La présente invention concerne une installation de traite comportant une tuyauterie à lait soumise a une dépres- sion et disposée au-dessus des stalles destinées aux vaches, le long tuyau à lait provenant de la garniture de traite étant raccordé à cette tuyauterie à lait. Ce tuyau à lait s'étend depuis le fond ou la base du collecteur répartiteur dans lequel débouchent les courts tuyaux à lait provenant des manchons des quatre gobelets trayeurs. La différencie de hauteur entre le collecteur répartiteur et la tuyauterie à lait peut aller jusqu'à 2 mètres. Pendant la traite, il se forme dans le tuyau à lait une colonne de lait qui est aspirée par à coups dans la tuyauterie à lait.Le collecteur répartiteur est normalement muni d'un perçage calibré pour permettre l'entrée de l'air atmosphérique, qui exerce un effet de refoulement sur le lait. Par suite de la colonne de lait qui se forme dans la partie ascendante du long tuyau à lait, la dépression qui règne dans la tuyauterie à lait se propage avec une réduction du vide jusque dans les chambres internes des manchons trayeurs, où elle agit comme vide de traite. Le réglage de la dépression dans la tuyauterie à lait est réalisé en conséquence à une valeur plus élevée, qui tient compte de cette réduction de la dépression, afin que le vide de traite désiré soit bien obtenu sur les trayons. Au début et après l'aspiration du lait, le tuyau à lait n'assure pas encore le transfert de lait ou bien a cessé d'assurer ce transfert.Dans les installations de traite connues jusqu'ici, il règne alors en conséquence sur les trayons une dépression plus élevée , qui est celle établie par réglage dans la tuyauterie à lait, tandis qu'au moment de ltécoule- ment du lait le vide qui agit sur les trayons est le vide de traite de valeur plus faible. La dépression accrue a toutefois un effet très favorable sur 11 état sanitaire du pis, et pour cette raison on a cherché, lors du service des installations de traite connues, à enlever immédiatement la garniture de traite des trayons après la traite, afin d'éviter une traite à sec prolongée. Le but de l'invention est de créer une installation de traite dans laquelle, au début et à la fin de la traite, la dépression qui s'exerce sur le trayon soit inférieure au vide de traite exercé au moment de l'écoulement du lait à tra vers le long tuyau à lait. L'invention est caractérisée par le fait qu'une soupape disposée entre le tuyau à lait et la tuyauterie à lait est munie d'un élément obturateur formant clapet déplaçable axialement par coulissement et disposé de tous côtés à une certaine distance du boisseau ou corps de- soupape qui l'en- toure, cet élément provoquant en l'absence de lait, sous l'effet de son propre poids, un étranglement important de l'orifice d'entrée dela soupape, et dégageant cet orifice lors du passage du lait. Le degré de réduction de la dépression (augmentation de la pression absolue) dans le collecteur répartiteur de lait, et ainsi dans les chambres internes des manchons trayeurs, dépend du propre poids de l'élément obturateur et de la section efficace de l'orifice d'entrée recouvert par cet élément Sis par exemple, le poids propre de l'élément obturateur est égal à 300 g et si la section de l'orifice est de I cm2, il est alors nécessaire d'obtenir, dans le cas d'un tuyau à lait vide, à partir du collecteur répartiteur de lait, une pression qui est de 300 g/cm2 plus élevée en valeur absolue pour pouvoir soulever ltélément obturateur à l'écart de son siège. Dans ce cas, la dépression agissant sur les trayons est plus faible de 0,3 kg/cm2 que celle régnant dans la tuyauterie à lait. Si la soupape est traversée par le lait, le poids propre de l'élément obturateur formant clapet est alors réduit de la valeur correspondant à la force ascensionnelle exercée. En conséquence, pour découvrir complètement l'orifice d'entrée de la soupape, une force d'autant plus faible est nécessaire, c'est-à-dire que pour une petite réduction de la dépression (augmentation de la pression absolue) dans le collecteur répartiteur de lait, on va déjà obtenir une ouverture complète de la soupape. Cela signifie que, pendant le processus de traite, il va régner dans le collecteur répartiteur de lait et sur les trayons une dépression plus élevée qu'au début et à la fin de latraite. Suivant une autre particularité de l'invention 1'élément obturateur formant clapet peut être agencé de telle sorte que le quotient de son poids propre par son volume soit voisin de l'unité et corresponde ainsi sensiblement au poids spécifique du lait. Il suffit alors de la simple pression de refoule ment du lait en cours d'écoulement pour maintenir l'élément obturateur formant clapet en position ouverte. EXEMPLE La distance verticale entre le collecteur répartiteur de lait et la tuyauterie à lait est égale par exemple à 1,5 mètre et le vide de traite doit être égal à 0,5 kg/cm2(= 0,5 kg/cm2 en pression absolue). L'élément obturateur formant clapet à un poids propre égal à 0,3 kg et un volume de 300 cm3. La section droite de l'orifice de soupape recouvert par cet élément est égale à 1,0 cm2. A cause de la différence de hauteur égale à 1,5 mètre entre le collecteur répartiteur de lait et la tuyauterie à lait, la dépression dans cette tuyauterie doit être réglée, sans tenir compte des occlusions d'air dans le lait, à une valeur de 0,65 (= 0,35 kg/cm2 en pression absolue). Au début et à la fin de l'aspiration du lait, la dépression qui agit sur les trayons est égale à la dépression régnant dans la tuyauterie à lait diminuée de la contre-pression qui résulte du poids propre de l'élément obturateur formant clapet (= 0,65 - 0,30 = 0,35 kg/ cm2 de dépression). Pendant l'écoulement du lait, le poids propre de l'élé- ment formant clapet et la force ascensionnelle sont égaux lorsque cet élément est baigné complètement par le lait. Ainsi, le vide de traite est égal à la dépression régnant dans la tuyauterie à lait diminuée de la pression de la colonne de lait dans le tuyau à lait (= 0,65 - 0,15 , 0,5 kg/cm2 de dépression). La description qui va suivre, faite en regard du dessin annexé, donné à titre non limitatif, permettra de mieux comprendre encore l'invention. La fig. 1 montre la garniture de traite avec ses éléments de raccordement à la tuyauterie à vide et à la tuyauterie à lait, avec la soupape interposée. La fig. 2 est une vue en coupe à plus grande échelle de la soupape. La référence 1 désigne deux des gobelets trayeurs, qui sont au nombre de quatre au total et dont les chambres intérieures des manchons trayeurs sont reliées par un court tuyau à lait 2 au collecteur répartiteur de lait 3. Un long tuyau à lait 4 s'étend depuis le fond de ce collecteur répartiteur 3 jusqu'à la tuyauterie à lait 5. La soupape 6 qui réduit au début et à la fin de l'aspiration du lait la dépression dans le collecteur répartiteur 5 et ainsi sur les trayons est disposée entre la tuyauterie à lait 5 et le tuyau à lait 4. Les chambres intermédiaires des gobelets trayeurs sont reliées au pulsateur 9 par des conduits de pulsation 7 et 8, ce pulsateur étant relié à la tuyauterie à vide 10, dans laquelle il peut régner une dépression inférieure à celle qui règne dans la tuyauterie à lait 5. La soupape 6 (Fig. 2) est constituée par un corps ou boisseau 11 muni de deux raccords 12 et 13 pour son raccordement au tuyau à lait 4 et à la tuyauterie à lait 5. L'élément obturateur formant clapet 14, qui peut coulisser axialement, se trouve de tous côtés à une certaine distance du boisseau Il de la soupape, et il est guidé librement dans ses mouvements axiaux sur le raccord 13 par son perçage 15. Le pointeau de soupape 16 assure l'obturateur de l'orifice d'entrée 17 au repos. Le pointeau de soupape 16 est entouré par une rainure 18 à partir de laquelle plusieurs perçages 19 s'étendent jusqu'a un canal 20. Pendant 11 aspiration, le lait s'écoule principalement, lorsque le pointeau de soupape 16 est soulevé à l'écart de son siège, depuis le raccord d'entrée 12 à travers les per çages 19 et le canal 20, en direction du raccord de sortie 13, et il baigne en même temps la totalité de l'élément obturateur 14. La cavité 21 peut être calculée de telle sorte que le quotient du poids de l'élément obturateur 14 par son volume soit sensiblement égal à l'unité. Alors que, dans le cas d'une installation de traite sans soupape, travaillant avec une tuyauterie à lait réglée à une dépression égale à 0,65 (= 0,35 kg/cm2 de pression absolue) cette dépression agit en totalité sur les trayons au début de l'aspiration du lait et après celle-ci, dans le cas qu'une installation de traite comportant une soupape ayant les caractéristiques indiquées dans l'exemple de réalisation considéré, les trayons ne sont soumis pendant les périodes considérées qu'à une dépression de 0,35 (= 0,65 kg/cm2 de pression absolue). Ainsi, l'installation de traite suivant l'invention permet de réaliser la traite d'une manière ayant un effet de ménagement plus intense sur les mamelles ou pis des vaches. Des modifications peuvent être apportées au mode de réalisation décrit, dans le domaine des équivalences techniques sans s'écarter de l'invention. REVENDICATIONS 1.- Installation de traite comportant une tuyauterie à lait soumise à une dépression et disposée au-dessus des stalles destinées aux vaches, à laquelle est raccordé le long tuyau à lait provenant de la garniture de traite, caractérisée en ce qu'il est prévu, entre le tuyau à lait et la tuyauterie à lait, une soupape comportant un élément obturateur formant clapet pouvant coulisser axialement et disposé de tous côtés à une certaine distance du boisseau ou corps de soupape qui l'entoure, cet élément obturateur assurant, en l'absence de lait, un étranglement prononcé de l'orifice d'entrée de la soupape sous l'effet de son propre poids, et libérant cet orifice lors du passage du lait. 2.- Installation de traite suivant la revendication 1, caractérisée en ce que la cavité menagée dans l'élément obturateur formant clapet est calculée de telle sorte que le quotient de son propre poids par son volume soit voisin d'une valeur égale à l'unité.