La présente inventions est due à la collaboration de Messieurs Etienne Yves, Huguenard Albert et Magallon Charles, et réalisée dans les servi ces de la Demanderesse, est relative à la préparation de nouvelles bandes ma gnétiques contenant un liant particulier. L'enregistrement magnétique a très largement débordé la domaine traditionnel du "sonore" pour devenir un moyen classique de stokage et de reproduction des informations les plus diverses. Dans ces nouveaux champs d'utilisation, les ban c des doivent pouvoir restituer sans défaillance et dans des conditions de servi ce souvent très sévères, les signaux qui leur ont été confiés; c'est en parti culier le cas des bandeszzémoires des calculateurs ou de celles destinées à l'enregistrement des images. Un procédé, actuellement utilisé pour préparer des telles bandes destinées à ltenregistrement électromagnétique des signaux, consiste à recouvrir une pel licule de support inerte, mécaniquement résistant, tel que du triacétate de cel lulose ou du polytéréphtalate d'éthylèneglycol, avec un vernis constitué de particules magnétisables, par exemple de l'oxyde de fer Fe2 03 t ou maghémite dans un liant macromoléculaire. La résistance à l'usure de cette couche pigmen tée ainsi que son adhérence parfaite sur le support figurent parmi les proprié tés physiques les plus désirées. La tenue à l'usure s'obtient par le choix judicieux du liant et par l'ad jonction éventuelle de lubrifiant; l'adhérence du vernis sur le support doit, dans certains cas, être améliorée par l'emploi d'une couche intermédiaire l'accrochage dite "substratum". Parmi les composés déjà proposés pour servir de liant ou de substratum pour les bandes magnétiques, figurent notamment les copolymères de chlorure de vinylidane et d'acrylonitrile, - principalement ceux riches en chlorure de vi nylidène, renfermant éventuellement un troisième constituant. Or, bien que leur emploi apporte un progrès par rapport aux matériaux utilisés antérieurement, ces copolymères présentent un certain nonbre d'inconvénients bien connus des spécialistes. Utilisés comme couche d'accrochage, ils augmentent sensiblement l'incurva tion positive du support sur lequel ils sont enduits, par exemple sur du poly ester téréphtalique et particulièrement sur un dérivé cellulosique. On entend par "incurvation positive" la tendance du film abandonné à lui-même à s'enrouler, face vernie en dedans. Ceci s'explique par le fait que ces copolymères du chlo rure de vinylidène sont particulièrement imperméables à l'humidité; ils sont du reste proposés dans le commerce comme vernis imperméabilisants. Au cours du stockage, un film recouvert sur une seule face d'un tel vernis présente donc une tendance à reprendre un taux d'humidité différent par chacune de ses deux faces, d'où apparition dans l'épaisseur du film d'un gradient de module d'élasticité se traduisant par une tendance au recroquevillement.Un autre inconvé nient à l'utilisation de ces copolymères comme couche d'accrochage réside dans leur gamme de solubilité réduite, ce qui nécessite soit l'emploi de solvants coûteux, dangereux ou susceptibles d'attaquer profondément certains supports, tels que le tétrahydrofuranne, soit d'enduction à l'aide d'une suspension aqueuse (latex) dont la durée de séchage est relativement longue. Enfin, il est connu que les mélanges d'acrylonitrile et de chlorure de vinylidène copolymérisent mal et ont tendance à fournir des macromolécules de composition très hété rogène, si on ne prend pas de précautions spéciales au cours de leur préparation. Pour être utilisés comme liants pour les pigments magnétiques, les copolymères de chlorure de vinylidène et d'acrylonitrile riches en chlorure de vinylidène doivent être fabriqués par des procédés spéciaux ou renfermer au moins 2 % à 5 % en masse d'un troisième comonomère, assurant leur splubilité dans les liquides usuels, par exemple dans les cétones. Or, seuls les comonomères à caractère acide confèrent facilement cette solubilité désirée : anhydride ou acide maléique, acides acrylique, endique, itaconique.La présence de ces groupements carboxyliques latéraux sur les macromolécules constitue une source de difficultés lorsque ces copolymères sont mis en contact avec les oxydesmé- talliques ou les métaux généralement utilisés comme pigments magnétiques : une réaction de salification incontrôlée peut survenir dans les appareils de broyage ou de dispersion, avec prise en masse de la matière qui forme alors un réseau tridimensionnel insoluble et infusible. Cette réticulation intempestiveaamené la mise au point de procédés d'enrobage préalable ou de dragéification des particules magnétisables dans un premier liant non réactif, suivi de la dispersion des capsules ainsi obtenues dans le liant à base de chlorure de vinylidène, d'acrylonitrile et d'acide insaturé. La présente invention a donc pour objet-une nouvelle bande magnétique contenant un composé polymère dans la couche magnétique ou dans une couche adjacente servant de substratum, ce composé évitant les défauts cités précédemment. La bande magnétique, selon l'invention, formée d'un support non magnétisable et d'une couche comprenant des particules magnétisables, est caractérisée en ce qu'elle comprend un copolymère de chlorure de vinylidène, d'un composé à groupe sulfone et d'au moins un autre monomère. Suivant un premier mode de réalisation de l'invention, le copolymère se trouve dans une couche adjacente (par exemple substratum) à la couche magnétisable, et directement appliquée sur le support. Suivant un autre mode de réalisation de l'invention, on incorpore le copolymère dans la couche magnétique elle-même. Le composé à groupe sulfone utilisé pour préparer le copolymère, selon l'invention est avantageusement du 3-sulfolène (ou simplement sulfolène) ou 2,5-dihydrothiophène-l,l-dioxyde qui peut être substitué, par exemple en posi tion 3 et 4 du noyau par un radical alcoyle, de préférence, inférieur, c'est-à- dire contenant de 1 à 4 atomes de carbone. On utilise particulièrement le 3-méthylsulfolène. On peut utiliser le 2-sulfolène pour préparer le copolymère utilisé selon l'invention. Le 2-sulfolène est obtenu à partir du 3-sulfolène (2,5-dihydrothiophène l,l-dioxyde) qui sous l'influence d'un-agent alcalin, stisomérise en 2,3-dihydrothiophène-l,l-dioxyde. Un tel composé est préparé par la méthode de Van Zuydewijn décrite dans Rec. Trav. Chim. 57, p. 445 (1938)et recommandée par J. Bailey et E.W. Cummins dans J.A.C.S. 76, p.1932 (1954). Une solution de 50 g (0,424 mole) de 3-sulfolène dans un litre de potasse (0,5 W) est abandonnée pendant 15 h à température ambiante, puis acidifiée avec 50 ml d'acide chlorhydrique concentré. La solution aqueuse acide est extraite plusieurs fois avec le chloroforme. Les extraits sont séchés une nuit sur du sulfate de magnésium, puis filtrés et évaporés à sec ; ils laissent 41 g de produit huileux et brun. Cette huile est chauffée à 1800C sous 20 mm à 25 ma de mercure et le 3-sulfolène, qui n'a pas été transformé, est décomposé en butadiène et anhydride sulfureux. Ouand le dégagement gazeux a cessé, on arrête le chauffage. On recristallise le résidu dans un mélange de benzène et d'éther de pétrole. On obtient 20 g de 2-sulfolène sous forme d'aiguilles blanches. Point-de fusion 48" /490 C. Le copolymère contient au moins un autre monomère tel qu'un monomère à motif nitrile. Par exemple, ce copolymère peut être un terpolymère de chlorure de vinylidène, d'acrylonitrile et de sulfolène. Ce copolymère contient, en masse, de 50/100 à 82/100 de chlorure de vinylidène, de 15/100 à 44/100 d'acrylonitrile, de 3/100 à 10/100 de 6 > ulfolène, substitué ou non. Le copolymère utilisé selon l'invention peut renfermer, en outre, un ou plusieurs esters acryliques ou méthacryliques ou un alcool polyvinylique et, dans ce cas, en contient de 0/100 à 12/100 en masse. Comme esters acryliques ou méthacryliques utilisables, on peut citer l'acrylate d'éthylhexyle et le méthacrylate d'hydroxypropyle. Lorsqu'il comporte des motifs ester acrylique ou méthacrylique porteurs de groupes hydroxyle, on peut aussi réticuler le copolymère par un composé à groupes isocyanate tel que le composé "Desmodur L" vendu par Bayer. Le copolymère utilisé selon l'invention est soluble dans différents solvants tels que la méthylisobutylnétone, la méthyléthylcêtone, etc. Suivant un premier mode de réalisation de l'invention, on applique le copolymère, utilisé selon l'invention, directement sur le support non magnétisable à partir d'une solution dans un de ses solvants. La couche obtenue peut avoir une épaisseur inférieure au micron. La couche présente une bonne adhérence au support, comme il sera montré par les essais réalisés aux exemples. On peut alors faire adhérer des dispersions magnétiques sur des supports tels que des esters cellulosiques et des polyesters, sans provoquer de phénomènes de gondolage. Suivant un autre mode de réalisation de l'invention, on incorpore le copolymère,utilisé selon l'invention, à la couche magnétique elle-même. On peut uti sen mélange liser le copolymère seul ou avec- 'au t res composés servant de liant, par exemple un copolymère de butadiène et d'acrylonitrile. Dans ce cas, pour former la composition magnétique, il n'est pas nécessaire d'utiliser un agent dispersant. Le copolymère sert à disperser les particules magnétisables par suite de sa bonne affinité pour elles. La composition magnétique comprend pour 100 g de particules magnétisables de 15 g à 40 g et, de préférence, 25 g de copolymère. On peut appliquer la composition obtenue sur un support approprié sous forme d'une couche d'une épaisseur adaptée à l'utilisation désirée. La composition magnétique peut contenir, si on le désire, d'autres adjuvants habituellement utilisés dans les couches magnétiques. Les particules magnétisables peuvent être toutes celles utilisées usuellement, c'est-à-dire de I'oxyde de fer gamma ou maghémite, de I'oxyde de chrome, etc. Comme supports non magnétisables, que lton utilise selon l'invention pour former des bandes magnétiques appropriées, on peut citer tous ceux utilisés habituellement, par exemple des supports en esters cellulosiques, en polyesters tels que le polytéréphtalate d'éthylèneglycol, etc. Les copolymères de chlorure de vinylidène et de sulfolène, utilisés selon l'invention, offrent les avantages des copolymères précédemment utilisés sans en présenter les inconvénients. Par exemple, leur perméabilité accrue diminue le défaut d'incurvation signalé lors de l'utilisation des copolymères riches en chlorure de vinylidène comme couche d'accrochage ou comme liant. Ils sont solubles dans des solvants -usuels et ne présentent pas de caractère acide susceptible de provoquer des réactions secondaires indésirables.D'autre part, il est apparu de fanon surprenante, que le groupement sulfone (-S02-) conférait aux copolymères le refermant une bonne affinité envers l'oxyde de fer, de sorte que la dispersion des pigments magnétiques s'y effectue de façon particulièrement satisfaisante et qu'une bonne cohésion de la couche peut être atteinte pour des rapports pigment/liant élevés ; ceci permet d'obtenir une couche poreuse, donc plus facilement calandrable, ce que les spécialistes connaissent pour être favorable à de bonnes propriétés électroacoustiques de la bande. Le liant agissant comme agent dispersant pour les particules magnétiques, permet aussi de diminuer, ou même de supprimer, les agents tensio-actifs habituellement nécessaires pour obtenir de bonnes dispersions. Cette affinité pour les particules ferromagnétiques se traduit par l'ob- tention aisée d'une surface lisse, résistant à l'usure qui, conjuguée avec la souplesse et la ténacité du matériau, assure un service de longue durée dans les enregistreurs ou les lecteurs de télévision et dans les ordinateurs, à plus forte raison dans le domaine de l'enregistrement sonore. En outre, cette affinité provoque dans la suspension au repos une sorte de superstructure entratnant un comportement thixotropique favorable à sa bonne conservation. La chute de la viscosité et du seuil d'écoulement par agitation et par l'accroissement de la température facilite les opérations de filtration et d'enduction du support. Enfin, même utilisé sans couche d'accrochage, ce liant permet une bonne adhérence sur la plupart des supports ; il est constitué d'un copolymère unique facile à travailler, ne nécessitant pas de techniques de mélangeage, d'enrobage préalable ou de maturation.Gracie. à son module d'élas- ticité peu élevé, il suit facilement les légères déformations imposées au support en cours de fonctionnement, sans risque d'apparition du phénomène d'incurvation négative, c'est-à-dire d'enroulement du film sur lui-même, en "tuyau", face vernie à l'extérieur. Ce phénomène indésirable apparaît surtout sur les bandes minces, dans lesquelles couche et support ont pratiquement la même épaisseur, lorsque la limite d'allongement élastique du liant est inférieure à celle du support. Les exemples suivants, non limitatifs, illustrent l'invention. Les exemples 1 à 7 décrivent la préparation de copolymères utilisables suivant l'invention.. Aux exemples 8 et 9, on utilise ks copolymères dans un substratum appliqué sur le support. Les exemples 10 et 11 concernent l'incorporation de ces copolymères dans des dispersions magnétiques. EXEMPLE 1 On utilise un ballon tricol d'un litre de capacité, muni d'un agitateur énergique et d'un réfrigérant ascendant efficace-surmonté d'un tube en T communiquant, d'une part, avec une canalisation d'azote et, d'autre part, avec un bulleur muni d'un anti-retour. Par la tubulure restée libre, on introduit 400 ml d'eau distillée 6 ml d'agent Pmulsifiant "Triton 770" (éther alcoylarylique de poly éthylèneglycol) 0,675 g de métabisulfite de sodium On déplace l'air renfermé dans l'appareil par de l'azote, puis, l'agitation étant mise en marche, on introduit successivement sans interrompre le courant d'azote, les monomères purifiéssuivants Chlorure de vinylidène 74 g Acrylonitrile 20 g 3-sulfolène (recristallisé dans l'éthanol . 6 g Après addition de 1,350 g de persulfate de potassium, on referme la tubulure et on agite le mélange en atmosphère d'azote pendant 48 h à 400C, dans un bain d'eau extérieur thermostaté. On note que le reflux du chlorure de vinylidène cesse d'être apparent 2 h environ après le début de la réaction. La floculation de cette dispersion (pH = 2) peut s'effectuer soit par séjour à -15 C, pendant quelques heures soit par introduction brute dans une solution à 5/100 de chlorure de sodium, agitée et chauffée à 5O0C, suivie d'une filtration et d'abondants lavages à l'eau distillée jusqu'à disparition des ions C1 dans le filtrat. On lave à l'eau le matériau filtré, on le sèche en dessicateur sous pression réduite. Il est alors soluble dans la méthylisobutylcétone (viscosité intrinsèque à 250C : 0,65) et-dans l'acétate d'éthyle. Analyse: calculé : S 1,62 Cl 54,2 trouvé : 0,71 55,2 EXEMPLES 2 à 7 Dans des conditions identiques à celles de l'exemple précédent, on prépare différents copolymères dont les caractéristiques sont rassemblées dans le tableau donné ci-après. Numéros Pourcentage en masse Nature du Observations Masse totale de Durée de reflux pH de la d'essais des monomères sulfolène % monomàres en g observée suspension 1a 74 + 20 + 6 3-sulfolène A 100 2 h 3 1b 74 + 20 + 6 3-sulfolène A 300 2 h 30 mm 2,8 2 77 + 20 + 3 3-sulfolène A 100 1 h 30 mm 3 3 73 + 15 + 5 + 5 + 2 3-sulfolène AB 100 1 h 3 4 50 + 44 + 6 3-sulfolène AC 100 30 mm 2,5 5 65 + 29 + 6 3-sulfolène A 100 2 h 3 6 71 + 20 + 6 + 3 3-sulfolène AD 300 1 h 30 mm 2,8 8 76 + 20 + 4 3-méthylsulfolène A 300 2 h 30 mm 3 Pour les easais précédents : on note les résultate suivants : Rendement Viscosité ANALYSE brut intrineèque S calculé S trouvé Cl calculé Cl trouvé 80/100 0,65 1,62/100 0,71/100 54,2/100 55,2/100 85/100 1,13 1,62/100 1,50/100 54,2/100 54,35/100 81/100 0,76 0,81/100 0,82/100 56,4/100 56,1/100 87/100 0,79 1,35/100 1,26/100 53,5/100 54 9/100 85/100 1,65 1,62/100 1,30/100 36,6/100 36,53/100 (diméthylformamide) 90/100 1,4 1,5 /100 1,0/100 47,5/100 47,3/100 (acétone) 90/100 0,86 1,62/100 1,17/100 52/100 52,2/100 82/100 0,69 1,0 /100 0.95/100 55,6/100 56,0/100 . OBSERVATIONS A - Les trois premiers chiffres des pourcentages en masse des monomeresutili- sés représentent successivement le chlorure de vinylidène, l'acrylonitrile et le sulfolène ou le méthylsulfolène. Pour chaque opération,on a noté la durée au bout de laquelle le reflux de chlorure de vinylidène a cessé d'être apparent; on mesure les viscosités intrinsèques, sauf indication con traire, dans la méthylisobutylcétone à 250C. On a réalisé toutes ces poly mérîsations à 40oC; pour celles mettant en oeuvre plus de 100 g de monomère, on a augmenté les quantités d'eau, de catalyseur et d'agent émulsifiant proportionnellement -- à celles de l'exemple l. B - Le mélange des monomères renferme en outre 5/100 d'acrylate d'éthylhexyle et 2/100 de méthacrylate d'hydroxypropyle. C - L'émulsion obtenue présente un aspect crémeux. Le copolymère récupéré après floculation est peu soluble dans l'acétone et soluble dans le diméthylfor mamie D -Le mélange des monomères renferme 3/100 d'acrylate d'éthylhexyle. Tous ces polymères sont solubles dans la méthyléthylcétone. EXEMPLE 8 On effectue la copolymérisation en émulsion du 2-sulfolène selon le mode opératoire décrit à l'exemple 1. Les produits obtenus présentent des teneurs en 2-sulfolène comparables à celles en 3-sulfolène dans les copolymeres renfermant du 3-sulfolène. Les solubilités sont identiques. Lorsqu'on essaie d'obtenir un copolymère renfermant en poids 12/100 de sulfolène, 68/100 de chlorure de vinylidène et 20/100 d'acrylonitrile, en par-tant de ces proportions, on obtient en fait les copolymères présentant les compositions suivantes, respectivement avec le 3-sulfolène et le 2-sulfolène 2-aulfolène 3 aulfolène Chlorure de vinylidène 771/1000 741/1000 Acrylonitrile 208/1000 232/1000 Sulfolène 75/1000 63/1000 On peut utiliser les copolymères préparés à partir du 3-sulfolène et du 2-sulfolène comme substratum de couches magnétiques On obtient des résultats analogues dans les deux cas. Utilisation des copolymères dans un substratum EXEMPLE 9 On dépose une couche d'ancrage d'un micron d'épaisseur sur un support en acétate de cellulose à partir d'un vernis à 3/100 dans la méthylisobutylcé tone du polymère décrit à l'exemple 1. On recouvre le support ainsi traité par une couche magnétique d'une épaisseur de 15 microns. La composition du liant pour cent parties de pigment magnétique est de 27 parties d'un copolymère de chlorure et d'acétate de vinyle (par exemple "Rhodopas AX" de Rhêne Poulenc) et trois parties d'un copolymère de butadiène et d'acrylonitrile jouant le rôle de plastifiant (par exemple "Hycar 1432" de BF Goodrich). On peut évaluer l'adhérence de la couche au support à l'aide d'un dispositif simple constitué par une surface caoutchoutée horizontale et une plaquette de verre sur laquelle on peut exercer une force perpendiculaire connue, matérialisée par un poids. Une boucle formée par le ruban magnétique replié sur lui-même (couche à l'extérieur) est prise en sandwich entre la surface caout chutée et la plaquette de verre. L'extrémité inférieure du ruban étant fixe, on tire horizontalement sur le brin supérieur. On note le poids dont il faut charger la boucle pour séparer la couche du support. Pour le témoin non substraté, la séparation a lieu pour 300g. L'essai comportant un substratum réalisé comme décrit précédemment résiste au-delà de 1 kg. Lorsqu'il y a clivage, il se produit au sein de la couche, ce qui est l'indice d'une adhérence au support supérieure à la cohésion de la couche ellemême. EXEMPLE 10 On applique sur un support de polytéréphtalate'd'éthylèneglycol un substratum, puis une couche magnétique, conformément à l'exemple précédent. Alors que le témoin sans substratum soumis à l'épreuve de l'appareil décrit précédemment perd sa couche pour des efforts de 150g à 200g, le polyester substraté se comporte de la même façon que l'ester cellulosique, ce qui montre l'efficacité de la liaison assurée par les polymères selon l'invention. On peut aussi contrôler cette efficacité par la méthode de "l'adhésif" quironsiste à tirer d'un coup sec un ruban adhésif fixé sur le revêtement dont on veut éprouver la solidité. On peut rendre l'essai quantitatif : l'arrachement s'effectuant alors à l'aide d'un pendule, on mesure l'énergie absorbée. On mesure l'l'adhésivité linéaire" telle qu'elle est définie dans "Physique des peintures, vernis et pigments" (tome 2 - pages 165 - 167, G.CHAMPETIER, M.RABATE). Les polymères, selon l'invention, permettent de porter l'adhésivité à une valeur de 0,8 N/cm à 1 N/cm alors qu'elle n'est que de 0,2 N/cm à 0,4 N/cm pour les supports non traités. Utilisation des copolymères dans la couche magnétique EXEMPLE 11 On introduit dans une jarre en porcelaine garnie de billes en acier de 8mm, 150g d'oxyde de fer magnétique aciculaire Fe 2O3 et une solution préparée par dissolution de log du polymère décrit à l'exemple 1 dans 160 cm de méthy lisobutylcétone. On disperse -72h, puis on ajoute à la pâte obtenue un collodion 3 contenant 35g du polymère déjà cité et 180 cm de méthylisobutylcétone. Après une homogénéisation de 24h, on filtre la dispersion et on l'applique sur un support de polytéréphtalate d'éthylèneglycol de 25 microns d'épaisseur selon l'un des procédés décrits dans "Encyclopedia of Polymer Science andTechnology" (vol. III pages 765 à 830).La couche magnétique a une épaisseur de 61l à 8R. On observe la couche magnétique à la loupe binoculaire en éclairage rasant ; elle présente une surface particulièrement unie, favorable à une bonne application sur les têtes, donc à la bonne reproduction des fréquences élevées ce qui confirment les mesures électroacoustiques. On calandre une partie de la bande préparée entre des cylindres métalliques polis, on la coupe en 25,4 mm de largeur et on la porte sur un magnétoscope à balayage hélicoidal. Après enregistrement, on effectue une lecture sur image fixe, c' est-à-dire que la tête décrit la même ligne 3000 fois à la minute. La couche résiste 15 mm sans qu'il y ait altération de l'image, ce qui est suffisant dans beaucoup d'applications. Notons que la plupart des liants es sayés dans les mêmes conditions (en l'absence de lubrifiant) donnent des cou ches se détériorant en quelques secondes. L'essai sur magnétoscope montre l'extrême résistance à l'usure des couches obtenues avec les copolymères utilisés selon l'invention. EXEMPLE 12 On prépare une dispersion d'oxyde de fer suivant le procédé décrit à l'exemple précédent, mais on remplace le polymère de l'exemple 1 par celui portant le numéro d'essai 3 sur le tableau. Juste avant le couchage, on ajoute à la dispersion 10g de 'tDesmodur LN, un polyisocyanate vendu par Bayer et qui présente la formule théorique suivant Après quelques jours de conservation à la température ambiante, la couche est devenue infusible et insoluble, ce qui accroit sa stabilité et diminue la tendance au collage entre spires, lors d'un stockage à température élevée. Les caractéristiques électroacoustiques et d'usure sont comparables à celles des bandes décrites dans l'exemple précédent'. Utilisé comme liant, le copolymère renfermant le 2-sulfolène a permis de réaliser une bande magnétique présentant des caractéristiques voisines de celles réalisées avec le copolymère renfermant le 3-sulfolène. REVENDICATIONS 1 - Bande magnétique, formée d'un support non magnétisable et d'une couche compre nant des particules magnétisables ,caractérisée' en ce qu'elle contient un co polymère de chlorure de vinylidène, d'un composé à groupe sulfone et d'au moins un autre monomère. 2 - Bande magnétique conforme à la revendication 1, caractérisée en ce que le copolymère est contenu dans lå couche magnétisable. 3 - Bande magnétique conforme à la revendication 1, caractérisée en ce que le copolymère se trouve dans une couche adjacente à la couche magnétisable et appliquée sur le support. 4 - Bande magnétique conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 3, ca ractérisée en ce que le composé à groupe sulfone est le 2,5-dihydrothio phène-l,l-dioxyde ou sulfolène, éventuellement substitué en positions 3 et 4 du noyau par un radical alcoyle inférieur. 5 - Bande magnétique conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 3, ca ractérisée en ce que le composé à groupe sulfone est le 2,3-dihydrothio phène-l,l-dioxyde. 6 - Bande magnétique conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 5, ca ractérisée en ce que le copolymère est un terpolymère de chlorure de viny lidène, d'acrylonitrile et de sulfolène. 7 - Bande magnétique conforme à la revendication 6, caractérisée en ce que le copolymère comprend 50/100à 82/100 en masse de chlorure de vinylidène, de 15/10o à 44/100 en masse d'acrylonitrile, de 3/100 à 10/100 en masse de sul folène et éventuellement de 0/100 à 12/100 en masse d'un ou plusieurs esters acryliques ou méthacryliques. 8 - Bande magnétique conforme à la revendication 7, caractérisée en ce que le copolymère comprend, en masse, 73/100 de chlorure de vinylidène, 15/100 d'acrylonitrile, 5/100 de sulfolène, 5/100 d'acrylate d'éthylhexyle et 2/100 de méthacrylate d'hydroxypropyle. 9 - Bande magnétique conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 8, ca ractérisée en ce que la couche magnétique contient des particules magnéti sables d'oxyde de fer gamma. 10- Bande magnétique conforme à la revendication 2, caractérisée en ce que la couche magnétique contient,pour 100 g de particules magnétisables, de 15 g à 40 g en masse de copolymère. 11- Bande magnétique conforme à la revendication 3, caractérisée en ce que la couche adjacente au support est formée à partir d'une solution à 3/100 du copolymère dans la méthylisobutylcétone. 12- Bande magnétique conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 11, ca ractérisée en ce que le support non magnétisable est constitué par un ester cellulosique ou un polyester.