La présente invention a pour objet un traîneau de secours et plus spécialement un tralneau destiné à ttre utilisé par des skieurs de montagne et de randonnée nordique ou de fond. Quoiqu'en cas d'accident les skieurs de montagne puissent, à l'époque actuelle, être fréquemment secourus par helicoptères, il est indispensable, pour tout groupe de skieurs utilisant des itinéraires peu fréquentés, de disposer d'un traîneau de secours permettant le transport d'un blessé vers un endroit sûr et abrité dans l'attente d'une évacuation par hélicoptère ou vers la vallée, dans la mesure où les conditions météorologiques ne permettent pas l'intervention d'un hélicoptere. Néanmoins, les traîneaux existants sur le marchE qui permettent, pour la plupart d'utiliser les skis du blessé comme supports, présentent 1'inconvénient autre lourds (de 1,5 à 2 kilogrammes) et encombrants, ce qui est un handicap compte tenu de 1'importance du matériel que transportent les skieurs en randonnée alpine ou nordique, et également d'etre difficiles à diriger, notamment sur la glace, du fait que les skis rentrant dans la constitution du trainaeau sont à plat et que, de ce fait, leurs carres mordent mal la couche de neige. La présente invention vise à remédier à ces inconv6- nients. A cet effet, le traineau qu'elle concerne, du type mettant en oeuvre les skis de la personne à transporter qui sont reliés par des entretoises, comprend au moins deux entretoises destinées à astre fixées respectivement à proximité des spatules et des talons des deux skis et à assurer le maintien de ceux-ci, de telle sorte qu'ils soient disposés dans deux plans formant un V ouvert, les carres intérieures se trouvant plus bas que les carres extérieures. Cet agencement assure une meilleure tenue du tratneau, notamment sur la glace et en dévers, facilitant la conduite de celui-ci. Selon une forme d'exécution de l'invention, les moyens de fixation de chaque entretoise sur un ski sont constitués par une tige en forme d'étrier comportant deux branches paralleles filetées et une partie centrale non perpendiculaire aux deux branches, et dont la longueur est au moins égale à la largeur d'un ski alpin, deux perçages étant ménagés dans l'entretoise considérée pour permettre le passage des deux branches de l'étrier, qui est destiné à venir coiffer un ski, de telle sorte que sa partie centrale soit en appui contre la semelle de celui-ci, ce contact étant maintenu après passage des branches dans les perçages de l'entretoise, la branche la plus~longue étant située du coté du milieu de l'entretoise, par des écrous vissés sur les branches de l'étrier et venant prendre appui sur la face supérieure de l'entretoise, une cale étant prévue entre l'entretoise et le ski, du côts de la branche la plus longue, présentant une face inclinée de l'intérieur vers l'extérieur et de bas en haut. C'est cette cale qui assure le maintien du ski en position inclinée et favorise un appui sur la carre intérieure. Pour assurer une bonne tenue relativement a' à toise et å l'étrier auquel elle est associée, chaque cale comporte deux perçages perpendiculaires permettant le passage, respectivement, de l'entretoise et de la branche d'un étrier. Avantageusement, chaque cale comprend deux faces opposées inclinées, possèdant la même inclinaison et disposées de part et d'autre du perçage pour le passage de ltentretoise, les distances respectives de ce perçage aux faces inclinées étant différentes. Dans la mesure où le tratneau doit être réalisé avec des skis alpins, chaque cale est disposée de telle sorte que sa grande épaisseur se trouve entre une entretoise et un ski, tandis que, si le tratneau doit être réalisé à l'aide de skis de fond, la cale est disposée de telle sorte que sa petite épaisseur se trouve entre une entretoise et le ski. Cet agencement permet d'assurer une bonne tenue d'un ski de fond quoique sa largeur soit inférieure à celle d'un ski alpin, le ski étant pincé entre l'étrier et l'entretoise, notamment par appui de l'un de ses bords contre ltentretoise, compte tenu de la faible épaisseur de la cale. Selon une autre caractéristique de l'invention, la longueur de ltentretoise avant est inférieure à celle de ltentretoise arrière. De cette façon, les skis formant la base du traîneau occupent une position dite de chasse-nei$e" qui, en combinaison avec la prise de carres indiquée précédemment, facilite la conduite du traîneau. Avantageusement, ce traineau comporte, en outre, une entretoise intermédiaire fixée sur les fixations des deux skis. Cette entretoise intermédiaire présente lintéreAt d'augmenter la rigidité du traîneau et de permettre le montage longitudinal de cannes de ski en appui sur les entretoises, servant de supports pour la fixation d'un cordage ou d'une toile sur lequel le blessé va reposer. La toile destinée à être montée entre les cannes de ski peùt avantageusement être repliée en conditions de non utilisation du traîneau pour former un sac destiné à contenir le matériel. De toute façon, l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit, en référence au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécution de ce traîneau Figure i est une vue en perspective de ce traîneau en position montée Figure 2 en est une vue de dessus en cours de montage Figure 3 est une vue en coupe transversale et éclatée du dispositif de fixation d'une entretoise sur un ski Figures 4 et 5 sont deux vues en coupe transversale du traîneau passant par deux entretoises avant ou arrière, avec utilisation respectivement devis alpins et de skis de fond pour former les patins du tratneau. Le traîneau selon l'invention est réalisé à partir des skis 2 de la personne à transporter, qui sont reliés par trois entretoises 3, 4 et 5, fixées respectivement à proximité des spatules, à proximité des talons et dans la partie centrale du ski. Comme montré notamment à la figure 2, l'entretoise 3 est plus courte que ltentretoise 5 qui est elle-même plus courte que l'entretoise-4, de manière à ce qu'en position montée du tratneau, les skis a convergent vers l'avant et occupent une position de chasse-neige. Si l'entretoise 5 est fixée sur les butées 6 de fixation des skis, les entretoises 3 et 4 sont fixées d'une autre-manière. Chaque entretoise est fixée sur un ski à l'aide d'un étrier 7 réalisé à partir d'une tige comportant deux branches-parallèler 8 et 9 filetées reliées par une partie centrale 10 non perpendiculaire aux deux branches, la longueur de la branche 8 étant supérieure à celle de la branche 9. A chaque'branche 8 d'un étrier 7 est associée une cale 12 présentant deux perçages perpendiculaires 13 et 13a permettant respectivement ltengagement d'une entretoise et le passage de la branche 8. Pour sa part, chaque entretoise 3 et 4 présente deux perçages, non représentés au dessin, pour le passage des branches 8 et 9 de chaque étrier. Comme montré notamment aux figures 3 à 5, chaque cale 12 présente deux faces opposées,respectivement 14 et 15, possèdant une même inclinaison, le perçage 13 étant plus proche de la face 15 que de la face i4. L'utilisation de la cale dans l'une et l'autre des positions représentées aux figures 4 et 5 permet la réalisation de ce tratneau soit à partir de skis alpins, soit à partir de skis de fond. Dans la mesure où le traineau est réalisé à partir de skis alpins, c'est la face 14 de la cale qui prend appui sur le ski. Dans la mesure où le tratneau est réalisé à partir de skis de fond, comme montré à la figure 5, la cale est retournée de 180 par rapport au cas précédent, sa face 15 venant en appui sur le ski, de maniere à permettre le pincement d'un bord du ski entre l'étrier 7 et l'entretoise considérée tout en donnant au ski la même inclinaison que dans le cas précédent. La fixation des étriers 7 est réalisée avantageusement à l'aide d'écrous papillons 16 vissés sur les branches 8 et 9 et prenant appui sur les faces supérieures de l'entretoi- se. Une fois réalisé le montage des entretoises sur les skis, comme montré a la figure 2, il est procédé à la mise en place d'un support pour le blessé qui peut être constitué, par exemple par une toile 17. Cette toile g est montée à l'aide d'une cordelette 18 sur des éléments longitudinaux constitués par exemple par les cannes de skis 19 du blessé et des secouristes, préalablement fixées sur les entretoises 3, 4, 5. Il est également possible de remplacer la toile 17 par un support réalisé à'partir de cordes et/ou de peaux de phoques. Comme il ressort de ce qui précède, l'invention apporte une grande amélioration à la technique existante en fournissant un traîneau de secours, de conception simple, extrêmement léger, puisque d'un poids de 350 grammes pour les trois entretoises et dépassant de peu 500 grammes lorsque l'on considère le poids de la toile 17 sur laquelle le blessé repose, tout en étant d'un maniement aisé même en conditions difficiles, telles que sur glace ou en dévers. Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas à la seule forme d'exécution de ce traîneau, décrite ci-dessus à titre d'exemple ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes de réalisation. C'est ainsi notamment que les entretoises pourraient ne pas être rectilignes, mais posséder des extrémités cintrées donnant l'inclinaison souhaitée aux skis sans nécessiter de cales, sans que lton sorte pour autant du cadre de l'invention. - REVENDICATIONS 1. - Tralueau de secours, du-type mettant en oeuvre les skis de la personne à transporter qui sont reliés par des entretoises, caractérisé en ce qu'il comprend au moins deux entretoises destinées à être fixées respectivement à proximité des spatules et des talons des deux skis et à assurer le maintien de ceux-ci, de telle sorte qu'ils soient disposés dans deux plans formant un V ouvert, les carres intérieures se trouvant plus bas que les carres extérieures. 2. - Tratneau selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de fixation de chaque entretoise sur un ski sont constitués par une tige en forme d'étrier comportant deux branches parallèles filetées et une partie centrale non perpendiculaire aux deux branches, et dont la longueur est au moins égale à la largeur d'un ski alpin, deus perçages étant ménagés dans l'entretoise congidérSe- pour permettre le passage des deux branches de l'étrier, qui est destiné à venir coiffer un ski, de telle sorte que sa partie centrale soit en appui contre la semelle de celui-ci, ce contact étant maintenu après passage des branchesdansles perçages de l'entretoise, la branche la plus longue étant située du côté du milieu de l'entretoise, par des écrous visses sur les branches de l'étrier et venant prendre appui sur la face supérieure de l'entretoise, une cale étant prévue entre l'entretoise et le ski, du côté de la branche la plus longue, présentant une face inclinée de l'intérieur vers l'extérieur et de bas en haut. 3. - Traîneau selon la revendication 2, caractérisé en ce que chaque cale comporte deux perçages perpendiculaires permettant le passage, respectivement, de l'entretoise et de la branche d'un étrier. 4. - fralneau selon la revendication 3, caractérisé en ce que chaque cale comprend deux faces opposées inclinées, possèdant la même inclinaison et disposées de part et d'autre du perçage pour le passage de ltentretoise, les distances respectives de ce perçage aux faces inclinées étant différentes. 5. - Traineau selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la longueur de l'entretoise avant est inférieure à celle de l'entretoise arrière. 6. - Traineau selon l'une quelconque des revendications i à 5, caractérisé en ce qu'il comporte, en outre, une entretoise intermédiaire fixée sur les butées de fixation des deux skis.