La présente invention concerne un revttemeat de sol convenant corne aire sèche. Les aires sont des recouvre;ents de sols sans Joints, constitués d'un matériau ou d'un mélange de aatériaux fixés à l'aide d'un liant. Suivant la nature du liant employé, on distingue les aires en ciment, les aires en plate, ou autres. Les aires ou chapes de ce genre sont souvent réalisées sur le sous-plancher portant, en béton ou analogue, à des fins dtisola- tion thermique et phonique. Des matériaux pour divers types d'aires sèches, produit sant une isolation thermique et sonore relativement satisfaisante, se trouvent dans le conerce, mais leur lise en place exige des dépenses de nain d'oeuvre et de temps, que l'évolution des salaires rend prohibitives. L'invention a par conséquent pour objet de mettre au point un iatériau pour aires sèches d'une haute qualité en s'écartant du mode habituel de réalisation de tels revSteients, afin d'-enréduire le plus possible les dépenses d'établisse- ment. Suivant l'invention, les aires sèches sont réalisées à l'aide de carreaux ou plaques légers préfabriqués, constitués de laine de bois et/ou de sciure de bois, comprimée avec un liant tel que la magnésite, le client, ou un autre liant analogue. Ces carreaux ou hourdis légers comportent sur l'une de leurs faces une couche d'anhydrite d'une épaisseur relativement mince par rapport à l'épaisseur du carreau, par exemple inférieure à I cn. Les carreaux légers suivant l'invention, du fait qu'ils peuvent titre préfabriqués, permettent par conséquent une réalisation beaucoup plus économique d'aires constituant une isolation thermique et phonique satisfaisante et possédant une résistance aux contraintes de pression et de fLexion suffisante. Il est déåà connu d'employer pour le recouvrement du sol, par exemple pour la réalisation de planchers permettant la circulation, des carreaux en pierres naturelles, des plaques en bois ou encore des carreaux de revêtement en matières plastiques, ceux-ci pouvant le cas échéant entre pourvus d'un enduit superficiel pour la protection contre l'humidité, mais tous ces recouvrenents sont d'un genre différent de celui considéré par l'invention.Car chaque type de recouvrement possède ses exi gences propres en ce qui concerne le matériau de base, le liant, l'épaisseur des éléments et la façon de les poser, et l'état de latechnique relatif à un type de recouvrement donné ne stappli- que pas automatiquement à un ou à tous les autres types, en particulier à la réalisation d'aires sèches à isolation thermique et sonore satisfaisante. L'état actuel de la technique des recouvrements de sols ne permettait pas en particulier d'en déduire automatiquement la possibilité de l'usage de carreaux en un matériau léger et pourvus d'un enduit d'anhydrite. Conformément à l'invention, l'enduit d'anhydrite est constitué de mortier à base d'anhydrite pur, par exemple composé de mortier d'anhydrite AB 200 (suivant la norme DIN 4208) et d'eau, Dans une variante de l'invention, l'enduit d'anhydrite est composé de mortier à base d'anhydrite pur, auquel est incorporé un activateur tel que le CaO, entre autres sous forme de sable, mais en une proportion considérablement inférieure à celles normalement employées pour les mortiers à base d'anhydrite pour d'autres types de recouvrements de sols, en particulier nettement inférieure à 2,5 parties par partie d'anhydrite. Les mortiers à 1'anhydrite suivant l'invention sont par conséquent foncièrement différents de ceux mis en oeuvre pour d'autres types de recouvrements de sols, puisqu'ils sont employés, soit purs, soit-avec une proportion très réduite d'activateur. Ils se distinguent encore par d'autres caractéristiques et s'écartent des modes d'utilisation prescrits par les fabricants de mortier, qui indiquent par exemple de mélanger l'anhydrite et le sable dans le rapport de 1 : 2,5 et d'utiliser un sable d'une granulométrie de 1 à 7 mm. Ces prescriptions ne sont pas applicables dans le cas das carreaux légers pour aires de recouvrement suivant l'invention, puisque dans ce cas, la masse d'enduction à l'anhydrite doit posséder une composition et une consistance qui lui permettent de boucher Jusqu'aux pores superficiels des carreaux légers. Les résultats optimaux sont obtenus avec des carreaux ou plaques d'une épaisseur d'environ 2,5 cm, pourvus d'un enduit d'anhydrite d'une épaisseur tout au plus égale à 1 cm. Le coefficient de conductibilité A des carreaux légers suivant l'invention, c'est-à-dire la quantité de chaleur traversant en régime permanent 1 mètre d'épaisseur de matériau par leurs, par m2 de surface et par degré de différence de tempéraiure, déterminé d'après les indications de la norme DIN 4108, est égal à 0,08 kcal/m.h. C. Les carl-sauclégers suivant l'invention peuvent en outre être posés sur des plaques en matière plastique expansée, telles que celles en "Styropor" (marque déposée), ou sur une couche de remplissage, afin d'accrottre les effets isolants. L'épaisseur des plaques légères suivant l'invention est fonction du degré d'isolation recherché et peut titre adaptée aux cas d'espèce. L'anhydrite servant à l'enduction des carreaux légers suivant l'invention est du sulfate de calcium de la formule chimique CaS04, qui est normalement vendu à l'état de très fine poudre; les mortiers à base d'anhydrite contiennent généralement une proportion de ciment de l'ordre de 5 %, ainsi qu'un activateur tel que le CaO, dont l'action en provoque la solidification au moment de l'emploi. Revendications 1. RevBtement de sol convenant comme aire sèche, caractérisé en ce qu'il est réalisé à l'aide de carreaux légers, constitués de laine de bois et/ou de sciure de bois ou d'un autre matériau analogue, comprimé avec un liant tel que la magnésite, le ciment, ou un autre liant analogue, et comportant sur l'une de leurs faces au moins une couche d'anhydrite d'une épaisseur relativement mince par rapport à l'épaisseur du carreau, par exemple inférieure à 1 cm. 2. Revêtement de sol suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'enduit en anhydrite est réalisé à l'aide d'un mélange de mortier à l'anhydrite pur, par exemple de mortier AB 200 (DIN 4208), et d'eau. Revétement de sol suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'enduit d'anhydrite est réalisé à l'aide de mortier à l'anhydrite pur, auquel est incorporé un activateur tel que le CaO, la proportion de cet activateur étant relativement réduite, en particulier nettement inférieure à 2,5 parties par partie d'anhydrite. 4. Revêtement de sol suivant l'une ou l'autre des revendications I à 3, caractérisé en ce qu'il est réalisé à l'aide de plaques légères d'une épaisseur d'environ 2,5 cm, et possédant un coefficient de conductibilité thermique ss égal à 0,08 kcalJm.h.OC, 5. Revêtement dé sol suivant l'une ou l'autre des revendications précédentes, caractérisé en ce que les plaques légères sont posées sur des plaques en matière plastique expansée ou sur une couche de remplissage.