La présente invention a pour objet un instrument conçu pour la fabrication en série des détecteurs de rayonnements infrarouges, à microthermocouples. Ledit instrument réunit en un seul appareil, l'ensemble des outils et des cepteurs, nécessaires à la manipulation et à l'assemblage des composants du produit ainsi qu'au contrôle de ses paramètres essentiels. Ledit instruisent permet l'obtention d'un produit fini, au' caractéristiques optimales et reproductibles, réduit le temps de fabrication, le nombre de produits rejetés, donc favorise le rendement tout en diminuant considérablement la fatigue de l'opérateur. Actuellement, la fabrication an série des détecteurs de rayonnements infrarouges basés sur l'effet Seebeck, est réalisée généralement et tout particulièrement pour des détecteurs à faibles dimensions, soit par la méthode d'évaporation sous vide et atmosphère contrôlée, soit par la méthode de pulvérisation catbodique. L'évaporation, au travers de vasques obtenus par photogravure, de métaux ou d'alliages appropriés forme des couples thermoélectriques déposés en couche rince sur un substrat isolant, lui-même rince. Ce substrat est ensuite collé sur un support rigide, rainuré et bon conducteur thermique. Un couple thermoélectrique élé entaire ou thermocouple élémentaire est carectérisé par sa jonction "p" et "n" qui, lorsqu'elle est soumise à un rayonnement énergétique laisse apparaître à ses bornes une force électreotrice. 9ur une surface de quelques millimètres carrés, peuvent être logés des centaines de thercocouples qui, associés en série forment une thermopile. Si l'avantage de ces systèmes de fabrication réside en l'uniformité des produits obtenus, du fait que toutes les surfaces se trouvent exposées sous ie même angle au travers du dessin du masque, recevant ainsi un dépôt de même métal, d'épaisseur uni forme, de structure métallographique ho ogène, donc de caractéristiques électriques, thermiques et thermoélectriques identiques, l'inconvénient réside dans le fait que les compositions, fort complexes afin d'obtenir le meilleur rendement du thermocouple sont, pour la plupart, des alliages métalliques ou se-i-conducteurs très instables qui se prêtent mal à l'évaporation ainsi qu'à la pulvérisation cathodique. Il suffit, par exemple, qu'un des composants de ces alliages ait une température d'évaporation plus faible ou plus élevée que les autres composants, pour que le produit évaporé pré- sente des caractéristiques électriques et thermoélectriques différentes des caractéristiques de la composition initiale. D'autre part, il est bien connu que les métaux, et à plus forte raison les semi- conducteurs, déposés en couche pince, ont une structure interne et un mécanisme de conductivité électrique et thermique différents de ceux du même métal ou semi-conduc- teur à l'état massif. C'est ainsi que les métaux purs les plus appropriés à la technique de dépôt en couche mince, tels par exemple le bismuth et l'antimoine, lorsqu' ils sont déposés sur leur substrat, perdent plus de 80 % de leur potentiel thermoélec- trique initial et changent complètement de résistance specifique. Pour pallier ces pertes, on est obligé de recourir a' des theropiless, car les si- gnaux des thermocouples élémentaires, s'additionnant, fourniront un signal total bien supérieur à celui qui peut être obtenu dans les mAmes conditions d'utilisation par un thermocouple massif. Cette solution n'est en fait qu'un compromis par le fait des désavantages spécifiques dus à certains paramètres capitaux des thermocouples, notas, ment de la résistance électrique et de la conductivité thermique. Pour qu'un thermocouple soit qualifié de "sensible", il faut que par un très faible niveau d'énergie, il ait un temps de réponse court, c'est-è-dire que le rayonnement capté soit rapidement transformé en chaleur au niveau de la soudure "chaude" afin de donner naissance à une force électromotrice. Pour cela sa résistance électrique doit être aussi faible que possible et l'isolement thermique entre soudures "chaudes" et "froides" le meilleur possible. La résistance électrique spécifique des thermocouples en couche mince, est bien plus élevée que celle du mode métal massif et leur association en thersopile aux ente encore cette résistance. L'énergie électrique vue par cette résistance de quelques centaines, voire même quelques milliers d'ohms, se trouve en partie dissipée sous forW me de chaleur entraînant, du fait de la minceur de la couche, un décrément thermique entre les soudures chaudes absorbantes et les soudures froides, bue si ces dernières sont réfléchissantes. Le bruit thermique, dit bruit Johnson amplifié par l'addition des thermocouples, augmente considérablement de niveau, ce qui affecte encore le si- gnal. Donc, en utilisant la technique d'évaporation, les trois facteurs : résistance électrique, isolement thermique, temps de réponse, se présentent sous l'aspect le plus défavorable, et le recours à la thermopile ne fait qu' aggraver ces inconvénients. En conséquence, les détecteurs à thermocouples du type "CLASSIQUE", obtenus par exemple par la méthode "SCHWARIZ", gardent, même aujourd'hui, tout intérêt, du fait, précisément, que leur structure interne qui permet d'éviter ces inconvénients propres aux thermocouples et thermopiles basés sur la technologie des couches minces. Toutefois les critères imposés pour une fabrication en série, rendaient impossi- ble une telle élaboration : la fabrication, manuelle, entraSnait des dispersions de caractéristiques. La miniaturisation était impossible à cause des difficultés de manipulation et de la fragilité qu'il en résultait. Et le fait de garder è ces thermocouples des dimensions relativement importantes, les rendait assez lents. La présente invention rend possible et rationnelle la fabrication en série, de détecteurs è thermocouples miniaturisés. Ce thermocouple, du type classique, miniaturisé sera désigné dans le reste de la description par "microthermocouple". Les très faibles dimensions du microthermocouple contribuent à sa rigidité mécanique, et réduisent les masses et inerties thermiques engendrées dans le mécanisme de détection. Son temps de réponse est devenu relativement court. Contrairement aux méthodes d'évaporation de la technique en couche mince, cette méthode permet de valoriser pleinement les caractéristiques thermoélectriques des matériaux massifs utilisés. Certains critères imposés aux détecteurs d'infrarouge à thermocouples, notamment assurer l'invariabilité de la seaeibilité spécifique dans une large gamme de tempéra- tures, une très haute résistance mécanique, de faibles dimensions de la plaquette absorbante, un temps de réponse relativement court, pratiquement irréalisables par la technique en couche mince, sont scrupuleusement respectés grAce aux microthermoccu- ples. La description de l'instrument de la présente invention, destiné à fabriquer en série des détecteurs à microthermocouples, aux caractéristiques identiques et reproductibes, est basée sur la plus appropriée des méthodes d'obtention des électrodes du microthermocouple. Toutefois, cet instrument peut, en subissant quelques modifications d'adaptation être utilisé pour l'obtention de microthermocouples à partir d'autres méthodes de fabrication de ses électrodes. D'autres caractéristiques et avantages dudit instrument de la présente invention seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre, basée sur la fabri- cation d'un détecteur et faite en se référant aux dessins annexés dans lesquels': Planche I La figure la montre le principe d'obtentior. d'une branche d'un microthermocouple. La figure lb représente cette branche étirée. La figure 2 représente l'obtention des barillets. La figure 3 montre la forme caractéristique des extrémités des conducteurs destinés à être soudés aux barillets. La figure 4 est une vue de face et de dessus des électrodes du microthermocouple. Planche Il La figure-5areprésente le bras du tourniquet assurant la première série d'opérations de fabrication. La figure 5b est un détail de l'outillage du bras représenté en 5a. La figure 6 représente le bras du tourniquet assurant la deuxième série d'opérations de fabrication. La figure 7 est une description de la tablette de travail, de son mécarisme de déplacement et de sa suspension. Flanche III La figure 8a représente le bras mobile, indépendant. La figure 8b est un détail de l'outillage du bras représenté en 8a. La figure 9 est un schéma du mécanisme de fonctionnement de la source infrarouge. La figure 10 représente le bras du tourniquet assurant la troisième série d'opérations de fabrication. Planche IV La figure 11 explicite le mode d'emploi de l'outillage du troisième bras. La figure 12 représente les différentes commutations du condensateur permettant le soudage des électrodes. La figure 13 est une vue extérieure d'en3emble dudit instrument de la présente invention. Bien entendu, l'invention ne se limite pas à une disposition donnée et la présente te configuration ne .sert qu'à titre d'exemple. L'instrument, objet de l'invention, est composé d'un tourniquer à trois bras so lidsires, pouvant tourner autour d'une colonne verticale (17) fixée sur un bottier (18), base de l'appareil, renfermant différents dispositifs électriques et électroniques, destinés au contrôle. Un quatrième bras indépendant, mobile autour de cette leur me colonne, peut se superposer à l'un quelconque des trois antres bras. Le but essentiel de ce dispositif rotatif, muni de crans d'arrêts précis, est de permettre un travail aisé dans le champ de visée d'une loupe binoculaire à grossiase- ment considérable dont le pré-réglage minutieux effectué une seule fois, reste le mB- me durant toutes les opérations. chacun des trois bras, après rotation de 1200 apparait devant l'opérateur et présente dans le champ de visée de la loupe binoculaire 1er bras (20) : les poinçons et matrices de préparation des électrodes du icrotherho- couple, et les électrodes de la microsoudeuse réalisant l'asseeblage @ fil conducteur et barillets, cet ensemble constituant une des deux électrodes du icrothermocouple. 2ème bras (48) : une tablette mobile, munie d'un capteur de pression très précis et de micromanipulateurs, permettant d'effectuer la soudure des deux électrodes du micro- thermocouple sur la plaquette absorbante. 3ème bras (16) : un dispositif de contrôle des paramètres électriques, et les outillages permettant le découpage des électrodes du microthermocouple ainsi que sa fixation sur les électrodes réceptrices dans le bottier du détecteur. Le 4ème bras (52) indépendant, présente une pincette double dent. Ce mode opératoire, rationnel, permet de contrôler les paramètres électriques et mécaniques après chaque opération. Il est ainsi possible d'apporter d'éventuelles corrections tout au long des phases de fabrication, afin de respecter, avec une tolérance assez serrée, les paramètres imposés. L'utilisation efficace dudit instrument de la présente invention suppose la confection, au préalable, des cristaux "p" et "n" devant constituer les barillets du microthermocouple, ainsi que des fils en cllivre, laiton ou argent, devant leur servir de fils de connexion. Bien entendu, la présente invention n'exclue pas l'utilisation de barillets dif férento de ceux-ci, quelle que soit leur forme, leur composition, métallique ou semiconductrice et obtenus par toutes méthodes envisageables. I1 demeure cependant comme évident, que plus les compositions de chaque barillet d'un microthermocouple seront rigoureuses, leur configuration géométrique régulière et leurs dimensions identiques, plus homogènes seront les caractéristiques du détecteur ainsi réalisé. De fait, la méthode la plus appropriée à la confection des barillets d'un iicro- thermocouple est : fusion de la composition aétallique "p" ou "n", suivant le barillet, dans un tube en verre et étirement de ltenseiable jusqu'à obtention d'un fil ca- pillaire au diamètre désiré. Dans ce but, il faut comme l'indique la figure 1a, planche I, garnir une partie du tube en verre (1 ou 2) d'une composition métallique ou semi-conductrice appropriée soit "n" pour un barillet, "pw pour l'autre, porter cette charge, sous l'action d'une flamme (3), à sa température de fusion, puis étirer ce tube selon la figure lb, plan- che I, afin d'obtenir une longueur suffisante (1"), étranglée au diamètre désiré et dans les extrémités du tube (1'). Bien entendu, cette préparation exige, au préalable, un choix de verre compati- ble chimiquement avec la composition à fusionner, et ayant des propriétés thermiques telles que son point de ramollissement soit proche du point de fusion de la cowposi- tion. Le fil ainsi obtenu peut atteindre des diamètres très faibles, allant d'un | limètre à quelques centièmes de millimètre. Entant donné les conditions particulières de recristallisation durant le processus d'étirement, la structure interne de ce fil devient très régulière, assurant, lors de la cassure, une transition angulaire nette, située selon le produit traité entre 22 et 350 (figure 2, planche I). Il suffit de conserver la partie la plus régulière du fil, et de la plonger dans un bain d'acide fluorhydrique, pour la dépouiller de son enveloppe de verre. Les deux barillets, identiques, seront ainsi obtenus en coupant ce fil en son milieu et permet diculairement à son axe. Bien entendu, la longueur de tels barillets sera appropriée au diamètre choisi, selon les propriétés électriques et thermiques du produit, dans des proportions allant de 3 : 1, jusqu'à 8 : 1. La première opération assurée par l'outillage du premier bras (20) dudit instrument, est la liaison des barillets "pw et "n", ainsi obtenus, avec leurs fils conducteurs. Le rapport des diamètres entre fil conducteur et barillet, doit être établi = lon le rapport des conductivités spécifiques propres, de manière à ce que le fil conducteur présente une résistance électrique sur la longueur donnée, négligeable par rapport à la résistivité du barillet. Ainsi en choisissant, par exemple, le fil de cuivre, il suffit que son diamètre soit d'au moins 1/3 de celui du barillet. Selon la figure 3, planche I, l'instrument assurant cette opération, aplatit d'a bord le bout du fil conducteur (6) par pinçage, de sa partie extrême (7). Une des faces aplatie sera recouverte d'une couche (8) d'un produit à faible température de fusion, se liant avec la composition constitusnt le barillet, soit par exemple de l'é- tain ou un alliage approprié. En soumettant cette extrémité aplatie du fil étamé à la forme (9) et (12) d'une petite presse (figure 5a, planche II), on lui donne un arrondi correspondant au rayon du barillet. Ensuite, il suffit de placer cette extrémité arrondie sur le barillet déjà positionné dans la matrice (11) (figure 5b, planche II), de serrer convenablement l'ensemble en abaissant le poinçon (13). En fait, la matrice (ji) et le poinçon (13) sont les deux électrodes d'une microsoudeuse électrique. Une décharge électrique appropriée, appliquée à l'ensemble, permet une soudure correcte et durable. Le mouvement vertical du poinçon (12) est assuré par le levier (23), celui du poinçon (13) au moyen du levier (15). Chaque barillet (5 et 5') ainsi soudé avec son fil conducteur respectif (6 et 6') selon (figure 4, planche I), constitue une des électrodes du détecteur à aicrothermo- couple. L'opération à réaliser avec l'outillage du second bras (48) du tourniquet (figure 6, planche II) consiste à souder les deux électrodes sur la plaquette absorbante. Pour cela : introduire les deux fils conducteurs (6) et (6') longs d'environ 3 mi, dans deux pincettes de fixation (28) et (29), selon la (figure 7, planche Il). Le serrage des pincettes se fera par rotation des vis (30) et (30'). Chacune des pincettes est reliée électriquement à la tablette et un commutateur permet d'effectuer les différentes liaisons électriques. Ensuite, en manipulant les vis micrométriques assurant les déplacements des pincettes de fixation (28 et 29) on amène les deux barillets à l'écartement voulu, parai- le les, et en position verticale au dessus de la tablette mobile (2?). Il suffit de placer au centre de la tablette une plaquette absorbante (24), côté métallique brillant apparent, et en remontant la tablette à l'aide du bouton moletté (43) assurant un déplacement micrométrique, de mettre en contact les pointes du barillet (4 et 4') et la plaquette pour que la liaison électrique, propre à une bonne soudure soit assurée. Pour éviter les contraintes éventuelles entre les pointes des barillets et la plaquette, les deux électrodes seront cimentées entre elles, avant ou après le soudage sur la plaquette absorbante. Le ciment étant destiné à assurer l'invariabilité de l'écart entre les barillets dans une large gamme de température, et une bonne tenue mécanique de l'ensemble. Etant donné que la qualité de la soudure dépend, non seulement de l'intensité de la décharge électrique, mais aussi de la qualité du contact réalisé, une très grande importance sera attribuée à la pression exercée par chaque bout pointu des barillets sur la plaquette. Afin de contrôleur et de reproduire une pression identique, la tablette, selon la présente invention, est reliée à son mécanisme de déplacement (33-36) par un capteur de pression, ce qui, dans le cas le plus simple, mais non restrictif, peut être réalisé > ; l'aise de cristaux piézo-électriques appropriées (31) et (32). Les capteurs de pression transmettront l'information à un appareil de mesure, 9 haute impédance d'entrée qui visualisera la force et permettra un dosage précis à l'effort. La mesure de la résistance ohmique entre la pincette (28) et la tablette, puis la pincette (29) et la tablette, permettra d'effectuer une soudure par décharge élec trique dans des conditions optimales. Cette mesure de résistance se fera après contrôle de la pression. Le valeur indiquée correspondra à la résistance électrique définitive du microthermocouple. Les figures 6 et 7 de la planche II, sontrent l'ensemble des outillages du second bras (48) du tourniquet, permettant d'effectuer rationnellement les microsoudu- res entre les électrodes du microthermocouple et la plaquette absorbante. Pour cela, selon a présente invention, l'ensemble du mécanisme de déplacement de la tablette (27) est inclinable et permet de positionner au mieux le plan de travail dans le champ de visée de ia stéréoloupe. Cette position sera maintenue par la vis de blocage (44), le bouton molesté (43) actionne la vis micrométrique (36) assurant le déplacement vertical du support (33), maintenant la tablette (27). Cette tablette, fixée par l'intermédiaire de capteurs de pression est cependant mobile latéraclement et peut être aussi inclinée a l'aide du petit levier (45) vers la gauche ou la droite, a - 300 environ. Les deux pincettes (28) et (29) sont fixées sur les micro- manipulateurs (50) et (Si). ta pincette gauche n'est mobile qu'horizontalement, la pincette droite a, en plus, un réglage vertical. Le déplacement micrométrique latéral est assuré par les boutons (40) et (42), le déplacement vertical par le bouton (41). Ces opérations effectuées, il faut, en débloquant la vis (44) incliner le méca- nique (33-36) vers l'arrière, après avoir abaissé la tablette (27) pour que le thermocouple, dégagé, se trouve dans le champ de rayonnement infrarouge à intensité controlle, venant du bas par une fenêtre de protection (61) (figure 13), de préférence en KRS-5. Selon la figure 9, planche III, ce rayonnement infrarouge provient de la source chaude à cavité noire (57), alimentée par le régulateur de tension situé dans le socle (18) (figure 13) dudit instrument. Avant d'arriver à un miroir (60) le ra yet; infrarouge sera modulé à la fréquence voulue, par une hélice (59) actionne par un petit moteur synchrone (58). étant sonné l'élévation thermique constante de la source chaude, à 5000 Kelvin, par exemple, le faisceau infrarouge aura, au niveau de la plaquette absorbante du thermocouple une densité de flux constant pouvant servir de référence pour effectuer le test de sensibilité du détecteur. II suffit, pour cela, de déconnecter les pincettes (28) et (29) et de les brancher sur un amplificateur approprié, à bande passante étroite, accordé sur la fréquence de découpage du faisceau infrarouge, pour obtenir à la partie, un signai correspondant au signal modulé généré par le microthermocouple. L'appareil de mesure peut étre gradué directement en microvolts correspondants au potentiel thermoélectrique généré par le microthermocouple et comporter des repères fixant les limites de réponse admise. Lorsque le détecteur ainsi confectionné présente des caractéristiques optimales, il est prêt à être inséré dans son bottier. Si, par contre, sa sensibilité est insuf fisante, il faut le remettre sur la tablette, dessouder la plaquette absorbante et après aiguisage des pointes des barillets, procéder à deux nouvelles soudures sur une nouvelle plaquette. L'opération suivante à réaliser est le montage du microthermocouple sur son miroir. Pour cela, il faut libérer le détecteur d'une des pincettes (par exemple 28 en desserrant la vis 30'), ensuite présenter le bras supérieur indépendant (52) au bout duquel selon la figure 8a, planche III se trouve la pincette à double dent (55) nobile en tout sens sur la rotule (53) et réglable verticalement par une vis micrométrique actionnée à l'aide du bouton (54). Lorsque cette pincette se trouve au dessus du microthermocouple (le bras rotatif comportant un cran d'arrêt) l'abaisser pour saisir les fils de connexion du microthermocouple, et serrer à l'aide du bouton (56). Immobiliser cette pincette en actionnant le levier (57) et débloquer la vis (30) de la pincette (29). Le microthermocouple sera tenu alors, uniquement par cette pincette intermédiaire. Une nouvelle rotation de 1200, jusqu'à l'arrêt suivant, permet de lacer en regard de cette pincette selon la figure 10, planche III le troisième bras,2equipé d' une cisaille, d'un étau et d'une microsoudeuse. Le miroir (68) dont les rainures latérales sont garnies de deux électrodes (69) et (70) sur lesquelles les fils de connexion du microthermocouple doivent être soudés, doit être maintenu dans l'étau (78) par serrage de la vis (80). Ce miroir est fixé par la partie inférieure de ses électrodes sur le porte-détec- teur (71) qui pourra être une embase standard de diode ou de transistor du type T.O. 18. Selon la figure 11, planche IV, en abaissant la pincette (55) on place les fils de connexion (6 et 6') du microthermocouple dans les encoches supérieures des bras (62) et -63). h la manière d'une guillotine, deux lames (64) et (65) actionnées par le levier (61) glissent sur les faces latérales extérieures des bras (62) et (63) et viennent couper l'excédent de fil. On élève à nouveau la pincette (55). Les bras (62) et (63) sont équipés à leur extrémité d'embquts tranchants qui sont destinés à couper les électrodes du miroir. Dans ce but on pose sur le miroir un calibre (77) qui laisse dépasser les électrodes. En reculant l'étau à l'aide du levier (90) les embouts tranchants, affleurant le calibre, vont sectionner la longueur d'électrodes en excès. Plusieurs calibres, d'épaisseurs différentes, pourront etre disponibles et utilisés selon les caractéristiques optiques désirées. Après avoir ramené l'étau h sa position initiale, on enlève le calibre (77), on abaisse la pincette (55) de façon à mettre en contact les fils de connexion du microthermocouple et les électrodes du miroir. Il convient de veiller au moment de cette opération, à ce que les polarités des électrodes du microthermocouple correspondent aux polarités des électrodes (73) et (74) de l'embase standard, repérées par un ergot (72). Il est évident que la plaquette absorbante doit se trouver positionnée de façon à.être fixée au centre et à une distance très précise du miroir, fonction de la longueur focale de ce dernier (figure 12, planche IV). Cette position sera obtenue en manoeuvrant la double pincette (55). Le soudage des électrodes s'effectue à l'aide des mêmes bras (62 et 63) de préférence en cuivre. On abaisse ces bras à l'aide du levier (75) de facon à les mettre en contact avec les fils de connexion du microther- mocouple et les électrodes du miroir, puis on court-circuite par pression d'un contact à pied (P), un condensateur (C). Suivant la commutation (D), sa décharge s'effectuera soit à travers l'électrode (70) et le bras (63), soit à travers l'électrode (69) et le bras (62). Les bras (63 et 62) sont reliés électriquement entre eux et mis à la masse, de façon à protéger le microthermocouple. Une troisième position du co-ti- tateur (D) permettra une recharge rapide du condensateur entre chaque soudure, le reliant à une source de courant continu appropriée. Le microtheriocouple ainsi soudé sur son miroir, peut être libéré de la double pincette (55) en desserrant la vis (56). Quelques petites corrections directionnelles seront peut être nécessaires, positionnant ainsi la plaquette absorbante parfait-ent au centre et à distance voulue du fond du miroir. Le miroir peut ensuite être dégagé de l'étau (78) en desserrant la vis (80). Le détec de l'opérateur obturé par cette dernière, se trouvent les voyants signalant les appareils en fonction. A l'intérieur du bottier, support de la colonne du tourniquet, se trouvent le bloc d'alimentation stabilisée, la source chaude thermostatée, différents circuits électroniques assurant l'indication de la résistance, de la pression, de l'intensité disponible pour les soudures électriques, etc Tous ces éléments, relevant de circuits et dispositifs électroniques connus ne sont cités qu'à titre d'exemple et peuvent dtre remplacés par d'autres dispositifs pouvant assurer des fonctions sisilsires, La commande des soudures électriques peut se faire par contacteurs, manuels ou actionnés par les pieds? ou automatiquezent grssce à un dispositif électronique, à dosage d'intensité conditionnée par la qualité et l'ampleur des surfaces à souder. PtEVENDICATI ONS 1) Dispositif permettant d'effectuer la fabrication complète, en série, de détecteurs de rayonnements infrarouges à microthermocouples, basés sur l'effet Seebeck, caractérisé par le fait qu'un seul instrument, à organes mobiles, rassemble les outils propres : à la préparation des fils de connexion des barillets du microther;oc > uple, à leur liaison avec ces mêmes barillets, à la soudure des électrodes ainsi constituées avec la plaquette absorbante, à l'irradiation infrarouge, au découpage et à la fixation du microthermocouple sur les électrodes, préparées par ledit instrument, du sys- tème optique du détecteur, toutes ces opérations se suncèdant dans un plan de travail situé au centre du champ de visée d'une loupe ou microscope binoculaire, dont la mise au point est effectuée une fois pour toutes lors de la première opération. 2) Dispositif selon la revendication I, caractérisé par le fait que ledit instrument comporte des organes permettant, grâce aux circuits électroniques qui leurs sont liés, d'effectuer les mesures et contrôles des paramètres essentiels, mécaniques ou électri- ques qui vont déterminer, en fin de fabrication, et rendre reproductibles, les caractéristiques du détecteur, telles sa sensibilité, son temps de réponse, sa résistance e cari que, ses caractéristiques optiques, tout en leur gardant des tolérances serrées. 3) Dispositif selon les revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que ledit instrument réunit les organes de réglage et indicateurs de la pression mécanique, influant sur la résistance électrique du détecteur, de l'intensité du courant, permettant le soudage électrique, de la qualité du centrage optique, de l'intensité du si- gnal généré par le détecteur, ces organes étant disposés sur ledit instrument, de ma- nière telle, qu'en levant les yeux du binoculaire, ils apparaissent dans le champ visuel direct. 4) Dispositif selon les revendications 1 et 3, raractérisé par le fait que ledit ins- brument, centralisant tous les organes d'alimentation, de fabrication et de contrôle, forme un plateau opérationnel au centre duquel se trcuve un pivot supportant un tourniquet à trois ou muitiples bras, dont chaque extrémité se positionne par un mécanisme me à crans d'arret au centre du champ de visée, en gardant la mise au point initiale, d'une loupe ou microscope binoculaire. 5) Dispositif selon les revendications 1 et 4, caractérisé par le fait que le premier bras du tourniquet assurant le début des opérations de fabrication du détecteur, cooe porte des outils autonomes, l'un servant à aplatir et à cambrer les fils conducteurs devant être reliés aux barillets, l'autre servant à souder ces fils conducteurs avec Ces barillets, par une décharge électrique appropriée. 6) Dispositif selon les revendications 1 et 4, caractérisé par le fait que le second bras du tourniquet comporte deux pincettes mobiles actionnées par des micromanipula- teurs manuels, et une tablette inclinable de gauche à droite dont le déplacement vertical, par rapport aux pincettes, est assuré par une vis micrométrique permettant de positionner les deux barillets côte à côte, de les presser avec une force contrôlée, puis de les souder, ces trois organes dudit instrument étant reliés électriquement aux circuits d'alimentation et de contrôle, sur une plaquette absorbante et enfin de contrôler les caractéristiques mécaniques électriques et thernoélectriques du microthermocouple ainsi constitué.