La présente invention concerne la lutte contre le parasite végétal que constitue le gui. Le gui commun, qui appartent à la famille des loranthacées, représente près de 500 espèces La plupart de ces espèces, slnon toutes, sont des parasites d'autres plantes, en particulier d'arbres de valeur, tels que des arbres fruitiers, des essences d'ombre, ou des arbres de haute futaie courants.Les grai nes du gui sont disséminées par les oiseaux qui les répandent sur d'autres plantes, comme des arbres, où elles prennent racine en poussant sans terre.Une fois enracinées dans la structure fXbreu- se de l'arbre, elles prolifèrent non pas comme un parasite d'arbre typique, mais uniquement en extrayant les fluides vitaux, l'azote et les produits minéraux de L'hôte, tout en fixant le bioxyde de carbone par photosynthèse pour se fournir leur propre énergie Dans la plupart des cas, le gui infeste des arbres à feuilles caduques qui sont particulièrement sensibles car le gui est une plante à feuilles persistantes et son invasion se manifeste de la façon la plus vigoureuse pendant la période de sommell de l'arbre hôte. Ainsi que la plupart des plantes nuisibles ou des parasites, le gui fut considéré comme chose négligeable jusqu'à ce que sa population sauvage ait atteint un tel degré de développement qu'elle a fourni une source de contamination massive, produisant alors des gralnes venant infester les arbres fruitiers et de haute futaie domestlques. Les mesures d'éradication du gui ont surtout fait appel à la chirurgle des arbres par la coupe ou éli- mination du gui à la hache ou à la scie, bien que certalns herbi- clades se soient révélés expérimentalement efficaces vts-à-vts du gui. L'application d'herbicdes au gui s'est révélée trop ônéreuse Le gui est une plante à feuilles larges, sensible à de nombreux herbicides appartenant à la classe des phyto-hormones du type auxine, tels que l'acide dichloro-2,4 phénoxyacétique ou ses sels que l'on utilise pour la lutte contre les mauvaises herbes noclves et les autres végétaux nuisibles, en particulier cer taines plantes à feuilles larges que l'on rencontre dans les prairies en ralson de l'action sélective des phyto-hormones substituées vis-à-vls des plantes à feuilles larges.On connaît beaucoup d'herbicides qui sont efficaces pour la destruction du gui. Une utilisation extensive d'herbicides pour le contrôle du gui s'est cependant révélée impraticable en raison du problème de leur ap plScation.Le gui pousse haut sur de nombreux arbres,trop haut pour etre d'un accès facile pour des grimpeurs.Par ailleurs, si lton peut utiliser les herbicides par pulvérisation il en résulte un dommage pour l'arbre hSte.On a donc été conduit à des applica tions difficiles d'herbicides à la brosse ou par pulvérisation, mais les inconvénients physiques d'une telle application se sont révélés trop importants et l'on a dû revenir à la chirurgie. La présente invention a fondamentalement pour objet un nouveau procédé de lutte contre le gui à l'aide d1herbicides,sans dommages pour la plante hôte,par application locale des- herbSct- des sur le gui dans des parties inaccessibles des arbres. Le procédé selon la présente invention pour appliquer des herbicides sur des parasites végétaux nuisibles tels que le gui, sans dommages pour la plante hôte,consiste à décharger un herbicide en poudre sur le gui, à l'aide d'une arme à feu telle qu'un fusil de chasse grâce à quoi la plus grande partie de lther- bicide se fixe sur le gut.On peut envoyer très haut dans un arbre un herbicide déchargé sous forme de projectile de fusil de chasse, tout en limitant la dose à la zone occupée par le gui.En raison de la nature du projectile en poudre sortant du canon d'un fusil de chasse, l'herbicide qui ne se fixe pas sur le gui se trouve dispersé sur une surface trop grande pour affecter les plantes domestiques se trouvant dans la ligne de feu. Cette propriété est bien connue des experts en balistique. Quand la contamination par le gui commence,il se forme une pousse qui se développe dans et hors de la plante hote.Cette contamination produit un site de contamination à partir duquel le gui-se développe. I1;-arrlve qu'il apparaisse de nombreux sites sur un seul arbre. Qes sites développent leur feuillage en boule comme un petit buisson. La taille de la boule de feuillage reflete l'étendue de l'infestation. Si on arrSte l'infestation avant qu'elle soit devenue excessive, il est possible de conserver le contrôle de la contamination.Il est impossible d'éviter l'in- section prlmatre étant donné que la destruction radicale des oiseaux est illégale. Mais on peut pratiquer la destruction radica- le du pied d'origine. Le gui se développe en buSsson-sur la plante hôte. La tallle de ces buissons va-de 15-cm à 60 cm. Quand les buissons sont encore peu développés, ils sont rapsdement sensibles à Inaction toxique des herbicides. Comme i1 a déjà été indiqué ci-dessus,les herbicides du type hormones sont efficaces pour la lutte contre le gui, Des exemples de tels herbicides sont les dérivés de l'acide phénoxyacétique comme l'acide dichloro-2,4 phénoxyacétique (2,4-D) et ses divers sels et esters, l'acide méthyl-2 chloro-4 phénoxyacétique (MCP), l'acide trichloro-2,4,5 phénoxyacétique (2,4,5-T) l'acide dichloro-3,4 phénoxyacétique (3,4-D) et les acides phéno xy-alcanoSques supérieurs correspondants. On utilise les herbicides sous forme de préparations de saupoudrage habituelles convenant comme poudres mouillables. L'herbicide peut constituer tout pourcentage voulu de la composi tion finale, mais forme généralement de I à 50%, de préférence de 5 à 15% en poids, de la composition de saupoudrage. Pour fabriquer des préparations pour poudrage, on peut utiliser comme supports solides du talc , du kaolin, de la bentonite, du carbonate ou du phosphate de calcium ou du carbone, de la poudre de liège ou de bois, ou d'autres produits d'origine végétale.On peut rendre/di- verses préparations mieux adaptées aux différentes façons selon lesquelles on doit les utiliser par l'addition connue de substances qui aiéîiorent la dispersion, l'adhésiv-ité, la réslstance à la pluie ou la capacité de pénétration de ces compositions. On peut mentionner, comme substances de ce type, les acides gras, les résines, la colle de caséine ou, par exemple, les alginates ou autres substances analogues. Les avantages du procédé de la présente invention sont la facilité d'application de l'herbicidesur le gui dans des endroits inaccessibles, l'application localisée sans dommage pour la plante h8te et l'utilisation de doses d'herbicides plus faibles que celles que l'on utilisait précédemment. Bien que l'invention soit décrite en se référant particulitrement au gui, on peut utiliser le nouveau procédé pour la lutte contre d'autres plantes nuisible aux végétaux pour lesquelles d'autres procédés d'application se sont révélés inefficaces et/ou dangereux par suite d'une mauvaise utilisation des herbicides. Les exemples suivants détaillent plusieurs modes de réal1- sation préférés pour illustrer la présente invention. On doit cependant comprendre que l'on n'a pas l'intention de limiter la présente invention à ces modes de réalisation spécifiques. EXE 1 On a desserti les bourres d'une cartouche de fusil de chasse usuelle de calibre 20 et on en a retiré les plombs.On a chargé dans la cartouche un mélange chimique de sulfate de cuivre granuleux fin, préalablement imprégné d'une émulsion de 2,4-D et de "Carbowax" pour donner une solution sèche à un pourcent de 2,4-D, de façon à remplir toute la chambre de la charge. On a rebourré et ressert la cartouche et on l'a tirée au centre d'une boule de gui à 9 mètres de distance dans un noyer d'Angleterre, dans le comté de Stanislaus en Californie, à 8 heures du matin quand la rosée était à son maximum. L'essai a été fait en Janvier, qui est l'époque de la croissance maximale du gui et de la croSs- sance minimale des arbres. En quatre jours, le gui a visiblement bruni et sa détérioration était très nette au bout d'une semaine, sans dommage décelable pour l'arbre hôte. EXEMPLE II On a chargé une cartouche de fusil de chasse de calibre 410 avec 5% de 2,4-D mélangé de sel ordinaire et de."Carbowaxu, On a tiré cette -cartouche dans une touffe de gui dans unroyer diAngleterre comme précédemment, et des personnes se tenant dans la ligne de feu directe au point d'impact supposé n'ont pu détecter l'herbicide car sa dilution dans l'atmosphère était trop grande. On peut apporter diverses variantes au procédé de la présente invention sans s'écarter de l'esprit ou de la portée de celle-ci. REVENDICATIONS 1. Procédé d'application d'herbicides sur des parasites indésirables sans dommage pour la plante hôte, caractérisé par la décharge dtune poudre herbicide à partir d'une arme à feu sur le parasite. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le parasite est le gui. 3. Procédé selon les revendications I ou 2 caractérisé en ce que la plante hotte est un arbre à feuilles caduques. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3 caractérisé en ce que l'herbicide est du type hormone, en particulier un dérivé d'un acide phénoxyacétique tel que l'acide dichloro-2, 4 phénoxyacétiqueO 5. Cartouche pour armes à feu pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4,caractérisée en ce qu'elle comporte, au lieu du ou des projectiles usuels, une charge d'herbicide, de préférence fixée sur un support pulvérulent plus ou moins inerte. 6. Cartouche selon la revendication 5 caractérisée en ce que l'herbicide est du type hormone, en particulier un dérivé d'un acide phénoxyacétique tel que l'acide dichloro-2,4 phénoxyacétique. 7e Gartouche selon les revendications 5 ou 6, caractérisée en ce qu'un adjuvant de dispersion,d'adhsivité, de résistance à la pluie et/ou de pénétration est ajouté à la charge herbicide.