La présente invention a pour objet une bouée lumineuse comportant une lampe électronique à éclairs périodiques et notamment utilisable comme signal de détresse en cas de naufrage ou d'accident en mer. On contact divers modèles de telles bouées lumineuses qui, par exemple en cas de naufrage de navire ou de chute d'homme à la mer, peuvent être mises à l'eau pour signaler aux sauveteurs l'emplacement des naufragés en détresse. Ces bouées sont à cet effet munies de batteries incorporées, et elles émettent des éclairs lumineux périodiques à une fréquence qui, selon les règles édictées par l'Association Internationale de Signalisation Maritime, doit toujours rester supérieure à 2 Hz ceci afin de ne pas risquer de provoquer de confusion avec les feux des phares et balises utilisés pour la navigation maritime.Certaines de ces bouées utilisent de classiques lampes à filament, lesquelles présentent l'inconvénient de n'émettre qu'une faible intensité lumineuse tout en présentant une consommation d'énergie relativement élevée, et par conséquent une durée de fonctionnement très limitée. D'autres bouées sont équipées de lampes électroniques à éclairs incorporées dans de simples flotteurs, lesquels présentent par conséquent l'inconvénient de disparatre au creux des plus petites vagues et de risquer ainsi de passer inaperçus en outre, la fréquence d'émission des éclairs lumineux tend à décroître au fur et à mesure de la décharge de la batterie, et risque ainsi de s'abaisser à une valeur égale ou inférieure à la valeur de 2 Hz précitée. La présente invention se donne pour but de concevoir une bouée lumineuse du type à lampe électronique à éclairs périodiques qui ne présente aucun des inconvénients précédents, et qui en particulier soit dotée d'une relativement longue autonomie de fonctionnement et réalise une signalisation efficace de relativement grande portée, bien visible en toutes circonstances. Ce but est atteint, selon une caractéristique essentielle de l'invention, grace au fait que la bouée lumineuse est constituée par un tube cylindrique de relativement grande longueur qui contient la lampe électronique à l'une de ses extrémités et une masse de lestage à son extrémité opposée, ceci de telle sorte que, lorsque la bouée est mise à la mer, elle flotte de façon stable en position verticale avec son extrémité contenant la lampe à une hauteur appréciable au-dessus du niveau de l'eau. De la sorte, les éclairs lumineux émis par la lampe sont visibles à relativement grande distance et ne risquent pas de se trouver masqués par les flots en cas de houle. Selon une autre caractéristique de l'invention, la bouée qui est normalement entreposée avec son extrémité contenant la lampe orientée vers le bas se retourne d'elle-même au plus tard en entrant en contact avec l'eau, et ce retournement de position provoque automatiquement, par exemple grâce à un relais à mercure, l'entrée en fonctionnement de la lampe à éclairs. La bouée lumineuse peut, selon d'autres caractéristiques encore de l'invention, être équipée d'un anneau destiné à permettre 1' accrochage par un naufragé d'une sangle de ceinture ou de bouée de sauvetage, ainsi que d'une bride en matériau léger fixée au niveau de sa ligne de flottaison et destinée à améliorer sa stabilité et à réduire ainsi l'amplitude des oscillations que lui imposent les vagues. Le tube cylindrique constituant le corps de la bouée lumineuse peut être avantageusement réalisé en une matière légère et peu fragile, et être revêtu, au moins sur sa partie qui dépasse hors de l'eau, d'une peinture métallisée de couleur voyante, par exemple orange vif, destinée à améliorer sa visibilité aussi bien que son repérage par radar. Selon d'autres caractéristiques encore de l'invention, une partie au moins de la masse de lestage peut être constituée par un poids logé dans un évidement de l'extrémité correspondante du tube et relié à ce dernier par un filin enroulé en hélice autour de ce poids, le retournement qui se produit lorsque la bouée entre en contact avec la mer ayant pour effet de permettre au poids de quitter son logement et de s'enfoncer dans l'eau en provoquant le déroulement du filin.Par ailleurs, la bouée peut être équipée d'une capsule contenant une réserve d'un gaz léger comprimé ou liquéfié ainsi qu'un ballonnet normalement replié qui est attaché à l'extrémité du tube contenant la lampe et est relié par un tuyau souple à ladite capsule, la communication entre cette capsule et ce ballonnet pouvant être établie, aux fins de gonflage de ce dernier, par suite d'une manoeuvre intentionnelle du naufragé utilisant la bouée.Il résulte de ces caractéristiques, d'une part une amélioration de stabilité de la bouée, et d'autre part un accroissement notable de sa visi bilité grâce au fait que le ballonnet reflète lui-meme les éclairs lumineux émis par la lampe, et peut même, selon une variante de réalisation de l'invention, etre utilisé pour soulever grâce à sa-force ascensionnelle la lampe à éclairs audessus du niveau de l'extrémité supérieure de la bouée. Les caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront plus clairement à la lecture de la description suivante de diverses formes de réalisation, données à simple titre illustratif et nullement limitatif, et avec référence aux dessins ci-annexés, en lesquels La figure 1 représente en élévation une bouée lumineuse à écLairs périodiques selon l'invention, cette bouée étant représentée dans sa position de fonctionnement ;; La figure 2 représente en élévation la partie active de la bouée lumineuse de la figure 1, avant son incorporation au tube cylindrique La figure 3 illustre une variante de réalisation, dans laquelle une partie de la masse de lestage est constituée par un poids déroulable accroché à l'extrémité inférieure de la bouée La figure 4 illustre en coupe, et à plus grande échelle, le logement de cette masse de lestage dans un évidement prévu à cet effet dans l'extrémité du tube cylindrique constituant le corps de la bouée La figure 5 illustre une autre variante de réalisation, dans laquelle la bouée lumineuse est en outre équipée d'une capsule de gaz léger comprimé et d'un ballonnet gonflable sur commande volontaire au moyen de ce gaz La figure 6 représente une variante de la réalisation de la figure 5, dans laquelle la tête lumineuse est directement incorporée au ballonnet gonflable Les figures 7a et 7b illustrent une autre variante encore de la réalisation de la figure 5, dans laquelle la tête lumineuse est mobile et est accrochée au ballonnet gonflable La figure 8 illustre schématiquement l'amarrage d'un naufragé à la bouée lumineuse selon l'invention, par l'intermédiaire de son gilet de sauvetage Et la figure 9 reproduit le schéma électrique du circuit de commande de la lampe électronique à éclairs périodiques qui équipe la bouée selon l'invention. Comme le montrent les figures l et 2 des dessins-ci annexés, la bouée lumineuse selon l'invention comprend un corps 1 constitué par un tube cylindrique de relativement grande longueur, par exemple de l'ordre d'un mètre ou davantage, ce tube pouvant être avantageusement constitué par une matière légère et peu fragile telle par exemple qu'une matière plastique et être revêtu au moins sur sa partie dépassant hors de l'eau d'une peinture métallisée de couleur voyante, par exemple orange vif, destinée à améliorer la visibilité de la bouée ainsi qu'à faciliter sa détection par radar. A son extrémité supérieure, le tube 1 se termine par une verrine transparente 2 à l'intérieur de laquelle est logée la lampe électronique à éclairs 3. Il contient à son extrémité inférieure une masse de lestage 4 qui assure sa stabilité de flottement en position verticale.Cette stabilité est encore renforcée par le fait que, conformément à la représentation de la figure 2, les éléments pesants du circuit électrique de commande tels que la batterie d'alimentation 5, le condensateur 6, et ltensemble de la plaquette de circuit imprimé 7, sont logés dans la partie inférieure du corps de la bouée, tandis que seuls la lampe électronique à éclairs 3 et son transformateur d'impulsions 8 sont disposés à la partie supérieure, le raccordement étant effectué par l'intermédiaire d'un simple cabale tripolaire. Ainsi lestée, la bouée lumineuse selon l'invention possède une excellente stabilité et conserve pratiquement sa position verticale en dépit des oscillations qui peuvent lui être imposées'par les vagues.L'amplitude de ces oscillations peut d'ailleurs être facilement réduite en adjoignant au corps 1 de la bouée et au niveau de sa ligne de flottaison une bride 9 en un matériau léger tel par exemple que du liège ou qu'une mousse plastique expansée. Au corps 1 de la bouée peut également être fixé, de préférence légèrement au-dessus de sa ligne de flottaison, un anneau 10 destiné à permettre l'accrochage par un naufragé d'une sangle de ceinture ou de bouée de sauvetage, ainsi qu'illustré schématiquement à la figure 8 des dessins. Ainsi qu'il sera exposé ci-après, le fonctionnement du circuit électrique de commande de la lampe électronique 3 est contrôlé par un interrupteur à mercure ou par tout autre organe équivalent, gr ce auquel la lampe 3 n'émet des éclairs lumineux que lorsque la bouée se trouve dans la position de fonctionnement- illustrée aux figures 1 et 2 des dessins. Ceci permet d'entre poser sans autres précautions particulières la bouée à bord des navires en position inversée, ctest-à-dire la tete en bas.La bouée peut reposer à cet effet sur des supports fixés à une paroi verticale du navire, de manière à pouvoir se décrocher automatiquement en cas de retournement. I1 est toutefois préférable de fixer la bouée sur une pince élastique pivotante permettant de provoquer volontairement son retournement aux fins de vérification périodique de bon état de fonctionnement : cette simple manoeuvre de basculement permet de contrôler l'état du circuit en faisant éclater quelques éclairs sans qu'il en résulte de dommage pour les condensateurs employés, du type au papier métallisé. Dans tous les cas, le relais à mercure maintient le circuit électrique de commande non alimenté aussi longtemps que la bouée reste en position d'entreposage.Lorsque la bouée est lancée à la mer, par exemple en cas de chute d'homme par dessus bord, elle se retourne d'elle même au plus tard en entrant en contact avec liteau, et ce retournement de position provoque automatiquement, par l'intermédiaire du relais à mercure, l'entrée en fonctionnement du circuit de commande et par conséquent l'émission d'éclairs périodiques par la lampe électronique 3. Comme le représente la figure 1 des dessins, cette lampe occupe une position suffisamment élevée par rapport au niveau de l'eau pour que ses éclairs restent visibles même en cas de clapotis ou de houle. Il est encore possible d'envisager d'autres solutions pour accroitre, si nécessaire, la stabilité verticale de la bouée lumineuse selon l'invention. Une première solution consiste, comme illustré aux figures 3 et 4 des dessins annexés, à constituer au moins une partie de la masse de lestage du corps de la bouée par un poids 4' logé dans un évidement Il ménagé à cet effet dans l'extrémité correspondante du tube 1. Ce poids 4' est relié au tube par l'intermédiaire d'un filin 12 enroulé en hélice autour du poids lui-même, en sorte que ce poids ne détermine pas de saillie par rapport à ltextrémité du tube dans la position d'entreposage, mais puisse néanmoins quitter son logement ll et s'enfoncer dans liteau en provoquant le déroulement du filin 12 lors du retournement qui se produit lorsque la bouée entre en contact avec la mer. L'abaissement qui en résulte du centre de gravité de la bouée accroit sensiblement la stabilité verticale de cette dernière. Une autre solution, qui peut être employée conjointement avec la précédente ou indépendamment d'elle, peut consister à re courir à la force ascensionnelle dlun ballonnet gonflable au moyen d'un gaz léger, tel par exemple que l'hélium. Un tel ballonnet 13 peut, comme illustré à la figure 5 des dessins, etre par exemple fixé à l'extrémité supérieure de la bouée lumineuse 1 par l'intermédiaire d'un filet 14, tout en étant raccordé par l'intermédiaire d'un tuyau souple 15 à une capsule 16 contenant une réserve d'hélium comprimé.Le ballonnet 13 est normalement contenu à l'état replié dans un réceptacle latéral 17 fixé sur le corps de la bouée 1, et sa mise en communication avec l'hélium contenu dans la capsule 16 a pour effet de le gonfler et de provoquer ainsi son ascension jusqu'à mise en tension de l'attache qui le relie au corps de la bouée 1.En plus de l'amélioration de stabilité qui résulte de la force ascensionnelle du ballonnet 13 appliquée à l'extrémité supérieure du corps de bouée 1, ce ballonnet améliore par sa seule présence la visibilité à grande distance de la bouée en réfléchissant sur sa surface les éclairs périodiques émis par la lampe électronique 3 ; cette surface peut être avantageusement réflectorisée et notamment couverte de secteurs métallisés pour accroitre sa perceptibilité par radar ; elle peut, comme le corps de la bouée, être peinte en couleur orange. I1 faut toutefois observer que, le ballonnet 13 donnant prise au vent, il risque de provoquer la dérive de la bouée sur la surface de la mer et de l'éloigner ainsi de l'emplacement du naufrage ou de la mettre hors de portée d'un naufragé en- détresse.Pour cette raison, il est indispensable de ne permettre le gonflage du ballonnet 13 que sur manoeuvre intentionnelle de la personne à secourir. A cet effet peut être prévue une manette 18 de commande provoquant à la fois l'ouverture du réceptacle 17 et la libération du ballonnet 13, et sa mise en communication avec le gaz contenu à l'intérieur de la capsule 16. I1 suffira dès lors au naufragé, après s'être préalablement accroché à la bouée, de manoeuvrer la manette de commande 18 pour provoquer la libération du ballonnet et son gonflage. Du fait même de sa position élevée, le ballonnet 13 rend ainsi la bouée de détresse visible à grande distance et aisément détectable par radar. Il est encore possible, en variante à la solution cidessus décrite, d'utiliser la force ascensionnelle du ballonnet 13 pour élever la position de la lampe électronique 3 au-dessus du niveau de l'extrémité supérieure de la bouée 1, cette lampe étant alors désolidarisée mécaniquement de ia bouée à laquelle elle ne reste reliée que par l'intermédiaire d'un câble de connexion dé roulable de longueur appropriée. Une solution intéressante consiste en particulier à incorporer la lampe électronique 3 ainsi que son transformateur d'impulsions 8 à l'intérieur d'une masse surmoulée 19 de matière plastique transparente, le raccordement de cette "tete lumineuse" au circuit électrique de commande contenu dans le corps de la bouée 1 étant alors effectué par un câble tripolaire 20 dont les connexions sont exécutées au moyen de prises étanches.La figure 6 des dessins représente une première forme de réalisation de cette variante, dans laquelle la tete lumineuse contenant la lampe électronique 3 et son transformateur d'impulsions 8 est incorporée à l'intérieur du ballonnet 13 lui-meme. Les figures 7a et 7b représentent une autre forme de réalisation, dans laquelle la tete lumineuse est simplement accrochée à l'extrémité du filet 14 contenant le ballonnet 13. Dans cette dernière forme de réalisation, la tête lumineuse 19 ainsi que son cible de raccordement 20 convenablement lové sur un support tronconique sont logés à l'intérieur d'un évidement 21 prévu à cet effet à l'extrémité supérieure du cylindre constituant le corps de bouée 1.Cet évidement 21 est fermé par une verrine 22 de forme hémisphérique montée sur charnière, laquelle est transparente ainsi que la paroi de L'évidement et peut être basculée en position ouverte par l'intermédiaire de la manette de commande 18 et d'une tringlerie associée 23 (figure 7b). Une autre variante pourrait encore consister à intégrer la capsule 16 contenant le gaz à l'intérieur du ballonnet-lui-meme, ce qui aurait pour avantage de supprimer le tuyau de raccordement 15. Les diverses mesures envisagées ci-dessus ont pour effet, soit de contribuer à l'amélioration de la stabilité de la bouée lumineuse en position verticale, réduisant ainsi l'amplitude des oscillations qui peuvent lui être imposées par les vagues, soit d'accrottre la portée des éclairs lumineux émis par la lampe qui équipe la bouée grâce à une surélévation du niveau occupé par cette lampe et/ou à l'accroissement de la surface éclairante ; de ce dernier point de vue, la solution prévoyant l'incorporation de la tête lumineuse à l'intérieur du ballonnet gonflable 13 est d'un particulier intérêt, du fait que toute la surface de ce ballonnet est utilisée comme surface émissive.Par ailleurs, la nécessité de lester assez généreusement la bouée lumineuse permet d'affecter à cette fin la propre batterie de piles servant à l'alimentation du circuit électrique, ce qui permet d'utiliser une batterie de relativement grande capacité et de réaliser ainsi un générateur d'éclairs relativement puissant. En raison de son élévation audessus du niveau de l'eau, la tête lumineuse de ira bouée selon l'invention reste parfaitement visible pour un homme tombé à la mer, lequel a à fournir comme seul effort de se diriger vers la bouée et de s'y attacher par l'intermédiaire de l'anneau 10 sur lequel il accroche une sangle de son gilet ou de sa bouée de sauvetage (figure 8).Bien entendu, l'usage de la bouée lumineuse selon l'invention peut être combiné avec celui d'une bouée d'un quelconque type connu, telle par exemple qu'une bouée-sac réalisée en matière plastique semi-étanche de préférence, ceci afin de réduire le refroidissement du naufragé dû à l'intense circulation de l'eau autour de lui. Sous réserve d'un dimensionnement convenable de la lampe à éclairs, la bouée peut être aperçue à plus de 5 milles en mer et son fonctionnement peut être assuré de façon permanente pendant une durée variant de 15-à 55 heures selon la qualité des piles utilisées comme source d'alimentation.Par ailleurs, il est possible gracie à une utilisation intermittente de la bouée lumineuse de prolonger sa durée de fonctionnement du fait qu'une batterie utilisée par intermittence peut de façon connue être déchargée plus complètement qu'une batterie débitant de façon permanente. Le naufragé peut ainsi avoir intérêt à interrompre le fonctionnement de la bouée lumineuse, par simple retournement de celle-ci, lorsqu'aucun navire ou avion susceptible de le secourir n'est en vue. I1 ne suffit pas que les éclairs lumineux émis par la lampe électronique équipant la bouée démarrent instantanément et soient aussi puissants que possible, il faut encore qu'ils ne risquent pas de prêter à confusion avec les feux des phares et balises utilisés pour la navigation maritime. De ce point de vue, et selon les règles en vigueur, la fréquence des éclairs émis doit être toujours supérieure à la valeur de 2 Hz.Or il est bien connu que des feux de signalisation alimentés par piles voient leur fréquence diminuer au fur et à mesure de la décharge de la batterie. I1 serait possible de calculer les composants du circuit de commande de la lampe électronique de telle manière que la fréquence initiale des éclairs lumineux qu'elle émet se situe à une valeur relativement élevée, 5 Hz par exemple, puis décroisse naturellement au fur et à mesure de la décharge de la batterie jusqu'à une valeur de l'ordre de 2,1 Hz pour laquelle le circuit serait mis automatiquement hors service. Inversement, il serait possible de prévoir un démarrage à la fréquence de 2,1 Hz et d'associer au circuit de commande un circuit accélérateur de fréquence au fur et à mesure de la diminution de la force électromotrice de la batterie.Dans les deux cas, toute fois, il en résulterait pendant certaines périodes un fonctionnement à fréquence élevée, entraînant une consommation importante de courant qui accélèrerait la décharge de la batterie. C'est pour cette raison qu'il a paru préférable, dans le cadre de la présente invention, de constituer le circuit électrique de commande de la lampe électronique à éclairs de telle manière que la fréquence d'émission de ces éclairs reste sensiblement constante pendant toute la durée de fonctionnement, la batterie étant~ automatiquement déconnectée dès que sa force électromotrice devient insuffisante pour assurer cette constance de fréquence d'émission des éclairs. La figure 9 des dessins ci-annexés reproduit le schéma d'un circuit électrique de commande que l'on peut utiliser à cette fin dans la bouée lumineuse selon l'invention. Ce circuit se compose essentiellement d'un étage oscillateur constitué des résistances R2, R3, R4, R5, du condensateur C2 et du transistor TOI, d'un étage convertisseur constitué du transistor T02 et du transformateur TR1, et du circuit d'impulsions comprenant le condensateur d'énergie C4, le condensateur d'impulsion C5, le thyristor THI, et le transformateur d'impulsion TR2 associé à la lampe électronique L1 à éclairs périodiques.Le fonctionnement de l'ensemble de ce circuit de commande est contr81é, comme indiqué précédemment, par un relais à mercure, ici représenté sous la forme d'un simple contact électriqueI1. L'alimentation de l'étage oscillateur est en outre contrôlée par un contact de travail T1 d'un relais électromécanique RL1 dont la bobine est montée en série avec une diode Zener D1 et est, de ce fait, alimentée sous une tension égale à la différence entre la tension délivrée par la batterie (non représentée sur le dessin) et la tension aux bornes de la diode Zener D1. A la fermeture de l'interrupteur à mercure I1, l'étage convertisseur devient opérant et charge le condensateur d'énergie C4 et le condensateur d'impulsion C5. Le relais RL1 ferme par ailleurs son contact de travail T1 et autorise ainsi le fonctionnement de l'étage oscillateur qui commande lui-même le thyristor TH1, lequel en passant à l'état de conduction décharge le condensateur C5 et provoque ainsi l'amorçage de la lampe électronique à éclairs L1 par l'intermédiaire du transformateur d'impulsion TR2. Les divers composants du circuit sont calculés de telle façon que la fréquence des éclairs émis par la lampe L1 soit égale, par exemple, à 2,1 Hz.Au fur et à mesure que, par suite d'un fonctionnement ininterrompu, la tension fournie par la batterie d'alimentation atteint une valeur telle que la fréquence d'émission des éclairs risque de ne plus être assurée et de s'abaisser ainsi à une valeur incompatible avec les normes de la signalisation maritime, la tension-d'excitation de la bobine du relais RL1 tombe ellemême à une valeur qui ne permet plus le maintien de l'armature de ce relais : le contact T1 du relais s'ouvre alors et met l'étage oscillateur hors service. L'émission des éclairs se trouve ainsi arrêtée du fait de la suppression des impulsions de déclenchement. On remarquera toutefois que le relais RL1 ne contrôle que le seul circuit d'alimentation de l'étage oscillateur, mais laisse alimenté le circuit convertisseur comprenant entre autres le transistor T02 et le transformateur TR1.De ce fait, la batterie continue à débiter et sa tension ne peut par conséquent remonter à une valeur qui risquerait de provoquer des réenclenchements intempestifs et éphémères du relais. Par contre, le relais à mercure Il coupe globalement l'alimentation du circuit de commande et isole ainsi complètement la pile, ce qui permet à cette dernière de se dépolariser lors d'un arrêt par retournement, et de pouvoir ainsi assurer une nouvelle période de fonctionnement de la bouée lumineuse au moment voulu. I1 doit être enfin entendu que la portée de l'invention n'est pas limitée aux formes de réalisation ci-dessus décrites, lesquelles n'ont été indiquées qu a simple titre d'exemples illustratifs, mais qu'elle s'étend au contraire à toutes variantes faciles à imaginer et s'inspirant des mêmes principes. La bouée selon l'invention peut, par ailleurs, être lancée à la mer autrement qu'à la main et notamment au moyen d'un lanceur spécialement prévu à cet effet lorsque l'emplacement des naufragés à signaler est plus ou moins éloigné du navire ; un tel cas pouvant par exemple se rencontrer lorsque tombe à la mer un avion dépendant d'un navire porte-avions. La bouée peut encore être utilisée à bord même d'un navire en panne pour signaler une avarie de machines ou-tout autres de détresse ; maniée à bout de bras et animée d'un mouvement de va-et-vient par un homme de l'équipage, elle constitue une signalisation particulièrement visible qui ne peut échapper à l'attention des sauveteurs. REVENDICATIONS 1. Bouée lumineuse comportant une lampe électronique à éclairs périodiques et notamment utilisable comme signal de détresse en cas de naufrage ou d'accident en mer, caractérisée par le fait qu'elle est constituée par un tube cylindrique de relativement grande longueur qui contient la lampe électronique à l'une de ses extrémités et une masse de lestage à son extrémité opposée, de telle sorte que, lorsqu'elle est mise à la mer, cette bouée flotte de façon stable en position verticale avec son extrémité contenant la lampe à une hauteur appréciable audessus du niveau de l'eau. 2. Bouée lumineuse selon la revendication 1, caractérisée par le fait que, étant normalement entreposée avec son extrémité contenant la lampe orientée vers le bas, elle se retourne d'elle-même au plus tard en entrant en contact avec l'eau, et que ce retournement'de position provoque automatiquement, par exemple grâce à un relais à mercure, l'entrée en fonctionnement de la lampe à éclairs. 3. Bouée lumineuse selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisée par le fait qu'est fixé à l'extérieur du tube cylindrique et sensiblement en son milieu, ou de préférence légèrement au-dessus de sa ligne de flottaison, un anneau destiné à permettre l'accrochage par un naufragé d'une sangle de ceinture ou de bouée de sauvetage. 4. Bouée lumineuse selon l'une des revendications 1, 2 ou 3, caractérisée par le fait qu'est fixée autour du tube cylindrique et au niveau de sa ligne de flottaison une bride en matériau léger destinée à améliorer sa stabilité et à réduire ainsi l'amplitude des oscillations qui lui sont imposées par les vagues. 5. Bouée lumineuse selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée par le fait que le tube cylindrique est réalisé en une matière légère et peu fragile et est revêtu, au moins sur sa partie qui dépasse hors de l'eau, d'une peinture métallisée de couleur voyante destinée à améliorer sa visibilité aussi bien que son repérage par radar. 6. Bouée lumineuse selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée par le fait qu'une partie au moins de la masse de lestage est constituée par un poids logé dans un évidement de l'extrémité correspondante du tube et relié à ce dernier par un filin enroulé en hélice autour de ce poids, le retournement qui se produit lorsque la bouée entre en contact avec la mer ayant pour effet de permettre au poids de quitter son logement et de s'enfoncer dans l'eau en provoquant le déroulement du filin. 7. Bouée lumineuse selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée par le fait qu'elle comporte en outre une capsule contenant une réserve d'un gaz léger comprimé ou liquéfié ainsi qu'un ballonnet normalement replié qui est attaché à l'extrémité du tube contenant la lampe et est relié par un tuyau souple à ladite capsule, la communication entre la capsule et le ballonnet pouvant être établie, aux fins de gonflage de ce dernier, par suite d'une manoeuvre intentionnelle du naufragé utilisant la bouée. 8. Bouée lumineuse selon la revendication 7, caractérisée par le fait que le ballonnet est attaché à un bloc mobile incluant la lampe électronique elle-même et éventuellement son transformateur d'impulsions, ce bloc relié au circuit électrique de commande par un cordon d'alimentation déroulable et logé à ltintérieur d'une cavité ménagée à l'extrémité du tube cylindrique pouvant ainsi être extrait de cette cavité et élevé au-dessus du tube par la force ascensionnelle du ballonnet lorsqu'est commandé le gonflage de ce dernier. 9. Bouée lumineuse selon la revendication 8, caractérisée par le fait que le bloc mobile incluant la lampe et son transformateur est directement incorporé au ballonnet gonflable. 10. Bouée lumineuse selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisée par le fait que le circuit électrique de commande associé à la lampe électronique, lequel est lui-même alimenté par une batterie incorporée à la bouée, est conçu de manière à interrompre automatiquement son fonctionnement dès que, par suite de la décharge de la batterie, la fréquence d'émission des éclairs risque de décroitre à une valeur égale ou inférieure à 2 Hz. 11. Bouée selon la revendication 10, caractérisée par le fait que le fonctionnement du circuit électrique de commande est contrlé par un relais dont la bobine est raccordée à travers une diode Zener à la batterie d'alimentation.