La présente invention concerne un procédé de flottation et de séparation de encre contenue dans le papier résiduaire, et plus particulièrement un procédé de flottation et de séparation de l'encre hydrophobe contenue dans les papiers résiduaires. Jusqu'à présent, on a extrait encre hydrophobe contenue dans les résidus de papier journal, ou analogues,par une technique de flottation au cours d laquelle on fait macérer le papier résiduaire, et lton produit des bulles dans un récipient de séparation afin d'effectuer la flottation et la séparation de encre contenue dans le papier. Au cours de cette technique classique, il est difficile de mettre en oeuvre successivement la macération et la flottation, et la capacité de traitement est limitée.De plus, cette technique présente le désavantage de ne pas pouvoir augmenter la concentration en matières solides dans le récipient de séparation, et la flottation de encre nécessite également une longue durée, un certain nombre de récipients de flottation devant être utilisés Un objet de l'invention est de proposer un procédé d'extraction efficace d'encre hydrophobe de papiers résiduaires, par une technique simple. Un autre objet de llinvention est de proposer l'appareillage convenable correspondant. La demanderesse a maintenant découvert selon l'invention que lors de la flottation et de la séparation de l'encre hydrophobe des papiers résiduaires, l'encre peut ètre extraite efficacement, et facilement, par une technique simple comprenant l'introduction de la p te macérée dans un récipient de flottation, après dispersion de bulles de gaz dans la pâte. Lorsque les bulles sont présentes dans la patte durant la macération des papiers résiduaires, l'encre hydrophobe dispersée dans la phase liquide se concentre l'interface gaz-liquide. Par introduction de ces bulles dans le récipient, l'encre flotte immédiatement en raison de la légereté des bulles. la demanderesse a également découvert que lors de la flottation et de la séparation d'une encre hydrophobe d'avec des papiers résiduaires, on peut traiter en continu une grande quantité de papiers résiduaires, par une technique très simple, par introduction de la pâte macérée dans le récipient de flottation après dispersion de bulles de gaz dans la patte. Etant donné que les bulles de gaz sont dispersées au préalable dans la pâte macérée, il n'est pas nécessaire de munir le récipient de flottation d'un dispositif producteur de bulles utilisant des pales rotatives. Lorsque la pate est introduite dans un récipient unique, l'encre hydrophobe se concentre à l'interface gaz-liquide, et flotte à la surface du liquide en raison de la légéreté des bulles. La demanderesse a encore trouvé que, afin de disperser les bulles dans la patte macérée, il est possible de faire circuler la pâte en jet dans un conduit, et d'introduire de l'air au voisinage de l'extrémité du conduit Selon un mode de réalisation de l'invention, celle-ci propose une technique d'extraction d'une encre hydrophobe de papiers résiduaires, qui comprend la macération du papier résiduaire dans un liquide aqueux, afin de former une pate, et la dispersion simultanée de bulles de gaz dans la patte durant la macération du papier résiduaire, ce qui permet à l'encre de se concentrer à l'interface gaz-liquide, ce qui fait que l'encre flotte en raison de la légèreté des bulles de gaz. L'invention propose également une technique d'extraction d'encre hydrophobe des papiers résiduaires, qui comprend la macération des papiers résiduaires dans un milieu liquide aqueux afin de former une pâte macérée, la dispersion de bulles de gaz dans la pate macérée, l'introduction de la pate macérée présentant des bulles dispersées dans un récipient dont ltextrémité supérieure est ouverte, et l'élimination de la couche d'encre flottant à la surface du liquide, dans le récipient (mousse). L'invention propose également un appareillage d'extraction de l'encre hydrophobe des papiers résiduaires, comprenant un dispositif permettant la macération des papiers résiduaires ; un conduit présentant une extrémité ouverte, et un grand nombre de petits orifices situés autour du conduit, au voisinage de l'extrémité ouverte dudit conduit, le conduit permettant la sortie en jet de la pate macérée, par l'extrémité ouverte dudit conduit ; un récipient dont la partie supérieure est ouverte, destiné à recevoir la pate macérée projetée en jet hors du conduit ; et un dispositif d'élimination de l'encre contenue dans le récipient. Le milieu liquide aqueux pouvant être utilisé selon l'invention peut être notamment choisi parmi l'eau et l'eau salée. Des exemples convenables d'eau salée sont l'eau de mer, la saumure, l'eau contenant du bittern, ainsi que des solutions aqueuses contenant des halogénures tels que NaCl, Mec12 et MgBr2, etc., des sulfates tels que NgS04, CaSO4, K2S04 et Na2S04, etc., et des bicarbonates tels que Ca(HC03)2 et NaHC03, etc. On utilise généralement l'eau en tant que milieu liquide aqueux. Dans la technique classique de flottation destinée à séparer l'encre des papiers résiduaires, on fait habituellement macérer les papiers résiduaires dans de l'eau, on introduit la pate macérée formée (plus brievement ci-après : "pâte") dans un récipient de séparation par flottation, et l'on produit des bulles dans le récipient, ce qui fait que l'encre se concentre à l'interface gaz-liquide des bulles, les bulles et l'encre se rassemblant à la surface en une mousse d'encre. En d'autres termes, le procédé classique comprend une étape de macération et une étape de séparation par flottation.Afin de macérer les papiers 'résiduaires, on utilise habituellement un appareil de macération muni de lames tournant à vitesse élevée, et, dans le récipient de séparation par flottation, l'air est introduit par l'agitation mécanique des lames rotatives. L'air est projeté contre une plaque fixe, et est dispersé sous forme de bulles dans le milieu liquide aqueux. Etant donné que le papier résiduaire est agité avec une vitesse élevée dans liteau, dans le procédé classique de macération, on utilise en général des récipients de macération contenant des pales rotatives. D'autre part, selon un mode de réalisation de la technique selon l'invention, on provoque la formation de bulles dans la patte durant la macération des papiers résiduaires, et l'on préfère donc un appareil de macération du type pompe rotative Dans un exemple d'une telle pompe, une pompe transversale est directement reliée à un moteur, ce qui fait que la pompe reçoit le milieu liquide aqueux et les papiers résiduaires dans la direction axiale et les rejette vers le haut. Un dispositif rotatif de coupe et des lames fixes sont situés dans le corps, et, tandis que le papier résiduaire passe par de petits orifices situés entre ces éléments, l'encre est séparée des fibres de papier.La pate macérée est dirigée sous pression vers un second dispositif rotatif fixé sur le même arbre de rotation. Lorsqu'une telle pompe munie d'un dispositif de coupe reçoit le papier résiduaire, le milieu liquide aqueux, et l'air, simultanément, le p pier résiduaire est macéré. Une concentration de pate convenable dans le milieu liquide aqueux est comprise entre environ 1 et 4X en poids. Simultanément, l'air est finement divisé par les deux dispositifs rotatifs tournant à vitesse élevée, et est dispersé dans la patte sous forme de petites bulles. Lorsque l'on effectue un mélange et une agitation énergiques, dans le récipient, de cette manière, l'encre qui s'est dispersée dans la phase liquide après séparation d'avec les fibres de papier se concentre à l'interface gaz-liquide en raison du caractère hydrophobe de l'encre. Ainsi, par introduction de la pâte provenant de l'orifIce de sortie de la pompe dans un récipient de flottation3 encre adhérant à la surface des bulles flotte immédiatement à la surface du milieu liquide aqueux, sous forme d'une mousse dlencre. La mousse d'encre est ensuite éliminée du récipient. Etant donné que la macération des papiers résiduaires et la dispersion des bulles sont réalisées simultanément, dans ce cas, il n'est pas nécessaire de disposer dans le récipient de flottation d'un dispositif de formation de bulles. Le récipient de flottation peut etre un récipient simple, et en conséquence l'équipement utilisé peut être notablement simplifié. Lorsque le conduit de sortie de la pompe est dirigé vers le bas, et que l'on dispose un récipient sous ledit conduit, la pate contenant des bulles dispersées passe dans le récipient, et l'encre qui a déjà été rassemblée à l'interface gaz-liquide flotte immédiatement en raison de la légèreté des bulles de gaz. La pate contenue dans le récipient est retournée en continu vers llorifiee d'entrée de la pompe, et l'on répète la macération et la dispersion de bulles de gaz. Dans le procédé classique, la macération est effectuée durant environ une heure, bien que cette durée dépende du matériau à traiter, et l'on effectue ensuite une étape de flottation. Selon l'invention, une partie de l'encre d'impression se sépare du papier au bout de quelques minutes suivant le démarrage de l'introduction du matériau et de l'air dans la pompe de macération. L'encre flotte en adhérant aux bulles de gaz. En conséquence, la macération et la dispersion des bulles de gaz sont réalisées simultanément, et la flottation de l'encre se termine presque lorsque la séparation de l'encre d'avec les fibres de papier est achevée. L'encre peut ainsi être extraite de façon efficace et rapide. par une technique simple. Etant donné que le dispositif de formation de bulles utilisé dans le récipient de séparation par flottation classique n'est plus nécessaire selon llinvention, l'équipement nécessaire à la mise en oeuvre du procédé selon l'invention peut être grandement simplifié. Selon un autre mode de réalisation de l'invention, le papier résiduaire est macéré dans un récipient classique de macération, et l'on disperse des bulles de gaz, de la manière décrite ci-après, dans la pate macérée, ce qui permet à l'encre hydrophobe de la pate macérée de se concentrer à l'interface gaz-liquide, La pate macérée est ensuite introduite en jet dans un récipient dont l'extrémité supérieure est ouverte, les bulles du milieu liquide portant l'encre s'y élevant lentement. En conséquence, la mousse d'encre peut Autre séparée d'avec les fibres de papier, avec un très bonne efficacité. Etant donné que la patte contenant les bulles de gaz qui y sont dispersées est introduite dans le récipient de séparation, il n'est plus nécessaire de disposer d'un dispositif d'agitation mécanique.Ainsi, on ne rencontre pas de difficultés même lorsque la viscosité de la pate augmente, et l'on peut donc augmenter la concentration de la pâte. En d'autres termes, la capacité de traitement de l'appareillage peut être améliorée. Afin d'expulser la pite acérée en jet dans une atmosphère gazeuse, au niveau -de l'extrémité du conduit ouvert, on préfère utiliser un dispositif de macération du type pompe rotative décrit ci-dessus, en ce qui concerne le premier mode de réalisation, au réservoir de macération décrit ci-dessus, car la macération et la formation du jet avec introduction simultanée de bulles de gaz peuvent être réalisées simultanément. Les papiers résiduaires de départ peuvent également être macérés dans le récipient de macération décrit ci-dessus, et lton introduit ensuite la pite sous forme de jet dans un récipient de séparation, au moyen d'une pompe. Une concentration convenable de la patte dans le milieu liquide aqueux est comprise entre environ 1 et 4X en poids. Un ou plusieurs petits orifices sont disposés à la périphérie de l'extrémité ouverte du conduit, et de l'air est introduit dans la pate par la différence de pression qui est provoquée au moment de l'expulsion en jet de la pâte macérée, au niveau de l'extrémité ouverte du conduit. Un unique petit orifice, ou plusieurs petits orifices permettant d'in roduire de l'air sont disposés à la périphérie de l'extrémité du conduit. Si un petit conduit est disposé dans chacun des petits orifices, et si l'une des extrémités du petit conduit est mise en contact avec la pâte mise sous forme de jet et expulsée, l'introduction et la dispersion de l'air dans la patte sont réalisées avec une meilleure efficacité.Une vitesse convenable de sortie du jet peut être comprise entre environ 300 et 350 mlzn. Lorsque l'air est introduit dans la patte transformée en jet, celui-ci est dispersé sous forme de petites bulles, et l'encre présente dans la phase liquide, après sa séparation d'avec les fibres de papier dans l'étape de macération, se concentre à llinterface gaz-liquide, en raison de son caractère hydrophobe. En conséquence, lorsque la pâte transformée en jet est introduite dans un récipient, l'encre adhérant à la surface des petites bulles flotte immédiatement à la surface du liquide, en raison de la légèreté des bulles de gaz, et l'on peut éliminer l'encre du récipient. Un exemple d'un récipient pouvant recevoir la pâte expulsée en jet est un récipient rectangulaire dont la longueur représente environ 1,5 à 2,0 fois la largeur, et dont la profondeur est pratiquement identique à la largeur. La partie supérieure du récipient est ouverte. La pâte est introduite en jet dans la zone du récipient se trouvant décalée du centre dans le sens de la longueur, et l'on provoque la rencontre du courant avec le fond du récipient, afin de stopper le jet. Dans la zone restante du récipient, l'encre flotte. La technique ci-dessus d'introduction de la pate est préférée car un courant énergique de la patte dans le récipient se traduit par uneefficacité diminuée de l'ascension des bulles de gaz, et donc par une flottation réduite de l'encre. L'appareillage selon l'invention, permettant de mettre en oeuvre le second procédé décrit ci-dessus selon l'invention, comprend principalement un dispositif de macération des papiers résiduaires dans un milieu liquide aqueux, pour former une pate macérée, par exemple un récipient de macération, une pompe et un conduit permettant d'expulser la patte macérée en jet, un récipient recevant la pate en jet, et un dispositif d'élimination de la mousse d'encre qui se forme. Etant donné qu'un dispositif de formation mécanique de bulles de gaz n'est plus nécessaire selon l'invention, l'appareillage peut être grandement simplifié. En conséquence, le procédé est simplifié et la mise en oeuvre est aisée. La séparation de l'encre d'avec les fibres de papier, selon l'invention, est encore améliorée par utilisation d'un agent alcalin tel que silicate de sodium, métasilicate de sodium, hydroxyde de sodium, hydroxyde de potassium,carbonate de sodium, etc.,et/ou d'un agent tensioactif, etc., qui sont connus pour être utilisables dans le procédé classique. Des exemples convenables d'agents tensioactifs sont les tensioactifs anioniques tels que dodécylbenzènesulfonate de sodium, les tensioactifs cationiques tels que éther laurylique trioxyéthyléné, et les agents tensioactifs non ioniques tels que acétate de laurylamine. Un effet synergétique est obtenu lorsque l'agent alcalin et l'agent tensioactif sont utilisés en association de ces deuxtypes dlagents. La flottation de l'encre est encore améliorée par utilisation d'un agent de flottation connu tel qu'un acide gras ou un sel d'un tel acide, une amine, de l'huile de pin, ou de kérosène. Des exemples convenables d'acides gras ou de sels de ces acides3 pouvant etre utilisés, sont par exemple l'acide oléique, l'acide stéarique, l'acide palmitique et analogues, et leurs sels de métal alcalin, et plus généralement l'acide oléique ou l'oléate de sodium. Des exemples convenables d'amines pouvant être utilisées sont l'octylamine, la distéarylamine, la diméthylamine, etc. L'agent de flottation est généralement utilisé en quantité d'environ 200 g à 2 kg par tonne des produits de départ. Un agent de blanchiment peut également être ajouté afin d'améliorer la qualité des fibres. De plus, des exemples convenables d'agents de blanchiment pouvant être utilisés comprennent des agents de blanchiment du type oxydant, et du type réducteur, et plus généralement une solution de peroxyde d'hydrogène à 30%. L'agent de blanchiment peut être ajouté soit durant l'étape de macération soit après achèvement de la flottation. Dans le procédé classique, la macération est effectuée dans un récipient de macération, en maintenant la concentration des matières solides à environ 4%, et la flottation et la séparation de l'encre sont effectuées après réduction de la concentration à environ 1%. Dans le procédé selon l'invention, l'encre peut être mise en flottation même si la concentration des matières solides est d'environ 4% De plus, dans le récipient classique de flottation de l'encre, du type à agitation mécanique, la concentration en matières solides est d'environ 0,8%, mais, dans le procédé selon l'invention, on peut introduire de la pite présentant une concentration en matières solides d'environ 1,6X. En conséquence, quel.que soit le mode particulier de réalisation de l'invention, on peut traiter une grande quantité de matériau dans un dispositif de petite taille. Le procédé selon l'invention peut être mis en oeuvre soit en une étape soit en plusieurs étapes, et on peut également utiliser un récipient de séparation par flottation, qui est connu, en association avec le procédé selon l'invention, après mise en oeuvre du procédé selon l'invention. Dans ce cas également, on peut utiliser un récipient de flottation-séparation connu, après que la majeure partie de l'encre ait été éliminée par le procédé selon l'invention. Désormais, le nombre de ces récipients de séparation peut être réduit à 1/2-1/3 du nombre de récipients nécessaire dans le procédé classique. Dans ltappareillage selon l'invention, la pète contenue dans le récipient peut être recyclée en continu vers l'étape de flottation, si l'on relie le récipient à l'orifice d'entrée de la pompe, ce qui fait que la pète peut être transformée de nouveau en jet afin de réaliser la flottation de l'encre. Dans cette invention, les paramètres varient en fonction de la capacité de l'équipement, en particulier de la pompe utilisée. Le temps nécessaire à la macération varie en fonction de la température choisie. C'est-à-dire que plus la température est élevée, plus la durée de l'opération est courte. En général, le procédé selon l'invention est effectué à la température ambiante, c'est-à-dire par exemple d'environ 20-300C, et dans ce cas, le temps nécessaire à la macération est compris entre environ 30 minutes et 1 heure.Bien entendu, le domaine de température n'est pas limité au domaine précisé ci-dessus, et l'on peut utiliser une température pouvant atteindre environ 70-800C, une température élevée se traduisant par une diminution de la durée de la mise en oeuvre du procédé, bien que le chauffage ne soit pas préféré pour des raisons économiques. Le temps nécessaire à la mise en oeuvre du procédé selon l'invention dépend bien entendu des données d'opération et de l'appareillage choisis. Une durée convenable est comprise entre environ 15 et 30 minutes, pour une concentration de la pâte de 1,6% en poids. Le premier mode de réalisation de l'invention, décrit ci-dessus, comprend la dispersion de bulles tandis que l'on effectue la macération des papiers résiduaires dans un milieu liquide aqueux, et la concentration simultanée de l'encre à l'interface gaz-liquide. Le procédé est simple par rapport au procédé classique comprenant des étapes séparées de macération et de flottation, et peut être mis en oeuvre en continu. Ce résultat représente une amélioration notable de l'efficacité, et permet de simplifier l'appareillage mécanique nécessaire. Ppeme lorsque l'on associe ce mode de réalisation du procédé selon l'invention avec la technique classique, la durée de flottation peut être grandement réduite, et donc également la taille de l'appareillage. Dans le second mode de réalisation de l'invention, écrit ci-dessus, on fait macérer les papiers residuaires, et l'on projette un jet dans le récipient, à partir de l'extrémité ouverte d'un conduit, après introduction d'air dans la patte, afin de permettre à l'encre de se concentrer à l'interface gaz-liquide. Désormais, l'appareillage et le procédé sont simplifiés par rapport à la technique classique de flottation du type à' agitation mécanique, et l'opération est tres facile. De plus, étant donné que la concentration en matières solides dans la pate peut être multipliée environ par deux par rapport à celle de la technique classique, on peut utiliser un appareillage de dimension plus petite. Les exemples suivants illustrent l'invention sans toutefois en limiter la portée. Sauf indication contraire, toutes les parties, pourcentages, rapports et analogues sont en poids. EXEMPLE 1 Un appareil de macération du type pompe transversale, présentant un dispositif rotatif de coupe et un dispositif rotatif d'éjection directement relié à un moteur est relié directement à un récipient d'eau. Le récipient d'eau est de forme rectangulaire et contient 100 litres d'eau Le fond de ce récipient est relié à llorifice d'entrée de la pompe par un conduit, et ledit récipient d'eau est disposé juste sous l'orifice de sortie de la pompe. 5 kg de déchets résiduaires de papier de haute qualité, à impression polychrome, utilisant une technique d'impression par gravure, sont introduits dans ledit récipient, et l'on introduit le mélange eau-papier à raison de 200 litres/minute, le dispositif rotatif tournant à 1450 tr/mn dans l'appareillage de macération.La macération du papier et la dispersion de bulles de gaz d'une dimension d'environ 1 à 5 cm sont réalisées simultanément environ à la température ambiante c'est-à-dire 20-300C, dans la pompe. L'air est introduit à raison de 10 litres/minute. Lorsque la pite macérée est introduite dans le récipient contenant de l'eau, l'encre se concentre à la surface de l'eau. L'encre résultante est éliminée du récipient en 35 minutes. En conséquence, la blancheur Hunter de la pite de départ atteint 66, la valeur initiale étant de 54. Lorsque, dans le procédé ci-dessus, on ajoute 20 kg d'hydroxyde de sodium, 20 kg de verre soluble (silicate de sodium) et 1 kg de kérosène par tonne de matériau de départ, au moment de l'introduction de ce matériau de départ, la flottation de l'encre est améliorée, et, en 20 minutes, la blancheur Hunter des fibres récupérées atteint 70. La patte est ensuite introduite dans un récipient de flottation classique, où l'encre est mise en flottation durant 5 minutes. En conséquence, la blancheur Hunter des fibres atteint 75, et l'on extrait l'encre avec une bonne efficacité A titre de comparaison, on utilise le même matériau dans une étape de traitement dans des récipients classiques de macération et de flottation. La macération est réalisée en maintenant la concentration des altières solides à 4%, et l'on introduit les mêmes agents chimiques. En conséquence, on voit que, afin d'améliorer la blancheur Hunter des fibres récupérées, et d'atteindre 75, 30 minutes de macération sont nécessaires, et 20 minutes de flottation de l'encre son également nécessaires, la durée totale étant de 50 minutes. EXEMPLE 2 Des papiers résiduaires imprimés, portant plusieurs couleurs, par un procédé d'impression par gravure, sont macérés dans de l'eau, la concentration en matières solides étant de 4. La pâte macérée, dont la concentration en matières solides est de 1,6%, est introduite dans une pompe rotative, qui traite 200 litres/minute de pâte, celle-ci étant transformée en jet, et étant récupérée dans un récipient à raison de 1 m3/mn, grâce à un conduit d'évacuation dirigé vers le bas, d'un diamètre de 65 mm. Seize petits orifices, chacun d'un diamètre de 5 mm, sont disposés à la périphérie du conduit, au niveau de l'extrémité dudit conduit, afin d'introduire de l'air dans la pâte, à raison d'environ 10 litres/minute, la dimension des bulles étant d'environ 1 à 5 mm. Un récipient de 200 litres est disposé sous le conduit d'évacuation.Le fond du récipient est relié à l'orifice d'introduction de la pompe, par un conduit. Lorsque la pâte en jet est récupérée dans le récipient, les bulles de gaz auxquelles adhère l'encre flottent et se rassemblent à la surface de l'eau. La mousse d'encre est éliminée du récipient en 30 minutes. En conséquence, tandis que la blancheur Hunter de la patte de départ est de 55, les fibres récupérées présentent une blancheur Hunter de 67 Lorsque l'on ajoute 20 kg d'hydroxyde de sodium, 20 kg de silicate de sodium et 800 g de kérosène, (agent de flottation) par tonne des papiers résiduaires de départ, au moment de la macération, et aux papiers résiduaires, la flottation de l'encre est encore améliorée, et la blancheur Hunter des fibres recupérées atteint 71 en 17 minutes. A titre de comparaison, la pâte macérée obtenue dans les conditions correspondant à l'utilisation d'hydroxyde de sodium, de verre soluble et de kerosène, est introduite dans un récipient connu de flottation du type à agitation mécanique, et l'on réalise la flottation de l'encre en maintenant la concentration des matières solides dans la pate à 0,8%. On swaperçoit que, pour élever la blancheur Hunter des fibres recupérées à la valeur 71, il faut 34 minutes, en ce qui concerne la flottation de l'encre. Bien entendu, diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art aux dispositifs et procédés qui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs, sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Procédé d'extraction d'une encre hydrophobe de papiers résiduaires, caractérisé en ce qu'il comprend la macération des papiers résiduaires dans un milieu liquide aqueux, afin de former une pâte, et la dispersion de bulles de gaz dans la pate durant l'étape de macération des papiers résiduaires, ce qui fait que l'encre se concentre à l'interface gaz-liquide et flotte à la surface du milieu liquide aqueux, en raison de la légèreté des bulles de gaz. 2. Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce que l'on utilise une pompe rotative pour ef ectuer la macération des papiers résiduaires, et simultanément pour produire des bulles d'air. 3. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la séparation de l'encre est favorisée par utilisation d'un adjuvant de séparation choisi parmi les alcalis du groupe formé par le silicate de sodium, le métasilicate de sodium, l'hydroxyde de sodium, l'hydroxyde de potassium et le carbonate de sodium, et d'agents tensioactifs. 4. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la flottation de l'encre est améliorée par utilisation d'un agent de flottation choisi parmi les acides gras ou leurs sels, les amines, l'huile de pin, et le kérosène. 5. Procédé d'extraction d'encre hydrophobe des papiers résiduaires, caractérisé en ce qu'il comprend la macération des papiers résiduaires dans un milieu liquide aqueux pour former une patte macérée, la dispersion de bulles de gaz dans la pâte macérée, l'introduction de la pâte macérée contenant les bulles de gaz à l'état dispersé dans un récipient dont la partie supérieure est ouverte, ce qui fait que les bulles de gaz flottent à la surface du milieu liquide, et l'élimination des bulles de gaz portant l'encre, flottant à la surface du liquide dans le récipient. 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'il comprend la macération des papiers résiduaires en présence, en outre, dlun adjuvant de séparation choisi parmi les alcalis tels que silicate de sodium, métasilicate de sodium, hydroxyde de sodium, hydroxyde de potassium et carbonate de sodium, et d'agents tensioactifs. 7. Procédé selon la revendication 5 ou 6, caractérisé en ce qu'il comprend l'amélioration de la flottation des bulles de gaz au moyen d'un agent de flottation choisi parmi les acides gras et leurs sels, les amines, l'huile de pin et le kérosène. 8. Appareillage d'extraction d'encre hydrophobe des papiers résiduaires, caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif de macération des papiers résiduaires en présence d'un milieu liquide, afin de former une pite macérée ; un-conduit présentant une extrémité ouverte, et muni de un ou plusieurs petits orifices autour de la périphérie de ce conduit, au voisinage de l'extrémité ouverte, ledit conduit permettant d e transformer la pâte macérée en jet, à la sortie ouverte du conduit, et d e disperser des bulles de gaz dans la pâte; un récipient dont la partie supérieure est ouverte, destiné à recevoir la pète expulsée en jet par l'extrémité dudit conduit, et permettant la formation d'une mousse d'encre, à la surface du milieu liquide introduit en jet dans le récipient ; et un dispositif d'élimination de la mousse encre dudit récipient.