La présente invention concerne un appareil humidi- ficateur et réchauffeur.d'air respiratoire, comportant un bottier apte à être incorporé au circuit d'air respiratoi- re et contenant une unité d'évaporation alimentée en eau chaude, dont la surface d'évaporation est constituée par des fibres creuses léchées par le courant d'air respira- toire. Chez les patients sur lesquels on pratique la respi- ration artificielle à l'aide d'une intubation, mais aussi chez ceux qui ont subi une trachéotomie, l'air respiratoi- re ne traverse plus l'espace naso-pharyngien, mais arrive directement aux bronches. N'étant plus en contact avec les muqueuses qui tapissent cette cavité, il est insuffisam- ment réchauffé et humidifié. Il en résulte un dessèchement des voies respiratoire et une perturbation du bilan ther- mique du patient. Il faut aussi veiller particulièrement à la stérilité de cet air. Dans un htumidificateur d'air respiratoire connu, 1' amenée de l'air depuis l'appareil d'approvisionnement jus- qu'au patient s'effectue au moyen d'un tuyau souple ondulé. A l'intérieur de ce tuyau se trouve une conduite d'eau flexible annelée, reliée par des raccords à une réserve d' eau. La paroi de cette conduite flexible est imperméable à l'eau, mais perméable à la vapeur V'eau. L'air respiratoi- re qui circule dans le tuyau souple ondulé lèche la condui- te flexible. Il se charge de l'eau qui traverse la paroi de celle-ci sous forme de vapeur. Dans une forme d'exécu- tion plus élaborée, le tuyau flexible qui transporte le gaz respiratoire est placé dans un sachet d'eau suspendu autour du cou de l'utilisateur et incorporé à la partie de circuit qui relie l'utilisateur à l'appareil de respira- tion artificielle eu direct3ment à l'atmosphère. Par ail- leurs, ce tuyau flexible, qu'un parcours sinueux oriente alternativement vers le haut et vers le bas, peut, par des parois de polytétrafluoréthylène, former une partie du sa- chet d'eau, Son enterée peut être reliée, soit directeaient à l'atmosphère, soit à un récipient également portatif, qui contient de l'oxygène liquide. Sa sortie aboutit à une ca- nule de trachéotomie ou à un cathéter nasal. Il est préci- sé que la réserve d'eau est réchauffée par la chaleur du corps du patient. Cet humidificateur connu a des dimen- sions considérables. Pour obtenir une humidification suffi- sante, il faut que la réserve d'eau soit relativement gran- de. Le réchauffement de l'air d'inspiration par transfert de la chaleur humaine à travers la réserve d'eau semble très problématique. Il semble impossible aussi de mainte- nir l'air stérile en cours d'utilisation. Le démontage pour un nettoyage et une désinfection est difficile, sinon irréalisable (brevet US NO 3 871 373). Un autre humidificateur d'air respiratoire, qui peut être déjà de dimensions plus petites, a pris en consi- dération la nécessité d'un démontage simple de l'unité d' évaporation. Celle-ci peut donc être remplacée après chaque usage. Toutefois, ceci n'empêche pas que cet appareil ex- pose le patient à une contamination en cours d'utilisation. Cet humidificateur contient dans un bottier, au moy- en duquel il peut être monté en n'importe quel endroit du circuit de respiration artificielle, une unité d'évapora- tion interchangeable. Cette unité est constituée par un faisceau de fibres creuses courbées en U, dans lesquelles on fait circuler de l'eau chaude. Elle s'embolte avec les fibres creuses dans le bottier, lequel est traversé par l'air respiratoire à humidifier. L'unité d'évaporation peut être remplacée par une autre après chaque usage. Toutefois, le bottier est compli- qué lorsqu'on veut le maintenir aseptique; il faut alors le démonter en ses éléments et stériliser ceux-ci (demande de brevet allemand DE-OS NO 27 03 892). L'invention a pour objet de réaliser un humidifica- teur réchauffeur d'air respiratoire plus petit et plus lé- ger, qui empêche le patient d'être exposé à des germes in- fectieux, même en cours d'utilisation. Un tel appareil doit être en outre d'une manipulation simple. A cet effet, dans l'humidificateur réchauffeur selon 246 1 504 l'invention, du cuivre et/ou de l'argent sont appliqués extérieurement à la surface des fibres creuses et inté- rieurement sur les faces du boîtier exposées à l'air res- piratoire. Le garnissage avec des métaux des faces exposées à l'air respiratoire représente un progrès important. Par suite de l'effet bactéricide connu du cuivre et/ou de 1' argent, on est assuré que malgré des conditions de vie fa- vorables les micro-organismes contenus dans l'air expiré ne pourront pas proliférer et seront même complètement dé- truits. Dans une forme d'exécution avantageuse, l'unité d' évaporation est logée dans un corps de bottier muni laté- ralement de raccords pour l'air respiratoire et fermé à sa partie supérieure par un couvercle et à sa partie infe- rieure par un fond pour le guidage de l'eau chaude. Du point de vue technique, la construction d'un tel appareil est avantageusement simple. Elle une applica- tion des métaux dans de bonnes conditions et facilite I' assemblage des éléments une fois cette opération terminée. Ceux-ci peuvent être fabriqués à bon marché, par exemple en matière plastique. Le cuivre et/ou l'argent peuvent être appliqués par évaporation sous vide. Leur application peut aussi s' effectuer par évaporation cathodique. De toute façon, l'invention sera bien comprise à 1' aide de la description qui suit, en référence au dessin schématique annexe, dont l'unique figure est une vue en coupe verticale, représentant, à titre d'exemple non limi- tatif une forme d'exécution de cet appareil. L'humidificateur réchauffeur selon l'invention com- porte dans un boîtier 1 une unité d'évaporation 2. Cette dernière est formée de fibres creuses 3, qui sont mainte- nues dans le boîtier et isolées les unes des autres par des garnitures étanches 4. Le corps 5 du boîtier est muni de deux raccords latéraux 6 et 7, qui servent respective- ment à l'entrée et à la sortie de l'air respiratoire à hu- midifier et à réchauffer 8. En s'écoulant à travers le corps de bottier 5, cet air lèche les fibres creuses._- Le corps de bottier est fermé par un fond.2 et par un couvercle 10. Ces deux éléments définissent respective- ment une chambre d'entrée 11 et une chambre de sortie 12 de l'eau pour l'unité d'évaporation 2. L'eau réchauffée 13 arrive par un raccord 14 formé sur le fond 9, circule à l'intérieur des fibres creuses 3 léchées par l'air res- piratoire 8 et quitte le bottier 1 par le raccord 15 for- mé sur le couvercle 10. L'eau évaporée qui traverse la paroi des fibres creuses 3 humidifie l'air respiratoire 8; son énergie ca- lorifique le réchauffe. L'humidificateur réchauffeur selon l'invention peut avoir un bottier sont les éléments sont assemblés par col- lage; il est alors un article à jeter après usage. Il peut être prévu aussi une liaison amovible entre les éléments du bottier, l'unité d'évaporation 2 étant alors le seul é- lément interchangeable. On peut utiliser avantageusement une fibre creuse faite d'une membrane deperméation très mince, portée par une construction support. L'épaisseur de la membrane est de l'ordre de 1 à quelques microns, elle est fonction des nécessités de la perméation; l'épaisseur de la construc- tion support est basée sur les sollicitations mécaniques. - REVENDICATIONS - 1.- Appareil humidificateur et réchauffeur d'air respiratoire, comportant un bottier apte à être incorporé à un circuit dans lequel circule cet air et contenant une unité d'évaporation alimentée en eau chaude, dont la surface d'évaporation est constituée par des fibres creuses léchées par le courant d'air à humidifier et à réchauffer, caractérisé en ce que du cuivre et/ou de l'argent sont ap- pliquée extérieurement à la surface des fibres creuses (3) et intérieurement sur les faces du bottier (1) exposées à l'air respiratoire (8). 2.- Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'unité d'évaporation (2) est logée dans un corps de bottier (5) muni latéralement de raccords (6,7) pour l'air respiratoire et fermé à sa partie supérieure par un couvercle (10) et à sa partie inférieure par-un fond (9) pour le guidage de l'eau chaude (13). 3.- Appareil selon la revendication 1 ou la reven- dication 2, caractericé en ce que le cuivre et/ou l'argent sont appliqués par évaporation sous vide. 4.- Appareil selon la revendication 1 ou la reven- dication 2, caractérisé en ce que le cuivre et/ou l'argent sont appliqués par évaporation cathodique.