La présente invention se rapporte à un procédé de fabrication de verre en feuille, selon lequel on alimente une zone d'étirage avec du verre fondu et on étire de cette zone une certaine quantité de verre, sous la forme d'un ruban continu, qui est amené à passer par des zones dans lesquelles il se solidifie et se refroidit. L'invention se rapporte aussi à un dispositif pour la mise en oeuvre de ce procédé. I1 existe plusieurs procédés pour fabriquer du verre en feuille par étirage d'un ruban de verre d'une zone alimentée avec du verre en fusion. Dans certains de ces procédés, le ruban est étiré de la surface d'une certaine quantité de verre en fusion s'écoulant vers a zone d'étirage. Comme exemple d'un tel procédé, on peut citer le procédé classique Pittsburoh dans lequel le verre en fusion, qui alimente le ruban, provient de la région supérieure d'un bain de verre fondu. Comme autre exemple, on peut mentionner des procédés tels que le procédé classique Libbey-Owens ou Colburn dans lequel le verre formant le ruban provient de toute la hauteur d'un bain de verre fondu relativement peu profond. Les procédés d'étirage superficiels ne sont pas limités aux procédés classiques nommément cités ci-dessus. C'est ainsi, par exemple, quiil est connu de former le ruban à partir d'une certaine quantité de verre en fusion alimentant une zone d'étirage et flottant sur un bain ou sur une couche d'une autre matière en fusion, telle qu'un métal, ayant une plus grande densité et qui fait fonction de lubrifiant entre le verre fondu et la sole d'un four à revêtement réfractaire dans lequel les matières en fusion sont contenues.Dans un autre procédé d'étirage particulier, le ruban de verre, au lieu d'entre étiré à partir d'un ménisque formé à la surface libre du verre en fusion, peut être étiré à partir d'un ménisque qui est refroidi afin d'empêcher le verre fondu de s'écouler au-delà de l'emplacement du ménisque, comme cela est décrit, par exemple, dans le brevet anglais nO 988.128. Bien que n'ayant pas une aussi grande importance que les procédés cités ci-dessus dans le cadre de la présentation de l'invention, il convient néanmoins de mentionner les procédés dans lesquels le ruban est extrudé dau-dessous de-la surface du verre en fusion.Le plus connues procédés de ce- genre est le procédé classique Fourcault dans lequel le verre est étiré vers le haut, au travers de la fente d'un organe, appelé "débiteuse", partiellement immergé dans le bain de verre en fusion alimentant la zone a'étirage. Ces procédés d'extrusion peuvent, à bien des égards, être radicalement différents des procédés d'étirage à partir de la surface du bain et peuvent exiger, pour être exécutés de façon satisfaisante , une quantité de connaissances pratiques qui ne peuvent pas être acquises en utilisant les procédés d'étirage a partir de la surface du bain.Bien que la présente invention, qui sera précisée par la suite, puisse être avantageusement appliquée aux procédés d'étirage par extrusion, il convient de souligner qu'elle s'applique avec beaucoup plus d'avantages aux procédés d'étirage à partir de la surface du bain de verre, en raison des conditions thermiques et rhéologiques différentes qui règnent dans ces procédés. Dans tous les procédés connus de fabrication de verre en feuille, le ruban est tiré hors de la zone d'étirage à travers une chambre dans laquelle il se fige, puis ce ruban est dirigé à travers un puits dans lequel il se refroidit progressivement avant d'être coupé en feuilles. Ce puits dit "caisson de recuisson", peut être constitué par un caisson vertical surmontant la chambre d'étirage, comme c'est le cas, par exemple, dans le procédé classique Pittsburgh. Autrement, ce puits peut être une galerie horizontale dans laquelle le ruban passe après avoir été plié au moyen d'un rouleau plieur.Une telle galerie horizontale est utilisée dans le procédé classique Libbey-Owens. Il est bien évident que ces procédés classiques font l'objet de nombreuses variantes et qu'un procédé donné peut présenter des particularités provenant de plusieurs procédés traditionnels différents. Pour donner un exemple, une galerie horizontale est utilisée dans certains procédés dans lesquels le ruban provient d'un bain de verre ayant une profondeur appréciable, comme dans le procédé classique Pittsburgh, mais est plié au moyen d'un rouleau plieur, comme dans le procédé classique Libbey-Owens. Dans tous les procédés d'étirage connus, le ruban de verre est exposé à l'influence des courants de gaz ambiants exerçant sur celui-ci une action de refroidissement qui est irrégulière, à la fois dans le temps et dans l'espace. Ces courants sont dus à diverses causes. Par suite de la liaison entre la chambre d'étirage et le caisson de recuisson, celui-ci joue le rôle d'une cheminée et produit un système de courants naturels qui se propagent à travers la chambre et ledit caisson. Ainsi, les gaz chauds s'élèvent le long de la région centrale du ruban à partir de la zone d'étirage, qui est extrêmement chaude, traversent la chambre d'étirage pour se rendre au caisson de recuisson, tandis que les courants de gaz plus frais refluent dudit caisson dans la chambre d'étirage le long des parois de l'appareil. Cet effet de cheminée est très marqué quand le caisson de recuis son est vertical.Toutefois, l'effet de cheminée joue également un rôle important dans les procédés classiques Libbey-Owens et Colburn, ainsi que dans d'autres procédés utilisant un caisson de recuisson" horizontal. Les courants ascendants de gaz chauds résultant de l'effet de cheminée s'échauffent et s'accélèrent en s'élevant à travers la chambre d'étirage et créent des turbulences dans la partie supérieure de celle-ci. I1 en résulte une interaction entre ces courants turbulents et les courants gazeux normaux qui s'écoulent de la chambre d'étirage vers le caisson de recuisson et inversément. Cette interaction crée un système complexe de courants qui jouent aussi un certain rible dans l'établissement d'une distribution défavorable de température à travers le ruban. Certains des gaz moins chauds qui refluent du caisson de recuisson dans la chambre d'étirage ont tendance à descendre dans cette chambre le long de ses parois puis, en sréchauffant, de s'écouler vers l'intérieur le long de trajets ascendants, généralement inclinés pour se joindre au courant de convection ascendant principal s'élevant le long de la partie centrale du ruban. Au cours de ce trajet, certaines parties de ces gaz moins chauds balaient les zones marginales du ruban et créent ainsi des conditions défavorables. Parmi les autres causes d'irrégularités de la température autour du ruban de verre, il convient de mentionner les courants d'air s'infiltrant dans la chambre d'étirage à travers des fissures des parois réfractaires ou par des joints imparfaits entre ces parois et des composants traversant cellesci pour entrer dans la chambre d'étirage. Une autre cause susceptible de créer des courants de gaz aléatoires résulte de la présence d'un ou de plusieurs refroidisseurs dans la chambre d'étirage. I1 est d'usage de placer un refroidisseur d'un coté ou de chaque cbté du ruban de verre, à un niveau voisin de la source de celui-ci, afin d'accélérer le refroidissement du ruban pendant que celui-ci est étiré à partir du bain de verre en fusion. Les gaz refroidis par ces refroidisseurs ont tendance à descendre sur le verre en fusion présent dans la zone d'étirage et d'influencer ainsi la distribution de la température dans les courants ascendants principaux résultant de l'effet de cheminée décrit précédemment. Or, il est difficile d'éliminer les différences de température dans les gaz refroidis qui descendent ainsi, notamment entre une région et une autre de la largeur du ruban.Or, ces irrégularités dans l'action de refroidissement de ces gaz sont susceptibles d'avoir des effets nuisibles sérieux sur le ruban de verre étiré, car ils s'exercent sur des emplacements de sa surface où la viscosité est très faible. Dans certains procédés, un ou plusieurs refroidisseurs supplémentaires sont prévus dans la chambre d'étirage, à un niveau plus élevé. Ces refroidisseurs supplémentaires contribuent à augmenter la vitesse de refroidissement du ruban de verre, mais ont aussi une certaine influence sur la distribution des courants de convection s'élevant dans la chambre d'étirage; influence qui est très différente de celle du ou des refroidisseurs placés près du ménisque du ruban. Les courants de gaz thermiquement hétéró- gènes exercent, à ce niveau relativement élevé, leur propre effet sur le ruban, en raison de Leur condition particulière d'écoulement et de leur vitesse, et en raison de l'état de la surface du ruban dans cette région élevée de la chambre d'étirage. I1 est bien connu que l'irrégularité de l'action de refroidissement des courants de gaz environnants est à l'origine de défauts dans la géométrie de la feuille de verre étirée. Plus précisément, cette action de refroidissement irrégulière empêche de produire une feuille de verre dont les faces sont partout vraiment planes et parallèles. Or, par suite de l'absence d'une véritable planéité et d'un véritable parallélisme de ses faces, la feuille de verre est responsable des déviations angulaires des ondes lumineuses qui la traversent, de sorte que les objets vus à travers la feuille semblent, dans certains cas, déformés. Les défauts que l'on constate dans les feuilles de verre ainsi étirées sont de diverses sortes. C'est ainsi, que certains défauts se présentent sous la forme d'ondes plus ou moins parallèles à la direction d'étirage du verre. Ces défauts, qui sont principalement dus à l'effet de l'air frais descendant du ou des refroidisseurs placés près de la source du ruban de verre, comme il a été mentionné ci-dessus, sont nettement apparents quand on regarde des objets suivant un petit angle à travers la feuille de verre dans un plan perpendiculaire à la ligne d'étirage, en particulier, pendant les changements de l'angle de vision. Un autre défaut est connu sous le nom de "martelage". Cette sorte de défaut se présente sous la forme d'une distribution aléatoire de petites dépressions superficielles mesurant habituellement de 1 à 4 centimètres. Ces défauts, qui sont principalement dus à la présence d'un ou de plusieurs refroidisseurs supplémentaires placés à un niveau relativement élevé dans la chambre d'étirage, comme il a été mentionné ci-dessus, sont bien que normalement moins apparents que les ondes, néanmoins visibles à l'oeil nu en raison de la déformation des objets vus suivant un petit angle à travers la feuille. Une autre sorte de défaut se présente sous la forme d'une série de lignes verticales et obliques croisées, situées principalement dans les parties extérieures de la largeur du ruban, ces lignes obliques s'élevant des bords vers la région centrale du ruban. Cette sorte de défaut est à attribuer entre autres, au mouvement, le long de trajectoires inclinées ascendantes et en travers des parties marginales du ruban, de certains gaz qui refluent le long des parois de la chambre d'étirage, à partir du caisson de recuisson, comme il a été expliqué ci-dessus, et aux courants de fuite d'air frais, mentionnés précédemment et s'infiltrant dans la chambre d'étirage à travers ses parois. Dans de nombreux cas, la feuille de verre étirée présente des défauts qui, dans un examen sous incidence oblique, apparaissent sous la forme de bandes sombres de longueur limitée. Ces défauts (qualifiés ci-après de "dark stripes") résultent de dépressions superficielles allongées peu profondes dans la surface de la feuille de verre. A la différence des ondes, ces défauts ne s'étendent pas en continu sur toute La longueur du ruban, mais ont cependant une étendue beaucoup plus grande que les empreintes de "martelage" et ont parfois une longueur pouvant atteindre ou dépasser 50 cm.Ces "dark stripes" ne sont généralement pas apparentes à ltoeil nu, étant genéralement masquées par-des défauts plus graves, mais apparaissent, lorsqu'on projette des rayons lumineux à travers la feuille de verre, suivant un petit angle (inférieur à 150), sur un écran diffusant la lumière. La présence des défauts superficiels se présentant sous la forme d'ondes implique nécessairement la présence de minuscules variations locales d'épaisseur, mais les feuilles de verre présentent aussi des variations d'épaisseur plus générales et plus grandes. Ces variations générales ne sont pas à attribuer a des défauts de surface, mais à des variations de la quantité de verre tirée du bain pour former les différentes parties de la largeur du ruban et résultent de variations de viscosité. Dans le cas où la surface du ruban est affectée par des ondes, ces variations générales d'épaisseur se traduisent par des différences de -l'épais- seur moyenne de la feuille, mesurées à différentes régions de sa largeur. Le désir d'approcher davantage des conditions idéales de production d'une feuille de verre étirée exempte de défauts optiques a stimulé de nombreuses recherches dans l'industrie du verre pour créer une distribution plus favorable de la température dans l'environnement à travers lequel le ruban est étiré et est refroidi. A la suite de ces recherches, de nombreuses propositions ont été faites visant à établir un profil de température prédéterminé et plus favorable le long du trajet du ruban, dans une région où le verre composant celui-ci n'a qu'une très faible viscosité et est le plus susceptible de se déformer sous l'influence des variations locales de température.Ces propositions consistaient à créer des courants gazeux ayant une température et une vitesse prédéterminées dans la partie inférieure de la chambre d'étirage, afin de se substituer à l'action de refroidissement aléatoire des divers courants de convection circulant dans celle-ci ou bien, en variante, pour agir sur ces courants de convection de façon à modifier leur distribution à travers le chemin du ruban. Dans la pratique, il s'est révélé que certaines de ces mesures proposées antérieurement étaient capables d'améliorer les qualités optiques de la feuille de verre et, notamment, d'éviter ou d'atténuer la formation des ondes. Toutefois, malgré toutes les tentatives visant à développer et à parfaire ces mesures de correction, la feuille de verre restait détériorée par certains défauts de surface plus fins qui, bien que n'affectant pas la qualité optique de celle-ci dans la méme mesure que les ondes, se traduisent, néanmoins, par des déformations optiques susceptibles de rendre la feuille de verre impropre à être utilisée dans des applications exigeant des qualités optiques supérieures. Ces défauts plus fins constituent ce qu'il a été convenu de qualifier ici de "dark stripes".On a constaté que ces défauts persistent, même lorsqu'on applique les mesures de correction connues, destinées à éviter les irrégularités de refroidissement. I1 résulte de ce qui précède que, dans l'état actuel de la technique, un procédé permettant de produire de manière constante une feuille de verre plane, d'épaisseur uniforme et qui, par ailleurs, présente des qualités optiques optimales, reste à découvrir. Le but de la présente invention est de faire connaître une autre forme de mesures de correction qui influencent les conditions dans lesquelles les surfaces du ruban de verre étiré sont exposées afin de permettre d'améliorer encore davantage la qualité de la feuille de verre produite. Plus précisément, l'invention vise à faire connaître des mesures de correction pour éviter ou atténuer les "dark stripes". Le procédé selon la présente invention est un procédé de fabrication de verre en feuille, selon lequel on alimente une zone d'étirage avec du verre fondu et on étire à partir de cette zone un ruban continu de verre qui est guidé à travers des zones dans lesquelles il se solidifie et se refroidit et est caractérisé en ce que, dans au moins une zone, située le long du ruban, out la viscosité du verre est au moins égale à 107 6 poises et est au plus égale à 1013 poises, on exerce, suivant une direction transversale au trajet du ruban et périodiquement, une force de déplacement de gaz afin de produire ainsi un déplacement fluctuant de gaz en travers du ruban. On a trouvé que lorsqu'on réalise un tel déplacement des gaz dans une région où la viscosité du verre est dans les limites spécifiées, ce déplacement a un effet extrêmement favorable sur la qualité de la surface de la feuille de verre. En effet, on a constaté que ce déplacement évitait ou atténuait la formation de "dark stripes", qui persistaient malgré l'emploi des mesures de correction connues. Le résultat ainsi obtenu par l'invention est surprenant. On comprend que jusqu'à présent, lorsqu'on tentait d'améliorer l'environnement gazeux traversé par le ruban de verre, l'attention devait se limiter aux régions du trajet du ruban od la viscosité du verre était très faible.Dans la plupart des procédés d'étirage superficiels, la viscosité du verre, dans la région critique de formation du ruban, c'est-à-dire dans- la partie inférieure de la chambre d'étirage, est sensiblement inférieure à 107'6 poises. A la différence des mesures de correction proposées antérieurement, brièvement explicitées ci-dessus et qui concernent les phénomènes se produisant dans les régions où la température du ruban de verre est maximale, le procédé-de la présente invention préconise une action sur l'environnement du ruban, à un autre stade de sa production. Dans de nombreuses formes de réalisation de l'invention, cette action est exercée, comme on le verra par la suite, dans le caisson de recuisson.Les résultats obtenus par la présente invention font supposer que les "dark stripes" qui, jusqu'à présent, se sont révélées impossibles à éviter, pourraient être dues, en partie, ou même principalement, à l'effet du système complexe de courants gazeux qui s'établit dans la partie supérieure de la chambre d'étirage, par suite de l'interaction entre les courants de gaz turbulents et naturels, comme décrit cidessus. Les raisons précises des résultats satisfaisants du procédé de l'invention ne sont pas connues avec certitude. Un autre avantage de l'invention réside en ce que, étant donné que les "dark stripes" sont généralement plus nombreuses lorsque la vitesse d'étirage est plus élevée, l'utilisation du procédé de 1 'invention, dans une machine donnée permet, toutes les autres conditions restant égales, de produire des feuilles de verre d'une qualité donnée, à une cadence plus élevée. Les forces de déplacement de gaz, exercées comme l'enseigne l'invention, contribuent à éliminer les variations de température brusques en travers du ruban ou en travers de la partie de celui-ci où le déplacement spécifié des gaz est réalisé. I1 est essentiel que dans la partie du trajet du ruban s'étendant entre lesdites limites de viscosité (107'6 et 1013 poises), il y ait, au moins, une direction transversale au sens d'étirage du ruban suivant laquelle une force de déplacement de gaz est exercée périodiquemert. En d'autres termes, il y a une force de déplacement de gaz qui est exercée, puis relâchée, au moins partiellement, puis est exercée à nouveau et relâchée, au moins partiellement, et ainsi de suite. Cette force de déplacement de gaz exercée périodiquement a pour effet de déplacer les gaz à travers le ruban de manière fluctuante.En d'autres termes, le volume des gaz déplacés par cette force n'est pas uniforme, mais, au contraire, augmente et décroît alternativement. Le facteur important est qu'il y ait une force de déplacement de gaz exercée à répétition, puis relâchée, au moins partiellement. L'importance de cette action répétitive de la force est qu'elle implique une perturbation périodique des conditions de l'environnement du ruban, à l'endroit où elle s'exerce. En conséquence, une condition stable, impliquant la persistance d'un ou de plusieurs maxima de température, à une ou plusieurs positions fixes en travers du trajet du ruban ne peut pas s'établir, comme ce pourrait entre le cas, par exemple, si une force de déplacement de gaz constante et continue devait étre exercée dans une certaine direction. De préférence, cette force de déplacement de gaz s'exerce périodiquement dans, au moins, une zone située le long du trajet du ruban où la viscosité du verre est au moins égale à 1010 poises. L'invention est particulièrement efficace pour prévenir les "dark stripes" lorsque des forces de déplacement de gaz sont exercées dans, au moins, une zone où la viscosité du verre est supérieure à cette valeur. Dans certaines formes de réalisation de l'invention, où le ruban de verre est refroidi en s'élevant à travers un caisson de recuis son vertical dont la section est localement réduite à la base pour définir une fente d'entrée, ladite force de déplacement de gaz est exercée périodiquement dans cette fente d'entrée. On a constaté que les "dark stripes" pouvaient être évitées plus efficacement en exerçant une force de déplacement de gaz à cet endroit. Ceci est probablement dû au fait que les courants gazeux dus au tirage naturel, qui jouent un certain rle dans la création du système complexe de courants gazeux circulant dans la région de la chambre d'étirage immédiatement voisine en interagissant avec les courants turbulents qui y règnent, ont une grande vitesse à cette fente d'entrée, en raison de la section de passage réduite des gaz à cet endroit. L'invention comprend aussi des formes de réalisation dans lesquelles le ruban de verre est refroidi tout en s'élevant à travers un caisson vertical dont la section est localement réduite à la base pour définir une fente d'entrée pour le ruban, comme décrit ci-dessus, et où cette force de déplacement de gaz est exercée périodiquement dans, au moins, une zone dudit caisson vertical. La force ainsi exercée dans cette ou ces zones est aussi très efficace pour s'opposer à la formation de "dark stripes". Ceci est probablement dt au fait que les vitesses des courants gazeux dus au tirage naturel, qui sont au contact du verre, bien que n'étant pas aussi grandes que dans ladite fente d'entrée, sont néanmoins appréciables et sont certainement plus grandes que dans la chambre d'étirage. Dans le cas où la ou les forces de déplacement de gaz sont exercées dans une ou plusieurs zones du caisson de recuis son, il est évidemment essentiel que dans cette zone ou que dans l'une au moins de ces zones, la viscosité du verre soit comprise entre les limites spécifiées de 107'6 à 1013 poises. I1 est évidemment possible et même avantageux d'exercer cette force de déplacement de gaz à la fois dans ladite fente d'entrée et dans une ou plusieurs autres zones du caisson de recuisson. Dans le cas où l'invention est appliquée à un procédé dans lequel le ruban de verre est plié au moyen d'un rouleau plieur avant son passage à travers une galerie de recuisson horizontale, il est préférable que cette force de déplacement de gaz soit exercée périodiquement dans au moins une zone située en aval dudit rouleau plieur, le long du trajet du ruban. Le meilleur résultat, en ce qui concerne l'absence de "dark stripes, est obtenu en exerçant les forces de déplacement de gaz dans une telle ou dans de telles zones, ctest-à-dire, à l'intérieur de la galerie de recuisson ou bien, lorsque l'espace disponible le permet, entre le rouleau plieur et l'entrée de ce puits.Ceci pourrait bien être du au fait que la région située immédiatement devant l'entrée de. la galerie de recuis son est celle dans laquelle se forme le système complexe de courants gazeux résultant de l'interaction des courants turbulents et des courants naturels dus au tirage, et du fait que ces derniers courants ont une vitesse relativement élevée dans la galerie. I1 va de soi que les mouvements de fluctuation des gaz exigés par l'invention, doivent être réalisés sans utiliser de grands échanges calorifiques dans une zone donnée située le long du ruban, afin de ne pas introduire une nouvelle cause de perturbations. I1 est possible de réaliser les déplacements des gaz d'une manière qui impliqueun certain échange calorifique, à condition que celui-ci ne soit pas suffisant pour créer des conditions défavorables. Néanmoins, dans les formes de réalisation préférées de l'invention, ce déplacement fluctuant des gaz est réalisé pratiquement sans augmenter la vitesse de refroidissement du ruban de verre.Un très grand avantage de l'invention est qu'elle permet d'améliorer la qualité de la surface des feuilles de verre produites selon un procédé et dans une installation donnés sans modifier la vitesse de refroidissement du ruban de verre. Ainsi, cette vitesse de refroidissement peut être entièrement déterminée par d'autres facteurs, comme c'est le cas dans la pratique normale. Une force de déplacement de gaz exercée périodiquement, comme l'exige l'invention, pourrait se superposer à une force, appliquée de manière permanente et provoquant un déplacement de gaz dans une direction déterminée, cette superposition empêchant l'établissement d'une circulation permanente invariable. Toutefois, dans les formes de réalisation préférées de l'invention, il y a au moins une zone située le long du trajet du ruban, où se produit un déplacement des gaz et où ce déplacement est du exclusivement à une force périodique exercée dans au moins une direction. Lorsque seules des forces exercées périodiquement sont responsables des déplacements des gaz à travers le trajet du ruban, il est possible de restreindre l'influence de ces dEplacements à un seul cbté du ruban. Ceci est important dans certains procédés en raison de la différence entre les conditions naturelles régnant de part et d'autre du ruban. Une telle différence est particulièrement mise en évidence dans les procédés où le ruban est plié au moyen d'un rouleau plieur avant son entrée daas une galerie de recuisson horizontale. Ladite force de déplacement de gaz exercée périodiquement enseignée par l'invention, peut être orientée dans une seule direction, dans au moins une zone située le long du trajet du ruban. Les déplacements de gaz exigés peuvent alors être produits, très simplement du fait qu'il suffit que le ou les composants qui exercent cette force puissent passer à travers la paroi de la chambre d'étirage, a une région entourant le trajet du ruban. Dans les formes de réalisation préférées de l'invention, la force de déplacement de gaz s'exerce périodiquement dans une certaine direction, puis dans la direction inverse à travers le trajet du ruban, dans une zone au moins située le long de celui-ci, les forces agissant suivant ces différentes directions en travers du ruban étant alternativement appliquées et relâchées, de manière à provoquer un déplacement des gaz d'un et/ou de l'autre côté du ruban, d'abord dans une première direction, puis dans la direction inverse, en travers de celui-ci. I1 a été établi, de façon empirique, qu'en produisant de cette manière un mouvement de va-etvient des gaz le long du ruban, on obtient comme résultat des verres étirés de très haute qualité.En produisant un tel mouvement de va-et-vient, il est facile d'empecher complètement que des conditions stables s'établissent dans la circulation de gaz d'une zone donnée entourant le ruban. De plus, l'intensité des forces de déplacement de gaz nécessaires pour assurer qu'une largeur donnée du trajet du ruban soit influencée par les déplacements de gaz est moindre quand ces forces agissent suivant des directions différentes que lorsqu'il s'agit de forces n'agissant que dans une seule direction. Lorsque des forces de déplacement de gaz dépassant une certaine intensité sont exercées, des conditions turbulentes nuisibles ont tendance à se développer dans une ou plusieurs régions locales du trajet du ruban.En conséquence, l'application déphasée de forces suivant des directions différentes, comme il a été indigué ci-dessus, est aussi avantageuse pour éviter ce problème. Quand une force de déplacement de gaz s'exerce périodiquement dans une certaine direction, puis dans la direction opposée en travers du ruban, comme ci-dessus, les forces agissant suivant ces directions différentes sont, avantageusement appli quées à des emplacements qui sont directement opposés par rapport audit ruban. L'application des forces à ces emplacements directement opposés est recommandée afin qu'il y ait une corncidence ou un degré élevé de recouvrement entre les régions où les déplacements de gaz effectifs sont produits par les forces déphasées. Le fait de dire que les forces s'exercent dans une certaine direction et dans la direction opposée en travers du ruban n'implique pas que les lignes d'action de ces forces orientées à l'opposé sont nécessairement parallèles. Ceci revient à dire que pendant une certaine partie d'un cycle, une force est exercée suivant une direction orientée à l'opposé de l'un des bords et dirigée vers l'autre bord du ruban, tandis que, pendant la partie suivante de ce même cycle, une force est exercée suivant une direction orientée à l'opposé du second bord et dirigée vers le premier bord du ruban. Les lignes d'action des forces qui agissent en travers du ruban suivant des directions opposées peuvent, par exemple, converger à partir des bords opposés de ce trajet vers une zone longitudinale centrale de celuici. I1 est toutefois préférable, que ces forces agissent suivant des directions directement opposées, car ainsi, la correspondance entre les régions influencées par les déplacements successifs des gaz est la plus grande. Selon une autre forme préférée de réalisation de l'invention, qui est applicable aux cas dans lesquels les forces de déplacement de gaz déphasés s'exercent suivant des directions opposées à travers le trajet du ruban, chaque application d'une force suivant une certaine direction, suit immédiatement ou coin- cide avec la force de relaxation exercée dans la direction inverse. L'avantage de cette particularité réside dans la production d'un mouvement de va-et-vient continu des gaz. Dans des formes de réalisation importantes de l'invention, il existe, au moins, une zone le long du ruban où le déplacement des gaz à lieu par suite d'applications successives de forces dans cette zone a une fréquence suffisante pour empêcher l'établissement de conditions stables de circulation des gaz le long du ruban ou bien, pour qu'une telle circulation ne puisse pas s 'établir pendant une période de temps suffisante pour avoir une action néfaste sur le verre. L'existence d'un tel état stable implique l'existence ou le risque de différences de température entre des régions adjacentes du ruban, lesquelles différences de température sont nuisibles pour des raisons qui ont déjà été expliquées. Lorsqu'une région quelconque du ruban de verre est exposée à de telles conditions au-delà d'une certaine période de temps, qui dépend de la viscosité du verre dans cette région, la surface du verre est susceptible d'en être affectée. Un état stable des courants gazeux dus au tirage naturel peut être toléré pendant une période de temps plus longue dans les zones situées le long du trajet du ruban où le ruban de verre a une viscosité relativement élevée, par exemple, une viscosité de l'ordre de 1013 poises, que dans les zones où la viscosité du verre est beaucoup plus basse. Dans certaines formes de réalisation de la présente invention, il y a au moins une zone le long du trajet du ruban où des forces de déplacement de gaz sont alternativement appliquées et relâchées et où la fréquence de ces applications et rel che- ments, dans chaque direction, est telle que la période de chaque cycle, entre le commencement d'une application et celui de l'application suivante d'une force dans la même direction ne dépasse pas 10 minutes. On a constaté qu'en travaillant à des fréquences de cet ordre, les conditions environnantes peuvent être suffisamment perturbées pour permettre une configuration normale de courants de tirage naturels de s'établir et pour qu'il ne soit pas nécessaire d'exercer des forces très intenses.La période d'application des forces et la période de relaxation constituant chacun desdits cycles, peuvent avantageusement être dans un rapport compris entre 1/2 et 2/1. Cette gamme représente une distribution très satisfaisante de l'énergie dans le temps. Dans des formes de réalisation préférées de l'invention, dans lesquelles des déplacements alternatifs des gaz sont produits, chaque période d'application de chacun desdits cycles dure de une à dix secondes. I1 a été établi qu'en observant cette condition, les conditions de l'environnement peuvent être perturbées périodiquement d'une manière convenable sans qu'il risque de s'établir de nouvelles conditions stables nuisibles, comme celles qui pourraient résulter de l'application d'une force donnée pendant une période de temps prolongée. Dans certains procédés, une distribution d'énergie optimale dans le temps est réalisée en opérant selon un cycle dans lequel la période d'application de la force et la période de relaxation ont sensiblement la même durée. I1 n'est pas indispensable que la force de déplacement des gaz s'exerce sur toute la largeur du ruban, car même si le déplacement des gaz est limité à une partie de la largeur de celui ci, la qualité du verre sera néanmoins améliorée sur cette partie et ceci présente, en soi, déjà une valeur réelle, en particulier, si l'on ne perd pas de vue qu'en général, le ruban est appelé à être coupé en feuilles et que certaines de celles-ci proviendront des régions de haute qualité du ruban. Toutefois, il est préférable que le déplacement des gaz ait lieu sensiblement sur toute la largeur du ruban, afin d'améliorer la qualité de toute la feuille de verre produite. Pour réaliser les meilleures conditions de circulation des gaz au-dessus du ruban, il est recommandé que cette force de déplacement des gaz s'exerce périodiquement suivant une direction sensiblement parallèle aux faces du ruban. On a également constaté qu'il était avantageux que cette force de déplacement des gaz s'exerce périodiquement au moin suivant une direction qui est sensiblement perpendiculaire à la direction du mouvement du ruban. Dans certaines formes de réalisation de l'invention, il y a aufimoins une zone le long du ruban où une force de déplacement des gaz s'exerce périodiquement d'un c6té seulement du ruban. Le principal avantage qui résulte de l'application des forces sur seulement un côté du ruban est que les forces peuvent être amenées à n'influencer que ou principalement les conditions environnantes de ce cté de celui-ci. Ceci est parfois important, par exemple, dans les formes de réalisation de l'invention où l'une des faces du ruban est normalement plus susceptible d'être affectée par les "dark stripes" que l'autre.Lorsqu'on applique l'invention à un procédé d'étirage classique du type Pittsburgh, on trouve souvent qu'il est plus avantageux d'exercer les forces de déplacement des gaz sur la face arrière du ruban, c'est-à-dire, sur la face orientée à l'opposé du cul-de-sac, tandis que dans le procédé classique Libbey-Owens, la face antérieure du ruban, c 'est-à1ire celle qui est au contact avec le rouleau plieur, a généralement une qualité inférieure et est plus susceptible de tirer profit du déplacement des gaz au-dessus du trajet du ruban. De plus, lors de la construction de l'installation, il est plus facile d'agencer celle-ci pour n'exercer les forces que d'un côté du ruban que des deux. L'avantage de construction qui résulte de ce qu'on ne prévoit que les moyens nécessaires pour exercer la force d'un côté du ruban peut être obtenu même lorsqu'il est nécessaire de déplacer les gaz des deux côtés de celui-ci. C'est ainsi qu'il peut y avoir au moins une zone le long du trajet du ruban où une force de déplacement de gaz s'exerce périodiquement d'un seul côté du ruban, mais de manière à déplacer les gaz en travers du ruban, des deux côtés de celui-ci. Toutefois, dans certaines formes de réalisation de l'invention,qui comportent au moins une zone dans laquelle les conditions de l'environnement des deux côtés du ruban sont influencées par un déplacement de gaz, la force de déplacement des gaz est exercée périodiquement de chaque côté de celui-ci. De cette façon, il est plus facile de réaliser un déplacement prédéterminé des gaz des deux côtés du ruban. Des formes de réalisation particulièrement importantes de l'invention sont celle où cette force de déplacement des gaz est exercée périodiquement dans au moins une zone située le long du trajet du ruban en soufflant un gaz dans l'environnement de celui-ci. Le grand avantage de ce mode opératoire est que les forces requises peuvent être exercées sans la nécessité d'organes mobiles au voisinage du ruban où ils seraient exposés aux températures élevées qui y règnent. Un autre avantage important réside dans le fait qu'en soufflant un gaz dans l'environnement du ruban, les forces de déplacement peuvent être exercées suivant une direction bien définie. De préférence, une force de déplacement de gaz est périodiquement exercée dans au moins une desdites zones, en soufflant un gaz dans l'environnement du ruban, à une vitesse de 1 à 50 m/sec. On a trouvé que l'amélioration la plus nette de la qualité de la feuille de verre étirée est obtenue en travaillant entre ces limites. D'autre part, il est également avantageux que cette force de déplacement de gaz périodique soit exercée en soufflant dans l'environnement du ruban un gaz sous une pression comprise entre 100 et 1000 g/cm. Avec de telles pressions, les gaz déplacés peuvent être animés d'une vitesse et d'une énergie cinétique telles que le déplacement a un effet très favorable sur les conditions ambiantes afin de réaliser l'amélioration recherchée de la qualité du verre. Dans certaines formes de réalisation del'invention,cette force de déplacement de gaz est exercée périodiquement dans au moins une zone située le long du trajet du ruban, par l'action de moyens mécaniques. Bien que, dans ce mode opératoire, il soit nécessaire d'installer un ou plusieurs organes mobiles au voisinage du ruban, celui-ci offre l'avantage que les forces de déplacement de gaz s'exercent sans modifier la composition de l'environnement par l'introduction d'autres gaz. En conséquence, il ne se produit aucune perturbation appréciable des conditions de refroidissement du ruban et on ne risque pas d'introduire des substances indésirables dans l'atmosphère qui est au contact de celui-ci. Lors de l'application de l'invention, des mesures sup plémentaires peuvent être prises pour éviter ou pour atténuer la production d'ondes à la surface du ruban de verre. Diverses mesures de correction visant à ce résultat sont connues et d'autres ont déjà été mentionnées. Toutefois, un procédé particulièrement efficace pour s'opposer à la formation des ondes consiste à déplacer les gaz le long du ruban se trouvant dans une ou des zones où il n'a qu'une très faible viscosité.Dans certaines formes d'application du procédé conforme à l'invention, on exerce en plus des forces de déplacement de gaz produites dans au moins une zone située le long du trajet du ruban où la viscosité du verre est au moins égale à 1O7,6 poises et au plus égale à 1013 poises, également des forces de déplacement de gaz dans au moins une direction en travers du ruban, d'un ou de chaque côté de celui-ci dans au moins une zone située le long du trajet de celui-ci où la viscosité du verre est inférieure 107'6 poises. Dans le cas où une telle mesure est adoptée, son effet pour s'opposer à la formation des ondes semble renforcé par l'application de forces de déplacement de gaz dans une ou plusieurs zones où la viscosité du verre est plus grande, comme le préconise la présente invention. En d'autres termes, à cet égard, il se produit une interaction entre les effets résultant des deux mesures. Dans la plupart des cas, il est souhaitable et recommandé, pour s'opposer à la formation des ondes, d'exercer ces forces de déplacement de gaz supplémentaires, dans une partie relativement basse de la zone à travers laquelle le ruban de verre est étiré et dans laquelle ses dimensions sont fixées. L'invention peut etre appliquée avec succès à une grande variété de procédés d'étirage du verre, et notamment, à un procédé dans lequel le ruban est alimenté par du verre fondu en provenance de l'entière profondeur du bain de verre fondu, contenu dans un canal alimenté continuellement en verre fondu, ainsi qulà un procédé dans lequel le ruban est alimenté par du verre fondu en provenance de la partie supérieure d'une masse de verre en fusion, contenu dans un canal alimenté, lui aussi, continuellement en verre, et à un procédé dans lequel le ruban est fabriqué à partir d'une couche de verre flottant sur un bain de matière ayant une plus grande densité. L'invention concerne aussi un dispositif pour la fabrication d'une feuille de verre comportant une chambre d'étirage suivie d'un caisson de recuisson et des moyens d'étirage d'un ruban continu de verre à l'intérieur de cette chambre à partir 'une zone d'étirage alimentée avec du verre fondu et des moyens d'entraînement de ce ruban le long d'un trajet passant parX cette chambre et par le caisson de recuisson, qui est caractérisé en ce qu'il comporte des moyens pour exercer périodiquement une force de déplacement de gaz dans au moins une zone située le\ long du trajet du ruban où la viscosité du verre, quand le dispositif est en fonctionnement, est au moins égale à 107'6 poises et est au plus égale à 1013 poises, et dans au moins une direction transversale au trajet du ruban, provoquant ainsi un déplacement fluctuant des gaz le long de celui-ci. Cet appareil a le grand avantage de permettre la fabrication de feuilles de verre qui sont sensiblement ou complètement exemptes de "dark stripes". Diverses autres particularités avantageuses qui peuvent être incorporées dans le dispositif selon l'invention vont être mentionnées maintenant. Un grand nombre de ces particularités sont évidentes en combinaison avec les particularités du procédé déjà décrites. Les avantages de ces autres particularités de dispositif seront mieux comprises à la lumière de ce qui a 'déjà été dit à propos des particularités de procédé correspondantes. Certaines formes de dispositif selon l'invention comportent un caisson de recuis son vertical dont la section est localement réduite à la base pour définir une fente d'entrée pour le ruban et ce dispositif est caractérisé en ce que des moyens sont prévus pour exercer pAriodiquement une force de déplacement de gaz dans cette fente d'entrée. Certaines formes de réalisation du dispositif selon l'invention possèdent un caisson de recuisson vertical dont la section est localement réduite à la base pour définir une fente d'entrée pour le ruban et ces dispositifs sont caractérisés en ce que des moyens sont prévus pour exercer périodiquement une force de déplacement de gaz dans au moins une zone de ce caisson vertical. Dans d'autres formes de réalisation importantes du dispositif selon l'invention, il y a un rouleau plieur autour duquel, quand le dispositif est en fonctionnement, le ruban de verre est plié avant son passage dans le caisson de recuisson, ce caisson ou galerie étant sensiblement horizontale et ce dispositif est caractérisé en ce que des moyens sont prévus pour exercer périodiquement une force de déplacement de gaz dans au moins une zone située en aval dudit rouleau plieur le long du trajet du ruban. Une forme de réalisation du dispositif selon l'invention comporte des moyens pour exercer continuellement une force de déplacement de gaz suivant une direction donnée et transversale au ruban dans au moins une zone située le long de ce trajet et pour exercer périodiquement une force de déplacement de gaz dans une direction, en superposition à cette force continue. Dans certaines formes de réalisation préférées du dispositif selon l'invention, des moyens sont prévus pour exercer périodiquement cette force de déplacement de gaz dans une certaine direction, puis dans la direction inverse, en travers du ruban dans au moins une zone située le long de ce ruban, des moyens de coordination étant prévus pour faire en sorte que les forces agissant suivant lesdites directions différentes en travers du ruban, soient alternativement appliquées et relâchées, provoquant ainsi un déplacement de gaz d'abord dans une première direction, puis dans la direction opposée en travers du ruban. De préférence, les positions auxquelles lesdites forces agissant suivant différentes directions en travers du ruban sont directement opposées en travers dudit ruban.Il est avantageux que la première direction et la direction inverse en travers du ruban soient des directions directement opposées. Dans certaines formes de réalisation du dispositif selon l'invention, des moyens sont prévus pour exercer périodiquement ladite force de déplacement de gaz dans une certaine direction et dans la direction inverse en travers du ruban dans au moins une zone, et des moyens de coordination sont prévus pour que l'application de ladite force dans la première direction soit im médiatement suivie ou coincide avec le relâchement de la force exercée dans la direction inverse. Dans certains dispositifs conformes à l'invention,des moyens sont prévus pour exercer périodiquement une force de déplacement de gaz dans au moins une direction et seulement d'un côté du ruban et dans au moins une zone située le long du trajet de celui-ci. L'invention comprend aussi un dispositif dans lequel des moyens sont prévus pour exercer périodiquement une force de déplacement de gaz dans au moins une direction de chaque côté du ruban dans au moins une zone située le long du ruban. Dans les dispositifs ayant cette particularité, il est avantageux de prévoir des moyens pour exercer périodiquement une force de dépassement de gaz dans au moins une zone,de chaque côté du ruban et au voisinage de l'un des bords de celui-ci et de prévoir des moyens de coordination pour que les forces s'exercent alternativement sur les côtés opposés du ruban.Un tel dispositif peut être utilisé de manière que chaque application de forces d'un côté du ruban provoque un déplacement de gaz dans une certaine direction de ce cté du ruban et dans la direction inverse de l'autre côté de celui-ci, ou pour que l'application d'une force d'un côté du ruban, quel que soit ce côté, n'ait une influence appréciable que sur l'environne- ment de ce côté. L'invention comprend aussi un dispositif dans lequel des moyens sont prévus pour que ladite force de déplacement de gaz s'exerce périodiquement dans au moins une zone, au voisinage de l'un des bords du ruban et suivant une certaine direction en travers de celui-ci et pour qu'elle s'exerce aussi périodiquement au voisinage du bord opposé du ruban et dans la direction inverse en travers de celui-ci, du même côté de celui-ci, et où des moyens de coordination sont prévus pour que ces forces orientées à l'opposé s'exercent alternativement. L'invention comprend aussi un dispositif qui comporte des moyens pour exercer périodiquement des forces de déplacement de gaz dans au moins une zone, au voisinage de chacun des bords opposés du ruban et de chaque côté de celui-ci, afin de provoquer des déplacements de gaz en travers de celui-ci, des moyens de coordination étant prévus pour que les forces de déplacement de gaz s'exercent auxdits emplacements selon un cycle prédéterminé, afin de provoquer un déplacement des gaz dans un certaine direction, puis dans la direction opposée en travers du ruban, de chaque côté de celui-ci.Dans certains modes de réalisation de l'invention, ces moyens de coordination interviennent pour faire en sorte que les forces de déplacement de gaz agissent suivant une certaine direction et transversalement au ruban, de part et d'autre de celui-ci, dans une zone donnée, située le long du trajet de ce ruban, ces forces s'exerçant simultanément et en alternance avec les forces agissant dans la direction opposée et transversalement au ruban dans cette zone. Ce programme offre l'avantage d'assurer que l'environnement du ruban, dans une zone donnée, située le long du trajet de celui-ci, est influencé simultanément de la même manière des deux côtés de celui-ci.Dans d'autres dispositifs conformes a l'invention, ou, dans au moins une autre zone du même dispositif, lesdits moyens de coordination font que les forces agissant dans une certaine direction en travers du ruban, d'un côté de celui-ci, s'exercent simultanément avec des forces agissant dans la direction opposée en travers de l'autre côté du ruban et en alternance avec des forces de déplacement de gaz inverses opérant de chaque côté du ruban. Ce programme a l'avantage d'éviter tout risque de créer des turbulences aux régions marginales du ruban par collision entre les courants de gaz transversaux se déplaçant en travers du ruban dans la même direction et se rencontrant dans cette zone marginale. Dans des formes de réalisation préférées du dispositif selon l'invention, des moyens sont prévus pour exercer périodiquement une force de déplacement de gaz dans au moins une zone située le long du trajet du ruban, en soufflant un gaz dans l'environnement de celui-ci. Les formes de réalisation particulièrement importantes sont celles dans lesquelles lesdits moyens comprennent au moins un éjecteur de gaz et des moyens pour exercer périodiquement une force de déplacement de gaz en soufflant un gaz dans l'environnement du ruban par cet éjecteur. Conformément à un agencement qui offre l'avantage d'uncontrôle très efficace et précis, des éjecteurs sont prévus pour exercer des forces de déplacement de gaz à différentes positions de l'environnement du ruban, dans au moins une zone située le long du trajet de celui-ci; ces dispositifs étant-alimentés par une ligne commune, des moyens de distribution de gaz étant prévus qui comprennent des soupapes électro-pneumatiques pour relier successivement les différents éjecteurs audit conduit d'alimentation commun L'invention comprend un dispositif dans lequel la paroi périphérique du caisson de recuis son présente des ouvertures et comporte des moyens de fermeture commandés pour régler la circulation des gaz à travers lesdites ouvertures sous l'action du tirage naturel, de sorte que des forces de déplacement de gaz peuvent être exercées périodiquement dans au moins une direction transversale au ruban par un tel courant de gaz. Cette particularité permet de réaliser des économies dans la consommation d'énergie en utilisant le tirage naturel pour réaliser le déplacement des gaz en travers du trajet du ruban.Des moyens de chauffage, par exemple des brûleurs à gaz, pourraient être prévus pour chauffer les gaz entrant dans le caisson de recuisson par ces ouvertures. Dans certains dispositifs conformes à l'invention, il y a dans au moins une zone située le long du trajet du ruban, au moins une hélice pour exercer périodiquement ladite force de déplacement de gaz. Au moyen d'hélices, les déplacements nécessaires des gaz peuvent être réalisés sans modifier la composition de l'environnement du ruban. I1 est également recommandé de prévoir, dans un dispositif conforme à l'invention, des moyens pour exercer des forces de déplacement de gaz au-dessus du trajet du ruban, d'un côté ou de chaque côté de celui-ci, à une partie inférieure de la chambre d'étirage. Le dispositif conforme à l'invention peut être réalisé selon divers schémas de base. C'est ainsi, par exemple, que l'invention comprend un dispositif comportant un canal d'alimentation en verre en fusion pour maintenir un bain de verre fondu dont la hauteur est telle que celui-ci sert entièrement à la formation du ruban; elle comprend aussi un dispositif comportant un canal d'alimentation en verre fondu pour contenir un bain de verre en fusion dont la hauteur est telle que seule la partie supérieure de celui-ci intervient dans la formation du ruban; ainsi qu'un dispositif qui comprend un canal d'alimentation de verre fondu au moyen duquel la zone d'étirage est alimentée en verre fondu qui flotte sur une masse de matière plus dense. L'invention comprend aussi les feuilles de verre fabriquées selon le procédé ou au moyen du dispositif qui ont été décrits ci-dessus. La présente invention sera mieux comprise dans la description de quelques exemples de réalisation qui en sera faite en se référant aux dessins dans lesquels - la figure 1 représente une coupe schématique en élévation de la chambre d'étirage et du caisson de recuisson d'une machine d'éti rage du type Pittsburgh (munis d'une forme particulière du dis positif conforme à l'invention); - la figure 2 représente une coupe en élévation, schématique et partielle, de cette machine d'étirage, selon la ligne II-II de la figure 1; - la figure 3 représente une coupe en plan schématique et partiel le d'un des éléments utilisés dans la machine d'étirage, repré sentée aux figures 1 et 2;; - la figure 4 représente une coupe schématique et partielle, du caisson de recuisson d'une autre machine d'étirage, conforme à l'invention; - la figure 5 représente une coupe schématique en élévation d'une autre forme de réalisation de machine d'étirage conforme à l'invention; - la figure 6 représente une coupe schématique en élévation d'une autre forme de réalisation de machine d'étirage, conforme à l'invention; - la figure 7 représente une coupe en élévation, schématique et partielle, d'une autre forme de réalisation de machine d'étirage conforme a l'invention comprenant un caisson de recuisson horizontal;; - la figure 8 représente une coupe en élévation, schématique et partielle du caisson de recuisson horizontal d'une autre forme de réalisation de machine d'étirage conforme à l'invention - la figure 9 représente une coupe schématique en élévation d'une machine d'étirage du type Libbey-Owens permettant d'exécuter le procédé conforme à l'invention; - la figure 10 est une coupe en élévation, schématique et partielle d'une autre machine d'étirage,comprenant un caisson de recuisson vertical équipé pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'invention; - la figure 11 représente une coupe en élévation, schématique et partielle d'une machine d'étirage du type Fourcault, munie du dispositif conforme à l'invention;; - la figure 12 est une coupe transversale du caisson de recuisson, illustrant une autre forme de réalisation de l'invention; - la figure 13 est une coupe analogue à celle de la figure 12, montrant une variante de l'invention. Les exemples de réalisation qui seront décrits ci-après ne doivent pas être considérés comme des limitations de l'objet de l'invention. Ils ne montrent que quelques unes des possibilités de la mise en oeuvre de l'invention. Les figures 1 et 2 montrent un exemple d'application d'un dispositif selon l'invention à l'étirage du verre selon le procédé Pittsburgh. Dans les figures, les traits horizontaux sont utilisés pour indiquer les niveaux où sont situées les valeurs de viscosité de 107'6 et 1013 poises. On doit comprendre que le niveau précis, où on relève ces valeurs de viscosité, dépend dans tout procédé donné des caractéristiques de la machine d'étirage, ainsi que des conditions d'étirage qui règnent suivant ce procédé, et les positions de ces traits horizontaux indiqués dans les figures sont propres à une machine d'étirage bien déterminée et à un ensemble de conditions de fonctionnement bien défini. En se référant en premier lieu aux figures 1 et 2, celles-ci décrivent un procédé, dans lequel un ruban de verre est étiré d'un bain 1 de verre en fusion contenu dans un bassin d'étirage, muni d'une sole 3, d'une paroi d'extrémité 4 et de couvertures 5 et 6. Le verre en fusion s'écoule le long du bassin d'étirage de la droite vers la gauche, lorsqu'on regarde la figure. A proximité de l'endroit où le ruban de verre 2 est étiré à partir de la surface du verre en fusion, un pont 8 plonge dans les couches supérieures du verre en fusion dans le bassin, dans le but de séparer l'atmosphère 7 qui règne dans le four de celle qui est en contact avec le verre dans la zone d'étirage. Dans celle-ci, la stabilité du bulbe 27 du ruban de verre est assurée par une barre d'étirage 9, qui est immergée dans le bain 1 de verre en fusion. Le ruban de verre 2 est étiré verticalement au travers d'une chambre d'étirage 10 et d'un caisson de recuisson 11, qui surmonte celle-ci. I1 est entraîné vers le haut par une succession de rouleaux 12 placés dans le caisson de recuisson 11. La chambre d'étirage est délimitée par les blocs L 13 et 14, par les murs 15 et 16 qui relient la partie supérieure des blocs L à la partie inférieure du caisson de recuis son et par les murs 17 et 18 (figure 2). Le fond du caisson de recuis son est rétréci localement par des fers à bois 19 et 20, qui forment une fente, par laquelle le ruban de verre pénètre dans le caisson de recuisson. Ledit caisson, qui est de section rectangulaire, est formé latéralement par les parois 21 et 22 (figure 2). L'intérieur du caisson de recuisson comprend des compartiments successifs délimités par des écrans 23, 24, qui peuvent être constitués de plaques pleines ou présentant des ouvertures. A l'intérieur de la chambre d'étirage, on trouve des refroidisseurs principaux 25, 26, qui sont placés près de la surface du verre en fusion et dont le rôle est d'accélérer la formation du ruban de verre qui monte entre ces refroidisseurs. Au niveau supérieur de la chambre d'étirage, sont prévus des refroidisseurs auxiliaires 28 et 29, qui accélèrent davantage le refroidissement du ruban de verre. Les refroidisseurs principaux et secondaires contiennent des tubes de refroidissement, au travers desquels circule un fluide réfrigérant, en général de l'eau. Le ruban de verre se refroidit graduellement au fur et à mesure qu'il est étiré verticalement à travers la chambre d'étirage et le caisson de recuisson; et conséquemment, la viscosité du verre dans le ruban s'accroft progressivement. La figure montre les endroits le long du ruban de verre, où la viscosité atteint respectivement 1O7,6 poises et 1013 poises. Pendant l'étirage de la feuille de verre, la chaleur intense de llatmos- phère gazeuse, qui règne dans la zone d'étirage, combinée avec l'effet de cheminée que produit le caisson provoque des courants chauds de convection, qui s'élèvent le long de la partie centrale du ruban.Ces courants ascendants de gaz ne proviennent pas seulement de la chambre d'étirage, mais comportent également des gaz qui sont aspirés sous les blocs L 13 et 14 dans la chambre d'étirage. Les courants de convection, qui montent dans la partie centrale, progressent à contre-courant des courants de gaz plus froids, qui descendent le long des parois du caisson de recuisson 11 et pénètrent dans la chambre d'étirage 10 au travers de la fente délimitée par les fers à bois 19 et 20. Lorsque ces courants descendants de gaz pénètrent dans la chambre d'étirage, ils s'y répandent et provoquent de la turbulence. Cette turbulence est également accrue par la tendance des courants principaux ascendants de gaz chauds à accélérer leur vitesse et à se répandre dans la zone supérieure de la chambre d'étirage.L'inter-action de ces courants turbulents, qui se forment dans la zone supérieure de la chambre d'étirage, vis-à-vis des principaux courants ascendants de convection tend a créer dans cette zone de la chambre d'étirage une configuration très complexe de courants. Comme il a été exposé ci-avant, les résultats, qui ont été obtenus par les mesures spéciales de correction selon l'invention, ont laissé supposer que cette configuration complexe de courants est en grande partie, sinon entierement, responsable de la présence de dark stripes" dans la feuille de verre étiré. Dans le but de prévenir ou tout simplement de réduire la présence de ces défauts particuliers dans la feuille de verre étiré, on fait usage de moyens selon l'invention, pour provoquer un déplacement fluctuant des gaz en travers du trajet du ruban dans une zone au moins, où la viscosité du verre est comprise dans les limites de 107'6 et 1013 poises. On souffle de tels gaz à proximité du ruban grâce à des paires d'injecteurs placés de chaque côté du ruban de verre dans la partie inférieure du caisson de recuisson. D'un côté du ruban, on prévoit une paire d'injecteurs 30, 32, telle qu'elle apparat clairement dans la figure 2, tandis que de l'autre côté du ruban, on rencontre une paire identique d'injecteurs, dont l'un seulement (injecteur 31) apparat sur les figures.Les injecteurs sont placés dans le caisson de recuisson dans l'espace compris entre les fers a bois 19 et 20 et la première paire de rouleaux 12 à l'intérieur du caisson. Les injecteurs de chaque paire sont contigus aux bords opposés du ruban, sur un côté de celui-ci et sont aménagés pour souffler du gaz à proximité du ruban dans une direction sensiblement perpendiculaire au sens de progression du ruban et sensiblement parallèle aux faces de ce dernier. Les injecteurs de chaque paire sont orientés dans des directions opposées en travers du ruban. Comme l'indique la figure 2, les injecteurs 30 et 32sont reliés par une tuyauterie 33, 34 à un distributeur de gaz 35, dans lequel est incorporé une vanne à commande électrique dont la position règle le moment où la gaz sous pression, qui parvient au distributeur en provenance d'une source (non représentée), alimente l'injecteur 30 ou l'injecteur 32. En fait, la vanne est commandée de manière à ce que le gaz alimente alternativement d'abord un de ces injecteurs et ensuite l'autre, de façon telle que ce gaz, pendant l'étirage du verre, soit soufflé d'abord dans une direction et ensuite dans la direction opposée, en travers du ruban. Le gaz, qui est soufflé sous pression par les injecteurs, est préchauffé, dans des échangeurs de chaleur (non représentés), par contact avec un fluide plus chaud. Des essais satisfaisants ont été effectués avec une pression de gaz de 400 gr/cm2 qui communiquait au gaz une vitesse d'injection de 10 m/sec. Le rapport des pulsations aux temps morts correspondants pour chaque injectuer était voisin de 1, la période de chaque cycle étant de 20 secondes. Par cycle, on entend une pulsation et un temps mort. On a constaté une disparition notable des défauts du type "dark stripes" et donc une amélioration sensible de la qualité de surface du ruban de verre étiré. Une bonne qualité a encore été obtenue en alternant le sens de soufflage une fois chaque minute, en réglant comme il convient la pression et le débit de soufflage. Suivant une modification du procédé décrit, on a utilisé des injecteurs 30 et 32 que l'on a toutefois placés immédiatement en-dessous des fers à bois 19 et 20 (c'est-k-dire immédiatement au-dessus de la ligne de viscosité de 107t6 poises), plutôt que dans la partie inférieure du caisson de recuisson vertical; les injecteurs fonctionnant exactement de la méme façon que selon le procédé décrit suivant les figures 1 et 2.On a constaté que les déplacements de gaz résultant du fonctionnement des injecteurs a un niveau aussi bas, permettait d'observer une amélioration sensible de la qualité du verre, étant donné que l'apparition des "dark stripesw que l'on observait lorsque le verre était étiré sans l'aide de tels injecteurs, était pratiquement tout-b-fait évitée. Les résultats se sont, par conséquent, avérée dans l'ensemble plutôt moins satisfaisants que lorsqu'on place les injecteurs aux endroits représentés à la figure 1. La figure 3 montre schématiquement un injecteur typique qui peut être utilisé dans un dispositif conforme à l'invention. L'injecteur représenté est du type Giffard ou Venturi. I1 se compose d'un injecteur proprement dit 36 d'où un gaz peut s'échapper par l'ajutage 37 et d'une tuyère composée d'une partie convergente 38 et d'une partie divergente 39. On a remarqué qu'un tel dispositif présente comme avantage : une économie de fluide moteur, une économie de calories, l'air entrasse atteignant une meilleure température, un entrainement d'une plus grande quantité dlair chaud ambiant, une vitesse réduite à la sortie, liée à l'effet du diffuseur. On a constaté qu'il suffisait d'injecter de l'air préchauffé extérieurement à 600C environ pour que le mélange, à la sortie de la partie divergente 39, ait une température très voisine de celle de l'atmosphère en contact avec le ruban. De la même manière, en se référant à la figure 4, on peut utiliser d'autres organes pour mettre en mouvement l'atmosphère du caisson de recuisson entre les fers à bois et la première paire de rouleaux. Plus précisément, la figure 4 montre, dans une coupe schématique transversale au ruban, d'un caisson de recuisson 40 un ruban de verre 41 étiré continuellement à travers une chambre d'étirage, telle que celle décrite plus haut et non représentée. Le caisson de recuisson comporte, dans une de ses parois latérales, en un endroit où la viscosité du verre n'est pas inférieure à 1010 poises, deux petits ventilateurs 42, 43, situés de part et d'autre du bord 44 du ruban 41. Leurs axes 45, 46 sont accouplés respectivement à l'axe de deux moteurs électriques 47, 48, reliés électriquement à un tableau de commande 49. Les ventilateurs peuvent être disposés entre les fers à bois et la première paire de rouleaux. Le tableau de commande 49 enclenche successivement le moteur 47 puis le moteur 48 de manière intermittente. De cette façon, dans un premier temps, le ventilateur 42 provoque un mouvement de la masse gazeuse, située d'un côté du ruban dans le sens indiqué par les flèches en traits pleins. Dans un deuxième temps, après arrêt du moteur 47 et pendant le ralentissement du ventilateur 42, le ventilateur 43 est mis en mouvement et provoque le déplacement de la masse gazeuse située de l'autre côté du ruban dans le sens indiqué par les flèches en traits interrompus. On a effectué des essais de mise en mouvement de la masse gazeuse, située de part et d'autre du ruban avec une périodicité de un cycle toutes les 4 à 10 secondes, chaque cycle comportant un temps de rotation suivi d'un temps mort. Dans le présent exemple, ces essais, qui ont montré une disparition notable des défauts, ont été réalisés avec une périodicité de un cycle toutes les 10 secondes et des temps d'action inégaux : 6 secondes pour le ventilateur 43, situé du côté cul-de-sac et 4 secondes pour l'autre ventilateur 42.En adoptant des temps de rotation différents pour les différents ventilateurs au cours de chaque cycle, ceci permet de tenir compte des effets que peut avoir la différence de température entre les deux faces du ruban de verre, ce qui rend une des faces plus susceptible que l'autre d'être contaminée par la présence de "dark stripes11. Dans une variante intéressante, on incline l'axe des ventilateurs sur le chemin du ruban, dans un plan parallèle à celui-ci, de telle manière que le déplacement de la masse gazeuse s'effectue surtout d'un bord à l'autre et obliquement vers le haut. Suivant une autre variante, les ventilateurs ont été montés dans la partie supérieure de la chambre d'étirage en un endroit où la viscosité du verre était quelque peu supérieure à 107,6 poises. On a trouvé qu'on pouvait obtenir des résultats très satisfaisants en atténuant ainsi la tendance d'apparition de "dark stripes" dans le verre. La figure 5 représente une coupe verticale partielle d'une machine d'étirage et d'un caisson de recuisson analogues à ceux représentés à la figure 1. Elle comporte un ruban de verre étiré 50, passant entre deux blocs L 51, 52, représentés partiellement, deux refroidisseurs auxiliaires 53, 54 et s'engageant dans le caisson de recuisson entre les fers à bois 55, 56. Le ruban est ensuite entraîné et guidé vers le haut par des paires de rouleaux 57, montés dans le caisson de recuisson. On a représenté en traits mixtes la limite superieure du domaine d'application de la présente invention, c'est-à-dire l'endroit où le verre atteint une viscosité sensiblement égale à 1013 poises. Une forme de réalisation de l'invention consiste à placer dans le haut du caisson de recuisson, sous la limite de viscosité de 1013 poises, une paire d'injecteurs 58, disposés tous deux d'un même côté du ruban et à proximité de ses bords opposés, c 'est-à-dire le côté cul-de-sac, suivant une même direction perpendiculaire au sens de progression du ruban. Ces injecteurs 58 sont alternativement alimentés, comme précédemment, par des gaz préchauffés par des moyens connus non représentés. On a choisi un rapport entre la pulsation de l'injecteur et le temps mort, qui est sensiblement égal à 1 et une intensité de soufflage telle qu'à la sortie de l'orifice de l'injecteur, l'on ait une vitesse de déplacement de l'ordre de 10 m/sec, à proximité immédiate de l'injecteur. La figure 6 montre une vue analogue à la figure précédente, dans laquelle le ruban de verre 59 est étiré à partir d'un bain de verre fondu 60 à travers une chambre d'étirage comportant deux blocs L 61, 62, deux refroidisseurs principaux 63, 64 et deux refroidisseurs auxiliaires 65, 66. Le ruban de verre 59 passe ensuite à travers les fers à bois 67, 68 dans le caisson de recuisson 69, où il est entraîné et guidé par des paires de rouleaux 70 entre des plaques d'alvéoles 71, 72. La chambre d'étirage comporte, à sa partie inférieure, des injecteurs 73, 74, disposés à proximité des blocs L, en arrié- re des refroidisseurs principaux 63, 64. Ces injecteurs 73, 74 soufflent alternativement des gaz chauds de manière à empêcher la formation de courants convectionnels, thermiquement hétérogènes, qui circulent le long de la feuille de verre, suivant des-chemins préférentiels, par suite de l'effet de cheminée créé par la gaine de recuisson. Ces courants gazeux thermiquement hétérogènes sont susceptibles de détériorer la qualité de la surface du ruban de verre et d'y induire des défauts appelés ondulations. Selon la présente invention, on dispose, entre les fers à bois 67, 68 de part et d'autre du ruban de verre 59, deux paires d'injecteurs 75, 76, qui soufflent de manière intermittente des gaz préchauffés à une température voisine de 600C. Un essai de fonctionnement a été effectué de manière très efficace avec une pression de soufflage de 250 gr/cm et une périodicité de un cycle par 4 secondes. On a constaté une disparition appréciable des défauts appelés généralement "dark stripes". La figure 7 montre un autre exemple d'application d'un dispositif selon l'invention à un autre procédé d'étirage continu, d'un ruban de verre, selon lequel ledit ruban de verre, après avoir été étiré verticalement, est courbé sur un rouleau plieur puis est entraîné vers un caisson de recuisson sensiblement horizontal. Nous avons représenté partiellement la paroi externe 77 et la couverture 78 du bassin contenant le bain de verre 79. L'atmosphère du bassin d'étirage est séparée de l'atmosphère du four 80 par un pont 81 dont la partie inférieure pénètre sous la surface du bain de verre 79. Des blocs L 82, 83, forment avec la paroi 84 et avec la voûte 85 ure chambre d'étirage 86 dans laquelle le ruban de verre 87 est étiré à partir de la surface du bain de verre 79. Le ruban de verre, dont la largeur est maintenue constante par des molettes 88, 89,monte d'abord verticalement, entre des éléments refroidisseurs principaux 90, 91 et devant un refroidisseur auxiliaire 92 et est ensuite amené progressivement, par passage sur un rouleau plieur 93, en position horizontale, puis est entrains par des rouleaux 94 dans un caisson de recuisson 95. La chambre d'étirage 86 est éventuellement isolée du caisson de recuisson 95, par un écran réfractaire 96 et un rideau 97 en amiante par exemple. On a figuré, en traits interrompus, la limite inférieure du domaine d'application de l'invention, c'est-à-dire l'endroit où le verre atteint une viscosité de 107'6 poises. Pour atténuer l'action néfaste des courants gazeux thermiquement hétérogènes dont le bas de la chambre d'étirage 86 est le siège, il est prévu de placer des injecteurs 98, 99 de part et d'autre du ruban et au voisinage des blocs L (82, 83). Ces injecteurs 98, 99 sont analogues aux injecteurs 73, 74 de la figure 6 et agissent de la même manière sur les défauts "ondulations" dus à ces courants thermiquement hétérogènes. Conformément à l'invention, on dispose dans le haut de la chambre d'étirage 86, une paire d'injecteurs 1QO qui sont orientés l'un vers l'autre, suivant une même direction. Ces injecteurs sont situés à l'entrée de la gaine de recuisson. Seule une paire de ces injecteurs est représentée sur la figure. Ces deux injecteurs sont en fait installés à proximité des bords opposés du ruban de verre. On alimente ces injecteurs en gaz chauds avec une pression de soufflage de 300 gr/cm, de manière alternative, telle que la mise en action de l'un commence exactement au moment où cesse l'action de l'autre. On a pu constater ainsi que le ruban de verre ne présentait pratiquement plus de "dark stripes". Dans une autre forme de réalisation de ce dispositif, il est prévu de pouvoir régler, transversalement au ruban, la position des injecteurs l'un par rapport à l'autre, de manière à les rapprocher et de n'agir que sur une partie seulement de la largeur du ruban de verre et on a pu ainsi apporter une amélioration du point de vue apparition de "dark stripes" sur la partie en question du ruban de verre. La figure 8 représente une partie d'une machine d'étirage qui est sensiblement identique à celle représentée à la figure 7 mais dans laquelle les forces destinées à déplacer le gaz s'exercent périodiquement dans des directions différentes, en travers du ruban de verre, où on a symbolisé en traits mixtes l'endroit où le verre atteint une viscosité de 1013 poises. Pour la simplicité, on a repris la même numérotation que dans la figure précédente, pour tous les éléments identiques. Conformément à l'invention, deux paires d'injecteurs 101, 102 sont disposées de part et d'autre du ruban à proximité, mais en deçà de la limite de viscosité de 1013 poises. La paire d'injecteurs 101 est décalée de la paire d'injecteurs 102, par rapport au sens de progression du ruban.Des essais de soufflage de gaz, sous une pression de 200 gr/cm2 et avec une vitesse d'éjection des gaz de l'ordre de 10 m/sec, ont été effectués selon des séquences alternatives en opposition de phases et se sont révélés être particulièrement béné fiques pour la qualité de surface du verre. La figure 9 représente l'application d'une forme de réalisation de l'invention à un procédé d'étirage du type Libbey Owens. Selon ce procédé, le ruban de verre 103 est étiré à partir de la surface libre d'un bain de verre 104, contenu dans un bassin d'étirage 105 L'atmosphère de la chambre d'étirage 106, située au-dessus du bassin d'étirage, est séparée de l'atmosphère du four 107 par une paroi loua. La chambre d'étirage, selon ce procédé, comporte deux lip-tiles 109, 110, situés à proximité de la surface du bain de verre fondu, deux refroidisseurs principaux 111, 112, situés devant ceux-ci de part et d'autre du ruban de verre 103, et un refroidisseur 113, situé à un endroit plus élevé dans la chambre d'étirage. Le ruban de verre 103, dont la largeur est maintenue constantè par les molettes 114, 115, est d'abord étiré verticalement vers le haut, puis, après passage entre les refroidisseurs principaux 111 et 112 et le refroidisseur auxiliaire 113, il passe sur un rouleau plieur 116 et est courbé à environ 90 et est entraîné vers un caisson de recuisson 117 sensiblement horizontal au moyen d'un convoyeur à rouleaux 118. On a figuré en traits mixtes l'endroit de la chambre où le verre atteint une viscosité de 107'6 poises. Suivant la présente invention, il est prévu une paire d'injecteurs 119, disposées suivant une direction sensiblement perpendiculaire au trajet du ruban de verre, à un endroit situé sous le ruban de verre 103, en aval du rouleau plieur 116. Cet endroit est généralement le siège de courants gazeux froids qui prennent naissance d'une part dans le caisson de recuisson et reviennent vers la chambre d'étirage en longeant la paroi inférieure de la galerie 117, et d'autre part, sur la paroi du rouleau plieur.Ces courants gazeux viennent former avec les courants ascendants de gaz chauds émanant du bain de verre 104, des mélanges gazeux thermiquement hétérogènes où des filets d'air froid risquent d'entrer en contact avec la surface du ruban et d'y induire des défauts dark stripes". La mise en mouvement de l'atmosphère proche du ruban, et sur le chemin de ces courants froids, au moyen des injecteurs 119 fonctionnant alternativement et insufflant des gaz chauds transversalement au sens de progression du ruban, réalise unebrasse bénéfique de l'atmos phère. La figure 10 représente une forme de mise en oeuvre de l'invention d'un autre procédé d'étirage. Le ruban de verre 120 est étiré à partir d'une couche de verre 121 flottant sur un bain de matière fondue 122, plus dense que le verre, par exemple de l'étain. La matière fondue est contenue dans un bassin limité par la paroi d'extrémité 123 et le seuil 124, bassin qui comporte sous le bulbe d'étirage, immergé dans le verre fondu 121 et la matière fondue, un seuil 125 pourvu d'orifices 126 laissant libre passage à la matière fondue 122. Le ruban de verre 120 est étiré dans une chambre d'étirage 127 comportant deux blocs L 128, 129, deux refroidisseurs principaux 130, 131 et deux refroidisseurs auxiliaires 132, 133. En franchissant les fers à bois 134, 135, le ruban pénètre ensuite dans le caisson d'étirage 136, où il est entraîné et guidé par les paires de rouleaux 137. La chambre 127 comporte également une paire d'injecteurs 138, situés dans le bas de ladite chambre à proximité du bloc L 129, côté cul-de-sac, en vue de combattre l'action néfaste des courants froids qui prennent naissance sur les parois de la chambre en contact avec l'atmosphère extérieure et qui détériore la qualité de la surface du ruban de verre du côté cul-de-sac en y induisant des défauts d'ondulations. Les injecteurs 138 soufflent alternativement des gaz chauds qui perturbent les courants convectionnels normaux dus à l'effet de cheminée de la machine d'étirage. Conformément à l'invention, on dispose, de chaque côté du ruban, dans le bas du caisson de recuisson, une paire d'injecteurs 139, 140, lesdites paires d'injecteurs étant situées à des niveaux différents l'une par rapport à l'autre. Chaque paire d'injecteurs est située suivant une direction sensiblement perpendiculaire au sens de progression du ruban. De la même manière que précédemment, les paires d'injecteurs 139 et 140 soufflent du gaz alternativement dans des directions opposées, en vue d'éliminer les "dark stripes". Ces injecteurs sont situés le long du ruban de verre en des endroits où la viscosité du verre est supérieure à 1Q7,6 poises, ces endroits sont représentés par un trait mixte. La figure 11 montre l'application de la présente invention a une installation d'étirage d'un ruban continu de verre selon le procédé Fourcault. Le ruban de verre 141 est étiré à travers une pièce réfractaire 142, appelée débiteuse et enfoncée à la surface d'un bain, de verre 143. Le ruban de verre 141 traverse une chambre d'étirage 144 dont l'atmosphère est séparée de l'atmosphère du four 145 par un pont 146 dont la partie inférieure plonge sous la surface du bain de verre 143. Le ruban de verre 141, en traversant la chambre 144, passe entre des refroidisseurs 147, 148 puis pénètre dans le caisson de recuisson 149 à travers une fente 150, fermant la partie supérieure de la chambre d'étirage. La gaine de recuisson comporte des paires de rouleaux 151, qui entraient et guident le ruban de verre vers le haut. Au bas du caisson de recuisson 149, de part et d'autre de la fente 150, on dispose de chaque côté du ruban 141 deux paires d'injecteurs 152, 153. Ces injecteurs soufflent des gaz préchauffés à l'intérieur du caisson de recuis son de telle manière que les gaz se déplacent alternativement d'un bord à l'autre du ruban, les injecteurs 152, 153, situés à proximité d'un même bord du ruban, agissant en même temps et dans le même sens. La figure 12 représente une coupe transversale au ruban, faite dans un caisson d'étirage ou dans une galerie de recuisson et faisant apparaître une autre forme de réalisation du dispositif conforme à l'invention. La gaine de recuis son est limitée par des parois refrac- taires 154, 155 et des parois métalliques 156, 157, dans laquelle passe le ruban de verre 158. Dans cette figure très schématique, on nta pas représenté tous les éléments constitutifs du caisson tels que fers à bois, tôles d'alvéoles, rouleaux, ni les éléments constituant la chambre d'étirage. Les parois 156 et 157 sont percées de lucarnes 159, 160, 161, 162, encadrées extérieurement au caisson,de prises d'air extérieur 163, 164. Devant chaque lucarne munie de vantelles en vue de régulariser le débit de gaz et d'éviter des phénomènes de turbulence, peuvent coulisser des registres 165, 166, de manière à obturer toujours une des deux lucarnes propres à chaque paroi latérale 156, 157 et laisser l'autre ouverte sur l'atmosphère extérieure. Ces registres 165, 166 sont actionnés suivant un mouvement de va et vient devant les lucarnes au moyen d'une tige de commande 167, 168 dont l'extrémité présente chacune une cré maillère. Ces crémaillères sont engrenées par le pignon 169, 170 de moteurs électriques 171, 172. Les moteurs 171, 172 sont reliés électriquement à un tableau de commande 173 qui enclenche et déclenche lesdits moteurs de manière telle que les registres n'obturent jamais simultanément les lucarnes se faisant face, c'est-à-dire les lucarnes situées d'un même côté du ruban, telles que 160, 162 et 159, 161. Les prises d'air 163, 164 sont pourvues à leurs orifices d'entrée de rampes de brûleurs 174, 175, qui préchauffent l'air extérieur entrant dans les prises d'air sous l'action de l'aspiration du caisson de recuisson. Par l'effet du tirage naturel du caisson de recuisson, l'air extérieur est aspiré vers l'intérieur de la gaine. Pendant un premier temps, correspondant à la position du registre représenté sur la figure, on obtient un mouvement de gaz tel que celui représenté par les flèches en traits pleins. Dans un deuxième temps, la position des registres 165 et 166 ayant été modifiée, les courants de gaz prennent la configuration représentée par les flèches en traits interrompus. On obtient donc un mouvement altérnatif des courants gazeux tels que décrits précédemment (mai sans soufflage, en utilisant uniquement l'effet de cheminée de la gaine de recuisson). La figure 13 représente une autre forme de réalisation d'un caisson de recuisson conforme à l'invention. De meme qu'à la figure précédente, le caisson de recuisson représenté de manière très schématique dans lequel on n'a pas indiqué les fers à bois, rouleaux, alvéoles, etc..., est limité par des parois réfractaires 176 et 177 et par des parois métalliques 178, 179, percées d'une lucarne 180, 181. Par ces lucarnes 180, 181 passent des tubes-culottes 182 et 183 qui sont alimentés en air chaud, cet air peut être chauffé par exemple par des échangeurs situés dans le caisson de recuisson (non représentés). L'arrivée d'air dans les tubes-culottes est réglée par une vanne à deux positions 184, 185, qui permet d'émettre le gaz préchauffé par un tube ou par l'autre à intervalles bien déterminés. La feuille de verre étirée a été représentée en 186. Le fonctionnement de ce dispositif est le-suivant lorsque les vannes 184 et 185 sont placées dans la position représentée en traits pleins, l'air est dirigé selon les flèches 187, 188, lorsque l'on tourne les vannes de 90 de manière à ce qu'elles occupent la position dessinée en traits interrompus, l'air est envoyé dans la direction des flèches 189, 190. L'alternance est réalisée avantageusement selon une périodicité de l'ordre de 10 cycles/minute. REVENDICATIONS 1. Procédé de fabrication de verre en feuille selon lequel on alimente une zone d'étirage avec du verre fondu et on étire a partir de cette zone un ruban continu de verre qui est guidé a travers des zones dans lesquelles il se solidifie et se refroidit, caractérisé en ce que, dans au moins une zone située le long du ruban, ot la viscosité du verre est au moins égale à 107t6 poises et au plus égale à 1013 poises, on exerce suivant une direction transversale au trajet du ruban et périodiquement une force de déplacement de gaz, afin de produire ainsi déplacement fluctuant de gaz en travers du ruban. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on exerce cette force de déplacement de gaz périodiquement dans au moins une zone située le long du trajet du ruban où la viscosité du verre est au moins égale à 1010 poises. 3. Procédé selon la revendication 1 ou 2, dans lequel le ruban de verre est refroidi tout en s'élevant à travers un caisson de recuis son vertical dont la section est localement réduite à la base pour définir une fente d'entrée pour celui-ci, caractérisé en ce qu'on exerce périodiquement la force de déplacement de gaz dans cette fente d'entrée. 4. Procédé selon une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le ruban de verre est refroidi pendant qu'il s'él- ve à travers un caisson de recuisson vertical dont la section est localement réduite a la base pour définir une fente d'entrée pour celui-ci, caractérisé en ce qu'on exerce périodiquement ladite force de déplacement de gaz dans au moins une zone située dans le dit caisson vertical. 5. Procédé selon la revendication 1 ou 2, dans lequel le ruban de verre est plié au-dessus d'un rouleau plieur avant son passage à travers un caisson de recuisson horizontal, caractérisé en ce qu'on exerce périodiquement ladite force de déplacement de gaz dans au moins une zone située en aval dudit rouleau1 le lon du ruban. 6. Procédé selon une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le déplacement fluctuant des gaz est réalisé pratiquement sans augmenter la vitesse de refroidissement du ruban de verre. 7. Procédé selon une des revendications 1 à 6, caractérisé par la présence d'au moins une zone, le long du ruban où a lieu un déplacement des gaz et où ce déplacement est exclusivement dQ à l'application périodique d'une force de déplacement de gaz dans au moins une direction. 8. Procédé selon une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que, dans au moins une zone située le long du ruban, s'exerce périodiquement ladite force de déplacement de aaz suivant une certaine direction et suivant la direction inverse en travers dudit ruban, les forces agissant dans ces différentes directions transversalement au ruban étant alternativement exercées et relâchées avec un certain déphasage, produisant ainsi un déplacement de gaz d'un ou de chaque côté du ruban d'abord dans une première direction au-dessus de celui-ci, puis dans la direction inverse. 9. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que dans au moins une zone située le long du trajet du ruban, ladite force de déplacement de gaz s'exerce périodiquement dans une certaine direction et dans la direction inverse en travers de ce trajet, les forces s'exerçant dans ces différentes directions étant appliquées à des positions qui sont sensiblement directement opposées en travers de ce trajet et sont alternativement exercées et relâchées avec un certain déphasage. 10. Procédé selon la revendication 8 ou 9, caractérisé en ce que, dans au moins une zone situee le long du trajet du ruban, ladite force de déplacement de gaz s'exerce périodiquement dans une certaine direction et dans la direction inverse en travers de ce trajet, chaque application de force dans la première direction étant immédiatement suivie ou coïncidant avec le relâchement de la force dans la direction inverse. 11. Procédé selon une des revendications 1 à 10, caractérisé par la présence d'au moins une zone le long du trajet du ruban où le déplacement des gaz au-dessus de ce trajet a lieu par suite des applications successives d'une force dans cette zone à une fréquence telle qu'un état stable de courants de gaz ne peut pas s'établir le long de ce trajet ou ne peut pas s'établir pendant une période de temps suffisamment longue pour que le verre en soit affecté. 12. Procédé selon une des revendications 8 à 10, caractérisé par la presence d'au moins une zone le long du trajet du ruban où se produit une application et un relâchement déphasés de forces de déplacement de gaz et où la fréquence d'application de la force dans chaque direction est telle que la période de chaque cycle entre le commencement d'une application et le commencement de l'application suivante d'une force dans cette direction ne dépasse pas 10 minutes. 13. Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que la période d'application de la force et la période de relâchement constituant ledit cycle sont dans un rapport compris entre 1/2 et 2/1. 14. Procédé selon la revendication 12 ou 13, caractérisé en ce que chaque période d'application de force de chaque cycle a une durée de 1 à 10 secondes. 15. Procédé selon la revendication 14, caractérisé en ce que la période d'application et la période de relâchement de force de chaque cycle ont sensiblement la même durée. 16. Procédé selon une des revendications I à 15, caractérisé en ce que, dans au moins une zone située le long du trajet du ruban, ladite force de déplacement de gaz s'exerce périodiquement d'un cbté seulement du ruban. 17. Procédé selon une des revendications 1 à 16, caractérisé en ce que, dans au moins une zone située le long du trajet du ruban, ladite force de déplacement de gaz s'exerce périodiquement de chaque d té du ruban. 18. Procédé selon une des revendications 1 à 17, caractérisé en ce que, dans au moins une zone située le long du trajet du ruban, ladite force de déplacement de gaz est exercée périodiquement en soufflant un gaz dans 1 'environnement du ruban. 19. Procédé selon la revendication 18, caractérisé en ce que, dans au moins une zone située le long du trajet du ruban, ladite force de déplacement du gaz est exercée périodiquement en soufflant un gaz dans l'environnement du ruban à une vitesse de 1 à 50 mètres/seconde. 20. Procédé selon la revendication 18 ou 19, caractérisé en ce que, dans au moins une zone située le long du trajet du ruban, ladite force de déplacement de gaz est exercée périodiquement en soufflant un gaz dans l'environnement du ruban sous une pression de l'ordre de 100 à 1000 g/cm2 21. Procédé selon une des revendications 1 à 20, caractérisé en ce que, dans au moins une zone située le long du trajet du ruban, ladite force de déplacement de gaz est exercée périodiaue- ment par l'action de moyens mécaniques situés dans l'environnement du ruban. 22. Procédé selon une des revendications 1 à 21, caractérisé en ce sue les forces de déplacement de gaz qui provoquent des déplacement de gaz dans au moins une direction en travers du ruban d'un ou de chaaue côté de celui-ci, s'exercent aussi dans au moins une zone située le long du trajet du ruban où la viscosité du verre est inférieure à 107t6 poises. 23. Procédé selon la revendication 22, caractérisé en ce que les forces de déplacement de gaz qui provoquent des déplacements de gaz dans au moins une direction en travers du ruban d'un ou de chaque côté de celui-ci, s 1exercent dans une partie inférieure de la zone à travers laquelle le ruban de verre est étiré et où ses dimensions sont fixées. 24. Procédé selon une des revendications 1 à 23, caractérise en ce que ledit ruban est alimenté par du verre fondu en provenance de l'entière profondeur du bain de verre fondu, contenu dans un canal alimenté continuellement avec du verre fondu. 25. Procédé selon une des revendications 1 à 23, caracté risd en ce que le ruban est alimenté par du verre fondu en provenance des niveaux supérieurs d'une masse de verre fondu, contenue dans un canal alimenté continuellement en verre fondu. 26. Procédé selon une des revendications 1 à 23, carac térisé en ce que ledit ruban de verre est étiré à partir d'une couche de verre fondu flottant sur une masse de matière plus dense. 27. Dispositif pour fabriquer du verre en feuille et comportant une chambre d'étirage suivie d'un caisson de recuisson et des moyens d'étirage d'un ruban continu de verre à l'intérieur de cette chambre à partir d'une zone d'etirage alimentée avec du verre fondu et des moyens d'entraînement de ce ruban le long d'un trajet passant par cette chambre et par le caisson de recuisson, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens pour exercer périodiquement une force de déplacement de gaz dans au moins une zone située le long du trajet du ruban où la viscosité du verre, quand le dispositif est en fonctionnement, est au moins égale à 1O7,6 poises et est au plus égale à 1013 poises et dans au moins une direction transversale au trajet du ruban, provoquant ainsi un déplacement fluctuant des gaz au-dessus de celui-ci. 28. Dispositif selon la revendication 27 dans lequel le caisson de recuisson est un caisson vertical dont la section est localement réduite à la base pour définir une fente d'entrée pour le ruban, caractérisé en ce que des moyens sont prévus pour exer cer périodiquement une force de déplacement de gaz dans cette fente d'entree. 29. Dispositif selon la revendication 27 ou 28, dans lequel le caisson de recuis son est un caisson vertical dont la section est localement réduite à la base pour définir une fente d'entrée pour le ruban, caractérisé en ce que des moyens sont prévus pour exercer périodiquement une force de déplacement de gaz dans au moins une zone de ce caisson vertical. 30. Dispositif selon la revendication 27, comportant un rouleau plieur au moyen duquel, quand le dispositif est en fonctionnement, le ruban de verre est plié avant son passage dans ledit caisson de recuisson, ce caisson étant sensiblement horizontal, caractérisé en ce que des moyens sont prévus pour exercer pé- riodiquement une force de déplacement de gaz dans au moins une zone située en aval dudit rouleau, le long du trajet du ruban. 31. Dispositif selon une des revendications 27 G 30, caractérisé en ce que des moyens sont prévus pour exercer périodique- ment une force de déplacement de gaz dans une première direction et dans la direction inverse en travers du trajet du ruban, dans au moins une zone située le long de ce trajet, et en ce que des moyens de coordination sont également prévue pour faire en sorte que les forces agissant suivant ces différentes directions en travers du trajet du ruban soient alternativement exercées et relâ chées avec un certain déphasage, provoquant ainsi un déplacement de gaz d'abord dans une première direction, puis dans la direction inverse en travers du ruban. 32. Dispositif selon la revendication 31, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens Pour exercer lesdites forces zeha- sées à des positions qui sont directement opposes en travers du trajet du ruban. 33. Dispositif selon une des revendications 31 ou 32, caractérise en ce gue des -mosrens.sont prévus pour exercer n-eriodi- quement une force de dénlacer.ent e gaz dans une premi > re direction et dans la direction inverse en travers tu trajet du ruban, dans au moins une zone, et en ce aue des mosrtns de coordination sont prévus pour faire en sorte gue chaque an n licatt on de force dans la première direction soit immédiatement suivie ou coïncide avec le relâchement de la force exercée dans la direction inverse. 34. Dispositif selon une des revendications 27 a 33, caractérisé en ce que des moyens sont prévus pour exercer périodiquement une force de déplacement de gaz dans au moins une direction et seulement d'un côté du ruban, dans au moins une zone si- tuée le long du trajet de celui-ci. 35. Dispositif selon une des revendications 27 à 34, caractérisé en ce que des moyens sont prévus pour exercer périodiquement une force de déplacement de gaz dans au moins une direction de chaque côté du ruban, dans au moins une zone située le long du trajet de celui-ci. 36. Dispositif selon la revendication 35, caractérisé en ce que des moyens sont prévus pour exercer périodiauement une force de déplacement de gaz dans au moins une zone de chaque côté du ruban et au voisinage de l'un des bords de celui-ci, des moyens de coordination étant également prévus, de manière que les forces s'exercent alternativement sur les côtés opposés du ruban. 37. Dispositif selon une des revendications 27 à 36, caractérisé en ce que des moyens sont prévus pour exercer périodiquement une force de déplacement de gaz dans au moins une zone au voisinage de l'un des bords du ruban et suivant une direction transversale à celui-ci et aussi pour exercer périodiquement une telle force au voisinage du bord opposé du ruban et suivant la direction inverse, du même côté de celui-ci, des moyens de coordination étant également prévus pour que ces forces, agissant suivant des directions opposées à travers le trajet du ruban, s'exercent alternativement. 38. Dispositif selon une des revendications 27 à 37, caractérisé par des moyens pour exercer périodiquement des forces de déplacement de gaz dans au moins une zone au voisinage de chacun des bords opposés du ruban et de chaque côté de celui-ci afin de produire des déplacements de gaz à travers le ruban, des moyens de coordination étant également prévus pour que les forces de déplacement de gaz s'exercent à ces emplacements selon un cycle prédéterminé, afin de provoquer les déplacements de gaz d'abord dans une première direction, puis dans la direction inverse au-dessus du ruban, de chaque côté de celui-ci. 39. Dispositif selon la revendication 38, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens de coordination qui interviennent pour que les forces de déplacement de gaz agissant dans une certaine direction en travers du ruban, sur les côtés opposés de celui-ci, dans une zone donnée, située le long du trajet du ruban, s'exercent simultanément et alternativement avec les forces agissant dans la direction inverse en travers du ruban dans cette zone. 40. Dispositif selon la revendication 38, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens de coordination qui interviennent pour que les forces agissant dans une première direction en travers du ruban, d'un côté de celui-ci, s'exercent en même temps que les forces agissant dans la direction opposée sur l'autre côté du ruban1 et en alternance avec des forces qui inversent le déplacement des gaz de chaque côté du ruban. 41. Dispositif selon une des revendications 27 à 40, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens pour exercer priodiquement une force de déplacement de gaz dans au moins une zone située le long du trajet du ruban, en soufflant un aaz dans l'environnement de celui-ci. 42. Dispositif selon la revendication 41, caractérisé en ce qu'il comporte, dans au moins une zone située le long du trajet du ruban, au moins un injecteur de gaz et en ce que des moyens sont prévus pour exercer périodiquement ladite force de déplacement de gaz en soufflant un gaz dans l'environnement du ruban par cet injecteur. 43. Dispositif selon la revendication 42, caractérisé en ce qu'il comporte au moins une zone située le long du trajet du ruban, des injecteurs pour exercer des forces de déplacement de gaz à différentes positions dans l'environnement du ruban un conduit d'alimentation commun étant prévu pour ces dispositifs, ainsi que des moyens de distribution de gaz comprenant des vannes électro-pneumatiques pour relier successivement les différents injecteurs à ce conduit commun. 44. Dispositif selon une des revendications 27 à 43, caractérisé en ce qu'il comporte des ouvertures dans la paroi pé riphérique du caisson de recuis son et des moyens de fermeture commandés pour contrôler la circulation des gaz à travers lesdites ouvertures sous l'action du tirage naturel, de sorte que les forces de déplacement de gaz sont exercées périodiquement dans au moins une direction, en travers du ruban, par ce courant de gaz. 45. Dispositif selon une des revendications 27 à 44, caractérisé en ce qu'il comporte, dans au moins une zone située le long du trajet du ruban, au moins une hélice pour exercer périodiquement ladite force de deplacement de gaz. 46. Dispositif selon une des revendications 27 à 45, caractérisé en ce qu'il comporte aussi des moyens pour exercer des forces de déplacement de gaz en travers du trajet du ruban, d'un côté ou de chaque côté de celui-ci, dans une partie inférieure de la chambre. 47. Dispositif selon une des revendications 27 à 46, caractérisé en ce qu'il comporte un canal d'alimentation de verre en fusion pour maintenir un bain de verre en fusion, dont la profondeur est telle que le ruban de verre est alimenté en verre fondu à partir de toute la profondeur de ce bain. 48. Dispositif selon une des revendications 27 à 46, caractérisé en ce qu'il comporte un canal d'alimentation en verre fondu pour maintenir un bain de verre fondu d'une profondeur telle que le verre fondu, qui alimente le ruban, provient des niveaux supérieurs de ce bain. 49. Dispositif selon une des revendications 27 à 47, caractérisé en ce qu'il comprend un canal d'alimentation de verre fondu le long duquel du verre fondu s'écoule pour alimenter ladite zone d'étirage, tout en flottant sur une masse de matière ayant une plus grande densité.