La présente invention se rapporte à un fil artificiel creux formé d'au moins deux composants synthétiques polymères élevés , ainsi qu'à un procédé de fabrication d'un tel fil. On connais déjà des fils artificiels creux dont la section transversale est formée d'au moins deux composants différents. Le brevet français n 776 961 décrit ainsi une filière dans laquelle des solutions de cellulose de compositions différentes sont extrudées par deux canaux annulaires concentriques, tandis qu'un fluide coagulant s'écoule par.un canal central. Le fil fabriqué suivant ce brevet français est formé de deux composants qui entourent une cavité sous la forme de deux couches ou enveloppes tubulaires concentriques0 Suivant le brevet canadien n 600 489, on extrude par un canal central une substance gazeuse, liquide ou solide de formation d'un noyau et par deux ou plus de deux canaux annulaires, entourant ce canal central de façon concentrique, des substances différentes de formation d'enveloppes. Dans le cas où l'on choisit comme substance de formation du noyau une substance solide, le fil ainsi obtenu peut être désigné comme "fil à n.oyau-enveloppe". un noyau étant entouré par deux ou plus de deux enveloppes. Ce fil conserve les propriétés usuelles d'un fil à noyau-enveloppe symétrique dans lecas oh la substance solide de formation du noyau est remplacée par une substance gazeuse, Dans ce cas, on obtient un fil creux dont la cavité est entourée par deux couches solides différentes, appliquées concentriquement l'unewcontre l'autre Par l'expression fils à noyau-enveloppe", on entend des fils tels qu'ils sont décrits dans la revue textile Researon Journal", juin 1967, page 448, figure 2, et appelés "Sheath-Core-Fibe#". L'expérience a permis de constater que les propriétés de frisage de tels fils à noyau-enveloppe sont très mauvaises' Ce n'est qu'en réussissant à disposer le noyau de façon excentrique par rapport à l'axe de l'enveloppe que l'on peut obtenir certains effets de frisage sur le fil. I1 est plus simple de produire un fil susceptible de friser en filant deux composants l'un avec l'autre de manière que ces deux composants remplissent la section transversale du fil en étant placés côte à côte et séparés l'un de l'autre par une sécante plus ou moins rectiligne. La fabrication de tels fils dans lesquels les deux composants remplissent la section transversale en étant placés obte à côte, c'est-à-dire de fils à structure bilatérale, est illustrée sur la figure 1 page 448, de la revue citée ci-dessus. Dans la littErature anglo-américaine, on désigne ces structures également par structure "sideby-side".Cette structure bilatérale présente l'avantage que les propriétés de frisage du fil peuvent être influencées par variation du rapport de l'un des composants à l'autres l'intérieur de la section transversale du fil. De tels fils à deux ou plus de deux composants filés côte à c8te ne sont connus jusqu'ici que sous la forme de fils pleins. Un inconvénient majeur de ces fils massifs réside dans leur poids spécifique élevé. Par contre, ces fils massifs à deux ou plus de deux composants présentent l'avantage que par un traitement ultérieur approprié, on peut leur donner une frisure hélicoïdale, ctest-d- dire tridimensionnelle. Tandis que par un choix judicieux des rapports de section droite de fils à deux composants à structure bilatérale, dont les composants remplissent donc ctte à côte la section transversale,il est connu de donner au fil par l'opération de filage meme une frisure latente, les fils creux connus jusqu'ici ne peu vent recevoir une frisure que par une texturation effectuée après le processus de filage. Cette frisure est bidimensionnelle et beaucoup moins avantageuse quant aux propriétés-du fil que la frisure tridimensionnelle. Par ailleurs, l'avantage connu des fils creux, consistant dans un poids spécifique apparent plus faible qui conduit à un plus grand volume et à de meilleures propriétés du fil, par exemple en ce qui concerne l'élasticité de flexion, le pouvoir couvrant, etcs. ne peut pas être obtenu pour les fils à deux composants filés côte d côte, connus jusqu'ici. La présente invention vise à réunir l'avantage des fils creux connus jusqu'ici, en particulier le poids spécifique apparent faible, et-les avantages des fils à deux composants à structure bilatérale, connus jusqu'ici, en particulier la frisure tridimensionnelle produite pendant le processus de filage, par un choix judicieux de la part des différents composants dans la section transversale de matière solide du fil creux.En outre, l'invention vise à produire un fil nouveau qui se distingue des fils connus par le volume accru et les meilleures propriétés qu'il confère aux articles produits à partir de ce fil0 le fil artificiel creux conforme à l'invention, formé d'au moins deux composants synthétiques polymères élevés est caractérisé par le fait que les composants entourant la cavité du fil sont placés côte à côte Bien qu'il soit possible d'utiliser un nombre quelconque de composants, il est avantageux, pour le cas où lion désire des propriétés de frisage particulièrement bonnes, de filer un fil creux formé de deux composants. Comme cela sera décrit plus en détail par la suite, les composants peuvent différer les uns -des autres par leur structure chimique etlou par leurs propriétés physiques, le procédé de filage peut être particulièrement simplifié si l'on utilise des masses en fusion. ayant la même composition chimique, mais des viscosités différentes en solution Par conséquent, le fil artificiel creux conforme à l'invention est filé de préférence à partir de masses en fusion ayant la même composition chimique, mais des viscosités dif férentes en solution. Le fil peut être filé, par exemple, à partir de deux masses en fusion de téréphtalate de polyéthylène ayant des viscosités différentes en solution0 Le rapport des deux composants dans la section transversale de matière solide est, de préférence, compris entre 30 : 70 et 70 : 30, car les propriétés de gonflement et de frisage sont alors sensiblement optimales Toutefois, on obtient les meilleures propriétés dans le cas où le rapport des deux composants dans la section transversale de matière solide est égal à 50 : 50 Le procédé conforme à l'invention de fabrication d'un fil artificiel composite creux est caractérisé par le fait que l'on extrude séfarément au moins deux -masses en. fusion synthétiques polymères élevées différentes, sous la forme de bandelettes rectilignes, curvilignes et/ou profilées--entoarant une cavité , l'écartement des côtés étroits des bandelettes à leur sortie des ouvertures de la filière étant de façon. connue compris de préférence entre 100eut et L'écartement des côtés étroits des bandelettes à leur sortie des ouvertures de la filière doit être maintenu de façon connue suffisamment faible,en fonction des propriétés des masses en fusion utilisées pour que ces côtés étroits des bandelettes se relient solidement les uns aux autres, côte à côte , en dessous des branches métalliques séparant les fentes de 17 ouverture de la filière, de matière que ces bandelettes entourent ainsi la cavité du fil0 Par conséquent, les dispositifs convenant à la mise en oeuvre du procédé conforme à l'invention doivent savoir des filières avec des ouvertures composées d'au moins deux fentes rectillgnes, curvilignes et/ou profilées, séparées les unes des autres, entourant un noyau métallique de l'ouverture de la filière et alimentées séparément, Lorsqu'on parle d'une ouverture de filière qui se compose "d'au moins deux fentes rectilignes, curvilignes et/ou profilées séparées les unes des autres et entourant un noyau métallique de l'ouverture de la filière", cela englobe également des ouvertures de filière qui se composent d'une unique fente, par exemple annulaire, subdivisée par au moins une cloison séparant les deux compartiments de masse en fusion, de telle manière que l'une des masses en fusion soit filée par l'une des parties de la fente et l'autre masse en fusion par l'autre partie de la fente4 Entrent également dans cette catégorie des ouvertures de filière qui-se composent d'ouvertures circulaires disposées côte à côte sous la forme d'une fente en entourant un noyau métallique0 Suivant un mode de réalisation particulier du procédé conforme à lînvention, on subdivise une masse en fusion en éeoulemenl, on soumet les courants partiels ainsi obtenus, jusqu'à leur sortie par l'ouverture de la filière, à des traitements thermiques différents et on extrude les masses en fusion différentes, séparément l'une de l'autre, sous la forme de bandelettes rectilignes, curvilignes et/ou profilées entourant une cavité0 L'avantage de cette variante particulière du procédé réside dans le fait que l'on obtient ainsi d'excellentes propriétés de frisage, malgré un appareillage peu onéreux, à l'aide d'une seule unité de fusion. On peut faire subir es traitements tnermiques différents aux courants partiels en faisant séjourner ces derniers pendant des aunées différentes à la meme température0 I1 suffit ainsi, par exemple, pour obtenir une différence des durées de séjour comprises entre 5 et 10 % , - aux vitesses d'écoulement usuelles des masses en fusion, de choisir le trajet que parcourt l'un des courants partiels depuis la grille de fusion jusqu'à -sa sortie de la filière de 2 à 5 cmplus long que celui de l'autre courant partiel, A une température à peu près égale, le degré de décomposition ther- mique des deux courants partiels est alors différent ce qui fait que ces courants partiels quittent les fentes de ltouver- ture de la filière en ayant des viscosités différentes en solutions Pour obtenir des différences plus importantes dans les viscosités en solution des deux courants partiels, il est avantageux de subdiviser le courant de la masse en fusion guittant la grille de fusion de telle manière que les deux courants partiels aient des débits différents. Du fait que la masse en fusion s'écoule en l'espace de 15 à 20 mn depuis la grille de fusion jusqu'à l'ouverture de la filière, il est possible sans difficulté d'obtenir, pour une différence des durées de séjour d'environ 30 %, une différence des viscosités en solution de # VS = 0,1. On connaît déjà des filières dont les ouvertures se composent d'au moins deux fentes rectilignes, curvilignes et/ou profilées, séparées les unes des autres et entourant un noyau métallique de l'ouverture de la filière . Toutefois, on propose alors toujours de filer des masses en fusion identiques du point de vue chimique et physique par toutes les fentes de l'ouverture de la filière0 Les fils creux ainsi produits ne présentent pas de frisure immédiatement après le processus de filage, même si le profil de l'ouverture de la filière est asymétrique0 I1 n'était pas prévisible que l'extrusion de composants différents par les différentes fentes d'une telle ouverture de filière donnerait lieu à une frisure latente fortement prononcée, telle qu'elle est obtenue par la mise en oeuvre du procédé conforme à l'invention0 le m8me, les autres propriétés décrites ci-dessus du fil réalisé suivant le procédé conforme à l'invention n'étaiepas prévisibles non plus. Pour la description plus détaillée de l'objet ae l'invention, on va se référer au dessin annexe, sur lequel la figure 1 représente une partie d'une filière, avec une ouverture de filage convenant à la fabrication du fil conforme à l'invention les figures 2 à 5 représentent schématiquement plusieurs profils possibles de fils susceptibles d'être produits suivant le procédé conforme à l'invention ; les-figures 6 à 11 sont des diagrammes indiquant les propriétés de la masse en fusion et du fil en fonction du rapport de volume, c'est-à-dire du rapport des composants dans la section transversale de matière solide du fil creux, les deux composants étant du téréphtalate de polyéthylène avec des viscosités différentes en solution. La figure 1 représente un mode de réalisation possible d'un dispositif convenant à la mise en oeuvre du procédé conforme à l'invention. Dans la filière 1, on a pratiqué deux fentes 2, 3 profilées chacune sous la forme d'un anneau demicirculaire, ce qui fait que deux branches métalliques recouvertes par la cloison 4 pour les masses en fusion I, II relient le noyau métallique 1' à la filière 1. Les figures 2 à 5 mettent en évidence la latitude dont on dispose quant aux possibilités de variation suivant le procédé conforme à l'invention0 On a représenté ainsi sur la figure 2 une coupe transversale d'un fil dans lequel une cavité 7 est enfermée par deux composants différents 5,6. Le fil représenté peut entre produit à l'aide d'un dispositif suivant la figure 1, c'est-à-dire à l'aide de deux fentes en forme d'anneau semi-circulaire. Le f-il selon la figure 3 ne se distingue de celui de la figure 2 que par la part plus importante qu'occupe la cavité dans la section transversale du fil. La part occupée par la cavité peut être modifiée en faisant varier la largeur des fentes et/ou la tailie de la surface métallique 1' formant no yauO D'autres paramètres sont les viscosités en solution des masses en fusion utilisées et les vitesses de filage. Dans-le cas où l'on utilise une filière permettant l'insufflation dans le fil d'un fluide formant la cavité , on peut agir à l'intérieur de certaines limites sur la part occupée par la cavité par régulation du débit du fluide en question. Par contre, dans le cas où l'on utilise des filières à fentes profilées, dans lesquelles de l'air est aspiré en dessous des branches métalliques pour former la cavité, la part occupée par cette dernière s'établit essentiellement au hasard et ne peut donc pas être influencée sensiblement. On entend par "section transversale du fil" la surface entourée par la circonférence extérieure du fil , c'està-dire dans le cas des figures 1 et 2 la somme des surfaces désignées par 5,6,7. En conséquence, la "part occupée par la cavité" est la section droite de la cavité, rapportée à la section droite du fil ; sur les figures 2 et 3, la part occupée par la cavité s'élève ainsi, par exemple, exprimé en % : F7 # 100 [%] F5 + F6 + F7 Sur la figure 4, on a représenté une autre section droite de fil dans lequel la cavité 7 est entourée par un premier segment annulaire 9 et par un second segment annulaire 8 comportant des nervures 8to Selon la figure 5, la section transversale du fil se compose d'une cavité 7 et de trois segments annulaires 10, 11, 12 comportant des nervures 10', 11s, 12'. fle fil est donc un fil profilé creux, formé de trois composants, Sur la figure 6, on a représenté les différences des viscosités en solution des deux masses en fusion 1, tI A s Vsi - VSII en fonction du rapport des volumes RV, c'est-à-dire la part que les deux composants occupent dans la section transversale de matière solide. Cette différence A VS résulte de vitesses de filage différentes et par conséquent de durées de séjour différentes des deux composants à la même température, comme suite à des traitements thermiques différents. la figure 7 re-oresente la relation entre le taux de frisure TF et le rapport des volumes RVo Sur la figure 8, on a porté les taux de gonflement G à l'état déchargé (d) et chargé (c) en fonction du rapport des volumes RV. La figure 8 représente la relation entre le nombre de boucles de frisure NB et le rapport des volumes RVo Einalement, sur la figure 10, on a porté les valeurs de la circonférence de bobinage OB en fonction du rapport des volumes RV. La figure 11 représente la relation entre la longueur d'adhérence LA et le rapport des volumes RV des deux composantsO Sur les figures 6 à 10, il faut entendre per rapport des volumes le rapport du composant ayant la viscosité en solution plus elevée au composant ayant la viscosité en solution plus faible, les parts des différents composants entant rapportées à la section droite de matière solide du fil creux0 En comparant ces diagrammes, on reconnaît que le nombre de boucles et le taux de frisure, c'est-à-dire également la finesse des boucles de frisure dépendent de façon caractéristique du rapport des volumes.Ils atteignent leurs valeurs maximales théoriquement pour un rapport des volumes de 50 : 50. La valeur réelle du maximum est quelque peu uéplacée par des variations inévitables survenant dans la régulation de la température et des pompes de filage0 le taux de gonflement et la longueur d'adhérence varient de façon analogue. La circonférence de bobinage passe par unminimum en fonction du rapport des volumes. Ce comportement inattendu peut être expliqué par le fait que des valeurs très élevées de # VS, telles qu'elles correspondent selon la figure 6 à un rapport des volumes d'environ 50 : 50, conduisent selon la figure 9 à nn grand nombre de boucles, c'est-à-dire à une frisure à boucles fines. Les boucles de frisure fines donnent cependant, lors du cardage du flocon, une densité plus élevée à a nappe et, par conséquent, une circonférence de bobinage plus faible. Selon l'invention, on peut modifier à l'intérieur de larges limites la forme du fil produit, par variation du nombre de fentes et de la forme des différentes fentes. Dans la même mesure, on peut également faire varier les propriétés du fil produit. I1 est ainsi possible, par exem ple, par modification de la part des différents composants dans la section droite de matière solide (c'est-à-dire la différence de la section droite du fil et de la section transversale de la cavité), d'agir sur la capacité de frisage du fil produit. Ce résultat peut être obtenu par le filage de masses en fusion ayant des propriétés treks différentes, tout en conservant les mêmes parts dans la section droite de matière solide. Le technicien moyen sera en mesure de reconnaître la multitude des possibilités de variation que procure la présente invention Comme déjà mentionné ci-dessus, il est ainsi possible, en modifiant la part occupée par la cavité, de faire varier les propriétés du fil de façon connue quant aux propriétés qu'il confère aux articles produits à partir de ce fil. Suivant le procédé conforme à l'invention, on peut utiliser les masses en fusion de toutes les matières synthé- tiques polymères élevées, connues jusqu'ici, pour la fabrication de fils à deux ou plus de deux composants0 D'une manière générale il est possible que les composants filés par les différentes fentes diffèrent quant à leur structure chimique et/ou quant à leurs propriétés physiques, On peut, par exemple, filer à l'aide d'une ouverture de filages composée de deux tentes, une masse en fusion de polyamide par l'une des fentes et une masse, en fusion de polyester par l'autre fente Ou bien, on peut extruder par les deux fentes deux masses en fusion de polyester ayant des compositions chimiques différentes. I1 est également possible de filer deux masses en fusion de polyester ayant la même composition chimique, mais des viscosités différentes et/ou des colorations différentes0 Ici également, l'homme de l'art pourra, par le biais de la littérature spécialisée concernant les fils à deux ou plus de deux composants, trouver une multitude de possibilités de combinaison correspondant à l'utilisation envisagée. Comme polymères élevés synthétiques, on peut utiliser, en tant que composants pour le procédé conforme à l'invention, par exemple : des polyamides linéaires tels que le poly-a- caproamide, le polyhexamétflylèneadipamide, en outre le polyhexaméthylène sébaçamide, le polyo@étaméthylèneoxamide, le poly-pxylylèneazélamide ainsi que les copolymères de ces derniers : : es polyesters tels que le téréphtalate de polyéthylène, le téréphtalate de polyhexahydro-p-xylène et leurs copolymères, l'acide sébacique, l'acide adipique, l'acide isophtalique, des polyesters qui viennent 'un glycol ayant plus ae deux atomes de carbone ans la cana, par @ eapLe du diéthylène glycol, du butylène glycol, du décaméthylène glycol, et du trans-bis-1,4(hydroxyméthyl)-cyclohexane ; des polyoléfines telles que le polyéthylène ou le polypropylène ; des composés polyvinyliques tels que le polyacrylonitrile, le chlorure de polyvinyle, le chlorure de polyvinylidène, l'alcool polyvinylique et les copolymères contenant les monomères de ces polymères des polyuréthanes ;; des polyurées des esters cellulosiques des éthers cellulosiques. On peut évidemment filer également des solutions de polymères suivant le procédé conforme à l'invention, par exemple une solution de polyaorylonitrile dans le diméthylformamide, une solution d'un copolymère d'acrylonitrile et d'acide styrène sultonique dans le diméthylformamide, une solution d'acide polyméthacrylique dans le diméthylformamide, ou une solution de styrène sulfonate de sodium dans le diméthylformamide. On va décrire ci-après plusieurs exemples et essais comparatifs mettant en évidence l'objet de l'invention. ExemPle 1 On file côte à côte par dix ouvertures de filage deux masses en fusion de téréphtalate de polyéthylène ayant des viscosités en solution VSI = 1,57 et VSII = 1,50 (mesurées dans le m-crésol). le rapport des volumes est égal à 50 : 50 les ouvertures de filage sont formées cnacune de deux fentes en forme d'anneau demi-circulaire, d'une largeur de 80 et d'un rayon de 300 . La branche métallique entre les fentes présente une largeur de 200yu . Pour une vitesse de filage de 750 m/mn, on étire, à l'aide de cylindres d'entrée chauffés, les fils assemblés dans l'air chaud à environ 110 C.On coupe en flocons les fils non frisés, Pour déclencher la frisure, on soumet les flocons à un traitement a l'air cnaud pendant vingt minutes La part de la cavité dans la section droite des fibres s'élève à environ 6 0 et le titre des fibres élémentaires est égal à 5,8 dtex. les propriétés du fil sont indiquées sur le tableau lo Exemple 2 A l'aide d'une filière à dix trous pour fils creux, analogue à celle utilisée dans l'exemple 1, on file comme composant I des copeaux de téréphtalate de polyéthylène ayant une viscosité en solution VS = 1,63 et comme composant II un mélange de copeaux de téréphtalate de polyéthylène formé de 80 parties à VS = 1,51 et 20 parties à VS = 1,63. Le rapport des volumes est égal à 60 : 40.Les viscosités en solution des masses en fusion s'élèvent à V51 = 1,590 et VsII = 1,463 La vitesse ide filage, l'étirage et le découpage des fils s'effectuent de la même manière que dans l'exemple 1, tout comme le déclenchement de la frisure dans le flocon0 L'analyse technologique textile des fils donne les résultats portés sur le tableau 1. Le titre des fibres élémentaires s'élève à 6,5 dtex. Exemple 3 On file deux composants I et II comme dans l'exemple 2 dans une filière à dix trous pour fils creux analogue à celle de l'exemple lo Le rapport des volumes s'élève à 50 : 50, les viscosités en solution des masses en fusion s'élèvent à V51 = 1,593 et V511 = 1,496. lors du traitement ultérieur en fibres frisées comme dans l'exemple 2, l'analyse donne les propriétés réunies sur le tableau lo Le titre des fibres élémentaires est égal à 6,3 dtex. Pour mettre en évidence les propriétés avantageuses du fil conforme à l'invention, comparativement aux fibres creuses et à deux composants de type connu, on effectue les essais comparatifs suivants, Essai 4 On frise par refoulement, on découpe et on soumet ensuite à une analyse technologique textile, des fibres creuses de téréphtalate de polyéthylène dont la cavité occupe 15 % de la section droite, oui présentent un profil en forme d'anneau circulaire et un titre élémentaire de 5,9 dtex. On a porté les résultats de l'analyse également sur le tableau lo Essai 5 On file deux masses en fusion de téréphtalate de polyéthylène ayant des viscosités différentes en solution pour former des fils à noyau-enveloppe avec un rapjo2t des volumes de 50 : 50 et un titre élémentaire de 6,2 dtex.L'un des composants est disposé de façon excentrique à l'intérieur de l'autre. On déclenche la frisure dans le flocon de la même manière que dans les exemples 1 à 3. Les propriétés des fibres sont portées sur le tableau lo Essai 6 On file côte à côte sous la forme d'un fil plein deux masses en fusion de téréphtalate de polyéthylène ayant des viscosités différentes en solution. Le rapport des volumes s'élève 60 : 40. le titre élémentaire est égal à 6,1 dtex. On déclenche la frisure dans le flocon de la même manière que dans les exemples 1 à 3.Les propriétés des fibres sont réunies sur le tableau lo L'expression "viscosité en solution" VS est définie par t VS = Dans cette formule, t désigne le temps de passage d'une solution de polyester contenant 250 mg de polyester dans 25 ml de solution, par un viscosimètre de Ubbelohde à 250C. to désigne le temps de passage correspondant du solvant pur, à savoir du m-crésol, L'essai de bobinage donne une indication au sujet de l'aptitude des fibres à leur utilisation comme matière de garnissage pour des coussins, des couvertures, etc. A cet effet, on réunit et on enroule sans étirer 10 m d'une nappe produite sur une carde à fil peigné avec nappeuse, avec une largeur de 1 m et un poids de 300 g/m2 . On mesure ensuite la périphérie de bcbinage de la nappe. On détermine le gonflement sur des échantil Ions de 20 g de flocons de fibres cilacun, que l'on introduit dans un cylindre et que l'on comprime à l'aide d'un piston avec une charge de 50 g/cm2 . On fait effectuer au piston 1000 courses et on mesure ensuite la hauteur de remplissage à l'état chargé et à l'état déchargé, cette dernière mesure étant effectuée avec une charge résiduelle de 0,5 g/cm2 (surface d'essai 100 cm2, précision de mesure 0,5 mm). On compte le nombre de boucles de frisure sur une fibre préchargée à 3 mg et on extrapole à 10 cm de longueur de fibre, en considérant comme boucle chaque changement de direction ne, c'est-à-dire qu'une courbe sinusoldale compterait pour deux boucles0 Les définitions des expressions taux de "frisure", "longueur de rupture", "longueur d'adhérence", "retrait au bouillon" et "allongement" correspondent à celles usuelles dans la pratique. TABLEAU 1 Exemple Essai 1 2 3 4 5 ~ 6 Allongement (%) 28 28 25 40 - 42,5 Longueur de rupture (km) 50 41 41 43 - 53,9 Retrait au bouillon (%) 1,5 - - 2,5 - 1,9 aux de frisure (%) 36 39,7 44,4 22 36 25,6 Nombre de boucles (sur 10 cm ) 100 120 142 100 - 56 (chargé ) 38 41 44 28 24 20 Gonflement (déchargé) (mm) 83,5 78,0 75,5 73 61 45 ( ) Circonférence de bobinage (mm) 1470 1310 1280 1370 1440 1232 Longueur d'adhérence (m) - 61,3 60,8 - R E V E N D I C A T I O N S le Fil artificiel creux formé d'au moins deux composants synthétiques polymères élevés, caractérisé par le fait que les composants entourant la cavité sont placés côte à côteo 2. Fil artificiel creux suivant la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il est formé de deux com posant. 3. Fil artificiel creux suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé par le fait qu'il est filé partir de masses en fusion ayant la même composition chimique, mais des viscosités différentes en solution. 4. Sil artificiel creux suivant les revendications 1, 2 et 3, caractérisé par le fait qu'il est filé à partir de deux masses en fusion de téréphtalate de polyéthylène ayant des viscosités différentes en solution. 5. Fil artificiel creux suivant la revendication 4, caractérisé par le fait que le rapport des parts des deux composants dans la section droite de matière solide du fil creux est compris entre 30 : 70 et 70. : 30. 6. Fil artificiel creux suivant la revendication 4 ou 5, caractérisé par le fait que le rapport de la part des deux composants dans la section droite de matière solide s'élève à 50 : 50. 7o Procédé de fabrication d'un fil artificiel creux composite, caractérisé par le fait que l'on extrude séparément au moins deux masses en fusion synthétiques polymères élevées différentes, sous la forme de bandelettes rectilignes, curvilignes et/ou profilées, entourant une cavité, l'écartement des côtés étroits des bandelettes à leur sortie des ouvertures de la filière étant de préférence compris de façon connue entre 100 et 400 /. 8. Procédé suivant la revendication 7, caractérisé par le fait que l'on subdivise une masse en f u -sion en écoulement,que l'on soumet les courants partiels à des traitements thermiques différents jusqu'à leur sortie de l'ouverture de la filière et que l'on extrude séparément les masses en fusion maintenant différentes,sous la forme de bandelettes rectilignes,curvilignes et/ou profilées,entourant une cavité. 90 Procédé suivant la revendication 8 caractérisé par le fait que l'on fait séjourner les courants partiels pendant des durées différentes à la même température, en vue du traitement thermique différent des courants partiels.