La présente invention est relative à un module de commutation destine à la commutation du trafic dans un réseau de communication. Dans un réseau de communication, les stations sont destinées essentiellement à la commutation, c'est-à-dire à l'acheminement du trafic d'un point du réseau à un autre. De façon plus generále, et en pratique, la communication se fera d'un terminal à un autre terminal. De telles stations reçoivent le trafic à partir de lignes physiques independantes et à partir de lignes à grande vitesse, ou lignes numériques transmettant l'information sous forme numérique. Sur les lignes indépendantes, qui n'autorisent qu'un acheminement à basse vitesse du trafic, circulent des signaux sous forme analogique et numérique entre les terminaux et la station la plus proche.Les signaux analogiques, généralement des signaux vocaux, ou signaux téléphoniques, sont convertis en signaux numériques au sein de la station avant d'être commutés par un module de commutation, appelé encore module d'interconnexion. De la méme façon, un signal sous forme numérique transmis par le réseau à la station est commuté et converti en un signal analogique si le terminal auquel ce signal est destiné reçoit et génère les signaux analogiques. Les signaux numériques en provenance ou à destination des terminaux sont admis tels quels par les modules de commutation avant d'être transmis. Du côté des lignes à grande vitesse, le trafic est traité sous la forme numérique uniquement.Les lignes a grande vitesse transmettent le trafic à une vitesse qui est fonction du type de ligne: aux E.U.A des lignes T1 propagent le trafic à la vitesse de 1,544 megabits/seconde, tandis que dans d'autres pays d'autres vitesses peuvent être utilisées. Ces liaisons à haute vitesse sont des liaisons multiplex avec partage du temps et présentent un certain nombre de canaux pour la transmission du trafic. Il est bien evident que d'autres types de liaison a haute vitesse peuvent être utilisées: des liaisons optiques, des liaisons hyper-fréquences, des câbles coaxiaux et des liaisons utilisant un satellite de la terre. Un point commun à toutes ces liaisons à haute vitesse est leur côut. L'efficacité du réseau est donc recherchée.Elle est mesurée par le rapport du volume d'information au volume total d'information et d'information de signalisation. Différentes méthodes pour améliorer cette efficacite conduisent à réduire la periode de temps pendant laquelle on transmettra de la signalisation ou encore à augmenter le volume d'infor mati on. Il est bien connu, dans la technique des communications, d'affecter de façon dynamique un groupe de m canaux récurrents appartenant à une liaison multiplex à un groupe de n lignes téléphoniques échantillonnées de façon répétitive. (avec n plus grand que m) en permettant aux échantillons représentant-la parole active de transiter à travers les canaux tandis que les échantillons representant la parole inactive seront bloqués. Par inactivité de la parole, et par extension, de la ligne, qui transporte cette conversation, on entend les silences, les pauses, les hésitations que contient toute conversation entre deux interlocuteurs; à contrario l'activité d'une ligne est représentée par la transmission d'information effective. La technique TASI est bien connue dans les liaisons par câbles sous marin pour l'écoulement du trafic téléphonique.Cette technique peut également être utilise pour la transmission d'informations sur les reseau de communication numeriques. La concentration de l'activité vocale (VAC) correspond à l'opération permettant de concentrer le trafic sous forme numérique. Dans l'avenir, les communications vont voir leur volume augmenter. Pour faire face a l'accroissement du volume de communication il y a lieu de s'assurer, lors de l'implantation du réseau, que sa structure pourra être modifiee au cours du temps sans que le fonctionnement de ce reseau s'en ressente. Un objet de la presente invention est de fournir un module de commutation capable de commuter le trafic qui entre d'un coté de la station et de le transmettre de l'autre côté. Il s'agit de transmettre le trafic en provenance des lignes d'utilisateur, a basse vitesse, vers les lignes à grande vitesse; on dira que l'on a affaire à une liaison à grande distar Dans le cas de liaison à grande distance, on aura, inversement, un ecoulen du trafic des lignes à grande vitesse vers les lignes d'utilisateur. Un autre objet de l'invention est de fournir un module de commutatior capable de commuter le trafic reçu sur un canal d'une ligne a grande vitesse et de ltenvoyer à un autre canal sur une autre ligne a grande vitesse. De façon similaire, l'invention fournit les moyens d'acheminer le trafic reçu des lignes à basse vitesse vers une autre ligne à basse vitesse; ce cas correspond a une connexion locale, ou connexion ligne à ligne. En d'autres termes, le module de commutation peut permettre de connecter n'importe quelle ligne basse vitesse à n'importe quel canal de ligne à grande vitesse; et vice versa. Un autre objet de l'invention est de permettre une opération efficace de la station, c'est-à-dire du réseau, par concentration du trafic voix et du trafic données avant sa transmission sur les lignes à grande vitesse Un autre objet de l'invention est de fournir un dispositif de commutation comprenant plusieurs modules de commutation identiques selon 1 'in- vention et ayant en commun un système de synchronisation et un registre d'adresses commun ainsi que des bus de sortie de telle sorte que ce dispositif fonctionne comme un module de commutation unique. Dans oes conditions, le dispositif de commutation a une capacité de lignes exprimée par le nombre de lignes d'utilisateur reliées au dispositif de commutation, qui est un multiple de la capacité de lignes d'un module de commutation de base.La capacite de commutation est un multiple de celle d'un module de commutation. Sa capacité de lignes a grande vitesse, exprimée par le nombre de canaux qui peuvent être relies au dispositif de commutation, est la capacite de lignes à grande vitesse d'un module de commutation de base multipliée par le nombre de modules inclus dans le dispositif de commutation. Ce faisant, toute ligne d'accès relative a un module de commutation peut être reliée a travers le dispositif de commutation avec n'importe quel canal de lignes a grande vitesse associé à n'importe quel module de commutation de base. Un autre objet de la présente invention consiste en ce que le module de commutation et le dispositif de comtation cité plus haut traitent l'information relative au statut de la ligne concernant son activité et inactivité comme ils traitent le trafic voix et le trafic données. Un autre objet de l'invention consiste en ce que l'information relative au statut d'activité ou d'inactivité, appelée encore information d'activité, est utilisée ou peut être utilisée dans la station a des fins autres que la concentration du trafic voix; pour: a) la suppression d'écho téléphonique (il apparat sur les lignes a grande distance par réflexion du signal principal le long du trajet parcouru); b) le contrôle de l'amplitude dans les circuits traitant les signaux vocaux concentrés; c) le blocage d'une certaine partie du trafic entrant a basse vitesse lorsque des surcharges de trafic sont décelées par la station; d) l'acheminement à travers le réseau du trafic; e) l'ajustement de la charge du reseau. Lorsqu'on la compare a un système TASI associé à une liaison par satellite plus primitive, décrite dans le brevet des E.U.A No. 3 644 680, la présence d'organisation VAC se distingue en ce que: 1) les associations de lignes d'utilisateur aux canaux virtuels, (il s'agit de canaux d'emma- gasinage permettant aux interlocuteurs d'avoir une liaison virtuellement continue, ne leur permettant pas de déceler d'interruption dans le trafic) sont variables en fonction de la commutation; 2) le module de commutation peut être étendu de façon à fournir plusieurs liaisons multiplex à grande vitesse avec des masques VAC séparés (le brevet des E.U.A cite plus haut ne fait pas apparaitre le besoin d'une extension du module de commutation); 3) la possibilité de surcharge est envisagée à des instants détermines et traitée par une technique de blocage selon des règles de priorité de canaux virtuels actifs malgré que des régIes tres sévères aient été imposes pour eviter un tel blocage (le brevet des E.U.A semble avoir ignoré les possibilités de surcharge); 4) le système selon l'invention envisage la commutation du trafic intelligible et de bits d'activite utilis pour la concentration de l'activité vocale et pour la suppression d'écho; 5) le dispositif selon la présente invention fournit la possibilité de relier des lignes basse vitesse à d'autres lignes basse vitesse ou à des lignes rande vitesse, et inversement avec toujours un masque VAC associ aux différentes liaisons. Une autre caracteristique de l'invention est que la trame de temps actuellement employee dure 6 millisecondes, ce qui est long par comparaison aux périodes d'échantillonnage de. lignes téléphoniques; 1/32 d'une millisec En conséquence, les échantillons de signaux de lignes d'utilisateur peuvent être transmis par blocs entiers, réduisant ainsi la longueur du préambule contenu de chaque trame vis-à-vis de la longueur du bloc destiné au trafic intelligible. Une autre caractéristique est que le module de commutation échange l'information par petits morceaux à un rythme convenant aux connexions des lignes locales, qui présentent des délais d'interconnexion faibles et, pour les connexions à longue distance avec des délais d'interconnexion plus longs au moyen de période d'échange de trafic plus longue. Ainsi l'opération de suppression d'echo requise pour les connexions à longue distance n'est-elle pas exigée sur les liaisons à courte distance ou à distance moyenne. Une autre caracteristique consiste en ce que les opérations de connexi sont contrôlées par des tables de mémoire effaçables qui fournissent différentes possibilités d'acheminement du trafic: des trajets principaux et des trajets de rechange, et des possibilites de réalisations de connexio virtuelles qui ne soient pas limitées par un ordonnancement systèmatique des lignes et des canaux. Ainsi, les canaux peuvent être utilisés à pleine capacité sans pour autant affaiblir la qualité du service, La présente invention trouve un emploi dans les communications par satellite mais également dans toutes les connexions de communications à grande vitesse. Ce qui va suivre, ainsi que d'autres aspects, caractéristiques et avantages de la présente invention apparaitront plus clairement dans la description qui va suivre. La figure 1 illustre le dispositif de commutation selon la présente invention. La figure 2 est une illustration du module d'emmagasinage d'entrée et de sortie de lignes à basse vitesse. La figure 3 illustre le module d'ermagasinage d'entrée et de sortie des lignes à haute vitesse. La figure 4 est un schéma du dispositif de coi-trtation. La figure 5 est un schéma des circuits permettant l'affectation d'un masque VAC, associés avec une section du dispositif de commutation. La figure 6 est un schéma des circuits permettant l'achendnement du trafic associé à un masque VAC, des canaux vers une section du dispositif de commutation. La figure 7 est une illustration de la structure de la trame de la liaison à grande vitesse avec le canal de synchronisation, le canal affecté au masque VAC et les canaux propres au trafic. Les figures 8 et 9 illustrent le fonctionnement et la synchronisation du dispositif de commutation obtenu par association de plusieurs modules de commutation. La figure 10 indique les circuits logiques pour effectuer le blocage de certains canaux lorsqu'une surcharge de trafic est décelée. La figure 11 illustre les circuits s'interposant entre les lignes à basse vitesse et le module de co mutation de la station. L'invention, figure 1, est un systeme destiné à l'interconnexion d'une station appartenant à un réseau de communication, et plus particu lièrement un dispositif de commutation destine a être incorporé dans la station aux fins d'assurer l'acheiiinement du trafic d'origine téléphonique et du trafic que représentent les données échangées entre terminaux. Des liaisons à grande vitesse transmettent les signaux sous forme numérique au moyen de la technique dite multiplex par partage du temps. Cette station fournit, à travers le module de commutation, une liaison bidirectionnelle, ou duplex, entre les lignes à basse et a grande vitesse, avec la possibilité d'assurer la concentration sélective du trafic (la deconcentration) lors de l'affectation des canaux des liaisons a grande vitesse.Dans le dispositif de commutation, il est également prévu de pouvoir effectuer un blocage sélectif des lignes dont l'activité est réduite, dite lignes inactives, au moyen d'une technique basee sur la comparaison des niveaux de priorité affectés aux différents types de trafic et sur le fait que ce trafic peut être un trafic continu, c'est- -dire ayant existe dans la trame précédente, ou un trafic nouveau, c'est-à-dire un trafic inexistant dans la trame précédente. A titre d'exemple, le dispositif selon l'invention comprend plusieurs modules de commutation identiques, ou sous-systemes, chacun réalisé au moyen d'un module de ligne (LGM), d'un module de ligne à grande vitesse (TGM), et d'un module ou mémoire d'interconnexion (SIM). Ces modules coopèrent de telle façon qu'ils réalisent un système unique avec une unité de commanc commune (CCU), une synchronisation commune de chacun des modules du soussystème, et un dispositif permettant l'adressage commun des modules d'inter connexion, ainsi qu'un bus de sortie commun à tous les modules d'interconne SIM. Dans une première approche, il suffira de décrire un seul module de commutation et son fonctionnement. Dans chaque module de commutation, une mémoire SIM est associée avec une mémoire de commande d'interconnexion ICM. Les emplacements de mémoire ICM contiennent de l'information qui peut être effacée, fournie par l'unité CCU aux fins d'adressage des emplacements de mémoire SIM lorsqu'ils'agit d'une opération de lecture (R). La mémoire SIM se voit adressée, lors d'une opération d'écriture (W), par un compteur dont le compte s'accroît pas après pas. Les modules ICM, LGM et TGM sont adressés également par des compteurs dont le contenu augmente pas-à-pas. Etant donne que chaque emplacement d'emmagasinage SIM est associé à une ligne ou à un canal, on peut effectuer l'échange de trafic entre n'importe quelle ligne et n'importe quel canal. L'unité CCU maintient des tables d'acheminement du trafic, selon un trajet préférentiel et selon des trajets de rechange. Elle communique avec les modules ou unités d'interface de ligne (LIU) au moyen de connexion réalisées à l'intérieur de la station, et reçoit de l'information en provenance des autres stations au moyen de liaisons à grande vitesse, aux fins de traiter l'information de numérotation reçue sur les bornes d'entrée des lignes à basse vitesse. Les bits dlactivité, engendrés par l'unité LIU sont transférés vers des emplacements réservés à cette fin dans la mémoire SIM et sont utilisés pour commander l'affectation de canaux multipl ainsi que leur désaffectation. Les unites LIU sont couples aux lignes téléphoniques indépendantes sur lesquelles circulent les signaux sous forme analogique, et aux lignes recevant des données sous forme numérique. Les signaux d'origine vocale, analogiques, sont convertis par l'unité LIU en une forme numerique, après passage dans un codeur delta à pas variables, entraînant une compression des signaux. L'unité LIU génère un bit d'activité représentant l'activité ou l'inactivité de la ligne, considéree à l'instant d'échantillonnage; à l'inverse, lorsqu'un message est reçu d'une station et doit être transmis aux lignes apres passage dans l'unité LIU, cette unité LIU utilise le bit d'activité pour l'opération consistant à transformer les signaux sous forme numerique en signaux analogiques. Les signaux d'entrée de ligne, d'origine vocale ou représentant des données, sont transférés sous forme numérique bit après bit aux sections d'emmagasinage d'entrée LGIM du module correspondant LGM (figures 1 et 2) pour être traites multiplet après multiplet et être emmagasinés dans les emplacements de mémoire associés, dans la. mémoire SIM. Simultanément, des opérations de lecture (RD) permettent de sortir des emplacements de mémoire SIM des multiplets emmagasinés précédemment et de les transférer vers les sections de sortie (LGOM, TGOM) des modules respectifs LGM (voir figure 2) ou TGM (voir figure 3). Dans la direction opposée, les signaux d'entrée reçus des lignes à grande vitesse d'entrée IT sont mis en mémoire dans des sections d'entrée (TGIM), figure 3, du module associé TGM par paquets de 24 multiplets, soit 192 bits, correspondant à un canal d'entrée. Ces signaux d'entrée sont transférés multiplet après multiplet vers les emplacements associés aux canaux d'entrée de ligne à grande vitesse à l'intérieur de la mémoire SIM, tandis que les multiplets d'entrée emmagasines précédemment, et associés à une ligne d'utilisateur, sont transférés vers les modules LGOM et TGOM pour y être traités et envoyés vers les lignes de sortie et les lignes de sortie à grande vitesse OT. Les multiplets de sortie dans le LGOM sont transférés, bit après bit, à travers l'unité LIU vers des bornes de lignes de sortie, après une conversion appropriée des signaux téléphoniques de la forme numérique à la forme analogique. Les sorties de TGOM sont mises en mémoire par blocs de 24 multiplets (192 bits) afin d'être transmis sur les canaux des lignes à grande vitesse de sortie OT. L'information d'activité associée avec le trafic est utilisée pour commander l'affectation des canaux OT du trafic transitant par TG0M; puisqu'il n'y a pas suffisamment de canaux dans la ligne à grande vitesse de sortie OT pour traiter le trafic reçu sur toutes les bormes d'entrée, une certaine concentration du trafic doit être envisagée.Si le trafic actif dans un TGOM depasse la capacité des canaux de la liaison à grande vitesse de sortie OT, les circuits logiques associés au module de commutation bloquent de façon selective la transmission du trafic actif excedant. La sélection, qui doit être ainsi accomplie en un laps de temps très bref, commande effectivement les sorties par priorité, de telle sorte que les donnees ayant la priorité la plus haute puissent être transmises sans discontinuite et que le trafic ayant une activité continue ait priorité sur un trafic débutant. Description d'un module de commutation Le module de commutation que comporte la station est commandé par programme par le contrôleur de communications CCU. Le trafic reçu par l'unité CCU est composée de signaux de données en provenance d'adaptateurs, soit de signaux vocaux qui ont fait l'objet d'un pré-traitement dans l'unité LIU de traitement de signaux vocaux. La figure I représente la structure du dispositif de commutation comprenant quatre modules de commutation. Quatre vingt seize points de connexion, ou bornes sont représentés sur la partie gauche de la figure 1. Chacun d'eux fonctionne en duplex et permet d'écouler le trafic à une vitesse de 32 KBS par seconde. L'entrée et la sortie de chacun de ces points sont respectivement utilisées aux fins de la transmission et de la réception. 1. Modules LGIM/LGOM Le module d'entree de groupe de lignes (LGIM), figure 2, contient une position de registre à décalage d'une largeur d'un multiplet pour chaque entrée des 96 points de connexion et permet d'effectuer une conversion serie/parallele du train de bits à chacune de ces entres; à sa sortie, l'information se présente sous la forme de multiplets. Le module de sortie de groupes de lignes (LGOM), figure 2, assure la fonction inverse Il contient 96 positions de registre à décalage d'une largeur d'un multiple et procède à une conversion parallele/serie du trafic vers les 96 points de connexion de sortie correspondants. Les modules LGIM et LGOM contiennent un bit d'activite pour chaque position, ce bit étant utilisé pour indiquer si le contenu du point de connexion est actif ou non. 2. Lignes numeriques/canaux réels. A droite de la figure 1, sont indiqués des modules de groupe de lignes numériques (TGM) qui s'interposent entre la mémoire SIM et les lignes numériques IT et OT. A noter que chaque ligne assure une communication simplex de sorte que 2 lignes numériques sont nécessaires pour assurer une liaison duplex. Chaque ligne numérique opère à une vitesse de 1,544 megabits/seconde. Un bit sur 193 (8 KBS/seconde) est utilisé à des fins de synchronisation, ce qui permet d'effectuer la transmission des données à 1,536 mégabits par seconde. Les données numeriques sont transmises sur la ligne sous forme d'unites appelées trame. Une trame a une durée de 6 millisecondes et contient 48 canaux réels (RC). Chaque canal réel est composé de 24 multiplets (192 bits) et fonctionne à une vitesse effective de 32 KBS par seconde.Chaque canal est separé du suivant par un bit de synchronisation. 3. Canaux virtuels. Un canal virtuel (VC) est défini comme un canal à 32 KBS dont le contenu peut être transmis ou reçu par l'intermédiaire dun canal réel des lignes numériques à grande vitesse. 96 canaux VC sont transmis depuis le module de commutation et 96 canaux VC y sont reçus. 4. Concentration d'activite de la voix (VAC) Comme indique precédemment, le processus de concentration du trafic concerne le trafic-voix. Cependant, le module LIU détecte l'activité de la voix et du trafic de données et transmettent les indications d'activité (bit VAC) au commutateur. Le commutateur contient un mécanisme qui permet, du côté emissionZ de la ligne grande vitesse, de concentrer les 96 canaux virtuels VC en canaux réels. Inversement, la technique VAC permet, du côté 1réception" de la ligne, de procéder à une déconcentration des canaux réels reçus et à leur utilisation dans les 96 canaux virtuels d'entrée. Etant donné que la ligne numérique ne peut effectivement traiter que 48 canaux réels, le rapport de compression est de 2 à 1. Lors d'une émission de trafic par la station vers la ligne numérique la technique VAC consiste à choisir un sous-enserable des 96 canaux virtuels à chaque temps de trame et à les concentrer dans les 48 canaux réels. Les canaux VC choisis sont sont ceux qui sont actifs, c'est-à-dire ceux dans lesquels des données ou des informations vocales sont présentes. L'activité est indiquée par un unique bit de contrôle pour chaque canal virtuel démission. Si plus de la moitié des canaux sont actifs pendant une trame donnée, la technique VAC permet de bloquer les canaux virtuels qui dépassent la capacité de 1 a trame. Afin d'indiquer quels sont les canaux virtuels qui sont transmis à chaque trame, il devient nécessaire de définir un masque VAC, figure 7. Le masque VAC transmis est une quantite de 96 bits transmise sur un canal réel RC1 de la façon précédemment decrite. Les positions qu'occupent les bits dans le masque en fonction du temps sont associees aux positions numériques des 96 canaux virtuels, O à 95. L'état du bit de masquage (1 ou 0) représente l'état du canal virtuel associé, c'est-à-dire actif ou inactif. Etant donné que le masque VAC exige un canal réel, les 96 canaux virtuels doivent être comprimes dans les 47 canaux réels restants. En pratique, comme indiqué plus loin, étant donné qu'un autre canal reel est réservé à l'information relative à la signalisation, seuls 46 canaux réels sont destinés à l'acheminement du trafic. 5. Modules TGOM/TGIM Le module de sortie de groupe de lignes (TGOM) comme indiqué à la figure 5 fait partie du module TGM de la figure 1. Il permet de mettre en mémoire tampon les 96 canaux virtuels avant que ceux-ci ne quittent le commutateur. Le module TGOM est une double mémoire tampon ou une mémoire tampon A/B; chaque côté de la mémoire tampon contient 24 multiplets pour chacun des 96- canaux virtuels. Un temps de trame est nécessaire pour charg un coté de la mémoire tampon, le chargement des deux côtés étant effectué de façon alternée toutes les 6 millisecondes (dans les trames successives) Pendant le chargement de l'un des ctes, on agit sur le trafic contenu dans l'autre caté afin de le concentrer avant de l'envoyer sur la ligne numérique. Ce trafic concentré est précédé par des signaux de contrôle et des signaux de masquage VAC. Le module d'entrée de groupe de ligne (TGIM), tel qu'indiqué à la figure 6, fait partie du module TGM de la figure 1; il permet de mettre en mémoire tampon les 48 canaux réels qui parviennent au commutateur par l'intermédiaire de la ligne numérique. Comme le TGOM, le TGIM est une mémoire tampon A/B double. Chaque côté de la mémoire tampon contient 24 multiplets (192 bits) pour chacun des 48 canaux réels. Un temps de trame est nécessaire pour charger l'un des côtés de la mémoire tampon, les deux côtés étant chargés de façon alternée toutes les 6 millisecondes. Pendant le chargement des canaux réels de l'un des côtes avec le trafic en provenance de la ligne numérique d'entrée, les canaux réels qui appartiennent à l'autre côte sont démultiplexes et envoyés vers la mémoire SIM sous le contrôle du masque VAC. Dans ce dernier cas, il s'agit d'une fonct inverse de la fonction de concentration. Le masque VAC qui est reçu est utilise pour déconcentrer les canaux réels reçus en 96 canaux virtuels Dans le cas des canaux virtuels qui sont actifs, les informations obtenues depuis le canal réel correspondant sont utilisées en tant que données. Dans le cas d'un canal virtuel inactif, c'est-à-dire qui n'est pas affecté à un canal réel, on utilise des bits de remplissage. 6. Mémoire SIM. La mémoire SIM se trouve au coeur de chaque module de comm tation et constitue le point depuis lequel toutes les commutations se produisent. Cette mémoire a une capacité d'au moins un multiplet ét peut être divisée logiquement en deux parties. La moitié supérieure de la mémoire, appelée moitié LG, est chargée depuis le module LGIM et contient une position unique pour chaque position LGIM pour stocker, dans les 96 positions LG(O) à LG(95), le multiplet de trafic et le bit d'activité associe. Pendant les canaux impairs, la mémoire SIM est adressée (c'està-dire toutes les 324 nanosecondes). Le trafic est transféré à la moitié supérieure de la mémoire chaque fois qu'un nouveau multiplet est accumulé dans le module LGIM. La moitie inférieure de la mémoire, appelée moitié TG, est chargée depuis le module TGIM et contient une position pour chaque canal virtuel et pour le bit de masque d'activité associé. Pendant les canaux pairs, la mémoire SIM est adressee en raison d'une position par 1,296 millisecondes et les informations sont écrites dans la moitié inférieure TG de la mémoire à partir d'une position différente des multiplets appartenant à chaque canal réel emmagasinés dans le module TGIM. On notera que dans le cas des canaux virtuels inactifs, des bits de remplissage sont insérés. 7. Mémoire de commande d'interconnexion ICM La sortie de la moitié supérieure LG de la mémoire SIM peut être dirigee vers le module TGOM ou vers le module LGOM, et est contrôlée par la mémoire ICM. Cette dernière est programmable et son chargement est effectué par le contrôleur de communications CCU. La mémoire ICM a une largeur de deux multiplets et peut être consideree comme logiquement divisée en deux parties. La partie supérieure contient 96 positions TG qui sont utilisées pour contrôler le chargement du module TGOM. Chaque position est implicitement associée à chacun des 96 canaux virtuels. Le contenu d'une position de la mémoire ICM comporte un indicateur d'adresse qui est utilisé pour adresser la mémoire SIM. Etant donné que les positions de la mémoire ICM sont sous le contrôle de l'unité CCU, toute ligne d'entrée basse vitesse, ou tout canal virtuel d'entrée peut être commuté vers un canal virtuel de sortie particulier du module TGOM en mettant simplement l'adresse de la ligne basse vitesse ou du canal virtuel de la position de la mémoire SIM dans la position de la mémoire ICM correspondant au canal virtuel de sortie. Ainsi, l'association entre un canal virtuel d'entrée et un canal virtuel de sortie peut faire l'objet de variations de manière à répondre aux besoins du système. La moitié inférieure LG de la mémoire ICM contient 96 positions qui sont utilisées pour contrôler le chargement du module LGOM à partir de la mémoire SIM. Chacune de ces positions est implicitement associée à chacune des 96 lignes de sortie basse vitesse. Comme précédemment, chaque position contient un indicateur d'adresses qui est utilisé pour adresser la mémoire SIM. Tout canal virtuel d'entrée ou toute ligne d'entrée basse vitesse, peut être commuté vers le module LGOM en mettant l'adresse du canal virtuel ou celle de la ligne de la position TG ou LG de la mémoire SIM dans la position de la mémoire ICM correspondant à la ligne de sortie basse vitesse. 8. Augmentation des possibilités de commutation du module de commutation. Ainsi qu'on l'a précédemment mentionné, les possibilités du module de commutation peuvent être augmentées en interconnectant un maximum de quatre de ces modules. La configuration maximum comporte 384 lignes basse vitesse duplex et 4 lignes numériques à grande vitesse (figure 4). L'intégration des 4 modules de base en un dispositif de commutation est obtenue en interconnectant les mémoires SIM et ICM des différents modules de manière à constituer un noeud de commutation commun SIM et ICM. En permettant à chaque mémoire ICM d'adresser toutes les positions de mémoire SIM, le circuit ainsi réalisé permet d'effectuer des commutations à l'tinter du module de commutation aussi bien qu'à l'extérieur de celle-ci. Grâce à cette nouvelle configuration du dispositif de commutation, on pourra réaliser chacun des types de connexions envisagés pour un module de commutation. -Ainsi, on pourra assurer la connexion de n'importe laquelle des lignes basse vitesse appartenant à un des 4 groupes de 96 lignes à n'importe quelle autre ligne basse vitesse (il s'agit alors de liaison loca le), ou à n'importe quel canal virtuel de sortie (il s'agit alors de liaiso à grande distance). De même, on pourra relier n'importe quel canal virtuel d'entrée d'une des 4 lignes numériques a n'importe quel autre canal virtuel d'une de ces lignes numériques, ou à une (4x96) lignes basse vitesse de sortie. 9. Description d'une trame. Une trame est l'unité de temps utilisée aux fins de la transmission des données sur la ligne numérique à 1,544 mégabits/sec. Le format de la trame est représenté sur les figures 7 et 8. Une trame a une durée de 6ms et comporte 9264 bits au total répartis en 48 canaux reels. Chaque canal réel se compose de 24 multiplets (192 bits) et a une largeur de bande effective de 32 KBS/sec. Cette trame comporte encore 48 bits de synchronisation. Un canal réel est sépare du suivant par un bit de synchronisation. Les bits de synchronisation servent à définir les limites des canaux et des trames. Pour chaque groupe de 192 bits de donnees transmises (correspondant à un canal), un bit de synchronisation est nécessaire, qui représente un 1/193terme de 1,544 MBS/sec., soit 8 KBS/sec. La largeur de bande restante de 1,563 MBS/sec. ou 192/193ième de 1,544 MBs/sec. est utilisée par les 48 canaux à 32 KBS/sec. Comme le montre la figure 7, les 40 premiers bits de synchronisation sont une suite de 1 et O alternés (1010 ...). Les huit derniers bits de synchronisation d'une trame indiquent, selon leur configuration, la limite d'une trame ou toutes les 56 trames, la limite d'une super-trame. La configuration des bits de synchronisation et, dans le premier cas, 11100100, et dans le second cas, 00011011 (c'est-à-dire l'inverse de la première configuration). Ces bits de synchronisation servent à la parfaite synchronisation du fonctionnement de chaque élément de la station terriens Le canal réel (RCO) est réservé à la signalisation ou aux communications entre les deux modules d'interconnesion reliés à la même ligne numérique. 10. Masque de conoentration d'activité (VAC). Le masque VAC (figure 7) est un masque à 96 bits qui décrit l'affectation de 96 canaux virtuels VC aux 47 canaux réels de la trame dont la durée est de 6 ms. Ce masque est protégé par un code detecteur et correcteur d'erreur FEC. Le masque VAC et son code FEC sont toujours transmis dans le canal réel 1 (RC1), c'est dire que ce canal réel ne peut être affecté à aucun canal virtuel. Le masque s'applique donc aux 47 canaux réels restants de la même trame dans laquelle le masque est transmis (canal O et canaux 2 à 47). La position d'un bit dans le masque définit implicitement le numéro du canal virtuel, c'est- -dire que le premier bit du masque s'applique au canal virtuel 0 et le 96ième bit s'applique au canal virtuel 95. L'etat du bit définit l'activité en cours du canal virtuel. Si le bit est un 1, le canal VC est actif et si le bit est un O, le canal VC est inactif. Le premier bit du masque représente le canal virtuel VCO et est toujours affecté au canal réel 0. Si le bit est 1 le canal VCO est inactif et le canal RCO de la trame est inutilisé et des bit-s de remplissage sont insérés. Les 95 bits restants du masque décrivent l'affectation des canaux virtuels actifs aux canaux réels 2 à 47 et sont toujours affectés aux canaux VC par ordre croissant. 46 seulement des 95 canaux virtuels restants (1 à 95) peuvent être actifs à un instant donné. Si plus de 46 de ces canaux sont actifs, on procede au blocage de la transmission de l'information contenue par certains d'entre eux selon la procédure décrite plus bas. Si moins de 46 canaux VC sont actifs, ils sont tous affectés à des canaux réels en commençant par le canal réel 2. Les canaux réels inutilisés sont remplis au moyen de bits de remplissage.Un exemple de la façon dont les canaux virtuels sont affectés aux canaux réels est indique sur la figure 7. Le masque VAC est protégé au moyen d'un code FEC qui sera decrit plus loin. Pour chaque multiplet V du masque est directement suivi par un multiplet correspondant F de FEC. Les douze multiplets du masque VAC sont transmis dans les douze positions de multiplets impaires du canal réel 1, comme le montre la figure 7. Les 12 multiplets FEC sont imbriques dans les multiplets du masque et transmis au temps de multiplet pairs. 11. Corrections de phase et synchronisations Les trames reçues par une station doivent être alignees sur la structure de trame engendrée par le système chronologique de la station. La correction de phase s'effectue en trois temps et fait appel à trois mécanismes qui se rapportent aux corrections de bits, de multiplet et de trames. Le mecanisme de synchronisation de bit permet à la station de synchro niser les bits reçus de la ligne numérique avec l'horloge de cette station Si la fréquence des bits reçus est identique à celle des signaux d'horloge servant à l'oscultation des bits du module de communication, la synchronisation des bits équivaut à un réglage constant de la phase. La suite de bits reçus est retardée d'une valeur constante telle qu'un temps d'échar tilonnage de bit valide coïncide avec l'horloge d'oscultation de bit. Ce qui precède s'applique au cas d'un seul module de communication, étant donné que l'horloge de celui-ci est verrouillée en phase sur la suite de bits reçus de la ligne. Lorsque deux modules ou davantage sont interconnectés, l'horloge est obtenue de l'une des lignes numériques qui est appelée ligne maîtresse N'importe laquelle de ces lignes peut être choisie comme ligne maîtresse sous le contrôle du programme. L'horloge de 18-,528 MHZ engendrée par l'oscillateur VCXO de la ligne maîtresse est utilisée pour définir l'pensez de la structure chronologique qui amène chaque module de commutation a être verrouillé en phase sur la ligne maîtresse. Etant donné que les bits transmis sur les autres lignes connectees doivent être synchronisées avec l'horloge du module, il est nécessaire de tenir compte des variations de frequence à court terme et à long terme entre la ligne maîtresse et les autres lignes. Dans le module de communication, les informations sont emmagasinées dans une mémoire tampon de phase, (non représentée), multiplet par multipl Il est donc necessaire de convertir le trafic en série par bit reçus sur la ligne numérique en unités d'une longueur de 1 multiplet. Le réglage de la phase des multiplets ne peut pas être effectué avant l'exécution de la synchronisation de trame (qui est décrite plus bas) étant donné que ce sont les bits de synchronisation qui définissent les limites des canaux et par conséquent les limites des multiplets. La correction de trame consiste en un ajustement de la phase des multiplets d'entrée de telle sorte que la trame toute entière a l'arrivée soit alignée avec la structure de trame et généree par l'horloge du sousréseau. Après l'arrivée du flot de données en provenance de la ligne à grande vitesse d'entrée et une fois la correction de bit effectuée, les limites de la trame sont déterminées au moyen d'une recherche effectuée sur le 193terme bit, qui est un bit de synchronisation. Cette synchronisation de trame achevée, des ajustements en phase de la trame et des multiplets, sont effectués, et consistent à faire génerer par les circuits de synchronisation de trame des signaux de contrôle pour les corrections en phase de la trame et des multiplets. La synchronisation a 18,528 kHz sert à produire d'autres signaux de synchronisation, en particulier: (a) une synchronisation dite 1/193, laquelle correspond à la génération d'une impulsion par période de 10,416 microsecondes, obtenue par extraction d'une impulsion tous les 193 bits; (b) une synchronisation dite 192/193; (c) plusieurs familles de signaux de synchronisation telles que'la synchronisation 54/54, et la synchronisation 108/108. La synchronisation 192/193 voit sa fréquence divisée par 2, de façon à obtenir un signal de période de 108ns. Ce nouveau signal de synchronisation, appelé 54/54, contient un demi-cycle de temps mort tous les 10,416 microsecondes, correspondant à l'extraction de la 193ième impulsion. Il sert aux dispositifs de traitement de la voix dans les unités LIU, avant et après traitement par le module de commutation. De la méme façon, on obtient une synchronisation, dite 108/108, destinée au traitement des appels téléphoniques. On comprendra aisément que des synchronisations de périodes plus longues, voire plus brèves, peuvent facilement etre générées a partir de ces signaux, ou à partir de combinaisons de ces divers signaux. 11.1 Interconnexion de modules de commutation. Lorsque des modules de commutation sont interconnectés, des synchronisations de base doivent être fournies à chacun des modules par le système de synchronisation d'un module désigné comme module de référence. L'horloge de référence génère pour l'ensemble des modules la synchronisation 192/193 et la synchronisation 1/193, et en supplément, une impulsion de synchronisation d'une durée de 54 nanosecondes, apparaissant tous les 336 millisecondes, aux fins de synchroniser les dispositifs de synchronisation de trame et de super-trame de chaque module de commustation. Ces trois signaux de synchronisations sont les seuls signaux de synchronisation communiqués entre les modules de commutation, toutes les autres synchronisations étant obtenues à partir d'une combinaison de ces trois informations. On peut connecter jusqu'à quatre modules de commutation entre eux. Ils sont tous identiques les uns avec les autres; seuls les instants auxquels apparaissent certains évènements ou auxquels correspondent certaines opérations sont distincts au cours de la trame du systeme. L'identite de chaque module indique a quel moment de la trame le fonctionnement de ce module doit être envisagé. Les trames associées avec chaque module sont décales dans le temps l'une par rapport à l'autre pour des raisons qui sont décrites ci-dessous. 11.2 Opération de lecture et d'ecriture (figure 9) Pendant chaque canal réel, les modules SIM sont soumis à 96 opérations d'écriture et 96 opérations de lecture, et ceci pendant 31,25 microsecondes. Les transferts de lecture RD sont décalés des transfer d'écriture WR correspondants de 162 nanosecondes. Pendant les canaux impairs, les multiplets sont écrits (W) à des intervalles de 324 nanosecond dans les emplacements successifs, ou positions successives LG de la mémoire SIM en provenance des emplacements successifs correspondants de LGIM, (ligne g) tandis que, simultanement, les multiplets sont lus (R) à des intervalles de 324 nanosecondes des emplacements TG de la mémoire SIM (ligne e) (lesquels emplacements ont été adressés (ligne d) grâce à la mémoire ICM) vers des emplacements successifs de TGOM ou LGOM.Dans les canaux pairs, on écrit 96 multiplets (W) dans les emplacements successifs TG de la mémoire SIM en provenance des emplacements successifs de TGIM, tandis que, simultanément, les multiplets sont lus (R) des différents emplacements LG de la mémoire SIM, (adressés (ligne c) grâce à la mémoire ICM) dans des emplacements LGOM ou TGOM successifs. Ainsi, des multiplets peuvent être interchangés entre lignes à basse vitesse et canaux virtuels selon n'importe quel schéma d'interconnexion mis en place dans la mémoire ICM. Les mémoires ICM des differents modules d'interconnexion SIMO à SIM3 sont adressées (ligne a) par le compteur ICM (56, figure 4) qui compte jusqu'à 384, pendant l'intervalle de temps réserve à un canal, en combinaison avec un compteur SIM (ligne h). Les contenus des adresses successives ICM permettent l'adressage des transferts de lecture des informations contenues dans les mémoire SIM. 12. Opérations d'écriture dans SIM Le module TGIM (figure 6) est destine à mettre en mémoire des canaux appartenant à des trames corrigées en phase, pendant que d'autres canaux de la trame précédente sont démultiplexés et commutes à travers la mémoire SIM. Etant donné que les trames sont reçues de façon continue toutes les 6 millisecondes, il est nécessaire d'organiser le module TGIM sous la forme d'une mémoire tampon double A/B. Chaque côté du module TGIM reçoit une trame de 6 millisecondes de long, soit 1152 multiplets. Lorsqu'un coté A (ou B) du module TGIM est chargé à partir des information en provenance des lignes à grande vitesse, l'autre côté B (ou A) qui avait été chargé au cours d'une trame précédente, est déchargé vers la mémoire SIM. Le module TGIM contient 48 emplacements de mémoire contenant chacun 24 multiplets, étant donné que chacun des 48 canaux RC comporte chacun 24 multiplets. Des multiplets correspondants appartenant à tous les canaux réels sont groupés aux fins d'être transférés vers la mémoire SIM pendant l'intervalle de temps réserve à un canal. Le module TGIM (A ou B) est chargé, multiplet après multiplet, par la ligne à grande vitesse (IT), à travers un étage tampon 84 effectuant la conversion bit/multiplet, sous la commande de deux compteurs 85a, b qui definissent les emplacements du module TGIM ou doivent aboutir les multiplets successifs. Au fur et à mesure que les multiplets sont reçus, ils sont emmagasinés par groupes de multiplets consécutifs. La position de chaque multiplet occupe dans le groupe de multiplets une place déterminée et correspondant au canal réel dans lequel ledit multiplet a été transporté. Le processus de démultiplexage implique le remodelage des 48 canaux réels d'entrée en 96 canaux virtuels d'entrée. Le masque VAC reçu est mis en mémoire dans un étage VAC 83 qui contient le masque VAC de 96 bits reçu de la ligne d'arrivée. Ce masque VAC détermine l'association des canaux réels reçus contenus dans le module TGIM avec les canaux virtuels d'entrée contenus dans la mémoire SIM. Trois autres compteurs d'adressage 82a, b, c assurent la commande de remodelage. Deux des trois compteurs, 82a, b, définissent les emplacements des multiplets successifs dans le module TGIM, en correspondance de position avec le canal réel, et le troisième compteur 82c assure l'adressage des bits successifs du masque VAC reçu de la ligne à grande vitesse et mis momentanément en mémoire. Les transferts du module TGIM vers la mémoire SIM se produisent pendant les canaux pairs de la trame, figure 9. Au début d'une trame (canal réel O) les compteurs sont remis à l'état 0, (ligne g). Le compteur de bit VAC 82c voit son contenu augmenter à la vitesse de 1,296 microsecondes. Il permet la lecture du masque VAC de 96 bits à partir de l'étage tampon VAC 83. Le compteur d'adresse est augmente seulement si le bit VAC lu de l'étage tampon VAC 83 est un "1". Si ce bit lu de l'étage tampon 83 est un "1", le multiplet correspondant est envoyé du module TGIM vers l'empla- cement du canal virtuel se trouvant dans la section TG de la mémoire SIM correspondant au contenu du compteur de bit VAC. Si le bit VAC est un "O", un multiplet correspondant à une séquence de remplissage généré par une source de remplissage 86 est utilisé pour remplir les canaux virtuels inactifs correspondant dans la mémoire SIM.Lorsque le canal réel RCO se termine, tous les emplacements TG de la mémoire SIM, c'est-à-dire 96 canaux virtuels, ont reçu un multiplet de données en provenance de chaque canal réel et en provenance de la source de remplissage 86. Pas plus de 47 des 96 canaux virtuels peuvent recevoir des donnees en provenance du module TGIM étant donné que pas plus de 47 canaux virtuels peuvent être actifs pendant l'intervalle de temps d'une trame. Pendant le canal pair suivant, le processus est répeté dans sa totalite sur le second multiplet de chaque groupe de canaux reels. Etant donné qu'il y a 24 canau: pairs à l'intérieur d'une trame, 24 multiplets (c'est-à-dire un canal complet) sont démultiplexés vers chaque emplacements TG de la mémoire SIM, pour chacun des 96 canaux virtuels d'entrée. Le module TGIM contient 48 canaux réels correspondants aux 48 canaux réels d'une trame, y compris le canal 1 qui contient le masque VAC. Le masque VAC n'est pas démultiplexé comme les autres canaux et est donc ignoré puisqu'il n'est pas envoyé vers la mémoire SIM. Le masque VAC reçu sur la ligne à grande vitesse d'entrée IT est en mémoire dans l'étage tampon VAC 83 jusqu'à ce qu'arrive le canal 47, c'est -dire pendant un temps égal à 45 canaux, soit 5625microsecondes. Pendant le canal 47, le masque (et les bits correcteurs d'erreurs FEC) est envoyé vers les circuits (non représentés) destinés à traiter les bits de correct d'erreurs associés. Ces circuits décodent le masque, corrigent les erreurs après les avoir détectees et envoie le résultat à l'étage tampon VAC 83. Les commandes TGIM - SIM 82a, b, c sont normalement au repos pendant les canaux impairs mais le canal 47 est toutefois une exception. 13. Operations de lecture de SIM et envoi sur la ligne à grande vitesse Les étages TGOM (figure 5) mettent en mémoire le contenu de 96 canaux virtuels de sortie en vue de leur transmission vers les lignes de sortie à grande vitesse. De même que pour le module TGIM, le module TGOM est un étage A/B de sorte que les canaux virtuels de sortie soient continuellement chargés et déchargés. Toutefois, le module TGOM est deux fois plus larges que le module TGIM etant donné qu'il doit mettre en mémoire le contenu de 96 canaux virtuels alors que le module TGIM doit le faire pour 48 canaux réels. Le module TGOM contient 24 emplacements de groupes de multiplet, chacun d'eux contenant 96 emplacements de multipl avec, en sus, une position de multiplet réservée pour chacun des canaux virtuels de sortie. Les multiplets correspondants appartenant à des groupe successifs sont associés pour former les 24 multiplets que comprend un canal. Sous la commande de deux compteurs 71a, b ( SIM - TGOM), un côté A (ou B) du module TGOM est chargé au moyen de l'information en provenance de la mémoire SIM à des adresses successives formant un groupe, tandis que, sous la commande des compteurs 72a, B (TGoM - OT), des positions prédéterminées de l'autre côté B (ou A) sont déchargées vers la ligne de sortie à grande vitesse, canal après canal. Six millisecondes sont requises pour remplir totalement un côté du module TGOM à partir des 96 canaux virtuels de sortie de la mémoire SIM avec les 24 multiplets en provenance de chaque canal virtuel. Toutes les 6 millisecondes, le chargement alterne. Lorsqu'un côté est chargé, l'autre côte fait l'objet d'une concentration d'activité.L'activité des canaux virtuels est décelée dans le circuit 73 qui permet d'élaborer un masque VAC contenu dans l'étage 74. Le masque VAC commande le circuit 75 d'allocation de canaux réels de la ligne de sortie à grande vitesse lorsque, sous la commande du compteur TGOM/SIM 72 les canaux virtuels de TGOM sont lus et envoyés, par l'étage de sortie 76, sur la ligne OT. Ainsi, une fraction des 96 canaux virtuels est transmise pendant les 48 canaux réels de la trame. Les transferts SIM de la mémoire vers le module TGOM se produisent pendant les canaux impairs de la trame. Pendant chaque canal d'ordre impair, un groupe de positions correspondantes dans le module TGOM est chargé avec 96 multiplets en provenance des 96 canaux virtuels de la mémoire SIM. Au début du canal réel 1, les compteurs sont remis à O et indiquent le groupe de multiplets 0. Chaque multiplet reçu par le module TGOM est inscrit dans l'emplacement du module TG0M ainsi adressé. Le processus décrit ci-dessus est répété et se produit 24 fois au cours d'une même trame. A la fin d'un intervalle de temps de 6 millisecondes, correspondant a la durée de la trame, c'est l'autre côté du module TGOM qui est chargé. Les deux compteurs 72a, b sont utilisés conjointement pour la genération de l'adresse du canal virtuel, du module TGOM à lire. Un de ces compteurs 72a adresse les bits mis en mémoire dans l'étage 74 destiné à l'emmagasinage du masque VAC généré par les circuits logiques 73. Cet étage tampon 74 commande également l'autre compteur 72b et la sortie du contenu des canaux virtuels du module TGOM. La procedure pour accroitre le contenu des compteurs est indiquée ci-dessous. Pendant le temps correspondant à la durée d'un canal, soit 125 microsecondes, le compteur de bit VAC 72a est augmenté et le bit VAC correspondant est lu de l'étage tampon VAC 74 correspondant au masque VAC. Si le bit ainsi lu est un O, il indique que le canal virtuel correspondant est inactif; le compteur est alors avancé jusqu'a la position suivante, jusqu'à ce qu'un bit 1 soit décelé. Si le bit est un "1", le compteur est arrêté. Au commencement du canal suivant, le compteur d'adresse 72b est mis en position par Te compteur VAC 72a afin d'indiquer le canal virtuel dont le contenu doit passer du module TGOM vers la ligne de sortie à grande vitesse. Pendant les 125 microsecondes, le compteur d'adresse 72b est augmenté pour adresser les 24 multiplets qui forment le canal, tandis que le compteur 72a est avancé afin d'effectuer la recherche du canal virtuel suivant dont il s'agit d'envoyer l'information vers le canal réel suivant. 14. Masque VAC Comme on lia vu plutôt, au cours d'un canal impair, se produisent 24 x 96 transferts de multiplets de la mémoire SIM vers le module TGOM. Pendant le dernier balayage de tous les 96 canaux virtuels vers le module TGON, c'est- -dire pendant le canal 47, le bit VAC contenu dans la mémoire SIb1 et associé à chaque canal virtuel, et le bit correspondant déterminant si l'information ainsi emmagasinée est de la voix ou des donnees, contenu dans la mémoire ICM, sont mis en mémoire, bit après bit, dans l'étage tampon destine au nouveau masque VAC. En même temps, ces bits font l'objet d'un examen par les circuits de blocage ainsi que les bits formant le masque VAC precédent reçu de l'étage tampon afin de déterminer et de générer le masque VAC nouveau.Ni les etages tampons, ni le compteur VAC, ne sont nécessaires pour la commande de sortie pendant le canal 47 etant donné que ce canal 47 est le dernier de la trame. Le dispositif selon la figure 10 permet la génération, bit après bit, de nouveaux masques VAC. A la fin du canal 47, les compteurs de blocage sont augmentés et le nouveau masque VAC peut être généré. Le canal virtuel O (information de commande) est toujours transmis au cours du canal réel RCO et, ce faisant, le compteur VAC n'est pas requis pour cette position. Pendant le canal O, le compteur VAC 72a est utilisé pour l'adressage des étages tampons correspondant aux masques VAC nouveaux et anciens. Le bit déterminant s'il s'agit de la voix ou s'il s'agit de données, le bit correspondant au nouveau masque VAC échantillonné pendant le canal 47 et le bit correspondant au masque VAC ancien, stocke dans le circuit 74, sont envoyés tous ensembles au circuit 73 pour chaque canal virtuel. Un bit correspondant au nouveau masque VAC associé à ce canal virtuel est immédiatement renvoyé par le circuit 73 et enregistré dans l'étage tampon 74.Environ la moitié de la durée du canal réel O est requis pour terminer l'enregistrement du nouveau masque dans l'étage tampon 74 contenant le masque ancien. Quand commence le canal O, le nouveau masque VAC et ses bits de correc tion d'erreurs associés sont emmagasinés dans l'étage tampon VAC 74. Pendant le canal 1, le nouveau masque avec ses bits correcteurs d'erreurs est transmis vers la ligne de sortie à grande vitesse, tandis que ce nouvea masque est balayé bit après bit par le compteur 72a afin de localiser le premier canal virtuel qu'il y a lieu de transmettre dans le canal réel 2. Le dernier instant au cours duquel le compteur de bit VAC 72a est utilisé pour la recherche du bit du masque VAC est le canal 46. Au cours du canal 47, le compteur VAC est disponible à nouveau pour la génération du nouveau masque associé à la trame suivante. La concentration d'activité de la voix, élaborée dans le circuit 73, est utilisée pour concentrer 96 canaux virtuels en 47 canaux réels. Les connexions établies pour la voix montrent que seulement 50% de ces connexions sont actives. La concentration d'activité est un processus dynamique qui se produit toutes les 6 millisecondes pour chaque connexion. Normalement, moins de la moitié des connexions se trouvera dans l'état actif à chaque instant d'échantillonnage et toutes les connexions se verront affecter un canal réel. Toutefois, il arrive que plus de 47 connexions simultanées soient actives à l'instant d'échantillonnage et une decision doit donc être prise de bloquer un certain nombre de canaux virtuels. Le schéma de priorité utilisé pour engendrer le nouveau masque VAC est donné cidessous. a. Pendant la trame précédente, la borne transmettant des données étai t active. b. Pendant la trame précédente, la borne transmettant les données n'était pas active. c. Pendant la trame précédente, la borne transmettant de la voix était active. d. Pendant la trame précédente, la borne transmettant la voix était inactive. Si, cependant, avec le schéma de priorités indique ci-dessus, on ne peut faire face à la transmission correcte du trafic, alors une décision est prise de bloquer les canaux virtuels d'ordre le plus faible à l'intérieur de la catégorie prioritaire la plus faible, à commencer par le canal virtuel 1. Le canal virtuel O contenant l'information de commande est une exception et n'est jamais bloqué. Trois compteurs 151, 152, 153 sont utilisés pour mettre en place l'algorithme de blocage et sont décrits ci-dessous en relation avec la figure 10. Le contenu des compteurs est utilisé pour déterminer lequel des canaux virtuels doit être bloqué et lequel des compteurs doit être augmenté pendant le canal réel 47. Le compteur de nouvelles données 151 est augmenté lorsque le canal virtuel est un canal de données (signal apparaissant sur la ligne données), lequel canal était inactif pendant la trame précédente et est devenu actif au cours de la trame prise en considération (circuit ET 20). Le compteur de poursuite d'activité 152 est augmenté lorsque le canal virtuel est un canal de données qui était inactif au cours de la trame précédente et ést actif au cours de cette trame (circuit ET 20), ou bien (circuit OU 21) le canal virtuel était actif pendant la trame précédente et est à nouveau actif pendant la trame en cours (circuit ET 22). Le compteur de nouvelle activité 153 est augmenté lorsque le canal virtuel etait inactif au cours de la trame précédente et est actif pendant la trame en cours (circuit ET 23). Pendant le canal reel O, on forme le nouveau masque VAC destiné à la trame prise en considération. Un bit du masque VAC associe à un canal virtuel prendra la valeur 1 et appararaft à la sortie S pour les cas suivants (circuit OU 10): a. Un bit correspondant à une activité de voix pendant la trame en cours apparaît sur la ligne E et le compte de nouvelle activité (153) est inférieur à 48, (circuit ET 1), ou b. Un bit correspondant à une activité de voix pendant la trame en cours apparait sur la ligne E, des données sont transmises sur la ligne de données et le compte de nouvelles données (151) est inférieur à 48, (circuit ET 2), ou c.Un bit correspondant à une activité de voix pendant la trame en cours apparalt sur la ligne E, un bit correspondant du masque VAC est actif pour la trame précédente et le compte de poursuite d'activité (152) est inférieur à 48, (circuit ET 3), ou d. Un bit correspondant à une activité de voix pendant la trame en cours apparaît sur la ligne E, un bit correspondant du masque VAC est actif pour la trame précédente et le canal virtuel est un canal conten des données (circuit ET 4). Etant donné que n'importe quel bit d'activité est bloque lorsque le compte dlun compteur est superieur à 47, ce compte décroît d'une unité jusqu'à obtenir le total 47 au moyen du signal D généré à la sortie du circuit ET 30 et appliqué aux trois circuits ET 31, 32, 33. La mémoire d'interconnexion SIM et la mémoire ICM sont utilises associativement pour permettre la connexion des différents trafics. 15. Fonctionnement de la mémoire SIM L'entrée de la mémoire SIM, (figures 4 et 9) c'est-à-dire l'opération d'ecriture de la mémoire est commandée par un compteur d'adres Cette mémoire SIM est large de 12 bits et contient 192 emplacements qui sont repartis logiquement en deux moitiés de 96 emplacements chacune. Une moitié de la mémoire contient un emplacement unique LG associé à chaque borne d'entrée et est chargée multiplet après multiplet par le module LGIM (LGIM + SIM). Pendant les canaux impairs, (lignes g à k) un compteur adresse la mémoire SIM au rythme d'un emplacement de mémoire toutes les 324 nanosecondes (ligne h de la figure 9). A ce rythme, un multiplet en provenance de chacune des 96 bornes d'entrée est écrit dans l'emplacement de la mémoire SIM associé dans un laps de temps de 31,25 microsecondes (ligne g). L'autre moitié de la mémoire SIM contient un emplacement TG unique pour chacun des canaux virtuels d'entrée, qui est chargé à partir du module TGIM (TGIM ) SIM), multiplet après multiplet. Pendant les canaux pairs, le compteur SIM adresse la mémoire SIM au rythme d'un emplacement toutes les 1,296 microsecondes (ligne h). A ce rythme, tous les 96 canaux virtuels d'entrée sont emmagasinés dans les emplacements de mémoire de la mémoire SIM, au nombre de 96, dans un laps de temps de 125 microsecondes. Les canaux virtuels actifs reçoivent les données en provenance du module TGIM, tandis que les canaux virtuels inactifs reçoivent les séquences de bit de remplissage. La sortie de la mémoire SIM peut être dirigée soit vers le module TGOM, soit vers le module LGOM. L'opération de lecture (lignes a à f) de la mémoire SIM est commandée par la mémoire ICM programmable et chargée au moyen de l'unité de contrôle de communication CCU. Pendant les canaux impairs, la mémoire ICM est utilisée pour adresser la mémoire SIM de façon à permettre l'acheminement du trafic d'une borne vers une ligne à grande vitesse ou d'une ligne à grande vitesse vers une autre de ces lignes. Les données dans la mémoire SIM sont lues multiplet après multiplet et emmagasinées dans le module TGOM au rythme d'un emplacement toutes les 1,296 microsecondes (ligne e). A ce rythme, il faut 125 microsecondes pour transférer le contenu des 96 emplacements vers le module TGOM. Pendant le canal pair, la mémoire ICM est utilisée pour l'adressage de la mémoire SIM (ligne b) de façon à réaliser l'acheminement du trafic d'une ligne à grande vitesse vers une borne de sortie ou d'une borne de sortie vers une autre borne de sortie. Les données dans la mémoire SIM sont lues, (ligne e) multiplet après multiplet, au rythme d'un emplacement de mémoire toutes les 324 nanosecondes. A ce rythme il faut 31,25 microsecondes pour transférer le contenu de 96 emplacements vers le module LGOM. Plusieurs dispositifs associés à la mémoire SIM sont nécessaires pour son bon fonctionnement. Un registre d'entrée de la mémoire SIM (qui n'est pas indiqué sur la figure 4) contient les données qui doivent être enregistrées dans la mémoire SIM 53 en provenance des modules TGIM ou LGIM; chaque entrée se fait sur un bus indépendant. Un registre d'adresse SIM 52 génère l'adresse des emplacements de mémoire dans la mémoire SIM. Il est chargé grâce au compteur SIM 51 pour les opérations d'écriture et grâce à la mémoire ICM 57 pour les opérations de lecture. Etant donné que les opérations de lecture peuvent concerner plusieurs mémoires SIM, jusqu'à 4 appartenant à 4 modules de commutation, on s'arrangera pour que 768 emplacements de mémoire puissent être adresses. Un registre de sortie SIM (non indiqué sur la figure) retient les données lues de la mémoire SIM. Le registre de sortie est utilisé pour commander le bus SIM 54 qui est commun aux différents modules d'interconnexi grâce au circuit OU 55. 16. Fonctionnement de la mémoire de commande d'interconnexion ICM La mémoire ICM 57 est un élément programmable faisant partie du module d'interconnexion dont il a été question ci-dessus. Il fournit l'adresse à la mémoire SIM 53. L'accès a la mémoire ICM peut être dynamique et s'effectue grâce à l'unité de commande des communications CCU. La mémoire IC.l a ure largeur de deux multiplets et possède 192 empla cements de mémoire. Elle peut être divisée, logiquement parlant, en deux moitiés possédant chacune 96 emplacements. Un première moitié, la moitié LG, contient un emplacement de mémoire par borne de sortie. Les emplacements de mémoire ICM correspondent directement avec les emplacements dans le module LGOM. Pendant les canaux pairs, l'adressage (ligne b, figure 9) de ces 96 emplacements dans la mémoire ICM est effectué au rythme d'un empla cement toutes les 324 nanosecondes.A ce rythme, la lecture (ligne c, figure 9) des 96 emplacements de chaque mémoire ICM prend 125 microsecondes. La seconde moitié de la mémoire 1CM, ou moitié TG, contient un empla celant unique pour chaque canal virtuel de sortie. Ces emplacements correspondent directement avec les emplacements de mémoire dans le module TGOM. Pendant les canaux impairs, la mémoire ICM est adressée (ligne b) au rythme d'un emplacement par toutes 1,296 microsecondes. A ce rythme, il faut 1.25 microsecondes pour lire (ligne c) les 96 emplacements de la mémoire ICM. Plusieurs dispositifs associés a la mémoire ICM sont necessaires pour son bon fonctionnement. Un registre d'entree ICM est prévu dont la fonction est de retenir les données asynchrones en provenance de l'unité CCU jusqu'à ce qu'elle soit enregistrée dans la mémoire ICM. Un compteur ICM 56 fournit les adresses de la mémoire ICM pour les opérations de lecture. Un registre d'adresse ICM -CCU (61) retient les adresses asynchrones en provenance de l'unité CCU jusqu'a ce qu'elle soit utilisée par le registre d'adresse ICM. Le registre d'adresse ICM (non indiqué) permet l'adressage de la mémoire ICM lors des opérations d'écriture et de lecture. Pendant les opérations de lecture, le registre d'adresse est chargé grâce au compteur ICM 56, tandis que pour les opérations d'écriture, il est chargé grâce au registre d'adresse ICM - CCU. Un registre de sortie ICM (non indiqué) détient les données qui sont lues de la mémoire ICM. La sortie du registre commande le bus 58 qui est connecte au registre d'adresse 52 de la mémoire SIM à travers un circuit OU 59. Des interconnexions de plusieurs modules d'interconnexion peuvent être envisagees afin d'accroître la capacite de commutation: de deux à quatre modules peuvent être ainsi accouplés. Cette opération est obtenue en mettant en commun les bus de sortie ICM et SIM de chacune module de commutation afin de former une seule unité ICM et une seule unité SIM. Lorsque quatre modules d'interconnexion sont couples, 384 opérations de lecture de la mémoire SIM et 384 opérations d'écriture doivent être exécutées chaque 125 microsecondes. On s'arrangera donc pour que la mémoire SIM puisse travailler à ce rythme (lignes d et i), qui correspond à une opération de lecture et d'écriture toutes les 324 nanosecondes. La figure 9 décrit la synchronisation de la mémoire SIM et de la mémoire ICM. Les cycles de lecture et d'écriture de la mémoire SIM sont toujours entrelacés. Comme on l'a vu précédemment, lorsque le dispositif d'interconnexion comprend quatre modules d'interconnexion, les opérations de lecture SIM s'effectuent toutes les 324 nanosecondes. Les opérations d'ecriture sont entrelacées avec les opérations de lecture et se produisent donc toutes les 324 nanosecondes, encore qu'elles soient décalées de 162 nanosecondes des opérations de lecture. Pendant les canaux impairs, les transferts LGIM vers SIM prennent place pour chaque mémoire SIM. Le compteur SIM génère les adresses et augmente son contenu toutes les 324 nanosecondes (ligne h) jusqu'à ce que les 96 emplacements de mémoire SIM aient été écrits avec le contenu du module LGIM. Le temps total requis est de 31,25 microsecondes et chaque mémoire SIM se voit affecter un temps de 31,25 microsecondes pendant lequel l'opération peut être effectuée. Pendant ces mêmes canaux impairs, les transferts de la mémoire SIM vers le module TGOM se produisent en séquences pendant tout l'intervalle de temps réservé aux quatre memoires SIM. Les adresses ICM en provenance de la mémoire ICM permettent l'adressage de la mémoire SIM pour les operations de lecture au rythme de 1,296 microsecondes pour une seule mémoire SIM.A ce rythme, il faut 125 microsecondes pour lire 96 emplacements de mémoire SIM et transférer leur contenu vers le module TGOM (ligne f). Lorsque quatre mémoires SIM sont associées, chaque mémoire SIM reçoit des adresses à un rythme quatre fois plus élevé que le rythme correspondant à une opération de lecture, c'est-à-dire 324 nanosecondes. Pendant les canaux pairs, les transferts de la mémoire SIM vers le module LGOM peuvent être effectues pour chaque mémoire SIM. La mémoire ICM fournit les adresses à la mémoire SIM de façon à réaliser les opération de lecture, et ce, au rythme de 324 nanosecondes. Au bout.de 31,25 microsecondes, on a procédé à la lecture de 96 emplacements de mémoire SIM et transféré leur contenu vers le module LGOM. Les quatre mémoires SIM possèdent leur propre intervalle de temps au cours duquel se produit leur lecture et leur écriture. Pendant le même canal d'une durée de 125 microsecondes, les operations d'ecriture du module TGIM vers la mémoire SIM peuvent avoir lieu.Pendant ce transfert, le compteur SIM génere les adresses et augmente au rythme de 1,296 microsecondes dans chaque mémoire SIM. 125 microsecondes sont requises pour mettre à jour les 96 empila emplaoementC de mémoire SIM avec le contenu du module TGIM. Etant donné que les opératic d'écriture sont entrelacees entre les quatre modules d'interconnexion, le rythme général d'une operation d'écriture de la mémoire SIM est de 324 nanosecondes. La figure 11 indique l'organisation de principe d'une unité LIU relat à une borne d'entrée et permettant la détection de l'activité de la ligne et le contrôle de l'écho. Des echantillons de trafic tant à l'émission qu'à la réception dans chacune des connexions téléphoniques duplex sont examinés par paire par le circuit logique 61 afin de faire la distinction entre l'activité réelle et le bruit ou l'écho. L'activité réelle se voit affecter un bit d'activité de valeur 1. Toute autre activité, ainsi que le bruit, se voit affecter un bit de valeur 0. Cette information est envoy au module LGIM pour traitement avec le multiplet associé.Chaque fois qu' on se trouve face à une activité concernant une borne d'entrée, le gain du démodulateur est reduit pour ce cycle d'echantillonnage de façon à supp les effets d'écho. A l'inverse, lorsqu'une information est reçue du module LGOM, le convertisseur numérique/analogique tient compte de l'information reçue du circuit logique 61 qui a lui même reçu un bit d'activité pour effectuer sa conversion. Il y a lieu de noter que ce schéma de principe n'a eté donne qu'à titre indicatif, car il ne fait pas partie de l'inventi Bien que l'on ait décrit dans ce qui précède et représenté sur les dessins les caractéristiques essentielles de l'invention appliquées à un mode de réalisation préféré de celle-ci, il est évident que l'homme de i'art peut y apporter toutes modifications de forme ou de détail qu'il juge utiles, sans pour autant sortir du cadre de ladite invention. REVENDICATIONS 1.- Dans un systeme de communication, dispositif de commutation permettant de connecter n lignes indépendantes à p (avec p inferieur à n) canaux appartenant à une liaison à grande vitesse multiplex, lequel dispositif comprend des moyens pour acheminer, de façon sélective et adaptable, des informations entre les lignes et les canaux selon un critère d'activité disponible de chaque ligne et chaque canal, lequel critère d'activité permet audit dispositif de réaliser une concentration du trafic dans une direction de propagation, et une déconcentration dans l'autre direction, caractérisé en ce qu'il comprend: des moyens pour déterminer si plus de p lignes sont actives et pour sélectionner un maximum de p lignes dont le trafic est acheminé vers les p canaux de la liaison à grande vitesse, selon les critères de priorité associés à chaque information. 2.- Dispositif selon la revendication précédente, caractérisé en ce que les critères de priorité concernent la nature du trafic: trafic de données ou trafic de voix et/ou la qualité du trafic: trafic continu qui s'étend sur au moins deux trames contigües de la liaison à grande vitesse et trafic en cours de démarrage. 3.- Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que la continuit ou la naissance du trafic est déterminée par comparaison des critères d'activité du trafic considérés à deux instants distincts. 4.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte: un nombre de paires de registres d'emmagasinage, appelés canaux virtuel égal au nombre de lignes auxquelles chacun d'eux est connecté, permettant d'effectuer de façon variable, des affectations entre lignes et canaux virtuels, et en ce que: les moyens pour assurer l'acheminement sélectif des informations selon un critère d'activité sont disposés entre les registres de canaux virtuels et les circuits d'interface avec les canaux de la liaison à grande vitesse. 5.- Dispositif selon l'une des revendications 1 ou 4, caractérisé en ce que les moyens d'acheminement des informations entre lignes et canaux consistent en une mémoire d'interconnexion. 6.- Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que des positions de bits sont prévues dans la mémoire d'interconnexion du dispositif de commutation afin de permettre l'acheminement des criteres d'activite des lignes vers les canaux et vice versa. 7.- Dispositif selon l'une des revendications 4 ou 5 ou 6, caractérisé en ce que des positions de bits sont prévues dans les registres des canaux virtuels afin d'y emmagasiner les critères relatifs à la nature du trafic et/ou ceux relatifs à la qualité du trafic. 8.- Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour insérer lors de la déconcentration du trafic des bits de remplissage dans les registres de canaux virtuels considérés selon les critères d'activité comme inactifs et ne recevant pas d'information en provenance des canaux de la liaison à grande vitesse.