FR 2498347 A2 19820723 FR 8100779 A 19810116 DISPOSITIF DE POSIlTIONNEMENT D'UN MOBILE PAR UN CHAMP MAGNETIQUE La présente addition est un perfectionnement du brevet principal NO 78 32 537 déposé le 17 Novembre 1978 intitulé "Dispositif de positionnement d'un mobile par un champ magnétique". Ce perfectionnement concerne un moyen de mesure des valeurs algébriques de champs magnétiques produits par un courant alternatif, ce qui permet de lever le doute sur la position du mobile qui contient des magnétomètres. L'invention s'applique plus particulièrement à l'ancrage dynamique d'un bateau près d'une plate-forme en haute mer. Cette plate- forme comporte deux conducteurs plongeant dans l'eau et parcourus en sens inverse par un courant alternatif. Sur le bateau sont montés des magnétomètres mesurant les compo- sants du champ magnétique instantané suivant deux axes Ox et Oy liés au bateau. Suivant l'invention du brevet principal les signes relatifs de h et hy sont obtenus, par une démodulation synchrone d'un signal par l'autre. Cette méthode ne permet que de connaître les signes relatifs de hx et hy' Ceci produit une ambiguïté en début de la mesure de la position, car les signes de hx et hy comparés à ceux du courant instantané qui produit le champ magnétique ne sont pas connus. Dans le brevet principal on utilise une méthode de lever de doute par une mesure grossière de la position. La présente addition concerne une méthode de lever de doute par des mesures de champ magnétique, qui présente l'avantage de permettre un positionnement automatique et précis. Brièvement c'est un dispositif de positionnement d'un mobile dans un plan repéré par des axes Ox et Oy, suivant la revendication 2 du brevet principal caractérisé par le fait que le courant alternatif i parcourant le fil conducteur et produisant un champ magnétique au point de coordonnées X et Y est la somme de deux courants i. et il, les courants i. et il correspondant à des courants à des fréquences f et f1, & la fréquence f1 appelée haute fréquence, est très supérieure à la fréquence fo, appelée basse fréquence et que le courant il est modulé par des impulsions de récurrence T. de durée inférieure à TO/4, o To = 1/fo; et que le mobile comporte deux couples de magnétomètres, le premier couple mesurant les composantes du champ magnétique ho et ho suivant des axes Ox et Oy liés au mobile autour de la x y fréquence f. et le second couple de magnétomètres mesurant les composan- tes sur ces axes hi et h, autour de la fréquence fi, que des moyens x y OO 1 permettent à partir des signaux hx, hy, hx et hy de reconstituer un signal S synchrone du courant i0 et que ce signal est utilisé pour démoduler les signaux ho et ho fournissant ainsi les valeurs algébriques des composantes du x y champ magnétique. D'autres caractéristiques et avantages ressortiront par la description qui va suivre, illustrée par les figures qui représentent: - figure 1, un dessin' illustrant le positionnement magnétique d'un bateau près d'une plate-forme, suivant l'invention du brevet principal; - figure 2, un schéma montrant les signes des composantes du champ magnétique produit par deux fils conducteurs parcouru par un courant, dans le plan OXY; - figure 3, les allures des signaux électriques utilisés pour lever l'ambiguîté de signe pour les champs magnétiques mesurés; - figure 4, le schéma général des circuits pour générer à partir des champs magnétiques mesurés, un signal de référence permettant la déter- mination des signes des champs magnétiques; - figure 5, le schéma de démodulation par le signal S. La figure 1 représente une vue schématique d'un navire en ancra'ge dynamique suivant l'invention au brevet principal. La plate-forme 2 comporte deux conducteurs a et b plongeant dans l'eau et alimentés par un générateur de courant alternatif 3. Soit i la valeur instantanée de ce courant qui peut avoir une variation temporelle sinusolda- le ou préférentiellement de signaux carrés à la fréquence fo. A cette valeur de-i de la boucle conductrice comprenant les conducteurs a et b correspond un champ magnétique h instantané dans un plan orthogonal aux conducteurs. Les composantes de ce champ h sur des axes OX et OY de ce plan sont hX et h. La variation temporelle de ce champ est la même que celle du courant i. Le positionnement en un point de coordonnées X et Y consiste à déterminer ces coordonnées à partir des valeurs algébriques hX et hyp le signe de hX et de hy tenant compte de la valeur algébrique de courant i, on prendra par exemple un courant positif pour la direction OZ perpendiculaire à OX et OY, pour le conducteur a. Le bateau 1 comporte des magnétomètres 5 qui mesurent les compo- santes du champ magnétique h et h.par rapport à des axes x et y liés au x Y' bateau. Ce sont ces valeurs mesurées ainsi que la valeur de l'angle de cap qui sont utilisées pour la commande de l'ancrage dynamique du bateau. La figure 2 représente schématiquement la répartition du champ magnétique suivant ses deux composantes hX hy par rapport au courant instantané i dans les deux conducteurs a et b. On considère par exemple la partie "avant" 20 de la plate-forme qui comporte le conducteur a. Le long des axes OX et OY la composante hy est nulle tandis que le long de la courbe 25 la composante hX est nulle. Les signes des valeurs algébriques hX et hy déterminent ainsi quatre domaines 21, 22, 23 et 24 dans le plan OXY pour Y O, et hy> O, dans le domaine 22; hX O, dans le domaine 23; hX O et hy l'invention permet de lever l'ambiguïté automatiquement et avec précision. Par ailleurs, on a intérêt à se rapprocher le plus possible d'une répartition de champ magnétique produite par un seul fil. En effet dans ce cas l'intensité du champ décroit moins vite avec la distance. De plus, en se reportant à la figure 2, on diminue l'étendue des domaines 21 et 24, le lieu o hX = O tendant à devenir parallèle à l'axe OX. Pour cela les deux fils conducteurs a et b sont placés au niveau des bords opposés de la plate- forme, comme représenté sur la figure 1, pour être les plus distants possible. Suivant l'invention, l'ambiguïté sur les signes de hx et de hy est levé en faisant passer dans les conducteurs a et b un courant i, qui est la superposition d'un courant alternatif io, à la fréquence fo, appelée basse fréquence (BF) et d'un courant alternatif il à la fréquence f1 appelée haute fréquence (HF). Préférentiellement f est de quelques centaines de Hertz et f1 de quelques dizaines de kilohertz. Préférentiellement le courant io à basse fréquence a une allure temporelle en signaux carrés. Il en est de même pour le courant haute fréquence i1 mais celui-ci est formé d'impulsions carrées de recurrence To = 1/f0, ces impulsions ayant des durées inférieures à T01/4, et chacun de ces impulsions se trouvant à l'intérieur d'un quart de période-du courant basse fréquence. Ces impulsions haute fréquence servent suivant l'invention, pour déterminer le signe des impulsions de courant basse fréquence et de permettre ainsi de trouver les signes des composantes hx et hY. Ces signes sont obtenus en démodulant les signaux fournis par les magnétomètres h et hy par un signal reconstitué du courant basse fréquen- x y ce. Suivant l'invention ce signal reconstitué S du courant basse fréquence est obtenu à partir des signaux h 0, h 0, h1 et hl. h0 et ho sont fournis par un x yx y x y premier couple de magnétomètres fournissant les composantes du champ --> 1 1 magnétique h autour de la fréquence f 0,, h et h sont fournis par un second x y __ couple de magnétomètres qui fournissent les composantes de h autour de la fréquence f1. A partir des signaux h 0 et h on génère un signal U1 d'impulsions x y carrées à la fréquence 2f0, les fronts de montée d'une impulsion sur deux, coïncident avec les fronts de montée du signal BF, i0. Le signal U1 permet d'obtenir des impulsions S1 et S2 de largeur T /8 et de fréquence f qui seront utilisées pour la comparaison, avec les impulsions HF, T, détectées à partir des signaux h et hl. x Les signaux S1 ont leur front de montée décalé de TO/8 sur le signal i et les signaux 52 sont décalés de T /2 sur les signaux S. La figure 3 montre sur la ligne i la variation temporelle des courants i et il aux fréquences fo et fi. Le courant i a son front de montée décalé de t = T /8 sur celui du courant i. Les couples de magnétomètres qui fournissent les composantes h X, h y et hx, hy, ont des bandes passantes étroites autour de f et de fi de façon à ne laisser passer que les fréquences fondamentales. Les magnétomètres utilisés peuvent être par exemple du type bobine fluxmétrique dont les caractéristiques sont adaptées à la fréquence à détecter. Un exemple de dispositif de lever de doute pour les signes des champs magnétiques suivant l'invention est montré par la figure 4. Un premier ensemble 400 reçoit les signaux ho et ho et fourni le signal K y Ul à la fréquence 2f0, dont les fronts de montées impaires sont en coincidence avec le signal i. Les signaux ho et ho fournis par le couple de magnétomètres sont x y filtrés autour de la fréquence f. par des filtres 41 et 42 et appliqués à des dispositifs de contrôle automatique de gain (CAG), 43 et 44. Le signal obtenu à partir du premier CAG 43 est appliqué à un circuit déphaseur à 900, 45. Le signal déphasé si et le signal s2 à la sortie du deuxième CAG 44 sont additionnés et soustraits dans des circuits 46 et 47. Le signal s1 déphasé est de la forme: s= H cos 2 lif t x cos et le signal s2 est de la forme: S2 = H sin 2 l4f t x sin q o qest l'angle du champ magnétique h avec l'axe OX et H une constante proportionnelle à la valeur de l'amplitude de champ h. Après addition et soustraction des signaux s et s2 et écrêtage par les circuits 48 et 49 on obtient des signaux carrés W1 et W2 (fig.3) qui sont déphasés de + *, et de - anglo-saxonne, qui reçoit son signal de commande d'un amplificateur diffé- rentiel 52. Cet amplificateur 52 reçoit sur ses deux entrées les valeurs algébriques des différences entre les temps de montée du signal UJ1 et des signaux W1 et W2 fournis par les circuits 53 et 54. Sur la figure 3 est figuré le signal U1 à la fréquence 2f0 synchronisé par rapport au signal i. La synchronisation du V.C.O. sur une fréquence double est nécessaire pour éviter les sauts de synchronisation au cours de la rotation des magnétomètres, pouvant en effet varier librement. Les signaux U1 sont utilisés dans un sous-ensemble 410 pour générer des signaux S1 et S2 qui servent de signaux de comparaison avec le signal détecté HF. Dans le sous-ensemble 410 sont d'abord élaborés les signaux rectangu- laires U2 (fig.3) de largeur T0/8 et de fréquence 2f0 par un circuit 69. Le signal U1 est appliqué à un circuit de bascule 55, diviseur par deux, dont les sorties complémentaires sont connectées à une entrée de deux circuits ET 56 et 57 qui reçoivent sur l'autre entrée le signal U2. On obtient ainsi les deux signaux S1 et S2 représentés sur la figure 3. Un autre sous-ensemble 420 élabore à partir des signaux reçus en HF des impulsions T. Ce sous-ensemble reçoit les valeurs des composantes du champ magnétique h et h1 qui sont filtrés autour de la fréquence f1 par les x y circuits de filtrage 58 et 59. Ces signaux ne contiennent plus que la fréquence fondamentale f1. Le signal correspondant à hx est déphasé de 90 par un circuit 60 et additionné dans un circuit 61 au signal correspondant à h1. y Cette addition fournie un signal S3 proportionnel à H cos (2ir f1 t - Le signal S3 est appliqué à un circuit de contrôle automatique de gain 62 et détecté par un circuit 63, fournissant ainsi les impulsions T montrées par la figure 3. La position des impulsions HF détectées est très peu dépendante de l'angle y,, le temps correspondant à une demi période -n étant faible. Par conséquent ces impulsions sont à peu très synchrone soit oiu signal 51, soit du signal S2. Deux portes 64 et 65 sont commandées par les signaux Si et S2 et reçoivent le signal T. Les deux signaux de sortie des portes sont ensuite intégrés par les résistances et capacités R1, R2, C1 et C2 et les deux signaux T1 et T2 sont comparés dans le comparateur 66. En sortie du comparateur, on a un signal égal à 0 ou 1 respectivement si T1 T2. Les signaux S1 et S2 sont également envoyés sur un commutateur 67 commandé par le signal de sortie du comparateur 66: le commutateur 67 fournit S1 ou 52 suivant que le signal d'entrée est 1 ou 0 respectivement. Le signal U1 est envoyé sur un diviseur par 2, 68 dont la remise à zéro (RAZ) est fournie par le signal de sortie du commutateur ce qui permet d'obtenir le signal BF de fréquence f avec une phase sans ambiguTté. Ce signal S va maintenant servir à démoduler les divers signaux ho et h 0 qui x y seront alors connus avec leur signe. Le signal S fourni par le circuit diviseur par deux 68 est utilisé pour la démodulation des signaux h x et h comme le montre la figure 5. x y Les circuits de démodulation synchrone 76 et 77 reçoivent respective- ment les signaux ho et ho du couple de magnétomètres basse fréquence, la x y démodulation étant obtenue par le signal S. On obtient ainsi les valeurs algébriques des amplitudes des composantes du champ magnétique H et Hy. x y Ce sont ces valeurs qui sont utilisées dans les circuits de calcul de coordonnées décrits dans le brevet principal. On a décrit ainsi un perfectionnement pour le positionnement dun mobile d'un champ magnétique, qui évite la nécessité de recourir à des mesures directes approchées de la position. REVENDICATIONS 1. Dispositif de positionnement d'un mobile dans un plan repéré par des axes OX et OY, suivant la revendication 2 du brevet principal caractérisé par le fait que le courant alternatif i parcourant le fil conducteur et produisant un champ magnétique au point de coordonnées X et Y est la somme de deux courants i0 et i1, les courants i. et il correspondant à des courants à des fréquences f et fi, o la fréquence f1 appelé haute fréquence, est très supérieure à la fréquence f0 appelée basse fréquence et que le courant i1 est modulé par des impulsions de recurrence T0, de durée inférieure à T0/4 o = 11f0; et que le mobile comporte deux couples de magnétomètres, le premier couple mesurant les composantes du champ- magnétique h 0 et h0 suivant des axes Ox et Oy liés au mobile autour de la x y fréquence fo et le second couple de magnétomètres mesurant les composan- tes sur ces axes h et h autour de la fréquence f1, que des moyens permettent à partir des signaux h h, h 0, h1y de reconstituer un signal S synchrone du courant i et que ce signal est utilisé pour démoduler les signaux h0 et h fournissant ainsi les valeurs algébriques des composantes du x y champ magnétique. 2. Dispositif de positionnement suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que le courant i0 à la fréquence f0 a une variation temporelle en signaux carrés et que le courant i1 à la fréquence f1 a une variation temporelle en impulsions carrées. 3. Dispositif de positionnement suivant la revendication 2, caractérisé par le fait que les signaux fournis par le premier couple de magnétomètres h0 et h sont filtrés dans des filtres centrés autour de f0 (41, 42), régulés x y par des circuits de contrôle automatique de gain (43, 44), le signal correspondant à h étant déphasé de 90 par un déphaseur (45) et additionné x et soustrait à un signal correspondant à h dans des circuits d'addition et de y soustraction (46, 47), les signaux additionnés et soustraits étant écrêtés par des circuits (48, 49) fournissant des signaux carrés W1 et W2 déphasés de + et de - f ou signaux carrés de fréquence 2f0 synchrone du signal io0. 4. Dispositif de positionnement suivant la revendication 3, caractérisé par le fait que les moyens de génération du signal U1 comprennent un oscillateur contrôlé par une tension (51) piloté par le signal de sortie d'un amplificateur différentiel (52) et deux comparateurs (53, 54) comparent les temps de montée des signaux W1 et W2 au temps de montée du signal fourni par l'oscillateur (51), ces comparateurs (53, 54) fournissent les deux signaux d'entrée de l'amplificateur différentiel (52) et que des moyens permettent à partir du signal U1 de générer des impulsions rectangulaires 51 et S2 de recurrence TO0 de largeur d'impulsion To/8 et décalées de To/2 et que les fronts de montée de S1 sont décalés de To/8 sur celui du signal i0o. 5. Dispositif de positionnement suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que les composantes du champ magnétique h et hI sont filtrés x y par des filtres centrés, autour de f1 par des filtres (58, 59), que le signal correspondant à hI est déphasé à 90 par un déphaseur (60) que le signal x1 déphasé est ajouté à celui correspondant à hy dans un circuit d'addition (61) régulé dans un circuit de contrôle automatique de gain (62) et détecté dans un circuit de détection (63) fournissant des signaux T. 6. Dispositif de positionnement suivant les revendications 4 et 5 caractérisé par le fait que le dispositif comporte deux portes (64, 65), commandées par les signaux S1 et 52 et recevant le signal T, que les deux signaux de sortie des deux portes sont intégrés et comparés dans un comparateur (66); que le signal de sortie du comparateur commande un commutateur (67) recevant les deux signaux S1 et S2; et que le signal de sortie de ce comparateur (67), S1 ou 52' effectue une remise b zéro d'un circuit diviseur par deux (68), qui reçoit le signal U1 et fournit le signal S reconstitué.