La présente invention se rapporte a un dispositif antidérapant amovible pour roues de véhicules qui comprend deux organes de tension latéraux qui sont reliés par des éléments antidérapants dont ils sont solidaires. Ces organes de tension ont pour fonction de tenir en place de la manière habituelle, de chaque coté de la roue, les éléments antidérapants s'étendant au-dessus de la surface de roulement de celle-ci, par traction. Ces dispositifs antidérapants existent dans de nombreux modeles, les éléments antidérapants étant le plus souvent constitués par des chapes ; toutefois, comme le décrit dans le brevet suisse 495 859, ils peuvent également se présenter sous la forme d'un tissu caoutchouté ou plastifié garni de pointes. Outre le bonnes propriétés de roulement, lesquelles peuvent avantageusement être obtenues par un choix judicieux de la nature ou de la composition des éléments antidérapants, les qualités exigées de ces dispositifs antidérapants amovibles sont avant tout une grande facilité de montage sans se salir exagé rément. Indirectement, cette facilité de montage contribue à la sécurité en évitant que cette opération, fastidieuse et qui doit généralement être exécutée dans des conditions pénibles, soit repoussée trop longtemps. Les dispositifs antidérapants connus utilisent généralement comme organes de tension latéraux des moyens, tels que des câbles ou des chaînes ne pouvant être soumis qu'à des efforts de traction, ou bien des structures constituées par un ou plusieurs organes rigides, éventuellement articulés entre eux.Ces organes de tension présentent, le plus souvent l'un ou l'autre des inconvénients suivants : Dans le cas de-chaînes, l'organe de tension destiné au côté intérieur de la roue peut bien être sans fin et peut -au besoin- être tendu à partir du côté extérieur de celle-ci, mais sonenfilage au-dessus de la roue nécessite -par suite d'une rigidité inhérente insuffisante- le recours à un dispositif spécial ou bien doit être exécuté manuellement. I1 s'agit en l'occurence d'une opération fastidieuse, incommode et particulièrement salissante au voisinage du garde-boue.Lorsque, par contre, l'organe de tension se compose, non pas de maillons, mais d'un certain nombre d'éléments rigides relativement grands -comme décrit dans le brevet suisse 450 194- l'ensemble peut être réalisé de manière à ne plus former une structure sans fin, tout en restant suffisamment déformable pour pouvoir être glissé au-dessus de la roue comme une boutonniere au-dessus d'un bouton. Pour pouvoir être glissé au-dessus de la roue, un tel organe de tension doit, par conséquent, être ouvert ce qui implique l'existence d'au moins un fermoir venant se placer du côté intérieur de la roue et qui, par conséquent, n'est que difficilement accessible. Ceci est également le cas des organes de tension constitués essentiellement par une tige cintrée de façon à former un anneau ouvert, comme décrit dans les brevets suisses 438 060 ou 343 249. La présente invention s'est fixez pour but de rémédier aux inconvé- nients ci-dessus, c'est-à-dire, de supprimer la nécessité de faire passer a la main au-dessus de la roue l'organe de tension venant sa placer du coté intérieur de la roue, et celle de manoeuvrer un fermoir situé de ce côté. L'invention atteint ces buts en utilisant des organes de tension dont l'un forme un anneau fermé, élastiquement flexible. L'invention permet de réunir, par des moyens extrêmement simples, les avantages des deux organes de tension antérieurs. Elle permet de supprimer, comme lors de l'utilisation d'une chaîne sans fin, la nécessité de manoeuvrer un fermoir situé du coté intérieur de la roue. Elle permet, en même temps, d'enfiler l'organe de tension flexible au-dessus de la roue à partir du côté extérieur de celle-ci sans obliger l'opérateur à passer la main entre la roue et le garde-boue. Lorsque les éléments antidérapants sont constitués par des chaînes, organe de tension de l'invention évite que ceux-ci s'emmêlent quand le dispositif n'est pas utilisé sans que pour autant celui-ci ne devienne pas trop encombrant -gr ce à son elasticité-. Dans une forme de réalisation préférée, chaque anneau comporte une âme flexible sur laquelle sont enfilés les maillons d'extrémités des éléments antidérapants, les maillons- d'extrémité voisins étant maintenus espacés l'un de l'autre, chaque âme comportant, au moins, en deux endroits espacés l'un de l'autre de plus de 30 , des butées fixes pour empêcher les maillons d'extrémité de se déplacer le long de celle-ci. On évite ainsi tout risque que pendant la marche les éléments antidérapants se déplacent inopinément et se répartissent irrégulièrement le long des anneaux de tension. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, en référence au dessin annexé, sur lequel - la figure 1 est une vue en perspective d'un premiér exemple de réalisation de l'invention - les figures 2a et 2b sont des vues de détail de ce dispositif - la figure 3 est une vue en perspective d'un second mode de réali -sation, plus simple, de l'invention ; et, - la figure 4 est une coupe de détail, à plus grande échelle, à travers le dispositif de réglage du mode de réalisation de la figure 3. Le dispositif antidérapant représenté sur la figure 1, comprend deux ceintures, notamment une ceinture fermée I et une ceinture ouverte 2, qui ont respectivement une âme constituée par un câble d'acier. Les extrémités du câble appartenant à la ceinture fermée sont reliées par un organe de liaison 5 constitué essentiellement par un manchon métallique 6 légèrement incurvé et percé de plusieurs trous. L'embout 7 serti à chaque extrémité du câble d'acier 3 vient se loger dans le manchon 6 où il est retenu par des vis 9 pourvues d'écrous auto-bloquants 8. Les multiples trous du mandES gelefttent de régler la longueur de la circonférence de la ceinture fermée 1, ce qui consiste, après que le dispositif a été monté sur la roue, de faire en sorte que celle-ci vienne se placer à environ 4cm à l'intérieur du bord voisin de la roue. Les éléments antidérapants reliant les deux ceintures 1 et 2 sont constitués par des sections de chaînes Lî, 12 et 13, reliées par des anneaux d'assemblage 14, les éléments centraux 11 s'étendant en zig-zag le long de la bande de roulement, c'est-à-dire, le long des sculptures du pneumatique, tandis que les éléments 12 et 13 s'etendent contre les flancs de celui-ci. On notera qu'il est préférable que les éléments latéraux "extérieurs" 13 soient, au moins, une fois et demi aussi longs que les éléments "intérieurs" reliés à la ceinture fermée. Les anneaux de liaison 14 pourraient être protégés contre l'usure, de la maniere habituelle, par des bagues d'usure (non représentées). Pour éviter un glissement incontrôlé des maillons d'extrémité 10, en forme de double crochet, des éléments latéraux le long des câbles d'acier, on a prévu entre eux des séparateurs 15 16 enfilés sur le câble. Ces séparateurs sont constitués par des sections de tubes en matière plastique ayant, de préférence, des couleurs différentes sur chaque ceinture, afin de faciliter le montage. Les séparateurs appartenant à la meme ceinture ont tous la même longueur mais ceux de la ceinture ouverte sont moins nombreux-et aussi plus court que ceux de la ceinture fermée. Le câble d'acier 4 de la ceinture ouverte 2 est plus court de plus du double de la longueur de ses séparateurs que le câble 3 de la ceinture fermée afin de ménager une ouverture assez large dans la ceinture ouverte. Les extrémités de son câble se terminent également -tout comme celles de l'autrepar des embouts sertis percés transversalement qui viennent s'enfiler sur des manchons arqués 17 ayant plusieurs positions afin de permettre de régler la longueur de la ceinture.Etant donné que quand la ceinture a été réglée pour une longueur de circonférence relativement grande, il en résulte nécessairement un certain jeu entre les séparateurs, et que, de ce fait, les maillons d'extré- mité 10 risquent de se répartir irrégulièrement le long de la ceinture ouverte, on a prévu deux douilles supplémentaires 19 pour empêcher le maillon d'extrémité 18 le plus éloigné de l'ouverture de la ceinture de glisser. De même, on prévoit également sur la ceinture fermée, aux deux maillons d'extrémité les plus éloignés du manchon6 une douille auxiliaire de chaque côté sur le câble d'acier (non représenté). Le cas échéant, en particulier dans les dispositifs antidérapage ayant une grande latitude de réglage, on pourrait prévoir un plus grand nombre de ces douilles auxiliaires faisant fonction de butées, Au voisinage immédiat du manchon 6, où des douilles auxiliaires sont indésirables sur la c ble-d'acier pour ne pas gener le réglage, diJitS se la position par une chaînette 20 qui relie les maillons d'extrémité situés de part et d'autre du manchon et qui n'est que légèrement plus longue que cette dernière. Deux éléments latéraux extérieurs 21 sont fixés aux extrémités de la ceinture ouverte 2, notamment en embrassant la tige des éléments fongiformes 22, logés dans les manchons, produisant ainsi une liaison d'extrémité tourbillonnante qui, au besoin, facilite le démêlage des chaînes. De cette liaison part une autre section de chaîne -plus longue que les autres éléments latéraux extérieurs 13- qui aboutit à l'anneau de liaison 23 situé à l'extrémité extérieure de la chaîne de la bande de roulement et auquel se raccorde, une chaîne de fermeture 25 plus longue et, de préférence, plus mince. Par ailleurs, chaque liaison d'extrémité comporte un anneau de fermeture 26 par lequel est enfilée la chaîne de fermeture avant de s'accrocher à un crochet 27 et d'être tendue par un tendeur de caoutchouc 28 fixé à l'âme de la ceinture ouverte 2, en un point à peut près diamètralement opposé à l'anneau de fermeture. Il est à remarquer que la structure du dispositif antidérapage repré- senté est symétrique, puisqu'il peut être divisé en deux moitiés énantiomorphes par un plan vertical parallèle aux ceintures 1 et 2, passant par le manchon 6 et le maillon d'extrémité 18. Bien que ceci ne soit pas indispensable pour la mise en oeuvre de l'invention, cette symétrie correspond néanmoins à un mode de réalisation préféré de celle-ci, indépendamment de la nature et de la disposition des éléments antidérapage adoptés, du fait qu'elle simplifie la fabrication (en réduisant le nombre des composants différents) et qu'elle augmente la sécurité d'emploi, par la possibilité de conserver la forme générale du dispositif par un déplacement longitudinal symétrique des manchons 17, et grâce à l'indifférence du sens de la rotation. La figure 3 représente schematiquement un second mode de réalisation, plus simple, de 1 invention. Sur cette figure les deux ceintures portent les références 31 et 32. La ceinture 31 est faite d'un câble d'acier ayant environ 6mm de diamètre, dont les deux extrémités sont reliées par le dispositif de réglage 33. Comme il ressort de l'examen de la vue de détail de la figure 4, un mode de réalisation simplifié de ce dispositif est constitué essentiellement par un manchon arqué 40 correspondant au diamètre moyen de la ceinture, qui est enfilée sur des tiges 41 et 42 de forme appropriée, solidement fixées aux ex trémités du câble 46, à la molette, à la presse ou par tout autre moyen convenable.Des trous 45 traversant le manchon et les tiges permettent d'adapter la longueur de la circonférence des ceintures à celle de la roue au moyen de vis, de goupilles ou de rivets. C'est ainsi, par exemple, que sur la figure 4 on a utilisé une vis 43 comportant un écrou à auto-blocage 44. Le manchon pourrait aussi être fixé directement à l'une des tiges, ou bien elle pourrait même être sertie sur le câble Lorsque le manchon et l'une des tiges sont percés d'un certain nombre de trous, l'espacement mutuel de ceux-ci pourrait être variable afin de permettre un réglage fin du type "vernier". Afin de garantir le réglage adopté contre une modification inopinée, on utilise -comme le suggère la fig 4 des vis auto-bloquantes ou encore des goupilles, des rivets ou autres montées de fanon à ne pas pouvoir être enlevés sans avoir recours à un outil. Les éléments antidérapants 34 sont constitués par des sections de chaînes dans les maillons d'extrémité desquelles sont enfilés les câbles d'acier formant les ceintures 31. L'espacement voulu est maintenu entre les éléments antidérapants 34 par des sections de tuyaux 35 enfilés sur les câbles d'acier. Dans l'exemple représenté, on utilise des tuyaux en matière plastique, mais on pourrait également utiliser d'autres moyens à condition qu'ils n'affectent pas de manière excessive l'élasticité des ceintures. La ceinture 32, qui est aussi constituée par un câble d'acier, forme un cercle ouvert 36, qui peut être fermé au moyen d'une chaînette 37 et d'un anneau 38. On va décrire maintenant le mode d'emploi du dispositif antidérapage de l'invention en se référant, pour simplifier au mode de réalisation de la figure 3. Pour installer le dispositif sur une roue sans être obligé de démon ter celle-ci du véhicule, on le place sur le sol avec la ceinture fermée vers le haut, devant ou derrière la roue de façon que l'ouverture de l'autre ceinture soit orientée suivant l'axe longitudinal du véhicule. Pour faciliter l'orienta-' tion, on peut utiliser des couleurs différentes pourles sections de tubes enfilées sur les câbles acier. On fait ensuite avancer ou reculer le véhicule jusqu'à ce que la roue vienne se placer à l'intérieur des cercles formés par -les ceintures. Ensuite on fait passer la ceinture fermée au-dessus d'un diamètre, en la déformant en une sorte d'ellipse a l'encontre de sa résistance élastique, en l'élevant approximativement jusqu'au milieu de la roue, puis on la fait bas culer de manière que la partie voisine de l1opérateur vienne se glisser entre la roue et le garde-boue en tirant vers soi les éléments antidérapants corres pondants. Finalement, on fait effectuer encore un demi-tour à la rouejce qui a pour effet de positionner automatiquement le ceinture intérieure. Il ne reste plus alors qu'a tendre la chaîne 37, au besoin, ce qui peut s'effectuer automatiquement en l'enfilant dans le maillon d'extrémité 39 et en la tendant au moyen dtun tendeur de caoutchouc fixé au crochet 38. REVENDICATIONS 1) Dispositif antidérapant pour roues de véhicules comportant deux anneaux de tension ou "ceintures" latérales (31, 32) qui sont reliés par des éléments antidérapants (34) qui en sont solidaires, caractérisé en ce que l'une desdites ceintures forme un anneau fermé, élastiquement -flexible. 2) Dispositif antidérapant selon la revendication i, caractérisé en ce que ledit anneau comporte un organe (33) réglable manuellement sur plusieurs longueurs fixes, qui permet de modifier la longueur de sa circonférence. 3) Dispositif antidérapant selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'une, au moins, desdites ceintures (31) est constituée par un câble d'acier. 4) Dispositif antidérapant selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'organe (33) est un raccord à emboîtement pouvant être fixé dans plusieurs positions. 5) Dispositif antidérapant selon la revendication 4 caractérisé en ce que ledit raccord comporte un manchon dans lequel se déplace un élément mobile longitudinalement, ledit manchon et/ou ledit élément mobile étant percé d'un trou diamètral tandis que l'autre comporte plusieurs trous analogues pour recevoir un élément d'arrêt (43). 6) Dispositif antidérapant selon les revendications 2 et 3, caractérisé en ce que le raccord se compose d'un manchon et d'au moins un embout serti sur l'extrémité du câble et introduit dans celui-ci. 7) Dispositif antidérapant selon la revendication 1, caractérisé en ce que chaque ceinture comporte une âme flexible qui porte les maillons d'ex extrémité maintenus mutuellement espacés des éléments antidérapants, chaque âme -comportant, au moins, deux maillons séparés, le long du pourtour de la ceinture, de plus de 300 et qui sont empêchés de se déplacer le long de ladite âme, au moins,d'un côté. 8) Dispositif antidérapant selon la revendication 7, caractérisé en ce que la ceinture fermée comporte un dispositif de réglage permettant de faire varier la longueur de sa circonférence. 9) Dispositif antidérapant selon la revendication 7, caractérisé en ce que les maillons d'extrémités adjacents sont maintenus espacés par des séparateurs tubulaires enfilés sur l'ême. 10) Dispositif antidérapant selon la revendication 7, caractérisé en ce que les âmes sont constituées par des câbles d'acier, en ce que l'autre ceinture est ouverte et en ce que son âme est plus courte, au moins, du double de l'espacement mutuel moyen des maillons d'extrémité qu'il porte que celle de la ceinture fermée. 11) Dispositif antidérapant selon la revendication 7, caractérisé en ce que les âmes sont constituées par un câble d'acier et en ce que, sur chaque ceinture, le maillon d'extrémité le plus proche du milieu de ladite amie, est arrêté, d'un coté, au moins, par une douille sertie sur ladite âme. 12) Dispositif antidérapant selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'autre ceinture est ouverte et comporte, à ses extrémités libres, un élément de liaison formant émérillon auquel est fixé à rotation un maillon d'extrémité. 13) Dispositif antidérapant selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en cé qu'il peut être divisé en deux moitiés énantiomorphes par un plan de symetrie perpendiculaire aux anneaux de tension ou aux ceintures qui sont orientées en parallèle.