On connaît des dispositifs pneumatiques auxiliaires pour la suspension élastique de véhicules, dans lesquels une enveloppe en caoutchouc est placée dans un ressort à boudin de la suspension un tel dispositif étant déprit par exemple dans le brevet U.S. 5 2 710 184.^Dans ce brevet, oh utilise un dispositif élastique composite qui comporte une enveloppe en caoutchouc dont les parois latérales se dilatent radialement entre des spires d'un ressort à boudin et constituent ainsi des parties élastiquement portantes pour les spires, ce qui augmente non seulement la tenue de route 10 du véhicule mais lui permet d'être chargé au-delà de la limite maximale normale. En outre, ce dispositif est capable de rétablir dans leur condition initiale des ensembles à ressorts qui se sont affraiseés, et les structures décrites dans ledit brevet sont capables d'éliminer 1'affraissement de l'extrémité avant et/ou de 15 l'extrémité arrière du véhicule. La présente invention concerne certains perfectionnements considérables qui sont apportés au dispositif décrit dans le brevet sus-mentionné et elle offre des avantages importants. L'invention a fondamentalement pour objet un dispositif 20 beaucoup plus robuste utilisant une enveloppe en matière plastique synthétique de conception nouvelle, qui est non seulement bien plus résistante que les dispositifs connus mais qui est plus économique à fabriquer. Cette enveloppe de conception nouvelle comporte des parois en matière élastomère de plus grande résistance 25 à la traction et de plus grande flexibilité à toutes les températures de travail, les caractéristiques de flexion en charge de la suspension se trouvant améliorées. En outre l'enveloppe résiste à l'abrasion et présente également de meilleures propriétés de résistance aux intempéries, une plus grande résistance à 30 la fatigue, au déchirement et à la perforation et de meilleures propriétés de résistance à l'huile et à l'essence. La paroi latérale de 1'enveloppe peut êtr^fclus mince et former des noeuds porteurs pour les spires du ressort à boudin, et sans ballonner radialement au-delà du ressort. Du fait du faible facteur de 35 déformation de la paroi d'enveloppe du dispositif selon l'invention, la zone portante effective de l'enveloppe au cylindre est augmentée en ménageant une plus grande zone de renforcement. La caractéristique d'hystérésis de l'enveloppe est moins marquée, de sorte qu'il se produit moins d'échauffement et d'accumulation de chaleur dans le dispositif qui a pour conséquence une 40 plus longue durée de service. 72 12176 2132731 2 L'enveloppe nécessite bien moins de matière pour sa construction et peut par conséquent être fabriquée de façon plus , ..économique. Elle présente, en service un effet de "colonne" . fortement réduit et par conséquent un bien moindre choc en fin 5 de course, affectant la tenue de route lorsque les enveloppes se trouvent pratiquement non gonflées,comme par exemple lorsque le véhicule n'est pratiquement pas chargé. Cet effet de choc est dénommé ci-après "oognage" par analogie avec le terme d'argot mécanique utilisé pour désigner des phénomènes du même genre. 10 L'enveloppe entrant dans la constitution du dispositif conforme à l'invention peut présenter des extrémités plus épaisses que la paroi latérale,qui résistent mieux à l'abrasion et au frottement affectant ces extrémités en cours de service, et également peuvent servir de base et de support pour la valve pneumatique 15 ou autre pièce rapportée de canalisation d'air qui, dans le mode de réalisation qui va être décrit dans la suite, est scellée thermiquement dans une extrémité de l'enveloppe. Conformément à l'invention, en outre l'enveloppe faisant partie du dispositif de suspension comporte des parties termina-20 les en forme de cuvette qui sont reliées dans leur zone centrale par des collerettes scellées à chaud et formant une nervure ou paCtie annulaire plus épaisse qui, en contact avec le ressort, fait onduler la paroi latérale de l'enveloppe de manière à détruire l'effet de colonne mentionné plus haut et à procurer 25 une meilleure tenue de route par élimination du problème de cognage mentionné ci-dessus. L'envelopp^fceut comporter dans ses parois d'extrémité et latérales des nervurea longitudinales améliorant la résistance de l'enveloppe et par conséquent la sûreté de fonctionnement du 30 dispositif. L'invention prévoit également une pièce rapportée pour l'enveloppe en matière plastique, formée d'une matière compatible avec celle de l'enveloppe de manière que ladite pièce puisse être soudée thermiquement dans l'enveloppe pendant l'opération 35 de moulage de cette dernière, et étroitement fixée en position. Grâce à ces dispositions, le dispositif de suspension conforme à l'invention tient compte de l'effet, sur la course du véhicule et la sécurité de marche de l'état de gonflage ou de non-gonflage de l'enveloppe ,qu3yest Incorporée, les caractéris-40 tiques de course pouvant ainsi être rendues optimales dans chaque état. 72 12176 j 2132731 Enfin, le dispositif de suspension élastique peut être aisément installé,soit de série, soit à titre d'accessoire complémentaire, et il est capable de redonner à un véhicule une garde de suspension normale, qui, en permettant d'assurer une 5 course satisfaisante ià toutes les pressions de service, augmente la stabilité du véhicule et sa tenue de route , améliore ainsi la sécurité, chacun desdits dispositifs pouvant être rempli individuellement ou fonctionner comme système de mise de niveau automatique. 10 Des exemples de réalisation de l'invention sont décrits ci-après , avec référence aux dessins annexés dans lesquels : Figure 1 est une vue en élévation latérale, avec coupe partielle, d'un dispositif de suspension élastique comprenant une enveloppe en matière élastique suivant l'invention, le dispositif 15 étant représenté dans l'état dans lequel aucune charge n'est appliquée et où l'enveloppe n'est pas gonflée; Figure 2 est une vue similaire, l'enveloppe étant représentée comme portant une charge légère et étant gonflée à une faible pression; 20 Figure 3 est une vue similaire, en coupe suivant la ligne 3-3 de figure 5, d'une forme légèrement modifiée d'enveloppe dans laquelle on utilise une valve de gonflage au lieu d'un raccord de tuyau souple dans la partie inférieure de l'enveloppe, et où l'enveloppe est soumise à une charge légèrement plus forte 25 et est gonflée à une pression légèrement supérieure qui la fait se dilater légèrement entre les spires du ressort à boudin; Figure 4 est une vue similaire d'un dispositif qui porte une charge relativement lourde et dans lequel on utilise une pression relativement élevée à l'intérieur de l'enveloppe pour 30 la faire se dilater complètement entre les spires du ressort à boudin; Figure 5 est une coupe transversale suivant la ligne 5~5 de la figure J>; Figure 6 est une coupe transversale suivant la ligne 6-6 35 de figure 3; Figure 7 est une vue à plus grande échelle montrant la manière dont un tuyau s.ouple est fixé sur l'un des raccords représentés aux figures 1 et 2. D'une façon générale, les systèmes de suspension des camions, 40 autocars et voitures de tourisme comprennent des ressorts à 72 12176 4 2132731 boudin pour les suspensions avant et arrière, ou bien des ressorts à boudin pour la suspension avant et des ressorts à lames pour la suspension arrière. Sous l'effet d'une charge conslciu'Ge, les ressorts subissent au bout d'un certain nombre d'années une déformation permanente et ils ne peuvent plus revenir à leur 5 position initiale, le métal du ressort s'infléchissant lentement et graduellement sous l'effet de la sollicitation des ressorts pendant de longues périodes de temps, même en charge normale. Le degré de fatigue pour un métal élastique donné est fonction de la charge et de la durée d'application de cette charge. 10 Bien que le dispositif faisant l'objet du brevet ci-dessus élimine l'affaissement produit par une charge et ait pour effet de ramener la carrosserie du véhicule dans sa position normale lorsque cela est nécessaire, il n'est pas considéré comme éliminant l'effet " de colonne" précité. 15 La figure 1 représente une enveloppe pneumatique B placée dans un ressort à boudin S. L'enveloppe est représentée à l'état non dilaté, et elle fait partie d'un système de mise de niveau automatique d'un véhicule neuf, par exemple au moment où le véhicule ne porte aucune charge. L'enveloppe B est disposée à l'inté-20 rieur du ressort £3 entre un élément, tel qu'un support 10,solidaire du châssis métallique embouti et un ensemble suspendu similaire 11. Les différentes parties susmentionnées sont décrites en détail ci-après mais, pour l'instant, on se contentera d'une description générale de l'ensemble en vue de définir ce que l'on 25 désigne ici sous le nom de "force d'élimination d'effet de colon- ^ !T n o • Il est à noter que, sur la figure 1, la paroi latérale de l'enveloppe n'est pas en contact avec les spires du ressort f3 et que cette enveloppe B comporte des parois d'extrémité en contact 30 avec les éléments 10 et 11, formant ainsi une colonne verticale qui peut absorber une certaine charge verticale. L'effet de colonne n'est supprimé que lorsqu'une force égale ou supérieure à ce qu'on appelle la "force d'éliffllaationt -Ô'effet de colonne" est appliquée au cylindre ou enveloppe de manière à aplatir la 25 colonne. Lorsqu'une enveloppe pneumatique non dilatée est utilisée à l'intérieur du ressort à boudin, un "cognage" se fait sentir chaque fois qu^Les appuis du ressort viennent buter contre l'enveloppe formant colonne et évidemaent, dans certaines conditions 40 de marche, ce cognage peut se produire plusieurs fois par minute. 72 12176 __ 2132731 Le cognage est ressenti lorsque l'enveloppe est percutée et est obligée de s'aplatir lors d'un cahot. Au rebondissement, le cylindre revient dans sa position normale,prêt à. "cogner" à nouveau. L'invention œ-Çépécifiquement conçue pour procurer non 5 seulement tous les avantages du dispositif faisant l'objet du brevet précité mais également pour remédier aux inconvénients susmentionnés grâce au fait que l'enveloppe est agencée pour réduire au minimum la "force de suppression d'effet de colonne" qui aplatit l'enveloppe ou cylindre et pour éliminer pratiquement 10 le cognage. On conçoit que dans les dessins, l'élément t-0 représente schématiquement ce qui peut être la traverse de châssis orientée transversalement à ce dernier à l'extrémité avant du véhicule, cette traverse pouvant comporter une partie 10a_ pour recevoir la 15 spire terminale supérieure 12, de diamètre réduit, du ressort _S. L'élément 11 peut être une partie d'une cuvette métallique emboutie comportant un siège 11a_ pour la spire terminale inférieure 13, de diamètre réduit, du ressort _S. L'élément métallique 11 peut être relié au bras pivotant de la genouillère du système 20 de suspension, l'extrémité intérieure de ce bras étant articulée sur la paroi latérale de la traverse 10 tandis que l'autre extrémité est articulée sur le support de la biellette de direction. La suspension à ressort du type à genouillère décrite plus haut est utilisée dans des véhicules automobiles classiques pour sup-25 porter leur extrémité avant et, évidemment, les chocs dus à la route et engendrés par le déplacement des roues avant du véhicule sur un terrain inégal sont transmis aux ressorts à boudin £> par l'intermédiaire du susdit système de levier ou bras. Dans le brevet susmentionné, il est également prévu un dispositif à res-30 sort à boudin, comprenant un ressort S et une. enveloppe B, pour supporter l'extrémité arrière du véhicule et il est évident que le dispositif comprenant l'enveloppe B et qui est décrit ci-après est également destiné à être utilisé dans une telle suspension arrière. 35 Dans le dispositif suivant l'invention, l'enveloppe B est de préférence formée de deux parties en forme de cuvette, désignées par 14 et 15 et comprenant chacune des parois.d'extrémité 14é[ et 15a_, des parois latérales 14b et 15b légèrement coniques et des collerettes 14c^ et 15ç_ recourbées radialement vers l'exté-40 rieur aux extrémités ouvertes desdites parois. Les parois latérales 72 12176 6 2132731 . 14b et 15b ont une épaisseur moindre que celle des parois d'extrémités l4a_ et 15a et elles diminuent également graduellement d'épaisseur en direction des collerettes 1 c_ et 15ç_. Les parois latérales 14b et 15b. augmentent en outre graduellement 5 de diamètre en direction de leurs extrémités ouvertes. Les parties 14 et 15 en forme de cuvette sont en polyuréthane moulé et elles peuvent par exemple avoir une paroi latérale d'une épaisseur moyenne de 1,6 mm. Une telle enveloppe est deux fois plus résistante, bien que plus mince, qu'une enve-10 loppe en caoutchouc présentant la même longueur et le même diamètre et utilisée pour porter la même charge. Les collerettes l4c^ et 15ç_ des parties en forme de cuvette 14 et 15 sont soudées thermiquement l'une sur l'autre en x ,1e long de leur surface périphérique de jonction. Unçénveloppe cylindrique de 25O mm de 15 longueur peut présenter une épaisseur de paroi latérale de 1,65 à 1,75 mm aux collerettes radiales et une épaisseur de paroi terminale de 2,10 à 2,25 mm. Des nervures radiales l4d et 15d_ sont venues de moulage avec les parois d'extrémité l4a^ et 15a_ et elles rejoignent des nervures longitudinales l4e_ et 15ei également 20 venues de moulage sur les parois latérales 14b et 15b de l'enveloppe. Ces nervures facilitent le fluage de la matièr^pendant l'opération de moulage et elles ont tendance à empêcher l'incorporation de bulles d'air dans les parois de l'enveloppe en cours de moulage car ces bulles affaibliraient les parois. En 25 conséquence, en contribuant à la formation d'une paroi latérale homogène et exempte de .bulles d'air, les nervures permettant d'obtenir une enveloppe plus robuste et plus sûre. Il est à noter que, sur lês figures 1 et 2, on a représenté un raccord de tuyau souple qui est soudé thermiquement 30 dans la paroi d'extrémité de l'enveloppe et que l'élément 11 comporte une ouverture 11b pour permettre le passage du raccord de tuyau souple au bien d'une valve de gonflage de tout type convenable. On conçoit qu'on peut utiliser soit le raccord de tuyau 35 souple, soit la valve. Lorsqu'on emploie un tuyau souple pour permettre le gonflage à distance de l'enveloppe pneumatique ou bien le raccordement du dispositif à un système de mise à niveau automatique, on peut utiliser le raccord tubulaire 16 représenté en particulier aux figures 1., 2 et 7. Cette pièce rapportée 40 doit être formée d'une matière plastique compatible avec le 10 72 12176 7 2132731 polyuréthane employé pour l'enveloppe. On peut avantageusement utiliser un polycarbonate a teneur relativement peu élevée en soufre et qui peut être aisément moulé en place. La pièce rapportée rigide est prémoulée et usinée et elle est simplement soudée à l'enveloppe à la température de moulage de cette dernière. Il est évident que le raccord peut être rectiligne comme indiqué sur la figure ou bien comporter un coude d'un angle prédéterminé. Il est pourvu à son extrémité supérieure d'une série de nervures annulaires 17, formant redans. Le tuyau souple 18 en caoutchouc ou en matière plastique élastomère qui est utilisé peut être engagé à la main sur l'extrémité du raccord 16 comme l'indique la figure 7 et il ne nécessite aucun collier de serrage. Les nervures annulaires 17,qui ont un diamètre légèrement supérieur au diamètre intérieur normal du tuyau 15 souple 18, produisent une dilatation du tuyau souple comme l'indique la figure 7 et l'empêche d'être arraché ou autrement séparé du raccord. En fait, une force de traction exercée sur le tuyau souple 18 a seulement tendance à resserrer la liaison. Du fait que la température de fusion du polycarbonate (226°C) 20 est plus élevée que celle du polyuréthane (205°C), la pièce rapportée 16 reste rigide pendant l'opération de moulage et conserve toutes les dimensions d'usinage. Au cours du moulage, un corps 19 . formé de la même matière que l'enveloppe et qui fait partie intégrante de la paroi d'extrémité du cylindre 15a. est formé autour de la pièce rapportée 16. Les matières sont complè tement scellées thermiquement l'une /avec l'autre pendant le moulage des parties 15, en forme de cuvette, du fait de leur compatibilité. D'une manière similaire, une valve classique du type 30 Schrader peut venir de moulage avec la paroi d'extrémité 15a_ du cylindre, comme l'indiquent en particulier les figures 3 et 4. Dans ce cas, le corps de valve, au lieu d'être en laiton, est en polycarbonate et la valve rapportée 20 qui est d'une conception classique et qui peut comporter une extrémité 21, est 35 disposée au moulage dans la paroi d'extrémité 15a^ et elle est entourée par une gaine 19 de polyuréthane qui est venue de moulage avec la paroi d'extrémité 15a. Du fait que les parois latérales 14b et 15b de l'enveloppe peuvent être bien plus minces que lorsqu'on utilise du caoutchouc, par exemple, le polyuréthane étant presque huit fois plus résistant que le 40 72 12176 ^ 2132731 caoutchouc, le facteur de l'élimination de l'effet de colonne est fortement réduit et en conséquence, le cognage se trouve également très sensiblement diminué. En outre, du fait que les noeuds formés ont tendance à augmenter la surface effective 5 de l'enveloppe ou cylindre, on obtient une capacité de levage ou de portance pour une pression d'air donnée plus grande que dans les réalisations connues. Le module élevé de polyuréthane limite par exemple l'allongement d'une paroi en uréthane à 1,6 mm alors qu'il est d'environ 6 mm pour une paroi en caoutchouc 10 synthétique. C'est ce facteur qui permet aux parois plus minces et plus flexibles de l'enveloppe suivant l'invention d'entourer plus étroitement les spires du ressort et d'empêcher les noeuds de ballonner au delà des spires. L'enveloppe décrite présente non seulement des caractéristiques fortement améliorées mais 15 elle peut aussi être fabriquée à un prix de revient inférieur. Le fait que les parois d'extrémité du cylindre ont une épaisseur plus grande est important car les zones d'extrémités du cylindre doivent résister à des forces d'abrasion ou de frottement. En outre, elles doivent constituer un support per-30 mettant le moulage ou le scellement à chaud d'une valve ou d'un raccord rapporté en position et elles doivent résister à des forces ayant tendance à infléchir ou à arracher «rette pièce rapportée. La force d'élimination d'effet de colonne est également 25 réduite par les parois latérales coniques 14b et 15b de l'enveloppe. Cette double conicité qui est donnée à l'enveloppe facilite également le montage final du cylindre, du fait que les parties en forme de cuvette peuvent être aisément montées dans le dispositif de soudure à chaud destiné à l'assemblage des 30 collerettes 1^£ et 15ç^. La conicité permet un contact faible ou nul excepté dans la zone des collerettes à souder de sorte qu'on peut chauffer seulement là où il est nécessaire de réaliser la soudure. Comme il est indiqué ci-dessus, l'anneau relativemen'fyêpais 35 qui est formé par les collerettes 14c_ et 15Ç. contribue également à diminuer la force de suppression d'effet de colonne. Ceci résulte du fait que l'anneau formé entre en contact avec la spire centrale du ressort et a tendance à établir une liaison en ce point. Cette liaison produit une ondulation de l'enveloppe ou 40 du cylindre à l'endroit où l'anneau entre en contact avec le 72 12176 9 2132731 ressort et cette formation d'ondulation, comme indiqué en b sur les figures 2 à 4- par exemple, a tendance à supprimer l'effet de colonne dans le cylindre. En outre, dans la partie centrale de l'enveloppe où une résistance supplémentaire est nécessaire, 5 la collerette soudée thermiquement forme un cercle de renforcement . Enfin, le principe du moulage intégral de la valve ou du raccord de tuyau souple en position permet de résoudre de nombreux problèmes posé par les défauts des produits. Alors que dans 10 la réalisation antérieure, dans lesquelles les pièces rapportées en liaison comportaient une partie adhérente en caoutchouc moulé et que la valve était ensuite collée en position, il se posait des problèmes concernant la sélection du type de laiton ., les réactifs corrects à faire intervenir pour le traitement de ce 15 dernier, les propriétés variables du laiton et les concentrations desdits réactifs, le composé caoutchouté correct pour établir l'adhérence, la contamination en cours >'dlopération et l'humidité, la structure suivant l'invention élimine les adhésifs et les traitements spéciaux ainsi que les défauts qui résultaient,dans 20 les réalisations connues, de la formation d'une liaison incorrecte. Du fait de la constitution très particulière des raccords de tuyau souple à redans annulaires, on élimine complètement les colliers et les viroles et l'ensemble de l'enveloppe est plus simple, peu coûteux, étanche à l'air et sûr. L'utilis&tion d'un raccord de tuyau souple à redans annulaires supprime également les problèmes concernant l'adaptation des filetages et les fuites, et la forme du raccord peut être facilement adaptée à une installation particulière. Sur la figure 7, la matière plastique du tfiyau souple,qui peut par exemple être un tube en polyuréthane, présente une élasticité suffisante pour revenir au diamètre normal, comme indiqué en 18eu Une traction exercée dans la direction conduisant à arracher le tuyau des redans aux nervures annulaires du raccord a tendance à diminuer le diamètre du tuyau souple ou à resserrer ce dernier, et par con-séquent à le bloquer plus étroitement en position et à augmenter sa résistance à l'arrachement. En service , l'enveloppe pneumatique B est engagée à l'état dégonflé entre les spires du ressort S de manière que le raccord d'introduction d'air ,16 ou 20 suivant le cas, passe par 40 25 30 72 12176 2132731 10 l'ouverture 11£ ménagée dans l'élément inférieur 11. Lorsque le véhicule est neuf et ne présente aucun affaissement des ressorts et lorsqu'il ne porte aucune charge, l'air se trouvant dans l'enveloppe B est à la pression atmosphérique. Si une 5 légère charge, par exemple de l'ordre de 45 kg,doit être portée par le dispositif, l'enveloppe B est gonflée à une pression relative de 0,15 ^?4 kg/cm . Sur la figure 2, l'enveloppe B a :été représentée tdans une condition légèrement dilatée de sorte que ses parois latérales sont en contact radial avec 10 les spires du ressort et que le contact de liaison de l'anneau formé par les collerettes 14c et 15ç_ avec le ressort produit une ondulation b dans l'enveloppe en réduisant sensiblement la fOrce de suppression d'effet de colonne et en évitant l'effet de cognage qui a une influence perturbatrice sur la course du véhicule 15 lorsque l'enveloppe est à basse pression. Cet effet d? La figure 4 représente une enveloppe portant une lourde charge, à savoir jusqu'à 450 kg, et qui est gonflée d'air à 30 une pression d'environ 3 kg/cm . Il est évident que le gonflage de l'enveloppe moulée par injection et formée d'une matière élastomère non cellulaire produit une dilatation rédiale de l'enveloppe de sorte que sa paroi latérale prend un profil ondulé comportant des noeuds qui font saillie d'une distance importantçéntre les spires du ressort S, comme indiqué en particulier sur les figures 3 et 4, ces spires étant placées dans les creux des ondulations de la paroi latérale et les noeuds en saillie formant dans la paroi ^ latérale de l'enveloppe des zones portantes qui constituent des berceaux pour les spires individuelles du ressort S. Par rapport 72 12176 2132731 11 aux enveloppes connues en caoutchouc, des enveloppes suivant l'invention, d'une longueur et d'un diamètre similaire, peuvent absorber une plus grande pression d'air et mieux épouser le profil des spires du eessort. Du fait qu'il n'existe pas de joint épais de raccordement de parois bord à bord, la dilatation axiale est par conséquent également améliorée . Lorsqu'un ressort s'affaisse, il se produit également une dilatation radiale de l'enveloppe qui tend à éliminer cet affaissement. Comme indiqué précédemment, il n'est pas nécessaire d'apporter de modifications à des véhicules classiques pour utiliser le dispositif selon l'invention. Du point de vue de la sécurité, l'enveloppe B ralentit non seulement la détérioration de l'élasticité du ressort mais elle forme un support pour des ressorts affaiblis et elle permet d'obtenir une tente de route plus sûre et une stabilité accrue du véhicule. En outre, elle fonctionne également comme dispositif de sécurité aux surcharges de façon à permettre la charge de la carrosserie au delà de la limite maximale imposée par ailleurs, en formant un support pour chaque spire individuelle du ressort en commençant par le centre et en progressant vers chaque extrémité à mesure que la pression dans le dispositif augmente. Il est évident que, dans le cas de détérioration d'une enveloppe B , la charge continue à être supportée par le ressort jusqu'à ce qu'une nouvelle enveloppe soit mise en pla»-e. Lorsqu'il se produit de fortes secousses à des vitesses qui engendreraient autrement un choc de la carrosserie du véhicule contre les butoirs de limitation de course de la suspension, l'enveloppe empêche ce choc et elle évite le remplacement coûteux de ressorts à boudin qui ont pris une déformation permanente . Avec le dispositif suivant l'invention, la hauteur du véhicule par rapport au sol peut être réglée graduellement et maintenue à une valeur optimale indépendamment de toute surcharge ou affaissement. En outre, le dispositif permet au système de suspension du véhicule de bien absorber les chocs dus à la route, d'une manière sûre et dans toutes les conditions de charge. Le dispositif empêche la production de mouvements dangereux tels que rebondissemente^ythmiques , le louvoiement et la chasse de l'arrière du véhicule. 72 12176 12 2132731 REVENDICATIONS 1 - Dispositif de suspension élastique agencé pour être placé entre deux éléments espacés et mobiles l'un par rapport à l'autre, tels que le châssis d'un véhicule et des parties sus- 5 pendues de ce dernier, en vue de maintenirlastiquement à dis tance lesdits éléments et comprenant un ressort à boudin placé entre lesdits éléments, une enveloppe en matière élastomère gonflable disposée à l'intérieur du ressort à boudin et pouvant se dilater de manière que des parties de la paroi latérale de l'enveloppe s'engagent entre les spires du ressort,ainsi que des moyens partant de l'extérieur de l'enveloppe pour pénétrer dans l'une desdites parties afin d'introduire dans celle-ci, de l'air comprimé, dispositif caractérisé en ce que ladite enveloppe B est constituée de parties en forme de cuvette 14, 15 ^5 comprenant des parois terminales l4a_, 15a. et des parois latérales 14b, 15b , et pourvues à leurs extrémités ouvertes de collerettes 14£, 15ç_ faisant saillie radialement vers l'extérieur lesdites collerettes l4c_, 15£ étant soudées face contre face de manière à former un joint étanche à l'air et à constituer un anneau en saillie radiale en contact avec des spires du ressort . 2 - Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que lesdites parties en forme de cuvette 14,15 augmentent graduellement de diamètre en direction desdites extrémités 25 ouvertes. 3 - Dispositif suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que des nervures orientées radialement l4d, 15d,. sont ménagées sur les parois terminales l4a_, 15 30 dinales l4j3, 15e. ménagées sur les parois latérales 14b, 15b et s'étendant jusqu'aux collerettes l4ç_, 15Ç.. 4 - Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3j caractérisé en ce que lesdites parois terminales 14 15a. ont une plus forte épaisseur que les parois latérales 14b, 35 15b. 5 - Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'une pièce rapportée de forme tubu-laire 16 ou 2Q est scellée thermiquement dans une desdites parois d'extrémité par encastrement dans ladite matière plastique et 40 en ce qu'elle joue le rôle desdits moyens d'introduction d'air. 20 72 12176 2132731 13 6- Dispositif suivant la revendication 5, caractérisé en ce que ladite pièce rapportée est un raccord de tuyau souple 16 ou/valve 20, en matière plastique compatible. . • - . 7 - Dispositif suivant la revendication 6, caractérisé en 5 ce que la pièce rapportée comporte une extrémité extérieure pourvue de nervuees annulaiEes en redan apte à recevoir un tuyau souple 18 présentant un diamètre intérieur légèrement moins grand que 1$ diamètre des nervures 17. 8 - Dispositif suivant l'une quelconque des revendications 10 1 à 5, caractérisé en ce que la matière élastomère est une matière synthétique flexible pouvant s'allonger,présentant une élasticité lui permettant de reprendre pratiquement son profil initial à partir d'un état allongé, par exemple un polyuréthane. 9 - Procédé de fabrication de l'enveloppe suivant la revendi-15 cation 1, utilisable à l'intérieur d'un ressort à boudin de façon à constituer un auxiliaire de support des spires du ressort, caractérisé en ce qu'on moule un corps en forme de cuvette et en matière élastomère de manière à créer à son extrémité ouverte une collerette faisant saillie radialement vers l'extérieur, 20 on moule un corps similaire également en forme de cuvette et on soude thermiquement les collerettes des corps face contre face et de façon étanche à l'air pour fournir un anneau sur l'enveloppe ainsi fabriquée. 10 - Procédé suivant la revendication 11, caractérisé en ce 25 qu'une pièc©rapportée d'introduction d'air en une matière compatible, est incorporée par moulage dans une extrémité d'un des corps. 11 - Procédé suivant la revendication 12,caractérisé en ce que lesdits corps sont en polyuréthane moulé, ladite pièce rap- 3Q portée étant en un polycarbonate présentant une température de fusion supérieure à celle du polyuréthane et qui adhère audit corps à ladite température.