La présente invention concerne un procédé de revêtement localisé d'une pièce métallique par une matière plastique polymérisable à chaud. On connait un procédé selon lequel on chauffe la zone de la pièce sur laquelle on désire effectuer un revêtement, la pièce étant ensuite plongée dans"une couche fluidisée de matière plastique non polymérisée, à l'état pulvérulent. Lorsque la poudre de matière plastique vient au contact de la zone chauffée, elle s'y colle et se polymérise, de sorte que l'on obtient sur ladite zone le revêtement en question. Toutefois, il est rare que le revêtement ainsi obtenu soit parfaitement satisfaisant, notamment au point de vue de la régularité de l'épaisseur, de la netteté des bords de la zone recouverte, et de l'épaisseur moyenne de la couche déposée. Ceci est dû, entre autres, au fait que l'on doit bien entendu plonger la pièce dans la couche fluidisée en la soumettant à un mouvement vertical de descente et de remontée, d'où il résulte que la partie inférieure de la zone à recouvrir, séjournant plus longtemps dans la couche, risque de présenter une surépaisseur, d'autant plus que la matière qui s'y dépose est liquide et a tendance à couler vers le bas sous l'effet de la pesanteur ce phénomène peut d'ailleurs être aggravé-par les forces d'inertie qui s'exercent sur la partie inférieure du revêtement lorsque la pièce est extraite de la couche fluidisée. De plus, on n'est pas absolument maître de la température de la zone à revêtir, et aucun chauffage n'est possible pendant le dépôt, à l'intérieur de la couche fluidisée. C'est pourquoi ce genre de procédé est surtout utilisé pour élaborer de simples couches de protection, de faible épaisseur, non travaillantes. L'épaisseur est en effet limitée à 4 ou 5/10 mm environ. On connaît un autre procédé, selon lequel on établit entre la pièce et la matière plastique pulvérulente une forte différence de tension électrique, par exemple de l'ordre de 80 000 V. On obtient ainsi un dépôt par attraction électrostatique, qu'il suffit de chauffer pour le fondre et le polymériser. I1 est bien évident, toutefois, que ce procédé n'est pas des plus faciles à mettre en oeuvre. Le but de la présente invention est de remédier aux inconvénients des procédés connus, et de permettre de contrôler parfaitement I'épasseur et l'homogénéité du revêtement de matière plastique et accessoirement d'obtenir des bords très nets de la zone revêtue. Pour ce faire, un procédé selon l'invention est caractérisé en ce que l'on chauffe la pièce suivant la largeur de la zone à revêtir, jusqu'à la température de fusion et de polymérisation de la matière plastique, en ce que l'on établit, tombant en chute libre sur la partie chaude de la pièce disposée horizontalement, une nappe de matière plastique pulvérulente dont la largeur est au moins égale à la largeur précitée de la zone à revêtir, et en ce que l'on produit un déplacement relatif entre la pièce et la nappe, dans la direction de l'autre dimension de ladite zone, jusqu'à ce que cette dernière soit recouverte de matière plastique suivant tout ou partie de l'épaisseur voulue du revêtement. Du fait que la pièce ne baigne pas dans une couche de matière plastique pulvérulente, on conçoit qu'il est facile d'en contrôler exactement la température, avec des moyens de chauffage quelconques. Par suite, la polymérisation de la matière plastique peut s'effectuer dans des conditions optimales, assurant une excellente qualité du revêtement. En outre, la partie chauffée de la pièce est disposée horizontalement, ce qu'il est difficile de faire lorsqu'on la plonge dans une couche fluidisée de matière plastique pulvérulente. En conséquence, on évite les inconvénients mentionnés plus haut, inhérents aux forces de gravité et d'inertie. Il est également facile de contrôler exactement l'épais- seur du revêtement, en réglant notamment le débit de la matière plastique pulvérulente dans la nappe, ainsi que la vitesse dudit déplacement relatif. On peut aussi régler facilement la largeur de la nappe pour qu'elle corresponde exactement, ou presque exactement, à la largeur de la zone à revêtir. Selon un mode de mise en oeuvre particulièrement avantageux du procédé, on effectue le chauffage de la pièce par induction dans celle-ci de courants de Foucault. On sait en effet que ces courants de Foucault, ou courants de perte, lorsqu'ils sont induits dans une pièce, circulent à la périphérie de cette dernière, ce qui permet d'effectuer un échauffement local en surface ; dans la présente application, suffisant ld est en effet inutile de chauffer le coeuE ^e la pièce, puisque le dépôt s'effectue en surface. Le chauface est de la sorte rapide et économique. Lorsque, par le chauffage par induc-tion, seulement une fraction de l'épaisseur voulue du revêtement peut être obtenue, on prévoit encore que le procédé est avantageusement caractérisé en ce que, pour compléter le revêtement juqu'à l'épaisseur voulue, on interrompt le chauffage de la pièce par induction, et l'on chauffe la surface du revêtement sur laquelle tombe la matière plastique pulvérulente grâce à une source de chaleur extérieure, jusqu'à la température de fusion et de polymérisation de la matière plastique, ledit déplacement relatif et le chauffage par la source de chaleur extérieure étant maintenus jusqu'à ce que la zone à revêtir soit recouverte de matière plastique suivant toute l'épaisseur voulue du revêtement. Cette disposition est particulièrement intéressante lorsque l'on désire élaborer des revêtements relativement épais. En effet, dans ce cas, et lorsque le revêtement atteint une certaine épaisseur, par exemple de l'ordre du millimètre, mais variable avec la nature de la matière plastique, et si, seul un chauffage par induction était utilisé, on devrait considérablement augmenter ce chauffage pour que la couche extérieure du revêtement atteigne la température de polymérisation. Il en résulterait alors que, sur une certaine épaisseur, la partie du revêtement la plus proche de la pièce chauffée par induction serait soumise à une température excessive entretenant la fusion de cette matière sans polymérisation, et on ne pourrait obtenir par conséquent un revêtement adhérant parfaitement à la pièce. La disposition mentionnée plus haut, au contraire, permet d'obtenir une épaisseur du revêtement qui, théoriquement, peut être aussi grande que l'on veut. A partir du moment où le revêtement a atteint l'épaisseur maximale qu'il est possible d'obtenir par le seul chauffage par induction, ce mode de chauffage est arrêté et l'on chauffe alors la surface extérieure du revêtement par la source de chaleur extérieure. Les particules de matière plastique pulvérulente qui tombent alors sur la surface du revêtement sont uniformément fondues et polymérisées dans des conditions de température constantes, quelle que soit 1'épaisseur du revêtement. Il convient de noter que l'utilisation du seul chauf fa-ge de la zone a revêtir de la place par ?!a source de chaleur extérieure pour l'élaboration du revêtement pendant tout le processus présenterait 1'ir,ccnvénient de nXcessiter une pius orante dépense d'énergie car, avec ce mode de chauffage, vénerie est moins facile a concentrer, bien qu'elle agisse également en surface.Le fait de prévoir, au début d processus, un chauffage par induction permet d'éviter ces inconvénients car, comme on l'a déjà indiqué plus haut, un chauffage par induction de courants de Foucault est très économique, du fait que ces courants sont très concentrés dans la zone à chauffer. Le déplacement relatif mentionné plus haut, entre la pièce métallique à revêtir et la nappe de matière plastique pulvérulente, peut bien entendu s'effectuer de façon quelconque. mais il est évident qe, le plus souvent, ce déplacement relatif consistera en un mouvement de rotation, ou un mouvement de trans- latlon, ou en la combinaison de ces deux mouvements. L'invention concerne également un dispositif de revêtement localisé d'une pièce métallique par une mière plastique polymérisable à chaud, pour la mise en oeuvre du procédé ci-dessus défini, dans l'un ou l'autre de ses aspects. D'une façon générale, conformément à l'invention, un tel dispositif est caractérisé en ce qu'il comporte des moyens de chauffage de la pièce suivant la largeur de la zone à revêtir, des moyens d'élaboration d'une nappe de matière plastique pulvéruente, tombant en chute libre sur la partie chaude de la pièce, de largeur au moins égale à la largeur précitée de la zone à revêtir, et des moyens moteurs propres à produire un déplacement relatif entre la pièce et la nappe, dans la direction de l'autre dimension de ladite zone. Avantageusement, lesdits moyens de chauffage comportent un inducteur de courants de Foucault dans la pièce métallique, constitué d'une pièce polaire de largeur sensiblement peu différente de celle de la zone å revêtir, disposée vis-à-vis et à peu de distance de la pièce métallique, et d'une bobine associée reliée à une première alimentation en tension alternative regia- ble. On peut prévoir que cette alimentation fournit à la bobine un courant impulsionnel à fréquence et/ou à am?litude variable. On sait en effet que les courants de Foucault augmen tent à la fois avec la fréquence et avec l'amplitude du courant inducteur. On peut de la sorte, en réglant soit la fréquence, soit l'amplitude des impulsions, contrôler exactement le chauffage de la zone de la pièce métallique que l'on désire recouvrir de matière plastique. Le réglage est bien entendu effectué en tenant compte de la température de polymérisation de la matière plastique. De manière également avantageuse, selon l'invention, les moyens d'élaboration de la nappe de matière plastique pulvérulente en chute libre comprennent une trémie contenant de la matière plastique pulvétùlente non polymérisée, et une goulotte de déversement recevant la matière et soumise aux vibrations d'un vibreur relié à une seconde alimentation en tension alternative réglable. La goulotte se termine par un bec de déversement qui peut être interchangeable ou de largeur réglable, ce qui permet un réglage commode de la largeur de la nappe en fonction de la largeur de la zone à revêtir. I1 s'agit là de moyens en eux-mêmes déjà connus, mais ils trouvent une application particulièrement avantageuse dans le cadre de l'invention, car on peut ainsi régler commodément le débit et le positionnement de la matière plastique pulvérulente de la nappe en chute libre. En prévoyant des moyens moteurs à vitesse variable, on peut régler la vitesse de déplacement relatif entre la pièce et la nappe dans la direction de l'autre dimension de ladite zone, éventuellement après quelques essais, pour que la polymérisation de la matière plastique pulvérulente, lthomogénéité du revêtement, la vitesse d'élaboration du revêtement, et autres conditions de fabrication soient optimales. On peut aussi adapter la vitesse à la nature de la matière plastique et la modifier, si cela est nécessaire, lorsque l'on passe du chauffage par induction au chauffage par source extérieure de chaleur. Dans le cas où la pièce métallique à revêtir est de section transversale circulaire et est entrainée en rotation par lesdits moyens moteurs, par exemple pour que le revêtement en matière plastique puisse constituer une portée de la pièce, le dispositif selon l' nvention peut encore être caractérisé en ce que ladite pièce polaire a la forme d'une sorte de cuiller entourant au moins partiellement la périphérie de ladite pièce métallique, en épousant à peu de distance le profil de la zone à revêtir. On peut ainsi effectuer des revêtements de matière plastique même si la zone à recouvrir est de forme relativement compliquée. Avantageusement, on peut prévoir qu'à proximité de la ligne d'impact des particules de matière plastique de la nappe sur la pièce métallique à revêtir, sont prévus deux déflecteurs définissant les limites de la largeur de la nappe à cet endroit, agencés pour dévier, en dehors de la zone chauffée de la pièce, les particules situées au-delà de ces limites. Cette disposition permet de limiter la largeur du revêtement par des bords francs, étant entendu que vers les extrémités de la largeur de la zone chauffée, la température superficielle de la pièce métallique décroît progressivement au fur et à mesure que l'on s'éloigne de la partie centrale de la zone, phénomène à la suite duquel, en l'absence de déflecteurs, on constaterait que les bords du revêtement seraient légèrement ar- rondis, ceci pouvant dans certains cas constituer un inconvénient. Conformément aux explicatinns qui ont été fournies plus haut et pour permettre l'obtention d'un revêtement de matière plastique de grande épaisseur, un dispositif selon l'invention peut encore être caractérisé en ce qu'il comporte en outre, en combinaison avec l'une ou l'autre des dispositions qui précèdent, ou en combinaison avec plusieurs de ces dispositions, une source de chaleur extérieure susceptible de chauffer jusqu'à la température de fusion et de polymérisation la surface du revêtement sur laquelle tombe la matière plastique pulvérulente, et éventuellement de préchauffer les particules de matière plastique dans la partie inférieure de la nappe. Avantageusement, cette source de chaleur extérieure est constituée d'une source de rayonnements infra-rouges alimentée sous tension réglable. Deux modes de mise en oeuvre de l'invention sont décrits ci-dessous à titre d'exemples nullement limitatifs, en reférence aux figures du dessin annexe dans lequel la figure 1 représente schématiquement un premier mode de mise en oeuvre de l'invention la figure 2 représente un second mode de mise en oeuvre la figure 3 est une vue en coupe axiale partielle de la place à revêtir montrant sh$.matiquement la position de L 7 inaucte et la répartition de la température dans la pièce, celle-ci tant de forme cylindrique la figure 2a est une vue en coupe axiale montrant la forme d'un revêtement ;; les figures 4 et 5 sont des coupes axiales analogues à celle de la figure 3, montrant schématiquement deux autres positions possibles de l'inducteur et la répartition de la température ; et la figure 6 montre schématiquement un mode d'exécution de l'invention, suivant lequel on met en oeuvre des déflecteurs. Le mode de mise en oeuvre de l'invention, représenté schématiquement à la figure 1, a surtout pour but de mieux faire comprendre l'invention telle que définie dans ce qui précède sous sa forme la plus générale, mais il pourrait toutefois trouver une application pratique dans le cas où l'on désirerait élaborer un revêtement de matière plastique sur l'une des faces d'une pièce métallique de forme parallélépipèdique. Sur cette figure, la pièce métallique en question a été référencée en 1. Ce qui a été désigné dans ce qui précède "largeur de la zone à revêtir" correspond à la largeur L de la pièce 1. Au-dessus de la pièce 1, on a prévu une goulotte vibrante 2 communiquant avec une trémie non représentée qui contient une masse de matiè-re plastique pulvérulente. c'est-à-dire constituée de granulés relativement fins. Les moyens permettant de soumettre la goulotte 2 à des vibrations et qui font cheminer la matière plastique pulvérulente 3 vers le bec 4 de déversement de la goulotte n'ont, eux non plus, pas été représentés dans ce mode de mise en oeuvre.La goulotte est orientée dans la {- ndc- direction de la plus dimension de la pièce , et la largeur du bec de déversement 4 est sensiblement égale mais non inférieure à la largeur L de la zone à revêtir. De la sorte, il s'établit une nappe 5 de matière plastique pulvérulente tombant en chute iibre entre le bec de déversement 4 et la pièce 1. Derrière la nappe 5 et à peu de distance de la surface supérieure 6 de la pièce 1, que l'on désire recouvrir, est dispose une source de chaleur représentée schématiquement sous la forme d'un bloc 7. Cette source de chaleur est choisie de sorte à pouvoir porter la surface de la pive N une température suffisamment élevée, pour quc as particules de 'a trappe D soient fondues et palyme- risses lorsqu'elles entrent erl ataca avec la partie chauffée de la surface . La goulotte 2 et a source de chaleur 7 ont l'une par rapport B l'autre une position ix. Au contraire, la pièce à revêtir 1 est soumise à un déplacement relatif par rapport N la nappe 5, dans la direction de l'autre dimension de la zone à revêtir 8, ctest-à-dire dans la direction du plus grand côté ae la pièce 1. Le déplacement relatif a été représenté par une flèche 8. Les moyens moteurs permettant de soumettre la pièce 1 à ce déplacement n'ont pas été représentés. De toute façon, on règle la vitesse de défilement de la pièce 1 par rapport à la nappe 5 à une valeur constante qui dépend notamment de la nature de la matière plastique utilisée, de sa vitesse de polymérisation et de l'épaisseur du revêtement que l'on désire obtenir. Le revêtement en question a été référence en 9. Dans le mode de réalisation de la figure 2, la pièce métallique à revêtir est de forme cylindrique et a été référencée en 10. Elle est fixée par l'une de ses extrémités à une broche de serrage 11 d'un appareil 12 qui peut être constitué par un tour, ou-simplement par un moteur, par exemple un moteur électrique. A l'aide du dispositif de revêtement, on désire laborer sur la pièce métallique 10 une portée en matière plastique, la largeur de la zone à revêtir s'étendant dans la direction de l'axe de la pièce, sur une distance L'. Le dispositif comprend une trémie 3 contenant une masse 14 de matière plastique pulvérulente, et dont une ouverture inférieure 15 débouche dans une goulotte dont le fond est constitué par une plaque 16 de préférence légèrement inclinée vers le bas, et dont les parois latérales sont constituées par deux volets 17 articulés à la partie inférieure de la trémie, sur des charnières 18 dont l'axe est perpendiculaire à la plaque 16. De Ja sorte, la largeur et le positionnement du bec de déversement 19 de la goulotte sont réglables. Quant au bord inférieur 20 de la plaque 16, il est situé dans un plan vertical proche de celui qui passe par l'axe de la pièce métallique cylindrique 10. Au-dessous de la trémie , on a représenté schêmati- ;luem-n' mon 2 un vibreur, relié par des conducteurs 22 à une ali- mentant ion 2 3 en w,ens ion lternative rglable. En 2 +. on a représenté une pièce polaire, dont la largeur est sensiblement peu différente de la largeur L', et ayant la forme d'une sorte de cuiller dont la partie courbée 25 épouse à peu de distance la forme de la pièce 10, suivant un arc de circonférence légèrement inférieur à 1800. Sur la pièce polaire 24 est engagée une bobine d'induction 26 reliée par des conducteurs 27 à une alimentation en tension 28 susceptible de fournir des alternances ou impulsions dont la fréquence et ou l'amplitude sont réglables. L'ensemble 24-25-26-27-28 continue ainsi des moyens propres à induire des courants de Foucault dans la partie périphérique de la zone à revêtir de la pièce métallique 10. Conformément à une autre caractéristique de l'invention, on a prévu en outre un moyen de chauffage extérieur cons- titué par une source de rayonnements infra-rouges 29, alimentée par une source de tension réglable 30. Enfin, au-dessous de la pièce métallique 10, on a prévu un bac 31 propre à recueillir les particules 32 de matière plastique pulvérulente qui n'auraient pas été retenues sur la zone à revêtir. Le dispositif qui vient d'être décrit est utilisé de la façon suIvante On règle tout d'abord la position des volets 17 pour que l'emplacement et la largeur du bec de déversement 19 corres wXrient à l'emplacement et à la largeur L' de la zone sur laquelle on désire élaborer une portée en matière plastique. On met alors en marche l'appareil 12 pour faire tourner la pièce 10 à vitesse relativement lente. La bobine 26 étant alimentée, on règle la fréquence et/ou l'amplitude des alternances fournies par l'alimentation 28 pour que la température superficielle de la zone à revêtir de la pièce 10 soit égale à la température de fusion et de polymérisation de la matière plastique. Le vibreur 21 est alimenté en tension par la source 23, laquelle tension est réglée en fonction du débit sous lequel on désire que les particules de matière plastique 14 s'chappent à la sortie du bec 19 en une nappe 33 de particules tombant en chute libre sur la pièce 10. Ces particules se répandent sensiblement suivant une génératrice de la pièce 10. limitée è la largeur L'. De même que dans le mode de mise en oeuvre décrit ci-dessus en référence à la figure 1, on voit que la surface de la pièce métallique 10 se déplace par rapport à la nappe verticale 33 suivant l'autre dimension de la zone a revêtir, c'est--a-dire suivant la périphcrie de cette zone. Lorsqu'elles entrent en cont--ct avec la partie chauffée de la pièce 10, les particules de matière plastique de la nappe 33 fondent et sont polymerisees, et il se forme ainsi rapidement, sur la pièce métallique 10? et suivant la largeur L', un revêtement en matière plastique 34. A partir d'une certaine épaisseur, le revêtement 34 constitue, entre les particules et la partie chaude de la pièce 10, un isolant thermique, de sorte qu'alors la température de la surface extérieure du revêtement 34 devient insuffisante pour que les particules puissent fondre et se polymériser. En outre, comme cela a été mentionné plus haut, il serait vain d'augmenter le chauffage par courants de Foucault dans le but d'amener cette surface extérieure à la température voulue car, alors, la partie du revêtement 34 qui se trouve en contact avec la pièce métallique 10 serait portée à une température excessive, pouvant la maintenir en fusion. Si l'on désire élaborer un revêtement de matière plastique dont l'épaisseur soit supérieure à la valeur maximale qu' il serait possible d'obtenir par les seuls moyens de chauffage par induction, on alimente alors la source de rayonnements infrarouges 29, laquelle chauffe le revêtement 34,non plus depuis la surface de la pièce, comme cela était le cas des moyens de chauffage par induction, mais de l'extérieur de celle-ci. Cette source peut également préchauffer la partie in férieure 33' de la nappe 33 ce qui présente l'avantage de rendre plus progressif l'échauffement des particules. On conçoit que, grâce à ces moyens de chauffage supplémentaires, on puisse obtenir un revêtement de matière plastique 34 dont l'épaisseur est théoriquement illimitée. A la figure 3, on a représenté par des traits mixtes 35 une ligne isotherme dans la pièce 10. On voit qu'à la surface de cette pièce la température est maximale à mi-largeur de la zone d revêtir. La température superficielle de a pièce est encore suffisante pour produire la polymérisation de la matière plastique sur une largeur qui est légèrement supérieure à la largeur de la cuiller 25. On obtient alors un revêtement 34 (figure 3a) dont les bords 34' sont légèrement arrondis. A la figure 4, on a représenté une forme de cuiller 25' permettant d'élaborer un revêtement de matière plastique en bout @@@ isotherme est référencée en 35'. A la rayure 5 an = représenté encore une autre forme possible de la cuiller, référencée en 25" pour élaborer un revêtement en matière plastique sur un épaulement ; la ligne isotherme est référencée an 35". afin a la figure 5, on a représenté une utilisation possible de deux déflecteurs 36 disposés à proximité de la ligne d'impact des particules de matière plastique de la nappe 33 sur la pièce 10, ces déflecteurs définissant les limites de la largeur L" de la nappe à cet endroit. Ces déflecteurs sont dirigés de sorte à dévier en dehors de la zone chauffée 37 de la pièce 10, c'est-à-dire dans des zones référencées en 38, les particules de la nappe qui sont situées en dehors de ces limites. On obtient ainsi un revêtement 34 de largeur L", à bords francs, ce qui peut présenter un avantage supplémentaire dans certaines applications. L'invention peut être mise en oeuvre à partir de n'importe quel type de matière plastique polymérisable à chaud et susceptible de constituer une portée pour un arbre ou une barre, par exemple une barre de suspension de véhicule automobile,ou encore un simple revêtement protecteur. On peut utiliser, en particulier, les matières plastiques dénommées usuellement RILSAN, NYLON, TEFLON, ou autres. En outre, pour favoriser une bonne adhérence de la matière plastique sur la pièce à revêtir, on peut avantageusement prévoir, de manière connue, d'enduire cette pièce d'un "primer", à endroit convenablement nettoyé et dégraissé de la zone sur laquelle on désire élaborer le revêtement. Ce "primer" est très rapidement séché dès que l'inducteur de courants de Foucault est mis en fonctionnement. Comme il va de soi, et corme il résulte déjà d'ailleurs de ce qui précède. l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse au contraire toutes les variantes. En particulier, on pourrait prévoir de oombiner le mouvement de défilement de la pièce 1 (figure 1) avec le mouve ment de rotation de la-pièce 10 (figure 2 > ; il suffirait pour cela, en partant du mode d'exécution de la figure 2, de monter par exemole le moteur 2 sur un chariot mobile dans la direction de l'axe de la pièce 10. On pourrait alors éléborer un revêtement 34 de largeur L' supérieure à la largeur de la nappe 33 le long de sa ligne d'impact sur la pièce. REVENDICATIONS 1. Procédé de revêtement localisé d'une pièce métallique par une matière plastique polymérisable à chaud, caractérisé en ce que l'on chauffe la pièce suivant la largeur de la zone à revêtir, jusqu'à la température de fusion et de polymérisation de la matière plastique, en ce que l'on établit, tombant en chute libre sur la partie chaude de la pièce, disposée horizontalement, une nappe de matière plastique pulvérulente dont la largeur est au moins égale à la largeur précitée de la zone à revêtir, et en ce que l'on produit un déplacement relatif entre la pièce et la nappe, dans la direction de l'autre dimension de ladite zone, jusqu'à ce que le revêtement ait atteint tout ou partie de l'épaisseur voulue. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on effectue le chauffage de la pièce par induction dans celle-ci de courants de Foucault. 3. Procédé selon la revendication 2, par la mise en oeuvre duquel la zone à revêtir n'est recouverte de matière plastique que suivant une partie de l'épaisseur voulue du revêtement, caractérisé en ce que, pour compléter le revêtement jusqu'à l'épaisseur voulue, on interrompt le chauffage de la pièce par induction,et l'on chauffe la surface du revêtement sur laquelle tombe la matière plastique pulvérulente grâce à une source de chaleur extérieure, jusqu'à la température de poly mérisa.ion de là matière plastique, ledit déplacement relatif et le chauffage par la source de chaleur extérieure étant maintenus jusqu'à ce que la zone à revêtir soit recouverte de matière plastique suivant toute l'épaisseur voulue du revëtement. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que ledit déplacement relatif consiste en un mouvement de translation, notamment en un mouvement de défilement. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que ledit déplacement relatif est produit par un mouvement de rotation de la pièce. 6. Dispositif de revêtement localisé d'une pièce mé- tallique par une matière plastique polymérisable à chaud, pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caracters en ce qu'il comporte des moyens de chauffage de la pièce suivant la largeur de la zone à revêtir, des moyens d'élaboration d'une nappe de matière plastique pulvérulente tombant en chute libre sur une partie chaude de la pièce, la largeur de ladite nappe étant au moins égale à la largeur précitée de la zone à revêtir, et des moyens moteurs propres à produire un déplacement relatif entre la pièce et la nappe, dans la direction de l'autre dimension de ladite zone. 7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que lesdits moyens de chauffage comportent un inducteur de courants de Foucault dans la pièce métallique, constitué d'une pièce polaire de largeur sensiblement peu différente de celle de la zone à revêtir, disposée vis-à-vis et à peu de distance de la pièce métallique, et d'une bobine associée reliée à une première alimentation en tension alternative. 8. Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce que ladite première alimentation en tension alternative est une alimentation en impulsions à fréquence etiou à amplitude variable. 9. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 6 à 8, caractérisé en ce que les moyens d'élaboration de la nappe de matière plastique pulvérulente tombant en chute libre comprennent une trémie contenant de la matière plastique pulvérulente non polymérisée, et une goulotte de déversement recevant la matière et soumise aux vibrations d'un vibreur relié à une seconde alimentation en tension alternative réglable. 10. Dispositif selon la revendication 9, caractérisé en ce que la goulotte comporte un bec de déversement interchangeable ou dont la largeur est réglable en fonction de la largeur que l'on désire conférer à la nappe. 11. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 6 à 10, caractérisé en ce que lesdits moyens moteurs sont agencés pour entrainer ladite pièce métallique en rotation et/ou en translation. 12. Dispositif selon la revendication 11, caractérisé en ce que lesdits moyens moteurs sont à vitesse réglable. 13. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 7 à 12, dans lequel les moyens moteurs sont agencés pour entrainer ladite pièce métallique en rotation, caractérisé en ce que ladite pièce polaire a la forme d'une sorte de cuiller entourant au moins partiellement la périphérie de ladite pièce métallique, en épousant à peu de distance le profil de la zone à revêtir. 14. Dispositif selon l'une quelconque des revendication- @@ @@ caractérisé en ce qu@ @@@ @@@ de la ligne d'impact des particules de matière plastique de la nappe @@ @@ pièce métallique à revêtir, sont prévus deux @@@ecteurs dé- finissant les limites de la largeur de la nappe à cet endroit, agencée pour dévier, en dehors de la zone chauffée de la piéce@ les particules situées au-delà de ces limites. 15. DispositiF selon l'une quelconque des revendications 6 i 14, caractérisé en ce qu'il comporte une source de chaleur extérieure susceptible de chauffer jusqu'à la température de polymérisation la surface du revêtement sur laquelle tombe la matière plastique pulvérulente, et éventuellement de préchauffer les parti culas de matière plastique, dans la partie inférieure de la nappe. 10. Dispositif selon la revendication 15, caractérisé en ce que ladite source de chaleur extérieure est constituée d'une source de rayonnements infra-rouges alimentée sous tension réglable.