La présente invention concerne des éléments de jeu de construction emboîtables les uns sur les autres, chaque élément étant généralement en matériau synthétique et muni, d'une part, d'une ou de plusieurs rangées de tenons sortant d'une face de l'élément et, d'autre part, d'une ou de plusieurs rangées de mortaises se trouvant dans la face opposée et dans lesquelles s'adaptent à frottement les tenons d'un élément similaire. Parmi les éléments de jeu de construction connu de ce type, on peut citer ceux qui sont décrits dans les brevets Français 1 593 243,1 102, 2 076 887 et 2 105 812 et qui se distinguent les uns des autres par les procédés d'emboîtage, les différentes dispositions des tenons et des mortaises ou les formes des mortaises. Ainsi, dans les trois premiers brevets cités, alors que les tenons sont toujours cylindriques, les mortaises sont constituées par les espaces libres laissés entre des colonnes. Dans le dernier brevet cité, mortaises et tenons sont cylindriques, mais n'intéressent dans l'élément que les parties immédiatement sous-jacentes des faces portant les tenons et les mortaises ce qui conduit à des éléments pratiquement pleins, donc lourds et consommateurs de matières, à moins d'y prévoir des creux latéraux qui ne permettent plus d'avoir des parois latérales d'élément planes et pleines assurant une meilleure juxtaposition des éléments. Un objet de l'invention concerne des éléments de jeu de construction dans lesquels les tenons et les mortaises ont la mme géométrie périphérique et sont pratiquement réunis les uns aux autres, par paires, par des parties creuses de mme géométrie périphérique. Un autre objet de l'invention consiste à prévoir des éléments dont les tenons et mortaises ont des géométries cylindriques, mais également des géométries polygonales. En particulier, les géométries polygonales, telles que le carré permettent de simplifier notablement la structure des moules destinés à la fabrication des éléments. Suivant une caractéristique de l'invention, il est prévu des éléments de jeu de construction parallélépipèdiques dont les faces latérales sont planes et lisses, caractérisés en ce que la face supérieure de chaque élément est plane et lisse, mais comporte des trous alignés servant de mortaises, les bords intrieurs des trous étant respectivement prolongés à travers le corps creux de l'élément pour former des colonnes creuses dont la section inférieure est semblable à celle des trous, mais plus petite de manière que le contour de la section inférieure soit identique, au jeu d'emboîtage près à celui des trous, les colonétant légèrement plus hautes que les parois latérales de l'élément de manière que leurs extrémités inférieures servent de tenons emboîtables dans les trous d'un élément semblabe. Suivant une autre caractéristique, le contour des trous et la section des colonnes sont respectivement circulaires. Suivant une autre caractéristique, le contour des trous et la section des colonnes sont respectivement polygonaux réguliers. Suivant une autre caractéristique, le contour des trous et la section des colonnes sont respectivement carrés. Suivant encore une autre caractéristique, il est prévu des éléments de jeu de construction parallélépipèdiques dont les faces latérales sont planes et lisses, caractérisés en ce que la face supérieure de chaque élément comporte des tenons de section carrée d'une hauteur prédéterminée et alignés, et porte, dans l'alignement vertical des tenons, des colonnes creuses dont la section est semblable à celle des tenons et dont le contour intérieur est identique, au jeu d'emboîtage près, à celui des tenons, la hauteur des colonnes étant égale à celle des faces latérales. Suivant une autre caractéristique, les parois des colonnes qui sont dans un meme plan sont réunies par des voiles de mme épaisseur de manière à former des plaques complètes verticales à l'intérieur du corps creux de l'élément. D'autres caractéristiques apparaRtront plus clairement à la lecture de la description d'exemples de réalisation de l'invention, ladite description étant faite en relation avec les dessins joints, parmi lesquels : la Fig. 1 est une vue en perspective, avec arraché partiel des faces latérales, d'un premier exemple d'un élément de jeu de construction suivant l'invention, la Fig. 2 est une vue en élévation, avec coupe partielle, de 1'élément de la Fig. 1, la Fig. 3 est une vue en élévation d'une fiche pouvant tre utilisée pour relier des éléments suivant la Fig. 1, la Fig. 4 est une vue en plan de la fiche de la Fig. 3, la Fig. 5 est une vue en perspective, avec arraché partiel des faces latérales, d'un second exemple d'un élément de jeu de construction suivant l'invention, et la Fig. 6 est une vue de dessous de l'élément de la Fig. 5. L'élément 1 de la Fig. 1 a la forme d'un parallélépipède comprenant une face supérieure percée de trous 2 à 9 alignés pour former deux rangées de quatre trous chacur. e. La distance entre les axes des deux rangées est égale à la distance entre les centres de deux trous voisins d'une rangée. D'autre part, la distance du centre d'un trou au bord voisin de la face supérieure est égale à la moitié de la distance entre les centres de deux trous voisins. Les faces latérales de l'élément, dont 10 et 11 sont visibles, sont planes, lisses et pleines. L'élément 1 ne comporte pas de Fond et est creux. Chaque trou est prolongé à l'intérieur de l'élément par une colonne. Ainsi, au trou 2 est associée la colonne 12, au trou 3 la colonne 13,..., au trou 6 la colonne 16, etc., les colonnes 14 et 15 étant visibles à la Fig. 2 tandis que les colonnes 17 à 19 ne sont visibles ni sur la Fig. 1, ni sur la Fig. 2. Pour décrire une colonne, on prendra à titre de référence la colonne 12, étant entendu que les colonnes 13 à 19 sont identiques. La colonne 12, dont l'axe coincide avec celui du trou 2, comprend une partie supérieure 20 cylindrique, une partie intermédiaire 21 tronconique et une partie inférieure 22 cylindrique. Le cylindre creux de faible épaisseur 20 a un diamètre intérieur égal à celui du trou 2. A noter que cette partie 20 peut avoir une légère conicité de mme sens que celle de 21 de manière à faciliter son démoulage. Le cylindre creux et court 22 de faible épaisseur a un diamètre extérieur égal ou légèrement inférieur à celui du trou 2. La partie tronconique 21 raccorde 20 et 22. De préférence, le niveau inférieur de la partie 21 se trouve dans le plan inférieur du parallélépipède défini par des bords inférieurs des faces latérales, telles que 10 et 11, ou légèrement au-dessus. Ainsi, les cylindres 22 forment des saillies au-dessous de ce plan inférieur et jouent ainsi le rôle de tenons qui peuvent tre introduits dans les trous d'éléments identiques placés sous l'élément 1 et emboîtés. La différence des cotes du diamètre extérieur de 22 et du diamètre de 2 doit tre suffisante pour enfoncer une partie telle que 22 dans 2 ou l'arracher de 2 sans nécessiter d'efforts trop importants, mais tre assez faible pour que deux éléments ainsi emboîtés ne se séparent seuls sous l'effet de leur poids ou d'un multiple raisonnable de celui-ci. Pour assurer une meilleure rigidité, au moins dans leurs parties supérieures des colonnes, celle-ci peuvent tre réunies par des voiles plans, tels que 23, 24 (partiellement arraché), 25 et 26. Une partie des voiles sont, comme 23 et 24, dans des plans parallèles à la face 10 et passant par les axes des colonnes associées, comme 16 et 12, tandis que l'autre partie des voiles sont, comme 25 et 26, parallèles à la face 11 et passant par les axes des colonnes associées, comme 12 et 13. La Fig. 2 représente l'élément 1 vu de cotE et fait apparattre les tenons constitués par les parties inférieures des colonnes 12 à 15 débordant au-dessous du plan 27 défini par le bord inférieur de 11. Le voile 25 apparaît également en coupe ainsi que le voile 28 qui réunit la colonne 12 à la face 10. A noter que la colonne 16 et la colonne 13 sont également respectivement reliées aux faces 10 et 11 par des voiles non montrés à la Fig. 1 pour ne pas alourdir le dessin. Il apparaît clairement que des éléments, tels que 1, peuvent tre emboîtés les uns au-dessus des autres ou partiellement les uns au-dessus des autres de la mme manière que, dans les jeux de construction que l'on a mentionné plus haut. Le moulage d'élément 1 en matière synthétique ne présente pas de diffi- cultés pour l'homme de l'art, car la structure de 1 ne fait pas apparaître de contre-dépouilles. Le choix de l'épaisseur des colonnes, de celles des voiles ainsi que de celle des faces latérales et de la face supérieure est du ressort de l'homme de l'art. On notera que l'élément 1 est en grande partie creux ce qui lui confère un faible poids et économise la matière synthétique. La 3 montre une vue de coté d'une fiche qui peut tre associée par emboîtement 1 de manière à varier les configurations du jeu de construction. La fiche 29, visible également de dessus à la Fig. 4, comporte un corps plein ou creux terminé, à sa partie supérieure, par un trou borgne cylindrique 30 et, à sa partie inférieure, par un téton cylindrique 31. Le corps de 29 peut avoir une section constante sur pratiquement toute sa hauteur, cette section pouvant tre circulaire ou carrée, comme le représente la Fig. 4. Le trou 30 a un diamètre intérieur égal à celui du trou 2. Le téton 31 a un diamètre extérieur égal à celui de 22. La hauteur du corps 29, au-dessus de 31, est de préférence égale à la hauteur des faces latérales de 1 ou à un multiple de cette dernière hauteur. L'élément 32 de la Fig. 5 a la forme d'un parallélépipède comprenant une face supérieure pourvue de tenons 33 à 40 alignés pour former deux rangées de quatre tenons chacune. Chaque tenon a la forme d'un petit parallélépipède de section horizontale carrée et d'une hauteur donnée. Les centres des carrés supérieurs des tenons 33 à 40 sont disposés d'une manière identique aux centres des trous de 1, à la fois en ce qui concerne leurs distances mutuelles et leurs distances aux bords voisins de la face supérieure. Les faces latérales de l'élément 32, dont 41 et 42 sont visibles à la Fig. 5, sont planes, lisses et pleines. Corme 1, l'élément 32 est creux et ne comporte pas de fond. Comme le montre la Fig. 6, illustrant le dessous de 32, entre les faces latérales de 1'élément sont disposées des plaques formant un quadrillage non régulier, bien que le motif du quadrillage se répète au-dessous de chaque tenon. Les plaques 43 1 50 sont parallèles à la face 41 tandis que les plaques 51 à 54 sont parallèles à la face 42. Les distances entre'es bords voisins des plaques 43 et 44, 45 et 46,47 et 43, 49 et 50, 51 et 52, et, 53 et 54 sont respectivement : égales eu légèrement supérieures, au jeu d'emboltaje près, au coté du carré d'un tenon. On peut observer que 43,44,51 et 52 définissent un carré 55 qui se projette sur la face supérieure suivant le contour de 37. Il apparaît clairement que des éléments, tels que 32, peuvent tre emboîtés les uns au-dessus des autres, comme 1, un tenon tel que 37 entrant dans un carré creux d'une colonne telle que 55 pour obtenir toutes les configurations possibles avec les jeux de construction déjà évoqués. La hauteur des plaques 43 à 54 est évidemment égale à celle des faces latérales ou légèrement infé- rieure. Le moulage de l'élément 32 ne présente pas de difficulté pour l'homme de l'art, mais au contraire facilite la réalisation du moule par sa structure entièrement linéaire. D'autre part, il est creux comme 1 et est donc également léger. Il est bien entendu que des fiches, telles que 29, mais à tenon et mortaise carrés, peuvent tre également prévues pour tre utilisées avec des éléments tels que 32. A noter que le contour des tenons 33 à 37 pourrait, en variante, tre d'une forme polygonale régulière, par exemple octogonale, la distance entre deux cotés de l'octogone étant égale au coté du carré 33, ce qui permet d'as- socier un élément 32 à un autre élément semblable décalé angulairement par un tenon de coin sur l'un et une mortaise de coin sur l'autre. A noter que si dans les exemples précédents, on a considéré des éléments comportant chacun huit paires de tenon-mortaise, une autre modularité peut tre choisie suivant les besoins. Bien que les principes de la présente invention aient été décrits ci-dessus en relation avec des exemples particuliers de réalisation, il faut comprendre que ladite description n'a été faite qu'à titre d'exemple et ne limite pas la portée de l'invention. REVENDICATIONS 1) Eléments de jeu de construction emboîtables les uns sur les autres, dont les faces latérales sont planes et lisses, dont la face supérieure est plane et lisse, mais comporte des trous alignés servant de mortaises, les bords intérieurs des trous étant respectivement prolongés à travers le corps creux de l'élément pour former des colonnes creuses dont a section à la base a une forme semblable à celle des trous, mais plus petite de manière que le contour de la section à la base de chaque colonne soit identique, au jeu d'emboîtage près, à celui des trous, les colonnes étant légèrement plus hautes que les parois latérales de l'élément de manière que leurs extrémités inférieures servent de tenons embottables dans les trous d'un élément semblable, caractérisés en ce que les colonnes sont ouvertes leurs bases, pour permettre l'introduction de noyaux de moulage par le bas et par le haut au cours de la fabrication. 2) Eléments de jeu de construction suivant la revendication 1, caractérisés chaque colonne est formée de deux parties cylindriques creuses réunies par une partie tronconique creuse. 3) Eléments de jeu de construction suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisés en ce que les colonnes sont réunies deux à deux entre elles et avec les parois latérales adjacentes par des voiles de renfort sensiblement plan et intersecant les cylindres des colonnes. 4) Eléments de jeu de construction suivant l'une des revendications 1 à 3, caractérisés en ce que lesdites colonnes sont de révolution et les voiles réunissant deux à deux les colonnes ainsi que celles-ci et les parois latérales adjacentes sont telles que leurs plans sont diamétraux par rapport aux axes des colonnes. W Eléments de jeu de construction emboîtables les uns sur les autres, dont les faces latérales sont planes et lisses et dont la face supérieure de chaque élément comporte des tenons de section carrée d'une hauteur prédéterminée et alignés et porte, dans l'alignement vertical des tenons, des colonnes creuses dont la section est semblable à celle des tenons, la hauteur des colonnes étant égale A celle des faces latérales, caractérisés en ce que les parois des colonnes qui sont dans un mme plan sont réunies par des voiles de mme épaisseur de manière à former des plaques complètes verticales à 1'intérieur du corps creux zip l'élément.