La présente invention est relative a un élément de voirie tel qu'un regard ou un avaloir d'égout, destiné à être mis en place dans une chaussée soumise a la circulation de véhicules, du type comprenant un cadre fixe muni d'une portée de support pour un organe de fermeture, et des moyens pour rattraper le jeu horizontal entre cet organe et le cadre, ces moyens comportant, répartis sur la périphérie de l'élément de voirie, deux appuis fixes et un appui réglable dans le sens radial. Dans un élément de voirie de ce type, qui est un regard décrit dans le brevet GB 435 057, l'appui réglable est constitué par une vis radiale située sous le tampon de fermeture. Avec cette solution, le réglage de la vis doit être fait avant la première mise en place du tampon, et il est nécessaire de laisser un petit jeu radial pour pouvoir soulever le tampon de I'extérieur du regard. Le tampon n'est donc pas absolument immobilisé dès sa mise en service, ce qui conduit à une usure et à des bruits désagréables au passage des véhicules. De'plus, le tampon ne peut être soulevé que parfaitement verticalement, ce qui nécessite un outillage spécial. L'invention a pour but de fournir un élément de voirie qui permette d'immobiliser rigoureusement l'organe de fermeture et, en même temps, de soulever facilement ce dernier de l'extérieur de l'élément de voirie. A cet effet, l'invention a pour objet un élément de voirie du type précité, caractérisé en ce que les moyens de réglage de l'appui réglable sont accessibles de l'exte- rieur de l'élément de voirie lorsque celui-ci est fermé. Lesdits moyens de réglage sont, de façon très avantageuse, des moyens de blocage à libération rapide, notamment une came de blocage par arc-boutement montée rotative sur le cadre ou sur l'organe de fermeture. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description détaillée qui va suivre, donnée uniquement à titre d'exemple non limitatif et en regard des dessins annexés, sur lesquels la Fig. 1 est une vue en plan d'un cadre circulaire de regard suivant l'invention; la Fig. 2 est une vue partielle à plus grande échelle prise en coupe verticale suivant la ligne 2-2 de la Fig. 1, avec le tampon de fermeture en place; la Fig. 3 est une vue en plan correspondant à la Fig. 2; la Fig. 4 est une vue partielle à la même échelle que la Fig. 2, prise en coupe verticale suivant la ligne 4-4 de la Fig. 1; la Fig. 5 est une vue en plan correspondant à la Fig. 4; la Fig. 6 est une vue partielle en coupe verticale d'un cadre de regard munï d'un tampon suivant l'invention; la Fig. 7 est une vue en plan correspondant à la Fig. 6;; la Fig. 8 est une vue partielle en coupe verticale d t un autre mode de réalisation de tampon suivant l'invention; la Fig. 9 est une vue en plan correspondant à la Fig. 8; les Fig. 10 et 11 sont des vues correspondant respectivement aux Fig. 4 et 5 mais relatives au mode de réalisation des Fig. 6 et 7 ou à celui des Fig. 8 et 9; la Fig. 12 est une vue en plan d'un avaloir à grille carrée suivant l'invention; la Fig. 13 est une vue partielle à plus grande échelle prise en coupe suivant la ligne 13-13 de la Fig.12, la Fig. 14 est une vue en plan correspondant à la Fig. 13; la Fig. 15 est une vue en plan d'un coin de l'avaloir à grille de la Fig. 12; et la Fig. 16 est une vue prise en coupe suivant la ligne 16-16 de la Fig. 15. Le cadre circulaire 1 de regard de chaussée représenté seul à la Fig. 1 et muni de son tampon circulaire 2 de fermeture aux Fig. 2 et 3, présente dans son ensemble une structure classique : une semelle de base 3 se prolonge vers le haut par une paroi latérale ou rebord 4 à peu près cylindrique d'où part horizontalement vers l'intérieur, à peu près à mi-hauteur, une portée 5, l'ensemble étant rigidifié par un certain nombre de nervures radiales extérieures 6. Le rebord 4 est interrompu d'une part par une boite de manoeuvre 7 permettant l'insertion d'un fer de pioche destiné à soulever le tampon 2, d'autre part par une boite de came 8; cette dernière est légèrement décalée par rapport à la position diamétralement opposée à la boite de manoeuvre 7. A l'emplacement de la boite de came, le rebord 4 forme, en vue en plan (Fig. 3), une anse 9 constituée d'un demi-cercle et de deux segments de droite, ce sans changer de hauteur, comme on le voit à la Fig. 2. L'anse 9 est fermé, à peu près à mi-hauteur au-dessus de la portée 5, par un voile 10 qui, à son extrémité intérieure, rejoint cette portée 5 par l'intermédiaire d'une paroi 11 à peu près verticale. Au centre de la zone semi-circulaire du voile 10 est prévu un trou 12 d'axe vertical traversé avec jeu par un boulon 13. Entre la tête 14 de ce boulon et la face inférieure du voile 10 est interposée une rondelle 15. Une came 16i qui sera décrite plus loin, est enfilée avec jeu sur la partie de la tige du boulon qui dépasse au-dessus du voile 10, et au-dessus de cette came est vissé sans serrage un écrou 17 de maintien et de manoeuvre de la came. La base de l'écrou 17 est reçue dans un lamage à six pans 18 de la came, et son sommet est soudé ou collé à la partie supérieure de la tige de boulon, à peu près au niveau de l'extrémité supérieure du rebord 4. Ainsi, on peut faire tourner la came 16 en agissant sur l'écrou 17. La portée 5 est enveloppée par un jonc souple d'insonorisation 19 à section en C. L'aile supérieure du jonc 19 se termine par un bourrelet 20 qui est reçu dans une gorge prévue à la racine de la portée 5. Le tampon 2 est classique et est, comme le cadre 1, en fonte. Il se compose d'un voile supérieur 21 à reliefs anti-dérapants 22, d'une jupe périphérique 23 dirigée vers le bas et de nervures radiales de renforcement. Une ceinture de renforcement 24 fait légèrement saillie vers l'extérieur à l'extrémité supérieure de la jupe 23. Le diamètre de cette ceinture est un peu inférieur au diamètre intérieur du rebord 4 du cadre à la même hauteur. La base de~la jupe 23 est plane et dBxnsionnéé de façon à pouvoir reposer sur la portée 5 par l'intermédiai- re de l'aile supérieure du jonc 19. La paroi extérieure de la jupe 23 converge légè- rement vers le bas pour permettre son démoulage, et il en est de même pour la paroi intérieure du rebord 4 et de la petite paroi 11 du cadre. Toutefois, en deux points de ce cadre (Fig. 1, 4 et 5) espacés angulairement de 1200 et situés de part et d'autre de la boîte de manoeuvre 7, d'étroits bossages 25, 26 définissent une surface d'appui verticale pour la ceinture 24 du tampon. Ces bossages sont prévus au droit de nervures de renforcement 6, et la boîte de came 8 est située à 1200 de chacun d'eux. Cette dernière peut, en variante, être disposée à peu près en tout point de la périphérie du cadre, sauf à l'emplacement de la bote de manoeuvre 7. La came 16 a une épaisseur constante très infé- rieure à la hauteur de la partie du rebord 4 située audessus du voile 10. Extérieurement, elle converge légèrement vers le haut suivant l'angle de depouille de la jupe 23,ocn*re làquelle- elle est destinée à s'appliquer. En plan (Fig. 3), la came possède sur moins de la moitié de sa périphérie un rayon légèrement inférieur au rayon inté- rieur de l'anse 9; sur un demi-tour 27, le rayon décroît linéairement en fonction de l'angle, et le pourtour de la came se complète par un segment de droite 28. Lorsque le tampon 2 est posé sur la portée 5, sans orientation préférentielle, la rotation de la came 16, au moyen d'une clé, à partir d'une position rétractée où la droite 28 surplombe la paroi 11, amène des points de cette came de plus en plus éloignés du boulon 13 en saillie vers l'intérieur au-delà de la paroi 11, jusqu'à ce que le contact linéaire srétablisse avec la jupe 23 du tampon. En poursuivant la rotation de la came au moyen de l'écrou 17, le tampon est poussé vers la boîte de manoeuvre 7 jusqu'à s'appuyer par sa ceinture 24 sur les bossages 25 et 26 du cadre. Le profil de la partie 27 de la came est calculé en fonction du coefficient de frottement de celle-ci sur le tampon de façon à garantir un arcboutement au contact quelles que soient les tolérances de fabrication. Ce profil fournit un angle d'attaque constant, vu en plan, de la jupe 23. Dans le mode de réalisation des Fig. 6-7, au contraire, le cadre la est tout à fait classique, c'està-dire que le rebord 4a n'est interrompu que par la boîte de manoeuvre 7 et que la boîte de came 8 et les bossages 25, 26 sont supprimés. Par contre, une boîte de came 8 est prévue sur le tampon 2a la jupe 23 est interrompue en un point de sa périphérie, sur la moitié supérieure de sa hauteur, pour former une anse 9 en trois-quarts de cercle ouverte vers l'extérieur et vers le haut et fermée inférieurement par un voile 10 horizontal. On retrouve un trou 12 au centre de ce voile, un boulon 13 à rondelle 15 et écrou 17 et une came 16a, l'agencement de ces pièces étant tout à fait analogue à ce qui a été décrit en regard des Fig. 1 à 3. En variante, comme représenté aux Fig. 8 et 9, b la came 16 peut comporter une fente diamétrale de manoeuvre 29 dans sa face supérieure et être munie d'une tige centrale 30 venue de matière, en saillie vers le bas, traversant avec jeu le trou 12 . Une rondelle de retenue 31 est alors enfilée sans serrage sur la partie inférieure de la tige 30 en saillie sous le voile 10 , et fixée à cette tige, par exemple par collage. Dans ce cas, on fait tourner la came 16b en introduisant un outil tel qu'un fer de pioche dans la fente 29. La manoeuvre de la came depuis l'intérieur du regard s'opère, dans le cas des Fig. 2-3 et 4-5, en agissant sur la tête du boulon 13, 13 , et, dans la variante des Fig. 8 et 9, au moyen d'une fente 30 prévue à l'ex trémité inférieure de la tige 30. Les deux autres appuis du tampon 2a sur le rebord 4a du cadre, dans ces deux variantes, sont fournis (Fig. 10 et 11) par deux étroits bossages 25 , 26 en saillie extérieure sur la jupe 23 au-delà de la ceinture 34 et dont le profil extérieur est exactement conjugué du profil intérieur du rebord 4a Ces deux bossages sont situés à 1200 de part et d'autre de la boite de came 8a. Pour mettre en place le tampon 2 , on rétracte la came 16a ou 16b et l'on pose la jupe 23a sur la portée 5 du cadre. On veille seulement à ne pas mettre la came en regard de la boîte de manoeuvre 7; de préférence, on dispose les bossages 25a, 26a en regard de nervures 6 du cadre. Ensuite, par rotation de la came, on obtient comme précédemment un arc-boutement de celle-ci sur le rebord 4 . Il est à noter que la surface périphérique des cames 16a et 16b converge légèrement vers le bas suivant l'angle de dépouille commun de la paroi intérieure du rebord 4a et de la paroi extérieure de l'anse 9a. Dans tous les modes de réalisation, lorsqu'il a été bloqué par la came 16, 16 ou 16b de la façon décrite, le tampon ne bouge plus, quelles que soient les sollicitations dont il peut être l'objet sous l'effet de la circulation. Au bout d'un certain temps, d'ailleurs, tout l'espace resté libre au moment de la pose entre le rebord 4, 4 du cadre et la jupe 23, 23a du tampon se trouve rempli de matériaux divers qui, à partir de ce moment, assurent un blocage supplémentaire du tampon. Biais, pendant toute la phase initiale qui précède ce phénomène, le tampon reste parfaitement immobile, ne connait pas d'usure. et ne provoque aucun bruit. Il faut noter en outre que ce blocage du tampon, grâce au fait que la came s'est arc-boutée entre le tampon et son cadre, s'applique meme au cas où le cadre, pour une raison ou une autre, se trouve voilé : 1 'experience montre que cet arc-boutement supprime tout mouvement de boîtage ou de bascule du tampon susceptible de provoquer usure et bruit même en l'absence de jeu latéral En d'autres termes, le tampon reste parfairement immobile dans le plan de la chaussée même si le cadre est voile. Un autre avantage du blocage par came réside dans la possibilité de restituer rapidement au tampon le jeu annulaire nécessaire à la dépose de ce tampon par les moyens habituels, fer de pioche, barre à mine, pied de biche, etc.,sans qu'il soit nécessaire d'utiliser un outil lage spécifique adapté à un levage rigoureusement vertical, par trépied sur roues avec palan central par exemple, ce qui serait le cas si le jeu latéral du tampon était comblé de façon définitive lors de la première mise en service du regard. Les Fig. 12 à 16 montrent l'application de l'invention au blocage latéral d'une grille carrée 32 dlavaloiclr.de chaussée sur son cadre 33 également de forme générale carrée. Le cadre 33 comporte une portée plane 34 et un rebord périphérique 35 venu de matiere, l'ensemble étant fixé sur des éléments de renforcement 36 à section en U. Le rebord 35 forme une anse 37 au milieu d'un côté du carré, et dans cette anse est montée une came 38, au moyen d'un boulon 39 qui traverse librement un trou 40 prévu dans la portée 34 et dans l'élément 36 en U correspondant. L'agencement de la came est tout à fait analogue à celui des Fig. 2 et 3, à ceci près que la-tete de vis du boulon 39 se trouve au-dessus de la came et est directement soudée sur la face supérieure de la came, qui est plane. De plus, la région 27a a rayons croissants de la came ne s'étend que sur 120 , et sa paroi périphérique converge vers le bas suivant l'angle de dépouille commun à la paroi intérieure de l'anse 37 et au fond d'une encoche de blocage 41 prévue au milieu d'un côté de la grille 32. Par ailleurs, dans les deux angles 42 du cadre opposés à la came 38, le rebord 35 présente des surplombs 43 dans lesquels sont reçus des pans coupés ou chanfreins conjugués 44 taillés dans les deux angles de la grille opposés à l'encoche 41. Pour mettre en place ia grille, on. procède d'abord à l'engagement des pans coupés 43 sous les surplombs 42, dans la position rétractée de la came. Puis, lorsque la grille repose par toute sa périphérie sur la portée 34, une action sur la tête du boulon 39 permet d'orienter la came de façon qu'elle s'arc-boute entre l'encoche 41 de la grille et le cadre.Il est à noter que la combinaison des surplombs 42 et de l'angle de conîcité de la paroi périphérique de la came assure un maintien positif de la grille à l'encontre de tout déplacement vertical. -- REVENDICATIONS 1.- Elément de voirie, notamment regard ou avaloir de chaussée, du type comprenant un cadre fixe muni d'une portée de support pour un organe de fermeture, et des moyens pour rattraper le jeu horizontal entre cet organe et le cadre, ces moyens comportant, répartis sur la périphérie de l'élément de voirie, deux appuis fixes et un appui réglable dans le sens radial, caractérisé en ce que les moyens (16; 16 ;16b; 38) de réglage de l'appui réglable sont accessibles de l'extérieur de l'élément de voirie (1-2; la,2a; 32-33)lorsque celui-ci est fermé. 2.-Elément de voirie suivant la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits moyens de réglage (16; 16 ; 16b; 38) sont des moyens de blocage à libération rapide. 3.- Elément de voirie suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que lesdits moyens de réglage (16; 16a; 16b) sont également accessibles de l'intérieur de l'élément de voirie (1-2; la,2a) lorsque celuici est fermé. 4.- Elément de voirie suivant la revendication 2, caractérisé en ce que lesdits moyens de réglage (16; 16a; 16b; 38) sont constitués par une came de blocage a par arc-boutement montée rotative sur le cadre (1; la; 33) ou sur l'organe de fermeture (2; 2 ; 32). 5.- Elément de voirie suivant la revendication 4, caractérisé en ce que la came (16; 16 ; 38) est montée au moyen d'un boulon librement rotatif (13; 13 ; 39) qui en est solidaîre,.la tête et l'écrou de ce boulon servant respectivement à la manoeuvre de la came de l'extérieur et de l'intérieur de l'élément de voirie ou inversement. 6.-- Elément de voirie suivant la revendication 5, caractérisé en ce que lrextrémité supérieure (17, 17 ) du boulon (13; 13a) est reçue dans un lamage hexagonal (18) creusé dans la face supérieure de la came (16; 16a), 7.- Elément de voirie suivant la revendication 4, caractérisé en ce que la came (16b) est montée au moyen d'une tige librement rotative (30) qui en est solidaire et qui est pourvue à son extrémité d'un organe de retenue (31), la manoeuvre de la came s'opérant au moyen de deux fentes diamétrales (29, 30a) prévues respectivement dans la face supérieure de la came et dans l'extrémité libre de ladite tige (30). 8.- Elément de voirie suivant 1 'une quelconque des revendicationsl à 7, caractérisé en ce que les appuis fixes sont constitués par des bossages d'appui simple horizontal (25, 26; 25a, 26a). 9.- Elément de voirie suivant la revendication 8, caractérisé en ce que les bossages (25, 26; 25 , 26 ) sont portés par la partie de l'élément de voirie munie de la came. 10.- élément de voirie suivant l'une quelconque des reyen- dications 1 à 7, caractérisé en ce que les appuis fixes comportent des surplombs (43) du cadre (33) sous lesquels s'engagent des parties conjuguées (44) de organe de fermeture (32). 11.- Elément de voirie suivant l'une quelconque des revendications 1 à 10 , caractérisé en ce que la paroi périphérique de la came (38) présente une conicité conjuguée de l'angle de dépouille de la surface en regard (41) et orientée de façon à empêcher positivement tout mouvement vertical de soulèvement de cette surface.