DISPOSITIF DE SIGNALISATION DE LA POSITION D'UN PISTON DE TRAVAIL D'UN CYLINDRE HYDRAULIQUE A DOUBLE EFFET La présente invention concerne un dispositif de signalisation de la position du piston de travail d'un cylindre hydraulique à double effet qui est soumis à des conditions ambiantes extrêmes, notamment à des températures élevées. Ce dispositif comporte un cylindre de mesure d'un volume équivalent à celui du cylindre de travail, également à double effet et dont la position peut être détectée électriquement, les deux volumes de travail du cylindre de travail et du cylindre de mesure étant reliés par une pre- mière conduite de raccordement tandis que les autres volumes de travail peuvent être reliés par l'intermédiaire d'un distributeur et d'une deuxième conduite à une pompe à fluide sous pression ou bien à un réservoir. On a déjà proposé de relier la conduite de jonction entre deux volumes d'un cylindre de travail et d'un cylindre de mesure à un conduit de liaison qui est lui-même raccordé directement à la pompe et dans lequel est disposée une soupape de limitation de pression. En outre, conformément à cette solution, le conduit précité est relié à un autre conduit qui aboutit directement au réservoir et qui comporte également une soupape de limitation de pression pour la décharge du fluide en excès à partir des deux volumes de travail reliés par la conduite de jonction. La soupape de limitation de pres- sion qui est contrôlée directement par la pression de refoulement de la pompe doit s'ouvrir à chaque fois que l'on doit compenser des pertes en fluide dans les deux volumes du cylindre de travail et du cylindre de mesure. L'expérience a montré que les soupapes de limitation de pression sont très difficiles à régler et qu'au cours de leur utilisation, leur va- leur de réglage varie très fortement à cause des différences entre les dé- bits qu'elles écoulent. Il s'est avéré en outre que, lorsqu'il existe dans les volumes du cylindre de travail et du cylindre de mesure qui sont reliés entre eux, une quantité de liquide en excès il s'établit dans le conduit de liaison, sous l'effet de la pression sollicitant directement le piston qui ne se trouve pas encore dans sa position de butée extrême, une pression qui correspond sensiblement à la valeur de réglage de la soupape de limitation de pression branchée sur l'autre conduit aboutissant au réservoir, avant que la quantité de liquide en excès ait été déchargée par l'intermédiaire de cette soupape. Dans un tel cas, le cylindre de travail n'est déplacé que sous l'action de la différence entre la pression de la pompe et la pression de réglage de cette soupape de limitation de pression. La solution proposée ne garantit pas que le piston de travail a atteint effectivement la position limite de butée correspondante: Ainsi,dans le cas du blocage de la glissière d'une vanne d'obturation d'une poche de coulée contrôlée par la tige d'un piston de travail, ce piston reste dans une position intermédiaire et il se produit une augmentation de la pression. Cette augmentation de la pression provoque une ouverture de la soupape de limitation de pression commandée par la pompe et par conséquent un déplace- ment du piston de mesure jusque dans la position de butée limite correspon- dante. Le piston de mesure indique ainsi que le piston de travail est en butée de fin de course alors qu'il n'a pas en fait atteint sa position limite. L'invention a notamment pour but de réaliser un dispositif du type défini ci-dessus, mais avec lequel il soit'possible d'assurer avec une sécu- rité quasi absolue une signalisation exacte de la position du piston de travail grâce à une synchronisation constante des déplacements équivalents du piston de travail et du piston de mesure. Ce problème est résolu selon l'invention en ce qu'il est prévu dans la première conduite de raccordement ainsi que dans la deuxième conduite de fluide sous pression qui est disposée entre le cylindre de travail et le dis- tributeur,un contacteur de limitation de pression et en ce qu'aussi bien le piston de travail que le piston de mesure comportent chacun un passage de communication contrôlé par les clapets et susceptible d'établir une communi- cation entre les deux volumes de travail du cylindre de travail et du cylin- dre de mesure. La solution selon l'invention permet d'une manière extrêmement simple de pallier les inconvénients et les insuffisances des réalisations connues. Elle permet d'établir une relation bien définie entre les positions limites extrêmes du piston de travail et du piston de mesure. De plus, il n'est pas nécessaire de faire intervenir des générateurs de signaux et des éléments de liaison supplémentaires du type électrique ou électronique, peu fiables et qui ne pourraient être utilisés que difficilement dans des condi- tions ambiantes extrêmes. Les passages de communication sont avantageusement constitués chacun par un passage transversal sensiblement parallèle à l'axe du cylin- dre et dans lequel sont disposés deux clapets anti-retour s'ouvrant dans des directions opposées et dont les obturateurs peuvent chacun être écartés de leurs sièges correspondants par l'intermédiaire d'un poussoir faisant saillie sur la surface frontale du piston correspondant et susceptibles de venir en appui sur la surface frontale antagoniste du bord de cylindre correspondant. Il s'est avéré particulièrement avantageux d'utiliser comme clapets anti-retour, des clapets à cartouche du type 250-CKF-005 fabriqués par la société "LEE Company" aux Etats-Unis d'Amérique. Chaque clapet anti- retour comporte un poussoir mécanique qui, lors de son entrée en contact avec la surface frontale du fond de cylindre ou du couvercle de cylindre correspondant, ouvre le clapet dans le sens d'écoulement correspondant. Le clapet opposé qui n'est pas actionné par son pressoir est alors placé dans le sens d'écoulement du fluide et s'ouvre sous l'effet de la pression. Les passages de communication dotés de clapets anti-retour qui s'ouvrent en position de butée du piston par commande mécanique permettent d'assurer un refroidissement excellent de l'huile du circuit hydraulique mise en circulation par la pompe. Cette disposition est particulièrement avantageuse lorsque le cylindre de travail est placé dans une ambiance à haute température et lorsque le piston de travail reste bloqué fréquemment et pendant des durées relativement longues dans une position de butée extrême. Il est ainsi possible de maintenir d'une manière simple la circulation de l'huile et d'assurer son refroidissement par des moyens extérieurs si néces- saire. Ainsi l'huile chaude peut par exemple être dirigée vers un échangeur de chaleur, qui est relié par exemple à un circuit de refroidissement des volumes de travail des deux pistons. Après dépassement d'une surpression déterminée dans les premières et deuxième conduites de liaison entre les volumes de travail ou respective- ment entre le cylindre de travail et le distributeur, des organes de limita- tion de pression peuvent provoquer un arrêt de la pompe. On empêche ainsi que des accouplements hydrauliques ou des parties annexes du circuit hydrau- liques soient sollicités excessivement et perdent prématurément leur étan- chéité. Avantageusement, les organes de limitation de pression peuvent être associés à un moyen de mesure de pression qui coopère avec un conver- tisseur de signaux qui convertit les valeurs de pression en signaux élec- triques correspondants, qui peuvent être traités par exemple dans un calculateur de fonction en vue du rétablissement ou du maintien d'une posi- tion imposée du piston de travail. Le calculateur de fonction peut être agencé de manière à effectuer une comparaison entre les positions du piston de mesure, qui sont captées électriquement, et les valeurs de mesure de pression, converties par le con- vertisseur en signaux électriques, en vue de définir la position exacte du piston de travail et d'établir une position imposée pour ce piston. On crée ainsi un système à contre réaction. En cas de panne du système de captage électrique de la position du piston de mesure, on est assuré que, grâce à la redondance des valeurs de mesure de pression, les diverses fonctions du dis- positif selon l'invention peuvent toujours être assurées. D'autres buts, avantages et caractéristiques de l'invention appa- raitront dans la suite de la description, donnée à titre d'exemple non limi- tatif, en référence aux dessins annexés dans lesquels: 15. la figure 1 est un schéma de la commande hydraulique du disposi- tif selon l'invention; la figure 2 représente en coupe, à plus grande échelle, la par- tie du piston de travail et du piston de mesure munie d'un passage de commu- nication contrôlé par des clapets; 20. les figures 3a à 3f représentent schématiquement diverses posi- tions du piston de travail et du piston de mesure; la figure 4 représente un circuit logique applicable au disposi- tif selon l'invention; la figure5a est une représentation schématique d'un circuit addi- tionnel à l'aide duquel on compense les influences du jeu de la liaison méca- nique entre le cylindre de travail et l'élément de machine actionné par celui- ci; la figure 5b montre schématiquement l'influence du jeu de cette liaison mécanique sur les mouvements effectifs de l'élément de machine actionné par le cylindre de travail. Sur les figures, on a désigné par 8 un cylindre de travail qui est soumis à des conditions ambiantes extrêmes, notamment à des températures élevées. La tige 14' du piston de travail 14 associée au cylindre de travail 8 est par exemple reliée à une vanne distributrice d'une poche de coulée pour assurer sa manoeuvre. A distance de la zone soumise à des conditions ambiantes extrêmes, il est prévu un cylindre de mesure 2 d'un volume équivalent à celui du cy- lindre de travail 8. Il apparaît avantageux de réduire les diamètres du piston et de la tige de piston de ce cylindre de mesure 2 afin d'augmenter de façon correspondante la course du piston, ce qui permet une meilleure détection de la course du piston de mesure 12. Du fait que le cylindre de mesure 2 n'est pas soumis directement aux conditions défavorables régnant dans une aciérie ou une installation semblable, sa fabrication peut être réalisée de façon plus simple que celle du cylindre de travail 8, notamment en ce qui concerne les joints d'étan- chéité du piston. Comme le montre la figure 1, les volumes de travail 16, 17' situés du côté des tiges de piston des deux cylindres 2, 8 sont reliés par l'intermédiaire d'une conduite 10. Lorsque le piston de travail 14 se déplace vers la gauche de la figure 1, le piston de mesure 12 se déplace vers le bas, et inversement. Grâce à la liaison fluidique 10 de la conduite, le liquide refoulé dans le cylindre de travail 8 détermine directement la position du piston de mesure 12 dans le cylindre de mesure 2. De cette ma- nière, on repère exactement la position du piston de travail 14 dans le cylindre de travail 8. A l'extrémité libre de la tige de piston 3 du piston de mesure 12 est fixé un diaphragme 35 qui pénètre dans le bâti d'un dispo- sitif d'accouplement à fourche 4. La position du diaphragme 35 est réglable par rapport à la tige du piston de mesure et son déplacement peut être effec- tué d'une manière simple à l'aide d'un écrou de réglage 5. Cet écrou de réglage 5 permet d'assurer à tout moment, grâce à un filetage à pas réduit, une synchronisation précise des courses des deux pistons 12,14. Le disposi- tif d'accouplement à fourche 4 est relié à un indicateur de position élec- tronique, non représenté et/ou à un calculateur de fonction. Les volumes de travail 18, 19 des cylindres de travail et de mesure, qui ne sont pas reliés directement entre eux, peuvent être raccordés à une pompe P ou à un réservoir T par l'intermédiaire d'un distributeur 1 à 4/3 voies. Une conduite de fluide sous pression 17 relie le distributeur 1 à la chambre de travail 18. Les conduites 10 et 17 comportent chacune un contacteur de limitation de pression 9, respectivement 10' qui, pour une surpression prédéterminée, coupe les liaisons fluidiques 10, 17 ou bien arrête la pompe P. Les deux contacteurs de limitation de pression sont res- pectivement associés à un dispositif indicateur de pression ou bien à un manomètre 11,13. Ces manomètres représentent un contrôle supplémentaire pour l'opérateur chargé de la conduite de l'installation. Il est aussi possible de déceler prématurément une augmentation de pression anormale, ce qui signi- fie que le piston de travail 14 est bloqué ou bien fonctionne très difficile- ment (par exemple lorsqu'une vanw- distributrice de poche de coulée, accouplée à la tige du piston de travail, est immobilisée en position). Lorsqu'un des contacteurs de limitation de pression 9 ou 10 entre en action, cela signifie que le piston de travail n'a pas atteint sa position limite, indé- pendamment du fait=que le piston de mesure 12 se trouve ou non déjà dans sa position limite. Les contacteurs de limitation de pression permettent aussi de déceler que la pression n'augmente plus et qu'il se produit des défauts d'é- tanchéité dans les accouplements hydrauliques, les joints d'étanchéité du piston, etc. Le piston de travail 14 et le piston de mesure 12 comportent chacun un passage de communication 7 respectivement 15 qui est contrôlé par des cla- pets et à l'aide duquel on peut établir une communication entre les deux vo- lumes de travail 16, 18 ou respectivement 17', 19 du cylindre de travail et du cylindre de mesure. La commande à clapets est agencée de manière que cette communication ne puisse être établie que dans les positions de butée extrêmes des pistons et pour la direction correspondante d'écoulement du fluide sous pression. La structure des passages de communication 7 ou 15, est décrite sur la figure 2. Conformément à cette figure 2-, le passage de communication 7, 15 est constitué par un passage 20 traversant le piston correspondant et orienté à peu près parallèlement à l'axe du cylindre. Dans le passage 20, il est prévu deux clapets anti-retour 21,22 s'ouvrant dans des directions opposées et dont les billes d'obturation 23,24 peuvent être chacune écartées des sièges correspondants 29, 30 par des poussoirs 27, 28 faisant saillie sur les surfaces frontales de piston correspondantes 25, 26 lors de l'entrée en contact desdits poussoirs avec les surfaces frontales correspondantes des fonds de cylindres associés. Les billes 23, 24 des clapets sont repoussées par des ressorts 31,32 sur les sièges correspondants 29,30. Les poussoirs 27,28 comportent chacun un passage central 33,34 permettant l'écoulement du fluide sous pression lorsque les clapets sont ouverts. Les ressorts 31, 32 sont tarés de telle manière que, dans le cas d'un passage normal du fluide sous pression dans les conduits 33,34, les poussoirs 27,28 soient capables de provoquer un écartement des billes obturatrices associées 23, 24 de leurs sièges 29,30. Ainsi,le passage 20 est ouvert quand le piston 2, 8 de la figure 2 se trouve en butée de gauche sur le fond de cylindre et quand la pression agit sur la droite du piston. Dans la position de butée de gauche, le clapet 21 est ouvert par le poussoir 27 qui est enfoncé dans le passage 20 tandis que le clapet de droite 22 est ouvert sous l'action du fluide sous pression. On établit ainsi une liaison fluidique entre les deux volumes de travail, séparés l'un de l'autre par le piston, dans la position de butée du piston qui est représenté à droite sur la figure 2. Sur les figures 3a à 3f, on a représenté différentes positions des pistons. Le cylindre de travail et le cylindre de mesure, ainsi que le piston de travail et le piston de mesure, ont été désignés par les mêmes références numériques que sur la figure 1. Le volume de la conduite 10 de la figure 1 et des chambres 16 et 17' qui lui sont reliées a été désigné par R sur les figures 3a à 3f tandis que le volume occupé par la chambre de travail 18 du cylindre 8, qui peut être relié à la pompe P ou au réservoir T, ainsi que par la conduite 17 de la figure 1 a été désigné par R'. Les symboles Z et A désignent respectivement une "position limite d'arrivée" et une "position limite de départ". Sur la figure 3a le piston de mesure 12 a atteint sa position limite Z alors que le piston de travail 14 n'a encore pas atteint sa position limite Z correspondante. Il existe par conséquent dans le volume R un excès de liquide. Dans ce cas, le passage de communication 7 du piston de mesure 12 s'ouvre et la quantité de liquide en excès se trouvant dans le volume R est déchargée vers le réservoir T à travers le piston de mesure 12. Sur la figure 3b, le piston de mesure 12 se trouve dans la position limite opposée A tandis que le piston de travail 14 ne l'a pas encore atteinte, ce qui signifie que du liquide se trouvant dans le volume R a fuit sous les joints d'étanchéité du piston (zones de fuite). Dans la position limite A du piston de mesure 12, le passage de communication 7 s'ouvre à nouveau lors d'une sollicitation dela pression dans la direction de la flèche D, ce qui permet une compensation des fuites à partir du volume R et permet au piston de travail 14 d'atteindre sa position limite A. Sur la figure 3c, le piston de travail 14 se trouve dans la posi- tion limite Z alors que le piston de mesure 12 ne l'a pas encore atteinte. Lors d'une sollicitation du piston de travail 14 par une pression orientée dans la direction de la flèche D, le passage de communication 15 s'ouvre et il en résulte que le volume R est rempli de liquide et que le piston de mesure 12 se déplace dans sa position limite Z. Sur la figure 3d, le piston de travail 14 se trouve dans sa posi- tion limite A alors que le piston de mesure 12 ne l'a pas atteinte, ce qui signifie qu'il existe dans le volume R un excès de liquide. Lors d'une solli- citation du piston de mesure 12 par une pression orientée dans la direc- tion de la flèche D, le passage de communication 15 du piston de travail 14 s'ouvre et il en résulte que le liquide en excès est déchargé du volume R par l'intermédiaire du volume R' jusque dans le réservoir T et que le pis- ton de mesure 12 peut atteindre sa position limite A. Sur les figures 3e et 3f, le piston de travail 14 et le piston de mesure 12 ont chacun atteint leur position limite correspondante Z ou A. Dans le cas d'une sollicitation des pistons par une pression orientée dans la direction de la flèche Do, le passage de communication 7 du piston de mesure 12 s'ouvre de même que le passage de communication 15 du piston de travail 14 et il en résulte l'établissement d'une circulation du liquide à partir de la pompe P de sorte que le liquide sous pression peut être refroidi d'une manière simple. En outre, avec cette structure, il est également possi- ble d'effectuer simplement la purge de l'air contenu dans le système hydrau- lique. L'évacuation de l'air inclus dans l'huile du circuit permet d'obtenir une synchronisation quasi parfaite des deux pistons. La pression à exercer à la pompe pour assurer cette circulation du liquide et son refroidissement peut être considérablement plus faible que la pression normale de travail. Sur la figure 4, on a représenté quelques exemples d'agencements logiques de commande qui permettent une signalisation dans chaque condition de l'installation. Le circuit logique de commande comporte les deux contacts de commande 5.1 et 5.2, auxquels sont associés des relais correspondants Zd et Ad, ainsi que les deux contacteurs de limitation de pression 9 et 10', auxquels sont associés également des relais correspondants Rd et R'd. Il existe trois situations d'incident différentes, à savoir: tiroir de vanne bloqué ou charge excessive 25. correction dans la direction de fermeture correction dans la direction d'ouverture. Ces trois situations fournissent des informations secondaires, les états de commande "correction dans la direction de fermeture" et "correction dans la direction d'ouverture" indiquant à chaque fois qu'il se produit une synchronisation entre le piston de travail et le piston de mesure et qu'une fuite doit être compensée. Sur la figure 4, les symboles Z et A désignent les positions limites du piston dans la position de "fermeture" ou "d'ouver- ture". Les symboles R et R' désignent les volumes définis en relation avec les figures 3a à 3f. Sur la figure 4, les repères a à g ont les significations suivantes: a. position limite de fermeture b. position limite d'ouverture c. niveau R d. niveau R' e. tiroir bloqué ou charge excessive f. correction dans la direction de fermeture g. correction dans la direction d'ouverture la figure 4 définit également les zones suivantes: I = cylindre de référence ou de mesure II = valeurs de pression III = informations secondaires Le position du diaphragme 35 dans le dispositif d'accouplement à fourche 4 peut également être transmise sous la forme d'un signal électrique (figure 1) et s'appliquer à un calculateur de fonction. Il est ainsi possi- ble, conformément au schéma indiqué sur les figures Sa et 5b, de compenser un jeu de déplacement plus ou moins grand des liaisons mécaniques entre le cylindre de travail et l'élément de machine actionné par celui-ci. Un tel jeu de déplacement (ou bien des tolérances mécaniques trop larges) est pro- duit par exemple par l'usure des articulations d'une timonerie d'actionnement à levier coudé et à bielles pour un tiroir de commande de poche de coulée et il peut avoir une mauvaise influence sur les valeurs de commande. Pour rattraper ce jeu de déplacement, il suffit d'une faible pres- sion de travail dans le cylindre 8 (par exemple d'environ 10 bars), alors que pour faire déplacer le tiroir de commande d'une poche de coulée, il faut exercer une pression bien supérieure (environ 120 à 160 bars). En reliant une conduite de liaison 40, et un tuyau de liaison 41 placé en parallèle, à la conduite 10 et/ou à la conduite de fluide sous pres- sion 17, il est possible d'actionner avec deux pressions de valeur différente des contacteurs 42 et 43 qui assurent l'excitation d'un relais 44. Par l'in- termédiaire de ce relais 44, les signaux électriques S, qui se présentent avantageusement sous la forme d'impulsions de synchronisation (par exemple une durée de déplacement convertie en un certain nombre d'impulsions), sont divisés proportionnellement à la course de travail du cylindre de travail, qui tient compte du jeu de la timonerie et du jeu correct de travail, et ils sont traités à l'aide d'un calculateur opérationnel C. Lors d'une réaction du contacteur de pression 43 à un faible jeu, un contacteur 45 est fermé alors que, dans le cas d'une course de travail s'effectuant sous une pression accrue, c'est un autre contacteur 46 qui est fermé. Ainsi le contacteur 45 assure la transmission des courses à vide, et le contacteur 46 la transmission des courses de travail, ces valeurs étant introduites à chaque fois séparément par l'intermédiaire de compteurs X et Y dans le calculateur opérationnel C. Le calculateur opérationnel C assure alors, conformément à la figure 5b, la compensation des courses à vide du cylindre de travail qui sont provoquéespar le jeu existant dans la timonerie d'actionnement. En commençant au point B de la figure 5b, on voit qu'il se produit initialement, correspondant à la série des flèches, un mouvement à vide a' du cylindre de travail puis un mouvement effectif a du tiroir de commande de la poche de coulée, puis à nouveau un mouvement à vide b', etc., jusqu'à ce qu'on attei- gne le point limite E du mouvement du tiroir. A chaque inversion de mouve- ment, on peut par conséquent mesurer un déplacement à vide provoqué par le jeu dans la timonerie, ce mouvement à vide étant additionné ou soustrait en fonction de la direction du mouvement. A l'aide d'appareils indicateurs 47,48, le personnel chargé de la conduite de l'installation est averti d'une usure excessive de la timonerie, c'est-à-dire de valeurs élevées du jeu à vide, ce qui rend nécessaire une réparation de la timonerie d'actionnement pour permettre une commande exacte du processus. - Bien entendu la présente invention n'est pas limitée aux modes de réalisation décrits et représentés et elle est susceptible de nombreuses variantes accessibles à l'homme de l'art sans que l'on ne s'écarte de l'es- prit de l'invention. 11 22480369 REVENDICATIONS 1. Dispositif de signalisation de la position du piston de travail d'un cylindre hydraulique à double effet soumis notamment à des conditions ambiantes défavorables, notamment à des températures élevées, du type compor- tant un cylindre de mesure d'un volume équivalent à celui du cylindre de travail, également à double effet et dont la position peut être détectée par tout moyen, notamment électriquement, deux volumes de travail respectivement du cylindre de travail et du cylindre de mesure étant reliés par l'intermé- diaire d'une première conduite de raccordement tandis que les deux autres volumes de travail des cylindres sont susceptibles d'être reliés par l'in- termédiaire d'un distributeur et d'une deuxième conduite à une pompe de fluide hydraulique ou à un réservoir, caractérisé en ce qu'il est prévu dans la première conduite de raccordement (10) ainsi que dans la deuxième conduite (17) disposée entre le cylindre de travail (8) et le distributeur (1) un con- tacteur de limitation de pression (9), respectivement (10') et en ce qu'aussi bien le piston de travail (14) que le piston de mesure (12) comportent cha- cun un passage de communication (7), respectivement (15) contrôlé par des clapets (21,24) et susceptible d'établir- une communication entre les deux volumes de travail (16,18), respectivement (17', 19) du cylindre de travail (8) et du cylindre de mesure (2). 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'à chacun des circuits de liaison avec la première ou la deuxième conduite est associé à un organe de limitation de pression (9), respectivement (10') et le cas échéant à un moyen indicateur de pression (11), respectivement (13) . 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que les moyens indicateurs de pression (11,13) coopèrent avec un convertisseur de signaux qui convertit les valeurs de pression en signaux électriques corres- pondants, susceptibles d'être traités dans un calculateur de fonction en vue de l'établissement ou du maintien d'une position imposée du piston de travail. 4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les passages de communication (7,15) sont constitués par un passage transversal (20) sensiblement parallèle à l'axe du cylindre (2,8) et dans lequel sont disposés deux clapets anti-retour (21,22) s'ouvrant dans les directions opposées et dont les obturateurs (23,24) peuvent chacun être écartés de leurs sièges correspondants (29,30) par l'intermédiaire d'un poussoir (27,28) faisant saillie sur la surface frontale (25,26) du piston correspondant et susceptibles de venir en appui sur la surface frontale du fond de cylindre correspondant. 5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que les obturateurs (23,24) sont appliqués chacun par un organe élastique (31,32) sur leur siège de clapet correspondant (29,30). 6. Dispositif selon l'une des revendications 4 ou 5, caractérisé -en ce que le poussoir (27,28) comporte un passage de traversée (33,34) per- mettant l'écoulement du fluide sous pression lors de l'ouverture du clapet correspondant. 7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que l'extrémité libre de la tige (3) du piston de mesure (12)en saillie hors du cylindre de mesure (2) comporte un diaphragme (35) qui pénètre dans le bâti (4) d'un dispositif de couplage à fourche. 8. Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce que le diaphragme (35) est monté réglable axialement sur la tige (3) du piston de mesure (12). 9. Dispositif selon l'une des revendications 7 ou 8, caractérisé en ce que le dispositif d'accouplement à fourche 4, est susceptible de coo- pérer en des endroits prédéterminés, avec des contacts (5.1, 5.2) qui cor- respondent à des points de référence prédéterminés du piston de.mesure (12) notamment aux positions de butée limites du piston de mesure (12). 10. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 7 à 9, caractérisé en ce qu'il est prévu un compteur électronique dans lequel sont traités des signaux de sortie du dispositif d'accouplement à fourche (4) de telle sorte qu'à partir d'un point de référence défini de façon appropriée, on puisse déterminer la course de déplacement correspondante du piston de mesure (12) et par conséquent du piston de travail (14). 11. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 3 à 10, caractérisé en ce que le calculateur de fonction effectue une comparaison entre les signaux électriques de référence provenant du dispositif d'accou- plement à fourche (4) et des valeurs de mesure de pression, converties par le convertisseur en signaux électriques, en vue de définir la position exacte du piston de travail (14) et d'établir une position imposée pour ce piston. 12. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 3 à 11, caractérisé en ce qu'en position de butée du cylindre de travail (8) et du cylindre de mesure (2), la pompe de fluide hydraulique maintient à travers leurs passages de communication (7,15) ouverts un débit d'huile de refroi- dissement. 13. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisé en ce que chacun des circuits en liaison avec la première ou la deuxième conduite est associé à des contacteurs de pression (42,43) suscep- tibles d'actionner, pour des valeurs différentes de la pression, par l'in- termédiaire d'un relais (44), des contacteurs (45 et 46), un des contacteurs de pression (43) étant réglé pour être actionné par une faible pression cor- respondant à celle capable de réaliser l'actionnement à vide d'une timonerie, tandis que l'autre contacteur de pression (42) est réglé pour être actionné par la pression de travail de l'élément de machine actionné par le cylindre de travail (8), et en ce qu'il est prévu des compteurs numériques séparés (X et Y) pour repérer les signaux électriques correspondant aux deux étages de pression différents. 14. Dispositif selon la revendication 13, caractérisé en ce qu'il est prévu un calculateur opérationnel (C) apte à composer les deux signaux électriques différents des compteurs numériques pour établir une valeur réelle corrigée définissant la position de l'élément de machine déplacé par le piston de travail (8).