L'invention concerne un dispositif de traitement local d'un patient, et s'applique plus particulièrement en acupuncture et en auriculothérapie. On sait que l'acupuncture classique utilise des aiguiS- les implantées à des endroits choisis du corps du patient, afin de soigner et/ou de guérir certains types d'affections. L'auri culothérapie en est une variante, dans laquelle les aiguilles sont implantées sur l'oreille, étant observé qu'il existe une correspondance biunivoque entre les points de l'oreille et les organes internes de l'ensemble du corps du patient. La présente invention offre un nouveau dispositif de traitement de ce type, dans lequel on remplace l'implantation d'une aiguille par un apport d'énergie localisée. A cet effet, le dispositif de traitement comporte généralement une tête de traitement munie dtune diode laser, et reliée à un ensemble d'alimentation. Plus précisément, la tête de traitement est agencée en corps allongé se terminant par un orifice de traitement et comporte un dispositif à diode la#ser dont l'extrémité éclairante est montée en relation opérationnelle avec ltorifice de traitement. L'ensemble d'alimentation comporte des moyens pour alimenter de façon récurrente et commandée le dispositif à diode laser. D'autres caracteristiques et avantages de l'invention apparattront à la lecture de la description détaillée qui va suivre, faite en référence aux dessins annexes, qui illustrent à titre non limitatif un mode de réalisation préférentielle de l'invention, et sur lesquels - la figure 1 illustre une vue schématique en coupe de la tete de traitement, avee des circuits qu'elle contient, ainsi que le schéma électrique de l'ensemble d'alimentation de cette tête de traitement ; - la figure 2 est une série de diagrammes temporels illustrant le fonctionnement du dispositif de la figure 1 ; et - la figure 3 illustre l'aspect extérieur de la tête de traitement avec ses trois interrupteurs de commande, ainsi que la face avant de l'ensemble d'alimentation. Sur les figures 1 et 3, la référence numérique 1 désigne généralement la tête de traitement. Elle est constituée d'un corps de forme générale cylindrique, se terminant par une partie tronconique 3, pu#is finalement par une brève partie cylindrique de fable diamètre 4, à l'extrémité de- laquelle est ménagé l'ori- fice de traitement 5. A l'autre extrémité est prévu un autre orifice axial 6, pour le passage d'un fil multiple de connexion 7 avec l'ensemblede traitement, qui de son côté est désigné par la référence générale 9. La tete de traitement 1 est constituée de deux moitiés, la moisé supérieure étant enlevée sur la figure 1. Ces deux moitiés sont réunies par des vis 2. Sur la figure 1, on voit-une diode laser 10, qui est logée dans la partie tronconique 3 de la tête de traitement 1. L'extrémité éclairante de la diode laser 10 est montée en relation opérationnelle avec l'orifice de traitement 5. Aux bornes de la diode laser 10 est montée en inverse une diode de protection 11. L'une des bornes de cet ensemble est connectée au conducteur commun 20, tandis que l'autre borne est reliée à la catboded# thyristor 12. La gâchette de ce thyristor 12 est reliée directement à un conducteur 24 aboutissant à la connexion 7. L'anode du thyristor 12 est reliée en premier lieu à un.ensemble de trois diodes 14 montées en parallèle, sur le côté cathodique de ces diodes. Les anodes de ces mêmes diodes sont reliées ensemble et à une borne d'un condensateur 16, ainsi qu'à un conducteur 26 aboutissant à la connexion 7. L'autre armature du condensateur 16 est reliée au conducteur commun 20.Enfin, l'anode du thyristor 12 est reliée directement à un conducteur 25 qui lui aussi va vers la connexion 7, Cet ensemble forme un dispositif à diode laser. Le condensateur 16 est normalement chargé sous une tension positive de la manière que l'on définira plus loin. Par l'intermédiaire des diodes 14, il peut transmettre cette tension à l'anode du thyristor 12. Lorsque sa gâchette est actionnée, le thyristor met~ en circuit la diode laser 10, ce qui va produire une décharge brusque du condensateur 16, et l'apparition d'une impulsion lumineuse laser qui est transmise à travers l'orifice 5.Les figures 2D et 2E illustrent respectivement une impulsion de commande de la gachette du thyristor 12, et la réponse#lumineuse de la diode laser à cette impulsion.#0n remarquera que pour une impulsion de commande de la gachette durant-5 micro secondes, la durée de l'impulsion laser à sa demi amplitude est environ 200 nano secondes. Selon un aspect particulièrement avantageux du mode de réalisation préférentiel de l'invention, la tete de traitement 1 comporte trois interrupteurs à bouton poussoir, référencés 13, 15 et 17 respectivement sur les figures 1 et 3. Comme on le verra plus loin, le bouton poussoir 13 permet l'application d'impulsiens de commande d'une manière préétablie à la gâchette du thyristor 12, et l'actionnement en conséquence de la diode laser 10. Le bouton poussoir 15 réalise une commande pas#à pas de fréquence parmi un jeu de 8 valeurs préétablies.Et le bouton poussoir 17 réalise une commande pas à pas de correction de fréquence, la fréquence pouvant être soit exactement la valeur préétablie, soit une valeur supérieure de 20 c7 à celle-ci , soit une valeur inférieure de 20 c,ot De son côté, l'ensemble d'alimentation comporte tout d'abord un bloc d'alimentation continue 30 branché par exemple sur le secteur alternatif. Ce bloc est muni d'un interrupteur général 41 de marche-arrêt. Sa masse est reliée au conducteur commun 20 déjà cité de la tête de traitement 1, et bien entendu à la masse de sous les autres éléments de lten- semble d'alimentation. Outre l'alimentation de ces memes éléments, le bloc d'alimentation continue 30 fournit d'uns part une tension de + 12 volts et d'autre part une tension de + 100 volts. Un commutateur 42 permet de choisir l'une de ces deux tensions pour l'appliquer à un circuit générateur de courant constant 31. Celui-ci est réalisé de façon connue en elle-meme à partir de deux transistors 310 et 311 agencés en montage collecteur commun double. Le fonctionnement est le suivant : Lorsque le thyris tor 12 de la tête de traitement est conducteur, son anode est a un potentiel relativement bas, et il bloque alors le transistor 310 et par conséquent le transistor 311. Dans tous les autres cas, la tension d'snobe du thyristor 12 n'est imposés que par la résistance reliant la base du transistor 310 à l'alimentation continue. Les transistors 310 et 311 sont alors conducteurs pour charger selon un courant sensiblement constant le condensateur 16. En résumé, dans l'état normal, le condensateur 16 est chargé en permanence. Et cette décharge n'est interrompue qu'aurmoments où le thyristor est conducteur, ce qui est commandé par sa gâ- chette d'une façon que l'on verra maintenant. Le conducteur 24 relie cette gâchette du thyristor 12 à un générateur de train d'impulsions 34. Celui-ci est sous l'action d'un monostable 33, et pour chaque impulsion du monostable 33, il dé#-#ne un train d'impulsions qui comprend soit 4 impulsions soit 20 impulsions, par exemple, d'une manière commandée par un commutateur 43. Et ctestoe monostable 33 qui est sous l'action du bouton poussoir 13 de commande de faisceau lumineux. Le monostable 33 est donc normalement inhibé. Lorsque le bouton poussoir 13 est actionné, le monostable 33 est alors libre de fonctionner, agissant sur le générateur de train dtima pulsions 34 et allumant un voyant de fonctionnement laser 50. Le monostable 33 est par ailleurs lui-meme sous l'ac- tion d'un oscillateur 32, qui constitue le coeur de l'ensemble d'alimentation. Cet oscillateur 32 est du type commandé par une tension, et possède dans ce mode de réalisation préférentielle trois condensateurs d'accord différents 401, 402 et 403. On décrira tout d'abord sa commande par une tension. Celle-ci#est contrôlée par le bouton poussoir 15, qui actionne par l'intermédiairo du conducteur 22 un monostable 35. Chaque pression sur le bouton poussoir 15 produit une impulsion en sortie du monostable 35, ce qui a pour effet d'incrémenter un compteur à 8, monté en anneau, désigné par la référence 36. En actionnant le bouton poussoir, on peut donc successivement activer chacun des huit étagesXdu compteur en anneau. Ces huit étages sont respectivement couplés à des transistors meneurs 37, qui commandent respectivement des résistances ajustables associées, désignées par la référence 370.Ainsi, à chaque position du compteur en anneau 36 correspond la mise en circuit de l'une des résistances 370 ce qui donne une tension de commande bien particulière pour l'oscillateur, et définit par conséquent une fréquence pour celui-ci. Les sorties des meneurs 37 commandent également une batterie de voyants lumineux 51, qui indiquent laquelle des fréquences est actuellement commandée. Le dernier bouton poussoir de la tête de traitement 1 agit de son côté sur un autre monos table 38 couplé à un autre compteur en anneau 39 à trois étages. Les trois étages du compteur en anneau sont respectivement couplés à trois interrupteurs analogiques 40, qui mettent en circuit sélectivement l'un des condensateurs 401, 402 et 403, respectivement,- tout en allumant en même temps l'un des voyants 52. Finalement, c'est donc l'une des résistances 370 qui définit la fréquence de base à laquelle va fonctionner î'oscil- lateur 32. Et ctest celui des condensateurs 401 à 403 qui est mis en circuit qui va définir la valeur précise de cette fréquence, savoir si la fréquence est prise exactement, augmentée de 20 C;d, ou diminué-e de 20 C#b. La sortie de l'oscillateur 32 est mis#e en forme rectangulaire, et possède l'allure finale représentée sur la figure 2A. Dans ces conditions, la fréquence de l'oscillateur 32 est en réalité un taux de répétition, et elle est l'inverse de la période T du signal de sortie. On trouve cette diode T sur la figure 2, et c'est l'intervalle de temps entre les débuts de deux créneaux rectangulaires consécutifs. La-figure 2B indique la sortie du monostable 33. Cette sortie est constituée de créneaux de même période T que ceux de l'oscillateur 32, mais de durée un peu plus brève. Comme ont'a déjà noté, cette sortie du monostable 33 n'existe que lorsque le bouton poussoir de commande de faisceau 13 est actionné. Alors, pour chaque créneau du monostable 33, le générateur d'impulsions 34 fournit 4 ou 20 impulsions de duréee 5 micro secondes environ, selon la position du commutateur 43.Et, comme l'indique la figure 2D et 2E, à chacune de ces impulsions correspondant la production d'une impulsion lumineuse par la diode laser 10. -On peut maintenant décrire brièvement l'application du dispositif selon l'invention, en référence -à la. figure 3. Le dispositif est mis en marche par l'interrupteur général 41. On positionne le commutateur 43 suivant qutil s'agit d'une stimulation ou d'une dispersion, la première correspondant à 20 impulsions par train et la seconde à 4 impulsions. Ces concepts de simulation et de dispersion sont bien connus en acupuncture et en auriculothérapie.- Dans une première phase, on met un commutateur 42 en position de détection pour appliquer une faible tension de 12 volts à la diode laser. Ceci ne fournira qu'une très faible impulsion dtéclairementf et permet la détection des points d'acupuncture.Cette détection faite, le commutateur 42 sera ensuite placé en position de traitement, pour l'application de l'énergie totale aux points d'acupuncture ou d'auriculothérapie qui auront été déterminés. Dans le mode de réalisation préférentielle, les fréquences de base sont les suivantes : 1Hz, 2,5Hz, 5Hz, 10Hz, 20Hz, 40Hz, 80Hz et 160 Hz. Il a été observé que ces fréquences correspondent respectivement à des tissus gants particuliers, précisément associés. Le choix de fréquence se fait en commande pas à pas sous l'action du bouton poussoir 15. Il a également été observé que certaines affections nécessitaient une fréquence légèrement différente. Une correction de + 20 % ou - 20 p est possible sous l'action du bouton poussoir 17. La fréquence sélectionnée et sa correction, le cas échéant, sont affichées par les voyants lumineux 51 et 52. Il reste alors à actionner le bouton poussoir 13 de commande de faisceau, ce qui entraine la production d'impulsions lumineuses, et l'allumage simultané du voyant de faisceau 50. Comme précédemment indiqué, après l'utilisation en diagnostic des points d'acupuncture ou d'auriculothérapio, on peut procéder à un traitement sur les mêmes points, après inversion du commutateur 42. L'appareil selon l'invention se substitue avantageusement aux traitements qui sont classiquement effectués en aiguillothérapie. Bien entendu, l'invention n'eSt pas limitée par les caractéristiques du mode de réalisation préférentielle qui ont été donnés ci-dessus. Il suffit que l'ensemble d'alimentation comporte des moyens pour alimenter de façon récurrente et commandée le dispositif à diode laser. Le dispositif à diode laser comporte essentiellement la diode laser, un thyristor et un condensateur. Pour des tensions d'alimentation suffisamment élevées, on pourra obtenir un déclenchement laser. La constante de temps dÙ circuit est choisie pour qu'un bref déclenchement laser se produise après la charge du condensateur sous une tension continue suffisamment élevée, et après le déclenchement de l'électrode de commande du thyristor. Pour le reste, l'ensemble d'alimentation comporte un premier générateur fournissant un signal de récurrence de base à fréquence choisie. Dans le mode de réalisation décrit, ce premier générateur s'articuleautour de ltoscillateur 32. Il comporte aussi un second générateur piloté par cette fréquence de récurrence et produisant pour chaque signal de récurrence de base un train dtimpulsions. Et ce sont ces train'd#impul5ions qui sont appliqués de façon commandée à la gâchette du thyristor. On pourra évidemment trouver facilement des variantes du dispositif de l'invention, tant sur le plan électrique que sur le plan mécanique. Par exemple, pour certaines applications, il suffira éventuellement de coupler une courte fibre optique à l'orifice de traitement 5. C'est le cas pour les traitements dentaires notamment. REVENDICATIONS 1. Dispositif de traitement local d'un patient par acupuncture ou auriculothérapie, du type comportant une tête de traitement reliée à son ensemble d'alimentation, caractérisé par le fait que la tête de traitement est agencée en corps allongé se terminant par un orifice de traitement, qu'elle comporte un dispositif à diode laser dont l'extrémité éclairante est montée en relation opérationnelle avec l'orifice de traitement, et que son ensemble d'alimentation comporte des moyens pour alimenter de façon récurrente et commandée le dispositif à diode laser. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la toute de traitement comporte un corps de forme générale cylindrique, se terminant par une partie tronconique, puis par une brève partie cylindrique de faible diamètre, à l'extrémité de laquelle est ménagé l'orifice de traitement, tandis que la diode laser est logée dans la partie tronconique. 3. Dispositif selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que le dispositif à diode laser comporte la diode laser elle-m#me, une diode de protection montée en inverse en parallèle sur -celle-ci, ainsi qu'un thyristor dont la voie de courant est montée d'une part en série sur ces deux diodes, et d'autre part en série avec un condensateur par l'intermédiaire de diodes anti-retour, la constante de temps du dispositif étant choisie pour obtenir un bref déclenchement laser de ladite diode laser lorsque le condensateur est chargé et que l'électrode de commande du thyristor est actionnée. 4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé par le fait que l'ensemble d'alimentation est apte à fournir au dispositif à diode laser deux tensions continues différentes, la tension la plus faible servant à des fins de détection sans stimulation laser importante, tandis que la tension la plus forte sert aux applications de traitement avec impulsion laser. 5. Dispositif selon l'une des revendications 1, 3 et 4, caractérisé par le fait que l'ensemble d'alimentation comporte de plus un premier générateur fournissant un signal de récurrence de base à fréquence choisie, et un second générateur couplé au premier, apte à fournir pour chaque signal de récurrence de base un train d'impulsions, tandis que ce second générateur est couplé à l'électrode de commande du thyristor. 6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé par le fait que la fréquence de récurrence de base du premier générateur est commutable# parmi une p#luralité de fréquences choisies. 7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé par le fait qu'i#l comporte-des moyens de commutation pas à pas pour réaliser ladite commutation de fréquence de récurrence de base. 8. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait que la fréquence de récurrence de base est ajustable soit à sa valeur exacte, soit à une valeur légèrement supérieure à celle-ci, soit à une valeur-légèrement inférieure à-celle-ci, et par d'autres moyens de commande pas à pas pour réaliser cette correction de fréquence. 9. Dispositif selon la revendication 8, #caractérisé par le fait que la te te de traitement comprend un bouton poussoir de commande de faisceau agissant sur le second générateur, un bouton poussoir de commande dé#fréquence agissant sur ladite sélection pas à pas parmi-une pluralité de fréquences prédéterminées, ainsi qu'un bouton poussoir de commande de correction de fréquence agissant sur ladite autre commande pas à pas de correction de fréquence. 10. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé par le fait que le nombre d'impulsions de chaque train est sélectionné parmi au moins deux valeurs prédéterminées.