DISPOSITIF DE SONNERIE A INTENSITE VARIABLE L'appel des abonnés du téléphone est généralement réalisé à l'aide de sonneries électromagnétiques conventionnelles d'assez forte puissance accoustique. Il est bien connu que le brusque déclenchement de la sonnerie du téléphone- provoque sur 1 1organisme humain une agression généralement désignée-par le vocable de "stress", agression qui constitue l'une des nuisances de la société moderne. Pour pallier cette nuisance, de nombreux dispositifs ont été proposés. Ils consistent pour la plupart en des systèmes d'appel de puissance sonore réglable au gré de l'usager, le réglage de l'intensité acoustique étant généralement réalisé au moment de l'installation du poste téléphonique. On trouvera un exemple de ce système décrit dans le brevet français n 2 168 104. Actuellement, dans la presque totalité des installations, le poste téléphonique comporte une sonnerie intérieure au boitier, de relativement faible puissance et dtintensité sonore réglable dans une certaine plage. Il n'est toutefois généralement pas possible de profiter de ces systèmes d'alarme de puissance réduite car ils ne peuvent être utilisés que si l'abonné est constamment à proximité immédiate de son appareil, situation presque jamais réalisée dans la pratique. De ce fait, la plupart des abonnés font régler leur système de sonnerie interne au maximum d'intensité sonore, beaucoup font même installer une sonnerie électromagnétique à timbre supplémentaire de plus forte puissance, seule susceptible d'alerter l'abonné lorsque celui-ci est situé, soit dans un endroit éloigné, soit à fortiori a l'extérieur dans le cas d'une maison individuelle. Pour résoudre ce problème, il a éte proposé de faire varier automatiquement au cours de l'appel la puissance sonore délivrée par les dispositifs d'appel. Ainsi les brevets français n" 1 418 134, nO 1 414 686 et son addition nO 90 647, décrivent des dispositifs à puissance sonore croissant progressivement au cours de appel. L'inconvénient de ces systèmes réside dans le fait que la puissance maximale d'appel n'est atteinte qu'après un temps relativement long. De ce fait,l'abonné peut n'etre alerté que trop tard lorsqu'il est situé loin de son poste au moment de l'appel, le demandeur pouvant avoir déjà raccroché. Cet inconvénient peut etre remédié grâce à des dispositifs permettant un brusque changement d'intensité sonore. Les brevets français n" 1 418 134, allemands n" 1 267 727 et 1 537 603 et américains nO 3 466 403 décrivent tous des dispositifs qui remplissent cette. fonction. Les deux niveaux d'intensité sonore sont obtenus, soit par deux dispositifs d'appel, soit par un seul dispositif dont l'intensité sonore peut être modifié par une action électrique ou mécanique. Tous ces dispositifs présentent encore des inconvénients importants. La mise en route retardée du dispositif d'appel à forte in tensité sonore est obtenue à l'aide d'un ensemble résistance-condensateur à forte constante de temps ou par déformation d'un bilame. Le retard à la mise en route de l'appel à forte puissance sonore n'est pas toujours bien maitrisé et il pourra varier en fonction de la tension d'appel ou. de la dispersion des caractéristiques des éléments constitutifs. La mise en route retardée du dispositif d'appel à forte intensité sonore est obtenue, soit à l'aide d'un ensemble Rc = résistance-condensateur à forte constante de temps, soit pour l'un d'entre eux par déformation d'un bilame. De ce fait le retard à la mise en route de l'appel à forte puissance sonore n'est pas toujours bien maitrisé et il pourra varier avec le niveau de la tension d'appel, elle-même variable suivant les installations et au cours du temps. D'autre part, il est possible avec les dispositifs précédemment décrits que la mise en route du dispositif d'appel à forte puissance intervienne au cours d'une séquence d'appel et non pas apres un silence ce qui produit un effet désagréable. En outre, du fait de la forte constante de temps, des systemes Rc ou de l'échauffement du bilame, ces dispositifs ne reviennent pas rapidement à leur état initial. Il en résulte que lorsque deux appels se succedent rapidement, le dispositif, lors du deuxième appel, émet immédiatement un signal acoustique de forte puissance sonore. La présente invention permet de pallier ces différents inconvénients La présente invention concerne un dispositif permettant d'obtenir, pour les postes téléphoniques d'abonnés, un appel sonore de faible intensité acoustique suivi d'un appel sonore de forte intensité acoustique. Elle est caractérisée en ce que les appels de forte intensité ne se produisent qu'après un nombre exact et prédéterminé de séquences d'appel. Le principe d'un tel dispositif sera mieux compris en considérant le schéma de la figure 1. Les fils de connexion (1) et (2) constituent les fils d'arrivée de la ligne téléphonique dans le poste. L'avertisseur (3) fournit un signal de faible intensité sonore. Il est relié en permanence aux fils de connexion (1) et (2) ; il est de ce fait mis en oeuvre des qu'un signal électrique d'appel parvient au poste de l'abonné. Le dispositif électronique (7) compte le nombre de séquences de la tension intermittente d'appel. Il ne déclenche l'avertisseur (8) qu'après un nombre exact et prédéterminé de séquences d'appel. De ce fait, il est ainsi possible d'obtenir, d'une maniere parfaitement reptoductible et sans être affecté par le niveau de la tension d'appel, la mise en route de la sonnerie de forte intensité lors du deuxième, troisieme ou plus généralement du énième appel. Le comptage des séquences d'appel reçues sur les connexions (4) et (6) s'effectue par un système composé de bascules électroniques dont le nombre est fonction du nombre de séquences de retard désirées. La sortie du compteur de séquences commande un interrupteur électronique qui ferme le circuit entre les connexions (4) et (6), ce qui permet le fonctionnement de l'avertisseur à forte intensité sonore (8). Dans une réalisation préférée de l'invention, le comptage des impulsions est effectué par un système dit : "registre à décalage" dont la particularité est de fonctionner avec la seule énergie fournie par la tension intermittente d'appel et d'être dans une très large mesure indépendante de cette tension. La figure 2 donne le schéma de principe d'une telle réalisation dans le cas où l'on désire que le déclenchement de l'interrupteur électronique s'effectue à partir de la troisième séquence d'appel. L'ensemble (9) constitue le dispositif redresseur permettant l'alimentation en courant continu des bascules (14) et (15) et du dispositif interrupteur (16). Les entrées de ces bascules (14) et (15) sont respectivement (10) et (12), leurs sorties étant (11) et (13). La particularité des bascules utilisées dans ce montage est, lorsque la tension d'alimentation apparaît de voir l'état logique de leur sortie devenir celui de leur entrée ; ainsi lorsque l'entrée est à un niveau 0, c'est à dire un potentiel voisin de O volt, la sortie est à 0 ; inversement lorsque l'entrée est à un niveau 1, c'est à dire supérieur à quelques volts dans notre cas, la sortie est à 1. Lorsque l'état de l'entrée de l'une des bascules varie alors que la tension d'alimentation est déjà établie, l'état de la sortie de la bascule correspondante ne varie pas. Ainsi lorsque la première séquence apparat entre 4 et 5, les entrées des bascules voient un niveau 0, car les condensateurs C1 et C2 sont déchargés, donc les sorties restent à un niveau 0. Le dispositif interrupteur (16) n'est pas excité et l'appel s'effectue à faible niveau sonore. Pendant cette première séquence le condensateur C1 s'est chargé par l'intermédiaire de la diode D1 et de la résistance R1, par contre la sortie (11) de la première bascule étant à un niveau 0, la diode D5 n'a pas permis au condensateur C2 de se charger. Lorsque la deuxième séquence apparaît, la première bascule voyant son entrée à un niveau 1 car le condensateur C1 est suffisamment chargé, la sortie (11) passe à un niveau 1. Par contre l'entrée de la deuxième bascule est toujours à un niveau 0, sa sortie reste donc au niveau 0. L'appel se fait encore à intensité sonore réduite. Cependant, la sortie (11) étant à un niveau 1, le condensateur C2 peut se charger pendant cette deuxième séquence. Lorsque la troisième séquence apparaît les deux bascules ont leurs entrées un niveau 1, leurs sorties passent alors toutes deux à un niveau 1, le dispositif (16) est commandé par la sortie (13) de la bascule (15) et l'appel s'effectue à forte intensité. Le même principe peut être appliqué pour produire l'appel à forte intensité après 1, 2, 3 ou n séquences d'appel, il suffit que le dispositif comprenne 1, 2, 3 ou n bascules. Le dispositif électronique complet de l'ensemble est décrit dans la figure 3. Le schéma peut être scindé en deux parties (17) et (18). La partie (17) comprend la cellule D1, R1, C1 et la bascule constituée de tous les autres éléments. Le condensateur C3 placé dans le circuit de polarisation R8, R6 > R7 du transistor T2 permet de limiter les ondulations à 50 Hz du courant de polarisation. A l'apparition de la première séquence, C1 est déchargé, le transistor T1 est donc bloqué ; le transistor T2 est alimenté à travers Dg ou D10, R8 et R6, sa saturation assure le blocaque du transistor T1 par l'intermédiaire de la diode D6 et empèche la charge du condensateur C2, de la partie (18) par l'intermédiaire de la diode Dg. A l'apparition de la seconde séquence, C1 est chargé, le transistor T1 est polarisé et se sature assurant ainsi le blocage de T2, le condensateur C2 de la partie (18)peut alors se charger. Les valeurs des éléments R1 et C1 sont choisies de telle façon qu'une séquence très courte, comme il en existe quelque fois en début d'appel, ne soit pas prise en compte dans le comptage. La partie (18) comprend la cellule D3, R2, C2, la bascule et le dispositif interrupteur ; ces deux derniers utilisent un élément commun : le thyristor Ty1. Le dispositif interrupteur est constitué du thyristor Ty, connecté dans la diagonale du pont de diode Dg, D1o, D11, D12, assurant ainsi, lorsque le thyristor est conducteur, le passage du courant alternatif entre les points (6) et (4). Le fonctionnement de la bascule est identique à celui de la partie (17), ici le thryristor Ty1 remplace le transistor T2. Le condensateur C5 de faible valeur permet d'éviter l'amorçage intempestif du thyristor par des.parasites, sa valeur est telle qu'il ne nuit pas au fonctionnement de la bascule. Les valeurs choisies pour chacun des éléments, en particulier de R1, R2, C1 et C2 permet un retour à l'étant initial du dispositif au bout de 10 à 12 secondes, ce qui assure un fonctionnement parfait même lorsque les appels se succèdent rapidement. Dans la réalisation pratique préférée de l'invention, le dispositif électronique précédemment décrit est monté sur une plaquette de circuit imprimé ainsi que le dispositif d'appel à faible intensité sonore. La fixation et les connexions électriques (4), (5) et (6) sont assurées par trois pattes métalliques coudées pouvant s'enficher sur le bornier du poste téléphonique. La figure 4 représente ce point particulier de l'invention. Les trois pattes de fixation sont les éléments (21), (22) et (23) auxquelles correspondent respectivement les connexions (4), (5) et (6) ; (24) désigne le circuit imprimé, (7) le dispositif électronique et (3) le dispositif d'appel à faible intensité sonore, lequel, dans un mode préféré de l'invention, est constitué par un transducteur électroacoustique piezoélectrique excité par un oscillateur électronique. Ce dispositif est représenté figure 5. L'oscillateur fait appel à un circuit intégré de type C.MOS comportant quatre portes logiques de type NOR. Les éléments fixant la valeur de la fréquence sont la résistance R14 et le condensateur C6. L'ensemble D15, R19, R20, C8, D16 permet d'alimenter le circuit intégré en tension continue par les points (30) et(31). L'ensemble R18' R18 > D13, D14, R17, R16, C7 permet de commander le fonctionnement de l'oscillateur seulement quand la tension d'appel est présente. Les éléments (26), (27), (28) et (29) sont les quatre portes lo giquesETORdu circuit intégré, (25) représente le transducteur électro acoustique piezoélectrique. Un choix judicieux de R1g, R20 et C8 permet d'obtenir, lors du début de la première séquence, une intensité sonore progressive, ce qui est tout particulièrement recherché dans le cas fréquent où l'appelé est situé à proximité de son téléphone dans une pièce silencieuse comme par exemple un bureau. Dans ce cas particulier, il s'est avéré que la brusque émission du signal d'appel, même de faible intensité sonore peut faire sursauter la personne appelée. REVENDICATIONS 1") La présente invention a pour objet un dispositif d'alimentation de sonnerie d'appel pour poste téléphonique permettant d'obtenir automatiquement un signal d'appel de faible intensité sonore puis ultérieurement un signal d'appel de forte intensité sonore, caractérisé en ce que le déclenchement du dispositif à forte intensité se produit après un nombre exact, reproductible et prédéterminé de séquences d'appel grâce à un dispositif électronique approprié. 2") Dispositif électronique selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il réalise un comptage des impulsions d'appel et qu'il autorise le déclenchement de l'appel de forte intensité sonore après la première, deuxième ou énième séquences d'appel. 3 ) Dispositif d'appel de faible intensité sonore comportant un transducteur piezoélectrique dont l'alimentation est réalisée de façon à produire lors de la première séquence d'appel un niveau sonore croissant progressivement jusqu'au niveau sonore faible qui le caractérise. 4 ) Dispositif électronique selon les revendications 1, 2 et 3, monté sur une seule plaquette de circuit imprimé, caractérisé en ce qu'il comporte trois languettes de fixation permettant son raccordement très rapide au bornier interne du poste téléphonique sans nécessiter de modification de cablage de ce dernier, les languettes assurant par ailleurs la fixation mécanique de l'ensemble à l'intérieur du poste.