La présente invention concerne les convertisseurs électromécaniques à réduction électrique, et plus particulièrement, les machines à inducteur fonctionnant d'après le principe de l'utilisation des harmoniques dentaires du champ magnétique. 5 Des machines à inducteur telles que des moteurs électriques à réduction avec deux enroulements séparés sur le stator sont déjà connues : l'enroulement de service et l'enroulement d'excitation, dans lesquels la différence du nombre d'encoches du stator et du rotor, c'est-à-dire le nombre de secteurs du stator dans chacun desquels la disposition réciproque des 10 dents du stator et du rotor est identique, est égale à la somme ou à la différence du nombre de paires de pôles de l'enroulement de service et de l'enroulement d'excitation. L'inconvénient des machines de ce type réside dans la faible utilisation des matériaux actifs par suite de la mise en oeuvre d'un seul 15 des trois composants de l'induction magnétique, ainsi que dans l'impossibilité d'utiliser les machines de ce type pour des régimes de service spéciaux, par exemple en régime de conversion de la fréquence, en régime d'auto-excitation, etc. Pour alimenter ces moteurs à partir d'une source de courant monophasé, le circuit d'alimentation du moteur doit être en outre branché en permanence 20 à des éléments de déphasage, ce qui limite les possibilité de régulation de la vitesse. L'inconvénient des machines mentionnées réside également dans la réalisation du circuit magnétique du stator et du rotor, sous forme d'empilages circulaires en tôles électriques; cela limite les applications de 25 ces machines aux hautes fréquences par suite des pertes ayant lieu dans les tôles dont l'épaisseur minimale est choisie en fonction de conditions technologiques. Des machines à inducteur à circuit magnétique en tiges constitué par des faisceaux séparés dans lesquels les pertes aux hautes fréquences 30 peuvent être réduites en réalisant les tiges sous la forme de rubans d'acier électrique bobinés sont bien connues. Cependant, le rapport du nombre de dents du stator et du rotor, ainsi que la réalisation des enroulements de ces machines, ne permettent pas de réguler la vitesse de rotation au régime moteur, ou bien la fréquence de la tension au régime générateur, en modifiant 35 la fréquence du courant d'excitation. Dans cette invention, l'on se propose de mettre au point une machine à inducteur d'une plus large application que les machines connues 72 11111 2 2132210 en ce qui concerne la diversité des régimes de marche, et qui utiliserait simultanément,d'une façon plus rationnelle, les matériaux actifs, en ayant la possibilité d'élever le rendement pendant la marche à des fréquences élevées. 5 Cet objectif est atteint par le fait que dans la machine à inducteur, comportant un stator, avec au moins un enroulement de service et un enroulement d'excitation, et un rotor sans enroulement, les dents ouvertes du stator et du rotor forment sur le stator N secteurs dans chacun desquels la disposition réciproque des dents du stator et du rotor 10 est identique. Conformément à l'invention, l'enroulement d'excitation est multiphasé avec un nombre p de paires de pôles, et au moins l'un des enroulements de service comporte un nombre de paires de pôles (N + p) ou (N - p) . Lorsque le stator comporte deux enroulements de service, il 15 est préférable que le nombre de paires de pÔj.es soit de (N + p) et(N - p). Il est avantageux que le rappçrt entre le nombre de paires de pôles de l'enroulement d'excitation et le nombre de paires de pôles des enroulements de service, ou inversement, de même que le rapport entre le nombre de paires de pôles réciproques des enroulements de service, soit égal .20 à un nombre entier. Le circuit magnétique des machines peut être réalisé sous forme d'empilages séparés axialement en couches. Dans un cas particulier, le nombre p de paires de pôles de l'enroulement d'excitation peut être égal au nombre N de secteurs du stator 25 et l'un des enroulements de service peut être alors réalisé sous la forme d'une bobine annulaire disposée coaxialement par rapport à l'arbre. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, donnée uniquement à titre d'exemple non limitatif, en référence au dessin annexé dans lequel : 30 - la figure 1 représente la coupe axiale de la machine à inducteur avec circuit magnétique en tiges, le nombre de paires de pôles p de l'enroulement d'excitation étant égal au nombre de secteurs N du stator, et la disposition réciproque des dents du stator et du rotor est identique lorsque p = N = 1; 35 - la figure 2 représente une vue de profil de la machine à inducteur conforme à la figure 1; - les figures 3a et 3b représentent schématiquement les coupes longitudinale et transversale de la machine à inducteur au moment du ) 72 11111 3 2132210 couplage maximal des flux de l'enroulement de service annulaire et de l'enroulement d'excitation pour les machines des figures 1 et 2, ainsi que les polarités des champs magnétiques engendrés par l'enroulement d'excitation sur les saillies des empilages statoriques et les flux magné-5 tiques de deux empilages; - les figures 4a^ et 4b représentent la variation des flux magnétiques après la rotation du rotor sur la moitié de sa division dentaire par rapport à la position représentée sur la machine de la figure 3; - les figures 5 - la figure 6 représente le schéma constructif de la machine 15 développée, dans laquelle le nombre de paires"de pôles p de l'enroulement d'excitation n'est pas égal au nombre de secteurs N du stator, le circuit magnétique se présentant sous la forme d'empilages circulaires feuilletés du rotor et du stator. Sur les figures 1 et 2, l'on voit que le circuit magnétique 20 de la machine est constitué par les empilages en U du stator 1 et du rotor 2. Les empilages sont formés par des tôles électriques séparées en couches le long de l'arbre 3 de la machine. Le nombre d'empilages du stator 1 est de douze, tandis que celui du rotor 2 est de onze. Les empilages du stator 1 et du rotor 2 sont assemblés entre eux par un procédé quelconque assurant 25 la rigidité de leurs dispositions réciproques; par exemple la fixation des empilages du rotor 2 est convendbnnellement représentée par remplissage de l'espace entre ces derniers avec une matière 4. Le rotor 2 ne comporte pas d'enroulement. Sur le stator 1 sont montés trois enroulements : l'enroulement d""excitation multiphasé 5 30 et l'enroulement de service 6, réalisés suivant le modèle des enroulements multiphasés répartis ordinaires des machines électriques à courant alternatif, et un deuxième enroulement de service monophasé 7 réalisé sous la forme d'une bobine annulaire dont l'axe coïncide avec l'arbre 3 de la machine. L'enroulement d'excitation 5 comporte une paire de pôles (p = 1), 35 tandis que l'enroulement de service 6 comporte deux paires de pôles Cp = 2). Le fonctionnement de la machine en régime générateur sera considéré maintenant. L'enroulement d'excitation 5, branché à la source de courant multiphasé symétrique à fréquence angulaire XI (non représenté sur 72 11111 4 2132210 les figures 1 et 2) engendre une onde de force magnétisante tournante dont la valeur de l'harmonique principal dans chaque empilage K du stator sera : F , = F Cos/Iht+(K-l) 7 km— 1 — 5 où F^ est la valeur maximale de la force magnétisante, et Z^ le nombre d'empilages du stator. En tenant compte de la disposition réciproque des empilages statoriques et rotoriques,l'harmonique principal A ^ de la perméance de l'entrefer sous l'empilage K du stator sera : = Xofl +V Cos/To +(K-1) f^J j où et ^ représentent la composante permanente et le taux de modulation de la perméance; 15 Ca>= ïTfz^a est la fréquence angulaire de variation de la perméance; est nombre d'empilages rotoriques; n, le nombre de tours par seconde du rotor et t, le temps. Le flux magnétique 0 de l'empilage K du stator sera 20 _ « Tf— — 0,= f1A,=f ^ cost-n. t+(K-i) /+ f A Tcos/ (w+n.)t+ kkkmo — Z^ — 2 m o — +(K-1)2 f^- 7+ I F 1 Xcos(W--Q)t — £ m o 25 et comporte trois composantes. La deuxième composante induit dans l'enroulement de service 6 une tension multipha.sée symétrique à fréquence totale CO+xh, tandis que la troisième composante induit dans l'enroulement de service annulaire 7 une tension monophasée à fréquence différentielle (CU--H-). En modifiant les sens de rotation réciproques de l'onde de 30 force magnétisante d'excitation et du rotor, la fréquence totale sera prélevée à l'enroulement 7, tandis que la fréquence différentielle se retrouve à l'enroulement 6. La formation de la tension de fréquence totale ou différentielle dans l'enroulement de service monophasé 7 est expliquée par les 35 figures 3, 4 et 5. Sur ces figures, l'enroulement d'excitation n'est pas représenté, et les forces magnétisantes de polarités opposées qu'il engendre sur les saillies des empilages statoriques sont conventionnellement 72 11111 5 2132210 représentées par les lettres N et S sur les coupes longitudinales, et sous forme d'ondes et S^sur les coupes transversales, les ondes hachurées et de force magnétisante sur les coupes transversales caractérisant alors le champ d'excitation d'un seul côté de l'enroulement de service 7. 5 L'enroulement de service 7 est représenté sous la forme d'un conducteur de section rectangulaire situé entre les saillies des empilages statoriques. Le flux magnétique devient maximal dans l'empilage statorique, disposé suivant l'axe du champ d'excitation (empilage 1' de la figure 3a) au moment où la superficie de recouvrement réciproque des saillies de 10 cet empilage statorique et de l'empilage rotorique est maximale (ce moment est représenté sur la figure 3b.). Ce flux maximal est conventionnellement représenté sur la figure 3b. par deux lignes de force. Dans l'empilage opposé 7' du stator, le flux est alors opposé et sa valeur est notablement inférieure, car en regard de l'empilage 7' se trouve l'espace amagnétique 15 entre les empilages du rotor. Le flux de l'empilage 7' est conventionnel-lement représenté sur la figure 3b par une seule ligne de force. Le flux résultant dans le rotor, égal à la différence des flux dans les empilages 1' et 7' du stator, coïncide avec le flux de l'enpLLage l.!, c'est-à-dire qu'il est dirigé de gauche à droite (dans la coupe longitudinale de la figure 3b). 20 En raisonnant d'^ne façon analogue pour les autres empilages, on peut constater que le flux magnétique résultant du rotor traversant la bobine de l'enroulement annulaire de service 7 est égal à la différence des flux de la moitié de tous les empilages se trouvant dans le champ d'ulie même polarité (les empilages 11', 12', 1', 2', 3' de la figure 3a), et des flux 25 de la moitié des empilages se trouvant dans le champ d'une autre polarité (les empilages 5', 6', 7', 8', 9'). A l'instant représenté sur la figure 3b, ce flux résultant est dirigé, dans la coupe longitudinale, de gauche à droite. Après la rotation du rotor sur la moitié de sa division dentaire, la disposition réciproque des empilages statoriques et rotoriques devient 30 conforme à celle représentée sur les figures 4a et 4b, Si la. position du champ d'excitation ne s'est pas alors modifiée, le flux maximal sera celui de l'empilage statorique 7' (et de l'empilage rotorique qui se trouve en face de ce dernier), tandis que le flux de l'empilage 1 se réduit. Le schéma des flux sera inversé par rapport à celui de l'instant représenté sur la 35 figure 3 : la somme des flux dans les empilages 5' + 9 ' sera supérieure à la somme des flux dans les empilages 11* + 3', et le flux résultant du rotor modifie son signe. 72 11111 2132210 De cette façon, le flux magnétique traversant l'enroulement annulaire de service 7 (et, par conséquent la f.e.m. induite dans l'enroulement) se détermine, comme dans toutes les machines à inducteur, suivant la différence entre les perméances maximale et minimale de la division dentaire 5 du stator (on appelle division dentaire le pas suivant les empilages), tandis que la fréquence angulaire de la f.e.m, dans l'enroulement de service sera : "J= 2ltZ2.n L'on suppose maintenant que le champ d'excitation tourne à la fréquence angulaire-f- du courant d'excitation. Les figures 5a^ et 5b. illustrent 10 le cas de la rotation du rotor sur une division dentaire du rotor par rapport à la position représentée sur les figures 3ci et 31s, le champ d'excitation pivotant alors dans le sens opposé à la rotation du rotor sur une division dentaire du stator. A l'instant représenté sur les figures 5a. et 5b, les flux des empilages 1' et 7' ont la même orientation que sur les figures 3a^ et 3b., 15 mais avec une plus faible valeur, ce qui est conventionnéllement représenté sur la coupe transversale de la figure 5b par des flèches d'une plus faible longueur. C'est pourquoi, la valeur maximale du flux magnétique et de la f.e.m. dans l'enroulement annulaire de service 7 sera atteinte un peu plus tard et, plus précisément, au moment où la superficie maximale de recouvrement 20 sera située dans l'empilage 2'. De cette façon, la période de la f.e.m. dans l'enroulement de service 7 ne sera plus égale à la durée de rotation du rotor sur une division dentaire de ce dernier, mais sera légèrement supérieure, donc la fréquence de la f.e.m. sera respectivement plus basse. D'une façon analogue, il est possible de démontrer que, pendant la rotation des champs 25 d'excitation dans le sens de rotation du rotor, la fréquence de la f.e.m. induite augmente. Ainsi, la fréquence angulaire de la f.e.m. induite dans l'enroulement de service 7 est constituée par la somme de la fréquence angulaire ujjr de variation de la perméance dans l'entrefer d'une division dentaire du stator et de la fréquence angulaire JL du courant d'excitation; 30 uJ = u; + -A. K. où le signe 4- correspond à la rotation de l'axe du champ d'excitation dans le sens de rotation du rotor, et le signe — au sens de rotation opposé au sens de rotation du rotor. One telle machine à inducteur fonctionne au régime d'un moteur 35 monophasé de la façon suivante. L'enroulement 5 est branché à la source d'excitation multiphasée de fréquence -fl-. Pendant la période de démarrage, la tension d'alimentation monophasée de fréquence est branchée, par l'intermédiaire des éléments de déphasage (non représentés sur la figure). 72 11111 7 2132210 à l'enroulement multiphasê 6 (ce qui, dans ce cas, est réalisé de préférence avec deux phases), et le rotor commence à tourner avec une vitesse Vj-J + o 2-Ttz, n = tr/s J2 Puis la tension d'alimentation est commutée à l'enroulement 7, et le moteur lancé marche à la vitesse U> - IL- n = —^ tr/s 27tz 10 + S'il est nécessaire de conserver la vitesse n = —^Ttz 5 à laquelle le rotor avait été lancé au cours du démarrage, simultanément à la commutation de la tension d'alimentation, il est aussi commuté lTalternance des phases des courants de l'enroulement d'excitation. De cette façon, l'enroulement 6 joue le rôle d'un enroulement de démarrage, 15 Les figures 3a. et 3b, 4a^ et 4j), et 5a, et 51s expliquent le fonctionnement de la machine en régime de moteur monophasé,(seul l'enroulement de service annulaire 7 assurant l'alimentation est représenté\ La coopération entre les champs magnétiques, engendrés par l'enroulement dAlimentation annulaire de service 7 et l'enroulement d'excitation, cherche à faire tourner 20 le rotor dans une position (figures 3 et 3b) telle que, suivant l'axe du champ d'excitation, se produise le recouvrement réciproque maximal de la surface des saillies des empilages statoriques et rotoriques (ce qui correspond à un couplage maximal des flux de l'enroulement de service 7 et de l'enroulement d'excitation). Après une alternance de la fréquence d'alimentation 25 à la position invariable du champ d'excitation (lors de l'excitation en courant continu), par suite de la modification de l'orientation du champ de la bobine dans l'enroulement de service, la position de recouvrement maximal doit se reproduire sur le pôle opposé du champ d'excitation (figures 4a, et 4b), et le rotor tournera encore sur la moitié de sa division dentaire en cherchant 30 à occuper cette position. En continuant son mouvement par inertie, après une alternance de fréquence Ie rotor occupera à nouveau la position représentée sur les figures 3a et 3b. En présence d'une charge, cette rotation du rotor se produira avec un retard égal à l'angle de marche par inertie du rotor, de la même façon que dans toutes les machines synchrones, 35 De cette façon, la coopération entre le champ magnétique d'excitation fixe et le champ magnétique variable de l'enroulement de service engendre un couple électromagnétique faisant tourner le rotor à la vitesse synchrone oJ p n = 2TCZ2 72 11111 8 2132210 10 15 Si le champ d'excitation tourne avec une fréquence angulaire -fl. (figure 5), c'est pour les mêmes raisons que le rotor cherche toujours à assurer un couplage maximal entre les fluxdes enroulements, et on obtiendra la vitesse suivante du rotor : ul0 ± 21fe2 où le signe "+" correspond à la rotation du champ d'excitation dans le sens opposé à celui du rotor, et le signe au sens de rotation du rotor. Le principe de fonctionnement décrit de la machine reste le même si le nombre de paires de pôles p de l'enroulement d'excitation, et le nombre de secteurs N qui lui est égal, diffèrent de l'unité. Dans le cas général, quand les tensions induites en régime générateur avec fréquence sommaire oJ + ou différentielle IV--A- doivent être raultiphasées, la machine est exécutée avec N ^ p, c'est-à-dire que le nombre de secteurs du stator, dans lesquels la disposition réciproque des dents du stator et du rotor est identique, nfest pas égal au nombre de paires de pôles de l'enroulement d'excitation. L'exemple du schéma constructif d'une telle machine est donné sur la figure 6. Le stator 8 et le rotor 9 20 sont réalisés sous la forme d'empilages circulaires ordinaires (sur la figure 6, ils sont représentés en développement), feuilletés en tôles électriques et comportant des encoches ouvertes. Le nombre d'encoches sur le stator et le rotor est respectivement de 24 et de 23, ce qui correspond à N = 3, Sur le stator, sont montés trois enroulements multiphasés, 25 répartis comme suit : l'enroulement d'excitation 10, conventionnellement représenté par les conducteurs de la couche médiane dans les encoches, comportant une paire de pôles ; les enroulements de service 11 et 12, conventionnellement représentés par les conducteurs des couches supérieure et inférieure, dont le nombre de paires de pôles est respectivement p = 2 et p = 4. 30 Cette machine fonctionne en régime générateur de la façon suivante. En conservant les symboles adoptés pour la dent K du stator de la machine représentée sur la figure 6, la force magnétisante et la perméance \ seront k 27t F, = F cos/at+(K-l) ~ ; 35 k m - Zî \ = \Q £l + rcos/ÔJ t+(K-l) 3 ~ 72 uni 2132210 Le flux magnétique 0^ de la dent K du stator sera ; -J oTtr 0, = F, A, = F \ cos/jLt+(K-l ) 7 + ~ F \ eos/~t->-(K-1)4 — ! + kkkmo- 1 " 2 m o - Z^- i oTtr t;F \ rcos/tu) -.fl-)t-(K-l)2 ~— J ^ 2- m o et comporte des composantes de différentes fréquences, réparties suivant les dents avec une période différente dans l'espace. C'est pourquoi, dans l'enroulement 11 une tension symétrique multiphasée de fréquence différentielle /"jJ-iV est induite et, dans l'enroulement 12. une tension symétrique 10 multiphasée à fréquence sommaire +-TU/. Lors de l'inversion réciproque du sens de rotation du rotor et de l'onde de force magnétisante d'excitation, la tension de fréquence sommaire sera induite dans l'enroulement 11, et celle de la fréquence différentielle, dans l'enroulement 12. Au régime moteur, lors de l'alimentation d'un enroulement 15 de service quelconque, à partir de la source de courant -multiphasée à fréquence1*^, le rotor tourne à la vitesse +~fu Wo " A _ ; n ou n =_ tr/s 2XZ2 21tZ2 20 en fonction du sens de rotation réciproque du rotor et de l'onde de la force magnétisante d'excitation ou, si le sens de rotation réciproque est déterminé, en fonction de l'enroulement de service branché à la tension d'alimentation. L'alimentation d'un tel moteur peut également être utilisée simultanément à partir de deux sources à des fréquences différentes, ce qui 25 ouvre de larges possibilités d'amélioration de la fiabilité des commandes électriques dans les systèmes autonomes, où l'une des sources de courant peut être détériorée. Dans le cas général, sur le stator peut être prévu un nombre N de secteurs,dans chacun desquels la disposition réciproque des dencs du 30 stator et du rotor se reproduit, c'est-à-dire qu'il y a un nombre N de cycles complets de variation de la perméance, Le nombre de paires de pôles dans les enroulements de service sera alors de /N + p/ et /N - p/, où p est le nombre de paires de pôles de l'enroulement d'excitation, Les. nombres de spires de tous les enroulements seront, de préférence, choisis en fonction 35 de l'absence d'une liaison de transformation entre ces derniers, suivant la composante constante de la perméance. Il est préférable de choisir un rapport réciproque des paires de pôles des enroulements qui soit un nombre entier, c'est-à-dire que les rapports 72 11111 10 2132210 _e— _ _t_ ou lit _ li - p/. N + pN-p p p 1 n N + p /N - p/' de même que , ou — c- n /N - p/ N + p 5 soient des nombres entiers. Le circuit magnétique de la machine, lorsque p f N, peut être réalisé comme représenté sur la figure 6, ou à l'aide de tiges, comme représenté sur les figures 1 et 2, en fonction de la fréquence, de la vitesse 10 de rotation, du régime de fonctionnement et d'autres exigences. Si la course d'excitation permet de commander la fréquence -ft-, les fréquences des tensions engendrées au régime générateur, ou la vitesse de rotation en régime moteur, peuvent être réglées avec un degré de précision plus élevé. 15 En plus de son utilisation aux régimes générateur et moteur, la machine de ce type peut également être appliquée à d'autres régimes. Par exemple, la machine, dont l'enroulement d'excitation possède un nombre de paires de pôles p et est branché à une source d'excitation multiphasée à fréquence angulaire-fl-, tandis que l'enroulement de service à (N - p) paires 20 de pôles est branché à la source d'alimentation multiphasée à fréquence angulaire , fonctionne aussi bien comme moteur à réduction avec vitesse de c nj . « rotation n = + tr/s. Dans le deuxième enroulement de service, comportant (N + p) paires de pôles, il est alors induit une f.e.m. à fréquence angulaire + -H. . Donc, la machine fonctionne comme un moteur-générateur 25 combiné sans contact transformant la fréquence de la source d'alimentation en fréquence kjJ ± -fl- avec réduction simultanée de la vitesse. Un autre exemple d'utilisation de la machine, représentée sur les figures 1 et 2, réside dans l'utilisation de celle-ci comme capteur dans les systèmes d'asservissement avec réduction électrique en régime 30 transformateur ; dans ce cas, la tension d'alimentation monophasée est branchée à l'enroulement de service 7, tandis qu'à l'enroulement multiphasé 5, (par exemple triphasé) on prélève, pour les délivrer à la ligne de liaison, trois tensions à la fréquence d'alimentation dont les amplitudes dépendent de la position du rotor, et qui subissent un cycle complet de modification 35 pendant la rotation du rotor sur une division dentaire. La machine à inducteur peut être également réalisée sans enroulement de service, c'est-à-dire avec le seul enroulement d'excitation, La - charge en régime générateur monophasé, ou la tension d'alimentation en régime « 72 11111 11 « 2132210 moteur monophasé, est alors intercalée entre les points neutres de l'enroulement restant et de l'excitateur branchés en étoile. La machine décrite dispose de nombreux avantages notables par rapport aux machines à inducteur connues 5 Grâce au rapport mentionné du nombre de dents, il est assuré, comme on le sait, une variation quasi sinusoïdale de la perméance du groupe de dents couvert par les enroulements répartis, Cette propriété est relativement importante pour l'application des machines mentionnées aux capteurs dans les systèmes d'asservissement, étant donné qu'elle permet 10 d'améliorer leur précision. Grâce à l'application d'un enroulement d'excitation réparti, combiné à la variation sinusoïdale mentionnée de la perméance, on obtient une tension de sortie pratiquement sinusoïdale au régime générateur, ainsi qu'une vitesse de rotation uniforme au régime moteur. L'application de la machine au régime moteur permet d'obtenir 15 un moteur lent, dont la vitesse de rotation est commandée avec précision, le moteur étant alimenté à partir d'un secteur à fréquence ordinaire, ou bien étant alimenté par une source de fréquence élevée ou moyenne. L'alimentation de l'enroulement d'excitation avec du courant à la fréquence de glissement, proportionnelle aux écarts de vitesse du rotor par rapport à 20 la vitesse synchrone, permet de stabiliser avec précision la vitesse de rotation au régime moteur ou de la fréquence de la tension de sortie au régime générateur. La machine conforme aux figures 1 et 2 dispose également de nombreux avantages de construction. La conception du circuit magnétique 25 assure une dépense minimale de tôles électriques et en réduit le poids, ce qui est important quand on l'applique comme servomoteur dans les systèmes d'automaticité. L'exécution d'un circuit magnétique de ce type ne nécessite pas l'utilisation d'outils d'emboutissage compliqués. Ce modèle permet également d'utiliser des tôles électriques de faible épaisseur, et donc de 30 réduire notablement les pertes aux hautes fréquences. L'enroulement de service annulaire est d'une réalisation simple et dispose d'une inductance de dissipation minimale, tandis que sa disposition séparément des autres enroulements facilite les conditions d'isolement. 35 II va de soi que l'invention décrite est susceptible de nombreuses modifications ou variantes sans pour autant sortir de son cadre. 72 11111 12 2132210 REVENDICATIONS 1. Machine à inducteur comportant un stator, avec au moins un enroulement de service et un enroulement d'excitation, et un rotor, le 5 stator comportant alors un nombre de secteurs N,dans chacun desquels la disposition réciproque des dents du stator et du rotor est identique, caractérisée par le fait que l'enroulement d'excitation est multiphasé, avec un nombre de paires de pôles p, et qu'au moins un des enroulements de service comporte un nombre de paires de pôles /N + p/ ou /N - p/. 10 2. Machine à inducteur selon la revendication 1, caractérisée en ce que, dans le cas de la disposition de deux enroulements de service sur le stator, le nombre de leurs paires de pôles est de /N + p/ et /N - p/. 3. Machine à inducteur selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisée en ce que le rapport des nombres de paires de pôles de 15 l'enroulement d'excitation et des enroulements de service, ou inversement, de même que le rapport des nombres de paires de pôles des enroulements de service, est un nombre entier. 4. Machine à inducteur selon l'une quelconque des revendcations 1, 2 ou 3, caractérisée par le fait que les dents du stator et du rotor 20 sont des empilages séparés axialement en couches. 5. Machine à inducteur selon l'une quelconque des revendications 1, 2, 3 ou 4, caractérisée par le fait que le nombre de paires de pôles p de l'enroulement d'excitation est égal audit nombre N de secteurs du stator. 6. Machine à inducteur selon la revendication 5, caractérisée 25 par le fait que l'un des enroulements de service est réalisé sous la forme d'une bobine annulaire disposée coaxialement par rapport à l'arbre de la machine.