-1- 2027947 La présente invention se rapporte d'une façon générale au renforcement du verre et elle concerne plus particulièrement la fabrication de verre renforcé mince. Les nouveaux modèles d'automobiles comportent l'emploi de 5 quantités de plus en plus grandes de verre dans la carrosserie et il existe un besoin certain d'abaissement du poids du véhicule grâce à l'utilisation d'ion verre plus mince. Quand par exemple le verre est utilisé dans le pare-brise, la lunette arrière et les vitres latérales d'un véhicule automobile et qu*on réduit l'épais-10 seur de ce verre, on doit néanmoins préserver sa résistance mécanique et par conséquent le degré de renforcement doit être de nature à garantir qu'en cas de bris, la rupture ou cassure soit sans danger pour les occupants. Plus spécialement dans le cas du pare-brise^ qu'on utilise 15 un seul panneau de verre ou un ensemble stratifié comprenant un verre plus mince, par exemple d'une épaisseur de 2 mm, le produit doit satisfaire aux exigences normales de sécurité. Parmi ces exigences on citera le plus grand degré possible de préservation de la visibilité dans le cas d'une rupture du pare-brise à la suite 20 d'un choc administré par un objet pointu, par exemple par un caillou venant heurter la surface extérieure du pare-brise; d'autre part, le verre doit se casser en petits fragments qui ne soient pas dangereux si le verre est heurté par un objet lourd, par exemple le corps d'un des passagers du véhicule. 25 L'invention a pour but principal de fournir un procédé per fectionné de renforcement de verre mince pour permettre l'obtention d'un verre mince et résistant, dans lequel les cassures ou fractures ne se propagent pas automatiquement après l'impact par un petit objet volant, tel qu'un caillou, mais qui va se casser 30 en petits fragments lorsqu'on le soumet à une contrainte de flexion, comme cela se produit par exemple lorsqu'un objet beaucoup plus lourd, tel que la tête d'un passager, vient heurter ce pare-brise. La présente invention est basée sur la découverte selon la-35 quelle on peut utiliser certaines huiles spéciales comme fluide de refroidissement rapide ou de trempe d'une feuille chaude de verre mince, afin de développer, ;dans le verre, une contrainte centrale de tension et un rapport entre la contrainte de compression superficielle et la contrainte centrale de tension de nature 7000622 -2- 2027947 à garantir la résistance mécanique globale nécessaire du verre tout entier et en permettre ainsi l'utilisation pour la fabrication d'un pare-brise d'automobile. Selon la présente invention, un procédé de renforcement du 5 verre dont l'épaisseur est comprise entre 0,5 et 2,5 mu consiste à chauffer le verre jusqu'à une température proche de son point de ramollissement et à refroidir rapidement ou tremper ce verre chaud à l'aide d'une huile (ayant une viscosité, à 38°C, comprise entre 300 et 1000 centistokes et dont le point d'éclair est com-10 pris entre 220°C et 310°C), tout en maintenant la température de cette huile dans l'intervalle de 15G°C à 240°C afin d'introduire dans ce verre un rapport entre la contrainte superficielle de compression et la contrainte centrale de tension compris entre 1,5:1 et 3,5=1• 15 Egalement selon l'invention, un procédé de renforcement du verre dont l'épaisseur est comprise entre 0,5 et 2,5 mm consiste à chauffer le verre jusqu'à une température proche de son point de ramollissement et à refroidir rapidement ou tremper ce verre chaud à l'aide d'une huile spéciale qu'on maintient à une tempéra-20 ture comprise entre 150°C et 240°C, ladite huile ayant une viscosité à 38°C comprise entre 300 et 1000 centistokes et un point d'éclair de 220°C à 310°C, et étant une huile capable d'introduire dans le verre une contrainte centrale de tension comprise en- p tre 285 et 4-60 kg/cm et un rapport entre la contrainte superfi-25 cielle de compression et la contrainte centrale de tension entre 1,5:1 et 3,5:1. On peut renforcer par ce procédé les verres ayant les compositions usuelles disponibles dans le commerce et l'invention s'est révélée particulièrement applicable au renforcement de feuilles 30 minces d'un verre de soude-chaux-silice. On peut ainsi obtenir du verre mince et renforcé sans avoir à employer de composition spéciale pour ce' verre. ^ De préférence, le verre à renforcer est un verre de soude-chaux-silice et l'on chauffe ce verre à une température comprise 35 entre 600 et 7^-0°C. Selon un autre aspect de l'invention, un procédé de renforcement d'un verre dont l'épaisseur est comprise entre 0,5 et 2,5 mm consiste à chauffer le verre jusqu'à une température proche de son point de ramollissement et à refroidir rapidement ou tremper 7000622 -3- 2027947 ce verre chaud à l'aide d'une huile ayant une viscosité comprise entre 300 et 1000 centistokes à 38°C et ayant un point d'éclair compris entre 220°G et; 310°G, tout en maintenant la température de l'huile entre 150°C et 24Q°C, de sorte qu'on introduit dans 5 le verre un rapport entre la contrainte superficielle de compression et la contrainte centrale de tension compris entre 2,5:1 _et 3,5:1. Selon ce même aspect de l'invention, un procédé de renforcement d'un verre dont l'épaisseur est comprise entre 0,5 et 2,5 10 consiste à chauffer le verre jusqu'à une température proche de son point de ramollissement et à refroidir rapidement ou tremper ce verre chaud à l'aide d'une huile choisie maintenue à une température comprise entre 150°C et 24-0°C, ladite huile ayant une viscosité de 300 à 1000 centistokes à 38°C et un point d'éclair de 1"5 220°G à 310°G et étant une huile qui développe dans le verre une 2 contrainte centrale de tension comprise entre 500 et 460 kg/cm et un rapport entre la contrainte superficielle de compression et la contrainte centrale de tension compris entre 2,5:1 et 3,5:1» On préfère donc que le verre à renforcer soit un verre de 20 soude-ehaux-silice et l'on chauffe ce verre à une température comprise entre 650°C et 74-0oC. Selon un autre aspect de l'invention, un procédé de renforcement de verre dont l'épaisseur est comprise entre 0,5 et 2,5 mm consiste à chauffer le verre jusqu'à une température proche de 25 son point de ramollissement et à refroidir rapidement ou tremper le verre- chaud avec une huile (dont la viscosité est comprise entre 300 et 1000 centistokes à 38°G' et dont le point d'éclair est compris entre 220°C et 310°C), tout en maintenant la température de cette huile entre 150°C et 200°C, de sorte qu'on introduit dans 30 le verre un rapport entre sa contrainte superficielle de compression et la contrainte centrale de tension compris entre 2,5:1 et 3,5:1- Selon ce même aspect de l'invention, un procédé de renforcement du verre dont l'épaisseur est comprise entre 0,5 et 2,5 mm 35 consiste à chauffer le verre jusqu'à -une température proche de son point de ramollissement et à refroidir rapidement ou tremper ce verre chaud avec une huile choisie qu'on maintient entre 150°C" et 200°C, cette huile ayant une viscosité de 300 à 1000 centistokes à 38°G et un point d'éclair de 220°C à 31-0°C et étant une huile 7000622 -4- 2027947 gui développe dans le verre une contrainte centrale de tension p comprise entre 350 et 455 kg/cm et un rapport entre la contrainte superficielle de compression et la contrainte centrale de tension compris- entre 2,5:1 et 3,5:1. De préférence le verre à renforcer est un verre de soude-chaux-silice et lron chauffe ce verre .jusqu'à une température comprise entre 685°C et 7^0oC. La production d'un verre modérément renforcé ayant 2 mm d'épaisseur est spécialement importante en vue d'une stratification avec une autre feuille de verre, par exemple une seconde feuille de verre ayant 2 mm d'épaisseur et ayant subi le même traitement de renforcement, pour former ainsi le pare-brise d'un véhicule. Egalement selon l'invention, un procédé de renforcement d'un -verre de 2 mm d'épaisseur consiste à chauffer le verre jusqu'à 700°C, à refroidir rapidement ou tremper le verre chaud dans une huile dont la viscosité est de 640 centistokes à 58°C et dont le point d'éclair est de 275°Cj cette huile étant maintenue à 200°C. Egalement selon l'invention, cette dernière a pour objet un verre renforcé dont l'épaisseur est comprise entre 0,5 et 2,5 mni et dont le rapport entre la contrainte superficielle de compression et la contrainte centrale de tension est compris entre 1,5:1 et 3,5:1» De préférence, la contrainte centrale de tension est 2 comprise entre 285 et 460 kg/cm . L'invention a également pour objet un verre renforcé dont l'épaisseur est comprise entre 0,5 et 2,5 hhQ- et dont le rapport entre là contrainte superficielle de compression et la contrainte centrale de tension est compris entre 2,5:1 et 355:1» De préférence, la contrainte centrale de tension est comprise entre 300 2 2 et 460 kg/cm et elle peut être comprise entre 350 et 460 kg/cm . Plus précisément, l'invention a pour objet un verre renforcé en soude-chaux-silice ayant 2 mm d'épaisseur, ce verre ayant une 2 contrainte centrale de tension de 420 kg/cm et un rapport entre la contrainte superficielle de compression et la contrainte cen- • traie de tension 3:1» On a trouvé qu'un.verre de 2 mm d'épaisseur et qui a été renforcé par le présent procédé se fracture en étoile lorsqu'il est heurté par un objet volant tel qu'un caillou, mais ce verre •'se brise en petits fragments quand on le heurte avec un objet de grande dimension, simulant la tête d'un occupant, de sorte qu'on 7000622 -5- 2027947 évite pratiquement les lacérations tissulaires de la tête d'un occupant en cas d'accident. L'invention a également pour objet un stratifié de verre comportant au moins une feuille de verre renforcé du type décrit 5 plus haut. Les exemples suivants servent à illustrer l'invention sans aucunement en limiter la portée et ils concernent la production de feuilles de verre minces et renforcées selon l'invention. Dans chacun des exemples ci-dessous on renforce une mince 10 feuille de verre, par exemple une feuille de 30 x 30 cm en un verre ordinaire de soude-chaux-silice, en la refroidissant rapidement ou en la trempant dans une huile spéciale. Un intervalle préféré des températures initiales du verre est de 600°G à 74-0°C et on a constaté que le module de rupture 15 du verre dépend de sa température initiale. Il s'est également ré- -t vélé avantageux, pour préserver les qualités superficielles du verre, d'opérer dans la partie supérieure dudit intervalle de températures. Toutefois, une température prise dans le milieu de. cet intervalle convient également et dans un certain nombre des exem-20 pies, on chauffe le verre à environ 700°C et ensuite on fait descendre le produit suivant un trajet aussi court que possible dans un bain d'huile de refroidissement. Dans tous les cas, l'huile est une huile fraîche et propre et elle est chauffée et continuel-lèment mise en circulation à travers la cuve de sorte que la tem-25 pérature de l'huile est maintenue entre 150°C et 240°C, et de préférence à environ 200°C. On a constaté que la viscosité de l'huile et sa composition ont une répercussion sur les contraintes développées dans le verre. Plus l'huile est visqueuse, plus les contraintes développées 30 dans le verre seront élevées. En général, les huiles les plus visqueuses ont un point d'éclair plus élevé et, aux fins de l'invention, l'huile choisie est définie par les deux paramètres que sont sa viscosité et son point d'éclair. Ces deux facteurs influent sur le point d'ébullition initial du premier distillât de l'huile 35 et fournissent ainsi une indication concernant la constitution des huiles choisies. La Demanderesse a trouvé que le module de rupture et la contrainte centrale de tension nécessaires, ainsi que le rapport requis entre la contrainte superficielle de compression et la con 7000622 —6— 2027947 trainte centrale de tension, peuvent être obtenus lorsqu'on choisit des huiles dont la viscosité est comprise entre 500 et 1000 centistokes à 38°C et dont le point d'éclair est de 220°G à 3/lO°C. Avant de chauffer le verre, on a trouvé avantageux'd'effee-5 tuer une préparation préliminaire des tranches du verre et, pour cela, on confère au verre une finition de brillantage marginal en travaillant la tranche à l'aide d'une eourroie en earborundum de "lignage" et après cela on soumet les bords ou tranches du verre à un polissage à l'aide d'une courroie de "lignage" en liège im-10 prégné de rouge cérique. On suspend la feuille de verre mince à renforcer, à l'aide de tenailles, dans un four de chauffage vertical dont l'orifice de sortie est ménagé dans la face de dessous. Une fois que le verre a été chauffé à une température initiale de 600°G à "7^0°Q, on 15 soulève la cuve contenant l'huile de refroidissement ou de" trempe que l'on maintient à une température de 150°C à 240°C de manière que cette cuve soit aussi près que possible de l'ouverture inférieure du four et on fait alors descendre le verre chaud, suspendu à ses tenailles, dans ce bain d'huile à une vitesse réglée à. 20 30 cm par seconde. On observe un premier refroidissement brutal du verre et un certain dégagement de vapeur à partir de l'huile et, après cela, le verre se refroidit progressivement jusqu'à la température de l'huile et au moment où la température du verre devient la même que celle de l'huile, les contraintes désirées au-25 ront été établies et on peut enlever le produit" du bain d'huile pour le laver. Le Tableau ci-dessous donne un certain nombre d'exemples des contraintes réalisées psr refroidissement d'un panneau de verre dans une huile particulière. Dans chaque cas, le panneau a une 30 dimension de 30 x 30 cm et, après chauffage à la température initiale indiquée dans le Tableau, en fait descendre le verre a une vitesse réglée à 30 cm par seconde dans une cuve d'huile fraîche qui est maintenue à la température indiquée dans le Tableau. On fait varier l'épaisseur du verre, la température initiale 35 du verre et la température de 18huile jusqu'aux deux extrêmes des intervalles indiqués plus haut. D'autre part, on utilise trois huiles différentes et on indique pour chaque exemple celle des huiles que lfon utilise dans ce cas particulier. La première huile est le produit vendu sous la marque eososerciale "Cylrex 200 M" par 7000622 -7- 2027947 Mo"bil Oil Company, et qui est une huile naphténique ayant un point d'éclair de 305°C et uae -viscosité de 974- centistokes à 38°G. La seconde huile est "Cylrex PM" (Mobil Oil Company) qui est une huile plus légère dont le point d'éclair est de 275°C' et 5 la viscosité de 640 centistokes à 38°C. Enfin la troisième huile est "Vacuoline AA" (Mobil Oil Company) qui est une huile encore plus légère ayant un point d'éclair de 225°C et une viscosité de 3"10 à 34-2 centistokes à„38°C. On va maintenant décrire les techniques utilisées pour déter-10 miner les valeurs du module de rupture, de la contrainte centrale de tension et du rapport entre la contrainte superficielle de compression et la contrainte centrale de tension, valeurs qui sont mentionnées dans le Tableau suivant. On place la feuille de verre renforcée, soumise aux essais, 15 sur deux lames de couteau et on applique une charge régulièrement croissante par l'entremise de deux autres lames de couteau similaires que l'on place au voisinage du point central de la feuille. On calcule ensuite le module de rupture qui correspond à l'effort de cassure dans la surface convexe de la feuille de verre quand 20 elle est en tension, ce module étant calculé à partir de la charge appliquée à l'instant de la fracture et de la section transversale de la feuille de verre en cisaillement. Pour mesurer la contrainte centrale en tension de la feuille de verre renforcée, on utilise un instrument mis au point par 25 Triplex Safety Glass Company Limited, qui sert à faire passer un faisceau de lumière polarisée suivant un angle rasant dans une surface principale de la feuille de verre, de façon que le faisceau émerge à travers la ligne médiane de la surface marginale périphérique de la feuille. On analyse le faisceau qui sort de ce 30 bord périphérique à l'aide d'un compensateur "Babinet" et l'on obtient alors la valeur de la contrainte centrale en tension dans la feuille de verre en observant la pente des franges formées dans le faisceau et en comparant cette pente à celle de pentes préalablement étalonnées. 35 Finalement, on obtient la contrainte superficielle en com pression de la feuille de verre (ce qui permettra de calculer ensuite le rapport entre ce dernier paramètre et la contrainte centrale en tension) à l'aide d'un réfractomètre de surface différen- i tiel fabriqué par Pittsburgh Plate Glass Company. Avec cet instru 7000622 -8- 2027947 ment, on réfracte -un faisceau de lumière polarisée dans une surface principale de la feuille de verre suivant un angle critique que l'on prédétermine par les indices relatifs de réfraction de l'instrument et de la feuille de verre, respectivement, le fais-5 ceau progressant parallèlement à la surface de la feuille et à proximité immédiate de celle-ci» La contrainte en compression dans la surface de la feuille est fonction de la différence des indices de réfraction d'une lumière qui est polarisée perpendiculairement et parallèlement au plan d'incidence, et la lumière qui 10 émerge de la surface est analysée pour donner une mesure de la contrainte superficielle de compression de la feuille de vprre. Exemple N° Epaisseur du verre Temp. du verre (°C) Type d'huile (Mobil Oil Company) TABLEAU_D^EXEMPLES Tempéra- Module Contrainte ture de de centrale l'huile rupture en tension (°C) (kg/cm2) (kg/cm2) Rapport entre la contrainte superficielle en compression et la contrainte centrale en tension ^1 O O o o K> NO 1 0,5 740 "Cylrex 200 M" 150 1680 390 3:1 , 2 0,5 700 "Cylrex EM" 240 1450 300 2,5:1 3 0,5 700 "Vacuoline AA" 200 1550 300 2,5:1 4 1 700 "Cylrex 200 M" 200 1550 350 3:1 5 1 685 "Cylrex FM" 220 1680 390 3:1 6 1 720 "Cylrex EM" 175 1750 420 3:1 7 1 660 "Vacuoline AA" 150 1550 320 3:1 i 8 1,8 650 "Vacuoline AA" 150 1600 350 3,5:1 v£> I 9 2 670 "Cylrex 200 M" 200 2000 450 3,5:1 10 2 ' 600 "Cylrex EM" 225 1300 285 1,5:1 11 Z 630 "Cylrex EM" 225 1500 350 2:1 12 2 650 "Cylrex EM" 225 1700 400 2,5:1 13 2 675 "Cylrex EM" 220 1750 420 14 2 700 "Cylrex EM" 200 I75O 420 15 2 685 "Vacuoline AA" 150 2000 450 5:1 NJ O 16 2,25 650 "Cylrex EM" 225 2000 . 450 2,5:1 17 2,5 700 "Vacuoline AA" 200 2100 460 3,5:1 K3 "^4 18 2,5 650 "Cylrex 200 M" 240 2100 460 3,5:1 vO --J 19 2,5 650 "Cylrex EM" 200 2100 4SQ 3,5:1 7000622 -10- 2027947 11 ressort de ces exemples que le renforcement du verre dontr l'épaisseur est dans la partie inférieure de l'intervalle indiqué se fait plus facilement avec une huile plus lourde ou plus visqueuse. De même, plus le verre est épais ou plus sa tempé-5 rature initiale est élevée, plus le module de rupture du verre renforcé sera important. On voit donc que l'invention fournit un procédé perfectionné de renforcement d'un verre mince (0,5 à 2,5 mm). Le choix des huiles qui ont été indiquées pour refroidir le 10 verre chaud, huiles qui servent toujours à l'état frais et que l'on fait continuellement circuler à travers la cuve de refroidissement, s'est révélé extrêmement efficace pour réaliser un renforcement réglé du verre mince, de sorte qu'on aboutit avec précision aux paramètres préférés, c'est-à-dire une contrainte centrale en p 15 tension de 285 à 460 kg/cm et un rapport entre la contrainte superficielle en compression et la contrainte centrale en tension compris entre 1,5:1 et 5,5:1* On assure ainsi la résistance nécessaire au verre pour permettre son utilisation dans des véhicules automobiles ou bien dans d'autres applications de caractère domes-20 tique, c'est-à-dire pour certains types de vitres qui exigent une résistance du même ordre. Le verre mince renforcé obtenu par ce procédé est spécialement avantageux pour la fabrication d'un pare-brise stratifié. La feuille externe en verre renforcé se rompt sans compromettre la 25 visibilité à la suite d'un choc par un caillou'pointu, mais si la tête d'un passager heurte la feuille intérieure le verre se fragmente en petites particules qui ne lacèrent pas le cuir chevelu ni la peau des occupants de la voiture et ne déchirent pas la couche intercalaire en matière plastique du stratifié. 50 II va de soi que la présente invention n'a été décrite qu'à titre explicatif, mais nullement limitatif, et qu'elle est susceptible de diverses variantes sans sortir de son cadre. 7000622 -11- 2027947 REVENDICATIONS 1. Procédé de renforcement du verre dont l'épaisseur est comprise entre 0,5 et 2,5 ehh, caractérisé en ce qu'il consiste à chauffer le verre jusqu'à une température proche de son point de 5 ramollissement et à refroidir rapidement ou tremper ce verre chaud à l'aide d'une huile (ayant une viscosité, à 38°C', comprise entre 300 et 1000 centistokes et dont le point d'éclair est compris entre 220°C et 310°C), tout en maintenant la température de cette huile dans l'intervalle de 150°C à 240°C afin d'introduire dans 10 ce verre un rapport entre la contrainte superficielle de compression et la contrainte centrale de tension compris entre 1,5:1 et 3,5:1- 2. Procédé de renforcement de verre dont l'épaisseur est comprise entre 0,5 et 2,5 mm, caractérisé en ce qu'il consiste à 15 chauffer le verre jusqu'à une température proche de son point de ramollissement et à refroidir rapidement ou tremper ce verre chaud à l'aide d'une huile spéciale qu'on maintient à une température comprise entre 150°C et 240°C, ladite huile ayant une viscosité à 38°C comprise entre 300 et 1000 centistokes et un point d'éclair 20 de 220°C à 310°C, et étant une huile capable d'introduire dans le verre une contrainte centrale de tension comprise entre 285 et p 460 kg/cm et un rapport entre la contrainte superficielle de compression et la contrainte centrale de tension entre 1,5:1 et 3,5:1. 25 3» Procédé selon la Bevendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le verre à renforcer est un verre de soude-chaux-silice et on chauffe ce verre à une température comprise entre 600°C et 7^0°0-. 4. Procédé de renforcement d'un verre dont l'épaisseur est comprise entre 0,5 et 2,5 mm, caractérisé en ce qu'il consiste à 30 chauffer le verre jusqu'à une température proche de son point de ramollissement et à refroidir rapidement ou tremper ce verre chaud à l'aide d'une huile ayant une viscosité comprise entre 300 et 1000 centistokes à 38°C et ayant un point d'éclair compris entre 220°C et 310°C, tout en maintenant la température de l'huile en-35 tre 150°C et 240°C, de sorte qu'on introduit dans le verre un rap-' port entre la contrainte superficielle de compression et la contrainte centrale de tension compris entre 2,5:1 et 3,5:1• 5. Procédé de renforcement d'un verre dont l'épaisseur est comprise entre 0,5 et 2,5 mm, caractérisé en ce qu'il consiste 7000622 -12- 2027947 à chauffer le verre jusqu'à une température proche de son point de ramollissement et à refroidir rapidement ou tremper ce verre chaud à l'aide d'une huile choisie maintenue à une température comprise entre 150°G et 240°C, ladite huile ayant une viscosité 5 de 500 à 1000 centistokes à"58°C et un point d'éclair de 220°G à 510°0 et étant une huile qui développe dans le verre une contrain- 2 te centrale de tension comprise entre 500 et 460 kg/cm et un rapport entre la contrainte superficielle de compression et la contrainte centrale de tension compris entre 2,5-"1 et 5,5:1 « 10 6. Procédé selon la Revendication 4 ou 5, caractérisé en ce que le verre à renforcer est un verre de soude-chaux-silice et on chauffe ce verre à une température comprise entre 650°C et 7^1-0°0. 7. Procédé de renforcement de verre dont l'épaisseur est comprise entre 0,5 et 255 mm, caractérisé en ce qu'il consiste à 15 chauffer le verre jusqu'à une température proche de son point de ramollissement et à refroidir le verre chaud avec une huile dont la viscosité est comprise entre 500 et 1000 centistokes à 38°C et dont le point d'éclair est compris entre 220 et 510°C, tout en maintenant la température de cette huile entre 150°€ et 200°C, de 20 sorte qu'on introduit dans le verre ion rapport entre sa contrainte superficielle de compression et la contrainte centrale de tension compris entre 2,5:1 et 5,5:1= 8. Procédé de renforcement du verre dont l'épaisseur est comprise entre 0,5 et 2,5 nim, caractérisé en ce qu'il consiste à 25 chauffer le verre à une température proche de son point de ramollissement et à refroidir ce verre ehaud avec une huile* choisie qu'on maintient entre 150°C et 200°C, cette huile ayant une viscosité de 500 à 1000 centistokes à 58°0 et un point d'éclair de 220°C à 510°C et étant une huile qui développe dans le verre une 2 50 contrainte centrale de tension comprise entre 550 et 455 kg/cm et un rapport entre la contrainte superficielle de compression et la contrainte centrale de tension compris entre 2,5:1 et 5»5:1« 9. Procédé selon la Revendication 7 ou 8, caractérisé en ce que le verre à renforcer est un verre de soude-chaux-silice et on 55 chauffe ce verre à une température comprise entre 685°0 et 740°C. 10. Procédé selon l'une quelconque des Revendications 1 à 9-, caractérisé en ce que le verre présente une épaisseur de 2 la et on chauffe ce verre jusqu'à une température de 700°Œ, on refroidit le verre chaud dans une huile dont la viscosité.est de 640. 7000622 -13- 2027947 / centistokes à 38°C et dont le point d1 éclair est de 275°C, cette huile étant maintenue à 200°C. tt. Verre renforcé dont l'épaisseur est comprise entre 0,5 et 2,5 mm et dont le rapport entre la contrainte superficielle de 5 compression et la contrainte centrale de tension est compris entre 1,5:1 et 3,5:1. 12. Verre renforcé selon la Revendication 11, caractérisé en ce que la contrainte centrale de tension est comprise entre 285 et 460 kg/cm^. 10 13. Verre renforcé dont l'épaisseur est comprise entre 0,5 et 2,5 mm et dont le rapport entre la contrainte superficielle de compression et la contrainte centrale de tension est compris entre 2,5:1 et.3»5:1. 14. Verre renforcé selon la Revendication 13» caractérisé 15 en ce que sa contrainte centrale de tension est comprise entre 300 et 460 kg/cm^. 15. Verve renforcé selon la Revendication 13» caractérisé en ce que sa contrainte centrale de tension est comprise entre 350 et 460 kg/cm^. 20 16. Verre renforcé de soude-chaux-silice ayant 2 mm d'épais seur, caractérisé en ce qu'il est produit par un procédé selon l'une quelconque des Revendications 1 à 10, ce verre ayant une contrainte centrale de tension de 420 kg/cm et un rapport entre sa contrainte superficielle de compression et sa contrainte cen-25 traie de tension de 3:1. 17. Ensemble de verre stratifié caractérisé en ce qu'il comprend au moins une feuille de verre renforcée selon l'une quelconque des Revendications 11 à 16»