La présente invention a pour objet un dispositif à ferru- res pour l'assemblage d'éléments de meubles. Plus précisément, le dispositif visé par l'invention est du genre comprenant un écrou agencé pour etre vissé dans l'un des éléments à réunir perpendiculairement l'un à l'autre, un goujon fileté pouvant être vissé dans cet écrou, et des moyens pour anerer la tête de ce goujon dans le second élément. On connaît ainsi un système dans lequel le goujon, dont la tête est fendue et dont la partie intermédiaire est lisse, est engagé à l'intérieur d'un exeentSique noyé dans le second élément. Cette réalisation présente l'inconvénient d'avoir une tenue insuffisante, notamment après des démontages. On tonnait également par le brevet français 1 311 150, une seconde réalisation, dans laquelle la tete du goujon est accouplée avec un étrier d'appui qui s'applique sur la paroi d'une cavité formée dans l'élément à assembler à l'élément portant le goujon, la tête du goujon et l'étrier étant ainsi logés à l'intérieur de cette cavité. Ce dispositif est efficace, mais onéreux. L'invention a pour but de réaliser un dispositif de jonction d'éléments de meubles, qui soit d'une solidité supérieure à celle du système ci-dessus à excentrique, tout en étant moins onéreuse que la seconde réalisation à étrier d'appui pour le goujon. A cet effet, les moyens d'ancrage de la tête du goujon comprennent une cuvette destinée à être encastrée dans le second élément, et un écrou pouvant être logé à l'intérieur de la cuvette afin de recevoir la tête filetée du goujon d'assemblage, une échan- crure étant ménagée dans la face supérieure de la cuvette transversalement à l'écrou afin de permettre la manoeuvre de ce dernier. Suivant une forme de réalisation de l'invention, la cuvette est percée d'un premier orifice du côté du goujon, afin d'autoriser l'introduction de la tête dudit goujon dans l'écrou, et d'un second orifice du cêté opposé pour l'introduction de l'écrou dans la cuvette, et des fentes longitudinales sont aménagées sur le pourtour de l'écrou afin de délimiter entre elles des branches capables de s'écarter élastiquement dans le sens radial quand on y introduit le goujon, et des portées tronconiques sont prévues extérieurement sur les extrémités de ces branches dirigées vers le premier élément, la cuvette présentant autour de l'orifice d'entrée du goujon, une portée tronconique correspondante sur laquelle peut prendre appui l'écrou par ses portées. Ainsi lorsqu'on introduit la tête du goujon dans l'écrou, les branches taraudées de l'écrou s'écartent élastiquement pour laisser passer le goujon, puis reviennent en prise avec le filetage de celui-ci. Lorsqu'on exerce une traction sur le goujon vers l'extérieur de la cuvette, les branches taraudées sont appliquées par leurs portées tronconiques sur la portée tronconique associée de la cuvette, et retiennent de ce fait le goujon à l'intérieur de l'écrou. Une fois le goujon introduit dans l'écrou, il suffit de faire tourner l'écrou du nombre de tours nécessaires pour compléter l'assemblage des deux éléments. D'autres particularités et avantages de l'invention appa raseront au cours de la description qui va suivre. Aux dessins annexés, données à titre d'exemples non limitatifs, on a représenté deux formes de réalisation du dispositif selon l'invention. - La figure 1 est une vue en perspective montrant deux éléments pourvus de deux dispositifsà ferrures d'assemblage conformes à l'invention, avant réunion des deux éléments. - La figure 2 est une vue analogue à la figure 1 montrant les deux éléments assemblés perpendiculairement l'un à l'autre. - La figure 3 est une vue analogue à la figure 2 illustrant deux possibilités de serrage des écrous des deux dispositifs équipant les éléments des figures 1 et 2. - la figure 4 est une vue en perspective, à échelle agrandie, de la cuvette faisant partie du dispositif d'assemblage des figures 1 à 3, une variante de réalisation de cette cuvette étant représentée en traitsmixtessur cette même figure. - La figure 5 est une vue de dessous en plan de la cuvette représentée à la figure 4,avec également en traits mixtes la variante précitée. - - La figure 6 est une vue en élévation latérale de la cuvette des figures 4 et 5, avec la même variante en traits mixtes. - La figure 7 est une vue en élévation arrière suivant la flèche y de la cuvette représentée à la figure 6. - La figure 8 est une vue de dessus en plan de la cuvette des figures 4 à 7. - La figure 9 est une vue en élévation longitudinale de l'écrou élastique pouvant être introduit dans la cuvette des figures 4 à 8. - la figure 10 est une vue en élévation en bout suivant la flèche E de l'écrou de la figure-9. - La figure il est une vue en coupe axiale suivant XI-XI de la figure 10. - La figure 1 2 est une vue en élévation en bout de l'écrou élastique, suivant la flèche X de la figure 11. - La figure 13 est une vue en coupe axiale suivant XIII XIII de la figure 10. En se reportant à la figure 1, on voit deux éléments de meubles 1 2 à assembler perpendiculairement l'un à l'autre, par exemple l'un de ses panneaux latéraux sur sa paroi inférieure hori zontale. Les éléments 1, 2 sont pourvus, dans 1' exemple représenté de deux dispositifs à ferrures d'assemblage désignés chacun par la référence générale 3. Chacun de ces dispositifs 3, comprend, de façon connue en soi, un écrou 4 agencé pour être vissé dans l'un des deux éléments à assembler, en l'occurrence l'élément 1, ainsi qu'un goujon fileté 5 pouvant être vissé dans l'écrou associé 4. Complémentairement, des moyens sont prévus pour ancrer la tête du goujon 5 dans le second élément 2. Conformément à l'invention, les moyens d'ancrage de la tête du goujon 5 comprennent une cuvette 6, réalisée en un métal ou un alliage approprié, ou en n importe quel autre matériau, et qui sera décrite en référence aux figures 4 à 8. La cuvette 6 est destinée àêtre encastrée dans l'élément 2 (voir figure 1), et l'invention prévoit complémentairement un écrou 7, représenté aux figures 9 à 13, qui peut être logé à l'intérieur de la cuvette 6 afin de recevoir la tête filetée du goujon 5 d'assemblage. La cuvette 6 est percée d'un premier orifice 8 du côté du goujon 5, afin d'autoriser l'introduction de la tête de celui-ci dans ladite cuvette et dans l'écrou 7. Un second orifice 9 visible à la figure 7, est percé dans la cuvette 6 du côté opposé à celui de l'orifice d'entrée 8, pour permettre l'introduction de l'écrou 7 dans la cuvette 6, le diamètre de l'orifice 9 étant en conséquence légèrement supérieur à celui de l'écrou 7. Ces deux orifices 8 et 9 débouchent dans une chambre 1 1 formée transversalement aux axes des perçages 8 et 9 dans le corps de la cuvette, et qui débouche sur la face supérieure de cette dernière par une échancrure transversale 12. De plus, 1' échancrure 12 est élargie dans sa partie médiane par des encoches 13 dont le rôle sera expliqué ei-après. Bien entendu l'ouverture 8 est taraudée pour recevoir la tête filetée de l'écrou 5, et suivant une particularité de l'invention, des cannelures extérieures 14 d'ancrage sont ménagées sur la cuvette 6, afin de permettre d'ancrer celle-ci solidement dans son logement à l'intérieur de l'élément 2. L'écrou 7 présente plusieurs fentes longitudinales 15 aménagées sur son pourtour (figures 9 à 12). Dans l'exemple représenté, ces fentes 15 sont au nombre de 4, espacées angulairement entre elles de 90 degrés, et s'étendent sur la plus grande partie de I'écrou-7, à partir de son extrémité tournée vers le goujon 5.les fentes 15délimitent entre elles quatre branches 16 capables de s'écarter élastiquement dans le sens radial(symbolisé par les flèches R), quand on introduit entre elles le goujon 5. les branches 16 sont munies d'un taraudage 17 dont le pas correspond au filetage de la tête du goujon 5 d'assemblage, et des portées tronconiques 18 sont agencées extérieurement sur les extrémités des branches 16 dirigées vers le goujon 5 et le premier élément 1, ces extrémités présentant ainsi une forme en biseau. Une portée tronconique 19 délimite la paroi de l'ouverture d'entrée 8 de la cuvette, cette ouverture étant ainsi évasée vers la chambre intérieure 11, et la portée 1 9 étant adaptée pour recevoir les portées 18 lorsque l'écrou 7 subit une traction en direction de la portée 19. Celle-ci peut ainsi servir de butée pour l'écrou 7. Entre les branches élastiques 16, est réservé un logement cylindrique 21 pour la tête du goujon 5, laquelle est en butée contre le fond 22 du logement 21 quand l'écrou est serré sur le goujon. Dans ce fond 22, des encoches radiales 24 sont ménagées, afin de faciliter l'écartement des branches élastiques 16 lors de l'introduction du goujon 5. Un évidement 23 est formé dans l'extrémité arrière de l'écrou 7, coaxialement à son axe X-X, afin d'alléger I'écrou. Dans le même but, des encoches périphériques 30 (figures 11 et 12) sont agencées à l'extrémité arrière de l'écrou 7. Ce dernier est pourvu d'une périphérie moletée 25, limitée à sa partie centrale dans l'exemple représenté, mais qui peut s'étendre sur une plus grande longueur dudit écrou. De plus, les fentes 15 peuvent être élargies par des trous non représentés, dans lesquels il est possible d'introduire une pointe pour manoeuvrer l'écrou après son introduction dans la cuvette. Bien entendu, les trous précités sont alors ménagés de façon à se trouver sous l'échancrure d'accès 12 de la cuvette 6. On peut ainsi prévoir quatre trous séparés angulairement de 90 degrés, corrélativement aux quatre fentes 15. la mise en oeuvre et les effets techniques du dispositif à ferrures qui vient d'être décrit sont les suivants. On introduit tout d'abord les écrous élastiques 7 dans leurs cuvettes correspondantes 6 par l'ouverture arrière 9, les écrous 7 étant retenus du côté de l'ouverture 8 de la cuvette par le fait que les portées tronconiques 1 8 viennent se placer en regard de la portée correspondante d'arrêt 19 de la cuvette. On introduit ensuite les cuvettes 6 munies de leurs écrous dans leurs logements du panneau 2, à l'intérieur desquels elles sont retenues grâce à leurs cannelures 14. L'élément 2 peut alors être appliqué sur l'élément 1, en plaçant les ouvertures d'entrée 8 en regard des goujons associés 5, comme représenté à la figure 2. On appuie suffisamment sur l'élément 2 de façon à faire pénétrer les têtes des goujons 5 à l'intérieur des écrous 7 dont les branches 16 s'écartent radialement sous la poussée des goujons 5. Dès que la pénétration de ceux-ci est arrêtée, les branches 16 retiennent les goujons, même si l'on exerce sur ceux-ci une traction afin de tenter de les faire sortir des écrous. En effet, comme déjà indiqué cidessus, les taraudages 1 7 sont engagés avec le filetage des goujons 5, et une traction vers l'extérieur sur ceux-ci a pour effet d'appliquer les portées tronconiques 18 des écrous contre la portée 19 formant butée d'arrêt. On réalise ainsi en quelque sorte un préassemblage des deux éléments 1, 2. Pour terminer cet assemblage, il suffit de serrer les écrous 7 en les faisant tourner soit manuellement avec un doigt 26 comme représenté à la figure 3, soit au moyen d'une pointe 27 qu'on engage dans l'un des trous pouvant être ménagés sur la périphérie des écrous, comme indiqué précédemment. le serrage manuel est rendu possible par le fait que les écrous sont pourvus d'une surface moletée 25,les encoches 13 facilitant la préhension manuelle de l'écrou 7. On peut également exécuter la plus grande partie du serrage manuellement, et obtenir le blocage des écrous par une pointe telle que 27. Les avantages du dispositif & ferrures selon l'invention sont les suivants. le serrage obtenu est plus puissant que celui réalisé au moyen du système connu à excentrique. le montage de ce dispositif est plus rapide que celui comportant une vis-percée, et l'aménagement d'un seul trou dans l'élément 2 est nécessaire, au lieu de deux, ce qui économise une passe de perçage. Par ailleurs, le codt de fabrication de ce dispositif de jonction est inférieur à celui du système connu à goujon à tête percée et étrier d'appui. le dispositif selon l'invention peut être mis en place par des machines à poser automatiquement les ferrures, ce qui est impossible avec les deux réalisations ci-dessus. Enfin, on obtient un assemblage sans jeu grâce aux portées coniques de blocage de écrou dans la cuvette, et il est possible d'effectuer un grand nombre de démontages du meuble sans porter atteinte à l'efficacité du dispositif d'assemblage. L'invention n'est pas limitée à la forme de réalisation décrite et peut comporter des variantes d'exécution. Ainsi, comme représenté en traits mixtes aux figures 4 à 8, la cuvette peut être pourvue, au niveau de sa face supérieure affleurant la surface de l'élément de support 2, d'une languette 28-dirigée vers l'intérieur de l'élément 2. Cette languette 28 supporte une pièce d'ancrage 29 prévue pour être enfoncée dans le matériau de l'élément 2, afin d'assurer un ancrage de plus grande solidité de la cuvette dans l'élément correspondant du meuble. Dans l'exemple représenté, la pièce 29 est constituée par un manchon pourvu de cannelures extérieures 31 analogues aux cannelures 14. Cette pièce complémentaire d'ancrage est particulièrement indiquée pour les éléments de meubles à faible résistance mécanique, par exemple en bois tendre, afin a'empêcheur le corps de la cuvette de sortir de son logement sous l'effet de la traction du goujon d'assemblage. Il est également possible d'évider l'écrou élastique sur toute sa longueur, le logement cylindrique 21 étant prolongé jusqu'à l'extrémité arrière-de l'écrou. REVENDICATIONS 1 - Dispositif à ferrures pour l'assemblage d'éléments de meubles,comprenant un écrou agencé pour être vissé dans l'un des éléments à réunir, un goujon fileté pouvant être vissé dans cet écrou, et des moyens pour ancrer la tête de ce goujon dans le second élément, caractérisé en ce que les moyens d'ancrage de la tête du goujon comprennent une cuvette destinée à être encastrée dans le second élément, et un écrou pouvant être logé à l'intérieur de la cuvette afin de recevoir la tête filetée du goujon d'assemblage, une échancrure étant ménagée dans la face supérieure de la cuvette transversalement à l'écrou afin de permettre la manoeuvre de ce dernier. 2 - Dispositif à ferrures selon la revendication 1, caractérisé en ce que la cuvette est percée d'un premier orifice du c8té du goujon afin d'autoriser l'introduction de la tête dudit goujon dans l'écrou, et d'un second orifice du côté opposé pour l'introduction de l'écrou dans la cuvette, et en ce que des fentes longitudinales sont aménagées sur le pourtour de l'écrou afin de délimiter entre elles des branches capables de s'écarter élastiquement dans le sens radial quand on y introduit le goujon,et en ce que des portées tronconiques sont prévues extérieurement sur les extrémités de ces branches dirigées vers le premier élément, la cuvette présentant autour de l'orifice d'entrée du goujon une portée tronconique correspondante sur laquelle peut prendre appui l'écrou par ses portées. 3 - Dispositif à ferrures selon la revendication 2, caractérisé en ce que la cuvette est munie de cannelures extérieures d'ancrage dans l'élément. 4 - Dispositif à ferrures selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'écrou est moleté et percé de trous à intervalles réguliers sur sa périphérie pour permettre sa manoeuvre par un outil 5 - Dispositif à ferrures selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la cuvette est pourvue,au niveau de sa face supérieure affleurant la surface de 1' élément de support, d'une languette dirigée vers l'intérieur dudit élément et supportant une pièce d'ancrage complémentaire de la cuvette dans l'élément. 6 - Dispositif à ferrures selon la revendication 5, caractérisé en ce que la pièce d'ancrage complémentaire comporte des cannelures périphériques d'accrochage dans l'élément.