I1 existe déjà plusieurs procédés et installations pour détecter ou prévenir le vol des objets de valeur. L'un de ces procédés, qui est décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique NO 3.292.080, fait usage d'un magnétomètre et utilise un objet aimanté qui marque l'article tant qu'une opération de contrôle n'a pas supprimé l'aimantation de cet objet. L'objet aimanté est fixé ou in corporé à la marchandise ou à l'article de valeur et il est détecte par l'excitation du dispositif à magnétomètre au moment de son passage par la porte de sortie du magasin ou autre établissement de vente.Si l'objet aimanté a été désaimanté, il n'engendre aucun signal magnétique en passant par ladite porte de sortie et n'est pas détecte. La désaimantation s'effectue au cours du contrôle de la marchandise. L'opération de contrôle donne donc libre passage à une personne porteuse d'une marchandise qui a été dûment payée ou enregistrée par un employé de l'établissement de vente. Toute marchandise supplémentaire qui n'a pas été payée ou enregistrée et qui est au contraire indûment dissimulée émet un flux magnétique et excite le magnétomètre situé à la porte de sortie, en engendrant un avertissement qui est transmis au personnel du service de sécurité et signale que quelque chose a été volé. Une autre installation connue utilise une matiere radio-active qui émet un rayonnement nucléaire. Lorsque la marque qui porte la matière radio-active est séparée de la marchandise, le rayonnement n'est plus émis et les détecteurs de rayonnement situés dans le passage de sortie (par exemple l'encadrement de la porte de sortie) ne sont donc pas excités. Au contraire, si l'émetteur de rayonnement reste attaché à la marchandise, des capteurs de rayonnement nucléaire prévus dans le passage de sortie réagissent et le personnel de sécurité est alors en mesure d'empêcher le vol. Dans une autre installation qui est couramment employée dans un rayon de confection masculine aux magasins Macy à New York, on utilise un dispositif générateur à haute fréquence incorporé dans un bloc de caoutchouc. Ce dispositif émetteur est fixé au vêtement et s'il n'est pas enlevé, il excite des antennes ddtectrices à haute fréquence prévues dans le passage de sortie. Dans le processus normal, lorsque la marchandise est vendue, le vendeur ouvre une agrafe spéciale de fixation et enlève du vêtement ltémetteur,au moment de la vente, ce qui permet à l'acheteur de passer la porte de sortie sans attirer l'attention de l'inspecteur du magasin. Tous les procédés et installations connus mentionnés ci-dessus présentent de graves inconvénients. L'installation suivant le brevet NO 3.292.080 précité exige malheureusement pour le marquage de la marchandise une pièce de matière ferromagnétique de dimensions relativement grandes. Si l'on utilise une pièce de matière ferromagnétique trop petite, les variations ambiantes du champ magnétique sont plus grandes que les variations dues aux marques portées par la marchandise. Dans le cas de points radio-actifs, on se heurte à un grave problème de sécurité de santé, qui implique un danger d'exposition du public au rayonnement nucléaire et expose également à ce danger les personnes qui enlèvent les marques et les emmagasinent.Enfin, l'installation utilisée dans les magasins Macy est malheureusement grevée par le prix de revient extrêmement élevé de l'émetteur à haute fréquence et par le temps limité pendant lequel son émission peut rester entretenue par les petites piles dont il est muni. Il est vrai que l'on pourrait réaliser des blocs émetteurs à haute fréquence de plus grandes dimensions, mais ces blocs provoqueraient des déchirures ou autres détériorations du vêtement marqué et seraient trop encombrants pour être utilisés en pratique. La Demanderesse a trouvé une solution pratique aux problèmes qui ont été présentés mais non pas résolus par les inventeurs de la technique antérieure, comme on l'a précisé ci-dessus. Pour la commodité, la Demanderesse a choisi d'utiliser le rayonnement électromagnétique. Toutefois, en raison de l'inconvénient qu'il y a a incorporer une alimentation en énergie dans une marque anti-vol, 1'é- nergie qui sera émise par cette marque lui est fournie par des éléments de la structure du passage (ou.porte) de sortie détecteur. La Demanderesse a constaté qu'il est extrêmement difficile de faire ré-émettre ou réflechir une énergie d'une manière distincte par une marque de marchandise quelconque pour la raison que tous les éléments solides et toutes les masses conductrices de l'électricité (y compris le corps humain qui est en grande partie composé d'eau salée), réfléchissent ou dispersent aussi les rayonnements électro-magnétiques et doivent donc être pris en considération dans le processus de reconnaissance d'une marque de marchandise. Un être humain réfléchit une plus grande quantité d'énergie électromagnétique que n importe quelle marque de marchandise de dimensions utilisables. La Demanderesse a résolu les problèmes qu'on vient de définir en utilisant, conformément à la présente invention, un dispositif extrêmement simple qui est capable de recevoir de l'énergie et de la réémettre, ce dispositif recevant l'énergie dans un spectre de fréquences entièrement différent du spectre des fréquences qui sont réémises. On obtient ce résultat en mettant à profit des propriétés que possèdent les dispositifs à caractéristique électrique ou électromagnétique non linéaires. En général, la propriété caractéristique d'un dispositif non linéaire consiste en ce que, si une fréquence F est appliquée à un niveau d'énergie auquel la non-linéarité du dispositif devient importante, ce dispositif engendre des fréquences 2F, 3F, 4F, etc.De même, si l'on expose un dispositif non-linéaire à l'action de sources de signaux qui débitent des énergies approximativement égales dans chacune de deux fréquences, le dispositif non-linéaire engendre d'autres fréquences qui n'étaient pas initialement présentes. Si les fréquences auxquelles on expose ce dispositif sont F1 et F2, le dispositif non-linéaire engendre des signaux ayant les fréquences F1 + F2; F1 -F2; F1 + 2F2; 2F1 + 2F2, et diverses autres combinaisons de sommes et différences de multiples des fréquences auxquelles le dispositif est exposé. Un objet essentiel de la présente invention est donc unemar- que de marchandise qui constitue un dispositif non-linéaire et qui est donc capable d'engendrer des phénomènes tels que ceux qui ont été rappelés ci-dessus. En faisant cette découverte, la Demanderesse a surmonté certaines difficultés de principe qui ont trait à la production simultanée d'énergie à différentes fréquences. L'une de ces difficultés réside dans le fait que les éléments de sortie des oscillateurs et appareils équivalents sont toujours au moins légèrement non-linéaires. Il en résulte que deux fréquences émises simultanément par un émetteur quelconque engendrent habituellement des fréquences somme et différence, et ce, avec une intensité appréciable qui tend à dissimuler les fréquences somme et différence produites par les marques suivant l'invention apposées sur les marchandises. La Demanderesse a trouvé le moyen d'éviter cette difficulté. Pour cela, on fait émettre les deux fréquences d'énergie électromagnétique par deux sources différentes telles que, par exemple, deux grandes bobines séparées placées dans le voisinage du passage de sortie. Les grandes bobines sont agencées de manière à ne pas induire mutuellement de courant l'une dans l'autre. L'énergie émise par l'une des bobines ne pénètre donc pas dans le dispositif relié à l'autre bobine et inversement. Dans une telle installation, les éventuels défauts de linéarité des oscillaurs ne produisent pas de fréquence somme ou différence. Par ailleurs, même si les deux bobines émettrices n'ont pas d'effet d'inductance mutuelle l'une sur l'autre, on dispose d'énergie à deux fréquences (dans l'espace dans lequel les deux champs magnétiques existent concurremment). L'énergie peut être absorbée concurremment à ces deux fréquences par un petit objet magnétique ou récepteur convenablement placé.Si ce petit objet ou récepteur est adapté dans une certaine mesure pour posséder ce qu'on appelle communément une caractéristique de surcharge, il présente une caractéristique de nonlinéarité et émet par conséquent des fréquences somme et différence. On donnera ci-après un résumé des éléments de l'invention. L'invention a pour objet une installation de détection et de prévention du vol qui comprend : un passage de surveillance contenant, entre autres, des émetteurs d'énergie électromagnétique à deux fréquences, adaptés pour émettre dans la même région de l'espace et agencés de manière à ne pas rayonner leur énergie l'un vers l'autre; un moyen détecteur de signaux électromagnétiques qui est situé dans ou à proximité du passage de surveillance et qui est construit et adapté pour recevoir l'énergie à une fréquence somme ou différence qui résulte des actions concurrentes des énergies des deux fréquences auxquelles est exposée une marque de marchandise; des marques capables de recevoir une énergie à plus d'une seule fréquence et de réémettre cette énergie à d'autres fréquences qui résultent de l'- action concurrente des fréquences auxquelles elle est exposée; des moyens et dispositifs qui empêchent la production d'effets dus à l'action concurrente de plusieurs fréquences en tous endroits autres que la marque elle-même; et un moyen qui altère les caractéristiques électriques ou électromagnétiques de la marque au cours de l'opération de contrôle, de manière que l'altération puisse être reconnue comme une indication du fait que la marchandise correspondante a été dûment payée. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparat- tront au cours de la description qui va suivre. Aux dessins annexés, donnés uniquement à titre d'exemples - la Fig. 1 est une vue générale d'une installation suivant l'invention; - la Fig. 2 représente en perspective partiellement éclatée un dispositif formant marque suivant l'invention; - la Fig. 3 est une vue en perspective d'une variante d'un élément d'une marque suivant l'invention; - les Fig. 4 et 5 sont des vues schématiques avec des détails A et B à plus grande échelle de deux variantes de marques suivant l'invention; - la Fig. 6 représente avec un détail à plus grande échelle une autre marque suivant l'invention; - les Fig. 7A et 7B représentent deux autres variantes de marques suivant l'invention; - la Fig. 8 est un schéma des circuits électriques de 1'ensemble de détection suivant l'invention;; - la Fig. 9 représente par rapport à trois axes de coordonnées un vecteur suivant lequel une marque est capable de recevoir et de réémettre de l'énergie; - la Fig. 10 est le schéma d'une variante de l'ensemble de la Fig. 8; - la Fig. 11 représente en perspective et schématiquement la combinaison de plusieurs éléments ferromagnétiques; - les Fig. 12A, 12B, 12C et 12D sont des graphiques donnant en ordonnées les crêtes de tensions émises par les marques suivant 1'invention, en fonction du temps t porté en abscisses. On se référera d'abord à la Fig. 1 qui est une vue générale représentant la façon dont l'installation suivant l'invention fonctionne dans un magasin pour éviter les vols de marchandises. Chaque article 1 constituant une marchandise est muni de dispositifs ou de marques 2 anti-vol. Le poste de contrôle 3 contient un dispositif d'annulation qui est capable de modifier les propriétés électromagnétiques des marques anti-vol 2. Un dispositif excitateur et détecteur 5A situé dans les régions 5B et 5C du passage de sortie 6 détecte les marques 2 et identifie cellsqui ntont pas subi de modification dans le poste de contrôle 3 sous l'action du dispositif d'annulation 4.Dans l'utilisation de l'installation, un sens unique de circulation, qui peut être éventuellement assuré par un tournique t 7 est imposé aux personnes qui entrent dans le magasin, pour éviter que les marchandises ne soient évacuées à l'extérieur du magasin par des passages autres que le passage de sortie 6. Le tourniquet 7 est prévu à la porte d'entrée 8. La Fig. 2 représente une forme d'une marque anti-vol approprie pour être utilisée dans l'installation suivant l'invention. Cette marque comprend un filament ou ruban étroit 9, en matière magnétique à haute perméabilité facilement saturable, telle que la matière connue sous la marque déposée "Superpermalloy". Le filament ou ruban s'étend parallèlement à deux pièces polaires 10 qui sont égale ment en une matière magnétique de haute qualité, du type ayant une très faible force coercitive et une perméabilité magnétique maximale très élevée, et le filament est situé de manière à recueillir le flux magnétique émis par les pièces 10. Les pièces polaires 10 sont de préférence en une matière ayant une perméabilité maximale de 50.000 ou environ.Aux pièces 10 sont fixées des masses 11 en une matière plastique rigide, par exemple de polyméthacrylate de méthy- le. Dans la mise en oeuvre de l'installation, ce dispositif est assemblé entre des couches de papier 12 (ou de matière plastique) qui sont représentées en perspective éclatée (c'est-à-dire écartées du filament 9 et des pièces 10). Le filament 9 et les pièces 10 ne sont pas représentés en perspective éclatée et la Fig. 2 les montre tels qu'ils sont en réalité. En utilisation, le filament 9 est espacé des pièces 10 d'une distance de quelques centièmes ou d'envi- ron 1/10 de mm, l'espace intercalaire étant occupé par une suspension de particules lubrifiante, telles qu'une huile de silicone contenant en suspension des particules d'oxyde de magnésium.On peut également utiliser n'importe quel autre lubrifiant approprié, en combinaison avec des particules d'une dimension appropriée. Par exemple, on peut obtenir de bons résultats avec un lubrifiant p4 trolier et des particules de carbone. On peut également utiliser une huile de fluorocarbure contenant en suspension une argile du type bentonite. Dans l'utilisation du dispositif de la Fig. 2, 1'espace compris entre le filament 9 et la couche adjacente de papier 12 est également rempli d'un lubrifiant contenant en suspension des particules d'un type approprié, et qui a pour fonction de maintenir le filament 9 à une distance appropriée du papier 12. En utilisation, la marque anti-vol représentée sur la Fig. 2 subit, en traversant le passage de sortie 6 de la Fig. 1, l'action d'une combinaison de champs électromagnétiques qui produit une composante oscillante de champ magnétique parallèle à l'axe du filament 9. Cette composante oscillante de champ magnétique, qui est produite dans le passage de sortie 6, comprend des fractions à deux fréquences séparées. Les champs magnétiques ainsi engendrés ont une composante parallèle à l'axe du filament 9 représenté dans le dispositif de la Fig. 2, et sont d'une valeur suffisante pour déterminer un degré important de saturation magnétique du filament 9 dans la direction parallèle à son axe.En raison de la non-linéarité des phénomènes magnétiques qui se manifestent dans le filament 9, le dispositif de la Fig. 2 engendre des fréquences somme et différence et les émet sous la forme d'un rayonnement électromagnétique. Les phénomènes décrits ci-dessus se produisent lorsque l'article 1 (Fig. 1) qui porte une marque anti-vol 2 représentée en détail sur la Fig. 2 est emporté et traverse le passage de sortie 6 sans paiement. Si, par contre, le client paye la marchandise 1 (Fig. 1), cette dernière est présentée dans la région du dispositif d'annulation 4 (Fig. 1) prévu dans la porte de contrôle 3 Le dispositif d'annulation 4 débite un champ magnétique extrêmement fort, d'une intensité suffisante pour induire un très grand flux magnétique, non seulement dans le filament 9 mais également dans les pièces 10 du dispositif de la Fig. 2.Le grand champ magnétique induit dans les pièces 10 par le dispositif d'annulation 4 provoque normalement un allongement (ou dans certains cas, éventuellement un raccourcissement) de la matière constitutive des pièces 10, dans la direction dans laquelle le flux magnétique est induit. Toutefois, la matière plastique 11 fixée à chaque pièce 10 est rigide et amagnétique. La matière plastique 11, étant solidement fixée aux pièces 10, s'oppose aux modifications de dimension qui se produiraient en son absence sous l'effet d'un fort flux magnétique induit dans les pièces. L'effet de blocage que la matière plastique 11 exerce par conséquent, correspond à une contrainte mécanique imposée à la matière agnétique des pièces 10.Cette contrainte mécanique étant supérieure à la limite élastique de la matière magnétique, cette matière subit un travail à froid qui--détruit ses propriétés magnétiques élevées, et dégrade sa perméabilit maximale pour la ramener d environ d'une valeur de 50.000 à-une valeur comprise entre 1.000 et 2.000. Un dispositif suivant la Fig. 2, assemblé et rendu inactif comme decrit ci-dessus, possède encore des propriétés magnétiques non-linéaires détectables. Toutefois, l'intensité du champ qu'il serait nécessaire de développer dans le passage de sortie pour induire un comportement non-linéaire du filament 9 est notablement modifié, du fait que la perméabilité maximale des pièces 10 est abaissée, de sorte que ces pièces ne recueillent pas le flux magnétique émis par l'environnement du passage de sortie 6 et qu'elles ne le transmettent pas au filament 9 aussi efficacement qu'elles l'auraient fait avant la dégradation de leurs propriétés magnétiques.Le dispositif excitateur et détecteur 5 prévu dans le voisinage du passage de sortie 6 est donc en mesure de déterminer la présence d'une marchandise 1 non payée portée par une personne tout en étant cependant sensible au fait que la même personne, ou une personne qui passe à côté de la première, porte une marchandise qui a été dament payée et qui porte des marques anti-vol 2 annulées. (Il convient de remarquer que les marques anti-vol 2 des marchandises en magasin représentées sur la Fig. 1 ne sont pas annulées). La Fig. 3 représente une variante de réalisation des pièces 10. Dans cette variante, les pièces 10 ne sont pas fixées à une matière plastique de blocage 11 sur toute leur surface, mais sur une matière d'une nature différente, soit plus magnétique, soit moins magnétique que la matière constituant ces pièces, ou entièrement amagnéque, et déposée suivant un dessin périodique, par exemple en plusieurs bandes 13 très rapprochées, équidistantes les unes des autres, sur la pièce 14 spécialement agencée, qui possède des propriétés à peu près analogues aux propriétés des pièces 10 de la Fig. 2. En raison de la masse de ces bandes 13 à espacement régulier, et en raison des autres propriétés par lesquelles elles diffèrent égale ment de la matière magnétique qui compose la pièce 14 qui présente ledit agencement particulier, cette pièce, en combinaison avec les bandes 13, possède une caractéristique de résonance mécanique, qui tend à la faire vibrer de telle manière que la matière située au niveau des bandes 13 subisse un minimum de déplacement et/ou de dilatation. Si la masse constitue la caractéristique prédominante de la matière des bandes 13, ces bandes correspondent à un minimum de mouvement. Si la propriété prédominante est la rigidité mécanique, les bandes 13 réagissent par une très faible modification de dimension à la fréquence de résonance et la pièce î4 vibre alors à son mode de résonance.En raison de l'influence des bandes 13 à espacement régulier, la pièce 14 présente toujours une résonance mécanique nettement définie de la façon qu'on vient de décrire. Lorsqu'on utilise des marques anti-vol 2 fabriquées à peu près comme indiqué sur la Fig. 2 mais munies de pièces 14, le dispositif d'annulation (Fig. 1) doit être excité à la fréquence qui correspond à la résonance, ou encore le dispositif d'annulation 4 peut être réalisé de manière à rechercher la résonance par rapport au mode désiré de mouvement mécanique. L'induction d'un mouvement de résonance par le dispositif d'annulation 4 provoque l'accumulation d'une énergie mécanique dans la pièce 14, jusqutà ce que l'amplitude du mouvement et l'amplitude des contraintes et allongements dus aux oscillations de résonance s'approchent de la limite élastique de la matière magnétique qui constitue la pièce 14.Ainsi qu'on l'a décrit plus haut à propos de l'annulation de pièces telles que les pièces 10, le travail à froid qui résulte de ce mouvement provoque une dégradation des propriétés magnétiques des pièces 14, qui fait retomber sa perméabilité maximale de la valeur d'environ 50.000 à une valeur comprise entre environ 1.000 et 2.000. Comme dans la réalisation précédente, les marques anti-vol 2 dans lesquelles les pièces d'un type quelconque ont subi une annulation sont reconnaissables et peuvent autre différenciées d'autres marques anti-vol 2 qui n'ont pas subi le processus d'annulation et dont les pièces 14 n'ont pas été dégradées. Bien que la présence de bandes 13 déposées suivant un dessin périodique sur la pièce 14 contribue à définir et à choisir une résonance particulière à laquelle la pièce 14 vibre, il est cependant vrai que l'on peut faire vibrer la pièce dépourvue de bandes 13 et de matière plastique 11 dans le mode de résonance. En fait, on peut provoquer des vibrations de résonance dans une large diversité de modes, qui représente un large choix de fréquences de résonance possibles. Ceci constitue en fait la principale différence qui distingue une pièce ordinaire non bloquée telle que la pièce 10 de la Fig. 2 (démunie de la matière plastique 11 et des bandes 13 de la Fig. 3) de la pièce à bandes 14 de la Fig. 3.En raison de la présence des bandes, la pièce 14 de la Fig. 3 a un mode préféré particulier de vibration de résonance et la structure à bandes 13 tend à supprimer les autres modes, qui sont une caractéristique de la pièce non bloquée et dépourvue de bandes. En fait, la commodité des bandes réside en ce que la diversité des fréquences d'oscillation possibles, qui serait extrêmement grande en l'absence de ces bandes, est réduite par les bandes 13 à un mode et une fréquence choisis et préférés. Gracie à cette caractéristique, une pièce 14 peut être distinctement reconnue et différenciée au niveau du passage de sortie 6 en raison de son épaisseur, de ses caractéristiques mécaniques et de l'espacement régulier des bandes 13. Il est donc possible, en utilisant l'installation suivant 1'invention et les éléments de la Fig. 3, de caractériser distinctement les marques anti-vol 2 (Fig. 1) qui sont employées, par exemple par un comptoir appartenant à X,de ceux utilisés par un comptoir appartenant à Y. En fait, en utilisant les capacités de reconnaissance intrinsèque des marques anti-vol fabriquées de cette fa çon, le dispositif d'excitation et de détection 5 prévu dans le passage de sortie 6 peut indiquer au compteir Y > l'origine X d'une marchandise lorsqu'il détecte cette marchandise 1 volée au comptoir X et déterminer qu'il s'agit bien d'une marchandise d'origine X. La Fig. 4 représente un dispositif non-linéaire à fonctionnement électromagnétique d'un autre type. Un conducteur annulaire 15 peut être éventuellement composé d'une pièce métallique plane ou d'un fil métallique. En tout cas, les extrémités du conducteur annulaire 15 ne sont pas réunies et (comme représenté dans le détail A) elles sont séparées par un intervalle rempli d'une substance 16 telle que du titanate de baryum. L'intervalle rempli de titanate de baryum 16 a de préférence une surface importante et une faible épaisseur. Ainsi qu'il est bien connu, la polarisation électrique du titanate de baryum 16 est une fonction non-linéaire du champ électrique qui agit sur cette matière.L'ensemble représenté sur la Fig. 4 émet donc de l'énergie à des fréquences autres que celles auxquelles il est exposé lorsqu'il est excité par un vecteur magnétique 17 correspondant à une variation cyclique de l'intensité magnétique dans la direction indiquée. Si une seule fréquence F est imposée à ce dispositif, sous l'effet d'induction à partir de l'induction électromagnétique dans le conducteur électrique annulaire 15, les fréquences qui sont engendrées sous cet effet et qui sont par conséquent rayonnées, sont 2F, 3F, 4F, etc.Si le vecteur magnétique 17 comprend une énergie électromagnétique à deux fréquences F1 et F2, et en particulier si les énergies produites à ces deux fréquences sont d'intensités approximativement égales, le comportement non-linéaire de la couche de titanate de baryum 16 entratne la production de fréquences telles que F1 + F2, F1 - F2, 2F1 + F2, F1 + 2F2, et diverses autres combinaisons de sommes et de différences des multiples des fréquences F1 et F2. De la même façon que les marques anti-vol 2 représentées à la Fig. 1 peuvent être constituées par des dispositifs composés d'un ensemble tel que celui représenté et décrit plus haut à propos de la Fig. 2, les marques anti-vol 2 peuvent avoir la structure décrite à propos de la Fig. 4. On obtient les mêmes modes d'utilisation en utilisant le dispositif de la Fig. 4, qui est à de nombreux égards un équivalent du dispositif de la Fig. 2 par son fonctionnement en qualité de marque anti-vol. D'autres caractéristiques qui ont trait à l'utilisation du dispositif de la Fig. 4 ressortiront de la description donnée immédiatement ci-après. La description donnée ci-dessus pour le dispositif de la Fig.4 n'indique que les éléments essentiels de ce dispositif, c'est-àdire ceux qui ont trait à son comportement électrique et inducteur de signaux par lesquels ce dispositif contribue à identifier la marchandise 1 qui a été volée. Comme dans le cas du dispositif de la Fig. 2, on peut employer un dispositif d'annulation au poste de contrôle de la façon indiquée par la référence 4 sur la Fig. 1. Dans le cas de l'utilisation d'une marque anti-vol 2 du type de la Fig. 4, le dispositif d'annulation 4 comprend une source d'énergie électromagnétique qui, au moins à certains moments, émet une énergie électromagnétique qui correspond à la fréquence de résonance mécanique de la masse 16 de titanate de baryum et des parties voisines du conducteur annulaire 15. Dans cette forme d'annulation, l'énergie de la vibration mécanique induite par le dispositif d'annulation 4 (Fig. 1) brise la masse de titanate de baryum 16, ce qui détruit ou modifie considérablement le comportement de ce type de marque électromagnétique. Cette modification permet de reconnaître que la marque anti-vol 2 a été annulée et de vérifier que l'article 1 auquel cet élément est fixé a bien été payé. Une autre technique d'annulation qui peut être appliquée en combinaison avec le dispositif de la Fig. 4 met à profit l'étranglement du conducteur annulaire 15 au point 18, comme représenté dans le détail B. Pour l'annulation, on peut mettre à profit la présence de l'étranglement 18 en induisant dans le conducteur annulaire 15 une intensité suffisamment élevée pour faire fondre ou détruire la matière conductrice présente dans l'étranglement 18. Si l'on veut rendre cet étranglement 18 sensible et facile à détruire, la matière de cet étranglement peut être effectivement composée d'une substance ou de plusieurs substances moins bien adaptées pour conduire l'électricité que celles qui constituent la partie principale du conducteur 15.Dans ce cas, il se développe rapidement de la chaleur dans l'étranglement 18, ou bien cet étranglement subit une autre modification qui provoque l'ouverture du circuit qui comprend le conducteur annulaire 15 et la masse 16 de titanate de baryum, de sorte que la marque anti-vol 2 ne peut plus engendrer des fréquences somme et différence et qu'elle n'est donc pas détectée par le dispositif excitateur et détecteur 5 (Fig. 1) du passage de sortie 6. La Fig. 5 représente une autre variante de réalisation de la marque anti-vol 2. Dans le détail A de cette Fig. 5, on a représenté un conducteur 19 et une masse 20 de titanate de baryum disposés dans un intervalle formé entre les extrémités du conducteur 19, comme représenté dans le détail A. En outre, une certaine quantité de matière ferromagnétique 21 (représentée dans le détail B) est disposée de manière à fermer un circuit magnétique qui entoure le courant qui circule dans le conducteur 19, de manière à augmenter considérablement l'inductance présentée par le conducteur 19 à une spire.Du fait de l'utilisation de la matière ferromagnétique 21, et en raison de la capacité électrique relativement grande de l'intervalle qui contient le titanate de baryum 20 (comparativement à un intervalle contenant un diélectrique ordinaire), le dispositif représenté sur cette figure constitue en fait une boucle inductancecapacité qui, sur la base des principes classiques des télécommunications, possède une fréquence de résonance de Hertz où : L est l'inductance en microhenrys, et C la capacité en microfarads. Du fait de la présence de la matière ferromagnétique, la résonance de cet élément n'est pas aussi aiguë que les résonances des bobines à air qui contiennent de grandes quantités de matière conductrice de l'électricité mais qui ne comportent pas de matière ferromagnétique. Du fait que la résonance du dispositif de la Fig.5 présente une largeur appréciable, on peut éventuellement l'exciter avec plus d'une seule fréquence, les fréquences utilisées étant considérablement différentes les unes des autres, et cependant s'attendre à ce que les deux fréquences se trouvent à peu près dans la zone de résonance.Lorsqu'on utilise des marques anti-vol 2 du type spécial suivant la Fig. 5, l'installation représentée sur la Fig. 1 fonctionne d'une façon à peu près analogue à celle qui est décrite à propos de la marque anti-vol de la Fig. 4 mais les sources d'énergie prévues dans le dispositif excitateur et détecteur 5 du passage de sortie 6 doivent émettre des fréquences qui sont contenues dans la zone de résonance du dispositif à capacité et inductance, pour donner à cette marque son meilleur rendement. La flèche 17 qui passe par le centre de la boucle formée par le conducteur 19 a exactement la même signification que la flèche 17 de la Fig. 4. La Fig. 6 représente une marque anti-vol comprenant une bobine plate 22 composée d'une ou de plusieurs spires et qui est en courtcircuit sur elle-même. On pourrait utiliser comme équivalent de la bobine plate 22, par exemple une rondelle de cuivre qui occuperait la même région de l'espace et qui contiendrait une quantité de cui vre égale à la quantité totale représentée par le fil de la bobine 22. Des éléments ferromagnétiques 23 et 24 (représentés dans le détail) sont disposés pour canaliser le flux magnétique développé par la bobine 22 et ces éléments sont en une matière à force coercitive extremement faible.En outre, les éléments ferromagnétiques 23 et 24 possèdent une forme délibérément choisie pour comporter une quantité insuffisante de matière ferromagnétique, et créer de cette façon une forte possibilité de saturation magnétique. Sous l'effet de la saturation magnétique, qui est un processus non-linéaire, les variations de flux qui sont associées à la non-linéarité provoquent émission d'un rayonnement par la boucle conductrice 25. Les fréquences qui sont rayonnées de cette façon correspondent à des modulations qui jouent le même rôle que les modulations développées par l'utilisation des autres marques anti-vol 2 suivant l'invention. Sur cette Fig. 6, les éléments ferromagnétiques 23 et 24 sont d'une forme appropriée pour assurer la fonction de canalisation du flux magnétique induit en présence de la bobine en court-circuit 22 mais ils n'ont pas à être coudés à angle vif pour entourer la bobine plate 22. Au contraire, l'élément 24 est disposé à plat directement au-dessous de la bobine 22 et l'autre élément 23 est disposé de la même façon mais au dessus de cette bobine. Les deux éléments 23 et 24 sont très rapprochés l'un de l'autre à leurs extrémités, ce qui permet un transfert facile du flux magnétique d'un élément à l'autre, et permet au flux magnétique de circuler autour du conducteur. La marque représentée sur la Fig. 6 ne possède aucune propriété d'annulation. Au contraire, l'utilisateur doit enlever ce type de marque de la marchandise au moment du paiement.La marque de la Fig. 6 est décrite uniquement dans le but de montrer comment une installation qui ne comporte pas d'annulation peut être réalisée suivant l'invention. Dans l'utilisation de cette marque, le dispositif excitateur et détecteur 5 monté dans le voisinage du passage de sortie 6 produit un signal et détecte le signal réémis par la marque, ce signal indiquant que la marchandise 1 a été sortie du magasin alors qu'elle porte encore la marque 2. La marchandise dont 1 'employé a éliminé la marque de la Fig. 6 ne donne évidemment pas cet effet lorsqu'elle traverse le passage de sortie. Sur la Fig. 7A, on a représenté un autre type de marque antivol qui comprend une bande ou tige de forme allongée, faite d'une matière ferromagnétique 26 capable de répondre aux fréquences F1 et F2 émises par le dispositif excitateur et détecteur 5 placé dans la région du passage de sortie 6. La région médiane de cette bande ou tige 26 est entourée d'un conducteur électrique 27 qui forme un ou plusieurs tours autour de cette région médiane. Les extrémités du conducteur 27 sont reliées l'une à l'autre par l'intermédiaire d'un élément électrique non-linéaire 28 qui est constitué par une jonction redresseuse en germanium, en oxyde de cuivre ou au silicium, ou par un autre composant présentant une conductibilité électrique plus ou moins unidirectionnelle.Dans l'utilisation de ce dispositif, le coude de la caractéristique intensité/tension de l'élément non-linéaire représente un défaut de linéarité qui exerce son effet sur le courant éventuellement induit dans le conducteur électrique 27 ou qui circule dans ce conducteur. L'effet de non-linéarité qui est ainsi donné à ce dispositif réagit sur le champ magnétique de l'élément ferromagnétique 26, en émettant des rayonnements magnétiques de fréquences somme et différence, comme c'est le cas pour les marques 2 décrites plus haut. L'utilisation des fréquences somme et différence est en fait la même. Dans le dispositif d'annulation 4, l'annulation est produite par induction d'un courant électrique qui traverse la diode 28 avec une intensité suffisante pour détruire cette diode.Lorsqu'elle est détruite, l'élément non-linéaire peut, soit perdre sa caractéristique unidirectionnelle, ce qui supprime: son comportement non-linéaire, soit se briser et donner lieu à un circuit ouvert qui supprime toute circulation de courant dans le conducteur électrique 27, et élimine l'effet de non-linéarité initialement présent et qui était dû au composant électrique nonlinéaire 28. Dans le cas du dispositif de la Fig. 7A, on peut éventuellement utiliser un élément non-linéaire suffisamment durable pour résister à l'effet du dispositif d'annulation 4 prévu dans la zone du poste de contrôle 3. Dans ce cas, l'utilisation de l'installation suivant l'invention consiste à faire enlever la marque anti-vol de la Fig. 7A par l'employé affecté au poste de contrôle 3 au moment du paiement de la marchandise. Par ailleurs, l'installation fonctionne de la même fagon que dans le cas où elle utilise les autres marques anti-vol. Dans une autre variante de la marque de la Fig. 7A qui est représentée sur la Fig. 7B, on utilise le même élément ferromagnétique 26 de forme allongée, le même conducteur électrique 27, qui est formé d'un ou plusieurs tours autour du milieu de la longueur de l'élément 26, mais la diode ou le conducteur électrique non-linéaire 28 qui est utilisé sur la Fig. 7A, est remplacé par deux diodes 29 et 30 connectées en parallèle et dans le même sens. Les deux diodes 29 et 30 sont disposées différemment. La diode 29 possède une capacité de conduction du courant électrique très supérieure à celle de la diode 30. Cette capacité de la diode 29 est choisie de manière que le dispositif d'annulation 4 qui agit au poste de contrôle 3 ne puisse pas faire circuler dans le conducteur 27 un courant électrique capable d'endommager la diode 29.Par contre, la diode 30, qui possède une faible capacité de transport de courant est détruite. En outre, pour faire en sorte que le courant électrique transmis par le conducteur 27 soit divisé d'une façon prédéterminée entre les deux diodes 29 et 30, le dispositif comporte également des résistances R1 et R2 qui sont respectivement en série avec les diodes 30 et 29. Dans l'utilisation de ce dispositif, l'effet de la variante de la Fig. 7B consiste en ce que l'annulation produite dans le dispositif d'annulation 4 au poste de contrôle 3 peut entraîner une modification prédéterminée et prévisible des propriétés de la marque anti-vol mais laisse cependant cette dernière encore capable d'émettre un rayonnement qui correspond aux modulations dans la zone du passage de sortie. De même que la marque anti-vol de la Fig. 2, la marque de la Fig. 7B assure la reconnaissance d'une marchandise volée et, en même temps, permet de se rendre compte à la porte de sortie si la marque anti-vol annulée est présente sur la marchandise que le client transporte en traversant le passage 6. On décrira maintenant le dispositif excitateur et détecteur 5 prévu dans le passage de sortie 6. Etant donné que l'on dispose de trois coordonnées perpendiculaires, il est possible d'agencer les dispositifs excitateurs et détecteurs de manière qu'ils travaillent sans interaction mutuelle. En fait, une caractéristique de l'installation suivant l'invention consiste en ce que, dans les limites de précision du réglage de la position et de l'orientation des éléments électromagnétiques émetteurs et récepteurs, les deux éléments émetteurs rayonnent indépendamment, aucun d'eux n'étant capable de transmettre de l'énergie à l'autre, tandis que, par ailleurs, le capteur ou récepteur ne reçoit directement l'énergie d'aucun des dispositifs émetteurs. Ces agencements ne sont naturellement valables que lorsque l'espace intérieur du passage de sortie est vide, c'est-à-dire lorsqu'il ne contient aucune marque anti-vol 2. La fa çon dont on obtient le type d'agencement indiqué ci-dessus est dé crit sur la Fig. 8. Sur cette figure, on a représenté deux montants de porte 31 dont chacun contient, à peu près au milieu de sa hauteur, deux bobines émettrices 32. Toutes les bobines 32 sont connectées en parallèle (elles pourraient également être connectées en série). A titre uniquement illustratif, on suppose que la fréquence avec laquelle ces bobines émettrices 32 sont excitées est de 21 kHz. Chacune des bobines émettrices 32 est accordée séparément de manière à présenter l'impédance maximale possible à 21 kHz. A titre uniquement illustratif, les bobines peuvent être composées de 99 tours de fil de cuivre de 0,81 mm de diamètre, enroulés en une bobine de 25,4 mm de diamètre, en une seule couche, pour produire 99 spires en un enroulement d'une longueur totale de 89 mm.On peut donner à cette bobine une résonance à 21 kHz en utilisant un condensateur ayant une capacité au moins égale à 1 microfarad et au plus égale à 1,1 microfarad. La combinaison de l'une des bobines 33 et de son condensateur de résonance 34 (comme représenté dans le détail), excitée à la fréquence de résonance, représente une impédance entièrement ohmique et, dans le cas représenté, elle possède une résis- tance de 100 à 150 ohms. Une combinaison en parallèle de quatre charges ohmiques de cette nature donne un effet combiné bien approprié pour charger efficacement les sorties de certains amplificateurs de fréquences audibles qu'on trouve dans le commerce. De même, les montants 21 contiennent, à leurs extrémités supérieure et inférieure des bobines 35, destinées à émettre une autre fréquence choisie, par exemple de 24,5 kHz. Les quatre bobines 35 calculées pour émettre une fréquence de 24,5 kHz peuvent être construites de la même façon et on peut les combiner de la même façon avec un condensateur pour obtenir une fréquence de résonance mais, naturellement le condensateur de chacune de ces bobines doit présenter une capacité réduite en conséquence. La combinaison du premier groupe de quatre bobines 32 est connectée à une source d'énergie 36 donnant une fréquence de 21 kHz. La combinaison du deuxième groupe de quatre bobines 35 est connectée à une source d'énergie 37 séparée, et donnant une fréquence de 24,5 kHz.Grâce à l'agencement choisi pour le premier groupe de bobines 32 et le deuxième groupe de bobines 35, il ne se produit aucune inductance mutuelle appréciable capable d'introduire l'énergie à 21 kHz dans l'énergie à 24,5 kHz ou inversement. En quatre autres points, l'installation comprend également quatre autres bobines 38 dont les axes sont perpendiculaires au plan du dessin. Etant donné que toutes les émissions du premier et du deuxième groupe de bobines 32 et 35 se trouvent dans le plan du dessin, les quatre bobines 38, dont les axes sont perpendiculaires à ce plan, ne reçoivent pas l'énergie à 24,5 kHz ni celle à 21 kHz. Les quatre bobines 38 sont combinées à des condensateurs d'une capacité appropriée pour donner une fréquence de résonance de 3,5 kHz. Pour obtenir une bonne sensibilité desbobines et afin de permettre d'obtenir une fréquence de résonance de 3,5 kHz, avec un bon rendement, ces bobines doivent comporter une plus grande quantité de cuivre dans leur enroulement et, de préférence, quatre couches de fils de 0,91 mm de diamètre, chaque couche contenant 99 spires environ. La capacité qui est nécessaire pour obtenir une fréquence de résonance de 3,5 kHz est d'environ 2 microfarads. Il convient d'attirer l'attention sur le fait que les noyaux de ces enroulements n'ont pas été mentionnés. Dans une forme de réalisation préférée, ces bobines sont enroulées sur une matière non magnétique et non conductrice, parce qu'une matière ferromagnétique, en raison de ses propriétés non-linéaires donnerait lieu dans l'- installation suivant l'invention à des interactions entre les diverses sources énergie, interactions qu'il est souhaitable d'éviter. Par ailleurs, une matière conductrice de l'électricité détruirait la qualité des effets inductifs de toutes les bobines. En fait, une bobine de 99 tours à air, réalisée de la façon décrite ci-dessus, possède un coefficient Q d'environ 500 à 21 kHz lorsqu'elle est bobinée sur un noyau de bois.On ne peut pas trouver la résonance, ni mesurer l'inductance suffisamment bien pour déterminer le coefficient Q, si cette bobine est bobinée sur un conducteur électrique. La combinaison de quatre bobines qui a été décrite plus haut, dont les axes sont perpendiculaires au plan du dessin (chaque bobine étant connectée avec un condensateur approprié pour donner une résonance à 3,5 kHz) débite sa sortie sur l'extrémité d'entrée d'un amplificateur accordé 39, à gain élevé, adapté pour recevoir et amplifier sélectivement les signaux de 3,5 kHz. L'amplificateur 39 transmet sa sortie à un mécanisme d'alarme 40 ou à un générateur d fréquence porteuse qui sera décrit plus bas. Pour obtenir une meilleure adaptation d'impédance par rapport à la résistance d'entrée communément adoptée dans les amplificateurs qui sont les mieux appropriés, on peut modifier l'installation et connecter en série les quatre bobines réceptrices 38.La composante ohmique de ces bobines (avec leurs condensateurs) est d'environ 100 ohms pour chaque ensemble à résonance, de sorte que la série de quatre bobines est adaptée de très près avec l'impédance de 500 ohms qui est habituellement adoptée dans la technique des télécommunications pour les amplificateurs, filtres, etc. La Fig. 9 est un schéma destiné à faciliter l'explication du mode de fonctionnement du dispositif excitateur et détecteur 5 qui est décrit en particulier en regard de la Fig. 8. Sur la Fig. 9, on suppose que l'axe X représente l'action de l'émetteur de 21 kHz, que l'axe Y, perpendiculaire au premier, représente l'action de 1'émetteur de 24,5 kHz et que l'axe Z représente la sensibilité de réception ou direction de réception des bobines réceptrices 38 à fréquence de résonance de 3,5 kHz. Le vecteur o est représenté dans une direction ni parallèle ni perpendiculaire à aucun des trois axes. Ce vecteur e représente la direction dans laquelle une marque anti-vol 2 est capable de recevoir et de réémettre une énergie. Etant donné que ce vecteur e possède une composante importante dans chacun des trois axes, la marque 2 orientée suivant ce vecteur est capable de recevoir de l'énergie simultanément à la fréquence de 21 kHz et à celle de 24,5 kHz. Pour les mêmes raisons, si la marque 2 réémet à 3,5 kHz (si elle n'a pas été annulée), l'axe de détection Z est orienté par rapport à ce vecteur de telle sorte que ce dispositif de détection n'est pas insensible au rayonnement émis par la marque 2. Il ressort des Fig. 8 et 9 que la réception d'une fréquence de 3 kHz dans l'installation suivant 1'invention, constitue une indication distincte et exclusive de la présence d'une marque ou de plusieurs marques 2. Pour débiter un signal de 3,5 kHz, l'un ou plusieurs de oyes éè'mert doivent être dans le domaine du rayonnement d'énergie et de sensibilité prévu par les agencements représentés sur la Fig. 8. Les objets autres que les marques ne sont pas entièrement sans effet mais ils ne présentent pas les mêmes effets. Pour faciliter la compréhension d'une autre variante de l'installation suivant l'invention, on se reportera également à la Fig. 9. Cette figure représente les directions d'action des fréquences X et Y (de 21 et 24,5 kHz) et la direction Z de sensibilité du dispositif qui détecte la fréquence différence sous la forme de trois axes perpendiculaires. Il sera évident pour l'homme de l'art que, si le vecteur e de la marque est exactement perpendiculaire à l'un ou l'autre des axes X et Y des sources de signaux, ceci correspond à éliminer l'énergie qui correspond au vecteur auquel le vecteur e est perpendiculaire. En outre, si le vecteur e se trouve dans le plan X Y, il est constamment perpendiculaire à l'axe Z, ce qui supprime toute possibilité de réception d'une énergie par le dispositif récepteur de signaux 38 (Fig. 8).En fait, il est vrai que le vecteur e doit comporter des composantes ou projections horizontales notables et comparables dans toutes les directions parallèles aux trois axes X, Y et Z. Dans les cas où la direction du vecteur e ne remplit pas ces conditions, ou bien la marque 2 ne produit pas de signaux à la fréquence différence, ou, si elle produit de tels signaux, ces derniers ne sont pas détectés. La présence de si nombreux angles morts, et le nombre des conditions que doit remplir la direction du vecteur de la marque ont pour effet que l'installation telle qu'elle est décrite plus haut est quelquefois incable de reconnaitre des marques au moment où elles traversent le passage 6. L'installation possède cependant un avantage dans le fait qu'aucun objet autre qu'une marque ne déclenche l'alarme.Toutefois, la Demanderesse a trouvé le moyen de réduire les inconvénients qui résultent des limitations mentionnées ci-dessus (qui laissent quelquefois passer un article volé porteur d'une marque anti-vol). On remarquera sur la Fig. 8 que, dans la description ci-dessus, on a exclu le risque de faire interagir l'énergie de la source à 21 kHz avec la source à 24,5 kHz en utilisant des émetteurs séparés et en faisant en sorte que ces émetteurs n'interagissent pas entre eux, grace à leurs positions orthogonales. On peut adopter un autre moyen, non basé sur la géométrie, pour exclure le risque d'interaction de l'énergie des signaux dans l'intervalle de fréquences choisi. La variante obtenue apporte l'avantage de permettre de simplifier l'agencement du passage de sortie. Le dispositif envisagé pour réduire le nombre d'angles morts par rapport à la direction du vecteur e (Fig. 9) comporte des filtres d'ondes d'un calcul rigoureux et qui ne contiennent que des éléments passifs. Ces éléments remplissent la fonction normalement assurée par l'isolation géométrique adoptée dans l'installation de la Fig. 8. Ces filtres d'ondes peuvent être calculés pour l'intervalle de fréquences de 20 à 50 kHz sans utiliser de matière ferromagnétique ni d'autres éléments donnant une caractéristique de nonlinéarité au dispositif. Les filtres d'ondes utilisés, s'ils sont prévus en un nombre suffisant de cellules, propagent l'énergie voulue pratiquement sans perte et sont capables de rejeter les fréquences de signaux indésirables, dans toute la mesure voulue, grâce à l'utilisation d'un nombre suffisant de cellules.Un réseau de filtrage à cellules M ou pi convenablement conçues exclut les fréquences indésirables dans une proportion de plus de 100 dB en quelques cellules. On peut utiliser pour le rejet d'une seule fréquence des filtres du type treillis et ces filtres sont extrêmement efficaces. En fait, la seule limitation sérieuse au rejet assurée par un filtre du type treillis est imposée par la variation de la fréquence du signal qu'on désire rejeter. Un filtre du type treillis peut comprendre, par exemple, deux condensateurs et deux éléments inductifs qui sont assemblés comme les quatre éléments d'un pont. L'entrée et la sortie du pont sont liées par un rapport qui est théoriquement infini à la fréquence à laquelle le pont est équilibré. De cette façon, il est théoriquement possible d'exclure une seule fréquence dans toute la mesure voulue, par un seul réseau composé d'un tel filtre.En même temps, un seul filtre en treillis peut transmettre très efficacement une énergie dont la fréquence des signaux est nettement différente de la fréquence des signaux à laquelle le pont est équilibré. Pour 20 kHz ou plus, on peut former des inductances à peu près parfaites (dont le coefficient Q est de l'ordre de quelques milliers) dans le volume de quelques dizaines de centimètres cubes et ces inductances n'ont pas à contenir plus de 30 ou 60 grammes de fil de cuivre. En outre, dans le spectre de fréquences qui implique l'utilisation d'une bote métallique en fer ou cuivre et d'une bobine espacée des parois de cette boîte, et contenue dans celle-ci, cette bobine n'émet ni n'absorbe aucune énergie électromagnétique notable dans cette zone de fréquences. Les condensateurs réalisés en feuille d'aluminium enroulée avec un diélectrique tel qu'un papier paraffiné (ou une feuille de Mylar ou de polystyrène) donne des performances électriques à peu près parfaites dans la gamme de fréquences préférée suivant l'invention.Il est donc bien possible de remplacer par un filtrage rigoureux l'agencement géométrique de bobines émettrices décrit plus haut pour supprimer les risques de transfert d'énergie d'un dispositif à un autre. En outre, l'utilisation de filtres bien calculés apporte un autre avantage consistant en ce que la présence de corps conducteurs de n'importe quelle configuration dans le passage 6 ne risque pas de provoquer la transmission de l'énergie d'un dispositif à un autre, puisque les filtres d'ondes fonctionnent indépendamment de la présence d'un corps quelconque dans le passage 6.Au contraire, le dispositif composé de bobines disposées géométriquement et sensibles à la présence d'éléments conducteurs dans le passage 6 et les résultats favorables que l'on obtient en disposant les bobines 32, 35 et 38 dans des directions mutuellement perpendiculaires, sont partiellement détruits lorsqu'un corps conducteur de grande dimension traverse le passage 6. La Fig. 10 représente le dispositif décrit ci-dessus. Sur la Fig. 10, on a représenté, pour simplifier,un seul dispositif émetteur et récepteur 41, car cette forme de réalisation montre plus clairement la souplesse d'utilisation de cette variante de réalisation. Le schéma représente trois filtres d'ondes distincts, l'entrée de chacun étant connectée à un dispositif électrique séparé. Pour chacun des deux premiers filtres d'ondes, ce dispositif électrique est un oscillateur. Les filtres 42 et 43 sont également désignés, pour la commodité de la description, par les symboles F1 et F2 pour indiquer le centre de la bande passante que chacun des filtres 42 et 43 transmet sélectivement. Le troisième filtre 44 est désigné par le symbole F1 - F2 pour indiquer que le centre de sa bande passante est la fréquence différence.Ces filtres sont délibérément choisis parmi des types qui permettent d'obtenir une sélectivité extrêmement forte et une exclusion extrêmement élevée des fréquences indésirables. On peut indiquer comme exemples de fréquences qui donnent une capacité de filtrage extrêmement forte, F1 = 31 kHz, F2 = 21 kHz et F1 - F2 = 10 kHz. Ces fréquences peuvent être séparées très distinctement les unes des autres par filtrage et, en fait, on peut obtenir une exclusivité dans toute la proportion voulue. Les ensembles composés des filtres et des oscillateurs sont tous connectés à un même dispositif électronique compris dans le dispositif détecteur et excitateur 41 du passage de sortie. Un dispositif 41 approprié, qui est adapté pour cette application, est constitué par une bobine enroulée à plat, représentée schématiquement sur la Fig. 10. Cette bobine joue efficacement son rôle parce que les deux sources d'énergie 46 et 47 exercent des influences concomitantes sur la marque anti-vol aux fréquences F1 et F2, chaque fois que le vecteur e de la marque anti-vol possède une composante importante dans une direction qui n'est pas située dans le plan de la bobine. A l1in- verse, la bobine 41 de la porte est capable de recevoir avec une bonne efficacité, l'énergie à la fréquence différence F1 - F2 et ceci chaque fois qu'une marque anti-vol 2 présente une composante importante dans une direction perpendiculaire au plan du passage au moment où la marque 2 traverse ce plan. Sur la Fig. 10, on voit également que l'installation comprend deux sources de fréquences F1 et F2 et deux filtres. Il est évident que, si les sources de fréquences qui émettent l'énergie aux fréquences F1 et F2 sont ajustées de manière que F1 = F2,et en outre, Si l'on fait en sorte que les deux sources d'énergie soient en phase, l'ensemble de l'installation comprenant les sources de fréquences qui émettent l'énergie aux deux fréquences F1 et F2 a, dans son ensemble, le meme effet qu'un seul oscillateur et un seul filtre. On obtient donc le même résultat en supprimant simplement le filtre F1 et l'oscillateur 46. Dans un dispositif où ces éléments sont supprimés, étant donné que F1 = F2, la quantité F1 - F2 n'a aucune signification en courant alternatif. Toutefois, dans les modulations et ainsi qu'on l'a indiqué plus haut, l'une des fonctions qui est engendrée est F1 + F2. Dans la variante de réalisation de l'installation décrite en regard de la Fig. 10, on peut envisager de supprimer l'oscillateur 46 et le filtre 42. On utilise un filtre approprié pour laisser passer la fréquence 2F1 en remplacement du filtre 44 qui laisse passer la fréquence F1 - F2. La reconnaissance des articles marqués par cette variante de réalisation est identique au processus décrit pour les autres formes de réalisation. Du point de vue de la technique, il est nécessaire que le filtre 43 de la Fig. 10 soit adapté pour rejeter strictement la fréquence 2F. Dans un filtre à treillis conçu pour le rejet d'une seule fréquence, l'élimination de la fréquence 2F1 indésirable de la sortie de ce filtre peut être obtenue à plus de 100 dB en deux mailies du treillis, pourvu que la stabilité de la fréquence de l'oscillateur 47 soit suffisamment bonne. On peut obtenir facilement ce résultat en utilisant une commande à cristal pour stabiliser l'oscillateur 47. Suivant l'invention, on peut utiliser un cristal de quartz insensible à la température et, si nécessaire, on peut encore utiliser une enceinte à température réglée pour améliorer encore la stabilité de la fréquence de l'os- cillateur 47. En appliquant soigneusement ces techniques, on a pu fixer la fréquence des oscillateurs avec une précision supérieure à sur sur de longues périodes. Etant donné que l'installation sui- vant l'invention n'exige pas une précision aussi extrême du réglage de la fréquence, il est bien évident que les procédés proposés sont bien appropriés. Dans l'utilisation des dispositifs de prévention du vol à l'é- talage suivant l'invention, il se pose également le problème de la transmission du signal avertisseur qui indique un vol de marchandise et la nécessité d'attirer l'attention des gardes de sécurité qui ne sont pas nécessairement au même endroit. Pour rendre ce traitement approprié dans les immeubles terminés dans lesquels les canalisations électriques sont déjà en place, on peut utiliser des techniques habituelles de signalisation par fréquence porteuse qui sont bien connues et de faire transporter la fréquence porteuse par le réseau d'alimentation en électricité. Etant donné que les dispositifs avertisseurs suivant l'invention sont à alimentation électrique, il est avantageux d'introduire le signal porteur de l'alarme sur le câble par où l'installation est alimentée en énergie, ce qui rend inutile toutes connexions de communication d'une nature différente. L'équipement électrique nécessaire pour introduire le message d'avertissement sur fréquence porteuse sur le câble d'alimentation en énergie est généralement incorporé aux autres éléments de l'installation anti-vol ou situé à proximité de cette installation. En fait, tous ces éléments peuvent être situés sur le même tiroir ou incorporés dans le même empilement de boîtes blindées, suivant la solution qui sera la plus commode. Ces dispositifs à fréquence porteuse sont avantageusement utilisés en combinaison avec les autres éléments de l'invention.Sur la Fig. 10, l'élément générateur de fréquence porteuse peut éventuellement être l'élément 48. On remarquera sur la Fig. 10 l'utilisation de six connexions électriques comprenant trois paires qui partent respectivement (a) de 46 et 42, (b) de 47 et 43 et (c) de 48 et 45. Dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique NO 2.520.677, on utilise de même six fils en trois paires et des moyens particulièrement efficaces de filtrage pour éliminer le bruit des fréquences des signaux F1 ~ F2 (cette fréquence est la fréquence F1 - F2 dans la présente invention). Tous les moyens et procédés utilisés et appliqués dans le brevet NO 2.520.677 peuvent également être appliqués et utilisés pour amé- liorer le rapport signal/bruit dans l'installation anti-vol suivant l'invention, et ces moyens et procédés peuvent être utilisés en combinaison avec d'autres caractéristiques de l'installation anti-vol suivant l'invention pour mieux rejeter les bruits et per turbations électriques de toutes sortes. On peut supposer qu'on utilise le dispositif de la Fig. 10 sans les éléments 43, 44, 45, 47 et 48. Le filtre F1 (élément 42) peut également être décrit comme un élément de peu d'importance qui est composé, dans ce mode d'utilisation du dispositif de la Fig. 10, par une simple paire de fils. En fait, on peut supprimer la fonction de ce filtre. Dans ce mode d'utilisation du disposition de la Fig. 10, l'oscillateur 46 est un oscillateur qui émet des oscillations relativement fortes et qui peut être réglé de temps à autre, ou qui peut au moins être réglé sur une nouvelle fréquence suivant le besoin. L'oscillateur 46 peut en outre être un wobulateur adapté pour parcourir cycliquement un petit intervalle de fréquences. Dans le mode d'utilisation du dispositif de la Fig. 10 qu'on vient de décrire, la bobine matérialise le passage de sortie au point représenté pour le dispositif 4 de la Fig. 1. Cette bobine 41 est supposée réalisée à l'échelle appropriée de manière à s'ajuster dans l'espace prévu au point 4 de la Fig. 1. Le dispositif de la Fig. 10 est agencé en fait de manière à pouvoir assurer la fonction d'annulation. Pour émettre vers le haut un fort champ électromagnétique à travers le tapis roulant 2A du poste de contrôle 3 de la Fig. 1, on agence celui-ci de manière à supprimer toute boucle métallique fermée entre le dispositif 4 et la marchandise 1 munie de la marque anti-vol 2. Le plan de la bobine de la Fig. 10 est dans ce cas confondu avec le plan du plus grand côté du volume en forme de sortie représenté en 4 sur la Fig. 1.Pour cette utilisation et pour toutes les autres applications du dispositif de la Fig. 10, il va de soi que le support mécanique de la bobine est fait d'une matière non conductrice et non ferromagnétique. En dehors des installations décrites plus haut, la Demanderesse a trouvé un moyen particulièrement approprié de mise en oeuvre de la présente invention. Si l'on utilise une matière ferromagnétique à haute perméabilité, par exemple une substance ayant une perméabilité maximale de 400.000 ou environ, et une force coercitive de 0,02, et si l'on donne à cette matière une forme présentant une section très faible comparativement à sa longueur, par exemple une 2 section de 0,04 mm et une longueur de 40 mm ou plus, l'élément étant composé d'un ruban d'une épaisseur non supérieure à 0,0125 mm, et si la marque anti-vol est présentée de manière que son axe soit approximativement parallèle au champ magnétique oscillant induit dans un passage comme celui-représenté dans la Fig. 1, le champ magnétique oscillant, d'une intensité de l'ordre de 3 oersteds (cette marque étant à peu près analogue à celle dè la Fig. 2), l'é- lément magnétique choisi de cette façon réfléchit des fréquences harmoniques d'un ordre très élevé, qui atteignent 1,6 MHz lorsqu'il est excité à une fréquence de 60 Hz. Si une marque telle que celle décrite est à peu près analogue à la marque 9 de la Fig. 2 et qui est particulièrement représentée par la marque 49 de la Fig. 11, est accompagnée d'autres éléments ferromagnétiques présentant également une forme très allongée, ces autres éléments ferromagnétiques étant disposés à proximité des éléments ferromagnétiques qui ont été décrits en premier et parallèlement à ceu-ci, on obtient des résultats très favorables et utiles. Ces éléments ferromagnétiques supplémentaires 50 et 51 de la Fig. 11 sont choisis de manière à posséder des propriétés magnétiques distinctes, qui ne sont pas les mêmes dans les deux éléments ferromagnétiques supplémentaires, et aucun des deux éléments ferromagnétiques supplémentaires 50 et 51 n'est entièrement analogue au premier élément ferromagnétique 49.L'élément ferromagnétique 50 peut être choisi parmi les substances à forte teneur en fer qui ont une force coercitive d'environ 15 oersteds. L'élément ferromagnétique 51 peut être choisi parmi les substances ferromagnétiques à forte teneur en fer, qui ont une force coercitive d'environ 100 oersteds. On peut également utiliser d'autres éléments, qui possèdent des forces coercitives magnétiques encore plus élevées. L'élément magnétique 50 présente une section (par exemple inférieure à 0,04 mm2) suffisamment mince pour que, si on le laisse aussi fortement aimanté que possible, le nombre de lignes de force qu'il donne soit insuffisant pour saturer le premier élément 49.La surface de la section de l'élément ferromagnétique 51 est choisie de manière que, si on le laisse aussi pleinement aimanté que possible et si, en même temps, l'élément 50 est également aussi fortement aimanté que possible et aimanté dans le même sens, les lignes de force portées par ces deux éléments ferromagnétiques sont légèrement plus que suffisantes pour saturer magnétiquement l'élément magnétique 49. Les éléments ferromagnétiques 49, 50 et 51 sont représentés séparément sur la Fig. 11. Toutefois, il va de soi qu'on peut utiliser des papiers à peu près analogues à l'élément 12 de la Fig. 2, pour servir d'intercalaires,de supports et de masques pour les éléments ferromagnétiques 49, 50 et 51, dans l'étiquette ou la marque anti-vol. Le spectre des fréquences réémises par la combinaison des éléments ferromagnétiques 49, 50 et 51 peut se présenter sous trois formes possibles lorsque l'ensemble de ces trois éléments traverse un passage tel que celui représenté sur la Fig. 1. Le premier spectre possible représente le type de réémission qui se présente lorsque les éléments 50 et 51 ont été désaimantés et que la valeur ambiante ou valeur nulle du champ magnétique qui règne dans le pas sa ge est neutralisée de manière à ne posséder pratiquement aucune composante parallèle à l'axe des composantes du champ oscillant. Le deuxième spectre possible se présente lorsque l'état du passage est à peu près le même mais que la marque anti-vol représentée sur la Fig. 1 est présentée dans l'état où l'élément 50 est à peu près totalement aimanté tandis que l'élément 51 n'est pas aimanté. Cet état est obtenu en imposant un champ magnétique suffisant pour aimanter l'élément 50 sans aimanter suffisamment l'élément 51. Un troisième état de l'ensemble représenté sur la Fig. 11 se présente lorsque les deux éléments ferromagnétiques 50 et 51 sont aimantés et quton les laisse aussi fortement aimantés que possible dans le même sens. Dans ce cas, il est également évident que l'état d'ambiance du passage de la Fig. 1 est le même que celui décrit plus haut à propos du premier spectre mentionné plus haut. On peut obtenir un quatrième état de l'ensemble représenté sur la FSg.ll il en aimantant les éléments ferromagnétiques 50 et 51 mais avec des polarisations inverses. On obtient cet état en imposant tout d'abord un très fort champ magnétique qui laisse les deux éléments 50 et 51 aimantés dans le même sens et en appliquant ensuite un champ magnétique plus faible, suffisant pour inverser l'aimanta- tion de l'élément 50 (en raison de sa faible force coercitive), mais insuffisant pour inverser l'aimantation de l'élément ferromagnétique 51. En ce qui concerne la première forme de spectre, la sortie que l'on peut obtenir est entièrement composée des harmoniques impairs de la fréquence du réseau, qui est de 60 Hz par exemple. Cette conclusion est particulièrement rigoureuse pour le cas où l'antenne en forme de boucle qui reçoit l'énergie ne comprend qu'un nombre de tours très insuffisant et produit une tension électrique d'une valeur très proche de la valeur proportionnelle à la dérivée par rapport au temps de la surface représentative de l'intégrale du flux magnétique qui traverse l'antenne en forme de boucle. Pour un dispositif capteur particulièrement sensible et pour une fréquence particulière du champ magnétique à inversion cyclique, cette dérivée par rapport au temps dépend de la variation du moment magnétique de l'élément. Si l'aimantation de l'élément est inversée à chaque cycle, le moment magnétique de l'élément saturé se trouve lui-meme dans la limite supérieure de cette variation. Le moment magnétique d'une pièce de matière ferromagnétique peut être déterminé par la relation bien connue B =/u H = H + 4 m m/V où B est l'induction magnétique,/u la perméabilité, H le champ appliqué, m le moment magnétique de l'élément et V son volume, c'est à-dire le produit de sa section par sa longueur.Pour une matière à cycle d'hystérésis carré tel que le Permalloy, la perméabilité ma finale se présente dans la région de la force coercitive. C'est ainsi que, dans un exemple précité, on peut introduire les valeurs de la perméabilité, de la force coercitive, de la longueur et de la section pour montrer que la variation du moment magnétique est d'environ 1 unité électromagnétique (u.e.m.) de moment magnétique. Avec l'installation suivant l'invention, il est possible d'effectuer la détection dans un passage de sortie de largeur habituelle avec une variation de seulement 0,1 u.e.m. du moment magnétique. L'antenne en forme de boucle peut être l'élément 5B de la Fig. 1. Le deuxième spectre diffère du premier en ce qu'il contient des harmoniques pairs qui représentent une proportion importante de l'énergie. Le troisième spectre correspond au fait que la combinaison des éléments ne rayonne aucune émission. L'onde de tension délivrée par la sortie dans les quatre spectres décrits (dans l'ordre de succession de la description), est représentée sur les Fig. 12A, 12B, 12C et 12D. Sur la Fig. 12A, on remarquera que les pointes de tension qui se succèdent en alternance sont régulièrement espacées. Sur la Fig. 12B, les pointes alternées ne sont plus régulièrement espacées mais sont rapprochées par paires. Sur la Fig. 12C, les pointes sont on fait disparues. Sur la Fig. 12D, qui correspond au quatrième spectre décrit plus haut, les pointes sont irrégulièrement espacées mais le degré d'irrégularité est différent de celui représenté sur la Fig. 1213. La différence entre l'information de la Fig. 12B et celle de la Fig. 12D réside dans le fait que le rapport entre l'é- nergie fournie dans les harmoniques pairs à celle fournie dans les harmoniques impairs est nettement différent dans les deux cas. En réalité, lorsque l'état du spectre s'approche de la disparition des pointes, ces pointes se rapprochent jusqu'à ce que l'impulsion positive et l'impulsion négative s'annulent, de sorte que l'information reprEsentée par ces impulsions disparaît. Dans l'utilisation des marques anti-vol du type particulièrement avantageux qui a été décrite plus haut, on utilise à nouveau la disposition de la Fig. 10 pour l'excitation et la lecture électroniques au niveau du passage de sortie. Dans ce mode d'utilisation du dispositif de la Fig. 10, on a omis les éléments 42 et 46, ctest-à-dire que le passage est excité au moyen d'une seule fréquence. L'élément 44, qui était un filtre d'ondes dans la forme de réalisation décrite, est au contraire dans ce cas un dispositif électronique qui effectue la sélection entre les harmoniques pairs et les harmoniques impairs qui se présentent sur le conducteur d'amenée du courant à l'élément 44.Dans cette forme de réalisation, l'élément 44 débite une tension proportionnelle au rapport entre les harmoniques pairs et les harmoniques impairs choisis, sur les fils qui transmettent l'information à l'amplificateur 45. Dans ce mode d'utilisation, le dispositif de la Fig. 10 et la bobine 41 du passage de sortie représentée en combinaison avec ce dispositif ont pour effet d'exciter le dispositif de lecture de sécurité et le dispositif de transmission 48 (qui est alimenté par la sortie de l'amplificateur 45) pour déclencher une alarme, allumer des voyants, etc. Lorsqu'il est utilisé de cette façon, l'élément 44 est également de nature à indiquer l'état dans lequel il ne reçoit aucun signal. Le dispositif 44 peut donc débiter des signaux distincts qui correspondent aux trois états dans lesquels l'énergie est retransmise par les marques et, finalement, ltétat dans lequel rien n'est retransmis. Ce nombre de possibilités est suffisant pour l'identification codée d'une marchandise volée. Un autre moyen très utile d'utilisation de l'agencement de la Fig. 11 consiste à omettre l'élément ferromagnétique 51 et à donner à l'élément ferromagnétique 50 une section transversale suffisante pour que, lorsqu'il est entièrement aimanté, il soit plus que suffisant pour saturer l'élément ferromagnétique 49. Un ensemble construit de cette façon forme une marque capable de prendre deux états nettement discernables. Le premier état producteur de signaux, l'ë- tat non aimanté, correspond à la courbe de tension représentée sur la Fig. 12A. L'état de la marchandise payée dans lequel la marque a été rendue inactiveestreprésentée sur la-Fig. 12C. Cet état est engendré dans le poste de contrôle appliquant à la marque (composée des éléments 49 et 50), un champ magnétique suffisamment fort pour laisser l'élément 50 dans un état entièrement aimanté.Cette variante de marque possède un avantage particulier dans le cas où l'on désire simplement déterminer si un article a été payé ou non lorsqu'il traverse le passage et où il n'est pas nécessaire de déterminer en un code détaillé quelle sorte de marchandise est susceptible d'être volée. Pour les problèmes plus compliqués, il est préférable d'utiliser la disposition décrite plus haut, qui comprend au moins trois éléments ferromagnétiques, et pour les codes plus compliqués, la marque peut comprendre jusqutà quatre éléments, qui sont tous minces et s'tendent dans des positions raisonnablement proches et à peu près parallèles, comme on l'a représenté d'une façon générale sur la Fig. 11. En dehors des utilisations des dispositifs et installations décrites dans leur application à la prévention du vol à l'étalage, l'invention peut également être appliquée dans diverses dispositions, pour le classement, l'identification de produits manufactu rés sur une chaine de production, la sécurité ou une identification d'objets tels que des cartes, des tickets annulés ou autres applications analogues. REVENDICATIONS 1. Installation destinée à détecter la présence d'un objet lorsque cet objet se trouve dans une zone d'interrogation dans laquelle règne un champ magnétique qui varie périodiquement à une fréquence fondamentale prédéterminée, cette installation étant caractérisée en ce qu'elle comprend : une marque destinée à être fixée sur un objet, et comprenant un élément ferromagnétique de forme allongée possédant une haute perméabilité;capable d'engendrer des signaux en pointe contenant des harmoniques de ladite fréquence fondamentale d'un ordre supérieur au vingtième ordre lorsqu'il est placé dans ladite zone ; des moyens émetteurs qui produisent, dans ladite zone d'interrogation, un champ magnétique possédant une intensité suffisante pour inverser l'aimantation dudit élément ferromagnétique lorsque ce dernier se trouve dans cette zone ; un moyen récepteur qui détecte les signaux en pointe contenant lesdits harmoniques de la fréquence fondamentale qui sont produits par l'élément ferromagnétique ; et des moyens de sécurité pour la lecture et la transmission de signaux, ces moyens étant couplés au moyen récepteur et qui réagissent audit signal en indiquant la présence d'un objet en fonction de la teneur en harmoniques. 2. Installation suivant la revendication l, caractérisée en ce que la marque comprend un ruban ayant une perméabilité maximale d'au moins 400.000 et un rapport entre sa longueur et la racine carrée de la surface de sa section supérieur à 200, la marque étant placée dans ladite zone de manière que son axe soit à peu près parallèle au champ magnétique, et le moyen émetteur, qui engendre ledit champ magnétique variable, émettant dans la zone d'interrogation un champ oscillant à 50 ou 60 Hz qui présente une intensité de pointe d'au moins 3 oersteds. 3 Installation suivant l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisée en ce que le moyen émetteur qui engendre ledit champ magnétique oscillant comprend : une source d'énergie oscillante et une bobine matérialisant un passage, qui comprend une bobine enroulée à plat, connectée à ladite source d'énergie oscillante pour émettre un champ magnétique oscillant dans la zone d'interrogation, et le moyen récepteur comprenant une antenne en forme de boucle qui est couplée à un amplificateur dont la sortie est couplée audit moyen de lecture et de transmission. 4. Installation capable de détecter le passage d'objets à travers une zone de surveillance, caractérisée en ce qu'elle comprend : des moyens placés à proximité de ladite zone pour produire des composantes d'une énergie électromagnétique oscillante dans ladite zone ; une marque mince à caractéristique électromagnétique non-linéaire et possédant une perméabilité magnétique d'au moins 400.000, combinée à chaque objet et dont les dimensions sont telles qu'elle présente un grand rapport longueur/surface de section, cette marque étant destinée à réémettre l'énergie électromagnétique à des fréquences harmoniques très élevées lorsque lesdites composantes lui sont couplées ; et des moyens qui captent l'énergie électromagnétique émise dans ladite zone et qui produisent un signal en réaction à la détection de l'énergie réémise par une marque. 5. Installation destinée à détecter une caractéristique d'un objet lorsque cet objet se trouve dans une zone d'interrogation dans laquelle règne un champ magnétique qui varie périodiquement à une fréquence fondamentale prédéterminée, cette installation étant caractérisée en ce qu'elle comprend : une marque destinée à être fixée à un objet, comprenant un premier élément ferromagnétique de formeallongée, de faible force coercitive capable d'engendrer un signal détectable contenant des harmoniques de ladite fréquence fondamentale lorsqu'il est placé dans ladite zone et au moins un deuxième élément ferromagnétique disposé à proximité du premier élément, à peu près en alignement avec cet élément et qui possède une force coercitive supérieure à celle du premier élément, ce deuxième élément étant capable, lorsqu'il est aimanté, de modifier la teneur en harmoniques dudit signal détectable produit par le premier élément lorsqu'il se trouve dans ladite zone d'interrogation ; un moyen émetteur qui produit ledit champ magnétique dans ladite zone d'interrogation ; un moyen récepteur qui détecte la teneur en harmoniques du signal produit par le premier élément ; et des moyens de sécurité pour la lecture et la transmission de signaux, qui sont couplés audit moyen récepteur et qui répondent audit signal pour indiquer ladite caractéristique d'un objet en fonction de la teneur en harmoniques. 6. Installation suivant la revendication 5, caractérisée en ce que la zone du champ magnétique possède une intensité de crete supérieure à la force coercitive du premier élément ferromagnétique mais inférieure à la force coercitive du deuxième élément ferromagnétique. 7. Installation suivant la revendication 5, caractérisée en ce que le premier élément ferromagnétique présente en outre une perméabilité d'au moins 400.000, une force coercitive de l'ordre de 0,02 oersteds et des dimensions telles qu'il présente un rapport longueur/racine carrée de la surface de sa section d'environ 200 ; le deuxième élément ferromagnétique présentant une force coercitive d'environ 15 oersteds ; et la marque comprenant en outre un troisième élément ferromagnétique possédant une force coercitive supérieure à celle du deuxième élément ferromagnétique, les deuxième et troisième éléments étant disposés à proximité du premier élément ferromagnétique et étant à peu près en alignement avec celuici, lg second et troisième éléments ferromagnétiques étant isolément incapables de fournir en eux-mêmes un nombre suffisant de lignes de flux magnétique pour saturer ledit premier élément ferromagnétique, tandis que les lignes de flux fournies par les deuxième et troisième éléments ferromagnétiques ensemble sont suffisantes pour saturer le premier élément ferromagnétique afin d'éviter que ce premier élément n'engendre lesdits harmoniques. 8. Installation destinée à détecter une caractéristique d'un objet, caractérisée en ce qu elle comprend : un moyen qui engendre un champ magnétique variant à une fréquence fondamentale prédéterminée ; une marque destinée à être fixée à un objet et qui comprend des premier et deuxième éléments ferromagnétiques de forme allongée et possédant des forces coercitives différentes ; des moyens capables de modifier l'état d'aimantation de la marque avant que cette dernière ne soit placée dans ledit champ magnétique ; et des moyens capables de détecter la teneur en harmoniques du signal produit par passage de la marque à travers le champ magnétique pour indiquer une caractéristique dudit objet. 9. Installation destinée à détecter un objet situé dans une zone d'interrogation, cette installation étant caractérisée en ce qu'elle comprend : des moyens placés à proximité de la zone pour produire au moins un champ électromagnétique oscillant dans cette zone ; une marque associée à chacun des objets à détecter, et destinée à réfléchir un rayonnement électromagnétique détectable en réponse à l'énergie qu'elle reçoit dudit champ électromagnétique oscillant, ladite marque comprenant un conducteur électrique en anneau qui est capable de transporter un courant induit par ledit champ électromagnétique, et comprenant en outre une substance qui a reçu une polarisation non linéaire en réponse à un champ électromagnétique et qui est placé à proximité du conducteur :: et un moyen qui capte le rayonnement électromagnétique réfléchi par la marque lorsque cette dernière se trouve dans ladite zone d'interrogation. 10. Marque destinée à être fixée sur un objet pour permettre la détection de la présence de cet objet dans une zone d'interrogation dans laquelle règne un champ magnétique qui varie périodiquement à une fréquence fondamentale prédéterminée, cette marque étant caractérisée en ce qu'elle comprend : un élément ferromagnétique de forme mince et allongée, possédant une haute perméabilité,capable d'engendrer des signaux en pointe détectables qui contiennent des harmoniques de ladite fréquence fondamentale d'un ordre supérieur au vingtième ordre lorsqu'elle est placée dans ladite zone, et que sont axe longitudinal est à peu près parallèle au champ magnétique variable. 11. Marque suivant la revendication lO, caractérisée en ce que l'élément ferromagnétique possède des dimensions telles que le rapport de sa longueur à la racine carrée de la surface de sa section est d'au moins 200. 12. Marque suivant la revendication 10, caractérisée en ce que l'élément ferromagnétique possède de plus une perméabilité magnétique supérieure à environ 400.000, une force coercitive d'environ 0,02 oersteds et une aimantation de saturation supérieure à 0,1 u.e.X. 13. Marque suivant la revendication 12, caractérisée en ce que ledit élément ferromagnétique est constitué par un ruban pos 2 sédant une surface de section de moins de 0,1 mm ;- une longueur d'au moins 40 mm et une épaisseur de moins de 0,125 mm. 14. Marque suivant la revendication 13, caractérisée en ce qu'elle est constituée par un ruban de matière ferromagnétique d'une section de moins de 0,04 mm2. 15. Marque destinée à produire des impulsions de champs magnétiques extérieurs en réponse à un champ magnétique oscillant, caractérisée en ce qu'elle comprend : une bande mince et allongée, ouverte, de matière ferromagnétique, possédant un moment magnétique de saturation globale d'environ,l u.e.m. et qui produit au moins une impulsion de champ magnétique contenant des fréquences d'un ordre très élevé, pouvant atteindre le millième harmonique de la fréquence fondamentale du,champ magnétique oscillant en réponse à une inversion de ce champ. 16. Marque suivant la revendication 15, caractérisée en ce que le champ magnétique oscillant possède une intensité de crête d'au moins 3 oersteds. 17. Marque destinée à être fixée à un objet pour permettre de détecter la présence de cet objet dans une zone d'interrogation dans laquelle règne un champ magnétique qui varie périodiquement à une fréquence prédéterminée, caractérisée en ce qu'elle comprend une bande de matière ferromagnétique de forme mince et allongée possédant une perméabilité maximale de l'ordre de 400.000, cette bande ayant une longueur d'environ 40 mm et une surface de section d'environ 0,04 mm2 et une épaisseur non supérieure à environ 0,0125 mm, ladite bande engendrant des fréquences constituant des harmoniques d'ordre très élevé de la fréquence fondamentale lorsqu'elle est disposée de manière que son axe longitudinal soit à peu près parallèle audit champ magnétique variable. 18. Marque suivant la revendication 17, caractérisée en ce que ladite bande ferromagnétique est-composOe de "Superpermalloy". 19. Marque suivant la revendication 17, caractérisée en ce que la bande réémet des fréquences harmoniques pouvant atteindre 1,6 MHz lorsqu'elle est excitée par une fréquence fondamentale de 50 ou 60 Hz. 20. Marque destinée à etre fixée à un objet pour permettre de détecter la présence, l'identité ou l'état d'un objet placé dans une zone d'interrogation dans laquelle règne un champ magnétique qui varie périodiquement à une fréquence fondamentale prédéterminée, cette marque étant caractérisée en ce qu'elle comprend un premier élément ferromagnétique de forme allongée, à faible force coercitive, capable d'engendrer un signal détectable qui contient des harmoniques de ladite fréquence fondamentale lorsqu'il est placé dans ladite zone, et un deuxième élément ferromagnétique adjacent et à peu près en alignement avec le premier élément, ce deuxième élément ayant une force coercitive supérieure à celle du premier, l'aimantation du deuxième élément altérant la teneur en harmoniques du signal détectable produit par le premier élément lorsque la marque se trouve dans ladite zone d'interrogation. 21. Marque suivant la revendication 20, caractérisée en ce que le deuxième élément possède un moment magnétique total capable de saturer ledit premier élément ferromagnétique pour empêcher le premier élément d'engendrer un signal détectable. 22. Marque suivant la revendication 20, caractérisée en ce qu'elle comprend en outre : un troisième élément ferromagnétique possédant une force coercitive supérieure à celle du deuxième élément ferromagnétique, les deuxième et troisième éléments étant adjacents et à peu près en alignement avec le premier élément ferromagnétique ; et les deuxième et troisième éléments ferromagnétiques étant incapables isolément de fournir un nombre de lignes de flux magnétique suffisant pour saturer le premier élément ferromagnétique, les lignes magnétiques de flux fournies par l'ensemble des deuxième et troisième éléments, lorsqu'ils sont aimantés dans le même sens, étant suffisantes pour saturer le premier élément ferromagnétique afin d' empêcher celui-ci d'engendrer lesdits harmoniques. 23. Marque suivant la revendication 22, caractérisée en ce que le deuxième élément ferromagnétique possède une force coercitive d'environ 15 oersteds et en ce que le troisième élément ferromagnétique possède une force coercitive d'environ 100 oersteds. 24. Marque suivant la revendication 20, caractérisée en ce que les éléments ferromagnétiques sont montés dans un support formé d'une matière isolante mince. 25. Marque destinée à être fixée à un objet pour permettre de détecter la présence, l'identité et l'état de cet objet lorsque ce dernier se trouve dans une zone d'interrogation dans laquelle règne un champ magnétique qui varie périodiquement à une fréquence fondamentale prédéterminée, cette marque étant caractérisée en ce qu'elle comprend : un premier élément ferromagnétique de forme allongée, de faible force coercitive, capable de répondre audit champ magnétique en engendrant des signaux en pointe qui contiennent des harmoniques de ladite fréquence fondamentale d'un ordre supérieur au vingtième ordre et au moins un deuxième élément ferromagnétique de forme allongée, disposé à proximité et à peu près en alignement avec le premier élément et possédant une force coercitive supérieure à celle du premier élément, le deuxième élément étant capable, lorsqu'il est aimanté, d'altérer la teneur en harmoniques des signaux en pointe produits par le premier élément ferromagnétique lorsque la marque se trouve dans ladite zone d'interrogation. 26. Marque destinée à être fixée à un objet pour permettre de détecter la présence de cet objet dans une zone d'interrogation dans laquelle règne un champ électromagnétique, ladite marque étant caractérisée en ce qu'elle comprend un conducteur électrique de forme générale annulaire destiné à conduire un courant induit par ledit champ électromagnétique et une matière qui est polarisée non linéairement en réponse audit champ électromagnétique, disposée au voisinage dudit conducteur, ladite marque émettant un rayonnement électromagnétique détectable à une fréquence prédéterminée lorsqu'elle est disposée dans ladite zone d'interrogation. 27. Marque suivant la revendication 26, caractérisée en ce que ledit conducteur comporte une boucle ayant deux extrémités non fermées, ladite matière étant constituée par un matériau ferroélectrique en contact électrique avec les extrémités dudit conducteur. 28. Marque suivant la revendication 27, caractérisée en ce que ladite matière est du titanate de baryum. 29. Marque suivant la revendication 26, caractérisée en ce que la conductibilité d'un tronçon dudit conducteur annulaire est dégradable par le passage d'un courant prédéterminé dans ledit tronçon afin de permettre l'annulation de ladite marque par induction dudit courant prédéterminé dans ledit conducteur. 30. Marque suivant la revendication 29, caractérisée en ce que ledit tronçon est constitué d'un matériau présentant une conductibilité plus faible que le reste dudit conducteur. 31. Marque suivant la revendication 29, caractérisée en ce que ledit tronçon est constitué par un étranglement dudit conducteur. 32. Marque suivant la revendication 26, caractérisée en ce que ledit conducteur comporte au moins deux surfaces planes opposées. 33. Marque suivant la revendication 26, caractérisée en ce que ledit conducteur est de section circulaire. 34. Marque suivant la revendication 26, caractérisée en ce que ledit conducteur est formé d'une boucle dont les extrémités ne se ferment pas mais se chevauchent, un petit élément mince de titanate de baryum étant interposé entre lesdites extrémités. 35. Marque suivant la revendication 26, caractérisée en ce que ledit conducteur est constitué par une boucle en court-circuit, ladite matière étant constituée par un matériau ferromagnétique de faible force coercitive, formé autour dudit conducteur. 36. Marque suivant la revendication 26, caractérisée en ce que ledit conducteur est formé de plusieurs spires d'une bobine en court-circuit. 37. Marque suivant la revendication 26, caractérisée en ce que ledit conducteur est constitué par une rondelle de cuivre. 38. Marque destinée à être fixée à un objet pour permettre de détecter la présence de cet objet dans une zone d'interrogation dans laquelle règne un champ électromagnétique oscillant, ladite marque étant caractérisée en ce qu'elle comprend un conducteur électrique destiné à conduire un courant induit par ledit champ électromagnétique et un matériau polarisé non linéairement, disposé au voisinage dudit conducteur de manière que ladite marque émette un rayonnement électromagnétique lorsqu'elle est disposée dans ladite zone d'interrogation. 39. Installation destinée à détecter le passage d'objets dans une zone de surveillance, ladite installation étant caractérisée en ce qu'elle comprend des moyens disposés au voisinage de ladite zone pour produire simultanément au moins deux composantes d'énergie électromagnétique oscillante de fréquences différentes dans ladite zone, une marque présentant des caractéristiques électromagnétiques non linéaires associée à chaque objet, destinée à réémettre de l'énergie électromagnétique à des fréquences égales aux sommes et différences des fréquences desdites composantes lorsque celles-ci sont couplées à la marque et des moyens pour détecter l'énergie électromagnétique dans ladite zone pour produire un signal en réponse à l'énergie détectée réémise par une marque. 40. Installation suivant la revendication 39, caractérisée en ce que lesdits moyens de production desdites composantes d'énergie comprennent au moins deux émetteurs produisant chacun une desdites composantes d'énergie et constitués chacun d'une combinaison formée par une bobine et un condensateur, ladite combinaison formant un circuit résonnant à la fréquence à laquelle les moyens émetteurs produisent ladite composante d'énergie et en ce que chacun des émetteurs ne revoit aucune énergie d'un autre émetteur quelconque produisant simultanément une composante d'énergie. 41. Installation suivant la revendication 40, caractérisée en ce que lesdits émetteurs produisant des composantes d'énergie simultanées ne présentent pas d'induction mutuelle. 42. Installation suivant la revendication 40, caractérisée en ce que lesdits émetteurs comprennent en outre un filtre couplé en série avec ladite combinaison, ledit filtre ayant une bande passante étroite centrée sur la fréquence de résonance de ladite combinaison afin d'empêcher que l'énergie provenant de tout autre émetteur produisant de l'énergie simultanément ne soit reçue par l'émetteur de ladite combinaison. 43. Installation suivant la revendication 40, caractérisée en ce qu'elle comprend un dispositif d'annulation destiné à produire une modification reconnaissable dans une marque portée par une marchandise afin de permettre l'annulation de la marque pour une denrée dont le passage par ladite zone a été autorisé.