Les conséquences de la pollution pour le milieu récepteur sont évaluées de façon satisfaisante par la connaissance de la D.B.O. 5 qui est la quantité d'oxygène consommée par les microrganismes présents dans un échantillon de liquide en cinq jours à 20°C. Des variantes permettent de 5 mettre en évidence des aspects différents de la pollution : incubation avec ou sans addition dé sels minéraux, avec ou sans dilution, éventuellement après destruction des microrganismes nitrifiants par passage à pH 2 ou pH 3 durant 10 mn, avec incubation de durée et à température différente, avec addition d'un corps biodégradable, etc... 10 La durée d'incubation pour la mesure de la D.B.O. 5 est de toute évidence le principal inconvénient si cette mesure est utilisée pour l'exploitation des stations d'épuration des eaux polluées ou pour l'analyse des variations de pollution d'un réseau. Les autres mesures chimiques (B.C.0. ou demande chimique en oxygène, carbone total ou organique, demande globale 15 en oxygène) présentent un grand intérêt, mais ne permettent pas de connaître la biodégradiabilité d'un substrat. Il est possible d'accroître la vitesse du processus en mettant le substrat à étudier en présence d'une masse importante de microrganismes. La difficulté est de disposer d'une culture dont les caractéristiques soient 20 stables et dont l'activité soit reproductible. Ces conditions sont habituellement réunies grâce à une culture à taux de croissance constant, taux qui doit être inférieur au taux de croissance maximal, lequel est caractéristique des microrganismes du substrat et de la température. Dans les stations d'épuration, s'il y a recyclage de boues formées, 25 variation du débit d'eau à traiter, de la température, de la concentration en éléments nutritifs, la régulation du taux de croissance est possible également entre certaines limites, en faisant application du procédé décrit dans le brevet français du demandeur n° 1 567 182. Les variations de la croissance peuvent être analysées par la 30 respiration. La présente invention a pour objet un procédé et un respiromètre conçus spécialement pour cette analyse en vue d'effectuer des contrôles en laboratoire ou de permettre une régulation continue des stations d'épuration en service normal. 35 Les respiromètres connus sont basés sur le contrôle de la variation de pression dans une enceinte fermée contenant un échantillon de culture, variation qui est due à la consommation de l'oxygène se trouvant au-dessus de la surface libre du liquide et à l'élimination du gaz carbonique rejeté par 69 40210 2 2067184 un absorheur à potasse par exemple. Bans une réalisation connue sous le nom de Warburg et ses variantes r on mesure la diminution de la pression par lecture directe sur un manomètre. 5 Cette réalisation présente, l'inconvénient de n'être pas automati que et de ne pas permettre des apports ou des prélèvements durant la mesure. D'autre part, la vitesse de la mesure étant limitée par la vitesse d'élimination du gaz carbonique, certains phénomènes^se développant plus rapidement que l'analyse^ peuvent rester ignorés. 10 Dans une autre réalisation connue sous le nom de Sapromat, on introduit dans l'enceinte de l'oxygène produit par électrolyse pour maintenir la pression au-dessus du liquide ; la quantité d'électricité fournie correspond à la quantité d'oxygène fournie. Cette réalisation présente les mêmes inconvénients que précédemment; 15 en outrejle phénomène à analyser peut être retardé et perturbé par la production trop lente d'oxygène pendant la mesure. Le respiromètre objet de l'invention ne possède pas ces inconvénients car : - en premier lieu, la cuve de mesure étant ouverte à l'air libre, 20 il est possible à tout instant pendant l'enregistrement d'introduire ou de prélever un échantillon, d'ajouter des compléments nutritifs,des éléments toxiques, d'autres microrganismes, etc... - en deuxième lieu, la vitesse de mesure ne dépend que de la constante de temps d'une électrode de mesure de l'oxygène dissous ; cette cons- 25 tante de temps étant faible et parfaitement définie, il est possible d'en tenir compte ; dès lors, le phénomène à analyser n'est pas influencé par la mesure et peut être traduit fidèlement, - en troisième lieu, 1'automaticité conférée à l'appareillage permet d'éliminer l'influence de l'expérimentateur. 30 Le respiromètre^objet de l'invention^présente en outre d'autres avantages : - le contrôle peut être effectué sur n'importe quelle culture et dans n'importe quelles conditions : par exemple, par prélèvement directement dans les cuves d'aération d'une station d'épuration ou dans une rivière 35 polluée. Il est donc inutile de tenter de reproduire le phénomène existant pour l'analyser, ce qui introduit des erreurs supplémentaires ; 69 40210 2067184 - Pour d'autres contrôles, le respiromètre permet de réunir des conditions normalisées (température, concentration, agitation, etc...) de façon que les résultats soient comparables entre eux et dans le temps ; - Des mesures successives étant effectuées chacune pendant une 5 durée très courte (de quelques secondes à/quelques minutes), elles indiquent les variations de consommation, alors que dans les appareils connus, c'est la valeur cumulée de l'oxygène consommé qui est lue. Autrement dit, grâce au respiromètre de l'invention, on mesure la dérivée de la grandeur lue habituellement avec les appareils connus précités, et il est bien évident 10 alors que la connaissance des phénomènes variant très rapidement est beaucoup plus claire et plus précise. Pour obtenir ces résultats, la présente invention préconise un procédé qui consiste : - à mesurer à un instant donné la différence de concentration 15 de l'oxygène qui est dissous dans la culture à cet instant et qui y était dissous avant qu'uns période prédéterminée ne se soit écoulée, - subsidiairement à diviser cette différence de concentration par la durée de la période considérée pour exprimer la consommation par unité de temps, 20 - et à montrer la variation dans le temps des valeurs ainsi obtenues. Selon un premier mode d'exécution du procédé, la mesure est effectuée sur un même échantillon isolé, entre deux instants décalés de la période précitée, cette mesure étant renouvelée sur un échantillon enrichi 25 en oxygène. Le respiromètre^objet de l'invention, faisant application de ce premier mode d'exécution du procédé, comporte : - une cuve destinée à contenir l'échantillon de liquide à analyser et coopérant avec un agitateur, 30 - un circuit dit régénérateur raccordé à la cuve par 1'intermé diaire d'un dispositif de branchement, - une électrode de mesure plongeant dans la cuve et indiquant la concentration en oxygène dissous par l'intermédiaire éventuellement d'une mesure de pression partielle, 35 - un dispositif analyseur relié à l'électrode de mesure et compre nant au moins un élément détecteur de seuil correspondant à une concentration déterminée d'oxygène dissous, - un dispositif indicateur raccordé au dispositif analyseur, 69 40210 4 2067184 - une minuterie connectée, pour son déclenchement, à un élément détecteur, la dispositif de branchement, précité étant relié, d'une part;, à la minuterie pour son ouverture an fin de comptage du temps et, d'autre part, â un- élément détecteur pour sa fermeture. 5 Dans ce qui suit, on doit comprendre par circuit régénérateur, un circuit qui permet de soumettre à chacune des mesures successives un échantillon de culture dont la concentration en oxygène dissous est supérieure à un seuil défini à l'avance. Ainsi, ce circuit peut apportera l'échantillon contenu dans la cuve, de 11 oxygène pour accroître la concen-10 tration de ce dernier â l'état dissous,. ou bien il peut remplacer cet échantillon par un autre prélevé dans un milieu où la concentration en oxygène dissous est maintenue au moins égale au seuil précité. Suivant une forme de réalisation particulièrement avantageuse, le respiromètrs comporte deux éléments détecteurs de seuils de valeurs dif-15 férentes dont l'un est connecté à la minuterie pour le déclenchement de cette dernière et dont l'autre est relié.au dispositif de branchement pour la fermeture de celui-ci ; de plus, le dispositif indicateur est du type enregistreur. Ainsi 3 on obtient un enregistrement continu de la variation de 20 la concentration de l'oxygène dissous dans le liquide de la cuve. Entre deux déclenchements successifs de la minuterie, qui en pratique sont très rapprochés, la consommation d'oxygène peut être aisément déduite de la différence entre.les concentrations au début et à la fin de la temporisation. Gomme la concentration au début est la même pour une série de mesures, il 25 suffit donc d'enregistrer seulement la concentration en oxygène dissous à la fin de cette temporisation. Dans ce but, 1e dispositif analyseur comporte une mémoire reliée, pour recevoir les données, à l'électrode de mesure, pour recevoir le signal - de commande de mise en mémoire à la fin de la temporisation, à la minuterie 30 et, pour délivrer les informations sélectionnées, au dispositif enregistreur. L'enregistrement montre donc la variation dans le temps de la concentration en oxygène dissous à la fin des temporisations successives. Pour obtenir un enregistrement de la consommation d'oxygène, le dispositif analyseur du respiromètre comporte également un amplificateur-35 soustracteur dont les entrées sont connectées à la mémoire et à un élément détecteur de seuil et dont la sortie est branchée sur le dispositif enregistreur. 69 40210 5 2067184 Selon un deuxième mode d'exécution du procédé de l'invention,, la mesure est effectuée sensiblement au même instant sur deux échantillons identiques mais dont l'un a consommé de l'oxygène dissous pendant un temps plus long que l'autre d'une durée égale à la période considérée précédemment. 5 Le respiromètre,objet de l'invention, faisant application de ce deuxième mode d'exécution du procédé, comporte : - un réservoir contenant le liquide à analyser et muni d'un moyen d'oxygénation, - une canalisation dont les extrémités sont raccordées au réservoir, 10 - une pompe à débit constant et une chambre à volume variable périodiquement, branchées en série sur la canalisation pour engendrer un écoulement pulsatoire du liquide sans désorganiser la répartition des couches élémentaires amont-aval de ce liquide, - une électrode de mesure plongeant dans cette canalisation en aval 15 de la chambre et indiquant la concentration en oxygène dissous par l'intermédiaire éventuellement d'une mesure de pression partielle, - un dispositif analyseur relié à l'électrode de mesure, - un dispositif indicateur raccordé au dispositif analyseur. Suivant une forme de réalisation avantageuse, la chambre est un 20 élément tubulaire allongé et expansible, de préférence en matière élastique, raccordé par ses extrémités à la canalisation et logé dans un boîtier étanche relié alternativement, par un dispositif de branchement, à une source de vide et à l'atmosphère ; ce dispositif de branchement est de préférence une vanne à trois voies commandée par une minuterie ; le dispositif analyseur comporte 25 deux mémoires distinctes dont les entrées des "données" sont reliées à l'électrode de mesure, de préférence par l'intermédiaire d'un amplificateur-convertisseur, et dont les entrées de "commande" sont branchées sur un circuit de déclenchement respectivement par deux contacts électriques ; ces deux contacts sont commandés sélectivement par au moins un organe détecteur du maximum 30 et du minimum respectivement du volume de la chambre, cet organe détecteur étant par exemple la minuterie ; les sorties des "informations" des deux mémoires sont connectées sur les entrées d'un circuit soustracteur dont la sortie est raccordée au dispositif enregistreur. Cette réalisation du respiromètre permet aussi d'obtenir un enre-35 gistrement de la consommation d'oxygène. L'expérience a montré que le respiromètre de l'invention, quelle que soit la forme de réalisation retenue, permet de connaître sans retard notable les variations de croissance de la culture, de déterminer la chrono 69 40210 6 2067184 logie des interventions des diverses espèces de microrganismes présents dans le liquide, de mettre en évidence la variation dans le temps de la métaboli-sation des éléments nutritifs présents dans le liquide, de savoir dans quelle mesure il faut modifier le débit d'air ou d'oxygène distribué, le débit de 5 recyclage des boues, l'échantillonnage et le taux de répartition des espèces de microrganismes, la composition alimentaire en apportant des éléments nutritifs appropriés et de vérifier si la correction conduit au résultat espéré, etc... Pour illustrer ce qui précède, trois exemples simples sont donnés ci-après en se référant aux figures 1 à 3 : 10 - la figure 1 représente la variation de la consommation d'oxygène C d'une culture exprimée en milligrammes par litre et par heure en fonction du temps t exprimé en heures. La courbe obtenue grâce au respiromètre de l'invention montre que cette culture contient plusieurs espèces de microrganismes intervenant l'une après l'autre (points anguleux), 15 - la figure 2 représente la même variation pour une autre culture à laquelle on apporte périodiquement des éléments nutritifs, les distributions étant indiquées par des flèches. La courbe montre que l'alimentation coïncide sensiblement avec un accroissement brutal de la consommation d'oxygène et peut ainsi être détectée, 20 - la figure 3 représente en trait pointillé la variation de la consommation d'oxygène G d'une culture en fonction du temps t et de la température T exprimée en degrés centigrades, la variation de la température en fonction du temps étant elle-même représentée en trait plein.Les courbes montrent que la consommation d'oxygène croît avec la variation de tempéra-25 ture plus vite qu'en fonction de la température seule (une variation de la température de 5°C en 4 h double la respiration endogène alors qu'un écart de température de 10°C serait nécessaire selon l'enseignementjfconnu pour doubler cette respiration endogène). Des formes de réalisation de l'objet de l'invention sont représen-30 tées, à titre d'exemples non limitatifs, sur le dessin annexé qui comprend, outre les figures 1 à 3, les figures 4 à 16. Sur ce dessin : - la figure 4 est une vue schématique montrant une première forme de réalisation du respiromètre, mettant en oeuvre le premier mode d'exécution 35 du procédé, - les figures 5 et 6 sont des vues partielles analogues à la figure 4, se rapportant à des variantes de réalisation de l'ensemble d'oxygéna-tion du respiromètre, 69 40210 2067184 - la figure 7 est an graphique représentant l'enregistrement obtenu grâce au raspiromètre ds la figure 4 et illustrant la variation de la concentration 0 sa oxygène dissous (exprimée sn iBilligrarEPeç par litre et portée en abscisses) en fonction du temps t (exprimé en seconde? et 5 porté an ordonnées), - la figure 8 est une sacre vue schématique montrant -.me deuxième forme de réalisation du respiromètre mettant en oeuvre le premier mode d'exécution du procédé, - la figure S est une vue synoptique illustrant., en c'rrespcn-10 dance avec un graphique qui représente la même variation que sur la figure 7, mais telle qu'elle est détectée par le respiromètre de la figure les divers états d'éléments constitutifs de ce dernier * Dl; D2, Te, PS, P et LC définis ci-après, - la figure 10 est un graphique montrant l'enveloppe de la variais tion de la concentration d'oiiygène dissous 0 en fonction du temps t, telle qu'elle pourrait apparaître à la sortie de la mémoire, - la figure 11 est un graphique représentant l'enveloppe de la variation de la consommation G d'oxygène en fonction du temps t, telle qu'elle est enregistrée à la sortis de 1'amplificateur-soustracteur3 20 - la figure 12 est une vue schématique se rapportant à une troi sième fortae de réalisation du respirciaètre, mettant en reuvre le deuxiènie mode d'exécution du procédé, - la figure 13 est une. coupe partielle montrant, à plus grande échelle, la chambre à volume variable, 25 - la figure 14 "t rraphique représentant 1 enregistrement obtenu grâce au respiromètrs de la figure 12 et illustrant la variation de la concentration en oxygène dissous 0 (portée en ordonnées) en fonction du temps (porté en abscisses), - les figures 15 et 16 sont des vues schématiques partielles ana-30 logues à la figure 12 et concernant deux autres formes de réalisation mettant en oeuvre le deuxième mode d'exécution du procédé. Dans ce qui précède, il est indiqué que le procédé de l'invention consiste : - à mesurer à an instant donné la différence de concentration de 35 l'oxygène qui est dissous dans la culture à cet instant et qui y était dissous avant qu'une période prédéterminée ne se soit écoulée, - subsidiairement^ à diviser cette différence de concentration par la durée de la période considérée pour exprimer la consommation par unité de temps, 69 40210 2067184 - et à montrer la variation dans le temps des valeurs ainsi obtenues. Pour la mise en oeuvre de ce procédé, un premier mode d'exécution est préconisé et consiste en ce que la mesure est effectuée sur un 5 même échantillon isolé, entre deux instants décalés de la période précitée, et en ce que cette mesure est renouvelée sur un échantillon enrichi en oxygène. Ce premier' mode d'exécution du procédé est appliqué au respiromètre de l'invention et plus spécialement aux formes de réalisation dé-10 crites ci-après en se référant aux figures 4 à 11. Comme le montrent les figures 4 et 8>le respiromètre comporte une cuve 1 contenant un échantillon 2 de liquide pollué â analyser et coopérant avec un moyen d'agitation 3 ; ce moyen peut d'ailleurs être de n'importe quel type, mais dans l'exemple choisi il est constitué par un agita-15 teur magnétique. Pour l'oxygénation de l'échantillon 2 à un taux supérieur à un seuil d2 déterminé pour chaque cas d'espèce» un circuit régénérateur est prévu. Selon l'exemple illustré par les figures 4 et 8, le circuit régé-20 nérateur comprend un réacteur 4 muni, près de son fond, d'un diffuseur 5 branché sur une tuyauterie 6 délivrant en permanence de l'air ou de l'oxygène. Le réacteur est relié à la cuve 1 par une canalisation 7 sur laquelle est montée une pompe 8 accouplée à un moteur 9 et constituant un dispositif de branchement. De plus, cette cuve est surmontée par une colonne 10 mise 25 en communication avec le réacteur par un tube de trop-plein 11 débouchant au-dessus du niveau du liquide dans ce dernier. La pompe 8 engendrant une circulation forcée du réacteur vers la cuve, ^ ainsi apte à remplacer l'échantillon 2 lorsqu'il est appauvri en oxygène par le liquide du réacteur qui est enrichi à un taux d'oxygène 30 supérieur au seuil d2 précité, l'échantillon retournant alors audit réacteur par le tube de trop-plein. La pompe est également apte à isoler la cuve et l'échantillon enrichi qu'elle contient. Selon la variante représentée sur la figure 5, le circuit régénérateur 4 à 7 et 11 est le même, mais le réacteur 4 est situé plus haut que 35 la cuve 1 de façon que le liquide s'écoule par gravité. Dans ces conditions, le dispositif de branchement est simplifié et constitué par un obturateur télécommandé, tel qu'une vanne 12. 69 40210 9 2067184 Selon un autre exemple ressortant de la figure 6, le circuit régénérateur est un circuit d'air ou d'oxygène 13 branché sur la cuve lj qui contient un échantillon 2 permanent, par 1'intermédiaire,dans ce cas égalementjd'un obturateur télécommandé 12. 5 Quel que soit le type de circuit régénérateur retenu, il suffit de savoir qu'en contrôlant l'alimentation du moteur 9 ou l'excitation du bobinage de l'obturateur 12, on isole l'échantillon 2 de façon que les microrganismes ne consomment que l'oxygène dissous dont la concentration diminue par conséquent^ou on régénère cet échantillon de façon que son 10 taux d'oxygène dissous soit supérieur au seuil d2. Ce contrôle est d'ailleurs effectué dans tous les cas par l'intermédiaire d'une boîte de commande 14. Dans l'exposé qui suit, on se réfère uniquement à une pompe, mais il est bien évident que cela implique que les autres exemples ci-15 dessus évoqués ne sont pas pour autant rejetés ; au contraire, les explications fournies sont également applicables à ceux-ci. Suivant la première forme de réalisation ressortant de la figure 4, le respiromètre comporte -un dispositif analyseur 15 relié à une électrode de mesure 16 de l'oxygène dissous et commandant un dispositif 20 enregistreur 17. L'électrode de mesure 16, connue en soi, est montée sur la cuve 1 pour plonger dans l'échantillon 2 et coopère avec une masse 18. Elle permet de délivrer un courant dont une grandeur électrique est fonction de la concentration en oxygène dissous 0 par l'intermédiaire éventuellement 25 d'une mesure de pression partielle. Le dispositif analyseur 15 et le dispositif enregistreur 17 sont également connus en soi et il en existe de nombreux types. Pour cette raison, il est inutile de les décrire dans le détail. Il suffit de savoir que le dispositif analyseur comporte un mécanisme 19 transformant la variation 30 convenablement traitée du courant délivré par l'électrode 16 en un déplacement rectiligne d qui finalement est proportionnel à la concentration en oxygène dissous 0. Ce déplacement est communiqué par le mécanisme 19 à la partie du dispositif enregistreur qui est mobile perpendiculairement au sens de défilement du papier, lequel est fonction du temps t. 35 Suivant la forme de réalisation de la figure 4, le mécanisme 19 comporte un organe, non représenté, mobile suivant l'axe 0 du dispositif enregistreur. Cet organe coopère avec deux contacts électriques 20 et 21 montés sur une partie fixe et décalés sur l'axe précité. 69 40210 10 2067184 Le contact 20 correspond au seuil maximal d2 de la concentration en oxygène dissous, seuil qui doit être atteint et même dépassé dans l'échantillon 2 grâce à la pompe 8 au début de chaque mesure. Il est donc monté en série, par des conducteurs 22 et 23, sur la ligne 24 d'excitation d'un re-5 lais 25 provoquant l'ouverture du contacteur de la boîte 14 et ainsi l'arrêt de la pompe 8. Le contact 21 correspond à un seuil minimal dl de la concentration en oxygène dissous 0, à partir duquel la mesure de la consommation d'oxygène peut être effectuée. En effet, il s'agit d'éliminer de la mesure toute per-10 turbation pouvant provenir des phénomènes transitoires non stabilisés qui se produisent entre le moment où l'apport d'oxygène cesse et celui où la consommation d'oxygène est établie. Le seuil dJL est d'ailleurs inférieur au seuil d2. Ce contact 21 est monté en série par des conducteurs 22, 26 et 27, 15 sur la ligne 24 de déclenchement d'une minuterie 28 pour commander le début du comptage du temps pendant lequel la mesure de la consommation d'oxygène doit être effectuée. Cette minuterie connue .en soi peut être de n'importe quel type ; toutefois, celle de l'exemple choisi est électromécanique. De toute façon, lorsque le comptage du temps est terminé, un relais incorporé 20 dans la minuterie 28 et relié par des conducteurs 27 et 29 à la ligne 24 provoque la fermeture du contacteur de la boîte 14 et ainsi le fonctionnement de la pompe 8. Autrement dit, chaque cycle se déroule de la manière suivante : la pompe 8 régénère l'échantillon 2.et la concentration 0 d'oxygène dissous 25 augmente lorsqu'elle atteint en croissant le seuil d2. (point a de la courbe 30 de la figure 7), le contact 20 est actionné par le mécanisme 19 du dispositif analyseur 15 informé par l'électrode 16 et provoque par l'intermédiaire du relais 25 l'arrêt de la pompe 8 ; l'échantillon 2 est isolé et les microrganismes consommant l'oxygène dissous, la concentration 0 de ce dernier 30 diminue ; lorsqu'elle atteint en décroissant le seuil dl, (point b de la courbe 30 de la figure 7), le contact 21 est à son tour actionné par le mécanisme 19 et provoque le déclenchement de la minuterie 28 ; à la fin du comptage du temps de mesure, le relais de cette minuterie provoque le fonctionnement de la pompe (point c de la courbe 30 de la figure 7) ; la concentration 35 en oxygène dissous augmente à nouveau et au passage du seuil d2 un cycle analogue peut commencer. 69 40210 11 2067184 Cette forme de réalisation du respiromètre (figure 4) permet donc d'obtenir un enregistrement continu de la concentration 0 d'oxygène dissous. En réalité, c'est 1'enveloppe 31 de la courbe 30 (figure 7} qui est intéressante pour connaître la variation de la consommation C d'oxygène en fonction 5 cia temps t au cours des essais successifs effectués sans interruption. Plus précisément, la valeur exacte C de cette consommation à chaque instant dépend de la différence D entre la valeur du seuil dj. et la valeur en abscisses du point correspondant c sur l'enveloppe 31. Il faut donc tracer sur l'enregistrement, pour pouvoir l'exploiter, l'enveloppe 31 et l'interpréter. 10 Bien entendu, ue, seul élément détecteur de seuil d_l ou d2 peut être suffisant, à condition qu'un retard soit introduit dans la commande de l'arrêt de la pompe par cet élément détecteur s'il commande instantanément le déclenchement de la minuterie. Par ailleurs, les deux éléments détecteurs des seuils dJL et d2, 15 qu'ils soient constituégfcar les contacts 20 et 21 ou par d'autres dispositifs équivalents quant à leur finalité, peuvent être permutables, car il est possible que dans certains cas le seuil d_l devra être supérieur au seuil d2, notamment lorsque la consommation d'oxygène par la culture est plus rapide que la dissolution de l'oxygène apporté dans le liquide. 20 Enfin^ le dispositif enregistreur 17 de cette réalisation ou d'une autre peut être remplacé par tout dispositif indicateur approprié et par exemple par un compteur. L'enveloppe 31 (figure 7) peut ne pas être suffisamment précise car une pet ite erreur est introduite. En effet, il "n'est pas certain, lors-25 qu'on démarre la pompe 8, que la concentration d'oxygène dissous cesse immédiatement de décroître ; au contraire, il se produit la plupart du temps un petit retard et l'erreur qui en résulte n'est pas constante. La deuxième forme de réalisation décrite ci-après en se référant aux figures 8 à 11 permet d'obtenir seulement l'enveloppe de consommation, de 30 la représenter e.'.' coordonnées directement exploitables et d'éliminer de l'enregistrement la petite erreur signalée ci-dessus. Dans cette deuxième forme de réalisation mettant en oeuvre le premier mode d'exécution du procédé, on retrouve la cuve 1 reliée par la pompe 8 au circuit de régénération, coopérant avec l'agitateur 3 et munie de l'élee-35 trode de mesure 16 associée à la masse 18. Le dispositif analyseur est du type électronique. Il comprend entre, d'une part. 1'électrode 16 et, d'autre part, la pompe 8 et le dispositif enregistreur 17 : 69 40210 12 2067184 - un amplificateur-convertisseur AC - deux détecteurs D1 et D2 des seuils dj. et d2 - un temporisateur Te ou minuterie - une logique de commande LC 5 - une mémoire M - un amplificateur-soustracteur'AS. L'amplificateur-convertisseur AC est connu m soi.. Son entrée est reliée par des conducteurs 32 et 33 à l'électrode-de mesure 16 et à la masse 18. Il est destiné à transformer le signal électrique issu de l'électrode 10 en grandeur électrique proportionnelle à la concentration d'oxygène dissous. La sortie de cet amplificateur-convertisseur est elle-même reliée, d'une part, par un conducteur 34 à l'entrée des données de la mémoire M et, d'autre part, par des conducteurs 35 aux entrées des deux détecteurs de seuils D1 et D2. Chaque détecteur est connu en soi. Il peut être assimilé à une 15 bascule électronique changeant d'état lorsque la valeur absolue de la grandeur mesurée franchit le seuil pour iaquelle elle est réglée et lorsque ce franchissement s'effectue dans un sens et dans l'autre. Dès lors, si l'on se réfère au diagramme D1 de la figure 9, on constate que le détecteur D1 est en état T (travail) pour la partie "b, c, d" de la courbe 30 et qu'elle est 20 en position R (repos) pour la partie "d, e, f, g" de cette courbe. Autrement dit, le détecteur D1 passe de l'état T à l'état R lorsque la concentration en oxygène dissous franchit le seuil d_l en croissant et, inversement, il passe de l'état R à l'état T lorsque ce seuil est franchi en décroissant. D'une manière analogue, si l'on se réfère au diagramme D2 de la figure 9, on 25 constate que le détecteur D2 est en état T pour la partie "b, c, d, e" et la partie "f, g" de la courbe 30 et qu'il est en état R pour la partie "e,f" de cette courbe- Autrement dit, le détecteur D2 passe de l'état T à l'état R lorsque la concentration en oxygène dissous franchit le seuil d2 en croissant. Inversement, il passe de l'état R à l'état T lorsque ce seuil est 30 franchi en décroissant. . La logique de commande LC est simplifiée dans l'exposé qui suit pour faciliter la compréhension. Elle comprend essentiellement : - un circuit 36 connu sous le nom de "flip-flop" dont les entrées 37 et 38 sont reliées par des conducteurs 39 et 40 aux sorties des détecteurs 35 D1 et D2 respectivement, - un circuit logique "et/ou" 41 tranché par un conducteur 42 sur une première sortie du circuit "flip-flop" et par un conducteur 43 sur une première sortie du temporisateur Te dont l'entrée est connectée par un conduc 69 40210 i3 2067184 teur 44 à une deuxième sortie de ce circuit "flip-flop", - un circuit dérivateur RC dont l'entrée est reliée par un conducteur 45 à une deuxième sortie du temporisateur Te., Le circuit de commande de la pompe 8 est raccordé par un conduc-5 teur 46 à la sortie du circuit logique 41. Alors que l'entrée des données de la mémoire M est reliée par un conducteur 34 à la sortie de 1'amplificateur-convertisseur AC, l'entrée de commande de cette mémoire est connectée par un conducteur 47 à la sortie du circuit dérivateur RC de la logique LC et la sortie des informations de ladite 10 mémoire est branchée par un conducteur 48 sur le dispositif enregistreur 17. Pour bien comprendre le fonctionnement du respiromètre perfectionné selon la figure 8, on se réfère dans ce qui suit aux diagrammes Te, PS, P et LC. Le temporisateur Te étant déclenché par la sortie du circuit "flip-flop" 36, et maintenu en service pendant une durée prédéterminée et constante, 15 on constate sur le diagramme Te (figure 9) que son état T correspond à la partie "b, c" de la courbe 30 et que son état R correspond à la partie "c, d, e, f, g". Par ailleurs, le circuit "flip-flop" 36 permettant d'indiquer le passage des seuils dJL et d2 dans un sens privilégié, paramètre qui est désigné 20 par PS, on constate sur le diagramme PS (figure 9) que l'état T de ce circuit (qui doit indiquer seulement le franchissement en valeur croissante du seuil d2) correspond à la partie "a, b" et "e, f, g" de la courbe 30 et que son état R (qui doit indiquer seulement le franchissement en valeur décroissante du seuil dl) correspond à la partie "b, c, d, e" de la courbe 30. 25 Sachant que la pompe 8 ne doit fonctionner que pendant la partie "c, d, e" de la courbe 30, on constate que le circuit logique "et/ou" 41 est parfaitement apte à la commander. En effet, ce circuit 41 étant connecté 1* 1» au circuit flip-flop 36 et au temporisateur Te, ne peut provoquer le fonctionnement de cette pompe que si ces derniers sont au repos. D'ailleurs, le dia-30 gramme P de la figure 9 qui illustre la commande de la pompe par ce circuit "et/ou" 41 montre clairement que l'état T du circuit 41 correspond à la partie commune des états R des diagrammes Te du temporisateur et PS du cir- cuit flip-flop 36, autrement, dit correspond bien à la partie "c, d, e" du circuit. 35 De plus, sachant que la commande de la mémoire M doit être effec tuée en fir de temporisation, on constate sur le diagramme de la figure 9 que l'impulsion "i" de commande de cette mémoire est produite par le circuit dérivateur RC lorsque le temporisateur Te (diagramme Te) passe de l'état T 69 40210 14 2067184 à l'état R et non de l'état R à l'état T. Autrement dit, nette impulsion "i" est délivrée pour le point "c" de la courbe 30, c'est-à-dire lorsque la mesure de consommation doit cesser. La mémoire M recevant, à titre de données, de 1'amplificateur-5 convertisseur AC par le conducteur 34 la variation de la concentration en oxygène dissous, elle ne conserve que la donnée qui apparaît au moment où l'impulsion de commande "i" est délivrée par le temporisateur Te par l'intermédiaire du circuit dérivateur RC. La mémoire M ne transmet donc à l'enregistreur 17, entre deux impulsions de commande, qu'une valeur constante 10 de la concentration en oxygène dissous qui est égale à la valeur "c". Les cycles se succédant les uns après les autres, le tracé obtenu lors de l'enregistrement est donc une courbe en escalier 49 représentée sur la figure 10. La courbe 49 correspond par conséquent à la variation dans le temps de la concentration en oxygène dissous d'un essai à l'autre. 15 Comme indiqué dans ce qui précède, il est beaucoup plus intéres sant de connaître la variation dans le temps de la consommation d'un essai à l'autre. A cet effet, une première entrée de l'amplificateur-soustracteur AS est connectée à la sortie des informations de la mémoire M par le conducteur 48 ; une deuxième entrée est reliée par un conducteur 50 à la borne 20 de référence du détecteur de seuil D1 ; enfin la sortie de cet amplificateur-sous tracteur AS est branchée par un conducteur 51 sur l'enregistreur 17. L'amplificateur-soustracteur est connu en sommais, dans le cas présent, il soustrait de la tension constante de référence (correspondant au seuil dl) issue du détecteur Dl, la tension variable 49 délivrée par la mé-25 moire M. La résultante est une tension qui est illustrée sur le graphique de la figure 11 par la courbe 52 et qui correspond effectivement, à un coefficient près, à la variation dans le temps de la consommation d'oxygène d'un essai à 1'autre. Pour la mise en oeuvre du procédé défini dans ce qui précède, un 30 deuxième mode d'exécution de ce procédé peut être exploité. - . Selon ce deuxième mode d'exécution,dont diverses formes de réalisation du respiromètre illustrées par les figures 12 à 16 font application, la mesure de la différence de concentration d'oxygène dissous est effectuée sensiblement au même instant sur deux échantillons identiques^mais dont l'un à 35 consommé de l'oxygène dissous pendatlt un temps plus long que l'autre d'une durée égale à la période de temporisation précitée. 69 40210 15 2067184 Suivant la troisième forme de réalisation ressortant des figures 12 à 14, le respiromètre comporte un réservoir 53 contenant le liquide à analyser et muni d'un moyen d'oxygénation 54. Ce réservoir est analogue au réacteur 4 et peut être constitué par une cuve d'aération ou d'oxygéna-5 tion d'une station d'épuration biologique. Une canalisation 55 est raccordée par ses extrémités au réservoir de façon qu'on puisse prélever en continu le liquide qu'il contient et, après analyse, le lui restituer. Sur la canalisation^sont montées en série une pompe à débit cons-10 tant 56 et une chambre 57 dont le volume doit varier périodiquement en vue d'engendrer un écoulement pulsatoire du liquide. La chambre 57 est de préférence située en aval de la pompe et elle doit être réalisée de telle manière que les couches transversales élémentaires de liquide 2.1, 2.2 dans cette chambre ne se devancent pas 15 l'une, 1'autre^.pendant la variation de volume. Pour définir la consommation d'oxygène, si : -A t est l'écart de durée de séjour dans la canalisation, - A V est la variation de volume de la chambre 57, - et Q est le débit constant de la pompe 56, 20 on sait que : *t.Av_ et si : - Ai 0 est la variation de concentration en oxygène dissous du liquide, 25 - et C est la consommation en oxygène par unité de temps, on sait que : c-û» A t ^ Q On en déduit alors que C = ^ v— x Q 30 Pour remplir la condition précitée, la chambre 57 "peut être réa lisée comme représentée sur la figure 13. Elle est constituée par un manchon expansible 59, de préférence en matière élastique, dont la longueur est relativement grande par rapport à son diamètre au repos (trait plein) qui est sensiblement égal à celui de la canalisation 55 et par rapport à son 35 diamètre en expansion (trait pointillé). Ses extrémités sont raccordées avec étanchéité à cette canalisation. En outre, il est logé dans un boîtier également étanche 60 entourant celle-ci. 2067184 Sur ce boîtierj est monté un dispositif de branchement 61, tel qu'un robinet à trois voies, permettant de relier ledit boîtier, soit à une source de vide non représentée pour provoquer l'expansion du manchon 59 et ainsi l'accroissement de volume de la chambre 57, soit à l'atmosphère 5 pour engendrer le retrait dudit manchon et dès lors la diminution de volume de ladite chambre. Bien entendu3 le dispositif de branchement est commandé périodiquement. Dans la forme de réalisation illustrée par la figure 12, on retrouve,. en connexion avec l'électrode de mesure 16 et avec la masse 18, le 10 dispositif analyseur 15 et le dispositif enregistreur 17 de la figure 4. L'enregistrement obtenu grâce au dispositif 17 est illustré par la figure 14. Il s'agit d'une courbe sinueuse 62 dont les pics 63 indiquant les concentrations maximales d'oxygène dissous correspondent à une durée de séjour minimale (volume réduit de la chambre 57) et dont les creux 64 in-15 diquant les concentrations minimales d'oxygène dissous correspondant à une durée de séjour maximale accrue par rapport à la précédente de At( volume expansé de la chambre 57). La consommation-d'oxygène dépend donc de la différence des concentrations en oxygène dissous sensiblement au même instant dans la zone de mesure 58 et par conséquent de la différence des or-20 données de deux points consécutifs 63 et 64 de la courbe 62. Les courbes 65 et 66 (figure 14), qui en fait illustrent la variations de la concentration de l'oxygène dissous du liquide prélevé en continu depuis l'instant t et la variation de cette concentration du liquide prélevé depuis l'instant t +& t, ne sont pas significatives avec rigueur de 25 la consommation d'oxygène; évidemment elles en dépendent^ mais elles dépendent également d'autres paramètres tels que la variation d'apport d'oxygène dans le réservoir 53, ou la variation de l'oxygène dissous dans le liquide qui parvient dans ce réservoir, etc.... Par conséquent, il est nécessaire pour interpréter les résultats et connaître la consommation d'oxygène, de 30 mesurer sur la courbe 62 les différences d'ordonnées entre les pics 63 et les creux 64 successifs et de reporter ces différences sur un autre graphique . Ce résultat peut être obtenu automatiquement grâce à deux autres formes de réalisation (figures 15 et 16) du respiromètre mettant en oeuvre 35 le deuxième mode d'exécution du procédé. Suivant la forme de réalisation illustrée par la figure 15, le dispositif analyseur comporte deux mémoires distinctes Ml et M2 dont les entrées des "données" sont reliées par des conducteurs 67 et 68 à la sortie 69 40210 69 40210 17 2067184 d'un amplificateur convertisseur AC connecté, comme précédemment, par les conducteurs 32 et 33, à l'électrode de mesure 16 et à la masse 18. Les entrées de "commande" de ces mémoires sont branchées sur un circuit de déclenchement par deux contacts indépendants 69 et 70 actionnés sélectivement par 5 au moins un organe détecteur du maximum et du minimum du volume de la chambre 57. Dans l'exemple représenté où la chambre est du type schématisé sur la figure 13, il est avantageux d'actionner les contacts 69 et 70 par le moyen utilisé pour commander périodiquement le dispositif de branchement 61 10 du boîtier 60. Ce dispositif de branchement peut être une vanne télécommandée à trois voies dont le bobinage d'excitation 71 est alimenté sous le contrôle d'une minuterie réglable M. Cette dernière peut être de n'importe quel type et en particulier du type électromécanique. Dans ce cas, elle entraîne une came 72 coopérant avec un contact 73 monté en série sur le circuit 74 d'ali-15 mentation du bobinage 71. Cette came provoque donc sur un demi-tour la fermeture du contact 73 qui commande la vanne 61 pour brancher le boîtier 60 sur la source de vide et engendrer l'expansion du manchon 59 ; inversement sur l'autre demi-tour, la came libère le contact 73 qui s'ouvre et la vanne revient à sa position initiale pour mettre ledit boîtier à l'atmosphère et en-20 gendrer une rétraction dudit manchon. Dès lors, la minuterie M entraîne deux autres cames 75 et 76 munies de doigts saillants pour 1'actionnement des contacts 69 et 70, ces doigts étant décalés de 180° si les contacts 69 et 70 sont en phase ; par conséquent lorsque le boîtier 60 est mis à l'atmosphère, le contact 69 est fermé puis 25 rapidement ouvert, de façon à délivrer par le circuit électrique 77 un signal de commande à la mémoire Ml qui conserve la valeur fournie à cet instant par l'amplificateur-convertisseur AC, valeur qui correspond à une concentration minimale 64 d'oxygène dissous ; d'une façon analogue, lorsque le boîtier 60 est branché sur la source de vide, le contact 70 est fermé, puis rapidement 30 ouvert, de façon à délivrer par le circuit électrique 78 un.signal de commande à la mémoire M2 qui conserve la valeur fournie à cet instant par l'ampli-ficateur-convertisseur AC, valeur qui correspond à une concentration maximale 63 d'oxygène dissous. Les sorties des mémoires Ml et M2 sont alors connectées par des con-35 ducteurs 79 et 80 sur les entrées d'un circuit soustracteur CS dont la sortie est branchée par un conducteur 81 sur le dispositif enregistreur 17 ou tout autre dispositif indicateur. 69 40210 18 2067184 Ainsi, on enregistre la différence des concentrations d'oxygène dissous selon le deuxième mode d'exécution du procédé et on obtient alors aisément la variation de la consommation d'oxygène. Les contacts 69 et 70 sont de préférence réglables de façon à être 5 certain que les valeurs gardées en mémoire correspondent bien aux points 63 et 64 de la courbe. La forme de réalisation représentée sur la figure 16 permet d'obtenir un résultat plus précis encore. Dans cette forme de réalisation, on retrouve les mémoires Ml et M2 interposées, par leurs entrées des "données" et 10 leurs sorties des "informations", entre l'amplificateur-convertisseur AC et le circuit soustracteur CS. Mais, leurs entrées de commande sont connectées, par des conducteurs 82 et 83, sur un circuit dérivateur CD dont 1'entrée est reliée par un conducteur 84 à la sortie de l'amplificateur-convertisseur AC. Ce circuit dérivateur est destiné à dériver par rapport au temps la fonc-15 tion 0 (concentration d'oxygène dissous) illustrée par la courbe 62 de la figure 14, à délivrer un signal lorsque cette dérivée s'annule et à distinguer les signaux qui correspondent à une annulation après croissance de la grandeur (pics 63) de ceux qui correspondent à une annulation après décroissance de la grandeur (creux 64) pour les diriger sélectivement sur les mémoires Ml 20 et M2. Autrement dit, le circuit dérivateur CD comprends de façon connue en soi, un détecteur de zéro et un discriminateur de signe,et se comporte, mais avec plus de précision, comme les contacts 69 et 70 quant à la commande obtenue . Le respiromètre objet de l'invention, quelle que soit la forme de ■ 25 réalisation retenue, peut être utilisé pour déterminer à chaque instant et sans retard appréciable : de l'ordre de quelques minutes, c'est-à-dire beaucoup plus vite que par l'intermédiaire des mesures de D.B.O. 5, la pollution biodégradable d'un liquide de façon suffisamment précise. Il peut aussi être utilisé pour avoir, dans les mêmes conditions, connaissance du déroulement 30 de phénomènes très complexes qui se développent lors que de la biodégradation de cette pollution. Il peut également être utilisé pour contrôler ladite biodégradation en corrigeant au plus tôt les paramètres qui l'influencent. Le respiromètre est donc applicable au contrôle automatique des stations d'épuration en vue de rendre potable l'eau distribuée pour la consom-35 mation ou de rendre non dangereuse pour le milieu naturel les eaux industrielles rejetées dans les rivières. Il est aussi applicable à la mesure en laboratoire 69 40210 19 2067184 de la biodégradabilité de la pollution d'un liquide en vue de contrôler si le taux de pollution d'un effluent urbain, industriel, etc.., est dans des limites acceptables. Il est également applicable dans les laboratoires spécialisés dans la recherche portant sur les microrganismes, sur la biodégradabilité naturelle dans le sol, les cours d'eau, etc... 69 40210 20 2067184 REVENDICATIONS 1 - Procédé pour le contrôle rapide de la pollution organique bio-5 dégradable d'un milieu liquide, caractérisé en ce qu'il consiste : - à mesurer à un instant donné la différence de concentration de l'oxygène qui est dissous dans la culture à cet instant et qui y était dissous avant qu'une période prédéterminée ne se soit écoulée, - subsidiairement,à diviser cette différence de concentration par 10 la durée de la période considérée pour exprimer la consommation par unité de temps, - et à montrer la variation dans le temps des valeurs ainsi obtenues. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la me- 15 sure est effectuée sur un même échantillon isolé, entre deux instants décalés de la période précitée et en ce que cette mesure est renouvelée sur un échantillon enrichi en oxygène. 3 - Procédé selon la revendication .2, caractérisé en ce que seule la valeur en fin de chacune des mesures successives de concentration d'oxygène 20 dissous est mise en mémoire et, subsidiairement, en ce que cette valeur est soustraite de la valeur généralement constante de la concentration au début de ces mesures. 4 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la mesure est effectuée sensiblement au même instant sur deux échantillons iden- 25 tiques,mais dont l'un a consommé de l'oxygène dissous pendant un temps plus long que l'autre d'une durée égale à la période précédemment considérée. 5 - Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que les valeurs maximales et minimales de la mesure continue de la concentration en oxygène dissous sont indépendamment mises en mémoire et en ce qu'elles sont 30 successivement soustraites les unes des autres. . . - 6 - Respiromètre mettant en oeuvre le procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comporte : - une cuve destinée à contenir l'échantillon de liquide à analyser et coopérant avec un agitateur, 35 - un circuit dit régénérateur raccordé à la cuve par l'intermé diaire d'un dispositif de branchement, - une électrode de mesure plongeant dans la cuve et indiquant la concentration en oxygène dissous par l'intermédiaire éventuellement d'une 69 40210 21 2067184 mesure de pression partielle, - un dispositif analyseur relié à l'électrode de mesure et comprenant au moins un élément détecteur de seuil correspondant à une concentration déterminée d'oxygène dissous, 5 - un dispositif indicateur raccordé au dispositif analyseur, - une minuterie connectée, pour son déclenchement, à un élément détecteur, le dispositif de branchement précité étant relié d'une part, à la minuterie pour son ouverture en fin de comptage du temps et, d'autre part, à un élément détecteur pour sa fermeture. 10 7 - Respiromètre selon la revendication 6, caractérisé en ce que le circuit dit régénérateur comporte un réacteur branché sur la cuve et muni d'un moyen d'oxygénation. 8 - Respiromètre selon la revendication 6, caractérisé en ce que le circuit dit régénérateur est un circuit gazeux (d'air du d'oxygène). 15 9 - Respiromètre selon la revendication 7, caractérisé en ce que le dispositif de branchement est une pompe interposée entre le réacteur et la cuve. 10 - Respiromètre selon la revendication 7 ou 8, caractérisé en ce que le dispositif de branchement est un obturateur, tel qu'une vanne, monté 20 sur le circuit gazeux ou sur une canalisation reliant le réacteur à la cuve située plus bas. 11 - Respiromètre selon la revendication 6, caractérisé en ce que l'élément détecteur de seuil est un contact électrique coopérant avec un organe d'actionnement, en ce que, indifféremment, le contact est fixe et 25 l'organe d'actionnement est mobile et en ce que la partie mobile est commandée en déplacement par le moyen du dispositif analyseur qui commande le dispositif indicateur. 12 - Respiromètre selon la revendication 6 pour la mfe en oeuvre du procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que le dispositif 30 analyseur est du type électronique et comporte, en plus d'au moins un élément détecteur de seuil, notamment une mémoire reliée, pour recevoir les données, à l'électrode de mesure pour recevoir le signal de commande de mise en mémoire à la fin de la temporisation, à la minuterie et, pour délivrer les informations sélectionnées au dispositif indicateur. 35 13 - Respiromètre selon la revendication 12, caractérisé en ce que le dispositif analyseur comporte également un amplificateur-soustracteur dont les entrées sont connect ées à la mémoire et à un élément détecteur de seuil et dont la sortie est branchée sur le dispositif indicateur. 69 40210 22 2067184 14 - Respiromètre selon l'une quelconque des revendications 6 et 11 à 13, caractérisé en ce qu'il comporte deux éléments détecteurs de seuils de valeurs différentes, en ce que la minuterie est connectée pour son déclenchement à l'un de ces éléments détecteurs et en ce que le dispositif de branchement est relié à l'autre élément détecteur de seuil qui est de préférence réglable. 15 - Respiromètre selon les revendications 12 et 14, caractérisé en ce qu'une logique de commande, coopérant avec les deux éléments détecteurs de seuils et la minuterie, est reliée au circuit de commande du dispositif de branchement précité et branchée sur l'entrée de "commande" de la mémoire. 16 - Respiromètre selon la revendication 15, caractérisé en ce que la logique de commande est de préférence du type électronique et peut comporter notamment : - un circuit "flip-flop" dont les entrées sont reliées aux sorties des éléments détecteurs de seuils et dont une première sortie est raccordée à l'entrée de la minuterie, - un circuit logique "et/ou" dont les entrées sont branchées sur une deuxième sortie du circuit "flip-flop" et sur une première sortie de la minuterie et dont la sortie est raccordée au circuit de commande du dispositif de branchement précité, - un circuit dérivateur dont l'entrée est connectée à une deuxième sortie de la minuterie et dont la sortie est raccordée à l'entrée de commande de la mémoire. 17 - Respiromètre mettant en oeuvre le procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'il comporte : - un réservoir contenant le liquide à analyser et muni d'un moyen d'oxygénation, - une canalisation dont les extrémités sont raccordées au réservoir, - une pompe à débit constant et une chambre à volume variable périodiquement, branchées en série sur la canalisation pour engendrer un-écoulement pulsatoire du liquide sans désorganiser la répartition des couches élémentaires amont-aval de ce liquide, - une électrode de mesure plongeant dans cette canalisation en aval de la chambre et indiquant la concentration en oxygène dissous par l'intermédiaire éventuellement d'une mesure de pression partielle, - un dispositif analyseur relié à l'électrode de mesure, - un dispositif indicateur raccordé au dispositif analyseur. 69 40210 23 2067184 18 - Respiromètre selon la revendication 17, caractérisé en ce que la chambre est un élément tubulaire allongé et expansible, de préférence en matière élastique, raccordé par ses extrémités à la canalisation et logé dans un boîtier étanche relié alternativement, par un dispositif de branche- 5 ment, à une source de vide et à l'atmosphère. 19 - Reçiromètre selon la revendication 18, caractérisé en ce que le dispositif de branchement est une vanne à trois voies commandée par une minuterie. 20 - Respiromètre selon l'une quelconque des revendications 17 à 10 19, caractérisé en ce que le dispositif analyseur est un amplificateur-convertisseur interposé entre l'électrode de mesure et le dispositif indicateur. 21 - Respiromètre selon la revendication 17 pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que le dispositif analyseur comporte deux mémoires distinctes dont les entrées des "données" 15 sont reliées à l'électrode de mesure, de préférence par l'intermédiaire d'un amplificateur-convertisseur, et dont les entrées de "commande" sont branchées sur un circuit de déclenchement respectivement par deux contacts électriques, en ce que ces deux contacts sont commandés sélectivement par au moins un organe détecteur du maximum et du minimum respectivement du volume de la chambre 20 et en ce que les sorties des "informations" des deux mémoires sont connectées sur les entrées d'un circuit soustracteur dont la sortie est raccordée au dispositif indicateur. 22 - Respiromètre selon les revendications 19 et 21, caractérisé en ce que les contacts électriques précités sont commandés par le même moyen que 25 le dispositif de branchement du boîtier contenant la chambre expansible, notamment par la minuterie. 23 - Respiromètre selon la revendication 17 pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que le dispositif analyseur comporte deux mémoires distinctes et un circuit dérivateur déli- 30 vrant un signal lorsque la dérivée est nulle et dirigeant sélectivement ce signal vers deux sorties suivant le signe de cette dérivée avant qu'elle devienne nulle, en ce que l'entrée de ce circuit dérivateur et les entrées des "données" des deux mémoires sont reliées à l'électrode de mesure, de préférence par l'intermédiaire d'un amplificateur-convertisseur, en ce que les en- 35 trées de "commande" de ces deux mémoires sont branchées sélectivement sur les deux sorties du circuit dérivateur et en ce que les sorties des "informations" desdites mémoires sont connectées sur les deux entrées d'un circuit soustracteur dont la sortie est raccordée au dispositif indicateur.