La présente invention concerne un récipient destiné a recevoir des boissons réfrigérées, par exemple des spiritueux, cocktails, jus de fruits rafrafchis et analogues. Les récipients connus du type précité sont réalisés en des matériaux solides, notamment du verre, des matières céramiques, des matières plastiques, mais aussi des métaux précieux. Ces rEci- pients ont l'inconvénient de ne pas maintenir froide la boisson qu'ils contiennent pendant la pbriode normale d'utilisation, de sorte que pour maintenir la boisson a une basse température, il est nécessaire d'y introduire, dans la mesure du possible, des merceaux de glace qui occupent de la place supplémentaire et qui procurent un refroidissement intérieur mal approprié, alors que la d'perdition de froid de la boisson se poursuit à l'extérieur a travers les parois du récipient plus ou moins conductrices de la chaleur.En outre, l'addition de morceaux de glace entraîne un certain désagrément au moment de boire, car lesdits morceaux de glace flottent sur le liquide et gênent le processus de boisson. Le but de l'invention est de pallier l'inconvénient pr8- cit. Pour atteindre ce but, il est prévu, selon l'invention, que les récipients soient réalisés, non plus à partir des matériaux précités, mais à partir de la glace. Les récipients de l'invention rendent par suite superflue l'introduction de morceaux de glace dans les boissons et empêchent la transmission de la chaleur extérieure au contenu, excepte en ce qui concerne la surface de dessus, au niveau de laquelle le transfert de chaleur demeure faible du fait que le récipient n'est pas rempli à ras bord et que la couche d'air se refroidissant au contact du contenu se maintient sur ladite surface de dessus, car les bords du récipient se dressant latéralement vers le haut empêchent une dissipation de ladite couche d'air plus lourde et plus froide. Selon l'invention, le procédé de fabrication de tels réci- pients consiste à remplir d'eau un moule ayant la forme du récipient que l'on désire obtenir, à soumettre le moule à une congélation à froid intense, à démouler le récipient en le maintenant eventuel- lement à une basse température jusqu'au moment de ltemploi, dans la mesure où il n'est pas immédiatement utilisé. Au moment d'utiliser le récipient de l'invention, le fait que le bord du récipient ne soit pas suffisamment lisse pourrait apparaître comme un inconvénient. Four cette raison, il convient d'appliquer selon l'invention le processus de fusion connu dans la fabrication des verres. Dans le cas des verres, il est connu de trancher le bord supérieur qui prend ainsi une arase vive. Gonsecu- tivement à ce processus de tranchage, on chauffe les bords des verres en mettant en rotation continue ceux-ci de façon à faire défiler les arêtes vives sous la source de chaleur.Ce processus peut être appliqué dans le cadre de l'invention sous une forme simplifiée, c'est-à-dire que l'on peut par exemple le mettre en oeuvre en soumettant à une fusion les bords des récipients démoulés, eventuel- lement à la suite d'un tranchage préalable ou d'un autre traitement pour obtenir une arête rectiligne, cette fusion pouvant être entreprise par une simple immersion dans de l'eau chaude ou même dans de l'eau se treuvant à la température ambiante. Un autre inconvénient des récipients de l'invention pourrait se présenter lorsque ces récipients sont posés sur un support altérable, corne par exemple une table polie, ou encore lorsqu'on les tient un long moment en main. C'est ainsi que les surfa- ces de contact avec ces récipients pourraient astre endommagées de même que l'on pourrait ressentir sur les doigts une humidité désagréable. Les températures nettement en-dessous du zéro qui sont nécessaires pour ces récipients pourraient de mème réfrigérer les doigts.Pour empêcher ces inconvénients, il est prévu selon une caractéristique de l'invention qu'après avoir démoulé le récipient, on le munit au moins sur une partie de sa face extérieure, à savoir au moins dans les zones exposées aux inconvénients précités, d'un mince revêtement étanche à l'humidité, par exemple en le trempant dans une solution de matière plastique correspondante ou en pulvé- risant ladite solution sur lesdits régions D'autres possibilités permettant de remédier aux inconvénients précités seront décrites ci-après avec plus de détail. Un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé de l'in- vention précité peut autre constitué par un moule en une ou plu- sieurs parties, qui est obture par un couvercle présentant sur sa paroi inférieure un noyau servant à ménager le volume creux du re- cipient.Le noyau, dont la surface peut se rétrécir vers le bas pour indiquer ainsi une mesure exacte du contenu, par exemple de 2 cl, doit être constitue par un matériau non flexible et être dimensionné en tenant compte en particulier des conditions de tem- pérature ainsi que du retrait au refroidissement, tandis que le moule qui peut être de forme quelconque et peut présenter par exemple également une surface intérieure imitant les facettes du cristal, doit etre constitué au moins dans certaine zone en un matériau déformable sous l'effet des dilatations. En outre, on peut localiser la déformabilité en vue d'absorber la dilatation, par exemple sur des zones extensibles proches des bords et/ou encore réaliser le couvercle de façon correspondante. Un moule du type précité peut ainsi par suite être également constitué essentiellement par un matériau rigide, en présentant un bourrelet de dilatation périphérique, situé de préférence à l'extérieur et au voisinage du bord supérieur, l'extensi bilité de ce bourrelet pouvant être obtenue soit au moment de la fabrication à l'aide d'un autre matériau déformable ou par la déformabilité propre du matériau généralement rigide en prévoyant dans cette zone une épaisseur de paroi réduite. La dimension du bourrelet peut être à cet égard choisie de préférence de façon qu'après congélation, le bourrelet se trouve complètement étiré, de sorte que le récipient démoulé présente alors une paroi lisse. La liaison entre le moule et le couvercle peut être for mée entre un bord de moule replié vers l'extérieur et un bord de couvercle venant stembofter extérieurement sur ledit bord de moule replié, une fermeture de sécurité éventuellement nécessaire pouvant titre prévue de façon courante, notamment par un mode de fermeture à batonnette. En tout cas, il convient de remplir le moule lors de la fabrication des récipients, jusqu'au bord et autant que possible sans inclusion d'air, ce qui se fait sans difficulté et de façon quasiment automatique du fait que l'on plonge le noyau dans le moule rempli d'eau. Suivant les cas, on peut déjà obtenir de cette fa çon un bord de récipient complètement uni qui ne nécessite aucun traitement ultérieur. Conne dé mentionné ci-dessus, le moule peut etre exclusivement en un matériau rigide, l'extensibilité pouvant être localisée ou bien dans un bord de moule déformable particulier, non seulement replié vers l'extérieur, mais également vers le bas ou bien, de façon complémentaire, être localisée sur un bord de couvercle déformable. Ces solutions ont pour avantage d'offrir une sécurité contre un détachement du couvercle du fait qu'on réalise ainsi un simple encliquetage ou enclenchement des bords du moule et du couvercle. Lesdits bords en matériau déformable doivent présenter des dimensions telles que le bord du moule soit à peu près horizontal pendant le processus de fabrication en fonction du contenu et de la température de démoulage ou de la plus basse température choisie. Le récipient de l'invention peut être muni d'un élément de base ou support absorbant, réuni audit récipient après la fabrication de ce dernier, par exemple avant stockage, ledit élément de base présentant éventuellement un diamètre plus grand que celui de la surface d'appui du récipient. Il est de plus possible d'utiliser à cet effet un élément de base qui présente une couche inférieure imperméable à lthumidité, pour protéger les surfaces sur lesquelles on met le récipient même après avoir posé celui-ci pendant une durée prolongée et pour empecher que le support ne soit traversé par 1 'humidité. Le bord en saillie du support peut être également le cas échéant recourbé vers le haut en forme de godet pour pouvoir recevoir des quantités plus importantes, tandis qu'il suffit en général d'adapter l'épaisseur de la paroi du support absorbant aux proportions données. On peut également obtenir une protection dans la zone de préhension, indépendamment du processus de fabrication mentionné ci-dessus, par application, pendant ou après la fabrication, de couches, de préférence, imperméables à l'humidité et/ou isolantes à la chaleur, par exemple des manchons en papier ou en un autre matériau en feuilles. La mise en place du support ou des couches protectrices précités peut hêtre effectuée en rendant liquide la surface du récipient, par exemple en trempant ledit récipient dans l'eau et en y appliquant ensuite lesdites couches, et il peut être avantageux à cet effet de soumettre de nouveau le récipient à une réfrigération dans la mesure où cela est nécessaire.En règle généralle, une nouvelle réfrigération particulière de ce type est superflue du fait que les récipients sont ensuite entreposés dans un bac réfrigérant ou que les températures des récipients sont déjà si basses qu'il s'ensuit directement une réfrigération. A cet effet, il suffit simplement d'appliquer les supports à la température ambiante ou à des températures légèrement plus élevées, si bien que finalement le processus de fusion et de réfrigération se produit de lui même. Pour permettre le démoulage du noyau, a section transversale de celui-ci doit aller en diminuant en direction du bas. Ceci correspond à la conformation habituelle des récipients pour boissons, et il est de plus courant de choisir une diminution plus faible pour la section transversale des surfaces extérieures si bien que l'épaisseur des parois augmente en allant du haut vers le bas dans le cas desdits récipients connus. Avec le récipient de l'invention essentiellement composé de glace, on obtient toutefois pour avantage particulier un processus de fusion fortement retardé en allant du haut vers le bas. Pour mieux faire comprendre ltobjet de l'invention, on va en décrire ci-après, à titre d'exemples purement illustratifs et non limitatifs, plusieurs modes de réalisation représentés sur le dessin annexé. Sur ce dessin : - la figure 1 représente une coupe longitudinale d'un moule selon l'invention pour la fabrication d'un verre en forme de gobelet - la figure 2 représente une coupe longitudinale correspondante d'une autre forme de réalisation ; - la figure 3 représente une coupe longitudinale correspondante d'un moule pour la fabrication d'un verre en forme de coupe ; et - les figures 4 et 5 représentent respectivement une vue de dessus et en coupe d'un élément de base en forme de cuvette. En se référant à la figure 1, le moule 5 d'une seule pièce a la forme d'un gobelet qui se compose d'un fond 6 rigide, à paroi épaisse et d'une zone de paroi latérale 7, qui en comparaison est plus mince et plus déformable, et qui présente un bourrelet de dilatation 9 bombé vers ltextérieur, dieposé dans la zone de dilatation, parallèlement au bord 8, ce bourrelet ayant une épaisseur de paroi assez mince pour permettre dans cette zone de dilatation une bonne possibilité d'extension axiale, étant admis que le matériau présente la déformabilité voulue pour les basses températures nécessaires dans le processus de congélation et est par exemple choisi parmi les matières plastiques correspondantes. Le bord de moule 8 est en forme d'un crochet recourbé vers ltextFrieur et se trouve entouré de l'extérieur par le bord 10 du couvercle 11, qui est constitué en matériau non flexible. Sur la paroi inférieure 12 du couvercle se rattache un noyau 13 de forme parabolorde, de sorte que ltOpaisseur de paroi 14 du récipient fabriqué dans ce moule augmente en allant de haut en bas. Au cour8 du processus de congélation, l'eau se dilate en-dessous de 4"C et passe à l'état de glace surgelée, la dilatation se produisant essentiellement en direction du haut, le bourrelet de ----- dilatation 9 tant dimensionné de façon que lorsque la solidification de l'eau est parvenue à son état final, cette région se trouve déployée ou étendue de telle façon qu'il n t apparaisse à peine ou m & e pas de marques sur le récipient final. I1 est toutefois possible de dimensionner le bourrelet de façon à servir en mEme temps d'ornement en faisant en sorte que le bord de moule 8 puisse autoriser un démoulage, c'est-h-dire qu'il soit formé en un matériau déformable correspondant. Le moule selon la figure I présente, en outre, à sa partie inférieure des décorations 15 imitant les facettes d'un cristal, qui sont disposées également de façon à ne pas gêner le démoulage. Le moule 16 de la figure 2 correspond dans ses parties essentielles à celui de la figure 1, en particulier en ce qui concerne son fond 6, sa paroi latérale 7, les épaisseurs de paroi respectives, son couvercle 11 et le bord 10 de couvercle s'emboi- tant par l'extérieur, de même que le noyau 13 La différence entre les deux moules réside d'une part dans le fait qu'entre la paroi inférieure du couvercle Il et le noya; 13, on a prévu une collerette 17 saillant radialement vers l'extérieur, dont la surface de bordure sert de butée au bord de moule 18 qui est replié en forme de U vers le bas et qui est suffisamment élastique pour venir s'appliquer sur la face inférieure du couvercle lors de la dilatation du récipient en direction du haut.Dans cette forme de réala- sation, le bourrelet de dilatation 9 de la figure 1 est alors remplacé par la coopération entre ce bord de moule particulier 18 avec la paroi inférieure du couvercle, la collerette 17 servant lors du mouvement de dilatation de guide à la paroi de moule 7 dans la zone de bordure 18 du moule. Le moule 19 en forme de coupe selon la figure 3 comprend un pied 20, une tige 21 et une coupe 22, et il est réalisé en deux parties qui peuvent être séparées de part et autre d'un plan de séparation 23 et qui peuvent étire assemblées d'une part, par une embase de fixation 24 en forme de cuvette, d'autre part, par une agrafe 25 disposée autour de la partie en forme de tige et enfin par le couvercle 11, respectivement avec la collerette 17 et le bord de moule 10. L'embase de fixation 24 présente une rainure périphérique 26, tandis que le moule présente une nervure annulaire 27 correspondante. Dans les figures 4 et 5, on a représenté un support en forme de cuvette 28 qui peut être relié au récipient terminé de la façon décrite ci-dessus. Le volume de la cuvette-support est mesuré de façon qu'elle puisse recevoir au moins le volume de liquide nécessaire pour la fabrication, de sorte que lors de 1 1emploi desdits récipiments, l'eau résultant de la fusion de la glace en provenance du récipient puisse être recueillie de façon sûre. Il est toutefois utile de donner audit volume une grandeur suffisante pour pouvoir encore également recevoir une partie du contenu du récipient. Comme la cuvette de base doit etre relativement plate essentiellement pour des raisons optiques, il résulte également de cette planéité une plus grande sécurité d'appui. A cet égard, il est avantageux de surélever légèrement la zone centrale 29 de la cuvette de base en y prévoyant un bord de serrage 31 muni de fentes d'écoulement 30. Par suite de la présence de la région surélevée 29, on évite que la surface d'appui du récipient destiné à être relié à la cuvette de base, soit placée dans le liquide de fusion en cours de formation et fonde trop rapidement. On mesure le diamètre du bord de serrage 31 de façon que le pied du récipient soit exactement entouré. Les livres de serrage définies par les fentes d'écoulement 30 sont avantageusement déformables. REVENDICATIONS I - Procédé pour la fabrication de récipients destinés à recevoir des boissons réfrigérées, caractérisé par le fait que lton remplit d'eau un moule ayant la forme du récipient que Itou désire fabriquer, que l'on soumet le moule à une congélation à froid intense, que l'on démoule le récipient et éventuellement on le maintient à une basse température jusqu'au moment de 1 t emploi. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le bord du récipient est, de façon connue en soi, fondu après démoulage, éventuellement après un traitement préalable, par exemple par immersion dans un liquide à une température située audessus du point de congélation, de préférence de liteau à la température ambiante. 3 - Procédé selon l'une des revendications I ou 2, caractérisé par le fait que Iton mimit le récipient après son démoulage, au moins sur une partie de sa paroi exterieure, d'un mince revete- ment imperméable à l'humidité, obtenu par exemple par immersion ou pulvérisation. 4 - Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait qu'il comporte un moule et un couvercle sur la face inférieure duquel est disposé un noyau servant à ménager le volume creux du récipient, que le moule et le couvercle sont en un matériau déformable sous effet de la dilatatLon, et/ou que l'on prévoit dans ces pièces des zones de dilatation correspondantes. 5 - Dispositif selon la revendication 4, caractérisé par le fait qutil comprend un moule à paroi rigide et un bourrelet de dilatation périphérique extérieur disposé au voisinage du bord supérieur du moule, ce bourreLet ou bien étant constitué d'un maté riau élastique, ou bien ayant une faible épaisseur de paroi, correspondant à l'élasticité propre du matériau rigide. 6 - Dispositif selon Itune des revendications 4 ou 5, caractérisé par le fait que le bord de moule est replié vers l'ex- térieur et que le bord de couvercle steiboite de Irextérieur sur ledit bord de moule. 7 - Dispositif selon la revendication 6, caractérisé par le fait qu'il présente un bord de moule replie vers ltextérieur et vers le bas en un matériau déformable, ayant des dimensions telles qu'à la fin du processus de fabrication la partie du bord de moule qui est tourne vers le bas correspondant au contenu désiré et à la température de démoulage (température la plus basse), est sensi b lement horizontale. 8 - Récipient selon l'une des revendications 1 à 7, Ca- ractérisé par le fait qu'il est muni d'un support ou élément de base absorbant, réuni an récipient après la fabrication, par exemple avant stockage, ce support présentant éventuellement un diamètre supérieur à celui de la surface d'appui du récipient. 9 - Support destiné au récipient selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il présente une couche inférieure imperméable à l'humidité. 10 - Récipient selon l'une des revendications 1 à 7, ou 8 ou 9, caractérisé par le fait qu'il comporte dans sa zone de préhension, pendant ou après la fabrication, une couche, de préfé- rence imperméable à l'humidité et/ou isolante à la chaleur, par exemple un manchon en papier ou en un matériau en feuilles ap propre. ll - Procédé pour la fabrication de récipients selon l'une des revendications 8 à 10, caractérisé par le fait que les zones du récipient qui doivent etre munies du support absorbant ou de la couche imperméable à l'humidité et/ou isolante à la chaleur, sont rendues liquides superficiellement, par exemple par immersion dans l'eau, et qu'après avoir mis en place le--support entre manchon, on soumet éventuellement le récipient à une nouvelle congélation. 12 - Récipient selon llune des revendications 1 à 11, ca ractérisé par le fait qu'il présente, de façon connue en soi, une épaisseur de paroi allant en augmentant de haut en bas. 13 - Récipient selon l'une des revendications 1 à 12, caractérisé par le fait que sa surface d'appui peut être réunie à une cuvette-support imperméable aux liquides, dont le volume correspond au moins au volume de liquide nécessaire pour la fabrication du récipient.