La presente invention, dûe à Monsieur Gilbert TISSIER, se rapporte à une articulation à rotule, destinee plus particulièrement aux suspensions et aux organes de direction de vehicules automobiles. Le bon fonctionnement des articulations de ce type est directement lie au bon ajustement dimentionnel des différents éléments qui les composent, notamment entre la cage qui enserre la rotule, et le boîtier qui contient l'ensemble precedent. Ceci implique donc des tolérances de réalisation les plus faibles possible et par suite, des frais de fabrication élevés. L'articulation suivant l'invention permet, à qualité de fonctionnement égale, d'augmenter sensiblement la plage des tolérances de fabrication et de ce fait d'abaisser le prix de revient de la pièce. L'invention sera décrite au regard des figures I et 2 ci-jointes, données à titre d'exemple non limitatif et qui décrivent respectivement La figure I, coté gauche, une coupe médiane des différents éléments constitutifs de la rotule selon l'invention, tandis que le côté droit est une coupe partielle montrant la partie extérieure de la cage de la rotule. La figure 2, côté gauche, une coupe analogue à la partie correspondante de la figure I, représentant une variante de l'invention, tandis que le côté droit est une coupe partielle montrant également l'aspect extérieur de la cage selon ladite variante. En se référant à la figure 1, on voit que l'articulation selon l'invention est constituée d'un ensemble rotule 1, enserré dans une cage 3, montée à l'interieur d'un bottier 2, dont l'ouverture su périeure permettant le passage de la tige 7 de la rotule,possède un épaulement 8 de diamètre réduit, contre lequel repose la partie supérieure de la cage 3. Le bord extérieur de cet épaulement est évasé pour permettre une meilleure inclinaison de la tige 7. La partie inférieure de la cage 3, pleine sur le dessin, peut également comporter un évidement central. Cette dernière est en contact avec un élément déformable 4, constitué par un élément élastique tel qu'une rondelle en élastomère du type caoutchouc ou polyuréthane, pourvue d'une ouverture centrale 9 permettant son fluage. Un couvercle 5 est maintenu en contact avec ltélément 4 et le boitier 2 par sertissage de son rebord 10. Une caracteristique fondamentale de la présente invention réside dans la présence d'une zone souple 6 dans la cage, sensiblement au niveau de ltéquateur de la rotule 11. Celle-ci peut etre constituée par la présence d'une cloison de faible épaisseur, résultant d'un amincissement important de la paroi de la cage, notamment lors de son moulage. Comme on le voit à la figure 1, cette cloison n'est pas droite, mais forme au contraire un pli permettant une certaine amplitude d'éloignement des deux parties de la cage 3 qu'elle réunit. La partie de la cage supérieure à la zône souple 6 est divisée en plusieurs plages 12, séparées par des fentes 13, ceci permettant le clipsage de la rotule 11 dans la cage 3. La variante de la figure 2 comporte, comme dans la représentation précédente, un ensemble rotule 1, clipsé dans une cage 23 munie d'une zone souple 6, elle même logée dans le bottier 2. Un élément déformable 24 en élastomère, pourvu d'une ouverture centrale, prend appui sur la zone inférieure de la cage 23 par un couvercle 5 serti à la base du boitier 2. Cependant, la zêne périphérique supérieure de l'élément déformable 24 comporte un bourrelet 25 de section angulaire, coopérant avec un évidement 26 de volume et de forme correspondants ménagé à la base de la bague 23. Une telle disposition permet à la fois un rattrapage des jeux longitudinaux et transversaux entre la cage 23 et le bottier 2. Comme matériau choisi pour constituer la cage 2, 23, on utilisera preférentiellement une matière à faible coefficient de frottement du type Nylon ou polyéthylàne à forte densité. On remarquera que la présence de la zône souple 6 et des éléments déformables 4 - 24 permet de compenser les jeux ou défauts d'ajustage dûs aux tolérances de fabrication des différents composants de cette articulation. De ce fait de moins grandes exigences peuvent être imposées, pour l'assemblage des rotules, avec les conséquences que cela implique sur l'abaissement du prix de revient de ces pièces. On notera en outre que malgré la caractéristique précédente, on n'utilise qu'une seule pièce constitutive de la cage, ce qui simplifie les opérations de montage. Revendications. 1. Articulation à rotule, constituée d'une rotule mobile dans une cage, enfermée dans un boîtier clos à sa partie inférieure par un couvercle maintenu par sertissage du rebord du boitier, caracté riséepar le fait que la cage comporte une zone souple sensiblement située au niveau de 1' équateur de la rotule, ladite zone souple étant préférentiellement constituée par un amincissement important de la paroi de la cage à ce niveau, notamment au moment de son moulage. 2. Articulation à rotule selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'amincissement constituant la zone souple a la forme d'un pli, permettant une certaine amplitude d'éloignement des deux parties de la cage qu'elle réunit. 3. Articulation à rotule selon les revendications I et II, carac térisé en ce que l'on interpose entre la partie inférieure de la cage et'le couvercle du boitier un élément déformable, préférentiellement en élastomère, comportant une ouverture centrale pour permettre son fluage éventuel. 4. Articulation à rotule selon la revendication I, caractérisé en ce que l'élément déformable comporte à sa périphérie supérieure un bourrelet de section angulaire, coopérant avec un évidement de volume et de forme correspondants ménagé à la base de la bague.