L'invention se rapporte à un dispositif pour l'assemblage préalable ou définitif de feuilles de verre avec des couches de matière plastique, comportant une paire de rouleaux presseurs entre lesquels on fait passer les couches superposées à assembler, ces rouleaux étant munis, sur une longueur correspondant au moins A la largeur des couches à assembler, d'une enveloppe élastique creuse dont 1' espace interne est rempli d'un fluide sous pression. Dans le brevet français nO 1 120 145, on a décrit un dispositif de ce genre. Les rouleaux sont constitués par un cylindre creux en acier, muni de trous, sur lequel on a monté un revêtement en caoutchouc, les parties terminales de ce revete- ment faisant saillie au-delà des extrémités du cylindre d'acier. Les parties en saillie de ce revêtement sont réunies de façon étanche avec une enveloppe élastique par des pièces intermédiaires en forme d'anneau. L' espace compris entre ledit rev- tement du cylindre d'acier et ladite enveloppe élastique est maintenu sous pression pneumatique. Les rouleaux de ce type connu sont proposés pour le laminage de feuilles de verre planes ou à bombage cylindrique. Les parebrise d'automobiles qui représentent une proportion importante des vitrages feuilletés possèdent cependant en général un bombage sphérique plus ou moins marqué. Il ntest pas possible de les traiter dans des rouleaux presseurs cylindriques comme ceux dont il a été question ci-dessus. L'invention a pour but de fournir des rouleaux presseurs du genre ci-dessus mais qui, d'une part, conviennent aussi pour le traitement des feuilles de verre à bombage sfhSrique et qui, d'autre part, permettent de modifier la forme des rouleaux afin qu'une même paire de rouleaux convienne pour le traitement de feuilles de verre ayant des courbures diverses. Ce problème est résolu suivant l'invention par le fait que l'enveloppe du rouleau est réalisée comme un pneu de véhicule qui serait suzdimensionné dans sa direction amirale et est montée sur un tambour cylindrique par l'intermédiaire de jantes dont l'une au moins est mobile axialement sur ledit tambour. Les rouleaux conçus selon l'invention présentent l'avantage remarquable que, du fait de leur structure, ils sont très élastiques, même à leurs extrémités, car ils ne présentent, dans ces régions, aucune pièce dure, ni aucune irrégularité. Gracie'a cette structure et par suite du déplacement possible de l'une des jantes, la forme de l'enveloppe peut étre modifiée et adaptée entre de larges limites à la forme des feuilles à assembler, de sorte que leur possibilité d'application est beaucoup plus large que celle des rouleaux antérieurement connus. Lu fait de la grande élasticité des rouleaux, même dans la région des extrémités et du fait de la pression égale exerce par les rouleaux, les rouleaux suivant l'invention conviennent pour le pressage d'articles feuilletés verre/matière plastique dans lesquels une ou plusieurs couches de matière plastique sont appliquées sur le cSté extérieur d'un vitrage monolithe ou feuilleté. La fabrication de tels articles feuilletés est particulièrement difficile lorsque l'on désire obtenir une transparence sans défauts optiques comme ctest le cas par exemple pour les parebrise de véhicules. Aucune des structures de rouleaux presseurs antérieurement connues n1 a permis jusqu'à maintenant d' obtenir un pressage satisfaisant à cet égard.De ce fait, le dégazage et le pressage de tels articles feuilletés ont été réalisés jusqu'à présent exclusivement par un traitement sous vide (voir brevets français nO 2 034 169 et nO 2 090 176), ou bien, avant le traitement sous pression, on a été obligé d'appliquer sur la feuille de matière plastique une feuille de protection, notamment une feuille de verre qui doit être éliminée après la fin du pressage (voit DT.AS 2 055 351 et D?.OS 2 244 595). Les deux procédés sont très coûteux. L'emploi d'une feuille de protection présente par ailleurs l'inconvenient que sa séparation de l'article feuilleté terminé présente de grandes difficultés. On a constaté que, grâce aux rouleaux conçus suivant l'invention, on exerce une pression si régulière, (mime dans les régions extrêmes du rouleaux) que ceux-ci peuvent étre utilisés avec de bons résultats pour le collage de couches de matière plastique sur des vitrages plans ou bombés. Il est alors possible de réaliser de cette façon, non seulement l'assemblage préalable des feuilles de verre, mais également le collage définitif de l'article feuilleté. Ceci représente une simplification importante dans la fabrication de tels articles. La structure d'une telle enveloppe de rouleaux presseurs peut correspondre à celle d'un pneu de véhicule, c' est-à-dire comporter une structure sous-jacente appelée "carcasse" recouverte d'une couche de revêtement en caoutchouc naturel ou synthétique.La surface de la couche de revêtement peut présenter une légère rugosité. On obtient par exemple de bons résultats lorsque la profondeur des parties en creux de la couche de revêtement atteint environ 50-à 200 Um. A l'intérieur de l'enveloppe, on peut prévoir une chambre à air dans laquelle on insuffle le fluide sous pression, qui est bien ente du en principe de l'air. Cependant, il est également possible d'utiliser un autre fluide sous pression. D'autres particularités et caractéristiques de l'invention ressortiront de la description qui suit d'une forme de réalisation donnée à titre d'exemple et à lire en référence aux dessins annexés, dans lesquels . la figure 1 représente une vue frontale d'un dispositif de rouleaux suivant l'invention ; . la figure 2 est une vue latérale du même dispositif ; . la figure 3 représente, en coupe, un rouleau ; e la figure 4 représente un détail de la figure 3 à plus grande échelle. Le bati supportant les rouleaux est constitué par des supports latéraux 1 et 2, une base transversale 7 et une entretoise supérieure 4. Dans ce cadre est montée une paire de rouleaux 5 et 6. Le rouleau inférieur 5~ est monté å rotation dans les paliers 9 et 10 par l'intermédiaire des demi-arbres 7 et 8, les paliers 9 et 10 étant fixés sur les montants 2 et 1 du support. Le rouleau supérieur 6 est monté de façon similaire par les demi-arbres 13 et 14 dans des paliers 15 et 16. Les paliers 15 et 16 sont eux-mêmes montés à l1 extrémité des tiges de pistons 17 et 18 actionnées par les vérins 19 et 20, de sorte que le rouleau 6 peut entre relevé ou abaissé sous l'action des vérins. Le fluide de pression est en voyé aux vérins par des conduites sous pression 21 et 22.Pour fixer de façon précise la position du rouleau 6, il est prévu des butées 23 et 24 vissées de façon réglable dans les consoles 25 et 26. Le rouleau inférieur 5 est entraîné à partir du moteur 30 par l'intermédiaire des roues et chape .31, 32, 33. Un entrainement du rouleau supérieur est en général inutile. Les deux rouleaux sont fortement pressés l'un contre l'autre même en l'ab sence d'un empilage de feuilles entre les deux, de sorte que le rouleau supérieur 6 se trouve entratué par la rotation du rouleau inférieur 5. Les demi-arbres 8 et 14 sont creux et servent à l'introduction du fluide sous pression dans ltenveloppe des rouleaux. La connexion entre la conduite sous pression 38 et les demi-arbres 8 ou 14 s'effectue par des joints tournants 36 et 37. Sur la figure 2, on voit qu'il est prévu, en avant et en arrière de la fente entre les rouleaux, des galets supports tels que 43 et 44 montés sur le bati 40, 41, 42 en vue de faciliter le transport de l'empilage 45 à faire passer entre les rou leaux. Dans le cas du pressage de feuilles de verre bombées, la table à galets est adaptée par sa courbure ou sa forme à la forme des feuilles de verre. La structure du rouleau supérieur 6, qui est par ailleurs identique à celle du rouleau inférieur 5, est représentée sur les figures 3 et 4. Chaque rouleau est constitué par un tambour cylindrique 48 d'un diamètre de 25 à 40 cm qui Joue le rtle de Jante et porte l'enveloppe 49 du rouleau.L'enveloppe 49 forme avec le tambour 48 une cavité 50 remplie de fluide sous pression. Lterveloppe 49 a un diamètre extérieur d'environ 60 cm et présente, dans la direction axiale du tambour 48, une longueur d'environ 1 m, de sorte que les formats usuels de vitrages peuvent etre saisis sur la totalité de l'une de leurs dimensions par les rouleaux. L'épaisseur de l'enveloppe élastique dans la région périphérique atteint 7 à 5 mm. la structure de cette enveloppe 49 correspond à peu près à celle d'un pneumatique. Dans la base 51 do l'enveloppe, il est prévu un cible d'acier 52 autour duquel s'enroulent plusieurs épaisseurs de tissu qui constituent la carcasse de l'enveloppe.La carcasse supporte une structure intermédiaire de rembourrage pauvre en tissu, laquelle est revêtue à son tour de la couche supérieure en caoutchouc naturel ou synthétique. On a obtenu de bons résul- tats avec du caoutchouc naturel présentant les caractéristiques suivantes i dureté Shore : 680, module d'élasticité E : 29 kg/cm2. cm2. La couche superficielle en caout- chouc est éventuellement légèrement rugueuse afin d'éviter une adhérence des couches formant le vitrage sur le rouleau, la profondeur des creux formant cette rugosité pouvant atteindre 50 à 200 km. On peut également souhaiter une certaine rugosité pour faciliter, quand cela est nécessaire, l'remploi d'un agent de glissement pulvérulent tel que du talc.Dans le cas où l'on doit presser entre les rouleaux des vitrages sphériques, de faibles mouvements relatifs des feuilles sont facilités par l'emploi d'un tel agent de glissement. La carcasse, la structure intermédiaire et la couche de revêtement formant l'enveloppe élastique des rouleaux doivent tre-ausai homogènes que possible, c'està-dire sans épaississement local, sans différence de matériau, etc., de façon à obtenir une pression très régulière sur l'empilage à presser. A une extrémité du tambour 48, la Jante 72 est soudée sur le tambour. A l'autre extrémité du tambour, la Jante 53 est capable de coulisser sur le tambour. Ce coulissement possible sert non seulement è faciliter le montage de l'enveloppe 49 sur le tambour mais il permet, par glissement de la jante 53, de modifier la forme mimez plus ou moins ballonnée, que prend l'enveloppe 49. Ainsi la forme de l'enveloppe peut être adaptée, dans une certaine limite, aux différentes formes de vitrages bombés à traiter. La Jante 53 forme, grâce à son prolongement 54 dirigé vers l'extérieur, une rainure 55 avec la surface extérieure du tambour. Dans cette rainure annulaire, on place un Joint 56. La bague de fixation 57, qui est assujettie en position sur le tambour par la vis 58, comprime le joint 56. Les demi-arbres 13 et 14 sont reliés au tambour 48 par des garnitures 61 et des bagues 62. Le demiarbre 14 est creux afin de laisser passer le fluide de pression. La conduite sous pression 63 met en communication le demi-arbre creux 14 avec l'espace interne 50 de l'enveloppe. On a constaté que l'on obtient d'excellents résultats lorsque la pression dans les rouleaux est de l'ordre de 0,5 à 2 atmosphères. Il est remarquable que, même pour des pressions supérieures, on observe des forces de compression extmement homogènes et qu'on évite ainsi d'influencer défavorablement l'empilage à laminer. REVENDICATIONS 1. Dispositif pour 11 assemblage préalable ou définitif de feuilles de verre avec des feuilles de matière plastique comprenant une paire de rouleaux entre lesquels on fait passer les couches superposées b assembler, les rouleaux étant munis,sur une longueur correspondant au moins à la largeur des feuilles à presser, d'une enveloppe élastique creuse dont l'espace interne est rempli d1un fluide sous pression, caractérisé en ce que l'enveloppe élastique (49) est montée comme un pneu de véhicule qui serait sirdimensionné dans sa direction axiale, sur un tambour cylindrique (48), par l'intermédiaire de jantes dont l'une au moins (53) est mobile sur ledit tambour. 2. Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la Jante(53) mobile sur le tambour fonne avec celui-ci une rainure t5)dans laquelle prend place un Joint (56) qui est pressé contre le tambour(48)et la Jante (53)par un anneau(57) que l'on peut fixer dans la position désirée sur le tambour. 3. Dispositif suivant les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les rouleaux (5, 6)ont un diamètre dtau moins 30 cm et de préférence de 40 à oe cm. 4. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'enveloppe (49) est formée d'une carcasse formant 11 infrastructure d'une couche supérieure de revêtement en caoutchouc naturel ou synthétique dont la surface peut ttre lisse ou légèrement rugueuses 5. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 'a 4, caractérise en ce que la couché supérieure de Il enveloppe en caoutchouc naturel ou synthétique présente des reliefs de 50 à 200 Um. 6. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que l'enveloppe (49) est montée de façon étanche sur le tambour cylindrique (48) grâce aux jantes (72 et 53). 7. Dispositif suivant ltune quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que l'espace interne de l'enveloppe (49) est occupé par une chambre à air remplie d'un gaz sous pression. 8. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que l'espace interne de l'enveloppe (49) est rempli d'un liquide sous pression, tel que de l'eaux 9. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications I à 8, caractérisé en ce que, pour le calandrage de feuilles de verre présentant une courbure sphérique, les rouleaux présentant, en direction longitudinale, un bombage concave ou convexe correspondant à la courbure des vitrages. 10. Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que l'on peut modifier la pression régnant dans l'espace interne des rouleaux.