L’invention concerne un procédé et un dispositif de contrôle d’un ensemble de calculateurs (10) d’un véhicule comprenant au moins un calculateur (101, 102, 103). Une opération d’incrémentation d’un compteur horaire (104) associé à cet ensemble de calculateurs (10) est déclenchée lorsque la réception d’une requête par cet ensemble de calculateurs (10) déclenche un réveil de l’ensemble de calculateurs (10) associé au compteur horaire (104). La valeur prise par le compteur après incrémentation est comparée à une valeur seuil déterminée pour déclencher la mise en œuvre d’une ou plusieurs actions lorsque la valeur prise par le compteur horaire (104) est supérieure ou égale à la valeur seuil. La ou les actions sont par exemple prévues pour alerter sur le risque d’usure prématurée de l’ensemble de calculateurs (10) et/ou pour réduire l’usage de cet ensemble de calculateurs (10). Figure pour l’abrégé : Figure 1 Procédé et dispositif de contrôle d’un ensemble de calculateurs d’un véhicule L’invention concerne les procédés et dispositifs de contrôle d’un ou plusieurs composant électroniques et électriques, notamment d’un ou plusieurs calculateurs, d’un véhicule, notamment un véhicule automobile. Arrière-plan technologique Les véhicules contemporains embarquent plusieurs calculateurs assurant chacun une ou plusieurs fonctions, telles que par exemple la gestion de l’aide à la conduite, dite ADAS (de l’anglais « Advanced Driver-Assistance System » ou en français « Système d’aide à la conduite avancé »), de l’antipatinage, de la répartition électronique du freinage, du contrôle de la charge de la batterie ou encore de la commande d’actionneurs pour assurer le fonctionnement optimal du moteur du véhicule. Ces calculateurs sont aussi appelés UCE (« Unité de Commande Electronique » ou en anglais ECU « Electronic Control Unit »). Ces calculateurs embarquent des logiciels qui sont exécutés pour assurer les fonctions dont ils ont la charge. Pour notamment réduire la consommation électrique des composants électriques et électroniques du véhicule, les calculateurs entrent dans un mode dit de veille lorsqu’ils ne sont pas sollicités avant de passer dans un mode hors tension pour certains d’entre eux lorsque le système de contact (aussi appelé contacteur) du véhicule est coupé. Lors d’une sollicitation d’un calculateur (par exemple lors d’une commande de déverrouillage du véhicule ou d’une requête pour connaitre l’état de charge de la batterie du véhicule), les calculateurs en charge du ou des systèmes sont sollicités et repassent dans un mode actif ou activé, le passage du mode veille ou hors tension au mode actif correspondant au réveil du calculateur. Les transitions successives d’un état de veille ou hors tension à un état activé, et réciproquement, entrainent une usure de certains composants électroniques des calculateurs. Les calculateurs mis en œuvre dans les véhicules ont été développés et conçus pour avoir une durée de vie correspondant à la durée de vie d’un véhicule, par exemple 15 ans et/ou 240 000 kms. Ces calculateurs ont par ailleurs été conçus pour un usage déterminé, notamment pour un usage dans des véhicules à moteur thermique. Cependant, l’évolution technologique des véhicules avec le développement des véhicules électriques ou hybrides, ou encore avec le développement des véhicules connectés, entraine de nouveaux usages et des sollicitations toujours plus nombreuses de ces calculateurs, augmentant le nombre de transitions, appelées réveil, de l’état de veille ou hors tension vers le mode actif ou activé, ainsi que la durée de fonctionnement de ces calculateurs lorsqu’ils sont en état actif ou activé. L’augmentation de ces transitions ainsi que l’augmentation de la durée de fonctionnement entrainent une usure prématurée des calculateurs et une réduction de la durée de vie des calculateurs et autres composants électriques et électroniques, avec une augmentation des risques de panne associés et des problèmes de fiabilité sur la durée de vie du véhicule, ce qui est générateur d’un potentiel mécontentement des utilisateurs. Un objet de la présente invention est d’assurer une durée de vie déterminée des calculateurs d’un véhicule. Un autre objet de la présente invention est de réduire l’usure des calculateurs et les risques de panne associés. Selon un premier aspect, l’invention concerne un procédé de contrôle d’un ensemble de calculateurs d’un véhicule, l’ensemble comprenant au moins un calculateur, le procédé comprenant les étapes suivantes : - réception d’une requête par ledit ensemble de calculateurs ; - déclenchement d’une opération d’incrémentation d’un compteur horaire représentatif d’une durée de fonctionnement de l’ensemble de calculateurs lorsque la requête déclenche un réveil de l’ensemble de calculateurs, l’opération d’incrémentation prenant fin avec un passage dans un état de veille de l’ensemble de calculateurs ; - comparaison du compteur horaire avec une valeur seuil déterminée ; - mise en œuvre d’au moins une action lorsque le compteur est supérieur ou égal à la valeur seuil déterminée. Selon une variante, le procédé comprend en outre une étape d’incrémentation d’un compteur de réveils de l’ensemble de calculateurs, l’incrémentation étant déclenchée lorsque la requête déclenche un réveil de l’ensemble de calculateurs, le déclenchement de l’incrémentation du compteur de réveils déclenchant l’opération d’incrémentation du compteur horaire. Selon une autre variante, le procédé comprend en outre une étape de détermination d’un état courant de l’ensemble de calculateurs suivant la réception de la requête, la requête déclenchant un réveil de l’ensemble de calculateurs lorsque l’état courant correspond à l’état de veille de l’ensemble de calculateurs, la requête déclenchant un passage de l’état de veille à un état réveillé de l’ensemble de calculateurs. Selon encore une variante, la au moins une action appartient à un ensemble d’actions comprenant : - transmission d’un message d’alerte à destination d’au moins un dispositif embarqué dans le véhicule, le dispositif étant configuré pour restituer le message d’alerte ; - transmission d’un message d’alerte à destination d’au moins un dispositif de communication mobile ; - limitation d’un nombre de fonctions assurées par l’ensemble de calculateurs. Selon une variante supplémentaire, le compteur est compris dans l’ensemble de calculateurs. Selon encore une variante, le compteur horaire est compris dans un dispositif distant relié en communication sans fil avec le véhicule. Selon une autre variante, la requête correspond à : - une requête pour mise en œuvre d’au moins un service par l’ensemble de calculateurs émise par un dispositif de communication mobile ; ou - une requête pour mise en œuvre d’au moins un service par l’ensemble de calculateurs émise par un organe de commande du véhicule ; ou - une requête pour mise en œuvre d’au moins un service par l’ensemble de calculateurs émise par un calculateur non compris dans l’ensemble de calculateurs ; ou - une requête pour mise en œuvre d’au moins un service par l’ensemble de calculateurs émise par un dispositif de contrôle d’au moins un équipement du véhicule. Selon un deuxième aspect, l’invention concerne un dispositif de contrôle d’un ensemble de calculateurs d’un véhicule, le dispositif comprenant une mémoire associée à un processeur configuré pour la mise en œuvre des étapes du procédé selon le premier aspect de l’invention. Selon un troisième aspect, l’invention concerne un véhicule, notamment autonome, par exemple de type automobile, comprenant un dispositif tel que décrit ci-dessus selon le deuxième aspect de l’invention. Selon un quatrième aspect, l’invention concerne un programme d’ordinateur qui comporte des instructions adaptées pour l’exécution des étapes du procédé selon le premier aspect de l’invention, ceci notamment lorsque le programme d’ordinateur est exécuté par au moins un processeur. Un tel programme d’ordinateur peut utiliser n’importe quel langage de programmation, et être sous la forme d’un code source, d’un code objet, ou d’un code intermédiaire entre un code source et un code objet, tel que dans une forme partiellement compilée, ou dans n’importe quelle autre forme souhaitable. Selon un cinquième aspect, l’invention concerne un support d’enregistrement lisible par un ordinateur sur lequel est enregistré un programme d’ordinateur comprenant des instructions pour l’exécution des étapes du procédé selon le premier aspect de l’invention. D’une part, le support d’enregistrement peut être n'importe quel entité ou dispositif capable de stocker le programme. Par exemple, le support peut comporter un moyen de stockage, tel qu'une mémoire ROM, un CD-ROM ou une mémoire ROM de type circuit microélectronique, ou encore un moyen d'enregistrement magnétique ou un disque dur. D'autre part, ce support d’enregistrement peut également être un support transmissible tel qu'un signal électrique ou optique, un tel signal pouvant être acheminé via un câble électrique ou optique, par radio classique ou hertzienne ou par faisceau laser autodirigé ou par d'autres moyens. Le programme d’ordinateur selon l'invention peut être en particulier téléchargé sur un réseau de type Internet. Alternativement, le support d'enregistrement peut être un circuit intégré dans lequel le programme d’ordinateur est incorporé, le circuit intégré étant adapté pour exécuter ou pour être utilisé dans l'exécution du procédé en question. Brève description des figures D’autres caractéristiques et avantages de l’invention ressortiront de la description des modes de réalisation non limitatifs de l’invention ci-après, en référence aux figures 1 à 4 annexées, sur lesquelles : illustre schématiquement un ensemble de calculateurs d’un véhicule, selon un premier exemple de réalisation particulier de la présente invention ; illustre schématiquement un ensemble de calculateurs d’un véhicule, selon un deuxième exemple de réalisation particulier de la présente invention ; illustre schématiquement un calculateur de l’ensemble de calculateurs de la ou de la , selon un exemple de réalisation particulier de la présente invention ; illustre un organigramme des différentes étapes d’un procédé de contrôle de l’ensemble de calculateurs de la ou de la , selon un exemple de réalisation particulier de la présente invention. Un procédé et un dispositif de contrôle d’un ensemble de calculateurs d’un véhicule vont maintenant être décrits dans ce qui va suivre en référence conjointement aux figures 1 à 4. Des mêmes éléments sont identifiés avec des mêmes signes de référence tout au long de la description qui va suivre. Selon un exemple particulier et non limitatif de réalisation de l’invention, un ensemble de calculateurs d’un véhicule comprend un ou plusieurs calculateurs. Pour contrôler cet ensemble de calculateurs, et notamment pour contrôler l’utilisation et/ou la durée de vie de cet ensemble de calculateurs, un compteur horaire est associé à cet ensemble de calculateurs, le compteur horaire comptabilisant la durée totale de fonctionnement de cet ensemble de calculateurs au fur et à mesure du fonctionnement de cet ensemble de calculateurs. Le fonctionnement d’un calculateur correspond à la période pendant laquelle un tel calculateur est activé. A cet effet, une opération d’incrémentation du compteur horaire est déclenchée lorsqu’une requête reçue par cet ensemble de calculateurs (par exemple une requête sollicitant l’activation d’une ou plusieurs fonctions associées à un ou plusieurs services fournis par cet ensemble de calculateurs) déclenche un réveil de l’ensemble de calculateurs associé au compteur horaire. La fin de l’incrémentation est quant à elle déclenchée lorsque l’ensemble de calculateur repasse dans un mode veille. La valeur prise par le compteur horaire après incrémentation est comparée à une valeur seuil déterminée pour déclencher la mise en œuvre d’une ou plusieurs actions lorsque la valeur prise par le compteur horaire est supérieure ou égale à la valeur seuil. La ou les actions sont par exemple prévues pour alerter sur le risque d’usure prématurée de l’ensemble de calculateurs et/ou pour réduire l’usage de cet ensemble de calculateurs. Un compteur horaire est par exemple associé à un groupe de plusieurs calculateurs (par exemple lorsque les calculateurs du groupe coopèrent pour fournir un ou plusieurs services). Selon un autre exemple, un compteur horaire est associé à un unique calculateur, un compteur horaire étant par exemple associé à chaque calculateur d’au moins une partie des calculateurs du système embarqué du véhicule. L’utilisation d’un compteur horaire pour mesurer la durée de fonctionnement d’un calculateur ou d’un groupe de calculateurs permet de prendre les actions nécessaires pour réduire les risques d’usure prématurée en prenant les actions nécessaires lorsque la durée de fonctionnement atteint un seuil déterminé. illustre schématiquement un ensemble 10 de calculateurs d’un véhicule, selon un exemple de réalisation particulier et non limitatif de la présente invention. L’ensemble de calculateurs 10 comprend 3 calculateurs selon l’exemple de la . Bien entendu, le nombre de calculateurs n’est pas limité à 3 mais s’étend à tout nombre allant de 1 calculateurs et plusieurs dizaines voire centaines de calculateurs. Le véhicule correspond par exemple à un véhicule à moteur thermique, à un véhicule électrique ou à un véhicule hybride (combinant moteur thermique et moteur électrique). Le véhicule correspond en outre à un véhicule à moteur terrestre, par exemple un véhicule automobile, un camion ou un bus. Selon un autre exemple, le véhicule correspond à un véhicule aérien, par exemple un avion, ou à un véhicule maritime, par exemple un bateau. L’ensemble de calculateurs 10 est utilisé comme exemple illustratif de l’invention, l’invention ne se limitant pas à cet ensemble 10 mais à tout ensemble de calculateurs ou tout ensemble de composants électriques et électroniques (dits composants EE) passant d’un état de veille ou hors tension à un état activé via une transition d’état appelée réveil. Un calculateur ou un composant EE prend avantageusement plusieurs états, par exemple : - un état dit de veille profonde du calculateur correspondant à un état durant lequel la consommation électrique du calculateur est réduite au minimum tout en permettant une surveillance de certains évènements au réveil, au détriment d’un temps de réveil plus long que lorsque le calculateur est à l’état dit de veille, ce temps étant égal ou proche au temps d’initialisation complète du calculateur ; - un état dit de veille du calculateur correspondant à un état durant lequel la plupart des fonctions assurées par le calculateur sont arrêtées temporairement pour diminuer la consommation électrique du calculateur (et du véhicule) ; et - un état dit réveillé ou activé du calculateur correspondant à un état durant lequel l’ensemble des fonctions assurées par le calculateur sont opérationnelles, avec une consommation électrique normale du calculateur. Le réveil d’un calculateur correspond par exemple au passage de l’état de veille profonde à l’état de veille, au passage de l’état de veille profonde à l’état activé et/ou au passage de l’état de veille à l’état activé. La durée ou le temps de fonctionnement d’un calculateur correspond au temps pendant lequel le calculateur est dans l’état réveillé ou activé. La durée de fonctionnement correspond par exemple à la somme de toutes les périodes temporelles pendant lesquelles le calculateur est dans l’état réveillé ou activé. Un exemple d’architecture d’un calculateur est décrit en regard de la . Selon une variante de réalisation, le système 1 de la comprend également un dispositif de communication mobile (non illustré) en communication avec l’ensemble de calculateurs 10 selon une liaison sans fil. Le dispositif de communication mobile correspond par exemple à un téléphone intelligent (de l’anglais « smartphone »), une tablette, un ordinateur portable ou un dispositif de diagnostic. La communication entre le dispositif de communication mobile et l’ensemble de calculateur 10 est établie selon un mode de communication directe (par exemple selon un mode de communication de type véhicule vers piéton, dit V2P (de l’anglais « Vehicle-to-Pedestrian ») ou selon un mode de communication indirecte via une infrastructure de réseau cellulaire par exemple et un ou plusieurs dispositifs distants (par exemple des serveurs) d’un « cloud » 11 (ou « nuage » en français). Le réseau cellulaire correspond par exemple à un réseau de type LTE (de l’anglais « Long-Term Evolution » ou en français « Evolution à long terme ») ou LTE-Advanced (ou en français LTE-avancé). Selon l’exemple illustratif de la , l’ensemble de calculateurs 10 comprend un premier calculateur 101 correspondant par exemple à unité de contrôle télématique 101, dite TCU (de l’anglais « Telematic Control Unit »). La TCU 101 est avantageusement relié à une ou plusieurs antennes du véhicule et est configurée pour contrôler les différents systèmes de communication du véhicule, tels que par exemple le système de localisation de type GPS (de l’anglais « Global Positioning System » ou en français « Système de localisation global ») et/ou le système de communication mobile (par exemple GSM, GPRS, Wi-Fi, Bluetooth, LTE). L’ensemble de calculateurs 10 comprend également un deuxième calculateur 102 correspondant par exemple à un calculateur de type VSM (de l’anglais « Vehicle Supervisor Module » ou en français « Module de supervision véhicule ») en charge de la coordination des fonctions électroniques véhicules de l’habitacle et en charge de fournir l’infrastructure réseau d’interconnexion de l’ensemble des autres calculateurs du véhicule. L’ensemble de calculateurs 10 comprend également un troisième calculateur 103 correspondant par exemple à un calculateur en charge de contrôler un système BMS (de l’anglais « Battery Management System » ou en français « Système de contrôle des batteries ») associé à la batterie, un tel calculateur contrôlant par exemple l’état de charge de la batterie, dit SOC (de l’anglais « State of Charge ») ou la profondeur de décharge, dit DOD (de l’anglais « Depth of Discharge »), indiquant le niveau de charge de la batterie du véhicule. Bien entendu, le type de calculateur n’est pas limité à ceux décrits ci-dessus mais s’étend à tout type de calculateur, par exemple un calculateur en charge du système IVI (de l’anglais « In Vehicle Infotainment » ou en français « Infodivertissement dans le véhicule »), un calculateur en charge du verrouillage/déverrouillage des portes du véhicule ou un calculateur en charge d’un système ADAS (de l’anglais « Advanced Driver-Assistance System » ou en français « Système d’aide à la conduite avancé »)). Les calculateurs 101, 102, 103 forment par exemple une architecture multiplexée pour la réalisation de différents services utiles pour le bon fonctionnement du véhicule et pour assister le conducteur et/ou les passagers du véhicule dans le contrôle du véhicule. Les calculateurs 101, 102 et 103 communiquent et échangent des données entre eux par l’intermédiaire d’un ou plusieurs bus informatiques, par exemple un bus de communication de type bus de données CAN (de l’anglais « Controller Area Network » ou en français « Réseau de contrôleurs »), CAN FD (de l’anglais « Controller Area Network Flexible Data-Rate » ou en français « Réseau de contrôleurs à débit de données flexible »), FlexRay (selon la norme ISO 17458) ou Ethernet (selon la norme ISO/IEC 802-3). Selon l’exemple de la , un compteur horaire 104 est associé à l’ensemble de calculateurs 10 et est configuré pour comptabiliser les périodes temporelles pendant lesquelles l’ensemble de calculateurs 10 est dans l’état réveillé suite à une requête ou une sollicitation. Le compteur horaire calcule par exemple le nombre de cycles d’horloge exécutées pendant les phases de fonctionnement de l’ensemble de calculateur. La valeur prise par le compteur horaire 104 à un instant déterminé correspond ainsi à la somme des périodes temporelles pendant lesquelles l’ensemble de calculateurs 10 est dans l’état réveillé et indique la durée totale de fonctionnement de l’ensemble de calculateurs 10 depuis la première activation de l’ensemble de calculateurs 10 jusqu’à l’instant déterminé. Une telle durée est par exemple exprimée en heures, ou en heures et minutes. Un tel compteur horaire correspond par exemple à un module logiciel embarqué dans un des calculateurs de l’ensemble 10 et exécuté par ce calculateur. Selon une variante optionnelle de réalisation, un compteur de réveils 105 est associé à l’ensemble de calculateurs 10 et est configuré pour compter le nombre de fois où l’ensemble de calculateurs 10 est réveillé suite à une requête ou une sollicitation. Un tel compteur correspond par exemple à un module logiciel embarqué dans un des calculateurs de l’ensemble 10 et exécuté par ce calculateur. L’ensemble de calculateurs 10 comprend par exemple un groupe de calculateurs regroupés par usage ou fonctionnalités (par exemple les calculateurs impliqués dans la charge du véhicule, la commande à distance, etc.). Selon une variante de réalisation, le compteur horaire 104 associé à plusieurs calculateurs formant l’ensemble 10 est configuré pour compter le nombre de fois où au moins un des calculateurs de l’ensemble 10 est dans un état réveillé suite à une requête ou une sollicitation. Selon une variante de réalisation, le compteur de réveils 105 associé à plusieurs calculateurs formant l’ensemble 10 est configuré pour compter le nombre de fois où le calculateur le plus sollicité de l’ensemble 10 est réveillé suite à une requête ou une sollicitation. Selon une autre variante de réalisation, plusieurs compteurs horaires sont associés à l’ensemble de calculateurs 10, par exemple un compteur horaire par calculateur. Selon cette variante, chaque calculateur embarque et met en œuvre un tel compteur horaire pour compter la durée de fonctionnement de chaque calculateur correspondant aux périodes pendant lesquelles chaque calculateur est dans l’état réveillé suite à une requête ou une sollicitation. Un processus de contrôle de l’ensemble de calculateurs 10 est avantageusement mis en œuvre par l’ensemble 10, par exemple par un ou plusieurs calculateurs de l’ensemble de calculateurs, par exemple par le calculateur 102 embarquant le compteur 104 (et optionnellement le compteur 105). Dans une première opération, une requête est reçue par l’ensemble de calculateurs 10. Une telle requête correspond par exemple à une demande d’un ou plusieurs services déterminés fournis par un ou plusieurs calculateurs de l’ensemble de calculateurs 10. La requête est par exemple émise par le dispositif de communication mobile, par un serveur du « cloud » 11, par un dispositif distant ou organe de contrôle d’un équipement tel qu’une commande de verrouillage / déverrouillage du véhicule, par un organe de commande du véhicule (par exemple un bouton du tableau de bord ou d’un écran dans l’habitacle sur lequel est affichée une interface homme-machine), par un autre calculateur du système embarqué. La requête appartient par exemple à un ensemble de requêtes comprenant : - requête de verrouillage / déverrouillage du véhicule ; - requête de démarrage / d’arrêt du moteur du véhicule ; - requête pour brancher / débrancher la prise de raccordement utilisée pour recharger la batterie d’un véhicule électrique ; - requête de début / fin de charge de la batterie d’un véhicule électrique ; - requête de début / fin de préconditionnement de l’habitacle du véhicule pour chauffer ou refroidir l’habitacle du véhicule avant que le conducteur n’y pénètre ; - requête d’état de charge de la batterie (SOC), par exemple depuis une application mobile ; - requête pour retrouver le véhicule à distance ; - requête pour démarrer le véhicule à distance. La liste de requêtes fournie ci-dessus n’est pas exhaustive, la requête reçue par l’ensemble de calculateurs 10 s’étendant à tout type de requête de fourniture de service par un composant du véhicule et sollicitant l’activation d’une ou plusieurs fonctions d’un ou plusieurs calculateurs. La requête est avantageusement reçue par la TCU 101 qui la transmet au calculateur contrôlant le système embarqué du véhicule, par exemple le calculateur 102, qui la relaie à le ou les calculateurs destinataires de la requête, par exemple le calculateur 103 pour exécution de la requête. Selon un exemple, la requête correspond à une requête de SOC émise par le dispositif de communication mobile 11. Une telle requête est par exemple émise par le conducteur du véhicule via une application mobile installée sur son téléphone intelligent pour connaitre l’état de charge de la batterie de son véhicule, par exemple pour déterminer si l’état de charge est suffisant pour effectuer un parcours, notamment lorsque le véhicule est un véhicule à moteur électrique. La requête est avantageusement destinée au calculateur en charge du système BMS, par exemple le calculateur 103. De telles requêtes si elles sont répétées très régulièrement augmentent considérablement le nombre de fois où le calculateur 103 est sollicité ainsi que la durée de fonctionnement du calculateur 103, ainsi que tous les calculateurs impliqués dans la transmission de la requête, par exemple la TCU 101. Selon un autre exemple, la requête correspond à une requête de recharge de la batterie de traction du véhicule lorsque le véhicule correspond à un véhicule électrique. Selon cet exemple, la durée de fonctionnement du calculateur 103 correspond à la durée de la recharge de la batterie ou à la période temporelle pendant laquelle le véhicule est branchée sur une borne de recharge. Si la période temporelle pendant laquelle le véhicule est branchée sur une borne de recharge pour recharger ses batteries est supérieur au temps nécessaire pour recharger complètement les batteries, alors le calculateur 103 passe automatiquement en mode veille lorsque les batteries ont été complètement rechargées, c’est-à-dire lorsque le SOC est au maximum. Dans un tel exemple, la durée de fonctionnement du calculateur 103 correspond au temps de recharge jusqu’à ce que le calculateur 103 passe automatiquement en mode ou état de veille. Dans une deuxième opération, l’ensemble de calculateurs 10, par exemple le calculateur 102 détermine l’état courant de l’ensemble de calculateurs 10, par exemple l’état courant de chacun des calculateurs sollicités par la requête, pour déterminer si les calculateurs 101 à 103 étaient dans un état de veille ou dans un état activé. Dans une troisième opération, et selon un premier mode de réalisation dans lequel l’ensemble de calculateurs comprend un compteur horaire 104 et un compteur de réveils 105, le compteur 105 est incrémenté (c’est-à-dire que la valeur du compteur de réveils 105 est augmentée de 1) lorsqu’il est constaté à la deuxième opération que l’état courant correspond à un état de veille et que la réception de la requête déclenche un réveil de l’ensemble de calculateurs 10. S’il est constaté à la deuxième opération que l’état courant correspond à l’état activé, alors le compteur de réveils 105 n’est pas incrémenté, c’est-à-dire que la valeur du compteur n’est pas modifiée. Par exemple, si la requête correspond à une requête de SOC et que le véhicule est en cours de charge (recharge de la batterie du véhicule électrique en cours), alors l’ensemble de calculateurs est à l’état activé lorsque la requête est reçue et le compteur de réveils 105 n’est pas incrémenté. Selon ce premier mode de réalisation, l’incrémentation du compteur de réveils 105 déclenche l’opération d’incrémentation du compteur horaire 104. Une incrémentation du compteur horaire 104 correspond par exemple à l’ajout d’un incrément (valeur du compteur horaire 104 augmentée de 1) pour chaque cycle d’horloge du processeur du calculateur hébergeant le compteur horaire 104, le nombre de cycles d’horloges comptés étant converti en durée (par exemple en heures ou en heures et minutes). L’opération d’incrémentation du compteur horaire 104 prend par exemple fin lorsque l’ensemble de calculateurs repasse à l’état de veille ou à l’état de veille profonde. Selon une variante de réalisation, le déclenchement de l’opération d’incrémentation du compteur horaire 104 et/ou la fin de l’opération d’incrémentation sont en outre fonction de données évènementielles ou périodiques reçues par l’ensemble de calculateurs 10 ou par le calculateur 103 hébergeant le compteur horaire. Selon cette variante, l’incrémentation du compteur horaire est déclenchée et/ou prend fin si certaines données déterminées sont reçues. Selon encore une variante de réalisation, le déclenchement de l’opération d’incrémentation du compteur horaire 104 et/ou la fin de l’opération d’incrémentation sont en outre fonction de règles déterminées, ces règles déterminées dépendant par exemple de l’ensemble de calculateurs 10 ou du calculateur 103 hébergeant le compteur horaire 104. Par exemple, si l’ensemble de calculateurs 10 contrôle le verrouillage / déverrouillage du véhicule, l’opération d’incrémentation est déclenchée à la réception de données événementielles associées à la commande de déverrouillage du véhicule (reçue par exemple d’un dispositif de déverrouillage à distance). En l’absence d’un démarrage du moteur, une règle associée au contrôle du verrouillage / déverrouillage déclenche automatiquement un verrouillage après écoulement d’une durée déterminée (par exemple 3, 4 ou 5 minutes). Cette règle détermine alors la fin de l’opération d’incrémentation du compteur horaire, cette opération prenant fin à l’échéance de la durée déterminée. Selon un deuxième mode de réalisation dans lequel l’ensemble de calculateurs comprend un compteur horaire 104 mais aucun compteur de réveils 105, l’opération d’incrémentation du compteur horaire 104 est déclenchée lorsqu’il est constaté à la deuxième opération que l’état courant correspond à un état de veille et que la réception de la requête déclenche un réveil de l’ensemble de calculateurs 10. S’il est constaté à la deuxième opération que l’état courant correspond à l’état activé, alors l’opération d’incrémentation du compteur horaire 104 n’est pas déclenchée, c’est-à-dire que la valeur du compteur horaire 104 n’est pas modifiée. Par exemple, si la requête correspond à une requête de SOC et que le véhicule est en cours de charge (recharge de la batterie du véhicule électrique en cours), alors l’ensemble de calculateurs est à l’état activé lorsque la requête est reçue et l’opération d’incrémentation du compteur horaire 104 n’est pas déclenchée. Les variantes de réalisation décrites en regard du premier mode de réalisation s’appliquent de la même manière au deuxième mode de réalisation. Dans une quatrième opération, le compteur horaire104 (ou la valeur prise par le compteur suite à la troisième opération) est comparée à une valeur seuil déterminée. Cette valeur seuil correspond par exemple à un niveau d’alerte déterminé par le constructeur correspondant à une durée de fonctionnement de réveils de l’ensemble de calculateurs 10, qui quand elle est atteinte, requiert qu’une action doive être mise en œuvre pour garantir ou préserver la durée de vie de l’ensemble de calculateurs 10. Cette valeur seuil est avantageusement inférieure à la durée de fonctionnement pour laquelle il est garanti que l’ensemble de calculateurs peut continuer de fonctionner avec un taux de panne déterminé très faible, inexistant ou nul. Dans une cinquième opération, lorsque le résultat de la comparaison mise en œuvre à la quatrième opération indique que le compteur horaire 104 est supérieur ou égal à la valeur seuil déterminée, alors une ou plusieurs actions sont mises en œuvre. Sinon, la cinquième opération n’est pas mise en œuvre et le processus recommence dès réception d’une nouvelle requête. La ou les actions mises en œuvre correspondent à une ou plusieurs des actions suivantes, selon toutes combinaisons possibles : - transmission d’un message d’alerte à destination d’au moins un dispositif embarqué dans le véhicule et adapté pour rendre ou restituer le message, par exemple un écran d’affichage si le message correspond à un message textuel ou graphique et un ou plusieurs haut-parleurs si le message correspond à un message vocal. Un tel message appartient par exemple à une liste de messages déterminés et stockés en mémoire de l’ensemble de calculateurs 10, le message étant sélectionné en fonction par exemple du type de calculateur(s) concerné(s). Le message est par exemple transmis via le bus de données du système multiplexé à destination du calculateur en charge de contrôler le dispositif embarqué (par exemple le calculateur IVI) ; et/ou - transmission du message d’alerte à destination d’au moins un dispositif de communication mobile, par exemple le dispositif de communication mobile 11. Le message d’alerte est par exemple transmis par l’intermédiaire de la TCU 104 via un réseau cellulaire de type 4G ou 5G ou selon le mode de communication V2P ; et/ou - limitation du nombre de fonctions assurées par l’ensemble de calculateurs. Une telle limitation correspond par exemple à la suppression d’une ou plusieurs fonctions non essentielles pour la sécurité du véhicule, une telle suppression s’accompagnant par exemple d’un message d’informations indiquant la ou les fonctions qui deviennent indisponibles. Les opérations décrites ci-dessus sont avantageusement réitérées à chaque réception d’une nouvelle requête sollicitant l’ensemble de calculateurs 10. illustre schématiquement un ensemble 20 de calculateurs d’un véhicule, selon un exemple de réalisation particulier et non limitatif de la présente invention. Le système 2 de la comprend des éléments identiques au système 1 de la , les éléments identiques ayant les mêmes signes de référence, à savoir le « cloud » 11, les calculateurs 101, 102 et 103 formant l’ensemble de calculateurs 20, le compteur horaire 104 et le compteur de réveils (optionnel) 105. L’ensemble de calculateurs 20 comprend ainsi les calculateurs 101 à 103 décrits en regard de la . A la différence de l’ensemble de calculateurs 10 de la , l’ensemble de calculateurs 20 ne comprend pas ou n’embarque pas de compteur. Le ou les compteurs horaires 104 (et le ou les compteurs de réveils 105 le cas échéant) associés à l’ensemble de calculateurs 20 est ou sont hébergés sur un dispositif distant, par exemple un serveur, du « cloud » 11. Un tel serveur est avantageusement relié en communication avec l’ensemble de calculateurs 20 via une liaison sans fil, par exemple sur la base d’une connexion de type LTE, LTE-Advanced ou V2I (de l’anglais « Vehicle-to-Infrastructure » ou en français « Véhicule vers infrastructure »). Selon une variante optionnelle de réalisation, l’ensemble de calculateurs 20 comprend une mémoire tampon 201 configurés pour stocker un ensemble d’informations destinées au serveur du « cloud » 11, ces informations étant avantageusement mises en mémoire 201 lorsque la communication entre l’ensemble de calculateurs 20 et le serveur est interrompue. La communication est interrompue par exemple lorsque le véhicule se trouve dans une zone géographique non couverte par le réseau cellulaire sur lequel s’appuie la communication ou lorsque le réseau cellulaire est hors fonction. Un processus de contrôle de l’ensemble de calculateurs 20 est avantageusement mis en œuvre par un système comprenant l’ensemble 20 et un dispositif distant du « cloud » 11 relié en communication avec l’ensemble 20. Dans une première opération, une requête est reçue par l’ensemble de calculateurs 20. Une telle requête correspond par exemple à une demande d’un ou plusieurs services déterminés fournis par un ou plusieurs calculateurs de l’ensemble de calculateurs 20. La première opération est identique à celle décrite en regard de la . Dans une deuxième opération, l’ensemble de calculateurs 20 transmet, via la liaison sans fil reliant l’ensemble 20 au « cloud » 11, au moins une information représentative de la réception de la requête à destination du « cloud » 11, par exemple à destination du serveur hébergeant et exécutant le ou les compteurs 104, 105. La ou les informations transmises comprennent tout ou partie des données suivantes : - données représentatives du type de requête reçue ; et/ou - données représentatives du ou des services requis ; et/ou - données représentatives du ou des calculateurs sollicités par la requête ; et/ou - données représentatives de l’instant de réception ; et/ou - données représentatives de l’émetteur de la requête. Cette ou ces informations sont par exemple générées par le calculateur 102 et transmises par la TCU 101. Selon une variante de réalisation, des données événementielles ou périodiques sont en outre transmises par l’ensemble de calculateurs et/ou par un ou plusieurs autres calculateurs du système embarqué du véhicule, selon la liaison sans fil reliant l’ensemble 20 au « cloud » 11. Lorsque la connexion avec le « cloud » 11 est rompue, cette ou ces informations et/ou ces données événementielles ou périodiques sont avantageusement stockées dans la mémoire 201, qui fait office de mémoire tampon (de l’anglais « buffer »). Lorsque la connexion avec le « cloud » 11 est rétablie, l’ensemble de calculateurs 20 transmet la ou les informations stockées dans la mémoire 201 et vide la mémoire 201 une fois l’ensemble des informations stockées transmises. Dans une troisième opération, le dispositif distant destinataire de la ou les informations représentatives de la requête et/ou des données événementielles ou périodiques détermine l’état courant de l’ensemble de calculateurs 20, par exemple l’état courant de chacun des calculateurs sollicités par la requête, pour déterminer si les calculateurs 101 à 103 étaient dans un état de veille ou dans un état activé à la réception de la requête. La détermination de l’état courant est mise en œuvre en se basant sur la ou les informations représentatives de la requête reçues et un partir d’un historique de l’état pris par l’ensemble 20 avant la détermination de l’état courant. Un tel historique correspond par exemple à une table de correspondance, dite LUT (de l’anglais « Look-Up Table »), avec en regard de chaque calculateur ou chaque ensemble de calculateur son état précédent, c’est-à-dire le dernier état déterminé avant la réception de la ou les informations, avec l’instant auquel chaque calculateur ou ensemble de calculateurs est passé dans cet état précédent. Selon une variante, l’historique comprend l’ensemble des états précédemment pris par chaque calculateur ou ensemble de calculateurs sur un intervalle de temps déterminé et précédant la réception de la ou les informations. Une telle LUT est par exemple stockée en mémoire du dispositif distant. L’état courant est par exemple déterminé en connaissant l’état précédent et une ou plusieurs règles de passage d’un état à un autre pour chaque calculateur ou ensemble de calculateurs, par exemple l’intervalle de temps au bout duquel un calculateur passe d’un état activé à un état de veille puis de veille profonde si ce calculateur n’est pas sollicité. La ou les règles de passage d’un état à un autre sont par exemple stockées dans la LUT ou dans une autre LUT. Par exemple, si l’état précédent de l’ensemble 20 stockée dans la LUT correspondait à un état de veille et qu’aucune requête n’a été reçue jusqu’à ce que la ou les informations soient reçues, alors le dispositif distant en déduit que l’état courant de l’ensemble 20 est un état de veille ou de veille profonde. Par exemple, si l’état précédent de l’ensemble 20 stockée dans la LUT correspondait à un état activé et que la mise en veille s’effectue après écoulement d’un intervalle temporel égal à 3 minutes, alors le dispositif distant détermine l’état courant de l’ensemble 20 à partir de l’instant auquel l’ensemble est passé dans l’état précédent (activé) et de l’instant de réception de la requête (ou de l’instant de réception de la ou les informations représentatives de réception d’une requête). Si la durée entre les deux instants est inférieure à 3 minutes alors l’état courant correspond à un état activé, sinon l’état courant correspond à un état de veille. Le compteur horaire 104 est par exemple incrémenté pour seulement une partie des requêtes de l’ensemble ci-dessus, par exemple pour un nombre minimal de requêtes (par exemple requête de verrouillage / déverrouillage du véhicule et requête de démarrage / d’arrêt du moteur du véhicule) (correspondant à un comptage dit minimal). Selon un autre exemple, le compteur est incrémenté pour chaque type de requête reçue, c’est-à-dire pour un nombre maximal de requêtes (correspondant à un comptage dit maximal) et nécessitant l’activation d’un calculateur ou de l’ensemble de calculateurs. Selon une variante, le comptage minimal et le comptage maximal correspondent à un paramètre activable en fonction des besoins. Le déclenchement de l’opération d’incrémentation du compteur horaire 104 décrit en regard des premiers et deuxièmes modes de mises en œuvre décrits en regard de la s’applique de la même manière dans cette troisième opération, de même que l’incrémentation du compteur de réveils 105 lorsque ce dernier est mis en œuvre. Dans une quatrième opération, le compteur horaire 104 (ou la valeur prise par le compteur suite à la troisième opération) est comparée à une valeur seuil déterminée. La quatrième opération est identique à la quatrième opération décrite en regard de la . Dans une cinquième opération, lorsque le résultat de la comparaison mise en œuvre à la quatrième opération indique que le compteur horaire 104 est supérieur ou égal à la valeur seuil déterminée, alors une ou plusieurs actions sont mises en œuvre. Sinon, la cinquième opération n’est pas mise en œuvre et le processus recommence dès réception d’une nouvelle requête. La cinquième opération est identique à la cinquième opération décrite en regard de la . Cette cinquième opération est par exemple mise en œuvre par le dispositif distant. Les opérations décrites ci-dessus sont avantageusement réitérées à chaque réception d’une nouvelle requête sollicitant l’ensemble de calculateurs 20. illustre schématiquement un dispositif 3 correspondant à un dispositif configuré pour contrôler un ensemble de calculateurs comprenant au moins un calculateur, selon un exemple de réalisation particulier et non limitatif de la présente invention. Le dispositif 3 correspond par exemple à un calculateur 101, 102, 103 embarqué dans le véhicule ou à un dispositif distant, par exemple un serveur, du « cloud » 11. Le dispositif 3, ou une combinaison de dispositifs 3, est par exemple configuré pour la mise en œuvre des opérations décrites en regard des et 2 et/ou des étapes du procédé décrit en regard de la . Des exemples d’un tel dispositif 3 comprennent, sans y être limités, un équipement électronique embarqué tel qu’un ordinateur de bord d’un véhicule, un calculateur électronique tel qu’une UCE (« Unité de Commande Electronique »), une TCU (de l’anglais « Telematic Control Unit » ou en français « Unité de Contrôle Télématique »), un téléphone intelligent, une tablette, un ordinateur portable, un serveur. Les éléments du dispositif 3, individuellement ou en combinaison, peuvent être intégrés dans un unique circuit intégré, dans plusieurs circuits intégrés, et/ou dans des composants discrets. Le dispositif 3 peut être réalisé sous la forme de circuits électroniques ou de modules logiciels (ou informatiques) ou encore d’une combinaison de circuits électroniques et de modules logiciels. Selon différents modes de réalisation particuliers, le dispositif 3 est couplé en communication avec d’autres dispositifs ou systèmes similaires et/ou avec des dispositifs de communication, par exemple une TCU (de l’anglais « Telematic Control Unit » ou en français « Unité de Contrôle Télématique »), par exemple par l’intermédiaire d’un bus de communication ou au travers de ports d’entrée / sortie dédiés. Le dispositif 3 comprend un (ou plusieurs) processeur(s) 30 configurés pour exécuter des instructions pour la réalisation des étapes du procédé et/ou pour l’exécution des instructions du ou des logiciels embarqués dans le dispositif 3. Le processeur 30 peut inclure de la mémoire intégrée, une interface d’entrée/sortie, et différents circuits connus de l’homme du métier. Le dispositif 3 comprend en outre au moins une mémoire 31 correspondant par exemple une mémoire volatile et/ou non volatile et/ou comprend un dispositif de stockage mémoire qui peut comprendre de la mémoire volatile et/ou non volatile, telle que EEPROM, ROM, PROM, RAM, DRAM, SRAM, flash, disque magnétique ou optique. Le code informatique du ou des logiciels embarqués comprenant les instructions à charger et exécuter par le processeur est par exemple stocké sur la mémoire 31. Selon un mode de réalisation particulier et non limitatif, le dispositif 3 comprend un bloc 32 d’éléments d’interface pour communiquer avec des dispositifs externes, par exemple un serveur distant ou le « cloud ». Les éléments d’interface du bloc 32 comprennent une ou plusieurs des interfaces suivantes : - interface radiofréquence RF, par exemple de type Bluetooth® ou Wi-Fi®, LTE (de l’anglais « Long-Term Evolution » ou en français « Evolution à long terme »), LTE-Advanced (ou en français LTE-avancé) ; - interface USB (de l’anglais « Universal Serial Bus » ou « Bus Universel en Série » en français) ; - interface HDMI (de l’anglais « High Definition Multimedia Interface », ou « Interface Multimedia Haute Definition » en français). Des données sont par exemples chargées vers le dispositif 3 via l’interface du bloc 32 en utilisant un réseau Wi-Fi® tel que selon IEEE 802.11, un réseau ITS G5 basé sur IEEE 802.11p ou un réseau mobile tel qu’un réseau 4G (ou LTE Advanced selon 3GPP release 10 – version 10) ou 5G. Selon un autre mode de réalisation particulier, le dispositif 3 comprend une interface de communication 33 qui permet d’établir une communication avec d’autres dispositifs (tels que d’autres calculateurs du système embarqué) via un canal de communication 330. L’interface de communication 33 correspond par exemple à un transmetteur configuré pour transmettre et recevoir des informations et/ou des données via le canal de communication 330. L’interface de communication 33 correspond par exemple à un réseau filaire de type CAN (de l’anglais « Controller Area Network » ou en français « Réseau de contrôleurs »), CAN FD (de l’anglais « Controller Area Network Flexible Data-Rate » ou en français « Réseau de contrôleurs à débit de données flexible »), FlexRay (standardisé par la norme ISO 17458) ou Ethernet (standardisé par la norme ISO/IEC 802-3). Selon un mode de réalisation particulier supplémentaire, le dispositif 3 peut fournir des signaux de sortie à un ou plusieurs dispositifs externes, tels qu’un écran d’affichage, un ou des haut-parleurs et/ou d’autres périphériques via respectivement des interfaces de sortie non représentées. illustre un organigramme des différentes étapes d’un procédé de contrôle d’un ensemble de calculateurs, selon un exemple de réalisation particulier et non limitatif de la présente invention. Le procédé est par exemple mis en œuvre par un ou plusieurs calculateurs embarqués dans un véhicule ou par un ou plusieurs dispositifs 3 de la . Dans une première étape 41, une requête est reçue par l’ensemble de calculateurs. La requête est par exemple émise par un dispositif de communication mobile, par un dispositif de contrôle d’un organe ou d’un équipement du véhicule ou par un calculateur du système embarqué du véhicule n’appartenant pas à l’ensemble de calculateurs. La requête comprend par exemple des données requérant la mise en œuvre d’au moins un service ou d’au moins une fonction par l’ensemble de calculateurs. Dans une deuxième étape 42, une opération d’incrémentation d’un compteur horaire représentatif d’une durée de fonctionnement de l’ensemble de calculateurs est déclenchée lorsque la requête déclenche un réveil de l’ensemble de calculateurs, l’opération d’incrémentation prenant fin avec un passage dans un état de veille de l’ensemble de calculateurs. Dans une troisième étape 43, le compteur horaire est comparé à une valeur seuil déterminée, avantageusement après l’opération d’incrémentation de la deuxième étape. Dans une quatrième étape 44, au moins une action est mise en œuvre ou exécutée lorsque le résultat de la comparaison indique ou montre que le compteur est supérieur ou égal à la valeur seuil déterminée. Les étapes 41 à 44 sont avantageusement réitérées à chaque réception d’une nouvelle requête. Selon une variante de réalisation, les variantes et exemples des opérations décrits en relation avec les figures 1 et 2 s’appliquent aux étapes du procédé de la . Bien entendu, l’invention ne se limite pas aux modes de réalisation décrits ci-avant mais s’étend à un procédé de contrôle de la durée de vie d’un ensemble de calculateurs comprenant un ou plusieurs calculateurs, ainsi qu’au dispositif configuré pour la mise en œuvre d’un tel procédé. L’invention concerne également un dispositif distant (par exemple un serveur du « cloud ») et un ensemble de calculateurs comprenant un ou plusieurs calculateurs 3, le dispositif distant et l’ensemble de calculateurs étant reliés en communication, pour la mise en œuvre des processus et procédé décrits en regard des figures 1, 2 et 4. L’invention concerne également un véhicule, par exemple automobile ou plus généralement un véhicule à moteur terrestre, comprenant le dispositif 3 de la . Procédé de contrôle d’un ensemble de calculateurs (10, 20) d’un véhicule, ledit ensemble comprenant au moins un calculateur (101, 102, 103), ledit procédé comprenant les étapes suivantes : - réception (41) d’une requête par ledit ensemble de calculateurs (10, 20) ; - déclenchement (42) d’une opération d’incrémentation d’un compteur horaire (104) représentatif d’une durée de fonctionnement dudit ensemble de calculateurs (10, 20) lorsque ladite requête déclenche un réveil dudit ensemble de calculateurs (10, 20), ladite opération d’incrémentation prenant fin avec un passage dans un état de veille dudit ensemble de calculateurs ; - comparaison (43) dudit compteur horaire (104) avec une valeur seuil déterminée ; - mise en œuvre (44) d’au moins une action lorsque ledit compteur horaire (104) est supérieur ou égal à ladite valeur seuil déterminée. Procédé selon la revendication 1, comprenant en outre une étape d’incrémentation d’un compteur de réveils (105) dudit ensemble de calculateurs (10, 20), ladite incrémentation étant déclenchée lorsque ladite requête déclenche un réveil dudit ensemble de calculateurs (10, 20), le déclenchement de ladite incrémentation dudit compteur de réveils (105) déclenchant ladite opération d’incrémentation dudit compteur horaire. Procédé selon la revendication 1 ou 2, comprenant en outre une étape de détermination d’un état courant dudit ensemble de calculateurs (10, 20) suivant ladite réception (41) de la requête, ladite requête déclenchant un réveil dudit ensemble de calculateurs (10, 20) lorsque ledit état courant correspond audit état de veille dudit ensemble de calculateurs (10, 20), ladite requête déclenchant un passage de l’état de veille à un état réveillé dudit ensemble de calculateurs (10, 20). Procédé selon l’une quelconque des revendications 1 à 3, pour lequel ladite au moins une action appartient à un ensemble d’actions comprenant : - transmission d’un message d’alerte à destination d’au moins un dispositif embarqué dans ledit véhicule, ledit dispositif étant configuré pour restituer ledit message d’alerte ; - transmission d’un message d’alerte à destination d’au moins un dispositif de communication mobile (11) ; - limitation d’un nombre de fonctions assurées par ledit ensemble de calculateurs (10, 20). Procédé selon l’une des revendications 1 à 4, pour lequel ledit compteur horaire est compris dans ledit ensemble de calculateurs. Procédé selon l’une des revendications 1 à 4, pour lequel ledit compteur horaire est compris dans un dispositif distant relié en communication sans fil avec ledit véhicule. Procédé selon l’une des revendications 1 à 6, pour lequel ladite requête correspond à : - une requête pour mise en œuvre d’au moins un service par ledit ensemble de calculateurs (10, 20) émise par un dispositif de communication mobile ; - une requête pour mise en œuvre d’au moins un service par ledit ensemble de calculateurs (10, 20) émise par un organe de commande dudit véhicule ; - une requête pour mise en œuvre d’au moins un service par ledit ensemble de calculateurs (10, 20) émise par un calculateur non compris dans ledit ensemble de calculateurs (10, 20) ; ou - une requête pour mise en œuvre d’au moins un service par ledit ensemble de calculateurs (10, 20) émise par un dispositif de contrôle d’au moins un équipement dudit véhicule. Dispositif (3) de contrôle d’un ensemble de calculateurs (10, 20) d’un véhicule, ledit dispositif (3) comprenant une mémoire (31) associée à au moins un processeur (30) configuré pour la mise en œuvre des étapes du procédé selon l’une quelconque des revendications 1 à 7. Véhicule comprenant le dispositif (3) selon la revendication 8. Programme d’ordinateur comportant des instructions pour la mise en œuvre du procédé selon l’une des revendications 1 à 7, lorsque ces instructions sont exécutées par un processeur.