La présente invention est relative à des perfectionnements apportés aux poignées pour bâtons ou cannes de ski et elle vise plus particulièrement les poignées destines à équiper les bâtons pour la pratique du ski de fond. On sait que les poignées du genre en question comportent gén- ralement une partie de préhension ou manche réalisé en liège et surmonté d une tête constituée en une matière dure (métal ou matière synthétique rigide) de façon à assurer la retenue efficace de la dragonne usuelle. Compte tenu du prix relativement élevé des manches en liège, on a proposé des poignees comprenant une pièce unique en matière synthétique dure, formant à elle seule manche et tête ; le prix de revient est considérablement abaisse, mais cette économie est obtenue au détriment de la qualité de la poignée sur le plan de ltutilisation : par suite de sa rigidité une telle poignée ntoffre pas la souplesse ou "confort" souhaitable pour une bonne prise du bâton ou canne par le skieur. Les perfectionnements qui font llobjet de la pressente invention ont plus spécialement pour but de remédier à 1 T inconvénient précité et de permettre la réalisation economique dtune poignée pour bâton de ski, plus particulièrement pour la pratique du ski de fond, qui soit susceptible de répondre particulièrement bien aux divers desiderata de la pratique. Lt invention consiste essentiellement à réaliser tout d'sabord en une matière synthétique dure une partie superieure ou tête pourvue dtune queue dtemmanchement tournée vers le bas, à introduire partiellement ladite queue à l'intérieur d t un élément tubulaire, et à surmouler sur ltensemble ainsi constitua une coche dtune matière synthétique de nature expansée. On conçoit qu'un tel procédé permet bien ltobtention d'une poignée présentant les avantages des articles usuels en liège, sans en comporter les inconvénients concernant le coût. On notera par ailleurs que 1 T invention se prete fort bien à la réalisation de poignées bicolores, dtaspect esthétique particulièrement attrayant. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre ltinvention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer. Fig. 1 est une coupe axiale d'une poignée suivant l'in- vent ion. Fig. 2 est une vue en perspective de la tête de cette poignée, préalablement à l'opération de surmoulage. Fig. 3 à 5 illustrent le processus de fabrication. Fig. 6 est une vue en élévation de la poignée obtenue. En fig. 1 la référence 1 désigne l'extrémité supérieure du tube métallique qui forme un bâton ou canne du type de ceux utilisés pour la pratique du ski de fond. La poignée suivant l'invention comprend essentiellement une partie supérieure ou tête 2 pourvue de la dragonne usuelle 3, et une partie inférieure ou manche 4 qui recouvre le sommet du tube 1. Pour la fabrication d'une telle poignée, on commence par réaliser séparément la tête 2 ; celle-ci peut être aisément obtenue par moulage d'une matière dure et résistante, polychlorurede vinyl par exemple. Comme plus particulièrement montré en fig. 2, cette tête 2 est solidaire d'une queue cylindrique 2a établie à un diamètre substantiellement égal au diamètre de la paroi interne du tube 1 considéré. Cette queue 2a présente sur sa périphérie des reliefs ou dépressions d'ancrage ; dans l'exemple de réalisation envisagé, ces reliefs sont constitués par une collerette 2b qui détermine avec la face inférieure e la tête 2 proprement dite une dépression ou gorge annulaire 2c. Bien entendu la tête 2 est pereée d'une ouverture profilée 2d pour le passage et la fixation de la dragonne 3. Comme illustré en fig. 3 et 4, la tête 2-2a est ensuite rendue solidaire du tube 1 par emmanchement axial partiel de la queue 2a à l'intérieur du débouché dudit tube ; l'extrémité supérieure de celui-ci vient buter contre la collerette 2b et laisse ainsi à découvert la gorge d'ancrage 2c. L'ensemble 1-2 ainsi obtenu est alors soumis à une opération de surmoulage ; à cet effet on a avantageusement recours à un moule ouvrant dont les deux parties 5 et 6 (fig. 5) définissent une cavité de moulage 7 présentant le profil désiré pour le manche 4 à réaliser, la tête 2 proprement dite restant en dehors de ladite cavité. Cette dernière est emplie d'une matière synthét 5a ménagé dans le moule. La matière synthétique injectée vient évidemment remplir la gorge d'ancrage 2c et noyer la collerette 2b, si bien quton obtient finalement la poignée représentée en fig. 1 et 6. I1 suffit donc de procéder à la mise en place de la dragonne 3, formée à la manière usuelle par une courroie dont les extrémités libres sont assemblées l'une à l'autre par un-rivet 8 qui assure simultanément la fixa tion d'une cale 9, laquelle opère la retenue de ltensemble de la dragonne dans l'ouverture profilée 2d de la tête 2. Dans l'exposé qui précède on a supposé que le surmoulage était directement effectué sur le tube 1 qui forme la canne, lequel tube peut lui-meme comporter des striures propres à améliorer l'adhérence du manche 4. Ce processus n'a toutefois rien d'obligatoire et pour ltopération de surmoulage on peut très bien avoir recours à un organe tubulaire amovible qui est retiré de la poignée à la sortie de celle-ci hors du moule 5-6 pour permettre, au moment désiré, la fixation de ladite poignée sur la canne ou bâton. En tout état de cause les essais ont démontré que l'invention permettrait de réaliser, de manière particulièrement économique, des poignées pour cannes de ski parfaitement satisfaisantes ; la tête 2 présente -une rigidité et une résistance mécanique excellentes par suite des caractéristiques de la matière synthétique qui la constitue, tandis que le manche 4 offre une bonne prise et une impression de "confort" au toucher dues à la souplesse et à la dé formabilité élastique de la matière expansée ou mousse. On peut évidemment choisir pour les deux matières constitutives des coloris différents de façon à conférer à la poignée un aspect esthétique particulier. I1 doit tailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qutelle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. I1 va notamment de soi quton peut faire comporter à la queue 2a de la tête 2 toute autre saillie propre à améliorer l'ancrage de la matière qui forme le manche 4. En certains cas la tête 2 est susceptible d'être réalisée en métal coulé. REVENDICATIONS 1. Procédé pour la réalisation de poignée pour bâton de ski, notamment pour la pratique du ski de fond, caractérisé en ce qu'il consiste à réaliser tout d'abord en une matière dure et résistante une partie supérieure ou tête pourvue d'une queue d'emmanchement tournée-vers le bas, à introduire partiellement ladite queue à l'intérieur d'un élément tubulaire, et à surmouler sur l'ensemble ainsi constitué une couche d'une matière synthétique souple de façon à réaliser le manche de préhension. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu t on fait comporter à la partie de la queue qui est laissée à découvert après emmanchement dans l'élément tubulaire, des saillies et/ou dépressions propres à améliorer l'ancrage de la matière synthétique surmoulée. 3. Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce qu t on prévoit sur la queue une collerette en saillie qui limite l'enfoncement axial de ladite queue à l'intérieur de l'élément tubulaire et qui détermine avec la face inférieure de la tête une dépression ou gorge annulaire. 4. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que 1'élément tubulaire est directement constitué par la partie supérieure du tube qui forme le bâton de ski. 5. Poignée de bâton de ski, notamment pour la pratique du ski de fond, caractérisée en ce qu'elle est réalisée par mise en oeuvre du procédé suivant l'une quelconque - des revendications 1 à 4.