La présente invention concerne un dispositif destins aux disjonc- teurs ou discontacteurs de distribution électrique, et permet dtin- diquer à l'exploitant que le disjoncteur ou le contacteur ont fonctionné pendant un certain temps, sous une intensité prédéterminée, en principe inférieure à celle de déclenchement de l'appareil sur surintensité. Les disjoncteurs électriques basse tension, se composent généra- lement de deux parties distinctes, dune part, l'interrupteur avec son m6canisme de manoeuvre, et dtautre part, le bloc de déclenchement qui peut être, soit à fonctionnement thermique, soit à fonctionnement magnéto-thermique. Dans les 2 cas, sous l'influence de surintensités, soit la partie magnétique, soit la partie thermique du bloc déclencheur se déforme sous l'action de cette surintensité, en général, en fonction directe avec elle, et cette formation est utilisée pour actionner le mécanisme de déclenchement du disjoncteur et en provoquer tour verture. Ce déclenchement, quand il se produit est donc provoqué pDr des surintensités supérieures au régime normal de fonctionnement. Quand ltexploitant constate un déclenchement, il est donc certain que l'ouverture a été provoquée par un défaut, mais il ne cannait pas l'importance de la surintensité qui peut être située entre 150 et 2500 % de l'intensité normale par exemple. Il est évident que si le défaut est fugitif, ce qui correspond en général à une surintensité élevée, il suffit d'éliminer puis de rétablir le courant, pour que le fonctionnement redevienne normal; par contre, si le déclenchement a té provoqué par une surcharge faible, il est à prévoir que le phénomène se reproduira et la seule solution dans ce cas, est l'augmentation de puissance du relais de déclenchement ou de la source de courant. Il est donc interessant pour l'exploitant, que suite à une ouverture automatique de disjoncteur, il puisse discriminer si le dé clenchement a eu lieu sur une surintensité élevée accidentelle, ou sur une surcharge faible continue, pendant, par exemple un certain nombre d'heures. De cette façon, il lui sera possible de prendre des mesures approprièes pour éviter ou rut'dure la fréquence de ces déclenchements, et donc d'améliorer la continuité du service. Le dispositif suivant l'invention permet d'obtenir ce rOsultat. Il permet en effet, à l'exploitant de constater à la suite d'un déclenchement de disjoncteur, si ce déclenchement a té provoqué par un défaut accidentel ou par une surcharge faible pendant un certain nombre dtheures qu'il aura préalablement supposé. Le dispositif, objet de l'invention comporte, annexé à un bloc déclencheur à bilames, un moto-rrducteur, dont la mise en rotation et l'arrêt sont commandés par un jeu de contacts disposés sur un circuit annexe et actionnés eux-mêmeB, par la barrette de déclenchement du déclencheur soumise à la houssée des bilames. De cette façon, et sous une intensité quelconque, les bilames s' incurvent, repoussent la barrette qui, si l'intensité est suffisante, ferme les contacts annexes commandant le moto-réducteur, en provoquant sa mise en rotation. De façon inverse, si l'intensité derrière les bilames s'incurve moins, et les contacts annexes s'ouvrant sous l'action d'un ressort, coupent le circuit du moteur en arrê- tant sa rotation. Pendant sa rotation, le moto-réducteur fait tourner une manivelle calée sur son axe, qui, par l'intermfdiaire dtun iton entraine une seconde manivelle libre sur le même axe, mais soumise également à un ressort passant un point mort. En début de rotation, la manivelle du moto-réducteur entraine directement la manivelle à ressort en tendant progressivement le dit ressort jusqu'au moment où celui-ci arrive dans la position "point mort". A ce moment, il se détend brutalement, faisant effectuer dans le même sens, un demi-tour à la manivelle, qui, au passage libère un accrochage de signalisation et éventuellement vient percuter un doigt de déclenchement, actionnant la serrure du bloc déclencheur, et donc par son intermédiaire provoque l'ouverture du disJoncteur. Quand l'exploitant intervient sur le disjoncteur pour le refermer, il s'aperçoit donc que la signalisation de l'indicateur de surcharge a fonctionné et donc que le disjoncteur a fonctionné un temps déterminé sur une surcharge, elle aussi dfterminée. Il peut donc agir en conséquence, puisque ce n'est pas un défaut accidentel. Le dessin annexé illustre, à titre d'exemple, un mode de réalisation conforme à la prsente invention. Tel qu'il est représenté, le dispositif comporte dans le dessin (1) les pièces coelstitutives normales d'un bloc déclencheur de disjoncteur à bilames; (1) les bilames traversées par le courant à controler, (2), la barrette pivotante de déclenchement soumise & l'action des dites bilames, (3) la serrure de déclenchement du déclencheur, et adaptés,sur ce bloc, les contacts (4) commandant le moto réducteur (5) de l'indicateur de surcharge. Calée sur l'axe du motoréducteur, la manivelle (6) qui au moyen au toton (7) entreine la manivelle à crans (8) retenue par le ressaut (9) qui par pure, pas- se un point mort aligné sur l'axe d moto-réducteur (5). Un verrou pivotant (10) retient par un téton une signalisation mécanique (11). Enfin, un percuteur coulissant (12) peut, sous l'action de la manivelle (8) percuter la serrure (3) et provoquer son ouverture. le fonctionneent de l'ensemble est le suivant Sur surintensités importantes : - l-s bilames (1) dEflGctent, font pivoter la barrette pivotante (2) qui, en tin de course libère la serrure (3) en provoquant ainsi l'ouverture du disjoncteur. Ce surinteusités -euvent par exemple, se situer etre 1,5 et 25 fois l'intensité nominale de l'appareil. Sur surcharges, ctest-à-dire par exemple, entre 1 et 1 ,3 fois, l'intensité normale de l'appareil, et c'est là le but de l'invention l'exploitant, peut être alerté par le fonctionnement du mécanisme indicateur de surcharge à l'aide de la signalisation (11). En effet, sur surcharges, les bilames (1) déflectent suffisamment pour fermer les contacts (4) mais insuffisamment pour ouvrir la serrure (3). Dus ces conditions, le disjoncteur ne s'ouvre pas mais commande par la fermeture des contacts (4) le moto-réducteur est alimenté en courant et tourne en entrainant la manivelle (6). Les contacts (4) sont réglés de telle sorte qu'ils se ferment par exemple à 1,3 fois l'intensité normale et s'ouvrent à 1 fois. Il en résulte que pendant toutes les périodes où l'intensité traversant le disjoncteur sera comprise entre ces deux limites, le moto-réducteur tournera et il s'arrêtera de tourner en dessous de ces limites. En définitive, tout se passera comme si le moto-réducteur additionnait les seules périodes de fonctionnement pendant lesquelles 1' intensité traversant le disjoncteur était comprise entre deux limites prédéterminées et inférieures à l'intensité provoquant le dnclen- chement normal du disjoncteur. le moto-réducteur (5) peut par exemple effectuer un tour complet en 50 heures. Pendant les poriodes de fermeture des contacts (4) le moto-réducteur (5) entraine la manivelle (6) qui, par l'intermédiaire du téton (7) entraine la manivelle à crans (8) retenue par le ressort (9). Après un certain temps de fonctionnement, le téton (7), l'axe du réducteur et l'attache du ressort (9) sont lignés. A ce , ment, et par passage de point mort sous l'action du ressort (9), la manivelle à crans (8) vient brutalement faire pivoter le cian de retenue (10) libérant la signalisation (iî) qui tombe par son propre poids. Pour suivant sa course, la manivelle à crans (8) peut actionner l'extrémité du disjoncteur (12) et par son intermédiaire déclencher la serrure (3) provoquant l'ouverture du disjoncteur. oar la suite la manivelle (6) continuera sa course pour rattrapper la course ressort" de la manivelle (8), ce qui correspond à une totalisation d'un tour de moto-réducteur et quand la manivelle (6) retou chera le téton (7), l'ensemble recommencera un cycle complet. te dispositif ainsi décrit, a bien rempli le but de l'invention puisque a) la signalisation (11) n'est libérée qu'à la fin d'un cycle de fonctionnement du moto-réducteur et indique donc que ce cycle est écoulé. b) par l'intermédiaire du percuteur (12), la fin du même cycle peut provoquer le déclenchement du disjoncteur, Enfin, en annexe, la signalisation peut comporter un téton conducteur (13) qui,quand la signalisation est libérée, vient court-cicuiter les contacts (14) et peut permettre sur un circuit annexe, l'allumage d'une lampe de signalisation. Il est évident que le dispositif peut faire fonctionner ensemble ou séparément a) la signalisation mécanique, b) la signalisation électrique, c) le déclenchement du disjoncteur, car il suffit d'éliminer judicieusement les pièces concernées. Le dispositif objet de l'invention Peut être utilisé dans tous les cas où on a besoin de totaliser un certain nombre d'heures de fonctionnement d'un disjoncteur ou d'un appareil à l'intérieur d'une pla- ge d'intensité, pour à la fin de cette période, provoquer soit une signalisation mécanique, soit une signalisation électrique, soit un déclenchement ou une ouverture de l'appareil. R E V E N D I C A T I O N S 1. - Totalisateur de temps de focntionnement, destiné à être associé à un disjoncteur de distribution électrique, caractérisé par le fait qu'il comporte un moto-réducteur électrique commandant une serrure, à accrochage et passage de point mort, qui, sous l'action d'un ressort peut, par rotation de 360 degrés, actionner soit une signalisation mécanique ou électrique, soit le déclenchement du disjoncteur. 2. - Totalisateur selon revendication 1, caractérisé en ce qu'il est relié électriquement entre deux p8les du disjoncteur, pur l'intermédiaire d'un contact axiliaire, commandé par le pivotement du bloc déclencheur sous l'action des bilames et qui se ferme et s' ouvre entre deux limites d'intensité préréglées traversant le dis- joncteur.