L'invention a pour objet un médicament, notamment régulateur du transit intestinal et limiteur de la prise pondérale, à base de fibres alimentaires végétales. Il est connu que la teneur en fibres alimentaires de la ration des pays développés est insuffisante. Cette insuffisance est responsable d'une pathologie digestive et de maladies de civilisation (travaux de Burkitt et Trowell). On entend par fibres alimentaires végétales, les parties des aliments végétaux très peu ou pas digestibles, représentant un ballast alimentaire de valeur calorique peu importante. I1 s'agit - d'une part de la cellulose, des hémicelluloses incluant les gommes et les mucilages,au pouvoir hygroscopique élevé et des pectines capables de former un gel; - d'autre part de la lignine. La propriété essentielle des fibres alimentaires est d'hydrater les selles et d'augmenter le volume fécal, ce qui régularise la durée du transit. En outre, certains constituants des fibres séquestrent les sels biliaires et entraînent des graisses. Après leur dégradation par les cellusases bactériennes dans le gros intestin, il y a libération d'acides gras volatils non absorbés qui agissent comme laxatif osmotique. I1 est prouvé que la correction des troubles pathologiques, signalés plus haut, est obtenue par l'absorption d'une quantité minima déterminée de produit riches en fibres. Le son de blé est le plus couramment utilisé. La possibilité d'administrer du son est limitée par -l'irritation pharyngée , le dégoût que provoque son utilisation prolongée et par des phénomènes d'intolérance de la muqueuse digestive vis-à-vis de la lignine. En conséquence, il n'est pas possible de donner la quantité de fibres nécessaire pour l'effet thérapeutique escompté uniquement avec du son. Le pruneau est aussi couramment utilisé Mais son efficacité est bien moindre et exige des doses importantes qui ne peuvent être administrées en pratique. Or, la Demanderesse a trouvé qu'en associant des fibres céréalières et des fibres de fruits ou de légumes (ne con tenant pas de lignine), il est possible, grace à une action de synergie, tout en abaissant la dose de fibres céréalières en deçà des doses qui les rendent intolérables, d'obtenir des effets thérapeutiques très efficaces, sans néanmoins avoir besoin d'administrer des doses de fibres de fruits ou de légumes trop importantes. Parmi les fibres céréalières, on utilise notamment le son de blé ou de seigle, tandis que les fibres de fruits ou de légumes sont avantageusement des flocons de pruneaux, de pommes, de carottes etc. Les fruits dénoyautés et les légumes sont déshydratés de manière à occuper peu de volume. De préférence, les fibres céréalières représentent de 40 à 70 % du poids total des fibres, et mieux 50 % de ce poids. Le médicament peut comprendre, en outre, de 10 à 20 % du poids des fibres totales d'un agent laxatif émollient, tel que de l'huile de paraffine Codex, ou d'un autre agent laxatif tel que la poudre de tamarin, de cassia, de rhubarbe, de séné etc. Les études pharmacologiques et toxicologiques rapportées ci-dessous démontrent Effet du médicament suivant l'invention. Essais sur lapins 4 lots de lapins d'environ 3 kg ont été utilisés, recevant la meme alimentation standard de base. 1. un lot temoin, ne recevant que ltalimentatîon de base, sert de référence; 2. un lot de 10 lapins recevant en plus 2 grammes de son par jour mélangé à la nourriture, pendant 8 jours; 3. un lot de 10 lapins recevant en plus 2 grammes de pruneau-pomme pendant 8 jours; 4. un lot de 10 lapins recevant en plus 2 grammes du médicament suivant l'invention à base de son, de pruneau et de pomme en des proportions équipondérales pour le son et pour les autres fibres. A l'autopsie, les tractus digestifs des lots 1, 3 et 4 étaient normaux. Par contre, 8 lapins sur 10 du lot 2 présentaient une irritation de la muqueuse colique. Le volume fécal dans les essais 2 et 4 est le double de celui du lot témoin 1, tandis que le volume fécal du lot 3 ne représente que 20 % de plus que celui du lot témoin. Essais sur souris 50 souris recevant une nourriture standard, sans limitation de quantité, furent séparées en 2 lots, dont un eut la possibilité de consommer en plus le médicament à base de son de blé, de pruneau et de pomme. L'augmentation globale du poids des selles de ce groupe fut significative. On peut présenter le médicament sous toutes les formes propres à ltadministration orale, et notamment en biscuits, galettes, biscottes, pain, poudre à réhydrater, confitures, compotes, pâtes de fruits, etc. La quantité efficace journalière est de 10 à 40 g par jour du médicament exprimés en ses principes actifs. On donne ci-dessous des résultats d'essais cliniques. L'action du médicament suivant l'invention a été étudiée 1. sur des malades atteints de constipation atonique, spasmodique ou médicamenteuse (en particulier des femmes enceintes et des personnes âgées) - La tolérance a été parfaite sans aucun ballonnement, sans aucune flatulence; l'effet sur la constipation a été très net, dès 48 heures après le début de la prise du médicament (obtention d'une selle moulée journalière). 2. sur des consultants de gastro-entérologie qui présentaient des colites, des diverticuloses ou des séquelles de colites parasitaires Il a été observé régulièrement une normalisation du transit intestinal. En particulier, certaines diverticulites, rebelles au régime et aux thérapeutiques, ontparfaitement réagi. 3. sur des malades associant constipation et excès pondéral : - même tolérance parfaite, - même effet sur la constipation, dès 48 heures après la prise du médicament suivant l'invention, - l'efficacité sur la chute pondérale : la répartition du médicament dans la journée a un effet coupe-faim indiscutable, et les patients ont pu réduire ainsi plus facilement leur rapport calorique. En outre, chez ces malades, à égalité d'apport calo rique, les sujets auxquels on a administré le médicament suivant l'invention ont eu une réduction plus importante de leurs an-a- lies biologiques dans le cadre du syndrome de de swriiawee es particulier une chute plus nette des constituants lipidiques du sérum et de la glycémie. il nta pas été retrouve de variations significatives des chiffres du calcium sanguin et du fer sérique, qui sent nor- maux. 4. sur des malades ntayant pas de troubles du transit intestinal mais présentant un syndrome de surcharge avec excès- pondéral, hyperlipidémie et souvent uricémie ou glycémie perturbées. Chez ces patients, le médicament suivant l'invention s'est révélé être un excellent coupe-faim (tout en restant apprécié sur le plan du goût et de la saveur). Il a pu être obtenu plus facilement le maintien d'une diététique hypocalorique avec un bon résultat sur la chute pondérale de ces obèses. D'autre part, les résultats sont indiscutables sur le triple syndrôme métabolique. 5. chez des diabétiques présentant des troubles digestifs et des altérations du transit, il a été possible avec le médicament suivant l'invention de normaliser les selles, mais aussi d'obtenir une meilleure stabilisation du diabète. il s'agissait de sujets recevant des hypoglycémiants per os et de sujets insulino dépendants. 6. chez des sujets grands fumeurs à qui il fallait imposer l'arrêt du tabagisme. On sait que l'un des inconvénients du sevrage brutal en tabac reste la prise pondérale, souvent liée à une houlimie de compensation. Grâce au médicament suivant l'investiDn, an a pu limiter la prise pondérale des sujets qui coiserYerrt un équilibre staturo-pondéral. En comparant le groupe ayant reçu le médicament suivant l'invention à un groupe de fumeurs ne prenant pas ce médicament, il est apparu que ce dernier groupe avait une prise pondérale supérieure de 20 % à celle du groupe traité. Le médicament s'est révélé être efficace comme coupe-faim. Dans tous les cas étudiés, la tolérance a été excellente et le transit intestinal normalisé. Des essais ont été effectués chez le chien dans les mêmes indications cliniques 1 à 5 ci-dessus décrites, avec des résultats comparables à ceux obtenus en médecine humaine. REVENDICATIONS 1. Médicament, notamment régularisateur du transit intestinal et limiteur de la prise pondérale, comprenant des fibres céréalières, caractérisé en ce qu'il comprend des fibres de fruits ou de légumes ne contenant pas de lignine. 2. Médicament suivant la revendication 1, caracterisé en ce que les fibres céréalières sont du son de blé ou de seigle. 3. Médicament suivant l'une des revendications 1 ou 2, caractérise en ce que les fibres de fruits ou de légumes sont des fibres de pruneaux, pommes ou carottes. 4. Médicament suivant ltune quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les fibres céréalières représentent de 40 à 70 % du poids total des fibres, et mieux 50 % de ce poids. 5. Médicament suivant Itune quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les fibres de fruits ou de légumes sont sous forme déshydratée. 6. Médicament suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérise en ce qu'il comprend de 10 à 20 % du poids des fibres totales dtun agent laxatif.