La présente invention se rapporte à des substances qui sont utiles comme agents aromatisants et plus particulièrement comme agents aromatisant la fumée de tabac, de tabac reconstitué et de produits de remplacement du tabac, c'est-å-dire des matières qui, bien que ne provenant pas du tabac, peuvent être fumées de la même manière dans des cigarettes, cigares, pipes etc. On a déjà cherché à remplacèr le tabac par des produits de remplacement du fait qu'on sait que la fumée de tabac induit dos m S- dies des bronches et des poumons. Les produits de remplacement connus, bien que plus favorables à la santé que le tabac, ont un intérêt limité du fait que la saveur de leur fumée ne ressemble pas à celle du tabac. Jusqu'à présents il était nécessaire, pour conférer un degré prononcé de saveur de tabac, d'incorporer en grande proportion du tabac et/ou des extraits de tabac, ce qui diminue les avantages de ces produits de remplacement pour la santé. L'invention a pour objet une substance comprenant un dérivé hydroxylé ou glycosyloxylé d'une spirovétivone monoinsaturée ou diinsaturée. La spirovétivone répond à la formule ci-après, la numérotation indiquée étant celle appliquée pour la dénomination de ses dérivés: La formule ci-dessus de meme que les autres mentionnees ci-après sont classiques et chaque angle ou ligne de valence libre représente un atome de carbone dont les quatre valences sont satisfaites de la manière indiquée ou au moyen d'atomes d'hydrogène. Plus particulièrement, l'invention a pour objet une substance qui comprend un composé de formule: où, dans la formule I, l'un des symboles R1 et R2 représente un atome d'hydrogène et l'autre représente un radical hydroxyle ou glycosyloxy de formule -OX où X représente le radical d'un monosaccharide ou disaccharide et les lignes en pointilles représentent des positions possibles pour une double liaison et, dans la formule II, R3 représente le radical hydroxyle ou bien le radical glycosyloxy OX ci-dessus. Les substances de l'invention sont utiles comme agents aromatisants et en particulier comme agents aromatisant la fumée pour le tabac, des produits de remplacement du tabac et leurs mé- langes. Les composés de formule I qui contiennent un radical glycosyloxy OX sont préférés. La Demanderesse a pu identifier que les glucosides de formules I et II (où X représente un radical glucosyle) sont des constituants du tabac qui les comprend en proportion extrêmement faible. I1 est possible d'obtenir à partir du tabac des préparations fort concentrées, à savoir contenant par exemple 25% en poids ou davantage, des glycosides. Suivant un procédé pour obtenir ces préparations, on extrait le tabac avec un solvant cétonique à bas point d'ébullition comme l'acétone, on sépare successivement des extraits les fractions solubles dans un hydrocarbure aliphatique comme l'hexane, puis dans un hydrocarbure chloré à bas point d'ébullition comme le chloroforme, pour obtenir à partir du résidu une fraction hydrosoluble, on soumet une solution aqueuse de cette fraction à un traitement au moyen de résines échangeuses d'ions en vue d'en séparer les fractions basique et acide et d'obtenir ainsi un résidu neutre, on extrait ce résidu avec un alcanol inférieur et en particulier du butanol et on soumet la solution à une perméation sur gel et à une chromatographie en phase liquide pour la séparer en fractions riches en chacun des glucosides. Les glucosides de l'invention sont concentrés dans les fractions éluées en dernier lieu lors de la séparation par perméation de gel et il est possible d'isoler de ces fractions par chromatographie en phase liquide, si la chose est désirée, chacun des glucosides 'a l'état pur. D'autres fractions éluées lors de la séparation par perméation de gel contiennent des glucosides d'une nature différente, dont certains sont décrits dans le brevet de même date de la Demanderesse intitulé: agents aromatisants pour le tabac".La technique de séparation appliquée est décrite plus particulièrement dans les exemples. A chaque stade du procédé, l'arôme de tabac lors de la combustion de la fraction devient plus prononce'. Les glucosides obtenus finalement, sous une forme sensiblement pure, sont des solides incolores. Leur structure chimique a été attribuée sur base de la spectroscopie de résonance magnétique nucléaire du 13C et de l'hydrolyse enzymatique en les aglycones correspondantes qui contiennent des radicaux hydroxyle plutôt que des radicaux glucosyloxy et qui ont été isolées sous forme d'huiles incolores. La structure des aglycones a été déterminée par spectroscopie de résonance magnétique nucléaire du 13C et spectrosco- pie de résonance magnétique des protons. Dans le spectre de résonance magnétique nucléaire du 13C des substances de l'inventions l'atome de carbone spiro (numéroté 5) donne une résonance caractéristique à 50,6± 1,0 ppm par rapport au tétraméthylsilane. Une autre particularité qui permet de définir les substances de l'invention est donc que le spectre de résonance magnétique nucléaire du 13C des substances présente une résonance ca ractéristique à 50,6 + 1,0 ppm par rapport au tétraméthylsilane. Les glycosides de l'invention peuvent s'obtenir par synthèse à partir d'un monosaccharide ou disaccharide et en particulier de glucose et d'un dérivé hydroxylé d'une spirovétivone monoinsaturée ou diinsaturée. Ainsi, le monosaccharide ou disaccharide peut être acylé sur les atomes d'oxygène et convertienundérivé fonctionnel qui est réactif à l'égard des radicaux hydroxyle, puis tre mis à réagir avec la spirovétivone hydroxylée, après quoi les radicaux O-acyle du produit sont hydrolysés. En particulier, il est possible de convertir le glucose en bromure de tétracétoxy- glucosyle qui peut tre condensé avec l'hydroxyspirovétivone, après quoi les radicaux acétyle sont hydrolysés pour la formation du glucoside de spirovétivone. Des glycosides préférés sont ceux dérivés des hexoses ou pentoses, les glucosides étant tout particulièrement préférés. Des exemples spécifiques des glucosides préférés sont les composés des formules ci-après: où G représente un radical p-D-glucosyle. Ces composés peuvent exister sous de nombreuses formes stéréoisomères faisant toutes l'objet de l'invention. tes aglycones de l'invention peuvent être synthétisées par les procédés ci-après. 1. Suivant un premier procédé pour produire une substance aromatisante de formule: on fait réagir l'énolate d'un spirane de formule: avec un triméthylhalogénosilane pour former un ester tflméthyl silylique, on fait réagir le produit avec un acide percarboxylique organique et on hydrolyse le produit résultant pour en éliminer le radical triméthylsilyle. Un diastéréoisomère du spirane de formule ci-dessus est connu sous le nom de solavétivone. Ce composé a déjà été isolé de tubercules de pomme de terre infectés. Un mélange de quatre diastéréoisomères peut entre obtenu par synthèse à partir du condensat d'huile orange par un procédé décrit dans les exemples ci-après. En vue du procédé ci-dessus, la solavétivone ou le me- lange synthétique formé à partir du condensat d'huile orange peut être énolisé par exemple par traitement au moyen de butyllithiun en présence d'une base comme la diisopropylamine. Du triméthylchlorosilane, neutralisé au moyen d'une base comme la triéthylamine, est ajouté pour la formation de l'éther triméthylsilylique d'énol. Une solution de cet éther dans un solvant inerte est ajoutée à basse température, par exemple à -10 C,à une suspension agitée de l'acide percarboxylique, $par exemple d'acide m'choroperbenzoique, pour la formation de la 3-triméthylsiloxysolavétivone qui peut alors Entre hydrolysée au moyen d'un acide dilué, comme l'acide chlorhydrique, après quoi le produit peut entre purifié de manière classique. 2. Suivant un second procédé pour produire une substance aromatisante de formule: on fait réagir l'énolate d'un composé de formule: avec un complexe formé à partir de peroxyde de molybdène, d'une amine tertiaire organique et d'hexaméthylphosphoramide. Comme pour le premier procédé, la solavétivone ou le mélange synthétique de diastéréoisomères forme, à partir du condensat d'huile orange peut être énolisé , par exemple au moyen de bu tyllithium. Le complexe utilisé pour l'oxydation est classique et est décrit dans le Journal of the American Chemical Society, 1974, pages 59+4 et 5945. Pour exécuter l'oxydation, il est possible d'ajouter le complexe à l'état pulvérulent à la solavétivone énolisée à très basse température, par exemple à -700C. Au terme de la réaction, le produit huileux peut être extrait du mélange et purifié de manière classique. 3. Suivant un procédé pour produire une substance aromagisante de formule: on fait réagir un composé de formule: avec du tétroxyde d'osmium pour former un osmate qui est un ester et on soumet le produit à une scission de la manière classique pour la scission des 1,2-esters de ce type pour la formation du 1,2-diol correspondant. Ce procédé peut outre exécuté par mise en contact de la solavétivone ou du mélange synthétique de diastéréoisomères s'obtenant à partir du condensat d'huile orange avec du tétroxyde d'osmium dans un milieu inerte,coeme l'éther diéthylique,à environ 0 C. L'ester résultant peut etre scindé,par exemple, par traitement au moyen d'une solution aqueuse de sulfite de sodium et le produit peut tre isolé et purifié de manière classique. Une aglycone de formule: peut tre obtenue par isomzrisation du composé de formule: ou en variante par déshydratation du composé de formule: Les substances de l'invention et spécialement les glycosides confèrent un arôme de tabac distinct à la fumée des produits de remplacement du tabac qui seraient sinon exempts de cet arôme. Une proportion seulement faible, par exemple de 1% en poids, des glucosides purs suffit pour conférer cet arome. Cette propriété est remarquable du fait que les glycosides eux-m8mes ne sont pas volatils . Les aglycones dont dérivent les glycosides ne confèrent par comparaison que peu d'arobe (mais sûrement) de fumée de tabac aux produits de remplacement du tabac. Les aglycones sont principalement utiles comme intermédiaires pour la production des glycosides. Les glycosides synthétiques font l'objet de l'un des aspects de l'invention qui a cependant également pour objet des substances aromatisantes sous forme de concentrés isolés du tabac et contenant par exemple au moins 25% des glucosides précités. Si la chose est désirée, les substances de l'invention peuvent également être exploitées pour améliorer ou renforcer l'a rome du tabac et en particulier du tabac reconstitue ou de mélanges de tabac avec des produits de remplacement du tabac. Suivant un autre aspect encore, l'invention a donc pour objet des matières à fumer qui comprennent du tabac ( y com- pris du tabac reconstitué), un produit de remplacement du tabac ou un mélange de tabac et d'un produit de remplacement du tabac et qui ont été additionnées d'une faible proportion, par exemple de 1' en poids, d'une substance comme défini précédemment et spécialement d'un glycoside. Les produits de remplacement du tabac peuvent, par exemple, etre à base de matières provenant d'hydrates de carbone, par exemple comme décrit dans les brevets anglais n 1.055.473 et 1.143.500 et dans le brevet des Etats-Unis d'Artérique n 3.106.209, à savoir la cellulose, la cellulose oxydée ou les feuilles de laitue. I1 est possible également de prendre des éthers cellulosiques. Les hydrates de carbone modifiés sont préférés, "modifiés" signifiant modifiés chimiquement et impliquant que l'hydrate de carbone de départ a subi une modification de type chimique. Avantageusement, le produit de remplacement du tabac peut entre un hydrate de carbone dégradé thermiquement et obtenu, par exemple, par dégradation catalytique de l'hydrate de carbone et en particulier de cellulose à plus de 100 C (par exemple à 100250 C comme dans le brevet anglais de la Demanderesse n 1.113.979 ou au delà de 259 C comme dans le brevet anglais de la Demanderesse n 1.415.893) jusqu'à ce que le poids de l'hydrate de carbone dogra- dé soit inférieur à 90) du poids de l'hydrate de carbone de départ. un produit semblable peut s'obtenir comme décrit dans le brevet anglais de la Demanderesse n 1.289.354 par condensation catalysée au moyen d'un acide ou d'une base d'un composé de formule: R1COCH2CH2COR où chacun des symboles R1 et T, identiques ou différents, représente un atome d'hydrogène ou un radical alkyle, hydroxyalkyle ou formyle ou d'un précurseur d'un tel composé. Les substances de l'invention peuvent être incorporées aux matières à fumer de toute manière avantageuse. D'autres constituants connus des matières à fumer peuvent être incorporés pour conférer des propriétés physiques et propriétés de combustion particulières. Par exemple, les matières à fumer peuvent comprendre des catalyseurs régularisant 1'incandescence,des matières amálio- rant la cohésion des cendres et la coloration, de la nicotine, d'autres agents aromatisants, des médicaments, des humectants ou des liants propres à former une pellicule. En particulier, les matières à fumer de l'invention peuvent comprendre une protéine, conformément aux brevets anglais de la Demanderesse n 1.312.483 et 1.312.786. Avantageusement, les matières à fumer de l'invention sont façonnées à l'état de feuilles contenant un liant propre à former une pellicule, par exemple une gomme naturelle, de la pectine ou bien un éther cellulosique et spécialement de la carboxmé- thylcellulose éventuellement salifiée. Pour préparer ces feuilles, les constituants de la matière à fumer, le tabac ou le produit de remplacement du tabac se trouvant de préférence sous une forme finement divisée, peuvent être mélangés avec une quantité suffisante d'eau pour la formation d'une suspension qui est alors coule sur une surface et séchée. La matière en feuille formée à partir de la suspension peut être hachée pour étire amenée sous une forme propre à être fumée. Les matières à fumer préférées de l'invention sont celles à base de produits de remplacement du tabac et plus spécialement à base d'hydrates de carbone dégradés thermiquement comme défini précédemment. Ces matières à fumer de l'invention donnent une fumer qui contient une proportion relativement faible de con stitumats nuisibles et, du fait qu'elles ont par elles-mêmes un arobe de tabac distinct, il est possible de les mélanger avec du tabac en proportion relativement grande pour former des mélanges acceptables par le fumeur habituel de cigarettes de tabac. L'invention est illustrée sans être~limitée par les exemples suivants dans lesquels les parties et pourcentages sont donnés sur base pondérale. EXEMPLE 1 Cet exemple illustre l'isolement et la caractérisation des spirovétivoneglycosides provenant de tabac de Virginie torréfié. On fractionne un extrait cétonique obtenu à partir de 100.000 parties de tabac de Virginie torréfié en éliminant successivement la fraction soluble dans 1'hexane,puis la fraction soluble dans le chloroforme. On extrait alors le résidu avec de l'eau. On traite la fraction hydrosoluble, représentant W000 parties, avec des résines échangeuses d'ions pour séparer (a) les bases (au moyen de la résine Amberlite IRC-50(H) avec éthanol) et (b) les acides (au moyen de la résine Amberlite IRA-45(OH) avec eau),puis on extrait le résidu neutre avec du n-butanol. Par per méation sur gel avec le produit vendu sous le nom de Sephadex LH 20 au moyen d'eau, on sépare en quatre bandes principales la fraction soluble dans le butanol, qui représente 200 parties.La fraction éluée en dernier lieu, représentant 20 parties, est riche en les spirovétivoneglycosides et en autres glycosides.On divise davantage cette fraction par chromatographie en phase liquide sous pression à l'échelle préparative avec de la silice et, comme sys tème solvant, un mélange de 85 parties de dichloroéthane, de 8,5 parties d'acétonitrile, de 8,5 parties d'éthanol et de 0,6 partie d'eau, pour isoler quatre spirovétivoneglycosides appels GI, G2, G3 et G4, à raison respectivement de 1 partie, 2 parties, 2 parties et 2 parties. Les glycosides sont obtenus sous forme de solides lyophilisés incolores. Ces glycosides sont caractérisés par spectroscopie de résonance magnétique nucléaire du 13o et par hydrolyse enzyma- tique. Les glycosides G2, G3 et G sont aisément hydrolysés par la p-glucosidase, de sorte que ces glycosides comprennent une liaison p-glucosidique. On caractérise de la manière classique les aglycones correspondantes dégagées A2, A3 et Ai. Le glycoside G1 ne dégage pas aisément une aglycone dans ces conditions. On isole l'aglycone A2 sous forme d'une huile incolore présentant les caractéristiques suivantes: Spectre de masse: li 234 (C15H22O2); m/e: 232, 217, 205, 176, 161, 148, 133, 121, 109, 108, 91, 79, 68, 53, W1. Spectre infrarouge (CCl4): 3480, 3080, 1680, 1645, 890 cm-1. Spectre ultraviolet (C2H5OH): #240 nm (#=13.800). Spectre de résonance magnétique des protons (CDC13): 1,22 (3H, doublet, J = 7Hz); 1,76 (3H, singulet); 2,03 (3H, doublet, J = 1,5Hz); 3,82 (1H, doublet, J = 12,5 Hz) 4,74 (2H, singulet élargi); 5,83 (1H, doublet, J = 1,5 Hz) ppm Les résultats de la résonance magnétique nucléaire du l3C (voir tableau I) et des expériences de découplage sur signaux déplacés par des lanthanides lors de la résonance magnétique des protons complètent la caractérisation,l'aglycor A2 étant identifiée comme la 3-hydroxyspirovétiva-1(10);11-diène-2-one dont le radical méthyle secondaire du cycle et la fonction hydroxyle sont en position trans et diéquatoriale. On isole l'aglycone A3 sous forme d'une huile incolore présentant les caractéristiques suivantes: Spectre de masse: M+ 23+ (C15H2202); m/e 219, 216, 206, 191, 17k, 159, 1+5, 137, 121, 103, 91, 7, 67, 55, LI. Spectre infrarouge (CCl4): 3620, 3450, 3030, 1676, 890 cm-1. Spectre ultraviolet (C2H5OH): #241 nm (#=13.000) Spectre de résonance magnétique des protons (CDCl3): 0,99 (3H, doublet, J = 7Hz); 1,95 (3H, doublet, J#1Hz) 4,14 (2H, singulet); i,95 (1H, singulet); 5,07 (1E, singulet); 5,76 (1H, singulet élar gi) # ppm. Les résultats de la résonance magnétique nucléaire du 13o (voir tableau I) et des expériences de découplage sur signaux déplacés par les lanthanides lors de la résonance magnétique des protons complètent la caractérisation, l'aglycone A3 étant identifiée comme la 13-hydroxyspirovétiva-1(10),11-diène-2-one. On isole leaglycone A4 sous forme d'une huile incolore présentant les caractéristiques suivantes: Spectre de masse: M+ 252 (C15H24O3); m/e: 23, 222, 221, 203, 175, 161, 137 (100%), 135, 133, 121, 109, 107, 95, 93, 91, 81, 79, 75, 69, 57, 43 (100%), 41. Spectre infrarouge (CCl4): 3620, 3450, 1670 cm-1 Spectre ultraviolet (C2H5OH): #max 240 nm (S 11.800) Spectre de résonance magnétique des protons (CDCl3): 0,98 (3H, doublet, J = 7Hz); 1,25 (3H, singulet); 1,97 (3H, doublet, JN' lHz); 3,50 (2H, quadruplet); 5,75 (1H, singuletélargi) # ppm. Les résultats de la résonance magnétique nucléaire du 13C sont rassembles au tableau I et confirment l'hypothèse que l'aglycone A4 est la 11.12-dihydroxyspirovétiva-l (10)-ène-2-one. Par conséquent, les glycosides G2, G3 et G4 correspondants sont identifiés comme étant respectivement le p-D-glucoside de la 3-hydroxyspirovétiva-1(10),11-diène-2-one, le p-D-glucoside de la 13-hydroxyspirovétiva-1(10),11-diène-2-one, et le p-D-glucosi- de de la 11,12-dihydroxyspirovétiva-1(10)-ène-2-one. Les résultats des spectres sont satisfaisants pour ces glucosides et le tableau I mentionne les déplacements chimiques dans le spectre de résonance magnétique nucléaire du 13C polir ces glucosides de meme que pour le glucoside non hydrolysable Gl. Les résultats des spectres et en particulier du spectre de résonance magnétique nucléaire du 13C du glycoside G1 sont fort semblables à ceux du glycoside G2. Les légères différences observées (soulignées au tableau I) suggèrent quelques variations mineures de la structure au niveau du carbone en 3. Par consequent, le glycoside G1 est identifié comme étant l'épimère en 3 du glucoside G2, dans lequel le radical méthyle du cycle et la liaison glucoside ont dans ce cas la configuration cis. TABELAU I Comparison des déplacements chimiques des spectres de résonance magnétique nucléaire du 13C pour les glycosides G1, G2, G3 et G4 et les aglycones A2, A3 et A4 (# ppm par raport au tétraméthylsilane) G1 G2 A2 G3 A3 G4 A4 Atome (I) R=0glucose (I) R1=0glucose (I) R1=OH (I) R1=R=H (I) R1=R=H (II) (II) de R=0glucose R=OH R1=R3=H R=R3=H R=R3=H R3=0glucose R3=OH carbone n 1 123,7 123,5 122,0 124,7 125,1 124,6 125,5 2 197,2 196,2 199,4 197,8 199,0 197,9 199,2 3 79,6 79,3 74,0 42,8 43,0 42,5 42,3 4 45,1 43,6 48,0 sous solvant 39,3 sous sol- 38,7 vant 5 51,6 50,5 51,7 49,6 50,1 49,8 50,1 6 sous solvant sous solvant 40,7 41,9 41,3 sous sol- 36,2 vant 7 45,6 46,7 47,4 sous solvant 42,6 45,2 46,0 8 31,7 31,5 31,5 32,5 33,2 27,1 28,2 9 34,9 33,2 32,8 33,7 34,3 33,4 33,7 10 165,2 168,8 172,3 166,6 166,3 167,2 166,2 11 146,8 147,3 147,0 147,9 150,9 71,8 73,5 TABLEAU I (suite) G1 G2 A2 G3 A3 G4 A4 Atome (I) R=0glucose (I) R1=0glucose (I) R1=OH (I) R1=R=H (I) R1=R=H (II) (II) de R1=R3=H R=R3=H R=R3=H R3=0glucose R3=OH R=0glucose R=OH carbone n 12 109,2 109,0 109,1 109,6 108,6 74,1 69,4 13 20,7 21,2 21,5 70,5 65,8 24,0 21,9 14 19,4 21,2 22,6 20,3 20,9 20,6 20,9 15 9,0 13,0 12,2 15,8 15,9 15,8 15,8 a 103,3 102,0 102,1 102,0 b 74,0 73,5 73,5 73,6 c 76,8 77,1 76,9 76,9 d 70,0 70,1 70,2 70,1 e 76,6 77,1 76,9 76,9 f 61,0 61,1 61,1 61,1 On mesure les spectres pour aglycones et les aglycosides respectivement dans le chloroforme deutéré et le diméthylsulfoxyde hexadeutéré. Les atomes de carbone a à f sont ceux du reste de ss-D-glucoside. EXEMPLE 2 Cet exemple illustre l'évaluation de l'arôme du p-D-glucoside G1 ou p-D-glucoside de la spirovétiva-1(10),11-diène-3-ol-2- one (épimère 1). On mélange avec 60 parties d'eau 5,18 parties d'une matière préparée par dégradation thermique de la cellulose par chauffage à 25000 en présence de 5% de sulfamate d'ammonium jusqu'à une perte de poids de plus de 10%, puis on broie le mélange dans un appareil convenable. On ajoute 1,2 partie de glycérol et 0,4 partie de sulfate d'ammonium dans 20 parties d'eau. On ajoute un mélange sec de 3,3 parties de carbonate de calcium et de 1,0 partie de bentonite, puis 3,0 parties. de carboxyméthylcellulose sodique, 5,72 parties de magnésite et 0,2 partie du p-D-glucoside de la spirovétiva-1- (10) ,11-diène-3-ol-2-one (épimère 1). On agite la suspension pendant au moins 1 heure, puis on la coule pour former une pellicule d'un poids sec de 48 à 52 g par m2. On hache la pellicule avant de façonner des cigarettes dont on évalue l'arome. Lorsque les cigarettes d'essai sont fumées, on leur reconnatt un arme de tabac. I1 est possible de remplacer le p-D-glucoside dans cet exemple par le galactoside correspondant. EXEMPLE 3 Cet exemple illustre l'évaluation de l'arome du glycoside G2 ou p-D-glucoside de la spirovétiva-1(10),11-diène-3-ol-2- one (épimère 2). On mélange avec 60 parties d'eau 5,18 parties d'une matière préparée par dégradation thermique de la cellulose par chauffage à 250 C en présence de 5;0 de sulfamate d'ammonium jusqu'à une perte de poids de plus de 10,;, puis on broie le mélange dans un appareil convenable. On ajoute 1,2 partie de glycerol et 0,4 partie de sulfate d'ammonium dans 20 parties d'eau. On ajoute un mélange sec de 3,3 parties de carbonate de calcium et de 1,0 partie de bentonite, puis 3,0 parties de carboxyméthylcellulose sodique, 5,72 parties de magné site et 0,2 partie du p-D-glucoside de la spirovétiva-l(l0) ,ll-diene-3-ol-2-one (épimère 2).On agite la suspension pendant au moins 1 heure, puis on la coule pour former une pellicule d'un poids sec de 48 à 52 g par m2. On hache la pellicule avant de façonner des cigarettes dont on évalue l'arome. Lorsque les cigarettes d'essai sont fu mées, on leur reconnait un arôme de tabac. On reconnaît de m8me un arome de tabac à des cigarettes préparées à partir d'une composition qui ne contient que de la carboxyméthylcellulose sodique, une charge inorganique et du p-D-gluco- side de la spirovétiva-1(10),11-diène-3-ol-2-one (épimère 2). EXEMPLE 4 On répète les opérations de-lexemple 3 en prenant 0,2 partie de l'aglycone de l'épimère 2 en remplacement du glucoside. Les cigarettes résultantes ont un arome de tabac reconnaissable, mais moins prononcé. EXEMPLE 5 Cet exemple illustre l'évaluation de l'arome du glycoside G3 ou p-D-glucoside de la spirovétiva-l(l0),11-dènu-13-ol- 2-one. On mélange avec 60 parties d'eau 5,18 parties d'une matière préparée par dégradation thermique de la cellulose par chauffage à 25000 en présence de 5% de sulfamate d'ammonium jusqu'à une perte de poids de plus de 105, puis on broie le mélange dans un appareil convenable. On ajoute 1,2 partie de glycérol et 0,4 partie de sulfate d'ammonium dans 20 parties d'eau. On ajoute un mélange sec de 3,3 parties de carbonate de calcium et de 1,0 partie de bentonite, puis 3,0 parties de carboxyméthylcellulose sodique, 5,72 parties de magné site et 0,2 partie du ss-D-glucoside- de la spirovétiva-1(10),11-diène-13-ol-2-one. On agite la suspension pendant au moins 1 heure, puis on-la coule pour former une pellicule d'un poids sec de 48 à 52 g par m. On hache la pellicule avant de façonner des cigarettes dont on évalue l'arme. Lorsque les cigarettes d'essai sont fu-' mées, on leur reconnaît un arome de tabac. EXEMPLE 6 On répète les opérations de l'exemple 5 en prenant 0,2 partie de la spirovétiva-1(10),11-diène-13-ol-2-one en remplacement du glucoside. Les cigarettes résultantes ont un arôme de tabac reconnaissable mais, moins prononcé. EXEMPLE 7 Cet exemple illustre l'évaluation de l'arôme du glycoside G4 ou 12-( p-D-glucosyloxy) spirovétiva- 1(10) -ène-ll-oî-2-one. On mélange avec 60 parties d'eau 5,18 parties d'une matière préparée.par dégradation thermique de la cellulose par chauffage à 250 C en présence de 5% de sulfamate d'ammonium jus une une perte de poids de plus de lQ, puis on broie le mélange dans un appareil convenable. On ajoute 1,2 partie de glycérol et 0,4 partie de sulfate d'ammonium dans 20 parties d'eau. On ajoute un mélange sec de 3,3 parties de carbonate de calcium et de 1,0 partie de bentonite, puis 3,0 parties de carboxyméthylcellulose sodique, 5,72 parties de magnésite et 0,2 partie de 12-(p-D-glucosyloxy)spirovétiva-1(10)-ène-11-ol-2-one. On agite la suspension pendant au moins 1 heure, puis on la coule pour former une pellicule d'un poids sec de 48 à 52 g par m2. On hache la pellicule avant de façonner des cigarettes dont on évalue l'arôme. Lorsque les cigarettes d'essai sont fumées, on leur reconnaît un arOme de tabac. EXEMPLE 8 On répute les opérations de l'exemple 7 en prenant 0,2 partie de spirovétiva-1(10)-ène-11,12-ol-2-one en remplacement du glucoside. Les cigarettes résultantes ont un arme de tabac reconnaissable mais moins prononcé. EXEMPLE 9 Cet exemple illustre l'isolement et la synthèse de la spirovétiva-1(10),11-diène-2-one ou solavétivone. (a) Isolement de la solavétivone de tubercules de pomme de terre infectés. L'isolement de ce composé de tubercules de pomme de terre infectés a été décrit par D.T.Coxon et al dans Tetrahedron Letters, ss , 2921 (1974) . Durant les recherches de la Demä-nde- resse, en appliquant le mode operatoire décrit par Coxon, l'inoculation de 250.00 parties de pomme de terre avec Phytophtora infestans puis traitement comme décrit, donne 17 parties de solavétivone optiquement pure. Le produit est identique en tous points à celui décrit dans la littérature. Le tableau II ci-après donne une comparaison du spectre de résonance magnétique nucléaire du 13C. (b) Synthèse de la spirovétiva-1(10),11-diène-2-one à partir de condensat d'huile orange. L'isolement du (+)valencène à partir d'un condensat d'huile orange et la conversion en (+)Nootkatone ont été décrit par G.L.K.Hunter et W.B.Brogden dans Journal of Food Science 30, 876 (1965) . a conversion de la (+)Nootkatone en (+)anhydro-ss- rotunol a également été décrite parD.S.Caine et C.Chu dans Tetrahedron Letters, 703 (1974) . On applique ces modes opra- toires pour préparer du (+)anhydro-p-rotunol dont les propriotés spectrales sont identiques à celles de la littérature. On réduit l'anhydro-ss-rotunol au moyen de lithium et d'ammoniac de la manière suivante. On ajoute environ 0,01 partie de lithium à 60 parties d'ammoniac liquide sous agitation et refroidissement à -70 C en atmosphère protectrice d'azote. Après 10 minutes d'agitation, la coloration bleue engendrée initialement s'affaiblit. On ajoute un supplément de 0,016 partie de lithium et, immédiatement après, on ajoute une solution de 0,218 partie de (+)anhydro-ss-rotunol dans 0,074 partie de t-butanol et 10 parties d'éther diétkylique à une allure propre à ne pas détruire la coloration bleue. On ajoute 1 partie de chlorure d'ammonium au mélange de réaction apyres agitation pendant 30 minutes à -700C,puis on réchauffe le mélange jusqu'à la température ambiante pour en chasser l'ammoniac.On ajoute de l'eau et on extrait le mélange résultant à l'éther. On soumet la phase organique auxtraitements habituels de lavage, séchage et évaporation pour obtenir 0,219 partie d'un rési.d.u qui contient principalement de la spirovétiva-1(10),11-diène-2-one de même qu'une trace d'anhydro-ss-rotunol. Le produit purifié par chromatographie sur colonne se révèle, lors de l'analyse par spectroscopie de résonance magnétique nucléaire du 13o, être le mélange de diastéréoisomères de spirovétivones comprenant les quatre diastéréoisomères possibles dans les proportions relatives de 1:1:3:3. Ccmme il ressort du tableau II, l'un des isomères mineurs a des propriétés spectrales identiques à celles de la solavétivone naturelle, ce qui est confirmé par les expériences complémentaires de double résonance. TABLEAU II Comparaison des déplacements chimiques dans le spectre de résonance magnétique nucléaire du 13C de spirovétiva-1(10),11-diène-2-ones (-)solavétivone Atome de carbone Mélange 3:3:1:1 des spirovétiva-1(10),11-diène-2-ones Résultats Résultats n diastéréoisomères synthétiques de la lit- de la térature Demanderesse 1 125,4 125,7 126,0 125,8 125,6 125,4 2 198,4 199,1 3 43,1 43,1 4 39,3 39,3 5 50,2 50,2 6 40,9 41,0 7 46,6 46,7 8 32,7 32,8 9 34,3 34,5 10 166,1 166,6 168,5 168,1 166,9 166,5 11 146,8 147,3 12 108,9 109,1 13 20,8 20,9 14 21,2 21,3 15 15,9 16,0 16,7 16,6 16,1 15,9 Les spectres relevés dans le chloroforme deutéré et les déplacements chimiques (#) sont exprimes en ppm par rapport au tétraméthylsilane + L'identité avec (-) solavétivone est étaiblie par double résonance. EXEMPLE 10 39 et 3S Hydroxyspirovétiva-1(10),11-diène-2-ones (a) A partir de solavétivone en passant par l'éther triméthyl- silylique d'énol (voir Rubottom et al Tetrahedron Letters 1974 pages 4319-4322) On prépare une solution de diisopropylamidure de lithium par addition en atmosphère d'azote de 4,3 parties d'une solution 1,5N de butylîithium dans du n-hexane à une solution sous agitation de 0,61 partie de diisopropylamine dans 10 parties de tétra- hydrofuranne sec à -300C. Après 10 minutes d'agitation à -300C, on ajoute une solution de 1,09 partie de solavétivone dans 20 par ties de tétrahydrofuranne et on agite le mélange résultant pendant encore 45 minutes à une température de -30 à -50 C. Séparément, on ajoute 0,922 partie de triméthylchlorosilane au moyen d'une seringue par un bouchon pour bouteille à sérum à une solution de 0,25 partie de triéthylamine dans 20 parties de tétrahydrofuranne sec. On rassemble le chîorhydrate d'amine précipité par centrifugation et on ajoute la solution surnageante à la solution de réaction ci-dessus à -300C. On laisse le mélange se réchauffer jusqu'à la température ambiante en 1 heure. On ajoute de l'hexane au mélange qu'on lave avec une solution glacée de bicarbonate de sodium, puis avec de l'eau, après quoi on sèche la phase organique sur du sulfate da sodium. Par élimination du solvant après filtration, on obtient 1,43 partie d'une matière huileuse qu'on caractérise conne étant l'éther triméthylsilylique d'énol de la solavétivone. On ajoute une solution de l'éther triméthylsilylique brut dans 20 parties de n-hexane à une suspension agitée de 0,91 partie d'acide m-chloroperbenzoique dans 40 parties de n-hexane refroidie à -10 C. Après I heure a'agitation à -10 C, on filtre le mélange de réaction et on évapore le filtrat. Le produit brut obtenu à raison de 1,6 partie se révèle contenir principalement de la 3-triméthylsiloxysolavétivone. Sans purification, on reprend la 3-triméthylsiloxysoîavé- tivone dans 40 parties d'éther diéthylique et on agite vivement la solution en présence de 20 partLes d'acide chlorhydrique i,5itT. Après 10 heures d'agitation, on sépare le mélange et on extrait la phase acide à l'éther diéthylique. On lave les extraits éthérés combinés avec une solution de bicarbonate de sodiuu,puis avec de l'eau, après quoi on les sèche sur du sulfate de sodium et on les filtre.Par élimination du solvant du filtrat, on obtient 1,08 partie d'un résidu huileux qui, après purification par chroma- tographie sur une colonne d'alumine neutre avec comme éluant un mélange 15:85 d'acétate d'éthyle et de cyclohexane,donne 0,35 partie (rendement global de 30%) de 3-hydroxyspirovétiva-1(10),11diène-2-one sous forme d'une huile incolore présentant les caractéristiques spectrales suivantes: Spectre de masse: ii+ 234 (C15H22O2); m/e 219, 216, 205, 176, 161, 148, 133, 109, 108, 91, 79, 58, 67, 41, 39. Spectre infrarouge (CCl4): 3490, 3080, 1630, 1645, 1610, 885 cm-1 Spectre ultraviolet (C2H5OH):# 240 nm (t = 10.200) Spectre de résonance magnétique des protons (CDCl3): le spectre indique que l'échantillon est un mélange des épimeres au niveau de l'atome de carbone en 3,dont l'un est identique à l'aglycone A2 s'obtenant par isolement après hydrolyse de fractions de tabac. Le tableau III mentionne les déplacements chimiques dans le spectre de résonance magnétique des protons (2 en ppm par rapport au tétraméthylsilane) ainsi que les attributions correspondantes. TABLEAU III Atome de carbone # Position du pic (#) portant les protons 1 5,86 5,85 3 3,85 (J = 12,3 Hz) 4,55 (J = 5,0 Hz) 4 #2,6 #2,3 7 #2,3 probablement # 2,3 12 4,76 4,78 13 1,77 1,77 14 2,03 1,96 15 1,22 (J = 7,0 Hz) 0,82 (J = 7,0 Hz) 6, 8, 9 1,4 - 2,1 1,4 - 2,1 Le spectre de résonance magnétique des protons indique également que le rapport des épimères SE1:SA2 est de l'ordre de 1:2. Le spectre de résonance magnétique nucléaire du 13C confirme ce rapport et le tableau IV ci-après mentionne les déplacements chimiques correspondants. On ne cherche pas à ce stade à séparer les épimères. (b) A partir de solavétivone par réaction avec un complexe du peroxyde de molybdène (voir Vedijs dans Journal of the American Chemical Socnety 1974 page 5944). On prépare une solution de diisopropylamidure ae $lithium en ajoutant 4,3 parties d'une solution 1,5N de butyîlithium dans du n-hexane à 0,61 partie de diisopropyîamine dans 10 parties de tétrahydrofuranne sec à -40 C sous agitation en atmosphère d'azote. Après 10 minutes d'agitation.à -400C, on ajoute une solution de 1,09 partie de solavétivone dans 2C parties de tétrahydrofuranne sec et on agite la solution à -40 c pendant 30 minutes. Après un refroidissement Jusqu'à -700C, on ajoute 2,82 parties de peroxy- de de molybdène en poudre (sous forme du complexe MoO5.Py.HMPA) et on agite le mélange pendant 1 heure à -700C. On 1 laisse lemé- lange se réchauffer jusqu'a la température ambiante, on y ajoute de l'eau et on extrait le tout à l'éther. On lave les extraits combinas avec du carbonate de sodium à 5 , de l'acide chlorhydri- que à 5% et de l' eau, puis on les sèche et on en chasse le solvant après filtration.On chromatographie le résidu huileux obtenu à raison de 0,76 partie sur de l'alumine neutre avec comme éluant un mélange 15:85 d'acétate d'éthyle et de cyclohexane pour obtenir 0,22 partie de 3-hydroxysolavétivone, soit avec un renderent de 20%. Ce produit a les propriétés spectrales du produit obtenu par le mode de synthèse (a). Cependant, les spectres de résonance magnétique nucléaire des protons et du 13C indiquent que le rapport des épimeres Stl et SA2 du produit est de 1:3. EXEMPLE 11 3R-et 3S-(ss-D-glycosyloxy)spirovétiva-1(10),11-diène-2-ones (Glycosides G1 et G2 synthétiques appelés SGI et SG2) A une solution agitée de 0,47 partie de 3-hydroxyspiro- vétiva-1(IO),11-diène-2-ones synthétiques (SA1 et SA2) dans 50 parties de l,-2-dichloroéthane sec, on ajoute 1,8 partie de carbonate d'argent en poudre fraîchement préparé. On purge le sys- tème à l'azote et on le chauffe au reflux.On réduit le volume du mélange de réaction à la moitié par distillation, puis on ajoute un cristal d'iode.A la solution sous agitation, on ajoute goutte à goutte 2,25 parties de bromure de 2,3,4,6-tétra-0-acé- tyl-a-D-glucopyrargnosyle dans 300 parties de 1,2-dichloroéthane en 3 heures durant lesquelles on laisse le solvant se séparer par distillation à une allure à peu près égale. On ajoute encore goutte à goutte 200 parties de 1,2-dichloroéthane avec élimination simultanée du solvant par distillation. On filtre le mélange de réaction et on chasse le solvant du filtrat pour obtenir 2,9 parties d'un résidu sirupeux. On dissout ce résidu dans 350 parties de méthanol, puis on ajoute à la solution une solution de 2,9 parties de bicarbonate de potassium dans 120 parties d'eau. On purge le mélange à l'azote, puis on le laisse reposer à la température ambiante pendant 5 jours. On concentre la solution pour chasser ie méthanol, puis on extrait la phase laqueuse successivement avec (i) de l'éther, (ii) du chloroforme, (iii) un mélange 9:1 de chloroforme et de méthanol et (iv) un mélange 2:1 de chloroforme et de méthanol.La chronatographie en phase liquide à haute vitesse permet de déceler les glucosides recherchas dans les fractions (ii) et (iii) qui,par lyophilisation, donnent 0,13 partie d'un produit amorphe (rendement global d'environ 16ss). La chromatographie en phase liquide sous pression à l'échelle préparative avec de la silice et, comme système solvant, un mélange de 85 parties de dichloroéthane, de 8,5 parties d'acétonitrile, de 8,5 parties d'éthanol et de 0,6 partie d'eau permet de séparer cette fraction et d'obtenir les glucosides SG1 à raison de 0,04 partie et SG2 à raison de 0,05 partie sous forme de solides lyophilisés incolores. Les temps de rétention (en comparaison avec le tétraméthylsilane lors de la chromatographie en phase gazeuse et de la chromatographie en phase liquide à haute vitesse) des glucosides SG1 et SG2 sont en bonne corrélation avec ceux des glucosides G1 et G2 naturels respectivement. On obtient également des résultats spectraux satisfaisants, le tableau IV rassemblant les déplacements chimiques des spectres de résonance magnétique nucléaire du 13c. EXEN~LE 12 11R- et llSl 12-dihydroxyspirovétiva-1(10) -ène-2-ones On ajoute 0,5 partie de tétroxyde d'osmium dans 25 partics d'éther diéthylique à une solution de 0,335 partie de solavétivone dans 25 parties d'éther diéthylique. On conserve la solution à OOC pendant 2 jours. On en chasse le solvant et on ajoute 40 parties d'éthanol au résidu. On scinde l'ester résultant par chauffage au bain-marie en présence d'une solution de 8 parties de sulfite de sodium dans 80 parties d'eau. On sépare le précipité par filtration et on l'extrait à l'éthanol chaud. On extrait les filtrats combinés avec du chloroforme et on lave la phase organique qu'on sèche de la-manière habituelle.Par élimination du solvant, on obtient 0,32 partie d'un résidu huileux qui, par chromatographie sur de l'alumine neutre avec un mélange 1:7 de chloro- forme et d'hexane, donne 0,26 partie (rendement de 67%) de 11,12-di hydroxyspirovétiva-l (10) -ine-2-one sous forme d'une huile visqueu- se incolore. Ce produit a les propriétés spectrales suivantes: Spectre de masse: M+ 252 (C15H2403); m/e 221, 161, 137, 107, 91, 84, 79, 75, 44, 43 (100%), 41. Spectre infrarouge (pur): 3430, 1655, 1610, 1045 cm-1 Spectre ultraviolet (C2H5OH) : Xmax 243 nm (# = 14.000) Spectre de résonance magnétique des protons (CDCl3): 0,96 (3H, doublet, J = 7Hz), 1,17 et 1,20 (tous deux 3H, singulet, indiquant un mélange à peu près égal des épimores); 1,95 (3H, doublet, J = lHz); 3,45 (2H, quadruplet); 5,75 (1H, singuletélargi ) S ppm Spectre de résonance magnétique nucléaire du 13C (CDCl3): 199,6, 167,3 et 167,5, 125,5 et 125,6, 73,7, 69,4, 50,2 et 49,9, 46,1, 42,9, 38,7 et 38,5, 36,3 et 37,0, 33,9 et 34,1, 28,3 et 27,4, 21,9 et 21,7, 21,1, 15,9 # ppm. L'examen des intensités relatives des pics montre que le produit est un mélange environ 1:1 des épimères au niveau de l'atome de carbone en 11, à savoir des ll-R et 11-S,12-dihydroxy- spirovétiva-1(10)-ène-2-ones. EXEMPLE 13 11R- et 11S-hydroxy-12-(ss-D-glucosyloxy)spirovétiva-1(10)-ène-2-ones (SG4 et épimère) A une solution agitée de 0,25 partie des 11,12-dihydroxy- spirovétiva-1(10)-ène-2-ones synthétiques dans 25 parties de 1,2dichloroéthane sec, on ajoute 0,9 partie de carbonate d'argent en poudre fraîchement préparé. On purge le système à l'azote et on le chauffe au reflux. On réduit le volume du mélange de moitié par distillation et on ajoute un cristal d'iode. A la solution sous agitation, on ajoute goutte à goutte 1,13 partie de bromure de 2,3, 4,6-tétra-0-acétyl-&alpha;-D-glucopyrannosyle dans 150- parties de 1,2 dichîoroéthane en 3 heures durant lesquelles on laisse le solvant se séparer par distillation à une allure à peu près égale.On ajoute goutte à goutte encore 100 parties de 1,2-dichloroéthone avec élimination simultanée du solvant par distillation. On filtre le mélange de réaction et on chasse le solvant du filtrat pour obtenir 1,3 partie d'un résidu sirupeux. On dissout ce résidu dans 175 parties de méthanoî,puis on ajoute à la solution une solution de 1,3 partie de bicarbonate de potassium. dans 60 parties d'eau. On purge le mélange à l'azote et on le laisse reposer à la température ambiante pendant 5 -jours. On concentre la solution pour chasser le méthanol, puis on extrait la phase aqueuse successivement avec (i) de éther, (ii) du chloroforme, (iii) un- mélange 9:1 de chloroforme et de méthanol et (iv) un mélange 2:1 de chloroforme et de méthanol. On décèle les gluco- sides recherchés dans les fractions (ii) et (iii) par chromatographie en physe liquide à haute vitesse. On combine ces fractions et on les lyophilise pour obtenir 0,8 partie (rendement global d'environ 19%) de 11-hydroxy-12-(ss-D-glucosyloxy)spirovétiva-1(10)-ène2-ones.Le spectre de résonance magnétique nucléaire du 13C de ce produit, qui est donné ci-après, confirme les attributions indiquées et montre la présence des deux épimeres au niveau de l'atome de carbone en 11 en quantités à peu près égalés. Spectre de résonance magnétique nucléaire du 13C (diméthylsulfoxy- de hexadeutéré): 197,8, 167,3, 124,6, 103,5 76,8, 76,8, 74,0 et 73,1, 73,6, 71,6 et 71,3, 70,1, 61,2, 49,5, 45,3, 42,7, 33,3, 26,8, 23,8 et 23,1, 20,5 et 15,6 8 ppm. Les atomes de carbone en 4 et 6 sont masqués par la résonance du solvant. Dans le tableau IV, les spectres des aglycones et des glucosides sont mesurés respectivement dans le chloroforme deutéré et l'eau lourde. Les atomes de carbone a à f sont ceux du reste de ss-D-glucoside. TABLEAU IV Comparaison des déplacements chimiques dans le spectre de résonane magnétique nucléaire du 13C des aglycones synthétiques SA1 et SA2 et des glucosides synthétiques SG1 et SG2 (# en ppm par rapport au tétraméthylsilane) Atome de SA1 SA2 SG1 SG2 carbone R1=H R1=OH R1=H R1=0glucose n R=OH R=H R=0glucose R=H 1 122,8 122,0 124,0 123,6 2 199,2 199,4 197,6 196,3 3 74,0 74,0 79,9 79,5 4 45,7 ou 48,0 45,3 43,6 46,5 5 51,9 51,9 51,8 50,5 6 40,2 40,6 sous solvant sous solvant 45,7 ou 47,4 45,8 46,7 46,5 8 32,0 31,5 31,8 31,9 9 36,1 32,8 35,1 33,3 10 167,0 172,4 165,7 168,8 11 147,0 147,0 147,1 147,4 12 109,3 109,1 109,4 109,5 13 21,3 21,5 21,0 21,2 14 20,3 22,6 19,7 21,2 15 8,3 12,3 9,3 13,0 a 103,6 102,0 b 74,3 73,5 c 77,0 76,9 d 70,1 70,1 e e 77, 76,9 r 61,2 61,0 R E V E N D I C A T I O N S. 1 - Substance à l'état concentré, caractérisée en ce qu'elle consiste essentiellement en un dérivé hydroxylé ou glycosyw loxylé d'une spirovétivone monoinsaturée ou diinsaturée. 2 - Substance suivant la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle consiste essentiellement en un composé de formule: où l'un des symboles R1 et R2 représente l'atome d'hydrogène, ce- pendant que l'autre représente un radical hydroxyle ou un radical glycosyloxy de formule -OX où X représente le reste d'un monosaccharide ou disaccharide et les lignes en pointillés représentent des positions possibles pour une double liaison. 3 - Substance suivant la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle consiste essentiellement en un composé de formule: où R3 représente un radical hydroxyle ou un radical glycosyloxy -OX où X représente le radical d'un monosaccharide ou disaccharide. 4 - Substance suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le composé glycosyloxylé dérive d'un hexose. 5 - Substance suivant la revendication +, caractérisée en ce que le composé glycosyloxylé est un glucoside. 6 - Substance suivant la revendication 5 caractérisée en ce que le composé glycosyloxylé est un p-D-glucoside, 7 - Substance suivant la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle se présente sous une forme sensiblement pure. 8 - Substance suivant la revendication 1, caractérisée en ce que son spectre de résonance magnétique nucléaIre du comprend une résonance caractéristique à 50,6 ± 0,1 ppm par rap- port au tétraméthylsilane. 9 - Matière à fumer, caractérisée en ce qu'elle com prend du tabac, du tabac reconstitué ou un produit de remplacement du tabac, éventuellement en mélange, et a été additionnee de 0,01 à 2 en poids d'une substance suivant la revendication 1. 10 - Matière à fumer suivant la revendication 9, carac- térisée en ce qu'elle a été additionnée de 0,1 à 1,0% en poids de la substance. Il - Matière à fumer suivant la revendication 9, caractérisée en ce qu'elle comprend un produit de remplacement du tabac dont le principal combustible produisant de la fumée est un hydrate de carbone modifié. 12 - Procédé de production d'un dérivé glycosyloxylé de spirovétivone monoinsaturée ou diinsaturée, caractérisé en ce qu'on condense un halogénure d'0-acylglycosyle avec un dérivé hydroxylé de spirovétivone monoinsaturee ou diinsaturée,puis on hydrolyse les radicaux O-acyle du produit en radicaux hydroxyle. 13 - Procédé suivant la revendication 12, caractérisé en ce que l'hydroxyspirovétivone répond à la formule: 14 - Procédé suivant la revendication 12, caractérisé en ce que la spirovétivone répond à la formule: et a été obtenue par réaction de i'énolate d'un composé de formule: avec un triméthylhalogénosilane pour la formation d'un ester triméthylsilylique, par réaction de ce produit avec un acide percarboxylique organique et par hydrolyse du produit résultant pour l'élimination du radical triméthylsilyle. 15 - Procédé suivant la revendication 12, caractérisé en ce que la spirovétivone répond à la formule et a été obtenue par réaction de l'énolate d'un composé de formule avec un complexe formé à partir de peroxyde de molybdène, d'une amine tertiaire organique et d'hexaméthylphosphoramide. 16 - Procédé suivant la revendication 12, caractérisé en ce que la spirovétivone répond à la formule et a été obtenue par réaction d'un composé de formule : avec du tétroxyde d'osmium pour la formation d'un ester et par scission de ce dernier de manière classique pour les 1,2-esters osmiques pour la formation du 1,2-diol correspondant.