La présente invention concerne un hameçon qui peut aussi bien être utilisé pour la pêche à la ligne individuelle, que pour la pêche industrielle au moyen par exemple de lignes de fond - ou palangres La présente invention concerne également une pince, un procédé et une installation pour déferrer le poisson pêché au moyen d'un tel hameçon. On connait des hameçons ayant sensiblement la forme d'une ancre de marine, c'est-à-dire présentant une tige centrale portant à son extrémité deux pointes opposées. L'extrémité de ces pointes est conformée en flèche, de façon qu'une fois enfoncées dans la chair du poisson, elles ne puissent en ressortir. Ces hameçons connus présentent de nombreux inconvénients. Les pointes sont très apparentes et rendent le poisson méfiant. D'autre part, le poisson pêché est difficile à déferrer. Dans le cas de la pêche à la palangre, où le rythme d'arrivée du poisson est très rapide, le déferrage des poissons pêchés à l'aide des hameçons connus oblige à ralentir la cadence. En outre, ce déferrage effectué malgré tout rapidement, a généralement pour effet d'abimer la gueule du poisson, ce qui nuit à sa présentation, et en conséquence, diminue sa valeur marchande. Ceci est d'autant plus grave que les poissons pêchés à la palangre appartiennent souvent à des espèces de valeur marchande théoriquement élevée. Le but de l'invention est de remédier à ces inconvénients, en réalisant un hameçon qui n'effraie pas le poisson avant l'appatage, et permette un déferrage rapide et propre du poisson pêché. L'invention vise ainsi un hameçon comprenant des moyens pour l'attacher à une ligne de pêche, des moyens pour fixer un appât et au moins deux pointes destinées à s'engager dans la chair du poisson. Suivant l'inventionS cet hameçon est caractérisé en ce que les pointes sont rétractables élastiquement l'une vers l'autre, l'hameçon comprenant en outre des moyens d'armement pour maintenir les pointes en position rétractée, ces moyens en position armée, étant sensibles aux mouvements du poisson mordant à l'appât pour permettre alors la détente des pointes vers leur position saillante. Au cours de la pêche, on met l'hameçon à l'eau avec les pointes en position rétractée. Cellesci sont alors peu apparentes, et n'effraient pas le poisson. Lorsque le poisson mord à l1appât, les moyens d'armement, qui sont sensilles aux mouvements du poisson, permettent la détente élastique des pointes, qui pénètrent dans la chair du poisson et ferrent automatiquement ce dernier. Comme les pointes sont écartées élastiquement l'une de l'autre, le poisson peut difficilement s'en débarrasser en se débattant, de sorte qu'il n'est pas nécessaire que les pointes aient la forme de flèches. Ainsi, le déferrage du poisson est très simplifié, puisqu'il suffit de ramener les pointes en position rétractée. Ceci s'effectue de façon particulièrement rapide et propre si les pointes ne sont pas conformées en flèches. De préférence, l'hameçon comprend deux branches élastiques rattachées l'une à l'autre par l'une de leurs extrémités et portant à leur autre extrémité les pointes précitées, l'hameçon ayant en position saillante des pointes, la forme deun calice, et e position armée des pointes, la forme d'un "huit" et les moyens d'armement comprennent une barrette articulée à l'une des branches dans sa partie formant la boucle du "huit" opposée aux pointes, cette barrette étant destinée à entourer l'autre branche élastique lorsque les pointes sont armées en position rétractée. Ce mode de réalisation est particulièrement avantageux, car il permet de régler la sensibilité du déclenchement des pointes en engageant plus ou moins la barrette autour de l'autre branche. En outre, le réarmement des pointes est particulièrement commode, et se prête bien au déferrage et au réarmement automatique, comme vont le montrer les autres objets de l'invention exposés ci-après. Selon un autre objet de l'invention, la pince pour déferrer le poisson pêche au moyen d'un tel hameçon, qui comprend deux manches articulés entre eux et reliés chacun à un mors, est caractérisée en ce que ces mors sont réalisés en fourche capable de recevoir les branches de l'hameçon au niveau de la boucle du "huit" opposée aux pointes, la pince comprenant en outre un poussoir à extrémité fourchue capable de recevoir la barrette d'armement, ce poussoir étant associé à des moyens pour le déplacer en translation dans le sens de l'armement des pointes, lorsqu'on ferme les mors de la pince. Ainsi, lorsqu'on place l'hameçon entre les mors, avec la barrette d'armement engagée dans l'extrémité fourchue du poussoir, l'hameçon peut être réarmé en une seule opération, simplement en rapprochant l'un de l'autre les manches de la pince. Selon un troisième objet de l'invention, le procédé pour déferrer le poisson pêché à l'aide d'un hameçon du genre ci-dessus, est caractérisé en ce qu'on fait défiler la ligne portant l'hameçon dans un tube muni, à son entrée de dents dirigées obliquement vers l'axe du tube et vers l'extérieur de ce dernier, ce tube présentant un diamètre intérieur correspondant à la largeur de l'hameçon en position rétractée des pointes, en ce qu'on fait pénétrer les dents de ce tube dans la gueule du poisson, et en ce qu'on fait passer l'hameçon dans le tube en le glissant entre les dents de ce dernier, ces différentes étapes étant toutes réalisées par traction sur la ligne. Ce procédé est particulièrement approprié pour la pêche, par exemple à la palangre. En effet, il permet par simple traction sur la ligne, de forcer l'ouverture de la gueule du poisson et, du fait du diamètre intérieur approprié du tube, de rétracter automatiquement les pointes de l'hameçon lorsque celui-ci s'engage dans le tube. Ce procédé est particulièrement avantageux, puisqu'il permet de déferrer rapidement et proprement le poisson pêché, tout en mettant l'hameçon en position favorable pour son réarmement. D'autres particularités et avantages de l'invention résulteront encore de la description ci-après. Aux dessins annexés, donnés à titre d'exemples non limitatifs: - la figure 1 est une vue en plan d'un hameçon conforme à l'invention, en position armée; - la figure 2 est une vue en bout de l'hameçon de la figure 1; - la figure 3 est une vue de l'hameçon de la figure 1, en position saillante des pointes; - la figure 4 est une vue en bout de l'hameçon de la figure 3 ayant ferré un poisson; - la figure 5 est une vue en perspective d'un autre mode de réalisation de l'hameçon, en position armée; - la figure 6 est une vue de l'hameçon de la figure 5 en position saillante des pointes; - les figures 7, 9 et 10 sont des vues analogues à celle de la figure 1 mais montrant trois autres modes de réalisation de l'hameçon conforme à l'invention; - la figure 8 est une vue en perspective d'un autre mode de réalisation de l'hameçon;; - la figure 11 est une vue en coupe longitudinale d'un autre mode de réalisation de l'hameçon en position armée; - la figure 12 est une vue de l'hameçon de la figure 11, en position saillante des pointes; - la figure 13 est une vue en plan de la pince conforme à l'invention, avant le réarmement d'un hameçon; - la figure 14 est une vue analogue à la, figure 13 mais en fin de réarmement de l'hameçon; - la figure 15 est une vue en perspective éclatée de l'articulation dc la pince - les figures 16, 19 à 22, 24 à 26 et 28, sont des vues schématiques illustrant le procédé conforme à l'invention; - la figure 17 est une vue en coupe transversale du premier tube utilisé dans ce procédé; - la figure 18 est une vue en bout de ce tube; - la figure 23 est une vue en bout du second tube utilisé dans le cadre de ce procédé;; - la figure 27 est une vue en bout du troisième me tube utilisé dans le cadre de ce procédé; - la figure 29 est une vue schématique de l'installation utilisée pour la mise en oeuvre du procédé dans le cadre de la peche à la palangre avec trois dimensions différentes d'hameçon. Dans l'exemple représenté aux figures 1 à 4, l'hameçon 5 comprend des moyens 1 pour l'attacher à une ligne de pêche 2, des moyens 3 pour fixer un appât 4, et deux pointes 6, 7, situées sensiblement à l'opposé des moyens 1 et de la ligne 2, et destinées à s'engager dans la chair du poisson. Conformément à l'invention, les pointes 6, 7, qui occupent au repos, une position saillante (figures 3 et 4) dans laquelle elles font saillie de part et d'autre de l'hameçon, peuvent être rétractées élastiquement l'une vers l'autre (figures 1 et 2). Dans l'exemple représenté, l'hameçon comprend deux branches élastiques 8, 9, réalisées par exemple en fil d'acier et rattachées l'une à l'autre par l'une de leurs extrémités, et portant à leur autre extrémité les pointes 6, 7. En position saillante des pointes 6, 7, 77hameçon est conformé en un calice dont les bords sont constitués par les pointes précitées. En position armée de eelles-ei, les branches 8, 9 se croisent et les pointes 6, 7 sont quasiment superposées, de sorte que l'hameçon a sensIblement la forme d'un "huit". On notera en outre que les branches 8, 9 sont légèrement vrillées, de sorte que les pointes 6, 7 sont situés dans des plans différents. L'hameçon comprend en outre des moyens d'armée ment il pour maintenir les pointes 6, 7 en position rétractée (figures 1 et 2) à l'encontre de la tendance des branches 8, 9 à stéearter.elastiquement. Dans l'exemple représenté, les moyens d'armement il comprennent une barrette 12 formée d'un anneau aplati en fil de fer, articulée en 10 à la branche 8 dans sa partie formant la boucle du "huit" opposée aux pointes 6, 7. En position armée, la barrette 12 entoure l'autre branche élastique 8 (figure 1), sensiblement en face de l'articulation 10. La longueur de la barrette 12 est telle que dans sa position armée, les pointes 6 et 7 sont en position rétractée. Par pivotement autour de l'articulation 10, en direction opposée aux pointes 6, 7-, la barrette 12 peut également prendre une position de détente dans laquelle elle permet l'écartement élastique des pointes 6, 7 vers leurs positions saillantes (figures 3 et 4). Selon une autre caractéristique importante de l'invention, les moyens d'armement 11, en position armée (figures 1 et 2), sont sensibles aux mouvements du poisson mordant à l'appât pour permettre alors la détente des pointes 6, 7 vers leurs positions saillantes. Dans l'exemple des figures 1 à 4, les moyens 1 pour attacher l'hameçon à la ligne 2 sont portés par la barrette 12, de sorte que lorsque l'hameçon est soumis à un effort de traction par rapport à la ligne 2, la barrette 12 passe de sa position armée (figure 1) à sa position de détente (figure 3). Les moyens 1 pour fixer l'hameçon à la ligne 2 comprennent un oeilleton 13 porté par la barrette 12 à distance de son articulation 10. Bien entendu, l'oeilleton 13 peut être remplacé par un émerillon permettant la rotation de l'hameçon au bout de la ligne 2. En outre, les branches 8, 9 portent à leur jonction un oeilleton formant guide-fil 14. En service, la ligne 2 est attachée à l'oeilleton 13 et montée à coulisse dans le guide-fil 14. Dans l'exemple des figures 1 à 4, la barrette 12 peut en outre prendre une troisième position - ou position de sécurité -, dans laquelle elle est engagée dans une encoche 16 aménagée sur la branche 8, entre la zone d'appui de la barrette 12 en position armée et la pointe 6. Du côté de la pointe 6, l'encoche 16 est adjacente à une butée 17 qui limite la course de la barrette 12 vers la pointe 6. Les moyens 3 pour fixer l'appât 4, comprennent un petit harpon 18 fixé à la branche 8, entre la barrette 12 et le point d'intersection du "huit", et dirigé vers la branche 9. En service l'appât occupe tout ou partie de l'espace délimité par la barrette 12, la branche 8 et la branche 9 en deçà de l'intersection du "huit". L'appât peut être constitué soit d'un morceau de-nourriture, soit d'un corps spongieux non comestible destiné à être imbibé d'un liquide attractif tel que du jus de poisson. Cette dernière possibilité est particulièrement avantageuse dans le cas de la pêche industrielle, car il suffit de plonger l'hameçon dans un bain de jus de poisson, ou de l'exposer à une aspersion de jus entre chaque cycle de pêche, sans avoir à remplacer le corps spongieux. D'autre part, l'hameçon, notamment la barette 12, peut porter un leurre lumineux ou phosphorescent. L'hameçon qui vient d'être décrit fonctionne de la façon suivante. Pour manipuler l'hameçon, on met la barrette 12 en position de sécurité dans l'encoche 16. Dans cette position, les pointes 6 et 7 sont verrouillées en position rétractée et l'utilisateur ne risque pas d'être blessé par la détente-imprévue des pointes. Avant de plonger l'hameçon dans l'eau, on ramène la barrette 12 en position armée. Une fois plongées dans l'eau, les pointes 6 et 7 sont quasiment invisibles et n'effraiant pas le poisson. En outre, l'hameçon a sensiblement la forme d'un poisson, et le vrillage des branches 8 et 9 provoque la rotation de l'hameçon autour de son axe longitudinal, ce qui fait scintiller le leurre s'il en a été prévu un. Lorsqu'un poisson mord l'appât 4, il exerce un effort de traction sur l'hameçon par rapport à la ligne 2, de sorte que la barrette 12 passe en position de détente et libère les pointes 6 et 7 qui ferrent automatiquement le poisson. Du fait du vrillage des branches 8 et 9, le ferrage s'effectue dans deux plans différents comme le montre la figure 4 où les parties hachurées 19 schématisent la bouche du poisson, ce qui rend ce ferrage plus solide. Pour déferrer le poisson, il suffit de ramener les deux pointes 6 et 7 en position rétractée, ce qui préserve dans une large mesure l'aspect du poisson pêché. Dans l'exemple des figures 5 et 6, l'hameçon est analogue à celui des figures 1 à 4, sauf en ce qui concerne les particularités décrites ci-après. L'hameçon comporte quatre branches 8a, 9a, 8b, 9b et quatre pointes 6a, 7a, 6b, 7b, opposées deux à deux, une paire étant perpendiculaire à l'autre. La barrette 12 est constituée par un anneau articulé à la branche 9a, et, en position armée, enserrant les trois autres branches 8a, 9b, 8b. Pour permettre la bonne détente des quatre pointes, il est prévu que l'un des "huit" (8a, 9a) a son intersection et ses pointes 6a, 7a comprise entre l'intersection et les pointes 6b, 7b de l'autre "huit" (8b, 9b). Cet hameçon fonctionne sensiblement comme le précédent, mais procure un ferrage plus sûr. L'hameçon représenté à la figure 7 est analogue à celui de la figure 1, sauf que les moyens 3 pour fixer l'appât comprennent un réservoir 21 fixé à la branche 8, sensiblement au même endroit que le harpon 18 de la figure 1. Le réservoir 21 est destiné à contenir en guise d'appât un produit attractif pâteux, ayant par exemple un goût de poisson. Il comporte un orifice 22 destiné à laisser le produit pâteux diffuser dans l'eau pour attirer les poissons. En outre, une perle 102 est fixée à la ligne 2 entre l'oeilleton 13 et le guide-fil 14. La perle 102 est trop grosse pour traverser le guide-fil 14, de sorte que lorsque le poisson a mordu, la traction de la ligne 2 est transmise à l'hameçon par appui de cette perle sur le guide-fil 14. Dans l'exemple de la figure 8, l'hameçon représenté ici en position de sécurité, est analogue à celui de la figure 1, à l'exception des moyens 3 pour fixer l'appât. Ceux-ci comprennent une chasuble 23 comprenant deux pans reliés par une partie centrale percée d'une ouverture 24 destinée à laisser passer la ligne 2. La chasuble 23 comporte sur l'un de ses bords 26 une armature métallique en U qui maintient ses pans plaqués contre les branches 8, 9 de 11 hameçon. Les deux extrémités de la chasuble 23 sont adjaeentes aux pointes 6, 7 de l'hameçon. La chasuble est réalisée en toile et ses extrémités 27 peuvent être imprégnées d'un liquide attractif tel que du jus de poisson. Cette réalisation est avantageuse car le produit attractif est plus proche de l'extrémité de l'hameçon que dans les réalisations précédentes. Le poisson est donc tenté de mordre là où se trouve les pointes 6, 7. Lorsqu'il mord, il tire sur la chasuble 23, ce qui fait passer la barrette 12 en position de détente. Selon certaines réalisations avantageuses de l'invention les moyens 3 pour fixer l'appât sont reliés aux moyens armement de façon que les mouvements du poisson ayant mordu à l'appât soient transmis aux moyens d'armement par l'intermédiaire des moyens pour fixer l'appât. Dans exemple de la figure 9, l'appât comprend un corps spongieux 4 destiné à être imbibé de jus de poisson. Ce corps 4 est traversé par un fil 28 terminé du côte des pointes 6, 7 par une butée 29, et attaché par son autre extrémité 31 au guide-fil 14. En service, la butée 29 applique le corps 4 contre la broche 12 lorsque celle-ci est en position armée. La morsure de l'animal dans le corps 4 tend à dilater ce dernier en direction longitudinale de hameçon ce qui repousse la broche 12 en position d détente et provoque le ferrage automatique de cet animal. L'exemple de la figure 10 est tout à fait analogue à celui de la figure 1, à l'exception que la barrette 12 porte une broche conique 31 sur laquelle est enfiché le corps spongieux 4 ou le morceau d'aliment 4 tenant lieu d'appât. La morsure de l'animal dans le corps ou l'appât 4 tend à chasser la broche 31 à l'opposé des pointes, et provoque donc le passage de la barrette 12 en position de détente, et par suite le ferrage automatique de l'animal. A titre de variante par rapport à la figure 1, les moyens 3 pour fixer le corps spongieux 4 comprennent deux boucles réalisées dans la branche 8 elle-même, ces deux boucles étant traversées par une agrafe dont les extrémités sont enfichées dans le corps 4. Ces deux dernières réalisations sont intéressantes, car elles permettent de ferrer l'animal sans que celui-ci tire sur l'hameçon. En effet, certains animaux tels que les crustacés mordent voracement l'appât, mais ne tirent pas sur la ligne 2. Dans l'exemple des figures 11 et 12, l'oeille- ton ou émerillon 13 d'attache de la ligne 2 est situé à proximité de la jonction entre les branches 8 et 9. Celles-ci comportent chacune une zone d'armement 32 dans laquelle elles sont éloignées l'une de l'autre, et une zone de détente 33 plus proche des pointes 6, 7, et dans laquelle ces branches 8, 9 sont plus rapprochées l'une de l'autre. En outre, la zone d'armement 32 peut comprendre un léger étranglement 35. Par ailleurs, une butée en T 34, dirigée vers les pointes 6, 7, est fixée par l'extrémité de la jambe du T à la jonction des branches 8, 9. Les moyens d'armement 11 comprennent une bague 36 montée à coulisse autour des branches 8, 9 entre une position armée dans laquelle elle repose dans l'étranglement 35, les pointes 6, 7 étant alors rétractées (figure 11) et une position dans laquelle elle entoure la zone de détente 33 des branches 8, 9, permettant aux pointes 6, 7 de prendre leurs positions saillantes (figure 12). Les moyens 3 pour fixer l'appât comprennent une jupe 37 recouvrant les branches 8, 9 depuis la bague 36 jusqu'aux pointes et présentant des fentes latérales 38 pour permettre la détente des pointes 6, 7. La jupe 37 est fermée à son extrémité opposée à la bague 36. Depuis une certaine limite 39 jusqu'à son extrémité précitée, la jupe 37 est imprégnable d'un liquide attractif tel que du jus de poisson. Dans 11 exemple représenté, la jupe 37 a une forme imitant un poisson. L'hameçon est mis à l'eau dans sa position représentée à la figure 11, dans laquelle les pointes 6, 7 sont rétractées à l'intérieur de la jupe 37. Lorsqu'un poisson mord la jupe 37 imprégnée de jus de poisson, il tire sur la bague 36 qui passe en position de détente et permet le jaillissement des pointes 6, 7 hors de la jupe 37. Cependant, la jupe 37 ne peut se détacher des branches 8, 9 car la bague 36 bute contre la butée 34. Cette réalisation est particulièrement intéressante, car l'hameçon en position armée est totalement dissimulé dans la jupe 37. En outre, la partie imprégnable de la jupe 37 est adjacente aux pointes 6, 7. On va maintenant décrire en référence aux figures 13 à 15, une pince permettant de déferrer commodément le poisson pêché au moyen d'un hameçon du genre représenté aux figures 1 à 4, ou 7 à 10. La pince comprend deux manches 41 articulés au moyen d'une articulation 42 et portant chacun un mors 43, de telle façon que les mors 43 soient en position inversée par rapport à leurs manches respectifs. Les mors 43 présentent chacun une extrémité en fourche 44 dirigée vers l'autre mors 43, et capables de recevoir l'une des branches 8 ou 9 de l'hameçon 5. En outre, chaque manche 41 est articulé à l'une des extrémité d'un compas 46 dont l'articulation centrale 47 est dirigée vers l'articulation 42. Un poussoir 48, dont une extrémité est articulée à l'articulation 46 et dont l'autre extrémité, réalisée en fourche 49, est capable de recevoir la barrette 12 de l'hameçon 5 et monté à coulisse à travers l'articulation 42, perpendiculairement à l'axe de cette dernière. Comme le montre la figure 15, l'articulation 42 peut comprendre une noix centrale 51 portant deux tourillons opposés 52 sur chacun desquels est articulé l'un des manches 41 auxquels est fixé l'un des mors 43. Deux rondelles d'extrémité 54 et deux vis 56 destinées à s' engager dans des taraudages axiaux 57 de chaque tourillon 52, permettent de fixer axialement les manches 41 et les mors 43. Entre les deux tourillons 52, la noix 51 présente un perçage 58 perpendiculaire à l'axe des tourillons, destiné au montage à coulisse du poussoir 48. La pince s'utilise de la façon suivante: les manches 41 étant écartés l'un de l'autre, on place l'hameçon 5, auquel est éventuellement ferré un poisson (non représenté) entre les mors 43 avec les branches 8, 9 engagées dans les extrémités 44, les pointes 6, 7 étant placées à l'opposé de l'articulation 42 Par ailleurs, on engage la barrette 12 dans l'extrémité fourchue 49 du poussoir 48. Ensuite, on rapproche l'un de l'autre les manches 41, ce qui a pour effet de rétracter les pointes 6, 7, et de libérer le poisson pêché. Pendant ce temps, le compas 6 se ferme et son articulation centrale 47 provoque le coulissement du poussoir 48 dans le perçage 58 de l'articulation 42, de sorte que la barrette 12 est ramenée en position armée, comme représenté à la figure 14. Cette pince est particulièrement pratique pour la pêche indIviduelle > pour réarmer les hameçons conformes à l'invention, sans risquer de se blesser. On va maintenant aéePiPe le procédé et l'installation pour déferrer le polisson pêché à l'aide d'un hameçon du genre décrit en référence aux figures d à 10, dans le cadre d'une opération de pêche à la palangre automatique. On sait qu'une palangre comprend une ligne principale 61, sur laquelle sont fixées les lignes individuelles 2 portant les hameçons. Les lignes 2 sont fixées à distance régulière sur la ligne principale 61. Comme le montre la zigue 16, on fait defiler la ligne principale 61 sortant de l'eau, dans un premier tube 62. Lorsqu'une ligne individuelle 2 se présente, celle-ci engage dans le tube 62 au côté de la ligne principale 61, comme le montre la figure 19. Comme le montrent les figures 16 à 19, le tube 62 est porté par un vérin 63 d'axe parallèle à la direction de défilement de la ligne 61. En outre, le tube 62 est réalisé en deut parties semi-cylindriques articulées l'une à l'autre, ce qui permet d'ouvrir le tube 62 par basculement de sa partie supérieure 64 (figure 17). Le tube 62 est mun4 à son entrée, de dents 65 dirigées obliquement vers l'axe du tube 62 et vers l'extérieur de ce dernier (figure 18). Enfin, le diamètre intérieur du tube correspond en plus à la largeur de l'hameçon er: position rétractée de:, pointes 6, 7. Aux figures 20 à 28, dans un but de simplifia tion, la ligne principale 61 n'est plus représentée. Grâce au vérin 63, le tube 62 est mobile entre une position de déferrage du poisson (figures 19 à 22), et une position (figure 24) située plus en aval par rapport au défilement de la ligne, position dans laquelle il est adjacent à un second tube 69 de diamètre supérieur au tube 62,et traversé également par les lignes 61 et 2. L'entrée du tube 69 porte des ailettes 71 (figure 23) dirigées radialement vers son axe. Les ailettes 71 sont repliables contre la paroi interne du tube 69 moyennant un effort exercé à l'encontre de l'effet de ressorts de rappel. En outre,un détecter 68 de position de l'hameçon 5 est installé à une certaine distance en aval du tube 62, lorsque ce dernier est en position de déferrage. Cette distance est légèrement supérieure à la distance mesurée longitudinalement séparant le guide-fil 14 de la butée 17 de l'hameçon 5. En aval du tube 69, peut être installé un poste d'immersion des hameçons 5 dans du jus de poisson ou d'aspersion de ces hameçons au moyen de jus de poisson. La ligne 2 traverse ensuite un troisième tube 72 (figures 26 à 28), de diamètre supérieur au tube 62, et partiellement fermé à son entrée par trois ailettes 73 dont l'ouverture est commandée par un détecteur de position 74 (figure 26) de la barrette 12. Le détecteur 74 est monté en amont des ailettes 73, à une distance de ces dernières qui correspond à la distance séparant le guide-fil 14 de la barrette 12 en position armée de cette dernière. On va maintenant décrire le fonctionnement de cette installation, cette description incluant également celle du procédé conforme à l'invention Si un poisson 67 (figures 16 à 21) est pris à la ligne 2 défilant dans le tube 62, les dents 65 du tube 62 forcent l'ouverture de la gueule du poisson 67, de sorte que le tube 62 pénètre dans la gueule du poisson 67, tandis que l'hameçon 5 pénètre dans le tube 62 à travers les dents 65 (figures 18 et 21). En outre, lorsque i'hameçon 5 pénètre dans le tube 62, ses pointes 6 et 7 se rétractent, ce qui déferre le poisson 67 (figure 21). Celui-ci peut alors tomber sur un tapis roulant (figure 22). Quand le détecteur 68 détecte l'arrivée de l'extrémité de l'hameçon 5 associée à la ligne 2 (figure 2?), il commande l'alimentation du verin 63 qui chasse le tube 62 vers le tube 69 à une vitesse supérieure à la vitesse de défilement de la ligne 2 (figure 24). L'hameçon 5 cesse donc d'avancer dans le tube 62, et du mou est donné à la ligne 2. Quand le tube 62 arrive contre le tube 69, la partie de l'hameçon 5 qui dépasse du tube 62 pénètre dans le tube 69, entre les ailettes 71. Cependant, la barrette 12 de l'hameçon 5 ne peut passer entre les ailettes 71, et celles-ci la rabattent en position de sécurité dans l'encoche 16, ce qui s'effectue sans effort puisque l'hameçon 5 est comprimé dans le tube 62. Ensuite, la partie mobile du tube 62 commandée par exemple par temporisation à partir de l'arrivée en fin de course du vérin 63, s'ouvre, de sorte que hameçon 5 est libéré du tube 62. Peu après, la ligne 2, qui est toujours entraînée, recouvre sa tension normale et recommence à tirer sur la barrette 12. Cet effort provoque le repliage des ailettes 71 à l'encontre de l'effet de leurs ressorts de rappel, de sorte que l'hameçon 5 s'engage dans le tube 69. Ensuite, le tube 62 se referme et le vérin 63 le ramène dans sa position de déferrage, en attente de la ligne suivante telle que 2. De son côté, la ligne 2 qui sort du tube 69 se dirige vers le poste d'immersion ou d'aspersion. Quand l'hameçon 5 arrive à l'entrée du tube 72, les ailettes 73 sont fermées et l'empêchent de pénétrer dans le tube 72. Ainsi, la ligne 2 tire sur la barrette 12 et la ramène de la position de sécurité qu'elle occupait jusqu'alors vers la position d'armement. Lorsque le détecteur 74 a détecté que la barrette 12 a atteint sa position d'armement, il commande l'ouverture des ailettes 73 qui permettent alors l'entrée de l'hameçon dans le tube 72. Ensuite, l'hameçon est remis à l'eau pour un nouveau cycle de pêche. Dans bien des cas de pêche à la palangre, on utilise alternativement des hameçons de taille différente, permettant la capture d'animaux de tailles et d'espèces différentes. L'installation schématisée à la figure 29 permet de déferrer automatiquement le poisson et de réarmer automatiquement les hameçons dans le cas où l'on utilise trois tailles d'hameçons différentes. L'installation comprend trois ensembies de premiers tubes associés à un vérin et de seconds tubes (62a, 63a, 69a; 62b, 63b, 69b; 62c, 63c, 69c). La seule différence avec l'installation précédente est que les seconds tubes 69a, 69b, 69c sont également réalisés en deux parties articulées l'une par rapport à l'autre, de sorte que ces tubes peuvent etre ouverts comme les premiers tubes 62a, 62b, 62c. Lorsqu'une ligne équipée d'un hameçon de la taille intermédiaire arrive à entrée de l'installation, on ouvre les tubes 62a, 69a, 62c, 69c, durant toute la durée de passage de cette ligne, et par contre, on fait fonctionner les tubes 62b et 69b comme exposé en référence aux figures 16 à 25 pour les tubes 62 et 69. Bien entendu, si une ligne équipée d'un hameçon de la plus grosse taille arrive à l'entrée de l'installation, ee seront les tubes 62a et 69a que l'on fera fonctionner ainsi, les autres étant maintenus ouverts et si un hameçon de la plus petite taille arrive à l'entrée de l'installation, ce seront les tubes 62c et 69e qui fonctionneront, les autres étant ouverts. Une telle installation peut très facilement être pilotée automatiquement, car le plus souvent les hameçons des différentes tailles sont répartis régulièrement le long de la ligne principale 61. On comprend donc que l'hameçon conforme à l'invention apporte de nombreux avantages relatifs à la rentabilité de la pêche, à la qualité des produits pêchés, et aussi à la p3ssibiiité offerte par l'invention d'automatiser complètement le processus de pêche ir,dus- trielle telle que la pêche à la palangre. Bien entendu, l vention n'est pas limitée aux exemples qui viennent d'être décrits et de nombreux aménagements peuvent être apportes a ces exemples sans sortir du cadre de l'lnvontion. C'est ainsi que les moyens pour rendre les pointes rétractables élastiquement peuvent être très varies. D'autre part, la plupart des variantes dthameXon représentées pourraient comprendre trois, quatre pointes ou plus. Dans le cas par-exemple d'un hameçon à quatre pointes tel que celui des figures 5 et 6, il serait possible de fixer l'appât au moyen d'une chasuble telle que 23 à la figure 8 mais comprenant quatre pans. En ce qui concerne l'installation de déferrage et de réarmement automatique, -elle est parfaitement adaptable aux hameçons à quatre pointes. D'autre part, elle peut faire l'objet elle aussi de modifications. Par exemple, les ailettes 71, du tube 69 peuvent être commandées par un détecteur au lieu d'être simplement sujettes à un rappel élastique; En outre, un petit objet luminescent ou phosphorescent à facettes peut être fixé en tout point de l'hameçon pour créer un scintillement qui attire le poisson. REVENDICATIONS 1. Hameçon comprenant des moyens (1) pour l'attacher à une ligne de pêche (2), des moyens (3) pour fixer un appât (4), et au moins deux pointes (6, 7, 6a, 7a, 6b, 7b) destinées à s'engager dans la chair du poisson (19), caractérisé en ce que les pointes sont rétractables élastiquement l'une vers l'autre, hameçon (5) comprenant en outre des moyens d'armement (12, 36) pour maintenir les pointes en position rétractée, ces moyens en position armée, étant sensibles aux mouvements du poisson mordant à l'appât pour permettre al-ors la détente des pointes vers leur position saillante. 2. Hameçon conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens (1) pour l'attacher à une ligne (2) sont portés par les moyens d'armement (12), ceux-ci étant agencés de façon à permettre la détente des pointes (6, 7, 6a, 7a, 6b, 7b), lorsque l'hameçon (5) est soumis à un effort de traction par rapport à la ligne (2). 3. Hameçon conforme à l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce qu'il comprend deux branches élastiques (8, 9, 8a, 9a, 8b, 9b) rattachées l'une à l'autre par l'une de leurs extrémités et portant à leur autre extrémité les pointes précitées (6, 7, 6a, 7a, 6b, 7b) l'hameçon (5) ayant en position saillante des pointes la forme d'un calice, et en position armée des pointes la forme d'un "huit". 4. Hameçon conforme à la revendication 3, caractérisé en ce que les moyens d'armement comprennent une barrette (12) articulée à l'une des branches (9) dans sa partie formant la boucle du "huit" opposée aux pointes (6, 7, 6a, 7a, 6b, 7b), cette barrette (12) étant destinée à entourer l'autre branche élastique (8) lorsque les pointes sont armées en position rétractée. 5. Hameçon conforme à la revendication 4, caractérisé en ce que les deux branches élastiques (8, 9, 8a, 9a, 8b, 9b) portent à leur jonction un guidefil (14), et en ce que la barrette (12) est aménagée pour permettre l'attache de la ligne (2) à distance de son articulation (10), la ligne étant en service attachée à la barrette (12) et montée coulissante dans le guide-fil (14). 6. Hameçon conforme à l'une des revendications 3 à 5, caractérisé en ce que les moyens (3) pour fixer l'appât sont aménagés de façon que celui-ci occupe au moins en partie l'intérieur de la boucle du "huit" opposée aux pointes (6, 7, 6a, 7a, 6b, 7b). 7. Hameçon conforme à l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en- ce que les moyens (3) pour fixer l'appât comprennent un réservoir (21) destiné à contenir en guise d'appat un produit attractif pâteux, ce réservoir (21) comportant un orifice (22) destiné à laisser le produit pâteux diffuser dans l'eau. 8. Hameçon conforme à l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que les moyens pour fixer l'appât comprennent une chasuble (23) destinée à recouvrir l'hameçon avec ses deux extrémités adjacentes aux pointes (6, 7), ces extrémités (27) étant susceptibles d'être imbibées d'un liquide attractif jouant le rôle d'appât. 9. Hameçon conforme à l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que les moyens (3) pour fixer l'appât sont reliés aux moyens d'armement (12, 34) de façon que les mouvements du poisson mordant à l'appât soient transmis aux moyens réarmement (12, 34j par l'intermédiaire des moyens (3) pour fixer l'appât. 10. Hameçon conforme à la revendication 9, caractérisé en ce que les moyens d'armement (12) portent une broche conique (31) destinée à recevoir l'appât de manière que lorsque le poisson mord l'appât, il chasse la broche (31) et provoque la détente des pointes (5, 6) vers leur position saillante. 11. Hameçon conforme à la revendication 9, caractérisé en ce que les moyens pour fixer l'appât comprennent un corps spongieux (4) appuyé contre les moyens d'armement (12; de façon que lorsque le poisson mord à l'appât, le corps spongieux (4) repousse les moyens d'armement (12) qui à leur tour permettent la détente des pointes (5, 6). 12. Hameçon conforme à la revendication 9, caractérisé en ce qu'il comprend deux branches élastiques (8, 9) rattachées par l'une de leurs extrémités et présentant les pointes précitées (52 6) à leur autre extrémité 3 en ce que les moyens d' armement comprennent une bague (36) montee à coulisse autour des branches élastiques (8, 9), celles-ci présentant une zone d'armement (32) dans laquelle elles sont ecartées l'une de l'autre, cette zone étant enserrée par la bague (36) en position armée, et une zone de détente (33), plus proche des pointes (5,6) et dans laquelle les deux branches (8, 9) sont plus rapprochées l'une de l'autre, cette zone (33) étant entourée par la bague (36) lorsque les pointes (6, 7w sont en position saillante, les moyens (3) pour fixer l'appât étant portés par cette bague (36). 13. Hameçon conforme à la revendication 12, caractérisé en ce que les moyens (3) pour fixer l'appât comprennent une jupe (37) recouvrant les branches élastiques (8, 9) depuis la bague (36) vers les pointes (6, 7) et présentant des fentes latérales (38) pour permettre la détente des pointes (6, 7), cette jupe (37) étant au moins en partie imprégnable d'un liquide attractif faisant office dtappat. 14. Hameçon conforme à l'une des revendications 1 à 13, caractérisé en ce que les pointes (6, 7) ont des directions sensiblement opposées mais sont portées par des plans différents. 15. Hameçon conforme à l'une des revendications 1 à 14, caractérisé en ce que les moyens d'armement (12) peuvent prendre une position de sécurité dans laquelle les pointes (6, 7) sont verrouillées en position rétractée. 16. Pince pour déferrer le poisson pêché au moyen d'un hameçon conforme à l'une des revendications 4 à 6, comprenant deux manches (41) articulés entre eux et reliés chacun à un mors (43), caractérisée en ce que ces mors (43) sont réalisés en fourche capable de recevoir les branches (8, 9) de l'hameçon (5) au niveau de la boucle du "huit" opposée aux pointes (6, 7), la pince comprenant en outre un poussoir (48) à extrémité fourchue (49) capable de recevoir la barrette d'armement (12), ce poussoir (48) étant associé à des moyens (46) pour le déplacer en translation dans le sens de l'armement des pointes (6, 7) lorsqu'on ferme les mors (43) de la pince. 17. Pince conforme à la revendication 16, caractérisée en ce que le poussoir (48) est relié à l'articulation centrale (47) d'un compas (46) dont chaque extrémité est articulée à l'un des manches (41). 18. Procédé pour déferrer le poisson pêché à l'aide d'un hameçon conforme à l'une des revendications 3 à 6, caractérisé en ce qu'on fait défiler la ligne (2) portant l'hameçon (5) dans un tube (62, 62a, 62b, 62c) muni, à son entrée de dents (65) dirigées obliquement vers l'axe du tube (62, 62a, 62b, 62c) et vers l'extérieur de ce dernier, ce tube présentant un diamètre intérieur correspondant à la largeur de l'hameçon (5) en position rétractée des pointes (6, 7), en ce qu'on fait pénétrer les dents (65) de ce tube dans la gueule du poisson, et en ce qu'on fait passer l'hameçon (5) dans le tube en le glissant entre les dents (65) de ce dernier, ces différentes étapes étant toutes réalisées par traction sur la ligne (2). 19. Procédé conforme à la revendication 18, caractérisé en ce qu'ensuite on détecte un instant où l'hameçon (5) apparait partiellement à l'autre extrémité du tube (62, 62a, 62b, 62c), en ce qu'on fait alors avancer le tube (62, 62a, 62b, 62c) dans la direction d'avance de la ligne (2) à une vitesse supérieure à cette dernière jusqu'à ce qu'il soit adjacent à un second tube (69, 69a, 69b, 69c), de diamètre supérieur au premier et présentant à l'extrémité d'entrée des ailettes (71) dirigées radialement vers son axe, de manière à engager dans le second tube (69, 69a, 69b, 69c) la partie de l'hameçon (5) qui dépasse du premier tube (62, 62a, 62b, 62c), et à armer l'hameçon grâce aux ailettes (71) du second tube, et en ce qu'on éclipse ensuite les ailettes (71) du second tube en même temps qu'on ouvre le premier tube. 20. Procédé conforme à la revendication 19, caractérisé en ce qu'au cours de l'opération d'armement précitée à l'aide des ailettes (71), on met la barrette d'armement (12) dans une position de sécurité, en ce que juste avant la remise à l'eau de la ligne, on fait passer cette dernière dans un troisième tube (72), présentant à son entrée des ailettes (73) contre lesquelles butent les branches élastiques (8, 9) de l'hameçon, en ce qu'on détecte l'arrivée de la barrette d'armement (12) dans sa position armée, en ce qu'on rétracte alors les ailettes (73) du troisième tube (72) et en ce qu'on plonge ensuite la ligne à la mer. 21. Procédé conforme à l'une des revendications 19 ou 20, appliqué à la pêche automatique au moyen d'une palangre, caractérisé en ce qu'on fait défiler dans les premier et second tubes (62, 62a, 62b, 62c, 69, 69a, 69b, 69c) la ligne principale (61) de la palangre et les lignes individuelles (2) portant les hameçons (5). 22. Procédé conforme à la revendication 21, caractérisé en ce qu'on utilise des hameçons de taille différente, et en ce qu'on fait défiler la ligne principale (61) dans autant d'ensembles comprenant un promier (62a, 62b, 62c) et un second (69a, 69b, 69e) tubes qu'il y a de tailles différentes d'hameçons, et en ce qu'on ouvre les tubes correspondant à des tailles d'hameçons différentes de celle de l'hameçon qui va traverser l'installation. 23. Installation pour la mise en oeuvre du procédé conforme à l'une des revendications 18 à 22, caractérisée en ce qu'elle comprend au moins un tube (62, 62a, 62b, 62c) dont le diamètre intérieur correspond à celui de l'hameçon (5), ce tube destiné à être parcouru par la ligne de pêche (2) présentant à son entrée des dents (65) dirigées obliquement vers l'axe de ce tube et vers ltextérieur de ce dernier. 24. Installation conforme à la revendication 23, caractérisée en ce que le tube (62, 62a, 62b, 62c) est déplaçable par translation entre une position de déferrage du poisson, et une position plus en aval dans laquelle il est adjacent à un second tube (69, 69a, 69b, 69c) dont l'entrée est munie d'ailettes éclipsables (71) dirigées radialement vers son axe.