La présente invention a pour objet des récipients alimentaires et leur procédé de fabrication. Le secteur de la technique considéré est celui des emballages de produits alimentaires ainsi que celui du travail des matières poreuses, plus particulièrement en vue de leur imperméabilisation. Il est entendu que le terme "matières poreuses" tel qu'employé par la suite s'applique aux différents matériaux dont sont constituées les poteries n'ayant pas subi de traitement pour les rendre étanches. Parmi ces "matières poreuses", on peut citer à titre d'exemple non limitatif : terres cuites, faïences, céramiques non revêtues de leur enduit final. On sait déjà que le terme "céramique" désigne divers produits dont la composition est a base d'argile ou d'une autre terre plastique. La technique usuelle de fabrication de tels objets se perpétue depuis des millénaires et comporte les trois étapes principales de lavage et pétrissage, façonnage et cuisson. On obtient ainsi des terres cuites, telles que poteries mattes ou lustrées. L'inconvénient majeur est leur porosité qui enleve la possibilité d'en faire des conditionnements. Dès l'Antiquité, on a trouvé une solution a ce problème en recouvrant ces poteries7 d'abord, d'enduits tirés de substances naturelles, puis de vernis de type plombeux, pour leur donner-l'étanchéité recherchée. Mais l'application de ces deux revêtements demande une seconde cuisson indispensable. Ceci augmente le coût d'un tel produit. De plus, la terre cuite n a pas le même coefficient de dilatation que cet enduit, la cohésion entre le récipient et l'enduit est donc difficile a acquérir. Et bien souvent, l'on observe des craquelures ou fissures, ce qui empêche l'utilisation de tels récipients dans l'industrie alimentaire. En plus des céramiques obtenues par les méthodes traditionnelles, on connaît aussi celles obtenues par des procédés industriels plus élaborés où la qualité des produits finaux est améliorée et leurs applications étendues. L'émaillage a été conservé sans qu'unie solution n'ait été trouvée pour atteindre -l'accord dilatométrique entre tesson et émail. Le prix de revient de tels récipients et leur manque de fiabilité dans le temps n'a donc pas permis jusqu ici leur emploi comme conditionnement de denrées alimentaires à un prix compétitif par rapport au verre, au carton ou aux matières plastiques. On sait également que certains containers d'une toute autre dimension et de matériaux différents, sont revêtus, sur leur paroi intérieure, d'une couche de vernis. Il s'agit, en particulier, de citernes en béton ou de cuves en acier inoxydable. Ces dernières étant utilisées pour le transport du lait, la fonction du vernis est d'empêcher une attaque du métal par le produit transporté et non d'imperméabiliser par une méthode simplifiée et plus sûre. Le problème à résoudre est donc l'étanchéité de matières poreuses par une couche continue, uniforme pour une imperméabilité durable. Pour atteindre cet objectif, l'invention propose un récipient alimentaire dont la paroi au moins intérieure est recouverte d'un revêtement imperméable alimentaire. Le récipient est de matière poreuse telle que terre cuite, céramique, falence, non imperméabilisées. Parmi les revêtements, on peut citer, préférentiellement les résines polymérisables, plus particulièrement, les résines époxy, le polyéthylène. Une variante préférentielle de réalisation est constituée par un pot dont la paroi extérieure est revêtue d'un enduit imperméable, identique ou non au revêtement intérieur, dans un but de protection contre les agressions extérieures, telles qu'humidité, température froide ou chaude, frottements. Le procédé consiste à étendre un tel revêtement au moins sur la paroi interieuredu récipient au pinceau ou, préférentuellement, au pistolet. Ce dernier moyen permet une fabrication en série pour un faible prix de revient et à une cadence accélérée. Le résultat de l'invention est un produit et un procédé nouveaux de revêtement de récipients alimentaires. L'avantage principal de l''invention est d'obtenir une couche uniforme continue de l'enduit par un procédé simplifié où l'accord dilatométrique enduit-tesson est assuré, la deuxième cuisson étant supprimée et le récipient étant ensuite soumis à de faibles écarts de températures, comparativement à celle des fours. L'inconvénient causé par l'apparition de craquelures ou fissures n'existe plus. L'utilisation prolongée comme récipients est donc rendue possible et plus particulièrement comme conditionnements stockés, transportés et exposés à la vente, susceptibles d'être plus ou moins malmenés pendant plusieurs mois. De plus, il faut noter que l'application de l'enduit alimentaire se fait facilement et en peu de temps, ce qui est un avantage pour la commercialisation. De tels produits pourront être fabriqués avec un bon rendement et à un prix de revient suffisamment bon pour assurer la compétition despotssur le marché. Le fait d'utiliser un enduit alimentaire permet, en outre, son utilisation pour renfermer différentes denrées consommables. Une application est le conditionnement de produits alimentaires. L'invention sera mieux comprise à la lumière de la description qui va suivre d'un exemple de réalisation. Les récipients utilisés sont des poteries de matières poreuses. On peut citer en exemple non limitatif, les terres cuites, les céramiques et faïences, non imperméables. L'homme de l'art connaît les différentes étapes de préparation de telles poteries : l'argile ou une autre terre plastique, additionnée éventuellement de constituants tels que marne calcaire et sable, par exemple, pour la faïence, est lavée, polie, pétrie, façonnée et enfin cuite. On sait que la température est choisie en fonction des qualités physiques,mécaniques, chimiques, dont on veut doter le produit final. Les différentes étapes précédemment énumérées ne font pas partie de l'invention. Celle-ci réside dans le revêtement uniforme, imperméable et alimentaire, appliqué à la poterie poreuse sur au moins la paroi intérieure de celle-ci pour permettre le conditionnement de denrées consommables. Parmi les différents revêtements imperméables alimentaires,on peut citer, à titre d'exemples non limitatifs : les résines polymérisables, préférentiellement, les résines epoxy et le polyéthylène. En variante de réalisation, on prévoit des récipients alimentaires dont la paroi extérieure est aussi revêtue d'un enduit. Celui-ci n' est pas obligatoirement identique au premier. Etant donné qu'il n'est pas en contact avec la denrée renfermée, il n'est pas forcément alimentaire. Cependant, il faut noter que, pour plus de commodités de fabrication en grande série, préférentiellement, le même enduit sera appliqué à 1 'inté- rieur et à l'extérieur. L'avantage supplémentaire que l'on retire de ce revêtement extérieur est une plus grande solidité du récipient. Celui-ci résistera mieux à l'humidité ou aux frotements par exemple. De tels récipients sont en effet appelés à être stockes, transportés, exposes en magasins, le tout pouvant durer plusieurs mois, en atmosphère froide et humide, la plupart du temps. Par exemple, de tels récipients pourront servir à renfermer des produits laitiers (beurre, fromages, yoghourts. flans, mousses) de la charcuterie, du miel, des confitures, de la crème, de l'huile, de la moutarde, des cornichons ou autres condiments. Le procédé de fabrication selon l'invention consiste à prendre un récipient de matière poreuse, telle que citée plus haut, et à étendre sur au moins sa paroi interne, un revêtement uniforme et continu d'un enduit imperméable alimentaire. Cette opération se fait à la température ambiante sans précaution particulière Il n'est plus nécessaire de plonger une poterie dans une solution d'émail dilue et de faire recuire ensuite, pour s'exposer au problème de déformabilité à la cuisson différente entre tesson et émail. Ici, on étend l'enduit au pinceau ou, mieux, au pistolet. On laisse sécher, de la même façon que l'homme de l'art opère pour vernir. On obtient alors une couche uniforme continue qui a l'avantage de ne pas avoir été soumiseà la dilatation. Il n'y a donc pas de risque de manque d'adhésion tesson/enduit et de craquelure ou fissure par la suite. On peut donc compter sur la solidité et l'imperméabilité durables du récipient. Bien entendu, diverses modifications par des moyens équivalents pourront être apportées par l'homme de l'art aux produit et procédé qui viennent d'être décrits à titre d'exemples non limitatifs. REVENDICATIONS 1 - Produit nouveau constitué par un récipient alimentaire en matière poreuse, caractérisé en ce qu'il comporte un enduit imperméable alimentaire sur sa paroi au moins intérieure. 2 - Produit selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit récipient est d'une matière poreuse telle que terre cuite, céramique, faïence. 3 - Produit selon l'une quelconque des revendications 1, 2, caractérisé en ce que ledit enduit est une résine polymérisable, préférentiellement une résine époxy ou le polyéthylène. 4 - Produit selon l'une quelconque des revendications 1à3, caractérisé en ce que la paroi extérieure dudit récipient est recouverte d'un enduit imperméable. 5 - Procédé de fabrication d'un récipient selon l'une quelconque des revendi cations 1 à 4, caractérisé en ce que l'on revêt, à la température am biante, au moins la paroi intérieure dudit récipient, d'un enduit imper méable alimentaire. 6 - Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que l'on applique ledit enduit au pistolet,