La présente invention se rapporte à un appareil de nage permettant la propulsion rapide autonome d'un nageur. On connait des appareils qui permettent d'augmenter, dans une certaine mesure, la vitesse d'avancement d'un nageur et notamment des palmes que l'on chausse et qui peuvent accroitre la vitesse d'avancement d'un nageur en augmentant la surface d'attaque de l'eau par les pieds. Ces appareils, outre qu'ils n'augmentent pas considérablement les performances du nageur, nécessitent habituellement des qualités athlétiques et un entrainement exceptionnels. L'appareil de nage conforme a l'invention, contrairement aux appareils connus, permet d'augmenter considérablement la vitesse d'avancement d'un nageur, sans que ce dernier ait d'efforts inhabituels a fournir et même si le nageur est inexpérimenté, voire s'il s'agit d'une personne ne sachant pas nager. L'appareil, conforme a l'invention, se caractérise en ce qu'il com- prend en combinaison, un élément formant queue de poisson solidaire d'une barre transversale sur laquelle peuvent agir les pieds du nageur, disposés de chaque côté du plan médian de la queue, une plaque sensiblement plane formant dérive sur laquelle s'articule la dite queue de poisson et un élément formant harnais s' accrochant a cette dérive et se passant sur le corps du nageur en enserrant ses épaules et, ou sa taille. L'ensemble propulseur est ainsi comparable géométriquement, à un grand T, articulé par un axe de fixation situé au point de rencontre des deux barres de.cette figure, sur un panneau de dérive de forme avantageusement trapézoidale. L'axe est positionné dans la dérive sensiblement dans le plan médian de ce panneau, perpendiculairement à la direction d'avancement du nageur et sensiblement parallèlement au bord d'attaque A de la dérive, telle que fi gurée dans les dessins. L'axe articulant ainsi la queue de propulsion au meilleur point de résistance latérale dans l'eau de toute la surface portante de ce panneau se situant sensiblement au centre du premier tiers avant de cette dérive. Une fente ou découpe est ménagée sensiblement au milieu de la dérive depuis son bord de fuite arrière Jusqu'd l'articulation de la queue, afin d'y permettre les débattements de part et d'autre du plan médian de ce panneau, de la grande barre du T portant en son extrémité opposée à l'articulation les éléments flexibles de la queue, tout en permettant autour de l'axe les petits virements alternatifs de la barre transversale solidaire qui reçoit et transmet les efforts du nageur sur l'axe précité. Les éléments de la queue peuvent être formés de lames souples, exemplairement deux lames, formant ressorts plans, découpés en demi-lune afin de pouvoir se recouvrir plus ou moins en éventail pour modifier la surface d'appui dans l'eau aussi bien que la résistance en flexion des dites lames. Ces éléments propulseurs forment donc idéalement, dans le meme plan que la grande dérive, un second panneau mobile de part et d'autre de celle-ci, mais plus petit, et de forme variable, géométriquement simplifié en un triangle. L'appareil ainsi décrit est relié au nageur par un jeu de sangles réglable formant une sorte de harnais dont les bretelles enserrant avanteugeusement ses épaules et, ou sa taille, passent au moins en deux points d'accrochage ou de décrochage après la dérive. Ces points d'encrage du harnais après la dérive sont situés vers le bord d'attaque A de la dite dérive dans l'eau, en avant, vers chaque extrémité latérale du dit bord d'attaque. Le nageur est alors parfaitement solidaire avec son propulseur en raison des effets contrariés de son harnais qui le retient confortablement devant la dérive, tandis que ses pieds, bien calés sur la courte barre tranversale du T maintiennent cette dérive dans le prolongement du corps, pour virer, plonger etc..ou, et en assurant par de légers mouvements alternatifs de ses jambes la propulsion de l'engin qui repousse alors simultanément le nageur lui-meme. En effet, au moindre déplacement de la barre transversale d'appui le grand bras du T faisant levier de multiplication fait alors virer la queue de propulsion en des balayages semi-circulaires à l'arrière et de part e. et d'autre de la dérive. Or, la résistance de l'eau contre le déplacement latéral de ce panneau de dérive étant au moins égale aux forces développées par les dé- placements latéraux forcés de la queue en flexions, provoque une contrepoussée en droite ligne, suivant le plan d'avancement de la dérive. Aucun freinage mécanique de transmissions n intervient. Et les mouvements des jambes du nageur sont si faibles qu'ils ne genent en rien la progression de la vitesse de déplacement comme le ferait évidemment un pédalage classique. En fait, la barre transversale d'appui des pieds du nageur, ne vire sur l'axe qui l'articule à la dérive centrale que de quelques degrés d'angles, de part et d'autre de ce panneau pour obtenir la contrepoussée suffisante. Par ailleurs, ces mouvements d'appuis alternatifs du nageur sont tout à fait naturels et l'on sait que le groupe musculaire des jambes est le plus puissant puisqu'il supporte normalement tout le poids d'un homme en chute constamment évitée pendant la marche normale. Avec cet appareil très simple, le nageur ne fait que répéter les mouvements instinctifs qu'il ferait s'il se tenait debout en se balançant d'un pied sur l'autre et pratiquement sans efforts. Il peut donc bien envisager de se propulser sur de longs parcours à des vitesses sans rapport avec celles des palmes classiquement utllisées. Enfin, pour faciliter encore les déplacements du nageur de vitesse en économisant ses mouvements de propulsion avec la perspective de se rapprocher de la forme hydrodynamique d'un poisson, il sera facile de réaliser une sorte de survêtement profilé, à la fois souple et armature, flottant ou non, modifiant la carrure humaine au niveau du freinage des épaules par un allongement fuselé vers le haut de la -tete. Les compartiments vides ainsi créés, avantageusement non étanches (25 plan I) pouvant contenir alors des chambres internes souples (26) subissant la pression extérieure ou non et formant des réservoirs d'eau douce ou d'aliments liquides permettant-au nageur de s'alimenter seul (27) pen dant des croisières autonomes. L'invention apparaitra plus clairement à l'aide de la description qui va suivre faite en référence aux dessins annexes donnant uniquement à titre d'illustration un mode de nise en oeuvre de l'invention. Dans ces dessins - La figure I montre un appareil conforme à 1 invention en position d'utilisation par un homme nageant sur le dos. - La figure 2 montre l'appareil à une échelle un peu plus grande en vue de dessus selon la flèche Il de la figure 1 illustrant schénati- quement les flexions de la queue de (a) en (ai), de part et d'autre de la ligne médiane 0/O' du panneau de dérive (15).pour des déplacements alternatifs moyens de plus ou moins 15 d'angle de la barre d'appui transversale C13 autour de l'axe (14). et les deux passages de sangles reliant l'appareil au nageur. Selon le mode de réalisation illustré aux dessins, l'appareil de nage permettant la propulsion rapide et autonome d'un nageur cemprend essentiellement des éléments flexibles (1-0) (11) ou bien (10') (11'), formant queue de poisson, retenus en éventail à i'extrémité d'une barre (12) solidaire de la pièce transversale C(13) sur laquelle peuvent agir les pieds du nageur qui se place ainsi en appui de chaque côté du plan médian de la barre (12). Avantageusement, les pieds du nageur prennent un appui convenable quel que soit l'angle assez faible de la barre transversale (13) contre des palettes de forme concave striées de moulage plastique ou comportant un revêtement caoutchouté que peut compléter une patte ou bride de serrage règlable. Mais, on notera que la forme courbe et dégagée des deux appuis de la pièce transversale (13) permet au nageur de ne pas se déchausser s'il est par exemple, naufragé, ou bien de conserver aux pieds ses palmes ordinaires de nage s'il en utilise pour des évolutions marines plus complexes où la rapidité de déplacement n'est pas nécessaire. L'ensemble de ces pièces est relié au nageur par les sangles de son harnais, en deux points (2a) (21) situés vers l'avant (AV) du bord d'attaque dans l'eau de la dérive. Et, comme les poussées des pieds du nageur se produisent au delà de ces points de retenues vers le premier tiers de la dérive, elles assurent le réalignement constant de l'engin quelle que soit la puissance du nageur, sa vitesse de déplacement ou la violence des courants contraires. Idéalement, le point d'articulation (14) reliant et axant l'ensemble propulseur (13, 12, 11, 10) à la dérive (15) doit etre situé au meilleur point d'equilibre de la résistance de l'eau au déplacement latéral de la dérive (15) quelle que soit sa forme hydrodynamique. Pour la découpe plus généralement trapezoidale montrée dans le dessin, ce point idéal se révèle efficatement vers le premier 1/3 avant du centre de la dérive. Bien entendu, afin de permettre les débattements de la queue de poisson de part et d'autre du plan médian de cette dérive, comme les virements alternatifs de la barre transversale (13), une fente ou découpe est ménagée sensiblement au milieu de cette dérive, deppis son bord de fuite arrière (22) jusqu'au delà et en avant de l'articulation positionnSe sur l'axe (14). Enfin, l'appareil peut comporter un équilibreur règleur de densité pour les différentes eaux ou il évoluera. (23). Cet accessoire enr prisonnant une bulle d'air dans une chambre en forme de U couche (23) oblige le panneau de dérive abandonné à lui-meme, à revenir en position d'é- quilibre vertical par rapport à la surface de liteau. L'appareil est ainsi prêt à servir au nageur qui peut aussi bien se liberer de son arrimage que s'y raccrocher à nouveau. Le comportement de l'Appareil de Nage et la logique de son fonctionnement, se comprennent donc aisément des descriptions qui ont précédé En résumé, lorsque le nageur a enfilé son harnais qui fait avantageusement partie du gilet de sauvetage ou du survêtement spécial de vitesse, ce nageur ainsi relié à l'engin par les sangles passées dans le nez du panneau de dérive, n'a plus qu'à se mettre à l'eau... L'appareil va se placer facilement dans le prolongement de son corps... il peut alors démarrer sur le dos, par exemple comme dans la figure 1, ou autrement. Pour sa propulsion, il lui suffit en plaçant les pieds contre la barre transversale de part. et d'autre du panneau comme en chevauchant l'avant de cette dérive, d'exercer alternativement une pression en repliant et dépliant très légèrement les jambes ainsi que le ferait naturellement un homme en marche sur un plan horizontal. Bien entendu, l'invention test pas limitée au mode de réalisation illustré et décrit qui n'a été donné qu'à titre d'exemple, l'invention comr prenant tous les équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons si celles-ci sont réalisées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS. 1. Appareil de Nage, permettant la propulsion rapide autonome d'un nageur, caractérisé en ce qu'il comprend en combinaison un élément formant queue de poisson solidaire d'une barre transversale sur laquelle peuvent agir les pieds du nageur disposés de chaque côté du plan médian de la queue, une plaque sensiblement plane formant dérive sur laquelle s'articule la dite queue de poisson et un élément formant harnais s' accrochant à la dite dérive et se passant sur le corps du nageur en enserrant ses épaules et, ou sa taille. 2. Appareil de Nage selon la revendication 1 caractérisé en ce que le harnais s'accroche à la dérive en au moins deux points situés vers le bord d'attaque dans l'eau ou "avant" de la dérive et vers chaque extrémité latérale du dit bord d'attaque. 3. Appareil de Nage selon la revendication 1 ou 2 caractérisé en ce que la queue de poisson est articulée autour d'un axe situé dans le plan médian de la dérive, sensiblement perpendiculairement à la direction d'avancement du nageur, c'est-à-dire sensiblement parallèlement au bord d'attaque de la dérive. 4. Appareil de Nage selon la revendication 3 caractérisé en ce que le dit axe est situé sensiblement au niveau du tiers avant de la dérive 5. Appareil de Nage selon l'une des revendications 3 ou 4 caractérisé en ce que la queue de poisson est montée au bout d'une barre qui passe dans une fente (ou saignée) aménagée sensiblement au milieu de la dérive depuis son bord de fuite ou arrière sensiblement jusqu'au niveau du dit axe d'articulation de la queue sur la dérive. 6. Appareil selon l'une des revendications précédentes caractérisé en ce sens que le plan de travail de la queue de poisson est constitué de plusieurs lames flexibles qui sont susceptibles de se recouvrir plus ou moins partiellement à la façon des lames d'un éventail. '. Appareil selon l'une des revendications précédentes caractérisé en ce que le harnais peut être solidaire d'un gilet de sauvetage porteur. 8. Appareil selon l'une des revendications précédentes caractérisé en ce que le harnais peut être solidaire d'un survêtement souple et ar maturé encapuchonnant la tête du nageur comme un nez de vitesse et com portant des. réserves liquides.