L'invention concerne une cintreuse à tubes compor- tant une table de cintrage pivotante munie d'un gaba- rit de cintrage et d'une mâchoire pouvant coulisser en va-et-vient relativement au gabarit et un chariot d' avance pouvant coulisser librement pendant le proces- sus de cintrage et muni d'un mandrin rotatif présentant un dispositif d'ouverture, le gabarit et la mâchoire présentant chacun, comme surfaces d'enserrement des gorges de courbure différentes aménagées sur des faces opposées de ces éléments, le gabarit et la mâchoire étant munis chacun, pour le déplacement en rotation re- lativement à la table de cintrage, d'un entraînement de déplacement correspondant de façon que les gorges respectives de courbure correspondante soient placées face à face. Une cintreuse à tubes de la constitution ci-dessus est connue par le DEOS 2 626 202. Dans cette solution le gabarit de cintrage et la mâchoire présentent cha- cun, comme surfaces d'enserrement, une gorge rectili- gne et une ou plusieurs gorges courbes correspondant au rayon du tube, le gabarit et la mâchoire étant mu- nis chacun, pour le déplacement en rotation relative- ment à la table de cintrage, d'un entrainement de dé- placement correspondant, de façon que les gorges rec- tilignes ou les gorges courbes soient placées face à face. Le problème résolu par cette machine est de cin- trer en une seule opération, c'est-à-dire avec une seule fixation dans le mandrin, des tubes ne compor- tant pas de tronçons intermédiaires rectilignes entre les coudes, étant donné qu'un coude peut se raccorder directement à un coude précédent. Dans la solution proposée, il s'agit de coude ayant un rayon de cintra- ge égal. Bien que la-solution selon le DE-OS 2 626 202 susdit ait donné de bons résultats dans la pratique et qu'elle ait entrainé, relativement à la technique anté- rieure, une dépense notablement moindre d'agencement mécanique et un travail notablement plus facile, on ne pouvait pas, avec une seule fixation, cintrer des tubes présentant des rayons de cintrage différents. En général, dans le cintrage de tubes, on s'effor- ce de cintrer avec un rayon de courbure égal des cou- des successifs afin qu'il ne soit pas nécessaire,lors du cintrage d'un tube, de changer les gabarits de cin- trage. Toutefois, il existe beaucoup de cas d'appiica- tion ou un rayon de courbure uniforme n'est pas indi- qué ou n'est pas possible. Ainsi, par exemple, lors du cintrage de tuyaux d'échappement pour véhicules au- tomobiles, il est désirable de calculer le rayon de courbure pour obtenir dans le tube d'échappement une retenue déterminée. Or ce rayon de cintrage prédéter- miné, prévu pour une retenue, ne peut pas alors s' appliquer utilement aussi lors des cintrages suivants du tube. Par le DE- OS 2 101 162, il est connu de cintrer des tubes de façon entièrement automatique sur une cin- treuse à tubes à commande numérique du type décrit plus haut, avec plusieurs rayons de cintrage diffé- rents, sans changer ni modifier la fixation lors de l'avance du tube. A cet effet, sur la table de cintra- ge plusieurs gabarits de cintrage de diamètres diffé- rents sont superposés coaxialement et donc disposés de façon étagée. Lorsqu 'on fait passer le tube d'un gabarit de cintrage à l'autre, on lève ou on abaisse en conséquence lé mandrin prévu sur le chariot d' avance et portant le tube. Par suite, le cintrage de tubes avec des rayons différents s'effectue dans dif- férents plans. Le réglage de hauteur du mandrin portant le tube et prévu sur le chariot d'avance, ne peut s'effectuer rapidement parce que le poids est important. En outre, le coût de construction est notable. Par les brevets US 3 299 6-81 et 3 147 792, on con- nait également des gabarits de cintrage étagés. Lorsqu' on fait passer le tube d'un gabarit à l'autre, on amène le gabarit désiré à la position appropriée au moyen d'une tige filetée. Il est vrai que dans cette solution le cintrage des tubes s'effectue toujours dans le même plan, mais le levage et l'abaissement de tous les gabarits au moyen d'une tige filetée exige beaucoup de temps. En outre, les cintreuses sont encombrantes dans la région des gabarits. Pour effectuer toujours le cintrage du tube dans la même position de hauteur relativement à la table de cintrage en changeant rapidement les gabarits, le DE- OS 2 746 721 propose que les gabarits soient réglables axialement les uns par rapport aux autres, le gabarit extérieur entourant chaque fois annulairement, dans sa position initiale, le gabarit intérieur. Grâce à cela, il est possible de cintrer très exactement des tubes présentant des rayons de courbure différents, en parti- culier sur des cintreuses à commande numérique. Bien qu'une cintreuse à tubes présentant la caractéristique ci-dessus ait donné de très bons résultats dans la pratique, il faut respecter une certaine différence entre les rayons de courbure choisis, étant donné la disposition coaxiale des gabarits. Alors que dans la solution selon le DE-OS 2 626 202 déjà cité il est possible de cintrer avec un rayon constant des tubes sans tronçons intermédiaires recti- lignes entre coudes, il est possible, par la solution selon le DE-OS 2 746 721, de cintrer des tubes présen- tant différents rayons de cintrage et des tronçons in- termédiaires rectilignes. La présente invention a pour but de fournir une cintreuse à tubes avec laquelle on puisse, d'une part, avec un outil, cintrer des tubes présentant des rayons de cintrage différents et, d'autre part, avec un outil utilisable sur la même machine, cintrer des tubes sans tronçons intermédiaires rectilignes entre les coudes. Pour résoudre ce problème, on propose-selon l'in- vention une cintreuse à tube de l'espèce définie plus haut, remarquable en ce que le gabarit de cintrage est monté sur la table de cintrage de manière à pouvoir coulisser dans le plan de celle-ci et que sous la dc- pendance du coulissement et de la rotation, on peut utiliser l'une ou l'autre surface de cintrage. Grâce à la solution selon l'invention, le gabarit présentant un contour asymétrique convenable, on arrive à utiliser dans chaque cas la gorge nécessaire, pré- sentant une courbure appropriée, en faisant simplement coulisser et tourner le gabarit dans le plan de la table de cintrage. Selon un mode d'exécution particulièrement avanta- geux de l'invention, au dessus de la table de cintrage, dans l'axe de rotation de celle-ci, se dresse un tou- rillon récepteur de gabarit qui sbngage dans un trou allongé du gabarit de cintrage et le gabarit peut cou- lisser relativement au tourillon récepteur qui est en position fixe dans l'axe de cintrage. Grâce à cette solution, il est possible d'utiliser un gabarit de cintrage présentant un trou allongé comme indiqué ci- dessus, mais aussi un gabarit de cintrage usuel sans trou allongé, de manière à pouvoir cintrer de façon classique et il est possible aussi que, comme dans la solution selon le DE-OS 2 626 202, le gabarit de cin- trage et la mâchoire présentent chacun comme surfaces de serrage une gorge rectiligne et une ou plusieurs gorges courbes correspondant au rayon du tube et que le gabarit et la mâchoire soient disposés de manière à pouvoir tourner relativement à la table de cintrage. Ainsi, la solution selon l'invention comporte, pour le gabarit de cintrage, un entrainement et un montage permettant de multiples constitutions de gabarit. Selon un mode d'exécution, afin d'obtenir rapidement pendant une fixation de tube la mise en place d'une gorge désirée de courbure appropriée, avantageusement sous une commande numérique, le coulissement du gabarit de cintrage relativement au tourillon récepteur est assuré par un dispositifhydraulique ou pneumatique. Un dispositif pneumatique est particulièrement avantageux, en particulier en combinaison avec une autre proposi - tion selon l'invention, d'après laquelle, pour le cou- lissement du gabarit de cintrage, le tourillon récepteur constitue un piston et le trou allongé du gabarit de cin- trage constitue une cavité de cylindre ou cavité de pres- sion et le trou allongé du gabarit est par exemple fermé dans le haut par une plaque de recouvrement en combinai- son avec une bande d'étanchéité tandis que la fermeture vers le bas est assurée par l'application du gabarit sur la table de cintrage. Selon un autre mode d'exécution de l'invention, le tourillon récepteur est aplati sur deux côtés opposés dans la région de la hauteur du gabarit de cintrage et les deux plats s'appliquent contre les parois la- térales respectives du trou allongé du gabarit de cin- trage. Grâce à l'aplatissement du tourillon récepteur, on n'obtient pas seulement une bonne surface d'appli- cation suffisante entre le tourillon jouant le rôle de piston et la paroi plane correspondante du trou allongé, mais grâce à l'aplatissement du tourillon récepteur et à son application par une surface contre les deux surfaces opposées planes du trou allongé, on peut également, de façon simple, arriver à faire tour- ner le gabarit par l'intermédiaire du tourillon ré- cepteur. Selon un autre mode d'exécution, le tourillon récepteur est inséré par le haut dans un arbre pouvant tourner sous l'action d'un moteur d'entraînement et il est assujetti dans cet arbre contre la rotation et le coulissement axial. 2489.182 Pour simplifier la rotation du gabarit en vue de mettre en action l'une ou l'autre gorge et pour que cette rotation puisse toujours être déterminée à 1' avance, on propose selon un autre mode d'exécution de l'invention, que la table de cintrage et le gabarit de cintrage présentent chacun une rainure destinée à une clavette, la rainure et la clavette étant dirigées parallèlement au plat du tourillon récepteur de gabarit et du trou allongé du gabarit, une clavette étant dis- posée dans les deux rainures. Selon une autre proposition, les différentes posi- tions angulaires du gabarit relativement à la table, obtenues par rotation du gabarit relativement à la table-, sont assujetties par des butées d'arrêt, consti- tuées en particulier par des tiges actionnées hydrau- liquement. Selon une autre proposition, pour le réglage du gabarit au moyen d'une pression d'huile ou d'air, au tourillon récepteur de gabarit sont adjoints deux ca- naux, en particulier des canaux à air, l'un des ca- naux présentant une sortie d'un côté et l'autre canal une sortie du côté opposé. Selon une autre proposition, sur la surface de chaque plat du tourillon récepteur est prévue une bande d'étanchéité et le trou allongé du gabarit est fermé dans le haut par un couvercle. L'invention est représentée à titre d'exemple par les dessins sur lesquels: la figure 1 montre en perspective une cintreuse à tubes, la figure 2 montre un tube cintré avec différents rayons de courbure, la figure 3 un tube muni de nombreux coudes qui se raccordent à des tronçons intermédiaires rectilignes, la figure 4 montre schématiquement une cintreuse à tubes selon la figure 1, vue par le haut, la figure 5 montre la cintreuse de la figure 4, le gabarit étant dans une autre position, la figure 6 montre une cintreuse à gabarit modifié, la figure 7 montre le gabarit de la figure 6 dans une autre position, la figure 8 est une vue agrandie du gabarit de la figure 7, montrant son entraînement, la figure 9 une coupe verticale correspondant à la figure 8, la figure 10 une coupe verticale du gabarit, de la table de cintrage, de l'entraînement et de la mâchoire, essentiellement en élévation latérale. La figure 1 montre une cintreuse à tubes classique comportant un chariot d'avance 10 qui peut aller et venir sur une ou plusieurs glissières 11, au dessus du carter 12 de la machine. Le chariot d'avance 10 présente un cylindre creux 13 à l'intérieur duquel se trouve un mandrin 14 dans lequel est enserrée la région terminale du tronçon de tube 15 à cintrer. Le tronçon de tube 15 passe autour d'un gabarit de cintrage 16 monté de façon pivotante et présentant, pour cintrer le tube, une gorge 17 correspondant au rayon du tube. Contre une partie du tronçon 'e tube 15 qui passe autour du gabarit 16 est poessée,au majen d' un dispositif de serrage 18, une mâchoire 19 présentant également comme surface de serrage une gorge corres- pondant au rayon du tube et bloquant le tube 15 con- tre le gabarit 16. On a indiqué par 20 à titre d'exem- ple un vérin hydraulique qui déplace le dispositif de serrage 18 de la mâchoire 19 en direction du gabarit 16 pour bloquer le tube ou l'éloigner du gabarit. Le gabarit 16 est disposé de façon fixe sur la table de cintrage 21 tandis que le dispositif de serrage 18,19 peut aller et venir dans la direction de la flèche 22 sous l'action de l'entraînement hydraulique 20 indi- qué à titre d'exemple. Si l'on fait pivoter le gaba- rit 16 dans le sens de la flèche 23, au dessus de la table 21, en même temps que la mâchoire 19, le tronçon de tube 15 subit un cintrage correspondant au profil du gabarit 16. Pendant ce processus de cintrage, la partie terminale du tronçon de tube 15 reste enser- rée dans le mandrin 14 du chariot d'avance 10 pour gui- der sûrement le tronçon de tube dans toutes les posi- tions. Afin que le tronçon de tube 15 qui est libre entre le mandrin 14 et le gabarit 16 ne puisse pas dé- vier latéralement, une glissière 24 présentant égale- ment une gorge qui correspond au rayon du tube est pous- sée contre ce tronçon. Le mandrin 14 du chariot d'avan- ce 10 n'enserre pas seulement fermement le tronçon de tube 15 mais le tourne aussi d'angles pouvant attein- dre 360 lorsqu'il y a lieu de cintrer des coudes successifs dans différents plans. La figure 2 montre un tube cintré dans lequel un coude 24 de rayon R1 se raccorde directement à un cou- de 25 de rayon R2 auquel se raccorde un tronçon inter- médiaire rectiligne 26 qui rejoint un coude 24a, à nou- veau de rayon R1. La figure 3 montre un tube dans lequel des tronçons S1et-S2 d'une part, S3 et S4, d'autre part, cintrés au même rayon, se raccordent directement. Le tube présente en outre des tronçons intermédiaires rectilignes L1, L2et L3 bien que ce ne soit pas nécessairement le cas. Les figures 4 à 10 montrent des solutions avec les- quelles il est possible de fabriquer des tubes présen- tant des rayons différents selon -la figure 2 ou des rayons égaux sans tronçon intermédiaire selon la figure 3. A cet effet, la figure 4 montre un bâti de cintreu- se ayant en principe la constitution de la figure 1, mais dans lequel il existe en outre un porte-broche 24 portant la broche 25 à l'extrémité antérieure de laquelle est disposé un élément de formage connu 26. Le porte-broche 24, de même que le mandrin 27, peuvent se déplacer sur des chariots respectifs 28 et 29 dans la direction de la double flèche 30 pour assurer 1' adaptation à différents diamètres du gabarit de cintra- ge 16. Toutefois, la solution selon l'invention est ap- plicable à un cintrage avec broche et sans broche. La figure 4 montre un gabarit de cintrage présentant une surface périphérique semi-circulaire 31 de rayon R. et une surface périphérique semi-circulaire 32 de rayor R1. De façon correspondante, le rouleau du tube non re- présenté sur les figures 4 à 10 ci-après présente les rayons différents correspondants. Le gabarit 16, présentant les deux moitiés solidai- res à rayon de courbure différent qui constituent un même outil et sont situés dans un même plan, est monté de manière à pouvoir coulisser dans le plan de la table de cintrage. Cela résulte de la comparaison des figures 4 et 5. Le gabarit 16 présente un trou allongé 33 d' une largeur correspondant à la largeur d'un tourillon 34 décrit plus loin en détail. La longueur du trou allongé 33 dépend de la différence des deux rayons de cintrage. Le tourillon 34, qui s'engage dans le trou allongé et dépasse celui-ci vers le haut, est pratiquement en position fixe mais peut tourner autour de son axe lon- gitudinal. Le gabarit 16 peut coulisser à travers le trou allongé 33, de la longueurde celui-ci. En même temps, le gabarit peut avantageusement tourner avec le tourillon 34. La comparaison entre la position du gabarit 16 sur la figure 4 et sa position sur la fi- gure 5 montre les caractéristiques décrites plus haut. Alors que sur la figure 4, après le blocage du tubD par la mâchoire 19, la partie 32 du gabarit entre en action et cintre le tube à un rayon R1, sur la figure , c'est la partie 31 du gabarit qui entre en action, de sorte que le tube est cintré au rayon R2. La figure 6 montre un gabarit de cintrage présen- tant deux surfaces de cintrage 35 et 35a qui ort i même rayon de courbure R3 afin que, sous la dépendance de la rotation et du coulissement du gabarit de cintrage, lorsqu'on cintre des tubes selon la figu- re 3 avec un coude S1 auquel fait suite immédiatement un coude S2, l'élément de blocage rectiligne 36 ou l'élément de blocage courbe 37 viennent s'appliquer, de la même façon qui est décrite dans le DE-OS 2 626 202. Au sujet de la présente invention, consistant à mu- nir le gabarit de cintrage de deux ou plusieurs rayoi de cintrage situés dans un même plan et, pour les met- tre en action à volonté, à faire coulisser et tourner le gabarit sur la table, il faut remarquer expressé- ment que le gabarit de la figure 6 peut aussi présen- ter pour le cintrage, outre les éléments de formage différents 36 et 37, des rayons de courbure diffé- rents. La figure 7 montre que l'on a fait tourner de 1800 le gabarit de la figure 6, autour du tourillon 34 ou avec celui-ci et qu'on l'a fait coulisser dans le trou allongé du gabarit. Toutes les représentations des figures 4 à 7 montrent que le tourillon 34 est en po- sition fixe en ce qui concerne son extension axiale, bien que, comme expliqué plus loin, il puisse lui- même tourner autour de son axe longitudinal. La fi- gure 7 montre qu'en face de la surface courbe 38 de 1' élément de retenue 37 se trouve une surface courbe 39 de la mâchoire 19, dirigée parallèlement. Cela est rendu possible par-la solution décrite dans le DEOS 2 626 202 déjà cité, à savoir que la mâchoire peut tourner autour d'un axe horizontal 40, de façon que l'on utilise à volonté la surface courbe 39 ou la surface rectiligne 41, les deux surfaces présentant une gorge adaptée au diamètre du tube. Les figures 8 et 9 montrent le gabarit de cintrage selon la figure 6, le trou allongé 33 du gabarit étant ?È représenté et étant formé des deux surfaces opposées 42 et 43 ainsi que des surfaces semi-cylindriques 44 et 45. Le tourillon récepteur de gabarit 34, qui a par ailleurs une section circulaire, est aplati sur deux côtés opposés pour s'appliquer contre les surfaces 42 et 43 par des surfaces 46 et 47 ayant une largeur x. Dans ces surfaces sont prévues des- rainures verticales destinées à recevoir chacune un joint 48 et 49. Dans le tourillon 34 sont prévus deux canaux 50 et 51 munis d'ouvertures radiales de sortie 52 et 53. Les canaux et 51 peuvent venir du bas. Il est aussi possible, comme indiqué en tireté, de les faire arriver par le haut. Le trou allongé est recouvert en haut par une plaque de fermeture 53a, qui enferme aussi le tourillon de façon largement hermétique. Dans l'extension du trou allongé ou parallèlement aux faces 42, 43 de celui-ci, la table de cintrage 54 et le gabarit de cintrage 16 présentent chacun une rainure pour loger une clavette qui a pour rôle d'assurer que, pendant son coulis- sement, le gabarit 16 soit aussi poussé dans la direc- tion désirée. Lors de la rotation du gabarit 16 et en même temps du tourillon récepteur 34, la clavette s' abaisse alors. Cela peut être assuré par le fait qu' elle soit disposée sur une tige de piston 56 qui est abaissée et levée par un vérin 57. Toutefois, le guidage du gabarit lors de son coulis- sement peut aussi être assuré par les surfaces 46 et 47 du tourillon récepteur 34. Cela peut être assuré par le fait que la rotation du tourillon récepteur, dont on parlera encore ci-après, s'effectue de façon exacte et que la position de rotation soit aussi assujettie, par exemple par des butées et des verrous. Le coulissement du gabarit s'effectue de la façon suivante. Dans la mesure o de l'air comprimé est in- troduit par le canal 51 muni de la sortie 53, les ca- naux 52 et 50 étant ouverts, cet air fait coulisser le gabarit dans le sens de la flèche 58 jusqu'à ce que la surface 44 bute contre le tourillon 34. On ob- tient un coulissement en sens opposé dans la mesure c de l'air comprimé est introduit par le canal 50, 52 et o de façon correspondante, le canal 53, 51 est ouvert de façon que l'air comprimé puisse s'échapper. La comnmarnde peut s'effectuer avec un distributeur en Lui-même connu. Les figures 8 et 9 montrent que le tourillon récepteur 34 est conçu à la façon d'un pis- ton et le gabarit 16 à la façon d'un cylindre et que grâce à cette constitution, le coulissement relatif peut s'effectuer de façon simple. Il n'y a pas de pro- blè-mes d'étanchéité ou ils sont négligeables parce que la clavette 55 peut être usinée avec précision et qu' une certaine perte de pression est sans inconvénient. On peut aussi prévoir, de façon particulièrement avanta- geuse, que l'air comprimé n'ait pas besoin de s'oppo- ser à des forces pendant le cintrage mais qu'après le coulissement, un verrouillage puisse s'effectuer entre la table de cintrage et le gabarit. Cela peut être as- suré par exemple par une structure appropriée de la clavette 55 (coopérant avec des moyens conjugués con- venables du gabarit 16) qui, en position partiellement levée, permet le coulissement du gabarit et en position complètement levée, empêche une rotation et assujettit la position prise. Toutefois, on peut aussi utiliser d'autres tiges ou arrêts similaires, de préférence entrainés pneumatiquement ou hydrauliquement. La cla- - - te assure en même temps la liaison solidaire en ro- ta--cn Au gabarit 16 et de la table 54. C; L.a figure 10 montre, en sa partie droite, la mâ- c:oire 19 qui peut tourner atour de l'axe 40, ainsi que son mouvement de rapprochement et d'éloignement du gabarit et son entraînement de rotation de la fa-on connue par le DE-OS 2 626 202 déjà cité. Le --:-it IG, de même que sur la figure 9; est assujet- -- - être la rotation sur la table 54 par la cla- vette 55. La table est fixée à un manchon 58 relié par des clavettes 59, 59a, à une couronne dentée 60 qui est entrainée par une chaine 61 de façon connue pour faire tourner la table. Dans ce manchon est prévu un autre manchon 62 présentant à son extrémité supé- rieure une ouverture pour loger le tourillon récepteur de gabarit 34 qui est assujetti contre la rotation dans ce manchon 62 par une clavette 63. Le tourillon récepteur 34 présente dans le bas un prolongement sous la forme d'une tige 65 munie à son extrémité inférieu- re d'un filetage de façon qu'en combinaison avec une vis 66 et une clavette 67 prévue à l'extrémité de tête du tourillon récepteur 34, on puisse exercer sur la plaque 53a, la pression nécessaire, en combinaison avec un joint annulaire qui recouvre dans le haut le trou allongé 33 du gabarit 16, comme indiqué égalemer.t dans son principe, sur la figure 9. A l'extrémité inférieure du manchon 62 est fixée, par une clavette 69, une couronne dentée 68 qui, en combinaison avec une chaine 70 et une roue dentée 71 d'un moteur électrique 72, assure la rotation du man- chon 62 et, par l'intermédiaire de la clavette 63, celle du tourillon récepteur 34. Ainsi, le gabarit 16 tourne de la position de la figure 4 à celle de la figure 5, ou de la position de la figure 6 à celle de la figure 7. L'assujettissement de cette position de rotation est assurée par un doigt 73 qui s'engage dans un forage 74 de la couronne dentée 68 et est fixé à la tige de piston 78 d'un vérin hydraulique 75. La rotation du gabarit étant assurée sur la figure 7 par un entrainement de rotation disposé coaxialement à l'intérieur de l'entrainement de rotation de la table de cintrage, il faut signaler que le coulissement du gabarit relativement à son tourillon récepteur peut être assuré par les canaux représentés sur les figures 8 et 9. Toutefois, il est possible aussi, comme le montre la figure 10, que les canaux 50 et 51 soient- disposés dans la table de cintrage et présentent des canaux de branchement conduisant au trou allongé du gabarit. Il est alors avantageux que la région infé- rieure du trou allongé du gabarit soit muni d'un bi- seau 76, 77 dans la région des canaux d'amenée et d' évacuation d'air comprimé. REVEND ICATIONS 1 - Cintreuse à tubes comportant une table de cin- trage pivotante munie d'un gabarit de cintrage et d'une mâchoire pouvant coulisser en va-et-vient relativerent au gabarit et un chariot d'avance pouvant coulisser li- brement pendant le processus de cintrage et muni d'un mandrin rotatif présentant un dispositif d'ouverture, le gabarit et la mâchoire présentant chacun, comme surface d'enserrement des gorges de courbure différen- tes aménagées sur des'faces opposées de ces éléments, le gabarit et la mâchoire étant munis chacun pour le déplacement en rotation relativement à la table de cin- trage, d'un entraînement de déplacement correspondant de façon que les gorges respectives de courbure cor- respondante soient placées face à face, cintreuse ca- ractérisée en ce que le gabarit de cintrage (16) est monté sur la table de cintrage (54) de manière à pou- voir coulisser dans le plan de celle-ci et que sous la dépendance du coulissement et de la rotation, on peut utiliser l'une ou l'autre surface de cintrage (31, 32; 36, 37). 2 - Cintreuse selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'au dessus de la table de cintrage (54), dans l'axe de rotation (62) de celle-ci, se dresse un tou- rillon récepteur de gabarit (34) qui s'engage dans un trou allongé (33) du gabarit de cintrage (16) et que le dit gabarit (16) peut coulisser relativement au tou- rillon récepteur (34) qui est en position fixe dans 1' axe de cintrage. 3 - Cintreuse selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisée en ce que le coulissement du gabarit (16) relativement au tourillon récepteur (34) est assuré par un dispositif hydraulique ou pneumatique. 4 - Cintreuse selon la revendication 3, caractérisée en ce que pour le coulissement du gabarit de cintrx-. (16), le tourillon récepteur (34) constitue un piston et le trou allongé (33) du gabarit (16) constitue uaie 2489.182 cavité de cylindre ou cavité de pression conjuguée du piston. - Cintreuse selon l'une quelconque des revendi- cations 1 à 4, caractérisée en ce que le tourillon récepteur (34) est aplati sur deux côtés opposés dans la région de la hauteur du gabarit de cintrage (16) et que les deux plats (46, 47) s'appliquent contre les parois latérales respectives.(42,43) du trou allongé (33) du gabarit (16). 6 - Cintreuse selon la revendication 5, caractéri- sée en ce que le tourillon récepteur (34) est monté réglable en position autour de son axe longitudinal grâce à un moteur d'entrainement (72) de manière à entrainer le gabarit (16). 7 - Cintreuse selon la revendication 6, caractéri- sée en ce que le tourillon récepteur (34) est inséré par le haut dans un manchon (62) pouvant tourner sous 1' action d'un moteur d'entrainement (72) et qu'il est assujetti contrela rotation et le coulissement axial relativement à cet arbre par des moyens appropriés. 8 - Cintreuse selon l'une quelconque des revendica- tions 1 à 7, caractérisée en ce que la table de cin- trage (54) et le gabarit de cintrage (16) présentent chacun une rainure destinée à une clavette (55), la rainure et la clavette (55) étant dirigées parallè- lement aux plats (46, 47) du tourillon récepteur de gabarit (34) et du trou allongé (33) du gabarit (16)o 9 - Cintreuse selon l'une quelconque des revendica- tions 1 à 7, caractérisée en ce que les différentes positions angulaires du gabarit (16) relativement à la table, obtenues par rotation du gabarit (16) relati- vement à la table (54), sont assujetties par des bu- tées d'arrêt, en particulier par une butée d'arrêt constituée par la clavette (55) soumise à l'action d'un vérin hydraulique aménagé de manière à lui faire occuper à volonté trois positions différentes de levage pour lesquelles elle permet soit la rotation du gabarit (16), soit son coulissement, soit son ver- rouillage par rapport à la table de cintrage (54) en coopération avec des moyens conjugués convenables du gabarit (16). - Cintreuse selon l'une quelconque des revendi- cations 1 à 8,caractérisée en ce que dans le tourillon récepteur de gabarit (34) sont prévus deux canaux à air (50,51), l'un des canaux (50) présentant une sor- tie (52) d'un côté et l'autre canal (51) une sortie (53) du côté opposé. 11 - Cintreuse selon la revendication 9, caractéri- sée en ce que sur la surface de chaque plat (46, 47) du tourillon récepteur (34) est prévue une bande d' étanchéité (48, 49) et que le trou allongé (33) du gabarit est fermé dans le haut par un couvercle (53a). 12 - Cintreuse selon l'une quelconque des revendica- tions 1 à 11, caractérisée en ce que le gabarit (16) présente à sa circonférence, dans des moitiés opposées, des gorges de cintrage (31, 32) ayant des rayons de cintrage différents (R1, R2) et un trou allongé (33) qui est traversé par le tourillon récepteur de gaba- rit (34).