A - La présente invention concerne l'intégralité des éléments structurés fonctionnels, constitutifs des couvertures de bâtiment, non compris les toitures dites en terrasse. Elle est tout particulièrement relative aux secteurs de l'industrie de laconstruction groupés sous les dénominations suivantes I.- Préfabrication fortement industrialisée 2ff- Préfabrication moyennement industrialisée Mais elle est conçue pour pouvoir s'appliquer aussi éventuellement aux secteurs dénommés : 30- Traditionnel évolué : avec préfabrications partielles -4 - Traditionnel proprement dit Enfin, elle est plus particulièrement relative aux couvertures en tuiles de terre cuite ou de béton moulé, quoiqu'elle paisse éventuellement être appliquée à d'autres matériaux possèdant les constantes physiques et mécaniques convenables. B - Les systèmes connus de couverture ne sont relatifs qu'au 4ième secteur ci-avant, le secteur traditionnel : éléments de petite ou moyenne dimension, assurant la fonction étanchéité et posés traditionnellement sur un ensemble qui assure la fonction support et qui est constitué d'une charpente en bois, assez rarement métallique et presque jamais en béton armé. Eh ce qui concerne le 3ième secteur - Traditionnel évolué avec préfabrications partielles - il ntintervient que très rarement dans les ouvrages de couverture de bâtiment et de façon très sporadique; encore faut-il signaler que les préfabrications partielles précitées ne sont toujours que relatives à 1 'ensemble assurant la fonction support, sous forme de nervures en béton armé, préfabriquées en usine ou au sol sur le chantier, (dans des hourdis creux) ou séparées de ces hourdis. Les éléments obtenus sont jux posés et liaisonnés en oeuvre sur le bâtiment même pour former un plancher rampant. Il y a lieu de noter que, dans la presque totalité des cas, ces nervures et les éléments de remplissage en hourdis creux de terre cuite ou de béton moulé ne sont tout simplement que des éléments primitivement conçus et fabriqués pour des planchers courants horiontaux et que les Mattres d'oeuvre ou Entrepreneurs choisissent de poser en pente g ces éléments sont donc détournés de leur destination première et ne sont par conséquent pas conçus pour recevoir la couverture d'un bâtiments encore moins un type de couverture bien défini. En effet, les systèmes connus de nervures en béton armé préfabriquées avec hourdis creux spécialement conçus pour servir de support rampant et pour recevoir des éléments de couverture sont très rares et ne sont d'ailleurs que fort peu utilisés dans la pratique. En outre, les hourdis creux que ces systèmes comportent sont conçus pour s'assembler avec les tuiles : ils se trouvent donc à la face supérieure du plancher support rampant empêchant ainsi la réalisation d'une dalle de répartition formant table de compression, et de ce fait la résistance du support est moindre. Il en ré soulte par ailleurs un manque de monolithisme et de rigidité de l'ensemble, rendant ainsi ces systèmes inaptes à Qtre utilisés sous forme de panneaux préfabriqués transportables. De toutes façons, les systèmes sommairement décrits dans les deux précédents alinéas présentent un autre défaut; quel que soit le principe éléments de plancher courant horizontal posés en pente ou éléments conçus pour servir de support rampant à la couverture - deux solutions sont utilisées : nervures porteuses perpendiculaires au fattage (assez rarement utilisée) ou nervures porteuses parallèles au faitage et par conséquent horizontales. lans la première de ces solutions, la plus grande partie de la charge - constituée par le poids propre du plancher rampant et les surcharges permanentes accidentelles et climatiques - est reportée sur 1 'appui inférieur (mur de façade à l'égout de tOitUre) qui est de ce fait soumis à une poussée oblique. Dans la deuxième de ces solutions, les charges susdites sont reportées sur les murs de refend transversaux par les nervures horizontales, mais ces nervures sont soumises à la composante- tangentielle de ces charges, variable avec l'importance de la pente - qui les sollicite au déversement, alors que ces éléments ne sont en général pas conçus pour cette sollicitation. I1 est utile de dire un mot sur les hourdis de sous-toiture, généralement en terre cuite, de faible épaisseur, posés sur les chevrons de la charpente en bois et destinés à recevoir les tuiles et à augmenter l'isolation thermique du comble. Ces éléments qui aptartiennentisu secteur "traditionnel évolué" ne sont pas conçus pour la réalisation de panneaux préfabriqués. En ce qui concerne les deux premiers secteurs - "préfabrication fortement industrialisée" et "préfabrication moyennement industrialisée" - aucun système connu de couverture en tuiles n'est adapté à ces secteurs, à tel point qu'au moment de la couverture d'un bâtiment préfabriqué ou indus trialisé, le chantier en revient, pour un temps, aux méthodes traditionnelles. Les éléments de couverture proprement dite - les tuiles - sont actuellement, queIquefois en béton moulé, mais le plus souvent en terre cuite. ON peut, dans le contexte des tuiles en terre cuite, effectuer un classement des divers types de tuiles, suivant plusieurs critères différents définis ci-après 1 - Forme générale a) Tuiles à allure générale plate : nécessitent une pente assez forte de 85 ffi minimum. bt Tuiles à allure générale semi-plate, généralement à cannelures; nécessitent une pente minimaIe de 50 * en moyenne, suivant les types. c) Tuiles canalisées : permettent une pente plus faible, jusqu'aux environs de 25 % pour certains types. Le principe de canal assurant l'écoulement des eaux est assuré par une forme générale troncouique, soit de la totalité de la tuile, soit d'une de ses parties. 2 - Mode de fixation a) Tuiles non fixées ou seulement maçonnées : ne permettent pas de pente forte, 40 ffi maximum. b) Tuiles fixées : permettent une pente forte, jusqu'à ITS % pour certains types. La fixation se fait, d'une part par un "tenon" gracie auquel la tuile se cale sur la charpente et, d'autre part, soit par clouage ou vissage (le plus rare), soit par ligaturage avec du fil de fer galvanise tpannetonnage). Ce dernier entraine une difficulté dans le cas de couverture posée sur un plancher rampant, car il doit être effectué au-dessous de la tuile. 3 - Assemblage des tuiles entre elles, destiné à assurer l'étan- cbéité i a) simple recouvrement : le recouvrement est variable suivant le type de tuile : il est par exemple du 2/3 environ de la surface de la tuile pour les tuiles plates. Pour les tuiles "canal", il y a deux recouvrements, le recouvrement longitudinal entre deux tuiles adjacentes, et le recouvrement transversal ou ttpureaflft entre deux tuiles situées l'une en amont de l'autre : ce dernier, qui est de 15 centimètres environ, est rendu possible, sans baillement des tuiles, grâce à leur conicité. b) Emboitoment, suivant la technique mise au point, il y a plus de 100 ans, par GILlRDONI, et utilisée depuis sur de très nombreux types différents de tuiles Cet emboitement est généralement double, parfois triple, et se retrouve sur le pourtour de chaque tuile (emboitement longitudinal et emboitement transversal, souvent appelé improprement "recouvre ment"). L'emboitement transversal, dans les tuiles canalisées à. emboitement, est rendu possible, sans baillesnent des tuiles, par la conicité de leurs parties 4 - Positionnement des tuiles a) Tuiles constituées d'un élément unique, et juxtaposées sans retournement. b) Tuiles constituées d'un élément unique, permettant par retournement, de servir indifféremmevit de tuile de dessus et de tuile de dessous : ce principe n'existe que dans les tuiles canalisées assemblées par simple recouvrement. 5 - Type de fabrication : le classement ci-dessuus n'est relatif qu'aux tuiles en terre cuite, les éléments de couverture en autres matériaux étant fabriqués par moulage, cylindrage etc... a) à la filière b) à la presse c) à la filière d'abord et à la presse ensuite Les principaux types de tuiles connus, classés d-'après les cinq critères précédents sont : - la tuile plate genre "écaille" : tuile plate (1 a) fixée par pointes (2 b), assemblée par simple recouvrement (3 a), positionnée sans retournement (4 a) et façonnée généralement à la filière et à la presse (5c). - la tuile "canal" : tuile canalisée (1 c),non fixée (2 a), assemblée par simple recouvrement, grâce à sa conicité (3a), positionnée par retournement (4 b) et façonnée soit à 1-a filière (5 a)soit à la presse (5b) - la. tuile dite"mécanique à emboîtement et recouvrement" type GlIARnONI ou similaire : tuile semi-plate (lb), fixée par ligatures (2 b), assemblée par emboitement (3 b), positionnée sans retournement (4 a) et façonnée à la presse (5 b). - I1 existe enfin un type qui allie certaines des caractéristiques des deux derniers types : tuile dite "romane" par exemple (entre autres) tuile canalisée (1 c), fixée par ligature (2 b) assemblée par emboitement (3 b), positionnée sans retournement (4 a > et façonnée à la filière et à la presse (5 c). L'emboitement transversal des tuiles de ce type, est rendu possible par la conicité de leurs parties. C - la présente invention a été étudiée dans les buts principaux énumérés ci-après : 10 Remédier à l'absence, constatée ci-avant, de procédés de couverture de bâtiments par panneaux préfabriqués. En outre, il est envisagé de préfabriquer ensemble He panneau-support et la couverture. Enfin les avants-toits doivent pouvoir être préfabriqués avec le panneau de couverture intérieur, de manière à former un seul panneau. Ceci implique l'étude, en concomitance, de l'ensemble support et couverture, afin que chacun de ces deux éléments soit parfaitement adapté à son assemblage avec l'autre. Ceci implique également que l'ensemble soit parfaitement adapté aux nécessités de montage en usine, de transport - même à grande distance de levage et de mise en place sur chantier : il s'ensuit la nécessité, d'une part, d'un support suffisamment monolithe pour être parfaitement rigide et indéformable, et d'autre part, d'un système de fixation de l'élément de couverture sur l'élément support, suffisamment au point pour éviter au marimum, l'oscillation des tuiles en cours de transport ou de levage. Un tel procédé doit également prévoir les possibilités de raccordement aisé et de liaisonnement des panneaux entre eux - jonctions parallèles au faitage et perpendiculaires au faitage - avec les murs de façades et de refends, ainsi que les raccordements nécessaires aux accidents de couverture (faitages, rives, avants-toits etc...) Enfin, il doit pourvoir permettre une réparation facile de la couverture, aussi aisément qu'une toiture traditionnelle, et par conséquent, dans le contexte de panneaux de toit préfabriqués, prévoir une fixation des tuiles possible par l'extérieur, mais sans c louage ni vissage, ce qui n'existe pas actuellement. 2t- Concevoir ee procédé de panneaux de couverture préfabriqués dans le cadre du principe dit de "préfabrication ouverte" et par conséquent, prévoir le nombre de types de structures et le nombre d'ensembles différents et d'éléments différents, nécessaire pour permettre, par un vaste éventail de combinaisons possibles, de répondre à tous les cas pouvant se présenter. 3s- Etendre cette souplesse d'utilisation, de telle sorte que le procédé de couverture, ainsi conçu pour les secteurs "Préfabrication industrialisée" puisse également, sans difficultés, être adopté en tout ou en partie, par les secteurs "Traditionnel évolué" et même"Traditionnel proprement dit", afin de permettre un lancement et une commercialisation maximale, rapides, et par conséquent obtenir un amortissement accéléré des investissements nécessaires. L'éventail d'utilisation dudit procédé doit s'étendre depuis l'immeuble important, jusqu'au plus petit pavillon, depuis la-plus grosse entreprise fortement industrialisée jusqu'au plus petit artisan. 4e Eviter, en ce qui concerne le panneau-support, les inconvénients signalés dans les lignes IO à 27 de la page 2 ci-avant, relativement aur planchers rampants du secteur "Traditionnel évolué" qui ne sont pas rationnels quel que soit le sens de leurs nervures. L'invention s'est donc appliquée à rechercher les moyens d'adjoindre aux ossatures horizontales propres du suppot rampant, des ossatures sup plémentaires, aisément calculables, et spécialement destinées à subir la contrainte imposée par la composante tangentielle des charges,variable avec la pente, ces ossatures supplémentaires étant envisagées perpendiculaires au faitage, avec des sections et des largeurs d'entr'axes variables, de manière à pouvoir répondre à tous les cas de charges et de pentes possibles. Le présent 4 but de l'invention est donc de créer un nouveau système d'infrastructure de fort, à ossature en quadrillage, seul en mesure de répondre rationnellement aux besoins statiques d'un plancher-support rampant, même si ce dernier ne doit pas être préfabriqué. 5.- Eviter l'inconvénient signalé dans les lignes 2 à 9 de la page 2 ci-avant, relativement aux types de supports existants en hourdis creux et béton armé, étudiés pour recevoir un type de tuile bien défini r la néces sité d'accrochage des tuiles interdit la réalisation d'une dalle de répartition, d'où une résistance plus faible à la flexion, et en outre un manque de monolithisme qui en interdit la préfabrication et le transport. le ce fait, pour les solutions utilisant le béton armé, le 5'but de l'invention est de créer un élément nouveau - destiné à être intercalé entre la dalle de répartition et la couverture et à servir à la fixation de cette couverture - et à imaginer une technique nouvelle permettant de solidariser cet élément intercalaire avec la dalle de reparti tien. 6s- Prévoir, pour la plate-forme support de couverture, une modulation très souple de IO en IO cm ou de 20 en 20 cm, afin de ne pas diminuer la souplesse d'utilisation par des contraintes dimensionnelles (qui constituent souvent le gros inconvénient des procédés de préfabrication) et ceci afin de s 'intégrer ainsi encore davantage dans le cadre du principe dit de "préfabrication ouverte". 7t- Adapter le support à la plupart des cas de charges, de pentes et de portées possibles, et pour celà, prévoir les ossatures du support avec les différentes sections et les différentes distances d'entr'axes convenables. 8*- Prévoir un support ayant les qualités d'isolation thermique nécessaires. 9 Prévoir le support de couverture totalement inintla nble, imputrescible, et inaltérable à l'attaque des champignons et des termites. 10'- Envisager les possibilités d'appliquer le procédé au maximum de matériaux possèdant les constantes physiques et mécaniques requises. l Concevoir un assemblage support-couverture permettant une ventilation maximale de la sous-face des tuiles, afin d'éviter (au maximum possible) les condensations. I2- Concevoir un système de couverture utilisable pour un large éventail de pentes de toiture, susceptible de convenir au maximum de régions et de- climats. 13.- Imaginer une couverture d'aspect extérieur esthétique rappelant l'allure des toitures en tuiles canalisées, avec des lignes et des volumes plus nets et plus modernes. I4- Prévoir une cellule de base des tuiles susceptible d'offrir de nombreuses variantes de forme et permettant obtenir, par répétition en plus ou moins gr X d nombre - pair ou impair - de cette cellule, diverses solutions de tuiles de la même famille, avec ou sans conicité des canaux, retournables ou non, afin de pouvoir, soit couvrir un bâtiment avec un seul type de tuiles positionnées par retournement, soit le couvrir avec une combinaison de deux tuiles légèrement différentes, non retournables. 150 Donner naissance, en partant de ladite cellule de base, indif féremmett t : a) soit à une tuile canalisée (1 c), mais sans conicité des canaux, fixable (2 b), assemblée par simple recouvrement (3 a) - malgré cette absence de conicité - retournabIe (4 b) et pouvant être fabriquée uniquement que par filage (5 a). il n'existe actuellement aucun type de tuile répondant à cette définition, d'une part en ce qui concerne la possibilité d'une fixation courante, et,a fortiori, avec une fixation.suffisam- ment solide pour répondre aux besoins de rigidité nécessités par le transport de panneaux entiers de couverture préfabriqués.D'autre part, toutes les tuiles canalisées connues ne peuvent s'assembler par recouvrement que grâce à leur conicité. b) soit à une tuile canalisée (1 c) - mais sans conicité des canaux - fixable (2 b), assemblée par emboitement (3 b), retournable (4 b) et fabriquée à la filière et à la presse (5 c). il n'existe actuellement aucun type de tuiles répondant à cette définition : tous les typesde tuiles connues, canalisées et assemblées par emboitement, comportent une conicité dé leurs parties et ne sont pas retournables. c) soit aux mêmes types de tuiles que les alinéas a) et b) ci-dessus, mais avec conicité des canaux et fabriquées à la presse. d) soit aux mêmes types de tuiles que précédemment, mais non retournables. e) soit aux mêmes types de tuiles que précédemment, mais comprenant deux modèles légèrement differents, non retournables, et s'assemblant entre elles. D - La description de la présente invention coxprend principalement IO parties : I - La couverture - Il - Le support - III - Les éléments intercalaires de fixation - IV - Les combinaisons possibles - Y - La fixation des tuiles - Yl- La mise en place des panneaux préfabriqués sur chantier VII - Les tuiles faitières - VIII - Les différents modes généraux de mise en oeuvre correspondants aux divers secteurs du bâtiment - IX - Choix parmi les différentes combinaisons possibles - X - Divers cas de formes de toiture. I - La couverture : 1.) Généralités : Dans la présente invention, Ia forme géné- rale de la cellule de base de la famille de tuiles étudiée, comporte, en coupe transversale, une allure trapézoidale, représentée figure 39, planche x et constituée de 2 joues obliques 32 et d'une partie horizontale, dont une face 33 forme canal. L'autre face 31, opposée à la face 33, devient par retournement le sommet entre deux canaux. L'assemblage de la figure 39 est tout à fait comparable à celui des tuiles 11canalt1à section transversale courbe, existantes. En ajoutant à la cellule de base de la figure 39 une partie horizontale 3I-33, et une joue 32, on obtient un autre système de tuiles représenté figure 38, modifiable lui même suivant la figure 41. L'assemblage de la figure 38 peut être retourné et forme l'assemblage de la figure 40, etil en est de même de l'assemblage de la figure 41. En rajoutant un certain nombre quelconque (pair ou impair) de cellules de base, et de parties horizontales 3I-33 de cette cellule, on peut obtenir un grand nombre de variantes possibles de largeurs différentes, et entre autres, par exemple, celui de la figure 44. Ces variantes peuvent se retour ner, et, en jouant sur le nombre de cellules de base, on peut obtenir diverses combinaisons de deux tuiles de largeurs différentes, formant des assemblages, tels que ceux représentés figures 42, 43 et 45.Ces figures ne donnent qu'unie très faible idée des variantes possibles. I1 est donc possible de choisir un autre type parmi ces variantes, pour diversifier les produetions dans le temps, au cours des années, suivant les besoins du marché, suivant les possibilités de chaque channe de fabrication, et en cas d'amé- lioration ou de modernisation d'une de ces channes, sans apporter de modification considérable à ces dernières, et tout en étant certain que ces tuiles de largeurs différentes. mais toutes de la même ramille, peuvent toujours s'assembler entre elles, d'une channe à l'autre. la forme de base de la figure 39 peut d'ailleurs être modifiée suivant des profils plus ou moins compliqués, tels que ceux des figures 46 et 47 qui représentent chacune des assemblages de tuiles de largeurs différentes, et où la partie horizontale 9 a été brisée, de manière à donner à chaque saillie entre deux canaux, l'allure générale d'un toit à la Mansard. les courbes, circulaires, en anse de panier, elliptiques, paraboliques, hyperboliques, ou de quelque forme algébrique que ce soit, peuvent venir remplacer les joues 32 et les parties 3I-33 de la forme de base, et être tangentes entre elles ou non ,et peuvent être assemblées avecfldes parties droites, tangentes ou non, ainsi que les figures,48, 49,50 et 51 le représentent et ne donnent qu'une faible idée de toutes les combinaisons et variantes possibles. Ces dernières peuvent être retournables pour assemblage (figures 48, 49 et 5I par exemple) ou peuvent s'assembler, sans nécessité de retournement, comme celle de la figure 50. Mais cette dernière peut d' ailleurs quand même être retournée, le canal devenant plat et les sommets courbes. le même, il est possible de modifier certaines dimensions partielles, de la cellule de base choisie, soit en hauteur, soit en largeur (ainsi que l'on peut le voir en comparant les figures 46 et 47), ou bien de modifier toutes les dimensions de cette cellule, par homothétie, suivant le rapport paraissant convenable. Il est également possible de prévoir la largeur des canaux différente de celle des sommets, par exemple les canaux doubles des sommets, ou au contraire les sommets doubles des canaux, de manière à obtenir en vue de face de la toiture, une alternance de volumes différents. Enfin, il est possible d'alterner des canaux de deux largeurs différentes, ou des sommets de deux largeurs différentes. les variantes de détail seront précisées en cours de description. 2'- Tuiles à simple recouvrement : Dans toutes ces solutions possibles, le recouvrement transversal entre une tuile d'amont et une tuile d'aval peut être obtenu sans difficultés en affectant les canaux d'une conicité dans leur longueur, et les sommets d'une conicité inverse. Ainsi, par exemple, les tuiles de base de la figure 39 peuvent être en tronc de pyramide et s'assembler ainsi transversalement, comme il se fait dans les tuiles "Canal" existantes à section transversale courbe. Cette possibilité de recouvrement des tuiles (canalisées) due à leur conicité, déjà connue depuis des siècles, est parfaitement réalisable constitue une des variantes possibles et ntest pas décrite plus longuement ici par conséquent. La présente invention a imaginé une disposition nouvelle, grâce à la quelle le recouvrement transversal des tuiles canalisées est possible autrement que par la conicité des tuiles. Cette technique nouvelle, basée sur la superposition par translation est dessinée figure 32,Planche Il. Le contour extérieur convexe de la cellule de base est égal au contour intérieur concave: Ces deux contours sont superposables par translation - Ainsi la face 3I et la face 33 de la partie horizontale ont même largeur. le même, les deux faces de la joue 32 sont égales. Ceci permet le recouvrement transversal sans qu'il soit nécessaire de prévoir une conicité des canaux et des sommets des tuiles. lA figure 32, Planche XI représente la coupe transversale BD, sur la moitié de la variante qui a été choisie (parmi toutes les possibilités si gnalées ci-avant et sur la planche x pour être décrite plus longuement en détails. Cette variante comporte deux cellules de hase, semblables à celle de la figure 39, réunies par un canal 33, et formant ainsi une tuile retournable. Les parois 31 et 33 sont séparées par un vide 50 ayant 3 utilités : d'une part, il augmente l'épaisseur totale, afin que les faces 33 et 3I aient même largeur; d'autre part, il permet la fixation des tuiles; enfin il participe à la ventilation de la sous-face des tuiles. Suivant le matériau utilisé, il peut être utile, pour plus de solidité, de relier les parois 31 et 33 par une liaison 55 représentée en traits inter rompus sur la figure 32, ou par plusieurs de ces liaisons. Pour des pentes très faibles et des versants de toiture très exposés à des vents de pluie, il peut être utile, lors de la pose des tuiles, d'obturer, on aval des tuiles le vide 50, avec du mortier maigre ou du mastic bitumineux clair. Mais la longueur des tuiles étant au minimum de 50 centimètres, cette précaution n'est pas nécessaire pour des pentes courantes. Suivant le matériau utilisé, il peut être utile et possible d'augmenter ou diminuer l'épaisseur des joues 32, à la condition de modifier en conséquence l'épaisseur des parois 31 et 33, afin de conserver la possibilité de superposition des contours extérieur et intérieur, déjà décrite. Afin de tenir compte des tolérances d'exécution,et en outre, pour éviter les remontées d'eau par capillarité, un vide 34 de 2 millimètres est prévu entre deux tuiles gracie aux saillies d'angle 52, et permet un jeu facilitant la5semblage des tuiles. Entre les joues 32 de 2 tuiles se recouvrant, le jeu 56 se trouve réduit à un peu plus de un millimètre perpendiculairement, jeu théoriquement suffisant pour le recouvrement de deux parois obliques.Suivant les tolérances d'exécution du matériau utilisé, il sera possible, si nécessaire, d'augmenter légèrement la saillie 52 pour obtenir un jeu 56 convenable, ou bien de prévoir les jouea 32 avec une épaisseur non constante, en diminuant légèrement l'angle de la face extérieure de cette joue, la face intérieure conservant l'angle prévu sur le dessin, qui est de 58 degrés sur L'horizontale. Posée telle que la représente la figure 32, la tuile sera, dans la description et les dessins, codifiée par la lettre majuscule n, ou tuile de dessus. Retournée, elle deviendra tuile de dessous et portera la désigna- tion C. Une tuile C et une tuile D 3uxtaposées se recouvrent longitndinalk- ment de toute la largeur de la joue 32, comme on peut Ie voir sur la figure 53, planche XPll et sur la figure 17, planche IV. Une tuile C ou D, ayant une largeur totale égale sensiblement à 36 centimètres, à 2 millimètres près, la largeur utile d'une tuile, déduction faite du recouvrement, est sensiblement de 30 centimètres, à 2 millimètres près également. Pour pouvoir correctement couvrir sans difficultés des bâ- timents de ntimporte quelle largeur modulée de 10 en 10 centimètres, il convient de disposer d'une tuile de complément de plus petite largeur,correspondante à la cellule de base de la figure 39 planche XII. I1 est évidemment possible d'éviter la fabrication de ces tuiles de complément, en prevoyant la coupe d'une tuile courante C ou D, à la scie mécanique circulaire de chantier lors de la mise en place des tuiles. Mais l'experience prouve outil est utile de diminuer au maximum le libre arbitre de l'esécu- tant, particulièrement dans les procédés industrialisés ou, avec un pian de pose bien étudié et un bon chef de chantier, le travail est fait avec le minimum de main d'oeuvre qualifiée. Au cours de la description et particuli èrement au sujet des accidents de couverture, rives, avants-toits etc... la nécessité de ces tuiles de complément apparaîtra de plus en plus. Les tuiles de complément porteront, dans les dessins et la description, la lettre A quand elles serviront de tuiles de dessous et la lettre B quand elles serv-iront de tuiles de dessus. On peut alors obtenir soit la disposition de la figure 16 planche IV, où la tuile B a une largeur utile sensiblement égale à IO centimètres, à 8 millimètres près, soit la disposition de la filage IS, planche V (Tuile A), -soit enfin la disposition de la figure 18 planche Y où 2 tuiles A et B assemblées prennent une largeur utile sensiblement égale à 20 centimètres, à 16 millimètres près. Avec ces tuiles de base, convenablement disposées, il est possible d'a- rriver à toutes les dimensions sensiblement égales à des longueurs multiples de 10 centimètres. Ces tuiles A, B, C ou D, ou des tuiles plus larges comprenant un nombre plus élevé de cellules de base, peuvent être fabriquées (en terre cuite par filage ou en béton moulé), à la longueur choisie par l'usine, 50 centi mètres par exemple,(ou davantage - 1 mètre Ter exemple en aménageant alors éventuellement l'épaisseur de matière en conséquence, en utilisant, parmi les éléments intercalaires de fixation, décrits plus loin, le plus apte à recevoir des tuiles de cette longueur, par exemple l'élément NP ou FP avec calages partiels au mortier maigre sous les tuiles, et enfin en augmentant la solidité des crochets). Cependant, il semble que pour permettre des réparations faciles par la suite et des remplacements aisés de tuiles cassées, il soit préférable de ne fabriquer que des tuiles de masse relativement failile et par censé- quent de longueurs courantes. Il est possible de prévoir 3 dimensions en longueur, égales à 50, 55 et 60 centimètres. Déduction faite du recouvrement transversal - 15 centimètres - on obtient des longueurs utiles de 35, 40 et 45 centimètres, avec lesquelles il est possible de couvrir toutes les longueurs de versant -me surées suivant la pente - multiples de 5 centimètres. I1 y a d'ailleurs la possibilité de ne fabriquer que des tuiles de 50 centimètres de longueur, soit 35 centimètres de longueur utile, et de couper, lors de la pose, à la scie mécanique de chantier, les tuiles de raccordement aux accidents de couverture, au faitage par exemple, les coupes transversales n'étant pas susceptibles d'entrainer des erreurs de disposition comme les coupes lon- gitudinales. T)e ce fait, toutes les variantes étant possibles, les dessins ne représentent que des tuiles de 50 centimètres de longueur, à titre purement indicatif, et les éléments intercalaires de fixation sont adaptés à cette longueur dans les dessins et la description. La masse d'une tuile C ou D de 50 centimètres de longueur est sensiblement de 5 kilogrammes 250. Le problème de l'assemblage de 4 tuiles adjacentes, qui est solutionné à l'heure actuelle dans les tuiles "Canal" par la conicité des tuiles, et dans les tuiles à emboitement, romanes par exemple, par us décrochement, est résolu dans la présente invention par deux dispositions possibles. a) La premiere disposition, représentée sur les figures 34 à 37 incluses, planche XII, consiste à décaler chaque rangée de tuiles D (suivant le sens de la ligne de pente du toit) par rapport aux deux rangées adjacentes de tuiles C, ainsi que le montre le schéma en vue de dessus de la figure 36, où les traits interrompus 63 représentent le bord des tuiles C cachés sous les tuiles D, tandis que les petits traits ponctués parallèles 64 représentent le bord amont de chaque tuile D caché par la tuile D immédiatement supérieure. Le décalage entre les tuiles C et 9 est égal au pu reau soit I5 centimètres. Sur ladite figure 36, les tuiles C de chaque rangée (suivant les lignes de pente) sont numérotées CI, C2, C3 etc... à partir du départ du toit, les tuiles amont ayant un indice plus élevé que celles qui leur sont inférieures. Les tuiles D sont numérotées sur le même principe. Mais la première tuile D, venant recouvrir longitudinalement la tuile C1. voisine, porte l'indice 2 puisque sa joue 32 se trouvera exactement sur le même plan que la joue 32 de la tuile C2.On voit-immédiatement que, sans le décalage de 15 centimètres entre les tuiles C et D, les tuiles C2 et D2 se chevauche- raient, sur un rectangle de 15 x 5 centimètres environ (mesuré horizontalement) où se chevauchent déjà les tuiles C1 et D3, ce qui produirait 4 épaisseurs de tuile au même endroit et provoquerait des baillements. Cette disposition est encore plus claire sur la figure 37, où la tuile C1 vient se placer sous les tuiles C2 et D2 suivant les traits interrompus 66, tandis que la tuile D3 vient se placer au-dessus des tuiles C2 et D2, suivant les traits ponctués 65. On voit parfaitement que le bhevauchement des tuiles se produisant sur la joue 32, ltétanchéité est parfaitement assurée, ainsi que le représente, plus en détail, la figure 35 ou 4 tuiles adjacentes sont représentées sépa- rément en perspective isométrique. Le trait ponctué 68, sur la tuile CI, représente le bord inférieur de la tuile C2 venant recouvrir la tuile C1. Les traits interrompus 69 représentent la tuile D2 venant recouvrir la tuile C1. Le trait interrompu court r10 représente le recouvrement de la tuile D3 sur la tuile 12. Enfin, les traits mixtes 67 représentent la tuile D3 venant recouvrir la tuile C2. On voit que chaque tuile C vient se caler contre le bord amont de la joue des tuiles D inférieures. Cette méthode d'assemblage portera, dans la description, le nom d'assemblage I. la figure 34 représente la vue en élévation d'une portion de couverture assemblée suivant le mode d'assemblage I et avec une pente sensiblement égale à 40 %.On peut constater sur cette figure 34, que, par suite du recouvrement longitudinal des tuiles D sur les tuiles C, le canal 61 est plus petit de 13 millimètres environ que le canal 62. Cette différence d'allure extérieure n'est pas gênante; toutefois, il est possible de supprimer cette différence.Il suffit de fabriquer -au lieu d'un seul type de tuiles deux types de tuiles légèrement différentes, non retournablês, par exemple une tuile D de dessus, alternée avec une tuile C spéciale, dont les canaux d'extrémité auront été agrandis et portés à une largeur sensiblement égale à 55 + I3 = 68 millimètres, dimension calculée en~tenant compte du jeu vertical 49, égal à 2 millimètres (jeu représente figure 32). I1 est égale ment possible de fabriquer une tuile A spéciale, dont le canal sera égal à 55 + 19 + 13 = SI millimètres et de l'alterner avec les tuiles D courantes. La méthode d'assemblage I nécessite que les tuiles D2 (à l'égoût de toiture, voir figure 36) - soient coupées, lors de leur fabrication (ou sur place à la scie mécanique circulaire de chantier) de telle manière qu' elles n'aient que 35 centimètres de longueur; il est utile, dans ce cas, pour les pentes faibles, d'obturer le vide 50, à l'aval des tuiles 1)2, avec du mastic bitumineux clair, lors de la mise en place des tuiles. b) La deuxième disposition - méthode d'assemblage II - représentée sur la planche XIII, nécessite une légère modification à la fabrication. Ainsi que le montre la figure 56 (vue de dessus d'une tuile C), le bord aval de la tuile doit être coupé, à ses deux angles, suivant un plan (vertical par rapport à la figure) représenté en trait mixte sous le n73. La figure 54 donne la cote p égale au recouvrement (soit ici 15 centimètres) qui situe la limite extrème postérieure de cette découpe; cette figure 54 donne aussi l'allure de la découpe en vue de face (72). Sur la figure S5 se voit (en vue de profil) sous le n7I, la limite extrème antérieure de cette découpe. Cette dernière s'effectuera à la fabrication, soit à la sortie de la filière (dans le cas de terre cuite) soit venue de moule (dans le cas de béton moulé). La figure 58 montre comment se présentent 6 tuiles avant l'assemblage. La figure 57 représente, en traits interrompus 78, l'emplacement que prendra la tuile D3, sur les tuiles C2 et De, et en traits ponctués 79, l'emplacement que prendra la tuile CI sous les tuiles C2 et 12. Ces deux dernières se bloquent l'une contre l'autre - découpe contre découpe - évitant ainsi le chevauchement de 4 tuiles au même emplacement, tout en assurant une étanchéité très correcte. Cette disposition est encore plus claire sur la figure 59 qui représente séparément, en perspective isométrique, 4 tuiles adjacentes. Le trait ponctué 77 représente le recouvrement de la tuile C2 sur la tuile CI. Les traits mixtes 76 représentent l'emplacement de la tuile D2 sur la tuile CI. Les traits interrompus courts 75 représentent le recouvrement de la tuile D3 sur la tuile D2. Enfin le trait mixte 74 représente le recouvrement de la tuile D3 sur la tuile C2. Le reccordement des tuiles D2 et C2 par leur découpe 72 se produisant sur la joue de la tuile CI et sous la joue 32 de la tuile D3 l'étanchéité est assurée. Bien entendu, les tuiles A et B, à un seul canal, recevront la même découpe 9 leur fabrication, lorsqu'elles sont prévues pour l'assemblage 11. Les figures 52 et 53 permettent de saisir l'allure extérieure d'une portion de couverture assemblée suivant la méthode II et avec une pente sur l'horizontale sensiblement égale à 40 qe. Le problème soulevé par les canaux 61 et 62 inégaux par suite du recouvrement longitudinal des tuiles D sur les tuile C appelle la même remarque que pour l'assemblage type I et se solutionne, si on le désire,,de la même manière. .33- Tuiles à emboitement : Tous les types de tuiles décrits ciavant et sur la planche X depuis la cellule de base jusqu'à toutes les variantes possibles, peuvent être modifiés pour leur assemblage à emboitement. Mais il est alors nécessaire de les fabriquer à la filière et à la presse. Le principe de modification est le même pour tous ces types, y compris les tuiles A et B, à un seul canal. Mais pour simplifier, seules les tuiles C et D, modifiées à emboitement, sont décrites et representées sur les dessins (planches XIV et xv) et portent alorS les désignations F au lieu de C et G au lieu de D.Dans la description, lorsqu'il sera nécessaire de citer les tuiles A et B à emboitement, elles porteront alors les désignations Al et B1. Les figures 64, 65 et 66 de la planche IV donnent les vues de profil, de face et de dessus d'une tuile G. La figure 60, planche XIV représente la coupe transversale sur la moitié d'une tuile G, ainsi que sur son assemblage avec une tuile F. Les joues extrèmes sont raccourcies et portent alors le n80; elles sont profilées de manière à former emboitement 81 avec la joue extrème de la tuile adjacente. Cet emboitement est réalisé par deux cannelures longitudinales, saillantes, en forme de prisme à base triangulaire. Ces cannelures sont conçues pour être facilement obtenues à la presse, leurs faces à allure verticale étant légèrement inclinée sur la verticale pour permettre le démoulage en "dépouille". Par contre, les joues 32 situées vers le milieu de la tuile, subsistent, seulement allongées par suite de la diminution d'épaisseur des parties horizontales 31-33. lac vide 50 des tuiles à recouvrement est supprimé, la fixation- de la tuile étant réalisée par un autre système, et les faces 31 et 33 n'ayant plus besoin d'être égales, comme c'était le cas pour les tuiles à recouvrement. Ici aussi, l'emboitement transversal entre une tuile et la tuile su- prieure peut être obtenu en affectant les canaux d'une conicité, comme dans la tuile romane par exemple. Mais il a également été choisi peur les dessins, la solution sans conicité et faisant appel à la superposition par translation. L'emboitement est double (figure 61, coupe LL) mais il peut être triple sans difficultés. Il comporte d'abord sur chaque tuile, un ressaut 83 sur les sommets de la tuile. tu droit des joues 32 et 80, le ressaut 83 devient le ressaut 86, moins saillant, ainsi que l'on peut le voir sur la coupe K K, figure 62 (planche xIV). Les ressauts 83 et 86 sont, (à l'amont de la tuile) quel que soit le sens où on la représente, saillants au-dessus de cette tuile (figures 64,- 65 et 66). Leur saillie extrème forme un contour convexe au-dessus des sommets saillants et concave au-dessus des canaux. Ce contour est superposable par translation avec le contour de la face inférieure de la tuile dans sa partie courante; ces deux contours sont égaux et par conséquent la partie convexe de 1 l'un s s'emboite exactement dans la partie concave de l'autre (figures 60 et 64). Par exemple la largeur du canal 33 situé sous un sommet 31 est égale à la largeur extrème du ressaut 83 situé immédiatement au-dessus de lui (figure 60). i > e même la longueur extérieure du ressaut 86 supérieur est égale à la longueur inférieure de la joue 32. A l'aval de la tuile (figure 64) et quel que soit le sens où on la dessine, se trouvent aussi les ressauts 83 et 8fi, mais ils sont saillants sous la tuile; leur saillie extrème forme un contour concave sous les som- mets et convexe sous les canaux de la tuile. Ce contour est superposable par translation avec le contour de la face supérieure de la tuile dans sa partie courante; ces deux contours sont égaux et par conséquent la partie convexe de l'un s'emboite exactement dans la partie concave de l'autre (figures 64 et fiv). De ce fait, les tuiles restent retournables, comme les tuiles à recouvrement, malgré l'adjonction des emboitements, et ceux-ci s'obtiennent sans conicité des canaux. I1 est nécessaire de prévoir un jeu pour tenir compte de la tolérance de fabrication. Ce jeu peut être obtenu en rajoutant aux angles intérieurs entre le canal 33 et les joues 32 et 80 (figure 60) un redent analogue au redent 52 prévu sur la planche XI pour les tuiles à recouvrement, la saillie de ce redent étant fonction de la tolérance nécessitée par le matériau utilisé. Ce jeu peut être égaiement obtenu ou augmenté par une légère augmentation de l'angle entre le ressaut 86 et le ressaut 83, de façon à peu près analogue à ce qui a été décrit pour les tuiles à recouvrement et ce qui revient à diminuer légèrement la largeur extrème du ressaut 83, Le double emboitement s'obtient par le redent 84 en biseau (figures 60 et ffI) qui se retrouve, mais moins saillant sur les joues 32 et 80, sous le n87 (figures 60 et fui2). De ce fait le double emboîtement est moins prononcé sur les joues que sur les sommets et les canaux.Les joues étant obliques, l'eau de pluie qui aurait pu éventuellement passer quand même dans I'emboitement des joues, s'écoulera entre le ressaut 86 et le redent 87 de la tuile inférieure jusqatà l'espace situé entre le ressaut 88 et le redent 84 du canal de la tuile inférieure. Elle pourra alors s'évacuer par ltouverture 92 prévue dans le redent 84 de chaque canal 33 (figures 60 et fui6). Cette ouverture 92 servira en outre de passage au crochet 89 - 102 I09 représenté sur la figure 61 et qui s'accrochera sur l'élément intercalaire de fixation qui sera décrit plus loin. Pour permettre l'assemblage de 4 tuiles adjacentes, chaque tuile (comme dans l'assemblage type II des tuiles à recouvrement D et C) sera, lors de la fabrication à la presse, moulée avec une découpe oblique 90 à doux de ses angles (figures 65, 66 et 67). Cette découpe se fera suivant un plan perpendiculaire au plan vertical passant par l'axe longitudinal de la tuile, autrement dit- en employant la terminologie usitée en géométrie descriptive - suivant le plan de bout représenté en trait mixte 91 sur la figure 65. L'extrémité supérieure de cette découpe est représentée en traits interrompus 88 sur la figure 60. Son extrémité inférieure est située à 5 centimètres de l'extrémité de la tuile pour I'emboitement double et à 7 cm I/2 pour l'emboitement triple. La figure 67 représente, en perspective isométrique, 4 tuiles adjacentes séparées où le principe d'assemblage est visible. Le trait ponctué 93 représente le recouvrement de la tuile Fl par la tuile F2. Le trait mixte 94 représente le recouvrement de la tuile m par la tuile G2. Le trait interrompu 95 représente le recouvrement de la tuile G2 par la tuile G3. Enfin le trait mixte 96 représente le recouvrement de la tuile F2 par la tuile G3. Bien entendu, les découpes 90 existeront également sur les tuiles AI et BI à un seul canal, nécessaires pour permettre de couvrir facilement tout bâtiment de longueur multiple de IO cm. En effet, les tuiles G et F ont une largeur sensiblement égale à 34 centimètres à 2 millimètres près, ce qui leur donne une largeur utile de 30 centimètres à 3 millimètres près. Les tuiles AI et BI ont une largeur totale de I3 centimètres à 2 millimètres près, soit une largeur utile de IO centimètres à 13 millimètres près. La longueur des tuiles F et G est sur les dessins de 40 centimètres, soit une longueur utile de 35 centimètres, en cas d'emboitement double. D'autres tuiles de longueurs différentes, 45 et 50 centimètres par exemple, peuvent être réalisées, ce qui réalise une modulation de 5 en 5 centimètres. Mais, ainsi qutil a été dit pour les tuiles à recouvrement, il est également possible de prévoir la coupe des tuiles à la scie mécanique de chantier, pour les raccordements aux faitages par exemple, ce qui permet d'éviter plusieurs types de tuiles de longueurs différentes. D'autres largeurs de tuiles sont possibles, en rajoutant un ou deux canaux supplémentaires au type représenté sur les dessins. I1 y a possibilité de supprimer les découpes 90 des tuiles G et F, en utilisant la méthode d'assemblage I décrite pour les tuiles à simple recouvrement, c'est à dire en décalant les rangs de tuiles G par rapport aux rangs de tuiles F, ce décalage étant égal à l'emboitement transversal, soit 5 centimètres pour l'emboiteuient double. Mais celà nécessite un modèle supplémentaire de tuiles G, plus courtes, pour placer à;l'égoflt de toiture. La figure 63 (planche IV) représente la vue de face d'une portion de toit, ayant une pente sensiblement égale à 40 . Le problème de l'inégalité des canaux 6I et fi2, déjà vu pour les tuiles à simple recouvrement et qui n'est pas inesthétique, se résout, Si on le désire, de la même manière qu'il a été décrit pour ces dernières, en n'utilisant pas la possibilité de retournement des tuiles et en prévoyant deux types de tuiles légèrement différents, alternés. Sur la figure 60 (planche XIV), le trait interrompu 82, situé en prolongement de la joue 80, indique comment il est possible d'augmenter ltem- boitement longitudinal,afin de supprimer, si on le désire, la sensation de coupure et de décalage qui peut se remarquer entre les tuiles F et G sur la figure 63 de la planche XV, sensation qui n'est d'ailleurs nullement inesthétique. Cette solution, purement éventuelle, nécessite l'élargissement des canaux d'extrémité des tuiles F, et ramène à la solution signalée à l'alinéa précédent : 2 tuiles F et G, légèrement différentes, non retournables et posées par rangs alternés. II - Le support I- Principe général : Le support doit satisfaire tout d'abord et principalement, les conditions énoncées dans les buts ler et 4' du chapitre C ci-avant : d'une part être suffisamment rigide et monolithe pour pouvoir supporter, sans déformatio graves, le transport, le levage et la mise en place sur chantier; d'autre part, être conçu en tenant compte de la composante tangentielle des charges. Pour celà, il est nécessaire de rompre avec les systèmes déjà existants qui ne comportent que des ossatures dans un seul sens, dont le monolithisme est très insuffisant pour la préfabrication, et qui ont en outre le défaut précisé au chapitre B - lignes IO à 27 de la page 2. Le système nouveau, imaginé par la présente invention, comporte une ossature double, en quadrillage, dont le monolithisme est convenable pour le transport de panneaux préfabriqués. En outre, ce système est plus rationnel, en ce sens qu'il prévoit deux ensembles d'ossatures différents, assurant chacun une fonction bien définie, et recevant chacun l'une des deux soIli- citations principales que subit un support rampant t d'une part, les élémeii d'ossature parallèles au fartage, donc horizontaux, reportent sur les murs de refend transversaux lignons des combles) la composante normale des charges et ne travaillent pratiquement qu'à la flexion;; autre part, les élevé ments d'ossature perpendiculaires au fartage reçoivent la composante tangon telle des charges, reportent cette dernière sur l'appui inférieur (à l'égoût de toiture), et en outre, contre-butent les éléments d'ossature horizontaux, supprimant ainsi la plus grande partie de la sollicitation au déversement de ces derniers. 2- Cette ossaturation en ciuadrillage peut être réalisée suz vant plusieurs solutions différentes, classées dans l'ordre progressif depuis les plus sommaires jusqu'à la plus évoluée a) Eléments d'ossature en profilés métalliques, parallèles, de section et d'écartement calculés, en deux réseaux situés dans le même plan, perpendiculaires 11un à l'autre, assemblés ou soudés éleetriquement aux points de recontre. Les éléments horizontaux sont d'une seule longueur sur toute la portée entre les murs de refend. les liaisons en diago nases en profilé métallique, raidissent I'ensemble d'un point de rencontre à l'autre.L'ensemble peut recevoir les tuiles (de longueur convenable) directement en les fixant par des crochets sur les profilés horizontaux. b) Même système que ci-avant, mais les deux réseaux sont superposés, les éléments perpendiculaires au filage étant placés à la partie supérieure. L'ensemble supporte des hourdis creux, de faible épais seur, structurés pour recevoir l'accrochage des tuiles et fixés sur les profilés par tire fonds ou par le moyen signalé au paragraphe III ci-après portant le titre t "Les éléments intercalaires de fitation't. c) Pour une meilleure isothormie, il est utile de prévoir des hourdis creux plus épais, et pour un meilleur assemblage,ces hourdis comportent des rainures à leur face inférieure, et viennent coiffer les profilés qui se logent dans ces rainures. Les hourdis sont fixés aux profilés par des tire-fonds. La face supérieure des hourdis est structurée pour la fixation des tuiles. d) Même système que ceux-ci-avant, mais les rainures sont à la face supérieure des hourtlis. Un béton ou un mortier de ciment destiné à enrober les profilés et à les solidariser avec les hourdis, est coule dans ces rainures dont la section est en queue d'aronde. I.es hourdis peuvent dépasser de l'arase supérieure des profilés et ils sont conçus pour la fixation des tuiles. e) Amélioration du principe précédent : afin daugmen- ter la rigidité et le monolithisme, une dalle de répartition en béton armé est coulée par dessus 1 'ensemble et un élément en hourdis creux, destiné à la fixation des tuiles, est solidsstrisé avec la dalle de répartition, suivant un moyen qui sera décrit plus loin (paragraphe Il et 111 ci-après). f) Même principe que le principe d) ci-avant, mais les ossatures quadrillées (en deux réseaux superposés ou situés dans le même plan) ne sont plus en acier profilé, mais sont constitués de nervures en bé ton armé, coulées dans des moules récupérables et réutilisables.Après démoli lage, l'ensemble formant un gril quadrillé, est mis en place sur chantier. les hourdis creux de remplissage, structurés spécialement, sont alors placés dans les vides entre nervures et sont solidarisés avec ces dernières, par un liaisonnement en mortier ou béton de ciment coulé dans des rainures subsistant entre les nervures et les hourdis. Ces derniers servent à la fixation des tuiles. Cette solution est surtout utilisable en traditionnel évolué, mais peut être réalisée en préfabrication, les hourdis étant posés avant la mise en place de l'ensemble sur le chantier. g) Même principe que le précédent (f), mais les nervures en quadrillage (en deux réseaux superposés ou situés dans le même plan)sont coulées dans des hourdis en forme de canal autocoffrants, qui restent solidaires des nervures. Hourdis creux de remplissage et mise en oeuvre comme précédemment. h) Même principe que le précédent (g), mais les hourdis en canal,de coffrage des nervures et les hourdis de remplissage ne constituent qu'un seul élément d'un seul tenant. Solution utilisable en préfabricati on. i) Meme principe que le précédent (h), mais l'ensemble est solidarisé par une dalle en béton armé de faible épaisseur, placée soit entre les deux réseaux de nervures superposés (sous forme de-dalle de liaison) soit au-dessus des deux réseaux de nervures situés dans le même plan (sous forme de dalle de répartition) un élément en hourdis creux destiné à la fixation des tuiles étant alors placé sur cette dalle de répartition, et solidarisé avec elle suivant un moyen décrit au paragraphe 111. C'est cette dernière solution, la plu8 évoluée et la plus monolithe, et comportant d'ailleurs plusieurs variantes, qui fait l'objet des dessins et sera décrite plus longuement ci-après. 3g- Solution avec nervures en béton armé : Elle a l'avantage, outre son monolithisme, de permettre une liaison plus efficace avec les appuis, par l'intermédiaire de chainages en B.A. coulés sur ces appuis. Il est par ailleurs toujours possible de diviser un versant de toiture en panneaux rectangulaires, tout d'abord grâce aux refends transversaux, continués dans les combles et surmontés d'un chainage rampant. Si la largeur du versant est trop grande entre l'égoût de toiture le fartage, une ou des poutres horizontales en béton armé, appuyées sur les refends transversaux peuvent effectuer cette division : les nervures perpendiculaires au faitage reportent alors la composante tangentielle des charges sur cette ou ces poutres, qu'il est plus facile d'armer,pour résister à la flexion déviée, que des nervures de petite section. Si par contre, il nty a pas de refends transversaux, mais des refends longitudinaux - ce qui n'est d'ailleurs par un parti constructif très rationnel, même pour le secteur traditionnel - on peut évidemment appuyer les bords horizontaux des panneaux sur ces refends longitudinaux, par 1 I'intermé di aire de chainages en B.A. armés en fonction de la poussée oblique qui les sollicite au déversement, et fortement ancrés dans les murs de refend longitudinaux. Mais la meilleure solution sera, dans la plupart des cas, de lancer dans les combles, des poutres transversales en béton armé reposant sur les murs de façade et les refends longitudinaux,et portant des murs pignons capables de recevoir, par l'intermédiaire de chainages rampants, l'about des nervures horizontales du panneau préfabriqué.Ces poutres transversales peu vent être incorporées au plancher bas des combles et saillantes au-dessus qui au-dessous de ce dernier, et servir en outre au support de ce plancher.Dans levas de bâtiments sans refends, ossaturés par des files de poteaux B.A., les poutres transversales reposeront sur ces derniers. Enfin, il y a également la possibilité de recevoir les panneaux préfabriqués sur des fermes transversales en béton armé avec pannes horizontales en B.A. La planche XVII, qui sera décrite plus loin, présente divers cas de raccordement de panneaux préfabriqués avec des poutres ou des chainages B.A. La solution avec nervures en B.A. en quadrillage, permet deux types principaux de variantes, l'une avec nervures croisées situées dans le même plan, l'autre avec nervures superposées. a.- Support à nervures croisées situées dans le même plan Représentée sur la planche I, cette solution porte la désignation générale NC et comporte elle-même deux variantes différentes NCl et NC 2. a) Variante NCI : Figures I, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8 et IO. Le support est composé principalement d'en type de hourdis creux représenté en coupe verticale sur la figure 1, et en perspective cavalière sur la figure 2. Ces hourdis comportent à chacune de leurs extrémités un canal n' I, fermé par une languette 4 de faible épaisseur qui peut être aisément brisée avant l'utilisation. Comme le montre la perspective de la figure 2, les hourdis sont coupés à la fabrication, de manière à obtenir à chaque extrémité 5 de chaque canal 1, un double biseau à 45 degrés. Ce double biseau sera donc saillant de la moitié de la largeur totale du canal et de ces deux parois, soit pour le hourdis de la figure I, une saillie de 3 centimètres. La face supérieure de ce hourdis est affectée de petites rainures 2 destinées à augmenter la liaison entre le hourdis et la dalle de répartition. En outre, une rainure axiale 3, de plus grande section, en forme de queue d'aronde, qui se remplira de béton lors du coulage de la dalle de répartition, solidarisera cette dernière avec le hourdis, donnant ainsi à l'ensemble les qualités de rigidité et de monolithisme indispensables pour le transport des panneaux préfabriqués. Les hourdis, ainsi décrits, sont placés à plat sur une aire de préfabrication bien plane Ils sont placés alternativement dans un sens et dans l'autre, ainsi que le montre la figure 3. Les saillies 5 en biseau s'aBsem- blent alors de telle manière que les canaux I s'alignent en formant un quadrillage de canaux dans lequel sont placés les aciers avant coulage du béton. On réalise ainsi un quadrillage de nervures en B.A. de même section, mais comportant des aciers de diamètre différent suivant le sens de ces nervures lors de la mise en place ultérieure du panneau sur chantier. Dans la figure 3, il est supposé que le bord de gauche et le bord placé en haut du dessin, sont les extrémités du panneau préfabriqué et seront donc placés aux alignements intérieurs d'un angle de mur. 10 ce fait, il manquerait, aux emplacements marqués 6, une portion de nervure que l'on obtient en plaçant, avant le coulage, à chaque emplacement 6, un hourdis en forme de canal 6, représenté sur la figure 4 en perspective et sur la figure IO en coupe verticale.Les deux extrémités de ce canal 6 sont également coupées en biseau 5. Lors de la pose des aciers des nervures, ceux-ci sont laissés saillants du bord du panneau qui leur est perpendiculaire, pour liaison avec le béton dnchainage. Les petits triangles laissés en creux sur le dessin entre les hourdis à ltestrémité de chaque nervure et qui ont 6 eentimètres de base pour 3 centimètres de hauteur, sont également remplis de béton, en plaçant sous ces triangles un peu de papier Kraft, ou un morceau de brique cassée. Il est utile, avant le coulage des nervures, de ceinturer le panneaupar des règles en bois (percées d'encoches pour le passage des aciers des ner vures) afin d'obtenir des panneaux parfaitement rectangulaires et éviter la perte de béton par les extrémités des nervures. Le calcul des aciers des nervures et de la dalle de répartition doit bien entendu tenir compte des sollicita.tions diverses que subira le panneau lors de son transport et de sa mise en place. La table de compression ne doit être coulée qu'un peu avant la pose des éléments intercalaires de fixation des tuiles, qui doivent être solidarisés avec le béton de la dalle de répartition, alors que ce béton est encoure mou ainsi qu'il sera décrit plus loin au paragraphe III. Afin de satisfaire les conditions énoncées dans le but 70 du chapitre C ci-avant, il est nécessaire de prévoir un large assortiment de hourdis de dimensions différentes (longueur et hauteur),de manière à permettre des sections et des écartements de nervures pouvant répondre à tous les cas de charges et de portées les plus courants Les figures 59 6, 7 et 8 donnent, entre autres, quelques exemples de dimensions de hourdis NC1 possibles. En ce qui concerne la largeur du hourdis - mesurée dans le sens longitudinal de ses nervures - elle dépend évidemment de l'écartement entre axes des nervures oui lui sont perpendiculaires. Le dessin figure 9 représente le cas de nervures croisées de manière à former des carrés, ce qui implique des écartements de nervures égales dans les deux sens. Ces nervures ayant une fonction différentes et ayant pourtant même section et même distance d'entr'axes, on pourra dans les calculs pour les cas courants, jouer sur les diamètres des aciers pour correspondre aux différences dans la nature et l'importance des contraintes.Toutefois, et pour tenir compte des cas où ces différences seraient trop grandes,il est utile de prévoir des hourdis de même hauteur, de même section de nervures, mais de longueurs différentes : la juxtaposition de deux hourdis de longueurs différentes (la longueur de l'un correspondant à la largeur de l'autre) posés alternativement l'un dans un sens et Itautre dans l'autre sens, permettra d'obtenir des panneaux comportant des nervures longitudinales écartées de 30 centimètres par exemple et des nervures transversales écartées de 50 centimètres, ou tous autres écartements- convenables, tenant compte que les nervures dans un sens et dans l'autre ont même section, et subissent pourtant des efforts différents en nature et en importance. II est donc nécessaire qu'un certain assortiment de hourdis de même hauteur, de même section de nervures et de longueurs différentes conçues dans ce sens, soit mis à la disposition des Entreprises et de leurs Ingénieurs Conseils. b) Variante NC 2 : Très proche de la précédente, elle fait l'objet de la figure 9 de la planche I. Le hourdis proprement dit (qui porte le n8) et les deux nervures 7 sont deux éléments séparés, au lieu d'être groupés en un seul. Les hourdis 7, en forme de canal en queue d'armé de, sont également, à leurs deux extrémités, coupés.en double biseau à 45 comme les hourdis 6 de la figure 4. Les hourdis 8 sont, à la fabrication, coupés transversalement en biais, de manière à se raccorder avec les nervures 7. Les hourdis 8 et les nervures 7 sont placés de la même manière que les hourdis NCI (figure 9), avec la différence qu'ils sont séparés au lieu de former un seul élément. La mise en oeuvre des aciers et du béton des nervures et de la dalle de répartition est la même. La variante NC 2 donnera lieu à la prévision d'un certain assortiment de hourdis et de nervures de dimensions différentes afin de permettre des écartements de nervures différents, de manière à répondre à la plupart des cas pouvant se présenter, ainsi qu'il a été signalé pour la solution NCI. c) Remarque : Il semble que la précontrainte (des nervures parallèles au faîtage seulement) soit possibles à la condition que l'importance de l'effort de prétension des aciers soit calculée de manière à ne laisser subsister, après la mise en charge sur chantier, dans le béton de ces nervures, qu'une compression résiduelle telle, que le béton situé à la rencontre de deux nervures perpendiculaires ne- subisse deux compressions perpendiculaires ayant pour effet de le faire travailler au-dessus de sa contrainte admissible à la compression.En outre, il semble possible d'effectuer séparément le coulage des deux types de nervures, les aciers étant placés dès la mise en place des hourdis, et le béton des nervures perpendiculaires au faîtage n'étant coulé qu'après le relâchement des vérins de pre tension des aciers des nervures parallèles au faîtage. Les nervures perpendiculaires au faitage servant surtout à contre-buter les nervures horizontales, et la dalle de répartition venant solidariser le tout, il semble que la solution de continuité produite ainsi dans la liaison des bétons à la partie inférieure de la recontre de deux nervures puisse être acceptable. 40 Support comportant des nervures croisées superposées : Ce système comporte un réseau de nervures dans un sens à la partie inférieu re, un réseau de nervures (perpendiculaires aux précédentes) à la partie supérieure, ces deux réseaux étant liaisonnés par une dalle en béton armé de faible épaisseur (3 centimètres au minimum).L'ensemble forme un panneau monolithe, compte tenu de la technique de liaisonnement des deux réseaux de nervures, qui sera décrite plus loin. La fonction de chaque réseau de nervures est la même que celle décrite au paragraphe ler ci-avant (principe général).Les nervures perpendiculaires au faitage sont placées à la partie supérieure. Les nervures parallèles au faitage, donc horizontales, constituent, avec la dalle de liaison en B.A. (qui redevient de ce fait une dalle de répartition) un ensemble dont la fonction est de recevoir la composante normale des charges et de reporter cette composante sur les refends transversaux. Les hourdis servant à coffrer les nervures supérieures (destinées à recevoir la composante tangentielle des charges) peuvent alors avoir une fonction supplémentaire : satisfaire la condition énoncée au 5ème but du chapitre C, c'est-à-dire servir de hourdis intercalaires de fixation des tuiles. Dans la plupart des cas de pentes courantes, les nervures supérieures devraient être de section plus faible et d'écartement entre axes plus grand que les nervures inférieures. Ions ces conditions, pour donner la plus grande souplesse d'utilisation possible, et répondre aux conditions énoncées dans les buts 2ème, 4ème et 7ème, il est nécessaire de prévoir diverses possibilités de section, hauteur, et écartement des nervures.Mais, dans le but de simplifier la fabrication des hourdis, en évitant un trop grand nombre d'éléments différents, il a été conçu des hourdis creux d'un type nouveau, d'une utilisation assez souple, contenant un assez grand nombre de canaux destinés à coffrer les nervures, de telle manière qu'il soit possible de ne pas utiliser la totalité de ces canaux, et de faire varier ainsi, à la demande, sur un même hourdis les espacements des nervures. En outre, il est possible de ne pas utiliser la totalité de la section des nervures, permettant ainsi de varier, sur un même hourdis la section de ces dernières. Il y aura donc ainsi, dans la plupart des cas possibilité d'utiliser les mêmes types de hourdis pour les nervures inférieures et supérieures. Pour cotte raison, les parties de leur structure destinées à la fixation des tuiles (vides 17 et encoches 36 et 37) sont existantes dans la plupart de ces hourdis. I1 est possible d'appliquer la technique -de la précontrainte aux nervures inférieures horiontales destinées à travailler à la flexion, puis- qu'elles sont coulées séparément des nervures supérieures destinées à travailler à la compression. Dans le système qui vient d'être exposé dans son aperçu d'ensemble, deux solutions se présentent à nouveau : Hourdis à nervures saillantes et hourdis à nervures non saillantes. a) Hourdis à nervures saillantes : Ils porteront dans la description et sur les dessins la désignation NSH quand ils seront utilisés pour les nervures horizontales et la désignation NSP quand ils seront utilisés pour les nervures perpendiculaires au faitage. Ces lettres seront affectées d'un chiffre exprimant la hauteur du hourdis, par exemple NSP 9, NSH 11. Ces hourdis pourront servir indifférement pour les nervures supérieures et inférieures. Dans le premier cas, ils serviront également comme éléments de fixation des tuiles, ce qui nécessite donc qu'ils soient prévus à la demande de ces dernières. C'est pour cette raison qu'ils sont représentés toujours en partie supérieure sur les planches IV et V et sur la figure 15 de la planche III. Mais on peut les trouver placés à la partie inférieure dans la figure 27 de la planche IX. La figure I7 (planche IV) représente le hourdis courant prévu pour les tuiles courantes à simple recouvrement C et D. Il comprend, sur une semelle 39 (d'épaisseur plus grande entre les nervures que sous ces dernières) la place de 3 canaux de section sensiblement égale à 7 cm x 5,5 cm. Ces ca naux sont fermés chacun par deux languettes 4 et ll,affectées d'une amor- ce de cassure pour pouvoir les briser facilement et couler dans les canaux le béton des nervures.Il est ainsi possible d'obtenir indifféremment, à la demande, soit 3 nervures 13 complètes, soit 3 nervures 12 de faible section (l'alvéole 9 restant alors vide) soit une grosse nervure 13 et 2 petites nervures I29 soit tout autre combinaison utile. On obtient ainsi une grande souplesse d'utilisation pour les nervures inférieures NSH, dont l'écartement peut être de 20, 40 ou 60 centimètres au choix, les petites nervures intermédiaires restant vides ou servant à solidariser le hourdis avec la dalle de répartition. Mais la souplesse d'utilisation est également très grande pour le cas de la figure I7, où les nervures sont perpendiculaires au faitage et reçoivent la composante tangentielle des charges, variable avec la pente : il est possible de trouver des nervures I2 de faible section espacées de 20, 40 ou 60 cm, ou alternativement 2 groeses nervures 13 et une petite nervure 12, par exemple. De nombreuses combinaisons sont possibles.Il y a lieu de noter que le système décrit ci-avant donnant grâce aux 2 languettes 4 et ll la possibilité d'obtenir avec un seul hourdis un aussi grand nombre de combinaisons de nervures de section et d'écartement différents, n'existe pas sur les hourdis connus. Suivant leur fonction, leur destination et leur emplacement, lesdites nervures portent sur les dessins et dans la description, des numéros différents pour éviter des malentendus dans les correspondances de vue,à savoir - Nervures supérieures perpendiculaires au faîtage : n0 12 et I3 - Nervures inférieures parallèles au faitage : n*52 et 51 Dans la suite de la description, les numéros des nervures pour des destinations différentes de celles ci-dessus seront indiquées. chaque hourdis a fi0centimètres de longueur et comprend 3 parties sensiblement analogues désignves par les lettres K, L et M. Des amorces de coupe 10 de 6 millimètres de largeur (prévues pour des scies mécaniques circulaires de chantier de 6 millimètres d'épaisseur), permettent de cou -per chaque hourdis complet en ses J parties K, L et M, ou de retirer seu- lement l'une de ses parties d'extrémités K ou Li, suivant les besoins. I1 y a ainsi la possibilité do réaliser des panneaux préfabriqués pour toute dimension multiple de 20 centimètres, compte tenu du jeu 21 de 2 millimè- tres. Ce jeu, entre deux hourdis complets ou deux parties séparées de ce hourdis, est prévu pour tenir compte des tolérances de fabrication et du fait que ces hourdis doivent correspondre aux tuiles qui les surmontent. Il y a lieu de noter que la disposition décrite ci-avant, permettant de couper un hourdis en plusieurs parties, existe pas sur les hourdis connus. I I est nécessaire de prévoir un type de hourdis spécial très légère Bent différents des parties K, L ou U. Désigné sous la lettre N, il sert à Ia bonne correspondancedes nervnres saillantes avec les tuiles spécial les B à un seul canal, comme le représentent les figures 16 et 18. Cette utilisation du hourdis N sera plus amplement décrite au paragraphe V (fi sation des tuiles). Bi ee qui concerne la largeur des hourdis (mesurée dans le sens lon gitudinal des nervures), il est prévu deux solutions : soit un seul modèle de 35 centimètres représenté figures 26-et 27 planche IX, soit deux modè les de 15 et 20 centimètres, placés alternativement, et dont les joints se trouvent dans l'axe des encoches 36 et 37 (figures 26 et 27). Au-dessus de chaque nervure, le vide 25, placé entre les 2 parois 24 et 58 est prévu pour la fixation des tuiles. Toutes les indications rela tives à la fixation des tuiles et à la raison des différences de profils entre les parties K, L, M et N des hourdis seront données au paragraphe V. tes figures 26 et 27 de la planche IX représentent les coupes verti cales en long et en travers sur une portion de panneau préfabriqué compor tant les hourdis NSH inférieurs (nervures horizontales SI) et les hourdis NSP supérieurs (nervures I3 perpendiculaires au faitage), ces deux lits de hourdis étant solidarisés par la dalle de répartition as en B.A.La réali sation d'un tel panneau préfabriqué (avec le problème que comporte la li aison des 2 lits de hourdis) se fait en 4 stades décrits ci-après Stade 1 : Sur use aire aire préfabrication bien plane, les hourdis NSP sont posés avec la semelle 39 en haut, les parties sail lantes en bas, les faces 24 touchant le sol, autrement dit à l'envers par rapport à la figure 17. Les hourdis sont juxtaposées longitudinalement de façon à aligner correctement les nervures, dont les languettes 4 et I1, ou 4 seulement, auront été préalablement brisées. On obtient ainsi un élément NSP de 80 centimètres de largeur, et de longueur égale à la longueur du versant ou de la partie de versant mesurée selon la pente. Les canaux 12 et 13 reçoivent les aciers et le béton des nervures so- lidarisant ainsi toute la longueur de l'élément, qui se trouve par contre séparé de l'élément voisin analogue. Lors du ferraillage, des épingles 28 de petit diamètre, sont logées de place en place dans les canaux et ligntu- rées aux aciers longitudinaux 27 ou 29 des nervures.A ce sujet, ces aciers ont été dessinés sur la planche 1V avec des diamètres quelconques sans aucun calcul. Les épingles 28 doivent être de longueur suffisante pour dépasser du hourdis, et former un bon ancrage dans la future dalle de liaison en B.A. sans dépasser l'épaisseur de celle-ci. Stade 2 - Pendant que le béton des nervures 12 et 13 durcit, on procède, sur une autre aire de préfabrication voisine, à la mise en place des hourdis NSH, en posant comme précédemment, les parties saillantes 24 contre le sol. Les éléments seront bien alignés et d'équerre pour former la base du panneau à réaliser suivant les dimensions totales prévues : la longueur des éléments, mesurée suivant 1 'axe longitudinal des nervures, étant égale à la portée libre entre les refends transversaux, et la largeur du panneau mesurée dans l'autre sens étant égale à la largeur du versant ou de la partie du versant, mesurée suivant la pente. On place les aciers longitudinaux et on coule le béton des nervures 52 et s'il y a lieu 5I. Stade 3 - Lorsque le béton des nervures 12 et I3 (des hourdis NSP) coulé au stade 1 est suffisamment dur pour supporter le transport, on coule alors la dalle de répartition 35 sur les hourdis NSH dont les nervures 5I et 52 ont été coulées au stade 2. Stade 4 - Avant que le béton de la dalle de répartition 35 coulée au stade 3, ne soit dur, on retourne alors un par un, les éléments NSP réalisés au stade 1 et on les pose, cote à côte, l'un après l'autre, sur la dalle de répartition susdite, alors que le béton de cette dalle est encore mou. Il y aura lieu bien entendu de les poser transversalement par rapport aux hourdis inférieurs. les épingles 28 indiquées au stade 1, et qui dépassent sous les éléments NSP entrent alors dans le béton de la dalle de répartition, avec lequel ils resteront solidaires après la prise. On obtient ainsi le panneau complet, qui, une fois la prise faite, sera transporté et mis en place sur chantier (figures 26 et 27 planche Ix). Comme indiqué plus loin, les tuiles pourront également être posées et fixées, avant la mise en place du panneau sur chantier. Ce système, totalement nouveau, et imaginé par la présente invention, nécessite quelques precautions décrites ci-dessous Il y a d'abord à craindre un défaut de nivellement des faces supérieures 24 des hourdis supérieurs NSfl, le béton encore mou de la dalle de répartition 35 risquant de soulever le panneau supérieur NSP, ou au contraire de s'affaisser par endroits sous la charge. Il est donc indispensable de placer, sur les hourdis NSH, dans l'épaisseur de la dalle de répartition 34 avant le coulage de celle-ci, de petits parallélépipèdes de béton préfabri qué,ou des morceaux de briques pleines (de hauteur égale à celle de la dalle de répartition) entre les aciers de cette dernière et entre les emplacements futurs connus des épingles 28 des hourdis NSP supérieurs. En outre, il est utile à la fin du stade 4, de placer à chaque estré- mité du panneau terminé, et transversalement par rapport aux éléments NSP, un gabarit métallique ou en bois bien sec, assez épais (bastaing 65 x 18 ou madrier 7 1 22 par exemple). Ce gabarit, placé de champ, doit être découpé à sa partie inférieure suivant un pourtour extérieur complémentaire de celui des hourdis saillants NSP, tant du cas courant de la figure I7, que des cas spéciaux des figures 16, I8 et 19. Ces cas spéciaux légèrement différents du cas courant, se présentent peu souvant, et surtout en bordure de panneau. Ces gabarits sont destinés à régler correctement la mise en place des éléments NSP, afin qu'ils correspondent convenablement aux tuiles qui surmonteront le panneau.Ce réglage sera évidemment particulièrement important pour les cas spéciaux précités. Il serait sans doute utile de fixer ces gabarits à leurs extrémités, par exemple dans des encoches d'un cadre en bois ou en acier. En outre, ces gabarits serviront à aligner bien de niveau les faces 24 des sommets des hourdis NSP. Il sera donc utile dten placer un ou deux autres (et quelquefois pluss suivant la longueur des éléments) au milieu du panneau et parallèlement aux premiers situés en bordure. Par dessus ces gabarits qui auront même hauteur et dont la face supérieure sera bien plane, on placera transversalement un lit de planches épaisses ou de madriers bien plans, posés à plat, qui constituera une aire de préfabrication pour un deuxième panneau. Le poids de ce dernier maintlendra le premier panneau correctement en place.Il y a ainsi possibilité de préfabriquer plusieurs panneaux superposés. Evidemment, l'écartement des gabarits dépendra des possibilités de flexion du lit de planches ou de madriers qui le surmonte. I1 y a lieu également de placer des règles en bois sur le pourtour et au niveau de la dalle de répartition 35 pour empêcher le béton de cette dernière de couler. Evidemment, les calculs des aciers des nervures et de la dalle 35 devront tenir compte des contraintes éventuelles que pourra subir le panneau lors de son transport, de son levage et de sa mise en place, ainsi que des-contraintes que pourront subir les éléments NSP, lors de leur retour nomment prévu au stade 4. Des hourdis NSH et NSP analogues aux précédents, mais de hauteur plus grande, afin de permettre des nervures de section plus forte, sont prévus. La figure 15 (planche III.) représente le hourdis NSP 11 permettant des nervures de 8,5 centimètres de hauteur. La semelle 99 est remplacée par une semelle 40, à double paroi, dont la fragilité sera moins grande. Ces derniers pourront éventuellement servir pour les nervures supérieures perpendiculaires au faitage, dans des toitures à forte pente, mais ile seront surtout utiles pour les nervures inférieures horizontales parallèles au faitage, dans le cas de plus grande portée entre refends. D'autres hourdis analogues, non représentés sur les dessins,de hauteur plus grande encore peuvent être prévus, pour des portées plus importantes entre les refends transvergaux, afin d'obtenir des nervures de IO, I2, 14... .centimètres de hauteur; la largeur des nervures pourra être également agrandie au détriment des alvéoles I5. La paroi 24, le vide 25 et le redent 22 pourront être supprimés, ces hourdis ne pouvant très probablement servir que pour les nervures inférieures parallèles au faîtage. Bans ces conditions ces hourdis n'assurant plus qu'une seule fonction, celle de recevoir les nervures inférieures, il n'est plus nécessaire que leur structure soit semblables à celle des nervures supérieures destinées à recevoir les tuiles. C'est pourquoi, au-dessus du hourdis NSH llil sera sans doute plus rationnel d'utiliser les hourdis à face plane, sans nervures saillantesui sont décrits ci-après. b) Hourdis à nervures non saillantes : Outre le cas précité au dernier alinéa ci-avant, ces hourdis seront utilisés soit en traditionnel évolué, soit dans le cas de préfabrication du panneau-support seulement (les tuiles étant posées sur place), soit enfin dans le cas de préfabrication complète (tuiles y compris) mais en usine foraine ou très proche du chantier. Ils porteront, dans la description et sur les dessins, la désignation NH quand ils seront utilisés pour les nervures horizontales parallèles au faitage, et la désignation NP quand ils seront utilisés pour les nervures perpendiculaires au faitage. Ces groupes de lettres seront affectés d'un chiffre exprimant Ia hauteur du hourdis Nll 9. - NB il - NP 9 etc... La figure ll de la planche 11 représente un hourdis NK 11, qui ne servira que pour les nervures inférieures. Il comprend 3 canaux à nervure de 10 centimètres de hauteur et 5,5 centimètres de largeur moyenne,espaces de 20 centimètres d'axe en axe, fermés chacun par une languette extérieure 4 et une languette intérieure 11. Ces languettes comportent ehacune une amorce de cassure pour pouvoir les briser facilement. il y a la possibilité, pour chacun de ces canaux, soit de briser les deux languettes, soit de ne briser que la languette 4, soit de ne briser aucune des deux languettes. Suivant la portée et les charges, on peut ainsi obtenir des nervures 43 de 10 x 5,5 centimètres de section moyenne, espacées à volonté, de 20, 40 ou 60 centimètres entr'axes, les nervures 42 de faible section étant surtout destinées à solidariser totalement le hourdis avec la dalle de répartition entre les nervures 43. Les petites rainures 2 situées à la partie supérieure du hourdis servent également à obtenir un meilleur accrochage entre Ie hourdis et la dalle de répartition. Il faut remarquer que le système décrit ci-dessus, permettant avec un seul hourdis d'obtenir un tel choix dtécartements de nervures, n'existe pas sur les hourdis connus. En outre, le hourdis NH il, qui a une longueur de 60 centimètres hors tout est divisé en 3 parties égales séparées par une amorce de coupe IO, permettant de le couper à la scie mécanique circulaire de chantier, de ma- nière à obtenir soit un hourdis de 40 centimètres et un de 20 centimètres, soit 3 hourdis de 20 centimètres. Ce système permet ainsi une modulation assez souple de 20 en 20 centimètres, susceptible de répondre à un grand nombre de cas, et est nouveau par rapport aux hourdis connus. Afin de permettre une modulation encore plus souple de IO en 10 centimètres, il est prévu un type analogue, mais de 50 centimètres seulement de largeur, ne comportant que le canal à nervure, sans les grands alvéoles latéraux.Ce dernier type n'est pas représenté sur les dessins; il servira de hourdis de complément en bordure d'un panneau par exemple, pour compléter ce dernier, et dans ce cas, sa petite nervure 42 permettra de le solidariser avec l'ensemble, Si la totalité de la nervure n'est pas utile. En ce qui concerne la dimension mesurée suivant l'axe longitudinal des nervures, deux modèles sont prévus de 20 et 30 centimètres de largeur, afin d'obtenir une modulation très souple de 10 en 10 centimètres pour la portée libre entre appuis. Des hourdis du même type que le NH 11 précédent, mais de plus grande hauteur (I3 cm, 15 cm... par exemple) sont nécessaires pour des portées plus grandes entre refends; ils permettent des nervures de hauteurs égales à 12 cm, 14 cm etc... et de largeur appropriée. De même, des hourdis de plus faible épaisseur que le NH 11 sont nécessaires : ils sont conçus pour pouvoir servir indifféremment pour les nervures inférieures NH (dans les cas de faibles portées) ou pour les nervures supérieures NP. Leur hauteur totale est de 9 cm. La figure 14 de la planche Iii représente un hourdis NP 9 présenté dans le sens où il est utilisé pour les nervures supérieures. Il comprend également 3 parties séparées entre elles par une amorce de coupe 10, permettant de couper le hour dis en 3 parties,chaque partie comportant un canal pour nervure de 7 x 5,5 centimètres.Comme précédemment, les languettes 4 et 11 permettent à voloù- té, soit d'obtenir la totalité de la nervure 47, soit d'obtenir seulement la nervure 46 de plus faible section, (la partie 45 restant vide) soit de laisser les deux alvéoles 45 et 46 vides.On obtient ainsi une certaine sou plesse d'utilisation pour le cas où le hourdis est utilisé pour les nervurer inférieures (NH 9), mais la gamme d'utilisation est encore plus souple pour le cas représenté sur le dessin, où les nervures sont perpendiculaires au faîtage et où vient intervenir la composante tangentielle des charges, variable avec la pente : Il est possible d'obtenir à volonté,des nervures 46 de faible section espacées de 20, 40 ou BO centimètres, ou des nervures 47 de plus forte section avec les mêmes possibilités d'espacements, ou des nervures 46 et 47 alternées...etc. Plusieurs combinaisons sont possibles. Suivant leur fonction et leur emplacement, les nervures des hourdis NP 9 et NH 9 portent sur les dessins et dans la description des numéros différents : - Nervures supérieures perpendiculaires au faitage : n 47 et 46 - Nervures inférieures parallèles au faîtage : ne 57 et 58 Les hourdis NP 9 et NH 9, servant à deux fonctions (contrairement aux hourdis NH 11) ils sont structurés pour ces deux fonctions à la fois. De ce fait ils comportent un vide I7 entre deux parois, et que l'on peut voir à la face supérieure du hourdis NP 9 représenté figure 14. Les petites rainures 2 situées à la face inférieure sont destinées à obtenir une meilleure liaison entre les hourdis et la dalle de répartition. Les petites rainures 16 de la face supérieure sont destinées à faciliter le calage des tuiles, dans certains cas, comme 11 sera décrit plus loin (paragraphe V). Comme les hourdis NB 11, les hourdis hP 9 et hil 9, sont complétés par des éléments plus petits (de 10 centimètres de largeur totale), non repré sentés sur les dessins, ne comportant que le canal-nervures, (sans alvéole adjacent) de manière à parmettre la réalisation de panneaux ayant une largeur multiple de IO centimètres. En ce qui concerne la dimension mesurée suivant l'ase longitudinal des nervures, il peut être prévu soit un seul modèle de 36 centimètres de largeur (représenté sur la figure 24), soit deux modèles de I5 et 20 centimètres placés alternativement et dont les joints se trouvent dans 1 'axe des encoches 36 et 37 (voir figure 24, planche UIII). Il est prévu des hourdis analogues au NP 9, mais de hauteur plus faible, avec des nervures encore plus petites et ne pouvant par conséquent pas servir de hourdis inférieur : leurs seules fonctions sont, d'une part de servir à la fixation des tuiles grâce au vide 17 et aux encoches 36 et 37) et d'autre part de recevoir la composante tangentielle des charges, lorsque cette dernière est plus faible. Ce hourdis (NP 7), non représenté sur les dessins, mais analogue au NP 9, a une hauteur totale de 7 centimètres, et la hauteur de ses nervures est sensiblement égale à 5 centimètres. I1 existe enfin un dernier modèle, senblable au NP i mais encore moins épais (5 centimètres seulement) représenté sur la figure 12. I1 porte la désignation FP, est considéré dans la description comme hourdis intercalaire de fixation des tuiles et sera donc décrit au paragraphe 11 ci-après. La figure 24 de la planche VITS, représente en coupe verticale perpendiculaire au faitage un ensemble NP/NE, c'est-à-dire des hourdis NB, placés à la partie inférieure et des hourdis NF, placés à la partie supérieure, les deux lits de hourdis étant solidarisés par la dalle de liaison 35. La réalisation d'un tel panneau (avec le problème que constitue la solidarisation du lit supérieur avec la dalle 35), se fait, comme précisé pour les hourdis à nervures saillantes NSP et NSH, en 4 stades qui sont sommairement résumés ci-dessous s Stade 1 : Réalisation des éléments du lit supérieur NP, avec mise en place d'épingles en acier analogues aux épingles 28 des hourdis NSP. Stade 2 : Réalisation du lit inférieur NE. Stade 3 : Coulage de la dalle de répartition 35 sur le lit inférieur NH. Stade 4 : Retournement des éléments NP (lorsque le béton des nervures est suffisamment dur)-et mise en place de ces éléments cête à côte (transversalement par rapport au lit inférieur NH) sur la dalle de répartition 35 du lit inférieur, alors que le béton de cette dernière est encoure mou. Les épingles 28 des nervures du lit supérieur NP, pénétreront dans le béton de la dalle de répartition et resteront solidaires de celle-ci lorsque le béton aura durci. On obtient ainsi le panneau complet NP/NH (figure 24, planche VIII) qui, une fois la prise de la dalle de répartition faite, sera mis en place sur chantier suivant la pente. Comme indiqué pour les panneaux à nervures saillantes NSP/NSH décrits précédemment, cette technique nouvelle demande quelques précautions. Tout d'abord pour éviter des défauts de planéité de la surface supérieure du panneau, il est nécessaire de placer sur le lit inférieur NB, avant le coulage de la dalle de répartition 35 de petits parallélépipèdes de béton pré fabriqués, ou des morceaux de briques pleines, de hauteur égale à celle de la dalle 35, entre les aciers de cette dalle et entre les emplacements futurs, connus, des épingles 28 des hourdis NP. En outre, il est utile de placer à la fin du stade 4, sur la face supérieure du panneau, des règles de bois bien droites, ou des bastaings (65 x I8 centimètres), ou des madriers (7 x 22 centimètres), bien plans, ou enfin encore des règles métalliques en acier tubulaire de section rectangulaire convenable assez grande, éventuellement remplies de B.A. pour les rendre plus rigides. Ces règles ou madriers seront posés de champ, transversalement au sens des hourdis NP. Il serait utile de fixer ces règles à leurs extrémités, par exemple dans les encoches d'un cadre en bois ou en acier. Par dessus ces règles et transversalement sera posé un lit de planches épaisses ou de madriers bien plans, posés à plat dont les possibilités de flexion commanderont l'écartement des règles inférieures.Ce lit de madriers servira d'aire de préfabrication pour un deuxième panneau, dont le poids maintiendra le premier panneau correctement en place. Il y a lieu également de placer des règles en bois sur le pourtour et au niveau de la dalle de liaison 35, pour empêcher le béton de cette dernière de couler. Enfin, les calculs des aciers des nervures et de la dalle 35 devront tenir compte des contraintes éventuelles que pourront subir les panneaux lors de leur transport et de leur mise en place sur chantier, ainsi que pour les éléments supérieurs NP, lors de leur retournement prévu au stade4. Remarque : Cette réalisation de panneaux préfabriqués (tant NSP/NSll que NP/NH) peut, si l'organisation des aires de préfabrication est rationnellement étudiée, permettre un rendement élévé : par exemple deux aires de préfabrication en lignes parallèles, une pour les éléments NP, l'autre pour les panneaux entiers, et un système de plusieurs équipes spécialisdes avançant le long de cette chaine de préfabrication par vagues échelonnées dans le temps, de manière à amortir les délais de durcissement des nevu- res des éléments NI. 111 - Les éléments intercalaires de fixation : La fonction de ces éléments est de satisfaire la condition énumérées au 5ème but du chapitre C ci-avant (lignes 14 à z 24 de la page 6). Ils sont constitués de hourdis intercalés entre la dalle de répartition du support et les tuiles, et structurés pour la fixation de ces dernières De ce fait, les hourdis NSP et NP, décrits au paragraphe li précédent, ont également la fonction de hourdis intercalaires de fixation dans la plupart des cas (NSP 9 - NSP 11 - NP 9 - NP T) et sont structurés pour la fixation des tuiles (vides 17, encoches 36 et 37). Les hourdis de fixation portent la désignation générale F (fixation). Deux types d'éléments de fixation sont prévus : éléments FP et élé- ments FR. I- Elements EP : Ils sont constitués par la juxtaposition d'une file de hourdis FF (à face supérieure plane) tout à fait analogues aux hourdis NP, mais dont l'épaisseur totale n'est que de 5 centimètres. La figure 12 (planche li) représente un hourdis EP : comme le hourdis NP, il est divisible en 3 parties égales, grâce aux amorces de coupe 10. Chaque partie comporte un canal 14, èrmé -par une languette 4 que l'on peut briser facilement. Un élément FP peut donc comporter à volonté 1, 2 ou 3 nervures 14, toujours placées perpendiculairement au faîtage.Ces nervures servent surtout à solidariser l'élément EP avec la dalle de répartition 35, grâee à des épingles en acier (analogues aux épingles 28 des hourdis NSP) noyees dans le béton des nervures, et ligaturées à une armature longitudi- nale de chaque nervure 14, suivant la technique déjà décrite pour les élé- ments NSP et NP. MAis - ees nervures peuvent avoir également la même fonction que pour les éléments NSP, c'est-a-dire recevoir la composante tangentielle des charges, dans le cas de pente faible par exemple, et recevoir une armature longitudinale suivant les calculs nécessaires pour chaque cas. La mise en place des éléments FF sur le panneau préfabriqué et sa liaison avec la dalle de répartition 35, s'exécute en 4 stades, exactement comme décrit pour les hourdis NP. Les précautions (entre autres en vue d'assurer la planéité correcte de la face supérieuré du panneau par exem- ple) déjà décrites au sujet de la mise en place des éléments NP sur les panneaux préfabriqués, doivent être prises pour les éléments FF. Les hourdis EP comportent également le vide 17 et les encoches 36 et 37, destinés à la fixation des tuiles (ainsi qu'il sera décrit au paragraphe V). En ce qui concerne la largeur des hourdis ?F, mesurée suivant l'axe longitudinal des nervures, on retrouve les deux solutions possibles déjà décrites pour les hourdis NP : soit un seul modèle de 35 cm, soit deux modèles de 15 et 20 centimètres, dont les joints se trouvent dans l'axe des encoches 36 et 37. 2- Eléments FR : Ils sont constitués par la juxtaposition d'une file de hourdis FR. Chaque élément FR forme un ressaut par rapport à l'élément voisin (figure 13 de la planche 11). Les éléments FR sont conçus plus particulièrement pour surmonter les supports AC1 ou NC2 (figure 22 planche VII). Les éléments FR sont conçus uniquement que pour la fixation des tuiles grâce à la rainure 19, ainsi qu'il sera décrit au paragraphe V. Les nervures 44 doivent toujours être parallèles au faîtage, et servent à solidariser l'élément Fn de la dalle de répartition 35, à l'aide d'épingles en acier analogues aux épingles 28 des hourdis NSP. La mise en place et la liaison des FR avec la dalle de répartition s'exécute en 4 stade des comme décrit pour les éléments NP, et demandent les mêmes précautions (calages dans l'épaisseur de la dalle de- répartition, réglages de la planéité etc...) Ces 4 stades sont sommairement résumés ci-dessous Stade 1 :Réalisation des éléments Ftt de 35 centimètres de largeur dont la longueur sera égale à la largeur du panneau, et qui sont constitués par les hourdis PR juxtaposés et solidarisés par les nervures 44 en B.A. dont les languettes 4 ont été préalablement brisées. Les hourdis sont placés avec les nervures 44 à la face supérieure. Stade 2 : Réalisation du panneau support sur une aire de préfabrication voisine. Stade 3 : Calage de la dalle de répartition sur le panneau support du stade 2. Stade 4 : Retournement des éléments PK que l'on pose ensuite sur le béton encore mou de la dalle de répartition du stade 3. On obtient ainsi un panneau tel que celui de la figure 22, planche VII. Ces éléments KR, vu leur faible épaisseur et leur faible poids, risquent plus facilement d'être soulevés par le béton mou de la dalle de répar tition. En outre, compte tenu que deux éléments Fit voisins forment un ressaut, il n'est pas aisé de les maintenir à l'aide d'un ltt de planches, comme indiqué pour les hourdis NP. C'est pourquoi ils sont murs d'un assez blage 18 à rainure et languette (type mâle-femelle) destiné à faciliter leur maintien correct en place.Toutefois, il sera quand même prudent dans la plupart des cas de placer sur chacun des éléments un madrier ou un bastaing bien plan, et de charger convenablement ces madriers ou bastaings. Pour la dimension des hourdis FR, mesurée suivant l'axe longitudinal des nervures 44, deux modèles sont prévus, de 20 et 30 centimètres de largeur afin d'obtenir une modulation souple de 10 en 10 centimètres et faciliter les raccordements aux accidents de toiture faisant l'objet de la plan che XVII (particulièrement aux avants-toits). Mais il est évidemment possible de n'envisager qu'un seuil modèle de 30 cm pouvant être coupé à la demande, avec une scie mécanique circulaire de chantier. Les hourdis FR s'ils ne possèdaient chacun qu'une rainure I9, ne pourraient pas servir à la fixation des tuiles à recouvrement dans le cas d'assemblage par le mode I, à cause du décalage de 15 centimètres prévu entre les tuiles C et D. De ce fait, il est utile que le hourdis FR comporte dans ce cas une deuxième rainure I9 située 20 centimètres en amont de la première, suivant le tracé en traits interrompus 85 de la figure I3 (en reculant au maximum vers l'amont la 2ème nervure 44), afin de pouvoir fixer les tuiles D sur cette deuxième rainure 85.Dans le cas de fabrication des tuiles à recouvrement pour l'assemblage mode Il, seule la rainure 19 située à l'aval du hourdis FR suffit. Dans le cas de fabrication des tuiles à recouvrement par l'assemblage mode I, seule la rainure 85 située à l'amont du hourdis FR suffit. Enfin, dans le cas de fabrication des tuiles à la fois pour les deux-modes d'assemblage I et I1 il serait rationnel de prévoir d'office le hourdis FR avec les deux rainures I9 et 85. Pour les tuiles à emboitement, la rainure I9 située à l'aval du hourdis FR est suffisante. Nota : A part la figure 13 qui représente en traits interrompus la rainure 85, tous les dessins de -hourdis FR ne représentent que le cas de l'assemblage 1, donc avec seulement la rainure aval 19. 3* Remarque : I1 y a lieu de noter que les hourdis FR et FP peuvent être utilisables, en traditionnel évolué, sur ntimporte quel type de plancher support rampant comportant une dalle de répartition en B.A. coulée sur place (si la pente n'est pas trop forte) : les éléments FR seraient alors posés sur chantier. En outre, les hourdis FR et EP peuvent servir, dans le cas de support rampant à ossature en profilés métalliques, visé au paragraphe Il (Le support) cas b) du sous-paragraphe 2ème relatif aux diverses solutions d'ossaturation en quadrillage. Ces hourdis peuvent être modifiés (par exemple en supprimant les nervures B.A.) pour être fixés par tire fonds sur les profi lés métalliques. Mais il est également possible de conserver les nervures en B.A., en prévoyant des épingles 28 plus,longues, de diamètre faible, des-tinées à entourer fortement le profilé métallique sous forme de lien ou à pénétrer dans des orifices de ces profilés, et former, après coudage, un crochet.Enfin, le même principe peut être utilisé, en traditionnel avec charpente bois, les épingles 28 ficelant fortement les chevrons, et formant ainsi un lien entre ces derniers et les hourdis qui deviendraient ainsi de simples hourdis de sous-toiture. 1V - Les combinaisons possibles entre les divers éléments fixants çt les divers types de support I En définitive, la structure du panneau préfabriqué est constituée par la superposition d'ensembles aux fonctions bien déterminées, se présentant de bas en haut, dans l'ordre, suivant le schéma général ci-après a) le support proprement dit, constitué suivant le cas des éléments suivants : NCl ou NC2, NH ou NSH. b) la dalle de répartition 35 en B.A. c) l'ensemble de fixation, constitué, suivant les cas 1) soit d'éléments NP ou d'éléments NSP qui cumulent trois fonctions : - permettre la fixation des tuiles - résister à la composante tangentielle des charges - rendre rigide l'ensemble du panneau et en tretoiser les nervures des éléments NH et NSH. 2) soit d'éléments FR, dont la seule fonction est de permettre l'accrochage des tuiles. 3) soit d'éléments EP, qui peuvent dans certains cas (de pente faible par exemple), satisfaire assez bien les deuxième et troisième fonctions des éléments NP ou NSP de 1 'alinéal) ci-avant. Les éléments FR sont conçus surtout pour surmonter les éléments NC1 ou NC2. Les éléments EP ou NP sont destinés surtout à surmonter les éléments NH. Enfin les éléments NSP peuvent convenir pour surmonter les éléments NSH qui leur sont analogues. Ceci donne 5 combinaisons schématisées par les codes suivants :FVNC FR/NC2 - FP/NH - NP/NH - NSP/NSH auxquelles il convient d'ajouter une si xième combinaison, NSP/NH, paraissant plus pratique pour la mise en place sur chantier que NSP/NSH, à cause de la saillie des nervures inférieures NSHs au droit des chainages, encore que cet inconvénient puisse être solu tonné, comme il sera décrit plus loin Il y a donc, avec ces 6 solutions, matière à répondre à un grand nombre de cas possibles èt à satisfaire à la condition du 2ème but du chapitre C. btais il est en outre possible d'envisager d'autres combinaisons, telles que NP/NSll et FP/NSlf, encore relativement rationnelles. 2 Ft invertissant l'ordre d'association des différents éléments il est possible de trouver de nombreuses autres combinaisons, non rationrnelles pour un panneau préfabriqué, mais encore susceptible d'être utilisées en traditionnel évolué pour des couvertures à pente faible par eremple. 3 - le tableau (figure 20) de la planche vi, illustre toutes les combinaisons possibles. iJ est du type de la table à deux entrées : en haut, horizontalement, les 5 types de supports S, dans 5 rectangles portant les lettres minuscules a, b, c, d, et e; à gauche verticalement, les 4 types d'éléments fixants F, dans 4 rectangles portant les lettres mlnuscules x, y, z et t. A la rencontre des colonnes verticales et horizontales, on trouve une combinaison possible, et entre autres, les combinaisons les plus rationnelles, visées plus haut. Les rectangles e x et e y semblent sans intérêt, les éléments NC1 et NC 2 étant conçus pour pouvoir se passer des éléments NSP et NP. De même les combinaisons des rectangles a y et b y ne sont pas représentées, car elles sont très proches des combinaisons a z et bz, très légèrement plus rationnelles.Enfin, les combinaisons et et dt ne semblent pas non plus pre senter actuellement un intérêt, car d'une part, les éléments FR sont surtout utiles pour des panneaux entièrement préfabriqués (couverture comprise) et d'autre part, car les combinaisons voisines cz et dz sont nettement plus rationnelles, même en traditionnel évolué; en effet, les hourdis FP, avec leurs nervures de faible section, perpendlculaores au faitage, reconstituent le principe de nervures croisées superposées. Le paragraphe 1X donnera l'éventail d'utilisation des combinaisons les plus rationnelles du tableau, pour les secteurs lndustrlallsé. 4S- Quelques-unes des combinaisons du tableau font l'objet de dessins à l'échelle 1/5 sur les planches vii, Viii, 1X et X. Afin d'éviter des erreurs d'interprétation et de correspondance entre les vues, les divers numéros que portent dans les dessins, les nervures de section forte et de section faible des hourdis NP, NB, NSP et NSH suivant leur destination sont indiqués ci-dessous : NP 11 - Nervures perpendiculaires au faitage n 43 et 42 NH 11 - Nervures parallèles au faîtage neS4 et 55 NP 9 - Nervures perpendiculaires au faîtage n 47 et 46 NH 9 - Nervures parallèles au faîtage n 57 et 58 NSP - Nervures perpendiculaires au faîtage :: - situées au-dessus de la dalle de répartition n 13 et 12 - situées au-dessous de la dalle de répartition n48 et 49 NSH - Nervures parallèles au faitage n 51 et 52 5. - Les combinaisons représentées sur les planches VII à X peuvent faire l'objet des renseignements complémentaires ci-dessous a) Figure 22, planche VII - Représente le cas FR/NC1 en coupe verticale perpendiculaire au faîtage, alors que le rectangle t e du tableau de la planche VI représente la coupe verticale parallèle au faî- tage pour le cas FR/NC2.L'utilisation rationnelle optimale de ces deux com biaisons est pour des panneaux entièrement préfabriqués y compris les avant toits et la couverture. Il n'y a plus ensuite, après mise en place du panneau sur chantier, qu'à effectuer les raccordements nécessaires aux acci- dents de couverture, ainsi qu'il sera décrit au sujet de la planche XVll. Les hourdis FR, vecteurs ressauts et la fixation par crochet, évitent l'oscillation des tuiles en cours de transport du panneau préfabriqué. b) Figure 21, planche VII : représente le cas FR/NP et correspond à la combinaison du rectangle bt du tableau de la planche V1. La lettre p indique la dimension de recouvrement des tuiles. Les encoches 36 et 37 situées à la partie inférieure des hourdis NP 9 n'ont aucune utilité dans le cas de la figure 21, leur fonction étant de permettre la fixation des tuiles, quand les hourdis hP 9 sont placés au-dessus de la dalle de répartition 35, ainsi que le représente la figure 24.La combinaison de la figure 22 n'est pas très rationnelle; elle pourrait à la rigueur convenir pour le secteur "préfabrication industrialisée", puisqu'elle comporte un quadrillage de nervures assurant une certaine rigidité à l'ensemble, mais les nervures parallèles au faitage sont de section trop faible, et de ce fait la totalité de la charge est reportée sur l'appui inférieur. Compte tenu de ce défaut, elle ne pourrait être utilisée tant en "traditionnel évo lué" qu'en "préfabrication" qu'à la condition de chaîner fortement les murs extérieurs au niveau de l'égout de toiture et pour un toit à pente faible. c) Figure 24, planche VIII : Représente le cas NP/NH (rectangle dy du tableau de la planche VI > . Ainsi qu'il sera décrit plus loin (paragraphe V) les encoches 36 et . servent à la fixation des tuiles dans le vide 17. L'utilité des calages partiels 38 au mortier maigre sous les tuiles sera dolée au paragraphe V. d) Figure 23 (pl. VIII): Représente le cas NSP/NH, cor- respondant au rectangle dx du tableau de la planche VI. Le contour supérieur des NSP, caché par les tuiles, est représenté en pointillé. e) Figures 26 et 97 (pl.lX): Representent 2 coupes ver ticales (longitudinale et transversale) sur une portion de panneau de couverture NSP/NSH, correspondant au rectangle cx du tableau de la planche Vi Les encoches 36 et 37 sont analogues à celles des hourdis NP de la figure 24 et ont le même usage. Comme indiqué au début du paragraphe li, les pan neaux préfabriqués reposent à leurs extrémités sur les murs de refend transvernaux qui doivent recevolr, au niveau du support, un chaînage rampant en B.A.Afin d'éviter au béton de ce chainage de couler dans les vides situés entre les saillies des nervures inférieures K, L et M des NSH, il y a lieu de boucher ces vides, après la mise en place des panneaux, par des coupons 80 de nervure N de NSP, remplis préalablement (au soI) de mortier ou de béton. In effet, le contour des nervures N (voir figure 16 pl.lV), correspond au vide existant entre les nervures K, L et M des hourdis NSH; il suffit de couper le bord de la semelle 39 du hourdis N/ Mais il risque de couler un peu de béton dans les alvéoles 15 des hourdis NSH.De ce fait, on peut également obturer à la fois ces alvéoles 15 et les vides situés entre les saillies des nervures K, L et M, par des briques creuses de 3 centimètres d'épaisseur représentees sur la figure 27 par le trait interrompu 59. On peut retrouver sur la figure 80 de la plan che XVll, ces briques 59, qui seront maçonnées sur le béton durci du sous chaînage 150, après la mise en place du panneau. f) Figure 25 (planche 1X) : Représente le cas EP/NH correspondant au rectangle dz du tableau de la planche Vi. g) Les cas suivants, représentés sur la planche X sont tous relatlfs à des cas de nervures inférieures perpendiculaires au faîtage, sans aucunesnervures parallèles au faîtage. 11 n'y a donc pas de quadrilla ge de nervures, donc une rigidité et un monolithisme plus faibles, ce qui exclut ces combinaisons du secteur "Préfabrication". Eh outre, ces solutions ne sont pas rationnelles (ainsi qu'il a été dit pour la figure 21, pl. Vil), en ce sens qu'elles reportent la totalité de la charge sur le mur d'appui inférieur, soumis,-ainsi à une importante poussée oblique. Ces solu- tions ne pourraient donc être utilisées qu'en "traditionnel évolué", pour une pente faible, à la condition de chainer fortement les murs extérieursss du bâtiment. - Figure 3L - Cas EP/NP : bz du tableau de la pl.Vl. - Figure 30 - Cas NSP/NP : bx du tableau - Figure 29 : Cas FP/NSP : az du tableau - Figure 28 : Cas NSP/NSP : ax du tableau 6x-Remarque : Le tableau de la planche V1 ne fait pas apparaitre la possibilité d'inverser le sens du quadrillage, c'est-à-dlre de prévoir les nervures parallèles au faitage à la partie supérieure et les nervures perpendiculaires au faitage à la partie inférieure NSH/NSP, NSH/NP, NH/NSP et NH/NP. Aussi bien l'une que l'autre ces combinaisons permettraient la fixation des tuiles, à condition de modifier leur structure par l'adjonction d'une rainure Supérieure, semblable aux rainures 19 des hourdis FR. Mais elles- ne seraient quand même pas aussi rationnelles que les combinaisons normales NP/NH ou NSP/NX, par exemple. V - Fixation des tuiles sur les panneaux : ie Conditions que doit satisfaire cette fixation a) Elle doit empêcher les tuiles de glisser, tant en cours de transport et de levage des panneaux préfabriqués, que par la suite, une fois le bâtiment terminé. b) Elle doit empêcher les tuiles de se soulever, d'une part sous l'effet des diverses sollicitations qui peuvent être accidentellement imposées au panneau lors de son transport, et d'autre part ultérieurement sous l'effet du vent. c) Elle doit empêcher les tuiles d'osciller autour du crochet, particulièrement en cours de transport du panneau. Cette dernière condition est satisfaite de diverses manières et avec plus ou moins d'efficacité, par l'élément fixant lui-même (FR, FP, NP, NSP), ainsi qu'il sera analysé plus loin. (sous paragraphe 7ème > . Les deux premières conditions (a et b) sont satisfaites, quel que soit le type d'élément fixant ou le type de tuiles, par un crochet métallique en fer galvanisé ou mieux, en acier galvanisé, de 1 millimètre d'épaisseur et 6 millimètres de largeur, ce système de crochet étant nouveau. Il est prévu plusieurs types de ce crochet, légèrement différents les uns des autres et correspondant chacun à l'un des cas pouvant se présenter. 2'- Crochets pour tuiles à simple recouvrement A, B, C et D Voir planche XVI. Ils diffèrent légèrement selon le type d'élément fixant. a) Pour hourdis NSP : figures 72, 73 et 74. Crochet 99 comprenant 2 pinces 102 et loi. La pince 102 est destinée à être insérée dans le vide I7 du sommet des nervures (grâce aux encoches 36 et 37 représentées en perspective figure 74 et en coupe sur la fleure 72), et à enserrer la paroi 24 entre ses deux ailes. Si le hourdis NSP a 35 centimètres de largeur (comme sur la figure 72 et les figures 27 et 23) il comporte une encoche 36, à 15 centimètres de l'extrémité du hourdis et une demi-encoche 37, à chacune de ses extrémités. SI par contre, il existe 2 modèles de hourdis NSP, un de 15, l'autre de 20 centimètres de largeur, chacun de ces modèles comporte à une extrémité une demi-encoche 36 et à l'autre extrémité, une demi-encoche 37. Dans ll, c'est l'encoche 36 qui est utilisée. Dans le cas d'assemblage 1, on utilise l'encoche 37, à cause du décalage de 15 centimètres entre les tuiles D et C, mais le cro ehet doit alors être très légèrement plus haut pour I 'assemblage 1 que pour l'assemblage 1 (de 3 millimètres environ). I pince 101 est destinée à être insérée dans le vide 50 du sommet des tuiles. Eh pratique, la pince 102 du crochet doit être placée dans l'encoche 36 ou 37, avant la pose de la tuile, la pince 101 étant ensuite insérée dans le vide 50, au moment de la pose de la tuile qui trouvera ainsi automatiquement, sa place correcte, avec le recouvrement convenable. La tuile ne risque pas de se soulever sous l'effet du vent, le crochet 99 venant bloquer l'arrière de la tuile aval, et passer par dessus cette dernière. Par ailleurs, ledit crochet ne peut pas pivoter dans un plan vertical. En outre, il n'est pas nécessaire de fixer toutes les tuiles il suffit que les tuiles D et B soient fixées, puisque, quel que soit le mode d'assemblage (voir planches XII et XIII), chaque tuile C ou A est recouverte latéralement par les tuiles D adjacentes et caltée à son aval par les tuiles D du lit inférieur.Cependant il est utile de fixer toutes les tuiles A, B, C ou D sur le pourtour d'un panneau préfabriqué en usine (y compris le couverture). - En cas de réparation ultérieure, remplacement d'une tuile fendue par exemple, il suffit de couper avec une petite tenallle l'extrémité 101 du crochet, pour retirer cette tuile et effectuer la réparation, ce qui satisfait la condition du dernier alinéa du 1er but du chapitre G. b) Pour hourdis NP ou EP : La figure 68 représente le cas du hourdis FF, mais le principe reste le même pour les hourdis hP- t le crochet 97 (figure 69) est utilisable pour les deux types. La pince 101 est la même que précedemment. La pince 100 est un peu différente de la pince 102, par suite de 1'exLstence suer la face supérieure des hourdis NP et FF des rainures 16. La pince 100 sera passée dans le creux de cés rainures, ce aui diminue ainsi légèrement les risques d'oscillation des tuiles. Dans ces hourdis les encoches 36 et 37 seront existantes sur toute la longueur des hourdis, transversalement par rapport aux nervures. Tout ce qui a été dit au sujet des hourdis NSP (cas a) ci-avant) au sujet de la destination des encoches 36 et 37, des largeurs des hourdis, de la mise en place des crochets ete... est valable également pour les hourdis NP et FP. c) Pour les éléments fixants à ressauts FR : Figures 70 t 71. Crochet 98. La pince IOI est inchangée. La pince I02 est la même que pour les crochet 99, mais elle vient s'insérer dans la rainure I9 du hourdis FR. Seule la hauteur du crochet change, la tuile n'étant pas emboîtée dans la nervure du hourdis, comme dans le cas du hourdis NSP. Il faut tenir compte de l'indication donnée lors de la description du hourdis FR au sujet des emplacements des rainures 19 et 85, suivant le type d'assemblage des tuiles (dernier alinéa du paragraphe III, 2ème). Assemblage mode I : utilisation de la rainure I9 située à l'aval du hour mode dis. Assemblag B : utilisation de la rainure 85 situées l'amont du hourdis, mais. le crochet 98 doit alors être légèrement plus haut ( de toute l'épaisseur du sommet de la tuile, soit I9 millimètres environ). De ce fait, dans le cas de fabrication des deux types de tuiles pour les deux modes d'assemblage, il est rationnel de prévoir d'office le hourdis FR avec les 2 rainures 19 et 85, afin d'augmenter la gamme d'utilisation de ce hourdis. Les indications données à la section a) ci-avant, au sujet de la mise en place des crochets et des tuiles, et des possibilités defréparations restent valables. 3Y- Crochets pour tuiles à emboitement A1, B1, F et G. a) Pour les éléments FR : Figure 61, planche XIV Deux solutions de crochets sont possibles : une représentée à droite du dessin et une à gauche. Crochet 89 représenté en traits interrompus à gauche : La pince 102 est la même que celle du crochet 98. Mais la hauteur du crochet est différente et se présente en outre obliquement. La pince I03 est adaptée pour venir enserrer, par dessous, le ressaut 83 du sommet de Ia tuile. Par son élasticité, elle coince fortement ledit ressaut. Le crochet passe dans l'encoche 92 prévue, sous le sommet de la tuile, dans le redent d'emboîtement 84 (figures 60 et 66), ce qui a pour effet de diminuer les risques d'oscilIation de la tuile autour du crochet. Normalement, il suffit de ne fixer que les tuiles de dessus G et B1, qui recouvrent les tuiles de dessous F et Al adjacentes et calent (par les découpes 90) les tuiles F et Al de la file situe à leur amont (voir planche "r). Mais avec le crochet. 89, la fiabilité de la fixation est moins grande que pour les tuiles à simple recouvrement.C'est pourquoi, dans le cas de tuiles posées en usine sur panneaux totalement préfubriqués le transport de ces panneaux pouvant provoquer des désordres, il est prudent de fixer également, d'une -part toutes les tuiles sur le pourtour du panneau et d'autre part les tuiles de dessous Fet A1, sur l'ensemble du panneau, mais raison de une sur deux seulement (par exemple FI, F3, FS, F7 etc...) la présence des emboitements 83 et 84 entre 2 tuiles empêchant déjà en partie le glissement. I1 est toutefois possible de supprimer cet inconvénient et d'améliorer le système de fixation en modifiant la tuile comme décrit ci-après, et représenté sous la référence I8I, planche XV figure 67 : prévoir une rainure I8I de 8 millimètres de largeur et 2 millimètres de profondeur sur 2 faces du ressaut 83 (situé sous les sommets), c'est-à-dire, sur la face avant du ressaut et sur IO millimètres de- longueur de la face supérieure.La pince du crochet 89 doit alors être modifiée suivant le tracé I82 représenté à droite du dessin (figure 6I), pour pouvoir a'encastrer sur tout le pourtour de cette rainure I8I et elle doit avoir un tracé oblique, entre le dessous du redent 83 et l'entaille 92 du redent 84. b)POur les hourdis NSP : Il est important de noter que les hourdis NSP, tels que prévus aux planches II, III et IV, ne sont pas adaptés avec précision aux tuiles F, G, AI et B1 à emboitement. Une petite mise au point de détail de ces hourdis, basée sur les indications du paragraphe II, 4- a) ci-avant et du paragraphe 7t c) et d) ci-après, est nécessaire. Dans ce cas, le crochet sera à peu près semblable au crochet 99 des figures 72 et 73, avec la même pince I02, mais il y aura une pince I03 ou I82, au lieu d'une pince 101. c) Pour les hourdis NP et IF : Le crochet sera à peu près analogue au crochet 97 (figure 68 et 69), avec la même pince I00, mais il aura une pince I09 ou I82 au lieu d'unè pince IOI. 49- plau de pose : La fixation des tuiles, sur les panneauxsupports, implique une correspondance entre ceux-ci et celles-là, correspondance dans les deux sens, en cas de hourdis NSP, et correspondant dans le sens transversal au versant seulement, pour les autres hourdis. Un plan de pose des hourdis, analogue aux plans de pose des planchers est donc utile. Il peut être établi préférentiellement par le bureau d'études spécialisé de l'usine productrice. I1 doit être basé sur la distribution des tuiles sur le versant, et tenir compte des emplacements des refends et des accidents de couverture (voir planche TVII). Il devra tenir compte de la saillie des avants-toits à l'égoût de toiture et sur les rives.L'emploi de grilles pré-dessinées représentant-les tuiles, facilitera beaucoup l'éta- blissement de ce plan de pose. Ce dernier sera utile presque autant dans le cas de réalisation dans le secteur "traditionnel évolué" que dans celui de réalisation en "Préfabrication industrialisée". 5- Remarque : Il résulte également de ce qui précède, que, dans le cas de tuiles de longueur différente de celle des dessins ci-joints, les largeurs des hourdis NSP, NP, FP, ER, l'emplacement des encoches 38 et 37 ou des rainures I9, ainsi que, dans certains cas (NSP, NP FP) la hauteur des crochets devront varier en conséquence. 6 Modification des crochets dans le cas de secteur "Tra- ditionnel" : Pour satisfaire les conditions du 3ème but du chapitre C, les tuiles peuvent également ê.tre posées directement sur un support traditionnel en charpente bois ou métallique. Dans chaque cas, le crochet doit être adapté au support. Par exemple, les pinces I00, IOI ou I02-peuvent être remplacées par une partie plate percée d'un, ou mieux, de 2 trous pour clouage ou vissage sur voligeage en bois. Les crochets peuvent également être modifiés pour permettre leur clouage ou leur accrochage sur des liteaux en bois.De même, il est possible de poser les tuiles sur des chevrons de 5 x 7 centimètres, posés de champ, à des entr'axes convenables, et qui viendraient à la place des nervures saillantes K, L et M des hourdis NSP. Dans chaque cas, la hauteur des crochets devra être modifiée en conséquence. Il y a également possibilité de concevoir un voligeage à ressauts (semblables à ceux des hourdis FR, et dont l'utilité sera donnée plus loin). I1 y a enfin possibilité, en traditionnel évolué, d'utiliser les éléments FP ou FR,- comme sous-toiture, en les fixant sur les chevrons ou sur une charpente métallique, par l'intermédiaire des épingles 28 utilisées comme ligatures, ainsi que celà a été déjà décrit. 7'- L'oscillation des tuiles, en cours de transport du panneau préfabriqué, ou même après la pose, sous les effets du vent, sera évitée, au maximum possible, de diverses manières, suivant la nature de l'élément fixant. a) Eléments FR : Tant pour les tuiles à recouvrement que pour celles à emboitement, la tuile est coincée entre la pince (IOI, I82 ou I03) du crochet et le ressaut de l'élément FR situé en amont. La tuile étant calee contre ce ressaut ne peut osciller. Dans le cas de tuiles à recouvrement assemblées suivant le mode I, par suite du décalage de 15 centimètres entre les tuiles D (ou B) et les tuiles C (ou A); les premières ne sont pas calées contre le ressaut de l'élément FR. Mais elles sont calées à leur amont, contre l'aval des 2 tuiles C qui leur sont immédiatement supérieures, et qui sont elles-mêmes calées contre le ressaut de l'élément FR (figures 35, 3ss et 37, planche XII et figure 21, planche VII). b) Eléments Fe et NP : Les figures 24 (planche VIII) et 25 (planche IX), montrent que la face inférieure de chaque tuile ne repose sur les éléments FF ou NP qu'à son extrémité amont. Mais elle repose sur l'amont de la tuile quliui est immédiatement inférieure. Un calage très partiel 38 au mortier maigre, au milieu de la longueur des tuiles (figures I4 de la planche III et figures 24 et 25 précitées), n'est pas indispensable en cas de tuiles à emboitement ou de tuiles à simple recouvrement asssemblées suivant Ie mode Il et mises en place sur le chantier.Mais ce calage peut éventuellement être réalisé si l'on craint que les tuiles portent à faux dans certains cas et par exemple dans le cas de tuiles de plus grande longueur. Par contre, dans le cas de tuiles à recouvrement, assemblées suivant la méthode I, ce calage 38 est franchement utile sous les tuiles D ou B, qui ne reposent que latéralement sur les joues des tuiles C ou A et jamais sur l'élément NP ou FF. En ce qui concerte l'oscillation des tuiles, l'encastrement des pinces I00 dans les rainures 16 de la face supérieure des hourdis NP ou FP - (voir figures I4 et 68) risque d'être insuffisant pour éviter cette oscillation, particulièrement en cours de transport des panneaux préfabriqués. C'est pourquoi-il est utile de ne pas utiliser ces hourdis NP ou EP pour des pan neaux préfabriqués (y compris la couverture) destinés à un transport à gran de distance et de les réserver pour les deux cas suivants I- ensemble du panneau (y compris la couverture) préfabriqué sur une usine foraine de chantier ou une usine très proche. Dans ce cas les calages 38 peuvent être utiles pour empêcher l'oscillation des tuiles dans un transport à faible distance, les rainures 16 augmentant l'adhérence du mortier à la face supérieure du hourdis. 2- Support (seulement) préfabriqué, la couverture étant posée une fois le support mis en place sur chantier : le calage 38 n'est alors utile que sous les tuiles D (ou B) dans le cas de tuiles à recouvrement assemblage I, comme indiqué ci-avant. c) Eléments NSP : I1 sera traité ici, à la fois 1) le problème de Itoscillation des tuiles, qui ne peut être que faible avec ces hourdis conçus justement pour éviter cette oscillation. 2) le problème du calage 38 sous les tuiles,utile dans certains cas. 3) le mariage des tuiles avec les hourdis et l'utilisation des hourdis spéciaux à nervure N. I1 est rappelé que les hourdis NSP,- tels que dessinés sur les planches III, IV et V, ne sont pas exactement adaptés aux tuiles à emboitement Al, B1 F et G, et demandent une petite mise au point de détail, au point de vue dimensions, pour pouvoir être mariés exactement avec ces types de tuiles. Le hourdis courant, comprenant les 3 parties K, L et M, est prévu pour les tuiles courantes C-et D, dont le recouvrement longitudinal des joues 32 provoque des différences de largeurs entre les axes des sommets 31 des tuiles. Ces différences d'entr'axes proviennent du fait que la so- lution choisie -dans les dessins ci-joints - pour les tuiles, est celle d'un seul type de tuile retournable, ce qui provoque une différence de largeur libre, entre les canaux 61 et 62 (figure 34, planche III).Au cas où la solution choisie pour les tuiles, serait celle de 2 types de tuiles non retournables, signalée au paragraphe I, ler a) (lignes 28 à 39 page 13) les dimensions entre ares des sommets des tuiles seraient différentes, et celles des parties de hourdis K, L et M devraient être modifiées en conséquence. Les modifications signalées aux deux précédents alinéas sont facile ment réalisables, en tenant compte des lignes qui vont suivre, où la conception du mariage des tuiles A, B, C et D avec les hourdis K, L, M et N est décrite en détail. Sur les figures 16, I7, I8 et I9 des planches IV et V, la ligne de cotes, supérieures au-dessus de chaque figure, est celle des largeurs entre axes des sommets 31 des tuiles. La ligne de cotes immédiatement inférieure est relative aux largeurs entre axes des parties des canaux 33(situés sous les sommets 31 des tuiles) laissées libres par le recouvrement des joues 32 Enfin, la ligne de cotes situées sous chaque figure est celle des entrtases des nervures des hourdis, compte tenu des jeux 2I. Les cotes 7 et 3 expriment les distances entre ces différents axes. Elles sont données avec une certaine précision - au demi millimètre près à titre indicatif. Mais la conception de l'ensemble et des détails tient compte d'une tolérance de fabrication de 2 millimètres. Suivant le maté riau employé pour la fabrication des tuiles ou des hourdis,cette tolérance pourra être augmentée ou diminuée si nécessaire, et il y aura possibilité de modifier en conséquence les dimensions extérieures des parties saillantes K, L et M du hourdis. A titre indicatif, le mariage des tuiles et des nervures K, L et M a été calculé comme suit. La face inférieure de l'amont de chaque tuile reposera sur la face.supérieure de la semelle 39, située aux extrémités du hourdis NSP et entre les nervures K, L et M (voir figures 23 et 27). Par contre, il restera un vide de 2 millimètres entre le sommet 24 de chaque partie de hourdis et le canal 33 situé sous le sommet de la tuile, à l'amont de celle-ci (voir figure 27 planehe IX). Ce jeu de 2 millimètres est prévu pour tenir compte de la tolérance de fabrication, et éviter ainsi une mauvaise portée des tuiles susceptibles de les fendre. Par conséquent, pour un matériau ne supportant qu'une tolérance de 4 millimètres au lieu de 2, il y aura lieu de diminuer la hauteur du hourdis NSP de 2 millimètres par rapport à celle représentée sur la figure I7, et de modifier la hauteur des crochets en conséquence. De même, le jeu entre la joue 23 de chaque nervure et la joue 92 de la tuile, se trouve être égal (mathématiquement) à un peu plus de 1 millimètre, mesuré perpendiculairement aux joues. En augmentant de 2 millimètres lé jeu indiqué à l'alinéa précédent, cella revient à augmenter le jeu entre les joues obliques 23 et 32 d'un peu plus de 1 milIimètre. Les joues des différentes parties K, L et M du hourdis sont différentes pour tenir compte de ltépaisseur prise par le recouvrement des tuiles. Les redents 22 sont situés sur les joues des nervures qui ne sont pas adjacentes à un recouvrement longitudinal des tuiles, alors que les joues 23 planes sont adjacentes à un de ces recouvrements. Ces redents 22 ont 4 utilités : lère utilité : éviter un désaxement des nervures : avec un entr'axe constant toujours sensiblement égal à 200 millimètres ou 400 millimètre-s, elles sont plus aisément calculables au point de vue section des armatures. 2ème utilité : augmenter le vide entre les tuiles et les nervures, en facilitant ainsi la ventilation de la sous-face des tuiles. 3ème utilité : faciliter le travail des ouvriers poseurs de tuiles, en signalant à ceux-ci l'emplacement des tuiles C de dessous : ces dernières, posées obligatoirement en ler sur chaque file horizontale, viennent toujours s'encastrer chacune sur une nervure L, qui comporte 2 redents 22 symétriques, Les tuiles D trouvent ensuite automatiquement leur place. 4ème utilité : permettre enfin, dans certains cas, un petit calage partiel latéral (des tuiles) au mortier maigre, reposé sur le redent 22. Ce petit calage peut être utile pour éviter une légère oscillation des tuiles, dans le cas de panneaux entièrement préfabriqués ( y compris la couverture) de grandes dimensions, devant être transportés à des distances relativement grandes. I1 n'est pas utile, dans le cas d'usine foraine ou proche du chantier, ou dans le cas de tuiles posées sur place. Dans le cas de tuiles assemblées par la méthode I, les tuiles B ou D, décalées de 15 centimètres, par rapport aux tuiles A ou C, ne reposent en aucun endroit sur la semelle 39 du hourdis, ni sur le sommet 24 des nervures Elles ne reposent que latéralement sur les joues 32 des tuiles A ou C. De ce fait, les calages partiels 38 en mortier maigre déjà signalés (figures 27 et 23) sous les sommets et sous les canaux des tuiles B ou X, sont utiles même dans le cas de pose des tuiles sur place. Dans le cas d'assemblage par la méthode II, lesdits calages 38 ne sont pas indispensables, sauf éventuellement, pour des tuiles -de plus grande longueur. d) Hourdis spécial N : Les tuiles A et B (figures I6, I8 et I9 des planches IV et V) sont utiles pour terminer correctement une couverture sur les rives, ainsi qu'on peut le voir sur la figure 77 (planche XVII). Elles peuvent également être utiles aux approches d'un refend, ainsi qu'il sera décrit au sujet de la figure 80, planche XVII (paragraphe VI, leur). Mais ces tuiles de complément augmentent le nombre de recouvrements lon gitudinaux. De ce fait, ainsi que l'on peut le voir en comparant les figures 16, I8 et I9 avec la figure I7, ces tuiles de complément entrainent un décalage des axes des tuiles, par suite de la nécessité d'augmenter la largeur de leur canal 33 et de leur sommet 3I, pour permettre l'encastrement de la nervure du hourdis NSP dans le canal de la tuile B, et dans la place laissée libre par les deux recouvrements des tuiles adjacentes (figure I6). I1 était possible d'augmenter encore davantage la largeur du sommet SI de la tuile B, afin d'éviter le hourdis spécial N, mais d'une part l'esthé- tique de la couverture risquerait d'en souffrir, et d'autre part, il ne serait plus possible alors de garder une largeur d'entr'axe des nervures, cons tante et toujours sensiblement égale à 20 centimètres, à 2 millimètres près, ce qui compliquerait les calculs de B.A. des nervures. Dans ces conditions, il est plus rationnel de prévoir un hourdis spécial N, différent des parties K, L et M du hourdis courant. Ce hourdis spécial est en outre de nature à aider le poseur de tuiles, et à lui rappeler la nécessité d'une tuile B au droit de la nervure N. La figure 16 représente ce cas et montre en outre que, lors de la pose des hourdis, la partie M du hourdis de gauche et la partie K du hourdis de droite doivent être enlevées par coupe, à la scie circulaire de chantier, au droit de la rainure IO dont la largeur de 6 millimètres et les emplacements ont été calculés (compte tenu du jeu) pour répondre aux différents cas des figures I6, I8 et I9. La figure I9 représente le cas d'une tuile A entre deux tuiles D. Ce cas ne nécessite pas la présence d'un hourdis spécial N.II ne nécessite que la suppression de la partie L du hourdis courant, ce qui constitue, par la suite, pour le poseur de tuiles un signal assez facile à comprendre. La figure I8 représente le cas d'une tuile A et d'une tuile B placées entre une tuile C et une tuile D. Ce cas exige d'intercaler entre la partie L et la partie M du hourdis courant préalablement coupé, le hourdis spécial N. La présence du hourdis N rappelle au poseur de tuiles, la nécessité d'une tuile B et l'amène obligatoirement à copier le vide entre cette dernière et la tuile D de droite (régulièrement positionnée entre les parties K et Z) par une tuile A. Il est utile de remarquer que l'ensemble K, L, M du hourdis courant est symétrique (figure I7) et peut donc indifféremment être posé dans un sens ou dans l'autre. Le hourdis spécial N correspond à un accident de couverture : il sera utile de le fabriquer avec une tolérance d'exécution en largeur légèrement plus grande, en ce qui concerne Ia saillie des semelles 39, ce qui a pour résultat d'augmenter légèrement le jeu 21, afin d'éviter des possibilités de désaxement. A ce sujet, les gabarits en bois dont il a été question lors de la-description de la mise en place des hourdis NSF, sont indispensables pour éviter des désaccords avec les tuiles. Ces gabarits, prévus les uns pour le cas courant et les autres pour les 3 cas spéciaux des figures I6, 18 et 19, seront posés en tenant compte du plan de pose des hourdis, lequel sera conçu d'après une étude de distribution des tuiles, elle-même basée sur les emplacements des accidents de couverture. Remarque : La correspondance entre les tuiles et les hourdis NSP a fait l'objet d'une étude précise, afin de trouver l'enveloppe limite de l'ensemble des saillies supérieures de ces hourdis, en tenant compte du jeu pour tolérance de fabrication. Le dessin du pourtour des hourdis représente cette enveloppe.Pour tout matériau de fabrication des hourdis ou des tuiles nécessitant une tolérance plus grande, il suffira de descendre l'enveloppe limite en augmentant le jeu en conséquence. De même, en cas de crainte quelconque due par exemple aux possibilités de la main d'oeuvre locale, il sera toujours possible également de baisser légèrement cette enveloppe limite, et d'augmenter la hauteur des crochets en conséquence. Vl - La mise en place des panneaux préfabriqués surkhantier et les raccordements de couverture : La planche XVII, à l'échelle de I/IO, représente les détails de liaisonnement des panneaux préfabriqués avec les poutres en B.A. ou les chaînages en B.A. sur les murs de refend et de façade. Toutes les armatures de B.A. en acier, représentées sur les dessins ne le sont qu'à titre purement indicatif, un calcul devra être fait pour chaque cas, tant pour les armatures que pour les sections et le dosage des chainages et poutres. La description qui suit est relative au cas de panneaux préfabriqués y compris la couverture. Elle passera en revue successivement les liaisonnements avec les murs de refend, avec les murs de façade à l'goût de toiture, puis les avants-toits et enfin la- liaison de deu-versans au faitage, tous travaux qui, dans les faits, seront réalisés à peu près simultanément, mais dans l'ordre suivant, après la mise en place de chaque panneau :Liaison d'abord avec le chainage-horizontal d'aval, ensuite avec les chainages rampants et enfin avec le chainage horizontal d'amont. Les dessins de la planche XVII et leur description sont faits pour les tuiles à recouvrement A, B, C et D, mais le principe est le même avec les tuiles à emboitement. I- Murs de refends transversaux perpendiculaires au faitage Figure 80. La distribution des tuiles sur deux panneaux (adjacents et reposant sur le même refend transversal), doit être étudiée sur le plan de pose en concomitance, de telle manière que la tuile. II8 de raccordement (en pointillé) soit obligatoirement une tuile de dessus D, afin de faciliter ce raccordement. Dans ce but, il sera parfois nécessaire de prévoir sur l'un ou l'autre des panneaux et quelquefois sur les deux, l'interposition de tuiles de complément destinées à permettre de terminer le panneau par une tuile C (ou une tuile A) destinée à recevoir la tuile D, I18. Les tuiles de complément seront, soit une tuile A, soit une tuile B, soit la combinaison de ces 2 tuiles, ou toute autre combinaison utile. Ce travail préalable de bureau d'études serait facilité par l'utilisation de grilles toutes prêtes pour différentes largeurs de panneaux modulées de IO en IO centimètes. Une autre solution, suscep-tible de donner plus d'aise, lors du bétonnage du chainage rampant supérieur I20, est de terminer chaque panneau, non par une tuile C, mais par une tuile D, non posée lors de la pre--fabri- cation des panneaux. La tuile 118 serait alors une tuile. C. L'ensemble de ces 3 files de tuiles serait posé en raccordement sur le refend, après exécution des travaux de liaisonnement. Le dessin de la figure 80 représente le cas d'utilisation de l'élément fixant FR. I1 est indispensable d'arrêter sur chaque panneau préfabriqué, les éléments FR,de telle manière qu'il reste entre ces 2 panneaux la place pour un hourdis FR (n0119 en blanc sur la figure), soit de 20, soit de 30 centimètres de largeur, au droit du mur de refend.En cas de fixation des tuiles par éléments NP ou Elles hourdis NP ou FP de 60 centimètres de longueur, à 3 nervures pouvant être coupés en 3 parties de 20 centimètres chB- cune (figure I4 planche III et figure I2, planche II) et compte tenu en outre de ltexistence d'un hourdis de complément de IO centimètres comme indiqué dans la description de ces hourdis, il est possible de réserver la place du hourdis II9 de 20 ou 30 centimètres de largeur. En cas de fixation des tuiles par hourdis NSP, les panneaux préfabriqués situés à droite et à gauche du refend (figure 80), auront, lors de leur préfabrication, leur hourdis d'extrémité NSP, amputés, l'un de sa partie M, autre de sa partie K (voir figure I7, pl.IV) lesquelles seront placées par la suite, avant la pose de la tuile II8. Lors de la préfabrication, la dalle de répartition 35 sera interrompue au droit des éléments fixants (FR, EP, NP, NSP) manquants. Avant la pose des panneaux préfabriqués, le chainage en B.A. I50 (ou éventuellement une poutre en B.A. rampante) sera coulé jusqu'à l'arase inférieure des panneaux, en laissant dépasser de cette arase, un cadre en acier rond ou Tor I2I (non compris les aciers longitudinaux supérieurs). Chaque panneau préfabriqué sera ensuite posé sur un madrier provisoire II2 rampant, qui pourra soit faire partie du coffrage du chainage I50, soit être posé après le décoffrage des joues de ce dernier. Dans le cas de Ia figure 80, les hourdis inférieurs du panneau préfabriqué, sont les hourdis NSH : il sera donc nécessaire de boucher les vides existants entre les nervures saillantes, soit en briques creuses 59, soit en coupons de hourdis 60, maçonnés sur l'arase supérieure du chainage I50, ainsi qu'il a déjà été précisé dans les paragraphes précédents,au sujet par exemple de la figure 27, planche IX. I1 sera ensuite procédé à la mise en place des aciers longitudinaux supérieurs (de la partie de chainage I20) en aciers ronds ou Tor ligaturés sur les cadres I2I. te béton I20 sera ensuite coulé et la dalle de répartition raccordée; l'élément fixant II9 (préparé à l'avance) sera ensuite calé et scellé sur le béton encore mou I20, par ses épingles 28 et ceci quel que soit le type de l'élément fixant. Il sera prudent de recouvrir cet élément fixant II9 d'une planche épaisse chargée, pour le maintenir correctement en place. Vingt quatre heures après, les tuiles de raccordement II8 pourront être posées et fixées par leur crochet. 2 - Murs de refend longitudinaux parallèles au faitage (- poutres B.A. parallèles au faitage): Figure 78.La technique est à peu près la même que dans le cas précédent. La figure représente le cas FR/NCî,mais le principe serait à peu près le même avec d'autres types de support ou d'élément fixant, compte tenu des techniques propres à chacun d'eux, et par exemple compte tenu que les éléments NP, NF et NSP ont leurs nervures perpendiculaires au faitage (contrairement à l'élément FR) et que ce sont les aciers de ces nervures et de la dalle de répartition qui resteront noyés dans le béton I27, à la partie supérieure de celui-ci. I1 s'ensuivra quelques différences de détail en ce qui concerne par exemple le raccordement des hourdis de fixation des tuiles. Lors de la préfabrication, les tuiles A, B, C et D des files I22 et I24 et au moins les tuiles B et D (tuiles de dessus) de la file I23 ne seront pas posées. L'élément fixant I25 ne sera non plus pas posé et la partie de dalle de répartition 126 ne sera pas coulée. Le chainage I28 (ou s'il y a lieu la poutre I28) sera coulé avant la pose des panneaux, en laissant dépasser des cadres I29 en aciers ronds ou Tor (non compris les aciers longitudinaux supérieurs). Le coulage du béton 128 sera arrêté environ I à 2 centimètres plus haut que l'arase inférieure des panneaux. Après durcissement suffisant du béton I28, les panneaux seront posés, en commençant par celui d'aval, sur les madriers II2, comme précédemment. La pose du panneau d'amont donnera un peu plus de difficultés, la petite butée de 1 à 2-centimètres offerte par l'arase supérieure du béton I28 durci n'étant suffisante (jointe au frottement sur les refends transversaux) que pour empêcher, pendant un délai relativement court, le glissement du panneau supérieur. Il sera donc utile de ne poser le panneau amont que lors que le béton du chainage (maintenant le panneau inférieur) à l'égoût de toiture sera suffisamment durci. Entre le panneau inférieur et le panneau supérieur, il sera prudent, dès la pose de ce dernier, de placer par intervalles, des cales en béton légèrement armé préfabriquées, passées entre les cadres I29 dépassant du béton I28. Ces cales resteront ensuite noyées dans le béton I27. Il serait utile de placer des cales analogues sur les re fends transversaux entre les cadres I2I du chainage I50 et les aciers des nervures horizontales du support (voir figure 8û). A ce sujet il est utile de ne placer les aciers longitudinaux supérieurs du chainage I27 (figure 78) qu'après mise en place des panneaux et des cales préfabriquées en béton, et juste avant le coulage du béton 127. Les calculs de B.A. amèneront souvent à doser ce béton I2T à raison de 400 kilogrammes de CFA 2I0/325 par mètre cube, et même parfois nécessiteront l'utilisation de ciments à haute résistance initiale pour ce béton de raccordement. Dans le cas de la figure 78, le support est du type NCI, à quadrillage de nervures B.A., dont les aciers I56 resteront pris dans le béton I27, tandis que les aciers des nervures parallèles au faitage, resteront noyés dans le béton du chainage du refend transversal. Après le coulage du béton 127, et du raccordement 126 de la dalle de repartition, la pose et le calage des éléments fixants de raccordement demanderont la même précaution que celle décrite pour la figure 80 afin de maintenir cet élément fixant correctement en place. Vingt quatre heures après, il pourra être procédé au raccordement des tuiles qui se fera dans l'ordre suivant a > Pose des tuiles A et C (tuiles de dessous) de la file I22, par dessus les tuiles A et C de la file I23, ce qui sera posai ble, les tuiles B et D (de dessus) de la file I23, n'ayant pas été posées lors de la préfabrication. b) Pose des tuiles A et C de la file I24, en les enfilant sous les mêmes types de tuiles de la file supérieure, où elles se caleront soit contre le ressaut de l'élément FR, soit contre le crochet de la file de tuiles supérieure, puisque lors de la préfabrication des panneaux toutes les tuiles du pourtour des panneaux auront été fixées. c) Pose des tuiles B et D (de dessus) de la file I23 d) Pose des tuiles B et D de la file I24, en les enfilant sous les mêmes types de tuiles de la file supérieure. Elles se caleront contre les tuiles A et C de la file supérieure, dans le cas d'assemblage I, et contre la découpe biaise des tuiles A et C de la file supérieure, dans le cas d'assemblage 11. 3'- Murs de façade à l'égoût de toiture : La figure 81 repre- sente le cas FP/NE, mais le principe serait sensiblement le même pour d'au- tres cos, compte tenu des techniques propres à chacun. La figure 81 prévoit un avant-toit en béton armé I55 coffré et coulé sur place, dont la forme a été choisie au hasard, à titre purement indicatif.Le travail de liaison serait sensiblement le même quelles que soient la forme, l'épaisseur et la saillie de l'avant-toit.Le cas dtavant-toit à ossature en bois n'est pas traité : il entre dans le domaine traditionnel et demande alors un dessin de détail entrant dans le cadre de l'étude du Mat- tre de l'Oeuvre, et tenant compte que l'emplaeement-du béton 141 doit obligatoirement être réservé à ce béton Quel que soit le type davant-toit (bois ou béton armé) le chainage I46 + I4I, doit faire l'objet d'un calcul de B.A. Les tuiles de la rangée I43 et les hourdis de fixation I45 ne doivent pas être posés sur le panneau préfabriqué, lors de la préfabrication de ce dernier, et de même la dalle de répartition doit être arrêtée à l'alignement de l'amont du hourdis I45 (la partie I17 de ia dalle de répartition ne sera pas coulée). Après coffrage et ferraillage du chainage et de l'avant-toit, le béton I46 est coulé et arrêté 2 centimètres au-dessous de l'arase inférieure du panneau préfabriqué. Les cadres I47 en aciers ronds ou Tor dépasseront du béton I4ff mais ne comporteront pas encore leurs aciers longitudinaux supérieurs qui seront mis en place juste avant le coulage des bétons I4I, I55 et II7. Lorsque le béton I46 sera suffisamment dur, le panneau sera posé sur le madrier provisoire II2, et les aciers 156 du panneau, enfilés dans l'emplacement du béton I4I. La butée du panneau sur la saillie de 2 centimètres envornontedmu béton I46 n'est pas suffisante, jointe au frottement, pour em pêcher/le glissement du panneau. De ce fait, ce dernier devra être retenu par des étais provisoires en bois, placés avant la pose du panneau et fixés sur la partie supérieure (laissée en saillie) du coffrage de l'avanttoit 155, coffrage exécuté solidement en conséquence.Ces étais provisoires seront enlevés une fois les bétons I4I et 155 suffisamment durcis et les vides (laissés en partie supérieure du béton I4I par leur enlèvement), seront remplis de béton. Les calculs de B.A. amèneront dans la plupart des cas à doser les bétons I4I et I55 à raison de 400 kilogrammes de ciment par mètre cube, et nécessiteront souvent l'utilisation de ciment H.R.I. Une fois les étais enlevés, les 2 hourdis de fixation I45 en bordure de l'avant-toit seront scellés tout simplement sur les bétons I4I, I17 et I55 durcis, et calés sur le rebord de l'avant-toit. Le hourdis d'extrémité sera coupé à la demande, en laissant subsister l'encoche 36 ou la rainure I9 destinée au crochet 98. Le calage I48 au mortier de ciment, arasé à la règle, et faisant of fice de chanlatte, sera réalisé avant la pose des tuiles I42 et 143. Les vides situés sous les sommets des tuiles pourront, éventuellement, être bouchés ensuite au mortier maigre comme indiqué par le pointillé I49, ce qui a d'ailleurs l'inconvénient de diminuer la ventilation de la sous face des tuiles. Les gouttières, s'il y a lieu, devront être fixées sur supports scellés. 4-Avants-toits préfabriqués : Les supports les plus ration nels pour ces avants-toits sont du type NCI ou du type NC2. Le principe consiste à laisser au droit des murs de façade, dans le panneau préfabriqué des vides destinés au liaisonnement du panneau avec le chaînage des murs. Avec le type NC2 chacun de ces vides sera obtenu en ne posant pas de hourdis 8 entre 4 nervures 7 (figure 9, planche I) lors de la préfabrication du panneau. Avec le type NC1 chaque vide sera obtenu en n'utilisant (sur le pourtour de ce vide) que des nervures isolées 6 (voir figures IO, 4 et 3 de la planche I). I1 est toutefois possible d'utiliser aussi des hourdis NH et NSH, en confectionnant, lors de la préfabrication des panneaux, des trémies limitées par 4 chevêtres en B.A. La description et les dessins sont basés sur l'utilisation des hourdis NC2, mais compte tenu de ce qui précède, le principe sera le même pour les autres types de hourdis. Deux cas principaur sont décrits : Avants-toits à l'dégoût de toiture et Avants-toits sur les rives des pignons. a) Avant-toit préfabriqué à l'égoût de toiture : Figure 79. Le panneau de toiture et l'avant-toit sont préfabriqués ensemble. Au droit du mur de façade, les emplacements I3I, situés chacun entre 4 nervures 7, ne reçoivent pas, en cours de préfabrication, les hourdis 8, et restent vides. On supprime ainsi tous les hourdis 8 situés à l'aplomb du mur de façade, ou un hourdis 8 sur deux ou sur trois, suivant l'importauee de la poussée oblique effectuée par le support sur le-mur de façade. Mais les nervures 7 quadrilles sont toutes conservées.La partie I30 de la dalle de répartition située à l'aplomb de chaque hourdis 8 supprimé, n'est pas coulée. ie même, les hourdis de fixation I29 (en blanc sur le dessin) ne sont pas posés On obtient ainsi un panneau préfabriqué comportant un certain nombre de trémies I3I qui permettront l'ancrage du panneau sur le mur de façade. Si l'importance de la saillie de l'avant-toit est grande, les rangs de hourdis de fixation situés sur la partie en saillie peuvent être posés en cours de préfabrication. Si cette saillie est faible, on peut avoir intérêt à ne les poser qu'après mise en place du panneau sur chantier. De même,dans le cas de la figure 79, il y a sans doute intérêt, vu la saillie relativement faible, à ne pas poser, lors de la préfabrication, non seule ment les tuiles I39 et I40, mais également les tuiles I38. Sur le chantier, le chaînage I33 (ou la poutre I33) sera coulé d'abord et arrêté à l'arase inférieure du panneau préfabriqué. Des cadres I34, en acier rond ou Tor, de section calculée, dont certains parallèles au mur de façade, dépasseront du béton 133. Une fois ce béton suffisamment durci, le panneau préfabriqué sera posé et calé aux niveaux exacts sur les madriers provisoires II2, les nervures 7 perpendiculaires au faitage reposant en outre sur l'arase oblique du béton I33.Dans certains cas de pente faible, le frottement de ces nervures sur le béton I33 peut être suffisant pour s'opposer au glissement du panneau. Mais des étais extérieurs seront toutefois nécessaires pour la plupart des cas. Une fois le panneau correctement en place, les vides I3I seront remplis de béton. Un ancrage solide nécessitera dans la plupart des cas pour ce béton I3I, un dosage de 400 kilogrammes de ciment CFA par mètre cube, mais en outre il sera souvent nécessaire d'utiliser du ciment à haute résistance initiale H.R.T. Ce béton sera coffré à la partie inférieure par les madriers 112 et éventuellement un coffrage complémentaire I32. La partie I30 de la dalle de répartition sera également coulée puis les hourdis fixants I29 mis en place sur le béton encore mou. Le calage I54 à l'égoût de toiture sera également en béton de ciment et aura été coulé lors de la préfabrication. Si le premier rang de hourdis FR n'a pas été posé lors de la préfabrication, il sera simplement scellé sur la dalle de répartition et calé par le béton I54. Vingt quatre heures après, les tuiles pourront être posées en raccordement. Les gouttières, s'il y a lieu, seront fixées sur supports scellés. Au cas où il serait prévu un chéneau en béton armé, il pourrait être coffré et coulé lors de la préfabrication, et solidement liaisonné à la dalle de répartition, la finition intérieure du chéneau (pentes par exemple, ou tasseaux, berceau et zinc) étant exécutée sur le chantier. b) & ants-toits préfabriqués sur les rives des pignons Figure 77. Même principe que ci-avant. Après pose des panneaux préfabriqués NC2, sur le béton II3 déjà dur du chainage, coulage du béton 116 (convenablement dosé suivant les calculs et souvent avec utilisation de ciment H.R.I.) dans les vides laissés par l'absence des hourdis 8, entre les nervures croisées 7. Les cadres 114 en acier rond ou Tor en dépassement du chainage 113 resteront noyés dans le béton I16. Ensuite, coulage du raccordement de la dalle de répartition, pose des hourdis fixants II5 en raccordement sur le béton encore mou, et 24 heures après, pose des tuiles de raccordement. A ce sujet, si l'avant-toit n'a pas une forte saillie, (cas de la figure 77 par exemple) il est préférable de ne poser les tuiles I53, 135, I36 (et même I37 dans le cas de la figure 77) qu'après pose et ancrage du panneau sur le mur. Si au contraire, l'avant-toit a une saillie relativement forte (à partir de 1 mètre par exemple), il est possible de poser les tuiles (sur la partie en porte à faux) lors de la préfabrication, en ne laissant libre que l'emplacement des tuiles situées au-dessus du mur. Mais alors, il est indispensable que le raccordement avec les tuiles déjà posées en préfabrication, soit prévu avec des tuiles de dessus D ou B, comme dans le cas de la figure 80 par exemple (tuile Il8). La distribution des tuiles doit être conçue en conséquence. Par contre, quelle que soit Ia saillie de l'avant-toit, il est indispensable que la tuile de rive I53 soit une tuile B ou une tuile D, et la distribution des tuiles doit être étudiée en conséquence.Sur la figure 77, la disposition des tuiles a été volontairement étudiée afin de ne pas terminer avec une tuile D pour montrer la nécessité, dans certains cas, d'utiliser l'association d'une tuile A et dtune tuile B pour terminer correctement La figure 77 représentant le cas où les tuiles de l'avant-toit ne sont pas posées en préfabrications mais sur place, le calage I52 sous la tuile I53, a été représenté en briques creuses, mais il serait préférable quand même que ce calage soit en BA. Par contre, dans le cas ou les tuiles de l'avant-toit sont posées en préfabrication, il est alors indispensable que le calage I52 soit en béton arme, réalisé lors de la préfabrication et li aisonné avec la dalle de répartition 35, Ie hourdis FR ayant alors été arrêté avant le calage 152, ou coupé à la demande. c) Remarques : Dans les figures 77 et 79, l'axe des hourdis absents II6 et I3I tombe approximativement à cheval sur le mur de façade, ce qui simplifie le travail. Dans le cas où ce serait la nervure horizontale 7 qui tomberait sur le mur de façade, le principe serait le même, mais le travail un peu plus compliqué, nécessitant parfois de laisser libre, lors de la préfabrication, la place de 2 hourdis, un de chaque côté de la nervure. Enfin, il est possible, lors de la préfabri-cation, d'enduire au moins la face verticale des avants-toits. Dans le cas d'usine de préfabrication hautement industrialisée, la face horizontale inférieure de l'a.vant-toit peut également être préenduite, après retournement des panneaux et avant pose des tuiles. 5*-Liaisonnement des panneaux préfabriqués au faitage Figures 75 et 76 (planche IVII} et figure 82 (planehe XVIII). Il est indispensable de prévoir, sous le faitage, une poutre 104 en B.A., appuyée sur les murs de refend transversaux ou sur des poteaux en B.A. les cadres I68, en acier rond ou Tor, de section calculée, dépasseront de l'arase supérieure de cette poutre. Lorsque le béton I04 sera devenu suffisamment résistant, les panneaux préfabriqués pourront être posés, soit sur la poutre ellenême, en prenant appui sur celle-ci de quelques centimètres, soit mieux, sur des madriers provisoires type I12 des cas précédents. Lors de la préfabrication, les parties I09 de la dalle de répartition n'auront pas été coulées, les hourdis fixants IIO et les tuiles I5I n'auront pas été posés. Une fois les panneaux préfabriqués corectement liaisonnés aux appuis inférieurs (figures 78 ou 81) et sur les refends transversaux, les aciers longitudinaux I67 en acier rond ou Tor de section convenable sont posés et le béton I08 sera coulé et-arasé au niveau inférieur de la dalle de répartition, les aciers I58 du support restant noyés dans le béton I08. Les chevrons I06 ou 111 avec leur fixation en fer plat I79 (vissé sur les chevrons, et terminé en queue de morue) seront posés et calés correctement au niveau convenable, niveau à définir exactement comme il sera vu au paragraphe suivant. Les. parties I09 de la dalle de répartition et le béton 107 seront alors coulés. Puis les éléments FR (dont les nervures 44 auront été coulées à l'avance, avec leurs épingles 28 saillantes en acier) seront posés sur le béton encore mou. Ensuite, après coulage du béton I73 (figure 82) qui calera définitivement les hourdis FIL et les chevrons, il pourra être roeéde 24 heures après, à la pose des tuiles I5I et des tuiles faîtières. Les bétons I07, I08 et I09 demanderont dans la plupart des cas à être dosés à 400 kilogrammes de CFA 2I0/325 par mètre cube, et souvent, I'utili- sation de ciment H.R.I. sera nécessaire. Remarque : Les figures représentent la combinaison FB/NCl, mais le principe général serait sensiblement le même avec d'autres combinaisons, compte tenu des techniques propres à chaque type de hourdis. Par exemple, avec les combinaisons NP/NH, FP/NH ou NSP/NSH, la partie de dalle de répartition I09 serait coulée lors de la préfabrication et les éléments fi gants supérieurs 110 (NP, EP ou NSP) seraient posés lors de la préfabrica- tion et arrêtés à l'extrémité du panneau support. Les aciers I56 des figures 76 et 75 se trouveraient alors au-dessus de la dalle de répartition, seraient coudés à la demande et noyés dans les bétons I73, I07 et I08. Les aciers de la dalle de répartition devraient également être noyés dans les bétons 107 et I08. Les tuiles I5I seraient calées à leur amont par du mortier maigre. 6ième Remarque - Dans le cas de préfabrication des panneaux supports seulement, avec pose des tuiles sur le chantier, les techniques de liaisonnement décrites aux paragraphes I. à 5. ci-ayant et représentées sur la planche XVII restent les mêmes. La distribution des tuiles ne deman de plus à être étudiée au droit des refends pour permettre le raccordement (par exemple tuile 118 de la figure 80). Mais elle demande encore à être étudiée sur les rives qui doivent toujours être terminées par une tuile D ou une tuile B (figure 77). Dans le cas de réalisation en traditionnel évolué, ce ne sont. plus les panneaux qui sont mis en place, mais les -éléments séparés, ainsi qu'il sera décrit au paragraphe VIII 2 ci-après. Mais les dessins de détail de la planche XVII restent sensiblement les mêmes. 7w- Trémies : I1 est possible d'établir, en cours de préfabrication, des trémies dans les panneaux, pour le passage des conduits de fumée et souches de cheminées.Ces trémies seront entourées de chevêtres en B.A. liaisonnés aux nervures du support. Le raccordement des tuiles sur place autour de ces trémies ne présentent, dans la plupart des cas que peu de difficultés et s'inspire des indications données ci-avant. VII - Les tuiles faitières : (Planche XVIII et figures 75 et 76 de la planche XVII) sont conçues pour s'adapter uniquement qu'aux tuiles courantes déjà décrites et leur sont donc complémentaires. La tuile faitière a été prévue pour un éventail assez large de pentes de toiture. Les pentes indiquées ci-dessous sont les pentes théoriques(pente du support). Sur la figure 82, la couverture a été dessinée avec une pente moyenne (environ 42 s3. Sur la figure 75, la pente est de 34 ffi environ et sur la figure 76, de 65 % environ. Sur la figure 82, les traits mixtes I58 et I59 représentent les tracés respectifs de la face supérieure du sommet 3I, et de la face supérieure du canal 33 de la dernière tuile, pour une pente théorique de 25 * environ. Les traits mixtes IBO et 161 représentent les mêmes tracés pour une pente théorique de 65 ffi environ. Ces deux pentes sont les limites extrèmes d'utilisation de la tuile faitière représentée sur la figure 82. Mais il est quand même conseillé de ne pas. trop stapprocher de ces limites : il est plus prudent de rester dans un éventail de pentes théoriques, situé entre 30 et 60 *, déjà fort appréciable.En dehors de cet éventail, le profil en coupe de la tuile faitière de la figure 82, peut assez facilement être mo difié pour s'adapter à d'autres pentes : au-dessous de 30 %, diminuer la hauteur des languettes I7I (figure 83) décrites ci-après; au-dessus de 60 ffi augmenter la largeur du sommet de la faitière et augmenter la hauteur des languettes 171. Deux variantes de tuile faitière sont prévues sur la même forme générale de base : une à simple recouvrement inspirée des tuiles A, B, C et D, et fabriquée à la filière; l'autre à emboitement, inspirée des tuiles Aî, Bl, F et G et fabriquée à la filière et à la presse. I- Tuile faitière à simple recouvrement : Figures 82, Coupe brisée transversale - Figure 83 : coupe longitudinale - Figure 84 : vue de face. Cette faitière affecte en coupe assez sensiblement l'allure d'un toit à la Hasard et comporte un sommet (correspondant aux terrassons)composé de 2 pentes légères 165, et deux joues I66(correspondantes aux brisis) Les joues 166 sont découpées en languettes 171 destinées à pénétrer dans la partie creuse en canal des tuiles du versant. Ces languettes ont un contour courbe, étudié en fonction de l'enveloppe limite I70 des canaux des tuiles du versant.Cette enveloppe limite tient compte des différentes combinaisons possibles entre les tuiles A, B, C et D, et ceci dans les cas les plus défavorables en ce qui concerne l'éventail de pentes de toitures précitées. Les languettes 171 ont été conçues en tenant compte des deux remarques suivantes : a) Plus la pente du versant est faible, et moins le vide en bas, entre la languette de la faitière et le canal de la tuile doit être grand, afin d'éviter la pénétration d'humidité par l'action du vent chassant plus facilement liteau sur une pente faible. b) Plus la pente est forte, et plus le haut de la tuile courante à tendance à stéearter de l'axe du toit et par conséquent à laisser pénétrer l'humidité par en haut. Donc moins le vide du haut entre le sommet de la tuile courante et la partie concave séparant deux languettes de la faitière doit être grand. Tout ce qui précède revient à dire que les languettes ne s'encastreront presque jamais exactement dans le canal des tuiles courantes. Il sera donc nécessaire d'obturer, au mortier maigre ou mieux, au mastic bitumineux clair, le joint I57 qui subsiste entre les tuiles courantes et les tuiles faîtières. La tuile faitière n'est en effet pas conçue pour être scellée totalement au mortier, comme le sont les faitières classiques que les couvreurs remplissent en général totalement ou presque de mortier, empêchant ainsi toute ventilation de la sous-face des faîtières, ce qui rend impossible l'évaporation de l'humidité ayant pu éventuellement pénétrer par une continuité accidentelle du joint au mortier ou de l'embarrure. La coupe brisée de la figure 82 montre que la sous-face de la faitière est ventilée par les vides 50 des sommets et des canaux des tuiles du versant. Par contre les vides I62 et I63 du sommet de la faitière ne sont pas destinés à la ventilation. La fonction du vide I63 est de permettre la firation de la tuile. Mais en outre, le vide I83 et les vides I62 permettent le recouvrement des tuiles faitieres sans faire appel à la conicité de ces dernières. En effet, les contours extérieur et intérieur de la faitigre sont égaux et superposables par translation, sur le même principe que les tuiles à simple recouvrement C et D. De ce fait, le vide I63 (après pose du crochet de fixation), les vides Igue, ainsi que le jeu I64 (éventuel entre 2 faitières et dû à la tolérance de fabrication) doivent être, après la pose, soigneusement lutés au mortier de chaux, ou, mieux, au mastic bitumineux clair sur la partie restée extéfleure, c'est-à-dire à l'amont de chaque faitière. Les faitières doivent être posées, autant que possible, en sens contraire des vents de pluie, et par exemple, sur la figure 83, ces vents sont censés venir de la droite.Le recouvrement prévu est de 15 centimètres. Les faitières seront fixées par des crochets I69 conçus comme ceux des tuiles de versants (planche XVI), en fer galvanisé ou mieux en acier galvanisé de I millimètre d'épaisseur et 6 millimètres de largeur. Chaque crochet sera cloué ou vissé sur la face supérieure I80 (figure 83) du chevron 106, avant la pose de la tuile L'autre extrémité du crochet est munie d'une pince analogue aux pinces IOI de la planche XVI, mais dont les 2 parties auront un écartement plus large de 2 millimètres I/2 que celui des pinces IOI, pour tenir compte que les parois du sommet des faitières sont plus épaisses que celles du sommet des tuiles courantes.L'extrémité de la pince sera insérée dans le vide 163 du sommet de la faitière, au moment de la pose due celle-ci. Le crochet 169 est prévu avec une partie oblique pouvant offrir une certaine élasticité, susceptible de permettre un peu de marge, dans le cas ou l'emplacement du clouage du crochet, se trouverait au droit du fer plat 179 servant à la fixation du chevron 106. I1 est d'ailleurs facile de calculer, avant la pose de ce fer plat, l'emplacement des fixations des crochets pour éviter cet inconvénient. En outre, cette partie oblique du crochet permet également de pallier le cas éventuel où la face supérieure I80 du chevron 106 n'aurait pas été positionnée exactement au niveau requis. Le positionnement du chevron 106 dépend de la hauteur du crochet, mais surtout de la pente des versants. Les tracés I58, I59, 160 et 16I (figure 82) montrent que le niveau de la faitière est plus élevé avec une pente fai bIc qu'avec une pente forte. I1 sera donc nécessaire d'étudier chaque cas en détail pour définir exactement le niveau du chevron, ou bien de placer d'office toujours le chevron 106 au point le plus bas (correspondant à la pente la plus forte), et une fois les versants terminés, de clouer sur le chevron I06 une fourrure en bois de hauteur convenable trouvée empiriquement sur place. I1 n'est pas indispensable de fixer par crochets toutes les faitières. Compte tenu de l'opposition apportée par les languettes I7I au mouvement longitudinal des faitières, et compte tenu qu'une faitière fixée, empêche le soulèvement de celle qu'elle recouvre, il est possible de ne fixer qu' une faitière sur deux ou sur trois. Il en résultera d'ailleurs une plus grande facilité pourle remplacement d'une faîtière fendue, ou d'une tuile courante recouverte par une faitière. L'enlèvement d'une faîtière s'effectuera par coupe, avec une petite tenaille, de la pince IOI. La faitière de remplacement devra, préalablement à sa pose, subir la coupe de la languette aval I83 située sur le recouvrement (emplacement de la coupe NN sur la figure 83).En soulevant la faitière voisine (à droite sur le dessin) ce qui est possible, vu le jeu existant en général entre les languettes et les tuiles courantes, il sera possible d'en- filer la faitière de remplacement sôus la faitière de droite. Remarque : Ce principe de faîtière, fixable par crochet, est nouveau. Il en est de même de la possibilité de recouvrement, sans conicité des tuiles faîtières. 2'- Tuiles faitières à emboitement : Figure 85 (eoupe longitu dinale) et figures 86 et 87. Elle est inspirée de la précédente au point de vue général, et des tuiles F et G au point de vue emboitement. Ce dernier est obtenu sur le sommet par un ressaut I75 et un redentI?6,Sur les joues, il est obtenu par un ressaut I77 et un redent I78, tous deux de saillie plus faible que celle du ressaut I75 et du redent 176. L'emboitement sur les joues est donc moins parfait que sur les sommets, cè qui n'est pas gênant, vue la forte pente des joues :en cas de.pénétration d'eau dans l'emboîtement des joues, elle coulera dans ce dernier jusqu'au sommet des tuiles courantes. Ces faitières à emboitement-étant prévues pour les tuiles à emboitement F et G, le redent 83 situé en amont de ces tuiles, empêchera l'eau de pénétrer derrière ces tuiles F et G, elle descendra le long de l'emboîtement des joues de ces tuiles et s'évacuera par l'entaille 92 de ces dernières; il sera donc utile de ne pas boucher entièrement de mastic bitumineux le joint entre le bas de la languette de la faitière et le canal de la tuile courante au droit de l'entaille 92. L'emboitement entre 2 faitières n'est pas obtenu grâce à la conicité des tuiles, mais de la même manière que pour les tuiles F et G.Les ressauts 175 et I77 et les redents 176 et 178, sont, à l'amont de la faitière, saillants sous celle-ci, et leur saillie extrème forme un contour concave. A l'aval de la faîtière, se trouvent les mêmes ressauts et redents, mais saillants au-dessus de la faitière, et leur saillie extrème forme un contour convexe. Le contour extérieur convexe de la saillie extrème des ressauts I75 et 177, à l'aval de la faitière est exactement égal au contour intérieur concave du dessous de la faitière sans sa partie courante : ces deux contours sont superposables par translation et s'emboitent donc parfaitement. De même, le contour intérieur concave de la saillie extrème des ressauts I75 et I77, à l'amont de la faitière, est exactement égal au contour extérieur convexe du dessus de la faitière, dans sa partie courante : ces deux contours sont superposables par translation et s'emboîtent donc parfaitement. I1 y a évidemment nécessité de tenir compte dans l'emboîtement théoriquement parfait des contours précités, du jeu imposé par la tolérance de fabrication Le principe d'emboitement est donc exactement le même que celui des tuiles F et G, mais avec des dimensions différentes, et compte tenu que la possibilité de retournement des tuiles (comme pour les tuiles F et G) n'a aucun intérêt dans le cas des faitières. La fixation des faitières se fait par crochet I74 (semblable au crochet I69 des faitières à simple recouvrement au point de vue fixation sur la face supérieure I80 du chevron I06), mais la pince est semblable (mais de dimensions différentes) à la pince I03 de fixation des tuiles F et G (figure fit). Le crochet passera également dans une entaille (venue à la presse), prévue dans le redent 176 d'amont et semblable à l'entaille 92 des tuiles F et G (planches XIV et TV). La fixation par crochet devra être opérée sur toutes les faitières. L'enlèvement et le remplacement d'une faitière à emboitement est en effet plus facile que pour les faitières à recouv-rement. I1 est possible d'améliorer le système de fixation en utilisant le principe signalé au dernier alinéa du paragraphe V, 30 a) ci-avant (lignes 7 à 16 de la page 45) au sujet des crochets des tuiles à emboitement. Il y a lieu de signaler que le tracé du contour des languettes de la tuile fnitière à emboitement a été basé sur l'enveloppe limite établie pour la faitière à simple recouvrement. Les tuiles C et D ayant pas exactement la même enveloppe limite que les tuiles F et G, il peut être utile, pour un meilleur mariage entre les languettes des faitières à emboitement et les canaux des tuiles F et G, de modifier légèrement le tracé de ces languettes, par la méthode empirique. Remarque : Ce principe de faitière à emboitement est nouveau. I1 en est de même de la fixation par crochet, et de la possibilité d'emboitement, sans conicité des faitières. VIII - Différents modes de mise en oeuvre correspondants aux différents secteurs du bâtiment. I- Secteur "traditionnel proprement dit": Utilisation seulement de la couverture proprement dite, posée sur charpente bois, comme il a déjà été indiqué. Cependant les éléments fixants FR ou FP peuvent être utilisés comme sous-toiture, fixée sur les chevrons ainsi qu'il a déjà été décrit. 2'- Secteur "Traditionnel évolué", avec préfabrication partielle : Le support type NC2 peut être utilisé. lu préfabrication partielle il est réalisé au sol un gril quadrillé composé uniquement des nervures cof frées dans les canaux 7 (figure 9, planche I).Ce gril est mis en place sur chantier et liaisonné aux chaînages. Puis les hourdis 8 (figure 9) sont placés dans les vides du quadrillage et la dalle de répartition est ensuite coulée, les rainures subsistant entre les nervures 7 et les hourdis se rempliront de béton, augmentant ainsi la solidarité entre nervures et hourdis. Eléments fixants et tuiles sont mis en place sur chantier sur les mêmes principes que déjà décrits. Par contre, le support type NC1 ne peut pas être utilisé en traditionnel évolué, le type NC2 provenant en effet d'une modification du type NC1 pour le rendre utilisable en traditionnel évolué. Les autres types de hourdis (à nervures superposées saillantes ou non) peuvent être utilisés dans ce secteur, avec toutes les combinaisons déjà décrites au paragraphe IV et faisant l'objet du tableau de la planche VI. Les nervures inférieures peuvent être coulées au sol par groupes séparés de 3 nervures coulées dans les hourdis NH ou NSH. Chaque groupe de 3 nervures constitue un élément de 60 centimètres de largeur et dont la longueur est égale à la portée libre entre les murs de refend. Ces éléments peuvent être mis en place séparément côte à côte d'une manière relativement facile et liaisonnés aux chainages. De la même manière il est possible de réaliser au sol les éléments supérieurs NP*u NSP perpendiculaires aux premiers et de les mettre en place l'un après l'autre sur la dalle de répartition venant d'être coulée sur les éléments inférieurs, à la condition que la pente ne soit pas trop forte. Les avants-toits en hourdis ou en B.A. devront être réalisés en oeuvre. 3v- Secteurs "Préfabrication industrialisée" : Tous les types de support décrits peuvent être utilisés. Suivant l'importance de l'usine de préfabrication, suivant qu'elle sera foraine ou non (et dans la négative, suivant son éloignement du chantie et enfin suivant l'importance de ce dernier, les panneaux préfabriqués pour ront être de plus ou moins grandes dimensions, la couverture sera posée soit en usine, soit sur le chantier après la pose des panneaux nus, les avants-toits pourront être réalisés sur place ou faire partie integrante du panneau préfabriqué et être pré-enduits ou non, les créneaux en s'il y a lieu, seront soit préfabriqués avec le panneau, soit réalisés sur place etc... ete... IX - Choix parmi les différentes combinaisons possibles, suivant les divers cas pouvant se présenter, dans le secteur "Préfabrication industrialisée" : Il s'agit du choix des combinaisons les plus rationnelles pour chaque cas : Ier cas : Couverture également posée en usine, avants-toits préfabriqués : FR/NC 2 ou FR/N C1 2ème cas : Couverture également posée en usine, mais avantstoits non préfabriqués : a) Usine lointaine :FR/NCI ou Flt/NC 2 b) Usine relativement proche : FR/NCl ou w NC 2 NSP/NH ou NSP/NSH. c) Usine foraine dans l'enceinte du chantier ou très proche du chantier FR/NC1 ou FR/NC 2 - EP/NCI ou FP/NC 2 NSP/NH ou NSP/NSH NP/NH ou NP/NSH Si la pente du toit est faible : FP/NH ou FP/NSH 3ème cas : Panneau support préfabriqué, y compris l'élément fixant,mais couverture posée sur place : Mêmes combinaisons que 2ème cas c) ci-dessus. X - Divers cas de forme de toiture ler - La présente invention peut s 1appliquer à tous les types de toits à une ou 2 pentes, sur bâtiments rectangulaires ou carrés. 2ème- Le cas de toitures comportant soit des pignons obliques, soit le faitage ou l'dégoût de toiture non horizontal (ce qui est très rare), nécessitera la coupe biaise des tuiles, parfaitement possible avec une scie circulaire mécanique de chantier. Mais ceci cantonnera le procédé au secteur traditionnel avec eharpente bois. & moins d'une commande importante offrant une grande répétitivité, il ne pourra au maximum être réalisé qu'en traditionnel évolué, avec, pour le plancher support, nécessité de coupe des hourdis à la demande. 3ème - Dans le même ordre d'idée, l'application du procédé aux toits à 4 pentes avec pénétration de combles, ne pourra se faire que pour la couverture proprement dite, avec charpente bois, dans le cadre du secteur traditionnel proprement dit. 4x- Par contre, des toits rectangulaires ou carrés à 4 pentes égales,sans pénétrations de combles, peuvent être couverts par le présent procédé en traditionnel évolué. Dans le cas de commande importante à grande répétitivité, ils pourraient être réalisés même dans le cadre du secteur industrialisé. En effet, les coupes biaises de tuiles et de hourdis, nécessaires au droit des arêtiers pour un grand nombre d'arêtiers tous tracés à 45 degrés en projection horizontale, entrainent par la répétition à intervalles égaux de coupes exactement égales, la possibilite d'une organisation rationnelle de ce travail suivant les méthodes industrielles. Cependant, ce cas nécessite une adaptation des tuiles faîtières à la couverture des arêtiers : le plus simple est alors de couper les languettes des faitières et de maçonner ces dernières en réalisant des embarrures clastiques. Les panneaux supports triangulaires des croupes et d'extrémités de longs pans, peuvent parfaitement reposer sur des poutres rampantes en B.A. placées sous les arêtiers, sous les longs pans et éventuellement, dans certains cas, dans l'axe des croupes. Ces poutres rampantes peuvent facilement reposer d'une part sur des poteaux B.A. encastrés dans les murs de façade, ou sur des semelles de répartition en B.A., et d'autre part soit sur un poteau inférieur, soit sur un refend transversal, soit sur un mur pignon de combles, lui-même porté par une poutre en B.A. horizontale saillante audessus du plancher bas des combles. Des poteaus B.h. convenablement disposés à l'intérieur du bâtiment, et éventuellement dans certains cas, encastrés dansles murs de façades, peuvent pa,rfaitement recevoir cette poutre horizontale. I1 est également possible de prévoir des fermes et demi-fermes en béton armé. Tout ce qui précède, relativement aux moyens de porter les panneaux-supports d'un toit à 4 pentes entre dans le cadre de la conception du parti constructif par le Maître de l'Oeuvre. Un tel système de poutraison, quoique rarement utilisé, n'a rien de nouveau et est presque classique en ce sens qu'il tend tout simplement à remplacer la charpente traditionnelle en bois ou métallique,par un ensemble porteur en béton armé. A la condition d'être conçu rationnellement, un tel ensemble porteur n'est pas de nature à gêner considérablement le Maître de l'Oeuvre dans la conception de ses plans de distribution intérieure, puisque plusieurs solutions différentes sont possibles. En outre, la toiture à 4 pentes, sur un support conçu et ossature dans l'esprit de ce qui précède n'est pas moins rationnelle que le même toit réalisé en traditionnel sur charpente bois, avec tous les problèmes pratiques soulevés par les nombreuses fermes, demi-fermes d'arêtiers et de croupes, enrayures, étriers, assemblages etc...dont les complications, bien connues des techniciens, sont telles, si l'on veut une charpente rationnellement conçue et exécutée, que, de plus en plus, les charpentiers euxmêmes s 'écartent, par nécessité de rentabilité, des règles précises anciennes de la bonne charpente traditionnelle, règles considérées de plus en plus comme anachroniques, alors qu'elles sont théoriquement et pratiquement totalement rationnelles. Enfin, un support de toitures à 4 pentes, conçu en "dur", comme il vient d'être décrit ci-avant, possède, outre son isothermie, des qualités d'ininflammabilité, d'imputrescibilité et d'inaltérabilité rendant inutiles l'utilisation des produits fongicides, insecticides et ignifugeants, indispensables pour la charpente en bois. De ce fait, les prix de revient de ces deux techniques différentes sont, au bout du compte, pratiquement égaux. NOTA I- Dans le paragraphe III "Eléments intercalaires de fixation" et le sous-paragraphe 20 "Eléments FR", il est indiqué aux lignes 20 à 22 de la page 31 : "Dans le cas de fabrication des tuiles à recouvrement pour l'assemblage mode I, seule la rainure 85 située à l'amont du hourdis FR suffit". Immédiatement après cette phrase, il a été omis d'intercaler ce qui suit : "Cette indication est valable pour le cas de tuiles posées sur le chantier. Dans le cas de tuiles posées en usine sur le panneau préfabriqué, compte tenu de la nécessité de fixer toutes les tuiles C ou D situées sur le pourtour du panneau, il est nécessaire que les hourdis FR soient munis de 2 rainures I9 et.85". 2'- A la page 37, entre la ligne 34 et la ligne 35, il a été omis la phrase suivante : "I1 en est de même pour une dalle pleine, entièrement en béton armé, sur laquelle il est possible de poser un quelconque des types de hourdis assurant la fonction de fixation des tuiles (FR, BP, NP, NSP, etc,..), ainsi que les tuiles, et ceci, même en préfabrication". E - La présente invention peut donc être appliquée indifféremment aux secteurs du bâtiment ci-après : I- Préfabrication fortement industrialisée 2"- Préfabrication moyennement industrialisée 3'- Traditionnel évolué avec préfabricatio partielles Mais elle peut également être appliquée partiellement au secteur "Traditionnel proprement dit1'. Ainsi que la description le montre, ses possibilités d'application couvrent donc l'ensemble de l'industrie du bâtiment, depuis a plus importante entreprise jusqu'au plus petit artisan couvreur. En ce qui concerne les deux premiers secteurs ci-dessus, elle a été conçue spécialement pour pouvoir entrer dans le cadre de la "préfabrication ouverte. I1 n'est donc pas indispensable que les usines de préfabrication des panneaux de couverture soient en même temps les usines qui fabriquent les éléments primaires, hourdis divers, tuiles etc... Il n'est pas utile non plus que ces usines soient en même temps Entreprises de bâtiment. En outre, sur le;plan rentabilité, la vente par les usines, des éléments primaires aux Ehtrepreneurs du secteur "Traditionnel évolué", et de certains de ces éléments aux artisans du secteur "Traditionnel proprement dit", est de nature à accélérer l'amortissement des investissements nécessaires à la mise en application du procédé. En outre, ce dernier peut s'appliquer - au minimum dans le cadre de l'un des quatre secteurs du bâtiment ci-dessus - à toutes les constructions à usage d'habitation, administratif, ou industriel, et quelle que soit leur importance, depuis le plus petit pavillon, jusqu'à l'immeuble de plusieurs étages. Enfin, les éléments de base manufacturés constituant le présent système de construction peuvent être réalisés en toutes matières susceptibles d'être moulées, injectées, pressées, filées, cylindrées etc...et ayant, seules ou en association avec d'autres matières, les constantes physiques et mécaniques convenables (terre cuite, céramique cellulaire, béton moulé, béton cellulaire, matières plastiques etc...), les hourdis du support pouvant alors, suivant le matériau utilisé, être creux, alvéolés (ainsi qu'ils sont représentés sur les dessins)-ou par contre pleins (alvéoles I5 et 30 par exemple, remplies de matière, seules les rainures formant canal de coffrage des nervures restant vides). F - REV}NDIG4rlQNS I - Dispositif de toiture de batiment, composé d'une part, d'un support rampant (agencé pour recevoir la couverture) et d'autre part de cette couverture, l'ensemble étant utilisable pour des b timents de toutes importances et de toutes destinations, pour des toits de tous types, caractérisé par le fait que, d'une part, le support est réalisable en toutes dimensions multiples de 10 centimètre et que, d'autre part, la solidarité de la,couverture avec le support, et le monolithisme de ce dernier sont tels qu'ils permettent la réalisation de la toiture, soit sous forme de panneaux préfabriqués en-usine (y compris les avants-toits et la couverture) mis en place ensuite sur chantier, soit sous forme de panneaux préfabriqués en usine, y compris les avants-toits, mais non compris la couverture (celle-ci étant alors posée sur chantier, après la mise en place des panneaux sur le bâtiment) sans pour celà nuire à la possibilité de réalisation de la toiture en ''Traditiomlel évolué" (le support étant construit directement sur le bâtiment et recevant ensuite la eouver- ture) ainsi quten "Traditionnel proprement dit", la couverture seule étant alors mise en place sur une charpente classique. 2 - Dispositif suivant la revendication I caractérisé par le fait que le monolithisme du support est assuré par deux ossaturations perpendiculaires l'une à I'autre, l'ossaturation pa allèle au faitage étant destinée à recevoir la composante normale des charges, à la reporter sur les appuis transversaux et à travailler à la flexion, l'ossaturation perpendiculaire au faîtage étant destinée à recevoir la composante tangentielle des charges et à la reporter sur l'appui inférieur à l'dégoût de toiture, ces deux ossaturations étant constituées de nervures en béton armé, croisées, situées dans le même plan, coulées dans des éléments auto-coffrants (qui forment également hourdis de remplissage) l'ensemble étant recouvert d'une dalle de répartition en béton armé, sur laquelle sont posés des éléments spécialement structurés pour être solidarisés avec la dalle de répartition et pour permettre la fixation des tuiles par des cro chets métalliques, les tuiles étant du type des tuiles canalisées (de section affectant la forme d'un trapèze non compris la grande base) assemblables par recouvrement longitudinal et transversal (mais sans conicité longitudinale des tuiles), retournables pour constituer indifféremment tuile de dessous à canal concave ou tuile de dessus à sommet convexe, et structurées pour être fixées aux éléments supérieurs du support, par des crochets métalliques, les tuiles faitières étant également assemblées par recouvrement (sans conicité longitudinale des tuiles) et fixables par des crochets métalliques. a - Dispositif suivant la revendication 2 caractérisé par le fait que les deux ossaturations ne sont pas si tuées dans le même plan, mais sont constituées de deux réseaux superposés de nervures parallèles en béton armé, ces deux réseaux étant coulés séparément dans des éléments auto-coffrants, et étant rendus solidaires ensuite par une dalle de liaison en béton armé qui sépare les deux réseaux, de telle manière qu'il est possible ainsi de placer les deux réseaux de nervures, indifféremment dans le même sens ou perpendiculairement l'un à 1 'autre, et à volonté suivant les besoins parallèlement ou perpendiculairement au faitage de toiture, les éléments auto-coffrants comportant deux types, l'un avec nervures saillantes extérieures, l'autre sans saillies,de telle manière qu'il est possible d'obtenir indifféremment de nombreuses combinaisons différentes de supports avec nervures saillantes ou sans nervures sail lantes aux faces supérieure ou inférieure, suivant les besoins, lesdits éléments auto-coffrants (qui forment en même temps hourdis de remplissage) étant structurés pour permettre leur solidarisation avec la dalle de liaison ét pour permettre la fixation des tuiles par des crochets métalliques. 4 - Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractérisé par le fait que les éléments auto-coffrants servant au coulage des nervures sont indépendants des hourdis de remplissage, et sont assemblés avec ceci lors de la réalisation du panneau, l'ensemble étant rendu solidaire par le coulage de béton dans des rainures subsistant entre les hourdis de remplissage et les éléments auto-coffrants. 5 - Dispositif suivant la revendication 4 caractérisé par le fait que les nervures en'-béton armé sont coulées dans des moules récupérables et réutilisables, les vides du gril ainsi obtenu après démoulage des nervures, étant comblés par des hourdis de remplissage rendus ensuite solidaires des nervures par le coulage de béton dans des rainures subsistant entre les hourdis et les nervures. 6 - Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 2, 3, 4 et 5 caractérisé par le fait que les nervures soumises à la flexion sont précontraintes. 7 - Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 2, 3 et 4 caractérisé par le fait que les nervures en béton armé sont remplacées par des profilés métalliques assemblés avec les hourdis de remplissage. 8 - Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 2, 3, 4 5, 6 et 7 caractérisé par le fait que les tuiles canalisées sont assemblables par plusieurs emboitements longitudinaux et plusieurs emboitements transversaux, (mais sans conicité longitudinale des tuiles), tout en restant retournables pour constituer indifféremment tuile de dessus à sommet convexe ou tuile de dessous à canal concave, et structurées pour être fixées au support par des crochets métaLliques, les tuiles faitières étant également assemblables par plusieurs emboitements transversaux, (sans conicité longitudinale des tuiles) et fixables par des crochets métalliques. 9 - Dispositif suivant l'une quelconque des revendications2 et 8 caractérisé par le fait que les tuiles canalisées sont-constituées en section transversale par un ensemble de plusieurs trapèzes (ne comprenant pas la grande base) réunis par des parties horizontales, de manière à former une suite de canaux concaves et de sommets convexes placés alternativement à la suite l'un de l'autre, le nombre total des canaux plus les sommets dans une tuile étant impair, pour permettre l'assemblage par retournement des tuiles. IO - Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 2, 8 et 9 caractérisé par le fa-it que le nombre total des canaux plus les sommets dans une tuile est un nombre pair, de telle manière que les tuiles peuvent être assemblées sans nécessité de retournement, ce retournement étant toutefois quand même possible. Il - Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 2, 8, 9 et IO caractérisé par le fait que les tuiles sont de deux modèles différents, ne comportant pas le même nombre de canaux ou de sommets, ces deux modèles pouvant de ce fait être assemblés sans nécessité de retournement, ce retournement étant toutefois quand même possible. I2 - Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 2, 8, 9 IO et 11 caractérisé par le fait que les parties trapézordales de la section transversale des tuiles sont remplacées par une combinaison de courbes de forme algébrique. I3 - Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 2, 8,9 IO 11 et I2 caractérisé par le fait que les canaux et les sommets des tuiles ont une section en forme de toit à la Mansard (en section transversale). I4 - Dispositif suivant 1 une quelconque des revendications, 2, 8, 9 IO, Il, I2 et I3 caractérisé par le fait que les tuiles comportent une conicité longitudinale des canaux et une conicité longitudinale inverse des sommets. 15 - Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 2, 8, 9, IO, 11, I2, I3 et I4 caractérisé par le fait que l'un quelconque ou la totalité des éléments constituant l'ensemble du support et de la couverture, sont en toute matière pouvant être filée, moulée, pressée, injectée, cylindrée et possèdant les constantes physiques et mécaniques nécessaires.