tiges de guidage 6 jusqu'S ce que la patte 145 ferme l'interrupteur 144. Jusqutà ce que cet interrupteur 144 se ferme, le plateau rotatif 14 et la matrice femelle 50 ne peuvent pas tourner; autrement les vis 102 et éventuellement des organes drentratnement associés seraient détériorés de façon importante, sinon détruits, par la matrice femelle massive 50. Lors de la fermeture de ltinterrupteur 144, le moteur 78 démarre pour entraîner le plateau 14 et la matrice femelle 50 en rotation. Lorsque la matrice femelle 50 est fermée, le flan 150 est pris en sandwich entre l'anneau 156 et une partie médiane 200 de diamètre plus petit de la cavité de la matrice femelle (Fig.l). En actionnant l'un des vérins 196, l'arbre 166 est entrainé lentement en rotation d'environ un demi-tour pour amener les galets 173 et 174 en appui contre le flan 150. Lorsque les galets 173 et 174 se déplacent vers 11 extérieur, les parties du flan 150 situées de chaque côte de la partie centrale sont progressivement déformées pour former la base creuse 202 d'une jante de roue. L'arbre 166 et par conséquent les galets 173 et 174 sont entraînés en rotation vers ltextérieur contre le flan 150 dans une direction A (Fig.12) opposée au sens de rotation B du plateau rotatif 14 et de la matrice femelle 50. Lorsque les galets 173 et 174 atteignent leurs positions les plus externes, la formation de la base creuse 202 de la jante de roue est terminée. Les saillies de repérage 192 et 193 de la plaque supérieure 152 et la douille 183 respectT.iement initialement ne sont pas alignées. Lorsque les galets 173 et 174 ou 175 et 176 atteignent leur position la plus externe, les saillies 192 et 193 sont alignées et fournissent à l'opérateur l'indication que l'action de formage de ces galets est achevée, c'est- & dire que les galets sont en position d'extension complète. En actionnant le second cylindre 196, l'arbre 167 est entraîné lentement en rotation d'environ un demi-tour dans un sens C opposé au sens B de rotation de la matrice femelle afin d'amener les galets 175 et 176 en appui contre le flan 150 partiellement formé. Lorsque les galets 175 et 176 atteignent leurs positions les plus externes, une jante de roue 205 est complètement formée. Pendant le déplacement des galets 175 et 176 vers l'extérieur, les galets 173 et 174 sont maintenus dans leurs positions les plus externes (Fig. 10 à 14). Il est clair que pendant la totalité de la durée du processus de formage, le flan 150 est maintenu en position par l'anneau 156 et la partie 200 de plus petit diamètre de la matrice femelle 50. La formation de la jante 205.ne provoque pas de variations d'é paisseur du flan 150. Pendant ltopération de formage de la jante les extrémités du flan 150 sont étirées dans la cavité de la matrice femelle. Comme indiqué plus haut, on a constaté qu'un flan ayant une longueur de 30 cm, en acier de 6,3 mm, permet d'obtenir une jante de roue ayant une longueur de 25 cm et une épaisseur sur toute sa longueur de 6,3 mm. Aussitôt qu'est terminée la phase de formage de la jante, les galets 173, 174, 175 et 176 sont rétractés et le moteur 78 est arrête pour faire ralentir le plateau 14. En actionnant le frein, l'opérateur peut arreter le plateau 14 dans une position dans laquelle les douilles 112 sont à peu près alignées avec les extrémités convergentes 111 des vis 102. Du fait que les deux extrémités 111 des vis 102 et les douilles 112 sont convergentes, un alignement précis n'est pas nécessaire. Le vérin 139 est à nouveau actionné pour avancer le chariot 8 de sorte que les douilles 112 s'engagent sur les extrémités convergentes 111 des vis 102 et que le moteur 115 démarre pour faire tourner les vis 102 et ouvrir la matrice femelle 50. Ensuite le cylindre 147 est actionné pour faire monter la matrice mâle 53 ainsi que la jante 205 qui est maintenue sur l'anneau 156. Lorsque la matrice mâle 53 monte, le bord supérieur de la jante 205 vient en contact avec les tiges d'éjection 198 de sorte que la continuation de ce mouvement de montée de la matrice mâle 53 a pour résultat l'extraction de la jante 205 de cette matrice mâle. L'appareil est alors pret à commencer une nouvelle opération de formage d'une jante. REVENDICATIONS 1 - Appareil pour former une jante de roue à partir d'un flan ou ébauche cylindrique, caractérisé en ce qu'il comporté un plateau rotatif; un premier dispositif d'entraînement pour entrainer ce plateau en rotation; une matrice femelle qui est montée sur le plateau de façon à tourner avec lui, et comporte une.cavité profilée, de forme générale cylindrique, adaptée pour recevoir un flan cylindrique; un second dispositif d'entraînement pour ouvrir et fermer la matrice femelle, une matrice mâle comprenant au moins deux arbres distincts et des galets montés sur ces arbres, un troisième dispositif d'entraînement pour introduire la matrice mâle â l1intê- rieur du flan dans la matrice femelle; et un quatrième dispositif d'entraînement pour rapprocher et éloigner chaque arbre portant des galets, individuellement, du flan et de la matrice femelle, de telle sorte que lorsque le flan et la matrice femelle sont entraînés en rotation, le flan est déformé de façon séquentielle contre la cavité de la matrice femelle afin de former une jante de roue. 2 - Appareil suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la matrice femelle comporte un bloc séparé en deux moities identiques comportant chacune une moitié de la cavité de la matrice femelle, le plateau rotatif comprenant des moyens de guidage sur lesquels sont montées coulissantes les moitiés de la matrice femelle, et le second dispositif d'entraînement déplaçant les moitiés de la matrice femelle l'une par rapport à l'autre pour ouvrir et fermer cette matrice. 3 - Appareil suivant la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comporte, sur le plateau rotatif, des moyens pour positionner un flan avec précision sur la matrice mâle, dans la matrice fe nielle, afin d'assurer une mise en-forme précise de la jante. 4 - Appareil suivant l'une des revendications 2 et 3, caractérisé en ce qu'il comporte des vis en prise avec chacune des moitiés de la matrice femelle, le second dispositif d'entratnement comprenant un moteur pour attaquer et actionner les vis afin d'ouvrir ou de fermer la matrice femelle. 5 - Appareil suivant la revendication 4, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens pour amener le second dispositif d'entrainement en prise avec les vis ou l'éloigner de celles-ci, et un in terrupteur adapté pour être actionné par le second dispositif dren traînement afin d'empêcher la rotation du plateau et de la matrice femelle tant que le second dispositif d'entraînement est en prise avec les vis. 6 - Appareil suivant l'une des revendications 1 a' 5, caractérisé en ce que la matrice mkle présente une forme à peu près cylindrique et comprend un anneau qui est susceptible de tourner avec la matrice femelle tandis que le reste de la matrice mâle reste stationnaire, a un diamètre à peu près égal au diamètre interne d'un flan afin de retenir ce dernier dans une position fixe dans la matrice femelle pendant l'opération de formage de la jante, et est logé dans la partie centrale du flan pendant cette opération de formage. 7 - Appareil suivant la revendication 6, caractérisé en ce que la matrice mâle comporte des plaques circulaires supérieure et inférieure, un montant reliant les plaques, les arbres porte-galets étant montés rotatifs dans ces plaques supérieure et inférieure et comprenant des parties excentrées portant les galets rotatifs de formage de la jante, le quatrième dispositif d'entraînement entraî- nant les arbres porte-galets entre une position de repos dans laquelle les galets sont complètement å l'intérieur de la matrice mâle à peu près cylindrique, et une position de formage de jante dans laquelle les galets sont situés à l'extérieur de la périphérie de la matrice mâle. 8 - Appareil suivant la revendication 7, caractérisé en ce que le quatrième dispositif d'entraînement comprend un arbre d'entraînement relié å chacun des arbres porte-galets, et des moyens pour faire tourner l'arbre d'entraînement de 1800 de sorte que les arbres porte-galets sont entraînés en rotation entre les positions de repos et de formage de la jante. 9 - Appareil suivant la revendication 8, caractérisé en ce que l'arbre d'entraînement a une section droite de forme carrée, les moyens pour faire tourner l'arbre d'entrainement comprenant un pignon monté sur l'arbre, une crémaillère en prise constante avec ce pignon et un vérin pour déplacer la crémaillère suivant un mouvement de va-et-vient. 10 - Appareil suivant l'une des revendications 2 à 9, caractérisé en ce qu'il comprend des vis en prise avec chacune des moitiés de la matrice femelle; un bâti portant le plateau rotatif et les matrices mâle et femelle, le second dispositif d'entraînement comprenant des crémaillères montées sur le bâti; un chariot monté coulissant sur les organes de guidage; des axes montés rotatifs dans le bâti pour venir en prise avec les vis et les entraîner en rotation; un moteur et des moyens de transmission reliant le moteur à l'arbre; et des moyens pour déplacer le chariot entre une position dans laquelle les arbres sont en prise avec les vis, et une position dans laquelle les arbres sont écartés des vis.