La présente invention se rapporte aux leurres couramment utilisés pour la peche, en mer, rivières, lacs, etc... On connaît sans doute déjà des leurres ayant une forme générale de poisson destiné à former un appât, et qui simulent un poisson une fois dans liteau lorsqu'ils sont tractés. Les leurres de ce type, actuellement connus, répondent plus ou moins bien selon les modèles aux conditions de nage. Toutefois ils n'en présentent pas moins, la plupart du temps, trois manipulations typiques Tout d'abord ils sont trop légers ou trop volumineux par rapport- â leur poids et ne peuvent de ce fait atteindre de grandes distances malgré l'adjonction de buldos ou de plombées. En second lieu ils sont dotés d'une bavette de nage placée obliquement en-travers de la tête ou de l'avant du corps, bavette acrodynamique qui cause un freinage intense lors de sa trajectoire aérienne. Afin de ne pas contrarier leurs évolutions souvent excellentes, ils ne sont dotés que d'hameçons simples ou triples de trop petite taille et à la source de nombreux décrochages lors du "pompage". La présente invention a pour objet de neutraliser ces inconvénients majeurs. Suivant l'invention, un leurre pour la pêche, du genre formé par une tête et un corps, la tête étant destinée à être accrochée à un bas de ligne, et le corps à au moins un hameçon, se caractérise en ce que, monobloc, sa tête présente un sommet plat s'étendant de part et d'autre de l'axe longitudinal, en débordant latéralement, ce sommet étant ondulé en forme d'S allongé d'avant en arrière en sorte que sa partie antérieure, peu épaisse, constitue une bavette de nage tandis que sa partie postérieure forme un front de nage, ledit front de nage étant raccordé à une partie avant du corps par l'intermédiaire de gouttières, la partie avant dudit corps présentant des dépressions latérales et la partie arrière une forme générale conique. Suivant une autre caractéristique de l'invention, la face ventrale du leurre présente d'avant en arrière des ondulations successives, à surface convexe au niveau de la bavette de nage qui comporte une face supérieure incurvée, à surface concave au niveau de la partie antérieure du corps situé au droit du front i nage, et enfin à nouveau convexe pour le reste du corps Suivant encore une autre caractéristique de 11 invention la sous-face de la bavette de nage présente un méplat de forme sensiblement triangulaire dont le sommet vient se confondre avec la face ventrale sensiblement au niveau de la partie avant du front de nage. Un tel leurre offre des avantages importants comparativement aux leurres actuellement connus et notamment celui que sa tenue dans l'eau peut être confondue avec la tenue d'un poisson vif. Et si l'on agrémente la queue du leurre au lieu et place du triple hameçon - d'un anguillon nacré ou diversement coloré, d'un bouquet de plumes, d'une lanière de peau légère ou de tout autre ornement souple et ondulant, ces ornements peuvent être armés de puissants hameçons simples ou en tandem, décalant le piège vers l'arrière, tant il est prouvé que, souvent, les carnassiers n'attaquent que du bout du bec et en bout de leurre. La structure particulière du leurre suivant l'invention, bavette de nage, front de nage, gouttières latérales de raccordement, corp2,effilé, zones d'étranglement latérales, face ventrale ondulée et méplat, ornements armés de puissants hameçons simples ou en tandem, font que, lors de tractions dans l'eau - même effectuées à vitesse réduite - le leurre effectue un godillage parfaitement ressemblant aux battements de queue des vifs que les poissons carnassiers pourchassent. Une telle animation est encore plus accentuée lorsque le pêcheur intensifie la vitesse de traction, jusqu'à reproduire fidèlement l'affolement irrégulier d'un poisson poursuivi tentant d'échapper à l'attaquant. En tout état de cause, et quelle que soit la vitesse imposée au leurre suivant l'invention, ce dernier évolue avec un tel naturel qu'il incite les poissons carnassiers les plus méfiants se trouvant en eaux douces, saumâtres, ou salées à bondir sur le leurre. Suivant un autre avantage important, un tel leurre présente un équilibrage remarquable facilitant dans une grande mesure sa manipulation lors des lancers. En effet, aucun bouclage ni vrillage n'est possible en cours de lancer, et le jet peut donc être effectué avec toute la précision désirée. I1 convient de noter qu'un émerillon peut être adjoint en tête de leurre, en particulier dans le cas de pêche à la traîne a bord d'une embarcation dont le ralenti laisse à désirer. D'autres caractéristiques et avantages de ltinvention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre donnée à titre d'exemple en référence aux dessins annexés dans lesquels la figure 1 est une vue en perspective d'un leurre conformé ment à I1 invention la figure 2 est une vue en plan par dessus, c'est-à-dire illustrant la face dorsale la figure 3 est une vue analogue à la précédente montrant la face ventrale la figure 4 est une vue latérale suivant l'axe longitudinal du leurre les figures 5 à 11 sont des sections transversales du leurre suivant les lignes V-V ; VI-VI ; VIl-VIl ; VIII-VIII ; IX-IX ; X-X et XI-XI de la figure 4. Dans la forme d'exécution choisie et représentée aux figures, le leurre suivant l'invention est monobloc. I1 comprend essentiellement une tête indiquée dans son ensemble par 10 et un corps indiqué globalement par 11, l'ensemble étant traversé par une tige axiale 12 ayant à ses extrémités des anneaux 13 et 14 respectivement destinés & être accrochés à un bas de ligne non visible ici et à recevoir un hameçon 15, du genre trident ou autre. La tête comporte une surface plane s'étendant de part et d' autre de l'axe longitudinal X-X du leurre. Cette surface plane présente -vue latéralement-, une forme générale de S allongé qui s'étend en montant de l'avant du leurre vers l'arrière. On obtient ainsi une partie antérieure 21 comprise entre les lignes de coupe V-V et VI-VI qui est à surface concave sur le dessus, et constitue une bavette de nage et une partie posbé- rieure 22 située entre les lignes de coupe VI-VI et VII-VII qui est à surface convexe, et qui constitue, elle, un front de nage. Sous la tête 10 et plus précisément sous le front de nage 22, est située la partie avant llA du corps 11, dont la partie arrière llB s'étend au-delå de la ligne de coupe Vil-Vil. La partie antérieure du S ou brette de nage 21 présente une faible épaisseur, et sa sous-face comporte un méplat 25 (voir en particulier à la figure 3) dont la périphérie constitue sensiblement un triangle ayant son sommet 26 qui vient mordre dans la partie avant lIA du corps Il. La section transversale droite de la bavette de nage 21 est illustrée aux figures 5 et 6 ; elle présente une face supérieure 29 plane transversalement mais incurvée, tandis que la face inférieure est bombée transversalement comme indiqué en 30 en même temps que convexe longitudinalement (figure 4). Entre les lignes de coupes transversales VI-VI et VIII-VIII la partie avant lIA du corps comporte -latéralement et dans une zone intermédiaire - (voir en particulier à la figure 7) des dépressions 32, 33 ; sur ce tronçon le front de nage 22 se raccorde à la partie avant du corps au moyen de gouttières longitudinales 34, 35 (figures 4 et 7) qui s'étendent sensiblement sous le front de nage et tout le long de ce dernier. Au-delà de la ligne de coupe VII-VII la partie arrière 11B du corps 11 présente une forme tronconique allant en s' amincis- sant de l'avant vers l'arrière. Quant à la face dorsale, au niveau de la ligne de coupe VIII-VIII, un décrochement 40 est ménagé entre l'extrémité arrière du front de nage et le corps, tandis que sur sa face ventrale le leurre comporte des ondulations consécutives de l'avant vers l'arrière convexe 41, concave 42 et de nouveau convexe 43. La première des ondulations précitées est située sensiblement au niveau de la bavette de nage 21 ; la seconde sensiblement au niveau de la partie avant llA du corps, et la dernière s' étendant sensiblement le long de la partie arrière 11B du corps. Avec une telle configuration, on réalise un leurre de forme particulièrement aérodynamique permettant des lancers à des distances remarquables étant donné qu'aucun relief ne vient contrarier la progression aérienne. Une fois dans l'eau, et lors de l'avancement d; leurre, les gouttières et dépressions latérales ménagées au voisinage immédiat de la sous-face du front de nage 22 créent deux courants d' eau antagonistes prenant l'avantage à tourde rôle, ce qui provoque un mouvement oscillant de tout l'avant du leurre de gauche à droite et vice-versa par rapport à l'axe longitudinal, ce qui se traduit vers la queue du corps par un godillage imitant les battements de queue de poissons vifs. I1 convient d'ajouter qu'un tel leurre peut bien évidemment être réalisé en tous matériaux appropriés, en tous poids et toutes dimensions car la densité propre des constituants ne modifie en rien la vivacité des évolutions dès l'instant que les normes de fabrication se trouvent respectées. Bien entendu avec des matériaux denses, toute plombée additive n'est d'aucune utilité. Toutefois, la question change d'aspect dès que l'on fait intervenir des matières légères par elles-mAmes et une plombée s'impose alors, assez éloignée au devant du leurre afin de maintenir celui-ci à la profondeur désirée. On peut réaliser ce leurre en métal, ou alliage de métaux, en bois, en matière plastique. I1 peut aussi être pourvu d'un revêtement décoratiitel que peintures diverses, ou pailletage tendant à lui communiquer un maximum de ressemblance avec les poissons vif. Bien entendu, l'invention ntest pas limitée à la forme d exécution choisie et représentée laquelle est au contraire susceptible de modifications sans pour autant sortir du cadre de la présente invention. WJENDICAtIONS 1. Leurre pour la pêche comprenant une tête prolongée par un corps, caractérisé en ce que, monobloc, sa tête présente un sommet plat s'étendant de part et d'autre de l'axe longitudinal en débordant latéralement, ce sommet étant ondulé longitudinalement en forme de S allongé de manière que sa partie antérieure constitue une bavette terminale mince, tandis que sa partie postérieure forme un front de nage, raccordé à une partie avant du corps par l'intermédiaire de gouttières, ladite partie avant du corps comportant des dépressions latérales, et la partie arrière ayant une forme générale conique. 2. Leurre suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le front de nage est légérement plus large que la partie avant du corps située en dessous dudit front de nage. 3. Leurre suivant la revendication 1, caractérisé en ce que sur sa face dorsale la partie terminale arrière de la tête est ;raccordée à la partie avant du corps par un décrochement. 4. Leurre suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le corps présente une forme générale conique effilée. 5. Leurre suivant la revendication 1, caractérisé en ce que, vue latéralement, la face ventrale du leurre présente successivement une surface convexe au niveau de la bavette, suivie d'une surfacCe%ceEiemitant la partie avant du corps, elle-même suivie d' une surface convexe s'étendant le long du corps. 6. Leurre suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la bavette présente en section transversale droite une surface supérieure plane et une surface inférieure bombée. 7. Leurre suivant la revendication 6, caractérisé en ce que un méplat est ménagé sur la surface bombée, ce méplat étant de forme sensiblement triangulaire avec un sommet venant mordre dans la partie inférieure avant de la tête. 8. Leurre suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comporte un axe longitudinal dont une extrémité débouche sensiblement à la partie arrière supérieure de la bavette et l'autre extrémité en partie terminale du corps. 9. Leurre suivant la revendication 1, caractérisé en ce que chacune des dépressions latérales ménagées dans la partie avant du corps sont constituées par une surface concave perpendiculaire à l'axe du leurre. 10. Leurre suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que sa surface est munie d'un reve- tement décoratif, peinture, ou autres paillettes imitant un poisson vif, tandis que 1 t extrémité du corps est dotée d'ornements tels que anguillon nacré ou coloré, bouquet de plumes, souples et ondulants armés d'hameçons simples ou en tandem décalant le piège vers l'arriere.