Un procédé est mis en œuvre dans un véhicule terrestre pour contrôler le couple demandé à une machine motrice électrique d’un groupe motopropulseur. Ce procédé comprend une étape (10-80) dans laquelle, lorsqu’une fonction de rampage est utilisée dans le véhicule, on contrôle le couple demandé en fonction de la vitesse réelle du véhicule et d’une première valeur représentative d’un écart entre la vitesse réelle et une vitesse cible de rampage. Figure 3 DÉTERMINATION DU COUPLE DEMANDÉ À UNE MACHINE MOTRICE ÉLECTRIQUE D’UN VÉHICULE DANS UNE PHASE DE RAMPAGE Domaine technique de l’invention L’invention concerne les véhicules terrestres disposant d’une fonction de rampage, et plus précisément le contrôle du couple demandé à la machine motrice électrique du groupe motopropulseur de tels véhicules lorsque la fonction de rampage est utilisée. Etat de la technique Certains véhicules terrestres, éventuellement de type automobile, comprennent un groupe motopropulseur (ou GMP) comportant au moins une machine motrice électrique et disposent d’une fonction de rampage assurant leur déplacement à une vitesse cible choisie, grâce au couple fourni par cette machine motrice électrique, en présence d’appuis sur les pédale d’accélérateur et pédale de frein inférieurs respectivement à des premier et deuxième seuils. Généralement, le couple demandé à la machine motrice électrique pendant un rampage est déterminé au moyen d’une cartographie donnant le couple demandé en fonction de la vitesse réelle (en cours) du véhicule (terrestre), et déterminée lors d’essais et de mise au point du véhicule pour une charge embarquée moyenne. Par exemple, on peut utiliser une cartographie pour la marche avant et une cartographie pour la marche arrière. Tant que le véhicule n’a pas atteint une vitesse cible de rampage, on demande à sa machine motrice électrique de fournir plus de couple que ce qu’il faut pour qu’il atteigne cette vitesse cible sur une voie de circulation plate (ou horizontale). Si la vitesse réelle du véhicule dépasse cette vitesse cible, on demande à sa machine motrice électrique de prélever du couple pour le convertir en énergie électrique et ainsi réduire sa vitesse réelle jusqu’à ce qu’il atteigne cette vitesse cible sur une voie de circulation plate. Un inconvénient de ce mode de contrôle du couple demandé (avec un seul niveau de couple demandé pour une vitesse réelle) réside dans le fait que le véhicule ne parvient à atteindre la vitesse cible qu’à condition qu’il circule sur une voie de circulation plate. Si le véhicule circule sur une voie de circulation montante il a besoin de plus de couple que ce qui est demandé à sa machine motrice électrique pour conserver la vitesse cible, tandis que si le véhicule circule sur une voie de circulation descendante il a besoin de moins de couple que ce qui est demandé à sa machine motrice électrique pour conserver la vitesse cible. Cet inconvénient est d’autant plus accentué lorsque le poids embarqué dans le véhicule est supérieur à un poids moyen. Par conséquent, la vitesse réelle du véhicule en phase de rampage varie (et donc n’est pas constante) en fonction de la pente et du poids du véhicule, ce qui peut gêner le conducteur, par exemple pour garer son véhicule. L’invention a donc notamment pour but d’améliorer la situation. Présentation de l’invention Elle propose notamment à cet effet un procédé de contrôle destiné à contrôler le couple demandé à une machine motrice électrique d’un groupe motopropulseur d’un véhicule terrestre disposant d’une fonction de rampage assurant son déplacement à une vitesse cible choisie en l’absence d’appuis sur des pédale d’accélérateur et pédale de frein ou en présence d’un appui sur l’une de ces dernières inférieur respectivement à un premier ou deuxième seuil. Ce procédé de contrôle se caractérise par le fait qu’il comprend une étape dans laquelle, lorsque la fonction de rampage est utilisée, on contrôle le couple demandé en fonction d’une vitesse réelle du véhicule et d’une première valeur représentative d’un écart entre les vitesse réelle et vitesse cible. Grâce à ce mode de contrôle du couple demandé à la machine motrice électrique, pendant chaque phase de rampage la vitesse réelle du véhicule est sensiblement constante quelle que soit la pente de la voie de circulation sur laquelle circule ce véhicule et quel que soit le poids embarqué par ce dernier. Le procédé de contrôle selon l’invention peut comporter d’autres caractéristiques qui peuvent être prises séparément ou en combinaison, et notamment : - dans son étape on peut déterminer une valeur absolue d’un gradient de la vitesse réelle sur un premier intervalle de temps choisi, et si cette valeur absolue est inférieure à un troisième seuil on peut déterminer la première valeur et on peut faire varier un couple théorique, fonction de la vitesse réelle, en fonction d’une deuxième valeur représentative de la première valeur pour déterminer le couple demandé ; - en présence de la première option, dans son étape on peut utiliser une deuxième valeur égale à un produit de la première valeur par un premier coefficient correctif choisi. Par exemple, dans son étape on peut utiliser un premier coefficient correctif qui est fonction de la vitesse réelle ou de la première valeur ; - en présence de la dernière sous-option, dans son étape, lorsque l’appui sur la pédale de frein est supérieur au deuxième seuil et inférieur à un quatrième seuil strictement supérieur au deuxième seuil, on peut faire varier le couple théorique en fonction de la deuxième valeur et d’un second coefficient correctif choisi ; - en présence de la première option, dans son étape, lorsque la valeur absolue devient supérieure au troisième seuil, on peut cesser de faire varier le couple théorique après un second intervalle de temps choisi. Par exemple, dans son étape on peut utiliser un second intervalle de temps qui est fonction de la vitesse réelle ou de la première valeur ; - dans son étape la vitesse cible peut être choisie identique en marche avant et en marche arrière du véhicule. En variante, dans son étape la vitesse cible peut être choisie égale à une troisième valeur en marche avant du véhicule et à une quatrième valeur en marche arrière du véhicule. L’invention propose également un produit programme d’ordinateur comprenant un jeu d’instructions qui, lorsqu’il est exécuté par des moyens de traitement, est propre à mettre en œuvre le procédé de contrôle du type de celui présenté ci-avant pour contrôler un couple demandé à une machine motrice électrique d’un groupe motopropulseur d’un véhicule terrestre disposant d’une fonction de rampage assurant son déplacement à une vitesse cible choisie en l’absence d’appuis sur des pédale d’accélérateur et pédale de frein ou en présence d’un appui sur l’une de ces dernières inférieur respectivement à un premier ou deuxième seuil. L’invention propose également un dispositif de contrôle destiné à équiper un véhicule terrestre comprenant un groupe motopropulseur comportant une machine motrice électrique et disposant d’une fonction de rampage assurant son déplacement à une vitesse cible choisie en l’absence d’appuis sur des pédale d’accélérateur et pédale de frein ou en présence d’un appui sur l’une de ces dernières inférieur respectivement à un premier ou deuxième seuil. Ce dispositif de contrôle se caractérise par le fait qu’il comprend au moins un processeur et au moins une mémoire agencés pour effectuer les opérations consistant, lorsque la fonction de rampage est utilisée, à contrôler un couple demandé à la machine motrice électrique en fonction d’une vitesse réelle du véhicule terrestre et d’une première valeur d’un écart entre les vitesse réelle et vitesse cible. L’invention propose également un véhicule terrestre, éventuellement de type automobile, et comprenant un groupe motopropulseur comportant une machine motrice électrique et disposant d’une fonction de rampage assurant son déplacement à une vitesse cible choisie en l’absence d’appuis sur des pédale d’accélérateur et pédale de frein ou en présence d’un appui sur l’une de ces dernières inférieur respectivement à un premier ou deuxième seuil. Brève description des figures D’autres caractéristiques et avantages de l’invention apparaîtront à l’examen de la description détaillée ci-après, et des dessins annexés, sur lesquels : illustre schématiquement et fonctionnellement un exemple de réalisation d’un véhicule terrestre comprenant un GMP tout électrique et un calculateur de supervision comportant un dispositif de contrôle selon l’invention, illustre schématiquement et fonctionnellement un exemple de réalisation d’un calculateur de supervision du GMP comprenant un exemple de réalisation d’un dispositif de contrôle selon l’invention, et illustre schématiquement un exemple d’algorithme mettant en œuvre un procédé de contrôle selon l’invention. Procédé de contrôle du couple demandé à une machine motrice électrique (MM) d’un groupe motopropulseur d’un véhicule terrestre (V) disposant d’une fonction de rampage assurant son déplacement à une vitesse cible choisie en l’absence d’appuis sur des pédale d’accélérateur et pédale de frein ou en présence d’un appui sur l’une de ces dernières inférieur respectivement à un premier ou deuxième seuil, caractérisé en ce qu’il comprend une étape (10-80) dans laquelle, lorsque ladite fonction de rampage est utilisée, on contrôle ledit couple demandé en fonction d’une vitesse réelle dudit véhicule terrestre (V) et d’une première valeur représentative d’un écart entre lesdites vitesse réelle et vitesse cible. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que dans ladite étape (10-80) on détermine une valeur absolue d’un gradient de ladite vitesse réelle sur un premier intervalle de temps choisi, et si cette valeur absolue est inférieure à un troisième seuil on détermine ladite première valeur et on fait varier un couple théorique, fonction de ladite vitesse réelle, en fonction d’une deuxième valeur représentative de ladite première valeur pour déterminer ledit couple demandé. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que dans ladite étape (10-80) on utilise une deuxième valeur égale à un produit de ladite première valeur par un premier coefficient correctif choisi. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que dans ladite étape (10-80), lorsque ledit appui sur la pédale de frein est supérieur audit deuxième seuil et inférieur à un quatrième seuil strictement supérieur audit deuxième seuil, on fait varier ledit couple théorique en fonction de ladite deuxième valeur et d’un second coefficient correctif choisi. Procédé selon l’une des revendications 2 à 4, caractérisé en ce que dans ladite étape (10-80), lorsque ladite valeur absolue devient supérieure audit troisième seuil, on cesse de faire varier ledit couple théorique après un second intervalle de temps choisi. Procédé selon l’une des revendications 2 à 5, caractérisé en ce que dans ladite étape (10-80) on utilise un premier coefficient correctif fonction de ladite vitesse réelle ou de ladite première valeur. Procédé selon l’une des revendications 2 à 6, caractérisé en ce que dans ladite étape (10-80) on utilise un second intervalle de temps fonction de ladite vitesse réelle ou de ladite première valeur. Produit programme d’ordinateur comprenant un jeu d’instructions qui, lorsqu’il est exécuté par des moyens de traitement, est propre à mettre en œuvre le procédé de contrôle selon l’une des revendications 1 à 7 pour contrôler un couple demandé à une machine motrice électrique (MM) d’un groupe motopropulseur d’un véhicule terrestre (V) disposant d’une fonction de rampage assurant son déplacement à une vitesse cible choisie en l’absence d’appuis sur des pédale d’accélérateur et pédale de frein ou en présence d’un appui sur l’une de ces dernières inférieur respectivement à un premier ou deuxième seuil. Dispositif de contrôle (DC) pour un véhicule terrestre (V) comprenant un groupe motopropulseur comportant une machine motrice électrique (MM) et disposant d’une fonction de rampage assurant son déplacement à une vitesse cible choisie en l’absence d’appuis sur des pédale d’accélérateur et pédale de frein ou en présence d’un appui sur l’une de ces dernières inférieur respectivement à un premier ou deuxième seuil, caractérisé en ce qu’il comprend au moins un processeur (PR) et au moins une mémoire (MD) agencés pour effectuer les opérations consistant, lorsque ladite fonction de rampage est utilisée, à contrôler un couple demandé à ladite machine motrice électrique (MM) en fonction d’une vitesse réelle dudit véhicule terrestre (V) et d’une première valeur représentative d’un écart entre lesdites vitesse réelle et vitesse cible. Véhicule terrestre (V) comprenant un groupe motopropulseur comportant une machine motrice électrique (MM) et disposant d’une fonction de rampage assurant son déplacement à une vitesse cible choisie en l’absence d’appuis sur des pédale d’accélérateur et pédale de frein ou en présence d’un appui sur l’une de ces dernières inférieur respectivement à un premier ou deuxième seuil, caractérisé en ce qu’il comprend en outre un dispositif de contrôle (DC) selon la revendication 9.