L'invention concerne un procédé de fabrication de la fécule à partir, surtout, de pommes de terre, avec rejet d'une quantité aussi réduite que possible de substance à demande d'oxygène biologique, procédé dans lequel on réduit les pommes de terre (au moyen de râpes) en une bouillie qu'on lave pour la séparer en pulpe et en lait de fécule brut, ce lait étant ensuite transformé dans des étages de concentration, d'épuration et de séchage, en fécule. L'industrie de la fécule de pomme de terre figure parmi les industries qui polluent l'environnement, car ses eaux rdsi- duaires présentent une teneur élevée en matière organique. On peut citer le fait qu'une féculerie ayant une production annuelle d'environ 8000 tonnes de fécule donne naissance, au cours d'une campagne, à autant de substance demandant de l'oxygène biologique qu'une ville de 200 000 à 300 000 habitants en une année. I1 n'est pas possible de résoudre ce problème dans des limites économiques acceptables avec les procédés usuels d'épuration biologique. Actuellement, on répand les déchets comme engrais sur le sol, ou bien on les laisse s'écouler tout simplement dans un ré clpient quelconque, ce qui entraîne le risque d'un amendement trop intense, d'un manque d'oxygène et de la mort des poissons. Dans le premier cas, on court le risque que de la matière organique descende jusque dans la nappe phréatique et la pollue. tes circonstances indiquées ci-dessus signifient que ce sont des restrictions extremement précises qui sont imposées à l'industrie de la féculerie, en particulier en ce qui concerne ses emplacements. Une autre complication consiste, en l'espèce, en la consommation d'eau importante d'une industrie de ce genre. L'invention a pour but de résoudre le problème qui consiste à réduire la quantité de substance à demande d'oxygène biologique rejetée, et cela sans altération du produit, ni perte plus importante de fécule que celle résultant du procédé usuel de fabrication de la fécule, et cela par le fait qu'on transforme la majeure partie des déchets en produits utiles à d'autres titres. On résoud ce problème par le fait que la teneur en jus du lait de fécule brut est ramenée, d'une part, à l'étage de lavage dans lequel on l'utilise, à la place de l'eau pour collecter et laver la pulpe nouvellement ajoutée et, d'autre part, est soit ajoutée à la pulpe qui vient de l'étage de lavage et que l'on sèche ensuite par exemple pour servir d'aliment pour le bétail, soit dirigée vers une phase spéciale de traitement, en vue de 1' obtention par exemple de produits albumineux.Pour obtenir une quantité d'eau de jus aussi grande que possible, en vue de son traitement ultérieur d'amélioration, on divise le compartiment de concentration en deux étages dont le premier est formé par un appareil de concentration qui donne lieu à de faibles pertes de fécules, et dont l'autre est formé par un appareil de concentration qui concentre la fécule jusqu'au degré le plus élevé possible, et dont l'effluent liquide est ramené dans le jus qui est envoyé au premier étage de concentration. On décrira ci-après le procédé objet de l'invention avec référence au dessin ci-annexé qui représente, d'une manière ex trêmement schématique, le procédé de fabrication de la fécule. Sur le dessin, on n'a représenté chaque fois qu'un étage de chaque genre, afin de ne pas compliquer inutilement la représentation, mais il va de soi que certaines phases de la fabrication ont lieu dans plusieurs étages successifs. D'autre part, on a supprimé sur le dessin tous les équipements de réglage. On amène les pommes de terre dont il s'agit d'extraire la fécule dans une râpe 10 dans laquelle on la réduit à l'état d'une bouillie, puis on la dirige par une conduite 11 vers un dispositif de lavage 12. Dans ce dispositif, on sépare la bouillie, d'une part, en un lait brut de fécule qu'on évacue par une conduite 13, et d'autre part, en une pulpe qui se compose de fibres, de restes de fécule et de restes de jus. le lavage se fait normalement par addition de grandes quantités d'eau, mais ceci n'a pas lieu avec le procédé selon l'invention, ainsi que cela va ressortir de la suite de la description. On dirige la pulpe par une conduite 14 vers un étage de séchage 28 dans lequel on la sèche pour constituer un aliment pour le bétail qu'on évacue par une conduite 29.Par une conduite 13, on dirige le lait brut de fécule vers un étage de concentration qui se compose d'un étage 15 de concentration préalable et d'un étage 20 de concentration finale. A la sortie de l'étage de concentration finale, on dirige le lait concentré de fécule par une conduite 21 vers un étage d'épuration 23, d'où l'on dirige la fécule par une conduite 24 vers un étage de séchage 26, la fécule étant évacuée de cet étage par une conduite 27. De l'étage d'épuration sort également une conduite 25 pour l'évacuation de l'eau des jus qui est une eau résiduelle qui contient une certaine quantité de substance à demande d'oxygène biologique.La quantité de cette substance à demande d'oxygène biologique dépend du degré jusqu'auquel on veut pousser le procédé selon l'invention qui est décrit plus loin de façon plus détaillée, cependant, elle représente sans addition d'eau, environ 18 à 20 de la quantité de substance à demande d'oxygène biologique habituellement rejetée. Si la quantité de substance à demande d'oxygène biologique a pu être amenée au pourcentage cité, cela est dû à ce que 1' on prélève une certaine quantité de jus concentré sur l'étage de concentration 15, 20, plus exactement sur l'étage 15 de concentration préalable, et qu'on ramène cette quantité par une conduite 16, 18 à l'étage de lavage dans lequel on utilise le jus à la place d'eau pour la mise en suspension et le lavage des pommes de terre râpées. Par la conduite 19 destinéé au lait de fécule ayant subi une concentration préalable, on dirige vers l'étage 20 de concentration finale, une certaine quantité de jus qu'on ramène de la sortie de l'étage de concentration finale par une conduite 22, à l'entrée de l'étage .15 de concentration préalable. Par la conduite 16, 17, on dirige du jus concentré également vers la pulpe avant que celle-ci ne parvienne dans l'étage 28 de séchage des aliments, et on la fait sécheur ainsi avec la pulpe. La concentration du jus constitue un problème et cela en raison de la coagulation de l'albumine à basse température (50 à 600) et en raison de sa tendance, due à cette coagulation, à attacher aux surfaces de chauffe. C'est pourquoi il est avantageux d'assurer la concentration directement à l'étage de séchage d'un sécheur approprié. I1 est également possible de diriger le jus concentré non pas vers la pulpe, mais vers un étage spécial de traitement dans lequel on obtient une ou plusieurs substances à partir de ce jus par exemple des produits albumineux. Le procédé décrit, dans lequel on prélève sur l'étage 15, 20 de concentration le jus concentré et on introduit une partie de celui-ci dans l'étage de lavage, une partie dans la pulpe ou dans l'étage spécial de traitement, et où on fait circuler une partie de ce jus dans tout le circuit, permet tout d'abord de traiter les pommes de terre râpées sans ajouter d'eau ou bien, dans des cas déterminés, avec une quantité d'eau ajoutée extrêmement faible, et en second lieu de transformer en un produit utile la substance qui, dans le jus, demande de l'oxygène biologique et cela sans emploi d'un équipement mécanique important ou de moyens coûteux. La façon dont on procède au prélèvement du jus concentré signifie qu'il se produit un apport nouveau constant de jus, ce par quoi on évite une circulation en circuit fermé du même jus. R E V E N D I C A T I O N S 1. Un procédé de fabrication de fécule, principalement à partir de pommes de terre, avec rejet d'une quantité aussi faible que possible de substance à demande d'oxygène biologique, dans lequel on réduit les pommes de terre (au moyen de râpes) à l'état d' une bouillie quton-lave pour la séparer en une pulpe et en un lait brut de fécule qu'on traite ensuite, pour l'obtention de fécule, dans des étages de concentration, d'épuration et de séchage, caractérisé par le fait qu'on ramène ce que le lait brut de fécule contient de jus, d'une part, dans l'étage de lavage dans lequel on l'utilise à la place d'eau pour collecter et laver le produit râpé nouvellement ajouté, et qu'on l'ajoute, d'autre part, soit à la pulpe qui vient de l'étage de lavage et qu'on sèche ensuite pour obtenir un aliment pour le bétail, ou bien qu'on le dirige vers un étage spécial de traitement, en vue de l'obtention par exemple, de produits albumineux. 2. Un procédé selon la revendication 1 dans lequel on dirige le jus vers la pulpe et le fait sécher avec cette pulpe, caractérisé par le fait que la coagulation et la concentration s'accomplissent en même temps dans l'étage de séchage.