La présente invention concerne des procédés de production d'une huile de schiste à partir de schistes bitumineux par pyrolyse de ces schistes en utilisant la chaleur produite en faisant broyer les schistes usés, ainsi qu'un appareil pour ltexécution de ceprocddé. L'Ecole des Nines du Colorado (Etats-Unis d'Amérique) a signalé que la partie minérale des schistes bitumineux de la Green River contient environ 20 % en poids de calcite (CaC03), et environ 35 % en poids de dolomie (CaC03, XgC03). La décomposition de ces carbonates commence vers 700 C et progresse rapidement au-dessus de 8700 c. I1 faut veiller à réduire le taux de decomposition des carbonates pendant la combustion des schistes usés7 puisque cette décomposition est fortement endothermique et que la chaleur quelle absorbe. se retranche de la chaleur dégagée par la combustion du carbone des schistes usés. Les schistes butumineux de la Green River ne sont pas effectivement des schistes mais sont une pierre-silico-marneuse dans laquelle le kérogène agit comme un liant pour réunir les particules minérales finement divisées. Le kérogène se décompose pendant la pyrolyse et les schistes usés produits n'ont qu'une faible résistance ta compression et tendent à se désagréger par application de forces faibles. La combustion du carbone présent sur les schistes usés élimine le liant restant et cecis associé à la décomposition des carbonates conduit à des cendres de schistes qui sont très friables, étant produits-ptincipalement sous la forme de résidus pulvérulents. Plusieurs procédés,-tels ceux décrits dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique nO 2.480.670 et 3.597.347 suggèrent un recyclage des cendres de schistes en direction du récipient de pyrolyse pour produire la chaleur nécessaire à la distillation a la cornue. La réduction de la circulation de cette matière finement divisée et le pouvoir de contamination de l'huile produite par les sédiments et résidus résultant de l'entrainement des cendres de schistes par les vapeurs résultant de la pyrolyse-sont deux de principaux problèmes posés par ces procédés. Les mémoires descriptifs des brevets des Etats-Unis d'Amerique n 2.264.233 et 3.691.056 signalent un autre problème qui est ltabsorption des vapeurs de la pyrolyse par les cendres de schiste. Le mémoire descriptif du second brevet décrit un procédé grâce auquel de la chaleur est récupérée, alors que la quantité de cendres de schiste circulant en direction du récipient de pyrolyse est fortement réduite. La présente invention a pour objet un procédé perfectionné de production d'huile de schiste à partir de schistes bitumineux dans lequel a) une fraction constituée par des fines est séparée du schiste de départ avant la pyrolyse de façon à laisser une fraction plus grossière, facilement séparable des cendres du schiste bitumineux, b) la fraction de schiste brut plus grossière est réchauffée par un mélange de cendres de schiste finement divisés et -de gaz chauds, c) les cendres de schiste sont séparées des schistes bruts réchauffés en particules plus grosses, d) les cendres de schiste constituées à la fois par les fines et la fraction plus grossière sont pyrolysées dans une zone de pyrolyse, dans un lit fluide en utilisant un caloporteur finement divisé, par exemple un catalyseur pour craquage catalytique, e) la fluidisation et le transfert de chaleur dans la zone de pyrolyse sont réglés par l'introduction d'une vapeur fluidisante, f) le caloporteur et les petites particules de schistes usés sont séparés des particules de schistes usés plus grossies, et le caloporteur' et les petites particules de schistes usés sont introduits dans une chambre de combustion des schistes usés à lit fluide; g) les plus grosses particules de schistes usés sont pulvérisées séparément et introduites dans une chambre de combustion des schistes usés, h) le caloporteur est recyclé en direction du lit fluide de pyrolyse. L'invention a aussi pour objet un appareil pour la pyrolyse des schistes bitumineux, caractérisé en ce qu'il comprend a) un premier séparateur pour séparer une première fraction sous forme de fines particules du schiste bitumineux finement divisé, b) un échangeur de chaleur pour produire un échange de chaleur direct entre une seconde fraction, comportant des particules plus grossies, du schiste bitumineux et des cendres de schiste chaudes ainsi que des gaz de combustion pour chauffer la fraction la plus grossière de ce schiste bitumineux, c) un second séparateur relié à l'échangeur de chaleur pour séparer les cendres de schiste de la seconde fraction plus grossière, chauffée, du schiste bitumineux, d) un lit fluidisé constitué par le schiste bitumineux, le caloporteur et les gaz chauds pour pyrolyser le schiste, e) des moyens techniques pour envoyer les première et seconde fractions du schiste dans ce lit fluidisé, au-dessous de la surface de celui-ci, f) des moyens techniques pour introduire un caloporteur chaud et des gaz chauds à l'intérieur dudit lit fluidisé, g) des moyens techniques pour retirer du lit fluidisé les vapeurs résultant de la pyrolyse, h) des moyens techniques pour retirer le schiste usé et le caloporteur du lit fluidisé, i) des moyens techniques pour provoquer la combustion du schiste usé, j) un dispositif d'alimentation pour introduire le schiste usé et le caloporteur dans lesdits moyens techniques pour provoquer la combustion du schiste usé, en meme temps que flair comburant pour briller le carbone du schiste usé et le caloporteur, k) un troisième séparateur pour séparer une partie des cendres de schiste chaudes des gaz de combustion sortant des moyens provoquant la combustion du schiste usé > et l) un dispositif pour introduire des cendres de schiste chaudes et des gaz de combustion dans l'échangeur de chaleur. Un caloporteur finement divisé, par exemple un catalyseur de craquage, est mis en circulation entre le récipient de pyrolyse et un brûleur à schistes usés. Le récipient à pyrolyse et le brdleur sont utilisés sous forme de lits fluidités, un appareil spécial maintenant la fluidité du lit de pyrolyse et réalisant une séparation et une combustion efficaces des cendres de schistes dans le lit de combustion. Une partie des cendres de schistes est utilisée pour un transfert direct de chaleur destiné au réchauffage des schistes bruts avant la pyrolyse, refroidissant ainsi cette partie des cendres et facilitant son élimination. Un courant constitué par la fraction la plus légère de la vapeur soumise à la pyrolyse est recyclé dans la zone de pyrolyse pour permettre une fluidisation contre et pour améliorer le transfert de chaleur. L'usure par frottement du caloporteur peut être empêchée en séparant le caloporteur dés plus grosses particules de schiste usé avant de pénétrer dans le brodeur de schiste usé, les particules les plus grosses de ce dernier, sans caloporteur, étant pulvérisées séparément et injectées dans le brûleur à lit fluide. Un procédé et un appareil selon l'invention sont décrits ci-åprès à titre d'exemple en rvffirenee au dessin schématique annexé qui. représente un appareil selon l'invention. Des particules, de grosseur nominale égale ou inférieure à 0,64 mm, de schiste concassé provenant de la source 1 sont introduites par le conduit 2 dans le fond d'un -premier réchauffeur 3 qui est un échangeur de chaleur à contact direct, à courants de méme sens, les particules de schiste brut étant entratnées dans un courant chaud de gaz sans poussières pendant une courte période. Le gaz sans poussières est en fait de l'air qui a été chauffé par échange de chaleur indirect avec des cendres de schiste chaudes à 5400C environ. Cet air est introduit dans le fond du réchauffeur 3 du premier étage par la conduite 4.Le schiste brut est ainsi chauffé à environ 1200C) et l'air refroidi à environ 175 C. La vitesse du-gaz pendant le réchauffage est supérieure d'environ 10 7. à la vitesse de chute à la sortie du réchauffeur des particules de schiste de 0,64 mm, c'est-à-dire d'environ 23 m/s. Le schiste et l'air chaud sortent par le haut du réchauffeur en direction d'un séparateur 5 de fines de schiste. La séparation est réalisée dans un récipient ayant une section transversale telle que les particules de schiste de grosseur supérieure à environ 150 > im "tombent". Les particules de schiste passant au tamis de 149um, qui représentent environ 5 % de la quantité totale de schiste et dont la porportion dépend beaucoup du procédé de concassage, sont entraînées et passent par un cyclone 6 à fines de schiste. Les fines particules de schiste séparés vont, via la conduite 8, directement au pyrolyseur 7. L'air chaud et une petite quantité de poussière de schiste sortent du cyclone 6 pour être traités dans des appareils de séparation des poussières avant de s'échapper dans l'atmosphère. Les particules de schiste brut chaud de dimensions supérieures å 149 pm arrivent par la conduite 9 au fond d'un second réchauffeur 10, qui est aussi un échangeur de chaleur à contact direct, à courants de meme sens, semblable au réchauffeur 3. Les gaz de combustion chauds, les cendres chaudes et les cendres de schiste à environ 7300C en provenance du cyclone 38 entraînées sont injectées par la conduite 11 au bas du réchauffeur 10. Les cendres de schiste entraînées sont finement divisées et constituées par des particules dont la grosseur est, en majorité, inférieure à 74 um. Les gaz de combustion chauds, les cendres chaudes et le schiste brut réchauffé en particules de dimensions supérieures à 149)lu pénètrent dans le séparateur 12 de cendres de schiste. La séparation est réalisée dans un récipient ayant une section transversale d'aire telle que les particules de schiste de grosseur supérieure à 1cl9 pm tombent et que les cendres de schiste finement divisées sont entrainées vers le baut. Les gaz de combustion chauds et les cendres de schiste chaudes sortant du séparateur 12 passent par des séparateurs de poussières avant de s'échapper dans l'atmosphère. Les particules de cendres brutes de schiste de grosseur supérieure à 149 pm arrivent par la conduite 13 au pyrolyseur 7. On peut utiliser si on le désire plus de deux étages de réchauffage pour améliorer le rendement thermique, avec des séries d'appareils de construction semblable. Les particules de schiste plus grosses que 149 pm peuvent être réchauffées a 3150C environ avant qu'une pyrolyse appréciable ne se produise; pour cela les gaz de combustion et les cendres de schistes se refroidiraient à environ 370 C. Le chauffage d'une matière telle qu'un schiste bitumineux avec un caloporteur solide dans un lit fluide est assez difficile étant donné. la large plage de dimensions de cette matière, associée au fait que les schistes se désagrhgént quelque peu lors de la pyrolyse. Si, par exemple, le schiste et le caloporteur sont introduits par la partie supérieure du lit, les particules ayant une vitesse de sédimentation légère ment supérieure à la vitesse des gaz s'accumulent à la partie supérieure du lit fluide et tendent a empêcher la circulation des matières solides. Si le caloporteur est introduit au niveau de la surface du lit et le schiste au-dessous de la surface du lit, les fines continueront à s'ac- cumuler à la partie supérieure du lit et les gaz seront soumis à un craquage excessif. Bien qu'un tuyau de refroulement du type utilisé dans une unité de craquage catalytique avec lit puisse être utilisé pour éliminer les fines, la formation de ponts de matière finement divisée dans un tel tuyau rend difficile la régulation de l'écoulement. Le problème ci-dessus de l'accumulation des fines dans le lit fluide de pyrolyse peut être à peu pres résolu en opérant comme suit la zone 14 principale de pyrolyse à l'intérieur du pyrolyseur 7 est formée p un cylindre creux vertical 16 ouvert à ses deux extrémités. Du schiste brut en particules de grosseur inférieure à- 149 pm provenant du cyclone 6, à environ i200G,est introduit par la conduite 8 un peu au-dessous de la surface du lit de la zone 14. Les particules de grosseur inférieure à 149pu sont pyrolysées plus rapidement que celles de plus de 149 um > puisque les particules sont portées à la température de pyrolyse d'autant plus rapidement quelles sont plus petites.Le schiste brut en particules de plus de 149 sium, qui a été réchauffé à environ 315pu est introduit p4r la conduite 13 partant du séparateur 12 un peu au-dessous de la surface du lit fluide de la zone 14. Un caloporteur chauffé à environ 7600C est introduit par une conduite élévatoire 15 de caloporteur chaud à la partie supérieure de la zone 14. Un dispositif tel qu'une chicane 17 conique dévie le caloporteur pour éviter la formation de projections et assurer sa répartition. Lorsque le schiste est pyrolysé, les fines de schiste usé sont entrainées vers le haut par élution et passent par-dessus le bord supérieur d'un cylindre creux 16 pour arriver dans une zone annulaire 18 calme.Le courant de fines de schiste usé se mélange au courant de caloporteur et aux particules plus grosses de schiste usé dans la zone 19. La zone 14 conduit à une durée de séjour d'environ deux minutes, suffisante pour réaliser la pyrolyse de particules de 0,64 mm. Une zone 20 de séparation rapide au-dessus de la zone 14 a une section transversale supérieure à celle de la zone 14, pour permettre aux particules les plus grosses de schiste usé entraînées par les gaz de pyrolyse de tomber dans la zone 18. Bien que les catalyseurs de craquage soient cites en particulier comme caloporteurs pour la pyrolyse, on peut aussi utiliser d'autres caloporteurs tels que l'alumine et la silice résistant aux chocs thermiques. Le caloporteur à 7600C environ est transporté de la chambre de combustion 21 au pyrolyseur 7 par la conduite 15, qui est réalisée de manière semblable aux conduites élévatoires des unités de craquage catalytique classiques å lit fluide. Le débit du caloporteur qui circule est régulé de manière à maintenir la température de pyrolyse entre 470 et 485"C environ, température à laquelle on obtient en général un rendement maximal en huile. La régulation de la température peut être semblable à celle utilisée dans la technique classique du craquage catalytique en lit fluide. Les gaz de pyrolyse provenant du haut du pyrolysaur 7 passent par un cyclone 22 pour gaz de pyrolyse, puis par la conduite 23 pour aboutir a un condenseur 24 à colonne de fractionnement où ces gaz se condensent partiellement et sot séparés en huile et en gaz. Un autre traitement serait nécessaire pour éliminer le sulfure d'hydrogène et le dioxyde de carbone de ces gaz, et l'huile devrait être hydrotraitée par catalysa pour éliminer le soufre et l'azote pour produire une huile synthétique de qualité supérieure. Un courant de gaz prélevé à la partie supérieure du condenseur 24 par une conduite 46 est comprimé par un appareil 47 et recyclé par la conduite 48 en direction du pyrolyseur 7, pour permettre une fluidisation coptrolée et un transfert de chaleur amélioré dans la zone 14. Une petite portion de ce courant de gaz recyclés est aussi injectée au bas du pyrolyseur 7 pour empocher la formation de zones stagnantes dans la région 19 et supprimer ainsi la formation d'un "trou de rat" à travers cette zone. Le caloporteur chaud et le schiste usé partent du fond du pyrolysaur 7 par la conduite élévatoire 25. Le schiste usé provenant du cyclone 22 passa par la conduite 27 et en sort dans la zone 18 au-dessous de la surface du schiste usé. La chaleur pour la pyrolyse est obtenue en brûlant le carbone sur le schiste usé. Le calcul montre qu'un schiste bitumineux contenta seulement 100 1 d'huile par tonne métrique peut etre pyrolysé an utilisant seulement la chaleur fournie par le carbone du schiste usé. Au lieu d'injecter un mélange de caloporteur et de schiste usé directement dans la chambre de combustion 21, le caloporteur avec de fines particules de schiste usé peut être entraîné vers le haut à partir d'un séparateur 28 de caloporteur et introduit ensuite dans la chambre de combustion 21 par la conduite 29. La chicane déflectrice 26 empêche la projection de grosses particules de schiste usé versl'extérieur à partir du haut du séparateur 28. Les particules de schiste usé les plus grosses sortent par le fond du séparateur 28 et sont ensuite introduites par la conduite 30 dans le col d'un diffiseur (Venturi) 36, en utilisant de la vapeur d'eau ou de l'air sous haute pression provenant d'une source 37 pour éjecter ces particules et les projeter contre une plaque 35 résistant à l'usurpe dans un pulvérisateu 31 Les particules les plus petites de schiste usé sont entraînées au-dessus du pulvérisateur 31 via la conduite 32, puis transportées dans la chambre de combustion 21. Les particules les plus gorsses de schiste-usé sont recyclées en retour en direction du séparateur 28 par la conduite 33. Pour éviter une accumulation de grosses particules de schiste usé dans le système, une petite quantité de schiste usé est prélevée par la conduite 34. Grace à la technique de préparation de la charge décrite ci-dessus > l'usure par frottement du caloporteur peut être évitée, l'énergie nécessaire pour pulvériser le schiste usé est en général faible, le taux d'usure lors des chocs est minimal, la proportion de cendres de schiste recyclées avec le caloporteur est petite la vitesse de combustion du carbone sur le schiste usé est fortement accrue et la fluidisation pendant la combustion du schiste usé est facilitée. Le carbone présent sur le schiste usé et sur le caloporteur est brQlé à une température d'environ 7600C dans une chambre de combustion 21. La température peut être régulée par l'introduction d'une quantité d'air supérieure à celle nécessaire pour la combustion. Les cendres de schiste ainsi formées par combustion du schiste sont très friables et décrépitent en produisant une matière constituée principalement par des particules de dimensions inférieures à 74 pm. La quasi-totalité des cendres de schiste est entratnée hors de la chambre de combustion 21 par les gaz de combustion chauds et circule à travers un cyclone 38 pour cendres de schiste. Le courant de matières solides constituées par des cendres de schiste chaudes provenant du cyclone 38 parvient par la conduite 39 au réchauffeur d'air 40. Le caloporteur chaud, à environ 7600 C > sort de la chambre de combustion par un tuyau 44 et est transporté jusqu'au pyrolyseur 7 par la conduite 15. En se basant sur les conditions de fonctionnement décrites ci-dessus, le rapport des vitesses de circulation ducaloporteur et du schiste bitumineux brut est voisin de un. De l'air comprimé provenant d'une source 41 est chauffé à environ 5400C dans un réchauffeur d'air 40 par échange de chaleur indirect avec le courant de matières solides, à savoir des cendres de schiste chaudes, provenant du cyclone 38. Le courant de matières solides constituées par des cendres de schiste refroidies qui sort du réchauffeur d'air 40 à environ 1500C est envoyé à la fosse à déchets. L'air chaud sort du réchauffeur d'air 40 par la conduite 42, et le courant est subdivisé pour alimenter en air comburant la chambre de combustion 21 par la conduite 43 et en air chaud le premier réchauffeur 3 par la conduite 4. Le cyclone 38 comporte un obturateur mobile 45 pour régler la quantité de particules finement divisées de cendre de schiste chaude entraînée par les gaz de combustion chauds. Les cendres de schiste sont introduites intentionnellement dans les gaz de combustion chauds pour fournir une partie de la chaleur nécessaire pour le réchauffeur 10. La vitesse des gaz arrivant au réchauffeur 10 est une grandeur pratiquement invariable et, puisqu'il n'est pas souhaitable de modifier la température de combustion du schiste usé > la température à laquelle le schiste brut est chauffé dans le réchauffeur 10 peut être réglée en plaçant l'obturation 45 de façon à faire varier la quantité de cendres de schiste entraînée par les gaz de combustion. Les cendres de schiste finement divisées, ainsi refroidies environ 3700 pendant le réchauffage du schiste brutBsont séparées du schiste brut en particules de plus de 74 pm > comme on l'a expliqué cidessus. L'utilisation efficace des fines de cendres de schiste chaudes pour le chauffage direct nécessaire aux opérations est renduepossible par la séparation des fines de schiste brut par le séparateur 5 de fines avant leur mise en contact avec les cendres chaudes, de manière à empêcher toute perte de schiste brut par sa transformation en cendres. Le pyrolyseur 7 fonctionna sous environ 1,38 kgf/cm et la chambre de combustion 21 sous environ 1,74 kgf/cm2; le bilan des pressions étant établi en agissant sur la densité du mélange gaz-matières solides dans les conduites élévatoires de schiste usé et de caloporteur. Une quantité excessive de chaleur peut être produite quand on traite des schistes bitumineux contenant plus de 100 1 par tonne. Cette chaleur en excès peut être récupérée par production de vapeur d'eau dans une chaudière de récupération de la chaleur perdue, en utilisant les gaz de combustion en excès et les cendres chaudes entraînées produites par le cyclone 22. Bien entendu la description n'est pas limitative et l'homme de l'art pourra y apporter des modifications sans sortir pour cela du domaine de l'invention REVENDICATIONS 1. Procédé de production d'huile de schiste à partir d'une charge de schistes bitumineux, par pyrolyse de ces schistes en utilisant la chaleur produite'par-la combustion de schistes usés, caractérisé a) en ce qdtil comprend les opérations ci-après a) on sépara les fines de la charge de schiste avant la pyrolyse pour conserver une fraction plus grossière facilement séparable des cendres de schistes bitumineux, b) on réchauffe la fraction brute la plus grossière avec un mélange de cendres de schiste finement divisées et de gaz chauds, par exemple en liaison avec une séparation des fines d'un schiste brut en utilisant la chaleur récupérée par refroidissement indirect du résidu provenant de la combustion du carbone du schiste usé, c) on sépare les cendres du schiste des plus grosses particules du schiste brut réchauffé, d) on pyrolyse dans une zone appropriée (de pyrolyse) le schiste brut constitué par les fines et la fraction grossière, dans un lit fluide en utilisant un caloporteur finement divisé, par exemple un catalyseur pour craquage, e) on règle la fluidisation et le transfert de chaleur dans la zone de pyrolyse par introduction d'un gaz fluidisant f) on sépare le caloporteur et les petites particules de schiste usé, des particules plus grosses de schistes usés et on introduit le caloporteur et lesdites petites particules dans une chambre de combustion du schiste usé, à lit fluide, g) on pulvérise à part les plus grosses particules de schiste usé et on les introduit dans une chambre de combustion du schiste usé, h) on recycle le caloporteur dans le lit fluide de pyrolyse;; an en ce que de préférence les cendres de schistes chaudes finement divisées et les gaz chauds utilisés pour réchauffer la fraction de schiste brut la plus grossière sont les résidus finement divisés et les gaz de combustion provenant de la combustion du schiste usé; et r) en ce que, de préférence, le gaz fluidisant additionnel introduit dans la zone de pyrolyse est un courant de recyclage constitué par la fraction la relus légère des gaz de pyrolyse. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérise en ce que a) on introduit les fines de schiste brut en un point un peu au-dessous de la surface du lit fluidisé, b) on introduit la fraction plus grossière, réchauffée, de schiste brut au-dessous de la surface du lit fluidisé de pyrolyse, c) on introduit le caloporteur dans le lit fluidisé de pyrolyse au-dessous du point d'introduction de la fraction la plus grossière du schiste brut, d) on crée une zone séparée et distincte de pyrolyse dans le récipient de pyrolyse; et e) on crée une zone calme de. façon que les fines du schiste usé débordent et sortant librement de la zone de pyrolyse. 3. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que a) on sépare le caloporteur et les petites particules de schiste usé des particules de schiste usé plus grossières avant l'introduction du schiste usé et du caloporteur dans la chambre de combustion, b) on provoque une usure par frottement des particules de schiste- usé las plus grossières résultant de la séparation du caloporteur et des petites particules de schiste usé, par exemple par choc contre une plaque d'usure, c) on recycle après usure par frottement las particules les plus grossières de schiste usé, d) on sépare une partie des particules de schiste usé les plus grossieres pour empêcher leur accumulation dans ltensemble. 4. Procédé de production huile de schiste à partir des schistes bitumineux dans lequel la chaleur produite par la combustion des schistes usés est récupérée, caractérisé en ce que a) les particules du schiste sont sépares en une première fraction de particules de grosseur suffisante pour permettre une séparation facile d'avec une seconde fraction constituée par exemple par des particules dont la plupart sont de dimensions inférieures à environ 0,15 nrm, b) on produit des gaz de combustion chauds et une troisième fraction de cendres de schiste, les limites des dimensions des particules de cette troisième fraction étant nettement inférieures aux limites des dimensions des particules de ladite seconde fraction, c) on introduit ladite seconde fraction du schiste bitumineux directement dans un lit fluidisé de pyrolyse, d) on met en même temps ladite troisième fraction des cendres de schiste chaudes directement en contact avec ladite première fraction du schiste bitumineux pour chauffer ladite seconde fraction, e) on sépare ladite troisième fraction de ladite première fraction du schiste bitumineux en fonction des dimensions des particules, f) on introduit la première fraction du. schiste bitumineux, chauffée, dans le lit fluidisé de pyrolyse. 5. Procédéselon la revendication 4, caractérisé en ce que la seconde fraction du schiste bitumineux est introduite dans le lit fluidisé immédiatement au-dessous de la surface de celui-ci, et la première fraction du schiste bitumineux est introduite au-dessous de la surface de ce lit fluidisé. 6. Procédé salon l'une des revendications 4 ou 5, caractérisé en ce que le lit fluidisé de pyrolyse contient un caloporteur finement divisé et en ce que a) on forme un lit fluidisé de combustion avec des particules de schistes usés et un caloporteur finement divisé venant du lit de pyrolyse, b) on fait briller du carbone contenu dans les particules de schiste usé et de caloporteur dans ledit lit de combustion pour former des cendres de schiste et chauffer les particules de caloporteur à une température de 705 à 87O0C, c) on sépare les cendres de schiste des particules de caloporteur, d) on recycle les particules de caloporteur chaud, provenant du lit de combustion, dans le lit fluidisé de pyrolyse. 7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que a) on sépara le caloporteur et les petites particules de schiste usé des particules plus grosses de schiste usé;. et on introduit directement- le caloporteur et les petites particules de schiste usé dans le lit de combustion fluidisé, b) on soumet les plus grosses particules de schiste usé à une opération de réduction des dimensions, c) on sépara par élution les petites particules de schiste usé ainsi produites des particules de schiste usé plus grossies, et on introduit les fines particules de schiste usé dans le lit de combustion fluidisé; d) on soumet à nouveau les particules de schiste usé de dimensions excessives, insuffisamment broyées pendant l'opération de réduction des dimensions, à une opération de réduction des dimensions, e) on retire du système une faiblie proportion des particules les plus grosses de schiste usé, après ltopération de réduction des dimensions pour empêcher l'accumulation de particules non-susceptibles d'être broyées. 8. Appareil pour la pyrolyse des schistes bitumineux, caractérisé en ce qu'il cpmprend a) un premier séparateur pour séparer une première fraction constituée par de petites particules d'un schiste bitumineux finement divisé, b) un échangeur de chaleur pour produire un échange de chaleur direct entre une seconde fraction plus grossière de schistes bitumineux et des cendres de schistes et des gaz de combustion chauds, pour chauffer la fraction la plus grossière de schistes bitumineux, c) un second séparateur relié à cet échangeur de chaleur pour séparer les cendres de schistes de la seconde fraction grossière chauffée du schiste bitumineux, d) un lit fluidisé de schiste bitumineux, de caloporteur et de gaz chauds pour pyrolyser le schiste, e) des moyens techniques pour envoyer les première et seconde fractions de schistes dans le lit fluidisé > au-dessous de la surface de celui-ci, f) des moyens techniques pour introduire un caloporteur chaud et des gaz chauds à l'intérieur du lit fluidisé, g) des moyens techniques pour prélever des gaz de pyrolyse dans le lit fluidisé, h) des moyens techniques pour prélever du schiste usé et du caloporteur dans le lit fluidité, i) des moyens techniques pour faire brdler le schiste usé, j) un dispositif dtalimentation pour introduire du schiste usé et un caloporteur dans lesdits moyens techniques pour faire braie le schiste usé, en même temps que de l'air comburant pour brtler le carbone sur le schiste usé et le caloporteur, k) un troisième séparateur pour séparer une partie des cendres de schiste chaudes des gaz de combustion sortant des moyens techniques pour faire brûler le schiste usé, 1) un dispositif pour introduire des cendres de- schiste chaudes et des gaz de combustion dans 1'échangeur de chaleur et ep ce que le lit fluidisé comprend de préférence une chambre de cornues, une chicane cylindrique ouverte à une extrémité dans cette chambre pour créer une zone centrale active de pyrolyse dans la chambre des cornues et une zone calme annulaire extérieure avec une chicane en forme de cane inversé à l'intérieur de la cloison cylindrique au-dessous de laquelle le caloporteur chaud pénètre J en provenance desdits moyens techniques pour faire brûler ledit schiste usé, dans ladite chambre. 9. Appareil selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'il comprend a) un séparateur additionnel pour séparer le caloporteur et les fines particules de schiste usé des particules plus grossières de schiste usé prélevées dans le lit fluidisé, b) un broyeur pour broyer les particules les plus grosses de schiste usés, c) un appareil pour introduire les particules de schiste usé broyées dans les moyens tehniques destinés à faire brûler le schiste usé.