L'invention, due à SHARP Herbert John, est relative à des procédés et à un appareillage pour la fabrication d'objets comportant une armature de renforcement rigide enrobé&dans une résine synthétique, c'est-à-dire une matière plastique, qui est 5 moulée autour de ce renfort. Dans la fabrication de tels objets, la matière plastique est moulée dans un état permettant son écoulement, autour de l'armature de renforcement, sous une pression élevée, et il est nécessaire de maintenir en position correcte l'armature à l'in-10 térieur de la cavité du moule au cours de l'opération de moulage afin d'empêcher son déplacement par la matière plastique lors de l'écoulement de celle-ci. On a proposé de maintenir l'armature en position correcte à l'intérieur de la cavité du moule à l'aide de parties saillan-15 tes partant des parois de la cavité du moule et d'enlever ces parties saillantes au cours du moulage de manière que les espaces libérés par cet enlèvement des parties saillantes soient remplis de matière plastique. Dans ces conditions, l'armature se trouve maintenue au cours des phases initiales du moulage par ces par-20 ties saillantes et, lorsque la matière plastique remplit à peu près toute la cavité du moule, la pression hydrostatique exercée sur l'armature par la matière plastique est suffisante pour la maintenir en position correcte au cours des phases finales du moulage* 25 On a découvert que dans certains cas un objet produit selon ce procédé présente des défauts-témoins ou des anfractuosités de sa surface aux emplacements où la matière plastique n'a pas complètement rempli les espaces laissés libres par les parties saillantes lors de leur enlèvement. On a découvert que ces 30 défauts-témoins ou ces anfractuosités sont provoqués par le durcissement de la matière au contact des parties saillantes, et dans les régions de celles-ci, qui sont habituellement réalisées en acier . Lorsque la matière plastique est une matière thermoplasti-35 que, le moule est refroidi pour le durcissement de cette matière et celle-ci durcit à partir de l'extérieur, c'est-à-dire à partir des parois du moule, en direction de l'intérieur et à partir de l'intérieur, c'est-à-dire à partir de l'armature, en direction de l'extérieur,à moins /que l'armature ait été- préchauffée, auquel 40 cas le durcissement allant de l'intérieur vers l'extérieur se 72 13329 2 2133800 trouvera retardé# Si la matière plastique se solidifie autour de l'extrémité libre d'une partie saillante lorsque celle-ci est enlevée, cela peut alors empêcher la totalité de l'espace, laissé libre par enlèvement de la partie saillante, d'être remplie par 5 la matière plastique, ce qui entraîne la production d'un défaut-témoin ou d'une dépression comme on l'a exposé ci-dessus. Lorsque la matière plastique est thermodurcissable, si la chaleur appliquée aux parties du moule pour le durcissement de la matière est également transmise aux parties saillantes, lors-10 que celles-ci sont enlevées, la matière qui se trouve à leurs extrémités libres sera alors durcie et empêchera la matière fluide non durcie, située à l'intérieur de la cavité, de s'écouler pour remplir les espaces laissés libres par l'enlèvement des parties saillantes. 15 Un but de l'invention est donc de surmonter, ou tout au moins de diminuer, les effets des difficultés signalées ci~dessus« Selon une caractéristique de l'invention, on prévoit un procédé pour le moulage de matières plastiques autour d'une armature de renforcement rigide, dans lequel l'armature est maintenue 20 en position correcte à l'intérieur de la cavité d'un moule au moyen de parties saillantes partant des parois de cette cavité et venant au contact de l'armature; la matière plastique est moulée sous pression alors qu'elle est encore susceptible de s'écouler autour de l'armature et des parties saillantes ; de la chaleur est transmise 25 à travers les parois de la cavité pour durcir la matière plastique en contact avec ces parois de manière à former une peau autour d'une masse encore fluide de matière plastique, tout en réglant cette transmission calorifique à travers les parties saillantes afin de retarder le durcissement de la matière en contact avec cellesci jus-30 qu'après formation de cette peau ; et les parties saillantes sont enlevées, alors que la matière plastique est encore sous pression en direction des parois intérieures de la cavité, alors que la partie de cette matière située à l'intérieur de la cavité est suffisamment fluide pour être amenée à s'écouler sous pression, 35 afin de remplir les espaces laissés libres par l'enlèvement des parties saillantes. Le réglage, conformément à l'invention, du flux calorifique à travers les parties saillantes, empêche tout durcissement prématuré de la matière plastique au voisinage immédiat de ces par-40 ties saillantes et assure ensuite que, lors de l'enlèvement des 72 13329 3 2133800 parties saillantes, les espaces laissés libres par celles-ci sont remplis par la matière plastique encore fluide. La transmission de chaleur à travers les parties saillantes et la transmission de chaleur à travers les parois de la cavité 5 peuvent s'effectuer suivant la même direction, cette transmission s'effectuant toutefois à une vitesse moins grande à travers les parties saillantes qu'à travers les parois. Les parties saillantes peuvent , comme on le décrira ci-après, comporter, ou être montées dans, un matériau qui présente une conductibilité 10 thermique inférieure à celle du matériau constituant les parties du moule . Selon une variante, la transmission de chaleur à travers les parois de la cavité et la transmission de chaleur à travers les parties saillantes s'effectuent suivant des directions différen-15 tes, au moins jusqu'à l'enlèvement des parties saillantes en direction de la paroi de la cavité. Dans ces conditions, lorsque la matière plastique utilisée est une matière thermoplastique, les parties saillantes peuvent être chauffées et, lorsqu'il s'agit d'une matière thermodurcissable, les parties saillantes 20 peuvent être refroidies. Dans le cas d'une matière thermoplastique, le moulage est de préférence effectué par injection et, dans le cas d'une matière thermodurcissable, le moulage peut être réalisé par compression* 25 Selon une autre caractéristique de l'invention, on prévoit un appareillage pour le moulage de matières plastiques autour d'une armature rigide de renforcement, qui met en oeuvre des parties de moule mobiles l'une par rapport à l'autre, agencées de manière à former une cavité de moule, des parties saillantes, 30 montées de manière à être mobiles, sur l'une ou plusieurs de ces parties, des moyens d'actionnement pour déplacer les parties saillantes entre des positions opérantes dans lesquelles elles font saillie à l'intérieur de la cavité et sont capables d'y maintenir en place l'armature, et des positions inopérantes dans 35 lesquelles elles sont rétractées hors de la cavité, des premiers moyens disposés à l'intérieur des parties de moule pour régler la transmission de chaleur à travers les parois de la cavité, et des seconds moyens associés aux parties saillantes pour régler la transmission de chaleur suivant les parties saillantes de ma-40 nière que cette transmission s'effectue à une vitesse inférieure, 72 13329 4 2133800 ou suivant une direction opposée, à celle de la première transmission de chaleur . Les parties saillantes peuvent comporter un matériau de conductibilité thermique inférieure à celle du matériau consti-5 tuant les parties de moule, un tel matériau comportant les seconds moyens susvisés. Les parties d'extrémités libres des parties saillantes peuvent être constituées par ce matériau de moindre conductibilité thermique, ou en être revêtues, ou chaque partie saillante peut comporter un manchon situé au voisinage 10 immédiat, mais à une certaine distance, de l'extrémité libre de la partie saillante, ce manchon étant disposé à l'intérieur de la cavité lorsque la partie saillante est en position opérante. Selon un autre agencement, chaque partie saillante peut comporter un noyau de ce matériau de moindre conductibilité. 15 Selon une variante, les seconds moyens susvisés peuvent comporter des fourrures, disposées à l'intérieur des parties de moule et réalisées en ce matériau de conductibilité thermique inférieure à celle du matériau constituant les parties du moule, les parties saillantes étant mobiles à l'intérieur de ces four-20 rures qui sont placées au voisinage immédiat de la cavité . Selon un autre agencement encore, qui peut s'appliquer au moulage de matériau thermoplastique, les seconds moyens peuvent comporter des dispositifs de chauffage, logés à l'intérieur des parties saillantes, par exemple des dispositifs de chauffa-25 ge électriques. Selon encore un autre agencement, les seconds moyens peuvent provoquer l'écoulement forcé d'un fluide à travers les parties saillantes. Cet écoulement de fluide peut refroidir les parties saillantes lorsque la matière plastique est une matière 30 thermodurcissable ou échauffer les parties saillantes lorsque la matière plastique est une matière thermoplastique. L'invention est décrite plus en détail ci-après à l'aide de certains de ses modes de réalisation, pris à titre illustratif mais nullement limitatif, en se référant aux dessins annexés 35 dans lesquels : - la figure 1 est une vue en coupe d'un appareillage réalisé conformément à l'invention pour la mise en oeuvre du procédé conforme à l'invention montrant les parties saillantes dans leurs positions opérantes, 40 t la figure 2 est une vue analogue à celle de la figure 1 72 13329 5 2133800 mais montrant les parties saillantes dans leurs positions inopérantes, — les figures 3, 4 et 5 sont des coupes de la cavité du moule de l'appareillage de la figure 1 qui montrent trois phases 5 successives de l'opération de moulage , et - les figures 6 à 10 sont des coupes de détails de la cavité du moule de l'appareillage des figures i et 2 qui montrent différentes formes de moyens pour le réglage du flux de chaleur le long des parties saillantes. 10 L'appareillage représenté sur les figures 1 et 2 comporte une plaque de fond 10 sur laquelle sont montés des blocs entretoises 11, munis d'ouvertures 12 destinées à recevoir des vérins hydrauliques 130 Aux parties supérieures des blocs entretoises 11 est fixée une plaque 14 munie d'ouvertures 15 pour donner 15 passage aux vérins 13. Le moule est constitué d'une partie inférieurs 16, dont la surface supérieure comporte un interstice design© dans son ensemble par 17 et présentant une partie inférieure plus étroite 18 et une partie supérieure plus large 19. Cet interstice dé-20 limite partiellement la cavité du moule et coopère avec une partie supérieure du moule 20 qui est logée dans la partie supérieure 19 de l'interstice lorsque le moule est fermé» la partie supérieure du moule étant portée par une plaque supérieure 21o La cavité du moule a été désignée d'une manière générale par 22. 25 La pièce inférieure, servant de poinçorvest munie d'un alésage 23 à l'intérieur duquel est montée une tige éjectrice 24 dont le déplacement est commandé par une plaque éjectrice 25 liée à un vérin hydraulique, non représenté sur les figures ; la plaque éjectrice est guidée par des tiges 26 fixées à la plaque 14. Les 30 parties 16 et 20 du moule sont munies de passages 16a, et 20^ à travers lesquels on peut faire passer de l'eau de refroidissement .pour durcir la matière thermoplastique qui a été injectée à l'intérieur de la cavité du moule. Dans la partie inférieure 16 du moule sont mont^g decx jeux 35 de parties saillantes, dont deux ont été indiquées en 27. Ces parties saillantes peuvent coulisser dans des alésages 28 de la pièce inférieure servant de poinçon, à partir de leurs positions opérantes représentées sur la figure 1, dans lesquelles elles font saillie à l'intérieur de la cavité de moulage 22, vers leurs 40 positions inopérantes représentées sur la figure 2, dans lesquel 72 13329 e 2133800 les les extrémités libres des parties saillantes sont à l'alignement des parois de la partie inférieure plus étroite 18 de l'interstice 17. Les extrémités extérieures des parties saillantes 2 7 sont 5 fixées à des curseurs 29 mobiles horizontalement pour assurer le déplacement des çarties saillantes entre leurs positions opérantes et leurs positions inopérantes. Chaque curseur 29 comporte un alésage incliné 30 à l'intérieur duquel est logée une tige coulissante 31. Les tiges coulissantes à leur tour sont fixées 10 à des blocs coulissants 32 reliés aux tiges de piston 33 des vérins hydrauliques 13 dont les cylindres sont fixés,en 34, à la pièce inférieure servant de poinçon 16. On voit clairement que, les diverses pièces étant au départ dans les positions représentées sur la figure 1, les parties 15 saillantes 27 étant dans leurs positions opérantes, si les blocs coulissants 32 sont déplacés vers le bas par la manoeuvre des vérins 13, les curseurs 29 vont s'éloigner en amenant les parties saillantes 27 à leurs positions opérantes représentées sur la figure 2. 20 L'appareillage représenté sur les figures 1 et 2 est desti né à la fabrication d'un châssis de fenêtre dans lequel une armature de renforcement rectangulaire est enrobée dans de la matière thermoplastique. Il y a lieu de noter toutefois que l'invention peut s'appliquer à la fabrication d'autres objets 25 et que la cavité du moule et l'armature peuvent prendre des formes correspondant à ces objets. Sur la figure 3, une armature 35 est logée à l'intérieur de la cavité 22 du moule et présente une section en forme de I. Cette armature fovurnit ainsi deux évideraents en retrait 36, dis-30 posés à l'opposé l'un de l'autre, dans lesquels viennent se loger respectivement les parties d'extrémités libres des parties saillantes 27. L'armature se trouve ainsi immobilisée, relativement à tout mouvement vertical, et est empêchée d'effectuer tout mouvement horizontal par la disposition des parties saillantes 27 35 autour de la cavité du moule. L'armature comporte une partie centrale 37 et des rebords 38 et 39. Chaque partie saillante 27 est réalisée essentiellement en métal, par exemple en acier, mais comporte, à.son extrémité libre, une partie de dimensions réduites 40, qui est entourée par un 40 embout 41 d'un matériau mauvais conducteur de la chaleur, par 72 13329 7 2133800 exemple de l'oxyde d'aluminium fritte. Cet embout a une forme telle qu'il s'adapte à l'intérieur d'un évidement 36, afin d'immobiliser l'armature et on peut voir qu'il est d'une longueur axiale suffisante pour s'étendre jusqu'à l'intérieur de la pairtie 5 inférieure du moule 16 lorsque la partie saillante est dans sa position opérante) représentée sur la figure 3, c'est-à-dire sa position qui immobilise l'armature 35. Les embouts 41 représentés sur les figures ont une certaine épaisseur, mais pourraient tout aussi bien être formés par un mince revêtement d'oxyde 10 d'aluminium fritté ou d'un autre matériau céramique déposé sur les parties d'extrémités libres des parties saillantes 27. Le procédé conforme à l'invention, appliqué à l'appareillage décrit ci-dessus, se déroule de la manière suivante. La plaque de fond 10 et la plaque supérieure 21 sont respectivement 15 fixées aux: plateaux inférieur et supérieur d'une presse à mouler. Le moule est ouvert en déplaçant la plaque supérieure 21 vers le haut. L'armature 35 est ensuite placée à l'intérieur de la cavité de moule. Il est préférable que la cavité se présente sous la forme d'un canal sans fin, de forme rectangulaire 20 vu en plan, de manière à y former un cadre, notamment un châssis de fenêtre, par le procédé conforme à l'invention. L'armature 35 est placée à l'intérieur de la cavité , les parties saillantes 27 étant rétractées dans les positions représentées sur la figure 2 par une manoeuvre appropriée des vé-25 rins 13. De plus, la tige éjectrice 24 a son extrémité libre essentiellement au niveau de la surface inférieure de l'armature, afin de supporter celle-ci à la hauteur désirée. Les vérins 13 sont ensuite actionnés pour déplacer les parties saillantes 27 vers 1'intérieur de manière à venir en contact avec l'armature 30 et, en raison de leur forme, immobilisent complètement celle-ci. Il y a lieu de remarquer que les axes longitudinaux de toutes les parties saillantes sont situés dans un même plan. L'armature est retenue, relativement à tout mouvement,dans le plan de la figure, par l'engagement des parties saillantes dans l'armature 35 et est retenue, relativement à tout mouvement dans des plans perpendiculaires au plan du dessin, par la disposition des parties saillantes autour de l'armature. Lorsque le noyau est maintenu en place par les parties saillantes 2 7, la tige éjectrice 30 est retirée jusqu'à la posi-40 tion,représentée sur la figure 1, dans laquelle l'extrémité su 72 13329 8 2133800 périeure de la tige éjectrice est au niveau du fond de l'interstice 17. La cavité est alors fermée par introduction de l'élément supérieur servant de poinçon 20 à l'intérieur de l'interstice et l'ensemble a la position représentée sur la figure 1. 5 La matière thermoplastique est ensuite injectée à l'inté rieur de la cavité de moulage 22 par des trous de coulée (non représentés sur les figures) et, du fait que les parties de moule 16 et 20 sont refroidies par circulation d'eau froide à travers les passages d'eau 16a^ et 20_a , la matière thermoplas-10 tique durcit et forme une peau dont le matériau est en contact avec les parties de moule. Cette peau a été indiquée en 42 sur la figure 3. Selon la température de l'armature 35, une peau peut aussi se former autour de celle-ci, telle que celle indiquée en 43. Si l'armature a été préchauffée avant d'être 15 placée dans la cavité du moule, la formation de la peau 43 se trouvera alors retardée. Il y aura une masse fluide de matière plastique entre les peaux 42 et 43. Du fait que les embouts 41 des parties saillantes 2 7 sont réalisés en un matériau de conductibilité thermique inférieure à celle du matériau constituant 20 les parties de moule 16 et 20, la formation d'une peau telle que 42 autour des embouts 41, c'est-à-dire dans les régions 44 de la figure 3, se trouvera retardée du fait que la chaleur ne peut s'écouler,à partir de la masse centrale 45 de matière fluide, à travers les embouts 41, aussi rapidement que la chaleur s'é-25 chappe à travers les parties de moule 16 et 20. Les parties saillantes 27 sont alors retirées, comme on le voit sur la figure 4. Du fait que les embouts 41 sont réalisés dans un matériau mauvais conducteur de la chaleur, une peau ne peut se former aux extrémités des parties saillantes lorsque 30 celles-ci sont enlevées, de sorte qu'immédiatement après cet enlèvement on aura affaire aux conditions représentées sur la figure 4, avec une interruption de la peau le long des extrémités des parties saillantes. La masse 45 de matière fluide peut alors s'écouler à l'intérieur des espaces laissés libres dans la cavi-35 té du moule par les parties saillantes 2 7, espaces représentés en hachures entrecroisées sur la figure 4 et indiqués par la référence numérique 46 . Le refroidissement se poursuit et, comme on le voit sur la figure 5, la peau 42 s'étend suivant les extrémités des parties 40 saillantes, comme on l'a indiqué en 47, et progressivement la 72 13329 9 2133800 totalité de la masse de matière thermoplastique, située à l'intérieur de la cavité du moule, va se durcir. Il y a lieu de noter que la cavité du moule sera remplie de matière avant que les parties saillantes 27 soient enlevées et que, par conséquent, 5 un supplément de matière sera introduit dans la cavité du moule par les trous de coulée, pour remplir les espaces 46 laissés libres par l'enlèvement des parties saillantes 27. On remarquera que les parties saillantes maintiennent en position correcte l'armature 35 au cours du remplissage initial du moule et 10 que l'armature est maintenue en place par la pression hydrostatique exercée par le matériau à l'intérieur du moule pendant et après l'enlèvement des parties saillantes 27. On a découvert que, par suite du retard à la formation de la peau telle que 42 autour des parties saillantes 27, la peau 15 qui se forme en 47 (figure 5) a sa surface extérieure au niveau des parties immédiatement voisines de l'autre surface de la peau 42 et qu'il ne se produit essentiellement pas de défauts-témoins ou de dépressions. Diverses dispositions peuvent être mises en oeuvre pour 20 régler le flux de chaleur à travers les parties saillantes. Ainsi, en se reportant tout d'abord à la figure 6, on voit, qu'on peut utiliser des parties saillantes 48 dont chacune comporte un fût métallique 49 muni d'un trou fileté intérieurement 50 ménagé dans son extrémité :libre . A l'intérieur de ce trou se 25 loge la tige filetée 51 d'une tige 52 munie d'une tête. La tige filetée 51 est de diamètre inférieur à celui du fût 49 et porta un manchon en céramique 53 disposé entre la tête de la tige 52 et l'extrémité du fût 49. La figure 6 montre les pièces saillantes dans leurs posi-30 tions opérantes, dans lesquelles elles immobilisent une armature 54 à section en forme de I à l'intérieur d'une cavité de moulage 55, et on peut voir que les manchons en céramique 53 font saillie à 1'intérieur de la cavité du moule et isolent la matière plastique 56 de tout contact direct avec les parties 35 métalliques des parties saillantes. Il est évident que de la chaleur s'écoulera le long des parties saillantes à travers l'armature 54 et les têtes des tiges 51, mais que l'écoulement total de chaleur le long des parties saillantes sera réglé par les manchons 53, et sera -bel qu'il empêche la formation d'une peau 40 au voisinage immédiat des parties saillantes, ainsi qu'on l'a 72 13329 2133800 décrit à propos des figures 3 à 5. Lorsque les parties saillant tes sont déplacées jusqu'à leurs positions inopérantes, les têtes des tiges seront à l'alignement des parois de la cavité de moulage 55. 5 La figure 7 montre une autre disposition dans laquelle une cavité de moule 57 contient une armature à section en forme de I, 58, comme on l'a décrit ci-dessus. Dans ce cas, les parties saillantes 59 sont réalisées en métal et sont logées dans des fourrures en céramique 60 qui sont montées dans les parois 10 de la cavité du moule 57, de manière à être situées au voisinage immédiat de cette cavité. De la chaleur peut s'écouler de la matière plastique 61, située dans la cavité, aux parties saillantes, mais est empêchée par les fourrures 60, sur une certaine longueur axiale des parties saillantes, de s'écouler di-15 rectement des parties saillantes à la partie de moule 62 immédiatement voisine, de sorte que le flux de chaleur le long des parties saillantes se trouve réglé et que la formation d'une peau peut être réglée comme on l'a décrit ci-dessus à propos des figures 3 à 5. Lorsque les parties saillantes sont enlevées 20 et amenées à leurs positions inopérantes, les extrémités 63 des parties saillantes sont alignées avec les parois de la cavité du moule. Sur la figure 8 est représentée une autre disposition encore, dans laquelle une cavité de moule 64 renferme une armature 25 à section en forme de 1,65, ainsi qu'on l'a décrit ci-dessus. Dans ce cas les parties saillantes 66 sont réalisées sous forme de cylindres métalliques creux 67 à extrémités massives 68 et, à l'intérieur de chaque cylindre est monté un noyau 69 de matériau céramique $ui est un mauvais conducteur de la chaleur. On peut 30 voir que, dans ce cas, de la chaleur peut s'écouler de la matière plastique 70 aux parties saillantes,.- mais que la zone de section droite disponible pour un écoulement immédiat de chaleur est faible par suite de la mise en oeuvre des noyaux 69. Cette disposition empêche la formation d'une peau dans la région située 35 au voisinage immédiat des parties saillantes 66, ainsi qu'on l'a décrit à propos des figures 3 à 5. La figure 9 représente une disposition dans laquelle de la chaleur est transmise des parties saillantes à la matière plastique contenue dans la cavité du moule. A l'intérieur de la ca-40 vité du moule, désignée par 71, est logée une armature à section 72 13329 2133800 en forme de 1,72. Dans une partie du moule 73 sont montées deux parties saillantes 74 dont chacune peut coulisser dans une fourrure 75 de matériau isolant de la chaleur, montée dans la partie de moule au voisinage immédiat de la cavité. A l'inté-5 rieur de chaque partie saillante 74, qui a la forme d'un cylindre creux à extrémité fermée, est logé un élément chauffant électrique indiqué en 76. Au cours de l'opération initiale de moulage, lorsque les parties saillantes sont dans leurs positions opérantes représentées sur la figure 9, un courant est 10 appliqué aux éléments chauffants 76, et de la chaleur est transmise à travers les cylindres creux constituant les parties saillantes, et qui sont en métal, afin de maintenir la matière plastique, qui est au contact des parties saillantes, dans un état où elle est susceptible de s'écouler, de manière à empê-15 cher une ..peau, telle que 42, de se former à l'intérieur de la cavité au voisinage immédiat des parties saillantes. Lorsque les parties saillantes sont entraînées jusqu'à leurs positions inopérantes, leurs extrémités fermées étant alors à l'alignement des parois de la cavité du moule, l'un des blocs coulissants 32 20 actionne un micro-interrupteur 77,par l'intermédiaire d'un bras 78 et d'un galet 79, et interrompt l'arrivée de courant aux dispositifs chauffants montés à l'intérieur des parties saillantes, permettant ainsi à la matière plastique d'être en contact avec les parties d'extrémités de ces parties saillantes et d'y 25 durcir. La figure 10 représente une cavité de moule 80 contenant une armature à section en forme de 1,81, logée à l'intérieur de celle-ci et maintenue en position correcte par des parties saillantes 82 de la manière décrite ci-dessus. Chaque partie sail-30 lante a la forme d'un cylindre métallique creux 83 à extrémité fermée 84. A l'intérieur de ce cylindre creux fait saillie un tube d'amenée 85 d'un liquide, qui se termine un peu en avant de l'extrémité fermée du cylindre. Les parties saillantes sont représentées dans leurs positions opérantes dans lesquelles elles 35 maintiennent en position correcte l'armature en s'engageant dans les évidements de celles-ci. De l'huile chaude, ou un autre liquide, est amené à travers les tubes 85 et sort des parties saillantes à travers les espaces annulaires situés entre les tubes et les surfaces intérieures correspondantes des cylindres 40 métalliques. La chaleur, amenée aux parties saillantes par l'hui 72 13329 2133800 le, ou l'autre liquide utilisé, maintient la matière plastique, au voisinage immédiat des parties saillantes, dans un état où elle est susceptible de s'écouler, avec les avantages décrits à propos des figures 3 à 5. Lorsque les parties saillantes sont 5 enlevées et amenées à leurs positions inopérantes dans lesquelles les extrémités fermées 84 sont à l'alignement des parois de la cavité du moule, l'arrivée de l'huile à travers les parties saillantes est interrompue au moyen d'un micro-interrupteur commandé- de la manière décrite à propos de la figure 9. 10 Jusqu'à présent, l'invention a été décrite en se référant à la formation d'un objet à partir d'une armature de renforcement, qui est habituellement en métal, et d'une matière thermoplastique. Lorsqu'on utilise une telle matière, il faut enlever de la chaleur au moule pour provoquer le durcissement de la ma-15 tière, cet enlèvement de chaleur étant assuré par un écoulement d'eau a travers les passage d'eau 16a. et 20a. . Il ressort clairement de ce qui précède que la vitesse de transmission de la chaleur de la matière thermoplastique aux parois du moule est plus grande que la vitesse de transmission de la chaleur à tra-20 vers les parties saillantes, ce qui retarde le durcissement de la matière plastique au voisinage immédiat de celles-ci. L'invention, toutefois, s'applique tout aussi bien à l'utilisation d'une matière thermodurcissable, lorsqu'il est nécessaire d'appliquer de la chaleur au moule pour durcir cette matière. 25 Dans ce cas, un fluide chaud sera amené à travers les passages 16a. et 20a, ou on peut prévoir dans l'appareillage des dispositifs de chauffage électriques pour chauffer les parties du moule. La description ci-dessus, relative aux figures 3 et 8, s'ap-30 plique à l'utilisation d'une matière thermodurcissable, sauf qu' on remarquera que la matière plastique est maintenue à l'état fluide dans la région des parties saillantes, du fait que de la chaleur n'est pas appliquée à la matière plastique à travers les parties saillantes à une vitesse égale à celle de la cha-35 leur appliquée à la matière plastique à travers les parois du moule. La disposition de la fig. 9 n'est pas applicable à la production d'un objet à partir d'une armature et d'une matière thermodurcissable, mais celle de la figure 10 est applicable à 40 l'utilisation d'une matière thermodurcissable si le fluide qui 72 13329 13 2133800 s'écoule à travers les parties saillantes est un fluide de refroidissement au lieu d'un fluide de chauffage. On verra que l'invention fournit un agencement efficace pour retarder le durcissement de matières plastiques au voi-5 sinage immédiat des parties saillantes, servant de support à l'armature, avant que celles-ci soient enlevées, ce qui permet d'obtenir une excellente finition superficielle de l'objet moulé. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de 10 ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux des modes d'application et de réalisation 4ui ont été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. t 72 13329 14 2133800 REVENDICATIONS 1. Procédé pour le moulage de matières plastiques autour d'une armature de renforcement rigide, lequel procédé est caractérisé en ce que l'armature est maintenue en position cor- 5 recte à l'intérieur de la cavité d'un moule au moyen de parties saillantes partant des parois de cette cavité et venant au contact de l'armature, la matière plastique est moulée sous pression alors qu'elle est encore susceptible de s'écouler autour de l'armature et des parties saillantes, de la chaleur est 10 transmise à travers les parois de la cavité pour durcir la matière plastique en contact avec ces parois de manière à former une peau autour d'une masse encore fluide de matière plastique, tout en réglant cette transmission calorifique à travers les parties saillantes afin de retarder le durcissement de la ma-15 tière en contact avec celles-ci jusqu'après formation de cette peau, et les parties saillantes sont enlevées, alors que la matière plastique est encore sous pression, en direction des parois intérieures de la cavité, alors que la partie de cette matière située à l'intérieur de la cavité est suffisamment fluide 20 pour être amenée à sfeouler sous pression afin de remplir les espaces laissés libres par l'enlèvement des parties saillantes. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la transmission de chaleur à travers les parties saillantes et la transmission de chaleur à travers les parois de la cavité 25 s'effectuent suivant la même direction, cette transmission s'effectuant toutefois à une vitesse moins grande à travers les parties saillantes qu'à travers les parois. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la transmission de chaleur à travers les parois de la cavité 30 et la transmission de chaleur à travers les parties saillantes s'effectuent suivant des directions différentes, au moins jusqu'à l'enlèvement des parties saillantes, en direction de la paroi de la cavité. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications pré-35 cédentes, caractérisé en ce que la matière plastique utilisée est une matière thermoplastique et qu'elle est moulée autour de l'armature par moulage par injection. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la matière plastique utilisée est une 40 matière thermodurcissable et qu'elle est moulée autour de l'arma 72 13329 15 2133800 ture par moulage par compression. 6. Appareillage pour le moulage d'une matière plastique autour d'une armature de renforcement rigide, lequel appareillage est caractérisé en ce qu'il comporte des parties de moule 5 mobiles l'une par rapport à l'autre, agencées de manière à former une cavité de moule, des parties saillantes, montées de manié» re à être mobiles, sur l'une ou plusieurs de ces parties, des moyens d'actionnement pour déplacer les parties saillantes entre des positions opérantes dans lesquelles elles font saillie 10 à l'intérieur de la cavité et sont capables d'y maintenir en place l'armature, et des positions inopérantes dans lesquelles elles sont rétractées hors de la cavité, des premiers moyens, disposés à l'intérieur des parties de moule, pour régler la transmission de chaleur à travers les parois de la cavité, et 15 des seconds moyens associés aux parties saillantes pour régler la transmission de chaleur suivant les parties saillantes de manière que cette transmission s'effectue à une vitesse inférieure, ou suivant une direction opposée à celle de la première transmission de chaleur. 20 7. Appareillage selon la revendication 6, caractérisé en ce que les parties saillantes comportent un matériau de conductibilité thermique inférieure à celle du matériau constituant les parties du moule, un tel matériau comportant les seconds moyens susvisés. 25 8. Appareillage selon la revendication 7, caractérisé en ce que les parties d'extrémités libres des parties saillantes sont constituées ou sont revêtues par ce matériau de moindre conductibilité thermique. 9. Appareillage selon la revendication 7, caractérisé en 30 ce que chaque partie saillante comporte un manchon, réalisé en ce matériau de moindre conductibilité thermique, disposé au voisinage immédiat, mais à une certaine distance, de l'extrémité libre de la partie saillante, ce manchon étant disposé à l'intérieur de la cavité lorsque la partie saillante est dans 35 sa position opérante. 10. Appareillage selon la revendication 7, caractérisé en ce que chaque partie saillante comporte un noyau réalisé en ce matériau de moindre conductibilité thermique. 11. Appareillage selon la revendication 6, caractérisé en 40 ce que les seconds moyens susvisés comportent des fourrures, dis 72 13329 16 2133800 posées à l'intérieur des parties de moule et réalisées en ce matériau, de conductibilité thermique inférieure à celle du matériau constituant les parties du moule, les parties saillantes étant mobiles à l'intérieur de ces fourrures qui sont placées 5 au voisinage immédiat de la cavité. 12. Appareillage selon la revendication 6, caractérisé en ce que les seconds moyens comportent des dispositifs chauffants logés à l'intérieur des parties saillantes. 13. Appareillage selon la revendication 6, caractérisé en 10 ce que les seconds moyens comportent des moyens pour provoquer un écoulement de fluide à travers les parties saillantes. 14. Objet comportant une armature de renforcement enrobée dans une matière plastique et fabriqué selon le procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5.