L'invention a pour objet un dispositif pour rabattre et coller autour des bords d'un élément support, à revêtir sur une seule face d'un placage superficiel, les bords du- dit placage, par exemple pour le placage d'une pièce mou- lée ou profilée de revêtement intérieur de véhicules auto- mobiles, au moyen d'éléments appliqués contre les bords de ladite pièce et pouvant recevoir une pression. Le pliage de reliures de livres, consistant à revê- tir l'une des faces d'une plaque de carton à l'aide d'un placage de lin, de cuir ou d'autres matériaux, représente un état de la technique qui est aussi ancien que l'art de la reliure lui-même Toute une série de procédés automati- ques ont été élaborés à cet effet, sans créer de gros pro- blèmes techniques, car le support à plaquer présente des bords rectilignes précis et des surfaces planes. Pour des pièces tridimensionnelles, le rabattement et le collage de la partie rabattue aux arêtes desdites pièces se présentent sous un aspect bien plus difficul- tueux, lorsque de telles pièces doivent être revêtues d'un placage sur une seule face, notamment lorsque l'impré- cision des arêtes vient s'ajouter à la présence de coudes relativement brusques dans l'espace Tel est, par exemple, le cas de la confection de placages intérieurs de pièces de l'industrie automobile, notamment lorsqu'il s'agit du revêtement de panneaux de portes ou de tableaux de bord d'automobiles, qui doivent être recouverts des matériaux les plus variés, tels que des feuilles décoratives en ma- tière plastique ou en métal, du cuir synthétique, des mo- quettes aiguilletées, des textiles tissés ou non, et bien d'autres encore. Malgré l'existence de plusieurs tentatives d'auto- matisation, le rabattement et le collage manuels des so- nes bordurières des placages constituaient jusqu'à un passé récent la meilleure solution au point de vue quali- tatif, compte tenu de la configuration complexe des pièces visées, mais ceci ne peut plus se justifier par suite des dépenses extraordinaires de main-d'oeuvre ainsi engendrées et de l'obligation d'automatiser la fabrication de ces pièces, pour lesquelles la cadence ne pourrait être tenue à un prix de revient acceptable avec le procédé manuel. On connaît un pzocédé permettant d'exécuter à la machine le travail qui consiste à rabattre les bords dé- bordants du placage et à les coller au dos, ledit procédé consistant à tendre sur la pièce, portant son placage sur une face, des plaques minces de caoutchouc, lisses oa mou- lées, l'élasticité desdites plaques étant alors utilisée, grâce à l'application d'un vide, pour leur faire épouser l'arête de la pièce à plaquer en obtenant le rabattenent souhaité On a également proposé des dispositifs dans lesquels la pièce, portant son placage sur la face adéqua- te, est introduite et o des profilés creux anhlables, -en d'autres termes des tuyaux souples, sont sis sous pression dans la zone périphérique, lesdits tuyaux entrat- nant alors le bord libre du placage et l'appliquant su le verso de la pièce D'autres tentatives connues constent a rabattre les bords du placage selon la configuration souhaitée à l'aide de poussoirs mécaniques, adaptés a la forme de la pièce et éventuellement rembourrés. Ces derniers procédés mécanisés mentionnés ci-dessus présentent cependant des inconvénients considérables du fait qu'ils ne permettent pas de renoncer a une finition manuelle, par suite de la configuration, déjà citée, des pièces tridimensionnelles, avec leurs nombreuses argtes curvilignes, leurs traces à profil concave et leurs poin- tes vives; en effet, les tuyaux d'expansion gonflables comme les poussoirs mécaniques ne garantissent point l'aib- sence de plis dans le rabattement et le collage des aréteas des pièces à plaquer Quant aux plaques minces de caout- chouc, elles subissent, surtout aux angles des pièces, des tensions si grandes qu'elles deviennent inutilisables à bref délai, ce qui oblige donc à les changer fréquem- ment, sans empêcher le rabattement des coins d' tre si peu satisfaisant, par suite d'insuffisance d'aspiration des plaques, que le taux de rebuts attendus devient exces- sif Il en va de façon analogue des tuyaux expansibles, dont la face située à l'opposé du bord à rabattre se trou- ve en appui contre des pièces solides et subit, pendant l'expansion, des frottements considérables, engendrant des irrégularités des zones d'expansion correspondant à un collage irrégulier et peu défini du rebord, ceci étant vrai surtout lorsque la pièce à plaquer comporte des angles concaves vifs dans lesquels les tuyaux tendent facilement à flamber Une solution techniquement très onéreuse est aussi celle qui consiste à effectuer le collage des bords à l'aide de poussoirs mécaniques dans le cas de pièces ayant des formes relativement complexes, car la multipli- cité des arêtes exige la mise en oeuvre d'une quantité é- gale de poussoirs, d'o résulte non seulement une multi- plication des causes de défaillance, mais encore la néces- sité d'une transformation onéreuse du dispositif en cas de changement de pièce d'oeuvre. L'invention a pour but de créer un dispositif per- mettant de réaliser, avec un minimum de moyens techniques, le rabattement et le collage sur l'envers d u bord d'un placage d'une pièce à revêtir d'un seul c 8 té, même lorsque ladite pièce et la configuration de ses bords sont relativement complexes, l'opération produisant, à une cadence rapide, des résultats qualitatifs tels qu'on ne pouvait les obtenir auparavant que par un travail manuel onéreux. Ce but est atteint grâce à l'invention, qui est prin- cipalement caractérisée en ce que le dispositif, qui re- çoit au moins la zone bordurière de la pièce à plaquer entre la partie supérieure et la partie inférieure dudit dispositif, définit une chambre annulaire délimitée par des surfaces d'appui, dans laquelle pénètre au moins la partie débordante du bord du placage à appliquer sur la pièce avant que ladite partie débordante ne soit rabattue, et en ce qu'une membrane basculante imperméable, tenue par des serrages en regard l'un de l'autre, subdivise la chambre annulaire dans le sens de sa longueur, ladite membrane pouvant, gr 9 ce à l'application d'une pression appropriée, se déplacer entre les surfaces d'appui qu'elle sépare et adhérer, du moins partiellement, auxdites sur- faces. En renonçant à tout poussoir mécanique et en suppri- mant les tuyaux expansibles à gonfler, avec leurs frotemets nuisibles, assurant le rabattement des bords du placage par le seul effet d'une membrane basculante mobile en di- rection du rebord du placage à rabattre, on évite de façon s Ore la totalité des inconvénients précités la membrane basculante peut, quel que soit le tracé du bord d'une piè- ce moulée ou profilée,-en suivre srement le périmètre, sans craindre des extensions excessives locales, car le déplacement de ladite membrane est limité de façon bien définie par des surfaces d'appui données On ne constate- donc plus de points partiellement rabattus ou insuffisam- ment collés au voisinage immédiat des bords, ni de bosses sur l'envers de la pièce plaquée sur l'endroit. Un procédé particulièrement avantageux consiste à faire agir la membrane basculante sur un bloc rabatteur additionnel, suffisamment déformable et élastique, qui se renverse sous l'action de la membrane basculante autour du bord périphérique de la pièce d'oeuvre en entratuant le bord débordant du placage et en serrant fortement ce dernier, en fin de course, contre l'envers de la pièce. Une chambre annulaire, traversée par la membrane et formée par des surfaces d'appui, sert en quelque sorte d'envelop- pe à ladite membrane comme au bloc rabatteur Ia pression nécessaire pour assurer le collage peut être fournie en accroissement continu par l'application d'une pression sur la face de la membrane située à l'opposé des bords du placage à rabattre, à l'intérieur de la chambre annulaire. Même lorsque la pression nécessaire est élevée, elle n'a pas un caractère critique pour la membrane ni pour le bloc rabatteur, car leur mouvement, leur déformation et/ou leur expansion peuvent être sélectionnés de façon optimale par les surfaces d'appui précitées et par leur configura- tion La régularité de la pression le long des bords, ainsi recherchée, sur tout le pourtour de la pièce peut 8 tre améliorée encore aux points de flambage possible et d'autres angles vifs, en l'homogénéisant davantage, grâce à la présence d'organes amortisseurs additionnels qui, sous la forme de garnitures intérieures en caoutchouc al- véolaire, ou en un autre matériau analogue, sont mobiles et suffisamment déformables en direction du bord à rabattre, quelle que soit la forme des creux sous pression dans la chambre annulaire précitée L'emploi de ces blocs rabatteurs à l'intérieur de la chambre annulaire, dans la- quelle le bord libre du placage pénètre librement, offre l'avantage de permettre notamment l'utilisation d'une mem- brane basculante relativement épaisse, laquelle peut alors être soumise à des pressions élevées, car, par suite de la présence du corps rabatteur, la membrane ne doit pas s'adapter à des arêtes vives de la pièce d'oeuvre et ne subit donc pas d'usure importante Pour obtenir un rabat- tement et un collage corrects du bord débordant du placage sur la pièce, il peut y avoir intérêt à faire débuter l'arrivée de la pression sur la membrane basculante, la- quelle peut d'ailleurs être divisée en plusieurs chambres à l'intérieur de la chambre annulaire, aux points o des plis peuvent se former le plus facilement dans le bord du placage à rabattre, pour n'attaquer les autres zones du- dit bord qu'ultérieurement Après le collage du bord du placage, la membrane sous pression peut être ramenée sim- plement à sa position de départ en remplaçant la pression par une dépression, ladite membrane se trouvant alors prête pour l'opération suivante. Le processus de ce mouvement roulant de la membrane basculante peut être aidé en donnant à cette dernière des propriétés de résistances localement inégales à l'exten- sion et à la flexion, de telle sorte que, par exemple, des changements d'homogénéité de l'épaisseur, mais aussi la présence d'armatures pouvant être textiles, intervien- nent d'une manière simple. Les caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront encore plus clairement de la description, qui va suivre, d'un exemple d'exécution sans caractère limitatif, illustré aux dessins annexés, qui font partie de la description, et dans lesquels: Fig 1 représente une vue partielle en coupe trans- versale des parties supérieure et inférieure du disposi- tif, y compris la chambre annulaire recevant les zones bordurières rabattables d'une pièce, en position de fer- meture du dispositif, avant le rabattement et le collage de ladite bordure; Fig 2 est une vue du dispositif selon la fig 1 après rabattement et collage de la zone bordurière; Fig 3 est une vue en coupe longitudinale d'une par- tie du dispositif selon les fig 1 et 2 dans un angle de la pièce; et Fig 4 est une vue du dispositif analogue à la fig 3 après l'application de la pression au corps creux addition- nel prévu dans cette zone. Comme l'illustrent les fîg 1 et 2, le dispositif pro- posé se compose d'une partie inférieure 1 et d'une partie supérieure 2 lesquelles, lorsqu'elles sont assemblées et contiennent entre elles une pièce profilée ou moulée 3 portant sur l'une de ses faces un placage superficiel 4, englobent une chambre annulaire 20, vue en coupe transver- sale, ladite chambre enrobant toute la périphérie de la- dite piece à plaquer Cette chambre annulaire 20 est alors définie par une surface d'appui 1 ' a l'intérieur de la partie inférieure 1 et par une autre surface d'appui 2 ' évidée dans la partie inférieure 2 Ies deux surfaces d'ap- pui 1 ' et 2 ' sont séparées l'une de l'autre par une membra- ne basculante 5 fixée à la partie inférieure 1 par les or- ganes de serrage 1 " et lt', de la manière indiquée au des- sin Ces organes de fixation 1 " et 1 t"' sont matérialisés par une bague de serrage supérieure et une bague inférieu- re, leur étanchéité par rapport à l'atmosphère étant assu- rée par deux organes d'étanchéité 9 matérialisés par des joints toriques. La membrane basculante 5 maintenue entre les deux organes de serrage présente, dans l'exemple d'exécution illustré, une largeur qui correspond à la longueur liné- aire de la section transversale de la surface d'appui 1 ' définie par la partie inférieure 1, de telle sorte qu'en état de dépression, elle épouse étroitement ladite surfa- ce d'appui. La membrane basculante 5 coopère avec un bloc ra- batteur 7 dont le fonctionnement sera détaillé plus loin. La membrane basculante 5 comporte, dans les zones o elle effectue son mouvement transversal avec le maximum d'amplitude et o elle est soumise aux plus fortes con- traintes mécaniques, des renforts 6, par exemple sous la forme d'armatures textiles La configuration superficiel- le de la bague de serrage inférieure ln' correspond au contour de la pièce 3 dans la zone donnée Cette pièce 3, portant son placage 4 qui déborde sur elle d'une largeur 4 ', pénètre librement dans la chambre annulaire 20, sans que, dans l'état de dépression du dispositif, aucune ac- tion de déformation ne soit exercée par la membrane 5 ni par le bloc rabatteur 7. Dans l'exemple d'exécution illustré, la membrane basculante 5 peut être constituée par un matériau non élastique, mais suffisamment souple; il est cependant pos- sible aussi d'utiliser pour ladite membrane un matériau suffisamment élastique, agissant à la manière d'une feuil- le de caoutchouc, sa largeur libre pouvant alors 8 tre in- férieure à celle indiquée au dessin Dans la zone de la partie inférieure 1 située radialement à l'extérieur de la membrane 5, un ou plusieurs canaux sont ménagés dans ladite partie inférieure, sous la forme de perforations 8, permettant le passage d'un fluide de compression li- quide ou gazeux. Lorsque, par l'intermédiaire desdites perforations 8, une pression est appliquée, le fluide de compression remplit l'espace délimité d'une part par la membrane bas- culante 5 et ses organes d'étanchéité, d'autre part par la surface d'appui 1 ', ce qui provoque le déplacement de la membrane 5 et, partant, du bloc rabatteur 7 vers la position de fin de course illustrée à la fig 2, en pre- nant à un moment quelconque la position intermédiaire que montre en traits discontinus la fig 1. Gomme on peut le voir, le bloc rabatteur 7 effectue une sorte de mouvement pendulaire pour rabattre et coller le bord débordant 4 ' du placage 4 qui recouvre la pièce 3, ledit bloc étant alors guidé le long des surfaces d'appui 1 ' et 2 ', en coopération avec la membrane 5, tan- dis que sa déformation maximale est définie par ces mêmes surfaces d'appui. Io position de fin de course selon la fig 2 est ca- ractérisée en ce que le bloc rabatteur 7 serre complète- ment et avec une pression suffisante le bord débordant 4 ' du placage 4 contre l'envers de la pièce 3, tandis que la membrane basculante 5 prend sa position de déviation ma- ximale en direction de la surface d'appui 2 '. Lorsque le matériau form Ant la membrane 5 est suf- fisamment souple et/ou élastique, on peut envisager de renoncer complètement au bloc rabatteur '7, la membrane assez étant alors apte, elle-même, à épouser/étroitement et avec assez de force l'envers de la pièce 3 dans la zone du bord 4 ' Nais pour des membranes plus épaisses, supportant une pression plus forte, il est recommandé d'utiliser le bloc rabatteur 7 tel qu'il a été décrit, car ce dernier, for- mant tampon grace à son élasticité propre et homogénéisant de ce fait la pression pour assurer le collage, peut rem- plir la totalité de l'espace vide, par suite de la nature du matériau, compressible et très déformable, dont il est constitué de préférence A cet effet, ledit bloc '7 peut consister en un simple tuyau, mais il peut prendre aussi la forme d'un profilé à chambres multiples ou en caout- chouc alvéolaire de faible dureté Mhore Le bloc rabatteur 7 peut, lui aussi, présenter, en cas de besoin, des com- pressibilités et des déformabilités inégales localement, le long de la périphérie de la pièce à plaquer Ainsi par exemple, on peut utiliser, comme bloc rabatteur, un tuyau extrudé qui, aux places o la pièce 3 présente des angles vifs, peut 8 tre rempli d'une garniture en caoutchouc alvéolaire ou en une autre matière analogue, afin d'éviter en ces points le flambage de la paroi du tuyau. Lorsque le rabattement et le collage du placage sur la zone bordurière de la pièce 3 ont été achevés, le flui- de de compression est aspiré hors de l'espace étanche de la chambre annulaire 20 par l'intermédiaire des perfora- tions 8 et la dépression qui s'établit alors ramène le dispositif à sa position de départ illustrée à la fig 1, ce qui permet de séparer l'une de l'autre les deux par- ties 1 et 2 du dispositif, -c'est-à-dire d'ouvrir ce der- -nier, d'en extraire la pièce terminée, garnie de son placage à bords rabattus et collés, pour en introduire une nouvelle. Les fig 3 et 4 sont des vues partielles en coupe, suivant un plan perpendiculaire à celui des fig 1 et 2, traversant le dispositif dans une zone d'angle de la pie- ce à plaquer 3 Ainsi que le montrent ces figures, le bloc rabatteur 7, constitué en l'occurrence d'un tuyau extrudé, est garni, dans ladite zone d'angle, d'un rem- plissage de caoutchouc alvéolaire qui évite à coup sdr le flambage, précédemment évoqué, dudit tuyau au moment du basculement de la membrane 5, m 9 me lorsque l'angle présen- te des arêtes particulièrement vives Dans un évidement de la partie inférieure I du dispositif 1, 2 se trouve, dans la zone d'angle illustrée, un corps creux additionnel 11 pouvant recevoir un fluide sous pression par un canal d'adduction 12, indépendamment de la pression qui agit sur la membrane basculante 5 La fig 3 montre la situation en l'absence de pression, tandis que la fig 4 illustre l'état du corps creux 11 en expansion Cette dernière figure montre que la zone jouxtant la membrane basculante reçoit une poussée supplémentaire en direction du bord périphé- rique de la pièce, tandis que les autres zones dudit corps creux élastique 11 sont soutenues et maintenues immobiles par la surface d'appui 1 ' de la partie inférieure 1 du dispositif Gr 9 ce à l'effort ainsi exercé par le corps creux 11 sous pression, la membrane basculante 5 subit, dans la zone d'angle, une déformation supplémentaire, dé- forme & son tour le bloc rabatteur 7 et repousse ce der- nier, ainsi que la zone débordante 4 ' du placage 4 qu'il jouxte, au-delà du bord de la pièce 5 C'est seulement a- près la fin de ce basculement local de la membrane 5 dans la zone du corps creux 11 que se produit celui des autres zones de ladite membrane grâce à la pression arrivant par les perforations 8 Le retour du corps creux 11 à sa position de départ s'effectue par décompression par l'in- termédiaire du canal 12, dans les m 8 mes conditions que pour l'établissement de la dépression établie dans la zo- ne de la chambre annulaire 20 située entre la surface d'appui 1 ' et la membrane 5 par l'intermédiaire des perfo- rations 8. REVENDICATIONS 1. Dispositif pour rabattre et coller autour des bords d'un élément support, à revêtir sur une seule face d'un placage superficiel, les bords dudit placage, par exemple pour le placage d'une pièce moulée ou profilée de rev 8 tement intérieur de véhicules automobiles, au moyen d'éléments appliqués contre les bords de ladite pièce et pouvant recevoir une pression, caractérisé en ce que lé dispositif ( 16 2), qui reçoit au moins la zone bordurière de la pièce ( 3) à plaquer entre la partie supérieure ( 2) et la partie inférieure ( 1) dudit dispositif, définit une chambre annulaire ( 20) délimitée par des surfaces d'appui ( 1 ', 2 '), dans laquelle pénètre au moins la partie débor- dante ( 4 ') du bord du placage ( 4) à appliquer sur la pièce ( 3) avant que ladite partie débordante ne soit ra- battue, et en ce qu'une membrane basculante ( 5) imperméa- ble, tenue par des serrages en regard l'un de l'autre ( 1 ", 1 "') subdivise la chambre annulaire ( 20) dans le sens de sa longueur, ladite membrane ( 5) pouvant, grace à l'application d'une pression appropriée, se déplacer entre les surfaces d'appui (', 2 t) qu'elle sépare et adhérer, du moins partiellement, auxdites surfaces. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'une des deux surfaces d'appui ( 1 ' ou 2 ') séparées par la membrane basculante ( 5) est ménagée dans la partie inférieure ( 1) du dispositif et l'autre surface ( 2 ') dans la partie supérieure ( 2). 3. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la largeur libre de la membrane basculante ( 5), comprise entre ses deux serrages ( 1 ", 1 "'), correspond sensiblement à la longueur de l'une des surfaces d'appui ( 1 ', 2 ') au moins. 4. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'à la membrane basculante ( 5) corres- pond un bloc rabatteur ( 7) déformable et que ce dernier peut osciller entre une position correspondant à l'une des fins de course de ladite membrane ( 5) et une position correspondant à l'autre fin de course, entrainant la partie débordante ( 4 ') du bord du placage ( 4) et la rabattant complètement. 5. Dispositif selon l'une des revendications I à 4, caractérisé en ce que les serrages ( 1, 1 "') de la membra- ne sont constitués par deux bagues de serrage, fixées de façon étanche à la partie inférieure ( 1) audit dispositif. 6. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que les surfaces d'appui ( 1 ', 2 ') gui- dent dans son mouvement le bloc rabatteur ( 7). 7. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que la membrane basculante ( 5) est cons- tituée au moins en partie, par un matériau élastique. 8. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que la membrane basculante ( 5) présente, au moins en partie, des renforts ( 6) constitués par des armatures textiles ou d'autres éléments. 9. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que le bloc rabatteur ( 7) présente une section droite épousant, au moins approximativement, cer- taines parties de la configuration des surfaces d'appui ( 1 ', 2 '). 10. Dispositif selon l'une des revendications I à 9, caractérisé en ce que, dans les zones d'angles de la pièce ( 3) à plaquer, des organes d'amortissement ( 10) sont prévus, lesdits organes faisant suite à la chambre annu- laire ( 20) en arrière de la membrane basculante ( 5) et consistant en corps creux élastiques ( 11) pouvant être mis sous pression ou décomprimés indépendamment de la membrane.