Dans son brevet français n 7! 30 375 au 7 janvier 1971 pour "DISPOSITIFS POUR LA REALISATION DE CIRCUITS LOGIQUES pNEuMATIquEs" la Demanderesse a décrit un systeme de logique pneumatique composé d'une channe d'éléments s'emboïtant les uns à la suite des autres, en particulier des éléments dits "cellules" adaptés de façon à remplir une fonction logique déterminée, et des éléments dits "de Jonction" assurant les connexions désirées entre les cellules. L'invention apour objet un élément de mémoire adaptable avantageusement, quoique non obligatoirement, à la chaîne d'éléments d'un tel système. Les éléments de mémoire de type connu pour circuits logiques pneumatiques se composent généralement d'un bloc percé d'ton cylindre dans lequel un piston ou tiroir peut coulisser sous l'action d'un fluide auxiliaire de commande appliqué à l'une ou I'autre extrémité dudit cylindre, de sorte que ledit tiroir peut prendre l'une ou l'autre de deux positions dans le cylindre. Selon la position qu'il a prise, le tiroir découvre certaines lumières et en obture d'autres, établissant ainsi différents circuits pour le cheminement d'un fluide principal. Dans ces éléments de mémoire de type connu, on utilise généralement, pour séparer les unes des autres les lumières débouchant dans le cylindre, des joints logés dans des gorges. Cette solution nécessite des usinages importants, le temps de pose des joints est assez long, et l'ensemble est relativement encom brant ; il est en outre difficile d'obtenir une bonne concentricité de l'ensemble des joints. On a également proposé d'utiliserun tiroir sans joints, ou muni de joints à rondelles, ce qui nécessite que le cylindre correspondant soit constitué par un tube de grande dureté ; il faut à cet effet faire subir à ce cylindre un traitement thermique, qui entrain des déformations et exige une reprise d'usinage pour réaliser une rectification intérieure et extérieure ; le prix de revient de cellules ainsi réalisées est donc très élevé. La cellule à mémoire selon l'invention, qui ne présente pas ces inconvénients, est caractérisée essentiellement par le fait que son corps comporte un canal, dans lequel débouchent latéralement des lumières d'arrivée et de sortie du fluide principal, et dans lequel est introduit un tube métallique dans lequel peut coupe lisser le tiroir, et sur toute la surface extérieure duquel est appliqué un revêtement plastique muni de gorges séparées. par des parties annulaires saillantes formant joints entre les lumières du canal, des rangées de trous étant percés à la fois dans ledit tube et dans son revêtement. Grâce à cette disposition, l'ensemble des joints individuels des cylindres de type connu est donc remplacé par une pièce unique formant à elle seule les différents joints entrelumières, ce qui facilite considérablement le montage du dispositif et en réduit le prix de revient. Pour introduire le tube métallique muni de son revêtement plastique dans le canal du corps, on le place dans un tube auxiliaire qui rétreint légèrement les saillies dudit revêtement, on introduit l'ensemble dudit tube auxiliaire et du tube principal dans le canal, et on retire le tube auxiliaire. D'autres caractéristiques de ltélement de mémoire apparaîtront au cours de la description ci-dessous d'une de ses formes possibles de réalisation, donnée à titre d'exemple non limitatif, et illustrée par les figures ci-annexées. Les figures 1 et 2 sont des vues schématiques en coupe longitudinale illustrant le fonctionnement d'un élément selon l'invention, dans les deux positions différentes que peut occuper le piston. Sur ces figures, 1 désigne le corps comportant un canal tubulaire, fermé à ses deux extrémités par des couvercles 2, 2', et percé des orifices suivants - aux deux extrémités, des orifices x et y permettent respectivement l'arrivée du fluide de commande sur les deux faces du piston ; - au centre, un orifice "p" permet l'arrivée du fluide principal à aiguiller sur l'une ou l'autre de deux sorties "a" et "b" ; - entre x et p, deux ouvertures "a" et "Ea" permettent respectivement la sortie du fluide venant de "p" et l'échappement du fluide présent en "a" ; - entre y et p, deux ouvertures "b" et "Eb" permettent respectivement la sortie du fluide venant de "p" et l'-échappement du fluide présent en "b". A l'intérieur du canal du corps I est disposé le tube servant de cylindre au tiroir, muni de son revêtement souple formant joint. Ce tube, représenté en perspective sur la figure 3, se compose du cylindre métallique proprement dit 3, sur lequel est moulé le revêtement plastique 4 muni de saillies annulaires 5 séparant les unes des autres des gorges 6. Dans ces dernières sont percés un certain nombre de trous 7, qui traversent également le tube métallique 3. Enfin dans le cylindre creux 3 est monté un piston ou tiroir 8, dont l'étanchéité est assurée par des joints annulaires tels que 9 portant sur la paroi interne dudit cylindre 3. Le fonctionnement d'un tel dispositif est le suivant Lorsque le fluide de commande est appliqué par l'orifice "x", le piston 8 est poussé dans sa position extrême vers la droite, comme le montre la figure 1. On voit que dans ces conditions l'orifice "p" communique avec l'orifice a de sorte que le fluide principal arrivant en "p" sort par l'orifice "a". Par contre la communication entre "p" et "b" est interrompue, et l'orifice "b" est mis en communication avec son échappement ou purge Eb. Si au contraire le fluide de commande est appliqué par orifice "y", le piston 8 est poussé dans sa position extrême vers la gauche, comme le montre la figure 2. Dans ces conditions, l'orifice "p" d'arrivée de fluide principal est mis en communication avec l'orifice de sortie b, tandis que la communication entre "p" et "a!' est interrompue, et "a!' est mis en communication avec son orifice de purge Ea. Les figures 4 à 8 montrent une forme de réalisation de l'élément de mémoire selon l'invention, adaptée à l'insertion dans une chaîne d'éléments selon le brevet français 71 00 375 mentionné précédemment. Cet élément de mémoire se compose d'un corps proprement dit sur chacune des deux faces opposées duquel vient s'appliquer un couvercle. La figure 4 montre en A le corps, et en B le couvercle venant s'adapter sur l'une de ses faces ; la figure 5 est une vue en coupe selon le plan m m' de la figure 4A ; la figure 6 est une vue en coupe selon le plan n n' de la figure 5 ; la figure 7 montre en A le corps et en B le couvercle venant s'adapter sur son autre face ; en fin la figure 8 représente l'élément monté. Sur la figure 4A, 10 désigne le corps central proprement dit, dont on l'une des faces, qui sera désignée dans ce qui suit par "face I". Ce corps comporte un canal 11, qui recevra ltensemble du tube perforé muni de son joint tubulaire souple, et du piston, tel qu'il a été décrit précédemment. La face I comporte à sa base les ouvertures suivantes débouchant dans le canal 11 - une ouverture 12 qui correspond à l'arrivée "x" du fluide de commande selon la figure 1 - une ouverture t3 qui correspond à l'arrivée "y" du fluide de commande selon la figure 1. Si l'une de ces ouvertures n'est pas utilisée, elle est obturée par un bouchon approprié. - une ouverture 14 qui correspond à la sortie "a" de fluide principal selon la figure 1. Cette ouverture 14 communique avec une chambre débouchant latéralement en 15 et destinée à recevoir un tuyau souple de sortie de fluide, un orifice supérieur 16 permettant de serrer un raccord dudit tuyau, tel que celui qui a été décrit dans le brevet français de la Demanderesse n0 70 40 025 du 6 novembre 1970 pour "DISPOSITIF DE SERRAGE D'UN CORPS CYLINDRIQUE SOUPLE" - Invention de Roger Bonte. L'ouverture 14 communique d'autre part avec un orifice supérieur 17 destiné à recevoir un témoin de pression. - une ouverture 18 qui correspond à l'entrée "p" du fluide principal selon la figure 1. Cette ouverture communique avec une chambre débouchant latéralement en 19 et destinée à recevoir un tuyau souple d'arrivée de fluide, ladite chambre débouchant également par un orifice supérieur 20 permettant de serrer le raccord de fixation du tuyau souple. La coininication entre les orifices 14 et 18 est obturée au moyen d'une plaquette 21, qui dans l'exemple représenté est en forme de losange, et qui est insérée entre lesdits orifices avant la soudure du couvercle sur la face du corps. La figure 7 montre en A l'autre face ou "face II",-du corps 10 de l'élément de mémoire. Cette face comporte à sa base les ouvertures suivantes débouchant dans le canal il - une ouverture 22 qui correspond à l'ouverture y d'arrivée de fluide de commande selon la figure J - une ouverture 23 qui correspond à l'ouverture x d'arrivée de fluide de commande selon la figure 1 - une ouverture 24 qui correspond à l'ouverture b de sortie de fluide principal selon la figure 1. Dans l'exemple considéré, cette ouverture 24 communique d'une part avec un orifice supérieur 25 desLiné à recevoir un témoin de pression, et d'autre part avec deux chambres 26, 27 destinées à recevoir l'extrémité de tuyaux souples dont les raccords sont accessibles par les orifices 28, 29. Une plaquette 30 percée d'un trou 31 est mise en place pour laisser communiquer entre elles les deux chambres 26 et 27, tout en interrompant la communication directe entre celles-ci et l'orifice 24. Sur les faces I et Il du corps 10 sont ensuite soudés respectivement, par exemple par ultra-sons, des couvercles identiques 32 (figure 7B) et 33 (figure 43). Ces couvercles sont munis de raccords mêles et femelles tels que 34, 35, visibles sur la figure 8, et du type décrit dans le brevet français 71 00 375 précédemment cité. Ces raccords permettent d'assembler l'élément de mémoire aux autres éléments de la chaîne décrite dans ledit brevet. La figure 8 représente l'élément de mémoire monté. Il est coiffé d'un chapeau 36 sur lequel est figuré son schéma de liaisons internes, ce qui permet à l'usager d'avoir une image très claire dudit schéma, dont les lignes se raccordent à celle du schéma des éléments contigus. L'élément de mémoire selon l'invention peut être muni, à chaque extrémité du cylindre contenant le tiroir, d'un poussoir à commande manuelle permettant, en l'absence de commande pneumatique, de placer à volonté le tiroir dans l'une ou l'autre de ses deux positions. Le tiroir peut aussi avoir une position préférentielle, c'est-à-dire être soumis à l'action d'un organe qui tend à le ramener toujours dans l'une de ses deux positions, choisies à l'avance. Cet organe de rappel peut être par exemple un ressort, logé dans une cavité axiale d'un côte du cylindre, et prenant appui sur le tiroir Dans ce cas, 1'é1é- ment de mémoire est muni, du côte opposé audit ressort, d'un poussoir de commande manuelle, qui permet de pousser le tiroir dans la position opposée à celle où tend à le placer le ressort. L'organe de rappel peut aussi être un piston auxiliaire, disposé dans une chambre située dans le prolongement du cylindre contenant le tiroir. Ce piston a une section supérieure à celle du tiroir, et il comporte une queue qui peut venir pousser ledit tiroir. Dans ce cas, l'élément de mémoire comporte un poussoir à commande manuelle à chaque extrémité, le poussoir disposé du côté qui comporte le piston auxiliaire étant prévu pour coopérer avec ledit piston, tandis que le poussoir disposé de l'autre côté coopère directement avec le tiroir. La figure 9 est une vue en coupe longitudinale d'une extrémité de l'élément de mémoire selon l'invention comportant un tel piston auxiliaire. Celui-ci comporte une tête 37 pouvant se déplacer dans une chambre auxiliaire 38, et une queue 39 coopérant avec le tiroir 8. La section de la tête 37 dudit piston auxiliaire est sensiblement plus grande que celle du tiroir. Dans ces conditions, lorsque de l'air est admis dans la chambre 38, par l'intermédiaire d'un canal axial 40, le piston auxiliaire est poussé vers la gauche, comme le montre la figure, et il pousse à son trou le tiroir vers la gauche. L'air se trouvant en aval de la tête 37 du piston est évacué par le canal de purge 41. Ce déplacement du piston auxiliaire et du tiroir se produit même si de l'air est envoyé, à l'extrémité opposée du tiroir, à la même pression que l'air dans la chambre 38, en raison de la plus grande section de cette dernière. Si par contre, en l'absence d'air dans la chambre 38, une pression est appliquée à l'autre extrémité du tiroir, ce dernier se déplace vers la droite, en poussant le piston auxiliaire 37, 39. Si l'on veut ensuite ramener ledit piston vers la gauche, on peut soit envoyer de l'air dans la chambre 38, soit enfoncer le poussoir 42, qui déplacera le piston 37, 39 et par suite le tiroir. A l'autre extrémité du cylindre du tiroir est disposé un autre poussoir, qui permet de déplacer le tiroir vers la droite en appuyant directement sur celui-ci. L'élément de mémoire selon l'invention peut être réalisé en tout matériau et avantageusement en matière plastique. REVENDICATIONS 1/ Elément de mémoire pour circuits logiques pneumatiques, comportant un corps muni d'un canal percé de lumières séparées les unes des autres par des joints et reliées à des arrivées ou sorties de fluide, et un tiroir muni de gorges destinées à relier entre elles certaines des lumières du corps selon que ledit tiroir a pris l'une ou I'autre de deux positions dans le corps sous l'action d'un fluide de commande, caractérisé par le fait qu'il comporte un tube métallique dans lequel coulisse le tiroir, et sur toute la surface extérieure duquel est appliqué un revêtement plastique souple muni de parties annulaires saillantes formant joints entre les lumières du canal, et séparant des gorges dans lesquelles sont percés des trous traversant également la paroi du tube métallique. 2/ Elément de mémoire selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il est constitué par un corps sur chacune des deux faces opposées duquel est soudé un couvercle. 3/ Elément de me ire selon la revendication 2, caractérisé par le fait que les deux couvercles sont identiques. 4/ Elément de mémoire selon la revendication 2, caractérisé par le fait qu'une première face du corps comporte, outre les orifices d'arrivée de fluide de commande, deux orifices débouchant dans le canal et communiquant respectivement avec l'arrivée de fluide à commander et avec le premier des deux départs dudit fluide. 5/ Elément de mémoire selon la revendication 4, caractérisé par le fait que les orifices pour le fluide à commander communiquent respectivement avec deux orifices latéraux établis pour recevoir chacun un étrier de raccordement avec une canalisation souple. 6/ Elément de mémoire selon la revendication 5, caractérisé par le fait qu'il comporte une plaquette soudée empêchant la communication entre les deux orifices pdur le fluide à commander. 7/ Elément de mémoire selon la revendication 2, caractérisé par le fait qu'une seconde face du corps comporte, outre les orifices d'arrivée de fluide de commande, un orifice débouchant dans le canal et communiquant avec le second des deux départs du- fluide à commander. 8/ Elément de mémoire selon la revendication 7, caractérisé par le fait que l'orifice relié au départ du fluide à commander communique avec deux orifices latéraux établis pour recevoir chacun un étrier de raccordement avec une canalisation souple 9/ Elément de mémoire selon la revendication 8, caractérisé par le fait qu'il comporte une plaquette soudée empêchant la communication entre un orifice de fluide de commande et les orifices de sortie du fluide commandé, ladite plaquette étant percée d'un trou assurant la communication entre les deux orifices de sortie de fluide commandé. 10/ Elément de mémoire selon la revendication 2, caractérisé par le fait que les couvercles comportent des orifices reliés aux orifices d'arrivée de fluide de commande du corps, lesdits orifices des couvercles étant munis respectivement de raccords mâle et femelle permettant leur assemblage avec les raccords correspondants d'éléments contigus dans une chaîne d'éléments. 11/ Elément de mémoire selon la revendication ] , caractérisé par le fait qu'il comporte des moyens pour donner au tiroir une position préférentielle. 12/ Elément de mémoire selon la revendication i J, caractérisé par le fait que lesdits moyens sont constitués par un ressort disposé entre l'un des fonds du canal et le tiroir. 13/ Elément de mémoire selon la revendication 11, caractérisé par le fait que lesdits moyens sont constitués par un piston auxiliaire, se déplaçant dans une chambre de section supérieure a celle du canal du tiroir, et venant pousser ce dernier lorsque de l'air sous pression est envoyé dans ladite chambre. 14/ Elément de mémoire selon les revendications 2 et il, 12 ou 13, caractérisé par le fait qu'il comporte à au moins une de ses extrémités un poussoir a commande manuelle permettant de placer le tiroir vers ltextrénité opposée audit poussoir. 15/ Elément de mémoire selon la revendication 2, caractérisé par le fait que l'ensemble du corps et des deux couvercles est coiffé d'un chapeau encliquetable sur lequel est figuré le schéma des liaisons internes dudit élément. 16/ Elément de mémoire selon la revendication 2, caractérisé par le fait qu'il est réalisé en matière plastique. 17/ Elément de mémoire selon la revendication 2, caractérisé par le fait que ses éléments sont soudés par ultra-sons.