La présente invention concerne un procédé et un appareil de façonnage à froid de métal, notamment par extrusion indirecte et/ou directe. L'extrusion indirecte et/ou directe de métaux, opérée sans chauffer le métal avant son façonnage, est bien connue du technicien. Toutefois, ce mode de façonnage de métaux présente divers inconvénients, parmi lesquels figurent les risques de rupture d'outils et la limitation des dimensions qu' on peut donner à la section de la pièce obtenue à partir d' une billette métallique donnée. Dans une opération d'extrusion type, une billette est maintenue dans une cavité de filière. Un poinçon pénètre dans cette cavité, pour définir avec elle un espace annulaire, et maintenu fixe pendant que la billette, refoulée, vient contourner puis entourer le poinçon, subissant un filage qui lui fait atteindre, puis franchir l'espace annulaire défini entre la cavité de filière et le poinçon. En variante, c'est le poinçon qui se déplace par rapport à une cavité de filière fixe, ce qui a pour effet de refouler la billette hors de cette cavité à travers l'espace annulaire défini entre le poin çon et la paroi de ladite cavité. On constate jusqu'à présent qu'on risque des ruptures des outils, et notamment du poinçon, s'il existe entre le poinçon et la cavité de filière un défaut de centrage atteignant, par exemple, 0,5 P par millimètre. Un tel défaut de centrage peut résulter d'un "flottement" du poinçon et/ou de défauts du métal de la billette et autres motifs. par exemple, des points durs présents dans la billette et/ou des inclusions d'air risquent de décentrer le poinçon au point de provoquer sa rupture. Pour ces motifs, ainsi que d'autres, le technicien admet couramment qu'un "pourcentage de réduction" dépassant 70% environ ne peut guère être obtenu par une opé- ration d'extrusion, par exemple indirecte.Le "pourcentage de réduction" est défini par l'équation suivante "Pourcentage de réduction" = A X 100 (1) où: B = section de l'alésage ménagé dans le produit extrudé, en centimètres carrés, et A = section de la billette avant le début de l'extrusion, en centimètres carrés. On voit ainsi que le "pourcentage de réduction11 détermine la grandeur de l'alésage qu'on peut espérer obtenir dans le produit extrudé à partir d'une billette de section donnée. Par conséquent, la pratique courante consiste jusqu'à présent, pour obtenir un produit à alésage relativement grand, à utiliser une billette à section correspondante, relativement grande. L'un des facteurs dont on tient compte lorsqu'on choisit d'usiner un produit par extrusion, et non par usinage ou autre opération, est l'absence de perte de métal. I1 est connu, pour le technicien, que la préparation de billettes destinées au façonnage de pièces doit être économique tant par la méthode adoptée que par l'absence de perte de métal. A cet égard, il est souhaitable que, pour toute opération concrète d'extrusion, la billette ait un diamètre minimum afin qu'on puisse, par exemple, la prélever dans du fil métallique de diamètre standard par des opérations de cisaillement classiques qui minimisent la perte éventuelle de métal, à la différence des opérations de sectionnement par sciage, fraisage ou autres, qui entraînent un gaspillage de métal notable.Or, on conçoit que le souhait de partir d'une billette à diamètre minimum va directement à l'encontre de la règle couramment admise selon laquelle une billette ne se prête pas à une "réduction" dépassant 70% environ. Selon certaines méthodes d'extrusion antérieures, pour partir d'une billette à section minimale (et accuser ainsi l'économie associée au choix de l'extrusion comme mode de façonnage), on opère l'extrusion en plusieurs stades au cours desquels la billette subit des "réductions" ou extrusions multiples, dont chacune accroît son diamètre dans une mesure ne dépassant pas le "pourcentage dé réduction" admissible jusqu'à présent. I1 va sans dire que ces stades multiples augmentent le court du processus, et donc du produit résultant. Or, selon la présente invention, on a découvert qu'on peut obtenir en une seule passe des "pourcentages de réduction" dépassant 112%, ce qui permet d'étendre l'application du procédé plus économique de façonnage par extrusion à froid à la fabrication de produits exclus jusqu'à présent. On obtient ce résultat, selon l'invention, par une extrusion en une seule passe, en établissant et en maintenant l'application à la billette en cours d'extrusion d'une force agissant à l'encontre de la force d'extrusion, pour contrôler l'écoulement du métal au cours de l'extrusion.On constate que la force antagoniste appliquée au produit en cours d'extrusion semble conférer au produit de la rigidité vis-à-vis du matériel d'extrusion, de telle sorte que ce produit - maintenu de manière relativement rigide, à une extrémité, dans l'espace annulaire défini entre le poinçon et la cavité de filière et, à son extrémité extérieure opposée, par un organe qui lui applique la force antagoniste à mesure de son façonnage - semble agir en manchon de soutien latéral vis-à-vis du poinçon autour duquel la billette est extrudée. La présente invention réduit les ruptures d'outils au point de les rendre négligeables, même avec des cadences de production allant de 30-à 40 produits à la minute. En outre, le produit présente d'excellentes caractéristiques physiques et notamment des cotes assez précises. La présente invention a donc pour buts de proposer - un procédé pour le façonnage à froid d'une billette métallique ; - un tel procédé selon lequel la force d'extrusion agit à l'encontre d'une autre force contrôlée, de grandeur inférieure à celle de la force d'extrusion - un tel procédé selon lequel la partie extrudée de la billette est initialement confinée dans l'espace annulaire défini entre la paroi d'une cavité de filière et un poinçon concentrique situé dans l'axe de cette cavité, l'extrémité extérieure du produit en cours d'extrusion subissant une force qui agit à l'encontre de la force d'extrusion et confère au produit de la rigidité vis-à-vis de l'outil d'extrusion - un tel procédé permettant d'obtenir en une seule opération d'extrusion un "pourcentage de réduction" dépassant 100% ;; - un tel procédé permettant de donner à l'alésage du produit extrudé une section maximale. L'invention vise encore - un appareil pour l'extrusion à froid d'une billette, comportant des moyens propres à rigidifier le produit extrudé au cours de l'extrusion - un tel appareil comportant des moyens propres à engendrer une force qui agit à l'-encontre de la force d'extrusion, mais est moins grande que celle-ci. D'autres buts et/ou avantages de l'invention ressortiront de la description détaillée qu'on va maintenant donner à titre d'exemple d'un mode de réalisation de l'invention en se référant aux dessins annexés, sur lesquels - les figures 1 à 3 sont des vues de détail avec coupes illustrant des stades successifs du fonctionnement d'un appareil selon l'invention ;; - les figures 4a, 4b et 4c constituent conjointement une vue de détail de dessus, avec coupes et arrachements, d'un appareil selon l'invention, représenté ouvert en vue d'un changement d'outil - la figure 5 est une vue de détail de -dessus, avec coupes ét arrachements, de l'extrémité droite de l'appareil représenté sur la figure 4c - la figure 6 est une vue de détail de dessus, avec coupes et arrachements, montrant la partie d'appareil représentée sur la figure 4b fermée en vue d'une opération d'extrusion ; - la figure 7 est une vue en coupe suivant la ligne 7-7 de la figure 4a ; ; - la figure 8 représente schématiquement un réseau hydraulique de commande de l'appareil selon l'invention - la figure 9 est une vue de détail schématique d'une partie de ce réseau - la figure 10 est un schéma symbolique d'un montage électrique de commande du fonctionnement de l'appareil selon 1 'invention. On va maintenant examiner les figures et notamment les figures 1 à 3, qui illustrent schématiquement des stades successifs de fonctionnement de l'appareil selon l'invention, ainsi que de mise en oeuvre du procédé utilisé. Plus particu lièrement, dans le cas illustré par les figures 1 à 3, il est prévu une filière composite, constituée par une filière 10 entourée par une frette 12. Dans une extrémité 16 de la cavité 14 définie par la filière 10 est mobile à va-et-vient un piston de presse 18 qui ferme l'extrémité 16. La cavité 14 contient une billette 20 et son extrémité opposée 22 est fermée par un tampon presseur 24 constitué par un manchon qui définit un alésage axial 26. Dans l'alésage 26 est mobile à va-et-vient un poinçon 28.Le tampon presseur 24 présente un épaulement annulaire 32 connu pour pénétrer dans l'extrémité 22 de la cavité 14 de façon à coopérer avec l'extrémité menante 30 du poinçon 28 pour refermer cette extrémité 22. Une douille 34 entoure le tampon presseur 24 et assure, comme on le verra, l'application contrôlée de pression à ce tampon pour ajuster sélectivement sa position par rapport à la filière 10 et la pression de contact entre l'épaulement 32 et le produit en cours d'extrusion. La figure 1 indique schématiquement un magasin 36 dans lequel une série de billettes 20' sont logées en positions voulues pour être successivement insérées dans la cavité de filière 14, d'une manière qu'on exposera. Dans la réalisation selon la figure 1, le poinçon 28 est positionné, puis maintenu fixe, par une première force représentée par la flèche A. De plus, le tampon presseur 24 et amené en position voulue pour fermer l'espace annulaire 40 défini entre le poinçon 28 et la paroi intérieure 42 de la cavité de filière 14 par une force représentée par la flèche B. Enfin, tel que représenté sur la figure 1, le piston de presse a amorcé une opération d'extrusion sous l'effet d'une force, représentée par la flèche C, qui lui est appliquée pour refouler la billette dans l'espace annulaire 40 défini entre le poinçon 28 et la paroi 42 de la cavité de filière. Sur la figure 2, le piston de presse 18 a pénétré plus profondément dans la cavité de filière 14, refoulant ainsi partiellement la billette autour du poinçon 28. On notera que l'épaulement annulaire 32 du tampon presseur 24 demeure en contact sous pression avec l'extrémité extérieure 44 de la billette extrudée, ce contact étant maintenu par une force, représentée par la flèche B', appliquée à la douille 34 qui la transmet au tampon presseur 24. Au cours de l'extrusion, la force appliquée au tampon presseur est ramenée à une valeur a justée inférieure à la presseion d'extrusion, mais demeure relativement grande et dirigée à l'opposé de la pression d'extrusion. Au dernier stade de l'extrusion, illustré par la figure 3, le tampon presseur 24 est rétracté par rapport à la filière 10, le piston de presse 18 recule et le poinçon 28 recule aussi afin que le produit extrudé 48 tombe par gravité en franchissant un détecteur 46, dont on exposera le rôle. Ensuite, l'appareil est prêt à amorcer un rDUveaut cycle-de fonctionnement. Les figures 4a, 4b et 4c représentent une réalisation d' appareil pour la mise en oeuvre du procédé décrit. Ces figures sont des vues de dessus de l'appareil et montrent une série de plaques 50, 52, 54 et 56 destinées à reposer sur un support convenable tel que socle 57 (figure 7). Les plaques 50, 52, 54 et 56 sont de préférence rectangulaires et s'étendent dans des plans verticaux sensiblement parallèles entre eux elles sont reliées-entre elles et immobilisées par une série de barres 58, 59, 61 et 63 (figure 7) pénétrant dans des trous ménagés en positions repérées à travers l'épaisseur des coins respectifs des plaques. Seule la barre 58 est représentée sur les figures 4a-4c, mais on voit d'après la figure 7 que des barres sensiblement identiques 59, 61 et 63 sont prévues en chacun des trois autres coins des plaques rectangulaires.La barre 58 est représentative des trois autres barres et la description qu'on va donner de sa structure et de son fonctionnement est applicable à chacune des autres barres. Dans l'exemple choisi, l'extrémité 60 de la barre 58 dépasse à travers la plaque d'extrémité 56 et est filetée pour recevoir un écrou 62 approprié. La barre 58 est entourée par une pre mière fourrure 64, qui s'étend sur la quasi-totalité de sa longueur-entre les plaques d'extrémité 50 et 56 et traverse l'épaisseur des plaques intermédiaires 52 et 54. L'extrémité, non représentée, de la barre 58 opposée à l'extrémité 60 ressort à travers la plaque 50, comme l'extrémité 60 à travers la plaque 56, et est filetée pour recevoir un écrou semblable à l'écrou 62, vissé sur elle. Pour assembler l'appareil, on insère les barres 58, 59, 61 et 63 à travers les quatre coins des plaques rectangulaires 50, 52, 54 et 56, la fourrure 64 traversant les plaques 52 et 54 et butant par ses extrémités opposes contre les côtés intérieurs 72 de la plaque 56 et 74 et la plaque 50, pour éta-blir et maintenir l'espacement latéral minimum entre les plaques 50 et 56. Une fois la barre 58 et sa fourrure 64 en place on serre les écrous posés sur ies extrémités opposées de la barre 58 pour appliquer à force les plaques d'extrémité 50 et 56 contre les extrémités de la fourrure 64 afin de rendre 1' assemblage positif par mise sous tension des barres 58, 59, 61 et 63. Un manchon 66 est enfilé sur la fourrure 64 entre les plaques 54 et 56, avec interposition de rondelles 68 et 78 entre ses extrémités et ces plaques. Le manchon 66 de la barre 58 et ceux des barres 59, 61 et 63 établissent l'espacement minimum entre les plaques 54 et 56. La plaque 52 coulisse sur la fourrure 64. Sa fin de course droite sur cette fourrure est definie par un manchon 96 enfilé sur la fourrure 64 entre les plaques 52 et 54. Des rondelles 70 et 76 sont interposées entre les extrémités du manchon 96 et les plaques 52 et 54. Comme noté, la plaque 52 peut coulisser le long de la fourrure tubulaire 64 par rapport à la plaque d'extrémité fixe 50. A cette fin, un coussinet tubulaire 102, enfilé sur la fourrure 64, reçoit l'un des coins de la plaque 52 comme indiqué plus haut. Des coussinets semblables sont prévus dans les autres coins de la plaque 52 (voir figure 7). Ce mouvement glissant de la plaque 52 permet d'ouvrir la monture qui maintient en place la filière composite 9 ; il est assuré dans l'exemple décrit par des vérins 82 et 83, dont seul le premier est représenté sur la figure 4a. Le cylindre 84 du vérin 82 est fixé au côté intérieur 74 de la plaque 50 par une tige à oeillet 88, fixée par une extrémité au cylindre 84 et dont 1' autre extrémité est articulée dans une chape 86 montée sur la plaque d'extrémité 50. La tige de piston 90 du vérin 92 est articulée par une chape 92 sur un côté 94 de la plaque52. De préférence, le second vérin 83 est prévu du côté opposé de l'appareil, ceci en vue de répartir également la force appliquée pour déplacer la plaque 52 par rapport à la plaque 50. On l'a dit, ce déplacement de la plaque 52 permet d'ouvrir l'appareil aux fins de changentent d'outil et/ou d'entretien. Quand la plaque 52 est en fin de course droite comme représenté sur la figure 6, la filière composite est maintenue en place par serrage en vue d'une opération d'extrusion. Quand la plaque 52-est en fin de course droite (c'est-àdire que l'appareil est fermé en vue d'une extrusion) , il est prévu un ou plus d'un manchon d'entretoisement 100 enfilé sur la fourrure 64 entre les plaques 50 et 52. On rend amovible l'un ou plus d'un de ces manchons d'entretoisement ou de manchons d'entretoisement additionnels, suivant les besoins, ce qui permet, lorsqu'on souhaite mettre la plaque 52 en position d'ouverture (par déplacement vers la gauche sur les figures 4a et 4b), de ménager le long de la fourrure 64 l'espace né-- cessaire à ce déplacement. On repose le manchon amovible quand la plaque 52 est en position-de fermeture. Comme on le voit sur las figure 4b, la plaque intermédiaire 54 est munie sur sa face 110 d'un premier porte-filière 108, fixé de manière amovible sur la face 110, par exemple par des boulons 112. Ce porte-filiere 108 présente dans sa face exposée 113 un logement 114. Sur la face 116 de la plaque 52, il est-prévu, en face du porte-filière 108, un second porte-filière 118, fixé de manière amovible à la plaque 52, par exemple par des boulons 120. Ce second porte-filière 118 présente dans sa face exposée 119 un logement 122 situé en face du logement 114 du porte-filière 108.La filière composite 9, constituéepar la filière 10 et les frettes 12 et 126 (figures 1 et 6) est montée de manièreamovible entre les porte-filières 108 et 118. A cette fin, on ménage sur la face extérieure de la frette 126 des biseaux latéraux 128- et 130 de forme voulues pour pénétrer sans jeu dans les logements 114 et 122 respectivement. En particulier, l'inclinaison du biseau 128 diffère de celle du biseau 130 et les logements 114 et 122 ont les formes voulues pour que chacun d'eux puisse recevoir seulement le biseau associé, de sorte qu'il est virtuellement impossible d'insérer la filière composite dans îr appareil en position incorrecte, retournée.De plus, les relations d'inclinaison entre les logements 114 et 122 et les biseaux respectifs 128 et 130 assurent le centrage précis de la filière composite dans les logements et, ainsi, un parallé lisme précis entre la filière et les plaques 52 et 54. Enfin, les inclinaisons relatives des logements et des biseaux respectifs du montage de filière rendent ce dernier précisément concentrique aux autres éléments d'outillage, ainsi qu'il apparaîtra plus loin. Le porte-filière 118 présente encore un canal 132 constituant un magasin destiné à recevoir plusieurs billettes 20' en positions d'introduction dans la filière 10. Ces billettes peuvent être amenées dans le magasin par tous moyens convenables bien connus du technicien. Comme indiqué plus haut, la filière 10 décrite présente une cavité qui traverse son épaisseur et est ouverte aux deux extrémités. Selon l'invention, cette cavité présente un premier tronçon 136, cylindrique et à section sensiblement uniforme sur sa longueur, et un second tronçon 138, à section supérieure à celle du tronçon 136. De préférence, le tronçon 138 est relativement court par rapport au tronçon 136. Dans l'exemple illustré par les figures 4b et 6, l'appareil comporte un piston de presse 140 dont l'extrémité extérieure 142 est mobile à va-et-vient dans le tronçon 136 de la cavité de filière. Le piston de presse 140 est porté, à l'extérieur de cette cavité, par un manchon 144 monté dans le porte-filière annulaire 118, d'ou il dépasse pour pénétrer dans un trou 148 ménagé dans l'épaisseur de la plaque 52.Dans la plaque 52, le manchon 144 pénètre dans un autre manchon 146, lui-même inséré dans un trou 148 qui traverse l'épaisseur de la plaque 52. Ainsi, le piston de presse 140 est maintenu concentrique au porte-filière 118, au montage de filière 9 et à la plaque 52. L'extrémité exposée du piston de presse 140 s'épanouit en une tête de piston 150, sensiblement entourée par une douille 152 qui est logée dans l'extrémité filetée 153 d'un porte-outil 154.L'extrémité 153 du porte-outil 154 est coiffée d'un chapeau taraudé 156 coulissant dans un portepiston cylindrique creux 158, monté de manière amovible sur la plaque 52 par des boulons 160. Ainsi, la tête 150 du piston de presse 18 est montée coulissante dans l'axe de la cavité de filière 14. L'extrémité extérieure du porte-piston 158, filetée, reçoit un chapeau taraudé 162 dont la face arrière 159 constitue une butée permettant d'ajuster sélectivement la fin de course du piston 18 vers sa position rétractée, c'està-dire vers la gauche sur la figure 4a. Le tronçon large 138 de la cavité 14 de la filière 10 a la forme voulue pur recevoir sans jeu l'épaulement annulaire de diamètre réduit 32 prévu sur l'extrémité du tampon presseur 24 dirigée vers la cavité 14. Comme indiqué plus haut, le tampon presseur 24 présente un alésage 26 dans lequel se meut à va-et-vient le poinçon 28. Dans l'exemple décrit, quand 1' extrémité menante 30 du poinçon est en position avancée (vers la gauche sur la figure 6), elle dépasse du tampon presseur 24 et pénètre dans le tronçon de cavité 138. Dans cette position, l'extrémité 30 du poinçon définit avec la paroi du tron çon de cavité 138 un espace annulaire 42. De plus, comme noté plus haut, le tampon presseur 24 est monté dans une douille annulaire 34 qui est vissée, comme le montre la figure 4b; dans m'extrémité 166 d'un piston cylindrique creux 168, mobile à va-et-vient dans une enveloppe 170 qui présente une extrémité de diamètre réduit 172 montée dans la plaque 54. L'intérieur de cette extrémité 172 s'étend dans le prolongement d'un alésage central 173, traversant l'épaisseur de la plaque 54, et d'un alésage central 175 traversant le porte-filière 108, de sorte que le piston 168 se meut à vaet-vient dans cette enfilade d'alésages. L'extrémité opposée de l'enveloppe 170 est fermée parun chapeau 174. Des orifices 176 et 178 ménagés dans l'enveloppe 170 permettent à du liquide hydraulique de pénétrer dans des espaces annulaires 180 et 182 respectivement, ménagés de part et d'-autre d'un bossage 184 du piston 168, un joint torique 186 assurant l'étanchéité entre ce bossage et l'enveloppe 170. D'une manière analogue, un joint 188 assure l'étanchéité entre l'éxtrémité 166 du piston 168 et l'extrémité 172 de l'enveloppe 170. Un troisième joint 192 établit l'étanchéité entre l'extrémité opposée 190 du piston 168 et le chapeau 174. Le chapeau 174 présente sur son extrémité opposée un écrou à rebord 194 sur lequel est vissée une butée taraudée 196 qui permet de régler la limite de recul du poinçon 28, d' une manière oui apparaîtra plus loin. L'extrémité extérieure du poinçon 28 s'épanouit en une tête de piston 198. Cette tête de piston est montée dans une douille 200 logée dans une extrémité filetée 201 d'un porteoutil cylindrique 202. L'extrémité 201 du porte-outil 202 est entouré par un manchon taraudé 203 coulissant dans un alésage axial 204 ménagé dans le piston 168, de sorte que le poinçon 28 est mobile axialement par rapport au piston 168, ainsi qu' au tampon presseur 24 qui contribue à maintenir l'extrémité 30 du poinçon 28 concentrique au piston 168. Le porte-outil 202 comporte un tronçon médian creux 216, de forme générale cylindrique, qui ressort de l'extrémité ar rière 205 du piston creux 168 pour être monté de manière amovible sur l'extrémité avant 218 d'un piston 220. Le porteoutil présente encore une fente oblongue 224 longeant l'un de ses côtés. Un carter de porte-outil 222 entoure à coulissement le tronçon médian 216 du porte-outil 202. Ce carter 222 est percé d'un trou de façon qu'en le faisant tourner, on puisse amener ce trou en face de la fente 224 pour exposer l'intérieur du porte-outil creux. Dans l'intérieur creux du porteoutil sont logées plusieurs cales d'épaisseur 226, 228 et 230. Lorsqu'on -souhaite déposer le poinçon, lui substituer un poin çon de diamètre différent, ou modifier la position qu'il occupe par rapport au piston 220, on peut retirer l'une ou plus d'une des cales 226, 228 et 230 et lui substituer une cale de longueur différente, on opérant la dépose des cales à travers la fente 224 et le trou aligné du carter 222. Comme illustré par les figures 4c et 5, les mouvements d'avance ou de recul du poinçon 28 sont assurés par un vérin 219 monté dans la plaque 56. Comme le montre la figure 5, la plaque 56 présente dans son épaisseur un trou central 232. Ce trou est garni d'un coussinet 234 qui entoure un piston 220 traversant le trou 232. Des joints en chevrons 236 assurent l'étanchéité du piston coulissant à travers la plaque 56. Un joint annulaire 238 est prévu sur la face 72 de la plaque 56 autour du piston 220. L'extrémité arrière 240 du piston 220 présente une téte de piston 242 qui coulisse dans un cylindre 244, par rapport auquel son étanchéité est assurée par des joints 246 et 248. Ainsi, le cylindre creux 244 est divisé en deux chambres à capacités variables, 245 et 247, située chacune d'un côté de la tête de piston 242. Le cylindre 244 est constitué par une enveloppe cylindri que 250 dont une extrémité, 252, est montée dans la plaque 56. L'enveloppe 250 s'étend vers l'arrière (vers la droite sur la figure 5) à partir de la plaque 56 et est fermée à son extrémité arrière 254 par une plaque 256. Intérieurement à 1' extrémité 254 du cylindre 244, il est prévu un autre cylindre creux 258, concentrique -au cylindre 244 et situé dans son prolongement, qui définit une chambre 259. Ce cylindre 258 est muni d'un coussinet cylindrique 260 dans lequel pénètre un tronçon de piston de diamètre réduit 262, saillant vers l'ar rière sur le piston 220 pour coulisser dans le coussinet 260. Des joints 264 entourent le tronçon de piston 262 et assurent l'étanchéité entre la face extérieure de ce tronçon 262 et le coussinet 260. La plaque 256 présente une première lumière 266 communiquant avec la chambre 259 et par laquelle se transmet dans cette chambre une pression hydraulique qui sollicite le tron çon de piston 262 vers la gauche sur la figure 5. La plaque 256 présente une seconde lumière 268 qui communique - par un passage 270, un conduit 272 et un passage 274 - avec la chambre 245 du cylindre 244 située à gauche, sur la figure 5, de la tête de piston 242. Une troisième lumière 276, à section de passage sensiblement supérieure, est ménagée dans la paroi du cylindre 244, en arrière (à droite sur la figure 5) de la fin de course arrière de la tête de piston 242, et communique avec la chambre 247 du cylindre 244. Le déplacement à va-et-vient du piston 18 (située l'extrémité de l'appareil opposée au poinçon 28) est assuré par un mécanisme à vérin sensiblement identique à celui, décrit ci-dessus, qui déplace le poinçon 28 et que-l'on s'abstiendra donc de décrire à nouveau. Sur la figure 4a, les divers éléments de ce mécanisme portent les mêmes références numériques, affectées du suffixe " > ", que les éléments homologues du mécanisme décrit à propos des figures 4c et 5. La figure 8 représente schématiquement un réseau de commande hydraulique pour la manoeuvre automatique programmée des divers éléments de l'appareil selon l'invention. D'une manière générale, les divers organes actifs de l'appareil sont déplacés automatiquement par du liquide hydraulique sous pression arrivant à travers un circuit hydraulique principal, établis sant une pression relativement élevée, et un circuit hydraulique secondaire, établissant une pression relativement faible. Dans la réalisation décrite, le circuit hydraulique principal comporte des pompes 300 et 302, mues par un moteur 304, fournissant du liquide hydraulique sous pression qui atteint, à travers des filtres respectifs 306 et 314 et des soupapes de retenue respectives 308 et 310, un conduit collecteur 309. Ce conduit 309 communique avec une première vanne inverseuse 312, associée au vérin 219 qui assure le déplacement du poinçon 28. Le conduit 309 est encore relié à une seconde vanne inverseuse 312', associé au vérin 219' qui assure le déplacement à vaet-vient du piston de presse 18. Le liquide hydraulique présent dans le circuit principal rejoint un réservoir 311 à travers un ensemble classique 316 de soupape de décompression et de soupape de retenue. Les pompes 300 et 302 prélèvent du liquide hydraulique dans le réservoir 311 à travers des conduits respectifs 315 et 317. Le liquide hydraulique sous pression présent dans le circuit principal applique une force motrice aux pistons 220 et 220' pour faire avancer le piston de presse 18 et/ou le poinçon 28 et/ou les maintenir stationnaires à l'encontre d'une pression d'extrusion. En régime de fonctionnement automatique, il est souhaitable que le piston 220 décrive une course d'avance rapide jusqu'à ce que le poinçon 28 approche de sa position dans laquelle il assure l'extrusion. A mesure que le poinçon 28 se rapproche de sa position d'extrusion, il est indiqué que son mouvement d'avance se ralentisse beaucoup et que l'arrivée en position finale ait lieu à vitesse relativement faible. Dans la réalisation décrite, on obtient cette double vitesse de mouvement du piston 220 en introduisant d'abord du liquide hydraulique sous pression dans la chambre 259 située à l'ar rière du tronçon de piston de diamètre réduit 262. En agissant sur la face arrière 257 du tronçon de piston 262, ce liquide sous pression assure l'avance rapide du piston 220 jusqu'à ce que le tronçon de piston 262 soit complètement sorti de la chambre 259. Ensuite, le liquide sous pression est libéré dans la chambre intérieure 247, beaucoup plus grande, définie dans le cylindre 244 du côté arrière de la tête de piston 242. A ce moment, le poinçon 28 approche de sa position d'extrusion. Du fait que l'aire de la face arrière 241 de la tête de piston 242 est relativement plus grande, le liquide hydraulique sous pression admis dans la chambre 247 imprime au piston 220 un mouvement d'avance relativement lent jusqu'à ce que le poinçon ait pris sa position d'extrusion. Le mouvement d'avance du poinçon est arrêté par rencontre entre la face avant 311 du porte-outil 216, fixé au piston 220, et la face arrière 316 de la butée de poinçon 196 (figure 4c). La pression engendrée par les pompes 300 et 302 est celle régnant dans la partie sous haute pression du réseau hydraulique et est normalement d'approximativement 21 MPa, ce qui établit une force de compression d'environ 68 t. I1 va se soi qu'on pourra faire varier cette haute pression selon les conditions d'extrusion. La figure 8 représente aussi le circuit hydraulique secondaire qui est sous une pression moindre, d'environ 10 MPa. Ce circuit secondaire comprend un moteur 322 qui entraîne une pompe 324 d'où le liquide hydraulique atteint, à travers un filtre 326, un collecteur 328. La pression du circuit secondaire sert à plusieurs fins et, entre autres, à établir une pression pilote de manoeuvre de certaines des vannes de commande incorporées aux circuits du réseau hydraulique de commande. Le liquide sous pression du circuit secondaire sert aussi à manoeuvrer le montage de tampon presseur, ainsi qu'à ouvrir et fermer le mécanisme de serrage du montage de la filière. Plus particulièrement, le liquide hydraulique sous pression refoulé par la pompe 324 traverse un filtre 326 et un conduit 350 et atteint le collecteur 328, qui présente un conduit de retour 352 d'où le liquide hydraulique rejoint le réservoir 311 et, de là, la pompe 324, ce qui boucle le circuit. Sur le collecteur 328 est interposée une soupape de décompression 354, montée entre les conduits 350 et 352 et qui règle la pression maximale apparaissant dans le circuit secondaire. Comme illustré par la figure 9, pour alimenter en liquide hydraulique les chambres 180 et 182 du cylindre 170, afin de déplacer à va-et-vient le tampon presseur 24, il est prévu dans le collecteur 328 une vanne de commande directionnelle 356 dont l'entrée 358 est reliée au conduit 350.La sortie 360 de cette vanne 356 est reliée par un conduit 362 à une soupape de décompression 364.La sortie 368 de cette soupape 364 est elle-même reliée par un conduit 370 à la lumière 178 du cylindre 170,pour engendrer une force sollicitant le tampon presseur vers sa position d'application contre la filière 10.0n notera que la soupape de décompression 364 est réglée manuellement et comporte une dérivation 372 munie d'une soupape de retenue 374.Point important,lorsqu'au cours d'une opération d' extrusion,une force s'applique au tampon presseur du fait de l'extrusion,la pression s'élève dans la chambre 182 située du côté arrière du piston 168.Cette hausse de pression est transmise par le conduit 370 à la soupape de décompression 364. Etant donné que la soupape de retenue 374 évite une inversion du sens d'écoulement du liquide hydraulique qui contourne la dérivation 372,l'écoulement du liquide hydraulique hors de la chambre 182 située derrière le piston 168 subit une régulation découlant du réglage de la soupape de décompression 364.Ainsi, par choix de la pression de réglage de la soupape de décompression,on peut ajuster la pression qui assure le maintien en place du tampon presseur à l'encontre de la force d'extrusion. Ainsi qu'il apparaîtra plus loin,cette pression est choisie suffisante pour appliquer à la pièce en cours d'extrusion une force antagoniste qui rigidifie cette pièce vis-à-vis de la filière composite,de la plaque 54 etc.,de façon que ladite pièce soutienne latéralement le poinçon 28 à mesure que le tampon presseur 24 recule en même temps que le métal en cours d'extrusion.L'énergie nécessaire pour rappeler le tampon presseur en position arrière à la fin d'une opération d'extrusion est fournie par du liquide hydraulique sous pression introduit dans la chambre avant 180 du cylindre 170,à travers le conduit 376,qui communique avec le conduit 350 sous la commande de la vanne directionnelle 356.Un solénoïde 378 agit sur la vanne 356 pour déterminer le sens dans lequel le liquide la traverse. Bien que, dans l'exemple concret illustré par les figures 4a, 4b et 4c, l'appareil ne comporte pas de patin presseur du côté piston de presse de la filière 10, on notera que les figures 8 et 9 montrent comment on peut prévoir et commander un tel tampon presseur 24'. Fondamentalement, la commande du tam pon presseur situé du côté du piston de presse est sensiblement identique à celle du tampon presseur situé du côté du poinçon, de sorte qu'il suffit de décrire le circuit hydraulique de commande du tampon presseur situé du côté du poinçon pour faire aussi comprendre le mode de commande- du tampon presseur situé du côté du piston de presse.Les éléments homologues du circuit de commande de ce second tampon portent les mêmes références numériques, affectées du suffixe Comme noté plus haut, l'ouverture et la fermeture du mécanisme maintenant par serrage la matrice composite sont aussi commandées par le circuit hydraulique secondaire. Comme le montre la figure 9, la lumière d'entrée 379 d'une vanne de commande directionnelle 380 est reliée par un conduit 382 au conduit collecteur. 350. La sortie 384 de cette vanne 380 est reliée par une soupape de retenue réglable 386. et un conduit 388 aux chambres arrière 390 et 392 des vérins 82 et 83 qui assurent, on l'a dit, le déplacement de la plaque 52pour ouvrir et fermer le mécanisme de serrage du montage de filière. La sortie 394 de la vanne de commande directionnelle 380 est reliée, à travers une soupape de retenue réglable 396 et un conduit 398, aux chambres avant 400 et 402 des vérins 82 et & . Ainsi, la vanne 380 permet d'assurer l'ouverture et la fermeture du mécanisme de serrage de la filière par choix de la direction d'écoulement- du liquide hydraulique qui la traverse. Sur la vanne 38-0 sont montés des solénoïdes 404 et 405 qui commandent son fonctionnement. Pour boucler le circuit, on relie la vanne 380 à un conduit de sortie 406 communiquant avec le conduit de retour 352. Comme noté plus haut à propos du mouvement du poinçon 28, il est souhaitable que ce poinçon avance d'abord rapidement vers sa position d'extrusion, mais soit ralenti juste avant d' atteindre sa position finale d'extrusion. Comme on l'a aussi indiqué précédemment, on assure l'avance rapide du poinçon 28 par introduction de liquide hydraulique, sous pression de 21 MPa par exemple, dans la chambre 259 du cylindre 258,-au moyen de la vanne 312. Cette vanne 312 est du type à deux solénoldes, à centrage par ressort et à obturation de lumières et, du fait de ses dimensions, elle est à action relativement lente.Par exemple, une fois le poinçon 28 parvenu en fin de course d'a vance, il est souhaitable que la vanne 312 soit fermée, c'està-dire dans l'état "d'obturation" de ses lumières, pour conserver la pression régnant dans la chambre 247 et maintenir ainsi le poinçon immobile pendant une extrusion. Or, la lenteur relative d'action de la vanne 312 introduit un retard léger, mais indésirable, entre l'instant d'arrivée en place du poinçon et le début d'une extrusion. En outre, si du liquide de fuite franchit la soupape 312, il peut en résulter un recul du poinçon et une interruption momentanée de l'extrusion. Par conséquent, le réseau hydraulique représenté sur la figure 8 comporte un circuit de commande d'avance lente de nature à maintenir en permanence (avec des débits relativement faibles), pendant un cycle d'extrusion, la pression régnant dans la chambre 247.Ce circuit comporte une vanne d'étranglement à commande directionnelle 410 dont l'entrée 412 est reliée au circuit hydraulique principal par un conduit 414. Cette vanne 412 est manoeuvrée par un solénoïde 416. Sa sortie 417 est reliée, à travers une vanne d'étranglement 418 et un conduit 421, à une lumière 423 débouchant dans la chambre 247 située derrière la tête de piston 242. Une soupape de retenue 425, interposée sur le conduit 421, empêche le liquide de refluer à travers ce conduit. Avec l'agencement décrit, la vanne de commande directionnelle 410 est excitée initialement, lors de l'introduction de liquide sous pression, par la lumière 266, dans la chambre 259 du cylindre 258, et demeure excitée jusqu' à la fin du cycle en cours.Ainsi, il arrive continuellement dans la chambre 247 du liquide sous une pression adéquate pour provoquer l'avance lente du poinçon 28, puis maintenir celuici en place, quelle que soit la vitesse de fonctionnement de la vanne 312. On notera toutefois qu'initialement, il y a prépondérance, sur cette avance lente du poinçon 28, de l'effet exercé par le liquide sous pression présent dans la chambre 259 du cylindre 258, jusqu'à ce que le tronçon de piston 262 ait franchi la chambre 259. A propos de l'avance rapide du piston 220, on notera qu' au cours de cette avance rapide, provoquée par le liquide sous pression présent dans la chambre 259, il apparaît dans la chambre 247 une augmentation de volume rapide. Celle-ci engendre une dépression qui nuirait à l'avance rapide souhaitée du piston 220 en l'absence de mesure compensatrice. Selon 1' invention, pour compenser cette variation de volume, on relie, par la lumière 276, la chambre 247 à un réservoir de liquide hydraulique 420 qui contient une réserve de liquide hydraulique destiné à inonder la chambre 247 sans résister sensiblement à l'avance du piston 220. A cette fin, la lumière 276 est relativement grande.Elle est reliée au réservoir 420 par un conduit 422 sur lequel est interposée une soupape de retenue 424 qui laisse du liquide hydraulique s'écouler vers la chambre 247 et ne le laisse refluer à partir de cette chambre que lorsqu'apparaît une action prépondérante. On notera aussi que ce reflux de liquide hydraulique hors de la chambre 247 est souhaitable quand le piston 220 doit reculer. L'effet prépondérant exercé sur la soupape de retenue 424 pour permettre ce reflux est assuré par une pression hydraulique appliquée à la soupape 424 à travers un conduit 426, relié à une soupape de commande directionnelle 428 montée entre les conduits 350 et 352 du collecteur 328.Cette soupape à commande directionnelle 428 est manoeuvrée par un solénoïde 430 de façon que, lors de l'apparition d'un signal approprié, elle laisse du liquide hydraulique atteindre par le conduit 426 la soupape de retenue 424 pour triompher de l'effet de retenue et permettre à du liquide hydraulique de s'échapper de la chambre 247 vers le réservoir 420. L'avance rapide du piston de presse 18 est obtenue de la même manière que celle du poinçon 28. Ce résultat est assuré par la vanne de commande directionnelle 312',ayant la même structure et le même fonctionnement que la soupape 312 décrite ci-dessus. En outre, il est prévu une soupape de retenue 424', montée entre la chambre 247' située derrière le piston 220' et un réservoir hydraulique 420'. Un effet triomphant de l'effet de retenue de la soupape 424' est assuré par du liquide hydraulique arrivant à cette soupape par un conduit 426' relié à une vanne de commande directionnelle 428', manoeuvrée par un solénolde 430'. Le mode de fonctionnement des éléments homologues décrits ci-dessus apparaitra au technicien. De préférence, le réseau de commande hydraulique est muni d'un manomètre à plusieurs postes destinés à afficher la pression régnant en divers points du réseau. Comme représenté sur la figure 9, le poste n02 est relié par un conduit 440 au conduit 370 pour indiquer la pression régnant dans la chambre 182 du cylindre 270, c'est-à-dire la pression appliquee au produit en cours d'extrusion. Le poste NO 6 est relié par un conduit 442 à la sortie de la vanne de commande directionnelle 428 pour indiquer la pression régnant dans le circuit hydraulique secondaire. Le poste nO 5 est relié par un conduit 444 à la chambre avant 180 du cylindre 170 pour indiquer la pression appliquée vers l'arrière au tampon presseur 24.Le poste nO 4 est relié par un conduit 446 au conduit 376' pour indiquer la pression appliquée par un tampon presseur éventuel prévu du côté piston de pression de la filière 10. Le poste nO 3 est relié par un conduit 448 au circuit hydraulique principal. Lors d'une opération effectuée par l'appareil décrit à propos des diverses figures, une série de billettes cylindriques 20, relativement minces, sont chargées dans le magasin 132. A l'apparition d'un signal électrique approprié, le so lénoide 404 s'excite, ouvrant la vanne 380 pour admettre du liquide hydraulique sous pression dans les chambres 390 et 392 des vérins 82 et 83 afin de maintenir par serrage le montage de filière en place entre les plaques 52 et 54. Le montage de filière est maintenu dans cette position jusqu'à ce que le solénoïde 405 reçoive un nouveau signal et agisse sur la vanne 380, modifiant la direction dans laquelle le liquide hydraulique la traverse et pénètre dans les chambres 400 et 402 des vérins 82 et 83, pour ouvrir le mécanisme de serrage du montage de filière. Une fois le montage de filière immobilisé par serrage, un signal électrique atteint simultanément les solénoïdes 416 et 440. Le solénoïde 440 ouvre la vanne 312, qui laisse du liquide hydraulique sous pression passer, par la lumière 266, dans la chambre 259 du cylindre 258, amorçant ainsi le mouvement d'avance rapide du poinçon 28. A mesure que le piston 220 avance, la dépression engendrée dans la chambre 247 aspire dans celle-ci du liquide hydraulique, à partir du réservoir 420 et de la soupape de retenue 424. Simultanément à l'ouverture de la vanne 312, le solénoïde 416 ouvre la vanne 410 pour que du liquide hydraulique sous pression commence à s'écouler par celle-ci du circuit hydraulique principal dans la chambre 247. Cette vanne 410 demeure ouverte jusqu a ce que le poin çon talonne, comme noté ci-dessus.De plus, simultanément au début du mouvement d'avance du poinçon 28, le solénoïde 378 agit pour-ouvrir la vanne 356, ce qui fait pénétrer du liquide hydraulique sous pression, par le conduit 370, dans la chambre 182 située au verso du piston 168, amorçant ainsi le mouvement d'avance-du tampon presseur 24. Ce dernier avance jusqu'à prendre appui sur la filière 10, contre laquelle 11 est maintenu par la pression émanant du circuit hydraulique secondaire, sous la commande de la vanne 368 et de sa dérivation 372. Quand le tampon presseur rencontre la filière (ou atteint un autre point quelconque de sa course), il y a production d'un signal approprié agissant sur le solénoïde 440' pour amorcer le mouvement d'avance du piston de presse 18. On remarquera que le côté poinçon de la cavité de filière 14 est fermé par le tampon presseur 24 et le poinçon 28. Pendant que le piston de presse avance, son extrémité menante rencontre une billette 20 et la pousse dans la cavité de filière 14. La suite du mouvement d'avance du piston de presse 18 amorce l'extrusion de la billette, cette extrusion se- poursuivant jusqu'à ce que le piston de presse en cours d'avance franchisse un oeil magique par exemple, après quoi il y a production d'un signal électrique approprié agissant sur le solénolde 441' pour inverser le sens de mouvement du piston de presse 18. Ledit signal, engendré par l'oeil magique qui détermine la fin de course d'avance du piston de presse 18, est encore appliqué au solénoïde 441, au bout d'un délai d'environ 30 à 50 millisecondes, pour amorcer la course de recul du poinçon 28. Lorsque s'amorcent les mouvements de recul du poinçon 28 et du piston de presse 18, les solénoïdes 430 et 430' sont excités pour ouvrir les vannes 428 et 428' afin d'envoyer aux soupapes de retenue 424 et 424' du liquide hydraulique sous pression qui ouvre ces soupapes, permettant au liquide hydraulique présent dans les chambres 247- et 247' de se déverser dans les réservoirs 420 et 420'. En outre, simultanément au début du mouvement de recul du poinçon 28, un signal électrique approprié est envoyé au solénoïde 378 pour modifier la direction d'écoulement de fluide hydraulique à travers la vanne 356, de façon à mettre la chambre 180 du cylindre 170 sous pression afin d'amorcer la course de retour du tampon presseur 24. Pendant le recul du tampon presseur 24 et du poinçon 28, le produit extrudé est extrait de la cavité de filière et demeurent sur le poinçon 28. Le tampon presseur 24 atteint sa fin de course de recul quand la face 313 de la douille 196 rencontre la face 311 du porte-filière 216. Le poinçon 28 poursuit sa course de retour, ce qui en éjecte le produit. Le produit libéré tombe par gravité en franchissant le détecteur 46, qui engendre alors un signal d'amorçage d'un nouveau cycle de fonctionnement. Dans un type d'extrusion opérée avec le procédé et l'appareil décrit, les billettes sont cisaillées dans du fil d' acier AISI-1008 de qualité par façonnage à froid de têtes de clou. Chaque billette, cylindrique, a une longueur de 32,3 mm un diamètre de 15,9 mm et un poids de 50 g. On applique à ces billettes un prétraitement classique, comportant un recuit de sphéroïdisation et un décapage, et on les lubrifie avec une poudre de phosphate et sulfure de molybdène. On extrude les billettes prétraitées autour de l'extrémité d'un poinçon cylindrique d'un diamètre de 16,8 mm, avec l'appareil décrit fonctionnant en régime automatique, la vitesse d'extrusion étant de 30 à 40 billettes à la minute.Le poinçon est disposé dans un tronçon de cavité de filière cylindrique d'un diamètre de 21,8 mm, de sorte qu'il définit avec la cavité de filière 2 un espace annulaire ayant une section de 152,66 mm Le produit extrudé par cette opération est un pot cylindrique de 51 mm de long, à diamètres extérieur de 21,6 et intérieur de 16,8 mm, soit une section d'alésage ("B" dans 1' 2 equation 1) de 222 mm . La section de la billette avant ex 2 trusion "A" dans l'équation 1) est de 198 mm . Par conséquent, le "pourcentage de réduction" selon l'équation 1 est d'approximativement 112%. Dans ce cas, la force d'immobilisation du poinçon 28 est d'approximativement 68 t et la force appliquée au piston de presse en cours d'avance a la même valeur. Le tampon presseur 24 est initialement appliqué contre la filière 10, pour la fermer, sous une pression d'environ 10,3 MPa. On règle à la main la soupape de décompression 356 pour qu'elle laisse du liquide hydraulique la traverser à un débit établissant, avec la force d'extrusion adoptée, une contre-pression d'environ 1,03 tWa. Cette contre-pression augmente initialement jusqu'à une valeur relativement importante pendant que le piston de presse amène la billette contre le poinçon et le tampon presseur, puis diminue à mesure que le tampon presseur est repoussé vers sa position rétractée par la pression accrue qu'exerce la billette en cours d'extrusion.De toute manière, la contrepression exercée par le tampon presseur est suffisante pour maintenir fermement la billette en cours d'extrusion centrée sur le poinçon, de sorte que le produit extrudé assure le soutien latéral et le centrage du poinçon à mesure du recul du tampon presseur. On notera qu'au cours de l'extrusion, le métal de la billette passe à l'état plastique sensiblement seulement dans l'espace annulaire défini entre l'extrémité du poinçon et la paroi de la cavité de filière, et qu'au moins une partie du produit extrudé se solidifie avant de sortir de la cavité de filière, de sorte que cette extrémité du produit extrudé est fermement maintenue centrée sur la cavité de filière et le poinçon. La résistance à la traction de la billette est en moyen 2 ne d'environ 27,4 kg/mm2 avant extrusion et en moyenne d'en- viron 56,2 kg/mm2 dans le produit extrudé. La limite élastique de la billette est en moyenne, avant extrusion, environ 16,9 2 et, dans le produit extrudé, d'environ 45 kg/mm2. kg/mm On a extrudé avec succès -d'autres aciers alliés, tels que ceux A.I.S.I. 1018, 1020, et 4027 en procédant comme décrit ci-dessus. L'ensemble de l'extrusion décrite ci-dessus s'opère en une seule passe, c'est-à-dire en un cycle de fonctionnement de l'appareil au cours duquel la billette est transformée par une seule déformation en le produit extrudé. En plus des économies usuelles assurées par l'extrusion à froid par rapport à l'usinage à partir de métal de départ, le procédé et l'appareil selon l'invention permettent de fabriquer un produit donné à partir de fil métallique, ce qui réduit le coût des billettes. En outre, le procédé et l'appareil permettent d'obtenir un produit extrudé donné en une seule passe, alors que jusqu'à présent, il fallait prévoir plu sieurs passes. Enfin, on constate que le procédé et l'appareil selon l'invention raréfient les ruptures d'outil au point de les supprimer presque complètement. En dehors des forces usuelles agissant sur le métal lors d'une extrusion classique, l'inventeur présume que la pression appliquée en métal à l'encontre de la pression d'extrusion fait subir au métal un "travail" supplémentaire. L'effet exact qui en résulte sur l'écoulement du métal n'est pas connu, mais semble favorable, à en juger par l'amélioration du produit. I1 semble, de toute façon, que le déplacement ou écoulement subi par le métal pendant l'extrusion soit "contrôlé" encre sens que le métal n'est plus libre d'être refoulé de la filière de manière aléatoire comme selon la technique antérieure, mais soumis pendant son extrusion à des effets de retenue qui s'avèrent permettre l'obtention en une seule passe de degrés de réduction impossibles à obtenir jusqu'à présent. Notamment, la contre-pression s'adapte automatiquement aux variations de dimensions subies en continu par le produit au cours de l'opération d'extrusion. De manière générale, les dispositions décrites se prêtent à diverses modifications sans sortir, pour autant, du cadre de l'invention .Par exemple, on peut adopter des sources d'énergie autres que liquide hydraulique sous pression. De plus, on peut faire varier les pressions opératoires adoptées pour les adapter aux valeurs qu'exige le travail de tel ou tel métal ou alliage. REVENDICATIONS 1. Appareil pour la transformation par extrusion à froid d'une billette métallique en un produit tubulaire, opérée avec un "pourcentage de réduction" dépassant 100% en une seule opération d'extrusion continue, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens définissant une cavité de filière à axe longitudinal ouverte aux deux extrémités, cette cavité de filière présentant une première extrémité dont la section est supérieure à celle de sa seconde extrémité, un piston de presse mobile à va-et-vient dans ladite seconde extrémité de la cavité de filière, un poinçon oblong presentant une extrémité menante disposée dans ladite-première extrémité large de la cavité de filière et situé dans l'axe de cette dernière pour définir avec elle un orifice annulaire à travers lequel la billette est extrudée, cet orifice annulaire étant radialement décalé vers l'extérieur par rapport à ladite seconde extrémité de la cavité de filière, un tampon presseur comportant un tronçon annulaire qui pénètre, pour le refermer, dans ledit orifice annulaire, une source de liquide hydraulique sous pression, un vérin, des moyens assurant un accouplement de transmission de force entre ce vérin etle tampon presseur, des moyens établissant une communication entre ladite source de liquide hydraulique sous pression et ledit vérin, un moyen de commande réglant l'écoulement de liquide hydraulique sous pression à partir dudit vérin en réponse à la pression régnant dans ce vérin de façon à faire engendrer par ce dernier une force sensiblement constante agissant à 1' encontre de la force d'extrusion appliquée à lâ billette quand celle-ci porte contre ledit tampon presseur pendant son extrusion,ladite force antagoniste étant constante quelle que soit la vitesse d'extrusion de la billette et augmentant notablement l'ouvrabilité de la billette, ainsi que la rigidité du tronçon de billette extrudé extérieur à la cavité de filière. 2. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il contient un-moyen emmagasinant une série de billettes pour les introduire automatiquement dans la cavité de filière après chaque aller et retour dudit piston de presse. 3. Procédé pour l'extrusion à froid d'une billette métallique à l'aide d'une cavité de filière en un seul mouve ment ininterrompu, caractérisé en ce qu'on dispose la billette dans ladite cavité de filière, on amène sous pression hydraulique un premier organe en position de fermeture d'une extrémité ouverte de cette cavité, on amène sous pression hydraulique un second organe en contact de fermeture avec moins de la totalité d'une seconde extrémité ouverte de ladite cavité, ce second organe étant sensiblement coaxial au premier organe et en relation antagoniste avec lui, on amène sous pression hydraulique un troisième organe en position de fermeture de la partie de ladite extrémité ouverte opposée de cavité qui n'est pas refermée par ledit second organe, ce troisième organe étant coaxial par rapport auxdits premier et second organes et concentriques au second organe, tout en maintenant lesdits second et troisième organes en positions de fermeture de ladite extrémité de cavité opposée, on applique au premier organe une pression hydraulique suffisante pour faire en sorte que la billette remplisse sensiblement ladite cavité et l'on poursuit ensuite ladite application de pression au premier organe pour faire pénétrer celui-ci dans la cavité de filière, on règle l'écoulement de fluide hydraulique associé au troisième organe en réponse à la pression hydraulique sollicitant le troisième organe vers sa position de fermeture de ladite cavité, quelle que soit la vitesse d'extrusion de la billette, pour que la billette subisse une pression sensiblement constante agissant à l'opposé de la force d'extrusion et pour que le troisième organe puisse reculer, à partir de sa position de fermeture de ladite cavité, à une vitesse ne provoquant pas de baisse des forces globales agissant sur la billette jusqu'à une valeur inférieure à celle de nature à maintenir la billette susceptible d'écoulement dans sa région en train de subir des modifications géométriques, pour permettre l'extrusion de la billette, à partir de ladite cavité, autour dudit second organe, tout en maintenant le bord menant de la billette en cours d'extrusion sous une pression suffisante pour améliorer sensiblement son ouvrabilité et pour la rigidifier entre ladite cavité et ledit troisième organe pendant son extrusion, puis on éjecte la billette extrudée dudit second organe. 4. Procéde selon la revendication 3, caractérisé en ce que la vitesse de façonnage de billette est telle qu'on façonne au moins une billette pesant au moins 50 g en deux secondes ou moins, dans des conditions telle que la quasi-totalité de la billette subit un travail à froid sous l'effet des forces antagonistes appliquées à la billette. 5. Procédé de façonnage à froid de produits métalliques profilés à l'aide d'une filière ouverte aux extrémités, ca ractérisé en ce qu'on introduit une billette dans ladite filière, on amène un premier organe en position de fermeture d'une première extrémité ouverte de la filière et de contact avec la billette en utilisant du liquide hydraulique sous pression comme source d'énergie, on amène un second organe en position de fermeture d'une partie d'une seconde extrémité; ouverte, de la filière, opposée à ladite première extrémité ouverte, en utilisant du liquide hydraulique sous pression comme source d'énergie, on amène un troisième organe en position de fermeture du reste de ladite seconde extrémité ouverte de la filière, en utilisant du liquide hydraulique sous pression comme source d'énergie, lesdits second et troisième organes fermant sensiblement la seconde extrémité de la filière, on applique au premier organe une première force, suffisante pour provoquer un écoulement de métal au sein de la billette, on applique respectivement aux second et troisième organes une seconde et une troisième forces, dont chacune est suffisante empêcher la billette de ressortir de ladite seconde extrémité de filière lors de son éeoulement provoqué à l'intérieur de la filière, en poursuivant l'application desdites première et seconde forces, on maintient ladite troisième force jusqu'à ce que le métal de la billette s'écoule et remplisse sensiblement la filière et, ensuite, on règle l'écoulement de ce liquide, en réponse à la pression de la source d' énergie constituée par ledit liquide hydraulique sous pression, pour ramener la troisième force à une valeur préfixée, de nature à empêcher sensiblement la billette de sortir matériellement de la filière et l'on maintient cette force réduite sensiblement constante à sa valeur réduite, quelle que soit la vitesse d'écoulement de métal dans la billette, jusqu'à la fin de l'écoulement du métal de la billette, ce qui assure une amélioration contrôlable de l'écoulement de métal provo qué par la déformation de la billette, et l'on supprime ensuite lesdites forces. 6. Appareil de façonnage à froid d'une billette, caractérisé en ce qu'il comprend une filière définissant une cavité axiale, ouverte aux extrémités, qui la traverse, une billette de dimensions physiques inférieures aux dimensions internes de ladite cavité de filière, un premier moyen, situé dans 1' axe de la cavité de filière, présentant un bord menant qui ferme une partie d'une première extrémité de la cavité de filière, un second moyen, situé dans l'axe de la cavité de filière, présentant un bord menant qui ferme une partie de ladite première extrémité de cavité de filière, ces premier et second moyens assurant sensiblement ensemble la fermeture de la première extrémité de cavité de filière, un troisième moyen situé dans l'axe de la cavité de filière et refermant une seconde extrémité, opposée à la première, de la cavité de filière, un moyen hydraulique pour l'application d'une première force audit premier moyen, un moyen hydraulique propre à appliquer une seconde force audit second moyen pour le solliciter verts sa position de fermeture de la première extrémité de la cavité de filière, un moyen hydraulique propre à appliquer une troisième force audit troisième moyen pour tendre à l'appliquer contre la billette et à faire serrer celle-ci entre lesdits premier, second et troisième moyens dans la mesure voulue pour qu'elle s'écoule afin. de remplir la cavité de filière, des moyens réglant chacune desdites première, seconde et troisième forces indépendamment des autres, ces moyens comportant un moyen de commande qui, en réponse à la pression engendrée par ledit moyen hydraulique, applique ladite première force audit premier moyen et la maintient à un niveau prefixé suffisant pour empêcher le métal de s'écouler hors de la cavité de filière et ensuite, tandis que ladite troisième force subsiste, règle l'écoulement du liquide hydraulique associé audit premier moyen de façon que ladite première force descende à une valeur préfixée de nature à permettre le mouvement contrôlé dudit premier moye par rapport audit troi- sième moyen, et que ladite force demeure sensiblement constante à ladite valeur réduite, quelle que soit la vitesse de dé placement du métal de la billette, jusqu'à la fin de l'écoulement du métal de la billette, ladite force modifieeétant suffisante pour améliorer sensiblement l'ouvrabilité dudit métal.