les tentatives de récupération du nickel et du cobalt à partir de latérites contenant du nickel par des procédés hydrométallurgiques tels que le lessivage ou lixiviation ont été entravées par la présence dans les latérites dtune quantité importante de minerais de fer telsque la goethite et l'hématite vec des minerais de fer complexes de lthoteX Lorsque lesdites laté- rites sont soumises à un lessivage à ltacide sulfurique, par exemple, une partie du fer passe facilement en solution où il a pour effet premièrement de provoquer une consommation excessive dtacide sulfurique et deuxièmement dtempwecher le nickel et le cobalt présents de passer en solution au-delà drune certaine proportions Dés que le fer est en solution, il est tirés difficile et cofteux de séparer le nickel et le cobalt du fer Cela a eu pour effet de limiter dtune façon générale ltexploitation industrielle des latérites contenant du nickel à la production de ferro-nickel et à ltutilisation de la pyrométallurgie ou autre phase de traitement conteuse en combinaison avec lthydrométallurgie pour réduire la teneur en fer du produit final de ferro-nickel à une faible valeur acceptable.Ces procédés utilisent généralement des phases de lessivage à haute température et à pression élevée qui sont coûteuses à mettre en oeuvre et qui nécessitent un investissement important. le Demandeur a trouvé qutil est possible, en réglant correctement les conditions et addition de certains réactifs, de mettre en oeuvre un procédé de lessivage à la pression atmosphérique, dans lequel le nickel et le cobalt sont efficacement dissous, tandis que le fer est empêché de rester en solution, de manière à produire une liqueur saturée contenant une forte proportion du cobalt et du nickel présents dans le minérai latéritique initial et présentant un rapport du nickel au fer ramené à une valeur aussi faible que 50:1, liqueur à partir de laquelle le cobalt et le nickel peuvent être facilement récupérés par des procédés chimiques connus comprenant par exemple un échange ionique. Selon la présente invention, le minerai latéritique contenant du nickel est broyé à un degré convenable de finesse pour le lessivage qui correspond généralement à une granulométrie dont une proportion dtenviron 90 % est inférieure à 0,044 mn, et est mis sous forme dtune pulpe de consistance convenable correspondant normalement à une teneur en matières solides aussi élevée que possible tout en permettant un traitement efficace pendant la phase de broyage. Lorsqu'un agent dispersif est utilisé pendant le broyage, cette densité de la pulpe peut atteindre 50 %, tandis qu'en ltabsence d'un agent dispersif, il peut titre nécessaire de ltabaisser à 25 % de matières solides.Ensuite, la pulpe est soumise à une première phase de lessivage en ajoutant une quantité suffisante d'acide sulfurique pour abaisser le pH au-dessous de 1,5 environ, et de préférence au-dessous de 0,7 environ,et on laisse le lessivage se poursuivre à la pression atmosphérique et à une température variant entre 700C et le point dtébullition de la pulpe. Cette phase de lessivage peut se poursuivre jusqu'à ce que la cencentration du fer dans la solution soit élevée a Par exemple, à une densité de la pulpe de 45 % de matières solides, la concentration préférée dù fer est d'environ 25 g/l de solution qui est généralement atteinte au bout de 16 heures environ. On sait que la teneur en fer et en roche des latérites varie dans une large mesure.Par exemple, la teneur en fer des latérites varie normalement de 10 à 45 % au maximum. les conditions optimales du procédé de lessivage selon ltinvention changent par conséquent, dans certaines limites, en fonction de la composition chimique de la latérite à traiter. Lorsque les conditions ci-dessus sont satisfaites, on ajoute alors un agent de reprécipitation par étape à la pulpe pendant le reste du lessivage, en quantités suffisantes pour provoquer une précipitation réglée du fer à partir de la solution. Comme agents de reprécipitation, le Demandeur utilise tout agent capable d'introduire des ions de métal alcalin ou d'ammonium dans la pulpe. les agents préférés sont le carbonate de potassium et le carbonate de sodium. Bien que le carbonate de potassium semble titre le plus efficace, son prix est relativement élevé en com paraison du carbonate de sodium et dans beaucoup de cas, on choisit le second pour des raisons économiques. Bien que tous les métaux alcalins soient considérés comme provoquant le phénomène de reprécipitation, le Demandeur ntenvisage pas d'utiliser le rubidium et le césium évidemment pour des raisons économiques, On peut également utiliser le chlorure de sodium, le sulfate de sodium, le nitrate de potassium ou des combinaisons de ces réatifs avec le carbonate de sodium ou de potassium.De façon générale, pour un procédé particulier, le choix de l'agent de reprécipita-tr est dicté par des facteurs économiques. Par exemple, lorsque l'ins- tallation de traitement se trouve près de la mer, il est possible utiliser de lleau de mer pour former la pulpe et de ainsi dans une large mesure la quantité de carbonate de sodium ou de potassium qui doit titre utilisée dans les dernières alaises du procédé. le lessivage est poursuivi jusqu'à ce que le degré @ rentable désiré de solution du nickel et du cobalt soit atteint et à ce moment, si la teneur en fer de la solution n'est pas suffisamment basse, une quantité supplémentaire de l'agent de reprécipitation est ajoutée pour compléter la reprécipitation et amener la teneur en fer de la solution au niveau désiré.Bien qu'il ait été indiqué que la première phase de lessivage selon ltinvention est destinée à mettre une quantité désirée de fer en solution et que l'agent de reprécipitation du fer est ajouté après cette première phase, le Demandeur a constaté qu'avec ltaction plus lente des agents de reprécipitation tels que le chlorure de sodium, le sulfate de sodium, etc., l'addition d'une certaine quantité de ces réactifs pendant le processus de broyage n'empêche pas la concentration du fer en solution dratteindre le niveau désiré au cours de la première phase et le Demandeur préfère souvent effectuer ces additions pendant le broyage du minerai afin de réduire la quantité d'agents de reprécipitation dont traction est plus rapide et qui sont relativement plus coûteux à ajouter au cours de la deuxième phase et des phases ultérieures du lessivage. En outre, de petites proportions du ou des agents de reprécipitation peuvent titre ajoutées soit pendant le broyage, soit pendant la première phase de lessivage. Etant donné qu'il est souhaitable dtopérer à une densité de la pulpe aussi élevée que possible pour régler la consommation diacide sulfurique et réduire le plus possible la dimension de l'installation, le Demandeur préfère effectuer le broyage en ajoutant un agent dispersif ou un agent mouillant ou les deux. Parmi les agents dispersifs disponibles, le Demandeur préfère le silicate de sodium du fait qu'il est facilement disponible et dtun prix relativement bas. Tout agent moUillant qui est un puis- sant abaisseur de la tension superficielle et qui présente de faibles caractéristiques de moussage est approprié. le lessivage décrit drune façon générale ci-dessus peut ttre modifié si on le désire en introduisant diverses substances gazeuses. Par exemple, le Demandeur a constaté que l'introduction de l'anhydride sulfureux accélère la dissolution à la fois du fer et du cobalt. Par contre l'anhydride carbonique retarde la dissolution du fer et du cobalt et accélère celle du nickel0 lintro- duction de lXair accélère la dissolution du fer, ralentit la precipitation du fer et la dissolution du cobalt et du nickel. Ainsi, bien que l'introduction de substances gazeuses dans la phase de lessivage n'est pas essentielle au présent procédé, on peut obtenir dans certains cas un réglage supplémentaire avantageux du procédé et éventuellement une certaine diminution des frais dtexploi- tation par suite d'un raccourcissement du temps ou dtune réduction de la consommation dtacide, Si lton utilise un puissant agent oxydant comme agent de reprécipitation, tel que le dichromate de potassium, la vitesse à laquelle le fer se redépose est fortement accrue. Il importe que la vitesse à laquelle le fer se redépose soit telle que la concentration du fer dans la solution ne tombe pas au-dessous diurne certaine valeur jusqu'à ce que la dissolution du nickel et du cobalt ait atteint le degré final désiré, étant donné qu'il semble que la vitesse de dissolution du nickel et du cobalt est nuisiblement affectée si la quantité de fer en solution tombe au-dessous de 1 gramme environ par litre.Toutefois, ltéqui- libre optimal entre la vitesse à laquelle le fer se redépose et la vitesse de dissolution du cobalt et du nickel dépend de la composition du minerai à traiter et varie entre des latérites de composition chimique différente les résultats que le Demandeur a atteint à l'échelle du laboratoire indiquent quten utilisant le procédé dé la présente invention, on peut récupérer plus de 80 % du nickel et du cobalt dans la solution saturée, la solution saturée finale contenant une quantité de fer très légèrement supérieure à des traces*. les exemples suivants sont donnés à titre illustratif, mais non limitatif de l'invention. Dans tous les exemples, on a utilisé le même appareil qui consiste en un broyeur à billes de laboratoire pour broyer finement les minerais, un bain dthuile à température constante réglée par thermostat comportant des vases en verre dtune contenance d'environ 2 litres qui peuvent titre fermés hermétiquement et qui sont équipés de dispositifs agitateurs entraînés par moteur et deux pH-mètres comportant des électrodes spéciales destinées à donner une indication précise de faibles valeurs de pH à des températures élevées. les échantillons ont été prélevés à intervalles prescrits à l'aide de pipettes de 50 et de 25 cm3. On a suivi la progression de la dissolution du cobalt et du nickel en analysant les matières solides pour déterminer la quantité non dissoute du cobalt et du nickel. On a déter- miné la quantité de fer en solution par titrimétrie et la quantité finale de cobalt et de nickel en solution par analyse quantitative classique. Tous les processus de manipulation ont été normalisés dans tous les exemples. EXEMPLE 1 Un échantillon de minerai latéritique contenant du nickel de Penarroya, Nouvelle Calédonie, présente ltanalyse initiale sui- vante 2 Ni Co 0,092 Total de Fe 41,5 MgO 3,75 A1203 4,25 - Si02 7,40 On broie 535 g de ce minerai (estimé à 515 à 520 g à sec) pendant 15 minutes dans le broyeur à billes de laboratoire à une densité de la pulpe de 30 % de matières solides en ajoutant 10 cm3 d'une solution à 1 % d'un agent de mouillage (un éther triméthyl-nonylique de polyéthylène-glycol) et 16 g de silicate de sodium, On transfère la pulpe résultante dans un vase dressai sur le bain d'huile à 900C environ et la conditionne pendant 20 heures au bout desquelles l'addition de 120 cm3 dtune solution à 10 % d'acide sulfurique chimiquement pur réduit le pH de la pulpe à 0,8. On poursuit le conditionnement pendant 20 heures, on prélève un échantillon pour l'analyser et on ajoute à la pulpe 15 g de carbonate de potassium cristallin anhydre.On ajoute toutes les deux heures une quantité supplémentaire de 5 g de carbonate de potassium jusqu'à ce quton ait ajouté 30 g au totale 20 heures après la première addition du carbonate de potassium, on prélève un second échantillon pour l'analyser, on ajoute 15 g de carbonate de potassium et ensuite,toutes les deux heures, on ajoute 5 g supplémentaires de carbonate de potassium jusqutà ce que addition totale atteigne 30 g pour cette phase. 24 heures après le début de la seconde addition du carbonate de potassium, on prélève un échantillon pour l'analyser et ensuite on prélève des échantillons à des intervalles de 24 heures, les résultats métallurgiques sont les suivants t Durée Ni Co solution saturée heures (dans les ma- (dans les ma tières solides) tières solides) Fe g/l Ni g/l pH 20 1,30 0,072 28,8 0,8 40 0,63 0,36 1,54 1,4 64 0,58 0,033 0,10 2,10 * 88 0,59 0,032 0,15 2,10 112 0,46 0,031 0,64 1,80 136 0,43 0,030 0,28 2,28 1,90 * 20 cm3 de H2SO4 chimiquement pur ont été ajoutés après le prélèvement de l'échantillon. Il convient de noter qutaprès 64 heures, la quantité de fer en solution est tombée à 0*10 et qu*après 88 heures la quantité de fer en solution ntest encore que de 0,15, tandis que la dissolution du nickel et du cobalt n'a manifesté aucune amélioration pendant les dernières 24 heures A ce stade, on se rend compte que l'addition de l'acide sulfurique a mis le fer en solution jusqu'à 0,64 g/l, en permettant à la dissolution du nickel et du cobalt de se poursuivre;; EXEMPLE 2 On broie un échantillon de 935 g du même minerai que icelui utilisé dans l'exemple 1 pendant 25 minutes dans un broyeur à billes de laboratoire à une densité de la pulpe d'environ 50 % de matières solides en ltabsence de tous réactifs, en transférant ensuite la pulpe résultante dans un vase dtessai sur le bain dthuile dans lequel on ajoute 200 cm3 d'acide sulfurique chimiquement pur pour abaisser le pH de la pulpe à 0,7. On maintient une tempéra- ture d'environ 900G et on conditionne la pulpe pendant 20 heures au bout desquelles on prélève un échantillon pour l'analyse.On introduit alors dans la pulpe six litres d'air par heure et on poursuit le conditionnement pendant 20 heures au bout desquelles on prélève un échantillon pour l'analyse, puis on interrompt l'i@ troduction de l'air et on ajoute 25 g du sulfate de sodium cris- tallin anhydre à la pulpe, puis 25 g supplémentaires trots heures plus tard. Vingt heures après la première addition de sulfate do sodium, on prélève un échantillon pour l'analyse et on ajoute 25 g de sulfate de sodium et quatre heures plus tard 25 g supplémentaires. On poursuit le conditionnement pendant 24 heures au bout des- quelles on prélève un échantillon pour l'analyse. Après une période finale de conditionnement de 24 heures supplémentaires, on prélève un autre échantillon pour l'analyse. les résultats métallurgiques sont les suivants t Durée Ni Co solution saturée heures (dans les ma- (dans les ma- tières solides) tières solides) Fe g/l Ni g/l pH 20 1,22 0,070 49,2 0,7 40 1,07 0,065 58,3 1,1 60 0,65 0,035 31,9 0,9 84 0,48 0,025 9,70 1,2 108 0,37 0,025 11,3 1,20 0,29 0,020 5t91 5,91 1,20 Ces résultats indiquent que l'introduction de l'air a pour effet d'accélérer la vitesse de dissolution du fer et ils indiquent également que l'action du sulfate de sodium comme agent de reprécipitation est relativement modérée en comparaison de celle du carbonate de potassium, comme indiqué dans l'exemple 1. EXEMPLE 3 On broie un autre échantillon de 835 g du même minerai que celui utilisé dans les exemples 1 et 2 pendant 1 5 minutes dans un broyeur à billes de laboratoire à une densité de la pulpe d2en- viron 25 % de matières solides en l'absence de tous réactifs et on transfère ensuite la pulpe résultante dans un vase sur le bain dthuile à une température environ 900C et on ajoute 120 g de chlorure de sodium, puis on conditionne la pulpe pendant 24 heures et on prélève un échantillon pour l'analyser.Après une autre période de conditionnement de 20 heures, on prélève un deuxième échantillon pour l'analyser et on ajoute 225 cm3 d'acide sulfurique chimiquement pur et on poursuit le conditionnement pendant 20 heures supplémentaires , puis on prélève un échantillon supplémentaire pour ltanalyser On ajoute alors 25 g de carbonate de potassium cristallin anhydre à la pulpe et on poursuit le conditionnement pendant 24 heures au bout desquelles on prélève un échantillon pour l'analyser. Après 24 heures supplémentaires de conditionnement, on prélève le dernier échantillon pour l'analyser. les résultats métallurgiques sont les suivants t Durée Ni Co heu- (dans les ma- (dans les ma- solution saturée res tières solides) tières solides) Fe g/l Ni g/l pH 24 1,27 0,092 0,2 5,85 44 1,25 0,090 0,1 5,90 64 0,72 0,054 29,6 0,6 88 0,33 0,029 2,80 1,05 142 0,26 0,026 1,54 1,2 0,23 0,020 0,72 4t37 1,25 Cet essai montre que ltintroduction iL"ciale du chlorure de sodium n'empêche pas d'obtenir une vitesse acceptable de dissolution du fer lorsque l'acide sulfurique est ajouté ultérieurement et il montre en outre qu'une quantité relativement plus faible de carbonate de potassium provoque dans ces conditions une reprécipitation satisfaisante du fer et une dissolution satisfaisante du nickel et du cobalt, EXEMPLE 4 On broie dans un broyeur à billes de laboratoire un échantillon de 540 g drun minerai latéritique contenant du nickel provenant de International Nickel Company of Canada et présentant l'analyse initiale suivante : 1,42 % de nickel, 0,126 % de cobalt et 42,2 % de fer, à une densité de la pulpe environ 30 % de matières solides en présence de 75 g de chlorure de sodium.On transfère la pulpe résultante dans un vase d'essai sur le bain d'huile à une température d'environ 900C et on conditionne la pulpe pendant 2 heures au bout desquelles on ajoute 150 d1 acide sulfurique chimiquement pur et on conditionne la pulpe pendant 20 heures au bout desquelles on prélève un échantillon pour ltanalyser et on conditionne la pulpe pendant 20 heures supplémentaires au bout desquelles on prélève un autre échantillon pour ltanalysero On ajoute 5 g de carbonate de potassium à la pulpe et on la conditionne pendant 20 heures supplémentaires au bout desquelles on prélève un autre échantillon pour l'analyser et on ajoute Il g de carbonate de potassium à la pulpe.Après 24 heures de conditionnement supplémentaires, on prélève un autre échantillon pour ltanalyser et on ajoute 4 g de carbonate de potassium à la pulpe que lton conditionne pendant 24 heures supplémentaires avant de prélever un dernier échantillon pour l'analyser. les résultats métallurgiques sont les suivants r Durée Ni Co solution saturée heures (dans les ma- (dans les ma ~ tières solides) tières solides) Fe ,/l Ni g/,l pH 20 0,71 0,047 12,4 0,75 40 0,71 0,048 3,50 0,95 60 0,38 0,025 0,84 1,35 84 0,34 0,023 0,37 2,90 1,40 108 0,30 0,021 0,21 3,10 1,40 Ces résultats indiquent que le chlorure de sodium agit efficacement comme agent de reprécipitation et lorsqu'il est suivi par des additions relativement faibles de carbonate de potassium, il en résulte une combinaison très efficace de reprécipitation du fer et de dissolution du nickel et du cobalt. EXEMPLE 5 On broie pendant 25 minutes dans un broyeur à billes de laboratoire 870 g d'un échantillon de minerai latéritique provenant de International Nickel Company of Canada et présentant l'analyse initiale suivante t 1,42 % de nickel, 0,126 5S de cobalt et 42,2 % de fer, à une densité de la pulpe de 45 % de matières solides en présence de 32 g de silicate de sodium. On transfère la pulpe dans un vase sur le bain dthuile à une température d'environ 900C et après 4 heures de conditionnement, on ajoute 120 g de chlorure de sodium et on conditionne encore la pulpe pendant 20 heures. On ajoute 225 cm3 d'acide sulfurique chimiquement pur, on poursuit le conditionnement pendant 20 heures et on prélève un échantillon pour l'analyser. On ajoute 10 g de carbonate de potassium et on poursuit le conditionnement pendant 20 heures supplémentaires. On prélève un échantillon pour l'analyser, on ajoute 8 g de carbonate de potassium et on conditionne la pulpe pendant 24 heures supplémen- taires au bout desquelles on prélève un autre échantillon pour ltanalyser et on ajoute 4 g supplémentaires de carbonate de potas sium. Après un conditionnement final de 24 heures, on prélève un der- nier échantillon pour l'analyser. les résultats métallurgiques sont les suivants t Durée Ni Co Solution saturée heures (dans les ma- (dans les ma tières solides) tières solides) Fe g/l Ni g/l 20 0,66 0,046 10,2 0,75 40 0,38 0,046 0,96 1,15 60 0,33 0 > 025 0,47 1,40 84 0,30 0,025 0,37 5,85 1,60 108 0,27 0,022 0,26 6,05 1,65 Cet essai montre l'efficacité de la combinaison du silicate de sodium et dun sel, suivie par des additions relativement faibles par étapes de carbonate de potassium, EXEMPLE 6 On broie un autre échantillon de 870 g du mSe minerai que celui utilisé dans l'exemple 5 dans un broyeur à billes de laboratoire pendant 25 minutes à une densité de la pulpe de 45 % de matières solides en présence de 32 g de silicate de sodium, On trans- fère ensuite la pulpe dans un vase dtessai sur le bain d'huile à une température d'environ 900C et au bout de 4 heures de conditionne nement, en ajoute 120 g de chlorure de sodium et on conditionne encore la pulpe pendant 20 heures On ajoute 225 cm d'aide sulfurique chimiquement pur et on poursuit le conditionnement pendant 20 heures et prélève un échantillon pour l'analyseur On ajoute 10 g de sulfate de sodium cristallin et on p-oursuit le 2ili- tionnement pendant 20 neures supplémentaires et prélève - c4ian- tillon pour l'analyser. On ajoute une deuxième portion le 'a 10 g de sulfate de sodium et on poursuit le conditionnement pendant 24 heures et prélève un autre échantillon pour l'analy- serve On ajoute 6 g supplémentaires de sulfate de sodium, on poursuit le conditionnement pendant 24 heures et on prélève un dernier échantillon pour l'analyser. les résultats métallurgiques sont les suivants Solution saturée Durée, Ni Co (dans heures (dans les les ma- Fe g/l Ni g/l pH matières tières solides) solides) 20 0,62 0,045 6,58 0,75 40 0,53 0,037 1,81 1,05 60 0,42 0,029 2,10 1,20 84 0,40 0,027 1,20 6,87 1,35 108 0,33 0,023 1,22 7,60 1,25 Cet essai montre l'efficacité du sulfate de sodium conlme agent de reprécipitation permettant @ une bonne dissolution du cobalt et du nickel tout en abaissant la quantité de fer en solution à un niveau acceptable.En suivant le même processus, mais en utilisant dil carbonate d t ammonium dans le premier cas et du carbonate de lithium dans l'autre cas, on voit que ces deux composés constituent des agents de reprécipitation agissant sensiblement de la meme manière que le sulfate de sodium. EXEltPLE 7 On broie 540 g du meme minerai que celai utilisé dans les exemples 5 et 6 pendant 15 minutes dans un broyeur à billes de laboratoire à une densité de 30 % de matières solides, et on transfère ensuite la pulpe dans un vase d'essai sur le bain d'huile à une température d'environ 900C, on ajoute 150 cm3 d'acide sulfurique chimiquement pur et on conditionne la pulpe pendant 20 heures au bout desquelles on prélève un échantillon pour l'analysere On ajoute 12,5 g de nitrate de potassium, on poursuit le conditionnement pendant 20 heures et on prélève un autre échantillon pour l'analyser. On ajoute,42,5 g supplémentaires de nitrate de potassium à la pulpe, on poursuit le conditionnement pendant 20 heures supplémentaires et on prélève un autre échantillon pour l'analyser.On ajoute 12,5 g supplé mentairesdenitrate de potassium, on prélève un échantillon de la pulpe pour l'analyser, et après avoir poursuivi le conditionnement pendant 24 heures supplémentaires, on prélève un dernier échantillon pour l'analyser. Bes résultats métallurgiques sont les suivants : Solution saturée Durée, Ni Co (dans Fe g/l Ni g/l pH heures (dans les les ma matières tières solides) solides) 20 1,03 0,060 42,2 0,85 40 0,87 0,046 28,1 0,85 60 0,69 0,037 19,5 t,10 84 0,58 0,03D 9,50 2,63 1,00 0,41 0,023 3,46 2,90 1soO Cet essai indique que le nitrate de potassium peut agir comme un agent de reprécipitation dans le procédé de la présente invention0 SXEMPIE 8 On broie un échantillon de 835 g du minerai utilisé dans Itexem ple 1 pendant 25 minutes dans le broyeur à billes de laboratoire à une densité de la pulpe d'environ 50 % de matières solides et on transfère la pulpe dans un vase d'essai sur le bain d'nuile à une température d'environ 900C, on ajoute 200 cm3 d'acide sulfurique chimiquement pur, on conditionne la pulpe pendant 20 heures et on prélève un échantillon pour l'analyser0 On ajoute ensuite 25 g de carbonate de potassium puis 25 g supplémentaires 4 heures plus tard. 20 heures après la première addition de carbonate de potassium, on prélève un échantillon pour l'analyser et on conditionne la pulpe pendant 20 pleures supplémentaires, on prélève un échantillon pour l'analyser et on ajoute 25 g de dichromate de potassium puis, 4 heures plus tard, 25 g de carbonate de potassium. On prélève un échantillon supplémentaire pour l'analyser trois heures après l'addition du dichromate de potassium.On poursuit le conditionnement et on prélève un échantillon pour 12 analyser à des intervalles de 24 heures, en ajoutant 25 cm3 diacide sulfurique chimiquement pur après la dernière addition de carbonate de potassium les résultats métallurgiques sont les suivants Durée, Ni Co (dans Solution saturée heures (dans les les ma- Fe girl Ni g/l pH matières tières solides) solides) 20 1,08 0,070 49,6 0,7 40 0,57 0,034 2,82 1,45 60 0,51 0,033 0,92 1,9 63 0,50 0,031 0,20 88 0,47 0,032 0,21 1,9 112 0,38 0,031 0,50 1,7 0,34 0,028 0,36 4,25 1,85 Les résultats ci-dessus indiquent que le dichromate de potassium a pour effet draccélérer la reprécipitation d-u fer, la quantité de fer en solution diminuant de 0,92 à 0,20 g par litre pendant les trois premières heures qui suivent la première addition de dichromate de potassium. EXEMPLE 9 On broie un échantillon de 835 g d'un minerai de nickel provenant de International Nickel Company of Canada et présentant l'analyse initiale suivante 1,42 % de nickel, 0,126 % de cobalt et 42,2 r de fer dans le broyeur à billes de laboratoire pendant 30 minutes à une densité de la pulpe de 50 % en présence de 200 cm3 d2une solution à 10 % de silicate de sodium, de 15 cm3 d'une solution à 1 % d'un agent de mouillage (un éther triméthylnonylique de polyéthylène-glycol) et 20 g de carbonate de sodium On transfère ensuite la pulpe dans un vase d'essai sur le bain d'utile à environ 9O0C et la conditionne pendant 4 heures au bout desquelles on ajoute 165 cm3 diacide sulfurique chimiquement pur avec 10 g de carbonate de sodium. On conditionne la pulpe pendant 16 heures, on prélève un échantillon pour l'analyser et on ajoute 5 g de carbonate de sodium. On poursuit le conditionnement pendant 12 heures, on prélève un échantillon pour l'analyser et on ajoute 50 g de carbonate de sodium0 On poursuit le conditionnement et on prélève des échantillons toutes les 12 heures pour les analyser. Dans cet exemple, on détermine la teneur en fer des matières solides par analyse chimique. Les résultats métallurgiques sont les suivants Solution saturée Durée, Ni Co (dans Fe Feg/l pH heures (dans les les ma- (dans les matières tières matières solides) solides solides 20 0,88 0,046 42,6 11,0 1,3 32 0,72 0,040 39,8 4,33 1,45 44 0,74 0,Q37 39,9 3,56 1,5 56 0,66 0,034 39,2 0,78 2,15 68 0,63 0s035 38,3 0,72 2,0 80 0,64 0,035 37,9 0,94 2,0 0,62 37,2 0,44 2,55 les résultats ci-dessus indiquent l'action du carbonate de sodium comme agent de reprécipitation du fer et montrent le développement du lessivage avec une quantité relativement faible d'acide sulfurique0 Bien que Invention ait été décrite dans les exemples ci-dessus comme stappliquant au traitement de minerais,tatéritiques contenant du nickel, il est bien entendu qu'elle stapplique également à des minerais latéritiques contenant du nickel qui ont été enrichi ainsi qutà d'autres minerais ou produits de fonderie ou de fours de grillage dans lesquels le nickel est associé au fer et est susceptible d'être lessivé par l'acide sulfurique. Naturellement l'invention ntest pas limitée aux formes de réalisation décrites et est susceptible de recevoir diverses variantes entrant dans le cadre et ltesprit de l'invention. REVENDICATION 1. Procédé pour le traitement métallurgique de minerais latéritiques contenant du nickel ou de minerais latéritiques contenant du nickel qui ont été enrichis (ou de produits traités par des minerais de nickel) Procédé caractérisé en ce qu?il consiste à former une suspension de la matière à traiter dans laquelle les particules solides sont à un état de subdivision convenant pour un lessivage, à ajouter de ltacide sulfurique à ladite pulpe pour abaisser le pH au-dessous de 1,5 environ et à conditionner la pulpe à une température comprise entre 7O0C environ et le point d'ébullition de la pulpe à la pression atmosphérique jusqu'à ce qu'unie quantité importante de fer soit en solution ; à ajouter ensuite de temps en temps à cette solution des quantités prédéterminées d'un agent de reprécipitation du fer choisi dans le groupe comprenant des agents capables d'in- troduire l'ion ammonium, potassium, sodium ou lithium dans ladite pulpe en quantités capables de reprécipiter le fer dans ladite solution,tout en dissolvant le nickel et le cobalt du minerai et en poursuivant le conditionnement jusqu'à ce qutune quantité rentable désirée du nickel et du cobalt du minerai soit en solution et que le fer en solution soit ramené à unequantité prédéterminée acceptable. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que agent de reprécipitation d1.l fer est le carbonate de potassium ou de sodium. 30 Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'agent de reprécipitation du fer est une combinaison de chlorure de sodium et de carbonate de potassium ou de sodium. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1, 2 et 3, caractérisé en ce quton prépare la pulpe en broyant finement le minerai en présence d'-une quantité suffisante d'un agent choisi dans le groupe comprenant des agents dispersifs et mouillants pour maintenir la pulpe sous forme d'une suspension ayant une bonne fluidité une grande densité rentable de la pulpe. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1, 2 et 3, caractérisé en ce qu'on prépare la pulpe en broyant finement le minerai en présence d'-une quantité suffisante d'un agent choisi dans le groupe comprenant des agents dispersifs et mouillants pour maintenir ladite pulpe sous forme d'une suspension ayant une bonne fluidité à une grande densité rentable de la pulpe, et le chlorure de sodium. 6o Procédé selon l'une quelconque des revendications 1, 2 et 3, caractérisé en ce que le liquide d t appoint de la pulpe est de l'eau de merls 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1, 2 et 3, caractérisé en ce que le liquide d'appoint de ladite pulpe est de l'eau de mer, et en ce que le broyage est effectué en présence d'un agent choisi dans le groupe comprenant des agents de mouillage et de mise en suspension pour maintenir la pulpe sous forme d 'ne suspension ayant une bonne fluidité à une densité élevée rentable de la pulpe. 8 Procédé selon l'une quelconque des revendications 1, 2 et 3, caractérisé en ce que la reprécipitation du fer est accélérée par l'introduction d'une quantité prédéterminée au moins de dichromate de potassium pendant le conditionnement. 90 Procédé selon l'une quelconque des revendications 1, 2 et 3, caractérisé en ce que les vitesses relatives de reprécipitation du fer et de dissolution du cobalt et du nickel sont ré- glées pendant ledit conditionnement en introduisant dans la pulpe des substances gazeuses choisies dans le groupe comprenant l'anhydride carbonique, l'anhydride sulfureux et l'air. 10 Procédé de lessivage du nickel lorsque le nickel est associé au fer et que l'agent de lessivage est l'acide sulfurique, procédé caractérisé en ce qu'il consiste à ajouter une suhstance choisie dans le groupe comprenant des agents capables d'introduire l'ion ammonium, potassium, sodium ou lithium à la lessive, en quantités susceptibles de provoquer une reprécipitation du fer dans ladite solution.