La présente invention concerne un appareil pour étaler dans l'air des fibres mouillées et elle se rapporte à un appareil dans lequel un mélange air-fibres est mélangé avec un courant d'air et de fibres au moyen d'une pulvérisation de liquide et est dispersé, 5 la sortie de l'appareil créant une zone de section transversale minimale dans le courant d'air et de fibres et les ajutages destinés à la pulvérisation de liquide étant de section faible et comportant des bords d'amont fortement inclinés pour empêcher que les fibres s'agglomèrent ou s'accrochent entre elles et qu'il en résulte une 10 formation quelconque de "paquets"« Dans les deux demandes de brevet déposées ce même jour par la demanderesse respectivement pour "Procédé et dispositif pour obtenir dans l'air des suspensions de fibres transportant un liquide" et pour "Procédé et appareil pour étaler dans l'air des fibres mouil— 15 lées" on a décrit divers dispositifs destinés à améliorer le mélange d'un courant d'air et de fibres avec une pulvérisation de liquide transportant un liant jaai- pulvérisation du liquide à partir de lfintérieur du courant d'air et de fibres* Comme décrit dans les demandes de brevet précitées, on favorise le mélange en di— 20 minuant la section du courant d'air et de fibres, soit dans le mécanisme de dispersion lui—même, soit dans une zone de section transversale minimale créée juste après la sortie du dispositif de dispersion et en pulvérisant un jet de liquide, s'évasant, dans le courant d'air et de fibres à partir d'un orifice d'ajutage placé 25 dans lé courant d'air et de fibres à l'endroit où le courant d'air et de fibres se contracte ou au voisinage de cet endroit» Bien que la pulvérisation du liquide dans le courant d'air et de fibres à partir de l'intérieur de ce dernier, comme décrit dans les demandes de brevet précitées, produise un mélange excellent 30 avec une formation améliorée d'une nappe de feutre et bien que les procédés et appareils décrits diminuent considérablement la formation de "festons" ou "paquets" dè fibres, il existe des cas où certaines fibres s'accrochent les unes aux autres ou s'agglomèrent avec, pour conséquence: , la formation de "paquets" notamment lors— 35 qu'il s'agit de fibres longues telles que des fibres textiles et des fibres synthétiques. La présente invention a pour objet de conserver les avantages procurés par une pulvérisation interne de liquide dans un courant d'air et de fibres à partir de l'intérieur de ce dernier, comme décrit dans les demandes de brevet précitées, et d'obtenir une éli40 69 02197 2 2001155 mination sensiblement complète du problème que pose "l'agglomération" des fibres et le manque d'uniformité consécutif de la nappe de feutre» La présente invention est caractérisée aussi par le fait 5 qu'elle empêche les fibres de s'accrocher les unes aux autres grâce à la conception particulière de l'ajutage ou des ajutages de pulvérisation de liquide» Les avantages précités ainsi que d'autres apparaîtront à la lecture de la description qui va suivre faite en référence au des-10 si11 annexé sur lequel : la fig» 1 est une vue schématique d'un appareil de formation de feutre conforme à la présente invention; la fig» 2 est une vue en perspective à grande échelle de la partie de tête de formation de feutre de l'appareil de la fig» 1 15 vue de bas en haut à partir du dessous de la tête précitée; la fig» 3 est une coupe à grande échelle de la tête représentée sur la fig. 1, cette coupe étant faite par 3-3 de cette dernière figure; la fig» 4 est une coupe à plus grande échelle encore d'une paj^-20 tie de la fig. 1; la fig. 5 est une vue en perspective de l'un des ajutages de la présente invention; les fig. 6 et 7 montrent des coupes transversales (comparables, de façon générale) de variante de réalisation de la tête représen-25 tée sur les fig. 1 à 4; la fig. 8 est une vue en plan de dessus faite par 8—8 de la fig. 1» Sur la fig. 1, l'appareil de formation de feutre que l'on appellera plus simplement appareil de feutrage est représenté comme 30 comprenant une soufflante 12 entraînée par le moteur 14 et comportant tin conduit 16, d'admission d'air et de fibres, destiné aux fibres ou à la matière fibreuse envoyées à l'appareil à partir du dispositif d'alimentation 18, par exemple, de la façon décrite dans le brevet des Etats—Unis d'Amérique n° 2,646.381» Le courant d'air 35 et de fibres en provenance de la soufflante 12 est acheminé, par l'intermédiaire du conduit de sortie cylindrique 22, jusqu'à et à travers un coude 23, une section de transition 42, un autre coude 43 et, finalement, la tête/formation de feutre ou tête de feutrage indiquée, dans son ensemble, en 10» La nappe de feutre se forme 40 alors sur un dispositif approprié quelconque tel que celui indiqué 69 02197 3 2001155 d'une façon générale, en 20, et est recueillie par ce derniero Le dispositif collecteur 20 est d'un type essentiellement classique et, comme représenté sur la fige 1, se trouve à une distance appropriée de la tête de feutrage 100 Comme on peut le voir, 5 il comprend un tamis transporteur sans fin 24 se déplaçant sur un rouleau 32 et sur un caisson d'aspiration 26 relié, par un conduit 28 à un dispositif d'aspiration (non représenté). On peut voir qu'une nappe de feutre 34, constituée par des fibres transportant un adhésif, se forme sur le transporteur 240 10 La nappe de feutre 34 se formant sur le transporteur 24 est créée par la collision sur le tamis 24 et sur la nappe de feutre en formation 34 d'un courant d'air et de fibres, référencé 36 dans son ensemble, avec lequel est mélangée et se mélange une pulvérisation de liquide, comme on le décrira de façon plus complète ci-après» 15 Du fait que la tête de feutrage 10 a une section transversale rectangulaire, comme on peut le voir plus clairement sur la fig. 3, et du fait que le conduit 22 est cylindrique, la section de transition 42 est destinée à modifier la forme de section transversale du conduit en le faisant passer d'une forme cylindrique à une for-20 me rectangulaire. Comme représenté plus clairement sur les fig. 1 et 8, la partie de transition 42 diminue de section dans un sens et augmente de section dans l'autre sens. Comme représenté sur la fig. 1, les parois 45 et 47 de la partie de transition 42 se rapprochent l'une de l'autre, de droite à gauche, depuis le coude 25 cylindrique 23 en direction du coude rectangulaire 43» Sur la fig. 8, comme représenté, les parois opposées 49 et 51 s'éloignent l'une de l'autre depuis le coude cylindrique 23 en direction du coude rectangulaire 43. Bien que dans l'appareil représenté sur la fig. 1, les coudes 23 et 43 soient incorporés dans le dispositif 30 de conduit, il va de soi que l'un et/ou l'autre de ces coudes peuvent être supprimés. En fait, on sait qu'il est préférable, d'une façon générale, d'éviter autant qu'il est possible, dans les conditions données d'espace et de matériel, des changements de direction du courant d'air et de fibres. La structure représentée sur la 35 fig. 1 comportant les coudes 23 et 43 est représentée simplement pour des raisons de faible encombrement et de commodité d'illustration. La section de transition 42 pourrait aussi bien être fixée directement, par l'une de ses extrémités, au conduit 22 et, par son autre extrémité, directement à la tête de feutrage 10, ce qui 40 éviterait la présence des coudes 23 et 43o 69 02197 4 2001155 La tête de feutrage 10 a une section transversale rectangulaire, comme on peut le voir plus clairement sur les fig» 2 et 3« La tête de feutrage 10 comprend une partie supérieure rectangulaire 38, comportant des côtés parallèles rectilignes, et une partie in-5 férieure 40 comportant deux longs côtés 44 et 48 se rapprochant l'un de l'autre en direction de la sortie 58. Les autres côtés é— troits 46 et 53 ne se rapprochent pas l'un de l'antre de façon similaire mais, par contre, sont des prolongements rectilignes de la section supérieure 38. 10 La section transversale de la partie supérieure 38 a des di mensions qui font qu'elle est approximativement la même que la section transversale du conduit 22 afin de maintenir sensiblement la même vitesse du courant d'air et de fibres. On peut tolérer une certaine légère différence entre la section transversale de la par— 15 tie supérieure 38 et la section transversale du conduit 22; toutefois, on a constaté qu'il était avantageux que les deux sections transversales soient sensiblement les mêmes* La variation de forme de la partie de transition 42 est très progressive et on sait qu'un angle inclus entre les côtés 49 et 51 compris entre 6° et 11° ré-20 duit à un minimum les pertes par choc, un angle de 6° étant préférable dans cette structure environnante» Les autres parois 45 et 47 peuvent converger (dans le sens d'écoulement) suivant tout angle maintenant la vitesse d'écoulement. Si la largeur de la nappe de feutre à former est extrêmement large, par exemple 2,44m ou plus, 25 il faut alors que la tête de feutrage 10 ait à peu près la même . largeur. Dans ce cas, il peut être nécessaure d'utiliser plusieurs mécanismes envoyant un courant d'air et de fibres, y compris plusieurs soufflantes 12, plusieurs admissions 16 et 18 et plusieurs conduits 22 aboutissant à une seule tête de feutrage par l'inter-30 médiaire de plusieurs parties de transition 42. Dans une telle structure, il faut que la section transversale de la partie 38 de la têtç de feutrage 10 soit approximativement la même que la section transversale totale de tous les conduits 22. Les parois inférieures (se rapprochant l'une de l'autre) 44 35 et 48 de la partie 40 diminuant de section, de la tête de feutrage créent un étranglement ou zone de selition transversale minimale dans le courant d'air et de fibres sortant 36. Cet étranglement n'existe ' que sur les deux côtés longitudinaux du courant d'air du fait que seis les deux longs côtés 44 et 48 de la partie inférieure 40 40 de la tête de feutrage se rapprochent l'un de l'autre de manière 69 02197 5 2001155 à créer l'étranglement ou zone de section transversale minimale délimité par deux côtés» Du fait que les parois opposées 46 et 53 sont rectilignes et parallèles, il n'y a pas d'étranglement ou zone de section transversale minimale dans cette direction» Comme on peut 5 le voir sur la fig» 4, le courant d'air sortant 36 diminue de section dans la partie 52 en formant une zone de section transversale minimale ou une partie étranglée au maximum 50 puis se dilate et augmente de section dans la partie 54» Dans un tel agencement, le courant d*air et de fibres à l'intérieur de la tête de feutrage di-10 minue d'abord de section dans la partie inférieure 40 et au-delà de cette dernière dans la région référencée 52 jusqu'à ce qu'il atteigne l'endroit ou zone de contraction maximale 50 et, à partir de là, il se dilate et augmente de section comme indiqué en 54. Plusieurs ajutages 30, disposés de manière à créer une pulvérisation 15 s*évasant 56, de particules de liquide, se trouvent à l'intérieur de la partie inférieure 40 de la tête de feutrage, cette pulvérisation 56 s'évasant vers l'extérieur depuis l'intérieur du courant d'air et de fibres dans la région où le courant d'air et de fibres se contracte et au-delà de cette région. De ce fait, au fur et à 20 mesure que le courant d'ai|î et de fibres diminue de section et que la pulvérisation de liquide 56 augmente de section, les deux régions convergent comme décrit dans la demande de brevet U.S. de la demandasse déposée ce même jour pour "Procédé et dispositif pour obtenir dans l'air des suspensions de fibres transportant un liquide". 25 Comme décrit, la partie inférieure 40, qui diminue de section, produit un étranglement prononcé dans le courant de fibres au delà de la sortie 58 de la tête de feutrage. Grâce à cet étranglement ainsi créé, la vitesse du courant d'air et de fibres augmente jusqu'à un maximum et sa direction est réglée ou contrôlée de manière 30 qu'il heurte plus efficacement vers l'intérieur la pulvérisation de liquide 56 qui s'évase vers l'extérieur. De ce fait, on obtient un mélange considérablement amélioré de la pulvérisation de liquide et du courant d'air et de fibres en même temps qu'une uniformité excellente de dépôt des particules liquides sur les fibres. Les 35 orifices 60 des ajutages 30 sont disposés de manière que la pulvérisation 56 produite par les ajutages 30 ait lieu en majeure partie ou totalement à l'extérieur de la sortie 58 de la tête de feutrage, de façon que la pulvérisation de liquide 56 se produise au sein du courant d'air et de fibres et soit située verticalement 40 sensiblement à l'endroit de l'étranglement ou légèrement au-dessus 69 02197 6 2001155 de ce dernier® L'emplacement des orifices 60 des ajutages 30 peut varier entre deux positions extrêmes. Il ne faut pas que les orifices 60 des ajutages 30 soient placés trop loin en aval pour que la pulvérisation de liquide s'évasant 56 en provenance des orifices 5 60 commence au-delà de l'étranglement car on obtient le mélange le meilleur quand le courant d'air et de fibres diminue de section de manière à former l'étranglement ou zone de section transversale minimale à peu près à l'endroit ou région où la ou les pulvérisations de liquide 56 s'évasent vers l'extérieur, ce qui créé une 10 convergence des deux courants* Far ailleurs, si les ajutages 30 sont disposés trop loin en amont dans la partie inférieure 40 de la tête, la ou les pulvérisations de liquide 56, en provenance des orifices 60, risquent d'atteindre les parois intérieures 44, 46, 48 et 53 de la partie inférieure 40 de la tête de feutrage et de for-15 mer ainsi des "festons" ou "paquets" de fibres et de liquide (liquide qui habituellement comprend un liant collant) qui a tendance à tomber dans la nappe de feutre de fibres en créant des régions non uniformes* C'est pourquoi il faut que les orifices 60 soient suffisamment loin en aval (bien qu'ils puissent se trouver encore 20 réellement et matériellement à l'intérieur de la tête de feutrage comme représenté) pour que la ou les pulvérisations 56 sortant de ces orifices ne puissent pas frapper le côté intérieur des parois de la tête de feutrage* Par contre, comme indiqué ci-dessus, il faut que les orifices 60 se trouvent suffisamment loin en amopit par 25 rapport au courant d'air et de fibres pour que la ou les pulvérisations de liquide s'évasant 56 augmentent de section dans la région 52 de la formation de l'étranglement et sur la totalité de la longueur de la formation de cet étranglement* On comprendra qu'entre ces deux positions extrêmes, il existe une latitude considérable 30 pour l'emplacement des orifices 60 et des ajutages 30* L'emplacement particulier et le degré de l'étranglement peuvent être réglés par le degré de l'inclinaison de la partie 40 de la tête de feutrage 10 et par d'autres facteurs indiqués ci—après* On verra que, grâce à un réglage approprié des vitesses, des volumes et des dimensions 35 de la ou des pulvérisations de liquide par rapport au courant d'air et de fibres, le courant d'air et de fibres sert à former une enveloppe ou rideau d'air de manière à maintenir la pulvérisation de liquide dans les limites du courant d'air et de fibres* Si la pulvérisation de liquide est trop puissante ou a une section trans-40 versale trop grande pour la vitesse et la force particulières du 69 02197 7 2001 155 courant d'air et de fibres,.la pulvérisation de liquide émerge du courant d'air et de fibres et projette des particules de liquide fugitives à l'extérieur du courant d'air et de fibres et vers le bas sur la nappe de feutre en cours de formation* Par contre, si la 5 pulvérisation de liquide a des dimensions, une vitesse et une force inadéquates par rapport au courant d'air et de fibres particulier associé, la pulvérisation de liquide ne se mélange pas de façon satisfaisante avec les parties extérieures extrêmes du courant d'air et de fibres. On peut facilement régler toutes ces variables pour 10 la concentration de fibres donnée et pour le liquide pulvérisé. Dans de nombreux cas, le liquide pulvérisé est constitué par un liant liquide destiné aux fibres transportées dans le courant d'air et de fibres. Un exemple de ce liant est une solution d'amidon. Dans d'autres cas, le liant peut être constitué par une matière 15 particulière sèche qui est incorporée dans le courant d'air et de fibres et qui est alors rendue active par l'eau ou par un autre liquide de la pulvérisation de liquide® Dans les deux cas, un mélange convenablement uniforme du liquide et des fibres est essentiel* Comme indiqué, ce mélange peut nécessiter des réglages de 20 position et de vitesse pour des fibres et des liants différents ainsi que pour des allures différentes de formation de nappe de feutre. Les détails des ajutages 30 sont représentés de façon plus claire sur la fig* 4 sur laquelle l'un des ajutages 30 est repré-25 senté en coupe comme comprenant deux conduits horizontaux 62 et 64 qui y sont alésés* Au voisinage de l'extrémité intérieure du conduit 64 est alésé un conduit vertical 68 débouchant dans ledit conduit 64 par l'une de ses extrémités et à l'extérieur du bord inférieur 72 de l'ajutage 30 par son autre extrémité* A l'extrémité 30 intérieure du conduit 62, un alésage de plus petit diamètre 66 s'étend vers le bas, coupe l'alésage 64 et est concentrique à l'alésage 68* Dans l'alésage 68 se trouve un tube 74 qui s'étend à partir de l'alésage 64 ou à partir d'un endroit voisin de cet alésage, vers le bas au-delà du bord inférieur 72 de l'ajutage 30, de ma-35 nière à former l'orifice 60 de l'ajutage de pulvérisation 30* Bien que ce tube 74 ne soit pas absolument essentiel, il permet, en fait, le remplacement du tube par des tubes de différents diamètres intérieurs, comme il peut être nécessaire pour des mélanges différents de liquide et d'air. Dans l'alésage 66 se trouve un tube de plus 40 petit diamètre 76 s'étendant depuis le conduit 62 ou depuis un en 69 02197 8 2001155 droit voisin de ce conduit, vers le bas à travers le tube 74, con-centriquement à ce dernier, et aboutissant à peu près dans le même plan que le bord inférieur du tube 74, de manière à former ainsi, avec ce dernier, l'orifice 60» On peut souder en place le tube exté-5 rieur 74 comme indiqué en 78. Le tube 76 est, de préférence, maintenu en place simplement par ajutage serré dans l'alésage 66. Les conduits 62 et 64 sont reliés au moyen de dispositifs classiques 82 et 84, à des sources d'alimentation de liquide et d'air, respectivement, ces fluides étant envoyés sous pression d'tua 10 façon.classique. Les ajutages 30 sont montés de façon serrée contre les parois 44 et 48 au moyen de vis 86 vissées à force dans les ajutages 30 à travers des ouvertures non taraudées 88 traversant les parois 44 et 48 de la partie inférieure 40 de la tête de feutrage 10. 15 La forme et les dimensions des ajutages 30 sont d'une importan ce critique. Etant donné que ces structures font saillies dans le courant d'air et de fibres, il est important qu'elles soient conçues de manière qu'elles ne retiennent pas des fibres pouvant y etne projetées. Cette forme devient même encore plus critique lorsqu'il 20 s'agit de fibres textiles plus longues, comme par exemple des déchets de coton, d'autres fibres de coton, et les diverses fibres synthétiques telles que la rayonne, le "Nylon", et autres matières synthétiques. Les fibres textiles et les fibres synthétiques ont, d'une façon générale, une longueur considérable par rapport aux 25 fibres de bois telles que les fibres de tremble ou fibres sulfitées qui sont extrêmement courtes. De telles fibres longues tendent à s'accrocher sur la dernière saillie de la tête de feutrage ou dans les conduits transportant le courant d'air et de fibres» La présente invention comprend des ajutages 30 qui empêchent totalement 30 un tel "accrochage" même des fibres les plus longues et d'autres fibres ayant tendance à s'accrocher ainsi. Le côté intérieur des ajutages 30 comprend deux parties 90 et 92. Le bord vertical et le plus à l'intérieur 92, tend, bien entendu, à arrêter les fibres car il est parallèle à la direction générale du courant d'air et 35 de fibres. Le bord 90 fait un angle considérable avec la direction du courant d'air et de fibres. Toutes fibres heurtant le bord 9D tombent sur l'un ou l'autre des côtés de l'ajutage 30 ou tend à glisser vers le bas le long du bord 90 et à tomber de l'ajutage 30 à l'endroit 94 où les bords 90 et 92 se coupent. De cette façon, 40 les fibres ne s'accumulent pas ou ne restent pas "accrochées". fyO 091O7 9 2001155 L'angle entre le bord 90 et l'axe vertical 96 de la tête de feutrage qui permet d'obtenir les résultats désirés est, en partie, déterminé de façon empirique pour n'importe quelle fibre, texture et longueur données; toutefois on a constaté qu'un angle de 45° 5 entre le bord 90 et l'axe 96 répond aux besoins pour la plupart des fibres communes rencontrées» Bien entendu, toute augmentation au-dessus de cet angle de 45° tend à augmenter le risque que les fibres s'accrochent et toute diminution de cet angle de 45° tend à diminuer ce risque» 10 Afin de réduire encore plus le risque d'un accrochage des fibres, les bords 90 et 92 sont arrondis comme représenté sur la fig» 5 et sont rendus lisses par polissage» De plus, le coin 00 où le bord 90 rencontre l'intérieur des parois 44 et 48 est construit avec soin, de manière à assurer une jonction lisse sans angle vif 15 susceptible d'accrocher ou retenir les fibres. Etant donné que dans une pratique industrielle normale il est nécessaire de former une nappe de feutre 34 ayant une largeur considérable (par exemple une largeur comprise entre 76 cm et 4 m), la tête de feutrage 10 est représentée comme étant rectangulaire et 20 est disposée transversalement par rapport au mécanisme collecteur 20. Cette structure nécessite plusieurs ajutages 30» On a constaté que l'agencement préféré permettant d'obtenir un équilibre et une uniformité du courant air-fibres ainsi que le mélange résultant air-fibres et liquide consiste à disposer en chicanes ou alterner 25 les ajutages 30 de la façon représentée sur les fig. 2 et 3» Comme on peut le voir, les ajutages 30 s'étendent vers l'extérieur, à partir de leurs parois 44 et 48, au-delà de l'axe 96 de la tête de feutrage 10. Ceci permet de disposer les orifices 60 de manière que leurs centres se trouvent sur l'axe 96 de la tête de feutrage, tous 30 les orifices 60 se trouvant alignés de façon rectiligne. Le nombre particulier d'ajutages est déterminé par les exigences propres à tout cas donné mais on a constaté qu'un nombre d'ajutages compris entre 5 et 11 est satisfaisant pour une largeur de 76 cm de la tête de feutrage 10» 35 Sur la fig. 6, on a représenté une variante de réalisation de tête de feutrage 100, cette tête de feutrage étant cylindrique» Avec cette structure, la paroi 98 a la forme d'un tronc de cône diminuant de section vers le bas jusqu'à l'orifice de sortie 102 de la tête de feutrage 100» Avec cet agencement, un seul ajutage 104 40 suffit et cet ajutage a une structure identique à l'ajutage 30 dé- 69 02197 10 2001 155 crit ci-dessus. L'orifice 106 ménagé dans l'ajutage 104 est concentrique à l'orifice de sortie cylindrique 102, de manière à assurer une distribution égale de liquide, vers l'extérieur dans toutes les directions à l'intérieur du courant d'air et de fibres 5 se contractant, c'est-à-dire diminuant de section. Sur la fig. 7, on a représenté une variante de réalisation supplémentaire de la tête de feutrage, variante dans laquelle la tête de feutrage 110 comporte une paroi tronconique 108 diminuant de section et se terminant par un orifice de sortie 112. Dans ce 10 cas, plusieurs ajutages 114 sont disposés autour du côté intérieur de la paroi 108. Avec cette disposition, toutefois, les ajutages 114 sont un peu plus courts, du fait qu'ils n'atteignent pas le centre de l'orifice de sortie 112. Dans ce cas, les orifices de pulvérisation 116 des ajutages 114 sont disposés suivant un aligne-15 ment circulaire, le cercle qu'ils forment étant concentrique à lHo— rifice de sortie 112 destiné à la tête de feutrage 110. On comprendra que les têtes cylindriques telles que celles représentées sur les fig. 6 et 7 comportent des limitations en ce qui concerne la largeur de la nappe de feutre que l'on peut pro-20 duire, étant donné que si on leur donne un diamètre trop grand (pour obtenir Tin feutre plus large) le diamètre de la tête devient finalement trop grand et produit un courant d'air et de fibres d'un diamètre trop grand pour permettre un mélange adéquat à partir de l'orifice ou des orifices destinés au liquide. Bien que l'on puisse 25 atténuer un peu cet inconvénient par l'addition de plusieurs orifices, comme représenté sur la fig. 7, certains inconvénients secondaires demeurent, à savoir les inconvénients d'un excès d'application de pulvérisation de liquide au centre ainsi que d'autres inconvénients similaires. C'est pourquoi on préfère la configura-30 tion rectangulaire décrite ci—dessus à propos des fig. 1 à 5. Toutefois, dans certaines applications, les têtes représentées sur les fig. 6 ou 7 peuvent être plus économiques à fabriquer et à utiliser et on peut remédier à leurs limitations, partiellement ou entièrement, en faisant osciller la tête transversalement par rapport au 35 tamis collecteur 24 du mécanisme collecteur 20. Les nappes de feutre formées comme décrit dans le présent exposé (quand le liant a durci de façon appropriée par exemple sous l'effet d'un séchage ou d'un chauffage) conviennent pour un certain nombre d'utilisations finales comprenant le garnissage de meubles, 40 le rembourrage de meubles, l'emballage et autres utilisations ana 69 02197 ii 2001155 logues. On peut aussi les utiliser (avec des opérations ultérieures telles qu'un pressage) pour former des plaques et des matériaux en forme de plaques» Un exemple de l'utilisation de l'appareil décrit dans le pré-5 sent exposé est la production de matériaux appropriés pour le garnissage d'articles rembourrés ou capitonnés à partir de fibres sulfitées raffinées et d'une solution d'amidon à titre de liant pour les fibres. La nappe de feutre est alors séchée au four de manière à constituer le produit final uni par un liant. On a constaté 10 qu'environ 6 à 8% en poids de matières solides constituées par de l'amidon par rapport au poids des fibres dans la nappe de feutre finale produisent une couverture ou couche uniforme qui ne comporte pas de "paquets" provenant de "festons", pas de "paquets" de fibres provenant de fibres accrochées dans la tête de feutrage et qui pré-15 sente une répartition excellente du liant sur les fibres. On comprendra que les directions de la pulvérisation de liquide et du courant d'air et de fibres ne sont pas rectilignes comme représenté sur le dessin et qu'elles ont été représentées comme telles pour des raisons de commodités d'illustration seulement. 20 En réalité, il existe une certaine courbure dans les directions de la pulvérisation et du courant d'air et de fibres, courbure qui est créée par la fusion et l'association de la pulvérisation et du courant précité. 69 02197 12 2001155 REVENDICATIONS 1°) Appareil comportant un dispositif permettant de former et de décharger un courant d'air contenant des fibres, comprenant un dispositif de conduit et un dispositif d'ajutage comportant un 5 orifice de sortie placé dans ledit courant afin de pulvériser un liquide dans ledit courant et le long de ce^çourant à partir de sa position à l'intérieur du courant précité,/appareil susvisé étant caractérisé par le fait que le dispositif d'ajutage précité s'étend vers l'intérieur à partir d'une paroi dudit conduit, en direc-10 tion dû centre de ce conduit, le dispositif d'ajutage précité comportant un dispositif de bord d'amont portant contre ladite paroi à une des extrémités de cette dernière et le dispositif de bord étant incliné de façon abrupte vers l'aval à partir de ladite extrémité, grâce à quoi les fibres se trouvant dans le courant sus— 15 visé ne peuvent pas s'accumuler sur le dispositif d'ajutage précité» 2°) Appareil suivant la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il ne comporte qu'un seul dispositif d'ajutage (fig* 6). 3°) Appareil suivant la revendication 1, caractérisé par le 20 fait qu'il comporte plusieurs dispositifs d'ajutage s'étendant vers l'intérieur, à partir d'une paroi dudit conduit, en direction du centre de ce dernier, chacun des dispositifs d'ajutage précités comportant un orifice de sortie dans ledit courant et un dispositif de bord d'amont, une extrémité de chacun des dispositifs de bord 25 précités portant contre ladite paroi et chacun des dispositifs de bord susvisés étant incliné de façon abrupte vers l'aval à partir de son extrémité précitée(fig» 4)» 4°) Appareil suivant la revendication 3, caractérisé par le fait que les orifices de sortie précités sont alignés» 30 5°) Appareil suivant la revendication 3, caractérisé par le fait que chacun des bords d'amont précités est arrondi et lisse» 6°) Appareil suivant la revendication 3, caractérisé par le fait qu'un sur deux des dispositifs d'ajutage précités s'étend vers l'intérieur à partir de la même paroi dudit conduit et que les 35 autres dispositifs d'ajutage précités s'étendent vers l'intérieur à partir d'une paroi opposée (fig» 2 et 3)» 7°) Appareil suivant la revendication 6, caractérisé par le fait que le conduit précité a une section transversale rectangulaire dans son ensemble, un sur deux des dispositifs d'ajutage pré-40 cités s'étendant vers l'intérieur à partir de l'une des parois plus 69 02197 13 2001155 longues desdits conduits et que les autres des dispositifs d'ajutage précités s'étendent vers l'intérieur à partir de la paroi opposées 8°) Appareil suivant la revendication 7, caractérisé par le fait que les extrémités intérieures extrêmes du dispositif d'aju-5 tage précité s'étendent au-delà, de l'axe longitudinal dudit conduit et que les orifices de sortie précités sont disposés sensiblement sur le même axe (fig* 3). 9°) Appareil cpmportant un dispositif permettant de former et de décharger un courant d'air contenant des fibres suivant la re-10 vendication 1, caractérisé par l'association d'un dispositif de conduit comportant une sortie et étant profilé à ladite sortie et au voisinage de cette dernière de façon à produite un étranglement ou zone de section transversale minimale dans le courant en aval de ladite sortie, un dispositif d'ajutage comportant un dispositif 15 d'orifice de sortie placé dans ledit courant afin de pulvériser un jet de liquide s'évasant jusque dans ledit courant et le long de ce courant, l'orifice de sortie précité étant placé de manière telle, par rapport au dispositif de conduit précité, que le jet de liquide s'évasant qui en provient ne frappe pas le dispositif de conduit 20 susvisé, l'orifice de sortie précité étant aussi placé, par rapport à l'étranglement ou zone de section transversale minimale dudit couraâ.t, de façon telle que le jet ou pulvérisation de liquide s'évase vers l'extérieur à l'intérieur dudit courant, à l'endroit où ce courant se contracte pour former ledit étranglement, le dispo-25 sitif d'ajutage susvisé s'étendant vers l'intérieur à partir d'une paroi dudit conduit, en direction du centre de ce conduit, et le dispositif d'ajutage comportant un dispositif de bord d'amont portant contre ladite paroi à une des extrémités de cette dernière et ce dispositif de bord étant incliné de façon abrupte vers l'aval 30 à partir de ladite extrémité, grâce à quoi on obtient un mélange de la pulvérisation de liquide et des fibres dans ledit courant et les fibres ne peuvent pas s'accumuler sur le dispositif d'ajutage susvisé.