La présente invention, due à maymond BTAi.D, se rapporte à la construction de bâtiment, notai-iment d'immeubles et-de maisons d'habitation, à partir de panneaux de béton préfabriqués Les méthodes de préfabrication connues consistent généralement à fabriquer en usine, des panneaux relativement lourds dont chacun constitue par exemple toute la portion de façade qui correspond à un appartement.La mise en place de tels panneaux préfabriqués s1 effectue au moyen d'un matériel de levage relativement complexe, ce qui entraîne un coût de construction élevée L'invention a pour objet un procédé de construction particu lièrement économique, caractérisé par l'utilisation de panneaux de béton préfabriqués beaucoup plus légers que ceux qu'on utilise habituellement et par l'assemblage de plusieurs panneaux superposés, avantageusement trois, pour former la hauteur d'un étage et de plusieurs panneaux juxtaposes en nombre adéquat pour former la longueur du bâtiment, la liaison entre les tranches horizontales et verticales des différents panneaux s'effectuant après leur pose, par remplissage, au moyen de béton, d'évidements ménagés dans les panneaux le long desdites tranches, les évidements correspondants de deux panneaux assemblés étant conformés de manière à servir de coffrage suivant une particularité importante du procédé, le chainage vertical est obtenu en inproduisant des fers dans les évidements correspondants, de façon à obtenir, par coulage de béton, des piliers armés jouant le r- le de raidisseurs. Grâce à ce chaînage vertical, on peut réaliser un mur porteur avec des panneaux légers qui ne sont pas nécessairement, par eux-memes, aptes à jouer un rôle porteur. L1inveiïtion a encore pour objet un panneau léger, ayant des évidements sur ses tranches et apte à être utilisé dans la mise en oeuvre du procédé ci-dessus. Les différentes particularités, ainsi que les avantages de l'In-ntion, apparaîtront clairement à ''aide de la description ci-apr6'-s. liu dessin ar2lexé ta fiui-e 1 est une coure horizontale montrant un panneau standard conforme à l'invention, et les extrémités de deux panne aux qui lui sont juxtaposés La liure 2 est une coupe verticale de la façade d'un édi fice, et d'une partie de sa toiture, destinée à illustrer la mise en oeuvre du procédé suivant l'invention La figure v est une coupe verticale de la même façade, faite au droit d'une fenêtre e-t La figure 4 est une coupe horizontale de deux panneaux assemblés pour former un angle. A la figure 1, on a représenté un panneau 1 dont les deux tranches verticales 2 et 9 sont conformées de manière à présenter sur toute leur hauteur, des évidements 4 et 5 dont la section droite est, à titre d'exemple, semihexagonale. Une paroi verticale de la construction, par exemple un mur porteur, est constituée par l'assemblage d'un certain nombre de panneaux de ce genre. A la figure 2, on a figuré en 5 un tel mur porteur, qui comporte trois ensembles de panneaux superposés 6,7,8. Chacun de ces ensembles est constitué, comme le montre partiellement la figure 1, de plusieurs panneaux juxtaposés suivant leurs tranches verticales. k la figure 1, on a représenté le panneau 1 et une portion des panneaux adjacents 9 et 10. On voit que les évidements de deux panneaux adjacents, forment lorsqu'ils sont juxtaposés ; une réserve hexagonale apte à servir de coffrage. Ces panneaux sont préfabriqués en usine, avantageusement par moulage, suivant un module ilentique, le revêtement extérieur Il étant éxécuté en fond de moule. Suivant une particularité importante de l'invention, ils sont constitués en béton léger (de densité 1,2 par exemple). k titre d'exemple non limitatif, il s'agit d'un béton évidé ou cellulaire formé avec un agrégat léger du type "LEVA" (Marque déposée). Leurs dimensions sont avantageusement telles que leur poids soit suffisamment faible pour que leur mise en place puisse être effectuée par les monteurs sans avoir recours à un matériel de levage ou, tout au moins, avec un matériel très simple. Des dimensions particulièrement avantageuses seront par exemple : 1,20m (longueur) x 0,90 m (hauteur) x 0,25 m (épaisseur), pour les -pan- neaux standards. On verra plus loin que les panneaux quelque peu différents de celui qu'on décrit actuellement sont utilisés pour compléter la construction. Une fois les panneaux mis en place, le chatnage vertical (figure 1) s'effectue de la manière suivante : on monte, dans les réserves hexagonales décrites ci-dessus, un certain nombre de fers verticaux et, on coule du béton dans ces réserves de manière à former des piliers armés. Ces piliers armés, verticaux, obtenus très simplement sans l'emploi d'aucun coffrage auxiliaire, jouent le rible de raidisseurs, si bien qu'on peut ainsi réaliser un mur porteur avec des panneaux élémentaires très légers, qui ne sont pas aptes par eux mimes à jouer un rtle porteur Par ailleurs, ces piliers serviront d'éléments de support des planchers, ou d'une charpente métallique (telle que 12, figure 2) qui constitue le toit de la construction La liaison horizontale (figure 2) entre les panneaux est également obtenue par coulage de béton dans des réserves hexagonales (telles que 13, 14) formées par jux:t;aposition d'évidements semi-hexagonaux ménagés sur les tranches horizontales des panneaux.Dans ces liaisons horizontales, l'emploi de fers n'est généralement pas nécessaire, exception faite pour le chatnage en partie haute. Les réserves semi-hexagonales, 15, 16, des tranches-horizon tales des panneaux terminaux 6 et 8 (figure 2) sont également remplies de béton de façon à fournir un accrochage respectivement sur le soubassement 17 et sur la charpente. Ce procédé permet de constituer toute une façade uniquement au moyen de panneaux normalisés dont le parement extérieur est traité en usine et ce, que la construction comporte un ou plusieurs étages (la figure 2 représente le cas d'un seul étage, avec un plancher 18 et un plafond suspendu 19). La coupe verticale de la figure 3 est faite dans un plan perpendiculaire à une baie 20. Un panneau 21 joue le rôle d'allège. Ce panneau, sur lequel repose l'appui 22 de la fenêtre a les dimensions d'un panneau standard. Bien qu'on ait représenté à la figure 3, deux évidements horizontaux, un tel panneau peut ne pas en comporter du côté de la menuiserie de la baie. k la figure 4, on a représenté, en coupe horizontale, l'un des deux panneaux latéraux contigüs aux joues de la menuiserie 30. Ce panneau ne comporte pas du côté de la menuiserie l'évidement vertical semi-hexagonal des panneaux standards, mais une encoche d'angle 31 conformée de manière à permettre l'emboîtement de la menuiserie. Revenant & la figure 3, on voit que le linteau de la baie est constitué par un panneau spécial 24, ayant par exemple 50 cm de hauteur et comportant une feuillure 25 destiné à recevoir le cadre de la fenêtre. Les deux panneaux situés latéralement de part et d'autre de ce linteau 24 comportent, du côté dudit linteau, un évidement conformé de manière à reeevoir l'extrémité correspondante du linteau. Celui-ci a donc une longueur supérieure à fi20, ce qui lui permet de venir s'encastrer dans les deux évidements de ces deux panneaux1 sur lesquels il prend appui. Â la figure 4, on a représenté un angle de la construction. Cet angle est formé par le panneau pour baie 26 et le panneau spécial 27. Ce dernier a par exemple une longueur de 1,45m et comporte un évidement vertical semi-hexagonal 28, disposé à l'extrémité d'une de ses faces verticales, de façon à coopérer avec l'évidement vertical 29 que comporte la tranche du panneau 26. En définitive, les quatre types de panneaux que l'on vient de décrire à savoir 1 panneau standard tel que 1, panneau pour joue de baie tel que 26, panneau pour linteau tel que 24 et pan neau d'angle tel que 27 permettent d'exécuter une construction complète de dimensions variables, même l'ouverture de différents types (portes-fenêtres, portes normales, et;e.,,) et de hauteur variable. À titre d'exemple, la baie 20 représentée à la figure 3 fait I,30m de haut, ce qui correspond à 1,5 fois la hauteur panneau standard. On pourrait lui donner une hauteurmégale à un nombre entier quelconque de demi-panneaux standards, la hauteur du linteau étant elle-même celle d'un demi-panneau standard. Pour une porte-fenêtre, seul le linteau 24 est posé sur les panneaux latéraux. Dans le cas de portes-fenêtres de largeur égale à 2 fois la longueur du panneau standard(c'est-à-dire 2x1,20m dans l'exemple non limitatif décrit), le linteau devra évidemment avoir une longueur supérieure à ladite largeur. Il va de soi, que diverses modifications, relatives par exemple aux dimensions des panneaux, à la forme des évidements et autres, pourront être apportées au mode d'exécution décrit et représenté, sans s'écarter de l'esprit de l'invention. -EVE ICATIOi4S- I - Procédé de construction de bâtiments à partir de manneaux préfabriqués, caractérisé, en combinaison par l'utilisation de vanneaux de béton préfabriqués beaucoup plus légers que ceux qu'on utilise habituellement et par l'assemblagé de plusieurs panneaux superposés, avantageusement trois, pour former la hauteur d'un étage, et de plusieurs panneaux juxtaposés en nombre adéquat pour former la longueur du bâtiment, la liaison entre les tranches horizontales et verticales des différents panneaux s'effectuant, après leur pose, par remplissage, au moyen de beton, d'évidements ménagés dans les panneaux le long desdites tranches, les évidements correspondants de deux panneaux aasemblés étant conformés de manière à servir de coffrage. 2 - Procédé de construction suivant la revendication 1, dans lequel un chaînage vertical est obtenu en introduisant des fers dans les évidements correspondants, de façon à obtenir, par coulage de béton, des piliers armés jouant le rôle de raidisseurs. 3 - Panneau léger en béton muni, sur certaines au moins de ses tranches, d'évidements dont chacun est conformé de façon telle que, complété par l'évidement correspondant d'un panneau contigu, il puisse former un espace fermé apte à servir de coffrage, ledit panneau étant ainsi apte à être utilisé dans la mise en oeuvre du procédé suivant les revendications 1 et 2. 4 - Procédé de construction selon la revendication 1, suivant lequel les évidements des tranches horizontales des panneaux terminaux sont remplis de béton de façon à fournir un accrochage sur les fondations et sur la charpente du bâtiment. 5 - Procédé selon ia revendication 1, suivant lequel on utilise pour la construction de bâtiments de dimensions variables, quatre modèles de panneaux seulement, à savoir : panneau standard de façade, panneau pour joue de baie, panneau pour linteau et panneau d'angle, la hauteur du panneau pour linteau étant la moitié de celle d'un panneau standard et les évidements étant agencés de manière appropriée suivant le type de panneau.