La présente invention concerne les domaines pharmaceutique et nutraceutique et, plus spécifiquement, une composition comprenant un extrait issu d’une combinaison de plantes pour la prévention et/ou le traitement d’une maladie neurodégénérative. COMPOSITIONS PHARMACEUTIQUE ET NUTRACEUTIQUE POUR LA PREVENTION ET LE TRAITEMENT DE MALADIES NEURODEGENERATIVES Domaine de l’invention La présente invention concerne les domaines pharmaceutique et nutraceutique et, plus spécifiquement, une composition comprenant comme ingrédient actif au moins un extrait issu d’une combinaison de plantes. La composition selon l’invention est utilisée pour la prévention et/ou le traitement de maladies neurodégénératives, notamment la maladie d’Alzheimer. Etat de l’art La Maladie d'Alzheimer (MA) est une maladie neurodégénérative du tissu cérébral qui touche principalement les personnes âgées de plus de 65 ans. Outre l’âge, d’autres facteurs de risques ont été incriminés tels que les facteurs génétiques ou bien encore les facteurs environnementaux. Cette maladie se caractérise par un trouble dégénératif du système nerveux central associé à une perte importante de cellules neuronales spécifiques. Elle se manifeste cliniquement par une perte progressive de la mémoire, de la cognition, du raisonnement, du jugement et de la stabilité émotionnelle du patient qui conduit progressivement à une profonde détérioration mentale et finalement à sa mort. Dès lors, la Maladie d’Alzheimer constitue un enjeu majeur de santé publique compte tenu du vieillissement progressif de la population et de l'absence de traitements curatifs à ce jour. Aux États-Unis, jusqu’à quatre millions de personnes souffrent de la maladie d’Alzheimer avec pas moins de 100 000 décès par an. Bien que le mécanisme et l’origine de la maladie d’Alzheimer ne soient pas encore pleinement élucidés, des scientifiques ont pu mettre en évidence deux marqueurs biologiques caractéristiques de celle-ci qui sont les plaques amyloïdes (ou plaques séniles) et une dégénérescence neurofibrillaire (ou enchevêtrements neurofibrillaires). Dans le détail, les plaques amyloïdes sont constituées d’un peptide, appelé Aβ, qui dérive d’une protéine précurseur nommée APP. Pour ce qui est de la dégénérescence neurofibrillaire, elle consiste en une accumulation, sous forme de fibres et à l’intérieur des neurones, d’une autre protéine, la protéine Tau, qui se trouve alors sous forme anormale. En lien avec ces marqueurs, des études ont montré qu’il existe une corrélation entre les niveaux d'Aβ solubles et l'étendue de la perte synaptique et de la gravité de la déficience cognitive chez les patients. Par conséquent, toute substance réduisant la neurotoxicité Αβ peut être utile en tant que nouvel agent thérapeutique pour le traitement ou la prévention de la maladie d’Alzheimer. Les seuls médicaments existants aujourd’hui pour traiter la maladie d’Alzheimer sont de deux types. On trouve tout d’abord les inhibiteurs d’acétylcholinestérase, tels que le donépézil, la galantamine, et le rivastigmine, et les antagonistes du récepteur NMDA tel que la mémantine. Toutefois, ces médicaments ne traitent que les symptômes de la maladie d’Alzheimer et permettent seulement de ralentir, de façon modeste, la progression de la maladie. De plus, la prise de ces médicaments est souvent accompagnée d’effets indésirables importants tels que des nausées, diarrhées et troubles hépatiques. Il existe donc un besoin urgent de développer de nouvelles alternatives. Il a récemment été mis en évidence l’effet neuroprotecteur significatif de l’extrait AT000 chez des souris intoxiquées avec le peptide Aβ 25-35 . Il a ainsi été démontré que l’administration de cet extrait atténue considérablement les effets délétères causés par ce peptide tels que le déficit d’apprentissage et le stress oxydatif (ISKANDAR et al. , Chemistry of Advanced Materials, vol.3(2) ; p :36-59, 2018). Cet extrait AT000 est issu de l’extraction d’un mélange équimassique de plantes constitué de Syzygium aromaticum , de Sa n talum album , d’ Aquilaria malaccensis , de Boswellia carterii , de Cyperus rotundus , de Styrax benzoin, de Liquidambar orientalis , de Saussurea costus et de Dryobalanops aromatica . Malgré, l’efficacité de cet extrait contre les effets délétères induits par le peptide Aβ 25-35 , son utilisation semble compromise dans la mesure où la plante Dryobalanops aromatica n’est pas répertoriée dans la pharmacopée française. Les inventeurs ont découvert de façon surprenante que la substitution de la plante Dryobalanops aromatica par la plante Cinnamomum camphora permettait l’obtention d’un extrait dont l’efficacité contre la toxicité du peptide Aβ 25-35 est similaire à celle de l’extrait AT000 tout en ayant une nouvelle composition reconnue alimentaire. Les inventeurs ont identifié trois extraits possédant un effet protecteur contre la neurotoxicité des Aβ à partir d’un plan d’expériences de formulation basé sur l’optimisation de l’activité antioxydante (test du DPPH, activité de piégeage des radicaux de l’extrait) de différentes formules à base de 9 plantes : - L’extrait 1a et 1b obtenu à partir d’un mélange de teneurs différentes de bourgeons de Syzygium aromaticum , de bois de cœur de Santalum album, de bois de cœur d’ Aquilaria malaccensis , de résine de Boswellia carterii , de bourgeons de Cyperus rotundus , de résine de Styrax benzoin , de résine de Liquidambar orientalis , de feuilles de Cinnamomum camphora , et de racines de Saussurea costus ; - L’extrait 2 obtenu à partir d’un mélange de teneurs différentes de bourgeons de Syzygium aromaticum (clou de girofle) , de bois de cœur de Santalum album, de bois de cœur d’ Aquilaria malaccensis , de résine de Boswellia carterii , de bourgeons de Cyperus rotundus , de résine de Styrax benzoin , de résine de Liquidambar orientalis , et de feuilles de Cinnamomum camphora . La présente invention concerne une composition comprenant l’extrait 1a, 1b ou 2. En conséquence, un premier objet de l’invention concerne une composition, qui peut être pharmaceutique ou nutraceutique, comprenant un extrait issu d’un mélange de plantes constitué de Syzygium aromaticum , de Santalum album , d’ Aquilaria malaccensis , de Boswellia carterii , de Cyperus rotundus , de Styrax benzoin, de Liquidambar orientalis, de Cinnamomum camphora et de Saussurea costus . Les inventeurs ont mis en évidence que ce dernier ingrédient ( Saussurea costus ) permettait de réduire significativement la dose efficace de l’extrait dans son ensemble. Un autre objet de l’invention porte sur une composition telle que définie précédemment pour utilisation comme médicament. Un autre objet porte sur une composition telle que définie précédemment pour utilisation dans le traitement et/ou la prévention d’une maladie neurodégénérative, de préférence la maladie d’Alzheimer, chez les mammifères, de préférence chez l’Homme. Un autre objet de l’invention porte sur une huile alimentaire comprenant au moins 0,5% (en poids par rapport au poids total de l’huile) d’une composition telle que mentionnée précédemment, de préférence au moins 1% ou 2%. Un dernier objet de l’invention porte sur une boisson fonctionnelle réalisée par dilution d’un macérat glycériné avec de l’eau suivant un ratio 1:10. Description des figures : Effet de différents extraits et du donépézil (DPZ) sur un modèle murin de la mémoire spatiale de travail. : Effet de différents extraits et du donépézil sur un modèle murin de la mémoire contextuelle à long-terme. : Effet de différents extraits et du donépézil sur la peroxydation lipidique. : Analyse UHPLC-DAD à 254 nm (a) de l’extrait 1b issu d’une extraction par décoction d’un mélange de plantes dans un mélange hydroalcoolique ; (b) du macérat 1b issu d’une extraction par macération d’un mélange de plantes dans 100% de glycérine ; (c) du macérat 1b issu d’une extraction par macération d’un mélange de plantes dans un mélange équivolumique de glycérine / éthanol. : Analyse UHPLC-DAD à 325 nm (a) de l’extrait 1b issu d’une extraction par décoction d’un mélange de plantes dans un mélange hydroalcoolique ; (b) du macérat 1b issu d’une extraction par macération d’un mélange de plantes dans 100% de glycérine ; (c) du macérat 1b issu d’une extraction par macération d’un mélange de plantes dans un mélange équivolumique de glycérine / éthanol. : Courbes de linéarité de l’acide benzoïque et de la vanilline : Etude de la cinétique d’extraction : analyse UHPLC-DAD à 325 nm du macérat 1b à différent temps T au cours de la macération dans 100 % de glycérine. Description détaillée de l’invention Les inventeurs ont maintenant développé une composition comprenant un extrait issu d’un mélange spécifique de plantes qui permet de protéger contre la neurotoxicité de l’Aβ. Le terme « extrait » fait référence à une substance extraite d’un produit naturel, indépendamment de sa méthode d’extraction ou de la composition des ingrédients. Par exemple, cela inclut celles obtenues par extraction d’ingrédients solubles à partir d’un produit naturel en utilisant l’eau, de la glycérine ou un solvant organique, ou celles obtenus par l’extraction d’ingrédients spécifiques uniquement, tels que l’huile (ex. huile d’olive). Les procédés d’extractions sont bien connus de l’homme de métier et consistent notamment en une décoction, une infusion ou une macération de parties de plantes (bourgeons, racines, feuilles…) broyés ou non, dans un solvant d’extraction approprié. Selon un mode de réalisation préféré, l’extrait est obtenu par décoction au moyen d’un solvant sélectionné dans le groupe composé de l’eau, d’un alcool linéaire ou ramifié ayant 1 à 4 atomes de carbone, de l’acétate d’éthyle, du dichlorométhane, de l’acétone, de la glycérine et de leurs mélanges. Avantageusement, l’extrait est obtenu par décoction au moyen de la glycérine, d’un mélange hydroalcoolique ou d’un mélange hydroalcoolique glycériné, plus préférentiellement au moyen d’un mélange hydroalcoolique. Selon un autre mode de réalisation préféré, l’extrait est obtenu par macération du mélange de plantes à température ambiante dans 100% de glycérine ou dans un mélange équivolumique de glycérine et d’éthanol, de préférence par macération dans 100% de glycérine. L’extrait ainsi obtenu est également appelé macérat. Avantageusement, l’extrait n’est pas un extrait sec, de préférence l’extrait est obtenu par macération dans la glycérine, plus préférentiellement l’extrait est obtenu par macération dans la glycérine végétale. Par extrait sec, on entend un extrait solide obtenu après évaporation du solvant ayant servi à son extraction. Par glycérine, on entend la glycérine d’origine végétale ou de la glycérine d’origine animale, de préférence de la glycérine d’origine végétale. Par mélange hydroalcoolique, on entend un mélange d’eau et d’alcool, de préférence un mélange composé de 70% d’eau et 30% d’alcool. Par mélange hydroalcoolique glycériné, on entend un mélange d’eau, d’alcool et de glycérine, de préférence un mélange composé de 35% d’eau, de 15% d’alcool et 50% de glycérine. Par décoction on entend un procédé d’extraction dans lequel le mélange de plantes est mis en présence d’un solvant puis chauffé au point d’ébullition de celui-ci pendant plusieurs heures avant d’être filtré. Le filtrat ainsi obtenu constitue l’extrait du mélange de plante. Dans le cas d’un mélange de solvant, le point d’ébullition sera celui de l’azéotrope formé. Par macération, on entend un procédé d’extraction dans lequel le mélange de plante est mis en présence d’un solvant à température ambiante pendant plusieurs heures avant d’être filtrée. Le filtrat ainsi obtenu constitue l’extrait du mélange de plante Le Giroflier ou Girofle ( Syzygium aromaticum ) est une espèce de plantes de la famille des Myrtacées et du genre Syzygium . Les girofliers sont des arbres originaires d'Indonésie dont les boutons floraux forment une épice appelée clous de girofle. De préférence, le mélange de plantes utilise des bourgeons de Syzygium aromaticum. Dans le cas de figure où l’extrait ne comprend pas un mélange équimassique de plantes, le mélange présente une teneur comprise entre 25 et 55% (en poids par rapport au poids total du mélange de plante) en Syzygium aromaticum, de préférence entre 30 et 50%. Le Santal blanc ( Santalum album ) est un arbre tropical de la famille des Santalacées et du genre Santalum . C'est la source la plus connue du bois de santal. Cette espèce est principalement originaire du sud de l’Inde au Sri Lanka, d’Australie et de l’archipel malais. De préférence, le mélange de plantes utilise du bois de Santalum album , et de manière particulièrement préférée du duramen (bois de cœur) de Santalum album. Dans le cas de figure où l’extrait ne comprend pas un mélange équimassique de plantes, le mélange présente une teneur comprise entre 5 et 9% (en poids par rapport au poids total du mélange de plante) en Santalum album , de préférence entre 6 et 8%. L’ Aquilaria malaccensis , aussi connu sous le nom de bois d'aloès, bois d'aigle de Malacca ou bois d'agar, est un arbre de la forêt tropicale appartenant au genre Aquilaria et est de la famille des Thyméléacées. Cette espèce est principalement originaire du Bangladesh, du Bhutan, de l’Inde, de l’Indonésie, de l’Iran, de la Malaisie, du Myanmar, des Philippines, du Singapour et de la Thaïlande. L’ Aquilaria malaccensis produit dans le duramen une résine particulière, odorante en réaction à certaines agressions physiques (blessures, feu) ou biologiques (attaques d’insectes xylophages, de bactéries et champignons). Cette résine est très utilisée en médecine traditionnelle et en parfumerie. De préférence, le mélange de plantes utilise du bois d’ Aquilaria malaccensis et, de manière particulièrement préférée, du duramen (bois de cœur) d’ Aquilaria malaccensis . Dans le cas de figure où l’extrait ne comprend pas un mélange équimassique de plantes, le mélange présente une teneur comprise entre 15 et 30% (en poids par rapport au poids total du mélange de plante) en Aquilaria malaccensis , de préférence entre 18 et 24%. L’arbre à encens Boswellia carterii appartient au genre Boswellia et à la famille des Burséracées. Cet arbre est principalement originaire du Yémen et de Somalie. La résine de cet arbre est l’une des plus anciennes résines parfumées et médicinales connues dans le monde entier. Elle a notamment été très utilisée dans la médecine traditionnelle Ayurvédique. De préférence, le mélange de plantes utilise de la résine de Boswellia carterii . Dans le cas de figure où l’extrait ne comprend pas un mélange équimassique de plantes, le mélange présente une teneur comprise entre 5 et 9% (en poids par rapport au poids total du mélange de plante) en résine de Boswellia carterii , de préférence entre 6 et 8%. Le souchet rond ( Cyperus rotundus ) est une espèce de plantes monocotylédones de la famille des Cypéracées. C’est une plante herbacée vivace à rhizomes et tubercules. Elle est également connue sous le nom de Souchet d’Asie, Souchet officinal, Herbe à oignon ou Souchet à tubercule. Originaire d’Inde, cette espèce s’est peu à peu développée de l’Afrique au sud de l’Europe jusqu’à s’étendre sur une grande partie de la planète. Les tubercules sont utilisés à des fins médicinales et alimentaires. De préférence, le mélange de plantes utilise des bourgeons de Cyperus rotundus . Dans le cas de figure où l’extrait ne comprend pas un mélange équimassique de plantes, le mélange présente une teneur comprise entre 5 et 9% (en poids par rapport au poids total du mélange de plante) en bourgeons de Cyperus rotundus , de préférence entre 6 et 8%. Le Styrax benzoin est une espèce d'arbre originaire du Sumatra, en Indonésie, du genre Styrax et appartenant à la famille des Styracacées. Cet arbre produit une résine balsamique (benjoin) dont l’odeur est légèrement vanillée. Cette résine est très utilisée en Asie tropicale pour son parfum et son action sur le bien-être. De préférence, le mélange de plantes utilise de la résine de Styrax benzoin . Dans le cas de figure où l’extrait ne comprend pas un mélange équimassique de plantes, le mélange présente une teneur comprise entre 5 et 9% (en poids par rapport au poids total du mélange de plante) en résine de Styrax benzoin , de préférence entre 6 et 8%. Le Liquidambar orientalis, aussi connu sous le nom de copalme d’Orient, est un arbre de la famille des Hamamélidacées (ou des Altingiacées selon la classification phylogénétique). C’est un arbre à feuille caduque du genre Liquidambar. Originaire de la région de la méditerranée orientale, cette espèce se produit principalement dans les plaines inondables du sud-ouest de la Turquie et sur l’île grecque de Rhodes. Sa résine est très utilisée comme encens ou en parfumerie. De préférence, le mélange de plantes utilise de la résine de Liquidambar orientalis . Dans le cas de figure où l’extrait ne comprend pas un mélange équimassique de plantes, le mélange présente une teneur comprise entre 5 et 9% (en poids par rapport au poids total du mélange de plante) de résine de Liquidambar orientalis , de préférence entre 6 et 8%. Le Camphrier, arbre à camphre, Bois de Shiu ou Laurier de Chine sont les divers noms du Cinnamomum camphora , une espèce d'arbres de la famille des Lauracées originaire de Chine, de Taïwan et du Japon, qui s'est naturalisée un peu partout sur les autres continents. Les feuillages et les jeunes rameaux sont distillés pour obtenir des huiles essentielles contenant du camphre. De préférence, le mélange de plantes utilise des feuilles de Cinnamomum camphora . Dans le cas de figure où l’extrait ne comprend pas un mélange équimassique de plantes, le mélange présente une teneur comprise entre 5 et 9% (en poids par rapport au poids total du mélange de plante) de feuilles de Cinnamomum camphora , de préférence entre 6 et 8%. Saussurea costus est une grande plante herbacée robuste et vivace de la famille des Astéracées. Originaire d'Asie (Himalaya, Cachemire, Inde, Pakistan), elle est souvent cultivée pour ses propriétés médicinales. De préférence, le mélange de plantes utilise des racines de Saussurea costus . Dans le cas de figure où l’extrait ne comprend pas un mélange équimassique de plantes, le mélange présente une teneur comprise entre 5 et 9% (en poids par rapport au poids total du mélange de plante) de racines de Saussurea costus , de préférence entre 6 et 8%. Typiquement la teneur en extrait dans la composition selon l’invention est comprise entre 0,1% et 90% en poids par rapport au poids total de la composition. Cet intervalle est justifié par les formes qu’est susceptible de prendre la composition selon l’invention. Ainsi, dans le cadre d’un sirop (concentré) ou d’une gélule ; la teneur en extrait dans la composition sera comprise entre 20% et 50% en poids par rapport au poids total de la composition. Maintenant, dans le cadre d’une huile alimentaire ou d’une boisson fonctionnelle, la teneur en extrait dans la composition sera plutôt comprise entre 0,1% et 10% en poids par rapport au poids total de la composition, plus préférentiellement entre 0,5% et 5% en poids par rapport au poids total de la composition. En tout état de cause, la composition peut permettre une administration journalière d’un extrait du mélange de plantes à partir de 62,5 mg chez la souris et à partir de 625 mg chez l’homme. De manière préférée, la composition selon l’invention est caractérisée en ce que l’extrait est obtenu à partir d’un mélange de plantes qui présente : - une teneur comprise entre 25 et 55% de Syzygium aromaticum , - une teneur comprise entre 5 et 9% de Sa n talum album , - une teneur comprise entre 15 et 30% d’ Aquilaria malaccensis , - une teneur comprise entre 5 et 9% de Boswellia carterii , - une teneur comprise entre 5 et 9% de Cyperus rotundus , - une teneur comprise entre 5 et 9% de Styrax benzoin, - une teneur comprise entre 5 et 9% de Liquidambar orientalis , - une teneur comprise entre 5 et 9% de Cinnamomum camphora ; et - une teneur comprise entre 5 et 9% de Saussurea costus. Le pourcentage de chaque plante utilisée dans l’extrait correspond au pourcentage en poids par rapport au poids total du mélange de plantes. La composition selon l’invention peut être sous forme d’extrait sec solide, de résine, d’émulsion ou sous forme liquide. Plus spécifiquement, la composition selon l’invention peut être sous forme d’huile aromatisée, de sirop, de comprimés, de capsules, de poudre, de gélules, de sticks, de sachets, d’ampoules, de compte-gouttes ou sous forme injectable. Selon un mode de réalisation particulier, la composition selon l’invention se présente sous forme d’une gélule, d’une huile ou d’une boisson fonctionnelle De manière particulièrement préférée, la gélule est une gélule « végétale ». Une telle gélule notamment végétale peut être réalisée simplement, notamment avec une enveloppe à base de cellulose (Hydroxypropylmethylcellulose, ou « HPMC », ou encore « Hypromellose ») ; à laquelle la cellulose peut être additionnée de colorant naturels, de sorte à obtenir l’enveloppe présentant les propriétés souhaitées. Typiquement, la composition selon l'invention présente une proportion en Hydroxypropylmethylcellulose comprise entre 50 et 150 mg, par exemple entre 75 et 125 mg. Pour ce qui est de la gélule en tant que telle, son poids est idéalement compris entre 0,25 et 0,75 gramme/gélule pour bénéficier d’une gélule facilement ingérable et, par ricochet, d’une bonne prise par le sujet. Ladite enveloppe peut en outre également comprendre des agents opacifiants. D’autres agents pharmaceutiquement et/ou alimentairement acceptables peuvent être rajoutés, tels que des agents antioxydants, des agents de charge, des fluidisants, des extraits naturels, des minéraux, des oligoéléments, des acides aminés, des acides gras, des anti-agglomérants, des huiles naturelles, des arômes, des colorants, des acidifiants, des épaississants, des conservateurs et des édulcorants. A titre d’exemples d’agents antioxydants, on pourra citer, les polyphénols, notamment sous la forme d’extraits végétaux (extraits de thé vert, de raisin, ginseng), la vitamine C, notamment sous la forme d’extraits végétaux (extrait d’acérola, de grenade, d’agrumes), ou encore la vitamine E, notamment sous forme d’extraits végétaux ; ou leurs dérivés. A titre d’exemples d’agents de charge, on pourra citer la cellulose microcristalline, la maltodextrine de pomme de terre ou encore le lactate de magnésium, de préférence la cellulose microcristalline. A titre d’exemples de fluidisants, on pourra citer le silicate de magnésium, le stéarate de magnésium ou encore la silice colloïdale. A titre d’exemples de minéraux ou d’oligoéléments, on pourra citer le magnésium, l’iode, le fer, le cuivre, le zinc, le sélénium, le chrome, le molybdène, le manganèse, le silicium, le vanadium, le nickel ou encore l’étain. A titre d’exemples d’acides aminés, on pourra citer l’alanine, la cystéine, l’acide aspartique, l’acide glutamique, la phénylalanine, la glycine, l’histidine, l’isoleucine, la lysine, la leucine, la méthionine, l’asparagine, la proline, la glutamine, l’arginine, la sérine, la thréonine, la valine, le tryptophane ou la tyrosine. A titre d’exemples d’acide gras, on pourra citer les acides gras insaturés tels que les oméga-3 ou les oméga-6. Avantageusement, la composition selon l’invention comprend au moins un acide gras appartenant à la famille des oméga-3. De préférence, la composition selon l’invention comprend de l’acide docosahexaénoïque (DHA) qui est un acide gras insaturé appartenant à la famille des oméga-3 De manière préférée, la teneur en DHA dans la composition est ajustée de sorte à permettre une administration journalière de 250 mg qui constitue la dose conseillée. A titre d’exemples d’anti-agglomérants utilisés usuellement dans l'industrie alimentaire, on pourra citer le stéarate de magnésium (E470b), le dioxyde de silicium (E551) et la silice colloïdale. A titre d’exemple d’épaississant, on pourra citer l'amidon de pomme de terre, l'hydroxypropylméthylcellulose, la pectine de citrus, la gomme de guar, de caroube, l’agar-agar, le konjac, les huiles hydrogénées ou encore la cire d'abeille. A titre d’exemple d’acidifiants, on pourra citer l’acide citrique. A titre d’exemples d’édulcorants, on pourra citer, entre autres, le xylitol, l'aspartame, le sirop de glucose, le sirop de fructooligosaccharide, le maltitol en poudre ou en sirop, l'acésulfame de potassium, le fructooligosaccharide et le cyclamate de sodium. A titre de colorants, on pourra citer les curcumines (E100), l’acide carminique (E120), l’érythrosine (E127), les chlorophylles et chlorophyllines (E140), les complexes cuivre-chlorophylles et chlorophyllines (E141), le caramel (E150), les caroténoïdes (E160), les anthocyanes (E163), le carbonate de calcium (E170), l’oxyde et hydroxyde de fer (E172) ou encore l’orcéine (E182). A titre d’exemples de conservateurs, on pourra citer le sorbate de potassium, le benzoate de sodium ou le palmitate d'ascorbyle (antioxydant). Maintenant, tous ces composés ne sont nullement limitatifs des agents pharmaceutiquement et alimentairement acceptables pouvant être ajoutés à la composition selon l'invention et d'autres agents peuvent être envisagés. Dans le cadre d’une application nutraceutique, la composition telle que définie précédemment peut être utilisée dans la fabrication d’une huile alimentaire et/ou d’une boisson fonctionnelle. Aussi, selon un mode de réalisation particulier, la composition selon l’invention est une huile alimentaire (par exemple l’huile d’olive) ou une boisson fonctionnelle. Dans ce cadre, la composition selon l’invention présente une teneur d’au moins 0,5% (en poids par rapport au poids total) d’une composition telle que définie précédemment, de préférence au moins 1% ou 2%. Par huile alimentaire, on entend toute huile susceptible d’être utilisé dans l’alimentation à savoir l’huile d’olive, de sésame, de noix, de colza, de pépins de raisons, de tournesol ou encore leurs mélanges. Par boisson fonctionnelle, on entend toutes boissons non alcoolisées qui permettent au consommateur outre de s’hydrater mais aussi d’améliorer son bien-être et sa santé, ou pouvant même réduire le risque de maladies. Il s’agit notamment des boissons pour sportifs, boissons énergisantes, boissons intelligentes, des cafés et thés prêts à boire (RTD), des eaux améliorées. Dans le cadre de l’utilisation d’une composition telle que définie en tant que médicament, celle-ci est administrée dans un véhicule pharmaceutiquement acceptable. Par «véhicule pharmaceutiquement acceptable», on entend tout véhicule qui n'interfère pas avec l'efficacité de l'activité biologique de la composition ou de l’extrait selon l'invention et qui n'est pas toxique pour l'hôte auquel la composition ou de l’extrait selon l’invention est administré. En lien cette fois avec une telle composition pour prévenir et/ou traiter une maladie neurodégénérative chez un sujet, il s’agit de préférence d’un mammifère et, de manière particulièrement préférée d’un humain. Concernant les maladies neurodégénératives, il s’agit avantageusement de la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson, la maladie de Huntington et la sclérose latérale amyotrophique. Les exemples ci-après sont fournis pour illustrer les réalisations de l’invention et ne doivent pas être considérés comme limitant la portée de l’invention. Une étude in vivo a été réalisée dans un modèle murin de la maladie d’Alzheimer, pour évaluer l’effet neuroprotecteur des extraits de plantes AT000, 1a, 1b, et 2, obtenus par décoction dans un mélange hydroalcoolique, contre la toxicité induite par le peptide Aβ 25-35 . Matériels Extraits de plantes A - Méthode d’extraction (a) Extrait AT000 obtenu par décoction d’un mélange de plantes dans un milieu hydroalcoolique Un total de 175 g d’un mélange équimassique préalablement broyé de bourgeons de Syzygium aromaticum , de duramen (bois de cœur) de Sa n talum album , de duramen (bois de cœur) d’ Aquilaria malaccensis , de résine de Boswellia carterii , de bourgeons de Cyperus rotundus , de résine de Styrax benzoin, de résine de Liquidambar orientalis , de racines de Saussurea costus et de résine de Dryobalanops aromatica est extrait avec l’équivalent de 10 volumes d’un mélange eau/éthanol (70:30, v/v) à 80-85°C à l’aide d’un condenseur à reflux pendant 3 h. L’extrait est ensuite filtré sous vide en utilisant une fiole Büchner et est évaporé au moyen d’un évaporateur rotatif à 60 °C. Une résine est ainsi obtenue. ( b) Extrait 1a obtenu par décoction d’un mélange de plantes dans un milieu hydroalcoolique Un total de 175 g d’un mélange équimassique préalablement broyé de bourgeons de Syzygium aromaticum , de duramen (bois de cœur) de Sa n talum album , de duramen (bois de cœur) d’ Aquilaria malaccensis , de résine de Boswellia carterii , de bourgeons de Cyperus rotundus , de résine de Styrax benzoin, de résine de Liquidambar orientalis , de racines de Saussurea costus et de feuilles de Cinnamomum camphora est extrait avec l’équivalent de 10 volumes d’un mélange eau/éthanol (70:30, v/v) à 80-85°C à l’aide d’un condenseur à reflux pendant 3 h. L’extrait est ensuite filtré sous vide en utilisant une fiole Büchner et est évaporé au moyen d’un évaporateur rotatif à 60 °C. Une résine est ainsi obtenue. ( c) Extrait 1b obtenu par décoction d’un mélange de plantes dans un milieu hydroalcoolique L’extrait 1b est obtenu selon un protocole identique à celui permettant l’obtention de l’extrait 1a à la différence que 5 équivalents de bourgeons de la plante Syzygium aromaticum et 3 équivalents de duramen (bois de cœur) de la plante Aquilaria malaccensis sont utilisés au lieu d’un équivalent. Les autres plantes sont utilisées comme précédemment à hauteur d’un équivalent. Une résine est ainsi obtenue. ( d) Extrait 2 obtenu par décoction d’un mélange de plantes dans un milieu hydroalcoolique L’extrait 2 est obtenu selon un protocole identique à celui permettant l’obtention de l’extrait 1b (A-c) à la différence que le mélange de plante permettant l’obtention de l’extrait 2 ne contient pas de Saussurea costus . Une résine est ainsi obtenue. (e) Extrait 1b obtenu par macération d’un mélange de plantes dans 100% de glycérine végétale Le macérat 1b est obtenu par macération à partir de bourgeons de Syzygium aromaticum (5 équiv.) , de duramen (bois de cœur) de Santalum album (1 équiv.) , de duramen (bois de cœur) d’ Aquilaria malaccensis (3 équiv.) , de résine de Boswellia carterii (1 équiv.) , de bourgeons de Cyperus rotundus (1 équiv.) , de résine de Styrax benzoin (1 équiv.), de résine de Liquidambar orientalis (1 équiv.) , de racines de Saussurea costus (1 équiv.) et de feuilles de Cinnamomum camphora (1 équiv.) dans 100% de glycérine végétale à température ambiante pendant 3 h à l’abri de la lumière. Le mélange est extrait avec l’équivalent en poids de 1 masse de plantes séchées et broyées pour 4 volumes de glycérine végétale (ratio 1:4). Le macérat est régulièrement mélangé. L’extrait est ensuite filtré sous vide en utilisant une fiole Büchner. (f ) Extrait 1b obtenu par macération d’un mélange de plantes dans un mélange éthanol/glycérine Le protocole est identique au point ( A-e) excepté le solvant de macération qui est composé d’un mélange éthanol / glycérine végétale avec un ratio volumique de 50/50 et du même ratio massique plantes-solvant de 1:4. B- Détermination du profil chimique des différents extraits 1b 1 - Préparation de solutions témoins Une solution mère a été préparée : 10,0 mg de témoin ont été placés dans une fiole jaugée de 10 mL. Après solubilisation dans environ 3 mL du méthanol à l’aide des ultrasons, la solution a été ajustée au trait du jauge avec du même solvant. Les dilutions ont été préparées à 100, 20, 10, 5 et 1 μg/mL. Chaque dilution a été filtrée un filtre 0,22 μm avant d’être injectée. 2 - Préparation des échantillons à analyser (a) Extrait sec 1b obtenu par décoction dans un milieu hydroalcoolique selon le protocole A-(c) 5,1 mg d’extrait ont été solubilisés dans 2,55 mL d’EtOH à 30% ( v/v ) à l’aide des ultrasons pour obtenir une solution à une concentration finale de 2 mg/mL. 2 mL de cette solution ont été filtrés sur un filtre 0,22 μm avant d’être injectés. (b) Extrait (ou m acérat ) 1b obtenu par macération dans 100% de glycérine selon le protocole A-(e) L’extrait glycériné a été dilué au 10ème avec du méthanol. 100 μL de l’extrait ont été mélangés avec 900 μL de méthanol à l’aide d'un vortex. 2 mL de cette solution ont été filtrés sur un filtre 0,22 μm avant d’être injectés. (c) Extrait (ou m acérat ) 1b obtenu par macération dans un mélange éthanol / glycérine selon le protocole A-(f) L’extrait glycériné a été dilué au 10ème avec de l’éthanol. 100 μL de l’extrait ont été mélangés avec 900 μL d’éthanol à l’aide d'un vortex. 2 mL de cette solution ont été filtrés sur un filtre 0,22 μm avant d’être injectés. 3 - Méthode d’analyse Le profil chimique des différents extraits 1b a été déterminé au moyen d’une analyse par chromatographie liquide ultra-haute performance équipée d’un détecteur UV à barrette de diodes et couplée à un spectromètre de masse. Une colonne Kinetex Polar C18 (150 × 4,6 mm ; 2,6 µm) est utilisée pour la séparation de composés. La phase mobile est constituée d’eau acidifiée à 0.1% (volume/volume) par acide formique comme le solvant A et d’acétonitrile acidifié à 0.1% (volume/volume) par acide formique comme le solvant B. Le gradient d’élution est suivant : 0-2 min 15% B, 2-14 min 15-100% B, 14-17 min 100% B, 17-17.01 min 100-15% B, 17.01-20 min 15% B. Le débit et le four à colonne sont réglés à 0,5 mL/min et 40 °C, respectivement. L’analyse est effectuée à partir de 2 µL des échantillons à analyser. 4 - Résultat s et discussion (a) Analyse qua litative Les chromatogrammes obtenus nous renseignent sur la diversité des molécules présentes dans l’extrait 1b issu des différents types d’extraction A-(c), A-(e), A-(f). Qualitativement, les trois extraits 1b présentent un profile chromatographique similaire. A 254 nm, un pic additionnel correspondant au cinnamate de méthyle est néanmoins observé uniquement sur le chromatogramme de l’extrait 1b issu d’une macération dans 100% de glycérine (A-(e)) ( (b)). Les inventeurs ont pu également identifier 5 autres composés communs à ces 3 extraits 1b : l’isobiflorine, la biflorine, la vanilline, l’acide benzoique et l’eugénol ( (b)). (b) Analyse quantitative de la vanilline et de l’acide benzoique dans l’extrait 1b issu des différents types d’extraction A-(c), A-(e), A-(f). La détection de l’acide benzoique et de la vanilline a été réalisée à leur longueur d’onde maximale d’absorption qui est respectivement 270 nm et 325 nm. En vue d’une quantification de la teneur de chaque composé dans l’extrait sec et de la concentration dans les extraits liquides, une courbe de calibration selon le modèle log10(Y)=a×log10(X)+b a été réalisée. La courbe de calibration des deux standards sont linéaires ( ) avec des coefficients de corrélation (R2) supérieur à 0,999. Les déviations de concentrations rétro-calculées sont inférieures à 5%. A l’aide de l’équation de la droite de calibration de chaque standard, la concentration et la teneur en acide benzoïque et en vanilline présents dans l’extrait a été calculés. Les résultats sont présentés dans le Tableau 1 ci-dessous [Tableau 1] Estimation quantitative de l’acide benzoïque et de la vanilline dans les différents extraits 1b obtenus selon les protocoles A-(c), A-(e) et A-(f) Extrait 1b A-(c) A-(e) A-(f) Vanilline 0,8% a 1,5 mg/mL b 1,2 mg/mL b Acide benzoïque 1,7% a 2,7 mg/mL b 3,0 mg/mL b a : résultats exprimés en % masse/masse ; b : résultats exprimés en concentration du composé dans 1 mL de l’extrait liquide. (c) Etude de la cinétique d’extraction dans 100% de glycérine Les macéras glycérinés prélevés à T0, T1h, T2h, T3h, T4h, T5h, T6h et T24h ont été préparés selon la méthode de préparation décrite dans la partie B.2-(b) et sont analysés selon la méthode d'analyse décrite dans la partie B.3-. Les résultats des profils chromatographiques à 325 nm des différents prélèvements sont présentés dans la . Ces résultats indiquent que la concentration maximale en vanilline est atteinte au bout de 2h de macération. Animaux Des souris Suisse mâles, âgées de 6 semaines et pesant 30-35 g, provenant de JANVIER LABS sont utilisées tout au long de l’étude. Les souris sont logées en groupe avec un accès libre à la nourriture et à l’eau sauf pendant les expériences comportementales. Les souris sont maintenues dans une animaleries à température et humidité contrôlée, sous un cycle lumière/obscurité de 12h (lumière éteinte à 19h00). Les souris sont numérotées en marquant leur queue avec un marqueur permanent. Toutes les procédures animales sont réalisées dans le strict respect des directives de l’Union Européenne du 22 Septembre 2010 (2010/63/UE). 2. Méthode de Traitement a) Procédure d’administration du peptide A β 25-35 et du peptide A β 25-35 muté Une préparation oligomérique homogène du peptide Aβ 25-35 et du peptide Aβ 25-35 muté (contrôle négatif) a été réalisée selon une procédure appartenant à AMYLGEN. Les préparations ont été dissoutes dans l’eau distillée stérile à une concentration de 3 mg/mL, puis conservées à -20°C jusqu’à utilisation. Avant l’injection, les peptides ont été agrégés par incubation à 37°C pendant 4 jours. Chaque souris est anesthésiée 5 min avec 2,5% d’isoflurane avant de recevoir, au moyen d’une seringue en acier inoxydable de calibre 26, une injection graduelle, d’une durée de 30 s, de 3 µL du peptide Aβ 25-35 (9 mmole/souris) ou du peptide Aβ 25-35 muté et inactif (9 mmole/souris) dans le ventricule latéral droit du cerveau selon une méthode déjà décrite. L’aiguille de la seringue est maintenue sur le site d’injection pendant une durée supplémentaire de 30 s avant d’être retirée. À J1, les souris ont reçu, à 10h00, une seule injection intracérébroventriculaire de 3 µL (3 mg/mL) du peptide oligomérique Aβ 25-35 ou du peptide Aβ 25-35 muté (contrôle négatif) b) Procédure d’administration du Donépézil (référence) et des extraits de plantes AT000, 1a, 1b et 2 obtenus par décoction dans un mélange hydroalcoolique. Du Jour -14 (J-14) au Jour +10 (J10), le véhicule (solution de 5% de DMSO dans l’eau), les extraits AT000, 1a, 1b, ou 2 sont administrés aux souris deux fois par jour par gavage ( per os ), une fois à 9h00 et une fois à 17h00. Chaque extrait est solubilisé dans une solution aqueuse de DMSO à 5% et est fraîchement préparé juste avant chaque administration de gavage. Le Donépézil (référence) est aussi administré par voie orale (1 mg/kg) mais seulement une fois par jour (9h00), de J-14 à J10, après avoir été préalablement dissous dans l’eau. Le volume de solution administré par souris est calculé en fonction du poids individuel de chaque souris (5 mL/kg). À J8, tous les animaux sont testés pour leur performance d’altération spontanée dans le labyrinthe en Y, un indice de la mémoire de travail spatiale La mémoire non spatiale à long-terme des souris est évaluée au moyen d’une procédure d’évitement passif qui se déroule en deux temps. La 1 ère partie du test a lieu à J9 et est une phase dite d’apprentissage. La 2 ème partie a lieu à J10 et est une phase dite de rétention. c) Euthanasie des souris À J10, immédiatement après la session de rétention d’évitement passif , les souris sont décapitées. L’hippocampe et le cortex de chaque groupe de souris sont rapidement prélevés, pesés et conservés dans l’azote liquide jusqu’à l’analyse. Animaux et groupes de traitement Soixante-dix-huit souris Suisse mâles de 30 à 35g sont utilisées pour cette étude et ont été réparties de façon aléatoire dans les groupes Huit groupes de souris ont été constitués pour cette étude (Tableau 1) : Groupe d’animaux Traitement administré Nombre de souris 1 (contrôle négatif) Aβ 25-35 muté (3 µL, 3 mg/mL) + véhicule (eau stérile bidistillée) 10 2 Aβ 25-35 (3 µL, 3 mg/mL) + véhicule (eau stérile bidistillée) 10 3 Aβ 25-35 (3 µL, 3 mg/mL) + véhicule (eau stérile bidistillée) Extrait AT000 (125 mg/kg b.i.d.) + véhicule (5% DMSO) 10 4 Aβ 25-35 (3 µL, 3 mg/mL) + véhicule (eau stérile bidistillée) Extrait 1a (125 mg/kg b.i.d.) + véhicule (5% DMSO) 10 5 Aβ 25-35 (3 µL, 3 mg/mL) + véhicule (eau stérile bidistillée) Extrait 1b (125 mg/kg b.i.d.) + véhicule (5% DMSO) 10 6 Aβ 25-35 (3 µL, 3 mg/mL) + véhicule (eau stérile bidistillée) Extrait 2 (125 mg/kg b.i.d.) + véhicule (5% DMSO) 10 7 Aβ 25-35 (3 µL, 3 mg/mL) + véhicule (eau stérile bidistillée) Extrait 1b (31,25 mg/kg b.i.d.) + véhicule (5% DMSO) 10 8 (référence) Aβ 25-35 (3 µL, 3 mg/mL) + véhicule (eau stérile bidistillée) Donépézil (1 mg/kg) + véhicule (eau) 8 * b.i.d. ( bis in die ): administration deux fois par jour 3. Déroulement des tests – Paramètres testés Test de performance d’ alternance spontanée dans un labyrinthe Y À J8, toutes les souris sont testées pour les performances d’alternance spontanée dans le labyrinthe en Y, un indice de la mémoire de travail spatiale. Le labyrinthe en Y est en polychlorure de vinyle gris. Chaque bras mesure 40 cm de long, 13 cm de haut, 3 cm de large en bas, 10 cm de large en haut et converge à un angle égal. Chaque souris est placée au bout d’un bras et est autorisée à se déplacer librement dans le labyrinthe pendant une session de 8 minutes. Les séries d’entrées de bras, y compris les retours possibles dans le même bras, sont vérifiés visuellement. Une alternance est définie comme des entrées dans les trois bras à des occasions consécutives. Le nombre d’alternances maximales est donc le nombre total d’entrée de bras moins deux et le pourcentage d’alternance est calculé de la façon suivante : [(alternances réelles) /(alternance maximales)]x100. Les paramètres incluent le pourcentage d’alternance (indice de mémoire) et le nombre total d’entrées de bras (index d’exploration). Les souris qui présentent un comportement extrême (pourcentage d’alternance 90% ou un nombre d’entrées de bras . Test d’évitement passif À J9 et J10, toutes les souris ont été testées dans la tâche d’évitement passif progressive. Ce test permet d’évaluer la mémoire non spatiale à long terme. L'appareil du test consiste en une boîte à deux compartiments (15 × 20 × 15 cm de hauteur) dont l'un est éclairé par des parois blanches en polychlorure de vinyle et l'autre obscurci par des parois noires en polychlorure de vinyle et disposant d’une grille au sol. Une porte guillotine sépare les deux compartiments. Une lampe de 60 W positionnée à 40 cm au-dessus de l'appareil illumine le compartiment blanc pendant l'expérience. Au niveau de la grille, les chocs électriques aléatoires de 0,3 mA sont délivrés aux pattes pendant 3 secondes grâce à un générateur électrique aléatoire (Lafayette Instruments, Lafayette, USA). La 1 ère phase de l’expérience , appelée apprentissage ou entrainement, a lieu à J10. La porte guillotine est initialement fermée pendant la séance d'entraînement. Chaque souris est placée dans le compartiment blanc. Après 5 secondes, la porte se soulève. Lorsque la souris entre dans le compartiment sombre et pose toutes ses pattes sur la grille, la porte se ferme et le choc électrique aléatoire est délivré aux pattes pendant 3 secondes. Le temps de latence avant l’entrée dans le compartiment sombre et le nombre de vocalisations sont enregistrés. Le nombre de vocalisations ne diffère pas entre les groupes indiquant que tous les animaux ont également reçu le choc électrique Les animaux pour lesquels le temps de latence pendant la session d’entrainement est inférieur à 10 secondes sont écartés de l’expérience. La 2 ème phase de l’expérience , appelée rétention, est effectuée 24h après la 1 ère phase. Chaque souris est replacée dans le compartiment blanc. La porte séparant les deux compartiments est levée après 5 secondes. Le temps de latence d’entrée dans le compartiment sombre est enregistré pendant une durée de 300 secondes. Le nombre d’entrées et le temps d'échappement, c'est-à-dire le temps passé pour retourner dans le compartiment blanc, sont mesurés pendant 300 secondes. Les animaux qui présentent des temps de latences pendant la session de rétention inférieurs à 10 secondes sont écartés de l’expérience. Les résultats sont présentés sur la . Test de stress oxydatif - Mesure de la peroxydation des lipides Six hémi-hippocampes de chaque groupe de souris sont décongelés pour analyse. Les hippocampes sont ensuite homogénéisés dans du méthanol froid (1/10 p / v), centrifugés à 1000 g pendant 5 min et le surnageant est placé dans des tubes EPPENDORF. Le volume réactionnel de chaque homogénat est ajouté à une solution comprenant du FeSO 4 1 mM, H 2 SO 4 0,25 M, xylénol orange 1 mM et est incubé pendant 30 min à température ambiante. Après lecture de l'absorbance à 580 nm (A 580 1), 10 µl d'hydroperoxyde de cumène à 1 mM (CHP) sont ajoutés à l'échantillon avant d’être incubé pendant 30 min à température ambiante, pour déterminer le niveau d'oxydation maximal. L'absorbance est mesurée à 580 nm (A 580 2). Le niveau de peroxydation lipidique est déterminé en équivalents de CHP selon l’équation suivante : CHPE = A 580 1 / A 580 2 x [CHP(nmol)] Et est exprimé en équivalents CHP par poids de tissu et en pourcentage des données du groupe témoin. Les résultats sont présentés sur la . 4. Résultats et Discussion 2.1 Performances d’alternance spontanée La mémoire de travail spatiale est évaluée au moyen d’un test d’alternance spontanée dans le labyrinthe en Y. Comme le montre la , l’injection du peptide Aβ25-35 altère de manière très significative la mémoire de travail spatiale des souris en comparaison à celle des souris ayant reçues seulement l’injection du peptide Aβ25-35 muté (contrôle négatif) Cet effet délétère est évité de manière significative par l’administration journalière de 1mg/kg de Donépézil (DPZ) selon la méthode décrite précédemment Les résultats montrent également que les extraits de plantes AT000 et 1b induisent un effet neuroprotecteur comparable à celui du Donépézil lorsqu’une dose journalière de 250 mg/kg de l’un de ces extraits est administrée aux souris intoxiquées comme décrit dans la méthode de traitement définie précédemment. L’administration chez les souris intoxiquées d’une dose plus faible de l’extrait 1b (62.5 mg/kg versus 250 mg/kg) induit une diminution significative, mais moindre (22%) du comportement d’alternance spontané. Les résultats montrent en outre que l’extrait 1a contrecarre quasiment le déficit de mémoire de travail spatiale induit par l’injection du peptide Aβ 25-35 . En effet, cet extrait permet une protection quasi-complète (93%) des performances cognitives des souris intoxiquées. Finalement, seulement une légère amélioration dans les performances est observée avec l’extrait 2 (extrait 2 : 78% vs Aβ 25-35 : 64%). Toutefois, il semblerait que la plante Saussurea costus soit indispensable dans la composition de l’extrait pour obtenir une protection optimale des performances cognitives des souris intoxiquées (à 250mg/kg, extrait 2 : 78% vs extrait 1b : 100%). 2.2 Test d’évitement passif progressif La mémoire contextuelle à long-terme a été évaluée au moyen d’un test d’évitement passif. Les résultats montrent que le peptide Aβ 25-35 produit une diminution significative de la performance de la mémoire chez les souris intoxiquées comme l’indiquent les figures 2a et 2b en comparaison du contrôle négatif. Cet effet délétère est évité de manière significative par l’administration journalière de 1 mg/kg de Donépézil (DPZ) selon la méthode décrite précédemment. On observe que l’extrait de plante AT000 et l’extrait de plante 1b induisent un effet neuroprotecteur comparable à celui du Donépézil lorsqu’une dose journalière de 250 mg/kg de l’un de ces extraits est administrée aux souris intoxiquées selon la méthode de traitement définie précédemment. Maintenant, l’administration chez les souris intoxiquées d’une dose plus faible de l’extrait 1b (62.5 mg/kg versus 250 mg/kg) réduit légèrement l’efficacité de cet extrait sur les effets délétères du peptide Aβ 25-35 , néanmoins cette efficacité est du même ordre de grandeur que celle de l’extrait 2 lorsque celui-ci est administré à 250 mg. On observe également que l’extrait 1a atténue fortement les déficits de mémoire contextuelle à long-terme induits par le peptide Aβ 25-35. Finalement, l’administration de l’extrait 2 permet une légère amélioration du comportement des souris intoxiquées au peptide Aβ 25-35 . A noter que les différences des temps de latence d’entrée et de sortie observés entre les extraits 1b et 2 soulignent une fois encore l’importance de la plante Saussurea costus dans le mélange de plantes permettant l’obtention de l’extrait ayant les meilleures performances. 2.3 Mesure de la peroxydation lipidique La mesure de la peroxydation lipidique de l’hippocampe des souris intoxiquées constitue un indice du niveau de stress oxydatif dans cet organe. Les résultats montrent que les souris intoxiquées au peptide Aβ25-35 présentent une augmentation significative de la peroxydation lipidique dans l’hippocampe (+50% comparé au contrôle négatif, ). Maintenant, on observe que ce stress oxydatif est complétement évité par les extraits AT000, 1a ou 1b lorsqu’ils sont administrés à une dose journalière de 250 mg/kg comme définie précédemment dans la méthode de traitement. Ces extraits présentent un effet neuroprotecteur contre la toxicité du peptide Aβ 25-35 comparable à celle du Donépézil (contrôle positif), lorsque celui-ci est administré à une dose journalière de 1 mg/kg comme décrit dans la méthode de traitement précédemment définie. A noter que le traitement des souris intoxiquées avec une dose journalière de l’extrait 1b plus faible (62.5mg/kg vs 250 mg/kg) montre une hausse de 20% de la peroxydation lipidique par rapport au contrôle négatif. Concernant l’extrait 2, les résultats montrent qu’il attenue légèrement le stress oxydatif : une hausse de 30% de la peroxydation lipidique est observée contre 50% chez les souris intoxiquées au peptide Aβ 25-35 et non traitées. Ce résultat souligne à nouveau l’importance de la plante Saussurea costus dans la composition de l’extrait pour obtenir une protection optimale des performances cognitives des souris intoxiquées au peptide Aβ 25-35. Conclusion L'altération de la mémoire est la caractéristique précoce de la maladie d'Alzheimer et ces résultats montrent clairement que l'effet toxique du peptide amyloïde Aβ 25-35 sur les performances comportementales et cognitives (y compris la mémoire) est évité ou atténué par les extraits 1a, 1b et 2 de l'invention obtenu par décoction dans un mélange hydroalcoolique. Une composition comprenant un extrait issu d’un mélange de plantes constitué de Syzygium aromaticum , de Sa n talum album , d’ Aquilaria malaccensis , de Boswellia carterii , de Cyperus rotundus , de Styrax benzoin, de Liquidambar orientalis , de Cinnamomum camphora et de Saussurea costus . La composition selon la revendication 1, dans laquelle le mélange de plantes est un mélange équimassique de plantes. La composition selon la revendication 1, caractérisée en ce que l’extrait est obtenu à partir d’un mélange de plantes qui présente : - une teneur comprise entre 25 et 55% de Syzygium aromaticum , - une teneur comprise entre 5 et 9% de Sa n talum album , - une teneur comprise entre 15 et 30% d’ Aquilaria malaccensis , - une teneur comprise entre 5 et 9% de Boswellia carterii , - une teneur comprise entre 5 et 9% de Cyperus rotundus , - une teneur comprise entre 5 et 9% de Styrax benzoin, - une teneur comprise entre 5 et 9% de Liquidambar orientalis, - une teneur comprise entre 5 et 9% de Cinnamomum camphora ;et - une teneur comprise entre 5 et 9% de Saussurea costus . La composition selon l’une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que l’extrait n’est pas un extrait sec, de préférence l’extrait est obtenu par macération dans la glycérine, plus préférentiellement l’extrait est obtenu par macération dans la glycérine végétale. La composition selon l’une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que l’extrait est issu d’un mélange de bourgeons de Syzygium aromaticum , de bois de cœur de Santalum album, de bois de cœur d’ Aquilaria malaccensis , de résine de Boswellia carterii , de bourgeons de Cyperus rotundus , de résine de Styrax benzoin , de résine de Liquidambar orientalis , de feuilles de Cinnamomum camphora et, de racines de Saussurea costus . La composition selon l’une quelconque des revendications 1 à 5 caractérisée en ce qu’elle comprend en outre de l’acide docosahexaénoïque (DHA). La composition selon l’une quelconque des revendications 1 à 6 caractérisée en ce qu’elle se présente sous forme d’une gélule, d’une huile ou d’une boisson fonctionnelle La composition selon l’une quelconque des revendications précédentes pour utilisation comme médicament. La composition selon l’une quelconque des revendications 1 à 7 pour utilisation dans le traitement et/ou prévention d’une maladie neurodégénérative chez les mammifères, de préférence chez l’Homme. La composition selon l’une quelconque des revendications 1 à 7 caractérisée en ce que la maladie neurodégénérative est la maladie d’Alzheimer.