La présente invention concerne un dispositif d'obscurcissement des voyants d'alarme, applicable notamment à ceux qui équipent les aéronefs. La réalisation des voyants d'alarme pose un certain nombre de probltmes difficiles à résoudre du fait des exigences contradictoires qui doivent être conciliées pour obtenir un dis Dositif efficace et fiable. Les voyants doivent, en effet, avoir une grande intensité lumineuse pour attirer l'attention de ltéquipage quel que soit l'éclairage ambiant, mais ils ne doivent pas provoquer d'éblouissement permanent. Différents dispositifs connus concilient plus ou moins heureusement ces exigences, mais en contrepartie l'alarme risque de manquer d'efficacité. Il est connu d'utiliser une occultation réelle ou artificielle des voyants, cette occultation étant commandée ou automatique. Ainsi, on connaît des voyants a diaphragme mécaninue commandé nanuellerent. Lorsque ceux-ci s'éclairent, on peut réduire l'intensité lumineuse en fermant plus ou moins le diaphragme. Ces dispositifs n'assurant pas automatiquement une réouverture maximale du diaphragme, ils font courir le risque, par oubli en position occultée, d'enlever toute efficacité au voyant. Sont connus également des dispositifs dans lesquels l'intensité lumineuse de tous les voyants d'un tableau peut être commandée manuellement ou automatiquement. On peut agir sur la tension d'alimentation, par exemple, cette tension étant réglée manuellement ou par une cellule photo-électrique mesurant l'éclai- rage ambiant. Ces iispositifs, lorsqu'ils sont à commande manuelle, présentent le même inconvénient que les précédents. Lorsqu'ils sont à commande automatique, l'alarme risque d'être inefficace. En effet, pour être efficace, un voyant d'alarme oit être lCr%renent éLiouissant, ne serait-ce que pendant quel quels secondes. Mais si, après un fonctionnement à pleine intensité, le voyant s'occulte autonatiGuement, l'aide d'un dispositif à temporisation par exemple, les intéressés risquent d'oublier l'alarme. On connaît enfin des dispositifs a fonctionnement intermittent ou clignotant dont l'intensité est toujours maximale mais dont la fréquence est fonction de l'éclairage ambiant. Ces dispositifs présentent l'inconvénient de rester éblouissants par intermittence, tant que l'alarme dure, ce qui est fatigant pour la vue des observateurs. La présente invention pallie ces inconvénients. Elle concerne un voyant d'alarme équipé d'un dispositif d'obscurcissement à commande manuelle, ledit dispositif d'obscurcissement devenant automatiquement inopératif dès la fin de l'alarme, c'est-a- dire dès l'extinction du voyant. Dès qu'une nouvelle alarme se produit et que le voyant s'allume à nouveau, il fonctionne à pleine puissance jusqu 'à ce que son observateur commande manuellement l'obscurcissement. Il fonctionne alors à puissance réduite jusqu'à extinction. Ce voyant n'est donc obscurci que sur commande de l'observateur lorsque celui-ci a constaté l'alarme et y a porté remède. Le dispositif selon l'invention comprend des moyens d'affichage lumineux d'alarme, des moyens de réduction de la puissance lumineuse desdits moyens d'affichage, des moyens de commande manuelle desdits moyens de réduction de puissance et des moyens automatiques de mise hors service desdits moyens de réduction de puissance, lesdits moyens automatiques étant rendus opératifs par l'extinction, provoquée par la fin de l'alarme, desdits moyens d'affichage. Les moyens d'affichage lumineux sont, de préférence, constitués par un voyant de type connu à deux lampes électriques connectées en parallèle, par exemple, et dont le cabochon mobile forme le poussoir d'un contact constituant les moyens de commande manuelle de réduction de puissance. Un second contact peut être prévu pour commander un circuit d'essai destiné à vérifier le bon fonctionnement de l'ensemble. Les moyens d'affichage lumineux peuvent également être constitués par un ou deux voyants simples groupés, les moyens de commande manuelle de réduction de puissance étant alors constitués par un bouton-poussoir pouvant être placé près des voyants, incorporé à ceux-ci ou placé à distance de ceux-ci. Les moyens de réduction de puissance lumineuse et les moyens automatiques de mise hors service de ces moyens de réduction de puissance sont constitués par un relais électromagnétique avec ou sans adjonction d'une résistance. Enfin, ces différents moyens peuvent être combinés de façon à disposer à la fois d'une commande sur les voyants et d'une commande à distance. Les dessins annexés montrent diverses possibilités de réalisation de l'invention. Les figures 1, 2, 3 et 4 représentent schématiquement quatre réalisations particulières de l'invention. Les éléments équivalents y portent les mêmes références. Dans toutes ces réalisations, le dispositif lumineux d'alarme A est monté entre une source indiquée par + et la masse par l'intermédiaire de disjoncteurs d'alimentation B ; le contact d'alarme C peut se trouver du côté de la masse et être commandé par celle-ci, ou bien se trouver du côté de la source. Sur la figure 1, deux lampes électriques 1 sont montées dans un voyant à cabochon 2 mobile à l'encontre d'un ressort non représenté. Le cabochon 2 est relié mécaniquement à deux contacteurs 3 et 4. Le contacteur 3 est ouvert en position de repos et le contacteur 4 comporte une liaison de repos et une liaison de travail. ne seule liaison est nécessaire dans chaque cas d'utilisation pour commander une fausse alarme (circuit de test ou d'essai). Or, certains circuits d'alarme sont commandés par ouverture d'un circuit et d'autres par sa fermeture. Cette particularit du contacteur 4 rend donc le dispositif objet de l'invention adaptable aux différentes réalisations de circuits d'alarme. Les deux lampes 1 sont connectées en parallèle entre des points de connexion P et 10. Le point 8 est relié au secteur de bord (+ 28 volts par exemple). Ce point 8 est, en outre, relié en parallèle à une des bornes de la bobine 5 d'un relais 5-6 dont l'autre borne est reliée, d'une part, au contact de travail de la lame 6 du relais et, d'autre part, à l'un des contacts de travail du contacteur 3. L'autre contact du contacteur 3 est relié à un point de--connexion 9 qui est relié à la masse du secteur d'utilisation de ltensemble (secteur de bord d'ur aéronef par exemple). Le point 9 est connecté, en outre, ì la lame 6 du relais et au point 10 par l'intermédiaire d'une résistance 7. Le point 10 est relié également au contact de repos du contacteur 6 du relais 5-6. Lorsque le contact d'alarme se ferme, les lampes 1 sont alimentées normalement et le voyant éclaire à pleine puissance. La résistance 7 ests en effet, court-circuitée par le contacteur 6 et le courant Dasse directement dans les lampes 1. Si on appuie sur le cabochon 2 du voyant, le contacteur 4 s'ouvre ou se ferme, suivant l'utilisation, et provoque une alarme, ce qui n'a aucune influence sur le contact d'alarme qui est déjà fermé. Cependant, dans cette même opération, le contacteur 3 se ferme et, de ce fait, la bobine 5 du relais se trouve alimentée, le contacteur 6 passe en position de travail et réalimente la bobine 5. La résistance 7 ntest plus court-circuitée, elle provoque une chute de tension entre les points 9 et 10 et les lampes 1 n'éclairent plus qu a puissance réduite. Lorsque le cabochon 2 est relâché, la bobine 5 du relais reste aliments par son propre contact 6. Quand l'alarme est terminée, il n'y a plus aucune tension entre 8 et 9 ; le relais 5-6 n'étant plus alimenté, le contact 6 reprend sa position de repos. Si une nouvelle alarme survient, les lampes 1 éclairent à nouveau à pleine puissance. Il est possible d'ajouter à ce dispositif une commande à distance, en connectant le point li (point de connexion de l'enroulement 5 du relais avec son contact de travail et avec un contact du contacteur 3) à la masse par l'intermédiaire d'un contacteur à poussoir 12. Lorsque, en période d'alarme, on appuie sur le contacteur 12, l'enroulement 5 se trouve alimenté et le même processus que précédemment se produit. En période normale (absence d'alarme), lorsque l'observateur appuie sur le cabochon 2, les contacts 3 et 4 et, par suite, le contact d'alarme sont activés. Les lampes 1 et le relais 5-6 sont alimentés, les lampes 1 éclairent donc alors à puissance réduite. Cette opération permet de vérifier, à la fois, le fonctionnement du voyant et celui du dispositif obscurcisseur. Il est possible d'utiliser un ensemble voyant à cabochon mobile commandant des contacts à action différentielle, une pression faible rendant actif d'abord le contact 4 et une pression plus forte rendant actifs à la fois les contacts 4 et 3. Pour une pression faible, le voyant éclaire à pleine puissance et pour une pression forte à puissance réduite. Suivant une deuxième réalisation (figure 2), la bobine 5 du relais (un relais série 12 volts par exemple) joue le rôle de résistance chutrice. Le contact 3 est fermé en position de repos. En fonctionnement normal (pleine puissance), le courant traverse le dispositif par8-1-10-3-6 et 9. En fonctionnement occulté, il le traverse par 8-10-5 et 9. Cette réalisation ne se prête pas à une commande à distance. Suivant une troisième réalisation (figure 3), un relais tension, 28 volts par exemple, enclenchant à + 28 volts et se maintenant collé pour 12 volts, est utilisé. La bobine 5 joue, comme précédemment, le rôle de résistance chutrice. Le relais 5-6 comporte deux lames de contact. En fonctionnement normal, le courant passe par 8-1-10-6 et 9. En fonctionnement occulté, il passe par 8-1-10-une diode 13-5 et 9. La diode 13 isole l'enroulement 5 de la connexion 8 via les lampes 1 pour ltutilisation d'une commande à distance 12 connectant, par exemple, le + 28 volts au deuxïème contact du relais 5-6. Suivant une quatrième réalisation (figure 4), le voyant à cabochon mobile est combiné avec le relais dont l'enroulement joue encore le rôle de résistance chutrice et agit directement sur le contact 3. Le cabochon du voyant commande également le contacteur 4, qui est indépendant du relais. Lorsque l'on appuie sur le cabochon 2, le contact 3 est ouvert et, par suite, la bobine 5 se trouve insérée en série avec les lampes 1 et naintient ouvert le contact 3. En fonctionnement normal, le courant parcourt le dispositif par 8-1-10-3 et 9, et en fonctionnement occulté par 8-1-10-5 et 9. Cette réalisation ne peut évidemment pas comporter une commande à distance. L'invention s'applique à tous les voyants lumineux d'alarme et spécialement à ceux qui équipent les tableaux de bord sur les véhicules et notamment sur les aéronefs. REVENDICATIONS 1. Dispositif d'alarme à voyant lumineux comprenant, dans un circuit électrique, au moins une lampe et des éléments résistifs montés en série avec cette lampe, caractérisé en ce que lesdits éléments résistifs sont shuntés par une branche de circuit comprenant un contact de repos (normalement fermé) d'un relais électro-magnétique dont l'alimentation de la bobine, en même temps que ladite lampe, est asservie à un contact commandé par un bouton-poussoir. 2. Dispositif d'alarme selon la revendication 1, caractérisé en ce que le bouton-poussoir ferme un circuit d'alimentation de la bobine qui se maintient fermée par un contact de réalimentation du relais normalement ouvert. 3. Dispositif d'alarme selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'un contact unique assure, en position de repos, la fermeture du circuit de shunt et, en position de travail, la réalimentation de la bobine. 4. Dispositif d'alarme selon la revendication 1, caractérisé en ce que la bobine du relais constitue, au moins en partie, l'élément résistif et le bouton-poussoir ouvre directement le circuit de shunt qui comprend un contact de repos du relais. 5. Dispositif d'alarme selon la revendication 4, caractérisé en ce que le bouton-poussoir agit directement sur le contact de repos du relais pour ouvrir le circuit de shunt. 6. Dispositif d'alarme selon la revendication 1, caractérisé en ce que le cabochon transparent du voyant lumineux est sollicité vers l'extérieur par un ressort et constitue par lui-même le poussoir du bouton-poussoir. 7. Dispositif d'alarme selon les revendications 2 et 6, caractérisé en ce que la bobine comprend deux circuits d'alimentation en parallèle, l'un commandé par le cabochon du voyant, l'autre par un bouton-poussoir à distance. 8. Dispositif d'alarme selon les revendications 4 et 7, caractérisé en ce que les circuits d'alimentation de la bobine comprennent une portion commune dans laquelle est monté un second contact, normalement fermé, de la bobine. 9. Dispositif d'alarme selon la revendication 1, caractérisé en ce que le bouton-poussoir commande par un second contact un circuit d'essai du circuit d'alarme dans lequel est monté le dispositif. 10. Dispositif d'alarme selon la revendication 9, caractérisé en ce que le second contact permet au choix deux connexions d'essai, l'une à l'état de repos, l'autre à l'état de travail. 11. Dispositif d'alarme selon la revendication 9, caractérisé en ce que la course du bouton-poussoir est aménagée pour assurer une action sur le second contact avant l'action sur le premier.