Cette invention concerne des méthodes pour favoriser la cicatrisation des plaies, par exemple des tissus de mammifères endommagés, des ulcères ouverts, etc.., ainsi que des compositions cor re spondante s. La médecine s'intéresse depuis longtemps à l'amélioration de la cicatrisation des plaies. Les patients souffrant de diabète ou soumis à un traitement extensif à la cortisone présentent des vitesses de cicatrisation extrêmement faibles pour toute blessure qui leur est infligée. Ainsi, l'opération chirurgicale de tels patients implique des risques supplémentaires,inexistants avec les autres patients. En outre, la cicatrisation rapide des plaies est particulièrement souhaitée pour les patients des pays tropicaux où le risque d'infection est grand.Une cicatrisation rapide est également souhaitée dans le cas de soldats qui ont été blessés dans une zone de combat et qui ne peuvent en être évacués facilement et rapidement. Ltaccélération de la cicatrisation des plaies est fort souhaitable dans le cas de patients qui ne peuvent être facilement immobilisés, tels que les animaux de ferme. Pour évaluer l'aptitude d'une substance à favoriser la cicatrisation des plaies, un essai reproductible est nécessaire pour donner des résultats comparatifs. Une telle méthode d'essai a été décrite par Prudden et al dans : "The Acceleration of Wound Healing with Cartilage", Surqerv, Gvnecolosv and Obstetrics, 105:283 (1957). Dans cette méthode, on essaie des rats par paires, chaque paire recevant une incision chirurgicale identique, seul l'un des rats de la paire recevant une dose mesurée de la substance dont on veut déterminer les propriétés de cicatrisation de plaies. On maintient ensuite la paire dans la meme cage et on détermine la résistance à la traction des blessures des deux rats en millimètres de mercure.On exprime la différence entre la résistance à la traction du rat traité et celle du rat témoin en pourcentage d'amélioration obtenu. Compte tenu des variations biologiques on pense que seules des différences d'environ 10 % ou plus sont significatives. Plusieurs développements récents ont été signalés au sujet de substances qui favorisent la cicatrisation des plaies. A ce sujet le brevet E.U.A. NO 3.232.836 décrit l'administration parentérale de N-acétylglucosamine comme substance de cicatrisation de plaie.Quand on a utilisé la méthode d'essai de Prudden et al dont il est question au paragraphe précédent, la N-acétylglucosamine a présenté une amélioration de résistance à la traction 'envret 10% seulement alors que Prudden et ses collaborateurs ont fait état d'augmentations nettement plus grandes de la vitesse de cicatrisation des plaies par emploi de préparations à base de cartilage de divers animaux.Suivant l'age et l'espèce de l'animal et la finesse de la poudre de cartilage, des améliorations allant de 20 à 40% de la résistance des plaies à la traction ont été signalées par Prudden. Selon l'un des aspects de la présente invention, on a découvert que la chitine finement divisée, la chitine partiellement dépolymérisée, et les dérivés de chitine possédaient la faculté de favoriser la cicatrisation des plaies. La chitine est un polysaccharide, que l'on suppose être la poly-(N-acétylglucosamine) et qui forme les parois cellulaires des champignons et la carapace dure des insectes et des crustacés. Tel qu'il est utilisé ici, le terme "chitine" englobe la chitine d'origine naturelle, la chitine synthétique, ainsi que la poly (N-acétylglucosamine) et son épimère/ b ly (N-acétylgalactosaiune) La chitine partiellement dépolymérisée, le chitotriose par exemple, est une substance qui conserve sa nature polymère mais qui a subi une réduction de poids moléculaire (ctest-à-dire de longueur de channe) à la suite de (1) une action enzymatique telle-que celle d'une chitinase, (2) un traitement chimique tel qu'une hydrolyse acide ou un traitement alcalin, et (3) un traitement physique, Les dérivés de chitine envisagés sont des corps tels que les éthers formés avec des radicaux pharmaceutiquement acceptables, et les esters ou les sels formés avec des acides pharmaceutiquement acceptables.Les exemples de dérivés appropriés comprennent les hydroxy(alcoyl inférieur)chitines telles que l'hydroxyéthyl chitine, les carboxy alcoyl chitines telles que la carboxyméthyl chitine, les sels de carboxy (alcoyl inférieur) chitine tels que le sel de zinc, les (alcoyl inférieur)chitines telles que la méthyl chitine et l'éthyl chitine, l'acétate de chitine, -le nitrate de chitine, le citrate de chitine, le phosphate de chitine, les dérivés Nacylés d'acides monocarboxyliques aliphatiques tels que les dérivés N-formylés, N-acétylés, N-propionylés, N-caproylés, etc.. On préfère utiliser la chitine naturelle comme accélérateur de cicatrisation de plaies. La chitine d'origine naturelle est de préférence la chitine d'origine fongique, à la fois en raison de sa facilité d'obtention et de son haut degré d'efficacité. Le degré d'amélioration de la cicatrisation des plaies obtenu avec les produits à base de chitine est au moins égal, et dans bien des cas supérieur à celui obtenu avec les produits à base de cartilage de la technique antérieure. L'amélioration substantielle de la vitesse de cicatrisation que l'on obtient en utilisant la poly(N acétylglucosamine), c'est-à-dire la chitine, par comparaison avec la N-acétylglucosamine monomère, est particulièrement surprenante. Contrairement aux cartilages, très variables suivant l'animal, son age et la méthode de recueil du cartilage, la chitine, notamment la chitine d'origine fongique, est une substance relativement uniforme et facile à obtenir. Les compositions correspondant à l'aspect ci-dessus de la présente invention sont appliquées en utilisant les mêmes techniques et les mêmes procédés développés pour le cartilage et la N acétylglucosamine. Ainsi, il vaut mieux appliquer localement la chitine finement divisée directement sur la surface de la plaie. On peut préparer cependant des comprimés, des capsules ou des pastilles de chitine à l'aide de mélanges de chitine, de chitine partiellement dépolymérisée ou de dérivés de chitine, avec des excipients pharmaceutiques bien connus tels que l'amidon, le sucre, certaines formes d'argile, etc... De tels comprimés, capsules ou pastilles peuvent autre pris par voie buccale ou être implantés près de l'emplacement de la plaie.Autrement, on peut préparer avec la chitine une solution colloedale, de préférence une solution saline isotonique, ou bien on peut dissoudre un dérivé de chitine soluble dans l'eau, de préférence dans une solution saline isotonique, et on peut administrer la solution par voie intramusculaire, parentérale ou intraveineuse. Comme on l'a déjà dit, lorsque la chitine doit être appliquée par injection, c'est-à-dire par voie intramusculaire, parentérale ou intraveineuse, il est nécessaire de préparer d'abord une dispersion ou une solution de la substance dans un liquide pharmaceutiquement acceptable. On peut préparer des solutions colloidales de chitine en utilisant la méthode décrite par Lingappa et Lockwood dans NATURE, 189, page 158 (1961). Quand on administre le composé par voie intraveineuse il vaut mieux l'administrer en solution isotonique, par exemple en solution saline isotonique. La chitine ou les dérivés de chitine peuvent être utilisés isolément, en mélange l'un avec l'autre, avec du cartilage, ou bien être administrés en compagnie d'autres agents à action thérapeutique tels que l'acide ascorbique, le palmitate d'ascorbyle, les sels de zinc pharmaceutiquement acceptables tels que l'oxyde de zinc, l'ascorbate de zinc, le sulfate de zinc ou le stéarate de zinc; des antiseptiques tels que le thimerosal ou le chlorure de benzalkonium; des anesthésiques locaux tels que la lidocarne ou la procaïne; des antibiotiques tels que le chloramphénicol, le sulfanilamide ou l'ampicilline. On peut utiliser des combinaisons des agents à action thérapeutique décrits ci-dessus avec la chitine et/ou les dérivés de chitine. Des sources convenables de chitine sont constituées par les homards, crevettes et autres crustacés. Pour utiliser la-chitine provenant de telles sources, il est nécessaire de réduire la chitine d une taille de particules inférieure à environ 150 microns et de préférence inférieure à environ 50 microns. Par suite de la nature dure et assez fibreuse de la chitine provenant de telles sources, ce broyage est difficile et coûteux. C'est pourquoi on préfère utiliser la chitine d'origine fongique. Les parois cellulaires des champignons sont faites de chitine. On a découvert qu'il n'était pas nécessaire d'extraire la chitine du reste de la substance cellulaire.Ainsi, si on le désire, après stérilisation convenable, par exemple a la chaleur ou à l'aide d'un gaz (c'est- à-dire à l'aide d'oxyde d'éthylène), on peut broyer la totalité de la matière fongique produite par la fermentation d'un champignon dans un milieu nutritif approprié et on peut l'utiliser pour favoriser la cicatrisation des plaies. Cependant, cn traite de préfé- rence la matière fongique pour en éliminer les matières étrangères en ne laissant que les squelettes de chitine.En purifiant la substance de cette manière on élimine les matières non "chitineuses"e ce qui réduit sensiblement la possibilité d'une réaction allergique et élimine toute interférence avec le processus de cicatrisation qui pourrait être provoquée par de telles matières. La chitine ou les dérivés de chitine finement divisé peuvent être appliqués localement en insufflant une quantité mesurée de la substance sur la plaie en utilisant un atomiseur à main. Autrement, on peut les appliquer par saupoudrage, par exemple à l'aide d'une saupoudreuse, ou encore on peut les placer en compagnie d'un gaz inerte sous pression (c'est-a-dire sous une pression supérieure à la pression atmosphérique) dans un récipient de pression, Dans ce dernier mode d'application, appelé "application en aérosol", la chitine ou le dérivé de chitine finement divisés, facultativement avec d'autres médicaments comme il a été indiqué, peuvent outre emballés sous la forme d'une poudre sèche d'aérosol comme décrit dans la demande de Brevet Hollandais 6.415.252 publiée le 5 Juillet 1965 (cette demande de Brevet concerne un médicament pour soigner la mastite des bovins, mais la méthode d'emballage en aérosol qui y est décrite peut s'appliquer à un médicament en poudre ayant la taille de particules indiquée), ou bien sous la forme d'une mousse d'aérosol. Les Brevets E.U.A. 3.194.732 et 3.196.075 décrivent l'utilisation de membranes de coquilles d'oeufs, sous forme fibreuse ou non fibreuse, comme agents efficaces pour stimuler et favoriser les processus de cicatrisation dans les tissus de mammifères endommagés. Selon les descriptions de ces brevets, on obtient les membranes de coquilles d'oeufs par une séparation assez compliquée de cette substance et des coquilles d'oeufs par des moyens mécaniques ou bien par une combinaison de moyens mécaniques et -chimiques. Après cette séparation, on jette les coquilles d'oeufs dépourvues de leur membrane et on utilise les membranes de coquilles d'oeufs comme substances de cicatrisation de plaies. Jusqu'à présent, on n'a pas essayé d'utiliser les coquilles d'oeufs débarrassées de leur membrane ou les coquilles d'oeufs avec leurs membranes comme accélérateurs ou stimulants pour favoriser le processus de cicatrisation des tissus de mammifères endommagés. On supposait qu'aucun effet thérapeutique n'était à attendre des coquilles d'oeufs car les coquilles d'oeufs se composent principalement de composés de calcium "inertes", clest-à-dire d'environ 90 à 97 % de calcium. Selon un autre aspect de l'invention, on a découvert avec surprise que les coquilles d'oeufs finement divisées, avec ou sans leur membrane adhérente, étaient efficaces comme accélérateurs pour la cicatrisation des plaies. Tel qu'il est utilisé ici, le terme "coquilles d'oeufs débarrassées de leur membrane" désigne la partie calcaire des coquilles d'oeufs dont la membrane a été enlevée. Les coquilles d'oeufs convenant à l'emploi dans la présente invention peuvent être obtenues des poulets ou d'autres oiseaux et volailles, des canards par exemple. En utilisant des coquilles d'oeufs finement divisées, on a obtenu des améliorations de résistance à la traction, -suivant la méthode de Prudden et al, au moins égales aux résultats signalés par Prudden et ses collaborateurs en utilisant des substances à base de cartilage. Ainsi qu'on l'a déjà indiqué, on peut utiliser les coquilles d'oeufs isolément ou en combinaison avec la membrane de la coquille d'oeuf. On peut séparer la partie calcaire de l'oeuf de la membrane de la coquille d'oeuf de manière purement mécanique, par exemple en faisant rouler et en détachant la membrane de la coquille d'oeuf lavée après avoir enlevé le jaune et l'albumen des oeufs frais ou non cuits. On peut aussi utiliser des oeufs cuits pour obtenir les coquilles d'oeufs débarrassées de leur membrane. Au lieu d'employer des moyens mécaniques pour effectuer la séparation de la coquille d'oeuf de sa membrane, on peut autiliser une combinaison de moyens chimiques et mécaniques de la manière décrite dans le Brevet E.U.A 3.196,075. I1 vaut mieux appliquer localement les coquilles d'oeufs débarrassées de leur membrane et finement divisées directement sur la surface de la plaie. Les substances finement divisées de cicatrisation de plaies, utilisées selon l'invention, ont une finesse qui peut atteindre environ 200 microns, et située de préférence dans l'intervalle d'environ 40 à 70 microns. Les coquilles d'oeuf finement divisées, avec ou sans leur membrane adhérente, peuvent être appliquées sur la plaie en les saupoudrant sur la surface ouverte de la plaie ou bien en les incorporant à un excipient approprié, å un onguent par exemple. Autrement, on peut préparer avec des coquilles d'oeuf des dispersions ou des solutions colloidales, de préférence en solution saline isotonique, et on peut les appliquer par voie parentérale au voisinage de la plaie. On peut aussi effectuer une application locale en insufflant une quantité mesurée de la substance sur la plaie en utilisant un atomiseur à main. Autrement, l'application peut se faire en plaçant la substance en compagnie d'un gaz inerte sous pression (c'est-àdire sous une pression supérieure à la pression atmosphérique) dans un récipient de pression. Dans ce dernier mode d'application, appelé application en aérosol, la poudre de coquilles d'oeu finement divisées peut être emballée sous la forme d'une poudre sèche d'aérosol, comme décrit dans le Brevet Hollandais 6.415.252 publié le 5 Juillet 1965, ou bien sous la forme d'une mousse d'aérosol. Comme les compositions contenant de la chitine, les compositions.contenant des coquilles d'oeufs de la présente invention peuvent être utilisées isolément, ou bien avec des agents à action thérapeutique tels que l'acide ascorbique,-le palmitate d'ascorbyle, des sels de zinc pharmaceutiquement acceptables, par exemple l'oxyde de zinc, le citrate dezinc ou le stéarate de zinc; des antiseptiques tels que la lidocaine ou la procaïne, des antibiotiques tels que la néomycine, le chloramphénicol, le sulfanilamide, ou la tétracycline, etc..; des enzymes appropriées au débridement de la plaie. On peut aussi combiner les accélérateurs de cicatrisation de plaies à d'autres agents de cicatrisation de plaies, par exemple à du cartilage, de la chitine, etc... Dans les exemples suivants, on détermine l'efficacité de cicatrisation de plaies des diverses substances chitineuses en utilisant la méthode de Prudden et al telle qu'elle est décrite cidessus. En général, on utilise au moins dix paires de rats pour obtenir une moyenne significative pour chaque substance essayée. Dans chacun de ces exemples on utilise un insufflateur de poudre pour appliquer 2 à 10 mg de la substance essayée par cm2 de surface de plaie. Exemple 1 On broye en poudre fine de la chitine commerciale de carapaces de homards dans un vase de porcelaine de laboratoire de 3,8 litres de capacité, chargé de galets de silex de 2,5 cm en moyenne, dans un rapport pondéral chitine-galet de 1 sur 2. On place ensuite de la glace sèche par-dessus la charge du broyeur et on laisse le broyeur ouvert pendant 5 minutes pour permettre au e02 de déplacer l'air dans le broyeur. On ferme alors hermétiquement le couvercle du broyeur et on réalise le broyage pendant 96 heures. A peu près 50 % de la chitine pulvérisée passent sur un tamis de 40 microns. On applique ensuite la chitine pulvérisée entière aux 45 rats d'essai de 45 paires de rats utilisées dans la méthode d'essai de Prudden et al décrite ci-dessus. Le pourcentage de cicatrisation de plaies des rats traités, en se basant sur 100 % pour les rats témoins, est de 122 %, c'est-à-dire que l'utilisation de la chitine résulte dans une augmentation moyenne de 22 % de l'activité de cicatrisation de plaies. ExemPles 2-5 On élève divers champignons soit sur une infusion de cervelle et de coeur appelée "BHI" (200 g de cervelle de veau, -250 g de coeur de boeuf, 10 g de peptone protéose, 2 g de dextrose, 5 g de chlorure de sodium et 2,5 g de phosphate disodique), soit sur un bouillon de Sabouraud appelé "SAB" (40 g de dextrose et 10 g de bacto-peptone). On élève des cultures dans des couches peu profondes de milieux contenus dans des ballons, et on les maintient au repos jusqu'à ce qu'il apparaisse une bonne croissance et une sporulation extensive. Avant de recueillir les matières cultivées, on tue les cultures en plaçant les ballons dans une étuve fermée sous C02 d 1270 C pendant trois heures. On refroidit ensuite les ballons dans l'étuve pendant encore une heure et quinze minutes. On sépare les bouillons de culture par filtration sur des entonnoirs de Buchner et on lave les matières cultivées à l'eau distillée. Ensuite on congèle et on lyophilise les matières et on broye les produits secs dans un mortier avec un pilon sous C02. On n'essaie pas de purifier la chitine. On utilise douze paires de rats pour chaque essai. On observe une certaine inflammation de toutes les plaies traitées et une infection de plusieurs d'entre elles. Les progrès de cicatrisation des plaies obtenus peuvent être d'autant plus appréciables eu égard à ces facteurs dé avorables. Exemple Champignon Milieu /Ode cicatrisation Ad'Amélio- des Plaies ration ~~~~~~~ ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~ (Témoin = 100) ~~~~~~~~~~~ 2 Mucor srinosus SAB 136 36 3 Asperqillus niger Blil 118 18 4 Penicillium BHI 146 46 5 Cryptococcus BEI 128 28 Exemple 6 On dégraisse 100 grammes de substance fongique séchée (tirée du champignon Penicillium de l'Exemple 4, cultivée sur un milieu BHI, stérilisée en faisant bouillir le champignon avec le milieu puis en filtrant, en lavant à l'eau distillée et en séchant la substance fongique) en extrayant les matières grasses solubles dans le solvant avec 1000 ml de chloroforme à la température ambiante. On sépare le chloroforme par filtration puis séchage sous pression réduite dans un dessicateur à vide. On traite la matière fongique dégraissée par 2000 ml de solution de NaOH 1,0 N pendant 18 heures à la température ambiante. Ensuite on acidifie la substance à l'aide de HCl. Après quoi on soumet la substance à une dialyse dans de l'eau distillée jusqu'S ce que l'eau de lavage soit débarrassée d'ions chlore. On répète ce processus jusqu'à obtenir une substance pratiquement purifiée. On sèche la substance sous vide rn-dessous de 500 C et on obtient une masse grise et friable. On broye la substance séchée dans un mortier de laboratoire et on la tamise sur un tamis normalisé de 400 mesh. Quand on applique la substance tamisée aux 20 rats d'essai de 20 paires de rats, on obtient un progrès moyen d'environ 25 % de la cicatrisation des plaies des rats traités par rapport aux rats témoins non traités. Exemple 7 On purifie de la chitine de carapace de homard en la délayant d'abord dans UaOH a-sueuse t 10 z pendant 5 minutes à 800 C, puis on la lave, on l'égoutte et on la délaye dansflcl a 10 % pendant 5 minutes à 800 C, puis on ltégoutte, on la délaye dans l'eau, on ajuste le pH de l'eau à 6 à l'aide de NaOH aqueuse diluée, et on l'égoutte finement et on la sèche. On pulvérise la chitine séchée jusqu'à une finesse d'environ 40 microns. La substance fait preuve sur les rats témoins non traités d'un progrès moyen de 25 % de la cicatrisation des plaies. Exemple 8 On On lave les coquilles de 12 oeufs de poule frais, avec leur membrane adhérente mais sans le jaune et l'albumen, avec une solution saline isotonique puis à l'eau distillée. On sèche les coquilles d'oeufs en atmosphère stérile à la température ambiante. On place les coquilles d'oeufs séchées avec leur membrane adhérente dans un broyeur à billes de laboratoire contenant des billes d'alundum, et on les broye jusqu'à une finesse comprise environ entre 40 et 70 microns. Le produit obtenu est une poudre sensiblement non fibreuse et finement divisée. Cette poudre est un mélange de coquilles d'oeufs finement divisées (partie calcaire) et de membranes de coquilles d'oeufs. On applique ensuite localement le produit pulvérisé obtenu, en utilisant un insufflateur de poudre,aux onze rats d'essai de 11 paires de rats et on l'essaye conformément à la méthode d'essai de Prudden décrite ci-dessus. On a appliqué une quantité de poudre allant d'environ 2 à 10 mg par cm2 de surface de plaie. Le pourcentage de cicatrisation de plaies des rats traités, en se basant sur 100 % pour les rats témoins, est d'environ 135 %. Ce produit résulte donc dans un progrès moyen de 35 % de la cicatrisation des plaies sur les animaux témoins non-traités. Exemple 9 On débarrasse de leur membrane adhérente les coquilles de 12 oeufs de poule par des moyens mécaniques, comme-décrit dans le Brevet E.U.A. 3.194.732. On place ensuite les coquilles d'oeufs débarrassées de leur membrane dans un broyeur à billes de laboratoire et on les broye jusqu'à une finesse d'environ 40 microns de la manière décrite à l'Exemple 1. On a appliqué localement la poudre obtenue de coquilles d'oeufs débarrassées de leur membrane, de la manière décrite à l'Exemple 1, aux 40 rats d'essai de 40 paires de rats. On a effectué les essais selon la méthode d'essai de Prudden et on a obtenu un progrès moyen de 35 % de la cicatrisation des plaies sur les animaux témoins non traités. Exemple 10 On a traité les coquilles de 12 oeufs de poule bouillis pour former une poudre finement divisée, de la manière décrite à l'Exemple 8. Cette poudre contient à la fois les coquilles d'oeufs (partie calcaire) et la membrane des coquilles. On a appliqué localement cette poudre auxl0 rats d'essai de 10 paires de rats, de la manière décrite dans les Exemples précédents. En employant la méthode d'essai de Prudden, on a obtenu un progrès moyen de 20 % sur les animaux témoins non traités. Exemple 11 On a lavé les coquilles de 12 oeufs de poule frais, avec leur membrane adhérente, débarrassés du jaune et de l'albumen, avec une solution saline isotonique puis à l'eau distillée, et ensuite on les a plongées dans de l'isopropanol. On a retiré les coquilles d'oeufs de l'isopropanol et on les a séchées en atmosphère stérile. On a placé les coquilles d'oeufs séchées dans un broyeur à billes de laboratoire et on les a broyées jusqu'à une finesse comprise entre 40 et 70 microns. On applique localement le produit pulvérisé aux 18 rats d'essai de 18 paires de rats et on l'essaye de la manière qui a été précédemment décrite. On a observé un progrès moyen d'environ 20 % de la cicatrisation des plaies sur les animaux témoins non traités. Une comparaison des résultats obtenus dans cet exemple avec ceux de l'Exemple 8 donne à penser que l'utilisation de l'isopropanol pour stériliser la substance réduit l'activité du constituant actif des coquilles d'oeufs. Une poudre finement divisée ou une dispersion des substances de cicatrisation de plaies de cette invention peuvent aussi être utilisées conjointement à des produits servant de bandages ou de pansements, tels que les fibres de coton ou de cellulose, et être déposées sous la forme d'un revêtement ou de revêtements sur des matières de base telles que la cellulose, l'acétate de cellulose, le nylon, la cellulose régénérée, ou une matière plastique, qu'elles soient tissées ou non tissées,sous forme de feuilles,perforées ou non perforées. En outre, la coquille d'oeuf finement divisée peut être liée à une matière de base appropriée, par exemple à de la gaze de coton, à une feuille de matière plastique, etc..., en utilisant une formulation d'adhésif appropriée, par exemple la pectine, la gélatine, l'amidon, ou une gomme végétale inoffensive.Les articles manufacturés précédents peuvent être obtenus selon la méthode décrite dans les Exemples du Brevet E.U.A. 3.194.732. On peut aussi dissoudre la chitine sous forme de xanthate alcalin de chitine, on peut la filer en fibres et la régénérer sous forme de polymère théoriquement non décomposé, selon les méthodes décrites dans la technique antérieure par Thor et al. On peut préparer des filaments et des fibres de chitine partiellement désacétylée selon la méthode décrite dans le Brevet E.U .A. NO 2.040.880. On peut alors utiliser ces fibres de chitine comme sutures chirurgicales ou bien les incorporer à des pansements ou à d'autres bases de support pour pansements chirurgicaux, que ce soit dans une structure de tissu tissé ou non tissé, de la manière décrite dans le Brevet E.U.A. 3.196.075.On peut aussi incorporer la chitine ou les dérivés de chitine à un onguent ou à une pommade. Il vaut mieux éviter d'utiliser des excipients inactifs pour la chitine car la présence de matières étrangères dans une plaie a souvent tendance à interférer avec le processus de cicatrisation par suite de l'effet d'interposition. L'utilisation de coquilles d'oeufs dépourvues de leur membrane ou de coquilles d'oeufs avec leur membrane adhérente commue accélérateurs de cicatrisation de plaies, procure de nombreux avantages sur l'utilisation de membranes de coquilles d'oeufs isolées telle qu'elle est décrite dans les Brevets E.U.A. 3.196.075 et 3.194.732. En premier lieu, les membranes de coquilles d'oeufs sont relativement difficiles à séparer des oeufs, comme il est reconnu dans la colonne 2 du Brevet E.U.A. 3.196.075. Selon la présente invention, il n'y a pas de raison de séparer la membrane de la coquille de 'oeuf pour obtenir un accélérateur de cicatrisation de plaies très efficace. Par conséquent, on réalise des économies substantielles que ce soit en ce qui concerne le temps, le matériel ou les substances, car il n'est plus nécessaire de séparer la coquille d'oeuf de la membrane. De plus, la production d'oeufs de poule est très substantielle. Par conséquent, la quantité disponible de coquilles d'oeuf est également importante par rapport à celle de la membrane adhérente, qui ne représente qu'une très petite proportion de la partie de l'oeuf qui n'est pas utilisée à des fins alimentaires ou industrielles. Ainsi, la quantité de membranes de coquilles d'oeufs disponible d des fins thérapeutiques est limitée en comparaison de la quantité de coquilles d'oeufs débarrassées de leur membrane ou de coquilles d'oeufs avec leur membrane adhérente. R E V E N D I c A T I O N S 1. Une composition pour faciliter la cicatrisation d'une plaie, comprenant de la chitine finement divisée, de la chitine qui est partiellement dépolymérisée, ou un dérivé de chitine, ou encore un mélange de ces corps. 2. Une composition selon la revendication 1, dans laquelle le dérivé de chitine est une hydroxy (alcoyl inférieur) chitine, une carboxysalcoyl inférieur) chitine, une (alcoyl inférieur) chitine, l'acétate de chitine, le phosphate de chitine, le nitrate de chitine, un sel de carboxy (alcoyl inférieur)chitine, ou le citrate de chitine, ou encore un chitobiose partiellement dépolymérisé. 3. Une composition selon la revendication 1 ou 2,dans laquelle la chitine a une origine fongique, et provient en particulier des parois cellulaires purifiées de champignons. 4. Une composition selon les revendications préc8dentes 1 et 2 ou ou 3 , dans laquelle la chitine a une taille de particules de pas plus d'environ 150 microns, et de préférence inférieure à environ 50 microns. 5. Une composition pour faciliter la cicatrisation d'une plaie, comprenant des coquilles d'oeufs finement divisées et débarrassées de leur membrane, ou bien un mélange finement divisé de coquilles d'oeufs et de membranes de coquilles d'oeufs. 6. Une composition selon la revendication 5, dans laquelle la substance finement divisée a une taille moyenne de particules pouvant atteindre environ 200 microns, et de préférence comprise environ entre 40 et 70 microns. 7. Une composition selon les revendicat(olis 'Cre-cdentes 1 et 2 oo 3 ou 4 et 5 / cUontenant un un autre agent à action thérapeutique, notamment un agent de cicatrisation de plaies. 8. Une composition selon les revendications 1 et 2 ou 3 ou 4 et 5 ou 6 ou 7,sous la forme d'un onguent. 9. Une composition selon les revendications 1 et 2 ou 3 ou 4 et 5 ou 6 ou 7 sous la forme d'une solution ou dtune dispersion collotdale. 10. Un bandage ou un pansement contenant une composition selon les revendications 1 et 2 ou 3 ou 4 et 5 ou 6 ou 7 ou 8 ou 9, par exemple sous la forme d'une suture chirurgicale comprenant des fibres régénérées d'une composi4ion qui contient un dérivé de chitine selon les revendications 1 et 2 ou 3 ou 4.