La présente invention se rapporte au franchissement de voies telles que des routes ou des voies ferrées par d'autres voies qui doivent passer à une altitude supérieure. On rencontre ce problème lorsqu'on crée une voie nouvelle en remblai qui doit franchir d'autres voies déjà existantes, ou aussi d'autres voies nouvelles telles que des rampes d'accès, le franchissement devant quelquefois s'effectuer à des hauteurs importantes. L'objectif de-l'invention est d'éviter la construc tiond'ouvrages d'art coûteux en créant des moyens qui permettent de poursuivre la construction du remblai au-dessus des voies à franchir tout en ménageant pour lesdites voies le gabarit nécessaire et en n'interrompant le trafic que pendant un laps de temps minimal. A cet effet, selon l'invention, on construit, audessus de la voie à franchir, un passage voûté dont les dimensions transversales sont calculées de façon à assurer le gabarit voulu et dont les dimensions longitudinales dépendent de ltemprise du remblai de la voie franchissante, puis on poursuit l'édification du remblai et de la voie franchissante sur ledit passage. L'un des gros avantages de ce procédé réside en ce que si l'on excepte les fondations qu'il faut en général adapter au terrain rencontré, les dimensions transversales du passage voûté ne dépendent que du gabarit à assurer et donc du type de voie à franchir, que le franchissement soit biais ou à angle droit, la hauteur du remblai, la largeur de la voie franchissante et l'angle de franchissement étant sans influence sur la section du passage et ne se traduisant que par des modifications de la longueur de celui-ci et de la forme de ses extrémités. En outre, on supprime toute discontinuité du remblai et de la voie portée par celui-ci. La description qui va suivre, en regard des figures annexées, données à titre d'exemple, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. La figure 1 est une vue schématique, en perspective, d'un ouvrage réalisé selon l'invention la figure 2 est une coupe longitudinale de la volte la figure 3 est une coupe selon III-SII de la figu re 2 la figure 4 est une vue en perspective montrant comment s'effectue le coffrage de la voûte. Dans l'exemple représenté sur le dessin, le remblai 1 d'une voie nouvelle 2 franchit une voie 3 déjà existante ou aménager au moyen d'un passage voûté conforme à l'invention. Ce passage assure, au-dessus de la voie 3, le gabarit nécessaire. Le remblai se poursuit sans discontinuité au-dessus de la voûte 4 du passage, sur laquelle il repose directement. Comme on peut le voir sur la figure 2, la voûte 4, dont le profil est étudié en fonction des charges supportées pendant les phases due construction et la phase définitive, repose sur des semelles 5, établies de chaque coté de la voie 3 au-dessous du niveau de celle-ci, par l'intermédiaire de naissances élargies 6. La section du passage dépend, naturellement, du gabarit à ménager. Cette section est constante et peut être la même pour un gabarit donné. La longueur du passage et la forme des extrémités de celui-ci, par contre, varient pour chaque cas particulier avec la largeur de remblai à faire passer et l'angle du croisement entre les deux voies, donc entre le passage et le remblai. La figure 2 illustre le cas d'un passage à angle droit sous la voie 2, qui est ici une autoroute à deux voies séparées, au moyen d'une voûte en béton armé avec faible hauteur de remblai. Le sommet 7 de la voûte présente une longueur un peu supérieure à l'emprise du remblai et les extrémités B suivent la pente des flancs 9 de ce remblai, légèrement en saillie par rapport à ceux-ci. La hauteur de remblai au-dessus de la voûte peut être pratiquement quelconque, à partir d'un minimum de ltordre de 50 centimètres. Pour un gabarit donné, on peut conserver les mêmes épaisseurs de béton, par exemple de 30 cm en partie courante et de 75 cm aux naissances, quelles que soient les dimensions du recouvrement de la voûte. Il en est de même du ferraillage car l'excefltrement des efforts de compression varie peu dans les différents cas de charge. En revanche, il est préférable de calculer les dimensions et le ferraillage des semelles en fonction des divers cas particuliers et de faire reposer l'ouvrage sur un sol homogène, ce qui peut conduire à l'utilisation de remblais de substitution ou de procédés spéciaux de fondation. Queile que soit la longueur de la voûte, on peut la couler sans joints de dilatation, en complétant les armatures passives par des câbles de précontrainte tendus dans les semelles. L'exécution de l'ouvrage se fait en deux opérations qui peuvent être séparées dans le temps : d'abord terrassement et coulée des semelles, puis coulée de la voûte elle-même. Les semèlles peuvent être coulées avec un coffrage glissant permettant de faire varier les dimensions des patins avant et arrière ainsi que l'épaisseur. Comme on peut le voir sur la figure 4, la voûte peut être coulée par plots d'une dizaine de mètres de longueur, au moyen d'un coffrage tunnel, qui présente un élément intérieur 10 en forme de cintre et des éléments extérieurs 11, en demicoquilles, reliés à leur partie supérieure par des traverses 12. L'ensemble peut être déplacé par roulement sur des rails 13 posés sur les semelles 5 et repose sur ladite semelle, lors du bétonnage, à l'aide de vérins à vis, non représentés. On coule les portions d'extrémités de la voûte, comme le montre la figure 5, après avoir adapté sur l'élément intérieur 10 du coffrage des équerres 14, auxquelles est fixé un masque 15 qui détermine la forme à donner aux extrémités de la voûte. Avant remblayage, l'étanchéité de la voûte est assurée au moyen d'une chape appropriée. Il va de soi que les modes de réalisation décrits n'ont été donnés qu'à titre d'exemple et qu'on pourrait les modifier, notamment par substitution d'équivalents techniques, sans sortir pour cela du'cadre de la présente invention. R- E V E N D I C A T I O N S 1. Procédé-de- franchissement d'une voie par une seconde voie en remblai, caractérisé en ce que l'on construit, au-dessus de la voie à franchir, un passage voûté assurant le gabarit voulu, puis on poursuit l'édification du remblai et be la seconde voie sur ledit passage. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que lton réalise le passage au moyen de béton armé en construisant d'abord des semelles dans le sol et en coulant le restant de la voûte du passage au moyen d'un coffrage mobile se déplaçant sur lesdites semelles. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que le coffrage comporte un élément interne en forme de cintre et des éléments externes, en forme de demi-coquilles,réu- nis par des traverses. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que, pour couler les portions d'extrémités de la voûte, on adapte, à la partie interne du coffrage, un masque dont la forme correspond à celle des extrémités de la voûte. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisé en ce que l'on soumet les semelles à une précontrainte. 6. Ouvrage permettant le franchissement d'une voie par une seconde voie en remblai selon le procédé de l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé par une voûte enjambant la première voie et sur laquelle se poursuit et repose le remblai de la seconde voie.