La présente invention concerne une installation de freinage à deux circuits pour véhicules automobiles équipés d'un dispositif emp8- chant le blocage des roues, qui comprend un appareil fournissant une force auxiliaire ainsi que,pourun circuit de freinage, une électrovanne à trois voies et à deux positions, ou deux éléctrovannes à deux voies et deux positions, qui est commandée ou qui sont commandées par un capteur contrôlant la rotation d'une roue. Une telle installation de freinage est connue (demande de brevet publiée de la République Fédérale d'Allemagne n" 2 046 058). Cette installation de freinage à deux circuits connue comprend, aussi bien dans le circuit de freinage pour les roues avant que dans le circuit de freinage pour les roues arrière, des électrovannes particulières qui règlent la pression de freinage s i se produit un début de blocage des roues.L'installation connue est munie de deux électrovannes à trois voies et à deux positions pour l'essieu avant, c'est-à-dire d'une électrovanne à trois voies et deux positions pour chaque roue, et, pour des raisons d'économie, de seulement une électrovanne à trois voies et deux positions pour l'essieu arrière ; habituellement, on prévoit également deux électrovannes à trois voies et deux positions pour l'essieu arrière, donc une pour chaque roue. Lorsqu'on remplace les électrovannes à trois voies et deux positions par des électrovannes à deux voies et deux positions pour des raisons propres au mode de fonctionnement de l'installation, il faudrait donc prévoir au moins six électrovannes pour un véhicule,et huit dans le cas habituel.Si le frein pour l'essieu avant est réalisé comme un frein double, avec deux cylindres de frein et deux circuits pour chaque roue, ce qui est déjà le cas sur certains véhicules, il faut douze électrovannes à deux voies et deux positions en tout. Le but de l'invention est de réduire le nombre des électrovannes nécessaires dans de telles installations. Conformément à l'invention, ce résultat est obtenu par le fait que la pression dans l'un des deux circuits de freinage est réglée, sans l'utilisation d'électrovannes, par sa modulation par la pression dans l'autre circuit de freinage, par ltintermédiaire d'une soupape-relais. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront plus clairement de la description qui va suivre de plusieurs exemples de réalisation non limitatifs, ainsi que des dessins annexés sur lesquels - la figure 1 est le schéma d'une partie d'une installation de freinage à deux circuits, comprenant un frein double pour une roue avant, deux électrovannes à deux voies et deux positions dans l'un des circuits de freinage et une soupape-relais, représentée en coupe axiale, dans l'autre circuit de freinage - la figure 2 est un schéma semblable à celui de la figure l, mais représentant une soupape-relais selon un autre exemple de réalisation ; et - la figure 3 est également un schéma semblable à celui de la figure 1 mais représentant une soupape-relais d'après encore un autre exemple de réalisation. Lt installation de freinage à deux circuits représentée en par Lie sur a figure 1 comprend une pédale de frein 1 qui commande un maître-cylindré a deux circuits 2. Ce maître-cylindre se compose en fait de deux maîres-cylírldres 2' et 2", coopérant chacun avec une pompe 3 ou un accumulateur nu ou 4', et un réservoir 5 ou 5'. te maLtre-cylindre 2' alimente un circuit de freinage I de liquide de fy'.' ttagt- > tandis que le maItre-cylindre 2" alimente un circuit de freinage II de liquide de freinage. Dans le circuit de freinage I est incorporé une électrovanne 6 à deux voies et deux positions qui laisse passer le liquide de freinage dans un circuit de frein 7 dans une position (la position représentée) et qui empêche ce passage dans l'autre position. Sur le conduit de frein 7 est branché un conduit de décharge 8 pour le retour au réservoir 5 sous la commande d'une électrovanne 9 à deux voies et deux positions. Dans la position représentée, cette électrovanne 9 empêche le retour du liquide de freinage au réservoir 5, et elle permet ce retour dans son autre position. Le conduit de frein 7 du circuit I mène à une soupape-relais lO, ou il débouche dans une chambre ll qui est partiellement délimitée par une paroi mobile formée par la face extrême d'une partie 12 agissant à la façon d'un piston- d'un tiroir 13. Le conduit de frein 7 se prolonge en aval de la soupape-relais 10 et mène jusqu'à un cylindre de frein 14 qui commande l'étrier 15 portant les plaquettes d'un frein à disque 16 d'une roue avant. L9étrier 15 est équipé d'un second cylindre de frein 17 qui est alimenté par un conduit de frein 18 faisant partie du circuit Il qu'alimente le maître -cylindre 2". Le conduit de frein 18 passe également par la soupape-relais 10, où il peut store coupé par une portée 19 du tiroir 13. Cette portée comprend à cet effet deux arêtes de distribution 21 et 22, dont l'une (celle désignée par 21) contrôle la liaison entre le conduit de frein 18 et le maitre-cylindre 2", et dont l'autre (celle désignée par 22) contrôle la liaison entre le conduit de frein 18 et un conduit de décharge 23. Un passage 24 dans le corps de la soupape-relais établit une liaison entre l'orifice côté frein du conduit 18 et une chambre délimitée en partie par une paroi mobile formée sur l'autre extrémité du tiroir, c'est-à-dire sur l'extrémité opposée à celle formant le piston 12. Dans la soupape-relais 10 est incorporé en outre, sur le même axe que le tiroir 13, un piston de sécurité 25 qui porte une tige 26 pénétrant dans la chambre 11 et par laquelle le piston peut agir sur le tiroir 13. Le piston de sécurité 25 est exposé d'un côté à la pression de l'accumulateur faisant partie du circuit I, cette pression étant transmise par un conduit 27, et de l'autre côté à la force d'un ressort 28 qui a tendance à pousser le piston 25 dans le sens de l'accomplissement de sa fonction de sécurité, c'est-à-dire vers le tiroir 13. L'installation décrite jusqu'ici fonctionne de la manière suivante Lorsque le frein est desserré,toutes les parties mobiles occupent la position représentée. Le ressort 28 est comprimé par la pression de l'accumulateur du circuit I qui agit sur la surface inférieure du piston 25, et la tige 26 n'est pas en contact avec le tiroir 13. La position de l'arête de distribution 21 du tiroir 13 est telle que le maître-cylindre 2" coninunique avec le conduit de frein 18, tandis que l'arête de distribution 22 isole le conduit 18 du conduit de décharge 23. Lorsque le conducteur appuie sur la pédale 1, le maItre-cylindre 2 à deux circuits refoule du liquide de freinage dans les circuits I et II et jusqu'aux cylindres de frein 14 et 17. Si le freinage ainsi produit est si violent que la roue freinée est sur le point de se bloquer, un capteur non représenté provoque la commutation des deux électrovannes 6 et 9. La pression de freinage dans le circuit I est alors réduite et la chambre 11 est détendue. La pression de freinage du circuit II, agissant par le passage 24 sur l'extrémité du tiroir 13 représentée en bas, pousse le tiroir 13 vers le haut, de sorte que l'arête de distribution 21 coupe la liaison entre le maitre-cylindre 2" et le conduit de frein 18, tandis que l'arête de distribution 22 relie la partie du conduit 18 située en aval de la soupape-relais 10 au conduit de décharge 23. La pression de frei nage dans le circuit II est donc également réduite. Cette réduction est obtenue sans l'utilisation d'une électrovanne et elle se poursuit jusqu'à ce que la pression dans le circuit II se soit adaptée à celle régnant dans le circuit I.Lorsque le danger de blocage de la roue est passé, le capteur provoque à nouveau la commutation des deux électrovannes 6 et 9, qui reprennent donc leur position de départ représentée. La pression dans le conduit de frein 7 monte à nouveau et, comme cette montée de la pression se produit également dans la chambre 11, le tiroir 13 est repoussé vers le bas. Le conduit de frein 18 communique donc à nouveau avec le maître-cylindre 2", de sorte que les deux circuits I et II permettent à nouveau un freinage à fond. Ce retour au freinage normal est donc également assuré seulement par les deux électrovannes 6 et 9. En cas de défaillance du circuit II, il est encore possible de freiner à fond avec le circuit I. routefois, en cas de défaillance du circuit I, et s'il n'y avait pas le piston de sécurité 25, le mouvement vers le haut du tiroir 13 pourrait également provoquer la coupure du circuit II, ce qui équivaudrait à la défaillance complète des freins . Cette défaillance complète est évitée par le dispositif de sécurité que constitue le piston 25. Dans l'exemple de réalisation de la figure 1, la pression de l'accumulateur du circuit I maintient ce piston normalement à sa position de fin de course en haut, où il reste sans effet, contre la force du ressort 28. Lorsque la pression fournie par l'appareil à force auxiliaire descend au-dessous d'une valeur déterminée par suite d'un défaut dans le circuit I, le piston 25 descend et maintient le tiroir 13 à sa position inférieurt, dans laquelle le liquide refoulé p a r le maîtrecylindre 2" peut entrer sans entrave dans le conduit de frein 18 du circuit II. Le circuit de freinage II reste donc en état de fonctionnement, bien que le dispositif antiblocage ne puisse plus agir. La figure 2 montre un autre exemple de réalisation de la soupape-relais. Les éléments correspondant à ceux de la figure 1 portent les mêmes références. La soupape-relais 30 de la figure 2 comprend un piston de-sécurité 31 qui présente deux surfaces utiles de grandeurs différentes, désignées par32 et 33. La surface utile 32, la plus petite, est exposée à la pression fournie par l'appareil produisant une force auxiliaire du circuit de freinage II à travers un conduit 35. L'autre surface utile, 33, est exposée à la pression fournie par l'appareil produisant une force auxiliaire dans le circuit de freinage 1 à travers un conduit 34. La force différentielle excercée sur le piston de sécurité 31 en cas d'égalité des pressions dans les circuits I et II.maintien ce piston à sa position supérieure, où il reste sans effet.Si la pression chute dans le circuit I,le piston 31 descend et sa tige 26 immobilise le tiroir i3 à sa position inférieure, dans laquelle le circuit II reste en état de fonctionnement. L'exemple de la figure 3 comprend la meme soupape-relais que celle de la figure 2 et utilise également autant que possible les mêmes références que celles des deux exemples précédents. A la différence de l'exemple de la figure 2, la grande surface utile 33 du piston de sécurité 31 est exposée ici à la pression engendrée dans le circuit I par le maître-cylindre 2, tandis que la petite surface utile 32 est sollicitée, dans le sens de l'accomplissement de la fonction de sécurité du piston 31, par la pression que le maître-cylindre 2 produit dans le circuit de freinage II. La pression agissant sur la grande surface utile 33 est transmise par un conduit 36 et est prélevée du circuit I en un point, situé entre le maîtrecylindre 2 et liélectrovanne 6, qui conserve également la pression produite par le maitre-cylindre si la pression transmise au frein est réduite. La pression agissant sur la petite surface utile 32 est transmise par un conduit 37 et est prélevée en un point du circuit II qui est situé en aval du maître cylindre 2. En cas de défaillance de la pression produite dans le circuit I de cet exemple, le piston 31 descend, sa tige 26 immobilise le tiroir 13 à sa position inférieure et le circuit II reste en état de service. Alors que le dispositif de sécurité des figures 1 et 2 entre seulement en action, en cas de défectuosité du conduit de frein, lorsque l'accumulateur 3 -qui est parfois très grand- s'est suffisamment vidé, le dispositif de sécurité de l'exemple de la figure 3 entre immédiatement en action. I1 est egalement possible de prévoir deux surfaces utiles 32 et 33 d'égale grandeur lorsqu'on fait agir sur le piston de séc rité un ressort supplémentaire qui maintient ce piston normalement à la position où il n'agit pas. REVEND I CAT IONS 1. Installation de freinage à deux circuits pour véhicules automobiles équipés d'un dispositif empêchant le blocage des roues, qui comprend un ap;oarei fournissant une force auxiliaire ainsi que pour un circuit de freinage, une électrovanne à trois voies et à deux positions, ou deux électrovannes à deux voies et deux positions, qui est commandée ou qui sont commandées par un capteur contrôlant la rotation d'une roue, caractérisée par le fait que la pression dans l'un des deux circuits de freinage est réglée, sans l'utilisation d'électrovannes, par sa modulation par la pression dans l'autre circuit de freinage, par l'in~ termédiaire d'une soupape-relais, 2.Installation de freinage à deux circuits selon la revendication 1, caractérisée en ce que la soupape-relais comprend un tiroir de distribution dont ne partie sert à la comparaison des pressions dans les deux circuits de freinage, formés par un premier circuit de freinage et un second circuit de freinage, et dont une partie de distribution contrôle la pression dans le second circuit de freinage. 3, Installation de freinage à deux circuits selon la revendication 2, caractérisée en ce que la soupape-relais comprend en outre un piston de sécurité qui est disposé sur le meme axe que le tiroir et qui, en cas de défaillance de la pression de freinage dans le premier circuit de freinage, pousse le tiroir à sa position de départ, dans laquelle le second circuit de freinage reste en état de service. 4. Installation de freinage à deux circuits selon la revendication 3, caractérisée en ce que le piston de sécurité est sollicité dans un sens par le pression régnant dans le premier circuit de freinage et dans le sens opposé, correspondant à l'accomplissement de sa fonction de sécurité, par la force d'un ressort. 5. Installation de freinage à deux circuits selon la revendication 3, caractérisée en ce que le piston de sécurité présente deux surfaces utiles de grandeurs différentes. 6. Installation de freinage à deux circuits selon la revendication 5, caractérisée en ce que l'une des surfaces utiles du piston de sécurité est exposée à la pression produite par l'appareil fournissant une force auxiliaire dans le premier circuit de freinage, et en ce que l'autre surface utile est exposée à la pression produite par l'appareil fournissant une force auxiliaire du second circuit de freinage, cette dernière pression agissant dans le sens de l'accomplissement de la fonction de sécurité du piston. 7. Installation de freinage à deux circuits selon la revendication 5, caractérisée en ce que l'une des surfaces utiles du piston de sécurité est exposée à la pression produite par un matre-cylindre dans le premier circuit de freinage, et en ce que l'autre surface utile est exposée à la pression produite par le maître-cylindre dans le second circuit de freinage, cette dernière pression agissant dans le sens de l'accomplissement de la fonction de sécurité du piston.