La présente invention concerne une machine de mesure dans laquelle les parties mobiles de la structure, en particulier les chariots servant à positionner l'outil de travail ou de mesure, se déplacent en translation grâce à une combinaison de patins pneumatiques et de patins magnétiques. Dans les machines de mesure, du type dans lequel les déplace- ments des divers chariots, colonnes et autres organes mobiles sont à commande manuelle ainsi que dans les machines du type dans lequel ces mouvements sont motorisés, avec ou sans contrôle et commande électronique, il est déjå connu, en vue de réduire le frottement de glissement accompagnant ces mouvements, de monter des patins pneumatiques â coussin d'air et alimentés en air comprimé, sur une partie mobile face à un rail porté par une partie fixe. Etant donné que l'air comprimé sortant des patins pneumatiques donne naissance à une poussée qui tend à écarter le patin de son rail et, de ce fait, à espacer les deux parties qui se déplacent l'une par rapport 4 l'autre, il est nécessaire d'engendrer une force antagoniste qui s oppose au mouvement résultant de cette poussée, afin d'établir une position d'équilibre de ces deux organes, avec une rigidité relative suffisante pour satisfaire aux besoins de précision de la machine. Cette force antagoniste à la poussée des patins pneumatiques était jusqu'à présent engendrée, soit en faisant appel à des structures relativement compliquées et par conséquent conteuses pour les rails et les patins, soit en utilisant des structures à contrepoids pour utiliser la force de gravité en qualité d'effet antagoniste, l'inconvénient étant de produire des structures possédant une inertie relativement élevée et par conséquent difficiles à manoeuvrer. Le but de l'invention est de réaliser une machine de mesure dans laquelle la force qui s'oppose à la poussée des patins pneumatiques soit obtenue de façon extremement simple, ce qui évite ces inconvénients des machines connues. Suivant l'invention, une machine de mesure comprend au moins un premier élément qui glisse par rapport à un deuxième élément, cette machine étant caractérisée en ce qu'elle comprend des premiers moyens qui exercent un effet de séparation entre le premier et le deuxième élément afin de permettre un mouvement de glissement sensiblement sans frottement entre ces éléments, et des deuxièmes moyens qui exercent une action antagoniste à cet effet de séparation en engendrant entre le premier élément et le deuxième élément une force d'attraction antagoniste au premier effet. Une forme de réalisation de l'invention sera à présent décrite à titre d'exemple non limitatif et en se référant aux dessins annexes sur lesquels X Les figures 1, 2 et 3 sont respectivement des vues avant, de c8té et en plan de la machine de mesure suivant l'invention La figure 4 est une vue en plan d'un patin pneumatique utilisable dans la machine des figures 1, 2 et 3 5 La figure 5 est une vue en coupe prise suivant la ligne V-V du patin de la figure 4 t Les figures 6 et 7 sont deux vues de c8té représentant deux différentes formes de réalisation d'une tige de montage utilisée pour le patin pneumatique des figures 4 et 5 g la figure 8 est une vue de dessous d'un patin pneumatique pouvant ttre utilisé dans la machine des figures 1, 2 et 3 t et la figure# 9 est une vue en coupe verticale prise suivant la ligne IX-IX du patin de la figure 8. Sur les figures 1, 2 et 3, la référence 1 désigne une machine de mesure du type portique, bien connu, dont les mouvements sont commandés manuellement. Cette machine de mesure 1 possède un socle 2 muni à sa partie inférieure de pieds d'appui 3, et, à sa partie supérieure, d'un banc rectangulaire plat 4 sur lequel la pièce à mesurer (non représentée) est posée. Le chariot-portique principal 5 se déplace en translation le long du grand côté du socle 2 et est disposé au-dessus de ce socle. Le chariot principal 5 est composé de deux montants 6 reliés rigidement 4 leur partie supérieure par une traverse 7. A leur extrémité inférieure, les montants 6 forment des embases 8 qui encadrent des parties des bords supérieurs et latéraux du socle 2.Un chariot central Il se déplace le long de la traverse 7, dans la région avant de celle-ci, et supporte une colonne 13 qui se déplace dans une direction perpendiculaire å celle des mouvements de translation mentionnés plus haut, c'est-àdire dans une direction perpendiculaire au banc 4. L'extrémité inférieure de la colonne 13 porte une tête 14 destinée à la fixation de l'outil de mesure. Le chariot principal 5 se déplace par rapport au socle 2 sous l'action d'une double opération manuelle, au moyen de deux volants 16, de type connu, qui comportent un mouvement de rattrapage du jeu, un mouvement rapide et un mouvement fin, ainsi qu'un blocage de position. Chacun de ces deux volants 16 est disposé sur une embase 8 du chariot principal 5 et cosmande un pignon qui est en prise avec une crémaillère 18 disposée latéralement au bord supé- rieur du socle 2. Le chariot central Il se déplace également sur la traverse 7 sous l'action d'une double commande manuelle1 matérialisée par deux volants 19 analogues aux volants 16.Les deux volants 19, prévus sur le chariot central 11 de part et d'autre de la colonne 13, commandent chacun un pignon qui coopère avec une crémaillère 20 disposée le long de la traverse 7. la colonne 13 se déplace dans le chariot central Il sous l'action d'un volant 21 analogue aux volants 16 et 19 et monté sur le chariot 11 pour commander un pignon qui attaque une crémaillère 22 disposée le long de la colonne 13. Le chariot principal 5 se déplace sur le socle grâce à des ensembles de patins disposés chacun dans l'une des embases 8 du chariot principal 5 et dont chacun comprend deux patins pneumati- ques 24 et un patin magnétique 25, ces patins agissant dans une direction perpendiculaire au plan du banc 4, et d'un ensemble de patins composé de deux patins pneumatiques 26 et de quatre patins magnétiques 27 et prévu dans une partie latérale d'une seule des embases 8 du chariot principal 5, cet ensemble de patins agissant dans une direction perpendiculaire au caté principal du socle 2. Plus précisément, les deux patins pneumatiques 24 de chacune des embases 8 sont disposés aux extrémités de cette embase et alignés sur une ligne parallèle au grand axe du banc 4 et, en fonctionnement, la surface inférieure de ces patins est placée 4 une distance d'environ 0,01 mn du rail correspondant Dans le cas de la machine 1, le rail est constitué par la surface du banc 4 lui-méme, qui est avantageusement constitué par un bloc de granit poli avec la précision nécessaire (un centième de millimètre). Le patin magné- tique 25 est situé à mi-distance entre les deux patins pneumatiques 24, et il est plus rapproché du bord extérieur du banc 4 que les patins 24. En fonctionnement, la surface inférieure du patin magnétique 24 est disposée à une distance d'environ 0,1 mn d'un rail correspondant 30 réalisé en une matiere ferromagnétique d'un type qui ne donne pas lieu à des phénomènes de magnétisme résiduel et il est disposé le long du grand c8té du banc 4. Les deux patins pneumatiques 26 sont disposés à proximité des extrémités de la partie latérale de l'embase 8 du chariot principal 5 et alignés sur une ligne parallèle au grand axe du socle 2, le rail correspondant 31 étant avantageusement réalisé en granit et disposé sur la paroi latérale du socle 2. Les quatre patins magnétiques 27 sont également alignés sur une ligne paral lèle au grand axe du socle 2. Ils sont déportés vers le bas par rapport aux patins 26 et Ils coulissent face à une glissière correspondant. 32 analogue å la glissière 30 et disposée le long de la paroi latérale du socle 2. Les patins pneumatiques 24 et 26 sont représentés en détail sur les figures 4 et 5. Sur ces figures, les patins sont désignés par la référence 35. Chaque patin comprend un élément parallélépipé- dique 36 dans lequel sont prévus une série de conduits verticaux qui communiquent A leur extrémité supérieure par l'intermédiaire de conduits 38. Le patin comporte également un conduit 39 pour l'arrivée de l'air comprimé.A l'extrémité inférieure de chaque conduit 37 est prévu un orifice 41 d'un diamètre avantageusement égal à 0,1 mn, par où l'air comprimé s'échappe et, dans la région d'échappement de l'air comprimé, on a ménagé dans la surface de l'élément 36 une chambre 42 possédant avantageusement une profondeur de 0,1En et un diamètre de 2,5 Dm. Une plaque plane 43 est collée sur le bord supérieur de l'élément 36 pour fermer la face supérieure du conduit 38 et est égale- ment fixée à l'élément 36 par deux vis 44. Ces dernières servent également à fixer à l'élément 36 un élément 45 en forme de cloche qui présente dans sa région supérieure trois languettes 46, séparées par trois fentes décalées de 1200 servant à monter par encliquetage une tige 48 dont la face inférieure prend appui sur une bille 50 dont le diamètre est supérieur au diamètre intérieur du trou défini au sommet de la cloche 45 par les languettes 46. La bille 50 prend appui à sa partie inférieure sur la surface conique d'une cavité 51 ménagée au centre de l'élément 36. La tige 48 peut etre de deux types différents, qui sont représentés respectivement sur les figures 6 et 7. En particulier, la tige de la figure 7 est cylindrique et filetée extérieurement et elle comporte, dans le bas de sa surface latérale, une gorge annulaire 52 dans laquelle s'emboitent les bords intérieurs des languettes 46 et, à sa partie inférieure, elle présente une cavité 53 à surface en calotte sphérique dans laquelle se loge la partie supérieure de la bille 50. La tige de la figure 6 est également cylindrique et filetée extérieurement, mais elle est creuse et reçoit intérieurement une tige cylindrique 54 qui est sollicitée sur sa face supérieure par un empilement de rondelles Belleville 55, tandis qu'elle présente å son extrémité inférieure une gorge annulaire 52 ainsi qu'une cavité 53 comme dans le cas de la tige de la figure 7. La course de la tige cylindrique 54 est limitée par une goupille 56 enfoncée transversalement dans cette tige 54 et dont les extrémités circulent dans deux boutonnières longitudinales 57 ménagées dans la région inférieure de la tige creuse. La tige de la figure 7, définie dans son ensemble par la référence 59, constitue donc un patin pneumatique du type rigide, tandis que la tige de la figure 6, désignée dans son ensemble par la référence 60, constitue un patin pneumatique du type élastique. En particulier, les patins pneumatiques 24 et 26 sont des patins pneumatiques du type rigide. Les patins magnétiques 25 et 27 sont représentés avec plus de détail sur les figures 8 et 9. Chacun de ces patins est désigné dans son ensemble par la référence 61 et comprend un élément parallélépipédique 62 en matière non ferromagnétique et de dimensions inférieures 4 celles de l'élément 36 des patins pneumatiques 35. L'élément 62 présente à sa partie inférieure une cavité pouvant recevoir plusieurs noyaux parallélépipédiques 65 en fer doux disposés parallèlement aux petits côtés de l'élément 62. Dans chaque intervalle entre deux noyaux 65 est disposé un aimant permanent 64, les aimants permanents étant de préférence réalisés sous la forme de blocs d'une matière frittée et étant également disposés parallèlement aux petits côtés de l'élément 62 de manière 4 former des pâles magnétiques opposes alignés sur une direction parallèle aux grands côtés de l'élément 62. L'élément 62 présente à sa partie supérieure une cavité 67 de section circulaire dans laquelle sont logées trois languettes de base 68 séparées par trois fentes décalées de 1200 d'un élément cylindrique creux 69. Cet élément 69 est fixé par des vis 71 à un bloc supérieur 72 percé d'un trou axial fileté. Dans ce trou est vissée une vis 73 dont l'extrémité inférieure conique s'appuie sur la surface conique complémentaire délimitée intérieurement par les trois languettes 68. Le chariot central 11 se déplace sur la traverse 7 (figure 1) à l'aide d'un ensemble comprenant deux patins pneumatiques 75 et deux patins magnétiques 76 prévus sur le chariot central et qui agissent dans une direction perpendiculaire à une surface verticale 77 de la traverse 7 du chariot et à l'aide d'un ensemble comprenant deux patins pneumatiques 78 et deux patins magnétiques 79 également portés par le chariot central et qui agissent dans une direction perpendiculaire à une surface horizontale 81 de la traverse 7. En outre, sur la face supérieure de la traverse 7 est prévu un rail métallique vertical longitudinal 82 qui coopère avec un patin pneumatique rigide 83 et un patin pneumatique élastique 84 agissant sur les deux faces opposées du rail 82, dans des directions horizontales opposées et perpendiculaires au rail 82. Les deux patins pneumatiques rigides 75 sont placés à proximité des deux extrémités du chariot central 1l et alignés avec les patins magnétiques 76, qui sont disposés entre eux, sur une ligne parallèle à l'axe de la traverse 7. Les deux patins pneumatiques 75 et les deux patins magnétiques 76 coopèrent avec un rail 86 fait du maeme type de matière que les rails 30 et 32 et prévus sur la suface 77 de la traverse 7. Les deux patins pneumatiques rigides 78 sont également prévus dans la région des extrémités du chariot central 11 et alignés avec les patins magnétiques 79 qui sont eux mêmes disposés entre les patins 78 sur une ligne parallèle à l'axe de la traverse 7. Les deux patins pneumatiques 78 et les deux patins magnétiques 79 coopèrent avec un rail 87 fait du même type de matière que les rails 30 et 32 et qui est prévu sur la surface 81 de la traverse 7. La colonne 13, de section carrée, coulisse dans le chariot 11 à l'aide de deux ensembles comprenant chacun quatre patins pneumatiques 89 et 90, prévus sur le chariot central 11, respectivement dans la région supérieure et dans la région inférieure de la partie dans laquelle coulisse la colonne 13. Les quatre patins 89 ou 90 sont disposés chacun en regard d'une face de la colonne 13, qui constitue donc en même temps le rail de glissement des patins. Parmi les quatre patins 89 ou 90 qui agissent perpendiculairement aux faces de la colonne 13, deux sont du type rigide et deux autres du type élastique et ils sont disposés de manière, que l'action d'un patin rigide soit orientée dans le sens opposé à l'action d'un patin élastique. Le montage des patins pneumatiques décrit en regard des figures 4, 5, 6 et 7, s'effectue de la façon suivante : aussi bien dans le cas des patins rigides que dans celui des patins élastiques, après avoir vissé la tige 59 ou la tige 60 dans un trou fileté correspondant ménagé dans la structure 92 qui supporte ce patin, structure qui peut être constituée, par exemple, par une embase 8 du chariot principal 5 ou par le chariot central 11, on assemble le patin pneumatique 35 à la tige 59 ou à la tige 60 en encliquetant les languettes 46 dans la gorge 52.Ensuite, on règle la distance séparant la face inférieure du patin pneumatique 35 du rail correspondant (figures 6 et 7) en vissant la tige 59 ou 60, qui est à cet effet munie d'une empreinte 94 destinée à recevoir une clé et, finalement, on bloque la distance sur la valeur réglée en vissant sur la tige 59 ou 60 une bague filetée jusqu'à ce que cette bague porte contre la face supérieure ou inférieure de la structure 92. Les patins magnétiques décrits en regard des figures 8 et 9 se montent de la façon suivante 2 on dispose sur le rail une cale (non représentée) possédant une épaisseur sensiblement égale à la distance qui sépare le patin magnétique du rail 97 dans le fonctionnement normal. Ensuite, on pose l'élément 62 du patin magnétique sur cette cale et on engage l'élément creux 69 à travers un trou 98 de la structure porteuse 99, qui peut titre constituée par exemple par une embase 8 du chariot principal 5 ou par le chariot central 11, de manière que les languettes 68 soient encastrées dans la cavité 67 de l'élément 62.Ensuite, on bloque le patin magnétique sur la structure porteuse 99 à l'aide des vis 71 et on visse la vis 73 de haut en bas de telle manière que sa pointe tronconique dilate les languettes 68 qui se trouvent ainsi bloquées contre la paroi latérale de la cavité 67. De cette façon, le patin magnétique forme un bloc absolument rigide dans lequel la surface inférieure de ltelément 62 a été disposée parallèlement à la surface du rail 97, grâce à la cale interposée et a été bloquée rigidement par le vissage de la vis 73. Ensuite, lorsqu'on alimente les patins pneumatiques en air, 1. ensemble de la structure porteuse s'élève au-dessus des rails et la cale qui était interposée pour fixer la position du patin magnétique peut alors être extraite. Le fonctionnement de la machine de mesure selon l'invention est le suivant s On déplace la tête de mesure 14 dans les limites de la course de mesure (l'une des positions possibles est représentée en tiret sur la figure 1 > en déplaçant le chariot principal 5, le chariot central 11 et la colonne 13, tous ces mouvements pouvant être commandés manuellement au moyen des volants 16, des volants 19 et du volant 21 respectivement. Pendant ces déplacements1 grâce aux effets opposés des patins pneumatiques et des patins magnétiques qui a'exercent, pour chaque groupe, dans deux directions perpendiculaires à la direction du coulissement, le frottement est pratiquement nul. Ceci résulte du fait que les patins pneumatiques 24, 26, 75, 78 sont maintenus espacés des rails correspondants par l'expulsion de l'air comprimé sortant par les orifices 41, ce qui permet aux patins et à l'esses ble de la structure solidaire de ces patins de coulisser sans frottement. Toutefois, à cet écartement des patins pneumatiques s'oppose l'action antagoniste des patins magnétiques 25, 27, 76, 79 respectivement, qui tendent à rapprocher la structure du rail, action qui résulte de l'attraction exercée par le champ magnétique des aimants permanents 64 sur le rail ferromagnétique correspondant, par l'intermédiaire des noyaux 65. I1 s'établit donc entre les deux forces opposées un état d'équilibre stable sous l'effet duquel les patins pneumatiques et magnétiques sont maintenus espacés des rails correspondants et permettent à la structure qui en est solidaire de glisser sans frottement. En particulier, l'état d'équilibre optimum est celui dans lequel la distance séparant le patin pneumatique de son rail est de 1/100 mm et la distance séparant le patin magnétique de son rail est de 1/10 mm. I1 est facile de comprendre que cet état d'équilibre est stable puisque la variation de la force exercée par chaque patin magnétique pour une variation unitaire de la distance entre ce patin et le rail est plus grande que celle de la force exercée par les patins magnétiques pour la même variation de distance, de sorte que, lorsque la distance séparant les patins du rail décroît, la force de séparation exercée par les patins pneumatiques croit plus fortement, tandis que, si la distance séparant les patins du rail croit, la force de séparation exercée par les patins pneumatiques décroît plus fortement. Alors que la position des patins magnétiques 61 par rapport à la structure porteuse 99 et par rapport au rail 97 reste fixe dès que les patins ont été ajustés, comme on l'a décrit plus haut à propos du montage, la position des patins pneumatiques 53 s'adapte automatiquement par rapport au rail 93 en raison du fait que ces patins sont beaucoup plus rapprochés de ce rail. En effet, l'élément 36 du patin 35 peut osciller autour de sa tige 38 en tournant sur l'articulation sphérique formée par la bille 50 avec laquelle coopèrent les surfaces de la cavité 53 et de la cavité 51. Lorsque la force antagoniste à celle d'un patin pneumatique est engendrée par un autre patin pneumatique qui agit dans le sens inverse, comme dans le cas des patins 83 et 84 qui glissent sur les côtés du rail 82 pour empêcher le chariot central 11 de bascules et comme dans le cas des patins 89 et 90 qui servent au guidage de la colonne 13,-l'un des patins pneumatiques est du type rigide (figure 7), tandis que le patin pneumatique opposé est du type élastique (figure 6), de sorte que la position du patin 35 par rapport au rail 93 s'adapte automatiquement à la valeur optimale grâce à la faculté de déplacement axial de la tige 54. Les avantages de l'invention ressortent de la description donnReci-dessus, en particulier l'avantage de permettre de réali- ser pour chaque mouvement on ensemble de guidage particulièrement simple sans avoir à construire de structure compliquée pour obtenir une action antagoniste à celle des patins pneumatiques, ni avoir à construire des structures lourdes et difficiles à manoeuvrer, ce résultat étant obtenu grâce au fait que l'action antagoniste est assurée suivant l'invention par des patins magnétiques d'une construction et d'un montage relativement simples.De cette façon, les deux actions antagonistes nécessaires pour obtenir l'equilibre des patins peuvent être engendrées sur un seul rail, alors que, dans les machines connues, l'action antagoniste est toujours obtenue entre un patin et un rail correspondant. D'autres avantages de l'invention consistent en ce que la position des patins magnétiques peut etre adaptée au rail correspondant pendant le montage, en ce que les patins pneumatiques peuvent s'adapter automatiquement et continuellement à leur rail, en ce que la tige de chaque patin pneumatique est couplée à ce patin par un assemblage à encliquetage réalisé entre les languettes 46 et la gorge 52, ce qui permet de remplacer facilement le patin, et en ce que la tige de chaque patin pneumatique peut également être du type élastique, qui permet un réglage automatique de la position du patin lorsqu'il exerce une action antagoniste à celle d'un patin rigide. Finalement, il est visible que l'on peut apporter diverses modifications à la forme de réalisation de l'invention qui a été décrite sans pour cela sortir du cadre de l'invention. Par exemple, la machine suivant l'invention peut être une machine de mesure d'un type entièrement différent, commandée à la main ou par moteur, avec ou sans contrle ni commande électronique, ou encore elle peut être constituée par une machine-outil munie d'une tête destinées à recevoir un outil, pourvu que l'un des éléments se déplace par rapport à un autre au moyen d'un patin dont l'effet de séparation est limité par l'attraction antagoniste d'un autre patin, lequel peut être en particulier un patin magnétique. Les patins exerçant deux actions antagonistes dans un même couple peuvent donc glisser soit sur un même rail, soit sur deux rails différents et ils peuvent également eatre fixés à des éléments différents et le nombre de patins pneumatiques et de patins magnétiques qui coopèrent entre eux peut être modifié suivant le besoin. Par ailleurs, il n'y a aucune limitation à l'orientation des directions de glissement des patins pneumatiques ou magnétiques. REVENDICATIONS 1.- Machine de mesure comprenant au moins un premier élément qui se déplace en translation par rapport a' un deuxième élément. caractérisée en ce qu'elle comprend des premiers moyens qui exercent un effet de séparation entre le premier élément et le deuxième élément, de manière à permettre un déplacement relatif sensiblement dépourvu de frottement entre les deux éléments, et des deuxièmes moyens qui exercent une action antagoniste à cet effet de séparation en engendrant entre le premier élément et le deuxième élément une force d'attraction antagoniste au premier effet 2.- Machine suivant la revendication 1, caractérisée en ce que les premiers moyens et les deuxièmes moyens comprennent des patins de glissement. 3.- Machine suivant la revendication 2, caractérisée en ce que les patins des premiers moyens et des deuxièmes moyens glissent sur un même rail. 4.- Machine suivant la revendication 2, caractérisée en ce que les patins des premiers moyens et des deuxièmes moyens glissent sur des rails différents. 5.- Machine suivant l'une des revendications 2 à4 caractérisée en ce que les patins des deuxièmes moyens sont des patins magnéti- ques. 6.- Machine suivant la revendication 5, caractérisée en ce que les patins magnétiques comprennent plusieurs blocs d'aimants permanents. 7.- Machine suivant l'une des revendications 5 ou 6, caracté- risée en ce que les patins magnétiques comprennent des moyens permettant de régler leur position par rapport au premier élément ou au deuxième élément auquel ils sont fixés. 8.- Machine suivant l'une des revendications 3 a' 7, caracterisée en ce que chaque rail coopérant avec les patins des deuxièmes moyens est fait d'une matière ferromagnétique, d'un type sensiblement dépourvu de phénomène de magnétisme résiduel. 9.- Machine suivant l'une des revendications 3 a' 8, caractérisée en ce qu'en fonctionnement, la distance séparant les patins des deuxièmes moyens du rail correspondant est sensiblement de 0,1 mm. 10.- Machine suivant l'une des revendications 2 â 9, caracté risée en ce que les patins des premiers moyens sont des patins pneumatiques. l Machine suivant la revendication 10, caractérisée en ce que lesdits patins pneumatiques comprennent des moyens permettant de les fixer rapidement par encliquetage à une tige qui sert à les fixer au premier élément ou au deuxième élément de la machine. 12.- Machine suivant la revendication 11, caractérisée en ce qu'elle comprend des moyens assurant pendant le fonctionnement l'ajustement automatique de la position des patins pneumatiques par rapport a la tige de montage. 13.- Machine suivant l'une des revendications 11 cm 12, carac risée en ce que la tige de montage permet de relier rigidement le patin pneumatique au premier élément ou au deuxième élément. 14.- Machine suivant la revendication il ou 12, caractérisée en ce que la tige de montage permet de relier le patin pneueatique au premier élément ou au deuxième élément par une liaison élastique. 15.- Machine suivant l'une des revendication: 3 à 14, carac térisée en ce qu'en fonctionnement, la distance séparant les patins des premiers moyens du rail correspondant est sensiblement de 0,01 naa, 16.- Machine suivant l'une des revendications 2 à 15, caractérisée en ce que les patins des premiers moyens et ceux des deuxièmes moyens sont fixés au meme élément, qui peut être le premier élément ou le deuxième élément. 17.- Machine suivant l'une des revendications 2 a 15, carac térisée en ce que les patins des premiers moyens et ceux des deuxièmes moyens sont fixés les uns au premier élément et les autres au deuxième élément. 18.- Machine suivant l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que les premiers moyens et les deuxièmes moyens exercent l'effet de séparation et ladite force d'attraction suivant les deux directions perpendiculaires a la direction le long de laquelle le premier élément et le deuxième élément se déplacent l'un par rapport å l'autre. 19.- Machine suivant l'une des revendications précédentes, comprenant une tete de montage de l'outil de travail ou de l'outil de mesure, caractérisée en ce que ladite tète de montage peut se déplacer par une ou plusieurs opérations de translation entre deux éléments qui constituent respectivement le premier élément et le deuxième élément. 20.- Machine suivant la revendication 19, caractérisée en ce qu'un ou plusieurs des mouvements entre les deux éléments est ou sont commandés par des troisièmes moyens qui exercent un effet de séparation entre les deux éléments et par des quatrièmes moyens qui exercent une action antagoniste à 1'effet de séparation a l'aide d'une force élastique exercée dans le sens opposé. 21.- Machine suivant la revendication 20, caractérisée en ce que lesdits troisièmes moyens comprennent des patins pneumatiques fixés rigidement à l'un desdits éléments et en ce que les quatrièmes moyens comprennent des patins pneumatiques fixés élastiquement à l'un des deux éléments.