La présente invention concerne un appareil médical de traitement individuel, notamment des mains. I1 est bien connu de soigner les articulations rhumatisantes, sujettes à ankylose ou handicapées, par immersion, avec ou sans gymnastique, dans un milieu liquide ou semi-liquide presentant certaines caractéristiques favorables. Par exemple, il est bien connu de faire plonger les mains d'un patient rhumatisant dans une boue marine ou thermale présentant, outre ses propriétés physiques et chimiques, une température de nature à assouplir les articulations et à favoriser une mobilité non douloureuse des mains du patient. Lorsque cette boue est préparée pour le patient, par exemple par le personnel diun établissement therapeutique, le patient peut suivre son traitement sans difficultés particulières. Au contraire, si c'est le patient lui-même qui doit préparer le milieu de traitement dans lequel il pourra se "dérouiller" les mains, il aura à surmonter des difficultés que son état peut, précisément, ne pas lui permettre de surmonter. Tel est le cas, par exemple, au lever, ou le rhumatisant a les mains douloureuses dès qu'il veut les utiliser. I1 faudrait donc qu'il se soit au préalable "dérouiller" les articulations pour qu'il puisse préparer lui-même sans difficulté le milieu de traitement. La présente invention a pour but principal mais non exclusif de permettre à de tels malades de preparer, sans aucune manipulation douloureuse, le milieu de traitement dont ils ont besoin. L'invention permet aussi au personnel soignant d'établissements thérapeutiques, de diminuer les manipulations de boue ou autres produits et donc de gagner du temps. Elle permet aussi, pendant le traitement, soit le maintien à une valeur constante de la température du milieu de traitement soit son élévation suivant un gradiant choisi à l'avance. Son objet est un appareil médical individuel constitué d'un récipient sensiblement fermé et caractérisé par le fait qu'il comporte au moins une ouverture munie, au moins dans sa partie inférieure, d'un rebord en forme d'appui, ce rebord étant orienté vers la zone centre arrière du récipient. Suivant une réalisation intéressante de l'invention cet appareil comporte un dispositif pouvant assurer le chauffage de l'intérieur du récipient par l'intermédiaire d'une masse, métallique ou autre, assurant une régularité du transfert des calories et leur répartition uniforme. Suivant une autre variante intéressante, l'appareil comporte, dans sa partie inferieure, une chambre étanche par rapport à l'intérieur du récipient, chambre dans laquelle se trouve un dispositif électrique de chauffage équipé d'un coupe-circuit thermostatique et de moyens de temporisation réglables. D'autres caractéristiques de l'invention apparaîtront au cours de la description qui va suivre de deux réalisations de l'invention illustrées par les dessins joints dans lesquels la figure 1 est une vue de face d'une première réalisation, la figure 2 est une coupe suivant II-II de la figure 1, la figure 3 montre une deuxième réalisation, la figure 4 donne une variante de détail. L'appareil illustré par les figures 1 et 2 est de forme générale spherique et comprend trois parties : un fond (1), une cuvette (2) et un couvercle (3). Le couvercle (3) comporte un orifice central (4) pour permettre son enlèvement facile et deux orifices latéraux (5) et (6) pour le passage des mains. Chacun de ces deux orifices est formé d'un retrait intérieur (7) et (8) oriente légèrement vers l'arrière du centre du récipient et faisant fonction-d'appui à leur partie inférieure. La cuvette (2) et le fond (1) délimitent une chambre (9) dans laquelle est disposé un appareillage de chauffage électrique non représenté. Cet appareillage peut être constitué d'une résistance chauffant directement la cuvette (2). Mais cette résistance est préférablement utilisée pour chauffer une masse intermédiaire qui va, à son tour, chauffer la cuvette (2) et le bain qu'il contient, en assurant une régularité du transfert de calories et leur répartition uniforme. Cette masse intermédiaire peut consister en une plaque de cuivre ou analogue épousant, au moins par tiellement,le profil de la cuvette (2), ou encore en un liquide présentant les caracteristiques voulues. Un bouton (10) permet de regler à la valeur desiree un coupe-circuit thermostatique non représenté, tandis qu'un voyant vert (11) s'allume lorsque la température désirée est atteinte et qu'un voyant rouge (12) reste allumé tant que l'appareil est en chauffage. Dans ces conditions le fonctionnement est le suivant le milieu de traitement peut être versé dans la cuvette (2) au coucher et le thermostat réglé, il suffit donc, le lendemain matin, de brancher l'appareil et lorsque le voyant vert (11) est allumé, le bain est prêt pour les mains. Il est bien entendu, que l'on peut,sans sortir de l'inventlonssmodifier des détails ou leur arrangement en vue d'un même résultat. Par exemple, ainsi que montre figure 3, l'appui de chaque orifice de passage des mains est constitué par un bourrelet annulaire (13) comportant une rainure extérieure destinée à pincer le bord de l'orifice tandis que la cuvette et le fond des figures 1 et 2 sont remplacés par une seule pièce (14), formant, d'un c- t, une cuvette (15) et de l'autre, une collerette (16). L'appareillage électrique de chauffage est disposé à l'interieur de la collerette et est maintenue en place par une plaque (17). Sur la figure 4, l'appui de l'orifice de passage des mains est constitué par une gouttière (18) s'étendant seulement sur la partie inférieure du bord de cet orifice. Cette gouttière est recouverte d'une plaquette de mousse élastique (19). On pourrait aussi remplacer le coupe-circuit thermostatique par une minuterie pré-réglée. Cela serait, par exemple, possible si le milieu liquide utilisé dans l'appareil présentait toujours les mêmes caractéristiques. Dans le cas de milieu liquide constitué par une suspension ou une pseudo-solution, il serait possible de disposer à l'intérieur du récipient un dispositif assurant l'homogénéisation du bain ; ce dispositif pourrait être constitué par une roue à hélices ou à palettes dont la forme serait choisie pour ne pas offenser les mains. Le même genre de dispositif pourrait également équiper l'appareil si le milieu liquide était par trop visqueux : dans ce cas, il favoriserait l'homogénéisation de la température. On pourrait aussi assurer la mise sous tension de l'appareil par un dispositif asservi à un instrument chronometri- que : il serait alors facile de synchroniser, par exemple, le signal sonore du réveil et le réchauffage du milieu du traitement ou de les décaler dans le temps. Une autre variante également possible pourrait consis ter à avoir deux thermostats reglds différemment et asservis par exemple à un instrument chronométrique de manière à obtenir un déclenchement du système de chauffage pendant le traitement afin d'augmenter la température. Il peut en effet etre intéressant de ne pas atteindre immediatement la temperature de traitement pour certains malades. Les deux passages prévus dans le couvercle pourraient être de simples encoches, le bord de la cuvette, droit ou arrondi en cet endroit, delimitant la partie inférieure de ces passages. Le couvercle, au lieu d'être simplement posé sur la partie inférieure du récipient pourrait être articulé sur lui partiellement ou totalement, l'articulation étant tangente ou sécante au recipient. Celui-ci pourrait, d'ailleurs, avoir une forme differente de celles déssinées, par exemple cubique, pourvu que le ou les orifices de passage soient orientes convenablement. REVENDICATIOflS 1- Appareil médical de traitement individuel constitué d'un recipient sensiblement fermé, caractérise par le fait que le dit récipient comporte au moins une ouverture munie, au moins dans sa partie inférieure, d'un rebord en forme d'appui, ce dit rebord étant orienté vers la zone centre-arriere du dit récipient. 2 - Appareil suivant 1, caractérise par le fait que le dit rebord en forme d'appui est constitué par un bourrelet comprenant au moins une portion de volume sensiblement annulaire. 3 - Appareil suivant 1 et 2, caractérise par le fait que la partie supérieure du récipient est mobile. 4 - Appareil suivant l'une des revendications précédents, caractérisé par le fait qu'il comporte un dispositif pouvant assurer le chauffage de l'intérieur du récipient. 5 - Appareil suivant 4, caractérisé par le fait que le dispositif de chauffage est disposé dans une chambre étanche par rapport à l'intérieur du récipient et située à la partie inférieure de celui-ci. 6 - Appareil suivant 5, caractérisé par le fait que le dispositif de chauffage est un dispositif électrique, connu en soi, et commande par des moyens de regulation réglables, égale- ment connus en soi.