L'invention concerne un procédé permettant un tri drobiets, tels que des paquets, pour former des groupes d'objets répondant à des particularités, par exemple des destinations d'acheminement de paquets ; un tel procédé pouvant éviter à des servants de tri toute astreinte à une cadence quelconque. Elle concerne, également, une installation constituée de dispositifs et de moyens de déplacement, de manutention et de commande connus en eux-mê mes mais convenablement agencés pour une mise en oeuvre d1un tel procédé. On sait que l'acheminement d'objets, tels que des paquets, vers des destinations propres à ces paquets ne peut être assuré par des services tels que ceux de l'Administration des Postes qu'après des opérations de tri qui imposent une astreinte de l'activité de servants à la cadence de fonctionnement dlinstol- lations de manutention et de transfert généralement complexes. En effet, si le principe d'un tel tri n'implique que des opérations bano les et similaires aux opérations de contrôle ou d'identification d'objets des pro cédés de tri connus, ce tri de paquets exige l'emploi d'installations de convoyage et de transfert qui sont similaires aux installations de manutention continue sou vent utilisées pour des fabrications industrielles, en raison du nombre et de l'en combrement des paquets qui doivent être triés dans des délais prédéterminés et du grand nombre de destinations de ces paquets. Ainsi, de telles installations comportent des chemins, formant des cir cuits fermés, pour le déplacement continu de chaumes d'entramement de chariots à supports de paquets ou pour celui de chaines à godets de sorte que des servants se trouvent astreints à la cadence de défilement de ces supports ou godets de vant une station de chargement de paquets que ces installations comportent. En outre, ce déplacement continu de supports ou de godets impose l'em ploi de dispositifs complexes de transfert d'objets pour le chargement et le dé chargement de ces derniers de sorte que ces installations sont sujettes à des im mobilisations complètes dès qu'intervient une défectuosité ou une panne de fonc tionnement à I'un des moyens de leurs dispositifs de transfert ou de convoyage d'objets L'invention a pour but de remédier à ces inconvénients Elle propose, pour cela, un procédé d'utilisation de supports mobiles sur un chemin, pour le déplacement d'objets en regard d'une station de charge ment et de stations de groupement de ces objets ; un tel procédé comprenant les opérations mentionnées ci-dessous et permettant, à des servants, d'adapter à vo lonté la cadence de tri o leur possibilité d'activité - on charge un objet sur un support, - on déplace ledit support sur le chemin de dépiacement, - on décharge ledit objet du support à la station de groupement à laquelle cet objet est destiné lorsque le support passe en regard de cette station, - on répète ces opérations pour d'autres objets. Un tel procédé est remarquable en ce que l'on amène un support en regard de la station de chargement et on assure à ce support une vitesse suffisamment petite pour pouvoir, éventuellement, charger manuellement ce support par un objet puis on lance ce support ainsi chargé sur le chemin et on arrête ce support après un parcours sur ce chemin. Dans une variante préférée d'un tel procédé, on maintient avantageusement à l'arrêt un support au cours du chargement de ce dernier par un objet. Ces opérations peuvent être répétées successivement à l'aide d'un seul support assujetti, par exemple à des déplacements similaires à celui d'une navette sur son chemin de déplacement mais elles peuvent, également, être répétées à l'aide- d'autres supports. Dans ce cas, chaque support d'objets est amené, indépendamment des autres supports, en regard de la station de chargement puis est déplacé sur le chemin, indépendamment des autres supports et on impose, successivement à chacun de ces supports, un seui parcours sur le chemin. Le chemin de déplacement des supports d'objets peut se présenter sous la forme d'un circuit fermé et, alors, chaque parcours de support sur le chemin se confond en un seul tour de circuit. On dispose, avantageusement, les supports en file indienne à l'arrêt sur une partie prédéterminée du circuit1 de préférence sur la partie voisine de la station de chargement avant de les charger et de les lancer, à volonté, successivement les uns après les autres sur le circuit, de sorte que la cadence de tri ainsi procurée est strictement fonction de la volonté des servants. Un tel chargement peut être assuré par des opérations simples et similaires à celles qu'assurent les installations de tri connues mais, de préférence, on charge un support manuellement par pose directe d'un objet sur ce support. La vitesse de déplacement des supports sur le chemin ou le circuit peut être aussi grande que possible pour procurer une bonne cadence de tri, à l'aide d'un nombre de supports aussi réduit que possible. Mais alors, on ralentit avantageusement chaque support chargé d'un objet avant d'effectuer, notamment par transfert, le déchargement de ce dernier à la station de groupement à laquelle cet objet est destiné puis, aussitôt après ledit transfert, on accélère ledit support. En outre, on peut assurer entre deux lancements successifs de supports un laps de temps approprié à la vitesse de déplacement et au ralentissement de chaque support pour éviter un contact ou même une collision de ces supports. L'invention concerne, également, une installation permettant une mise en oeuvre du procédé décrit plus haut. Une telle installation est constituée de dispositifs et de moyens connus et souvent utilisés dans des installations de manutention pour des fabrications industri-es. Elle comporte, essentiellement, un chemin de rails formant, par exemple, un circuit fermé et des chariots susceptibles d'etre déplacés sur ce-circuit et équipés de supports d'objets ; des stations étant aménagées sur les bords de ce circuit respectivement pour charger et pour recevoir ces objets, par déchargement de ces supports et pour grouper, ainsi, des objets en fonction de particularités, par exemple des destinations d'acheminement prédéterminées de paquets. Une telle installation est remarquable en ce que chaque chariot comporte des moyens moteurs associés à un appareil de commande comprenant un dispositif à programme permettant d'allouer, à ces moyens moteurs, une quantité d'énergie strictement nécessaire à un seul tour de circuit. Ces moyens moteurs et cet appareil de commande sont, très avantogeu- sement, de nature électrique et peuvent être alimentés, d'une façon usuelle, à partir d'un réseau de distribution classique de courant électrique. L'appareil de commande comporte des circuits, connus en eux mêmes, et munis de moyens de sélection permettant à un servant d'établir, en fonction de destinations de paquets par exemple, un programme de déplacement de chaque chariot'sur le circuit de tri ; ce programme incluant le lancement, le déchargement de support et l'arrêt de chariot après un tour de circuit. Ainsi, ces chariots peuvent être utilisés, à volonté, indépendamment les uns des autres au gré de servants qui assurent le chargement de leurs supports et l'établissement de leurs programmes de déplacement en fonction de particularités des objets chargés. La vitesse dè déplacement des chariots peut-être suffisumment gmnde (en vue d'un nombre réduit de chariots) pour exiger un ralentissement de chaque chariot sur la partie du circuit qui est voisine de la station de groupement de l'objet qu'il transporte, puis aussitôt après le déchargement de l'objet, une accélération de ce chariot pour éviter une collision de ce dernier avec le chariot qui le suit. Pour cela, L'appareil de commande comporte des circuits de nature électrique assurant, en fonction des positions relatives de la station de chargement et des stations de groupement d'objets, le réglage de la vitesse de chaque chariot sur le circuit de tri. A ce sujet, les circuits à programme de circulation des chariots peuvent assurer, après chaque lancement de chariot sur le circuit de tri, un petit déplacement des autres chariots sur la partie d'arrêt du circuit vers la station de chargemment. De la sorte, aussitôt après le lancement d'un chariot sur le circuit de tri, un chariot vient se placer, en position d'arrêt, en regard de la station de chargement. L'appareil de commande peut comporter des éléments de nature électrique, électromagnétique ou électronique imposant, entre les lancements de deux chariots successifs, un écart de temps suffisant pour éviter tout contact de ces deux chariots sur le circuit de tri, quels que soient leurs programmes de déplacement. Enfin, chaque support d'objets-associé à un chariot peut être muni de moyens de basculement appropriés à une commande, par les circuits à programme pour assurer, d'une façon très simple et efficiente, le déchargement d'un objet porté par ce support. On conçoit qu'une telle installation est sensiblement plus simple qu'une installation de tri connue à chaîne de chariots ou à chaine à godets ; bien que les chariots automoteurs qui équipent cette installation soient plus complexes que les chariots des chaines connues, le nombre de ces chariots automoteurs est en effet assez réduit, même pour une bonne cadence de tri et leur chemin de circulation peut être réduit à de simples lignes de rails. En outre, cette installation évite l'utilisation de dispositifs complexes de transfert d'objets pour le chargement et le déchargement de supports de ces objets. De plus, la partie de circuit de tri située en amont de la partie sur laquelle les chariots sont maintenus à l'arrêt après un tour de circuit, peut compor ter un aiguillage asservi à l'appareil de commande pour pouvoir diriger, par exemple vers un atelier de réparation, les chariots qui pourraient présenter une défectuosité, dès que cette dernière intervient. Ainsi, une telle installation ne serait pratiquement pas immobilisée par un chariot défectueux. Enfin, l'invention concerne un chariot automoteur destiné à équiper une installation de tri, telle que l'installation décrite plus haut D'autres caractéristiques et avantages de l'invention se dégageront de la description qui va suivre en regard des dessins annexés lesquels, description et dessins ne sont donnés qulà titre d'exemple non limitatif Sur ces dessins, - la figure 1 représente, schématiquement en plan, une installation conforme à l'invention. - la figure 2 représente, en perspective et en partie arrachée, un élément de chemin de déplacement équipant l'installation de la figure 1. - la figure 3 représente, schématiquement en coupe transversale, un chariot engagé sur un chemin de déplacement de l'installation de la figure 1. - la figure 4 représente, schématiquement en coupe longitudinale et en partie arrachée, le chariot de la figure 3. - la figure 5 représente un schéma de câblage d'éléments de nature électrique équipant l'installation de la figure 1. Sur les figures t à 4, on peut voir un chemin 1 pour le déplacement de chariots 2 sur lesquels on reviendra plus loin ; ces chariots étant identiques entre eux. Ce chemin comporte des éléments profilés Id, Ig disposés horizontalement, bout à bout, suivant deux lignes parallèles l'une à l'autre ; chacune de ces lignes comprenant deux parties rectilignes "a-b et c-d", raccordées l'une à l'autre, d'une façon classique, par deux parties courbes en forme d'arc "b-c et d-a" correspondant à un demi cercle, pour constituer un circuit fermé de déplacement des chariots 2. Les éléments profilés la ou lg de chaque ligne présentent une section transversale en forme de "U" couché sur l'une de leurs ailes li et les ailes li et Os des profilés de l'une de ces lignes sont disposées en regard des ailes corres pendantes des profilés de l'autre ligne de sorte que les ames la de ces profilés sont disposées verticalement pour constituer deux flancs longitudinaux d'un couloir présentant deux rainures, respectivement ouvertes sur les parois inférieures et su périeure de ce ccishT;- i ce p,Giiles ld, Og étant convenablement fixés, dune façon traditionnelle à des entretoises "s" en forme d'étriers qui sont régulièrement réparties, de place en place, le long de ce circuit.En outre, certaines de ces entretoises "s" sont portées par des supports "S" situés à un niveau inférieur à celui d'une table 3 sur laquelle on reviendra plus loin. De plus, les ailes inférieures li de ces profilés Id, lg, comportent des bords le rabattus d'équerre vers le bas et formant ainsi, sur les bords de la rainure inférieure précitée, deux flancs parallèles entre eux, sur lesquels on reviendra plus loin. Un autre chemin rectiligne d, e, constitué d'un assemblage de deux lignes de profilés, identiques aux profilés id, Ig décrits plus haut, est aménagé, de même, à peu près dans le prolongement de la partie rectiligne c, d, de ce circuit et est associé à ce dernier par un dispositif classique d'aiguillage de chariot "A". Des casiers 4 résultant d'un assemblage de plaques ou de plateaux sont disposés côte à côte, le long des bords situés à droite et à gauche des parties rectilignes "a-b et c-d" de ce circuit et sont fixés sur un plancher ; ces casiers étant distribués symétriquement, par paires, par rapport à ces parties de circuit. On remarquera que la table 3 est située à l'extrémité de la partie a, b, du circuit et en alignement de l'un des ensembles de casiers 4 bordant cette partie a, b; cette table 3 pouvant recevoir des paquets grâce à un moyen usuel de manutention 5, tel qu'une bande souple et continue engagée sur des rouleaux. Par ailleurs, chaque chariot 2 (figures 3 et 4) comporte un bôti constitué d'une âme longitudinale 6a qui est chaperonnée par une plateforme 6p formant deux ailes transversales. Cette âme 6a est disposée verticalement dans le couloir de profilés Id, Ig et s'étend, vers le haut, à travers la rainure supérieure de ce couloir et la plateforme 6p est située au-dessus de ces profilés id, lg. L'âme 6a est équipée d'arbres transversaux pour quatre-galets disposés respectivement à droite et à gauche de ce bâti, par paires 7v, 7r et engagés entre les ailes Os, li du profilé correspondant id ou Ig ; le diamètre commun à ces quatre galets étant plus petit que l'écart ménagé entre ces ailes Os, li pour permettre leur roulement sur les ailes inférieures li. Les deux galets 7r sont montés fous sur leurs arbres mais les deux galets 7v sont clavetés sur les leurs et ces derniers sont munis de moyens de transmission 8 à un moteur 9 de nature électrique, conveelablement fixé sur la plateforme 6p; ces moyens de transmission 8 s'étendant à travers un trou approprié de cette plateforme 6p. Deux autres galets 10, identiques entre eux, de diamètre au plus égal à celui des galets 7v, 7r, sont montés fous sur des axes transversaux, solidaires de moyens de déplacement dans le sens vertical qui sont, respectivement prévus sur les côtés droit et gauche de l'âme 6a de sorte que ces galets 10 se trouvent situés entre les galets 7v, 7r de chaque paires de galets, pour prendre appui sur les faces internes des ailes supérieures Is des profilés respectifs Id, lg, De plus, chacun de ces moyens de déplacement comporte un moyen élastique tel qu'un ressort et un moyen de réglage de la contrainte de ce dernier pour assurer la stabilité du chariot et une bonne adhérence des galets moteurs 7v, sur les ailes de roulement 1i de ces profilés. Enfin, deux autres galets liv, lir, identiques entre eux, présentant un diamètre un peu plus petit que l'écart ménagé entre les flancs le de la rainure inférieure du couloir Id, îg sont montés fous sur des axes aménagés verticalement sur les extrémités avant et arrière de l'âme 6a et sont engagés entre ces flancs le pour assurer, d'une façon usuelle, un bon guidage du chariot 2. En outre les parties médianes, situées aux extrémités avant et arrière de la plateforme 6p comportent deux oreilles respectives 12v, 12r, disposées verticalement et transversalement et équipées d'axes longitudinaux 13 pour l'articulation de deux goussets 14v, 14r fixés transversalement sous un plateau 15 dont la forme et les dimensions sont appropriées au transport d'objets tels que des paquets. Ce plateau 15 est maintenu horizontalement par deux moyens élastiques 15e (ressorts, amortisseurs usuels ...) montés respectivement sur des parties opposées de la plateforme 6p et de ce plateau 15 et réglés pour assurer une telle position. L'un des deux axes d'articulation des goussets 14 est accouplé à un dispositif comprenant un moteur électrique 16 approprié à un basculement à droite (flèche fl) ou à gauche (flèche f2) du plateau 15 ; ce dispositif moteur 16 étant porté par la plateforme 6p. Par ailleurs, la partie médiane de la base de l'âme 6a comporte une patte 6s disposée à travers la rainure inférieure du couloir id, Ig et appropriée à la suspension d'un coffret 9c qui se trouve ainsi situé en-dessous de ces profilés Id, lg et dont le gabarit transversal est plus petit que celui de l'ouverture des entretoises "s" Les faces latérales de ce coffret 9c sont équipées de moyens de contact 17, tels que des trolleys usuels, appliqués d'une façon élastique sur des barres 18 conductrices de l'électricité pour constituer des "prises de courant" (figure 5). Ces barres 18 sont disposées en lignes, parallèlement aux profilés Id, lg du circuit de déplacement des chariots 2, à des niveaux appropriés à ceux des trolleys 17 correspondants et sont convenablement fixés à des supports solidaires des entretoises "s". Deux de ces lignes 18a, 18b sont continues (pour assurer l'alimentation des moteurs 9, 16 et dispositifs électriques du chariot) et quatre autres lignes 18c à 18f sont discontinues et formées de tronçons plus petits que la dimension longitudinale des casiers 4 bordant les parties rectilignes du circuit de déplacement des chariots 2. Un élément de plaque 17p, formant une "palette magnétique", disposée horizontalement, est fixée transversalement à l'une des faces latérales du coffret 9c et de petits éléments profilés 18p, en forme de "U" couché sont fixés à des supports convenables, au droit de chaque paire de casiers 4, à un niveau approprié à celui de cette palette 17p. Les ailes des éléments 18p sont en matière magnétique et leurs âmes sont en matière isolante pour constituer des "entrefer" de dispositifs classiques de "contact magnétique". Les barres des lignes 18a, 18b, les tronçons de barres des lignes, 18c à 18f et les éléments 18p sont reliés par des fils conducteurs à un appareil 19, souvent nomme "calculateur" et constitué, d'une façon connue, de composants de nature électrique, électro-magnéti que et électronique et raccordé à un réseau traditionnel de distribution d'énergie électrique. De plus, le moteur 9 est d'un type à courant continu, à tension d'excitation constante, à tension d'induit réglable, à freinage par effet de rhéostat et ses circuits sont raccordés à ceux d'un autre appareil 9a, de nature électronique, comportant une dynamo tachymétrique qui est montée dans le coffret 9c. Cet appareil 9a, communément nomme "variateur de vitesse" peut être raccordé à des circuits de l'appareil 19 par les trolleys 17 et les barres correspondantes des circuits 18 pour assurer le réglage de la vitesse du moteur 9. En effet, les contacts magnétiques 18p et la palette 17p du chariot 2 permettent de fournir au "calculateur" 19 une information sur la position de ce chariot 2 sur le circuit 1. Ce "calculateur" 19 comprend des "circuits logiques" qui exploitent ces informations pour donner des impulsions d'ordre aux dispositifs électriques portés par le chariot 2. On précisera que les chariots 2 sont maintenus à l'arrêt, les uns derrière les autres, en file indienne, sur la portion de la partie courbe "d, a" du circuit 1 qui est adjacente à la table 3, grace à une butée escamotable assurant l'arrêt du chariot de tête de cette file, placé en regard de la table 3 et à de classiques dispositifs de contacts de fin de course montés sur ces chariots 2. De plus, L'appareil 19 inclue un clavier 19c qui est convenablement fixé sur la table 3 et qui comporte des touches correspondant aux chiffres d'un code en fonction du nombre des casiers 4 et des positions relatives de ces derniers. De la sorte, l'appareil 19 exploite les informations de position des chariots 2 sur le circuit I et un programme issu de ce code, pour donner aux appareils 9a de ces chariots des impulsions par l'intermédiaire: - du circuit 18e, pour accélérer un moteur 9 - du circuit 18f, pour ralentir ce moteur 9 - du circuit 18c, pour basculer à droite un plateau 15 - du circuit 18d, pour basculer à gauche ce plateau 15. Au sujet du programme basé sur ce code, on indiquera que, dans cet exemple, chaque paquet livré sur la table 3 présente une "adresse postale" et que le nombre de casiers 4 est égal à celui des destinations d'acheminement par les Services de l'Administration postale à partir d'un centre de tri équipé de l'installation décrite plus haut. De la sorte, ces paquets peuvent être triés comme il est expliqué ci-après. Deux servants peuvent être installés côte à côte sur le bord libre de la table 3 alimentée à volonté par des paquets. Le servant placé à côté de la bande 5 peut prendre un paquet et disposer ce dernier sur la table 3, en face de l'autre servant de façon que l'adresse postale qu'il présente puisse être facilement lue par cet autre servant Après avoir déchiffré cette adresse, ce servant pousse ce paquet sur le plateau 15 du chariot 2 de la tête de file puis manipule les touches du clavier 19c en fonction de l'adresse postale du paquet. Ceci a pour effet d'assurer l'alimentation du moteur 9 de ce chariot 2 de tête de file et son lancement sur le circuit 1. Simultanément, tous les moteurs 9 des autres chariots sont alimentés puis freinés pour assurer un déplacement correspondant, à peu près, à l'écart qu'ils présentent à l'arrêt, les uns par rapport aux autres, sur la parfie de garage du circuit 1. Le nouveau chariot de tête de file peut, alors, être chargé par un autre paquet puis être lancé sur le circuit, comme il vient d'être décrit. Le premier chariot atteint rapidement une vitesse uniforme de déplacement ; cette vitesse est ajustée à une valeur convenable (de l'ordre de 2m. sec.) gracie aux passages de la palette 17p du chariot dans les entrefers des "contacts" 18p et lorsque ce chariot atteint le casier 4 qui, dans le sens de la circulation, est situé avant le casier où son paquet doit être déchargé, le moteur 9 est freiné. Lorsque le chariot passe en regard de ce casier, sa vitesse est faible et grâce au tronçon de barre 18d (ou 18c) correspondant à ce casier, le plateau 15 est basculé dans le sens convenable pour effectuer ce déchargement. Puis la vitesse du chariot est aussitôt accélérée pour reprendre sa vitesse de déplacement afin de maintenir un écart suffisant par rapport au chariot qui le suit, dans le cas où ce dernier n'a pas encore été déchargé. Dans tous les cas, cet écart se trouve ramené à sa valeur initiale par le ralentissement, pour le déchargement, du deuxième chariot. Enfin, le premier chariot atteint la partie de garage du circuit 1 où il est ralenti puis arrêté dès qu'il a pris la queue de la file de chariots en attente de chargement ; il en est de même, successivement, pour les chariots qui le suivent On précisera que dans le cas où une défectuosité intervient à l'un de ces chariots, l'appareil 19 permet de diriger ce dernier sur le circuit 1 jusqu'à l'aiguillage "A" et d'actionner ce dernier pour sortir ce chariot du circuit de tri et le diriger sur la partie "d-, e" vers un atelier de réparation. De la sorte, le processus de tri de paquets n'est pratiquement pas terturbé par un incident de cette nature et la cadence de tri n'est que momentanément réduite dans une mesure relativement faible. Par ailleurs, la valeur précisée plus haut de la vitesse de 2 mètres/seconde d'un chariot permet une cadence maximale de tri de 1.800 paquets à l'heu- re ce qui correspond à un lancement de chariots toutes les deux secondes. La cadence de groupement de paquets dans les casiers 4 peut être améliorée et même doublée en prévoyant, d'une façon connue, deux circuits de tri indépendants l'un de l'autre et disposés l'un au-dessus de l'autre ; ces deux circuits étant identiques entre eux et au circuit I décrit plus haut. Les chariots équipant le circuit situé au niveau plus bas sont identiques au chariot représenté sur les figures 2 et 3 ; le bôti de chaque chariot de l'autre circuit, situé au niveau le plus haut, supporte l'appareil 9a de ce chariot et le plateau 15 et sa plateforme sont suspendus en-dessous de ce bâti Evidemment, une autre table de tri pour deux autres servants, ainsi qu'une bande de convoyage de paquets, complète ce second circuit.Les casiers 4 peuvent, alors, recevoir simultanément des paquets par ces deux circuits grâce à des goulottes convenablement disposées et inclinées en fonction des niveaux de circulation des plateaux 15 correspondant à ces deux circuits Pour pouvoir apprécier plus facilement l'indépendance que laisse à deux servants une telle installation et les cadences de tri que ces derniers peuvent assurer, on précisera que pour un circuit 1 d'une longueur de 60 m environ on peut prévoir deux lignes droites, approximativement égales à 24 mètres, le long desquelles peuvent être aménagés 84 casiers répartis en quatre groupes de 2 1 casiers. Sur ce circuit, quatorze chariots suffisent pour assurer un lancement toutes les deux secondes ; la vitesse de déplacement de chariot étant d'environ 2 mètres/secondes et l'écart entre deux chariots successifs étant d'environ 4 mètres Compte tenu de la réduction de vitesse pour le déchargement de paquets, l'écart entre ces deux chariots peut atteindre momentanément la valeur minimale d'environ Im. Enfin, on précisera que l'appareil 19 peut comporter des moyens permettant de limiter la cadence de lancement à la valeur maximale de 1.800 lancements à l'heure, ce qui correspond aux valeurs indiquées ci-dessus Par ailleurs, le calculateur 19 et l'appareil 9a peuvent être équipés de dispositifs permettant de sélectionner, à partir du clavier 19c, des parties du circuit 1 pour lesquelles la vitesse d'un chariot 2 présente une vitesse prédéterminée ; cette commande de vitesse pouvant être transmise par les circuits 18e, 18f ou par d'autres circuits similaires à ces derniers De tels dispositifs peuvent, en outre, être adaptés à une commande, à partir du clavier T9c, de la butée escamotable pour l'arrêt du chariot-de tête de file, en regard de la table 3. De la sorte, cette butée peut être escamotée et la vitesse de défi le ment des chariots 2,en regard de la table 3, peut être réglée à une vitesse suffisamment petite pour permettre des chargements manuels de paquets. Enfin, ces procédés d'utilisation de chariots automoteurs, utilisés indépendemment les uns des autres grâce à un "calculateur" convenable, pourraient être appliqués à des circuits sensiblement différents du circuit de la figure 1 ; ces circuits de forme plus ou moins complexe, ouverts ou fermés en partie, pouvant permettre, sur certaines de leurs parties, des déplacements de chariots similaires à ceux d'une navette sur son chemin de guidage. L'invention ayant, maintenant, été exposée et son intérêt justifié sur un exemple détaillé, la demanderesse s'en réserve l'exclusivité pendant toute la durée du brevet, sans limitation autre que celle des termes des revendications ciaprès. REVENDICATIONS Procédé d'ulilisation de supports mobiles sur un chemin pour le déplacement d'objets en regard de stations de groupement de ces derniers, dans le quel - on charge un objet sur un support, - on déplace ledit support sur le chemin, - on décharge ledit objet du support à la station de groupement à laquelle cet objet est destiné, -on répète, successivement pour d'autres objets, ces opérations à l'aide d'autres supports, caractérisé en ce que l 'on amène un support, indépendamment des autres supports, en regard de la station de chargement et on assure à ce support une vitesse suffi- samment petite pour pouvoir, éventuellement, charger manuellement ce support par un objet puis on lance ce support ainsi chargé sur le chemin et on arrête ce support après un parcours du chemin. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on maintient à l'arrêt un support au cours du chargement de ce dernier par un objet. 3. Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que l'on déplace chaque support sur le chemin à une vitesse aussi grande que possible et-an ralentit ce support avant d'effectuer le déchargement de l'objet à la station de groupement à laquelle cet objet est destiné. .4 Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'on assure entre deux lancements successifs de supports un laps de temps approprié à la vitesse de déplacement et au ralentissement de chaque support. 5 Procédé selon l'une des revendications 1, 2, 3 ou 4, caractérisé en ce que l'on pose manuellement un objet sur un support pour charger ce dernier. 6. InstalIation pour la mise en oeuvre d'un procédé selon l'une des revendications 1, 2, 3, 4 ou 5, comportant - au moins, un chemin de déplacement, notamment en circuit fermé et des chariots adaptés à ce circuit et équipés de supports d'objets, - des stations aménagées sur les bords de ce circuit pour le chargement et le groupement d'objets, caractérisée en ce que chaque chariot comporte des moyens moteurs associés à un appareil permettant de commander et de contrôler son déplacement sur le circuit. 7. Installation selon la revendication 6, caractérisée en ce que les mo yens moteurs sont de nature électrique et l'appareil de commande comporte un système de circuits à programme appropriés aux commandes de lancement et de déplacement de chaque chariot sur le circuit. 8. Installation selon l'une des revendications 6 ou 7, caractérisée en ce que le circuit comporte un aiguillage de sortie de chariot, associé à l,appa- reil de commande, 9. Chariot permettant une mise en oeuvre d'un procédé selon l'une des revendications 1, 2, 3, 4 ou 5, comportant - un bâti équipé'de galets de roulement sur un chemin de déplacement et de moyens, tels que des galets, pour le guidage dudit chariot sur ledit chemin de déplacement, - un support d'objets monté sur ledit bâti, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens moteurs et des moyens de transmission à partit desdits moyens moteurs à, au moins, l'un desdits galets de roulement pour assurer l'entraînement dudit chariot. 10. Chariot selon la revendication 9, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens assurant sa bonne stabilité sur le chemin de déplacement, par exemple un système de galets et de moyens élastiques appliquant les galets de roule- ment sur un chemin de déplacement. 11. Chariot selon l'une des revendications 9 ou 10, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens assurant une bonne adhérence des galets d'entraine- ment, par exemple un système de galets et de moyens élastiques appliquant lesdits galets d'entrninement sur un chemin de déplacement. 12. Chariot selon l'une des revendications 9, 10 ou 11, caractérisé en ce que le support d'objet est-articulé sur le bâti de chariot et est accouplé à des moyens moteurs destinés à être commandés par un appareil à programme.