L'invention concerne les instruments de musique électroniques dans lesquels des oscillations électriques à fréquence musicale sont déterminées par l'action de lrexécutant sur des touches, des boutons ou organes analogues dont chacun correspond à une fréquence différente. Les touches ou les boutons peuvent être groupés sur un clavier à la manière des touches d'un piano. Le Demandeur s'est d'abord posé le problème d'obtenir une bonne progressivité dans l'attaque des notes par l'exécutant, tout en simplifiant la construction de l'instrument, qui peut être réalisé sous une forme peu encombrante, voire même portative. On connaît déjà des instruments dans lesquels la pre mière partie du mouvement d'une touche actionnee par l'exe- cutant est utilisée pour fermer un contact électrique préparatoire mettant en marche une oscillation à fréquence musicale tout en laissant bloqué l'amplificateur alimentant le haut-parleur, tandis qu'une deuxième partie du mouvement de la touche ferme un autre contact débloquant l'amplificateur. Pour cela, une barre commune à plusieurs touches et servant de butée à la fin de la première partie du mouvement en même temps que de contact électrique, peut se déplacer à l'encontre d'un ressort, dans la deuxième partie du mouvement d'une touche, pour fermer le contact qui agit sur l'amplificateur ou pour actionner une résistance ou une capacité variable modifiant progressivement le gain de l'amplificateur. Toutefois, la progressivité d'attaque d'une note, qui est obtenue de cette façon, est assez limitée. L'une des particularités qui font l'objet de l'invention consiste en ce que la deuxième partie du mouvement d'une touche agit sur un dispositif opto-électronique comportant un cache interposé entre une source lumineuse et une cellule photo-électrique ou un phototransistor qui contrôle le gain de l'amplificateur, le cache étant mobile par rapport au faisceau lumineux. On peut obtenir de la sorte une très grande progressivité entre le silence total et le son maximum, et même, avec un cache à transparence variable, réaliser toute loi de progressivité que l'on désire obtenir. Les touches à action progressive selon l'invention permettent diverses combinaisons qui seront décrites ci-après et qui font partie de l'invention. La figure 1 représente schématiquement les circuits d'un instrument de musique selon un mode de réalisation de l'invention. La figure 2 montre à plus grande échelle et en coupe selon une ligne parallèle à la ligne II-II de la figure 1 une touche ou un bouton avec les organes associés. Sur cette figure, le dispositif est représenté dans sa position de repos. La figure 3 montre un détail vu en coupe selon III-III. Les figures 4 et 5 sont des vues semblables à la figure 2, mais montrant les organes dans deux positions de fonctionnement différentes. La figure 6 montre une variante du schéma électrique de la figure 1. La figure 7 est une vue analpgue à la figure 2 repré- sentant une variante de réalisation du montage des touches et des organes associes. La figure 8 montre de même une autre variante. La figure 9 représente en projection horizontale un détail de la figure 8. La figure 10 est un schéma d'un dispositif fournissant des signaux en fonction du déplacement d'une touche et de la vitesse de ce déplacement. Les figures 11 à 13 sont des diagrammes explicatifs du fonctionnement de ce dispositif. La figure 14 est un schéma d'un circuit permettant d'obtenir un effet sonore analogue à celui d'une corde pincée. La figure 15 est un schéma d'un circuit à plusieurs oscillateurs distincts permettant la superposition de plusieurs sons lors de l'actionnement d'une touche et ce à l'aide d'un seul contact par touche. La figure 16 montre une disposition de la table ou du clavier de l'instrument sur ressort pour permettre un vibrato. Dans le mode de réalisation représenté sur la figure 1, le générateur d'oscillations électriques à fréquence musicale comporte un condensateur C dont les charges et les décharges périodiques produisent des oscillations en dents de scie. La charge de ce condensateur est effectuée par une source non figurée à travers le transistor T dont la base c est soumise à une tension contrôlée par une chaine de resis- tances en série R01 R1, R2, R3... .R . Ces résistances sont asso n ciées à des contacts al, a2, a3.... an qui sont normalement ouverts et qui sont actionnés sélectivement par l'exécutant. Quand, par exemple celui-ci forme le contact a2 en agissant sur la touche correspondante, les résistances Ro, R1 et R2 sont branchées en série entre les deux pâles de la source, ce qui a pour effet de porter à une certaine valeur, par rapport au pble positif de la source, le potentiel de la base du transistor PNP, Tc, monté en générateur de courant. Un courant dépendant de cette valeur traverse alors le transistor et charge le condensateur C. Le temps de charge de celui-ci dépend de la valeur de ce courant et par conséquent des résistances R1 et R2. Si, maintenant, l'exécutant ferme le contact a3 en appuyant sur la touche de ce contact tout en relâchant a2 la résistance R3 est ajoutée aux résistances R01 R1 et R2, le potentiel de la base de T se rapproche de celui du ple c positif de la source, ce qui a pour effet de diminuer le courant débité par T dans le condensateur C, qui se charge alors plus c lentement. Quand le condensateur est chargé, c'est-à-dire quand une certaine tension apparaît entre ses armatures, il se décharge à travers un dispositif à seuil constitué dans l'exemple figure par le transistor unijonction UJT. Pendant que l'on appuie sur une touche, ces phénomènes de charge et de décharge se produisent à une fréquence qui dépend du temps de charge du condensateur, c'est-à-dire de la touche actionnée, et on obtint des oscillations en dents de scie qui peuvent être captées au point E. On a représenté sur le dessin un commutateur bl qui permet de prendre la tension de polarisation du transistor T , soit directement entre la résistance R et la résistance o R1, soit sur un circuit comportant une résistance R et un g condensateur C qui servent à introduire une constante de g temps, comme on l'indiquera ci-après. La tension en dents de scie prise au point E est appliquée au Darlington D monté en collecteur commun dont le rôle est, d'une part, de charger l'oscillateur d'une façon négligeable par adaptation appropriée des impédances et, d'autre part, de fournir un courant convenable pour l'émission de lumière par une diode photoémettrice 11. La lumière émise par cette diode est donc modulée par la tension en dents de scie. Un phototransistor 12 associé à un cache mobile 13 reçoit cette lumière modulée, en quantité variable entre zéro et un maximum selon la position du cache, comme on l'expliquera ci-après. Le courant donné par le phototransistor 12 étant proportionnel à son éclairement, il apparaît aux bornes de-la résistance R montée en série avec le phototransistor une c tension en dents de scie dont l'amplitude dépend aussi de cet éclairement. Cette tension est appliquée à l'entrée d'un amplificateur de puissance et le signal résultant est envoyé au haut-parleur HP. Bien entendu, avant cette amplification, on pourra faire subir au signal tout traitement désiré pour modifier son timbre, par des procédés bien connus. Si on examine maintenant les figures 2 à 5, on voit en 1 la table de l'instrument. Cette table porte les organes d'attaque des notes qui, dans l'exemple considéré, sont des boutons 2 alignés sur une ou plusieurs lignes perpendiculaires au plan de la figure 2. Chacun de ces boutons qui traverse un trou de la table 1 est retenu sur celle-ci par une lame ressort 3 qui est fixée à une extrémité 3a sous la table et qui traverse le bouton, de sorte qu'au repos la partie libre 4-4 de ce ressort est plaquée contre la surface inférieure de la table en servant de butée supérieure pour le bouton. Au-dessous de la table se trouve une plaque isolante 5 qui sert de support aux organes électriques groupés selon la technique des circuits imprimés. Cette plaque 5 est reliée à la table par une lame flexible 6 s'étendant le long d'un bord dudit support, fixée sur celui-ci et fixée egalepent sur un profilé 7 fixé sous la table. Le support 5 est traversé par les queues 2a des boutons 2, lesquels comportent un épaulement 2b de diamètre plus grand que le trou du support 5 traversé par la queue du bouton. La chaîne de résistances dont l'une est figurée par R est fixée sur le support 5. On voit sur la figure 2 que l'une des extrémités de cette résistance, c'est-à-dire la connexion entre elle et la résistance voisine, est connectée à une lame ou un fil métallique élastique 9 qui traverse la queue du bouton et forme contact mobile vis-à-vis d'une barre conductrice 10 fixée sous le support 5 et s'étendant parallèlement à la ligne de boutons, c'est-à-dire perpendiculairement au plan de la figure 2. L'ensemble 9-10 constitue l'un des contacts al, a2... a représentés schématiquement sur la figure 1. n Sur le support 5 sont en outre montés, en regard l'un de l'autre, la diode photoémettrice Ilet le phototransistor 12 avec interposition du cache 13, fixé sur la face inférieure de la table 5. La position des organes au repos étant celle représentée par la figure 2, on voit qu'aucun des contacts al, a2.... a de la figure 1 n'est fermé, tandis que le faisceau lumineux n émis par la diode est complètement occulté. Le phototransistor 12 de la figure 1 ne donne donc aucun courant et le haut-parleur est silencieux. Quand l'exécutant appuie sur l'un des boutons dans la première partie du mouvement, le contact 9-10 se trouve fermé et l'oscillateur donne la fréquence correspondante. A ce moment, l'épaulement 2b du bouton vient en appui sur le support 5 (figure 2). Comme le faisceau lumineux émis par la diode photoémettrice 11 est encore occulté, le haut-parleur reste silencieux. Dans la deuxième partie du mouvement du bouton, le support 5 pivote dans le sens de la flèche F par déformation élastique de la lame flexible 6 et le phototransistor 12 est progressivement démasqué, en recevant une quantité de lumière qui augmente au fur et à mesure du pivotement du support 5. Le gain de l'amplificateur augmente ainsi progressivement ot la note est reproduite dans le haut-parleur avec une intensité croissante. La figure 5 montre le support 5 dans sa position finale, qui peut être déterminée par une butée. Le phototransistor est complètement démasque, l'intensité de la note étant maximale. Mais, il est évident que l'exécutant peut donner à la note une intensité plus ou moins grande, en arrêtant le bouton dans une position intermédiaire entre celles des figures 4 et 5. On peut obtenir, par les moyens décrits, une très grande progressivité permettant un jeu très expressif, car la variation du flux lumineux tombant sur le phototransistor peut se faire sur toute l'échelle comprise entre zéro et le flux maximal susceptible de frapper le phototransistor, lequel dépend de l'intensité de la lumière émise par la diode photoémettrice. En modulant son appui sur le bouton actionné, l'exécutant peut réaliser un trémolo. On comprend aussi que la progressivité est obtenue, non seulement dans l'attaque d'une note, mais également lors de la coupure, c'est-à-dire pendant le retour au repos du support 5 qui détermine une occultation progressive du faisceau lumineux. On peut obtenir une variation du flux non linéaire en fonction du déplacement angulaire du support 5, en utilisant un cache 13 ayant sur sa partie active une transparence variable selon la loi à réaliser. I1 est possible d'installer sur l'instrument plusieurs ensembles opto-6lectroniques commutables comportant chacun une diode photoémettrice, un écran et un phototransistor et correspondant à des lois d'attaque différentes. I1 convient aussi de noter que le dispositif décrit avec fermeture des contacts a1... an alors que le gain de l'amplificateur est nul, permet de supprimer les claquements dans le haut-parleur, lors de l'attaque de la note et de son interruption, ainsi que les crachements dus à des contacts insuffisamment francs quand le fil 9 commence à toucher la barre 10. Le dispositif de touches à action progressive décrit en regard des figures 2 à 5 peut être modifié de diverses façons. Par exemple, sur la figure 7, le circuit imprimé 5 supportant les résistances R est cette fois-ci fixé à la table 1 par l'intermédiaire d'entretoise rigides 20. Le fil de contact 9 de la figure 2 joue en même temps le ralle du ressort 3 de cette figure pour le rappel du bouton 2. La barre de contact 10 est cette fois-ci solidaire d'une plaque 5a, articulée à l'aide de la lame 6 sur le profilé 7. Est également solidaire de la plaque 5a le cache 13, qui traverse le circuit imprimé à travers une fente 16 tandis que le phototransistor 11 et la diode photoémettrice 12 sont fixés sur le support 5 du circuit imprimé. Le bouton 2 a une forme un peu modifiée, en particulier par l'adjonction d'une collerette 2c fixant sa position au repos. Dans la variante des figures 8 et 9, les contacts des interrupteurs al, a2.... qui sont reliés aux résistances R sont réalisés par des plages 21 du circuit imprimé, tandis que le commun, précédemment réalisé par la barre de contact 10 est maintenant constitué d'une lame de métal élastique et conducteur tel que le chrysocale, découpée à l'emporte pièce suivant le dessin que montre la figure 9 pour former des languettes élastiques 22a en nombre égal à celui des boutons ou touches 2. Le corps 22 de la lame élastique est fixé sur la table 1 et chaque languette 22a comporte une ouverture circulaire 23, à travers laquelle passe le bouton correspondant 2, muni d'un épaulement 24. Le support 5 du circuit imprimé, monté à ressort comme sur la figure 1, porte la diode photoémettrice 11 et le phototransistor 12 tandis que le cache 13 est fixé sur la table. Le fonctionnement de ce dispositif est le même que celui des figures 2 à 5, mais sa constitution est plus simple. Quelle que soit sa réalisation, le dispositif de touches à action progressive pourrait être utilisé, sans que l'on sorte du cadre de l'invention, avec un générateur d'oscillations électriques autre que celui qui a été décrit en regard de ia figure 1. Divers générateurs d'oscillations électriques pour instruments de musique électroniques sont en effet connus et parmi eux en particulier celui dans lequel le condensateur est chargé directement à travers une chaîne de résistances en série dont on met en service un nombre plus ou moins grand au moyen des interrupteurs liés aux touches. Toutefois, ie générateur qui a été décrit en regard de la figure 1 présente divers avantages. Tout d'abord, les résistances R . Ro, R1, R2.... Rn ayant été convenablement déterminées pour ou obtenir les inter- valles voulus entre les notes, conformément à la gamme choisie, il permet un réglage facile de l'accord de l'instrument, en utilisant une résistance variable pour constituer la résistance R e mise en série avec le transistor de charge T . Une telle c résistance variable permet en effet de modifier le courant de charge du condensateur C et, par conséquent, la fréquence des oscillations commandées par toutes les touches. On peut même monter en parallèle avec la résistance R c (figure 1) une photorésistance 25 associée à une source lumineuse 26 et à un cache 27, qui, au repos occulte partiellement le faisceau de la source 26. Le déplacement du cache 27 dans un sens ou dans l'autre a pour effet d'augmenter ou de diminuer la résistance de la photorésistance. En imprimant au cache 27, par tout moyen convenable, un mouvement oscillant, I'exécutant peut faire varier la fréquence des sons produits, autour d'une fréquence moyenne, c'est-à-dire réaliser un vibrato. Pour cela, le cache 27 peut être manoeuvré à l'aide d'un levier ou d'un ruban mis à la disposition de l'exécutant ou encore (figure 16) être fixé sur la table 1 de l'instrument montée elle-même sur des ressprts ou pieds élastiques 28, de manière à pouvoir osciller dans son plan. De plus, le générateur d'oscillations électriques décrit en regard de la figure 1 se combine de manière particulièrement intéressante avec le dispositif de touches à action progressive décrit en regard des figures 2 à 5 et 7 à 9, en facilitant l'obtention d'un effet particulier de glissando. En effet, il est facile d'introduire une constante de temps entre le pont de résistances Ro, R1,.. Rn et la base du transistor Tc, par exemple au moyen d'une résistance R et d'un g condensateur Cç Lorsque ces éléments sont connectés par le commutateur bl, toute variation de tension au point commun à Ro et à R1, consécutive à l'action sur une touche n'est répercutée sur la base de T que progressivement, ce qui fait varier progressvement le courant de charge de C, donc la fréquence produite par l'oscillateur. De ce fait, lorsqu'on actionne une touche alors qu'aucune autre n'est enfoncée, la fréquence produite glisse d'une valeur très basse à la valeur correspondant à la touche enfoncée, et ceci avec la constante de temps Rg, Cg Si une touche-était déjà enfoncée, la fréquence glisse progressivement de la fréquence correspondant à cette touche, jusque celle qui correspond à la nouvelle touche enfoncée, et ceci toujours avec la constante de temps RgCg. D'autre part, on a vu ci-dessus que, dans le mode de réalisation de la figure 1, la diode photoémettrice 11 est alimentée par le courant modulé venant du Darlington D. A titre de variante, comme le montre la figure 6, la diode 11 peut aussi être alimentée en courant continu, et dans ce cas, le phototransistor 12 fournit aussi un courant continu, mais variable selon la position du cache 13, ce qui permet de commander l'amplificateur A en tension, selon un schéma bien connu en lui-même. Le dispositif de touches à action progressive selon l'invention, qui donne un effet utile pendant un déplacement de la touche d'une certaine grandeur, se prête à l'obtention d'un effet sonore en fonction de la vitesse d'actionnement de la touche, c'est-à-dire de la dérivée du déplacement. On a représenté par exemple sur la figure 10 un dispositif semblable à celui de la figure 6 mais dans lequel la tension aux bornes de la résistance R c qui est en série avec le phototransistor 12 est appliquée d'une part à un amplificateur Af qui fournit donc à sa sortie un signal fonction du déplacement de la touche et, d'autre part, à travers un réseau dérivateur comprenant une capacité Cd et une résistance Rd à un amplificateur Ad qui fournit donc à sa sortie un signal fonction de la vitesse de déplacement de la touche. Les tensions recueillies à la sortie des deux ampli ficateurs sont appliquées à un amplificateur mélangeur A à m travers des résistances variables Rf et Rd permettant de doser les parts relatives au déplacement de la touche et à sa dérivée. Le signal résultant est utilisé pour commander en tension l'amplificateur final A c alimentant les haut-parleurs HP. Sur le graphique de la figure 11, on a tracé la courbe de la tension F obtenue à la sortie de Af pour un certain déplacement de la touche. Le graphique de la figure 12 donne de même l'allure du signal D fonction de la vitesse de déplacement, obtenu à la sortie de Ad, tandis que la figure 13 montre le signal résultant de la combinaison des signaux des figures il et 12. On peut, bien entendu, n'utiliser que l'un ou l'autre des signaux des figures 11 et 12 et ainsi obtenir, soit un son plus ou moins fort en fonction de l'enfoncement de la touche, soit une percussion plus ou moins brève dépendant cette fois de la rapidité de l'enfoncement de la touche. Le signal fonction de la vitesse de déplacement peut être aussi utilisé pour faire varier momentanement la fréquence du signal délivré au haut-parleur lors de l'enfoncement d'une touche, en obtenant ainsi un effet analogue à celui que l'on obtient dans les instruments à cordes pincées. On sait en effet que dans ces instruments la déformation que subit la corde, quand l'exécutant la pince en l'écartant de sa position de repos, produit une augmentation de la tension de la corde et, par conséquent, de la fréquence du son, qui revient à sa fréquence naturelle quand l'amplitude des vibrations décroît. La figure 14 montre un mode de réalisation permettant d'obtenir ce résultat. Le point D de la figure 10, c'est-à-dire la sortie de l'amplificateur Ad, est relié à la base d'un transistor Td connecté, comme figuré1 au transistor unijonction UJT qui constitue le dispositif à seuil pour la décharge du condensateur C de l'oscillateur, décrit en regard de la figuré 1, le point de déclenchement de l'unijonction, c1est-à- dire le seuil de décharge du condensateur C, étant détermine par les résistances R a et R en série. v Si aucun signal n'apparaît en D, le transistor Td est bloqué et le dispositif fonctionne comme s'il n'existait pas. Mais, si un signal apparaît D, le transistor est débloqué et la tension aux bornes de R a est momentanément abaissée, ce qui diminue le seuil de déclenchement du transistor unijonction, en entraînant ainsi une augmentation momentanée de la fréquence engendrée par l'oscillateur. Le dispositif d'oscillateur décrit en regard de la figure 1 se prête aussi à l'obtention d'effets musicaux particuliers, par la génération simultanée de sons différents Un exemple est représenté sur la figure 15 sur lequel, au lieu de prévoir, comme sur la figure 1, un commutateur b1 pour mettre en ou hors d'action le circuit à constante de temps R Cgî on raccorde ce circuit à la base d'un premier transistor T'c tandis que 1a connection directe avec la chaîne de résistances est raccordee à la base d'un second transistor T"c. Ces transistors servent à charger des condensateurs différents C'C" se déchargeant à travers des transistors unijonction différents UJT', UJT", de manière à constituer des oscillateurs indépendants quoique commandés par la même tension de la chaîne de résistances. Les signaux que fournissent un oscillateur peuvent être traités indépendamment et être mélangés pour alimenter le même haut-parleur ou rester distincts pour alimenter des haut-parleurs différents. Dans le cas de la figure 15, l'un des oscillateurs est attaqué en glissando comme décrit en regard de la figure 1 alors que l'autre est attaqué en direct. On peut imaginer aussi deux ou trois oscillateurs identiques et accordés sur la même note. En raison des inévitables différences entre les composants on obtiendra un effet analogue au roulement des cordes du piano. Avec deux oscillateurs accordés à la tierce ou à la quinte, on aura un effet de double corde. Un dispositif dérivateur analogue à celui de la figure 10 peut être appliqué à tous les oscillateurs ou seulement à certains. I1 va d'ailleurs de soi que les modes de réalisation décrits n'ont été donnes qu'à titre d'exemple et qu'on pourrait les modifier, notamment par substitution d'équivalents techniques, sans que l'on sorte pour cela du cadre de la présente invention. Par exemple, dans le cas illustré par la figure 6 l'émission lumineuse de la diode photoémettrice, au lieu d'être constante, peut être modulée à une fréquence de quelques Hertz, par exemple au moyen d'une commande à la disposition de l'exécutant, pour obtenir un trémolo dans les notes engendrées. R E V E N D I C A T I O N S l.-Instrument de musique électronique dans lequel des oscillations électriques à fréquence musicale sont déterminées par l'action de l'exécutant sur des touches, boutons ou organes analogues, correspondant à des fréquences différentes et sont ensuite traitées et amplifiées avant d'alimenter un haut-parleur, caractérisé en ce qu'un dispositif opto-électronique, comportant un cache dont le mouvement relatif par rapport au faisceau lumineux est commandé par les touches, agit sur le gain de l'amplificateur en fonction du flux lumineux démasqué par le cache, de manière que ce gain soit nul quand toutes les touches sont au repos et qu'il augmente progressivement au fur et à mesure de l'enfoncement d'une touche. 2.- Instrument de musique selon la revendication .l, dans lequel les touches, maintenues dans leur position de repos par des ressorts, coopèrent avec des interrupteurs, de sorte que l'appui sur une touche actionne l'interrupteur associé pour mettre l'oscillateur en marche à la fréquence correspondante, caractérisé en ce que la touche et l'interrupteur associé sont disposés de manière que l'interrupteur soit actionné dès le début du mouvement de la touche, tandis que le mouvement relatif du cache par rapport au faisceau lumineux dans le dispositif opto-électronique n'est commandé que dans la poursuite du mouvement de la touche. 3.- Instrument de musique selon la revendication 2, caractérisé en ce que le support du circuit imprimé comportant divers organes électriques de l'instrument et, en particulier, l'émetteur et le récepteur du dispositif opto-électronique, porte l'une des parties des interrupteurs dont l'autre partie est actionnée par les touches respectives, ledit support étant de plus monté à ressort de manière que,-dans sa position de repos, le faisceau lumineux du dispositif opto-électronique soit occulté par le cache fixé à la table de l'instrument. 4.- Instrument de musique selon la revendication 3, caractérisé en ce que le support du circuit imprimé porte des plages de contact qui coopèrent avec des languettes découpées dans une lame élastique dont le corps servant à l'alimentation commune des interrupteurs est fixe suer la table de l'instrument, lesdites languettes élastiques formant à la fois les contacts mobiles des interrupteurs et le ressort de rappel des touches. 5.- Instrument de musique selon la revendication 4, caractérisé en ce que les touches traversent les languettes et s' appuient sur celles-ci par un épaulement. 6.- Instrument de musique selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la source lumineuse du dispositif opto-électronique est connectée à l'oscillateur, de manière que son faisceau lumineux soit modulé aux fréquences engendrées par cet oscillateur. 7.- Instrument de musique selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la source lumineuse du dispositif opto-électronique est alimentée de manière à produire une émission lumineuse constante. 8.- Instrument de musique selon la revendication 7, caractérisé en ce que la source lumineuse du dispositif opto-électronique est modulée à basse fréquence par une commande à la disposition de 11 exécutant, pour engendrer un trémolo dans la note produite. 9.- Instrument de musique selon l'une des revendications précédentes, caractérisé par plusieurs ensembles optoélectroniques commutables correspondant à les lois de progressivité différentes. 10.- Instrument de musique selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le générateur d'oscillations électriques comporte une chaîne de résistances associées aux interrupteurs commandés par les touches, de manière à fournir une tension variable selon la touche actionnée et un transistor ou valve similaire dont le débit est contrôlé par ladite tension variable pour charger un condensateur se déchargeant à travers un dispositif à seuil. 11.- Instrument de musique selon la revendication 10, caractérisé par l'association à la chaîne de résistances d'un circuit à constante de temps qui, faisant varier progressivement le courant de charge du condensateur, permet de faire varier progressivement la fréquence fournie par l'oscillateur en donnant un effet de "glissando". 12.- Instrument de musique selon la revendication 11, caractérise par un commutateur permettant de connecter ou non le circuit à constante de temps. 13.- Instrument de musique selon la revendication 10, caractérisé par l'association de la chaîne de résistances à des oscillateurs indépendants mis en service simultanément par l'actionnement d'une même touche et à l'aide d'un seul contact par touche. 14.- Instrument de musique selon l'une des revendications précédentes, caractérisé par un circuit relié directement au générateur d'oscillations électriques pour fournir un signal fonction du déplacement des touches et par un deuxième circuit fournissant un signal fonction de la dérivée du déplacement d'une touche. 15.- Instrument de musique selon la revendication 14, caractérisé en ce que le signal fonction de la dérivée est utilisé pour faire varier le seuil de déclenchement du dispositif à seuil servant à la décharge du condensateur de l'oscillateur, en permettant ainsi de modifier la fréquence en fonction de l'attaque de la note.