L'invention concerne un procédé permettant de soumettre des bouteilles à gaz à des essais. Lorsqu'on soumet une bouteille de gaz à des tests ou des essais, bouteille qui est déjà équipée d'un ensemble de robinets, donc, en général, une bouteille qui a déjà été utilisée, on procédait jusqu'ici de la manière suivante 1. On dévisse l'ensemble de robinets ; 2. Des restes éventuels de gaz liquide sont évacués 3 La bouteille est remplie d'eau 4. Un jeu de robinets appropriés est vissé en lieu et place des premiers,sur la bouteille 5. On exerce sur l'eau, dans la bouteille, une pression qui est suffisamment élevée pour constater d'éventuelles fuites ou fissures ; 6. L'ensemble de robinets qui a été monté en vue des essais at récupéré et on évacue l'eau hors de la bouteille 7. Les bouteilles jugées en bon état sont une nouvelle fois pourvues d'un jeu de robinets ce qui les rend propres au stockage de gaz ou de gaz liquéfié. Il est clair que toutes ces opérations sont longues et donc dispendieuses. Le but de l'invention est de réaliser un procédé qui entrain une considérable économie de temps, permet de travailler en toute sécurité et réduit au minima l'appareillage nécessaire. A cet effet, on remplit d'eau la bouteille à gaz, encore pourvue de son ensemble de robinets, en faisant usage de la tuyauterie de sortie de cet ensemble de robinets, on exerce une pression sur cette eau, le gaz séjournant dans la bouteille pendant l'essai de pression étant comprimé jusqu'à un niveau correspondant aux normes admissibles et on laisse ensuite s'écouler l'eau hors de la bouteille. D'autres détails et avantages de l'invention ressortiront de la description qui sera donnée ci-après d'un procédé permettant de soumettre une bouteille à gaz à un essai, selon l'invention. Cette description n'est donnée qu'à titre d'exemple et ne limite pas l'invention. L'invention a, comme il a été dit dans l'introduction, pour but de prescrire un procédé simplifié excluant un certain nombre d'opérations, mais qui demeure, de toute façon, conforme aux normes légales de sécurité prescrites en la matière. Il est en effet impensable de soumettre à un essai, à l'aide d'air comprimé, une bouteille d'acier, parce que cette façon de travaillerpeut être extremement dangereuse. Dans une telle bouteille en acier, on peut atteindre des pressions très élevées. Une défectuosité de la bouteille soumioeacessais peut, dans ces circonstances, avoir des conséquences extrêmement graves. Les prescriptions légales interdisent donc de soumettre à des essais des bouteilles à gaz en acier, notamment des bouteilles déjà utilisées, en faisant usage d'air comprimé. Cette opération de contr8le, qui a pour but de localiser des défectuosités ou des fissures, s'effectue, à l'heure actuelle, uniquement à l'aide d'eau sur laquelle est exercée la pression souhaitée. Jusqu'à ce jour, on a toujours procédé de la manière décrite dans l'introduction. Dans ce cas, la bouteille demeure dans sa position normale, le fond étant dirigé vers le bas et le col vers le haut. Les robinets doivent toujours être dévissés, lors d'une opération de l'espèce, et titre remplacés par d'autres au cours des essais.On revisse ensuite l'ensemble de robinets, après les essais. I1 est clair que toutes ces opérations visant le contrôle d'une bouteille nécéssitént un temps considérable. Conformément à l'invention, une bouteille à gaz, qui a, été disposée à l'envers,ou non , et qui contient encore une faible quantité de gaz, toujours pourvue de son ensemble de robinets,est remplie d'eau et mise ensuite sous pression. Cette eau, sur laquelle est exercée une pression nécessaire, peut comprimer, dans la bouteille, le gaz qui s'y trouve encore sans que ceci présente un sérieux danger, à condition que la quantité de gaz demeure proportionnellement faible. L'énergie accumulée dans ces circonstances est relativement faible et ne peut naturellement pas étire comparée à l'énergie qui serait libérée si une bouteille de l'espèce avait été soumise à un essai par l'air comprimé. En dehors de l'économie de temps qui résulte du fait que l'ensemble de robinets ne doit pas être dévissé et revissé au cours des essais, on se réfèrera aux résultats cotés dans le tableau ci-dessous. Il résulte de ces chiffres que, si l'on fait usage d'une faible surpression, les bouteilles se videront rapidement, malgré la présence des robinets. On a procédé à trois essais par modèle de 2 bouteille. Le contenu du matelas d'air (103,33 kgr/dm2) est indiqué ci-après a) bouteille vide sous pression atmosphérique bouteille de 26 1. : 103,33 x 26 = 1,03 I. 2603, 33 bouteille de 44 1. : 103,33 x 44 = 1,75 1. 2603,33 bouteille de 78 1. : 103,33 x 78 = 3,10 1. 2603,33 Les temps nécessaires à la vidange de ces trois bouteilles sont les suivants bouteille de 26 1. : 18' bouteille de 44 1. : 24' bouteille de 78 1. : 31' b) On a augmenté d 'une atmosphère la pression dans la bouteille bouteille de 26 1. : 203,33 x 26 = 2,03 1. 2603,33 ' bouteille de 44 1. : 203,33 x 44 = 3 1. 2603,33 bouteille de 78 1. : 203,33 x 78 = 6,09 1. 2603,33 Les temps nécessaires à la vidange de ces trois bouteilles ont été les suivants bouteille de 26 1. : 1'28" bouteille de 44 1 : l'42" bouteille de 78 1. : 2'02" Une bouteille dans laquelle le gaz avait une pression inférieure à celle de la pression atmosphérique ne se vida pas complètement. Cette situation peut entre obtenue de manière artificielle en laissant échapper une partie du gaz Pour accélérer l'évacuation de l'eau, la pression au-dessus du niveau d'eau, dans une bouteille renversée, peut titre augmentée. L'eau s'écoule alors en très peu de temps. Apres avoir enlevé les robinets on ne retrouva pas trace d'eau dans une bouteille de 26 1. Dans la bouteille de 44 1. on ne retrouva que quelques gouttes tandis que dans la bouteille de 78 1. la présence d'eau ne fut pas constatée. En principe, l'évacuation de l'eau hors d'une bouteille peut également être accélérée en faisant usage d'une sous-pression (ou du vide,) dans un réservoir qui, en dehors de la bouteille, se trouve en communication avec l'eau contenue dans celle-ci. Le procédé suivant l'invention permet donc de soumettre à des essais des bouteilles de gaz, tout en respectant les normes légales et cela en économisant un temps considérable. I1 est clair également, que les diverses opérations peuvent etre effectuées sans devoir déplacer les bouteilles. Un avantage très intéressant du procédé selon l'invention réside dans la possibilité de vérifier l'étanchéité au gaz de la liaison entre le col de la bouteille et les robinets, étant donné que les essais ont lieu sans qu'on doive enlever l'ensemble des robinets. L'invention n'est évidemment pas limitée à la forme décrite ci-dessus et bien des modifications pourraient y entre apportées sans sortir du cadre de la présente demande de brevet. REVENDICATIONS 1. Procédé permettant de soumettre à un essai une bouteille à gaz qui est déjà équipée d'un ensemble de robinets, caractérisé en ce qu'on remplit la bouteille à gaz, en faisant usage de la tuyauterie de sortie de cet ensemble de robinets, on exerce une pression sur cette eau, le gaz séjournant dans la bouteille pendant l'essai de pression étant comprimé jusqu'à un niveau correspondant aux normes admissibles et on laisse ensuite s'écouler l'eau hors de la bouteille. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce mulon soumet à un essai la bouteille disposée en position inversée. 3. Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce qu'après l'essai de la bouteille, on introduit de l'air sous pression dans celle-ci afin d'accélérer l'évacuation de l'eau. 4. Procédé selon l'une quelconque des reven dicationsl ou 2, caractérisé en ce qu'après l'essai de la bouteille, on soumet l'eau qui séjourne dans celle-ci à une sous-pression afin d'accélérer l'évacuation de l'eau.