La présente invention concerne un appareil de contention pour animaux, domestiques ou non, notamment pour de petits carnivores et en particulier pour les chats, et son application dans le domaine vétérinaire. Depuis quelques années, une véritable révolution thérapeutique a été accomplie en matière de tranquillisation et d'anesthésie des petits carnivores Tranquillisation et anesthésie complète peuvent être obtenues non seulement par injection intraveineuse, mais facilement et en toute innocuité par injection intramusculaire et même sous-cutanée; par ailleurs, le praticien vétérinaire recourt aujourd'hui le plus souvent à la thérapeutique parentérale pour 1 1espè- ce féline, celle-ci étant souvent plus efficace et commode que la voie digestive, les chats n'avalant pas volontiers des substances médicamenteuses. Dans tous les cas cependant, l'acte d'injection est indispensable avec ses risques inhérents de réactions plus ou moins brutales En effet, le chat est connu pour son esprit d'indépendance et son indocilité.Ainsi) le sujet le plus doux peut se rebeller d'une manière extrêmement brutale à l'occasion d'un geste qui l'effarouche En raison de la promptitude de ses réactions nerveuses, de la puissance de ses réactions musculaires et de la qualité de ses moyens de défense, griffes et dents, toute intervention, même aussi anodine qu'une injection sous-eutanée, peut déclencher de la part de l'animal une agressivité subite très redoutable. Egratignures et morsures peuvent se compliquer éventuellement de complicatXpns microbiennes connues sous le nom de "maladies des griffes du chat", les griffes étant fréquemment souillées de particules carnées septiques. Les méthodes de contention utilisées jusqu'à présent visaient essentiellement à permettre sans anesthésie quelques interventions chirurgicales sommaires en se protégeant des griffes et des crocs; c0estlainsi que lton utilise depuis longtemps des tuyaux de poêle où l'on introduit l'animal, ne laissant dépasser par exemple que la partie postérieure lorsqu'on veut pratiquer la castration du mâle. D'autres systèmes, comme les "bottes a chats" sont utilisés; ils consistent en une botte parallélépipédique en bois où l'animal est in troduit, un orifice situé dans une paroi latérale laissant dépasser la moitié postérieure du sujet.Une autre méthode employée consiste à enrouler partiellement 1' animal dans une couverture ou un sac de jute. Toutes ces méthodes présentent les mêmes inconvénients; tout d'abord, elles offrent des risques pour le vétérinaire ou ses assistants puisque l'immo- bilisation du chat ne se fait qu'après une lutte entre lthomme et I'animal; au cours de cette lutte l'homme peut être blessé ainsi que l'animal lut-meme, Ce dernier dépense parfois une telle énergie qu'il subit un choc pouvant provoquer sa mort. De plus, ces méthodes ne permettent pas l'immobilisation complète du sujet, et par suite un aide est nécessaire au vétérinaire pour pratiquer l'injection ou l'opération; en outre, elles présentent des risques pour l'animal qui peut s'étrangler avec son collier ou être étouffé par la couverture. Un autre inconvénient d'ordre psychologique existe; généralement le maître du chat est présent lors de ces interventions, et il est souvent pénible pour lui de voir son animal ainsi "maltraité" par le vétérinaire. La présente invention pallie ces inconvénients puisque l'intervention se fait sans risque pour l'opérateur ou pour le sujet et offre en outre divers avantageas, le vétérinaire n'ayant besoin d'aucun aide. L'invention est remarquable en ce qu'elle est constituée d'un appareil de contention, notamment à usage vétérinaire, composé d'une cage parallélépipédique, au moins partiellement grillagée, comprenant une paroi frontale, une paroi postérieure, deux parois latérales un couvercle et un fond, d'une cloison mobile se déplaçant entre les parois postérieure et frontale de moyens permettant de déplacer ladite cloison mobile et de la maintenir en une position désirée, et de moyens annexes permettant de fermer le couvercle. Les divers avantages seront mieux compris à la lecture de la description qùi suit en se reportant aux figures suivantes données à titre d'exemples nullement limitatifs. - La figure 1 est une vue d'ensemble de l'appareil, - La figure 2 est une vue en perspective éclatée de l'appareil représenté à la figure 1J - La figure 3 est une vue montrant en détail l'un des moyens permettant de dé placer la cloison mobile et de la tenir en place > - La figure 4 représente les moyens de fermeture du couvercle. La figure 1 représente une vue d'ensemble de l'appareil obtenu selon un mode de réalisation de l'invention. Cet appareil doit être léger mais suffisamment robuste pour résister aux mouvements brusques et puissants du chat. En outre, il doit pouvoir être nettoyé et désinfecté rapidement et efficacement. C'est pourquoi le présent appareil a été réalisé en acier, préférentiellement inoxydable, mais tout autre matériau répondant aux conditions précédentes pourrait aussi être utilisé. La figure 2 montre une vue en perspective éclatée de l'appareil représenté à la figure 1, et qui comprend essentiellement une paroi frontale 1, une paroi postérieure 2 > deux parois latérales 3 et 4, un couvercle 5 > un fond 6 et une cloison mobile 7 se déplaçant entre les parois 1 et 2 et permettant ainsi de coincer l'animal entre cette cloison 7 et la paroi frontale 1; cette dernière est rectangulaire et est constituée d'un cadre en acier et de tiges d' acier soudées à celui-ci et formant un quadrillage comme cela apparat t à la figure 2 où les tiges ont été disposées verticalement et horizontalement de façon à former des fenêtres métalliques.Ce quadrillage est conçu de telle façon, et notamment en ce qui concerne la dimension des mailles, qu'il est très facile au vétérinaire, une fois l'animal coincé, d'effectuer l'injection. Dans le cas de 11 injection sous-cutanée, il suffit à l'opérateur d'extérioriser légèrement la peau de l'animal au niveau des côtes ou du flanc.Dans le cas de l'intramuseu- laire, il peut soit choisir une masse musculaire de la cuisse ou de la fesse et, après désinfection, implanter l'aiguille, le quadrillage de la paroi frontale 1 lui permettant facilement de le faire, soit effectuer l'injection dans les mus cles anconés au dessus du coude après-avoir préalablement extériorisé le membre antérieur auquel il a accès en le saisissant par le bout de la patte et en le tirant vers le bas à travers la fenêtre métallique la plus appropriée.De plus, la paroi frontale a une longueur supérieure à la longueur de la cage, deux tiges métalliques 8 et 9 dépassant ainsi de chaque eoté de l'appareil, La paroi postérieure 2 peut être ou non identique à la paroi frontale 1; selon le mode de réalisation représenté, cette paroi 2 est en tiges d'acier inoxydable formant un quadrillage. Les parois latérales 3 et 4 sont constituées dans le meme matériau que précédemment, - et, selon le mode de réalisation représenté, sont constituées cha cune d'un cadre et de tiges d'acier horizontales soudées au cadre. L'éearte- ment de ces tiges horizontales est tel qu'il est possible lorsque l'animal est coincé de pratiquer une injection intraveineuse; pour cela, il suffit à l'opé- rateur se plaçant en face de cette paroi latérale, de tirer à l'extérieur le bout d'une patte antérieure jusqu'au pli du coude puis d'implanter l'aiguille. La patte passe à travers une fenetre métallique dont la tige supérieure fait en outre office de garrot pour la compression. Le couvercle 5, également réalisé en tiges d'acier inoxydable s'articule sur la paroi postérieure à l'aide de charnières tubulaires repérées globalement en 10. D'autre part, le couvercle peut être fixé à la paroi frontale par tout moyen connu, notamment à l'aide des moyens de fermeture 14 qui sont représentés à la figure 4 et qui sont constitués d'une boucle en acier inoxydable; cette boucle possède, perpendiculairement au plan qu'elle définit, un tube d'acier faisant office de charnière tubulaire. Lorsque l'appareil est fermé, la partie supérieure du cadre de la paroi frontale vient se loger dans le creux de la boucle. Ce moyen est très facile à mettre en oeuvre, le vétérinaire pouvant très simplement ouvrir ou fermer l'appareil; il a été trouvé que la forme représentée à la figure 4 convenait' particulièrement bien. Le fond 6 de l'appareil est par exemple soudé à la partie inférieure de chacune des parois 1,2,3,4. Ce fond est, selon ce mode de réalisation, en tôle d'acier perforée. Ces perforations permettent aux liquides pouvant se trouver au fond de l'appareil d'être évacués rapidement sans que l'animal soit mouillé en permanence; cependant, la taille et la répartition de ces perforations ont leur importance, car, bien entendu, il ne faut pas que le chat prenne ses griffes dans ce fond 6, cela pouvant provoquer des accidents. Selon un mode préférentiel de réalisation, le fond est en tôle d'acier inoxydable de 1,5mm d'épaisseur, perforée de trous de 4 mm, délimitant une maille de 7 mm. La dernière partie constituant l'appareil faisant l'objet de la présente invention est la cloison mobile 7. Cette cloison est préférentiellement réalisée en tiges d'acier formant quadrillage soudées à un cadre lui-même réalisé en tiges d'acier, les dimensions du cadre étant à peine inférieures à la longueur et à la hauteur de l'appareil, Aux deux montants verticaux de ce cadre sont adaptées des anses 11 et 12; ces dernières sont constituées chacune d'une tige d'acier définissant deux parties horizontales reliées par une partie verticale. Cette partie verticale sert de poignée pour l'utilisateur, et permet à celui-ci de déplacer la cloison mobile 7 entre les parois 1 et 2. A chacune des extrémités libres des parties horizontales sont soudés des petits tubes, parallèles à la partie verticale mentionnée ci-dessus, et faisant office de charnières tubulaires que l'on adapte aux montants verticaux de la cloison mobile 7. D'autre part, chaque partie horizontale de ces anses 11 et 12 est travaillée de façon à former des crans repérés globalement en 13 et situés dans un plan horizontal. Ces crans, qui apparaissent mieux à la figure 3, sont conçus de telle sorte que, grâce à leur forme, lorsque les tiges 8 et 9 se trouvent dans les crans 13, il est impossible que la cloison mobile 7 tombe ou se déplace sous l'action du chat qui se trouve coincé entre la paroi 1 et la cloison 7 Divers crans sont pratiqués de façon à pouvoir intervenir sur des animaux ayant une épaisseur différente.Le premier cran de chaque partie horizontale, c'est-à-dire celui qui est situé à proximité de la partie verticale a une forme telle qu'en l'absence d'animal, la cloison peut être maintenue en place à proximité de la paroi postérieure 2 sans risquer de bouger ou de tomber, le moindre bruit pouvant provoquer chez le chat des réactions brutales. C'est ainsi qu'à la figure 3, on voit que les crans sont dirigés obliquement vers la charnière tubulaire. Pratiquement, l'opérateur agit comme suit. I1 ouvre le couvercle, et met la cloison mobile au premier cran tel que défini plus haut; il introduit alors le chat, ou tout autre animal carnivore, et referme le couvercle à l'aide des moyens de fermeture décrits, Il suffit alors à l'opérateur de saisir une anse dans chaque main et de tirer à lui la cloison mobile; de cette façon l'animal est coincé entre cette cloison mobile et la paroi frontale, Après quoi, les tiges 8 et 9 sont placées dans les crans de façon à fixer ladite cloison mobile. Ainsi immobilisé, l'animal peut subir toute intervention voulue, et l'opérateur a les mains libres pour travailler à son aise Cet appareil ne peut en aucun cas être traumatisant pour l'animal puisque celui-ci est seulement un peu serré et se trouve immobilisé debout ou assis. L'appareil tel qu'il a été réalisé est entièrement en acier inoxydable avec les avantages décrits au début de la description. Les différents cadres sont réalisés à partir de tiges de 5 mm de diamètre, alors que les tiges formant quadrillage, les anses et les moyens de fermeture sont des tiges de 4 mm de diamètre Bien entendu, et sans sortir du cadre de la présente invention, l'homme de l'art peut apporter des modifications à cet appareil; la présente invention couvre en effet toutes les variantes d'exérution ainsi que divers changements notamment de matériau ou de dimensions. Cet appareil, qui selon ce mode de réalisation, mesure 370 x 220 x 200 mm (en ne tenant pas compte des tiges 8 et 9), permet d'enfermer un animal plusieurs heures sans dommage et de le transporter; il est tout à fait concevable qu'un vétérinaire vienne prendre 1 'animal chez son traître, celui-ci pouvant introduire lut-nême, pour des raisons psychologiques, son animal dans l'appareil, puis que ce vétérinaire transporte l'appareil et son contenu jusqu1 à son cabinet où a lieu l'intervention. La présente invention concerne plutôt les chats, mais il est bien évident que l'appareil décrit ci-dessus peut, après certaines adaptations, être utilisé pour n'importe quel autre animal qui soit carnivore ou qui possède des caractéristiques physiques pouvant être redoutées par l'homme REVENDICATIONS 1) Appareil de contention, notamment à usage vétérinaire, caractérisé en ce qu' il se compose d'une cage parallélépipédique au moins partiellement grillagée, comprenant une paroi frontale, une paroi postérieure, deux parois latérales, un couvercle et un fond, d'une cloison mobile se déplaçant entre les parois postérieure et frontale, de moyens permettant de déplacer ladite cloison mobile et de la maintenir en une position désirée, et de moyens annexes permettant de fermer le couvercle. 2) Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que les six parois, le couvercle, et la cloison mobile sont réalisés en tiges d'acier inoxydable, 3) Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce que les tiges d'acier utilisées ont un diamètre de 5 mm pour les cadres des parois et du couvercle, et de 4 mm pour les tiges formant quadrillage. 4) Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que le fond est constitué d'une tôle d'acier perforée. 5) Appareil selon la revendication 4, caractérisé en ce que les perforations ont un diamètre de 4 mm et définissent une maille de 7 mm. 6) Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesditsmoyens permettant de déplacer la cloison mobile sont constitués par la partie verticale de deux anses disposées de part et d'autre de l'appareil et reliées aux montants verticaux du cadre de ladite cloison mobile par l'intermédiaire de charnières tubulaires, 7) Appareil selon la revendication 6, caractérisé en ce que les parties horizontales desdites anses forment des crans constituant les moyens permettant de maintenir la cloison mobile en une position désirée, des tiges verticales débordant de chaque côté du cadre de la paroi frontale s'engageant alors dans lesdits crans dont le plan est perpendiculaire auxdites parties verticales. 8) Appareil selon la revendication 7, caractérisé en ce que lesdits crans sont à direction oblique et sont dirigés vers les charnières tubulaires assurant la liaison entre les anses et la cloison mobile, 9) Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits moyens annexes sont constitués chacun d'une boucle définissant un plan perpendiculaire au montant horizontal supérieur du cadre de la paroi frontale, ladin boucle étant articulée grâce à une charnière tubulaire au cadre du couvercle, ledit montant horizontal supérieur venant s'engager dans le creux de la boucle lorsque le couvercle est fermé, 10) Appareil selon ltune quelconque des revendications 6 à 9, caracté risé en ce que le matériau utilisé est de l'acier inoxydable en tige de 4 mm de diamètre.