La présente invention concerne le domaine de l'analyse mathématique ou statistique de la texture d'un milieu non homogène que l'on peut représenter par une grandeur physique mesurable, par exemple et préférentiellement un signal électrique, dont l'amplitude représente une qualité déterminée d'une zo-5 ne que l'on déplace dans tout le milieu à analyser. On connait déjà un système d'analyse de la texture d'un milieu hétérogène qui effectue automatiquement et rapidement des opérations d'analyse d'images représentant lesdits milieux et de calcul statistique sur les données fournies par cette analyse. 10 Le système en question comprend principalement un ensemble optique pou vant inclure un microscope ou une optique électronique et fournissant une image d'une zone du milieu hétérogène analysé, un récepteur traduisant cette image en un signal électrique représentatif d'une qualité ou d'une quantité caractéristique de ladite zone, des moyens de balayage pour déplacer cette zo-15 ne dans tout le milieu à analyser, qui peuvent être mécaniques, comme une platine de microscope, ou électroniques, comme c'est le cas avec l'utilisation d'une caméra de télévision et d'un microscope optique ou d'un microscope électronique à balayage ou d'un microanalyseur électronique à balayage. Des moyens logiques effectuent les opérations de calcul statistique sur le signal ainsi 20 obtenu, qui constitue ce que l'on peut appeler une image électrique du milieu considéré. La présente invention vise à fournir, à partir d'une image électrique primaire, une série de nouvelles images électriques transformées suivant des lois logiques booléennes pré-programraées, en vue de l'analyse statistique automa-25 tique de la répartition géométrique et de la morphologie de qualités distinctes telles que couleur, densité, dureté, présence ou absence d'un corps, etc..., disséminés dans un milieu hétérogène. A cet effet, elle a pour objet un dispositif logique d'analyse de la texture d'un milieu hétérogène dont on forme une image électrique en déplaçant 50 ffong ce milieu, par des moyens de balayage appropriés, de préférence électroniques, une zone dont on détecte une qualité déterminée qu'on transforme en un premier signal électrique qui constitue ladite image électrique, dispositif caractérisé en ce qu'il comprend en combinaison : un premier système de traitement logique pour former une première image électrique transformée com-35 prenant des moyens pour prélever p valeurs en p adresses prédéterminées de ces moyens de mémoire et les comparer une à une à au moins un jeu de p valeurs choisies à l'avance formant un élément structurant type, des moyens pour élaborer un deuxième signal électrique de valeurs différentes selon qu'il y a concordance ou discordance avec cet élément structurant, ce deuxième signal consti-40 tuant une suite d'informations qui forme une première image électrique trans 70 21322 2 2092711 formée ; éventuellement, une deuxième, puis une troisième, etc.., système de traitement logique pour former successivement une deuxième, puis une troisième etc.., image électrique transformée ; chacun de ces systèmes de traitement logique recevant comme signal d'entrée au moins l'une des différentes images 5 électriques j et un système de comptage comprenant des moyens de mémoire qui enregistrent les valeurs successives du dernier signal électrique, lequel forme la dernière image électrique transformée, des moyens de sélection logique permettant de comparer k à k les valeurs ainsi mises en mémoire et les moyens de comptage qui totalisent les nombres de concordance et de discordance. 10 Dans un mode de aise en oeuvre préféré dans lequel le premier signal élec trique consiste en une suite de signaux binaires ne pouvant prendre que l'une de deux valeurs e^ et e^, ce dispositif est caractérisé en ce qu'il comprend en combinaison : un premier système de traitement logique pour former une première image électrique transformée comprenant des moyens pour prélever p va-15 leurs représentatives de p zones géométriquement contiguffs dans le milieu à analyser et pour les comparer une à une à vin jeu de p valeurs identiques égales à e^ formant un élément structurant, et des moyens pour élaborer un deuxième signal électrique de valeur e^ lorsque les p valeurs précédentes sont toutes égales simultanément à e^ et de valeur e^ dans le cas contraire, la sui-20 te des signaux binaires ainsi constitués formant la première image transformée ; et un système de comptage comprenant un deuxième système de traitement logique en tout point identique audit premier système de traitement logique qui fournit une deuxième image transformée suivant la môme loi logique, et des moyens de comptage qui totalisent les nombres de signaux binaires de valeur 25 6^ et de valeur e^ de la deuxième image transformée. On sait que les systèmes connus d'analyse de textures comportent un moyen de balayage de l'image du milieu étudié soit mécanique, soit électronique. Dans un mode de réalisation particulier, il comporte un système optique, par exemple un microscope, qui forme une image sur la surface sensible d'une ca-30 méra de télévision. On sait que dans line telle caméra, les images sont explorées suivant des lignes successives balayant toute la surface de l'image. La durée de balayage d'une ligne, qu'on appellera to, représente le temps mis pour passer d'un point à un autre situés en regard l'un de l'autre sur deux lignes consécutives. C'est le temps, ou période, de balayage lignes. 35 On comprend donc que, si l'on prélève sur le signal video fourni par la caméra, ou sa transformée en tout ou rien, des valeurs instantanées espacées dans le temps de to et qu'on les garde en mémoire, on puisse disposer simultanément des valeurs correspondant à deux points de l'image situés en regard l'un de l'autre sur deux lignes de balayage consécutives. Le même résultat peut 40 être obtenu en faisant circuler le signal video (ou sa transformée) à travers 70 21322 3 2052711 une ligne à retard de retard égal à to. On dispose alors au même instant, en amont et en aval de la ligne à retard, des valeurs correspondant à deux points en regard l'un de l'autre sur deux lignes de balayage successives. Plus généralement, on peut disposer de la même façon simultanément de n valeurs corres-■=; pondant à n points situés l'un à côté de l'autre sur n lignes successives. Plus généralement encore, si l'on traite non plus des valeurs instantanées, mais des trains d'informations correspondant à des séries de m points conti-gus sur une ligne, deux trains successifs étant séparés de to, on dispose simultanément d'un ensemble d'informations correspondant à n.m points disposés 10 sur lin rectangle de côtés respectivement égaux à n fois l'espace interlignes et m fois le pas d'analyse. Bien entendu, ce rectangle se déplace dans l'image à la vitesse de balayage. Si l'on considère des trains d'informations de longueurs inégales, ou séparés par des intervalles différents de to, on voit tout de suite qu'il est 15 possible de grouper des informations correspondant à des points formant d'autres figures géométriques qu'un rectangle, par exemple un losange, un parallélogramme, un hexagone, etc... Le cas de l'hexagone formé de 7 points est particulièrement intéressant et sera étudié plus en détail dans les exemples donnés plus loin. 20 L'invention se propose donc, à partir de l'image électrique primaire du milieu étudié fournie par la caméra, de former une ou plusieurs nouvelles images électriques transformées en faisant subir au groupe d'informations correspondant à une disposition géométrique de points dans le milieu, des transformations selon des lois booléennes pré-établies. Plus concrètement, on consi-25 rère un ensemble de points selon une configuration géométrique, par exemple 4 points formant un carré qui balaye tout le milieu ligne par ligne en se décalant d'une ligne à chaque aller. On teste en permanence cet ensemble de points pour détecter dans chaque position qu'il occupe dans le milieu au cours du balayage, sa concordance ou sa discordance avec une configuration type, ou ima-30 ge type. La réponse en tout ou rien à ce test constitue une nouvelle suite d'informations logiques qui forme -une nouvelle image électrique transformée. .On recherchera, par exemple, pour chaque position du carré si 3 des points sont dans une qualité du milieu.et le quatrième hors de cette qualité ; on verra plus loin que ce test est utile pour effectuer des dénombrements de particu-35 les ou, plus généralement, des reconnaissances de formes. Du point de vue du milieu sondé, cette série d'opérations équivaut à rechercher dans ce milieu les occurences d'un événement ayant pour support géométrique une portion de surface, ou même de volume, de ce milieu, et constitué par une certaine disposition des qualités des zones élémentaires (ou points) de cette portion de 40 surface ou de volume, alors.que cette portion explore tout le milieu par trans 70 21322 » 2092711 lations successives. En sonne, cela revient à associer à cet événement le centre de gravité de la portion de surface ou de volume qui lui sert de domaine de définition, et à construire point par point une nouvelle image en tout ou rien du milieu en générant un nouveau signal qui prend deux valeurs discrètes 5 selon que la réponse à l'événement donné est "oui" ou "non". Selon la finalité de l'analyse statistique effectuée, de telles transformations de l'image, plus ou moins complexes, seront effectuées soit successivement, en cascade, chaque image transformée étant à son tour transformée suivant la même ou une autre loi booléenne, soit simultanément, en parallèle sur 10 plusieurs voies de calcul, suivant des lois booléennes différentes, soit encore suivant toute combinaison de ces deux modes. Des exemples en seront donnés plus loin. La dernière image transformée est ensuite soumise à un traitement d'analyse de texture déjà connu, par exemple celui décrit dans le brevet français 15 n* 1.449.059 et sa 1ère addition. Le dispositif objet de la présente invention peut recevoir de nombreuses applications mathématiques statistiques dans le domaine de la morphologie mathématique et de l'analyse de la texture des milieux non homogènes. Des exemples de calculs pouvant être effectués automatiquement par ce dispositif sont 20 ceux décrits par les ouvrages de G. MATHERON (Eléments pour me théorie des milieux poreux, Masson, Paris 1967) et J. SERRA (introduction à la morphologie mathématique, Ecole des Mines, Paris 1969)» A seule fin d'illustrer et de bien faire comprendre l'invention, de même que pour faire ressortir ses particularités et avantages, on va maintenant 25 en décrire des exemples de mise en oeuvre et d'application en aucune façon limitatifs, en se référant aux dessins annexés, dans lesquels : - La figure 1 est un schéma d'ensemble d'un appareil d'analyse de textures ; - La figure 2 représente le détail d'un ensemble de circuits logiques se-30 Ion l'invention ; - La figure 3 montre la disposition des informations traitées par les circuits de la figure précédente ; - La figure 4 représente un autre ensemble de circuits logiques selon l'invention ; 35 - La figure 5 montre la disposition des informations traitées par les cir cuits de la figure précédente ; et - La figure 6 et la figure 7 sont des exemples d'implantation dans l'image des informations selon la figure 5« La figure 1 représente schématiquement l'ensemble d'un appareil d'analy-40 se statistique automatique de textures, muni d'un dispositif selon la présen 70 21322 5 2092711 te invention. Sur cette figure, 1 est une caméra de télévision dont l'objectif est symbolisé par 2 et la surface photo-sensible par 3« Cette caméra reçoit l'image réelle, donnée par un microscope 4, d'un échantillon 5 Qui peut être par exemple une lame mince, une plaque photographique, etc. Dans le plan 5 de l'image réelle fournie par le microscope 4 se trouve un diaphragme 6 qui permet de régler les dimensions de l'image utile. Le plan objet de l'objectif 2 de la caméra coïncide avec le plan de l'image réelle et du diaphragme 6. L'objectif 2 forme finalement sur la plaque sensible 3 de la caméra une image réelle agrandie de la surface considérée de l'échantillon S. En 7 est re-10 présenté un récepteur de contrôle qui permet de retraduire en images les signaux video fournis à la sortie 8 de la caméra. Cette sortie est branchée également à l'entrée de circuits électroniques 9 de transformation analogique digitale, à base de "Trigger de Schmitt", qui échantillonnent à la fréquence de 10 MHZ le signal video fourni en 8, de façon à prélever les valeurs correspon-15 dant à des points, ou zones, successifs de l'image sur une ligne du balayage, et qui fournit en 10 des impulsions à la fréquence de 10 MHZ, pouvant prendre 2 valeurs discrètes symbolisées dans ce qui suit par "0" et "1" suivant que le signal est inférieur ou supérieur à un seuil déterminé. Ces deux valeurs correspondent respectivement à l'absence ou à la présence d'une qualité déter-20 minée de l'échantillon, une couleur par exemple, ou un composant déterminé. Le signal électrique digital présent en 10 constitue ce que l'on a appelé dans ce qui précède l'image électrique primaire. Chaque impulsion, à la fréquence de 10 MHZ, représente une petite zone élémentaire, ou point, de l'image de l'échantillon. Cette image électrique primaire est ensuite traitée, selon l'in- , 25 vention, pour former une nouvelle image électrique par le dispositif compris dans le rectangle pointillé 11, dont le fonctionnement est conforme aux explications données plus haut, et qui sera examiné en détails plus loin. L'image électrique transformée est transmise à un système d'analyse logique et de comptage 12 déjà connu qui effectue les calculs nécessaires. Ce peut être, par exem-30 pie, le système décrit par le brevet français n* 1.449 «059 et sa première addition. En 13 est représenté un programmateur dont le rôle est de coordonner le balayage de la caméra de télévision et le déroulement des opérations de calcul statistique effectués par les circuits 12. Il commande ainsi, à partir des 35 impulsions de synchronisation qu'il reçoit des circuits 14 de balayage "ligne" et "image" de la caméra, l'ouverture et la fermeture des différentes portes des circuits 12 pour faire entrer les informations digitales dans les circuits de mémoire, le décalage des registres, le fonctionnement des compteurs, etc. Ces derniers circuits, qui font partie de l'ensemble 12, déjà connus, ne sont 40 pas représentés ni décrits en détail. 70 21322 6 2092711 La figure 2 montre le détail du rectangle 11 pour une application à la mesure des granulométries bi-dimensionnelles dans un plan, d'après une lame mince par exemple. L'objet étudié peut par exemple être un minéral tel qu'un minerai. Supposons qu'on recherche la répartition granulométrique de l'un des 5 composants de ce minéral. Le signal video fourni en 8 par la caméra est dis-crétisé par rapport à vin seuil dans le circuit 9* et-l'image électrique en tout ou rien qui apparaît en 10 peut donc prendre la valeur "0" en dehors de ce composant (signal video inférieur au seuil) et "1" dans ce composant (signal video supérieur au seuil). On appelle "grains" les éléments valant "l", et "po-10 res" les éléments valant "0", ce qui équivaut à une image en noir et blanc représentant uniquement ce composant. L'exDloration est faite par un ensemble de J points disposés en quinconce pour former un hexagone (fig. 3) comme indiqué dans les ouvrages de G. MATHERON et J. SERRA déjà cités. 15 Le groupement de ces 7 points, repérés a^ à a^ sur la figure 3* est réa lisé par un sous-ensemble logique 15 de l'ensemble 11 (fig. 2), dont on va expliquer le fonctionnement. L'image électrique apparaissant en 10 est appliquée à une suite de trois lignes à retard 16, 17, 18, dont les durées de re- Si & tard sont respectivement égales à to + t -, to - t — et ta, où to est la du-20 rée d'une ligne de balayage et ta le temps qui sépare deux échantillonnages successifs du signal video fourni par la caméra 1, c'est à dire le temps mis pour parcourir la distance a qui sépare deux zones de mesure successives, par exemple d^ et d^. Ces lignes à retard peuvent être soit des lignes analogiques électromécaniques, soit des bascules digitales de temps de fonctionnement ap-25 proprié. Ainsi, la première ligne à retard permet de disposer en même temps des informations relatives à deux zones séparées par une ligne augmentée de a la distance —, par exemple a^ et a^. ou a^ et a^, ou a£ et a^, etc., et de les comparer à l'aide d'une porte "et" 19, laquelle fournit un signal valant "l" lorsque les 2 zones valent simultanément "1". De même, la ligne à retard 17 30 permet de comparer au même moment deux zones séparées par une ligne diminuée de la distance par exemple a_ et a. a_ et a., etc., à l'aide d'une porte d 5 7 d 4 "et" 20, tandis que la ligne à retard 18 permet de comparer deux zones telles que a^ et a^, d^ et d^, etc., distantes de a sur une même ligne. On voit donc, d'après le montage de la figure 2, que, au moment où le signal a^, entre dans 35 le sous-ensemble logique 15, le signal qui en sort en 22 ne vaut "1" que si les 7 zones a^, a^...... a valent tous simultanément "l". On remarquera d'ailleurs que les trois lignes à retard 16, 17, l8, peuvent être disposées dans un ordre quelconque sans changer aucunement le résultat. On peut raisonnablement assimiler les 7 zones a^ à a^, à leur enveloppe convexe hexagonale B des-40 sinée en pointillé sur la figure 3 et dire que le signal apparaissant en 22 70 21322 7 2092711 vaut "1" si tout l'hexagone B est dans le constituant *1", c'est à dire dans vin grain. Quand les informations de l'image électrique primaire, que nous appellerons A, défilent au cours du temps dans le sous-ensemble 15, tout se passe comme si B était déplacé par translations successives de module "a" le long 5 des lignes de balayage, à travers l'objet à analyser. A chaque implantation de B dans l'objet, la nouvelle image électrique A' apparaissant en 22 prend la valeur "1" si l'hexagone est complètement inclus dans les grains et "0* dans le cas contraire. En reprenant le symbolisme et le vocabulaire utilisés dans les références déjà citées, on dira que l'on a fait une érosion par B des grains 10 et on écrira : A' = A Q B. En résumé, ceci signifie que la nouvelle image électrique A' représente un objectif fictif dans lequel les grains de l'objet ini- • tial auraient été érodés sur tout leur pourtour d'une quantité égale au diamètre D du cercle circonscrit à l'hexagone B. Conformément à la présente invention, on fait subir à l'image électrique 15 transformée A' une nouvelle transformation similaire à celle qui vient d'être expliquée. En retournant à la figure 2, on voit que le signal A' est appliqué à un circuit d'inversion 23 qui le transforme en son complémentaire A'c, c'est à dire qui forme un nouveau signal valant "1" quand A1 vaut *0" et inversement qui apparaît en 24 ; A'c est en fait l'image des pores alors que A' est l'ima-20 ge des grains, comme le serait une image négative. A'c est envoyé à son tour dans un sous-ensemble logique 25 absolument identique au sous-ensemble 15 et qui effectue une érosion de l'image A'c, c'est à dire une érosion des pores, équivalent à une dilatation des grains, en délivrant en 26 une nouvelle image transformée A". On note : 25 A" = A'c © B ou A" = (A 0 B) c 0 B Un second circuit d'inversion 27 identique à 23 fournit en 28 le signal A"c complémentaire de A", qui redonne une image positive des grains. On note : A"c = (A 0 B) 0 B et l'on dit que l'érosion selon B a été suivie d'une dilatation selon B. Dans 30 cette transformation, l'image électrique a perdu tous les signaux de valeur "1" qui représentaient les grains de diamètre maximal inférieur au diamètre D du cercle circonscrit à l'hexagone B, ainsi que les "isthmes" ou rétrécissements de grains inférieurs à D et les "caps" de largeur inférieure à D. Dans la pratique, la connaissance de A"c présente un grand intérêt. En 35 effet, la différence entre la proportion relative de signaux valant "l" dans l'image initiale A et dans l'image transformée Anc est une mesure de la gra-nulométrie de l'image primitive A, car elle indique la proportion de surface de l'image qui a disparu au cours de l'érosion suivant B. On voit donc qu'en effectuant ces transformations avec des dimensions dif-40 férentes de l'hexagone B, on peut construire la courbe de granulométrie à deux 70 21322 8 2092711 dimensions de l'objet. Ces résultats sont démontrés mathématiquement dans l'ouvrage de G. MATHERON oité plus haut. L'exemple suivant, pour lequel on se reportera en outre aux figures 4 à 7, exploite les résultats fournis par le précédent et va plus loin en fai-5 sant subir à l'image line transformation supplémentaire. Ce système permet d'effectuer des dénombrements de grains ou d'amas de grains en fonction de leurs dimensions. La figure 1 représente le système, logique utilisé à cet effet. On y retrouve, dans le rectangle 11 de la figure 1, les circuits de transformation logique 15 et 25 et les circuits d'inversion 23 et 27 de la figure 2. 10 L'image transformée après érosion et dilatation selon B qui apparait en 28 est alors traitée par un circuit logique 29 comprenant une ligne à retard 30 de durée égale à to, durée d'une ligne de balayage et deux lignes à retard J>1, 32, de durée égale à ta, temps qui sépare deux échantillonnages successifs. On voit aisément que les signaux qui apparaissent simultanément aux 4 points 15 33 j 3^* 35s 36 représentent respectivement 4 zones b,., b_, b„, b, disposées 4321 suivant un carré (fig. 5) implanté sur deux lignes successives de balayage de l'image transformée. Quand les informations ou tout ou rien qui constituent l'image électrique défilent au cours du temps, ce carré se déplace à travers l'objet par translations successives parallèlement au balayage et de module 20 égal à "a" ou à un multiple de "a". Les 4 informations correspondant à b,, b„, b,, b,., sont envoyées sur les 1 d 3 4 colonnes d'une matrice de programmation à diodes 37 dont les lignes sont branchées à 2 compteurs 38,39 faisant partie du circuit de comptage général 12 (fig. l). La matrice 37 est programmée de façon à fournir au compteur 38 un 25 signal valant "l" lorsque se produit un événement du type de celui représenté par le jeu de valeurs suivant : b! =° b2 = 1 b3 = 0 30 b4 = 0 schématisé par la figure 6 et "0" dans le cas contraire. De même, un signal valant "1" est fourni au compteur 39 lorsque se produit un événement du type de celui représenté par le jeu de valeurs : bl =! 35 b2 = 1 b3 = 0 b4 = 1 schématisé par la figure 7 et n0" dans le cas contraire. On voit clairement sur les figures 6 et 7 Que ces événements représentent les occurences d'angles 40 sortants (fig. 6) et d'angles rentrants (fig. 7) des grains de l'image. 70 21322 9 2092711 Il est montré dans l'ouvrage de J. SERRA cité plus haut que la différence entre le nombre d'angles sortants et le nombre d'angles rentrants est égale au nombre de grains dans l'image transformée appliquée au circuit 29. En faisant de tels dénombrements pour des tailles différentes de l'hexagone B, 5 on peut donc construire une courbe de dénombrement en fonction de la taille des grains. Les applications en sont nombreuses et variées. On peut citer à titre d'exemples : les dénombrements de globules rouges ou blancs dans le sang, les dénombrements de particules diverses (poussières, poudres, etc.) et les dénom-10 brements de Dores ou d'inclusions dans les minéraux et les métaux. Plus généralement, ce système de logique permet de connaître des caractéristiques intéressantes des objets analysés, telles que la fonction de répartition de leurs rayons de courbure le long de la frontière entre les grains et les pores. La signification mathématique et morphologique de ces différentes grandeurs est 15 expliquée dans les ouvrages déjà cités. On peut encore décrire un autre exemple d'application avec une combinaison différente des circuits logiques, en se référant à nouveau à la figure 4. Si l'on applique directement le signal issu du circuit d'inversion 23, c'est à dire l'image A'c à l'entrée du circuit 29, on peut dénombrer les pores de 20 l'image initiale A. Si l'on applique maintenant à ce même circuit 29 le signal issu du circuit 25, c'est à dire l'image A", on dénombre les pores après érosion et dilatation. On montre dans l'ouvrage de J. SERRA cité que la différence entre ces deux dénombrements mesure les regroupements entre pores, c'est à dire le facteur de proximité desdits pores. Cette méthode est utilisable en-25 tre autres en métallurgie pour définir et mesurer le degré de coalescence des inclusions non métalliques dans les métaux. Il est bien entendu que les modes de mise en oeuvre et les applications qui viennent d'être décrits ne constituent que des exemples nullement limitatifs et qu'il serait possible d'imaginer bien des variantes et perfectionne-30 ments de détail, de même qu'envisager l'emploi de moyens équivalents, sans pour autant sortir du cadre de la présente invention. 70 21322 10 2092711 REVENDICATIONS 1.- Dispositif logique d'analyse de la texture d'ion milieu hétérogène dont on forme une image électrique en déplaçant dans ce milieu, par des moyens de balayage appropriés, de préférence électroniques, une zone dont on détecte une 5 qualité déterminée qu'on transforme en un premier signal électrique qui constitue ladite image électrique, dispositif caractérisé en ce qu'il comprend en combinaison : un premier système de traitement logique pour former une première image électrique transformée comprenant des moyens pour prélever p valeurs en p adresses prédéterminées de ces moyens de mémoire et les comparer une à 10 une à au moins un jeu de p valeurs choisies à l'avance formant un élément structurant type, des moyens pour élaborer un deuxième signal électrique de valeurs différentes selon qu'il y a concordance ou discordance avec cet élément structurant, ce deuxième signal constituant une suite d'informations qui forme une première image électrique transformée ; éventuellement, une deuxième, puis une 15 troisième, etc.., système de traitement logique pour former successivement une deuxième, puis une troisième etc.., image électrique transformée ; chacun de ces systèmes de traitement logique recevant comme signal d'entrée au moins l'une des différentes images électriques ; et un système de comptage comprenant des moyens de mémoire qui enregistrent les valeurs successives du dernier si-20 gnal électrique, lequel forme la dernière image électrique transformée, des moyens de sélection logique permettant de comparer k à k les valeurs ainsi mises en mémoire et les moyens de comptage qui totalisent les nombres de concordance et de discordance. 2.- Dispositif logique d'analyse de la texture d'un milieu hétérogène dont 25 on forme une image électrique en déplaçant dans ce milieu, par des moyens de balayage appropriés, de préférence électroniques, une zone dont on détecte une qualité déterminée qu'on transforme en un premier signal électrique qui constitue ladite image électrique et qui consiste en une suite de signaux binaires ne pouvant prendre que l'une de deux valeurs e^ et e^, dispositif carac-30 térisé en ce qu'il comprend en combinaison : un premier système de traitement logique pour former une première image électrique transformée comprenant des moyens pour prélever p valeurs représentatives de p zones géométriquement con-tiguPs dans le milieu à analyser et pour les comparer une à une à un jeu de p valeurs identiques égales à e^ formant un élément structurant, et des moyens 35 pour élaborer un deuxième signal électrique de valeur eQ lorsque les p valeurs précédentes sont toutes égales simultanément à e^ et de valeur e^ dans le cas contraire, la suite des signaux binaires ainsi constitués formant la première image transformée ; et un système de comptage comprenant un deuxième système de traitement logique en tout point identique audit premier système de 40 traitement logique qui fournit une deuxième image transformée suivant la mê 70 21322 11 2092711 me loi logique, et des moyens de comptage qui totalisent les nombres de signaux binaires de valeur et de valeur e^ de la deuxième image transformée.