la présente invention concerne un procédé pour la production et l'élevage des alevins de poissons marins. Dans les pays développés, la quantité de poissons marins à haute valorisation pêchée annuellement est en baisse régulière alors que la demande croît. Cette baisse est une conséquence directe de la pêche intensive : celle-ci décimant les adultes, diminue le rendement de la reproduction. Les potentialités reproductrices des poissons marins, en particulier, sont énormes : un tel poisson pond couramment entre 50.000 à 300.000 oeufs par kg de poids vif. Mais dans le milieu naturel, la mortalité au cours des premiers stades de la vie est supérieure à 99 %. Pour ces deux raisons, on envisage aujourd'hui, soit un élevage intensif en bassin clos, soit un repeuplement des zones lagunaires et des zones marines littorales. Dans ces cas, la production d'un grand nombre d'alevins de poissons marins est essentielle. L'invention a pour objet de concevoir un procédé permettant l'obtention massive d'alevins qui présentent à ce stade la même résistance que le poisson adulte. Grâce à des interventions dans le cycle de reproduction naturelle, le procédé selon l'invention a pour objet la production d'animaux qui sont très en avance sur le milieu naturel. le procédé selon l'invention comprend les phases suivantes: - la maturation des géniteurs, consistant en une alimentation riche en lipides et vitamines favorisant la croissance des gonades, en un contrôle progressif de la thermopériode de l'eau des bacs d'élevage et en un contrôle progressif de la photopériode en fonction de la distribution dans l'année de la période de ponte des animaux, - le déclenchement artificiel de la ponte des femelles par des stimuli convenables - le prélèvement artificiel des ovules en fonction de la période de fécondabilité de chaque type de poisson et, le cas échéant, par prélèvements séquentiels, - la fécondation sèche ou humide des oeufs suivant un procédé connu, une incubation contrôlée consistant en un contrôle rigoureux de la température, de la salinité, de la valeur du PR, de la teneur d'oxygène dissous, de nitrates, de nitrites et de phosphates du milieu et en un contrôle de la durée de l'éclairement journalier et de 11aéra- tion de l'eau des bacs d'élevage et élevage des larves par une nutrition contrôlée d'abord avec des produits vivants et ensuite avec des produits vivants et inertes. L'invention sera mieux comprise à 11 étude de la description détaillée qui va suivre, dans laquelle sont cités, à titre d'exemples, la production et l'élevage d'alevins de la Daurade et du Loup, deux poissons marins de grande valeur, très recherchés. On décrira ci-dessous les différentes phases du procédé selon l'invention. 1) Maturation des géniteurs Les géniteurs sont capturés dans le milieu naturel, soit à la ligne, soit au filet fixe. On utilise, de préférence, le premier mode de capture,-parce que les animaux restent dans ce cas en meilleur état. Les animaux sont amenés au lieu de stockage dans des bacs d'eau de mer aérée. Ensuite, les animaux sont placés dans des bassins d'eau de mer comprenant des moyens d'aération connus. La maturation sexuelle chez les poissons marins est caractérisée par une croissance de la taille des gonades. Celles-ci accumulent notamment des lipides et des vitamines. Selon 11 invention, la maturation est accélérée grâce à une alimentation riche en lipides et vitamines. Dans le cas de la Daurade, une telle nourriture est essentiellement composée de petites moules, de- cardium édule, de chair de poisson, de chair de moule et d'aliments en granulés ou en pate. Dans le cas du Loup, cette nourriture est essentiellement composée de crevettes telles que : palemon elegans, palemon adpersus, palemon serratus, crangon crangon, Atherina species et Elugil species (jeunes spécimens). De plus, la nourriture peut comprendre des composants inertes tels que : la chair de poisson et la chair de moule, ainsi que des produits en granulés ou en patte. La quantité d'aliments absorbés, par jour, est fonction de la température et du stade de maturité des animaux et elle varie entre 0,3 % et 5 % du poids vif des géniteurs. La nourriture sera fournie jusquXau refus. La température est le deuxième facteur majeur déterminant la maturité des animaux. Suivant les températures utilisées, on peut provoquer, parfaire ou bloquer la maturité. Dans le cas de la Daurade, on obtient une maturité rapide par une descente progressive de la température. On obtient des résultats optimaux dans les conditions suivantes température durée minimale durée optimale durée maximale 240C à 190C 10 jours 1 mois 1/2 5 mois 190C à 1500 5 jours 20 jours 3 mois Les individus amenés à la maturité sexuelle peuvent être bloqués à ce stade durant plusieurs mois par stockage à une basse température, de l'ordre de 50C à 190C et, de préférence, de lsordre de 1000 à 150C. Ceci permet une production continue et régulière. Dans le cas du Loup, la maturation est également obtenue par une descente progressive de la température et ceci dans les conditions suivantes température durée minimale durée optimale durée maximale 200C à 150C 10 jours 1 mois 5 mois 1500 à 1300 5 jours 15 jours 2 mois 1/2 Les individus amenés à la maturité peuvent être bloqués à ce stade pendant plusieurs mois par stockage à une basse température de l'ordre de 20C à 15 C et, de préférence, de l'ordre de 90C à 120C. Les températures données ici sont celles de liteau dans le bassin, dans lequel sont stockés les géniteurs. D'autres expériences ont montré l'influence de la photopériode sur le cycle sexuel de la Daurade et du Loup. On peut soumettre ces animaux à des photopériodes décroissantes de t = 12 L (12 heures d'éclairement par jour) à A = 8 L ou à des photopériodes croissantes de d = 8 L à t = 12 L. Pour les animaux dont la période de ponte se trouve en hiver, on reste de préférence à des photopériodes infrieures à d = 12 T. 2) Sperxation et Ponte les males sexuellement murs, spermient naturellement. Chez les géniteurs femelles mûrs, la ponte peut être pro voquée artificiellement par une injection d'hormones gonadotropes ou par tout autre stimuli. Pour la Daurade et le Loup, on peut par exemple utiliser les stimuli suivants - Gonadotrophine chorionique d'origine humaine ou animale; - Hypophyse ou extraits d'hypophyse (de carpe, synahorine ou si milaire); - Folliculine stimuling hormone (PSH) ou PSE Like (citrate de clomifène); - luteinizing hormone (phi) ou 1H Like. La dose en unité internationale ou en unité utérus de lapin ou de souris pour la synahorine par kg de géniteurs est de l'ordre de 5 b 10.000 et, de préférence, de 900 pour la synahorine, de 1 à 10.000 unités lapin ou souris. L'injection souvent intramusculaire, peut être pratiquée à la base de la deuxième nageoire dorsale (D2) pour le Loup et à la base de l'unique dorsale de la Daurade. Cette région triangulaire est dépourvue d'écailles. Les ovules présentent une courte période de fécondabilité et ils doivent être prélevés à temps sur les femelles. Ce prélèvement est effectué par pression abdominale. La période entre l'injec- tion du stimulus et la récupération des oeufs viables, est pour le loup de l'ordre de 24 à 150 heures et, de préférence, de l'ordre de 45 à 60 heures. La température de stockage des animaux piqués estde l'ordre de20C à 300C et, de préférence, de 130C. L'ovulation chez la Daurade est séquentielle et non groupée comme chez le Loup. Le prélèvement des ovules est aussi également séquentiel. les prélèvements successifs sont étalés dans le temps de la manière suivante TABLE (A) Temps de latence minimum avant le 1er prélèvement 24 heures " " It " optimum " " w 50 à 70 heures " li " maximum " " " " 300 heures Temps de latence minimum avant le 2ème prélèvement 30 heures n " " optimum " " n 74 à 94 heures tt n n maximum " " " n 324 heures Temps de latence minimum avant le 3ème prélèvement 33 heures " " " optimum " " n tt 98 à 118 heures " " "f! maximum " n n " 348 heures ème Temps de latence minimum avant le 4ème prélèvement 36 heures " " optimum " " " " 122 à 142 heures n " " maximum " " " " 372 heures Temps de latence minimum avant le 5ème prélèvement 39 heures " I! " optimum " " " " 146 à 166 heures " t! n maximum " t! n n 396 heures Temps de latence minimum avant le 6ème prélèvement 42 heures n " " " optimum " " " " 168 à 188 heures " " maximum " " " n 420 heures Les prélèvements sont effectués tant qu'on obtient des oeufs. Les animaux piqués sont stockés à une -température de l'ordre de 40C à 320C et, de préférence, de 14 C. La fécondation réalisée est sèche ou humide et obtenue suivant un procédé connu. Le sperme est prélevé sur les mâles fluents par pression abdominale. 3) incubation Pendant l'incubation, les conditions suivantes doivent être maintenues dans les bacs d'élevage TABLE (B) Paramètres Loup Daurade Mini. Opti. Maxi. Mini. Opti. Maxi. Température 8 18 28 10 20 32 Salinité (pour mille) 15 37 45 15 37 45 PH 5 8,5 11 5 8,5 11 Oxygène dissous (ppm) 2 7,5 30 2 7,5 30 nitrates (ppm) O 1 150 0 1 50 Nitrites (ppm) 0 5 1.500 0 5 1.500 Phosphates (ppm) 1Q-3 6 500 10-3 3 6 500 Eclairement qualité(1) durée par jour 4h 24h 24h 4h 24h 24h Intensité(2)200 1 5.000 1 15.000 1 200 1 3.000 1 15.000 1 Agitation et aération de l'eau par diffusion 0 0 1.000 0 0 1.000 d'air (en litres par m3 par heure) (1) lumière du jour ou lumière fournie par tubes fluorescents dont le spectre se rapproche du spectre solaire. Exemple : Tubes Bylvania Grolux, tubes Philips blancs soleil. (2) 1 = lumen 4) Elevage des larves Au cours de l'éclosion, les paramètres du milieu doivent rester stables, à l'exception de l'éclairement. lorsque l'oeuf a éclos, la larve qui s'en dégage va se nourrir pendant plusieurs jours sur ses propres réserves (résorption vitelline), il suffit de lui fournir un milieu adéquat. L'environnement de l'incubation (table B) est utilisé à cet effet. Trois jours après ''éclosion, lorsque la bouche de la larve devient fonctionnelle, cette dernière doit trouver dans le milieu des proies accessibles, susceptibles d'assurer son alimentation et de prendre le relais des réserves vitellines, déjà largement utilisées. Nutrition larvaire Au début de la phase alimentaire, il est indispensable d'utiliser, au moins, un des aliments vivants suivants oeufs fécondés et larves de bivalves rotifères stades larvaires et adultes de copépodes stades larvaires d1Artémia Les larves de bivalves sont utilisées pour la Daurade à partir du 3ème au 10ème jour après 11 éclosion et pour le loup à partir du 2ème au 5ème jour après l'éclosion. Cette nutrition peut être maintenue jusqu'à 50 jours. On peut utiliser de l'ordre de 1 à 10.000 larves par millilitre et, de préférence, 50 à 100 larves par millilitre pour éviter tout effet de pollution. Les rotifères peuvent être fournis à la place des larves de bivalves, pour le Loup. Leur concentration dans les bacs d'élevage peut aller de 0,2 par millilitre à 100 par millilitre, avec un optimum de 5 à 20. Pour la Daurade, les nauplii de petits copépodes peuvent suppléer aux larves de Lamellibranches, ainsi d'ailleurs que les jeunes rotifères de petite taille. Les rotifères sont de préférence élevés dans des bacs distincts des bacs à larves. Les stades larvaires de gros copépodes ou des adultes de copépodes plus petits, sont fournis en alternance avec les rotifères. Ils sont calibrés à l'aide d'un siphon muni d'un tamis dont les vides de mailles vont de 150 microns à 300 microns, respectivement, pour les larves de Daurade et de Loup, de moins de 15 jours. A cet age et parfois dès le 3éme jour après l'éclosion pour le Loup, des nauplii d'drtémia peuvent être distribués. Dans la mesure du possible, il est conseillé d'alterner ces divers types de proies vivantes. Du 15ème au 30 m jour (de 5 jours à 8 mois au maximum) après l'éclosion, il est indispensable d'utiliser les copépodes de grande taille et leurs larves, ainsi que les stades larvaires d'Artémia. Aliment inerte Ce genre d1aliment peut être distribué dès l'ouverture de la bouche ou même avant. il en existe plusieurs types, par exemple - Constituants minéraux ou organiques en solution; le développement est meilleur dans des eaux riches en ces substances qui peuvent etre absorbées directement. Exemple : urée, acides aminés. - Aliment sous forme de goutelettes calibrées non miscibles, réparties dans le milieu. - Aliment sec composé. Exemple : t'granulés" ou pâte du type de ceux utilisés en pisciculture classique. - }litière vivante fraiche, broyée, additionnée ou non d'autres substances. Ces aliments présentent (excepté les constituants en solution) un ensemble de caractéristiques communes conduisant à des procédés d'alimentation très différents de ceux utilisés pour les nourritures vivantes. Cette nourriture est calibrée, mais son absence de mobilité et de stabilité physico-chimique au sein du milieu, font que la durée pendant laquelle elle est disponible pour les jeunes poissons est très inférieure à celle des proies vivantes qui peuvent subsister dans les bacs d'élevage pendant plusieurs jours. Aussi convientil de les distribuer souvent et en petites quantités Malgré ce, de nombreuses particules non consommées s'accumulent et se dégradent au sein du milieu dont il convient de suivre 11 évolution des paramètres à intervalles rapprochés. On utilise de préférence : soit une nourriture alternée, difficile à maintenir car la mobilité des proies vivantes favorise leur attaque et leur ingestion au détriment de l'aliment inerte distribué. Soit, préférentiellement, une alimentation constituée de proies vivantes dont le calibre sera proportionné à la taille de la bouche et qui pourront survivre et croître au sein du bac d'élevage. On pourra alors ajouter progressivement à ces distributions de la matière vivante franche, broyée et calibrée. En utili sant ce procédé, l'on peut de la même manière (et en passant ou non par le stade matière vivante calibrée) les conditionner à l1aliment sec compose (12 heures à une semaine). Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation décrits et représentés, on peut y apporter des modifica tionz, sans sortir, pour cela, du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 10 - Procédé de production et d'élevage d'alevins de poissons marins, notamment de Daurades et de loups, dansdes bacs d'élevage, caractérisé en ce qu'il comporte les phases suivantes - la maturation des géniteurs, consistant en une alimehtation riche en lipides et vitamines favorisant la croissance des gonades, en un contrôle progressif de la thermopériode de 11 eau des bacs d'élevage et en un contrôle progressif de la photopériode en fonction de la distribution dans l'année de la période de ponte des animaux, - le déclenchement artificiel de la ponte des femelles par des stimuli convenables, - le prélèvement artificiel des ovules en fonction de la période de fécondabilité de chaque type de poisson et, le cas échéant, par prélèvements séquentiels, - la fécondation sèche ou humide des oeufs suivant un procédé connu, une incubation contrôlée consistant en un contrôle rigoureux de la température, de la salinité, de la valeur du PR, de la teneur d'oxygène dissous, de nitrates, de nitrites et de phosphates du milieu et en un controAle de la durée de l1éclairement journalier et de l'aéra- tion de 11 eau des bacs d'élevage et l'élevage des larves par une nutrition controlée d'abord avec des produits vivants et ensuite avec des produits vivants et inertes. 20 - Procédé suivant la revendication 1, notamment pour la production alevins de la Daurade, caractérisé en ce qu'il consiste à nourrir les géniteurs avec de la graine de moule vivante, du cardium édule, de la chair de poisson et de moule dans des quantités de l'ordre de 0,3 ffi à 5 % du poids vif des géniteurs par jour. 30 - Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce qu'il consiste à favoriser la maturation des géniteurs par une descente progressive de la température du milieu. 40 - Procédé suivant la revendication 3, caractérisé en ce qutil consiste à faire varier la température du milieu de la manière suivante température durée 240C à 190C 10 jours-à 5 mois 190C à 150C 5 jours à 3 mois 50 - Procédé suivant la revendication 4, caractérisé en ce qu'il consiste à faire varier la température du milieu de la manière suivante température durée 240C à 190C 1 mois 1/2 290C à 1500 20 jours 6 - Procédé suivant l'une quelconque des revendications 2 à 5, caractérisé en ce qu'il consiste à bloquer la maturation des géniteurs en maintenant la température du milieu à une valeur de l'ordre de 100C à 150C. 70 - Procédé suivant l'une quelconque des revendications à à 6, caractérisé en ce qu'il consiste à déclencher la ponte des géniteurs femelles mûrs par injection de l'un des stimuli suivants - Gonadotrophine chorionique; - Hypophyse ou extraits d'hypophyse (Synahorine de 1 à 10.000 unités lapin ou souris); - Polliculine stimuling hormone (FSH) ou FSH Like (citrate de clomifène), et - luteinizing hormone (1H) ou 1H Like avec des doses de l'ordre de 5 à 10.000 (unités internationales) et, de préférence de 900 unités par kg de géniteur. 80 - Procédé suivant l'une quelconque des revendications 2 à 6, caractérisé en ce qu'il consiste à prélever les ovules par prélèvement séquentiel de la manière suivante TABLE (A) Temps de latence minimum avant le 1er prélèvement 24 heures n " n optimum " " " " 50 à 70 heures " " " maximum " " " " 300 heures Temps de latence minimum avant le 2ème prélèvement 30 heures " " optimum t, " t 74 à 94 heures " " " maximum " " " " 324 heures Temps de latence minimum avant le 3ème prélèvement 33 heures " " n optimum " " " " 98 à 118 heures " " " maximum " " " " 348 heures Temps de latence minimum avant le 4ème prélèvement 36 heures " " " optimum " " " " 122 à 142 heures " " " maximum " " " " 372 heures ème Temps de latence minimum avant le 5ème prélèvement 39 heures n n " optimum " " " " 146 à 166 heures " " " " maximum " " " " 396 heures Temps de latence minimum avant le 6ème prélèvement 42 heures " " " optimum " " " " 168 à 188 heures " " " maximum " " " " 420 heures 90 - Procédé suivant l'une quelconque des revendications 2 à 6 et 8, caractérisé en ce qu'il consiste à maintenir le milieu pendant l'incubation à des valeurs suivantes TÂBIE (B) Paramètres Daurade Mini. Opti. Maxi. Température 10 20 32 Salinité (pour mille) 15 37 45 5 5 8,5 11 Oxygène dissous (ppm) 2 7,5 30 Nitrates (ppm) O 1 50 Nitrites (ppm) 0 5 1.500 Phosphates (ppm) 10 3 6 500 Eclairement qualité(1) durée par jour 4h 24h 24h Intensité 200 1 3.000 1 15.000 1 Agitation et aération de l'eau par diffusion d'air (en litres par m3 par heure) O 0 1.000 (1) lumière du jour ou lumière fournie par tubes fluorescents dont le spectre se rapproche du spectre solaire. Exemple : Tubes Sylvania Grolux, tubes Philips blancs soleil. (2) 1 = lumen 100 - Procédé suivant ltune quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce qutil consiste à nourrir les larves après la période de résorption vitelline pendant une période allant jusqu'à 50 jours, avec au moins l'un des aliments vivants suivants oeufs fécondés et larves de bivalves rotifères stades larvaires et adultes de petits copépodes stades larvaires et adultes de gros copépodes stades larvaires et adultes d'Artémia 110 - Procédé suivant la revendication 10, caractérisé en ce qu'il consiste à utiliser de l'ordre de 50 à 200 larves de nutrition par millilitre d'eau du bac d'élevage. 120 - Procédé suivant la revendication 10, caractérisé en ce qu'il consiste à utiliser de l'ordre de 5 à 20 rotifères par millilitre d'eau du bac d'élevage. 130 - Procédé suivant la revendication 10, caractérisé en ce qu'il consiste à utiliser du 15ème au 30sème jour après l'éclosion des alevins et (au moins) pendant une période de 5 jours à 8 mois des copépodes de grande taille et leurs larves, ainsi que les stades larvaires d'Artémia et les Artémia adultes. 140 - Procédé suivant la revendication 10, caractérisé en ce que la nourriture des alevins contient, de plus, des produits inertes en solution riches en substances directement assimilables telles que l'urée et les acides aminés. 150 - Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1, 7 et 10 à 14, notamment pour la production d'alevins de loups, caractérisé en ce qutil consiste à nourrir les géniteurs avec des crevettes, palemon elegans, palemon adpersus, palemon serratus, crangon crangon, avec de 1'Âtherina species, du Mugil species et avec de la chair de moule et de poisson. 160 - Procédé suivant la revendication 15, caractérisé en ce qu'il consiste à favoriser la maturation des géniteurs par une descente progressive de la température du milieu. 170 - Procédé suivant la revendication 16, caractérisé en ce qu'il consiste à faire varier la température de la manière suivante température durée 200C à 150C 10 jours à 5 mois 150C à 130C 5 jours à 2 mois 1/2 180 - Procédé suivant la revendication 16, caractérisé en ce qu'il consiste à faire varier la température de la manière suivante température durée 200C à 150C 1 mois 150C à 1300 15 jours 190 - Procédé suivant l1une quelconque des revendications 15 à 18, caractérisé en ce qu'il consiste à bloquer la maturation des géniteurs en maintenant la température du milieu à une valeur de l'ordre de 90C à 120C. 200 - Procédé suivant l'une quelconque des revendications 15 à 19, caractérisé en ce qu'il consiste à effectuer la ponte artificielle après une période de l'ordre de 24 heures à 150 heures et, de préférence, de l'ordre de 45 à 60 heures après l'injection dudit stimuli. 210 - Procédé suivant ltune quelconque des revendications 15 à 20, caractérisé en ce qu'il consiste à maintenir le milieu pen dant l'incubation à des valeurs suivantes TABLE (B) Paramètres Loup Mini. Opti. Maxi. Température 8 18 28 Salinité (pour mille) 15 37 45 PH 5 8,5 11 Oxygène dissous (ppm) 2 7,5 30 Nitrates (ppm) O 1 150 Nitrites (ppm) 0 5 1.500 Phosphates (ppm) 10-3 6 500 Eclairement qualité(1) durée par jour 4h 24h 24h Intensité 2) 200 1 3 e 000 1 15.000 1 Agitation et aération de lXeau par diffusion d'air (en litres par m3 0 0 1.000 par heure) (1) lumière du jour ou lumière fournie par tubes fluorescents dont le spectre se rapproche du spectre solaire. Exemple ; Tubes Sylvania Grolux, tubes Philips blancs soleil. (2) 1 = lumen