Les acides alcools triterpéniques définis dans la présente invention présentent une action antiinflammatoire utilisable dans les affections en relation avec lthypersensibilité retardée, notamment certaines variétés d'eczémas, de psoriasis, et de sclérose en plaques. Cette action est aussi utilisable dans la prévention du rejet des greffes. L'obtention des acides-alcools triterpéniques à partir des Polygalacées a été déjà décrite dans plusieurs publications concernant des travaux de chimie. D'autre part, un brevet antérieur définissait les propriétés thérapeutiques d'un extrait alcoolique de Securidaca longepedonculata (Polygalacées), administrable per os dans les psoriasis et les eczémas. Les conceptions actuelles de la thérapeutique dans les affections mentionnées ci-dessus font appel à une nécessaire action antilymphocytaire spécifique ; les moyens jusqu'ici utilisés présentent de nombreux inconvénients - les corticoDdes n'ont qu'une action palliative transitoire, et cette action déprime aussi tous les autres stades de la défense immunitaire. - les antimitotiques sont dangereux pour les autres lignées sanguines, et l'immunodépression qu'ils induisent est aussi très générale. - le Serum antilymphocytaire (S. A. L. ), seul, présenterait les propriétés requises, mais son obtention en tant que médicament offrant des carac tères reproductibles d'efficacité présente de nombreuses difficultés de plus, la nature protidique de ses principes actifs leur confère une anti génicité qui limite son emploi. La présente invention, ayant mis en évidence l'action antilymphocytaire in vitro et in vivo des acides alcools triterpéniques extraits des polygalacées, ainsi que leur action thérapeutique dans les affections mentionnées ci-dessus, offre des produits chimiquement définis, purifiables, non antimitotiques sur un plan général, non antigéniques, et administrables aussi bien per os que par voie parentérale.L'action antilymphocytaire en culture de lymphocytes humains est démontrable par le protocole suivant Les lymphocytes du meme donneur sont mis en culture dans 4 tubes contenant respectivement, dans 1 cc de milieu de culture 1) Phytohémagglutinine (PHA), solution standard délayée au 1/10: 1 goutte 2) Solution de principe actif à 1%. : 1 goutte (dilution finale 1/20. 000) 3)PHA 1/10 : 1 goutte ; principe actif à 1%. : 1 goutte 4)PHA 1/10 1 goutte; principe actif à 0,2oo 1 I goutte. Après 4 jours de culture, on constate que tous les tubes contiennent une culture lymphocytaire riche, et qutil nty a pas eu d'effet cytolytique de la drogue. La mesure de la transformation blastique montre (moyenne des pourcentages sur 5 sujets) 1(PHA 1/10 2(Principe actif 3(PHA 1/10 4(PHA 1/10 Tubes seule) 1/20.000 seul) Pr.actif iPr. actif 1/2Q 000 l/lOQ 000 Transformation 69,2% 1,7% 35% 39% blastique Rapport avec le 100% 2,4% 50,5% 56,3% tube témoin n 1 n y a donc un effet inhibiteur de la transformation blastique proportionnée à la concentration de la drogue. Les concentrations ci-dessus correspondent aux doses administrables in vivo et déterminent une inhibition de 44 à 50 pour cent. Action antilymphocvtaire in vivo: Chez le lapin, l'administration intraveineuse d'une dose unique de 1 mg par Kg détermine une chute progressive des lymphocytes sanguins, qui atteint, suivant les individus (10 en tout), 40 à 60% aux environs du 30e jour. L'administration de 10 mg/Kg en dose unique ne montre pas de toxicité.(E;hez le chien, le meme résultat est obtenu en administrant per os le produit sec à la dose de 1 mg/Kg pendant 4 jours consécutifs ; ltélectrophorèse des protéines montre uniquement une diminution des alpha 2 globulines ; la vitesse de sédimentation est diminuée. Chez la souris, la dose de 100 mg/Kg én injection intrapéritonéale montre une diminution du poids de la rate de 30% au 20e jour; pas de mortalité chez les individus non sacrifiés. La toxicologie chronique ne montre pas d'autre signe de toxicité qutune irritation digestive, pour des doses de 30 mg/Kg et par jour pendant 6 mois, 30 fois supérieures à la dose thérapeutique. Le test des plaques dthémolyse indique un nombre de plaques par rate inférieur à celui des témoins, avant et après immunisation ; Test Student t = 1, 2. Tous les tests concernant un effet antimitotique extralymphocytaire ont été négatifs. Chez tous les animaux, et à toutes les doses, on constate aussi une augmentation durable des hématies, une diminution des eosinophiles entre les 20e et 40e jour, alors que les polynucléaires neutrophiles, après une augmentation la 1ère semaine et une diminution la 3e semaine, reviennent sensiblement au taux initial au 40e jour. Toutes ces données toxico-pharmacologiques se résument en : effet antilymphocytaire non antimitotique sur les autres lignées ; effet suppresseur des signes biologiques de l'inflammation ; effet légèrement immunodépresseur. L'usage thérapeutique porte donc sur les maladies autoimmunes, la prévention du rejet des greffes, et les affections liées à l'hypersensibilité retardée (certaines formes d'eczéma, de psoriasis et de sclérose en plaques). Le principe actif fondamental est constitué par le 2?, 38, 27 trihydroxy d 12 oléanène 23, 27 acide dioì-que de formule Au cours de certaines techniques de préparation, d'autres dérivés peuvent se former ; ils ont sensiblement la meme action pharmacodynamique, à condition de garder 1 ou Z fonctions acides libres. Ce sont : ('I) C 30 H 44 0 6 = 500 Tous ces composés se présentent sous la forme d'une poudre blanche, de saveur acre, très peu soluble dans lteau, les acides minéraux, le chloroforme, l'éther, les hydrocarbures ; soluble dans les alcools aliphatiques inférieurs, le polyethylène glycol 300 et l'acétone. L'addition de 9 cc d'eau à 1 cc de solution saturée du produit dans l'alcool éthylique donne une solution colloidale à fort pouvoir moussant. Des dilutions aqueuses successives de cette solution montrent un indice de mousse à la dilution 50. 000 du principe actif. Les solutions alcalines donnent des sels solubles dans liteau. Les acides reprécipitent le produit dès que le pH devient inférieur à 7. La drogue est aussi soluble dans la bile. r Les sels de Baryum sont insolubles dans liteau ; leur précipitation peut servir de contre de l'indice acide, controlable aussi par la mesure du dégagement de C02 par la chaleur. Le produit étant insoluble dans la baryte, on doit passer par les sels alcalins et le Cl2Ba pour les obtenir. Après vérificatinn de l'indice d'acide par plusieurs méthodes, les sels de Baryum permettent aussi une approximation de la masse moléculaire. La préparation de ces principes actifs s'obtient à partir des polygalacées. Dans le Securidaca longepedonculata, le principe de formule (I) se trouve à l'état natif, et passe à la formule (II) sous l'action d'une déshydratation sous vide à 80 pendant 3 jours. Dans cette meme plante, on le trouve en plus grande quantité sous forme de saponine. Le Polygala Senegane renferme que de la saponine, de structure identique à celle du Securidaca. On peut donc faire appel aux deux modes de préparation a) Extraction et purification à partir du Securidaca longepedonculata : les racines séchées et broyées sont épuisées au chloroforme, puis extraites au méthanol après élimination du chloroforme restant (1 i Me pour 200 g de racine). On ajoute à la solution méthanolique 2 fois son volume d'éther, ce qui détermine un abondant précipité, Le surnageant est évaporé, repris par 0, 5 litire d'eau et mis en dialyse dans l'eau distillée, remplacée plusieurs fois. Le culot de centrifugation du liquide itieur desséché se présente sous la forme d'une masse blanchatre amorphe, qui contient plus de 90% du produit (I), qui se transforme en (II) dans les conditions déjà précisées. On peut le purifier par passage sur charbon animal décationisé ou par chromatographie sur plaques de cellulose ou de silice dans l'alcool éthylique à 90 . La zone du produit se présente alors dans une bande de Rf 0, 35 - 0, 40, incolore à la lumière normale, et fluorescente (blanc bleuté) sous les U. V. Sur plaque de silice, tache rouge avec 504112. L'élution au méthanol libère un produit qui ne donne qutune tache dans plusieurs systèmes chromatographiques. La spectrographie de masse devant faire appel à une forte température sous vide poussé, c'est le pic 500 (formule II) qui apparait comme molécule mère. b) Extraction après hydrolyse de la saponine de Securidaca ou de Polygala senega. Même protocole de début, mais on récupère le précipité du mélange méthanol-éther 1-2, pour l'hydrolyser dans ClH N à ébullition sous reflux pendant 3 heures. Le liquide dthydrolyse est mis en dialyse ; le culot de centrifugation, desséché, est lavé au benzène et passé 2 fois sur charbon animal décationisé. Le produit sec est un mélange de principes actifs de formules III et IV. La drogue ainsi définie peut etre administrée per os et par voie intraveineu- se. a) Administration per os : Le produit pur, ou convenablement dosé dans le mélange issu de l'hydrolyse, est administrable à l'état sec, en gélules par exemple, soit seul, soit mélangé à un excipient non basique, à la dose de 0, 5 à 1 mg par Kg et par jour, pendant tout le temps nécessaire à obtenir une amélioration ou une guérison. Exemple d'administration : dans la sclérose en plaques, les poussées sont marquées par une augmentation de la vitesse de sédimentation et des alpha 2 globulines. n est rare que ces constantes se normalisent totalement entre les poussées. L'administration, matin et soir, de 1 gélule dosée à 30 mg pour un adulte, détermine après 20 jours une normalisation des constantes biologiques; on poursuivra en tout 2 mois le traitement, et, tous les 3 ou 4 mois, on refera une cure de 20 jours. Cliniquement, on observe la récupération des troubles récents (non fixés par la mort des neurones) et l'arrêt des poussées. b) Administration intraveineuse : Dans les cas où la gravité de l'affection et l'urgence du traitement nécessitent une administration de médicament non soumise aux variabilités de l'absorption intestinale, le produit peut être administré sous forme intraveineuse, qi doit présenter une forme colloidale. La préparation suivante satisfait à cette exigence un poids P de principe actif sec et pur est dissous dans P x 400 de solution normale de soude. Neutralisation, puis acidification (jusqu'à pH 2 à 4) par ClH concentré. Retour à un pH 7, 5 par addition de C03NaH à 5%. Retour au pH 4, 5 par addition d'acide ascorbique. Enfin, ajustement de la solution à Px 4000, par l'eau, au besoin additionnée de q. s. de Cl Na, calculée sur la quantité de Na déjà utilisée, pour arriver à une solution isotonique à 8, soude C1Na, au pH 4, 5 et contenant 0,25%. de principe actif. Mise en ampoules et stérilisation par la chaleur (110 , 15 minutes). Avant ltemploi, ltampoule devra etre agitée pour remettre le produit en suspension colloïdale. Cette préparation peut etre administrée à l'étant pur, ce qui présente l'inconvénient de scléroser les veines, soit en perfusion dans du serum glucosé ou chlorure isotonique. La dose sera de Q 1 à 0, 5 mg par Kg, et pourra s'administrer, à titre de prévention des rejets de greffe, 1 fois par semaine, entre le 15e jour avant l'intervention et le 60e jour après l'intervention. REVENDICATIONS I-Le 2-beta, 3-beta, 27 tri-hydroxy delta delta 12 o@@nène,23,28 acide dioïoue,C 30 H46 0 7 avait été pressenti comme le nrécurseur théorique des produits d'hydrolyse de la saponine de Polygala senega et de Securidaca longepedonculata. I1 se trouve à l'état naturel, non combiné aux sucres, dans le Séruridaca longepedonculata. On peut l'obtenir à l'état pur, après épuisement des racines au chloroforme, extraction au méthanol, Drécipitation à l'éther, dialyse des produits surnageants, centri fugation du liquide intérieur de dialyse, lavage du culot au benzène et nassaCe sur charbon animal décationisé. 2-Le corps naturel défini selon la revendication î,C 30 H 46 O 7, ainsi que son produit de déshydratation C 30 H 44 0 6, présentent une action antilymphocytaire in vitro et in vivo, utilisable en thérapeutioue dans la prévention du rejet des greffes, les maladies autoimmunes et les maladies liées à l'hypersensibilité retardée telles que certaines formes de sclérose en plaques, de psoriasis et d'eczémas. 3-Les acides alcools triterpéniques, libérés par l'hydrolyse de la saponine dont la génine est le 2 beta,3 beta,27 trihydroxydelta 12 ol@nène 23,28 acide dioïque, C 30 H 46 O 7, présentent l'action antilymnhocytaire et les propriétés thérapeutioues définies dans la revendication 2, à condition qu'au moins une fonction acide soit restée libre. 4-Les produits définis dans les revendications 2 et 3, en plus de la possibilité d'administration per os, peuvent être présentés sous forme de suspension colloïdale injectable par voie intraveineuse, cette suspension colloïdale est obtenue par dissolution dans une solution de soude N, neutralisation par ClH,tamponnement par CO3NaH et acide ascorbique, la préparation finale devant contenir 8,5# de ClNa, 0,25 CÓOde principe actif, et présenter un pH de 4,5 5-Les principes chimicues décrits aux revendicaions 1,2 et 3 sont utilisables en médecine vétérinaire dans lteczéma des chiens et des chats, sous forme injectable ou ingérable. adrninistration per os neut se faire pour des raisons conomi ces, sous la forme impure ue constitueXa poudre, insoluble dans lleau, précipitée par l'hydrolyse acide de la saponine de Securi- da ca longepedonculata. La dose auotidienne de 2 à 3 mg/Kg et par jour s'applique au mélange contenant 30 de principe actif. 7-L'efficacité du principe actif défini dans la revendication 1 reste suffisante en médecine vétérinaire, si ce principe est encore lié, comme à l'état naturel, a une chaine glucidique dans la saponine de Securidaca longepedonculata, ce qui permet l'administration per os de l'extrait méthanolique de Securidaca longepedoncula ta. Cet extrait méthanolique doit être mélangé à un excipient neutre pulvérulent, pour des raisons de tolérance digestive de la sanonine. La dose quotidienne d'extrait méthanolique sec est de 6 à 9 mg/Kg et par jour.