L'invention concerne un dispositif à implanter. Il existe de nombreux cas dans lesquels il est nécessaire d'effectuer une entérostomie sur un patient. Une entérostomie consiste en un abouchement d'un conduit interne. Des conduits ou organes courants qui nécessitert csmxndLtent un ~pu# chement comprennent l'iléon, le colon, l'uretère et la vessie. Jusqu'à présent, les entérostomies consistaient à sectionner le conduit à aboucher, puis à suturer la paroi du conduit à une ouverture ayant été forme sur la surface du corps. Cette ouverture est normalement formée sur l'abdomen. En général, la paroi du conduit et le derme de la peau entourant l'ouverture croissent ensemble pour fixer à demeure le conduit à la surface du corps. Après cicatrisation, un récipient est relié à la surface de la peau. Le récipient a pour fonction de recueillir les excréments déchargés du conduit Ces excréments peuvent être acides sous la pression d'enzymes et autres, et lorsqu'ils sont en contact avec la surface de la peau, ils peuvent provoquer une ulcération. Par exemple, dans une iléostomie, l'iléon est abouché à l'abdomen du patient et les enzymes, les matières fécales et autres, qui sortent de l'iléon, causent une ulcération de la peau autour du point d'abouchement. Ceci est principalement dû à la présence d'enzymes actifs dans l'intestin grêle. En outre, il existe de nombreux cas dans lesquels il est nécessaire d'établir une communication avec le système vasculaire. Par exemple, des patients souffrant d'insuffisance rénale exigent la dialyse de leur sang par des moyens extérieurs au corps. Le sang contenant des substances toxiques telles que l'urée, l'acide urique, la créatine, le phosphore et le calcium, doit être retiré du circuit sanguin, traité et renvoyé au patient. Les patients nécessitant une telle hémodialyse doivent être traités au moins deux ou trois fois par semaine. Des patients souffrant d'une hypoalimentation exigent un dispositif permettant d'accéder au système vasculaire du corps au moins quotidiennement. Un procédé antérieur pour établir une communication avec le système vasculaire consiste à insérer une aiguille dans une artère dans laquelle le sang à traiter est prélevé, et à insérer une aiguille dans une veine du patient pour renvoyer le sang dans le corps de ce dernier. Un tel procédé s'avère insatisfaisant en raison de la difficulté pour obtenir la cicatrisation de l'artère après le retrait de l'aiguille et en raison du trauma résultant des insertions répétées de l'aiguille. Ces inconvénients ont conduit au développement de shunts externes et plus tard, internes. L'utilisation d'un shunt externe consiste à insérer des tubes, par exemple ceux réalisés en "Teflon", dans une artère et une veine adjacente dlun membre et à établir une communication externe ou un shunt externe entre les tubes qui sortent du corps du patient. Le shunt entre les tubes est nécessaire pour établir un écoulement par les tubes pendant la période où aucun accès n'est demandé pour le traitement du sang. Dans le cas où cette circulation sanguine n'est pas réalisée, un caillot de sang ou thrombus peut se former comme c'est le cas si les tubes sont simplement bouchés, ce qui forme un volume de sang statique lorsque les tubes ne sont pas utilisés. La dialyse, par exemple, s'effectue par embranchement des tubes artériel et veineux sur un appareil convenable de dialyse.Cependant, un tel montage traumatise la peau å proximite du tube de "Teflon" et établit à travers la peau un passage permettant à l'infection de pénétrer dans le corps du patient. En outre, même avec les shunts externes, des caillots de sang se forment parfois dans les tubes et constituent un danger pour la santé du patient. Les inconvénients des shunts externes ont conduit au développement des shunts internes. Un shunt interne est réalisé par la jonction, à l'intérieur du corps, d'ouvertures entre une artère et une veine adjacente, ce qui forme une fistule. Une ou deux aiguilles sont ensuite introduites dans la fistule pour établir une communication avec le système vasculaire du patient. Chaque insertion des aiguilles dans la fistule cause un désagrément et une douleur importants pour le patient. De plus, les introductions répétées dans la fistule ont pour effet la formation sur cette dernière de couches de tissu cicatriciel qui finissent par empêcher la poursuite des introductions, ce qui exige la formation d'un autre shunt. Les shunts interne et externe accroissent la charge du coeur du patient en raison de la plus faible pression de la communication entre une artère et une veine, ce qui provoque une diminution de la pression artérielle et demande au coeur de tenter de rétablir la pression artérielle initiale. En outre, dans de nombreux cas, la circulation réduite dans le tronçon distal du membre dans lequel le shunt est réalisé gêne la perfusion convenable du sang. L'invention sera décrite plus en détail en regard du dessin annexé à titre d'exemple nullement limitatif et sur lequel les figures 1 et 2 sont des vues en perspective du dispositif à implanter selon l'invention ; la figure 3 est une coupe axiale du dispositif à implanter selon l'invention ; et la figure 4 est une coupa axiale partielle, à échelle agrandie, du dispositif à implanter selon l'invention. Le dispositif à implanter selon l'invention, représenté globalement en 1, sera à présent décrit plus en détail en regard de la figure 1. Le dispositif 1 à implanter comprend un canal 3 qui le traverse et un élément d'ancrage 5 destiné à établir un ancrage biologique. Cet élément d'ancrage 5 est avantageusement traversé de plusieurs ouvertures 7. Le dispositif 1 à implanter comprend également un rebord annulaire 13 entre lequel et l'élément 5 d'ancrage est formé un évidement 15. Un dispositif à implanter à valve, du type avec lequel est utilisé une toile 9 à greffer, décrite ci-après, est décrit dans le brevet des E.U.A. NO 4 164 221. La#toile 9 à greffer est disposée annulairement autour d'au moins une partie de la surface extérieure du dispositif 1 à implanter. La toile 9 à greffer est espacée du dispositif 1 à implanter, par exemple au moyen d'une entretoise 11, pour permettre la croissance interne des tissus entre le dispositif 1 à implanter et la toile 9 à greffer. Dans une forme préférée de réalisation, la surface extérieure du dispositif 1 à implanter est rendue rugueuse pour favoriser la prise du tissu. Le canal, l'élément d'ancrage et la toile à greffer du dispositif à implanter sont réalisés en carbone pyrolytique sur un substrat de graphite,ou bien en carbone vitreux. La toile à greffer et la surface extérieure du dispositif à implanter sont de préférence rev#tues de collagène. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées au dispositif décrit et représenté sans sortir du cadre de l'invention. REVEDICATIONÇ 1. Dispositif à implanter, caractérisé en ce qu'il comporte un canal (3) comprenant un élément d'ancrage (5), ce canal et l'élément d'ancrage étant réalisés en une matière choisie entre du carbone pyrolytique appliqué sur un substrat de graphite et du carbone vitreux, pour etre fixés à un vaisseau ouvert, l'élément d'ancrage établissant un ancrage biologique, le dispositif comprenant également une toile (9) à greffer disposée annulairement autour d'au moins une partie de la surface extérieure du dispositif à implanter et espacée de cette surface extérieure, cette toile à greffer étant également réalisée dans une matière choisie entre du carbone pyrolytique appliqué sur un substrat de graphite et du carbone vitreux. 2. Dispositif à implanter selon la revendication 1, caractérisé en ce que sa surface extérieure est rendue rugueuse pour former plusieurs -interstices facilitant la prise du tissu. 3. Dispositif à implanter selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'un rebord annulaire (13) est situé autour du canal afin qu'un évidement annulaire (15) soit formé entre ce rebord annulaire et l'élément d'ancrage. 4. Dispositif à implanter selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'au moins une partie de la surface extérieure de ce dispositif est revêtue de collagène. 5. Dispositif à implanter selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'au moins une partie de ladite toile à greffer est revêtue de collagène. 6. Dispositif à implanter, caractérisé en ce qu'il comporte un canal (3)ayant un élément d'ancrage (5), ce canal et cet élément d'ancrage étant réalisés en une matière choisie entre du carbone pyrolitique appliqué sur un substrat de graphite et du carbone vitreux, afin d'être fixés à un vaisseau ouvert, l'élément d'ancrage étant destiné à établir un ancrage biologique et la surface extérieure du dispositif à implanter étant rendue rugueuse pour favoriser une meilleure prise du tissu, un rebord annulaire (13) étant formé autour du canal de manière qu'un évidement annulaire (15) soit formé entre ce abord annulaire et l'élément d'ancrage, et une toile !9) à greffer étant disposée annulairement autour d'au moins une partie de la surface extérieure du dispositif à implanter, cette toile à greffer, qui est espacée de ladite surface extérieure du dispositif, étant également réalisée dans une matière choisie entre du carbone pyrolytique apnlioué sur wn substrat de graphite et du carbone vitreux. 7. Dispositif à implanter selon la revendication 6, caractérisé en ce que la toile à greffer et au moins une partie de la surface extérieure du dispositif à implanter sont revêtues de collagène.