On sait que les aliments pour bétail actuellement utilisés sont mis au point de façon à accélérer la croissance des animaux pour pouvoir obtenir plus rapidement une bête susceptible d'être consommée et dont la viande est de meilleure qualité. Dans le cas de l'alimentation des jeunes aniiux de boucherie (veaux, agneaux, porcelets), on utilise des poudres de lait dégraissé dans lesquelles on incorpore des nlatières grasses. Les compositions de nsatie- res grasses incorporées dans ces aliments sorit en général constituées de suifs de mélange de suit, de graisses lauriques, d'huile de palme et de saindoux, ec éventuellement, de lécithine.On a cependant constaté que l'incorporation des matières grasses dans les aliments pour oétail et, en pariculier, pour les veaux de boucherie, entrainait souvent la formation, dans les tissus de l'animal, d'amas graisseux qui diìnuant la qualité de la viande obtenue. On a été amené à étudier la digestipilité des matières grasses incorporées dans les aliments pour veaux en les corliparant a la digestibilité de la matière grasse du lait considérée conne étant celle qui donne les meilleurs résultats et qui évitent, en particulier, la formation d'excès de graisses dans les tissus animaux. On a constaté que la digestiuilité des différentes graisses est liée à leur composition en acides gras et à leur structure glycéridique. En premier lieu, on a constaté que la digestibilité des graisses est d'autant plus grande que lesdites graisses contiennent dans les glycérides qui les constituent nioins de molécules d'acides gras à chaines longues: à titre d'illustration, on peut indiquer que les acides gras ayant des channes comportant au plus 12 atomes de carbone sont pratiquement totalement métabolisés par l'animal, les acides ayant une chaîne comportant 14 atoules de carbone (acide myristique) l'étant partiellenent. I1 convient d'ailleurs de remarquer à cet égard que les acides gras de La matière grasse du lait contiennent environ 6 , d'acides gras en C4 (acide butyrique) et en C6 (acide caproique) qui n existent dans aucun autre corps gras, qu'ils contiennent 13 à 15 X d'acides gras ayant au plus 12 atonies de carbone dans leur chaîne et qu'ils contiennent 23 à 25 i,' d'acides gras ayant au plus 14 atomes de carbone dans leur chaîne. On a supposé que la prépondérance d'acides gras a faible longueur de chaînas était responsable de la meilleure di gestibilité de la matière grasse, du lait, du meilleur aspect des carcasses et de la meilleure qualité des viandes obtenues.De même on a constaté que les graisses lauriques et, en particulier, les huiles de coprah avaient un bon coefricient de digestibilité en même temps qu'une forte teneur en acides gras à chaste courte puisqu'elles comportent environ 60 X d'acides gras ayant au plus 12 atomes de carbone dans leur chaîne et environ 60 Z0 dracides gras ayant au plus 14 atomes de carbone dans leur chaÎne. Enfin, on a constaté que la digestibilité du suif s'avérait beaucoup plus raible, le suif étant constitué d'acides gras à chaîne longue. En second lieu, on a constaté que la digestibilité des matières grasses se trouvait nettement améliorée lorsque les acides gras saturés se trouvent dans la molécule de triglycéride en position 53 comme c'est le cas pour le saindoux. bn d'autres ter mes, un acide saturé, du type de l'acide palmitique (en C1ó) ou stéarique (en C1) est mieux digéré s'il se trouve en position On a également constaté qu'un acide gras saturé est d'autant mieux digéré que les deux autres acides gras du triglycéride ont une chaîne aliphatique courte ou insaturée. Pour illustrer les deux remarques ci-dessus formulées, on peut indiquer qu'en prenant convie indice 100 la digestibilité des matières grasses du lait dans l'alimentation des animaux de boucherie et, en particulier, des veaux de boucherie, on a pu es tirer la digestibilité des autres matières grasses actuellement utilisées dans l'alimentation du bétail de la façon suivante - Suif , 92,3 - Huile de palme ................................ 97,2 - Saindoux................................98,2 -Huile de coprah..........................98,4 On a déjà proposé, pour tenir compte des phénomènes cidessus rappelés, d'utiliser conme matières grasses à incorporer dans l'alimentation animale, par exemple dans les poudres de lait pour les veaux et agneaux de boucherie et porcelets, des mélanges des différentes matières grasses disponibles.On est néannioins limité, pour réaliser ces mélanges, par deux inconvénients essen tiels : en premier lieu, le prix des graisses lauriques et des huiles de palme, en particulier, de l'huile de coprah, qui est relativement élevé par rapport au prix du suif qui est la matière grasse la plus utilisée ; en deuxieme lieu, par certaines caractéristiques propres à certaines graisses, par exemple, le saindoux, dont la digestibilité est bonne, a un point de fusion trop oas et une sensibilité à l'oxydation trop élevée. les mélanges, que l'on réalise pratiquement, tiennent donc compte de ces deux inconvénients de telle sorte que le suif est presque toujours, dans la plupart des cas, utilisé seul ou éventuellement en mélange avec de petites quantités de graisse laurique, d'huile de palme ou de saindoux.Or, il est vraisemblable que la présence simultanée d'une matière grasse à forte digestibilité et d'une matière grasse à fable digestibilité'n'entrane, pour l'alimentatbn de l'animal, qu'use amélioration au prorata de la quantité de graisses à meilleure digestibilité0 En d'autres termes, ltorga- nisme de l'animal utilise les graisses les plus digestives au prorata de leur présence dans le mélange : par exemple, l'huile de coprah est digérée à son taux de digestibilité élevé, mais le suif n1 est pas mieux digéré du fait de la présence huile de coprah dans la composition utilisée. La présente invention a pour but de proposer une composition de matières grasses ayant une digestibilité améliorée pour l'alimentation des veaux et agneaux de boucherie et porcelets. Selon l'invention, on a pe-nsé que l'amélioration de la digestibilité due à la présence d'acides gras à channes courtes, en particulier inférieures à 14 atomes de carbone, de certaines graisses, pouvait autre utilisée en introduisant ces chaSnes courtes dans des molécules de triglycérides de corps gras essentiellement constitués par des acides gras à channes longues (suif, corps gras d'origine marine hydrogénés, etc...0) de manière à les rendre plus digestibles.En d'autres termes, on a pensé, selon l'invention, quten introduisant des channes grasses courtes, en provenance de matières premières à fort prix de revient, à l'intérieur des molécules à chaînes longues d'une matière première à faible prix de revient, tels que des suifs, des corps gras concrets, des corps gras hydro génés, on pouvait améliorer de façon sensible la digestibilité de la matière première à faible prix de revient. La matière première comportant les acides gras à channe courte est, en général, d'ori- gine végétale, par exemple l'huile de palmiste ou, de préférence, huile de coprah mais une huile de synthèse n'est pas exclue, préparée par exemple à partir d'acides gras saturés à chatne courte impaire pouvant provenir par exemple de l'industrie pétrolière, La matière première comportant des acides gras à chatne longue et ayant un faible prix de revient pourra autre avantageusement du suif, des corps gras concrets, des corps gras hydrogénés par exem plue. La présente invention a donc pour objet une composition de matières grasses destinée à être ineorporée dans les produits d'alimentation animale et, en particulier, pour veaux et agneaux de boucherie et porcelets, caractérisée par le fait qu'elle comporte au moins un produit obtenu par interestérification d'une matière première grasse à chatnes longues, dont au moins 75 % des chaînes grasses comportent au moins 16 atomes de carbone, avec une matière première grasse à chaînes courtes; dont au moins 65 % des chaînes grasses comportent moins de 16 atomes de carbone. Dans un mode préféréde réalisation, le produit d'interes terificavion est obtenu par interestérification du suif avec une graisse laurique, de préférence avec de l'huile de coprah ou ses dérivés. les acides gras courts de la matière grasse à channes courtes sont répartis par la réaction d'interestérification sur les glycérides constitutifs de la matière grasse à channes longues. Il peut en résulter une amélioration de la digestibilité des chatnes longues due à la présence de chatnes courtes dans la molécule de triglycéride où se trouvent des chaînes longues.Cette amélioration ne se produit pas lorsque l'on utilise, en simple mélange, des ma trières grasses à acides gras à chalnes longues et des matières grasses à acides gras à channes courtes étant donné que, comme on l'a indiqué plus haut, chacune des matières grasses est alors digérée par l'animal avec le coefficient de digestibilité qui lui correspond. Au contraire, le coefficient de digestibilité afférent au produit d'interestérification utilisé dans la composition selon l'invention peut être supérieur au coefficient de digestibilité du simple mélange. Selon l'invention, on préfère que la quantité de matière première à chaînes longues soit, par rapport à la quantité de ma tière première à chaînes courtes, dans un rapport compris entre 1/3 et 3/l environ et, de préférence > dans un rapport voisin de 1/1. On préfère que la matière grasse à channes longues utilisée soit du suif en raison du fait que l'interestérification modifierait la structure glycéridique particulière du saindoux en la remplaçant par une structure glycéridique correspond à une répartition au hasard ce qui réduirait la digestibilité afférente au saindoux et ne conduirait pas à une augmentation satisfaisante de la digestibilité de l'ensemble. De plus, l'utilisation du suif comme matière première d'interestérification permet d'obtenir un produit d'interestérification ayant une zone de fusion inférieure à celle du suif et se rapprochant de celle de la graisse de lait La matière première à chaînes courtes utilisée, selon l'invention, dans l'interestérification peut être une huile de coprah ou une huile de palmiste.Cependent, le prix de ces acides gras peut être trop élevé pour que leur utilisation soit intéressanteet dans ce cas l'ou peut préféren utiliser des sous-produits de la désacidification des huiles de coprah et le palminte, par exemple, les huiles acides provenant des pâtes de neutralisation ou les acides gras bruts provenant de distillation neutralisante. Ces huiles acides peuvent être réestérifées, c'est-à-dire retransformées en huiles. On préfére utiliser des huiles acides de coprah pour faire la réestérification ésant donné que ces huiles sont moins riches que les huiles de palmiste en acides insaturés et plus riches en acides gras à chaînes courtes. On constante, dans cette variante avantageuse de l'inevention qui consiste à utiliser, comme matitres pren@tres de la réaction d'interestérification, des huiles de coprah réestérifiées et du suif, que l'on obtient un produit de réaction dans lequel les acides gras à chaîne courte sont répartis au hasard sur l'ensemble des glycérides ce qui peut conférer au produit de réaction une très bonne digestibilité en raison du fait que la présence d d'acide gras à chaîne courte favorise la digestibilité des acides gras à chaîne longue provenant de la graisse animale. Le produit de réaction résultant de l'interestérification et utilisé dans la composition selon l'invention subit, après l'interestérification, un raffinage complet comportant une neutralisation, une décoloration et une désodorisation, opérées par des moyens classiques connus. La composition selon l'invention peut comprendre, outre le produit d'interestérification ci-dessus défini, au moins un au tre corps gras facilement digestible par l'animal. En particulier composition peut comprendre du saindoux ou q défaut du suif. On peut ajuster les quantités des graisses ainsi mélangées au produit d'interestérification de façon que la composition du mélange obtenu ait des caractéristiques aussi voisines que possible de celles de la graisse du lait d'une part e ce Qu concerne la répartition des chaînes grasses et s'autre part en ce qui concerne le point de fusion. A cet égard, or peut avoir intérât à utiliser un saindoux très légèrement hydrogéné pour en réduire la sensibilité à l'oxydation (hydrogénation sélective de l'acide linoléique). On cons tate cependant que les compositions selon l'invention ai-nsi réa- lisées présentent, par rapport à la graisse du lait, on déficit en acides gras à chaîne courte comportant au plus 14 atomes de ar- bone. On peut dolic avantageusement utiliser, selon l'invention, lors de l'interestérification, des suifs plus riches en acide my- ristique.Dans des variantes désavantageuses sur le plan du prix de revient, on peut également dans l'interestérification, augmen- ter la quantiLé d'huile laurique ou d'huile laurique réestérifiée, ou incorporer de la tributyrine, ou utiliser des huiles de synthèse riches en acide orras à channes courtes, ou encore incorporer de l'acide butyrique dans l'huile acide laurique utilisée lors de la réestérification pour fournir la matière premiere à chaîne courtes de l'interestérification. La réaction de réestérification de l'huile acide laurique peut être effectuée, de façon connue, en déshydratant l'huile acide sous pression réduite à une température voisine de o5 C, en introduisant l'alcool d'estérification, par exemple le glycérol, ou un autre polyol, et le catalyseur, par exemple le chlorure d'étain, en élevant progressivement la température pour atteindre environ 2000C sous une pression absolue de 20 mm Hg et en mainte- nant la réaction pendant un temps- compris entre 5 et t heures anviron. La réaction d'interestérification peut être réalisée, de façon connue, en déshydratant sous pression réduite le mélange des deux matières premières à interestérifier.à une température voisine de o50C et à une pression aosolue de 20 mm Hg, en intro duisallt ensuite un catalyseur d'interestérification, tel que le néthylate de sodium en proportion d'environ 0,5 Y en poids par rapport au poids du mélange réactionnel et en maintenant la réaction pendant un temps compris entre 20 et 60 mm et, de préférence, voisin de JO mm La température de la réaction peut être comprise entre 60 et 100 C et, de préférence, voisine de 80 C. La pression réduite à maintenir pendant la réaction peut etre comprise entre 10 et 130 mm Hg et, de préférence, voisine de 20 mm Hg. La présente invention a enfin pour objet uii aliment pour bétail et, en particulier, une poudre de lait réengraissée destinée à l'alimentation des veaux, caractérisé par le fait qu'il renferme, dans une proportion couiprise entre 15 eL 25 i en poids, uiie composition de matières grasses selon l'invention. Pour mieux faire comprendre l'objet de l'invention, on va on décrire maintenant à titre d'exemples purement illustratifs et non limitatifs, plusieurs modes de réalisation. Exemple 1: Fabrication d'un produit d'interestérification A. Réestérification d'une huile acide de coprah: On utilise une huile acide de coprah obtenue comme sousproduit de désacidification à partir des pâtes de neutralisation d'huilerie. Le poids moléculaire moyen des acides gras, déterminé par chromatographie en phase gazeuse est de 223 environ. Le pourcentage de corps gras neutres dans l'huile est de 5 '} environ. L'huile acide est introduite dans un réact-eur étanche en acier inoxydable au molybdène muni d'un agitateur puissant et d'un condenseur. L'huile est déshydratée sous une pression de 2C mm Hg à une température de 85 C De réacteur a été car de 1000 Kg d'huile acide et on ajoute, après déshydratation, 132 Hg de glycé rol et 5 K de chlorure d'étain. La température est élevée progres sivement en 2 heures pour atteindre environ 200 C, en maintenant une pression absolue de 20 mm HS pendant toute la réaction. On contrôle la réaction en surveillant l'élimination de l'eau et en mesurant l'acidité.Les acides gras à channe courte entranés, en particulier, par la vapeur lors de l'élimination de l'eau provenant de la réaction, sont condensés et recyclés au fur et à mesure de leur entratnement dans le milieu réactionnel. La réaction est considérée comme terminée lorsque l'acidité est voisine de 2 C en acide laurique ; elle dure environ 7 heures. L'huile réestérifiée obtenue est d'autant plus difficile à décolorer que la durée de la réaction a été plus longue et que la quantité de catalyseur utilisée a été .plus élevée. Les caractéristiques de l'huile acide de départ et de l'huile réestérifiée obtenue ont été consignées dans le tableau suivant :: Caractéristiques Huile acide de coprah Huile de coprah (matière première) réestérifiée Acides gras C 8 5,8% 6,1% C 10 5,2% 6,0% C 12 40,0% 40,5% C 14 16,0% 16,0% C 16 13,0% 12,0% Suite Acides gras C 18 4,6 % 4,7% C 18' 12,5% 12,5% C 18" 2,6% 2,2% Corps gras neutre 4,9% Poids moléculaire moyen des acides gras 223 environ 225 environ Acidité Laurique 65,8% 2,0% B.Réaction d'interestérification On mélange dans un réacteur environ 2,5 tonnes d'huile de coprah ou d'huile de coprah réestérifiée et 2,5 tonnes de suif. On déshydrate le mélange à 85 C, sous une pression réduite de 20 nm Hg. La déshydratation souhaitable est obtenue en 1 heure. On introduit alors dans le réacteur, sous agitation, 25 kg de méthylate de sodium et l'on poursuit la réaction pendant 30 mn sous une pression réduite de 20 mm Hg à 80 C On reprend le produit de réaction de l'interestérification et on lui fait subir un raffinage classique complet éliminant toute trace de catalyseur. ExemPle 2 On prépare 'une composition de matières grasses destinée à être incorporée dans une poudre de lait pour veaux de boucherie en mélangeant 50 Y. du produit d'interestérification raffiné obtenu dans l'exemple 1 avec 50 7. de saindoux raffiné. On compare les caractéristiques de cette composition avec celles d'une huile de beurre (témoin n0l), avec celles d'un mélange de 80 % de suif et de 20 7. d'huile de coprah (témoin n"2) et avec celles du suif (te-- moin n 3). Les résultats sont reportés dans le tableau I ci-après. On constate que les caractéristiques de cette composition se rapprochent beaucoup de celles du témoin n0l. Les acides gras à chaînes courtes, répartis par suite de l'interestérification sur des glycérides normalement essentiellement constitués par des acides en C16 et Clb (saturés et insaturés) et la structure glycéridique particulière du saindoux qui la constitue pour moitié lui confèrent une digestibilité améliorée par rapport à celle de toutes len antres matières grasses utilisées et proches de celle de la digestibilité des matières grasses du lait. Cette composition a une zone de fusion très voisine de celle de la graisse de lait. Exemple 3 On prépare une composition destinée à être incorporée dans une poudre de lait pour l'alimentation des veaux de boucherie, en mélangeant 50 v du produit d'interestérification raffiné obtenu a l'exemple 1 et 50 " ce suif raffiné. On compare les caractéristiques de la composition obtenue à celles des témoins 1, 2 et 3 définis dans l'exemple 2. Les résultats de cette comparaison sont consignés dans le tableau I i-après. On constate que cette composition, constituée à 75 @ à partir de suif, a une teneur en acide ras comportant moins de 14 atomes de carbone dans leur chaîne inférieure de 7 r à celle du témoin n 1. es caractéristiques sont très voisines de celles du témoin n 2. Cependant, cette composition a une digestibilité améliorée par rapport à celle du témoin n 2, et elle a une zone de fusion inférieure à celle du témoin n 2. IL est bien entendu que les exemples ci-dessus décrits ne sont aucunement limitatifs et pourront donner lieu à toutes modifications désirables sans sortir pour cela du cadre de l'invention. TABLEAU I Caractéristiques Témoins 1 Témoin 2 Témoin 3 Echantillon Echantillon Exemple 2 Exemple 3 Composition des acides gras:: C 4 2,8 à 5,0 - - - C 6 1,1 à 3,0 - - - C 8 1,1 à 2,1 1,3 - 1,0 1,1 C 10 2,1 à 3,9 1,1 0,1 1,0 1,1 C 12 2,6 à 4,2 9,6 0,1 9,3 10,0 C 14 8,2 à 14,5 6,0 3,0 5,5 5,9 C 14' et C 15 tot. 2,5 à 3,5 1,3 1,7 0,3 1,8 C 16 22,0 à 37,5 23,6 26,2 22,0 19,9 C 16' 1,9 à 2,6 2,1 2,7 2,3 3,3 C 17 tot. 1,9 à 2,9 2,5 3,0 1,2 2,8 C 18 6,6 à 13,5 20,1 23,3 15,0 18,5 C 18' 16,2 à 34,5 29,1 36,0 35,0 31,8 C 18" 1,3 à 2,9 1,9 2,4 6,0 2,4 C 18"' 0,7 à 4,8 0,8 1,0 0,5 0,8 C 20 0,0 à 0,3 0,3 0,2 0,3 0,3 C 20' - 0,3 0,3 0,6 0,3 Indice de saponification 215 - 235 210 environ 195 environ 220 environ 215 environ Indice d'iode 33 à 45 37 environ 45 environ 44 environ 35 environ Indice de fusion 29 environ 40 environ 44 environ 28 environ 38 environ REVENDICATIONS I -. Composition de matières grasses destinée à titre in corporée dans les produits d'alimentation animale et, en particulier, pour veaux et agneaux de boucherie, et porcelets, caractérisée par le fait qu'elle comporte au moins un produit obtenu par interestérification d'une matière première grasse à chaÎnes longues, dont au moins 75 2/o des acides gras comportent au moins 16 atomes de carbone, avec une matière première grasse à chaÎnes courtes, dont au moins 65 % des acides gras comportent moins de 16 atomes de carbone. 2 - Composition selon la revendication 1, caractérisée par le fait, qu'outre le produit d'interestérificatior, elle comporte au moins un autre corps gras plus digestible par l'animal que les autres corps gras usuels, tels que du saindoux 3 - Composition selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisée par le fait que la matière première grasse à chaînes longues utilisée dans l'interestérification est du suif, des huiles hydrogénées ou des produits du fractionnement des corps gras. 4 - Composition selon l'une des revendications 1 à 3, ca ractérisée par le fait que la matière première grasse à chaînes courtes, utilisée dans l'interestérification, est une graisse laurique. 5 - Composition selon la revendication 4, caractérisée par le fait que la graisse laurique, utilisée comme matière pre mixez dans l'interestérification, est une huile de coprah ou un dérivé de l'huile de coprah. 6 - Composition selon l'une des revendications 4 ou 5, caractérisée par le fait que la graisse laurique, utilisée comme matière première à chaînes courtes dans l'interestérification, est le produit de réestérification d'une huile acide résultant de la désacidification des huiles de coprah et/ou de palmiste. 7 - Composition selon la revendication 6, caractérisée par le fait que la réestérification des huiles acides permettant d'obtenir la matière première à chaînes courtes est effectuée avec du glycérol ou avec un autre polyol. b - Composition selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée par le fait que la matière première utilisée dans l'interestérification peut être une huile de synthèse riche en acide gras à chaÎnes courtes. 9 - Composition selon l'une des revendications 1 à b, caractérisée par le fait que la quantité des matières premières grasses à chaînes longues-utilisée dans la réaction d'interestérification est, par rapport à la quantité des matières premières, grasses à chaÎnes courtes, dans un rapport compris entre 1/3 et 3/1 environ et, de préférence, dans un rapport voisin de 1/1. 10 - Aliment pour bétail et, en particulier, poudre de lait réengraissée destinée à l'alimentation des veaux et agneaux de boucherie, porcelets, caractérisé par le fait qu'il renferme, dans une proportion comprise entre 15 % et 25 % en poids, une composition de matières grasses selon l'une des revendications 1 à 9.