t'invention, due la collaboration de Messieurs Claude CHAMQT et Yvon ESCLASSE,.. concerne 1'affûtage des fraises mères destinées a triller les engrenages On sait que l'affûtage des fraisesmeres est opéré a l'aide de meules relativement coûteuses et fragiles, et dans l'état actuel de la technique on réalise simplement sur la machine a affûter un réglage manuel approximatif en amenant la meule en contact avec la fraise par observation visuelle, celle-ci étant rendue difficile par le fait que le réglage s'effectue a l'arrière de la fraise, sur une partie difficilement visible par l'opérateur.Dans certains cas tout au plus on installe sur le chariot porte-meule un comparateur, généralement escamotable, mais ce dispositif n'est pas satisfaisant car il comporte de nombreux renvois imprécis et qui n assurent pas l'arrêt automatique de la machine. Il en résulte dans l'un et l'autre cas un grand nombre de casses des meules, soit pendant le réglage, soit pendant l'opération d'affûtage lors d'un mauvais indexage Le but de l'invention est d'éliminer les inconvénients précédents, c'est-à-dire d'éviter de casser des meules en vérifiant l'indexage correct de la fraise, aussi bien lors du montage initial que pendant toute la marche automatique de l'affuteuse. L'invention consiste à disposer sur le chariot portemeule un arbre monté sur paliers et disposé selon un axe sensiblement perpendiculaire au plan d'affûtage, cet arbre comportant à son extrémité libre un doigt de palpage sensiblement perpendiculaire à l'arbre et venant affleurer le plan d'affûtage, en étant orienté en position de repos dans une direction oblique par rapport a la direction d'affûtage et dans un sens tel que dans le sens de déplacement du chariot pour lequel le palpeur précede la meule, la rencontre du palpeur avec la fraise provoque une rotation de l'arbre dans le même sens que la rotation provoquée par la rencontre de ce palpeur avec le fond de la goujure de la fraise correspondant à ce plan d'affûtage, l'autre extrémité de cet arbre comportant un disposi::tif à levier constituant a la fois une butée angulaire avec ressort de rappel et un contact électrique à ouverture s'ouvrant dans le sens de rotation ci-dessus défini, Pendant le cycle d'affûtage automatique le contact du dispositif agit sur l'arrêt de la machine par rupture de masse, Pendant le réglage initial de la machine qui suit toute installation d'une nouvelle fraise, le dispositif agit sur l'allumage de voyants, D'autres particularités de l'invention apparaetront dans la description qui va suivre d'un mode de réalisation pris comme exemple et représenté sur le dessin annexé, sur lequel la fig. 1 représente le dispositif en coupe verticale selon Tr de la fig. 2; la fig. 2 est une vue de dessus du dispositif, capot enlevé; et la fig. 3 est une coupe horizontale selon III-III de la fig. 1. Comme on le voit sur les figures, le dispositif selon l'invention comporte un support 1 muni d'une lumière 2 pour permettre sa fixation de manière réglable sur le chariot porte-meule non représenté. L'autre extrémité du support comporte un alésage dans lequel se monte une douille palier 3 fixée par un moyen approprié, par exemple par serrage au moyen d'une vis 4 resserrant l'alésage au moyen d'une fente 5. Cette douille-palier 3 comporte deux roulements 6 servant de paliers pour un arbre 7 perpendiculaire au plan d'affûtage, c'est-à-dire vertical dans le cas le plus courant où ce plan d'affûtage 8 est horizontal. On a représenté en traits interrompus sur les fig. l et 3 la fraise mère 9 dont l'axe 10 est horizontal, cette fraise mère comportant un certain nombre de goujures li dont une seule a été représentée, cette-dernière étant définie par le plan d'affûtage 8 ainsi que le plan de fond 12 et un flanc 13. La direction d'affûtage, c'est-à-dire la direction de déplacement du chariot porte-meule est naturellement parallèle à l'axe 10.La meule 14 est représentée en traits interrompus sur la fig. 1 et elle est disposée de telle faqon que sa partie abrasive soit tangente au plan d'affûtage ou oucontenue dans.ce plAn L'extrémité intérieure 15 de l'arbre 7 comporte un doigt 16 dont la face inférieure 17 est perpendiculaire à l'arbre, c'est-a-dire parallèle au plan d'affûtage 8. En outre, selon une particularité essentielle de 1 'in- Invention, qui apparat notamment sur la.fig, 3, ce doigt occupe au repos dans ce plan une direction oblique par rapport la direction d'affûtage 18. Le chariot porte-meule se déplace naturellement en un mouvement de va-et-vient, et pour un. de ses sens de déplacement, représenté par la flèche 18 sur la fig, 3, la face inférieure 17 du doigt 16 précède la meule en direction du plan 8, Si l'on imagine que dans ce mouvement de la meule, donc du dispositif 1, le doigt 16 rencontre la fraise 9, il en résulte naturellement une rotation de l'arbre 7 dans le sens représenté par la flèche 19. D'autre part, si l'on agit à l'arrêt sur le réglage du chariot porte-meule pour faire pénétrer la meule plus profondément dans la fraise 9, l'extrémité du doigt 16 vient rencontrer le fond de goujure 12, ce qui provoque également un mouvement de rotation de l'arbre 7 grâce à l'obliquité du doigt 16.Conformément à l'invention, la direction de cette obliquité est telle que ce dernier sens de rotation est identique au premier représente par la flèche 19. L'extrémité supérieure de l'arbre 7 est munie d'une bague 20 à la périphérie de laquelle est fixé un levier de contact 21, par exemple au moyen d'une vis 27. Le levier 21 se trouve de ce fait à la masse par l'intermédiaire de la bague 20, de l'arbre 7 et des roulements 6. Un ressort de rappel 22 maintient normalement ce levier 21 en butée contre une vis de contact 23 fixée de manière réglable dans un bloc isolant 24 et comportant une borne 25 pour une connexion électrique 26. Cette disposition fournit donc une butée franche pour la position de repos de l'arbre 7, laquelle correspond à l'orientation du doigt défini précédemment, et la rotation commune 19 définie précédemment par la rencontre longitudinale 8 ou transversale 12 de la fraise et du doigt 16 agit dans le sens qui ouvre le contact, donc supprime le retour a la masse de la connexion 26, En fonctionnement normal d'affûtage automatique, et en particulier après chaque nouvelle. indexation. de la fraise 9 au cours de cet affitage, la meule 14 attaque la fraise 9 dans le sens. 18 en étant précédée dans son mouvement par le doigt 16. Normalement, le doigt 16 est réglé pour passer sans contrainte dans les goujures 11.Si un décalage se produit, le doigt touche les parois de la goujure et produit la rupture du retour de masse de la connexion 26. Un circuit électrique non représenté détecte cette rupture de masse et commande l'arrêt immédiat de l'avance de la meule et le retour du chariot en position d'attente en interdisant le redémarrage tant que le défaut n'est pas supprimé. Le dispositif permet également d'opérer facilement le réglage de position initiale de chaque nouvelle fraise mère 9 ayant de commencer le cycle d'affûtage automatique. Ce réglage comporte deux parties : le réglage de la profondeur d'affûtage et le réglage de la passe d'affûtage Pour le premier, on commande par impulsions successives le mouvement transversal du chariot jusqu'à amener le doigt en contact avec le fond de goujure 12 ce qui provoque par la connexion 26 l'allumage ou l'extinction d'un voyant ou d'un signal quelconque. On revient ensuite deux ou trois impulsions en arrière en vérifiant l'extinction d'un témoin. Pour régler la passe d'affûtage, on amène la face d'affûtage 8 en contact avec la face inférieure 17 du doigt 16, en interposant entre les deux une cale de dimension déterminée, par exemple 0,80 mm. Le réglage est correct quand le frottement de la cale sur le doigt provoque l'allumage du voyant lorsqu'on déplace le chariot à la main. On retire ensuite cette cale, puis à l'aide d'un comparateur qui vient s'appuyer sur une dent quelconque de la fraise, on détermine une rotation de la fraise qui produit sur le comparateur l'affichage de la profondeur de passe désirée. Cette profondeur de passe est naturellement très faible et toujours inférieure à l'épaisseur de la cale précédente ce qui évite donc normalement tout contact avec le doigt malgré cette rotation. Naturellement, le réglage précédent suppose que le doigt 16 est correctement positionné sur le chariot par rapport à la meule et par rapport au porte-diamant de dressage de la meule, ce qui s'obtint au préalable en opérant sensiblement de la mêrrle manière. que précédemment mais avec une fausse fraise mère positionnée d'une manière immuable et en agissant sur le réglage du support 1 et sur le réglage de hauteur de la douillerpalrer 3. Le dispositif selon l'invention permet ainsi, avec des moyens extrêmement réduits, de se prémunir positivement contre la cassa debmeules coûteuses, aussi bien lors du réglage initial que lors du fonctionnement automatique. REyENDICATIONS 1 Dispositif de réglage et de sécurité pour la protection des meules dans une machine d'affûtage comportant un chariot porte-meule, déplaçant celle-ci en contact avec un plan d'affûtage de la fraise mère, avec une indexation automatique de la fraise mère, caractérisé par le fait qu'il comporte un arbre (7) monté tournant par rapport au portemeule et ayant une position de repos, un doigt de palpage (16) porté par cet arbre (7) et se projetant en dehors de l'arbre, et un moyen de détection (21, 23) de la rotation de l'arbre à partir de sa position de repos, grâce à quoi ledit moyen de détection (21,23) détecte tous les mouvements relatifs hors tolérances entre le porte-meule et la fraise pour lesquels le contact entre le doigt (16) et la fraise (9), par rencontre ou frottement, provoque la rotation de l'arbre (7) à partir de sa position de repos. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il comporte un support (1) solidaire du portemeule et muni d'une douille-palier (3) dans laquelle tourillonne un arbre (7) perpendiculaire au plan d'affûtage (8) et terminé par un doigt (16) dont une face (17) est disposée dans le plan d'affûtage (8), ce support (1) étant réglé de telle manière que ce doigt (16) vienne sensiblement précéder le contour de la meule (14) lors du mouvement du chariot dans la direction d'attaque. 3. Dispositif selon une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que le doigt (16) est orienté obliquement par rapport a la direction d'affûtage (18) dans un sens tel que la rencontre ou le frottement avec la fraise (9) d'une partie quelconque du doigt (16) au cours du déplacement de la meule (14) dans le sens d'attaque (18), et que la rencontre de l'extrémité du doigt (16) avec le fond (12) d'une goujure (11) de la fraise lors des mouvements transversaux de la meule 4), provoquent la rotation de l'arbre (7) dans le même sens (19) 4, Dispositif selon la revendication 3, caractérisé par le fait que l'autre extrémité de l'arbre (7) est munie d'un levier de butée angulaire (212 avec rappel élastique (22) définissant ladite position de repos et servant en même temps de contact électrique de retour à la masse qui s'ouvre pour la rotation (19? précédemment définie et constitue le susdit moyen de détection (21,23) de la rotation de l'arbre (7) 5. Dispositif selon la revendication 4r caractérisé par le fait que la rupture dudit contact de retour à la masse (21,23) provoque, en affûtage automatique, l'arrêt de l'avance de la meule (14? et, en fonctionnement manuel au cours du réglage initial, l'allumage de voyants de contrôle.