L'invention se rapporte à un verrou pour serrure-crémone du genre utilisé pour le verrouillage des portes d'appartements, comprenant une serrure qui actionne au moins une barre verticale mobile sur laquelle est monté ledit verrou actionné par les mouvements de translation de la barre. On prévoit, de préférence, deux barres à mouvement contraire, chacune étant généralement associée à un verrou (fermeture à cinq points). Dans une serrure-crémone de ce genre, l'actionnement des divers dispositifs de verrouillage (serrure, barres et verrous) est assuré par la manoeuvre d'une clé introduite dans la serrure de l'extérieur ou de l'intérieur de la porte. Quiconque possède cette clé peut manoeuvrer l'ensemble de la serrure-crémone et en particulier l'ouvrir pour pénétrer dans le local correspondant. Or, ce résultat n'est pas touJours souhaitable, et il y a des circonstances où l'on désirerait que certaines personnes, habilitées généralement à pénétrer dans le local après manoeuvre de la serrure-crémone, puissent en être empochées dans certains ouas. Par exemple, le propriétaire d'un appartement, ayant remis i une femme de ménage une clé de la serrure-crémone de la porte d'entrée, peut désirer qu'elle ne pénètre pas dans son appartement pendant qu'il est éloigné en voyage. De même, un chef de service peut désirer interdire à ses subordonnés, seulement pendant son absence, l'accès d'un local qui doit toujours rester fermé à clé. L'invention a donc pour but de créer un verrou pour serrure-crémone qui permette d'autoriser ou d'interdire sélectivement l'accès à un local dont la porte est munie de ladite serrure-crémone. A cet effet, l'invention concerne un verrou pour serrure-crémone permettant de condamner en plusieuis points la porte d'accès d'un local et comprenant une barre mobile de fermeture actionnée par une serrure et actionnant ledit verrou par l'intermédiaire d'un dispositif de couplage. Selon l'inventif ce verrou est muni d'un dispositif de débrayage dont la manoeuvre, effectuée de l'extérieur du local, permet de débrayer ou d'embrayer le dispositif de couplage du verrou à la barre. Une serrure-crémone incorporant un tel verrou, dont le dispositif de débrayage se manoeuvre de préférence au moyen d'une clé, fonctionne de la manière habituelle lorsque le verrou est en situation "embrayée", c' est-à-dire lorque son pne est couplé à la barre correspondante et est actionné par les déplacements de celle-ci, commandés par la manoeuvre de la serrure proprement dite. Toute personne possédant la clé de la serrure peut ouvrir ou condamner la porte. Cependant, lorsque le verrou est mis en situation "débrayée", il n'est plus possible d'actionner son pêne par manoeuvre de la serrure. Dès lors, une personne ne disposant que de la clé de la serrure ne peut ouvrir la porte. I1 lui faudrait pour cela utiliser la clé du dispositif de débrayage du verrou pourremeUre celui-ci en situation embrayée. Ainsi, reprenant l'exemple du propriétaire et de la femme de ménage, celui-là donne à celle-ci une clé A actionnant exclusivement la serrure. Le propriétaire, possèdant une clé A B capable d'actionner la serrure et de débrayer le verrou, laisse en temps normal le verrou embrayé, de sorte que la femme de ménage peut pénétrer à volonté dans l'appartement et en refermer la porte lorsqu'elle le qulte. S'il part en voyage, il sort de l'apparteaent en fermant, grâce à sa clé A B, l'ensemble de la serrure-crémone, puis en mettant en situation débrayée le verrou. Dès lors, il est impossible à la femme de ménage de pénétrer dans l'appartement, sa clé A, qu'il n'a pas été nécessaire de lui redemander, devenant inopérante. Ainsi, dans le cas le plus simple, on associera de préférence à la serrure-crémone une clé permettant de manoeuvrer la serrure et le mécanisme de débrayage du verrou, et une clé permettant seulement de manoeuvrer la serrure. Bien entendu, on peut doter une même serrure-crémone de deux verrous selon l'invention (ou plus). Les dispositifs de débrayage de ces verrous peuvent alors être commandés par des clés identiques ou difrAren* On peut prévoir des passe-partout actionnant par exemple la serrure proprement dite et certains ou tous les dispositifs de débrayage des verrous. Il est ainsi possible de créer une hiérarchie d'habilitation parmi les diffdréntes personnes susceptibles d'avoir à pénétrer dans un local. Plus en détail, le dispositif de couplage d'un verrou selon l'invention peut être constitué par une croix de Malte dont une encoche est constamment en prise avec un doigt solidaire du pêne du verrou et dont une autre encoche peut être mise en prise ou hors de prise avec un doigt fixé sur la barre, sous l'action du mécanisme de débrayage. De préférence, la croix de Malte est fixée sur un axe de rotation susceptible de coulisser longitudinalerent, le mécanisme de débrayage faisant se déplacer en translation la croix de Malte suivant la direction de cet axe, son plan se déplaçant parallèlement à luimAeme. Avantageusement, le mécanisme de débrayage entratne en rotation un organe d'actionnement transformant ce mouvement de rotation en mouvement de translation, lequel est communiqué à la croix de Malte.L'organe d'actionnement précité peut être une vis engagée dans un filetage fixe, couplée au mécanisme de débrayage et s'appuyant sur la croix de Malte, laquelle est rappelée en situation d'embrayage par un ressort. Un verrou selon l'invention peut en outre astre avantageusement muni d'un bouton de manoeuvre de son pEne actionnable de l'intérieur, oe bouton permettant d'effectuer le débrayage du dispositif de couplage pour manoeuvrer le verrou si celui-ci est en situation embrayée. Un tel bouton permet de condamner la porte sans avoir besoin d'utiliser une clé. Lorsque le verrou comporte une croix de Malte montée sur un axe coulissant, ledit bouton est un bouton rotatif fixé sur cet axe, de sorte que, par tirage du bouton, il est possible de débrayer la croix de Malte de la barre de la serrure-crémone.On remarquera que le verrou, fermé de l'intérieur par manoeuvre de son bouton, est alors désaccouplé de la barre, mais que la croix de Malte, rappelée par un ressort en situation d'embrayage, se remet automatiquement en prise avec la barre lorsqu'on commande la fermeture de la serrure, de sorte qu'il est possible d'ouvrir le verrou par manoeuvre de la serrure en commandant Sa fermeture, puis son ouverture. Cette particularit est importante; elle permet par exemple d'ouvrir de l'extérieur la porte qu'aurait condamnée de l'intérieur, par simple manoeuvre du verrou, une personne agée ou malade ayant besoin d'8tre secourue. I1 est à noter que, conformément à l'exposé précédent, un verrou selon l'invention peut être manoeuvré soit à partir de la serrure par l'intermédiaire de la barre de la serrure-crémone, soit au moyen du bouton qu'il comporte, mais en aucun cas au moyen de la clé qui lui est associée, laquelle permet exclusivement de manoeuvrer le mécanisme de débrayage du verrou. La description qui va suivre , en regard des dessins annexés à titre d'exemples non limitatifs, permettra de bien comprendre comment l'invention peut être mise en pratique. La figure 1 représente partiellement, en élévation et à échelle réduite, une porte munie d'une serrure-crémone incorporant deux verrous selon l'invention. La figure 2 représente en élévation I'intérieur du verrou inférieur de la serrure-crémone de la figure 1, ce verrou étant en situation embrayée et en position d'ouverture. La figure 3 représente le verrou de la figure 2 en coupe suivant la ligne III-III, le canon du verrou étant toutefois représenté en coupe axiale. La figure 4 représente en perspective les organes de débrayage du verrou. Les figures 5 et 6 représentent, à la manière des figures 2 et 3, le verrou en situation débrayée et en position de fermeture. La serrure-crémone représentée à la figure 1 permet la condamnation de la porte 10 d'un local, par exemple d'un appartement, et comprend une serrure 11, deux barres verticales 12 pour fermeture haut et bas et deux verrous 13 actionnés par les mouvements de translation des barres 12. La fermeture et l'ouverture de la serrure 11 et des barres 12 qu'elle commande peut être obtenue au moyen d'une clé introduite dans ladite serrure. Le verrou 13 inférieur (chats à titre d'exemple) se compose d'une botte 14 dans laquelle peut coulisser un pEne 15 prolongé intérieurement par une plaquette 16 dans laquelle est pratiqué un trou oblong 17 que traverse l'axe 18 d'un bouton rotatif de cosande 19 et qui limite la course dune 15. L'axe 18 porte à son extrémité intérieure une croix de Malte 20 coaxiale qui en est solidaire et constitue un dispositif de couplage du pêne 15 au bouton 19 et à la barre 12 traversant la botte 14 par des échancrures 37. L'une des encoches de la croix de Malte 20, portant la référence 21, est continuellement en prise avec un doigt 22 fixé sur la plaquette 16 du pêne 15. Une autre encoche 23 de la croix de Malte peut être mise en prise avec un doigt 24 fixé sur la barre 12 et constituant le dispositif de commande du verrou par ladite barre et la serrure 11. L'axe 18 portant la croix de Malte 20 peut coulisser longitudinalement dans un canon de guidage 25, de sorte que la croix de Malte peut, par translation, s'éloigner ou se rapprocher de la barre 12; elle est rappelée vers ladite barre par un ressort 28 qui est, dans le présent exemple, un ressort hélicoïdal de compression interposé entre la croix de Malte 20 et la plaquette 16, autour de l'axe 18 du bouton 19. Lorsque la croix de Malte est en position rapprochée de la barre 12 (figure 3), définie par le foncet 39 servant de butée, l'encoche 23 vient en prise avec le doigt 24 relativement court de la barre 12 et les mouvements de translation de celle-ci commandent les déplacements du p8ne 15 par 'intermédiaire de la croix de Malte 20 et du doigt 22 relativement long. Le verrou est alors en situation "embrayée" vis-à-vis de la barre 12. Le verrou peut autre mis en situation "débrayée" par éloignement de la croix de Malte 20 par rapport à la barre 12. A cet effet, le verrou est muni d'un mécanisme de débrayage 47 logé dans un canon 38 qui est fixé par une extrémité au fonce t 39 du verrou, son autre extrémité affleurant la face extérieure de la porte 10.Ce canon contient un barillet 40 d'où émerge une pièce cylindrique 41 qui peut autre mise en rotation autour de l'axe du barillet sous l'action d'une clé 31, faisant alors tourner une vis 42 disposée sur le 8ze axe, engagée dans un filetage 46 de l'extrémité correspondante du canon 38 et présentant d'un caté une titre 43 de section rectangulaire logée dans une cavité de réception 44 de la pièce 41 et de l'autre caté un pion 45 situé en regard de la surface de la croix de Malte 20. Lorsque l'on fait tourner en sens convenable la pièce 41 à l'aide de la clé 31, la vis 42 s'enfonce dans le filetage 46 et le pin 45 repousse la croix de Malte 20, qui s'éloigne de la barre 12 (figure 6), de sorte que son encoche 23 se dégage du doigt 24 de la barre 12 et que cette dernière ne peut plus comman- der lesdéplacements du p8ne 15. Le verrou est alors en situation débrayée et la manoeuvre de la serrure 11 est inopérante sur son pane 15. Si l'on manoeuvre la olé 31 en sens inverse, la vis 42 et son pion 45 se retirent, de sorte que la croix de Malte 20, sollicitée par le ressort de rappel 28, revient vers la barre 12 (figure 3) dont le doigt 24 se remet en prise avec encoche 23. On peut alors commander les déplacements du pêne 15 par la serrure 11, par l'intermédiaire de la barre 12. Le verrou est en situation embrayée; il peut alors entre manoeuvré à volonté à partir de la serrure 11. Lorsque le verrou est en situation débrayée (figure 6), il peut être mis en position de fermeture ou d'ouverture par manoeuvre du bouton 19, la croix de Malte pouvant tourner librement pour actionner le pene 15, tandis que le pion 45 glisse à sa surface. Une telle commande du verrou est donc possible quelle que soit la situation du reste de la serrure-crémone g qui se trouve indifféremment en position d'ouverture ou de fermeture, car le verrou en est désaccouplé. Lorsque le verrou est en situation embrayée (figure 3), il est égiesent possible de commander son ptne 15 à l'ouverture ou à la fermeture par manoeuvre du bouton 19, en ayant soin de tirer ce dernier, le ressort 28 se coxpisant, pour désaccoupler la croix de Malte 20 et le doigt 24 de la barre 12. C'est ainsi qu'on passe de la positiond'ouverture de la figure 2 à la position de fermeture de la figure 5, sans déplacement de la barre 12 (qui reste en position d'ouverture, ainsi que la serrure 11), la croix de Malte 20 reposant finalement sur l'extrémité du doigt 24. Dans ce cas, il est possible d'ouvrir le verrou par manoeuvre (de l'extérieur) de la serrure 11, en commandant d'abord sa fermeture et celle de la barre 12 - le doigt 24 d celle-ci vient alors en 24' et se réenclenche dans l'encoche 23 - puis son ouverture, ce qui ramène le pêne 15 du verrou en position d'ouverture. Comme le montre les figures, le mécanisme de débrayage 47 est décalé latéralement par rapport à la croix de Malte 20. Cela permet d'éviter d'avoir à échancrer la barre 12 au niveau du canon 38, co e cela serait nécessaire si les axes dudit mécanisme et de la croix de Malte étaient alignés. Dans la disposition adoptée, le pion 45 de la vis 42 exerce son action en une région excentrée de la surface de la croix de Malte, ce qui n'affecte pas le bon fonctionnement de l'ensemble. I1 est bien évident qu'on peut équiper une serrurecrémone d'un nombre quelconque de verrous selon l'invention. Un verrou 13 supérieur est identique au verrou inférieur représenté, i ceci près que le doigt 22 est placé près du caté supérieur de la plaquette 16 et coopère avec encoche 21a (figure 2). REVENDICATIONS 1.- Verrou pour serrure-crémone permettant de condamner en plusieurs points la porte d'accès d'un local et comprenant une barre mobile de fermeture actionnée par une serrure et actionnant ledit verrou par l'intermédiaire d'un dispositif de couplage, caractérisé par le fait qu'il est muni d'un dispositif de débrayez dont la manoeuvre, effectuée de 1'extérieur du local, permet de débrayer ou d'embrayer le dispositif de couplage du verrou à la barre. 2.- Verrou selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le dispositif de couplage est constitué par une croix de Malte dont une encoche est constamment en prise avec un doigt solidaire du pAne du verrou et dont une autre encoche peut entre mise en prise ou hors de prise avec un doigt fixé sur la barre, sous l'action du mécanisme de débrayage. 3.- Verrou selon la revendication 2, caractérisé par le fait que la croix de Malte est fixée sur un axe de rotation susceptible de coulisser longitudinalement et que le mécanisme de débrayage fait se déplacer en translation la croix de Malte suivant la direction de cet axe. 4.- Verrou selon la revendication 3, caractérisé par le fait que le mécanisme de débrayage entratne en rotation un organe dactionn ment transformant ce mouvement de rotation en mouvement de translation, lequel est communiqué à la croix de Malte. 5.- Verrou selon la revendication 4, caractérisé par le fait que l'organe d'actionnement est une vis engagée dans un filetage fixe, couplée au mécanisme de débrayage et s'appuyant sur la croix de Malte, laquelle est rappelée en situation d'embrayage par un ressort. 6.- Verrou selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que le dispositif de débrayage est manoeuvré au moyen d'une clé. 7.- Verrou selon la revendication 6, caractérisé par le fait qu'à la serrure-crémone sont associées une clé permettant de manoeuvrer la serrure et le mécanisme de débrayage du verrou, et une clé permettant seulement de manoeuvrer la serrure. 8.- Verrou selon l'une quelconque des revendications 2 à 7, caractérisé par le fait que le mécanisme de débrayage est décalé latéralement par rapport à l'axe de la croix de Malte. 9.- Verrou selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait qu'il est muni d'un bouton de manoeu- vre de son pêne actionnable de l'intérieur, ce bouton permettant d'effectuer le débrayage du dispositif de couplage pour manoeuvrer le verrou si celui-ci est en situation embrayée. 10.- Verrou selon l'une quelconque des revendications ) i 8, caractérisé par le fait que le bouton de manoeuvre prévu à la revendication 9 est un bouton rotatif fixé sur l'axe coulissant de la croix de Malte et permettant par tirage de débrayer celle-ci de la barre.