L'invention est relative à une citerne, une poche ou une outre, destinée à contenir un fluide, tel que par exemple un liquide. Plus particulièrement, l'invention est relative à une enceinte réalisée à partir d'une manche en un matériau souple ou semi-souple, collée ou soudée à plat au niveau de chacune de ses extrémités, et dont les zones ainsi soudées ou collées sont soulagées de la tension que provoque le fluide à l'intérieur de l'enceinte, par une jupe. Cette jupe est soudée ou collée à la paroi de la manche, s'étend au-delà d'une zone soudée ou collée de celle-ci. Elle est refermée à ce niveau de manière à supporter la tension que provoque le fluide à l'intérieur de l'enceinte et à maintenir sa paroi détendue, en particulier au niveau de la zone soudée ou collée. De telles enceintes peuvent contenir des liquides sous un volume atteignant ou même dépassant 50 m3 et trouver des utilisations par exemple pour le stockage d'engrais, ou de produits chimiques incompatibles avec les métaux usuels. Certaines enceintes de ce type sont constituées par un complexe, composé d'une couche de fibres, de tissu ou de toile, enduite sur chacune de ses faces d'une matière plastique, telle que du PVC. La couche constitue l'armement du complexe, et l'enduit réalise l'étanchéité. De telles enceintes comprennent par ailleurs un orifice de communication avec l'extérieur. Habituellement, ces orifices de communication sont rapportés de toute pièce sur la paroi de l'outre. Ils sont par exemple constitués par un manchon, s'évasant au niveau de sa base jusqu'à présenter une surface sensiblement plane susceptible de s'appliquer sur la paroi de l'enceinte, où elle est collée ou soudée. Des pièces de renfort, par ailleurs, également rapportées, renforcent la liaison entre le manchon et l'enceinte. La réalisation de tels orifices de canalisation est conc complexe. Ils constituent par ailleurs un point faible de l'enceinte, étant donné qu'ils sont rapportés. D'autre part, dans certains cas, il est nécessaire d'interdire le contact entre le liquide contenu dans l'enceinte, et la tranche de sa paroi, c'est-à-dire le contact entre ce liquide et la couche de fibres ou de tissu d'armement. Ce contact pourrait en effet provoquer la migration par capillarité du liquide à l'intérieur de la paroi de l'enceinte. La réalisation d'un orifice de communication pose alors un problème complexe auquel la présente invention se propose d'apporter une solution simple. Un des buts de la présente invention est de proposer un mode de réalisation d'orifices ou de manchons de communication pour une enceinte réalisée en un matériau souple ou semi-souple, dont la mise en oeuvre soit simple. Un autre but de la présente invention est de proposer des manchons de communication pour des enceintes évitant le contact entre le fluide contenu et la tranche du matériau souple ou semi-souple, même au niveau du manchon. La citerne, la poche ou l'outre, selon la présente invention, est caractérisée par le fait qu'au moins au niveau de l'une des extrémités des zones soudées de la manche qui la compose , la paroi de celleci se prolonge par une languette, sensiblement symétrique par rapport à un plan défini par la zone de soudure ou de collage, dont les bords latéraux sont soudés ou collés entre eux, en continuité avec la zone de collage ou soudure de la manche, de manière à constituer un manchon de communication entre l'intjerieur de enceinte et l'extérieur, au moins la liaison entre le manchon et la citerne étant incluse dans la jupe qui soulage la zone soudée de la manche à ce niveau. L'invention sera mieux comprise si l'on se refère à la description ci-dessous, ainsi qu'aux dessins en annexe qui en font partie intégrante. La figure 1 schématise, à titre d'exemple, l'une des phases de réalisation des manchons de communication selon l'invention dans une manche. La figure 2 illustre non limitativement une phase suivante du mode de réalisation schématise en figure 1. La figure 3 illustre une phase de réalisation suivant celle de la figure 2, selon une variante de l'invention. La figure 4 est une -vue schématique de l'enceinte, en coupe selon la direction A-A. Dans la figure 1, on a représenté en i une manche qui permet de réaliser une citerne, une poche ou une outre selon l'invention. La fabrication de cette manche est à la portée de l'Homme de l'Art. Elle pourrait être réalisée par exemple à partir d'une gaine cylindrique, à partir d'une feuille repliée puis soudee au niveau de ses bords la téraux. Un autre mode de réalisation d'une telle manche, par exemple destinée a-la réalisation de citernes pour des grands volumes, pouvant dépasser 50 m3, consiste à assembler une pluralité de feuilles, ou de bandes côte à côte. Tout matériau approprié convient, et en particulier un complexe constitué d'une couche de fibres, de toile ou de tissu, enduite sur chacune de ses faces d'une matière plastique, et par exemple de PVC. Pour un tel matériau, la réalisation de la manche 1 est faite de manière à éviter, en particulier au niveau des soudures ou des collages, que la tranche du complexe soit orientée vers l'intérieur de la manche. En d'autres termes, l'assemblage évite la possibilité de migration d'un liquide contenu à l'intérieur de la citerne, forméeà partir de la manche, dans la couche de fibres, de toile ou de tissu du complexe. Pour réaliser la citerne, la manche 1 est refermée à plat sur elle-meme, au niveau de chacune de ses extrémités et collée ou soudée. La suite de la description est relative à l'une des extrémités de la manche. Naturellement, l'autre extrémité peut être sensiblement identique, ou réalisée selon l'Art Antérieur. Par ailleurs, la suite de la description ne considèrera qu'un assemblage par soudure. I1 va de soi qu'elle comprend également des assemblages par collage, ou d'une manière générale tout assemblage étanche. De préférence, au niveau de l'extrémité 2 de la manche 1, sont réalisées deux découpes 3 et 4. La limite de ces découpes 3 et 4 a été schématisée respectivement par les traits mixtes 5 et 6. Elles sont sensiblement rectangulaires, et symétriques par rapport à un plan qui sera défini ultérieurement par la zone de soudure au niveau de cette extrémité, et que l'on a schématisé par le trait mixte 7. Les découpes 3 et 4 constituent deux languettes B et 9, qui prolongent de manière continue la paroi 10 de la manche 1. Ces languettes B et 9 sont respectivement symétriques par rapport au plan 7. De manière à fermer l'extrémité 2 de la manche, celle-ci est aplatie sur elle-meme, de manière à réaliser le contact des deux parties de sa paroi interne située de part et d'autre du plan 7. Ce contact est au moins réalisé dans la zone schématisée en 11, limite par les contours 5 et 6 des découpes 3 et 4, et par le trait mixte 12 situé en retrait de ces limites. Dans cette zone ae contact 11 est réalise un assemblage par soudure dont la mise en oeuvre est la portée de l'Homme de l'-Art. La zone d'assemblage 11 présente sensiblement une forme de U, dont les deux branches 14 et 15 correspondent respectivement a. la soudure des bords latéraux symétriques des deux languettes 8 et 9. De pré férence, les coins du U sont arrondis. Tel que cela est visible en figure 2, deux manchons 16 et 17 sont ainsi constitués, dans le prolongement de l'extrémité soudée 13 de la manche. Ces deux manchons réalisent respectivement une communication entre l'intérieur et l'extérieur de l'enceinte ainsi formée. Naturellement, tel que cela a été mentionné précédemment, un seul manchon pourrait être constitué. Dans le cas de la figure 2, les deux manchons se trouvent à chaque extrémité de la zone de soudure 13 de l1extrémité de la manche. Ils sont réalisés en continuité avec la paroi 10 de la manche et au niveau de leur zone de soudure respective , la tranche de la paroi 10 est orientée vers l'extérieur. Ainsi, un liquide n'aura pas la possibilité de migrer dans les couches intermédiaires de la paroi 10 au niveau de ces manchons. L'assemblage réalisé au niveau de la zone de soudure 11 est une soudure dite en pelage, c'est-à-dire qui travaille à 1 'arrachement lors de la mise sous tension de la paroi par le fluide contenu dans l'enceinte. Ainsi, tel que cela est déjà connu, l'extrémité de la citerne, de l'outre ou de la poche est couverte par une jupe 18. Cette jupe est fixée a la paroi 10 de la manche 1 à l'une de ses extrémités 19, par exemple par soudure. La jupe est dimensionnée transversalement de manière à épouser intérieurement sensiblement le contour extérieur de la manche 1. Tel que cela est schématise dans les figures 3 et 4, l'extré- mité 20 de la jupe 18 est destinée à être fermée, sensiblement pardliè- lement à la zone de soudure 13 de la manche 1. La jupe est dimensionnée longitudinalement de manière à ce que lors de cette fermeture, elle encaisse la tension que provoque le fluide à l'intérieur de l'enceinte, et maintienne la paroi de l'enceinte détendue dans la zone qu'elle recouvre. Cette détente a été schématisée en figure 4 par le pli 22. Elle se répercute en particulier au niveau de la zone de soudure 13 qui est donc soumise à une tension sensiblement nulle. La fermeture de la jupe 18 est réalisée par tout moyen approprié; par exemple par couture, par laçage dans des oeillets que l'on a schématise en 23 dans les figures 2 et 3. Cette fermeture est amovible, ou peu être démontée, de manière à avoir accès à la zone de soudure 13 de la manche et éventuellement à l'intérieur de celle-ci. Selon l'invention, les manchons en service traversent la zone de fermeture 20 de la jupe 18, au niveau de son extrémité. Par contre, les manchons qui ne sont pas en service sont condamnés, par exemple par soudure, et repliés à l'intérieur de la jupe. Ainsi, en figure 3, le manchon 17 qui est en service traverse la zone de fermeture 20 de la jupe. Le manchon 17 est également représenté en figure 4. Par contre, le manchon 16 a été condamné et replié à l'intérieur de la jupe avant fermeture de celle-ci. Ceci n'est naturellement donne qu'à titre d'exemple et d'illustration, et de nombreuses combinaisons sont possibles. I1 faut remarquer que les moyens de fermeture de la jupe 18, en 20, tiennent compte du fait que les manchons traversent ou non la zone de fermeture. Par ailleurs, dans le cas de manchons qui traversent effectivement cette zone-de fermeture, la jupe épouse à ce niveau sensiblement la forme extérieure de celui-ci, et en particulier dans les angles de la zone d'assemblage 11, et soulage donc les zones de soudure des sollicitations de tension provoquées par le liquide. Ainsi, selon la présente invention, il est possible d'obtenir d'une manière simple quatre manchons de communication, aux quatre coins de la citerne, de l'outre ou de la poche, présentant simultanément des caractéristiques de résistance mécanique, d'étanchéité et empêchant la migration du fluide dans les couches intermédiaires du complexe. Ces manchons de communication peuvent, selon le cas, être mis en service ou être condamnés. Naturellement, dans le cas d'une mise en service, l'Homme de l'Art est à même de déterminer les moyens les plus appropriés de raccordement avec une installation extérieure. Une pluralité de manchons de communication présente des avantages au niveau du pompage du liquide dans l'enceinte, au niveau de la vidange et du nettoyage de celle-ci. Naturellement, la présente description n'est donnée qu'à titre indicatif, et l'on pourrait adopter d'autres mises en oeuvre de la présente invention sans pour autant sortir du cadre de celle-ci. REVENDICATIONS 1. Citerne, poche ou outre, destinee à contenir un fluide, tel que par exemple un liquide, réalisée à partir d'une manche en ma tériau souple ou semi-souple, collée ou soudée à plat au niveau au moins de l'une de ses extrémités, ou une jupe soudée ou collée à la paroi de la manche, couvrant au moins la zone soudée ou collée de son extrémité soulage la dite zone par des moyens de fermeture qu'elle présente à ce niveau, éventuellement amovibles ou démontables, refermant la jupe sur la paroi de la manche qu'elle maintient retendue, caractérisée par le fait qu'au moins au niveau de l'une des extréjuités des zones soudées de la manche soulagée par une jupe, la paroi de celle-ci se prolonge par une languette sensiblement symétrique par rapport à la plan défini par la zone de collage ou soudure, dont les bords latéraux sont soudés ou collés entre eux en continuité avec la zone de collage ou soudure, de maniere à constituer un manchon de communication entre l'intérieur de l'enceinte et l'extérieur, au moins la liaison entre le manchon et la citerne étant incluse à' l'intérieur de la' jupe. 2. Citerne selon la revendication 1, caractérisée par le fait qu'elle comprend au moins au niveau de l'une de ses extrémités soulagées par une jupe deux manchons respectivement situés à chaque extrémité de la zone de collage ou de soudure de la manche, dont les languettes qui les constituent sont obtenues par une découpe de la paroi de la manche dans une zone comprise entre elles, symétriquement de chaque coté du plan défini par la zone-de soudure ou collage. 3. Citerne selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisée par le fait que les manchons sont condamnables à volonté. 4. Citerne selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisée par le fait que le ou les manchons en service traversent la zone de fermeture de la jupe. 5. Citerne selon l'une quelconque des revendications 1 ou 3, caractérisée par le fait que le ou les manchons condamnes sont replies à l'intérieur de la jupe. 6. Citerne selon la revendication 4, caractérisée par le fait que la partie de la zone de fermeture de la jupe que traverse un manchon épouse sensiblement son contour extérieur.