La présente invention concerne un procédé pour produire des émulsions aqueuses et des latex d'élastomères sulfonés à faible insaturationO Plus particulièrement, l'invention concerne un perfectionnement pour effectuer la passivation ou ]'arret brusque de la réaction de sulfonation d'une dissolution de l'élastomère en vue d'obtenir un produit plus facilement émulsionnable et d'avoir un procédé global plus efficace de production d'un latex Des ionomères sulfonés dérivant du caoutchouc butyle et de terpolymères de l'éthylène, du propylène et d'un diène sont décrits, par exemple, dans les brevets des Etats-Unis dtAmérique N 3 642 728o Des latex préparés à partir d'un caoutchouc butyle sulfoné sont décrits dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique N 3 770 682, selon lequel on émulsionne, à l'aide d'un surfactif non ionique, la forme acide du caoutchouc butyle sulfoné. le brevet des Etats-Unis dtAmérique N 3 912 683 concerne l'émulsionnement, à l'aide d'un surfactif anionique, d'un caoutchouc butyle sulfoné et neutralisé. le brevet des Etats-Unis d'Amérique N 3 836 511 concerne la sulfonation de ces élastomères à l'aide dtun sulfate d'acyles Dans les techniques précitées de préparation de latex d'élastomères sulfonés, il a fallu des quantités importantes d'un alcool, comme le n-propanol, pour arrêter brusquenent ou passiver la réaction de sulfonation. Ge stade de la passivation est essentiel afin d'obtenir un produit émulsionnable que lton puisse soumettre à d'autres traitements en vue d'obtenir un latex acceptable0 La quantité d'alcools de ce genre qu'on utilise a été de l'ordre de 20 à 40 % du poids de la dissolution de l'élastomère sulfoné.Après enlèvement du solvant, de l'alcool et de l'excès d'eau du latex initial pour former le latex final, la présence de ces quantités d'alcools exige des opérations poussées de distillation et de purification pour séparer le solvant, l'alcool et l'eau. Lorsque lton a utilisé des alcools comme le 1-octanol, qui ont des points d'ébullition assez élevés pour ne pas être enlevés au cours du strippage du solvant et de la concentration du latex, ces alcools demeurent à titre de constituants du latex final ; ils provoquent une coagulation excessive et ils créent d'autres problèmes dtinsta- bilité dans le produit finale Un autre inconvénient lié à l'utilisation dtun alcool comme agent d'arrêt brusque de la réaction est qu'il a fallu utiliser des quantités assez importantes de l'émulsionnant, comme 10 à 15 parties de l'émulsionnant pour 100 parties de l'élastomère sulfoné présent dans la dissolution On sait que les alcools peuvent exercer un effet adverse sur les propriétés surfactives des émulsionnants anioniques. Dans la présente invention, on surmonte les nombreux inconvénients résultant de l'utilisation d'une composition formée par au moins un alcool ou comportant au moins un alcool pour passiver la réaction de sulfonation en utilisant un époxyde organique contenant au moins un groupe fonctionnel oxiranne réactif0 On peut utiliser l'époxyde en des quantités stoéchiométriques pour passiver ou arrenter la réaction de sulfonation. Selon la présente invention, il a été déccuvert un procédé pour préparer des latex d'élastomères sulfonés à faible insaturation, comme du caoutchouc butyle sulfoné et des élastomères du type EPDM (éthylène-propylène-diène monomère) sulfonés. Ce procédé comprend les opérations selon lesquelles :: (a) on prépare une dissolution de l'élastomère dans un solvant hydrocarboné volatil ; (b) on sulfone la dissolution de l'élastomère à l'aide d'un sulfate d'acyle comme agent de sulfonation ; (c) on soumet la dissolution sulfonée à une passivation à l'aide d'une quantité stoéchiométrique d'un époxyde organique comportant au moins un groupe cxiranne réactif, c'està-dire un groupe (d) en utilisant un agent d'émulsionnement du type surfactif anionique, on prépare une émulsion du produit dans de liteau, sous forme neutralisée (le produit étant, avant ou après l'émulsionnement, neutralisé à l'aide d'une base faible) ;; (e) on chasse ensuite par strippage l'excès d'eau et le solvant, ce qui permet ("obtenir un émulsion en forme de latex stable. Un autre aspect de la présente invention concerne une composition d'émulsion en forme de latex stable que 1'Gn prépare selon le procédé décrit ci-dessus. L'expression caoutchouc butyle", telle qu'elle sert dans le présent mémoire, désigne des copolymères dtisooléfines et de diènes conjugués comprenant environ 0,5 à environ 15 moles % du diène conjugué et environ 85 à 99,5 % de l'isooléfine. Des exemples illustrant des isooléfines utilisables pour la préparation du caoutchouc butyle sont l'isobutylène-, le 2-méthyl-1- propène, le 3-méthyl--1-butène, le 4-méthyl-1-pentène et le bêta- pinène. Des exemples de diènes conjugués sont l'isoprène, le butadiène, le 2,3-diméthyl-butadiène, le chloroprène, le pipérylène, le 2,5-diméthyl-hexa-2,4-diène, le cyclopentadiène, le cyclohexadiène et le méthyl-cyclopentadiène.La préparation du caoutchouc butyle est décrite dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique NO 2 356 128 ainsi que dans un article de R.M. Thomas et ses collaborateurs dans "Industrial and Engineering Chemistry", volume 32, page 1283, Octobre 1940. Le terme "EPDM" sert au sens de sa définition quton trouve dans la norme ASTM D-1418-64, et il est destiné-à désigner un terpolymère contenant de l'éthylène et du propylène dans sa charpente et un diène dans sa chaste latérale. On trouve des exemples de procédés pour produire ces terpolymères dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique N 3 280 082, le brevet britannique N 1 030 289 et le brevet français N 1 386 600. les polymères préférés contiennent environ 45 à environ 80 % en poids d'éthylène et environ 2 à environ 10 % en poids d'un diène monomère, le reste du polymère étant constitué de propy lèneO Le diène monomère est de préférence un diène non conjuqué. Des exemples illustrant les diènes monomères non conjugués que l'on peut utiliser dans le terpolymère (EPDM) sont l'hexadiène, le dicyclopentadiène, l'éthylidène-norbornène, le méthylène-norbornène, le propylidène-norbornène et le méthyltétrahydroindène. Un EPDM typique est un polymère ayant à 1000a un indice consistométrique Mooney d'environ 90, et qui a été préparé à partir d'un mélange de monomères ayant une teneur en éthylène d'environ 56 ffi en poids et une teneur en diène non conjugué d'environ 2,6 % en poids. Le terme "dissolution", tel qu'il sert dans le présent mémoire, désigne la solution visqueuse de caoutchouc butyle ou di polymère EPDM dans un solvant organique volatil convenable. De préférence, le solvant est un solvant hydrocarboné aromatique. La dissolution sulfonée présente normalement une viscosité d'en- viron 3 000 à 10000 cPo (viscosimètre Brookfield ; 12 tours à la minute ; 24 C). Avant la sulfonation, la viscosité de cette dissolution est de préférence comprise entre 3 000 cPo et 6 000 cPo et par exemple elle est de 4 000 cPo. On prépare tout d'abord la dissolution en dissolvant le caoutchouc butyle ou ltEPDM dans un solvant hydrocarboné aliphatique ou aromatique convenable ou dans un solvant hydrocarboné chloré comme l'hexane, ltheptane, le cyclohexane, le dichloréthane, le chlorure de méthylène, le tétrachlorure de carbone, le toluène, le benzène, le xylène etc. le toluène convient particulièrement bien0 En générale, le solvant doit avoir un point d'ébullition non supérieur à environ 12500 et, de préférence, il à un point d'ébullition inférieur au point d'ébullition de l'eau ou bien il est capable de former un azéotrope (cet azéotrope ayant un point d'ébullition inférieur à celui de l'eau) pour faciliter l'élimination du solvant au cours de la préparation du latex pour obtenir ce latex sous sa forme finale La concentration initiale du caoutchouc butyle ou du polymère du type EPDM dans la solution se situe généralement entre environ 5 et 50 ffi en poids et de préférence entre environ 7 et 18 % en poids. Dans la pratique de la --présente invention, on effectue la sulfonation de la dissolution en utilisant un sulfate d'acyle comme agent de sulfonation. Des agents convenables pour la sulfonation compreunent le sulfate d'acétyle, le sulfate de propionyle ou le sulfate de butyryle. On préfère particulièrement utiliser le sulfate d'acétyle. On prépare les sulfates ("acyle à utiliser comme agent de sulfonation selon la présente invention en faisant réagir l'anhydride d'un mono-acide avec l'acide sulfurique ou bien en faisant réagir le mono-acide organique avec 503. la sulfonation d'élastomères insaturés est décrite en général dans le brevet des Btats-Unis d'Amérique N 3 836 511. On peut préparer le sulfate d'acyle en vue de l'utili- ser en solution, mais on le prépare de préférence en l'absence d'un solvant en ajoutant de l'acide sulfurique concentré à l'anhydride correspondant. On peut former des sulfates d'acyles à une température comprise entre environ -100 C et +50 C, encore mieux entre -40 C et +30 C, par exemple au voisinage de +2000. De préférence, on prépare le sulfate d'acyle immédiatement avant de l'utiliser. Une préparation in situ convient bien, par exemple lorsque l'on ajoute l'anhydride à la solution du polymère et que lton ajoute ensuite de l'acide sulfurique. Lorsque l'on prépare du sulfate dracyle dans le solvant avant de l'utiliser, sa concentration en solvant doit se situer entre environ 0,5 % et 25 % en poids, encore mieux entre 1 et 20 % et surtout entre 10 et 20 %, par exemple à 18 % en poids. On peut effectuer la sulfonation de la dissolution du caoutchouc butyle ou de l'EPDM à n'importe quelle température convenable, par exemple entre -100 et +100 Co La pression ntest pas un facteur fondamental et on peut l'ajuster à ntim- porte quel niveau satisfaisant. Par exemple, on peut effectuer la sulfonation entre une pression réduite égale à environ 0,5 bar et ure -pression supérieure à la pression atmosphérique et se situant à une valeur égale ou supérieure à 10 bars. Du point de vue économique, les conditions les plus convenables sont des températures de 15 à 4000 et une pression approximativement égale à la pression atmosphérique.La durée de la sulfonation variera selon les conditions particulières choisies, selon le polymère qu'on sulfone et selon le degré de sulfonation quton souhaite obtenir. En général, la réaction de sulfonation est achevée en quelques secondes à quelques heures, après la mise en contact des corps devant réagir. lorsque l'on effectue la sulfonation au voisinage de la température ambiante et de la pression atmosphérique, la durée de contact doit se situer entre environ 5 secondes et environ 25 à 30 minutes. le niveau ou degré de sulfonation que lton obtient dans les polymères de la présente invention peut varier entre environ 0,08 mole % et environ 15 moles %. De préférence, le degré de sulfonation est d'environ 0,08 à environ 10 moles %, encore mieux environ 0,1 à environ 8 moles % et surtout entre environ 0,2 et environ 8 moles %. Après avoir effectué la réaction de sulfonation, on passive la solution sulfonée ou l'on en arrête la réaction à l'aide d'un époxyde organique contenant au moins un groupe oxiranne réactif. Des époxydes organiques conviennent en général bien pour servir à la pratique de la présente invention, pourvu qu'ils contiennent au moins un tel groupe oxiranne capable de réagir avec le fragment -SOH. Des époxydes convenables comprennent des époxydes aliphatiques, cycloaliphatiques et aromatiques. Ces époxydes peuvent contenir comme substituants d'autres groupes fonctionnels comme un groupe ester, une liaison insaturée ou un atome de chlore fixé comme substituant, et des substituants semblables qui ne nuiront pas au processus de passivation.En général, les époxydes convenables comporteront environ 2 à environ 20 atomes de carbone0 Sont particulièrement utiles dans la pratique de la présente invention les époxydes comportant 2 à 8 atomes de carbone, comme l'oxyde d'éthylène, Oxyde de propylène, le 1,2-époxy-butane etcO Des exemples d'autres époxydes convenables sont le 3,4-époxy-i-butène, le 1,2,3,4-diépoxy- butane, le 1,2-époxyeyclohexane, le 1,2-époxycyclopentane, le 1,2-époxy-2-méthylpropane, le t-chloro-2,3-époxypropane, le 2,3-époxybutyrate d'éthyle, le 1-allyloxy-2,3-époxypropane, le méthacrylate de 2,3-époxypropyle, le 1,2-époxyéthyl-benzène (oxyde de styrène? ;Itoxyde d'alpha-méthyl-styrène ; et des composés semblables contenant des groupes oxirannes. On peut commodément ajouter époxyde en mélange avec le même solvant que celui ayant servi à la préparation des élastomères de la dissolution, comme par exemple un mélange de l'oxyde de propylène et du toluène, la concentration de ltoxyde de propylène se situant entre environ 20 et 30% en poids. Dans la pratique de la présente invention, on utilise l'époxyde en des quantités au moins stoéchiométriques pour effectuer la passivation, c'est-à-dire en utilisant un nombre de moles des groupes oxirannes réactifs présents qui équivaut au nombre de moles de l'agent de sulfonation que l'on utilise.En général, le rap On prépare une dissolution de l'EPDM élastomère en dissolvant un EPDM, ayant une teneur en éthylène de 51 % en poids et une teneur en éthylidène-norbornène de 9% en poids ainsi la neutralisation0 On utilise comme agents de neutralisation des bases faibles comme une amine organique ou l'hydroxyde d'ammonium. Des alkylamines primaires inférieures et des amines primaires aromatiques comme l'éthylamine, la propylamine, la butylamine la phénylamine, etc, sont particulièrement utiles. D'autres amines organiques substituées, notamment des amines secondaires et tertiaires, sont également utiles. Des exemples d'agents de neutralisation sont la diéthylamine, la triéthylamine et dJau- tres amines contenant des groupes de substituants comme des radicaux hydroxyle , chloro, carbonyle, éther-oxyde, thioéther, nitroso etcO L'expression "base" faible", telle quelle sert ici, s'applique à lthydroxyde d'ammonium et à des amines organiques ayant un pEb supérieur à 3,0. le latex terminé peut être ensuite traité par une base forte, comme un hydroxyde de métal alcalin ou de métal alcalinoterreux, afin d'augmenter la liaison ionique de a pellicule obtenue par coulée du latex. L'expression "base" forte entend désigner des compcsés de métaux et des amines organiques ayant une valeur de pKb inférieure à 3,0. Des exemples en sont les hydroxydes, alcoolates ou carbonates de- sodium, de potassium, de baryum et de calcium, ou des amines comme un hydroxyde de tétra-organo-ammonium, lthydroxyde de tétraméthyl-ammonium ou l'hydroxyde de triméthyl-benzyl-ammonium. On prépare des émulsions en forme de latex en combinant des quantités approximativement égales de la dissolution passivée, sous forme reutralisée ou non neutralisée, avec de l'eau contenant une quantité convenable d'un surfactif ou d'un agent d'émulsionnement. Un avantage de la présente invention réside dans le fait que des quantités nettement réduites de l'agent dtémulsionnement sont efficaces pour préparer des émulsions stables du type huile dans eau. Jusqutà présent, pour préparer des émulsions en forme de latex à partir de dissolutions d'un élastomère sulfoné passivé par un alcool, il fallait une quantité d'émulsionnant de l'ordre de 10 à 15 partis pour 100 parties de l'élastomère présent dans la dissolution sulfonée.Dans la présente invention, cn obtient un émulsionnement et une dispersion efficaces en utilisant environ 3 à 6 parties du surfactif anionique pour 100 parties de l'élastomère présent dans la dissolution, On utilise des agents anioniques d'émulsionnement pour préparer les émulsions de la présente invention. On préfère particulièrement les sels de sodium, de potassium et dtammonium d'alcanols et d'alkyl-phénols éthoxylés et sulfatés, comme les alcanols et alkyl-phénols en C8-C20 dans lesquels la portion alkyle comporte 8 à 12 atomes de carbone, les alcanols et les alkyl-phénols contenant environ une à 10 moles de l'oxyde d'éthylène par mole0 Le sulfate de sodium, de potassium ou d'ammonium dérivent du produit d'addition de 4 moles de l'oxyde d'éthylène sur e nonyl-phénol est particulièrement utile dans la pratique de la présente invention0 Conviennent également, mais sont moins intéressants, d'autres surfactifs anioniques comme des alkyl-sulfates de sodium et de potassium (en C8-C18), des (éther d'alkyle et de glycéryle)-sulfonates de sodium, du sel d'ester gras sulfoné et des surfactifs anioniques semblables dans lesquels les groupes de solubilisation sont -S04H ou -SO3H. D'autres surfactifs an ioniques convenables sont les sels de sodium, de.potassium ou dlammonium d'acides gras contenant environ 8 à 24 atomes de carbone, de préférence ceux contenant environ 10 à 20 atomes de carbone. On peut obtenir les acides gras à partir de sources naturelles comme les acides gras de l'huile de noix de coco, les acides gras de l'huile de soja, les acides gras du tall-oil, les acidesrésiniques et les acides résiniques hydrogénés, ainsi que les acides gras préparés par voie de synthèse et aussi par oxydation de fractions du pétrole0 les exemples particuliers de tels sels d'acides gras sont le stéarate de sodium, lSoléate de sodium, le palmitate de sodium, le ricinoléate de potassium, etc. Après préparation du latex par mélange des constituants avec une agitation simple, par exemple un mélange à la main, on peut soumettre ce mélange à une agitation plus poussée, par exemple dans un homogénéisateur, afin de diminuer la dimension des particules et de disperser les particules de façon plus poussée.On soumet ensuite l'émulsion brute à un strippage d'élimination de l'excès d'eau et du solvant aromatique sous vide pour obtenir vn latex final contenant environ 20 à 70 %, de préférence environ 40 à 65 % (et par exemple 60 ffi en poids) de solides, le restè étant essentiellement constitué par de l'eau0 Les compositions des latex terminés qu'on prépare selon la présente invention se caractérisent par d'excellentes propriétés en traction. Elles sont utiles comme liants pour des étoffes non tissées, à titre d'adhésifs, dans des opérations de couchage du papier et comme enduits externes pour des pièces de caoutchouc fortement insaturé. Les exemples non limitatifs suivants contribuent à illustrer encore davantage l'invention. Exemple 1 On prépare du sulfate d'acétyle en ajoutant 11,0 ml d'acide sulfurique goutte à goutte dans 37,7 ml d'anhydride acétique tout en refroidissant l'anhydride dans un bain de glace. On agite le mélange durant une heure On prépare une dissolution de caoutchouc butyleendissolvant "Exxon Butyl 268" dans du toluène de façon à préparer une solution à 16 % en poids. "Exxon Butyl 268" est un copolymère de 98,5 moles % d'isobutylène et de 1,5 mole % d'isoprene, ayant une masse moléculaire viscosimétrique moyenne de 450 000 et un indice consistométrique Mooney (ML 1+3 à 121 C) de 55. A 625 g de cette dissolution (contenant 100 g de caoutchouc butyle), on ajoute 6,47 ml du sulfate d'acétyle préparé ci-dessus. On agite le mélange durent une heure puis lton ajoute 2,5 g dioxyde de propylène en mélange avec 10 g de toluène. On enlève un échantillon de la dissolution, on neutralise cet échantillon par de l'éthylamine puis lton précipite par de l'acétone. On sèche ltéchantillon dans une étuve à vide durant 18 heures environ à 50 C. Puis lton en effectue l'analyse et l'on trouve que l'échantillon contient 0,64 % en poids de soufre. On ajoute lentement 300 g de la dissolution sulfonée et passivée à 300 g d'eau contenant 10 g du dérivé de type sulfate de sodium du produit d'addition de 4 moles de l'oxyde d'éthylène sur le nonyl-phénol, vendu sous la désignation de "Alipal CO-433" (à 29,7 % en poids de surfactif actif). On homogénéise le mélange, on le neutralise avec 5 g d'hydroxyde dtam- monium, puis l'on en chasse l'excès d'eau et le toluène sous vide en utilisant un évaporateur rotatif pour obtenir un latex comportant 55 % en poids de solides. Pour évaluer la stabilité du produit, on soumet un échantillon de ce latex (à 40 % de solides) à du cisaillenent dans un malaxeur Hamilton-Beach à 19 000 tours/minute durant 30 minutes tout en chauffant à 82 C. Le coagulum représente 0,24 % en poids0 On ajuste à 9,5, à l'aide d'hydroxyde de sodium, le pH d'un échantillon du latex terminé préparé comme décrit cidessus. Par coulée du latex, on obtient une pellicule qu'on fait sécher durant 18 heures environ à la température ambiante. On la sèche encore dans une étuve à 76,700 durant 4 heures puis on la sèche sous vide durant 18 heures environ à 50 C la pellicule obtenue présente les propriétés suivantes en traction : Résistance à 100 % d'allongement : 586,5 x 103Pa Résistance à 500 % d'allongement : 1380 x 103Pa Résistance à la traction : 18 630 x 3Pa Allongement à la rupture : 1040 % % Exemple 2 Le présent exemple montre l'effet de diverses proportions de l'oxyde de propylène, servant à la passivation, sur la formation du latex. On ef-fectue une série d'expériences dans lesquelles on fait varier la quantité de l'oxyde de propylène qu'on utilise. Dans chaque expérience, on sulfonne une dissolution contenant 100 g de caoutchouc butyle, avec 6,5 ml (24 mmoles) de sulfate d'acétyle en utilisant le mode opératoire et les matières décrites à l'exemple 1. On soumet les dissolutions sulfonnees à une passivation à l'aide de quantités variables de oxyde de propylène, comme indiqué au tableau suivant. On ajoute chaque solution passivée (300 g) à une solution de 300 g d'eau contenant 10 g de "Alipal CO-433" comme décrit dans l'exemple 1. le tableau montre les résultats obtenus. Tableau Formation d'un latex à partir d'un cauoutchouc butyle sulfoné et passivé avec diverses quantités de l'oxyde de propylène. Essai N Oxyde de propylène Rapport molaire entre l'oxyde Résultats de propylène et le sulfate d'acétyle 1 10 parties* 7,2 Latex du type huile dans eau, formé facilement lorsqu'on mélange la dissolution, sulfonée et passivée, avec de l'eau et de l'émulsionnant 2 5 parties 3,6 comme pour l'essai N 1 3 2,5 1,8 comme pour l'essai N 1 4 1,7 parties 1,2 comme pour l'essai N 1 5 1 partie 0,7 pas de formation du latex du type huile dans eau lorsque l'on mélange une dissolution, sulfonée et passivée, avec de léau et de lémulsionnant. Il se forme une masse tenace d'un polymère gonflé par du toluène. 6 0 partie 0 comme pour l'essai N 5 * parties (de l'oxyde de propylène) pour 100 parties de l'élastomère. Exemple 3 le présent exemple illustre l'utilisation dtune-propor- tion relativement faible de l'agent d'émulsionnement. Or prépare un latex en ajoutant 300 g de la dissolution (sulfonée et passivée) de l'exemple 1 à une solution de 4 parties (pour 100 parties de l'élastomère) de "Alipaî CO-433" (6,7 g d'une matière active à 29,7 %) dans 300 g d'eau distillée.Cela ccnstitue 4 parties de l'émulsionnant pour 100 parties de l'élastomère présent dans la dissolution. il se forme facilement une émulsion du type huile dans l'eau0 On homogénéise-cette émulsion sans difficulté dans un "homo-mixer Effenback" durant 3 minutes à 40 volts avec la plaque du déflecteur levée, 3 minutes à 110 volts avec la plaque du déflecteur-levée et 5 minutes à 110 volts avec la plaque du déflecteur fermée, Exemple 4 On prépare du sulfate d'acétyle en versant 11,0 ml d'acide sulfurique dans 27,7 ml d'anhydride acétique tout en refroidissant l'anhydride acétique dans un bain de glace. On agite le mélange durant une heure. On prépare une dissolution-de l'EPDM élastomère en dissolvant un EPDM, ayant une teneur en éthylène de- 51 % en poids et une teneur en éthylidène-norbornène de 9 % en poids ainsi qu'un indice consistométrique Mooney de 50 à 121 C, dans du toluène. La concentration de l'EPDM élastomère est de 10 % en poids0 A 1 000 g de cette dissolution (correspondant à 100 g de l'eîastomère), on ajoute 4,7 ml du sulfate d'acétyle préparé ei-dessusO La dissolution vire immédiatement au brun foncé et on Itagite durant une heure, On la passive avec 2,5 g d'oxyde de propylène dans 10 ml de toluène. La dissolution revient en 5 minutes environ à sa couleur ambrée d'origine. On l'agite durant une demi-heure supplémentaire. On verse la dissolution sulfonée et passivée (500 g) dans un mélange de 500 g d'eau distillée et de 10,9 g de "Alipal CO-433" (à 27,4 % de substance active). Cela équivaut à 6 parties de l'émulsionnant pour 100 parties de l'élastomère présent dans la solution. il se forme sans difficulté une émulsion du type huile dans eau. On homogénéise cette émulsion à l'aide d'un "homo-mixer Effenback" durant 5 minutes à 40 volts avec la plaque du déflecteur levée, 5 minutes à 110 volts avec la plaque du déflecteur levée et 5 minutes à 110 volts avec la plaque du déflecteur baissée. On ajoute 5 g d'hydroxyde de sodium dans 10 ml d'eau. Le latex résultant présente une dimension particulaire moyenne de 1 micron.Le latex a une excellente stabilité mécanique à température élevée et il ne présente que 0,36 % de coagulum après 30 minutes de cisaillement dans un mélangeur Hamilton-Beach à 19 000 tours/minute lorsqu'il y a du chauffage jusqu'à 82 C. On élimine par strippage sous vide le toluène et l'ex- ces d'eau de l'émulsion, en utilisant un évaporateur rotatif, pour obtenir un latex comportant 36,6 % de solides0 Ce latex a une excellente stabilité mécanique et il ne donne que 0,3 % de coagulum lorsqu'on l'agite durant 30 minutes à la terpérature ambiante dans un malaxeur Hamilton-Beach à 19 000 tours/minute. Par coulée du latex final, on obtient une pellicule. Après son séchage, la pellicule présente les propriétés suivantes en traction Résistance à 100 % d'allongement : 793,5 x 103Pa Résistance à 500 % d'allongement : 1173 x 103Pa Résistance à la traction : 5347,5 x 10Pa Allongement à la rupture : 700 %. ExeinPle. 2 le présent exemple montre l'utilisation de i1 oxyde d'éthylène0 On prépare du sulfate d'acétyle en versant 11,0 mi d'acide sulfurique dans 37,7 ml d'anhydride acétique tout en refroidissant l'anhydride acétique dans un bain de glace. On agite le mélange durant une heure0 On prépare une dissolution du caoutchouc butyle en dissolvant "Bxxon Butyl 268" dans du toluène. le caoutchouc butyle représente 16 % en poids. A 625 g de cette dissolution (correspondant à 100 g du caoutchouc), on ajoute 6,5 ml de sulfate d'acétyle préparé convie décrit ci-dessus. On agite ce mélange durant une demi-heure. On ajoute 3 ml, soit 2,6 g d'oxyde d'éthylène pour passiver la réaction de sulfonation. On prélève un échantil]on qu'on neutralise avec de l'éthylamine. On précipite le caoutchouc avec de l'acétone, on le sèche dans une étuve à vide et on le soumet à une analyse de détermination du soufre, on trouve 0,7 % en poids de soufre, -On mélange 600 g de l dissolution passivée par l'oxyde d'éthylène avec 600 g d'eau distillée contenant 21,9 g de "Alipal CO-433" (à 27,4 % de substance active), ce qui représente 6 parties de l'émulsionnant pour 100 parties de l'élastomère présent dans la solution. Il se forme facilement une émulsion du type huile dans eau.On homogénéise cette mulsicn avec un "homo-mixer Effenback" durant 3 minutes à 40 volts avec la plaque du déflecteur levée, 3 minutes à 110 volts avec la plaque du déflecteur lévée et 5 minutes à 110 volts avec la plaque du déflecteur baissée. On ajoute à l'émulsion 10 g d'une solution à 28 % en poids d'hydroxyde d'ammoniumO On enlève le toluène et ltexcès d'eau à l'aide d'un évaporateur rotatif pour obtenir un latex comportant 52,7 % en poids de solides0 Le latex préserte une dimension particulaire moyenne inférieure à 1 micron, Le latex ne comporte que 0,0002 % de coagulum lorsqu'on le soumet durant 30 minutes à un cisaillement à 19 000 tours/minute dans un mé- langeur Hamilton-Beaeh. Exemple comparatif Voici- un exemple comparatif pour montrer que les alcools supérieurs ne conviennent pas comme agen de passivation dans le cas de la sulfonation d'élastomères à faible degré d'insatura- tion lorsqu'il s'agit obtenir par la suite un latex. On prépare du sulfate d'acétyle en versant 11,0 ml d'acide sulfurique dans 37,7 ml d'anhydride acétique tout en refroidissant l'anhydride acétique dans un bain de glace. On agite le mélange durant une heure On prépare une dissolution du caoutchouc butyle en dissolvant "Exxon Butyl 268" dans du toluène, de façon que le caoutchouc butyle constitue 16 % du poids de la dissolution. A 313 g de la dissolution (soit 50 g du caoutchouc), on ajoute 3,25 ml du sulfate d'acétyle préparé ci-dessus. On agite ce mélange durant une demi-heure. On ajoute 31 g de l-octanol (point d'ébullition : 194 C) et on laisse sous agitation durant une demiheure. On ajoute lentement 345 g de la dissolution sulfonée, qui a été passivée par du 1-octanol, à un mélange de 345 g d'eau? 31 g de 1-octanol et 27,4 g de "Alipal C0-433" (à 27,4 % de matière active). Ces mélanges forment facilement wle émulsion brute On l'émulsionne avec un "homo-mixer Effenback" durant 3 minutes à 40 volts avec la plaque du déflecteur levée, 3 minutes à 110 volts avec la plaque du déflecteur levée puis 3 minutes à 110 volts avec la plaque du déflecteur baissée, On ajoute à l'émulsion 5 g d'une solution à 28 % d'hydroxyde d'ammonium. On enlève par strippage sous vide 11 excès de toluène et d'eau grâce à un évaporateur rotatif. L'émulsion coagule à environ 21% de solides. REVENDI(fATIONS 1. Procédé pour préparer une dissolution d'un élastomère (caoutchouc butyle ou élastomère du type EPDM, c'est-à-dire élastomère d'éthylène, de propylène et d'un diène monomère) à faible insaturation, sulfoné et passivé, ce procédé étant caractérisé en ce qu'il comprend les stades selon lesquels : (a) on prépare une dissolution de l'élastomère dans un solvant volatil ; (b) on sulfone la dissolution de l'élastomère à l'aide d'un sulfate d'acyle comme agent de sulfonation ; (c) on soumet 1a dissolution sulfonée à une passivation à laide d'au moins une quantité stoéchiométrique d'un époxyde organique contenant au moins un groupe oxiranne réactif. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend le stade supplémentaire consistant à neutraliser à l'aide d'une base-faible choisie notamment parmi l'hydroxyde d'ammonium, l'-éthylamine et la triéthylamine, la dissolution sulfonée et passivée. 3. Procédé pour préparer un latex à partir de la dissolution obtenue selon la revendication 1, ce procédé étant caractérisé en ce qu'il comprend les stades supplémentaires selon lesquels (d) on prépare, à l'aide d'un surfactif anionique, une - émulsion dans de liteau, du produit provenant du stade (c) et qui a été neutralisé avant l'émulsionnement ou qu'on neutralise après l'émulsionnement; (e) on élimine ensuite par strippage l'excès d'eau et le solvant, ce qui permet d'obtenir une émulsion stable du type latex. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'époxyde comporte 2 à 8 atomes de carbone et notamment en ce que 1'époxyde est l'oxyde de propylène ou l'oxyde d'éthylène0 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en-ce que le rapport entre le nombre des moles des groupes oxirannes réactifs de époxyde et le nombre des moles de agent de sulfonation se situe entre environ 1:1 et 10:1. 6e Procédé selon l'une quelconque des revendications 3 à 6, caractérlsé en ce qu'on utilise environ 3 à 6 parties du surfactif anionique pour 100 parties de l'élastomère présent dans la dissolution. 7o Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que le surfactif anionique est un sulfate de sodium, de potassium ou d'ammonium qui dérive d'un nonyl-phénol éthoxylé. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 3 à 7, caractérisé en ce qu'on effectue la neutralisation après l'émulsionnement. 9c Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que agent de sulfonation est le sulfate d'acétyle0 10. Dissolution obtenue par les procédés selon l'une quelconque des revendications 1, 2 ou 4 à 9 et latex obtenu par les procédés selon l'une quelconque des revendications 3 à 9.