Cette invention a pour objet un procédé de lutte contre les plantes adventices (ou mauvaises herbes) au moyen d'herbicides, en particulier avec un herbicide granulaire. Elle comprend aussi l'herbicide lui-m8me et sa préparation. Un problème qui se pose pour beaucoup de champs où poussent du blé ou de l'orge, est la présence d'une flore adventice mixte, qui sera appelée par la suite flore adventice mixte A et qui comprend (a) au moins une espèce de graminées adventices parmi la folle-avoine de printemps (Avena fatua), la folle-avoine d'hiver (Avena ludoviciana) et le vulpin des champs et (b) au moins une plante adventice latifoliée, par exemple une ou plusieurs des suivantes Ortie annuelle (Urtica urens) Moutarde des champs (Sinapis arvensis) Renoncule des champs (Ranunculus arvensis) Chénopode (Chenopodium album) Ortie du chanvre (Galeopsis parvlRlora) Monnayère (Thlaspi arvense) Bourse R pasteur (Capsella bursa-pastoris) Laiteron (Sonchus arvensis) Ravenelle (Raphanus raphanistrum) Vesce sauvage (Vicia sativa) Mouron des oiseaux (Stellaria media) Grateron (Galium aparine) Fumeterre officinale (Fumaria officinalis) Liseron noir (Polygonum convolvulus) Renouée persicaire\ (Polygonum persicaria) Espargoutte (Spergula arvensis) Camomille puante (Anthenus spp. et matricaria spp.) Renouée des oiseaux (Polygonum aviculare) Véronique (Veronica spp.) Marguerite dorée (Chrysanthenum segetum) Coquelicot (Papaver rhoeas) Séneçon commun (Senecio irulgaris) Lamier pourpre (Lamium purpureum) Pensée des champs (Viola arvensis) Alchemille des champs ou perce-pierre (Aphanes arvensis). Un type particulier de flore adventice mixte A, qui constitue un problème dans un grand nombre de champs où l'on cultive le blé d'hiver ou l'orge d'hiver, est une flore adventice mixte (qui sera désignée par la suite sous le nom de flore adventice B) et qui comprend (a) au moins une espèce de folle-avoine (folleavoine d'hiver ou folle-avoine de printemps), (b) du vulpin des champs et (c) au moins une plante adventice latifoliée. Si une flore adventice mixte A ou B se trouve dans une culture jusqu'au temps de la moisson,elle diminue le rendement de la récolte et rend la moisson difficile. Les diverses plantes adventices d'une flore mixte A ou B germent invariablement en un temps s'étendant sur plusieurs semaines et, prises collectivement, leur germination s'étend sur une durée encore plus longue. Actuellement, une méthode couramment utilisée pour la lutte contre les flores adventices mixtes A et B consiste à appliquer successivement au moins deux herbicides, l'une au moins des applications comportant un herbicide de post-montaison (d'après levée) sous forme liquide, projeté à l'aide d'un pulvérisateur.Cette méthode présente les inconvénients suivants : elle exige plus de main-d'oeuvre et de carburant que n'en exigerait l'application d'un seul herbicide ; il y a au moins une certaine baisse de rendement en raison de la compétition entre les plantes adventices et les plantes cultivées avant l'application de l'herbicide de post-montaison ; le passage d'un tracteur et d'une machine à pulvériser à travers la culture pour l'application de l'herbi- cide de post-montaison laisse des traces de roues qui diminuent les rendements des récoltes ; et comme la germination des plantes adventices s'étend toujours sur une certaine durée, les mauvaises herbes qui germent après l'application au stade de post-montaison survivent et entrent en compétition avec les plantes cultivées. Il existe d'autres méthodes de lutte contre les flores adventices mixtes A et B, dans lesquelles on ne procède qu'à une seule application d'une composition herbiez cide liquide, mais leur emploi est très limité. 'est ainsi qu'une cotposltion herbicide liquide comportant du barbarie, du meccprop, du dichlorprop et du 2,*-NCPB a été mise dans le commerce en 1974 pour la lutte contre les flores adventices illites A et B.Mais cet herbicide agit au stade de post-montaison et son efficacité est maximale quand on l'applique contre les folles-avoines i un stade précis de leur croissance visible ; non seulement les foll.s-avoin.s auront alors causé des dégâts importants mais de plus, étant donné la diversité de leurs époques de geruination, il est difficile au fermier de choisir le moment le plus approprié pour l'application de l'herbicide car celle-ci sera presque inévitablement trop prématurée pour certaines des folles-avoines et trop tardive pour d'autres. En outre, le mélange ne peut etre utilisé que sur l'orge de printemps et, par suite des dfférences de sensibilité entre les variétés, il ne peut btre utilisé sans risques avec un certain nombre de variétés importantes d'crge de printemps, par exemple Hunter, Maris Badger et Proctor. D'autre part, expérience a montré qu'un nombre important de plantes adventices latifoltées germaient après le moment approprié pour l'application de cet herbicide et qu'ainsi il n'y avait pas de lutte efffcaoe contre elles Froids herbicides liquides que l'on peut également utiliser pour la lutte contre les flores mixtes A et B sont le ehlortoluron, le métoxuron et une composition contenant du métoxuron et de la simazine mais tous ces herbicides donnent contre la folle-avoine des résultats inférieurs à ceux qu' ils donnent contre le vulpin des champs. Actuellement, on ne recommande leur utilisation que sur des céréales d'hiver et, compte tenu de la différence de sensibilité entre les variétés, on ne les utilise pas pour la lutte contre les plantes adventices dans certaines variétés de blé d'hiver, telles que Maris Huntsman et Maris Ntmrod. Le métoxuron et la composition comportant du métoxuron et de la simazine ont, en outre, l'inconvénient quton les applique après la levée du blé d'hiver et il s'ensuit des pertes de rendement dues à la compétition avec les plantes adventices et au passage des tracteurs. Trois autres herbicides liquides pouvant entre utilisés sont le méthabenzthiazuron, la N-(4-isopropyl phnyl)-N',N'-diméthyl-urée et la terbutryne. Ces herbicides sont efficaces contre le vulpin des champs mais ils n'ont que peu ou pas du tout d'action contre les folles-avoines et, en plus, ils ne peuvent entre utilisés que sur les céréales d'hiver. La sensibilité i ces herbicides de plantes adventices autres que le vulpin des champs et les folles avoine est indiquée dans le tableau suivant, qui est le tableau 7 de l'opuscule provisoire NO 19 intitulé "Weed Control in Cereals 1974", publié par le Ministère britannique de l'agrieulture, des pêcheries et de l'alimen- tation. (voir tableau page suivante) TABLEAU Sensibilitç d'autres plantes adventices à des herbicides agissant contre le vulpin des champs et la folle-avoine. Herbicide + + c o : Oc k uo k c N C oe coe + Pa c c o ou Espèces de plantes h h s h oe h N k adventices a s SrO N X X E S tus ^0 o H Paturin annuel R S S S S S (Poa annua) Liseron noir S S - S S Moutarde des champs S S S S S Mouron des oiseaux S S S S S S Grateron R R - MS MS R Coquelicot S S S S S S Lamier pourpre R - S - R Chénopode S S - S S Pensée des champs S - S - R Fumeterre officinale S - - - MS Séneçon commun S - - MS - Renouée des oiseaux S - MS - R Matricaire maritime R S S S S S (Tripleurospermum maritemum spp. inodorum) -Alchemille des champs R - S - S Renouée persicaire\ - - S S R Paturin rude R S S S S S (Poa trivialis) Ray-grass R S R S - S (Lolium spp) Véroniques R R S S R R Le degré de sensibilité se réfère aux doses recommandées pour la lutte contre le vulpin des champs et/ou les folles-avoines. S = sensibilité R = action efficace peu probable MS =\ sensibilité modérée - = non indiquée sur l'étiquette. La N-(4-isopropyl-phényl)-N',N'-diméthyl-urée n'apparat pas dans le tableau ci-dessus mais, selon les informations données par les fournisseurs, le grateron, les véroniques, les graminées vivaces et les plantes adventices latifoliées vivaces ne sont pas touchées par ce composé. Toutes les propositions faites antérieurement comportent la pulvérisation d'une composition herbicide liquide sur le feuillage des plantes adventices ou sur le sol. Cela implique que lton mélange ltherbicide avec de l'eau et, dans le cas où il n'existe pas localement de source d'eau, que le pulvérisateur soit rempli d'eau en un autre endroit puis ramené sur le terrain. Par contre, les formules granulaires présentent l'avantage de ne pas elger de source d'eau et d'outre légères. En outre, le poids et le volume d'une formule herbicide granulaire appliquée par unité de surface d'une terre cultivée sont généralement inférieurs au poids et au volume correspondants d'une formule herbicide liquide. On constate, d'une façon générale, que le travailleur agricole remplit moins souvent un dispositif d'application pour produits herbicides granulaires qu'une machine à pulvériser un herbicide liquide lorsque l'on utilise ces herbicides de façon continue sur de grandes surfaces. Le besoin se faisait donc sentir d'un procédé de lutte contre cette flore adventice mixte A, présentant une réelle efficacité, procédé comportant un seul traitement qui agisse avant que la compétition avec les plantes adventices ne cause des pertes de rendement, qui puisse être utilisé sur toutes les variétés de blé et d'orge, aussi bien de printemps que d'hiver, et qui utilise un produit granulaire. L'invention fournit un tel procédé. Le besoin se fait également sentir d'un procédé permettant de combattre la flore adventice mixte B, ayant une efficacité suffisante à 11 égard des folles-avoines et du vulpin des champs. L'invention fournit également ce procédé0 Le procédé selon la présente invention est destiné à lutter contre une flore adventice mixte comprenant (a) au moins une espèce de graminées adventices parmi la folle-avoine de printemps, la folle-avoine d'hiver et le vulpin des champs et b) au ovins une plante adventice latifoliée. Ce procédé est caractérisé en ce qu'on applique sur un sol contenant des graines de la flore adventice mixte un. composition herbicide granulaire comprenant un véhicule ou support solide, du néburon et, Boit du di-allate, soit du tri-allate. L'invention comprend aussi un procédé de lutte centre une flore adventice mixte comprenant a) au moins une espèce de folle-avoine, b) de vulpin des chape et c) au moins une plante adventice latifoliée, procédé caractérisé en ce que l'on applique sur un sol contenant des graines de cette flore adventice mixte une composition herbicide granulaire comprenant un véhicule solide, du néburon et, soit du di-allate, soit du tri-allate. Néburon est la désignation commune de la N-butfl-N' ichloro-3, 4 phényl ) -N-métbl-urée, "di -allate" est la désignation commune du di-isopropylthiolcarbamate de S-(dichloro-2,3 allyle) et "tri-allate" est la désignation veurante du di-isoprcpylthi olcarbamate de S-(trichloro-2,3,3 allyle). En dehors des folles-avoines et vulpin des champs, le procédé selon la présente invention est utilisé pour la lutte contre les plantes adventices suivantes moutarde des chaq > s, mouron des oiseaux, matricaires, alchémille des champs, ray-grasses, paturin rude, véronique, coquelicot, chénopode, liseron noir, renouée persicaire et renouée des oiseaux. On obtient de bons résultats avec des doses d'application allant de 11 à 33 kg par ha, plus particulièrement de 16,5 à 27,5 kg par ha, la dose d'application préférée étant de 22 kg par ha. La composition herbicide granulaire comprenant un véhicule solide, du néburon et, soit du di-allate, soit du tri-allate, fait aussi partie de l'invention. Il existe un certain nombre de dispositifs d'application pour granulés que l'on peut utiliser pour répandre des granulés selon l'invention à la surface du sol avec un grand degré de précision, par exemple l'applicateur ',Nodet" à deux fins, pour répandre simultanément des engrais et des granulés, fabriqué en France, l'applicateur de granulés 'rTive't fabriqué en Suède,et l'applicateur de granulés à courant d'air monté sur tracteur Horstine Farmery, qui est une machine britannique. La présente invention comprend également un procédé de préparation des compositions herbicides granulaires conformes à l'invention, procédé selon lequel on imprègne un véhicule solide d'un mélange de néburon et de di-allate ou de tri-allate, à une température suffisamment élevée pour que le mélange soit liquide, mais assez basse pour éviter une décomposition importante du mélange liquide chaud, après quoi lton refroidit le véhicule solide imprégné. Le néburon présente une décomposition importante à des températures supérieures à environ 1100 et il se décompose à raison de 3,75 % par heure à 1070 et à raison de 1,7 % par heure à 900. En vue d'éviter une décomposition importante, il est préférable de préparer la composition herbicide granulaire conforme à l'invention par le procédé décrit ci-dessus > en maintenant le mélange liquide chaud de néburon et de di-allate ou de tri-allate à une température ne dépassant pas 1100 lcrsquton l'utilise pour imprégner le support solide et en le gardant à cette température minimale pendant le temps minimum possible. Il est donc préférable de maintenir le mélange liquide fondu à une température comprise entre 90 et 110 , encore mieux entre 80 et 1000, tandis que l'on prépare le mélange pour l'imprégnation du véhicule. Il est souhaitable que le laps de temps entre la formation du mélange liquide chaud et le refroidissement du véhicule solide soit inférieur à 30 minutes ou, mieux, à 15 minutes, et mieux encore qu'il soit inférieur à 10 minutes. On donne une préférence particulière à un procédé de préparation de la composition herbicide conforme à l'invention selon lequel a) on chauffe le di-allate ou le tri-allate à une température ne dépassant pas 1100, b) on mélange le néburon avec le di-allate ou le tri-allate, ou bien on l'y dissout, de façon à obtenir un mélange liquide chaud et c) on imprègne un véhicule inerte avec ce mélange liquide chaud. Le mélange liquide chaud qui imprègne le véhicule solide est, dans certains cas, une solution vraie et dans d'autres non. Dans d'autres cas encore, le mélange liquide chaud peut être une solution ou etre au moins miscible et constituer ainsi une seule phase lorsqu'il est chaud mais former un système à deux phases par refroidissement. Ce dernier phénomène se produit le plus souvent lorsque l'on utilise des proportions faibles ou minimales de di-allate ou de tri-allate. Il a été aussi constaté que les problèmes posés par la séparation des composantes lors du refroidissement, ainsi que d'autres problèmes connexes, et aussi le problème posé par la décomposition, peuvent entre réduits ou simplifiés de façon satisfaisante par un refroidissement rapide après l'opération de pulvérisation. Dans certains cas, le mélange chaud ne se solidifie pas quand on le refroidit à la température ambiante mais cela ne présente néanmoins pas de problèmes pour la préparation des granulés, étant donné que beaucoup de véhicules ou supports poreux existant dans le commerce adsorbent facilement de grandes quantités de mélanges liquides en donnant des granulés présentant un aspect de siccité. Le rapport pondéral entre le néburon et le di-allate ou le tri-allate peut varier entre de larges limites, ceci en fonction d'un certain nombre de facteurs bien connus des spécialistes en la matière. On citera, parmi ces fac teurs, le type de sélectivité désiré selon la flore adventice mixte présente, la durée de traitement souhaitée, le type de sol et la pluviosité. Ainsi, ce rapport peut varier de 5.1 à 1:5. Cependant, pour réduire au minimum la température du mélange fondu chaud, celui-ci ne doit pas contenir une proportion trop faible de di-allate ou de tri-allate. Les rapports préférés entre néburon et di-allate ou tri-allate vont de 2:1 à 1:4, encore mieux, de 3:2 à 1:2 et, plus particulièrement, de 1:1 à 2:3. La proportion pondérale totale des matières à activité herbicide dans le granulé chargé peut être comprise entre i et 80 . Il est cependant préférable que la composition herbicide granulaire contienne de 3 à 50 % en poids, de préférence de 5 à 25 %, par exemple 20 %, de l'association néburon + di-allate ou tri-allate, les proportions respectives des produits actifs donnant ce pourcentage total en poids pouvant varier comme il a été indiqué ci-dessus. La technique de pulvérisation utilisée de préférence pour l'imprégnation du véhicule solide est bien connue des spécialistes. De façon typique, l'opération de pulvérisation s'effectue en utilisant un mélangeur à tonneau existant dans le commerce, comportant des chicanes dirigées vers le centre ou des nervures ou encore, pour obtenir un effet d'élévation, placées en travers du trajet des granules culbutant dans le mélangeur tournant. Les granules qui se trouvent à la partie supérieure du tonneau en mouvement tombent à la partie inférieure de celui-ci en formant un "rideau1,. On projette le mélange liquide chaud sur ce rideau de particules par une buse à grand angle disposée, de préfé rente, de façon qu'elle arrose toute ou presque toute la largeur du rideau.Le conduit d'amenée jusqu'à la buse située dans le tonneau rotatif peut arriver par une extrémité ouverte du tonneau du cEté opposé à l'arbre de celui-ci ou bien l'arbre lui-m8me peut entre du type connu à conduit d'amenée rotatif, relié à la buse et à un réservoir du mélange liquide chaud. Etant donné les problèmes posés par la décomposition dont on a parlé plus haut, on préfère généralement réduire au minimum la durée du séjour à des températures élevées grâce à des dimensions de la buse, à une pression du produit à pulvériser, etc..., telles que les granulés contenus dans le tonneau soient enrobés en un temps d'à peu près 10 à 15 minutes. Cependant, il peut arriver que des durées plus courtes ou plus longues soient non seulement appropriées mais plus avantageuses. La composition du véhicule solide peut entre très variable. On peut citer, à ce titre > les véhicules bien connus qui suivent : l'attapulgite, la bentonite, la kaolinite, le talc, l'illite, la sépiolite, la terre de diatomées, la vermiculite (plus particulièrement le type gonflé par la chaleur) des pyrophyllites, les carbonates de magnésium et de calcium, le gypse, les phosphates de calcium, la chaux le kieselguhr et le charbon actif. Quoique la composition du véhicule nuait pas une importance capitale, on donne la préférence à ceux qui peuvent Entre chargés à 20 % et on préfère généralement l'attapulgite comme véhicule. D'une façon générale, on donne la préférence à des véhicules ou supports dont les dimensions des particules sont comprises entre 0,15 et 2 mm (unités "mesh" des Etats-Unis d1Amérique) mais il est cependant préférable que la grande majorité des particules aient des dimensions comprises entre 0,25 et 1,4 "n, les dimensions optimales étant de 0,4 à o,8 mm. On accorde une préférence particulière, pour les présentes compositions granulaires, à une argile dont pratiquement toutes les particules ont des dimensions de 0,18 à 1,4o mm et dont au moins 80 ffi d'entre elles ont des dimensions comprises entre 0,4 et 0,8 mm. Il est préférable, avant I1 imprégnation, de soumettre le véhicule solide à un préchauffage à une température au moins égale à 50 , par exemple de 50 à 1000, en particulier de 60 à 70 . D'autres ingrédients classiques employés dans les compositions herbicides granulaires, comme des agents surfactifs cationiques, anioniques et non-ionogènes, peuvent être ajoutés et cela est souhaitable dans certain cas. L'exemple qui suit a pour but dtillustrer la présente invention. Les températures sont indiquées xn degrés Celsius. RxEMP: On introduit, dans un mélangeur å tonneau à conduit rotatif ex tant dans le commerce et muni de chicanes, environ 63,7 kg de granules d'attapulgite, quantité correspondant à la capacité normale du tonneau, les dimensions des granules étant comprises approximativement entre 0,4 et 0,7 mm (norme "mesh" des Etats-Unis d'Amérique) et la masse volumique de l'attapulgite, qui occupe à peu près la moitié du volume du mélangeur, étant d'environ 16,2 kg/m .On fait tourner le tonneau contenant les granulés chauds (qui ont été chauffés en lit fluidisé aux environs de 100 avant leur introduction dans le mélangeur) à raison d'environ 12 t/minute (une rotation plus lente est souhaitable si l'on opère à l'échelle industrielle) et on projette par pulvérisation un mélange chaud (100 ) de tri-allate (8,84 kg) et de néburon (8,63 kg) sur le "rideau" de granules qui tombent, à un débit suffisant, pour assurer l'enrobage des granules par l'herbicide liquide en un temps d1à peu près 10 à 15 minutes. On refroidit ensuite rapidement les granules en introduisant de la neige carbonique dans le mélangeur et on fait tourner pendant quelques minutes jusqu'à refroidissement.Dans les opérations industrielles à grande échelle, il serait préférable d'opérer par refroidissement en lit fluidisé. On évalue de la manière suivante l'efficacité des granules enrobés de la solution solide décrite plus haut (c'est-à-dire à environ 10 % en poids de chacun des herbicides). On place sur un terreau "Ray Silt Loam", dans des pots, des graines de blé (variété dénommée "Arthur") et de plantes adventices, que l'on recouvre d'une épaisseur de 12 mm de terreau et on répand à la main sur le terreau les granules obtenus plus haut, à des doses telles que les agents chimiques soient appliqués, dans différents pots, aux taux suivants en kg/ha : 2,2 + 2,2 ; 1,1 + 1,1 ; 0,55 + 0,55 et 0,275 + 0,275 puis on arrose à 6 mm d'eau. On maintient ensuite les pots en serre. Les résultats obtenus sont indiqués ci-dessous Activité en serre au stade d'avant la levée sur le blé, le chénopode. le sarrasin sauvage. le vulpin des champs et la sétaire .jaune. dans le terreau "Ray Silt Loam" Inhibition en %, moyenne de deux résultats. Taux en Chénopode Liseron noir Vulpin des Sétaire kg/ha Blé (Chenopodium (Polygonum champs jaune album) convolvulus) (Alopecurus (Setaria mgosuroides) fiz:lauca) 2,2+2,2 10 100 20 100 25 1,1+1,1 0 85 10 80 10 0,55+0,55 0 30 0 60 o 0,275 + 0 20 0 20 C 0,275 REVENDICATIONS l.- Procédé de lutte contre une flore adventice (ou mauvaises herbes) mixte comprenant (a) 2U moins une espèce de graminées adventices parmi la folle-avoine de printemps, la folle-avoine d'hiver et le vulpin des champs et (b) au moins une plante adventice latifoliée, procédé caractérisé en ce que l'on applique sur le sol conte nant des graines de cette flore adventice mixte une composition herbicide granulaire comprenant un véhicule solide, du néburon et, soit du di-allate > soit du tri-allate. 2.- Procédé de lutte contre une flore adventice mixte comprenant (a) au moins une espèce de folle-avoine, (b) du vulpin des champs et (c) au moins une plante adventice latifoliée, procédé caractérisé en ce que l'on applique sur le sol contenant des graines de cette flore adventice mixte une composition herbicide granulaire comprenant un véhicule solide, du néburon et, soit du di -a llate, soit du tri -a llate. 3.- Procédé selon l'une des revendi- cations 1 et 2, caractérisé en ce que l'on applique la compo sition sur le sol à ure dose d'emploi de ll kg/ha à 33 kg/ha. 4.- Composition herbicide granulaire caractérisée en ce qu'elle comprend un véhicule solide, du néburon et, soit du di-allate > soit du tri-allate. 5.- Composition herbicide granulaire selon la revendication 4s caractérisée en ce que le véhicule est de l'attapulgite, de laXsépiolite, de la bentonite, de l'illite, de la terre de diatomées, de la vermiculite gonflée par la chaleur ou du charbon actif. 6.- Composition herbicide granulaire selon l'une des revendications 4 et 5, caractérisée en ce qu'elle contient de 5 à 25 ss en poids de néburon plus le di-allate ou le tri-allate et en ce que le rapport entre le néburon et le di allate ou le tri-allate est compris entre 3:2 et 1:2. 7.- Procédé de préparation d'une composition herbi cide granulaire selon l'une quelconque des revendications 4 à 6, caractérisé en ce que lton imprègne le véhicule solide avec un mélange de néburon et de di-allate ou de tri-allate à une température suffisamment élevée pour que le mélange soit liquide mais suSSisamment basse pour éviter une décomposition importante du mélange liquide chaud, puis on refroidit le véhicule solide imprégné. 8.- Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'on effectue l'imprégnation à une température ne dépassant pas 110 et on soumet le véhicule solide, avant de 1'imprégner, à un préchauffage à une température d'au moins 50 à 1000. 9.- Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que lton chauffe le di-allate ou le tri-allate à une température ne dépassant pas 1100, on mélange le néburon avec le di-allate ou le tri-allate ou on lty dissout, de façon à obtenir un mélange liquide chaud, après quoi on imprègne le véhicule solide préchauffé avec ce mélange liquide chaud.