D'invention concerne un procédé pour la préparation d'une poudre de protéines adaptée å servir de base pour la production d'aliments. Actuellement les supports pour des aliments zootechniques sont constitués par des produits plutti comateux tels que le mais, des grains, des fruits, du seigle, du foin et autres denrées. Mais ils ne sont pas substantiellement utilisables car, en dehors des protéines ils contiennent des sous-produits de faible valeur, parmi lesquels ltécorce de mats, la paille de froment, de riz, de seigle , d'orge, de l'herbe, des feuilles, des sarments et similaires. L'invention a pour but principal de rendre utilisables les sous-produits mentionnés plus haut en les transformant en supports de base ayant les caractéristiques voulues pour la production zootechnique d'aliments. Dans ce but, le procédé de l'invention est caractérisé en ce qu'il comprend un traitement de sous-produits à faible teneur en protéines, notamment de grains de mais, pour transformer la cellulose en hémi-cellulose, sensible au contact avec un mycelium, la préparation d'un mycelium avec des spores de "pleutorus ostreatust ou d'autres champignons tels que l'agaric, quton ensemence sur le substrat formé par les sous produits traités, et l'incubation et la mise sous forme de farine de la masse obtenue. Plus particulièrement, le traitement des sous produits comprend le broyage des matières de base, mprégnation avec des sels minéraux azotés et la pasteurisation suivant les techniques tradi tionnelles. La préparation du mycelium comprend 1 1extraction- suivant la technique traditionnelle- du champignon "pleurotus ostreatus" des spores, qui est traité soigneusement et opportunément (agaragar), et soumis à incubation en milieu stérile pour titre inoculé ensuite au support commun amélioré, tel que seigle, orge ou grain. L'ensemencement du mycelium sur le support ou substrat s'effectue suivant a technique traditionnelle, manuelle ou mécanique, et le produit est soumis à une période dtincubation, jusqy'à ce que la masse intérieure du substrat soit attaquée par le myeelium, de manière à obtenir, à la fin du cycle, une farine ou poudre de protéines. Lors du traitement initial des sous-produits, on ajoute du carbonate de chaud pour amener la masse à une valeur de pli égale à 7,5, tandis que les sels minéraux azotés sont ajoutés en proportion de 3 à 5 %. Dans la préparation du mycelium, il peut titre avantageux d'utiliser des hybrides confectionnés en laboratoire avec des ferments apparentés au "pleurotacea". 'a farine de protéines obtenue avec le procédé de l'inven- tion, bien que constituée à partir de matériaux à faible teneur en protéines, présente une teneur en protéines suffisamment élevée, comme résultat du processus chimio-biologique et micro-biologique, pour pouvoir être utilisée comme addition à des bases de support pour la production d'aliments. Dtautres caractéristiques et avantages du procédé pour la préparation de farine de protéines de l'invention, résultent de la description qui suit se référant, à titre seulement indicatif, à un exemple d'application. Une quantité de 100 kgs de grains de mats complètes ont été broyés jusqu'à l'obtention de la grosseur d'un petit pois. On a ajouté du carbonate de chaux en poudre de la grosseur de 30 microns afin d'amener la masse à une valeur de pli égale à 7,5. Après imprégnation avec 63 % d'eau, on ajoute du sulfate d'ammonium, avec un titre d'environ 20 % d'azote pour 100 kgs et une humidité naturelle de 10 à 15 % le mélange est broyé en quantité de 10 kg. Le produit ainsi obtenu est soumis à la pasteurisation dans des paniers galvanisés d'une capacité d'un mètre cube chacun, immergés pendant trente minutes, d'abord dans de l'eau à une température de 900C dans des bacs en acier inoxydable. Le volume de l'eau contenue dans ces bacs qui peuvent être de forme allongée et également émaillés doit être égal au maximum à deux fois le volume du produit immergé. A la fin de la pasteurisation, les paniers sont maintenus quelques minutes pour l'égouttage, puis le contenu est versé dans un silo et aussit8t entraîné par une courroie transporteuse sous une machine d'ensemencement qui dose et ajoute le mycelium qui a été préparé séparément. Le compost pasteurisé, bien mélangé, est ensuite ensaché, par une machine appropriée, dans des sacs de polyéthylène, qui sont placés dans la chambre d'incubation pour une durée de 14 à 24 jours à une température de 20 à 26la. À la fin du cycle de végétation, le produit est passé au pressoir et ensuite dans un dessicateur pour réduire l'humidité relative à 10 % avec une température non supérieureà 40oc. Ta farine de protéine est alors prote pour entre associée à d'autres aliments et à Titre consommée comme aliment. La présence d'un mycelium en culture selectionnée sur un substrat adapté végétal, assure la parfaite conservation pour une période pratiquement illimitée malgré un taux d'humidité aussi élevé, qui provoquerait l'altération de n' importe quelle matière végétale qui ne serait pas stabilisée biologiquement par le procédé conforme à l'invention. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à l'exemple de réalisation ci-dessus décrit et représenté, à partir duquel on pourra prévoir d'autres modes et d'autres formes de réalisation, sans pour cela sortir du cadre de l'invention. R 2 V B N D I C A 2 I O N S 10) Procédé pour la préparation de poudre de protéines pouvant servir de base pour la production d'aliments, procédé caractérisé en ce qu'il comprend-un traitement de sous-produits à faible teneur en protéines, notamment de grains de malus, pour transformer la-cellulose en hémi-cellulose, sensible au contact avec un mycelium, la préparation d'un mycelium avec des spores de "pleutorus ostreatus" ou d'autres champignons tels que l'agaric, qu'on ensemence sur le substrat formé par les sous produit traités, et l'in- cubation et la mise sous forme de farine de la masse obtenue. 20) Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le traitement des sous produits comprend le broyage des matières de base, l'imprégnation avec des sels minéraux azotés et la pasteurisation suivant les techniques traditionnelles. 30) Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la préparation du mycelim comprend l'extraction des spores du champignon "pleurotus obstreatus qui sont sélectionnés et traités sous forme d'agar-agar, la mise en incubation en atmosphère stérile pour etre ensuite inoculé sur un support commun, tel que maiLs, seigle, orge ou grains. 40) Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que llinséminntion du mycelium sur le substrat est effectuée, manuellement ou mécaniquement, et le produit obtenu est soumis à une période d'incubation jusqu'à ce que la masse entière soit agressée par le mycelium, et est ensuite mise en farine et desséchée . 50) Procédé suivant l'une des revendications i et 2, caractérisé en ce que, lors du traitement initial des sous produits, on ajoute du carbonate de chaux pour porter la masse à une valeur de pH égale à 7,5. 60) Procédé suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'on ajoute un sel minéral azoté en proportion de 3 à 5 fio. 70) Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que, pour la préparation du my-elium, on utilise des hybrides confectionnés en laboratoire avec une souche apparentée au "pleurotacea". 80) Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la période dtincubation de la masse pasteurisée ensemencée avec le mycelium est maintenue pendant 14 à 24 jour à une température de 20 à 2600., 90) Narine de protéine conforme à celle obtenue par le traitement suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisée en ce qu'elle est constituée avec des matières de départ à faible teneur en protéines, et présente une teneur en protéines suffisamment élevée pour permettre l'addition à un support de base approprié pour la production d'aliments.