La présente invention, due à la collaboration de Monsieur Michel GUETTIER, se rapporte à un dispositif de commande d'une soupape correctrice de la pression de freinage pour véhicules automobiles tel q 'un répartiteur ou limiteur de pression et concerne plus particulièrement un dispositif destiné à éviter la modification accidentelle des caractéristiques de fonctionnement de ladite soupape. Sur les véhicules susceptibles de comporter de gros écarts dans la répartition des charges, tels que les voitures de tourisme et certains véhicules utilitaires destinés à être utilisés soit à vide, soit avec une charge qui se répartit généralement et principalement sur l'essieu arrière, il est courant d'utiliser un correcteur de freinage qui répartit ou limite la pression de freinage en fonction de la charge sur cet essieu. On connaît des dispositifs de commande de correcteurs de freinage dans lesquels un organe élastique tel qu'un ressort solidaire par une due ses extrémités d'un élément de la suspension agit parian autre extrémité directement ou indirectement sur le correcteur. Un tel mode de commande exige 11 emploi d'un ressort précontraint qui devra être soigneusement taré lorsque le véhicule n'est pas chargé afin d'éviter la détente accidentelle de ce ressort en cours de fonctionnement. On utilise à cet effet une liaison dans laquelle on fait varier continuellement la distance entre l'organe de manoeuvre de commande du correcteur et l'élément de la suspension. On voit qu'une telle liaison-'nécessi- te un certain nombre de réglages et de mesures après le montage du dispositif de commande du correcteur sur le véhicule. Ces réglages et mesures ont principalement pour but de définir la pression de fermeture des clapets du correcteur.Lors des'révi- sions et vérifications il y aura lieu d'effectuer les mêmes réglages et vérifications, car la liaison élastique interposée entre le limiteur et l'élément de la suspension aura tendance à se détendre légèrement. On sait par ailleurs que les commandes précitées autorisent la détente accidentelle de l'organe élastique relié à ltélément de suspension lorsque cet élément (le bras de suspension de la roue par exemple) vient en butée sur la carrosserie ou le chassies dans un virage ou sur un mauvais revêtement de la chaussée. La détente accidentelle de l'organe élastique provoque en général le déplacement des points d'accrochage de cet organe et occasionne des bruits parasites. Si la roue ou l'essieu qui commande le correcteur est momentanément délestée pendant l'application de l'effort de freinage il est possible d'obtenir la fermeture de la soupape à une pression très faible avant la mise en oeuvre des freins arrière. Le conducteur éprouvera dans ce cas la désagréable impression d'une modification de la course de la pédale et une baisse d'efficacité du freinage. La présente invention qui remédie aux inconvénients précités a pour objet un dispositif de commande d'une soupape correctrice de la pression de freinage où ltélément mobile de la suspension actionne la soupape au moyen d'un organe de liaison de longueur prérbglée. L'invention concerne également un dispositif de commande d'une soupape correctrice de la pression de freinage associé à une soupape préréglée avant son montage sur véhicule. L'invention a encore pour objet une soupape correctrice de la pression de freinage dont le clapet se ferme à une pression constante qui correspond à un état déterminé de la suspension. Le dispositif de commande de la soupape correctrice de la pression de freinage comprenant un organe mobile tel qu'un piston ou clapet dont la position détermine les caractéristiques de fonctionnement de la soupape, des moyens de montage de la soupape sur une partie du véhicule et des moyens de commande interposés entre une partie suspendue et une partie non suspendue du véhicule, ést caractérisé par le fait que lesdits moyens de commande sont constitués par un levier articulé autour d'un axe fixe par rapport à la soupape et dont la course est limitée par une butée fixe, l'action dudit levier s'exerçant sur le piston ou le clapet par l'intermédiaire d'un organe élastique disposé dans le corps de la soupape. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront indiqués ci-après en se référant au dessin annexé qui montre un exemple de réalisation du dispositif. La soupape correctrice, désignée dans son ensemble par 1, possède un ressort 2 qui prend appui sur la rondelle 21 agissant sur la tige de commande 3 du clapet 4. Un levier 5 articulé en 12 sur le corps de l'appareil commande les déplacements de la tige 3 du clapet 4 par l'intermédiaire du ressort 2. Une butée reglable 6, portée par le corps de soupape et prenant appui sur le levier 5, permet le prétarage du ressort 2 avant montage sur le véhicule en réglant la longueur du ressort pour obtenir la fermeture du clapet 4 pour une valeur donnée de la pression. On voit par conséquent que la butée 6 permet d'adapter le ressort 2 à la pression de coupure du correcteur pour le véhicule à vide.Lors du montage du correcteur sur le véhicule, le levier 5 est relié à une pièce mobile 7 faisant partie de la suspension arrière du véhicule par l'intermédiaire d'une biellette rigide 8, 81 de longueur réglable par coulissement des deux pièces a, 81 au moyen d'une vis 9 ou de tout autre dispositif. La biellette 8 porte à son extrémité supérieure une sphère 82 pouvant prendre appui sur une cavité prévue dans l'ex- trémité du levier 5. Un organe élastique tel qu'un ressort 10 est interposé entre l'appui Il de la biellette 8 et le levier 5 et permet des débattements de l'axe du bras de suspension 13 de la position où cet élément 13 de la suspension, pivotant en 131, vient en butée sur la carrosserie ou le châssis du véhicule (sens + de la flèche) à la position où la suspension est complètement détendue (rebond) sens - de la flèche. On a représenté de façon schématique la pédale de frein 14, qui envoie par le conduit 15 le liquide de freinage dans l t évidement 16 du corps de l'appareil qui communique par le clapet 4 avec ltévidement 17 de ce corps en liaison avec les conduits 18 agissant sur les freins arrière. Le fonctionnement du dispositif est le suivant Lorsque l'on charge le véhicule, la biellette 8 entraine l'extrémité du levier 5 qui pivote autour de l'axe 12. Le ressort 2 est plus comprimé de façon à augmenter la pression de fermeture du clapet 4. Les avantages de ce dispositif sont les suivants Pour un véhicule donné, on peut prérégler le tarage du ressort 2 pour obtenir une commande du clapet 4 pour une valeur donnée de la pression de freinage. Ce préréglage peut correspondre par exemple à l'état non chargé du véhicule. Ce préréglage est obtenu à l'aide de la butée réglable 6. L'appareil peut alors être monté sur le véhicule vide. Il suffit de mettre en place la biellette 8 reliant le levier 5 au bras de suspens ion 13 et de bloquer la vis 9 dans la position où se trouve la biellette. Le limiteur se trouve automatiquement réglé, très rapidement, sans vérification de la pression de coupure, et sans risques d'erreurs. D'autre part, lors d'un contrôle du véhicule, il est très simple de compenser les modifications du tarage du ressort 2 qui ont pu intervenir à la suite d'un tassement des ressorts de suspension ou des articulations. I1 suffit, le véhicule étant à vide, de débloquer la vis 9, puis de la resserrer dans la nouvelle position de la biellette 8. D'autre part, le ressort 2 constitue un organe de sécurité. I1 est en effet impossible, avec ce montage, d'avoir une coupure prématurée du limiteur si, par suite d'une inégalité du sol, la suspension de la voiture est au rebond au moment du freinage. En effet, dans tous les cas, le ressort 2 assurera une fermeture de la soupape à une pression au moins égale à la valeur du tarage à vide. REVENDICAT0NS 1. Dispositif de commande de la soupape correctrice de la pression de freinage, ce dispositif comprenant un organe mobile tel qu'un piston ou clapet dont la position détermine les caractéristiques de fonctionnement de la soupape, des moyens de montage de la soupape sur une partie du véhicule et des moyens de commande interposés entre une partie suspendue et une partie non suspendue du véhicule, caractérisé par le fait que lesdits moyens de commande sont constitués par un levier articulé autour d'un axe fixe par rapport à la soupape et dont la course est limitée par une butée fixe à position réglable, l'action dudit levier s 'exerçant sur le clapet par l'intermédiaire d'un organe élastique disposé dans le corps de la soupape. 2. Dispositif de commande selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le levier articulé autour de l'axe fixe par rapport à la soupape est solidaire d'une biellette de longueur ajustable dont l'extrémité est solidaire d'un élément de la suspension du véhicule. 3. Dispositif de commande selon les revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que la biellette de longueur ajustable actionne le levier articulé à l'encontre de l'action exercée par l'organe élastique disposé dans le corps du limiteur.