Procédé d’appairage amélioré d’un bord d’attaque métallique et d’un corps d’aube composite Procédé d’appairage d’un bord d’attaque métallique et d’un corps d’aube composite, dans lequel on fournit un corps d’aube (10) réalisé en matériau composite, comprenant une portion d’attaque, et on fournit un bord d’attaque (30) métallique présentant une face interne (32) et une face externe (34), adapté pour être solidarisé à la portion d’attaque du corps d’aube via sa face interne (32), on recouvre la portion d’attaque du corps d’aube (10) d’un matériau conducteur (20), on usine une face interne du bord d’attaque métallique par électroérosion par enfonçage du corps d’aube (10) dans le bord d’attaque (30), le corps d’aube (10) étant relié à une source de courant pour former une électrode du procédé d’électroérosion. Figure pour l’abrégé : Fig. 2. Procédé d’appairage amélioré d’un bord d’attaque métallique et d’un corps d’aube composite Le présent exposé concerne la réalisation d’aubages composites, comprenant un bord d’attaque rapporté. Le présent exposé concerne notamment la réalisation d’aubages pour un compresseur basse pression de turbomachine. Les aubages sont communément réalisés en matériaux composites tissés en 3D, en injectant une résine époxy, par un procédé d’injection par transfert de résine, dans une préforme de fibre de carbone tissée 3D. Un renfort métallique, sous la forme d’un bord d’attaque pouvant par exemple réalisé en Titane, est ensuite collé sur la partie de l’aubage formant le bord d’attaque de la pale composite. En pratique, les aubages composite ainsi réalisés présentent de nombreuses non-conformités à la fois sur la pièce intermédiaire de fabrication qu’est le bord d’attaque en titane, mais également aussi à la pièce d’entrée de montage lorsque le bord d’attaque est assemblé par collage, ce qui induit un surcoût qualité pour une pièce ayant déjà un coût important par rapport au coût total d’une aube. La réalisation de tels aubages pose donc une double problématique, à savoir la difficulté à produire suffisamment de pièces conformes mais également à réduire le coût des pièces et à assurer la robustesse de la gamme. Afin de répondre au moins partiellement à cette problématique, le présent exposé concerne un procédé d’appairage d’un bord d’attaque métallique et d’un corps d’aube composite, dans lequel - on fournit un corps d’aube réalisé en matériau composite, comprenant une portion d’attaque, et on fournit un bord d’attaque métallique présentant une face interne et une face externe, adapté pour être solidarisé à la portion d’attaque du corps d’aube via sa face interne, - on recouvre la portion d’attaque du corps d’aube d’un matériau conducteur, - on usine une face interne du bord d’attaque métallique par électroérosion par enfonçage du corps d’aube dans le bord d’attaque, le corps d’aube étant relié à une source de courant pour former une électrode du procédé d’électroérosion. Selon un exemple, le procédé comprend une étape ultérieure de solidarisation du bord d’attaque métallique sur le corps d’aube. Selon un exemple, la portion d’attaque du corps d’aube est recouverte d’une couche uniforme de matériau conducteur, ayant typiquement une épaisseur constante ou sensiblement constante. Selon un exemple, le matériau conducteur est du carbone ou du cuivre. Selon un exemple, l’électroérosion est réalisée en plongeant le bord d’attaque métallique et le corps d’aube dans un bain de liquide diélectrique et en appliquant un courant électrique au matériau conducteur à la surface du corps d’aube. Selon un exemple, pour la réalisation de l’usinage par électroérosion, on positionne le corps d’aube en regard du bord d’attaque métallique, en maintenant une distance d’espacement non nulle entre le bord d’attaque métallique et le corps d’aube, puis on applique un courant électrique au matériau conducteur du corps d’aube, on rapproche le bord d’attaque métallique et le corps d’aube jusqu’à ce que le bord d’attaque métallique soit au contact du corps d’aube et recouvre la portion d’attaque du corps d’aube, et on stoppe alors l’application du courant électrique. Selon un exemple, suite à l’étape d’usinage, on solidarise le bord d’attaque métallique à la portion d’attaque du corps d’aube. Selon un exemple, la solidarisation est réalisée par collage. L’invention et ses avantages seront mieux compris à la lecture de la description détaillée faite ci-après de différents modes de réalisation de l’invention donnés à titre d’exemples non limitatifs. La illustre schématiquement une portion de corps d’aube et un bord d’attaque associé. La illustre une étape d’un procédé selon un aspect de l’invention. La illustre une étape d’un procédé selon un aspect de l’invention. La illustre une étape d’un procédé selon un aspect de l’invention. Sur l’ensemble des figures, les éléments en commun sont repérés par des références numériques identiques. Procédé d’appairage d’un bord d’attaque métallique et d’un corps d’aube composite, dans lequel - on fournit un corps d’aube (10) réalisé en matériau composite, comprenant une portion d’attaque, et on fournit un bord d’attaque (30) métallique présentant une face interne (32) et une face externe (34), adapté pour être solidarisé à la portion d’attaque du corps d’aube via sa face interne (32), - on recouvre la portion d’attaque du corps d’aube (10) d’un matériau conducteur (20), - on usine une face interne du bord d’attaque métallique par électroérosion par enfonçage du corps d’aube (10) dans le bord d’attaque (30), le corps d’aube (10) étant relié à une source de courant pour former une électrode du procédé d’électroérosion. Procédé selon la revendication 1, comprenant une étape ultérieure de solidarisation du bord d’attaque (30) métallique sur le corps d’aube (10). Procédé selon l’une des revendications 1 ou 2, dans lequel la portion d’attaque du corps d’aube (10) est recouverte d’une couche uniforme de matériau conducteur (20). Procédé selon l’une des revendications 1 à 3, dans lequel le matériau conducteur est du carbone ou du cuivre. Procédé selon l’une des revendications 1 à 4, dans lequel l’électroérosion est réalisée en plongeant le bord d’attaque (30) métallique et le corps d’aube (10) dans un bain de liquide diélectrique et en appliquant un courant électrique au matériau conducteur (20) à la surface du corps d’aube (10). Procédé selon l’une des revendications précédentes, dans lequel pour la réalisation de l’usinage par électroérosion, on positionne le corps d’aube (10) en regard du bord d’attaque (30) métallique, en maintenant une distance d’espacement non nulle entre le bord d’attaque métallique et le corps d’aube, puis on applique un courant électrique au matériau conducteur (20) du corps d’aube (10), on rapproche le bord d’attaque (30) métallique et le corps d’aube jusqu’à ce que le bord d’attaque (30) métallique soit au contact du corps d’aube (10) et recouvre la portion d’attaque du corps d’aube, et on stoppe alors l’application du courant électrique. Procédé selon l’une des revendications 1 à 6, dans lequel suite à l’étape d’usinage, on solidarise le bord d’attaque (30) métallique à la portion d’attaque du corps d’aube (10). Procédé selon la revendication 7, dans lequel la solidarisation est réalisée par collage.