Procédé de détermination de la couleur d'un diamant ou d'autres pierres précieuses La présente invention concerne la détermination de la couleur dans des diamants et dans d'autres pierres précieuses taillées. Un diamant parfait devrait etre absolument sans couleur et devrait donc transmettre d'une manière égale tous les rayonnements dont les longueurs d'onde se situent entre 380 nanomètres et 750 nanomètres, c'est-à-dire les longueurs d'onde de la lumière "blanche". La plupart des diamants présente toutefois une certaine coloration à cause de la présence de défauts.Ces défauts peuvent etre dus à un atome absent de sa place dans le cristal, c'est-à-dire à une lacune, à un atome qui occupe dans le cristal une position autre que sa position normale, c'est à-dire une position interstitielle, ou à un atome étranger qui n'appartient pas au cristal, c'est-à-dire à une impureté. I1 résulte de la présence d'un défaut que le diamant absorbe de manière sélective dans une ou plusieurs zones de la lumière visible, ce qui cause un déséquilibre dans le mélange des longueurs d'onde de la lumière "blanche" incidente et qui produit une sensation de couleur. Un défaut qui confère de cette manière une couleur au cristal est appelé un "centre de couleur". Le type du défaut, c'est-à-dire l'origine de la couleur dans le diamant, n'a aucune importance dans le cadre de la présente invention. Traditionnellement la couleur d'un diamant taillé et poli, particulièrement d'un diamant qui se classe dans la catégorie des diamants "sans couleur à jaune", et qui est connu comme diamant de la "Cape Series", a été évaluée visuellement en comparant la pierre en question avec un jeu présélectionné de pierres de plus en plus jaunes. Divers systèmes d'échantillons standards de couleur ont été mis au point dans différentes parties du monde, par exemple le GIA (Gemological Institute of America) et AGS (American Gemological Society) aux USA, ainsi que le CIBJO (Confederation Internationale de la Bijouterie, Joaillerie, Orfèvrerie des Diamants, Perles et Pierres) et la norme allemande RAL. La méthode visuelle de comparaison des couleurs est évidemment criticable puisqu'elle constitue un test subjectif qui varie probablement d'une personne à l'autre en fonction de facteurs tels que les caractéristiques génétiques, les expériences dans l'évaluation des couleurs, i'âge et le sexe. En outre l'aptitude de tout individu à procéder à de telles évaluations de couleurs est influencée par des facteurs physiques, tels que la nature de l'éclairage ambiant, et par des facteurs physiologiques, tels que l'état de l'adaptation de l'oeil au noir, à la lumière et à la couleur, ainsi que l'état de santé. En conséquence, il se produit inévitablement des erreurs. Ces facteurs sont bien connus. Afin de rendre l'évaluation de la couleur plus précise, on a besoin d'une mesure vraiment objective. Dans le passé, on a essayé diverses techniques, notamment la résonance du spin électronique (e.s.r.), mais jusqu'ici on n'a pu obtenir de résultats satisfaisants. Selon l'invention, on a trouvé qu'une mesure réellement objective et reproductible de la couleur peut être obtenue en utilisant une colorimétrie directe plutôt qu'une colorimétrie indirecte comme celle effectuée selon la technique e.s.r. L'invention fournit un procédé de détermination de la couleur d'un diamant ou d'autres pierres précieuses, caractérisé par le fait qu'on aligne la table de la pierre perpendiculairement à l'axe du faisceau lumineux émis par une source, on rend colinéaires l'axe du faisceau lumineux et l'axe de symétrie de la pierre perpendiculaire à la table, on projette sur la pierre de la lumière d'une longueur d'onde unique donnée, on détermine la proportion de la lumière incidente transmise par la pierre, on répète cette détermination pour différentes longueurs d'onde de la gamme visible pour obtenir un spectre de transmission et on calcule les coordonnées chromatiques à partir de ces valeurs. La pierre alignée est en général placée dans une sphère d'intégration avant que l'on projette sur elle la lumière d'une longueur d'onde unique donnée. La détermination de la couleur de la pierre précieuse conformément au procédé selon l'invention est donc effectuée en obtenant les coordonnées chromatiques. Selon les lois de Grassman, il est possible pour un observateur normal d'obtenir toute couleur en mélangeant des quantités correctes de trois lumières réelles appelées excitations primaires et présentant des couleurs suffisamment différentes. Ces trois quantités sont appelées les trois valeurs d'excitation de la couleur test.Si l'on désigne les trois lumières par X, Y et Z, on peut montrer qu'il est possible de mesurer expérimentalement en fonction de la longueur d'onde et pour toute la gamme visible les quantités x ( > ), y (X) et z (2) des lumières primaires pour obtenir des lumières spectrales émettant des énergies égales à toutes les longueurs d'onde. La perception de la couleur dans des substances transparentes telles qu'un diamant implique trois facteurs distincts, à savoir une source de lumière qui éclaire l'objet et dont la répartition spectrale énergétique relative est représentée par S ( > ), le facteur de transmission spectrale de l'objet représenté par T (X) et enfin l'observateur. On peut montrer que le produit S ( T ( > ), c'est-à-dire la répartition spectrale énergétique relative qui atteint l'observateur est l'excitation que perçoit l'observateur comme couleur. Lors d'une réunion de la CIE (Commission Internationale de l'Eclairage) en 1931, on s'est mis d'accord sur des sources de lumières standard et les valeurs numériques à associer aux fonctions x ( > ), y (X) et z ( > ). Les sources de lumières standard sont désignées par A, B et C et simulent respectivement la lumière d'une lampe incandescente, la lumière du soleil à midi et la lumière du jour du ciel couvert de l'hémisphère Nord. Les tableaux de leurs répartitions spectrales énergétiques peuvent être trouvés dans des manuels standard de la science des couleurs, par exemple Hardy A.C., Handbook of Colorimetry (Cambridge, Massachusetts), MIT Technology Press, 1936 et Wyszecki G. and Stiles W.S. Color Science, New-York, (Wiley) 1967. Afin de définir la couleur ou la répartition spectrale énergétique par ses trois valeurs d'excitation, le produit S ( > )T( > ) doit être pondéré à son tour par chacune des trois valeurs d'excitation pour le spectre équiénergétique x ( > ), y ( > ) et z ( > ) et chaque produit doit etre intégré sur l'ensemble des longueurs d'onde du spectre visible. Les trois valeurs d'excitation X, Y et Z d'un objet test en termes de lumières primaires sont données par l'ensemble d'équations suivant La constante de normalisation k' est choisie telle que De cette manière les trois valeurs d'excitation sont exprimées sur une échelle telle que Y = 100 pour un objet qui a T( > ) = 1 pour l'ensemble des longueurs d'onde.En pratique, les intégrales des équations la, lb, lc peuvent être déterminées en approximation par des sommes du type avec avec des sommes analogues pour Y et Z. Des tableaux où figurent les produits S(#)x(#)## , S(#)y(#)## et S(#)z(#)##, pour diverses sources de lumière C.I.E. et pour différen- tes valeurs de ## sont portés dans des manuels standard, tels que ceux mentionnés ci-dessus, en vue d'une utilisation avec des spectres de transmission déterminés expérimentalement T( > ).Les tableaux utilisés le plus souvent correspondent à## = 10 nm, ces valeurs étant appropriées si T( > ) est une fonction variant lentement avec A partir des trois valeurs d'excitation X, Y et Z d'une couleur, il est possible de déterminer les coordonnées chromatiques x, y et z de la manière suivante X (3) x = X+Y+Z Y (3) y = x+y+z x+Y+Z z X+Y+z (3) En fait, les coordonnées chromatiques x et y déterminent la couleur en termes de teinte et de saturation (ou densité de la couleur). La coordonnée z ne fournit aucune information supplémentaire puisque z = l-x-y.A partir des coordonnées chromatiques x et y, il est également possible de déterminer la longueur d'onde dominante correspondant à l'intersection de la courbe des couleurs spectrales du diagramme x-y CIE (courbe relative aux teintes) avec la ligne joignant le point de coordonnées chromatiques x, y et le point de blanc. La figure 1 dans les dessins annexés illustre ce diagramme S indique la position des coordonnées de l'échantillon. La "pureté a de l'excitation" p e est obtenue à partir de la fraction a+b, où a est la distance sur le diagramme chromatique entre le point S et le point "C" (point de blanc), et où b est la distance entre le point S et le point d'intersection de la ligne CS avec la courbe des couleurs. Il reste un autre aspect de la couleur, c'est-à-dire la luminance dont il faut parler ici. La valeur d'excitation Y est exprimée sur une échelle allant de O à 100. Cette valeur exprime la luminance de la couleur, indépendamment de sa teinte. Cette propriété de la valeur Y apparaît parce que la fonction CIE y( > ) a été délibérément choisie égale à la fonction qui exprime la visibilité relative des couleurs du spectre équiénergétique en fonction de longueur d'onde, pour tout le spectre visible. Une couleur peut évidemment être définie aussi bien par les deux coordonnées x et y que par la longueur d'onde dominante, la pureté d'excitation et la valeur de la fonction Y. Il s'avère que, puisqu'il existe des tableaux où figurent des produits S( > )xCa)ZiX , s( > )y(O 1\ > et S()z( > ) pour diverses sources de lumière CIE et pour diverses valeurs de A > , il est possible de déterminer les coordonnées chromatiques en déterminant le spectre de transmission pour la gamme des longueurs d'onde visibles et donc d'obtenir une mesure objective de la couleur. En fait, la méthode CIE a été utilisée depuis de nombreuses années pour obtenir des indices de couleur de substances transparentes, telles que des verres colorés ou des matières plastiques translucides, à partir de mesures de leurs spectres de transmission. Elle a également été utilisée pour la mesure de matériaux opaques tels que des surfaces peintes, des céramiques vitrifiées et analogues. Bien qu'on ait essayé d'appliquer la méthode CIE à la mesure de la couleur d'un diamant, ion'a pas été possible d'obtenir des résultats reproductibles satisfaisants. On croit que cela est dû au fait qu'il est aisé d'effectuer une mesure à travers une lame plane à faces parallèles d'un matériau transparent, alors qu'il est plus compliqué d'effectuer la mesure du spectre de réflexion d'une surface opaque parce que la lumière émergente diffuse dans toutes les direc tions.Une pierre précieuse taillée brillante est anormale dans le sens que, alors qu'elle est transparente, elle est taillée délibérément d'une telle manière que la plupart de la lumière d'un faisceau lumineux qui tombe sur la table du diamant et pénètre alors dans la pierre, en émerge sous la forme d'un nombre de faisceaux bien définis, orientés plus ou moins suivant la direction opposée à celle du faisceau incident, c'est-à-dire à travers la table et les facettes de la couronne. Géométriquement la situation est plus proche de la réflexion que de la transmission.Or compte tenu du grand nombre de surfaces différentes orientées suivant des angles différents existant dans une pierre précieuse taillée il est évidemment d'une importance fondamentale de concevoir un système permettant d'y placer un diamant et de le soumettre à des essais d'une telle manière que sa position relative par rapport à la source de lumière soit extrémement bien définie. Il doit être possible de retirer la pierre précieuse, de la remettre dans le système et d'ajuster sa position jusqu a la position prédéterminée, de façon que des résultats hautement reproductibles puissent être obtenus. Le but du procédé selon l'invention est d'éclairer l'échantillon avec de la lumière monochromatique et de mesurer ensuite la quantité de lumière transmise par la pierre précieuse. Comme il a été indiqué ci-dessus, la lumière réfléchie à l'intérieur de la pierre précieuse se propage dans toutes les directions à partir de la surface de l'échantillon et en outre l'intensité peut varier en fonction de ces directions. Afin d'éviter ces difficultés il est connu d'utiliser un dispositif appelé sphère intégrante. Celle-ci se compose d'une enceinte, habituellement mais non nécessairement sphérique, dont la surface interne est un réflecteur parfaitement diffus pour toutes les longueurs d'onde. En pratique, ces conditions sont remplies avec une assez bonne approximation en revêtant l'intérieur de la sphère d'une peinture au sulfate de baryum ou à l'oxyde de magnésium spécialement préparé. La sphère présente trois ouvertures. La première ouverture permet l'entrée du faisceau lumineux ; dans la deuxième ouverture diamétralement opposée par rapport à la première, il est possible de placer l'échantillon à mesurer. La troisième ouverture reçoit un photodétecteur. La sphère capte toute la lumière qui vient de la surface de l'échantillon, et les réflexions multiples sur la paroi interne de la sphère rendent la lumière parfaitement diffuse avant qu'elle n'ait été analysée par le détecteur. L'intensité de la lumière réfléchie est alors mesurée en fonction de la longueur d'onde, relativement à une surface composée de sulfate de baryum comprimé ou d'oxyde de magnésium respectivement,ces ces deux substances étant univer- sellement reconnues comme "blancs standard". Il est ensuite nécessaire de concevoir une manière de placer un objet aussi petit qu'un diamant taillé brillant dans la sphère d'intégration, d'une telle manière qu'il soit possible d'obtenir un résultat réellement reproductible. Selon l'invention, il a été trouvé que des résultats reproductibles peuvent être obtenus si la table de la pierre précieuse est orientée avec précision perpendiculairement à l'axe de la lumière incidente, de façon qu'il y ait ainsi un axe de symétrie normal à la table de la pierre précieuse, ledit axe et l'axe de la lumière étant colinéaires. L'homme de l'art comprendra qu?, une fois les exigences définies, il est relativement simple de concevoir une disposition telle que ces conditions soient remplies. Naturellement il faut un support pour la pierre précieuse, le support étant muni de moyens qui permettent d'ajuster la position de la pierre précieuse par rapport à la source de lumière.En outre la pierre précieuse doit être montée d'une telle manière que les moyens du montage n'affectent pas les résultats ou que, s'ils le font, ils le fassent au moins d'une manière qui puisse être compensée quantitativement. Il est évidemment nécessaire que la source de lumière soit monochromatique, et que la longueur d'onde de la lumière soit ajustable. Les spectrophotomètres disponibles dans le commerce répondent à ces exigences. On comprendra que des lasers monochromatiques pourraient également être utilisés, c'est-à-dire un laser à colorant réglable sur toute la gamme visible de longueurs d'onde. En fait, on a effectué des travaux expérimentaux avec un Beckman Modèle 25 à double faisceau, équipé d'une sphère d'intégration d'un diamètre de 6 inch (environ 15 centimètres). On comprendra que, bien que dans un diamant "Cape Series" on perçoie la couleur jaune, elle peut ne pas être exclusivement dûe à l'absorption à 415 nm causée par le centre appelé N3. Il est en effet assez fréquent qu'une absorption dans une autre partie du spectre contribue à la perception finale de la couleur. Ainsi, on croit que le centre lb, ou le centre H3, qui a une ligne d'absorption à 530 nm et une bande de transmission à des longueurs d'onde inférieures peut également contribuer à la couleur finale. Par conséquent l'étude d'une partie du spectre seulement, par exemple la zone d'absorption de 415 nm, ne peut pas donner de résultats valables. Le faisceau de lumière monochromatique qui traverse le système optique du spectrophotomètre et arrive dans la sphère d'intégration est diffus et légèrement divergent car il est approprié, à l'intention des fabricants, à la mesure de spectres d'échantillons relativement larges et plats (environ 1 inch carré # 6,4 cm ). Il est bien sûr nécessaire dans le cas de pierres précieuses de concentrer et d'orienter le faisceau de lumière sur la pierre en utilisant une lentille convergente. L'utilisation d'une telle lentille ne serait plus nécessaire dans le cas d'un faisceau laser capable de produire un faisceau suffisamment étroit pour rendre cette concentration superflue. L'invention sera par la suite décrite à titre d'exemple en se référant aux dessins où La figure 2 illustre schématiquement un dispositif typique de support de diamant équipé des moyens d'ajustement appropriés La figure 3 illustre schématiquement un banc optique typique utilisable pour orienter la pierre précieuse dans son support. Le support représenté dans la figure 2 comprend essentiellement trois plaques A, B et C. La plaque C porte un goniomètre G. Le goniomètre G porte à son tour à l'extrémité d'une petite tige X, un récipient S, par exemple en aluminium, rempli de poudre de sulfate de baryum comprimée dans laquelle est enfoncée la face inférieure conique d'un diamant Z. On comprendra que cette disposition du diamant évite toute introduction de couleur étrangère. Grâce au goniomètre G, il est possible de déplacer le diamant (fixe à l'intérieur du récipient) d'environ un centimètre le long de chacune de deux directions perpendiculaires dans le plan de la plaque C ainsi que de tourner la pierre d'environ 100 autour de chacun des deux axes orthogonaux, parallèles respectivement aux directions de translation. La plaque C peut être désolidarisée de la plaque B sur laquelle elle est fixée au moyen de deux vis. Deux ergots de positionnement sur la plaque B et des alésages associés ménagés dans la plaque C assurent la mise en place précise de la plaque C sur la plaque B. La plaque B est soumise à l'effet d'un ressort et peut être déplacée doucement vers la plaque A ou en sens inverse (dans une direction perpendiculaire à A) sur des tiges de guidage R grâce à une vis micrométrique M. De ce fait, le diamant peut être déplacé suivant un troisième degré de translation, perpendiculaire aux deux mouvements provoqués par le goniomètre. La plaque A porte une lentille dans un support de lentille L. Un trou H est ménagé dans la plaque A de façon que la lentille puisse être rendue à peu près concentrique avec le trou H par pivotement des tiges E qui portent le support de lentille. La plaque A peut être vissée sur une plaque A' de taille similaire (non représentée) qui est fixée en permanence sur la surface extérieure d'une sphère d'intégration. La plaque A est fixée précisément sur la plaque A' grâce à deux ergots de positionnement. La plaque A' comporte un trou H' qui est exactement concentrique au trou H dans la plaque A, sensiblement concentrique à l'ouverture d'échantillon (ou deuxième ouverture) ménagée dans la sphère d'intégration, ainsi qu'à l'ouverture qui permet l'entrée du faisceau lumineux (c'est-à-dire la première ouverture de la sphère d'intégration diamétralement opposée à l'ouverture d'échantillon). Ainsi, lorsque la plaque A est fixée sur la plaque A', la lentille et le diamant pénètrent dans la sphère. On comprendra qu'il est nécessaire que le diamant pénètre dans la sphère pour que toute la lumière transmise soit détectée. En outre, les plans des surfaces adjacentes de la plaque A et de la plaque A' sont usinés pour être sensiblement tangentiels à la sphère de façon que, lorsque la plaque A est vissée sur la plaque A', la lentille et le faisceau lumineux soient sensiblement coaxiaux et puissent être rendus coaxiaux grâce à un procédé d'alignement décrit plus loin. Le diamant peut être rendu coaxial à ladite lentille et au faisceau lumineux par de petits mouvements des arcs du goniomètre. La lentille est en fait un doublet achromatique d'une longueur focale de 2,6 mm. L'achromat est utilisé pour réduire au minimum les effets de la dispersion. On comprendra que si une source laser était utilisée, il ne serait plus nécessaire de prévoir pour le diamant le troisième degré de mouvement de translation parce que l'on pourrait supprimer une lentille. Mais si une lentille est utilisée, il est indispensable de faire en sorte que la table de la pierre précieuse se trouve à son foyer. Le banc optique représenté dans la figure 3 comporte une lampe L (disposée derrière une lentille condenseur dans un boîtier de lampe), un grand écran blanc S avec une petite ouverture circulaire à proximité de son centre et un support avec une plaque d'adaptation A" identique à la plaque A' sur la sphère d'intégration ; la plaque A du support d'échantillon peut être fixée sur la plaque A" grâce aux deux mêmes vis utilisées pour la fixer sur A'. Un filtre vert à gélatine F est interposé entre L et S pour réduire les effets de dispersiop lorsque l'on utilise le faisceau lumineux pour aligner le diamant. Tous ces éléments sont montés de manière solide sur une tige avec des réglages horizontal et vertical.L'écart entre L et S est avantageusement de l'ordre de 70 cm et l'écart entre S et la lentille du support d'échantillon est réglé au début à environ 15 cm. ALIGNEMENT DU DIAMANT EN VUE DE LA MESURE DE COULEUR L'alignement du diamant dans le support par rapport à la lentille avant la mesure de couleur peut être effectué à l'extérieur de la sphère sur ce dispositif optique ; ensuite le support est introduit dans la sphère (en vissant la plaque A sur la plaque A') pour effectuer la mesure du spectre de la pierre. Ci-après on décrira un procédé d'alignement typique pour le diamant dans l'hypothèse où la lentille condenseur de L, l'ouverture de S et la lentille du support d'échantillon sont exactement coaxiales. (Le procédé permettant de répondre à ces conditions est décrit plus loin). D'abord la plaque C est enlevée de B. On monte ensuite le diamant dans le récipient contenant la poudre de sulfate de baryum en appuyant avec un objet plat, par exemple une plaque de verre plate, sur la facette de la table jusqu'à ce que la face inférieure conique et le bord de sertissage se trouvent au-dessous du niveau de la surface de la poudre de sulfate de baryum environnante, et que la table soit sensiblement parallèle à cette surface. On utilise du sulfate de baryum pour maintenir la pierre parce que c'est une substance presque parfaitement blanche qui n'ajoute aucune couleur à la pierre. L'adhérence entre le sulfate de baryum et les facettes de la face inférieure conique est suffisante pour maintenir la pierre solidement en position, de sorte que le récipient peut être déplacé sans changement de position du diamant disposé à l'intérieur.La plaque C est alors fixée sur B et on monte le support sur le banc optique en vissant la plaque A sur la plaque d'adaptation A". La facette de la table est ensuite ajustée visuellement en utilisant les mouvements de rotation du goniomètre de manière que cette facette soit sensiblement perpendiculaire à l'axe de la lentille. Lorsque l'on fait l'obscurité dans la salle et que l'on met en marche la lampe L, un faisceau (divergent) de lumière défini par l'ouverture de S tombe sur la lentille qui le rend convergent pour former une image à environ 2,5 cm au-delà de la lentille. Grâce au mouvement de translation de goniomètre, la table de la pierre est alors amenée à une position où elle intercepte le faisceau lumineux.A ce stade une image du faisceau lumineux réfléchi spéculairement par la facette de table devrait apparaitre sur l'écran à proximité de l'ouverture. Si cela n'est pas le cas il faut modifier la distance entre S et la lentille du support d'échantillon. Cette image est ensuite amenée en une position concentrique par rapport à l'ouverture en utilisant les mouvements de rotation du goniomètre. Ainsi il est possible d'assurer que la table de la pierre se trouve dans une position exactement normale à l'axe de la lentille. Si le faisceau lumineux arrive à proximité du centre de la table de la pierre on verra apparaître sur l'écran un dessin de taches comprenant huit grandes taches et un grand nombre de taches plus petites (dans le cas d'un diamant taillé en brillant) qui présentent une symétrie d'ordre huit et sont centrées sur l'ouverture de S. Ce dessin est dû à des faisceaux lumineux divergents produits par la réflexion du faisceau incident sur les facettes de la face inférieure conique et qui émergent à travers la facette de la table. Le degré de divergence varie légèrement d'une pierre à l'autre, et il peut s'avérer nécessaire de réduire la distance entre la lentille du support d'échantillon et l'écran S à ce stade pour pouvoir intercepter complètement le dessin de ces taches.Les huit grandes taches de ce dessin sont ensuite ajustées de telle manière qu'elles présentent sensiblement la même intensité à l'oeil en utilisant les mouvements de translation du goniomètre. De cette manière on peut s'assurer à la fois que la table de la pierre est dans une position normale à l'axe de la lentille et que l'axe de symétrie d'ordre huit de la pierre et l'axe de la lentille sont colinéaires (il s'agit d'un axe de symétrie d'ordre huit dans le cas d'un diamant taillé en brillant, mais ce pourrait être un autre axe pour une autre taille produisant un autre dessin de taches). Il est évident que l'orientation de la table est unique et peut être obtenue de manière réitérée après des remontages successifs de la pierre et/ou après la rotation de la pierre autour de son axe. Le dernier réglage qui doit être effectué consiste à déplacer la pierre le long de son axe en utilisant la vis micrométrique M jusqu'à ce que sa table se trouve dans le plan de l'image, formée par la lentille du support d'échantillon, de la fente du spectrophotomètre à l'intérieur de la sphère. Cela peut être obtenu en rapportant la position de la table à un plan de référence (la face arrière d'un petit écran D fixé sur une tige courte qui peut être insérée dans un trou de A diamétralement opposé au support qui porte la tige R), dont la position est connue par rapport à la position de l'image de la fente du spectrophotomètre (déterminée visuellement).Après ce dernier réglage la pierre est disposée de façon telle que, lorsqu'elle est à l'intérieur de la sphère, la partie du faisceau lumineux qui ne pénètre pas dans la pierre, c'est-à-dire la lumière réfléchie spéculairement par la surface de la table, revient le long de son chemin originel et quitte la sphère à travers l'ouverture d'entrée. De cette manière le faisceau réfléchi spéculairement, qui ne comporte aucune information de couleur, est éliminé de la sphère indépendamment de la taille de la pierre (à condition bien sûr que les dimensions de l'image de la fente soient inférieures aux dimensions de la table de la pierre), et n'affecte pas la couleur de la lumière diffuse (qui prend naissance à l'intérieur du corps de la pierre et porte l'information recherchée sur la couleur) reçue par une cellule photosensible. Le support est maintenant prêt à être transféré à la plaque A' sur la sphère. Avec une bonne approximation le faisceau lumineux suivra toujours le même chemin à travers toute pierre particulière. Il est essentiel de remplir cette condition parce que la forme exacte du spectre de transmission sur laquelle est basé le calcul des indices de couleur (coordonnées chromatiques) dépend non seulement de la concentration des centres de couleur dans une pierre, mais aussi de la distance parcourue par la lumière à l'intérieur du diamant. En pratique le montage et le bon positionnement de la pierre peuvent être obtenus en quelques minutes (trois ou quatre). Comme il a été dit précédemment, tout ceci est basé sur le fait que la lentille condenseur de L, l'ouverture de S et la lentille du support d'échantillon sont absolument coaxiales. On décrira ci-après un procédé typique pour établir cette condition. ALIGNEMENT DES COMPOSANTS DU BANC OPTIQUE 1/ On ajuste le boîtier de la lampe de façon telle que l'axe du faisceau lumineux soit parallèle à l'axe du banc optique. Pour cela on fixe un écran, sur lequel sont dessinés des cercles concentriques, sur un chariot à mouvements horizontal et vertical et on le place sur le banc optique devant la lampe. Lorsque la lampe est allumée et si le diaphragme iris incorporé au boîtier de la lampe directement devant la lentille condenseur est complètement diaphragmé, il apparaît sur l'écran un cercle lumineux qui est une image de la face arrière de la lentille. La position de l'écran est réglée jusqu'à ce que le cercle de lumière tombe sur l'un des cercles concentriques de l'écran. Ensuite on déplace l'écran le long du banc optique et les positions relatives du cercle lumineux et des cercles concentriques sont observés.Si le cercle lumineux ne reste pas concentrique aux autres cercles, la lampe est basculée dans la direction appropriée. La position de l'écran est encore réglée pour obtenir la position concentrique du cercle lumineux et des cercles sur l'écran. L'écran est encore déplacé et la lampe encore basculée si nécessaire ; ce procédé est répété jusqu'à ce que le cercle lumineux reste concentrique aux cercles de l'écran lorsque l'écran est déplacé vers la lampe et inversement. Lorsque cette condition est enfin établie, l'axe du faisceau lumineux est parallèle à celui du banc optique. 2/ L'écran S doit être aligné de façon que l'axe du faisceau lumineux passe à travers l'ouverture ménagée dans S. Ceci est obtenu en amenant une aiguille au centre des cercles concentriques de l'écran utilisé ci-dessus, en enlevant cet écran, en plaçant l'écran S sur le banc optique et en réglant la position de S pour que l'ouverture soit alignée sur la pointe de l'aiguille. 3/ Il faut s'assurer que la plaque A" est perpendiculaire au faisceau lumineux. On place à cet effet un miroir plan sur la plaque de sorte que le faisceau qui passe à travers l'ouverture de S soit réfléchi pour tomber sur S. La plaque A" est alors basculée jusqu a ce que la tache lumineuse réfléchie soit concentrique à l'ouverture de S. 4/ La plaque A qui porte la lentille du support d'échantillon est fixée sur A" et l'écran S est placé à environ 10 cm de la lentille. On verra alors deux cercles de lumière sur l'écran qui correspondent aux réflexions du faisceau lumineux sur les faces avant et arrière de la lentille. Les positions horizontale et verticale de A" sont réglées pour que les deux images réfléchies soient concentriques à l'ouverture de l'écran S. 5/ Afin de vérifier que la lentille du support d'échantillon est coaxiale au faisceau lumineux, on tient un miroir plan derrière la lentille sur la plaque A. La réflexion du faisceau lumineux dans le miroir doit être concentrique à l'ouverture de l'écran S (et ainsi également aux deux cercles de lumière que l'on voit dans l'étape 4). Si cela n'est pas le cas, la tige qui porte la lentille doit être très légèrement et soigneusement pliée dans la direction appropriée. 6/ On répète les étapes 4 et 5 jusqu'à ce que les trois cercles lumineux soient concentriques. ALIGNEMENT DU FAISCEAU LUMINEUX DU SPECTROPHOTOMETRE Avant de continuer il faut absolument que les éléments du banc optique soient parfaitement alignés. Ensuite on continue comme suit 1/ La première étape consiste à aligner le banc optique de manière telle qu'il soit exactement perpendiculaire à la plaque A' dans la sphère d'intégration On enlève l'ensemble des éléments sauf la lampe L du banc optique et on la place sensiblement perpendiculairement à A', la lampe étant à l'extrémité opposée de A' en face de la sphère. En utilisant une aiguille (comme dans l'étape 2 décrite plus haut) on dispose un écran avec une ouverture, par exemple un diaphragme iris, entre L et A' si bien que l'ouverture se trouve précisément sur l'axe du faisceau lumineux venant de la lampe.On place un miroir plan sur A' et on déplace le banc optique entier latéralement et/ou verticalement jusqu'à ce que le faisceau lumineux réfléchi par le miroir tombe sur l'écran en étant concentrique à l'ouverture. Le banc optique est alors en une position parfaitement perpendiculaire à A' et doit être maintenu dans cette position jusqu'à ce que le reste du procédé d'alignement soit achevé. On enlève l'écran du banc optique. 2/ Il est nécessaire de disposer un écran plan sur ses deux faces et muni d'une petite ouverture (par exemple de 5 mm en diamètre) sur le banc optique de telle manière que l'ouverture se trouve sur l'axe de la lentille du support d'échantillon, lorsque ce support est fixé sur la plaque A'. On enlève la plaque C du support d'échantillon et on fixe un support par l'intermédiaire de la plaque A à la plaque A" sur sa colonne et on place la colonne sur le banc optique de manière que la lentille se trouve en face de la lampe L. On allume la lampe et on ouvre complètement le diaphragme iris du boîtier de la lampe. On verra alors un faisceau de lumière convergent, de section droite circulaire, derrière la lentille du support d'échantillon. On amène la pointe d'une aiguille portée sur un chariot à déplacements horizontal, vertical et parallèle à la direction longitudinale du banc optique, au niveau du centre de ce cercle. On note les coordonnées horizontale et verticale x et y de ce point sur les graduations du chariot. On trouve ensuite en utilisant encore l'aiguille les coordonnées horizontale et verticale x' et y' (qui seront en général voisines de x et y mais légèrement différentes) du centre du trou H de A. Ensuite, on enlève la colonne qui porte A" du banc optique. En utilisant encore l'aiguille on trouve les coordonnées du centre du trou H' de A'. Supposons que celles-ci soient x" et y". On place ensuite l'écran blanc sur le dispositif optique de manière que l'ouverture se trouve au niveau de la pointe de l'aiguille disposée de façon telle que les graduations sur les chariots horizontal et vertical soient tx" + (xf - x)3 et ỳ" + (y' - y . Etant donné que les trous H" et H sont usinés pour être exactement concentriques, l'ouverture tombe alors sur l'axe de la lentille du support d'échantillon lorsque le support est fixé (grâce à la plaque A) à la plaque A' sur la sphère. 3/ Le faisceau lumineux dans le spectrophotomètre doit être aligné de façon telle que lui et la lentille du support d'échantillon soient coaxiaux lorsque le support d'échantillon se trouve en bonne position dans la sphère. On enlève la lampe et l'aiguille du banc optique en remplaçant la lampe L par la colonne qui porte la plaque A" et on fixe un miroir plan sur la face de A". On allume la lampe du spectrophotomètre et on règle la longueur d'onde de la lumière à environ 550 nm (dans la zone verte du spectre). On obscurcit complètement la salle. Le faisceau lumineux entrera alors dans la sphère à travers l'ouverture d'entrée et tombera sur l'écran blanc sur la face la plus proche de la sphère pour former une image du filament de la lampe. En réglant les miroirs qui envoient les faisceaux lumineux dans la sphère on veille à ce que cette image tombe au milieu de l'ouverture. Un peu de lumière passe alors à travers l'ouverture, est réfléchi par le miroir sur A" et est renvoyé pour tomber sur l'écran blanc. L'alignement consiste ensuite à régler des miroirs jusqu a ce que l'image sur les deux faces de l'écran blanc soit simultanément symétriques par rapport à l'ouverture de l'écran. Lorsque cette condition est remplie, l'alignement souhaité est atteint. Le banc optique peut alors être enlevé. 4/ Nous avons trouvé empiriquement qu'une ouverture circulaire d'un diamètre de 0,5 cm placée à l'orifice d'entrée de la sphère améliore la reproductibilité des mesures. La dernière étape dans le procédé d'alignement est le positionnement de cette ouverture de façon telle qu'elle se trouve sur l'axe de la lentille du support d'échantillon et du faisceau lumineux à l'intérieur de la sphère. On remet les éléments L, S et A" sur le banc optique et on vérifie leur alignement. On fixe la plaque C à la plaque B sur le support d'échantillon et on fixe le support par l'intermédiaire de la plaque A sur la plaque A". On remplace le récipient qui contient le sulfate 2 de baryum et le diamant par un petit miroir (0,5 cm ) dont la face avant est argentée, et on aligne le miroir perpendiculairement à l'axe de la lentille (de la même manière que l'on a aligné le diamant). On transfère le support de l'échantillon sur la plaque A' de la sphère. La plaque présentant l'ouverture est revêtue d'une couche de sulfate de baryum sur la face qui s'appuie sur la sphère. Lorsqu'elle est placée à l'ouverture d'entrée de la sphère de manière que le faisceau lumineux entre dans la sphère, un faisceau réfléchi par le miroir à face argentée devient visible sous forme d'une tache circulaire à proximité de l'ouverture d'entrée. On déplace le miroir le long de l'axe de la lentille (en utilisant la vis micrométrique M) jusqu'à ce que le diamètre de la tache circulaire soit supérieur au diamètre de l'ouverture (on regarde à travers l'ouverture de sortie du faisceau de référence). La plaque doit alors être positionnée de telle façon que l'ouverture et la tache circulaire deviennent concentriques. L'appareil monté et aligné correctement permet de mesurer la couleur de la pierre précieuse. Comme il a été indiqué ci-dessus, la source de lumière est avantageusement un spectrophotomètre dont la composante principale est un monochromateur, en général un réseau de diffraction, qui fournit un faisceau lumineux d'une seule longueur d'onde. Cette longueur d'onde peut varier en continu dans une gamme prédéterminée ; dans le cadre de la présente invention la gamme de longueurs d'onde intéressante est située dans le spectre visible entre environ 740 nm (immédiatement au-dessous de la zone infra-rouge du spectre électromagnétique) et environ 380 nm (au-dessus de l'ultra-violet). Le faisceau monochromatique est envoyé sur la pierre précieuse dans son support à l'intérieur de la sphère d'intégration. A chaque longueur d'onde, la pierre précieuse absorbe une certaine partie (fonction de la couleur de la pierre) de la lumière incidente et transmet le reste.Une cellule photosensible mesure le pourcentage transmis en fonction de la longueur d'onde et fournit ainsi un spectre de transmission. Le spectre d'un diamant typique moyennement jaune, du type "Cape Series", est représenté par la courbe de la figure 4 où l'on a indiqué la longueur d'onde (en nanomètres) en abscisses, et le pourcentage de transmission en ordonnées. Dans le spectrophotomètre de Bekman, le faisceau lumineux qui vient du monochromateur est limité par un système à fente avant d'être guidé dans la sphère par trois miroirs réglables individuellement. La sortie du spectrophotomètre peut être représentée graphiquement par un enregistreur, bien que ceci ne soit pas essentiel mais cela peut être utile parce que, pour un oeil expérimenté, il offre un moyen de vérifier rapidement si la pierre étudiée présente des caractères inhabituels ou non. Mais la sortie doit être enregistrée numériquement. Compte tenu du grand nombre de calculs implicites dans les équations (2) qui fournissent les trois valeurs d'excitation X, Y et Z, il est avantageux que ces calculs soient effectués par un ordinateur. Avantageusement, l'ordinateur est programmé pour calculer les coordonnées chromatiques directement à partir d'une cassette. Ce programme est écrit d'une telle manière que la première opération qu'entreprend l'ordinateur à la mise en marche est de transférer dans sa mémoire les fonctions standard S( > )x(2 , ,S(r)y(r)aX et s(r)z(X)hr , par exemple pour la source de lumière C.I.E. "C" et pour les intervalles de longueur d'onde = 1 nm, et les mesures du pouvoir de réflexion W(X) d'un échantillon blanc standard réalisé en oxyde de magnésium optiquement pur (mesuré et stocké avant toutes mesures effectuées sur des pierres). L'ordinateur stocke en outre dans sa mémoire les fonctions pour la détermination des coordonnées chromatiques. Un ordinateur de table du type Hewlett-Packard 9825 A s'est avéré particulièrement approprié. On a choisi la source de lumière C.I.E. "C" parce qu'elle est assez proche de la lumière traditionnellement utilisée pour une évaluation visuelle, mais, bien sûr, d'autres sources de lumière peuvent être utilisées puisque les valeurs appropriées des fonctions standard sont également connues pour celleslà. Pour mesurer la couleur de la pierre, il est avantageux de régler le balayage de la longueur d'onde du spectrophotomètre à une extrémité du spectre visible des longueurs d'onde, par exemple à 740 nm. Ensuite, on met en marche le balayage (en appuyant sur la touche "Start" du spectrophotomètre). On déclenche ainsi le balayage automatique des longueurs d'onde allant de 740 nm à 380 nm. A des intervalles de 1 nm à partir de 740 nm jusqu'à 380 nm, l'ordinateur lit automatiquement un facteur de transmission T'( > ). Chaque T'( > ) est corrigé par une multiplication par un facteur lOO/W(A) pour donner T( > ). Les valeurs T( > ) sont alors les facteurs de transmission relatifs au pouvoir de réflexion de 1' échantillon blanc standard pour lequel on pose 100 %.A chaque A, , les T(X) sont multipliés par S(#)x(#)##, S(#)y(#)## et S(#)z(#)## et, à la fin du balayage, les sommations données par les équations (2) sont instantanément effectuées et donnent X, Y et Z. Les coordonnées chromatiques x, y et z sont également calculées à partir des équations (3). L'ordinateur imprime ensuite les valeurs pour X, Y, Z et x, y, z. Avec les appareils particuliers utilisés, le balayage de 740 à 380 nm dure environ 18 mn 1/2 et, une fois l'alignement du banc optique fini, le procédé complet à partir du montage de l'échantillon jusqu'à l'obtention de l'indice de couleur peut ere terminé en une demi-heure, ou moins. Il est même possible, en sacrifiant un peu de la précision (ce qui est en général acceptable) de faire fonctionner les appareils plus rapidement, si bien qu'on obtient un balayage complet en environ 4 mn. Pour obtenir des résultats parfaitement comparables, il est bien sur recommandé d'utiliser la même vitesse pour toutes les pierres examinées. Afin d'obtenir une bonne reproductibilité, il faudra prendre certaines précautions. Il est par exemple souhaitable que le spectrophotomètre soit maintenu en marche en permanence pour assurer la stabilité électronique. Ensuite, il est souhaitable de travailler à une température constante, par exemple en utilisant une salle contrôlée par thermostat, parce que les dilatations et les contractions thermiques affectent les éléments métalliques sur lesquels les miroirs d'alignement du faisceau lumineux sont montés. En outre, lorsque l'on utilise un appareil à double faisceau tel que le spectrophotomètre de Beckman, le faisceau lumineux devrait être modulé mécaniquement pour rendre possible une détection sensible à la phase.Le faisceau lumineux reste donc pendant un demi cycle sur l'échantillon, et ensuite pendant un autre demi cycle sur un échantillon blanc de référence, par exemple une surface comprimée d'oxyde de magnésium mais l'oxyde de magnésium optiquement pur se dégrade assez rapidement à l'atmosphère et nécessite une préparation quotidienne d'une nouvelle surface d'oxyde de magnésium, mais cette préparation est simple et rapide à effectuer. A noter que, si une source laser était disponible, le procédé d'alignement et, en fait, les mesures seraient beaucoup plus simples. Ainsi, on n'aurait pas besoin d'une lentille pour concentrer le faisceau lumineux sur la pierre ; en plus, il serait possible de supprimer des dispositions séparées du banc optique et du spectrophotomètre. L'alignement du diamant et la mesure de sa couleur pourraient alors être effectués sur un appareil monobloc avec le laser à une extrémité et la pierre précieuse dans la sphère d'intégration à 1 'autre extrémité. Divers exemples ont été exécutés pour démontrer la viabilité et la précision du procédé selon l'invention. EXEMPLE l evaluees Un jeu de sept pierres/visuellement, désignées par 1A à 7A (dans l'ordre d'une intensité croissante de couleur jaune) et un autre jeu de cinq pierres évaluées visuellement, désignées par lB à 5B, ont été étudiés. Les coordonnées chromatiques en terme de source de lumière C.I.E. "C" mesurées sont présentées dans les tableaux 1 et 2 et, graphiquement, pour une vue générale, dans la figure 5 qui représente une partie du diagramme de chromaticité x, y C.I.E. Pour chaque pierre, quatre mesures ont été effectuées, le diamant étant tourné autour de son axe de 900 entre chaque mesure. Les tableaux montrent également les valeurs moyennes des coordonnées chromatiques x et y, la longueur d'onde dominante pour chaque pierre étant calculée à partir des valeurs moyennes.Il en ressort ce qui suit 1/ Il est difficile de décrire les couleurs des pierres mais, afin de donner une idée des faibles différences en jeu, on peut dire que l'oeil d'un profane ne peut pas distinguer entre lB et 3B (encore moins entre 1B et 2B) et peut avec beaucoup de difficultés distinguer une différence de couleur entre 1B et 4B. En outre, une comparaison des échelles des figures 1 et 5 mesurées n'occupe qu'une très petite zone de l'espace couleur x, y C.I.E. à proximité du centre du diagramme. 2/ Les quatre lectures pour chaque pierre individuelle sont groupées avec une dispersion qui dépend de l'individu. On croit que le degré de dispersion dépend des détails fins de la taille qui entraînent de légères différences de la longueur du trajet de la lumière à l'intérieur de la pierre lorsque la pierre est tournée dans les différentes positions autour de son axe. Cet avis se base sur le fait que pour chaque individu les valeurs des coordonnées chromatiques font apparaître la même tendance pour des rotations répétées de la pierre autour de 3600. Toutefois, les différences de taille (coupe) sont en général si petites d'une pierre à l'autre qu'il n'est pas possible, même en étudiant de très près la pierre avant la mesure, de prédire le degré de dispersion pour chaque individu. 3/ Il est évident que les échantillons B constituent un excellent échantillon standard de couleur ; les pierres individuelles sont bien séparées les unes des autres en ce qui concerne leurs coordonnées x, y, et le degré de dispersion pour tout individu est beaucoup plus petit que les distances qui séparent les pierres d'un jeu. Il ressort de la représentation graphique que, si on le souhaitait, il serait facile de distinguer, à l'aide d'appareils, des pierres se situant entre les évaluations B. En fait, on pourrait facilement définir une, éventuellement même deux, teintes distinctes entre celles présentées ici. 4/ Le jeu A de pierres est beaucoup moins bien nuancé. Les pierres lA et 2A peuvent être distinguées difficilement avec les appareils et cela s'applique également aux pierres 4A et 5A, et 6A et 7A. Cette difficulté de les distinguer les unes des autres se reflète dans les essais d'évaluation visuelle de la couleur représentés dans le tableau 3. Celui-ci montre les jeux des pierres en une liste qui va des moins jaunes aux plus jaunes comme déterminé instrumentalement, et les contradictions entre les évaluations visuelles effectuées par trois spécialistes expérimentés dans l'évaluation de la couleur de pierres précieuses. 5/ La ligne droite dans la figure 5 est la meilleure ligne qui puisse être dessinée en passant par tous les points représentant des pierres de la couleur pure du type "Cape Series". Cette ligne, si elle était prolongée, couperait la courbe spectrale (figure 1) à 571,3 nm. Un coup d'oeil sur les tableaux montre que les longueurs d'onde dominantes calculées pour chaque pierre individuelle correspondent bien à cette valeur de 571,3 nm (les longueurs d'onde dominantes calculées pour des pierres se trouvant à proximité du point "blanc", par exemple pour les pierres jusqu'à 2B, cette dernière incluse, devraient être traitées avec prudence parce que, dans cette zone, de petites inexactitudes de la mesure des coordonnées chromatiques donnent des longueurs d'onde dominantes largement différentes). 6/ Quand les coordonnées chromatiques ont été mesurées après que l'on ait démonté et remonté des pierres, de même que, quand les mesures ont été effectuées sur une même pierre à des instants différents, on n'a pas constaté de différences notables. EXEMPLE 2 L'étude portait sur trois pierres affectées de défauts de couleur. Deux de ces pierres présentent différents degrés de "jaune Cape Series" en combinaison avec une teinte brune très légère (imperceptible à l'oeil inexpérimenté). Les résultats figurent dans le tableau 4 et sont également indiqués dans la figure 5. Il est évident qu'une des caractéristiques de telles pierres est le fait qu'elles se situent en dehors de la ligne qui représente les pierres pures du type Cape Series et. en fait, montrent un déplacement léger mais net dans la longueur d'onde dominante (qui est pour les deux pierres de 573,5 nm) vers l'orange du spectre. La troisième pierre, marquée W2/MAUVE dans le tableau 4, et également représentée dans la figure 5, présente un intérêt spécial. Cette pierre a été étudiée comme étant une pierre d'une très bonne couleur, à peu près comparable à lB ou 1A. Lors du balayage du spectre et du calcul des coordonnées chromatiques pour cette pierre, il s'est avéré que le diamant n'était pas un vrai membre de la "Cape Series" dans le sens que ses coordonnées chromatiques indiquaient une couleur mauve ou violette (par rapport au diagramme chromatique des couleurs), même si elle était très faible. Cette pierre a ensuite encore été soumise à une évaluation visuelle et, après un examen très soigneux, il a été confirmé que la pierre présentait une légère nuance de lilas. Cet exemple illustre que le procédé selon l'invention peut être utilisé pour évaluer non seulement la couleur jaune commercialement importante des diamants du type "Cape Series", mais également (à la fois qualitativement et quantitativement) des teintes légèrement écartées. EXEMPLE 3 Afin de déterminer si le procédé selon l'invention était indépendant des dimensions de la pierre, on a étudié deux jeux de chaque brillant de deux couleurs différentes "Cape Series" avec des variations de dimensions les plus grandes possibles à l'intérieur de chaque teinte. Les résultats des mesures sont indiqués dans le tableau 5 et dans la figure 6 qui est encore une partie du diagramme chromatique (x, y) C.I.E. La variation des dimensions pour le groupe de la meilleure couleur (c'est-à-dire plus blanc) va de 1,18 carat à 0,20 carat, alors que les dimensions de la catégorie plus jaune vont de 1,23 carat à 0,25 carat.Il ressort de la figure 6 que les pierres de même couleur (évaluation visuelle), mais de dimensions différentes, sont groupées ensemble dans le diagramme de couleur (x, y), ce qui montre qu'au moins pour des pierres entre 0,20 carat et 1,25 carat la machine mesure la couleur indépendamment de la grandeur. Mais il faut noter 1/ Dans le groupe de la meilleure couleur, les mesures se concentrent moins que dans le groupe plus jaune. Il semble probable que l'explication pour cela soit le fait que l'évaluation visuelle de couleurs devient de plus en plus difficile si l'intensité de la couleur diminue. 2/ La plus petite pierre dans la catégorie de la meilleure couleur (0,20 carat) accuse une dispersion exceptionnellement grande pour la rotation de la pierre par rapport à la dispersion des valeurs des autres membres du groupe. Il semble que le procédé selon l'invention perde de fiabilité lorsque les dimensions des pierres sont plus petites. EXEMPLE 4 Tous les diamants étudiés sont plus ou moins luminescents sous les rayons ultra-violets. La plupart d'entre eux ne montraient que de la luminescence bleue N3 (voir Collins, "Industrial Diamond Review, April 1974, page 131) mais certaines pierres montraient également une luminescence jaunâtre ou rougeâtre. Etant donné que la lumière du jour comporte une composante ultra-violette qui cause un certain degré de luminescence, et puisque le procédé selon l'invention ne tient pas compte de l'effet d'une éventuelle luminescence sur l'oeil, le procédé peut entraîner des divergences entre l'évaluation de couleur par l'oeil et par la machine. On croit toutefois que l'effet de la composante ultra-violette de la lumière du jour sur la luminescence est négligeable dans presque tous les cas.En effet, on a évalué la plupart des pierres étudiées sous l'aspect de la luminescence en leur affectant un nombre qui sert de mesure de l'intensité relative de la luminescence sous une lampe ultra-violette. Les résultats figurent dans le tableau 6. On n'a pas observé de divergences systématiques entre les évaluations effectuées visuellement et par la machine, qui pourraient être expliquées en termes de variations parallèles de l'intensité de la luminescence. On pense par conséquent que la machine effectuera dans la plupart des cas des évaluations de couleurs en parallèle avec les évaluations visuelles. Toutefois, il ne faut pas oublier que la luminescence, si elle est exceptionnellement forte, pourrait conduire à des résultats anormaux.Cela pourrait bien être le cas pour les pierres qui appartiennent à la catégorie "Overblue", c'est-à-dire qui accusent une luminescence excessive sous l'excitation ultra-violette, ce qui entraîne un aspect fluorescent même sous la lumière du jour. En tout état de cause, il est facile d'essayer la pierre pour déterminer une éventuelle présence de luminescence excessive avant de procéder à la mesure de la couleur et d'être ainsi préparé à d'éventuelles anomalies. On comprendra que, malgré le fait que la discussion et les exemples aient particulièrement porté sur des diamants taillés en brillants, les principes de l'invention peuvent également s'appliquer à des diamants d'autres tailles tels que le brillant oval et la marquise, ainsi qu'à d'autres pierres précieuses (essentiellement transparentes), telles que les émeraudes, à condition que la pierre possède un axe de symétrie normal par rapport à la taille de la pierre. Des considérations semblables s'appliquent à la couleur; l'attention a été orientée principalement sur la couleur jaune bien que quelques essais pour des teintes autres, telles que le brun ou le lilas, aient été effectués; il n'y a aucune raison pour l'inapplicabilité du procédé à des pierres de couleur et à des pierres d'autres couleurs. Grâce au procédé selon l'invention, il sera possible de créer de nouvelles gammes de teintes dont chacune corresponde à une gamme particulière des valeurs pour les coordonnées (x, y). Comme le montre l'exemple 1, de telles gammes de teintes pourraient inclure un nombre plus élevé de teintes que dans des gammes de teintes existantes, rendant ainsi l'évaluation des teintes plus spécifiques qu'actuellement (en dehors du fait d'être précise et objective). Alternativement, le procédé peut également être utilisé pour obtenir un jeu sélectionné de pierres évaluées grâce à leurs coordonnées chromatiques ; ce jeu de pierres pourrait alors être utilisé comme étalon avec lequel d'autres pierres pourraient être évaluées, par exemple à l'oeil nu. TABLEAU 1 ECHANTILLONS DE COULEUR "A" ECHANTILLON x mesuré y mesuré x moyen y moyen Poids t) #D (min) .30996 .31625 .31005 .31635 0.95 - 1A .31007 .31639 .31010 .31643 .31005 .31631 .31039 .31659 .31036 .31661 0.96 572.2 .31031 .31661 .31044 .31669 .31171 .31879 .31176 .31885 0.82 571.6 .31194 .31901 3A .31182 .31895 .31158 .31866 .31301 .32087 .31294 .32080 0.81 571.3 .312B4 .32069 4A .31291 .32082 .31301 .32081 .31331 .32123 .31316 .32107 0.87 571.5 .31313 .32104 5A .31317 .32096 .31303 .32105 .31456 .32336 6A .31458 .32330 .31447 .32325 .31482 .32347 .31467 .32335 0.80 571.7 .31467 .32336 .31441 .32324 .31477 .32348 TABLEAU 2 ECHANTILLONS DE COULEUR "B" w E Poids ECHANTILLON x mesuré y mesuré x moyen y moyen (carat) AD (nm) .31024 .31652 .31025 .31653 0.28 568.9 1B .31019 .31656 .31030 .31653 .31028 .31652 .31097 .31798 .31106 .31807 0.28 569.4 .31097 .31800 2B ,31126 .31822 .31103 .31809 .31269 .32047 3B .31264 .32036 .31270 .32046 .31465 .32353 .31463 .32356 0.23 571.2 .31461 .32362 4B .31458 .32342 .31468 .32363 .31623 .32623 .31639 .32650 0.25 571.1 .31630 .32654 5B .31662 .32671 .31640 .32652 TABLEAU 3 CLASSEMENT DES ECHANTILLONS DE COULEUR "A" ET "B" PAR LA MACHINE ET PAR TROIS SPECIALISTES DE L'EVALUATION VISUELLE PREMIER DEUXIEME TROISIEME TROISIEME ECHANTILLON MACHINE SPECIALISTE SPECIALISTE SPECIALISTE SPECIALISTE (1ER ESSAI) (2d ESSAI) 1A 1 1 1 1 2 1B 2 3 3 3 3 2A 3 2 2 2 1 2B 4 4 4 4 ) 5 3A 5 5 5 4 ) 4 3B 6 6 7 6 6 4A 7 7 6 7 7 5A 8 8 8 8 8 6A 9 ) 9 10 9 ) 10 7A 9 ) 11 11 11 ) 11 4B 9 ) 10 9 9 ) 9 5B 12 12 12 12 12 TABLEAU 4 DIAMANTS TEINTES ECHANTILLON x mesuré y mesuré x moyen y moyen Poids AD (nm) (carat) D DE BEERS .31783 .32681 .31770 .32656 0.76 573.5 Y1/BRUN .31761 .32638 .31744 .32607 .31792 .32696 DE BEERS .31410 .32157 .31409 .32163 0.81 573.5 T4/BRUN .31388 .32145 .31412 .32168 .31427 .32181 DE BEERS .30933 .31426 .30952 .31456 0.26 - W2/MAUVE .30955 .31456 .30961 .31463 .30960 .31479 TABLEAU 5 RESULTATS RELATIFS A DEUX JEUX DE DIAMANTS ECHANTILLON x mesuré y mesuré x moyen y moyen Poids (carat) JEU 1 .31222 .31906 .31184 .31873 0.20 (0.20 Ct) .31194 .31881 .31159 .31847 .31159 .31858 JEU 1 .31160 .31834 .31156 .31832 0.31 (0.31 ct) .31158 .31842 .31144 .31830 .31161 .31823 JEU 1 .31108 .31772 .31106 .31769 0.83 (0.63 ct) .31103 .31766 .31110 .31770 .31104 .31768 JEU 1 .31157 .31837 .31140 .31823 0.85 (0.85 ct) .31130 .31809 .31129 .31809 .31142 .31835 JEU 1 .31144 .31835 .31137 .31829 1.18 (1.18 ct) .31140 .31832 .31131 .31822 .31132 .31828 JEU 2 .31301 .32126 .31309 .32134 0.25 (0.25 ct) .31320 .32142 .31305 .32134 .31308 32135 JEU 2 .31286 .32120 .31301 .32145 0.32 (0.32 ct) .31304 .32151 .31526 .32177 .31281 .32124 JEU 2 .31284 .32162 .31286.32166 0.50 (o.50 ct) .31305 .32189 .31288 .32173 .31267 .32140 JEU 2 .31349 .32172 .31347 .32168 0.7S (0.75 ct) .31343 .32104 .31353 .32172 .31343 .32165 JEU 2 .31329 .32176 .31331 .32173 1.25 (1.25 ct) .31331 .32172 .31331 .32173 .31332 .32171 TABLEAU 6 LUMINESCENCES RELATIVES DES DIAMANTS ECHANTILLON DE INTENSITE COULEUR DE LUMINESCENCE DE LUMINESCENCE 1B 1 Bleu 2B 4 Bleu 3B 8 Bleu 4B 6 Bleu 5B 10 Bleu 1A 2 Bleu 2A 4 Bleu 3A 2 Jaune 4A 4 Bleu 5A 2 Jaune 6A 2 Bleu avec nuance de jaune 7A 2 Bleu avec nuance de jaune JEU 1 (0.20 ct) 1 Bleu avec nuance de rouge JEU 1 (0.31 ct) 6 Bleu JEU 1 (0.63 ct) 2 Bleu JEU 1 (0.85 ct) 2 Bleu JEU 1 (1.18 ct) 1 Bleu avec nuance de jaune JEU 2 (0.25 ct) 2 Bleu JEU 2 (0.32 ct) 8 Bleu JEU 2 (0.50 ct) 4 Bleu JEU 2 (0.75 ct) 2 Bleu avec nuance de rouge JEU 2 (1.23 ct) 6 Bleu REVENDICATIONS 1. Procédé de détermination de la couleur d'un diamant ou d'autres pierres précieuses, caractérisé par le fait qu'on aligne la table de la pierre perpendiculairement à l'axe du faisceau lumineux émis par une source, on rend colinéaires l'axe du faisceau lumineux et l'axe de symétrie de la pierre perpendiculaire à la table, on projette sur la pierre de la lumière d'une longueur d'onde unique donnée, on détermine la proportion de la lumière incidente transmise par la pierre, on répète cette détermination pour différentes longueurs d'onde de la gamme visible pour obtenir un spectre de transmission et on calcule les coordonnées chromatiques à partir de ces valeurs. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la pierre précieuse est un diamant. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé par le fait que la pierre précieuse est un diamant taillé en brillant. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé par le fait que la pierre précieuse est insérée jusqu'à son bord de sertissage dans un solide blanc standard universellement reconnu. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé par le fait que le solide est du sulfate de baryum. 6. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé par le fait que le spectre de transmission est obtenu en effectuant des déterminations pour au moins dix longueurs d'onde différentes. 7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé par le fait qu'une détermination est effectuée à des intervalles de 1 nm sur toute la gamme de longueurs d'onde visibles. 8. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé par le fait que la pierre précieuse alignée est positionnée dans une sphère d'intégration avant de recevoir la lumière projetée sur elle.