1. 2464003 La présente invention se rapporte aux enregistrements vidéo et aux dispositifs de lecture permettant l'arrêt sur image avec accompagnement sonore. Les différents systèmes de vidéodisques ont été conçus jusqu'ici pour l'emmagasinage et la restitution d'un film conventionnel constitué par une séquence d'images animées accompagnées d'un message sonore dont la durée correspond exactement à la durée de déroulement du film. La visualisation d'images fixes accompagnées d'un commentaire représente une autre application importante du vidéodisque. En effet, sur une face de vidéodisque, on peut enregistrer une collec- tion de trente mille images. La restitution de ces images par lecture optique avec saut de piste à chaque rotation complète du disque permet de disposer d'un recueil d'images extrêmement impor- tant. En ce qui concerne le commentaire, on peut faire appel à un lecteur de bandes magnétiques qui fonctionne en synchronisme avec la-lecture des images sélectionnées, mais cette solution hybride présente des inconvénients. L'un de ces inconvénients réside dans le fait qu'une image fixe nécessite un commentaire pouvant durer plusieurs secondes. L'enregistrement magnétique des commentaires correspondant aux images emmagasinées sur une face de disque vidéo représente une durée totale de plus de seize heures, à raison de deux secondes par image. En outre, la possibilité d'accès aléatoire à une image est rendue très complexe, lorsqu'on doit extraire un commentaire sonore approprié d'une bande magnétique qui en comporte un très grand nombre. En vue de pallier ces inconvénients, l'invention propose un enregistrement sur disque tel que les parties vidéo et audio soient lues en alternance sur une même spire et un système de& lecture dans lequel la lecture répétée d'une même spire fournit à la fois l'image fixe désirée et un commentaire sonore dont la durée peut être beaucoup plus grande que la durée d'une révolution du disque. Ainsi, l'accès aléatoire à l'information complexe vidéo et audio est intégralement conservé. De plus, le stockage et la restitution de l'information mettent en oeuvre un seul support et un seul lec- teur. Enfin cette technique permet de réunir sur un disque des plages qui correspondent à des séquences d'images animées lues classiquement avec leur commentaire sonore habituel et des plages représentant une suite d'images fixes avec commentaires sonores à haute densité d'intégration. Pour atteindre untel résultat, l'invention utilise les techniques d'enregistrement sonore par échantillons numérisés. L'exploitation des signaux numériques fait appel à des mémoires tampons de grande capacité, mais pour réduire la quantité de matériel mis en oeuvre, on répartit les signaux le long de la spire par paquets nombreux et uniformément distribués. L'invention a pour obJet un enregistrement audio-visuel sur disque de signaux vidéo agencés selon une piste comprenant un ensemble de spires; des signaux audio étant associés aux signaux vidéo de façon à transcrire l'accompagnement sonore de 1O chacune des images achromes ou polychromes emmagasinées sur ce disque, caractérisé en ce que dans au moins une plage de lecture annulaire de ce disque, chaque spire est subdivisée en secteurs égaux comprenant chacun au moins deux zones successives o sont respectivement agencés un bloc de données vidéo et un bloc de données audio la quantité de données contenue dans chaque bloc de données audio étant suffisante pour permettre la reproduction d'une tranche d'accompagnement sonore dont la durée en temps réel est sensiblement supérieure à la durée d'exploitation de ce bloc de données audio lors d'une lecture conçue pour la télévision. L'invention a également pour objet un dispositif de lecture répétitive d'un enregistrement audio-visuel sur disque comprenant une tête de lecture associée à des moyens de déplacement permettant de relire plusieurs fois une spire quelconque de l'enregistrement, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens de transmission sé- lective des blocs de données vidéo et audio délivrés en alternance par la tête de lecture de manière à charger des mémoires tampons vidéo et audio à la cadence de lecture de données; des moyens de commande assiïrant l'extraction des données chargées en mémoire à des cadences plus lentes que la cadence de lecture, afin de for- mer des suites ininterrompues de données vidéo et audio et des moyens transcodeurs recevant ces suites de données, afin de former un signal de télévision composite permettant la restitution d'une image fixe avec l'accompagnement sonore qui s'y rattache. L'invention sera mieux comprise au moyen de la description ci-après et des figures annexées parmi lesquelles La figure 1 représente le dispositif de lecture répétitive d'un enregistrement réalisé conformément à l'invention. La figure 2 représente un agencement possible de données audio et vidéo à la surface d'un disque selon l'invention. La figure 3 schématise la constitution des blocs de données numériques disposés le long de la piste d'enregistrement du disque de la figure 2. La figure 4 est un diagramme explicatif de fonctionnement du dispositif de la figure 1. La figure 5 est un diagramme illustrant une variante de réalisation du mode de lecture des blocs de données audio. La figure 6 est un diagramme illustrant une autre variante de réalisation du mode de lecture des blocs de données audio. La figure 7 est un diagramme montrant comment il est possible de lire des instructions associées aux données audio. La figure 8 schématise un détail de réalisation du circuit de lecture de la figure 1 permettant de disposer d'un accompagnement sonore et de signaux particuliers propres à commander le déroulement d'un programme. Le dispositif représenté sur la figure 1 permet la lecture répétitive d'un disque 1 sur lequel a été enregistrée une piste dont les spires S contiennent un enregistrement lisible optiquement. Le disque 1 estt;monté sur un plateau entrainé par un moteur Il qui lui communique une rotation à vitesse angulaire uniforme w. Un spot de lecture L produit par une tête de lecture 13 explore une spire S de l'enregistrement porté par le disque 1. La lumière modulée qui émerge de la portion du disque 1 éclairée par le spot L est détectée par la tête de lecture 13 qui délivre une suite de signaux électriques représentant des données numériques codées. En vue d'obtenir une lecture répétitive de chacune des spires portées par le disque 1, le spot de lecture L est déplacé radiale- ment grâce à un dispositif de positionnement 12. Lorsqu'on donne à la piste)jpY forme d'une spirale, le dispositif 12 sélectionne une spire et l'explore au cours d'une révolution complète, après quoi il reprend la même exploration grâce à un saut de piste brusque qui ramène le spot de la fin;^de la spire à son début. A titre d'exemple non limitatif, on a supposé que le contenu d'une image achrome est étalé sur la longueur d'une spire. La connexion flêchée reliant le dispositif d'avance 12 à la tête de lecture 13 symbolise la commande par laquelle le suivi de la'spire est assuré par le spot L. Les données lues par la tête de lecture sont envoyées à un circuit de traitement des signaux 14 oui les remet en forme et en synchronisme avec un train d'impulsions isochrones produit localement. Le circuit 14 assure aussi le tri des données lues, 24640È3 selon leur nature. En effet, les données audio et vidéo sont précédées par des signaux numériques servant à les identifier et à les numéroter. Les signaux d'identification et de numérota- tion sont dirigés vers un système de traitement numérique 15 qui exécute differentes fonctions de commande relatives au position- nement du spot de lecture L et aux transferts de données avec étalement dans le temps qui sont rendus nécessaires du fait de l'entrelacement des données inscrites sur le disque. Les données audio et vidéo sont transmises par le circuit 14 vers d0 un ensemble de portes 16, 17, 18 et 19 dont l'ouverture est commandée par le système de traitement numérique 15. Les données vidéo qui ont franchi-les portes 16 et 17 sont chargées respecti- vement dans des mémoires tampons T1 et T2. Les données audio qui ont franchi les portes 18 et 19 sont chargées respectivement dans des mémoires tampons T3 et T4. Le chargement des mémoires tampons T1, T2, T3, T4 est commandé par le système de traitement numérique 15 à des instants qui sont déterminés en fonction des signaux fournis au système 15 par le circuit 14. Les opérations de lecture par décalage des mémoires tampons T1, T2, T3 et T4 sont également commandées par le système de traitement 15 de manière à restituer des suites continues de données vidéo V et R de données audio AR. Ces suites continues VR et AR sont impropres à alimenter directement un téléviseur 21, de sorte qu'il faut prévoir un circuit transcodeur 21. Ce circuit transcodeur est commandé par le système de traitement 15. Il effectue le décalage des données vidéo et audio et élabore un signal composite de télévision répondant au standard en vigueur. Le téléviseur 21 permet de visionner une image fixe provenant d'une spire S du disque 1 et,"d'écouter pendant une durée correspondant à un nombre élevé de rotations du disque 1 un commentaire sonore accom- pagnant l'image fixe. Afin de ne pas compliquer le schéma de la figure 1, on n'a pas représenté le pupitre de commande à partir duquel on peut choisir l'image désirée et son accompagnement sonore. Ce pupitre est évidemment relié au système de traitement 15 qui reçoit en provenance du circuit 14 la numérotation des images. Le système 15 est bien entendu équipé de moyens numériques tels que compteur à incrémentation et comparateurs permettant de repérer une spire et d'y signaler les blocs de données audio et vidéo. Sur la figure 2, on a représenté à titre d'exemple non I limitatif l'agencement des données à la surface d'un enregistrement 1 conforme à l'invention. La piste d'enregistrement épouse la forme d'une spirale dont on a représenté deux spires contiges S et Sn+I. La lecture de l'information portée par la piste met en oeuvre une tête de lecture comportant une source lumineuse 3, un objectif de projection 2 et un détecteur photoélectrique 4. Le spot de lecture L peut avoir un diamètre très faible de l'ordre du micron, afin de permettre la résolution d'éléments d'informa- tion, par exemple en creux et en saillie, dont les dimensions minimales sont du même ordre. Par exemple, l'information est transcrite sous la forme d'un chapelet de microcuvettes dont la longueur et l'espacement sont non-uniformes le long de la piste. Conformément à l'invention, la surface du disque 1 est partagée en k secteurs égaux séparés par des rayons R0 à Rk 1 Le nombre k est relativement élevé, afin de réduire la capacité- des mémoires tampons T1, T T3 et T' On choisira par exemple soixante secteurs égaux. Chaque secteur du disque comporte dans le sens de l'exploration un mot 5 qui sert de préfixe à un bloc de données vidéo V1, V2,.... Vk-1 Vk et un mot 6 qui sert de préfixe à un bloc de données audio A1, A2,.... Ak-1' Ak. Les blocs de données vidéo V1 à Vk représentent par exemple l'information comprimée relative à une image fixe que l'on peut lire en décrivant complètement la spire Sn. Les blocs de données audio A1 à A k représentent quant à eux, l'accompagnement sonore de l'image fixe pour une durée d'écoute égale à soixante relectures de la spire Sn. Il apparait donc d'après cet exemple qu'à chaque rotation complète du disque 1, on réutilise tous les blocs V1 à V, alors qu'on n'utilise qu'une seule fois chaque bloc audio au cours des soixante révolutions prévues pour la lecture répétitive de l'image fixe. Si la durée d'une révolution du disque 1 est d' un vingt cinquième de seconde, la durée d'écoute peut atteindre 2,4 seconde. Bien entendu, si l'on a besoin d'une durée d'écoute plus importante pour une image déterminée, il suffit de réinscrire les mêmes données vidéo sur la spire suivante Sn+1 avec d'autres données audio. Cette technique tend à réduire le nombre d'images distinctes que l'on peut enregistrer sur un même disque, mais il ne faut pas perdre de vue qu'on dispose de 30.000 spires pour une seule face du disque. Sur la figure 3, on a représenté en (c) et (d) les trames 6 2464003 de balayage télévision 28 et 29 d'une image. L'image est décomposée en tranches horizontales qui contiennent chacune un certain nombre de ligne de balayage, par exemple une dizaine. Pour former le bloc de données vidéo V1, on procède au découpage de la tranche correspondante en zones 27 que l'on échantillonne pour former une matrice 10 x 10 comportant une centaine de composantes analogiques. Chaque matrice 27 subit une transformation de Walsh-Hadamard qui la présente sous une forme représentative permettant par filtrage à résolution limitée de comprimer l'information vidéo sans nuire à la qualité de restitution de l'image. Dans le cas d'une image achrome, on peut montrer qu'avec seulement 2,5 bits par échantil- lon, il est possible de reproduire une image pratiquement indis- cernable de l'original. En télévision couleur, il faut prévoir 3,75 bits par échantillon pour une qualité comparable. L'un des blocs de données vidéo VC représenté en (a) sur la figure 3 comportera tout au plus 5000 bits dans l'exemple cité ci-dessus. Le préfixe 5 du bloc VC comprend une position 22 occupée par un drapeau F, une position 23 occupée par une adresse d'image X et une position 24 qui signale par un mot I-approprié quelles sont les données audio ou vidéo qui suivent immédiatement. En ce qui concerne le format d'un bloc de données audio, on voit en (b) sur la figure 3 que le préfixe 6 a une configuration similaire o Y joue le rôle d'adresse et I celui de mot désignant la qualité de l'information contenue dans le bloc proprement dit 25. Contrairement à l'information vidéo qui peut être comprimée sans inconvénient, la transcription numérique d'un accompagnement sonore peut de préférence être complète, voire redondante. Dans le cas de l1exemple choisi, en supposant que le son soit échantil- lonné 16000 fois par seconde, on peut représenter chaque échantil- lon par un nombre comportant 8 bits. Chaque bloc de données audio EA renfermera donc environ 5000 bits. Cet exemple montre que l'on peut se contenter de mémoires tampons d'une capacité de l'ordre de 5000 bits. Par ailleurs, la place occupée sur la spire par les données audio est sensiblement égale à celle occupée par les données vidéo bien que la durée d'écoute soit soixante fois supérieure à la durée d'une révolution complète du disque. Le fonctionnement du dispositif de lecture de la figure 1 peut être illustré au moyen du diagramme explicatif de la figure 4. En (h) est représentée une échelle de temps t. Le signal de lecture M délivré par la tête de lecture 13 et transmis via le circuit de traitement 14 aux portes ET 16, 17, 18 et 19 est représenté en (a) sur la figure 4. Une rotation complète du disque 1 est comprise entre les instants tO et t13. La ligne de rappel 7 marque le début d'une seconde exploration de la spire Sn. Le signal de lecture est décomposé en k secteurs égaux qui comprennent chacun un bloc de)données vidéo V. suivi d'un bloc de données audio Ai. Pour la simplicité de la représentation, les préfixes 5 et 6 ont été laissés de côté. La séquence de lecture débute par le repérage à-l'instant tO0 du premier bloc de données vidéo V1. Ce bloc charge la mémoire tampon T1 comme lemontre en (b)--la figure 4. A l'instant t1, le chargement de la mémoire tampon T1 est terminé. Le mémoire tampon T1 peut commencer à être lue à cadence plus lente et son contenu apparait entre les instants t2 et t6 à la sortie vidéo VR. Ce transfert est illustré en (c) et (d) sur la figure 4. Cependant, à l'instant t1 le bloc audio A1 est chargé dans la mémoire tampon T3. Le chargement des données audio prend fin à l'instant t3 et à l'instant t4 le contenu de la mémoire T3 commence à se transférer à cadence fortement réduite à la sortie audio AR. Ce transfert est illustré en (e) et (g) sur la figure 4; il prend fin à l'instant ti-. A l'instant t4 débute la lecture du second 17' bloc de données vidéo qui est chargé dans la mémoire tampon T2, car la mémoire tampon T n'est pas disponible. A l'instant t5, 1. 5 le chargement de la mémoire T2 est terminé et le transfert a lieu vers la sortie vidéo VR entre les instants t6 et t9 comme cela est illustré en (c) et (d) sur la figure 4. La lecture du second bloc de données audio V2 n'aura lieu qu'après une révolution complète du disque 1, c'est à dire entre les instants t15 et t16. Les données lues sont chargées dans la mémoire tampon T4, car la mémoire tampon T3 n'est pas disponible. Le transfert des données chargées dans la mémoire tampon T4 vers la sortie audio A débute 4 R à l'instant t17 comme illustré en (f) et (g) sur la figure 4. Aux instants t7, t8, t9, t10o, t11, t12 les phases de chargement et de transfert des mémoires tampons T1 et T2 se poursuivent de façon à reconstituer la suite continue 8 des données vidéo. 246 4ê03 On voit en (d) sur la figure 4 que la suite 8 a la même durée qu'une révolution complète du disque et qu'elle se répète autant de fois que la spire Sn sera relue. Au cours de la première révolution du disque 1, un seul bloc de données audio a été exploité dans la mémoire T3, afin de fournir la suite continue audio 9 que l'on voit en (e) et (g) sur la figure 4. La suite audio 9 dure un peu plus longtemps qu'une révolution complète du disque 1 et elle est immédiatement suivie par une autre suite de données audio 10 provenant de la lecture de la mémoire !0 tampon T4 qui a été chargée avec le bloc de données audio A2. Des flèches symbolisent les divers chargements et transferts qui sont commandés par le système de traitement 15. Les commandes de décalage des mémoires tampons T1, T2, T et T4 sont ordonnées 2 3 4 - par des impulsions d'horloges élaborés par le système de traitement 15. Selon les contenus des préfixes 5 et 6, le système de traitement 15 organise les commandes successives grâce à l'incré- mentation de registres d'état et de comparateurs d'adresses. Le transcodeur 20 reçoit les suites vidéo 8 et les suites audio 9, et suivantes, afin de leur redonner la forme analogique voulue pour l'alimentation du téléviseur 21. Ce décodage comprend la transformation des signaux de synchronisation lignes et trames, le décodage numérique analogique des signaux audio et le cas échéant la modulation appropriée de sous porteuses chrominance et son. La description détaillée de tous ces traitements bien connus de l'homme de métier sort bien entendu du cadre de la présente invention. Les diagrammes explicatifs de la figure 5 montrent que la lecture et lJ. transfert des blocs de données audio peuvent avoir lieu plus d'une fois à chaque révolution complète du disque 1. La figure 5 montre en (c) une échelle du temps t sur laquelle on a repéré par les instants to, t13 et t23 deux révolutions successives du disque 1. Le diagramme (a) représente le signal de lecture M o sont repérés les blocs de données Ai, Aj, Ai+1, et Aj+. qui sont chargés dans les mémoires tampons T3 et T4. Le diagramme (b) représente les suites 30, 31, 32 et 33 qui apparais- sent à la sortie audio AR après restitution à cadence lente. En adoptant une cadence de restitution encore deux fois plus lente que sur la figure 5, il est possible de regrouper les suites 30 et 32 sur une première voie audio tandis que les suites 31 et 33 sont regroupées sur une seconde voie audio. Cette possibilité permet de disposer de deux accompagnements sonores distincts pour chaque image. Elle permet également d'introduire une redondance permettant avec un seul accompagnement sonore présent sur deux voies de choisir Dar commutation celui des deux qui est le moins perturbé par un défaut de lecture. Sur la figure 6, on a illustré un autre cas de fonctionnement dans lequel le transfert d'un bloc de données audio a lieu un tour sur deux. Les références utilisées sont les mêmes que sur la figure 5 et le fonctionnement ne diffère que par l'allongement sur deux tours des suites de données audio 30 et 31 qui représen- tent la dilatation dans le temps des blocs de données Ai et Ai+I. Dans ce qui piécède, on a vu que les voies vidéo et audio mettent en oeuvre dés mémoires tampons dédoublées pour faire face aux problèmes de disponibilité imposés par les cycles de charge- ment-transfert qui doivent permettre un aboutement précis des suites à cadences réduites. Cette sujétion entraine une consommation accrue de matériel. Cependant on peut la mettre à profit pour incorporer dans les blocs de données des instructions logiques supplémentaires dont la finalité n'est ni audio, ni vidéo. En effet, le couplage d'un vidéodisque et d'un microprocesseur présente des avantages indiscutables, notamment dans le domaine de la formation. Dans le cas d'un enseignement audio-visuel programmé, il est bon de prévoir que, après certaines images commentées, un exercice ou de simples questions soient formulées à l'utilisateur. Ces instructions logiques supplémentaires permettent d'interrompre un programme-et de réaliser divers branchements qui peuvent être pris en compte par une unité logique associée au dispositif de lecture de l'enregistrement. Sur la figure 7, on peut voir comment de telles instructions logiques peuvent être par exemple associées aux données des blocs audio. Le diagramme représenté en (a) sur la figure 7 montre les signaux de lecture M pour deux révolutions successives du disque 1 qui ont lieu respectivement de t0 à t13 et de t13 à t23. Les blocs de données A1 et A2 sont composés de données audio auxquelles on a ajouté des instruc- tions logiques supplémentaires sous la forme d'un suffixe. En (b), on a représenté le chargement et le transfert des données du bloc A1 dans la mémoire tampon T3. La suite transférée comporte une partie audio 34 à laquelle succède à l'instant t33 une partie dite logique 35. La partie logique 35 exploite un inter- valle de temps qui était sans cela demeuré libre avant un nouveau chargement de la mémoire tampon T 3. Le bloc A2 peut subir un traitement similaire dans la mémoire tampon T4 comme le montre en (c) la figure 7 o la suite 36 correspond à des données audio. En (d) on voit que les suites audio 34 et 36 sont aboutées sur la sortie audio AR à l'instant t La figure 7 montre en (d) R 33' Z_33 que la suite 35 peut être aiguillée sur une sortie instructions Io logiques I. L'aiguillage des données tel qu'il est décrit sur la figure 7 suppose une modification de la figure 1 qui est illustrée sur la figure 8. Les suites de données délivrées par les mémoires tampons T3 et T4 alimentent des portes ET 37, 38, et 41 dont les sorties sont reliées à la voie audio AR et à une voie supplémentaire IS qui regroupe les instructions logiques 35. Des signaux de commande complémentaires sont appliqués par les lignes 39 et 42, afin d'aiguiller les données audio et les données supplémentaires vers leurs voies de sortie respectives. C'est le système de traitement 15 qui assure l'aiguillage des données par les portes 37, 38, 40 et 41. Bien que l'on ait décrit dans ce qui précède et représenté sur les dessins les caractéristiques essentielles de la présente invention appliquée à des modes de réalisation préférés de celle-ci, il est évident que l'homme de l'art peut y apporter toutes modifications de forme ou de détail qu'il juge utiles, sans pour autant sortie du cadre de ladite invention. En particulier, la référence au système de lecture optique n'a été faite qu'à titre d'exemjple, car l'invention pourrait s'appliquer à tous les systèmes de lecture mettant en oeuvre un disque et un stockage d'information à haute densité. De même, la part réservée à l'enregistrement des données audio et des instructions logiques n'est pas nécessairement du même ordre de grandeur que celle réser- vée à l'enregistrement des données vidéo. En effet, la possibilité d'enregistrer une même Image à plusieurs reprises sur des spires contigGes permet de réaliser des commentaires plus ou moins long sans la moindre difficulté et avec, si on le souhaite un degré élevé d'immunité aux perturbations de lecture. i1 2464003 REVENDICATIONS 1. Enregistrement audio-visuel sur disque de signaux vidéo agencés selon une piste comprenant un ensemble de spires; des signaux audio étant associés aux signaux vidéo de façon à trans- crire l'accompagnement sonore de chacune des images achromes ou polychromes emmagasinées sur ce disque, caractérisé en ce que dans au moins une plage de lecture annulaire de ce disque, chaque spire est subdivisée en secteurs égaux comprenant chacun au moins deux zones successives o sont respectivement agencés un bloc de données vidéo et un bloc de données audio; la quantité de données contenue dans chaque bloc de données audio étant suffisante pour permettre la reproduction d'une tranche d'accompagnement sonore dont la durée en temps réél est sensiblement-supérieur à la durée d'exploitation de ce bloc de données audio lors d'une lecture pour la télévision. 2. Enregistrement selon la revendication 1, caractérisé en ce chaque bloc de données vidéo renferme les données relatives à quelques lignes d'une trame de télévision. 3. Enregistrement selon l'une quelconque des revendications 1 à 2, caractérisé en ce que des instructions logiques sont associées aux blocs de données audio; ces instructions logiques étant destinées à intervenir sur le déroulement d'un programme. 4. Enregistrement selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il comporte en outre au moins une plage annulaire o est enregistrée une séquence d'images animées avec son accompagnement sonore. 5. Enregistrement selon la revendication 1, caractérisé en ce que les données vidéo relatives à une image fixe sont repro- duites sur plusieurs spires contigaes; les données audio distri- buées le long de ces spires représentant un accompagnement sonore de cette image fixe dont la durée est multipliée par un facteur égal au nombre de spires portant l'enregistrement répétitif de cette image fixe. 6. Dispositif de lecture répétitive d'un enregistrement audio-visuel selon l'une quelconque des revendications précéden- tes, comprenant une tête de lecture associée à des moyens de déplacement permettant de relire plusieurs fois une spire quelconque de l'enregistrement, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens de transmission sélective des blocs de données audio et vidéo délivrés en alternance par la tête de lecture de manière -à charger des mémoires tampons vidéo et audio à la cadence de lecture des données; des moyens de commande assurant l'extrac- tion des données chargées en mémoire à des cadences plus lentes que la cadence de lecture, afin de former des suites ininterrom- pues de données vidéo et audio et des moyens transcodeurs recevant ces suites de données afin de former un signal de télévision composite permettant la restitution d'une image fixe avec l'accom- pagnement sonore qui s'y rattache. 7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce qui le chargement des données audio a lieu une fois par révolution complète du disque. 8. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que le chargement des données audio a lieu moins d'une fois par révolution complète dudldisque. - 9.Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que le chargement des données audio a lieu plus d'une fois par révolution complète du disque.- 10. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 6 à 9, caractérisé en ce que les mémoires tampons audio et vidéo comportent chacune deux blocs fonctionnant en alternance. 11. Dispositif selon la revendication 10, caractérisé en ce que dans le cas d'un disque porteur d'instructions logiques associées aux bloés de données audio, des moyens d'aiguillage des données audio et des instructions logiques sont prévus à la sortie de la mémoire tampon audio. 12. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que dans le cas d'un disque portant sur plusieurs spires contigUes l'enregistrement d'une même image, les moyens de déplacement sont commandés de-façon à relire chacune de ces spires plusieurs fois avant de passer automatiquement à la suivante.