La présente invention concerne un dispositif d'ancrage de l'armure d'un câble, en particulier d'un câble électrique, dans un accessoire tel que presse-étoupe,. raccord ou analogue, à chapeau vissé. L'armure d'un câble est une enveloppe ou tresse, le plus souvent métallique, qui sert à son renforcement, à sa protection et à sa liaison mécanique ou électrique ou bien encore sert d'élément de mise à la masse. Cette armure peut être elle-même protégée par une gaine extérieure métallique ou en matière plastique. La fixation d'une telle armure constituée par des fils, bandes ou feuillards, entrelacés ou non, dans des dispositifs existants présente des difficultés en raison des écarts et tolérances de fabrication souvent importants entre les diamètres extérieurs réels de câbles de même dimension théorique et d'autre part en raison des conditions parfois pénibles dans lesquelles les travaux de montage d'un câble dans un raccord par l'intermédiaire d'un dispositif d'ancrage doivent être effectués et conduisent souvent à une dislocation de l'extrémité d'une armure. Une disposition connue comporte un cône mâle qui se glisse entre le câble et l'armure et un cône femelle qui vient coiffer le cône male et l'armure, ces deux canes étant serres l'un contre l'autre par vissage, afin que l' ensemble soit bloqué dans un presse-étoupe ou un raccord. Un tel dispositif est-relat-ivemeht fragile et mal commode à monter, notamment ppur évi?ter que: des# brins de l'armure ne s'introduisent dans Bes-pas de vis du dispo- sitif de serrage.De plus, si la différence de diamètre entre les deux cônes est généralement prévue pour une armure tressée ou entrelacée, le dispositif devient inopérant si ltextremite de l'armure se disloque, car il plus alors qu'une seule épaisseur de fils croisés entre les deux cônes et ces fils ne peuvent plus être serrés; au surplus, ils ne se présentent plus obliquement mais dans la direction des génératrices du câble et des cônes de serrage. On connatt également des dispositifs d'ancrage de l'armure d'un câble dans un presse-étoupe constitués de deux pièces tubulaires, mâle et femelle, dont la pièce femelle présente une partie élargie intérieurement et se termine par un épaulement intérieur annulaire adapté à presser les brins de l'armure contre une partie amincie de la pièce mâle. Un chapeau vissé dans l'alésage fileté du corps de presse-étoupe sollicite la pièce femelle axialement contre la pièce mâle qui prend appui, par son extrémité opposée à celle qui est amincie, sur un épaulement annulaire intérieur du corps de presse-étoupe. De tels dispositifs d'ancrage sont notamment décrits dans les demandes de brevet n0 72 14 792 et de certificat d'addition n0 75 40 265 au nom de la Demanderesse. Ils donnent satisfaction pour de nombreuses applications, toutefois il peut être intéressant de réduire l'encombrement de pièces et d'éviter de soumettre 1'ar- mature à un pliage sous un faible rayon de courbure pouvant occasionner la fatigue du métal. La présente invention a pour objet un perfectionnement annote au type précité du dispositif d'ancrage de l'armure d'un cible dans un presse-étoupe, raccord ou analogue à chapeau vissé comprenant deux pièces tubulaires de diamètre intérieur plus grand que le diamètre du câble, destinées à se loger à l'intérieur du corps du presse-étoupe, une première pièce mâle dont une extrémité est amincie pour qu'on puisse enfiler commodément cette pièce entre l'extré- mité de l'armure et le câble et dont l'autre extrémité présente un évasement extérieur et une deuxième pièce femelle coiffant la première pièce. Le perfectionnement consiste en ce que la demsieme pièce femelle présente deux sections axiales de diamètres d'alésage différents raccordées par un chanfrein conique ou concave, la cre- mière section placée au voisinage de l'extrémité évasée extérieurement de la pièce male présentant un diamètre d'alésage supérieur à celui de l'évasement extérieur de la pièce mâle et la deuxibme section placée au voisinage de l'extrémité amincie de la pièce mâle un diamètre d'alésage inférieur à celui dudit évasement et supérieur à celui de la partie médiane extérieure de la pièce sole, le chapeau vissé dans l'alésage fileté du corps de presse-étoupe sollicitant la pièce femelle axialement jusqu'au blocage contre un épaulement annulaire intérieur du corps de presse-étoupe Dans cette nouvelle disposition, l'ancrage de l'armure est assuré d'une part par un serrage entre le pourtour de l'évasement extérieur de la pièce mâle et la surface intérieure de la première section de la pièce femelle et d'autre part par as serrage entro la surface extérieure de la pièce mâle et la surface intérieure de la deuxième section de la pièce femelle. Contrairement à des réalisations connues, l'ancrage de 11 armure s'effectue sur deux portions séparées de l'armure dont l'une subissant un blocage efficace est -située à l'extrémité de l'armure. En cas de dislocation ou de cassure des brins de l'ex- trémité de l'armature tressée, qui pourrait se produire lors du démontage et de la réutilisation du câble, on peut sans aucun inconvénient déplacer de quelques millimètres l'endroit de l'ancrage. Du fait que le serrage s'effectue sans nécessiter un pliage quelconque à un angle plus ou moins vif de l'armure, le métal dont sont faits les brins de l'armure ne subit aucune fatigue. L'extrémité de l'armure écartée sur la pièce mâle est ainsi serrée efficacement sans que la mise en place nécessite un mouvement relatif de rotation entre les deux pièces tubulaires. La fonction de blocage définitif est assurée par vissage du chapeau qui presse la pièce femelle butant enfin de course contre l'épaulement intérieur du presse-étoupe. Etant donné que le serrage de l'armure se fait par un engagement axial des deux pièces, on peut serrer efficacement une armure de structure quelconque, qu'elle soit entrelacée ou non. De plus, il ne se produit pas de déformation sous l'effort de serrage, de sorte que l'ensemble demeure démontable et récupérable. Selon un mode de réalisation particulier, les surfaces extérieures de l'extrémité évasée et de l'extrémité amincie de la pièce mâle sont raccordées par une surface cylindrique et les surfaces intérieures de deux sections axiales de la pièce femelle sont également cylindriques. La longueur de la pièce femelle sera de préférence plus faible que celle de la pièce mâle et elle pourra correspondre à la longueur d'une partie seulement de la pièce mâle comprenant l'évase- ment extérieur et la portion cylindrique de celle-ci, à l'exclusion de son extrémité amincie. L'intervalle laissé entre la surface cylindrique extérieure de la pièce mâle et la surface intérieure de la deuxième section de la pièce femelle sera sensiblement égal ou légèrement supérieur à l'épaisseur normale de l'armure du câble. Selon un autre mode préféré de réalisation du dispositif, l'intervalle laissé entre l'évasement extérieur de la pièce mâle~~ et la surface intérieure de la première section de la pièce femelle est sensiblement égal ou légèrement inférieur à l'épaisseur de l'armure du câble, de façon à permettre un serrage efficace des brins à cet endroit. Grâce à la configuration particulière de l'alésage de la pièce femelle composée de deux sections de diamètres différents et coopérant avec la pièce mâle à évasement extérieur, un espace annulaire de volume désiré est ménagé lors de l'ancrage de l'armature tressée entre la surface cylindrique extérieure de la pièce mâle et la surface intérieure de la première section de la pièce femelle. Ce volume permet l'empilement ou tassement des brins de la tresse de l'armure, qui par suite de déformations subies auraient quitté l'alignement oblique ou seraient gonflés ou dressés en épi. On évite ainsi que des brins de l'armure ne dépassent de façon exagérée entre les pièces mâle et femelle ou gênent le blocage de l'ensemble des deux pièces au fond du presseétoupe. L'invention sera mieux comprise à la lumière de la description qui suit des dessins montrant à titre d'exemple non limitatif un mode de réalisation d'un dispositif d'ancrage suivant l'invention. Sur ces dessins la figure 1 est une coupe longitudinale du dispositif d'ancrage dans un presse-étoupe à chapeau vissé appliqué à l'ancrage d'un câble à armure métallique; la figure 2 présente une vue moitié en élévation et moitié en coupe de la pièce tubulaire mâle; la figure 3 montre une vue moitié en élévation et moitié en coupe de la pièce femelle coiffant la pièce mâle. Le presse-étoupe 1 représenté à la figure 1 est d'un type couramment employé comportant un chapeau 2 vissé dans l'extrémité intérieure filetée du corps de presse-étoupe dont l'autre extrémité filetée extérieurement est fixée à travers une paroi 3 au moyen d'un écrou 4, une bague d'étanchéité 5 pouvant être interposée entre l'embase du presse-étoupe et la paroi de support 3. En vue d'ancrer dans le presse-étoupe l'armure métallique tressée 8 dtun câble électrique 9, on dispose à l'intérieur du presse-étoupe 1 deux pièces tubulaires 11 et 12, par exemple métalliques, de formes particulières. La première pièce-#ll, - qu'on#appellera dans ce qui suit pièce- mâle, présente une extrémité amincie 13 dont la forme permet aisément d'enfiler cette pièce entre l'extrémité de l'armure et le câble. L'alésage 15 de cette pièce est d'un diamètre légèrement plus grand que le diamètre du câble 9 et sa surface extérieure 16 est sensiblement cylindrique dans sa partie médiane. L'extrémité de cette pièce 11 opposée à celle qui est amincie présente un évasement extérieur 17. Dans l'exemple décrit, cet évasement est de forme arrondie de sorte que l'ensemble de la pièce 11 est en forme de tulipe ou de gland.De plus, la pièce présente du côté de son extrémité opposée à son extrémité amincie une queue 21 de diamètre extérieur plus petit que le diamètre du reste de la pièce, cette queue étant destinée simplement à faciliter les manipulations et à rendre le montage plus commode. La deuxième pièce tubulaire ou pièce femelle 12 présente deux sections axiales 6 et 7 de diamètres d'alésage différents raccordées entre elles par un chanfrein conique 10. Les surfaces intérieures des deux sections axiales sont cylindriques. Le diamètre d'alésage de la première section 6 est supérieur à celui de l'évase- ment extérieur 17 de la pièce mâle 11, tandis que le diamètre d'alésage de la deuxième section 7 est inférieur à celui dudit évasement. Les différences de diamètres entre, d'une part, la partie évasée 17 de la pièce mâle ll et la surface intérieure de la section 6 de la pièce femelle 12 et, d'autre part, la surface extérieure 16 de la pièce mâle et la surface intérieure de la section 7 de la pièce femelle 12 sont telles que ces parties et surfaces laissent entre elles un intervalle à peu près égal à l'épaisseur de l'armure 8 du câble 9. A titre d'exemple numérique, on peut considérer qu'une armure tressée normalisée faite de brins métalliques de 0,3 mm de diamètre a une épaisseur d'environ le double de cette valeur, c'est à-dire de 0,6 mm. Les intervalles mentionnés devront donc correspondre à cette valeur d'épaisseur de l'armure, ce qui revient à assurer aux endroits concernés un jeu résultant d'une différence de diamètres d'environ 1,2 mm. On peut dans certains cas prévoir entre l'évasement 17 et la surface intérieure de la section 6 un intervalle#légèrement- inférieur d'l/loème-de zflzn Bmllépaisseur de l'armure de façon à obtenir à cet endroit un serrage efficace des brins de l'extrémité tressée. La longueur de la pièce femelle 12 est plus courte que celle de la pièce mâle 11 et correspond a la longueur d'une partie de la pièce mâle comprenant l'évasement extérieur 17 et la portion cylindrique 16 a l'exclusion de la partie amincie 13. Ainsi, l'effort exercé sur cette pièce lors de l'ancrage de l'armure par serrage du chapeau 2 provoque un glissement axial de la pièce et entraîne un coincement de l'armure a l'endroit de l'évasement extérieur 17 de la pièce mâle 11. On réalise de cette façon une réduction d'encombrement du dispositif par rapportaux dispositifs connus. Pour monter le dispositif d'ancrage, on procède de la manière suivante. On dégarnit le câble armé de sa gaine extérieure éventuelle et de son armure 8 sur des longueurs appropriées. On fait glisser le chapeau 2 sur la partie non dégarnie du câble. On enfile la pièce femelle 12 par le cbté de sa section moins large 7 sur l'extrémité du câble dégarnie de l'armure et on enfile ensuite la pièce pièce mâle/sur l'extrémité du câble en insérant son extrémité amin- cie entre le câble et l'armure qu'elle soulève et écarte, même si cette armure est constituée de fils ou feuillards particulièrement résistants. On fait glisser la pièce femelle 12 en direction de l'extrémité du câble jusqu'à ce que sa section de diamètre intérieur plus large 6 vienne au voisinage de l'extrémité évasée 17 de la pièce mâle 11. On place l'extrémité du câble dans le presse-étoupe 1 et on visse le chapeau 2 dans l'alésage fileté de l'extrémité du presseétoupe. Le vissage du chapeau sollicitant en direction axiale la pièce femelle 12 assure le blocage de cette pièce contre l'épaulement annulaire intérieur 18 du presse-étoupe et par conséquent un ancrage solide de l'armure serrée entre les pièces 11 et 12. Si des brins de l'armure dépassent de la pièce mâle 11, ils sont bloqués et coincés à force entre les pièces 11 et 12 et l'épaulement 18, sans que le risque de cisaillement que ce blocage implique présente de risque de rupture de l'ancrage de l'armure, comme dans les dispositifs classiques. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée au mode de réalisation décrit et représenté; on peut y apporter-des modifications suivant les applications envisagées #- -sans sortir pour;autant du cadre de l'invention. On pourrait par exemple faire varier le volume et la forme de l'espace annulaire ménagé lors de la mise en place du dispositif d'ancrage en faisant varier le diamètre de l'évasée ment extérieur 17 de la pièce mâle 11, la longueur de la section 6 plus large de la pièce femelle 12 ou les deux#à la fois. REVENDICATIONS 1.- Dispositif d'ancrage de l'armure d'un câble dans un presse-étoupe, raccord ou analogue à chapeau vissé comprenant deux pièces tubulaires, de diamètre intérieur plus grand que le diamètre du câble, logeables à l'intérieur du corps du presseétoupe, une première pièce mâle dont une extrémité est amincie pour qu'on puisse enfiler commodément cette pièce entre l'extré- mité de l'armure et le câble et dont l'autre extrémité présente un évasement extérieur, et une deuxième pièce femelle coiffant la première pièce, caractérisé en ce que la deuxiewe nièce femelle présente deux sections axiales de diamètres d'alésage différents raccordées par un chanfrein conique ou concave, une premiers section placée au voisinage de l'extrémité évasée de la pièce mâle ayant un diamètre d'alésage supérieur à celui de l'évasement extérieur de la pièce mâle, et une deuxième section placée au voisinage de l'extrémité amincie de la pièce mâle ayant un diamètre d'alésage inférieur à celui dudit évasement, et supérieur à celui de la partie médiane extérieure de la pièce mâle, le chapeau vissé dans l'alésage fileté du corps de presse-étoupe sollicitant la deuxième pièce femelle axialement jusqu'au blocage contre un épaulement annulaire intérieur du corps de presse-étoupe 2.- Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les surfaces extérieures de l'extrémité évasée et de l'extré- mité amincie de la pièce mâle sont raccordées par une surface cylindrique et les surfaces intérieures de deux sections axiales de la pièce femelle sont également cylindriques. 3.- Dispositif suivant l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que la longueur de la pièce femelle correspond à la longueur d'une partie seulement de la pièce male comprenant l'évasement extérieur et la portion cylindrique de celle-ci, à l'exclusion de son extrémité amincie. 4.- Dispositif suivant l'une des revendications 1, 2 ou 3, caractérisé en ce que l'intervalle laissé entre la surface médiane extérieure de la piece-mâle et la surface intérieure de-la deu- xième section de la pièce femelle est sensiblement gal ou légère- ment supérieur à l'épaisseur normale de l'armure du câble 5.- Disp-ositif suivant -l'un'e#des tevendications 1 à :4,i carac-- térisé en ce que l'intervalle laissé entre l'évase"ent extérieur de la pièce mâle et la surface intérieure de la première section de la pièce femelle est sensiblement égal ou légèrement inférieur à l'épaisseur de l'armure du câble. 6.- Dispositif suivant l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le diamètre de l'évasement extérieur de la pièce mâle et/ou la longueur de la première section de la pièce femelle dont le diamètre d'alésage est supérieur â celui de l'évasement ménagent lors de l'ancrage d'une armure tressée par serrage du chapeau à vis, un espace annulaire entre la surface extérieure cylindrique de la pièce mâle et la surface intérieure de la pre- mière section de la pièce femelle permettant le tassement des brins de l'armure du câble.