Il est connu notamment par la demande de brevet française 75/25431 de réaliser la régulation du débit des compresseurs ou machines de détente monovis comprenant une vis coopérant avec au moins un pignon en déplaçant une partie du carter de façon à retarder la fermeture des filets et simultanément retarder la communication avec l'orifice haute pression de façon à maintenir le taux de compression. Cette disposition est cependant très coûteuse car elle oblige à disposer des portions de carter qui doivent coulisser à l'endroit même o l'on se propose d'assurer une très bonne étanchéité entre la vis et le carter de façon à éviter les fuites. Ceci requiert une grande précision. Il est également connu par les brevets américains 3 088 658 et 3 874 828 de réaliser dans un compresseur à deux vis une régulation en utilisant des orifices qui sont mis successivement en communication avec le carter par une valve tournante disposée dans un alésage parallèle à l'axe des vis. Cette disposition est bien moins coûteuse mais elle présente l'inconvé - nient d'avoir un très mauvais rendement lorsque le compresseur travaille à des taux de charge très faibles car elle ne permet pas de faire varier la dimension de l'orifice haute pression et de maintenir le taux de compression lorsque le débit diminue. Il est également connu par le brevet français 2 177 171 de faire varier le débit d'un compresseur monovis en disposant dans le carter des orifices autour de la vis, orifices dont le pourtour s'inscrit dans le sommet des filets de la vis mais cette solution aboutit aux mêmes inconvénients que ceux cités à propos du brevet américain. La présente invention a pour objet un procédé pour la régulation du débit de compresseurs ou machines de détente monovis comprenant une vis coopérant avec au moins deux pignons et tournant à l'intérieur d'un carter muni d'au moins un orifice basse pression et d'orifices haute pression disposés au voisinage des pignons précités, d'au moins une canalisation pour relier l'orifice haute pression afférent à l'un des pignons, appelé premier pignon, à l'orifice basse pression, cette canalisation étant munie d'un dispositif d'obturation, des orifices auxiliaires disposés dans le carter reliant les différents zones du carter exposées à la pression à l'orifice basse pression, ces orifices auxiliaires étant munis de dispositifs d'obturation, procédé consistant à ouvrir successivement ces orifices pour diminuer le volume débité en commençant par les orifices situés à la pression la plus basse pour aller vers les orifi- ces à la pression la plus élevée et caractérisé en ce que pour réduire le débit du compresseur ou machine de détente à partir du débit maximum l'on ouvre successivement les orifices auxiliaires afférents au premier pignon, que si le débit mesuré est encore trop élevé, l'on ouvre le dispositif 2 2459384 obturant la canalisation reliant l'orifice haute pression du premier pignon à l'orifice basse pression, que si le débit obtenu est encore trop élevé l'on ouvre successivement les orifices auxiliaires afférents au deuxième pignon. Cette solution permet en effet de conserver la simplicité des dispositifs o les organes d'obturation ne sont pas au contact de la vis tout en gardant le taux de compression puisque celui obtenu par ce procédé est dans le cas de deux pignons symétriques, sensiblement le même dans la fourchette de débit comprise entre 25 et 50 % du plein débit grâce à l'élimination de la compression d'un des pignons - que dans la fourchette de 50 à 100% Ceci élimine donc l'inconvénient majeur normalement associé avec les dispositifs à orifices auxiliaires. Il faut également noter que si ce procédé aboutit à créer des poussées asymé - triques sur la vis, ces poussées sont, contrairement à ce que l'on pourrait penser, extrêmement faibles et du même ordre que celles entraînées par la traction d'une courroie lors d'un entraînement de la vis par poulie et courroie. Si bien que dans le cas d'un entraînement par ce moyen, il est particulièrement recommandé de disposer la traction de la courroie et les pignons de telle manière que les poussées s'opposent et s'équilibrent donc sensiblement. Dans le cas o l'invention est utilisée pour la compression de gaz et notamment de l'air et o le compresseur est muni d'une injection de liquide auxiliaire l'on a découvert qu'il était possible de laisser le compresseur tourner sans débit pendant de longues périodes en reliant également l'orifice haute pression afférent au deuxième pignon à l'orifice basse pression à condition d'arrêter l'injection quelques instants avant de mettre en communi- cation les orifices haute et basse pression. En outre ce procédé permet une puissance à débit nul particulièrement remarquable. C'est ainsi que dans la compression de l'air à des pressions de l'ordre de 7 bars dans des compresseurs munis d'une injection de liquide d'étanchéité et de refroidissement, un compresseur dont on réduit le débit à 0 par étranglement de son aspiration consomme entre 60 et 70% de la puissance à pleine charge. Avec utilisation d'une valve tournante telle que décrite dans le brevet américain 3 088 658, cette puissance est encore de l'ordre de 50 à 60 % il faut noter que ladite valve ne permet de réduire le débit que jusqu'à - 25 % environ et que le débit nul doit être obtenu en étranglant l'aspi- ration. Avec le procédé séquentiel proposé, le débit peut-être réduit par le jeu des orifices auxiliaires à 10 - 15 % et, en étranglant ensuite l'aspiration, 3 2459384 l'on obtient au débit nul une puissance de l'ordre de 40 %. Mais il est possible d'atteindre des puissances beaucoup plus faibles en prévoyant, lorsque les orifices auxiliaires afférents au deuxième pignon sont tous ouverts, de mettre également en communication l'orifice haute pression afférent au deuxième pignon avec l'orifice d'aspiration et d'arrêter l'injection de liquide quelques secondes avant cette mise en communication. La puissance consommée par le compresseur tombe à quelques pour cents, et il n'est plus nécessaire d'injecter du liquide pour refroidir le compresseur (injection qui aurait pour effet d'accroître considérablement la puissance consommée aux alentours de 15 à 20 % et obligerait alors à prévoir un refroisissement auxiliaire), le peu de puissance consommée étant dissipé par convection naturelle. Les quelques gouttes de liquide restées dans l'appareil suffisent apparemment à assurer le minimum de lubrification nécessaire pour le contact vis-pignon, surtout lorsque les pignons sont réalisés de façon connue avec un montage flottant tel que décrit dans le brevet français 2 148 677 et en un matériau plastique autolubrifiant. La présente invention sera mieux comprise à la lecture de la description ci-après et du dessin annexé donné à titre d'exemple non limitatif et o la figure 1 est une vue en coupe par l'axe de la vis d'un compresseur suivant l'invention montrant notamment une première disposition des canaux auxiliaires et de leur dispositif d'obturation, coupe suivant I-I'1Zla figLue 2. la figure 2 est une vue en coupe suivant II - IV' de la figure 1. la figure 3 est une vue en coupe suivant III - III' de la figure 1 la figure 4 est une vue en élévation du dispositif permettant d'obtenir un fonctionnement séquentiel des dispositifs d'obturation des canaux auxiliaires. la figure 5 est une vue développée du carter enveloppant la vis. la figure 6 est un diagramme montrant la puissance en fonction du débit et le gain obtenu par le procédé, objet de l'invention. la figure 7 est une vue en coupe par la coupe VII - VII' de la figure 8 d'un compresseur suivant une variante de la présente invention. la figure 8 est une vue en coupe suivant VIII - VIIII de la figure 7. la figure 9 est une vue schématique montrant le dispositif qui commande l'obturation des canaux auxiliaires de la solution des figures 7 et 8. L'on voit sur la figure 1 une vis 1 tournant autour de laxe 2 et coopé - rant avec deux pignons tels que 3 visible sur la figure 2 placés sensiblement symétriquement par rapport à l'axe 2 En compresseur la vis tourne dans le sens de la flèche 4. L'orifice basse pression est disposé en 5. Un orifice haute pression 6 4 2459384 visible en pointillé sur la figure 1 est disposé au voisinage de chaque pignon tel que 3 et le gaz haute pression est collecté à travers une canalisation 7 formée dans le carter, amené à un canal 8 formé dans le chapeau 9 fixé sur le carter et qui porte les roulements 10 de la vis. Ce canal collecte ainsi le gaz comprimé issu des deux demi-compresseurs formés par chaque pignon et la vis, gaz envoyé par une canalisation dtéva- cuation non représentée vers le lieu dtutilisation. Le canal d'échappement 7 afférent au pignon 3 - que l'on appellera ciaprès premier pignon, l'autre non représenté étant appelé deuxième pignon - voit son débouché dans le canal 8 muni d'un clapet anti-retour 11 visible sur la figure 1 et la figure 3. Le carter du compresseur est par ailleurs muni de deux alésages placés symétriquement par rapport à l'axe 2 et qui lui sont sensiblement parallèles, l'un de ces alésages étant visible en 12 sur les figures 1, 2 et 3. Ces alésages sont reliés à l'intérieur du carter par des orifices auxiliaires tels que 14 ayant de préférence la forme de fente. A ltintérieur de ces alésages pivote un moyen d'obturation 15 qui est un boisseau hélicoïdal, constitué d'une âme cylindrique 16 autour duquel est usinée une partie pleine limitée par une surface hélicoïdale 17 et une surface droite parallèle à l'axe de l'alésage 18 Ce boisseau est monté sur des roulements 19 et 20 et peut être entrainé en rotation par le pignon 21 actionné par une crémaillère. L'on voit sur la figure 5 une vue développée du carter à l'endroit o sont situés l'orifice haute pression 6 et les orifices auxiliaires 14 On voit en 22 l'arête du carter au voisinage de laquelle passe le pignon avec un jeu extrêmement faible. l'on voit en 23 en pointillé le tracé du boisseau 15 s'il était développé et disposé dans le cylindre dans une position de rotation quelconque le pointillé 24 figurant le bord 18 mais décalé d'un tour complet de boissoen. De façon connue, le boisseau permet de masquer l'ensemble des orifices auxiliaires 14 puis par rotation dans le sens de la flèche 25 de démasquer successivement les différents orifices en commençant par ceux situés du côté basse pression. Dès qu'un orifice est démasqué le gaz que la vis tend à comprimer s'échappe par cet orifice auxiliaire, passe dans l'espace 26 ménagé entre l'axe 16 et l'alésage 12 et rejoint l'orifice basse pression par un passage 27 ménagé dans le carter. L'on notera que les orifices auxiliaires 14 s'inscrivent dans la largeur du sommet des filets de la vis 28 de façon à ce que lorsque le sommet de filet passe en vis-à-vis ils soient complètement obturés et qu'il ne puisse 2459384 s'établir de communication entre deux filets successifs. L'on notera également que l'espacement des orifices auxiliaires n'est pas absolument régulier et que les orifices 29 et 30 sont suffisamment écartés pour permettre le passage d'un canal 31 d'injection de liquide destiné au refroidissement et éventuellement à l'étanchéité et la lubrification du compresseur. L'on remarquera que le diamètre relatif du boisseau par rapport à celui de la vis est conçu pourqu'un orifice auxiliaire soit presque totalement ouvert avant que le suivant ne commence à se démasquer, également que le dernier orifice auxiliaire 32 du côté de la haute pression est disposé suffisamment loin de l'orifice haute pression 6 pour qu'un filet ne puisse être en communication simultanément avec l'orifice haute pression et l'orifice auxi - Maire. L'on remarquera enfin sur les figures 2 et 3 que l'alésage 12 intersecte la canalisation haute pression 7 et qu'il est donc possible en tournant suffisamment le boisseau non seulement de dégager les orifices auxiliaires 14 mais aussi de mettre en communication l'orifice haute pression 6 avec l'orifice basse pression 5. Au lieu de mettre l'orifice haute pression en communication avec l'orifice basse pression de cette manière, il serait également possible de prévoir cette liaison par des orifices auxiliaires supplémentaires tels que. 33 et 34 disposés de telle sorte qu'un filet soit simultanément en communication avec l'orifice 6 et ces orifices complémentaires. L'on voit sur la figure 4 un dispositif permettrant d'actionner les deux boisseaux afférents au premier et deuxième pignon de façon séquentielle. Un vérin 35 est alimenté de façon non représentée par du gaz sous pression et est muni de deux crémaill.è'res 36 et 37 respectivement solidaires du corps et du pizton du vérin qui attaquent l'un le pignon 21 du boisseau 15 afférent au premier pignon, l'autre le pignon 38 afférent au boisseau du deuxième pignon. Ces deux crémaill.ères sont tirées par des ressorts 39 et 40 et limitées dans leurs courses par des butées 41 et 42. Les ressorts 39 et 40 sont calculée pour que le ressort 40 ne commence à s'allonger que lorsque le ressort 39 a atteint la pleine élongation permise par la butée 41. Le procédé de régulation qui va être maintenant décrit dans le cas d'un compresseur d'air refoulant à 7 bars et régulés dans une fourchette de 7 à 8 bars, exemple pris à titre non limitatif, est le suivant. Au démarrage du compresseur, tant que la pression n'atteint pas le pression nominale à 7 bars, le vérin 35 n'est pas alimenté. 6 2459384 Les crémaillères sont dans les positions figurées figure 4 et dans ces positions tous les orifices auxiliaires afférents au premier et deuxième pignon sont obturés par les boisseaux. e compresseur fonctionne alors à plein débit. ) Si la demande d'air diminue, la pression en aval du compresseur monte et lorsqu'elle commence à dépasser 7 bars, une valve pilote non repré- sentée commence à envoyer une pression d'air croissante dans le vérin qui pousse la crémaillère 36 qui entraine en rotation le boisseau ce qui découvre successivement les orifices auxiliaires 14 du pre- C mier pignon en commençant par ceux situés du côté basse pression ce qui réduit progressivement le débit du compresseur. Si le débit est encore trop élevé le boisseau tourne jusqu'au point o tous les orifices 14 étant démasqués, il commence à démasquer la communication entre l'alésage 12 et le canal haute pression 7 (ou les orifices complémentaires 33 et34) mettant ainsi en communication l'orifice haute pression du premier pignon avec l'orifice basse pression. A ce point le clapet anti-retour 11 se referme et le débit du demi- compresseur correspondant au premier pignon est alors complètement supprimé. Si le débit reste encore trop élevé, la pression continue de monter et la valve pilote fait croitre la pression dans le vérin 35; la crémaillère 36 arrive en butée sur la butée 41; l'on peut calculer par exemple le vérin et les ressorts pour que l'élongation complète de la crémaillère 36 ait lieu entre 7 bars et 7,4 bars et que celle de la crémaillère 37 débute à 7,6 bars et se termine à 8 bars. Lorsque la pression monte au-delà de 7,6 bars, les orifices auxiliaires afférents au deuxième pignon sont alors ouverts successivement de lamême manière que ceux afférents à ceux du premier pignon. Il n'est toutefois pas nécessaire de prévoir que l'orifice haute pression du deuxième pignon soit mis en communication avec l'orifice basse pres- sion comme pour le premier pignon. L'on peut se borner à prévoir qu'à la fin de la course de la crémaillère 37 tous les orifices auxiliaires soient en communication avec l'orifice basse pression mais que l'orifice haute pression reste isolé de la basse pression et qu'une valve auxiliaire vienne commander la fermeture d'un clapet non représenté disposé à l'aspiration du compresseur qui étrangle cette aspiration et permette d'obtenir ainsi un débit nul. Cette solution, connue dans le cas des compresseurs à deux vis, abou- tit dans le cas de la présente invention appliquée aux compresseurs monovis à deux pignons aux résultats qui vont être décrits à propos de la figure 6. 7 2459384 L'on a représenté figure 6 en ordonnée la puissance consommé'e par le compresseur, mesurée en pourcentage de la puissance a pleine charge, en fonction du débit figuré en abscisse et exprimé lui-même en pourcent du plein débit. La diagonale 43 représente l'objectif idéal d'une proportionalité de la puissance au débit. La ligne 44 représente le résultat obtenu avec un compresseur à vis dont la régulation est effectuée par étranglement de l'aspiration, la ligne 45 celui obtenu avec un compresseur à deux vis muni d'une valve rotative telle que décrite dans le brevet US 3.088.658 ou par un com- presseur monovis muni de deux valves tournantes telles que décrites ci-dessus mais que l'on ouvrirait simultanément,la ligne 46 celui obte- nu en opérant séquentiellement suivant la présente invention. L'on a figuré en pointillée en 47 et 48 les débits et puissances obte- nus en étranglant l'aspiration après ouverture complète des valves. L'on remarquera que le débit minimum atteint, sans étrangler l'aspiration, est d'environ 20 à 25 % du plein débit dans le cas de la courbe 45 alors qu'il tombe à 10-15 % dans le cas de la présente invention. L'on remarquera surtout le gain considérable de puissance à régime partiel obtenu par l'utilisation séquentielle des boisseaux, ce gain étant en très grande partie dû au fait que l'on change de facto le taux de com- pression à partir du moment o l'on élimine la compression sur l'un des deux demi-compresseurs mais aussi au fait que l'on élimine simulta- nément les fuites afférentes à ce demi-compresseur. Il en résulte un gain de puissance considérable pour tous les débits en dessous de 50 % puisque ce gain se situe entre 10 et 30% de la puis- sance consommée a ces régimes. L'on notera que ce gain est obtenu au prix d'une poussée asymétrique sur la vis mais une poussée extrêmement faible, puisque, pour une vis de diamètre 240 débitant environ 13 mètres cube/minute à 3000 tours, elle est de l'ordre de 4000 Newtons et l'effort à faire supporter par le roulement 10 est de l'ordre de grandeur de la tension créée par un entrainement par poulie et courroie. L'on remarquera qu'il est possible dans une faible mesure de faire que les deux boisseaux aient une courte plage de recouvrement dans leurs fonctionnements et par exemple de réaliser les ressorts pour que la crémaillère 36 termine sa course à 7,6 bars tandis que la crémaillère 37 débute la sienne à 7,4 bars; ceci a pour résultat d'abaisser la valeur de débit pour laquelle la compression du premier pignon est supprimée ce qui est visible sur la courbe pointillée 49. 8 2459384 L'on peut aussi avoir avantage à couper l'injection de liquide afférente au premier pignon lorsque le premier pignon ne débi-L plus ce qui entraitie un gain de puissance de quelques pour cents. Dans une version préférée de l'invention, le boisseau afférent au deuxième pignon permet en fin de rotation de mettre en communication l'orifice haute pression avec l'orifice basse pression de la même manière que décrit à propos du premier pignon. Le dispositif précédent d'étranglement de l'aspiration est supprimé et remplacé par un anti- retour disposé en aval du compresseur, entre le compresseur et l'utili- sation, et un dispositif permettant de couper l'injection quelques secondes avant que le boisseau afférent au deuxième pignon ne fasse communiquer la haute et la basse pression. Ceci est obtenu par exemple en limitant à 5 bars la pression envoyée par la valve pilote dans le vérin 35, en prévoyant que pour cette pression le boisseau a mis en communication avec la basse pression tous les orifices auxiliaires afférents au deuxième pignon mais pas l'orifice haute pression, en prévoyant une seconde valve pilote qui, lorsque la pression limite de 8 bars par exemple est atteinte au refoulement du compresseur, envoie cette pression d'abord dans une valve-qui coupe l'injection de liquide puis par un temporisateur pneumatique dans le vérin 35 qui termine sa course et met en communication la haute pression du deuxième pignon avec la basse pression. On constate qu'à condition d'avoir prévu les sections de passage des orifices auxiliaires et des communications entre la haute pression et la basse pression telles que les vitesses de passage -pour le gaz comprimé par la vis et recirculé à l'aspiration- soient faibles et de préférence égales ou inférieures à 40 mètres secondes, la séquence opératoire consistant à couper l'injection puis quelques secondes après à supprimer toute compression aboutit à faire tomber la puis- sance du compresseur à débit nul à quelques pour cents comme figuré en pointillé en 50 sur la figure 6. La courbe 50 est une courbe fictive obtenue en joignant le point 51 qui figure les valeurs obtenues avant mise en communication des haute et basse pression et le point 52 qui figure les valeurs obtenues après cette mise en communication; en effet il n'existe pas de position stable entre ces deux positions et pour les débits intermédiaires le compresseur doit "pomper" et déplacer sa régulation d'une position à l'autre. Mais ce pompage, qui dépend de façon connue des rapports entre le débit du compresseur en position 51 et les réservoirs de stockage est d'autant plus limité que le débit du compresseur a été réduit par l'élimination séquentielle du débit de l'un des deux demi-compresseurs. 9 2459384 On voit sur les figures 7, 8 et 9 une variante de réalisation de la présente invention On y retrouve le compresseur des figures 1 et 2 mais le dispositif de boisseau a été supprimé et remplacé par une série de canaux tels que 53, 54 et 55 reliant des trous ménagés dans le carter tels que 56 ou 57 ou le canal de sortie 7 à l'orifice d'aspiration 5 par des passages tels que 58. Le contour du débouché des orifices 57 dans l'alésage du carter o tourne la vis s'inscrit à l'intérieur du contour extérieur d'un sommet de filet conformément à l'enseignement du brevet français 2 177 171 pour éviter de mettre en communication deux filets successifs. L'on voit que chaque canal tel que 54 est prolongé par un alésage 59 dans lequel peut coulisser un piston 60. Ce piston présente un épaulement 61 et cet épaulement est plaqué contre la face 62 par un ressort 63. Une canalisation 64 peut amener du liquide d'étanchéité ou du gaz sous pression entre la face 62 et l'épaulement 61. Un trou 76 met la chambre contenant le ressort en équilibre de pression avec la basse pression. Le fonctionnement du dispositif va maintenant être décrit dans le cas d'un compresseur d'air, muni d'une injection de liquide auxiliaire qui est, de façon connue, séparé de l'air comprimé dans un réservoir et réinjecté. Une valve pilote 65 se soulève lorsque la pression refoulée par le compresseur dépasse une valeur fixée à l'avance par exemple 7 bars et envoie de l'air comprimé dans un vérin 66 muni d'une fuite calibrée 67. Lorsque le débit de la valve pilote 65 augmentela pression sur le piston 68 du vérin s'accroit; ceci comprime le ressort 69 et le vérin actionne le piston 70 d'une valve hydraulique à plusieurs voies alimentée en 71 par le liquide sous pression prélevé dans le réservoir d'air comprimé et le déplacement vient ainsi amener la pression hydraulique sur les sorties 72, 73, 74, 75.... qui sont elles même reliées à des canalisations telles que 59 qui alimentent respectivement les pistons des canaux 53, 54, 55 etc... Il en résulte que ces pistons vont se déplacer en mettant en communication les orifices tels que 57 avec la basse pression. En disposant ces canaux de façon à ce qu'à tout moment un filet puisse être en communication avec un canal - par exemple comme décrit dans le brevet 2 177 171 en utilisant au moins 3 canaux par côté pour une compresseur muni d'une vis à 6 filets, l'un des 3 canaux étant relié à l'orifice haute pression - l'on peut réduire le débit fourni par un pignon sensiblement d'un tiers en agissant sur le piston obturant le canal 53 puis un deuxième tiers en déplaçant le piston obturant le canal 54 puis totalement en 2459384 actionnant le piston obturant le canal 55. L'on peut de même continuer a diminuer le débit du compresseur en dessous de 50% en soulevant successivement les pistons obturant les canaux 77 et 78. L'on peut donc par des obturateurs indépendants actionnés par des moyens oléo-pneumatiques, remplaçant le boisseau mécanique actionné pneumatiquement de l'exemple des figures 1 à 5, diminuer le débit du compresseur pas à pas jusqu'aux environs de 10-15% si l'on ne met pas en communication l'orifice haute pression afférent au deuxième pignon avec la basse pression ou même jusqu'à 0 si l'on actionne le piston qui commande le passage 79 reliant l'orifice haute pression du deuxième pignon à la basse pression. L'on notera que le piston 60 a un certain jeu dans son alésage et que dès que la pression est supprimée sur la canalisation 59 il est ramené en position par le ressort. Mais l'on peut prévoir par une disposition convenable que le piston 70 démasque les ouvertures 72, 73, etc... progressivement, que de ce fait compte tenu des fuites autour du piston il puisse s'établir sous l'épaulement 61 une pression variable suivant la position du piston 70, position qui elle-même conduit à ce que le piston démasque plus ou moins l'orifice 57 ce qui aboutit à laisser plus ou moins d'air en cours de compression dans le filet et donc associe à une position continument variable de la valve pilote 65 un débit continument variable du compresseur et non pas seulement un débit variant de 100% à 0% par 6 sauts tou plus) discontinus. Bien que le dispositif soit différent, le procédé reste en définitive le même que dans le premier exemple donné ainsi que les avantages puisque, pour réguler le compresseur, il revient à ouvrir successive- ment les orifices auxiliaires afférents à un pignon puis à mettre en communication l'orifice haute pression afférent à ce piston avec la basse pression avant d'ouvrir successivement les orifices auxiliaires afférents au deuxième pignon. Les gains de rendement décrits à propos de la figure 6 restent les mêmes et l'on peut également, en interrompant l'injection quelques secondes avant d'ouvrir le canal 79 réduire la puissance du compresseur à quelques pour cents. L'on notera que, dans les deux exemples cités, cet arrêt de quelques secondes est suffisant pour éliminer le liquide du compresseur et abaisser la puissance à des valeurs usuellement inférieures à 5% de la puissance à pleine charge mais qu'elle reste suffisamment courte pour éviter que dans la période o il n'y a plus d'injection, le compresseurne s'échauffe et ne grippe. il 2459384 REVENDICATIONS 1. Procédé pour la régulation du débit de compresseurs ou machines de détente monovis comprenant une vis coopérant avec au moins deux pignons et tournant à l'intérieur d'un carter muni d'au moins un orifice basse pression et d'orifices haute pression disposés au voisinage des pignons précités, d'au moins une canalisation pour relier l'orifice haute pression afférent à l'un des pignons, appelé premier pignon, à l'orifice basse pression, cette canalisation étant munie d'un dispositif d'obturation, des orifices auxiliaires disposés dans le carter reliant les différentes zones du carter exposées à la pression à l'orifice basse pression, ces orifices auxiliaires étant munis de dispositifs d'obturation, procédé consistant à ouvrir successivement ces orifices pour diminuer le volume débité en commençant par les orifices situés à la pression la plus basse pour aller vers les orifices à la pression la plus élevée et caractérisé en ce que pour réduire le débit du compresseur ou machine de détente à partir du débit maximum l'on ouvre successivement les orifices auxiliaires afférents au premier pignon que si le débit mesuré est encore trop élevé, l'on ouvre le dispositif obturant la canalisation reliant l'orifice haute pression du premier pignon à l'orifice basse pression, que si le débit obtenu est encore trop élevé l'on ouvre successivement les orifices auxiliaires afférents au deuxième pignon. 2. Procédé conforme à la revendication 1 dans lequel ledit compresseur ou machine de détente est muni d'une injection de liquide auxiliaire, en ce que l'orifice haute pression afférent au deuxième pignon est également relié à l'orifice basse pression par un dispositif d'obturation, à ce que l'injection de liquide comporte au moins un dispositif d'arrêt et caractérisé en ce que si le débit obtenu après ouverture de tous les orifices auxiliaires est encore trop élevé, l'on arrête l'injection puis-de façon temporisée l'on ouvre le dispositif d'obturation reliant l'orifice haute pression du deuxième pignon à l'orifice basse pression.