L'évolution dans l'industrie du bâtiment requiert des grues tournantes à tour capables d'assurer des hauteurs de levage toujours plus grandes. Cette tendance a conduit à la construction ae grues tournantes à tour composée de tronçons individuels fixes et qui peut être rehaussée. Ces grues ont en outre pour avantage que leur hauteur peut être adaptée à la progression du chantier et que leur transport n'est pas renau difficile par la grande longueur de la tour. La grue tournante à tour la plus répandue en Allemagne comporte cependant une tour tournante, c'est-à-dire que la liaison tournante n'est pas prévue au sommet, entre la flèche et la tour, mais se trouve à la base, entre le chariot inférieur et le chariot supérieur. La tour, généralement conçue sous forme télescopique, doit être assemblée couchée sur le sol puis être dressée à l'aide du treuil situé dans le chariot supérieur de la grue. Les tours de grande longueur exigent souvent des forces de dressement d'un ordre de grandeur qui ne peut plus être assuré par le treuil. De plus, la place occupée par la tour durant son assemblage et son démontage est très grande, de sorte que dans les villes l'emploi de ces grues n'est souvent pas possible. Si l'on veut transporter ces grues sans les démonter, cela revient à limiter considérablement leur hauteur de levage, étant donné que la longueur de transport maximale permise par les règlements est de 25m.Les deux systèmes de grue qui viennent d'être décrits ont cependant aussi d'importants avantages, à savoir que la grue tournant au sommet peut être adaptée à la hauteur du chantier par rehaussement de sa tour à volonté et ne comporte que des éléments d'un encombrement minimum pour le transport, étant donné que les tronçons de tour peuvent être amenés au fur et à mesure des besoins, alors que dans le cas d'une grue à tour tournant à la base deux montants d'angle sont toujours sollicités en compression et en traction sous l'effet de la rotation axe la tour. En outre, les treuils et contrepoids étant aisposés en bas, la sollicitation de la tour sous l'effet du vent est consiaérablement moindre, de sorte que sa charpente peut être plus légère. Les avantages mentionnés ci-dessus sont déjà obtenus avec une grue de conception connue, décrite dans le brevet a'invention publié en République Fédérale d'Allemagne sous le nO DAS 1 127 057. Cette grue comporte une tour composée de tronçons individuels qui sont ajoutés à la tour à la base de celle-ci lorsqu'elle doit être rehaussée. Pour permettre cella, on doit soulever la tour entière, la flèche ét la cabine du grutier. Afin que les tronçons ne soient pas trop petits et aussi que.la hauteur dont on soulève la tour soit grande, ce système de rehaussement exige un appareillage hydraulique très fort, comportant de longs vérins. Cet appareillage nécessaire au montage de la grue en augmente considérablement le prix. L'invention concerne un procédé de rehaussement d'une grue tournante à tour montée sur un chariot supérieur tournant, cette grue comprenant une tour composée de tronçons individuels, une cage pouvant coulisser dans l'axe de cette tour, une flèche et un poussard de flèche muni d'un rouleau à câble destiné à recevoir un pensant. L'invention a pour but de concevoir une grue de ce type de façon que son rehaussement puisse être effectué sans que l'on abandonne les avantages énumérés plus haut. Poili parvenir à ce but, Invention prévoit d'une p t de placer sur le rouleau à câble du poussard ae flèche un câble de montage utilisé pour soulever le tronçon de tour qui doit être ajouté au sommet de celle-ci, d'autre part de déposer et de fixer ce tronçon au sommet de la tour, et ensuite de faire grimper la cage avec la flèche sur le tronçon ainsi ajouté et de fixer cette cage à la tour. L'invention est décrite plus en détail ci-après avec référence au dessin sur lequel - la figure 1 représente une grue tournante à tour durant la première phase de rehaussement, - la figure 2 représente cette même grue avec un tron çon soulevé jusqu'au sommet, - la figure 3 représente la flèche en position de transport, - La figure 4 illustre à plus grande échelle et en perspective un détail de la grue représentée à la fig.2, et - la figure 5 montre un treuil de levage "au tambour duquel un tambour auxiliaire ae montage peut être accouplé. Sur un chariot supérieur et inférieur 1 connu en soi est montée une tour 2 également connue en soi, composée de plusieurs tronçons individuels. Une flèche 3 à treuil roulant est suspendue à un poussard 4 conçu en forme de portique et maintenu par deux pendants 5 comportant chacun un mouflage 6 au moyen desquels on peut faire basculer cette flèche autour d'un point d'articulation 7 prévu sur une cage 15. La charpente en portique du poussard 4, les pendants 5 et les mouflages 6 sont conçus et disposés de façon qu'un tronçon de tour à monter 14 puisse passer dans l'intervalle laissé libre entre ces différentes parties. Dans ce but, le poussard peut basculer au-delà du chariot supérieur et inférieur 1 d'une distance au moins égale à la largeur du tronçon de tour 14. Dans la cage 15 se trouve un grimpeur (non représenté). Celui-ci peut être relativement simple et de petite dimension, car quelle que soit la hauteur de la tour il n'a toujours à soulever que le poids de la flèche 3 et de la cage 15 avec le poussard 4. Si l'on utilise un grimpeur hydraulique, il suffit d'un vérin de courte longueur, car la grimpée d'un tronçon de tour peut se faire en plusieurs étages. Un treuil de levage 8 (fig.5) est équipé d'un tambour auxiliaire de montage 9 pouvant être accouplé au tambour de levage par l'intermédiaire d'un embrayage 10. Du tambour de montage 9 un cable de montage 11 (fig.l) conduit, par l'intermédiaire des galets 12 et 13 (fig.4), au tronçon de tour 14 à monteur. La grue tournante sans sa tour est amenée au chantier sans être démontée (fig.3) et est déposée sur les rails destinés à la recevoir. Du fait que la flèche 3 est repliée sur elle-même et qu'il n'y a pas de tour à transporter, la longueur hors tout du transport reste dans les limites fixées par les règlements, sans que cela soit au détriment de la hauteur de la tour. La cage de guidage 15 est, pour le transport, boulonnée au chariot supérieur 1. Après que l'o* déplié et boulonné la flèche 3 puis dressé le poussard 4, on amène la flèche en position relevée afin de mettre le poussard en position sensiblement horizontale (position représentée en tirets à la fig.l). En mettant en prise l'embrayage 10 et en mettant en marche le treuil 8 on peut faire descendre le câble de montage 11 et accrocher le tronçon de tour 14. On élève alors ce dernier jusqu'au sommet du poussard de flèche 4 où il parvient dans l'intervalle laissé libre par la conception en portique de ce poussard. En abaissant maintenant la flèche 3 le tronçon 14 se trouve amené au-dessus du mât 2 (position représentée en trait continu à la fig.2) et peut être déposé et fixé sur ce mât. A l'aide d'un grimpeur (non représenté) dans la cage 15, celle-ci est repoussée, avec la flèche articulée sur elle, jusqu'au sommet du nouveau tron çon pour y être boulonnée. REVENDICATIONS 1.- Procédé de rehaussement d'une grue tournante à tour montée sur un chariot supérieur tournant, cette grue comprenant une tour composée de tronçons individuels, une cage pouvant coulisser dans l'axe de cette tour, une flèche et un poussard de flèche muni d'un rouleau à câble destiné à recevoir un pendant, ce procédé étant remarquable par le fait de placer sur le rouleau à câble du poussard de flèche un câble de montage utilisé pour soulever le tronçon de tour qui doit être ajouté au sommet de celle-ci, de déposer et de fixer ce tronçon au sommet de la tour, et ensuite de faire grimper la cage avec la flèche sur le tron çon ainsi ajouté et de fixer cette cage à la tour. 2.- Grue mobile tournante à tour conçue pour permettre d'exécuter le procédé selon la revendication 1, remarquable en ce que le poussard de la flèche est en forme de portique et est maintenu par deux pendants comportant chacun un mouflage, la disposition étant telle que l'intervalle entre les deux montants du portique soit plus large que le tronçon de tour à monter. 3.- Grue mobile tournante à tour selon la revendication 2, remarquable en ce que le poussard de la flèche est en porte-à-faux au-delà du chariot supérieur et inférieur sur une distance au moins égale à la largeur du tronçon de tour à monter. 4.- Grue mobile tournante à tour conçue pour permettre d'exécuter le procédé selon la revendication 1, remarquable en ce que le tambour de montage de la tour peut être mis en prise avec le tambour du treuil de levage au moyen d'un embrayage.