La présente invention concerne un procédé de fabrication d'un tube d'acier soudé en spirale par soudage à l'arc sous gaz protecteur. On fabrique des tubes d'acier à soudure spiraldepar enroulement hélicoïdal d'un feuillard d'acier qui se déplace et forme une ébauche cylindrique de tube,par disposition des bords du feuillard en butée l'un contre l'autre et par soudure interne et externe de l'ébauche, le long d'une courbe hélicoldale formée par les bords en butée de l'ébauche ainsi formée, c'està-dire suivant une courbe hélicoIdale de soudure. Lors de la fabrication d'un tube d'acier soudé en spirale, il n'est donc pas nécessaire que la largeur du feuillard soit choisie en fonction du diamètre du tube comme dans le cas des tubes d'acier soudés longitudinalement. Le diamètre du tube peut être changé à volonté, entre certaines limites, et on peut réaliser des tuyauteries soudées d'acier de grand diamètre ayant la valeur voulue, quelle que soit la largeur du feuillard utilisé. Plus précisément, au cours de la fabrication d'un tube d'acier soudé en spirale (appelé tube spiralé dans la suite du présent mémoire), la dispoltion est telle qu'un point de contact initial en butée des bords latéraux du feuillard enroulé en hélice et cylindriquement (ce point étant appelé "point de connexion" dans la suite), c'est-à-dire un point auquel une ébauche cylindrique de tube se forme d'abord à partir du feuillard, peut se trouver près du point le plus bas de l'ébauche. Lorsque le feuillard continue à se déplacer, l'intérieur de l'ébauche est soudé le long d'une courbe en hélice, en position prescrite à proximité du point de connexion. Ensuite, l'extérieur de l'ébauche est soudé le long de la courbe hélicoTdale, en position prescrite à proximité du point le plus haut de l'ébauche, c'est-à-dire du point opposé au point de connexion par rapport à l'axe central de l'ébauche de tube (ce point étant appelé "point opposé" dans la suite du présent memoire). Lors de la fabrication d'un tube spiralé comme indiqué précédemment, un feuillard mobile d'acier est soudé en position prescrite. La soudure interne et la soudure externe ont lieu en sens opposé au sens du déplacement du feuillard. Comme le cordon de soudure a une forme hélicoIdale, la soudure interne et la soudure externe nécessitent naturellement un soudage descendant et ascendant dans les deux cas. Le soudage ascendant désigne un soudage vers le haut et le soudage descendant un soudage vers le bas. Comme l'indique la description précédente, lors de la fabrication d'un tube spiralé, la soudure interne et la soudure externe à partir du point de connexion vers le point opposé, dans la direction de déplacement du feuillard, sont effectuées par soudure descendante alors que la soudure interne et la soudure externe du point opposé vers le point de connexion dans la direction de déplacement du feuillard sont réalisées par soudure ascendante. Lorsque le soudage est réalisé le long d'une surface inclinée en général, le métal fondu du centre qui se solidifie en dernier dans la mare fondue, s'écoule vers les parties inférieures de la surface et un cordon concave au centre a tendance à se former. Cette tendance est encore accentuée lorsque l'inclinaison de la surface à souder est accrue et lorsque la vitesse de refroidissement de la mare fondue est aussi accrue. Lors du soudage ascendant, le cordon central concave précité se remplit progressivement, et un cordon ayant une partie supérieure dépassant nettement peut parfois se former. Lors du soudage descendant au contraire, la partie concave du centre du cordon ne se remplit jamais et il se forme un cordon concave au centre. Les cordons ayant une partie supérieure qui dépasse beaucoup et une partie centrale concave comme indiqué précédemment ne peuvent pas former des soudures saines. Lors de la fabrication d'un tube spiralé en conséquence, l'apparition de cordons de soudure non sains,des types indiqués précédemment, formés par soudage descendant et soudage ascendant, pose l'un des problèmes les plus importants. Un tube spiralé est réalisé de façon classique par soudage à l'arc immergé, afin que la fiabilité de la soudure résultante et le rendement de soudage soient accrus. Ce procédé de soudage Al'arcimmerg est beaucoup utilisé sous forme d'un procédé convenant à la fabrication des tubes spirales en grande quantité et à grande vitesse étant donné le rendement très éleve de soudage comparé a celui d'autres procédés, assuré par un chauffage important dans la soudure. Cependant, dans le procédé classique de réalisation d'un tube spiralé par soudage à l'arc immergé, la soudure interne et la soudure externe d'une ébauche de tube sont realisées par soudage descendant. En d'autres termes, la soudure interne est réalisée dans une position qui se trouve légèrement en aval du point de connexion dans la direction de déplacement du feuillard, et la soudure externe est réalisée dans une position légèrement en amont du point opposé dans la direction de déplacement du feuillard. Lors du soudage externe, par mise en oeuvre de ce procédé, la mare fondue formée par soudage descendant passe au point opposé en se trouvant toujours à l'état fondu et redescend. La mare fondue qui s'est écoulée vers la partie inférieure, revient à l'emplacement original de la mare et forme des cordons de configuration normale. Au cours du soudage interne au contraire, il est très difficile d'éviter la formation de soudures à concavité centrale qui ne sont pas saines étant donné que la mare fondue formée par le soudage descendant est sérieusement affectée par la grande quantité de chaleur lors du soudage et la faible vitesse de refroidissement due à une couche de flux recouvrant la mare fondue. Non seulement la chaleur dégagée lors du soudage augmente encore mais aussi la mare fondue s'allonge notamment lorsque plusieurs électrodes sont utilisées en tandem afin que la vitesse de soudage soit accrue. Ainsi, lors d'un soudage à l'arc immergé, une mare fondue a une longueur d'environ 150 mm dans le cas de deux électrodes et d'environ 250 mm même dans le cas de trois électrodes. Lors de l'utilisation de plusieurs électrodes montées en tandem, des cordons concaves au centre et non sains ont donc tendance à se former de façon plus importante. On a déjà proposé l'utilisation d'un procédé de réalisation d'un tube en spirale par soudage à l'arc immergé destiné à empêcher la formation de cordons non sains à concavité centrale, formés par soudage descendant notamment dans le soudage interne comme indiqué précédemment, ce procédé étant illustré par le schéma des figures 1A et 1B des dessins annexés qui sont respectivement une élévation et une coupe transversale d'un tube en spiraleen cours de formation. Sur les figures 1A et 1B, la référence 1 désigne une électrode consommable de soudage in terne, avançant vers une position prescrite, la référence 1' désigne une électrode consommable destinée à assurer le soudage externe et avançant vers une position prescrite, la référence 2 désigne un feuillard se déplaçant dans le sens de la flèche, la référence a désigne un point de connexion, c'est-à-dire un point auqueL les bords du feuillard enroulé en spirale et en cylindre viennent initialement en contact en butée et forment d'abord une ébauche cylindrique, et b désigne un point opposé, c'est-a-dire un point opposé au point de connexion par rapport à l'axe central O de l'ébauche. Cette ébauche de tube est disposée afin que le pointa de connexion puisse être proche du point le plus bas de l'ébauche de tube, c'est-a-dire près de la position 6 h, et le point opposé b puisse etre aussi proche que possible du point le plus haut de l'ébauche, c'est-à-dire près de la position 12 h. Selon ce procédé, comme indiqué sur la figure 1B, le soudage interne de l'ébauche est réalisé par l'électrode 1 dans une position a' décalée d'un angle e au centre de l'ebau- che, par rapport au point a de connexion vers l'amont par rapport à la direction de déplacement du feuillard, si bien que le soudage ascendant est possible. Le soudage externe est réalise de manière classique à l'aide d'une électrode 1' qui occupe une position b' décalée d'un angle e au centre de l'ébauche par rapport au point opposé b, vers l'amont compte tenu du sens de déplacement du feuillard, si bien que le soudage descendant est possible. Selon ce procédé, la formation de cordons à concavité centrale peut être évitée à la suite du soudage descendant, pendant le soudage interne. Cependant, selon ce procédé, la distance séparant le point de connexion a de la position a' de soudage interne dépend des restrictions imposes par la technologie de fabrication des tubes et par l'appareillage de soudage comme indiqué dans la suite. L'utilisation d'une distance nécessaire à cet effet est donc difficile. (1) On considère d'abord les restrictions dues à la technologie de fabrication des tubes. Une distance trop longue entre le point a de connexion et la position a' de soudage interne provoque un soudage avant contact intime entre les bords du feuillard 2 si bien que la soudure est très défectueuse. (2) On considère maintenant les restrictions dues à l'appareil de soudage. Dans le soudage à l'arc immergé qui nécessite l'installation d'un dispositif d'avance de flux devant l'électrode, la distance précitée séparant les points a et a' ne peut pas toujours suffire à l'obtention de la distance voulue. Ainsi, dans le cas d'un tube ayant un diamètre de 1500 mm, la distance maximale entre les points a et a' est seulement de 30 mm environ et, pour une distance de cet ordre, la longueur de la mare fondue d'environ 70 mm pour une seule électrode, d'environ 150 mm pour deux électrodes et d'environ 250 mm pour trois électrodes ne peut pas être recouverte. La formation de cordons de soudure à concavité centrale comme indiqué précédemment ne peut donc pas être évitée totalement. On a aussi proposé la limitation du dégagement de chaleur lors du soudage à l'arc immergé, en vue de l'obtention d'une soudure saine sans formation de cordons à concavité centrale dans le soudage interne. Cependant, une plus petite quantité de chaleur non seulement réduit le rendement de soudage à une très faible valeur mais rend aussi difficile la suppression des défauts de soudage lorsque le contact en butée des bords du feuillard devient instable. Au cours du soudage interne, on a proposé l'utilisation d'un autre procédé de soudage à l'arc immergé qui met en oeuvre plusieurs électrodes, avec une grande distance entre elles, et la formation d'une mare fondue pour chaque électrode, l'ensemble formant une soudure saine en empêchant la formation de cordons à concavité centrale. Cependant, selon ce procédé, il faut que le flux utilisé par une électrode antérieure soit retiré avant le début du soudage par une électrode postérieure, et cette caractéristique est très difficilement obtenue en pratique. Comme indiqué précédemment,un tube en spirale est réalisé par mise en butée des deux faces inférieures c des bords chanfreinés d'un feuillard 2, comme indiqué sur les coupes des figures 2A et 2B qui représentent la coopération des bords d'un feuillard en vue d'un soudage ; ce procédé comprend la formation d'une ébauche ayant un cordon hélicoidal de soudure et le soudage continu de l'ébauche de l'intérieur et de l'extérieur le long de la courbedesoudure. Cependant, comme le feuillard 2 a souvent une certaine cambrure ou un autre.défaut de configuration, il peut apparartre un espace entre les faces c opposées du feuillard 2, et du flux 3 peut être piégé dans cet espace lors du soudage à l'arc immergé. Lorsque le soudage interne est poursuivi dans un tel état, il se forme une soudure défectueuse contenant du flux piégé. Le contact en butée des bords latéraux du feuillard 2 a tendance à avoir une instabilité accrue, avec formation de défauts de soudage plus fréquents tels qu'un piegeage de flux, surtout lorsque le soudage interne est réalisé dans la position a' écartée du point a de connexion vers l'amont par rapport au sens de déplacement du feuillard 2, comme indiqué précédemment en référence aux figures 1A et 1B. Comme indiqué précédemment, le procédé de soudage à l'arc immergé convient à la fabrication de tubes en spirale en grande quantité et à grande vitesse, étant donné qu'il est impossible d'empêcher totalement l'apparition de défauts de soudage dus aux techniques de soudage descendant et ascendant. Etant donné ce fait, le brevet des Etats-Unis d'AmErique n" 4 071 732 qui correspond au brevet japonais nO 9571/78 décrit un procédé de soudage a l'arc sous gaz protecteur à grande vitesse et à intensité élevée, assurant le soudage de l'acteur par mise en oeuvre d'un mélange d'un gaz inerte et d'un gaz actif formant un gaz protecteur, ce procédé comprenant l'utilisation d'au moins une électrode consommable sous forme d'un fil plein d'une matière à base d'acier faiblement allié, ayant un diamètre compris pratiquement entre 3,0 et 6,4 mm, l'avance de l'électrode pleine, avec circulation d'un courant de soudage compris entre 600 et 1500 A, la transmission d'un gaz protecteur à raison de 50 à 200 1/min et par électrode afin qu'un arc forme soit protégé1 et le réglage de la tension de l'arc entre environ 23 et 36 V, ce procédé étant considéré dans la suite comme représentant la technique antérieure. Le procédé de soudage selon la technique antérieure convient bien au soudage suivant des cordons rectilignes ou hélicordaux (tube en spirale) d'une ébauche ou d'un tube ouvert lors de la fabrication d'un tube à très basse température. Alors que, lors du soudage à l'arc immergé, la dégradation de la résistance au choc est inévitable dans des parties proches de la soudure, à moins que le rendement élevé soit sacrifié, ce procédé connu permet un soudage à grande vitesse presque sans dégradation de lao ténacité à basse température à proximité de la soudure. Ainsi, ce procédé de soudage selon la technique antérieure peut être considéré comme mieux adapté à la fabrication d'un tube en spirale que le procédé de soudage à 'arc immergé. Cependant, on ne connais qu'un procédé de soudage a grande vitesse permettant la suppression de la réduction de la ténacité à basse température dans les parties de la pièce proche de la soudure. L'application de ce procédé de soudage connu tel quel à la fabrication d'un tube en spirale ne permet donc pas la suppression totale des cordons défectueux comme indiqué précédemment, dus aux techniques de soudage ascendant et descendant, surtout descendant, inévitablement utilisées au cours de la fabrication d'un tube en spirale. L'invention concerne un procédé de réalisation d'un tube d'acier soudé en spirale, avec un rendement élevé de soudage et à une vitesse élevée. Plus précisément, elle concerne un procédé de fabrication d'un tube d'acier soudé en spirale, ne présentant pas de cordons a concavité centrale formés par mise en oeuvre de soudage descendant et ascendant1 surtout descendant, avec un rendement levé de soudage et une grande vitesse. Plus précisément, l'invention concerne un procédé de fabrication de tubes d'acier soudés en spirale, comprenant la formation d'une ébauche cylindrique de tube par mise en contact en butée des bords d'un feuillard, avec enroulement en spirale du feuillard, et la soudure interne et externe continue de l'ébauche ainsi formée le long d'une courbe hélico- dale, par soudage à l'arc sous gaz protecteur, avec déplacement continu du feuillard, les opérations de soudure étant réalises à l'aide d'au moins une électrode consommable avançant vers une position prédéterminée ; le soudage à l'arc sous gaz protecteur comprend l'utilisation d'un fil plein de grand diamètre sous forme d'une électrode consommable, l'application d'un courant d'intensité continue importante à l'électrode consommable lors du soudage, et l'utilisation, comme gaz protecteur, d'un mélange gazeux contenant essentiellement un gaz inerte. Le procédé selon l'invention se caractérise en ce que le soudage interne et le soudage externe sont réalisés dans les conditions suivantes (1) électrode consommable : fil plein de diamètre compris entre 3 et 8 nm ; (2) intensité du courant de soudage : 600 à 2000 A (3) tension de soudage : 20 à 36 V (4) composition du gaz protecteur : mélange gazeux contenant essentiellement un gaz inerte et au moins 5 à 50 z en volume d'anhydride carbonique et/ou 1 à 10 % en volume d'oxygène (5) débit de gaz protecteur : 70 à 400 1/min et par électrode consommable (6) plage de positions de soudage (a) position de soudage interne : dans une plage comprise entre des points qui, par rapport à un point de connexion disposé près du point le plus bas de l'ébauche de tube, c'est-a-dire un point auquel les bords latéraux du feuillard enroulé en spirale et en cylindre sont d'abord mis en contact en butée, font respectivement des angles au centre de l'ébauche de 120 vers l'aval et 200 vers l'amont, compte tenu du sens de déplacement du feuillard, (b) position de soudage externe : dans une plage comprise entre un point opposé et placé près du point le plus haut de l'ébauche de tube, c'est-a-dire un point qui est opposé au point de connexion par rapport à l'axe central de l'ébauche de tube, et un point qui, par rapport à ce point opposé, est écarté d'un angle au centre de 300 de l'ébauche de tube vers l'amont compte tenu du sens de déplacement du feuillard, et (7) vitesse de soudage : 500 à 1500 mm/min. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre d'exemples de réalisation et en se référant aux dessins annexés sur lesquels, les figures 1A, lB, 2A et 2B ayant déjà été décrites - la figure 3 est une coupe schématique représentant les plages de positions de soudageinterne et et de soudage externe dans le cas d'utilisation d'électrodes consommables uniques selon l'invention ; - la figure 4A est une coupe schématique illustrant la plage de positions de soudage et de positions de soudage externe lors de l'utilisation de deux électrodes consommables en tandem pour chaque soudure, selon l'invention - la figure 43 est une coupe schématique représentant une autre plage de positions de soudage externe dans le cas de l'utilisation de deux électrodes consommables en tandem, selon l'invention - la figure 5A est une vue schématique en plan représentant des plages de positions de soudage interne et de positions de soudage externe lors de l'utilisation d'une seule électrode consommable pour chaque soudure, selon le procédé de l'invention ; - la figure 53 est une vue schématique en plan représentant les plages de positions de soudage interne et de positions de soudage externe dans le cas de l'utilisation de deux électrodes consommables en tandem pour chaque soudure, selon le procédé de l'invention - la figure SC est une vue schématique en plan représentant une autre plage de positions de soudure externe dans le cas d'utilisation de deux électrodes consommables en tandem lors de la mise en oeuvre du procédé de l'invention - la figure 6A est une coupe représentant un exemple de gorge découpée dans les faces de contact en butée des bords latéraux de la bande d'acier, utilisé selon le procédé classique de soudage à l'arc immergé - la figure 6B est une coupe représentant un exemple de gorge découpée dans des faces de contact en butée des bords latéraux d'un feuillard, par mise en oeuvre du procédé classique de soudage à l'arc sous gaz protecteur - la figure 7A est une coupe d'une soudure obtenue par soudage interne et soudage externe d'une ébauche de tube suivant la gorge représentée sur la figure 6A, chaque soudure étant ré alisée par soudage classique à 1 arc immergé à l'aide de deux électrodes consommables en tandem ; et - la figure 7B est une coupe d'une soudure obtenue par soudage interne et soudage externe d'une ébauche de tube suivant la gorge représentée sur la figure 6B, par mise en oeuvre du procédé de l'invention, à l'aide à chaque ois de deux électrodes consommables montées en tandem. L'invention repose sur des études poussées destinées à résoudre les divers problèmes indiqués précédemment, posés par la fabrication de tubes d'acier soudés en spirale (appelés tubes spiralés ou tubes en spirale dans la suite du présent mémoire) , par considération des points suivants. (a) Les procédés disponibles de soudage qui peuvent former une soudure saine sans apparition de cordons à concavité centrale, sont les procédés de soudage à l'arc sous gaz protecteur, par exemple le procédé de soudage à l'arc sous gaz interne à électrode métallique, et le procédé de soudage à l'arc sous anhydride carbonique CO2. (b) Dans le procédé de soudage à l'arc immergé qui dégage beaucoup de chaleur lors du soudage, l'opération peut être réalisée à grande vitesse, étant donné qu'une partie de la chaleur appliquée à la partie à souder est consommée par la fusion du flux si bien qu'il faut une quantité supplémentaire d'énergie. Dans le procédé de soudage à l'arc immergé, en outre, la grande quantité de chaleur et la soudure recouverte par le flux donnent une faible vitesse de refroidissement de la mare fondue. Dans le cas du procédé de soudage à l'arc sous gaz protecteur au contraire, non seulement on n'utilise pas de flux mais encore la mare fondue est toujours refroidie par un gaz protecteur froid. Le soudage à grande vitesse peut donc être réalisé avec une plus petite quantité de chaleur que le soudage à l'arc immergé. En outre, la vitesse élevée de refroidissement de la mare fondue rend minimale la formation de cordons de soudure de forme concave au centre, dus à la circulation de la mare fondue, même lors du soudage descendant comme décrit précédemment. (c) Le procédé classique de soudage à l'arc sous gaz protecteur met en oeuvre un fil plein de petit diamètre qui peut atteindre 2,4 mm, et le soudage d'une pièce avec un courant dont l'intensité peut atteindre 500 A en atmosphère de gaz interne tel que l'argon ou l'hélium ou dans une atmosphère contenant essentiellement de l'anhydride carbonique gazeux. Comme la quantité de chaleur dégagée au cours du soudage peut être réduite dans de telles conditions, un cordon de soudure sans concavité centrale peut être obtenu, et la formation d'une soudure défectueuse due à du flux piégé peut être évitée étant donné qu'aucun fluide n'est utilisé. Dans les conditions précitées de soudage cependant, la vitesse ne peut pas dépasser 500 mm/min, correspondant à 2 à 3 fois seulement la vitesse du soudage manuel. En conséquence, lors de la fabrication d'un tube en spirale dont la productivité dépend presqu'exclusivement du rendement de soudage, le procédé de soudage à l'arc sous gaz protecteur de type classique ne peut pas convenir étant donné sa trop faible productivité. Compte tenu de ces considérations, on a acquis les connaissances suivantes. (1) Lors de la mise en oeuvre du procédé de soudage à l'arc sous gaz protecteur, le rendement de soudage peut etre accru par augmentation de l'intensité du courant. (2) Cependant un courant de soudage simplement augmenté fait apparaître une force importante de pincement et forme un jet intense de plasma étant donné que le courant de soudage est un courant continu. Un arc créé est ainsi considérablement resserré et forme un arc dur qui, bien qu'il assure une péné- tration profonde de la fusion, forme un cordon de faible largeur étant donné la faible divergence de l'arc, avec des projections relativement fréquentes, avec formation de cordons arrondis présentant des ondulations importantes. (3) La densité du courant de soudage doit être réduite en même temps que ce courant est accru afin qu'il ne se forme pas un jet intense de plasma et qu'il n'apparaisse pas une force trop importante de pincement. (4) La réduction de la densité de courant de soudage peut être obtenue de façon suffisante à l'aide d'une électrode consommable de grand diamètre. (5) Il est certain qu'on peut facilement obtenir une bonne soudure sans concavité centrale par le procédé de soudage à l'arc sous gaz protecteur. Cependant, il est très important pour l'élimination totale d'une cavité centrale dans une soudure, que les positions de soudage interne et de soudage externe d'une ébauche soient choisies de façon convenable. L'invention repose sur ces connaissances (1) à (5). Plus précisément, l'invention concerne un procédé de fabrication d'un tube en spirale, comprenant la formation d'une ébauche cylindrique de tube par mise des bords latéraux d'un feuillard mobile en contact en butée, avec enroulement hélicostal du feuillard qui avance, et le soudage interne et externe continu de l'ébauche ainsi formée, le long d'une hélice, par un procédé de soudage à l'arc sous gaz protecteur alors que le feuillard continue à se déplacer, chaque soudure étant réalisée à l'aide d'au moins une électrode consommable avançant vers une position prescrite ; le soudage à l'arc sous gaz protecteur est réalisé avec un fil plein de grand diamètre constituant l'électrode consommable, avec un courant continu de forte intensité transmis a l'électrode consommable, et avec un gaz protecteur qui est sous forme d'un mélange gazeux contenant essentiellement un gaz inerte. Ce procédé se caractérise par les conditions suivantes qui sont utilisées lors du soudage interne et lors du soudage externe (1) électrode consommable : fil plein de diamètre compris entre 3 et 8 mm (2) intensité du courant de soudure : 600 à 2000 A (3) tension de soudage : 20 à 36 V (4) composition du gaz protecteur : mélange gazeux contenant essentiellement un gaz inerte et au moins 5 à 50 8 en volume d'anhydride carbonique et/ou 1 à 10 % en volume d'oxygène gazeux (S) débit de gaz protecteur : 70 à 400 I/min par électrode consommable (6) plage de positions de soudage (a) position de soudage interne : comprise dans une plage délimitée par des points qui, par rapport à un point de connexion disposé près du point le plus bas de l'ébauche de tube, c'est-a-dire un point auquel les bords latéraux du feuillard enroulé en spirale et en cylindre sont d'abord en contact en butée, font un angle au centre par rapport à l'ébauche de tube, compris entre 120 vers l'aval et 200 vers l'amont compte tenu du sens de déplacement du feuillard, (b) position de soudage externe : dans une plage comprise entre le point opposé, c'est-à-dire le point le plus proche du point le plus haut de l'ébauche de tube et qui est opposé au point de connexion par rapport à l'axe central de l'ébauche, et un point qui est écarté de ce point opposé d'une distance correspondant à un angle au centre de l'ébauche de 300 vers l'amont étant donné le sens de déplacement du feuillard, et (7) vitesse de soudage : 500 à 1500 m/min. On considère maintenant les raisons de la limitation des conditions de soudage de l'ébauche de tube aux valeurs indiquées, selon le procédé de l'invention. 1. Electrode consommable. Lorsqu'on utilise un fil muni d'une àme comme électrode consommable au cours de la fabrication d'un tube spiralé, le contenu de l'rame peut s'échapper étant donné la grande distance d'avance du fil, et ce dernier a tendance à créer des projections. En outre, la quantité de fer devient trop faible à moins que la vitesse d'avance augmente. I1 est donc souhaitable que l'électrode consommable soit sous forme d'un fil plein. Comme l'utilisation d'un fil plein en forme de bande crée un arc de largeur accrue, il est préférable que le fil plein ait une section circulaire. Au cours du procédé classique de soudage à l'arc sous gaz protecteur, indiqué précédemment, une électrode consommable sous forme d'un fil plein de petit diamètre pouvant atteindre 2,4 mm, est utilisée. La transmission d'un courant continu d'intensité élevée à se former facilement. Comme indiqué dans la suite cependant, selon l'invention, avec utilisation d'un courant de soudure d'intensité élevée, il est souhaitable que la densité du courant soit réduite par utilisation d'une électrode de grand diamètre. Cependant, lorsque le diamètre de l'électrode consommable dépasse 8 mm, l'arc créé s'aNbnge et devient instable, suivant l'intensité du courant de soudure comme décrit dans la suite, et des effets nuisibles peuvent apparaître tels que l'insuffisance de pénétration de la fusion, le mode de transfert des gouttelettes fondues de l'électrode consommable qui n'est plus un transfert par pulvérisation mais tend à devenir globulaire, un manque de fusion, ou la formation de fissures dans la soudure. En outre, lorsque l'électrode consommable a un diamètre trop élevé, son pliage est difficile si bien que l'avance régulière et la manipulation générale de l'électrode sont difficiles. Le diamètre de 1'électrode consommable doit donc pouvoir atteindre 8 mm seulement. D'autre part, lorsque le diamètre de l'électrode consommable est inférieur à 3 mm, la force de pincement et le jet de plasma deviennent trop importants suivant l'intensité du courant de soudage comme décrit dans la suite, si bien qu'il se forme des cordons défectueux de soudure. Le diamètre de l'électrode consommable doit donc être d'au moins 3 mm. 2. Courant de soudure. Selon l'invention, on utilise un courant continu de soudure d'intensité élevée afin que la vitesse de soudage a l'arc sous gaz protecteur soit élevée. Cependant, suivant le diamètre de l'électrode consommable comme indiqué précédemment, une intensité trop élevée, dépassant la plage convenable, crée une densité de courant trop élevée comme dans le cas d'une électrode de trop petit diamètre, si bien que la force de pincement et le jet de plasma sont importants. En conséquence, on ne peut pas obtenir une soudure satisfaisante étant donné la projection d'une mare fondue et la projection d' éclaboussures Lorsque l'intensité du courant de soudage est trop faible, en dehors de la plage convenant au diamètre de l'élec- trode consommable, d'autre part, comme dans le cas d'une électrode consommable de trop grand diamètre, un arc créé devient trop long et instable et présete les inconvénients d'une pénétration insuffisante de la fusion, de la tendance du mode de transfert des gouttelettes fondues de l'électrode consommable à devenir globulaire de façon peu avantageuse, d'un manque de fusion et de formation d'éclaboussures. Les résultats des expériences réalisées montrent que la relation entre le diamètre de l'électrode consommable et la plage convenable d'intensitésde courant de soudure correspond au tableau qui suit. Diamètre de l'électrode consommable Plage convenable de 1'in- mm sité du courant de soudage, A 3,2 600 - 900 4,0 650 - 1000 4,8 700 - 1200 6,4 750 - 1500 8 850 - 2000 Ce tableau montre clairement que le courant de soudage doit être compris entre 600 et 2000 A pour l'obtention de soudure de forme normale sans défaut, avec une grande vitesse et avec une électrode consommable dont le diamètre est compris entre 3 et 8 mm. Lors de l'utilisation de deux électrodes consommables montées en tandem, il faut, pour une électrode antérieure (première électrode) que la pénétration de la fusion soit suffisante et qu'il ne se forme pas un jet intense de plasma. En conséquence, il est souhaitable que l'électrode anterieure ait un diamètre légèrement accru, et que le courant de soudage transmis à l'électrode antérieure soit aussi légèrement accru. Dans le cas de l'électrode postérieure (seconde électrode) d'autre part, il faut que la configuration du cordon de soudure soit stabilisée, avec formation d'une soudure saine et avance régulière d'une électrode consommable. I1 est donc souhaitable que l'électrode postérieure ait un diamètre légèrement réduit et reçoive un courant légèrement réduit. Compte tenu de ces considérations, il est souhaitable, lors de l'utilisation de deux électrodes consommables en tandem, que les diamètres et les intensités de courant de soudage de l'électrode antérieure et de l'électrode postérieure correspondent aux plages suivantes (1) électrode antérieure (a) diamètre : 4 à 8 mm (b) intensité de soudage : 650 à 2000 A (2) électrode postérieure (a) diamètre : 3 à 6,4 mm (b) intensité du courant de soudage : 600 à 1500 A Lors de l'utilisation d'au moins trois electrodes consommables montées en tandem, le diamètre et l'intensité du courant de soudage de la troisième électrode et des suivantes doivent avoir les valeurs indiquées pour l'électrode postérieure. 3. Tension de soudage Le courant de soudage a un effet important sur la longueur de l'arc formé et sur la configuration des cordons de soudure. Ainsi, une faible tension de soudage a tendance à former des parties supérieures asques dans les cordons alors qu'une tension élevée donne des parties supérieures inclinées doucement. b Plus précisément, pour une tension inférieure à 20 V, un arc formé devient trop court et plus sensible à la vitesse d'avance de l'électrode consommable. Des interruptions d'arc ont alors tendance à se manifester si bien qu'il se forme des parties supérieures aigües dans les cordons de soudure comme indiqué précédemment. La tension doit donc être d'au moins 20 V. Pour une tension dépassant 36 V d'autre part, l'arc forme devient trop long et très sensible à l'effet du magnétisme si bien que l'arc est instable et a tendance à présenter une trop grande divergence. La tension de soudage doit donc être inférieure à 36 V. 4.Composition du gaz protecteur. Lors du soudage à l'arc sous gaz protecteur par utilisation d'une électrode consommable de grand diamètre et d'un courant continu important, selon l'invention, l'utilisation exclusive d'un gaz inerte tel que l'argon ou l'hélium comme gaz protecteur allonge l'arc formé sous l'effet de la dilatation thermique si bien que l'arc devient instable et qu'il apparaît souvent des défauts de soudage tels qu'un défaut de fusion. Lors de l'utilisation d'un mélange gazeux obtenu par addition et mélange d'anhydride carbonique gazeux (appelé C02 gazeux dans la suite) et/ou d'oxygène gazeux (appelé O2 gazeux dans la suite) en quantité convenable dans un gaz inerte, l'arc devient plus stable car il est entouré par le gaz protecteur. Cependant, le melange de moins de 5 % en volume de CO2 gazeux et/ou de moins de 1 % en volume de 2 gazeux avec le gaz inerte ne donne pas l'effet précité voulu. I1 faut donc qu'au moins 5 % en volume de CO2 gazeux et/ou au moins 1 % en volume de 2 gazeux soient ajoutés et mélangés au gaz inerte. Lors du mélange de plus de 50 % en volume de CO2 gazeux et/ou de plus de 10 g en volume de 02 gazeux à un gaz inerte, les projections deviennent plus importantes et peuvent provoquer l'obstruction de la buse de soufflage de gaz protecteur. L'tat de la protection assurée par ce gaz devient pire et provoque l'apparition de cordons externes défectueux et de défauts de soudage. En conséquence, la quantité qui doit être mélangée au gaz inerte doit être inférieure à 50 % en volume de C02 gazeux et/ou 10 a en volume de O2 gazeux. Lors de l'utilisation de deux électrodes consommables en tandem, l'électrode antérieure (la première) a tendance à provoquer des défauts de soudage tels qu'un défaut de fusion étant donné la densité trop élevée du courant. I1 est donc souhaitable que l'électrode antérieure reçoive une quantité légèrement accrue de CO2 gazeux et/ou 2 gazeux, mélangés au gaz inerte. Dans le cas d'une électrode postérieure d'autre part, il est souhaitable que la quantité de C02 gazeux et/ou 2 gazeux mélangés au gaz inerte soit légèrement réduite étant donné que l'aspect extérieur des cordons et l'apparition des produits d'oxydation ne doivent pas étre accentués. Pour ces raisons, lorsde l'utilisation de deux électrodes consommables montées en tandem, la quantité de CO2 gazeux et/ou 2 gazeux à mélanger au gaz inerte, pour l'électrode antdrieure et l'électrode postérieure respectivement, doit être comprise dans les plagss suivantes de préférence (1) pour l'électrode antérieure, 15 à 50 % en volume de CO2 gazeux et/ou 3 à 10 % en volume de 2 gazeux. (2) pour l'électrode postérieure, 5 à 30 et de préférence 5 à 15 % en volume de CO2 gazeux et/ou 1 à 5 t en volume de O2 gazeux. Lors de l'utilisation d'au moins trois électrodes consommables montées en tandem, la quantité de C02 gazeux et/ou 2 gazeux à mélanger avec le gaz inerte peut etre la même que pour l'électrode postérieure précitée. Lorsqu'une gorge est decoupée le long d'une ligne à souder, la densité du courant de soudage est plus élevée qu'en l'absence d'une telle gorge. Dans le cas de la découpe d'une gorge, la quantité de CO2 gazeux et/ou 02 gazeux à mélanger au gaz inerte peut être la même que dans le cas de l'électrode antérieure précitée, alors que, en l'absence de gorge, la quantité de CO2 gazeux et/ou 2 gazeux à mélanger au gaz inerte peut etre la même que dans le cas de l'électrode postérieure précitée. 5. Débit de gaz protecteur Un arc stable se force lorsque le soudage est réalisé à l'aide d'une électrode consommable de grand diamètre et d'un courant important, même lorsque la tension de soudage varie dans une certaine mesure, lorsque l'arc formé est protégé par un gaz ayant une composition du type indiqué précédemment. Cependant, lorsque le débit de gaz protecteur ayant la composition indiquée est inférieur à 70 1/min et par électrode consommable, un jet de plasma rompt la protection et de l'air est entraîné si bien qu'il apparat des projections importantes. Le débit de gaz protecteur doit donc être d'au moins 70 1/min et par électrode consommable. Lors de l'utilisation d'au moins deux électrodes consommables montées en tandem, il est recommandé, pour la seconde électrode et les suivantes, que le gaz protecteur soit transmis en quantité au moins égale à 100 I/min et de préférence d'au moins 120 1/min, afin que le cordon de soudure ait une configuration satisfaisante. Lorsque le débit de gaz protecteur dépasse 400 I/min et par électrode consommable d'autre part, la mare fondue est poussée par le gaz protecteur et ce phénomène non seulement crée des cordons à concavité centrale mais aussi est peu économique. Le débit de gaz protecteur doit donc être inférieur à 400 1/min par électrode consommable. 6. Plage de positions de soudure par l'intérieur et de soudure par l'extérieur. On peut obtenir des cordons satisfaisants sans concavité centrale dans une certaine mesure à l'aide de l'élec- trode consommable et du gaz protecteur précités et avec l'intensité et la tension continues de soudage indiquées. Cependant, l'obtention de cordons sains sans concavité centrale et sans défaut de soudage nécessite en outre la réalisation de la soudure interne et de la soudure externe d'une ébauche de tube dans les sages suivantes de positions de soudage. (l) Dans le cas où le soudage interne et le soudage externe sont mis en oeuvre avec une seule électrode consommable, il faut que les cordons soient formés de manière satisfaisante sans concavité centrale et sans débordement de la mare fondue au cours du soudage unique. Selon l'invention, le soudage interne avec une seule électrode consommable est donc réalisé dans une position comprise dans une plage du type représenté sur les figures 3 et 5A. Sur ces figures, la référence 2 désigne un feuillard se dépla çant dans le sens de la flèche, la référence 4 une électrode consommable de sodage par l'intérieur, occupant une position prédéterminée,a un point de connexion, c'est-à-dire un point auquel les bords du feuillard 2 enroulé en spirale et en cr- lindre sont d'abord en contact en butée lors de la formation d'une ébauche cylindrique de tube, et O représente l'axe de cette ébauche. Le point a de connexion est fixé afin qu'il soit proche du point le plus bas de ébauche, c'est-a-dire près du point correspondant à la position 6 h. Comme indiqué sur les figures 3 et SA, le soudage interne est réalisé à l'aide de l'électrode consommable 4, dans une plage comprise entre un point c qui s'écarte d'un angle au centre de 120 (el) de 1"é- bauche vers l'amont de la direction de déplacement du feuillard 2 à partir du point a de connexion, et ce dernier, afin que le soudage ascendant soit possible. En d'autres termes, le soudage interne avec une seule électrode consommable est réalisé dans une plage d'arcs ac de l'ébauche de tube, correspondant à l'angle au centre el (120). La soudure externe réalisée avec une seule électrode consommable est alors réalisée dans une position comprise dans la plage indiquée sur les figures 3 et 5A. Sur ces dernières, la référence 5 désigne une électrode consommable destinée au soudageexterne et qui avance en position prédéterminée, et b représente un point oppose, ctest- -dire un point opposé au point a de connexion par rapport à l'axe central O de l'ébauche. Ce point opposé b est réglé afin qu'il soit proche du point le plus haut de l'ébauche, c'est- & - dire du point de la position 12 h. Lorsque la partie soudée intérieurement comme indiqué précédemment se rapproche du point opposé b, la soudure externe de cette partie est effectuée. Plus précisément, le soudage par l'extérieur est réalisé à l'aide d'une électrode consommable 5, à une position qui se trouve dans une plage comprise entre un point d écarté d'un angle au centre de 120 (tell) au centre de l'ébauche vers l'amont dans la direction de déplacement du feuillard 2, à partir du point opposé b, et ce point opposé, afin qu'un soudage descendant soit possible. En d'autres termes, le soudage externe avec une seule électrode consommable est réalisé dans une plage d'arcs bd de l'ébauche correspondant à un angle au centre e '1 (120). (2) Dans le cas où un soudage interne et un soudage externe sont réalisés avec deux électrodes consommables en tandem chacun, il n'est pas nécessaire que la configuration du cordon formé par soudage interne et soudage externe avec l'électrode antérieure (première électrode) soit aussi soigneuement réalisée mais il faut dans ce cas que la profondeur nécessaire de pénétration de la fusion soit obtenue, afin que la soudure résultante ait la qualité voulue. Dans le soudage interne et le soudage externe à l'aide d'une électrode postérieure (seconde électrode) d'autre part, la pénétration de la fusion n'est pas très importante, mais il faut que des cordons satisfaisants ne présentant pas de,concavité au centre soient formés. En outre, dans le soudage interne et le soudage externe, chacun avec deux électrodes consommables montées en tandem, la distance entre les électrodes consommables, lorsqu'elle est d'au moins 100 mm, provoque la formation de mares fonduesde même nombre que les électrodes consormables. Comme les mares ainsi formées ont une dimension bien inférieure à celle d'une mare unique formée par plusieurs électrodes consommables, l'apparition d'une concavité centrale dans le cordon qui pourrait être provoquée par le débordement de la mare fondue, peut être évitée efficacement. Lors de l'utilisation de deux électrodes consommables montées en tandem en conséquence, il est souhaitable que ces deux électrodes soient séparées, c'est-à-dire qu'elles soient distantes au moins de 100 mm. Lorsque les deux électrodes sont séparées par une distance égale à la distance d'avance de l'ébauche lorsque celleci a fait un tour, il est possible que l'électrode antérieure et l'électrode postérieure soient portées par une seule flèche étant donne que la pulvérisation du flux et le retrait du laitier résultant ne sont pas nécessaires. Selon l'invention, le soudage interne avec deux électrodes consommables en tandem est donc effectué dans une position comprise dans une plage indiquée sur les figures 4A et 5B. Sur ces figures, la référence 2 désigne un feuillard se déplaçant dans le sens de la flèche, la référence 6 une électrode consommable antérieure destinée au soudage interne et avançant vers une position prédéterminée, la référence 7 une électrode consommable postérieure destinée au soudage interne et avançant vers une position prédéterminée, a le point de connexion, comme sur les igures 3 et SA, et O l'axe central de l'ébauche comme indiqué sur la figure 3. Le premier soudage interne avec l'électrode antérieure est réalisé dans une position proche du point a de connexion et le second soudage interne avec l'électrode postérieure est réalisé dans une position proche du point de connexion al qui se trouve en avant de la position originale, dans la direction d'avance de l'ébauche, d'une distance égale à la distance d'avance de l auche lorsque celle-ci fait un tour. Plus précisément, comme indiqué sur les figures 4A et 5B, le premier soudage interne à l'aide de l'électrode antérieure est réalisé dans une position qui se trouve entre un point e correspondant à un angle au centre de 12" (82) par rapport à l'ébauche, vers l'aval dans la direction de déplacement du feuillard 2, à partir du point a de connexion, et le point a, avec utilisation de l'électrode antérieure pour le soudage interne 6, permettant le soudage descendant. Le second soudage interne avec l'électrode postérieure est réalisé d'autre part dans une position comprise entre un point f qui se trouve à un angle au centre de 200 (93) par rapport à l'ébauche, vers l'amont dans la direction de déplacement du feuillard 2 à partir du point avancé de connexion al, et ce point avancé, à l'aide de l'électrode postérieure de soudage interne 7, afin que le soudage ascendant soit possible. En d'autres termes, le premier soudage interne avec l'électrode antérieure est réalisé dans une plage d'arcs ae de l'ébauche, correspondant à un angle au centre 82 (120) alors que le second soudage interne avec l'électrode postérieure est réalisé dans une plage d'arcs alf de l'ébauche correspondant à un angle au centre 93 (200). Le soudage externe avec deux électrodes consommables en tandem est alors réalisé dans une position correspondant à la plage des figures 4A et 5B. Sur ces dernières, la référence 8 désigne une électrode consommable antérieure de soudage externe avançant vers une position prédéterminée, la référence 9 désigne une électrode postérieure de soudage externe avançant vers une position prédétern..inée, et la référence b désigne le point opposé comme dans le cas des figures 3 et 5A. Lorsque la partie soudée par l'intérieur comme indiqué précédemment se rapproche du point opposé b, le premier soudage externe de cette partie est réalisé à l'aide de l'électrode antérieure, et lorsque cette partie atteint le voisinage du point opposé bl après avance à partir de la position originale dans la direction de l'ébauche d'une distance égale à la distance d'avance de l'ébauche pendant un tour, le second soudage externe de cette partie est effectué avec l'électrode postérieure. Plus précisément, comme indiqué sur les figures 4A et 5B, le premier soudage externe par l'électrode antérieure est réalise dans une position qui se trouve entre un point g qui fait un angle au centre de 12 (62) par rapport à l'ébauche vers l'amont de la direction d'avance du feuillard 2 à partir du point oppose b, et ce point b, avec utilisation de l'électrode consommable antérieure pour le soudage externe, permettant un soudage descendant. Le second soudage externe par l'électrode postérieure est d'autre part réalisé dans une position comprise dans une plage disposée entre un point h qui fait un angle au centre de 20 (83,) par rapport à l'ébauche, vers l'amont de la direction de déplacement du feuillard 2 à partir du point opposé avancé b2, et ce point opposé b2, à l'aide de ltelectrode consommable postérieure pour le soudage externe 9, permettant un soudage descendant. En d'autres termes, le premier soudage externe par l'électrode antérieure est réalisé dans une plage d'arcs bg par rapport à l'ébauche, correspondant à un angle au centre 62, (129 et le second soudage externe par l'électrode postérieure est réalisé dans une plage d'arcs blh de l'ébauche correspondant à un angle au centre e3, (200). Lorsqu'une position voulue de soudage peut être utilisée, dans le soudage externe avec deux électrodes consommables montées en tandem, par séparation de l'électrode antérieure et de l'électrode postérieure non par une distance èçale à la distance d'avance de l'ébauche pendant un tour mais d'au moins 100 mm, le soudage externe peut etre réalisé dans une position comprise dans une plage indiquée sur les figures 4B et 5C. Sur ces figures, comme sur les figures 4A et 5B, la référence 2 désigne le feuillard qui se déplace dans le sens de la flèche, la référence O désigne l'axe central de l'ébauche, la référence a désigne le point de connexion, la référence b le point opposé, la référence 8 l'électrode consommable antérieure de soudage externe qui avance vers une position prédéterminée et la référence 9 l'électrode consommable postérieure de soudage externe qui avance vers une position prédéterminée. Comme indiqué sur les figures 4B et 5C, le premier soudage externe par l'électrode antérieure est réalisé dans une position com prise entre un point i qui fait un angle au centre de 150 par rapport à l'ébauche vers l'amont de la direction de déplacement du feuillard 2 à partir du point opposé b, et un point j qui fait un angle au centre de 300 par rapport à l'ébauche vers l'amont dans la direction d'avance du feuillard 2 à partir du point opposé b, avec utilisation de l'électrode consommable antérieure pour le soudage externe 8, permettant ainsi un soudage descendant. Le second soudage externe par l'électrode postérieure est d'autre part réalisé dans une position qui se trouve entre un point k qui fait un angle au centre de 120 par rapport à l'ébauche vers l'amont dans la direction d'avance du feuillard 2 à partir du point opposé b, et ce point b, avec utilisation de l'électrode consommable postérieure pour le soudage externe 9, permettant aum le soudage descendant. En d'autres termes, le premier soudage externe par l'électrode antérieure est réalisé dans une plage d'arcs ij de l'ébauche correspondant à un angle au centre 82" (150) et le second soudage extérieur par l'électrode postérieure est réalisé dans une plage d'arcs bk correspondant à un angle au centre e3 1l (124). La description qui précède concerne le cas de deux électrodes consommables montées en tandem, et elle décrit en détail les plages de positions de soudage et la distance séparant les électrodes consommables selon l'invention, et ces caractéristiques s'appliquent aussi dans le cas de l'utilisation d'au moins trois électrodes consommables montées en tandem. 7. Vitesse de soudage. Selon l'invention, pour une vitesse de soudage inférieure à 500 mm/min, le chauffage excessif du au soudage provoque une ébullition de la mare fondue même pour des valeurs convenables du diamètre de l'électrode consommable, du courant de soudage, de la tension de soudage et du débit de gaz protecteur si bien que la soudure ne peut pas être saine. En conséquence, la vitesse de soudage doit être d'au moins 500 mm/min. Pour une vitesse dépassant 1500 mm/min d'autre part, effet de transmission du gaz protecteur en grande quantité disparaît et provoque la formation d'un arc instable si bien que le cordon de soudure ne peut pas être satisfaisant. La vitesse de soudage doit donc être au maximum de 1500 mm/min. 8. Gaz protecteur supplémentaire. Selon l'invention, un gaz protecteur supplémentaire est utilisé le cas échéant afin qu'il empêche l'oxydation de la soudure et qu'il permette l'obtention de cordons satisfaisants sans partie centrale concave. Plus précisément, un dispositif de protection supplémentaire est fixé au cdté amont dans la direction de soudage d'une électrode consommable dans le cas d'une seule électrode consommable ou de la dernière électrode postérieure dans le cas d'au moins deux électrodes consommables montées en tandem. Un gaz de protection supplémentaire essentiellement formé d'argon, est dirigé par le dispositif sur une mare fondue et protège celle-ci jusqu'à la fin de sa solidification. Cependant, pour un débit de gaz de protection supplémentaire inférieur à 8C 1/min, on ne peut pas obtenir l'effet voulu. Le débit de ce gazxdoit donc être d'au moins 80 I/min et il est de préférence d'au moins 120 1/min afin que les cordons aient une configuration satisfaisante. même lorsqu'un gaz de protection supplémentaire est transmis avec un débit dépassant 400 1/min d'autre part, on n'obtient pas d'amélioration de l'effet observé, si bien que cet excès n'est pas rentable. En conséquence, le débit de gaz de protection supplémentaire est de préférence inférieure à 400 1/min. On considère maintenant plus en détail le procédé de l'invention dans un exemple, comparé à un cas de référence. On prépare une ébauche de tube spiralé ayant un diamètre de 1200 mm à partir d'un feuillard de 22 mm d'épaisseur. La configuration de la gorge de l'ébauche est la même que celle qui est utilisée de façon classique pour le soudage à l'arc sous gaz protecteur comme indiqué sur la figure 6B. Le soudage interne et le soudage externe de l'ébauche ainsi obtenue sont alors réalisés le long de la gorge, dans les conditions suivantes de soudage, par soudage à l'arc sous gaz protecteur selon l'invention (1) nature de l'électrode consommable : deux électrodes consommables, une antérieure et une postérieure (2) diamètre des électrodes consommables (a) électrode antérieure : 4,8 mm (b) électrode postérieure : 4,0 mm (3) distance entre les électrodes consommables : égale à la distance d'avance de l'ébauche lorsque celle-ci fait un tour (4) courant continu de soudage (a) électrode antérieure : 800 A (b) électrode postérieure : 700 A (5) tension de soudage (a) électrode antérieure : 30 V (b) électrode postérieure, la même que pour l'elec- trode antérieure (6) vitesse de soudage : 750 mm/min (7) position de soudage (a) position de soudage interne (représentée par l'angle au centre de l'ébauche par rapport au point de connexion) (i) électrode antérieure : (ii) électrode postérieure : 20 vers l'amont de la direction d'avance du feuillard (soudage ascendant) (b) position de soudage externe (exprimée par l'angle au centre de l'ébauche par rapport au point opposé) (i) électrode antérieure : 6,70 vers l'amont de la direction de déplacement du feuillard (soudage descendant) (ii) électrode postérieure : comme l'électrode anté de 0 mm, et le taux de défauts à exprimer par nombre de défauts par longueur soudée a une valeur de 0,005 par mètre. Alors, à titre de comparaison, on prépare une autre ébauche de tube spiralé de même diamètre à partir du même feuillard que dans l'exemple qui précède. La configuration de la gorge de l'ébauche est la même que celle qui est couramment utilisée pour le soudage classique à arc immergé, comme indiqué sur la figure 6A. On effectue alors un soudage interne et un soudage externe de l'ébauche obtenue suivant la gorge dans les conditions suivantes, par le procédé de soudage à l'arc immergé de type classique (1) nature de l'électrode consommable : deux électrodes consommables montées en tandem, une antérieure et une posterieure (2) diamètre des électrodes consommables (a) électrode antérieure : 4,8 mm (b) électrode postérieure : 4,0 mm (3) distance entre électrodes consommables : 10 mm (4) intensité du courant continu de soudage (a) électrode antérieure : 1050 A (b) électrode postérieure : 650 A (5) tension de soudage (a) électrode antérieure : 28 V (b) électrode postérieure : 35 V (6) vitesse de soudage : 800 mm/min (7) position de soudage (a) position de soudage interne (exprimée par l'angle au centre de l'ébauche par rapport au point de connexion) (i) électrode antérieure : 3 vers l'amont de la direction de déplacement du feuillard (soudage ascendant) (ii) électrode postérieure : 10 vers l'amont de la direction de déplacement du feuillard (soudage ascendant) (b) position de soudage externe, (exprimée par l'angle au centre par rapport au point opposé) (i) électrode antérieure : 100 vers l'amont de la direction de déplacement du feuillard (soudage descendant) (ii) électrode postérieure : 8,5 vers l'amont de la direction de déplacement du feuil lard (soudage descendant) (8) flux : flux de type à fusion A la suite des soudagesinterne et externe précités, on obtient une soudure dont la coupe est représentée sur la figure 7A. Comme indiqué sur cette figure, la soudure obtenue par le procédé classique de soudage à l'arc immergé a une concavité centrale de 0,5 mm et le taux de défauts a une valeur de 0,01/m. La comparaison indiquée précédemment montre clairement que la soudure obtenue par le procédé de l'invention ne présente pas de concavité centrale et ne comprend que très peu de défauts de soudage par rapport à la soudure obtenue par le procédé classique de soudage à l'arc immergé. Le procédé de l'invention décrit précédemment en détail permet de supprimer les cordons de configuration défectueuse dus au soudage descendant et au soudage ascendant, surtout le premier, inévitables au cours de la fabrication d'un tube d'acier à soudure en spirale, l'invention permettant ainsi la réalisation d'un tube d'acier en spirale, sans défaut de soudage, par exemple sans concavité centrale dans le cordon de soudure et sans défaut de fusion, avec un rendement élevé de soudage et une grande vitesse de fonctionnement, si bien que ce procédé a des effets industriels utiles. Bien entendu, diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art aux procédés qui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Procédé de fabrication de tubes d'acier soudés en spirale, du type qui comprend la formation d'une ébauche cylindrique de tube par mise en contact en butée des bords d'un feuillard mobile avec enroulement en hélice du feuillard et par soudage interne et externe continus de l'ébauche ainsi formée suivant une courbe hélicoidale, par un procédé de soudage à l'arc sous gaz protecteur, avec déplacement continu du feuillard, chaque soudage étant réalisé avec au moins une électrode consommable avançant en position prédéterminée, le soudage à l'arc sous gaz protecteur comprenant la mise en oeuvre d'un fil métallique plein de grand diamètre constituant une électrode consommable, la transmission d'un courait continu d'intensité élevée à l'électrode consommable, et l'utilisation d'un gaz protecteur sous forme d'un mélange gazeux contenant essentiellement un gaz inerte destiné à protéger l'arc créé et une mare fondue, ledit procédé étant caractérisé en ce que le soudage interne et le soudage externe sont réalisé dans les conditions suivantes (1) électrode consommable : fil plein de diamètre compris entre 3 et 8 mm (2) intensité du courant de soudure : 600 à 2000 A (3) tension de soudage : 20 à 36 v (4) composition du gaz protecteur : mélange gazeux contenant essentiellement un gaz inerte et au moins de l'anhydride carbonique gazeux à raison de S à 50 % en volume ou de l'oxygène gazeux à raison de 1 à 10 % en volume, ou en pre- sence de ces deux gaz, (5) débit de gaz protecteur : 70 à 400 1/min par électrode consommable (6) plage de positions de soudage (a) position de soudage interne comprise dans une plage qui, par rapport à un point de connexion qui est proche du point le plus bas de l'ébauche, c'est-à-dire un point auquel les bords du feuillard enroulé en spirale et en cylindre sont d'abord en contact en butée, est comprise entre un point faisant un angle au centre de 120 par rapport à l'ébauche vers l'aval de la direction de déplacement du feuillard à partir du point de connexion et un point faisant un angle au centre de 200 par rapport à l'ébauche vers l'amont de la direction de déplacement du feuillard à partir du point de connexion, (b) position de soudage externe : dans une plage qui est comprise entre un point faisant un angle au centre de 30 par rapport à l'ébauche vers l'amont de la direction de déplacement du feuillard, par rapport à un point opposé qui est près du point le plus haut de l'ébauche, c'est-à-dire un point qui est opposé au point de connexion par rapport à l'axe centrale de l'ébauche, et ce point opposé, et (7) vitesse de soudage : 500 à 1500 mm/min. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le soudage interne et le soudage externe sont effectués chacun à l'aide d'une seule électrode consommable, la position de soudage interne se trouvant dans une plage comprise entre un point faisant un angle au centre de 120 par rapport à l'ébauche vers l'amont de la direction de déplacement du feuillard, par rapport au point de connexion, et ce point de connexion, la position de soudage externe étant comprise dans une plage comprise entre un point faisant un angle au centre de 12 par rapport à l'ébauche vers l'amont de la direction de déplacement du feuillard, à partir du point opposé, et ce point opposé. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le soudage interne et le soudage externe sont effectués à l'aide de deux électrodes consommables montées en tandem et comprenant une électrode antérieure et une électrode postérieure, dans les conditions suivantes (1) électrode consommable (a) électrode antérieure : fil plein de 4 à 8 mm de diamètre (b) électrode postérieure : fil plein de 3 à 6,4 mm (2) intensité du courant de soudage (a) intensité du courant transmis à l'électrode antérieure : 650 à 2000 A (b) intensité du courant transmis à l'électrode postérieure : 600 à 1500 A (3) composition du gaz protecteur (a) composition du gaz transmis à l'électrode antérieure : mélange gazeux comprenant essentiellement un gaz inerte et au moins 15 à 50 % en volume d'anhydride carbonique gazeux ou 3 à 10 % en volume d'oxygène gazeux ou ces deux gaz, (b) composition du gaz protecteur transis à l'électrode postérieure : mélange gazeux contenant essentiellement un gaz inerte et au moins de l'anhydride carbonique gazeux à raison de 5 à 30 % en volume ou de l'oxygène gazeux à raison de 1 à 5 % en volume, ou ces deux gaz (4) débit de gaz protecteur : 100 à 400 1/min par électrode consommable (5) plage de positions de soudage interne (a) position de soudage de l'électrode anterieure dans une plage comprise entre un point faisant un angle au centre de 120 par rapport à l'ébauche vers l'aval de la direction de déplacement du feuillard à partir du point de connexion, et ce point de connexion, (b) position de soudage de l'électrode postérieure dans une plage comprise entre un point faisant un angle au centre de 200 par rapport à l'ébauche vers l'amont de la direction de déplacement du feuillard à partir du point de connexion ayant avancé par rapport à la position originale de ce point de connexion dans la direction d'avance du feuillard d'une distance égale à la distance d'avance de l'ébauche lorsque celle-ci a fait un tour, et ce point avancé de connexion. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérise en ce que le soudage externe est réalisé dans une position qui se trouve dans la plage suivante (1) position de soudage de l'électrode antérieure dans une plage comprise entre un point faisant un angle au centre de 120 par rapport à l'ébauche vers l'amont de la direction de dépîrcement du feuillard à partir du point opposé, et ce point opposé, et (2) position de soudage de l'électrode postérieure dans une plage comprise entre un point faisant un angle au centre de 200 par rapport à l'ébauche vers l'amont du feuillard à partir d'un point opposé ayant avancé par rapport à sa position originale dans la direction d'avance de l'ébauche d'une distance égale à la distance d'avance de l'ébauche lorsque celle-ci a fait un tour, et ce point opposé avancé. 5. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce qutil y a une ditance d'au moins 100 mm entre 11 électrode consommable antérieure et l'électrode consommable postérieure, et le soudage externe est effectué dans une position comprise dans la plage suivante (1) position de soudage de l'électrode antérieure dans une plage comprise entre un point faisant un angle au centre de 150 par rapport à l'ébauche vers l'amont de la direction de déplacement du feuillard à partir du point opposé, et un point faisant un angle au centre de 300 par rapport à l'ébauche vers l'amont de la direction de déplacement du feuillard, à partir du point opposé, (2) position de soudage de l'électrode postérieure dans une plage comprise entre un point faisant un angle au centre de 120 avec l'ébauche vers l'amont de la direction de déplacement du feuillard à partir du point opposé, et ce point opposé. 6. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'un dispositif de protection supplémentaireestfixé du c6té amont dans la direction de soudage, à chacune des Flec- trodes de soudage, et un gaz de protection supplémentaire contenant essentiellement de l'argon est dirigé par le dispositif de protection supplémentaire sur une mare tondue avec un débit de 80 à 400 1/min afin qu'il protège la mare fondue jusqu'! ce que la solidification de celle-ci soit complète. 7. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'un dispositif de protection supplémentaire est fixé du côté amont dans la direction de soudage de chaque électrode consommable, et un gaz de protection supplémentaire contenant essentiellement de l'argon gazeux est dirigé par ce dispositif de protection supplémentaire sur une mare fondue à raison de 80 à 400 1/min afin que la mare fondue soit protégée jusqu't ce que la solidification de celle-ci soit totale. 8. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'un dispositif de protection supplémentaire est fixé du coté amont dans la direction de soudage de chaque électrode consommable postérieure, et un gaz de protection supplémentaire contenant essentiellement de l'argon gazeux est dirigé par ce dispositif de protection supplémentaire sur une mare fondue à raison de 80 à 400 1/min afin que la mare fondue soit protégée jusqu'à la fin de sa solidification. 9. Procédé selon la reendication 5, caractérisé en ce qu'un dispositif de protection supplementaireest fixé du cdté amont dans la direction de soudage de chaque électrode consommable postérieure, et un gaz de protection supplémentaire contenant essentiellement de l'argon gazeux est dirigé par le dispositif de protection postérieur sur une mare fondue avec un débit de 80 à 400 1/min afin que la mare nue soit protégée jusqu sa solidification totale.