La présente invention concerne les dentifrices. Plus particulièrement, elle se rapporte à des dentifrices d'aspect à peu près limpide et contenant des bulles de gaz visibles. Bien que la plupart des dentifrices vendus dans le monde entier soient opaques,habituellement en raison de leur teneur en agents de polissage insolubles et opaques, il a été observé que certains consommateurs préfèrent indiscutablement les dentifrices d'aspect limpide, transparent ou translucide. I1 y a de nombreuses années, lorsque certains dentifrices liquides limpides ont été vendus sur le marché,ils présentaient l'inconvénient de ne pas comporter d'agent de polissage convenable et les dents brossées avec de tels dentifrices accumulaient des dépôts de tartre, des pellicules et des taches, malgré la présence d'excellents detergents dans le dentifrice. Récémment, cet inconvénient a été surmonté par l'introduction des agents de polissage qui peuvent être incorporés dans les dentifrices et qui permettent au dentifrice de présenter un aspect limpide, même en présence d'une proportion importante d'agent de polissage. Ces agents de polissage sont euxmêmes transparents et présentent des indices de réfraction se situant dans la même gamme que les indices de réfraction du véhicule et du reste de la composition dentifrice. En conséquence, le trajet de iumière ne rencontre aucun obstacle en traversant la particule d'agent de polissage et le gel dentifrice semble limpide à-un observateur. I1 a été observé que des dentifrices d'aspect limpide bien qu 'étant attrayants pour de nombreuses personnes,provoquent chez certains consommateurs une réaction défavorable. vis-à-vis des propriétés du dentifrice. Pour certains, le produit uniforme et transparent ne procure pas l'impression d'un agent de nettoyage efficace. Certains de ces consommateurs ainsi que d'autres préfèrent un produit limpide qui est entrecoupé par intervalles de matières différentes. Ceci donne au produit plus de "caractère", le rend plus facile à distinguer des autres dentifrices et le rend même plus attrayant à l'oeil. La plupart des matières pouvant être mises en suspension dans un dentifrice sont palpables,insolubles et grumeleuses et ne peuvent pas être acceptables par le consomamateur.D'autre part, les dispersions des parties du dentifrice de couleurs différentes ou de gaz dans le. corps principal du dentifrice ne sont pas désagréables. Bien que les couleurs des matières solides dispersées ou des gels puissent convenir, les gaz conservent un aspect distinct dans le dentifrice, et cet aspect dure indéfiniment dans les produits de la présente invention. Elles présentent également d'autres avantages, étant donné qu'il est possible d'ajuster la densité du produit et des substances solides par unité de longueur extrudée de dentifrice en incorporant dans la formule différentes proportions de gaz. Au cours de la production des dentifrices et autres produits épais dans lesquels des matières solides sont dispersées dans un milieu liquide, de l'air peut parfois être dissous dans le milieu ou emprisonné dans le produit. Cet air n'est pas souhaitable dans les dentifrices , en particulier dans les dentifrices limpides, étant donné qu'il est apparent au consommateur et peut rendre le produit non attrayant. Ceci est dû au fait que l'air est souvent irrégulièrement réparti et présente une dimension de particules qui rend le produit trouble, ou bien se présente sous des formes irrégulières qui sont moins attirantes que des sphères parfaites. En conséquence, ces gaz dispersés peuvent être enlevés intentionnellement des préparations dentaires.Cependant, à l'heure actuelle, grâce au procédé de la présente invention, on produit des bulles régulièrement réparties de forme et de dimension voulues et leur présence améliore l'aspect des gels dentifrices limpides. Suivant la présente invention, un procédé de fabrication d'un dentifrice contenant des bulles de gaz consiste à fabriquer un gel ou pâte dentifrice exempt ou sensiblement exempt de gaz, visqueux, susceptible dtêtre extrudé, comprenant un agent de polissage, un agent de gélification et un véhicule, et à mélanger avec ce dentifrice des bulles de gaz de dimension comprise entre 0,1 et 4 mm de diamètre d'une sphère équivalente de manière qu'il y ait 2 à I00 de ces bulles par centimètre cube de dentifrice, le dentifrice ayant une viscosité suffisante pour maintenir les bulles en suspension.Les produits fabriqués préférés sont des dentifrices sous forme de gels d'aspect limpide contenant, à l'état réparti, des bulles visibles de gaz ayant des diamètres de I à 4 mm et réparties dans tout le dentifrice de manière qu'il y ait 2 à 20 bulles par centimètre cube de dentifrice, lequel dentifrice contient un agent de polissage, un' agent de gélification et un véhicule, et a une viscosité suffisante pour maintenir les bulles en suspension. Les gels dentifrices limpides de la présente invention contiennent des agents de polissage, des agents de gélification et des véhicules, plus habituellement, un détergent ou un agent de moussage. D'autres adjuvants sont ordinairement présents pour contribuer à la couleur, la saveur, l'action antibactérienne, la conservation, le tamponnage et autres effets souhaitables, et un gaz insoluble, c 'est-à-dire un gaz qui ne se dissout pas d'une manière indésirable dans le milieu du dentifrice, bien qu'une certaine quantité de ce gaz puisse y être déjà dissoute, est présent pour créer dans le dentifrice l'effet de bulles ou de sphères dispersées. Les agents de polissage pour les dentifrices d'aspect limpide sont habituellement des matières en poudre finement divisées insolubles dans l'eau de dimensions particulaires telles qu'elles passent au tamis à ouverture de mailles de 110 microns. De préférence, les particules ont un diamètre inférieur à 100 ou 65 microns, elles sont sensiblement sphériques ou ont des longueurs et des largeurs correspondantes, elles sont transparentes et présentent un indice de réfraction analogue à celui du reste du milieu du dentifrice. De préférence, les particules ont un diamètre de I à 40 microns, et la plupart d'entre elles ont de préférence un diamètre de 2 à 20 microns ; la répartition des dimensions particulaires est normale dans les gammes décrites et dans des gammes plus étroites. Parmi les agents de polissage les plus utiles qui satisfont ces conditions, on peut citer les aluminosilicates complexes comme l'aluminosilicate de sodium et les xérogels de silice qui sont souvent partiellement hydratés, par exemple à 20 %. Ces matières ont des indices de réfraction compris entre I,4 et I,5, de préférence entre I,44 et I,48 et habituellement entre I,46 et I,47. Le xérogel de silice et autres silices colloidales ou amorphes ou hydrures de silicium ont souvent une surface de contact de 200 à I000 m2/g et généralement de 200 à 500 m2/g. Ces gammes de surfaces de contact par unité de poids sont avantageuses pour les agents de polissage de la présente invention. Les silices colloidales décrites sont vendues par la Davison Chemical Division of Grace Corp., sous la désignation "Syloid". Les xérogels et les hydrogels "Syloid" sont identifiés par des numéros et on a constaté que les "Syloid 63", "Syloid 72" et "Syloid 74" sont utiles dans la mise en oeuvre de la présente invention comme le sont les matières apparentées vendues sous la désignation de "Santocels", par exemple "Santocel I00". Les densités apparentes de ces composés sont habituellement de 0,05 à 0,4 g/cm3 environ et on constate qu'ils peuvent être mis facilement et uniformément en suspension dans les gels dentifrices.Parmi les autres agents de polissage excellents pour les applications de l'invention, on peut citer les aluminosilicates métalliques complexes amorphes synthétiques, en particulier les sels de métaux alcalins comme les sels de sodium, et les sels de métaux alcalino-terreux comme le sel de calcium. Ces matières contiennent jusqu'à 20 % en poids environ d'humidité et jusqu'à IO ffi en poids environ d'oxyde de métal alcalin ou alcalino-terreux.Elles sont vendues sous la marque de fabrique "DeGussa", par exemple "3eGussa PE2o". Les aluminosilicates complexes qui semblent contenir de la silice et de l'alumine liées, ayant des liaisons Ai-O-Si, sont décrits par Tamels dans "Chemistry of the Surface et Activity of the Aluminum-Silica Cracking Catalysts" paru dans "Discussions of the Faraday Society", nO 8, pages 270-279 (I950), en particulier à la page 273, et dans l'article de Milliken et ses collaborateurs intitulé "The Chemical Charactéristics and Structure of Cracking Catalysts", pages 279-290 de la même publication, en particulier pages 284 et 285. On peut aussi utiliser d'autres agents de polissage limpides ou des agents qui deviennent limpides dans un milieu particulier. La condition principale est que l'indice de réfraction corresponde à celui des autres constituants et que les matières soient d'une dureté convenable et d'une dimension particulaire analogue à celles mentionnées de manière à fournir une bonne action de polissage sans éraflures. Bien que les procédés de la présente invention conviennent particulièrement pour fabriquer des gels dentifrices limpides à bulles, on peut aussi les utiliser dans les dentifrices opaques à bulles uniformes pour le réglage de la densité et, dans ce cas, les divers agents de polissage utilisés dans ces préparations peuvent être présents. Comme exemples, on peut citer divers phosphates insolubles, de préférence impalpables, par exemple le phosphate dicalcique, le phosphate tricalcique, le métaphosphate de sodium insoluble, le phosphate de magnésium, le pyrophosphate de calcium, la silice cristalline, la silice colloTdale, l'hydroxyde d'aluminium, l'alumine trihydratée, le carbonate de magnésium, le carbonate de calcium, la bentonite, le talc, le silicate de calcium, l'aluminate de calcium, l'oxyde d'aluminium et le silicate d'aluminium.Les divers agents de polissage sont décrits dans des manuels classiques tels que "CosnQetics": Science and Technology, de Sagarin, Seconde édition, I963, publié par Interscience Publishers, Inc. Les agents de gélification qui peuvent être utiles pour gélifier ou épaissir les dentifrices de la présente invention sont connus en pratique et comprennent les gommes naturelles et synthétiques et les matières analogues, comme la carboxyméthyl-cellulose de métal alcalin, par exemple la carboxyméthyl-cellulose de sodium, 1 'hydroxyéthyl-carboxyméthyl-cellulose, la polyvinyl-pyrrolidone, la mousse d'Irlande, la gomme adragante, lthydroxypropyl-méthyl- cellulose, la méthyl-cellulose, les amidons, les glycolates d'amidon, l'alcool polyvinylique, les alginates, les gommes de caroube, les polymères carboxyvinyliques colloidaux hydrophiles comme ceux vendus sous les marques de fabrique "Carbopol 934" et Carbopol 940", des terres de diatomées, la bentonite et autres argiles naturelles, les matières protéiques, soit animales, soit végétales, les argiles minérales-synthétiques comme les argiles siliceuses vendues sous les marques de fabrique "Laponite CP" et saponite SP" et de formule ÈSi8Mg5,1Li0,6H7,602470,6Na+0,6 et les silices colloidales comme les aérogels comprenant "Syloid 244" et "Syloid 266" et "Aerosil D-200" ; et les silices pyrogènes vendues sous la désignation 'sCab-O-Sils". Les matières gélifiantes utilisées sont susceptibles de former un gel avec les polyalcanols comme le glycérol et le sorbitol, et avec l'eau et les alcanols inférieurs. Normalement, les gels sont formés lorsqu'il y a au moins une petite quantité d'eau. Le liquide ou la partie véhicule de la composition peut contenir de l'eau, un alcanol inférieur et un polyol.Bien qu'on puisse utiliser le propylèneglycol, il est normalement préférable que les principaux constituants du véhicule soient constitués par des polyols comme la glycérine, le sorbitol et des mélanges de glycérine et de sorbitol, en mélange avec un peu d'eau. Ces véhicules ont des indices de réfraction compris entre 1,44 et I,48 et, en conséquence, conviennent parfaitement pour etre utilisés avec les xérogels de silice ou les agents de polissage à base d'aluminosilicates complexes. Bien que cela ne soit pas absolument nécessaire, il est habituellement avantageux que les dentifrices contiennent des agents surfactifs organiques, généralement en raison de leurs propriétés détergentes ou comme agents de moussage. Les détergents cationiques peuvent être utilisés, mais habituellement on les remplace par des agents surfactifs anioniques, non ioniques et amphotères. Parmi ces derniers, on préfère en particulier les surfactifs anioniques. Les détergents anioniques ou les agents de moussage contiennent des groupes polyalkoxy inférieurs gras à longue chaîne plus des radicaux hydrophiles. Ils sont habituellement sous la forme de sels, en particulier de sels solubles dans l'eau de métaux sùmlins ou o- terreux.Parmi les détergents anioniques utiles, on peut citer S monosulfates de monoglycérides d'acides gras supérieurs comme les sels sodiques des monosulfates des monoglycérides d'acides gras d'huile de coco hydrogénée, les alkyl-sulfates supérieurs comme le lauryl-sulfate de sodium, les alkylaryl-sulfonates supérieurs comme le dodécylbenzène-sulfonate linéaire de sodium, les oléfines sulfonates telles que les oléfines sulfonates de sodium dans lesquelles le groupe oléfinique a I2 à 2I atomes de carbone, des alkyl-sulfoacétates supérieurs, des esters d'acides gras supérieurs de I,2- dihydroxypropane-sulfonates, les amides à groupes acyle aliphatiques supérieurs sensiblement saturés d'amino-acides aliphatiques inférieurs tels que ceux ayant I2 à 16 atomes de carbone dans les radi caux alkyle gras ou acyle, les alkyl-poly (alkoxy inférieur) sulfates (IO à I00 groupes alcoxy), les savons d'acides gras supérieurs, etc. Dans le présent mémoire, pour une question de commodité et de présentation, les savons solubles sont considérés comme des détergents organiques synthétiques. Des exemples des amides cités comprennent la N-lauroyl-sarcosine et les sels de sodium, de potassium et d'éthanolamine de N-lauroyl-, N-myristoyl ou N-palmitoyl-sarcosines.Dans les descriptions ci-dessus, le terme "supérieur" se réfère aux longueurs de chaîne de I2 à 22 atomes de carbone, de préférence de I2 à I8 atomes de carbone, et mieux encore de I2 à i6 atomes de carbone. Le terme "inférieur" désigne 2 à 4 atomes de carbone, de préférence de 2 ou 3 atomes de carbone, et mieux encore 2 atomes de carbone. Dans une description plus détaillée des détergents anioniques utiles, on peut citer les produits réactionnels sulfuriques qui contiennent des groupes hydrophobes à longue chaîne et des radicaux hydrophiles. Pour plus de détail, voir l'ouvrage "Surface active Agents", Volume Il (I958) de Schwartz, Perry et Berch. Les détergents non ioniques comprennent ceux contenant des chaînes d'oxyde d'alkylène inférieur, par exemple l'oxyde d'éthylène, l'oxyde de propylène, dans lesquels il existe IO à I00 moles ou plus d'oW d'aLkylEne innneur.Frmi ces matières, on peut citer les copolymères séquencés d'oxyde d'éthylène, d'oxyde de propylène et de propylène-glycol vendus sous la désignation "Pluronics", les alkylphényl-polyéthoxyéthanols vendus sous la désignation "Igepals", les copolymères mixtes d'oxyde d'éthylène et d'oxyde de propylène vendus sous la désignation "Ucons", et divers autres détergents non ioniques bien connus dérivés d'alcools gras ou d'acides et de polyoxyéthylène. Les agents amphotères ou ampholytiques et les détergents cationiques comprennent les dérivés d'imidazole quaternisés comme les "Miranols", par exemple 1,Miranol C2M1!, et les germicides cationiques comme le chlorure de di-isobutJ-lphénoxyethox réthyl- diméthyl-benzyl-ammonium, le chlorure de benzyl-diméthyl-stéaryl-ammonium, et les amines tertiaires présentant un groupe alkyle gras supérieur et deux groupes polyoxyéthylène fixés sur l'atome d'azote. Naturellement, si l'on se réfère au texte mentionné, on trouve d'autres exemples de détergents surfactifs et composants de moussage appropriés que l'on peut utiliser dans les compositions dentifrices. On peut utiliser des mélanges des matières surfactives pour ajuster les propriétés et pour obtenir les effets les plus avanta eux. Dans ces mélanges, il est généralement souhaitable d'éviter d'utiliser ensemble les agents anioniques et les agents cationiques. On peut utiliser divers adjuvants dans les dentifrices de la présente invention. Parmi ceux-ci, les plus importants sont peut entre les agents aromatisants qui sont normalement des huiles essentielles mais ils comprennent aussi divers aldéhydes, esters, alcools et matières analogues aromatisantes, connues en pratique. Des exemples d'huiles essentielles comprennent les huiles de menthe verte, de menthe poivrée, de wintergreene, de sassafras, de clou de girofle, de sauge, d'eucalyptus, de marjolaine, de cannelle, de citron, et d'orange. On peut parfois incorporer des solvants pour solubiliser les agents aromatisants et pour obtenir un effet de traitement intéressant dans la mise en oeuvre des procédés de la présente invention dans laquelle les gaz emprisonnés- sont initialement enlevés du produit avant que soit effectuée une addition réglée des bulles de gaz.Certains solvants ont des propriétés aromatisantes et, parmi ceux-ci, le chloroforme est parfois utilisé en raison du fait qu'il contribue à aromatiser et à "donner du goûts' au produit. D'autres solvants comprennent l'éthanol, le chlorure de méthylène, et les hydrocarbures halogénés comme les hydrocarbures chlorés-fluorés, y compris le dichlorométhane, le tétrachloréthane, le dichforodifluorométhane, et les hydrocarbures comprenant le cyclobutane. Dans la plupart des cas, les solvants doivent avoir des points d'ébullition à la pression atmosphérique de 800C ou moins, pour fournir les meilleurs effets d'élimination des gaz. Une gamme préférable est comprise entre 40 ou 50 à 700C. D'autres adjuvants utiles comprennent les tampons comme le pyrophosphate tétrasodique, qui exerce également un effet de nettoyage, les agents de conservation comme le benzoate de sodium, le formaldéhyde, les bactéricides, les fongicides, et les matières thérapeutiques, par exemple les composés fluorés qui protègent les dents des caries. Des exemples en sont le fluorure de sodium, le fluorure stanneux, le fluorure de potassium, le fluorure d'ammonium et des fluorures complexes, en particulier le monofluorophosphate de sodium.Les agents antibactériens qui sont utiles comprennent le NI-(4-chlorobenzyl)-N5-(2,4-dichlorobenzyl)-biguanide, le p-chlorophényl-biguanide, la 4-chlorobenzhydrylguanylurée, le I,6- bis- (2-éthylhexylbiguanide )hexane3le L6-Ss-( p-chlorophénylbiguanido) hexane et la 5-amino-I,3-bis(2-e'thylhexyl )-5-méthylhexahydropyrimi- dine, et leurs sels d'addition avec des acides non toxiques. D'autres adjuvants utiles comprennent des agents de blanchiment des colorants, des pigments, d'autres agents de conservation, des silicones, des composés chlorophylés, ammoniacés, par exemple 1 'u- rée, le phosphate de diammonium, les matières en suspension décoratives, par exemple la nacre finement divisée, des charges (sels solubles), des lubrifiants, par exemple les huiles minérales et autres, et des stabilisants des compositions. Evidemment, avec la plupart des adjuvants, les proportions utilisées de matières insolubles ayant des indices de réfraction différents de celui du reste du dentifrice doivent Entre maintenues suffisamment faibles pour ne pas gazer ou entraver la limpidité du produit. Le gaz utilisé pour former les bulles dans le dentifrice peut être n'importe quel gaz convenable, la condition principale étant qu'il ne doit pas entre assez soluble dans la composition dentifrice pour que les bulles disparaissent dans la composition par dissolution. Ceci ne veut pas dire qu'un certain degré de solubilité n'est pas acceptable et ne peut en aucun cas être souhaitable. Par exemple, si la solubilité du gaz est faible au point qu'une proportion de ce gaz se dissout dans le dentifrice, les bulles peuvent être réduites de dimensions jusqu'à une valeur sauhaitable et il peut être possible d'utiliser l'iégllipement de formation de bulles qui ne doit pas être réglé avec autant de précision pour permettre l'introduction de bulles microscopiques. Une telle utilisation de bulles plus grandes serait acceptable en raison de leur diminution de dimension après avoir été réparties dans le dentifrice.Cependant, on préfère nonalen3ent utiliser des gaz qui sont solubles à un degre inférieur à IO % de la composition dentifrice, et ceux dans lesquels la solubilité est inférieure à 5 X semblent donner les meilleurs résultats. Parmi les gaz que l'on peut utilise ser, on peut citer azote, l'argon et l'air. Parmi ces gaz, on préfère l'azote, mais en raison de sa disponibilité et en raison du fait qu'il fournit presque les mêmes résultats, on utilise souvent l'air.En plus de ces gaz, on peut en utiliser d'autres par exemple les gaz propulseurs pour aérosols, qui sont des hydrocarbures halogénés, pourvu qu'ils ne soient pas trop solubles. A ce sujet, on peut mentionner que l'anhydride carbonique est parfois utile et peut conférer au dentifrice un effet effervescent ou lui donner du goût. Les proportions des divers constituants du dentifrice utilisés sont telles qu'elles produisent un gel correctement extrudable ou un produit analogue qui conserve sensiblement sa forme après avoir été évacué du récipient de distribution. Le produit contient une quantité suffisante d'agent de polissage pour nettoyer les dents correctement, mais n'en contient pas au point de provoquer une sensation graveleuse ou à gêner l'uniformité du gel. De même, le véhicule présent peut être un véhicule compatible avec les autres composants et qui se comporte comme un milieu dans lequel ils sont dissous ou dispersés. Le véhicule ne doit pas être présent dans une proportion trop grande pour rendre le produit trop fluide, ou dans une proportion si petite que le dentifrice perde son aspect lisse attrayant.Le détergent ou l'agent de moussage est utilisé en une faible quantité suffisante pour provoquer une mousse correcte pour favoriser le nettoyage des dents et qui n'est pas assez grande pour rendre le produit trouble ou opaque. De même, l'agent de gélification présent épaissit le dentifrice de façon suffisante pour le contraindre à conserver sa forme et à retenir les bulles de gaz qu'il contient à la température ambiante, mais ne doit pas être présent en quantité si grande qu'il rende le dentifrice caoutchouteux, grumeleux ou opaque. La proportion d'agent de gélification utilisé élève avantageusement la viscosité du dentifrice à plus de I00 000 cPo à 250C et, de préférence, à plus de 200 000 ou I 000 000 cPo. Pour les matières présentant des caractéristiques non Newtoniennes, les mesures de viscosité ne peuvent pas être une indication réelle de la fluidité ou du pouvoir de maintenir les bulles en place. Dans ce cas, le produit doit être suffisamment ferme pour que, bien qu'il soit extrudable à la température ambiante (25"C), il conserve les bulles et ne les laisse pas se rassembler dans la partie supérieure du dentifrice contenu dans le récipient. Pour les fluides Newtoniens, les valeurs de centipoises données sont des mesures d'une telle propriété satisfaisante.Comme on le décrira plus loin, la viscosité, la fluidité et la fermeté de la composition doivent être moindres aux températures élevées, de manière que les bulles de gaz globulaires puissent se former à ces températures même si les bulles initiales introduites dans le dentifrice ne sont pas parfaitement rondes. Les proportions de matières que l'on utilise habituellement pour obtenir les propriétés décrites dans les paragraphes précédents peuvent varier dans une large gamme, mais l'expérience a montré que certaines gammes sont très avantageuses pour fabriquer les meilleurs produits. Ainsi, on utilise normalement 5 à 50 % d'agent de polissage, 0,5 à 5 % d'agent de gélification ou épaississant, 30 à 85 % de polyol, 5 à 30 % d'eau et 0,5 à 5 % de détergent ou agent de moussage. Les proportions préférées sont 5 à 40 % d'agent de polissage, 0,5 à 3 % d'agent de gélification, 50 à 75 % de polyalcanol(s), IO à 20 % d'eau, et I à 3% de détergent.Dans le cas des dentifrices opaques que l'on peut fabriquer suivant le procédé de l'invention, si on le désire, la proportion de l'agent de polissage peut être supérieure, par exemple de 20 à 75 %, la proportion d'eau peut être supérieure, par exemple 5 à 40 %, et celle du polyalcanol peut être inférieure et est habituellement de IO à 35 %. D'autres matières et adjuvants peuvent être présents pour conférer d'uatres propriétés souhaitables en vue du traitement ou de l'utilisation finale. Ainsi, les aromatisants et les colorants rendent le dentifrice plus plaisant pour le consommateur et les solvants peuvent faciliter le dégazage préliminaire. Généralement, on n'utilise pas plus de IO % de chacune de ces matières et habituellement on utilise O,I à 5 % dans la plupart des cas, de préférence O,I à 3 %, le total de ces matières constituant moins de 20 %. Dans les proportions décrites, on peut fabriquer un excellent dentifrice ayant des propriétés convenables de maintien des bulles. En suivant le procédé de la présente invention, on peut fabriquer des dentifrices contenant des bulles qui sont sensiblement limpides malgré des interruptions que présente le produit, provoquées à la fois par les matières gazeuses et solides qu'il contient. Le heurt de la bulle contre la substance solide n'altère pas sa forme de façon indésirable, et il ne se produit pas d'irrégularités d'aspect dues à des changements des trajets lumineux à travers le produit. Bien que des bulles puissent s'être produites accidentellement dans les dentifrices selon la technique antérieure, on les a considérées comme défavorables et on a tenté de les supprimer, en raison du fait quelles étaient peu plaisantes, de forme irrégulière, inégalement réparties et tendaient à provoquer des variations de densité dans le dentifrice. Egalement, dans le cas des dentifrices limpides, les bulles peuvent provoquer un aspect trouble. En suivant le procédé de la présente invention, ces inconvénients sont évités et on produit un dentifrice limpide présentant des bulles réparties de façon attrayante et uniforme dans ce dentifrice. Comme premier stade de la fabrication d'un tel produit, on prépare un dentifrice qui est sensiblement exempt de gaz entraînés et de préférence également exempt de gaz dissous. Ce dégazage peut être effectué par n'importe quelle technique connue, habituellement en utilisant le vide pendant le mélange des divers ingrédients du dentifrice ou après la préparation du dentifrice. Les vides utilisés sont normalement de 500 à 730 mm de mercure (30 à 260 mm Hg, pression absolue), mais on peut aussi avoir recours, pour un dégazage plus rapide, à des vides plus grands, pouvant atteindre 759 à 760 mm de mercure. Si le dentifrice terminé doit être dégazé et que les opérations sous vide préliminaires ne sont pas effectuées, il faut 2 à 3 heures pour enlever correctement les gaz dissous et entraînées du produit.Cette élimination est facilitée par l'utilisation d'appareils tels que des mélangeurs Dopp, Unimix et Versator dans lesquels de minces pellicules, par exemple inférieures à 0,2 cm, de dentifrice sont exposées à une faible pression. Un dégazage plus rapide est possible en soumettant les divers constituants ou prémélanges du dentifrice à des vides avant etXou pendant le mélange. L'élimination des gaz est favorisée par l'utilisation de chaleur ou de solvants volatils (de I à IO %, de préférence de I à 5 % de solvants, ou d'aromatisant volatil que l'on utilise souvent) pour rendre les compositions plus fluides et pour favoriser la coalescence des bulles de gaz et leur élimination. Dans un procédé particulièrement préféré, utilisé pour la fabrication de gel dentifrices limpides, on utilise de la chaleur, avec ou sans le vide décrit, pour dégazer ou désaérer un mélange de polyalcanol et d'agent surfactif (détergent ou agent de moussage) et on mélange ce dernier, sous vide, avec le reste de la composition préalablement dégazée. L'intermédiaire dégazé est fabriqué en appliquant un vide à un mélange d'agent de gélification et de véhicule, en mélangeant avec l'agent de polissage et en dégazant pendant et après ce mélange. En suivant ce procédé, que l'on peut modifier par addition de solvants ou d'agents aromatisants qui sont volatils, ayant des points d'ébullition de 40 à 70"C, on obtient un dentifrice essentiellement exempt de gaz. Le dentifrice exempt de gaz est de préférence à une température élevée ou réglée d'une autre façon de manière que sa viscosité soit suffisamment basse pour permettre aux gaz qui y sont dispersés intentionnellement de former des sphérulites. Le dentifrice, à ce stade, est moins visqueux que lorsqu'il est finalement conditionné et se trouve à la température ambiante. Cependant, il est suffisamment visqueux pour que les bulles qui y sont dispersées ne viennent pas facilement au contact d'autres bulles et ne soient éliminées du dentifrice ou déplacées vers une partie de ce dernier. Elles restent suffisamment dispersées pendant une période de temps suffisamment longue pour permettre ltempaquetage et le refroidissement ou autre opération de conditionnement pour fournir le produit final extrudable bien que conservant sa forme. I1 est généralement préférable d'utiliser de la chaleur comme moyen de fluidisation et de refroidir le produit pour le durcir, mais d'autres techniques, telles que l'utilisation de solvants et d'agents de durcissement sensibles au temps, peuvent aussi être appliquées. Après avoir réalisé le dentifrice sensiblement exempt de gaz qui contient de préférence moins de gaz qu'il n'est nécessaire pour produire une bulle de 2 mm de diamètre par centimètre cube (moins de 0,5 % en volume), et de préférence moins d'une-bulle de I mm de diamètre par centimètre cube, la température du dentifrice est réglée, ou une autre variable est réglée, de manière à le rendre suffisamment fluide pour permettre la formation de sphérulites par injection de bulles de gaz. De préférence, pour les fluides Newtoniens, ceci correspond à une viscosité de 25 000 cPo ou moins, habituellement plus de I000 cPo et de préférence plus de 5 000 cPo. A ces viscosités, les bulles de gaz à disperser dans le dentifrice sont ajoutées de manière réglée et sont réparties dans tout le dentifrice, l'addition de bulles se poursuivant jusqu'à ce que la concentration désirée soit atteinte, moment auquel le dentifrice est chargé dans un récipient d'utilisation finale comme des tubes pour pâte dentifrice, et est refroidi dans le récipient pour fixer les bulles de gaz dans le dentifrice. Les bulles de gaz ajoutées ont des diamètres sphériques équivalents de l'ordre de 0,1 à 4 mm, de ce de là 4mm et mieux encre de 2 à s 3mn. a)es st ut Jusqu'd ce qu'il y ait 2 à 100 de ces bulles par centimètre cube de ces bulles par centimètre cube de dentifrice, de préférence de 2 à 40 bulles par centimètre cube. Divers procédés de production précise de bulles des dimensions citées et de répartition de ces bulles dans le dentifrice, peuvent être utilisés, mais celui qui est considéré comme simple tout en étant très efficace consiste à ajouter les bulles par des passages ayant à peu près le diamètre des bulles finales désirées. Les vitesses linéaires d'addition des bulles, bien qu'étant habituellement de I cm à 50 cm/seconde, de préférence de plus de O,I mètre/seconde, peuvent varier dans une plus large gamme, pourvu que les bulles de gaz soient désagrégées à la longueur correcte pour produire des sphérulites de diamètre désiré. Ainsi, il est habituellement préférable que les passages par lesquels le gaz pénètre dans le corps du dentifrice soient espacés d'au moins I ou 2 diamètres et que le dentifrice se déplace par agitation ou autre moyen de manière que la composante de vitesse perpendiculaire au trajet d'entrée du gaz soit au moins le double de la vitesse du gaz au point de l'entrée. Ceci sépare les bulles par cisaillement à la longueur approximativement égale au diamètre désiré et empêche l'agglomération.En réglant le débit du gaz, par des changements de la pression et des modifications de la vitesse du dentifrice, et en faisant varier la vitesse du mélangeur ou de l'appareil de mise en circulation, on obtient des dimensions et concentrations de bulles désirées. On peut utiliser divers types de mélangeurs, mais habituellement les mélangeurs à hélice, à palette, à pompe et de mise en circulation donnent satisfaction. Naturellement, on doit éviter habituellement les mélangeurs à fort cisaillement ou à pellicule mince. Pour obtenir de bonnes vitesses de production, la vitesse linéaire des gaz est d'au moins O,I mètre/seconde, et la pression du gaz, bien qu'elle soit basse, est réglée de manière à fournir la vitesse correcte.Les passages par lesquels le gaz est ajouté au dentifrice peuvent eAtre constitués par de fins tubes individuels ou peuvent être noyés dans un élément monobloc comme une plaque poreuse ou un diffuseur. On peut aussi utiliser des dispositifs de désagrégation mécaniques pour produire les bulles, mais ils ne peuvent pas être aussi précis que le procédé utilisant des passages. Au cours des opérations, la technique de l'invention et ses variantes pour obtenir des produits particuliers seront évidentes pour un technicien. Aux viscosités du dentifrice auquel le gaz est ajoute à une température élevée, par exemple 30 à 600C, les bulles ne stade glomèrent pas et ne sont pas g8Knées par l'agent de polissage insoluble dispersé. Les particules de l'agent de polissage, qui ont un diamètre inférieur à I00 microns, de préférence de I à 65 microns, et mieux encore de I à 20 microns, n'affaiblissent pas les bulles et ne fournissent pas de sites d'agglomération de ces bulles à d'autres bulles, comme on pourrait s'y attendre. On considère que de plus grandes particules de l'agent de polissage sont désavantageuses de ce point de vue et également du fait de leur nature palpable indésirable.En raison de la faible teneur du gaz dans le dentifrice à l'origine, il se produit quelques bulles dont le diamètre se situe en dehors des gammes désirées par suite des changements de températures et, en raison du fait que l'addition de gaz est effectuée de préférence à une température élevée, il se produit une légère tendance au développement des bulles pendant le refroidissement, étant donné que les gaz sont généralement plus solubles à froid qu'à chaud. Un avantage des dentifrices de la présente invention réside dans la présence, dans les bulles de gaz, de matières volatilisées qui peuvent renforcer le goût de l'aromatisant et l'o- deur, au moins en ce qui concerne les aromatisants dont les effets sont principalement olfactifs. Après sa fabrication, le dentifrice contenant des bulles est introduit dans son récipient aussi tôt que possible, habituellement en une heure, de préférence en dix minutes. I1 est refroidi à la température ambiante en 5 heures supplémentaires, de préférence en 2 heures, et est prêt à être expédié. Bien que le procédé décrit de fabrication de gels dentifrices contenant un gaz soit très préféré, d'autres procédés peuvent aussi être utilisés. Ainsi, dans certains cas, les bulles peuvent être dispersées mécaniquement par un mélangeur ou peuvent être engendrés par voie chimique. L'introduction du produit froid sans les récipients d'uitlisation finale peut être préférable dans certaines opérations, et pourvu que les bulles soientL;phériques au moment de l'introduction et que l'équipement puisse manipuler le produit épaissi, on peut produire de bons dentifrices par ce procédé. Egalement, le dentifrice peut être conditionné sous vide, soit en lui faisant subir un vide au :noment du remplissage, soit en introduisant le dentifrice chauffé et en provoquant une diminution de la pression par contraction lors du refroidissement.Dans certains cas, on peut créer intentionnellement des bulles irrégulières et, dans ce eas, il peut ne pas être souhaitable que le dentifrice, au moment de l'addition du gaz, soit à un état suffisamment mobile pour produire des sphères de gaz. Les dentifrices limpides selon la présente invention peuvent être fabriqués par le procédé de l'invention ou par d'autres techniques pourvu que les bulles de gaz aient un diamètre de I à k mm et soient réparties dans tout le dentifrice de manière qu'il y ait 2 à-20 bulles par centimètre cube de dentifrice, de préférence uniformément réparties, dans les gels dentifrices limpides contenant un agent de polissage insoluble, un agent de gélification et un véhicule.Dans ces produits, le gaz qui est dispersé contient de préférence une proportion principale d'azote, et encore mieux est constitué entièrement d'azote, bien que l'air donne également satisfaction. Ces dentifrices sont introduits de préférence dans des tubes souples transparents en matière plastique, par exemple en chlorure de polyvinyle, ou en polypropylène, ont une viscosité finale de 200 000 cPo, et contiennent 5 à IO bulles globulaires de 2 à 3 mm de diamètre par centimètre cube.En particulier, des produits très intéressants sont ceux dans lesquels l'agent de polissage est de l'aluminosilicate de sodium de I à 20 microns de diamètre et i indice de réfraction de I,44 à I,48, l'agent de gêlification est une argile minérale synthétique contenant de la silice du type "Laponite", le véhicule est une solution aqueuse de glycérol et de sorbitol dans laquelle le rapport glycérol:sorbitol est de I:5 à 5:I, les proportions des constituants sont de 5 à 50 % d'agents de polissage, 0,5 à 5 % d'agent de gélification, 30 à 85 % de polyalcanol, 5 à 30 % d'eau et 0,5 à 5 % d'agent de moussage. Il est évident que dans la description précédente, lorsqu'on fait mention de matières individuelles de certains types, l'invention envisage également que des mélanges de ces matières peuvent être utilisés pour obtenir les meilleures propriétés à partir de chaque composant. Les exemples suivants sont donnés à titre illustratif, mais non limitatif de l'invention. Sauf indication contraire, toutes les parties sont exprimées en poids et toutes les températures en OC. EXEMPLE I Composants Parties Glycérine 30 Sorbitol (solution aqueuse à 70 ,) 33 Composants Parties saponite SP" 2 Aluminosilicate de sodium 20 N-lauroyl-sarcoside de sodium 2 Agent aromatisant (huiles essentielles) I,O 0,1 Edulcorant synthétique (saccharine) Solution colorante (colorant vert aqueux à I %) I,O Monofluorophosphate de sodium 0,8 Eau IO,I L'aluminosilicate de sodium utilisé est un complexe ayant un indice de réfraction de I,47, une teneur en humidité de IO % environ et une teneur en alumine de 8 %, et il contient 78 % de silice et IO % d'oxyde de sodium. La dimension particulaire est comprise entre I et 20 microns. La saponite SP", l'aromatisant, l'édulcorant et l'agent colorant sont mélangés avec environ I/3 de glycérine et I/3 du sorbitol plus la moitié de l'eau, et un vide de 700 mm de mercure est appliqué pendant IO minutes. Ensuite, on utilise I/3 de la glycérine et I/3 du sorbitol ainsi que la moitié de l'eau pour disperser l'aluminosilicate de sodium et le monofluorophosphate de sodium, et on applique un vide analogue pendant la même période de temps pour enlever tout air entraîné. On mélange ensuite le N-lauroylsarcoside de sodium dans le reste de la glycérine et du sorbitol. On chauffe la matière à 500C et la maintient pendant 5 heures sans appliquer de vide ou pendant dix minutes avec le même vide que précédemment mentionné. Ensuite, on mélange la partie polyalcanolagent de gélification avec la partie véhicule-agent de polissagefluorure, à une température de 400C en appliquant un vide de 700 mm de mercure pendant 5 minutes, après quoi on brasse le mélange d'agent surfactif en utilisant le même vide, et on le maintient pendant environ IO minutes. Le mélange est effectué dans un mélangeur "Unimix" équipé de lames racleuses en "Teflon" qui en débarrassent les parois du mélangeur à moins de 0,2 mm en ne laissant qu'une très mince pellicule de dentifrice sur ces dernières. Le produit résultant est essentiellement exempt de gaz, contient moins de O,I % en volume d'air entraîné.Son pH est de 8 environ. (Les pH du produit de l'invention sont compris entre 5 et 9). Le produit résultant est un gel dentifrice d'aspect limpide et attrayant. On a fabriqué des gels dentifrices analogues exempts de gaz et d'aspect limpide en augmentant la proportion de sorbitol de façon qu'elle constitue 70 % de la teneur en polyalcanol, en remplaçant la "Laponite SP" par I partie de carboxyméthyl-cellulose de sodium (en ajoutant du sorbitol pour compenser l'autre partie de saponite omise), en remplaçant lialuminosilicate de sodium par du xérogel de silice (Syloid 63), en remplaçant le sarcoside par du lauryl-sulfate de sodium, et en remplaçant le monofluorophosphate de sodium par 0,2 partie de fluorure-de sodium, en complétant la 0,6 partie restante par de l'eau.Cette composition et celle précédemment décrite sont dégazées par maintien sous un vide de 740 mm de mercure pendant 4 heures tout en mélangeant dans un mélangeur de Dopp muni d'une lame racleuse destinée à nettoyer ses parois internes. Tous les produits décrits, qu'us soient fabriqués par stades sous vide, parfois avec l'aide de chaleur comme dans la désaération du mélange de détergents, ou par désaération finale du dentifrice total, sont des gels d'aspect limpide. Dans certains cas, la désaération est terminée volontairement avant achèvement de manière que le produit contienne une faible proportion de bulles d'air ou d'azote, par exemple une faible proportion, de préférence moins de 20 %, e la teneur finale en bulles du dentifrice. Les dentifrices décrits sont chauffés jusqu'à 40"C, température à laquelle les viscosités sont de 5000 à 25 000 cPo et des valeurs équivalentes, de manière que les bulles de gaz ajoutées aux dentifrices deviennent de forme sphérique. Ensuite, de l'air est insufflé par la base des mélangeurs à palettes contenant les diverses compositions dentifrices dégazées au moyen d'un diffuseur présentant des passages multiples de 2 mm de diamètre et espacés de I cm. La vitesse linéaire d'écoulement de l'air (on utilise de l'azote pour certaines expériences) est de IO cm/seconde et la vitesse du mélangeur est telle que la vitesse tangentielle moyenne du dentifrice par rapport au passage réservé à l'air au point de sortie de l'air soit de 50 cm/seconde.L'air est ajouté pendant I minute environ jusqu 'à ce qu'il y ait IO bulles par centimètre cube de dentifrice, chaque bulle ayant un diamètre de 2 mm. Cinq minutes après l'addition de l'air, le dentifrice est introduit dans des tubes en chlorure de polyvinyle transparents et, deux heures après, il est refroidi jusqu'à 25du, température à laquelle sa viscosité est de 500 000 cPo environ. Les produits sont empaquetés et envoyés au stockage et, même après de longues durées d'emmagasinage, par exemple de six mois à un an, ils sont encore d'aspect attrayant et utiles, ils brillent vivement et contiennent les bulles d'air uniformément réparties aux mêmes emplacements que lors de leur fabrication. Dans une variante de ces essais, de la mousse d'Irlande est utilisée à la placé de la carboxyméthyl-cellulose de sodium et on remplace I/4 de l'agent de moussage par de l'Igepal CA 630" (nonyl-phénoxypolyéthoxy-éthanol). On obtient un produit ayant des propriétés analogues à celles des dentifrices précédemment décrits. Egalement, lorsqu'on utilise un aérogel,de silice ou une silice pyrogène en plus de l'agent de gélification, ou pour le remplacer partiellement, habituellement dans une proportion inférieure à 50 %, le dentifrice résultant est d'une transparence satisfaisante et les bulles qu'il contient se comportent de façon satisfaisante.Cependant, lorsque l'agent de polissage est remplacé par un agent de polissage ayant un indice de réfraction en dehors de la gamme de I,4 à I,5 ou dont les particules sont supérieures à I00 microns, il devient apparent dans le dentifrice et sa limpidité est supprimée. Dans certains cas, il est considéré comme avantageux de permettre à un faible pourcentage de l'agent de polissage de dépasser I00 microns de dimension et de se situer en dehors de la gamme tolérable décrite d'indices de réfraction de manière à le rendre apparent, mais en aucun cas, sa proportion ne doit excéder 20 % de l'agent de polissage total présent.Bien que le véhicule puisse être constitué entièrement par du sorbitol ou du glycérol avec une petite quantité d'eau, et que dans certains cas, l'eau puisse être supprimée complètement et que le produit soit encore limpide et conserve des bulles de gaz bien dispersées, on obtient les meilleurs résultats avec les mélanges de sorbitol, de glycérol et d'eau, parfois avec de faibles proportions de polypropylène-glycol. A la place de l'air, on utilise de l'azote, de l'argon et des "Freons" (alcanes inférieurs chlorofluorés) et on obtient également de bons dentifrices limpides. EXEMPLE 2 On prépare un gel dentifrice d'aspect sensiblement limpide selon la formule suivante et toute quantité d'air entraînée est enlevée par application d'un vide de 700 mm de mercure pendant deux heures, en utilisant 2 % de solvant (éthanol, chloroforme, ou acétone) pour favoriser l'élimination des bulles d'air emprisonnées. La formule utilisée est la suivante Composants Parties Sorbitol (solution aqueuse à 70 %) 50 Glycérine 26 Composants Parties Aluminosilicate de sodium 20 Lauryl-sulfate de sodium 2,0 Aromatisant (huile de clous de girofle) I,O Carboxyméthyl-cellulose de sodium 0,5 Dérivé sodé de la saccharine O,I Formaldéhyde O,I Solution aqueuse de colorant (I %) 0 > 3 L'aluminosilicate de sodium utilisé est un complexe ayant un indice de réfraction de î,45, IO % d'humidité, 8 % d'alumine, environ 70 % de silice, 7 ffi d'oxyde de sodium, une dimension particulaire telle que 98 % des particules ont un diamètre inférieur à 30 microns et une densité apparente de 0,II4 g/cm3.En utilisant le même appareil que décrit dans l'exemple I, avec des tubes de passage individuels ayant des diamètres de I mm et espacés de 5 mm, on insuffle de l'air dans le dentifrice jusqu'à ce qutil y ait environ 20 bulles par centimètre cube, ayant chacune un diamètre de I mm. Les bulles sont globulaires et dans les mêmes temps que ceux mentionnés à l'exemple I, le dentifrice est introduit dans des tubes, et les tubes sont refroidis et envoyés au stockage. Les produits résultants sont des dentifrices limpides excellents présentant des bulles apparentes. Les bulles sont uniformément dispersées et ont un diamètre de I mm environ. Dans une variante de cet essai, au lieu d'utiliser des passages de I mm, on utilise des passages de 0,5 mm et de 3,0 mm; avec environ le double du nombre des plus petits passages. Avec cette technique, on obtient un dentifrice présentant un mélange de bulles de deux dimensions, 0,5 mm et 3,0 mm de diamètre. Dans certains cas, on préfère ces mélanges pourvu que les bulles soient globulaires et que la répartition des bulles de deux dimensions différentes soit régulière. Dans des variantes de cet essai, on utilise de l'argon à la place de l'air et on colore les gels en différentes couleurs et les aromatise avec des agents aromatisants différents. Dans certains cas, on incorpore I % de chloroforme dans le produit pour son effet aromatisant. Tous ces produits sont des gels d'aspect limpide présentant des bulles d'argon très bien dispersées. EXEMPLE 3 Composants Parties Glycérine 25 Composants Parties Sorbitol (solution aqueuse à 70 %) 47 Aluminosilicate de sodium I6 "Aerosil D-200" 3 N-lauroyl-sarcoside de sodium 2 saponite SP" 2 Aromatisant et édulcorant I,2 Solution aqueuse colorante I Eau 2,8 L'aluminosilicate de sodium est un complexe ayant un indice de réfraction de I,46, une teneur en humidité de 6 % environ, une teneur en alumine de 8,2 % > une teneur en silice de 72 % > une teneur en oxyde de sodium de 7 %, une dimension particulaire moyenne d'environ 20 microns et une masse spécifique apparente après tamisage de 0,07 g/cm3 environ. Lorsqu'il est dégazé selon les procédés des exemples I et 2 et lorsqu'on y incorpore des bulles d'air de 0,5 à 4 mm de diamètre, en utilisant un diffuseur pour l'introduction de l'air et en suivant par ailleurs les procédés des exemples I et 2, le produit résultant est un dentifrice acceptable d'aspect limpide. EXEMPLE 4 Composants Parties Glycérine 23,9 Sorbitol (solution aqueuse à 70 %) 45 Carboxyméthyl-cellulose de sodium 0,7 "Syloid 244" 5 Aluminosilicate de sodium I6 Lauryl-sulfate de sodium 2 Benzoate de sodium 0,5 Dérivé de la saccharine 0,2 Solution aqueuse colorante (I %) 0,2 Agent aromatisant à base d'huile essentielles I,O Chloroforme 2,5 Eau 3 L'aluminosilicate de sodium utilisé est celui de l'exem- ple 2. Le produit est préparé suivant le procédé de l'exemple I et il donne un gel dentifrice limpide à bulles ayant un aspect attrayant. EXEMPLE 5 Composants Parties Glycérol 25 Carboxyméthyl-cellulose de sodium (Hercules I2M 31P) 0,6 Benzoate de sodium 0,5 Sorbitol (solution aqueuse à 70 ,%) 4Si,9 Colorant (solution aqueuse à I %) 0,8 Eau désionisée 3 > 0 Dérivé sodé de la saccharine 0,2 Silice pyrogène (Cab-O-Sil M-5) 2,0 Aérogel de silice (Syloid nO 244) 4,0 Aluminosilicate de sodium (DeGussa P820) 16 Lauryl-sulfate de sodium 2,0 Aromatisant (huiles essentielles) I,O Chloroforme I,O On prépare un gel dentifrice limpide suivant le procédé de l'exemple I et on constate qu'il constitue un excellent agent de nettoyage des dents, d'aspect et d'arôme attrayants, ayant un bon pouvoir de moussage et une excellente stabilité à l'emmagasinage. Les bulles y sont uniformément réparties et conservent leur emplacement pendant une durée d'emmagasinage de six mois dans un tube de distribution souple, transparent, en chlorure de polyvinyle. REVENDICATIONS 1. Procédé de fabrication d'un dentifrice contenant des bulles de gaz, caractérisé en ce qu'il consiste à préparer une pâte ou gel dentifrice extrudable, visqueu,exempt de gaz ou sensiblement exempt de gaz, contenant un agent de polissage, un agent de gélification et un véhicule, et à mélanger avec ce dentifrice des bulles de gaz d'un diamètre compris entre 0,1 et 4mm d'une sphère équivalente de manière qu'il y ait 2 à 100 de ces bulles par centimètre cube de dentifrice, le dentifrice ayant une viscosité suffisante pour maintenir les bulles en suspension. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le dentifrice est un gel limpide, l'agent de polissage a un indice de réfraction analogue à celui du reste du dentifrice, est insoluble dans le dentifrice et est sous forme de particules ayant un diamètre inférieur à 100 microns, l'agent de gélification est une gomme minérale ou organique ou un épaississant qui fournit un gel limpide dans les composition décrites, le véhicule comprend un polyol ayant un indice de réfraction analogue à celui de l'agent de polissage, et un détergent ou un agent de mous sage est également présent, le dentifrice exempt de gaz est préparé par dégazage d'un dentifrice contenant un gaz et les bulles de gaz ajoutées au dentifrice sont sensiblement insolubles dans le dentifrice et ont une dimension réglée de 0,1 à 4 mm de diamètre d'une sphère équivalent, et sont obtenues par soufflage de bulles de gaz dans le dentifrice par un passage ayant un diamètre à la sortie compris entre 0,1 et 4 mm et en déplaçant le dentifrice par rapport à la sortie du passage de manière à provoquer la désagrégation des bulles après leur sortie du passage et éviter leur agglomération. 3. Procédé suivant la revendication 1 ou 2 caractérisé en ce que le dentifrice contient un agent de polissage qui est un aluminosilicate complexe, un xérogel de silice, ou un mélange de ces composes - de dimension de particules comprise entre 1 et 65 microns, et d'un indice de réfraction compris entre 1,4 et 1,5, l'agent de gélification est une gomme organique naturelle ou synthétique, une argile minérale synthétique contenant de la silice, ou un aérogel de silice ou une silice pyrogène, le véhicule comprend un polyalcanol ayant 3 B 6 groupes hydroxyle par molécule, le détergent est un détergent organique synthétique qui est anionique ou non ionique, les bulles de gaz contiennent une proportion principale d'azote et ont un diamètre de 1 à 4 mm, la viscosité du dentifrice dépasse 100 000 cPo à 250C et les bulles de gaz sont réparties uniformément dans le corps du dentifrice à une température de 30 à 600C par évacuation du gaz dans le dentifrice à une vitesse linéaire du gaz d'au moins 0,1 mètre par seconde dans un dentifrice en mouvement ayant une composante de vitesse linéaire perpendiculaire au sens d'évacuation du gaz au point d'évacuation du gaz qui est au moins double de la vitesse du gaz à ce point. 4. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'agent de polissage est de l'aluminosilicate de sodium, l'agent de gélification est de la mousse d'Irlande, de la carboxy-méthyl-cellulose de sodium ou une argile minérale ssnthé- tique contenant de la silice de formule le véhicule est le sorbitol et/ou le glycérol et l'eau, l'agent de moussage ou le détergent est le lauryl-sulfate de sodium, le dentifrice contient 2 à 40 bulles par centimètre cube et les bulles sont réparties dans tout le dentifrice en dirigeant de l'air ou de l'azote par des passages d'un diffuseur ou des passages ménagés dans une matière poreuse à passages multiples dans un dentifrice chauffé tout en mélangeant avec un agitateur, la viscosité du dentifrice au moment de l'addition des bulles de gaz étant supérieure à 5000 centipoises, le dentifrice contenant des bulles est introduit dans un récipient de distribution ou tube moins d'une heure après l'addition du gaz, et le dentifrice contenu dans le récipient est refroidi à la température ambiante à laquelle il a une viscosité supérieure à 200 000 centipoises, de manière à produire un dentifrice d'aspect limpide présentant des bulles réparties d'une manière sensiblement régulière et qui sont stables au moins jusqu'à ce que le dentifrice soit extrudé ou évacué d'une autre façon du récipient. 5. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que l'agent de polissage est de l'aluminosilicate de sodium de 1 à 20 microns de diamètre et ayant un indice de réfraction de 1,44 à 1,48, l'agent de gélification est une argile synthétique organique contenant de la silice, le véhicule est une solution aqueuse de glycérol et de sorbitol ayant un indice de réfraction de 1,44 à 1,48, les proportions de l'agent de polissage, de l'agent de gélification, du véhicule et de l'agent de moussage dans le produit final sont de 5 à 50 % d'agent de polissage, 0,5 à 5 % d'agent de gélification ou d'épaississant, 30 à 85 ,% de polyalcanol, 5 à 30 % d'eau et 0,5 à 5 % de détergent ou d'agent de moussage, les bulles du dentifrice sont sensiblement toutes de même dimension dans la gamme de 1 à 4 mm et, avant que les bulles dispersées puissent s'agglomérer ou perdre leur forme globulaire que l'on obtient lorsqu'on les disperse dans le dentifrice à température élevée, le dentifrice est introduit dans un récipient d'utilisation finale à paroi transparente, puis est refroidi. 6. Dentifrice sous forme de gel extrudable d'aspect limpide, caractérisé en ce qu'il contient, à l'état dispersé, des bulles de gaz visibles d'un diamètre de 1 à 4 mm et réparties dans tout le dentifrice de manière qu'il y ait 2 à 20 bulles par centimètre cube de dentifrice, ce dentifrice contenant un agent de polissage, un agent de gélification et un véhicule, et ayant une viscosité suffisante pour maintenir les bulles en suspension. 7. Dentifrice suivant la revendication 6, caractérisé en ce que l'agent de polissage a un indice de réfraction analogue à celui du reste du dentifrice, est insoluble dans le dentifrice et est sous forme de particules ayant un diamètre inférieur à 100 microns, l'agent de gélification ou l'épaississant étant une gomme minérale ou organique qui produit un gel limpide dans les compositions décrites, le véhicule contenant un polyol ayant un indice de réfraction analogue à celui de l'agent de polissage, et un détergent ou agent de moussage également et le dentifrice est dans un récipient de distribution à paroi transparente. 8. Dentifrice suivant la revendication 6 ou 7, caractérisé en ce que l'agent de polissage est un aluminosilicate complexe, un xérogel de silice ou un mélange de ces matières ayant une dimension de particules de 1 à 65 microns et un indice de réfraction de 1,4 à 1,5, l'agent de gélification est une gomme organique naturelle ou synthétique, une argile minérale synthétique contenant de la silice, ou un aérogel de silice ou une silice pyrogène, le véhicule contient un polyacanol ayant 3 à 6 groupes hydroxyle par molécule, le détergent ou l'agent de moussage est un détergent organique synthétique anionique ou non ionique, les bulles de gaz contiennent une proportion principale d'azote et ont des diamètres de 2 à 3 mm, la viscosité du dentifrice est supérieure à 100 000 cPo à 25"C, et les bulles de gaz sont réparties dans tout le corps du dentifrice qui se trouve dans un récipient transparent à travers lequel elles sont visibles et dont le dentifrice est évacué pour être utilisé. 9. Dentifrice suivant l'une quelconque des revendications 6 à 8, caractérisé en ce que l'agent de polissage est de l'aluminosilicate de sodium, l'agent de gélification est de la mousse d'Irlande, de la carboxy-méthyl-cellulose de sodium ou une argile minérale synthétique contenant de la silice de formule gi8Mg5 lLio óX7 60241 w6 a o,6, le véhicule est le sorbitol et/ou le glycérol et de l'eau, l'agent de moussage ou le détergent est le lauryl-sulfate de sodium, le dentifrice contient 5 à 10 bulles globulaires par centimètre cube, lesquelles bulles sont constituées d'air ou d'azote, et la viscosité du dentifrice à la température ambiante est supérieure à 500 000 cPo, de manière que les bulles, qui sont sensiblement uniformément réparties, soient stables au moins jusqu'à ce que le dentifrice soit extrudé ou évacué d'une autre façon du récipient. 10. Dentifrice suivant l'une quelconque des revendications 6 à 9, caractérisé en ce que l'agent de polissage est de l'aluminosi- licate de sodium de 1 à 20 microns de diamètre et ayant un indice de réfraction de 1,44 à 1,48, l'agent de gélification est de l'argile minérale synthétique contenant de la silice, le véhicule est une solution aqueuse de glycérol et de sorbitol ayant un indice de réfraction de 1,44 à 1,48, les proportions d'agent de polissage, d'agent de gélification, du véhicule et de l'agent de moussage dans le produit final étant de 5 à 50 % d'agent de polissage, 0,5 à 5 % d'agent de gélification ou d'épaississant, 30 à 85 ,% de polyalcanol, 5 à 30 ss d'eau, et 0,5 à 5 % de détergent ou d'agent de moussage les bulles de dentifrice sont toutes sensiblement de mEme dimen sion e-t-de--forme globulaire dans la gamme de 1 à 4 mm, et sont dispersées dans le dentifrice dans un tube de distribution transparent souple