La présente invention est relative a une vanne à opercules et à passage direct, c'est-a-dire comportant, montés à l'intérieur d'un corps de vanne fixe dans lequel débouchent deux conduits situés dans le prolongement l'un de l'autre et appartenant à un circuit de fluide sous pression, deux opercules prévus pour autoriser, soit l'interruption du passage entre les deux conduits en position de fermeture de la vanne, soit par dégagement complet de ces opercules en position d'ouverture, la continuité du chemin offert au fluide entre ces conduits à travers le corps de vanne. L'invention s'applique plus spécialement aux vannes du genre ci-dessus dans lesquelles, en position de fermeture, la différence des pressions dans l'un et l'autre conduit est très élevée, de l'ordre de 100 bars ou plus, la pression du fluide dans le conduit amont par rapport au sens d'écoulement de ce fluide étant utilisée pour appliquer l'opercule en regard de ce conduit sur un siège porté par le corps de vanne, en autorisant de ce fait une étanchéité excellente. On connaît déjà de nombreuses réalisations de vannes à opercules, comprenant généralement deux opercules parallèles réunis à un dispositif de commande de leur déplacement, ces opercules. étant amenés en position de fermeture de la vanne, en appui contre des sièges ménagés dans le corps au voisinage dé l'endroit où débouchent les conduits amont et aval d'admission et de sortie du fluide.Le dispositif de commande comporte, par exemple, un système vis-écrou qui agit sur des biellettes -articulees ou des camès prévues entre les opercules à.l'inté- rieur du corps de vanne pour provoquer lors de.l'ouverture un premier déplacement de ces opercules l'un vers l'autre selon la direction de l'axe commun des deux conduits, suivi d'un second déplacement de ces mêmes opercules ainsi rétractés dans une direction perpendiculaire pour les dégager de leurs sièges en libérant le passage du conduit amont vers le conduit aval. Or, dans ces réalisations, l'effort dû à la différence des pressions appliquées sur la section des opercules et en particulier de l'opercule amont, engendre au cours de la manoeuvre, des frottements de ces opercules sur leurs sièges, ce qui entraîne rapidement une détérioration des portées d'étanchéité par usure ou grippage. On connaît également des vannes à opercule unique, monté flottant dans le corps de vanne de façon telle que la pression amont applique cet opercule contre un siège d'étanchéité prévu au voisinage du conduit aval, le corps de vanne étant en position de fermeture à la pression qui règne dans le conduit amont. Là encore, le dégagement de l'opercule entraîne des risques de frottement et de détérioration du siège d'étanchéité lors des manoeuvres d'ouverture et de fermeture. La présente invention est relative à une vanne à passage direct et à deux opercules parallèles, montés flottants dans le corps de vanne, ces opercules étant associés à une commande de déplacement unique apte à provoquer leur déplacement dans une direction perpendiculaire à l'axe commun de deux conduits, respectivement d'amenée et de sortie d'un fluide sous pression, cette vanne étant agencée pour pallier les inconvénients des solutions antérieures en assurant l'étanchéité à la fermeture par application sur son siège, non pas de l'oper- cule aval, mais au contraire de l'opercule amont sous l'effet de la différence des pressions due au fluide de part et d'autre de cet opercule. A cet effet, la vanne considérée comprenant un corps de vanne, deux conduits opposés pour un fluide sous pression, respectivement un conduit d'admission en amont et un conduit de sortie en aval débouchant dans le corps de vanne et présentant un axe commun, deux opercules parallèles identiques, montés flottants dans le corps de vanne en regard des deux conduits et un dispositif de commande du déplacement simultané de ces opercules dans le corps de vanne selon une direction perpendiculaire à l'axe commun des conduits, ce dispositif comportant une tige cylindrique pénétrant dans le corps de vanne à travers un presse-étoupe d'étanchéité et coopérant par une partie filetée avec un écrou immobilisé en translation par rapport au corps de vannes de façon telle que la rotation de cet écrou provoque un déplacement de la tige selon la direction de son axe en entraînant les opercules par l'intermédiaire d'un levier de manoeuvre transversal porté par l'extrémité de la tige et dont les extrémités s'engagent avec un large jeu axial dans des logements borgnes prévus dans les opercules, se caractérise en ce qu'elle comporte une plaque mediane, parallèle aux opercules, montée.à l'intérieur du corps de vanne et solidaire de celui-ci, cette plaque comprenant un alésage de traversée pour la tige du dispositif de commande, un orifice de passage ménagé en regard des conduits et dans lequel se déplace le levier transversal, et deux sièges d'appui pour les opercules, rapportés sur les deux faces opposées de la plaque aux extrémités de l'orifice de passage. Sous l'effet de la pression dans le conduit amont lors de la fermeture de la vanne, c'est-à-dire pour une position du dispositif de commande telle que les opercules soient disposés en regard des conduits, l'opercule correspondant ou opercule amont, est plaqué étroitement contre son siège en regard sur la plaque médiane, en assurant l'obturation étanche de l'orifice de passage à travers cette plaque, tandis que le second opercule est pratiquement flottant entre le conduit aval et son siège sur la face opposée de la plaque. Dans cette meme position, pour autoriser le dégagement de l'opercule amont de son siège, sans risque dedétérioration de ce dernier, la vanne selon l'invention comporte un ensemble d'égalisation des pressions de part et d'autre de cet-opercule amont, entre le conduit amont et Iorifice de passage dans la plaque. Dans ce but et selon une caractéristique particulière de l'invention, chaque opercule comporte un clapet de.décharge monté dans un alésage de l'opercule parallèle à l'axe de la tige du dispositif de commande et en appui sous l'effet d'un ressort de rappel contre une portée etanche prévue dans une cavité interne de l'opercule, mise en communication par des trous d'égalisation de pression avec un- espace délimité dans le corps de vanne entre la plaque médiane et l'extrémité du conduit débouchant en regard de l'opercule, ce clapet comportant une tête d'actionnement émergeant dans le logement borgne de l'opercule et soulevée par le levier transversal du dispositif de commande à l'encontre de la poussée du ressort de rappel en dégageant le clapet de sa portée. Selon une autre caractéristique, chaqUe clapet de décharge porté par un opercule comprend un évidement dans lequel est monté un doigt de verrouillage de ce clapet, ce doigt s'étendant à travers un alésage transversal usiné dans l'opercule et comprenant à ses extrémités des embouts profilés aptes à coopérer avec deux rampes taillées en creux dans les parois du corps de vanne, ces rampes étant décalées l'une par rapport à l'autre selon la direction du déplacement de l'opercule, de fb çon telle que ce déplacement entraîne un glissement latéral du doigt dans l'évidement avec blocage en position relevée du clapet. Selon une autre caractéristique également, les opercules comportent des portées d'appui sur leur siège, présentant un profil en forme de rampes obliques facilitant le dégagement des opercules sous l'effet de leur déplacement communiqué par le levier transversal du dispositif de commande. Avantageusement, les portées d'appui des opercules et les sièges rapportés sur la plaque médiane sont préalablement traités pour comporter un revêtement de surface de matériau dur, notamment d'acier stéllité. Selon une autre caractéristique enfin, chaque opercule comporte un trou de très faible diamètre faisant communiquer la cavité interne contenant le clapet de décharge avec le conduit de fluide, en regard, débouchant dans le corps de vanne. D'autres caractéristiques d'une vanne à opercules et à passage direct, établie conformément à l'invention, apparaitront encore à travers la description qui suit d'un exemple de réalisation, donné à titre indicatif et non limitatif, en refé- rence aux dessins annexés sur lesquels - la Fig. 1 est une vue en élévation et en coupe longitudinale partielle de la vanne considérée, illustrant dans la demi-coupe à gauche l'un des opercules en position de fermeture et dans la demi-coupe à droite l'autre opercule en position d'ouverture, - la Fig. 2 est une vue en coupe à plus grande échelle, illustrant le détail de la réalisation des opercules et en particulier des clapets de décharges qu'ils incorporent, - la Fig. 3 est une vue en coupe transversale selon la ligne III-III- de la Fig. 2, - la Fig. 4-est une vue en coupe selon la ligne IV-IV de la Fig. 2, - la Fig. ; est une vue en coupe partielle à plus grande échelle selon la ligne V-V de la Fig. 3. Comme on le voit sur ces figures, la vanne représentée comporte principalement un corps 1, constitué de deux fonds, respectivement 21 et 22 assembles entre eux au moyen de goujons de blocage tels que 3. Entre les deux fonds du corps de vanne est montée une plaque médiane 4 qui sépare ce corps en deux parties identiques, disposées symétriquement de part et d'autre de cette plaque. Cette dernière est immobilisée par rapport aux fonds du corps 1 au moyen d'une clavette de verrouillage 5t l'étanchéité au montage étant réalisée par l'intermédiaire de joints métalliques ou joints soudés tels que 6 et 7.Les fonds 21 et 22 du corps 1 délimitent intérieurement une cavité 8 dans laquelle sont montés les opercules d'obturation de la vanne, et sont respectivement traversés par des conduits 9 et 10, disposés en regard l'un de l'autre et réservés à l'admission et à l'evacua- tion à travers le corps de vanne 1 d'un fluide quelconque sous pression et le cas échéant sous haute température. Ces conduits sont ménagés à travers deux extensions tubulaires, respectivement 11 et 12, prolongeant extérieurement les fonds 21 et 22 et terminées par des brides 13 et 14 permettant le raccordement de la vanne sur une conduite de circulation du fluide (non représentée). Les conduits 9 et 10 sont cylindriques et agencés de telle sorte qu'ils se présentent dans le prolongement l'un de l'autre avec leurs axes confondus. Afin d'assurer la manoeuvre de la vanne et en particulier l'ouverture ou la fermeture de cette dernière, la cavité 8 enferme de part et d'autre de la plaque médiane 4, deux opercules parallèles identiques, respectivement 15 et 16, ces opercules étant déplacés en synchronisme dans le corps de vanne par l'intermédiaire d'une commande unique dont le détail apparaît sur la Fig. 1. Cette commande comporte principalement une tige axiale 17, traversant un alésage cylindrique 18 ménagé dans la plaque médiane 4, l'etancheite vers l'extérieur du corps de vanne étant réalisée au passage de la tige 17 par un presse-étoupe 19.A son extrémité supérieure, cette tige 17 comporte une partie filetée 20 en prise avec un écrou constitué par une douille cylindrique 21 taraudée intérieurement, cette douille étant rendue solidaire d'un volant de manoeuvre 22 au moyen d'une clavette 23. Des roulements tels que 24 et 25 autorisent la libre rotation de la douille 21 sous l'effet du volant 22 en empêchant son déplacement en translation de façon telle que le mouvement de cette douille détermine pour la tige 17 un déplacement axial dans son alésage 18. L'immobilisation en translation de la douille 21 formant écrou est réalisée par l'intermédiaire d'une traverse horizontale 26, rendue solidaire par des colonnettes 27 d'une table 28 immobilisant le presse-étoupe 19 par un fouloir 19a, cette table étant bloquée par rapport à une bride 29 portée par la plaque médiane 4 à l'extérieur du corps de vanne 1.A cet effet, les colonnettes 27 sont vissées à l'intérieur de trous taraudés prévus dans la bride 29 et bloquées en position au moyen de contre-écrous 31 et 32, par rapport à la table 28 et à la traverse 26. A son extrémité inférieure qui pénètre à l'inte- rieur du corps de vanne 1 dans l'alésage 18, la tige 17 est munie d'une noix 36 sur laquelle est fixé un levier transversal 34 dont la Fig. 3 illustre le profil, apte à déterminer le soulèvement des opercules 15 et 16 pour les dégager notamment du passage offert au fluide sous pression entre le conduit d'admission 9 et le conduit d'évacuation 10.Dans ce but, le levier 34 est engage par ses extrémités latérales dans deux logements borgnes 35 et 36, prévus dans les faces en regard des opercules 15 et 16, ces logements présentant selon la direction de l'axe du déplacement de la tige 17, une hauteur déterminée et en particulier supérieure à l'épaisseur du levier 34 qui s'y engage, de façon telle que, pour des raisons qui seront expliquées plus loin, le déplacement de cette tige 1 7 puisse se produire dans un premier temps sans agir sur les opercules, ces derniers n'étant soulevés que dans un second temps où se poursuit la course de la tige 17. Afin d'autoriser le déplacement du levier 34, notamment lors du dégagement des opercules 15 et 16, la plaque 14 comporte un large -orifice transversal 37 dont les dimensions diamétrales sont au moins égales à celles des conduits 9 et 10 de façon telle que, lorsque ces opercules 15 et 16 sont en position relevée à l'intérieur de la cavité 8 du-corps de vanne 1 et dégagent le passage devant ces conduits, l'écoulement du fluide sous pression puisse directement et librement s'effectuer en traversant la plaque médiane 4. Conformément à un dispositif caractéristique de la présente invention, la plaque médiane 4 comporte aux extrémités de l'orifice 37 et dans chacune de ses faces opposées dirigées vers les opercules 15 et 16, deux sieges respectivement 38 et 39, permettant l'appui de ces opercules sur la plaque en réalisant, compte tenu des conditions de pression du fluide en présence, l'étanchéité de la vanne à travers la cavité 8. Avantageusement, les opercules 15 et 16 comportent eux-mêmes en regard des sièges 38 et 39, des portées d'appui 40 et 41 permettant d'assurer un contact convenable entre ces portées et ces sièges et une étanchéité parfaite, le profil de ces éléments étant par ailleurs déterminé comme on l'indiquera plus loin, pour autoriser un dégagement aisé des opercules, sans risque de détérioration ou de grippage des sièges eux-mêmes. Avantageusement, les sièges 38 et 39 ainsi que les portées 40 et 41 sont réalisés en un matériau de revêtement tres dur, par exemple en acier stellite. En sè référant-plus spécialement à la Fig 2, on voit que chacun des opercules 15 et 16 dans lacavité 8 de part et d'autre de la plaque médiane 4, comporte un clapet de décharge, dont le rôle est d'assurer sous l'effet d'une commande appropriée une variation des conditions de pression de part et d'autre de ces opercules au moment de l'ouverture de la vanne. Les deux opercules 15 et 16 étant identiques, on decrit ci-après uniquement la structure d'un de ces clapets de décharge, par exemple celui associé à l'opercule 15, étant entendu que le clapet de décharge de l'autre opercule est en tous points identique. Comme illustre sur cette Fig. 2, ce clapet, désigné dans son ensemble par la référence 42, se prolonge à son extrémité inférieure par une tige 43 terminée par une tête d'actionnement 44. Ce clapet est, par ailleurs, soumis en permanence à l'action dlun ressort 46, monté à l'intérieur d'un trou axial ménagé dans le clapet à l'opposé de la tête 44 et s'appuyant contre un bouchon 46 vissé dans la partie supérieure de ce trou. Sous l'effet du ressort 45, le clapet 42 est normalement en appui par une portée inclinée 47 contre un bord 48 ménagé dans l'opercule 15, ce bord 48 délimitant la partie inférieure d'une cavité interne 49 normalement fermée par ce clapet.Cette cavite 49-communique lorsque le clapet 42 est soulevé de son siège sur le rebord 48, avec une fente ouverte 52 separee du logement 35 où pénètre le levier transversal 34 solidaire de la tige de manoeuvre 17, par un plat 51. En revanche, lorsque le clapet est en appui contre son siège, la cavité 49 est isolée du logement 35, la tête d'actionnement 44- débou- chant à l'intérieur de ce logement. Dans ces conditions, lelevier 34,lors de son déplacement agit d'abord sur la tête 44 à l'encontre de l'effort du ressort 45 puis dans un second temps vient en contact avec le plat 51 à la partie supérieure du logement 35 et détermine seulement à partir de cet instant le soulèvement de l'opercule 15, la même manoeuvre se produisant de façon symétrique et identique pour le second opercule 16. Pour éviter dans cette phase de déplacement des opercules, que les clapets ne soient involontairement relachés, chaque opercule comporte un système de verrouillage du clapet en position relevée. Revenant au clapet 42 de l'opercule 15, on voit ainsi que ce clapet comporte un évidement 52 de section carrée, dans lequel est engagé un doigt transversal 53 dont le détail de réalisation apparaît plus clairement sur la Fig. 4. Ce doigt 53 comporte une encoche centrale rectangulaire et ouverte 54 dans laquelle vient s'engager la partie inférieure 55 du corps du clapet 42 lorsque celui-ci est en position d'obturation de la-cavité 49, c'est-à-dire lorsque sa portée oblique 47 est en appui contre le rebord 48. Lorsque la tête d'actionnement 44 est repoussée à l'encontre du ressort 45, cette partie 55 échappe à ltencoche 54, en autorisant le déplacement transversal du doigt de verrouillage 53, ce qui bloque le clapet en position relevée. A cet effet, le doigt 53 comporte deux embouts d'extrémité, respectivement 56 et 57, convenablement profilés et aptes à se déplacer dans des fentes 58 et 59 ouvertes vers l'extérieur, ménagées dans les bords de l'opercule 15 portant ce clapet.Ces embouts 56 et 57 sont par ailleurs agencés de telle sorte qu'ils débordent légèrement du contour extérieur de l'opercule 15, et s'engagent dans deux rainures 60 et 61, ménagées dans la paroi interne du corps de vanne, ces rainures qui s'ouvrent dans la cavité 8 s'étendant dans des directions opposées'de part et d'autre de l'opercule, la rainure 61 se développant en hauteur au niveau même où s'achève la rainure 60. Dans ces conditions, lors du soulèvement de l'opercule 15 -ommandé par le levier transversal 34, la rainure 60 agit par son extrémité terminale arrondie sur l'embout 56 du doigt 53 en repoussant celui-ci vers la gauche, ce déplacement du doigt étant autorisé par l'engagement de l'embout opposé 57 dans la rainure 61, ce qui provoque un déplacement latéral de l'encoche 54 avec blocage du clapet de la manière indiquée. En se référant à nouveau aux Fig. 1 et 2, on voit que chaque opercule comporte également, outre le clapet de décharge décrit ci-dessus, une série de trous 62 aptes à faire communiquer en permanence la cavité 49 du clapet avec la cavité 8 délimitée à l'intérieur du corps de vanne 1 de part et d'autre de la plaque médiane 4. La cavité 49 de l'opercule 15 est de plus reliée par un orifice 63 de très faible diamètre avec la face opposée-de l'opercule au droit de la conduite 9, une disposition analogue étant bien entendu prévue sur l'opercule 16 qui communique par un orifice 64 identique avec le conduit 10. Dans cette même face, chaque opercule est muni d'une seconde portée 65 apte à venir s'appliquer lors de la commande d'ouverture contre un rebord 66 prévu dans le fonds 21 ou 22 correspondant.Enfin, dans la face dirigée vers la plaque 4, ces mêmes opercules présentent des rampes 67 prévues pour coopérer avec des rampes opposées 68 ménagées dans la plaque médiane 4 de telle sorte que le déplacement axial de ces opercules se transforme par suite de la présence de ces rampes, en un léger déplacement transversal permettant aux portées 40 ou 41 de décoller de leurs sièges 38 ou 39 (Fig. 5) sans risques de frottements ou de grippages. Le fonctionnement de la vanne à opercules ainsi réalisé se déduit aisément de ce qui précède. Pour expliquer ce fonctionnement,-on se place plus spécialement dans le cas illustré sur la Fig. 2 où la vanne est représentée en position de fermeture, l'opercule 15 disposé en regard du conduit 9 débouchant dans la cavité 8 du corps de vanne 1 étant supposé soumis à la pression d'un fluide donné, qui applique étroitement la portée 40 de cet opercule contre son siège 38 prévu en regard dans la plaque médiane 4. L'opercule 15 est de ce fait l'opercule amont par rapport au sens d'écoulement du fluide sous pression par opposition à l'opercule 16 ou opercule aval. Dans ces conditions initiales, la région A à l'intérieur du conduit 9, se trouve à la même pression que la région B située dans la cavité d entre la plaque médiane 4 et le fond 21. En revanche, les -régions C, D-et E à l'intérieur de l'orifice 37 entre les opercules, entre la plaque 4 et le fond 22 et enfin à l'intérieur du conduit d'évacuation 10, sont à une pression différente, qui peut être notamment la pression atmosphérique. L'opercule aval 16 est dès lors flot tan puisque soumis sur ces deux faces à la même pression, sa portée 41 n'étant pas appliquée contre le siège 39. Si à partir des conditions précédentes, on désire réaliser l'ouverture de la vanne et le soulèvement des opercules, en particulier de l'opercule amont 15, il convient préalablement de réaliser l'égalisation des pressions dans certaines des régions précédentes, notamment pour éviter une brutaie décompression et un effort d'arrachement nuisible sur l'opercule 15, risquant de déteriorer le siège d'étanchéité après quelques manoeuvres seulement. A cet effet, on commande par le volant 22 le déplacement vers le haut de la tige 17 grâce à sa part-ie filetée 20 en prise avec la douille 21 formant écrou.Ce déplacement vers le haut de la tige 17 détermine un déplacement identique pour le levier transversal 34 qui en est solidaire, ce levier 34 venant agir dans l'opercule 15 sur la tête d?actionnement 44 du clapet de décharge 42 en soulevant ce clapet à l'intérieur du logement 49 de façon telle que sa portée conique 47 échappe au rebord 48. Dans ces conditions, la pression du fluide qui règne dans la région B est immédiatement transmise par les trous 62 à la fente 50 et par cette dernière à la région. Le clapet de décharge de l'opercule aval 16 étant simultanément relevé par le même mouvement du levier 34, la pression en C est également transmise en D, ce qui amène opercule 16 à être soumis sur une de ses faces à la pression du fluide et sur l'autre face, dirigée vers le conduit de sortie 10, à la pression atmosphérique. L'opercule 16 est, dans ces conditions, plaqué par sa portée 65 contre le rebord 66 en regard prévu dans le fond 22 du corps de-vanne, l'orifice 64 ménage dans le fond de cet opercule n'autorisant qu'un débit de fuite très limité, notablement inférieur à celui du clapet de décharge. Les régions A, B, C et D sont ainsi amenées à la même pression, l'opercule amont 15 devenant flottant à l'inverse de l'opercule aval appliqué par la pression sur le rebord 66. Le soulèvement de ces opercules peut alors se produire, sans risque de frottements de la portée d'étanchéité 40 sur le siège 38, grâce aux rampes 66 et 67 prévues dans ces deux organes.Seule est soumise à un effort important la portée 65 de l'opercule 16, qui ne jouant pas en service-un rôle d'étanchéité, peut sans inconvénients essentiels frotter sur le rebord 66 au cours du soulèvement des opercules par la montée de la tige 17, amenant progressivement ces opercules dans la partie supérieure de la cavité 8 du corps de vanne en dégageant totalement le passage du conduit 9 vers le conduit 10 à travers l'orifice 37. Au cours de ce mouvement, les doigts de verrouillage 53 de chacun des clapets 42 se déplacent par le jeu des rainures latérales 60 et 61 de telle sorte qu'ils maintiennent en position verrouillée ces clapets, en évitant toute fermeture non commandée avec création d'une différence de pression de part et d'autre des faces de l'opercule amont 15. Pour réaliser la fermeture de la vanne, les opérations à réaliser sont menées dans un ordre exactement inverse à celui assurant l'ouverture. La rotation du volant de commande dans le sens convenable, provoque la descente des opercules, les portées d'étanchéité 40 et 41 ne pouvant entrer en contact avec les sièges 38 et 39 de la plaque 4 du fait de la présence des rampes 66 et 67. Peu avant la fin de la course, chaque doigt de verrouillage 53 du clapet 42 revient dans sa position initiale en libérant le clapet qui s'engage dans l'encoche 54, le ressort 45 en repoussant ce clapet assurant la fermeture de la cavité 49 en même temps que le levier transversal 34 poursuivant son mouvement de descente dans les logements 35 et 36 libère progressivement la tete d'actionnement 44.Au tout dernier moment, l'opercule 15 guidé par les rampes 67 et 68, est poussé par la pression en fluide et se retrouve également dans sa position initiale où sa portée d'étanchéité 40 est en application étroite contre le siège 38, la vanne étant à nouveau fermée. La pression en amont ne peut plus dès lors alimenter les régions C et D qui se vident progressivement par orifice 64, le second opercule 16 ou opercule aval redevenant flottant de l'autre côté de la plaque médiane 4. On réalise ainsi une vanne à passage direct de conception très simple qui, tout en conservant les avantages propres aux vannes à opercules flottants, notamment du fait de la possibilité de libre dilatation.de ces derniers, procure une étanchéité remarquable par application de l'opercule amont sur son siège sous l'effet de la pression du fluide elle-même. Les dispositifs à clapets de décharge et à rampes prévus sur cet opercule amont permettent par ailleurs d'éviter tout risque de frottement ou de grippage des portées d'étanchéité, quel que soit le nombre de manoeuvres et quelles que soient surtout les pressions mises en jeu. Enfin, le montage des sièges d'étanchéité sur une plaque médiane séparant le corps de vanne en deux parties permet d'éviter que le presse-étoupe de la tige de commande ne soit soumis à l'effet de la pression en position de fermeture de la vanne. Un autre avantage de la vanne considérée réside dans la réalisation parfaitement symétrique de ses différentes parties et en particulier des deux opercules. Dans l'exemple décrit, c'est l'opercule 15 qui joue le roule d'opercule amont; dans ce cas, la partie 41 et le siège 39 de l'opercule aval 16 et de la plaque 4 dans sa face correspondante ne sont pas mis en oeuvre, l'étanchéité étant réalisée à la fermeture par la portée 40 et le siege 38. Or, grâce à la réalisation de deux opercules identiques, il est clair que le sens d'écoulement du fluide et la différence de pression peuvent être inversés, sans avoir à retourner la vanne sur elle-meme, l'opercule 16 devenant immédiatement l'opercule amont et le3percul-e 15 l'opercule aval. Bien entendu, il va de soi que l'invention ne se limite nullement à l'exemple de réalisation plus spécialement décrit et représenté; elle en embrasse au contraire toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Vanne à passage direct, comprenant un corps de vanne, deux conduits opposés pour un fluide sous pression, respectivement un conduit d'admission en amont et un conduit de sortie en aval débouchant dans le corps de vanne et présentant un axe commun, deux opercules parallèles identiques, montés flottants dans le corps de vanne en regard de deux conduits et un dispositif de commande du déplacement simultané de ces opercules dans le corps de vanne selon une direction perpendiculaire à l'axe commun des conduits, ce dispositif comportant une tige cylindrique pénétrant dans le corps de vanne à travers un presse-étoupe d'étanchéité et coopérant par une partie filetée avec un écrou immobilisé en translation par rapport au corps de vanne, de façon telle que la rotation de cet écrou provoque un déplacement de la tige selon la direction de son axe en entraînant les opercules par l'intermédiaire d'un levier de manoeuvre transversal porte par l'extrémité de la tige et dont les extrémités s'engagent avec un large jeu axial dans des logements borgnes prévus dans les opercules, caractérisée en ce qu'elle comporte une plaque médiane, parallèle aux opercules, montée à l'intérieur du corps de vanne et solidaire de celui-ci, cette plaque comprenant un alésage de traversée pour la tige du dispositif de commande, un orifice de passage ménagé en regard des conduits et dans lequel se déplace le levier transversal, et deux sièges d'appui pour les opercules, rapportés sur les deux faces opposées de la plaque aux extrémités de l'orifice de passage. 2. Vanne à passage direct selon la revendication 1, caractérisée en ce que chaque opercule comporte un clapet de décharge monté dans un alésage de l'opercule parallèle à l'axe de la tige du dispositif de commande et en appui sous l'effet d'un ressort de rappel contre une portée étanche prévue dans une cavité interne de l'opercule, mise en communication par des trous d'égalisation de pression avec un espace délimité dans le corps de vanne entre la plaque médiane et l'extrémité du conduit débouchant en regard de l'opercule, ce clapet comportant une tête d'actionnement émergeant dans le logement borgne de l'opercule et soulevée par le levier transversal du dispositif de commande à l'encontre de la poussée du ressort de rappel en dégageant le clapet de sa portée. 3. Vanne à passage direct selon la revendication 2, caractérisée en ce que chaque clapet de décharge porté par un opercule comprend un évidement dans lequel est monté un doigt de verrouillage de ce clapet, ce doigt s'étendant à travers un, alésage transversal usiné dans l'opercule et comprenant à ses extrémités des embouts profilés aptes à coopérer avec deux rampes taillées en creux dans les parois du corps de vanne, ces rampes étant décalées l'une par rapport à l'autre selon la direction du déplacement de l'opercule, de façon telle que ce déplacement entraîne un glissement latéral du doigt dans l'évidement avec blocage en position relevée du clapet. 4. Vanne à passage direct selon les revendications 1 et 2, caractérisée en ce que les opercules comportent des portées d'appui sur leur siège, présentant :un profil en forme de rampes obliques facilitant le dégagement des opercules sous l'effet de leur déplacement communiqué par le levier transversal du dispositif de commande. 5. Vanne à passage direct selon la revendication 4, caractérisée en ce que les portées d'appui des opercules et les sièges rapportés sur la plaque médiane sont préalablement traités pour comporter un revêtement de surface de matériau dur, notamment d'acier stéllité. 6. Vanne à passage direct selon la revendication 1, caractérisée en ce que chaque opercule comporte un trou de très faible diamètre faisant communiquer la cavité interne contenant le clapet de décharge avec le conduit de fluide, en regard, débouchant dans le corps de vanne.