La présente invention concerne un dispositif permettant de régler sur place les caractéristiques d'un ski,savoir sa longueur d'appui au sol, sa cambrure et sa raideur et son amortissement naturel. Le choix des caractéristiques d'un ski, notamment pour ce qui concerne sa longueur d'appui au sol et sa raideur, est fonction d'un certain nombre de critères, tels que la taille ou le poids du skieur, les capacités du skieur dans la discipline pratiquée, la qualité de la neige, la nature de l'activité (détente, sport, compétition), la discipline envisagée (descente, hors piste, etc...). Les skis sont, à l'heure actuelle, conçus soit pour une utilisation spécifique correspondant à un critère ou un petit nombre de critères, le skieur choisissant alors la longueur et/ou la raideur des skis en fonction de ce ou de ces quelques critères, soit pour une utilisation générale, le skieur devant alors agir tant bien que mal dans les différentes circonstances qui peuvent se présenter à lui. De toute manière le choix d'un type déterminé de ski correspondant à une utilisation spécifique suppose que le skieur dispose de plusieurs paires de skis et cette solution n'est guère accessible à la majorité des skieurs. En outre, le choix de la longueur d'un ski destiné à une utilisation déterminée en fonction de la taille et/ou du poids du skieur implique, d'une part, la fabrication et, d'autre part, la tenue en stock d'un matériel important et cette solution se révèle finalement onéreuse. L'invention a essentiellement pour but de pallier, dans toute la mesure du possible, les inconvénients ci-dessus mentionnés en prévoyant un dispositif permettant de régler sur place (c' est-à-dire sur le terrain même sur lequel doivent être utilisés les skis] la longueur d'appui au sol et/ou la raideur d'un ski. Conformément à l'invention. ce dispositif se caractérise en ce qu'il comprend - au moins un câble nu analogue destiné à être tendu au-dessus du ski, en présentant une flèche verticale, entre un point situé dans la partie médiane du ski et un autre point situé à l'avant du ski, - des moyens pour arrimer respectivement les deux ex trémités du câble sur le ski, - et un mécanisme de réglage de la tension dudit câble , comportant une embase destinée à être solidarisée au ski sensiblement au droit du milieu du câble, des moyens élastiques portés. par 1' embase et supportant une portée d'appui pour le câble, et des moyens de réglage, pour régler la tension de ce câble. Grâce à ce dispositif, il est possible au skieur de régler, en agissant sur les susdits moyens de réglage, la tension du câble et donc la longueur de l'appui au sol en fonction de sa taille, de son poids ou de la nature de la neige. et/ou de régler, en modifiant les moyens élastiques, la raideur du ski en fonction d'impératifs tels que la nature de l'activité ou discipline pratiquée. Le réglage de la longueur d'appui au sol, très simple à réaliser, peut être effectué par toute personne non spécialement préparée et, de plus, en raison même de sa simplicité, il n'est pas nécessaire qu'il soit fait en intérieur : ce réglage peut être fait sur le terrain même, par exemple lorsque les skis sont échangés entre deux skieurs de corpulences différentes ou bien lorsque le skieur passe d'une piste damée à un champ de neige vierge. La fabrication des skis s'en trouve également simplifiée car le nombre de types différents des skis peut être considérablement réduit, ce qui permet des fabrications en plus grandes séries et une diminution des stocks. De plus, le dispositif de l'invention est de conception simple, est peu coûteux et peut être mis en place à moindres frais sur des skis déjà existants. Enfin, un autre avantage du dispositif de l'invention est que, permettant de modifier, et notamment d'augmenter la raideur du ski, il est possible de compenser la perte de raideur d'un ski due à son vieillissement : les skis peuvent être conservés plus longtemps et leur amortissement peut alors s'effectuer sur une durée plus longue. Dans un mode de réalisation préféré, les moyens de réglage sont agencés pour modifier la position verticale de la portée. Avantageusement, pour que le ski conserve en cours d'utilisation ses possibilités de déformation vers le haut ou vers le bas, les moyens élastiques sont agencés pour autoriser un débattement élastique vertical de la portée de part et d'autre d'une position d'équilibre. Dans le mode de réalisation préféré ci-dessus considéré, les moyens élastiques comprennent un manchon supporté par l'embase, un élément supporté par ledit manchon, mobile verticalement par rapport à celui-ci, et en saillant partiellement, les susdits moyens élastiques étant interposés entre le manchon et l'élément, la portée étant prévue au voisinage de la partie supérieure de cet élément, et un organe élastique interposé entre le manchon et l'élément. Oe façon plus particulière, on peut faire en sorte, que l'élément possède une forme cylindrique allongée d'axe vertical et que le manchon présente un logement central vertical dans lequel est partiellement engagé l'élément, l'organe élastique étant constitué par un ressort prenant appui, à une de ses extrémités, sur le manchon et, à son autre extrémité, sur l'élément, des moyens de butée étant en outre prévus pour limiter le débattement vertical de l'élément vers le haut Pour empêcher que le câble puisse quitter la portée, on prévoit que cette dernière est constituée par le fond d'une gorge, s'étendant sensiblement verticalement, creusée dans la partie supérieure de l'élément. Comme il est souhaitable que le positionnement vertical de la portée puisse être modifié de façon continue, on agence les moyens de réglage sous forme de moyens de vissage. Plus précisément, on prévoit que le manchon soit cylindrique de révolution, que 1' embase soit munie d'un logement vertical cylindrique de révolution dans lequel est partiellement engagé le manchon, et que les moyens de réglage comprennent des filetages pratiqués dans les faces latérales en regard du manchon et du logement de 1 'embase. Pour ce qui concerne les moyens permettant d'arrimer le câble au ski, ils comprennent des organes de fixation solidarisables au ski et disposables respectivement, d'une part, sensiblement à la base de l'extrémité avant recourbée du ski et, d'autre part, devant ou à l'avant de la fixation de chaussure dont est muni le ski. De toute façon l'invention sera mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui suit, dans lequelle on se réfère au dessin annexé sur lequel - la figure 1 représente schématiquement un ski muni d'un dispositif conforme à l'invention, - la figure 2 est une vue en coupe d'un mode de réalisation préféré du dispositif de l'invention, - la figure 3 est un graphique illustrant le fonctionnement du dispositif de l'invention, - et la figure 4 représente schématiquement les forrnes prises par un même ski, équipé du dispositif de l'invention, respectivement pour trois réglages différents dudit dispositif. Sur la figure 1, un ski 1 (représenté seulement partiellement) est équipé, de façon en soi connue, d'une fixa- tion de chaussure 2(représentée elle aussi partiellement) et il présente, à l'avant, une partie 3 recourbée vers le haut, ciaprès dénommée spatule. Le ski 1, tout au moins lorsqu'il n'est pas chargé, est courbé avec une convexité tournée vers le haut et ne repose sur appui plan que par son extrémité arrière (non visible) et par son extrémité avant, en B : sensiblement à la base de la spatule 3. Le ski 1 est équipé en outre d'un dispositif 4 permettant, conformément à l'invention, de régler sa longueur d'appui au sol et/ou sa raideur. Ce dispositif comprend essentiellement - un câble 5 tendu au-dessus du ski et présentant une flèche verticale, - des moyens 6 et 7 pour arrimer respectivement les deux extrémités du câble 5 sur le ski, - et un mécanisme 8 pour former et régler la flèche du câble 5. Le mécanisme 8 comprend une embase 9 fixée au ski par tous moyens appropriés, par exemple par des vis. L'embase 9 est évidés intérieurement en 10 pour loger une pièce 11 susceptible de coulisser verticalement dans l'évidement 10. La pièce 11 est repoussée élastiquement vers le haut, contre la paroi supérieure 12 de 1 'embase, sous l'action d'un ressort hé licoidal 13 prenant appui sur le fond de l'embase 9 ou, lorsque l'évidement 10 débouche à la partie inférieure de l'embase, sur la face supérieure du ski 1, comme représenté sur la figure 1. La pièce 11 porte un doigt vertical 14 mobile verticalement par rapport à cette pièce 11 et saillant à l'extérieur de l'embase 9. Le doigt 14 peut par exemple être fileté dans sa partie inférieure et engagé dans un trou taraudé pratiqué dans la pièce 11, le déplacement de ce doigt 14 par rapport à la pièce Il s'effectuant alors par vissage. Bien que des moyens de blocage puissent être mis en oeuvre pour immobiliser le doigt 14 par rapport à la pièce 11 dans la position souhaitée, il est avantageux, pour simplifier la construction de ce mécanisme, que l'immobilisation soit obtenue simplement par friction des parties filetées. A son extrémité supérieure, le doigt 14 est creusé verticalement par une gorge diamètrale 15 (non visible sur la figure 1, voir figure 2) au fond de laquelle est appuyé le câble 5. Dans sa partie s'étendant entre la gorge 15 et son extrémité libre, le doigt 14 est entouré d'un circlips 16 formant élément de retenue pour empêcher que le câble 5 sorte accidentellement de la gorge 15. En outre le doigt 14 est muni,extérieurement à l'embase 9, de moyens d'actionnement, tels qu'une bague 17 de plus grand diamètre, facilitant à l'utilisateur la mise en rotation du doigt lors des réglages. Les moyens 6- permettant d'arrimer une extrémité du câble 5 à l'avant du ski sont constitués par une plaque métallique 18, fixée au ski, par exemple à l'aide de vis, à laquelle est solidarisée, par exemple par vissage, une attache dans laquelle est engagée l'extrémité du câble 5. Comme représenté, la plaque 18 est située au voisinage de la base de la spatule 3. à peu près au niveau du contact B du ski avec le sol. A son autre extrémité, le câble 5, pour simplifier le dispositif, est simplement fixé, par une attache 19, à une vis 20 d'assemblage de la fixation de chaussure 2 au ski. De préférence l'extrémité du câble 5 est réunie à l'attache 19 par l'intermédiaire d'un tendeur à vis 21 permettant une mise sous tension initiale du câble. Un mode de réalisation préféré du mécanisme 8 est représenté à la figure 2 sur laquelle les éléments identiques à ceux de la figure 1 ont été désignés par les mêmes références numériques. L'embase 9, sensiblement tronconique, est munie d'un évidement axial 10 la traversant de part en part et s'étendant à peu près verticalement en position de montage sur le ski. L'évidement 10 cylindrique de révolution est fileté sur toute sa longueur (comme représenté) ou tout au moins partiellement, dans sa partie supérieure. Un manchon 22 comporte un corps 23 cylindrique de révolution et de diamètre extérieur correspondant sensiblement au diamètre intérieur du logement 10, est fileté extérieurement et engagé dans le logement 10. Le manchon 22 se termine, à sa partie supérieure accessible à l'utilisateur, par une partie de préhension 24, de plus grandes dimensions. Le manchon 22 est lui-même évidé intérieurement pour présenter un logement axial 25, cylindrique de révolution, le traversant de part en part. Dans ce logement est disposé de manière à pouvoir coulisser et tourner par rapport au manchon, un doigt 26 allongé cylindrique de révolution dont une extrémité est extérieure au manchon 22 et fait saillie au-dessus de la partie de préhension 24. Le doigt 26 est évidé, sur une partie de sa longueur, par un logement axial cylindrique 27 dans lequel est engagée une extrémité d'un ressort hélicoidal 28. L'autre extrémité de ce ressort est en appui contre une goupille de retenue 29 s'étendant en travers du corps 23 du manchon, à proximité de l'orifice inférieur du logement 25. Comme on le voit sur la figure 2, les extrémités de la goupille 29 sont engagées dans des trous 30 creusés dans la paroi du corps 22 selon un diamètre. Grâce à cet agencement, le ressort 28 peut facilement être remplacé comme cela sera expliqué plus loin. Pour limiter le déplacement du doigt 26 vers le haut et l'empêcher de sortir du manchon sous l'action de la poussée du ressort, ce doigt 26 possède, dans sa partie inférieure sensiblement au droit du logement 27, un diamètre extérieur supérieur à celui de la partie haute, les deux parties étant réunies par un palier circulaire 31. Quant au logement 25 du manchon 23, il débouche, au niveau de la partie de préhension 24, par un orifice possédant un diamètre inférieur à celui du logement de manière à former un épaulement circulaire 32 contre lequel vient en butée le palier 31 du doigt 26. On va maintenant décrire le fonctionnement du mécanisme 8 représenté à la figure 2 en se référant également aux figures 3 et 4, étant entendu que le fonctionnement du mécanisme 8 représenté à la figure 1 est identique. On met en place au préalable dans le mécanisme 8 un ressort 28 possédant un coefficient d'élasticité approprié correspondant à une force de rappel plus ou moins grande selon la tension à laquelle doit être soumis le câble 5. Puis, le corps 23 du manchon 22 étant complètement engagé dans le logement 10 de l'embase 9, on amène le câble 5 sous tension à l'aide du tendeur à vis 21. Puis, en agissant sur les moyens d'actionnement 24 du manchon 22, on fait remonter le manchon 22 par dévissage, ce qui a pour effet de faire remonter la portée 15, et donc d'augmenter la tension du câble 5, ce réglage étant effectué jusqu'à obtenir la raideur souhaitée pour le ski. Dans ces conditions, lorsqu'en cours d'utilisation, le ski subit des déformations qui amènent son extrémité avant à se déplacer soit vers le haut soit vers le bas, ladite extrémité est ramenée élastiquement vers sa position d'équilibre avec une force de rappel qui est fonction de la tension du câble 5, et non plus de la seule élasticité du ski. Sur la figure 1, on a représenté par la flèche 33 les déplacements vers le haut t+) et par la flèche 34 les déplacements vers le bas C-). Compte tenu de la cambrure générale du ski, ce dernier s'appuie sur le sol, à l'avant, dans la zone B située à la base de la spatule 3. Lorsque le câble 5 est soumis à une tension, il tend à relever la partie avant du ski et donc à modifier la cambrure du ski. Sur la figure 4, on a représenté en trait plein 38 un ski non muni d'un dispositif conforme à l'invention, ce ski posséde une cambrure telle que l'appui avant sur le sol se fasse en B1. En équipant le ski d'un dispositif informe à l'in Invention, le câble 5 moyennement tendu diminue la cambrure du ski Cqui est représenté en tirets fins 39) et le point d'appui au sol est ramené vers l'arrière en 92. bi la tension du câble est encore augmentée, la cambrure est encore plus faible et le point d'appui est encore plus rejeté vers l'arrière en 83 (ski représenté en tirets forts 403. En réglant la tension du câble à des valeurs appropriées, il est possible de déplacer le point d'appui B dans des proportions importantes, par exemple de l'ordre de 20 cm. Grâce au dispositif de l'invention, il est donc possible d'ajuster à une valeur souhaitée la longueur d'appui au sol du ski comprise entre le point B et le point d'appui arrière E), par exemple en fonction de la corpulence (taille ou poids) du skieur. Sur la figure 3 on a porté en ordonnée les forces F s'exerçant sur le câble 5 et en abscisse les déplacements x que peut subir l'extrémité du ski soit vers le haut (+), soit vers le bas [-] La courbe relative au ski seul (non équipé du dispositif de l'invention, est assimilable à une droite fl, c'est-à-dire que les déplacements de l'extrémité du ski sont proportionnels aux forces qui les engendrent. Pour ce qui concerne maintenant un ski muni du dispositif de l'invention, on a représenté, sur la figure 3, différentes courbes C1, C2 ..., C5 représentant les forces s'exerçant sur le câble en fonction des déplacements de l'extrémité du ski respectivement pour cinq types différents de ressorts 28 présentant des coefficients d'élasticité distincts. Dans le cas des courbes C-I , C2 et C3, les ressorts 28 sont respectivement non comprimés lorsque le palier 31 du doigt 26 est en butée contre l'épaulement 32 du logement 25. On suppose que le mécanisme 8 est équipé d'un ressort dont le coefficient d'élasticité est tel que l'on se trouve dans le cas de la courbe C3, par exemple. Le ski étant au repos (c'est-à-dire non déformé sous l'action de forces extérieures), le doigt 26 est enfoncé en partie dans le logement 25 et est alors en équilibre sous l'action de la poussée du ressort 8 partiellement comprimé, d'une part, et de la force verticale, dirigée en sens inverse, exercée par le câble 5 tendu sur la portée 15, d'autre part. Le point figuratif se trouve alors en M. Si, en cours d'utilisation, le ski se déforme de manière que son extrémité soit abaissée (-, flèche 34), la pièce de fixation 6 va suivre ce mouvement et tirer le câble 5 qui, ne pouvant pas subir d'allongement, va entrainer le doigt 26 du mécanisme 8, vers le bas à l'encontre de l'effort exercé par le ressort 28. Dans ces conditions, la tension du câble 5 augmente, et le point figuratif M se déplace sur la droite caractéristique du ressort 28 (partie 35 de la courbe C3). Si le ski se déforme suffisamment pour que l'ex trémité inférieure du doigt 26 vienne buter contre la goupille de retenue 2Y, le câble, .qui n'est pas extensible, empêche à ce moment là l'extrémité du ski de s'abaisser davantage (point fi sur la courbe C3) ; la tension dans le câble augmente alors sans que l'extrémité du ski ne puisse continuer à se déplacer vers le bas C-), comme indiqué par la partie verticale 36 de la courbe C3, jusqu'à rupture du câble. Lorsque, par contre, l'extrémité du ski. se déplace, à partir de saoposition d'équilibre, vers le haut (+), la tension du câble 5 diminue et l'effort exercé par le ressort 28 fait remonter le doigt 26, jusqu'à ce que celui-ci vienne en butée contre l'épaulement 32 (point A sur la figure 3). A partir de ce moment, le ressort 28 n'étant plus comprimé, si l'extrémité du ski continue à subir un effort tendant à la relever, le câble est détendu,la force de rappel est due alors à la seule élasticité propre du ski et le point figuratif se déplace, au-delà du point A, sur la droite caractéristique n du ski (partie 37 de la courbe C3), laquelle est moins inclinée que la droite caractéristique du ressort 28. Dans le cas des courbes C4 et C5, les ressorts 28 sont respectivement comprimés, quelle que soit la position du doigt 26 dans le logement 25, c'est-à-dire que les ressorts sont comprimés même lorsque le doigt 26 est en appui contre l'épaulement 32. Lorsque l'extrémité du ski subit un déplacement vers le bas C-), le fonctionnement reste le même que celui indiqué plus haut. Par contre, lorsque l'extrémité du ski est relevée (déplacement +), dès le moment où le doigt 26 parvient en butée contre l'épaulement 32, le câble n'intervient plus (il se détend) et seule l'élasticité propre du ski est à considérer. La courbe caractéristique (C5 par exemple) présente donc une portion verticale 41 (de longueur proportionnel le à la valeur de la compression minimale du ressort Le dispositif de réglage conforme à l'invention peut certes, comme on l'a suggéré précédemment, être monté sur des skis déjà existants pour en modifier et/ou améliorer leurs caractéristiques propres. Bien entendu, ce dispositif n'est pas limité à cette seule application et il pourrait tout aussi bien être associé à des skis spécialement conçus à cet effet. Comme il va de soi, et comme il résulte- d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés : elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Dispositif pour régler sur place les caractéristiques d'un ski, caractérisé en ce qu'il comprend - au moins un câble ou analogue destiné à être tendu au-dessus du ski, en présentant une flèche verticale, entre un point situé dans la partie médiane du ski et un autre point situé à l'avant du ski, - des moyens pour arrimer respectivement les deux extrémités du câble sur le ski, - et un mécanisme de réglage de la tension dudit câble, comportant une embase destinée à être solidarisée au ski sensiblement au droit du milieu du câble, des moyens élastiques portés par 1 'embase et supportant une portée d'appui pour le câble, et des moyens de réglage pour régler la tension de ce câble. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de réglage sont agencés pour modifier la position verticale de la portée. 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé ence que les moyens élastiques sont agencés pour autoriser un débattement élastique vertical de la portée de part et d'autre d'une position d'équilibre. 4. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que les moyens élastiques comprennent un manchon supporté par 1 'embase, un élément supporté par ledit manchon, mobile verticalement par rapport à celui-ci et en saillant partiellement la portée étant prévue au voisinage de la partie supérieure de cet élément, et un organe élastique interposé entre le manchon et l'élément 5.Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'élément possède une forme cylindrique allongée d'axe vertical et en ce que le manchon présente un logement central vertical dans lequel est partiellement engagé l'élément, l'organe élastique étant- constitué par un ressort prenant appui, à une de ses extrémités, sur le manchon et, à son autre extrémité, sur l'élément, des moyens de butée étant entre outre prévus pour limiter le débattement vertical de l'élément vers le haut. 6. Dispositif selon la revendication 4 ou 5, caractérisé en ce qu'une gorge, s'étendant sensiblement verticalement, est creusée dans la partie supérieure de l'élément, le fond de cette gorge constituant la portée d'appui précitée. 7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les moyens de réglage pour régler la tension du câble sont des moyens de vissage. 8. Dispositif selon la revendication 7 et l'une quelconque des revendications 4 à 6, caractérisé en ce que le man çhon est cylindrique de révolution, en ce que 1 'embase est munie d'un logement vertical cylindrique de révolution dans lequel est partiellement engagé le manchon et en ce que les moyens de réglage comprennent des filetages pratiqués dans les faces latérales en regard du manchon et du logement de 1' embase. 9. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 8. caractérisé en ce que les moyens pour arrimer les extrémités du câble au ski, comprennent des organes de fixation solidarisables au ski et disposables respectivement, d'une part, sensiblement à la base de l'extrémité avant recourbée du ski et, d'autre part, devant ou à l'avant de la fixation de chaussure dont est muni le ski. 10. Ski dont la longueur d'appui au sol et/ou la raideur peut être modifiée sur place, caractérisé en ce qu'il est équipé d'un dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 9.