La présente invention concerne un dispositif pour la sécurité de points de compression et/ou de cisaillement sur un métier à tisser, avec un couvercle pouvant se fermer automatiquement ou pouvant osciller pour ces points à protéger. Des dispositifs de cette sorte ont déjà été proposés de façon différente dans la littérature, mais n1 ont pas encore pu s'imposer. Une raison pourrait en être que, les couvercles pouvant se fermer automatiquement et osciller connus jusqu'à maintenant, ne pouvaient accomplir leur tâche de sécurité que de façon incomplète.Ce fait, qui, au premier abord, parait surprenant, a pour raison qu'une grande quantité d'accidents ne se produit pas lorsque la machine est en fonctionnement, mais avant tout lors de la manipulation et lors d'une mise en marche lnvolontaire, ctest-à-dire quand la machine est en réalité à l'arrêt. L'arrêt se produit en règle générale, en raison d'un défaut dans le processus de tissage, qui doit être tout de suite corrigé, et ainsi la plupart du temps les couvercles sont relevés et donc ouverts. Cela signifie que 1 couvercles sont justement hors de fonction dans ces phases dangereuses. Par la présente invention, les dispositifs connus doivent être perfectionnés deSgn qutégalement lorsque le couvercle est ouvert, il y ait toujours une protection contre les accidents. Cet objectif est atteint parce qu'au couvercle est adjointe une installation de sécurité pour empêcher le fonctionnement du métier à tisser lorsque le couvercle n'est pas fermé. Par ce moyen, on est assuré que le métier à tisser ne fonctionnera pas avec le couvercle ouvert et ne pourra pas non plus être mis en marche, ce qui exclut les accidents aux Entours du couvercle,parmiseen marche involontaire de la machine. L'invention sera mieux comprise, et d'autres buts, caractéristiques, détails et avantages de celle-ci apparat- tront plus clairement au cours de ladescription explicative qui va suivre faite référence aux dessins schématiques annexés donnés uniquement à titre d'exemple illustrant un mode de réalisation de l'invention et dans lesquels - la figure I est une vue générale schématique d'un métier à tisser, en vue en perspective; et - la figure 2 est une vue schématique d'un dispositif selon l'invention, également en perspective. Le métier à tisser représenté sur la figure 1 se compose de parois latérales 1 et 2, d'uneensouple 3, d'un rouleau cardeur 4, d'un mécanisme de formation de la foule 5; d'un peigne 7 fixé à un battant 6 pouvant osciller, d'une poitrinière 8 et d'une ensouple de ltétoffe 9. Sur les deux parois I et 2 du métier se trouve un plan de commande en forme de pupitre avec un certain nombre de commutateurs S pour différents modes de fonctionnement du métier à tisser. De l'ensouple 3, les fils de chaîne 10 passent d'une façon connue, au bord de battage du tissu 11, où le fil de trame à chaque fois introduit, est battu par le peigne 7. Le tissu ainsi fabriqué est indiqué en 12. En direction de parcours du tissu 12, directement après le bord de battage Il est prévu , aux deux lisières du tissu , un templet ou rouleau élargisseur 13 qui est fixé à une table de support, qui, de son côté, est montée sur une poutre 14 reliée aux parois de la machine. Commele système d'insertion des fils de trame dans le cadre de l'invention n'est pas important, il n'est pas représenté sur les dessins. On suppose que le métier à tisser représenté est du type à jet d'air, où le fil de trame est introduit dans la foule au moyen dè jets d'air sortant de tuyères. La direction d'insertion de la trame ense référant à la figure 1, est de gauche à droite. Pour des métiers à tisser à jet d'air, un moyen de guidage connu des fils de trame dans la foule est nécessaire, qui peut être formé d'un peigne spécial ou par un peigne de guidage en forme de lamelles. Ces moyens de guidage sont supposés être connus et ne sont pas représentés. Le métier à tisser représenté présente le mode fermé de construction qui est actuellement largement utilisé, et qui a permis de faire reculer le nombre des accidents dûs ax entrainements à dents et autres entrainements ou engrenages. Actuellementbles accidents se produisent plutôt autour du battant, et plus particulièrement aux points de compression entre le peigne et les templets ou rouleaux élargisseurs et aux points de cisaillement entre le battant et le bati de la machine. Ces points de compression et de cisaillement sont, pour cette raison, pourvus de couvercles à fermeture automatique comme cela est représenté sur la figure 2. La figure 2 montre un couvercle à fermeture automatique pour un point de compression et un couvercle pour un point de cisaillement. Au bord droit du tissu 12 se trouve un couvercle 15, qui se ferme automatiquement sur le templet 13 et qui couvre les points de compression entre le templet et le peigne;aubordgauedu tissu 12 est disposé un couvercle 16 qui, à son état fermé, couvre les points de cisaillement à l'extrémité gauche du battant 6 (figure 1). Les deux couvercles 15 et 16 sont plus épais à leur position fermée et plas minces à leur position ouverte et rabattue vers le haut. Les deux sortes de couvercles peuvent éventuel leioent être combinées l'une avec l'autre. Le couvercle 15 est avantageusement monté sur la table du templet ou rouleau élargisseur, son axe de pivotement 17 se trouvant approximativement parallèle aux fils de charte 10 (figure 1\ le couvercle 16 est disposé sur un arbre 18 placé à la paroi gauche 1 du métier (figure 1), et qui est parallèle au bord de battage Il du tissu Aux alentours de la paroi droite 2 du métier ou de la machine (figure 1), est disposé un détecteur photoélectrique 19 qui se compose d'un émetteur et d' un récepteur.L'émetteur émet, juste à c8té des rouleaux élargisseurs 13,parallèlement au bord de battage du tissu 11, un rayon lumineux dans la direction de la paroi gauche du métier, et il est réfléchi par un réflecteurquiyestdispo sé, vers le récepteur du détecteur 19. Dès que le trajet de ce rayon lumineux est interrompu, par exemple par une main d'un utilisateur se déplaçant contre le bord de battage du tissu 11, le métier à tisser starrête. Le réflecteur du rayon lumineux est disposé sur le couverue16 et est désigné en 20. Quand le métier à tisser ne fonctionne pas, parce que, par exemple, il a ét arrêté en-raison d'un défaut, et que le couvercle 16 doit être soulevé pour supprimer ce défaut, alors le réflecteur 20 oscille hors du trajet du rayon lumineux et cela interrompt l'impact de la lumière réfléchie sur le récepteur du détecteur 19. Dans ce cas, le métier à tisser, même si l'on appuie sur la touche correspondante S (figure 1) ne peut être mis en marche. Une miseen marche n'est possible que quand le couvercle 16 est de nouveau fermé. Quand le couvercle 15 doit être relevé, alors la surface qui, sur le dessin est sa surface supérieure, passe dans le trajet du rayon lumineux, et agit comme un -écran placé entre le photodétecteur 19 et le réflecteur 20, ce qui empêche que le rayon lumineux de l'émetteur du photo détecteur 19 soit réfléchi sur son récepteur. Dans ce cas, eg'Lement le met'ieràtisserne peut être mis en marche alors que le couvercle 15 est ouvert. Pour supprimer un défaut de tissage, il est la plupart du temps nécessaire de mettre le métier à tisser en marche pendant peu de temps, sur une fraction d'un cycle de tissage. Pour cela, on dispose, sur les métiers à tisser, d'une touche S pour le fonctionnement pas à pas. Il s'est révélé avantageux, lorsque le couvercle 15 ou 16 est ouvert, que la touche pour la marche pas à pas soit également ver rouillée,- mais ce verrouillage peut, par une manipulation prédéterminée, être supprimé. Cette manipulation peut par exemple se trouver dans la mise en action d'un commutateur de déverrouillage, ce qui permet de supprimer le verrouillage du commutateur de la marche pas à pas, après avoir actionné ce commutateur. On peut encore réduire les dangers d'accident en synchronisant le commutateur de déverrouillage et la touche pour la marche pas à pas l'un sur l'autre, de façon que le verrouillage de cette dernière ne puisse être supprimé que lors d'une mise en action simultanée du commutateur de déverrouillage. Alors, la personne utilisant le métier nécessite, pour la manipulation " mise en circuit de la marche pas à pas", ses deux mains et il est donc exclu qu'une main se trouve dans une zone dangereuse. Bien entendu, l'installation de sécurité pour les couvercles ne doit pas nécessairement être formée de faisceaux lumineux,mais pourraitégalement comprendre des microrupteurs correspondants. Le faisceau présente l'avantage de surveiller non seulement la position du couvercle mais également tout le domaine possible de compression entre le bord de battage du tissu et le peigne L'installation de sécurité décrite en se référant à un métier à tisser peut bien entendu également être utilisée,sous la même forme ou sous une forme modifiée, pour toute machine voulue, en particulier pour des machinesoutils. REVENDICATIONS 1. Dispositif pour la sécurité de points de compression et/ou de cisaillement sur un métier à tisser avecun couvercle pouvant se fermer automatiquement ou pouvant osciller pour lesdits points à garantir, caractérisé en ce qu'au couvercle (15,16) est adjointe une installation de sécurité pour empêcher le fonctionnement du métier à tisser lorsque ledit couvercle test pas fermé. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que par l'installation de sécurité, lorsque l'on ouvre le couvercle (15, 16) et que le métier à tisser fonctionne, celui-ci s'arrête et lorsque le couvercle est ouvert alors que le métier à tisser est arrêté, celui-ci ne peut être mis en marche. 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'installation de sécurité est formée d"m commutateur actionné par l'ouverture du couvercle (15, 16). 4. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'installation de sécurité est formée d'un faisceau de lumière (19, 20) dont le parcours est interrompu lorsque le couvercle est ouvert. 5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que le faisceau de lumière (19,20) a la forme d'une installation réfléchissant la lumière et son réflecteur(20) est monté sur ie couvercle (16) et est déplacé, lorsque le couvercle est ouvert, au loin du trajet lumineux. 6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce quels faisceau de lumière (19,20) est disposé de façon que le rayon lumineux passant du photodétecteur (19) au réflecteur (20) et inversement se déplace parallèlement au bord de battage du tissu (11) aux alentours du rouleau élargisseur (13). 7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 2 à 6 pour un métier à tisser, qui présente un commutateur de marche pas-à-pas, caractérisé en ce que ledit commutateur est verrouillé lorsque S couvercle (15,16) est ouvert. 8. Dispositif selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'un commutateur de déverrouillage est prévu, par la mise en action duquel peut être supprimé le verrouillage du commutateur de marche pas à pas. 9. Dispositif selon la revendication 8, caractérisé en ce que le verrouillage du commutateur de marche pas à pas ne peut être supprimé que par mise en action simultanée dudit commutateur et du-commutateur de déverrouillage.