On sait que dans la technique de la peinture par puivérisation les pièces à peindre sont fixées sur des balancelles ou autres suspentes prévues mobiles de manière à passer une à une en vis- -vis de la buse de projection. I1 va de soi que les balancelles ou suspentes reçoivent elles-memes une couche de peinture, de telle sorte que leurs dimensions extérieures vont en croissant au fur et à mesure de leur utilisation. Ce phénomène ne peut durer indéfiniment du fait qu'une couche épaisse de peinture constitue un revêtement qui gêne la fixation des pièces à peindre et qui perturbe l'application de la peinture par dépôt électrostatique. On est donc amené à procéder périodiquement au nettoyage des balancelles ou suspentes de façon à éliminer la couche précitée ; ce nettoyage est ordinairement effectué par brA- lage et la pratique démontre que cette opération, qui dégage des fumées noires très polluantes pour l'environnement, provoque le plus souvent des déformations plus ou moins prononcées des balancelles ou suspentes. En vue de remédier à ces inconvénients, la présente invention a pour objet un four industriel spécialement agencé pour assurer, dans les meilleures conditions possibles, le nettoyage efficace des balancelles ou autres suspentes formant supports pour les pièces à peindre. Le four suivant 1 invention comprend une chambre de brûlage destinée à recevoir les balancelles ou suspentes à nettoyer, le chauffage de cette chambre étant assurée à l'aide de panneaux à radiations infrarouges prévus sur au moins deux parois opposées de 1 'ensemble. Cette chambre est surmontée par une partie supérieure propre à recueillir les fumées de brûlage et à obliger celles-ci à traverser la flamme d'un brûleur qui en coopération avec des organes du turbulence et de mélange d'air assure la combustion desdites fumées. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer Fig. 1 est une coupe verticale schématique d'un four industriel suivant l'invention. Fig. 2 en est une coupe suivant II-II (fig. 1) , sur laquelle on a indiqué en I-I le plan de coupe de fig. 1. Le four représenté comprend un b ti parallblipipedique 1 dont les parois latérales, le fond inférieur et la paroi supérieure sont convenablement calorifugés ; une cloison horizontale 2 détermine à l'intérieur de ce bâti 1 une chambre inférieure de brtlage 3 et une chambre supérieure de combustion 4, reliées l'une à l'autre å travers une ouie ou passage 5. Dans les deux parois longitudinales opposées du bâti 1 qui sont disposées au niveau de la chambre de brûlage 3 sont logés des panneaux à radiation infrarouges schématisés en 6 ; dans l'exemple de réalisation considéré, chaque paroi comporte trois panneaux 6 superposés, mais on comprend que le nombre et la disposition de ceux-ci peuvent varier dans une large mesure, en fonction notamment de la configuration et du volume de la chambre 3. Au-dessous de la cloison 2 est fixé un rail 7 (fig. 2) sur lequel roulent des chariots 8 formant supports pour les balancelles ou autres suspentes à nettoyer, schématisées en 9 ; les chariots 8 sont engagés dans la chambre 3 et sont extraits de celle-ci à travers une ouverture pratiquée dans le bâti 1, laquelle ouverture est fermée par une paroi amovible 10 formant porte, comme montré en fig. 1. La chambre supérieure de combustion 4 est équipée d'un brtleur 11 à fuel ou à gaz, disposé au-dessus de l'ouie ou passage 5. En avant du brûleur 11 on a prévu à l'intérieur de cette chambre 4 des ailettes 12 propres à ralentir le passage des fumées, un papillon de réglage 13 et une chambre de turbulence 14 dans laquelle débouche une arrivée d'air 15. Un aspirateur 16 refoule les gaz de combustion à l'intérieur d'un conduit d'évacuation 17 muni de chicanes 18. Le fonctionnement et l'utilisation du four ci-dessus décrit découlent des explications qui précèdent et se comprennent aisément: Une fois les balancelles et suspentes 9 mises en place à l'intérieur de la chambre inférieure 3, les panneaux radiants 6 sont alimentés et l'on comprend qu'ils échauffent rapidement les supports à nettoyer, sans provoquer aucune déformation de ceux-ci. L' é- nergie consommée est réduite et l'opération de brayage nécessite un temps très court. Les fumées ainsi engendrées passent par l'ouie 5 dans la chambre supérieure 4 de combustion, de telle sorte qu'elles sont obligées de traverser la flamme du brflleur 11 qui les détruit en les portant à très haute température (supérieure en pratique à 1100 C). Le papillon 13 permet le réglage du temps de séjour dans la chambre 4 avant l'évacuation à travers le conduit 17. Les essais ont démontré que le four suivant l'invention permettait un nettoyage efficace et bon marché des balancelles ou autres suspentes revêtues de peinture époxy ou similaire. Il doit d'ailleurs entre entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. REVENDICATIONS 1. Four industriel pour le nettoyage des balancelles et autres suspentes de pièces à peindre, caractérisé en ce qu'il comprend un bati calorifugé qu'une cloison interne divise en deux chambres superposées, la chambre inférieure étant dotée de panneaux latéraux à radiations infrarouges propres à assurer le brtlage de la couche de peinture qui recouvre les suspentes, tandis que la chambre supérieure opère le traitement des fumées dégagées. 2. Four suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les panneaux à radiations infrarouges sont disposés sur au moins deux parois latérales opposées du bats. 3. Four suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la chambre inférieure, équipée d'une porte d'accès, renferme un rail et des chariots pour la suspension des suspentes à nettoyer. 4. Four suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les deux chambres communiquent à travers une ouie. 5. Four suivant la revendication -4,- earaotérvsE"*n cs chambre supérieure est équipée d'un brûleur disposé au-dessus de l'ouie de communication de façon à ce que les fumées soient obligées de traverser la flamme dudit bradeur. 6. Four suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la chambre supérieure comprend des moyens pour retarder l'écoulement des fumées ou gaz et pour en régler le temps de séjour, une admission d'air frais et un aspirateur pour l'élimination des gaz à travers un conduit d'évacuation.