L'invention a pour objet un rideau pare-feu guidé verticalement par deux glissières disposées de part et d'autre d'une baie entre deux compartiments d'un bâtiment. Les rideaux pare-feu sont généralement constitués de panneaux unitaires rigides dont une commande automatique de sécurité ou une commande manuelle peuvent provoquer la fermeture en vue d'obturer une baie, pour empocher le feu et les fumées apparaissant accidentellement dans l'un des compartiments du bâtiment de s'y propager. Ce type de rideaux est commandé par un mécanisme nécessitant de l'entretien. I1 est lourd et coflteux. En outre, il pose des problèmes difficiles d'escamotage, pas trop difficiles à résoudre lorsque les baies peuvent titre de faible section, par exemple dans un bâtiment maritime, ou dans un bâtiment industriel, mais plus difficiles dans les grands espaces recevant du public, comme les théâtres ou les salles de restaurants. Le problème ne peut alors généralement titre résolu qu'en prévoyant une surface d'escamotage du pare-feu sensiblement égale à celle de la baie à obturer en cas de sinistre.En outre les rideaux pare-feu connus ne sont pas d'une étanchéité absolue aux fumées, ce qui est un inconvénient particulièrement grave dans les locaux recevant du public, du fait du risque de panique et mEme d'asphyxie Enfin, les rideaux pare-feu de types connus, une fois qu'ils sont fermés, ne peuvent absolument plus titre franchis, fAt-ce pour porter secours dans la zone de feu. Les rideaux pare-feu rigides ont encore l'inconvénientd'8tre un danger pour les personnes qui se trouvent à sa verticale au moment où il descend, tout particulièrement si ces personnes sont tombées accidentellement ou sont évanouies ou blessées.De même, si à la suite d'un incident lié au sinistre survenu, des objets se trouvent en travers du rideau pare-feu, la fermeture de celui-ci ne sera pas étanche, et les objets ne pourront pas autre dégagés en vue de parachever la fermeture, puisqu ils seront pris sous la masse du rideau. Enfin, on n'est jamais assuré qu'une légère déformation du sol, telle que celle résultant de moquette, tapis ou menus objets, ne laissera pas un passage suffisant pour que les liquides chauds enflammés ne portent le feu de l'autre c8té du rideau fermé. Un des buts de l'invention est de proposer un nouveau type de rideau pare-feu qui présente une meilleure isolation thermique que les rideaux pare-feu connus à ce jour, qui soit totalement étanche aux fumées, et qui constitue coupeflammes meme pour les liquides combustibles qui réussiraient à s'infiltrer par-dessous o Un autre but est de proposer un nouveau rideau pare-feu pouvant être adapté à des locaux existants, qui soit léger et maniable, offrant une grande facilité de commande et permettant, par son absence de rigidité, au moins pendant un laps de temps après le début d'un incendie, d'en obtenir un soulèvement partiel permettant de dégager des personnes ou des objets pris sous ce rideau au moment de sa fermeture, et permettant méme de pénétrer, moyennant les précautions d'usage, dans la zone de feu.Un des buts de l'invention est de rendre possible ce soulèvement sans intervention d'aucun mécanisme0 Belon un autre but proposé par l'invention, le rideau pare-feu devra avoir un bon comportement aux dépressions et aux surpressions, mEme en cas d'explosion, de sorte que, tout au moins dans des limites prévisibles, une brusque dépression ne compromette pas l'étanchéité du rideau. Ces buts sont atteints, selon l'invention, par le fait que le rideau est constitué par l'assemblage combiné d'au moins une paroi en matériau ignifuge et d'une armature réunies par un moyen commun de suspension, l'armature est constituée par un ensemble de tiges horizontales, dont au moins une sur deux coulisse par chacune de ses extrémités dans l'une des glissières verticales, les tiges sont enchaînées successivement les unes aux autres et le rideau comporte sur son pourtour des moyens d'étanchéité. Il est avantageux que le rideau comporte une paroi en matière ignifuge de chaque c8té de l'armature et que ses parois soient faites d'un tissu d'amiante. Selon une caractéristique importante de l'invention, le rideau comporte au moins un bourrelet inférieur, s'étendant sur toute sa longueur, constitué par une enveloppe ignifuge souple, chargée de matière réfractaire pondéreuse à l'état granulaire ou pulvérulent, constituant joint d'étanchéité au sol. Les tiges sont avantageusement en acier réfractaire; elles sont enchatiées successivement les unes aux autres par des anneaux souples, substantiellement inextensibles, les embrassant deux par deux, ces anneaux pouvant Qtre avantageusement constitués de sangles annulaires tissées en fils souples réfractaires, tels que des fils d'acier réfractaire. Il est avantageux qu'une matière ignifuge de rembourrage soit disposée entre 1' armature et chacune des parois, cette matière ignifuge de rembourrage étant par exemple une mousse élastioue fixée au moins d'une part à la face extérieure des anneaux et d'autre part à la face intérieure des parois. Il est également avantageux que le rideau comporte des flasques latéraux d'étanchéité. Selon différents modes de réalisation, le rideau peut autre levé par tambour ou en accordéon ou bien encore s'escamoter par glissement dans deux glissières parallèles suivant un tracé courbe ou rectiligne. Dans tous les cas le rideau comporte des moyens de libération de sa descente par simple gravité. Dans tous les cas il est également avantageux que les tiges soient guidées dans les glissières par des moyens de retenue, tels que patins ou galets. D'autres caractéristiques et avantages ressortiront de la description qui sera donnée ci-après, uniquement à titre d'exemple, de modes de réalisation de l'invention. On se reportera à cet effet aux dessins annexés, dans lesquels - la figure 1 représente la coupe verticale transversale d'un mode de réalisation préféré du rideau pare-feu selon l'invention, - la figure 2 représente la coupe horizontale partielle du rideau de la figure 1 selon II-II, montrant notamment le mode de guidage du rideau dans les glissières verticales latérales, - la figure 3 représente la coupe horizontale partielle d'un autre mode de réalisation d'un rideau selon l'invention avec un autre mode de réalisation du guidage, - la figure 4 représente schématiquement le dispositif de relevage en accordéon d'un rideau pare-feu selon l'invention, - la figure 5 représente le profil courbe de l'une des deux glissières d'escamotage d'un rideau pare-feu selon 1 'invention. Le rideau pare-feu représenté sur les fig. 1 et 2 est désigné dans son ensemble par 1. il est essentiellement constitué par l'assemblage combiné de deux parois Il en tissu d'amiante et d'une armature, désignée dans son ensemble par 2, réunies par un support de suspension commun constitué par un ensemble de deux profilés 12, 22 réunis par des rivets 23. Les deux profilés 12, 22 s'étendent sur toute la largeur de la baie à obturer et portent l'un l'armature 2 qui sera décrite ci-après plus en détail, l'autre les deux parois 11 qui y sont fixées par rivetage, collage ou tout autre moyen. L'armature 2 est constituée par un ensemble de tiges horizontales 21 en acier inoxydable pouvant coulisser, chacune, par ses deux extrémités 23 dans des rails creux verticaux 31 où elles sont retenues longitudinalement par des galets de roulement 26 qu'elles portent. Les tiges 21 sont suspendues enchatnées successivement les unes aux autres au profilé 22. Le rideau comporte sur son pourtour des moyens d'étanchéité, qui seront décrits plus en détail plus loin, en ce qui concerne le haut et les cités de la baie. Â la partie inférieure du rideau est disposée une enveloppe 13, 14 en tissu d'amiante assemblée aux parois 11 en prolongement de celles-ci et les réunissant. L'enveloppe 13, 14 est chargée de chamotte pulvérulente 15, dont on doit comprendre que, lorsque le rideau descend jusqu'au sol, elle constitue bourrelet ou joint d'étanchéité. En mEme temps, le bourrelet sert à faire descendre le rideau par gravité et à le tendre en position fermée. Les tiges 21 sont suspendues enchatnées par le moyen de sangles sans fin ou sangles annulaires 24 pratiquement inextensibles, mais souples, en matériau réfractaire; des sangles en fil d'acier inoxydable tressé conviennent bien. Chaque tige 21 est donc chevauchée alternativement vers le haut et vers le bas par une succession d'anneaux souples 24 ltembrassant successivement avec la tige immédiatement inférieure et avec la tige immédiatement supérieure. Entre les parois Il et le plan des faces extérieures des anneaux 24 est disposée une matière ignifuge de rembourrage 16. Cette matière est avantageusement une mousse élastique réfractaire à base d'amiante d'un type connu. Cette mousse 16, livrée en plaque, est collée sur la face intérieure des parois Il au moyen d'une colle minérale ignifuge d'un type connu. Elle est également liée aux sangles 24 par des agrafes 17, en acier inoxydable dont on prend soin qu'elles ne s'étendent pas jusqu'à la paroi 21 afin qu'elles ne fassent pas l'effet de ponts thermiques. La partie centrale 25 de l'armature reste vide de matériaux, c'est-à-dire remplie d'air entre les deux épaisseurs de mousse 16. En complément, ou en substitution de la mousse, on pourra renforcer les parois 11 pardes plaquettes d'amiante. L'étanchéité latérale de part et d'autre de la glissière 31 est obtenu par la combinaison de flasques d'étan chéité. Les parois Il sont d'abord prolongées, avec une courbure appropriée, jusqu'à venir, par simple débordement 18 s'appliquer sur la glissière 31, constituant montant de la baie, où elle constitue joint de frottement. D'autre part, l'encadrement de la baie comporte un étouffoir, désigné dans son ensemble par 4, constitué par une armature verticale en U en sandwich comportant deux couches d'un composé rigide réfractaire 41, 42, par exemple en aggloméré de ciment comportant des fibres d'amiante et des charges minérales en matériau expansé d'un type connu en soi, doublées par des profilés d'assemblages en acier inoxydable 4f, 44, 45. Entre les deux couches est disposé un remplissage de mousse, ou autre remplissage réfractaire ou ignifuge 46.Les ailes 47 de l'U de l'étouffoir 4 sont au contact des parois Il du rideau et constituent ainsi également joints de frottement à pression, gracie à l'élasticité et la souplesse du rideau lo Pour le détail d'exécution on se reportera à la fig. 2 dont les informations qu'elle donne sont à considérer comme partie intégrante de la description d'un mode de réalisation particulier. La fig. 3 représente une variante par rapport au mode d'exécution des figo 1 et 2. Les parois 11 ne comportent plus de rembourrage 16. Les galets 26 sont remplacés par des patins 27 et les étouffoirs 4 sont simplement constitués de flasques/48 en acier inoxydable éventuellement recouverts d'amiante. Des surlongueurs d'étanchéité 19 des parois Il s'appuient contre le rail creux 31. Â la fig. 4, on a représenté le mode d'escamotage en accordéon d'un rideau pare-feu, différent seulement de celui des fig. 1, 2 et 3, en ce qu'une tige 21 sur deux seulement est engagée dans les glissières 31. Une fixation 51, à demeure au plafond 52 de la baie, suspend le rideau 1 qui peut autre relevé en accordéon au moyen de lanières d'amiante 53 ancrées de façon séparable à au moins un point fixe 54. En cas d'incendie ou de détection de fumées, un dispositif de déclenchement, d'un type quelconque libère les lanières 53, et le rideau tombe par simple gravité, aidé en cela par le bourrelet 15.Un capable de remontée 55 pouvant autre actionné par un treuil manuel ou mécanique 56 permet de tenir le rideau 1 levé, comme représenté sur la fig. 4. L'étouffoir 4 est conformé évasé à sa partie supérieure pour faciliter l'escamotage du rideau 1. Mais le rideau des fig. 1 et 2 ou celui de la fig.3 peuvent également titre enroulés sur un tambour. Toutefois, l'enroulement sur tambour peut présenter l'inconvénient d'un rayon de courbure trop faible. Une bonne solution, consiste à prolonger les glissières 31 parallèles l'une l'autre vers le haut pour l'escamotage sous plafond ou faux-plafond par coulissement vers le haut de tout le rideau développé, en donnant aux glissières un tracé courbe de rayon minimal limité à 60 à 80 cm par exemple, tel, par exemple que celui représenté à la fige50 Bien entendu, si les lieux s'y prêtent, les glissières pourraient avoir un tracé rectiligne vertical en prolongement de la position de fermeture ou horizontal par renvoi d'angle à faible courbure de la position de fermeture. Dans tous les cas, la partie supérieure de la baie sera équipée de deux demi-étouffoirs, complétés, le cas échéant, par des joints élastiques réfractaires. Dans tous les cas, également, le rideau comportera des moyens de commande de sa libération par simple gravité aidé en cela par le bourrelet 15. Le rideau peut titre commandé à la fermeture par gravité par tout dispositif connu. Mais le Demandeur a trouvé qu'un dispositif avantageux pour la libération du rideau par gravité était constitué par une fixation à aimant permanent. Comme un tel aimant se démagnétise entre 80 et 1000C, il constitue en lui-meme un dispositif de déclenchement automatique sensible à la chaleur. En choisissant un aimant de fixation de pièce à commande par 1/4 de tour, on obtiendra ainsi un dispositif de commande de chute à la fois automatique et commandable manuellement. On voit que le rideau pare-feu présente de nombreux avantages. Sa chute ne présente aucun danger d'ag d'aggravation par incident, tel que chute de personnes oS d'ob3etsO Il ferme de façon étanche, y compris comne coupe- mais néanmoins, il n'est pas bloqué contre tout effort, ce qui laisse des possibilités d'évacuation ou de sauvetage dans la zone de feu. Les tiges d'acier en se dilatant en cas d'incendie tendent le rideau par leur dilatation qui les appuie en butées extrêmes. Leur élasticité et la souplesse du rideau permettent une bonne résistance de celui-ci à la dépression et aux explosions. Le rideau est également maintenu tendu par l'effet de la masse du bourrelet. La mousse, bien que peu résistante mécaniauement et au feu a l'avantage de contenir des bulles d'air à effet isolant et de l'humidité, qu'on peut augmenter par arrosage ou apport d'eau en cas de sinistre. De son caté la colle minérale a tendance à rigidifier le rideau stil est soumis au feu. Le Demandeur a procédé à des essais normalisés avec un rideau conforme à celui des figo 1 et 2, comportant deux parois 71 espacées de 70 mm environ et une armature constituée par des tiges de 8 mm en acier inoxydable. Ce rideau a subi les essais dans des conditions satisfaisantes permettant d'envisager de demander son classement pour tenue au feu à 12000C pendant une heure ou mtme une heure et demie. Au bout d'une heure et demie, la température dans 1' étouffoir était encore inférieure à 600C. On remarquera encore la légèreté du rideau qui, pour une hauteur de 3m n'est que de l'ordre de 50 kg par mètre de baie à obturer0 REVENDICATIONS 1. Rideau pare-feu guidé verticalement par deux glissières ou guides disposés de part et d'autre d'une ouverture entre deux compartiments d'un bâtiment, comportant une armature et au moins une paroi ignifuge, caractérisé en ce qu'il est constitué par l'assemblage combiné d'au moins une paroi en matériau ignifuge et d'une armature écartées l'une de l'autre sur l'ensemble de leurs surfaces et réunies à leur partie supérieure, l'armature comporte une structure solidaire, au moins de-chaque côté de ltouverture, de moyens de guidage dans les glissières ou guides et le rideau comporte sur son pourtour des moyens d'étanchéité. 2. Rideau pare-feu selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'une matière ignifuge de rembourrage est disposée dans l'écartement entre armature et paroi ou parois. 3. Rideau pare-feu selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comporte une paroi en matière ignifuge de chaque côté de l'armature, et il y a un vide central dans l'épaisseur de l'armature. 4. Rideau pare-feu selon l'une quelconque des revendications I à 3, caractérisé en ce que chaque paroi en matériau ignifugé est faite d'un tissu ignifuge. 5. Rideau pare-feu selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisé en ce que la matière ignifuge de rembourrage est une mousse élastique fixée à au moins la face extérieure de l'armature. 6. Rideau pare-feu selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que les moyens de guidage dans les glissières ou guides sont des tiges horizontales réfractaires dont au moins une sur deux coulisse par chacune de ses extrémités dans l'un des guides ou glissières verticales. 7. Rideau pare-feu selon la revendication 6, caractérisé en ce que l'armature est constituée par des tiges enchaînées successivement les unes aux autres par des anneaux souples, substantiellement inextensibles, les embrassant deux par deux. 8. Rideau pare-feu selon la revendication 7, caractérisé en ce que les anneaux souples sont des sangles annulaires tissées en fils souples réfractaires. 9. Rideau pare-feu caractérisé en ce qu'il comporte au moins un bourrelet inférieur, s'étendant sur toute sa longueur, constitué par une enveloppe ignifuge souple, chargée de matière réfractaire pondéreuse à l'état granulaire ou pulvérulent, constituant joint d'étanchéité au sol. 10. Rideau pare-feu selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce qu'il comporte latéralement, de part et d'autre des glissières ou guides verticaux, des flasques d'étanchéité constituant joints de frottement à pression, ces flasques étant disposés au moins sur l'un des deux du rideau pare-feu, par simple débordement latéral de ses parois5 et du montant de l'ouverture et s'appuyant alors respectivement sur l'un des deux du montant de lrouverture et du rideau. 11. Rideau pare-feu selon l'une quelconque des revendications 6 à tO, dont une tige sur deux seulement coulisse dans les glissières ou guides, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens de levage l'enroulant sur tambour ou l'escamotant en accordéon et des moyens de libération de sa descente par simple gravité. 12. Rideau pare-feu selon l'une quelconque des revendications 6 à 10, dans lequel toutes les tiges coulissent dans les glissières ou guides, celles-ci se prolongeant parallèles l'une l'autre vers le haut pour l'escamotage du rideau développé par coulissement vers le haut pour l'obtention duquel sont prévus des moyens, caractérisé en ce que les glissières ou guides se prolongent vers le haut suivant un tracé courbe ou rectiligne et le rideau comporte des moyens de libération de sa descente par simple gravité. 13. Rideau pare-feu selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisé en ce que les moyens de guidage sont guidés dans les glissières ou guides par des moyens de retenue, tels que patins ou galets.