La présente invention concerne un jeu permettant de construire, à échelle réduite, des maisons, des bâtiments et, de façon générale, toutes unités immobilières, qu'il s'agisse de résidences ou de locaux professionnels. Le problème qui se trouve à l'origine de la présente invention est en réalité double. La demanderesse a d'abord recherché à concevoir un jeu éducatif permettant aux enfants de se familiariser avec des concepts architecturaux, de manière à leur révéler leur propre personnalité. On connaît en effet les difficultés de la vie moderne, et le domaine de l'habitat est probablement l'un de ceux dans lesquels la personnalité de l'individu peut aujourd'hui le plus facilement s'épanouir. La demanderesse a par ailleurs recherché à proposer aux adultes, qu'ils soient particuliers ou proiessionnels, de réaliser la maquette de la maison ou du local de leur choix, en respectant les proportions et l'agencement des différents volumes. Il est en effet bien connu que de nombreux particuliers font aujourd'hui construire leur résidence principale ou secondaire, et la présente invention est précisément destinée à leur offrir les moyens qui, soit pour eux-mêmes, soit pour leur architecte ou leur entrepreneur, traduisent le mieux possible leurs aspirations, avant la mise en oeuvre définitive. Par conséquent, hormis l'aspect éducatif abordé plus haut, le jeu de construction de la présente demande se veut également utilitaire, dans la mesure où l'acquéreur d'un bien immobilier pourra, avec ce jeu, davantage et dans de meilleures conditions qu'aujourd'hui, participer de façon personnelle à la réalisation des plans ou de l'aménagement intérieur. La présente invention concerne donc un jeu de construction, notamment de maisons, caractérisé par le fait qu'il comporte des modules de mur extérieur, des modules de cloison intérieure et un socle-plancher, chacun des modules étant constitué par un panneau rectangulaire dont deux champs adjacents sont, chacun, pourvus d'une languette et dans chacun des deux autres champs adjacents duquel est ménagée une rainure de mde largeur et de mdme profondeur que les languettes, le socle-plancher conportant des saillies perpendiculaires à sa surface et disposées suivant des lignes et des colonnes pour former un quaurillage régulier, chaque saillie ayant une hauteur égale à la dite profondeur, la section des saillies étant inscrite dans un carré, et la longueur du c8té du dit carré ainsi que la distance séparant deux lignes et deux rangées adjacentes de saillies étant toutes deux égales à la dite largeur. Grâce à l'invention, et le jeu pouvant comporter des modules de toutes tailles, il est particulièrement facile, notamment pour les enfants, de construire la maison idéale, en prenant des modules quelconques, en les positionnant sur le socle-plancher dans n'importe quel sens, soit par l'une de leurs languettes, entre deux lignes ou deux colonnes de saillies, soit par l'une de leurs rainures, sur les saillies d'une ligne ocl d'une colonne, et en assemblant ces modules deux à deux par une rainure et une languette respectives. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description suivante de différents éléments du jeu de construction de l'invention, en référence au dessin annexé, sur lequel - la fig. 1 représente une vue de dessus d'un socle-plancher; - la fig0 2 représente une vue en élévation du socle-plancher de la figure 1 - la fig. 3 représente une vue en perspective d'une première forme de réalisation d'un module de mur - la fig. 4 représente une vue en coupe transversale du module de mur de la figure 3 - la fig. 5 représente une vue en perspective d'une deuxième forme de réalisation d'un module de mur - la fig. 6 représente une vue en perspective d'une portion d'angle d'un module de cloison - la fig. 7 représente une vue en coupe transversale du module de cloison de la figure 6 - la fig. 8 représente une vue en perspective d'une première forme de réalisation d'une équerre d'assemblage - la fig. 9 représente une vue en perspective d'une deuxième forme de réalisation d'une équerre d'assemblage - la figo 10 représente une vue en perspective d'un T d'asassemblage ; - la fig. 11 représente une vue en perspective d'un poteau d'angle, et - la fig. 12 représente une vue d'ensemble en perspective, pa;tiillement éclatée, d'une raison construite avec le jeu de 1' invention. Le jeu de construction conforme à l'invention, et dont les éléments sont représentés sur le dessin annexé, comporte essentiellement un socle-plancher et des modules de murs extérieurs et des modules de cloisons intérieures. Le socle-plancher 1 des figures I et 2 est constitué d'un socle 2 portant des saillies 3. Ces saillies 3 peuvent etre obtenues, par exemple, directement par moulage ou par calandrage, dans le cas avantageux où le socle-plancher est formé en matière plastique. Sinon, ces saillies 3 peuvent être usinées à partir d'un socle brut parallelépipédique. L'épaisseur du socle 2 proprement dit peut être quelconque. Par contre, les dimensions des saillies 3 et leur répartition à la surface du socle 2 sont parfaitement déterminées. Ces saillies 3 sont, dans l'exemple représenté, constituées par des plots parallélépipédiques de hauteur et de section carrée définies. Lesplots 3 sont disposés selon des lignes 4 et des colonnes 5 perpendiculaires, formant un quadrillage régulier à la surface du socle 2. Tous les plots d'une même ligne, ou d'une même colonne, sont orientés de la même manière. L'intervalle séparant deux lignes adjacentes, ou deux colonnes adjacentes, est égale à la longueur des c8tés des plots 3. De façon générale, les saillies du socle-plancher du jeu de construction de l'invention ont leur section transversale parallèle à la surface du socle inscrite dans un carré, pour respecter l'agencement défini ci-dessus. Par conséquent, ces saillies peuvent également titre constituées par des petits corps cylindriques droits. Le socle-plancher, défini ci-dessus et représenté sur les figures I et 2, peut, en soi, constituer le plancher d'une maison. Mais il peut aussi ne constituer que l'un des éléments modulaires d'un plancher plus étendu. A cet égard, il peut être assemblé à un ou plusieurs autres modules identiques, d'une manière et avec des moyens analogcles à ceux qui seront décrits à propos de l'assemblage des modules de murs et de cloisons . A cet effet, et pour préserver la répartition des plots, définie ci-dessus, à la surface du plancher global, les lignes périphériques 4 et les colonnes périphériques 5 de plots 3 du module de plancher 1 des figures 1 et 2 sont disposées à une distance des bords respectifs 6 du socle 2 égale à la moitié de l'intervalle séparant deux lignes ou deux colonnes de plots adjacentes. Les modules de murs extcrieurs et d cloisons intérieures, compris en nombre suffisant dans le jeu de construction de l'invention, sont constitués par des panneaux de forme rectangulaire, de largeurs et de longueurs tout à fait variables, de manière à disposer de toute une variété de modules, comme des modules dont la hauteur correspond à celle des pièces, des modules d'allège, des modules de linteau, etc.. Le module 16 des figures 3 et 4 est ainsi constitué d'un panneau 7, dont les champs adjacents 8 et 9 sont respectivement pourvus de languettes 12 et 13, et dans les deux autres champs adjacents 10 et Il duquel sont ménagées des rainures 14 et 15. Ces languettes et rainures sont obtenues comme les plots du socle-plancher décrit ci-dessus. L'épaisseur des modules de murs extérieurs, bien que cela ne soit pas indispensable, est de préférence sensiblement plus grande que celle des modules de cloisons intérieures. La profondeur des languettes 12, 13 et des rainures 14, 15 est égale à la hauteur des plots 3 du socle-plancher 1. La largeur de ces languettes et de ces rainures est égale à la longueur du côté des plots 3, ou à l'intervalle séparant deux lignes 4 ou deux colonnes 5 de plots 3. On remarquera que les languettes du module 16 des figures 3 et 4 sont en saillie sur les champs correspondants du panneau 7, le long de la partie médiane de ces derniers, le module 16 étant alors utilisé de préférence comme module de mur extérieur. En outre, Oss languettes s'étendent avantageusement sur toute la longueur des champs 8 et 9, bien qu'il ne s'agisse pas en l'occurrence d'une condition indispensable. Le module 17 de la figure 5 est assez semblable au module 16 des figures 3 et 4. Cependant, et en désignant les memes éléments par les mêmes références, et à la différence de la Immuette 13 du module 16, la languette 18 associée au champ 9 du panneau 7 du module 17, est en saillie sur ce champ le long d'un des bords de ce dernier et prolonge la face correspondante du module. La largeur et la profondeur de cette languette 18 sont respectivement égales à celles de la languette 13 du module 16. Le module 19 des figures 6 et 7, sensiblement différent du module 16 des figures 3 et 4, a, toutefois, une structure relativement analogue à celle du module 17 de la figure 5. il s'agit, en l'espèce, d'un module de cloison intérieure dont l'épaisseur est assez faible, de sorte que la languette 20 du champ 9, dont la largeur est égale à celle de la languette 12 du champ 8, possède une partie 21 s'étendant sous le prolongement de la languette 12 dans le panneau du module. Le socle-plancher et les modules de mur et de cloison ayant été décrits, on peut maintenant aborder le montage et l'assemblage de ces différents éléments. Disposant du socle-plancher 1, on prend par exempt un module de mur extérieur 16, que l'on positionne sur le planche, 1, indifféremment par l'un de ses quatre cotés, ce qui constitue l'un des principaux avantages du jeu de l'invention. En effet, on peut glisser légèrement à force entre deux lignes 4 ou deux colonnes 5 de plots 3 du plancher 1 l'une des deux languettes 12 et 13 du module 16, ou on peut embouer légèrement à force le module 16 sur une ligne 4 ou une colonne 5 de plots 3 par l'une de ses deux rainures 15 et 16. Dans le premier cas, la languette considérée est maintenue à force entre deux lignes ou deux rangées de plots, le champ du module associé à la languette prenant appui sur les plots de ces deux lignes ou deux colonnes.Dans le second cas, c'est le fond de la rainure considérée qui prend appui sur les plots d'une ligne ou d'une colonne, le module étant maintenu en position par la coopération à force des parois 23, 24, par exemple, de la rainure 15 du module 16 avec les plots en question. On notera que dans le cas des modules 17 et 19, lorsqu'ils sont positionnés sur le plancher 1 par l'une de leurs languettes, le champ associé à la languette considérée ne prend appui que sur les plots d'une seule des deux lignes ou colonnes situées de part et d'autre de la languette. Le premier module, per exemple de mur extérieur, étant posi tionné sur le plancher, on poursuit la construction en positionnant le deuxième module sur le plancher, comme précédemment décrit, et en l'assemblant au premier, et ainsi de suite. L'assemblage de deux modules s'effectue très facilement, par embottement d'une languette de ltun dans une rainure de l'autre. A cet égard, on remarquera que l'assemblage de modules de plancher s'effectue de la mdme manière, par languette et rainure. On conçoit aisément que l'assemblage et le positionnement de modules de mur ou de cloison disposés dans le prolongement ltun de l'autre ne soulève pratiquement pas de problème, une rai nure et une languette étant respectivement prévues sur les deux champs verticaux de ces modules. Si toutefois, on était conduit à assembler deux modules par deux champs présentant tous deux une rainure ou une languette, la demanderesse a conçu à cet effet une série d'éléments d'assemblage intermédiaires, en forme de T. Dans le cas représenté à la figure 8, il s'agit d'un T d'assemblage destiné à assembler deux modules, dont les champs respectifs verticaux adjacents présentent chacun une rainure, et dont les champs horizontaux supérieurs présentent aussi chacun une rainure. Ainsi le T 24 de la figure 8, présente un montant vertical 25, dont la profondeur (face 26) est égale à la largeur des rainures des modules, et dont la largeur (face 27) est égale au double de la profondeur des rainures. La longueur du montant 25 ne doit pas dépasser la hauteur des modules à assembler.Le T 24 présente une traverse horizontale 28, de même profondeur (face 29) que celle du montant 25, et dont la hauteur (face 30) est égale à la profondeur des rainures des modules. Les deux modules en question étant positionnés l'un contre l'autre, on introduit le T 24, par son montant 25, entre les deux modules, jusqu'à ce que la traverse 28 vienne se loger dans les rainures supérieures des modules. On conçoit facilement que le jeu de construction de l'invention comporte d'autres types de T d'assemblage, pour permettre d'assembler des modules positionnés par d'autres champs sur le plancher. Par exemple, la traversé 28 pourrait comporter, sur ses deux demi-faces inférieures, deux rainures destinées à recevoir les languettes supérieures de deux modules. Le montant 25 du T 24 pourrait également comporter deux rainures verticales opposées pour recevoir les languettes verticales adjacentes de deux modules placés l'un contre l'autre. De telles combinaisons sont assez nombreuses et elles ne seront donc pas décrites. Lorsqu'il s'agit d'assembler deux modules à angle droit, on dispose de deux autres séries d'éléments d'assemblage. Une première série est constituée par des équerres, comme celle 31 représentée sur la figure 9, ou celle 41 représentée sur la figure 10. L'équerre 31 de la figure 9 est destinée à venir se loger dans les deux ra nurses horizontales supérieures de deux modules respectifs disposés à angle droit. A cet effet, l'équerre 31 comporte deux branches parallélépipédiques perpendiculaires 32 et 39, dont la largeur 34, 35 esb égale a' la largeur des rainures des modules et dont la hauteur 36 est égale à la profondeur des rainure des modules. Les deux modules en question étant déjà maintenus sur le plancher par leurs languettes inférieures respectives, l'équerre 31 logée dans les rainures supérieures des modules parfait donc l'assemblage de ces derniers. L'équerre 41, retournée sur la figure 10 pour en apercevoir la face inférieure, est une variante de réalisation, destinée, par ses deux rainures 42 et 49 perpendiculaires, à être embottée sur les deux languettes supérieures horizontales de deux modules à angle droit maintenus sur le plancher par leurs rainures horizontales inférieures respectives. A cet effet, les rainures 42, 43 de 1' équerre 41 ont une section transversale identique à celle des rainures ou des languettes des modules. Tout comme pour les T d'assemblage, plusieurs formes de réalisation des équerre d'assemblage sont prévues dans le jeu de construction. Pour finir d'assembler deux modules maintenus à angle droit sur le.plancher, on dispose également de poteaux d'angle, comme celuIT-st représenté sur la figure 11. Le poteau d'angle 45 de la figure 11, comporte une rainure 46 et une languette 47 verticales, de sections identiques à cellea des rainures et des languettes des modules de mur et de cloison. Cette rainure et cette languette sont respectivement destinées à coopérer avoc une languette et une rainure verticales de deux modules respectifs disposés à angle droit. La hauteur du poteau 45 est avantageusement égale à celle des modules, et il comporte, de préférence, à sa surface inférieure, un tenon 48 destiné à être glissé légèrement à force entre deux plots 3 du plancher 1, pour être lui-mdme maintenu sur ce plancher. A cet effet, la section horizontale du tenon 48 est identique à celle des plots 3. Tout comme pour les T et les équerres d'assemblage, il est prévu plusieurs formes de réalisation pouvant adapter à deux modules, suivant que l'assemblage doit s'effectuer par languettes seules, par rainures seules, ou par languette et rainure. Les éléments essentiels du jeu de construction de llinven- tion ayant maintenant été décrits, on peut aborder la construction proprement dite réalisée selon l'invention. On a ainsi représenté schématiquement sur la figure 12 une maison 50 comportant un certain nombre de pièces formées par des modules de mur 16 et des modules de cloison 19 potitionnés sur un plancher 1 et; assemblés entre eux de la manière décrite ci-dessus, notamment avec des poteaux d'angle 45. On remarquera que la maison comporte des modules de entre 51, des modules de porte-fenêtre 52, des modules d'huisserie 59, des modules d'allège 54, des modules de linteau 55 et 56, tous ces modules dtant, soit positionnés sur le plancher 1/ soit assemblés entre eux de la manière précédemment décrite, les moyens d'assemblage et de positionnement de ces modules étant toutefois pas représentés sur la figure 12. Le jeu de l'invention permet donc de construire sans la moindre difficulté toutes sortes de maisons et de bâtiments selon des plans personnalisés. A cet effet, et compte tenu de la diversité offerte par l'invention, il est évident que la toiture 57 représentée sur la figure 12 ne peut pas titre l'un des éléments constitutifs du jeu de construction de l'invention, sa représentation ne visant qu'd parfaire l'idée qu'on peut se faire de la construction réalisée ou à réaliser. REVENDICATIONS 1.- Jeu de construction, notamment de maisons, caractérisé par le fait qu'il comporte des modules de mur extérieur, des modules de cloison intérieure et un socle-plancher, chacun des modules étant constitué par un panneau rectangulaire dont deux champs adjacents sont, chacun, pourvus d'une languette et dans chacun des deux autres champs adjacents duquel est ménagée une rainure de mtne largeur et de m8me profondeur que les languettes, le socle-plancher comportant des saillies perpendiculaires à sa surface et disposées suivant des lignes et des colonages pour former un quadrillage régulier, chaque saillie ayant une hauteur égale à la dite profondeur, la section des saillies étant inscrite dans un carré, et la longueur du c8té du dit carré ainsi que la distance séparant deux lignes et deux rangées adjacentes de saillies étant toutes deux égales à la dite largeur. 2.- Jeu selon la revendication 1,dans lequel les dites saillies sont des plots parallélépipédiques. 3.- Jeu selon la revendication 1, dans lequel les dites saillies sont des plots cylindriques. 4.- Jeu selon l'une des revendications 1 à 3, dans lequel le dit socle-plancher est constitué par des éléments modulaires identiques et assemblés entre eux par rainure et languette. 5.- Jeu selon l'une des revendications I à 4, dans lequel les languettes de certains modules de mur et de cloison sont en saillie sur les champs correspondants de ces modules, le long de la partie médiane de ces champs. 6.- Jeu selon l'une des revendications I à 5, dans lequel les languettes d'autres modules de mur et de cloison sont en saillie sur les champs correspondants de ces modules le long d'un des bords de ces champs. 7.- Jeu selon la revendication 6, dans lequel les languettes de modules de cloison possédent une partie s'étendant sous le prolongement lans le panneau des modules de l'autre languette0 8.- Jeu selon l'une des revendications 1 à 7, dans lequel satprévuBdes éléments intermédiaires en forme de T agencés pour assembler par languette et rainure verticales ou horizontales deux modules de mur ou de cloison disposés dans le prolongement l'un de l'autre. 9.- Jeu selon l'une des revendications 1 à 8, dans lequel sont prévus des éléments intermédiaires en forme d'équerre agencés pour assembler par languette et rainure horizontales deux modules de mur ou de cloison disposés à angle droit. 10.- Jeu selon l'une des revendications 1 à 9, dans lequel SorhprévlDdes poteaux d'angle agencés pour assembler par languette et rainure verticales deux modules de mur ou de cloison disposés à angle droit.