La présente invention concerne les téléimprimeurs ou téléscripteurs destinés à transmettre des messages à distance, notamment par voie téléphonique ou analogue, du système Telex. On sait que le réseau du Telex international comporte un très grand nombre de téléimprimeurs en différents endroits et que la transmission des messages est effectuée d'un téléimprimeur à un ou plusieurs autres téléimprimeurs par transmission, notamment par le réseau téléphonique, d'une succession de caractères codés, le nombre des positions [ou possibilités) de code étant limité. Ainsi le code CCITT nO 2 à cinq moments ne permet que l'utilisation de 27 + 27 = 54 positions de code, c'est-à-dire la transmission au maximum de 54 caractères ou graphismes codés différents. Alors qu'une telle capacité de code est suffisante pour transmettre des caractères des alphabets latin, grec ou russe [cyrillique) en même temps que des chiffres (caractères alpha-numériques), cette capacité est insuffisante pour transmettre des messages en certaines autres langues telles que certaines langues asiatiques ou l'arabe qui comportent un grand nombre de graphismes différents. Une solution pour la transmission de messages en ces langues consisterait à changer de code pour avoir plus de possibilités, mais ceci, d'une part, entrainerait des difficultés du fait de l'existence de nombreux téléimprimeurs adaptés au code international actuel et, d'autre part, exigerait des téléimprimeurs comportant des claviers à un bien plus grand nombre de touches. Une autre solution consiste à simplifier les graphismes et à ne transmettre et imprimer qu'un nombre réduit, choisi, de graphismes parmi la totalité des graphismes utilisés. La présente invention vise à permettre de transmettre des messages comportant un nombre de graphismes de caractères plus important que celui des positions du code utilisé et celui des touches du clavier des téléimprimeurs, sans modifier le code et sans augmenter le nombre de touches du téléimprimeur. Elle s'applique particulièrement à a transmission des messages en langue arabe. On sait que la langue arabe comporte un nombre limité de caractères de base, ce nombre ne dépassant pas celui qui peut etre transmis au moyen du code CCITT nO 2 à cinq moments, mais que chaque lettre s'écrit de différentes manières suivant la position de la lettre dans le mot. lettres isolées, finales, médiales, initiales) et éventuellement suivant la nature des lettres qui la précè dent et/ou qui la suivent, le nombre total de graphismes de caractères étant nettement supérieur à celui permis par le code (il est de l'ordre de 92, donc nettement supérieur à 54). Le procédé selon l'invention pour transmettre et imprimer,au moyen de téléimprimeurs ou téléscripteurs du système Telex, des messagers, notamment des messages en alphabet arabe, comportant un nombre de graphismes de caractères supérieur au nombre de positions du code utilisé pour la transmission et des touches de commande des téléimprimeurs, est caractérisé par le fait qu'un microprocesseur étant associé à chaque téléimprimeur on transmet à distance un nombre de caractères standards non supérieur à celui des positions de code et des touchest qu'on fait imprimer, par l'imprimante des téléimprimeurs en fonctionnment, le graphisme désiré de chaque caractère en tenant compte de la position de celui-ci dans le mot qui le comporte et/ou des caractères qui le précèdent et/ou qui le suivent dans le mot. Dans le cas de l'écriture arabe pour laquelle chaque caractère de base s'écrit de plusieurs manières, notamment suivant la position du caractère dans un mot et les caractères qui précèdent et/ou qui suivent ce caractère, on transmet uniquement les caractères de base sa.ns tenir compte des variantes de position et on prévoit, dans chaque téléimprimeur, c'est-à-dire tant à l'émission qu'à la réception, un microprocesseur qui commande l'imprimante du téléimprimeur pour qu'elle imprime la forme de chaque caractère imposée par la position de celui-ci dans le mot et/ou les caractères qui le précèdent et/ou qui le suivent. En d'autres termes le procédé selon l'invention consiste à ne transmettre que les caractères de base tout en imprimant, tant à l'émission qu'à la réception, le graphisme particulier du caractère qui est imposé par les règles de l'alphabet arabe, les touches du téléimprimeur ne comportant que les caractères de base qui sont tapés par l'opérateur: à l'émission, le microprocesseur faisant l'analyse de la position des différents caractères dans un mot et des caractères qui précèdent et/ou qui suivent le caractère en cause, une temporisation étant prévue dans le cas où l'alphabet transmis implique que l'on doive tenir compte pa.rfois des caractères qui suivent,les différents caractères n'étant effectivement frappés qu'après réception, par le microprocesseur associé au té léimprimeur, d'un certain nombre de caractères ultérieurs dont on devrait éventuellement tenir compte. Bien entendu, dans le cas de la transmission de messages en langue arabe, les lignes sont transmises de la droite vers la gauche et non pas de la gauche vers la droite, comme cela est le cas pour l'alphabet latin, l'alphabet grec ou l'alphabet russe. On voit donc le grand avantage procuré par l'invention qui permet de transmettre, sans modifier le réseau Telex international, sans modifier le code utilisé actuellement et en utilisant des téléimprimeurs existants ou futurs à nombre limité de touches, un nombre de graphismes de caractères plus important que celui des touches des téléimprimeurs et des positions du code utilisé. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATI ONS 1. Procédé pour transmettre et imprimer, au moyen de téléimprimeurs ou téléscripteurs du système Telex, des messages, notamment des messages en alphabet arabe, comportant un nombre de graphismes de caractères supérieur au nombre des positions du code utilisé pour la transmission et des touches de commande des téléimprimeurs, caractérisé par le fait qu'un microprocesseur étant associé à chaque téléimprimeur on transmet à distance un nombre de caractères standards non supérieur à celui des positions de code et des touches et qu'on fait imprimer, par l'imprimante des téléimprimeurs en fonctionnement, le graphisme désiré de chaque caractère en tenant compte de la position de celui-ci dans le mot qui le comporte et/ou des caractères qui le précèdent et/ou qui le suivent dans le mot. 2. Procédé selon la revendication 1 pour transmettre des messages en alphabet arabe, caractérisé par le fait qu'on transmet uniquement les caractères de base sans tenir compte des variantes de position et on prévoit, dans chaque téléimprimeur, c'est-à-dire tant à l'émission qu'à la réception, un microprocesseur qui commande l'imprimante du téléimprimeur pour qu'elle imprime la forme de chaque caractère imposée par la position de celui-ci dans le mot et/ou les caractères qui le précèdent et/ou qui le suivent. 3. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé par le fait que les graphismes des caractères ne sont effectivement imprimés par un téléimprimeur qu'après réception par le microprocesseur associé au téléimprimeur, d'un certain nombre de caractères ultérieurs dont on devrait éventuellement tenir compte.