La présente invention concerne un procédé pour le moulage, par injection de matière plastique, d'un réceptacle monolithique profond étroit et de faible épaisseur de paroi. L'invention s'étend également au réceptacle obtenu par la mise en oeuvre de ce procédé, réceptacle qui peut avantageusement former l'un au moins des éléments constitutifs d'une boute pour le conditionnement d'une bobine pourfilm cinématographique ou pour bande magnétique. Dans le secteur tec.mique du conditionnement des bobines, certaines boutes comportent un corps de réception susceptible d'être fermé par un couvercle coiffant. Le corps des boutes de qualité devant avoir une épaisseur de paroi uniforme çt l'aspect esthétique des faces de ce corps devant être irréprochable, ledit corps est fabriqué par moulage en deux pièces. La première pièce comporte l'une des parois faciales qui présente en saillie une bordure comprenant un chant supérieur, un chant postérieur ou fond et un chant inférieur tandis que la deuxième pièce comporte uniquement l'autre paroi faciale qui délimite une feuillure marginale. Pour l'assem- blage des deux pièces, la bordure de la première est embottée dans la feuillure de la deuxième et y est soudée par ultrasons. Le couvercle de ces mêmes bottes est monolithique et fabriqué par injection de matière plastique dans un moule comportant, d'une part, une partie fixe et une partie mobile normalement appliquées l'une contre l'autre en délimitant entre elles une cavité conformée complémentairement à la confi- guration extérieure du couvercle et susceptibles de s'écarter pour le démoulage, d'autre part, un tiroir mobile ou pavé prenant place dans cette cavité interne et conformée complémentairement & la configuration intérieure de ce couvercle.Etant donné que ledit couvercle est relativement peu profond, le pavé est en porte-à-faux limité de sorte outil ne peut pas fléchir lors de l'inJection de la matière plastique et qu'il n'est par conséquent pas nécessaire de prévoir des moyens subsidiaires pour son maintien. Dès lors, ltépaisseur des parois est uniforme et l'aspect esthétique du couvercle est irréprochable, donc compa tille avec celui du corps réalisé en deux pièces. Pour réduire le prix de revient de ce corps, des tentatives de fabrication monolithique ont eté menées suivant la technique d'obtention du couvercle. Mais, les résultats observés sont décevants du point de vue de l'esthétique et de la réunion de plusieurs boîtes face contre face. En effet, le pavé du moule se trouve être en porte-à-faux sur une longueur trop grande et telle qu'il fléchit sous les efforts d'injection. L'une des parois faciales eend à devenir plus épaisse que l'autre et ce phénomène s'accentue dès. qu'il stamorce en raison de ltécoulement préférentiel de la matière plastique vers les passages lesplus larges. Pour remédier à cet inconvénient, deux techniques sont actuellement mises en oeuvre et visent à mettre en place dans le moule au moins un appui extrême qui devrait normalement s'opposer de façon durable à toute déformation du pave. Suivant une première technique connue, une seule pièce d'appui fait saillie dans la cavité interne du moule pour venir au contact du pavé du côté opposé à celui où la matibre plastique est injectée.Si le plan de joint entre la partie fixe et la partie mobile du moule est perpendiculaire aux parois faciales du corps de boute et s!etend au voisinage de llouverture de celui-ci, la pièce d'appui est mobile et guidée en translation å travers la partie fixe, à ltoppose d'ailleurs de la tuyère dtinjection, de maçon à pouvoir ltescamoter lors du démoulage. Par contre, si le plan de joint est parallèle auxdites parois faciales, la pièce d'appui est solidaire de la partie mobile du moule et se déplace avec celle-ci lors du démoulage. Dans un cas comme dans l'autre, si la pièce d'appui est de petites dimensions, elle laisse subsister dans la paroi faciale de la botte un orifice à travers lequel les poussibres peuvent pénétrer , si cette pièce est de dimensions plus importantes, l'ouverture qui subsiste doit être obturée par un opercule qui enlaidit l'aspect des faces de la boute. Suivant une deuxième technique connue, deux pièces d'appui faisant saillie dans la cavité interne du moule de part et d'autre du pavé sont en contact avec celui-ci par des portées de petit diamètre, ces pièces étant escamotables lors du démoulage. Les portées peuvent se mater sous l'effet d'injection et il en résulte que le pavé est mal tenu.D'autre part, ltexis- tence de trous dans les faces nuit à l'estbEtique et à ltétanché- té de la boutez Enfin, 8 1 il apparait des bavures après démoulage ou bien si le ou les opercules ne sont pas rigoureusement en prolongement avec la ou les parois faciales, plusieurs bottes disposées l'une près de l'autre ne peuvent pas s'appliquer face contre face et leur réunion conduit à des difficultés d'assemblage mutuel. La présente invention a pour but de remédier ces inconvénients et vise à l'obtention d'une botte dont le corps et le couvercle sont monolithiques et fabriqués par injection d'une matibre plastique dans un moule, cette reaiisation devant être économique, précise quant à sa forme et son épaisseur, esthétique, étanche et pratique d'utilisation. Conformément à l'invention, le procédé cons i8 - te, pour réduire la longueur fléchissante du tiroir ou pavé sous l'effet de la pression d'injection, à maintenir positivement l'une au moins quelconque des extrémités de ce pavd en la pinçant entre les deux parties du moule, respectivement à l'extérieur de ladite cavité interne, stil s'agit de l'extrémité libre et à l'intérieur s'il s'agit de l'extrémité portante. Le procédé s'applique à un réceptacle monolithique dont les parois faciales délimitent chacune une échancru- re de forme quelconquew débouchant sur le bord de ltouverture d'accès et s'étendant jusque sensiblement dans la zone médiane de la paroi considérée, afin que le tiroir ou pavé du moule soit, en comblant cette échancrure, au contact de la partie correspondante de ce moule d cet endroit I1 s'applique également à un réceptacle mo nolittique dont le chant postérieur ou fond présente au moins une lumière allongée afin que l'extrémité Libre du tiroir ou pavé du moule, conformée pour délimiter cette QU ces lumières,s!étende au-deld et puisse être pincée entre les deux parties de ce moulez ladite lumière étant obturée aprds démoulage par un opercule. he procédé s'appliqué enfin à un récepta- cle présentant à la fois l'échancrure précitée dans chacune de ses parois faciales et la lumière allongée précitée dans son chant postérieurO Divers autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortent d'ailleurs de la description détail- lée qui suit. Une forme de réalisation de l'objet de l'invention est représentée, à titre d'exemple non limitatif, sur le dessin annexé. Sur ce dessin : - - Les Fig. 1 d 3 sont des perspectives schématiques illustrant plusieurs aspects d'une boute pour bobine pour film cinEmatographique, conforme à ltìnvention, - la Fig. 4 est une élevation-coupe prise suivant la ligne IV-IV de la Fig. 5 et montrant une boute selon la Fig. 1, faisant application des deux perfectionnements du procédé, - la Fig. 5 est une coupe transversale prise suivant la ligne V-V de la-Fig. 4, - la Fig. 6 est une vue analogue à la Fig. 5, mais faisant ressortir en outre le moule, - les Fig. 7 et 8 sont des vues du moule analogues à la Fig. 6 et prises respectivement suivant les lignes VII-VII et VIII-VIII de la Fig. 4. Ainsi que cela ressort des Fig. 1 à 3, la boute comporte un corps 1 fermé par un couvercle coiffant 2 monté pivotant autour d'un axe d'articulation 3 ou relié à celui-ci par tout autre moyen de guidage approprié. Ces deux éléments constitués par le corps et le couvercle peuvent avoir des formes variées dont les exemples illustrés par ces figures ne sont pas restrictifs. Les commentaires qui suivent à propos de l'invention se réfèrent aux figures 4 à 8 qui concernent l aspect de la boîte selon la Fig. 1 ; mais, il est bien évident que ces commentaires s'appliquent à tous les autres aspects. Le corps 1 (fige 4 et 5) présente, venues de moulage, deux parois faciales 4 et 5 réunies entre elles par une bordure comprenant des chants postérieur 6, supérieur 7 et inférieur 8 ; il délimite en outre une ouverture antérieure d'accès 9. La matière plastique constituant ce corps est injectée dans un moule (Fig. 6 à 8) comportant une partie fixe 10 et une partie mobile 11 qui sont normalement appliquées l'une contre l'autre suivant une surface de joint 12 sensiblement parallèle aux parois 4,5 du corps de botte 1 précité, cette surface pouvant être plane et médiane, comme cela est représenté sur le dessin, ou bien présenter des décrochements. Ces parties délimitent entre elles, lorsqu'elles sont fermées, une cavité interne 13 conformée complémentairement à la configuration de ce corps 1.De plus, la partie mobile 11 est susceptible de se déplacer parallèlement à elle-meme et suivant une direction F per pendiculaire au plan de Joint 12, pour permettre le démoulage du corps 1. Le moule comporte également un tiroir mobile ou pavé 14 prenant place, en fin de course d'introduction, dans la cavité 13 pour définir la configuration intérieure dudit corps 1.Ce tiroir 14 est susceptible d'être déplacé en translation suivant la direction F1 parallèle aux parois 4, 5 et aux chants 7, 8 à travers ltouverture 9 de la botte, pour permettre son extraction lors du démoulage de celle-ci. Suivant l'invention, les p ois faciales 4, 5 du corps-1 délimitent en regard des échancrures 15, 16 (Fig. 4 et 5), de òrme quelconque, normalement obturées lorsque la boute est fermée par le couvercle 2. Ces échancrures débouchent sur le bord de l'ouverture 9 et s'étendent jusque sensiblement dans la zone médiane desdites parois 4, 5 s Pour mouler les échancrures, le tiroir ou pavé 14 (Fig. 6 et 8) présente en saillie des proéminences 18 et 19 dont la surépaisseur est au moins égale l'épaisseur des parois 4, 5 et qui sont donc en contact, lorsque le moule est fermé, avec les parties 10 et 1I de-celui-ci. Dans ces conditions, le pavé se trouve être pincé et maintenu sur une plus grande longueur, en diminuant de la sorte son porte-à-faux. Dans lSexemple représenté sur la Fig. 4, les échancrures 15 et 16 sont délimitées chacune par un bord vertical 20 sensiblement médian et débouchant sur le chant supérieur 7 dont il limite l'étendue, ainsi que par un bord ~- horizontal 21 relativement proche du chant inférieur 8 et debou- chant dans l'ouverture 9. Les échancrures favorisent l'intro- duction d'une bobine dans le corps de la boute , elles laissent EgalemenG subsister une avancée basse 22 dans les-parois 4, s pour l'articulation du couvercle pivotant 2. Le moyen précité, consistant à ménager des échancrures dans les parois faciales du corps jusque dans la zone médiane de celles-ci, se suffit à lui-meme si la longueur L de ces parois (Fig. 4 et 6), entre le fond 6 et le bord 20 des dites échancrures, est comprise entre 80 et 110 mm et de préfe rence égal à environ 90 mm, grandeurs qui correspondent finale ment à la distance en porte-à-faux du tiroir ou pavé 14. Bien entendu, peu importe la forme adoptée pour les échancrures (Fig. 1 à 3). Mais, si la boite est plus importante et si par conséquent la distance en porte-d-faux du tiroir est plus grande, un autre moyen peut être mis en oeuvre. D'ailleurs, cet autre moyen peut ou non être combiné au précédent puisqu'il s'agit, selon le procédé de l'invention, de maintenir Le tiroir en le pinçant, par l'une et/ou l'autre de ses extrémités, entre les deux parties du moule, mais sans traverser les portions restantes des parois faciales du corps de la botte. Cet autre moyen de l'invention consiste à ménager dans le cnant postérieur ou fond 6 du corps de boite, au moins une lumière allongée 23 (Fig. 4 et 53 pour le passage de l'extrémité libre d'ancrage 24 (Fig. 6 et 7) du tiroir 14 hors de la cavité interne 13 du moule. Ainsi, l'extrémité d'an crage 24 se trouve nécessairement pincée, lorsque ledit moule est fermé, entre les parties 10 et 11 de celui-ci. I1 peut d'ailleurs etre avantageux, pour faciliter l'extraction de ce tiroir, que l'extrémité d'ancrage soit conformée en coin (Fig.6 *i) . Il est bien évident que la ou les lumières 23 doivent etre obturées, après démoulage, au moyen d'un oper cule 25 qui, pouvant faire office d'étiquette dorsale, ne nuit pas à l'esthétique de la boite. Pour éviter toute trace sur les parois faciales, le moule peut entre du type à "canal chaud", ce canal 26 débouchant sur une partie pleine du chant postérieur 6 (Fig. 8) de préférence masquée par l'opercule 25. Ainsi que cela est bien connu, ce type de moule comporte, dans sa partie fixe lo, une chambre de chauffe 27 dans laquelle débouchent l'autre extrémité du canal précité 26 et la tuyère d'injection de la machine à moule, cette chambre contenant une résistance électrique 28. Le procédé, objet de l'invention, est applicable au moulage, par inJection de matière plastique, de réceptacles divers et notamment des éléments constitutifs (corps et couvercle) d'une boite destinee à contenir une bobine de film cinématographique, de bande magnétique ou autre. REVENDICATIONS 1. - Procédé pour le moulage, par injection de matière plastique, d'un réceptacle monolithique profond étroit et de faible épaisseur de paroi, ce réceptacle pouvant être l'un au moins des éléments constitutifs d'une boite pour le conditionnement d'une bobine pour film cinématographique ou pour bande magnétique et présentant deux parois faciales solidaires d'une bordure comprenant un chant supérieur, un chant inférieur et un chant postérieur ou fond et délimitant à l'opposé de celui-ci une ouverture d'accès, le moule de ce réceptacle comportant, d'une part, deux parties normalement appliquées l'une contre l'autre suivant une surface de joint sensiblement parallèle aux parois faciales précitées, mais susceptibles de s'ouvrir en s'écartant l'une de l'autre per- pendiculairement auxdites faces et, d'autre part, un tiroir mobile ou pavé prenant place dans la cavité interne délimitée par ces parties, le procédé étant caractérisé en ce qu'il consiste, pour réduire la longueur fléchissante du tiroir ou pavé sous l'effet de la pression d'injection, à maintenir positivement l'extrémité commandée de ce pavé en la pinçant entre les deux parties du moule et dans la cavité elle-même, en acceptant de réduire l'étendue des parois faciales du réceptacle à l'endroit du pavé et de ménager ainsi dans celles-ci des échancrures obturables ultérieurement par d'autres moyens, tel qu'un couvercle. 2. - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste également à pincer, d'une façon connue en soi, l'extrémité libre du pavé entre les deux parties du moule. 3. - Réceptacle monolithique obtenu par la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ses parois faciales délimitent chacune une échancrure de forme quelconque, débouchant sur le bord de l'ouverture d'accès et s'étendant jusque sensiblement dans la zone médiane de la paroi considérée, afin que le tiroir ou pavé du moule soit, en comblant cette échancrure, au contact de la partie correspondante de ce moule à cet endroit. 4. - Réceptacle selon la revendication 3, caractérisé en ce que la longueur de chaque paroi faciale entre le fond et le bord de l'échancrure est comprise entre 80 et 110 mm. 5. - Réceptacle selon la revendication 3 ou 4, caractérisé en ce aue l'échancrure de chaque paroi faciale est délimitée par un bord vertical sensiblement médian et débouclant sur le chant supérieur, et par un bord horizontal, relativement proche du chant inférieur et débouchant dans llouverture, cetteOéchancrure laissant subsister une avancée basse pour 1'articulation d'un couvercle pivotant. ç. - Réceptacle monolithique obtenu par la mise en oeuvre du procédé-selon la revendication 2, caractérisé en ce que son chant postérieur ou fond présente au moins une lumière allongée afin que l'extrémité libre du tiroir ou pavé du moule, conformée pour délimiter cette ou ces lumières, s'étende au-delå et puisse être pincée entre les deux parties de ce moule, ladite lumière étant obturée après démoulage par un opercule.