Appareil de sauvetage pour alpiniste, au momerie d'ure avalanche, lui permettant de ne pas être entraîné sur la pente, en restant solidaire de la couche verglacée sous-jacente. Je sauvetage résulte d'une pénétration sufisamment profon- de dans la couche verglacée et dure sous jacente à la nouvelle couche de neige en mouvement, d'ur harpon métallique, propulsé par une explosion de poudre et qui reste, partiellement, solidaire de son logement, constitue un ensemble fixe dont la partie extérieure, qui sert de fourreau pour le harpon, retirent, par l'intermédiaire alune solide corde de nylon, attachée à sa ceinture, la personne en danger. L'inde d'utiliser un tel procédé, pour le sauvetage en montagne, des personnes surprises par une avalanche, nous est venue quand nous avons appris que les ouvriers du bGtiment se servaient d'un pistolet du même genre, pour enfoncer, dans le béton le plus durs des tiges d'acier, pour servir de supports à certaines installations. Il n'est, naturellement, pas question de l'utiliser pour cette nouvelle tâche, oour la bonl-e raison que cette arme est bien trop courte pour atteinre, même à bout de bras, à travers-la neige nouvelle, l'ancienne couche de neige durcie et pour lancer un harpon qui peut, dans certains cas, dépasser le mètre. Nous avons donc été obligés d'imaginer une arme à feu plus longue et compatible, par sa légèreté et sa facilité de transport, avec la marche en montagne, en temps de neige, et qui doit présenter, en outre, toutes les conditions d'efficacité, en ce qui concerne la profondeur de l'accrochage du harpon dans la neige durcie par le gel qu'en ce qui concerne la certitude et la sécurité de l'explosion el le-meme, ainsi que la facilité de son renouvellement. lie porteur de cette arme doit, à tout moment, dans le court instant qui précède l'arrivée de l'avalanche, enfoncer la pointe du harpon, qui dépasse l'extrémité du canon, à travers la neige fraîche, jusqu'au contact de la couche de neige ancienne et verglacée et, pour les autres cas, le plus profondément possible.A cet effet, deux mains sont absolument nécessaires, non seulement pour résister au recul au moment du coup de feu, en orientant le canon obliquement dans le sers de la descente, pour l'obtention d'un meilleur accrochage, mais aussi four comnLander l'explosion, en appuyant, simultanément, sur deux contacts électriques opposés l'un à l'autre et nécessitant, en luttant contre un ressort de ra-'9el, un déplacement en sens in- verse, pour éviter qu'au cours d'une cette, par exemple, la charge de poudre n'explose inopinément. la pénétration du harpon sous un angle aigu, par rapport à la traction presque horizontale de la corde reliailt cet appareil à son transporteur, constitue la meilleure position pour un accrochage solide qui peut lui permettre d'espérer se retrouver, après le passage de l'avalanche, à découvert et vivant à la surface de la neige ancienne. C'est ainsi qu'un projectile poussé par une explosion, pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, depuis l'invention de la poudre et des armes à feu, a pour seule mission, non de blesser ou de tuer les hommes, mais de les sauver d'un danger où la mort était, dans la plupart des cas, inéluctable. Cette arme salvatrice se compose de trois parties : deux parties fixes, qui forment un tout, une fois réunies par vissage, et une partie mobile intérieure, représentée par le harpon. 10) L'extrémité supérieure fixe est constituée par un tube horizontal, fermé par vissage à ses extrémités et qui est réparti également de part et d'autre d'un tuèe vertical sous-jacent, avec lequel il se raccorde par vissage, grâce à un troisième tube surajouté et solidaire, par soudure, du premier. le tube horizontal contient une petite bougie chauffante qui déclenche l'explosion de la poudre, quand les deux contacts électriques, avec leurs ressorts de rappel, situés de part et d'autre et se déplaçant manuellement en sens inverse, sont, simultanément, poussés vers les pôles d'une pile sèche de 2 volts. D'autre part, ce premier tube comporte une poignée métallique fixe qui permet, quand le chemin enneigé s'y prote, de se servir de l'ensemble de l'appareil conle d'une canne et, au moment critique, avant l'arrivée de l'avalanche, de le pousser, à deux mains, jusqu'à la neige durcie, avant de mettre le contact. 20) Le tube vertical, solidaire, par vissage, de l'extrémité supérieure, sert de fourreau pour la position de repos du harpon dont seule la pointe barbelée est visible et dont la sortie est limitée par une butée d'arrêt intérieure circulaire. A cet eflet, la partie supérieure du harpon est a'un diamètre supérieur à celui de sa tige et fonctionn-e au contact de son logement, avec la précision d'un véritable piston, sous la poussée de l'explosion. Pour le renouvellement de cette dernière, cette tête de harpon a été fraisée verGicalement, pour y loger une certaine quan tité de poudre, après le dévissage des deux parties fixes de l'appareil. Cette poudre, après remontage, est maintenue, au contact de la bougie, par l'immohilisation de la tige du harpon, par deux vis extérieures de serrage. Cet appareil, transporté par monts et par vaux, doit être, évidemrnent,-le pius léger possible, tout en conservant des qualités indispensables de solidité. Il est relié à son transporteur par une corde attachée, d'une part, à sa ceinture et, d'autre part, à un anneau soudé à la partie inférieure de sa partie fixe verticale. La Planche 1 est la coupe verticale fes trois pièces principales de notre appareil de survie, contre les avalanches de neige en montagne, par la pénétration profonde, par la force d'une explosion de poudre, dans la couche dure et glacée de la neige ancienne sous-jacente à la neige nouvellement tombée, d'un harpon en acier, suffisamment long et résistant pour retenir, à l'extrémité d'une corde, la personae dont elle est solidaire. De ces trois pièces, deux sont des tubes, le tube horizontal supérieur 1, solidaire, par vissage, du tube 2 sous-jacent uertical ; la troisième est le harpon 3, à l'intérieur du tube 2. Le tube supérieur 1 sert de point d'appui manuel pour maintenir l'ensemble de l'appareil, selon une bonne inclinaison, au contact de la couche gelée sous-jacente ; il est, d'autre part, solidaire d'une poignée 4, pour son transport sur l'épaule ou pour la marche sur la neige ; ce tube est fermé, de part et d'autre, par vissage des chapeaux 5, traversés par les contacteurs 6, avec leurs ressorts de rappel 7, situés en face de chaque extrémité de la petite pile sèche 8, de telle façon que le déplacement convergent de 6, sous la pression des mains, placées de chaque côté, les pouces prenant appui à l'intérieur de 4, comprime les ressorts 7 et assure le contact avec les pôles de 8 et, par l'intermédiaire des fils électriques 9, l'allumage de la bougie chauffante 10 et l'explosion de la poudre Il contenue dans une petite cavité 12, fraisée dans l'élargissement cylindrique 13 de 3, qui est à l'arrêt contre la butée circulaire 14 et qui, circulant dans ltévidement 15, transporte à son retour 11, au contact de 10, en vue de la prochaine explosion, le renouvellement de la chare de poudre s'effectuant après la séparation, par dévissage, entre 2 et le tube rapporté 16, solidaire par soudure de 1. Alors que le harpon se termine par une pointe barbelée 17 et que son maintien à sa position ae repos, au contact de la poudre, est assuré par le vissage d'une ou de deux vis 18, la corde 19, re liant l'appareil à celui qui le transporte, s'attache à l'anneau 20, réuni, par soudure, à 2. Sur la Planche 1, les largeurs intérieures et extérieures des pièces 2 et 3 sont à leurs grandeurs réelles ; par contre, toutes les longueurs ont été, évidemment, réduites. Nous donnons de manière exacte a) la longueur transversale et le diamètre extérieur de 1 : 15 cm et 4 cm, poignée comprise b) la longueur totaie de 2, y compris la partie commune 16 : 55 cm c) la longueur--sortant de 3, y compris sa pointe : 50 cm d) la hauteur totale de l'appareil, la flèche rentrée : 69 cm. D'autre part, nous avons tenu à faire figurer, sur cette planche unique, la hauteur de la neige fraîche : 40 cm, avec les initiales N.F., et celle de la neige ancienne, traversée par la flèche, avec N.A. : 50 cm. Ces dimensions, qui peuvent, évidemment, être modifies, sont, sans doute, compatibles avec ce qu'une personne peut ajouter à sa charge habituelle, pour son déplacement en montagne, d'autant plus qu'il est peut-être possible d'utiliser le duralumin pour les parties fixes. Des expériences pourraient être faites, pour connaître la résistance à l'arrachage de cet appareil, en le plaçant dans un couloir où les avalanches sont fréquentes et en y accrochant un nombre croissant de mannequins de la taille d'un homme, leur poids n'étant pas, nous semble-t-il, en cause, pour évaluer la poussée de l'avalanche. Si le résultat, comme tout semble l'indiquer, est positif, chaque appareil, transporté par-le guide, par exemple, et raccordé, par une seule corde, à trois ou quatre personnes successives, pourra, de cette manière, assurer leur sécurité individuelle, au même titre que les feux antibrouillard pour les automobilistes, les bouées de sauvetage pour les marins et les parachutes pour les aviateurs. Peut-être, alors, obligera-t-on tous les guides de montagne à emporter, avec eux, par temps de neige, cet appareil de sauvetage collectif ? D'autre part, si, du fait de la proximi-é du départ de l'aavalanche, qui peut même com--iaencer sous ses pieds, le guid-, par exemple, n'a pas eu le temps de se raccrocher à la couche de neige dure sous-jacente et se trouve brusquement emporté, à plat ventre, sur la pente, avec ses compa > nons, s'il n'a pas perdu son sang-froid et s'il a conservé, en main, son lance-harpon, tout, peut-etre, n'est pas en zore perdu, car la vitesse de son déplacement, si près du départ, n'est Jamais sufsamment rapide, au point de l'empêcher d'enfoncer, au maximum, ce dernier dans la neige molle, en direction de la descente, et d'appuyer alors sur les contacts électriques. Des lance-harpons de différentes portées pourront être construits et le guide, connaissant à l'avance la hauteur de la nouvelle couche de neige tombée sur le parcours, pourra ainsi choisir celui qui lui donnera le plus de chances de réussite. C 'est ainsi que, jusqu'au dernier moment, la présence de cet appareil apportera à chacun la confiance et l'espoir et la possibilité de s'en tirer, dans les pires circonstances, ce qui, même si les résultats, dans certains cas, ont été négatifs, n'aura pas été, sur le plan psychologique, totalement inutile. Revendications 1 ) appareil de survie, en montagne, composé d'une partie fixe et d'une partie mobile, et qui utilise la puissance G'une explosion de poudre pour la pénétration profonde dans la couche dure et glacée de la neige ancienne, recouverte par la neige nouvellement tombée, des 5/6èmes environ d'un harpon barbelé en acier, sufiisanunent long et rsistant pour retenir, au passage d'une avalanche, et par l'intermédiaire d'une corde attachée à la partie inférieure fixe de l'appareil, la personne qui, au départ, était solidaire de l'autre extrémité. 20) Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que la pointe barbelée du harpon dépassant, en permanence, l'extrémité inférieure de l'appareil, et la légéreté de cet ensemble, indispensable pour rendre possible son transport en montagne, permettent en le saisissant à deux mains de chaque côté de son extrémité supérieure, dès que sont perçu les premiers signes avant-coureurs de l'avalanche, une action rapide qui consiste, en tournant le dos à cette dernière, à enfoncer obliquement le harpon jusqu'au contact, si possible, de la neige durcie et à appuyer, à ce moment-là, simultanément, sur les deux contacts électriques de mise à feu, tout en le maintenant, solidement, ainsi au moment de l'explosion, pour avoir le meilleur accrochage possible. 30) Dispositif selon la revdndication 2, caractérisé par le fait que, pour éviter, lors d'une chute accidentelle, une explosion intempestive dangereuse, le système de mise à feu, qui occupe, comme nous venons de l'indiquer, la partie supérieure de l'appareil, comprend, de part et d'autre d'une petite pile de 2 volts, en position horizontale, deux contacts électriques à ressort, de telle manière que, reliés d'autre part à une bougie chauffante en contact direct avec la poudre sousjacente, l'explosion ne peut se produire que si l'on exerce sur ces contacts une action simultanée, en sens contraire, donc volontaire. 4 ) Dispositif selon la revendication 3, caractérisé par le fait que la partie fixe de l'appareil est composée de deux parties qui se réunissent par vissage, au niveau de la charge de poudre, de telle manière que la bougie chauffante est solidaire de la partie supérieure, alors que la partie inférieure est fraisée longitudinalement selon deux diamètres différents, le plus grand servant au déplacement de l'extrémité supérieure du harpon, depuis le contact avec la bougie chauffante, jusqu'à une butée circulaire a'arrêt, et qui correspond à la longueur de la sortie du harpon, alors que ce premier fraisage se prolonge par un deuxième passage plus étroit, pour la hampe du harpon, immobilisé, d'autre part, en position de repli, par deux vis extérieures de serrage. 5 ) Dispositif selon la revendication 4, caractérisé par le fait que l'extrémité supérieure du harpon est fraisée longitudinalement, pour y aménager un petit logement, pour le renouvellement de la poudre, qui s'effectue après le dévissage des deux parties fixes et qui se termine par la remise en place du harpon, au contact étroit avec la bougie chauXfante, et son immobilisation, par le serrage des vis correspondantes. 60) Dispositif selon la revendication 1, caractérisé pas le fait que cet appareil, immobilisé au-dessus de la neige fraîche, par son ancrage à la couche de glace sous-jacente, s'il assure dtune manière presque certaine la vie sauve de celui qui s'y trouve attaché, constitue, pour les personnes voisines, ce que, par exemple, un canot Bombard représente pour les naufragés qui peuvent s'y accrocher, mais rien n'empêche que ces personnes ne soient réparties, à l'avance, en plusieurs cordées rattachées, chacune, à un guide et à son appareil de sauvetage. 70) Dispositif selon la revendication 6, caractérisé par le fait que, selon l'épaisseur des chutes récentes de neige qui font l'objet d'un bulletin de diffusion spécial, les guides, selon leurs trajets futurs, pourront choisir les appareils de longueur différente, pour augmenter, ainsi, leur pourcentage de sauvetages, la longueur extérieure du harpon restant, chaque fois, la même.