La présente invention concerne un procédé d'effilochage de cuir cu de chutes de cuir et d'autres matériaux à structure fibreuse, comme le papier, le carton la cellulose, les chutes de textile ou analogues. Elle concerne, de plus, un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé. L'effilochage des matériaux indiqués, c'est-à-dire des matériaux difficiles à décomposer, se fait généralement d'après l'art connu en plusieurs étages. Par exemple, les chutes de cuir, qui sont particulièrement difficiles à décomposer, sont traitées la plupart du temps en trois étages. A l'état de livraison, ils sont d'abord réduits à l'aide de moulins à couteaux, à marteaux ou à chocs, ensuite ils sont effilochés par des moulins à roues dentées et, dans un dernier étage, ils sont soumis à un raffinage dans des raffineuses à disques de pierre, dans des moulins coniques, ou à cylindres. L'effilochage dans les moulins à roues dentées dans le deuxième étage indiqué provoque un échauffement important du mélange fibreux en formation.Pour éviter une modification indésirable de la structure fibreuse et éliminer des perturbatioss mécaniques par échauffement, il est nécessaire d'introduire une certaine quantité d'eau de refroidissement. Pour éviter ces difficultés, les moulins à roues dentées sont souvent éliminés du processus d'effilochage. Outre un broyage préliminaire, on réalise en même temps un effilochage immédiat dans les moulins à marteaux ou à chocs déjà signalé. Pais comme dans ces moulins, le traitement, et par suite, lteffilochage ne se produisent que par choc et pression, il se produit une dépense d'énergie élevée et un produit intermédiaire qui ne se présente pas d'une façon optimale pour l'ef fi- lochage final ultérieur. D'après l'expérience, la dépense d'énergie atteint, par exemple, pour le cuir une moyenne de L à 1,3 kW/kg de cuir effiloché. De plus, la mise en oeuvre de machines plus nombreuses implique une dépense plus importante d'investissement et de fabrication. L'échauffement signalé, apparaissant au cours de l'emploi de moulins à roues dentées n'est pas non plus avantageux. Pour éliminer les inconvénients signalés, le but de l'invention est-àe developper un procédé et un dispositif pour sa mise en oeuvre qui rendent possible l'effilochage des matériaux signalés au début suivant une méthode de travail simple et optimale. Conformément à l'invention, ce bu est atteint par le fait que le matériau à effilocher du type signalé ci-dessus e-t soumis à l'état de livraison, c'est-à-dire sec, humide, ou détrempé, ì un moulin à décou- per ou @ou@in à couteaux con@u en soi avec adjonction d'eau ou de solutions dans l'eau et qu'il y est effiloché. I1 se produit ainsi une bouillie de fibres i.2rgement désagrégées qui ne nécessite qu'une dépense spécifique d'énergie qui atteint par exemple 0,1 a 0,15 kW/kg environ au cours de l'effilochage du cuir. Même si le matériau effiloché suivant l'invention contient encore un petit nombre de tout petits noeuds et s'il est absolument nécessaire de les éliminer, le matériau peut encore etre soumis d'une façon connue avec une faible dépense d'énergie, à un raffinage pour éliminer le reste des noeuds. Le progrès du nouveau procédé se distingue particulièrement dans l'effilochage des chutes de tannage au. chrome (Chromspaltabfàlle) qui sortent mouillées du tannage. Ce sont des chutes très coriaces, dc grande surface, qui, a cause de leur teneur en eau et d leur résistance-, ne peuvent absolument pas être décomposées dans un moulin a couteaux travaillant a sec. Elles s'enrouleraient: autour des couteaux tournants du moulin et coinceraient la machine. Elles devraient être d'abord prédécoupées à la main ou l'aide d:une machine de découpage à la dimension approximative d'une assiette, avec la dépense correspondante. Il en est de même pour lecuir a colle, e'est-à-dice pour les déchets de tannerie, qui se produisent avant le tannage proprement drt. Ces déchets peuvent, selon le procédé de l'invention, être soumis directement, sans décomposition préalable, au moulins couteaux et être effilochès même s'ils ont les dimensions d'une peau de boeuf entière Même les déchets, jusqu'ici à peine utilisables, du découpage des empeignes de l'industrie dt la chaussure peuvent être traités économiquement à l'aide de nouveau procéde. L'adjonction d'eau suivant l'invention dans les moulins utilisés permet en outre d'ajouter à l'eau des matières addicionnelles qui sont nécessaires au traitement ultérieur de la bouillie de fibres, comme par exemple des produits auxiliaires de tannerie, des moyens de graissage et analogues. Non seulement, on économise le temps et les moyens pour une adjonction de tels produits additionnels qui, sinon, se ferait en supplément, mais encore ces produits sont incorporés en même temps de façon intense. dans les fibres en formation, grâce à l'effet d'impact important des modlins couteaux. Le dispositif de mise en oeuvre du procédé peut è@r@ cons- titué dtun moulin à couteaux connu en soi auquel l'arrivée d'eu est adaptée du côté entrée. Suivant l'invention il est cependant plus avantageux d'adap@@@ les moulins à couteaux travaillant normalement à sec au type particulier d'un procédé par voie humide. Suivant l'invention, les moulins à couteaux peuvent être munis, pour le nouveau procédé par voie humide, de paliers étanches Qu liquide pour leur rotor. En outre, ils@peuvent comporter un dispositif de réception étanche à l'eau pour la bouillie de fibres produite, ainsi que de tubulures d'alimentation et de dispositifs de répartition pour l'eau introduite. L'effet d'effilochage est encore augmenté si, dans une autre réalisation, on place entre les couteaux fixes du moulin des éléments de percussion cannelés vers l'intérieur. D'autres caractéristiques et avantages je l'invention seront mieux compris a la lecture de-la description qui va suivre d'un cxemple de réalisation et en se référant au dessin unique annexé qui représente schéma- tiquement un moulin à couteaux. Le moulin à découper ou moulin à couteaux représenté schéma tiquement en coupe se compose d'une entrée 1 avec un voler d'entrée 12, J-un carter an deux patrties formé d'une partie supérieure 2 et d'une partie intérieure 3 sur laquelle est fixée un bac de réception 4 raccordé Üe façon étanche. Ce dernier possède une tubulure d'écoulement 5 avec bride, à laquelle peut être raccordée une pompe non représentée qui transporte la beuill@e de fibres vers un réservoir collecteur-ou vers le raffinage. Le bac 4 peu aussi être relié directement à un dispositif de raffinage non représenté. Dans le carter 2,J est disposé de façon connue un rotor tournant 7 muni les couteaux tu b mais les paliers non dessinés de l'axe 8 du rotor sont étanch@ à l'eau. De même, le carter est étanche aux cout@aux de separation et éventuellement de découpage einsi qu'aux autres join@ures @e passage. 11 en est de même pour les volets habituels de raccordement e@ l @e@ange, @@@@ repre@@@ ici en détail. Dans la partie 3 du carter, la chambre dc retation du rotor est limitéc par ane paroi 9 de tamisage interchangeab@@ @@ en plasi@@@@ @@@@@@@ dont les cavertures sont choisies, en ce qui concerne la forme, les dime@sion@ et le nombre, suivant les matériaux considérés. Au-dessus de la parei 9 se trouve la paroi du carter et,des deux côtés, des cou@@aux fixes @e, inte@ changeables et torunés vers l'intérieur. Entre eux-ci, Fixés @@alement à la paroi du carter, se trouvent des battoirs ou des éléments d@ percussion corrospondants 11, la plupart du temps cannelés.Dans la portion d'entrée 1 du moulin sont disposés un ou plusieurs tubes d projection 13 par où est introduite dans le moulin à couteaux l'eau nécessaire t l'effilochage. Le matériau à décomposer est introduit dans le moulin par le volet d'entrée 12 dans la partie 1; dans ce dernier, il reçoit par les tubes 13 l'eau à laqueile peuvent être ajoutés des matières additionnelles comme des matières tannantes, des moyens de graissage en solution dans l'eau, et il est ainsi effiloché sous une forme préparée, par l'effet du rotor 7 dans le carter 2, 3. La bouillie-de fibres résultante, suffisanment fine, traverse les parois de tamisage 9 et a'écoule dans le bac de réception 4. Bien entendu, diverses modifications peuvent entre apportées par l'homme de l'art aux dispositifs ou procédés qui viennent d'entre décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs sans sortir du cadre de l'invention. R E V E N D I C A T I O N S L. Procédé d'effilochage de cuir ou autres materiaux à structure fibreuse, comme Le papier, le carton, la cellulose, les dectlets de textile ou analogues, caractérisé en ce que le matériau à effilocher, se présentant dans des dimensions courantes, est effiloché avec addition d'eau ou de solutions dans l'eau dans un moulin à découper ou moulin à couteaux connu en soi. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on ajoute à l'eau introduite ou à la solution aqueuse concernée des matières nécessaires au traitement simultané des fibres produites telles que des matières tannantes, des moyens de graissage et analogue. 3. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que le moulin à découper ou moulin à couteaux utilisé et connu en soi possède en supplément des paliers étanches pour l'arbre de sa partie tournante assurant L'effilochage. 4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que le moulin à découper ou moulin à couteaux possède un bac de réception étanche. 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 3 ou 4,caractérisé en ce que, dans la partie d'introduction du moulin à découper ou moulin à couteaux, on a disposé des tubulures d'aemission, des dispositifs de répartition et un ou plusieurs tubes de projection. 6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 3 à 5, caractérisé en ce que le moulin à découper ou moulin à couteaux présente, en dehors des couteaux habituels se trouvant dans la paroi du carter, des battoirs supplémentaires ou des éléments de percussion cannelés. 7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 3 à 6, caractérisé en ce que les battoirs ou les éléments de percussion cannelés sont disposés entre les couteaux prévus par groupe. 8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 3 i " caractérisé en ce que le moulin à découper ou moulin à couteaux possède des couteaux de rotor et des couteaux de carter interchangeables. 9. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 6 å 8, caractérisé en ce que les battoirs ou élément de percussion cannelés sont fixés de façon interchangeable.