La présente invention concerne un dispositif anti-givre pour un outil à commande pneumatique. On sait que l'échappement d'un outil pneumatique constitue une source froide, l'air soumis à une détente brutale pouvant ainsi atteindre une température de l'ordre de -35 à -40 C. On sait également que l'air d'échappement ne peut ttre rejeté directement dans l'atmosphère en raison du bruit qui en résulterait. On doit donc lui faire traverser diverses chicanes que l'on aménage autour du corps du marteau. Cette disposition engendre un rapide refroidis- sement du corps de l'outil en cours de fonctionnement, pouvant al- ler jusqu'à un givrage provoquant l'immobilisation du piston de 1' appareil, et par conséquent une mise hors service momentanée de ce dernier. Bien entendu, cet inconvénient est surtout sensible pen- dant les périodes de froid, ou lorsque l'air comprimé est humide. L'invention a pour but de réaliser un dispositif anti- givre capable d'éviter cet inconvénient. Un dispositif anti-givre suivant l'inventions pour un ou- til comprenant un piston mobile dans le cylindre d'un corps à la partie haute duquel se trouve un distributeur de commande, des orifices d'échappement d'air débouchant latéralement dans ledit cylindre, tandis qu'un silencieux d'échappement entoure le corps de l'outil, est caractérisé par les mesures suivantes prises en com- binaison: - les orifices d'échappement débouchent dans une ou plu- sieurs chambres du silencieux qui sont séparées du corps du mar- teau par un manchon de matériau thermiquement isolant interrompu seulement au niveau desdits orifices; - Cette ou ces chambres sont reliées à l'extérieur par 1' intermédiaire d'au moins un conduit d'évacuation, les parois de ce conduit d'évacuation s'étendant à distance du corps du marteau. Suivant une caractéristique supplémentaire de l'invention, le silencieux délimite au-dessus et au-dessous de la ou des cham- bres précitées deux chambres hermétiquement closes pouvant être éventuellement remplies d'un produit isolant, qui évite le refroi- dissement des zones naturellement chaudes du corps du marteau, et qui favorise ainsi le réchauffement du cylindre par conduction, les calories provenant desdites zones naturellement chaudes s'écoulant dans la masse métallique du corps. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, permettra de mieux comprendre les caractéristiques de l'invention. - Figure 1 est une vue en section longitudinale d'un marteau brise-béton équipé conformément à l'invention. - Figure 2 est une section II-II (fig 1). On a représenté sur les dessins un marteau brise-béton qui comprend de façon connue un piston percuteur 1 coulissant longitudi- nalement à l'intérieur d'un corps 2 à la partie haute duquel se trouve un distributeur de commande 3. Ses orifices d'échappement d' air 4 débouchent radialement dans le cylindre 5 du corps 2, et ce dernier est entouré sur toute sa hauteur par un silencieux d'échap- pement 6. Suivant une disposition propre à l'invention, un manchon de matériau thermiquement isolant 7 interrompu seulement au niveau des orifices 4 sépare le corps 2 d'une chambre annulaire 8 dans laquel- le débouchent les orifices 4. La chambre annulaire 8 est par ail- leurs reliée à l'extérieur par l'intermédiaire d'un conduit d'éva- cuation 9 parallèle au grand axe du marteau. Ce conduit 9 chemine le long de la paroi externe du silencieux 6, et il comporte une sé- rie d'orifices de sortie 10 près de l'extrémité inférieure du silen- cieux. Le silencieux 6 délimite par ailleurs deux chambres annulai- res hermétiquement closes 11 et 12 au-dessus et au-dessous de la chambre annulaire 8. On remarque que la chambre 12 sépare le conduit 9 précité du corps 2 du marteau (fig 2). Le fonctionnement est le suivant: L'air d'échappement qui est frais puisqu'il vient de subir une brusque détente, et qui sort des orifices 4 à une température voisine, en service, de -35 à -4O'C, est évacué directement vers 1' extérieur, à travers les chicanes formées par le conduit 9, sans ja- mais rencontrer sur son trajet la moindre surface métallique. On sait, en effet, que le silencieux 6lui-même est fait en uan matériau robuste, mais non métallique, et mauvais conducteur de la chaleur. Cet air d'échappement ne peut donc pas refroidir le marteau. Par ailleurs, les deux chambres annulaires closes Il et 12 évitent le refroidissement par convection des zones naturellement chaudes du marteau. Les calories provenant de ces zones naturelle- ment chaudes peuvent donc s'écouler directement, par conduction, dans la masse métallique du corps 2, en direction de la zone centra- le du cylindre dont on veut éviter le refroidissement, suivant les flèches 13. Le marteau brise-béton ainsi équipé est à l'abri de tout refroidissement excessif, et par conséquent de tout phénomène de gi- vrage susceptible d'immobiliser le piston t dans le cylindre 5 du corps 2. On remarque que l'évacuation "directe" de l'air d'échappe- ment vers l'extérieur peut avoir lieu sans nuire à l'efficacité du silencieux, le circuit d'échappement comportant toujours des chica- nes anti-bruit. Bien entendu, on ne sortirait pas du domaine de l'invention en aménageant deux conduits d'évacuation 9 dans le silencieux, ou même davantage, l'essentiel étant que ces conduits restent séparés du corps 2 du marteau par la chambre hermétiquement close 12(fig2). REVENDICATIONS 1. Dispositif anti-givre pour un outil pneumatique com- prenant un piston mobile dans le cylindre d'un corps à la partie haute duquel se trouvent un distributeur de commande, des orifices d'échappement d'air débouchant latéralement dans ledit cylindre, tandis qu'un silencieux d'échappement entoure le corps du marteau, caractérisé par les mesures suivantes, prises en combinaison - les orifices d'échappement débouchent dans une ou plusieurs chambres du silencieux qui sont séparées du corps du mar- teau par un manchon de matériau thermiquement isolant interrompu seulement au niveau desdits orifices; - cette ou ces chambres sont reliées à l'extérieur par 1' intermédiaire d'au moins un conduit d'évacuation, les parois de ce conduit d'évacuation s'étendant à distance du corps du marteau. 2. Dispositif suivant la renvendication 1, caractérisé en ce que le silencieux délimite au-dessus et au-dessous de la ou des chambres précitées deux chambres hermétiquement closes qui évitent le refroidissement des zones naturellement chaudes du corps du marteau, et qui favorisent ainsi le réchauffement du cylindre par conduction, les calories provenant desdites zones naturellemnnt chaudes s'écoulant dans la masse métallique du corps, par conducti- bilité.