Dispositif d'encodage de caractères idéographiques. La présente invention a pour objet un dispositif d'en- codage de caractères idéographiques et elle trouve une ap- plication particulièrement importante dans les domaines de la frappe de textes et de la transmission par télex. Pour permettre une meilleure compréhension de l'in- vention et des problèmes qu'elle résout, il peut être utile de rappeler quelques indications sur les langues à idéo- grammes, en prenant comme exemple le chinois, dont il faut se souvenir qu'il est parlé par fe quart de l'humanité. Le chinois est une langue à idéogrammes mono-sylla- biques dont il existe plusieurs représentations phonétiques approximatives (transcriptions pin-ying, Wade, école Fran- çaise d'Extrême-Orient), qui présentent toutes l'inconvé- nient de ne pas rendre compte des homonymies, alors que les idéogrammes les distinguent parfaitement. Il existe en chinois 412 sons différents, qui peuvent être prononcés en 4 tons, ce qui fait à peu près 1500 sonorités différentes. Or, il existe environ 49 000 caractères chinois, dont 5 à 8 000 sont d'usage assez courant, ce qui se traduit par une moyenne de 20 homonymes par sonorité; mais certains des caractères sont peu utilisés et on a constaté que les 2 000 caractères les plus fréquents recouvrent environ 95% des textes courants. Divers dispositifs sont utilisés ou ont du moins été réalisés à l'heure actuelle pour encoder les caractères chinois. Un premier dispositif est purement mécanique. On place des tableaux comprenant chacun 2 600 caractères sur une machine à écrire, un à la fois, et on les déplace ma- nuellement jusqu'à ce qu'un ergot puisse sélectionner le caractère voulu et l'imprimer. Un second dispositif, dé- crit dans 'tComputers and People", Vol. 27, mai 1978, est électromécanique. Il comprend un rouleau qui porte 4 356 caractères écrits. On déplace manuellement ce rouleau jusqu'à ce que le caractère choisi soit en face d'un cur- seur. L'opérateur actionne alors une pédale qui provoque l'envoi d'un code, déterminé par la position du rouleau, au dispositif d'impression. Une autre approche est utilisée pour la transmission par télex. L'opérateur dispose d'un recueil dans lequel les 000 caractères les plus fréquents sont affectés d'un code numérique, constitué par les chiffres de 0000 à 9999. L'opérateur recherche le code correspondant aux caractères dans le livre et télex le chiffre. Cette dernière approche, comme la première, est très lente et elle demande un long apprentissage. La dispositif électromécanique, qui n'est d'ailleurs pas encore éprouvé, ne permet qu'un gain en vitesse limité. On a enfin proposé (IEEE transactions on systems... SMC3 No 3, mai 1973) un système d'encodage qui implique de décomposer chaque caractère en composants et sous-compo- sants que l'on juxtapose, la première approche étant toute- fois une décomposition phonétique du caractère entre une consonne initiale et une voyelle finale. Le clavier utili- se est un clavier classique de machine à écrire. La langue japonaise, également à idéogrammes, a une structure et une écriture légèrement différentes. Elle com- porte 140 caractères syllabiques, groupés en 2 genres, "cur- siVe" et "carré', représentant les sons de 70 syllabes de deux façons différentes: elle comporte de plus des carac- tères chinois, au nombre de 1650 seulement depuis 1945, mais pas de tons. Les problèmes rencontrés pour l'encodage des carac- tères japonais n'en sont pas moins sensiblement les mêmes que dans le cas du chinois. On les retrouve encore dans le cas du coréen. La présente invention vise à fournir un dispositif d'encodage répondant mieux que ceux antérieurement connus aux exigences de la pratique, notamment en ce qu'il per- met un encodage à cadence rapide, en ce qu'il est efficace, c'est-à-dire nécessite peu de bits pour représenter un caractère, en ce qu'il est très souple en ce sens qu'il se pr6te à l'encodage d'un nombre quelconque de caractères jusqu'au maximum de 49000 et en ce qu'il est aisément réalisable à partir de composants disponibles dans le commerce, à un prix acceptablebien que naturellement plus élevé que celui des machines purement mécaniques. -48274i L'invention vise également à réaliser un dispositif permettant un encodage particulièrement facile, afin qu'un sinophone même débutant puisse utiliser le dis- positif après quelques minutes d'explications, et à appren- tissage automatique (l'utilisation répétée de la machine augmentant rapidement la vitesse d'encodageiJ Pour cela, l'invention utilise une approche phonéti- que, et non plus sémantique ou basée sur la forme des ca- ractères, Cette approche utilise le fait que chacun des sons monosyllabiques formant le jeu de caractères chinois peut être regardé comme composé d'une initiale, d'une finale ou terminaison, et d'un ton. Par exemple, dans le dialecte mandarin, qui est la-langue officielle en République Popu- laire de Chine et à Taiwan, il y a 21 initiales, 35 finales et 4 tons qui peuvent se combiner pour former les syllabes représentées par des caractères, en respectant certaines règles. Il existe en effet des caractères dont le son ne correspond qu'à une terminaison et deux ou trois sons qui ne peuvent être prononcés avec une initiale. Dans ce but, l'invention propose notamment un dis- positif d'encodage du type comprenant un clavier à touches de codification affectées chacuned'une adresse dans la mé- moire, dispositif caractérisé notamment en ce qu'il com- porte des moyens d'affichage associés à la mémoire d.e masse et au clavier de façon à faire apparaître, en réponse à l'actionnement de touches affectées à des composants déter- minés, le contenu d'une page de mémoire constitué par la représentation de plusieurs caractères ayant lesdits élé- ments phonétiques déterminés et des touches, actionnables manuellement, de sélection d'un des caractères-affichés pour provoquer l'émission d'un code représentatif du ca- ractère sélectionné. Le code est avantageusement constitué par l'adresse en mémoire, décomposée en numéro de la page de mémoire et numéro du caractère dans la page, bien que d'autres codes soient possibles, par exemple le code télégraphique chi- nois, la traduction dans une langue autre que le chinois du sens du caractère ou toute combinaison. Le code sera en général fourni sous forme électrique, mais il peut aussi bien être optique, acoustique ou mécanique. Un dispositif d'encodage suivant un autre aspect de l'invention, du type ci-dessus-défini, est caractérisé en ce que les touches de codification du clavier sont prévues pour permettre de sélectionner chacune des initiales et chacune des finales de caractère et en ce que le disposi- tif comporte de plus des mdyens d'affichage associés à la mémoire de masse et au clavier de façon à faire apparaître, en réponse à l'actionnement de touches de codification, le contenu d'une page de mémoire dans lequel se trouve le ca- ractère ou les caractères les plus fréquents définis par l'initiale, la finale et éventuellement le ton définis à l'aide des touches, le clavier comportant des touches de sélection actionnables manuellement pour sélectionner un des caractères affichés et le valider de façon à provoquer l'émission d'un code représentatif du caractère sélection- né. L'approche ainsi utilisée est très naturelle car elle utilise-une méthode ancienne et très répandue pour expliquer la prononciation d'un caractère, nommée "fan-qie". Cette méthode consiste à prendre deux caractères de sons connu-s, et à faire observer que le caractère de prononcia- tion inconnue a l'initiale de l'un et la finale de-l'autre. Si par exemple le caractère à expliquer a la prononciation "mu, (quatrième ton)", on utilise deux caractères très connus et fréquents, par exemple "ma, premier ton" et "zhu. quatrième ton",-- et-on dit"ma-zhu-mu". Les touches de codification du clavier porteront des caractères, de préférence très fréquents, qui épuisent la totalité des initiales et des finales possibles ou leur transcription. Le code peut dans tous les cas être transmis à dis- tance ou utilisé localement, par exemple pour actionner une imprimante qui reconnaîtra le code et imprimera le caractère correspondant. Le décodage sera dans tous les cas très simple puisqu'il lui suffit d'affecter à chaque code 2 48 2 7 4 y numérique un caractère, ce qui peut s'effectuer par exemple à l'aide d'une mémoire morte constituant lexique. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui suit de dispositifs qui en constituent des modes particuliers de réalisation, donnés à titre d'exem- ples non limitatifs. La description se réfère aux dessins qui l'accompagnent, dans lesquels: - la figure 1 est un schéma de principe, montrant les composants principaux du dispositif. - les figures 2 et 3 montrent une disposition possi- ble des touches d'un dispositif suivant la figure 1, des- tiné à l'encodage des caractères chinois,-les indications portées sur les touches étant en caractères latins sur la figure 2 et en idéogrammes sur la figure 3. - les figures 4 et 5 montrent un mode de visualisa- tion possible d'idéogrammes sur les moyens d'affichage du dispositif de la figure 1. - la figure 6, similaire à la figure 2, montre une variante de réalisation du clavier. - la figure 7 est un organigramme de principe mon- trant le déroulement des opérations successives d'encodage. Le schéma synoptique de la figure 1 montre unique- ment les constituants principaux du dispositif et leurs liaisons, sans séparer lignes bus de données et d'adresse. Le dispositif d'encodage illustré peut être regardé comme comprenant un clavier d'entrée 10, un système de traitement de données dont l'élément essentiel est une mémoire morte 11 et des moyens d'affichage 12 qui seront successivement décrits. Le clavier d'entrée, présentant notamment l'origina- lité d'utiliser une approche phonétique, est muni de tou- ches ou clefs de codages dont la répartition peut être celle montrée en figure 2 ou 3. Ces touches comportent - un jeu de touches d'initiale ou de finale 13, dont le nombre est suffisant pour épuiser la totalité des ini- tiales possibles. Sur chaque touche est inscrit un idéo- gramme, de préférence parmi les fréquents, représentatif de l'initiale ou finale correspondante dans la présenta- tion "fan qie" (figure 3)-ou sa transcription en caractères latins (figure 2) ou autres, par exemple cyrilliques. Tous les phonèmes choisis doivent exister dans les quatre tons et une au moins des significations dans les quatre tons correspond avantageusement à des caractères fréquents il peut notamment s'agir des phonèmes ma, bo, ke, shi, cai, fei, dao, chou, tan, gen, li, jia, piao, niu, xian, qiang, rang, hong, zhu, sui, zuo, suivant la transcription pin- ying, portés par vingt et une touches. On voit que le choix est fait de façon que les touches ayant une initiale diffé- rente portent des caractères ayant également des terminai- sons toutes différentes. - un jeu de touches 14 de phonèmes utilisés sans ini- tiale, c'est-à-dire "er" et 'weng", touches portant l'in- dication du phonème en caractères latins (figure 2) ou en idéogrammes (figure 3); ces phonèmes ne sont pas utilisés dans tous les tons: ceux qui manquent sont indiqués entre parenthèses sur la figure 2; - un jeu de touches 15, ne correspondant qu'à des phonèmes contenant des finales n'apparaissant pas sur les touches 13; pour plus de clarté, ces touches 15 ont été séparées des touches 13 par une ligne en traits mixtes sur la figure 2; ces finales sont encore symbolisées sur les touches par des idéogrammes fréquents (fig. 3) ou leur transcription pin-ying. Les touches peuvent porter la sym- bolisation dans les quatre tons, comme indiqué sur les figures, bien que ce ne soit pas nécessaire. De façon plus générale, les touches 15 portent des caractères dans les quatre tons et au moins une de ces significations corres- pond à un caractère fréquent. - quatre touches de tons 161..., 164 permettant de choisir le ton approprié. Le clavier porte de plus des touches de sélection et d'impression 17, une touche 18 dont l'actionnement indique que le caractère à encoder ne comporte pas d'initiale, une touche d'erreur 19 et une touche 20 d'appel de page suivan- te dont le rôle apparaîtra plus loin. La mémoire de masse il est une mémoire morte orga- f -j2747 nisée par pages, chaque page contenant un nombre déterminé d'idéogrammes codés suivant une matrice. D'autres méthodes de stockage des caractères sont possibles mécaniques, optiques ou stockage d'un jeu de programmes permettant de calculer des matrices de points. La plupart des caractères peuvent être représentés de façon satisfaisante sur une ma- trice 16 x 16. Les figures 4 et 5 montrent respectivement la représentation, sur une telle matrice, de deux idéogram- mes ayant la prononciation "mu" l'un et l'autre. La mémoire Il peut notamment être organisée en pages de 256 octets comportant chacune 8 caractères représentés chacun sur une matrice 16 x 16 et affectés chacun d'un code constitué par l'adresse de la page et le numéro d'ordre du caractère dans la page. Les idéogrammes sont répartis entre les pages de mé- moire de façon à localiser un idéogramme déterminé par une démarche qui est statistiquement la plus courte possible. Pour cela, les homonymes sont groupés: tous les caractères correspondant à un phonème déterminé, par exemple "m", sont groupés dans des pages successives de mémoires n, n + 1,.. dont le nombre dépend du nombre d'homonymes, les caractères étant rangés dans l'ordre de fréquence décroissante. Les moyens de visualisation 12 peuvent être soit sur un appareil distinctdu clavier 10 -(fig. 1), soit portés par celui-ci (fig. 2 et 3). Ils sont prévus pour afficher simultanément tout le contenu d'une page de mémoire, c'est- à-dire huit caractères. Dans le cas envisagé, ce résultat - peut être obtenu avec 4096 points dans le cas de matrices 16 x 16 en tenant compte des intervalles nécessaires. Les touches de sélection 17 permettent de choisir, parmi les huit caractères visibles sur les moyens 12, celui qui est à encoder; si ce caractère n'apparaît pas, l'appui sur la touche 20 permet d'afficher la page suivante-. On peut remarquer que les actions sur la touche 20 ne provoquent pas une augmentation du nomb-re de bits du code, définissant la page, mais uniquement une incrémen- tation du registre de numéro de page. Le dispositif d'encodage est complété par une unité centrale de traitement 21 munie de ses mémoires de travail 22 et 23, d'une unité 24 d'impression ou de transmission du code sélectionné en mémoire de masse 11 et de deux re- gistres, un registre d'entrée 25 et un registre de page 26. On supposera dans ce qui suit que la mémoire de masse 11 comporte 512 pages de 256 octets chacune. Le registre de page 26 peut dans ce cas comporter 9 bits de représentation de page (partie 27) et 3 bits de localisation du caractère dans la page (partie 28). Le registre d'entrée, associé au clavier, peut comporter 5 bits de représentation d'initia- le, 6 bits de représentation de finale et 2 bits de ton. La mise en oeuvre du dispositif s'effectue suivant l'organigramme logique de la figure 7. Avant toute action sur une touche, les huit caractères les plus fréquents ap- paraissent sur l'écran; si le caractère à coder est l'un de ces huit caractères; l'action sur la touche 17 corres- pondante transmet le code à l'appareil 24. Pour les autres cas, elle sera explicitée en supposant que le caractère à encoder a la prononciation "m" et la représentation Dans ce cas, l'opérateur appuie successsivement sur la touche 13 marquée "ma" (fig. 2) ou (fig. 3), puis la touche 13 marquée "zhu" et enfin sur la touche 164 (qua- trième ton). Dans d'autres cas, la finale devra être cherchée par- mi les touches 15. Le mot de 13 bits ainsi généré est trans- mis au registre 25 qui le présente à l'unité de calcul 21. Celle-ci détermine le numéro de la première page o on trouve les caractères de prononciation "m" et le stocke dans la partie 27 du registre de page 26. Cette page qui contient les représentations les plus fréquentes en carac- tares du son "m", comme indiqué sur la figure 2. Dans l'exemple illustré, le caractère cherché figure sur la page, en-quatrième position: il suffit alors d'ap- puyer sur la touche 17 marquée "4" pour inscrire le chif- fre 4 en binaire dans la partie 26 du registre de page 26 et envoyer le code correspondant (adresse en mémoire 11) à l'appareil 24. La disposition des touches 17-correspond à la dispo- sition des caractères sur l'écran: l'opérateur n'a pas besoin de compter les caractères ou les touches pour choi- sir la touche convenable. Après l'action sur une des touches 17, le dispositif est ramené à l'état initial, dans lequel il suffit d'actionner à nouveau une touche 17 pour encoder l'un des caractères très fréquents dans la pae particu- lière qui est affichée en début de manoeuvre,. D'autres situations peuvent se présenter et corres- pondent à des résultats différents des tests schématisés en 30 et 31 (fig. 7) - l'opérateur constate une erreur après affichage sur 12: il peut n'y avoir aucun affichage parce qu'il n'existe en mémoire aucun caractère ayant la prononciation définie par l'initiale, la finale et le ton, les carac- tères affichés sont manifestement erronés, ce qui révèle une erreur de manipulation du clavier. Dans ce cas l'opé- rateur appuie sur la touche d'erreur 19, ce qui remet à zéro les registres et ramène au début de la séquence. - le caractère cherché n'est pas sur la première page de mémoire. L'opérateur appuie alors sur la touche de page suivante 20, ce qui incrémente le registre 27 d'une unité et provoque un nouvel adressage. L'unité de calcul peut être prévue pour faire apparaître un message particulier après appel de la dernière page de mémoire correspondant à une prononciation déterminée. On voit que l'approche adoptée assure une rapidité maximum d'accès au caractère cherché. Si ce caractère pos- sède peu d'homonymes, il figurera sur l'écran dès la pre- mière page, et l'action sur la touche "sélection-impres- sion" provoque l'impression du caractère. Si le caractère cherché est un homonyme peu fréquent et n'apparaît pas, l'ac- tion sur la touche "page suivante" 20 provoque l'appari- tion des huit caractères suivants, jusqu'a ce que le ca- ractère voulu apparaisse et puisse gtre imprimé. Environ 1960 caractères sur les 4096 possibles dans cette réali- sation sont visibles en première page. Comme ce seront les caractères les plus fréquents, le recours aux pages sui- vantes sera peu fréquent puisque les 2000 caractères les 2482-747 plus fréquents de la langue chinoise comprennent environ % de ceux apparaissant dans les textes. Le mode de réalisation montré en figure 6 met en oeuvre le même principe de codification, mais le clavier ne comporte pas de touches de tons. En contrepartie, il comporte quatre jeux séparés de touches de codification, chaque jeu correspondant à un ton. Le clavier de la 'igure 6 (o les organes déjà mon- trés en figure 2 portent le même numéro de référence} com- porte 256 touches de caractères regroupées en quatre jeux de 64 touches ayant le même ton, désignés par 321V 32 2 323 et 324. Seules quelques-unes des touches sont repré- sentées pour plus de clarté. Dans chaque jeu, par exemple le jeu 323 dont une fraction est montrée à grande échelle en figure 6a, on trouve: - 21 touches 33 permettant de représenter des ini- tiales et des finales (similaires aux touches 13 de la figure 2), - 14 touches 34 correspondant aux finales ne figu- rant pas parmi les touches 33 (similaires aux touches 15 de la figure 2): - Les 4 x 29 = 116 touches supplémentaires portent les caractères les plus fréquents qui ne sont pas parmi les caractères visibles dans les quatre zones de codifica- tion (touches 36), des caractères numériques chinois et occidentaux, des signes de ponctuation. Dans-le mode de réalisation représenté, chaque tou- che porte deux caractères inscrits. L'accès aux caractères de la rangée supérieure se fait grâce à une touche 37 sem- blable à la touche "majuscules" d'une machine à écrire occidentale ou la touche "numérique" sur les télescrip- teurs. Les caractères supérieurs sont choisis d'après leur fréquence et la proximité de leur son au caractère corres- pondant de la ligne inférieure. L'action sur chacune de ces touches fait apparaître une page différente de mémoire sur l'écran, et une autre page en actionnant la clef 37. Enfin, le clavier comporte une barre d'espacement classi- que 38, et éventuellement des touches supplémentaires, par il exemple lorsque le dispositif doit remplir d'autres fonc- * tions, telles qu'enregistrement et facturation,ou lorsqu'il est prévu pour un traitement de texte impliquant la mise en page, l'édition, la mise en route, la correction d'er- reurs, etc... Cette constitution du clavier conduira,-vantageuse- ment à placer un même caractère en mémoire dans plusieurs pages, chacun des codes ainsi déterminés étant valable, et à prévoir l'unité de calcul de façon à faire apparaître, dès l'action sur une première touche 33 pour sélectionner une initiale, la première page contenant le caractère dé- signé sur la touche. Il est en effet possible que le ca- ractère cherché apparaisse alors immédiatement parmi les huit caractères affichés sur les moyens de visualisation. Une répartition avantageuse peut être expliquée en faisant référence à un caractère très fréquent et ayant de nombreux homonymes, tel que "î11". Le plus fréquent des "1l" apparaîtra alors en position "normale". L'action sur cette touche provoquera la visualisation du caractère le plus fréquent, et-de sept autres caractères qui seront'le troisième, le quatrième... jusqu'au neuvième en fréquence: le second en fréquence apparaîtra lorsque le clavier est en position "majuscule". L'action sur cette clef en majus- cule fait apparaître ce caractère avec son cortège du- lOème, llème... 16ème caractères dans l'ordre de fréquen- ce. Grâce à cette disposition, 512 caractères ou signes sont visibles à l'opérateur sur le clavier et un peu plus de deux mille en première page. Or 400 caractères suffi- sent pour imprimer 73 % d'un texte chinois et 2000 pour imprimer 96,5 %. Après un certain apprentissage il en ré- sulte que la très grande majorité des caractères d'un tex- te courant ne nécessite que l'action sur deux touches (une de codage, une d'impression), ce qui mène à une vitesse de frappe très élevée par rapport aux systèmes actuels. Le clavier peut être complété par des voyants à co- té des touches 36, qui indiquent à l'opérateur qui a re- cherché, puis sélectionné un caractère par action succes- sive sur-deux touches 33 et/ou 34, et éventuellement une ou plusieurs actions sur la touche 20, alors que ce caractère figurait parmi les touches 36, qu'il disposait d'une appro- che plus rapide par l'allumage de voyants convenablement disposés pour indiquer l'approche qui aurait été la plus rapide. Ainsi l'utilisation du dispositif d'encodage est ergonomique, car elle aide à la mémorisation des positions des caractères. L'usage de la touche "page suivante" 20 décroit avec l'utilisation. Dans cette disposition, o un - même caractère peut apparaître plusieurs fois sur plusieurs pages, chacun des codes ainsi déterminés doit être valable, ce qui implique une structure appropriée de 24 (fig-. 1). Des réalisations simplifiées et économiques non re- présentées sont également possibles: par exemple le cla- vier peut porter un groupe de touches d'initiales et un groupe séparé de touches finales portant les unes et les autres un code phonétique (transcription en caractères latins ou autres). L'approche de la codification apparait parfaitement sur un tel clavier. Le dispositif est directement transposable au japo- nais, dans lequel les finales peuvent être mono ou disylla- biques et chaque caractère chinois a deux prononciations dont l'une est monosyllabique ou au plus disyllabique. Un dispositif d'encodage simple et pratique utilise un clavier comportant 70 touches de codage sur chacune desquelles est inscrit un caractère syllabique carré et des touches supplémentaires pour les chiffres et signes typographiques. Trois touches permettent d'indiquer si on souhaite écrire un caractère syllabique carré, un carac- tère syllabique cursif ou un caractère chinois. Dans le cas des caractères syllabiques, le caractère est encodé par la frappe d'une seule touche. Chaque touche de codage du clavier porte aussi un caractère chinois l'action successive sur la touche "caractère chinois" et sur une touche de codage du clavier fait apparaître sur l'écran la page de mémoire dans laquelle figure le carac- tère voulu. A nouveau on choisit le caractère sur la page par action sur la touche appropriée de sélection et d'im- e"48 - 47 pression. Les caractères ne figurant pas en clair sur le clavier sont, comme dans les cas précédents, codés par ac- tion successive sur deux touches de codage qui font appa- raitre la page de la mémoire contenant le caractère dont l'initiale et la finale correspondent aux deux touches. Le cas des homonymes est traité comme dans le cas du chinois. Mais il suffit d'une mémoire bien plus petite, conte- nant seulement 2048 caractères, c'est-à-dire que, pour une matrice de codage de 16 x 16 (32 octets), une mémoire de 64 Koctets suffit. On a jusqu'ici supposé que chaque caractère est codé sur une matrice de 16 x 16 (figures 5 et 6). Mais ce choix n'est pas indispensable. On peut représenter les caractères sur une matrice différente suivant leur complexité: on peut notamment représenter une partie des caractères sur des matrices de 8 x 8, une autre partie sur des matrices de 12 x 12, et une autre partie sur des matrices de 24 x 24 en regroupant les caractèresdont le graphisme est le plus simple dans la même page, et en aboutissant ainsi à avoir des pages de 144 octets (au lieu de 256), pouvant compor- ter 18, 8 ou 2 caractères respectivement. On peut aussi regrouper les caractères aux graphismes les plus complexes, dans des pages spéciales-o ils sont codés sur une matrice de 32 x 32; chaque page de 256 oc- tets contient alors 2 caractères. Dans ces cas, le clavier de "sélection-impression" doit être prévu pour s'adapter aux différents nombres de caractères par page de mémoire. La taille d'une page res- tant fixe, ce qui simplifie considérablement le logiciel, le nombre de clefs d'impression correspondrait dans tous les cas au nombre maximal de caractères par page. Ce ré- sultat peut être atteint par le logiciel de l'unité de calcul 21 qui n'affecte un fonction de sélection qu'aux touches 1 et 2 dans le cas d'affichage de deux caractères, aux touches 1 à 4 dans le cas d'affichage de quatre carac- tères et ainsi de suite. Dans le cas o seules les matri- ces 16 x 16 et 32 x 32 sont prévues, les touches 1 et 2 peuvent avoir une couleur différente pour les individuali- ser. De plus, on peut concevoir des méthodes permettant de visualiser les caractères par d'autres moyens: électro- optiques, électromécaniques, ou bien en stockant non pas les caractères eux-mêmes mais des algorithmes simples per- mettant de calculer des représentations matérielles des caractères, économisant ainsi sur la taille de la mémoire. *.. 7-;7 REVENDICATIONS 1. Dispositif d'encodage comprenant un clavier à touches de codification affectées chacune à un élément pho- nétique de caractère, et une mémoire de masse de stockage de caractères affectés chacun d'une adresse dans la mémoire, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens d'affichage (12) associés à la mémoire de masse (11) et au clavier (10) de façon à faire apparaître, en réponse à l'actionnement de touches affectées à des éléments phonétiques déterminés, le contenu d'une page de mémoire-constitué par la repré- sentation de plusieurs caractères ayant lesdits éléments phonétiques déterminés, et des touches, actionnables ma- nuellement, de sélection d'un des caractères affichés pour provoquer l'émission d'un code représentatif du caractère sélectionné. 2. Dispositif d'encodage comprenant un clavier à tou- ches de codification affectées chacune à un élément phoné- tique, et une mémoire de masse de stockage de caractères affectés chacun d'une adresse dans la mémoire, caractérisé en ce que les touches de codification du clavier (10) sont prévues pour permettre de sélectionner chacune des initia- les et chacune des finales de caractère et en ce que le dispositif comporte de plus des moyens d'affichage asso- ciés à la mémoire de masse et au clavier de façon à faire apparaître, en réponse à l'actionnement de touches de co- dification, le contenu d'une page de mémoire dans lequel se trouve le caractère ou les caractères les plus fréquents définis par l'initiale, la finale et éventuellement le ton définis à l'aide des touches, le clavier comportant des touches de sélection actionnables manuellement pour sélec- tionner un des caractères affichés et le valider de façon à provoquer l'émission d'un code représentatif du carac- tère sélectionné. 3. Dispositif suivant la revendication 1 ou 2, ca- ractérisé par le fait que les touches de. codification com- prennent un jeu de touches (13) affectées chacune à une initiale différente, un jeu de touches (15) affectées cha- cune à une finale différente, et des moyens pour différen- 16- cier les tons. 4. Dispositif suivant la revendication 3, caracté- risé par le fait que le clavier porte quatre touches de ton (16 -1 permettant la détermination du ton. 64) 5. Dispositif suivant la revendication 3, caracté- risé par le fait que le clavier comporte quatre jeux de touches de codification juxtaposées, chaque jeu (321-324) correspondant à un ton pour permettre la détermination du ton. 6. Dispositif suivant l'un quelconque des revendica- tions 3 à 5, caractérisé en ce que le clavier comprend une touche particulière (18) dont l'actionnement indique que le phonème à codifier ne comporte pas d'initiale. 7. Dispositif d'encodage des caractères chinois sui- vant l'une quelconque des revendications 3 à 6, caracté- risé en ce que le clavier compre-nd des touches particu- lières (14) pour les phonèmes "er" et "weng" qui n'ont jamais d'initiale dans les quatre tons. B. Dispositif suivant l'une quelconque des revendi- cations 3 à 7, caractérisé en ce que sur chaque touche de codification d'initiale est inscrit un idéogramme ayant un élément de prononciation correspondant à l'élément codifié par la touche, avantageusement choisi parmi les caractères les plus fréquents ayant le même son, ou sa transcription phonétique. 6. Dispositif suivant la revendication 8, caracté- risé en ce que chacune des touches affectées à une initia- le porte un caractère ayant une terminaison différente de celle des caractères des autres touches- de codification detinitiale.-- 10. Dispositif suivant la revendication 8 ou 9, ca- ractérisé par le fait que les sons correspondant auxdits caractères portés par les touches ont des significations dans chacun des quatre tons, une au moins de ces signifi- cations correspondant à des caractères fréquents. 11. Dispositif suivant l'une quelconque des revendi- cations 3 à 10, caractérisé en ce qu'il comporte une unité de calcul prévue pour fatle apparaître sur les moyens de visualisation, en réponse à l'action sur une première tou- che de codification avec indication du ton, le contenu d'une page de mémoire contenant les caractères les plus fré- quents ayant la prononciation correspondant à cette touche de codification. 12. Dispositif suivant la revendication 11, caracté- risé par le fait que le clavier possède une touche "page suivante" de passage d'une page de mémoire à la page sui- vante contenant des homonymes de la première, et éventuel- lement d'autres caractères, pouvant être prévue pour faire apparaître un message particulier si la page est la der- nière. 13. Dispositif suivant la revendication 11 ou 12, ca- ractérisé en ce que la représentation codée d'un caractère est le numéro de page en mémoire suivi du numéro d'ordre dans la page, sa représentation suivant le code télégra- phique chinois, sa traduction dans une autre langue, ou toute combinaison des représentations précédentes. 14. Dispositif suivant l'une quelconque des revendi- cations précédentes, caractérisé en ce que le clavier por- te des touches supplémentaires correspondant aux caractères chinois les plus fréquents. , Dispositif suivant l'une quelconque des revendi- cations précédentes, caractérisé en ce que la mémoire est organisée par pages contenant chacune un même nombre de caractères codés suivant une matrice de dimensions déter- minées, par exemple une matrice 16 x 16, chaque page de 256 octets contenant alors 8 caractères. 16. Dispositif suivant l'une quelconque des revendi- cations 1 à 14, caractérisé en ce que les caractères sont codés suivant des matrices différentes suivant leur com- plexité, par exemple une partie des caractères sur des ma- trices de & x 8, une autre partie par des matrices 12 x 12, et une autre partie par des matrices de 24 x 24, en re- groupant les caractères dont le graphisme est le plus sim- ple dans la même page. 17. Dispositif suivant l'une quelconque des revendi- cations 3 à 14, caractérisé en ce que chaque touche d'ini- r tiale est également affectée à une finale parmi celles non associées à une touche de finale, l'unité de calcul du dis-= positif étant prévue pour provoquer la sélection d'une ini- tiale par la première touche actionnée et la sélection d'une finale par la seconde. g