i 2080912 La présente invention se réfère à des constructions préfabriquées comportant au moins un niveau et présentant des pièces ou locaux préfabriqués transportables comme indiqué ci-après et couvre également le procédé d'établissement 5 des éléments à incorporer à ces pièces en vue de leur montage. L'expression "cellule élémentaire fabriquée transportable" est utilisée au cours de la présente description pour définir une cellule préfabriquée transportable présentant deux côtés se faisant face et deux extrémités se faisant 10 également face de manière à former quatre faces de la cellule ; cette cellule comprend un panneau formant le plancher et, de préférence, un toit ou plafond et une structure verticale ter mi**-, nale portante à chaque extrémité du panneau de plancher avec lequel elle est solidarisée afin de supporter certaines parties 15 de la construction (telles, par exemple, que le toit ou le plafond ou encore le panneau de plancher d'une pièce superposée à la pièce considérée), laquelle5structure s'étend et est disposée au-dessus du panneau de plancher,, Ces cellules élémentaires sont destinées à être placées côte à côte ou bout à bout ou encore 20 bout contre côté par rapport à une autre cellule au cours de l'exécution d'un niveau de la construction comportant plusieurs cellules de ce genre. L'expression "structure terminale" couvre aussi bien une paroi qu'une colonne verticale ou un ensemble de colonnes espacées indépendantes l'une de l'autre à l'origine. 25 Un tel ensemble de colonnes espacées peut servir de support à des panneaux de remplissage qui ferment entièrement ou partiellement une extrémité ou un côté de la cellule et l'expression "panneaux de remplissage" couvre aussi bien un panneau mural qu'une porte.ou une fenêtre et, dans le cas d'un panneau mural, 30 celui-ci peut former un seu}. bloc avec les deux colonnes entre lesquelles il est disposé ou encore il peut leur être fixé. Si l'une des structures terminales ou chacune d'elles comprend deux colonnes, il est avantageux de les séparer par un intervalle qui suffise au moins à permettre le logement entre elles d'une porte 55 ou d'une fenêtre. On a déjà décrit de telles pièces ainsi que les constructions qui les englobent dans les brevets français 1 345 992 , 1 345 938 , ' 1 342 746, 961 439 , 1 416 018 et 1 453 91? auxquels on pourra se reporter pour des détails supp1émentaires. 71 01274 2 2080912 L'un des objets de la présente invention est l'ensemble rigide comprenant le panneau de plancher ainsi que le ou les structures terminales et susceptible d'être incorporé à une cellule préfabriquée transportable. Un autre objet de l'in-5 vention est un procédé d'exécution du joint entre le panneau de plancher et chacune des structures d'extrémité» les brevets français 961 439 et 1 453 917 décrivent différents modes d'exécution du joint entre un panneau de plancher préfabriqué et une structure terminale préfabriquée 10 et certains de ces modes d'exécution impliquent l'utilisation d'un adhésif tel qu'un ciment adhésif à base de résine époxy. Ces procédés présentent des inconvénients dont le premier consiste dans la durée relativement longue nécessaire à là prise du ciment adhésif à l'intérieur du joint et ceci forme un goulot 15 d'étranglement dans le processus de fabrication des cellules et entraîne corrélativement un accroissement du prix de revient et une réduction du débit par unité de surface de plancher dans le hall de montage servant à l'assemblage des cellules ou autres structures. Un autre inconvénient consiste en c® que dans cer-20 tains cas, il faut éviter l'utilisation de résines époxy ou autres matériaux qui ne soient pas à l'épreuve du feu. De plus, la résistance purement mécanique et fiabilité du joint dans son ensemble à la température ambiante dépendent jusqu'à un certain point du soin apporté à la préparation et à la mise en place du 25 ciment adhésif. La présente invention a pour objet principal d'écarter ces inconvénients» A. cet effet, l'invention couvrè un ensemble destiné à une cellule préfabriquée transportable du type précédemment spécifié et constitué par un panneau de plancher préfa- . 55Q briqué et par au moins une structure terminale verticale portante préfabriquée et assujettie d'une manière rigide à l'une des extrémités de ce panneau en laissant un intervalle entre cette structure et l'extrémité en regard du panneau, intervalle qui est occupé par un remplissage qui a fait prise ou a durci. Con-35 formément à l'invention, le panneau comporte des traverses ou tirants noyés dans ce panneau, au-delà duquel leurs extrémités font saillie pour pénétrer dans des ouvertures ménagées dans la structure terminale et y être ancrées, les traverses étant avantageusement soumises à une tension. 40 II est avantageux que la structure terminale 71 01274 5 2080912 soit reliée au panneau de plancher en chacun de deux points écartés dans le sens transversal du panneau, la liaison étant assurée par deux tels tirants, qui sont décalés verticalement sur la hauteur de la structure terminale. Grâce à cette disposi-5 tion, line force appliquée à la structure terminale et tendant à modifier l'angle qu'elle fait avec le panneau de plancher s'opposera toujours à la résistance produite par la tension différentielle dans les tirants et par la compression différentielle dans le remplissage. 10 Chaque tirant peut se prolonger à 1'intérieur du panneau sur une partie seulement de sa longueur, son extrémité intérieure étant ancrée à l'intérieur du panneau. Suivant une variante et dans le cas d'un ensemble où une structure terminale est solidarisée avec chaque extrémité du panneau de plancher, les tirants peuvent traverser complètement le panneau pour relier les deux structures terminales,. L'invention prévoit encore le procédé d'établissement d'un ensemble unitaire destiné à former partie d'une cellule préfabriquée transportable du type décrit, cet ensemble 20 comprenant un panneau de plancher préfabriqué transportable et au moins une structure terminale verticale préfabriquée, portante, qui est solidarisée avec l'extrémité correspondante du panneau de plancher par des tirants noyés dans le panneau et dont les extrémités font saillie pour pénétrer dans des ouvertures corres-25 pondantes de la structure terminale, ce procédé consistant à former le joint entre le panneau de plancher et la structure terminale, ce procédé comprenant les dispositions suivantes : a) on déplace la structure terminale par rapport au panneau, de manière à permettre l'entrée des tirants 50 dans les ouvertures prévues à cet effet tout en laissant un intervalle entre l'extrémité du panneau et la structure terminale ; b) on introduit dans cet intervalle un remplissage pouvant faire prise et dont 1'épaisseur détermine, après prise, la largeur définitive de l'intervalle ; 35 c) on met le tirant sous tension tout en maintenant en position fixe le panneau et la structure terminale ; d) après prise du remplissage, on ancre les 40 extrémités des tirants dans la structure terminale pour rappeler 71 01274 4 2080912 celle-ci vers l'extrémité du panneau. la tension appliquée aux tirants doit être au moins suffisante pour maintenir solidement le joint et pour empêcher le remplissage de subir des efforts de tension. 5 Suivant une forme d'exécution de ce procédé, on effectue les opérations suivantes : a) on effectue le mouvement relatif entre la structure terminale et le panneau, permettant l'entrée des tirants dans les ouvertures de la structure de manière à sur- 10 dimensionner l'intervalle entre la structure terminale et l'extrémité en regard du panneau ; b) on introduit dans l'intervalle surdimen-sionné le remplissage susceptible de faire prise ; c) on règle la position finale du panneau 15 et de l'élément terminal de manière à ramener l'intervalle à sa largeur définitive ; d) on maintient le panneau et la structure terminale dans cette position finale pendant que le remplissage fait prise ou ...durcit ; 20 e) on ancre les tirants sous tension dans la structure terminale» Suivant une variante de ce procédé, on peut amener l'intervalle à sa largeur définitive avant que l'on y introduise le remplissage qui doit faire prise. 25 Des caractéristiques auxiliaires importantes de l'invention sont constituées par l'accélération de la prise du remplissage obtenue par la chaleur fournie par une résistance chauffante qui y est noyée ou par un générateur extérieur de hautes fréquences, ou bien par utilisation d'un alliage se soli- 30 difiant rapidement que l'on introduit à l'état fondu dans l'intervalle que l'on a d'abord ramené à sa largeur définitive. Pour mieux faire comprendre l'invention, on se référera ci-après aux dessins ci-joints sur lesquels : la figure 1 est une coupe verticale des par- 35 ties en regard du panneau de plancher et de la structure verticale de manière à faire voir le joint ; la figure 2 est une vue analogue à la figure 1 comportant un joint différent ; la figure 3 est une coupe suivant la ligne 3~3 40 de la figure 2$ 71 01274 5 2080912 la figure 4 est une coupe d'un autre joint ; la figure 5 représente en élévation la structure terminale vue par la gauche de la figure 4 ; la figure 6 est line coupe verticale d'une 5 autre forme d'exécution du joint ; la figure 7 est une vue en perspective de la partie inférieure de la structure terminale représentée à la figure 6 ; la figure 8 est une vue en perspective d'un 10 coin du panneau de plancher et de la colonne voisine formant partie de la structure terminale, cette figure faisant apparaître l'utilisation d'un chauffage par hautes fréquences ; la figure 9 est une vue en perspective d'une extrémité d'un ensemble unitaire conforme à l'invention j 15 la figure 10 est une vue en perspective re présentant l'établissement d'un tel ensemble unitaire dans un gabarit du type décrit dans le brevet français n° 1 452.292. Eevenant à la figure 1, celle-ci représente, en coupe verticale, une extrémité caractéristique d'un panneau 20 de plancher préfabriqué 1 en béton armé et une structure terminale 2 préfabriquée en béton armé. L'élément 2 forme partie d'une paroi s'étendant transversalement par rapport à une extrémité du panneau de plancher, ou bien l'un des deux piliers, ou colonnes, verticaux portants disposés au voisinage des deux coins 25 opposés de cette extrémité du panneau. Il faut remarquer ici que tous les ensembles unitaires obtenus conformément à l'invention comportent en général line ou plusieurs structures terminales à chaque extrémité du panneau de plancher 1, le ou les joints prévus à chaque extrémi-50 té étant du type décrit et représenté. Si la structure terminale est constituée par une ou plusieurs colonnes portantes, chacune est fixée par sa base au panneau. Si cette structure comprend deux colonnes, celles-ci peuvent être indépendantes au départ ou bien, elles peuvent être reliées par une poutre ou traverse qui 35 en est solidaire ou encore par un panneau de remplissage qui en -est également solidaire. La figure 9 représente une structure terminale 2 constituée par deux colonnes verticales 2a et une traverse 2b qui en est solidaire. Dans la figure 1 on voit deux éléments de 40 joint dont chactin comprend unè tige filetée 3 introduite au cours 71 01274 6 2080912 de la coulée dans le panneau de plancher 1 et maintenues en place par une butée ou organe d'ancrage 4 sur lequel l'extrémité noyée de la tige 3 est assujettie par une noix 10.. Des "butées ou organe d'ancrage 4 sur lequel l'extrémité noyée de la tige 3 5 est assujettie par une noix 10. Des butées ou organes d'ancrage correspondants 4' sont noyés dans la structure terminale 2o On voit que les tiges ou tirants 3 sont disposés à un certéin écartement l'un de l'autre, en direction verticale à l'intérieur du panneau 1. 10 Pour la majeure partie de sa longueur inté rieure au panneau, chaque tige 3 s'étend à l'intérieur d'un tube 6 introduit au cours de la coulée dans le panneau de plancher. Les tiges 3 font saillie au-delà de l'extrémité du panneau 1 pour être reçues à l'intérieur des évidements de la struc-15 ture 2 dans les tubes 5 placés en cours de coulée dans cette structure et aboutissant aux organes 4*. Il n'est pas nécessaire de souder ou de fixer par d'autres moyens les organes 4 et 4* sur les armatures, non représentées du panneau 1 et de l'élément 2. Il suffit 20 qu'une partie des armatures entoure ces organes 4,4? comme on le comprendra facilement, afin que le béton se trouvant dans la région séparant les armatures des organes, 4 ou 4* suivant le cas, soit soumis à des efforts de compression en transmettant les forces de tension produites par les tiges 3 aux organes 4 25 ou 4*. Le mode d'assemblage à préférer est le suivant : On déplace la structure 2 et le panneau de plancher 1 l'un par rapport à l'autre dans le plan principal de 30 ce dernier jusqu'à ce que les extrémités en saillie des tiges 3 pénètrent dans les tubes 5 et les organes d'ancrage 4*, après que l'on a disposé des bagues d'étanchéité en caoutchouc 8 autour de ces tiges. Î1 subsiste un intervalle 9 entre l'extrémité du panneau de plancher 1 et la surface extérieure de la struc-35 ture 2, la largeur de cet intervalle étant alors supérieure à sa largeur définitive. Cet intervalle est occupé par une couche de mortier sec 9' qui peut être appliqué au panneau 1 et à la structure 2 pendant que ces derniers sont encore éloignés l'un de l'autre ou bien ce mortier peut être ultérieurement intro-40 duit dans l'intervalle 9 • Ceci étant fait, on amène la 71 01274 7 2080912 structure 2 dans sa position finale prédéterminée dans laquelle 11 est maintenu solidement jusqu'à fie que le mortier ait durci au point de montrer une résistance à la compression de, par p exemple, 100 kg/cm , ce qui peut demander environ une heure. ^ Lorsque le mortièr est suffisamment dur, on visse les noix 10 sur les extrémités des tiges 3 à l'intérieur des alvéoles 11 ménagés dans la structure 2 et on serre les é-crous pour amener les tiges à un certain degré de tension. Pour protéger les écrous, on remplit les alvéoles avec une matière 10 plastique ou un autre remplissage approprié 11'. On injecte un coulis ou un remplissage de lait de ciment (dont la compositiop. est de préférence telle qu'il se dilatera en faisant prise) dans le jeu séparant l'intérieur des tubes 6 et 5 des tiges qu'ils contiennent, cette injection pe faisant en utilisant les ca-1naux d'injection 7- La différence principale entre la construction représentée en figure 1 et celle représentée aux figures 2 et 3j consiste dans le remplacement des tiges 3 par des tigés 12 que l'on soumet à une post-tension et qui traversent le pan-20 neau de plancher 1 en direction longitudinale de "bout en "bout sans être fixées aux armatures. Ces tiges comportent le revêtement habituel destiné à retarder la liaison solide entre les tiges et le "béton qui les enrobe, d'une durée de par exemple une ou deux semaines au-delà du moment où l'on a procédé à la 2^ mise sous tension des tiges. Suivant une variante, on peut disposer les tiges 12, comme dans le cas de la figure 1, dans des tubes noyés à la coulée dans le panneau de plancher, ces tubes devant être remplis d'un lait de ciment après la mise en post-tension des tiges. Comme on le voit sur la figure 2, les 50 tiges 12 sont légèrement relevées en allant vers les alvéoles 14 qui les reçoivent dans chaque structure terminale 2. Ceci détermine, après la mise en post-tension des tiges, une distribution plus favorable des efforts dans le panneau 1 lorsque ce dernier est sous charge. Le mode d'assemblage est sensible-55 ment le même que celui décrit en se référant à la figure 1, sauf en ce que l'injection du coulis de ciment est effectuée par le côté par l'intermédiaire d'un ou plusieurs tubes 13 s'ouvrant dans les jeux séparant les tiges du béton formant la structure 2.• Une autre différence consiste en ce qu'au lieu 71 01274 8 2080912 d'assurer la tension des tiges par des écrous comme1 dans le cas de la figure 1, on les soumet à une tension ultérieure au moyen de vérins non représentés, pour être ensuite bloqués par des coins ou par des colliers fendus 15 à l'intérieur des bagues de 5 maintien 16. Des trous 17 ménagés dans ces bagues forment des évents permettant à l'air de s'échapper pendant l'injection du lait de cimente Dans les deux formes d'exécution que l'on vient de décrire, les tiges métalliques transmettant tous les 10 efforts de traction entre le panneau de plancher et la structure terminale sont assujetties mécaniquement tant au panneau qu1à la structure terminale. Ces efforts ne sont pas transmis par l'intermédiaire d'une soudure ou d'une couche de ciment adhésif sou-misè' à des efforts de cisaillement, de telle sorte que les joints 15 sont sûrs et à l'épreuve du feu. Cependant, les deux formes d'exécution précédentes souffrent d'un inconvénient consistant en ce que, après assemblage, il faut attendre longtemps avant que le mortier sec n'ait durci dans l'intervalle 9. 20 On a remédié à cet inconvénient par l'un ou l'autre des procédés que l'on va décrire en se référant d*une part aux figures 4 et 5» d'autre part à la figure 6, ces deux procédés étant décrits'comme appliqués au joint des figures 2 et 3. On remarquera cependant que ces procédés peuvent être ap-25 pliqués aussi bien au joint de la figure 1. Dans le cas des figures 4 et 5j on introduit dans l'intervalle une résistance de chauffage constituée par un grillage conducteur de l'électricité 17' « découpé aux dimensions voulues et on maintient cette résistance en place au mo-jO y s*1 de bagues en caoutchouc 16. Ce grillage peut comprendre des fils galvanisés, par exemple des fils soudés d'un diamètre de 1 mm, avec des mailles de 12 x 12 mm. Lorsque l'assemblage est terminé, comme décrit ci-dessus, les extrémités supérieure et inférieure du grillage sont convenablement reliées en 18 et 18' 35 à une source d'énergie électrique qui chauffe les fils et abrège ainsi considérablement la durée de prise du mortier remplissant l'intervalle. On a obtenu de bons résultats avec une puissance d'environ 3 kw sous me tension de 4 à 8. Un mortier convenant parfaitement présente la composition suivante : 71 01274 9 2080912 - 90 % en poids de débris en terre cuite réfractaire, d'une dimension de grains comprise entre 0 à 0,6 mm, mélangé à 10 % eù poids d'argile, avec addition à ce mélange de 5 25 % en poids d'un fluorure de sodium et de silicium Na2Siïg , le tout étant incorporé à du silicate de sodium ou verre soluble en quantité suffisante pour lui donner la consistance nécessaire en vue de l'injection. Dans ces conditions, la durée de prise est 10 réduite d'au moins 1 heure à environ 15 minutes seulement. Après une telle durée, le mortier est assez dur pour absorber par compression les efforts %ui lui sont appliqués par les tiges en -état de tension. Toutefois, ^lorsque le béton du panneau de 15 plancher et la structure terminale dont les surfaces se trouvent au contact du mortier dans l'intervalle, est trèsJPoid, les résultats sont moins favorables en raison des pertes de chaleur dans le béton. C'est pourquoi l'on peut utiliser deux grillages électriquement conducteurs dont chacun est au contact ou au voi-20 sinage immédiat de l'une des faces en regard, le mortier étant pris en sandwich entre les deux grillages. En pratique, on peut préparer l'ensemble formant sandwich à l'avance et l'introduire ensuite entre ces faces en regard avant que l'on n'introduise les tiges dans les trous de la structure terminale® 25 Dans ce dernier cas, la teneur en eau du mor tier peut être réduite en réduisant la proportion d'argile par exemple de 10 à 6 % ainsi que la quantité de verre soluble (ou sa teneur en eau) au mi ni mnm afin d'obtenir un mélange plus sec. La variante que l'on va décrire en se réfé-50 rant aux figures 6 et est applicable tant au joint de la figure 1 qu'à celui des figures 2 et 5. Une garniture élastique en forme de U 19, constituée par exemple par du caoutchouc artificiel au néoprène, est placée dans la zone moyenne de l'intervalle, de manière à délimiter m espace vide 20 dans lequel 35 sont disposées les bagues 16. Lorsque le panneau de plancher et l'élément terminal ont été amenés à leur position définitive de la manière décrite ci-dessus, c'est-à-dire lorsque l'intervalle a été amené à sa largeur finale, on verse un alliage à bas point de fusion dans cet espace vide où il se solidifie rapidement en 71 01274 10 2080912 raison des déperditions de chaleur vers les surfaces du béton de part et d'autre de l'intervalle» Un alliage convenable dont le prix est relativement faible est constitué par du plomb additionné de, par exemple, 4 % d'antimoine, l'alliage se refroi-5 dit approximativement en 15 minutes et durcit suffisamment pour pouvoir absorber, sans céder, les efforts de tension exercés par les tiges lorsque celles-ci ont été post-tendues. Etant donné que l'effort pour lequel l'alliage peut céder se situe entre 200 et 500 kg/cm suivant sa teneur en antimoine, la surface totale 10 de l'espace vide 20 doit être choisie d'une manière correspondante. le volume de l'intervalle, à l'exclusion de celui enfermé dans, la garniture 19, est rempli par du mortier sec comme décrit ci-dessus, ce mortier faisant prise au cours des opérations de montage ultérieures. La couche d'alliage se .trouve ain-15 si parfaitement isolée et protégée contre l'incendie. Sur la figure 8 faisant apparaître ^e mode de durcissement accéléré du joint en mortier 9' dans l'intervalle 9 séparant une extrémité du panneau de plancher 1 d'un pilier formant partie de la structure terminale 2, on applique à ce pan-20 neau et à ce pilier des électrodes en cuivre 21 reliées à un générateur de hautes fréquences de manière à fermer les bords ver-, ticaux de l'intervalle surdimensionné et à servir de coffrage pour le mortier, le bord inférieur de l'intervalle est fermé par une bande de ruban adhésif 22. l'intervalle surdimensionné 25 étant ainsi fermé hermétiquement, on y introduit un ciment hydraulique et on règle la position relative du panneau 1 par rapport à la structure terminale 2, de manière à réduire sa largeur et à ramener 1* ensemble aux dimensions linéaires et aux o-rient&tions désirées, après quoijj. on applique un courant à hau-30 tes fréquences pour accélérer la prise du ciment. On obtient les-meilleurs résultats avec un ciment Portland de bonne qualité et principalement, avec celui vendu dans le commerce sous la désignation Tricovit par la Société Chemische Fabrik Grttnau G.m.b.H à Illertissen en Bavière 35 (Allemagne). Les producteurs définissent ce produit comme constitué par un mélange de ciment a lumineux et d'autres ciments non précisés. En ce qui concerne la présente invention, il convient 40 de mélanger ce produit avec du sable dont la dimension granulo- 71 01274 ii 2080912 métrique est comprise entre O et 2 mm et avec de l'eau pour former un mortier sec. Un mélange convenable comprend : - Tricovit 150 g - Sable (granulométrie 0,2 mm) avec une . teneur d'humidité de ■x 8,2 %, correspondant & environ 150 car d'eau 222 g - Eau 40 g Il est avantageux d'arriver à une résis- 2 compression de 140 kg/cm après une durée de prise de et l'on donne ci-dessous les caractéristiques d'un convenable de hautes fréquences : - Type B B C 10 C 12 (Constructeur Brown-Boveri) - Débit 10 Kw - Fréquencr 13,6 mégacycles - Alimentation 380 v/50 périodes/triphasé - Demande à pleine puissance 19 Kw En pratique, la surface de la partie vide séparant la base de chaque colonne ou pilier 2a de la face ex-20 trême du panneau de plancher mesure220 x 550 mm et sa largeur est d'environ 10 mm. L'assemblage et la mise en place du panneau de plancher et de la structure terminale peuvent être effectués par le procédé décrit dans le brevet français n° 1.452.292 uti-25 lisant le gabarit qui y est également décrit. C'est ce qui est représenté sur la figure 10 qui correspond à la figure 1 de ce dernier brevet et qui représente l'établissement dans le gabarit d'un ensemble comprenant le panneau de plancher 1 et la structure terminale 2 solidarisés avec chaque extrémité du pan-30 neau à la base de chaque colonne verticale 2a. On a représenté en 24 un générateur de hautes fréquences alimentant les électrodes 21 (figure 8) par l'intermédiaire des conducteurs 25» Le brevet mentionné en dernier lieu permet de comprendre la manière de placer au moyen du gabarit les structures terminales par rap-33 port au panneau pendant que leur liaison permanente estèffectuée, de façon à ce que les dimensions linéaires et les orientations des ensembles terminés soient respectées avec une très grande précision, quelles que soient les tolérances de fabrication des trois constituants de l'ensemble. Cependant, il faut remarquer 10 tance à la 10 minutes générateur 15 71 01274 12 2080912 que l'on peut régler la position de chaque structure terminale le long des extrémités en saillie des tirants en utilisant des "butées d'arrêt sur le gabarit ; le fait que ces extrémités en saillie sont reçues dans les ouvertures ménagées dans les structures terminales permet, en se basant sur les butées d'arrêt du gabarit, de placer verticalement et transversalement les structures terminales par rapport au panneau ainsi que d'orienter chaque structure terminale dans son propre plan et aussi par rapport à la surface du panneau. Le remplissage par un coulis de ciment des jeux entre les tiges et les ouvertures qui les reçoivent facilite la conservation de cette mise en place et de cette orientation. Pour l'établissement ultérieur en usine des cellules dont les constituants essentiels portants sont les ensembles décrits ci-dessus , on peut procéder comme indiqué par les brevets français' 961 439 et 1.416.018 et il en est de même pour le transport des pièces vers le chantier de construction et leur montage sur le chantier en vue de l'établissement d'une construction ou d'un niveau de construction. 71 01274 ' 2080912 • REVENDICATIONS 1. Ensemble unitaire faisant partie d'une cellule préfabriquée transportable comprenant un panneau de plancher préfabriqué et une structure terminale verticale por- 5 tanjre préfabriquée, solidarisé avec au moins une extrémité du panneau en laissant entre lui et ladite structure en regard du panneau un intervalle occupé par un remplissage qui a fait prise ou a durci, dans lequel le panneau comporte des tirants qui s'étendent à l'intérieur du panneau et dont les extrémités font 10 saillie au-delà du panneau pour pénétrer dans les ouvertures ménagées dans la structure terminale dans laquelle lesdits tirants sont ancrés. 2. Ensemble unitaire suivant la revendication 1 caractérisé par le fait que les tirants sont soumis à 15 tension. 3. Ensemble unitaire suivant l'une quelconque des revendications précédentes dans lequel la structure terminale est reliée à l'extrémité du panneau, en deux points de la largeur du panneau éloignés l'un de l'autre, par deux tirants 20 écartés l'un de l'autre, dans le sens de la hauteur de la structure terminale. 4-. Ensemble unitaire suivant l'une quelconque des revendications précédentes dans lequel chaque tirant s'étend à l'intérieur du panneau sur une partie seulement de la 25 longueur de ce dernier et que son extrémité intérieure est ancrée dans le panneau. 5. Ensemble unitaire suivant l'une quelconque des revendications précédentes comportant une structure terminale assujettie à chaque extrémité du panneau, dans lequel P les tirants traversent entièrement le panneau pour relier ces éléments terminaux. 6. Ensemble suivant l'une quelconque des revendications précédentes,caractérisé par le fait que le remplissage est constitué par un mortier. 35 7- Ensemble suivant l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé par le fait que le remplissage est constitué par un métal ou alliage. 8. Ensemble suivant l'une quelconque des revendications précédentes dans lequel les extrémités des tirants 71 01274 14 2080912 font saillie pour pénétrer dans des ouvertures de la structure terminale, les jeux entre les tirants et les ouvertures étant occupés par un remplissage susceptible de faire prise. • 9« Procédé pour l'exécution d'un ensemble 5 unitaire destiné à faire partie d'une cellule préfabriquée et comprenant un panneau de plancher préfabriqué et au moins une structure terminale verticale portante préfabriquée, solidarisée avec l'extrémité correspondante du panneau par des tirants s'é-tendant à l'intérieur du panneau et dont les extrémités font 10 saillie pour pénétrer dans des ouvertures ménagées dans la structure terminale, ce procédé étant caractérisé par le fait que l'on exécute le joint entre le panneau et la structure terminale en effectuant les opérations suivantes î a) on déplace la structure terminale par rapport au 15 panneau de manière à faire pénétrer les tirants dans les ouvertures de la structure terminale en laissant un intervalle entre cette dernière et l'extrémité du panneau ; b) on introduit dans cet intervalle un remplissage susceptible de faire prise et doiit l'épaisseur après prise définit 20 la largeur finale de l'intervalle } c) on place les tirants sous tension tout en maintenant en position fixe le panneau et la structure terminale j d) après prise, on ancre les extrémités des tirants dans la structure terminale pour ramener cette dernière vers 25 l'extrémité du panneau. 10. Procédé suivant la revendication 9 Caractérisé par le fait que la tension appliquée aux tirants est au moins suffisante pour maintenir le joint en position et l'empêcher de subir des efforts de mise sous tension. 50 11» Procédé suivant la revendication 9 ou 10 caractérisé par le fait que l'on procède aux opérations suivantes : a) on déplace la structure terminale par rapport au panneau de manière à faire pénétrer les tirants dans les ou- 55 vertures de la structure terminale tout en laissant un intervalle surdimensionné entre la structure terminale et l'extrémité du panneau qui se trouve en regard ; b) on introduit le remplissage susceptible de faire prise dans l'intervalle surdimensionné ; 71 01274 15 2080912 c) on règle les positions du panneau et de la structure terminale pour les amener à la position relative désirée et réduire ainsi la largeur de l'intervalle à sa valeur finale ; d) on maintient le panneau et la structure terminale dans les positions ainsi définies pendant que le remplissage fait prise ou durcit ; e) on ancre les tirants sous tension dans la structure terminale. 2_q 12. Procédé suivant la revendicâtion 9 ou 10 caractérisé par le fait que l'on amène l'intervalle à sa largeur finale avant d'y introduire le remplissage susceptible de faire prise. 13. Proçédé suivant la revendication 9> 10 2.5 ou 11 caractérisé par le fait qu'on accélère la prise du mortier ou du ciment formant le remplissage par chauffage par résistance, ou ps® courant à haute fréquence. 14. Procédé suivant la revendication 12 caractérisé par le fait que le remplissage est constitué par un 20 métal ou alliage fondu à solidification rapide. 15. Procédé suivant l'une des revendications 9, 10, 11, 12, 13, 14 caractérisé par l'application du procédé ou du gabarit suivant les indications du brevet français n° 1.452.292.