La présente invention concerne d'une tanière géra relue les fibres optiques et vise plus particulièrement celles de ces fibres optiques qui présentent un gradient d'indice allant en décroIssant radialement de leur centre vers leur périphérie. Ainsi qu'on le sait, il a été proposé de fabriquer à l'aide de fibres optiques des transmetteurs pour réseau de télécommuni- cation, de telles fibres optiques étant d'une manière générale susceptibles de guider dans de bonnes conditions de l'énergie lumineuse, et celles-ci étant susceptibles d'être modulées et ainsi de servir de support d'informations. Grâce aux capacités potentielles inhérentes à la longueur d' onde micrométrique des ondes porteuses lumineuses susceptibles d' être véhiculées par ces fibres optiques, celles-ci sont avanta geuserent en mesure d'assurer la transeission d'informations avec un grand débit. Parmi les nombreux types de fibres optIques déjà proposées dans ce but, la préférence est actuellement donnée aux fibres optiques dites mono-modes c'est-a-dire à celles dont la structure est telle qu'elles ne sont susceptibles de ne laisser se propager longitudinalement de l'énergie lumineuse que suivant un mode unique. En effet, les possibilités de transmission d'énergie sont alors maximales-. Pais en pratique, les fibres optiques mono-modes proposées a ce jour doivent avoir axialement un coeur actif de diamètre si réduit que leur production et leur emploi, tant en ce qui concerne l'injection d'énergie lumineuse dans ce coeur que le raccordement d'un tel coeur de fibre à fibre soulève des problèmes difficiles à résoudre. Pour pallier ces inconvénients, il a été proposé de réaliser des fibres optiques à gradient d'indice, c'est-à-dire des fibres optiques présentant un gradient d'indice décroissant radiale ent du centre vers la périphérie. En effet, les rayons lumineux parcourant de telles fibres y suivent des trajectoires sinusoidales ou spiralées, et leur vitesse axiale est très proche de celle du rayon idéal suivant l'axe de celles-ci. Autrement dit, les fibres optiques à gradient d'indice possèdent des propriétés focalisatrices leur permettant d'approcher des performances des fibres mono-m-odes tout en ne présentant pas les difficultés de production et d'emploi de celles-ci. Divers procédés ont déjà été proposés pour l'obtention de fibres optiques à gradient d'indice. suivant un premier de ceux-ci, décrit notamment dans le brevet des Etats-Unis d'Emérique n 3 822 121, on forme une ébauche pleine de diamètre relativement supérieur à celui de la fibre à obtenir, cette ébauche étant constituée de silice douée en oxyde choisi pour en augnenter l'indice vis-à-vis de la silice pure, et après étirage on fait passer la fibre obtenue dans un bain de sels fondus rompre à assurer par échange d'ions et par diffusion une épuration de surface en oxyde de dopage d'une telle fibre. Alors que le coeur de la fibre reste de la silce dopée, d' indice relativement élevé, la nature de la silice de cette fibre se rapproche progressivement de celle de la silice pure a compter de ce coeur, et son indice va donc radialement en décroissant de l'intérieur vers l'extérieur. Mais, avec un tel procédé, la répartition radiale en oxyde de dopage dont dépend l'indice résulte uniquement des mobilités respectives des ions échangés lors du passage de cette fibre dans un bain de sels fondus, de la température de ce bain, et de la durée de ce passage. En pratique, cette répartition radiale en oxyde de dopage suit donc globalement une loi déterminée qui, s'il s'agissait d' une lame à faces parallèles, serait globalement une fonction de Gauss, mais qui, s'agissant d'une fibre à paroi cylindrique, est globalement une fonction de Bessel, et il n'est pas possible de modifier cette répartition en vue de la rapprocher de celle per mettant d'obtenir les propriétés focalisatrices optimales, qui est une répartition suivant globalement une fonction quadratique. L'obtention d'une répartition suivant globalement une fonction quadratique est cependant d'autant plus souhaitable que pour réduire la proportion d'énergie susceptible de se propager à proximité de la surface extérieure de la fibre, cette surface présentant inévitablement des irrégularités susceptibles par diffusion d'être à l'origine de pertes d'énergie préjudiciables au bon rendevent de l'ensemble, une variation rapide d'indice au voisinage de la surface extérieure de la fibre est préférable. Suivant un deuxième procédé déà proposé pour l'obtention de fibres optiques à gradient d'indice, tel que décrit notamment dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n 3 826 560, on assure le dépôt par voie chimique, en phase vapeur, de couches successives de silice dopée sur un barreau initial en silice pure, tout en réduisant en continu le taux de dopage de la silice ainsi déposée par couche, on élir.ine ensuite le barreau axial de silice pure initial et on étire en fibre l'ébauche tubulaire ainsi obtenue. irais en pratique l'installation nécessaire à la mise en oeuvre de ce procédé est complexe, et il est difficile et coûteux d' assurer avec une grande fiabilité un dépôt homogène de silice dopée sur de grandes longueurs. Suivant un troisième procédé déjà proposé pour l'obtention de fibres optiques à gradient d'indice, décrit notamment dans le brevet français enregistré sous le nO 74 28 541 et publié sous le nO 2 241 507, on part d'une ébauche tubulaire en silice pure, on applique au volume interne de cette ébauche une passe de travail conportant une phase de dépôt au cours de laquelle une couche d' oxyde de ddpage est déposée sur la surface interne de ladite ébauche, par circulation dans celle-ci d'un courant gazeux porteur de l'oxyde de dopage choisi, et on étire ensuite en fibre l'ébauche tubulaire ainsi dopée sur sa surface interne. irais dans ce cas, les paramètres dont on dispose pour contrôler la répartition radiale en oxyde de dopage de la fibre obtenue sont réduits et ne permettent pas, comme précédemment, d'obtenir au mieux la répartition quadratique préférée recherchée. La présente invention a d'une manière générale pour objet un procédé et un appareillage propre à l'obtention d'une ébauche tubulaire en silice présentant un gradient d'indice décroissant radialement de sa surface interne vers sa surface externe suivant une loi susceptible d'approcher au mieux la loi quadratique souhaitée, cette ébauche tubulaire pouvant ensuite être étirée en fibre optique suivant un quelconque procédé connu. Suivant l'invention, pour l'obtention de l'ébauche tubulaire recherchée, on part de manière connue d'un tube de silice pure, on applique au volume interne de ce tube au moins une passe de travail comportant une phase de dépôt au cours de laquelle une couche d'oxyde de dopage est déposée sur la surface interne dudit tube, mais on conduit cette phase de dépit en chauffant à l'intérieur du tube traité une source de métal correspondant à celui de l'oxyde choisi et en établissant conåointerent dans le tube une atmosphère oxydante, de préférence contrôlée en pression. Du fait de l'atmosphère oxydante la source de métal se trouve oxydée en surface, et, la tension de vapeur de l'oxyde forsé étant, aux teLpératures concernées, beaucoup plus élevee que celle du métal, cet orde de surface se vaporise et se dépose sur la surface interne du tube. Suivant une forre préférée de mise en oeuvre, on utilise coT-me source de - tal un conducteur électrique disposé axialement dans le tube, sur toute la longueur de celui-ci, et on chauffe ce conducteur par effet de Joule ce qui permet d'en contrôler aise- ment le tepér--ture. suivant l'invention, on associe à la phase de dépôt d'une passe de travail au moins une phase de dIffusion en chauffant le tube de l'intérieur. De préférence, le chauffage de l'intérieur de ce tube est assuré à l'aide du conducteur électrique constituant par ailleurs la source de métal mise en oeuvre lors de la phase de dép8t, en sorte que d'une part, la phase de diffusion peut indifféremment être assurée conjointement avec la phase de dépôt ou après celleci, suivant la température du conducteur électrique concerné et/ou la pression de l'atmosphère interne du tube, et que d'autre part, un même appareillage, très simple, permet d'assurer indifféremment un tel dépôt ou une telle diffusion. De préférence, pendant une partie au moins de la passe de travail, on établit un gradient de température entre les surfaces externe et interne du tube, en entourant celui-ci d'un échangeur de chaleur susceptible de permettre la circulation d'un fluide chauffant ou d'un fluide réfrigérant. Cette dispositidn permet de contrôler au mieux la diffusion en oxyde de dopage, de la surface interne du tube vers la surface externe de celui-ci, et donc d'agir sur la répartition radiale de cet oxyde de dopage au sein du tube. Par exemple, le gradient de température ainsi appliqué au tube peut etre positif de la surface interne de ce tube à la surface externe de celui-ci. Ainsi, il est possible suivant l'invention d'agir sur divers paramètres d'expérimentation, et notamment température de la source de métal, pression interne, durée du traitement, et gradient thermique au sein de la paroi du tube, et, par là, d'obtenir, par référence à des valeurs d'étalonnage obtenues précédemment par expérimentation, la répartition en oxyde de dopage la vieux appropriée et en pratique la plus proche possible de la fonction qua dratique recherchée. De surcroît, il est possible suivant l'invention, d'appliquer à une même ébauche tubulaire plusieurs passes de travail successives, répondant chacune à des conditions d'expérimentation déterminées, et d'approcher ainsi, par touches successives appropries, de la répartition en oxyde de dopage au sen de cette ébauche la plus proche de celle recherchée. Enfin, la maîtrise des divers paramètres dont on dispose suivant l'invention ne nécessite en pratique que le contrôle de facteurs simples, notamment pression, température, et courant électrique, et se prête doc avec une grande souplesse et une grande simplicité à une production industrielle. les caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre, à titre d'exemple, en référence aux dessins schématiques annexés sur lesquels - la figure 1 est un bloc diagramme d'un appareillage suivant l'invention - la figure 2 reprend a elle supérieure un détail de la figure 1 - la figure 3A est un diagramme illustrant le gradient d'indice obtenu en application de l'art antérieur - la figure 3B est un diagramme analogue à celui de la figure 3A et concerne le gradient d'Indice obtenu en application de 1' invention ; - la figure 4 est un bloc diagramme concernant une variante de réalisation de l'appareillage suivant l'invention. D'une manière générale, l'appareillage suivant l'invention comporte des moyens de confienement propres à maintenir au sein d' un tube de silice pure 10 une atmosphère contrôlée. Suivant la forure de réalisation illustrée par les fIgures 1 et 2, ces moyens de confinement sont constitués par deux calottes de fermeture 12A, 12B susceptibles d'être chacune respectivement rapportées de manière étanche aux extrémités axiales du tube 10. De telles calottes de fermeture 12A, 12B peuvent par exemple être en verre, et, tel que représenté, être rapportées par soudage sur le tube 10, suivant une technique usuelle en la matière, les verres de soudage utilisés étant choisis pour avoir des coefficients de dilatation compatibles avec ceux du tube 10 et des calottes de fermeture 12A, 12B. Chacune des calottes de fermeture 12A, 12B présente dans sa zone @it@le une borne électrique l@n, 13B qui le traverse de manière étanche. De telles bornes électriques 13A, 13B susceptibles de traverser à étanchéité un verre sont bien connues par elles-mêmes, et elles ne seront donc pas décrites eu détail ici. Pour plus de simplicité, ces bornes électriques 13A, 13B ont été schématisées sur les figures 1 et 2 comme si elles étaient constituées de simples barres étalliques. Quoi qu'il en soit, ces bornes électriques 13A, 13B s'étendent en regard l'une de l'autre, dans l'axe du tube 10. Elles permettent donc l'établissement à l'intérieur de ce tube, dans l'axe de celui-ci, et sur toute sa longueur, d'un conducteur électrique 14. Dans ce cas, les bornes électriques 13A, 13B constituent directe ent par elles-mêmes des moyens de soutien propres au maintien du conducteur 14 dans l'axe du tube 10. Un tel conducteur 14 peut, tel que représenté sur les figures 1 et 2, être constitué d'un simple filament. Dans ce cas, les moyens de soutien associés à l'une des extrémités du conducteur électrique 14 comportent directement l'une des bornes 13A, 13B, la borne 13E dans l'exemple représenté, le conducteur 14 étant directement attelé à cette bore, pOr exemple par soudage, et conjointement les moyens de soutien associés à 1' autre extrémité du conducteur 14 comportent un ressort 15 attelé lui-même à l'une de ses extrémités à l'autre borne 13A, 13B, la borne 153 dans l'exemple représenté, et à l'autre de ses extrémités au conducteur 14. Le ressort 15 est choisi pour appliquer une tension convena- ble au conducteur 14, mais de préférence, il est shunté pr une tresse 16 propre à assurer sans perte d'échauffeent le raccorde- ment électrique du conducteur 14 à la borne 13B correspondante. Les bornes électriques 13A, 133 permettent elles-mêmes le raccordenent du conducteur 14 à une source de tension, et, dans l'exemple représenté à la figure 1, celle-ci est constituée par le secondaire 17 d'un transformateur réglable 18 dont le primaire 19 est branché aux bornes du secteur. Un voltamètre 20 et un ampèremètre 21 permettent de contrôler en tension et en intensité le courant délivré au conducteur 14 par la source de courant ainsi constituée et donc la températu- re de CL conducteur ainsi échauffé par effet de Joule. Le métal constitutif du conducteur 14 est choisi de nature a donner naissance a un oxyde susceptible de constituer un additif de dopage pour la silice agIssant comme agent alévateur de l'indice de réfraction de celle-ci. I1 s'agit de préférence, et de anire connue, de tantale, mais le niobium ou le tungstène par exemple peuvent également être utilisés. Quoi qu'il en soit ce métal doit, par des procédés métallur- giques connus par eux-mêmes, être très soigneusement purifié de toute impure té et notamment de tout élément de transition tel que le fer, le nickel, le chrome, le manganèse et le vanadium, ces éléments ne devant pas y être présents à des concentrations supé rieuses à quelques parties par billion. l'une des calottes de fermeture 12A, 12B, la calotte 12B dans l'exemple représenté, présente un ajutage 22 propre à son raccordement à une pompe à vide 23, de préférence par l'intermédiaire d'un piège cryogénique 24, tel que représenté. Un manomètre 25, piqué sur la canalisation 26 reliant la pompe à vide 23 à la calotte de fermeture 13B, et établi de préférence à proximité immédiate de celle-ci, permet de contrôler la pression de l'atmosphère confinée à l'intérieur du tube 10 par les calottes de ferneture 12k, 12B rapportées sur celui-ci. enfin, l'appareillage suivant l'invention comporte de préférence, et tel que représenté, un échangeur de chaleur 30 disposé coaxlalement autour du tube 10, et susceptible de permettre, au gré de l'opérateur, la circulation d'un fluide de chauffage ou d' un fluide de réfrigération. Un thermomètre 31 permet de contrôler la température de ce fluide, et donc la température appliquée à la surface extérieure du tube 10. Bien entendu, l'échangeur de chaleur 30 doit être réalisé en un matériau non susceptible de contaminer la silice constitutive du tube 10 aux température de service choisies. En pratique, il est en métal réfractaire, tel que tantale, molybdène ou tungstène. le tube en silice pure 10 de l'appareillage décrit ci-dessus constitue le produit de départ propre à l'obtention d'une ébauche tubulaire à gradient d'indice de réfraction décroissant radialement de l'intérieur vers l'extérieur susceptible d'etre étirée ensuite en une fibre optique à gradient d'indice. L'obtention d'un tel tube en silice pure est bien connue par elle-même, et ne sera tronc ras décrit ici. Suivant l'invention, et à l'aide de l'appareillage décrit cidessus, on applique à ce tube une o plusieurs passes de travail, dont une au moins colporte une phase de dépôt au cours de laquelle on assure le dépôt sur la surface interne de ce tube d'un oxyde de dopage propre à augmenter l'indice de réfraction de la silice à laquelle il est appliqué, cet oxyde de dopage étant, dans le cas préféré de Irise en oeuvre mentionné ci-dessus, de l'oxyde de tantale. Ainsi qu'il apparaîtra ci-après le conducteur 14 constitue en effet à cet égard une source de tantale. Mais, préalablement à l'application de la phase de travail envisagée, la source de métal que constitue donc le conducteur 14 est de préférence soigneusevent nettoyée chimiquement, puis dégazée sous vide, en pratique jusqu'à l'obtentIon d'une pression de l'ordre par exemple de 10-4Pa, en même temps que l'enceinte 35 que constituent conjointement le tube 10 et les calottes de ferme- ture 12A, 12B rapportées aux extrémités de celui-ci. Ce dégazage a pour but d'éliminer, à l'intérieur de cette enceinte, toutes traces organiques susceptibles de contaminer ultérieurement de manière interpestive la silice constitutive du tube 10. Le dégazage est conduit à l'aide de la pompe à vide 23, sous contrôle du manomètre 25, et le piège cryogénique 24 interdit toute rétro-diffusion intempestive d'huile à l'intérieur du tube 10 susceptible de donner ultérieurement lieu, par cracking, au dépit de carbone sur la surface interne de celui-ci. Pour l'obtention, au cours de la passe de travail, concernée, d'un dépit d'oxyde de tantale sur la surface interne du tube 10, il suffit d'établir dans l'enceinte 35 une atmosphère oxydante, et de chauffer par effet Joule la source de tantale que constitue le conducteur 14. L'atmosphère oxydante établie dans l'enceinte 35 peut être constituée par de l'air ; mais l'introduction de cet air dans 1' enceinte 35 se fait de préférence par l'intermédiaire du piège cryogénique 24, tel que schématisé à la figure 1, pour qu'il n'y ait pas de vapeur d'eau dans l'enceinte 35, cette vapeur d'eau étant susceptible d'une part de conduire à la naissance d'oxyde de tantale présentant un état d'oxydation inférieur à celui de 1' oxyde Te2O5 plus particulièrement recherché, et d'autre part de donner naissance à des ions OH connus our contaminer de manière intempestive la silice. En pratique la pression dans l'enceinte 35 ou cours de la phase de dépôt d'oxyde de tentale décrite ci-après demeure réduit sous le contrôle du manomètre 25 ; cette pression est par exemple de l'ordre de 13,3 pascals. Conjointement, et sous le contrôle du voltmètre 20 et de l' ampèremètre 21, le conducteur 14 constituent la source de tantale à l'intérieur du tube 10 est chauffé par effet Joule à une température élevée, de l'ordre par exemple de 1800 à 2500 C. A cette température, l'oxygène présent dans l'air confiné dans l'enceinte 35 oxyde le tantale constitutif du conducteur 14, et l'oxyde de tantale formé s'évapore sans qu'il en soit de même pour le tantale lui-même. En effet à 2500 C la tension de vapeur du tantale n'atteint qu'environ 1,33.10-5Pa, alors que la distillation de l'oxyde de tantale commence à une température tr-'s Inférieure, de l'ordre de 1 500 5. La surface interne du tube 10 étant plus froide que le conducteur 14, l'oxyde de tantale évaporé de celui-ci s'y dépose. A une telle phase de dépôt d 'oxyde de tantale on associe au moins une phase de diffusion tendant à faire pénétrer cet oxyde de tantale dans la paroi même du tube 10 et cette phase de diffusion est conduite de préférence en chauffant de 11 intérieur ce tube, à l'aide même du conducteur 14 ayant préalablement servi de source de tantale. Pour éviter si désiré qu'à cette phase de diffusion se superpose une nouvelle phase de doit, il suffit d'abaisser nouveau, à l'aide de la pompe 23, la pression régnant dans l'enceinte 35, à une valeur telle que il n'y ait plus d'oxydation significative du conducteur 14. ais il va de soi qu'en fonction des paramètres que cons'-- tuent la température du conducteur 14, sous contrôle du voltmètre 20 et de l'ampèremètre 21, et la pression dans l'enceinte 35,sous le contrôle du manomètre 25, il peut ou non y avoir simultanément une phase de diffusion et un phase de dépôt, une augmentation de la pression notamment privilégiant le phase de dépôt, cependant qu'une diminution de pression, à température constante, privilégie la phase de diffus on La phase ie diffusion peut être onduite de manière isother e, les surfaces externe et interne du tube 10 étant alors main tenues à des températures égales. Le calcul restre que, dans un tel cas, le courbe réprésentative de la répartition radiale de l'oxyde de dopage ayant pénétré par diffusion au sein même de la paroi du tube a globulement l' allure de celle représentée à la figure 3A, figure sur laquelle on a porté en abscisses la distance d à compter de la surface SI interne du tube, et en ordonnées la concentration C en oxyde de dopage, ou l'indice de réfraction n correspondant, il s'agit en pratique d'une courbe suivant globlement une fonction du type fonction de Bessel, et il en résulte une variation relativement rapide de l'indice de réfraction n au voisinage de la surface interne SI du tube 10 et une variation relativement lente de cet indice ou voisinage de la surface externe SE de ce tube. Or, comme mentionné ci-dessus, il est au contraire souhaitable que la courbe représentative de la répartition radiale de l' oxyde de dopage, et donc de l'indice de r--fraction qu lui corres- pond, ait globalement l'allure d'une fonction quadratique, tel que représenté à la figure 3B, l'indice de réfraction ayant alors une évolution relativen-ent lente au voisinage de la surface interne SI du tube 10 et une évolution relativement rapide au voisinage de la surface externe SE de ce tube. Il convient donc de redresser en conséquence la répartition radiale en oxyde de dopage obtenue naturellement lors d'une diffusion isotherme, et la présente invention propose divers moyens permettant avec une grande souplesse et une grande efficacité d' agir dans ce sens, compte tenu notamment des divers facteurs sur lesquels il est possible, suivant l'invention d'intervenir. Par exemple, il est possible, grâce à l'échangeur de chaleur 30, d'établir, pendant une partie au moins de la pas:-e de travail appliquée au tube 10, un gradient de température entre les surfaces externe et interne de ce tube. Par exemple, ce gradient de température peut être positif, de la surface interne SI du tube 10 à la surface externe SR de celui-ci, sous le contrôle, s'agissant d; la surface interne, du voltmètre 20 et de l'ampèremètre 21 permettant d'ajuster en conséquence la température du conducteur 14, et, s'agissant de la surface externe du tube 10, du thermomètre 31 permettant d'apprécier la température du fluide circulant dans l'échangeur de chaleur 30. l'application d' -un tel rn'--dient de terpérature au tube 1C peut, au gr de l'opérateur, se faire lors de la pBase de diffu sinon, ou après celle-ci. Il peut en outre lui être sssocié conjointement une nouvelle phase de dépôt, et/ou une nouvelle phase de diffusion, par un choix approprié des divers facteurs réglementant ces phases, comme exposé ci-dessus. Un deuxième moyen proposé par l'invention pour obtenir une courbe de répartition radiale en oxyde de dopage aussi proche que souhaité de la courbe quadratique recherchée consiste suivant 1' invention à appliquer successivement au tube 10 plusieurs passes de travail, chacune de celles-ci rpondant à des conditions d'expérimentation déterminées, notamment en température du conducteur 14, pression dans l'enceinte 35, durée et gradient thermique au sein de la paroi du tube 10. Par exemple il est possible de procéder à diverses phases de dépit successives, alternes avec des phases de diffusion, celles étant effectuées de manière isotherme ou avec un gradient thermi que négatif ou positif. Par touches successives, qui se superposent éventuellement, on peut ainsi approcher de la courbe de répartition idéale recherchée. La conduite des diverses expérimentations nécessaires se fait en référence à des résultats préalablement obtenus et contrôlés ayant permis d'établir à cet égard une échelle d'étalonnage. Lorsque le tube 10 a ainsi donné naissance à une ébauche tubulaire présentant radialement un gradient d'indice qu décroît du centre vers sa périphérie suivant la loi recherchée, ce tube 10 est tronçonné à ses extrémités, à distance convenable des calottes de fermetures 12A, 12B. Ce tube est alors soumis à un traitement de décapage chimique, à l'acide fluorhydrique par exemple, pour en retirer toute trace de contaminations de surface intempestives. Ce tube est ensuite étiré en fibre de manière connue en soi, par exemple suivant le processus décrit dans le brevet français n 74 28541 mentionné ci-dessus. On peut également, avant étirage par chauffage et traction, faire fondre graduellement le tube à l'une de ses extrémités de manière à sceller celle-ci, tout en y faisant le vide à l'autre extrémité de manière à faire disparaître la cavité interne de ce tube sans y laisser de quelconques bulles d'air susceptibles d' être à l'origine de pertes d'énergie lumineuse par diffusion. suivant la variante d'appareillage représentée à la figure 4 les moyens de confinement que comporte cet appareillage sont constitués glabalement par un socle 40 apte à servir de moyen de soutien au tube 10 à traiter et une cloche 41 apte à être rapportée de manière étanche sur ce socle 40. Comme précédemment ce conducteur 14 servant de source de mé- tal et susceptible d'être chauffé par effet Joule est placé dans l'axe du tube 10, suivant toute la hauteur de celui-ci, et un échangeur de chaleur 30 entoure la cloche 41 au droit du tube 10. Pour obtenir une radiance énergétique relativement élevée avec des courants relativement faibles le conducteur 14 peut dans l'un ou l'autre cas, être constitué d'un tube. Bien-entendu, la présente invention ne se- limite pas aux fornes de mise en oeuvre décrites et représentées riais englobe toute vairante d'exécution. REVENDICATIONS 1.Procédé pour l'obtention d'une ébauche tubulaire en silice présentant un grdent d'indice décroissant radialement de sa surface interne à sa surface externe, du genre suivant lequel, par- ta-t d'un tube de silice pure, on applique a::- volume interne de ce tube au moins une passe de travail comportant une phase de dépôt an ours de laquelle urne couche d'oxyde de dopage est dépo- sée sur la surface interne dudit tube, un tel procédé caractérisé e ce que on conduit la phase de dépôt de l'oxyde de dopage choisi en chauffant à l'intérieur du tube traité une source de métal correspondant à celui dudit oxyde, et en établissant conjointement dans ledit tube une atmosphère oxydante, de préférence contrôlée en pression. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que on utilise comme source de métal un conducteur électrique et en ce que on chauffe celui-ci par effet Joule, de préférence de ra- nière contrôlée. 3. Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce que or dispose le conducteur constituant la source de métal dans 1' axe du tube, de préférence sur toute la longueur de celul-ci. 4. Procédé suivant l1une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que on associe à la phase de dépôt d'une passe de travaIl au moins une phase de diffusion. 7. Procédé suivant la revendication 4, caractérisé en ce que on conduit la phase de diffusion en chauffant le tube de l'intérieur. 6. Procédé suivant les revendications 2 et 5 prises conjoin te@ent, caractérisé ce ce que ol chauffe le tube de l'intérieur à l'aide du conducteur électrique constituant par ailleurs la source de @é tal crise en oeuvre lors de la phase de dépôt. 7. Procédé suivant la revendication 6, caractérisé en ce que lors du chauffage de l'intérieur du tube on fait un vide au moins partiel dans celui-ci. 8. Procédé suivant l'une que conque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que pendant une partie au moins de la passe de travail on établit un gradient de température entre les surfaces externe et interne du tube. 9. Procédé suivant la revendication 8, caractérise en ce que le gradient de température est positif de la surface interne du tube à la surface externe de celui-ci. 10. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à e, caractérisé el ce que pour la phase de dépôt de la passe de traveil l'atmosphère oxydante établie dans le tube est de l'air. 11. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce qUt on applique successivement au tbe plusieurs passes de travail, chacune desdites passes de travail r- ondant à des conditions d'expérimentation déterminées, notamment en température de la source de métal, pression, durée, et gradient thermique au sein du tube de la surface interne de celui-ci à la surface externe. 12. Appareillage pour l'obtention d'une ébauche tubulaire en silice présentant un gradient d'indice décroissant radialement de sa surface Interne vers sa surface externe, du genre conportant des moyens de confinement propres à maintenir au sein d'un tube en silice une atmosphère contrôlée, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens de soutien propres à maintenir dans l'axe dudit tube un conducteur électrique susceptible d'être chauffé par effet Joule. 13. Appareillage suivant la revendication 12, caractérisé en ce que les moyens de confinement qu'il comportent sont constitués par deux calottes de fermeture susceptibles d'être chacune espec- tivement rapportées de manière étanche aux extrérités du tube, chacune desdites calottes de fermeture présentant une borne élec- tri que la traversant de manière étanche pour raccordement d c-n- ducteur électrique associé à une source de tension. 14. Appareillage suivant la revendication 13, caractérisé en ce que les moyens de soutien associés au conducteur électrique -orortent directement la borne électrique d'une des calottes ce fermeture. 15. Appareil suivant l'une quelconque des revendications 13, 14, caractérisé en ce que les doyens de soutien associés au con- ducteur électrique comportent un ressort attelé à l'une de ses extrémités à la borne électrique d'une des calottes et à l'autre de ses extrémités audit conducteur électrique. 16. appareil suivant l'une quelconque des revendications 13 à 15, caractérisé en ce que l'une des calottes de fermeture qu'il comporte présente un ajutage propre à son raccordement à une p-ompe à vide. 17. Appareil suivant la revendication 12, caractérisé en ce que les moyens de confinement qu'il comporte sont constitués par un socle apte à servir de moyen de maintien en au tube et une cloche apte étire rapportée de manière étanche sur ledit socle. 18. Appareil suivant l'une quelconque des revendications 1@ à 17, caractérisé en ce qu'il comporte un échangeur de chaleur susceptible d'être disposé coaxialement autour du tube.