Lors de la tomographie dite par voie d'ordinateur, on obtient l'image d'une section corporelle le long d'une section transversale passant par le corps par la mesure du degré d'absorption d'un corps dans ladite section corporelle à partir d'un grand nombre de différents points. (Voir par exemple le brevet allemand No 19 41 433).Dans les appareils modernes utilisés actuellement pour la tomographie par voie d'ordinateur, ladite mesure a lieu du fait de la diaphragmation d'un faisceau de rayonnement qui entoure I'entière section transversale à examiner et dont on mesure l'absorption simultanément à l'aide d'un grand nombre de détecteurs placés derrière le corps à examiner Dans les appareils modernes en question, il n'est pas très bien possible d'utiliser, comme c'est le cas d'appareils munis seulement d'un seul détecteur ou de quelques détecteurs, des détecteurs de scintillationcombinés avec des photomultiplicateurs, puisque les frais augmentent de ce fait trop fortement cependant que la sensibilité des détecteurs du genre spécifié ci-dessus présente des fluctuations relativement fortes, ce qui donne lieu à des erreurs de mesure et de reconstruction. C'est pourquoi l'invention part d'un dispositif de détection de rayonnement qui est équipé d'au moins un détecteur de rayonnement qui est immobile par rapport à un organe rayonnant et qui comporte une chambre à électrodes planes orientées sur ledit organe rayonnant, ladite chambre étant remplie d'un milieu électriquement isolant, par exemple un gaz, alors que le détecteur est amené à fonctionner dans la zone de ce qu'on appelle le plateau de Townsend (fonctionnement en chambre d'ionisation). Lors de l'emploi d'un tel détecteur, une certaine durée de transit T doit s'écoule entre deux mesures afin de pouvoir attribuer correctement le signal de sortie d'un détecteur exactement à une des deux mesures en question Ladite durée T est la durée maximale dont doivent disposer, pour atteindre les électrodes, les ions induits par rayonnement. La durée T correspond à la durée d'extinction après le déclenchement du rayonnement ou correspond environ aussi à la" fréquence limite" réciproque du détecteur. Le calcul de la durée T se fait approximativement par la formule T =d2jU Dans cette formule,/u indique la mobilité d'ions en conditions normales, U indique la tension appliquée entre l'électrode haute tension et l'électrode collectrice, tandis d est la distance entre ces électrodes.Dans les gaz, la mobilité des ions est inversement proportionnelle à la tension gazeuse p, de sorte que lors de l'emploi de gaz, la aurée T est proportioxinelle à la tension gazeuse. La mobilité des ions est définie par k choix du milieu que contient la chambre. Généralement, on choisit un milieu de rang d'ordre aussi élevé que possible, par exemple le xénon, afin d'augmenter le rendement quantique La tension p ne doit pas diminuer, puisque l'absorption quantique diminue avec cette tension. La réduction de la durée T par l'accroissement de la tension U appliquée entre les électrodes est limitée du fait qu'en présence d'une tension trop élevée, il se peut que par ionisation par impact d'électrons, un endroit de la chambre devienne le siège d'avalanches de porteurs de charge (dans ce cas, le détecteur opère comme un tube de comptage proportionnel). Cette formation d'avalanche doit être évitée, puisqu'elle dégrade la qualité du rapport signal/bruit et que de ce fait des décharges en forme d'étincelle peuvent entre induites, de telles décharges pouvant perturber complètement les mesures et détruire les composants electroniques très sensibles utilisés pour le traitement des signaux.Finalement, sans prendre des précautions particulières, il n'est pas possible de réduire la durée T par la diminution de la distance d entre les électrodes, étant donné que cette distance définit simultanément la surface de mesure réelle du détecteur Or, si l'on diminue cette surface de mesure réelle, le nombre de mesures doit être augmenté de façon inversement proportionnelle, afin que les mesures puissent se rapporter à la zone entièred ' examen. De ce fait, on améliore simultanément le pouvoir de résolution d'espace d'un tel dispositif, mais on obtient également des valeurs de mesure en nombre si élevé que la durée nécessaire et la quantité de matériau indispensable pour reconstruire, sur la base de ces valeurs de mesure, la répartition de degré d'absorption dans la section corporelle, augmentent fortement Le but de l'invention, à l'égard d'un dispositif de détection de rayonnement du genre mentionné dans le préambule, est de diminuer la durée de transit T et d'augmenter la fréquence limite supérieure sans modifier pour autant la tension électrique, la tension gazeuse ou la surface de mesure réelle d'un élément de détection. A cet effet, un dispositif de détection de rayonnement du genre mentionné dans le préambule est remarquable en ce que la chambre contient deux électrodes haute tension entre lesquelles est placée une électrode collectrice. L'invention est basée sur la considération que dans le cas réel d'un détecteur à chambre d'ionisation (ou d'un champ de ce genre de détecteurs), les intensités de champ électrique les plus élevées ne se produisent pas dans la région du champ uniforme mais par contre dans la région non uniforme, en particulier entre les bords de l'électrode haute tension et le voisinage, par exemple le bottier raccordé à la masse. Dans cette région, l'intensité du champ électrique ne doit pas entre augmentée afin d'éviter la formation d'avalanche de porteurs de charge. Par contre, L'intensité de champ peut entre aumgentée dans la région de champ uniforme, et cela a lieu du fait qu'au lieu d'une électrode haute tension et d'une électrode collectrice, comme c'est le cas dans les chambres d'ionisation usuelles, on utilise deux électrodes haute tension entre lesquelles est placée une électrode collectrice Dans le cas d'un dispositif de détection conforme à l'invention, dans lequel la distance entre les électrodes haute tension est égale à la distance entre l'électrode haute tension et l'électrode collectrice qui équipent un détecteur habituel, la surface de mesure réelle n'est pratiquement pas modifiée. Toutefois, l'intensité de champ eec- trique (U/d) est doublée dans la région uniforme, et la distance entre les électrodes est réduite de moitié, de sorte que la durée précitée T est quatre fois plus petite. Gracie à l'invention, la vitesse de glissement est augmentée et la voie de glissement des ions est raccourcie. De ce fait, la recombinaison volumétrique problématique des porteurs de charge a diminué, cette recombinaison étant problématique spécialement dans le cas d'un détecteur rempli d'lin liquide. L'invention améliore donc également la relation linéaire entre le rayonnement incident et l'amplitude du signal de sortie, du fait que la recombinaison et les effets de charge d'espace sont diminués Cela est important puisque dans le cas d'emploi des appareils du genre mentionné dans le préambule, on admet uniquement une différence faible et bien définie du comportement linéaire sur au moins trois décades de densité de rayonnement incident. Suivant un autre mode de réalisation de l'invention, la fréquence limite peut être augmentée davantage du fait de placer deux électrodes collectrices entre les électrodes haute tension, chaque électrode haute tension étant placée entre deux électrodes collectrices. Suivant encore un autre mode de réalisation de l'invention, utilisé spéckalement poules appareils dans lesquels le rayonnement derrière l'objet est mesuré simultanément à l'aide d'un grand nombre de détecteurs, dans une chambre commune comportant un nombre de fenWtres d'entrée de rayonnement qui correspond au nombre de détecteurs, on a placé, sur la face de chambre orientée vers l'organe rayonnant et de part et d'autre de chaque fenêtre de rayonnement, une electrode haute tension qui est perpendiculaire à la direction d'extension principale de la chambre. Dans ce cas, l'électrode collectrice est placée entre les électrodes haute tension dans la région de la fenêtre d'entrée de rayonnement, tandis que, du moins lorsque la chambre est remplie de- gaz, les électrodes sont placées ou façon nées de façon que les électrodes n'influencent pas la répartition du gaz dans la chambre. Dans te cas d'un tel dispositif de détection de rayonnement, il règne entre les électrodes haute tension et les électrodes collectrices chaque fois la même différence de potentiel et la mdme tension de milieu isolant, de sorte que la sensibilité de tous les détecteurs est la même; cela est souhaitable pour éviter des erreurs de reconstruction. La description suivante, en regard des dessins annexés, le tout donné à titre d'exemple, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée La figure 1 montre une partie qui appartient à une chambre d'ionisation connue à plaques parallèles et qui constitue la partie la plus concernée par l'invention. La figure 2 montre la partie correspondante d'un tel détecteur de rayonnement conforme à l'invention La figure 3 est un diagramme qui dans un système de coordonnées I-E illustre l'allure d'une courbe sur laquelle se situent les points caractérisant le fonctionnement des détecteurs que représentent les figures 7 et 2. La figure 4 représente un dispositif de détection conforme à l'invention, muni d'un grand nombre de détecteurs qui sont placés suivant une rangée à l'intérieur d'une seule chambre. La figure 5 est une vue en perspective illustrant le dispositif de détection concerné par la figure 4. Un détecteur de rayonnement connu que représente la figure 1 et un dispositif de détection de rayonnement conforme à l'invention et que représente la figure 1, comportent chacun un bottier 1 dont la figure ne montre qu'une paroi supérieure et une paroi inférieure et qui est fermé hermétiquement Une enveloppe 2 en matériau absorbant le rayonnement est munie d'un évidement, par exemple une fenêtre 3 permettant l t entrée du rayonnement qui, suivant la verticale, frappe la fenêtre 3. Le détecteur de rayonnement connu n'a toutefois d'une part qu'unie seule électrode haute tension 4 qui est raccordée à la borne de sortie haute tension d'un générateur haute tension monopolaire 6 et qui est placée d'un côté de la fenêtre d'entrée de rayonnement 3, et d'autre part qu'une seule électrode collectrice 5 qui, par la résistance 7, est connectée à la masse et qui est placée de l'autre côté de la fenêtre 3. Par contre le détecteur de rayonnement conforme à l'invention comporte deux électrodes haute tension 4 qui sont placées de part et d'autre de la fenêtre d'entrée de rayonnement et entre lesquelles, c'est-à-dire au centre de la fenêtre d'entrée, est placée une électrode collectrice 5. Toutes les électrodes passent par la paroi de boîtier à l'intérieur d'organes de traversée isolants 8. Le bottier fermé hermétiquement contient un milieu électriquement isolant à nombre numérique aussi élevé que possible, et dans le cas où il s'agit d'un gaz, celui-ci a une tension élevée dans le but de faire absorber par ionisation une partie relativement grande du rayonnement incident. Comme milieu gazeux électriquement isolant, il est intéressant d'utiliser par exemple le xénon, le crypton ou des hydrocarbures fluorés contenant du brome, mais il est toutefois possible aussi d'utiliser un milieu isolant liquide. Lors de l'emploi de xénon, le produit de la tension gazeuse p par la distance entre les parois de bottier 1 doit être égal au moins à environ 100 bar.cm poùr que soit détectée une partie relativement grande du rayonnement incident. Dans le cas où le dispositif de détection de rayonnement conforme à l'invention est utilisé en combinaison avec un appareil utilisé dans la tomographie par voie d'ordinateur, le plan de l'examen est-situé dans le plan du dessin. De plus, la largeur de la fenêtre d'entrée de rayonnement et la distance entre les électrodes haute tension définissent dans la section corporelle la fréquence maximale d'espace encore praticable. Cette fréquence correspond environ à la valeur réciproque de la distance d. Si l'on exige la résolution de détails dans le plan d'examen qui présentent des dimensions jusque 4 mm, la distance d ne doit pas dépasser au maximum 4 mm. Par contre, la dimension e est beaucoup plus grande, c'est-à-dire que dans la pratique, la distance entre les électrodes est beaucoup plus petite comparativement à ce qui est illustré sur le dessin afin de ne pas compliquer celui-ci. il est clair qu'une partie de rayonnement, absorbée directement par l'électrode collectrice 5, est perdue pour la mesure. C'est pourquoi l'épaisseur de cette électrode 5 devrait être aussi petite que possible. On peut utiliser' par exemple une mince feuille métallique qui, par l'intermédiaire d'isolateurs, est fixée sur le bottier, une autre possibilité étant l'emploi d'une feuille isolante qui est liée au bottier et qui de part et d'autre est munie d'une couche électriquement conductrice, déposée par évaporation. En référence à la figure 3, on décrit ci-après le serfectionnement auquel conduit l'invention comparativement au mode de réalisation concerné par la figure 1.La figurediagramme 3 illustre la relation entre d'une part le courant de porteurs de charge I qui passe à travers l'électrode collectrice, et d'autre part l'intensité de champ électrique E, en présence d'une tension constante et d'une intensité de rayonnement constante. En premier lieu, l'intensité du courant de porteurs de charge augmente avec l'intensité de champ. Cela trouve sa raison dans le fait que le temps maximal durant lequel un porteur de charge obtenu par ionisation peut rester entre les électrodes et peut recombiner, diminue à mesure de l'augmentation de l'intensité de champ.Au-delà d'une intensité de champ déterminée, lorsque l'intensité de champ augmente, l'intensité du courant de charge augmente pratiquement plus puisque dans ce cas, pratiquement chaque paire distincte de porteurs de charge est capable d'atteindre l'é- lectrode sans recombinaison préalable. Cette zone de travail située entre les points A et C est indiquée sous le nom de "plateau de Townsend", et dans cette zone opère également la chambre conforme à l'invention. Audit plateau de Townsend se raccorde une autre zone dans laquelle l'intensité du courant de porteurs de charge augmente de façon abrupte lorsque l'intensité de champ augmente.Dans cette plage d'intensités de champ surviennent des avalanches à l'occasion desquelles les porteurs de charge engendrés en premier lieu engendrent de nombreux porteurs de charge secondaires qui à leur tour peuvent conduire à d'autres ionisations. A l'intérieur de ladite plage d'intensités de champ, le courant de porteurs de charge dépend très fortement des variations de l'intensité de champ, c'està-dire de la tension d'électrode, et c'est pourquoi l'intensité de champ à laquelle débute la "multiplication" de porteurs de charge, ne doit être dépassée en aucun endroit dans le détecteur.Les intensités de champ les plus élevées existent toutefois dans la zone du bord supérieur ou du bord inférieur de l'électrode haute tension, bord qui se trouve dans le voisinage de la paroi de boîtier, en raison de ce que cette paroi est conductrice et raccordée à la masse ou munie d'une couche csn- ductrice raccordee à la masse. C' est pourquoi la tension U doit être dimensionnée de façon que dans la région du champ parasite non uniforme aux côtés latéraux de l'élec- trode haute tension, l'intensité de champ électrique ne dépasse pas la valeur maximale définie par le point C à l'extrémité du plateau de Townsend L'intensité de champ dans la plage d'intensités de champ constantes, c'est-à-dire entre les électrodes planes - et cette intensité de champ définit la fréquence limite supérieure -, est donnée par le quotient de la tension U et de distance entre les électrodes, ce quotient est donné par d sur la figure 1 et par d/2 sur la figure 2. il en résulte sur la figure 3 le point de fonctionnement A pour le détecteur suivant la figure 1, t le point de fonctionnement B pour le détecteur suivant la figure 2. On voit que dans le cas du détecteur répondant à la figure 2, l'intensité de champ électrique est égale au double de celle dans le cas du détecteur répondant à la figure 1, et puisque la distance entre les electrodes n'atteint que la moitié, il en résulte donc que la durée T a été réduite au quart, et que la fréquence limite supérieure est multipliée par quatre. Sur la base de la variation de champ aux extrémités des électrodes haute tension, certains porteurs de charge ne se déplacent pas vers les électrodes collectrices, mais vers la paroi de bottier A cette occasion, ces pour teurs de charge provoquent un courant dans le bottier et sont collectés par celui-ci. il en résulte une diminution de la sensibilité. Cet effet est particulièrement prononcé dans la zone de la fenêtre d'entrée de rayonnement, étant donné qu'à cet endroit, l'intensité du rayonnement de Röntgen, cette intensité diminuant exponentiellement avec la profondeur de pénétration, est encore la plus élevée. Pour réduire l'influence de cet effet, une électrode supplémentaire 12 a été élaborée directement sur la fenêtre (ou sur la surface d'entrée de rayonnement du volume de détecteur sensible), fenêtre ou surface qui n'affaiblit pratiquement pas le rayonnement. L'électrode en question est formée par une couche métallique qui est déposée par évaporation et dont la largeur est adaptée au diamètre du faisceau rayonnant incident Lorsque, en soi, la fenêtre n'est pas isolante, on interpose une feuille isolante sur laquelle est déposée par évaporation l'électrode.La liaison électrique entre les couches métalliques distinctes et l'électrode collectrice a lieu à l'aide d'une graisse de silicone conductrice par exemple en un seul endroit ou en deux endroits en dehors du faisceau rayonnant, afin d'éviter de la dégradation par absorption de rayonnement De ce fait, vue en coupe, l'électrode collectrice a été complétée de façon à affecter la forme d'une lettre étroite "T". De ce fait, les porteurs de charge qui n'atteignent pas directement les électrodes collectrices sont collectés en grand nombre et évacués à travers l'électrode collectrice. Dans le cas où le xénon remplissant le détecteur est additionné d'une faible quantité, par exemple en volume 3% ou moins, d'un autre gaz qui à l'égard des électrons présente un pouvoir de captation élevé, un tel gaz étant par exemple le SF6, ou le C2C14 ou le cyclo-octotétraène (C2H8), la formation d'avalanche devient plus difficile, en raison de ce que les porteurs de charge "libres" sont captés en partie par le gaz ajouté au xénon, de sorte qu'il est possible d'augmenter la tension U appliquée à l'extérieur, et cela sans conduire à la formation d'avalanche.De ce fait, il est possible de réduire encore davantage la durée de transit maximale T des porteurs de charge libres, c'est-à-dire d'augmenter davantage la fréquence limite supérieure Une autre possibilité pour augmenter la fréquence limite supérieure est d'élaborer, au lieu d'une seule électrode collectrice, au moins deux électrodes collectrices entre les électrodes haute tension extérieures. A cette occasion, entre chaque paire de deux électrodes collectrices voisines, il faut placer une électrode haute tension, la distance entre chaque électrode haute tension et une électrode collectrice devant toujours être la meme Dans ce cas, dans la plage homogène sur la caractéristique - figure 3, le point de fonctionnement glisse encore davantage vers la droite, cRest-à-dire que l'intensité de champ augmente davantage et que de la distance entre les électrodes diminue davantage, de sorte que la durée de transit maximale d'un porteur de charge est encore diminuée, c'està-dire que la fréquence limite supérieure est encore augmentée. Plus élevée est-l'intensité de champ et plus faible est la distance entre les plaques, moins grande aussi est la probabilité de recombinaison.Par conséquent, il existe une relation linéaire entre la densité de rayonnement quantique et le signal de sortie du détecteur de rayonnement sur une plage étendue desdites densités. Pour éviter que des courants de fuite entre une électrode haute tension et une électrode collectrice puissent influencer défavorablement le résultat de mesure et limiter la sensibilité, il est possible d'élaborer des électrodes dites de Guard, qui sont à la masse, qui sont liées électriquement au bottier et qui compensent lesdits courants de fuite de sorte que ceux-ci n'influencent pas effectivement le circuit de mesure Le dispositif de détection conforme à l'invention convient spécialement pour être utilisé en combinaison avec un dispositif utilisé dans la tomographie par voie d'ordinateur, occasion pour laquelle le rXronnement de plusieurs détecteurs est mesuré simultanément. Ledit dispositif de détection est notamment relativement peu coûteux et sa fréquence limite est suffisamment élevée.En outre, par l'emploi de moyens simples, on peut obtenir que tous les détecteurs aient pratiquement la même sensibilité, ce qui précisément est important pour ladite application en tomographie. Le dispositif de détection de rayonnement comporte, dans cet exemple de réalisation (voir les figures 4 et 5) plusieurs détecteurs de rayonnement, mais ne comporte qu'un seul bottier 1 qui entoure les électrodes haute tension 4 et les électrodes collectrices 5, et qui enferme hermétiquement le milieu isolant qu'il contient, par exemple du xénon. Par rapport au rayonnement incident avant le bottier, il se trouve également dans ce cas une enveloppe 2 qui maintenant est munie d'un grand nombre de fenêtres d'entrée de rayonnement 3. De part et d'autre d'une telle fenêtre d'entrée, on a placé de nouveau deux électrodes haute tension 4 entre lesquelles se trouve une électrode collectrice 5, les organes de connexion étant guidés vers l'extérieur à travers des organes de traversée 8. Dans ce cas, chaque groupe de deux électrodes haute tension et d'une électrode collectrice forme un détecteur, et chaque électrode haute tension opère en commun pour deux détecteurs voisins. L'électrode collectrice 5 est formée par exemple par une mince feuille isolante (par exemple une feuille en polyester dont l'épaisseur est égale à 50/u) qui de part et d'autre est munie de minces couches métalliques. (Par exemple en aluminium, déposé par évaporation). En correspondance avec le plan dans la section transversale du faisceau de rayonnement, ces couches ne couvrent qutune partie de la feuille; autour des surfaces-électrodes électriquement conductrices déposées par évaporation 9 (figure 5), il subsiste de la feuille une zone isolante 10, tandis que le reste 11 de la surface peut être munie d'une autre couche conductrice qui d'une part a la fonction connue d'électrode de protection connectée à la masse (électrode de Guard) pour supprimer les courants de surface entre l'électrode collectrice et l'électrode haute tension, et qui d'autre part améliore l'uniformité du champ électrique. Dans le cas où l'on utilise des électrodes haute tension formées par une matière qui absorbe convenablement le rayonnement fluorescent du gaz ou du liquide, la diaphotie d'un détecteur vers les autres détecteurs dans le dispositif de détection est réduite au minimum Lorsque les électrodes sont placées et façon nées de façon à ne pas gêner le déplacement du milieu isolant entre les détecteurs, la tension gazeuse dans tous les détecteurs doit être la même. Si l'on utilise des feuilles-électrodes dont la stabilité mécanique est suffisante, par exemple des feuilles tendues, il est possible de réaliser des dispositifs d'électrodes qui sont plus compliqués.Sur une feuille, il est par exemple possible d'-élaborer deux électrodes collectrices qui sont adjacentes (figure 5) ou qui dans une direction sont perpendiculaires au plan du dessin, et sont situées l'une derriele l'autre. (figure 4) Dans le cas où chacune des électrodes collectrices est munie de son propre circuit de mesure, on obtient un système avec deux rangées de détecteurs directement adjacentes, système qui, dans le cas de dispositifs pour pratiquer la tomographie par voie d'ordinateur, peut être utilisé pour mesurer le degré d'absorption dans deux plans adjacents. En ce qui concerne le dispositif de détection au rayonnement que représentent les figures 4 et 5, la face de boîtier située du c8té de la fenêtre d'entrée de rayonnement et la face de bottier située du côté opposé sont planes , tandis nue les électrodes de tous les détecteurs sont parallèles. L'orientation des électrodes sur l'organe rayonnant n'est exacte que dans le cas où cet organe de rayonnement est placé très loin du dispositif de détection. Dans la pratique, il n'est toutefois pas possible d'agir de la sorte, et dans des conditions déterminées, cela peut avoir comme résultat que la sensibilité du détecteur du dispositif de détection de rayonnement est fonction de la position du détecteur par rapport à l'or- gane rayonnant. Pour éviter cette situation, le dispositif de détection peut être muni d'un bottier dont les faces précitées sont courbées suivant un arc de cercle autour de l'organe rayonnant. Le dispositif de détection peut toutefois être formé également par différents groupes de détecteurs dont cnacun comporte un des détecteurs en nombre relativement petit comparativement au cas précité, et est muni de parois de bottier planes, comme le montrent les figures 4 et 5, chaque groupe étant orienté chaque fois sur l'organe rayonnant, de sorte que l'arc de cercle devient pratiquement un polygone. Les groupes distincts doivent alors être raccordés à l'aide de flexibles, de tuyaux, ou d'autres éléments de ce genre, afin d'éviter des différences de tension et, partant, des différences de sensibilité des détecteurs des différents groupes. REVENDICATIONS: 1. Dispositif de détection de rayonnement qui est équipé d'au moins un détecteur de rayonnement1 qui est immobile par rapport à un organe rayonnant et qui comporte une chambre à électrodes planes orientées sur ledit organe rayonnant, ladite chambre étant remplie d'un milieu électriquement isolant, par exemple un gaz, alors que le détecteur est amené à fonctionner dans la zone du plateau de Tovsnsend, caractérisé en ce que la chambre contient deux electrodes haute tension entre lesquelles est placée une électrode collectrice. 2 Dispositif selon la revendication 1, la chambre étant remplie d'un gaz, de préférence le xénon2 caractérisé en ce que ce gaz de remplissage est additionné d'un autre gaz qui à ltégard des électrons présente un pouvoir de captation élevée 3. Dispositif selon 1 tune des revendications 1 et 2, muni d'un grand nombre de détecteurs adjacents, caractérisé en ce qu'à l'intérieur d'une chambre commune dont la face orientée vers organe rayonnant comporte un nombre de fenêtres d'entrée de rayonnement qui correspond au nombre de détecteurs, on a placé de part et d'autre de chaque fenêtre de rayonnement une électrode de tension transversalement à la direction principale de la chambre, tandis qu'entre les électrodes haute tension dans la zone de la fenêtre d'entrée de rayonnement on a placé l'électrode collectrice, tandis qu'au moins dans le cas où la chambre est remplie d'un gaz, les électrodes sont placées ou façonnées de façon à ne pas gêner la répartition du gaz dans la chambre. 4. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'on a élaboré au moins deux électrodes collectrices dans un plan commun qui sont adjacentes par rapport au rayonnement incident, la surface totale desdites électrodes correspondant à la surface d'une électrode haute tension. 5. Dispos tif selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'entre les électrodes haute tension, il se trouve au moins deux électrodes collectrices dans deux plans différents, une électrode haute tension étant placée entre chaque paire d'électrodes collectrices. 6. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que le matériau qui forme les electrodes haute tension et l'épaisseur de ce matériau sont tels que le rayonnement fluorescent engendré dans l'espace de détection Soit BsoL5Dé principalement par les électrodes haute tension. 7 Dispositif selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qutil comporte une électrode supplémentaire qui, éventuellement par interposition d'une feuille isolante, est élaborée sur la fenêtre d'entrée de rayonnement tout en étant environ symétrique par rapport à ltélec- trode collectrice à laquelle ladite électrode supplémentaire est connectée électriquement.