L'invention concerne un corps creux, en particulier un récipient, pouvant contenir des corps diffusibles, fait d'un produit de synthèse, en par- ticulier d'un produit de synthèse polyoléfinique, difficile à recouvrir, recouvert de résines pour vernis. Les corps creux au sens de l'invention sont aussi bien les récipients que les tuyauteries qui permettent la conservation et le transport des produits liquides et gazeux, Le transport peut pour un milieu en repos s'effectuer dans des récipients, mais, pour un milieu que l'on déplace, dans des canalisations. Les corps diffusibles au sens de l'inven- tion sont aussi bien les liquides que les gaze En font également partie les corps solides ayant des composants qui ont une tension de vapeur élevée. Le mot "diffusible1' décrit la capacité des corps, de par leur tension de vapeur et leur taille moléculaire, à passer à travers les parois-des récipients et des canalisations. L'importance de la diffusion dépend des propriétés du corps qui diffuse ainsi que de la nature du matériau de la paroi, c'est-à-dire de l'interaction chimique entre le matériau de la paroi et le corps qui diffuse. Les produits de synthèse polyoléfiniques sont des matériaux souvent employés pour la conser- vation et le transport en particulier des produits liquides. On utilise en particulier souvent le poly- éthylène à cause de son prix intéressant et de son faible poids. Le polyéthylène se révèle cependant peu approprié pour recueillir les corps diffusibles, com- me par exemple les carburants des moteurs à combus- tion interne. Il se produit en particulier lorsque les températures environnantes sont élevées, des pertes notables par diffusion, que l'on remarque à cause de leur odeur désagréable, et qui sont également dangereu- ses du point, de vue des techniques de sécurité. C'est pourquoi l'on utilise actuellement dans les véhicules automobiles surtout des réservoirs à carburant faits d'une matière métallique, qui sont étanches. Leur inconvénient est cependant leur poids élevé et leur difficulté de fabrication ainsi que le fait qu'ils sont susceptibles de se corroder. En revan- che on peut facilement fabriquer même des formes compli- quées à partir de produits de synthèse par un procédé de soufflage, si bien qu'on peut Fabriquer des récipients qui remplissent les angles morts non utilisés jusqu'ici dans le véhicule et permettent ainsi de les rendre uti- les. Il fallait donc rendre étanches les corps creux, en particulier les récipients en produit de synthèse polyoléfinique, en particulier en polyéthylène, contre la diffusion. On a déjà signalé des essais de solutions de ce problème. Ainsi le brevet des Etats-Unis d'Améri- que N0 3 613 957 décrit un récipient en produit de synthèse dans lequel au moins la surface interne a été sulfonée et neutralisée. Ainsi dans la surface, des atomes d'hydrogène de l'ossature de produit de synthèse sont échangés contre des groupes acide eulfonique ou sel d'acide sulfonique, si bien qu'elle contient d'en- viron 0,001 à environ 5,0 mg de groupes acide sulfoni- que par cm. En outre la demande de brevet allemand NI 24 01 948 décrit un procédé de fabrication de corps creux à partir de produits de synthèse thermoplastiques par soufflage sur matrice, dans lequel on utilise un - 2479741 gaz de soufflage contenant de 0,1 à 1,01/6 molaire de fluor. Grâce aux traitements décrits ci-dessus, on rend les récipients étanches contre la diffusion vers l'extérieur des matériaux qui s'y trouvent. Cependant les procédés de traitement décrits utilisent des mi- lieux difficiles à manipuler ou même dangereux pour la santé, si bien que ces procédés exigent en pratique une dépense importante quant aux techniques de sécuri- té et aux appareils utilisés. Selon l'invention on utilise pour résou- dre ce problème un récipient en produit de synthèse recouvert d'une résine pour vernis., Les produits de synthèse utilisés pour les récipients de ce genre, comme une polyoléfine, en particulier le polyéthylène, ne se laissent que difficilement recouvrir avec des résines pour vernis, car celles-ci n'adhèrent pas à la surface. C'est pourquoi selon l'invention on utili- se un récipient en produit de synthèse qui présente une surface extérieure ayant une rugosité, mesurée en profilographie selon DIN 4768 1ere partie, de Rz = 2 à 150 micromètres et R max = 5 à 250 micromètres, sur laquelle est disposée une couche d'étanchéité contre la diffusion des liquides et des gaz qui se trouvent dans le récipient, liée mécaniquement à cette surface et constituée d'une résine de polyuréthane chimique- ment réticulée, d'une épaisseur de 10 à 800 micromètres. Dans le procédé de mesure de la rugosité selon DIN 4768 1ere partie on teste mécaniquement la surface à mesurer et on donne comme résultat entre autres: la profondeur de rugosité moyenne Rz (va- leur moyenne des profondeurs de rugosité de cinq mesu- res successives, o la profondeur de rugosité est la distance verticale entre le point le plus élevé et le plus profond du profil de rugosité à l'intérieur d'une distance de mesure donnée). la profondeur de rugosité maximale R max (la plus grande profondeur de viscosité apparaissant sur tout l'intervalle de mesure). On peut rendre rugueuse la surface exter- ne du récipient par un moyen chimique et par un moyen mécanique. Iorsqu'on procède chimiquement on obtient une rugosité plus faible, bien que la couche de résine pour vernis qu'on y apporte n'ait besoin d'avoir qu' une faible épaisseur. Selon l'invention le corps creux en pro- duit de synthèse présente dans un mode de réalisation une surface externe rendue rugueuse par un moyen chimi- que et ayant une rugosité de Rz - 2 à 50 micromètres et R max = 5 à 100 micromètres, de préférence Rz. = de à 10 micromètres et-R max = de 10 à 50 micromètres, sur laquelle est disposée une couche liée par un moyen mécanique, d'une épaisseur de 10 à 800 micromètres, de préférence de 40 à 80 micromètres. Lorsqu'il s'agit de rendre rugueuse par un moyen mécanique la surface externe du récipient, on ne parvient pas à enlever de la matière mais seulement, étant donné la résilience du matériau, à former des cratères. Le degré de rugosité dépend de l'abrasif et de la pression d'abrasion utiliasée. La rugosité la plus grande conduit à une meilleure adhérence de la couche de résine pour vernis à la surface, mais nécessite pour le recouvrement une plus grande épaisseur de résine. Dans un autre mode de réalisation, préfé- ré, le corps creux selon l'invention présente donc une surface extérieure rendue mécaniquement rugueuse, avec une rugosité de Rz = 10 à 150 micromètres et R max = 100 à 250 micromètres, de préférence de Rz = 40 à 100 micromètres et R max = 100 à 150 micromètres, sur laquelle est disposée une couche, liée mécanique- ment, de 60 à 800 micromètres, de préférence de 80 à 100 micromètres. Le recouvrement des surfaces rendues ain- si rugueuses se compose selon l'invention d'une résine de polyuréthane chimiquement réticulée, que l'on ob- tient à partir de la réaction de a) un polyol linéaire ou ramifié au moins difonctionnel ayant un poids moléculaire moyen de 400 à 4000, de préférence de 500 à 2500, et une teneur en groupes hydroxyle dans la molécule de 3 à 12% en poids, de préférence de 4 à A en poids, et b) un polyisocyanate au moins difonction- nel ayant une teneur en NOO, par rapport à la fraction non volatile, de 3 à 30% en poids, de préférence de à 25% en poids, dans environ un rapport stoechiomé- trique correspondant à la formation d'uréthane. De préférence, le composant a) se compose d'un polyester-polyol, polyéther, polyester-polyéther ou polyester-polyuréthane-polyol aromatique et/ou ali- phatique linéaire ou ramifié, au moins difonctionnel et le composant b) d'un polyisocyanate cycloaliphati- que, aliphatique et/ou aromatique au moins difonction- nel ou d'un produit de pré-addition NC0-fonctionnel. Pour le traitement du mélange des compo- sants a) et b) il peut être pratique d'employer des solvants non réactifs. LDe rapport stoechiométrique des compo- sants correspondant à la formation d'uréthane se situe habituellement entre 70 et 30% en poids de composant a) pour 50 à 70%o en poids de composant b). Lorsqu'on utilise des produits de pré-addition de polyuréthane NCO-fonctionnels, il ne faut cependant utiliser qu'une faible quantité de polyol, correspondant environ à un rapport pondérai de 99 à 70% de produit de pré-addi- tion pour I à 30% de polyol. Un léger excès du compo- sant a) ou b) par rapport stoechiométrique n'a pas d'inconvénient. Les corps creux pouvant contenir des pro- duits diffusibles, selon l'invention, décrits ci- - dessus, en particulier les récipients en produit syn- thétique difficile à recouvrir, recouverts de résines pour vernis, en particulier en produit de synthèse polyoléfinique, peuvent 8tre préparés selon le procédé suivant: On rend rugueuse la surface externe du corps creux en produit synthétique par uM traitement chimique ou mécanique jusqu'à une rugosité, mesurée par profilographie, de Rz = 2 à 150 micromètres et R max = 5 à 250 micromètres et en outre on la recou- vre d'une laque à base d'une résine polyuréthane à deux composants chimiquement réticulable en une épais- seur de 10 à 800 micromètres et & des températures comprises entre 20 et 8000 C. Pour la rendre rugueuse par un moyen chi- mique, on transforme la surface externe du corps creux en produit synthétique par traitement avec un acide sulfurique concentré contenant, dissous, 5% en poids de dichromate alcalin à une température allant de 40 & 70 C jusqu'à une rugosité de Rz = 2 à 50 micromètres et R max = 5 à 100 micromètres, de préférence de Rz = 5 à 10 pm et R max = 10 à 50 pm, puis en recou- vrant d'une laque à base de résine polyuréthane à deux composants chimiquement réticulable en une épaisseur de 10 à 800 lm, de préférence de 40 à 80 jm. Pour la rendre rugueuse par un moyen mé- caniques on transforme la surface externe du corps creux en produit synthétique par traitement avec un abrasif granuleux jusqu'à une rugosité de Rz = 10 à pim et R max = 100 à 250 pm, de préférence de Rz = 40 à 100 pm et R max = 100 à 150 em, puis en re- couvrant d'une laque à base de résine polyuréthane à deux composants chimiquement réticulable en une épais- seur de 60 à 800 im, de préférence de 80 à 100 p1:. Pour le recouvrement on utilise une laque qui se compose a) d'un polyol linéaire ou réticulé au moins difonctionnel avec un poids moléculaire moyen de 400 à 4000, de préférence de 500 à 2500, et une te- neur en groupes hydroxyle dans la molécule de 3 à 12/o en poids, de préférence de 4 à 9e/o en poids. b) d'un polyisocyanate au moins difonc- tionnel avec une teneur en NCO, par rapport à la frac- tion non volatile, de 3 à 3/o en poids, de préférence de 15 à 25% en poids, et c) éventuellement de.solvants non réac- tifs, les composants a) et b) étant utilisés dans un rapport stoechiométrique correspondant à peu près à la forma- tion d'uréthane. Comme composant a) il faut mentionner les polyesters-polyols, polyéthers, polyester-polyéthers ou polyesters-polyuréthane-polyols aromatiques et/ou aliphatiques linéaires ou ramifiés au moins difonc- tionnels. Le rapport stoechiométrique correspondant à la formation d'uréthane se situe habituellement à un rapport pondéral de 70 à 30% en poids de composant a) et de 30 à 7oe/u en poids de composant b). Lorsqu'on utilise des produits de pré-addition de polyuréthane NCOfonctionnels, la fraction de polyol à ajouter est cependant plus faible, si bien qu'on travaille habi- tuellement avec un rapport pondérai de 99 à 70%o en poids de produit de pré-addition et de 1 à 30% en poids de polyol. 8 Aux fins d'application il peut être prati- que d'ajouter aux composants a) et b) des solvants non réactifs, leur fraction pouvant s'élever jusqu'à % du mélange pouvant être traité. Le recouvrement peut s'effectuer par des procédés habituels, de préférence par pulvérisation, Le recouvrement peut se composer d'une couche de laque ou, en particulier lorsqu'on désire de plus grandes épaisseurs, de plusieurs couches de laque. La couche de laque suivante peut alors n'être déposée qu'après séchage complet de la couche précéden- te, mais de temps à autre il est également intéressant de déposer la couche de laque suivante avant que la couche précédente n'ait entièrement cessé de réagir. Il peut en outre être également intéressant de déposer com- me première couche une laque adhérant particulièrement bien au matériau du récipient puis de déposer encore au moins une autre couche de laque particulièrement étanche, adhérant bien à la première couche de laque. Le séchage du récipient entièrement re- couvert peut s'effectuer à des températures comprises entre 20 et 8000, c'est-à-dire aussi bien dans un cli- mat normal qu'à des températures plus élevées dans un appareil de séchage. Le processus de séchage comprend d'une part l'évaporation du solvant non réactif éventuelle- ment ajouté, ainsi que la réticulation chimique du com- posant polyol et du composant polyisocyanate. Les corps creux selon l'invention, en par- ticulier les récipients, conviennent pour contenir les produits diffusibles aux fins de stockage ou de trans- port sous forme de récipients et de canalisations. En particulier ils conviennent comme récipients et canalisations pour le transport des carburants pour véhicules automobiles. Lorsqu'on les utilise comme récipients pour les carburants des véhicules automobiles les corps creux selon l'invention présentent les avantages sui- vants: tandis que dans les récipients dont la surface externe n'a pas été rendue rugueuse avant d'être re- couverte d'une couche de résine pour vernis, la couche de résine pour vernis se sépare de la surface de pro- duit synthétique sous l'influence du carburant diffu- sant vers l'extérieur, la couche de résine synthétique reste solidement adhérente dans les récipients selon l'invention, même en cas de conservation de longue durée. Tandis qu'avec les récipients recouverts sans pré-traitement on peut remarquer une nette odeur de carburant à la surface externe même en cas de stoc- kage à température normale, les récipients selon l'in- vention ne présentent même en cas de conservation de longue durée à une température de 40 0 aucune odeur décelable de carburant. Un récipient laqué non pré-traité présente après trois mois de manipulations à une température de 4000 une perte de poids de 50%. En revanche un réci- pient selon l'invention avec une surface externe rendue rugueuse par un moyen mécanique présente avec le même traitement une perte de poids de 3% en poids et un ré- cipient selon l'invention avec une surface externe rendue rugueuse par un moyen chimique ne présente même qu'une perte de poids de 1,5%. D'après les données, à titre d'exemple, de l'état mentionné de la technique, on peut établir les résultats suivants, qui cependant ne sont pas entièrement comparables à cause des différences de température de traitement: Demande de brevet allemant N 24 01 948 (3800 C) 7% en poids Brevet des E.U.A. N 3 613 957 (2300) 1%" " n Brevet des E.U.A. NO 3 740 258 (température normale) 0,3%o" " La comparaison lorsqu'on tient compte des différences de traitement montre que les corps creux selon l'invention équivalent au moins à l'état de la technique lorsqu'ils ne présente pas même une étanchéi- té supérieure. Les mesures de diffusion selon la spéci- fication "essai d'émission par vaporisation" paragraphe 86.107-78, USA Federal Register B, montrent que la diffusion de carburant dans les récipients selon l'in- vention n'est que de moitié aussi importante que dans les récipients en produit synthétique non traités et à peu près la même que dans les récipients en polyéthy- lène qui ont été soumis à un traitement interne par sulfonation ou fluoration selon l'état de la technique. Etant donné les propriétés des résines polyuréthane à utiliser selon l'invention, l'étanchéi- té à la diffusion des récipiens selon l'invention, s'obtient également avec les sollicitations thermiques et mécaniques habituelles en pratique, en particulier également après des chocs. Il est surprenant qu'on atteigne une sta- bilité de ce genre de l'étanchéité avec les produits de recouvrement selon l'invention décrits. Des recou- vrements avec des résines époxydes à deux composants, qui sont également en eux-mêmes résistants aux carbu- Z4i9741 rants, se révèlent effectivement incombustibles car en particulier il apparaît après traitement à des tem- pératures de 4000 des cassures, des fentes et des boursouflures qui conduisent à un décollage du recou- vrement du récipient en produit synthétique et à une perte de l'étanchéité. Les caractéristiques de l'invention sont précisées dans les exemples suivants, sans qu'elle ne s'y limite en particulier. - EXEMLE I - e On rend rugueuse une canalisation en pro- duit de synthèse polyéthylénique de 4 m de longueur, mm de diamètre intérieur et 4 mm d'épaisseur de paroi en la traitant avec un abrasif granuleux (émeri, 0,2-2 mm) jusqu'à une rugosité, mesurée par profilogra- phie, de Rz = 80 im et R max = 100 jim. On dépose ensuite par pulvérisation une couche de 100m d'épaisseur d'une laque ayant la com- position suivante: 33,3 parties de polyétherpolyol aromatique avec un poids moléculaire moyen de 3750 et une teneur en OH de 6,8% en poids (produit du commerce: Epikote 1009 de la Société Shell AG) 25,0 parties de polyisocyanate aliphatique avec une teneur en NCO de 22% en poids (produit du commer- ce: Desmodur N de la Société Bayer AG) 33,3 parties de méthylglycolacétate 4,2 parties d'éthylglycolacétate 4,2 parties de xylène. On laisse sécher la couche à la tempéra- ture ambiante pendant 24 heures. - EXEMPLE2 - On traite une canalisation plusieurs fois courbée en produit de synthèse polypropylènique, d'en- viron I m de longueur, 8 mm de diamètre intérieur et 1 mm d'épaisseur de paroi pendant 5 minutes dans un bain d'acide sulfurique concentré, contenant 5% en poids de dichromate alcalin, à une température de 60 00, puis on lave avec de l'eau et on laisse sécher à l'air. La rugosité s'élève à Rz = 8 gm et R max = 12 pim. On dépose ensuite par pulvérisation une couche de 40 micromètres d'épaisseur d'une laque faite des composants suivants: 21,1 parties de polyester-polyol araliphatique avec un poids Moléculaire moyen d'environ 800 et une te- neur en OH de 8,8% en poids (produit du commerce: Desmophen 800 de la Société Bayer AG) 14,1 parties de polyester-polyol araliphatique avec un poids moléculaire moyen d'environ 400 et une te- neur en OH de 6,5% en poids (produit du commerce 0 Desmophen 1100 de la Société Bayer AG) 39,1 parties de polyisocyanate aromatique avec une te- neur n NCO de 17,3% en poids (produit du commer- ce: Desmodur L de la Société Bayer AG) 12,6 parties d'éthylglycolacétate 13,1 parties d'acétate d'éthyle. On sèche la couche pendant 45 minutes à 8000. - EXEMPLE 3 On rend rugueux un récipient de 5 1 de capacité en polyéthylène-polypropylène avec une épais- seur de paroi de 2 mm en le traitant avec un abrasif granuleux (0,2-2 mm) jusqu'à une rugosité superficielle de Rz = 40-100 micromètres et R max = 150 micromètres. On dépose ensuite par pulvérisation une couche de 100 micromètres d'épaisseur d'une laque ayant la composition suivante: 31,3 parties de poyester-polyol araliphatique avec un poids moléculaire moyen d'environ 700 et une te- neur en OH de 8% en poids (produit du commerce: Desmophen 650 de la Société Bayer AG) 28,0 parties de polyisocyanate aliphatique avec une teneur en NOO de 22% en poids (produit du commer- ce: FDesmodur N de la Société Bayer AG) 36,0 parties d'acétate d'éthylglycol 4,7 parties de xylène. On sèche la couche pendant 45 minutes à 0. -EXEMPLE 4- On rend rugueux un récipient de 60 1 de capacité en produit de synthèse polyéthylénique avec une épaisseur de paroi de 3 mm en le traitant avec un abrasif granuleux (0,2-2 mm) jusqu'à une rugosité su- perficielle de Rz = 40-100 Sm et R max = 250 li. On dépose ensuite par pulvérisation une couche de 200 jm d'une laque ayant la composition sui- vante: 48,8 parties en poids de polyester-polyol aliphatique avec un poids moléculaire moyen d'environ 500 et une teneur en OH de 11,5% en poids (produit du commerce: Desmophen 550 U) 46,3 parties en poids de diisocyanate aromatique avec une teneur en NC0 de 30% en poids (produit du commerce() Desmodur VL) 4,9 parties en poids d'acétate d'éthylglycol. On sèche la couche pendant 60 minutes à 75oC. _-v,%WDIE 5 - On rend rugueux un récipient de 500 ml de capacité et d'une épaisseur de paroi de I mm en produit de synthèse polyéthylénique en le traitant avec un pro- duit granuleux jusqu'a une rugosité superficielle de Rz = 50 micromètres et R max = 100 micromètres. On dépose ensuite en appliquant au pinceau une couche d'environ 60 jm d'épaisseur d'une laque ayant la composition suivante: ,2 parties en poids de produit de pré-addition de polyuréthane NCO-fonctionnel avec un poids molé- culaire moyen d'environ 2000 et une teneur en NCO de 3,5% en poids(produit du commerce: Des- modur E 14 de la Société Bayer AG) 9,9 parties en poids de poly"therpolyol aliphatique avec un poids moléculaire moyen d'environ 500 et une teneur en OH de 11,5% en poids (produit du commerce: Desmophen 550 U de la Société Bayer AG) * 9,9 parties en poids d'acétate d'éthylglycol. On sèche la couche pendant I heure à 7000 C. - EXEMPLE 6- Comme dans l'Exemple 4 on pré-traite un récipient de 60 1 de capacité et on le recouvre d'une laque ayant la composition donnée dans l'Exemple 4 en pulvérisant 3 fois. Dans cette opération on dépose & chaque fois une couche de 200 micromètres puis on fait sécher pendant 60 minutes à 75 0. L'épaisseur totale des couches de laque s'élève à environ 600 micromètres. Même une pellicule de laque ayant une telle épaisseur résiste à une traitement de longue durée à une tempéra- ture de 45 0 et aux attaques thermiques et mécaniques habituelles en pratique sans perdre son étanchéité à diffusion. -.2479141 REVENDICATIONS 1) Corps creux pouvant contenir des corps diffusibles, en particulier récipients, faits d'un produit de synthèse difficile à recouvrir, recouvert de résines pour vernis, en particulier d'un produit de synthèse polyoléfinique, caractérisé en ce que le corps creux en produit de synthèse présente une sur- face externe avec une rugosité, mesurée en profilogra- phie selon DIN 4768 1ere partie, de Rz = 2 à 150 pe et R max = 5 à 250 pjr, sur laquelle est disposée une couche, liée mécanique- ment, d'étanchéité contre la diffusion des liquides et des gaz qui se trouvent dans le récipient, faite d'une résine de polyuréthane chimiquement réticulable en une épaisseur de 10 à 800 ku. 2) Corps creux selon la revendication i, caractérisé en ce que le corps creux en produit synthé- tique présente une surface externe rendue rugueuse par un moyen chimique, avec une rugosité de Rz - 2 à 50 Am et R max = 5 à 100 Im, de préférence de Rz = 5 à 10 em et R max = 10 à 50 em, sur laquelle on dépose une couche liée mécaniquement, d'une épaisseur de 10 à 800 jm, de préférence de 40 à '. 3) Corps creux selon la revendication 1, caractérisé en ce que le corps creux en produit synthé- tique présente une surface externe, rendue rugueuse par un moyen mécanique, avec une rugosité de Rz = 10 & 150 im et R max = 100 à 250 jm, de préférence de Rz = 40 à 100 Fjm et R max = 100 à 150 jm, sur laquelle on dépose une couche liée mécaniquement, avec une épaisseur de 60 à 800 pm, de préférence de 80 à 100 Frm. 4) Corps creux selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est recouvert d'une résine de polyuréthane chimiquement réticulés que l'on obtient à partir de la réaction a) d'un polyol linéaire ou ramifié au moins difonctionnel avec un poids moléculaire moyen de 400 à 4000, de préférence de 500 à 2500, une teneur en groupes hydroxyles dans la molécule de 3 à 12/o en poids, de préférence 4 à 9%/ en poids, et b) d'un polyisocyanate au moins difonc- tionnel avec une teneur en NCO, par rapport à la frac- tion non volatile, de 3 à 3î en poids, de préférence de 15 à 25%o en poids, dans un rapport stoechiométrique correspondant à peu près à la formation d'uréthane. ) Corps creux selon la revendication 4, caractérisé en ce que la résine de polyuréthane chi- miquement réticulée est obtenue à partir de la réac- tion a) d'un polyester-polyol, polyéther, polyester- polyéther ou polyester-polyuréthane-polyol aromatique et/ou aliphatique linéaire ou ramifié au moins difonc- tionnel ou b) d'un polyisocyanate cycloaliphatique, aliphatique et/ou aromatique au moins difonctionnel ou d'un produit de pré-addition de polyuréthane NC0- fonctionnel. éventuellement avec addition de solvants non réactifs. 6) Procédé de fabrication d'un corps creux selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on rend rugueuse la surface externe du corps creux en produit synthétique par un traitement chimique ou méca- nique jusqu'à une rugosité, mesurée par profilographie, de Rz = 2 à 150 jm et R max = 5 à 250 JmI puis en ce qu'on la recouvre avec une laque à base d'une résine polyuréthane à deux composants chimique- ment réticulables en une épaisseur de 10 à 800 micro- mètres et en ce qu'on sèche à des températures compri- ses entre 20 et 8000 C. 7) Procédé selon la revendication 6, ca- ractérisé en ce qu'on rend rugueuse la surface externe du corps creux en produit synthétique par traitement avec un acide sulfurique concentré contenant, dissous, 5% en poids de dichromate alcalin, à une température de à 70 0, jusqu'à une rugosité de: Rz = 2 à 150 pjm et R max = 5 à 100)m de préférence de Rz = 5 à 10 Jm et R max = 10 à 50 pm, puis en ce qu'on dépose une laque à base d'une résine polyuréthane à deux composants chimiquement réticulable en une épaisseur de 10 à 800 Rm, de préférence de 40. à 80 pm. 8) Procédé selon la revendication 6, ca- ractérisé en ce qu'on rend rugueuse la surface externe du corps creux en produit synthétique en la traitant avec un abrasif granuleux jusqu'à une rugosité de Rz = 10 à 150 Fm et R max-= 100 à 250 Fro, de préférence de Rz = 40 à 100 nm et R max = 100 à 150 lm puis en ce qu'on recouvre d'une laque à base d'une ré- sine polyuréthane à deux composants chimiquement réti- culables en une épaisseur de 60 à 800 pjm, de préférence de 80 à 100)m. 9) Procédé selon l'une des revendications 6 à 8, caractérisé en ce que pour le recouvrement on utilise une laque constituée des composants donnés ci- dessous a) un polyol linéaire ou ramifié au moins difonctionnel avec un poids moléculaire moyen de 400 à 4000, de préférence de 500 à 2500 et une teneur en groupes hydroxyles dans la molécule de 3 à 12% en poids, de préférence de 4 à e/o en poids, et b) un polyisocyanate au moins difonctionnel avec une teneur en NCO0 (par rapport à la fraction non volatile), de 3 à 3(eo en poids, de préférence de 15 à % en poids, et c) éventuellement des solvants non réac- tifs, les composants a) et b) étant utilisés dans un rapport stoechiométrique correspondant à peu près à la forma- tion d'uréthane. ) Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce qu'on utilise comme composant a) un polyester-polyol, polyéther, polyester-polyéther ou polyester-polyuréthane-polyol aromatique et/ou alipha- tique, linéaire ou ramifié, au moins difonctionnel, et comme composant b) un polyisocyanate cycloaliphatique, aliphatique et/ou aromatique au moins difonctionelél ou un produit de pré-addition de polyurethane. N0- fonctionnel. 11) Utilisation de corps creux selon l'une des revendications I & 5 comme réservoirs et tuyauteries pour les carburants de véhicules automobiles.