L’invention concerne un système de gestion de données d’un environnement d’un instrument endodontique, qui comprend : - un instrument endodontique, destiné à vivre plusieurs étapes de cycle de vie telles que logistique, utilisation lors d’un soin endodontique, fin de vie, l’instrument étant équipé d’un identifiant unique, et présentant des paramètres d’usage recommandés ; - des moyens d’obtention d’au moins un paramètre d’usage réel subi par l’instrument lors d’une étape de cycle de vie ; - des moyens de lecture de l’identifiant unique lors d’au moins une étape de cycle de vie de l’instrument ; - un équipement informatique destiné à être connecté aux moyens de lecture et aux moyens d’obtention, comprenant une base de données, et exécutant un programme d’ordinateur. Le programme d’ordinateur est configuré pour enregistrer dans la base de données, lors d’au moins une étape de cycle de vie, l’identifiant unique de l’instrument lu, le paramètre d’usage réel obtenu, un horodatage, et cet enregistrement est authentifié. Figure pour l’abrégé : Fig. 1 Système de gestion de données endodontiques L’invention se rapporte au domaine technique de l’endodontie, et en particulier celui de la prévention d’incidents dans le domaine endodontique. Art antérieur Dans le domaine de l’endodontie, le bris de l’instrument utilisé pour réaliser le soin est une complication fréquente. Il a pour conséquence systématique un allongement de la durée nécessaire pour réaliser l’acte. Surtout, les complications sont d’ordre clinique : - s’il est possible de récupérer la partie brisée de l’instrument, la conséquence est une fragilisation de la dent par une réduction de l’épaisseur de paroi résiduelle ; - s’il n’est pas possible de récupérer la partie brisée, une infection peut apparaître à son voisinage, ce qui aura pour conséquence une extraction de la dent. Les occurrences de bris instrumentaux sont généralement réduites par la conception des instruments canalaires, afin de les rendre plus résistants aux contraintes exercées lors du traitement endodontique. Cependant, les facteurs de bris ne sont pas uniquement limités aux caractéristiques de l’instrument : la façon dont le praticien l’utilise a aussi un impact important. Les actions préventives menées au stade de la conception de l’instrument ne sont donc pas suffisantes. Afin de limiter les sur-sollicitations exercées par le praticien, certaines pièces à main, entrainant l’instrument, sont munies de dispositifs de contrôle du couple exercé par le moteur sur l’instrument, ou encore permettent une mesure en temps réel des paramètres de fonctionnement de l’instrument. Cependant, dans le cas d’instruments réutilisables, ce type de mesures instantanées ne permet pas de prévenir d’autres types de ruine, telles que les ruptures de fatigue. Par ailleurs, les instruments peuvent être fragilisés par des contraintes autres que mécaniques, par exemple thermiques. Un instrument réutilisable doit être stérilisé dans des conditions de temps et de température particulières afin de ne pas dégrader ses caractéristiques mécaniques. Certains instruments ne sont pas réutilisables et ne doivent même pas être stérilisés sous peine de conduire à une ruine certaine. Enfin, en cas de bris d’instrument, il est très difficile de savoir précisément ce qu’il s’est passé. Les informations sont récoltées sur la base de déclarations, elles ne sont donc pas vérifiables. Au surplus, le praticien peut avoir acheté le matériel auprès d’un revendeur, ce qui complique encore la transmission des informations entre le praticien et le fabricant du matériel. L’analyse des causes ayant mené à l’incident est donc difficile. Le but de l’invention est de pallier les inconvénients de l’art antérieur, notamment en proposant un système de gestion de données endodontiques permettant d’analyser et de prévenir le bris instrumental, tout en prenant en compte le plus grand nombre possible de ses facteurs d’occurrence. À cet effet, il a été mis au point un système de gestion de données d’un environnement d’un instrument endodontique. Selon l’invention, le système comprend : - un instrument endodontique, destiné à vivre plusieurs étapes de cycle de vie telles que logistique, utilisation lors d’un soin endodontique, fin de vie, l’instrument étant équipé d’un identifiant unique, et présentant des paramètres d’usage recommandés ; - des moyens d’obtention d’au moins un paramètre d’usage réel subi par l’instrument lors d’une étape de cycle de vie ; - des moyens de lecture de l’identifiant unique lors d’au moins une étape de cycle de vie de l’instrument ; - un équipement informatique destiné à être connecté aux moyens de lecture et aux moyens d’obtention, comprenant une base de données, et exécutant un programme d’ordinateur. Selon l’invention, le programme d’ordinateur est configuré pour enregistrer dans la base de données, lors d’au moins une étape de cycle de vie, l’identifiant unique de l’instrument lu, le paramètre d’usage réel obtenu, un horodatage, et cet enregistrement est authentifié. De cette manière, il est possible de connaître les paramètres d’usage réels qu’a subi précisément chaque instrument, et donc comment il a été utilisé, stocké, nettoyé, etc. lors d’au moins une étape de son cycle de vie. En cas de ruine, cela permet facilement de savoir si elle est due à une défaillance imputable à l’instrument, à un mésusage, ou à une mauvaise logistique. Par ailleurs, les données collectées permettent de fiabiliser la conception d’instruments, afin de les rendre plus résistants et plus durables, ou d’adapter les préconisations d’usages aux performances réellement obtenues. L’authentification et l’horodatage quant à eux garantit que les données ne sont pas altérées ni modifiées lors de leur enregistrement, leur collecte et de leur analyse. Les données sont sécurisées et protégées contre la falsification. L’invention concerne également un système de gestion de données d’un environnement endodontique, comprenant : - un instrument endodontique destiné à coopérer avec un équipement endodontique, l’instrument étant équipé d’un moyen d’identification du type d’instrument ; - des informations relatives à l’obtention, par le praticien, d’un certificat d’aptitude à utiliser le type d’instrument avec l’équipement, délivré par un organisme de formation ; - l’équipement endodontique comprenant des moyens de lecture de l’identifiant de l’instrument ; - un équipement informatique connecté à l’équipement endodontique et destiné à recevoir les informations de lecture de l’identifiant et les informations relatives à l’obtention du certificat d’aptitude par le praticien, l’équipement informatique exécutant un programme d’ordinateur. Selon l’invention, le programme d’ordinateur est configuré pour vérifier et enregistrer dans une base de données une adéquation entre les informations relatives au type d’instrument identifié, l’aptitude du praticien à utiliser ce type d’instrument avec l’équipement, et cet enregistrement est authentifié. De cette manière, l’invention permet de s’assurer que le praticien est qualifié pour le soin qu’il s’apprête à accomplir, chaque type d’instrument étant dédié à un type de soin. Les risques de mésusage sont donc grandement réduits, voire supprimés. En cas de ruine, cela permet facilement de savoir si elle est due à une défaillance imputable à l’instrument, ou alors imputable à un mésusage. Ces deux solutions apportent donc chacune une réponse au problème d’incidents endodontiques, et des bris d’instruments, puisque chacune de ces solutions permet d’adresser une des deux causes majeures de ce ces bris : la défaillance intrinsèque de l’instrument et le mésusage (incluant une mauvaise logistique). Ces deux solutions reposent sur le même concept général de la collecte de données endodontiques, à des fins de mesure et de prévention. Dans un mode de réalisation particulier, l’équipement informatique est destiné à recevoir des informations relatives au soin endodontique, et le programme d’ordinateur est configuré pour vérifier et enregistrer l’adéquation entre les informations relatives au soin à réaliser, l’équipement endodontique et l’instrument utilisés. Ainsi, en fonction du soin à effectuer et de la séquence correspondante, si le praticien se trompe d’équipement ou d’instrument, l’équipement informatique est apte à alerter le praticien. Dans tous les cas, cette information est enregistrée et authentifiée. Avantageusement, l’équipement informatique est destiné à recevoir des informations relatives aux suites cliniques du soin endodontique, et le programme d’ordinateur est configuré pour prendre en compte un résultat clinique du traitement à des fins d’amélioration continue, par exemple pour améliorer des formations dispensées par l’organisme, ou pour actualiser un plan de formation du praticien, ou pour améliorer une conception de l’instrument ou de l’équipement endodontique. Selon la cause probable de défaillance identifiée par le programme, les informations relatives aux suites cliniques sont adressées à l’organisme de formation et/ou au fabricant de l’instrument ou de l’équipement endodontique. Pour fiabiliser les informations collectées et obtenir des informations tangibles quant aux occurrences des mésusages, le programme d’ordinateur est configuré pour vérifier et enregistrer un écart entre les paramètres d’usage recommandés et les paramètres d’usage réels obtenus, et cet enregistrement est authentifié. Afin de ne pas laisser survenir un mésusage, le système de gestion comprend un équipement endodontique destiné à recevoir l’instrument, tel qu’une pièce à main, qui est configuré pour adapter son fonctionnement en fonction du paramètre d’usage réel obtenu. Toujours dans un but de sûreté clinique, la base de données comprend une liste de type d’instruments compatibles avec l’équipement endodontique, et le programme d’ordinateur est programmé pour identifier le type d’instrument à partir de l’identifiant unique lu, afin de vérifier la compatibilité de l’instrument avec l’équipement. Par compatibilité, on entend ici l’adéquation possible entre les paramètres d’usages prévus et les paramètres de fonctionnement que peut adopter l’équipement endodontique. Dans le même but, l’équipement informatique est destiné à recevoir des informations relatives au soin à effectuer, et le programme d’ordinateur est programmé pour identifier le type d’instrument à partir de l’identifiant unique lu, afin de vérifier la compatibilité de l’instrument avec le soin à effectuer. Par compatibilité, on entend ici que l’instrument est bien adapté à une étape de séquence du soin Avantageusement, le programme informatique est apte, à partir des paramètres d’usage réels, à estimer une durée de vie avant bris de l’instrument. De cette manière, il est possible d’utiliser l’instrument le plus longtemps possible afin d’amortir son coût, mais de ne pas aller jusqu’à sa ruine. Dans un mode de réalisation préféré, les étapes de cycle de vie comprennent plusieurs étapes parmi l’utilisation, le réemploi, le stockage et le transport, et de préférence toutes ces étapes. Ainsi, le plus grand nombre d’étapes susceptibles d’avoir un impact sur la durée de vie de l’instrument sont monitorées, de sorte que le risque de rater un événement susceptible de mener à la ruine de l’instrument est réduit. De préférence, l’équipement informatique est destiné à recevoir des informations relatives au vieillissement de l’instrument, telles que son usure ou ses caractéristiques mécaniques, à l’étape de fin de vie. Ces informations permettent au fabricant de vérifier la validité de ses modèles de conception, et de poursuivre sa démarche d’amélioration continue. L’identifiant de type d’instrument ou l’identifiant unique de l’instrument et les moyens de lecture utilisent par exemple des technologies d’identification par radiofréquence, et de préférence par protocole RFID ultra-haute fréquence. Ainsi, l’identifiant est lisible à distance, et il est possible de lire en masse les identifiants de plusieurs instruments stockés ensemble, par exemple en inventaire. Afin d’être fiable et de pouvoir disposer de la séquence des enregistrements, l’authentification des enregistrements utilise un cryptage par chaîne de blocs, dit « blockchain » en anglais. est un schéma de principe illustrant le concept général réunissant un mode de réalisation préféré des deux inventions. est un schéma illustrant l’enregistrement authentifié de données au sein du concept général réunissant ces deux modes. Système de gestion de données d’un environnement d’un instrument endodontique, caractérisé en ce que le système comprend : - un instrument endodontique, destiné à vivre plusieurs étapes de cycle de vie telles que logistique, utilisation lors d’un soin endodontique, fin de vie, l’instrument étant équipé d’un identifiant unique, et présentant des paramètres d’usage recommandés ; - des moyens d’obtention d’au moins un paramètre d’usage réel subi par l’instrument lors d’une étape de cycle de vie ; - des moyens de lecture de l’identifiant unique lors d’au moins une étape de cycle de vie de l’instrument ; - un équipement informatique destiné à être connecté aux moyens de lecture et aux moyens d’obtention, comprenant une base de données, et exécutant un programme d’ordinateur, en ce que le programme d’ordinateur est configuré pour enregistrer dans la base de données, lors d’au moins une étape de cycle de vie, l’identifiant unique de l’instrument lu, le paramètre d’usage réel obtenu, un horodatage, et en ce que cet enregistrement est authentifié. Système de gestion de données d’un environnement endodontique, caractérisé en ce que le système comprend : - un instrument endodontique destiné à coopérer avec un équipement endodontique, l’instrument étant équipé d’un moyen d’identification du type d’instrument ; - des informations relatives à l’obtention, par le praticien, d’un certificat d’aptitude à utiliser le type d’instrument avec l’équipement, délivré par un organisme de formation ; - l’équipement endodontique comprenant des moyens de lecture de l’identifiant de l’instrument ; - un équipement informatique connecté à l’équipement endodontique et destiné à recevoir les informations de lecture de l’identifiant et les informations relatives à l’obtention du certificat d’aptitude par le praticien, l’équipement informatique exécutant un programme d’ordinateur, et en ce que le programme d’ordinateur est configuré pour vérifier et enregistrer dans une base de données une adéquation entre les informations relatives au type d’instrument identifié, l’aptitude du praticien à utiliser ce type d’instrument avec l’équipement, et en ce que cet enregistrement est authentifié. Système de gestion de données selon la revendication 2, caractérisé en ce que l’équipement informatique est destiné à recevoir des informations relatives au soin endodontique, et le programme d’ordinateur est configuré pour vérifier et enregistrer l’adéquation entre les informations relatives au soin à réaliser, l’équipement endodontique et l’instrument utilisés, et en ce que cet enregistrement est authentifié. Système de gestion de données selon la revendication 2, caractérisé en ce que l’équipement informatique est destiné à recevoir des informations relatives aux suites cliniques du soin endodontique, et le programme d’ordinateur est configuré pour prendre en compte un résultat clinique du traitement à des fins d’amélioration continue, par exemple pour améliorer des formations dispensées par l’organisme, ou pour définir un plan de formation du praticien, ou pour améliorer une conception de l’instrument ou de l’équipement endodontique. Système de gestion de données selon la revendication 1, caractérisé en ce que le programme d’ordinateur est configuré pour vérifier et enregistrer un écart entre les paramètres d’usage recommandés et les paramètres d’usage réels obtenus, cet enregistrement est authentifié. Système de gestion de données selon la revendication 1, caractérisé en ce q u’ il comprend un équipement endodontique destiné à recevoir l’instrument, tel qu’une pièce à main, configuré pour adapter son fonctionnement en fonction du paramètre d’usage réel obtenu. Système de gestion de données selon la revendication 1, caractérisé en ce qu e la base de données comprend une liste de type d’instruments compatibles avec l’équipement endodontique, et en ce que le programme d’ordinateur est programmé pour identifier le type d’instrument à partir de l’identifiant unique lu, afin de vérifier la compatibilité de l’instrument avec l’équipement. Système de gestion de données selon la revendication 1, caractérisé en ce qu e l’équipement informatique est destiné à recevoir des informations relatives au soin à effectuer, et en ce que le programme d’ordinateur est programmé pour identifier le type d’instrument à partir de l’identifiant unique lu, afin de vérifier la compatibilité de l’instrument avec le soin à effectuer. Système de gestion de données selon la revendication 1, caractérisé en ce que le programme informatique est apte, à partir des paramètres d’usage réels, à estimer une durée de vie avant bris de l’instrument. Système de gestion de données selon la revendication 1, caractérisé en ce que les étapes de cycle de vie comprennent plusieurs étapes parmi l’utilisation, le réemploi, le stockage et le transport, et de préférence toutes ces étapes. Système de gestion de données selon la revendication 1, caractérisé en ce que l’équipement informatique est destiné à recevoir des informations relatives au vieillissement de l’instrument, telles que son usure ou ses caractéristiques mécaniques, à l’étape de fin de vie. Système de gestion de données selon l’une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que l’identifiant du type d’instrument ou l’identifiant unique de l’instrument et les moyens de lecture utilisent des technologies d’identification par radiofréquence, et de préférence par protocole RFID ultra-haute fréquence. Système de gestion de données selon l’une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que l’authentification des enregistrements utilise un cryptage par chaîne de blocs.