Il existe sur les chantiers un besoin constant et varié d'air ou autre fluide chaud sous pression. Ce besoin est particulièrement sensible durant les périodes hivernales. Ainsi constate-t-on, par exemple, que certains outils à air comprimé, tels que les vibreurs à béton, fonctionnent mal ou pas dès que la température de l'air comprimé descend au dessous de zéro degré en raison, en particulier du gel de l'humidité atmosphérique. De même, il peut être nécessaire de disposer d'eau chaude pour fabrication de béton chaud dont la prise est plus rapide, ce qui est avantageux par temps froid ou pour la préfabrication. On peut également avoir besoin cl'air ou d'eau chaude pour dégeler une canalisation d'eau, ou de mortier chaud pour certaines injections par temps froid. De façon plus précise encore l'utilisation d'un fluide chaud est particulièrement judicieuse pour la plupart des différentes opérations relatives au béton précontraint ; on sait, par exemple qu'il est indispensable après coulée du béton, de laver à l'eau et de sécher à l'air Itintérieur des gaines des câbles de précontrainte.Ces opérations sont difficiles voire impossibles dès le gel ; en effet, le froid extérieur provoque la formation de glace au seinFla gaine que ltair ne peut faire disparaitre. I1 s'ensuit que la mise en place du béton pour ouvrages précontraints, par température auXdessous de zéro degré, est particulièrement délicate et pet entrainer des risques majeurs de colmatage des gaines des câbles par du béton en raison de l'absence de lavage à l'eau avant la prise. De plus, le béton ayant pris la température basse ambiante constitue un volant de froid qui maintient la glace dans les gaines des câbles, durant une période assez longue, même après une haasse de la température extérieure ce qui prolonge et accentue les inconvénients précités, car on ne peut alors ni tendre, ni injecter les gaines. I1 peut alors être nécessaire de chauffer les câbles par air chaud avant et pendant la mise en tension, un nouveau nettoyage à l'eau et à ralr chaud étant ensuite indispendable immédiatement avant l'injection du coulis. Pour tous ces usages l'on pourrait songer à utiliser sur le chantier des appareils produisant directement le fluide chaud sous pression, analogues aux chauffe-eau domestiques, aux pulseurs d'air chaud pour le conditionnement ou aux autres petits appareils de chauffage de fluide. Ces solutions présentent deux sortes d'inconvénients. Ou bien le fluide produit chaud l'est sous une pression trop faible pour autre utilisé valablement dans les applications précitées. Ou bien les installations sont trop volumineuses, pondéreuses et chères pour posséder la nobilité suffisante et indispensable sur les chantiers compte-tenu des lacalisations variées de ceux-ci et des usages multiples et différents qu'on doit faire de l'appareil. L'accès des chantiers et des lieux précis de travail sur ceux-ci eSt par nature, difficile. La présente invention pallie ces divers inconvénients. Grâce au dispose tif selon l'invention, combinant et appliqual* des moyens connus séparrément dans d'autres domaines, elle permet l'obtention, sur les chantiers de bâtiments et de travaux publics et dans des conditions de parfaite mobilité, de fluides chauds divers, eau ou air par exemple, sous pression. Elle a en effet ttait à un dispositif mobile permettant l'obtention de fluide chaud sous pression plus partiolièrement destiné aux chantiers de bâtiments et travaux publics caractérisé par le fait qu'il se compose au moins d'une enceinte mobile, dans laquelle est placé m serpentin munis à ses extrêmités des raccords nécessaires, laquelle enceinte est remplie constamment d'un fluide vecteur de chaleur et maintenu à température réglable, le dit serpentin étant branché, à volonté, à l'une de ses extrêmité sur une source de fluide sous pression K température quelconque et à son autre extrêmité sur un circuit d'utilisation de fluide chaud, le passage du fluide sous pression dans le serpentin provoquant son élévation en température. La présente invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre donnée à titre d'exemple non limitatif et à l'aide du dessin annexé sur lequel on voit -fig. 1, vue en élévation d'un exemple de dispositif selon l'invention. -fig. 2, vue schématique du montage d'un tel dispositif branché sur un compresseur dans son utilisation au nettoyage des gaines. -fig. 3, vue d'une variante du dispositif à éléments séparés. -fig. 4, et 5, vues de montages possibles des dits éléments. -fig. 6, vue de l'accouplement de deux dispositifs selon l'invention muni chacun d'un brûleur. -figure 7, vue d'un dispositif de mélange, - -figure 8, vue d'un dispositif selon l'invention à plusieurs serpentins. -figure 9, vue d'une variante comportant en parallèle plusieurs dispositifs selon l'invention. Le dispositif selon la,brésente invention se compose, en sa combinaison nouvelle de moyens connus, - d'une enceinte 1, ici cylindrique, fermée à ses deux extrémités avec les orifices d'aération ou de décompression nécessaires 2 et 3 et un orifice 4 sur lequel peut être branchée la source de chaleur. Celleci. dans l'exemple décrit, est constituée par un dispositif de chauffe quelconque composé d'un réservoir de combustible 5 alimentant par une canalisation 6 un bruleur 7 et d'un ventilateur 8 aspirant et soufflant de l'air dont le brûleur 7 élève la température cet air remplissant ensuite l'enceinte 1. Dans celle-ci est placé un serpentin 9 muni à ses extrémités de raccord 10 et 11, permettant de la brancher d'une part à une source de fluide sous pression, d'autre part, à un circuit d'utilisation. Ces raccords 10 et 11 permettent aussi de coupler enceinte 1 avec d'autres du même type, le démarrage, la hauteur de flamme et l'arrêt du bruleur étant commandés directement par la circulEtion du fluide comprimé à l'aide du dispositif d'admission du combustible 20. A la figure 2, a été représenté un mode d'utilisation au nettoygae des gaines de précontraintes des éléments en béton avant et après la mise en tension. L'enceinte 1 contenant de l'air, chauffé parle brûleur 7 assure le chauffage de lair sous pression provenant d'un compresseur 12 par la canalisation 13 de longueur variable, par passage dans le serpentin 9 ; cet air, chauffé sous pression, est ensuite envoyé, par la canalisation 14, dans la gaine 15 ménagée dans la poutre coulée 16 par l'intermédiaire du raccord 17 qui peut être soit le raccord d'extrémité du serpentin, soit un autre raccord adéquat. L'envoi d'air du serpentin dans la gaine est direct et l'espace que l'air parcourt peut être réduit à volonté du fait de la parfaite mobilité du dispositif sur le chantier. Dans la variante décrite en référence à la fig. 3 le dispositif est constitué de plusieurs éléments analogues 1, 1', 1", de longueurs différentes ou égales contenant des serpentins adaptés, 9, 9' et 9" munis des raccords nécessaires 10, 10', 10" et 11, 11', et 11", permettant de les raccorder séparéanent à divers circuits d'utilisation et aussi entre eux pour former des longueurs variables de chauffage selon la quantité de chaleur à fournir. Ces éléments peuvent être alors directement couplés et accolés comme en figure 4 ou séparés, lorsque la longueur du parcours exige un chauffage en deux temps comme en figure 5. Deux éléments peuvent,être accolés comme en figure 6 avec un brû- leur 7 à chaque extrémité ce qui peut permettre d'obtenir une plus grande quantité de chaleur avec une moindre utilisation de combustible. L'enceinte 1 peut contenir plusieurs serpentins pouvant alimenter plusieurs circuits d'utilisation ce qui assure un meilleur rendement de l'enceinte chauffante. Les applications, comme il était indiqué au préambule, et outre celle décrite en référence aux figures ci- dessus, sont multiples. L'eau de lavage des gaines peut être chauffée ainsi que le mortier d'injection. L'air peut être utilisé comme air comprimé moteur de divers appareils en période hivernale. L'air ou l'eau chauds peuvent servir au dégel de canalisation sur lesquelles il suffit de hancher le dispositif grâce aux raccords du serpentin. En figure 7, a été représenté un montage permettant de mélanger les divers fluides dont l'un à été traité par le dispositif selon l'invention. La source de fluide, éventuellement commune, a été désignée par la lettre S. Une partie du fluide (flèche V) passe dans le serpentin 9 tandis que l'autre, issue de la même source ou provenant d'une autre passe par un e canalisation parallèle (flèche W). A la sortie les deux 'circuits sont raccordés ce qui permet le mélange en M. Les deux fluides peuvent être de l'air à deux températures différentes, ce qui permet d'olWtenir de l'air tiède lorsqu'il n'est pas possible de régler suffisamment bas et précisément la température de l'air comprimé chaud et sortant du serpentin 9. Ce peut être aussi de l'air et de l'eau. Comme il a été indiqué plus haut une même enceinte-peut contenir plusieurs serpentins. Conformément à l'esprit de la variante décrite cidessus, et comme il a été représenté en figure 8 chacun de ces serpentins 9 et 9', ou plus, peut être traversé par des fluides de natures différentes, par exemple de l'air et de liteau. La variante du dispositif )selon l'invention représentée en figure 9 tron permet de traiter un fluide sous pression dont le débit est/élevé relativement à la capacité d'un seul serpentin. Dans cycas le fluide provenant de la source par la canalisation C est réparti entre les trois canalisations Ca, Cb, et Cc puis passe, au sein des enceintes la, lb, 1c, dans les serpentins 9a, 9b, et 9c. Les trois courants de fluides, séparément traités,sont ensuite ramenés dans la canalisation D commune, par les canalisations C'a, C'b, et C'c. Revendications. I. Dispositif mobile permettant l'obtention de fluide chaud sous pression plus particulièrement destiné aux chantiers du bâtiment et travaux publics caractérisé par le fait qu'il se compo-se au moins d'une enceinte mobile dans laquelle est placé un serpentin munis à ses extrêmités des raccords nécessaires, laquelle enceinte est remplie constamment d'un fluide vecteur de chaleur et maintenu à la température réglable, le dit serpentin étant branché, à volonté, à l'une de ses extrémités sur une source de fluide sous pression à température quelconque et à son autre extrémité sur un circuit-d'alimentation de fluide chaud, le passage du guide sous pression dans le serpentin provoquant son élévation en température. 2. Dispositif selon revendication 1 caractérisé par le fait qu'il est utilisé à la production d'air chaud pour le nettoyage des gaines d'éléments en béton précontraint immédiatement après le bétonnage et avant l'injection des gaines. 3. Application du dispositif selon revendication 1 à la production d'air comprimé chaud faisant fonctionner certaines machines à air comprimé sur les chantiers. 4. Application du dispositif selon revendication 1 au chauffage de l'eau de lavage des gaines de précontrainte. 5. Dispositif selon revendication 1 caractérisé par le fait qu'il est formé de plusieurs éléments séparables pouvant être accolés, les serpentins en étant reliés par leurs raccords d'extrémités pour la production de quantités de chaleurs variables. 7. Dispositif selon revendication 1 caractérisé par le fait qu'il est formé d'éléments homologues placés a espaces variables sur une même canalisation pour permettre l'obtention de la température voulue en divers lieux d'utilisation simultanés ou lorsque l'utilisation est longue, pour maintenir le fluide à une température convenable. 8. Combinaison du dispositif selon l'invention avec un appareil de chauffage électrique de 1' air de l'enceint e. 9. Combinaison du dispositif selon revendication 1 avec un brûleur à fuel ordinaire. ordinaire. 10. Dispositif selon revendication 1 caractérisé par le fait que le fluide contenu dans l'enceinte est de l'eau chauffé sur un brasero, la matière constituant l'enceinte étant en matière thermo-résitante. 11. Dispositif selon revendication 1 comportant plusieurs serpentins parcourus simultanément par plusieurs fluides chauds sous pression pouvant etre mélangés à la sortie. 12. Variante du dispositif selon revendication 1 permettant de chauffer un fluide à gros débit et formé à cet effet de plusieurs éléments homologues placés en parallèle.