La présente invention concerne une méthode pour augmenter le taux de gestation et le pourcentage de naissances viables chez les vaches. Plus précisément, l'invention fournit une méthode pour augmen-5 ter le taux de gestation et le pourcentage de naissances viables chez les vaches qui consiste à administrer une gonadotropine à une vache après le déclenchement du rut, la vache étant fécondée aprts être entrée en rut. Jusqu'ici, on a utilisé pour synchroniser l'oestrus chez les 10 femelles de mammifères, des hormones sexuelles comme les agents progestatifs, comprenant la progestérone, la chlormadinone (6-chloro A 6 - A -17-acétœcy progestérone), etc..., ou les hormones oestrogènes, comprenant l'oestradiol, 1'oestratriol, l'oestrone, etc... Avec l'usage accru de l'insémination artificielle, la synchronisation de 15 l'oestrus chez les animaux domestiques femelles a reçu beaucoup d'attention puisqu'il est très avantageux, dans la pratique présente, que toutes les femelles du groupe entrent en rut au cours d'une période de un ou deux jours de sorte que le technicien chargé du programme d'insémination artificielle n'ait pas besoin d'être de 20 service chaque jour pendant le cycle oestrien d'une espèce particulière. Cependant, le taux de conception dans un programme oestrus synchronisé-insémination artificielle est inférieur au taux désiré. En général, lorsqu'on désire synchroniser l'oestrus dans un groupe de vaches ou de génisses, il est courant d'administrer un 25 agent progestatif particulier à tous les membres du groupe pour un nombre fixé de jours après lequel cesse le traitement hormonal. Ensuite l'oestrus commence environ trois jours après le retrait du médicament. Lorsqu'on voit que l'oestrus commence, on féconde les femelles en cycle, soit par insémination artificielle soit en lais-30 sant venir un ou plusieurs taureaux dans le troupeau de vaches. Après une première période de reproduction synchronisée, il est de pratique courante de retirer toutes les vaches qui n'ont pas conçu la première fois et de les féconder de nouveau pendant la période d'oestrus suivante, qui sera aussi synchronisée puisqu'un groupe 35 de vaches restera habituellement synchronisé poar deux à trois périodes de reproduction suivant une synchronisation initiale utilisant une progestine. Habituellement, c'est le L>ut de tout programme de reproduction, y compris le type esquissé ci-dessus, de réaliser un taux de gestation de 80 pour cent ou mieux après deux 40 cycles. Toutefois, normalement avec le bétail, les taux de gestation 69 27056 2 2104720 faisant suite à deux périodes de fécondation ovulation synchronisées seront de 65 a 70 pour cent,inférieurs à celui obtenu avec la reproduction en pleins ca-apagne. Un avantage essentiel de cette invention est qu'elle fournit 5 une méthode pour accroître le taux de gestation et le nombre de naissances viables chez les vaches par rapport à se que l'on peut atteindre habituellement dans un programme d1 insémination artificielle - oestrus synchronisé avec la progestine, de même que pour augmenter les taux de gestation chez le bétail non synchronisé, 1C ou chez le bétail synchronisé qui entre en rut naturellement plutôt que par suppression d'une progestine. On obtient un accroissement du taux de gestation chez les vaches en administrant une gondadotropine auxdites vaches dans les 0-3 jours suivant le déclenchement du rut. D'une façon générale, 15 1•invention comprend l'administration d'uie gonadotropine à une vache pendant les trois premiers jours du cycle oestrien, ladite "vache étant fécondée au cours du début du même cycle. Alors que c'est une pratique courante d'utiliser les gonadotropine s pour provoquer la croissance folliculaire et l'ovulation, 20 les gonadotropines n'ont pas été utilisées jusqu'ici pour augmenter les taux de conception après 1'oestrus. Le terme gonadotropine, tel qu'il est utilisé ici, comprend entre autres préparations, le sérum de juments gravides (FMS), l'hormone de lutêinisation (LH), la folliculostimuline hypophysaire (FSH), et la gonadotropine 25 choriale humaine (I-ICG) . L'invention est particulièrement adaptée pour être utilisée dans un programme de synchronisation de l'oestrus avec des vaches. Ce terme comprend, naturellement, les jeunes vaches ou génisses. Dans un tel programme, on synchronise un groupe de vaches en cycle 30 par un traitement pendant 14 à 18 jours par un agent progestatif comme l'acétate de chlcmadinone. Ensuite on cesse l'administration du médicament, et les vaches entrent en rut au cours des cinq jours qui suivent. Douze heures après apparition des signes d'oestrus, chaque vache est inséminée artificiellement ou naturellement. On 35 administre une gonadotropine, telle que PMS ou HCG, soit juste avant ou après 1'insémination, en tout cas, pas plus tard que 24 heures après le déclenchement de l'oestrus. Pour avoir les meilleurs résultats, il faudra inséminer artificiellement la vache environ 12 heures après le déclenchement de l'oestrus, l'ovulation suivant environ 40 18 heures plus tard, mais il faudra administrer la gonadotropine 69 27056 3 2.104720 dans les premières 24 heures suivant le déclenchement de l'oestrus. Le taux de gestation de ces vaches soumises au traitement à la gonadotropine post-oestrien ci-dessus est accru de 10 à 16 pour cent comparativement aux vaches qui n'ont pas reçu ledit traitement. 5 Pour des vaches qui entrent en rut naturellement, c'est-à-dire lorsque l'oestrus n'est pas provoqué par le retrait d'un agent progestatif, on peut administrer la gonadotropine jusqu'à trois jours après le déclenchement du rut en ayant une augmentation favorable similaire du taux de gestation. Comme dans le cas des vaches 10 dont l'oestrus est synchronisé par l'administration et le retrait d'un agent progestatif, ces vaches devront aussi être fécondées dams les 24 heures, et de préférence dans les 12 heures, suivant les premiers signes de rut. Les exemples suivants expliqueront plus complètement la nature 15 de la présente invention. Exemple 1 Deux cents génisses Hereford ont reçu chacune 10 mg d'acétate de chlormadinone (un agent progestatif utilisé pour synchroniser l'oestirus) pendant 14 jours puis 5 mg d'acétate de chlormadinone 20 pendant 4 jours. Après la fin du traitement, on a fait des contrôles d'oestrus deux fois par jour. Au fur et à mesure que les génisses entraient en rut, on les inséminait toutes artificiellement 12 heures après le déclenchement du rut. On séparait ensuite les génisses inséminées en quatre groupes de traitement : Groupe 1, celles 25 recevant le milieu d'injection seul (témoin), Groupe 2, celles recevant 1000 UI de PMS, Groupe 3, celles recevant 1000 UI de HCG et Groupe 4, celles recevant 1000 UI à la fois de PMS et de HCG. Le milieu d'injection est constitué de 5 pour cent de cire d'abeille dans de l'huile de sésame. Le HCG et le PMS ont été mis en suspension 30 dans le milieu d'injection. L'injection de la substance ainsi préparée a été faite par voie sous-cutanée dans la région de l'épaule de la génisse au moment de l'insémination. On a observé les signes de'rut chez les animaux et ceux qui n'ont pas conçu ont été fécondés au cours d'une seconde période de reproduction synchronisée d'une manière identiquè, chaque animal étant de nouveau attribué au hasard au groupe de traitement antérieur et recevant de nouveau la même gonadotropine. Le Tableau I qui suit donne les résultats de ces essais. Dans le tableau, la colonne 1 donne le traitement, la colonne 2 le nombre d'animaux, la colonne 3 le taux de conception et la 40 colonne 4 le pourcentage de différence du taux de conception par 69 27056 4 2104720 rapport au groupe témoin. Le Tableau II donne les mêmes informations pour la seconde période de reproduction synchronisée. /Bien que la seconde période de reproduction soit appelée une période de reproduction synchronisée, il faut comprendre que cette synchronisation 5 a lieu à cause de la synchronisation de la première période de reproduction. Une fois synchronisé, le troupeau de vaches restera synchronisé pendant plusieurs cycles oestriens sans nouvelle administration de progestine. Ce second oestrus n'est pas provoqué par le retrait d'un agent progestatif antérieurement administré, mais 10 est un oestrus "naturel^/. TABLEAU I Traitement Nombre d'animaux Conception N° % Différence (%) avec le témoin 1000 UI PMS 46 12 26 + 37 1000 UI HCG 46 13 28 + 47 2000 UI PMS + HCG 46 15 33 + 74 Rien (Témoin) 47 9 19 TABLEAU II Traitement Nombre d'animaux Conception N° % Différence (%) avec le témoin 1000 UI PMS 36 20 56 + 19 1000 UI HCG 34 20 59 + 26 2000 UI PMS + HCG 35 22 63 + 34 Rien (Témoin) 36 17 47 Comme on peut le voir d'après les tests ci- •dessus, l'adminis- tration d'une gonadotropine a accru le taux de gestation. Exemple 2 Deux groupes de 94 génisses ont été chacun synchronisés selon la méthode suivante : le Groupé A a reçu 10 mg d'acétate de chlor-30 madinone par génisse et par jour pendant 14 jours puis 5 mg pendant 4 jours. Le Groupe B a reçu 10 mg d'acétate de chlormadinone par génisse et par jour pendant 16 jours puis 5 mg pendant 2 jours. On a interrompu le traitement et on a noté les signes de rut comme précédemment. Chaque animal a été fécondé environ 12 heures avrès 35 le déclenchement du rut. On a donné 2000 UI de HCG à environ la moitié de chacun des groupes synchronisés au moment de la fécondation et on n'a pas donné de traitement de gonadotropine à l'autre moitié. Le Tableau III, qui suit, donne les résultats de cet essai. Dans le tableau, la colonne 1 donne le groupe synchronisé comme 69 27056 5 2.104720 défini ci-dessus, la colonne 2 le traitement, la colonne 3 le nombre de génisses dans le groupe de traitement, la colonne 4 le pourcentage de génisses qui ont conçu et la colonne 5 le pourcentage de différence considéré en pour cent du groupe de traitement. TABLEAU III Différence (%) avec le témoin Groupe Traitement à la Nombre Conception synchronisé gonadotropine d'animaux N° % A 0 43 15 35 A 2000 UI HCG 45 22 49 B 0 43 15 35 B 2000 UI HCG 42 21 50 10 A 2000 UI HCG 45 22 49 + 40 + 42 Le Tableau IV relate l'expérience de fécondation pour les animaux soumis à un second essai au moment duquel ils ont reçu ou 15 n'ont pas reçu 2000 UI supplémentaires de HCG. TABLEAU IV Traitement à la Nombre Conception Différence (%) gonadotropine d ' animaux N° % avec le témoin Témoin 48 24 50 20 2000 UI HCG 48 31 65 + 30 On peut voir d'après l'essai ci-dessus que l'accroissement du taux de conception attribuable au traitement par une gonadotropine est plus marqué à la première période de reproduction synchronisée. L'analyse des données ci-dessus a montré que l'accroissement du 25 taux de gestation par traitement par la HCG est statistiquement significatif avec une certitude de 99,3 pour cent pour la première période de reproduction, et la différence est statistiquement significative avec la certitude de 99,7 pour cent pour les périodes de reproduction réunies. Dans tous les essais ci-dessus pris dans leur 30 ensemble, il y a eu approximativement 15 conceptions de plus pour 100 vaches chez les animaux traités quotidiennement par 1000 UI à 2000 UI de HCG ou son équivalent comparativement à un groupe témoin ne recevant pas d'hormone. Exemple 3 35 Dans une seconde période de reproduction synchronisée analogue à celles dont les résultats ont été donnés dans les Tableau II et IV précédents, on a administré 2000 UI de HCG ou de PMS a des groupes de vaches trois jours après le déclenchement du rut. On a inséminé chaque vache 12 heures après le déclenchement du rut. Ce 40 rut était un rut "naturel" comme il a été expliqué précédemment. Le Tableau V, qui suit, donne les réc -ltats de cet essai. Dans le 69 27056 2104720 Tableau V, la colonne 1 donaa 1s traitement par une gonadotropine, la colonne 2 le «ombre d'animaux du groupe, la colonne 3 le nombre de conception :olo«ne 4 le pourcentage de concepfci et la colonne 5 11 accroissement en pour sent par rapport au groupe témoin. 5 TABLEAU V Nombre Traitement d'animaux 2000 UI HCG 33 2000 UI PMS 32 10 Rien (Témoin) 33 Conception E° % 21 . 23 18 64 72 54 Accroissement % par rapport au témoin + 10 + 18 1000 UI HCG 36 1000 UI PMS 36 1000 UI de chacun 33 Rien (Témoin) 36 19 22 20 18 53 61 61 50 + 3 + 11 + 11 69 27056 7 2104720 REVENDICATIONS 1. Une méthode pour augmenter le taux de gestation et le pourcentage de naissances viables chez les vaches, qui consiste à administrer une gonadotropine à une vache après le déclenchement du rut, ladite vache étant fécondée après être entrée en rut. 5 2. La méthode de la revendication 1 dans laquelle la gonado tropine est administrée 0-3 jours après le déclenchement du rut. 3. La méthode de la revendication 1 ou 2 dans laquelle la gonadotropine est du sérum de juments gravides. 4. La méthode de la revendication 1 ou 2 dans laquelle la 10 gonadotropine est de la gonadotropine choriale humaine. 5. La méthode de la revendication 1 ou 2 dans laquelle la gonadotropine est la folliculostimuline. 6. La méthode de la revendication 1 ou 2 dans laquelle la gonadotropine est l'hormone de lutéinisation. 15 7. La méthode de la revendication 1, ou 2 ou 3 ou 4 ou 5 ou 6 dans laquelle dans un programme de synchronisation du rut, la gonadotropine est administrée à chaque vache synchronisée dans les 24 heures qui suivent le déclenchement du rut.