L'invention concerne un trusquin, comportant notamment un support pouvant être déplacé manuellement dans le sens vertical et recevant une pointe à tracer ou l'analogue, avec lequel on peut tracer sur une pièce à usiner, dans un plan horizontal, des lignes qui sont parallèles à une surface de base portant également le trusquin et la pièce à usiner, le déplacement du support s'effectuant au moyen d'un mécanisme à crémaillère et des moyens étant prévus pour compter la valeur du déplacement alternativement par addition ou par soustraction et faire un affichage numérique. On connait depuis longtemps les trusquins. Ils sont utilisés partout ou des pièces à usiner, notamment en acier ou en métal, exigent un usinage mécanique individuel par enlèvement de matière. Avec ces trusquins, on trace généralement sur la pièce à usiner des lignes dans un plan horizontal. Après application de marques de contrôle appropriées le long d'une ligne tracée, on enlève la matière en excès. Les trusquins sont connus dans différentes versions Une réalisation -relativement simple- d'un tel trusquin est constituée, par exemple, par un pied en fonte d'acier ou en fonte grise. La surface d'appui est moulée lisse. D'une manière appropriée ne nécessitant pas ici d'explication particulière,on fixe dans le pied une règle ou l'analogue, pourvue de traits de repère, disposée perpendiculairement à la surface d'appui du pied. Un support coulissant sur la règle et pouvant être bloqué, si besoin est, au moyen d'une vis de serrage, sert à la fixation d'un vernier correspondant aux traits de repère et d'une pointe à tracer.L'extrémité -relativement aigüe et durcie- de la pointe à tracer est alors déplacée sur la surface de base, portant également la pièce à usiner, le long de la pièce devant recevoir les lignes de niveau, et celà en déplaçant le pied du trusquin. Les hauteurs à reporter sur la pièce à usiner, qui en général sont fournies par le dessin d'atelier, éxigent auparavant un réglage manuel par déplacement du vernier placé sur le support le long de la règle munie des traits de repère. Bien que les trusquins de ce type aient fait leurs preuves pour des travaux de traçage relativement simples, des limites déterminées leur sont assignées en raison de leur conception technique. Ces limites consistent, d'une part, en ce que lors du déplacement du porte-vernier pour régler une valeur déterminée, l'opérateur doit d'abord faire des calculs précis, et d'autre part en ce que le porte-vernier, après chaque tracé, ne peut être déplacé sur la règle qu'après avoir desserré une vis de blocage ou l'analogue. Face à des trusquins de ce type utilisables dans des limites prédéterminées, on connaît par ailleurs depuis longtemps des trusquins dans lesquels le déplacement du support de la pointe à tracer sur la règle correspondante s'effectue au moyen d'une manivelle à main. Dans ce but, la manivelle est reliée à un pignon qui, de son côté, engrène avec les dents d'une crémaillère, cette crémaillère étant à son tour fixée sur le support de la pointe à tracer. Un mouvement de réglage déclenché au moyen de la manivelle est d'abord transmis à deux compteurs par l'intermédiaire d'une transmission constituée par un certain nombre de roues dentées. Alors qu'un de ces compteurs additionne les valeurs de déplacement par exemple des millimètres, lors du déplacement du support, l'autre compteur soustrait lors d'un déplacement du support en sens inverse. Il est bien évident qu'un tel trusquin est compliqué et couteux, ne serait-ce qu'en raison de la conception technique de sa structure. La seule fabrication du nombre relativement important de roues dentées nécessaires pour faire fonctionner le trusquin en augmente le prix de façon inacceptable. Si l'on ne veut pas que les roues dentées soient encore plus couteuses à fabriquer, il faudra se contenter de roues dentées d'une précision faible à moyenne pour le dispositif. Mais les roues dentées de ce type sont trop imprécises pour l'utilisation qui leur est assignée, car elles ont du jeu. De plus, en engrenant les unes avec les autres, elles tendent obligatoirement à faire un bruit indésirable. I1 faut enfin ajouter qu'un mécanisme ayant une telle structure mécanique n'est pas, à la longue, à l'abri des pannes et exige d'être entretenu. En outre, le montage est très compliqué, car les roues dentées doivent être rodées. Le but de l'invention est d'éliminer ces limitations tant au niveau de la conception que de la fabrication, et de procurer un mécanisme d'entraînement, de structure et de fabrication simples, mais toutefois extrêmement précis, tout en conservant le réglage à crémaillère actionné par manivelle ainsi que les compteurs d'addition et de soustraction. Ce but est atteint conformément à l'invention en ce que les moyens de comptage de la valeur du déplacement sont des poulies qui sont reliées ensemble fonctionnellement par l'intermédiaire d'une courroie sans fin, d'une courroie crantée ou l'analogue conçu de façon correspondante, avec une autre poulie, cette dernière poulie étant montée fixe, avec un pignon, sur un arbre au moyen duquel on peut transmettre à la crémaillère en liaison fonctionnelle avec le pignon, le mouvement de déplacement du support de la pointe à tracer déclenché à la main. Dans un développement de l'invention, les poulies sont des poulies crantées connues en soi et la courroie qui les relie à une forme correspondante, c'est-à-dire qu'elle est egalement crantée. L'invention présente une série d'avantages : la conception technique de sa structure est beaucoup plus simple que celles de solutions connues comparables ; elle ne nécessite que trois roues dentées qui sont reliées entre elles pratiquement sans jeu par l'intermédiaire d'une courroie crantée de forme appropriée. La tension constante de la courroie crantée est assurée ici au moyen d'un dispositif de tension à autorégulation. En raison du choix d'une courroie crantée~et de roues dentees correspondantes, le mécanisme d'entraînement du support de pointe à tracer fonctionne pratiquement sans bruit. I1 n'exige pratiquement aucun entretien. Outre une grande précision de rappel, le mécanisme d'entraînement assure un montage simple, peu coûteux et rapide. L'invention sera bien comprise à la lecture de la description détaillée donnée ci-après à titre d'exemple seulement, d'une forme de réalisation représentée schématiauement sur la figure unique. Pour déplacer dans le sens vertical le support de la pointe à tracer -non représenté- on met en rotation au moyen d'une manivelle 1, ou l'analogue, un pignon 3 relié à celle-ci et monté sur un arbre 2. Le pignon 3 est en prise avec la crémaillère 4 qui est reliée d'une façon non représentée, au support de pointe à tracer. Les roues dentées 5 et 6 servent à compter les valeurs de déplacement, par exemple des millimètres, en les additionnant ou en les soustrayant, la roue dentée 5 effectuant les additions. Les roues dentées 5, 6 sont fixées sur leurs arbres associés 5a, 6a. Le mouvement de rotation déclenché par l'actionnement de la manivelle 1 est transmis, outre au pignon 3 comme décrit, également à une poulie crantée 7 solidaire de l'arbre 2. Celle-ci est de son côté reliée par une courroie crantée 8 de forme correspondante, aux roues dentées 5,6. Sur le brin 8a de la courroie crantée 8 agit un dispositif de tension à autorégulation, référencé dans son ensemble en 9. Ce dispositif de tension est constitué par une poulie crantée 9a, un arbre 9b, un bras de levier 9c articulé à celui-ci, qui exerce constamment par le ressort (de traction) 9d une pression d'application déterminée du brin de courroie 8a sur la poulie crantée 9a. REVENDICATIONS 1. Trusquin comportant un support pouvant être déplacé manuellement dans le sens vertical et recevant une pointe à tracer ou l'analogue, avec lequel on peut tracer sur une pièce à usiner, dans un plan horizontal, des lignes qui sont parallèles à une surface de base portant également le trusquin et la pièce à usiner, le déplacement du support s'effectuant au moyen d'un mécanisme à crémaillère, et des moyens étant prévus pour compter la valeur du déplacement alternativement par addition ou par soustraction et pour faire un affichage numérique, caractérisé en ce que les moyens de comptage de la valeur du déplacement sont des poulies (5,6) qui sont ensemble reliées fonctionnellement par l'intermédiaire d'une courroie sans fin, d'une courroie crantée (8) ou l'analogue, conçus de façon correspondante, avec une autre poulie (7), cette poulie (7) étant montée fixe, avec un pignon (3) sur un arbre (2) au moyen duquel on peut transmettre à la crémaillère (4) se trouvant en liaison fonctionnelle avec le pignon (3), le mouvement de déplacement du support de la pointe à tracer. 2. Trusquin selon la revendication 1, caractérisé en ce que les poulies (5,6,7)sont des poulies crantées et la courroie (8) qui les relie est réalisée de façon correspondante. 3. Trusquin selon l'ensemble des revendications 1 e' 2, carac- térisé en ce qu'un dispositif de tension (9) à autorégulation agit sur la transmission à courroie constituée par la courroie crantée (8) et les poulies crantées (5,6,7). 4. Trusquin selon la revendication 3, caractérisé en ce que le dispositif de tension (9) est constitué pour l'essentiel par un galet de tension ou l'analogue réalisé sous forme de poulie crantée (9a) dont l'application sur la courroie (8,8a) s'effectue au moyen d'un ressort (de traction (9d)).