ESSUIE-GLCE La présente invention a trait à un perfectionnement aux essuie-glace, ces essuie-glace comprenant, d'une façon usuelle, une armature destinée à être fixée généralement par une chape à un bras moteur, ladite armature présentant en gé- néral plusieurs palonniers articulés par rapport à l'armature et maintenant eux-mmes une lame racleuse comprenant un profilé élastomère rigidifié par des "vertèbres" longitudinales. Dans les essuie-glace de ce type, les "vertèbres" consistent généralement en deux lames métalliques longitudinalement disposées de part et d'autre du profilé élastomère, qui constitue la lame racleuse ; ces deux vertèbres sont serrées sur la zone centrale du profilé de la lame racleuse par les deux pattes de l'une des extrémités de l'un des palonniers, de façon à bloquer l'ensemble constitué par la lame racleuse et les vertèbres au niveau de cette extrémité tout en permettant un coulissement longitudinal de cet ensemble par rapport aux autres extrémités de palonnier, dont les pattes assurent un guidage longitudinal dudit ensemble ; ceci permet à la lame racleuse de se déplacer longitudinalement par rapport aux palonniers, lorsqu'elle se trouve déformée par les variations de courbure de la surface vitrée sur laquelle elle s'appuie lors du mouvement de l'essuie-glace. Il se pose cependant le problème, malgré cette fixation à une extrémité de palonnier, d'empêcher tout mouvement longitudinal relatif entre les vertèbres et la lame racleuse et l'on a donc déjà prévu des moyens destinés à empOcher un tel mouvement relatif. En général on réalise dans le profilé élastomère de la lame racleuse une encoche ou un rétrécissement dans lequel pénètrent aussi les deux pattes de blocage du palonnier pour empOcher ainsi un mouvement relatif entre le profilé et les pattes. Ceci exige que le profilé élastomère soit fabriqué par moulage. D'un autre c8té, dans le brevet des Etats-Unis d'Amé- rique 3 616 485, on a prévu, par exemple, d'utiliser une seule lame convenablement cintrée en son milieu pour former deux bras parallèles constituant les deux vertèbres, l'extrémité libre de l'un des bras étant retournée vers l'extrémité correspondante de l'autre bras de façon à emprisonner la lame racleuse dans le périmètre continu ainsi défini. Dans ce cas, l'ensemble constitué par cette lame unique formant deux vertèbres est compliqué et difficile à réaliser ; dans la pratique, sa fabrication nécessite, d'une part, un découpage cn trarnant une chute de matière et, d'autre part, un important cintrage, donc une augmentation du prix de revient. Dans une autre variante du brevet précité, on a ég- lement prévu de recourber dans leur plan les deux extrémités de chaque vertèbre en direction de l'autre vertèbre de façon à provoquer un chevauchement de ces extrémités permettant également d'empOcher un mouvement de l'extrémité de la lame racleuse hors de l'ensemble des vertèbres. Dans ce dernier cas, une chute de matière est également pratiquement indispensable car il n'est pas facile de recourber, dans son plan, une extrémité de lame, de sorte que la lame doit venir de forme par découpage dans une bande plus large ; si, pour éviter cette perte de matière, on partait malgré tout d'une lame rectiligne, il serait nécessaire de prévoir une importante passe de cintrage des extrémités, ce qui entrarnerait une étape de fabrication supplémentaire onéreuse.D'autre part, le chevauchement des vertèbres vers l'extrémité se situe à l'extérieur de la lame racleuse et, par conséquent, présente des contours anguleux qui ne sont pas conformes avec les normes de sécurité actuelles. Il ne parait cependant pas facile de remédier à ces inconvénients car une solidarisation entre la lame racleuse et les vertèbres doit non seulement assurer une bonne fixation des vertèbres sur la lame racleuse, mais encore et surtout, permettre une fabrication et un montage en grande série à prix particulièrement réduit. C'est donc un objectif de l'invention que de rémé- dier aux inconvénients, qui ont été définis, tout en permettant la fabrication et le montage de l'essuie-glace en grande série et de façon particulièrement économique. Un autre objectif de l'lnvention, est de fournir un essuie-glace permettant une économie de matière de vertèbres. Un autre objectif de l'invention est de faciliter la fabrication en continu des vertèbres. Un autre objectif encore de l'invention est de permettre, avec le même matériel, la fabrication de vertèbres ayant des longueurs variables. Un autre objectif encore est de permettre l'utilisation de profilés élastomères de lame racleuse obtenus par extrusion. L'invention a donc pour objet un essuie-glace compre nant, d'une part, une armature susceptible d'être assemblée & un bras d'essuie-glace et, dautre part, une lame racleuse, la liaison entre armature et lame racleuse s'effectuant grâce å au moins deux paires de pattes de ladite armature, une desdites paires de pattes constituant une attache, qui bloque la lame par rapport à l'armature, alors que l'autre (ou les jarres) permet(tent) un coulissement relatif, la lame racleuse étant constituée d'un profilé en élastomère associé à au moins une vertèbre de raidissement, ladite vertèbre étant is- mobilisée par rapport au profilé au niveau de l'attache de ladite lame racleuse, caractérisé par le fait qu'au voisinage de l'attache de la lame racleuse, la vertèbre presenta, sur son bord orienté vers le profilé élastombre, au moins une dent pouvant s'ancrer dans la matière du profilé et ai moins une encoche coopérant avec l'attache pour assurer le blocage de la lame par rapport å l'armature. De façon particulièrement avantageuse, la ou les dents sont obtenues par découpage et déformation de la vertèbre au voisinage de ladite zone. Ainsi, la lame formant la vertèbre peut recevoir, par exemple, une découpe en forme de queue d'aronde interrompant le bord latéral de la lame en formant deux lèvres aigus, ces lèvres étant déformées ensuite vers l'extérieur pour former lesdites dents. Du fait que ces dents peuvent avoir une très faible dlmenslon, il est facile d'assurer, dans la même passe, la formation par découpe des lèves et leur écartement par déformation pour former les dents. Ceci peut de plus être aven- tageusement effectué dans la mOme passe qui réalise au voisinage, les découpes et écartements usuels destinés à former la zone dans laquelle les deux pattes de l'extrémité consi dérée de palonnier vont venir serrer les lames formant les vertèbres et empOcher leur mouvement longitudinal par rapport auxdites pattes. Malgré la petite taille de la ou des dents transversales, on constate, à l'épreuve, qutune liaison parfaite est assurée longitudinalement entre la ou les vertèbres et le profilé de la lame racleuse, du fait qu'une séparation latéra- le des vertèbres d'avec le profilé et un glissement consécutif longitudinal sont rendus impossibles par la proximité de l'setion de serrage de l'ensemble par les pattes de l'extré- mité considérée d'armature, par exemple une extrémité de palonnier d'armature. Le prix de revient des vertèbres ainsi constituées est particulièrement bas puisqu'il n'existe pratiquement aucune perte de matière, et que les dents peuvent outre réalisées lors d'une seule passe sur le mOrne outillage que celui qui réalise les découpes destinées à la fixation des vertèbres par les deux pattes de palonnier. En outre, le montage des vertèbres ne nécessite aucune manoeuvre particulière pour assurer la solidarisation entre le profilé élastomère de la lame racleuse et les vertèbres. Il en résulte que les essuieglace selon l'invention peuvent Outre fabriqués en grande série sans modification importante des outillages ni des procédures de fabrication et cela à un prix de revient particulièrement réduit. En outre, les vertèbres ne sont pas plus longues que la lame racleuse et ne présentent aucune extrémité dépassan- te. Enfin, la fixation par les dents est totalement invisible et améliore l'aspect de l'essuie-glace. D'autres avantages et caractéristiques de l'invention apparattront à la lecture de la description suivante, fait, à titre d'exemple non limitatif et se référant au dessin n- nexé dans lequel - la figure 1 représente une vue en élévation d'un essuie-glace selon l'invention ; - la figure 2 représente une vue en plan d'une vertè- bre découpée ; - la figure 3 représente une vue en plan de cette vertèbre après déformation des parties découpées - la figure 4 représente une vue en coupe transversal de l'ensemble lame racleuse-vertèbres au niveau des pattes do fixation ; - la figure 5 représente une coupe dans le plan dos laies de cette unité au niveau des dents de vertèbre. En se référant & a figure 1, on voit un essuie-glace comprenant, d'une façon usuelle, une armature 1 présentant on sa partie centrale une chape 2 pour son montage articulé sur un bras d'essuie-glace non représenté. L'armature comporte aussi deux palonniers 5, 6 articulés sur des pivots 3 aux 01- placements 4 et dont les. extrémités portent des paires de pattes 7, 8, respectivement 9, 10 qui sont recourbées autour d'un ensemble comprenant un profilé élastomère de lame raclause Il et deux vertèbres 12.Les pattes 7 de l'une des ex trémités du palonnier 5 sont fortement resserrées sur la lame racleuse, comme on va le voir de façon à immobiliser complètement l'ensemble profilé - vertèbres par rapport b cette ex trémité alors que les pattes 8, 9 et 10 sont simplement recourbées de façon à former un passage de coulissement pereet- tant le coulissement longitudinal du profilé 11 et des vertè- bres 12, tout en les giidant et en empêchant qu'elles ne s'échappent transversalement des extrémités de palonniers. En se référant à la figure 2, on voit une vertèbre 12 qui se présente de façon générale sous forme d'une lame mé- tallique allongée, d'assez faible épaisseur lui donnant une bonne souplesse, mais ayant une largeur suffisante empêchant une déformation notable dans le plan de la lame qui, dans le cas de la figure 2, est celui du dessin. Dans cette figure, la lame métallique 12 est représentée au moment de sa fabrication après découpage. La lame est en fait fabriquée à partir d'une bande ayant la mOrne largeur, bande qui est sectionnée périodiquement de façon à former les extrémités 13, 14 de la lame.Avant, pendant ou après le sectionnement, la lame subit une opération do découpage dans laquelle on découpe d'une façon connue, au voisinage de son extrémité 13 située du c8té des pattes 7 de fixation, deux encoches 15 délimitant entre elles une partie intacte 16, chaque encoche se poursuivant, dans la direction longitudinale de la lame, par une fente étroite 17 de façon à délimiter deux pattes 18 sur le bord de la vertèbre 12. Pendant la même opération de découpage, on découpe de l'autre c8té de la lame formant la vertèbre 12, & une foi- ble distance de l'ensemble des découpes 15, 17, une découpe en queue d'aronde 20 présentant une forme généralement triangulaire de façon à former deux lèvres aigus ou pointues 21, orientées l'une vers l'autre mais sans continuité de métal. En se référant plus particulièrement à la figure 3, on voit que l'on a fait subir à la vertèbre 12 une opération de déformation dans laquelle les pattes 18 ont été écartées vers l'extérieur du bord correspondant de la vertèbre de fa çon & former des surfaces de butée dont le rôle sera précisé. Pendant la même opération, on aécarté vers l'extErieur, du c8té du bord opposé, les lèvres 21 qui forment ainsi deux dents transversalement proéminentes 21. En utilisant des outils de forme convenable, on peut bien entendu effectuer les découpes 15, 17 et 20 en une seule passe et réaliser simultanément l'écartement des pattes 18 et des dents 21 dans la mame passe. On se réfère maintenant aux figures 4 et 5. Sur la figure 4, on voit la section transversale du jonc ou profilé d'élastomère 11 de la lame racleuse et qui présente, en plus d'une lèvre racleuse 22 proprement dite, un corps muni de rainures longitudinales dans lesquelles pénè trent, de part et d'autre du profilé 11, les vertèbres 12. De préférence, la profondeur des gorges ou rainures qui reçoivent les vertèbres est sensiblement égale à la largeur desdites vertèbres, celles-ci étant alors entièrement reçues dans les gorges ou rainures. La fixation de la lame racleuse constituée par le profilé et ses vertèbres dans le palonnier 5, s'effectue en refermant autour de cet ensemble les pattes 7, qui, dans ce mouvement, viennent alors appuyer sur la partie 16 de chaque vertèbre 12, comme on le voit notamment sur la figure 5, les pattes de vertèbre 18 venant se disposer de part et d'autre de chaque patte de palonnier 7, ce qui empOche tout glissement d'une vertèbre 12 dans le sens longitudinal . Le même mouvement de refermement des pattes 7, en provoquant le rapproche ment des vertèbres 12 l'une vers l'autre, provoque aussi 1'enfoncement des dents 21, comme on le voit bien sur la figure S, dans la matière élastomère située entre les vertèbres 12.Cet enfoncement provoque en fait un excellent accrochage des vertèbres 12 dans la matière élastomère et la combinaison de cet accrochage et de l'action des pattes 7 sur les parties 16 de vertèbre1 après avoir provoqué le rapprochement des vertèbres et l'enfoncement des dents 21 dans le profilé élastomè- re, empêche un écartement ultérieur desvertèbres 12 ainsi qu un mouvement longitudinal des vertèbres par rapport aux pattes 7, de sorte que malgré la petite taille des dents 21, aucun mouvement relatif ne se produit entre le profilé il et ses vertèbres 12.Cette solidarisation du profilé avec ses vertèbres au voisinage des pattes de fixation 7 n'empêche pas que sur le reste de la longueur de la lame racleuse, il puisse se produire non seulement le glissement de l'ensemble constitué par le jonc ll et ses vertèbres 12 dans les canaux formés par les paires de pattes de palonnier 8, 9, 10, mais encore un déplacement longitudinal relatif entre le jonc Il et les vertèbres 12 dû àdes dilatations provoquées par les variations de température. Bien que l'invention ait été décrite & propos d'une forme de réalisation particulière, il est bien entendu qu'elle n'y ait nullement limitée et qu'on peut lui apporter diverses modifications de forme ou de matériau. Ainsi, on comprend que le nombre et la disposition des dents pourraient varier. Ainsi, on pourrait n'avoir qu'une seule dent 21 ou au contraire plus de deux dents, par exemple, dotai paires de dents 21. Ces dents 21, au lieu d'autre situées du c8té des pattes 7 tournées vers l'autre extrémité du palonnier, c'est- & dire vers les pattes 8, pourraient être dispo sées du c8té de l'extrémité 13 des vertèbres.En variante, ces dents pourraient être disposées de part et d'autre des pattes 7 ou laie être disposées entre les pattes 7, c'est- & dire au même niveau, mais sur l'autre bord, que les pattes 18 et la partie d'appui 16. Les dents 21 pourraientégalement être rea- placées par un grand nombre de dents plus petites réalisées par exemple sous forme d'un crantage, l'essentiel étant que les dents, quel que soit leur nombre, soient situées à une distance suffisawment faible des pattes 7 pour que l'action de serrage exercée par les pattes provoque, non seulement une pénétration efficace des dents dans le profilé de la lame racleuse, mais encore s'oppose à un retrait de ces dents hors de ce profilé de la lame racleuse quelles que soient les sollsci- tations usuelles auxquelles l'essuie-glace est soumis lorsqu'il est on fonctionnement. REVENDICATIONS 1 - Essuie-glace comprenant, d'une part, une armature susceptible d'être assemblée à un bras d'essuie-glace et, d'autre part, une lame racleuse, la liaison entre armature et lame racleuse s'effectuant grtee à au moins deux paires do pattes de ladite armature, une desdites paires de pattes constituant une attache, qui bloque la lame par rapport a l'arme- turc, alors que l'autre (ou les autres) permet (tout) un coulissement relatif, la lame racleuse étant constituée d'un profilé on élastomère associé a au moins une vertèbre de rai- pissement, ladite vertèbre étant immobilisée par rapport au profilé au niveau de l'attache de ladite lame racleuse, ea- ractérisé par le fait qu'au voisinage de l'attache (7) do la lame racleuse, la vertèbre (12) présente, sur son bord orien- té vers le profilé élastomère (il), au moins une dont (21) pouvant s'ancrer dans la matière du profilé (11) des moyens (16, 18) coopérant avec l'attache (7) pour assurer le blocage de la lame par rapport à l'armature. 2 - Essuie-glace selon la revendication 1, caractéri- sé par le fait que la vertèbre (12) présente deux dents (21) pénétrant dans la matière du profilé de la lame racleuse (11). 3 - Essuie-glace selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que la ou lesdites dents (21) viennent de découpage avec déformation de la vertèbre (12). 4 - Essuie-glaceselon l'ensemble des revendications 2 et 3, caractérisé par le fait que lesdites deux dents (21) viennent d'une découpe en queue d'aronde (20) interrompant le bord latéral de la vertèbre en formant deux lèvres aigus. 5 - Essuie-glace selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que chaque vertèbre porte, au niveau de l'attache (7), et sur le bord opposé à celui portant la ou les dents (21), une partie d'appui (rd) contre laquelle est serrée une patte d'attache (7) disposée entre deux pattes de butée (18) obtenues par découpage et s'étendant latéralement vers l'extérieur, do part et d'autre de ladite partie d'appui (16) et de la patte (7) appuyant sur cette partie d'appui (16).