La présente invention concerne une pate à réparer pour réparer les dessous de souliers usés (semelles et talons). On sait que la réparation des dessous de seliers ou semelles de souliers s'effectue dans les ateliers de cordonnerie en grattant d'abord la semelle usée ou en l'enlevant du soulier par exemple au moyen d'une pince ou d'un agent de séparation. On nettoie ensuite le dessous du soulier en grattant les vieux restes de colle et les salissures et on y applique une couche de colle. On applique également une couche de colle sur une semelle découpée, poinçonnée ou coulée. Lorsque les surfaces de colle ont commencé à sécher, on applique la semelle sur le dessous du soulier et on appuie ou on presse. On coupe ensuite la semelle aux dimensions on la fraise, on la ponce et, éventuellement, on la nettoie avec une cire colorante. Selon la matière du dessous de soulier, on doit utiliser des colles spéciales pour la fixation de la semelle. L'invention 2 pour objet une p8te à réparer facile à mettre en oeuvre avec laquelle on peut réparer ou re-traiter repi- dement et à bon marché les dessous de souliers (semelles et talons) usés sans grosses dépenses d'appareillage. La vieille semelle ne doit pas absolument outre enlevée, mais en général seulement etre égalisée avec la pSte à réparer et ajustée V l'épaisseur désirée. On recherche simultanément aussi la possibilité d'emploi de la patte à réparer dans tous les matériaux de cordonnerie, en particulier le caoutchouc thermoplastîque, le caoutchouc naturel ou synthétique vulcanisé, chargé ou transparent, le chlorure de polyvinyle, le polyuréthanne, l'éthylène-acétate de vinyle, le cuivre, le liège, et analogues. La patte à réparer selon l'invention se caractérise en ce qu'elle consiste en un mastic à base de polyuréthanne pouvant outre étalé sur les dessous de souliers; qui contient au moins un polyester- uréthanne (polyesterurdthanne de type 1) dissous dans un solvant qui consiste on le produit de polyaddition de a) un polyester à groupes hydroxyles ayant subi un allongentat de chaines par le 2,2-diméthylpropanediol-1,3 ou le butanediol-1,4, et b) un diisocyanate aromatique, en particulier le diphdnylméthane-4,4'-diisocynate. La pate à réparer contient de préférence dans la solution un second polyesteruréthanne (polyesteruréthanne de type 2) qui possède une stabilité thermique supérieure à celle du polyesteruréthanne de type 1. Un type de polyesteruréthanne du commerce approprié è cet effet consiste en le produit de polyaddition de a) un polyester hydroxylé d'acide dicarboxylique aliphatique et de diols, et b) un diisocyanate aromatique, à savoir le 2,6-diisocyanatotoluène etlou le diphénylméthane-4,4' -diisocyanate. Ce polyesteruréthanne de type 2 possède, par rapport au polyesteruréthanne de type 1, une stabilité thermique plus élevée ainsi également qu'une plus grande dureté et une plus grande ténacité, tandis que le polyesteruréthanne de type 1 se distingue par une élasticité plus élevée et une meilleure adhérence, en particulier par rapport aux caoutchoucs. Par combinaison des deux polyesteruréthannes de types 1 et 2, on peut préparer une masse à réparer remarquablement adaptée au but recherché, à partir de laquelle on peut effectuer par simple étalement sur les dessous de souliers des ressemellagesderésistance à l'usure et à la chaleur supérieures avec, simultanément, une excellente adhérence sur les matières des dessous de souliers les plus diverses. En outre, les semelles ou dessous de souliers produits à partir de la pate à réparer possèdent une bonne élasticité.La patte à réparer adhère sur toutes les matières habituelles de dessous de souliers, en particulier le caoutchouc thermoplastique, le caoutchouc naturel ou synthétique vulcanisé, chargé ou transparent, le chlorure de polyvinyle, le polyuréthanne, l'éthylène-acétate de vinyle, le cuivre, le liège et les analogues. Pour le re-traitement ou le renouvellement d'une semelle de soulier usée, celle-ci est polie au moyen de papier émeri ou d'une bande abrasive et ainsi simultanément nettoyée et rapée. Ensuite, on applique la patte à réparer selon l'invention, par exemple au moyen d'une spatule sur la vieille semelle. Sur les endroits fortement usés, on applique un peu plus de pate. Après environ 3 à 4 min, la surface de la patte à réparer appliquée est assez sèche et souple pour qu'elle puisse etre moulée, corrigée et également profilée à volonté avec le plat de la main. La masse est assez rigide pour ne pas pouvoir couler et s'égoutter sur l'arrondi et sur les bords de la semelle. Si l'on veut obtenir une arete particulièrement aiguë de la semelle et une épaisseur absolument uniforme, on applique autour de la semelle usée un ruban de matière adhésive élastique, par exemple polyéthylène, polypropylène ou caoutchouc de silicone et on le fait dépasser du dessous du soulier à une hauteur uniforme.On applique ensuite la pate à réparer et on l'étire du talon à la pointe jusqu'au bord supérieur de la bande. On fixe ensuite la bande dans le talon au moyen d'une pince et on ne l'enlève que lorsque la pate à réparer est sèche. I1 est recommandé de choisir la proportion de polyesteruréthanne de type 2 dans la pate à réparer supérieure à celle du polyesteruréthanne de type 1. La proportion de polyesteruréthanne de type 1 atteint ainsi de préférence environ 1/3 à 2/3 de la proportion du polyesteruréthanne de type 2. Des solvants particu- lièrement appropriés pour les types de polyesteruréthannes sont les esters et/ou les cétones, en particulier méthyléthylcétone, acétate d'éthyle et/ou acétone.De préférence, on utilise un mélange de solvants ayant des indices d'évaporation différents, en particulier un mélange de méthyléthylcétone ou d'acétate d'éthyle et d'acétone. I1 est essentiel que les solvants à utiliser selon l'invention ne dissolvent pas la matière à partir de laquelle sont fabriqués les dessous de souliers et qu'ils soient également sans danger pour l'utilisateur de la pate à réparer. Les solvants mentionnés précédemment satisfont de manière remarquable ces exigences. Pour améliorer l'adhérence de la pate à réparer sur certains supports, on peut encore ajouter une résine. La novolaque de phénol, les résines d'alkylphénol, le terpène-phénol et/ou les résines cétoniques sont particulièrement appropriés. Il est en outre possible, pour améliorer la stabilité thermique de la p8te à réparer, d'ajouter du caoutchouc chloré3 du polypropylène chloré et/ou du polyéthylène chloré, ou les analogues. Les polyesteruréthannes de types 1 et 2 ainsi éventuellement que la résine ci-dessus mentionne et l'additif ci-dessus mentionne sont dissous dans le solvant organique ou mélange de solvants organiques. La solution fortement visqueuse est ensuite avantageusement chargée avec au moins une matière de charge. On utilise, de préférence, un mélange d'au moins une charge organique, par exemple poudre de cuir, farine de caoutchouc, farine de liège ou les analogues, et au moins une charge inorganique, telle que par exemple craie, plomb minéral léger, feldspath, kaolin ou les analogues. Les charges organiques sont les constituants grossiers et légers et donnent à la masse la rigidité nécessaire, tandis que les charges inorganiques donnent la densité.Une charge organique particulièrement appropriée est la poudre de cuir qui forme dans la masse durcie un squelette stable et confère en outre à la masse une couleur de cuir. En raison de la configuration de couleur variée des souliers, la patte à réparer peut etre diversement colorée, par exemple par addition d'oxyde de fer ou de noir de fumée. Pour donner une bonne résistance à l'hydrolyse à la patte à réparer ou au ressemelage obtenu à partir de celle-ci, il est recommandé en outre d'ajouter un stabilisant tel que, par éxemple, un carbodiimide substitué (produit vendu par la Société Bayer AG sous le nom de Stabaxol 1). La proportion de ce stabilisant est avantageusement de 1 à 3Z, par rapport au polyuréthanne. La constitution et la composition d'une patte à réparer préférée ressortent des situations suivantes d'après lesquelles la patte à réparer consiste en a) polyesteruréthannes de types I et 2 (dans la proportion de 1/3 à 2/3:1), 15 à 45 parties, de préférence 20 à 35 parties, b) additif pour l'amélioration de la stabilité thermique (de préférence caoutchouc chloré), -0 à 15 partiels, de préférence 3 à 10 parties, cl résine (novolaque phénolique, résine d'alkylphénol, terpâne-phénol ou résine cétonique), O à 15 parties, de préférence O à 10 parties, d) solvant pour la dissolution de a), b) et c), 30à 80 parties, de préférence 35 à 70 parties, e) charge(s), 15 à 45 parties, de préférence 25 à 40 parties, f) stabilisant, 0 à 1,5 partie > de préférence 0,3 à 0,8 partie. Comme on l'a indiqué, les charges particulièrement appropriées sont des combinaisons d'une charge légère organique et d'une charge lourde inorganique. Les mélanges de charges suivants sont particulièrement avantageux poudre de cuir, par exemple 11 parties craie, par exemple 10 parties oxyde brun, par exemple 5 parties ou bien poudre de cuir, par exemple 4 parties craie, par exemple 7,5 parties farine de caoutchouc, par exemple 22 parties noir de fumée, par exemple 2 parties ou bien farine de caoutchouc, par exemple 19 parties craie, par exemple 15 parties oxyde brun, par exemple 4 parties Comme formule de référence pour la préparation d'une plate à réparer particulièrement favorable selon l'invention, on peut utiliser la suivante polyesteruréthanne de type 1 5 à 15 parties, de préférence 8 parties polyesteruréthanne de type 2 10 à 25 parties, de préférence environ 16,5 parties caoutchouc chloré (ou équivalent) 3 à 10 parties, de préférence 5 parties stabilisant 0,3 à 1,0 partie, de préférence OvS partie acétone 15 à 30 parties, de préférence 24 parties méthyléthylcétone (ou équivalent) 30 à 70 parties, de préférence 46 parties poudre de cuir (ou équivalent) 5 à 15 parties, de préférence ll parties charge inorganique, par exemple craie 10 à 20 parties de préférence 15 parties Lus charges organiques utilisées pour la masse à réparer selon l'invention sont les constituants grossiers et légers et donnent à la masse la rigidité nécessaire > tandis que les charges inorganiques donnent essentiellement la densité de la masse.Les charges, comme on l'a indiqué, sont ajoutées à la solution des types de polyesteruréthannes,ainsi éventuellement que de la résine et du caoutchouc chloré ou analogues, de sorte qu'il se forme une masse à réparer piteuse relativement rigide, qui se laisse facilement appliquer sur les dessous de souliers, par exemple au moyen d'une spatule, sans qu'il y ait de risque que la patte à réparer s'égoutte ou s'écoule du dessous de soulier. Après l'application de la patte à réparer et après le début de séchage de la pate, ce qui, comme on l'a indiqué, a lieu en quelques minutes, on peut, si on le désire, profiler la patte à réparer appliquée pour obtenir une semelle profilée. Le pro filage peut etre obtenu à la main, au moyen d'un outil ou encore à l'aide d'un calibre profilé ou analogue. I1 est entendu que l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation préférés décrits ci-dessus à titre d'illustration et que l'homme de l'art pourra y apporter des modifications sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Pate à réparer pour réparer les dessous de souliers usés, caractérisée en ce qu'elle consiste en a) un polyester à groupes hydroxylés ayant subi un allongement de chaînes par le 2,2-diméthylpropanediol-1,3 ou le butanediol-1,4, et b) un diisocyanate aromatique, en particulier le diphénylméthane-4,4'-diisocyanate. 2. Pate à réparer selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle contint, dans la solution, un second polyesteruréthanne (polyesteruréthanne de type 2), qui possède une stabilité thermique supérieure à celle du polyesteruréthanne de type 1 et consiste de préférence en produit de polyaddition de a) un polyester hydroxylé d'acide dicarboxylique aliphatique et de diols, et b) un diisocyanate aromatique, à savoir le 2,6-diaso- cyanatotoluène et/ou le diphénylméthane-4,4'-diisocyanate. 3. Pate à réparer selon la revendication 2, caractérisée en ce que la proportion de polyesteruréthanne de type 2 est supérieure à celle du polyesteruréthanne de type 1. 4. Pate à réparer selon la revendication 3, caractérisée en ce que la proportion de polyesteruréthanne de type 1 est d'environ 1/3 à 2/3 de la proportion du polyesteruréthanne de type 2. 5. Pate à réparer selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que le solvant consiste en un ester, une cétone ou leurs mélanges. 6. Páte à réparer selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que le solvant consiste en un mélange de solvants organiques d'indices de volatilisation différents. 7. Pate à réparer selon la revendication 6, caractérisée en ce que le solvant consiste en méthyléthylcétone > acétate d'éthyle, acétone ou leurs mélanges, de préférence en un mélange de méthyl éthylcétone et d'acétone. 8. Pate à réparer selon la revendication 7, caractérisée en ce que le solvant consiste en une plus forte proportion de méthyléthylcétone ou d'acétate d'éthyle et une proportion relat;- vement plus faible d'acétone. 9. Pate à réparer selon l'une quelconque des revendications 1 8, caractérisée en ce qu'elle contient, pour l'augmentation de la stabilité athermique, une addition soluble dans le solvant d'au moins l'une des substances suivantes : caoutchouc chloré, polypropylène chloré, polyéthylène chloré. 10. Pate à réparer selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisée en ce qu'elle contient encore, pour l'amélioration de l'adhérence, au moins une résine telle que, en particulier, novolaque phénolique, résine d'alkylphénol, terpène-phénol ou résine cétonique. 11. Patte à réparer selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisée en ce qu'elle contient au moins une charge, de préférence un mélange d'au moins une charge organique et au moins une charge inorganique. 12. Pate à réparer selon la revendication 11, caractérisée en ce que la charge organique consiste en poudre de cuir, farine de caoutchouc, farine de liège ou leurs mélanges. 13. Pate à réparer selon la revendication 11 ou 12, caractérisée en ce que la charge inorganique consiste en craie, blanc minéral léger, feldspath, kaolin ou les analogues. 14. Pate à réparer selon l'une quelconque des revendications 1 à 13, caractérisée en ce qu'elle contient un stabilisant, par exemple un carbodiimide substitué. 15. Pate à réparer selon l'une quelconque des revendications I à 14, caractérisée en ce qu'elle a la composition suivante a) polyesteruréthannes de types 1 et 2 (aans la proportion de 113 à 2/3:1), 15 à 45 partiels, de préférence 20 à 35 partiels, b) additif pour lJamélioration de la stabilité thermique -(de préférence caoutchouc chloré), 0 à 15 partiels, de préférence 3 à 10 partiels, c) résine (novolaque phénolique, résine d'alkylphénol, terpène-phénol ou résine cétonique), O à 15 partiels, de préférence 0 à 10 partiels, d) solvant pour la dissolution de a), b) et c), 30 à 80 parties' de préférence 35 à 70 parties, e) charge(s), 15 à 45 parties, de préférence 25 à 40 parties. 16. Pate à réparer selon la revendication 15, caractérisée en ce qu'elle a la composition suivante polyesteruréthanne de type 1 5 à 15 parties, de préférence 8 parties polyesteruréthanne de type 2 10 à 25 parties, de préférence environ 16,5 parties caoutchouc chloré (ou équivalent) 3 à 10 parties, de préférence 5 parties stabilisant 0,3 à 1,0 partie, de préférence 0,5 partie acétone 15 à 30 parties, de préférence 24 parties méthyléthylcétone (ou équivalent) 30 à 70 purties, de préférence 46 parties poudre de cuir (ou équivalent) 5 à 15 parties, de préférence 11 parties charge inorganique, par exemple craie 10 à 20 parties, de préférence 15 parties