'l'invention a pour objet un procédé de traitement du papier en vue, particulièrement, de le rendre ininflammable ou, du moins, difficilement inflammable. Be but principal de l'invention est de parvenir d'une façon économique à un papier aui soit substantiellement résistant à l'action de le flamme, qui soit aussi substantiellement résistant au åaunisseuent quand il est exposé à la lumière solaire ou à la chaleur et qui conserve sa résistance. Selon le procédé de l'invention, pour rendre le papier résistant à la flamme, on lui incorpore du phosphate d'ammonium et de 1'urée ou de 1 'urée substituée par un alkyle. Les conditions pratiques de traitement sont un facteur qui détermine la quantité de phosphate d'ammonium et d'urée à incorporer au papier mais il est préférable d'ajouter 10 9 au moins en poids, par rapport au poids du papier, de phosphate d'ammonium avec une quantité plus faible d'urée. On a obtenu les résultats les plus satisfaisants avec une proportion de phosphate d'ammonium par rapport a l'urée de 5=1 et il est préférable de charger le papier de 15% en poids de phosphate d'ammonium et de 5% en poids d'urée. Le phosphate diammonique est le phosphate d'ammonium qu'il est préférable d'employer mais le sel monoammonique et le sel triammonique peuvent & re utilisés ainsi que des mélanges des différents phosphates d'ammonium. L'urée elle-même est l'additif préféré au titre de l'urée mais une urée substituée N-alkyle, par exemple la N-méthylurée peut Qtre employée aussi bien qu'elle ne soit pas aussi satisfaisante oue l'urée elle-meme au point de vue économique. Bes additifs d'ignifugation peuvent être incorporés au papier à n'importe quel stade de sa fabrication mais il est préférable de les ajouter en traitant une feuille de papier, déUà fabriqué, par pulvérisation ou par immersion à l'aide d'une solution aqueuse contenant le phosphate d'ammonium et l'urée puis en séchant ensuite le papier traité. Ce traitement par pulvérisation ou par immersion pour incorporer au papier les additifs d'ignifugation peut & re associé à un traitement de crêpage. La température de la solution traitante pour l'imprégnation du papier est, de préférence, queloue peu supérieure à la température ambiante mais ne doit pas entre assez élevée pour qu'une réaction se produise entre la cellulose de la feuille de papier et les additifs d'ignifugation. Une température de 500 à ô00C est particulièrement appropriée. 1e procédé de l'invention convient spécialement bien au papier Kraft, qui peut être blanchi ou non blanchi. Quand le procédé est mis en oeuvre avec un papier encollé, il est nécessaire d'observer une durée d'immersion plus longue de contact entre le papier et la solution d'imprégnation oue dans le cas d'un papier non encollé. On donnera maintenant, à titre d'illustration de l'invention, sans intention limitative, un exemple de mise en oeuvre du procédé d'ignifugation d'un, papier Kraft non encollé, en association avec un traitement de crêpage. Au cours de ce dernier, le papier est traité normalement avec une solution d'amidon qui fait que le papier traité adhère au cylindre de crepage dont il est retiré en arrivant au contact de la lame recluse. Conformément au procédé de l'invention, les additifs d'ignifugation tels oue spécifiés sont incorporés à la solution d'amidon. Un exemple de solution convenant particulièrement bien au traitement d'ignifugation en association avec un traitement de gaufrage comprend 250 kilogrammes de phosphate diammonique, 50 kilogrammes d'urée et 62,5 kilogrammes d'amidon oue l'on complète avec de l'eau jusqu'à 800 kilogrammes. On maintient cette solution à 550C et on l'appli nue à un papier Kraft non encollé de 62 grammes par mètre carré qui, après imprégnation et séchage à une température inférieure à 1000C, devient un papier terminé gaufré résistant à la flamme, de 80 grammes par mètre carré, ayant un allongement de . Après conditionnement à 65f; d'humidité relative et à 200C, ce papier a supporté l'essai de résistance à l'inflammation défini dans la norme britanniaue B.S. 3119/1959. L'invention concerne aussi tout papier rendu résistant à la flamme par la mise en oeuvre du procédé décrit ci-dessus. R E V E N D I C A T I O N S 1. Procédé de traitement du papier pour le rendre résistant à l'inflammation caractérisé en ce qu'on incorpore à ce papier des additifs comprenant du phosphate d'ammonium et de l'urée ou de l'urée substituée par un alkyle. 2. Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'on incorpore le phosphate d'ammonium au papier en proportion de 10 , au moins en poids par rapport au poids du papier. 3. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1, 2 caractérisé en ce oue la proportion de phosphate d'ammo nium par rapport à l'urée est de 5:1. 4. Procédé selon la revendication 3 caractérisé en ce que la quantité de phosphate d'ammonium incorporée au papier est de 15* en- poids et celle de l'urée est de 3% en poids. 5. Procédé selon 1 'une quelconque des revendications 1 à 4 caractérisé en ce qu'on utilise comme phosphate d'ammonium le phosphate diammoninue. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5 caractérisé en ce ou'on traite le papier par l'un quelconque des deux moyens suivants : pulvérisation, immersion, à l'aide d'une solution aqueuse contenant le phosphate d'ammonium et l'urée, puis on fait sécher le papier imprégné. 7. Procédé selon la revendication 6 caractérisé en ce aue la solution aaueuse est celle qui contient de l'amidon et qui sert au traitement de gaufrage du papier. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 6, 7 caractérisé en ce qu'on maintient à une température allant de 50 à 600G la solution traitante. 9. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 8 caractérisé en ce qu'on l'applique à un papier qui est un papier kraft se trouvant dans l'un quelconque des deux états: blanchi et non blanchi. 10. Papier résistant à l'inflammation caractérisé en ce outil a été obtenu par la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 9.