On connait des montages classiques de vitrages sur menuiserie aluminium. Soit qu'il s'agisse de dispositifs utilisant des pare-closes, soit qu'il s'agisse de montages dits portefeuille, les joints généralement en caoutchouc sont soit solidaires des pare-closes, soit montés sur les vitrages avant mise en place de l'ensemble vitrage et joints dans les rainures du système portefeuille. Dans l'un et l'autre montage les joints sont coupés aux angles soit totalement en onglet, soit partiellement, ce qui entraîne des risques de pénétrations d'eau par défaut d'étanchéité au droit de la jointure, ce qui est particulièrement gênant aux angles inférieurs des menuiseries, d'où l'obligation de parfaire l'étanchéité par l'utilisation de mastics ou de colle au droit des dites jointures. Par ailleurs les joints utilisés, doivent avoir une grande souplesse, pour que les opérations d'assemblage puissent être aisément réalisées, et à cet effet on utilise des formes de joints à lèvres simples ou multiples lesquelles travaillant à la flexion ont l'inconvénient d'être affectées assez sensiblement par le vieillissement du caoutchouc et le phénomène de fluage qui font que la pression exercée par le ou les lèvres a tendance à devenir nulle dans le temps. L'objet de la présente invention est un système d'étanchéité de vitrage particulièrement simple qui présente essentiellement deux avantages, celui de ne pas nécessiter de couper les joints d'étanchéité aux angles des vitrages, même partiellement, et celui de procurer une pression de joint sur le vitrage très importante et qui ne varie pratiquement pas dans le temps, sans parler de l'amélioration esthétique. Ce système consiste essentiellement dans l'emploi d'une part d'un joint de section circulaire de faible diamètre (3 à Gmm pour les ouvertures de dimensions moyennes, 10 et plus pour les très grandes ouvertures) en elastomère de dureté appropriée, lequel est mis en place après la pose des pare-closes ou l'assemblage du système portefeuille, dans des gorges de dimensions et de formes adéquates, de part et d'autre du vitrage en commençant par le milieu (sensiblement) de la traverse haute, qui n'est pas exposée au ruissellement des eaux de pluie, enfoncé à force, à l'aide d'une molette dans les dites gorges, plié à 900 dans les angles sans être coupé et refermé en partie haute sur l'extrémité posée en premier lieu en tenant compte d'une légère surlongueur, ce qui rend la jointure des deux extrémités étanche et invisible. La description qui suit d'exemples non limitatifs de réalisations suivant l'invention en fera mieux comprendre le fonctionnement. La figure 1 de la planche 1 représente la vue partielle en coupe d'un ouvrant de fenêtre ou de porte-fenêtre pour montage avec pare-close. La figure 2 représente la vue en coupe partielle d'un ouvrant de fenêtre ou de porte-fenêtre pour montage dit portefeuille. La figure 3 représente la vue en élévation d'un ouvrant de l'un ou l'autre modèle lors de la pose du joint de vitrage La figure 4 la forme d'un profilé 1 avant pose des joints. Dans le cas d'un -montage avec pare-close,. comme le représente la figure 1, le cadre du chassis de l'ouvrant à d'abord été assemblé avec du profilé de cadre 1 puis le vitrage 2 (on a représenté un double vitrage isolant) a été posé et calé par les cales de vitrage 3. Ensuite ont été montées les pare-closes 4 - par agraffage sur le profilé 1, enfin on a procédé au montage des joints 5 et 6. On remarquera la forme donnée aux gorges du profilé 1 et de la pare-close 4 de manière à recevoir les joints 5 et 6 et de maintenir le vitrage avant et pendant la pose du premier joint avec un jeu minime J. Dans le cas d'un montage dit portefeuille le vitrage 2 est posé sans effort grâce aux jeux J dans les éléments du cadre 1 au moment de l'assemblage de celui-ci. Les cales de vitrage 3 ont été placées au début de l'assemblage du cadre et une fois le cadre assemblé on procède à la mise en place des joints 5 et 6.. La figure 3 représente l'opération de pose du joint en cours de réalisation. Partant du milieu de la traverse haute le premier joint a été disposé, les jeux J étant suffisamment faibles pour permettre un serrage suffisant de ce premier joint en sorte qu'il ne risque pas de quitter sa gorge avant que le deuxième joint soit monté. Dans chaque angle successivement le joint a été forcé à prendre l'angle à 900 ce que son élasticité et sa faible dureté lui permettent sans difficulté. Dans les parties droites, l'opérateur s'aide de l'outil à molette 7, enfin en partie haute le joint est reformé sur lui-même et une légère surlongueur rend la jointure étanche et invisible. Le deuxième joint se montre de la même façon mais l'effort à développer pour le mettre en place est sensiblement plus important car la pression unitaire exercée sur le joint est élevée au point que le profilé 1 est assez fortement sollicité, et si l'on n'avait pas pris soin de compenser au filage le profilé 1 en le refermant légèrement comme le représente la figure 4 ses faces extrêmes ne seraient pas parallèles après la pose des joints. On observe donc que le profilé lui-même participe efficacement à l'application des joints sur le vitrage grâce à sollicitation élastique dont il a été l'objet au cours de la pose du deuxième joint. Cette particularité est inhérente au système décrit. REVENDICATIONS i - Système de joints de vitrage suivant lequel les joints en élastomère de section circulaire sont disposés, sans coupe ni entaille aux angles, sur le périmètre de la surface vitrée entre celle-ci et le profil d'ouvrant du cadre dans des gorges de forme adéquate dudit profil ou pare-close. 2 - Système suivant la revendication 1 suivant lequel le profil formant cadre pour le chassis et comportant ou non des pare-closes coopère élastiquement avec l'elastomère des joints pour assurer une application des joints sur le vitrage avec une force d'application importante nécessitant la compensation, à la fabrication du profil, de la déformation élastique résultant de ladite force d'application.