a présente invention apporte aux dispositifs de contact gaz-solides en couche fluidisée des perfectionnements destinés à réduire la formation de dépôts et à améliorer le contact gazsolides, notamment au cours de la réduction de minerais de fer. Les appareils de fluidisation comportent généralement un organe poreux ou perforé qui, généralement, est disposé horizontalement ou s'étend transversalement au trajet des gaz ou à la zone du courant, dans une enceinte pour soutenir les solides. De tels organes, généralement dits "grilles", séparent une phase gazeuse ou à faible concentration en solides et une phase à forte concentration en solides ou émulsion formant un lit de solides fluidisé . On injecte à travers la grille, de dessous, un fluide tel que gaz pour fluidiser le lit du côté supérieur de la grille. On incorpore souvent des déflecteurs aux appareils de fluidisation de -solides, pour répartir mécaniquement l'agent fluidisant dans l'enceinte. Par exemple, on place souvent des déflecteurs au sein du lit de solides Guidisés pour répartir le gaz dans cette couche de manière å-améliorer son contact avec les solides. Toutefois, le plus souvent, les déflecteurs sont placés dans la chambre d'admission située sous la grille pour répartir l'agent de fluidisation dans cette chambre à mesure qu'il y arrive. Ainsi, les grilles et servent surtout à soutenir le lit fluidisé et les déflecteurs, à assurer la répartition mécanique de l'agent fluidisant dans l'enceinte. Une autre distinction entre les grilles et les déflecteurs réside dans le fait que la perte de charge subie en franchissant une grille est généralement élevée alors que celle subie en franchissant un déflecteur est généralement faible. De toute manière, il existe de nombreux processus comportant l'utilisation de grilles et de déflecteurs, par exemple ceux-de cokéfaction par fluidisation à saute et à basse températures , d'hydroforming en couche fluidisée, des techniques diverses de craquage catalytique et analogues. Un traitement en lit fluidité de très grande importance est celui de réduction directe de marnerais de fer Un rocessus typique consiste à réduire progressivement des o7Çdes de fer dans un seul réacteur vertical comportant w sc-re réducteurs, dont chacun contient un lit séparé fluidisé de minerai de fer du type oxydes finement divisés à des niveaux d'oxydation différents. Du minerai de fer finement divisé, préparé, arrive dans l'étage supérieur et s'écoule en continu d'un étage dans le suivant, à contre sens par rapport à un courant ascendant de gaz réducteur chaud, qui est en général de l'oxyde de carbone ou de l'hydrogène, isolément ou en mélange. Les diverses couches fonctionnent à des températures élevées égales ou différentes, généralement comprises entre 482 et 982 C et, plus souvent entre 649 et 81600. Dans le premier ou les premiers étages, les oxydes sont pré-chauffés et réduits, d'une manière générale, de l'état oxyde ferrique à l'état oxyde magnétique de fer; dans le ou les étages suivants, ils sont transformés de l'état oxyde magnétique de fer à l'état oxyde ferreux et, enfin, dans un ou plusieurs étages ultérieurs, d'oxUr- de ferreux en fer pratiquement métallique. Le fer réduit résultant, possédant un degré de métallisation compris entre 50 et95%, est extrait du dernier étage de la série et habituellement mis sous forme d'agglomérés ou briquettes dans une presse.Dans certains cas, il subit une fusion directe. Le problème posé par l'engorgement ou obturation des grilles varie beaucoup selon le type de traitement en couche fluidisée et est souvent plus épineux pour tel traitement que pour tel autre. Cette différence est particulièrement nette entre la réduction des minerais de fer et d'autres traitements par fluidisation. Pour la réduction de minerai de fer par fluidisation, les difîicultés sont particulièrement accusées. En fait, elles varient énormément, dans ce cas, d'un étage à l'autre. Elles atteignent un maximum dans le ou les étages de "réduction ferreuse", c'est-à-dire les étages où les oxydes sont réduits ou partiellement réduits d'oxyde ferreux en fer métallique.Le problème est particulièrement ardu quand la "réduction ferreuse est étalée sur plusieurs étages et, assez bizarrement, prend un maximum d'acuité dans les étages précédant celui de réduction finale. On a présumé que l'obturation des trous de grille est lié à l'adhérence des plus petites particules métalliques, ou fines, aux pourtours des trous de grille. Les fines, ayant généralement une grosseur de 43 P et moins, sont soufflées dans les trous et adhèrent à leurs pourtours, sur lesquels elles forment graduellement des dépôts qui finissent par empêcher le passage du gaz. Il en résulte, entre autres, de fortes pertes de charge à la traversée des grilles, et il faut finalement prévoir une mise à l'arrêt totale pour nettoyer les grilles. Il entre aussi en jeu d'autres forces qui tendent dans une certaine mesure à faire progresser les fines vers le bas à travers les trous des grilles. Après traversée de la grille et pendant séjour dans la couche, l'agent de fluidisation se sépare des solides sous forme de bulles à faible concentration en solides, entourées par une phase dense, à forte concentration en solides.L'une des raisons de cette ségrégation est que le gaz fluidisant a tendance, en montant dans le réacteur, à re chercher et à adopter un trajet situé au centre de la couche, où les petites bulles' se réunissent en bulles plus grosses. il en résulte un effet pulsé ou "bouillonnement" tendant à faire refluer des solides vers le bas, le long des parois de l-'enceinte, vers les trous de la grille. Ces phénomènes ont pour résultat net qu'il est très difficile d'empêcheur la grille de se boucher, notamment à certains étages de réduction directe de minerai de fer. La présente invention propose un dispositif comportant une grille de structure étudiée, à placer horizontalement en travers d'une zone d'écoulement. Cette grille présente une multiplicité de trous, tous entourés par des ajutages divergeant vers le bas qui se prolongent au-dessus de la face inférieure de la grille, les ajutages étant assez espacés les uns des autres pour ménager des espaces morts sous la face inférieure de la grille, autour de leurs tronçons d'entrée. Chaque parôl d'ajutage divergente a, sur l'axe vertical de llaQiutage associé, une inclinaison non supérieure à 300 et par exemple comprise entre 2 et 300. De préférence, cette inclinaison est de 2 à 150 et, mieux, de 3 à 6 C. Les ajutages divergents ont pour effet de définir des trajets profilés grâce auxquels les solides sont chassés par balayage des parois des ajutages, ce qui les empeche d'adhérer à la grille et de boucher celle-ci. Par exemple, le gaz argué de solides entraÎnés gui parvient en ros de bas en haut, dans les espaces morts se- arant les embouchures des ajutages est contraint de changer direction pour pénétrer dans les ajutages.Par contre, les solides entraînés ont acquis assez d'énergie pour poursuivre leur course suivant leur direction initiale et pénétrer dans les espaces morts séparant les ajutages. Les solides tendent à heurter ou à frôler la grille, mais sont finalement forcés de redescendre et ils pénètrent éventuellement dans les ajutages ou échappent à l'effet d'entraînement et descendent. Les virages brusques faits par les parois aux embouchures des ajutages modifient le mode d'écoulement des solides. Du fait du changement de direction subi par les solides pénétrant dans les ajutages, la plupart des solides se déplacent de bas en haut pres de l'axe vertical de l'ajutage, mais non au voisinage de la paroi d'ajutage. En effet, les solides subissent en contournant cette paroi une accélération centrifuge qui interrompt leur entraînement. Les solides qui échappent ainsi à l'en- traînement ne se heurtent ni n'adhèrent contre les parois. D'autre part, ceux qui traversent centralement les ajutages ne risquent pas non plus de rencontrer les parois ni d'y adhérer. Selon un mode de réalisation de l'invention, il est prévu d'associer des déflecteurs à 1a grille décrite. Ces déflecteurs sont de forme circulaire et/ou annulaire. Selon un autre mode de réalisation, il est prévu un plateau ou tablier de récupération assurant l'évacuation en continu des solides ayant échappé à l'entraînement. On peut aussi diriger l'écoulement du gaz et des solides. Par exemple, en marche normale, lorsqu'il est prévu un tablier de récupération, du gaz chargé de solides est projeté de bas en haut, à travers des trous percés dans ce tablier, vers les espaces morts de la grille. Au-dessous de la grille, près des embouchures des ajti- tages, des solides sont projetés vers l'extérieur, puis sont réentraînés vers le haut pour traverser centralement les trous de grille ou échappent à l'entraînement. Ainsi, le risque dtobtu- ration de la grille est supprimé ou énormément réduit. Suivant une autre variante encore, les embouchures des ajutages sont munies de structures anti-tourbillonnaires, offrant au gaz une série de canaux distincts. Grâce à ces structures, d'aspect alvéolaire, le gaz s'écoule encore plus uniment à travers les ajutages. De préférence, les structures antitourbillonnaires sont formées de séries de plaques ou déflec parallèles et espacés, orientés verticalement suivant les axes des ajutages ou suivant la direction générale d'écoulement dans les ajutages. De préférence aussi, chaque série de plaques est coupée à intervalles réguliers par une autre série de plaques orientées verticalement, ce qui définit, à l'entrée de l'ajutage, plusieurs canaux d'écoulement indépendants. Le rapport longueur/diamètre L/D (figure 5) des alvéoles ou canaux individuels est d'environ 10 à 30 et, de préférence, d'environ 15 à 25.La section de passage offerte par un alvéole est de préférence égale ou supérieure à la section minimale du débouché dans la grille de l'ajutage associé. En outre, le tronçon d'amont de l'ajutage contenant la structure-antitourbillonnaire est de préférence formé par un tronçon droit dont la paroi n'est ni convergente ni divergente, afin de n'offrir aux solides qu'une aire d'impact minimale. En aval de la structure anti-tourbillonnaire, la paroi converge progressivement pour former une zone de transition qui augmente progressivement la vitesse d'écoulement du gaz dans les ajutages. On comprendra mieux ces aspects de l'invention, ainsi que d'autres, d'après la description détaillée qu'on va maintenant donner en se référant au dessin annexé, sur lequel la figure 1 est une vue schématique en élévation montrant un réacteur qui contient plusieurs lits fluidisés, dont chacun est séparé du suivant par une grille selon l'invention, ainsi que des déflecteurs associés à l'ensemble de grilles; la figure 2 est une vue en plan suivant la ligne 2-2 de la figure 1 montrant, de dessous, l'une des grilles selon l'invention; la figure 3 représente schématiquement un ajutage de la grille décrite ci-dessous à paroi divergente centrée sur l'axe de l'ajutage; la figure 4 est une vue de détail en élévation d'une grille et d'un tablier de récupération montrant les ajutages divergeant vers le bas répartis en travers de la grille et indiquant l'emplacement du tablier de récupération;; les figures 5 et 6 sont des rues, en élévation et en lan respectivement, d'un ajutage plus élaboré, muni à son entre d'une structure anti-tourbillonnaire, et les figures 7 et 8 sont des vues schématiques en profil d'une section de réacteur comportant une grille l'invention, soit convexe, soit concave. On va se référer particulièrement, pour décrire l'inven- tion, à un réacteur à plusieurs étages, mais l'invention est aussi applicable à des réacteurs à un seul étage. Sur la figure 1, on voit un réacteur vertical 10 du type adopté pour la réduction directe de minerais de fer. Des solides formés par du minerai de fer finement divisé arrivent dans l'étage initial (ler étage) et le minerai de fer réduit est extrait de l'étage inférieur ou final (5e étage). Du gaz réducteur chaud arrive à la base du réacteur 10 par une conduite 19, pour fluidiser les solides, et le gaz réducteur usé sort au sommet du réacteur 10 par une conduite 16. Le réacteur 10 est divisé en cinq étages 1 à 5, dont chacun contient un lit fluidisé de minerai de fer du type oxydes. Les étages sont tous séparés l'un de l'autre par des grilles 11, 12, 13, 14, 15 que traverse de bas en haut un courant chaud de gaz réducteur, qui fluidise les particules de minerai de fer reposant sur les grilles. Les grilles s'étendent à peu près horizontalement en travers de la paroi latérale du réacteur mais ne sont pas nécessairement plates et peuvent, afin d'être plus robustes, avoir une forme concave comme représenté sur la figure 7,ou convexe comme représenté sur la figure 8. Dans le réacteur 10, des déflecteurs, dont l'un est représenté en 20 sous forme de disque et l'autre en 21 sous forme d'anneau, sont interposés dans la chambre d'admission située au-dessous de la grille 15, pour répartir le gaz arrivant. Si des cyclones sont interposés entre étages au-dessus de chaque lit, on peut aussi prévoir des déflecteurs au-dessous de l'une ou de chacune des grilles pour répartir le courant de gaz et les solides qu'il entraîne. On peut de même interposer des déflecteurs au-dessous des grilles lorsqu'on utilise des réacteurs successifs au lieu d'un réacteur à plusieurs lits. Comme précédemment indiqué, selon un mode de réalisation, on prévoit un tablier perforé de récupération (non représenté sur la figure 1) au-dessous de chaque grille 11, 12, 13, 14 et 15 pour extraire les solides ayant échappé à l'entraînement. On peut chasser ces solides par soufflage à travers des trous non représentés percés dans la paroi du réacteur 10. Du minerai de fer est chargé dans le sommet du réacteur 10 et dans le ler étage, qui est le plus souvent une zone de pré-chauffage à température moderée ou n'intervient qu'une réduction faible ou nulle. Du ler étage, le minerai pré-chauffe s'écoule vers le bas, par un tuyau de descente 6 > dans le 2ème étage, fonctionnant à une température suffisante pour réduire de l'oxyde ferrique en oxyde pratiquement magnétique de fer, ou mélange de formule approximative Fe3O4. Les solides par- tiellement réduits débordent du 2e étage, par un tuyau de descente 7 dans le 3e étage, où l'oxyde magnétique de fer est; converti en oxyde pratiquement ferreux. Da 3e étage, l'oxyde ferreux déborde par le tuyau de descente 8 dans le 4e étage et, de là, par le tuyau de descente 9, dans le 5e et dernier étage. Le 4e étage, dans lequel des particules de fer asse forternent réduit entrent en contact avec la grille, est celui où l'engrogement de la grille est le plus accusé parce que des particules métalliques, soufflées de bas en haut du 5e étage dans la grille 14, aggravent la tendance de la grille à se boucher. Pour la même raison, la grille 13 a aussi fortement tendance à se boucher. En conséquence, on peut éventuellement uti- liser des grilles relativement simples dans les étages supé- rieurs, car ce sont les tous derniers étages vers le bas où les grilles s'engorgent le plus spontanément et le plus forterent. Ainsi, les grilles 11 et 12 peuvent soit avoir une structure plus simple, soit être du même type oue les grilles 13, 14 et 15. Le gaz réducteur arrivant dans le réacteur 10 par la conduite 19, qui constitue à la fois un corps actif et un agent de fluidisation, Peut être un gaz réducteur frais essentiellement formé d'un mélange d'oxyde de carbone et d'hydrogène, tel qu'obtenu par oxydation partielle ou par réformage à la vapeur d'hydro- carbures, ou un gaz réducteur d'origine entièrement différente. Le gaz réducteur qui sot du sommet du réacteur 10 par la conduite 16 peut être éventuellement régénéré par élimination de ses constituants oxydés et- réintroduit dans le réacteur 10 par la conduite 17, en meme temps qu'un appoint de gaz frais arri- vant par des conduites 18 et 19 d'un "générateur" de gaz réducteur non représenté. On peut régénérer le gaz réducteur par une technique classique, par exemple par lavage opéré en présence d'un adsorbant pour éliminer le gaz carbonique ou par réfrigération destinée à éliminer l'eau, isolement ou en combinaison. Comme le montrent les figures 1 et 2, la grille est per cée d'une @@ simplicite de tration, de préférence symétriquement répartis sur la grille pour mieux régler écoulement du gaz et des solides. Chaque trou est muni d'un ajutage 26, divergeant vers le bas. La paroi de chaque ajutage converge vers le trou pour définir une embouchure tronconique 27, dirigée vers le bas quand la grille est en glace dans le réacteur 10. Comme le montre la figure 3, la paroi latérale divergente de chaque ajutage a, sur l'axe vertical de l'ajutage, une inclination # non supérieure à 300 et de préférence comprise entre 2 et 150 et, mieux, entre 3 et 60. Facultativement, les parois divergentes des ajutages souvent, à la base, s'évaser uniment en corolle. En général l'aire globale des trous de la grille, reliés aux ajutages situés sous la grille, est supérieure à 5' de l'aire de la grille. En fait, le pourcentage usuel d'aire ajourée est de 5 à 30 , et de préférence de 10 à 20%. En fonctionnement normal, le gaz et les solides traversent de bas en haut la zone centrale de l'ajutage. Entre les ajutages 26 s'étendent en 28, au-dessous de la grille 14 par exemple, des espaces morts dans lesquels le gaz ascendant est intercepté et contraint de redescendre contourner les parois d'ajutage pour pénétrer dans les embouchures 27. Par suite du changement abrupt de direction, certains des solides échappent à l'entraînement par le gaz par effet centrifuge mais certains, ré-entraînés, montent centralement dans les embouchures sans toucher les parois des ajutages 26. Dans une réalisation de l'invention, dont la figure 4 donne une vue de détail, on dispose au-dessous de la grille un plateau perforé ou tablier de récupération qui dirige les solides libérés de l'entraînement vers la paroi latérale du réacteur 10, d'où on peut les évacue à travers des ouvertures non représentées. Les perforations 241 laissent passer le gaz, qui entraîne des solides. Elles sont de préférence situées à l'aplomb des espaces morts, afin que les solides entraînés n'aillent pas frapper directement les faces intérieures des ajutages 26, étant donné qu'un courant de-fluide ne diverge pas très rapidement à la sortie d'un orifice ou d'un ajutage et que les trajets de solides entraînés par un tel courant, eux, ne divergent presque pas.Ainsi, les solides tendent à poursuivre leurs trajets ascendants vers les parties non ajourées de la grille qui séparent les ajutages, alors que le gaz tend à pénétrer directement dans les ajutages, bien qu'une fraction de gaz centre froler les parties pleines de la grille. Le tablier 24 est assez incliné pour que les solides le longent d'eux-mêmes vers le bas. Son inclinaison dot êre supé- rieure à l'angle de talus naturel nécessaire pour triompher du frottement entre solides. Pour des oxydes de fer, l'incl,na- son du tablier sur l'horizontale doit être d'au moins 600 et est de préférence de 60 à 800. La grandeur des trous 241, traversés de bas en haut par le gaz, est déterminée par le débit de traversée du réacteur 10 par le gaz, de préférence avec un excédent destiné à éviter une perte de charge excessive à la traversée du réacteur 10. Avec une perte de charge faible, et donc une vitesse relativement faible (moins de 4,6 à 7,6 m/s), on évite que ces trous ne se bouchent.Ainsi, pour un réacteur traversé par du gaz à une vitesse d'environ 1,2 m/s, l'aire globale de ces trous représente 10 à 25% de la section droite de l'enceinte. Grâcé à ces tabliers perforés, la vitesse de pénétration dans les ajutages peut être beaucoup plus grande. Elle peut approcher 15 m/s, mais est de préférence inférieure à 9 m/s. Sur la figure 4, les parois d'ajutage s 'évasent vers le bas à partir de la grille 29 et se terminent en corolle pour définir des embouchures profilées qui minimisent la perturbation apportée à 1'écoulement. Dans les grilles à trous classiques, la yeine contractée ("vena contracta") est située au sein même de la grille. Le courant de gaz arrivant de dessous la grille franchit le rebord inférieur du trou, s'écarte de la paroi du trou (veine contractée) puis diverge en aval de la veine contractée pour revenir longer la paroi 'du trou. Les petites particules suivent le gaz en contournant la veine contractée. Du fait de leur inertie, elles ne peuvent rejoindre la paroi avec le gaz et heurtent donc le haut du trou, sur lequel elles forment un dépit annulaire. De plus, des solides tombant du lit supérieur suivant pénètrent souvent dans cette zone d'écoulement lent, rencontrent les pourtours des trous et y adhèrent, finissant par boucher les trous. Par contre, les ajutages selon le mode préféré de réalisation de l'invention présentent des parois qui convergent vers le haut et ont facultativement un profil curviligne, ce qui m- prime au gaz un taux de changement de vI-esss a-r unité de Ion- tueur. le gradient de vitesse 'iu gaz est presque normal pour les solides, la vitesse dépasse au centre des ajutages celle apparaissant normalement au niveau des embouchures. a concentration en solides est, du fait de l'effet centrifuge qui ssexerce das le virage, plus forte sur l'axe et plus fait près de la paroi que dans les embouchures classiques. la vitesse de traversée d'un ajutage convergeant vers le haut est pour le gaz, un peu plus grande au niveau de la paroi que dans un tube rectiligne mais, pour les solides, elle est fortement accrue sur l'axe en raison du mode de pénétration initiale.Le résultat est que les solides sont soit libérés de l'entraînement, de sorte qu'ils ne rencontrent pas de surfaces solides, soit projetés dans le courant rapide présent au centre de l'ajutage, Ces phénomènes sont particulièrement illustrés par la vue de détail que donne la figure 4. l'ajutage 40 représenté de profil sur la figure 5 et en coupe droite sur la figure 6 est particulièrement étudié pour améliorer le mode d'écoulement du gaz. Cet ajutage est un peu analogue à celui décrit à propos des figures précédentes, sous la réserve principale qu'il peut comporter, ce qui est souhaita ble, un tronçon d'entrée rectiligne muni d'une structure antitourbillonnaire 41 alvéolaire, logée dans sa paroi 42. L'incli- nais on sur la verticale du tronçon tronconique est inférieure à 300, ceci pour miniser les heurts par les solides -entraînés. Autrement dit, l'inclinaison du tronçon tronconique est égale à celle d'un ajutage exempt de tronçon d'entrée rectiligne. La structure alvéolaire est formée de deux séries dc plaques verticales, parallèles et espacées logées dans la paroi 42 de 1'ajutage. Les plaques sont imbriquées les unes dans les autres pour définir une série de canaux, à section carrée driris l'exemple choisi, dont la section de passage est égale ou supé- rieure à celle d'un trou de la grille. le rapport longueur/dia- mètre (I/D) de chaque canal ou alvéole est d'environ 10 à 30 et, de préférence, 15 à 25. L'aire transversale de chaque canal de la structure est de préférence égale ou supérieure à celle du débouché D, sensiblement égale à celle du trou de grille auquel est fixé l'ajutage.La structure alvéolaire 41 réduit t ou suzuri- me les gros tourbillons locaux, canalise le gaz verticalement et réduit le moment angulaire et le tourbillolznenent. En aval de la structure alvéolaire 41 s'étend une zone de transition 43 dans laquelle les trajets des solides entre nés sont redressés pour que les solides pénètrent uniment dans la zone d'accélération 44. Dans la zone de transition 43, la paroi 42 est inclinée ppur provoquer l'accélération définie souhaitable, choisie de façon que les solides heurtent le moins possible la paroi. La zone de transition 43 a la forme voulue pour assurer uniment la pénétration dans l'ajutage tronconique modifié et sa longueur doit être au moins six fois supérieure au diamètre D du débouché. Elle ne doit pas hêtre plus de 20 fois supérieure à ce diamètre et est de préférence égale à 10 à 15 fois le dia- mètre D. Selon l'invention, le mode d'accélération du gaz et des solides constitue l'aspect critique destiné à empêcher des solides d'adhérer aux parois des ajutages. I1 faut que le gaz et les solides pénètrent dans la structure anti-tourbillonnaire à une vitesse relativement faible. Cette structure réduit au minimum les tourbillons locaux existant dans le courant de solides et de gaz qui pénètre dans I'ajutage. La zone de transition a la forme voulue pour perturber le moins possible lécou- lement régulier établi par la structure anti-tourbillonnaire, mais sans que trop de solides viennentfrapper sa paroi. Après l'obtention d'un ecoulement régulier dans le courant qui arrive à l'ajutage, grâce à la structure anti-tourbillon naire et à la zone de transition, la conception de l'ajutage proprement dit constitue l'aspect le plus important de ltinven- tion. L'ajutage est conçu de façon que les solides entraînes par le gaz aient le temps d'atteindre presque, par accéleration, la meme vitesse que le gaz au csoucb de l'ajutage. ainsi, le taux du changement de vitesse du gaz le long de l'ajutage n'est pas supérieur à une constante et, de préférence, est une fonction décroissante de la distance à partir de l'entrée de l'aju- tage. Bien entendu, on pourra apporter aux réalisations décrite tes toutes modifications et variantes rentrant dans le cadre de l'invention, défini par les revendications ci-dessous. REVENDICATIONS 1 - Dispositif de fluidisation du type comportant une enceinte canalisant les solides à fluidiser, des moyens d'amenée et des moyens d'évacuation de ces solides, des moyens d'amenée et des moyens d'évacuation d'un gaz fluidisant et une grille, disposée horizontalement en travers de la paroi de l'enceinte pour séparer le lit de solides fluidisé et percée d'une multiplicité de trous, caractérisé en ce qu'à chaque trou de ladite grille est affecté un ajutage qui débouche dans la face supérieure de la grille et est formé d'une paroi entourant le trou associé, la paroi de cet ajutage étant prolongée vers le bas au-dessous de la face inférieure de la grille et divergeant avec une inclinaison sur l'axe vertical de l'ajutage non supérieure 30 afin d'offrir u -az e CtC solides un trajet d'écoule- ment profilé tel que la r-Quart des solides s'écoulent vers le haut près de l'axe vertical de l'ajutage et ne risquent donc pas d'adhérer à la grille et de boucher celle-ci. 2 - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte plusieurs grilles séparant plusieurs lits de solides fluidisés, ainsi que des moyens permettant aux solides de descendre de lit en lit. 3 - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que chaque paroi d'ajutage diverge avec une inclinaison de 2 à 150, et de préférence 3 à 60, sur l'axe vertical de l'ajutage. 4 - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que chaque ajutage présente un trognon d'entrée à paroi droite auquel sont incorporé s une série de canaux individuels définis par une structure alvéolaire qui ré-oriente et régularise l'écou- lement du gaz chargé de solides dans les ajutages. 5 - Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que les canaux individuels de la structure alvéolaire ont un rapport longueur/diamètre d'environ 10 à-30, et de préférence 15 à 25, et en ce que chaque canal offre une section de passage au moins égale à celle d'un trou de la grille. 6 - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens propres à diriger en quasi-totalité le courant ascendant de solides entraînés vers les zones de ladite grille situées entre les ajutages. 7 / Dispositif selon la revendication 1, caractérisés en ce qu'il comporte des movens déflecteurs si autres sous grille pour répartir le courant de gaz mans l'enceinte. 8 - Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que la grille est soit convexe, soit concave. 9 - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens propres à diriger en quasi-totalité le courant ascendant de solides entraînés vers lesdits espaces morts, afin de modifier le mode d'écoulement des solides de fa çon que la majorité des solides s'écoulent vers le haut près des axes verticaux des ajutages. 10 - Dispositif selon la revendication 9, caractérisé en ce que les moyens dirigeant le courant ascendant de solides entraînés sont formés par un tablier de récupération percé d'une multiplicité de trous, ces trous étant situés en regard des espaces morts séparant les ajutages, de sorte que les solides entraînés traversant ces trous se dirigent presque tous vers les espaces morts de la grille.