-i- 2034979 La présente invention se rapporte d'une façon générale aux perfectionnements apportés aux instruments et aux procédés de mesure et elle concerne plus particulièrement un procédé et un appareil perfectionnés de mesure de l'humidité relative» 5 les instruments utilisés ou proposés jusqu'à maintenant pour une mesure directe de l'humidité relative possèdent de nombreux inconvénients. les transducteurs utilisés sont en général d'un caractère mécanique ou électrique. Les dispositifs mécaniques de mesure d'humidité sont le plus souvent des appareils qui mesurent les va-10 riations dimensionnelles de cheveux humains, des membranes d'origine animale et de diverses fibres cellulaires en réponse aux variations de l'humidité relative ambiante. Ces dispositifs mécaniques sont caractérisés par une très lente réponse, un manque de précision, une grande instabilité, une forte hystérésis, des coefficients de tem-15 pérature élevés, un manque de sûreté et aussi un encombrement excessif et une construction délicate. D'autre part, les dispositifs de mesure d'humidité relative d'un type électrique exigent des circuits électriques à gain important par suite des limitations fondamentales des éléments de détection que l'on utilise en général et aussi des 20 paramètres électriques obligatoires pour de tels détecteurs ; d'autre part, on se heurte à divers problèmes lors de l'utilisation et aussi pendant la construction de ces dispositifs électriques, ces problèmes étant ceux de la polarisation aux électrodes du détecteur et la fragilité superficielle générale,, aussi bien du point de vue mé-25 canique qu'électrique. Ces appareils ont une hystérésis élevée, des coefficients élevés de température et des plages réduites de températures, sans parler des endommagements par suite d'une forte humidité et par conséquent d'une condensation importante, et aussi par suite de la difficulté de construction d'un tel dispositif dans 30 un format miniature. On voit donc que tous les instruments connus pour mesurer directement l'humidité relative laissent beaucoup à désirer. Les principaux buts de l'invention sont en conséquence de fournir : 35 - un instrument de mesure perfectionné ; - un procédé et un appareil perfectionnés pour la mesure de l'humidité relative ; - un dispositif hygrométrique qui est très sûr, de construc 69 33722 -2- 2034979 tion simple et robuste ; - un tel dispositif caractérisé par sa grande précision, sa faible hystérésis, une réponse rapide et une plage étendue de températures en fonctionnement ; et 5 - un dispositif du type précité qui est de construction com pacte, se prête facilement à la miniaturisation, possède un caractère très universel, une grande adaptabilité et dont le prix de revient est bas. Suivant un aspect de l'invention, cette dernière est fondée 10 sur la découverte suivante : quand on envoie des rayons lumineux ou autres rayons à travers un substrat qui est transparent aux radiations mais qui n'est pas hygroscopique et que ces rayons sont incidents sensiblement suivant l'angle critique de Snell à l'interface entre ce substrat et une couche superposée d'une matière trans-15 parente aux radiations ayant un indice de réfraction presque égal ou relativement plus faible, couche dont la conductivité varie en fonction de la condition ambiante que l'on doit mesurer, les paramètres de la radiation, son intensité et son angle de phase varient en fonction de la conductivité et par suite en fonction de la con-20 dition ambiante à mesurer. Par l'expression "sensiblement suivant l'angle critique de Snell", on entend un angle qui s'écarte de l'angle critique de Snell dans un intervalle compris entre une fraction de degré dans le sens négatif et 12 degrés dans le sens positif. L'écart autorisé à par-25 tir de l'angle critique de Snell varie selon la nature du matériau et surtout en fonction de la conductivité de la couche superficielle. Si la couche superficielle possède une conductivité électrique relativement faible, l'angle d'incidence doit être inférieur, de préférence de moins de + 3°, à l'angle critique de Snell. 30 En conséquence, l'invention fournit un appareil pour mesurer une condition ambiante, qui comprend un détecteur comportant un substrat transparent à une radiation prédéterminée et une couche superposée qui peut être d'un seul tenant avec le substrat, qui est transparente à ladite radiation et qui possède une conductivité 35 répondant à ladite condition ambiante, des moyens pour diriger cette radiation contre l'interface entre le substrat et la couche sensiblement suivant l'angle critique de Snell, et des moyens répondant à un paramètre de cette radiation incidente sur cette interface pour 69 33722 -3- 2034979 répondre aux changements de conductivité de ladite couche. Quand on l'applique à la mesure de l'humidité relative d'un milieu ambiant, le dispositif perfectionné comprend un détecteur comportant un substrat formé d'une matière diélectrique insoluble 5 dans l'eau, transparente aux radiations, non-hygroscopique et présentant des ouvertures espacées pour l'entrée et la sortie de la lumière et une couche superficielle qui peut être déposée ou formée d'un seul tenant sur le substrat et qui est constituée d'une matière transparente aux radiations ayant un indice de réfraction 10 presque égal ou inférieur à celui du substrat et dont la conductivité électrique est susceptible de réponse à l'humidité relative ambiante ; une source de radiations dirigée à travers ladite ouverture d'entrée et dont au moins une fraction est incidente sur l'interface entre le substrat et la couche conductrice sensiblement 15 suivant l'angle critique de Snell ; et un élément photosensible exposé à la radiation qui sort de ladite ouverture de sortie. Suivant la forme de réalisation préférée, le substrat du détecteur est en polystyrène réticulé avec du divinylbenzène, alors que la couche électriquement conductrice et répondant à l'humidité est formée 20 par la sulfonation d'une face du substrat de manière à établir une couche superficielle échangeuse d'ions, insoluble dans l'eau à l'état d'hydrogène j un traitement ultérieur par un sel métallique, par exemple un sel de lithium, permet de changer la couche résineuse insoluble échangeuse d'ions à un état d'ion lithium. Avantageusement, 25 le détecteur est une tige dont une extrémité est exposée à une source lumineuse et dont l'autre extrémité est en regard d'une cellule photoélectrique du type photoconducteur où photovoltaïque. Un instrument ou réseau de mesure approprié permet de mesurer la tension ou la résistance aux bornes de la cellule photoélectrique pour four-30 nir ainsi une indication sur l'humidité relative. le fonctionnement de ce dispositif est fondé sur le phénomène suivant : quand la lumière ou un autre rayonnement approprié passe d'un milieu à un indice de réfraction élevé sur un milieu dont l'indice de réfraction est égal ou plus faible et ceci suivant un angle 35 d'incidence qui est égal ou proche de l'angle critique de Snell, une onde évanescente est produite dans le milieu le plus rare tout de suite au-delà de l'interface et sur une distance qui ne représente que quelques longueurs d'onde ; le degré de dissipation (absorption) Sàd original 69 33722 -4- 2034979 de l'onde évanescente dans le milieu plus rare est une fonction directe de la conductivité électrique de ce milieu plus rare, l'intensité et l'angle de phase de la lumière réfléchie dans le milieu à plus grand coefficient de réfraction deviennent ainsi également une 5 fonction de la conductivité étant donné que l'énergie de l'onde évanescente représente une partie notable de l'énergie de la lumière réfléchie. Si la conductivité est nulle, l'énergie nulle de l'onde évanescente est dissipée et la lumière réfléchie est totale (à la condition que le rayonnement incident soit à l'angle critique de 10 Snell)o Quand la conductivité est élevée (par exemple à 100 $ d'humidité relative ou par immersion dans l'eau), une partie notable de l'énergie de l'onde évanescente est absorbée et la lumière réfléchie est ainsi réduite. Le rapport fonctionnel entre le rayon réfléchi et la conductivité électrique du milieu le plus rare peut 15 être positif ou négatif selon l'importance du coefficient d'absorption (niveau de conductivité). Ainsi, la mesure de l'intensité de la lumière évanescente dans le milieu à faible coefficient de réfraction ou de l'intensité de la lumière réfléchie vers le milieu à plus fort coefficient de réfraction est fonction de la conducti-20 vite électrique du milieu ayant le plus faible indice de réfraction. En conséquence, quand la conductivité électrique de ce milieu de faible réfraction est fonction de l'humidité ambiante relative, les valeurs de la lumière fournissent une mesure dq/1'humidité relative. De façon analogue., le changement de l'angle de phase de la lumière 25 incidente sur l'interface constitue une mesure de ce même paramètre. L'appareil perfectionné selon l'invention permet de surmonter les nombreux inconvénients des dispositifs connus. Il est sûr, simple, compact, capable d'une grande miniaturisation et très précis. Sa réponse est très rapide, son hystérésis est très faible et il est 30 hautement universol et adaptable * D'autres buts et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va en être faite ci-après en se référant au dessin annexé sur lequel : la figure 1 est une coupe longitudinale d'un dispositif de 35 mesure d'humidité relative selon l'invention ; La figure 2 est une coupe à plus grande échelle par la ligne 2-2 de la figure 1 ; ÔÂD ÛRKSfNAt 69 33722 -5- 2034979 la figure 3 est un graphique montrant la variation de la résistance d'une cellule photoélectrique (associée au dispositif perfectionné selon l'invention) en fonction de l'humidité relative ; la figure 4 est une coupe partielle d'une autre forme de 5 réalisation de l'invention ; la figure 5 est une coupe par la ligne 5-5 de la figure 4 ; la figure 5a est une coupe par la ligne 5a-5a de la figure 4 ; et la figure 6 est une coupe longitudinale d'une autre forme de 10 réalisation de l'invention. les figures 1 et 2 représentent la forme de réalisation préférée de l'invention, la référence 10 désigne dans son ensemble le dispositif perfectionné servant à mesurer l'humidité relative ambiante. Ce dispositif 10 comprend un détecteur profilé en U 11 cons-15 titué d'une tige circulaire et ayant un rayon de courbure qui n'est pas inférieur au quadruple du diamètre de la tige, cette tige étant logée dans un boîtier opaque à la lumière 12 qui est facilement perméable par les fluides et qui peut être d'une construction et d'une forme appropriées quelconques. Dans l'exemple choisi, le 20 boîtier 12 est à double paroi, les parois parallèles définissant un boîtier dans lequel sont ménagées des ouvertures décalées et non alignées 13 en vue d'exposer le détecteur 11 à l'atmosphère environnante, tout en empêchant l'entrée de la lumière. Avantageusement, les surfaces des parois du boîtier sont noires et non réfléchissantes. 25 Deux logements à parois opaques 14 et 16 sont supportés par une paroi terminale 17 du boîtier, les extrémités du détecteur 11 débouchant dans ces logements 14 et 16 et étant en communication étanche à la lumière avec eux. Une lampe électrique 18 est montée dans le logement 16 et pointe contre une face terminale polie du 30 détecteur 11, cette lampe étant connectée à une source d'excitation convenable 19, qui peut être par exemple une batterie. Une cellule photoélectrique 20, qui peut être une cellule photoconductrice, une cellule photovoltaïque, une photo-diode ou un photo-transistor (dans le cas d'une sensibilité extrême nécessaire), etc. est placée dans 35 le logement 14 et fait face à une surface terminale polie correspondante du détecteur 11. la cellule 20 est connectée par un circuit approprié d'un type connu 21 à un instrument de mesure électrique 22 pour permettre de mesurer la résistance ou la tension de la cellule 69 33722 -6- 2034979 20, selon que cette dernière est photoconductrice ou photovoltaïque, respectivement. le détecteur 11 comprend un noyau ou substrat 23 en un matériau diélectrique, non hygroscopique et transparent à la lumière, et 5 une couche externe 24 en une matière transparente à la lumière dont l'indice de réfraction est égal ou inférieur à celui du substrat 23 et qui possède une conductivité électrique, qui peut être ionique ou électronique, et qui varie en fonction de l'humidité relative ambiante. Avantageusement, la couche 24 est hygroscopique et très 10 mince et peut être formée d'un seul tenant avec le substrat 23 par un traitement de ce dernier, ou elle peut être appliquée comme un enduit séparé. Un détecteur qui s'est révélé hautement efficace comprend un substrat en polystyrène réticulé à une valeur de 2 à 25 (par exemple avec du divinylbenzène) dont la surface est sulfonée 15 pour établir une couche échangeuse d'ions à l'état d'ion hydrogène ou ayant été ensuite traitée par une solution de sel, par exemple de chlorure de lithium, afin de placer la couche superficielle dans un état d'ion lithium ou d'un ion correspondant. En fonctionnement, le détecteur 11 dans son boîtier est dis-20 posé dans l'environnement dont on désire mesurer l'humidité relative. Cet environnement peut être gazeux (par exemple atmosphérique), liquide (auquel cas le liquide doit avoir de préférence un indice de réfraction inférieur à celui de la couche 24) ou solide. La couche 24 atteint une conductivité qui varie en raison directe de l'humi-25 dité relative et la quantité de lumière qui quitte le substrat 23 à travers son interface avec la couche 24 et varie en rapport direct avec la conductivité de la couche 24. Ainsi, une augmentation de l'humidité relative de l'environnement se traduit par une diminution de la quantité de lumière transmise par le substrat 23 à partir de 30 la lampe 18 vers la cellule photoélectrique 20 et une diminution de l'humidité relative se traduit par une augmentation quantitative de cette lumière. On peut également obtenir une proportionnalité inverse selon le degré de la conductivité de la couche. Ainsi, la lumière qui atteint la cellule 20 modifie la résistance ou la tension 35 de cette dernière en fonction de l'humidité relative, dont la valeur peut être lue directement sur l'instrument 22. A la figure 3, le graphique représente la variation de la résistance d'un photoconducteur 20 en fonction de l'humidité relative 69 33722 7- 2034979 selon un exemple concret de l'invention qui est sensiblement identique à celui décrit plus haute Dans cet exemple, le détecteur 11 est une tige ayant 50 mm de longueur et 3,2 mm de diamètre en polystyrène "Q200.5" réticulé avec environ 7 de divinylbenzène, la tige formant 5 un U dont la courbure est faite suivant un rayon d'environ 12,7 mm. On sulfone la tige ainsi profilée en 1'immergeant dans de l'acide sulfurique concentré qui contient 0,5 % de sulfate d'argent (catalyseur) pendant 10 minutes à 60°G, puis en l'immergeant dans une solution à 60 % d'acide sulfurique pendant 15 minutes et enfin en 10 la plongeant pendant 15 minutes dans une solution à 8 fo d'acide sulfurique, ces opérations étant suivies d'un rinçage dans de l'eau désionisée. On immerge ensuite la tige pendant 15 minutes dans une solution concentrée de chlorure de lithium et on rince de nouveau dans de l'eau désionisée. La couche 24 du détecteur est à ce stade 15 à l'état de l'ion lithium. On rectifie et polit jusqu'à une forte transparence les deux extrémités du détecteur 11 » La lampe 18 est une lampe miniature "G- E 246" (lampe sphérique d'environ 0,2 bougie de puissance) alors que la cellule photoélectrique 20 est une cellule photoconductrice au sulfure de cadmium ("9051")„ 20 Comme on peut le voir sur le graphique,, la résistance à la réponse à l'humidité relative à 25°C est, dans l'exemple choisi, sensiblement linéaire et elle varie entre environ 520.000 ohms à environ 10 fo d'humidité relative et environ 35.000 ohms à 100 fo d'humidité relative. L''hystérésis est inférieure à 2 fi à 50 fi d'hu-25 midité relative pour une excursion totale de 0 à 100 fi d'humidité relative. Le coefficient, maximum de température est inférieur à 0,2 fi d'humidité relative par degré Centigrade et est négatif. Il est important de noter que le point de congélation et le point de rosée présentent des résistances différentes, ce qui est une pro-30 priété très avantageuse. En outre, le détecteur décrit 11 demeure efficace sur un intervalle important de températures, entre -60°C et +150°C, cet intervalle pouvant encore être élargie On peut modifier ce dispositif 10 de nombreuses manières. Le substrat peut avoir toute forme désirée et peut être construit en 35 n'importe quel matériau qui est transparent à la radiation utilisée et de préférence ce matériau doit être di-électrique et non hygroscopique. Le détecteur peut être en fonne de prisme, d'un bloc, d'une feuille, d'une barre ou d'une tige ayant des sections trans- BAD ORIGINAL 69 33722 -8- 2034979 versales différentes qui peuvent être linéaires, en ïï, hélicoïdales, ou autres, et d'autre part le détecteur peut être un filament miniaturisé ou un faisceau filamentaire miniaturisé. Il est important de signaler que lorsqu'on réduit le diamètre du détecteur (par exemple > au-dessous de 1,27 mm), l'onde détectricé évanescente augmente de sorte que la miniaturisation s'accompagne d'une amélioration de la sensibilité et des performances. On peut utiliser une résine polymère organique synthétique, du verre ou une autre matière transparente à la lumière comme le quartz, la fluorite ou similaire, ou ) bien encore une autre matière transparente à-, la radiation choisie. La couche 24 peut être d'un seul tenant ou bien sous forme d'une résine échangeuse d'ions appliquée dans un état ionique, ou encore une couche ou pellicule d'un sel hygroscopique comme par exemple le chlorure de lithium, ou bien d'un tel sel dan^un liant convenable capable d'adhérer au substrat, etc. L'enduit 24 doit être transparent à la radiation et doit avoir avantageusement un indice de réfraction inférieur à celui du substrat 24, la conductivité étant variable en fonction de l'humidité relative mesurée» La source de radiation peut être une source lumineuse telle que la lumière du jour, une lampe à incandescence ou à décharge gazeuse, un générateur de lumière semi-conducteur, une matière radioactive contenant une source lumineuse fluorescente à auto-excitation ou toute autre source de lumière visible ou non (par exemple de lumière infrarouge ou ultraviolette), ou enfin une source d'une autre radiation électromagnétique, par exemple d'une radiation d'hyper fréquence. La radiation peut être cohérente ou peut être polarisée en parallèle pour augmenter la sensibilité du dispositif.La cellule 20 peut être photovoltaïque, photoconductrice, une photo-diode, un photo-transistor ou un autre dispositif répondant à la lumière ou à la radiation. Sur les figures 4 et 5 on a représenté un dispositif 32 de mesure compensée d'humidité relative selon l'invention. Le dispositif 32 comprend un boîtier 33 perméable aux fluides et opaque à la lumière, divisé par une cloison opaque à la lumière et perméable aux fluides 34 en deux compartiments 36 et 37. le compartiment 36 contient un détecteur 38 identique au détecteur 11 déjà décrit, alors que le compartiment 37 contient un élément de compensation 39 dont la composition, là forme et les dimensions sont identiques à celles 69 33722 -9- 2034979 du détecteur 38 mais qui est fabriqué uniquement avec un substrat ne portant pas de couche de revêtement. Les éléments 38 et 39 sont parallèles et leurs extrémités proches débouchent dans une chambre commune étanche à la lumière 40, 5 alors que l'autre extrémité du détecteur 38 pénètre dans une chambre opaque à la lumière 41 et que la seconde extrémité de l'élément de compensation 39 débouche dans une chambre étanche à la lumière 42. Une lampe 43 occupe une position centrale dans la chambre 40 et éclaire de façon égale les faces terminales en regard des éléments 10 38 et 39; un photoconducteur 44 est logé dans la chambre 41 et est en regard de la face terminale du détecteur 38 tandis qu'un photoconducteur analogue 46 est logé dans la chambre 42 en regard de la face terminale de l'élément de compensation 39» 15 qu'une résistance variable 47 et une résistance 48 sont connectées en série entre les extrémités non réunies des photoconducteurs 44 et 46 pour former ainsi un circuit en pont. Une source de tension 49 est connectée entre deux angles de circuit en pont, dont les deux autres angles sont connectés à l'entrée d'un amplificateur convenable 50 20 ayant sa sortie connectée à un instrument de mesure 51 . le dispositif 32 fonctionne de la même façon que le premier dispositif décrit, sauf que l'élément 39 compense les variations de la lumière ificidente sur le photoconducteur 44 par suite des variations des paramètres autres que l'humidité relative, par exemple 25 d'une variation de la température ambiante., etc. Sur la figure 6, on a représenté une autre forme de réalisation de l'invention qui convient remarquablement dans de nombreux cas où l'endroit est peu accessible, etc. Cé dispositif comprend un bloc 52 de forme cylindrique ou d'une autre forme appropriée ayant 30 une surface externe 53 convergente ou conique et une face postérieure transversale plate 54. le bloc 52 est construit en un matériau diélectrique, non hygroscopique, transparent à la lumière ou à un autre rayonnement électro-magnétique et il est recouvert d'une couche (d'un seul tenant ou non) d'une matière-transparente à la 35 lumière ou à une autre radiation dont la conductivité varie en fonction de l'humidité ambiante et dont l'indice de réfraction est égal ou inférieur à celui du bloc 52. Avantageusement, le substrat qui fonne le corps du bloc 52 est en polystyrène réticulé de 2 à 25 ^ Les photoconducteurs 44 et 46 sont connectés en série tandis 69 33722 -10- 2Q34979 avec du divinylbenzène, comme il a été expliqué plus haut, la couche de revêtement étant réalisée par sulfonation et par les autres stades déjà décrits pour former une couche superficielle échangeuse d'ions et insoluble dans l'eau. 5 Deux guides de lumière coaxiaux en fibres optiques aboutissent à la face postérieure 54 du bloc et comprennent un premier guide intérieur axial 56 dont une face terminale vient contre la face 54 du bloc et un second guide annulaire 57 qui est coaxial avec le guide 56, entoure celui-ci et présente une face terminale en contact 10 avec la face 54 du bloc. Les guides 56 et 57 sont séparés en un point éloigné du bloc 52 et redeviennent des guides de lumière séparés, l'extrémité libre du guide 56 étant exposée à la source lumineuse alors que la face terminale libre du guide 57 est pointée vers un élément photosensible. 15 Le dispositif décrit en dernier lieu fonctionne de la même façon que celui de la première forme de réalisation» Il va de soi que la présente invention n'a été décrite et représentée qu'à titre explicatif mais nullement limitatif et qu'elle est susceptible de diverses variantes sans sortir de son cadre. 69 33722 -11- 2034979 REVENDICATIONS 1. Appareil de mesure d'une condition ambiante, caractérisé en ce qu'il comprend un détecteur comportant un substrat transparent à une radiation prédéterminée et une couche superficielle trans- 5 parente à ladite radiation et ayant une conductivité qui répond à ladite condition ambiante et un indice de réfraction ne dépassant pas celui du substrat ; des moyens pour envoyer cette radiation sur l'interface entre le substrat et ladite couche suivant un angle, par rapport à ladite interface, qui est sensiblement égal à l'angle 10 critique de Snell ; et des moyens répondant à un paramètre de ladite radiation incidente sur l'interface pour répondre aux changements de conductivité de ladite couche. 2. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite radiation est la lumière, lesdits moyens qui envoient cette 15 radiation sur l'interface comprennent une source lumineuse et lesdits moyens qui répondent à la radiation comprennent un élément pho t o s ens ible. 5. Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce que le détecteur comprend des ouvertures pour l'entrée et la sortie de 20 la lumière, la source lumineuse étant en concordance avec l'ouverture d'entrée de la lumière tandis que l'élément photosensible est exposé à la lumière qui sort par l'ouverture de sortie. 4. Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce que le substrat du détecteur comprend des ouvertures espacées pour 25 l'entrée et la sortie de la lumière, la source lumineuse étant en concordance avec l'ouverture d'entrée de la lumière tandis que l'élément photosensible est exposé à la lumière qui sort par l'ouverture de sortie. 5. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que 30 le substrat est formé en un matériau diélectrique» 6. Dispositif hygrométrique, caractérisé en ce qu'il comprend un détecteur comprenant un substrat formé en un matériau diélectrique transparent à la lumière,présentant des ouvertures espacées d'entrée et de sortie de la lumière et une couche superficielle sur 35 le substrat formée d'une matière transparente à la lumière et ayant un indice de réfraction qui ne dépasse pas celui du substrat et une conductivité électrique répondant à l'humidité ambiante du substrat, une source lumineuse dirigée dans cette ouverture d'entrée et dont au 69 33722 -12- 2034979 moins une fraction est incidente sur l'interface entre le substrat et la couche conductrice suivant un angle sensiblement égal à l'angle critique de Snell et un élément photosensible exposé à la lumière qui sort par ladite ouverture de sortie. 5 7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que le substrat est formé en une résine polymère organique synthétique qui est non hygroscopique et ladite couche est en une résine échangeuse d'ions formée d'un seul tenant avec le substrat. 8. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que 1C le substrat comprend une résine de polystyrène réticulé et ladite couche est un produit de sulfonation de cette résine de polystyrène réticulé. 9. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que le détecteur est une tige allongée et lesdites ouvertures sont dis- 15 posées dans les extrémités opposées de cette tige. 10. Dispositif selon la revendication 9, caractérisé en ce que la tige est profilée en U. 11. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que le substrat comprend un faisceau de fibres optiques. 20 12. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que la source lumineuse est une lampe électrique en communication lumineuse avec ladite ouverture d'entrée. 13. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que l'élément photosensible est un photoconducteur. 25 14. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que l'élément photosensible est une cellule photovoltaïque. 15. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que la source lumineuse est un générateur de lumière à auto-excitation et ledit élément photosensible est une cellule photovoltaïque. 30 16. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'un moyen est prévu pour protéger le détecteur de la lumière ambiante. 17. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que le substrat est en verre. f 18. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que , 35 ladite couche est une pellicule échangeuse d'ions. 19. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que ladite couche comprend un sel hygroscopique. 69 33722 -13- 2034979 20. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'il comprend deux faisceaux de fibres optiques s'étendant à partir du détecteur et dont les extrémités extérieures communiquent respectivement avec la source lumineuse et avec l'élément photo- 5 sensible. 21. Procédé de mesure d'une condition ambiante, caractérisé en ce qu'on expose à ladite condition ambiante la surface d'une ma- et ti-ere transparente à une radiation./ ayant une conductivité électrique qui répond à ladite condition ambiante et on mesure l'effet de 10 rayonnement évanescent de ladite matière qui varie en fonction de ladite conductivité électrique. 22. Procédé selon la revendication 21, caractérisé en ce que ladite matière répond à l'humidité ambiante et est sous la forme d'une couche superficielle sur un substrat transparent à une radia-et 15 tion /ayant un indice de réfraction qui n'est pas inférieur à celui de cette couche, et on effectue la mesure du rayonnement évanescent en dirigeant ce rayonnement à travers le substrat contre son interface avec ladite couche, au moins une fraction de ce rayonnement étant sensiblement dirigée selon l'angle critique de Snell, et on 20 mesure la radiation qui traverse ce substrat pour obtenir la valeur de ladite humidité.