La présente invention vise un dispositif de levage d'éléments placés verticalement et spécialement de ceintures d'enveloppes cylindriques se composant de tôles soudées ensemble afin de former des enceintes de réacteurs, lequel dispositif se compose d'un étai fixe ainsi que d'un coulisseau de levage guidé verticalement sur l'étai, déplaçable pas à pas par rapport à ce dernier au moyen d'un moteur hydraulique et verrouillable à chaque pas, ce coulisseau de levage étant agencé pour saisir et entrainer la ceinture lors de son mouvement de levage. Pour la fabrication de citernes et analogues, lesquelles se composent de tôles soudées ensemble et agencées sous forme de ceintures placées les unes au-dessus des autres, il est déjà connu d'utiliser un procédé selon lequel le toit de la citerne,avec les fermes en faisant partie, est préparé à hauteur du sol, puis la construction de toit est soulevée du sol pour arriver à hauteur de la ceinture supérieure, après quoi cette dernière est so- lidarisée à la construction de toit. Les pièces ainsi terminées sont ensuite soulevées d'une distance supplémentaire correspondant à la hauteur de la ceinture suivante qui est ensuite solidarisée à la ceinture précédente par soudure. Ces opérations sont répétées jusqu'à ce que la citerne soit finie. Pour l'exécution de ce procédé, on a recours, par exemple, au dispositif de levage qui est décrit dans le brevet suédois n" 182.311 et se compose d'un étai fixe ainsi que d'un coulisseau de levage mobile verticalement par rapport à l'étai et ces deux organes sont munis d'un certain nombre de butées de verrouillage coopérant avec des cliquets de verrouillage. La force de levage est fournie par un vérin disposé sous le coulisseau de levage. Après chaque pas de levage, le dispositif de verrouillage détermine la position finale de repos de la ceinture. Quand cette dernière a atteint la position en hauteur visée, la ceinture suivante est mise en place d'une manière qui n'est pas décrite plus en détail. Ce procédé présente ltinconvénient qu'après chaque pas de levage, la position de la citerne est déterminée univoquement par la position de verrouillage de chaque dispositif de levage. Pour des raisons de sécurité, il nty a pas de positions intermédiaires permanentes car, dans un tel cas, la citerne ne serait alors supportée que par les vérins hydrauliques, ce qui ne permettrait pas une position intermédiaire complètement stable en vue de la flexibilité inévitable du système hydraulique et, en outre, cela ne pourrait pas être permis pour des raisons de sécurité. Un dispositif étudié pour des applications similaires est décrit dans le brevet suédois n" 206.345 et constitue ce qu'on peut appeler un vérin grimpant destiné au déplacement vertical, le long d'une barre, de têtes de préhension fixées à chaque extrémité de deux unités de vérin cylindriques qui saisissent et relâchent alternativement la barre. Celle-ci est saisie à l'aide de mors de serrage à surfaces d'attaque dentées et travaillant automatiquement. Le désavantage de ce dispositif est qu'il est impossible d'avoir une sécurité totale pour l'obtention de la prise sur la barre, car il peut arriver que la tête de préhension soit tirée et glisse sur la barre, même en position de prise. En outre, la surface d'attaque sur la barre est détériorée à la longue à la suite de l'action des mors de préhension dentés. Le procédé décrit ci-dessus pour la fabrication de récipients et citernes J plus grandes dimensions offre des avantages en ce que l'adaptation et le soudage des ceintures peuvent être effectués près du niveau du sol. Lors de la fabrication d'enveloppes très grandes et très lourdes, comme par exemple des enceintes de réacteurs, des conditions exceptionnellement sévères sont cependant posées aussi bien pour la sécurité lors du levage que pour l'alignement très précis-de l'enveloppe de réacteur pendant toute sa construction. Cela s'applique tout particulièrement à la partie Spérieure de l'enveloppe, où est disposée une voie circulaire pour un pont roulant.Ce dernier est employé pendant toute la période de construction et la voie sur laquelle il se déplace doit donc être soigneusement orientée dans un planhorizontal pendant toute la période de construction de l'enveloppe de réacteur. On doit alors soulever progressivement cette dernière tout en s'assurant que toutes les pièces de l'enveloppe et, en particulier, sa partie supérieure, ne sont pas exposées à des écarts angulaires. Cette condition ainsi que les exigences généralement très sévères quant à l'exécution précise de la structure nécessitent que le levage progressif de l'enveloppe pendant la construction s'effectue sous un contrôle extrêmement soigné de la position et de telle manière qu'après chaque pas de levage, la position de l'enveloppe puisse être réglée et que cette dernière soit soutenue en permanence en position réglée et avec une sécurité totale. En outre, il est nécessaire que le levage de l'enveloppe s'effectue sous contrôle complet et avec protection contre toute influence perturbatrice, par exemple celle de la force du vent qui, aux grandes hauteurs pouvant se présenter, peut devenir très puissante. A titre d'illustration de ce qui précède, on peut mentionner que l'enveloppe d'un réacteur peut avoir un diamètre de 40 m environ, une hauteur de 60 m et un poids dépassant 1.000 tonnes. Les ceintures peuvent avoir une hauteur de 3 m environ et doivent ête adaptées entre elles avec beaucoup de précision en vue des conditions très sévères que doivent remplir les joints de soudure. En outre, il y a également lieu de prendre en considération le fait qu'une quantité de pièces ou organes sont soudés à l'avance sur les ceintures et que, dans leurs positions définitives, ils doivent coopérer avec précision avec des pièces ou organes dont la position est soigneusement déterminée et qui font partie de la structure de réacteur construite séparément à l'intérieur de l'en- veloppe. Ainsi, l'enveloppe de réacteur doit être soutenue pendant le levage avec absorption de charge uniformément répartie le long du bord inférieur de l'enveloppe, les forces de levage devant pouvoir être appliquées sur l'enveloppe pour que soit assuré un alignement continuel de celle-ci conformément aux conditions posées. L'invention a pour but de réaliser un dispositif de levage perfectionné, du type précité, qui assure un levage parfaitement contrôlé de la structure concernée avec alignement de celle-ci et qui, pour chaque pas de levage, permette une adaptation à soutien mécanique de l'enveloppe et, en relation avec cela, une adaptation à patois rapide et précise des ceintures entre elles. Liin- vention permet d'éliminer les inconvénients inhérents à des dispositifs similaires. L'invention vise ainsi un dispositif de levage de ceintures, spécialement celles devant faire partie d'enceintes de réacteurs, lequel comprend un étai fixe et un coulisseau de levage, guidé verticalement sur l'étai, mobile pas à pas par rapport à ce dernier au moyen d'un moteur hydraulique et verrouillable à chaque pas, ce coulisseau de levage étant agencé pour saisir et entrainer la ceinture ainsi que d'autres ceintures formant l'enveloppe, lors dù mouvement de levage du coulisseau.Le dispositif de levage selon l'invention est caractérisé entre que le coulisseau de levage est agencé pour être verrouillé à la fin de chaque pas de levage sur l'étai dans la position finale déterminée au moyen du moteur hydraulique, à laide d'une premiere clavette qui s'engage dans le coulisseau de levage et tétai et qui est réglable transversalement par rapport au sens de levage. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui va suivre et à l'examen des dessins annexés qui représentent, à titre d'exemple non limitatif, l'un des modes de réalisation de l'invention. La fig.1 est une vue schématique de l'enveloppe d'une enceinte de réacteur en cours de construction au moyen de dispositifs de levage selon l'invention. La fig.2 montre en plan une vue du fond de l'enceinte ainsi que la répartition des dispositifs de levage sur la périphérie de l'enveloppe. La fig.3 montre, en élévation et partiellement en section, un dispositif de levage selon l'invention. La fig.4 est une vue frontale correspondante, considérée à partir de l'extérieur de l'enveloppe, et partiellement en coupe selon la ligne IV-IV de la fig.3. La fig.5 est une coupe selon la ligne V-V de la fig.3, à plus grande échelle. La fig.6 est une coupe selon la ligne VI-VI de lafig.4 à plus grande échelle. La fig.7 montre, à plus grande échelle, un détail du verrouillage entre le coulisseau de levage du dispositif de levage et le montant, après l'achèvement d'un pas de levage. La fig.8 montre le système hydraulique de l'un des moteurs hydrauliques du dispositif de levage. Les fig.1 et 2 montrent schématiquement l'arrangement de dispositifs de levage selon l'invention,--- pour la réalisation d'une enveloppe d'enceinte de réacteur. L'enveloppe 1 se trouve au stade de fabrication où un certain nombre de ceintures 12 sont déjà soudées entre elles selon des joints 15. Un certain nombre de dispositifs de levage 2 (trente-six selon lefig.2) sont disposés le long de la périphérie intérieure de l'enveloppe 1 et reposent sur le fond de réacteur 35. Les dispositifs de levage 2 sont répartis uniformément sur la périphérie intérieure de l'enveloppe et, comme cela ressortira de ce qui suit, sont reliés opbrativement à des circuits hydrauliques. Les fig.3 et 4 montrent le détail de chaque dispositif de levage, lequel se compose d'un étai 3 essentiellement rectangu laire avec un montant 4 entretoisé vers l1intérieur, c'est-àdire vers le centre de 11 enveloppe, au moyen de jambes de force 8. Les parties porteuses du dispositif de levage 2 sont essentiellement constituées par des profilés d'acier soudés ensemble. La section transversale du montant 4 (fig.5) a essentiellement la forme d'un H et ce montant se compose d'une aile de guidage verticale extérieure 6 et d'une aile appui verticale intérieure 7, ces deux ailes étant solidarisées entre elles au moyen de deux âmes en tôle 5.A la base extérieure du montant 4 se raccorde une console d'appui 9 avec une surface de contact oblique 10 portant un coin d'appui Il avec une surface de contact supérieure horizontale (fig.3 et 4). Un coulisseau de levage 17 est mobile verticalement le long du montant 4 et comprend deux rails de traction 18 guidés de part et d'autre du montant et maintenus ensemble au moyen d'assemblages transversaux 21 formés de plaques. A l'intérieur, les rails de traction 18 sont dotés de guides 24 (fig.5) qui, avec les assemblages 21, coopèrent avec l'aile 6 du montant 4 pour le guidage du coulisseau de levage 17 dans le sens vertical.Aux rebords extérieurs inférieurs des rails de traction 18 est raccordé un talon de préhension 19 ayant approximativement la forme d'une tôle plane et servant d'organe de préhension pour la ceinture 12 ainsi que de guide et de soutien pour partie inférieure du coulisseau de levage 17. Ce talon de préhension 19 a des surfaces d'appui 20 agencées pour coopérer avec des talons de levage 16 solidaires de la ceinture. Un taquet de guidage3(fig.6), fixé fixé à l'extérieur du montant 4, est logé dans un évidement 34 du talon de préhension 19 et fait légèrement saillie hors de ce dernier. Ce taquet de guidage 33 sert d'appui radial à la ceinture 12 et d'appui vertical au coulisseau de levage 17. A son extrémité supérieure, le coulisseau de levage 17 est muni d'un anneau de levage 22,23 destiné à recevoir le crochet d'une grue pour la manutention de l'étai 3. Un moteur hydraulique de levage 26, constitué par un vérin de préférence à double effet, est disposé à l'extrémité supérieure du montant 4 au moyen d'un pivot 27. Au moyen d'un autre pivot 27, ce moteur de levage 26 est relié par son extrémité supérieure à un coulisseau auxiliaire 25 qui, au moyen de guides non représentés, est guidé verticalement dans la partie supérieure du coulisseau de levage 17. Le coulisseau de levage 17 est muni d'un certain nombre dé- videments 29 uniformément répartis selon la longueur de ce coulisseau. L'espacement entre ces évidements ou-ouvertures 29 correspond essentiellement à la course de travail du moteur hydraulique 26. Les évidements forment une ouverture traversant transversalement le coulisseau de levage 17, avec des parois horizontales supérieures et inférieures. Ainsi, l'ouverture du coulisseau de levage 17 est divisée en deux lumières respectivement dans les rails de traction 18. L'ouverture du coulisseau de levage 17 est destinée à recevoir une clavette auto-bloquante 28 qui traverse une ouverture cunéiforme correspondante que possède' transversalement le montant 4.La fig.7 montre d'une manière plus détaillée la solidarisation du coulisseau de levage 17 et du montant au moyen de la clavette 28, sous charge verticale vers le bas en direction du coulisseau de levage. La face supérieure horizontale 60 de la clavette supporte la charge provenant du montant 4 et, ce faisant, les faces supérieures des évidements du montant reposent contre la clavette 28. L'évidement a une hauteur telle qu'il se forme un jeu entre la face inférieure 61 de la clavette 28 et la face inférieure de l'ouverture. A son tour, la clavette 28 repose par sa face inférieure 61 sur la face inférieure correspondante inclinée de l'évidement du montant 4. Cet évidement a une hauteur telle qu'il se forme un jeu a entre la face supérieure 60 de la clavette 28 et la face supérieure de l'évidement du montant 4.On peut se rendre compte que le dispositif permet un réglage vertical mutuel de la position relative du montant 4 et de la clavette de levage 28 en faisant varier la position latérale de la clavette 28. La largeur des ouvertures ménagées respectivement dans le montant 4et le coulis seau de levage 28 est étudiée pour permettre un guidage libre approprié de la clavette 28dans lesdites ouvertures. La clavette 28 est dotée d'une poignée 32 et agencée pour être réglée manuellement,par enfoncement ou extraction, dans l'ouverture du montant 4 et une ouverture qui est prévue en face de celle-ci dans le coulisseau de levage 17 pour le blocage, dans la position verticale de réglage désirée, du coulisseau de levage 17 par rapport au montant 4 et, ainsi, à l'étai 3. Lors de son déplacement, la clavette 28 est guidée le long d'une console de guidage 31 fixée sur l'étai 3. Un dispositif de verrouillage similaire, agissant entre le coulisseau auxiliaire 25 et le coulisseau de levage 17, comprend une clavette similaire 28a qui, en position de verrouillage, tra verse une ouverture cunéiforme 30 dans le coulisseau auxiliaire et une des ouvertures formées par les évidements 29 du coulisseau de levage 17. L'ouverture du coulisseau auxiliaire 25 a des dimensions telles qu'un jeu approprié a se forme entre la face supérieure de la clavette 28a et la face supérieure de l'ouverture du coulisseau auxiliaire 25.Comme il ressort de la fig.7, il se forme naturellement aussi un jeu entre la face inférieure de la clavette et la face inférieure des ouvertures ou des évidements du coulisseau de levage. D'une manière similaire, la clavette supérieure 28a peut être déplacée au moyen d'une poignée 32a le long d'une autre console de guidage 31a fixée sur le coulisseau auxiliaire 25. Les fig.3 et 4 montrent une position dans laquelle une ceinture 12 est montée en position de levage, après avoir été soudée à une ceinture sus-jacente le long d'un joint 15. Les ceintures sont montrées en trait mixte. Légèrement au-dessus de son bord in férieur 14, la ceinture la plus basse est munie d'une bride d'appui 13 qui s'étend le long de ce bord et qui repose sur la surface horizontale supérieure du coin d'appui 11. A l'intérieur, la ceinture repose sur le taquet de guidage radia(fig.6). A proximité des surfaces d'appui 20 du talon de préhension 19 se trouvent les talons de levage 16-qui sont fixés sur la ceinture 12 par soudure. Les ceintures assemblées se trouvent à proximité immédiate de l'extérieur du coulisseau de levage 17 et reposent sur le taquet de guidage 33. Le moteur de levage 26 se trouve dans la position rétractée. Pour le levage de la ceinture 12 la plus basse et de la partie supérieure de l'enveloppe de réacteur y rattachée, les moteurs de levage 26 respectifs des dispositifs de levage reçoivent tout d'abord un fluide sous pression en parallèle aux fins de décharger les clavettes 28, après quoi celles-ci sont retirées de leur position de verrouillage montrée sur la fig.7. Pour cette opération, l'enveloppe n'a besoin d'être soulevée que de quelques millimètres Après l'enlèvement des clavettes, une quantité supplémentaire de fluide sous pression est envoyée en parallèle à tous les moteurs de levage 26 et l'enveloppe est soulevée d'une distance correspondant à l'espacement entre deux ouvertures 29. Comme cela sera décrit plus en détail en relation avec le schéma hydraulique des moteurs 26, ceux-ci sont disposés par groupes le long de la périphérie du bord inférieur de l'enveloppe. De préférence, ce groupage est effectué de façon que chaque groupe d'étais de levage 3 avec ses moteurs couvre 1200 du pourtour de l'enveloppe. Dans chaque groupes la charge est répartie uniformément sur chaque moteur de levage 26. Le guidage du mouvement de levage de chaque groupe assure que l'enveloppe de réacteur conserve l'alignement désiré pendant l'opération de levage et dans la position finale du pas de levage. Les clavettes 28 sont remises en place dans la position finale pour le verrouillage du coulisseau de levage 17 avec I'étai 3. Ce faisant, la position de l'enveloppe de réacteur est soigneusement réglée au moyen des trois groupes de moteurs de levage et bloquée par réglage de chaque clave 28. Ensuite, la pression est relâchée dans les moteurs hydrauliques 26 et ceux-ci sont légèrement reculés pour que les clavettes 28a puissent être enlevées afin de libérer le coulisseau auxiliaire 25 de son accouplement avec le coulisseau de levage 17 et le moteur de levage 26 avec le coulisseau auxiliaire 25 y relié peut être reculé jusqu'à ce que ce coulisseau auxiliaire arrive en face de l'ouverture sous-jacente suivante qui est ménagée dans le coulisseau de levage 17.Ensuite, le coulisseau auxiliaire 25 est verrouillé au coulisseau de levage 17 au moyen de la clavette 28a, le moteur 26 est mis sous pression pour décharger la clavette 28, comme cela a été décrit précédemment, cette clavette est retirée pour dégager le verrouillage entre le coulisseau de levage et l'étai 3, et l'enveloppe est soulevée par envoi de fluide sous pression dans tous les moteurs 26 jusqu'à ce que l'ouverture sous-jacente suivante 29 du coulisseau de levage arrive enface- de l'ouverture dans la partie supérieure du montant 4 et la clavette 28 est alors remise en place pour verrouiller le coulisseau de levage sur l'étai 3 et le montant 4 avec réglage nécessaire simultané de la position de l'enveloppe.Cette séquence d'opérations est répétée jusqu'à ce que l'enveloppe soit soulevée d'une distance correspondant à la hauteur de la ceinture 12. Il y a lieu de noter que l'écartement entre les ouvertures 29 du coulisseau de levage 17 est tel que la hauteur de la ceinture représente un multiple pair de cet écartement. Il doit naturellement y avoir un nombre suffisamment grand de tels écartements et ouvertures 29 dans le coulisseau de levage 17 pour qu'il soit possible d'obtenir une distance totale de levage qui corresponde à la hauteur de la ceinture 12. Quand l'enveloppe est soulevée d'une distance correspondant à la hauteur de la ceinture 12 suivante, cette dernière est mise en place et, ce faisant, la bride d'appui 13 est orientée verticalement à l'aide du coin d'appui 11, alors que la ceinture est guidée radialement sur le taquet de guidage 33, comme cela ressort de la fig.6. Dans cette position, la ceinture 12 la plus basse est solidarisée avec la ceinture 12 immédiatement supérieure, par soudure le long du joint horizontal 15. De cette manière, l'enveloppe est supportée et verrouillée mécaniquement aux étais 3, indépendamment de toute perturbation éventuelle dans le système hydraulique. Cette possibilite-de verrouillage mécanique existe également si, pour quelque raison que ce soit, il était nécessaire d'interrompre le levage.Dans un tel cas, on peut avoir recours à une décharge contrôlée du système hydraulique pour abaisser lentement l'enveloppe jusqu'à une position appropriée de coincidence entre ouvertures coopérantes du coulisseau de levage 17 et du montant 4, et verrouiller le dispositif de levage dans une telle position. Un dispositif de levage pour enveloppe de réacteur doit supporter des charges relativement élevées. Pour obtenir un bras de levier aussi faible que possible, il est donc important que l'organe fournissant la force, c'est-à-dire le moteur de levage 26, ait son point d'action aussi près que possible de l'enveloppe. Le mode d'exécution montré pour le dispositif de levage selon l'in- vention remplit cette condition en ce que l'intérieur de ltenve- loppe arrive à proximité immédiate du coulisseau de levage 17 à peu de distance du moteur 26. Avec un dispositif de levage de ce genre, le coulisseau de levage 17 doit être reculé, pour chaque nouvelle ceinture 12, d'une distance correspondant à la hauteur de la ceinture. En raison des retraits qui se produisent dans la ceinture après le soudage et, le cas échéant, en raison d'une déformation de l'enveloppe résultant de la charge du vent, il peut arriver que l'enveloppe exerce une pression de contact relativement importante sur le coulisseau de levage 17 avec frottement correspondant entre l'enveloppe et le coulisseau de levage. Ce frottement peut rendre plus difficile le recul du coulisseau de levage 17 jusqu'à la position d'origine. Grâce à l'invention, ce problème est évité car le moteur de levage 26 est à double effet et, en toutes circonstances, a suffisamment de force pour faire reculer le coulisseau de levage jusqu'à sa position d'origine. La fig.8 montre le système hydraulique servant à commander l'un des moteurs de levage 26. Comme déjà mentionné, l'installation de levage d'une enveloppe de réacteur comprend un certain nombre dEdispositifs de levage répartis par groupes et possédant chacun un moteur de levage 26. Chaque groupe comprend un certain nombre (par exemple douze) de moteurs en parallèle. Les groupes eux-mêmes sont en parallèle. Le système hydraulique est décrit pour un tel groupe et la figure .8 montre l'un des moteurs 26. Un moteur électrique M entraîne une pompe à huile hydraulique 42 qui reçoit l'huile d'un réservoir 41. L'huile est débitée à la soupape de commande 46 par l'intermédiaire du clapet de retenue 45. En amont de ce dernier se trouvent un manomètre 43 et une soupape de limitation de pression 44. La soupape de commande 46 est constituée par une soupape de commande réversible de type usuel. Elle peut être réglée pour la marche du moteur 26 dans un sens,vers le haut ou vers le bas. La soupape 46 est montée en parallèle avec des soupapes de commande correspondantes dans les deux autres groupes en s3 et s- Cette soupape de commande 46 est raccordée au moteur 26 par l'intermédiaire de la soupape de débit 47 et du bloc de sécurité 48. Un autre manomètre 43, permettant la lecture de la pression,est disposé en amont de ce bloc de sécurité.En x et y, le moteur 26 est raccordé en parallèle aux autres moteurs du groupe. Le bloc de sécurité 48 renferme un clapet de retenue de chaque côté du cylindre du moteur 26,avec interposition d'une soupape de limitation de pression. Son rôle est, d'une part, de maintenir le moteur dans une position réglée et, d'autre part, d'empêcher une surcharge provenant de la charge supportée,en cas de panne d'autres moteurs dans le groupe ou bien dans le cas où ces moteurs ne contribueraient plus à supporter la charge. La face supérieure du moteur hydraulique 26 est raccordée en sol à la face correspondante des autres groupes de moteurs, alors qu'un raccord relie en s2 la partie de la conduite comprise entre la soupape de commande 46 et la soupape de débit 47, à des points correspondants dans les autres groupes de moteurs. Comme il ressort de la fig.8, le.système hydraulique permet la marche en parallèle de tous les moteurs 26 de chaque groupe dans les deux sens à l'aide de la soupape de commande 46 y appartenant. Les groupes de moteurs respectifs peuvent marcher en parallèle ou bien être réglés individuellement avec égalisation mutuelle des forces entre chaque moteur. Cela permet donc avoir un contrôle parfait et le réglage désiré pendant le levage de l'enveloppe de réacteur Bien entendu, l'invention ntest nullement limitée à l'exem- ple décrit et représenté telle elle est susceptible de nombreuses variantes accessibles à lthomme de l'art, suivant les applications envisagées et sans s'écarter pour cela de l'esprit de l'invention. REVENDICATIONS 1 - Dispositif de levage d'éléments placés verticalement et spécialement d'enveloppes cylindriques se composant de tôles soudées ensemble afin de former des enceintes de réacteurs, et se composant d'un étai fixe ainsi que d'un coulisseau de levagegui- dé verticalement sur l'étai, déplaçable pas à pas par rapport à ce dernier au moyen d'un moteur hydraulique et verrouillable à chaque pas, ce coulisseau de levage étant agencé pour saisir et entraîner la ceinture lors de son mouvement de levage, caractérisé en ce que le coulisseau de levage (17) est agencé pour être verrouillé d'une manière réglable à la fin de chaque pas de levage sur l'étai (3) dans la position finale déterminée au moyen du moteur hydraulique (26), à l'aide d'une première clavette (28) qui s'engage dans le coulisseau de levage (17) et l'étai (3) et qui est réglable transversalement par rapport au sens de levage. 2 - Dispositif de levage selon la revendication 1, caractérisé en ce que le moteur hydraulique (26) est disposé entre lé- tai (3) et un coulisseau auxiliaire (25) qui est guidé dans ce dernier selon le sens de mouvement du coulisseau de levage (17) et qui est verrouillable sur ce coulisseau de levage au moyen d'une autre clavette auto-bloquante transversale (28a) qui agit sur le coulisseau de levage (17) et le coulisseau auxiliaire (25). 3 - Dispositif de levage selon la revendication 2, caractérisé en ce que le coulisseau de levage (17) est doté d'un certain nombre d'évidements (29) uniformément répartis selon sa longueur etavec un écartement correspondant au pas de levage, ces évide- ments servant à l'action de la première (28) et de la seconde (28a) clavettes pour le verrouillage réglable du coulisseau de levage (17) sur l'étai (3) et pour le verrouillage du coulisseau auxiliaire (25) sur le-coulisseau de levage (17). 4 - Dispositif de levage selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'étai (3) comprend un mon- tant vertical (4) et le coulisseau de levage (17) une paire de rails de traction tel8) guidés des deux côtés du montant et qui, à laurs extrémités inférieures, sont raccordés à un taquet de préhension (19) de forme plane à proximité immédiate du montant et avec des surfaces d'appui (20) pour reposer sur des talonsde levage (16) reliés à la ceinture (12). 5 - Dispositif de levage selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le moteur hydraulique (26) constitue une unité de vérin disposée entre la partie supérieure du montant (4) et le coulisseau auxiliaire (25) monté au-dessus du coulisseau de levage (17). 6 - Dispositif de levage selon lune quelconque des revendications I à 3, caractérisé par une console d'appui (9) qui est reliée à la base de l'étai (3) à faible distance en face du talon de préhension (19) du coulisseau de levage (17),lorsque ce dernier se trouve dans sa position inférieure, et qui supporte un coin d'appui à surface horizontale pour établir un contact ré- glable avec une bride-dappui (13) raccordée à la ceinture. 7 - Dispositif de levage selon la revendication 6, caractérisé par un taquet de guidage (33) fixé sur l'étai (3) en face du coin d'appui ( et qui est logé dans un évidement (34) du talon de préhension (19) tout en faisant légèrement saillie devant celui-ci pour servir d'appui radial à la ceinture ainsi que d'appui vertical pour le talon de préhension et, par conséquent, pour le coulisseau de levage quand celui-ci se trouve dans sa position inférieure. 8 - Dispositif de levage selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que la ceinture (12) est supportée avec appui radial directement sur le coulisseau de levage (17) et près de l'étai (3). 9 - Dispositif de levage selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que les moteurs de levage (26) sont à double effet et disposés en un certain nombre de groupes commandables chacun séparément, en parallèle entre eux et contenant chacun un certain nombre de moteurs hydrauliques en parallèle, chacun de ces moteurs possédant un clapet de retenu et une soupape de limitation de pression pour protéger le moteur contre les surcharges ainsi que les organes de commande y afférents. 10 - Dispositif de levage selon la revendication 9, caractérisé en ce que les moteurs de levage sont agencés en trois groupes uniformément répartis sur le pourtour de la ceinture.