La présente invention concerne des jouets représentant des animaux, mais le mot "animal" doit être interprété dans cette description comme comprenant les êtres humains, les êtres stylisés, les espèces éteintes, les personnages de science fiction et en particulier toutes caricatures grotesques ou dé fois mées de toutes espèces d'animaux. On a proposé de nombreuses formes de jouets représentant des animaux que les enfants ou autres personnes peuvent manier pour simuler un mouvement de progression, mais ces jouets connus ne se sont pas avérés populaires sur le plan commercial du fait que les mouvements qu'ils effectuent quand ils se déplacent ne sont pas réalistes ou du fait qu'ils sont compliqués à construire, ce qui les rend coûteux à l'achat et ensuite sujets à se casser ou à mal fonctionner, en particulier quand ils sont soumis à des manipulations brutales par des enfants d'âge préscolaire. La présente invention vise à fournir des jouets représentant des animaux, qui soient robustes mais simples et de ce fait peu coûteux, et dont la construction est telle que les enfants ou les autres personnes puissent y appliquer des forces manuelles les faisant progresser sur des surfaces d'une manière qui, tout en n'étant pas compliquée, soit au moins suffisamment réaliste pour satisfaire de jeunes enfants. Le but des jouets de ce type représentant des animaux est de surmonter ou du moins de réduire considérablement les inconvénients des jouets connus effectuant des mouvements de déplacement dont il a été brièvement question ci-dessus, et l'invention cré donc un jouet représentant un animal et comprenant une première partie ayant l'apparence de quatre membres et d'une section de la tête y compris la mâchoire supérieure de l'animal, et une seconde partie reliée de façon pivotante a a première et ressemblant au moins à un membre arrière, au corps et à une partie de la tête comprenant la mâchoire inférieure de l'animal, et la liaison pivotante entre lesdites première et seconde parties étant essentiellement située à la jonction entre les mâchoires supérieure et inférieure de 1' animal. Diverses autres caractéristiques de l'invention ressortent d'ailleurs de la description détaillée qui suit. Des formes de réalisation de l'objet de l'invention sont représentées, à titre d'exemples non limitatifs, aux dessins annexés. La fig. 1 est une vue en perspective d'un jouet représentant un animal selon la presente invention et complètement assemblé, sous forme d'une caricature d'un animal préhistorique. La fig. 2 est une vue en perspective éclatée représentant les parties composantes du mode de réalisation de la fig.l. La fig. 3 est une vue en élévation latérale schematique montrant la façon selon laquelle on peut faire manuellement avancer le jouet représentant l'animal préhistorique des fig. 1 et 2 sur une surface. Les fig. 4, 5 et 6 sont des vues en élévation latérale montrant seulement à titre d'exemples d'autres formes de jouets représentant des animaux que l'on peut réaliser en mettant en oeuvre l'invention. Si l'on se reporte aux dessins annexes et en particulier aux fig. 1 et 2, le jouet illustré sur ces figures est une caricature d'un animal préhistorique, la fig. 2 en montrant les composants. On voit à la fig. 2 que le jouet représentant l'animal est constitué principalement par une première partie 1 et une seconde partie 12. La première partie I comprend, en en présentant l'apparence, une partie de la tête 3 de l'animal, cette partie comprenant une mâchoire supérieure 2 et deux membres avant opposés sous la forme de pattes 4 et 5-. La seconde partie 12 comprend, en en présentant l'apparence, une partie de la tête de l'animal se présentant sous la forme de sa mâchoire inférieure 6, de son corps 7 et de deux membres arrière sous la forme de deux pattes 8 et 9.Les deux parties I et 12 du jouet représentant l'animal sont de préférence, mais non pas nécessairement, constituées chacune de deux moitiés sensiblement symétriques réalisées en un matériau plastique synthétique tel que du styrène-butadiène-acrylonitrile, et par un axe pivotant séparé 10 habituellement réalisé en acier ou tout autre métal qui relie de façon pivotante les deux parties 1 et 12, en notant que la seconde partie 12 est supportée sur la première partie 1 à la manière d'un pendule et que l'on préfère que le centre de gravité de la seconde partie 12 soit situé par rapport à l'axe représenté par le pivot 10 de manière que le jouet assemblé ait tendance à adopter l'attitude ou la forme représentée à la fig. 1 si on le soulève de la surface de support uniquement au moyen de sa première partie 1. En variante, à la liaison pivotante entre les deux parties 1 et 12 et constitué par un élément séparé tel qu'un pivot 10, le champ d'application de l'invention s'étend à au moins un tenon destiné à remplir la fonction de liaison pivotante entre les deux parties 1 et 12 et qui fait partie intégrante d'au moins l'une des moitiés initiales de l'une des parties 1 ou 12. Le pivot 10 ou le tenon qui lui est équivalent a de préférence ùn diamètre minimal de 3,2 mm, et dans le cas d'un pivot métallique 10, on dispose de préférence des rondelles (non représentées) autour du pivot aux deux jonctions entre les parties 1 et 12. Comme on le comprendra à la description des mouvements que l'on fait effectuer au jouet selon l'invention pour le faire avancer, il est très souhaitable qu'il existe une bonne prise par frottement entre les membres du jouet représentant un animal et la surface plus ou moins plate sur laquelle on le fait avancer. Dans ce but, les extrémités inférieures des quatre pattes 4, 5, 8 et 9 sont pourvues de patins en caoutchouc 11.On comprendra qu'on puisse tout aussi bien utiliser des élastomères autres que le caoutchouc naturel pour réaliser les patins 11 et qu'on puisse également remplacer les patins de ce type qui sont représentés sur les dessins et qui sont pourvus de goujons d'assemblage dirigés vers le haut et destinés à coopérer avec des évidements correspondants pratiqués dans les extrémités inférieures des pattes respectives par des patins en caoutchouc ou autre matériau fixé aux pattes correspondantes par un adhésif I1 est également possible de réaliser les parties 1 et 12 en un matériau à coefficient de frottement élevé, auquel cas les extrémités inférieures des pattes 4, 5, 8 et 9 adhèrent suffisamment d'elles-mêmes sur les surfaces sur lesquelles elles sont posées sans qu'il soit nécessaire de prévoir des patins 11 ou tous autres éléments équivalents. Une autre solution consiste à plonger les extrémités des pattes 4, 5, 8 et 9 dans une solution ou une masse liquéfiée d'un élastomère approprié. Les deux moitiés des deux parties 1 et 12 qui sont initialement séparées et sensiblement symétriques sont fixees l'une à l'autre lors de l'assemblage par une soudure au moyen d'un adhésif à solvant, par une soudure à ultrasons, avec de la colle ou par une combinaison appropriée de ces techniques. La fig. 3 représente schématiquement la manière selon laquelle le jouet représentant un animal des fig. 1 et 2 est amené à simuler un mouvement de progression sur une surface plus ou moins plate en appliquant avec le doigt une pression sur la tête 3 de l'animal. La partie gauche de la fig. 3 représente le jouet au repos dans l'attitude ou la forme qu'il présente sur la fig. 1, ses pattes avant 4 et 5 coopérant avec la surface plus ou moins plate en des points Y et ses pattes arrière en des points X de la même surface. La partie centrale de la fig. 3 montre le premier mouvement effectué pour faire simuler au jouet un mouvement de progression (dans ce cas de marche).Pendant ce pas, le doigt de l'opérateur exerce une pression vers l'arrière (c'est-à-dire de la droite vers la gauche sur la fig. 3) sur la tête 3 du jouet, et il en résulte que la partie 1 est amenée à pivoter à la façon d'un pendule autour du pivot 10 dans la direction inverse des aiguilles d'une montre (fig. 3), les deux pattes avant 4 et 5 glissant vers l'avant en direction de la droite à partir des points Y alors que les deux pattes arrière 8 et 9 restent en contact avec les deux points X grâce au frottement réalisé entre les patins des pattes 11 et la surface plus ou moins plate coopérant avec eux. Dans le même temps que les pattes avant 4 et 5 se déplacent vers l'avant et vers la droite sur la fig. 3, les mâchoires 2 et 6 de l'animal sont ouvertes. La partie droite de la fig. 3 montre la seconde étape de la simulation du mouvement en avant du jouet et on voit que,dans cette seconde étape, le doigt de l'opérateur applique une pression sur la tête 3 dans une direction inversée par rapport à celle de la seconde partie de la fig. 3 et qui est donc dirigée de la gauche vers la droite sur la figure. Le patin 11 ou analogue en caoutchouc des pattes avant 4 et 5 réalise un bon contact par frottement avec la surface de support coopérant avec eux et l'ensemble cela pre mière partie 1 du jouet pivote en conséquence vers l'avant autour de ces points de contact dans le sens des aiguilles d'une montre, comme on le voit sur la fig. 3.En raison de la position du centre de gravité de la seconde partie 12 dont il a été question ci-dessus, cette seconde partie 12 pivote à la manière d'un pendule autour du pivot 10 par rapport à la première partie 1 quand ce pivot 10 est déplacé vers la droite sur la fig. 3, les patins 11 ou autres éléments disposés à la partie inferiaure des pattes arrière 8 et 9 etant amenés à glisser vers la droite sur la surface de support. Les mâchoires 2 et 6 se ferment au cours de cette seconde étape et on notera qu'à la fin de la seconde étape, le jouet a à nouveau l'attitude et la forme de la fig. 1 et de la première partie de la fig. 3 mais qu'il s'est déplacé sur une certaine distance vers la droite par rapport aux points X et Y.Si, comme cela est généralement le cas, on desire faire effectuer au jouet une nouvelle progression en avant, la première et la seconde étapes qui ont été décrites ci-dessus avec référence à la fig. 3 sont répétées autant de fois que nécessaire, et on a constaté que même un très jeune enfant n'ayant pas encore été à l'école peut apprendre rapidement ce mouvement simple et que la forme du mouvement de progression qui en résulte est suffisamment réalistepour le satisfaire. La fig. 4 représente un modèle d'une créature ressemblant à un singe et qui utilise ses bras pour marcher ou pour courir, de la même manière qu'un animal à quatre pattes utilise ses pattes avant. De même, le jouet représentant un personnage grotesque ou un être pas tout à fait humain qui est représenté sur la fig. 5 utilise également ses bras à la manière de pattes avant.La fig. 6 représente une caricature d'un animal prehisto- rique dont les membres avant de la première partie 1 sont constitués par une paire de pattes alors que la seconde partie 12 n'est pourvue que d'un unique membre arrière sous la forme d'une queue 13. I1 est clair que le mouvement en avant du jouet de la fig. 6 se réalise pratiquement de la même manière que celle qui a été déjà décrite ci-dessus avec référence à la fig.3, la seule différence consistant dans le fait que la queue 13 est en contact avec une surface de support plus ou moins plate en un point plutôt qu'en deux points.La queue 13 peut être pourvue d'un patin en élastomère équivalent à l'un des patins 11 de manière à augmenter l'adhérence par frottement, ou bien peut comprendre un patin en élastomère fixé sur lui par un adhésif, ou bien être réalisée en un matériau présentant en soi un coefficient élevé de friction, ou bien encore être plongée dans un élastomère fondu ou dans une solution d'un élastomère, comme mentionné ci-dessus. Le jouet de la fig 6 ne possède que des bras 14 rudimentaires qui ne prennent pas part au mouvement de progression en avant du jouet. Ce mouvement est réalisé en allongeant et en raccourcissant de façon répétée la distance entre les pattes de la première partie 1 et la queue 13 de la seconde partie 12. A la lecture de ce qui précède, il est clair que l'expression "membres arrière" est utilisée pour désigner aussi bien les pattes arrière d'un animal à quatre pattes que les pattes d'un animal à deux pattes. De plus, dans le cas d'un animal à deux pattes qui marche à l'aide de sa queue, l'expres- sion "membres avant" se réfère aux pattes de l'animal alors que l'expression "au moins un membre arrière" se réfère à la queue. Avantageusement, mais sans que cela soit essentiel, le sommet de la tête 3 du jouet selon l'invention peut être pourvu d'ondulations ou d'autres rugosités destinées à minimiser le glissement entre la tête 3 et le doigt d'un opérateur. On notera que,dans certains modes de réalisation, une pression habile de la main sur la tête 3 du jouet peut être appliquée de manière que le jouet avance ou se propulse d'une manière quelconque en direction arrière. Si on le souhaite, un mécanisme productif de sons (non représenté) peut être relié entre les deux parties 1 et 12 de manière que le jouet émette des bruits chaque fois qu'il ouvre ses mâchoires 2 et 6.Un tel mécanisme peut être conçu pour produire un son de "claquement de mâchoires" comme dans le cas de l'animal des fig. 1 à 3 ou de la fig. 6, ou par exemple l'rappel d'un oiseau dans le cas d'un jouet représentant un oiseau et dont les mâchoires sont sous la forme d'un bec. En plus des modes de réalisation illustrés sur les dessins et de l'oiseau dont il vient d'être question, les jouets selon l'invention peuvent se présenter sous la forme de chiens, d'éléphants, de grenouilles, de lions, de personnages humains et de beaucoup d'autres personnages représentant avec plus ou moins d'exactitude des animaux réels ou imaginaires, des personnages de science fiction, des personnages mythologiques, des combinaisons de deux animaux (par exemple un cavalier monté sur un cheval), des personnages de fantaisie, des personnages grotesques et des déformations de personnages réels ou de fantaisie déjà connus. Dans tous les cas, la liaison pivotante 10 entre la première et la seconde parties 1 et 12 est située à la jonction entre les mâchoires supérieures 2 et 6 du jouet ou pratiquement dans cette zone, sauf que,dans le cas d'un jouet représentant un animal qui est la combinaison de deux animaux, cette liaison pivotante est disposée à la jonction ou pratiquement dans la zone de cette jonction entre les mâchoires supérieure et inférieure de l'un d'entre eux. REVENDICATIONS 1 - Jouet représentant un animal et comprenant une première partie (1) ayant l'apparence visuelle de membres avant (4, 5) et une partie de la tête (3) comprenant la mâchoire supérieure (2) de l'animal, et une seconde partie (12) reliée de façon pivotante (10) à la première partie (1), ayant l'apparence visuelle d'au moins un membre arrière (8, 9, 13), du corps (7 > et d'une partie de la tête (3) comprenant la mâchoire inférieure (6) de l'animal, caractérisé en ce que la liaison pivotante (10) entre les première et seconde parties (1, 12) est située pratiquement à la jonction entre les mâchoires supérieure et inférieure (2, 6) de l'animal. 2 - Jouet selon la revendication I, caractérisé en ce que le centre de gravité de la seconde partie (12) est positionné de manière que, lorsque le jouet est soulevé d'une surface qui le supporte par la première partie (1) seulement, le jouet adopte une attitude ou une configuration telle que lesdites mâchoires supérieure et inférieure (2, 6) sont fermées (fig. 1). 3 - Modèle selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la liaison pivotante entre les première et seconde parties (1, 12) se présente-sous la forme d'un pivot initialement séparé (10). 4 - Jouet selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la liaison pivotante entre les première et seconde parties (1, 12) comprend au moins un tenon faisant partie intégrante d'au moins l'une de ces parties. 5 - Jouet selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les membres avant (4, 5) et au moins un membre arrière (8, 9) sont pourvus d'éléments en élastomère (11) conçus pour accroitre l'adhérence par frottement de ces membres (8, 9) sur une surface de support plus ou moins plate. 6 - Jouet selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que ledit membre arrière (13) de la seconde partie (12) constitue un élément de cette seconde partie qui a l'apparence visuelle de la queue d'un animal. 7 - Jouet selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le membre arrière de la seconde partie (12) ressemble visuellement aux deux pattes d'un animal à deux pattes (fig. 4, 5). 8 - Jouet selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que la partie de la tête (3) comprenant la mâchoire supérieure (2) de l'animal est pourvue sur cette partie d'ondulations ou autres rugosités (fig. 5) destinées à minimiser le glissement entre le doigt d'un opérateur et cette partie de la tête. 9 - Jouet selon la revendication 2 et l'une des revendications 3 à 8, caractérisé en ce que la seconde partie (12) est reliée de façon pivotante (10) à la première partie (1) à la manière d'un pendule. 10 - Jouet selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce qu'il est prévu un mécanisme producteur de sons qui est conçu pour fonctionner lors du mouvement de progression du jouet représentant un animal. 11 - Jouet selon la revendication 10, caractérise en ce que le jouet représentant un animal ouvre et ferme ses mâchoires (2, 6) pendant sa progression en avant, et en ce que le mécanisme producteur de sons est conçu pour produire un son chaque fois que les mâchoires (2, 6) sont ouvertes. 12 - Jouet selon l'une des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que les première et seconde parties (1, 2) sont réalisées initialement sous la forme de deux parties sépa- rées et sensiblement symetriques, ces parties étant fixées l'une à l'autre lors de l'assemblage du jouet.