La présente invention se rapporte à un cylindre pour imprimer en général et en particulier, mais d?une manière non limitée, à un cylindre pour imprimer sur les tissus et matériaux semblables. Selon l'invention cependant le cylindre peut être utilisé utilement et avantageusement pour l'imprimerie sur papier, sur matière plastique, sur métal, sur céramique, sur verre et en général pour l'imprimerie sérigraphique. On connaît des cylindres pour imprimerie formés essentiellement d'un cylindre métallique gravé en surface périphérique ainsi que des cylindres sur la surface desquels on a pratiqué une pluralité de trous pour permettre le passage des substances colorantes ou substances pour imprimer. Ces cylindres sont de construction très coûteuse et les derniers en particulier présentent plusieurs inconvénients parmi lesquels celui de ne pas permettre un passage adéquat des substances colorantes car les trous pratiqués sur la surface métallique des cylindres ne peuvent pas, évidemment être très serrés à moins de ntaffaiblir excessivement la robustesse du cylindre et donc de compromettre son utilisation. Le but de la présente invention est de fournir - un cylindre pour imprimer du type spécifié, lequel élimine ou réduit grandement les inconvénients des cylindres pour imprimer déjà connus. - un cylindre de prix de revient peu élevé et possédant la robustesse, la flexibilité et la résistance mécanique nécessaire re et ayant des trous nombreux et serrés. Le cylindre pour imprimer selon cette invention ayant corps tubulaire à parois très fines avec une pluralité d'ouvertures sur sa surface périphérique pour le passage des substances colorantes est caractérisé par le fait qu'il est constitué dtun support tubulaire en tissu sur lequel on a fait un ddp?t métalli- que de façon à fournir au cylindre la résistance mÉcanique nécessaire tout en ma,intenant une certaine fle-xiDilité t la résistance superficielle nécessaire a l'abrasion ti en laissant les mailles du tissu libres pour le passage des substances pour imprimer. Un autre but de cette invention est de fournir un procédé pour la réalisation dudit cylindre. L'invention est maintenant décrite en référence aux dessins annexés, dans lesquels : - la figure 1 représente une vue du cylindre selon l'invention dans dans la moitié gauche on montre, une certaine dispcsition du support tubulaire en fibres synthétiques du cylindre, et dans la moitié droite on montre une disposition différente de la précédente.En outre, dans cette figure les dimensIons des mailles du tissu ont été agrandies volontairement pour la clarté du dessin - la figure 2 représente une section schématique générale, transversale du cylindre de la figure 1 - a figure 3 représente un détail agrandi du tissu constituant le cylindre selon l'invention, avant d'avoir été traité et revêtu d'un dépôt métallique - la figure 4 représente une section selon la ligne W-4 de la figure 3 - la figure 5 représente une vue semblable à celle de la figure 3, mais après que sur le tissu-on ait ajouté le dépôt métallique -- la figure 6 représente une section selon la ligne 6-6 de la figure 5 - la figure 7 représente une section agrandie d'un fil métallisé du cylindre selon l'invention. En se référant aux figures on note qu'un cylindre pour imprimer du type spécifié comprend en substance un corps tubulaire i supporté aux deuxextrémités par des pivots-à bride 2 et ayant intérieurement une raclette 3 supportée par un arbre 4 longitudinal au cylindre même, qui sert à faire passer les substances pour imprimer à travers les trous ou mailles sur la surface périphérique du cylindre 1 de façon que sur la surface du tissu en dessous 5 ou autre matière à imprimer, on reproduise le dessin formé, de la manière déjà connue, sur lasurface du cylindre pour imprimer. Selon l'invention,le cylindre à imprimer 1 est constitué d'un support tubulaire en tissu, en fibre naturelle comme par exemple du coton, du chanvre, du jute, de la soie ou une fibre artificielle synthétique comme par exemple un polyester, un polyamide, une résine polyacrylique, polychlorivinylique ou poly propylénique et d'autres. Le support en tissu tubulaire du cylindre comprend des fils de trame 10 et des fils de channe Il (figures 3 et 4) qui se tressent entre eux de la manière déjà connue pour former un tissu réticulaire avec une pluralité de mailles 12. Pour fournir au cylindre une résistance mécanique suffisante, flexibilité et stabilité, on aeffectué un dépôt métallique 13 (figures 5 et 6) d'une ou plusieurs couches selon les caractéristiques mécaniques qu'on veut donner au cylindre sur les fils de la structure réticulaire du cylindre même. En se référant à la figure 7, on observe un détail agrandi d'une section transversale d'un fil de trame 10. On note que préférablement mais non exclusivement, le revêtement métallique 13 des fils du support tubulaire en tissu comprend une première couche métallique 13' déposéeélectrolytiquement sur la surface précédemment prétraitée du fil 10 d'un métal, par exemple le cuivre, apte à fournir une couche élastique pour les dépôts successifs, toujours par voie électrolytique , d'une seconde couche métallique 13 n d'un métal capable de fournir au cylindre une certaine rigidité et une certaine résistance superficielle à l'abrasion, par exemple du nickel, du chrome, du bronze et d'autres métaux semblables ou leurs alliages. L'épaisseur de la couche métallique 13 déposée sur les fils du support textile du cylindre doit être telle quelle ne puisse obstruer complètement les mailles 12, mais doit laisser entre les réticules une aire suffisante pour le passage des substances pour imprimer ; naturellement l'épaisseur totale du dépôt métallique 13 dépend de l'épaisseur des différentes couches métalliques qui sont en fonction de divers paramètres et précisément du diamètre du fil utilisé, du diamètre et de la longueur du cylindre et de l'abondance des mailles 12 du tissu, le technicien saura trouver expérimentalement les valeurs exactes. On donne ci-dessous à titre d'exemple quelques valeurs non limitatives. Pour un cylindre traditionnel ayant une circonférence de 64 cm et une longueur de 128 cm avec une densité du tissu de 42 mailles au centimètre, l'épaisseur 13' du cuivre était d'environ 30 microns tandis que l'épaisseur 13" de nickel était d'environ 10 microns. Le cylindre 1 peut présenter ses fils de chaîne 11 parallèles à ltaxe du cylindre et ses fils de trame 10 en direction perpendiculaire à la précédente comme onivoit dans la moitié gauche du cylindre de la figure 1. Cependant avec un cylindre ainsi fait on peut avoir des inconvénients très communs les "moirés" et pour cela il est préférable d'orienter diversement les fils donnant par exemple une torsion au support du tissu du cylindre autour de son axe longitudinal de façon que les fils de trame prennent avec les fils de chaîne une position substantiellement hélicoïdale comme on le voit dans la moitié droite de la figure 1. On décrit ci-dessous un procédé et les variations possibles pour obtenir le cylindre selon l'invention Pour obtenir le cylindre selon l'invention on-peut partir d'un tissu tubulaire fabriqué exprès avec une longueur de la circonférence voulue, ou bien on peut partir d'un tissu plat qui est successivement cousu, encollé ou diversement transformé en forme tubulaire. Le support tubulaire en tissu du cylindre ainsi formé est purgé ou nettoyé pour éliminer la saleté et la présence de corps étrangers, puis il est enfilé sur un support cylindrique, thermofixé à une température variable entre 160 et 2200 C, selon le type de fil utilisé. Après le thermofixage le support tubulaire textile est immergé dans un bain de catalyse à base de métaux précieux à l'état colloïdal pour le rendre apte au dépôt successif d'un revêtement de matériel électriquement conducteur. Durant la phase de catalyse on donne une certaine torsion au support tubulaire textile du cylindre pour orienter au mieux les fils du tissu par rapport à l'axe du cylindre, comme précédemment mentionné. Après la phase de catalyse du tissu on exécute un dépôt chimique de matériel électriquement conducteur par exemple de cuivre, pour rendre le support tubulaire textile électroconducteur. Quand le support tubulaire textile du cylindre est devenu électriquement conducteur, on immerge ce dernier dans un bain électrolytique pour effectuer le dépôt d'une couche métallique par exemple le cuivre, apte à fournir une couche élastique pour la couche métallique successive. Cette première couche métallique qui sur la figure 7 est indiquée en 13' peut avoir une épaisseur variable de 20 à 100 microns en fonction du diamètre et de la longueur du cylindre et en fonction de la densité du tissu utilise. Après l'opération du dépôt électrolytique de la première couche métallique, on effectue le dépôt par voie électrolytique d'une seconde couche métallique apte à fournir au cylindre la rigidité mécanique nécessaire, la flexibilité et la résistance superficielle contre l'abrasion. Il est préférable pour cette seconde couche métallique, indiquée en 13" à la figure 7, d'utiliser le nickel, cependant on peut utiliser un autre métal convenablecomme par exemple le bronze, le chrome ou un autre métal semblable ou leurs alliages. Cette deuxième couche métallique peut avoir une épaisseur variable de 5 à 50 microns en fonction des paramètres ci-dessus spécifiés du cylindre. Le cylindre ainsi formé peut donc être traité de la manière déjà connue pour la préparation normale des cylindres pour imprimer. De ce qui a été dit et montré précédemment, il ressort qu'on a crée un cylindre pour imprimer d'une construction nouvelle et économique, lequel comprend un support tubulaire en matière textile qui donne la possibilité d'utiliser des tissus de la finesse désirée et sur lequel on a déposé électrolytiquement un revêtement métallique apte à fournir une structure dotée d'une résistance mécanique suffisante. I1 est donc entendu en conclusion que tout ce qui a été dit et montré dans les dessins annexés peut servir seulement à titre d'exemple et que d'autres variantes pourront être apportées au cylindre et à son procédé de réalisation sans pour cela s'éloigner du cadrede l'esprit de l'invention. REVENDICATIONS 1. Un cylindre pour imprimer ayant un corps creux et fin avec une pluralité d'ouvertures sur sa surface périphérique pour le passage des substances pour imprimer, caractérisé par le fait que le cylindre est constitué d'un support en matière textile, dont les fils sont revêtus d'un dépôt métallique apte à fournir au cylindre une résistance mécanique suffisante, une flexibilité et une stabilité tout en laissant encore entre les mailles du tissu une aire suffisante pour le passage des substances pour imprimer. 2. Le cylindre selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le dépôt métallique présente au moins une première couche de matériel apte à fournir une couche élastique pour au moins une deuxième couche métallique apte à conférer au cylindre la rigidité nécessaire, la flexibilité et la dureté superficielle. 3. Le cylindre selon la revendication 2, caractérisé par le fait que la première couche est formée par du cuivre. 4. Le cylindre selon la revendication 3, caractérisé par le fait que la deuxième couche métallique est choisie parmi le nickel, le chrome, le bronze et d'autres métaux similaires ou leurs alliages. 5. Le cylindre selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que le support tubulaire en matière textile présente des fils de trame et de chaîne, dirigés respectivement, parallèlement et perpendiculairement à l'axe du cylindre. 6. Le cylindre selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que le support tubulaire en matière textile présente des fils de chaîne et des fils de trame inclinés par rapport à la direction de l'axe du cylindre. 7. Un cylindre selon les revendications 5 ou 6, caractérisé par le fait que le support en matériel textile est en fibres naturelles. 8. Un cylindre selon les revendications 5 ou 6, caractérisé par le fait que le support en matière textile est en fibres artificielles. 9. Un procédé pour la réalisation d'un cylindre pour imprimer qui consiste à former un support tubulaire en matière textile et à déposer chimiquement avec l'aide d'un catalyseur une couche électriquement conductrice et donc d'effectuer par voie électrochimique le dépôt d'un revêtement métallique sur les fils constituant le support textile, de façon à fournir à ce dernier une résistance mécanique suffisante, une flexibilité et une dureté superficielle en laissant encore entre les mailles du tissu une aire suffisante pour le passage des substances pour imprimer. 10. Le procédé selon la revendication 9, caractérisé par le fait que le catalyseur est constitué d'un bain I base de métaux précieux à l'état colloïdal. 11. Le procédé selon les revendications 9 et 10, caractérisé par le fait qu'après la phase de dépôt par voie chimique d'un matériel électriquement conducteur sur le support en matériel textile, on effectue le dépôt par voie électrochimique d'au moins une couche métallique apte à fournir une couche élastique de support pour au moins une couche métallique ultérieure apte à conférer la résistance mécanique nécessaire, la flexibilité et la dureté superficielle du cylindre. 12. Le procédé selon les revendication 9 à 11, caractérisé par le fait qu'au support tubulaire en tissu, on donne une torsion autour de l'axe longitudinal du cylindre pour orienter diversement les fils constituant le support textile.