La présente invention concerne de nouveaux esters et leur procédé de préparation. Les nouveaux esters dicarboxyliques selon la présente invention sont caractérisés en ce qu'ils ont pour formule dans laquelle (a) x représente un nombre entier compris entre 1 et 4; (b) y représente un nombre entier compris entre 1 et 4; (c) R représente un radical alkyle en C1-C4; et (d) z représente un nombre entier compris entre 1 et 12, de préférence entre 1 et 9. On préfère particulièrement la combinaison suivante (mode opératoire E) (a) x vaut 3; (b) y vaut 1; (c) R représente le radical CH3C#2-; et (d) z vaut 4. L'ester présente la formule suivante Des valeurs préférées pour x sont les nombres entiers compris entre 1 et 3, et en particulier la valeur 3. Les valeurs préférées pour y sont les nombres entiers compris entre 1 et 3, et en particulier 1. R représente de préférence le radical -CH2CH3. De tels esters sont utiles comme bases pour lubrifiants. Ces esters sont en-particulier utiles en tant que composant principal de lubrifiants pour moteurs à réaction, moteurs à mouvement alternatif (a piston), et analogues, dans lesquels on rencontre des températures élevées ou basses. Les esters selon l'invention peuvent être préparés par les diverses opérations successives suivantes Etape a On réalise la condensation aldolique bien connue par réaction de deux aldéhydes en présence d'un hydroxyde d'un métal alcalin; le premier aldéhyde répond à la formule dans laquelle x est 0, 1, 2, 3. ou 4; et R est un radical alkyle ayant 1 à 4 atomes de carbone; et le deuxième aldéhyde répond à la formule dans laquelle y est 0, 1, 2, 3 ou 4. La condensation aldolique utilisant ces réactifs est effectuée en présence d'un catalyseur de transfert de phase, dont l'abréviation sera ci-après CTP. D'après les résultats indiqués ci-dessous, l'utilisation du CTP conduit à un rendement nettement supérieur et àun taux de conversion nettement supérieur, en ce qui concerne la conversion du produit de départ, par rapport aux résultats obtenus lorsque l'on effectue la condensation aldolique sans utiliser de CTP. Les aldéhydes résultants ont la formule générale dans laquelle x, y et R ont la signification donnée ci-dessus; de préférence x = 3, y = 1 et R est C2H5. Etape b Les aldéhydes de formule (4) sont hydrogénés en aldéhydes saturés de formule Etape c : Par hydrogénation des aldéhydes de formule (5), ou par poursuite de l'hydrogénation des aldéhydes de formule (4), on peut obtenir des alcools de formule dont l'exemple préféré est le diéthyl-2,4 octanol. (Dans cette formule (6) x, y et R sont tels que définis ci-dessus).. Etape d Ces alcools (6) sont mis en réaction avec un acide dicarboxylique de formule : (CH2)z-(COOH)2 (7) dans laquelle z est un nombre entier de 1 à 12, pour former des diesters de formule (1). L'invention concerne le procédé de préparation des esters selon l'étape (d), étape qui peut être précédée par l'étape (c), elle-même éventuellement précédée par les étapes (b) et (a). Tous les pourcentages et parties mentionnés dans la demande sont fournis en poids sauf indication contraire. Pour la préparation des aldéhydes de formule (4), on respecte de préférence les points suivants L. Le rapport en moles du premier aldéhyde au second aldéhyde est de 20:1-20 (de préférence 20:2-10). 2. La température du mélange réactionnel est réglée à 50-150 C, de préférence à & -100 C, et est maintenue à cette valeur, cette plage de temps rature étant une plage convenable pour la formation de l'aldéhyde. 3. La concentration de la solution d'hydroxyde de métal alcalin est d'environ 4-50 %, de préférence 5-15 %. Ledit hydroxyde de métal alcalin peut être KOH, LiOH ou NaOH. On utilise une quantité de solution d'hydroxyde de métal alcalin suffisante pour favoriser l'addition aldolique. La quantité d'hydroxyde de métal alcalin n'est pas d'importance critique, car une quantité définie de ladite solution d'hydroxyde correspond à un effet favorable défini sur ladite addition aldolique. On utilise en général environ 1 mole dudit hydroxyde de métal alcalin par 10-40 moles du premier aldéhyde (de préférence 1 mole dudit hydroxyde par 10-15 moles dudit premier aldéhyde),lorsque l'on effectue la mise en oeuvre selon le mode opératoire général indiqué ci-dessus ou selon le mode opératoire A. 4. La quantité exacte de catalyseur de transfert de phase n'est pas d'importance critique.On utilise en général 1 mole du catalyseur de transfert de phase par 50-200 moles du premier aldéhyde, et de préférence environ 1 mole dudit catalyseur pour 100 moles dudit aldéhyde. 5. La durée de contact ("temps de réaction"), dans les conditions réactionnelles, n'est pas d'importance critique et varie généralement entre environ 1-2 h ou 1-3 h. Cependant, la vitesse de réaction est une fonction de la température de réaction, et; des temps de contact prolongés ont tendance à etre nécessaires pour les températures les plus faibles indiquées ci-dessus, tandis que des temps de contact plus courts peuvent être choisis aux températures les plus élevées. Ainsi, pour le meme taux de conversion en une passe, le temps de réaction doit être plus long à 500C qu'à 800C ou 900C, ou 1250C. Des exemples de catalyseurs typiques de transfert de phase pouvant être utilisés avec d'excellents résultats lors-de la mise en oeuvre du procédé selon l'invention sont rassemblés dans le table-au I ci-après, à titre non limitatif. TABLEAU Catalyseursde transfert de phase. Chlorures de lauryltriméthylammonium, dilauryldiméthylammonium, trilaurylméthylammonium, myr isty ltriméthylammonium, dimyristyldiméthylammonium, trimyristylmé#iy lammonium, palmityltriméthylammonium, dipalmityldiméthylammonium, tripalmitylméthy lammonium, stéaryltriméthylammonium, distéaryldiméthylammonium, tristéarylméthylammonium, olyltriméthylammonium, diolyldiméthylammonium, triolylméthylammonium, (tall oil)triméthylammonium, (ditall oil)diméthylammonium, (tritall oil)méthylammonium) (suif)triméthylammonium, (di-suif)diméthylammonium, (tri-suif)méthylammonium, capryltriméthylammonium, TABLEAU I (suite) dicaprylméthylammonium, tricaprylméthylammonium, (coco)triméthylammonium, (dico# diméthy lammonium, (tricoco)méthylammonium, cétyltriméthylammonium, dicétyldiméthylammonium, tr icé ty lméthylammonium, décyltriméthylammonium, didécyîdiméthylammonium, tridécylméthylammonium, caprylméthylammonium, dicapryldiméthylammonium, tricaprylméthy lammonium, alkyldiméthylbenzylammonium, dialkylméthylbenzylammonium, laurylméthyléthylpropylammonium, laurylé thylméthylbutyîammonium, tétraîaurylammonium, dilaury lméthy lé thy lammonium, dipalmity léthylpr opylammonium, tr icaprylméthylphosphonium, dicaprylmethylethylphosphonium, caprylmé thy léthy lpropylphosphonium, stéary ltr ipropylsulfonium, distéaryléthy lbutylsulfonium, tristéarylbutylsulfonium, olyltributylarsonium, diolyldiéthylarsonium, trioîylpropylar sonium, Bromure de : hexadécyltributylphosphonium. Bien que l'anion de la plupart des catalyseurs de transfert de phase indiqué dans ledit tableau I soit, pour des raisons de commodité d'établissement du tableau, le chlorure, ledit anion peut être pratiquement un quelconque anion tel que bromure, iodure, fluorure, sulfate, phosphate, hydroxy (OH ), ou analogues. Utilisé ici, le terme "tau1 oil" désigne les groupes alkyle mixtes obtenus par réduction d'acides gras, surtout d'acides oléique et linoléique, ou de leurs sels, obtenus par sâponification du tall oil. Utilisé ici, le terme "suif" désigne les groupes alkyle mixtes pouvant être obtenus par réduction d'acides gras ou de leurs sels, obtenus par saponification du suif. Utilisé ici, le terme "coco" désigne les groupes alkyle mixtes pouvant être obtenus par réduction de la graisse (ou "beurre')obtenue à partir des noix de coco. On se référera aux pages 542-557 du volume 1 de la seconde édition de la : Kirk-Othmer Encyclopedia of Chemical Technology, John Wiley & Sons, Inc., New York, 1963. Utilisé ici, le terme "alkyle" désigne un radical alkyle, ou un mélange de tels radicaux alkyle présentant chacun environ 7 à 16 atomes de carbone. Des exemples non limitatifs de catalyseurs de transfert de phase pouvant être utilisés avec d'excellents résultats esat des composés répondant à la formule dans laquelle (a) X représente un anion tel que par exemple sulfate, phosphate, acétate, nitrate, chlorure, bromure ou analogues; (b) z- représente la charge de l'anion X; (c) y représente un nombre entier égal mais de signe opposé à la charge z de-l'anion X; (d) R1, R2, R3 et R4 représentent, indépendamment les uns des autres, un radic#al choisi parmi (i) les radicaux alkyle en C1-C20, et (ii) les radicaux aralkyle en C7-C12; l'un au moins des radicaux R1, R2, R3 et R4 doit représenter un radical alkyle en C1-C20 ou un radical aralkyle tel que le radical ou analogues, en C7#Cî6;; et (e) A représente N, P, S ou As. A représente de préférence, en généras N ou P. Des catalyseurs de transfert de phase préférés sont par exemple le chlorure de tricaprylméthylammonium et le chlorure de didécyl diméthylammonium. Lorsque l'on prépare l'aldéhyde selon l'étape (a), on préfère en général utiliser le mode opératoire général désigné par "mode opératoire A". Mode opératoire A Une quantité prédéterminée du premier aldéhyde est mélangée avec une quantité prédéterminée du second aldéhyde, pour former un premier mélange. Une quantité prédéterminée d'une solution aqueuse d'un hydroxyde de métal alcalin, de préférence NaOH, KOH ou LIER, contenant une quantité prédéterminée de l'hydroxyde de métal alcalin, est mélangée à une quantité prédéterminée d'un catalyseur de transfert de phase, pour former un second mélange. On peut obtenir d'excellents résultats en utilisant une solution de LiOH, KOH ou NaOH à 5-15Z, mais on peut utiliser des solutions d'alcali plus ou moins concentrées, sans amoindrir le rendement en une passe. ni la qualité de l'aldéhyde obtenu. Le second mélange est introduit dans une zone réactionnelle munie de dispositifs d'agitation, de chauffage, d'un conduit d'entrée et d'un conduit de sortie. Le premier mélange est ajouté au second mélange durant un temps prédéterminé, par exemple environ 10-80 mn, ou 1-10 h, ou 30 mn-3 h en fonction des quantités et des températures choisies, en maintenant la température du mélange réactionnel résultant dans une plage permettant la formation de l'aldéhyde selon l'invention. Une telle température peut être une quelconque température (ou une quelconque plage de température) comprise entre 20 et 1500C, de préférence entre 60 et 1100C. Si on le désire, le mélange se trouvant dans la zone réactionnelle peut être maintenu à ladite température, ou dans ladite plage de température, durant environ 15 mn à 6 h, ou environ 30 mn à 90 mn, après que la totalité du premier mélange a été ajoutée, et ce pour faciliter la réaction. Le mélang#e ayant réagi peut être enlevé. de la zone réactionnelle, et on peut récupérer l'aldéhyde produit à partir de ce mélange, par exemple par distillation du mélange réactionnel sous pression réduite lorsqu'il est nécessaire ou souhaitable de faciliter la récupération. Les aldéhydes de départ n''ayant pas réagi peuvent être récupérés et recyclés. Des aldéhydes obtenus comme sous-produits peuvent également être récupérés et transformés en produits intéressants. Par exemple, l'éthyl-2 hexénal, qui peut résulter de la condensation de 2 molécules de n-butyraldéhyde entre elles, peut être hydrogéné pour donner I'éthyl-2 hexanal, qui peut être utilisé comme premier aldéhyde dans le mode opératoire indiqué ci-dessus. L'étape (b) peut être réalisée par des techniques classiques d'hydrogénation par l'hydrogène gazeux, le catalyseur étant le nickel de Raney, sous une pression manométrique d'hydrogène d'environ 14-28 kg/cm2, et à une température d'environ lOO-2000C. L'étape (c) peut être réalisée par des techniques classiques d'hydrogénation par l'hydrogène gazeux, en utilisant comme catalyseur le nickel, le nickel de Raney, le platine, ou le palladium. On peut utiliser des pressions manométriques d'hydrogène de 28-35 kg/cm, à lOO-2000C. L'étape (d) peut être réalisée par des techniques d'estérification classiques. Une technique préférée de préparation d'un tel ester est la suivante On mélange environ 2,2 moles de l'alcool de formule (6), par exemple le composé de formule par mole d'acide difonctionnel (dioïque), par exemple acide azélaique, avec un catalyseur convenable tel que par exemple l'acide p-toluènesulfonique, pour former un mélange réactionnel dans une zone réactionnelle pour laquelle on a prévu une source de chaleur, des dispositifs d'agitation, un conduit d'introduction, un conduit de sortie et un conduit d'élimination de l'eau obtenue comme sous produit sous forme de vapeur d'eau, ce conduit servant également à l'élimination de l'alcool vaporisé.On préfère en général utiliser environ 2-2,2 moles d'alcool par mole d'acide difonctionnel. L'alcool n'ayant pas réagi peut être récupéré et réutilisé. On préfère également, en général, utiliser environ 0,2-0,4 % (de préférence environ 0,25 %) du catalyseur, par rapport à la somme des poids de l'acide difonctionnel et de l'alcool. Le mélange ainsi obtenu est chauffé à la température de reflux et est maintenu à une température permettant l'élimination convenable de l'eau obtenue comme sous-produit, jusqu'à ce que pratiquement la totalité de l'acide difonctionnel ait été transformée en l'ester. L'eau et l'excès d'alcool qui sont éliminés sous forme de vapeurs, sont condensés, et récupérés au fur et à mesure que la réaction se développe. L'eau qui n'est que légèrement soluble dans l'alcool peut être séparée du mélange eau-alcool récupéré.On obtient ainsi un alcool pratiquement anhydre qui peut être recyclé vers la zone réactionnelle. Il est encore possible d'ajouter du toluène pour faciliter l'élimination de l'eau obtenue comme sous produits. Dans un tel cas, le toluène et l'eau sont éliminés par ébullition. Le mélange eau-toluène peut être condensé et récupéré. Le toluène peut être séparé de l'eau et recyclé vers la zone réactionnelle. Une petite quantité d'alcool est généralement vaporisée avec l'eau et le toluène. Dans un tel cas, un mélange d'alcool et de toluène peut être séparé et recyclé. Lorsque l'estérification a atteint un certain degré d'avancement, l'excès d'alcool et tout acide difonctionnel n'ayant pas réagi peuvent être séparés, et l'on peut récupérer l'ester obtenu. Les exemples suivants illustrent l'invention sans toutefois en limiter la portée. EXEMPLE 1 Essai n0 1, avec le CTP. Dans un ballon de 1 litre muni d'un agitateur, d'un réfrigérant pour reflux, d'un thermomètre, d'un dispositif de chauffage, et d'un conduit d'introduction, on introduit une solution de 33 g d'eau, 14 g d'hydroxyde de sodium et 9,4 g d'un CTP (chlorure de tricaprylméthylammonium commercial). On dispose sur -le conduit d'introduction une ampoule à brome et on ajoute par cette ampoule à brome un mélange de 72 g (1 mole) de n-butyraldéhyde et 256 g (2 moles) d'éthyl-2 hexanal, au mélange contenu dans le ballon de 1 litre, en environ 2 h 15 mn, sous agitation du mélange réactionnel résultant, dans ledit ballon, et tout en maintenant la température dudit mélange réactionnel à environ 600C. Le mélange contenu dans le ballon est maintenu à environ 600C durant 1 h, après que la totalité du mélange de n-butyraldéhyde et d'éthyl-2 hexanal ait été introduit. On refroidit ensuite à la température ambiante. Le mélange refroidi est transféré du ballon de 1 litre dans une ampoule à décantation, où l'on effectue la séparation d'une phase aqueuse et d'une phase organique. La phase organique est lavée par de l'eau jusqu'a neutralité au papier tournesol. La phase organique lavée est séchée, sur du sulfate de calcium anhydre, on la pèse (309 g) et on la place dans un récipient marqué "exemple 1, produit n 1". On ferme le récipient qui est stocké pour analyse. Essai n0 2. sans le CTP. On reprend le mode opératoire général de l'essai n 1 de l'exemple 1. Cependant, dans ce cas, on n'utilise pas de CTP. La phase organique séchée obtenue dans cet essai pèse 297 g. On la place dans un conteneur marqué "exemple 1, produit n0 2'. On ferme le récipient. Essai n0 3 - Analsse-des produits n0 1 et 2. Les produits n 1 et 2 précisés ci-dessus sont analysés. On recherche l'aldéhyde (diéthyl-2,4 octénaV, ainsi que les aldéhydes n'ayant pas réagi (n-butyraldéhyde et éthyl-2 hexanal) par distillation fractionnée et chromatographie en phase gazeuse des fraction résultantes. Dans le cas du produit n0 1, préparé au moyen du CTP, on montre que 36% de ltéthyl-2 hexanal introduit ont réagi et que 89% de I'éthyl-2 hexanal ayant réagi ont été transformés en l'aldéhyde souhaité, c'est-à-dire le diéthyl-2,4 octénal. Dans le cas du produit n0 2, qui a été préparé sans le CTP, on montre que seulement 20% de I'éthyl-2 hexanal introduit ont réagi et que seulement 45% de l'éthyl-2 hexanal ayant réagi ont été transformés en l'aldéhyde souhaité, c'est-à-dire le diéthyl-2,4 octénal. EXEMPLE 2 Essai n0 1, avec le CTP. Cet essai est réalisé en utilisant l'appareillage et le mode opératoire général précisés dans l'exemple 1 ci-dessus-, essai n0 1. Cependant, dans ce cas, la température de réaction est de 950C et les produits chargés sont indiqués dans le tableau Il ci-après. TABLEAU Il Produits chargés Quantité introduite (moles) Eau 7 NaOH 0,2 CTP 0,02 Ethyl-2 hexanal 2 n-Butyraldéhyde 1 t Chlorure de tricaprylméthylammonium commercial. Le mélange d'éthyl-2 hexanal et de n-butyraldéhyde est ajouté en 2 h, et le mélange réactionnel résultant est maintenu à 950C durant environ 1 h après addition du mélange de ces aldéhydes. La phase organique séchée et refroidie est placée dans un récipient marqué "exemple 2, produit n0 I" et l'on ferme le récipient. Essai n0 2 sans le CTP. On reprend le mode opératoire général de l'essai n0 1 de cet exemple 2. Cependant, dans ce cas, on n'utilise pas de CTP. La phase organique séchée et refroidie est placée dans un récipient marqué "exemple 2, produit n0 2" et l'on ferte le récipient. Essai n0 3 - Analyse des produits n0 1 et 2. Les produits nQ 1 et 2 obtenus respectivement au cours des essais n0 1 et 2 de cet exemple 2 sont analysés par le mode opératoire général indiqué dans essai n0 3 de l'exemple 1. On montre que le produit n0 1 préparé avec utilisation de. CIP contient environ trois fois plus de diéthyl2,4 octénal (produit souhaité) que le produit n0 1 préparé sans utilisation de CTP. EXEMPLE 3 On reprend le mode opératoire général de l'essai n0 1 de l'exemple 1. Cependant, on utilise un appareillage de dimension plus importante póur traiter des quantités plus importantes de produits. Les produits utilisés et les quantités introduites sont indiqués dans le tableau III ci-après. TABLEAU III Produits chargés Quantité introduite (g) (moles) Eau 880 49 Hydroxyde de sodium 98 2,4 CTP * 66 0,14 n-Butyraldéhyde 504 7 Ethyl-2 hexanal 1 792 14 * "Aliquat 336" (chlorure de tricaprylméthylammonium commercial). La phase organique séchée obtenue est placée dans un récipient marqué "exemple 3, produit brut". On l'analyse selon la technique générale de l'essai n0 3 de l'exemple 1. On montre que 384 g, soit 2,98 moles, de l'éthyl-2 hexanalont réagi et que 350 g, soit 1,92 mole, d'éthyl-2 hexanal ont été convertis en diéthyl-2,4 octénal. En d'autres termes, 65,8% de I'éthyl-2 hexanal qui a réagi sont transformés en le produit souhaité.. EXEMPLE 4 Cet exemple illustre i1 étape (a) du procédé par un procédé en discontinu dans lequel on ajoute un aldéhyde de poids moléculaire inférieur de formule (3), durant une certaine période, à un mélange formé d'eau, d'hydroxyde de métal alcalin, de CTP, et d'un aldéhyde de poids moléculaire supérieur de formule (2). 256 g, soit 2 moles, d'éthyl-2 hexanal, 14 g, soit 0,35 mole, de NaOH, 126 g, soit 7 moles, d'eau et 9,4 g, soit 0,02 mole, d'un catalyseur de transfert de phase (chlorure de tricaprylméthylammonium commercial) sont mélangés dans un ballon de 1 litre muni d'un dispositif d'agitation, d'un réfrigérant pour reflux, d'un dispositif de chauffage, et d'un conduit d'introduction portant une ampoule à brome. La température du mélange résultant est réglée à 950C et lion ajoute 72 g, soit 1 mole, de n-butyraldéhyde audit mélange, par l'ampoule à brome, en 5 h, tout en maintenant la température du produit contenu dans le ballon à environ 95 C. On obtient un nouveau mélange contenant le produit. CenouvsunEknge est tralté et analysé comme dans l'exemple 1 cidessus. On montre que 25% de l'éthyl-2 hexanal ont réagi et que 95% de la partie d'éthyl-2 hexanal ayant réagi sont convertis en le produit souhaité, c'est-à-dire le diéthyl-2,4 4océtnal. Lorsque l'on utilise la technique illustrée par cet exemple, on ajoute généralement l'aldéhyde de poids moléculaire inférieur, en environ 1-6 h, tout en maintenant le mélange auquel ledit aldéhyde de poids moléculaire inférieur est ajouté à une température d'environ 60-1100C, de préférence voisine de 950C. Si on le désire, le mélange réactionnel peut être maintenu à environ 60-1100C, de préférence à une température voisine de 95 C, durant un certain temps, par exemple de 30 mn à 2 h,.après que la totalité de l'aldéhyde de poids moléculaire inférieur a été ajouté.Lorsque l'on utilise cette technique, il est recommandé d'utiliser environ 1 mole de l'aldéhyde de poids moléculaire inférieur pour 2 moles de l'aldéhyde de poids moléculaire supérieur. EXEMPLE 5 Préparation du diéthyl-2,4 octanol et de ses esters. 155,4 g d'une fraction d'aldéhyde bouillant à 79-830C sous 1 mm Hg (pression absolue), obtenue par distillation du produit désigné ci-dessus par "produit brut de l'exemple 3",sont analysés par chromatographie en phase gazeuse. Cette fraction contient 94,4% de diéthyl-2,4 octénal, soit 146,6 g de ce composé. On désignera ce produit par "réactif 4". On mélange la totalité du réactif 4 avec environ 1 000 mi d'hexane et l'on effectue-une hydrogénation à 1400C sous une pression manométrique d'hydrogène de 31 kg/cm2 environ, en utilisant comme catalyseur 1,5 g de nickel de Raney. L'hydrogénation est achevée au bout d'environ 4 h. L'hexane est ensuite éliminé du produit hydrogéné, et ce par distillation. L'analyse du produit hydrogéné montre qu'il contient 125,1 g de diéthyl-2,4 octanol, ce qui correspond à une conversion de 84% du diéthyl-2,4 octénal en le diéthyl-2,4 octanol. On peut obtenir des résultats semblables par ce mode opératoire, en l'absence d'hexane utilisé comme solvant et diluant, en raison de la faible quantité d'aldéhyde hydrogéné dans un appareillage de dimensions importantes. Les esters du 2,4-diéthyloctanol peuvent être préparés par le procédé décrit plus haut. REVENDICATIONS 1. Nouvel ester, caractérisé en ce qu'il répond à la formule dans laquelle x représente un nombre entier égal à 0, 1, 2, 3 et 4, y est nul ou représente un nombre entier égal à 0, 1, 2, 3 et 4, R représente un radical alkyle en C1-C4, et z représente un nombre entier compris entre 1 et 12. 2. Nouvel ester selon la revendication 1, caractérisé en ce que x est égal à 3, y est égal à 1 et R est C2H5. 3. Nouvel ester selon lune des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que z est égal à 4. 4. Procédé de préparation d'un ester revendiqué dans' l'une des revendications 1, 2 et 3, caractérisé en ce qu'on fait réagir un alcool de formule dans laquelle x, y et R ont les significations données ci-dessus avec un acide alcane dicarboxylique de formule dans laquelle Z est défini ci-dessus, en utilisant au moins 2 moles d'alcool par mole d'acide. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'il est précédé par une étape d'hydrogénation d'un aldéhyde insa turé de formule dans laquelle x, y et R sont définis comme ci-dessus ou d'un aldéhyde sature obtenu par hydrogénation dudit aldéhyde insaturé, de façon à préparer l'alcool utilisé dans la revendication 4. 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'il est précédé par une étape dans laquelle on prépare ledit aldéhyde insaturé par condensation aldolique de 1) un premier aldéhyde ayant pour formule, ou x et R sont définis ci-dessus, avec 2) un autre aldéhyde ayant pour formule, CH 2 y 2 -CH2-CHO 3 2y dans laquelle y est défini ci-dessus l'aldolisation étant réalisée en présence d'une solution aqueuse d'hydroxyde de métal alcalin et d'un catalyseur de transfert de phase. 7. Ester selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il a ét#.préparé par un procédé selon l'une des revendication 4, 5 et 6. 8. Utilisation de l'ester selon l'une des revendications 1, 2, 3 et 7 comme base de lubrifiant.