La présente invention se réfère à une machine à commande automatique destinée à opérer sur les matières en feuille et elle concerne particulièrement une table à dépression pour la fixation de la matière en feuille dans une telle machine. On connaît des machines comportant un instrument à com- mande automatique et équipées de chariots qui se déplacent suivant deux axes de coordonnées au-dessus de la surface de travail d'une table. Normalement, un premier chariot parcourt la table suivant un axe de coordonnées parallèlement à la sur- 1o face de travail et un deuxième chariot, monté sur le premier chariot, se déplace par rapport à ce premier chariot suivant un autre axe de coordonnées. Lorsqu'un instrument est monté sur le deuxième chariot, les mouvements composés des deux cha- riots permettent d'amener l'instrument à n'importe quel point de la région de la surface de travail qui est parcourue par les chariots. Le positionnement précis des chariots et par conséquent de l'instrument est assuré par des commandes numé- riques qui peuvent travailler, soit à partir de données four- nies par un générateur de données en temps réel, soit à partir de données préalablement programmées. Un tel dispositif de commande numérique est décrit dans le brevet US 3 887 903. Les machines à commande automatique de ce type peuvent être utilisées avec une large diversité d'instruments. Les instruments peuvent comprendre des crayons, styles ou impri- mantes à jet d'encre servant à tracer des représentations graphiques d'information sur un papier. Les instruments peu- vent également comprendre des outils de coupe tels que, par exemple, des couteaux, fraises, découpeurs à jets d'eau, pour découper une grande diversité de matières en feuille telles que les tissus et les matières plastiques. Dans les machines à commande automatique qui ont été mises au point dans la technique antérieure, un instrument est suspendu à un chariot unique qui parcourt une table sui- vant un axe de coordonnées et une surface de travail mobile sur laquelle la matière en feuille est supportée, est formée par un transporteur orienté suivant un autre axe de coordon- nées, de sorte que les déplacements relatifs de l'instrument et de la matière suivant l'un ou l'autre des axes sur la table sont engendrés par le chariot et le transporteur. Dans les ma- chines de ce type on peut traiter de longues bandes de matière en feuille avec une table qui est relativement courte compara- tivement à la longueur des bandes. Toutefois, on se heurté à des difficultés du fait que l'on déplace la matière pendant que l'instrument travaille sur cette matière et ces difficul- tés ont nécessité l'utilisation d'une machine à commande auto- matique utilisant deux chariots pour déplacer un instrument et positionner cet instrument avec précision pendant que la matière en feuille est maintenue fixe. Dans ces machines, la table de travail a des dimensions correspondant à celles de la matière en feuille. La matière en feuille telle que le tissu ou la matière plastique qu'il s'agit de découper, ou la feuille de papier sur laquelle on reporte des données graphiques, est placée sur la surface de travail d'une table associée à la machine à instrument à commande automatique qui effectue les opéra- tions de découpage et de traçage. Dans ces machines on est confronté à la nécessité de maintenir la matière en feuille en place avant le début de l'opération de découpage ou de tra- çage, en supplément de la nécessité de tenir les pièces dé- coupées dans la matière en feuille après le passage de l'ins- trument de coupe sur une partie de la matière en feuille. Les techniques de fixation connues antérieurement uti- lisaient une dépression appliquée à une table associée à une machine comportant un instrument à commande automatique. De tels dispositifs sont décrits dans les brevets US 3 180 608, 3 765 289 et 3 815 221. En outre, les techniques de fixation à dépression connues antérieurement utilisent une feuille im- perméable à l'air que l'on place sur la matière en feuille à découper afin de maintenir cette dernière dans une position fixe, de telle façon que, lorsqu'une dépression est appliquée, la dépression engendre 4es forces qui s'exercent sur la ma- tière imperméable à l'air pour comprimer et retenir la matière en feuille avant le découpage. On trouve la description de dispositifs de ce type dans les brevets US 3 598 006 et 3 742 802. EM outre, on a utilisé antérieurement des techni- ques de fixation mécanique telles que celle décrite dans le brevet US 3 841 187. Bien que l'on ait utilisé d'une façon générale des tech- niques de fixation par dépression en combinaison avec des techniques mécaniques pour maintenir une matière en feuille dans une position fixe sur une table de travail, ces disposi- tifs antérieurs étaient incapables d'exercer une dépression uniforme sur toute l'étendue de la surface de la table de tra- vail et également incapables de développer une dépression d'un niveau suffisant pour maintenir la feuille et les pièces dé- coupées sans utiliser une feuille de fixation additionnelle placée audessus de la matière en feuille à travailler. De plus, ces dispositifs connus subissaient une perte de dépres- sion après le découpage de la matière en feuille, ce qui se traduisait par une réduction de l'efficacité de la fixation et du serrage du dispositif de fixation à dépression. Un pro- cédé qui a été proposé pour réduire les pertes de vide est décrit dans le brevet US 3 682 750, dans lequel on applique un ruban sur les lignes de coupe pour réunir les pièces dé- coupées et maintenir de cette façon une feuille de matière continue sur la surface de travail afin de maintenir la dé- pression. Les dispositifs de fixation connus exigeaient par ail- leurs que la totalité de la surface de travail soit recouverte par la matière en feuille pour pouvoir engendrer une dépres- sion suffisante pour maintenir la matière en feuille en posi- tion. Ces dispositifs sont incapables de maintenir dans une position fixe des morceaux de matière en feuille d'une dimen- sion inférieure à celle de la totalité de la surface de tra- vail d'une table. Un problème additionnel posé par les dispositifs de fixa- tion à dépression de la technique antérieure consiste dans le degré de planéité de la surface de travail d'une table. Dans les machines à instrument à commande automatique, une condi- tion essentielle pour garantir le bon fonctionnement des cha- riots et des instruments travaillant est que la surface de travail soit plane. Ces tables ne doivent pas être sujettes à subir de gauchissement ni de variation de profil en réponse à des variations de l'humidité. Il s'est donc manifesté un besoin d'un dispositif de fixation à dépression et d'une table destinés à une machine à instrument à commande automatique et dans lesquels la dé- pression engendrée soit d'un niveau suffisant pour maintenir la matière en feuille dans une position fixe sur une surface de travail, sans exiger d'assistance mécanique. Ce dispositif doit être capable de fixer des pièces qui ont été découpées dans un grand morceau de matière en feuille aussi bien que de fixer une matière en feuille de dimensions inférieures à cel- les de l'ensemble de l'étendue de la surface de travail. Par ailleurs, un tel dispositif doit comporter une table qui ne soit pas sujette à se voiler sous l'effet des variations de l'humidité de l'environnement, afin de garantir l'obtention d'une surface de travail plane. Dans un tel dispositif de fixation à dépression il s'est également manifesté un besoin d'un dispositif à dépression capable de faire circuler à tra- vers la table, avec une faible dépression, un débit important et plus uniformément réparti. Par ailleurs, s'est manifesté un besoin d'une table appropriée-pour être utilisée avec une machine à instrument à commande automatique qui soit légère et économique à fabriquer et à entretenir. Par ailleurs il s'est manifesté un besoin d'un procédé de fabrication d'une table possédant une surface de travail plane. L'invention a en conséquence pour objet une table à dépression servant à fixer la matière en feuille. La table à dépression comprend plusieurs couches réunies en un seul bloc pour former le corps monolithique stratifié de cette table. Des trous traversent ce corps, de sorte que l'air peut circu- ler à travers le corps. Une surface non poreuse est prévue pour former la paroi supérieure de la table. Une source de dé- pression est prévue et une structure transmet l'action de la source de dépression au corps de la table pour créer une dé- pression dans le corps et engendrer une forte différence de pression entre le corps et la paroi supérieure de la table afin de maintenir la matière en feuille dans une position fixe. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront au cours de la description -qui va suivre. Aux dessins annexes, donnés uniquement à titre d'exemple la Fig. 1 est une vue en perspective d'une machine à instrument à commrande automatique qui utilise la présente invention; la Fig. 2 est une vue en plan d'un pupitre de commande utilisé avec la machine représentée sur la Fig. 1; la Fig. 3 est une vue de dessus à plus grande échelle du porte- instrument suivant l'invention utilisé avec le mécanisme d'entraînement suivant l'invention; la Fig. 4 est une vue en coupe suivant la ligne 4-4 de la Fig. 3 et montrant un instrument de coupe porté par le porte-instrument et le chariot suivant l'invention utilisés avec le mécanisme d'entraînement suivant l'in- vention; la Fig. 5 est une vue en élévation arrière du porte-instrument uti- lisé avec un mécanisme d'entrainement suivant l'invention; la Fig. 6 est une vue en bout du mécanisme d'entraînement d'avance du papier utilisé avec la machine à instrument à ccammmande automatique re- présenté sur la Fig. 1; la Fig. 7 est une vue en élévation de côté du mécanisme d'entraîne- ment d'avance du papier qui est représenté sur la Fig. 6; la Fig. 8 est une coupe suivant les lignes de coupe 8-8 de la Fig. 6 et qui montre le mécanisme d'entraînement; la Fig. 9 est une vue en perspective éclatée de la table à fixation par dépression suivant l'invention utilisée avec la machine à instrument à ccrmiande automatique représentée sur la Fig.- 1; la Fig. 10 est une vue en élévation de côté de la table à fixation par dépression utilisée avec la machine à commande automatique représentée msur la Fig. 1. La Fig. 1 est une vue en perspective d'une machine à instrument à commande automatique suivant l'invention désignée dans son ensemble par la référence 20. La machine 20 peut être utilisée comme on l'a représenté sur la Fig. 1 pour découper une matière en feuille qui peut être consti- tuéee, par exemple par une étoffe, un tissu, une matière plastique, une pellicule métallique, une feuille de bois ou d'autres matières, cette feuille étant tenue en position fixe de façon qu'une ligne de coupe pré- déterminée puisse être parcourue avec précision par un outil de coupe pendant l'opération de coupe. La matière en feuille peut être présentée en une seule couche ou sous la forme de couches multiples dans un em- pilement. Par ailleurs, la machine 20 peut être utilisée comme traceuse pour tracer une représentation graphique de données d'inúormation sur un papier. Bien que l'on ait choisi le dispositif de coupe pour l'illustration de l'in- vention, cette invention peut également être appliquée dans n'importe quel type de dispositif à commande automa- tique Qui comprend un instrument supporté par un chariot de façon à être positionné avec précision au-dessus d'une matière en feuille qui est maintenue fixe sous le chariot mobile pendant le fonctionnement de l'instrument. Dans le présent mémoire, on utilisera le terme d'instrument pour désigner aussi bien un dispositif de coupe qu'un disposi- tif de traçage et il peut désigner des instruments tels que, par exemple les plumes ou styles de traçage, les im- primantes à jet d'encre, les couteaux, fraises et dispo- sitifs de coupe à jet d'eau ou à flamme, les dispositifs de coupe à laser ainsi que divers autres instruments. Des différences de fonctionnement des modes de travail de la machine 20 en découpage et en traçage seront indiquées aux endroits nécessaires tout au long de la description. La machine 20 comprend deux chariots longitudi- naux 30 et 32 qui sont montés adjacents à la table à fixa- tion par dépression suivant l'invention désignée dans son ensemble par la référence 36. La table 36 qui sera décrite plus bas en regard des Fig. 9 et 10 comprend une surface de travail 38 destinée à supporter la matière en feuille 40. Les chariots 30 et 32 sont montés sur la table 36 et se déplacent sur cette table en coulissant dans la direc- tion longitudinale ou suivant l'axe de coordonnées X pour parcourir la table 36. Les chariots 30 et 32 supportent une poutre dé- signée dans son ensemble par la référence 44 et qui est fixée aux chariots 30 et 32 par l'intermédiaire de ferru- res 42. La poutre 44 est composée d'un élément sup4rieur 46 et d'un élément inférieur 48. La construction de la poutre 44 sera décrite plus bas en regard de la Fig. 4. La poutre 44 supporte un chariot latéral désigné dans son ensemble par la référence 50, qui est supporté à l'inté- rieur de la poutre 44 pour coulisser à l'intérieur de cette poutre. Le chariot 50 se déplace dans une direction transversale au mouvement des chariots 30 et 32 pour par- courir la table 36 dans une direction perpendiculaire au mouvement des chariots-30 et 32, c'est-à-dire suivant l'axe Y des coordonnées par rapport à la table 36. le chariot 50 comporte un porte-instrument dési- gné dans son ensemble par la référence 60, qui est repré- senté sur la Fig. 1 uniquement à titre illustratif sous la forme d'un outil à fraise 62. Le chariot 50 comprend des organes qui lui sont combinés pour acheminer une pression pneumatique à l'outil 62 au moyen d'un tube 64 et pour envoyer la pression pneumatique à un mécanisme élévateur 68 combiné au porte-instrument 60. Le mécanisme élévateur 68 sera décrit plus bas en regard des Fig. 4 à 6. Une im- portante caractéristique de l'invention consiste en ce que le mécanisme élévateur 68 permet à l'instrument porté par le chariot 50 de se déplacer perpendiculairement à la sur- face 38 de la table 36, c'est-à-dire suivant l'axe Z des coordonnées par rapport à la table 36. Suivant une importante caractéristique de l'in- vention, la machine est équipée d'un mécanisme d'entraîne- ment qui commande le mouvement des chariots 30, 32 et-50 de la machine 20. Un servo-moteur d'entraînement 74 est monté sur la table 36 à un angle de-cette table et un ser- vo-moteur d'entraînement 76 est monté sur la table 36 à l'angle de cette table qui est opposé en diagonale. En variante, ces servo-moteurs d'entraînement peuvent être disposés sur le même côté de la table 36 mais on a consta- té que la disposition symétrique des moteurs d'entraîne- ment 74 et 76 donne naissance à une construction plus saine mécaniquement, dans laquelle les tensions sont équilibrées, ainsi qu'on le décrira plus bas. les moteurs d'entraînement 74 et. 76 sont connectés électriquement en série, de sorte qu'ils travaillent pratiquement comme un seul moteur puis- que ces deux moteurs tirent la même intensité. Les moteurs 74 et 76 peuvent être constitués, par exemple par des mo- teurs à refroidissement par air du type U9M4, fabriqués par Printed Motors Inc, de Syossett, New York. Le moteur 74 est couplé par son arbre de sortie 82 et une courroie de transmission 84 à une poulie motrice 86. La poulie motrice 86 est reliée à une poulie à bande qui est montée sur un tube 94 de transmission du couple. L'extrémité opposée du tube 94 porte une poulie à bande 96. A l'extrémité 36a de la table 36, est prévue une poulie à bande 98 qui reçoit une bande 100 en combinai- son avec la poulie à bande 90. Cette bande 100 peut glis- ser dans un couloir ou une voie 102 et elle supporte le chariot 32 pour déplacer ce dernier suivant l'axe X le o10 long de la table 36. La bande 100 est formée dans une bande de métal continue telle que, par exemple une bande d'acier inoxydable et elle est réunie à ses extrémités par un tendeur 106. Le tendeur 106 maintient la tension appro- priée dans la bande 100. De même, le moteur 76 provoque la rotation d'une poulie motrice 110 pour entraîner une poulie à bande 112. Cette poulie à bande 112 est supportée par un tube 116 lequel transmet le mouvement de rotation à la poulie à bande-98 qui supporte la bande 100. La poulie à bande 112, en combinaison avec la poulie à bande 96, supporte une bande 120 logée dans un couloir 122. La bande 120 est construite dans la même matière que la bande 100; elle est réunie à ses extrémités par un tendeur 124 et elle suppor- te le chariot 30 pour déplacer ce dernier suivant l'axe IX le long de la table 36. On peut donc voir que, grâce aux mouvements simultanés des bandes 100 et 120, les chariots et 32 déplacent simultanément la poutre 44 suivant l'axe X le long de la table 36. Les tendeurs 106 et 124 fonctionnent de manière à maintenir une tension constante prédéterminée sur les bandes 100 et 120. La poutre 44 contient une bande 130 qui est en- trainée par un moteur 132. La bande 130 est supportée par une poulie à bande 134 et une poulie à bande 136. Ainsi qu'on l'a représenté plus clairement sur la Fig. 4, un porte-instrument 60 est monté sur la bande 130 pour se déplacer en travers de la table 36, suivant l'axe Y, entre les chariotS'30 et 32. Le positionnement du porte-instrument 60 est commandé par le fonctionnement des moteurs 74, 76 et 132 qui reçoivent leurs ordres d'un ordinateur de commande , lequel contient l'information qui définit le trajet ou la ligne de coupe ou de traçage qui doit être suivie par le porte-instrument 60. Un tel dispositif est décrit dans le brevet US 3 887 903. Les ordres fournis par l'ordi- nateur de commande 140 sont transmis à la machine 20 par un câble 142. Par ailleurs, des ordres émis par le conduc- teur de la machine sont introduits dans la machine 20 par l'intermédiaire d'un pupitre de commande désigné dans son ensemble par la référence 146 et monté sur un pied 148. Les signaux du pupitre de commande 146 sont transmis à la machine 20 par l'intermédiaire d'un câble 1,0. Sa table 36 à fixation par dépression est mon- tée sur un bâti 160 qui sera décrit plus bas en regard des Fig. 6, 7 et 8. La machine 20 est également reliée à des câbles et canalisations (non représentés) qui lui fournis- sent l'énergie électrique et l'air comprimé. La Fig. 1 montre également des racleurs 166 et 168 destinés à maintenir les couloirs de bande 102 et 122 libres des débris et des pièces découpées qui peuvent être produites pendant le travail de coupe de la machine 20. En outre, une barrière de soies en brosse peut être inter- posée entre le bord de la surface de travail 38 de la table 36 et les couloirs 102 et 122. - Le dispositif d'entraînement de la machine 20, qui comprend les moteurs 74, 76 et 132 ainsi que les ban- des 100, 120 et 130 et les organes qui leur sont associés, constituent un dispositif de positionnement de grande pré- cision pour un instrument tel qu'un outil de coupe à dé- tourer 62 porté par le porte-instrument 60. Le mécanisme d'entraînement suivant l'invention est d'une construction simple et sans entretien, ce qui permet de réduire les coûts de fabrication et d'exploitation. Lutilisation des bandes 100, 120 et 130 améliore la rigidité du mécanisme d'e.:aînemcnt suivant l-invveci,oun et les défauts de ten- sion et jeux sont parfaitement éliminés dans le fonction- nement de la machine 20. Lors de la mise en marche des moteurs 74, 76 et 132, les chariots 30, 32 et 50 répondent praltauement ins- tantanêment. Cette réponse instantanée est nécessaire pour le positionnement précis de l'instrument 60 et pour que la machine 20 effectue l'opération de coupe ou de traçage edésiree. On décrira maintenant le fonctionnement du pupitre de commande 146 en se reportant simultanément aux Fig. 1 et 2. Le pupitre de commande 146 comprend un in- terrupteur de marche 180 à bouton poussoir et un interrup- teur d'arrêt 182 à bouton poussoir, qui permettent à l'opé- rateur de transmettre l'énergie à la machine 20. Des in- terrupteurs à bouton-poussoir 184 et 186 sont prévus pour faire monter et descendre la position du porte-instrument 60. Pour la position haute, l'interrupteur à bouton pous- soir 184 est éclairé et, pour la position basse, l'inter- rupteur à bouton poussoir 186 est éclairé. Un interrupteur à bouton-poussoir 188 est prévu pour permettre à l'opéra- teur de mettre la machine 20-dans le mode de fonctionnement automatique, pour la commande par ordinateur. Un interrup- teur à bouton-poussoir 190 permet d'utiliser la machine 20 dans un mode manuel au moyen d'un manche de commande 192 qui -donne à l'opérateur une commande combinée par marche- arrêt pour amener le porte-instrument 60 à n'importe quelle position dans les limites de la table 36. Un interrupteur à bouton-poussoir 194 permet à l'opérateur d'arrêter le fonctionnement de la machine 20 en un point quelconque pen- dant le travail de découpage ou de traçage. Un interrup- teur de commande d'arrêt d'urgence 196 interrompt la trans- mission de l'énergie électrique à l'ensemble de la machine automatique 20 tandis qu'un interrupteur à bouton-poussoir 198 interrompt la transmission de l'énergie électrique au dispositif de fixation à dépression de la table 36. On décrira maintenant le porte-instrument 60 et le mécanisme élévateur 68 en se reportant simultanément aux Fig. 3 a 5. Le chariot 50 comprend une ferrure 208. Des roues 210, 212, 214 et 216 sont montées sur la ferrure 208 et coopèrent avec un rail 220 disposé à l'intérieur de l'élément supérieur 46 de la poutre 44. Ce chariot 50 com- prend également des roues 224 et 226 ainsi qu'un deuxième il jeu de roues (non représentées) qui coopèrent avec un rail 228 disposé dans l'élément inférieur 48 de la poutre 44. Les roues 210, 212, 214, 216, 224 et 226 coopèrent par friction avec les rails 220 et 228 de la poutre 44 pour rouler à l'intérieur de cette poutre. L'élément supérieur 46 de la poutre définit un couloir de bande 232 pour la circulation de la bande 130. Cette bande 130 passe au- dessous de l'élément inférieur 48 de la poutre 44 et elle est fixée rigidement au chariot 50 par montage entre des io plaques 234, au moyen de boulons 236 fixés à une ferrure 238. Entre les éléments supérieur 46 et inférieur 48 de la poutre 44 est interposé un profilé 240 à profil en C qui bute contre des nervures 242 et 244 pour maintenir un espacement approprié entre l'élément supérieur 46 et l'élé- ment inférieur 48 de la poutre. Le mécanisme élévateur 68 comprend un support de roues 250 comportant luimême des bras 252 et 254. À l'extrémité du bras 252 est montée une roue 256 et à l'extrémité du bras 254 est montée une roue *258. Les roues 256 et 258 sont disposées le long d'un axe commun. Le sup- port de roues 250 comprend également une roue 260 disposée légèrement audessous de l'axe des roues 256 et 258. Les roues 256, 258 et 260 sont disposées dans un rail 264 (Fig. 4) formé dans l'élément inférieur 48 de la poutre. En raison de la position décalée de la roue 260 par rap- port aux roues 258 et 256, on obtient un montage à force entre le support de roues 250 et le rail 264, de sorte que les bras 252 et 254 du support de roues 250 se comportent comme un ressort pour mettre le support de roues 250 posi- tivement en prise avec la poutre 44 lorsque ce support de roues se déplace le long de cette poutre. Le support de roues 250 est monté sur une fer- rure 270 au moyen de vis 272. La ferrure 208 du chariot est fixée à la ferrure 270 au moyen de vis 274 et la ferrure 238 est fixée à la ferrure 270 au moyen de vis 276. Sur la ferrure 270 est monté un boîtier 280 * contenant le mécanisme élévateur 68. le boîtier 280 com- prend un vérin pneumatique 284 monté intérieurement et servant à commander la position verticale, suivant l'axe Z, de l'instrument porté par le porte-instrument 60. Une importante caractéristique de l'invention consiste dans l'utilisation du vérin pneumatique 284, qui maintient une force constante et réglable entre l'instrument porté par le porteinstrument 60 et la surface de la matière en feuille à découper. Le vérin pneumatique 284 est un vérin pneumatique à double effet qui comprend un piston (non représenté). L'air est transmis au vérin pneumatique 284 pour actionner le piston au moyen de sources d'air 286 et 288. L'air est transmis avec un débit réglable à la face supérieure du piston (non représenté) par l'intermédiaire d'un régulateur 290 pour maintenir une force descendante appliquée au porte-instrument 60. L'air est transmis de façon réglable au côté inférieur du piston (non représenté) par l'intermédiaire d'un régulateur 292 en provenance de la source d'air 288 pour maintenir une force ascendante appliquée au porte-instrument 60. L'utilisation du vérin pneumatique 284 permet au porte-instrument 60 de flotter pratiquement sur la sur- face de la matière en feuille sur laquelle il s'agit d'ef- fectuer l'opération de découpage ou de traçage, pour com- penser les irrégularités du profil de la surface de travail 38 de la table 36 à fixation par dépression (Fig. 1) ou les irrégularités de la surface de la matière en feuille 40. Le vérin pneumatique 284 peut être constitué par exemple par un vérin pneumatique à double effet modèle 01.5DX, fabri- qué et vendu par Bimba Manufacturing Company de Monee, Illinois. La commande est assurée par un distributeur pneumatique à quatre voies à commande électronique et à pilote pneumatique et ce distributeur peut être constitué, par exemple par le distributeur mbdèle R481, fabriqué et vendu par Clippard Instrument Laboratory, Inc. de Cincin- nati, Ohio. Le vérin pneumatique 284 est monté sur la fer- rure 270 au moyen d'une ferrure de montage 296 et d'un écrou 298. Un ressort 300 est disposé autour du vérin pneumatique 284 pour neutraliserle poids de l'outil de coupe 62 et empêcher cet outil d'entrer en contact avec la surface de la matière en feuille 40 lorsqu'il ne se 2'464790 produit pas d'opération de coupe. Le Dorte-instrument 60 est vissé dans une fer- rure de montage 306 elle-même fixée à une plaque 308 au moyen de vis 507. La plaque 308 est fixée au vérin pneu- matique 284 au moyen d'une ferrure 310, d'un écrou 312 et de vis 314 (Fig. 3) pour permettre au porte-instrument 60 de monter et de descendre suivant l'axe Z sous la commande du vérin pneumatique 284. La plaque 308 comporte des sur- faces de portée 316 et 318 qui reçoivent des roulements à billes 320, 322 324 et 326 (Fig.5) et des roulements à billes 328 et 330 (Fig. 3) ainsi que deux roulenents à billes supplémentaires Cnon représentés) pour coopérer avec le boîtier 280 du vérin pneumatique 284. Dans la forme de réalisation représentée sur la Fig. 4, le porteinstrument 60 porte un outil de coupe 62 constituant une fraise. Cet outil 62 comprend une tur- bine pneumatique 340 logée dans un manchon 342 prévu à l'intérieur du porte-instrument 60. Dans la forme de réa- lisation préférée, la turbine pneumatique 340 tourne à une vitesse extrêmement élevée. Cette turbine pneumatique 340 comprend un mandrin 346 qui retient une pointe de cou- pe 348, disposée dans un pied presseur 350 qui est vissé sur le porteinstrument 60. On peut donc régler ce pied presseur 350 pour pouvoir régler la distance dont la poin- te 348 émerge du pied presseur 350, ce qui permet de choisir la profondeur de coupe de la matière en feuille 40. Dans le fonctionnement du porte-instrument 60 suivant l'invention, on peut obtenir une profondeur déter- minée de pénétration dans la matière en feuille 40 ou de profondeur de descente à travers toute l'épaisseur de cette matière en feuille indépendamment des irrégularités du profil de la surface 38 de la table 36. De cette façon, même si la surface 38 de la table 36 n'est pas plane, le porte-instrument 60 suivant l'invention découpe la matière en feuille 40 sur toute son épaisseur ou éventuellement entaille cette matière 40 à une profondeur prédéterminée de manière que les pièces découpées dans cette matière en feuille 40 restent attachées au corps de cette matière en feuille et qu'on puisse ultérieurement les en détacher simplement en les poussant à la main à travers la feuille. L'aptitude du porte-instrument 60 suivant l'in- vention à compenser les irrégularités de la surface 38 de la table 36 est due au fait que le porte-instrument 60 est capDable de flotter sur la surface 38 combiné à la possi- bilité de régler la distance dont la pointe de coupe 348 fait saillie audessous du pied presseur 350, lequel se comporte comme un dispositif de butée pour régler la pro- fondeur de la coupe exécutée dans la matière en feuille par la pointe de coupe 348. Par exemple, si la matière 40 a une épaisseur de 25,4 mm et si l'on désire découper entièrement des pièces dans cette matière 40, on peut ajuster le pied presseur 350 de telle façon que la pointe de coupe 548 émerge de 25,4 mm au-dessous du pied presseur 350. Grâce à l'aptitude du porte-instrument 60 à flotter, le pied presseur 350 reste constamment maintenu à 25,4 mm au-dessus de la surface 38 de la table 36 et ne s'enfonce donc pas dans la surface 38 et, en même temps, l'outil ne fera pas de coupe d'une profondeur inférieure à 25,4 mm. Si l'on veut découper partiellement des mor- ceaux dans la matière en feuille 40, on peut régler le pied presseur 350 de manière que la pointe travaillante 348 Emer- ge du pied presseur 350 d'une longueur prédéterminée inférieure à ,4 nmn. De cette facon, le pied presseur 350 sera maintenu à cette distance prédéterinée au-dessus de la surface 38 crâce à la capacité de flottement du porte-instrment 60, de sorte que la pointe travail- lante 348 ne découpera pas la matière en feuille 40 dans toute son épaisseur, quel aque soit le profil superficiel de la table 36. La seule variable à régler avec la machine suivant l'inven- tion est la distance dont la pointe travaillante 348 fait saillie sous le pied presseur 350, puisque toutes les va- riables inconnues de la table 36 sont neutralisées par le porte-instrument 60 suivant l'invention. L'exposé donné plus haut est également applica- ble à l'utilisation d'un porte-instrument 60 portant un dispositif traceur. Etant donné que le porte-instrument 60 flotte au-dessus de la matière en feuille 40, le dispositif traceur sera toujours maintenu en contact constant avec le papier, pour éviter ainsi toute lacune dans le tracé ainsi que les pressions excessives exercées par le dispositif traceur sur le Papier et qui se traduiraient par des dé- chirures du papier. Le porte-instrument 60 comprend en outre un chapeau 356 qui est vissé sur cet instrument 60. Le chapeau 356 présente une ouverture destinée à recevoir un tube 64 qui achemine l'air à la turbine pneumatique 340 en prove- nance d'une source. Le flux d'échappement de la turbine pneumatique 340 remonte de l'extrémité inférieure de cette turbine en circulant dans des gorges 360. On décrira maintenant en se reportant maintenant aux Fig. 6, 7 et 8 le dispositif d'avance du papier suivant l'invention ainsi que le bâti 160 de la machine 20 utili- sée dans son mode de travail en traçage. Dans ce mode de travail, dans lequel le porte-instrument 60 comprend une imprimante à jet d'encre, on peut utiliser en combinaison avec la table 36 un dispositif de fixation électrostatique pour retenir le papier en remplacement du dispositif de fixation à dépression. En se reportant tout d'abord à la Yig. 6, on voit qu'un rouleau 380 d'avance du papier est monté sur un arbre 382 qui tourillonne dans des éléments 386 et 388 du châssis. Un élément vertical 392 du châssis (Fig. 7) s'étend entre des éléments horizontaux 394 et 306 de ce châssis. Un élément horizontal 397 du châssis s'étend entre les éléments 386 et 388. Sur une plaque 400 (Fig.8) est monté rn. arbre 402 qui porte un rouleau danseur 404 entre les éléments 386 et 388 du châssis. L'arbre 402 est muni d'un pignon 408 qui engrène avec une crémaillère 410 fixée à l'élément horizontal 394 du châssis. la plaque 400 porte également des galets 414 (Fig. 8) de sorte que cette plaque peut coulisser le long de l'élément horizontal 394 du châssis. Cette plaque 300 porte également un guide 420 d'avance du papier (Fig. 6) qui s'étend entre les éléments 386 et 388 du châssis. D'élément 386 comprend une plaque de montage 428 et une plaque de montage 430. Un arbre 432 est relié aux plaques de montage 428 et 430 pour supporter un rou- leau de papier 434. Les éléments 386, 392 et 396 du châs- sis sont supportés dans un bâti principal qui comprend un élément 398, un élément horizontal 440, un élément vertical 442 et un élémentde base 444. L'élément de base 444 du bâti est relié à des pieds de calage réglables 446 (Fig. 6). L'élément 396 du châssis est monté sur des ga- lets 450 et 452 de façon à pouvoir se déplacer par rapport à l'élément de base 444 du bâti sous la commande d'un mo- teur 456 dont le fonctionnement sera décrit ci-après. Comme on peut le voir sur la Fig. 7, le méca- nisme d'avance du papier suivant l'invention est actionné par les moteurs 74 et 76 (Fig. 1). Au tube 94 transmettant le couple est fixé un embrayage électrique 460 qui fait tourner une roue à chaîne 462. Cette roue à qhaine 462 attaque une chaine 464 qui attaque elle-même une roue à chaîne 470. La rotation de la roue 470 fait à son tour tourner une roue à chaine 472 (Fig. 6) qui entraîne une chatne 474, laquelle entraîne à son tour une roue à chaîne 476. La roue à chaine 476 entraîne l'arbre 382 pour faire tourner le rouleau 380 d'avance du papier. L'arbre 382 est ainsi entraîné à une vitesse constante sous l'ac- tion des moteurs 74 et 76 (Fig. 1). Un moteur 480 met en mouvement l'arbre 432 du rouleau de papier 434. Le moteur 480 fait tourner une roue à chaîne 482 qui attaque une chaîne 484. Cette chaine 484 attaque une roue à chaine 486 (Fig. 8) laquelle entraîne à son tour une roue à chaîne 488 (Fig. 7). La roue à chaîne 488 entraine à son tour une roue à chaine 490 pour entrai- ner l'arbre 432 en rotation. La vitesse à laquelle le mo- teur 480 est actionné est réglée par un transformateur variable 500, lequel entraîne le moteur 480 par l'intermé- diaire d'une courroie 502. La commande du transformateur variable 500 est assurée par un capteur optique 504 monté sur l'élément 392 du chassis. Le capteur 504 capte la position du rouleau danseur 404 qui constitue une indica- tion de la tension avec laquelle le papier est acheminé entre le rouleau danseur 404 et le guide 420 de l'avance du papier. -Le déplacement latéral de l'élément 398 du chas- sis qui, à son tour, fixe la position du bord du papier par rapport à la surface 38 de la table 36 à fixation par dépression, est commandé par un moteur 456. Ce moteur 456 entraîne un arbre 506 en rotation pour faire tourner une vis sans fin 508 à laquelle l'arbre 506 est accouplé par l'intermédiaire d'une poulie 510. La rotation de la vis 508 se traduit par le vissage de cette vis à travers un écrou 512 pour déplacer latéralement l'élément 398 du châssis. Une tige 514 joue le rôle d'une butée pour l'é- crou 512. La commande du moteur 556 est assurée par deux détecteurs de bord 520 (Fig. 7) qui répondent à une pres- sion pneumatique et sont adjacents à la surface supérieure 38 de la table 36 à fixation par dépression. Les détecteurs de bord 520 peuvent comprendre, par exemple, un interrup- teur à pression modèle PSF 103A-2 fabriqué par Fairchild Industrial Products de Comack, New York. Les détecteurs de bord 520 répondent à une pression pneumatique dirigée vers le bord du papier pour transmettre un signal au moteur 456. Un mécanisme d'avance analogue à celui repré- senté sur les Fig. 6, 7 et 8 est prévu à l'extrémité 36a de la table 36 pour réenrouler le papier après le passage de ce dernier sur la surface 38 de la table 36 et après l'exécution de l'opération de traçage. Le mécanisme de réenroulement n'utilise pas d'embrayage 460 et, par con- séquent, le mécanisme d'entraînement suivant l'invention ne peut pas être utilisé pour faire avancer le papier en partant de l'extrémité 36a de la table 36. Ma Fig. 9 illustre la table 36 suivant l'inven- tion. Cette table 36 est formée de couches stratifiées telles que, par exemple des couches d'une mousse qui peut être la mousse "Styrofoam type SM" qui constitue une nuan- ce de mousse de polystyrène utilisable pour la construction. Dans la forme préférée de réalisation, on utilise six cou- ches de cette mousse qui comprennent les couches 542, 544, 546, 548, 550 et 552 pour former un bloc monolithique stra- tifié désigné dans son ensemble par la référence 560 pour constituer la table 36. Chaque couche du bloc 560 est com- posée de segments; par exemple, la couche 546 comprend les segments 546a, 546b, 546c et 546d de mousse qui sont reliés en un seul bloc au moyen d'une résine époxy telle que les résines de ce type utilisées en construction aé- ronautique. Contre la face supérieure de la couche de mous- se 542 est disposée une couche de tissu, par exemple de Dacron ou de fibre de verre 562. Contre la couche 562 est disposée une couche de Formica 564. La couche 562 augmente la rigidité de la couche de Formica 564 et améliore la résistance de cette couche. Contre la face inférieure de la couche de mous- se 552 est disposée une coucne de tissu 566 telle qu'une couche de tissu de Dacron ou de fibre de verre. Contre la face inférieure de la couche 566 est disposée une couche de Formica 570. Une importante caractéristique de la table 36 suivant l'invention consiste dans la nature de la surface supérieure 38 de cette table, qui est disposée sur la surface supérieure de la couche de Formica 568. la surface supérieure 38 est constituée par une feuille poreuse 574 relativement mince, qui peut être constituée, par exemple par une matière utilisable comme doublure de chaussure, constituée par une feuille de matière plastique de la mar- que Porox fabriquée par la Porox Division de Glasrock de Fairburn, Georgie. La feuille 574 peut être facilement remplacée si elle vient à être endommagée par une opéra- tion de découpage ou de traçage exécutée au moyen de la machine à commande automatique 20 (Fig. 1). Le bloc 550 composé des couches de mousse 542, 544, 546, 548, 550 et 552 ainsi que des couches de tissu 562 et 566 et des couches de Formica 564 et 570 présente une série de trous qui traversent tous ces éléments dans le même alignement, de sorte que, lorsqu'une dépression est transmise à la table 36, un flux d'air circule à par- tir de l'espace situé sous la couche de Formica 570 à travers la feuille 574 de la surface 38 de la table 36 de sorte qu'une force descendante est appliquée à la matière en feuille--40 pour maintenir cette matière en position fixe sur la surface de la table 36. Un important aspect de la table 36 consiste dans l'utilisation d'une feuille 574 qui possède une fai- ble porosité en qualité de couche supérieure, en combinai- son avec plusieurs feuilles de plus forte porosité qui constituent les couches inférieures. Ceci permet d'engen- S drer une dépression plus uniforme sur toute la surface de la table 36 afin de retenir les pièces découpées ainsi que la matière en feuille de sorte qu'il n'est pas nécessaire que la table 36 soit recouverte sur toute sa surface. lia table 36 suivant l'invention utilise une forte dépression à un débit relativement bas pour assurer les avantages obtenus suivant l'invention. Un débit d'environ 2 800 li- tres à la minute à une pression d'environ 2,26 mètres de hauteur d'eau s'est révélé satisfaisant. la retenue de la matière en feuille et des piè- ces découpées est obtenue suivant l'invention en laissant passer un débit minimal d'air à travers la surface de la table lorsque cette surface n'est pas recouverte par la matière en feuille, pour maintenir par ce moyen une forte différence de pression entre la source de dépression et la surface de la table. Lorsqu'une matière en feuille ou une pièce découpée est placée sur la surface de la table, cette forte différence de pression enfonce légèrement la matière en feuille ou la pièce découpée dans la couche superficielle de la table pour assurer la grande force de retenue désirée. Pour la fabrication de la table 36, on presse les couches les unes contre les autres au moyen d'une ré- sine époxy que l'on fait durcir en même temps que l'on applique une dépression à toutes les couches. le procédé de fabrication suivant l'invention permet de donner à la table 36 une surface extrêmement plate. Dans ce procédé, on dispose sur une surface de référence telle qu'une pla- que de verre le corps 560 et les couches de résine époxy d'assemblage, ainsi que la feuille 574, cette feuille 574 étant en contact avec la plaque de verre. Le bloc 560 est inversé par rapport à la position qu'il occupe dans la table 36, de sorte que la plaque de verre se trouve au- dessous de la face supérieure de la feuille 574. Ensuite, on enferme le bloc 560, la feuille 574 et la plaque de - verre dans une matière non poreuse et on fait le vide de sorte que le bloc 560 et la feuille 574 sont plaqués sur la plaque de verre. La dépression agit comme une presse mécanique pour comprimer toutes les couches du corps 560 et la feuille 574, en donnant à cette dernière une surface extrêmement plate, qui prend les caractéristiques de la surface plane de la plaque de verre. Les matières constituant la table 36 sont choi- sies de façon à être thermiquement compatibles. Ces ma- tières comprennent les couches de mousse, la résine époxy et le caisson qui sera décrit plus bas en regard de la Fig. 10. Les couches de mousse sont relativement minces et sont disposées dans des directions croisées, comme on l'a indiqué sur la Fig. 9, afin de réduire à un minimum -l'effet de mémoire de la matière de ces couches. Les cou- ches forment donc ainsi une structure monolithique ou uni- taire qui possède un coefficient d'absorption d'humidité constant et des coefficients thermiques compatibles de sorte que la table 36 ne subit qu'une tendance minime au gauchissement. la Fig. 10 représente le bloc 560 de la table 36 disposé dans un caisson désigné-dans son ensemble par la référence 590. Le caisson 590 comprend une paroi laté- rale 592 et des parois terminales 594 et 596. Le caisson 590 comprend également un fond 598. Le caisson 590 peut être réalisé, par exemple en bois contreplaqué qui est traité pour être rendu étanche de manière que le caisson 590 ne présente pas de fuites de vide. Entre le fond 598 et la surface inférieure de la couche de Formica 570 du bloc 560 est interposé un intervalle d'air 600 qui joue le rôle de collecteur. La chambre 600 sert à répartir le vide dans toute la masse du bloc 560 de la table 36. Le vide est appliqué par quatre orifices de vide dont deux sont représentés sur la Fig. 10 et désignés par les références 602 et 604. La dépression est fournie par une source de dépression non représentée, par l'inter- médiaire de.uyaux d'air 608 et 610. La dimension de la chambre collectrice 600 est choisie de manière que la dé- pression créée dans la table 36 puisse être rapidement supprimée pour permettre de séparer la matière en feuille de la surface 38 de la table 36 lorsqu'une opération de découpage ou de traçage a été exécutée par la machine 20. La table 36 est montée sur le bâti 440 au moyen de plaques de montage 612 et 614 fixées à la face infé- rieure du fond 598 du caisson 590. Les plaques de montage 612 et 614 reçoivent des vis 616 et 618 qui se vissent dans des trous du bâti 440. La source de dépression (non représentée) peut être logée au-dessous de la table 36, dans le bâti 160 (Fig. 1). Il est donc visible que le mécanisme d'entraîne- ment suivant l'invention pour une machine à commande auto- matique comprenant des chariots qui servent à fixer la position d'un instrument assure à la fois la précision du fonctionnement et la simplicité de la construction. L'uti- lisation de bandes pour déterminer la position du chariot garantit le fonctionnement d'un mécanisme d'entraînement fiable, sans entretien et relativement peu coûteux. le mécanisme d'entraînement suivant l'invention est par ail- leurs silencieux en fonctionnement ainsi que léger. On peut également voir que le porte-instrument suivant l'invention maintient un instrument à une distance prédéterminée au-dessus de la surface de travail d'une table et de la matière en feuille indépendamment des ir- régularités du profil de la table ainsi que des irrégula- rités de l'épaisseur de la matière sur laquelle il s'agit de travailler. Le porte-instrument suivant l'invention maintient une force constante entre le porte-instrument et la surface de travail de la table de sorte que le porte- instrument flotte pratiquement au-dessus de la surface de la table pour maintenir une force constante entre l'ins- trument et la matière en feuille sur laquelle on travaille. On peut également voir que la table à dépression suivant l'invention composée de parties stratifiées donne une ta- ble qui est plate, légère et insensible aux effets des variations de l'humidité. ce qui réduit le gauchissement à une valeur minime. L'utilisation d'une forte différence de pression donne une grande capacité de fixation et ne nécessite pas que la totalité de la surface de la table soit recouverte par la matière en feuille pour retenir cette matière en feuille sur la surface de la table. La table à dépression suivant l'invention est par ailleurs d'une fabrication éccnomique et n'exige aucun entretien. - REVENDICATIONS - 1 - Table à dépression destinée à maintenir en place une matière en feuille, caractérisée en ce qu'elle comprend plusieurs couches réunies pour former un noyau monolithique stratifié (560) constituant le noyau de la table, ce noyau possédant une surface supérieure et une surface inférieure; des trous (580) qui traversent le noyau de manière que l'air circule à travers ce noyau; une couche (574) d'une matière possédant une porosité relativement faible, adjacente à la face supérieure du-noyau; une source de dépression; des moyens servant à transmettre la dépression au noyau pour établir une dépression dans le noyau et, par ce moyen, faire circuler un débit d'air prédéterminé à travers les trous et établir une forte différence de pression afin de maintenir la matière en feuille (40) en place sur la surface (38) de la table (36). 2 - Table suivant la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comprend une première couche de matière rigide dis- posée entre la surface supérieure (542) du noyau et la couche (574) de matière à porosité relativement faible et des trous (580) qui traversent la première couche de matière rigide. 3 - Table suivant la revendication 2, caractérisée en ce qu'elle comprend une deuxième couche de matière rigide qui possède une surface supérieure et une surface inférieure, la surface supérieure étant adjacente à la surface inférieure (552) du noyau et réunie à ce noyau; et des trous (580) qui traversent la deuxième couche de matière rigide. 4 - Table suivant la revendication 3, caractérisée en ce que les couches de l'ensemble de couches comprennent une matière-mousse. - Table à dépression destinée à maintenir en place une matière en feuille, caractérisée en ce qu'elle comprend plusieurs couches de mousse réunies pour former un noyau stra- tifié (560) constituant le noyau de la table, ce noyau présen- tant une face supérieure (542) et une surface inférieure (552); une première couche de matière rigide qui possède une surface supérieure et une surface inférieure, la surface inférieure étant adjacente à la surface supérieure (542) du noyau et étant réunie à ce 'noyau; une deuxième couche de matière ri- gide qui possède une surface supérieure et une surface infé- rieure, la surface supérieure étant adjacente à la surface inférieure (552) du noyau et étant réunie à ce noyau; le noyau et la première et la deuxième couches de matière rigide for- mant le corps de la table; des trous (580) qui traversent le corps de manière que l'air circule à travers le corps de la table; une couche (574) de matière à porosité relativement faible adjacente à la première couche de matière rigide (564) pour former la surface supérieure (38) de la table; une source de dépression; et des moyens servant à transmettre la dépres- sion au corps pour établir une dépression dans le corps et créer ainsi une forte différence de pression de manière à maintenir la matière en feuille (40) en place sur la surface supérieure (38) de la table (36). 6 - Table à dépression suivant la revendication 5, ca- ractérisée en ce qu'elle comprend une première couche de ma- tière flexible disposée entre la première couche (564) de ma- tière rigide et la surface supérieure (542) du noyau-de la table. 7 - Table suivant la revendication 6, caractérisée en ce qu'elle comprend une deuxième couche de matière flexible (566) disposée entre la deuxième couche de matière rigide (570) et la surface inférieure (552) du noyau de la table. 8 - Table suivant l'une des revendications 5 à 7, carac- térisée en ce que les couches de l'ensemble de couches com- prennent une mousse de polystyrène ou Styrofoam possédans une porisité supérieure à celle de la couche qui forme la surface supérieure (38) de la table (36). 9 - Procédé de fabrication d'une table qui présente une surface de travail relativement plate, caractérisé en ce qu'cn place une première couche de matière qui constitue la surface de travail (38) de la table contre une surface de référence plane; on place au-dessus de la première couche plusieurs cou- ches d'armature servant à former le support de la surface de travail de la table; on dépose un agent formant colle entre les couches; o-n enferme la surface de référence et les couches dans une enceinte non poreuse; et on transmet une dépression à l'enceinte non poreuse pour créer dans l'enceinte non po- reuse un effet de succion sous l'action duquel les couches sont comprimées de haut en bas, vers la surface de référence plane, de telle manière que la première couche de matière prenne les caractéristiques superficielles de la surface de référence plane. 10 - Procédé suivant la revendication 9, caractérise en ce que la surface de référence plane est la surface d'une pla- que de verre.