Joint élastomère pour la fixation des vitres fixes de véhicules, en particulier d'automobiles. L'invention concerne un joint élastomère en plusieurs parties à assembler pour la fixation des vitres fixes de véhicules, en particulier d'automobiles. Comme on le sait, les dispositifs de fixation utilisés habi- tuellement pour les vitres fixes font appel à un joint continu qui entoure la vitre et qui présente une gorge de logement recevant le bord de la vitre, et une lèvre d'accrochage propre à coopérer avec une lame de butée prévue dans l'encadrement recevant la vitre. Ces joints connus et les dispositifs de liaisons relatifs ont plusieurs inconvénients, tout particulièrement la saillie excessive du joint par rapport aux surfaces de la vitre et de la structure porteuse, par exemple la carrosserie du véhicule, ainsi qu'une complexité considérable des opérations de montage de la vitre. La saillie excessive du joint perturbe le compor- tement aérodynamique du véhicule en rompant l'écoulement lami- naire et en produisant des remous, avec la détérioraition im- portante qui en résulte du coefficient de forme (Cx) et du confort en marche, due au bruit produit. La complexité des opérations de montage, d'une part, accroit considérablement les coûts de fabrication et, d'autre part, rend nécessaire de disposer d'une main d'oeuvre qualifiée. L'invention vise principalement à éliminer de tels inconvé- nients en fournissant un joint de fixation de vitre fixe tel que décrit, qui n'introduise par de détérioration appréciable du coefficient aérodynamique de forme du véhicule, tout en laissant sensiblement intacte la continuité de surface à l'in- terface entre la vitre et la structure de support, et qui soit efficace pour faciliter sensiblement le magasinage et l'installation qui suit des vitres. L'invention fournit suivant l'un de ses aspects, un joint élastomère en plusieurs parties à assembler pour le maintien des vitres fixes de véhicules, en particulier d'automobiles, qui se caractérise en ce qu'il comprend une première partie continue en un matériau élastomère mou présentant une lèvre d'accrochage propre à coopérer avec la lame de butée présente dans l'encadrement de vitre, et un rabat continu en matériau élastomère rigide propre à fermer ledit logement sur son côté extérieur de manière à pincer la vitre, le rabat continu pou- vant être écarté pour permettre l'installation de la vitre dans le logement, et une seconde partie continue propre à être coincée entre la paroi latérale de l'encadrement de vi- tre et ledit rabat, pour forcer ce dernier à pincer le bord de la vitre, les surfaces de contact du rabat et de la seconde partie de joint étant équipées de languettes ou prolongements analogues à des coins propres à coopérer mutuellement. Une forme de réalisation de l'invention sera maintenant dé- crite, à titre d'exemple, en se référant au dessin annexé, dans lequel la figure 1 est une vue en coupe à grande échelle du joint selon l'invention, montré à l'état monté; la figure 2 est une vue en coupe montrant en détail la seconde partie du joint; et la figure 3 est une vue en coupe semblable à la figure 1 et représentant la procédure de montage de la vitre. On se réfère tout d'abord aux figures 1 et 2; la réfé- rence 10 désigne la première partie du joint, et la réfé- rence 20 sa seconde partie. La partie 10, qui est en un élastomère mou, comprend une lèvre d'accrochage il propre à coopérer avec la lame de bu- tée L prévue dans l'encadrement A de la vitre K, et un logement 12 propre à recevoir la vitre. Un rabat continu 13 en matériau sensiblement rigide, tel qu'un caoutchouc dur, est co-extrudé avec la partie 10, de manière partielle- ment rigide. De préférence, le rabat 13 a un profil en cou- pe transversale sensiblement en S. Une portion 13a de ce- lui-ci, qui est noyée dans le matériau de la partie 10, peut entourer, à des fins de renforcement, la lame L. La portion restante 13b est libre, contourne latéralement la partie 10 et ferme au sommet le logement 12 pour la vitre, afin de former avec ledit logement un canal ou réceptacle qui contient le bord périphérique de la vitre. La portion 13b du rabat 13 peut être écartée élastiquement par rapport à la partie 10, de manière à prendre la position représentée à la figure 3, dans laquelle, comme on peut le voir, le logement 10 est ouvert pour recevoir, au cours de l'opéra- tion de montage, la vitre K. L'épaisseur du rabat 13 est choisie de telle manière que, dans la position non écartée, un intervalle périphérique X est délimité entre ledit ra- bat et la paroi interne de l'encadrement A de vitre. Dans cet intervalle, la seconde partie du joint 20 est emmanchée à force, ce qui, étant donné que cette partie est sensible- ment en forme de coin, force la portion 13b du rabat 13 à pincer le bord de la vitre, fournissant ainsi un maintien efficace de celle-ci. Dans sa position complètement intro- duite, la seconde partie 20 présente sa surface externe en parfait affleurement avec la surface Z de la structure porteuse qui comprend, par exemple, la carrosserie et, avec la surface frontale 13c du rabat 13, fournissant ainsi un joint ne présentant pas de rupture de continuité de surface. La seule rupture de continuité de surface est formée par la saillie a du rabat 13 par rapport à la surface de la vitre K. Cette rupture est cependant presque imperceptible, étant de l'ordre de quelques millimètres, et il n'en résulte pas en pratique de perturbations appréciables du flux d'air passant sur la vitre. La seconde partie 20 du joint est aussi en un élastomère mou et elle est renforcée par un noyau rigide 21, par exemple en caoutchouc dur incorporé par co-extrusion. Les surfaces de contact du rabat 13 et de la seconde partie 20 présentent des languettes ou des prolongements en forme de coins, respectivement13d, 22 qui servent à l'engagement mutuel de ces éléments; des languettes additionnelles 23 de maintien sont prévues sur la surface de la partie 20 qui est au contact de la paroi laté- rale de l'encadrement A. Pour monter la vitre, comme représenté à la figure 3, la partie 10 est tout d'abord montée sur la lame L. Ensuite, la portion 13b du rabat 13 est écartée pour ouvrir le loge- ment 12 et pour que la vitre y soit introduite, et enfin la seconde partie du joint 20 est introduite à force dans l'in- tervalle périphérique X pour bloquer la vitre dans l'encadre- ment. U. 99620 Revendications. 1. Joint élastomère pour le montage des vitres fixes de véhi- cules, en particulier d'automobiles, caractérisé en ce qu'il comprend une première partie continue (10) en un matériau élastomère mou présentant une lèvre d'accrochage (11) propre à coopérer avec la lame de butée (L) présentée par l'encadre- ment de vitre (A) et un logement (12) de réception de la vitre (K), un rabat continu (13) en un matériau élastomère rigide destiné à fermer le logement (12) le long de son côté extérieur de manière à pincer la vitre, le rabat (13) continu pouvant être écarté pour permettre l'installation de la vitre (K) dans le logement (12) et une seconde partie continue (20) propre à être coincée entre la paroi latérale de l'encadrement de vitre (A) et le rabat (13), pour forcer ce dernier à pincer le bord de la vitre, les surfaces de contact du rabat et de la seconde partie de joint étant dotées de languettes ou saillies en coins (13d, 22) propres à coopérer mutuellement. 2. Joint élastomère selon la revendication 1, caractérisé en ce que le rabat (13) a un profil en coupe transversale sensi- blement en S, une de ses parties (13a), noyée dans le matériau de la première partie de joint (10) entourant la lame de bu- tée (L) à des fins de renforcement, la partie libre restante (13b) entourant latéralement la première partie de joint (10) et fermant à la partie supérieure l'encadrement de vitre pour former avec ledit logement ('12) un réceptacle analogue à une gorge propre à recevoir le bord de la vitre (K). 3. Joint élastomère selon la revendication 1 ou la revendica- tion 2, caractérisé en ce que l'épaisseur du rabat continu (13) est choisie de manière à délimiter un intervalle périphé- rique (X) entre le rabat et la paroi interne de l'encadrement de vitre (A) ledit intervalle étant destiné à loger la seconde partie de joint (20) en relation d'emmanchement à force. 4. Joint élastomère selon l'une quelconque des revendications 2 99 62 précédentes, caractérisé en ce que la seconde partie de joint (20) est en un élastomère mou et en ce qu'elle est renforcée par un noyau rigide (21) avantageusement en caout- chouc dur, incorporé par co-extrusion.