La présente invention, qui résulte des recherches de Monsieur Jean VILLEGER, a pour objet un procédé de réalisation d'un adaptateur horizontal pour la mise en place d'un panneau de façade entre planchers voisins en béton d'une ossature, ainsi qu'un appareillage pour la mise en oeuvre du procédé. Un tel adaptateur a une double fonction d'une part, assurer la fixation du panneau de façade sur l'ossatu- re, d'autre part, corriger la différence de hauteur qui, par suite des tolérances sur la hauteur comprise entre deux planchers voisins d'une structure, existe entre cette dernière hauteur et celle du panneau, ce dernier étant soit préfabriqué en usine, soit fabriqué sur place durant le montage de l'ossature. En pratique, le panneau a une hauteur maximale égale à la valeur maximale de la hauteur entre planchers voisins de l'ossature diminuée de 5 centimètres. La différence entre les hauteurs réelles du panneau et entre planchers est alors comprise entre O et 5 centimètres. Les adaptateurs connus sont en bois ou en métal. Ils nécessitent des repérages et des réglages nombreux et délicats. De plus, les différences de granulométrie de la surface des bétons bruts nécessitent la mise en place de joints préformés ou de cordons de mastic afin d'assurer une bonne étanchéité. L'ensemble est onéreux. L'objet de l'invettion est un procédé de réalisation d'un adaptateur horizontal pour la mise en place d'un panneau de façade entre planchers voisins en béton, l'un bas, l'autre haut, d'une ossature, qui obvie à ces inconvénients. L'invention a également pour objet un appareillage pour la mise en oeuvre de ce procédé. Dans le procédé selon l'invention, on coule un mortier dans un coffrage. On réalise ce dernier en fixant, entre les deux planchers, au moins deux poteaux, en munissant la face avant de ces poteaux d'une cornière dont l'aile horizontale est pourvue d'un joint souple au contact du plancher bas, puis en vissant sur chaque poteau et sur l'aile verticale de la cornière, une équerre dont l'aile horizontale porte, d'une part coté cornière, un insert, d'autre part à son extrémité libre, une règle munie d'une jupe verticale déformable. Le coffrage de coulée est constitué par l'aile verticale de la cornière, la surface du plancher, la règle et sa jupe verticale. Le mortier est lisse au niveau de la règle, de fa çon que les inserts soient noyés dans le mortier coulé. L'appareillage selon l'invention comprend - au moins deux poteaux fixés entre les planchers - une cornière dont l'aile verticale est fixée sur les poteaux et dont l'aile horizontale porte un joint souple - pour chaque poteau, une équerre dont l'aile verticale est fixée sur le poteau et sur l'aile verticale de la cornière, et dont l'aile horizontale porte un insert - une règle fixée à l'extrémité des ailes horizontales des équerres et portant une jupe verticale déformable. L'invention ainsi définie est expliquée à partir d'exemples illustrés par les figures jointes. Les figures 1 à 5 sont des vues en perspective représentant les étapes de la réalisation de l'adaptateur. La figure 1 représente les poteaux en place, la figure 2 représente les poteaux, la corniere et les équerres fixées à leurs emplacements respectifs, la figure 3 représente les inserts en place et la règle prote au montage. La figure 4 représente l'ensemble monté, le mortier coulé et lissé. Enfin la figure 5 représente l'adaptateur après démoulage. Les figures 6 et 7 illustrent une réalisation industrielle : la figure 6 représente l'équerre et l'insert, la figure 7 est une coupe selon un plan vertical transversal de l'ensemble monté. Sur ces figures les mêmes éléments sont désignés par les mémes repères. L'ossature en béton est représentée, sur les figures,par un plancher bas (1) et un plancher haut (2) constituant le plafond de l'étage considéré. L'appareillage nécessaire à la coulée de l'adaptateur comprend : - au moins deux poteaux (3) dont chacun est muni à son extrémité inférieure, d'un vérin (4) permettant un réglage précis en hauteur, et d'un trou circulaire taraudé (5) - une cornière (6) munie, sur son aile verticale (7), de deux trous oblongs (8) et, à son aile horizontale (9), d'un joint souple (10) t - au moins deux équerres (11) dont une aile porte un trou rond (12) et dont l'autre aile est munie d'un trou rond (13) et se termine par une fourche (14) - au moins deux inserts (15) munis d'un trou rond (16) - une règle (17) munie de trous taraudés portant des boulons(18), et portant une jupe verticale déformable (19). La coulée s' opère comme suit : Les deux poteaux (3)sont mis en place à un écartement égal à la longueur de la cornière(6), puis ils sont serrés entre les planchers (1) et (2) grace aux vérins (4), dans une position telle que les trous taraudés (5)soient tournes vers l'avant de l'ossature. On visse ensuite sur chaque poteau, grâce au trou (5), une équerre (11) par son trou (12) et la cornière (6) par son trou oblong (8), le joint (10) tourné vers le plancher bas (1) ailes les trous oblongs (8) permettent de plaquer la base (9) de la cornière au contact du plancher (1). Le trou rond (13) de l'6querre (11) sert de gabarit pour le perçage d'un -trou borgne (20) dans le plancher (1).Les inserts (15) sont alors fixés sous les ailes des équerres (11), puis la règle (17) est fixée sur les fourches des équerres (11) par le serrage des boulons (18). Des chevilles ou goujons (21) sont suspendus dans le trou (16) des inserts (15) et plongent dans le trou (20). La coulée peut alors commencer ; le mortier constitué d'agrégats et d'un liant est déposé entre les flancs du coffrage constitué par l'aile verticale (7) de la cornière (6), la surface du plancher (1) et la règle (17) et sa jupe verticale (19), les parois autres que la surface du plancher ayant été préalablement revêtues d'un agent démoulant. Le mortier est lissé au niveau de la règle (17). Après la prise du mortier, les éléments métalliques de coffrage sont démontés : il reste l'adaptateur termine (22) avec ses inserts et ses goujons (21) d'accrochage dans le plancher béton (1). Les inserts (15) servent à-la fixation de la façade. Un exemple de réalisation industrielle est il lustré par les figures 6 et 7. Le poteau (3) est muni, à son extrémité supérieure, d'un élément en U (23) susceptible de s'appliquer contre un tube de section carrée (28) placé au contact du plancher haut (2). Plusieurs poteaux prennent appui sur le même tube (28). De cette fa çon, la pression exercée par les poteaux (3) est répartie sur une plus grande surface du plancher haut (2). L'aile verticale de l'équerre (11) porte deux tenons(24) susceptibles de s'engager de part et d'autre du poteau (3), facilitant ainsi une mise en place correcte de l'équerre. L'aile horizontale de l'équerre est munie d'une nervure rondè (25) susceptible de s'engager dans une rainure (26) déforme correspondante que porte l'insert (15) ; le trou (13) est alors inutile. L'insert (15) est muni d'une rainure (27) au fond de laquelle est pra tiquez le trou (16) destiné à recevoir le goujon (21).Une feuille(29) de polyéthylène est interposée entre l'aile verticale de l'équerre (11) et le poteau (3). L'invention s'applique à la mise en place d'un panneau de façade entre des planchers voisins d'une ossature en béton. RBVEKDICATIOSS 1)- Un procédé de réalisation d'un adaptateur horizontal pour la mise en place d'un panneau de façade entre planchers voisins en béton, l'un bas, l'autre haut, d'une ossature, dans lequel on coule un mortier dans un coffrage, caractérisé en ce qu'on réalise le coffrage de coulée en fixant, entre les deux planchers, au moins deux poteaux, en munissant la face avant de ces poteaux d'une cornière dont l'aile horizontale est munie d'un joint souple au contact du plancher bas, puis en vissant, sur chaque poteau et sur l'aile verticale de la cornière, une équerre dont l'aile horizontale porte, d'une part cté cornière, un insert, d'autre part à son extrémité libre, une règle munie d'une jupe verticale déformable, le coffrage de coulée étant constitué par l'aile verticale de la cornière, la surface du plancher, la règle et sa jupe verticale, et le mortier étant lissé au niveau de la règle de façon que les inserts soient noyés dans le mortier coulé. 2)- Un appareillage pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend : au moins deux poteaux (3) fixés entre les planchers (1) et (2), une cornière(6) dont l'aile verticale (7) est fixée sur les poteaux (3) et dont l'aile horizontale (9) porte un joint souple (10) ; pour chaque poteau, une équerre (11) dont l'aile verticale est fixée sur le poteau et sur l'aile verticale (7) de la cornière, et dont l'aile horizontale porte un insert (15) , une règle (17) fixée à l'extrémité des ailes horizontales des équerres et portant une jupe verticale déformable (19). 3)- Un appareillage selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'aile horizontale de chaque équerre (11) porte une nervure ronde (25) susceptible de s'engager dans une rainure (26) de forme correspondante que porte l'insert (15). 4)- Un appareillage selon la revendication 2 ou 3, caractérisé en ce que l'insert (15) porte un trou (16) susceptible de recevoir une cheville (21) engagée dans un trou (20) pratiqué dans le plancher bas (1), à l'aplomb du trou (16). 5)- Un appareillage selon l'une des revendicatons 2 à 4, caractérisé en ce que la fixation de chaque équerre (11) s'effectue au moyen d'un boulon engagé dans un trou rond pratiqué dans l'aile verticale de l'équerre, dans un trou oblong (8) pratiqué dans l'aile verticale (7) de la cornière (6) et dans un trou taraudé du poteau (3), le trou oblong (8) permettant la mise en place de la cornière avec serrage du joint (10) contre le plancher bas (1). 6)- Un appareillage selon la revendication 2, caractérisé en ce que chaque poteau (3) comporte un vérin (4) permettant sa fixation entre les planchers (1) et (2).