l'invention concerne une machine à retourner pour lin en tiges, qui effectue un retournement des couches de tiges au cours du rouissage. Toutes les machines à retourner existantes de ce genre reposent sur le principe d'un retournement de tiges couchées en rangées au moyen d'une bande croisée qui passe le long d'un plan incliné. les retourneuses sont équipées d'un dispositif ramasseur particulier qui constitue en même temps, dans sa partie moyenne, une courroie d'entraînement de la bande croisée avec des pointes de travail. les machines fonctionnent de la manière suivante une rangée de lin en tiges est saisie et soulevée par le ramasseur, puis entraidée en direction inclinée vers le haut, entre la bande croisée et les pointes de guidage, en étant retournée de façon continue, jusqu'à la poulie de commande. A ce niveau, une bande de distribution ou une tole-glissière prend en charge le lin déjà retourné e-t laisse retomber les tiges sur la surface du champ.Etant donné que, pour des raisons de construction, la bande croisée qui assure le guidage et le retournement des tiges ne peut pas avoir une largeur supérieure à 10 cm, cela est ltorim gine de tous les défauts de ces retourneuses. Pendant le processus de retournement, où les tiges sont entrainées pratiquement par leur centre de gravité, la couche retournée est sollicitée à la flexion par des forces d'inertie et lcrs du dépassement dtune force d'inertie résultante, qui dépend des caractéristiques spé- cifiques de la couche et de la vitesse de retournement, la couche de tiges commence à se déformer et bouche la machine.Il en résulte que la capacité de ces machines est d'autant plus faible que le lin est plus humide et plus mouillé et qu'il contient plus de mauvaises herbes. les inconvénients mentionnés sont éliminés par la machine à retourner suivant l'invention, où le lin en tiges est recueilli dans la rangée par un dispositif ramasseur classique et entraîné en direction inclinée vers le haut, avec maintien de l'orientation primitive, par un transporteur à bande double, transporteur par lequel la couche de tiges est saisie sur toute sa largeur et, au point le plus haut, la direction de déplacement est transformée en une direction verticale. A ce moment, la couche pénètre dans un tunnel à vis qui est formé par une paroi pleine en forme de vis et par des lattes de guidage parallèles qui reproduisent à une certaine distance le tracé de la paroi en forme de vis. L'entrée et la sortie du puits hélicoldal sont décalées angulairement de 1800 l'une par rapport à l'autre.Etant donné que lors de son passage entre les lattes de guidage et la paroi helicoidale, la couche de lin en tiges est guidée sur toute sa largeur et est retournée, il ne peut pas se produire de déformation de cette couche, même en cas de fort débit à travers le puits. Pour assurer une correspondance entre la vitesse de la couche de tiges qui descend et la vitesse de déplacement de la machine, le puits hélicoldal est équipé d'une bande sans fin. La bande entoure la couche de tiges des deux côtés et elle assure et détermine une vitesse du mouvement vertical à l'unisson de la vitesse de déplacement-de la machine, tout en aidant au retournement. Un avantage de la solution proposée est qu'elle rend possible 11 obtention d'une vitesse de travail et d'une productivité accrues, même dans des conditions difficiles du point de vue de lthumidité, du mouillage et du redressement des tiges. La machine n'exige pas d'être conduite avec précision au milieu de la rangée et, pour cette raison, elle se prête même à une forme de réalisation pour le traitement de deux rangées. Etant donné que tous les organes actifs qui entrent en contact avec les tiges agissent sur toute la longueur de celles-ci, un colmatage de la machine et un enroulement des tiges, de la filasse et des mauvaises herbes sur toutes les parties en rotation sont évités. L'ohjet de l'invention est illustré schématiquement par les dessins ci-annexés. La figure 1 est une vue en coupe verticale et longitudinale de la machine. la figure 2 est une vue en coupe verticale de la paroi hélicoïdale, vue dans la direction de la flèche S. La machine à retourner suivant la figure 1 se compose d'un châssis 1 qui est équipé de deux roues 15; à la partie avant de la machine se trouve un dispositif ramasseur 2, en arrière de celui-ci un tambour d'entraînement 5 autour duquel s'enroule une bande inférieure 3 qui passe, à son autre extrémité, sur un tambour antérieur 6 tournant librement. Au-dessus du tambour d'entraînement inférieur 5 est disposé un tambour d'entraîneeent supérieur 16 qu'entoure une bande -supérieure 4 qui est orientée parallèlement et passe sur un tambour postérieur 17 tournant librement et sur un tambour de guidage 18.Au-dessous du tambour antérieur 6 à rotation libre est suspendue une paroi hélicoïdale 7, équipée d'une bande sans fin 8 qui est entraînée par un tambour d'entraînement inférieur 9 et qui est guidée sur d'autres tambours dans l'ordre suivant : tambour auxiliaire postérieur 10, tambour entraîné postérieur et supérieur 11, second tambour entraîné inférieur 12, tambour auxiliaire antérieur 13, tambour antérieur et supérieur 14.et, de nouveau, tambour d'entraînement inférieur 9. a figure 2 représente en coupe verticale la paroi hé licoïdale 7, vue dans la direction de la flèche S, paroi le long du milieu de laquelle passe la bande sans fin 8. Seuls le tambour entraîné postérieur 11 et le tambour d'entraînement inférieur 9 sont visibles sur le dessin, les autres tambours n'étant pas représentés sur cette vue. Parallèlement à la paroi hélicoïdale 7 s'étendent deux ou, le cas échéant, plusieurs lattes de guidage 19. La machine à retourner suivant l'invention fonctionne de la manière suivante : une rangée de lin est recueillie sur le sol par le dispositif ramasseur 2 et envoyée, par la force d'inertie, entre la bande inférieure 3 et la bande supérieure 4. Etant donné que le tambour d'entraînement inférieur 5 et le tambour d'entraînement supérieur 16 tournent à la même vitesse circonférentielle en sens opposés, le- mouvement des brins internes des deux bandes 3 et 4 est synchrone, si bien que toute tige de lin coincée entre la bande inférieure 3 et la bande supérieure 4 est déplacée en direction inclinée vers le haut et, au-dessus de la paroi hélicoïdale 7, la direction de son déplacement se transforme en une direction verticale, par coopération du tambour antérieur à rotation libre 6, du tambour postérieur à rotation libre 17 et du tambour de guidage 18 qui sont disposés dans l'espace de manière appropriée. A ce moment, la couche de tiges est saisie par la bande sans fin 8, serrée et guidée verticalement vers le bas. Pendant le mouvement descendant, la couche de tiges de lin se tord de 1800 sous lteffet de la paroi hélicoïdale 7, des lattes de guidage 19 et de la bande sans fin 8 et elle est abandonnée entre le tambour d'entraînement inférieur 9 et le tambour entraîné inférieur 12 pour tomber sur le sol. le tambour auxiliaire postérieur 10 et le tambour auxiliaire antérieur 13 servent au guidage de la bande sans fin 8 dans l'espace déterminé. Cette disposition rend possible un mouvement simultané des deux brins actifs de la même bande sans fin 8, entre lesquels est guidée la couche de tiges. les lattes de guidage 19 pressent la couche de tiges contre la paroi hélicoïdale 7 et concourent ainsi à sa torsion. - REVENDICA?IONS 1.- Machine à retourner pour lin en tiges, caractérisée en ce qu'il est prévu, en arrière d'un dispositif ramasseur (2), un transporteur-élévateur à serrage (3,4) qui se termine audessus d'une paroi hélicoïdale verticale (7), le long de laquelle passe une bande sans fin (8). 2.- Machine à retourner pour lin en tiges selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'à partir d'un tambour d'entraînement inférieur (9), la bande sans fin (8) passe sur un tam- bour auxiliaire postérieur (10) et un tambour supérieur et postérieur (11), épouse le tracé de la paroi hélicoïdale (7) entre le tambour supérieur et postérieur (11) et un second tambour entraîné inférieur (12) et, à partir du second tambour entraîné inférieur (12), passe sur un tambour auxiliaire antérieur (15) et un tambour supérieur et antérieur (14) vers le tambour d'entrai- nement inférieur (9), la bande sans fin (8) épousant le tracé de la paroi hélicoïdale (7) entre le tambour supérieur et antérieur (14) et le tambour d'entraînement inférieur (9).