La présente invention concerne un appareil d'analyse électrophorètique et a trait notamment a un nouvel appareil de mesure des limites de zone dans un système isotachophorètique. Or, dans le processus d'isotachophorèse, on applique une différence de potentiel à travers un tube capillaire contenant un électrolyte principal et un électrolyte terminal renfermant entre eux un échantillon d'une solution. Si les ions de l'échantillon sont par exemple constitués par des anions, 11 électrolyte principal contieitun seul type d'anions dont la mobilité est supérieure à celle des ions de l'échantillon; l'électrolyte terminal contient également un seul type d'anions dont la mobilité est cependant inférieure à celle des ions de l'échantillon. Ensuite, les anions contenus dans l'échan- tillon se déplacent vers la cathode entre les anions de l'électrolyte principal et les anions de l'électrolyte terminal. Les anions inconnus contenus dans l'échantillon se séparent lentement et forment des couches bien définies selon leurs mobilités. Les limites formées entre deux couches adjacentes sont détectées au moyen d'un dispositif de détection. On a proposé divers dispositifs de détection pour un système isotachophorètique du type capillaire mais aucun d'entre eux n'a été utilisé jusqu 'à présent. La raison principale peut résider dans le fait qu'il n'existe pas jusqu 'à présent de procédé susceptible de détecter les limites de zones dans un tube capillaire avec un pouvoir séparateur élevé pour la majeure partie d'échantillons de types différents. Un détecteur thermomètrique s'est avéré peu efficace en raison de son faible pourvoir séparateur. Un détecteur ultra-violet ne peut jouer le rôle de détecteur universel en raison de l'existense de nombreux composés qui n'absorbent pas les rayons ultra-violets. Un détecteur de gradiant de potentiel et un détecteur de conductivité ont été proposés comme détecteurs à pouvoir séparateur élevé .Toutefois, on n'a pas encore pu utiliser ces détecteurs dans la pratique du fait que des bulles électrochimiques et des dépôts formés sur les électrodes de détection tendent à gener le déroulement régulier du processus dtisotachophorese. En consequence un but principal de la présente invention est de réaliser un dispositif d'analyse éleetrophoretique perfectionné d'un fonctionnement stable et qui évite la formation de bulles et la formation de dépôts sur les élec- trodes de détection. Un autre but de la présente invention est de réaliser un tel dispositif d'analyse ayant un pouvoir séparateur et une sensibilité satisfaisants. Encore un but de ra présente invention est de réaliser un dispositif d'analyse électrophorètique perfectionné susceptible de réduire le temps néces saire pour effectuer l'analyse. Une forme d'exécution de la présente invention est décrite ci-dessous à titre d'exemple, en référence au dessin annexé dans lequel - la figure 1 est une vue schématique partiellement en coupe d'un système d'analyse électrophorètique conforme à la présente invention, et un schéma de montage; - la figure 2 représente nn mode de réalisation préféré d'un circuit de mesure des limites des zones; - la figure 3 est une vue en coupe d'un détecteur de gradiant de potentiel utilisé de préférence dans la présente invention, - la figure 4 est une vue en perspective d'un mode de réalisation de la disposition d'un circuit de mesure;; - les figures 5 (A) et (B) sont respectivement une vue verticale en coupe et partiellement schématique d'une soupape d'échantillonnage destinez à introduire un échantillon entre les électrolytes principal terminal et une vue d'un mode de réalisation pratique; - les figures 6 (A) à (D) représentent le fonctionnement du procédé électrophoràtique employé dans la présente invention; - les figures 7 et greprésentent quelques électrophorégrammes obtenus avec un dispositif d'analyse conforme à la présente invention. Selon la présente invention, afin d'obtenir un pouvoir séparateur élevé et une sensibilité élevée d'un analyseur électrophorètique et de réduire le temps nécessaire pour effectuer une analyse, il faut empêcher la formation de bulles sur les électrodes de détection. On voit sur la figure I un tube capillaire 1 qui se compose de trois élé- ments 11, 12 et 13 formant une colonne isotachophorètique incorporant un système d'injection 2. Le tube 1 est connecté à une source de haute tension à courant stabilisé qui fournit un courant continu constant réglable par l'intermédiaire d'une chambre d'électrode principale 3 et d'une chambre d'électrode terminale 4. La source de courant 5 comprend un transformateur, dont la bobine de sortie est mise à la terre par une prise centrale 50, la polarité de la sortie pouvant être inversée. Les chambres 3 et 4 sont raccordées respectivement à un premier tube 61 et à un deuxième tube 62 qui sont insérés profondément dans une cuve 63 d'électrolyte principal et une cuve 64 d'électrolyte terminal. Chacune des deux cuves 63 et 64 est raccordée par le haut au moyen d'un tube 66 à une source' de gaz inerte 65, par exemple de l'hélium maintenu sous pression. Les tubes & et 62 comprennent de des soupapes d'arrêt 67 et 68 destinées à régler le débit/liquide entre les cuves 63 et 64 et les chambres 3 et 4. Les tubes 1, 61, 62 et 66, l'orifice 2, les chambres 3, 4, les cuves 63, 64 et les soupapes 67, 68 sont fabriqués à partir d'une matière chimiquement stable telle que le PTFE (vendu sous la marque Teflon). Le tube capillaire 1, peut avoir par exemple une longueur de 100 cm, un diamètre intérieur de 0,5 mm et un diamètre extérieur de 2 mm; la majeure partie du tube capillaire 1 est plongée dans un bain 7 comportant un thermostat qui commande une source de courant 71. Le système de mesure des limites de zones comprend de préférence une cellule de détection 8, que l'on décrit ci-après et qui est réalisée comme détecteur de gradient situé près de l'autre extrémité du tube capillaire 1; un convertisseur dtimpedances 91,ayant une impédance d'entrée extrêmeil?ent élevée et une impédance de sortie inférieure, connecté à la borne de sortie de l-a cellule de détection 8 au moyen d'un fil 85 enrobé de PTFE passant à travers la paroi du bain 7; un convertisseur tension-fréquence 92 destiné à produire un signal impulsionnel dont la fréquence est proportionnelle à la tension de sortie du convertisseur 91; un système de transmission de signaux T pour ondes électromagnetiques ou ultra-sonores, système comprenant de préférence une source lumineuse ou de rayonnement 93 telle qu'une photo-diode destinée produire un signal optique en réponse au signal de sortie du convertisseur 92, un canal de transmission optique 94 et un convertisseur photoélectrique 95 tel qu'un phototransistor ou un pitotube destiné à fournir un signal électrique en réponse au signal lumineux provenant de la source 93; un moyen isolant destiné à isoler les circuits 91, 92 de la masse afin de maintenir le potentiel des circuits 91, 92, 93 sensiblement égal à celui de la cellule de détection 8 en vue d'empêcher toute fuite de courant entre chaque électrode de détection et la masse; un convertisseur fréquence-tension 97 destiné à produire un signal électrique proportionnel à la fréquence de l'impulsion de sortie du détecteur 95; un circuit de traitement de signaux comprenant un circuit différentiel 98 destiné à produire le signal représentatif des limites des zones des ions séparés; un enregistreur R dont la vitesse de bande est constante pour enregistrer un électroph4régramme. En outre, le système de transmission-de signaux peut être constitué par un autre système susceptible d'isoler un détecteur d'un enregistreur, et les convertisseurs 92, 97 peuvent être constitués par un modulateur de fréquences et son démodulateur. En se référant maintenant à la figure 2, les bornes de sortie de deux électrodes de détection 811, 812 sont connectées respectivementl la porte d'un transistor à effet de champ T1 par I'intermédiaire d'une résistance d'entrée Ri 10 d'une valeur extrêmement élevée, comprise par exemple entre et 10 et à la ligne LI (non mise à la masse). La porte du transistor Tl est connectée à la ligne L1 par une deuxième résistance R2 à valeur résistive très élevée. La source du transistor T1 est connectée à la ligne L1 par une résistance R3 et à la base du transistor T2par une connexion émetteur follower. L'émetteur du transistor T2 est connecté au convertisseur tension-fréquence 92 qui sert à exciter une diode 931. Une source d'énergie El prévue pour les circuits 91 et 92 est constituée de préférence par un transformateur isolé d'un très faible courant de fuite ou par une pile électrique. Le système de transmission de signaux mentionné ci-dessus est constitué d'une diode 931, d'un tube 941 en résine opaque et d'un phototransistor 951. En outre, le système de transmission de signaux peut être constitué par exemple d'émetteurs et des récepteurs associés pour ondes radioélectriques, rayons infra-rouges, rayons ultraviolets ou rayons lumineux. Un circuit 98 comprend par exemple un sélecteur de gammes 981, et un commutateur permettant de mettre en circuit soit un potentiomètre 983, soit un différentiateur 980. Sur la figure 3, la cellule de détection 8 comprend essentiellement un canal capillaire 80 formé entre des tubes capillaires 11 et 12 qui sont insérés à ajustement serré dans un bloc en résine méthacrylique 82 et une paire d'électrodes de détection en fil de platine insérées dans le bloc perpendiculairement à l'axe du canal 80, ces électrodes étant séparées d'une faible distance. Des joints de fermeture 83 en PTFE sont prévus entre les tubes 11, 12 et le bloc 82; les bouchons de retenue 84 sont vissés dans le bloc 82 afin d'exercer une pression sur les joints 83 et de retenir les tubes 11 et 12. Les autres extrémités des électrodes 811, 812 sont soudées respectivement aux extrémités nues des conducteurs 85 qui sont insérés dans le bloc 82 et fixés au moyen d'une résine Araldite 86 (marque déposée par Cuba). Il est avantageux que le diamètre du canal 80 soit supérieur au diamètre intérieur des tubes 11, 12, que les électrodes 811, 812 soient les plus minces possible (par exemple : d'un diamètre de 0,08 mm) et que les extrémités des électrodes 811, 812 aient une dimension telle qu'elles arrivent juste au niveau de la paroi du canal 80, ce qui réduit la possibilité que des ions de décharge se déplacent dans la cellule de détection 8, supprimant ainsi dans une certaine mesure la formation de bulles au niveau des électrodes. La figure 4 représente un mode de réalisation du circuit de mesure qui est constitué d'un boîtier 961 d'une matière très isolante telle qu'une résine méthacrylique, boîtier qui contient le circuit d'adaptation d'impédance 91, le convertisseur tensio-fréquence 92 etme source d'énergie 90 prévue pour les circuits 91, 92. Une source d'énergie adéquate est constituée de préférence d'une pile Electrique, ce qui permet d'isoler les circuits 91 à 93 par rapport à 1-a masse sans la nécessité de prévoir un transformateur isolé spécial. Les bornes de sortie du circuit 92 sont connectées à une photodiode 93 montée sur une extemité du tube opaque 941 en une matière très isolante. Le tube 941 s'étend dans une première chambre 91 et dans une deuxième chambre 99 qui renferme les circuits 97, 98 etc. Dans l'autre extrémité du tube 941 est montée une cellule phôtoélectrique ou un phototransistor 951 dont les bornes de sortie sont connectées aux bornes d'entrée du convertisseur fréquencetension 97. Les références 981, 982, 983 indiquent les bornes de sortie du circuit 98 qui sont connectées à l'enregistreur R, Sur la figure 5 on voit deux modes de réalisation d'un système d'injection d'échantillons 2 comprenant un tube d'échantillonnage V apte à introduire un échantillon exactement sur la surface limite entre les électrolytes principal et terminal. La représentation de la soupape sur la figure 5 (A) a été simplifiée pour plus de clarté, cette soupape comprenant deux éléments réalisés comme un disque fixe 21 en PTFE et un disque mobile 22 en PTFE ayant respectivement des surfaces de contact planes et lisses 210 et 220. Le disque 22 comporte un canal 221 relié à un tube capillaire 11 et un canal 222 relié à une première cuve d'évacuation (non représentée)au moyen d'un tube 225. Le disque 21 comporte un premier canal 211 communiquant avec un guide d'aiguille de seringue 212 par l'intermédiaire d'une cloison 213, et un deuxième canal 214 qui est relié à une deuxième cuve d'évacuation (non illustrée) au moyen d'un tube 216. Le premier canal 211 est également relié par un tube 11 à la chambre d'électrode principale 3.En outre, la soupape est con çue pour qu'elle ait trois positions de fonctionnement : une première position permettant de remplir les tubes capillaires 11, 12 et 13 avec un électrolyte principal et un électrolyte terminal, et permettant de mettre en communication un orifice a avec un orifice b et un orifice c avec un orifice d ; une deuxième position représentée sur la figure 5 (A) est destinée à l'injection d'un échantillon, position dans laquelle il n'existe pas de communicationFntre les orifices a, b, c et d ; et une troisième position, dans laquelle les orifices b et c sont en communication pour permettre d'introduire un échantillon sur la surface limite des deux électrolytes.Pour ce faire, la ligne ab et la ligne cd sont paralleles à la direction de glissement d'un élément mobile 22, la longueur ab étant égale à ch. La figure 5 (B) représente un deuxième mode de réalisation dlune soupape d'échantillonnage adéquate comprenant un élément fixe 21 monté sur un disque fixe 23 en acier et un élément rotatif 22 monté sur un disque rotatif 24 en acier. Le disque 24 comporte une manette de rotation 25, un arbre 26, un ressort de compression 27 disposé entre le disque en acier 24 et un écrou 28. La construction générale de la soupape et son fonctionnement sont sensiblement les memes que dans le mode de réalisation représenté sur la figure 5 (A). Pour ce qui eoncerne le fonctionnement, avant l1opération d'analyse, on introduit l'électrolyte principal et l'électrolyte terminal dans le tube capillaire 1, ensuite on introduit un échantillon entre les deux électrolytes. On met d'abord un disque mobile 22 de la soupape 2 dans la première position dans laquelle les orifices a, c sont respectivement en communication avec les orifices b,d et la soupape 67 et la soupape 68 sont ouvertes, permettant ainsi à l'électrolyte principal contenu dans le réservoir 64 de passer par le tube 62, la chambre 4, la deuxième partie 12 du tube capillaire 1, la cellule de détection 8, la première partie du tube 1, les orifices b, a de la soupape V et un tube jusque dans une cuve d'évacuation; l'électrolyte terminal contenu dans la cuve 63 passe par un tube 61, la chambre d'électrode terminale 3, la troisième partie 13 du tube capillaire 1, les orifices c et d et un tube jusque dans une cuve d'évacuation. En deuxième lieu, la soupape est connecFe sa deuxième position, reorésentée sur la figure 5 (2!, et un échantillon contenu dans la seringue S est introduit doucement dans le canal 211 par l'aiguille de serinrue S1 insérée dans le canal depuis la cloison 213 jusqu a proximité de l'orifice c, l'échan- tillon introduit étant situé dans le canal adiacent a l'orifice c, ce dont il résulte que l'électrolyte terminal dans le tube 13 se trouve légèrement repous- sé vers la cuve 64 afin de faire place à l'échantillon introduit. Ainsi, il se forme une limite entre l'électrolyte terminal et la solution de l'échantillon. En troisième lieu, on met la soupape dans la troisième position, dans laquelle l'orifice b communique avec l'orifice c, de sorte que l'électrolyte principal vient en contact avec la solution de l'échantillon. De la sorte, l'échantillon est introduit précisément à la limite séarant les électrolytes principal et terminal. Ensuite, les réservoirs sont isolés du tube capillaire I par les soupapes d'arrêt 67,68 afin d'éviter une endosmose électrique dans le tube capillaire. Quant au processus de migration, on met en circuit la source d'éner gie afin de déclencher la migration dans le tube capillaire qui est plongé dans le bain 7 à température constante. Au cours de la migration, par exemple, chaque ion à charge négative se dirige selon sa mobilité vers l'électrode principale à charge positive, les ions contenus dans la solution de l'échan- tillon etant répartis en couches selon leurs mobilités. Pour conclure, comme le montrent les figures 6 (AB, (B) et (rB, une fois la séparation terminée, chaque zone contient respectivement des ions d'un seul type qui migrent à la même vitesse, la densité (concentration) d'ions, par exemple les ions C-, dans une zone quelconque, étant calculée par l'équation (1) suivante. Ca/Cc = (1 + ur/Hc) / (1+ Mr/Ma) (1) Dans laquelle Ca = densité (concentration) des ions principaux Cc = densité (conc centration) des ions C- dans la zone Mr = mobilité des ions positifs il ressort de cette équation que la densité des ions contenus dans chaque zone entièrement séparée a une valeur indépendante du nombre d'ions contenus dans chaque zone. Ainsi, la largeur de chaque zone contenant les mêmes ions est propor- tionnelle au nombre d'ions. La figure 6(D) représente un electrophoreramme établi comme différentiel de la sortie du détecteur de gradient de potentiel 8. En d'autres termes, un détecteur de gradient R, selon la figure 1, crée une tension de sortie proportionnelle à la différence de potentiel entre les deux électrodes de détection 811, 812, tension qu on introduit dans le convertisseur tension-fréquence 92 par l'intermédiaire du convertisseur d'impédances 91. Le convertisseur 93, recevant un signal impulsionnel du convertisseur 92, produit un signal non-électrique, par exemple par rayonnement optique d'une diode 931, de la même fréquence que la sortie du convertisseur 92. Le convertisseur 95 (une cellule photoélectrique 951) produit un signal électrique en réponse au signal émis sur le passage 94 et le transmet à un convertisseur fréquence-tension 97. De ce fait, le convertisseur 97 reconstitue un signal électrique proportionnel à la tension de sortie du détecteur R, sans la nécessité d'un couplage électrique entre eux. La sortie du convertisseur 97 est transmise à l'enregistreur R par l'intermédiaire d'un sélecteur de gammes 981, un interrupteur 982, un circuit de différentiation 980 et un potentiomètre 983. AInsi, l'enregistreur enregistre soit une courbe du gradient de poten tiel, soit une courbe différentielle de la sortie sur une large gamme. Le circuit 98 peut en outre être modifié de façon à permettre d'enregis- trer les deux courbes en même temps. Exemple 1 Dans le mode de réalisation représenté sur la figure 1, on a relié la chambre de l'électrode terminale q avec l'orifice d'injection 2 au moyen d'un tube en P T F E (diamètre intérieur : Imm ; diamètre extérieur : qmm ; longueur: 10 cm) et l'orifice d'injection 2 avec la chambre d'électrode principale 4 au moyen d'un tube capillaire en P T F E (diamètre intérieur 0,5mm ; diamètre exterieur 2mm; longueur : Im. Ensuite, on a chargé les cuves 63 et 64 respectivement avec une solution aqueuse de O,OIM d'histidine et O,OlM de chlorhydrate d'histidXne en tant qu'électrolyte principal et une solution aqueuse de O,01w d'acide /zlumatique en tant qû'électrolyte terminal. Pui, on a rempli une seringue avec 5P1 d'un mélange de O, 01M de sulfate de sodium, 0,01w de nitrate de sodium, O,OlM d'oxalate de sodium, O,OIM de formiate de sodium, O,01M de citrate de sodium, 0,01 de maléinate de sodium et 0,01w d'acétate de sodium. Ensuite, on a introduit l'échantillon exactement sur la surface limite entre les deux électrolytes par le procédé décrit ci-dessus. Puis on a effectué la migration sous une intensité de courant de 250 On a maintenu à 2O0C la température du bain 7 pendant cette migration. On a pu constater qu'aucune bulle ne se produisait sur les électrodes de détection même avec une intensité de courant de 25n A. Le résultat obtenu à l'aide d'un circuit différentiel est représenté sur la figure 7(B) de laquelle il ressort que les limites étaient détectées avec une stabilité satisfaisante. Exemple II - La figure 7 (A) représente l'électrophorêgramme obtenu avec le même échantillon et dans les mêmes conditions d'opération que dans l'exemple 1, à la différence que le courant de migration est de 100 uA et le taux d'affaiblissement obtenu par un sélecteur de gammes est la moitié de celui de ltexem- ple 1. Cet electrophorègramme montre que le détecteur possède un bon pouvoir séparateur. il ressort clairement de la figure 7 (A) que la limite de zone entre l'ion sulfate et l'inion nitrate, ayant une différence de mobilité d'environ 10% et un coefficient de diffusion de 10 5cm2/sec, peut être détectée comme une crête de 100 uV de hauteur, avec un niveau de bruit de 1OuV mais sans dérive sensible de la lgne de base Si on suppose que la crête , plusieurs fois plus élevée que le niveau du bruit, est la limite de détection, on peut considérer que ce détecteur de gradient de potentiel détecte la limite entre deux zones présentent une différence de mobilité d'environ 1% pour le cas des échantillons ayant un coefficient de diffusion de 105cm/sec Exemple III - On a effectué plusieurs essais pour contrôler la séparation lorsqu'il s'agit dtune très faible quantité de l'échantillon. On aefEectué la migration avec diverses quantités de l'échantillon et un courant de migration de 100 uA. On a maintenu à 200C la température du bain. Les figures 8 (A),(B) et (C) représentent des électrophorègrammes enre gistrés sur l'enregistreur R au moyen du circuit différentiel 980 orsqu'on a effectué l'analyse avec 10-8 équivalent gramme, 4xi0 9 équivalent gramme et 2x10 9 équivalent gramme d'acide adipique en utilisant comme électrolyte principal une solution de 0,01 M d'histine et de O,OI M de chlorhydrate d'histidine Hcl et comme électrolyte terminal une solution de 0,01 M d'éacie glutamique. Il ressort de ces résultats que la quantité minimale de l'échantillon permettant de détecter deux limites adjacentes comme crues se situe approximativement à 2x 10 9 équivalent gramme. Exemple IV - Après environ 200 heures de fonctionnement avec un courant de migration de 100uA et une température de bdn de 20"C en utilisant le meme échantillon que pour la figure 7, la sensibilité et le niveau de bruit sont restés pratiquement au même niveau que l'on a représenté sur la figure 7. La présente invention présente, comme on l'a décrit ci-dessus, plusieurs avantages. 1. Gracie au fait que la cellule de détection est isolée de la masse tout en restant sous ene tension élevée par rappott à la masse, isolèment obtenu par la conversion du signal électrique provenant de la cellule de détection en un signal optique, on obtient une réduction du courant passant entre les électrodes de détection et la masse. 2. Le fait d'enlever par grattage les parties saillantes des électrodes de détection, entraîne en outre une réduction du courant passant entre ces électrodes et a masse. 3. Grâce à l'auRmentation de la section transversale de la cellule, on obtient une réduction de l'intensité de courant dans la cellule de détection. 4. grâce à chaque perfectionnement indiqué ci-dessus ou ; leur combinaison, on a pu supprimer ou empêcher la formation de bulles dans a cellule de détection, ce qui permet d'effectuer une analyse stable des limites de zones jusqu'à un courant de migration élevé. 5. Grâce à (4) on obtient un bon pouvoir séparateur et une bonne sensibilité. 6. Grâce à (4) le processus de migration s'effectue en moines de temps. RE5EmICATIONS 1. Appareil d'analyse électrophorétique, caractérisé en ce qu'il comprend, en combinaison, un tube, des moyens pour obtenir une colonne de liquide constituée par un électrolyte principal, un électrolte terminal et un échantillon interposé entre les deux électrolytes à l'intérieur dudit tube, des'moyens destinés à créer un gradient de potentiel le long de la colonne de liquide, des moyens de détection permettant de détecter les limites de zone créées dans ledit tube, des moyens de transmission de signaux susceptibles de recevoir le signal électrique sortant des moyens de détection et de le transmettre sous forme d'onde électromagnétique, sonore ou ultrasonore, des moyens de conversion disposés de façon à recevoir ladite onde et à produire un signal électrique en réponse à l'onde transmise, et des movens d'enregistrement permettant d'enregistrer le signal de sortie provenant des moyens de conversion 2. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de transmission comprennent une source de rayonnement optique et un passage optique et en ce que les moyens de conversion comprennent un détecteur photoélectrique. 3. Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce que ladite source de rayonnement optique est constituée par une diode semiconductrice. 4. Appareil selon l'une quelconque des revendications 1 à q, carac térisé en ce que les moyens de détection constituent un détecteur de gradient destiné à détecter un gradient de potentiel dans le liquide près d'une extrémi- té dudit tube. 5. Appareil selon la revendication 4, caractérisé en ce que les moyens de détection comprennent un canal qui communique avec ledit tube et dont la section transversaleestsupérieure à celle du canal situé dans ledit tube. 6. Appareil selon l'une des revendications 4 ou 5, caractérisé en ce que le détecteur de gradient comprand deux -électrodes fines fixées dans la paroi dudit canal sans dépasser la surface intérieurede cette paroi pour pénétrer dans l'intérieur dudit canal. 7. Appareil selon l'une quelconque des revendications 4 à 6,caractérisé en ce qu'il comprend an outre un convertisseur d'impédances, présentant une impédance élevée d'entrée et une impédance inférieur de sortie, interposé entre la borne de sortie du détecteur et la borne d'entrée des moyens de transmission. 8. Appareil selon l'une quelconque des revendications 4 à 7, caractérisé en ce qu'il comprend en outre des moyens pour produire un signal impulsionnel d'une fréquence correspondant à la sortie des movens de détection afin d'imprimer des impulsions sur le signal d'entrée des moyens de transmission et des moyens pour produire un signal électrique interposes entre les moyens de conversion et les moyens d1enregistrement.