L'invention concerne un joncteur d'abonné destiné à assurer un couplage deux fils-quatre fils entre une ligne d'abonné et un central téléphonique, ce joncteur comportant un amplificateur de puissance symétrique qui est alimenté par les deux bornes d'une source d'alimentation en courant continu, dont les deux bornes d'entrée sont reliées auxdites deux bornes de la source d'alimentation à travers deux impédances d'entrée et dont les deux bornes de sortie sont reliées aux deux extrémités de la ligne d'abonné. Les joncteurs d'abonnés de ce genre sont utilisés pour connecter chaque ligne d'abonné à un central téléphonique dans lequel la commutation est effectuée en quatre fils, cette commutation étant le plus souvent du type temporel. Un tel Joncteur comporte un accès quatre fils avec une entrée et une sortie reliées au central et un accès deux fils relié à la ligne d'abonné et l'une de ses fonctions est de transmettre vers l'accès deux fils les signaux apparaissant sur l'entrée de son accès quatre fils, en provenance du central, et de transmettre à la sortie de son accès quatre fils les signaux apparaissant sur son accès deux fils, en provenance du poste d'abonné. A l'égard de cette fonction de transmission des signaux de conversation, on doit respecter un certain nombre d'exigences fixées par les administrations. En particulier, le Joncteur doit se présenter à son accès deux fils comme une impédance ayant une valeur spécifiée égale par exemple à 600 ohms, cette impédance devant etre équilibrée par rapport à la masse. Une autre exigence concerne l'effet différentiel, appelé aussi effet hybride, qui doit permettre d'assurer l'indépendance entre l'entrée et la sortie de l'accès quatre fils. On peut exiger par exemple un rapport de 20 dB entre le signal utile appliqué à l'entrée de l'accès quatre fils et le signal résiduel en résultant à la sortie de cet accès. Le Joncteur doit enfin assurer sa fonction de transmission des signaux de conversation avec un affaiblissement aussi réduit que possible. D'autre part, vis à vis du courant continu fourni à la ligne d'abonné par la source d'alimentation, le joncteur doit présenter une résistance spécifiée (par exemple 300 Q), généralement différente de l'impédance pour les signaux de conversation et également répartie sur chaque borne de source d'alimentation. Les Joncteurs les plus couramment utilisés jusqu'à présent sont réa- lisés à base d'éléments passifs, résistances, transformateurs, inductances etc., éléments relativement encombrants et coûteux. Un autre inconvénient de ces Jonc teurs connus est un manque de souplesse vis à vis des exigences des diverses administrations. Pour éviter ces inconvénients, on cherche maintenant à réaliser des Joncteurs d'abonné complètement électroniquessen utilisant au maximum la technique d'intégration. A cet égard, on a déjà décrit dans la demande de brevet français déposée au nom de la demanderesse sous le nO 77 31 145, un Joncteur d'abonné comportant un amplificateur de puissance symétrique pour alimenter la ligne d'abonné en courant continu et des moyens de commande de cet amplificateur pour alimenter la ligne d'abonné en courant alternatif de sonnerie sans utiliser de transformateur. Mais il subsiste encore dans ce Joncteur un transformateur pour assurer la transmission des signaux de conversation, transformateur qui devrait etre de type différentiel pour un couplage deux fils-quatre fils. La présente invention vise à réaliser un Joncteur électronique intégrable, dans lequel le couplage deux fils-quatre fils est réalisé sans transformateur et permettant de s'adapter aisément aux exigences des diverses administrations. Conformément à l'invention, un Joncteur d'abonné destiné à assurer un couplage deux fils-quatre fils et comportant un amplificateur de puissance symétrique pour alimenter la ligne d'abonné, est caractérisé en ce qu'il comporte des moyens pour former un courant résultant de la somme pondérée du courant entrant dans la ligne d'abonné et du courant sortant de la ligne d'abonné, avec des coefficients de pondération substantiellement égaux, des moyens pour former un courant résultant de la combinaison dudit courant de somme pondérée avec un courant variable correspondant aux signaux de conversation provenant du central, des moyens pour former deux tensions en phase et en opposition de phase avec ledit courant de combinaison, des moyens d'aiguillage pour appliquer ces deux tensions de façon contreréactive sur les deux bornes d'entrée de l'amplificateur, des moyens epfin pour déduire dudit courant de combinaison les signaux de conversation pr, enant de la ligne d'abonné. Dans le Joncteur de l'invention, l'utilisation du courant de somme pondérée pour former les deux tensions de contreréaction appliquées sur les deux bornes d'entrée de l'amplificateur, permet d'obtenir une certaine valeur d'impédance du Joncteur vue de aligne d'abonné, cette impédance étant parfaitement symétrique par rapport à la masse, même en présence de courants longitudinaux perturbateurs créés dans la ligne d'abonné. Le courant de somme pondérée, formé comme on l'a indiqué, ne dépend en effet que du courant transversal créé par le Joncteur, c'est-à-dire du courant de boucle proprement dit. En appliquant le courant de combinaison précité à une impédance de charge ayant le caractère d'une résistance de valeur R pour les signaux de con versation et en déduisant les deux tensions de contreréaction de la tension aux bornes de cette impédance de charge, l'impédance vue de la ligne d'abonné est égale à 2AR, 2 étant la valeur des deux coefficients de pondération substantiel '2 lement égaux. En choisissant R et X, on peut obtenir la valeur spécifiée de l'impédance du Joncteur vue de la ligne d'abonné. Pour que le Joncteur présente une certaine valeur de résistance spé cifiée R pour le courant continu circulant entre les deux bornes d'alimenta cc tion via la ligne d'abonné, on peut utiliser pour ladite impédance de charge un réseau agencé pour se comporter comme une résistance de valeur R pour le cou cc rant continu et comme une résistance de valeur R pour les signaux de conversation. Une autre manière d'obtenir cette résistance RCc pour le courant continu, consiste à utiliser une résistance de valeur R pour ladite impédance de charge, et un circuit de polarisation fournissant un courant continu Iocc réglable, qui est opposé au courant de somme pondérée dans le courant de combinaison de façon que la tension aux bornes de la résistance de valeur R reste nulle tant que le courant de somme pondérée est inférieur audit courant continu Iocc ; ce dernier est réglé de façon que la chute de tension produite à travers le Joncteur par le courant continu nominal circulant entre les deux bornes d'alimentation via la ligne d'abonné, corresponde à la valeur de résistance spécifiée RCc. Comme on le montrera par la suite, en réglant convenablement quelques résistances dans le Joncteur, on peut réaliser rigoureusement l'effet différentiel et transmettre sans pertes les signaux de conversation. Etant donné que le courant de somme pondérée formé dans le Joncteur constitue une mesure du courant de boucle, indépendante des courants perturbateurs longitudinaux, il est particulièrement avantageux d'utiliser ce courant de somme pondérée pour réaliser la fonction de détection de la boucle d'abonné. La description suivante en regard des dessins annexés, le tout donné à titre d'exemple, fera bien comprendre comment l'invention peut etre réalisée. La figure 1 est un schéma du Joncteur de l'invention. La figure 2 est un schéma très simple montrant les tensions et courant dans la ligne d'abonné, qui résultent de l'utilisation du Joncteur de l'invention. La figure 3 est un schéma montrant une ligne d'abonné branchée aux bornes du Joncteur et parcourue par le courant de boucle et des courants longitudinaux perturbateurs. La figure 4 est un diagramme montrant la chute de tension produite par le Joncteur en fonction du courant continu qui le traverse, pour un mode de réalisation du Joncteur où l'impédance de charge est une simple résistance. La figure 5 montre un réseau qui peut être utilisé pour ladite impédance de charge. La figure 6 est un diagramme montrant la chute de tension produite par le Joncteur en fonction du courant continu qui le traverse, lorsque l'on utilise le réseau de la figure 5. La figure 7 montre le schéma d'un circuit d'asservissement à incorporer au Joncteur de la figure 1, et destiné à réduire l'écart entre les coefficients de pondération. La figure 8 montre le schéma d'un dispositif de détection de boucle, utilisant le courant de somme pondérée. Le Joncteur d'abonné de l'invention dont le schéma est représenté sur la figure 1 a notamment pour fonction d'assurer l'alimentation en courant continu de la ligne d'abonné 1, à partir des deux bornes 2 et 3 d'une source d'alimentation continue. La borne positive 2 est au potentiel 0 de la masse et la borne négative 3 est au potentiel - E (- 48 Volts par exemple). Ce Joncteur utilise pour l'alimentation de la ligne d'abonné, un amplificateur de puissance~symétrique agencé de la façon décrite par exemple dans la demande de brevet français nO 77 31 145. Cet amplificateur est formé par deux paires de transistors complémentaires (T1, T2) et (T3, T4). Les bases des transistors (T1, T2) d'une part, (T3, T4) d'autre part, sont interconnectées pour former les deux bornes d'entrée 4, 5 de l'amplificateur symétrique. Les émetteurs des mêmes transistors sont reliés pour former les bornes de sortie 6, 7 de l'amplificateur symétrique, qui sont reliées à la ligne d'abonné 1. Les collecteurs des transistors npn T1 et T3 sont interconnectés et reliés à la borne positive 2; les collecteurs des transistors pnp T2 et T4 sont interconnectés et reliés à la borne négative 3. Les deux bornes-d'entrée 4 et 5 de l'amplificateur symétrique sont reliées respectivement aux bornes d'alimentation 2 et 3 à travers les résistances d'entrée 8 et 9 et les circuits commutateurs 10 et 11 commandés par des signaux logiques complémentaires permanents S et S pour être établis en permanence sur des positions inverses t et r. Dans cette situation, les deux transistors T1 et T4 sont passants, les deux transistors T2 et T3 sont bloqués et il circule dans la ligne d'abonné 1 un courant continu dans le sens allant de la borne 6 à la borne 7. Lorsque les circuits commutateurs 10 et 11 sont commandés pour être établis dans des positions contraires à celles indiquées sur la figure, le courant continu dans la ligne d'abonné circule dans l'autre sens, de la borne 7 vers la borne 6. Les deux bornes d'entrée 4 et 5 de l'amplificateur symétrique sont reliées par ailleurs à une borne des deux condensateurs 12 et 13 dont l'autre bor ne est reliée à la masse. Pour établir la tension d'appel sur la ligne d'abonné, il est avantageux, comme on l'a décrit dans la demande de brevet nO 77 31 145, de commander les circuits commutateurs 10 et ll par des signaux complémentaires S et S résultant du codage au moyen de la modulation delta d'un signal sinusol- dal ayant la fréquence du signal d'appel. Comme on l'a décrit dans la demande de brevet français n0 78 01 461, déposée au nom de la demanderesse, on peut aussi utiliser des signaux S et S, résultant d'impulsions modulées en largeur par un signal sinusoidal ayant la fréquence du signal d'appel.Dans ces deux cas, les deux circuits intégrateurs formés par les résistances 8, 9 et les condensateurs 12, 13 restituent alors des tensions en opposition de phase de forme quasiment sinusoidale, qui sont appliquées aux bornes d'entrée 4 et 5 de l'amplificateur symétrique pour former la tension d'appel sur la ligne d'abonné 1. Une autre fonction que doit assurer le Joncteur d'abonné est de transmettre dans les deux sens les signaux de conversation entre le central et la ligne d'abonné. On envisage ici un Joncteur devant effectuer un couplage deux filsquatre fils pour coupler la ligne d'abonné à un central téléphonique dans lequel la commutation est effectuée sur quatre fils, c'est-à-dire séparément sur chaque sens de transmission. Plus précisément, le Joncteur comporte donc un accès deux fils qui est constitué par les deux bornes de sortie 6 et 7 de l'amplificateur symétrique ; la ligne d'abonné 1 raccordée à cet accès véhicule les signaux de conversation dans les deux sens.L'accès quatre fils est formé par les bornes 14, 15 et 16 ; la borne 15 est reliée à la masse ; entre la borne d'entrée 14 et la borne 15 est appliquée la tension correspondant aux signaux de conversation en provenance du central et qui est à transmettre vers la ligne d'abonné ; entre la borne de sortie 16 et la borne 15 doit apparaître la tension correspondant aux signaux de conversation en provenance de la ligne d'abonné et qui est à transmettre au central. Pour réaliser cette fonction de transmission, en respectant les diverses exigences rappelées ci-dessus concernant l'impédance du Joncteur vue de son accès deux fils, l'effet différentiel, et l'affaiblissement réduit des signaux transmis, une technique connue consiste à utiliser un transformateur différentiel muni d'enroulements insérés entre les deux bornes de sortie 6, 7 de l'amplificateur symétrique et les deux extrémités de la ligne d'abonné. La présente invention permet de réaliser la fonction de transmission d'un Joncteur deux fils-quatre fils sans utilisation de transformateur. Comme la fonction d'alimentation de la ligne abonné en courant alternatif d'appel peut également être réalisée sans transformateur en utilisant des signaux codés en delta ou modulés en largeur comme on l'a rappelé ci-dessus, il devient possible de réaliser un Joncteur intégrable dans sa quasi-totalité. Le Joncteur de l'invention de la figure 1 comporte d'abord des moyens pour former un courant résultant de la somme pondérée du courant I entrant dans la ligne d'abonné 1, et du courant I sortant de la ligne d'abonné 1. En appelant et et A les coefficients de pondération correspondant aux courants I et I-, le courant de somme pondérée à former s'écrit A I + A I-. Les coèfficients de pondération A+ et A doivent être quasiment égaux comme on le montrera par la suite pour obtenir les caractéristiques désirées du Joncteur lorsque I+ est différent de I-, ce qui se produit lorsque la ligne d'abonné est le siège de courants longitudinaux.La valeur des coefficients de pondération est égale par exemple à 0,1. En négligeant les courants de base des transistors de l'amplificateur symétrique, le courant I+ est le courant de collecteur de l'un des transistors T1 ou T3 (T1 dans le cas de la figure) et le courant I est le courant de collecteur de l'un des transistors T2 ou T4 (T4 dans le cas de la figure). Sous la forme de réalisation représentée à la figure 1, pour former le courant de somme pondérée A+ I + X I-, on utilise plusieurs circuits connus sous le nom de miroirs de courant. Le miroir de courant 20 est constitué par une diode 21 connectée entre la base et l'émetteur du transistor pnp 22 dans le même sens que la diode émetteur-base de ce transistor. Le point commun entre l'émetteur du transistor et la diode est relié à la borne d'alimentation 23 du miroir de courant, qui est raccordée à la borne 2 de la source d'alimentation. La base du transistor 22 est reliée à la borne d'entrée 24 du miroir de courant, qui est raccordée au collecteur des transistors T1 et T3. Enfin le collecteur du transistor 22 est relié à la borne de sortie 25 du miroir de courant. On sait qu'un miroir de courant peut être construit pour présenter un rapport fixe entre son courant de sortie et son courant d'entrée. Comme sur la borne d'entrée 24 du miroir de courant 20 apparait le courant I+, le courant apparaissant sur sa borne de sortie 25 peut donc être égal à A+ I+, en choisissant un rapport de courants égal au coefficient de pondération A+. Le miroir de courant 26 est formé de manière analogue à l'aide du transistor npn 28 et de la diode 27. Sa borne d'alimentation 29 est reliée à la borne 3 de la source d'alimentation. Sur sa borne d'entrée 30 apparatt le courant I et sur sa borne de sortie 31 apparaît le courant A- I si son rapport de courants est égal au coefficient de pondération X . Le miroir de courant 32 est formé au moyen de la diode 33 et du transistor pnp 34. Sa borne d'alimentation 35 est portée au potentiel - E de la borne 3. Sur sa borne d'entrée 36 reliée à la borne de sortie 25 du miroir de courant 20, apparaît le courant A+ I+. Si le rapport de courants du miroir de courant 32 est égal à 1, le courant A+ I+ apparaît également sur sa borne de sortie 37. La borne de sortie 37 du miroir de courant 32 et la borne de sortie 31 du miroir de courant 26 sont reliées au même point 38 et sur le fil 39 relié au point 38 se trouve formé le courant de somme pondérée A+ I+ + A I-. Pour former les courants pondérés A I et A I-, il est bien entendu possible d'utiliser d'autres circuits que des miroirs de courant, par exemple des montages bien connus à base d'amplificateurs opérationnels. Quels que soient les circuits utilisés, il est important que l'encart relatif entre les coefficients de pondération soit réduit Jusqu'à une valeur de l'ordre de 1/100 par exemple, pour satisfaire à certaines exigences spécifiées. Or, dans le cas où l'on utilise des miroirs de courant réalisés par intégration, on sait qu'il est très difficile d'obtenir que leurs rapports de courant aient des valeurs choisies à l'avance avec leur précision souhaitée. Mais il est possible alors d'utiliser un circuit d'asservissement décrit par la suite, permettant de réduire automatiquement l'écart entre les coefficients de pondération Jusqu'à la valeur désirée. En supposant donc maintenant A+ = A = A2, le courant de somme pondé- rée peut s'écrire, comme on le montrera par la suite, sous la forme Ai, où i est le courant transversal dans la ligne d'abonné. Ce courant de somme pondérée Ai qui circule sur le fil 39 est appliqué à un circuit 40 qui est constitué de la façon suivante Le transistor npn 41 a sa base reliée à la borne d'entrée 14 de l'accès quatre fils du Joncteur, son émetteur relié au fil 39 parcouru par le courant Ri et son collecteur relié à une extrémité de l'impédance 42 qui, dans le mode de réalisation de la figure 1, est une simple résistance de valeur R. Cette résistance 42 est connectée à la borne d'entrée du miroir de courant 43 formé au moyen de la diode 44 et du transistor pnp 45. La borne d'alimentation du miroir de courant 43 est portée au potentiel 0 et sa borne de sortie est reliée à la borne de sortie 16 de l'accès quatre fils du Joncteur et à une extrémité de l'impédance 46 de valeur z. L'autre extrémité de cette impédance 46 est portée au potentiel - E de la borne 3 d'alimentation.Par ailleurs la borne d'entrée du miroir de courant 43 est également reliée au montage en série des deux résistances 47 et 48 ayant respectivement les valeurs Ro et Wo, l'autre extrémité de ce montage étant à un potentiel continu négatif de polarisation - Vo. Le point intermédiaire entre les résistances 47, 48 est relié à l'émetteur du transistor 41 par l'intermédiaire du fil 49. Les sens positifs de circulation des courants dans les mailles du cir cuit 40 étant ceux indiqués sur la figure, il est clair que le courant i circu o lant dans le fil 49 peut être considéré comme la somme d'un courant kio traver sant la résistance 47 et d'un courant (1 - k)io traversant la résistance 48. Par ailleurs on voit que le courant d'émetteur J du transistor 41 est égal à Ai - io. i - Ce courant J est pratiquement le courant qui traverse la résistance de collecteur 42 du transistor 41. Enfin on voit aisément qu'avec un miroir de courant 43 ayant un rapport de courants égal à 1, le courant traversant l'impédance 46 peut s'écrire J + ki . Le collecteur du transistor 41 est relié à la base du transistor npn 50 dont le collecteur et l'émetteur sont reliés à une extrémité de résistances 51 et 52 ayant la même valeur, l'autre extrémité de ces résistances étant portée aux potentiels 0 et - E. Le transistor 50 monté de cette manière constitue un circuit déphaseur : un potentiel variable sur le collecteur du transistor 41 se trouve transmis avec la même phase sur l'émetteur du transistor 50 et avec une phase opposée sur le collecteur du transistor 50. Les potentiels en opposition de phase existant sur l'émetteur et le collecteur du transistor 50 sont transmis et aiguillés de la façon suivante vers les bornes d'entrée 4 et 5 de l'amplificateur de puissance symétrique. L'émetteur du transistor 50 est relié à la base du transistor npn 53 dont le coliec- teur est porté au potentiel d'alimentation - E et dont l'émetteur est relié aux bornes d'entrée 4 et 5 respectivement à travers les diodes 54 et 55 montées dans le même sens que la diode émetteur-base dudit transistor 53. Le collecteur du transistor 50 est relié à la base du transistor pnp 56 dont le collecteur est porté au potentiel 0 et dont l'émetteur est relié aux bornes d'entrée 4 et 5 à travers les diodes 57 et 58 montées dans le même sens que la diode émetteur-base du transistor 56. Les transistors 53 et 56 sont montés en émetteur-suiveur et sur leurs émetteurs on retrouve pratiquement les potentiels en opposition de phase existant respectivement sur l'émetteur et le collecteur du transistor déphaseur 50. Les diodes 54, 55, 57, 58 ont un rôle d'aiguillage pour transmettre vers les bornes d'entrée convenables 4 ou 5, lesdits potentiels en opposition de phase. Dans la situation représentée sur la figure 1, où les circuits commutateurs 10 et 11 sont respectivement sur les positions t et r pour rendre passants les transistors T1 et T4 de l'amplificateur symétrique, le potentiel sur l'émetteur du transistor 50 est transmis sur la borne d'entrée 4 de l'amplificateur symétrique via la diode 54, tandis que le potentiel sur le collecteur du transistor 50 est transmis sur la borne d'entrée 5 via là diode 58. On va maintenant montrer que le Joncteur que l'on vient de décrire permet de relier la ligne d'abonné à un central par couplage deux fils-quatre fils en respectant les caractéristiques spécifiées mentionnées ci-dessus. Une première exigence concerne l'impédance du Joncteur pour les courants de conversation, vue de la ligne d'abonné, c'est-à-dire vue entre les bornes de sortie 6 et 7 de l'amplificateur symétrique. Dans l'exemple déJà cité cette impédance doit être égale à 600 ohms et équilibrée par rapport à la masse, ce qui signifie qu'entre chaque borne 6 ou 7 et la masse on doit voir une impédance de 300 Q. On voit d'après la figure 1, que la chute de tension u = RJ à travers la résistance 42, procure sur le collecteur du transistor 41 un potentiel - u, à la chute de tension près dans la diode 44, qui est très faible. Sur l'émetteur du transistor 50 on retrouve ce potentiel - u, qui se trouve appliqué sur la borne d'entrée 4 de l'amplificateur symétrique, comme on l'a déJà expliqué. Sur le collecteur du transistor 50, on trouve le potentiel - E + u, qui se trouve appliqué sur la borne d'entrée 5 de l'amplificateur symétrique. Finalement, on voit que l'on a aJouté aux potentiels 0 et - E qui étaient appliqués sur les bornes d'entrée de l'amplificateur symétrique via les circuits commutateurs 10 et 11, deux tensions en opposition de phase - u et + u dépendant du courant à la sortie de l'amplificateur symétrique et agissant comme tensions de contreréaction. En négligeant les chutes de tension dans les diodes base-émetteur des transistors T1 et T4, les potentiels - u et - E + u sur les bornes d'entrée 4 et 5 se trouvent transmis sur les sorties 6 et 7 de l'amplificateur symétrique, comme le montre le schéma de la figure 2. Sur ce schéma on a représenté en outre, branchés entre les bornes 6 et 7 la résistance W de la ligne d'abonné et un générateur 60 de la tension variable e simulant le signal de conversation créé par le poste d'abonné. I1 est clair que, vu de la ligne d'abonné entre ses bornes 6 et 7, le Joncteur se comporte pour les signaux variables de conversation créés par l'abon 2u né comme une impédance Ze = 2u, en ne considérant dans la chute de tension u i et dans le courant i que les composantes variables créées par la tension va- riable e procurée par le poste d'abonné. D'après la figure 1, u = RJ = R(Xi-io Or, ainsi qu'on le verra par la suite (formule 2), le courant io ne dépend que d'un potentiel continu de polarisation - E0 et de la tension variable de conversation eO provenant du central ; ce courant io n'est donc pas à prendre en considération dans l'expression de u intervenant dans l'impédance Ze du Joncteur. Dans l'expression de Ze on prend donc u = RAi de sorte que l'on a Ze = 2AR. Par exemple, avec une valeur R de la résistance 42 égale à 3000 Q et avec une valeur du coefficient X égale à 0,1, on peut obtenir que l'impédance Ze du Joncteur soit égale à 600 n. Dans le cas où les courants I+ et I entrant dans la ligne d'abonné et sortant de la ligne d'abonné sont égaux à la même valeur i, cette impédance Ze du Joncteur est parfaitement équilibrée par rapport à la masse, puisque l'impédance Zle vue entre la borne 6 et la masse et l'impédance Z2e vue entre la borne 7 et la masse sont chacune égales à Tu = BR = 2e. I1 peut arriver que le courant I+ entrant dans la ligne d'abonné soit différent du courant I sortant de la ligne d'abonné. C'est ce qui se produit par exemple lorsque des courants de diaphonie sont induits dans la ligne d'abonné par du courant industriel à 50 Hz ou lorsque la ligne d'abonné est reliée in tempestivenent à la terre, comme on le montre schématiquement à la figure 3. Sur cette figure 3, on a représenté branchée entre les bornes 6 et 7 du Joncteur, la résistance W de la ligne d'abonné dont un point intermédiaire est relié à la masse par l'intermédiaire d'une résistance de fuite Rf Le courant de différence I - I s'écoule à travers la résistance de fuite Rf.En supposant I+ > I et en posant I+ - I- = 2 I, on peut écrire I1 ressort clairement de la figure 3, que les courants It et I sont formés par un courant transversal I1 qui est créé par le joncteur et qui circule de la borne 6 à la borne 7 à travers la boucle d'abonné et par un courant longitudinal I2 qui est créé par des phénomènes perturbateurs et s'ajoute ou se retranche au courant transversal. Dans ce cas, pour respecter l'équilibrage de l'impédance Ze du jonc- teur par rapport à la masse, il est indispensable d'utiliser conformément à l'inventionun courant i = A+ I+ + À I-, avec A+ = X , afin de former la tension u = ARi. Si l'on se contentait d'utiliser seulement l'un des courants I+ ou Ipour former le courant Ài, la tension u serait égale à ÀRI+ (en utilisant par exemple I+) et les deux impédances Zle et Z2e vues respectivement entre les bornes 6 et 7 et la masse seraient Il est donc clair que, si l'on opérait de cette manière, une différence entre les courants I+ et I- due à un courant longitudinal 12, produirait un déséquilibre par rapport à la masse, de l'impédance Ze du Joncteur vue entre les bornes 6 et 7. Par contre, le courant Ài utilisé dans le joncteur de l'invention résulte de la sommation des deux courants pondérés A+ I et X I et en utilisant les relations (1), il peut se mettre sous la forme : Ài = I1(À+ + X-) + I2(À+ - Cette dernière relation met clairement en évidence que, si les deux coefficients de pondération À et À sont égaux, le courant Ài et donc la tension u = ÀRi sont indépendants du courant longitudinal perturbateur I2 et ne dépendent que du courant transversal I1. Il résulte de ces mesures que le Joncteur de l'invention présente entre ses bornes 6 et 7 une impédance Ze = 2AR, équilibrée par rapport à la masse pour un courant transversal I1 tel que celui qui est créé par le joncteur, tandis qu'un courant longitudinal I2 tel que celui créé par une fuite de la ligne à la terre ou une induction parasite sur la ligne, ne perturbe pas cet équilibre. Autrement dit, le joncteur n'est sensible qu'aux variations du courant de boucle créées par le poste d'abonné, mais est insensible aux courants longitudinaux. On va maintenant montrer que le Joncteur peut transmettre sans affaiblissement les signaux de conversation provenant du central et provenant du poste d'abonné et peut assurer l'effet différentiel. Pour cela on écrit d'abord les relations principales régissant le fonctionnement du joncteur. Comme l'indique la figure 1, sur la borne d'entrée 14 de l'accès quatre fils du joncteur est appliqué un potentiel -(Eo + eO), résultant de la somme du potentiel de polarisation continu - E0 et du potentiel variable - eO, eO étant la tension variable correspondant aux signaux de conversation en provenance du central. Des indications portées sur la figure 1 et concernant les courants, les tensions et les impédances dans le circuit 40, on déduit aisément que lorsque le transistor 41 est passant (3 > O), on a E +e ki = R0 CI Eo + e - VO = Wo(l - k)io (2) o J 3 = Ài - io avec Ài > i o Par ailleurs, en tenant compte des deux tensions de contreréaction appliquées aux entrées 4 et 5 de l'amplificateur symétrique, ce qui conduit au schéma équivalent de la figure 2, on peut écrire E - 2u = Wi + e (3) Si l'on ne s'intéresse dans un premier temps, qu'aux courants et tensions variables de conversation produits dans le circuit de la figure 1 par la tension variable e0 provenant du central et/ou la tension variable e provenant de la ligne d'abonné, on peut écrire les relations suivantes i = avec p 1 p p - R0 W0 (4) g J = Ài - i o u = RJ - - 2u = Wi + e On en déduit aisément Pour examiner le comportement du Joncteur lorsque lui parvient seulement par son accès quatre fils, une tension variable provenant du central, il suffit de faire dans les formules précédentes e = 0 avec eO W O. Dans cette situation, la tension v aux bornes de la ligne d'abonné est Pour avoir une transmission sans pertes entre le central et la ligne d'abonné, on pourra par exemple s'arranger pour que v = eO, ce qui correspond à une adaptation parfaite entre le Joncteur et la ligne d'abonné. Dans ce cas il faudra choisir p de sorte que : La tension résultant de la tension variable e créée dans la ligne d'abonné est mesurée entre les bornes 15 et 16, aux bornes de l'impédance 46 de valeur z parcourue par le courant J + ki o De la relation (5), on déduit aisément On voit que si l'on choisit le courant J + kio a pour valeur et ne dépend donc pas de io, ce qui assure de façon parfaite l'effet différentieL La tension variable u5 apparaissant aux bornes de l'impédance z adans ces conditions la valeur Une transmission sans pertes entre la ligne d'abonné et le Joncteur est obtenue en choisissant :: (11) z = 2R En pratique, on ne peut satisfaire l'égalité (9) que de façon approchée, car on ne connaît pas la valeur exacte de l'impédance W de la ligne. La valeur de k sera donc telle que W' étant une valeur approchée de l'impédance W de la ligne. L'homme de l'art comprendra aisément que ce facteur k qui apparaît dans le montage de la figure 1, comme le rapport de deux courants, est obtenu très facilement au moyen d'un pont de deux impédances 48 et 47 de valeurs proportionnelles à W' et 2ÀR respectivement. Dans le montage de la figure 2, il est Judicieux de choisir ces deux impédances 48 et 47 avec des valeurs Wo et Ro telles que ce qui est compatible avec l'égalité (7). La tension résiduelle usoa qui apparaît entre les bornes de sortie 15 et 16 de l'accès quatre fils, sous l'effet de la tension variable e0 provenant du central est alors : Cette tension usoa peut se mettre sous la forme L'égalité (14) montre que l'effet différentiel peut être aussi parfait que l'on veut et dépend de la façon dont l'impédance BWO approche la valeur de l'impédance W. En particulier, on peut s'arranger pour que cet équilibrage entre AWO et W soit très bon à la fréquence de 12 kHz utilisée généralement pour les signaux de taxation à domicile émis par le central, ce qui permet d'injecter ces signaux de taxation directement entre les bornes 14 et 15, en les superposant aux signaux de conversation ; l'effet différentiel excellent obtenu par le Joncteur de l'invention empêche ces signaux de taxation ainsi inJectés, d'être renvoyés vers le central à un niveau gênant. Une autre caractéristique exigée d'un Joncteur est relative à sa fonction de pont d'alimentation en courant continu de la ligne d'abonné. Pour le courant continu s'écoulant entre les bornes 2 et 3 de la source d'alimentation et traversant la ligne d'abonné 1 branchée aux bornes de sortie 6 et 7 du Joncteur, ce dernier doit se comporter comme une résistance de valeur spécifiée RCc, par exemple 300 ohms, divisée en deux résistances de valeur C2C, respectivement 2 en série avec les bornes 6 et 7. En appelant icc le courant continu de nature transversale circulant à travers la ligne d'abonné, la résistance équivalente du Joncteur détermine à travers ce dernier une chute de tension en courant continu YCcs telle que Ycc = E - W.icc. Or, on peut décrire le fonctionnement du Joncteur en courant continu en utilisant la formule (3) ci-dessus, dans laquelle on ne tient compte que des tensions ou courants continus. En faisant e = 0 dans cette formule, on obtient donc la chute de tension Ycc en courant continu à travers le Joncteur (15) YCC = E - W.icc = 2 ucc Dans cette formule ucc est la chute de tension en courant continu à travers l'impédance 42 du circuit 40. Dans le mode de réalisation envisagé Jusqu'à présent l'impédance 42 est une résistance pure de valeur R et l'on peut écrire (16) ycc = 2R jcc Dans cette formule Jcc est le courant continu circulant à travers le transistor 41. Une valeur de ce courant jcc peut être déduite des formules (2) dans lesquelles on fait eO = 0. En posant on obtient (19) Jcc = XicC - Iocc On doit remarquer que le courant continu Jcc qui traverse le transistor 41 ne peut circuler que dans un sens qui est le sens positif, de sorte que la formule (19) ne peut représenter les variations de jcc en fonction de iCc que pour icc #Iocc. Pour icc # Iocc on a jcc = 0. # # D'après la formule (16) la chute de tension Ycc en courant continu à travers le Joncteur est donc (20) Ycc 2R(Àicc - I Iocc Cette formule (20) n'est également valable que pour icc # , tandis que pour icc Les variations de la chute de tension Ycc à travers le Joncteur en fonction du courant icc sont donc représentées eau la courbe en traits pleins de la figure 4, présentant un coude pour iCc = À En deçà de cette valeur cette courbe présente une pente nulle et au-delà elle présente une pente tga = 2RÀ. Cette pente 2RA correspond à l'impédance du joncteur pour les courants variables. En appelant im le courant continu nominal à faire circuler dans la ligne d'abonné et ym la chute de tension correspondante à travers le Joncteur, la résistance équivalente du Joncteur Rcc pour le courant continu est évidemment ym telle que RCc = tgss = im. Le courant continu nominal 1m dans la ligne d'abonné étant donné, il est clair d'après la figure 4 qu'en faisant varier le courant de coude 1occ on peut faire varier la résistance équivalente en courant conti ym nu du Joncteur, im, pour obtenir une valeur spécifiée, sans changer son impédance 2RA pour les courants variables. D'après la formule (18), un moyen pratique de régler le courant de coude, est de faire varier la tension continue de polarisation - Vo.A la limite, le courant de coude peut être annulé, et la résis- tance équivalente du Joncteur en courant continu atteint une valeur maximum 2RA égale à l'impédance du Joncteur pour les courants variables, vue de son accès deux fils. On peut noter enfin que la résistance équivalente au Joncteur en cou Rcc rant continu Rcc, se divise forcément en deux résistances de même valeur 2 respectivement en série avec les deux bornes 6 et 7, pour la même raison que l'on a donnée ci-dessus pour l'impédance du Joncteur pour les courants variables, à savoir l'utilisation du courant de somme pondérée A+ I+ + #- I-. I1 existe d'autres moyens d'obtenir une valeur spécifiée pour la résistance du Joncteur en courant continu, de façon indépendante de sa valeur d'impédance pour les courants variables. L'un de ces moyens, consiste à utiliser comme impédance 42, le réseau représenté sur le schéma de la figure 5. Ce réseau comporte une résistance de valeur R' en série avec le montage en parallèle d'une o résistance de valeur Ro et d'une self L. La self L étant choisie de façon que, pour toutes les pulsations utiles X des courants de conversation, on ait Lw R"o, il est clair que, pour le courant continu, l'impédance 42 se comporte quasiment comme une résistance de valeur R' et que pour les courants variables de conversation cette impédance 42 o se comporte quasiment comme une résistance de valeur R'o + R"o. Pour utiliser un tel réseau d'impédance 42 dans le Joncteur de la figure 1, on peut régler le potentiel continu - VO de façon à annuler le courant continu Iocc défini par la formule (18). D'après la formule (19), le courant continu J cc traversant l'impédance 42 est alors tel que Jcc = Àicc On déduit alors aisément de ce qui précède que la résistance équivalente au Joncteur pour le courant continu est RCc = 2ARo. Comme le montre la figure 6 la chute de tension en courant continu Ycc à travers le Joncteur est donc représentée par la droite D passant par l'origine, et ayant la pente tgss = 2xi1. L'impédance du Joncteur pour les courants variables de conversation est 2A(Ro + R"o)- Sur la figure 6, on a représenté une droite D' de pente tga = 2A(Ro + R"o) et passant par le point A correspondant au courant continu nominal im dans la ligne d'abonné. Cette droite D' représente la caractéristique de chu te de tension dans le joncteur pour les courants variables de conversation-. On peut ainsi en réglant R', obtenir une valeur spécifiée pour la résistance équivalente au Joncteur en courant continu, puis en réglant R"o, obtenir une autre valeur spécifiée plus élevée pour l'impédance du Joncteur pour les courants variables de conversation. On notera enfin que l'on peut construire sans utiliser de self, un circuit ayant les mêmes caractéristiques d'impédance que le réseau 42 représenté sur la figure 5. Des circuits de ce genre, bien connus de l'homme de l'art, peuvent être réalisés au moyen d'un élément actif, d'un condensateur et de quelques résistances. Comme on l'a montré ci-dessus l'équilibrage par rapport à la masse de l'impédance du Joncteur pour les courants variables, entre les bornes 6 et 7 de son accès deux fils, n'est rigoureusement réalisé en présence de courants longitudinaux que si les deux coefficients de pondération A+ et À utilisés pour former le courant de somme pondérée A+ I+ + À I-, sont égaux. Or dans le mode de réalisation de la figure 1, où les coefficients de pondération A+ et À résultent de rapports de miroirs de courant, il est très difficile de répondre avec la précision requise à cette condition d'égalité des coefficients de pondération, si les miroirs de courant sont réalisés par intégration.Le schéma de la figure 7 est un circuit d'asservissement qui est à incorporer au Joncteur de la figure 1, et qui permet de réduire l'écart entre les coefficients A+ et À, à partir de miroirs de courant présentant des rapports de courants un peu différents. Sur la figure 7, on a représenté quelques circuits du Joncteur de la figure 1, munis des mêmes références, pour montrer comment le circuit d'asser vissaient des coefficients de pondération se raccorde au Joncteur. Le courant pondéré À- I- est obtenu à la sortie 31 du miroir de courant 26 connecté sur la borne d'alimentation négative 3 et constitué comme l'indique la figure 1. Le coefficient de pondération À est égal au rapport du miroir de courant 26. L'autre miroir de courant 20 connecté sur la borne d'alimentation positive 2 du Joncteur et constitué comme l'indique la figure 1, fournit à sa sortie 25 un courant klI+ , où k1 est le rapport du miroir de courant 20. Puisque l'on se place maintenant dans la situation pratique où les miroirs de courant 20 et 26 ne sont pas rigoureusement identiques, kl est différent de A-, mais on peut s'arranger pour qu'il en soit voisin de sorte que l'on peut poser k A-(1 ) n étant un nombre petit devant 1. La borne de sortie 25 du miroir de courant 20 est connectée à la borne d'entrée 71 du miroir de courant 70 dont la borne d'alimentation 73 est portée au potentiel - E. Au lieu d'avoir comme le miroir de courant correspondant 32 sur la figure 1 un rapport de courant rigoureusement égal à 1, le miroir de courant 70 est agencé avec le circuit d'asservissement que l'on va décrire de façon à présenter un rapport de courant voisin de 1 et variable. Sur sa borne de sortie 72 apparaît le courant pondéré A+ 1+ Le rapport du miroir de courant 70 étant kA , et voisin de 1, on peut poser n' étant un nombre petit devant 1. Les deux courants de somme pondérée À I+ et À I- formés comme on vient de l'expliquer, traversent respectivement les deux résistances 74 et 75 de même valeur r' interconnectées au point 38. Ce point 38 est relié comme sur la figure 1 au circuit 40, à travers le fil 39 dans lequel est formé le courant de somme pondérée Ài = A+ I+ + À I-, Le but du circuit d'asservissement est de former ce courant de somme pondérée avec des coefficients de pondération A+ et À quasiment égaux. Pour cela, dans le miroir de courant 70, le transistor pnp 76 a sa base reliée à la borne d'entrée 71, son émetteur relié à la borne d'alimentation 73 à travers la résistance 77 tandis que la diode 79 est reliée à la borne d'alimentation 73 à travers la résistance 78 qui a la mëme valeur r que la résistance 77. Les bases des transistors pnp 80 et 81 sont reliées respectivement aux sorties 72 et 31 des miroirs de courant 70 et 26. Leurs collecteurs sont reliés respectivement aux extrémités non interconnectées des résistances 77 et 78. Leurs émetteurs sont interconnectés pour recevoir ensemble un courant k2I+ proportionnel à I+ et fourni par exemple par un miroir de courant non représenté, branché comme le miroir de courant 20. Enfin, entre les bases des transistors 80 et 81 est connecté un condensateur de découplage 82 présentant une impédance faible pour les courants variables de conversation. Si les composantes continues des courants À I+ et À I ne sont pas égales, il apparaît aux bornes de la capacité 82 (de forte valeur et donc d'impédance très faible pour les courants variables de conversation), une différence de potentiel continue due à la circulation des composantesoentinuesdes courants A I et À I dans les résistances égales 74 et 75.Supposons par exemple que la composante continue de A+ I+ soit supérieure à la composante continue de À I : le transistor 80 va donc être plus passant que le transistor 81 ; son courant collecteur a k2I va donc être plus grand que le courant collecteur (1 - o)k2I+ du transistor 81. La chute de tension aux bornes de la résistance 77 va donc avoir tendance à augmenter tandis que celle aux bornes de la résistance 78 va diminuer. La tension base-émetteur du transistor 76 du miroir 70 va donc avoir tendance à diminuer de la différence de ces deux chutes de tension. Le transistor 76 devient donc moins passant et renverra une fraction moins importante du courant klI+ formé par le miroir 25. Donc le courant A+ I+ recueilli au collecteur du transistor 76 va diminuer. Un raisonnement analogue montrerait que si la composante continue de A+ I+ est plus faible que celle de À I-, le gain du miroir 70 sera augmenté de fanon à faire croître le courant A+ I+. Le montage de la figure 7 établit donc une commande automatique de gain du miroir 70 par une contreréaction importante tendant à maintenir nulle la différence des composantes continues des courants A+ I+ et A I-. Les coefficients de pondération À+ et À sont donc asservis de façon à ce que leur rapport soit égal à celui des composantes continues de I et de I+, rapport très voisin de 1 pour une ligne d'abonné correctement isolée. Puisque le courant de somme pondérée Ài formé dans le Joncteur de l'invention est indépendant, comme on l'a montré, des courants perturbateurs longitudinaux et est proportionnel au courant transversal qui circule dans la boucle d'abonné, il est avantageux d'utiliser ce courant Ài pour remplir de fa çon sûre la fonction de détection de la boucle d'abonné. Cette détection peut etre effectuée par un dispositif à seuil dont la sortie change d'état quand le courant Ài atteint une valeur prédéterminée. Un tel dispositif de détection de boucle est représenté à titre d'exemple sur la figure 8 sur laquelle on retrouve quelques éléments déjà réfé rencés sur les figures 1 et 7. Un miroir de courant 85 est inséré dans la liaison 39 entre le point 38 et le circuit 40. Entre la borne d'alimentation 86 du miroir de courant et le circuit 40 circule un courant appelé pour la commodité 2Ai. Entre la borne d'entrée 87 et le point 38 circule le courant Ài. La borne de sortie 88 est reliée à une borne au potentiel - E à travers une résistance 89 de valeur s. Le transistor 90 a sa base et son émetteur reliés aux bornes de la résistance 89 et son collecteur relié à une borne au potentiel 0 à travers une résistance de charge 91. Si par exemple le rapport du miroir de courant 85 est égal à 1, on voit aisément que le transistor 90 passe de l'état bloqué à l'état passant lorsque la chute de tension sÀi à travers la résistance 89 dépasse la tension de coude (0,7V) de sa diode base-émetteur. Ce changement d'état est détecté par le potentiel sur la borne 92 reliée au collecteur du transistor 90. REVENDICATIONS 1. Joncteur d'abonné destiné à assurer un couplage deux fils-quatre fils entre une ligne d'abonné et un central téléphonique et comportant un amplificateur de puissance symétrique qui est alimenté par les deux bornes d'une source d'alimentation en courant continu, dont les deux bornes d'entrée sont reliées auxdites deux bornes de la source d'alimentation à travers deux impédances d'entrée et dont les deux bornes de sortie sont reliées aux deux extrémités de la ligne d'abonné, ce Joncteur étant caractérisé en ce qu'il comporte des moyens pour former un courant résultant de la somme pondérée du courant entrant dans la ligne d'abonné et du courant sortant de la ligne d'abonné, avec des coefficients de pondération substantiellement égaux, des moyens pour former un courant résultant de la combinaison dudit courant de somme pondérée avec un courant variable correspondant aux signaux de conversation provenant du central, des moyens pour former deux tensions en phase et en opposition de phase avec ledit courant de combinaison, des moyens d'aiguillage pour appliquer ces deux tensions de façon contreréactive sur les deux bornes d'entrée de l'amplificateur, des moyens enfin pour déduire dudit courant de combinaison les signaux de conversation provenant de la ligne d'abonné. 2. Joncteur selon la revendication 1, dans lequel ledit courant de somme pondérée est formé à l'aide de deux coefficients de pondération substantiellement égaux à2À, caractérisé en ce que ledit courant de combinaison est appliqué à une impédance de charge ayant le caractère d'une résistance de valeur R pour les signaux de conversation, pour former une tension qui est appliquée à un circuit déphaseur fournissant par l'intermédiaire d'un circuit d'aiguillage les deux tensions de contreréaction appliquées sur les deux bornes d'entrée de l'amplificateur, les valeurs de R et de À étant choisies de façon que le produit 2ÀR soit substantiellement égal à la valeur spécifiée de l'impédance du Joncteur, vue de la ligne d'abonné. 3. Joncteur selon la revendication 2, caractérisé en ce que ladite impédance de charge est un réseau agencé pour se comporter comme une résistance de valeur -R pour le courant continu et comme une résistance de valeur R pour les signaux de conversation, R étant la valeur spécifiée de la résistance du Jonc cc teur pour le courant continu circulant entre les deux bornes d'alimentation via la ligne d'abonné. 4. Joncteur selon la revendication 2, caractérisé en ce que ladite impédance de charge est une résistance de valeur R et un circuit de polarisation est prévu pour former un courant continu Iocc réglable, qui est opposé au courant de somme pondérée dans ledit courant de combinaison de facon que la tension aux bornes de la résistance de valeur R reste nulle tant que le courant de somme pondérée est inférieur audit courant continu Iocc, ce dernier étant réglé de fa çon que la chute de tension produite à travers le Joncteur par le courant continu nominal circulant entre les deux bornes d'alimentation via la ligne d'abonné, corresponde à une valeur de résistance spécifiée R cc 5.Joncteur selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les signaux de conversation à transmettre au central et provenant de la ligne d'abonné sont obtenus aux bornes d'une impédance z dans laquelle on fait circuler un courant égal à la somme du courant de combinaison et d'une fraction k = du courant variable correspondant aux signaux de conversation provenant ou centrai, w etant une valeur approcnee de l1impedance de la ligne d'abonné. 6. Joncteur selon l'une des revendications 2 à 5, caractérisé en ce que pour former le courant de combinaison appliqué à ladite impédance de charge, on utilise un transistor dont le collecteur est chargé par ladite impédance de charge, dont la base reçoit une tension correspondant aux signaux de conversation provenant du central et dont i'émetteur reçoit la combinaison du courant de somme pondérée et d'un courant io obtenu en reliant ledit émetteur au point intermédiaire d'un pont de résistances de valeurs Ro et WO alimenté par une tension de polarisation. 7. Joncteur selon les revendications 3 et 6, caractérisé en ce que ladite tension de Dolarisation est réglée pour fournir sur l'émetteur du transistor un courant continu 1occ égal à zéro. 8. Joncteur selon les revendications 4 et 6, caractérisé en ce que ladite tension de polarisation est réglée pour fournir sur l'émetteur du transistor le dit courant continu I réglable. occ 9. Joncteur selon l'une des revendications 6 à 8, caractérisé en ce que ledit pont de résistances est constitué de résistances ayant les valeurs R0- W 2R et WO = WX, W étant la valeur de la résistance de la ligne d'abonné. 10. Joncteur selon l'une des revendications 5 à 9, caractérisé en ce que ladite impédance z est une résistance de valeur 2R 11. Joncteur selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisé en ce qutl comporte un circuit de détection de la boucle d'abonné constitué par un circuit à seuil qui est traversé par le courant de somme pondérée et qui détecte si ce courant de somme pondérée atteint une certaine valeur de seuil. 12. Joncteur selon l'une des revendications 1 à 11, caractérisé en ce qu'il comporte un premier miroir de courant et un deuxième miroir de courant branchés respectivement sur les bornes d'alimentation positive et négative de l'amplificateur de puissance symétrique, un troisième miroir de courant branché à la sortie du premier ou du deuxième miroir de courant, le courant de somme pondérée étant obtenu en formant la somme des courants fournis par le troisième et le deuxième miroir de courant ou par le troisième et le premier miroir de courant, les coefficients de pondération A et A des courants I et I - traversant les bornes d'alimentation positive et négative de l'amplificateur de puissance symétrique étant déterminés par les rapports de courant desdits miroirs de courant. 13. Joncteur selon la revendication 12, caractérisé en ce qu'il comporte un circuit d'asservissement pour réduire l'écart entre les coefficients de pondération A+ et A-, ce circuit d'asservissement comportant un amplificateur différentiel formé par deux transistors dont les bases sont reliées aux armatures d'un condensateur de découplage, dont les émetteurs sont interconnectés pour recevoir ensemble un courant proportionnel à I+ ou I-, le partage de ce courant proportionnel à I+ ou I- entre l'espace émetteur-collecteur des deux transistors étant commandé par une différence de potentiel proportionnelle à l'écart entre les courants pondérés A+ I+ et À I-, qui est appliquée entre les bases des deux transistors, les collecteurs de ces deux transistors étant reliés à deux résistances de charge de meme valeur dans le troisième miroir de courant, ce dernier étant agencé pour fournir un courant de sortie A+ I+ ou À I variable en fonction de l'écart de tension entre les collecteurs des deux transistors. 14. Joncteur selon l'une des revendications 1 à 13, caractérisé en ce que les signaux de taxation à domicile sont appliqués en superposition des signaux de conversation provenant du central et à transmettre vers la ligne d'abonné.