Sur le marche il existe actuellement divers types de sellettes d'attelage de semi-remorques destinées aux tracteurs routiers. Certains présentent un avantage spécifique sur les autres en matière de sécurité à savoir un indice visible sur le côté de la sellette permettant au conducteur de savoir si le système de sécurité destiné à fermer vers l'arrière le logement du pivot d'attelage est intervenu ou non. Néanmoins, lorsque le conducteur a pris connaissance de cette précieuse information, il ne peut jamais être assuré que le pivot est bien emprisonné à l'intérieur de son logement, car certaines fausses manoeuvres peuvent se traduire par une-intervention du système de sécurité précité, alors que le pivot est resté derrière celui-ci et non devant. Cet axe n'est donc pas alors emprisonné et la solidarité de la semi-remorque et du tracteur repose uniquement sur l'adhérence (faible puisqu'il y a lubrification de cette interfoce) de la sellette du tracteur et de la plage d'attelage de la semi-remorque. I1 s'ensuit qu'à la première accélération ou montée, la semiremorque se détache du tracteur, et que son extrémité avant tombe violemment sur le sol avec toutes les conséquences graves qui peuvent en découles tant pour les autres usagers de la route que pour la semi-remorque et la morchandise qu'elle transporte.- La présente invention a pour objet la suppression de ce risque en permettant au conducteur, informé de façon certaine de la fermeture du logement -(grâce à une pièce ci-après appelée "fourche")- du pivot sur la sellette, de s'assurer en sus que le pivot est bien à l'intérieur de ce logement et non à l'extérieur derrière lui. Elle consiste en ce que l'engagement du pivot dans la fourche jusqu'à verrouillage actionne un contacteur commandant un avertisseur sonore ou lumineux placé dans la cabine du conducteur. A cet effet, sur la sellette est monté un levier pivotant contretenu par un ressort et susceptible d'être mu par l'engagement du pivot, ce levier coagissant par ailleurs avec le contacteur commandant l'avertisseur sonore ou lumineux de la cabine. De préférence, avec le circuit reliant le contacteur au voyant du tableau de bord, est combiné un second circuit de vérification du premier comprenant un second voyant placé sur le tableau de bord. D'autres caractéristiques apparaîtront plus clairement à la lecture de la description suivante d'un exemple de réalisation, description faite en relation avec les dessins ci-joints, à savoir :: La figure 1 qui est une vue de dessus (pratiquement à l'échellel) du palpeur installé sur un type de sellette, La figure 2 qui est une vue de face du système avertisseur lumineux sur le tableau de bord. La figure 3 qui est un schéma du circuit de l'avertisseur. Dans cet axemple, le dispositif d'emprisonnement du pivot est constitué, sur la sellette 24 dessinée sur la figure 1, par la fourche 1 pivotant (dans le sens des aiguilles d'une montre) autour de l'axe 2 sous la poussée du pivot 23 provenant de l'arrière, c'est-à-dire arrivant par la partie haute du dessin.Ces pièces 1 et 2 tracées en traits fins sur la figure 1 font partie d'un type de sellette déjà connu et couramment utilisé pour 11 attelage des semi-remorques, tandis que les pièces tracées en traits gras font au contraire partie de l'invention. Lorsque le pivot 23 a atteint une certaine position d'enfoncement il vient en contact avec la palette verticale 4 solidaire d'un levier 3 articulé autour de l'axe 5. Il s'ensuit une rotation du levier 3 dans le sens des aiguilles d'une montre.Lorsque le pivot 23 a encore progressé, une seconde palette 6, également solidaire du levier 3, vient alors solliciter le palpeur 7 solidaire d'un contacteur électrique 8 qui se ferme. La course du levier 3, lors de l'enfoncement du pivot, est limi- tée par la butée 9 soudée sur le corps de la sellette 24. Il est prévu, par ailleurs, une seconde butée fixe 10, solidaire de la sellette 24 et qui limite le mouvement de retour du levier 3 à sa position initiale, sous l'action d'un ressort de rappel 11.Celui-ci est enfilé sur une tige 12, soudé à son extrémité avant sur le corps de la sellette 24; l'autre extrémité de cette tige traverse un trou 25 en forme de boutonnière pratiqué dans la palette 4 du levier 3. En se reportant à la figure 3, on voit que le circuit principal C1 de l'avertisseur, qui est ici lumineux, comprend en série le- contac- teur 8, un bouton-poussoir 13 et le voyant - par exemple vert - 14. Norma- lement, lorsque le contacteur 8 est fermé, il suffit que le conducteur appuie sur le bouton-poussoir 13 pour que le voyant 14 s'allume. Mais, une panne peut se produire, notamment si l'ampoule lumineuse du voyant 14 est hors d'usage.Pour s'assurer du bon état de cette lampe, un circuit complémentaire C2 en dérivation sur C1 est prévu; il comporte un second bouton-poussoir 15 interposé entre la lampe 14 et une terre. Le fonctionnement du dispositif est le suivant : Lors du dételage de la semi-remorque, le levier 3 a été rainé dans sa position initiale, c'est-à-dire en contact avec la butée 10, par le ressort 11 travaillant à la compression; lorsque l'on procède à un attelage, le pivot 23 vient au contact de la palette 4 du levier 3 et l'entratne, en comprimant le ressort 11 jusqu'à ce que la palette 6 prenne appui sur le palpeur 7 et l'enfonce fermant ainsi, grace au contacteur 8 le circuit d'un avertisseur sonore ou lumineux placé au voisinage du conducteur.Notamment, cet avertisseur pourra être constitué par un voyant lumineux 13 placé sur le tableau de bord de la cabine de conduite du véhicule. Pour prendre connaissance de l'information souhaitée (emprisonnement du pivot dans son logement) le conducteur appuie à son tableau de bord sur un bouton-poussoir 13 en série avec le contacteur 8, l'ampoule du voyant vert 14 et la batterie d'accumulateurs de son vehicule. Si le voyant s'allume, il peut en déduire que le pivot d'accouplement est à sa place et faire démarrer son véhicule. Si le voyant ne s'allume pas, il appuie sur le bouton-poussoir 15, - Si cette manoeuvre n'entrasse pas l'allumage du voyant ceci indique que l'ampoule de celui-ci est à changer, - Si cette manoeuvre entraîne au contraire l'allumage, ceci indique que le pivot d'accouplement n'est pas à sa place et qu'il y a lieu de recommencer l'opération d'attelage. Bien que les principes de l'invention aient été décrits cidessus en relation avec un exemple particulier de réalisation, il est bien entendu que ladite description n'a été faite qu'à titre d'exemple et ne limite pas la portée de l'invention. D'autre part, cette invention s'applique à tous les véhicules susceptibles de porter une sellette ou analogue, qu'ils soient moteurs ou remorqués. - REVENDICATIONS - 1*- Détecteur d'attelage pour véhicules remorqués comportant un pivot s'engageant dans le logement d'une fourche de verrouillage tournante, caractérisé par le fait que l'engagement du pivot dans la fourche jusqu'à verrouillage actionne vn contacteur commandant un avertisseur sonore ou lumineux placé dans la cabine du conducteur. 2.- Détecteur attelage suivant la revendication 1 caractérisé par le fait que sur la sellette est monté un levier pivotant contretenu par un ressort et susceptible dJêtre mu par l'engagement du pivot, ce levier coagissant par ailleurs avec le contacteur commandant l'avertisseur sonore ou lumineux de la cabine.- 3.-- Détecteur d'attelage suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2 caractérisé par le fait que le débattement du levier pivotant est limité par des butées fixes. 4.- Détecteur d'attelage suivant l'une queconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que le ressort de rappel du levier pivotant travaille à la compression et est interposé entre un point fixe et l'extrémité du levier pivotant 5.- Détecteur d'attelage suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait qu'avec le circuit reliant le contacteur au voyant du tableau de bord est combiné un second circuit de vérification du premier comprenant un second voyant placé sur le tableau de bord.