On connaît des dispositifs anti-vol qui sont sensibles à une variation de l'intensité d'un courant traversant un conducteur relié à une source de courant et qui déclenchent une alarme quand une telle variation se produit. Un dispositif de ce type est décrit dans le brevet français publié sous le numéro 73 39569. Le conducteur peut être, par exemple, l'un des fils d'alimentation d'un appartement ou d'un véhicule. Si une personne non autorisée pénétre dans un appartement et allume un appareil d'éclairage ou bien ouvre l'une des portières d'un véhicule, ce qui entraine l'allumage du plafonnier de ce véhicule, un courant circule dans les fils d'alimentation de l'appartement ou du véhicule, ce qui déclenche 1' alarme. Mais, avec ces dispositifs, si une personne non autorisée retire un élément électrique dans lequel aucun courant ne circule, par exemple l'ampoule éteinte de l'un des phares d'un véhicule automobile, il ne se produit aucune variation de courant de sorte que l'alarme n'est pas déclenchée. La présente invention a pour objet un perfectionnement apporté aux dispositifs anti-vol du type ci-dessus, dans le but de déclencher l'alarme lors de l'ouverture d'un circuit électrique, en particulier lors du retrait d'un élément électrique non parcouru par un courant. Selon l'invention, le dispositif comprend des moyens pour charger un condensateur, lors de l'ouverture du circuit électrique. Lors de cette ouverture, le courant de charge du condensateur déclenche 1' alarme. Dans un mode de réalisation particulier de l'invention, le condensateur est placé en parallèle avec le circuit, l'ensemble étant connecté à la source de courant, en série avec une résistance de protection. Lors de l'ouverture du circuit, le condensateur se charge brusquement, ce qui déclenche l'alarme. Mais ce mode de réalisation présente l'inconvénient d'entralner une consommation permanente d'énergie. Dans un autre mode de réalisation de l'invention, qui remédie à cet inconvénient, le circuit ayant l'une de ses extrémités con nectée à l'un des piles de la source de courant, son autre extrémité est reliée à l'autre ptle de cette source, par une résistance de valeur élevée, et à la base d'un transistor qui est connecté entre les deux piles de la source de courant, en série avec un condensateur, de façon que ce transistor soit bloqué quand le circuit est fermé. Lorsque le circuit est fermé, la base du transistor se trouve au potentiel de son extrémité connectée directement à la source de courant. Si cette extrémité est connectée au ple positif de la source de courant, le transistor sera du type n-p-n. Lors de l'ouverture du circuit, la base du transistor sera alors portée à un potentiel positif de sorte que le transistor n-p-n devient conducteur et que le condensateur se charge. Le courant de charge de ce condensateur déclenche l'alarme. Bien entendu, si ladite extrémité du circuit est connectée au pale positif de la source de courant, le transistor devra être du type p-n-p. Si le circuit électrique comprend un élément électrique qui est monté en série avec un interrupteur et en parallèle duquel se trouve un voyant, le retrait de l'élément ne déclenchera aucune alarme, la base du transistor étant maintenue à son potentiel initial par l'intermédiaire du voyant. Pour éviter ce défaut, selon l'invention, le voyant est connecté en série avec un transistor dont la base est connectée au circuit, en aval de l'interrupteur. Dans ces conditions, la fermeture de l'interrupteur met en service l'élément électrique et rend conducteur le transistor, dont le type est convenablement chosi, de sorte que le voyant s'allume. Mais le retrait de l'élément électrique déclenche l'alarme. L'élément électrique peut strie, par exemple, 5'ampoule d'un phare d'un véhicule automobile ; il peut également etre la résistance de chauffage de la lunette arrière de ce véhicule. Mais il peut aussi etre constitue par un simple interrupteur normalement fermé dont l'ouverture déclenche l'alarme. be dispositif selon l'invention peut ainsi etre utilisé comme anti-vol dans un appartement ou un pavillon. L'interrupteur étant, par exemple, un interrupteur à lame souple (interrupteur Reed) fixé sur le bti dormant ou mobile d'une baie dont l'autre bSti tient l'interrupteur fermé quand la baie est fermée. L'ouverture non autorisée de la baie déclenche alors l'alarme. On a décrit ci-après, à titre d'exemples non limitatifs, divers modes de réalisation du dispositif anti-vol perfectionné selon la présente invention avec référence au dessin annexé dans lequel La Figure 1 est le schéma d'un premier mode de réalisation La Figure 2 montre l'application de l'invention à la protection de la lunette arrière d'un véhicule ; La Figure 3 montre l'application de l'invention à la protection d'une baie d'un appartement ou d'un pavillon. A la figure 1, on voit en 1 la batterie d'un véhicule automobile dont la borne négative 2 est à la masse alors que la borne positive 3 est reliée à un conducteur d'alimentation générale 4 par un dispositif 5 déclenchant une alarme lors d'une variation de l'intensité du courant circulant dans le conducteur 4. Ce dispositif peut, par exemple, comporter un transformateur dont le primaire est interposé sur le conducteur 4 alors que son secondaire est relié à un dispositif d'alarme ; ce secondaire peut, par exemple, être constitué par un enroulement torique Sa enfilé sur le conducteur 4. Lors d'une variation de courant dans le conducteur 4, une tension est induite dans le secondaire du transformateur et cette tension déclenche l'alarme. Une lampe 6 est connectée à la batterie, en aval du dispositif 5, par un interrupteur 7. Si une personne, non autorisée, ferme cet interrupteur, un courant circule dans le conducteur 4 ; ce courant est détecté par le dispositif 5 et l'alarme est donnée. Mais, si cette personne se contente de retirer l'ampoule 6, l'alarme n'est pas déclenchée. Pour remédier à ce défaut, la borne de l'ampoule 6, qui est connectee au conducteur 4, est également connectée à ce conducteur par une résistance 8 et une diode 9 passant dans le sens allant du conducteur à 11 ampoule ; la valeur de la résistance 8 doit être suffisamment grande pour qu'aucun courant ne circule pratiquement dans l'ampoule 6 quand l'interrupteur 7 est ouvert ; cette valeur peut, par exemple, être de 1 mégohm. Le point commun à la diode et à la résistance est connecté par une résistance 10 à la base d'un transistor n-p-n 1l ; ce transistor et un transistor 12 sont montés en Darlington, leurs collecteurs étant connectés au conducteur 4. L'émetteur du transistor 12 est connecté à la masse par l'intermédiaire d'un condensateur 13 en parallèle duquel se trouve une résistance 14. La résistance 10 est faible devant la résistance 8 de sorte que la base du transistor ll est, en temps normal, à une tension voisine de la masse. Le transistor ll est bloqué ; il en est de même du transistor 12 et le condensateur 13 est déchargé. Si une personne non autorisée retire l'ampoule 6, la base du transistor 11 est portee au potentiel. positif de la batterie de sorte que ce transistor devient conducteur. Le transistor 12 devient également conducteur de sorte que le condensateur 13 se charge. Un courant circule ainsi dans le conducteur 4 de sorte que l'alarme est déclenchée. L'allumage de la lampe 6, par fermeture de l'interrupteur 7, j ne peut sue faire que lorsque le dispositif anti-vol 5 n'est pas en service. Lors de cet allumage, la base du- transistor 11 devient positive de sorte que le condensateur 13 se charge. Mais1 lors de l'extinction de l'ampoule 6, ce condensateur 13 se décharge dans la. résistance 14 , l'appareil est alors prêt à détecter le retrait de. l'ampoule 6. Lorsque l'ampoule 6 est allumée, un certain courant traverse la résistance 14. Cette résistance doit, par suite, avoir une valeur relativement élevée pour ne pas décharger inutilement la batterie et pour ne pas chauffer ; cette valeur peut être, par exemple, de 1.000 ohms. L'intensité qui parcourt alors la résistance 14 est de 12 milli-ampères dans le cas où la tension de la batterie l est de 12 volts. Un tel courant serait insuffisant pour faire fonctionner le dispositif anti-vol 5 et c'est la raison pour laquelle le condensateur 13 a été prévu ; la résistance du circuit de charge étant relativement faible, l'intensité initiale du courant de charge peut avoir une valeur élevée, par exemple de l'ordre de 1 ampère, suffisante pour faire fonctionner le dispositif 5.On peut, par exemw ple, utiliser un condensateur de 1000 microfarads , dans ce cas, la constante de temps du circuit de décharge est de une seconde, en supposant que la résistance 14 a une valeur de 1000 ohms ; le condensateur 13 a le temps de se décharger avant que le dispositif 5 soit mis en service. Le dispositif qui vient d'être décrit ne peut être utilisé tel quel pour contrôler la présence d'un élément électrique en parallèle duquel se trouve un voyant de centrale placé sur le tableau de bord du véhicule. En effet, ce voyant maintiendrait à la masse la base du transistor 11, même en cas de retrait de l'élément électrique. Ainsi, à la figure 2, on voit en 15 la résistance de chauffage de la lunette arrière qui peut être mise sous tension en même temps qu'un voyant 16, par fermeture de l'interrupteur 17. Un transistor 18 est interposé sur le circuit d'alimentation du voyant 16, la base de ce transistor étant connectée par l'intermédiaire d'une résistance 19, sur le circuit d'alimentation de la résistance 15, en aval de l'interrupteur 17 ; la résistance 19 est également connectée à la diode 9 du dispositif décrit précédemment et qui est schématisé en 20. Lorsqu'on ferme l'interrupteur 17, le transistor devient conducteur de sorte que le voyant 16 s'allume.Par ailleurs, si on retire la lunette arrière avec sa résistance de chauffage 15, la diode 9 n'est plus à la masse étant donné les valeurs élevées de la résistance 19 et de la résistance base-collecteur du transistor 18 ; l'alarme est déclenchée. La figure 3 montre l'application de ltinvention à un dispositif anti-vol pour appartement ou pavillon. Le tore Sa est interposé sur l'un des conducteurs 21 reliés au compteur 22. A chaque fenêtre ou porte a surveiller-, il est prévu un ensemble comportant un pont redresseur 23, un condensateur de filtrage 24 et le dispositif 20 décrit précédemment, cet ensemble étant connecté au conducteur 21 par l'intermédiaire d'une prise 25. Un interrupteur à lame souple 26 dont les contacts sont dispo sés dans une ampoule en verre ou en matière plastique et qui est normalement ouvert, en pouvant être fermé à l'aide d'un aimant amené à proximité de l'ampoule, est interposé entre la résistance 10 et le ptle négatif de la tension redressée. Cet interrupteur est placé sur le b ti dormant de la fenêtre ou de la porte alors qu'un aimant 27 est disposé sur le bâti mobile de cette fenêtre ou de cette porte, de façon à maintenir l'interrupteur 26 en position fermée, quand la porte ou la fenêtre est fermée. Dans ces conditions, quand une personne ouvre la porte ou la fenêtre alors que le dispositif anti-vol est en service, l'inter- rupteur 26 s'ouvre et le condensateur 13 se charge, un courant circule dans le conducteur 21 et l'alarme est donnée. A titre de précaution, on peut prévoir un deuxième interrupteur d lame souple28 qui est interposé en parallèle avec la -résis- tance 8 et qui est disposé de manière à être fermé par l'aimant 27 lors de l'ouverture de la porte ou de la fenêtre t ceci entrain la fermeture de l'interrupteur de sorte que la base du transistor l1 est portée de manière sure au potentiel positif et que ce transistor devient conducteur, l'alarme étant ainsi déclenchée. Il va de soi que l'invention ne doit pas être considérée comme limitée aux modes de réalisation décrits et représentés mais en couvre, au contraire, toutes les variantes. Revendications 1. Dispositif anti-vol sensible à une variation de l'intensité d'un courant traversant un conducteur relié à une source de courant et déclenchant une alarme quand une telle variation se produit, caractérisé en ce que, dans le but de déclencher l'alarme lors de l'ouverture d'un circuit électrique, il comprend des moyens pour charger un condensateur, lors de l'ouverture du circuit électrique. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le condensateur est placé en parallèle avec le circuit, l'ensemble étant connecté à la source de courant, en série avec une résistance de protection. 3. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'une des extremités du circuit étant connectée à l'un des pales de la source de courant, son autre extrémité est reliée à l'autre pôle de cette-source par une résistance de valeur élevée et à la base d'un transistor qui est connecté entre les deux pales de la source de courant, en série avec un condensateur, de façon que ce transistor soit bloqué quand le circuit est fermé. 4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'une diode est interposée entre ladite autre extrémité du circuit, d'une part, et la résistance et la base du transistor d'autre part. 5. Dispositif selon l'une des revendications 1 a 4, dans lequel le circuit électrique comprend un élément électrique qui est monté en série avec un interrupteur, et un voyant alimenté en même temps que-l'élément électrique, caractérisé en ce que le voyant est connecté en série avec un transistor dont la base est connectée au circuit, en aval de l'interrupteur. 6. Application du dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 a 5 à la protection d'un élément électrique d'un véhicule automobile. 7. Application du dispositif selon l'une quelconque des revendications l à 5, à la protection dlune baie d'un appartement ou d'un pavillon, un interrupteur étant interposé sur ledit circuit élec- trique et étant fixé sur le bittai dormant ou mobile de la baie dont l'autre bâti maintient l'interrupteur fermé quand la baie est fer mée, un deuxième interrupteur pouvant être interposé en parallèle avec la résistance et disposé de manière à être ferme par l'aimant lors de l'ouverture de la baie.