La présente invention se rapporte à un chalumeau pour découper sous l'eau. Les chalumeaux coupeurs et soudeurs à arc électrique sont bien connus dans la technique. Les dispositifs de ce type qui sont communément utilisés en surface peuvent également etre utilisés sous l'eau pour le renflouage de navires ou plates-formes de forage coulés, ainsi que pour la réparation des navires et la construction et l'entretien des ouvrages sous-marins. L'utilisation sous-marine des chalumeaux coupeurs actuellement connus pose des difficultés- particulièrement sévbres en ce qui concerne le découpage des métaux non ferreux, de l'acier inoxydable ainsi que des substances non conductrices telles que ciment, béton, bitume, anatifes et autres organismes de la flore ou de la faune marine. Il est impossible d'entretenir un arc sous l'eau, quelle que soit la profondeur, lorsque le matériau à découper est non conducteur. Les électrodes pour chalumeaux coupeurs à l'arc -du type actuel sont incapables de percer ou de découper les matériaux non conducteurs.D'un -caté, les chalumeaux oxycoupeurs à arc de la technique actuelle ne peuvent fonctionner en l'absence d'alimentation d'électricité, laquelle étant supprimée, l'arc s'éteint et la combustion de l'électrode ne s'entretient pas d'elle-même. Les chalumeaux oxycoupeurs à arc dont on dispose actuellement ne peuvent découper les matériaux non conducteurs. Le découpage des métaux au chalumeau oxycoupeur à arc est basé sur le même principe que celui qui est appliqué dans le découpage oxyacétylénique. Dans ce dernier mode de travail, le métal est initialement préchauffé localement et porté à l'incandescence au moyen d'une flamme oxyacétylénique. Lorsque l'incandescence est atteinte, on envoie un jet d'oxygène à grande vitesse sur la zone réchauffée. Ce jet d'oxygène assure la double fonction d'oxyder ou brûler le centre de la partie réchauffée et de refouler les produits de la combustion. La flamme oxyacétylénique fait continuellement progresser le point incandescent pour préparer l'action du jet d'oxygène. Dans ltoxy- coupage à l'arc, le réchauffage est assuré par l'arc électrique qui est entretenu entre la matière à découper et l'électrode. Etant donné que l'énergie thermique de l'arc est très supérieure à celle de la flamme oxyacétylénique, le réchauffage obtenu dans le procédé d'oxycoupage à l'arc est pratiquement instantané. C'est pourquoi, dès que l'arc est établi, on ouvre l'oxygène pour projeter un jet d'oxygène à grande vitesse sur le point réchauffé où se produit un phénomène identique a celui réalisé dans le découpage oxyacétylénique.Lorsqu'on déplace l'électrode le long de la ligne de coupe voulue tout en entretenant contin#ment l'arc électrique, on obtient une succession ininterrompue de phénomènes de réchauffage, oxy- dation et élimination du métal brûlé. L'invention 2 donc pour objet une électrode de découpage sous l'eau qui élimine les difficultés exposées ci-dessus. L'invention a également pour objet une électrode et un équipement de découpage qui soient très supérieurs aux électrodes et équipements utilisés antérieurement dans la technique. Cette nouvelle électrode est légère, facilement adaptable aux porte-électrodes les plus classiques, facile a manipuler et utiliser, réalisant un arc dans les atmosphères non explosives, y compris sous l'eau, brûlant sa pointe pour assurer une combustion progressive et engendrant des températures suffisamment élevées pour faire fondre n'importe quel type connu de métal, minéral ou combinaison d'un métal et d'un minéral. Cette électrode permet d'entretenir une température très élevée et de poursuivre la combustion sous liteau sans nécessiter la présence continue du courant électrique. D'autres objets et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre d'exemples préférés de réalisation et en se référant aux dessins annexés sur lesquels - la figure 1 est une vue en élévation latérale, avec des parties coupées ou arrachées du manche et de l'électrode d'un chalumeau équipé suivant l'invention, - la figure 2 est une vue en bout de l'électrode de la figure 1, - la figure 3 représente l'électrode des figures 1 et 2 par une vue a plus grande échelle, en coupe partielle et avec arrachement de la partie centrale, - la figure 4 est une coupe verticale et a plus grande échelle prise suivant la ligne 4-4 de la figure 3, - la figure 5 est une coupe analogue S la figure 3 mais d'une deuxième forme de réalisation d'électrode suivant l'invention, - la figure 6 est un schéma représentant l'équipement portatif suivant l'invention, - la figure 7 est un schéma synoptique d'un dispo sitif d'alimentation électrique d'allumage pouvant etre utilisé dans l'équipement de la figure 6. On se reportera tout d'abord à la figure 4 qui montre une enveloppe extérieure 10 constituée pa#r un tube d'acier, relativement mince et léger, qui constitue la gaine extérieure de l'éelctrode, ce tube ayant essentiellement pour ponction de cqnduire le courant électrique dans l'électrode ainsi qu'on le décrira plus bas. Le tube 10 est muni d'un revêtement extérieur 12 en matière non conductrice de l'électricité et qui est de préférence constituée par une matière plastique telle qu'une résine époxy, vinylique, acrylique ou d'uréthane et qui joue le ralle de revêtement isolant et protecteur du tube 10. Ce revêtement peut etre réalisé d'une façon très simple en enroulant un ruban non conducteur de l'électri- cité sur la surface externe du tube.Ce rev#tement, étant isolant, évite l'éclatement d'un arc sur le coté de l'électrode lorsque l'électrode entreaccidentellement en contact avec un élément conducteur électrique relié a la masse. Ce revetement évite donc le collage latéral de l'électrode ainsi que l'établissement d'un arc sur le caté de l'électrode et l'extinction de l'arc en bout. A l'intérieur du tube, est logé un faisceau de baguettes ou fils 14 dont chacun est métallique. Certaines de ces baguettes sont en métal ferreux tel que l'acier et d'autres sont faites d'un métal non ferreux ou d'un alliage de métaux non ferreux. Un exemple type de combinaison qui s'est révélé particulièrement satisfaisant comporte des baguettes d'acier et des baguettes d'aluminium, le rapport préféré entre les baguettes d'acier et les baguettes d'aluminium assemblées en faisceau a l'intérieur du tube étant approximativement de 7 baguettes d'acier pour 1 d'aluminium. Toutefois, l'électrode de coupe donne des résultats satisfaisants dans un intervalle de proportions allant d'environ 3/1 et environ loil (acierJaluminium), La demanderesse a constaté qu'on obtient les températures les plus élevées et les meilleurs résultats de combustion avec un rapport acier/aluminium de 5 à 7. Il convient également de remarquer que l'aluminium peut être remplacé par le magnésium, le titane ou un alliage de deux ou plus de deux des métaux du groupe magnésirum, aluminium, titane. Toutefois, la matière préférée est l'alumtnium. La figure 1 représentse un chalumeau avec lequel l'élec- trode décrite ci-dessus peut ttre utilisée. Dans cet exemple de réalisation le porte-électrode 16 présente un passage central dans lequel l'élec- trode 10 est montée de façon classique, comme décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 2 417 650, ce porte-électrode étant relié a une poignée 18. Le porte-électrode et la poignée présentent des conduits communicants donnant passage a un gaz, lequel est introduit dans un tube d'entrée 20. Ce gaz est habituellement l'oxygène, bien que l'on puisse également utiliser d'autres gaz pour certaines applications.Un levier ou tige 22 de commande règle le débit de gaz qui circule dans la poignée et pénètre dans le tube électrode, ce débit de gaz étant réglé par l'opé- rateur du chalumeau. Un cable 24 d'arrivée de courant électrique est connecté S une alimentation d'électricité, étant le moyen utilisé pour alimenter le tube 10 en énergie électrique. Le gaz traverse le robinet de réglage porté par la poignée et circule dans un tube perforé puis sort par l'électrode qui est elle-même maintenue en place dans le porte-électrode 16 par un collet 26 et une rondelle 27, le gaz circulant sous pression entre les baguettes métalliques 14 logées dans le tube 10 et entretenant la combustion à l'extrémité distale ou extérieure du tube 10, c'est-à-dire dans la région de travail.L'oxygène circule longitudinalement dans le tube 10 a des pressionsvariant approximativement entre 2 et 14 kg/cm2 (pression relative) le long de l'axe du faisceau de baguettes 14, plus précisément en circulant dans les espaces subsistant entre ces baguettes. Ce gaz exerce deux fonctions dont l'une est de former une enveloppe oxydante a la pointe du tube 10 et de contribuer à assurer la combustion totale de cette pointe, en même temps que d'éliminer les scories. La deuxième fonction est d'amorcer et entretenir le processus thermique continu a la pointe de l'électrode. La présence de l'oxygène a pour effet d'élever la température de la pointe de l'électrode au rougeblanc et de former un cane gazeux facilitant l'établissement de l'arc ionisé. Les procédés utilisés pour amener l'oxygène aux baguettes à travers le tube en utilisant des dispositifs, tels que la poignée et le porte-électrode représentés sur les dessins, sont bien connus dans la technique. Par exemple, on amène au tube du chalumeau, au moyen du câble conducteur 24, un courant électrique d'une intensité pouvant varier par exemple entre 1,5 et 600 ampères et qui est elle-meme engendrée par une génératrice classique et transmise S travers la tête ou le porte-électrode du chalumeau et le collet. Ce courant sert a faire éclater un arc à l'extrémité du tube 10 lorsque cette extrémité est mise en contact avec l'ouvrage, si ce dernier est conducteur, ou avec une plaque conductrice mise à la masse si l'ouvrage n'est pas conducteur.L'arc, combiné avec le courant d'oxygène, enflamme ltélectrode de coupe et, en meme temps, engendre un cône gazeux. La fusion du faisceau de baguettes de deux métaux à l'intérieur du tube 10 se produit dès l'établissement de l'arc, et donne naissance å un mélange eutectique. L'insufflation d'un courant d'oxygène dans le bain de métal fondu détermine un échange entre Al203 et Fe et établit la formation d'un mélange A1203-Fe possédant les proportions appropriées. La combustion est entretenue tant que l'oxygène arrive. A ce stade, il s'établit des températures suffisamment élevées pour faire fondre les métaux, alliages, les minéraux a ltétat naturel et le béton.L'électrode est capable de faire fondre ces métaux sous l'eau à n'importe quelle profondeur de travail et également a l'atmosphère quelle que soit l'altitude. Le courant électrique peut etre fourni continûment au tube 10 et aux baguettes 14 pendant toute la durée du fonctionnement du chalumeau oussencore, être interrompu dès que le tube 10 est enflammé. La réaction de thermite engendrant des températures élevées reste entretenue avec ou sans courant électrique. Toutefois, le maintien de l'alimentation électrique, en vue d'entretenir l'arc lorsqu'il s'agit de découper des matériaux conducteurs, accroît la vitesse de combustion de 15 a 20 %. Le tube 10, en présence de l'oxygène qu'il conduit, brûle à une température d'environ 30000C (température mesurée au moyen d'un pyromètre optique).La pointe en combustion n'est pas atteinte par l'eau. Ce tube 10 réalisé conformément à l'invention découpe, brûle ou fait fondre facilement le béton, l'acier, le bronze ou la fonte sous l'eau. Lorsque le chalumeau suivant l'invention est utilisé pour découper ou percer des coraux, du béton, des#revetements de canalisations ou des organismes de la flore ou de la faune marine, on doit utiliser une plaque d'amorçage conductrice. Cette plaque est constituée par une plaque de contact mise à la masse que l'on dispose sur l'objet à découper, à son contact ou à proximité de ce dernier pour refermer le circuit au moment où la tête du chalumeau est alimentée en électricité. L'amorçage de l'arc enflamme le tube sa pointe et la combustion est entretenue par l'arrivée continue d'oxygène. Ensuite, on place l'extrémité du tube sur l'élément à découper et la fusion, combustion ou découpage commence. Lorsqu'on éloigne l'électrode de la plaque d'amorçage, la flamme ne s'éteint pas à l'extrémité de l'électrode.Cette caractéristique inhabituelle permet de fondre et/ou de découper des matières non conductrices. L'invention assure un processus continu qui fait brûler l'électrode a partir et dans la région du point de contact, en engendrant des températures très élevées. La transmission de la chaleur du tube a la pièce à découper donne naissance à une substance fondue analogue à une lave volcanique, et qui est ensuite expulsée du point de contact. Les arcs électriques ont en commun avec les régions où un faisceau d'énergie très concentrée chauffe sur surface solide, et avec les régions d'impact d'un faisceau de particules à haute intensité et haute énergie sur une surface solide une importante caractéristique qui est une concentration d'énergie par particule et dans une région réduite, très supérieure à celle qu'on obtient dans le cas d'une énergie classique uniformément répartie aux températures que l'on peut atteindre normalement. Ce résultat est obtenu en utilisant le procédé consistant a concentrer l'énergie dans la région selon un taux très supérieur a celui avec lequel cette énergie peut être dissipée par les processus ordinaires de dissipation de la chaleur, tels que conduction, convection ou rayonnement. Le résultat est de créer une région de haut niveau d'excitation qui peut être considérée dans de nombreux cas comme un cône de plasma dense surchauffé. En outre, dans le chalumeau suivant l'invention, il se forme au point de travail un cane de réaction continue du genre thermite. Ainsi qu'on l'a indiqué plus haut, la température du cane de plasme apparent est d'environ 30000C. La réaction classique de la thermite utilise 8 molécules d'aluminium et 3 molécules d'oxyde de fer magnétique. La réaction poussée a son achèvement donne naissance à quatre molécules d'oxyde d'aluminium et 9 molécules de fer fondu, ce qui est indiqué par l'équation chimique suivante Ce mélange étant allumé produit une énorme quantité de chaleur, qui est de 758 000 calories par molécule-gramme Cette chaleur est suffisante pour porter la température de la région travaillée a 3000 C. L'électrode suivant l'invention se consume entièrement pendant l'opération. L'utilisation du chalumeau ne produit donc pas de déchets qui pourraient poser des problèmes d'environnement. Lorsqu'une réaction chimique se produit en présence d'un courant électrique ou qu'elle est conduite dans un champ électrique, on observe, et on peut obtenir, des résultats différents de ceux qui sont atteints normalement, et qui varient avec la nature des substances. Dans chaque cas, l'intensité des changements chimiques dépend de l'intensité du courant électrique qui circule. Il a déjà été remarqué que l'application d'un courant électrique pendant ltopération de découpage augmente le rendement du chalumeau dans une proportion pouvant atteindre 20 %. Lorsque l'alimentation électrique est interrompue, le tube continue à brûler sous l'eau en dégageant une énergie suffisante pour découper ou faire fondre toutes les matières qui ont été indiquées plus haut. L'intervalle dtintensitds allant de 30 à 600 ampères semble constituer l'intervalle le plus efficace, en fonction de l'épaisseur et de la conductibilité thermique de la matière à découper. Le tube 10 et les baguettes 14 suivant l'invention sont entièrement consummés pendant le fonctionnement. Dans l'exemple de réalisation représenté, les baguettes 14 contenues dans le tube 10 ont un diamètre d'environ 2,4 mm, bien que l'on puisse également utiliser des baguettes d'un diamètre d'environ 0,8 a 6,4 mm. Les baguettes d'un diamètre d'environ 2,4 mm sont considérées comme donnant les meilleurs résultats. Les baguettes et le tube suivant l'invention sont démunis de fondant, et#le faisceau de baguettes ne comporte pas de bourrage interposé entre les baguettes d'acier et d'aluminium. Le tube 10 peut présenter un diamètre d'environ 4,5 à environ 20 mm, le diamètre approximatif de 9,5 mm étant considéré comme optimal. L'épaisseur du revêtement 12 en matière plastique n'est pas critique et on peut utiliser normalement un revêtement d'une épaisseur d'environ 0,25 à environ 2,5 mm, ces épaisseurs étant suffisantes pour limiter la conductibilité de la surface externe du tube, mais on peut également utiliser des revêtements plus épais. La figure 2 est une vue en bout du tube 10, qui montre également les baguettes 14 et le revêtement plastique 12. La figure 3 montre le tube 10 et les baguettes 14 groupés en faisceaux à l'intérieur de ce tube. Les extrémités 28 et 30 du tube 10 sont resserrées pour bloquer les baguettes dans le tube 10. On a exécuté différents essais avec les électrodes suivant l'invention pour déterminer les temps de coupe et caractéristiques de performances. On donne ci-après un tableau qui donne les résultats obtenus. Les essais consistaient à découper une ancre, une chatne ou une plaque d'acier sous à une profondeur d'environ 6 à 18 m. Electrode pour chalumeau oxycoupeur sous-marin (profondeur des essais : 6 d 18 mètres) Revêtement Intensité Pression Dimensions et Adhérence Capacité de Temps isolant (ampères) d'oxygène type du métal du coupe (mm) (mn) (kg/cm2) (mm) revêtement 135 chaîne de 25,4 coupe 200 5,6 mm, très rouil- bonne maillons lée 25,4 mm 200 4,2 " " capacité 1,05 de coupe réduite 200 5,35 " " coupe 1,05 uniquement à maillons l'amorçage 25,4 et 19,05 mm 200 5,35 " " coupe 0,98 maillons 12, 7 mm Revêtement 12,7 mm vinylique 200 5,27 Ir coupe 1,06 extrudé ou maillons ruban iso- 50,8 mm lant 0 > 38mm 200 5,27 aluminium " coupe 1,13 plus de 200 mm pla- que de 6,35mm 200 5,27 raccord de " très faible 1,21 tube enlai- pénétration ton 300 5,6 " " coupe 0,80 38,1 mm 300 5,6 Ir " coupe 1,10 38,1 mm 300 5, 6 tsle d'acier " coupe 1,42 doux de 152,4 mm 12,7 mm 300 6,7 " " coupe 1,40 203,2 mm 300 6,7 acier doux une mauvaise la coupe est 0,86 203,2 mm électrolyse bonne mais a provoque la la fin de,la coupe, le revê- chute du revê- tement ne donne tement aucune isolation et des arcs écla- tent latéralement sur l'électrode Céramique 300 6,7 acier doux " " 1,09 12,7 mm 300 6,7 n " 0,60 Revêtement Intensité Pression Dimensions et Adhérence Capacité de Temps isolant (ampères) d'oxygène type du métal du coupe (mm) (mn) (kg/cm2) (mm) revêtement 300 6,7 acier doux bonne bonne coupe 1,32 12,7 mm sur 203,2 mm;; Céramique le revetement en pate est trcp épais et ne se coesume pas avec l'éloe- trode.Le rev2- tement déborde fréqusmment de l'extrémmé de 1' électrode pen dantletravail 300 6,7 " " e ll 1,28 On a finalement constaté qu'une intensité de 150 ampères et une pression d'oxygène d'environ 4,2 a 6,3 kg/cm au-dessus de la pression sous l'eau permettaient d'obtenir les meilleurs résultats à toutes les profondeurs. De plus, le fonctionnement du chalumeau décrit ci-dessus peut encore être amélioré en concentrant le courant de gaz réactif dans l'élec- trode et on a pu obtenir cette concentration accrue en utilisant une électrode réalisée conformément a la figure 5. Dans cet exemple, la structure d'ensemble est analogue à celle représentée sur les figures 1 à 4, la différence consistant dans la configuration de l'électrode. Cette électrode comprend un tube 40 qui est muni d'un revêtement, ou enduit, isolant 41 sur sa surface externe, comme dans l'exemple de la figure 4. Le tube 40 renferme des baguettes métalliques comprenant un certain nombre de baguettes ferreuses 42 et une baguette non ferreuse 43 qui peut etre composée d'aluminium ou de l'une des autres matières mentionnées plus haut. Ici également, le rapport entre les quantités de métaux ferreux et non ferreux peut être compris dans l'intervalle de 3/1 a 10/1, le rapport de 7/1 étant préféré. Une particularité importante de l'exemple de réalisation de la figure 5 consiste dans la présence d'un passage central 44 laissé dans le faisceau de baguettes. On peut ménager ce passage en plaçant un mandrin central (non représenté) de diamètre égal au diamètre intérieur du tube central diminué de deux fois le diamètre des baguettes 42 ou 43 (les diamètres de ces baguettes sont sensiblement égaux), à l'intérieur du tube, ce mandrin étant entouré par les baguettes 42 et 43. Le mandrin peut être enlevé pendant le sertissage. Cette technique d'assemblage n'est citée uniquement qu'd titre illustratif et ne fait pas partie de l'invention. Avec ltélectrode a passage central 44, on obtient un jet d'oxygène concentré sans avoir a augmenter la pression. Ce jet gazeux massif assure une amélioration de l'oxydation et de l'élimination des scories, étant obtenu facilement dans l'électrode de la figure 5. L'utilisation de cette électrode augmente considérablement la vitesse de coupe du chalumeau sans nécessiter d'accroissement du courant électrique ni de la pression du gaz. Les figures 6 et 7 représentent une forme de réalisation d'un équipement utilisant une électrode du type décrit ci-dessus, cet équipement étant portatif et permettant de découper à des profondeurs importantes, de l'ordre de 300 mètres au-dessous de la surface libre, sans nécessiter de câbles, de cordons ombilicaux ni d'autres liaisons avec un navire de surface. Dans l'exemple représenté sur la figure 6, les composants de l'équipement sont une électrode 50, qui est fixée de façon amovible dans un porte-électrode 51 comprenant une poignée 52 et munie d'une soupape, sensiblement comme dans le chalumeau représenté sur la figure 1. Un conducteur électrique 53 relie ltélectrode, à travers le porte-électrode, à une unité portative 54 d'alimentation électrique qui est étanche pour empêcher l'eau d'y pénétrer et est munie d'une sangle de portage 55. Finalement, l'équipement comprend un réservoir d'oxygène portatif 56 qui peut également être muni de sangles permettant au plongeur de le.porter a dos. Le réservoir d'oxygène 56 est muni d'un raccord-détendeur 57, le détendeur et sa commande étant de nature classique.Un tuyau 58 relie ce détendeur à la soupape 52 à commande manuelle de la poignée du chalumeau. L'avantage de cet équipement portatif consiste en ce que le dispositif d'alimentation électrique peut fournir une quantité d'énergie électrique suffisante à l'électrode pour allumer le chalumeau lorsque l'élec- trode est mise en contact avec une plaque mise a la masse. On commence ensuite l'admission d'oxygène, ce qui permet à l'électrode de continuer à brûler comme décrit plus haut. Ensuite, on peut interrompre et supprimer ltalimen- tation en électricité. Dans cette forme de réalisation de l'équipement, le dispositif d'alimentation électrique peut être relativement petit puisque le découpage n'exige pas la fourniture ininterrompue de courant électrique. Le dispositif d'alimentation électrique peut être équipé d'un interrupteur 59 à commande manuelle que l'utilisateur actionne brièvement au déclenchement de l'allumage. La figure 7 est un schéma synoptique représentant un dispositif d'alimentation électrique approprié comprenant une batterie 60 connectée a un circuit oscillant 61. Le circuit oscillant peut être de n'importe quel type classique à oscillation libre et capable de produire un signal de sortie approximativement sinusotdal.Un interrupteur marchearrêt 62 peut être prévu pour déconnecter la batterie du circuit oscillant lorsque l'équipement est au repos. La sortie du circuit oscillant est connectée a l'entrée d'un circuit multiplicateur classique de tension 63 du type capacitif, qui multiplie l'amplitude du circuit oscillant et emmagasine la tension multipliée dans le circuit de sortie capacitif.Les circuits de cette catégorie sont bien connus et il ne sera donc pas nécessaire de décrire en détail cette partie du dispositif. Une borne de la sortie du circuit multiplicateur de tension est connectée à la masse et l'autre, a haute tension, est connectée travers un interrupteur normalement ouvert 64 au conducteur 53 qui mène à la poignée du chalumeau.Cet interrupteur 64 est interconnecté mecaniquement avec l'organe 59 de commande de l'interrupteur disposé sur la surface externe de l'appareil de sorte qu'une pression sur cet organe 59 ferme momentanément l'interrupteur pour transmettre le courant débité å l'électrode par la poignée du chalumeau. Une plaque d'amorçage, qui peut également etre constituée par une pièce travaillée mise'à la masse, est représentée en 55. Lorsque l'extrémité libre de l'électrode 50 est mise en contact avec la plaque 65 et que l'élément de fermeture 59 de l'interrupteur 54 est repoussé pour fermer le circuit, le débit du circuit multiplicateur de tension est transmis à la masse à travers l'électrode pour amorcer un arc a l'extré- mité de l'électrode et déclencher la combustion, comme décrit plus haut. On peut alors laisser l'interrupteur 54 s'ouvrir et poursuivre le découpage par l'écoulement d'oxygène vers l'électrode. Bien qu'il ne soit pas essentiel que la surface externe de l'électrode 50 soit isolée dans le cas d'un équipement de ce type, cette isolation est avantageuse en ce sens qu'elle évite l'amorçage d'un arc en un point intermédiaire de la longueur de l'électrode. REVENDICATIONS 1. Chalumeau de découpage principalement destiné a être utilisé sous l'eau et caractérisé en ce qu'il comprend une élec- trode comprenant elle-mAme, un tube métallique, des baguettes en métal ferreux contenues dans ce tube, au moins une baguette en aluminium, magnésium, titane ou alliage de ces métaux, également contenue dans ce tube, et une couche de matière isolante qui recouvre sensiblement la surface externe du tube et des moyens pour alimenter ce tube en courant électrique et des moyens pour relier une source de gaz réactif au tube, les baguettes ferreuses et la ou les baguettes d'aluminium, magnésium, titane, etc., étant disposées dans le tube et contre sa surface externe, les axes de ces baguettes étant disposés sensiblement suivant un cercle centré sur l'axe du tube, ltensemble des baguettes délimitant un conduit central disposé suivant Itaxe du tube. 2. Equipement portatif de découpage au chalumeau principalement destiné entre utilisé sous l'eau et caractérisé en ce qu'il comprend : un dispositif portatif d'alimentation en gaz réactif, un appareil portatif d'alimentation en courant électrique, un chalumeau ayant une poignée et une électrode interchangeable maintenue dans cette poignée ; un dispositif conducteur électrique destiné à connecter l'appareil d'alimentation élec- trique a l'électrode à travers la poignée; et un dispositif de conduites servant a amener le gaz depuis le dispositif d'alimentation vers l'électrode a travers la poignée, cet équipement étant caractérisé en ce que l'électrode comprend, un tube métallique, des baguettes métalliques en métal ferreux logées dans ce tube ; et au moins une baguette en aluminium, magnésium, titane ou alliage de deux ou plus de deux de ces métaux et également logée dans ce tube. 3. Equipement suivant la revendication 2, caractérisé en ce que la poignée comprend : une manette actionnable à la main, destinée a régler le débit de gaz amené a ladite électrode. 4. Equipement suivant la revendication 2, caractérisé en ce que ledit appareil d'alimentation électrique comprend, une batterie génératrice de courant et un circuit électrique connecté a cette batterie pour produire une tension de sortie plusieurs fois supérieure à celle exercée aux bornes de la batterie et pour appliquer cette tension de sortie au dispositif conducteur. 5. Equipement suivant la revendication 4, caractérisé en ce que ledit circuit contenu dans l'appareil d'alimentation électrique comprend un interrupteur manoeuvré a la main afin de commander l'application de ladite tension de sortie. 6. Equipement suivant la revendication 5, caractérisé en ce que ledit circuit comprend, en outre, un oscillateur connecté å la batterie et un circuit multiplicateur de tension du type.capacitif qui est connecté à l'oscillateur et à l'interrupteur.