I; présente invention est relative à des perfectionnements aux trimarans. On sait que ces bateaux comportant trois coques dont celles extérieures, en général de même forme que la coque principale, constituent des flotteurs de stabilisation très efficaces. Ils sont rapides. la prés-ente invention qui a pour objet d'améliorer encore ces qualités est remarquable en ce que les flotteurs, de capacité réduite, sont susceptibles de contenir un liquide qui, transvasé d'un flotteur dans ltautre sert à lester leflotteur au vent. leur efficacité se trouve ainsi doublée. Il en résulte I) Réduction du poids 2) Aucune gite : d'où efficacité maximum de la voile 3) Réduction de la surface mouillée. Le premier intérêt est la rapidité accrue du bateau. D'autres caractéristiques et avantages apparaitront mieux par la description qui va suivre, faite en se référant aux dessins annexés à titre d'exemple indicatif seulement, sur lesquels: La figure 1 est la vue en élévation d'un trimaran réalisé selon l'invention La figure 2 en est une vue de dessus La figure 3 est une vue à plus grande échelle du détail A de la figure 1 les figures 4 et 5 sont des vues, à plus petite échelle, montrant la façon dont se redresse le trimaran qui a chaviré. En se reportant aux dessins, on voit que le trimaran est constitué par une coque 1 comportant latéralement deux flotteurs 2 et 3 identiques reliés à la dite coque par des bras rigides 4-5 contenus dans un plan vertical, chacune des paires de bras 4-5 étant réunie par des entretoises 6. Selon la présente invention, chacun des flotteurs 2 et 3 est constitué par un corps creux, étanche, susceptible de renfermer un liquide contribuant à augmenter considérablement le poids du flotteur. les flotteurs sont reliés par, au moins, une canalisation s'étendant jusqutau fond de chacun des flotteurs et permettant d'effectuer le transvasement du liquide. A chaque canalisation d'eau correspond, en parallèle, une canalisation d'air reliant les deux flotteurs par leur bord supérieur.Une pompe à air peut être branchée sur cette canalisation afin de comprimer l'air dans l'un ou l'autre des flotteurs pour provoquer 1 'amorçage du siphon, forçant le liquide à emprunter la canalisation de liaison. La canalisation d'air peut déboucher à l'air libre pour prélever une quantité de liquide propre à la consommation afin de le transvaser dans le réservoir auxiliaire de la cale de la coque 1. Chacun des flotteurs peut comporter plusieurs compartiments étanches, reliés au compartiment correspondant de l'autre flotteur de la façon qui a été-décrite ci-dessus, l'ensemble des canalisations d'air étant placé sous la dépendance d'une pompe appropriée. Cette disposition permet d'embarquer des liquides différents tels que de l'eau douce, de l'essence, etc. le fonctionnement du dispositif est le suivant: La sortie du port se fait sous voile réduite avec les deux flotteurs équilibrés moitié-moitié, 1blsemble fonctionne alors comme un trimaran classique. Supposons que l'on veuille prendre un cap tel que le vent souffle par tribord (flèche F1 de la figure 2). Dans ce cas, il faut faire passer un certain volume de liquide du flotteur 2 dans celui 3 pour alléger le premier et lester le deuxième. La canalisation étant amorcée il suffit, pour effectuer cette opération, de faire gîter volontairement l'embarcation pour que le niveau du flotteur à vider soit situé au-dessus du niveau du liquide contenu dans le flotteur à lester. Il faut donc prendre un-cap tel que le vent souffle par babord afin e créer un léger déséquilibre. On ouvre alors les vannes. L'opération-se poursuit jusqu'à ce que l'équilibre du bateau soit obtenu pour le cap désiré puis on ferme les vannes et on change de bord. Il faut noter que l'opération se fait suffisamment lentement pour pardonner les erreurs du barreur qui contrôle l'équi- libre du bateau en agissant -sur le gouvernail. Ce dispositif a dqnc bien pour résultat de supprimer totalement la gite du bateau et de réduire la surface mouillée,cause d'une retenue importante à l'avancement. Ce phénomène est utilisé chaque fois que l'équilibre est perturbé, c'est-à-dire lors d'un changement dans la force du vent, d'un changement de sens du vent ou d'un changement de cap du bateau. Selon une autre caractéristique de l'invention, chacun des flotteurs peut pivoter autour d'un axe situé sensiblement dans le plan médian de l'embarcation. A cet effet, les bras 4, supérieurs,sont articulés entre des chappes 7, tandis que les extrémités des bras 5,inférieurs, pénétrent dans la coque 1 par l'entremise d'ouvertures 8 situées au-dessus de la ligne de flottaison. D'autres bras inférieurs 9 avant et arrière, s'appuient sur la coque dans une déformation de celle-ci assurant une bonne rigidité de l'ensemble et empêchant les flotteurs de descendre endes sous de la ligne de flottaison. Un verrou IO rendu solidaire de la coque 1, comme le montre la figure 3, s'oppose normalement au pivotement des bras. Une cloison 11, formant puits, s'étendant jusqu'au niveau du plat-bord isole cette portion de la coque. Des moyens sont prévus pour limiter la rotation des bras 4-5 tels que des amortisseurs hydrauliques 12 fixés sous les bras supérieurs 4 et la coque 1. Ce dispositif a pour but de permettre le relevage de l'embarcation si celle-ci chavire (figure 5). le fonctionnement est le suivant Le vent souffle par tribord selon la flèche F1. le flotteur 3 est lesté et le flotteur 2 est vide, la force du vent est trop importante pour la surface de voile portée par le bateau lequel est conduit à la limite de ses possibilités. Le barreur ayant sous la main la manette de déverrouillage des flotteurs, dès que le ba/teau atteint un degré de gîte fatal et avant que l'embarcation ait chaviré , le flotteur 2,vide,est déverrouillé et remonte à la surface. Bloqué à 450 par les amortisseurs 12 le flotteur 2 redresse le bateau à 450. Dans cette position, il faut alors gouverner le bateau de façon à diminuer l'effet de la force latérale du vent. le flotteur 3 lesté termine le redressement tandis que le flotteur 2 revient à sa place par son propre poids et se verrouille automatiquement. L'évènement se traduit par un simple ralentissement. Dans le cas impensable où le flotteur lesté se retrouverait dans l'eau et le flotteur vide en l'air, il faudrait utiliser la pompe pour faire passer le liquide du flotteur lesté dans celui vide. REVllflI CÂTIONS 1trimaran caractérisé en ce qu'il comporte deux flotteurs creux pouvant renfermer un liquide, les dits flotteurs étant reliés par une canalisation permettant de transvaser le liquide de l'un dans l'autre,soit naturellement par.effet de siphon, soit à l'aide d'une pompe 2-Trimaran selon la revendication 1,caractérisé en ce qu'une vanne d'arrêt interposée sur la canalisation permet d'iso- ler les deux flotteurs 3-Trimaran selon les revendications 1 et 2,caractérisé en ce qu'une seconde canalisation débouchant dans chacun des flotteurs permet de faire passer l'air de l'un dans l'autre, durant le transvasement 4Trimaran selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'une pompe est interposée sur la canalisation de passage de l'air pompe ; 5-Trimaran selon les revendicatsons 1 et 2 caractérisé en ce que chacun des flotteurs peut être mis en communication avec l'atmosphère par des robinets, interposés sur les canalisations d'air, situés dans la coque principale et ouvrant à l'air libre;; 6-Trimaran selon chacune des revendications précédentes, caractérisé en ce que chacun des flotteurs comporte plusieurs compartiments indépendants les uns des autres 7-Trimaran selon chacune des revendications précédentes, caractérisé en ce que les bras de liaison de chacun des flotteurs à la coque sont articulés sur la dite coque selon axe situé sensiblement dans le plan médian de l'embarcation, des moyens étant prévus pour assurer le verrouillage et pour limiter le pivotement des dits bras 8-Trimaran selon la revendication 7,caractérisé en ce que la liaison de chacun des flotteurs à la coque est réalisée par au moins deux bras reliés par des traverses dont l'extrémité de l'un, supérieure, est articulée sur la coque tandis que l'extrémité de l'autre, inférieure, pénètre dans la dite coque par l'stremise d'un orifice situé au-dessus de la ligne de flottaison pour y être verrouillée, une double cloison formant puits, s'étendant jusqu'au plat-bord s'opposant à l'introduction de l'eau dans la coque.