L'invention concerne un bouton-rivet pour la fixation de nappes textiles ou etoffes porteuses analogues, constitué d'une douille, de préférence en matière plastique moulable par injection, et d'une coiffe métallique-(calotte) recouvrant la douille, celle-ci présentant dans sa partie supérieure vers la calotte, un évasement en entonnoir, un organe de fixation susceptible d'autre enfoncé à travers la nappe de matériau dans la douille et d'entre rivé avec celle-ci, ainsi qu'une pièce matallique intercalaire s'appliquant sur la face interne de la calotte. Cette pièce intercalaire a pour but d'empêcher une détérioration de la calotte par la pointe du rivet, lors de l'enfoncement de celui-ci dans la douille du bouton. On connaît des boutons-rivets de ce type avec douille et calotte mEtallique, par exemple a' après le brevet-français NO 1 523 397, suivant lequel il est prévu une pièce métallique intercalaire, constituée par une plaquette circulaire plate.La pointe du rivet, recourbée et écrasée après l'enfoncement, prend appui sur le bord d'une douille métallique faisant saillie de la base vers l!inté- rieur du bouton. le bouton-rivet ainsi agencé est toutefois de fabrication très conteuse, car l'exécution de l'entonnoir ainsi que des douilles intérieure et extérieure nécessite plusieurs opérations d'emboutissage, auxquelles il faut ajouter une opération distincte de perçage d'un trou dans le fond de la douille intérieure pour le passage de la queue ou de la tige du rivet. A cet égard, il serait par conséquent soililaitable de remplacer la douille métallique par une douille formée d'une matière moulable par injection, telle que du nylon, d'autant que l'utilisation de douilles en matière plastique offre des avantages dvidents au plan du façonnage et, le cas échéant, de la coloration. Pour ce mode de fixation connu, la douille en matière plastique est néanmoins trop peu résistante et nue permettrait pas un rivetage robuste. La queue ou la tige lisse du rivet pourrait être arrachée sans effort de la douille en matière plastique relativement tendre, la pointe recourbée du rivet sectionnant alors la paroi interne de la douille percée avec formation de copeaux. L'invention a pour but d'agencer et de perfectionner un bouton-rivet du type spécifié au début avec douille en matière plastique, de façon que soit garanti un rivetage suffisamment énergique et durable. Un autre but est d'agencer le bouton-rivet pour rendre possible l'atilisation, aussi bien de rivets à une, deux ou plusieurs pointes, que de rivets à queue creuse. Conformément à l'invention, ces buts sont atteints essentiellement par le fait que, dans le bouton-rivet, est insérée une pièce métallique intercalaire supplémentaire, qui prend appui sur la partie évasée en entonnoir de la douille, délimite un évidement avec la pièce métallique intercalaire prenant appui sur la calotte, et est munie en son centre d'un perçage pour l'introduction de la pointe du rivet. Selon une autre caractéristique de l'invention, les deux pièces métalliques intercalaires peuvent autre réunies entre elles par une patte et repliées l'une sur L'autre dans la zone de cette patte. Par ce moyen, la fabrication et le montage du bouton-rivet sont notablement simplifiés. le bouton-rivet conforme à l'invention se compose donc de deux éléments, à savoir d'un élément extérieur, qui comprend la calotte et la douille et a un but exclusivement décoratif sans devoir supporter aucune contrainte mécanique au rivetage, et de la pièce métallique intercalaire intérieure, qui subit toutes les contraintes mécaniques, mais n'a aucun rle esthétique à jouer. L'avantage qui en résulte sur le plan de la fabrication est que la calotte peut autre exécutée en un matériau bon marché, par exemple en tôle mince, et la douille en une matière moulable par injection, comme du nylon ou similaire.La pièce métallique intercalaire, découpée dans une bande de mttal brute et mise ensuite en forme, peut autre insérée, sans autre traitement de surface - sauf application éventuelle d'un revêtement anticorrosion -, dans l'évasement en entonnoir de la douille en matière plastique. Etant donné que toutes les contraintes mécaniques s'exercent sur la pièce métallique intercalaire qui les absorbe, le rivetage effectué avec un bouton-rivet selon l'invention possède une résistance à l'arrachement élevée. De ce fait, ce bouton-rivet convient non seulement pour des véteents, des vestes de sport, des gilets, etc., mais aussi pour ltéquiper!zent de nappes porteuses plus lourdes, telles que des tentes ou des bâches pour automobiles. Pour permettre à la pointe du rivet de se recourber plus facilement, il est prevu, selon une autre caractéristique de l'invention, que la partie de la pièce métallique intercalaire s'appliquant sur la calotte est munie d'une protubérance centrale, qui est dirigée vers le perçage pratiqué dans la pièce intercalaire se trouvant vis-à-vis et est entourée d'une creusure annulaire. Cet agencement de la pièce métallique intercalaire est particulièrement avantageux pour des rivets à pointe double ou à queue creuse, car les pointes doubles s'écartent forcément des deux c8tés, tandis que le bord de la queue creuse est recourbé uniformement vers l'extérieur au-dessus de la creusure annulaire. Un bouton-rivet dans la partie cylindrique duquel la douille est pourvue d'un perçage en gradins de l'intérieur vers l'exté- rieur peut entre utilisé de plus, sans traitement ultérieur de la douille, pour des tiges ou des queues creuses de rivets de différents diamètres. Tandis que le gradin le plus étroit du perçage est ajusté au diamètre d'un rivet ordinaire à tige, les gradins plus larges correspondent aux diamètres courants de queues creuses, qui cisaillent simplement les gradins plus étroits en saillie, lors de l'enfoncement du rivet dans la douille. La description qui va suivre en regard du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. - la figure la, b, c, montre les divers éléments du boutonrivet avant le montage - la figure 2 représente en coupe la pièce métallique intercalaire, découpée dans une bande de métal et préfaçonnée, mais non pliée ; - la figure 3 est une vue en plan de la mssme pièce métallique intercalaire - la figure 4 représente un bouton avec rivet à une seule pointe, monté et fixé à une étoffe porteuse ; - la figure 5 montre le même bouton avec rivet de fixation à deux pointes (rivet fendu) - la figure 6 représente le meme bouton avec rivets de fixation creux. Le bouton dont les divers éléments sont représentés dans la figure 1 se compose d'une douille 1 en une matière moulable par injection, par exemple en nylon, d'une coiffe métallique (calotte) 2, ainsi que d'une pièce métallique intercalaire 4. La calotte 2, formée d'une tête plate 2' et d'une paroi latérale 2", est destinée à etre posée sur le bord évasé 3 de la douille 1 et à lui être réunie par rabattement ou compression de la paroi latérale saillante 2". Dans sa partie supérieure, la douille 1 possède un évasement en entonnoir 5, dont les parois 6 et 3 délimitent un évidement 8, destiné au logement de la pièce métallique intercalaire. La partie inférieure 9 de la douille 1 présente une forme générale cylindrique et est munie d'un perçage longitudinal 7 s'élargissant en gradins de l'intérieur vers l'extérieur. Les divers gradins 7' et 7" sont prévus pour permettre le rivetage du bouton au moyen de rivets possédant des tiges ou des queues de différents diamètres. La pièce métallique intercalaire 4, découpée d'un seul tenant dans une bande de métal non représentée, est formée de deux éléments circulaires Il et 12, réunis entre eux par une patte 13. L'élément inférieur il en entonnoir de la pièce 4 prend appui sur la paroi interne 6 de meme inclinaison de la douille 1 et constitue ainsi la contre-butée pour le rivet de fixation. Au centre de l'élément 11 se trouve un perçage 15 pour l'introduction de la pointe 18 dwun rivet dans l'évidement 14 délimité par les deux éléments 11 et 12. L'élément 12 de la pièce métallique intercalaire 4 s' appli- quant sur la face interne de la calotte 2 est pourvu d'une protubérance centrale 16, qui est entourée elle-meme d'une creusure annulaire 17. Après leur découpage, les deux éléments 11 et 12 de la pièce 4 sont façonnés et repliés l'un sur l'autre, de façon que la pièce métallique intercalaire 4 stajuste exactement dans I'évidement 8 de la douille 1 et s'applique, par le fond de la creusure annulaire 17, sur la face interne de la tette plate 2' de la calotte 2. Les figures 4 à 6 montrent différentes possibilités de fixation par rivetage du bouton-rivet selon l'invention. Dans l'exemple suivant la figure 4, le rivet 10 est enfoncé par sa pointe 18 à travers une étoffe porteuse 19 et introduit dans le perçage 7 de la partie inférieure 9 de la douille. La tige du rivet est guidée dans le perçage 7 possédant le plus petit diamètre. La pointe 18 précitée traverse ensuite le perçage 15 de la pièce 4, jusqu'à ce qu'elle vienne buter sur la protubérance 16 de la pièce métallique intercalaire 4. Guidée par la forme de la creusure annulaire 17 se trouvant dans l'élément supérieur 12 de la pièce 4, la pointe 18 du rivet 10 est ensuite recourbée jusqu'à ce qu'elle rencontre le fond de l'élément inférieur 11, assurant ainsi un rivetage pratiquement inséparable du bouton. La figure 5 représente l'ensemble du bouton-rivet, monté comme précédemment sur une étoffe porteuse 19, mais au moyen d'un rivet fendu 10'. L'opération de montage se déroule pratiquement à la manière déjà décrite en référence à la figure 4. Toutefois, dans et exemple de réalisation, la pointe 18 du rivet 10' se divise en deux branches 18', qui, guidées par la creusure annulaire 17, se replient des deux côtés de la pièce métallique intercalaire 4, jusqu'à ce qu'elles rencontrent l'élément intérieur il de celle-ci. Dans la figure 6 est représenté l'ensemble du bouton-rivet, monté comme précédemilent sur une étoffe porteuse 19, mais fixé par un rivet creux 1011. Au montage de ce bouton, le bord supérieur 18" du rivet creux 10" transperce d'abord l'étoffe porteuse 19 puis pénètre dans la partie 7' du perçage 7 à l'extrémité inférieur 9 de la douille 1, jusqu'à ce que ledit bord 18" rencontre le rétrécissement 7" du perçage 7. Le rivet creux 10", dont la pointe est munie d'une arête tranchante circulaire, s'enfonce ensuite plus profondément en direction de la pièce métallique intercalaire 4, en cisaillant les parois internes de la partie 7" du perçage 7 pour se frayer un passage vers l'évidement 14. La pointe du rivet rencontre alors la protubérance 16 se trouvant sur l'élément supérieur 12 de la pièce 4. Guidé par la creusure annulaire 17, le bord 18" du rivet creux 10" se recourbe autour de la protubérance 16 et prend la forme d'une étoile ou d'un bourrelet selon la faculté de déformation de la queue, jusqu'aumoment où le bord rabattu 18" bute sur le fond de l'élément inférieur 11 de la pièce métallique intercalaire 4. Il va de soi, que des modifications peuvent autre apportées aux modes de réalisation qui viennent d'entre décrits, notamment par substitution de moyens techniques équivalents, sans sortir pour cela du cadre de la présente invention. REVENDICATIONS 1. Bouton-rivet pour nappes textiles ou étoffes porteuses analogues, qui comporte une douille, de préférence en matière plastique moulable par injection et une coiffe métallique (calotte) recouvrant la douille, celle-ci présentant dans sa partie supérieure vers la calotte, un évasement en entonnoir, un organe de fixation susceptible autre enfoncé à travers la nappe de matériau dans la douille et autre rivé avec celle-ci, ainsi qu'une pièce métallique intercalaire s'appliquant sur la face interne de la calotte, ledit bouton-rivet étant caractérisé par une pièce métallique intercalaire supplémentaire (ii) insérée dans le bouton-rivet, qui prend appui sur la partie évasée en entonnoir (5) de la douille (1), délimite un évidement (14) avec la pièce métallique intercalaire (12) s'appliquant sur la calotte (2) et est munie en son centre d'un perçage (15) pour l'introduction de la pointe (18) du rivet. 2. Bouton-rivet selon la revendication 1, caractérisé en ce que les deux pièces métalliques intercalaires sont réunies entre elles par une patte (13) et, repliées l'une sur l'autre dans la zone de cette patte. 3. Bouton-rivet selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la partie (12) de la pièce métallique intercalaire (4) s'appliquant sur la calotte (2) est munie d'une protubérance centrale (16), qui est dirigée vers le perçage (15) pratiqué dans la pièce intercalaire (il) se trouvant vis-à-vis et est entourée d'une creusure annulaire (17). 4. Bouton-rivet selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que, dans sa partie cylindrique (9), la douille (3) est pourvue d'un perçage (7) s'élargissant en gradins de l'intérieur vers l'extérieur.