La présente invention concerne un dispositif anti-fraude pour fleuret électrique. I1 est bien connu d'utiliser des systèmes électriques pour assurer l'arbitrage automatique de sports d'escrime,notamment fleuret et épée.Chaque arme possède alors, à son extrémité,une pointe formant un contact électrique. Dans le cas du fleuret, chacun des tireurs actionne ce contact lorsqu'il touche,avec la pointe de son arme, un plastron en matériau conducteur de l'électricité porté par le tireur adverse. Les touches sont ainsi détectées, enregistrées et affichées, une lampe rouge ou verte s1 éclairant selon que l'un ou l'autre des escrimeurs a marqué une touche valable. Malgré ses avantages, ce genre de système peut donner lieu à des tricheries auxquelles certains tireurs s'adonnent en vue de perturber le fonctionnement normal du système,et notamment en vue d'empêcher qu'une touche régulièrement marquée par l'adversaire soit détectée. La fraude la plus courante consiste pour un des tireurs, au moment où il est sur le point d'être touchés à réunir électriquement la coquille de son fleuret à son propre plastron, par un mouvement du bras approprié,ce qui empêche la détection et l'enregistrement de la touche. Une autre fraude,moins courante mais déjà réalisée,consiste pour un des tireurs, au moment où il est sur le point d'être touché, à réunir électriquement son plastron à la piste,qui comme la coquille du fleuret est mise à la masse. Une telle fraude a pu être réalisée en utilisant un fil placé sous les vêtements, et une chaussure modifiée de manière à permettre une liaison électrique avec la piste. Dans ce cas aussi, le tireur empêche la détection et l'enregistrement de la touche marquée par son adversaire. En dehors de ces fraudes proprement dites,le fonctionnement du système peut aussi être perturbé par des défectuosités d'équipement,par exemple par un court-circuit entre les conducteurs de coquille et de plastron du fil reliant l'escrimeur à l'appareil de signalisation, par l'intermédiaire de l'enrouleur. La présente invention vise A remédier à ces inconvénients des systèmes actuels de détection et d'enregistrement des touches marquées. A cet effet, elle fournit un dispositif complémentaire anti-fraude,dont le but est d'assurer les fonctions suivantes -détection des tricheurs qui essayent de réunir la coquille de fleuret à leur plastron; -détection des tricheurs qui réunissent, par un moyen quelconque, leur plastron à la piste; - détection de certaines défectuosités d'équipement; - gestion du processus de détection des fraudes, en liaison avec le système de détection et d'enregistrement des touches marquées. Il est à noter, toutefois, que l'invention n'a pas pour obåectif de réaliser un dispositif qui se substituerait entièrement à l'arbitre. Ainsi on cherche à signaler les fraudes sans que cela empoche le processus de détection des touches,et il appartiendra toujours à l'arbitre soit de décider s'il y a ériba- blement tricherie,pour appliquer les sanctions qui s'imposent, soit en cas de défectuosité d'équipement de donner un avertissement au tireur dont l'équipement ne serait pas en bon état. Le dispositif anti-fraude pour fleuret électrique selon l'invention, destiné à la détection des tireurs qui réunissent la coquille de leur fleuret à leur plastron, ou leur plastron à la piste, en association avec un appareil de détection et d'en registrement automatiques des touches marquées, comprend essentiellement,pour chacun des deux escrimeurs, des moyens permettant d'injecter un courant alternatif, se superposant au courant continu de détection des touches, dans un circuit passant par le plastron et la coquille , et des moyens de mesure aptes à détecter les variations d'impédance sur le circuit précité parcouru par un courant alternatif.On réalise ainsi un dispositif qui est susceptible de détecter les fraudes, se traduisant électriquement par des variations de résistance, sans perturber le fonctionnement de l'appareil de détection et d'enregistrement des touches. Suivant une forme de réalisation préférée de l'invention, il est prévu,pour chaque escrimeur, un transformateur dont un premier enroulement a ses extrémités reliées aux bornes de sortie d'un oscillateur et dont un second enroulement a ses extrémités reliées, respectivement, au plastron et à la coquille de l'escrimeur considéré, le point milieu du premier enroulement étant relié à l'entrée d'un circuit de mesure.Ce transformateur établit la liaison entre les divers circuits, tout en assurant l'isolation galvanique.Avantageusement, le second enroulement de ce transformateur est relié au plastron et à la coquille par l'intermédiaire d'une résistance ajustable et d'un condensateur de liaison ,ce condensateur séparant le dispositif antifraude des courants continus issus de l'appareil principal.De préférence, il est prévu en outre un filtre réjecteur de courant alternatif, comprenant pour chaque escrimeur une première inductance associée à un premier condensateur,intercalée entre le plastron et l'appareil de détection et d'enregistrement des touches, et une seconde inductance associée à un second condensateur, intercalée entre la coquille du fleuret et l'appareil précité; le filtre réjecteur ainsi constitué empoche toutes interactions du dispositif anti-fraude dans les circuits de l'appareil principal. Etant donné que le fonctionnement du dispositif anti-fraude serait perturbé si l'isolement entre les armes des deux escrimeurs n'était pas assuré, le dispositif selon l'invention comprend, de plus, un troisième transformateur dont un premier enroulement a ses extrémités reliées aux bornes de sortie d'un oscillateur et dont un second enroulement a ses extrémités reliées respectivement aux coquilles des fleurets des deux escrimeurs, le point milieu du premier enroulement étant relié à l'entrée d'un troisième circuit de mesure apte à délivrer un signal de croisement d'armes neutralisant la détection des fraudes. Un oscillateur unique peut être relié aux premiers enroulements des trois transformateurs par l'intermédiaire de diodes. Chacun des trois circuits de mesure comprend, suivant une forme de réalisation particulière, d'une part, un amplificateur dont l'antrée est reliée au point milieu du premier enroulement du transformateur correspondant, une résistance de mesure et un condensateur de filtrage montés en parallèle étant reliés à un point situé entre le transformateur et l'amplificateur, et d'autre part, un dispositif à seuil dont l'entrée est reliée à la sortie de l'amplificateur précité, la valeur de seuil de ce dispositif étant choisie en fonction de la plage des résistances considérées comme étant de court-circuit. Le dispositif possède ainsi trois n cellules de mesure n identiques,fonctionnant suivant le meme principe, deux de ces cellules surveillant en permanence si l'un ou l'autre des tireurs essaye de réunir sa coquille à son plastron, ou son plastron à la piste,en vue de tricher, tandis que la troisième cellule assure la surveillance de l'isolement entre les fers des armes. Le dispositif à seuil qui suit chaque amplificateur de mesure permet une discrimination entre les signaux représentatifs d'une situation de fraude ou de croisement d'armes, et les signaux représentatifs d'une situation " normale ". L'exploitation des signaux délivrés par les trois circuits de mesure est assurée, en.fonction de l'objectif visé, par des circuits logiques faisant également partie du dispositif objet de l'inventions Suivant une forme de réalisation préférée,le circuit de mesure associé à chaque escrimeur a sa sortie reliée à un autre circuit comprenant une porte logique et une mémoire, la porte logique ayant une entrée recevant le signal issu du circuit de mesure et une entrée apte à recevoir un signal de neutralisation, tandis que sa sortie est reliée à l'entrée de la mémoire correspondante, le troisième circuit de mesure ayant sa sortie reliée à un circuit de commande de neutralisation qui délivre le signal de neutilisation précité.Le dispositif comprend en outre des circuits logiques assurant la gestion du processus de détection des fraudes, qui sont reliés au circuit de commande de neutralisation de manière à provoquer aussi une neutralisation après une touche, et qui sont également reliés aux entrées d'effacement des deux mémoires. Avantageusement, le circuit comprenant une porte logique et une mémoire, associé à chaque escrimeur, est complété par un circuit de calibration en temps évitant la prise en compte de signaux trop brefs issus du circuit de mesure correspondant. Pour résumer et expliquer ce qui précède, on peut considérer que le processus logique de détection des fraudes comporte les étapes suivantes -détection d'une possibilité de fraude par les dispositifs à seuil; -discriminatian au moyen des circuits de calibration en temps des fraudes véritables, les effleurements passagers et involontaires du plastron, caractérisés par une durée inférieure à un certain seuil, n'étant pas enregistrés; -sélection des fraudes pouvant titre prises en compte au regard du fonctionnement d'ensemble du système,par le circuit de commande de neutralisation et les portes logiques. La neutralisation doit être envisagée pour des cas précis qui sont non seulement le croisement d'armes, mais aussi le: laps de temps s'écoulant entre la fin d'une première durée et la fin d'une seconde durée, déterminées après une touche par l'appareil de détection et d'enregistrement automatiques des touches marquées3 la première durée représente le temps durant lequel on peut répliquer par une autre touche, et la seconde durée représente la période pendant laquelle les tireurs se mettent en place, avant le prochain assaut.Le but ici visé est d'éviter le déclenchement du dispositif dans le cas où l'un des escrimeurs, à la fin d'un assaut, placerait sa coquille au contact de son plastron par inadvertance en revenant à sa place. Les signaux issus des cellules de mesure associées aux deux escrimeurs, qui n'ont été ni éliminés pour cause de durée insuffisante, ni neutralisés dans les cas envisagés ci-dessus,sont transmis vers des circuits densortien, permettant l'affichage des fraudes détectées. Il est prévu, par exemple, que la sortie de chaque mémoire est reliée à l'entrée d'un amplificateur,dont la sortie alimente des moyens d'affichage des fraudes,notamment par visualisation au moyen de l'éclairement d'une lampe jaune. Suivant une forme de réalisation particulière, la sortie de cha- que amplificateur précité alimente d'une part un voyant placé sur le pupitre de l'appareil de détection et d'enregistrement automatiques des touches, d'autre part l'enroulement d'un relais ayant un contact ouvert au repos intercalé sur un circuit d'alimentation d'une lampe jaune placée sur une rampe extérieure.Dans ce cas, les deux voyants placés sur le pupitre signalent les fraudes à l'arbitre, tandis que les lampes constituent des n répétiteurs n destinés à l'information des spectateurs.On comprend que le voyant et la lampe correspondant à l'escrimeur auteur de la fraude restent éclairés aussi longtemps que la mémoire, dans laquelle le signal ayant indiqué la fraude a été enregistré, n'a pas été effacée ". Ainsi ce n'est pas la disparition de la cause de l'éclairement, par exemple du contact entre la coquille et le plastron, qui provoquera directement l'extinction du voyant et de la lampe, et un système spécial de réarmement du dispositif anti-fraude doit être prévu. La présente invention fournit aussi une solution pour la réalisation duXystème de réarmement, ce système étant conçu non pas en fonction du seul dispositif anti-fraude, mais au contraire en fonction des caractéristiques de l'ensemble constitué par l'appareil principal, assurant la détection et l'enregistre ment automatiques des touches marquées, et par le dispositif anti-fraude. A cet effet, la sortie de chaque amplificateur, alimentant un voyant et l'enroulement d'un relais de contrôle d'une lampe jaune, est reliée en outre, par l'intermédiaire d'une diode, à l'enroulement d'un autre relais commun ayant un contact fermé au repos,intercalé sur un circuit de commande de réarmement de l'appareil de détection et d'enregistrement automatiques des touches. Avantateusement, ce circuit de commande de réarmement comprend une branche en parallèle avec le contact fermé au repos du relais, sur laquelle est intercalé un autre contact apte à hêtre placé en position ouvert ou fermé au moyen d'un inverseur manuel.Si l'inverseur est mis en position dite n normal", utilisée en compétition et -correspondant à l'ouverture de son contact, l'affichage d'une fraude neutralise toute possibilité de réarmement immédiat de 1'appareil principal. Le réarmement pourra tre effectué manuellement ou automatiquement, seulement après remise à zéro manuelle des mémoires, et à condition que la cause de l'éclairement du voyant et de la lampe Jaune ait disparu. Au contraire, si l'inverseur est mis en position dite N entratnement ", correspnndant à la fermeture de son contact, le réarmement de l'appareil principal peut outre effectué immédiatement,manuellement ou automatiquement.Bien entendu, il convient aussi dans ce cas de réarmer le dispositif anti-fraude lui arme. Pour ce faire, suivant une autre caractéristique de l'invention, les circuits assurant la gestion du processus de détection des fraudes comprennent un circuit chargé d'envoyer vers les deux mémoires les impulsions d'effacement, ce circuit étant relié d'une part,par l'intermédiaire du contact d'un inver seur"manuel-automatique",à la sortie de l'amplificateur contre lant Le voyant de visualisation du réarmement de l'appareil principal,et d'autre part,à un bouton-poussoir de remise à zéro manuelle des mémoires. Le dernier inverseur est placé en position "manuel n pour permettre le réarmement du dispositif anti-fraude au moyen du bouton -poussoir, en compétition, ce réarmement antorisant le réarmement de l'appareil principal. Pour l'entratne- ment,cet inverseur est de préférence placé enppsltionnautoma- tique",ce qui permet unréarmement entièrement automatique de l'ensemble, évitant la présence d'une personne auprès de l'appareil ou le déplacement de l'un des escrimeurs vers l'appareil. De toute façon,l'invention sera mieux comprise à l'aide de la description qui suit, en référence au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemple non limitatif,une forme de réalisation particulière de ce dispositif anti-fraude Figure 1 est un schéma de principe de ce dispositif,pour un escrimeur; Figure 2 est un schéma électrique plus complet,montrant les cellules servant à contrôler les deux escrimeurs ainsi que la cellule servant à contrôler l'isolement entre les fers des armes; Figure 3 est un schéma synoptique illustrant le fonctionnement du dispositif; Figure 4 représente les circuits logiques assurant la gestion du processus, ainsi que d'autres détails de réalisation des circuits de la figure 3;; Figure 5 montre le détail des circuits de n sortie "permettant l'affichage des fraudes détectées; Figure 6 est un schéma montrant les interconnexions entre l'appareil principal, servant à la détection et l'enregistrement des touches, et les circuits du dispositif anti-fraude selon l'invention; Figure 7 est un schéma montrant le détail d'autres parties des circuits du dispositif. La figure 1 illustre le principe général de l'invention, en ne représentant que l'une des cellules servant à contrôler un des escrimeurs,notamment pour détecter un éventuel contact entre le plastron 1 porté par l'escrimeur, et la coquille 2 du fleuret du même escrimeur. Dtune manière connue, le plastron 1 et la coquille 2 sont reliés à un appareil 3 de détection et d'enregistrement automatiques des touches marquées,fonctionnant en courant continu. Selon l'invention, un oscillateur 4 permet d'injecter, dans le plastron 1 et la coquille 2 de l'arme, un courant alternatif exempt de composante continue. Les deux bornes de sortie de l'oscillateur 4 sont reliées aux extrémités d'un premier enroulement d'un transformateur séparateur 5. Le second enroulement de ce transformateur 5 est relié d'une part,par l'intermédiaire d1une résistance 6,-au plastron 1, et d'autre part,par l'intermédiaire d'un condensateur 7, à la coquille 2 de l'arme. La résistance 6 est ajustable et a le rôle d'une résistance de mesure,permettant de régler le courant alternatif injecté entre le plastron 1 et la coquille 2. Le condensateur 7 constitue une capacité de liaison alternative. Le dispositif comprend aussi un circuit de mesure-,dans lequel la tension prélevée au point milieu du premier enroulement du transformateur 5 est amenée à l'entrée d'un amplificateur de mesure 8. Ce circuit possède une résistance de mesure 9 permettant de surveiller la consommation de l'oscillateur 4,et un condensateur 10 filtrant la tension de mesure,la résistance 9 et le condensateur 10 étant montés en parallèle,entre la branche de circuit allant vers l'entrée de l'amplificateur 8 et la masse. En outre, il est prévu un filtre réjecteur de courant alternatif, pour empêcher toutes interactions dans les circuits de l'appareil 3 de détection et d'enregistrement des touches.Ce filtre réjecteur est composé d'une inductance 11 intercalée entre le plastron 1 et l'appareil 3, et associée à un condensateur 12, et d'une autre inductance 13 intercalée entre la coquille 2 et l'appareil 3, et associée à un condensateur 14. La figure 2 montre comment l'oscillateur 4 alimenté par une tension +V est, en réalité,relié à deux cellules identiques, servant à contrôler les deux escrimeurs. Les bornes de sortie de l'oscillateur 4 sont reliées,d'une part, au premier enroulement d'un transformateur 5a, et d'autre part, au premier enroulement d'un transformateur 5b. Le second enroulement du transformateur Sa est relié par la résistance de mesure ajustable 6a au plastron la du premier tireur, et par le condensateur de liaison ?a à la coquille 2a du fleuret du premier tireur; entre le plastron 1a et la coquille 2a de ce premier tireur, et l'appareil 3, est prévu le filtre réjecteur formé des composants 11aX l2a,l3a et l4a. De la même manière, le second enroulement du transformateur 5b est relié par la résistance de mesure ajustable 6b au plastron 7b du second tireur, et par le condensateur de liaison 7b à la coquille 2b du fleuret du second tireur; entre le plastron lb et la coquille 2b de ce second tireur, et l'appareil 3, est prévu le filtre réjecteur formé des composants lîb, 12b,13b et 1lob. Les circuits de mesure sont aussi doublés,pour les deux escrimeurs, et comprennent un amplificateur de mesure 8a,dont l'entrée est reliée au point milieu d'un enroulement du transformateur 5a, et un amplificateur de mesure 8b, dont I'entre est reliée au point milieu d'un enroulement du transformateur 5b. En fait il est prévu une troisième cellule de mesure,ana logue aux deux précédentes, et servant à contrôler l'isolement entre les armes des deux escrimeurs,de sorte que les éléments complémentaires suivants sont prévus L'oscillateur 4 est relié en outre au premier enroulement d'un troisième transformateur 15. Une extrémité du second enroulement de ce transformateur 15 est reliée, par l'intermédiaire d'un condensateur de liaison 16, à un point situé entre le condensateur 7a et la coquille 2a de l'arme du premier tireur.L'autre extrémité du second enroulement du transformateur 2 est reliée,par l'intermédiaire d'une résistance de ligne 17, à un point situé entre le condensateur 7b et la coquille 2b de l'arme du second tireur. La pointe 18a de l'arme du premier tireur est reliée à l'appareil 3 par l'intermédiaire d'une inductance de filtrage 19a, associée à un condensateur de filtrage 2osa. De même, la pointe 18b de l'arme du second tireur-est reliée à l'appareil 3 par l'intermédiaire d'une inductance de filtrage 19b,associée à un condensateur de filtrage 2Ob. Le point milieu du premier enroulement du transformateur 15 est relié à l'entrée d'un troisième amplificateur de mesure 21, et ce circuit de mesure comprend aussi une résistance 22 découplée par un condensateur 23. L'oscillateur 4 est relié au transformateur 5a par l'intermédiaire de diodes 24a et 25a, au transformateur 5b par l'intermédiaire de diodes 24b et 25b, et au transformateur 15 par l'intermédiaire de diodes 24c et 25c, ces six diodes évitant la mise en parallèle des transformateurs et assurant l'issu lation des trois circuits de mesure. On dispose ainsi de deux circuits servant à contrôler si l'un ou l'autre des tireurs essaye de réunir sa coquille 2a ou 2b à son plastron la ou lb, ou encore son plastron à la piste, dans le but évident de tricher. L'amplificateur de mesure 8a ou 8b de chacun de ces circuits est suivi dtun " trigger t',respecti- vement 26a ou 26b, qui est un dispositif à seuil dont la valeur est programmée en fonction de la plage des résistances considérées comme étant de court-circuit,cette plage pouvant être fixée en fonction des critères imposés par la Fédération Internationale d'Escrime. Au-delà de la valeur de seuil programmée,le circuit électronique reste dans l'état de repos.En-deçà de cette valeur, il délivre un signal,respectivement A ou 3. La troisième cellule de mesure, qui assure la surveillance de l'isolement entre les fers des armes des deux escrimeurs, fournit une indication de croisement d'armes dans une plage de résistanceselle aussi déterminée-par un " trigger " 26c placé à la suite de l'amplificateur 21. L'exploitation du signal C issu de cette mesure,pour la gestion du processus de détection des fraudes, sera décrite plus loin. Il faut noter la configuration particulière antisymétrique des condensateurs de liaison 7a et 7b, qui permettent de mettre en série les tensions altsrnatives avec le circuit de croisement d'armes, ces tensions devant s'additionner pour permettre la mesure de rsistance d'isolement par rapport à la piste. Sur la figure 3, qui est un schéma synoptique illustrant le dispositif, 27a indique globalement la cellule de mesure précédemment décrite reliée au plastron la et à la coquille 2a du premier tireur, 27b indique globalement la cellule de mesure identique reliée au plastron lb et à la coquille 2b du second tireur, et 27c indique globalement la cellule de mesure analogue reliée aux deux coquilles 2a et 2b, pour la détection du croisement d'armes. Le signal Â issu de la cellule 27a est amené à un circuit 28a de calibration en temps; 3râpe à ce circuit, le signal n'est pris en considération qu'au terme d'un délai fixé,par exemple,à 0,1 seconde, ce temps pouvant bien entendu être réglable.On évite ainsi la prise en compte de signaux trop brefs, résultant d'un effleurement passager involontaire de la coquille 2a sur le plastron la du premier tireur, et non pas d'une tricherie véritable. Le signal B issu de la cellule 27b est amené à un circuit 28b de calibration en temps qui assure évidemment la même fonction,pour le second tireur. Le signal C issu de la troisième cellule 27c n'est pas temporisé; il est directement amené à une entrée d'un circuit de commande de neutralisation 29 qui, en cas de croisement d'armes, n'autorise pas la prise en considération des signaux A et B. Ce circuit 29 possède une seconde entrée,reliée à un ensemble de circuits logiques 30 assurant la gestion du processus de détection des fraudes. Ces circuits 30 contrôlent aussi le circuit de commande de neutralisation 29, en fonction de deux durées t1 et t2. La première durée t1, par exemple de tordre de 1, 5 seconde, représente le temps durant lequel, après une tou che, on peut riposter par une autre touche; la seconde durée t2, qui peut être de l'ordre de 7 à 10 secondes, représente la période durant laquelle, après une touche,les tireurs se remettent en place. Les circuits logiques 30 combinent ces deux durées t1 et t2, de manière que la neutralisation soit provoquée entre la fin de la première-durée et la fin de la seconde durée. Une première porte logique 31a reçoit, à une de ses deux entrées, le signal issu du circuit 28a de calibration en temps, et à son autre entrée, le signal N issu du circuit de commande de neutralisation 29. La sortie de cette porte 31a est reliée à l'entrée d'une mémoire 32a, qui peut être remise à zéro par les circuits 30. D'une manière identique, une seconde porte logique 31b reçoit, à une de ses deux entrées,le signal issu du circuit 28b de calibration en temps, et à son autre entrée,le signal N issu du circuit de commande de neutralisation 29. La sortie de cette porte 31b est reliée à l'entrée d'une mémoire 32b,qui peut être remise à zéro par les circuits 30. Les portes 31a et 31b autorisent l'enregistrement d'un signal représentatif d'une fraude dans les mémoires respectives 32a et 32b seulement en l'absence du signal de neutralisation N. La sortie de la mémoire 32a est reliée à l'entrée d'un amplificateur 33a, dont la sortie alimente d'une part un voyant 34a, d'autre part l'enroulement d'un relais 35a.De même, la sortie de la mémoire 32b est reliée à l'entrée d'un amplificateur 33b, dont la sortie alimente d'une part un voyant 34b,d'autre part l'enroulement d'un relais 35b. Les deux voyants 34a et 34b, alimentés en courant continu basse tension, sont placés sur le pupitre de l'appareil 3 de détection et d'enregistrement automatiques. Le contact ouvert au repos du relais 35a est intercalé sur un circuit alimenté en courant alternatif et alimentant une première lampe jaune 36a. De même, le contact ouvert au repos du relais 35b est intercalé sur un circuit alimenté en courant alternatif et alimentant une seconde lampe Jaune 36b. Ces deux lampes 36a et 36b, qui s'éclairent en meme temps que les voyants correspondants 34a et 34b,sont placées sur une rampe extérieure à 11appareil 3 et signalent les fraudes aux spectateurs. Un autre relais 37 a son enroulement relié, d'une part, par l'intermédiaire d'une diode 38a, à la sortie de l'amplificateur 33at et d'autre part, par l'intermédiaire d'une diode 38b, à la sortie de l'amplficateur 33b. Le contact fermé au repos du relais 37 est intercalé sur un circuit 39 de commande de réarmement de l'appareil 3. Ce circuit 39 comprend une branche en parallèle avec le contact du relais 37, sur laquelle est intercalé un autre contact 40, commandé par un inverseur ayant une position normal " (contact ouvert) et une position " entraînement" (contact fermé). Le fonctionnement d'ensemble, illustré par le schéma synoptique de la figure 3, s'établit comme suit Si un signal A ou B susceptible de représenter une fraude est émis par la cellule 27a ou 27b, il est mis en mémoire en 32a ou 32b à condition qu'il ait une durée suffisante, détectée par le circuit 28a ou 28b, et qu'aucun signal de neutralisation N ne soit émis par le circuit 29, ce qui signifie qu'il n'y a pas croisement d'armes et que l'on ne se trouve pas entre la fin de la durée tl et la fin de la durée t2. Aussi longtemps que l'information " fraude n est inscrite en mémoire,le voyant correspondant 34a ou 34b est éclairé, de meme que la lampe correspondante 36a ou 36b,le contact du relais 35a ou 36a se fermant. En outre, l'excitation de l'un ou l'autre des deux amplificateurs 33a et 33b provoque,par l'intermédiaire du relais 37 dont le contact s'ouvre alors, l'ouverture du circuit 39 de commande de réarmement. Deux cas se présentent alors, qui seront détaillés plus loin -Si le contact 40 est en position n normal n, c > est-à-dire ouvert, le circuit 39 est véritablement interrompu et neutralise toute possibilitéde réarmement, aussi bien automatique que manuel. -Si le contact 40 est en position " entratnement ", c'est-à-dire fermé, le circuit 39 n'est pas interrompu puisque le contact du relais 37 est en permanence court-circuité, et le réarmement peut s'effectuer. Enfin,lagure3 montre aussi la branche de circuit 41 qui relie le voyant de visualisation du temps de réarmement automatique de l'appareil 3 aux circuits logiques 30. La figure 4 montre une forme de réalisation possible de ces circuits logiques 30 assurant la gestion du processus,et indique aussi le détail de réalisation d'autres parties des circuits de la figure 3, notamment le circuit de commande de neutralisation 29 et les circuits 28a et 28b de calibration en temps. Un premier ensemble de quatre portes NON-ET à deux en trées 42, 43, 44 et 45 est prévu,pouvant être réalisé par un circuit intégré HEF 4011 BP. Les deux portes 42 et 43 sont montées en soustracteur; la porte 42, utilisée en inverseur,reçoit à ses deux entrées le signal présent pendant la durée tl; la porte 43 regoit à une de ses entrées le signal présent pendant la durée t2, et à son autre entrée le signal de sortie de la porte 42. La porte 44 reçoit à une entrée le signal C issu de la troisième cellule de mesure 27c, et à son autre entrée le signal délivré par la porte 43. Enfin la sortie de la porte 44 est reliée aux deux entrées de la porte 45, utilisée en inverseur. Un second ensemble de quatre portes NON-ET à deux entrées 31a, 31b, 46a et 46b est prévu,pouvant être réalisé par le même circuit intégré HEP 4011 BP Une entrée de la porte 31a reçoit le signal A issu de la cellule de mesure 27a correspondant au premier tiréur; l'autre entrée de cette porte 3îa est reliée d'une part, par l'intermédiaire d'une diode 47a, à la sortie du système d'enregistrement des touches qui délivre un signal Qa lorsque le premier tireur marque une touche, et d'autre part, par l'intermédiaire d'une diode 48a,à la sortie de la porte 45 qui délivre le signal de neutralisation N. On comprend que l'on introduit ainsi une condition supplémentaire de neutralisation.De même, une entrée de la porte 31b reçoit le signal B issu de la cellule de mesure 27b correspondant au second tireur; l'autre entrée de cette porte 31b est reliée d'une part, par l'intermédiaire d'une diode 47b, à la sortie du système d'enregistrement des touches qui délivre un signal Qb lorsque le second tireur marque une touche, et d'autre part, par l'intermédiaire d'une diode 48b, à la sortie de la porte 45 qui délivre le signal de neutralisation N. En outre, la sortie de la porte 45 est reliée à la base d'un transistor 49 contrôlant 11 éclairement d'un voyant 50, qui est un voyant interne A l'appareil, servant aux réglages. Les deux dernières portes 46a et 46b sont utilisées en inverseurs. La sortie de la porte 31a est reliée aux deux entrées de la porte 46a par une branche de circuit comprenant deux résistances 51a,52a montées en série. La résistance 52a, de valeur grande devant celle de la résistance 51a, est branchée en parallèle avec une diode 53a, t le circuit comprend encore un condensateur 54a relié à la polarité " plus ". Cet ensemble comprenant les résistances 51a et 52a, la diode 53a et le condensateur 54a constitue le circuit 28a de calibration de temps.Le fonctionne- ment de ce circuit est le suivant Si un signal A est présent et n'est pas neutralisé,un niveau "zero" apparatt à la sortie de la porte 31a et le condensateur 53a est chargé à travers les résistances 51a et 52a, durant un temps relativement long; par contre, lorsque le niveau n un réapparatt à la sortie de la porte 3via, le condensateur 53a peut se décharger en un temps beaucoup plus court, à travers la résistance 5la et la diode 53a.Ainsi le fonctionnement est tel que: -Si le signal A n'est pas neutralisé et a une durée suffisamment longue, le condensateur 53a a le temps d'être chargé,ce qui iodi- fie l'état des entrées de la porto 46a, donc l'état de sa sortie. -Si le signal A n'est pas neutralisé mais a une durée insuffisante, le condensateur 53a n'a pas le temps d'être chargé, de sorte que l'état des entrées et de la sortie de la porte 46a n'est pas modifié. La décharge rapide du condensateur permet au circuit d'être ramené instantanément dans son état initial,pour réagir de la même manière à l'apparition d'un nouveau signal A. De même, la sortie de la porte 31b est reliée aux deux entrées de la porte 46b par une branche de circuit comprenant deux résistances 51b et 52b montées en série. La résistance 52b, de valeur grande devant celle de la résistance 51b, est branchée en parallèle avec une diode 53b, et le circuit comprend encore un condensateur 54b relié à la polarité " plus ". Cet ensemble constitue le circuit 28b de calibration de temps, et il fonctionne évidemment de la même façon que le circuit 28a. La signal inversé par la porte 46a ou 46b est amené à la mémoire respective 32a ou 32b. Ces deux mémoires sont constituées par les deux moitiés d'un circuit intégré HEP 4027 BP, rassemblant deux bascules JXRS maitre-esclave. Pour réaliser les méioi- res, chaque bascule est ici utilisée exclusivement en bascule RS, les bornes J,C et E étant fixées à un potentiel inactif.La sortie de la porte 46a est reliée à la borne d'entrée S de la mémoire 32a ainsi réalisée, et la sortie Q de cette mémoire délivre un signal A' qui est amené à l'entrée de l'amplificateur 33a.De même, la sortie de la porte 46b est reliée à la borne d'entrée S de la mémoire 32b, et la sortie Q de cette mémoire délivre un signal B' qui est amené à l'entrée de l'amplificateur 33b. Les entrées de remise à zéro R des deux mémoires 32a et 32b sont l'une et l'autre reliées à la sortie d'un circuit inté gré NE 555 N désigné par 55 sur la figure 4, associé à une résistance de charge 56 et découplé par un condensateur 57. Ce circuit intégré est chargé d'envoyer vers les deux mémoires des impulsions de remise à zéro, dont la durée est déterminée par une résistance 58 et un condensateur 59. Le circuit intégré 55 est commandé par un circuit comprenant deux résistances 60 et 61 et un condensateur 62, qui forment un différenciateur permettant de convertir, en une courte impulsion négative, un signal de commande de durée quelconque ordonnant le réarmement.Le point situé entre la résistance 60 et le condensateur 62 est relié à la borne d'entrée N02 du circuit intégré 55, tandis que le point situé entre la résistance 61 et le condensateur 62 est relié aux circuits délivrant l'ordre de réarmement. En outre, il est prévu une diode 63, assurant une protection de la borne d'entrée N02 du circuit intégré 55 contre les décharges du condensateur 62, et un condensateur 64 ayant un rôle d'antiparasitage. La figure 5 montre, de façon plus détaillée que la figure 3, un mode de réalisation possible des circuits de n sortie permettant l'affichage des fraudes détectées, au moyen de voyants 34a, 34b et de lampes jaunes 36a, 36b.Les amplificateurs 33a et 33b sont ici constitués par deux transistors BD 677. La base du transistor 33a reçoit le signal A' émis à la sortie de la mémoire 32a, par l'intermédiaire d'une diode 65a et d'une résistance 66a; le collecteur de ce transistor est relié au circuit du voyant 34a, alimenté en courant continu et comprenant en outre une résistance 67a et une diode 68a, ainsi qu'à l'enroulement d'excitation du relais 35a.De même, la base du tant sistor 33b reçoit le signal B' , émis à la sortie de la mémoire 32b, par l'intermédiaire d'une diode 65b et d'une résistance 66b; le collecteur de ce transistor est relié au circuit du voyant 34b, alimenté en courant continu et comprenant en outre une résistance 67b et une diode 68b, ainsi qu a l'enroulement d'excitation du relais 35b. Le relais 37,dont l'enroulement est relié aux collecteurs des transistors 33a et 33b par l'intermédiaire des diodes respectives 38a et 38b, peut être un relais du type Reed. Les figures 4 et 5 montrent aussi le détail du système de réarmement. Le point situé entre la résistance 61 et le condensateur 62 est relié d'une part, par l'intermédiaire d'une diode 69, à un inverseur 1 manuel-automatique " 79, et d'autre part , à un bouton-poussoir 71 de remise à zéro manuelle. L'inverseur 70 possède un contact qui est ouvert pour la position manuel et qui, en position " automatique ", est fermé et assure la liaison avec un circuit comprenant un amplificateur 72 et un voyant 73. La diode 69 assure l'isolement des deux circuits. Par ailleurs, le circuit 39 est relié à un autre inverseur " manuel-automatique " 74, dont le contact,selon sa position, assure une liaison soit avec un bouton-poussoir 75,soit avec une résistance ajustable 76.Il faut encore noter les connexions suivantes -Le bouton poussoir 75 et la résistance 76, montés en parallèle, sont reliés au dispositif de réarmement de l'appareil de détection et d'enregistrement des touches 3 (appareil principal). - Le voyant 73 est alimenté de manière à s'éclairer à la fin de chaque durée de réarmement automatique de l'appareil de détection et d'enregistrement des touches 3 (correspondant à la durée t2 précédemment définie). Le fonctionnement s'établit alors de la manière suivante Premier cas : l'inverseur commandant le contact 40 est en position " normal Le contact 40 est ouvert et, en cas de détection d'une fraude , se traduisant par l'éclairement de l'une des lampes jaunes 36a et 36b et l'ouverture du contact 37, toute possibilité de réarmement automatique ou manuel de l'appareil principal est d'abord neutralisée. Dans ce cas, le fonctionnement peut être obtenu seulement si l'inverseur 70 est placé dans sa position " manuel n Aussi longtemps que l'éclairement de l'une des lampes jaunes n'a pas cessé, on ne peut pas réarmer l'appareil principal.Le boutonpoussoir 71 permet, dans un premier temps, de réarmer manuellement le dispositifanti-fraude lui-même, provoquant l'effacement-de la mémoire 32a ou 32b, d'où l'extinction de la lampe jau- ne qui avait été allumée et la fermeture du contact 37. Ainsi le réarmement du dispositif anti-fraude autorise le réarmement de l'appareil principal 3, réarmement qui pourra se faire soit manuellement, par le bouton-poussoir 75, soit automatiquement, à travers la résistance 76, selon la position choisie pour l'inverseur 74. Il est à noter que, dans ce premier cas, si la cause de l'éclairement de l'une des deux lampes jaunes, éventuellement des deux lampes jaunes, n'a pas été éliminée, il est impossible de réarmer l'ensemble du système. Second cas: l'inverseur commandant le contact 40 est en position " entrarnement : Le contact 40 est fermé et il court-circuite en permanence le contact 37. Le réarmement de l'appareil principal pourra donc toujours s'effectuer, soit manuellement par le bouton-poussoir 75, soit automatiquement, suivant la position de l'inverseur 74. Après réarmement de l'appareil principal, l'amplificateur 72 contrôlant le voyant 73 délivre un signal qui, si l'inverseur 70 est placé en position" automatique", provoque aussi le réarmement du dispositif anti-fraude. Si l'inverseur 70 est placé en position " manuel ", on devra faire usage du bouton-poussoir 71 pour obtenir le réarmement du dispositif anti-fraude. Le cas du réarmement entièrement automatique est cependant le plus inté- ressant pour l'entratnement, car il évite à l'escrimeur de se déplacer vers l'appareil.Si toutefois on préfère effectuer un réarmement manuel dans la position " entratnement", il est à noter qu'en plaçant l'inverseur 70 en position "manuel " et l'inverseur 74 en position n automatique ", l'action sur le seul bouton-poussoir 75 de réarmement de l'appareil principal assurera le réarmement de l'ensemble du système (appareil principal et dispositif anti-fraude). La figure 6 permet de mieux comprendre les interconnexions existant entre l'appareil principal 3 de détection et d'enregistrement automatique des touches marquées, et les circuits électriques du dispositif anti-fraude,indiqués dans leur ensemble en 77. Cette figure montre les liaisons entre ces deux parties passant par les plastrons la et îb,par les coquilles 2a et 2b, par les pointes 18a et 18b et par les filtres réjecteurs, liaisons qui ont été déjà décrites. En outre,.la piste 73, reliée à la masse de l'appareil principal 3 et aux circuits 77 par une résistance 79, a été indiquée schématiquement.L'appareil 3 possède quatre sorties qui délivrent respectivement le signal présent pendant la durée tl, le signal présent pendant la durée t2, le signal de touche Qa et le signal de touche Qb, ces signaux étant amenés aux entrées correspondantes des circuits 77. En outre apparaissent,sur la figure 6, les interconnexions nécessaires pour le fonctionnement du système de réarme ment :circuit 39 sur lequel est intercalé le contact 40, et branche de circuit 41 reliant le voyant 73 ( figure 4) aux circuits 77, pour le réarmement automatique du dispositif anti-fraude.Bien entendu, la distinction entreappareil principal " et dispositif anti-fraude " est ici faite dans un but uniquement explicatif, puisque dans la réalisation concrète de l'ensemble, tous les circuits et autres dispositifs sont logés à l'intérieur d'un seul et même bottier. Enfin la figure 7 représente une forme de réalisation possible des circuits d'alimentation, de l'oscillateur 4,des amplificateurs de mesure 8a, 8b et 21, et des n triggers n ou dispositifs à seuil 26a, 26b et 26c, desquels sont respectivement issus les signaux notés A, B et C. Une alimentation stabilisée 80, associée éventuellement à un dissipateur thermique 81, délivre la tension +V qui alimente l'oscillateur 4 ainsi que les circuits de mesure. L'oscillateur 4 à basse fréquence est constitué par un circuit intégré NE 555 N 82,bouclé sur lui-même, et associé à une diode 83 permettant d'obtenir un cycle n carré".La sortie de ce circuit 82- est reliée à la base d'un premier transistor 84, dont le collecteur est relié,par l'intermédiaire des diodes 24a, 24b et 24c, à une extrémité des premiers enroulements respectifs des transformateurs 5a, 5b et 15. La sortie du circuit 82 est aussi reliée à la base d'un deuxième transistor 85, servant à fournir un signal complémentaire qui est amené à la base d'un troisième transistor 86. Le collecteur de ce transistor 86 est relié,par l'intermédiaire des diodes 25a, 25b et 25c ,à l'autre extrémité des premiers enroulements respectifs des transformateurs 5a,5b et 15. Comme déjà décrit, les points milieux de ces trois transformateurs sont reliés, respectivement, aux entrées des trois amplificateurs de mesure 8a, 8b et 21. L'amplificateur 8a est réalisé à partir d'un circuit 87a qui est un quart de circuit intégré LM 324 N. Le point milieu de l'enroulement du transformateur 5a est relié à l'entrée n moins " de ce circuit,par l'intermédiaire d'une résistance d'entrée 88a, et ce circuit est complété notamment par une résistance de charge 89a assurant la stabilité dynamique. De même, l'amplificateur 8b est réalisé à partir d'un circuit 87b qui est un quart de circuit intégré LM 324 N. Le point milieu de l'en roulement du transformateur 5b est relié à l'entrée"moins " de ce circuit,par l'intermédiaire d'une résistance d'entrée 88b, et ce circuit est complété notamment par une résistance de charge 89b. Les deux entrées " plus " des circuits 87a et 87b sont reliées,par l'intermédiaire des résistances d'entrée respectives 9Oa et 90b, à un pont diviseur formé de deux résistances 91 et 92, qui est commun aux deux circuits et qui permet de fixer la valeur de seuil à partir de laquelle les signaux d'entrée sont amplifiés. Les dispositifs à seuil 26a et 26b sont eux aussi réalisés à partir de circuits,respectivement 93a et 93b, qui sont chacun un quart de circuit intégré IM 324 N. La sortie du circuit 87a de l'amplificateur 8a est reliée,par l'intermédiaire d'une résistance 94a, à l'entrée n moins H du circuit 93a;de même, la sortie du circuit 87b de 1'amplificateur 8b est reliée, par l'intermédiaire d'une résistance 94b, à l'entrée n moins n du circuit 93b.Les deux entrées T, plus n des circuits 93a et 93b sont reliées, par l'intermédiaire de résistances respectives 95a et 95b, à un pont diviseur formé de deux résistances 96 et 97, qui est commun aux deux circuits et qui permet de fixer le seuil à partir duquel un signal de sortie doit être délivré. Une résistance de charge 98a, assurant la stabilité dynamique,est reliée à la sortie du circuit 93a qui délivre le signal A, et pareillement une résistance de charge 98b est reliée à la sortie du circuit 93b qui délivre le signal B. L'amplificateur 21 est réalisé à partir d'un circuit 99 qui est la moitié d'un circuit intégré LM 358 N. Le point milieu de l'enroulement du transformateur 15 est relié à l'entrée 'moins' de ce circuit,par l'intermédiaire d'une résistance 100, et ce circuit est complété notamment par une résistance de charge 101. L'entrée n plus t du circuit 99 est reliée,par l'intermédiaire d'une résistance 102, à un pont diviseur formé de deux résistances 103 et 104, qui permet de fixer la valeur de seuil à partir de laquelle le signal d'entrée est amplifié. Le dispositif à seuil 26c est aussi réalisé à partir de la moitié d'un circuit intégré lin 358 N. La sortie du circuit 99 de l'amplificateur 21 est reliée,par l'intermédiaire d'une résistance 106,à l'entrée " plus " du circuit 105. L'entréenmoins" de ce circuit est reliée,par l'intermédiaire d'une résistance 107, à un dernier pont diviseur formé de deux résistances 108 et 109, qui permet de fixer le seuil à partir duquel un signal C doit être délivré à la sortie du circuit 105, reliée à une résistance de charge 110. Il est à noter que le montage des divers ponts diviseurs permet de fixer des seuils communs pour les détections de fraude des deux tireurs, mais des seuls distincts des précédents pour la détection du croisement d'armes. Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas à la seule forme de réalisation de ce dispositif anti-fraude qui a été décrite ci-dessus à titre d'exemple; elle en embrasse,au contraire, toutes les variantes comportant des moyens équivalents.C'est ainsi que l'on ne stéloignerait pas du cadre de l'invention en modifiant le détail des circuits décrits en dernier lieu,tout en conservant les mêmes fonctions essentielles, ou encore en remplaçant l'oscillateur unique commun 4, relié aux trois transformateurs 5a, 5b et 15 ,par trois oscillateurs dont chacun serait associé à un transformateur.La forme du courant alternatif injecté est elle aussi indifférente; le courant peut avoir un cycle de forme " carrée " ou être sinusoldal. -REVENDICATIONS 1.- Dispositif anti-fraude pour fleuret électrique,destiné à la détection des tireurs qui réunissent la coquille de leur fleuret à leur plastron, ou leur plastron à la piste, en association avec un appareil de détection et d'enregistrement automatiques des touches marquées, caractérisé en ce qulil comprend essentiellement,pour chacun des deux escrimeurs, des moyens permettant d'injecter un courant alternatif, se superposant au courant continu de détection des touches, dans un circuit passant par le plastron et la coquille, et des moyens de mesure aptes à détecter les variations d'impédance sur le circuit précité parcouru par un courant alternatif. 2.- Dispositif anti-fraude selon la revendication î,carac- térisé en ce qu'il est prévu, pour chaque escrimeur, un transformateur dont un premier enroulement a ses extrémités reliées aux bornes de sortie d'un oscillateur et dont un second enroulement a ses extrémités reliées, respectivement, au plastron et à la coquille de T escrimeur considéré, le point milieu du premier enroulement étant relié à l'entrée d'un circuit de mesure. 3.- Dispositif anti-fraude selon la revendication 2, caractérisé en ce que le second enroulement du transformateur précité est relié au plastron et à la coquille par l'intermédiaire d'une résistance ajustable et d'un condensateur de liaison. 4.- Dispositif anti-fraude selon la revendication 3, caractérisé en ce qutil est prévu en outre un filtre réjecteur de courant alternatif, comprenant pour chaque escrimeur une première inductance associée à un premier condensateur,intercalée entre le plastron et l'appareil de détection et d'enregistrement des touches, et une seoonde inductrance associée à un second condensateur, intercalée entre la coquille du fleuret et l'appareil précité. 5.- Dispositif anti-fraude selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisé en ce qu'il comprend un troisième transformateur dont un premier enroulement a ses extrémités reliées aux bornes de sortie d'unoecillateur et dont un second enroulement a ses extrémités reliées respectivement aux coquilles des fleurets des deux escrimeurs, le point milieu du premier enroulement étant relié à 11 entrée d'un troisième circuit de mesure apte à délivrer un signal de croisement d'armes neutra lisant la détection des fraudes. 6.- Dispositif anti-fraude selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'il comprend un oscillateur unique relié aux premiers enroulements des trois transformateurs par l'intermédiaire de diodes. 7.- Dispositif anti-fraude selon l'une quelconque des revendications 2 à 6, caractérisé en ce que chaque circuit de mesure comprend,d'une part, un amplificateur dont l'entrée est reliée au point milieu du premier enroulement du transformateur correspondant, une résistance de mesure et un condensateur de filtrage montés en parallèle étant reliés à un point situé entre le transformateur et l'amplificateur, et d'autre part, un dispositif à seuil dont l'entrée est reliée à la sortie de l'amplificateur précité, la valeur de seuil de ce dispositif étant choisie en fonction de la plage des résistances considérées comme étant de court-circuit. 8.- Dispositif anti-fraude selon la revendication 7, caractérisé en ce que le circuit de mesure associé à chaque escrimeur a sa sortie reliée à un autre circuit comprenant une porte logique et une mémoire,la porte logique ayant une entrée recevant le signal issu du circuit de mesure et une entrée apte à recevoir un signal de neutralisation, tandis que sa sortie est reliée à l'entrée de la mémoire correspondante, le troisième circuit de mesure ayant sa sortie reliée à un circuit de commande de neutralisation qui délivre le signal de neutralisation préci- té. 9.- Dispositif anti-fraude selon la revendication 8, caractérisé en ce que le circuit comprenant une porte logique et une mémoire, associé à chaque escrimeur, est complété par un circuit de calibration en temps évitant la prise en compte de signaux trop brefs issus du circuit de mesure correspondant. 10.- Dispositif anti-fraude selon la revendication 9, caractérisé en ce que le circuit de calibration en temps précité est composé de deux résistances montées en série,dont l'une est branchée en parallèle à une diode, associées à un condensateur. 11. Dispositif anti-fraude selon l'une quelconque des revendications ss à 10, caractérisé en ce qu'il comprend en outre des circuits logiques assurant la gestion du processus de détection des fraudes, qui sont reliés au circuit de commande de neutralisation de manière à provoquer aussi une neutralisation après une touche, et qui sont également reliés aux entrées d'effacement des deux mémoires. 12.- Dispositif anti-fraude selon la revendication 11, caractérisé en ce que les circuits logiques précités comprennent des portes logiques disposées de manière à provoquer la neutralisation entre la fin d'une première durée et la fin d'une seconde durée, déterminées après une touche par l'appa- reil de détection et d'enregistrement automatiques des touches marquées. 13.- Dispositif anti-fraude selon l'une quelconque des revendications 8 à 12,caractérisé en ce que la sortie de chaque mémoire est reliée à l'entrée d'un amplificateur, dont la sortie alimente des moyens d'affichage des fraudes, notamment par visualisation au moyen de l'éclairement d'une lampe jaune. 14.- Dispositif anti-fraude selon la revendication 13, caractérisé en ce que la sortie de chaque amplificateur précité alimente d'une part un voyant placé sur le pupitre de l'appareil de détection et d'enregistrement automatiquesdes touches, d'autre part l'enroulement d'un relais ayant un contact ouvert au repos intercalé sur un circuit d'alimentation d'une lampe jaune placée sur une rampe extérieure. 15.- Dispositif anti-fraude selon la revendication 13 ou 14, caractérisé en ce que la sortie de chaque amplificateur précité est reliée en outre, par l'intermédiaire d'une diode,à l'enroulement d'un autre relais commun ayant un contact fermé au repos, intercalé sur un circuit de commande de réarmement de l'appareil de détection et d'enregistrement automatiques des touches. 16.- Dispositif anti-fraude selon la revendication 15, caractérisé en ce que le circuit précité de commande de réarmement comprend une branche en parallèle avec le contact fermé au repos du relais, sur laquelle est intercalé un autre contact apte à être placé en position ouvert ou fermé au moyen d'un inverseur manuel. 17.- Dispositif-anti-fraude selon l'ensemble des revendications Il et 16, caractérisé en ce que les circuits logiques assurant la gestion du processus de détection des fraudes comprennent un circuit chargé d'envoyer vers les deux mémoires les impulsions d'effacement, ce circuit étant relié d'une part, pat l'intermédiaire du contact d'un inverseurmanuel-automatique", à la sortie de l'amplificateur contrôlant le voyant de visualisation du réarmement de l'appareil principal, et d'autre part, à un bouton-poussoir de remise à zéro manuelle des mémoires.