la présente invention se rapporte à un procédé de protection de pièces métalliques contre la corrosion. Plus spécialement, itinvention se rapporte à un procédé de protection des moules de verrerie par dépot d'une couche d'oxyde métallique en surface. Si lton fait adhérer une couche d'oxyde métallique en surface sur un moule en acier, ou en tout autre matériau destiné à être porté à une température élevée permettant le moulage du verre, on améliore la longévité des matériaux utilisés au contact des agents corrosifs. Ainsi, par exemple, on augmentera de cette façon la dure d'utilisation de moules de verrerie en retardant la corrosion due au verre chaud en contact avec le matériau constitutif du moule. Divers procédé d'application d'un dépôt protecteur sur des pièces métalliques sont déjà connus, et parmi ceux-ci, les techniques de chromage ou de dépits électrolytiques. Ces techniques ont fait leurs preuves, mais sont coûteuses, et nécessitent un grand travail de préparation avant le dépôt, et de polissage après le dépôt. On connaît aussi des procédés ae dépôts d'oxydes métalliques par pyrolyse à partir de composés métalliques en solution. Ces procédés utilisent des solutions de composés métalliques déposées par pulvérisation sur la surface à revêtir, ce qui a en particulier pour inconvénient de refroidir la pièce métallique par perte des calories nécessaires à l1 évaporation du solvant de la solution au moment de la décomposition du composé métallique déposé sur la surface à revêtir. Cet inconvénient est d'autant plus grand que la vitesse de refroi dissement est élevée, amenant ainsi une diminution de la résistance du film du composé métallique et, de ce fait, une diminution de l'efficacité du revêtement et de son adhérence. Le procédé suivant l'invention consiste à projeter, au moyen d'un courant d'air sec, sur la surface à revêtir, une poudre de composé métallique pyrolysable formant une couche protectrice d'oxyde métallique. Ce procédé nécessite le moins d' interventions possibles avant et après le dépôt. Ce procédé est particulièrement avantageux dans le cas des moules de verrerie. Il permet alors de se passer de graissage pendant l'utilisation, ce graissage se révélant même néfaste à la longévité du dépôt. Le produit déposé peut être enlevé facilement lors d'une remise en état de la pièce traitée après usage, dans le but de la réutiliser. Le procédé suivant l'invention utilise un composé métallique sous forme de poudre de granulométrie très fine, inférieure à 15 microns. La température de la surface å revêtir est comprise entre 3500cl et 6500C. En ce qui concerne les moules de verrerie, les meilleurs résultats sont obtenus lorsque le dépôt est constitué par des oxydes de chrome, nickel ou titane. Les dépôts d'oxyde de chrome et de nickel sont obtenus avantageusement à partir d'acétylacétonate de ces métaux, alors que le dépôt d'oxyde de titane est obtenu avantageusement à partir de titanate de méthyle. Cependant, dans certains cas, en fonction des agents corrosifs devant venir en contact avec la surface à protéger, il peut s'avérer intéressant de déposer d'autres oxydes, par exemple des oxydes de cuivre, de vanadium, d'étain, de fer, de cobalt. Le procédé suivant l'invention peut être appliqué par exemple à un moule de verrerie en acier à 15 % de chrome utilisé pour lepressage d'articles de verre, par exemple à un moule d'assiettes Lorsque la protection selon l'invention n'est pas appliquée à ce moule, sa longévité ne dépasse pas une journée au contact du verre chaud, alors qu'après le traitement suivant l'invention, elle atteint six jours en moyenne. Pour appliquer ce procédé au moule on polit, dégraisse et chauffe ce dernier jusqu'à une température de l'ordre de 5000C ; ensuite le composé métallique, par exemple de l'acétyl-acétonate de chrome ou de nickel ou du titanate de méthyle sous forme de poudre de granulométrie inférieure à 15 microns, est propulsé par de l'air sec sur la portion de surface du moule qui sera mise en contact avec le verre chaud. Le dépôt est uniformisé par rotation du moule. ta quantité déposée est de l'ordre de 50 grammes par mètre carré de surface à revêtir. On peut utiliser dans ce but des pulvérisateurs à poudre de type bien connu qu'il est donc inutile de décrire ici. Après cette opération, le moule est soit utilisé directement, soit refroidi avant stockage, en vue d'une utilisation ultérieure. Comme nous l'avons dit précédemment, ce traitement augmente de six fois la durée d'utilisation du moule, le critère d'arrêt d'utilisation étant la qualité des produits obtenus au contact du moule traité. Le même procédé donne des résultats semblables lorsqu'il est appliqué à des moules en bronze ou en fonte. Le procédé décrit permet de réduire l'incidence du coût de polissage sur une série de fabrication puisque, la durée de vie du moule étant plus longue, l'opération de polissage est moins fréquente. De plus, le procédé n'employant pas de solvants, l'élimination de gaz ou de produits de combustion est rendue plus facile donc moins coûteuse. L'épaisseur de la couche déposée étant très inférieure au micron, il n'y a aucune difficulté d'élimination par repolissage lorsque le traitement a cessé d'être efficace. Dans le cas des moules ou de toute autre pièce de métal traité à chaud à une température permettant la pyrolyse des produits déposés, il est possible de traiter la surface en continu, le produit étant déposé pendant la fabrica tion, pendant que la surface est à une température comprise entre 3500C et 650 C. REVENDICATIONS 1. Procédé pour la réalisation d'une couche protectrice sur des pièces métalliques telles que des moules, par projection sur la surface métallique chauffée d'un compose organometallique susceptible de se décomposer thermiquement en oxyde, ce procédé étant caracterise en ce que lton envoie sur la surface à revêtir le compose organometallique sous forme de poudre de granu lometrie fine propulsée par air sec pour former, par pyrolyse, la couche protectrice d'oxyde métallique. 2 Procede suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la pièce métallique est un moule de verrerie. 3. Procédé suivant l'une des revendications I ou 2, caractérisé en ce que le composé métallique est sous forme de poudre de granulométrie inférieure à 15 microns. 4. Procédé suivant l'une quelconque-des revendications I à 3, caracté rise en ce que la couche protectrice est déposée sur une surface à revêtir portée à une température comprise entre 350QC et 6500C et de préférence voisine de 5000C. 5. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caracte-- risé en ce que le métal choisi est pris dans le groupe comprenant le chrome et le nickel et est déposé sous forme d'acétyl-acétonate. 6. Procédé suivant l'une quelconque des revendications I à 4, caractérisé en ce que le métal choisi est du titane et est déposé sous forme de titanate de méthyle. 7. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caracter risé en ce que le composé est déposé sur le moule durant la fabrication des pièces métalliques pendant que la surface est a une température comprise entre 3500C et 6500C. 8. Moule de verrerie traite suivant le procédé caractérisé par l'une quelconque des revendications I à 7.