D'une façon générale, la présente invention concerne un procédé et une installation de commande ou de régulation du rapport molaire hydrogène/hydrocarbure applicables à des traitements de conversion catalytique d'hydrocarbures opérant dans une atmosphère contenant de l'hydrogène et dans lesquels il se produit une consommation d'hydrogène. Ces traitements comprennent l'hydrocraquage, qui produit des hydrocarbures à bas poids moléculaire, l'hydrogénation deS hydrocarbures oléfiniques, qui produit les paraffines correspondantes, l'hydroraffinage (désulfuration), qui a pour but d'éli- miner les impuretés, etc...Dans tous ces traitements, ainsi que dans la plupart des traitements produisant de l'hydrogène tels que le réformage catalytique, il est de pratique habituelle d'utiliser une phase vapeur riche en hydrogène que l'on recycle pour la combiner a la charge d'hydrocarbure fraîche envoyée à la zone de réaction. Les raisons pratiques pour lesquelles on utilise cette technique consistent en ce qu'elle permet de maintenir à la fois l'activité et la stabilité opérationnelle du composite catalyseur utilisé pour conduire les réactions voulues et qu'elle apporte la certitude dlob- tenir la nuance de produit désirée. Le maintien de l'activité et de la stabilité du composite catalytique est plus difficile à obtenir dans les traitements consommant de l'hydrogène en raison de la sévérité ou rigueur des conditions de réaction qui sont généralement nécessaires. Dans les traitements qui produisent de l'hydrogène, tels que le préformage catalytique, l'hydrogène en excédent de celui qui est nécessaire pourle recyclage est récupéré et utilisé dans d'autres traitements qui sont intégrés dans l'ensemble de la raffinerie.Par exemple, l'excédent d'hydrogène issu d'une unité de réformage catalytique est fréquemment utilisé comme hydrogène de com plément dans un traitement a d'hydrocraquage. Quel que soit le trai- tement particulier considéré, l'hydrogène recyclé est généralement obtenu par condensation de l'effluent de la zone de réaction, le plus souvent à une température de l'intervalle allant d'environ 160C à environ 600C, et introduction de l'effluent ainsi refroidi dans une zone de séparation vapeur/liquide. La partie de la phase vapeur récupérée qui est nécessaire pour satisfaire les besoins d'hydrogène de la zone de réaction est recyclée et combinée avec la charge d'hydrocarbure de départ préalablement à l'introduction de cette charge dans la zone de réaction. On connaît déjà un grand nombre de traitements de conversion des hydrocarbures dans lesquels on condense et refroidit un effluent d'une zone de réaction relativement chaude, et on l'introduit dans un séparateur à haute pression d'out l'on tire une phase vapeur riche en hydrogène et une phase normalement liquide constituant le produit. En général, au moins une partie de la phase vapeur est recyclée et combinée sans autre traitement à la charge de départ avant l'introduction de cette charge dans la zone de réaction catalytique.Toutefois, dans certaines situations, habituellement dans les cas où la raffinerie comporte une installation de désulfuration, on traite la partie de la phase vapeur qu'il s'agit de recycler pour en éliminer les impuretés qui auraient une influence défavorable sur l'environnement de la zone de réaction. Un traitement que l'on peut prendre pour exemple de la variété de traitements utilisant cette technique de base et auxquels l'invention se rapporte est le traitement d'isomérisation du pentane, décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 3 131 325. De même, le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 3 133 012 illustre l'application de cette technique à un procédé de réformage catalytique. Dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 3 718 575,qui se rapporte à un traitement d'hydrocraquage à deux étages, l'effluent du deuxième étage qui comprend le produit de la réaction est refroidi avant d'être introduit dans une zone de séparation vapeurliquide ; le courant riche en hydrogène issu de cet effluent est recyclé au premier étage, dans lequel il est combiné à la charge de départ.Le procédé suivant l'invention de régulation du rapport molaire hydrogène/hydrocarbure de la charge combinée envoyée à une zone de réaction catalytique et l'installation de régulation utilisée pour la mise en oeuvre de ce procédé, sont applicables à tous les traitements de conversion des hydrocarbures dans lesquels on fait réagir une charge d'hydrocarbure avec de l'hydrogène dans une zone de réaction catalytique. L'invention peut donc être facilement appliquée, avec des modifications minimes, à des traitements tels que l'hydrogenation, l'isomérisation, 1 'hydroraffinage, 1 'hydro- craquage, l'hydrodésalkylation, la déshydrogènation et le préformage catalytique etc... On peut citer comme exemples des traitements d'hydrocraquage auxquels l'invention peut être appliquée les principes et techniques décrits dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique 3 252 018, 3 502 572 et 3 472 758. Les réactions d'hydrocraquage s'effectuent généralement à des pressions élevées, d'environ 35 à envi 2 ron 350 kg/cm (pression relative ou manométrique). L'hydrogène en circulation est mélange à la charge de départ à un débit relatif d'environ 530 à environ 8900 m3 normaux/m3 de liquide, y compris l'hydrogène de complément fourni par une source extérieure. La charge est mise en contact avec le composite catalytique disposé à l'in térieur de la zone de réaction d'hydrocraquage, à une vitesse spatiale liquide horaire d'environ 0,25 à environ 5,0.Etant donné que les réactions mises en oeuvre sont en majeure partie exothermiques, la charge subit un gradient thermique croissant en traversant le lit de catalyseur. Les températures de lits de catalyseurs sont généralement maintenues à un maximum compris entre environ 370 et environ 4800C, et elles sont avantageusement réglées par utilisation de courants de refroidissement classiques, habituellement constitués par des. vapeurs et qu'on introduit directement dans le lit de catalyseur en des points intermédiaires de ce lit. Les traitements qui viennent d'être décrits ci-dessus sont illustratifs de ceux auxquels l'invention peut avantageusement être appliquée. Dans tous ces traitements, le rapport molaire hydrogene/hydrocarbure de l'alimentation combinée de la zone de réaction constitue une importante variable du fonctionnement. Toute modification des caractéristiques de la composition de la matière de départ exige une modification du rapport molaire hydrogène/ hydrocarbure si l'on veut maintenir L'activité et la stabilité du catalyseur dans des limites acceptables. Par ailleurs, lorsque la qualité et/ou la quantité du produit désiré varient, on doit également modifier la sévérité des conditions de la zone de réaction (principalement la température et la pression) ; toutefois, cette modification affecte également le rapport molaire hydrogène/hydrocarbure.A leur tour, les variations du rapport molaire hydrogène/ hydrocarbure affectent la qualité et/ou la quantité du produit. En bref, dans le procédé de régulation suivant l'invention, on mesure une caractéristique de la composition de la matière de départ (on peut également capter ou mesurer une caractéristique de la composition du produit), et l'on mesure la concentration de l'hydrogène dans la phase vapeur introduite dans la zone de réaction en même temps que la matière de départ. Des signaux de sortie représentatifs appropriés correspondants à ces mesures sont transmis à un comparateur/calculateur qui, à son tour, engendre des signaux de sortie de calculateur qui sont transmis suivant le besoin pour ajuster la sévérité des conditions de la zone de réaction (température et pression), le débit de la matière de départ et le débit du gaz de recyclage en vue de régler le rapport molaire hydrogène/hydrocarbure tout en permettant en même temps d'obtenir le produit voulu avec la qualité voulue et/ou dans la quantité voulue.En ce qui concerne les traitements consommant de l'hydrogène, par exemple l'hydrocraquage qui produit des hydrocarbures à poids moléculaire réduit, les signaux de sortie du comparateur sont transmis, dans la mesure nécessaire, pour régler la quantité d'hydrogène de complément introduite dans le traitement en provenance d'une source extérieure, ainsi que le débit des courants de refroidissement de la température de la zone de réaction eventuellement nécessaire. Le principal but de l'invention est de régler le rapport molaire hydrogène/hydrocarbure dans un-traitement de conversion catalytique d'hydrocarbures, et en particulier dans un traitement dans lequel les réactions consomment de l'hydrogène. Un but corollaire de l'invention est de maintenir l'activité et la stabilité du catalyseur tout en permettant d'obtenir la nuance de produit désiré. Un autre but de l'invention est de réaliser une installation et un procédé de régulation permettant de régler le rapport molaire hydrogène/hydrocarbure. En combinaison, un but plus particulier de l'invention est d'apporter un procédé qui compense rapå- dement les variations des caractéristiques de la charge de depart et des paramètres de fonctionnement qui nécessitent un ajustement du rapport molaire hydrogene/hydrocarbure à l'intérieur de la zone de réaction catalytique. Suivant un premier aspect, l'invention a donc pour objet une installation de régulation destinée à être utilisée dans un traitement continu de conversion d'hydrocarbures qui consomme de l'hydrogène et dans lequel (1) on introduit une charge d'hydrocarbure de départ et de l'hydrogène dans des moyens de préchauffage équipées de moyens d'apport de chaleur extérieure ; (2) on fait réagir le mé- lange chauffé résultant de charge de départ et d'hydrogène dans une zone de réaction catalytique ; (3) on condense et on sépare le courant d'effluent de la zone de reaction pour obtenir une phase liquide et une première phase vapeur contenant de l'hydrogène ; (4) on recycle au moins une partie de la première phase vapeur vers les moyens de préchauffage, en mélange avec la charge de départ ; et (5) on introduit dans le traitement une deuxième phase vapeur contenant de l'hydrogène, fournie par une source extérieure, dont au moins une partie est mélangée avec ladite première phase vapeur contenant de l'hydrogène puis introduite avec cette dernière dans les moyens de préchauffage, cette installation, destinée à la régulation du rapport molaire hydrogène/hydrocarbure dans la zone de réaction étant caractérisé en ce qu'elle comprend, en combinaison : (a) des premiers moyens de réglage de débit, combinés auxdits moyens de pre- chauffage, pour régler la quantité de chaleur apportée à ces moyens de préchauffage ; (b) des premiers moyens capteurs de débit pour mesurer le débit de la charge de départ envoyée à la zone de réaction et former un premier signal de sortie de traitement représentatif de ce débit, et des deuxièmes moyens de réglage de débit pour ajuster le débit de la charge de départ ; (c) un premier analyseur qui reçoit un échantillon de la charge de départ et forme un deuxième signal de sortie de traitement représentatif d'une caractéristique de la composition de cette charge ; (d) des deuxièmes moyens capteurs de débit pour mesurer le débit de la deuxième phase vapeur contenant de l'hydrogène introduite dans le traitement et former un troisième signal de sortie de traitement représentatif de ce débit, et des troi sièmes moyens de réglage de débit pour ajuster le débit de la deu xième phase vapeur ; (e) un deuxième analyseur qui reçoit un échantillon de la phase vapeur contenant de l'hydrogène introduite dans les moyens de préchauffage et forme un quatrième signal de sortie de traitement représentatif de la concentration d'hydrogène dans cette phase vapeur ; (f) des troisièmes moyens capteurs de débit pour mesurer le débit de la phase vapeur contenant de l'hydrogène introduite dans lesdits moyens de préchauffage en mélange avec la charge de départ et former un cinquième signal de sortie de traitement représentatif de ce débit ; (g) des moyens pour capter la pression de la première phase vapeur séparée contenant de l'hydrogène et former un sixième signal de sortie de traitement representatif- de cette pression; et (h) un comparateur qui (i) reçoit les six signaux de sortie de traitement;et, en réponse à ces signaux (ii), engendre un premier, un deuxième et un troisième signaux de sortie de comparateur en fonction de ces six signaux de sortie, cette installation de régulation étant en outre caractérisée en ce que le comparateur est en communs~ cation avec les premiers, les deuxièmes et les troisièmes moyens de réglage de débit, par l'intermédiaire de moyens de transmission de signaux qui transmettent au moins l'un des signaux de sortie du comparateur au moins aux premiers, aux deuxièmes ou aux troisièmes moyens de réglage du débit, de manière qu'au moins l'une des variables constituées par (i) le débit de la charge de départ, (ii) la quantité de chaleur apportée aux moyens de préchauffage et (iii) le débit de la deuxième phase vapeur contenant de l'hydrogène introduite dans le traitement, soit ajustée en réponse à la transmission des signaux de sortie du comparateur aux moyens de réglage du débit , pour régler de cette façon le rapport molaire hydrogène/hydrocarbure. Suivant un autre aspect, l'invention a pour objet un procédé de régulation du rapport molaire hydrogène/hydrocarbure dans la zone de réaction catalytique d'un traitement continu de conversion d'hydrocarbures qui consomme de l'hydrogène, procédé dans lequel (1) on introduit une charge d'hydrocarbure de départ et de l'hydrogène dans des moyens de préchauffage équipés de moyens d'apport de chaleur extérieure ; (2) on fait réagir le mélange charge de départhydrogène chaud résultant de ce préchauffage dans ladite zone de réaction catalytique ; (3) on condense et l'on sépare le courant résultant d'effluent de la zone de réaction pour former une phase liquide et une première phase vapeur contenant de l'hydrogène ; (4) on recycle au moins une partie de la première phase vapeur vers les moyens de préchauffage, en mélange avec ladite charge de départ ; et (5) on introduit dans le traitement une deuxième phase vapeur contenant de l'hydrogène, fournie par une source extérieure à ce traitement, on mélange au moins une partie de cette phase vapeur avec la première phase vapeur contenant de l'hydrogène, et on l'introduit avec cette dernière dans lesdits moyens de préchauffage, procédé caractérisé en ce que : (a) on règle la quantité de chaleur apportée aux moyens de préchauffage en commandant des premiers moyens de réglage de-débit combinés à ces moyens de préchauffage ; (b) on règle le débit de la charge de départ en commandant des deuxièmes moyens de réglage du débit, on capte le débit de la charge de départ et l'on forme un premier signal de sortie de traitement représentatif de ce débit ; (c) on introduit un échantillon de la charge de départ dans un premier analyseur et l'on forme dans cet analyseur un deuxième signal de sortie de traitement représentatif d'une caractéristique de la composition de cette charge ; (d) on règle le débit de ladite deuxième phase vapeur contenant de l'hydrogène qui est introduite dans le traitement, en commandant des troisièmes moyens de réglage de débit, on capte le débit de cette deuxième phase vapeur contenant de l'hydrogène et l'on forme un troisième signal de sortie de traitement représentatif de ce debit ; (e) on introduit dans un deuxième analyseur un échantillon de la phase vapeur contenant de l'hydrogène qui est introduite dans les moyens de préchauffage, et l'on forme dans cet analyseur un quatrième signal de sortie de traitement représentatif de la concentration de l'hydrogène dans cette phase vapeur ; (f) on capte le débit de la phase vapeur contenant de l'hydrogène envoyée aux moyens de préchauffage et l'on forme un cinquième signal de sortie de traitement représentatif de ce débit (g) on surveille la pression de la phase vapeur contenant de l'hydro- gène et séparée, et l'on forme un sixième signal dé sortie de traitement représentatif de cette pression ; (h) on introduit un échantillon de ladite phase liquide séparée dans un troisième analyseur et l'on forme dans cet analyseur un septième signal de sortie de traitement représentatif d'une caractéristique de la composition de cette phase liquide ; (i) on transmet ces sept signaux de sortie de traitement à un comparateur et l'on forme dans ce comparateur un premier, un deuxième et un troisième signaux de-sortie de comparateur en fonction de ces sept signaux de sortie de traitement ; et (j) on transmet au moins l'un des trois signaux de sortie de comparateur au moins aux premiers, aux deuxièmes ou aux troisièmes moyens de réglage de débit pour régler la quantité de chaleur fournie aux moyens de préchauffage, le débit de la charge et/ou le débit de la deuxième phase vapeur contenant de l'hydrogène, de façon à régler le rapport molaire hydrogene/hydrocarbure à l'intérieur de ladite zone de réaction catalytique. Dans un autre mode de réalisation de 1 t invention, qui concerne des traitements dans lesquels un courant de refroidissement est directement introduit dans la zone de réaction catalytique pour régler la température de cette zone, l'installation de regula- tion est caractérisée en outre en ce que (i) des quatrièmes moyens capteurs de débit mesurent le débit d'une troisième phase vapeur contenant de l'hydrogène, sur laquelle on peut faire agir des quatrièmes moyens de réglage de débit et qui est directement introduite dans ladite zone de réaction catalytique, ces quatrièmes moyens capteurs formant un septième signal de sortie de traitement représentatif de ce débit et transmettant ce septième signal de sortie au comparateur ; et (ii) ledit comparateur engendre lesdits premier, deuxième et troisième signaux de sortie de comparateur et un quatrième signal de sortie de comparateur en fonction des sept signaux de sortie du traitement. Ces buts, ainsi que d'autres apparaîtront d'une façon évidente pour l'homme de l'art au cours de la description détaillée qui va suivre. L'utilisation et l'intégration de dispositifs de réglage très élaborés dans le raffinage du pétrole sont généralement considérées parmi -les plus récentes innovations technologiques. Toutefois, il convient de reconnaître que la littérature publiée est en constant développement dans ce domaine technique. Par exemple le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 3 759 820 décrit la commande systématique d'un traitement à zones de réaction multiples en réponse à deux différentes caractéristiques de qualité du produit final à obtenir. Dans un exemple particulier qui comporte le réformage catalytique d'une charge de naphta, les deux caractéristiques du produit sont l'indice d'octane et le rendement mesuré en liquide. On utilise des signaux de sortie représentatifs de ces deux caractéristiques du produit pour régler la rigueur des conditions de la zone de réaction en réponse à ces caractéristiques. Dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 3 751 229, on règle la rigueur des conditions de la zone de réaciton dans une unité de réformage catalytique en réponse à l'indice d'octane de l'effluent liquide à la pression de la zone de réaction. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 3 756 921 décrit un dispositif de régulation pour une colonnede séparation d'essence utilisant un monitor d'octane en combinaison avec des moyens de mesure du débit intercalés sur le courant de tête et sur le courant de queue. Des moyens à action prédominante évitent que la colonne de séparation ne se vide par suite de la production de quantités excessives de produits de queue. De même, le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 3 755 087 (C1. 196-100) décrit la commande d'une colonne de distillation fractionnée travaillant en séparateur d'essence, cette commande consistant à mesurer l'indice d'octane de la fraction de tête et à ajuster le reflux renvoyé à la colonne en réponse à cet indice. On peut citer, comme autre exemple, illustratif du réglage de la sévérité des conditions de la zone de réaction en réponse à l'indice d'octane de l'effluent formant la phase liquide d'un traitement de réformage catalytique, dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 3 649 202. Dans cet exemple, la rigueur des conditions de la zone de reaction est réglée individuellement dans chacun de trois réacteurs en réponse à l'indice d'octane et à la différence de température entre les deux extrémités de chaque zone de réaction. L'installation de régulation suivant l'invention règle elle aussi la rigueur des conditions de travail dans une ou plusieurs zones de réaction d'un traitement de Conversion des hydrocarbures. Toutefois, elle apporte un perfectionnement important en ce sens qu'elle permet de prolonger la durée utile du composite catalytique contenu dans la zone de réaction à son activité optimale, et d'obtenir le rendement volumétrique maximum de la nuance de produit visée pendant toute la durée utile économiquement effective du catalyseur. La technique suivant l'invention consiste à régler le rapport mo laire hydrogène/hydrocarbures en reponse aux variations de la composition de la matière de départ et de la composition du produit de la composition de l'effluent de la zone de réaction et de la durée de vie courante du catalyseur, pour obtenir un produit possédant la qualité visée sur une période prolongée d'activité effective du catalyseur. En bref, dans le mode préféré de mise en oeuvre du procédé suivant l'invention, on mesure par des analyses une caractéristique de la composition du produit, une caractéristique de la composition de la charge de départ et la concentration de l'hydrogène dans la phase vapeur recyclée, et l'on capte des variables de fonctionnement comprenant les températures de la zone de réaction, certaines pressions, certains débits, etc. Des signaux de sortie représentatifs de ces mesures sont transmis au calculateur/comparateur, lequel engendre des signaux de sortie supplémentaires qui sont utilisés pour régler la rigueur des conditions de la zone de réaction, les débits, etc... Une raffinerie complète de pétrole effectue un grand nombre de traitements de conversion d'hydrocarbures dont le principal but est d'obtenir une nuance de produit particulièrement désirée. Ces traitements comprennent le réformage catalytique de coupes naphta, en vue de produire un produit liquide à indice d'octane relativement élevé, l'hydrocraquage destiné à produire des hydrocarbures à poids moléculaire relativement faible dont une partie peut être utilisée comme matière de départ d'alimentation de l'unité de réformage catalytique, la deshydrogénation paraffinique en vue de la production d'oléfines, l'isomérisation et llhydroraffinage des hydrocarbures en vue de l'élimination des impuretés, etc...En outre, de nombreuses raffineries mettent en oeuvre des traitements conçus pour la production de composés spécifiques utilisés en pétrole chimie, par exemple, l'isomérisation aromatique pour la production du paraxylène, l'alkylation pour la production des hydrocarbures aromatiques alkylsubstitues, etc... Ces traitements comportent des réactions qui consomment de l'hydrogène, des réactions qui produit sent de l'hydrogène ou à la fois des réactions des deux catégories et, en général, ils consistent àmettre la charge d'hydrocarbure en contact avec un composite catalytique dans une atmosphère hydrogénée, à haute température et sous haute pression. Pour simplifier l'exposé, on donnera une description plus complète du principe de l'invention, de son fonctionnement et du procédé à propos de traitements consom mateurs d'hydrogène, et plus particulièrement, du traitement bien connu de l'hydrocraquage sur lequel on possède une documentation complète. I1 va de soi que cet exemple particulier ne doit pas être considéré comme limitatif de l'invention. Dans les traitements de conversion catalytique des hydrocarbures dont on a donné des exemples ci-dessus, il est de pratique habituelle de recycler une phase vapeur riche en hydrogène pour la combiner avec une charge d'alimentation fraîche. L'expérience montre que cette technique entretient le composite catalytique dans un étant "propre" qui est favorable à l'obtention d'une activité acceptable du catalyseur et à la stabilité nécessaire pour que ce catalyseur puisse fonctionner efficacement pendant une période très prolongée.Que l'on considère un traitement en une seule phase ou un traitement à phases multiples, la phase vapeur hydrogénée recyclée est tirée de l'effluent de la zone de réaction par séparation sous haute pression à une température de l'intervalle allant d'environ 160C à environ 600C. Dans un traitement consommateur d'hydrogène tel que l'hydrocraqelage, la partie de l'effluent de zone de réaction séparé qui contient de l'hydrogène est insuffisante et doit être complétée par de llhydrogbne de complément fourni par une source appropriée extérieure au traitement, cette source pouvant être constituée par exemple par un réformage catalytique qui produit de l'hydrogène en abondance. En dehors des températures, pressions et vitesses spatiales de la zone de réaction, le rapport molaire hydrogène/hydrocarbure de l'alimentation combinée envoyée à la zone de réaction est généralement reconnue comme une variable extrêmement importante du fonctionnement. Pour que l'activité et la stabilité du catalyseur conservent des valeurs acceptables, les variations constantes des caractéristiques de la compositIon de la matière de départ doivent être accompagnées de modifications correspondantes du rapport molaire hydrogène/hydrocarbure. Lorsque la qualité et/ou la quantité du produit varient, il est nécessaire de corriger la rigueur des conditions de la zone de réaction, principalement la température et la pression. Mais cet ajustement affecte le rapport molaire hydrogène/hydrocarbure. Dans le procédé et l'installation de régulation suivant l'invention, on mesure ou capte une caractéristique de la composition de la matière de d art et on capte la -concentration de l'hydrogène dans la phase vapeur qu'on introduit dans la zone de réaction. Dans un traitement consommant de l'hydrogene, cette concentration d'hydrogène est constituée en partie par de l'hydrogène séparé et en partie par de 11 hydrogène de complément fourni par une source extérieure. Dans un mode préféré de réalisation, on capte également une caractéristique de la composition du courant contenant le produit liquide séparé.Des signaux de sortie appropriés joint transmis à un comparateur/calculateur qui, à son tour, engendre des signaux de sortie de calculateur qui sont transmis pour ajuster la rigueur des conditions de la zone de réaction (température et pression), le débit de la charge de départ et le débit de la se vapeur contenant de l'hydrogène de complément, suivant le besoin, pour régler le rapport molaire hydrogène/hydrocarbure. Ainsi qu'on l'a déjà mentionné plus haut, dans de nombreux traitements consommant de l'hydrogène, l'exothermicité des réactions, qui détermine un accroissement considérable de la température pendant le passage des réactifs à travers le catalyseur, est réglée dans des limites spécifiées par l'utilisation d'un courant d'hydrogène de refroidissement. Un signal de sortie de traitement supplémentaire, représentatif du débit du courant de refroidissement, est transmis au comparateur. Un signal de sortie est formé dans ce comparateur en fonction de ce débit, en combinaison avec les autres signaux de sortie du traitement, et est transmis aux moyens de réglage du débit qui règlent le débit du courant de refroidissement. Par ailleurs, on transmet au comparateur/calculateur des signaux de sortie qui sont représentatifs des températures d'entrée et de sortie de la zone de réaction ainsi que de la pression de la phase vapeur séparée de l'effluent produit de la zone de réaction.Dans une forme de réalisation, le signal répondant à la pression de la phase liquide séparée peut être directement transmis pour ajuster le débit de l'hydrogène de complément fourni var la source extérieure. De cette façon, les signaux de sortie du calculateur sont représentatifs de toutes les variables de fonctionnement qui affectent le rapport molaire hydrogène/hydrocarbure, ou de la pression partielle de l'hydrogène dans la zone de réaction, ainsi que la qualité et/ou la quantité du produit. Avant la mise en marche d'une unité dfhydrocraquage ou d'une unité opérant un autre traitement de conversion d'hydrocarbures, on détermine initialement les diverses variables de fonctionnement en préparant: une estimation du rendement visant à une qualité et/ou une quantité prévisibles du produit, qui est basée sur une analyse relativement détaillée de la charge de départ. L'analyse de la charge de départ donne généralement le poids moléculaire, le poids spécifique, l'intervalle de point d'ébullition et les concentrations relatives des divers types d'hydrocarbures. On calcule la valeur estimée nécessaire du rapport molaire hydrogène/ hydrocarbure et on progrQrPJne le calculateur/comparateur de la façon appropriée pour maintenir le rapport molaire à la valeur indiquée! Les variations des caractéristiques de la composition de la charge de départ sont transmises au calculateur/comparateur, de même que le débit de cette charge. On transmet également au calculateur/comparateur la pression et le débit de la phase vapeur recyclée ainsi que la concentration d'hydrogène dans cette phase.Ce calculateur/comparateur recalcule le rapport molaire hydrogène/hydrocarbure nécessai- re et transmet des signaux de sortie appropriés pour atteindre les valeurs indiquées. Toute variation ultérieure de la qualité et/ou de la quantité du produit est ensuite captée et le calculateur/comparateur corrige de la façon voulue'l'alimentation du four pour régler la température de la zone de réaction et/ou corriger la pression de travail à l'intérieur de la zone de réaction, afin d'atteindre à nouveau les caractéristiques du produit qu'on cherche à obtenir. Le calculateur/comparateur compare ensuite le rapport molaire hydrogène/hydrocarbure résultant et transmet à nouveau des signaux appropriés pour obtenir l'optimum. L'installation de régulation suivant l'invention utilise au moins trois analyseurs d'hydrocarbure dont deux servent à déterminés les caractéristiques de la composition des principaux courants liquides, tandis que le troisième détermine la concentration de l'hydrogène dans la partie de la phase vapeur contenant de l'hydrogène qui est introduite dans la zone de réaction en mélange avec la charge de départ. L'un des analyseurs d'hydrocarbure forme un signal de sortie qui est lié à une caractéristique de la composition de la charge d'hydrocarbure de départ et représentatif de cette caractéristique. On trouvera une description détaillée complète d'un tel analyseur d'hydrocarbures dans le brevet des Etats- Unis d'Amérique nO 3 463 613. Ainsi qu'on le decrit dans ce brevet, on peut déterminer une caractéristique de composition d'un échantillon d'hydrocarbure en brûlant cet hydrocarbure dans un tube de combustion dans des conditions qui engendrent une flamme froide stabilisée. La position du front de la flamme est automatiquement détectée, et cette position est utilisée pour développer un signal qui, à son tour, est utilisé pour faire varier un paramètre de la combus tion par exemple la pression de la combustion, la température de la zone d'induction ou le débit d'air, d'une façon qui immobilise le front de flamme quelles que soient les variations de la caractéristique de composition de l'échantillon d'hydrocarbure .La variation qu'il est nécessaire d'introduire dans le paramètre de combustion pour immobiliser le front de flamme à la suite d'une variation de la composition de l'échantillon est fonction de cette variation de la caractéristique de composition. On utilise en combinaison avec cet analyseur un dispositif indicateur approprié relié à cet analyseur et qui peut être étalonné en unités représentatives de la caractéristique d'identification considérée, par exemple le poids moléculaire, le point d'ébullition, le rapport vapeur/liquide, etc... L'analyseur d'hydrocarbure est constitué par un générateur de flamme froide stabilisée à servo-positionnement du front de flamme. Le type d'analyse fourni par un tel analyseur n'est pas une analyse donnant le détail composé par composé, telle que celle qui peut être présentée par des instruments tels que les spectromètres de masse et les chromatographes en phase vapeur, instruments qui peuvent être utilisés ainsi qu'on le décrira ci-après. Au contraire, l'analyse est représentée par un signal de sortie continu qui répond à la composition de l'hydrocarbure et est indicatif de cette composition, ce signal étant plus précisément fonction d'une ou plusieurs identifications ou spécifications classiques des produits pétroliers. On trouve d'autres exemples de générateurs à flamme froide à servo-positionnement de front de flamme, ainsi que de leur utilisation pour l'analyse des compositions d'hydrocarbures et la surveillance de ces compositions, dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique nO 3 533 745, 3 533 746 et 3 533 747. Ce type d'analyseur d'hydrocarbure est également préféré pour surveiller une ou plusieurs des caractéristiques de la composition du courant liquide séparé de effluent de la zone de réaction qui contient le produit. Pour la mesure de la concentration de l'hydrogène dans la phase vapeur introduite dans la zone de réaction, on peut utiliser avantageusement des monitors chromatographiques du type gazsolide, qui utilisent un lit de tamis moléculaire zéolithique. Par ailleurs, un monitor de densité, étalonné en pourcentage molaire d'hydrogène, peut être utilisé comme analyseur pour le courant de vapeur recyclé. On peut citer comme autre analyseur également approprié un monitor à pression différentielle qui mesure la pression par tielle dl hydrogène par diffusion à travers une membrane de palladium chaude. Dans tous les cas, les deux analyseurs d'hydrocarbures et l'analyseur d'hydrogène émettent des signaux de sortie représentatifs des caractéristiques de la composition et de la concentration de l'hydrogène, signaux de sortie qui sont transmis au calculateur/ comparateur. On décrira maintenant le calculateur/comparateur. L'installation et le procédé de régulation du rapport molaire hydrogène/hydrocarbure suivant l'invention utilisent un calculateur/comparateur qui reçoit divers signaux de sortie émis par les analyseurs de courants et des indicateurs ou émetteurs de variables de travail, engendre des signaux de sortie de calculateur et transmet ces signaux aux divers organes de commande et/ou boucles de régulation du traitement. Les signaux reçus par le calculateur sont comparés aux signaux reçus préalablement pour déterminer la valeur réelle de la caractéristique de composition du courant et de la concentration de l'hydrogène. Le calculateur détermine également de préférence la vitesse de variation de ces caractéristiques et de cette concentration.Le calculateur reçoit également d'autres signaux de sortie qui représentent les températures de la zone ou des zones de conversion, le débit de la charge de départ fraîche, le débit de la phase vapeur introduite dans la zone de réaction avec la charge de départ, la température de la charge de départ après échange de chaleur avec un courant d'effluent chaud de la zone de réaction, le débit de la phase vapeur totale issu du séparateur à haute pression et la pression de la phase vapeur issue de cé séparateur. D'autres signaux de sortie du traitement qui sont transmis au comparateur/calculateur représentent la quantité de la phase vapeur contenant de l'hydrogène de complément qui est introduite dans le traitement en provenance d'une source extérieure, la quantité de cette phase vapeur qui est combinée à la phase vapeur de l'effluent de la zone de réaction et la quantité de la phase vapeur contenant de l'hydrogène qui est utilisée comme courant de refroidissement de la zone de réaction. Ainsi qu'on le décrira plus complètement dans la suite en se reportant aux dessins annexés, le calculateur/comparateur, qui a été préalablement programmé pour choisir la valeur optimale du rapport molaire hydrogène/hydrocarbure, engendre en réponse à tous les signaux qu'il reçoit d'autres signaux de sortie de comparateur qui sont transmis d'une part à une boucle de régulation, laquelle régle le débit de combustible fourni aux moyens de chauffage dans lesquels le courant de charge de la zone de réaction est introduit, d'autre part aux moyens de réglage du débit de la charge , à des moyens de réglage qui règlent le débit de la phase vapeur de complément contenant de l'hydrogène qui est introduite dans le traitement et à des moyens de réglage qui réglent la quantité de la phase vapeur introduite directement dans la zone de réaction en qualité de courant de refroidissement.Lorsqu'une partie de la phase vapeur séparée est éliminée du circuit du traitement, un signal de sortie du comparateur peut être transmis à des moyens de réglage servant à régler le débit de cette phase vapeur. I1 peut se produite que l'un ou plusieurs des signaux additionnels de sortie du calculateur indiquent qu'il n'y a lieu d'apporter aucune modification des réglages de variables décrits plus haut. Le comparateur/calculateur peut être équipé des accessoires nécessaires pour comparer les valeurs réelles des signaux reçus avec des limites d'écart préalablement déterminées et pour engendrer des signaux de correction en réponse à cette comparaison. Par exemple, la température pratique maximale du lit de catalyseur est généralement critique dans un traitement donné pour l'activité du catalyseur et pour la qualité du produit.Si le comparateur indique une tendance à excéder la limite spécifiée, il transmet le signal de correction approprié. Ceci présente une importance particulière dans un traitement consommateur d'hydrogène, dans lequel les réactifs subissent un gradient thermique croissant en traversant le lit de catalyseurs. Dans un traitement d'hydrocraquage, la température maximale du catalyseur peut etre fixée à 510 C, de sorte qu'un signal de correction approprié est transmis si les autres signaux de sortie du calculateur tendent à indiquer un écart critique. Les Fig. 1A et lB des dessins annexés, qui se raccordent suivant la ligne A-A', données uniquement à titre d'exemple non limitatif, illustrent diverses formes de réalisation de l'installation de régulation suivant l'invention, supposée incorporée dans une unité d'hydrocraquage à-un seul étage. L'unité d'hydrocraquage représentée sur les dessins est une unité à un seul étage comprenant une zone de réaction ou un réacteur 7, un échangeur de chaleur 3, un réchauffeur de charge 5, un séparateur à haute pression 13, un banc de compresseurs 18, un réservoir tampon 15 et un calculateur/comparateur 95. Ce dernier re çoit un ou plusieurs signaux de sortie de traitement par l'intermédiaire de lignes de transmission 40, 44, 98, 49, 52, 57, 62, 66, 69, 73, 80, 85, 90 et 94, et engendre des signaux de sortie de calculateur additionnel qu'il transmet par l'intermédiaire de lignes de transmission 36, 46, 58, 81 et 86.L'analyseur d'hydrocarbure 37 reçoit un échantillon de la charge de départ arrivant par la canalisation 1, engendre un-signal de sortie représentatif d'une caractéristique de composition de cette charge, et transmet ce signal de sortie au calculateur/comparateur 95 par-la ligne de transmission 40. -L?analyseur 78 reçoit un échantillon de la phase vapeur recyclée riche en hydrogène circulant dans la canalisation 2, forme un signal de sortie représentatif de la teneur en hydrogène et transmet ce signal par la ligne de transmission 80. Les caractéristiques de composition de la charge de départ (canalisation 1) de la phase liquide séparée (canalisation 16) qui sont surveillées par les analyseurs 37 et 91 sont déterminées principalement par le traitement consommateur d'hydrogène particulier dans lequel cette charge et cette phase sont utilisées.De meme, dans un traitement d'hydrocraquage, ces caractéristiques de composition sont choisies sur la base du type particulier de charge de départ et de nuance de produit que l'on vise à produire à partir de cette charge. Les analyseurs peuvent donc être identiques ou non. Les analyseurs d'hydrocarbure 37 et 91, qui reçoivent respectivement des échantillons de la charge d'hydrocarbure de départ et de la phase liquide séparée, peuvent utiliser des générateurs de flamme froide stabilisée-à servo-positionnement du front de flamme. Le débit de l'oxydant (air) et le débit de combustible (l'échantillon reçu) sont fixes, de même que la température de la zone d'induction. La pression de combustion constitue le paramètre que l'on fait varier pour immobiliser le front de flamme froide. En cas de variation de la caractéristique de composition considérée, la variation de pression de combustion nécessaire pour immobiliser le front de flamme fournit un signal qui est une indication directe de cette variation et qui est liée à cette variation par une relation fixe.On peut citer comme conditions habituelles de travail de ces analyseurs d'hydrocarbure : débit d'air, 3 500 cm3/mn (pression et température normales) ; débit de combustible, 1,0 cm3/mn ; température de zone d'induction dans l'intervalle d'environ -3450C à environ 4400C ; et une pression de combustion variable, comprise dans 2 l'intervalle allant d'environ 0,28 à environ 1,4kg/cm (pression relative). Dans le cas où, par exemple, le traitement consommateur d'hydrogène est l'hydrocraquage, et où le résultat désiré est la production de la quantité maximale d 'hydrocarbures se trouvant dans l'intervalle de points d'ébullition de l'essence, à partir d'une matière de départ plus lourde, l'analyseur peut revêtir la forme d'un analyseur rapport vapeur/liquide analogue à celui décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 3 491 585. Dans les cas où la charge de départ est destinée à la production de gaz de pétrole liquéfiés, principalement du propane et du butane, on peut utiliser un monitor de point d'ébullition ou des analyseurs chromatographiques. L'échantillon est vaporisé instantanément dans le courant porteur, généralement composé d'hélium, et introduit par ce courant dans la colonne chromatographique.Cette colonne oppose au passage des matières constitutives de l'échantillon une résistance plus ou moins grande, fonction de leurs points d'ébullition et de la longueur de leurs chalnes carbonées. Au moment où le gaz porteur quitte la colonne et est introduit dans le détecteur, il entraîne avec lui les constituants de la matière à analyser répartis dans l'ordre de succession correspondant à leurs points d'ébullition res -pectifs. Pour effectuer la régulation du rapport molaire hydrogène/hydrocarbure, on doit connaître la concentration de l'hydrogène dans la phase vapeur qui est mélangée à la charge de départ fraîche. L'analyseur 78 forme donc un signal de sortie de traitement qui est représentatif de la teneur en hydrogène de la phase vapeur qui circule dans la canalisation 2. L'échantillon est introduit par une canalisation 79 et le signal de sortie représentatif est transmis par la ligne 80. Ainsi qu'on l'a indiqué plus haut, l'analyseur 78 ne sert qu'à produire un signal de sortie de traitement représentatif de la concentration d'hydrogène. On peut donc choisir l'appareil constituant cet analyseur dans une large diversité d'appareils appropriés qui ont été décrits dans la littérature technique correspondante. Ainsi qu'on l'a déjà indiqué plus haut, l'hydrocraquage est exécuté dans une ou plusieurs zones de réaction catalytique à lit fixe, suivant la nuance de produits que l'on vise à obtenir à partir d'une charge de départ donnée. Par exemple, le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 3 718 575 décrit un traitement d'hydrocraquage à étages multiples pour la production de gaz de pétrole liqué fiés.La charge de départ bout à une température supérieure à l'intervalle des points d'ébullition de l'essence, par exemple dans un intervalle correspondant à la largeur totale de l'intervalle d'ébullition du gas-oil, dont le point initial est d'environ 2600C et le point final est supérieur à 5400C.A l'état brut, cette charge de départ contient des impuretés constituées par des composés de l'azote et du soufre et doit donc être soumise initialement à un hydroraffinage qui transforme ces impuretés préjudiciables en ammoniac, hydrogène sulfuré et hydrocarbures. L'hydroraffinage est l'un des traitements consommateurs d'hydrogène auxquels l'installation de régulation suivant l'invention peut avantageusement être intégrée. Les réactions d'hydrocraquage sont exécutées à des températures de bain de catalyseur comprises dans l'intervalle allant d'environ 3450C à environ 5100C et de préférence d'environ 370 à environ 48O0C. Les zones de réaction sont maintenues sous une pression imposée variant entre environ 35 et environ 350 kg/cm2 2 généralement avec une limité supérieure d'environ 175 kg/cml. Le débit de la charge d'hydrocarbure de départ est d'une vitesse spatiale liquide horaire comprise entre 0,25 et environ 5,0 et la concentration d'hydrogène varie entre 530 et environ 8900 m3 normaux/ m3 de liquide. Parmi tous les traitements consommateurs d'hydrogène, l'hydrocraquage est celui qui possède le plus grand degré d'exothermicité.Pour régler le gradient de température croissant que les réactifs subissent en traversant le lit de catalyseur, on introduit directement un courant de refroidissement, généralement un courant contenant de l'hydrogène, dans le lit de catalyseur, en un ou plusieurs points intermédiaires de ce lit. Le choix du composite catalytique qui sera utilisé dans les zones de réaction d'hydrocraquage est principalement déterminé après une analyse détaillée de la charge de départ fraîche et de l'estimation du rendement en produits désirés fondée sur cette analyse, et ce choix est fonction de la qualité et de la quantité du produit que l'on veut obtenir. En général, bien que le catalyseur soit réalisé spécialement pour un usage spécifique, on utilise au moins un constituant métallique choisi parmi les groupes VI-B et VIII de la table périodique, le rhénium, l'étain et le germanium, qui sont combinés avec une matière réfractaire siliceuse contenant entre environ 12,0 t et environ 30,0 t en poids d'alumine. La littérature technique déjà connue dans ce domaine indique que l'on préfère apparemment un catalyseur dans lequel les constituants métalliques sont incorporés par imprégnation ou par échange d'ions dans un tamis moléculaire composé d'un alumino-silicate cristallin, dont une variété est habituellement désignée par le terme général de "zéolites".Un tel catalyseur, qui possède les caractéristiques voulues d'activité et de stabilité, est un composite comprenant par exemple environ 5,3 t en poids de nickel et une faujasite de synthèse qui est répartie dans la masse d'une matrice siliceuse. D'autres matières zéolitiques appropriees comprennent la mordénite, les tamis moléculaires du type X ou du type Y, ainsi qu'une matière zéolitique dispersée dans une matrice amorphe d'alumine, de silice ou de silice-alumine. I1 va de soi que la composition exacte du composite catalytique utilisé dans l'hydrocraquage ou dans un autre des traitements de conversion mentionnés plus haut et qui sont consommateurs d'hydrogène ne constitue pas une caractéristique essentielle de l'invention.Par ailleurs, l'invention ne doit pas être considérée comme limitée à un traitement qui comporte un nombre particulier de zones de réaction individuelles. C'est ainsi que, bien que ltinvention soit décrite et représentée sur les dessins annexés dans son application à un traitement à un seul étage, elle est facilement adaptable à un traitement à deux étages ou à trois étages. Au fur et à mesure que l'on a mieux compris le mécanisme de réaction catalytique impliqué dans les traitements consommateurs d'hydrogène et particulièrement dans l'hydrocraquage, il est devenu possible d'établir les relations entre les techniques de conditions de travail et les compositions particulières de catalyseurs, calculées en fonction des propriétés de la charge de départ et qui permettent d'obtenir avec plus de précision le produit voulu dans la quantité voulue et avec la qualité voulue.Bien que la fonction d'hydrocraquage soit la meme dans toutes les situations, lorsqu'il s'agit de craquer des hydrocarbures à haut poids pour produire des hydrocarbures à poids moléculaire plus faible, il est nécessaire de choisir des conditions et techniques de travail qui prolongent la période effective acceptable pendant laquelle le catalyseur choisi exécute sa fonction. Les problèmes et difficultés liés à la régulation d'un traitement d'hydrocraquage pour améliorer judicieusement la durée de vie efficace du catalyseur, qui est généralement mesurée en tonnes de charge de départ par kg de catalyseur contenu dans la zone de réaction, sont beaucoup plus difficiles que dans un grand nombre d'autres traitements de conversion d'hydrocarbures, en particulier dans les traitements qui sont producteurs d'hydrogène. Certains de ces problèmes ont été au moins partiellement résolus par l'incorporation de diverses techniques de traitement. Par exemple, lorsque le gradient de température croissant est excessif, on utilise des courants de refroidissement direct ; en outre, les diluants de charge, qui sont généralement d'un point d'ébullition inférieur, présentent une certaine efficacité. I1 subsiste des difficultés et des problèmes considérables qui résultent d'un grand nombre de circonstances comprenant notamment les variations continuelles de la composition de la charge de départ et leurs effets sur la nuance de produit à obtenir anisi que sur les variations qu'il est nécessaire d'apporter aux conditions (température et pression) de la zone de réaction.Ceci est encore compliqué par le fait qu'une technique habituelle consiste à recycler la partie de l'effluent du produit qui bout à des températures supérieures à celles du produit désiré, par exemple, lorsqu'il s'agit d'obtenir un produit liquide de l'intervalle d'ébullition du naphta, on recycle la partie de l'effluent qui bout au-dessus d'environ 2000C. Par ailleurs, les variations- de la composition de l'effluent total de la zone de réaction affectent la qualité et la quantité du produit et la rigueur des conditions de travail de la zone de réaction parce qu'ils entraînent une variation de la composition des phases vapeur et liquide qui sont séparées dans le séparateur à haute pression.En outre, l'introduction directe du courant ou des courants de refroidissement dans le catalyseur contenu dans la zone de réaction constitue également un facteur qui influe sur la régulation du traitement. I1 convient également de considérer la détérioration normale des constituants actifs des composites catalytiques, dont la vitesse est partiellement réduite par l'utilisation d'hydrogène recyclé en quantité calculée en fonction du débit de la charge de départ fralche. Compte tenu des observations données ci-dessus, l'obtention constante du produit voulu dans la quantité voulue et avec la qualité voulue et la prolongation de la durée utile du composite catalytique choisi continuent à constituer un dilemme difficile à résoudre pour le raffineur. La régulation du rapport molaire hydrogène/hydrocarbure suivant l'invention résoud efficacement les pro blèmes et supprime les difficultés liées à ces problèmes. Le procédé suivant l'invention de régulation du rapport molaire hydrogène/hydrocarbure dans un traitement de conversion catalytique des hydrocarbures qui est consommateur d'hydrogène et l'installation de régulation utilisée pour la mise en oeuvre de ce procédé sont plus faciles à comprendre en regard du schéma annexé. Bien que ce schéma illustre un traitement catalytique à lit fixe et à un seul étage, il est également applicable à des traitements consommateurs d'hydrogène à plusieurs étages tels que ceux qui ont été mentionnés plus haut. En outre, alors que l'invention est décrite ci-après dans son application à la production de gaz de pétrole liquéfiés à partir d'hydrocarbures de l'intervalle de points d'ébullition du naphta, elle ne doit naturellement pas être considérée comme limitée à cette application.Sur les dessins, les canalisations de circulation des matières dans le traitement, y compris les prises de prélèvement d'échantillons et les principaux appareils, sont dessinées en traits pleins, tandis que les traits interrompus représentent les moyens de transmission de signaux qui aboutissent au calculateur/comparateur ou partent de cet appareil, et également les moyens de transmission de signaux utilisés dans les boucles de régulation en cascade. L'invention sera décrite en regard des dessins dans son application à une unité construite à l'échelle industrielle et destinée à produire des quantités maximales d'un concentré propane/butane à partir de 1 620 m3/jour d'une coupe naphta relativement légère possédant un poids spécifique de 64, Oc API, un point d'ébullition initial d'environ 800C et un point d'ébullition final d'environ 120C. Dans cet exemple, on introduit dans le traitement, par la canalisation 1, 1016,0 moles/h du naphta frais de départ, en mélange avec 548,7 moles/h d'un courant recyclé composé de pentane et de liquide et dont la source sera décrite ci-après. Une ?hase principalement à l'état de vapeur et riche en hydrogène, qui circule dans la canalisation 2, est mélangée au mélange précédent à raison de 9981,5 moles/h (79,3 t d'hydrogène), le mélange obtenu poursuivant son trajet le long de la canalisation 1 pour pénétrer dans l'échangeur de chaleur 3. Cet échangeur est un échangeur indirect, comprenant un serpentin enfermé dans une enveloppe ; le melange hydrogène/hydrocarbure est introduit dans cet échangeur à une température d'environ 720C et à une pression d'environ 81 kg/cm2 (pression relative). Le fluide chauffant est un effluent relativement chaud de la zone de réaction qui est introduit dans l'échangeur de chaleur par la canalisation 9. Le mélange ainsi préchauffé est introduit par la canalisation 4, à une température d'environ 2 3200C et une pression d'environ 79 kg/cm dans un réchauffeur 5 essentiellement constitué par un four à chauffage direct. Bien que le réchauffeur 5 puisse être constitué par n'importe quel type d'échangeur de chaleur utilisant un fluide chauffant quelconque tel que la vapeur d'eau, lthuile chaude, une vapeur chaude, des gaz de combustion, etc., on préfère généralement utiliser le four àchauf- fage direct représenté pour obtenir la haute température nécessaire. Le mélange reactionnel chauffe est extrait du réchauffeur 5 à chauffage direct par une canalisation 6 et introduit par cette canalisation dans une zone de réaction 7 à lit fixe, à une température d'environ 3430C et une pression d'environ 76,6 kg/cm2. Dans le cas représenté, le composite catalytique contenu dans la zone de réaction 7 contient environ 5 96 en poids d'un composé du nickel (pourcentage calculé sous forme de métal élémentaire) combiné à un support composé de faujasite synthétique et dispersé dans la masse d'une matrice siliceuse. Ainsi qu'on l'a mentionné plus haut, étant donné que la principale réaction est l'hydrocraquage, qui présente un degré relativement élevé d'exothermicité, le courant de réactifs subit un gradient de température dans le sens croissant en traversant le lit de catalyseur. Dans l'exemple particulier considéré, les techniques opératoires imposent un accroissement maximal de température d'environ 550C.Pour cette raison, on introduit un courant riche en hydrogène en un point intermédiaire de la zone de réaction, au moyen de la canalisation 8 et à une température d'environ 490C. L'effluent du reacteur 7 est envoyé par une canalisation 9 à l'échangeur de chaleur 3 dans lequel il est utilisé comme fluide chauffant pour préchauffer la charge de départ fraîche et l'hydrogène recyclé avant l'introduction du mélange composé de cette charge et de cet hydrogène dans le réchauffeur 5 à chauffage direct. Après l'échange de chaleur, l'effluent de la zone de réaction qui circule dans la canalisation 10 est introduit dans un refroidisseur 11 à une température d'environ 1050C et une pres 2 sion d'environ 71 kg/cm .L'effluent de zone de réaction ainsi re- froidi est ensuite introduit par une canalisation 12 dans le séparateur à haute pression 13 à une température d'environ 380C et une 2 pression d'environ 70 kg/cm Une phase principalement gazeuse est extraite du séparateur 13 par une canalisation 14 et introduite par cette dernière dans le réservoir tampon 15. La phase principalement liquide riche en gaz de pétrole liquéfies est extraite par une canalisation 16 et introduite par cette canalisation dans des appareils séparateurs appropriés qui en éliminent les matières gazeuses, principalement l'hydrogène, le méthane et l'éthane et les hydrocarbures contenant plus d'environ 4 atomes de carbone par molécule.Ces gaz, en quantité d'environ 548,7 moles/h, sont recycles et combinés à la charge de départ circulant dans la canalisation 1, dans laquelle ils sont introduits en amont du point où l'échantillon est prélevé sur cette canalisation et introduit dans l'analyseur 37. Le produit final, 3 qui est débité à raison d'environ 2 000 m3/jour (1 942 moles/h7 con- tient environ 99,1 96 de propane et de butanes mélangés. Le réservoir tampon 15 sert à éliminer la matière normalement liquide entraînée par les gaz de la phase vapeur séparée qui circule dans la canalisation 14, matière liquide qui est périodiquement soutirée au moyen d'une canalisation 19 dans laquelle est intercalée une vanne 20.Le reste de la phase vapeur sort par une canalisation 17 et est introduit par cette canalisation dans le banc de compresseurs 18 qui la recycle en la réinjectant, par la canalisation 2, dans la canalisation 1, dans laquelle elle est mélangée à la charge d'hydrocarbure de départ avant d'être introduite dans l'échangeur de chaleur 3. Au moins une partie de la phase vapeur recyclée qui circule dans la canalisation 2 est déviée par la canalisation 8 et introduite directement par cette canalisation dans la zone de réaction 7 pour constituer le courant de refroidissement. t'hydrogène de complément, destiné à remplacer l'hydrogène consommé dans la zone de réaction 7, est introduit dans le traitement par la canalisation 21 ; la concentration d'hydrogène est d'environ 85,0 96 (exprimée en proportion molaire). Ce courant riche en hydrogène est refoulé par le banc de compresseurs 18 à travers la canalisation 22 qui l'introduit dans la canalisation 12 où il est mélangé à l'effluent refroidi de la zone de réaction qui comprend le produit, avant d'être introduit par cette canalisation dans le séparateur à haute pression 13. Il peut se présenter des situations dans lesquelles des techniques opératoires judicieuses imposent l'élimination d'une partie de la phase vapeur recyclée circulant dans la canalisation 17, cette élimination s'effectuant par une canalisation 23 dans laquelle est intercalée une vanne de réglage 24.Bien que la vanne de réglage 24 puisse travailler en réponse à un signal de sortie du calculateur qui est transmis à cette vanne par la ligne de transmission 81 (comme représenté sur la Fig. 1B), elle peut également être commandée par transmission directe du signal émis par l'indicateur de pression 68 (non représentée). De même, une vanne 25 intercalée dans la canalisation d'hydrogène de complément 21 peut être soit commandée par un signal de sortie du calculateur transmis au moyen de la ligne de transmission 86, soit commandée directement par le signal émis par l'indicateur de pression 68 et transmis par une ligne 26. I1 sera évident pour l'homme de l'art que la vanne de réglage 24 et la vanne de réglage 25 peuvent recevoir toutes deux des signaux de sortie dans une situation donnée. L'extraction de la phase principalement liquide du séparateur à haute pression 13 par la canalisation 16 est réglée et commandée par un dispositif de réglage de niveau de liquide comprenant un capteur de niveau qui transmet un signal de sortie de niveau, par une ligne de transmission 74, à un régulateur de niveau 75 qui, à son tour, commande le fonctionnement de la vanne de réglage 77 en transmettant un signal approprié par une ligne de transmission 76. Le capteur de niveau peut être un mécanisme à flotteur, une sonde diélectrique, une cellule à différence de potentiel, ou un autre dispositif analogue capable de maintenir à un niveau prédéterminé le joint liquide dans la partie inférieure du séparateur à haute pression 13. Dans l'unité d'hydrocraquage représentée, l'analyseur d'hydrocarbure 91 est adapté pour travailler en monitor de point d'ébullition. Une boucle de prise d'échantillon relie l'analyseur 91 au courant de queue normalement liquide du séparateur qui circule dans la canalisation 16. Cette boucle comprend une canalisation 3 92 qui prélève un échantillon à un débit d'environ 100 cm3/mn et une ligne 93 qui renvoie l'excédent d'échantillon à un débit d'en 3 viron 99 cm /mn. L'échantillon est prélevé sur une partie intermé- diaire de la boucle de prise d'échantillon et injectée à la pleine pression de canalisation et à un débit, réglé avec précision, de 3 1,0 cm3/mn. Le signal de sortie peut et est de préférence étalonné en unités représentant le point d'ébullition, et il est transmis par une ligne 94 au calculateur/comparateur 95 qui répond au signal de sortie représentatif du point d'ébullition et, à son tour, forme un signal de sortie de comparateur en fonction de ce signal de sortie de point d'ébullition. Pour assurer la régulation optimale du rapport molaire hydrogène/hydrocarbure dans la zone de réaction, le calculateur/ comparateur 95 reçoit un certain nombre d'autres signaux en supplément de celui qui est représentatif de la caractéristique de composition de la phase liquide séparée circulant dans la canalisation 16, ces autres signaux de sortie de traitement étant indicatifs de certaines conditions de travail du traitement ainsi que d'autres caractéristiques de-composition. Les signaux de sortie du traitement, qui constituent en même temps les signaux d'entrée transmis au calculateur/comparateur 95, comprennent un signal qui est représentatif d'au moins une caractéristique de la composition de la charge d'hydrocarbure de départ circulant dans la canalisation 1.Un échantil 3 lon de 100 cm3/mn de la charge de départ est prélevé par une cana- lisation 38 et introduit dans l'analyseur d'hydrocarbure 37, l'excédent de cette échantillon étant renvoyé par une canalisation 39* Des caractéristiques de composition appropriees, auxquelles on peut lier un signal de sortie de traitement par une relation déterminée, comprennent le point d'ébullition, le poids moléculaire, la densité, etc... Parmi ces caractéristiques, on préfère dans le cas considéré le poids moléculaire de la charge de départ, du fait que les variations de ce poids moléculaire exercent la plus forte influence sur la nuance de produit désiré et sur le rapport molaire hydrogène/ hydrocarbure.On reste naturellement dans le domaine dé l'invention en utilisant plusieurs analyseurs pour surveiller plusieurs caractéristiques de la charge de départ. C'est ainsi que la ligne de transmission 40 transmet un ou plusieurs signaux de sortie respectivement représentatifs d'une ou plusieurs caractéristiques de la composition de la charge de départ. Naturellement, plus le nombre de signaux de sortie du traitement transmis au calculateur/comparateur 95 est grand, plus la régulation du rapport molaire hydrogene/ hydrocarbure est précise. Ainsi qu'on l'a indiqué plus haut, on doit nécessairement connaître la concentration de l'hydrogène contenu dans la phase de vapeur qui est recyclée au réchàuffeur 5 à chauffage direct par la canalisation 1 en mélange avec la charge de départ. C'est-à-dire que l'analyseur 78 engendre un signal de sortie représentatif de la teneur en hydrogène de la phase de vapeur circulant dans la canalisation 2 et qui est fonction de cette teneur. L'échantillon est introduit par la canalisation 79, et le signal de sortie représentatif est transmis au calculateur/comparateur 95 par la ligne 80. Etant donné que, dans le cas représenté, 1'analyseur 78 n'a à produire qu'un signal de sortie de traitement représentatif de la concentration d'hydrogène, on peut le choisir parmi une grande diversité de dispositifs appropriés décrits dans la technique antérieure. Les autres signaux de sortie de traitement qui sont émis et transmis au calculateur/comparateur 95 comprennent diverses variables de fonctionnement qui peuvent être utilisées pour affiner le fonctionnement de l'installation de régulation suivant l'inven tion et améliorer le fonctionnement de l'ensemble du traitement con sommateur d'hydrogène. L'une des principales variables de fonction nement est constituée par la pression à laquelle la phase vapeur est séparée de l'effluent de la zone de réaction dans le séparateur à haute pression 13. Le signal de sortie représentatif de cette pres sion est capté par l'indicateur de pression 68, auquel il parvent par la ligne 67, et transmis au calculateur/comparateur 95 par la ligne de transmission 69.En outre, un indicateur de débit 43 capte le débit avec lequel la charge de départ circule dans la canalisa tion 1, au moyen d'une ligne 42, le débit étant mesuré par un débit mètre 41 qui peut comporter un convergent-divergent, un orifice ca libré, une turbine ou autre dispositif approprié. Le signal de sor tie représentatif du débit de la charge de départ est transmis par la ligne de transmission 44. De même, le débit de la phase vapeur riche en hydrogène qui est recyclée par la canalisation 2 est mesu ré et capté par un débitmètre 59, une canalisation 60 et un indica teur de débit 61. Le signal de sortie représentatif du débit est transmis par la ligne 62. D'autres variables, dont l'utilisation n'est pas essen tielle pour l'installation de régulation suivant l'invention mais qu'il peut être préférable d'introduire pour la conduite de l'en s-emble du traitement, sont constituées par les débits de la phase liquide et de la phase vapeur séparées dans le séparateur à haute pression 13. Le débit de la phase liquide est mesuré par un débitmètre 70 et transmis par une canalisation 71 à un indicateur de débit 72, dont le signal de sortie est transmis au calculateur/comparateur 95 par la ligne 73. Le débit de la phase vapeur séparée et extraite par la canalisation 14 est mesuré par un débitmètre 63 qui transmet un signal à l'indicateur de débit 65 par une canalisation 64, le signal de sortie de cet indicateur étant à son tour transmis au calculateur/comparateur 95 par la ligne de transmission 66. D'autres signaux de sortie indicatifs des conditions de traitement régnant dans les zones de réaction du traitement de conversion représenté sont les signaux représentatifs des températures régnant dans l'unité. L'une de ces températures est celle du courant d'alimentation combiné qui est préchauffé dans l'échangeur de chaleur 3 et introduit dans le réchauffeur à chauffage direct 5 par la canalisation 4. La température de ce courant préchauffé est cap tée par la ligne 96 et par l'indicateur de température 97 ; ce dernier transmet un signal de sortie représentatif au calculateur/comparateur 95 par l'intermédiaire de la ligne de transmission 98. Les températures d'entrée et de sortie de la zone de réaction sont captées, et des signaux appropriés sont transmis au calculateur/comparateur.Ainsi qu'on l'a mentionné plus haut, la différence de température entre les deux faces du lit de catalyseur constituée, dans un traitement consommant de l'hydrogène, une variable importante pour les spécifications du produit ainsi que pour l'activité et la stabilité du catalyseur.La 6 T entre les deux faces du lit de catalyseur contenu dans le réacteur 7 est déterminée par la température d'entrée, captée par un capteur de température 51 et par un indicateur de température 50, et la température de sortie, captée par un capteur de température 48 et un indicateur de température 47 ; les signaux de sortie représentatifs de ces températures sont transmis respectivement par les lignes de transmission 52 et 49. I1 va de soi que l'indicateur de pression 68 et les indicateurs de température 50, 47 et 97 peuvent travailler "en aveugle", c'est-à-dire que ces appareils peuvent simplement transmettre leurs signaux de sortie respectifs sans enregistrer ou visualiser simultanément la mesure sur un tableau de commande. D'autres signaux de sortie du traitement qui améliorent encore le fonctionnement de l'installation de régulation représentée et, par conséquent, l'ensemble du fonctionnement du traite- ment, comprennent un signal représentatif du débit de l'hydrogène de complément introduit au moyen de la canalisation 21. Ce débit est mesuré par un débitmètre 82 qui transmet un signal approprié à l'indicateur de débit 84 par une canalisation 83, cet indicateur transmettant à son tour un signal de sortie par la ligne de transmission 85. De même, le débit de la partie du courant d'hydrogène de complément qui circule dans la canalisation 22 et qui est destiné à être mélangé au moyen de cette canalisation à l'effluent de produit de réaction circulant dans la canalisation 12, est mesuré par un débitmètre 87, une canalisation 88 et un indicateur de débit 89. Le signal de sortie correspondant, qui est représentatif de ce débit, est transmis au calculateur/comparateur 95 par la ligne de transmission 90. L'une des fonctions du calculateur/comparateur 95 consiste à déterminer le débit d'hydrogène qui sera dérivé de la canalisation 2 et injecté directement, par la canalisation 8, dans le lit de cata lyseur contenu dans le réacteur 7, pour former le courant de refroidissement. Le débit de ce courant est déterminé par un débitmètre 54, une canalisation 55 et un indicateur de débit 56, ce dernier transmettant le signal de sortie de traitement correspondant au moyen de la ligne de transmission 57. Le calculateur/comparateur 95 comprend un programme interne sous l'effet duquel il répond aux divers signaux de sortie issus du traitement en formant et en émettant des signaux de sortie de calculateur qui sont utilisés pour exécuter les corrections des variables du traitement qui sont nécessaires pour régler le rapport molaire hydrogène/hydrocarbure sur la valeur appropriée pour obtenir la quantité désirée d'un produit possédant la qualité désirée, tout en maintenant l'activité du catalyseur à une valeur acceptable sur une période prolongée. Le signal de sortie du calculateur transmis par la ligne de transmission 36 est engendré d'une façon qui ajuste le niveau de température de la zone de réaction 7. L'ap- port de chaleur à la zone de réaction 7 est obtenu en introduisant un combustible approprié dans le réchauffeur 5 à chauffage direct. Ce combustible, qui peut être liquide, gazeux ou constitué par un mélange gaz-liquide, est brûlé dans la zone de combustion, et les gaz de combustion chauds circulent dans le four et sont rejetés par la fumée de la raffinerie. La chaleur fournie au mélange réactionnel est réglée par ajustement du débit de combustible fourni au réchauffeur 5, dans lequel le combustible -est introduit par une canalisation 27 et un brûleur 29. Le réglage de cet apport de chaleur est réalisé au moyen d'une boucle de régulation du débit qui comprend un capteur de débit 30, par exemple un débitmètre à turbine, un régulateur de débit 32, et une ligne 31 de signal de débit qui transmet le signal de débit du capteur 30 au régulateur 32. Ce régulateur 32, qui possède un point de consigne automatiquement ajustable, transmet un signal de correction approprié à la vanne de réglage 28. En dehors de la boucle de régulation du débit prévue dans le circuit dlalimentation en combustible du réchauffeur 5 à chauffage direct, on prévoit de préférence en combinaison, en cascade par rapport à cette boucle, un enregistreur-régulateur de température possédant également un point de consigne automatiquement ajustable et qui capte la température du mélange de réactifs sortant du réchauffeur à chauffage direct. Cet enregistreurrégulateur comprend un thermo-couple 35, monté dans la canalisation 6 d'entrée du réacteur, qui transmet un signal de température au régulateur de température 34. Ce régulateur 34 produit un signal de sortie qui est transmis par une ligne 33 au régulateur de débit 32 pour ajuster ou corriger ou rétablir le point de consigne automatiquement ajustable de cet appareil. Le régulateur. de température 34, qui possède également un point de consigne ajustable, reçoit le signal de sortie approprié du calculateur par la ligne 36. Le calculateur/comparateur 95 règle ainsi la température du réacteur 7 en corrigeant le point de consigne du régulateur de température 34 qui, à son tour, corrige le point de consigne automatiquement ajustable du régulateur de débit 32. En dehors des signaux de sortie du comparateur qui ont été décrits plus haut, le calculateur est muni d'un programme interne prévu pour régler le débit de la charge de départ franche, le débit de la phase vapeur recyclée riche en hydrogène, le débit du courant de refroidissement introduit directement dans la zone de réaction et la quantité d'hydrogène de complément qui est éliminée du circuit du traitement par la canalisation 23. L'indicateur de débit 43 transmet un signal de sortie de traitement représentatif du débit de la charge de départ, au calculateur/comparateur 95 par la ligne de transmission 44.Ce signal est utilisé pour déterminer les réglages et corrections nécessaires pour obtenir le rapport molaire hydrogène/hydrocarbure qui est le mieux approprié à l'ins- tant considéré, et le calculateur/comparateur transmet un signal de sortie de calculateur approprié, par la ligne de transmission 46, pour commander la vanne 45 de réglage du débit dans le sens qui augmente ou qui réduit le débit de la charge de départ qui circule dans la canalisation 1. De mime, le débit de la phase gazeuse re cyclée et mélangée à la charge de départ dans la canalisation 1 est capté par l'indicateur de débit 59, lequel émet un signal représentatif et transmet ce signal au calculateur/comparateur par la ligne de transmission 62.Ce signal est traité en combinaison avec le signal représentatif de la pression du séparateur, captée par l'indicateur de pression 68, et il intervient dans la formation d'un signal de sortie du calculateur qui est transmis par la ligne 86. Ces signaux de sortie du traitement sont également traités en combinaison par le calculateur/comparateur 95, qui peut régler simultanément en fonction de ces signaux les manoeuvres de la vanne de réglage 24 au moyen de la ligne de transmission 81. Un signal de sortie du comparateur est également transmis par la ligne de transmission 58 pour commander la vanne de réglage 53 qui, à son tour, augmente ou réduit le débit du courant de refroidissement introduit par la canalisation 8.Pour le réglage du débit de l'hydrogène de complément introduit par la canalisation 22 et la vanne de réglage 25, les signaux de sortie principaux auxquels le calculateur/comparateur répond sont ceux transmis à ce calculateur par les lignes de transmission 57, 66, 62, 85 et 90. Le procédé suivant lequel l'installation de régulation suivant l'invention est mise en oeuvre ressort de façon évidente pour l'homme de l'art de la description donnée ci-dessus. En outre, cette description fait ressortir les bénéfices et les nombreux avantages de ce procédé. Parmi les avantages, le principal réside dans la surveillance continue qui améliore la stabilité du catalyseur et maintient l'activité de ce. catalyseur par régulation du rapport molaire hydrogène/hydrocarbure de la zone de réaction sur la valeur optimale compatible avec les caractéristiques de qualité et de quantité qu'on cherche à obtenir dans le produit.Les procédés et installations de régulation de la technique antérieure, qui surveillent uniquement une caractéristique de composition de la phase liquide séparée qui contient le produit, et qui ajustent uniquement la rigueur des conditions (principalement la température) de la zone de réaction en réponse à cette caractéristique, doivent nécessairement accepter les résultats d'activité effective et de stabilité du catalyseur qui résultent de ces ajustements. Au contraire, l'installa- tion de régulation suivant l'invention tend principalement à régler le rapport molaire hydrogène/hydrocarbure de manière appropriée pour améliorer la stabilité du catalyseur ou allonger le temps pendant lequel ce catalyseur fonctionne de façon acceptable, tout en obtenant simultanément la nuance de produit désirée. Suivant l'invention, on tient compte de la nécessité de surveiller, en supplément, les caractéristiques de la charge de départ et son débit ainsi que le débit et la teneur en hydrogène des diverses phases vapeur de l'ensemble du traitement. REVENDICATIONS 1) Installation de régulation destinée à etre utilisée dans un traitement continu de conversion d'hydrocarbures qui consomme de l'hydrogène et dans lequel (1) on introduit une charge d'hydrocarbure de départ et de l'hydrogène dans des moyens de préchauffage équipés de moyen d'apport de chaleur extérieure ; (2) on fait réagir le mélange chauffé résultant de charge de départ et d'hydrogène dans une zone de réaction catalytique ; (3) on condense et on sépare le courant d'effluent de la zone de réaction pour obtenir une phase liquide et une première phase vapeur contenant de l'hydrogène ; (4) on recycle au moins une partie de la première phase vapeur vers les moyens de préchauffage, en mélange avec la charge de départ ; et (5) on introduit dans le traitement une deu xième phase vapeur contenant de l'hydrogène, fournie par une source extérieure, dont au moins une partie est mélangée avec ladite pre mière phase vapeur contenant de l'hydrogène puis introduite avec cette dernière dans les moyens de préchauffage, cette installation destinée à la régulation du rapport molaire hydrogène/hydrocarbure dans la zone de réaction, étant caractérisée en ce qu'elle comprend en combinaison : (a) des premiers moyens de réglage de débit, combinés auxdits moyens de préchauffage, pour régler la quantité de chaleur apportée à ces moyens de préchauffage ; (b) des premiers moyens capteurs de débit pour mesurer le débit de la charge de départ envoyée à la zone réaction et former un premier signal de sortie de traitement représentatif de ce débit, et des deuxièmes moyens de réglage de débit pour ajuster le débit de la charge de départ ; (c) un premier analyseur qui reçoit un échantillon de la charge de départ et forme un deuxième signal de sortie de traite- ment représentatif d'une caractéristique de la composition de cette charge ; (d) des deuxièmes moyens capteurs de débit pour mesurer le débit de la deuxième phase vapeur contenant de l'hydrogène introduite dans le traitement et former un troisième signal de sortie de traitement représentatif de ce débit, et de troisièmes moyens de réglage de débit pour ajuster le débit de la deuxième phase vapeur. (e) un deuxième analyseur qui reçoit un échantillon de la phase vapeur contenant de l'hydrogène introduite dans les moyens de préchauffage et forme un quatrième signal de sortie de traitement re présentatif de la concentration d'hydrogène dans cette phase vapeur (f) des troisièmes moyens capteur de débit pour mesurer le débit de la phase vapeur contenant de l'hydrogène introduite dans lesdits moyens de préchauffage en mélange avec la charge de départ et former un cinquième signal de sortie de traitement représentatif de ce débit ; (g) des moyens pour capter la pression de la première phase vapeur séparée contenant de l'hydrogène et former un sixième signal de sortie de traitement représentatif de cette pression ; et (h) un comparateur qui (i) reçoit les six signaux de sortie de traitement et, en réponse à ces signaux titi), engendre un premier, un deuxième et un troisième signaux de sortie de comparateur en fonction de ces six signaux de sortie, cette installation de régulation étant~en outre caractérisée en ce que le comparateur est en communication avec les premiers, les deuxièmes et les troisièmes moyens de réglage de débit, par l'intermédiaire de moyens de transmission de signaux qui transmettent au moins l'un des signaux de sortie du comparateur, au moins aux premiers, aux deuxièmes ou aux troisièmes moyens de réglage du débit, de manière qu'au moins l'une des variables constituées par (i) le débit de la charge de départ, (ii) la quantité de chaleur apportée aux moyens de préchauffage et (iii) le débit de la deuxième phase vapeur contenant de l'hydrogène introduite dans le traitement, soit ajustée en réponse à la transmission des signaux de sortie du comparateur aux moyens de réglage du débit, pour régler de cette façon le rapport molaire hy drqgène/hydrocarbure. 2) Installation de régulation suivant la revendication 1, caractérisée en ce que (i) des quatrièmes moyens de capteurs de débit mesurent le débit d'une troisième phase vapeur contenant de l'hydrogène, sur laquelle on peut faire agir des quatrièmes moyens de réglage de débit, et qui est directement introduite dans ladite zone de réaction catalytique, ces quatrièmes moyens capteurs formant un septième signal de sortie de traitement représentatif de ce débit et transmettant ce septième signal de sortie au comparateur ; et (ii) ledit comparateur engendre lesdits premier:, deuxième et troisième signaux de sortie de comparateur et un quatrième signal de sortie en comparateur en fonction des sept signaux de sortie. 3) Installation de régulation suivant la revendication 2, caractérisée en ce qu'au moins l'un des quatre signaux de sortie du comparateur est transmis au moins aux ?premiers, aux deuxièmes, aux troisièmes ou aux quatrièmes moyens de réglage du débit pour ajuster en réponse à ce signal ou ces signaux au moins l'une des variables suivantes : (i) le débit de la charge de départ ; (ii) la chaleur fournie aux moyens de préchauffage ; (iii) le débit de la deuxième phase vapeur contenant de l'hydrogène et introduite dans le traitement ; et (iiii)le débit de la troisième phase vapeur contentant de l'hydrogène et injectée directement dans la zone de réaction catalytique. 4) Installation de régulation suivant la revendication 2, caractérisée en ce qu'un troisième analyseur reçoit un échantillon de ladite phase liquide séparée et forme un huitième signal de sortie de traitement représentatif de cet échantillon, ce huitième signal de sortie étant transmis au comparateur, lequel engendre les quatre signaux de sortie du comparateur en fonction des huit signaux de sortie de traitement. 5) Installation de régulation suivant la revendication 4, caractérisée en ce que le premier etc le troisième analyseurs comprennent des générateurs de flamme froide stabilisée à servo-positionnement du front de la flamme. 6) Installation de régulation suivant la revendication 4, caractérisée en ce qu'un premier capteur de température capte une première température régnant dans la zone de réaction, forme un neuvième signal de sortie de traitement représentatif de cette température et transmet ce neuvième signal de sortie au comparateur. 7) Installation de régulation suivant la revendication 6, caractérisée en ce que ledit comparateur forme un signal de sortie fonction de la première température de la zone de réaction et de la caractéristique de composition de ladite phase liquide séparée, et transmet ce signal de sortie aux premiers moyens de réglage de débit de manière à ajuster la quantité de chaleur apportée aux moyens de préchauffage en réponse à ce signal. 8) Installation de régulation suivant la revendication 6, caractérisée en ce qu'un deuxième capteur de température capte une deuxième température à l'intérieur de la zone de réaction, forme un dixième signal de sortie de traitement représentatif de cette température et transmet ce dixième signal de sortie au comparateur. 9) Installation de régulation suivant la revendication 8, caractérisée en ce que ledit comparateur engendre un signal de sortie du comparateur.en fonction de la première et de la deuxième températures de la zone de réaction et de la caractéristique de composition de ladite phase liquide séparée, et transmet ce signal de sortie du comparateur aux premiers moyens de réglage du débit pour ajuster la quantité de leur chaleur apportée aux moyens de préchauffage en réponse à ce signal. 10) Installation de régulation suivant la revendication 8, caractérisée en ce que le premier capteur de température capte une première température régnant dans la partie de sortie de la zone de réaction, ledit deuxième capteur de température capte une deuxième température régnant dans la partie d'entrée de ladite zone de réaction, les neuvièmes et dixième signaux de sortie formés sont transmis au comparateur et ce comparateur engendre un signal de sortie de comparateur qui est fonction de la différence entre la première température et la deuxième température et également fonction de la caractéristique de composition de ladite phase liquide séparée, ce signal de sortie de comparateur étant transmis aux premiers moyens de réglage du débit. 11) Installation de régulation suivant la revendication 9, caractérisée en ce que les premiers moyens de réglage de débit comprennent une boucle de régulation du débit comprenant un régulateur de débit à point de consigne ajustable, qui règle la quantité de chaleur apportée aux moyens de préchauffage, ledit point de consigne étant ajusté en réponse audit signal de sortie du comparateur. 12) Installation de régulation suivant la revendication 11, caractérisée en ce que (i) un régulateur de température à point de consigne ajustable, forme un signal de sortie de régulateur représentatif de la température du mélange, composé de la charge de départ et de l'hydrogène, qui sort des moyens de préchauffage, et transmet ce signal de sortie audit régulateur de débit, cette opération ayant pour effet d'ajuster le point de consigne de ce dernier régulateur en réponse à ce signal ; et (ii) le signal de sortie du comparateur est transmis au régulateur de température de ma nière que le point de consigne de ce dernier soit ajusté en réponse à ce signal. 13) Installation de régulation suivant la revendication 2, caractérisée en ce que ledit comparateur engendre un cinquième signal de sortie de comparateur en fonction du sixième signal de sortie de traitément et transmet ce cinquième signal de sortie du comparateur à des cinquièmes moyens de réglage du débit qui interviennent sur ladite première phase vapeur contenant de l'hydrogène pour éliminer une partie de cette phase du circuit du traitement. 14) Procédé de régulation du rapport molaire hydrogène/ hydrocarbure dans la zone de réaction catalytique d'un traitement continu de conversion d'hydrocarbures qui consomme de l'hydrogène, procédé dans lequel (1) on introduit une charge d'hydrocarbure de départ et de.l'hydrogene dans des moyens de préchauffage équipés de moyens d'apport de chaleur extérieure ; (2) on fait réagir le mélange charge de départ-hydrogène chaud résultant de ce préchauffage dans ladite zone de réaction catalytique ; (3) on condense et l'on sépare le courant résultant d'effluent de la zone de réaction pour former une phase liquide et une premiere phase vapeur contenant de l'hydrogène ; (4) on recycle au moins une partie de la première phase vapeur vers les moyens de préchauffage, en mélange avec ladite charge de départ ; et (5) on introduit dans le traitement une deuxième phase vapeur contenant de l'hydrogène, fournie par une source extérieure à ce traitement, on mélange au moins une partie de cette phase vapeur avec la première phase vapeur contenant de l'hydrogène, et on l'introduit avec cette dernière dans lesdits moyens de préchauffage, procédé caractérisé en ce que : (a) on régle la quantité de chaleur apportée aux moyens de préchauffage en commandant des premiers moyens de réglage de débit combinés à ces moyens de préchauffage ; (b) on règle le débit de la charge de départ en commandant des deuxièmes moyens de réglage du débit, on capte le débit de la charge de départet l'on forme un premier signal de sortie de traitement représentatif de ce débit (c) on introduit un échantillon de la charge de départ dans un premier analyseur et l'on forme dans cet analyseur un deuxième signal de sortie de traitement représentatif d'une caractéristique de la composition de cette charge ; (d) on règle le débit de ladite deuxième phase vapeur contenant de l'hydrogène qui est introduite dans le traitement, en commandant des troisièmes moyens de réglage de débit, on capte le débit de cette deuxième phase vapeur contenant de l'hydrogène et l'on forme un troisième signal de sortie de traitement représentatif de ce débit ; (e) on introduit dans un deuxième analyseur un échantillon de la phase vapeur contenant de l'hydrogène qui est introduite dans les moyens de préchauffage, et l'on forme dans cet analyseur un quatrième signal de sortie de traitement représentatif de la concentration de l'hydrogène dans cette phase vapeur ; (f) on capte le débit de la phase vapeur contenant de l'hydrogène envoyée aux moyens de préchauffage et l'on forme un cinquieme signal de sortie de traitement représentatif de ce débit t (g) on surveille la pression de la phase vapeur contenant de l'hydrogène et séparée, et l'on forme-un sixième signal de sortie de traitement représen- tatif de cette pression ; (h) on introduit un échantillon de ladite phase liquide séparée dans un troisième analyseur et l'on forme dans cet analyseur un septième signal de sortie de traitement re presentatif d'une caractéristique de la composition de cette phase liquide ; (i) on transmet ces sept signaux de sortie de traitement à un comparateur et l'on forme dans ce comparateur un premier, un deuxième et un troisième signaux de sortie de comparateur en fonction de ces sept signaux de sortie de traitement ; et, (j) on transmet au moins l'un des trois signaux de sortie de comparateur au moins aux premiers, aux deuxièmes ou aux troisièmes moyens de réglage de débit pour régler la quantité de chaleur fournie aux moyens de préchauffage, le débit de la charge et/ou le débit de la deuxième phase vapeur contenant de I'hydrogène, de façon à régler le rapport molaire hydrogene/hydrocarbure à l'intérieur de ladite zone de réaction catalytique. 15) Procédé suivant la revendication 14, caractérisé en ce que ledit traitement de conversion d'hydrocarbures est un hydrocraquage et en ce que le premier analyseur forme un signal de sortie de traitement représentatif du poids moléculaire de la charge de départ.