La présente invention est relative à un nouvel anti- biotique, BMG162-aF2, répondant à la formule: NH2 C-NH -(CH2) -CHCH -CO H-(C294 2 NH OH NH CH-OH CO-NH-(CH2)4-NH-(CH2)3-NH2 ou à un de ses sels pharmaceutiquement acceptables, à un procédé pour sa préparation, ainsi quâ.unecomposition thérapeutique, ayant notamment une activité antitumorale, contenant ledit antibiotique à titre de principe actif, administrable aux animaux à sang chaud. Le BMG162-aF2 est une substance qui est obtenue par culture d'une souche productrice de BMG162-aF2 appartenant au genre Bacillus dans un milieu de culture, afin de pro- duire et accumuler BMG162-aF2, puis séparation de BMG162- aF2 de la culture résultante. Comme exemple de souche productrice de BMG162-aF2 du genre Bacillus, on citera une souche de Bacillus BMG162- aF2 isoléed'un échantillon de sol recueilli au Mt Tahei, Préfecture de Tochigi, Japon, en août 1978, par la Deman- deresse. Les caractéristiques taxonomiques et de culture de la souche BMG162-aF2 sont décrites ci-dessous. 1. Morphologie microscopique La souche BMG162-aF2 est un bacille présentant une réaction de Gram inconstante et dont les spores et bâtonnets mesurent habituellement de 0,6 à 0,8 sur de 2 à 3,5 microns Il est également flagellé latéralement et présente une motilité active. Les spores sont elliptiques à position centrale dominante, mesurant de 0,5 à 0,7 sur 1,0 à 1,5 micron, et les batonnets sont nettement renflés. Les spo- res présentent latéralement une portion (corps parasporal) se colorant bien au violet cristal en forme de canoé, et sont thermo-résistants. Les spores ne sont pas colorés par les colorants acido-résistants. 2. Caractéristiques de culture sur divers milieux de culture Toutes les incubations autres que celles en profon- deur sur gélatine ont été effectuées à 37 C. (1) Sur plaque d'agar nutritif: Colonies opaques, ternes et rondes, à marge irrégulière blanc-brunâtre. (2) Sur agar nutritif incliné: La culture se diffuse et se multiplie sur la surface du plan incliné et sa surface parait opaque et sèche. Coloration de la culture: blanc brunâtre. (3) En bouillon nutritif: Le milieu de culture devient entièrement trouble le premier jour d'incubation et une pellicule commence à se développer en surface au deuxième jour. Le 3ème jour, la pellicule recouvre toute la surface, le milieu devient clair et il y a précipitation de mycélium au fond du tube à essai. (4) Culture en profondeur sur gélatine nutritive: Lorsqu'on incube à 20 C, une prolifération appa- rait le premier jour le long de la piqûre. Une dépression apparaît le 2ème jour sur cette zone de prolifération. La gélatine du milieu commence à se liquéfier vers le 6ème jour. D'autre part, lorsqu'on effectue l'incubation à 30 C, une pellicule appraît au 2ème jour et le milieu commence à se liquéfier le 4ème jour. La liquéfaction de la gélatine du milieu est totale le 7ème jour. (5) Sur lait de BCP A partir du 5ème jour d'incubation environ, le pourpre de bromocrésol (BCP) vire au bleu et la peptonisa- tion débute vers le 12ème jour. (6) Sur Sabouraud dextrose agar et bouillon de Sabouraud dextrose: Sur le plan incliné de Sabouraud dextrose agar (comprenant 10 g de peptone, 40 g de dextrose, 15 g d'agar et 1.000 ml d'eau désionisée, à pH non ajusté) et dans le milieu de Sabouraud dextrose (comprenant les mêmes substan- ces que ci-dessus, sauf l'agar) à 30 et 37 C: pas de pro- lifération dans le milieu liquide, et légère prolifération à la partie inférieure du plan incliné. 3. Propriétés physiologiques Sauf autre indication particulière, la tempéra- ture d'incubation est de 37 C. (1) Réduction des nitrates Sur milieu à base de bouillon au nitrate (com- prenant 10 g d'extrait de viande, 10 g de peptone, 5 g de NaCl, 1 g de KNO3 et 1.000 ml d'eau désionisée, à pH 7,2) on décèle la présence de nitrite dans tous les bouillons de culture au ler, 3ème et 5ème jour d'incubation. Au 5ème jour, on observe une réaction particulièrement notable et lorsqu'on ajoute un réactif au milieu de culture, un pré- cipité brun-rougeâtre apparait. (2) Réaction de dénitrification Lorsqu'on effectue un essai de dénitrification suivant la méthode de Komagata et al. (T. Hasegawa, "Taxo- nomy and Identification of Microorganisms", p. 223, The University of Tokyo Press, 1975), le résultat est négatif. (3) Test au MR Sur le milieu de culture comprenant 5 g de glucose, 7 g de peptone, 5 g de NaCl et 1.000 ml d'eau désionisée, et à pH 7,5 à 30 C, on effectue des tests au rouge méthyle (MR) au ler, 2ème et 5ème jour: les résultats sont positifs dans tous les cas testés. (4) Test VP: Sur le milieu de culture comprenant 5 g de glu- cose, 7 g de peptone, 5 g de NaCI et 1.000 ml d'eau désio- nisée, à pH 7,5 à 30 C, on effectue le test VP (Voges- Proskauer) le ler, le 2ème et le 5ème jour: les résultats sont négatifs dans tous les cas testés. (5) Formation d'indole Sur milieu de culture comprenant 20 g de poly- peptone, 5 g de NaCl et 1.000 ml d'eau désionisée, à pH 7,4, on n'observe pas de formation d'indole le ler et le 2ème jour, alors qu'on observe la formation d'indole au ème jour. (6) Formation d'hydrogène sulfuré: Sur agar fer-3 sucres (agar fer-3 sucres: extrait de boeuf 3 g, extrait de levure 3 g, peptone 15 g, protéose peptone 5 g, lactose 10 g, saccharose 10 g, dextrose 1 g, sulfate ferreux 0,2 g, chlorure de sodium 5 g, thiosulfate de sodium 0,3 g, agar 12 g, rouge phénol 0,024 g et eau distillée 1 litre; pH 7,2), pendant une période d'incuba- tion de 7 jours, on n'observe pas de formation d'hydrogène sulfuré. (7) Hydrolyse de l'amidon: Sur une plaque d'agar nutritif contenant 0,2% d'amidon soluble, on cultive en stries et on teste à l'ai- de d'une solution iode-iodure de potassium les ler, 2ème, 3ème, 5ème, 6ème, 13ème et 15ème jours: dans aucun des cas on n'observe de décomposition de l'amidon. (8) Utilisation d'acide citrique: Sur milieu Koser au citrate et agar de Christensen, pendant 5 jours, on n'observe pas de prolifération sur l'un et l'autre milieux. (9) Utilisation de sources d'azote minérales pour la culture: On effectue des tests en ajoutant les sources d'azote /1 g de NaNO3, 0,78 g de (NH4) 2SO4 ou 1,7 g de glutamate de sodium_7 au milieu de base (comprenant 10 g de glucose, 1 g de KH2PO4, 0,5 g de MgSO4.7H20, 0,2 g de KC1 et 1.000 ml d'eau désionisée, et à pH 7,2) et on n'observe aucune prolifération avec toutes les sources d'azote testées. (10) Formation de pigment: Apres une nuit d'incubation sur agar King A (peptone 20 g, chlorure de magnésium 1,4 g, sulfate d'am- monium 10 g, agar 15 g et eau distillée 1 litre; pH 7,2) on laisse la culture reposer à température ambiante pendant 6 jours; et, sur agar King B (peptone 20 g, phosphate dipotassique 1,5 g, sulfate de magnésium 1,5 g, agar 15 g et eau distillée 1 litre; pH 7,2) pendant 6 jours, on n'observe pas de pigment soluble dans l'un et l'autre cas. (11) Uréase: Sur milieu de type uréase (peptone 2 g, urée 30 g, chlorure de sodium 5 g, phosphate monopotassique 9 g, phosphate disodique 3 g, rouge phénol 0,01 g et eau dis- tillée 1 litre; pH 6,2), pendant 24 heures, le résultat est négatif à l'uréase. (12) Oxydase: Une culture fraîche sur un plan incliné d'agar nutri- tif pendant une nuit présente une réaction d'oxydase positive sur papier Cytochrome oxydase (fourni par Nissui Co.). (13) Catalase: Une culture fraîche sur un plan incliné d'agar nutri- tif pendant une nuit forme de la mousse et présente une réaction de catalase positive, en utilisant une solution aqueuse de peroxyde d'hydrogène à 3%. (14) Conditions de culture: On effectue les tests pendant 24 heures sur bouillon nutritif à pH 3,0, 4,0, 5,0, 6,0, 6,8, 7,8, 8,2 et 8,8 après stérilisation, on observe la prolifération à pH 5,0 et pH 8,2. Le pH optimal pour la culture est de 6,0 à 7,8. Lorsqu'on effectue des tests à 9 , 15 , 20 , 24 , 27 , 30 , 37 , 40 , 45 et 50 C pendant 24 heures d'incu- bation, on examine les cultures entre 15 et 40 C. Le tem- pérature de culture optimale est au voisinage de 37 C. (15) Effet de l'oxygène: Lorsqu'on met la culture en suspension dans de l'agar nutritif contenant 1% de glucose et durci sous forme d'une couche profonde d'agar, on observe une bonne prolifération autour de la surface du milieu. Sur agar TEP (extrait de plantes 7 g, extrait de levure 5 g, extrait de viande 3 g, peptone 10 g, tripton 10 g, peptone de soja 3 g, dextrose 3 g, phosphate monopotassique 2,5 g, chlorure de sodium 2 g, Lcystéine.HCl 0,3 g, thioglycolate de Na 0,3 g, agar 14 g et eau distillée 1 litre; pH 7,2) en milieu anaérobie, on observe une prolifération. (16) Test O-F (test Hugh-Leifson): Dans les deux cas, en milieu aérobie et enmilieu anaérobie, le glucose est décomposé et il y a formation d'acide. (17) Utilisation de sources de carbone: Lorsqu'on étudie l'utilisation de composés car- bonés suivant Iizuka et Komagata (T. Hasegawa, "Taxonomy and Identification of Microorganisms, p.230, The Universi- ty of Tokyo Press, 1975) on utilise, pour la culture, du glucose, de la glycérine et du succinate de sodium, et on n'utilise ni acétate de sodium, ni citrate de sodium, ni parahydroxybenzoate de sodium. (18) Formation d'acide et de gaz à partir de sucres: On applique la souche BMG162-aF2 en stries sur des milieux inclinés préparés en ajoutant séparément, de façon stérile, divers sucres stérilisés, séparément, aux milieux de culture de base /-comprenant 1 g de (NH4)2PO4, 0,2 g de NaCl, 0,2 g de MgSO4.7H20, 0,2 g d'extrait de levure, 15 g d'agar, 4 ml d'une solution aqueuse de pour- pre de bromocrésol à 0,2%, et 1000 ml d'eau désionisée; pH 7,2_/ à 1% de la concentration finale de chaque sucre, puis en coagulant. Il y a formation d'acide à partir de D-glucose, D-mannose, D-fructose, Dmannitol, maltose, tréhalose et glycérine, mais pas à partir de D-xylose, L-arabinose, D-galactose, rhamnose, D-sorbitol, inositol, lactose, saccharose, raffinose ni d'amidon. D'autre part, on étudie la formation de gaz à l'aide d'un tube de Durham, après avoir ajouté divers su- cres de la manière précitée aux milieux de base (compre- nant 10 g de peptone, 5 g de NaCl, 0,008 g de bleu de bromothymol et 1. 000 ml d'eau désionisée; pH 7,2) pendant 2 semaines. Aucun des sucres testés ne fournit de gaz. (19) Test d'oxydation de l'acide gluconique Lorsqu'on utilise un milieu au gluconate (phos- phate monopotassique 2 g, sulfate de magnésium 0,5 g, chlo- rure de sodium 5 g, sulfate d'ammonium 0,5 g, gluconate de potassium 10 g et eau distillée 1 litre; pH 6,3) le test est négatif. (20) Formation de dihydroxy acétone: Après incubation pendant 3, 5, 10 et 24 jours sur milieu de culture comprenant 10 g d'extrait de levure, 20 g de glycérine, 15 g d'agar et 1000 ml d'eau désionisée à pH 7,0, on ne décèle pas de formation de dihydroxyacéto- ne dans aucun des cas testés à la liqueur de Fehling. (21) Résistance au chlorure de sodium: Après inoculation de la souche aux milieux de culture préparés en ajoutant du chlorure de sodium au milieu de culture de base (comprenant 10 g de trypticase (Trypticase, BBL) et 1000 ml d'eau désionisée (pH 7,0) de façon que la concentration du chlorure de sodium dans chaque milieu de culture soit de 2, 5 et 7%, on observe la prolifération de la souche à la surface de la culture pendant 4 jours. Dans le milieu de culture de base conte- nant 2% de chlorure de sodium, on observe la prolifération de la souche, mais pas lorsque la concentration en chloru- re de sodium est supérieure à 2%. (22) Test de décomposition de l'acide hippurique: En effectuant l'incubation sur un milieu de culture (pH 7,4) préparé en ajoutant 10 g d'hippurate de sodium à 1000 ml de bouillon d'infusion de coeur (Difco) pendant 4 jours, on observe la décomposition de l'acide hippurique à l'aide d'une solution de chlorure ferrique. (23) Test PPA (acide phénylpyruvique): Apres épaisse inoculation sur milieu de culture incliné comprenant 3 g d'extrait de levure, 2 g de DL- phénylalanine, 1 g de NaHPO4, 5 g de NaCl, 12 g d'agar et 1000 ml d'eau désionisée (pH 7,3), suivie d'incubation pendant 24 heures, le test effectué à l'aide d'une solution de chlorure ferrique à 10% est négatif. (24) Test de dissolution de la tyrosine: Lorsqu'on effectue l'incubation sur agar à la tyrosine (comprenant 1000 ml d'agar nutritif et 5 g de tyrosine, à pH 7,2) à 30 C et 37 C, on observe la dissolu- tion de la tyrosine au bout de 2 à 4 jours d'incubation. Le résumé des propriétés précitées fait ressortir ce qui suit: La souche BMG162-aF2 est un bacille facultativement anaérobie présentant une réaction de Gram inconstante, présentant des spores, flagellé latéralement, et présen- tant des propriétés de motilité. Les spores sont ellipti- ques au centre et présentent latéralement une portion (corps parasporal) bien coloré en forme de canoé par le violet cristal, et ont des propriétés de thermo-résistance. Les bâtonnets sont nettement renflés et non-acidorésis- tants, et la souche diffuse et se multiplie sur le milieu à l'agar et forme une pellicule sur milieu de culture fluide. Le bacille liquéfie la gélatine et peptonise le lait BCP après virage au bleu. On n'observe aucune proli- fération sur bouillon Sabouraud dextrose, mais une faible prolifération sur Sabouraud dextrose agar. Il réduit les nitrates, et la réaction de dénitrification est négative; le test MR est positif et le test VP est négatif. L'indole est décelé au 5ème jour et il n'y a pas de formation d'hy- drogène sulfuré. Il ne décompose pas l'amidon et n'utilise pas l'acide citrique. Les résultats des tests d'uréase, d'oxydase et de catalase sont respectivement négatifs, positifs et négatifs. On observe une prolifération entre pH 5,0 et pH 8,2, le pH optimal de prolifération étant de 6,0 à 7,8. On observe également une prolifération entre et 40 C et la température de prolifération maximale est d'environ 37 C. On observe également une prolifération en milieu aérobie. Il décompose le glucose dans des conditions d'oxydation et de fermentation, et forme de l'acide. Il forme de l'acide et pas de gaz à partir de D-glucose, D- mannose, D-fructose, D-mannitol, maltose, tréhalose et glycérine. Il n'oxyde pas l'acide gluconique et ne forme pas de dihydroxyacétone. Il ne décompose ni l'acide hippu- rique ni la phénylalanine, et il dissout la tyrosine. On n'observe pas de prolifération lorsque le milieu de cultu- re contient plus de 5% de chlorure de sodium. Sur la base des caractéristiques précitées de lasouche BMG162-aF2, on remarquera que cette souche appartient au genre Bacillus et particulièrement à Bacillus firmn, B. laterosporus, B. brevis ou B. sphaericus, groupe d'es- pèces ayant des caractéristiques communes: réaction de catalase positive et non formation de dihydroxyacétone, comme décrit dans Bergey, Manual of Determinative Bacte- riology, 8ème edition, page 542 (R.E. Buchanan et N.E. Gibbons, The Williams & Wilkins Company, Baltimore, EUA, 1974). Par comparaison avec les quatre espèces ci-dessus, les caractéristiques de la souche BMG162-aF2 sont indiquées au tableau 1 ci-après. Comme il découle du tableau 1, la souche BMG162-aF2 est très similaire à Bacillus laterosporus. La différence entre la souche BMG162-aF2 et B. laterosporus est que l'une diffère simplement de l'autre du point de vue aspect de la culture sur Sabouraud glucose agar. Notes: au tableau 1: a: E = elliptique ou cylindrique; S = sphérique ou pres- que; C = central; T = terminal ou subterminal; CT = de central à terminal; variations au sein de ou entre les souches; + = positif pour 90 à 100% des souches; - = négatif pour 90 à 100% des souches; d = les réac- tions diffèrent, positives pour 11 à 89% des souches; v = caractère inconstant chez une souche. b: Résultat expérimental. Le Dr. Ryozo Azuma du National Institute of Animal Health, au Japon, a fourni à la Demanderesse une souche de B. latesporus qu'ils ont étudiéeet comparéeavec la souche suivant l'invention. Cela a permis à la Demanderesse de mettre en évidence que les deux souches présentent un corps en forme de canoé (portion colorée en forme de canoé; corps parasporal) à la partie latérale de leurs spores, ce qui est une caractéristique remarquable de cette espèce. En outre, les prolifération des deux souches sur Sabouraud- dextrose-agar coincident. Il découle de ce qui précède que la souche BMG162-aF2 est désignée Bacillus laterosporus BMG-162-aF2. TABLEAU 1: Comparaison de la souche BMTIçr2-aF2 avec les espèces apparentées B. firmus B. laterosporus B. brevis B. sPhaericus BMGl62-aF2 Spore Forme Dilate nettement les sporanges Position dominante Formation.à partir du glucose Acid e Gaz Acetone Batonnets Largeur, Um Longueur., um Réaction de Gram Corps aisément colorable fixé sur un côté du spore Motilità Temrperature de proliférat Maximum Minimum Acide formé à partir de Arabinose et xylose Mannitol Hydrolyse de l'amidon Culture dans Agar aérobie NaCl à 7% Sabouraud dextrose (boi Sabouraud dextrose aga Production de réaction alcaline dans bouillon V-P Formation d'indole No3- en NO2- Decomposition de la Caseine Tyrosine Désamination delaphénylalanine E + C + 0,5 - 0>8 d et v + (+)b + - 50 - 20 + m + - (+)b d + + + E + CT + ou - 0O6- 0>9 - 4 * d et v 1 _ + - 60o - 35 d d + d + S + T 0,6 1, 5 d - 1 - 5 et +. - 45 - 15 d d + d + elliptique + C + 0,6 - o0,8 2 - 3/5 d et v + + + _ + + _ 'u a 5è jourd culture + + + 1-* o0 ru n co __ Ea c + (semaine) +(semaine) 0Y 6 - 0,C 1J2 - 4 + d - 45 - 20 d + + + + d a ion, uillon) r vr i % En outre, la souche BMG162-aF2 a été déposée le 12 Octobre 1979 auprès du "Fermentation Research Institute, Agency of Industrial Science and Technology", Inage, Chiba City, Japon, sous le numéro FERM-P 5230, puis le 31 juil- let 1981 auprès du American Type Culture Collection, Parklawn Drive, Rockville, Maryland, E.U.A., sous le numé- ro ATCC 31932. L'invention couvre l'utilisation de toutes les souches de la souche cidessus ainsi que de ses variantes, et des souches appartenant au genre Bacillus qui produisent BMG162-aF2. La présente invention a pour buts: de fournir un procédé de préparation dudit nouvel antibiotique; - de fournir de nouvelles compositions thérapeutiques contenant cette nouvelle substance antibiotique à titre de principe actif, permettant de traiter des tumeurs chez les animaux à sang chaud. D'autres buts, avantages et caractéristiques de l'in- vention apparaitront dans la description qui va suivre. Le mode de préparation de BMG162-aF2 à l'aide des souches précitées est décrît ci-dessous. Au dessin annexé, donné uniquement à titre d'exemple, - la Fig.1 représente le spectre de RMN-1H du chlor- hydrate de BMG162-aF2 dans (CD3)2S0 en utilisant le tétra- méthylsilane (TMS) comme étalon interne (100 MHz); - la Fig.2 représente le spectre de RMN-13C du chlor- hydrate de BMG162-aF2 dans D20 utilisant le TMS comme éta- lon externe (25 MHz); - la Fig.3 représente le spectre de RMN- 15N du chlor- hydrate de BMG162-aF2 dans D2 O en utilisant NH415NNO3 comme étalon externe (10 MHz); et - la Fig.4 représente le spectre d'absorption IR du chlorhydrate de BMG162-aF2 dans le bromure de potassium. On peut préparer BMG162-aF2 par culture aérobie de spores ou bâtonnets d'une souche productrice de BMG162-aF2 ou un de ses mutants du genre Bacillus dans un milieu de culture contenant des substances nutritives. D'une façon générale, les constituants nutritifs des milieux de cultu- re couramment utilisés pour la culture de bactéries ordi- naires peuvent être utilisés dans l'invention. Par exemple, des substances accessibles dans le commerce, telles que peptone, extrait de viande, liqueur de macération de mais, farine de graines de coton, farine d'arachide, farine de soja, extrait de levure, N-Z amine, hydrolysat de caséine, nitrate de sodium, nitrate d'ammonium, sulfate d'ammonium, etc.. peuvent être utilisées comme source d'azote.- Des substances accessibles dans le commerce, telles que glycé- rinesaccharose, amidon, glucose, maltose, mélasse et au- tres hydrates de carbone ainsi que les graisses et huiles sont utilisables comme source de carbone. En outre, le chlorure de sodium, les phosphates, le carbonate de cal- cium, le sulfate de magnésium et autres sels minéraux sont utilisables comme sel adjuvant dans le milieu de culture. D'autres sels métalliques, etc.. peuvent également être ajoutés si nécessaire sous forme de traces, tant qu'ils sont utilisés par la souche productrice de BMGI62-aF2 et ne nuisent pas à la production de BMGl62-aF2. N'importe lesquelles des substances nutritives connues pour la cul- ture des bactéries sont utilisables dans le procédé suivant l'invention tant qu'elles sont assimilables par la souche productrice de BMG162-aF2 aux fins de production de BMG162-aF2. Pour préparer BMG162-aF2 à grande échelle, la culture en milieu liquide est préférable. On peut utiliser pour la culture toute température à laquelle les souches productri- ces de BMG162-aF2 peuvent proliférer et produire BMG162-aF2 mais la température d'incubation préférable est comprise entre 20 et 350C. Le pH du milieu est de préférence de 5,0 à 8,2, le pH étant de préférence de 6, 0 à 7,8. On poursuit la culture pendant un laps de temps suffisant pour produire et accumuler une quantité suffisante de BMG162-aF2 dans le milieu ou bouillon de culture. Par exemple, on observe la production et l'accumulation de BMG162-aF2 au bout d'un jour d'incubation lorsqu'on prépare et stérilise un milieu de culture liquide comprenant 2,0% de glycérine, 2,0% de glucose, 1,0% de peptone, 0,3% d'extrait de levure, 0, 2% de carbonate de calcium (le pH le plus approprié est de 7,4 environ), puis inocule à l'aide de spores et bâtonnets récoltés sur une culture inclinée de la souche de BMG162- aF2 et cultive en secouant (de façon rotative) à 270C en milieu aérobie. On peut titrer BMG162-aF2 en utilisant Bacillus sub- tilis PCI 219 comme organisme test, suivant une méthode normalisée sur coupe et plaque habituellement utilisée pour titrer les antibiotiques connus. Lorsqu'on cultive une souche productrice de BMG162- aF2 du genre Bacillus, outre la culture secouée précitée, on utilise, aux fins de production à grande échelle, une culture en bocal de fermentation ou en cuve généralement utilisée pour les cultures par aération et agitation. Dans le cas d'une culture à grande échelle, le milieu de cultu- re précité a été cultivé par culture secouée pendant 20 à 40 heures, et a été inoculé de préférence à raison de 0,5 à 2,0% (en volume) comme milieu d'ensemencement. On recueille BMG162-aF2 à partir du filtrat du bouil- lon fermenté en faisant appel à une chromatographie sur colonne, en utilisant une résine échangeuse d'ions faible- ment cationique contenant des groupes acide carboxylique comme groupes actifs. Comme exemples de résines échangeuses de cations faiblement acides, on peut citer Amberlite IRC- e et CG-500 (noms commerciaux de résines échangeuses de cations dont l'activité est exclusivement due au groupe carboxylique, fournies par Rohm & Haas Co.), Lewatit CN) (nom commercial d'une résine échangeuse de cations dont l'activité est due à des groupes acide carboxylique et acide sulfonique, fournie par Bayer Ltd.), ou CM-Sephade! (nom commercial pour un carboxyméthyldextrane, échangeur de cations, fourni par Pharmacia Fine Chemicals), accessi- bles sous forme H, forme Na, forme NH4 et forme mixte. Le BMG162-aF2 adsorbé sur la résine est élué à l'aide d'une solution aqueuse acide, par exemple d'une solution aqueuse d'acide chlorhydrique, d'acide acétique, etc.. et d'une solution aqueuse d'un sel comme le chlorure de sodium. Comme méthodes d'extraction, de séparation et de purifica- tion, on fait appel à des méthodes de filtration sur gel, d'ultrafiltration (y compris les méthodes précitées utili- sant une résine)pour obtenir BMG162-aF2 sous forme pure, en associant ou répétant ces modes opératoires de façon appropriée. Etant instable à l'état de base libre, BMG162-aF2 est obtenu sous forme de chlorhydrate. Et il est tellement hy- groscopique qu'il forme un hydrate. Les propriétés physico- chimiques du chlorhydrate de BMG162-aF2 hydraté sont les suivantes: Il est impossible de mesurer son point de fusion - -24 à cause de son extrême hygroscopicité. Il présente 'L /D : -11 (c, 1,0, eau). Analyse, pour C17 H37N7043HC12H 2C H N C1 Trouvé: 37,55 7,89 17,52 18,61 Calculé: 37,20 8,08 17,86 19,38 Le spectre de RMN- 1H est représenté à la Fig.l. * Le spectre de RMN-13 C est représenté à la Fig.2 Le spectre de RMN-15N est représenté à la Fig.3: on obser- ve 7 atomes d'azote (3 atomes d'azote du groupe guanidyle sont observéssous la forme d'un signal à deux pics). Le Spectre d'absorption UV ne présente qu'une absorption ter- minale. Le spectre IR est représenté à la Fig.4 Le chlorhydrate de BMG162aF2 est bien soluble dans l'eau et le méthanol, mais peu soluble ou insoluble dans l'éthanol, l'acétate d'éthyle, le chloroforme et le benzè- ne. Il donne des réactions positive à la ninhydrine, ainsi que des réactions Sakaguchi et Rydon-Smith positives. La chromatographie en couche mince (CCM) sur Avicef (cellu- lose microcristalline) et en développant à l'aide d'un système butanolpyridine-acide acétique-eau (6/4/1/3) et butanol-éthanol-eau (4/1/2) du chlorhydrate de BMG162-aF2 présente une tache unique à Rf = 0,14 et Rf = 0,20, res- pectivement. A l'électrophorèse haute tension sur papier (3500 V, 15 minutes), en utilisant un système acide for- mique-acide acétique-eau (1/3/36), BMG162-aF2 présente une mobilité relative à 1,70 - 1,74, par rapport à l'alanine = 1,00. Les propriétés biologiques de BMG162-aF2 sont indi- quées dans ce qui suit. Comme indiqué ci-dessous, le chlor- hydrate de BMG162-aF2 ne présente qu'une faible activité inhibitrice sur les bactéries Gram positives et négatives, et présente des effets remarquables de guérison et de période de survie dans des essais sur la leucémie de la souris L1210, EL-4, la tumeur avec ascite d'Ehrlich et le sarcome 180, et il est net que l'antibiotique est utilisa- ble comme agent anticancéreux. (1) Activité antibactérienne de BMG162-aF2 BMG162-aF2 a une faible activité antibactérienne et la concentration inhibitrice minimale (CIM) vis-à-vis de diverses bactéries sur agar nutritif est indiquée auxtableaux 2-1 à 2-3. Le test a été effectué suivant la méthode des dilu- tions sur agar, en utilisant le chlorhydrate de BMG162-aFZ Comme il découle du tableau 2-1, BMG162-aF2 inhibe faible- ment les bactéries Gram Positives et négatives. Tableau 2-1 Activité antibactérienne CIM Organisme testé CIM j (mcg/ml) 1. Staphylococcus aureus FDA209P 100 2. Staphylococcus aureus Smith 12.5 3. Micrococcus flavus FDA16 25 4. Micrococcus lysodeikticus IF03333 100 5. Sarcina lutea PCI1001 100 6. Bacillus anthracis 25 7. Bacillus subtilis N1RRL B-558 100 8. Bacillus subtilis PCI219 6.25 9. Bacillus cereus ATCC107O2 >100 Tableau 2-1 (suite) 10. Corynebacterium bovis 1810 50 11. Escherichia-coli NIHJ >100 12. Escherichia coli K-12 100 13. Escherichia coli ML1629 >100 14. Shigella dysenteriae JS11910 100 15. Shigella flexneri 4bJS11811 >100 16. Shigella sonnei JS11746 >100 17. Salmonella typhi T-63 >100 18. Salmonella enteritidis >100 19. Proteus vulgaris OX19 12.5 20. Proteus mirabilis IFM CM-9 >100 21. Proteus rettgeri GN311 >100 22. Proteus rettgeri GN466 >100 23. Serratia marcescens >Loo 24. Pseudomonas aeruginosa A3 >100 25. Klebsiella penumoniae PCI602 >100 26. Mycobacterium smegmatis ATCC607 >100 Milieu utilisé: agar nutritif, à 37 C Tableau 2-2 Activité antibactérienne Organisme testé CIM (mcg/ml) 1. Aeromonas punctata IAM1646 >100 2. Aeromonas salmonecida ATCC14174 >100 3. Aeromonas sp. (KT-444) >100 4. Vibrio anguillarum NCBMi6 50 5. Pseudomonas fluorescens >100 6. Pseudomonas lachrymans 50 7. Erwinia aroideae 50 Milieu utilisé: agar nutritif + 1% de glucose. A 27 C. Tableau 2-3 Activité antibactérienne Milieu utilisé: agar nutritif + 1% de glucose. A 27 C. (2) Activité anticancéreuse de BMG162-aF2 (a) Effet sur la leucémie L1210 de la souris (système ip-ip) A un groupe comprenant 8 souris CDF1 (femelles, de 8 semaines) on inocule par voie intrapéritonéale 105 cellules/0,25 ml/souris de cellules leucémiques L1210. Au bout de 24 heures, on inocule une fois par jour, 9 jours de suite, du chlorhydrate de BMG162-aF2 dissous dans du sérum physiologique et on détermine la mortalité ainsi que le taux deprolongement du temps de survie. I1 découle des résultats rapportés au tableau 3 que BMG162-aF2 pré- sente un effet curatif ainsi qu'un effet de prolongement du temps de survie à la leucémie L1210 de la souris. Organisme testé CIM (mcg/ml) 1. Candida tropicalis F-1 >100 2. Candida pseudotropicalis NI7494 >100 3. Candida albicans 3147 >100 4. Candida Yu1200 >100 5. Candida krusei NI7492 >100 6. Saccharomyces cerrevisiae >100 7. Cryptococcus neogormans >100 8. Helminthosporium oryzae >100 9. Pyricularia oryzae >100 10. Pellicularia filamentosa sasakii >100 11. Xanthomonas citri >100 12. Xanthomonas oryzae >100 13. Aspergillus niger 100 14. Trichophyton asteroides 429 >100 15. Trichophyton mentagrophytes > 100 Tableau 3 - Effet de BMG162-aF2 sur la leucémie L1210 de la souris (système ip-ip) Dose Nombre moyen de jours Nombre de souris mg/kg/jour) de survie des animaux survivant pen- traités x 100 dant 60 jours Nombre moyen de jours Nombre de souri de survie des témoins testées 295e 0/8 334 i 0/8 12,5 586 4/8 6,25 732 8/8 3,13 441 3/8 1,56 301 1/8 0,78 107 0/8 * Apparition de signes de toxicité Survie moyenne des témoins: 8,2 jours (b) Effet sur la leucémie L1210 de la souris (système sc-ip) A un groupe de 5 souris CDF1 (femelles, de 6 à 7 se- maines) on injecte par voie sous-cutanée, dans la partie latérale de l'abdomen, des cellules de leucémie I1210 de la souris (105 cellules/0,25 ml/souris) et, au bout de 24 heures, on traite par voie intrapéritonéale, une fois par jour, 9 jours de suite, par le chlorhydrate de BMG162-aF2 dans du sérum physiologique, et on détermine la mortalité ainsi que le taux de prolongement du temps de survie. Il découle du tableau 4 ci-après, que BMG162-aF2 a un puissant effet thérapeutique et de prolongement du temps de survie, tout comme l'essai décrit en (a). Tableau 4 - Effet de BMG162-aF2 sur la leucémie L1210 de la souris(système sc-ip) Nombre moyen de jours Nombre de souris Dose de survie des souris survivant 30 jours (mg/kg/jour) traitées Nombre de souris x 100 Nombre moyen de jours traitées de survie des témoins > 309 5/5 >309 5/5 i12,5! 309 5/5 6,25 i 240 3/5 3,13 120 0/5 1,56 105 0/5 Nombre moyen de jours de survie des t&moins: 9,7 jours c) Effet de la leucémie de la souris EL-4 A un groupe de 5 souris C57BL/6 (femelles, de semaines) on inocule par voie intrapéritonéale des cellules de leucémie de la souris EL-4 (105 cellules/0,25 ml/souris) et, au bout de 24 heures, on traite par voie intrapéritonéale, une fois par jour pendant 9 jours de suite, par le chlorhydrate de BMG162-aF2 dans du sérum physiologique, et on détermine la mortalité ainsi que le taux de prolongement du temps de survie. Comme indiqué au tableau 5, BMG162-aF2 présente un effet thérapeutique et prolonge le temps de survie à EL-4. Tableau 5 - Effet de BMG162-aF2 sur la leucémie EL-4 de la souris Dose Nombre moyen de jours de survie (mg/kg/jour des souris traitées x 100 Nombre moyen de jours de survie des témoins 193 2,5 164 1,25 159 0,625 130 0,313 131 Survie moyenne des témoins: 11,0 jours (d) Effet sur la tumeur avec ascite d'Ehrlich de la souris A un groupe de 4 souris ICR (femelles, de 6 se- maines) on inocule par voie intrapéritonéale des cellules- de tumeur avec ascite d'Ehrlich. ( 2 x 106 cellules/0,25 ml/souris) et, au bout de 24 heures, on traite par injec- tion intrapéritonéale, une fois par jour pendant 9 jours de suite, de chlorhydrate de BMG162-aF2 dans du sérum physiologique. On étudie le taux de prolongement du temps de survie. Comme il découle du tableau 6, BMG162-aF2 présente également un effet anticancéreux sur la tumeur avec ascite d'Ehrlich. Tableau 6 - Effet de BMG162-aF2 sur la tutieur avec ascite d'Ehrlich de la souris Nombre moyen de jours de survie Dose des souris traitées 1 -. x 100 (mg/kg/jour) Nombre moyen de jours de survie des témoins 54 72 12,5 170 6,25 236 3,13 188 1,56 { 133 * Apparition de signes de toxicité (e) Effet sur le sarcome 180 A un groupe de 4 souris ICR (femelles, de 6 se- maines) on inocule par voie intrapéritonéale des cellules du sarcome 180 de la souris (2 x 106 cellules/0,25 ml/sou- ris) et, au bout de 24 heures, on traite par le chlorhy- drate de BMG162-aF2 dans du sérum physiologique, par injec- tion intrapéritonéale une fois par jour pendant 9 jours de suite, et on étudie le taux de prolongement du temps de survie. Comme il découle des résultats rapportés au tableau 7, BMG162-aF2 présente également un effet anticancéreux sur le sarcome 180. Tableau 7 - Effet de BMG162-aF2 sur le sarcome 180 de la souris Nombre moyen de jours de survie des Dose souris traitées (mg/kg/jour) Nombre moyen de jours de survie des témoins 53 12,5 > 279e 6,25 181 3,13 243 1,56 220 * Apparition de signes de toxicité Survie moyenne des témoins: 13,8 jours (3) Toxicité aigUe de BMG162-aF2 Lorsqu'on injecte du chlorhydrate de BMG162-aF2 par voie intrapéritonéale à des souris ICR (femelles, de 4 semaines), la DL50 est supérieure à 80 mg/kg. Du fait que la spermidine est un constituant commun de la molécule, BMG162-aF2 ressemble à la bléo- mycine produite par Streptomyces verticillus, à LL-BM123p, 41 et 2 produite par Nocardia, à l'édénine produite par Bacillus brevis et à la latérosporamine produite par Ba- cillus. Comme la structure de BMG162-aF2 a déjà été déterminée comme décrit ci-dessus, BMG162-aF2 diffère net- tement de la bléomycine, de LL-BM123p, Y1 et 2' et de l'édénine, dont les structures ont été déterminées. En outre,BMG162-aF2 se différencie nettement de la latéro- sporamine /The Journal of Antibiotics 29, 390-393 (1976)7 par son spectre infrarouge, sa solubilité dans l'alcool, son spectre antibactérien et par le fait qu'une substance Sakaguchi positive comprenant C6H13N30, qui est un consti- tuant de la latérosporamine, n'est pas contenue dans les produits de décomposition de BMG162-aF2. I1 est ainsi confirmé que BMG162-aF2 est un antibiotique nouveau. I1 découle des résultats ci-dessus que BMG162-aF2 présente un effet anticancéreux caractéristique sur la leucémie des animaux à sang chaud, y compris l'homme, ainsi que sur le sarcome et autres tumeurs, et est relativement peu toxique. Il s'ensuit que BMG162-aF2 est utilisable comme excellent médicament anti-tumoral. Pour l'utilisation de BMG162-aF2 comme agent anti- tumoral, on peut faire appel à divers modes connus de préparation de compositions thérapeutiques et d'adminis- tration. Par exemple, en ce qui concerne les modes d'admi- nistration, on peut opérer par injection, par voie orale et par voie rectale. Les préparations thérapeutiques peuvent être présentées sous forme de poudre, de granules, de comprimés, de suppositoires, etc.. Pour préparer une composition thérapeutique, on peut utiliser tout véhicule pharmaceutiquement acceptable, notamment des véhicules solides, des véhicules liquides, des stabilisants, des antiseptiques, des analgésiques, des émulsionnants, si nécessaire, tant qu'ils n'affectent pas BMG162-aF2. Dans le cas d'une préparation injectable, on dissout BMG162-aF2, et de préférence un de ses sels hydrosolubles comme le chlorhydrate, et des sucres comme le mannitol dans de l'eau distillée, et on introduit dans de petits flacons; on peut également lyophiliser cette solution et la dissoudre dans du sérum physiologique ou de l'eau distillée, de façon à obtenir une solution injec- table au moment de l'administration. Dans les préparations pharmaceutiques, les propor- tions des ingrédients peuvent varier dans de large limites, suivant les préparations et, d'une façon générale, les préparations contiennent, en poids, de 0,01 à 100% et, de préférence, de 0,1 à 70% de BMG162-aF2, le restant, soit de 0 à 99,99% en poids et, de préférence, de 99,9 à 30% étant constitué par des véhicules pharmaceutiquement acceptables. Dans le cas d'une composition injectable, les proportions des ingrédients sont les suivantes: BMG162-aF2 de 0,1 à 95,0% en poids Sucres de 99,9 à 5, 0% en poids Chlorure de sodium de 0 à 94,9% en poids Bien que la posologie de BMG162-aF2 varie suivant les on peut administrer de 0,01 à 800 mg de principe actif par jour chez l'adulte et, de préférence, de 0,1 à 600 mg par jour chez l'adulte. S'il est nécessaire d'effectuer l'administration de façon continue, on réduira la dose journalière. D'une façon générale, dans les préparations pharma- ceutiques, BMG162-aF2 est utilisé sous forme salifiée, par exemple sous forme de chlorhydrate, etc.. convenant à l'utilisation médicale. Les exemples non limitatifs suivants sont donnés à titre d'illustration de l'invention. Exemple 1 Dans des ballons Sakaguchi de 500 ml on introduit des portions aliquotes (125 ml) de 5 litres d'un milieu liqui- de comprenant 2,0% de glycérine, 2,0% de dextrine, 1,0% de peptone de soja (Bacto-soytone, produit par Difco Laborato- ries), 0,3% d'extrait de levure (Daigo-Eiyo-Kagaku Co., Ltd.), 0,2% de sulfate d'ammonium et 0,2% de carbonate de calcium, à pH 7,4. Apres stérilisation,on inocule les bal- lons à l'aide de 1% de milieu d'ensemencement préparé au préalable / on cultive Bacillus laterosporus BMG162-aF2 (FERM-P 5230, ATCC 31932) sur un plan incliné d'agar nu- tritif dans un milieu de même composition, pendant 2 jours_/, et on cultive à 28 C pendant 5 jours. Le filtrat de bouil- lon obtenu (4.900 ml) est versé sur une colonne (500 ml, dia. = 5,2 cm) d'Amberlite IRC-5/ _/Rohm & Haas Co., mé- lange 7/3 de type Na+ et de type H+/ et on fait adsorber le constituant actif. On lave la colonne à l'eau, et on élue le constituant actif à l'aide de 2000 ml de HCl 1,0 N et on neutralise à l'aide de NaOH 10N jusqu'à pH 6. On dilue 4 fois la solution neutralisée, à l'eau, et on verse sur une colonne (400 ml; dia. = 4,3 cm) de CM-Sephadex C-25@ (Pharmacia Fine Chemicals, gonflé par prétraitement à l'eau) sur lequel le constituant actif est adsorbé. On élue le constituant actif à l'aide de NaCl-H20 0,3M. On concentre la fraction active, à sec, sous pression réduite On dissout le résidu dans 5 ml de méthanol et on élimine les cristaux de NaCi par filtration. On verse le filtrat sur une colonne (445 ml; dia. = 2,6 cm) de Sephadex LH-2&e (nom commercial d'un dextrane pour filtration sur gel avec solvant organique, produit par Pharmacia Fine Chemicals, gonflé par prétraitement au méthanol), et on développe la colonne au méthanol. On sèche la fraction active sous pression réduite, obtenant ainsi 460 mg de chlorhydrate de BMG162-aF2 pur sous la forme d'une poudre blanche. Exemple 2 Dans une cuve en acier inoxydable de 30 litres, on introduit 10 litres d'un milieu contenant 2,0% de glycé- rine, 2,0% de dextrine, 1,0% de peptone de soja (Bacto- soytone, produit par Difco Laboratories), 0,3% d'extrait de levure (DaigoEiyo-Kagaku Co., Ltd.), 0,2% de sulfate d'ammonium, 0,2% de carbonate de calcium et 0,03% d'huile de silicone comme antimoussant, et ayant un pH de 7,4, et on stérilise à 120 C pendant 20 minutes. Après refroidis- sememt de la cuve, on inocule aseptiquement 125 ml d'un bouillon de culture secoué (48 heures) de souche produc- trice de BMG162-aF2, Bacillus laterosporus BMG162-aF2 FERM-P 5230, ATCC 31932. On cultive en aérant et en agi- tant à 28 C (on débute en aérant à raison de 15 litres/mi- nute et en faisant tourner l'agitateur à 350 tours/minute, et au bout de 16 heures à 10 litres/minute et 350 tours/ minute), et, au bout de 40 heures, on traite les 9500 ml de filtrat de bouillon obtenus par chromatographies sur colonnes d'Amberlite IRC-5d et CM-Sephadex C-2È, comme précédemment décrit à l'exemple 1. On développe la colonne de CMSephadex C-25 à l'aide de 4 litres de NaCl-H20 0,3 M. On recueille, pour chaque portion, 290 gouttes de l'éluat, et on sépare en deux fractions: I (portion n 14-63), et II (portion n 64-154). Aux 1660 ml de fraction active II qui ne contient pas de substance présentant une absorption à 280 nm, on ajoute 33 g de carbone activé afin d'adsorber l'ingrédient actif. Après lavage du carbone activé à l'eau on élue BMG162-aF2 à l'aide de 500 ml de HC1 0,05N dans un mélange méthanol-eau à 80%. On neutralise l'éluat à l'aide d'Amberlite IR-40 (Rohm & Haas Co., type OH-), et on sèche sous pression réduite, obtenant ainsi 305 mg de chlorhydrate de BMG162-aF2. La fraction active I, conte- nant une substance présentant une absorption à 280 nm, est concentrée à sec, extraite au méthanol, dissoute à l'aide d'un litre d'eau désionisée, et rechromatographiée sur colonne (400 ml; dia. = 4,3 cm) de CM-Sephadex C-2., puis on élue par gradients à l'aide de NaCl 0,1M (4 litres) afin d'obtenir une fraction active qu'on concentre à sec. On extrait le résidu au méthanol et on faitpasser sur une colonne (780 ml; dia. = 2,8 cm) de Sephadex LH-2d0. On développe la colonne au méthanol afin d'éliminer le NaCl et on obtient 670 mg de chlorhydrate de BMG162-aF2 pur. On recueille au total 975 mg de chlorhydrate de BMG162-aF2. Exemple 3 A une solution contenant 150 mg de chlorhydrate de BMG162-aF2 obtenu à l'exemple 2, dissous dans 1 ml de méthanol, on ajoute 1 ml de solution saturée acide picri- que-méthanol et on porte à l'ébullition. Après concentra- tion, on lave le résidu au benzène et à l'éthanol, afin d'éliminer l'excès d'acide picrique et on obtient 62 mg de cristaux de picrate de BMG162-aF2 dans une solution de mélange eau-éthanol. Exemple 4 - Injection On dissout 30 parties en poids de chlorhydrate de BMG162-aF2 obtenu à l'exemple 1 dans 970 parties d'eau purifiée et on filtre, afin d'obtenir une solution exempte de microbes, sur filtre Millipore de type GS. On ontroduit le filtrat (1 g) dans un flacon de 10 ml et on lyophilise, obtenant ainsi une injection lyophilisée contenant 30 mg de chlorhydrate de BMG162-aF2. Exemple 5 - Granules On mélange soigneusement 50 parties en poids de chlor- hydrate de BMG162-aF2 obtenu à l'exemple 1, 600 parties en poids de lactose, 330 parties en poids de cellulose cris- talline et 20 parties en poids d'hydroxypropyl cellulose, on comprime à l'aide d'un compresseur à rouleaux (Roller- CompactorR), puis on broie en granulés qu'on fait passer sur des tamis de façon à obtenir des dimensions particu- laires comprises entre 1,19 et 0,25 mm. Exemple 6 - Comprimés On mélange 30 parties en poids de chlorhydrate de BMG162-aF2 obtenu à l'exemple 1, 20 parties en poids de lactose cristallin, 147 parties en poids de cellulose cristalline et 3 parties en poids de stearate de magnésium à l'aide d'un malaxeur en forme de V, et on obtient des comprimés contenant 300 mg de BMG162-aF2. REVENDICATIONS 1. Nouvel antibiotique, BMG162-aF2, répondant à la formule: NH2 %C-NH(CH2) -CH-CH -Co NH OH NH CH-OH CO-NH-(CH2) 4-NH-(CH2) 3-NH2 ou un de ses sels pharmaceutiquement acceptables. 2. Antibiotique suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le sel pharmaceutiquement acceptable est le chlor- hydrate. 3. Procédé de préparation d'un nouvel antibiotique, BMG162-aF2, caractérisé en ce qu'on cultive une souche pro- ductrice de BMG162-aF2 appartenant au genre Bacillus dans un milieu de culture permettant la production et l'accumula- tion de BMG162-aF2, puis on recueille à partir de la culture le BMG162aF2 antibiotique, répondant à la formule: NH C-NH-(CH2) -CH-CH 2-CO NH OH NH CH-OH CO-NH-(CH2)4-NH-(CH2)3-NH2 4. Procédé suivant la revendication 3, caractérisé en ce que la souche productrice de BMG162-aF2 est Bacillus la- terosporus BMG162-aF2 FERM-P 5230, ATCC 31932. 5. Procédé suivant la revendication 3, caractérisé en ce que le milieu de culture contient des sources d'azote, des sources de carbone et des sels minéraux. 6. Procédé suivant la revendication 3, caractérisé en ce qu'on effectue la culture en milieu aérobie, dans un milieu de culture liquide à une température de 15 à 40 C, à un pH de 5,0 à 8,2, pendant un laps de temps suffisant pour accumuler une quantité suffisante de BMG162-aF2. 7. Procédé suivant la revendication 3, caractérisé en ce qu'on recueille le BMG162-aF2 à partir du milieu de culture à l'aide d'une chromatographie sur colonne de résine échangeuse d'ions faiblement cationique contenant des groupes acide carboxylique actifs. 8. Procédé suivant la revendication 7, caractérisé en ce que le BMG162-aF2 adsorbé sur la résine est élué à l'aide d'une solution acide aqueuse ou d'une solution aqueuse d'un sel. 9. Composition ayant notamment une activité anti- tumorale, caractérisée en ce qu'elle contient, à titre de principe actif, une quantité pharmacologiquement efficace d'un antibiotique, le BMG162aF2 répondant à la formule: NH2 C-NH-(CH2) 4-CH-CH2-CO - il 2 4 Ci 2! NH OH NH CH-OH CO-NH-(CH2) 4-NH-(CH2) 3-NH2 ou un de ses sels pharmaceutiquement acceptables, en association avec un véhicule pharmaceutiquement acceptable. 10. Composition -suivant la revendication 9, caractéri- sée en ce que les proportions respectives de l'antibioti- que, BMIG162-aF2, et du véhicule sont de 0,1 à 70% en poids et de 99,1 à 30% en poids. 11. Composition suivant la revendication 9, présentée sous la forme d'injection, de poudre, de granules, de comprimés ou de suppositoires. - 12. Composition injectable, comprenant de 0,1 à 95,0% en poids d'un antibiotique BMG162-aF2 répondant à la formule: NH2 NC-NH-(CH2) -CH-CH-CO ! 2 '4 1 2 1 NH OH NH CH-OH CO-NH-(CH2)4-NH-(CH2)3-NH2 ou d'un de ses sels hydrosolubles, de 5,0 à 99,9% en poids de sucre et de 0 à 94,9% en poids de chlorure de sodium. 13. Composition suivant la revendication 12, caracté- risée en ce que le sucre est le mannitol. 14. Procédé de préparation d'une composition injecta- ble, consistant à dissoudre de 0,1 à 95,0 parties en poids d'un antibiotique, BMG162-aF2, répondant à la formule: NH2 C-NH-(CH2) 4-CH-CH -CO NH OH NH ! CH-OH CO-NH- (CH2) 4-CH- (CH2) 3-NH2 ou d'un de ses sels hydrosolubles, de 5,0 à 99,9 partiesen poids de sucre et de O à 94,9 parties en poids de chlorure de sodium dans de l'eau distillée, à introduire la solu- tion résultante dans un petit flacon, puis à lyophiliser la solution. 15. Procédé suivant la revendication 14, caractérisé en ce que le sucre est le mannitol.