La présente invention est relative à un nouveau dispositif d'ancrage d'un chemisage métallique recouvrant une enceinte en beton, et concerne plus particulièrement une réalisation de patte d'ancrage de revêtement d'étanchéité intérieur, pour caisson en béton précontraint de centrale nucléaire. Les chemisages métalliaues d'étanchéité, qui forment les revêtements intérieurs des caissons en béton de réacteurs nucléaires, subissent en fonctionnement normal des contraintes de compression. Le retrait du béton et sa mise en précontrainte verticale et horizontale provoquent des contraintes de compression dans le chemisage. De plus, pendant le fonctionnement du réacteur, le blocage de la dilatation thermique longitudinale et latérale du chemisage fait natte des contraintes supplémentaires. En cas d'incident de marche, ces contraintes de compression d'origine thermique sont très nettement amplifiées. On peut diminuer l'importance des con traintesde compression en choisissant pour la réalisation du chemisage un acier à faible coefficient de dilatation et à faible module d'élasticité.La contrainte maximum de compression en fonctias nement normal ne doit pas provoquer le flambage du chemisage. La qualité de l'acier et la distance entre les pièces d'ancrage sont alors deux conditions importantes dont le choix permet d'éviter la déformation et le décollement du chemisage. En particulier, l'augmentation de la distance entre les ancrages augmente les risques de flambage et toute rupture d'ancrage peut alors se révéler critique. A la suite d'un incident de marche, le chemisage peut atteindre des températures plus élevées que celles qui correspondent au fonctionnement normal, la variation de température du béton étant faible, du fait de son inertie thermique. Les contraintes de compression peuvent alors dépasser la contrainte correspondant à la limite élastique du métal et provoquer ainsi une déformation permanente. Au re- froidissement, le chemisage ne peut alors revenir à ses dimensions d'origine et se trouve soumis à des contraintes de traction pouvant provoquer la rupture des ancrages. Les pattes d'ancrage classiques, utilisées pour la fixation des chemisages intérieurs des caissons en béton de réacteurs nucléaires, sont amenées à subir de sévères efforts, mis en évidence précédemment. Ces pattes d'ancrage sont généralement réalisées par des goujons soudés. l'assemblage des goujons sur le chemisage est assuré par des cordons de soudure dont la forme et les dimensions résultent nécessairement de celles des goujons. La tenue des gou jons est en définitive limitée. De plus, la réalisation, dans des conditions, de soudures de qualité est délicate et peu pratique. La présente invention a pour but un dispositif d'ancrage pour lequel les liaisons des pièces d'ancrage au chemisage sont net tement améliorées. Elle offre, en outre, l'avantage de ne demander que des liaisons par cordons de soudure qui sont faciles et économiques à réaliser. le dispositif d'ancrage selon l'invention est réalisé par des barres métalliques continues et sinueuses, pliées selon un profil en forme de chevrons ou de créneaux successifs, séparés les uns des autres, les portions de barre qui séparent les créneaux étant alignées et soudées au chemisage. le dessin annexé illustre à titre d'exemple un des modes de réalisation du système d'ancrage conforme à l'invention. Tel qu'il est représenté, le dispositif d'ancrage comporte des barres métalliques 1 de section ronde, pliées selon un profil en forme de créneaux trapézoidaux et isocèles. les barres I sont liées au chemisage 2 par les cordons de soudure 3 disposés de part et d'autre des barres. Les barres 1 sont disposées dans des plans perpendiculaires au chemisage 2. les cordons de soudure 3 sont parallèles et disposés en quinconce. le dispositif objet de l'invention fournit un moyen d'usage général, pour l'ancrage de revêtements métalliaues sur des ouvrages en béton. Il est d'un intérêt particulier dans le cas de revêtement soumis à des efforts de compression importants, comme c'est le cas dans les caissons de réacteurs en béton précontraint. Il peut s'appliquer à des chemisages de caissons de formes variées : par exemple pour des intérieurs cylindriques ou parallélépipèdiques, pour des dômes sphériques ou non. Bien entendu, l t invention ne se limite pas au détail du mode de réalisation qui vient d'être décrit, ses détails pouvant 8tre modifiés sans sortir du cadre de l'invention. En particulier, les profils selon lesquels sont pliées les barres peuvent être variés et peuvent par exemple former des suites de triangles ou de créneaux droits. les barres peuvent avoir également des sections variées carrées, rectangulaires ou autres. RVENDICATIONS 1 - Dispositif d'ancrage d'un chemisage metal- lique sur du béton, le dit chemisage étant lié à des barres métalliques continues et sinueuses disposées selon des plans pernendiev- laires au dit chemisage caractérisé par le fait que les barres sont pliées selon un profil en forme de chevrons ou de créneaux successifs, séparés les uns des autres, les oo-rtions de barres qui sepa- rent les créneaux étant alignées et soudées au chemisage 2 - Dispositif d'ancrage d'un chemisage métallique sur du béton selon les revendications I et 2, caractérisé par le fait que la liaison des barres métalliques au chemisage est effectuée selon une disposition en quinconce des cordons de soudure. 3 - Dispositif d'ancrage d'un chemisage métallique sur du béton selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le profil de la barre métallique forme des créneaux trane- soidaux.