La présente invention concerne un appareil à damer les sols, comportant un carter et un moteur destiné à actionner un pilon se déplaçant de haut en bas, qui présente une tige et une plaque de pilonnage supportant le carter et le moteur, car- ter relié au moteur par l'intermédiaire de deux paires de guides placés l'un au-dessus de l'autre, d'une part au niveau du pilon et d'autre part au niveau du carter. Dans un appareil à damer connu de ce type, la paire de guides inférieurs est constituée de deux leviers séparées, la paire de guides supérieurs comportant également deux leviers séparés, l'une des extrémités de chacune de ces paires étant vissée sur une barre transversale. Cette construction connue présente un inconvénient grave. I1 est difficile de diriger correctement appareil en fonctionnement, car celui-ci a tendance à effectuer des mouvements latéraux incontrôlés. Les inventeurs ont etabli que ces inconvénients sont à attribuer à un manque de raideur en torsion de la liaison articulée entre le carter et le pilon. C'est pourquoi on a construit selon l'invention, afin de pallier cet inconvénient, un appareil à damer du type mentionné ci-dessus, tel que les élé- ments de guidage de chacune des paires de guides sont reliés à leurs extrémités à des bras s'étendant approximativement perpendiculairement à ces éléments de guidage, de telle sorte que lesdits éléments de guidage et les bras transversaux forment à chaque fois un cadre. L'appareil de damage selon l'invention présente donc deux cadres placés l'un au-dessus de l'autre pos sédant une rigidité propre, cadres dont l'un est orienté vers le pilon et l'autre vers le carter.On utilise de préférence un cadre d'une seule piece, car un tel Blément permet d'obtenir une plus grande rigidité pour des dimensions données et est plus facile à fabriquer et à monter qu'un cadre constitué de plusieurs pièces, L'utilisation des appareils à damer présentant une plaque de pilonnage, présente le risque de la plaque qui adhère au sol lorsque celui-ci est mou et humide, ce qui bien entendu gêne les mouvements de l'appareil. Mais, selQn un autre mode de réalisation de l'invention, si on prévoit les. dimensions et l'emplacement des éléments de guidage des deux paires de guides de telle sorte que la plaque de pilonnage se soulève plus sur l'un de ses côtés, de préférence du côté opposé à la poi gnée de guidage, que sur l'autre côté, on empêche d'abord que la plaque de pilonnage adhère au sol lorsque celui-ci est mou et humide, ensuite le pilon progresse de façon telle que l'appareil à damer se déplace vers l'avant lors du fonctionnement, l'ouvrier n'ayant plus qu'à guider celui-ci.Il faut noter à ce sujet que dans des appareils à damer connus, présentant deux paires de guides placés l'un au-dessus de l'autre, (voir le brevet des Etats-Unis dlAmérique nO 3 109 354 et le brevet fran çais nO 1 376 206, figures 6 et 7), les éléments de guidage sont parallèles et de même longueur, de telle sorte que lors du fonctionnement, la plaque de pillonnage demeure parallèle au sol, ce qui entraine seulement un mouvement vers l'avant, et que la tige du pilon est dirigée obliquement en avant vers le haut. On peut bien entendu appliquer également ces dispositions à l'appareil à damer selon l'invention. Lors du fonctionnement de l'appareil à damer en question, tous les paliers et en particulier les paliers des paires de guides sont soumis à d'importantes contraintes dûes aux chocs. I1 en résulte une usure relativement rapide des paliers lisses ou à rouleaux. C'est pourquoi, dans un appareil à damer connu du type mentionné ci-dessus, les paliers se trouvant entre les paires de guides et le carter ou le pilon sont conçus de telle sorte que l'axe et la partie de la machine entourant cet axe sont reliés entre eux par une douille de caoutchouc relativement épaisse, l'extérieur de la douille de caoutchouc et l'intérieur de celle-ci étant solidement fixés respectivement à la pièce et à l'axe mentionnés ci-dessus. Tous les mouvements de torsion sont donc obsorbés par la pièce de caoutchouc, dont la dimension selon la direction radiale doit donc également être relativement importante.Cette disposition ~ ~ présente non seulement l'inconvénient des paliers qui opposent au mouvement des moments de freinage importants, car aux huit endroits où ils se trouvent les pièces de caoutchouc se déforment rien que par le mouvement de fonctionnement, mais aussi parce que ces paliers entraînent, de par l'épaisseur nécessaire des parois de la douille en caoutchouc, une diminution supplémentaire de raideur en torsion de la liaison entre le carter et le pilon, de telle sorte qu'il est difficile de diriger cet appareil à damer connu en ligne droite lors du fonctionnement.Selon l'invention, les contraintes de pointe ap paraissant lors du fonctionnement de l'appareil à damer sont absorbées par les paliers et on évite une usure rapide de ceux-ci, sans qu'il soit nécessaire de renoncer à une liaison à grande raideur en torsion entre le carter et lé pilon. Les paliers des éléments de guidage présentent deux parties pouvant tourner l'une par rapport à l'autre ainsi qu'un châssis en matière caoutchouteuse élastique, relié à l'une de ces parties de palier.Comme on utilise donc un vrai palier, en particulier un palier lisse, qui permet des mouvements de rotation libres entre les deux éléments composant le palier, le châssis en matière caoutchouteuse élastique quix entourent la partie extérieure du palier, ou est entouré par la partie intérieure du palier, peut présenter des parois relativement minces, de telle sorte que la liaison articulée entre le pilon et le carter empêche tout de même des torsions indésirables- du pilon par rapport au carter pendant le fonctionnement dé l'appareil, mais évite par ailleurs des contraintes de pointe importantes sur ces paliers, le carter, le moteur monté et la poignée de guidage de l'appareil à damer.Les chocs à haute fréquence, en particulier ceux absorbés par le châssis en ma tière caoutchouteuse élastique, sont particulièrement gênants au niveau de la poignée. Avec les appareils à damer du type décrit ci-dessus, l'ouvrier court le risque d'être blessé aux jambes par les pièces en mouvement les une par rapport aux autres, surtout par les élé- ments de guidage, car sont placees à cet endroit, outre la plaque de pilonnage à laquelle l'ouvrier prête normalement attention, des pièces qui peuvent facilement provoquer des coupures ou des contusions. On pourrait envisager de poser un revêtement, c'està-dire une sorte de prolongement du carter, qui augmenterait de façon importante son poids car les pièces du carter doivent être particulièrement stables en raison des tensions mécaniques importantes apparaissant pendant le fonctionnement de l'appareil à damer. L'invention résoud ce problème de manière particulièrement simple en placant autres sua de la paire supérieure de guides au moins une anse de protection fixée au carter, qui avance au moins dans la direction dans laquelle s'étend la poignée de l'appareil, au-dessus des paires de guides. L'ouvrier se'place de ce côté, de telle sorte qu'il se trouve éloigné des endroits dangereux de l'appareil. La protection selon l'invention est particulièrement facile à former mais cependant stable, et on lui donne de préf é- rence la forme d'une anse tubulaire.Outre le fait qu'elle assure la protection de l'ouvrier, l'anse selon l'invention présente encore un avantage : elle empêche que les pièces de l'appareil se déplaçant et servant au fonctionnement et à la conduite du pilon endommagent d'autres objets se trouvant à proximité, ou que ces pièces soient endommagées avec l'appareil lui-même lors du fonctionnement, lorsqu'on effectue des travaux dans une fosse par exemple. Cette anse de protection peut en outre aider pour le transport ou le chargement de l'appareil. Selon un mode de réalisation préféré de l'appareil à damer selon l'invention, l'anse de protection ; voir la vue en plan de l'appareil ; déborde dans toutes les directions au-dessus des paires de guides et présente en particulier la forme d'un cadre fermé. De cette manière, l'anse protège également des pièces de l'appareil qui se trouvent du côté opposé à la poignée, et comme le moteur se trouve placé également à cet endroit, il convient également de faire déborder l'anse de protection au-delà du moteur. I1 est particulièrement avantageux de placer l'anse de protection sous le moteur et de prévoir au-dessus de ce dernier une deuxième anse de protection, également fixée au carter, qui DonfèrQ la vue en plan de l'appareil) déborde au-dessus du moteur, car on peut alors coucher l'appareil par l'un quelconque de ses côtés sans risquer d'endommager le moteur. Ceci permet en outre de charger et de transporter l'appareil avec encore moins de risques. On comprendra mieux l'invention à l'aide de la description suivante et du dessin annexé qui représente un mode de réalisation préféré de l'appareil à damer selon l'invention. Dans ce dessin - la figure 1 représente une vue latérale en perspec tive en oblique par le haut de l'appareil à damer. - la figure 2 représente une vue en coupe transversale de l'appareil à damer. - la figure 3 représente une vue en coupe du pilon se lon la ligne 3-3 de la figure 2. Comme on peut le voir sur les figures I et 2, l'appareil à damer selon l'invention présente un carter désigné globalement par la référence 10, auquel on ajoute un moteur à combustion interne 12, destiné à actionner l'appareil. Celui-ci com mande une pièce excentrée 14, à laquelle se rattache une bielle 16. Un pilon, désigné globalement par la référence 20, présente une plaque de pilonnage 22 et une tige 24 fixée à cette plaque, la tige s'étendant en oblique vers le haut et vers l'avant et portant à son extrémité supérieure un plateau à ressort 26. Un autre plateau à ressort 28, pratiquement circulaire, entoure la partie médiane de la tigé 24, et on place à chaque fois, entre ce-plateau et le plateau à ressort supérieur 26 ainsi qu'entre ce plateau et l'épaulement 30 de l'extrémité inférieure de la tige, un ressort hélicoïdal 32 et 34. De chaque côté des extrémités supérieure et inférieure de la tige 24, on-place un bras de guidage 36 et 38, et, comme on le voit nettement sur la figure 3, les bras de guidage situés à la même hauteur sont réunis par des traverses 36a et 36b respectivement 38a et 38b, pour former une pièce unique, à savoir un cadre de guidage en une seule pièce 40 respectivement 42. Les extrémités antérieures des bras de guidage 36 et 38 sont articu lées en 44 et en 46 au plateau à ressort 26 ou à la plaque de pilonnage 22, tandis que les extrémités postérieures des bras de guidage 36 et 38 sont montées à rotation en 48 ou en 50, dans le prolongement 10a du carter.Ce prolongement du carter porte également une articulation 52 pour deux culbuteurs 54 en forme de levier à deux bras, leur extrémite antérieure étant articulée en 56 au plateau à ressort 28 et leur extrémité postérieure étant reliée à un palier 58, ce palier étant monté articulé à l'extré- mité inférieure de la bielle 16 pour former une sorte de cadran. Le moteur 12 actionne donc, par l'intermédiaire de la pièce excentrée 14, de la bielle 16 et des culbuteurs 54, le plateau à ressort 28 de haut en bas le long de la tige 24 du pilon 20, les ressorts hélicoïdaux 32 et 34 étant alternativement tendus, de telle sorte que la plaque de pilonnage 22 rebondisse sur le sol à damer. Selon l'invention, un ouvrier se tenant à gauche (figure 1) de l'appareil est protégé par rapport aux cadres de guidage 40 et 42, de la bielle 16 et des culbuteurs 54 par une anse de protection 70, constituée par une anse tubulaire refermée sur elle-même. Cette anse est fixée au carter 10 de l'appareil par des pattes de maintien ou languettes 72 et 74 et s'étend vers l'avant et vers l'arrière au-dessus du moteur 12 et de la plaque de pilonnage 22, de telle sorte que l'on supprime le risque de blesser l'ouvrier, et l'on évite également à l'appareil luimême de s'endommager lors de travaux, par exemple dans uné fosse. On fixe au carter 10 de l'appareil, en 76, une anse 78 en forme de U inversé, à laquelle on soude une autre anse de protection 80. Celle-ci est également constituée d'une anse tubulaire refermée sur elle-même, qui s'étend au-dessus du moteur 12 pratiquement aussi loin que l'anse de protection inférieure 70 et dont la partie située vers l'arrière 80a constitue une poignée pour l'ouvrier. Grâce aux deux anses de protection 70 et 80, on peut coucher l'appareil à damer selon l'invention sur le côté, le charger et le transporter sans risquer de provoquer une détérioration des pièces. Comme on peut le voir particulièrement clairement sur la figure 2, les bras de guidage supérieur et inférieur 36 et 38 ont la même longueur, c'est-à-dire-que la distance A entre les articulations 44 et 48 est égale à la distance entre les articulations 46 et 50. Par contre, les bras de guidage ont une inclinaison différente par rapport à l'axe horizontal ou longitudinal de la tige 24, les bras de guidage 38 faisant avec l'horizontale un angle plus grand que les bras de guidage 36, ce qui entraîne que la distance C entre les articulations 44 et 46 soit supérieure à la distance B entre les articulations 48 et 50. La géométrie du dispositif de guidage est de préférence telle que la plaque de pilonnage 22 se soulève à l'avant d'environ 10% de plus qu'à l'arrière, et selon un mode de réalisation préféré de l'appareil à damer selon l'invention, l'élévation de la plaque de pilonnage est de 120 mm à l'avant et de 110 mm à l'arrière. L'appareil à damer selon l'invention, comprend plusieurs paliers de telle sorte que ceux-ci absorbent surtout les pointes de contraintes de fréquence relativement élevée. Ceci se produit pour les articulations 44, 46, 48 et 50 des bras de guidage, ainsi que pour les points de fixation 76 de l'anse de protection supérieure et l'anse 78 qui supporte celle-ci. La configuration préférée de ces paliers est représentée sur la figure 3. Conformément à cette configuration, on enfonce à force des douilles 92 en caoutchouc élastique dans les extrémités d'un perçage 90 du cadre de guidage 42. Ces douilles recoivent des paliers lisses 94, constitués d'une enveloppe 96 et d'un fourreau pouvant tourner par rapport à celle-ci. Ce fourreau présente, selon l'invention, un filetage intérieur 101 ainsi qu'un collet de butée 100 qui sert à maintenir les douilles 92 dans l'orifice 90. Dans ce but, le mode de réalisation préféré des douilles 92 présente également un collet de butée 92a, fixé de préférence entre les rondelles 102 et 104. Selon l'invention, on visse des boulons 110 dans le filetage intérieur du fourreau 98, ces boulons maintenant, dans le cas de l'articulation 46, le fourreau 98 contre la plaque de pilonnage 22, qui possède dans ce but, sur les deux côtés du cadre de guidage 42, des joues 112 présentant des pièces soudees 114 destinées à recevoir les boulons 110. Les autres paliers lisses, placés dans des douilles en caoutchouc élastique, sont construits de manière analogue, si bien qu'il est inutile de détailler leur construction. I1 est entendu que l'invention n'est pas limitée au mode de réalisation décrit ci-dessus et que l'homme de l'art peut y apporter divers changements sans toutefois s'écarter du cadre de l'inventions REVENDICATIONS 1. Appareil à damer les sols comportant un carter et un moteur destiné à actionner un pilon se déplaçant de haut en bas, ce dernier présentant une tige et une plaque de pilonnage qui supporte le carter ainsi que le moteur et étant relié au moteur par l'intermédiaire de deux paires de-guides placés l'un au-dessus de l'autre, au niveau du pilon d'une part et au niveau du carter d'autre part, l'appareil se caractérisant en ce qu'on relie les éléments de guidage (36 et 38) de chaque paire de guides à leurs deux extrémités par des bras (36a, 36b et 38a, 38b) pratiquement perpendiculaires aux éléments de guidage, de telle sorte que ceux-ci et les bras perpendiculaires forment à chaque fois un cadre (40 et 42). 2. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que les cadres (40 et 42) sont d'une seule pièce. 3. Appareil selon la revendication 1 ou 2, carac térisé en ce qu'on prévoit en dimension et en emplacement les é léments de guidage (36, 38) des deux paires de guides de telle sorte que la plaque de pilonnage se soulève plus d'un côté que de l'autre afin que le pilon (20) effectue un mouvement de progressinon 4. Appareil selon la revendication 3, caractérisé en ce que les plans définis par les paires de guides (36, 38) forment un angle. 5. Appareil selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'angle s'ouvre dans la direction de la poignée (80a). 6. Appareil comportant un carter et un moteur destiné à actionner un pilon se déplaçant de haut en bas, ce dernier présentant une tige et une plaque de pilonnage qui supporte le carter, selon la revendication 1, caractérisé en ce que les paliers (44, 46, 48, 50) des éléments de guidage (36, 38) présentent deux parties (96, 98) qui peuvent tourner l'une par rapport à l'autre, ainsi qu'un châssis (92) en caoutchouc élastique relié à l'une de ces parties de palier. 7. Appareil selon la revendication 6, caractérisé en ce que le châssis est construit en forme de douille (92) en caoutchouc élastique. 8. Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes, présentant une poignée qui permet à l'ouvrier de conduire l'appareil, caractérisé en ce qu'on place au-dessus de la paire supérieure de guides (36) au moins une anse de protection (70) fixée au carter (10) qui déborde au-dessus des paires de guides (36, 38) au moins dans la direction dans laquelle la poignée (80a) s'étend. 9. Appareil selon la revendication 8, caractérisé en ce que l'anse de protection (70) déborde au-dessus des paires de guides (36, 38) dans toutes les directions et présente en particulier la forme d'un cadre fermé. 10. Appareil selon la revendication 8 ou 9, carac térisé en ce que l'anse de protection (70) déborde au-dessus du moteur (12). 11. Appareil selon l'une quelconque des revendications 8 à 10, caractérisé en ce qu'on place l'anse de protection (70) directement au-dessus du couple supérieur de guides (36). Appareil selon l'une quelconque des revendications 8 à 11, caractérisé en ce qu'on place l'anse de protection (70) au-dessousdu moteur (12) et on monte une deuxieme anse de protection (80) au-dessus du moteur, cette deuxième anse de protection étant également fixée au carter (10) et débordant audessus du moteur. 13. Appareil selon la revendication 12, caractérisé en ce que la deuxième anse de protection (80) constitue également la poignée (80a)