La présente invention a essentiellement pour objet un dispositif anti-éblouissant prévu pour être disposé au dessous d'une source lumineuse pour limiter l'angle d'incidence des rayons lumineux issus directement de ladite source à une valeur qui ne soit pas gênante pour l'oeil. De tels dispositifs, dits "paralumes" sont utilisés, suspendus au plafond, dans les locaux d'habitation par exemple pour que les personnes se trouvant dans le local ne soient pas éblouies par la ou les sources lumineuses. On connait des dispositifs de ce type qui sont formés de lamelles entrecroisées montées sur un cadre de supportage suspendu au plafond. Ces lamelles peuvent être de forme rectiligne et munies par exemple de fentes complémentaires permettant de les imbriquer les unes dans les autres ou encore présenter une forme en zigzag, deux lamelles adjacentes ayant leurs arêtes en colncidence et étant soudées l'une à l'autre le long desdites arêtes. Il existe également des dispositifs ayant une configuration en nids d'abeilles ou analogue et constitués par des éléments de forme quelconque juxtaposés et fixés les uns aux autres par soudage.Ces dispositifs sont d'une construction relativement coûteuse du fait qu'ils exigent des opérations de mise en forme plus ou moins compliquées des éléments, de découpage des lamelles, de soudure de ces éléments et de ces lamelles et qu'ils nécessitent, le plus souvent, l'utilisation d'un cadre de supportage. ta présente invention a pour but d'éviter ces inconvénients et de réaliser un dispositif anti-éblouissant qui soit d'une construction particulièrement simple et par conséquent peu coûteuse. Le dispositif selon l'invention est caractérisé en ce qu'il est constitué par une pluralité d'éléments opaques, en forme de tubes cylindriques, juxtaposés les uns aux autres selon leurs génératrices et rendus solidaires des uns des autres par des attaches reliant deux éléments adjacents par leurs rebords de façon à former un ensemble auto-portant. Selon une autre caractéristique de l'invention, les éléments précités sont munis, à leurs extrémités supérieure et inférieure, d'un jonc faisant saillie vers l'intérieur. On voit que le dispositif selon l'invention est formé par juxtaposition d'éléments cylindriques qui peuvent être obtenus par des opérations de formage extrêmement simples telles que celles que réalisent les machines utilisées pour la fabrication de boîtes de conserves, c'est-à-dire qu'ils peuvent être obtenus avec un outillage connu susceptible d'un très haut rendement, donc avec un prix de revient extrêmement bas. Le prix de revient des dispositifs selon l'invention est encore diminué par le fait que les éléments sont rendus solidaires les uns des autres par des attaches, c'est-à-dire par un moyen d'assemblage extrêmement simple et d'un prix de revient beaucoup moins élevé que le soudage. Enfin le fait que le dispositif selon l'invention forme un ensemble auto-portant permet d'éliminer le cadre de supportage ce qui entraîne une nouvelle économie de matière et de main d'oeuvre. Selon encore une autre caractéristique de l'invention, les attaches précitées sont constituées par des cavaliers ou analogues chevauchant les rebords de deux éléments juxtaposés et dont les extrémités sont recourbées sous les joncs précités. On obtient ainsi, par des moyens extrêmement simples, une mise en place facile et une solidarisation extrêmement sûre des éléments entre eux. Selon un mode de réalisation, les éléments précités peuvent être constitués par une bande d'un matériau rigide, par exemple en tôle, roulée cylindriquement et dont les deux extrémités sont reliées entre elles par soudage, rivetage, etc... D'autres caractéristiques et avantages de ltinvention apparaîtront au cours de la description qui va suivre. Dans les dessins annexés donnés uniquement à titre d'exemple. - la figure 1 est une vue en perspective d'un dispositif selon l'invention - la figure 2 est une coupe selon la ligne II-II de la figure 1 - la figure 3 est une coupe selon la ligne III-III de la figure 1 - la figure 4 est une vue à plus grande échelle du détail entouré d'un cercle à la figure 3. Selon le mode de réalisation représenté sur les dessins, le dispositif selon l'invention est formé d'une pluralité d'éléments juxtaposés 1 ayant la forme de boîtes de conserves démunies de fonds, chacun de ces éléments étant constitué par un cylindre droit de section circulaire muni, à ses deux extrémités, d'un jonc 2 faisant saillie vers l'intérieur. Tous les éléments 1 présentent un meme diamètre et une même hauteur, et ils sont juxtaposés les uns aux autres selon leurs génératrices et sont rendus solidaires les uns des autres au moyen d'attaches constituées par des cavaliers 3 chevauchant les rebords inférieur et supérieur des deux éléments juxtaposés. Ces cavaliers 3 ont leurs extrémités 3a et 3b recourbées en direction l'une de l'autre autour des joncs 2 de façon à assurer une fixation sûre et rigide. Chaque élément est constitué par un matériau rigide, par exemple d'une tôle d'acier, en forme de bande qui est roulée cylindriquement dans une machine appropriée qui peut de préférence être une machine de fabrication de boîtes de conserve. te jonc est formé au cours de l'opération de roulage et les deux extrémités de la bande de tôle qui se recouvrent dans une zone plus ou moins importante sont fixées l'une à l'autre par exemple par soudage ou rivetage, ces opérations étant faites directement sur la machine. tes éléments ainsi obtenus étant juxtaposés, on met en place les cavaliers 3 sur l'un et l'autre côté de chaque paire d'éléments et on déforme les extrémités de ces cavaliers au moyen de pinces ou analogues par exemple, pour les replier sous les joncs de deux éléments adjacents. On voit que l'on obtient ainsi, par des opérations de fabrication d'une extrême simplicité n'utilisant que des machines connues, sans opérations compliquées d'emboutissage, de découpe ou de soudage, un dispositif présentant, en raison de la présence des joncs sur chaque élément et du système d'attache utilisé, une rigidité suffisante pour rendre inutile l'utilisation d'un cadre de supportage. On peut juxtaposer et fixer ensemble un nombre quelconque d'éléments de façon à obtenir des unités pouvant avoir toute dimension voulue, ces unités pouvant avoir toute configuration désirée et présenter par exemple une forme sensiblement en carré, en rectangle, en losange, etc..., selon le nombre de rangées d'éléments que l'on juxtapose et le nombre d'éléments dans chacune de ces rangées. Chaque unité peut être suspendue directement au plafond au dessous des sources lumineuses qui peuvent etre constituées, par exemple, par des tubes fluorescents tels que 4 comme représenté en traits mixtes à la figure 2, ceci au moyen de pattes d'attache 5 munies,à leur partie inférieure, d'un crochet 6 passant sous le rebord inférieur de l'un des éléments 1 d'une unité, ces pattes étant fixées, à leur partie supérieure, à une tige filetée 7 par l'intermédiaire d'écrous 8. Les tiges 7 sont montées, par l'intermédiaire de pattes 9, sur une traverse ou analogue 10 fixée à une tige filetée 11, qui est vissée dans un manchon ou analogue 12, monté rotativement sur un-s-- piton 13 enfoncé dans le plafond P. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits et représentés qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées selon l'esprit de l'invention et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. -REVENDICsAsTI0NS- 1. - Dispositif anti-éblouissant prévu pour etre disposé au dessous d'une source lumineuse pour limiter l'angle d'incidence des rayons lumineux issus directement de ladite source à une valeur qui ne soit pas gênante pour l'oeil, caractérisé en ce qu'il est constitué par une pluralité d'éléments opaques en forme de tubes cylindriques juxtaposés les uns aux autres selon leurs génératrices et rendus solidaires les uns des autres par des attaches reliant deux éléments adjacents par leurs rebords, de façon à former un ensemble auto-portant. 2.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les éléments précités sont munis, à leursextrémitéssupérieure et inférieure, d'un jonc faisant saillie vers l'intérieur. 3.- Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que les attaches précitées sont constituées par des cavaliers ou analogues chevauchant les rebords de deux éléments juxtaposés et dont les extrémités sont recourbées sous les joncs précités. 4.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les éléments précités sont constitués par une bande en matériau rigide, par exemple en tôle, roulée cylindriquement et dont les extrémités sont reliées ensemble par soudage ou rivetage. 5.- Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que lesdits éléments ont la forme de cylindres circulaires de même rayon et de même hauteur.