Dans des applications commerciales, industrielles et domestiques, il est souvent nécessaire de déterminer rapidement la position d'un corps mobile. Par exemple, dans tous les types d'instruments de mesure, divers dispositifs utilisés à distance ont été conçus pour déter- miner la position, la vitesse et/ou la direction du mouvement d'objets tels que des arbres, des cadrans ou des aiguilles d'instruments de mesure, etc. Il est également souhaitable de pouvoir adapter un équipement existant à des appareils de lecture à distance, afin que des cadrans et des instruments de mesure soient adaptés à un équipement existant pour pouvoir être aisément lus par de nouveaux types d'appareils de lecture à distance. Par exemple, dans des systèmes de distribution de l'énergie électrique, un équipement générateur d'énergie suffisant doit être disponible constamment pour fournir la puissance demandée pendant des périodes relativement courtes de consommation maximale, la plus grande partie de cet équipement restant cependant inactive pendant la période restante, la plus grande, de chaque jour. Pour inciter par des tarifs préférentiels à consommer de l'énergie pendant les périodes de demandes minimales ou même pour pouvoir mettre hors circuit certaines parties non essentielles de la charge d'un consommateur lorsque ce dernier dépasse une consommation allouée préalablement, il est nécessaire de déterminer rapidement le taux de consommation d'un consommateur, communément appelé "demande" pendant un intervalle de temps prédéterminé. Des procédés et des techniques classiques dans lesquels un surveillant de compteurs se déplace d'une maison à l'autre et observe visuellement chaque compteur sont impossibles à mettre en oeuvre dans de tels types d'application. Jusqu'à présent, à l'exception de procédés antérieurs tels que celui mis au point par Charles J. Cain, cette mesure des demandes a été généralement rendue possible uniquement par la mise en oeuvre de compteurs équipés spécialement qui, à la fois, sont coûteux à fabriquer et doivent être utilisés à la place des compteurs existants. Ainsi, les brevets des Etats-Unis d'Amérique NO 4 007 454 et - 2463934 NI 3 500 365 décrivent un système de mesure à distance dans lequel un transducteur électrique ou magnétique explore le cadran d'un instrument de mesure en induisant un champ électrique (NI 4 007 454) ou magnétique (NI 3 500 365) tournant, comprenant l'aiguille de l'instrument de mesure, sans mettre en oeuvre de pièces mécaniques se déplaçant les unes par rapport aux autres, ce qui réduit les zones de dérangement possible du dispositif de mesure. Les champs produits dans les systèmes décrits dans le brevet précité ont un axe de rotation qui coïncide avec l'axe de rotation de l'aiguille de l'instrument de mesure. Un dispositif ou une électrode de lecture ou de détection de champ est placé dans le champ électrique, symétriquement par rapport à l'axe de rotation de l'aiguille de l'instrument de mesure, afin de détecter un changement de tension en réponse au passage du champ électrique tournant en travers de l'élément rotatif, et d'émettre un signal de sortie qui dépend de ce changement de tension. La théorie sur laquelle est basé le système décrit dans le brevet NO 4 007 454 précité est que le champ électrique tournant peut être relié par couplage capacitif à l'aiguille de l'instrument de mesure tant que cette dernière est réalisée dans une matière dont la constante diélectrique est sensiblement distincte de celle du milieu environnant, l'aiguille revenant ensuite en position de couplage capacitif avec l'électrode de lecture. Des variations du signal transmis à l'électrode de lecture donnent une indication de la perturbation du champ et, par conséquent, de la position de l'aiguille de l'instrument de mesure. Bien que ce système donne totalement satisfac- tion et convienne à des installations dans lesquelles l'aiguille de l'instrument de mesure-est isolée de l'axe qui la supporte et sur lequel elle est montée, dans les cas o l'aiguille est mise à la masse (comme dans des applications ou i il. 'existe aucune isolation entre l'aiguille et l'axe), la technique indiquée ci-dessus peut rencontrer certaines difficultés. Ces dernières résultent du fait qu'une partie importante du signal peut ètre dérivée vers la mass: plutôt que renvoyée à l'électrode de lecture. Il est donc souhaitable de développer un système particulièrement adapté à des aiguilles d'instrument de mesure du type à la masse, ce système éliminant les problèmes posés par la transmission, du fait du couplage capacitif, du signal des électrodes de commande à l'aiguille de l'instrument de mesure, puis par le retour à l'électrode de lecture. L'invention concerne un système qui comprend un élément transducteur conçu pour le contrôle à distance de la position, la vitesse et/ou la direction du mouvement d'un élément mobile ou en mouvement, en particulier dans les cas o l'élément mobile est réalisé dans une matière ayant une conductivité électrique ou une constante diélectrique qui diffère sensiblement de celle du milieu environnant. Bien que le système selon l'invention soit conçu principalement pour permettre le contrôle à distance d'aiguilles mises à la masse, il est également applicable à des éléments mobiles qui ne sont pas nécessairement mis à la masse, pourvu que ces éléments satisfassent l'exigence d'être réalisés dans une matière dont la conductivité électrique ou la constante diélectrique diffère sensiblement de celle du milieu environnant. D'une manière générale, une forme préférée de réalisation de l'invention produit d'abord un champ électrique présentant des caractéristiques électriques prédéterminées et mesurables, exemptes d'effets d'altéra- tion. Le champ électrique est produit par un circuit de commande dans lequel une source de tension polyphasée est appliquée à plusieurs électrodes de production d'un champ, disposées suivant un réseau symétrique et pour chacune desquelles la tension polyphasée constitue un signal d'entrée prédéterminé. La phase du signal d'entrée appliqué à chaque électrode diffère de celles des signaux d'entrée 'appliqués aux autres électrodes. Les électrodes précitées sont disposées de manière que le champ électrique formé lorsque le circuit de commande applique des signaux auxdites électrodes entoure l'élément mobile à contrôler. Un souscircuit ou un élément de circuit de détection est relié électriquement à chaque ligne d'entrée afin d'en détecter des variations dues à l'effet d'altération engendré dans le champ électrique par la présence de l'élément mobile dans ce champ. Les variations ainsi produites et conçues peuvent être converties en une information intelligible, représentative de la position de l'élément mobile et pouvant être transmise à un poste prédéterminé de réception. L'appareil décrit ci-dessus, qui peut être considéré comme un appareil de transduction électrique, présente la possibilité de contrôler ou d'indiquer la position de l'aiguille d'un cadran de mesure à tout instant donné, sans nécessiter l'utilisation d'une liaison mécanique avec l'instrument de mesure et sans mettre en oeuvre des éléments peu fiables tels que des cellules photo- électriques. La seule connexion réalisée avec l'instrument de mesure s'effectue par l'intermédiaire du champ électrique. Lors de l'exploration du cadran de tout instrument de mesure donné, comme décrit dans le présent mémoire, le champ électrique peut être induit électroniquement sans nécessiter d'autres éléments mécaniques se déplaçant les uns par rapport aux autres, ce qui réduit le risque d'apparition de problèmes d'entretien pour le dispositif de lecture de l'instrument de mesure. En outre, l'appareil et le procédé selon l'invention n'utilisent pas de commutateur produisant des étincelles et ils peuvent donc être mis en oeuvre dans des atmosphères explosives. Alors que les dispositifs décrits dans les brevets NI 4 007 454 et NI 3 500 365 précités utilisent un champ électrique ou magnétique tournant avec une électrode ou une bobine de lecture, placée symétriquement dans le champ par rapport à l'axe de rotation de l'élément rotatif, cette électrode ou cette bobine étant reliée par couplage capacitif à l'aiguille de l'instrument de mesure par l'intermédiaire du champ électrique tournant, l'électrode de lecture est supprimée de l'appareil et du procédé de l'invention. Bien que le champ électrique soit relié par un couplage capacitif à l'aiguille de l'instrument de mesure ou à tout autre objet mobile, aucun couplage de retour avec une électrode quelconque de lecture n'est nécessaire, et la position de l'élément mobile est déterminée par le déséquilibre résultant dans le circuit de commande produisant le champ électrique. Dans une forme préférée de réalisation selon l'invention, le champ électrique est obtenu par l'application d'une tension polyphasée à un réseau circulaire d'électrodes qui, lorsqu'elles sont excitées, produisent un champ électrique tournant, et on utilise une impédance élevée à l'entrée de chaque électrode pour réaliser la lecture d'une manière plus sensible. Un réseau de sommation, par exemple un réseau résistif, produit une somme nette (algébrique) de toutes les composantes en un point de sommation o un dispositif de mesure prélève la somme vectorielle des potentiels des branches pour déterminer l'emplacement et l'amplitude du déséquilibre ou de la variation présenté par le réseau. Bien que soit mentionnée, dans la description de la forme préférée de réalisation de l'invention, l'utilisation d'un champ électrique tournant, d'autres champs peuvent également être utilisés pourvu que (1) le comportement des éléments du circuit de commande permette d'obtenir un champ particulier qui, en l'absence de tout effet d'altération, est connu et mesurable, et que (2) l'élément mobile produise un effet d'altération sur le circuit de commande par l'intermédiaire de son effet perturbateur sur le champ. Par exemple, une série de champs, superposés les uns aux autres, ou bien une trame, peuvent être utilisés. La plus grande partie du présent mémoire porte sur la description d'une forme de réalisation utilisant un champ électrique. Cependant, il convient de noter que les mêmes concepts s'appliquent à une forme de réalisation à champ magnétique, pourvu que l'aiguille mobile réagisse magnétiquemerit. Le cadre de l'invention contient donc les formes de réalisation à champ magnétique aussi bien que celles à champ électrique, bien qu'il ne soit question que d'un champ électrique dans la plus grande partie du présent mémoire. L'invention concerne donc un appareil perfectionné pour le contrôle à distance de la position, la vitesse et/ou la direction du mouvement d'un élément mobile, même dans le cas o ce dernier est mis à la masse. L'invention concerne également un appareil et un procédé destinés à mesurer des variations du signal d'entrée d'un circuit de commande d'un champ électrique, lesquelles variations sont représentatives de la position de l'élément mobile dans le champ. Le procédé et l'appareil perfectionnés selon l'invention permettent le contrôle à distance de la position d'aiguilles d'instruments de mesure, et notamment d'aiguilles mises à la masse. Le contrôle de la position d'une aiguille d'instrument de mesure consiste à réaliser la somme vectorielle des signaux d'entrée de tension polyphasée appliqués à des électrodes produisant un champ électrique, la position de l'aiguille pouvant être déterminée à partir de cette somme vectorielle. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemple nullement limitatif et sur lesquels: la figure 1-est un schéma d'une forme simple de réalisation du circuit mettant en oeuvre le concept de la présente invention; la figure 2 est un schéma d'un transducteur selon l'invention, ainsi que de son circuit de commande; et la figure 3 est un schéma de câblage montrant la connexion du transducteur avec un circuit de détection. D'une manière générale, l'invention concerne un système destiné à détecter une perturbation apparaissant dans un champ électrique par captage du déséquilibre ou de la variation résultant de cette perturbation dans le circuit de commande du champ. Une telle technique exige que la source d'alimentation en énergie, produisant le champ électrique, puisse faire l'objet de mesures et que des variations de ces mesures soient proportionnelles à l'intensité et à la direction de la perturbation. A titre d'exemple du concept utilisé dans la présente invention, on peut se référer à présent à la figure 1 qui montre l'application d'une différence de potentiel variable entre des sources de tension 0A et 0B et des points A et B. Les impédances RA et RB sont de même valeur, de même que des résistances d'écoulement ou des impédances RC1 et RC2. Le résultat de ce montage est que la différence de potentiel entre le point de sommation PS et l'élément indiqué en A (par exemple une électrode) est égale à la différence de potentiel entre le même point de sommation et l'élément indiqué en B (électrode). Si un objet, et plus particulièrement un objet mis à la masse, ayant une conductivité électrique ou une constante diélectrique différant sensiblement de celle de l'espace entourant les éléments A et B, est placé à proximité immédiate de l'un ou l'autre des éléments A et B, il engendre une variation de la différence de potentiel entre cet élément et les autres composants du système. Etant donné que le ou les éléments adjacents à l'objet précité ne font partie que d'un réseau constitué de composants interdépendants RA, A, RC1, le point de sommation PS, RC2, RB et B, la variation de la charge de cet élément entraîne des variations correspon- dantes dans les autres éléments, par exemple dans la ligne comprise entre l'impédance RA ou RB et le point A ou B, respectivement. Le point de sommation PS est, par définition des valeurs des composants, le centre électrique du système. On peut alors utiliser la différence de potentiel entre le point de sommation et le point de référence pour des sources de commande de 0A et 0B pour déterminer l'amplitude de la perturbation provoquée par un objet placé à proximité de l'élément A ou de l'élément B, et la direction de la perturbation indique lequel des deux éléments A et B fait l'objet de cette perturbation. Il convient de noter que pour qu'un tel montage fonctionne, il est nécessaire que l'impédance électrique d'un ou plusieurs éléments tels que A ou B subisse une variation en réponse à la position de l'objet. Ceci exige que le champ dépende du temps ou qu'il se produise un mouvement relatif entre l'objet détecté et le champ. Par conséquent, un objet en position fixe peut être contrôlé si le champ se déplace, ou bien un objet en mouvement peut être contrôlé si le champ est fixe. Les figures 2 et 3 sont des exemples de dispositions de trois des systèmes tels que celui montré sur la figure 1, dans un réseau radial permettant de mesurer la déviation angulaire d'un objet. De manière générale, la partie restante du système selon l'invention comprend un dispositif destiné à produire un champ électrique, et de préférence un champ électrique tournant, et utilisant un réseau circulaire d'électrodes recevant des signaux d'entrée égaux, mais de phases différentes. Si toutes les tensions des signaux d'entrée font l'objet d'une somme vectorielle, on ne discerne normalement aucune résultante au point de sommation, car la somme vectorielle de toutes les tensions est nulle au centre. Cependant, en face d'un cadran d'instrument de mesure ou de tout autre objet se déplaçant ou tournant de telle façon que le champ produit par les électrodes entoure l'objet mobile, une différence apparaît dans le résultat. L'aiguille de l'instrument de mesure, et en particulier une aiguille d'instrument de mesure mise à la masse et dont la conductivité électrique ou la constante diélectrique différe de celle du milieu environnant, établit un circuit entre les électrodes et la masse, de manière à écouler une quantité mesurable d'énergie du champ et à réduire ainsi le potentiel de la ou des électrodes les plus voisines. La somme vectorielle de la tension d'entrée, qui n'est plus alors nulle, est proportionnelle à la position angulaire de l'aiguille de l'instrument de mesure, ou représentative de cette position angulaire. Le signal résultant peut alors être contrôlé par l'un quelconque de plusieurs moyens bien connus, et converti en une information intelligible qui peut ensuite être transmise vers un poste prédéterminé de réception. La figure 2 représente le transducteur, désigné globalement en 10, placé à proximité immédiate de la face d'un instrument 11 de mesure comportant une aiguille 12. Le transducteur 10 est placé de manière que l'axe du champ électrique produit par ses électrodes 14 définisse un trajet parallèle au trajet circonférentiel parcouru par l'aiguille tournante de l'instrument de mesure et englobant cette aiguille. Selon l'invention, il n'est pas nécessaire que le champ électrique soit tournant ni qu'il soit circulaire. Il suffit que le champ électrique ait une dimension et une forme connues, qu'il soit symétrique par rapport au mouvement de l'aiguille de l'instrument de mesure, qu'il puisse être mesuré et qu'il englobe l'aiguille. Il convient de noter qu'un film métallique ou un conducteur 16 part d'une source de tension électrique (généralement monophasée), par exemple une ligne d'alimenta- tion électrique ou autre. Un dispositif 17 de contrôle de signaux, de conception classique, est monté de manière à ignorer les variations normales de tension apparaissant sur le fil conducteur 16, mais de manière à détecter certaines formes spéciales de tension (qui peuvent être superposées à la tension normale par un poste placé à distance et qui constituent une demande pour une lecture de l'instrument de mesure). Le dispositif 17 réagit à ces formes particulières de tension en fermant un dispositif de commutation tel que celui représenté par un relais LM. Dans ce montage, le relais Ll ou tout autre dispositif de commutation peut être excité à distance afin d'actionner le transducteur 10. Les fils 16 aboutissent à un déphaseur 18 qui convertit la tension monophasée en une tension à plusieurs phases, par exemple trois phases, pour produire le champ électrique tournant. Il apparaît donc que, lorsqu'on souhaite effectuer une lecture de l'instrument 11 de mesure, on applique un signal d'interrogation au fil conducteur 16 afin que le dispositif de contrôle de signaux excite le relais pour fermer un contact L1-1. Lorsque le contact L1-1 est fermé, la tension monophasée du fil 16 est éclatée par le déphaseur 18 en une tension polyphasée, par exemple, comme représenté, une tension triphasée dont les trois phases sont espacées d'un certain angle. Selon une propriété caractéris- tique d'une tension polyphasée convenablement appliquée, on obtient un champ électrique qui tourne autour de la face du transducteur 10. L'aiguille 12 du cadran, qui est réalisée dans une matière ayant une constante diélectrique ou une conductivité -électrique sensiblement différente de celle du milieu environnant, provoque un écoulement de l'énergie du champ, ce qui entraîne une diminution de la tension entre l'entrée et les électrodes adjacentes 14. Il en résulte un déséquilibre entre les signaux d'entrée et ce déséquilibre peut être détecté comme décrit ci-après. D'une manière générale, toute matière donne satisfaction, par exemple un métal, une céramique ou une matière plastique; cependant, dans le cas de l'aiguille mise à la masse, il est préférable d'utiliser un métal. On peut voir que le fil ou conducteur 16 est connecté par le contact L1-1 de relais au déphaseur 18. Ce dernier n'est pas représenté en détail, car il est de conception classique et bien connu de l'homme de l'art. Il est cependant évident qu'un tel déphaseur 18 peut produire une tension polyphasée, c'est-à-dire une tension à deux phases, trois phases ou à tout nombre quelconque de phases. Il peut être préférable d'utiliser une tension triphasée, car elle est fréquemment disponible sur les lignes classiques d'alimentation, ce qui peut rendre inutile le déphaseur 18. Si une tension triphasée est disponible au secteur, on utilise trois contacts tels que le contact L1-1, à savoir un contact pour chaque fil du câble triphasé, et le déphaseur 18 est remplacé par trois inverseurs de phase de manière que le signal d'entrée appliqué au transducteur comprenne les trois phases originales et leurs inverses. Les six fils ou conducteurs représentés sur la figure 3 à la sortie du déphaseur 18 sont indiqués en A, B et C, -A, -B et -C, ces références désignant également les polarités positive et négative des trois phases: phase A, phase B et phase C. On peut observer que le fil +A est connecté à une électrode 25 par l'intermédiaire d'un composant 35 à grande impédance ou résistance, et que le fil -A est connecté à une électrode 22 par l'intermédiaire d'un composant 32 à grande impédance ou résistance, ces deux électrodes étant opposées diamétralement sur le transducteur 10. De la même manière, le fil B est connecté à une électrode 21 par l'intermédiaire d'une résistance 31 et le fil -B est connecté à une électrode 24, diamétralement opposée à la précédente, par l'intermédiaire d'une résistance 34. D'une manière similaire, le fil C est connecté à une électrode 20 par une résistance 30 et le fil -C est connecté à une électrode 23, diamétralement opposée à la précédente, par l'intermédiaire d'une résistance 33. Les paires d'électrodes diamétralement opposées 20, 23; 21, 24; et 22, 25 sont câblées chacune de manière qu'une électrode, par exemple l'électrode 20, soit connectée au côté positif d'une phase (par exemple la phase C), et que l'autre électrode, à savoir l'électrode 23, soit connectée au côté négatif de la même phase. Par conséquent, une tension appliquée aux deux électrodes fait apparaître des polarités opposées sur les deux électrodes de la même paire, de sorte qu'un champ électrique soit engendré entre les deux électrodes 20, 23; 21, 24; et 22, 25 de chaque paire. Il apparaît à l'homme de l'art que, grâce à ce montage, lorsque la phase C atteint sa tension de crête, le champ électrique formé entre les électrodes 20 et 23 est le plus fort. Après un déphasage électrique de 1200, lorsque la phase suivante B atteint sa tension de crête, le champ électrique le plus fort est formé entre les électrodes 21 et 24; et il en est de même pour les électrodes 22 et 25, lorsque la phase A atteint sa tension de crête. On obtient ainsi un champ électrique tournant. Un réseau de sommation constitué, par exemple, de plusieurs résistances d'écoulement 40, 41, 42, 43 et 45, est placé dans un "sous-circuit" de détection aboutissant à un point 50 de sommation. Le réseau de sommation précité, tel que les résistances 40-45, provoque l'échantillonnage de tensions de chaque ligne d'entrée vers chaque électrode 20-25 et l'application de ces/tensions au point de sommation. Au point 50 de sommation, un élément classique d'équipement, par exemple un comparateur 13 de phase, est utilisé pour réaliser la somme vectorielle des différences de potentiel appliquées à toutes les entrées. En temps normal, lorsqu'aucune aiguille d'instrument de mesure n'est placée en face des électrodes 20-25, la somme vectorielle des tensions au point 50 de sommation devrait être nulle. Cependant, sous l'effet de la présence de l'aiguille 12 de l'instrument de mesure, les signaux d'entrée des électrodes 20-25 les plus proches de l'aiguille passent de la tension de consommation à la masse afin de créer un déséquilibre ou une variation des signaux d'entrée. L'information recueillie par l'équipement de somma- tion au point 50 de sommation est transmise par une ligne 15 au comparateur 13 de phase o sa phase est comparée à toute phase de référence, par exemple celle du signal -C. Cette différence de phase est transformée en une information intel- ligible qui est représentative de la position de l'aiguille mobile 12 et qui peut être transmise à un emplacement prédé- terminé de réception par l'intermédiaire d'une unité 19 d'interface de lignes de secteur. Les électrodes 20-25 peuvent être réalisées par impression sur une plaque de support comme décrit dans le brevet n0 4 007 454 précité, sauf qu'on ne réalise aucune électrode de centrage ou de lecture comportant des sorties, car ces dernières ne sont pas nécessaires dans la forme de réalisation décrite. En variante, les électrodes de commande peuvent être configurées comme décrit dans la demande de brevet des Etats-Unis d'Amérique n0 728 119, déposée le 30 septembre 1976. De plus, les résistances 30-35 et 40-45 et les réseaux associés aboutissant à un point 50 de sommation peuvent être réalisés par dépôt sur la même plaque de support. Dans le montage décrit ci-dessus, on voit que-le champ électrique prend normalement la forme d'un circuit relativement large s'étendant de l'une des électrodes (par exemple l'électrode 20) vers l'électrode diamétralement opposée (électrode 23). Lorsque l'aiguille 12 du cadran est placée à proximité de l'électrode 20, par exemple, le champ électrique la traverse et, par suite de la présence de la matière diélectrique différente de l'aiguille 12, une diminu- tion de tension ou de potentiel apparaît à proximité de- l'électrode 20. Cette diminution de tension provoque un déséquilibre ou une variation de l'état du point de sommation indiqué précédemment, car le signal d'entrée appliqué à l'électrode 20 est soumis à une variation de tension et la somme vectorielle n'est plus nulle. Au point 50 de sommation, l'amplitude de la perte de tension ainsi que sa direction deviennent apparente, ce qui constitue une information intel- ligible disponible pouvant être transmise à une position de réception. L'information provenant de l'équipement au point de sommation est mesurée par le comparateur de phase classique 13 et elle peut être transmise à la ligne d'alimen- tation par une unité classique 19 d'interface afin d'être reçue par un équipement de facturation situé dans le poste d'interrogation. Les dessins décrits ci-dessus peuvent également être appliqués à la forme de réalisation à champ magnétique pourvu que l'on suppose que les élements 14 soient des bobines à la place d'électrodes et que l'on réalise que l'aiguille 12 réagit magnétiquement. L'invention concerne donc un appareil perfec- tionné pour déterminer à distance l'orientation angulaire, la vitesse et/ou le sens de rotation d'objets en mouvement en utilisant le déséquilibre engendré dans le circuit de commande d'un champ électrique par la position de l'objet en mouvement. Il est évident que de nombreuses modifications peuvent être apportées à l'appareil décrit et représenté sans sortir du cadre de l'invention. Par exemple, comme mentionné précédemment, le champ électrique produit n'est pas nécessai- rement un champ électrique tournant ni un champ électrique circulaire, laseule condition à respecter étant que le champ électrique ait une forme donnée et que ses signaux d'entrée puissent être mesurés. De plus, bien que la description porte principalement sur l'utilisation d'une aiguille d'instrument de mesure mise à la masse, il n'est pas absolument nécessaire d'utiliser une telle aiguille pour la mise en oeuvre satis- faisante de l'appareil selon l'invention, bien que l'on pense que cet appareil fonctionne particulièrement bien pour le contrôle d'aiguilles mises à la masse. En outre, il n'est pas nécessaire que l'élément mobile soit une aiguille d'instru- ment de mesure ou un élément rotatif, car tout autre type d'élément mobile (même mobile linéairement), réalisé dans une matière ayant une constante diélectrique ou une conducti- bilité électrique différant sensiblement de celle du milieu environnant et se déplaçant dans un champ électrique de forme connue, peut être utilisé. REVENDICATIONS 1. - Appareil pour le contrôle à distance de la position, la vitesse et/ou la direction du mouvement d'un élément mobile (12) réalisé dans une matière ayant une conductivité électrique ou une constante diélectrique sensi- blement différente de celle du milieu ambiant, l'appareil étant caractérisé en ce qu'il comporte un dispositif destiné à produire un champ électrique ayant des caractéristiques électriques données et exempt de tout effet d'altération, ce dispositif comprenant un circuit de commande qui comporte une source de tension reliée à plusieurs électrodes (20-25) formant un champ électrique, cette source appliquant un signal d'entrée prédéterminé à chacune des électrodes, lesdites électrodes étant disposées de manière que le champ électrique englobe l'élément mobile, le circuit de commande comprenant un élément de circuit de détection destiné à détecter des variations des signaux d'entrée du circuit de commande dues à l'effet d'altération produit dans le champ électrique par ledit élément mobile, de manière que lesdites variations puissent être converties en une information intelligible et représentative de la position de l'élément mobile, cette information pouvant être transmise à un poste prédéterminé de réception. 2. - Appareil selon la revendication 1, caracté- risé en ce que la source de tension est une source de tension polyphasée, l'élément de circuit de détection pouvant notam- ment comprendre une résistance de valeur relativement élevée montée entre la source de tension polyphasée et chaque élec- trode de production de champ, une branche de chaque entrée aboutissant à un point (50) de sommation et un élément (13) de mesure permettant d'obtenir la somme vectorielle des potentiels de chaque branche pour déterminer la position du déséquilibre sur la rangée d'électrodes et l'amplitude de ce déséquilibre. 3. - Appareil selon la revendication 1, caracté- risé en ce que les électrodes de production de champ forment une rangée symétrique, l'élément mobile pouvant notamment être une aiguille (12) d'instrument (11) de mesure, lesdites électrodes (20-25) pouvant être disposées suivant un cercle dont le plan est parallèle et adjacent au plan de rotation de ladite aiguille de l'instrument de mesure. 4. - Appareil selon la revendication 1, caracté- risé en ce que l'élément mobile est une aiguille (12) d'instrument (11) de mesure et en ce que le dispositif destiné à produire un champ électrique comprend une plaque (10) disposée en face et parallèlement, à une certaine distance; à la course de rotation de l'aiguille de l'instrument de mesure, plusieurs électrodes (14) étant disposées en cercle autour d'un point central situé sur l'axe de rotation de l'aiguille, des électrodes successives étant connectées à des phases successives de la tension polyphasée. 5. - Appareil selon la revendication 4, caracté- risé en ce qu'il comporte un nombre pair d'électrodes, des paires successives d'électrodes diamétralement opposées étant connectées à des phases successives de la source de tension polyphasée, une électrode de chaque paire étant connectée au côté positif de la phase de tension correspon- dante et l'autre électrode étant connectée au côté négatif de la phase de tension correspondante. 6. - Appareil pour déterminer la position angu- laire, la vitesse et/ou le sens de rotation d'un élément mobile (12) tournant autour d'un axe et définissant une circonférence, l'appareil étant caractérisé en ce qu'il comporte un circuit de commande comprenant une source de tension polyphasée ainsi qu'un élément transducteur destiné à recevoir la tension polyphasée et à produire un champ élec- trique tournant qui définit un trajet parallèle à ladite circonférence, la somme vectorielle de toutes les phases étant nulle en l'absence de tout effet d'altération, un élément de circuit de détection étant destiné à détecter une variation de la somme vectorielle des tensions d'entrée du circuit de commande par suite de la position de l'élément tournant dans le champ électrique tournant, cet élément de circuit de détection émettant un signal de sortie représen- tatif de la position dudit élément tournant (12), l'élément transducteur étant disposé en face, à une certaine distance, dudit élément tournant, mais n'étant pas relié mécaniquement ou électriquement à ce dernier, autrement que par une partie dudit élément tournant (12) située sur la trajectoire du champ électrique tournant, un comparateur (13) recevant le signal de sortie émis par l'élément de circuit de détection et convertissant la somme vectorielle des tensions d'entrée résultantes en un signal électrique représentatif de la posi- tion dudit élément tournant (12).- 7. - Appareil selon la revendication 6, caracté- risé en ce que l'élément transducteur comprend une plaque (10) placée en face, à une certaine distance, et parallè- lement à ladite circonférence, plusieurs électrodes (14) d'excitation disposées en cercle symétriquement par rapport audit axe de rotation, des électrodes successives étant reliées à des phases successives de la tension polyphasée. 8. - Appareil selon la revendication 6, caracté- risé en ce que l'élément transducteur comprend une plaque (10) placée en face, à une certaine distance, et parallèlement à ladite circonférence, un nombre pair d'électrodes (14) d'excitation disposées en cercle, symétriquement par rapport audit axe de rotation, des paires successives d'électrodes d'excitation diamétralement opposées étant reliées à des phases successives de ladite source de tension polyphasée, une électrode de chaque paire étant connectée au côté positif de la phase de tension correspondante et l'autre électrode de ladite paire étant connectée au côté négatif de la phase de tension correspondante. 9. - Procédé pour le contrôle à distance de la position angulaire, la vitesse et/ou la direction du mouve- ment d'un élément mobile, caractérisé en ce qu'il consiste à produire un champ électrique de caractéristiques données, exempt de tout effet d'altération et dans lequel ledit élément mobile produit un effet d'altération, et à détecter la variation du signal d'entrée du champ électrique par suite de la présence de l'élément mobile.. 10. - Procédé selon la revendication 9, caracté- risé en ce que la production du champ électrique consiste à disposer plusieurs électrodes suivant une rangée donnée par rapport au trajet suivi par l'élément mobile, ladite rangée donnée ayant une symétrie. 11. - Procédé selon la revendication 10, carac- térisé en ce que des électrodes successives sont connectées à une tension polyphasée par l'intermédiaire de lignes d'entrée séparées. 12. - Procédé selon la revendication 11, carac- térisé en ce que ladite rangée est circulaire et en ce que les électrodes successives de cette rangée circulaire sont disposées par paires diamétralement opposées, lesdites paires d'électrodes diamétralement opposées pouvant être notamment connectées à des phases successives de la source de tension polyphasée, une électrode de chaque paire étant connectée au côté positif de la phase de tension correspon- dante et l'autre électrode de ladite paire étant connectée au côté négatif de la phase de tension correspondante. 13. - Procédé selon la revendication 11, carac- térisé en ce que la détection de variations du signal d'entrée du champ électrique consiste à prélever des tensions d'échantillonnage sur chaque ligne d'entrée et à détecter la somme vectorielle de toutes les tensions d'échantillonnage, cette somme variant sous l'effet de la position de l'élément rotatif. 14. - Appareil pour le contrôle à distance de la position, la vitesse et/ou la direction du mouvement d'un élément mobile (12) réalisé en matière réagissant magnéti- quement, l'appareil étant caractérisé en ce qu'il comporte un dispositif destiné à produire un champ magnétique ayant des caractéristiques données et exempt d'effets d'altération, ce dispositif comprenant un circuit de commande auquel une source de tension est connectée et ledit dispositif appli- quant un signal d'entrée prédéterminé à plusieurs bobines produisant un champ et disposées de manière que le champ magnétique contienne l'élément mobile, le circuit de commande comportant un élément de circuit de détection destiné à détecter des variations des signaux d'entrée du circuit de commande par suite de l'état d'altération produit dans le champ magnétique par ledit élément mobile. 15. - Appareil selon la revendication 14, caractérisé en ce que la source de tension est une source de tension polyphasée, l'élément de circuit de détection comprenant une résistance de valeur relativement élevée, montée entre la source de tension polyphasée et chaque bobine de production de champ, et une branche reliant chaque entrée à un point (50) de sommation, un élément (13) de mesure étant destiné à réaliser la somme vectorielle des potentiels de chaque branche pour déterminer l'emplacement du déséquilibre dans la rangée de bobines et l'amplitude de ce déséquilibre. 16. - Appareil selon la revendication 14, carac- térisé en ce que les bobines de production de champ sont disposées suivant une rangée symétrique, l'élément mobile pouvant notamment être une aiguille (12) d'instrument (11) de mesure, les bobines étant alors disposées en cercle dont le plan est parallèle et adjacent au plan de rotation de l'aiguille de l'instrument de mesure. 17. - Procédé pour déterminer la position angu- laire, la vitesse et/ou la direction du mouvement d'un élément mobile, réagissant magnétiquement, caractérisé en ce qu'il consiste à produire un champ magnétique ayant des caractéristiques données et exempt d'effets d'altération, ce champ magnétique contenant ledit élément mobile qui produit un effet d'altération, et à détecter les variations apparais- sant dans le signal d'entrée du champ magnétique par suite de la présence de l'élément mobile. 18. - Procédé selon la revendication 17, carac- térisé en ce que la production du champ magnétique consiste à disposer plusieurs bobines suivant une rangée donnée par rapport au trajet suivi par l'élément mobile. 19. - Procédé selon la revendication 18, carac- térisé en ce que la rangée donnée est symétrique, des bobines successives pouvant être connectées à une tension polyphasée par l'intermédiaire de lignes d'entrée séparées, ladite rangée pouvant être circulaire et les bobines successives de cette rangée circulaire étant alors disposées par paires diamétralement opposées, les paires de bobines diamétra- lement opposées pouvant être notamment connectées à des phases successives de la source de tension polyphasée, une bobine de chaque paire étant connectée au côté positif de la phase de tension correspondante et l'autre bobine de ladite paire étant connectée au côté négatif de la phase de tension correspondante. 20. - Procédé selon la revendication 18, carac- térisé en ce que la détection des variations du signal d'entrée du champ magnétique consiste à prélever les tensions d'échantillonnage sur les lignes d'entrée et à détecter les sommes vectorielles de toutes les tensions d'échantillon- nage, ces sommes variant en fonction de la position de l'élément rotatif. t