PROCEDE DE RECYCLAGE D'EAUX USEES La présente invention concerne un procédé de recyclage des eaux permettant d'obtenir de l'eau régénérée contenant moins de 10 ppm de carbone organique. Que ce soit dans les véhicules terrestres habitables comme les caravanes, les camping cars ou dans les véhicules aériens comme les avions, les engins aérospatiaux ou dans les embarcations habitables comme les voiliers ou autres embarcations à moteurs, les problèmes de poids et de possibilités d'accès à de l'eau réutilisable se posent avec acuité. De même, dans certaines zones arides par exemple, il se pose pour les habitations fixes le problème de l'eau disponible. La plus grande partie de l'eau consommée par l'homme est utilisée dans les chasses d'eau, pour le lavage personnel, pour la lessive ou pour la vaisselle. Seule une petite partie de l'ordre de 5 à 10 % environ est utilisée pour la cuisine ou pour la boisson. Il était donc intéressant et de nombreuses tentatives ont été réalisées pour le faire, d'essayer de régénérer les eaux de lavage, de lessive et de vaisselle qui représentent plus de la moitié des eaux usées pour les recycler en vue des memes usages sans que les problèmes de qualité organoleptique ou de pollution bactérienne ou microbienne se posent avec acuité. De très nombreux moyens ont été proposés pour tenter de résoudre ce problème, qui présentent tous quelque inconvénient les rendant, soit trop onéreux, soit trop complexes et difficiles à mettre en oeuvre dans un espace restreint. Il a maintenant été trouvé un procédé de recyclage des eaux usées provenant de petites unités d'habitation caractérisé en ce que les eaux usées à purifier subissent d'abord un traitement chimique et physicochimique permettant l'obtention d'une eau de qualité bactériologique et physico chimique convenable dans un réservoir décanteur de stockage puis sont pompées et envoyées sur un filtre avant de subir sur tout ou partie un traitement sur matériau échangeur de cations éventuellement suivi d'un traitement sur charbon actif puis sont stockées dans un réservoir, l'eau régénérée contenant moins de 10 ppm de carbone organique. Par procédé de recyclage on entend essentiellement un procédé qui permet de récupérer une grande partie, au moins 50 % mais de préférence 75 % et encore de préférence au moins 90 % des eaux usées engagées. Les eaux usées comprennent essentiellement des eaux de lavage, soit des personnes, soit des vêtements ou des eaux de vaisselle. Les eaux de lavage des personnes et des vêtements contiennent principalement des savons, des poudres de lessives, des solides comme grains de sable, poussières et des graisses. Les eaux de vaisselle contiennent principalement des détergents et des résidus alimentaires : matières grasses - sucres - aliments végétaux - sels. Tous les types de protides - glucides et lipides peuvent être présents. Les différentes impuretés se présentent soit sous forme de solides en suspension ou non selon leur taille et leur densité, soit en solution, soit sous forme colloidale. Le procédé est particulièrement adapté au traitement d'eaux usées provenant de petites unités d'habitation et permet de traiter des quantités variant de quelques dizaines à quelques centaines de litres par jour. .I1 ne s'agit donc pas d'un procédé permettant de remplacer les installations lourdes telles que les stations d'épuration dont les 3 volumes de traitement se mesurent en m3/h et non en litres. Toutefois dans certaines conditions particulières, on pourrait envisager l'augmentation des volumes traités par le procédé selon l'invention : il n'y a pas, en effet, d'impossibilité technique mais seulement des incidences économiques à considérer. Le procédé selon l'invention consiste en une première étape à traiter les eaux usées dans le récipient de stockage dont la forme spécialement étudiée permet la décantation des matières solides présentes et des boues. Ce récipient de stockage est avantageusement équipé d'un système de filtration grossière des eaux usées qui arrivent, comme une grille, pour retenir les plus gros déchets qui pourraient boucher les canalisations. Un dispositif est de plus éventuellement prévu pour permettre l'agitation des eaux usées lors du traitement chimique. Ce dispositif peut consister en une agitation manuelle ou électrique par hélice ou tout type d'agitation. On peut aussi utiliser la pompe qui enverra l'eau usée dans les dispositifs suivants pour, au moyen d'une dérivation, mettre en mouvement l'eau du réservoir de décantation. Il est enfin possible dans le cas de véhicules mobiles de ne pas prévoir de dispositif particulier, le brassage de l'eau étant automatiquement réalisé par le mouvement du véhicule dans lequel est placé le dispositif. Le traitement chimique qui permettra d'obtenir une eau de qualité bactériologique et physicochimique la rendant apte pour des usages de lavages domestiques est constitué, soit d'un traitement oxydant, soit d'un traitement alcalinisant. Il est en effet important que l'eau réutilisée ne soit pas à l'origine de contagion et ne soit pas la cause d'effets dermiques d'origine bactériologique ou virale ou dus aux propriétés physico chimiques par exemple trop grande astringence par excès d'acidité ou de basicité. Un traitement physicochimique pourra aussi valablement être réalisé qui permettra par exemple de défloculer les eaux usées ou de compléter le traitement chimique. Ce traitement chimique sera réalisé soit sous forme de traitement oxydant, soit sous forme de traitement alcalinisant. Le traitement d'oxydation est avantageusement obtenu par addition d'eau oxygénée. On utilisera de préférence de l'eau oxygénée à 110 volumes. Une quantité comprise entre 1 cm3 et 10 cm3 peut convenir pour un volume de 100 litres d'eaux usées à traiter. On peut aussi utiliser de l'hypochlorite de soude ou de l'hypochlorite de calcium. L'hypochlorite de soude par exemple sous forme d'eau de javel ou d'extrait de javel selon le titre chlorométrique de la solution mise en oeuvre convient très bien. On a trouvé un intérêt particulier à utiliser l'hypochlorite de calcium. Celui-ci peut se présenter, en effet sous forme de comprimé ou de dose préalablement déterminée et conditionnée. Il est aussi possible d'envisager le traitement par emploi de mélange des réactifs indiqués ci-dessus. Une quantité d'hypochlorite de calcium ou de sodium comprise entre 1 et 10 g et de préférence entre 1 et 5 g par litre d'eau usée à traiter convient. On utilise avantageusement de l'hypochlorite de calcium ayant un degré chlorométrique supérieur à 100. Un autre intérêt de l'utilisation de l'hypochlorite de calcium réside dans le fait qu'il se forme au cours de l'oxydation des eaux usées un précipité calcique qui améliore la filtrabilité des eaux traitées par transformation chimique des sels solubles ou colloïdaux d'acides gras venant soit des savons et détergents, soit des corps gras alimentaires en sels insolubles facilement précipitables et éliminables. Le traitement d'oxydation a une durée qui varie selon la masse et la pollution de produit à traiter, selon la quantité de matière oxydante utilisée et aussi selon la température de l'eau à traiter et le brassage réalisé. Une durée minimum de 5 à 10 minutes environ est cependant nécessaire pour obtenir une bonne oxydation. Une durée supérieure, de l'ordre de l'heure est tout à fait convenable et permet de conduire à des taux résiduels en carbone organique inférieurs à 10 ppm. Une autre sorte de traitement chimique permet aussi d'obtenir la qualité bactériologique recherchée pour l'eau épurée : il s'agit d'un traitement alcalin. Ce traitement doit permettre que les eaux usées aient un pH supérieur à il et de préférence supérieur à 12. Une duréé de traitement de l'ordre de 10 minutes environ est un minimum. On préférera une durée de traitement de 30 mn à 1 heure. -Ce traitement peut être réalisé par addition sous agitation de soude ou de potasse en pastille ou en solution concentrée ou de chaux ou de chaux sodée en pastille ou en poudre. Des quantités de ces agents alcalins purs comprises entre 0,2 et 5 grammes par litre d'eau et de préférence de 0,8 à 1,5 9/l permettent généralement d'obtenir un pH des eaux usées supérieur à 12. Il va de soi que si les eaux usées ont un pH# très acide, il sera nécessaire de mettre en oeuvre plus d'agent alcalin. De tels traitements oxydant ou alcalin permettent d'obtenir, avec une durée convenable, des eaux dont les qualités sont conformes aux normes prescrites par les instituts et autres organismes officiels. Le traitement physicochimique qui pourra prendre place en même temps ou postérieurement au traitement chimique est essentiellement destiné à parachever le traitement bactéricide. D'autres fonctions peuvent lui être attribuées, comme par exemple l'absorption et d'adsorption de certains composés des eaux usées et des matières colloidales. Un tel traitement pourra être réalisé par addition et mélange de produits pulvérulents absorbants et adsorbants. De tels produits sont bien connus. On peut citer, entre autre, les charbons actifs, les charbons de bois pulvérisés, les argiles naturelles ou les tamis moléculaires. On utilisera de préférence du charbon actif ayant une granulométrie comprise entre 0,1 et 5 mrn et encore de préférence entre 0,5 et 2,5mm. Ce charbon actif a de préférence une grande surface spécifique, avantageusement supérieure à 1000 m2/g. On obtient de bons résultats avec des charbons ayant une surface spécifique de 1 500 m2tg et une densité apparente de 0,3 à 0,5. Ce charbon actif est présenté aussi le plus souvent en cartouche munie d'une entrée et d'une sortie d'eau. Du charbon de bois pulvérisé ou toute autre matière absorbante ou adsorbante peuvent convenir. Des quantités par litre d'eau usée à traiter de 0,1 à 5 g et de préférence de 0,5 à 1 g conviennent bien. Il va de soi que des quantités supérieures peuvent être introduites mais cela n'améliorera pas sensiblement la qualité de l'eau. Une durée de contact minimum, de l'ordre de quelques minutes est nécessaire, de même qu'une bonne agitation. On peut signaler que ce traitement physico chimique, à la différence du traitement chimique, peut être réalisé ultérieurement au cours du processus de traitement, par exemple en faisant passer l'eau traitée et filtrée sur une couche de matière absorbante. Les eaux usées qui ont été oxydées ou alcalinisées et ont éventuellement subies le traitement physico chimique, après décantation, sont ensuite reprises par pompage pour subir les traitements suivants. Tout type de pompe mue soit par l'énergie électrique, soit par l'énergie humaine comme pompe à main ou à pied, peut convenir : on ne demande en effet ni gros débit, ni forte pression. Des débits de l'ordre de 10 à 50 I/h sont convenables de même que des pressions de l'ordre de 0,2 à 0,5 bar. L'eau pompée est envoyée sur un système de filtration. Tout système connu de filtration adapté au traitement choisi peut convenir comme par exemple filtration sur papier, sur non tissé, sur matière frittée, sur métal poreux, sur tissu synthétique ou naturel. On a intérêt toutefois à mettre en oeuvre un système de filtration tel que les risques de colmatage soient très diminués ou même nuls. On a trouvé que l'on obtenait de bons résultats en utilisant un filtre tangentiel permettant un débit de filtrat de 5 à 40 ljh et un débit de concentrat de 5 à 20 l/h, le concentrat étant renvoyé dans le récipient de stockage. Le fait de pouvoir utiliser dans le filtre tangentiel un milieu filtrant éventuellement précolmaté à une grosseur de particule prédéterminée permet d'obtenir un filtrat totalement purifié des particules ayant un diamètre supérieur à une dimension prédéterminée. On sait que dans un filtre tangentiel le fluide à épurer arrive tangentiellement à la surface filtrante et à vitesse constante. Le fluide; épuré traverse perpendiculairement la surface filtrante et seule une partie prédéterminée du fluide à épurer appelée ici concentrat dont la concentration en impuretés a été augmenté est éliminée ou éventuellement recyclée si le taux de filtration n'est pas jugé suffisant, le taux de filtration étant le taux en volume de filtrat par rapport à l'eau à filtrer. Le flux d'eau oxydée ou alcalinisée et filtrée, en totalité ou en partie, subit ensuite un traitement sur matériau échangeur de cations. On peut avoir intérêt, en effet, pour maintenir un titre hydrométrique de l'eau suffisamment élevé à n'envoyer qu'une partie du flux d'eaux traitées. On utilise de préférence des résines cationiques à capacité d'échange élevée (2 à 5 meq/l). Ces résines bien connues et abondamment utilisées dans le commerce, sont par exemple des résines polyacryliques à groupements libres carboxyliques. Ces résines sont utilisées le plus souvent en cartouches munies d'une entrée et d'une sortie d'eau. Le flux d'eau, filtrée et passée sur résine cationique peut éventuellement passer ensuite sur du charbon actif. Une variante du procédé dans le cas où les aux usées sont elles mêmes fortement salées ou bien dans le cas où on ajouterait une proportion notable d'eaux salées provenant par exemple directement de la mer ou d'eaux saumatres implique quelques changements dans l'ordre et la nature des traitements. L'éventualité d'ajouter aux eaux usées une certaine proportions d'eaux saléesspeut être intéressante dans les cas d'embarcations se trouvant en mer. On n'a toutefois pas intérêt à dépasser une certaine proportion que l'on peut évaluer à 10 à 20 %, car on s'expose alors à saturer très rapidement les résines ioniques utilisées. Si toutefois, on dispose de cartouches de rechange, il est possible de dépasser très largement les taux indiqués ci-dessus. Les eaux usées salées qui ont été oxydées ou alcalinisées et filtrées comme indiqué précédemment, subissent d'abord un traitement sur charbon actif suivi d'un traitement sur résine cationique comme il est indiqué plus haut. Un traitement final sur résine anionique est nécessaire pour éliminer les anions qui restent dans l'eau épurée. Les résines anioniques convenables sont des résines anioniques à capacité d'échange élevée : 1 à 5 meqll et de préférence 1,5 à 3 meq./l. Ces produits couramment utilisés sont facilement trouvés dans le commerce. Ce sont généralement des résines polyacryliques à groupements libres polyamines. Elles sont généralement utilisées sous forme de cartouches ayant une entrée et une sortie d'eau. Une autre variante, ainsi que nous l'avons indiqué plus haut, consiste à ne réaliser que le traitement chimique dans le réservoir de stockage des eaux usées et à prévoir, après filtration et passage sur résine cationique, un passage sur matière absorbante et adsorbante comme le charbon actif. Les eaux épurées sortant, soit du traitement sur charbon actif soit du traitement sur résine anionique dans la variante étudiée ci-dessus sont ensuite conduites dans un réservoir de stockage. Les eaux régénérées par le procédé selon l'invention ne contiennent pas plus de 10 mg/litre de matière organique exprimée en carbone organique. Elle ne contiennent pas d'insolubles. Leur dureté peut être inférieur à 5 degrés français et on peut être amené pour améliorer la qualité de l'eau à placer par exemple dans le réservoir de stockage, une petite quantité de carbonate de calcium qui permettra de remonter le degré de dureté de l'eau à un taux plus courant de l'ordre de 10 à 15 par exemple. On ne sort pas du cadre de l'invention en ajoutant après le traitement oxydant des eaux usées de la chaux éteinte qui permettra de floculer les particules collo#dales. Il va de soi que ce traitement supplémentaire ne sera appliqué que dans les cas particulièrement difficiles. L'appareillage permettant-de mettre en oeuvre le procédé selon l'invention sera adapté à l'utilisation prévue tant en ce qui concerne ses dimensions, que de la disposition choisie. On donnera toutefois ici une indication du type de matériel à utiliser. Le réservoir de stockage des eaux usées en matière plastique ou en métal peut avoir une capacité qui varie selon l'utilisation envisagée de 20 1 à 200 1. Toutefois ces chiffres ne sont pas critiques et correspondent seulement à des capacités avantageusement utilisées dans des embarcations ou des véhicules habitables. Ce réservoir comporte à sa partie supérieure une grille grossière pour arrêter les plus grosses particules. A la partie inférieure, il comporte une zone conique ou pyramidale terminée par une vanne permettant d'éliminer les boues et les solides qui auront décanté. Une tubulure latérale située à la partie basse du réservoir permet de soutirer les eaux usées. Un dispositif placé à la partie supérieure du réservoir permet d'une part le passage éventuel d'une agitation et d'autre part l'addition de l'agent oxydant ou alcalin. Une entrée latérale située à la partie haute permet le recyclage des eaux usées concentrées en impuretés venant du filtre tangentiel ou autre. Une pompe permet de soutirer les eaux usées dans le réservoir et de les envoyer sur le filtre. Comme il a été dit plus haut tout système de filtration peut convenir mais on a intérêt pour éviter les problèmes de colmatage à utiliser un filtre tangentiel ou un filtre de type bougie permettant un certain autonettoyage. Un tel filtre est essentiellement composé d'une chambre amont munie d'une entrée de fluide et d'une chambre avale munie d'une sortie de fluide. Les deux chambres sont séparées par un système filtrant de forme conique, cylindrique ou pyramidale. La base de ce système filtrant est munie d'une sortie permettant soit l'élimination, soit le recyclage de la quantité d'eau concentrée en impuretés qui n'a pas traversé le système filtrant et qui a entrainé les dites impuretés, empêchant le colmatage du système filtrant. Le système filtrant est constitué d'une couche poreuse de type soit textile, soit non tissé, soit papier, soit métal fritté ou autre. Un précolmatae préliminaire du système filtrant permet de déterminer, la grosseur des particules dont on tolère la traversée du filtre. Généralement cette taille de particule se situe entre 1 et 3 microns. Le filtrat est ensuite envoyé sur des résines cationiques et éventuellement le charbon actif. Ces matériaux peuvent être placés dans des cartouches indépendantes. On peut aussi concevoir une cartouche unique subdivisée en compartiments comprenant chacun la matière nécessaire au traitement prévu. L'eau qui a traversé successivement les différentes cartouches ou les divers compartiments est ensuite envoyée dans un réservoir de stockage en vue de son utilisation ultérieure. Dans le cas de stockage prolongé, on peut avoir intérêt à ajouter une petite quantité d'agent bactéricide. Un tel dispositif peut permettre un certain nombre de recyclages d'eaux usées. Ce nombre dépend de la quantité de l'eau usée qui passe à chaque fois et de la capacité des cartouches de charbon actif et de résines ioniques. Il va de soit que si l'on désire une eau épurée de grande qualité le nombre de passages sera plus limité, car le charbon actif et les résines ioniques se saturent progressivement et perdent peu à peu leur efficacité. Il sera nécessaire en vue d'une bonne marche de l'appareil de le maintenir constamment plein d'eau. Un simple changement des cartouches de charbon actif et de résines échangeuses d'ions ainsi que la vidange des boues situées dans le réservoir décanteur permettent de remettre en état l'appareil pour une nouvelle utilisation. On aura intérêt pour des raisons d'encombrement de l'appareil à prévoir des cartouches de petites dimensions, de quelques litres par exemple, qui permettront toutefois d'envisager une dizaine de recyclages dans de bonnes conditions. Parmi les avantages nombreux d'un tel dispositif on notera la simplicité du fonctionnement : il suffit en effet d'ajouter l'agent oxydant ou alcalinisant dans le réservoir d'eaux usées plein, d'agiter pendant quelques minutes puis de mettre en route la pompe de circulation. Si on utilise un filtre tangentiel ou autodécolmatant, il n'y aura pas de colmatage et le filtre pourra donc être utilisé longtemps. L'emploi de cartouches ou autres dispositifs amovibles des résines échangeuses et du charbon actif permettra facilement au bout d'une certaine durée de fonctionnement leur remplacement ou leur régénération. La durée de fonctionnement sera évidemment fonction de la quantité d'eau épurée produite mais on peut estimer que selon les dimensions des cartouches, il sera possible de produire un ou plusieurs mètres cube d'eau épurée sans changement. Une vidange périodique du bas du réservoir de stockage permettra d'éliminer les boues et autres solides ayant décanté. Cette installation peut fonctionner sans l'emploi d'énergie électrique si on prévoit une pompe à main par exemple, pour réaliser l'agitation et la circulation de l'eau dans le circuit. Les exemples suivants sont donnés à titre illustratif. EXEMPLE 1 On dispose d'un réservoir cylindrique (1) de 100 litres de capacité en polyéthylène muni à sa partie inférieure d'un cone terminé par une vanne de vidange. Ce réservoir est muni d'une agitation manuelle. La partie supérieure du réservoir comporte une entrée munie d'un crible pour les eaux usées, d'une autre entrée pour introduction de l'agent oxydant et d'une troisième entrée reliée à la partie basse du filtre tangentiel permettant le recyclage des concentrats. A la partie supérieure du cône se trouve un départ qui permet de prélever les eaux usées décantées au moyen d'une pompe (2) électrique permettant un débit de 0,2 à 2 litres/minute. La pression de refoulement est de 0,3 bar. Ce réservoir est rempli avec un mélange comprenant 20 parties d'eau de vaisselle et 80 parties d'eaux de lavage. Les eaux de vaisselle venant d'un restaurant ont la composition chimique suivante : carbone d'origine minérale 155 ppm, carbone d'origine organique 735 ppm, soit carbone total : 890 ppm. Matières en solution 358 mg/litre et pH 9. Ces eaux ont un aspect trouble. Les eaux de lavage ont un pH de 7,5, un taux de matières en solution de 44 mg/litre, un taux de carbone d'origine minérale de 150 ppm, un taux de carbone d'origine organique de 352 ppm, soit un taux de carbone total de 502 ppm. Ces eaux ont un aspect trouble. On ajoute dans le réservoir plein, 50 g d'hypochlorite de calcium ayant un degré chlorométrique de 1150, sous forme de poudre. On agite manuellement pendant 30 secondes. On laisse reposer une heure environ. L'eau prélevée est envoyée à un débit de 0,3 litre/minute sur un filtre tangentiel (3) de 0,06 m2 de surface filtrante, le milieu filtrant étant un non tissé réalisé en fibres polyesters précolmaté à 5 microns. Le débit du filtrat peut varier selon le débit de la pompe entre 0,2 et 0,4 litre/minute, le débit du concentrat étant du même ordre. Le concentrat est ramené dans le réservoir de stockage (1). Le filtrat est envoyé sur une cartouche (4) contenant 2 litres de résine cationique de type polyacrylique vendue sous l1appel-ation commerciale de DUOLITE C 20 H. L'eau sortant de cette cartouche pénètre ensuite dans une autre cartouche (5) contenant 2 litres de charbon actif ayant une surface spécifique de 1 500 m2tg et de granulométrie comprise entre 0,5 et 2,5 mm: (vendu sous la marque commerciale de BKA par BAYER). L'eau sortant de cette cartouche est envoyée dans un réservoir (6) ayant une capacité de 100 litres en polyéthylène. Le réservoir d'eaux usées de- 100 1 est épuré au bout de 4 heures de fonctionnement pour le débit de 0,4 1/mon. Des prélèvements sont faits dans le réservoir (6) et des analyses sont effectuées sur un appareil de dosage de carbone à infra rouge type Beckmann. On obtient les résultats suivants - carbone organique : 10 mg/l ce qui est à la limite de sensibilité des mesures - dureté entre 5 et 15 degrés français - partie insoluble = O (non mesurable) L'eau est donc réutilisable pour les opérations de lavage type vaisselle ou douche. EXEMPLE 2 On opère comme indiqué à l'exemple 1 mais avec des eaux usées qui contiennent 900 mg/l de carbone organique. On introduit dans le récipient de stockage sous agitation 1 g/l de soude pure en pastille ce qu'amène le pH des eaux usées à 12,5. On introduit ensuite 1 g/l de charbon actif (de marque commerciale CK SS) et 0,1 g/l d'hypochlorite de calcium solide. Les eaux usées décantées sont filtrées puis 65 % des eaux usées traitées, après filtration sont envoyées sur résine cationique comme indiqué à l'exemple 1. Les 35 % restant des eaux usées traitées et filtrées sont directement dirigées sur le récipient de stockage. On constate que l'eau recyclée a un pH de 7,5, a une dureté de 15 et qu'il n'est pas possible de déceler de trace de carbone organique. REVENDICATIONS 10/ Procédé de recyclage des eaux usées provenant de petites unités d'habitation caractérisé en ce que les eaux usées à purifier subissent d'abord un traitement par un agent oxydant ou alcalin et physicochimique permettant l'obtention d'une eau de qualité bactériologique et physico chimique convenable dans un réservoir décanteur de stockage puis sont pompées et envoyées sur un filtre avant de subir, sur tout ou partie, un traitement sur matériau échangeur de cations éventuellement suivi d'un traitement sur charbon actif puis sont stockées dans un réservoir, l'eau régénérée contenant moins de 10 ppm de carbone organique. 20/ Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que, si les eaux usées contiennent une proportion notable de sel, ces eaux usées après filtration subissent en plus un traitement sur résine anionique. 30/ Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que le traitement physico chimique consiste en l'addition de matériaux à pouvoir absorbant et adsorbant élevé comme les charbons, les argiles naturelles ou les tamis moléculaires et à la décantation des composés qui précipitent. 401 Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que le traitement oxydant est obtenu en ajoutant sous agitation de l'eau oxygénée ou de l'hypochlorite de sodium ou de l'hypochlorite de calcium. 501 Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que le traitement alcalin est obtenu en ajoutant sous agitation de la soude ou de la potasse ou de la chaux sodée. 60/ Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que le filtre utilisé est un filtre tangentiel, le taux global de récupération de l'eau engagée étant d'au moins 90 % en eau épurée. 70/ Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que le traitement sur matériaux échangeurs de cations peut être suivi d'un traitement sur résine anionique. 80/ Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que les eaux usées comprennent essentiellement des eaux de lavage et des eaux de vaisselle auxquelles il peut être ajouté une proportion notable d'eaux salées provenant directement de la mer ou d'eaux saumatres. 9 / Procédé selon les revendications 1 à 8 caractérisé en ce qu'il permet le recyclage d'eaux usées provenant d'embarcations ou de véhicules habitables.