L'invention concerne de nouveaux tissus incombustibles colorés, ainsi qu'un procédé pour les I Dans nombre de pays, les réglementations se font de plus en plus sévères pour que, dans les lieux publics ou de communautés (salles de spectacle, de reunions, habitats, aéronefs, bateaux, pièces d'habitation etc.), on n'emploie que des matières incombustibles ou quasiment telles. Cela est particulièrement le cas pour ce qui a trait aux produits textiles, revtements muraux en particulier, dont sont garnis les lieux en question. Parmi les fibres conduisant a de tels produits textiles, ni les fibres naturelles, ni les fibres artificielles, ni la quasi totalité des fibres synthétiques ne sont suffisamment incombustibles, et parmi ces dernières, celles qui le sont, manquent de stabilité thermique. I1 n'y a guère que les fibres de verre, parmi les fibres actuellement com mercialisees, qui présentent vraiment les qualités de"non-feu"exigées dans la plupart des règlements (on ne s'étend pas autrement ici, sans en sous estimer l'intért dans le cas présent sur des fibres dites minérales en cours d'étude ou de lancement) Les tissus établis à partir de filaments de verre ont toutefois le grave inconvénient de ne pouvoir tre commodément teints ou imprimes, par les méthodes conventionnelles, avec des colorants habituels par suite du défaut total d'affinits du verre pour les colorants organiques ; cela constituait un sérieux handicap, car il est de toute nécessité de garnir les lieux de communauté avec des tissus colores, décorés, attractifs. Certes, on peut avoir recours à des filaments teints dans la masse pour disposer de tissus colorés, mais la richesse de coloris n'est alors pas grande, et on ne peut évidemment obtenir ainsi la variété de teintes et de dessins que l'on peut réaliser par une teinture ou une impression après tissage ou tricotage, comme il est d'usage pour les tissus en fibres de nature organique. La présente invention a pour objet des étoffes incombustibles, à base de fibres de verre ou d'autres fibres minérales incombustibles, qui sont colore de toute façon désirable, ainsi qu'un procédé pour les obtenir. Elle consiste en ce que des étoffes réalisées a partir de telles fibres, imprégné avec au moins une résine organique leur conférant de la cohésion et de la fermeté, présentent, sur au moins une de leurs faces, au moins un colorant organique sublimable. Elle consiste également en un procédé pour réaliser des étoffes incombustibles tels que caractérisées ci-dessus, et selon lequel après avoir d t, aniere en soi connue établi l'article textile lui-mme et l'avoir imprégné de matière plastique additionnée éventuellement d'un agent ignifuge lui apportant une certaine rigidité, on applique sur au moins une de ses faces, un colorant organique sublimable, du type plastosoluble, de préférence par voie de transfert,.../ sous action thermique. Au sens de la présence invention, le terme"tissu"ou"article tisse"ou "etoffe"*signifie toute structure textile a deux dimensions obtenue par assemblage de fibres, en filaments continus ou non, et cela par voie de tissage en chaine et trame, ou par voie de tricotage, de tressage, de foulage, de feutrage, de nappage (tissus"non-tisses"), ou de tricotage-couture. Il était déjà connu, comme dit plus haut, d'établir des articles tissés en fibres de verre ou analogue et de les rendre ensuite plus fermes par impre- gnation avec des matières plastiques ou résines diverses, mais on n'avait pas, jusqu'à présent, observé que de tels complexes pouvaient recevoir des colorants, en particulier du type plastosoluble appliqués par un processus de sublimation, tellement on était convaincu que la présence du verre rendrait inopérante une telle opération, donc inaccessible un semblable résultat. Les procédés de report des colorants du genre en question par ce procédé de sublimation sont bien connus des gens du métier. Parmi ces procédés, on peut tout spécialement citer ceux qui font l'objet des brevets français 1 223 330 et 1 585 119, déposés respectivement les 29 Octo- bre 1958 et 23 Juillet 1968. Les matières plastiques et résines auxquelles on peut avoir recours-pour assurer une certaine cohésion de l'article tissé, sont notamment celles base de polymères de dérivés vinyliques (acétates, chlorures, acéto-chlorure, acétals, alcools à faible solubilité), ou de dérivés acryliques (esters acryliques, methacryliques) d'oxydes d'alcoylène (oxyde d'ethylène, de propylène, etc.). Ces matières plastiques peuvent elles-mmes contenir en proportions conver. ables, des agents ignifugeants dont l'objet est de réduire dans une très forte mesure, la combustibilité en soi de ces matières plastiques. Parmi de tels agents/ on peut nommer entr'autres : -certains oxydes métalliques, comme l'oxyde d'antimoine, -certains sels d'ammonium d'acides minéraux tels que l'acide sulfamique, l'acide phosphotique phosphoreux, ou hypophosphoreux, -certains esters de ces mmes acides du phosphore avec des alcools, tertiaires notamment, comportant des groupes halogènes dans leur radical, et tout particulièrement orthophosphate de chloréthyle et 1'orthophosphate de tri-bromoisopropyle, -certains dérivés aromatiques halogènes, tels le pentachlorophénol, divers diphnylobroms. Enfin, pour assurer aux tissus incombustibles des propriétés encore amelio- rées dans certains domaines, on peut ajouter aux matières plastiques en question d'autres substances auxiliaires. En particulier, on peut accroitre la resistan- d'autres ^atieres ce a l'abrasion en mélangeant aux matières plastiques/accroissant la rigidité.../ de l'article tissé, d'autres substances organiques réputées pour procurer cet effet et compatibles avec les premières, et telles entr'autres, que des résines urées-formaldéhyde, mlamine-formaldhyde, polyuréthanes. L'mpregnation des articles tisses avec ces divers produits, peut tre effectuée par tout moyen approprie, tel notamment que immersion en plein bain, dépôt à la racle, dépôt par rouleaux immerges, dépôt par projection. De toutes façons, en opérant comme il vient d'etre indique, on dispose, en définitive, d'un tissu parfaitement incombustible présentant tout caractère décoratif désiré et qui, de surcroit, offre de bonnes particularités quant à sa tenue et sa main, ce qui lui confère une excellente maniabilité, quant à sa stabilité dimensionnelle, facteur de première importance, quant à son absence d'effilochage aux lisières et lignes de coupe durant son travail, ce qui est également un avantage très précieux. L'invention va tre illustrée à l'aide de 1'exemple suivant, donné, bien entendu, à seul titre d'indication : EXEMPLE On établit tout d'abord, de la manière habituelle, un tissu en armure taffetas constitué : -en chaîne, par des fils de silionne de diametre 9, de 340 dtex, torsion 70 tours/m, à raison de 19,2 fils/cm, -en trame, par des filés de verranne de 1.900 dtex, torsion 215 tours/m, à raison de 9,2 filés/cm. On imprègne le tissu obtenu en le faisant passer dans un bain aqueux contenant, en poids, pour 1000 parties de bain : . 500 parties d'acétate de polivinyle en émulsion a 55 % de produit sec (K-wert environ 80), . 125 parties d'oxyde d'antimoine en pâte. On effectue l'opération en immergeant le tissu en plein bain, a température ordinaire, a une vitesse d'environ 400 metrs l'heure, le temps de séjour étant approximativement de 15 secondes. Sur le tissu imprégné, on procède a une opération de foulardage entre deux cylindres, l'un d'essorage en acier, l'autre en caoutchouc, sous une pression de 5 bars. On procède ensuite a une opération de séchage dans une étuve a 200 C, jusqu'a ce que le tissu imprégné accuse un poids d'environ 360 grammes au mètre carré. On pratique enfin, sur le tissu imprégné sec, un traitement de décoration. Pour cela, on établit tout d'abord, un papier de transfert sur lequel on reporte, par le procédé connu sous la dénomination Sublistatic, un dessin constitué par des colorants plastosolubles. On applique ce papier, par sa face portant ces.../ colorants, sur le tissu imprégné sec. L'opération est réalisée sur une calandre dont le cylindre recevant la face non colorée du papier, est chauffée à 210 C, ce cylindre est enveloppé d'un tapis conducteur, qui guide les deux éléments à une vitesse de 180 mètres à l'heure, tout en réalisant une pression d'envelop- pement de 4 kgs/cm. A la sortie de la calandre, on enroule a part le papier qui a décalqué son dessin sur le tissu, tandis que le complexe étoffe de verre imprégnée décorée est elle aussi recueillie a part sur un mandrin. Ce dernier complexe, après les opérations habituelles d'emargeage et de découpe, constitue un excellent revtement mural pour une salle à manger de paquebot, ou passages publics des lieux publics (hôtels, communautés, etc.). REVENDICATIONS ==========================s 1/Etoffe incombustible constituée substantiellement de fibres minérales incombustibles, telles notamment que fibres de verre, imprégnée sur au moins une de ses faces avec au moins une matière plastique lui conférant de la cohésion et de la fermeté, caractérisée par le fait qu'elle présente, sur ladite face au moins un colorant organique sublimable. 2/Etoffe selon revendication 1, caractérisée par le fait que le colorant est du type plastosoluble. 3/Etoffe selon revendication 1, caractérisée par le fait que l'étoffe, sur ladite face au moins, est imprégnée également avec au moins un agent ignifugeant. 4/Procédé pour l'obtention d'étoffe selon revendication 1, selon lequel, de manière en soi connue, on établit tout d'abord un article textile a deux dimensions, substantiellement en fibres minérales incombustibles, telles notamment que fibres de verre, on imprègne ensuite ledit article avec une matière plastique lui conférant de la cohésion et de la fermeté, et offrant une certaine affinité pour les colorants organiques sublimables, caractérisé par le fait que, sur au moins une face dudit article, à des emplacements prédéterminés, on reporte enfin, par sublimation, au moins un colorant organique. 5/Procédé selon revendication 4, caractérisé par le fait qu'on applique en premier lieu le colorant à reporter, de manière en soi connue, sur un support provisoire de transfert, et qu'on amène après ce support en regard très proche, voire au contact de la face de l'article textile à colorer, tout en soumettant le tout pendant le temps nécessaire, a une action thermique entrainant la migration par sublimation au colorant depuis ledit support jusqu'à la face en question. 6/Procd selon l'une des revendications 4 et 5, caractérisé par le fait qu'on fait choix comme colorant, d'un colorant plastosoldble.