La presente invention se rapporte à un acier inoxydable à deux phases contenant 10-75 % de ferrite, le complément étant de de l'austénite, ayant une aptitude au travail à chaud remarquablement excellente. Durant ces dernières années, les aciers inoxydables à deux phases ont été de plus en plus utilisés dans diverses applications pour leur excellente résistance à la corrosion, particulièrement la résistance à la corrosion sous tension, et leur excellente résistance aux craquelures dues à la soudure. Cependant, simplement parce que les aciers inoxydables à deux phases contiennent simultanément la phase de ferrite et la phase d'austénite, ils sont plus sensibles aux craquelures interfaciales entre la phase de ferrite et la phase d'austénite durant des travaux à chaud, tels que le laminage de rupture et le laminage à chaud, et il est bien connu, tel qu'enseigné par A. Gueussier et R.Castro dans "Metal Treatment and Drop Forging", que leur aptitude au travail à chaud se dégrade remarquablement quand la ferrite est présente en quantité de 10 à 75 t. Pour cette raison, les aciers inoxydables à deux phases présentent un très faible rapport de limite élastique (rapport d'écoulement) dans le laminage de rupture et le laminage à chaud, et, même si certaines améliorations du rapport de limite élastique peuvent être obtenues lors du forgeage avec rupture, on doit encore faire face à des inconvénients opératoires et économiques. En conséquence, une amélioration de l'aptitude au forgeage à chaud d'aciers inoxydables à deux phases a été fortement recherchée dans l'industrie de fabrication de l'acier. Classiquement, le soufre et le phosphore contenus comme impuretés dans les aciers inoxydables sont présents ordinairement en quantité de 0,006 à 0,02 % de S et en quantité de 0,01 à 0,03 % de P sans un procédé de fusion spécial, tel que le "procédé de refusion d'electroscoriestl et le "procédé d'affinage d'6- lectroscories" en utilisant une scorie de Ca-CaFe, tel que décrit dans le brevet américain n 3.879.192. [ci-après appelé "procédé MSR (procédé à solution renfermant un métal)j ou un procédéd'af- finage spécial tel que le procédé dit "AOD" (décarburation à l'argon - oxygène) mis au point par la société dite Union Carbide Corp., ou une sélection stricte des matières premières. Les teneurs en soufre et en phosphore en tant qu'impuretés dans les gammes indiquées ci-dessus ne produisent pas sensiblement d'effet nocif sur l'aptitude au travail à chaud dans le cas d'aciers inoxydables ferritiques, et également, dans le cas d'aciers inoxydables austénitiques, leur effet contraire n'est pas si remarquable. Cependant, dans le cas d'aciers inoxydables à deux phases, les teneurs en soufre et en phosphore, memedans les ganr mes indiquées ci-dessus, dégradent remarquablement l'aptitude au travail à chaud. En conséquence, un des objets de la présente invention est de prévoir un acier inoxydable à deux phases ayant une excellente aptitude au travail à chaud et un rapporté élevé de limite élastique, en éliminant les effets nocifs du soufre et du phosphore sur l'aptitude du travail à chaud. Les caractéristiques de la présente invention résident dans le fait que la quantité de soufre efficace contenue dans l'acier, qui affecte défavorablement l'aptitude au travail à chaud, est abaissée jusqu'à 0,003 % en poids, ou moins, en utilisant les éléments de terres rares, Ca ou Mg, et, en même temps, la teneur en phosphore totale dans l'acier est abaissée à 0,01 % ou moins, ou bien, quand la teneur en phosphore totale est supérieure à 0,01 %, le phosphore est fixé par Al, Ga, In ou d'autres élé- ments du groupe IIIB du tableau de Classification Périodique des Elements afin abaisser la teneur en phosphore efficace qui affecte défavorablement l'aptitude au travail à chaud jusqu'à 0,01 % ou moins et, de ce fait, un acier inoxydable à deux phases ayant une aptitude au travail à chaud remarquablement améliorée est obtenu. D'autres objets et caractéristiques de la présente invention apparaîtront clairement d'après la description suivante, en se référant aux dessins ci-joints dans lesquels - la figure 1 est un graphique présentant la corrélation entre les teneurs en phosphore et la réduction de surface à 10500C dans un acier inoxydable contenant 10 à 30 e de ferrite qui présente la plus mauvaise aptitude au travail à chaud ; la quantité de ferrite est 10-30 % ; la composition de l'acier est la suivante :C:0,01-0,02 %, Si:0,2-0,3 %, Mn:2,0-2,5 %, Cr:20,0-27,0 8, Ni:10,0-15,0 %, Nb:1,05-1,35 %, A1:0,01-0,03 %, N:0,02-0,04 % les cercles blancs indiquent Y et les cercles noirs indiquent Ce, les chiffres présentant la quantité ajoutée en ppm ; - la figure 2 est une microstructure de l'acier comparatif ; et - la figure 3 est une photographie présentant des craquelures sur les bords apparaissant dans un produit laminé à par- tir d'un acier comparatif. La demanderesse a réalisé des études importantes en considérant les faits et les connaissances indiqués ci-dessus et a trouvé que la sensibilité des aciers inoxydables à deux phases aux craquelures durant le travail à chaud peut être éliminée malgré une teneur en soufre total de 0,03% ou plus, quand la teneur en soufre est complètement fixée par addition d'un ou de plusieurs des éléments des terres rares tels que Y, Ce et La en quantité de 0,001 à 0,2, afin d'abaisser le soufre efficace qui produit un effet contraire sur le travail à chaud (simplement appelé ici soufre efficace") jusqu'à 0,003% ou moins et, en même temps, afin d'abaisser la teneur en phosphore total à 0, 01% ou moins, ou, quand le soufre est totalement fixé par addition d'un ou de deux éléments constitués par Ca en quantité de 0,001 à 0,03% et Mg en quantité de Q,oel% à 0,09% afin d'abaisser la teneur en soufre efficace à 0,003% ou moins et, en même temps, d'abaisser la teneur en phosphore total à 0,01% ou moins. En outre, sur la base du fait et des connaissances selon lesquels, même quand la teneur en phosphore total dans l'acier est supérieure à 0,01%, les résultats désirés peuvent être obtenus quand le phosphore est fixé afin d'abaisser le phosphore efficace qui produit un effet contraire sur l'aptitude au travail à chaud (ci-après appelé simplement "phosphore efficace"), la demanderesse a conduit d'autres études importantes ou divers résultats d'expérimentation sur l'aptitude au travail à chaud d'aciers inoxydables à deux phases, et a trouvé que les éléments du groupe IIIB du Tableau de Classification Périodique sont efficaces pour fixer le-phosphore et, ainsi, éliminer l'effet contraire du phosphore sur l'aptitude au travail à chaud. Sur la figure 1 représentant les résultats de l'ex- périmentation de Gleeble (test de traction à haute température et à grande vitesse) d'un acier inoxydable à deux phases contenant 10 à 15% de phase de ferrite avec une teneur en soufre fixée par les élé ments des terres rares, on présente des réductions de surface à 10500C pour diverses teneurs en phosphore. Comme on le comprend clairement d'après les résultats, l'aptitude au travail à chaud est remarquablement améliorée quand la teneur en phosphore est 0,01% ou moins. Des observations de microstructures des craquelures dans des aciers inoxydables à deux phases montrent que les grains de ferrite et les grains d'auténite sont présents dans un mélange et que la craquelure durant le travail à chaud se produit à l'interface entre les grains de ferrite et les grains d'austénite et s'étend à travers les limites de grains. Comme mentionné précédemment, quand la teneur en phosphore total est abaissée à 0,01% ou moins par un affinage ordinaire, ou que le phosphore total, lorsqu'il est présent en quantité de plus de 0,01%, est fixe par Al, Ga, In et d'autres éléments du groupe IIIB, l'aptitude au travail est améliorée. Les raisons sont les suivantes. Quand la teneur en phosphore efficace est abaissée, la teneur en phosphore efficace présente dans les limites de grains, est également abaissée, en augmentant ainsi remarquablement la force de liaison intergranulaire autour des grains d'austénite et les grains de ferrite et entre les grains de ferrite et les grains d'austénite, Une autre raison est que la phase d'austénite et la phase de ferrite ont une aptitude différente à la déformation à chaud due à la différence de solubilité du phosphore dans la phase de ferrite et dans la phase d'austenite. Ainsi, quand le phosphore efficace est présent en grande quantité, le phosphore tend à être dissous dans les grains de ferrite davantage que dans les grains d'austénite, ce qui durcit remarquablement les grains de ferrite, si bien que l'aptitude à la déformation aux hautes températures est remarquablement dégradée. En conséquence, lorsque le phosphore de la solution solide augmente dans les limites de grains entre les grains de ferrite et les grains d'austénite. les craquelures ont davantage de possibilité de se produire. Egalement, quand la teneur en soufre est excessive, I' aptitude au travail à chaud se dégrade. Pour éliminer l'effet contraire de la teneur en soufre, il est nécessaire de fixer le soufre dans l'acier par Y, Ce, La ou d'autres éléments des terres rares ou par Ca ou Mg. Il est naturellement possible d'améliorer l'aptitude au travail à chaud d'un acier à deux phases en contrôlant la forme et la distribution des grains de la seconde phase de manière appropriée, en correspondance avec la proportion quantitative des deux phases ayant une aptitude différente à la déformation constituant l'acier à deux phases, mais les grains de ferrite contenant une grande quantité de phosphore sont si stables qu'il est extrêmement difficile de faire varier la forme et la distribution des grains de ferrite par des traitements de chauffage et, seul, un faible effet d'amélioration peut être ainsi obtenu. En conséquence, il est essentiel d'abaisser la teneur en phosphore efficace et la teneur en soufre efficace simultanément pour améliorer l'aptitude au travail à chaud, Ci-dessous, des explications seront données quant aux raisons des limitations de la composition d'acier. Le soufre est un élément d'impureté normalement contenu dans l'acier, mais il doit être retiré afin d'améliorer l'apti- tude au travail à chaud Cependant, des teneurs en soufre en quantité telle qu'ordinairement contenue dans un acier (non supérieure à 0,03%) peuvent être totalement fixées par addition de Y, de Ce, de La ou d'autres éléments des terres rares ou par l'addition de Ca ou de Mg, afin de maintenir la teneur en soufre efficace en quantité non supérieure à 0,003%, si bien que l'effet nocif du soufre peut être éliminé. En conséquence, la limite supérieure de la teneur en soufre est réglée à 0,03%.Par suite du rendement lors de l'addition des éléments de terres rares, de Ca ou de Mg etc., dans des opérations industrielles, la limite supérieure du soufre est de préférence réglée à 0,01%. Le phosphore est également un élément d'impureté normalement contenu dans un acier, et, quand la teneur en phosphore total n'est pas supérieure à 0,01%, son effet nocif sur l'aptitude au travail à chaud est diminué, mais, même quand le phosphore total est supérieur à 0,01%, il peut être fixé par Al ou d'autres élé- ments du groupe IIIB afin d'abaisser la teneur en phosphore efficace qui produit un effet nocif sur l'aptitude au travail à chaud jusqu'à 0,01% ou moins, si bien que l'aptitude au travail à chaud peut être améliorée.L'effet de fixation par Al ou d'autres élé- ments du groupe IIIB peut être exercé pour autant que le phosphore total ne soit pas supérieur à 0,08%. En conséquence, la limite supérieure de la teneur en phosphore est réglée à 0,08%, de préférence à 0,05%, en considérant l'aptitude à la soudure. L'aluminium (ainsi que des éléments du groupe IIIB tels que Ga et In) est essentiel pour fixer du phosphore afin d'améliorer l'aptitude au travail à chaud. Cependant, une quantité inférieure à 0,06% d'Al n'améliore pas l'aptitude au travail à chaud ; son effet se sature à environ 2% et demeure sans changement jusqu a environ 6%. En conséquence, la limite supérieure de la teneur en aluminium est réglée à 6%, de préférence à 1,0% par suite de l'aptitude à la soudu re. Egalement, dans le cas où l'aluminium est ajouté seulement dans le but de désoxyder l'acier, une quantité d'environ 0,05% d'Al est suffisante. L'yttrium (ainsi que des éléments des terres rares tels que Cr et La) est essentiel pour fixer le soufre afin d'amélio- rer l'aptitude au travail à chaud mais une quantité inférieure à 0,001% de Y n'améliore pas l'aptitude au travail à chaud, et, d'autre part, plus de 0,2% d'Y dégrade plutôt l'aptitude au travail à chaud. Une gamme préférable pour la teneur en yttrium est 0,01 à 0,09%. Les éléments des terres rares autres que Y, Ce et La sont efficaces de maniere semblable pour améliorer l'aptitude au travail à chaud mais Y, Le et Ca sont plus préférables du point de vue économique. Le calcium et le magnésium, exactement comme les élé- ments des terres rares, sont efficaces pour améliorer l'aptitude au travail à chaud en fixant du soufre sous forme de CaS et de MgS en tant qu'inclusions. Des teneurs en calcium inférieures à 0,001% ne produisent pas d'amélioration mais des teneurs en calcium supérieures à 0,03% dégradent plutôt l'aptitude au travail à chaud. En conséquence, la limite supérieure de la teneur en calcium est réglée à 0,03%. Cependant, une gamme préférable est de 0,002 à 0,01e. Egalement, les teneurs en magnésium inférieures à 0,001% ne produisent pas d'amélioration mais les teneurs en magnésium supérieures à 0,09% dégradent plutôt l'aptitude au travail à chaud. Ainsi, la limite supérieure pour la teneur en magnesium est réglée à 0,09%. Une gamme préférable et plus efficace est de 0,008 à 0,03%. La présente invention est limitée à un acier inoxydable à deux phases contenant 10 à 75% de ferrite pour la raison suivante. Dans le cas de matières en acier inoxydable austénitique ordinaire produites par un procédé courant, on laisse ordinairement 2 à 3% de ferrite présents pour maintenir les éléments d'alliage nécessaires à leur plus faible niveau dans les gammes exigées, dans le but d'abaisser le prix de revient de la production. L'objet principal de la présente invention est d'amElio- rer l'aptitude au travail à chaud d'un acier inoxydable contenant 10-75% de ferrite afin d'augmenter le domaine d'application de 1' acier, qui a été jusqu a présent reconnu comme présentant une mauvaise aptitude au travail à chaud. En conséquence, la présente invention n1 est pas dirigée sur des aciers inoxydables contenant 2 à 3 % de ferrite ou plus de 75 % de ferrite. D'autres explications seront données ci-dessous concernant d'autres éléments constituant l'acier inoxydable à deux phases selon la présente invention. Le carbone est un élément essentiel pour augmenter la résistance et, dans ce but, on exige au moins 0,005 % de C. Cependant, si du carbone est présent en excès, il précipite sous forme de carbure dans les limites de grains et ces carbures degra- dent l'aptitude au travail à chaud, En conséquence, la limite supérieure pour la teneur en carbone est réglée à 0,2 %. Une gamme préférable est 0,01 à 0,08 %. Le silicium est ajouté durant la fabrication de l'acier pour la désoxydation et, dans ce but, on exige au moins 0,01 2 de Si. Egalement, il améliore la résistance à l'oxydation aux hautes températures en cours de service mais une quantité de plus de 3 % de Si produit un effet nocif sur l'aptitude au travail et l'aptitude à la soudure. En conséquence, la limite supérieure pour la teneur en silicium est réglée à 3 t. Le manganèse est ajouté dans le but de désoxydation et d'empêchement de l'aspect cassant à chaud. En outre, le manganèse est fortement efficace pour stabiliser 1'austénite et ainsi peut être utilisé comme produit de substitution du nickel croûteux. Cependant, des teneurs excessives en manganèse provoquent une dégradation de la résistance à l'oxydation. En conséquence, la limite supérieure pour la teneur en manganèse est réglée à 15 %. Le chrome est exige en quantité non inférieure à 15 % afin d'améliorer la résistance à l'oxydation mais une teneur excessive en chrome provoque une sensibilité à l'aspect cassant dit sigma. En conséquence, la teneur en chrome est limitée à une quantité non superieure à 35 %. Le nickel est efficace pour empêcher l'aspect cassant sigma, la carburation et 1s nitruration, mais des teneurs excessives en nickel ne produisent pas de renforcement de l'effet, et provoquent seulement une augmentation du prix de revient de la production. En conséquence, la teneur en nickel est limitée dans la gamme de 10 à 30 %. Le niobium, de manière semblable au tantale, est un élément à tendance forte à la formation de carbure et, quand on l'ajoute en quantité d'environ 10 fois le poids en % de la teneur en carbone, il améliore la résistance à la corrosion intergranulaire (le tantale a un effet semblable mais inférieur de moitié à celui du niobium). En outre, le niobium précipite de préférence sur la dislocation sous forme de carbure et de nitrure fins, ce qui améliore la résistance à haute température et la propriété de fluage. Cependant, des teneurs excessives en niobium provoquent une dégradation de l'aptitude au travail à chaud. En conséquence, la limite supérieure du niobium est réglée à 2%. Le molybdène,quand il est ajouté en quantités supérieures à 0,5 %, donne une résistance à la corrosion remarquablement excellente vis-à-vis des acides non oxydants. Il renforce également la matrice et favorise la résistance à haute température et la résistance à la rupture par fluage. Cependant, des teneurs en molybdène supérieures à 6 % provoquent une oxydation anormale et une dégradation remarquable de la résistance à l'oxydation à haute température et saturent les effets avantageux indiqués ci-dessus. En conséquence, la limite supérieure de la teneur en molybdène est réglée à 6 %. Le titane est fortement efficace pour la désoxydation, la dénitruration et la désulfuration. Egalement, c'est un élément formant fortement des ferrites et,quand on l'ajoute en quantité de 4 à 6 fois la teneur en carbone en % en poids, il empêche la corrosion intergranulaire. Cependant, quand le titane est présent sous forme de précipité ou d'inclusion, la résistance à la corrosion par piqûres est remarquablement dégradée. En conséquence, la limite supérieure de la teneur en titane est réglée à 1 t. Le cuivre se dissout uniformément dans L'austénite Jusqu'à environ 3 %, il renforce la matrice et augmente la résistance à la corrosion vis-à-vis d'acides non oxydants. Il donne également une résistance à la carburation et la nitration, ainsi qu'une résistance à l'oxydation. Cependant, des teneurs en cuivre de plus de 3 % dégradent l'aptitude au travail à chaud. En conséquence, la limite superieure de la teneur en cuivre est réglée à 3 t. L'azote,qui est contenu dans les aciers inoxydables ordinairement en quantité d'environ 0,01%, est un produit formant fortement de 1'austénite etil peut être utilisé comme produit de remplacement du nickel. L'azote peut etre ajouté sous forme d'air en quantité jusqu'à environ 0,4 % et, avec une teneur en azote d'environ 0,4 % dans l'air atmosphérique, la résistance à la dé- formation augmente remarquablement et le travail à chaud est considérablement gêné. En conséquence, la limite supérieure de la teneur en azote est réglée à 0,4 %. La présente invention sera plus clairement comprise d'après les descriptions suivantes de réalisations préférées de la présente invention. Des matières à titre dlechantillons, telles que présentées dans les tableaux I et II, ont été fondues; des échantillons ont été pris et leur aptitude au travail à chaud a été déterminée par les tests de Gleeble (expérimentation de traction à haute température et à grande vitesse) et des tests de laminage en continu, en utilisant de petites pièces expérimentales (éprouvettes) sous forme de blocs (120 mm x 120 mm x 190 mm). S et P dans les tableaux représentent respectivement la teneur en soufre total et la teneur en phosphore total. La quantité de ferrite dans les tableaux a été mesurée par le dispositif dit ferritomètre. Pendant ce temps, des photographies des microstructures ( & grossissement de champ de 30) d'une surface de 0,12 mm2 dans chaque acier ont été observées pour mesurer le rapport de dimensions de la ferrite, qui a été transformé en rapport volumAtri- que pour obtenir une quantité de ferrite moyenne. La quantité de ferrite mesurée par le ferritomètre et la quantité moyenne de ferrite coincidaient à une erreur d'environ 1 %. La figure 2 est la microstructure typique de 11 acier n 1. Ainsi, la quantité de ferrite mesurée par la photographie était 12,3 %, alors que la quantité de ferrite mesurée par le ferritomètre était 11,5 B. Les aciers n 7-12 dans 1 e tableau III ont été soumis au test de Gleeble pour déterminer les effets de Y, de Ce et de La sur l'aptitude au travail à chaud. Les aciers n 1-6 sont des aciers comparatifs et les aciers n 7-12 sont selon la présente invention. Les aciers nO 7-12 selon la présente invention, dans lesquels le soufre efficace est totalement fixé par addition des éléments de terres rares et une faible teneur en phosphore est maintenue en utilisant des matières premières à faible teneur en phosphore, présentent une viscosité remarquablement améliorée (réduction de surface) par comparaison avec les aciers comparatifs nO 1-6. Selon les résultats d'expérimentation de Gleeble, on a trouvé par expérience que le niveau de réduction de surface, tel qu'obtenu par les aciers nO 7-12, assure un laminage de rupture satisfaisant.En conséquence, les aciers nO 7-12 peuvent être rompus en toute sécurité par laminage, alors que les aciers comparatifs ont un intervalle de température limité pour un laminage de rupture satisfaisant, et il est difficile de rompre ces aciers à une échelle industrielle. La photographie de la figure 3 présente des craquelures de bord apparaissant sur les produits laminés à partir des petits échantillons en bloc pris dans les aciers nO 1-7 (120 mm à 20 mm par 8 passes en continu). L'acier nO 7 ne présente pas de craquelures sur les bords, comme on pouvait s'y attendre d'après les résultats du test de Gleeble,alors que l'acier n 1 présente des craquelures remarquables sur les bords. Les aciers n 13 à n 18 présentés dans le tableau III ont été soumis au test de Gleeble pour déterminer les effets de Ca, de Mg et de P sur l'aptitude au travail à chaud. Les aciers n0 13-18 selon la présente invention où un ou deux des éléraents Ca sont ajoutés pour abaisser le soufre efficace et une teneur en phosphore faible est maintenue en utilisant des matières premières à faible teneur en phosphore, présentent une ductilité remarquablement améliorée (réduction de surface) par comparaison avec les aciers comparatifs n 1-6. Les aciers n 13-18 peuvent être brisés de manière satisfaisante en laminant exactement comme les aciers n 7-12. Les aciers no 25-30 dans le tableau III ont été soumis au test de Gleeble pour déterminer des effets des éléments des terres rares, tels que Y, Ce et La, et des éléments des groupes IIIB tels que Al, sur l'aptitude au travail à chaud. Les aciers comparatifs n 19-24 dans le tableau II contiennent une grande quantité d'un ou des deux éléments soufre et phosphore, alors que les aciers nO 25 à 30 sont selon la présente invention. Il est clair que les aciers nO 25 à 30 selon la présente invention, où les éléments de terres rares sont ajoutés pour abaisser la teneur en soufre efficace, et, en outre, les éléments du groupe IIIB tels qu'Al, sont ajoutés pour abaisser la teneur en phosphore efficace, ont une ductilité remarquablement améliorée (réduction de surface) par comparaison avec les aciers comparatifs nO 19 à 24. Selon les résultats des tests de Gleeble, le niveau de reduction de surface, tel qu'obtenu par les aciers nO 25 à 30, assurent un laminage de rupture satisfaisant.En conse- quence, ces aciers peuvent être rompus par laminage de manière satisfaisante, alors que les aciers comparatifs ont un intervalle de température limité permettant le laminage de rupture et ne peuvent pas être rompus facilement à l'échelle industrielle. Les aciers n 31 à 36 dans le tableau III ont été soumis au test de Gleeble pour déterminer-les effets de Ca, de Mg et des éléments du groupe IIIB, tels qu'Al, sur l'aptitude au travail à chaud. Ces aciers selon la présente invention, où Ca et Mg sont ajoutés pour abaisser la teneur en soufre efficace et en outre où les éléments du groupe IIIB tels qu'Al sont ajoutés pour abaisser la teneur en phosphore efficace, ont une ductilité remarquablement améliorée (réduction de surface) par comparaison avec les aciers comparatifs n 19 à 24. Les aciers n 31 à 36 peuvent être brisés par laminage de manière satisfaisante. Comme décrit précédemment, la présente invention a un grand avantage du fait que les aciers selon la présente invention ont une aptitude au travail à chaud remarquablement améliorée et peuvent être brisés par laminage facilement et de maniere satisfaisante. Particulièrement, la présente invention a un avantage économique remarquable par rapport à l'élimination de l'effet nocif du phosphore par l'addition d'éléments du groupe IIIB tels qu'Al. Composi tion Qualité C Si Mn Cr Ni Cu Mo A# N Ti Nh P S Autras Quantité d'acier éléments da ferrite Acier comparatif No. 1 0,021 0,32 2,37 21,6 11,2 - - 0,025 0,033 0,30 1,11 0,006 0,005 - 11,5 2 0,056 1,20 13,4 33,8 10,3 2,0 3,2 0,025 0,35 - - 0,004 0,005 - 15,3 3 0,01 0,30 3,21 33,4 23,0 - - 0,025 0,04 0,11 - 0,005 0,007 - 17,4 4 0,049 0,53 1,54 17,6 10,1 - 5,16 0,03 0,017 - - 0,023 0,006 - 21,0 5 0,08 1,04 0,50 26,5 10,4 0,5 - 0,03 0,022 0,03 0,7 0,025 0,003 - 40,3 6 0,11 2,00 2,50 31,6 10,4 - - 0,03 0,03 0,52 - 0,022 0,001 - 63,2 Y 0.011 Préaente invention 7 0,024 0,33 2,38 21,4 11,4 - - 0,025 0,034 0,30 1,21 0,006 0,006 Ce 0,023 11,6 La 0,021 8 0,057 1,20 13,5 34,4 10,5 2,1 5,1 0,028 0,35 - - 0,005 0,006 Ce 0,06 16,3 9 0,02 0,32 3,22 33,3 24,3 - - 0,024 0,03 0,12 - 0,004 0,006 Ce 0,05 La 0,023 17,8 10 0,045 0,54 1,54 17,9 10,5 - 5,3 0,04 0,016 - - 0,007 0,008 Y 0,012 Ce 0,05 19,8 11 0,09 1,04 0,51 27,4 10,4 0,8 - 0,03 0,024 0,04 0,9 0,005 0,007 Y 0,06 41,4 12 0,12 2,10 2,53 31,6 10,4 - - 0,05 0,03 0,54 - 0,004 0,006 Ce 0,054 62,1 13 0,020 0,31 2,38 21,7 11,2 - - 0,04 0,033 0,30 1,12 0,005 0,007 Ca 0,009 11,8 14 0,056 1,20 13,4 34,7 10,3 2,1 5,3 0,023 0,34 - - 0,008 0,006 Mg 0,021 15,7 15 0,021 0,31 3,24 34,2 23,0 - - 0,024 0,03 0,13 - 0,004 0,006 Ca 0,005 17,5 Mg 0,009 16 0,048 0,53 1,54 17,3 10,9 - 5,2 0,03 0,017 - - 0,004 0,006 Mg 0,024 21,3 17 0,09 1,03 0,50 26,6 10,4 0,5 - 0,025 0,021 0,031 0,7 0,006 0,006 Ca 0,007 41,3 18 0,13 2,0 2,40 31,5 10,4 - - 0,032 0,03 0,51 - 0,006 0,006 Ca 0,005 65,1 T A B L E A U I (% en poids) Composi tion Quentité Qualité C Si Mn Cr Ni Cu Mo N Ti Nb P S Autras de d'acier éléments ferrite Acier comparatif 19 0,022 0,31 2,36 21,5 11,3 - - 0,031 0,30 1,12 0,02 0,007 - 11,3 20 0,057 1,2 13,6 33,7 10,4 2,0 5,3 0,34 - - 0,02 0,005 - 15,5 21 0,02 0,32 3,22 34,1 23,0 - - 0,038 0,10 - 0,003 0,007 - 16,9 22 0,050 0,51 1,53 17,7 10,1 - 5,2 0,018 - - 0,02 0,006 - 22,0 23 0,08 1,05 0,51 27,1 10,4 0,5 - 0,023 0,03 0,7 0,02 0,003 - 41,2 24 0,11 2,10 2,52 31,7 10,4 - - 0,03 0,50 - 0,03 0,004 - 63,1 Y 0,012; Ce 0,025; La 0,022; 25 0,025 0,35 2,40 21,6 11,3 - - 0,04 0,30 1,23 0,02 0,008 A# 0,1; In 0,4 11,6 26 0,058 1,53 13,7 33,5 10,7 2,3 4,9 0,35 - - 0,02 0,006 Ce 0,06; A# 0,06; Ca 0,2 16,4 27 0,03 0,35 3,28 33,1 24,0 - - 0,03 0,12 - 0,05 0,006 Ce 0,04; La 0,03; In 0,4 17,3 28 0,046 0,52 1,51 18,0 10,7 - 5,7 0,02 - - 0,02 0,007 Y 0,02; Ce 0,05; Ge 0,3 ; 20,1 In 0,4 Préaente invention 29 0,08 1,05 0,53 27,1 10,4 0,8 - 0,024 0,04 1,0 0,02 0,007 Y 0,06; Ca 0,3 41,3 30 0,13 2,11 2,51 22,1 10,4 - - 0,03 0,61 - 0,02 0,006 Ce 0,05; A# 5,3 63,5 31 0,023 0,35 2,41 21,9 11,5 - - 0,033 0,30 1,15 0,02 0,007 Ca 0,09; Ca 0,1 ; In 0,6 12,0 32 0,060 1,10 13,5 33,9 10,7 2,3 5,1 0,35 - - 0,02 0,006 Mg 0,03 ; Ca 1,0 14,9 33 0,023 0,35 3,20 34,1 23,5 - - 0,03 0,13 - 0,02 0,006 Ca 0,008; A# 0,1 ; Ca 0,3 18,1 34 0,05 0,51 1,55 18,0 11,1 - 5,2 0,02 - - 0,05 0,008 Ca 0,002; Mg 0,024; A# 0,2 ; 22,0 Ca 0,1 ; In 0,1 35 0,05 1,03 0,53 27,3 10,4 0,5 - 0,02 0,03 0,7 0,02 0,006 Ca 0,007 ; In 0,4 42,1 36 0,11 2,12 2,41 22,3 10,5 - - 0,03 0,52 - 0,03 0,006 Ca 0,005 ; A# 4,5 65,3 T A B L E A U 2 (% en poids) TABLEAU 3 Réduction de surface (e) Réduction de surface (%) Qualité à la température d1expé- Qualité à la température d'exd'acier rimentation (OC) d'acier périmentation (OC) 900 1000 1100 1200 1250 900 1000 1100 1200 1250 1 42 43 46 60 62 19 36 37 47 60 59 2 30 36 48 65 62 20 33 33 43 64 59 3 49 45 44 57 58 21 43 43 48 57 58 4 38 42 44 54 55 22 35 38 45 50 55 5 33 30 36 45 46 23 33 27 35 47 43 6 31 34 36 50 50 24 36 35 38 51 53 7 63 58 58 77 83 25 57 56 58 78 79 8 60 56 60 77 80 26 53 54 60 80 84 9 57 57 65 75 81 27 57 56 67 73 81 10 62 63 67 73 81 28 63 61 69 71 78 Il 55 58 60 73 78 29 55 56 63 75 78 12 59 55 57 70 74 30 52 52 60 71 72 13 57 54 61 75 77 31 54 55 62 74 73 14 63 62 67 74 74 32 59 62 72 76 79 15 54 56 62 59 75 33 55 56 66 76 85 16 60 56 61 63 77 34 58 60 67 73 80 17 55 56 65 73 74 35 54 55 63 69 68 18 61 59 60 69 69 36 57 58 66 75 77 La présente invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation qui viennent d'être décrits, elle est au contraire susceptible de variantes et de modifications qui apparaîtront à l'homme de l'art. REVENDICATIONS 1.Acier inoxydable à deux phases, caractérisé en ce qu'il contient 10-75 % en poids de ferrite et en ce qu'il ne comprend pas plus de Q,03 % en poids de soufre total, au moins un élément choisi-dans le groupe se composant de Y, de Ce et de La, en quantité de 0,001 à 0,2 % en poids, 0,001 à 0,03 % en poids de Ca, 0,001 à O,O9 % en poids de Mg, et pas plus de 0,01 % en poids de phosphore total. 2. Acier inoxydable selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on ajoute au moins un élément choisi dans le groupe se composant d'Al, de Ga, d'In et d'autres éléments du groupe IIIB du tableau de Classification Périodique des Eléments, en quantité de 0,06 à 6 % en poids. 3. Acier inoxydable selon la revendication 1, caracte- risé en ce qu'il comprend 0,005 à 0,02 % en poids de C, Q,01 à 3 % en poids de Si, 15 à 35 % en poids de Cr, pas plus de 15 t en poids de Mn, 10 à 30 % en poids de Ni, pas plus de 0,05 % en poids d'Al,0,01 à 0,4 % en poids de N, et au moins un élément choisi dans le groupe se composant de Nb en quantité non supérieure à 2 % en poids, de Ti en quantité non supérieure à 1 % en poids, et de Cu en quantité non supérieure à 3 % en poids, le complément étant du fer et des impuretés inévitables. 4. Acier selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comprend 0,005 à 0,2 % en poids de C, 0,01 à 3 % en poids de Si, pas plus de 15 % en poids de Mn, 15 à 35 % en poids de Cr, 10 à 30 % en poids de Ni et O,O1 à 0,4 % en poids de N, et en ce qu'il comprend, en outre, au moins un élément choisi dans le groupe se composant de Nb en quantité non supérieure à 2 % en poids, de Mo en quantité non supérieure à 6 % en poids, de Ti en quantité non supérieure à 1 % en poids et de Cu en quantité non supérieure à 3 % en poids, le complément étant du fer et des impuretés inévitables.