L'invention a trait à un dispositif de débrayage pour chariots autre tracteurs d'une voie suspendue. Dans de nombreuses installations de manutention, on utilise une voie suspendue le long de laquelle se déplacent des chariots auxquels sont accrochées les charges à véhiculer. Ces chariots sont soit des chariots autotracteurs, soit des chariots à deplacerent manuel. Les chariots autotracteurs sont composés d'une force motrice tel qu'un moteur électrique et de moyens de roulement tels que roues ou galets. Les moyens de roulement sont entraînés par ledit moteur. Toutefois, dans ces installations de manutention, il est nécessaire de prévoir des postes fixes c'est-à-dire des emplacements où la charge, pour une raison ou pour une autre, doit s'arreter un certain laps de temps avant de continuer son trajet. De plus, il arrive parfois qu'il est nécessaire de transformer un déplacement automatique dû au moteur électrique en un déplacement manuel. Dans le premier cas, on a la possibilité soit d'arrêter le moteur entraînant les moyens de roulement, soit-de dissocier la liaison entre le moteur et les moyens de roulement. Dans le second cas, seule une dissociation est possible. La présente invention a pour but de fournir un dispositif permettant d'interrompre la liaison entre le moteur et les moyens de roulement, ce qui permet d'obtenir, par voie de conséquence, l'arrêt du chariot autotracteur en tout point de l'installation de manutention sans intervenir électriquement. Ceci présente un avantage certain aux emplacements où toute étincelle provoquée par la mise en contact du moteur risque de déclencher des incidents. Tel est le cas dans les zones anti-déflagrantes, de peinture, de certains traitements et autres. Par ailleurs, il arrive fréquemment que les installations de manutention comportent différents niveaux reliés entre eux par des pentes à inclinaison très prononcée de l'ordre de trente degrés et plus Dans ce cas, il est difficile de faire avancer un chariot autotracteur par ses propres moyens et on utilise des systèmes à chaînes. A ces emplacements là, il faut donc également couper la liaison entre les moyens moteurs et les moyens de roulement. A cet effet, l'inventon concerne un dispositif de débrayage pour cha -riots autotracteurs d'une voie suspendue placée entre la force motrice et les moyens de roulement caractérisé en ce qu'il comporte un arbre, solidaire en rotation avec le moyen de roulement, présentant à l'une de ses extrémités des moyens d'accouplement escamotables coopérant avec d'autres moyens d'accouplement solidaires en rotation des élémeflts d'entrafnement de la force motrice. L'invention sera bien comprise en se référant à la description suivante faite à titre d'exemple non limitatif et au dessin ci-annexé dans lequel: - la figure 1 est une vue selon la ligne de coupe I-I de la figure 2. - la figure 2 est une vue en élévation en coupe d'un dispositif à débrayage automatique conforme à l'invention. - la figure 3 est une vue selon la ligue de coupe III-III de la figure 4. - la figure 4 est une vue en élévation en coupe d'un dispositif à débrayage manuel conforme à l'invention. On se réfère aux figures I et 2. On dispose entre un moyen de roulement 1 d'un chariot automoteur d'une voie suspendue (non représentés) et une force motrice 2 un dispositif d'embrayage automatique 3. Le moyen de roulement 1 comporte un alésage 4 dans lequel on loge un moyeu 5. Celui-ci présente à l'une de ses extremitEs 6 un flasque 7 venant se placer dans un logement 8 pratiqué dans l'une des faces latérales 9 du moyen de roulement 1. On maintient en place le moyeu 5 en prévoyant un second flasque 10 enfilé sur le pourtour externe il dudit moyeu 5 et s'engageant dans un logement 12 réalisé dans l'autre face latérale 13 du moyen de roulement 1. Les deux flasques 7 et 10 sont maintenus ensemble par des tirants 14, 15. Le moyeu 5 comporte un alésage 16 pourvu d'une rainure de clavette 17. Cet alésage 16 aboute à un second alésage 18 dont le diamètre est supérieur à celui de l'alésage 16, ce qui permet d'obtenir un épaulement 19.Ce dernier sert de butée à ltex- trémité 20 d'un élément élastique 21 logé dans le second alésage 18. L'autre extrémité 22 de cet élément élastique 21 est retenue par un ecrou borgne 23 vissé sur l'extrémité filetée 24 d'un arbre 25. L'arbre 25, traversant de part en part le moyeu 5, présente un décrochement 26 aboutant à l'extrémité filetée 24. Ce décrochement 26 sert de support à l'élément élastique 21. On réalise dans l'arbre 25 un fraisage 27 dans lequel on loge une clavette 28. Cette dernière sert d'élément de liaison entre l'arbre 25 et le moyeu 5 et, par voie de conséquence, entre l'arbre 25 et le moyen de roulement 1. De ce fait, tout mouvement de rotation de l'arbre 25 est transmis au moyen de roulement 1 et inversement. Le diamètre de l'écrou borgne 23 est plus petit que le diamètre du second alésage 18 mais plus grand que celui de l'alésage 16. De ce fait, l'écrou- borgne 23 peut coulisser dans l'alésage 18 en comprimant l'élément élastique 21 mais vient buter contre l'épaulement 19, ce qui limite la course dudit écrou borgne 23 et, par voie de conséquence, de l'arbre 25. L'écrou borgne 23 présente sur sa face externe 29 un bossage semi-sphérique 30 coopérant avec une rampe de débrayage (non représentée) solidaire du rail de guidage de la voie suspendue. Cette rampe est disposée à des emplacements prédétermines. Par ailleurs, l'arbre 25 traverse de part en part la force motrice constituée de préférence d'un moto-réducteur 2. Ce moto-réducteur 2 comporte un carter 31 dont les deux côtes latéraux 32, 33 présentent un alésage 34, 35. Dans cet alésage 34, 35 pénètre le corps 36, 37 d'un palier 38, 39 maintenu par des éléments de fixation 40, 41. Chaque palier 38, 39 comporte un roulement 42, 43 maintenu, d'une part, par un circlips 44, 45 logé dans une rainure 46, 47 pratiquée dans une entretoise 48 et, d'autre part, par l'épaulement 49, 50 d'un logement 51, 52 réalisé dans la face interne 53, 54 des paliers 38,-39. On fixe sur l'entretoise 48 le pignon mené 55 constituant un élément de l'en- grenage du moto-réducteur. On enfile sur ltextremite 56 de l'entretoise 48 des moyens d'accouplement 57. Ces moyens d'accouplement sont constitués d'un plateau 58 et d'un flasque 59. Le plateau 58 est maintenu latéralement par des circlips 60, 61 engagés dans des rainures 62, 63 pratiquées dans l'extrémité 56 de l'entretoise 48. -La rotation du plateau 58 est rendue solidaire de celle de l'entretoise 48 par l'intermédiaire d'une clavette 65 dont une partie est logée dans un fraisage 66 réalisée dans l'entretoise et l'autre partie peut coulisser dans une rainure 67 pratiquée dans le moyeu 68 du plateau 58. On prévoit dans le pourtour 69 du plateau 58 une rainure concentrique 70. On loge entre les deux faces 71, 72 de cette rainure 70 une pluralité de cliquets 73, 74, 75, 76, 77, 78 pivotant autour d'un-axe d'articulation 79, 80, 81, 82, 83, 84 traversant de part en part le plateau 58. Chaque cliquet 73 à 78 présente une face d'attaque 85, une rampe inférieure 86 et une butée 87. La butée 87 coopère avec le fond 88 de la rainure concentrique 70. Le long de la rampe 86 glisse la tête 89 de doigs de commande 90, 91, 92, 93, 94, 95 dont le corps 96 peut se déplacer perpendiculairement par rapport à la rampe 86.A cet effet, on prévoit dans le fond 88 de la rainure concentrique 70 une série de logements 97 pourvus d'un élément élastique 98 maintenu, d'une part, par le fond 99 du logement 97 et, d'autre part, par les doigts de commande 90 à 95, le nombre de ces derniers correspondant au nombre des cliquets 79 à-84. Le flasque 59 est rendu solidaire de l'extrémité 101 de l'arbre 25 par un axe transversal 102. Disposé parallèlement à l'arbre 25, le flasque 59 comporte sur un même diamètre 103 des axes 104, 105, 106, 107 faisant saillie par rapport à la face arrière 108 du flasque 59. Ces axes 104 à 107 coopèrent avec les faces d'attaque 85 des cliquets 73 à 78. La longueur des axes 104 à 107 est telle que le chant arrière 109 des axes 104 à 107 fait légèrement saillie par rapport à la face interne 110 des cliquets 73 à 78. Le flasque 59 comporte sur sa face arrière 108 un logement 111 dans lequel est disposé un joint anti-friction 112 prenant appui contre la face externe 113 du plateau 58. Le fonctionnement du dispositif à débrayage automatique est le suivant En cas d'embrayage, le pignon mené 55 entraîne en rotation l'entretoise 48 qui, elle, par l'intermédiaire de la clavette 65, entraîne à son tour le plateau 58. Le chant d'attaque 85 des cliquets 74 et 77 pousse les axes 104, 106 du flasque 59. De ce fait, le flasque 59 est également soumis à un mouvement de rotation qu'il transmet par l'intermédiaire de l'axe 102 à l'arbre 25. Celui-ci, par l'intermédiaire de la clavette 28, transmet la rotation au moyeu 5 et, par voie de conséquence, au moyen de roulement 1. En cas de débrayage, la rampe, solidaire du rail de guidage, repousse, par l'intermédiaire de l'écrou borgne 23, l'arbre 25. De ce fait, les axes 104, 106 du flasque 59 ne sont plus en contact avec le chant d'attaque 85 des cliquets 74, 77. Les différentes pièces : pignon mené 55, entretoise 48 et plateau 58 continuent à tourner, mais la rotation n'est plus transmise au flasque 59. Ainsi, l'arbre 25 n'est plus entraîné. Par voie de conséquence, le moyen de roulement 1 est immobile ou peut être soumis à un mouvement de rotation de vitesse et de sens quelconques. Les cliquets en opposition 73, 76 interdisent la prise partielle des axes 104, 106. Ces derniers glissent sur les faces externes 100 des cliquets doubles 74, 75 et 77, 78 et peuvent donc descendre sur une position d'environ 180 degrés. La marche arrière, l'anti-retour ou le freinage sont assurés par les cliquets courts 75, 78. Le sens principal de marche peut être inversé. Il suffit de retourner le plateau 58. On se réfère maintenant aux figures 3 et 4. Le moyen de roulement 114 comporte un moyeu 155, des flasques 116 et 117 ainsi que des tirants 118, 119. Le moyeu 115 présente une rainure 120 dans laquelle coulisse une clavette 121 engagée partiellement dans un fraisage 122 réalisé dans un arbre 123. Celui-ci comporte à l'une de ses extrémités 124 une tête 125 prenant appui contre le chant 126 du moyeu 115 et à l'autre extrémité 127 une rainure transversale 128. Dans cette rainure transversale 128 est logé un loquet de verrouillage 129 pivotant autour d'un axe 130. Cet axe 130 est disposé dans un alésage 131 réalisé dans un écrou de blocage 132. On prévoit deux poussoirs 133, 134 dont l'axe 115 est perpendiculaire à la face 136 du loquet de verrouillage 129. Ces poussoirs 133, 134, pourvus d'un élément élastique 137, 138, délimitent les deux positions du loquet de verrouillage 129. La force motrice 2 comporte les mêmes éléments que ceux décrits cidessus. Seule l'entretoise 139 est autre. Celle-ci présente à son extrémité arrière 140 une fente 141 pour le passage du loquet de verrouillage 129. Pour debrayer manuellement, il suffit de faire pivoter le loquet 129 autour de l'axe 130 pour le degager simultanément de la rainure transversale 128 de l'arbre 123 et de la fente 141 de l'entretoise 139. L'écrou de blocage 132 continue à tourner avec l'entretoise 139 mais ne peut transmettre la rota tion du fait du dégagement du loquet 129. De ce fait, le moyen de roulement 1 est dissocié de la force motrice 2 et on peut conférer au moyen de roulement 1 une libre rotation. Bien que l'invention ait été décrite à propos d'une forme de réalisation particulière,il est bien entendu qu'elle n'y est nullement limitée et qu'on peut y apporter diverses modifications de formes, de matériaux et de combinaisons de ces divers éléments, sans pour cela s'éloigner du cadre et de l'esprit de l'invention. Revendications 1 ) Dispositif de débrayage pour chariots autotracteurs d'une voie suspendue placé entre la force motrice et les moyens de roulement caractérisé en ce qu'il comporte un arbre 25, 123, solidaire en rotation avec le moyen de roulement 1, présentant à l'une de ses extrémités 101, 124 des moyens d'accouplement escamotables 59, 129 coopérant avec d'autres moyens d'accouplement 58, 132 solidaires en rotation des éléments d'entraînement 48, 139 de la force motrice 2. 2") Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que les moyens d'accouplement escamotables sont un flasque 59, solidaire en rotation par un axe transversal 102 de l'arbre 25, comportant des axes 104, 105, 106, 107 disposés sur un même diametre 103 faisant saillie par rapport à la face 108 dirigée vers les moyens d'accouplement 58, la face 108 présentant un logement 111 dans lequel est disposé un joint anti-friction 112 interposé entre les deux moyens d'accouplement 57, 58. 3 ) Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que les moyens d'accouplement solidaires des éléments d'entraînement de la force motrice 2 sont un plateau 58 enfilé sur l'extrémité 64 d'une entretoise 48 sur laquelle est monté le pignon mené 55 de la force motrice 2, ce plateau 58 comportant une rainure concentrique 70. 40) Dispositif selon les revendications 1 et 3 caractérisé en ce que le plateau 58 comporte des cliquets 73, 74, 75, 76, 77, 78 placés entre les deux faces 71, 72 de la rainure 70, ces cliquets étant des cliquets en opposition 73, 76 interdisant la prise partielle des axes 104, 106, des cliquets doubles 74, 75 et 77, 78 permettant aux axes 104, 106 de décrire une rotation de l'ordre de 180 degrés environ, ces cliquets doubles se décomposant en cliquets longs 74 et 77 et en cliquets courts 75, 78 assurant la marche arrière, l'antiretour et le freinage du dispositif. 50) Dispositif selon les revendications 1, 3 et 4 caractérisé en ce que chaque cliquet 73 à 78 comporte une face d'attaque 85 coopérant avec les axes 104 a 107, une rampe inférieure 86, une rampe externe 100 sur laquelle glissent lesdits axes 104 à 107 et une butée 87 coopérant avec le fond 88 de la rainure concentrique 70 pour limiter la rotation des cliquets 73 à 78 autour d'un axe d'articulation 79 à 84 traversant de part en part le plateau 58. 6 ) Dispositif selon les revendications 1 et 3 à 5 caractérisé en ce que le fond 88 de la rainure concentrique 70 comporte une série de logements 97 dont le nombre correspond au nombre des cliquets 73 à 78 et dans lesquels coulisse un doigt de commande 90 à 95 agissant sur la rampe inférieure 86 des cliquets 73 à 78 pour maintenir ces derniers constamment en position de fonctionnement. 7 ) Dispositif selon la revendication 6 caractérisé en ce que chaque logement 97 comporte un élément élastique 98 maintenu, d'une part, par le fond 88 dudit logement 97 et, d'autre part, par la face arrière 100 des doigts de commande 90 à 95, cet élément élastique 98 assurant le contact constant entre les doigts de commande 90 à 95 et la rampe inférieure 86 des cliquets 73 à 78. 80) Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que l'arbre 25 comporte à l'autre extrémité un décrochement 26 sur lequel est enfilé un élément élastique 21 retenu, d'une part, par un écrou borgne 23 vissé sur l'extrémité filetée 24 aboutant au décrochement 26 et, d'autre part, par un épaulement 19 obtenu par la différence de diamètres de deux alésages 16 et 18 pratiqués dans le moyeu 5 du moyen de roulement 1, cet élément élastique 21 assurant l'embrayage automatique des moyens d'accouplement 58, 59 lors de la suppression de l'action de la rampe solidaire du rail de guidage de la voie suspendue sur l'écrou borgne 23. 90) Dispositif selon la revendication 8 caractérisé en ce que l'écrou borgne 23, coopérant avec la rampe solidaire du rail de guidage de la voie suspendue, comporte un diamètre externe inférieur au diamètre de l'alésage 18 pour pouvoir s'escamoter à l'intérieur du moyeu 5 et, de ce fait, conférer à l'arbre 25 un déplacement longitudinal en vue de dissocier les moyens d'accouplement 58, 59. 100) Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que les moyens d'accouplement escamotables sont un loquet de verrouillage 129 s'enga- geant dans une rainure transversale 128 réalisée dans l'extrémité 127 de l'arbre 123 et pivotant autour d'un axe 130 logé dans un écrou de blocage 132. 11") Dispositif selon la revendication 10 caractérisé en ce que l'écrou de blocage 132 comporte deux poussoirs 133, 134 disposés perpendiculairement au loquet de verrouillage 129 pour délimiter les deux positions de ce dernier, ces poussoirs 133, 134 étant pourvus d'un élément élastique 137, 138. 12") Dispositif selon les revendications 1, 10 et 11 caractérisé en ce que l'entretoise 139, pourvue du pignon mené 55 de la force motrice 2, comporte à son extrémité arrière 140 une fente 141 pour le passage du loquet de verrouillage 129.