La presente invention concerne un petit élément de construction autoporteur d'aspect fini, comme une marche d'escalier, une plaque de palier, un linteau d'ouverture de mur ou analogues, qui présente au moins deux plaques collées avec interposition d'une armature. Des petits éléments de construction, comme des marches d'escalier, plaques de palier, linteaux d'ouverture de mur et autres éléments de construction de cet ordre de grandeur, qu'on n'a pas besoin d'enduire ou de revêtir après coup, doivent également répondre à des exigences d'aspect. En ce qui concerne leur aspect à l'état construit, il existe souvent des exigences très élevées. Comme ces éléments sont souvent soumis à des charges importantes ou parce qu'ils doivent, pour des raisons de sécurité, être conformés de façon à supporter avec sécurité même des surcharges, par exemple des coups sur les escaliers, les prescriptions correspondantes représentent des exigences séveres en ce qui concerne les différentes valeurs de résistance.Pour ces éléments, notamment marches d'escalier, plaques de palier ou éléments porteurs associés actuels, on a déjà essayé de différentes manièresde parvenir à des solutions d'autoportage respectant la sécurité nécessaire et dans lesquelles les surfaces ont l'aspect de pierre naturelle. Eais on ne peut pas juger avec certitude des propriétés de résistance des pierres naturelles sans les détruire. En particulier, des sortes de marbre ou pierre. naturelle: analogue présentant l'aspect voulu possèdent à l'intérieur de fines fissures ou analogues telles qu'on ne puisse les admettre comme éléments autoporteurs dans les éléments de construction terminés du type décrit ci-dessus. On a donc été amené jusqu'à présent à utiliser un noyau porteur par exemple en béton muni dlun treillis d'armature, avec des plaques correspondantes en pierre naturelle. Celles-ci peuvent être collées ou ancrées de quelque autre manière. On peut enrober le noyau d'une enveloppe de plaques relativement mince de pierre naturelle. Grâce au modèle déposé allemand nO 7 033 800, la demandresse a déjà signalé une construction dans laquelle une plaque de recouvrement est collée sur une plaque porteuse et où une armature à longues fibres est incorporée dans la couche de colle. Il apparat que la plaque de recouvrement en tant que telle ne possède pas une résistance considérable, notamment à la traction, à la flexion ou à la torsion et que c'est à la plaque porteuse seule ou en liaison avec l'armature intercalée que revient la fonction principale de portage. D'autres modes de liaisons connus partent également d'un élément porteur qui est muni sous une forme quelconque des plaques de recouvrement possédant l'aspect désiré. Le simple collage de plaques de pierre purement naturelle n1a pas conduit non plus à des résultats satisfaisants. Dans de nombreux cas d'applications, notamment dans l'état actuel des normes d'architecture, on a également désiré des éléments de construction porteurs présentant de toutes parts un aspect naturel. Des matériaux appelés "Agglo-Marmor" (marbre aggloméré ou reconstitué) répondent à cet aspect et sont constitués d'un agglomérat de morceaux de marbre, d'additifs habituels et de moyens de liaison. Ces matériaux à relativement haute résistance cachent souvent également le danger de fissures dans les morceaux de pierre naturelle et ne peuvent pas être utilisés seuls comme éléments porteurs. Un moyen presque aussi coûteux que de cacher de toutes parts un noyau porteur consiste à fabriquer des marches d'escalier ou analogues dans lesquelles on place sur les surfaces extérieures du moule des tranches minces dé marbre et où on coule ensuite du béton relativement liquide qui établit la liaison appropriée, un treillis d'armature étant utilisé et le dernier côté étant recouvert de chutes de marbre.Alors qu'une équipe de deux hommes peut construire environ 80 marches d'escalier du type simple courant en dalle de béton, elle ne peut fabriquer par jour qu'environ 20 à 25 marches d'escalier avec ces chutes de marbre. Les conditions sont analogues avec les noyaux recouverts de tous côtés. Il existe donc un besoin pressant de rationaliser en évitant les inconvénients ci-dessus, en maintenant le plus possible et en combinant les avantages obtenus jusqu'à présent et en obtenant notamment les avantages développés ci-après. Le but de l'invention est de réaliser un élément de construction autoporteur, présentant les sécurités nécessaires et possédant le même aspect de tous côtés pour des frais de construction acceptables. Conformément à l'invention, ce but est atteint par le fait qu'au moins deux plaques présentant au moins approximativement le même aspect et dont une au moins est une plaque de pierre naturelle ou contient des morceaux assez gros de pierre naturelle, sont collées ensemble façon très résistante et que l'armature à longues fibres est constituée d'un stratifié de fibres, de préférence un stratifié de fibres de verre avec mats de silionne et/ou tissu de roving. Puisque maintenant on cal le fortement deux plaques présentant le même ou au moins presque le même aspect, avec interposition d'une armature, on peut donner la force portante nécessaire à des éléments en matériaux qui ne sont pas suffisamment porteurs à l'état d'un tout homogène, sans que les différences apparaissent de façon notable. Comme l'une au moins des plaques n'est pas constituée en entier d'une pierre naturelle, mais contient seulement d'assez gros morceaux de pierre naturelle, et se compose cependant par ailleurs d'autres matériaux et qu'elle est ainsi de fabrication artificielle, on peut agir sur ses propriétés correspondant à chaque besoin et on n'est guidé que par l'aspect extérieur des matériaux existants choisis, et non par leulspropriétés. Cependant, la plaque peut être adaptée à la pierre naturelle, au point de vue non seulement de l'aspect extérieur, mais également de nombreuses propriétés, la pierre naturelle ayant en général des valeurs de résistance plus faibles. MSeme si elle n'est pas adaptée à constituer seule un élément de construction autoporteur pour les charges à intervenir, elle peut conduire, dans la méthode de construction composite avec armature intermédiaire collée, à un élément de construction qui possède des qualités suffisantes de résistance à la flexion à la torsion et au choc.On a constaté qu'il n'est pas nécessaire dans un tel élément de construction de conférer à une plaque unique ou seulement à la couche de colle munie de l'armature la résistance nécessaire en cas de surcharge et lui donner ainsi la fonction porteuse principale, mais que dans ce mode de construction composite, mêmes les marches d'escalier fortement chargées peuvent être réalisées suivant des volées autoporteuses. Dans de nombreux cas, on utilise différentes plaques dont au moins la plaque de recouvrement supérieure est une plaque en pierre naturelle. Mais si on utilise au moins deux plaques entièrement semblables, on peut mieux martyriser les problèmes de tension et, en utilisant deux plaques identiques de pierre naturelle5 on obtient au-dessus eten dessous le même aspect, en utilisant deux plaques semblablesavec des morceaux de pierre naturelle, on obtient des propriétés de résistance plus favorables. Pour la- plupart des cas de charge, il suffit de coller ensemble deux plaques avec interposition d'une armature appropriée. Pour des cas de charge particuliers, notamment quand les efforts de torsion sont très élevés, il peut cependant êtreavantageux de coller trois plaques ensemble, ou meme plus éventuellement, comme il est déjà connu pour d'autres buts. On obtient ainsi un élément formé de couches de colle armées à haute résistance et de matériaux intermédiaires de résistance plus faible. Naturellement, il faut tenir compte de frais plus élevés. Ici aussi, il e-st possible d'utiliser des plaques entièrement semblables ou également des plaques de même aspect fabriquées différemment, afin d'employeur pour les différentes plaques, suivant les circonstances, des matériaux correspondant à leur charge. Comme il existe aujourd'hui des matériaux artificiels munis de morceaux de pierre naturelle et qui peuvent se confondre aveccelles-ci, on obtient à chaque fois le même aspect extérieur désiré, notamment sur les faces,les couches de colle elles-mêmes avec l'armature incorporée étant à peine visibles en cas de travail convenable. Pour des exigences plus simples, et en cas de plus de deux plaques, on peut également réaliser les plaques intermédiaires avec des matériaux plus simples, ayant simplement la même apparence. L'aspect extérieur n'en est que peu affecté. Eventuellement, on peut cependant éviter des frais considérables ou obténir des valeurs de résistance particulièrement favorables ou des épaisseurs de plaque faibles. Bien qu'il soit question également de toutes les pierres naturelles et des matériaux liés de différentes façons à des pierres naturelles, il existe, selon une caractéristique de l'invention, des matériaux particulièrement appropriés- dans lesquels les morceaux de pierre naturelle sont reliés par des matières plastiques. Les plaques acquièrent ainsi une résistance particulièrement élevée et permettent, par le mode de construction composite de l'invention, la fabrication d'éléments de construction relativement minces tels qu'on cherche à en utiliser notamment pour les marches d'escalier. Il s'agit des matières plastiques les plus diverses, connues en soi, servant de colle et de moyens de liaison, dont le prix et le mode d'utilisation sont déterminés suivant des points de vue économiques. Suivant une détermination, conforme à l'invention, de colle et moyens de liaison pour les plaques, on peut obtenir une bonne liaison entre la couche de colle et les plaques préfabriquées réalisées avec la même matière plastique ou une matière voisine. Des différences de coefficient de dilatation ou de rétention d'eau des différentes matières plastiques n'amènent aucun problème,même dans les cas d'utilisation difficiles. Pour l'armature, il est question des éléments d'armature connus en soi les plus divers. Une utilisation particulièrement avantageuse est celle de stratifiés de fibres, de préférence de fibres de verre. Celles-ci sont généralement placées l'une après l'autre en plusieurs couches et elles peuvent être au moins en partie préfabriquées. Elles ont sensiblement des valeurs de résistance plus élevées que la simple laine de verre ou les fibres de verre incorporées sans arrangement. Dans de tels stratifiés, qui sont constitués de matières plastiques adhésives, on n'est pas lié aux propriétés de matériaux d'armatures courantes disponibles, mais on peut, suivant chaque besoin, agir suros propriétés par le choix de la matière plastique et du type de fibre ainsi que par leur assemblage en produits semi-finis de divers types et par le procédé de fabrication des stratifiés. Etant donné que les éléments de construction de ltinvention sont soumis à des exigences de résistance très élevées, on considere surtout des mats de silionne et/ou des tissus de silionne, de préférence des tissus de roving, le tissu de roving permettant des valeurs de résistance particulierement élevées.Quand on utilise plusieurs couches de tissu de roving, il existe le danger que les endroits épaissis par des noeuds se trouvent l'un audessus de l'autre et conduisent à des structures non uniformes indésirables, notamment au niveau des couches limites,malgré tout difficiles à maîtriser, des plaques.En utilisant des mats de silionne combinés à des tissus de roving en empilements appropriés, éventuellement alternés, ces problemes peuvent se résoudre de façon que l'on ait, au moins directement sur les plaques, des couches minces de matière plastique et ensuite un mat de silionne particulièrement uniforme, ce qui permet d'obtenir un accrochage particulièrement bon sur toute la surface, alors que les tissus de roving se'trouvant à l'intérieur de la matiere plastique servent dans la couche relativement épaisse de matière plastique, à une valeur élevée de la résistance. Ces couches peuvent être alternées plusieurs fois l'une avec l'autre.Bien que l'on puisse amener entre les plaques des stratifiés de fibres de verre préfabriqués, il est particulièrement avantageux de prévoir la stratification directement sur les plaques pour obtenir une liaison encore-plus intime de tout l'elément de construction. Nais suivant chaque cas, on peut également obtenir de bons résultats avec autres armatures à longues fibres, suivant une caractéristique de l'invention, où des réseaux de fibres de-verre donnent, avec une résistance-tres élevée, une bonne liaison avec les éléments adhésifs et sont de plus relativement économiques. Afin que les fibres de verre aient une résistance plus élevée, on devrait utiliser des réseaux de fibres de verre préimprégnées. Ainsi, les différentes mèches sont particulièrement consolidées. Comme l'armature est prévue avant tout pour des raisons de sécurité pour des cas de surcharge qui ne sont pas courants, il peut être également avantageux d'utiliser des grillages en fils d'acier, des grilles à barreaux d'acier, des tôles perforées ou autres éléments d'armature analogues1 qui donnent à l'élément, pour chaque cas d'installation, la résistance et la sécurité nécessitées par les. calculs. Suivant une autre caractéristique de l'invention, une attention particulière est accordée Cil'adhérençe entre la plaque et la colle. Les plaques de pierre naturelle et/ou les morceaux de pierre naturelle peuvent se composer de différentes pierres, mais c' est surtout le marbre qui est adapté aux éléments de construction du type signalé au début, à cause de son aspect et de ses propriétés favorables d'abrasion et de résistance. Pour les pierres naturelles, il s'agit d'une grosseur de grain de 15 à 120 mm. Par suite de la construction à plusieurs couches avec l'armature- intercalée, on peut utiliser maintenant d'aussi gros morceaux de pierre naturelle sans nuire à la sécurité, même si quelquesuns des morceaux doivent présenter des fissures accidentelles. Le danger d'une résistance amoindrie est cependant plus faible avec l'utilisation d'une dimension comprise entre 30 et 80 mm et on obtient cependant un aspect extérieur très agréable.On peut augmenter la résistance ou diminuer l'épaisseur totale quand les plaques reliées par matière plastique sont à haute compacité et rigoureusement sans pores. Bien qu'on assemble chaque élément de construction à partir de plaques de dimensiom appropriéez et qui correspondent à peu près à la dimension du produit fini, et qu'on lui applique une finition périphérique, il est particulièrement favorable de découper les éléments de construction dans des plateaux plus grands et de les polir ensuite sur les faces à l'aide d'un procédé de finition de surface peu coûteux. On n'a ainsi aucun problème avec les fibres de l'armature, notamment en cas de fibres de verre qui, avec la méthode de travail indiquée ci-dessus, se couchent sous les outils de finition des surfaces. Les problèmes de résistance, notamment en ce qui concerne la flexion et la torsion, interviennent surtout pour les marches, à rendre aussi minces que possible, des escaliers transparents, c'est-à-dire à ciles qui sont réalisées sans contremarches. Les éléments de construction conformes à une caractéristique particulière de l'invention sont spécialement adaptés à ce cas. Grâce aux boulons porteurs, les forces sont supportées en suspension vers le haut et en appui vers le bas, ce qui applique les contraintes de. torsion dans les marches. Suivant une utilisation préférée de l'élément de construction, l'une de ses extrémité peut être fixée, d'une manière connue en soi, à un dispositif d'appui, de préférence un mur d'escalier, et être assurée contre une torsion.Pour pouvoir relier favorablement les boulons à l'élément de construction, on a prévu des douilles taraudées connues en soi qui permettent là aussi une répartition favorable des forces élevées apparaissant localement. Alors que, dans les marches d'escalier encastrées d'un côté, il apparat des contraintes de torsion particulièrement élevées, les éléments de construction, soumis à des constructions d'escalier conformes à une autre caractéristique de l'invention subissent des contraintes de flexion plus élevées qui sont particulièrement bien maîtrisées avec les éléments de construction composites de l'invention, malgré une faible épaisseur de marche. Suivant cette. caractéristique, les surfaces latérales se trouvent d'une façon connue en soi, à une certaine distance d'un mur d'escalier et-au moins un certain nombre d'éléments de construction sont munis, d'une façon-connue en soi, d'ancragesfixés dans ledit mur. Quand une sécurité particulièrement élevée est nécessaire et qu'on ne veut ou ne peut, pour des raisons d'économie, réaliser entiere- ment les marches en un matériau coûteux à haute résistance, on peut, surtout en cas de construction d'escalier sans mur ou appuyé seulement par place, prévoir des éléments de construction qui, au niveau de leurs extrémités latérales, sont munis directement au-dessous et/ou au-dessus des marches, de bandes en acier tendues avec des boulons vis ou analogues. Grâce à ces bandes, on obtient, sans noyau métallique intérieur des diffe- rentes marches, un porteur en escalier tout en acier, qui est parti culierement favorable en ce qui concerne les prescription du bâtiment. Pour ne pas laisser apparattre les couches de matière plastique avec l'armature souvent relativement épaisse, celle-ci peut être enduite d'une peinturé appropriée, ce qui n'est pas possible avec des matériaux composites à partir de produits uniquement semi-finis. D'autres caractéristiques e( avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre d'un exemple de réalisation et en se référant aux dessins-annexés sur lesquels - la figure 1 représente schématiquement un cas d'utilisation général pour l'élément de construction - la figure 2 représente une vue latérale d'une marche d'escalier en trois plaques - la figure 3 représente une coupe le long de la ligne 3-3 de la figure 4, au travers de trois éléments de construction formant marches d'escalier ;; - la figure 4 représente une coupe le long de la ligne 4-4 de la figure 3 avec la vue arrière de la marche inférieure - la figure 5 représente- une coupe le long de la ligne 5-5 de la figure 6, au travers de trois éléments de construction ayant la forme de marches d'un escalier pratiquement sans mur - la figure 6 représente une coupe le long de la ligne 6-6 de la figure 5 avec vue arrière de la marche inférieure, coupe partielle du mur et ancrage dans le mur se trouvant plus en avant ; - Il figure 7 représente un détail d'un élément de construction dans lequel on voit la couche de colle avec armature incorporée et les éléments annexes de deux plaques, l'épaisseur de la couche ayant été exagérée pour pouvoir dessiner séparément les différentes couches ; et - la figure 8 représente un autre exemple de réalisation correspondant à la figure 7 et dans lequel on a représenté schématiquement plusieurs épaisseurs de tissu de roving dans la couche intermédiaire. La figure 1 représente comme cas général d'utilisation un élément de construction 10 ayant la forme d'un pont posé sur deux appuis 11, par exemple un palier porteur libre, un plaque de recouvrement sur une fosse, un passage ou analogues. L'élément 10 se compose de deux plaques identiques 12 et 13 qui sont collées à l'aide d'une colle 14, une armature 15 se trouvant dans la couche de colle 14. Les plaques 12 et 13 seules ne sont pas suffisamment autoporteuses. Dans l'exemple de réalisation représenté ici, elles se composent de morceaux assez gros 16 de pierre naturelle, qui sont reliés par du béton 17. Celui-ci a des éléments constituants 18-à grain fin et une masse de liant 19 qui peut être constituée soit de ciment, soit de matière plastique.Dans l'exemple de réalisation, les deux plaques 12 et 13 se composent du même matériau comportant des morceaux 16 de pierre naturelle. La couche de colle 14 et l'armature 15 sont représentées. avec une épaisseur exagérée. En réalité, elles sont plus petites par rapport à l'épaisseur des plaques. On voit à peine sur les faces 20 la fente formée par la couche de colle ; en particulier on ne la voit pas, quand , sur l'une des plaques, elle est enduite d'une couche de peinture. La colle 14 peut être une colle à résine de méthacrylate, une colle de polyuréthanne, une colle de résine de polyester ou une colle de résine époxy. Quand les plaques 12 et 13 sont reliées à 11 aide de matière plastique la colle et le moyen de liaison devraient être les mêmes ou avoir au moins des propriétés voisines et réaliser ensemble de bonnes liaisons.Eventuellement, on peut réaliser sur les plaques une préenduction améliorant l'adhérence, ou bien utiliser des surfaces rugueuses. Comme armature 15 on peut utiliser un tissu de fibres de verre ayant la forme d'un réseau, de façon que la masse de colle 14 puisse traverser les mailles, les mèches de fibres présentant cependant une très grande résistance. Celle-ci peut être améliorée si le réseau est imprégné de colle avant qu'on le place dans la couche de colle, afin que les diffétentes fibres se relient mieux les unes aux autres. On peut cependant envisager d'autres armatures comme des tissus de fil d'acier ou des treillis de corde d'acier ou des grillages d'acier, tôles perforées ou analogues. L'élément 10 peut être fabriqué à partir de plaques découpées aux dimensions definitives,avec interposition de l'armature par collage. Il ne faut cependant guère compter que, dans une production en série, les plaquesse superposent directement. De plus les extrémités de l'armature sortent de la couche. Il est donc nécessaire d'effectuer au moins une finition des faces. Dans certaines circonstances, les fibres d'armature peuvent alors être embarrassantes. En outre, par suite du non-alignement des plaques, il peut être nécessaire d'enlever une couche d'une épaisseur appropriée, ce qui est coûteux. C'est pourquoi on découpe les éléments de construction à la dimension nécessaire, à partir de plateaux plus grands, après que ceux-ci aient été auparavant collés ensemble avec interposition de l'armature et après durcissement du collage. L'exécution de la coupe de séparation est sensiblement plus rationnelle que l'enlèvement d'une couche épaisse sur les faces. De plus, aucun reste de fibre en saillie ne vient gêner le travail de finition. A la place de plaques formées de morceaux de pierre naturelle, on peut aussi utiliser en partie des plaques intégralement en pierre naturelle. I1 est important que les deux plaques aient le même aspect extérieur et qu'ainsi on crée un élément de construction qui ait globalement l'aspect extérieur d'une pierre naturelle, tout en possédant une résistance considérable, ainsi qutil est nécessaire pour-des éléments de construction. Suivant les cas d'utilisation, on peut égale- ment coller ensemble plus de deux plaques. La figure 2 montre un cas particulier d'utilisation, c'est-à-dire une marche d'escalier 30 subissant une forte contrainte de torsion et construite à partir de deux plaques 12, 13 et d'une plaque intermédiaire 31, ainsi qu'avec des couches de colle 14 et des armatures 15. Ici également, les trois plaques ont la même apparence extérieure. La plaque 31 est munie de part et d'autre de couches de colle,de sorte qu'on ne voit que ses sections. Les trois plaques peuvent être entièrement constituées du même matériau. On peut cependant utiliser également des matériaux différents qui ont simplement le même aspect. Du fait qu'on a prévu deux couches de colle avec une armature incorporée, on obtient un produit porteur à deux couches d'une force portante particulièrement élevée. Ceci est surtout favorable pour la contrainte de torsion signalée par la flèche 35, comme il en existe couramment dans les escaliers, mais également dans les autres éléments de construction. On a représenté ici des boulons de fixation 40 dont chacun mène à la marche suivante, alors que la marche est, au moins à une extrémité, par ailleurs entièrement libre.Mais on considère également ici les éléments de construction pour- les marches d'escalier encastrées seulement d'un-côté. Les figures 3 et 4 représentent trois marches d'escalier 51, 52 et 53 qui sont encastrées d'un côté dans un mur 50 d'escalier sur une très faible profondeur T et qui sont reliées l'une en dessous de l'autre à leurs autres extrémités à l'aide de boulons de liaison 54. A la place de l'extrémité 55 encastrée dans le mur 50, les marches peuvent également être assurées dans le mur contre une torsion d'une autre manière ou être reliées l'une en dessous de l'autre à l'aide de boulons et être fixées dans le mur par des ancrages ou reposer sur une poutre. Les boulons 54 dépassent à l'extrémité arrière par un téton 56 au travers de la marche et ils sont vissés à l'aide d'écrous 57 avec interposition de rondelles 58. Les extrémités supérieures des boulons 54 portent un filetage qui est vissé, à la distance des marches, dans une douille 60 taraudée encastrée dans la marche. Sur le dessus, les douilles 60 ont des couvertures, par exemple sous la forme de vis à grosses têtes plates et, en dessous, une bride de butée 62.Ici également, les marches 51 à 53 sont constituées de deux plaques 12 et 13 qui sont reliées à l'aide d'une couche de colle 14 et d'une armature non représentée en détail. Toutes les plaques ont le même aspect extérieur et de préférence elles sont parfaitement identiques. Ainsi les marches qui, dans ce mode de construction, sont vues en permanence de tous cabotés, ont le même aspect de toutes parts. Comme des esca-liers transparents de ce type donnent une impression particulièrement légère et élégante du fait de leur apparence extérieure agréable, -il est nécessaire d'utiliser des matériaux de marche qui correspondent à cette -impression. A cause de la construction particulière avec les boulons de liaison, des forces considérables sont pourtant transmises aux marches, parce qu'il manque des supports courants.Il faut également supporter des forces de torsion. En outre, toutes les marches doivent présenter la sécurité appropriée, parce que la volée totale ne possède la force portante nécessaire que par la cohésion. On est parvenu à présent, par collage de deux ou plusieurs plaques en matériaux qui ne présentent pas par eux-mêmes la résistance nécessaire, à construire des marches de façon économique par insertion de l'armature, qui correspondent parfaitement au désir d'une bonne apparence extérieure et qui peuvent être adaptées de toute façon aux autres matériaux de construction du local contenant-l'escalier, sans que la sécurité en souffre ou sans nécessiter d'épaisseur de marche particulièrement grande qui influencerait défavorablement l'impression de légèreté de l'escalier par ailleurs élégant. Les figures 5 et 6 représentent un autre exemple de réalisation de trois éléments de construction 51, 52, 53 en forme de marche dtescalier qui sont reliés ensemble par des boulons 54. A la différence de ltexemple de réalisation des figures 3 et 4, les surfaces latérales 70 sont à.une distance A du mur 50 de l'escalier. On n'a prévu des-ancrages 71 dans le mur que sous différentes marches qui sont vissées avec des boulons 54. Ces marches également sont constituées chacune de plaques 12 et 13 avec une couche intermédiaire appropriée 14 de colle et d'armature. Les éléments de construction conformes à ltinvention sont très bien adaptés aux problèmes de contrainte apparaissant dans ces escaliers.Si on désire une sécurité particulièrement élevée et si les responsables de la construction exigent éventuellement une construction de sécurité métallique continue, on peut prévoir des bandes d'acier 90 en dessous et/ou au-dessus des marches, comme on l'a représenté pour la marche intermédiaire. Ces bandes d'acier sont fixées à l'aide des boulons ou des douilles. Elles s'étendent perpendiculairement au-dessus de toute la profondeur de la marche et elles forment une partie métallique avec la suivante. Elles sont prévues à toutes les marches et elles peuvent également être prévues dans les constructions d'escalier, autres que celles sans murs notamment avec des extrémités non encastrées. A la place des construction d'escalier représentées, les éléments de construction conformes à l'invention peuvent être utilisés par exemple pour des escaliers à noyau. La figure 7 représente un autre exemple de réalisation pour un élément de construction qui se compose de deux plaques identiques 12 et 13, comme les éléments des figures 1 et 2, et également une couche de colle 14. Mais l'armature est mise sous une autre forme et il existe en fait dans cette couche 14 des mats de silionne 73 et des tissus de roving 74. Les mats de silionne se composent de fils de verre reliés ensemble de façon désordonnée, alors que les tissus de roving sont tissés à partir de mèches dans lesquelles les fibres sont orientées l'une à côté de l'autre. Les mèches longitudinales 75 sont représentées par des lignes ondulées, alors que les mèches transversales 76 sont représente tées sous la forme de simples traits horizontaux qui sont entourés par les mèches 75. On a prévu un tissu 74 intermédiaire. Entre les plaques 12 ou 13 et le tissu 74 sont incorporés des mats 73. La colle 14 est représentée avec une épaisseur exagérée pour faire voir les différentes couches. Comme les mats sont uniformes, on les place avantageusement à proximité immédiate de la surface des plaques, pour obtenir à cet endroit une liaison uniforme et une couche de résine uniformément mince avec une bonne adhérence. L'exemple de réalisation de la figure 8 se distingue de celui de la figure 7 uniquement par le fait que plusieurs tissus de roving 74 sont placés dans la couche intermédiaire 14. Dans les deux cas, on procède avantageusement de façon à ne pas coller un produit préstratifié, mais de façon à déposer la matière plastique sur l'une des plaques, puis un mat de silionne imprégné de la même matière plastique et ensuite à nouveau de la matière plastique. On place par-dessus-le tissu de roving qu'il est utile d'avoir déjà imprégné et on redépose successivement de la matière plastique, du tissu de roving et/ou des mats de silionne. Ces produits peuvent également alterner dans une couche plus épaisse. Pour terminer, on dépose à nouveau un mat de silionne pourvu encore une fois de matière plastique et ensuite on comprime la plaque supérieure pour obtenir une liaison particulièrement intime. Bien entendu5 diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art aux dispositifs ou procédés qui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Petit élément de construction autoporteur d'aspect fini, comme marche d'escalier, plaque de palier, linteau d'ouverture de mur ou analogues, qui comprend au moins deux plaques collées-avec interposition d'une armature, caractérisé en ce qu'au moins deux plaques présentant à peu près le même aspect extérieur et dont une au moins contient des morceaux assez gros de pierre naturelle, sont collées ensemble très solidement. 2. Petit élément de construction autoporteur d'aspect fini, comme marche d'escalier, plaque de palier, linteau d'ouverture de mur ou analogues, qui comprend au moins deux plaques collées avec interposition d'une armature, caractérisé en ce qu'au moins deux plaques présentant au moins à peu près le même aspect, dont l'une au moins est une plaque de pierre naturelle ou contient des morceaux assez gros de pierre naturelle sont reliées ensemble très solidement eten qu l'armature à longues fibres est constituée d'un stratifié de fibres, de préférence un stratifié de fibres de verre avec mats de silionne et/ou tissu de roving. 3. Elément selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que les plaques, d'une manière connue en soi, sont les mêmes. 4. Elément selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que, d'une manière connue en soi, on a prévu trois plaques. 5. Elément selon l'une quelconque des revendications pré cédentés, caractérisé en ce que les plaques contenant des morceaux de pierre naturelle sont liées à l'aide de matière plastique. 6. Elément selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la colle est une colle de matière plastique. 7. Elément selon la revendication 6, caractérisé en ce que la colle est une colle de résine à deux composants. 8. Elément selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la colle et le moyen de liaison des plaques contenant des morceaux de pierre naturelle sont les mêmes ou possèdent au moins des propriétés voisines. 9. Elément selon l'une quelconque-des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que la colle est une colle à la résine de polyester. 10. Elément selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le moyen de liaison est un moyen de liaison à la résine de polyester. 11. Elément selon l'une quelconque des revendications I à7, caractérisé en ce que la colle est une colle à la résine époxy. 12. Elément selon l'une quelconque des revendications 1 à 8 et 11, caractérisé en ce que le moyen de liaison est une moyen de liaison à la résine époxy. 13. Elément selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que la colle est une colle de polyuréthanne. 14. Elément selon l'une quelconque des revendications I à 8 et 13, caractérisé en ce que le moyen de liaison est une matière plastique de polyuréthanne. 15. Elément selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que la colle est une colle de résine de méthacrylate. 16. Elément selon l'une quelconque des revendications 1 à 8 et 15, caractérisé en ce que le moyen de liaison est une résine de méthacrylate. 17. Elément selon la revendication 2, caractérisé en ce que le stratifié de fibres de verre est constitué de tissus de roving. 18. Elément selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la couche de silionne se trouvant directement sur la surface de la plaque se compose d'un mat de silionne, alors qu'au moins une autre couche est formée d'un tissu de verre, de préférence un tissu de roving. 19. Elément selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le stratifié se compose de plusieurs mats de silionne et tissus de roving alternés. 20. Elément selon l'une quelconque des revendications précé dentes caractérisé en ce que l'armature est un stratifié déposé directement sur les plaques, constitué alternativement de la colley des mats de silionne et/ou de tissus de roving et recouvert directement de la plaque suivante. 21. Elément selon l'une quelconque des revendications 1 et 3 à 16, caractérisé en ce que l'armature à longues fibres est constituée d'un réseau de fibres de verre, d'un réseau de fils d'acier, d'une grille de barreaux d'acier, d'une tôle perforée ou analogues. 22. Elément selon la revendication 21, caractérisé en ce que le réseau de fibres de verre est imprégné de matière plastique. 23. Elément selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les plaques présentent sur les surfaces tournées vers les couches de colle une structure ou un enduit augmentant l'adhérence de la colle. 24. Elément selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les morceaux de pierre naturelle et/ou les plaques de pierre naturelle sont en marbre. 25. Elément selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les morceaux.de pierre naturelle ont une grosseur de grain de 15 à 120 mm. 26. Elément selon la revendication 25, caractérisé en ce que les morceaux de pierre naturelle ont une grosseur de grain de 30 à 80 mm. 27. Elément selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les plaques reliées à l'aide de matière plastique sont à haute compacité et très exemptesde pores. 28. Elément selon 1 'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'élément de construction est découpé à partir de grands plateaux présentant le même aspect extérieur et collés ensemble avec interposition d'une armature. 29. Elément sous forme d'une marche d'escalier, selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qutil est muni, d'une manière connue en soi, au moins au niveau d'une de ses extrémités étroites, d'au moins un boulon de liaison qui atteint la marche suivante supérieure ou inférieure, ou bien le palier ou le sol. 30. Elément selon la revendication 29, caractérisé en ce que l'une de ses extrémités peut être fixée, d'une façon connue en soi et l'assurant contre une torsion un dispositif d'appui, de préférence un mur d'escalier. 31. Elément selon lrune quelconque des revendications 29 ou 30, caractérisé en ce qu'on a prévu pour les boulons de liaison une douille de fixation connue en soi, de préférence munie d'untaraudage. 32. Elément selon l'une quelconque des revendications 29 à 31, caractérisé en ce que ses surfaces latérales se trouvent d'une façon connue en soi à une certaine distance d'un mur d'escalier et qu'au moins certains des éléments de construction sont munis d'une façon connue en soi d'ancrages fixés dans le mur d'escalier. 33. Elément selon l'une quelconque des revendications 29 à 31, caractérisé en ce qu'on a prévu au niveau des extrémités latérales, directement en dessous et/ou au-dessus des marches, des bandes plates d'acier serrées par les boulons, vis ou analogues. 34. Elément selon l'une quelconque des revendications pr8cé- dentes, caractérisé en ce que les matières plastiques des couches de colle sont enduites d'une couleur correspondant à celles des plaques.