La présente invention concerne les palmes de natation permettant une propulsion supérieure dans l'élément liquide. On connais des palmes entièrement composées de caoutchouc plus ou moins rigide. On connatt aussi des palmes de natation composées par une voilure en fibre de verre ou en matière plastique associées à un chausson en caoutchouc. Tous ces types de palmes, quelle que soit leur fabrication, présentent une caractéristique semblable : le chausson et la voilure qui forment la palme sont conçus de telle façon que, lors de leur utilisation, ils obligent la cheville à orienter le pied dans le prolongement de la jambe. Llutilisation de ces palmes nécessite donc un effort de rectification du palmage à l'aide des chevilles, ce qui provoque une tension musculaire importante néfaste à un palmage naturel. Le dispositif suivant l'invention permet d'éviter cette tension musculaire constante et les efforts de rectification du palmage, en orientant l'axe du chausson de la palme vers la face interne de la jambe, alors que l'axe de la voilure reste toujours dans le prolongement de la jambe. Le dispositif, objet de l'invention, comporte donc un chausson, en quelque matière que ce soit, qui épouse la forme du pied et une voilure en quelque matière que ce soit. Pour orienter la voilure toujours dans le prolongement de la jambe, tout en maintenant le pied dans sa position naturelle (pouce orienté vers la face interne de la jambe), l'axe du chausson et celui de la voilure ne sont plus sur le même alignement. I1 résulte donc entre eux deux un angle variant suivant la forme et la longueur de la voilure. Pour donner toute son efficacité au palmage, la voilure doit rester toujours perpendiculaire aux battements de jambes. La position du pied orienté vers la face interne de la jambe incline aussi la plante du pied vers celle-ci. Un angle de correction est donc nécessaire entre le chausson et la voilure. Cet angle de correction sera lui aussi défini par la forme et la longueur de la voilure. Le dessin annexé illustre, à titre d'exemple, la réalisation de la palme conforme à l'invention. Telle quelle est représentée, en vue de dessus, la palme comporte un chausson 1 et une voilure 2, l'axe du chausson 3 et celui de la voilure 4, et l'angle 5 formé par l'intersection de ces axes 3 et 4. Suivant la coupe AA, on aperçoit le chausson 1, une partie de la voilure 2, ainsi que l'angle 6 maintenant la voilure perpendiculaire au battement de la jambe. Ce type de palme permet un palmage sans tension latérale de la cheville, ce qui donne plus d'aisance au nageur avec palmes, donc moins d'efforts et plus d'endurance. Ce type de palme permet, d'autre part, de lier l'enseignement naturel de la natation à l'utilisation de palmes, sans modifications des gestes. RVENI)ICÂTI0NS 1. Palie de natation composée d'un chausson et d'une voilure, en quelque matière que ce soit. L'axe du chausson et celui de la voilure forment un angle qui sera défini en fonction de la forme et de la longueur de la voilure. 2. Palme selon la revendication 1, caractérisée en ce que ledit chausson présente dans sa partie inférieure une couche inégale, en quelque matière que ce soit, formant un angle entre la partie où repose la plante du pied et la voilure, afin que celle-ci attaque l'élément liquide toujours perpendiculairement aux battements de jambes. 3. Palme selon la revendication 2, caractérisée en ce que ledit chausson permet au pied de garder sa position naturelle, sans modifier l'angle d'attaque de la voilure. 4. Palme selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractériaée en ce que l'axe du chausson par rapport à celui de la voilure doit respecter un angle qui ne pourra être défini quten fonction de la forme et la longueur de la voilure.