PROCEDE DE FABRICATION D'UN ABSORBEUR SELECTIF DE CAPTEUR SOLAIRE ET ABSORBEUR SELECTIF OBTENU L'invention concerne un procédé de fabri- cation d'un absorbeur sélectif de capteur solaire, permettant l'obtention d'une surface de captation des rayonnements so- laires à facteur d'absorption élevé et à faible facteur d'é- mission; elle s'étend aux absorbeurs sélectifs de capteur solaire, obtenus. On connaît plusieurs types de procédés consistant à revêtir la surface de captation d'un absorbeur solaire, d'un dépôt noir en vue d'en augmenter le facteur d'absorption et, le cas échéant, d'en réduire le facteur d'é- mission Un type de procédé couramment utilisé cc r siste à en- duire la surface d'une peinture appropriée mais ce procédé possède plusieurs inconvénients graves En premier lieu, il conduit à une surface de captation peu ou non sélective, c'est-à-dire qui possède un facteur d'émission élevé, de sor- te qu'une importante partie de l'énergie est perdue par rayon- nement, essentiellement dans le domaine de l'infrarouge En outre, ces revêtements se dégradent généralement à températu- re moyenne ou élevée (souvent à partir de 1000 C environ) au terme d'un certain temps d'utilisation. Un autre type de procédé consiste à réa- liser un dépôt cathodique d'oxydes de chrome, désigné par "noir de chrome", sur la surface de captation Le bain élec- trolytique est à base d'acide chromique et le dépôt s'effec- tue par une électrolyse classique qui conduit à une addition de matière sur la surface L'inconvénient de ce type de pro- cédé réside dans la complexité et le coût du processus de préparation de la surface de captation appelée à recevoir le revêtement de noir de chrome; en effet, il est nécessaire d'effectuer au préalable un nickelage de la surface pour obte- nir une bonne adhérence de la couche de noir de chrome et une sélectivité satisfaisante En outre, on observe pour les sur- faces ainsi revêtues que le facteur d'absorption décroît à température moyenne ou élevée (à partir de 200 C). Un autre type de procédé illustré par exemple par le brevet français publié sous le N O 2 325 002 consiste à utiliser comme surface à traiter un acier inoxyda- blé et à traiter chimiquement cette surface en la plongeant à chaud dans des bains complexes contenant des composés à base de chrome ou de plomb en vue de former un film d'oxydes Ce type de procédé présente l'inconvénient d'utiliser des bains coûteux et polluants et de conduire à des couches superficiel- les d'oxydes dont l'épaisseur doit être rigoureusement contrô- lée pour obtenir un effet sélectif et dont la stabilité n'est pas assurée à température élevée. On connaît de plus un autre type de pro- cédé (brevet FR N O 2 337 320) qui consiste à former sur une surface métallique une pellicule constituée uniquement de sul- fure du métal de cette surface, en engendrant une réaction -superficielle au moyen de soufre ou d'un sulfure; toutefois, ce procédé donne une couche superficielle de sulfure dont la stabilité physico-chimique est mauvaise; cet inconvénient est très grave compte-tenu des conditions d'emploi sévères des capteurs solaires (atmosphère humide ou corrosive) En outre, les propriétés optiques obtenues, en particulier la sélectivi- té, sont relativement médiocres et varïables dans ces procé- dés. Tous les procédés antérieurs décrits plus haut conduisent à ajouter sur la surface, un dépôt, film ou revêtementqui adhère à celle-ci plus au moins fermement selon les conditions d'utilisation. Par ailleurs, on a décrit dans la deman- de de brevet N O 79 18414 déposée au nom du demandeur un procé- dé nouveau qui réalise un traitement du matériau lui-même sur une certaine épaisseur à partir de la surface ue celui-ci et permet d'obtenir des surfaces d'absorption sélectives ayant un excellent facteur d'absorption et un faible facteur d'émission, tout en bénéficiant d'une stabilité thermique exceptionnelle Ce procédé consiste à réaliser une oxydation anodique contrôlée d'un alliage ferreux contenant du chrome. La présente invention se propose d'indi- quer un nouveau procédé donnant des performances optiques ayant des valeurs et une stabilité thermique, au moins équiva- lentes à celles du procédé évoqué ci-dessus, tout en bénéfi- ciant d'une mise en oeuvre simplifiée et en supprimant totale- ment ou quasi totalement la consommation de courant électrique. Un autre objectif de la présente inven- tion est d'améliorer considérablement la stabilité physico- et chimique des surfaces d'absorption/en particulier leur sta- bilité en présence d'eau. Un autre objectif est de réaliser un absorbeur apte à travailler dans un domaine de température élevée, sans réduction de la sélectivité; en particulier, l'invention vise à réaliser des surfaces de captation suscep- tibles d'être utilisées pour des capteurs solaires travaillant sous rayonnements semi-concentrés et/ou travaillant sous vide. A cet effet, le procédé de fabrication d'un absorbeur sélectif de capteur solaire conforme à l'in- vention, permettant d'obtenir une surface de captation à facteur d'absorption élevé et faible facteur d'émission, con- siste à réaliser la surface de captation de l'absorbeur en un alliage ferreux contenant à l'état allié du chrome, à préparer un bain acide contenant des atomes d'oxygène et sous forme dissoute au moins une substan- ce métalloidique à base de soufre, selenium et/ou tellure, à ajuster l'état de la surface de cap- tation de façon à conférer à son potentiel de corrosion natu- relle en présence du bain précité, une valeur inférieure à son potentiel de passivation primaire, en vue de porter la surface à l'état actif, et à engendrer des migrations des ato- mes métalliques provenant de l'alliage, des migrations des atomes métalloidiques provenant du bain et des réactions d'in- terface entre ces éléments, en disposant la surface de capta- tion dans le bain précité. Ainsi, le procédé de l'invention conduit à opérer un traitement de conversion chimique de la surface de captation, qui conditionne une modification de la composi- tion chimique d'une épaisseur déterminée de la surface Le chrome, le fer et les éventuels autres métaux alliés migrent à partir du coeur du matériau vers la surface à des vitesses spécifiques, cependant que les substances métalloidiques et l'oxygène provenant du milieu migrent en sens inverse à la surface du matériau; à l'intérieur d'une épaisseur don- née de matière, ces atomes migrants produisent des réactions chimiques qui affectent la partie interne du matériau située au voisinage immédiat de la surface eticonduisent à un mi- lieu complexe contenant, d'après les analyses, les éléments métalliques à divers états d'oxydation,sous différentes com- binaisons avec le ou les substances métalloidiques du bain. Il est à noter qu'on observe également l'existence d'un mé- canisme complexe de diffusion de certains éléments métalli- ques vers le bain. L'épaisseur affectée par les migrations et réactions précitées est en continuité avec le coeur du matériau sans aucun dépôt ou film surajouté Les essais ont démontré qu'une telle surface d'absorption présentait à la fois d'excellentes qualités optiques, une exceptionnelle sta- bilité physico-chimique et une stabilité thermique remarqua- ble se traduisant par un maintien et même une amélioration des performances optiques jusqu'à 3000 C (à l'air) Le pro- cédé de l'invention permet ainsi de réaliser'des capteurs so- laires aptes à travailler sous rayonnements solaires semi-con- centrés. De plus, des essais sous vide à des tem- pératures de l'ordre de 400 C ont montré que les propriétés optiques de la surface sont conservées après plusieurs heures ainsi, ces surfaces sont également adaptées pour être utilisées dans des capteurs solaires en tube scellé sous vide, (qui doi- vent subir de telles températures pendant quelques heures lors de leur fabrication). Selon un mode de réalisation de mise en oeuvre particulièrement simple et de coût réduit, on utilise un bain acide contenant de l'eau notamment un bain acide aqueux, comme milieu contenant des atomes d'oxygène. Pour améliorer encore la sélectivité et la stabilité physico-chimique de la surface de captation, il est particulièrement avantageux d'ajouter au bain acide un inhibiteur de corrosion spécifique de l'alliage et du bain avec sa substance métalloidique Notamment les alcools acé- thyléniques et éthyléniques donnent d'excellents résultats. Ces inhibiteurs optimisent les vitesses de migration des ato- mes et les réactions qui se déroulent dans la zone de surface et conduisent, comme on le verra, à des qualités optiques par- ticulièrement intéressantes, associés à une excellente stabi- lité physico-chimique. Par ailleurs, on peut avantageusement utiliser comme alliage ferreux un acier ferritique contenant du chrome, stabilisé par addition de niobium ou de titane; les surfaces obtenues dans ces conditions ne subissent aucune altération au terme de centaines d'heures passées dans un mi- lieu aqueux, ce qui constitue un résultat remarquable. Il est également possible d'utiliser, en- tre autres, un acier austénitique contenant du chrome et du nickel. La substance métalloidique ajoutée au bain peut être constituée par tout composé de soufre, selenium ou tellure D'après les expérimentationsmenées jusqu'à pré- sent, le soufre paraît donner les meilleurs résultats et la substance disposée dans le bain est de préférence un sulfure ou un thiosulfate. Le sélénium donne également des résultats satisfaisants en particulier lorsqu'il est utilisé sous forme de selenium dioxyde ou d'acide sélénieux. Il est essentiel que le p H du bain soit acide mais la valeur précise de ce p H n'a pas une importance primordiale En pratique, on utilisera des bains aqueux préparés de façon à contenir en poids au moins 0,1 % d'acide, par exemple acide sulfurique, acide nitrique, acide chlorydrique, acide acétique Par ailleurs, une des conditions essen- tielles pour obtenir les migrations et réactions précitées réside dans l'ajustement du potentiel de corrosion naturelle de l'alliage plongé dans le bain, potentiel qui doit impérati- vement être inférieur au potentiel de passivation primaire du- dit alliage Ces potentiels sont des paramètres bien connus de l'homme de l'art qui sait les mesurer (Il est à noter q u'ils caractérisent un alliage plongé dans un bain donné). Pour certains alliages, notamment les alliages recuits, blanc brillant, cette condition est souvent remplie naturellement par l'alliage pour les types de bain visés par l'invention L'ajustement du potentiel de corrosion naturelle se limite alors à un contrôle préalable pour vérifier si cette condition est bien remplie. D'une façon générale, cet ajustement sera avantageusement réalisé de la façon suivante en premier lieu, en effectuant une opé- ration de mesure consistant à mesurer ce potentiel au moyen d'un circuit de mesure possédant une électrode constituée par la surface de captation et une électrode de référence plongée dans le bain, ensuite, si le potentiel de corrosion naturelle mesurée est supérieur au potentiel de passivation primaire, en effectuant une opération d'activation cathodi- /à Snderuneanode/ que cÈses Tan /dans le bain et à faire passer un courant entre ladite anode et la surface de captation jouant alors le rôle de cathode, les opérations de mesure et d'activa- tion cathodique précitées étant renouvelées jusqu'à l'obten- tion d'un potentiel de corrosion naturelle, inférieur au potentiel de passivation primaire. L'opération d'activation cathodique ci- dessus décrite engendre sur la surface de captation un déga- gement d'hydrogène naissant, qui possède un pouvoir réducteur extrêmement efficace, permettant d'activer la surface, c'est- à-dire de mettre à nu les métaux alliés sans oxydes superfi- ciels; le potentiel de corrosion naturelle de cette surface devient ainsi très faible (convention française de signe) ce qui permet d'en abaisser la valeur au-dessous du potentiel de passivation primaire, soit par une seule opération d'activa- tion cathodique durant quelques minutes, soit, le cas échéant par 2 ou plusieurs opérations successives avec contrôle du potentiel au terme de chacune de celles-ci. Pour certains alliages et certains états de surface, le potentiel de corrosion naturelle peut être ajus- té par des opérations préalables d'apprêt: décapage, abrasion, dégraissage Au terme de ces opérations, le potentiel de cor- rosion naturelle est contrôlé et, le cas échéant, une ou plu- sieurs opérations d'activation cathodique sont entreprises. Le procédé de l'invention est illustré ci-après par plusieurs exemples de mises en oeuvre; les ré- sultats obtenus dans l'exemple 1 sont illustrés à la figure du dessin annexé qui présente des courbes donnant la propor- tion des éléments présents en surface du matériau, en fonc- tion de la profondeur. EXEMPLE i Dans cet exemple, l'absorbeur est réali- sé en tôle d'acier inoxydable Z 8 C Nb 17 (norme AFNOR) (compo- sition 17 % de chrome, 0,08 % de carbone, 0,5 % de niobium, le pourcentage restant étant du fer). Le bain de traitement est une solution aqueuse d'acide sulfurique à 18 % en poids d'acide, addition- né à 0,1 gramme de soufre par litre sous forme de thiosulfa- te de sodium Na 2 52 03, 5 H 20 et de 1,43 g d'alcool propargyli- que (propyne 2 ol I: C 3 H 40) par litre jouant le rôle d'inhi- biteur de corrosion. Le potentiel de corrosion naturelle de 1 'alliage dans un tel bain est mesuré au moyen d'un milli- voltmètre électriquement relié à l'alliage et à une électrode au calomel saturé; dans le cas de la tôle visée dans le pré- sent exemple qui avait fait l'objet d'un dégraissage préala- ble à l'alcool éthylique, le potentiel de corrosion mesuré était égal à -0,5 volt. Le potentiel de passivation primaire de cet alliage dans ce bain a été mesuré en traçant au moyen d'un potentiostat la courbe intensité/potentiel de l'alliage ferreux dans le bain (le rôle du potentiostat étant d'imposer à l'anode constitue par l'alliage un potentiel variable par rapport à l'électrode de référence au calomel saturé); le po- tentiel de passivation primaire correspond au sommet du pic d'activité et, dans cet exemple, était égal à + 0,7 volt. Le potentiel de corrosion naturelle étant donc inférieur, le traitement a pu être effectué directement, il a consisté à maintenir l'alliage plongé dans le bain pen- dant 5 minutes à la température ambiante en agitant ce bain. Après traitement, on obtient une surface d'aspect noir mat présentant une excellente sélectivité comme le montrent les valeurs ci-dessous des facteurs d'absorption efs (pourcentage global de rayonnement absorbé par rapport au rayonnement/incident) et d'émission (pourcentage global du rayonnement émis par rapport à celui du corps noir à la tem- pérature de 20 'C). a S = 0,92 E 20 = 0,13 Une microanalyse à la sonde ionique a été réalisée sur un échantillon de la surface; les courbes de la figure unique du dessin sont les enregistrements obte- nus et illustrent les profils de concentration des éléments après migrations et réactions (notons qu'il n'est pas possi- ble d'étalonner de façon simple les axes de coordonnées). Un essai de vieillissement à 200 C pen- dant 5000 heures a été mené sur l'absorbeur Au terme de cette période, aucune modification des propriétés optiques n'a été constatée De même un maintien de 5 000 heures dans de l'eau n'altère pas ces propriétés optiques. EXEMPLE 2 Dans cet exemple, l'absorbeur est réali- sé en tôle d'acier inoxydable H 8 C Nb 17 (norme AFNOR) de même nature que précédemment. Le bain de traitement est une solution aqueuse d'acide sulfurique à 1,8 % en poids d'acide, addition- né de 0,08 g de soufre par litre sous forme de sulfure de so- dium Na 2 S, 9 H 2 O et de 0,15 g d'alcool propargylique. Le potentiel de corrosion naturelle de l'alliage dans un tel bain est mesuré comme précédemment, après dégraissage, et est égal à + 0,9 volt. Le potentiel de passivation primaire dans ce bain est mesuré comme précédemment et est égal à + 0,7 volt. Le potentiel de corrosion naturelle étant supérieur, on procède à une activation cathodique préalable de l'absorbeur pour abaisser celui-ci On dispose l'absorbeur dans le bain relié à une source de courant de façon qu'il joue le rôle de cathode, l'autre borne de la source étant re- liée à l'anode. Le courant est amené à passer pendant une minute environ avec une densité de courant de l'ordre de 1 Ampère par décimètre carré. On mesure ensuite à nouveau le potentiel de corrosion naturelle, qui s'est fixé à une valeur de -0,59 volt. Le traitement est alors effectué en main- tenant l'alliage plongé dans le bain pendant 15 minutes à température ambiante en agitant le bain. On obtient une surface d'aspect noir mât dont les facteurs d'absorption S et facteur d'émission E 20 sont les suivants: ES = 0,90 620 = 0,15 Cet échantillon est porté à 300 C pen- dant 4000 heures à pression ambiante Au terme de cet essai, le facteur YS est monté à 0,92 et le facteur E 20 est demeuré inchangé Ces résultats sont remarquables et permettent d'u- tiliser un tel absorbeur pour un capteur solaire appelé à tra- vailler en rayonnements semi-concentrés à l'air ou en l'absen- ce d'air. EXEMPLE 3 Dans cet exemple, l'absorbeur est réa- lisé en tôle d'acier inoxydable 22 CN 18 10 (composition: chrome 18 % nickel 10 % carbone 0,02 % le pourcentage restant étant du fer). La composition du bain est la suivante: acide sulfurique: 1,83 % Selenium: 0,158 g/l sous forme de selenium dioxyde (Se 02) La mesure des potentiels donne, après dé- graissage de la surface et décapage dans un bain chloro-nitri- que: Potentiel de corrosion naturelle: 0,40 volt, Potentiel de passivation primaire: 0,15 volt, Le traitement est entrepris sans néces- sité d'activation; sa durée est de 30 minutes avec agitationdubain. Les résultats obtenus sont les suivants: * surface noire mate À c S = 0, 90 &-g 20 = 0,15 EXEMPLE 4 Dans cet exemple, l'absorbeur est réalise en tôle d'acier inoxydable 28 C Nb 17 (Norme AFNOR). Composition du bain de trait ement: Acide sulfurique: 18 % en poids, Soufre: 0,39 g/l sous forme de thiosulfate de sodium Na 25203, 5 H 20. Inhibiteur: 3 methyl 1 penten 3 ol C 6 H 12 O en pourcentage de 5 g/1. Le potentiel de corrosion naturelle me- suré a fourni une valeur égale à+ 0,6 volt; le potentiel de passivation primaire n'a pas été mesuré dans ce cas mais a été estimé du même ordre et il a paru nécessaire de procéder à une activation cathodique dans les mêmes conditions qu'à l'exemple 2. * Après activation, le potentiel de corro- sion naturelle se fixe à -0,5 volt. Le traitement a alors été entrepris et sa durée a été de 10 minutes avec agitation du bain Dans cet exemple, le traitement a été effectue en portant la taelrerature du bain à 30 C ce qui paraît améliorer légèrement les résultats. Les propriétés optiques après ce traitement sont les suivantes: S = 0,19 EXEMPLE 5 Dans cet exemple, l'absorbeur est réali- sé en acier inoxydable Z 8 C 13 (normes AFNOR), composition 13 % chrome 0,08 % de carbone, le pourcentage restant étant du fer. Composition bain de traitement: Acide sulfurique: 1,83 % Soufre: 0,Q 26 g/l sous forme de sulfure de sodium Na 2 S 9 H 20 Alcool propargylique: 0, 5 g/1 On effectue une abrasion et un polissage de la surface au papier abrasif de granulométrie 600 (nombre de grains au cm 2) Les potentiels sont ensuite mesurés: potentiel de corrosion naturelle: 0,6 volt, potentiel de passivation primaire: X 0,4 volt. Traitement: durée: 10 minutes avec agitation du bain. il Résultats: QS = 0,91 = 0,12 Un essai de vieillissement a été effec- tué dans l'eau pendant 1000 heures Les facteurs S et ú 20 n'ont pas sensiblement varié On remarquera la valeur excep- tionnellement basse du facteur d'émission, valeur qui subsis- te en presence d'eau. EXEMPLE 6 Dans cet exemple, l'absorbeur est réali- sé en acier inoxydable ferritique stabilisé au titane Z 8 C 18 T (composition 18 % de chrome, 0,08 % de carbone, 0,5 % de titane, le pourcentage restant étant du fer). Composition du bain de traitement: Acide Sulfurique: 9,3 % (en poids) À Soufre: 0,77 g/l sous forme de thiosulfate hydraté, Alcool propargylique: 1,9 g/l Potentiels mesurés: potentiel de corrosion naturelle: + 0,4 volt, À potentiel de passivation primaire: + 0,3 volt. étant lable alors 12 mir Le potentiel de corrosion naturelle supérieur, on procède à une activation cathodique préa- dans les mêmes conditions qu'à l'exemple 2. Le potentiel de corrosion naturelle s'est fixé à environ 0,5 volt. Le traitement est alors effectué pendant iutes avec agitation du bain. Résultats: a/S = 0,91 ú 20 = 0,16 EXEMPLE 7 Alliage: acier inoxydable Z 8 C Nb 17 Composition du bain: Acide sulfurique: 5,58 % Soufre: 0,07 g/l sous forme de sulfure de sodium hydraté, Alcool propargylique: 0,14 g/l. Le traitement est effectué après une activation cathodique dans les mêmes conditions qu'à l'exem- ple 2 pour réduire le potentiel de corrosion naturelle à une valeur négative, inférieur au potentiel de passivation pri- maire. Durée du traitement: 30 minutes avec agitation du bain. Résultats î S= 0,84 ú 20 = 0,16 On met ensuite la surface obtenue sous vide ( 10 4 Torr) à + 400 C pendant 1 h 30, ce qui constitue des conditions correspondant à celles de la fabrication de capteur fonctionnant sous vide. Au terme de cet essai, on peut constater que le facteur t Y a augmenté jusqu'à une valeur de 0,90 S et que le facteur E 2 est resté inchangé. REVENDICATIONS 1/ Procédé de fabrication d'un absor- beur sélectif de capteur solaire, permettant l'obtention d'une surface de captation des rayonnements solaires à facteur d'ab- sorption élevé et à faible facteur d'émission, ledit procédé étant caractérisé en ce qu'il consiste: à réaliser la surface de captation de l'absorbeur en un alliage ferreux contenant à l'état allié du chrome, à préparer un bain acide contenant des atomes d'oxygène et sous forme dissoute au moins une substan- ce métalloidique à base de soufre, selenium et/ou tellure, à ajuster l'état de la surface de cap- tation de façon à conférer à son potentiel de corrosion natu- relle en présence du bain précité, une valeur inférieure à son potentiel de passivation primaire, en vue de porter la surface à l'état actif, et à engendrer des migrations des ato- mes métalliques provenant de l'alliage, des migrations des atomes métalloidiques provenant du bain et des réactions d'interface entre ces éléments, en disposant la surface de cap- tation dans le bain précité. 2/ Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on ajoute au bain acide un inhibiteur de corrosion, spécifique de l'alliage et du bain contenant la substance métallo dique. 3/ Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'inhibiteur de corrosion ajouté au bain fait partie des alcools acéthyléniques, en particulier l'al- cool propargylique, ou des alcools éthyléniques. 4/ Procédé selon l'une des revendica- tions 1, 2 ou 3, caractérisé en ce que l'on ajuste le poten- tiel de corrosion naturelle de l'alliage, en premier lieu, en effectuant une opération de mesure consistant à mesurer ce potentiel au moyen d'un circuit de mesure possédant une élec- trode constituée par la surface de captation et une électro- de de référence plongée dans le bain, ensuite, si le potentiel de corrosion naturelle mesurée est supérieur au potentiel de passivation primaire, en effectuant une opération d'activation cathodique consistant à plonger une anode dans le bain et à faire passer un courant entre ladite anode et la surface de captation jouant alors le rôle de cathode, les opérations de mesure et d'activation cathodique précitées étant renouvelées jusqu'à l'obtention d'un potentiel de corrosion naturelle, inférieur au potentiel de passivation primaire. / Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'on ajuste le potentiel de corrosion naturelle de l'alliage en réalisant préalablement une opéra- tion de décapage de la surface de captation et/ou une opéra- tion d'abrasion et/ou une opération de dégraissage, avant d'entreprendre le processus conforme à la revendication 4. 6/ Procédé selon l'une des revendica- tions 1, 2, 3, 4 ou 5, caractérisé en ce que le bain est un bain acide aqueux contenant la ou les substances métalloidi- ques précitées. 7/ Procédé selon l'une des revendica- tions 1, 2, 3, 4, 5 ou 6, caractérisé en ce que la substance métalloidique ajoutée au bain acide est une substance à base de soufre se présentant sous la forme de sulfure ou thiosulfa- te. 8/ Procédé selon l'une des revendica- tions 1, 2, 3, 4, 5, 6 ou 7, caractérisé en ce que la substan- ce métalloidique ajoutée au bain acide est une substance à base de selenium se présentant sous la forme de selenium dioxyde ou d'acide sélénieux. 9/ Procédé selon l'une des revendica- tions 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, ou 8, caractérisé en ce que le bain acide est préparé de façon à contenir en poids'au moins 0,1 % d'acide. / Procédé selon l'une des revendica- tions 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8 ou 9, caractérisé en ce que la surface de captation est formée par un acier ferritique con- tenant du chrome, stabilisé par addition de niobium ou de titane. 11/ Procédé selon l'une des revendica- tions 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8 ou 10, caractérisé en ce que la surface de captation est formée par un acier austénitique con- tenant du chrome et du nickel. 12/ Absorbeur sélectif de capteur so- laire fabriqué par le procédé conforme à l'une des revendi- cations précédentes.