La présente invention concerne un élément de construction, en particulier un panneau de construction léger, se présentant sous la forme d'un corps pourvu de pores. Il est apparu que les parois extérieures produites en cons truction préfabriquée, qui fournissent un calorifugeage particu lièrement bon, sont fréquemment impropres à l'usage pour pièces de séjour et d'habitation. De telles parois admettent en été des températures d'intérieur désagréablement élevées, de sorte qu'il se crée dans les locaux concernés un climat qui ressemble à celui d'une baraque. C'est pourquoi il a été adopté dans les milieux techniques, pour ces conditions de climat d'habitation, l'expres sion climat de baraque". Pour y remédier on a recommandé le retour à la construction massive avec des matériaux de construction lourds, qui présentent une accumulation de chaleur relativement grande. Mais si l'on revient à la construction massive avec des matériaux lourds, on perd les avantages de la préfabrication. En outre, les poids élevés rendent, dans ce mode de construction, la manipulation plus difficile et limitent le rayon de transport de façon telle - que la-grandeur de la production de série nécessaire au rende ment économique ne peut pas être atteinte. Le but de l'invention est en conséquence de créer un élé ment de construction, en particulier~an-aRneau de construction léger qui he présente pas les défauts des pièces de construction préfabriquée connues jusqu'à présent, mais soit fabriqué exclu siveent en raison de sa fonction climatique, mais soit aussi cùnstitué de façon optimale à l'égard des autres conditions exigées. - Pour mettre p L clairement en évidence le principe de l'in- vention, il convient de rappeler quelques principes de base Les recherches ont montré que le facteur décrivant la fonction climatique à l'intérieur d'une certaine largeur de dispersion est, pour tous les materiaux de construction mineraux, fonction de la densité de la matière.Dans la formule ci dessus on a les désignations suivantes a = diffusivité thermique # = conductibilité calorifique - , densité de matière Xc = chaleur spécifique La diffusivit- thermique atteint dans la zone de densité le minimum : 200 kg/m3 4 5 i 800 kg/m3 et elle reste à peu près constante dans ce minimum indiqué. Lu-dessus d'une valeur de # = 800 kg/m3 la diffusivité thermique a s'élève de façon défa- vorable et de même \F pour les matériaux lourds. hu-dessous de la valeur (= 200 kg/m commence la zone des matières calorifuges, dans laquelle la diffusivité thermique a s'approche, avec diminution de densité et de conductibilité thermique, de façon asymptotique de la valeur élevée de l'air. Ces études prouvent que pour les parois extérieures de locaux trouvés climatiquement agréables ce n'est pas, comme on l'a affirmé généralement jusqu'à présent, le matériau de construction lourd grande accumulation de chaleur qui est favorable, mais au contraire un matériau léger dans la zone de densité 200 kg/m34 P / 800 kg/m3. C'est dàns cette zone que se trouve, avec de faibles valeurs de la conductibilité thermique a et de grandes valeurs de calorifugeage, le minimum de la diffusivité thermique. Outre les observations se trouvant à la base de l'invention il faut mentionner encore celles qui concernent une résistance suffisante à la pression. Des résistances à la pression particulièrement grandes, au-dessus d'une densité de g = 300 kg/m3, sont pratiquement obtenues seulement à partir d'une mousse de verre ou de céramique. Dans ce cas les résistances à la pression sont, à densité égale, plus grandes si les pores des corps de mousse sont petits et régulièrement répartie. Pour des valeurs de densité de Q - 300 kg/m3, des résistan- ces à la pression de 20 à 25 bars sont possibles. Pour les parties de construction devant être chargés statiquement, c'est visiblement ici que se trouve la limite inférieure pour la densité. Avez une densité allant en augmentant, la résistance augmente sans doute aussi, mais également la conductibilité thermique. Il est par suite recommandable de fixer la limite supérieure de la densité à t 650 kg/m3. Le domaine intéressant pour les buts de l'invention est ainsi le suivant 300 kg/m3 Une autre condition à remplir dans le cas d'un élement de construction qui présente les propriétés citées plus haut est la compatibilité ci--vec le mortier. Un matériau aU construction esi- bné ans ce qui précède comme étant en principe approprié, c'est a-dire la mousse de verre, s'élimine déjà. La nouasse de verre est en général, quand il s'agit d'obtenir un produit de prix avantageux, insuffisamment compatible avec le mortier. Par contre la mousse céramique peut etre travaillée avec tous les mortiers usuels et présente, en raison de son point de transformation d'environ 200 supérieur à celui de la mousse de verre, encore l'avantage d'une meilleure capacité de résistance au feu. Evidemnent la mousse céramique est, comme la mousse de verre, comparativement sensible à l'impact et au choc. L'invention résoud le problème posé en ce que le corps poreux est réalisé en mousse céramique et est revetu, au moins d'un côté, d'une couche de couverture en ciment renforcé de fibres de verre. Il y a avantage à entourer de tous côtés le corps de mousse céramique d'une couche de ciment renforcé de fifres de verre. L'enveloppe, c'est-à-dire les couches de revêtement en ciment renforcé de fibres de verre protège le noyau, consistant en mousse céramique, parfaitement contre l'impact et les chocs. La densité du noyau de mousse céramique peut sans difficulté etre choisie de façon à ce qu'elle se trouve dans la gamme allant de 200 à 800 kg/m), de préférence comprise entre a00 et 600 kg/m3, de façon qu'avec une résistance suffisante le minimum de diffusivité thermique et une conductibilité thermique aussi faible que possible puissent être obtenus sans difficulté. L'épaisseur de la couche de revêtement ou enveloppe sera de préférence de 12 à 15 mm au maximum Un autre avantage du revêtement se trouve dans le fait que grâce à lui les propriétés de résistance peuvent être augmentées au point qu'on peut passer sans difficultés aux densités réduites du noyau de mousse céramique et obtenir ainsi une diminution de la conductibilité thermique de l'élément de construction. D'autres avantages de l'élément de construction selon l'invention résultent du fait qu'il présente une capillarité relativement minime. Il possède une forte résistance à la diffusion de la vapeur d'eau ; il est résistant à l'égard de l'humidité, de la pourriture, de l'action des animaux rongeurs et autres nuisibles. Il est incombustible, et compatible avec les mortiers @@els. Il présente un faible poids, ce qui en facilite la mani- nutation et la préfabrication. Enfin li possède la faculté d'absorber le son. Le dessin représente trois exemples de ralisation de l'élé- ent de onstr'jction suivant l'invention, dont Tes dimensions peuvent être choisies å volonté, de sorte que tout genre de pièce de construction préfabriquée suisse être obtenu avec cet élément de construction. Sur le dessin - la figure 1 est la représentation schématique d'une partie 'un élément de construction selon l'invention, - la figure Z représente une modification de l'élément de construction de la figure 1, - la figure 3 représente une autre forme d'exécution modifiée. la la figure 1 est représenté un corps 1 fait de mousse céramique à pores en majeure partie fermés. Sous la désignation "mousse céramique" on entend généralement de l'argile mise en mousse et cuite. En 2 est représentée une couche de revêtement en ciment renforcé de fibres de verre, d'une épaisseur allant de pré fêrence Jusqu a un maximum de 15 mm. 2a désigne une autre couche de revêtement de même genre appliquée le cas échéant sur le dos du noyau de mousse céramique. rar ciment renforcé de fibres de verre on entend une masse de mortier ordinaire auquel sont mêlées, ou dans lequel sont pla cees des mats de fibre de verre résistant aux alcalis, c'est-àdire compatible avec le mortier, ou encore des fibres de verre sans fin ou des tIssus de fibres de verre. L'avantage d'un tel ciment renforcé de fibres de verre réside dans sa grande resis- tance à la traction et à la flexion, sa forte résilience, son grand allongement à la rupture et sa faible tendance à la fissuration La figure 2 montre une variante de l'objet de la figure 1. Il a été prévu ici au moins deux noyaux de mousse céramique 1 et la, sur lesquels sont appliquées deux couches de revêtement 2 et 2a. Entre les noyaux de mousse céramique 1 et la se trouve dans cette 1orme d'exécution une autre couche, en ciment renforcé de fibres de verre, désignée par 5. L'élément de construction peut aussi, suIvant le principe de l'invention, par exemple dans le cas d'un panneau de construction léger, être exécuté en plusieurs parties, l'exemple de réalisation de la figure c avec division en deux ntétant qu'un exemple et tout autre mode de division pouvant être utlisée à volonté. On retrouve à la figure 3 le noyau de mousse céramique I et les deux couches de revêtement 2 et 2a, qui sont cependant prolongées sur la face de bout du noyau de mousse céramique, comme représenté en 4. Suivant cette forme d'exécution, des fibres de verre supplémentaires 5, par exemple sous forme d'un tissu ou de mat, peuvent être placées sur la face de bout et fixées dans la partie terminale des couches de revêtement 2, 2a. Il va sans dire que l'invention n1 est pas limitée aux exemples de réalisation représentés. Les éléments de construction peuvent constituer un panneau de construction léger de toute forme, avec fenêtre3 incorporées, ou des ouvertures de portes, ou des parties de soubassement moulées, etc. R-s'.VE.NDTCoTTONS 1.- Elément de construction, en particulier panneau de construction léger se présentant sous forme d'un corps pourvu de pores, caractérisé par le fait que le corps poreux est fait de mousse céramique et est muni, au moins d'un côté, d'une couche de revêtement en ciment renforcé de fibres de verre. 2.- Elément de construction suivant la revendication 1, caractérisé par le fait que le corps de mousse céramique est entouré de tous côtés par la couche de revêtement. 3.- Elément de construction suivant l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait que le corps de mousse céramique est constitué en plusieurs parties, et ces parties sont limitées chacune par rapport à l'autre par la matière constituant la couche de revêtement. 4.- Elément de construction suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que la couche de revêtement passant sur les faces de bout est particulièrement renforcée par l'incorporation de fibres de verre supplémentaires. 5.- Elément de construction suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que le corps de mousse céramique présente une densité comprise dans la gamme -allant de 200 à 800 kg/m3, de préférence de 300 à 600 kg/m3. 6.- Elément de construction suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il présente une résistance à la pression de l'ordre de 20 à 25 bars. 7.- Elément de construction suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que l'épais- seur de la couche de revêtement va jusqu'à un maximum de 15 mm.