L'invention concerne de nouveaux joints d'étanchéité, en particulier pour portes et fenêtres, du type de ceux comportant une lèvre souple, de préfé rence profilée, solidaire d'une embase rigide ou semi-rigide, par l'intermédiaire d'une paroi transversale, ou pied de lèvre, avec lequel ladite lèvre se raccorde. La lèvre d'un tel joint est évidemment l'élément essentiel de l'ensemble puisque ctest lui qui doit assurer l'étanchéité entre des organes fixes et d'autres mobiles ; il convient de tout faire pour lui conserver ses propriétés de propreté, de netteté, d'élasticité, entr'autres. Il convient aussi de le changer commodément et le plus économiquement possible lorsqu'il est usé, menacé d'usure, détruit, abimé, etc. Lors du montage du joint, il importe, par exemple, que ce joint ne soit pas souillé par des corps étrangers (peinture, plâtre, huiles et graisses, etc); aussi a-t-on déjà proposé de protéger la lèvre du joint au moins par une enveloppe protectrice souple qui est détachée de suite après la mise en place du joint.C'est ce que mentionne notamment le brevet français 73/32 702 du 6 Septembre 1973 qui précise qu'on peut avoir recours aussi bien à une enveloppe disposée à meme la lèvre du joint qu'à une enveloppe sans contact permanent avec ladite lèvre, sauf au raccord de celle-ci avec son pied solidaire de l'embase On a depuis constaté que la première formule est préférable, notamment parce que l'enveloppe de protection, lorsqu'elle est plaquée contre la lèvre, est de meilleure tenue que lorsqu'elle "flotte" et parce qu'elle est plus facile à détacher d'avec la lèvre lorsque le joint est en place. Il existe cependant un problème de fixation provisoire de l'enveloppe sur la lèvre qui n'est pas toujours bien assurée par les moyens physiques ou physico-chimiques auxquels on a recours ordinairement. La fixation en question se révèle insuffisante quand on a saisi ou forcé le joint, soit de manière ferme à la main, soit surtout avec un outil (pince, clé, tampon) pour le mettre correctement en place dans son logement. Enfin, il arrive que le joint, dans son ensemble, qui doit évidemment etre de faible épaisseur pour que la lèvre présente une grande souplesse toutes choses égales, se montre insuffisamment rigide pour etre monté de façon rapide et correcte et pour rester tout-à-fait immobilisé lorsqu'il est en position. La présente invention a pour objet de nouveaux joints du genre en question qui sont notamment dénués des inconvénients venant d'etre signalés, comportés par les joints actuellement existants. L'invention est caractérisée par le fait que de tels joints comportant une lèvre souple, de préférence profilée, solidaire d'une embase de fixation par l'intermédiaire d'un pied de lèvre, sont pourvus, sur partie de la longueur de ce pied, d'éléments longitudinaux en creux et/ou en relief, tels notamment que des stries. Cette dernière disposition a d'abord pour avantage de permettre d'accro# tre la surface de contact entre l'enveloppe et le pied de la lèvre, ce qui est, on T'a vu, un des buts recherchés pour assurer la meilleure protection possi ble de la lèvre durant le transport et la pose du joint. Les stries ou semblables, présentées par le pied de lèvre, permettent aussi une meilleure "saisie", un meilleur travail du joint, du fait qu'on n'a plus affaire à une surface lisse, souvent glissante, pour le pied du joint. Ces mêmes stries autorisent également un découpage facile avec un outil tranchant - parce qu'elles servent alors de guides de travail - lorsqu'il s'agit de détacher l'enveloppe d'avec le pied de lèvre. Par ailleurs, ces stries, ou éléments analogues, servent de nervures, là où elles existent, dans une certaine mesure, et le joint, à épaisseurs égales, se trouve, aux emplacements striés, présenter une rigidité quelque peu accrue dans le sens longitudinal, ce qui, on l'a vu, est souvent souhaitable Par ailleurs encore, les stries servent avantageusement de surfaces d'ancrage lorsque la lèvre du joint, étant hors d'usage ou menaçant de ltetre à bref dé on décide de pourvoir à la maintenance nécessaire. Dès lors, il ne devient plus nécessaire de dégager le joint entier avec son porte-joint et de le remplacer par un semblable joint neuf.Il suffit, avec un ciseau à bois et en se guidant au besoin sur les stries comportées par le pied de lèvre, de découper la lèvre usée, ce qui se fait tout-à-fait aisément, et de "coiffer" étroitement, stries contre stries, le pied de lèvre ainsi découvert par la partie femelle semblablement striée d'un "contre-pied de lèvre", solidaire d'une nouvelle lèvre neuve, de p-référence à enveloppe de protection que l'on détache sans difficulté après mise en place. Ainsi procède-t-on à une opération de rénovation qui se montre doublement économique : par l'aisance avec laquelle on lteffectue, par le fait que l'on ne remplace que l'élément qui est à changer. On vient de parler de pied de lèvre en forme de paroi et de contre-élément le coiffant, sous imbrication de deux stries respectives, ce qui veut dire que le première pièce est mâle, la seconde femelle. Il doit etre bien entendu que,sans sortir du cadre de l'invention, ce pourrait etre l'inverse la première pièce, pied de la lèvre initiale, etre femelle, et la seconde, pied de la lèvre de renovation, etre male On pourrait meme avoir deux pièces mixtes, c'est-à-dire chaque pièce etre à la fois male et femelle. On a surtout parlé plus haut de stries. On a voulu dire par là, d'une fa çon générale, des éléments en relief adaptables de pieds de lèvre, éléments qui peuvent se ramener à un pied avec bourrelet terminal apte à s'apparier avec un pied à contre-dépouille correspondante, ainsi qu'on le verra plus loin. De toute façon, l'invention sera bien comprise à l'aide du complément de description qui suit, donné à titre indicatif, avec référence au dessin ciannexé qui montre - en Fig. 1, en perspective et partiellement, un premier joint établi selon un premier mode de réalisation de l'invention, - en Fig. 2, semblablement, en perspective, et partiellement, ce même joint pourvu d'une lèvre de rénovation, - en Fig. 3 et 4, en section transversale, un autre joint établi selon un second mode de réalisation de l'invention, respectivement, - en Fig. 5 et 6, enfin, en perspective et partiellement, encore un autre joint selon un troisième mode de réalisation de l'invention, représenté de première monte et pourvu d'une lèvre de remplacement. Si l'on se réfère à la fig. 1 du dessin, on distingue la lèvre 1, par exemple en PVC souple, profilée, solidaire avec un pied de lèvre 2, en PVC dur, d'une seule pièce avec une embase perpendiculaire 3, à section trapézoidale, en meme PVC dur et propre à etre engagée dans un logement en queue d'aronde ménagé dans le chassis d'une fenetre (non représentée). Lèvre 1, pied de lèvre 2 et embase 3 ont été tronçonnés dans un même profilé de grande longueur, venu d'une seule pièce à l'extrusion, dans une boudineuse munie d'une filière présentant un orifice correspondant à la section de ces trois composants. Le pied de lèvre 2 comporte, sur chacune de ses faces latérales, des stries 4, venues elles aussi d'extrusion. Après fabrication, le profilé "générateur" a été enrobé en partie, sur la lèvre 1 et le pied 2 en tous cas avec une pellicule 5 (en pointillé sur la fig. 1), en PVC transparent, déposée à chaud sur le profilé froid, en sorte qu'elle a subi un retrait durant son refroidissement, ce qui l'a appliqué étroitement sur la livre I et le pied 2, en l'ancrant fermement sur ce dernier, du fait de son insertion dans les parties en creux des stries 2. Ladite enveloppe est facilement éliminée après la pose du joint en la découpant, le long du joint, par exemple le long du pied 2, à l'aide d'un cou teau, en guidant ce dernier dans une strie 4, la plus proche de l'embase 3, de préférence Un joint issu d'un tel profilé présente les avantages mentionnés plus haut : bonne protection de la lèpre, avant montage, par enrobage "serré" de l'enveloppe très assujettie dans les stries 4 du pied 2, renforcement sensible de la rigidité longitudinale du joint grâce aux stries 4 jouant le rôle de nervures, bonne saisie possible du joint à la main ou à l'outil, grâce au relief présenté par lesdites stries. Dans ce joints lorsque la lèvre a besoin d'être changée, il est facile d'araser cete lèvre 1, à son raccord avec son pied 2, avec un outil tranchant (en se guidant dans les premières stries, si celles-ci existent à la jonction de la lèvre et de son pied) et d'adapter; sur le pied ainsi dégagé, un "contrepied" 6, a#cé en pièce femelle, avec stries intérieures 6', et portant une livre neuve 1' (fig 2 > . Ce "contre-pied" 6 et sa lèvre 1' sont, comme le pied 2 et la livre I, e-n dur et souple respectivement, et sont issus d'un meme profilé venu d#rune seule pièce à l'extrusion. Ils peuvent, eux aussi, etre protégés par une enveloppe en PVC transparent, qui est éliminée sans difficulté après la pose, de la meme façon que l'a été l'enveloppe 5 de la lèpre première 1. L'adaptation du contre-pied 6 sur le pied 2 se fait, comme le montre la fig. 2, en emboîtant le premier sur ce second organe, jusqu'S ce que les stries 4 et 6' s'imbriquent les unes dans les autres. A noter que les stries du contre-pied 6 jouent, comme celles du pied 2, le rôle de nervures de renforcement, donnant ainsi, à section égale, une plus grande rigidité à l'ensemble à adapter, si bien qu'en définitive, l'opération de montage pour rénovation s'en trouve facilitée. Les fig. 3 et 4 montrent, en coupe, des joints selon l'invention dans lesquels le pied 7 de la lèvre 8 comporte une rainure 9 pourvue, sur ses deux faces, de stries 10, le pied 11, pourvu de stries correspondantes 12, pouvant venir s'engager, stries 12 contre stries 10, dans la rainure 9, dès que, à l'aide d'un outil coupant, on a arasé, d'avec son support 7, une lèvre 8 en mauvais état Les fig. 5 et 6 illustrent, en perspective, un autre mode de réalisation de l'invention, dans lequel, sur l'embase 13 du joint, se trouve, perpendiculaire, d'une seule pièce avec elle, un pied de lèvre 14 qui se terminepar un bourrelet 15. Ce dernier, à son tour, est solidaire,par sa petite base I Sa, avec une lèvre profilée 16, de forme sensiblement triangulaire.Ces trois constituants : embase, pied et lèvre, sont obtenus contigus les uns les autres à la boudineuse, les deux premiers sont en PVC dur, le dernier en PVC mou. La lèvre 16 peut être protégée par une enveloppe avant sa pose et en être dégagée ensuite, comme mentionné plus haut. Lorsque la lèvre 16 est hors d'usage, on la sépare,à l'aide d'un couteau, suivant sa petite base, d'avec le bourrelet 15 et l'on vient alors embotter, sous léger forcement, un contre pied 17 d'une lèvre neuve 16' constituant les parties non usagées, embase 13 et pied 14 demeurant en utilisation et en position. Dans tout ce qui précède, on a parlé de pied et de contre pied présentant des éléments en relief (stries, flancs de bourrelet) situés de part et d'autre du plan de symétrie des organes. I1 est clair qu'on pourrait faire choix de tels constituants n'offrant d'éléments en relief que d'un seul côté de ce plan de symétrie. REVENDICATIONS 1 - Joint d'étanchéité, en particulier pour portes et fenêtres, comportant au moins une lèvre souple, solidaire d'une embase de fixation par l'intermédiaire d'un pied de lèvre avec laquelle ladite lèvre se raccorde, caractérisé par le fait que ledit pied (2), sur partie au moins de sa longueur, est pourvu d'éléments (4) longitudinaux en creux et/ou en relief. 2 - Joint d'étanchéité selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les éléments longitudinaux en creux et/ou en relief sont des stries (4). 3 - Joint d'étanchéité selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les éléments longitudinaux en relief sont constitués par un bourrelet (15) dont la partie (1 Sa) opposée à l'embase (3) du joint, sert au raccord avec la lèvre (1). 4 - Joint selon la revendication I, caractérisé par le fait que les éléments longitudinaux en relief (4) sont situés de part et d'autre du pied de lèvre. 5 - Joint selon la revendication I, caractérisé par le fait que les éléments longitudinaux en relief sont situés d'un seul côté du pied delèvre. 6 - Joint d'étanchéité selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait qu'il comporte, muni d'une autre lèvre 1', un contrepied 6 pourvu à son tour, sur partie au moins de sa longueur, d'éléments longitudinaux en creux et/ou en relief (6') correspondant à ceux (4) du pied (2) de première lèvre (1), et propre, après séparation de ladite lèvre d'avec son pied, à s'emboîter sur ce dernier sous imbrication de leurs éléments en creux et/ou en relief (4) et (61).