La présente invention concerne un dispositif de mise à 11 air libre en cours d'utilisation (opération ou traitement) des réceptacles étanches de liquides organiques utilisés en médecine ou/et en chirurgie. Il est courant d'utiliser en médecine ou chirurgie des réceptacles servant à recueillir les liquides organiques issus du corps du patient par l'application de sondes ou drains tel, par exemple entre autres, que l'urine provenant de la vessie. Ces réceptacles peuvent être composés de bocaux ou flacons et, plus récemment, de poches ou sacs étanches en matière plastique, le plus souvent souples, reliés à une ou des sondes ou drains par tubulures généralement souples. Dans le cas d'une poche ou sac étanche R, représenté à titre documentaire par la figure 1, le liquide organique arrive directement en Q dans le réceptacle par la tubulure T reliée à la sonde ou drain D fixé au corps du patient. Le réceptacle R étant étanche, donc son intérieur étant sans communication avec l'atmosphère ambiante, il arrive que par suite de l'introduction de liquide par O dans l'intérieur du réceptacle, il s'y forme une certaine pression provenant d'abord du remplissage partiel du réceptacle par le liquide organique L et ensuite de l'é- mission de vapeurs par ce liquide organique, vapeurs ayant toujours une certaine tension qui tend à s'opposer à la descente du liquide organique dans la tubulure T. En supposant, comme dans le cas de la figure 1, que la différence de hauteur entre la sonde ou drain D et l'orifice O de remplissage du réceptacle R soit de cinquante centimètres il y aura (en supposant le liquide organique de densité égale à celle de l'eau) à la hauteur du drain D une contre-pression de cinquante grammes par centimètre carré correspondant à la tension de vapeur émise par le liquide L plus la tension produite dans le récipient R au-dessus du niveau du liquide L du fait du remplissage progressif du dit récipient. Quand ce récipient est en matière souple sa pression interne est traduite par la tension élastique des parois du dit récipient. Cette contre-pression peut arriver à geler l'écoulement du liquide organique.Le fait est constaté parce-que la tubulure T (figure 1) se remplit parfois complètement de liquide entre la sonde ou drain et l'orifice O qui débouche dans le réceptacle étanche, le liquide ne s'écoulant que par intermittences quand la pression devient suffisante dans la partie du corps du patient en drainage. La colonne de liquide dans le tube T est parfois fractionnée en plusieurs parties séparées par aes bulles plus ou moins longues de gaz ou de vapeurs. L'effort nécessaire à fournir par l'organisme du patient ocur vaincre cette contre-pression est souvent très douloureux, car cette contre-pression est transmise, par l'intermédiaire du liquide contenu dans la tubulure T, à l'intérieur de l'organe en drainage, tel que la vessie par exemple (cet exemple sans caractère limitatif). Le dispositif suivant l'invention, schématisé en figure 2, permet d'éviter ces inconvénients en mettant la poche intérieure du réceptacle R2 en communication avec une pression extérieure inférieure à la pression résidant dans le réceptacle R2, telle par exemple que la pression atmosphérique ambiante, ce qui facilite et régularise l'écoulement du liquide organique tout en rendant l'opération moins douloureuse pour le patient. Le moyen exposé par la figure 2 représente un réceptacle R2 généralement mais non limitativement en plastique souple. Ce réceptacle R2 reçoit en Oe le liquide organique venant de la sonde ou drain D1 par la tubulure Tt, mais dans ce dispositif la poche intérieure du réceptacle Rz, autrement étanche, est mise en communication avec l'atmosphère extérieure par une tubulure T2 ouverte à l'atmosphère en A et débouchant de préférence dans la partie supérieure de l'intérieur du réceptacle R2 par un orifice libre Oa audessus du niveau du dépôt de liquide organique L. Les tubulures T1 et T2 peuvent être, sur une partie de leur longueue et pour des facilités de manutention, reliées par des ligatures ou même soudées ou collées par rapprochement. L'extrémité A de la tubulure T2 peut être soit libre, soit obstruée le cas échéant par un bouchon quelconque ou bien, pour des raisons d'asepsie, recevoir un dispositif F muni soit d'un système de soupape, soit d'un filtre assurant une communication aseptique et/ou antibiotique avec l'extérieur, et/ou des produits adsorbants destinés à éviter contamination et pollution dans les deux sens. Ces différents dispositifs pouvant être utilisés soit indépendamment, soit en association, le filtre aseptique pouvant être un dispositif classique à barbotage dans une solution idoine. Le dispositif F peut être soit incorporé à la tubulure T2, soit amovible comme représenté sur la figure 2, soit faire l'objet d'un dispositif séparé mais dont la partie S serait reliée par une tubulure quelconque avec la sortie A de la tubulure T2. La figure 3 représente un dispositif F du genre exposé ci-dessus assurant d'abord une interruption possible de la communication entre l'atmosphère extérieure et l'intérieur du réceptacle R2 par l'action d'une bille légère B formant soupape automatique par gravité dans la position verticale de F ou par l'intervention d'un ressort et dont l'ouverture est commandée par la différence de pression entre l'intérieur du réceptacle étanche et I1 atmosphère, (tout autre dispositif connu tel que clapet, soupape, assumant le même service pouvant être utilisé) et ensuite un système filtrant aseptique et/ ou antibiotique représenté d'une façon non limitative sous forme d'une cartouche Ab placée dans le dispositif F. Il peut être également incorporé des matières adsobbantes Ad telles que charbon actif et/ou gel de silice ou autres destinées à retenir les vapeurs émises parle liquide organique et ses émanations. Les dispositions relatives des filtres et adsorbants pouvant varier suivant les volumes des matières utilisées, la figure 3 n'étant qu'un schéma hors de toute indication volumétrique. La mise en communication avec l'atmosphère ambiante se faisant par exemple par un ou des orifices Ea. Le dispositif objet de l'invention peut être utilisé dans tous les cas ou il s'agit de recueillir des liquides organiques ou autres dans des réceptacles étanches et particulièrement au cours d'opérations chirurg#cilee ou de soins médicaux notamment pré ou post opératoires. REVENDICATIONS 1 - Dispositif permettant de mettre en communication avec l'atmosphère extérieure ambiante la partie intérieure d'un réceptacle étanche en matière plastique ou autre pour liquides organiques caractérisé par le fait qu'une tubulure spéciale de dimension suffisante relie l'intérieur du réceptacle à l'atmosphère ambiante sans affecter l'étanchéité propre du réceptacle. 2 - Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que la tubulure reliant l'intérieur du réceptacle à l'atmosphère extérieure comporte une soupape automatique permettant d'égaliser les pressions entre l'intérieur du réceptacle et l'atmosphbre. 3 - Dispositif suivant la revendication d, caractérisé par le fait qu'entre l'intérieur du réceptacle et lssatmosphère extérieure on interpose un filtre aseptique et/ou antibiotique destiné à empêcher une contamination dans les deux sens entre l'intfirieur du réceptacle et l'atmosphère. 4 - Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé par le fait qu'entre l'intérieur du réceptacle et l'atmosphère extérieure est interposé une matière adsorbante destinée à retenir les vapeurs émises par les liquides organiques ou leurs émanations.