La présente invention concerne les transducteurs de pression et, plus particulièrement, des transducteurs à membrane nouveaux du type à jauge de contrainte résistive et elle a trait également à la fabrication de tels transducteurs. Les transducteurs de pression du type utilisé pour détecter et mesurer la pression des fluides utilisent généralement un élément de détection ou élément sensible métallique. Ces éléments sont des organes élastiques à paroi relativement mince comme, par exemple, des membranes, des plaques, des enveloppes ou des tubes qui offrent à la pression (force) une surface (superficie) sur laquelle agit cette pression. Lorsque la pression à mesurer n'est pas équilibrée par une pression égale agissant sur la surface opposée, ltorgane élastique est amené à se déformer en donnant naissance dans 1 t élément à une tension et à une contrainte résultante.Cette contrainte résultante peut être mesurée par un transducteur de contrainte résistif appelé plus communément "j.auge de contrainte1,. Ce transducteur est constitué généralement par un élément sensible se présentant sous la forme d'un conducteur ou d'un semi-conducteur qui a une faible superficie de section transversale et qui est monté sur une des surfaces de l'organe élastique (qui se présente-plus couramment sous la forme d'une membrane) de sorte qu'il augmente ou diminue de dimension avec ltorgane élastique.Cette déformation de ltélément sensible l'amène à subir une variation de résistance et, de ce fait, à présenter ce que l'on appelle un efret .piézo-résistif.. Par conséquent, une jauge de contrainte déteete la contrainte par sa propre déformation et traduit cette déformation en un changement de résistance, On transforme habituellement le changement de résis-. tance d'une jauge de contrainte en tension en reliant un, deux ou quatre éléments sensibles similaires de manière qu'ils forment. les branches d'un pont de Wheatston appelé également pont de jauge de contrainte. En appliquant une tension au pont, latension de sortie de ce pont -représente une mesure de la contrainte détectée par chaque élément sensible. Chaque branche d?un tel.pont contenant un élément sensible aux contraintes est appelé une branche active. On peut dire, par conséquent, que la traduction des contraintes est exécutée par les branches actives d'un pont de jauge de contrainte. On a mis au point dans l'industrie divers types.de transducteurs à jauge de contrainte comprenant les jauges de contrainte pouvant être collées sur les fils métalliques nus, les jauges de contrainte à fil métallique pouvant être collé sur un support en papier ou en matière plastique, les jauges de contrainte .p-ouvant être eollées sur des feuilles métalliques, -les jauges de contrainte à semiconducteur et les jauges de cont-rainte a métal-déposé (mince pellicule). Dans les- transducteurs de pression du type utilisant des jauges.de contrainte montées sur des membranes, la matière formant la membrane a, de façon-caraetéristique, une épaisseur de l'ordre de 0,127.mm et-un diamètre utile de 12,7 mm pour un transducteur prévu pour une gamme de pression de O à 1,05 kgcm2. Jusqu'S présent, une grande habilité ainsi qu'une façon de procéder soigneuse étaient nécessaires pour monter la membrane dans-un boîtier et pour. compléter l'ensemble du transducteur de façon que la membrane et la jauge de contrainte pré:sentent des- caractéristiques uniformes. De ce fait, les transducteurs de-pression les plus précis disponibles dans le commerce etFdu type à jauge de contrainte résistive étaient difficiles d assembler et, par suite, relativement coûteux à fabriquer. Une des solutions qui a ete -suggérée.peur simplifier -le procédé d-'assemblage consiste à réaliser la membrane et.le holtier sous la forme d'une seule et même pièce. Toutefois, une telle façon de procéder ne s'est pas révélée possible et il est difficile de réali-sé ser une membrane présentant les caractéristiques physiques voulues. Un autre problème reneontré dans la fabrication des transducteurs de pression que l'on trouve dans le commerce et du type utilisant des jauges.de contrainte pouvant être collées sur une feuill.e mEtal.lique est que les conducteurs externes doivent être soudés ou brasés sur les-bornes de la jauge de contrainte. C'est pourquoi, un objet de la présente invention est de pallier, d'une façon générale, les inconvénients cidessus de la technique antérieure. Unautre objet plus spécifique de la présente invention est l t obtention d'un transducteur de pression perfectionné qui peut être assemblé facilement et rapidement et qui est, de ce fait, relativement peu coûteux a fabriquer. Un autre objet-encore de la présente invention est l'obtention d'un transducteur de pression perfectionné peu coûteux dont les pièces peuvent être réalisées au moyen d'un matériel automatisé et, ce qui est plus important, dont l'assemblage peut être automatisé ou au moins semiautomatisé. Un autre objet encore de la présente invention est ltobtention d'un procédé peu coûteux pour fabriquer des transducteurs.de pression du type à jauge de contrainte résistive. Un autre objet réside dans l'obtention de transducteurs de pression utilisant des jauges de contrainte dutype résistif dans lequel les conducteurs formant bornes sont en contact sous pression avec les pattes ou oreilles formant bornes de la jauge de contrainte, ceci supprimant le besoin de souder ou de braser ens-emble les conducteurs formant bornes et les oreilles ou pattes formant bornes de la jauge En bref, un transducteur qui est réalisé suivant la présente invention comprend une membrane qui est assemblée entre un raccord ou prise de pression et une partie d'un boîtier. L'extrémité du boîtier est rabattue sur l'extrémité du raccord afin de bloquer la membrane à sa position et d'assurer 11étanchéité de ltassemblage. On ajoute alors au sous-ensemble précédent une jauge pouvant être collée sur une feuille métallique et comprenant un pont de jauge de contrainte noyé-dnns une couche isolante comme partie centrale et de parties en forme de pattes ou d'oreilles qui comprennent des bandes conductrices ou-des bornes non recouvertes par la couche isolante, la partie centrale de la jauge étant placée sur un coté de la membrane qui n'est pas recouvert d'adhésif. Dans le procédé préféré d'assemblage du dispositif transducteur, on colle à la membrane la partie centrale dé la jauge au moyen dtun adhésif et l'on place un élément de répartition de la pression sur la partie centrale de cette jauge.Ensuite, on fixe au boîtier, à quelque distance de la membrane, une plaquette d'extrémité comportant des évents ainsi que plusieurs bornes et un nombre correspondant de bandes conductrices, cela de manière que chacune des bandes conductrices de la plaquette soit maintenue en contact électrique avec une oreille formant borne correspondante parmi lesdites oreilles formant bornes. On soumet alors la membrane à une pression équilibrée et on chauffe l'ensemble pendant une période de temps prédéterminée afin de faire prendre l'adhésif pour fixer la jauge à la membrane et au boîtier. Dans une variante du procédé de fabrication de transducteurs, la phase de traitement thermique de adhésif pour coller la jauge au transducteur précède la mise en place de la plaquette d'extrémité. D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention apparaîtront au cours de la description détaillée faite ci-après en référence au dessin annexé, sur lequel.: la fig. 1 est une coupe longitudinale d'un premier mode de réalisation conforme à la présente invention; la fig. 2 est une coupe longitudinale d'une variante du mode de réalisation de la fig. 1; la fig. 3 est une vue en coupe faite par 3-3 de la fig. 1; la fig. 4 est une vue en coupe faite par 4-4 de la fig. 1; et la fig. 5 est une vue en plan de la jauge de contrainte utilisée dans les modes de.relisation décrits Sur les figures, les références analogues désignent des pièces analogues. Le transducteur de pression illustré est du type qui mesure des pressions manométriques, csest-à-dire des pressions qui sont mesurées par rapport. à. la-pression ambiante. Le transducteur comprend un raccord ou prise de pression 12 cylindrique qui est fileté à une de ses extrémités, comme représenté en 1, et qui est pourvu d'un passage central 16. destiné à l'introdùction du fluide dont on veut mesurer la pression. L'extrémité opposée.du raccord comporte un lamage en 18 et est pourvu d'un rebord périphérique circulaire 20 destiné à une connexion avec un boîtier cylindrique 22. Le transducteur comprend aussi une .membrane 32 qui a une configuration circulaire plate. Le diamètre de la membrane 13 est essentiellement le même que le diamètre du rebord 20 du raccord 12. Le diaphragme peut être en divers matériaux comme, par exemple, du métal, du quartz, une matière plastique renforcée, du graphite et du saphire. Les aciers inoxydables des types 17-PH.sont préférés en raison de leur résistance à la traction très élevée et due leur forte résistance à la corrosion. De façon caraetéristique, les membranes en acier inoxydable ont un diamètre.utile de 2,7 mm et une épaisseur de l'ordre de 0,127 mm pour untransducteur prévu pour une gamme de pression de O à 1au50 kg/cm2. Le boîtier 22 -eotporte un épaulement 24 dirigé radialement vers l'intérieur et sa paroi a un diamètre interne constant au-d-essus et en dessous de l'épaulement 24. Les extrémités supérieure et inférieure du boîtier 22 dans l'état où il est formé, c'est-à-dire-avant l'assemblage du transducteur, pont représentées en traits interrompus en 28 et en 30 re~spectivement. Le diamètre intérieur du boîtier en dessous de l'épaulement 24 est dimensionné--de manière telle que ce boîtier loge sans jeu la membrane 32 et le rebord 20 du raccord 12.Le diamètre intérieur de la paroi du boîtier 22 au-dessus de l'épaulement 24 est dimensionné de manière telle que ce-tte.paroi loge sans jeu une plaquette d'extrémité 26 (cette dernière sera décrite de façon plus détaillée par la suite). L'épaulement 24 du boîtier agit comme un élément d'appui ou d'arrêt tant pour le raccord 12 que pour la plaquette d'extrémité 26. De préférence, mais sans que cela soit obligatoire, le boîtier .22 est façonné de manière telle que son extrémité inférieure 30 comporte un chanfrein ex.térieur, comme représenté en 31.Dans le transducteur achevé, les extrémités supérieure et inférieure 28 et 30 de la paroi du boitiez 22 sont rabattues sur la plaquette d-'extrémité 26 et sur le reb-ord 20 du raccord 12, comme on peut le voir en 32 et 34, pour fixer la plaquette, la membrane et le raccord au boîtier. Une jauge de contrainte,. référencée 36 dans son ensemble, est montée sur l-a embrane- 32, sur le côté en regard de la plaquette d'extrémité 26. La. jauge de contrainte comprend des parties terminales ou oreilles 42 flexibles qui ne sont pas fixées à la membrane mais qui s'étendent vers le haut et sont prises en sandwich entre l'épaulement 24 et la plaquette terminale 26. La jauge 36 est un pont électrique et les parties formant oreilles 42 coopèrent avec des conducteurs supportés par la plaquette d'extrémité 26 de manière à coupler le circuit en pont aux bornes 52 qui font partie de la plaquette d'extrémité. Comme décrit d'une façon plus détaillée ci-après, un bloc flexible 58, constitué de préférence par du caoutchouc de silicone est disposé sur la jauge. Le bloc 58 ne remplit aucune fonction particulière dans le transducteur terminé, mais est utilisé comme élément de répartition de pression pendant l'assemblage du transducteur. Le bloc 58 recouvre une partie notable de la jauge de contrainte et est pourvu de deux côtés concaves 59 de façon que subsistent des espaces afin que les oreilles 42 s'étendent vers le haut entre l'épaulement 24 et la plaquette d'extrémité 26. La jauge de contrainte 36-peut comprendre un ou plusieurs éléments de résistance sensibles aux contraintes et pouvant se présenter sous la forme d'un grand nombre de configurations différentes suivant. la façon selon laquelle le transducteur doit être utilisé. Ainsi., par exemple, la jauge de contrainte peut comprendre un seul élément de résistance ou deux éléments de résistanee qui doivent être branchés dans un circuit de mesure.extérieur, par exemple comme branches d'un circuit en pont extérieur ou bien à un ohmmètre. Toutefois, la jauge 36 comprend de préférence un pont de résistanees consistant en plusieurs éléments-de résistance reliés entre eux. Il est préférab.le que la jauge 36 se présente au-préalable sous ;z forme d'un circuit en pont fermé comportant des. cônduteurs. formant bornes destinés à être reliés aux bornes 52 de la .piaquette d'extrémité 26. Dans une variante, la-jauge .36 peut comprendre un circuit en -pont ouvert mais on.pré.fère un circuit fermé car l'utilisation d'un circuit ouvert entraîne une opération de soudage ou de brasage supplémentaire pour relier les éléments de résistance de la jauge aux conducteurs formant bornes. De plus, une connexion électrique sous pression un circuit en pont fermé n'a pas.le earactère critique qu'aurait cette connexion dans un circuit en pont ouvert en ce qui concerne la variation de la résistance de contact. Si l'on se réfère maintenant à la fig 5, on voit que la jauge 36 comprend une embase ou support flexible 38 comportant une partie centrale 40 circulaire dans son ensemble et des oreilles 42 qui stétendent de façon opposée. Un circuit 44 formé par .un pont de résistances recouvre la partie centrale 40 de-.l'-embase 38 en étant fixé à cette partie centrale, et quatre eondueteurs se présentant sous la forme de bandes conductrices 46 (a-b) sont reliés au circuit en pont, comme on le décrira par la suite, de façon que ce circuit soit un pont fermé. Ces quatre conducteurs sont disposés par paires et recouvrent les oreilles 42 en étant fixés à ces dernières.Le.cireuit formé par un pont de résistance et les parties adjacentes des bandes conductrices 46 sont noyés dans une couche sus-jacente 48 (les parties de cette-dernière ont été arrachées sur la.fig.. 5 à-des fins de description et de représentation) qui est isolante de: ltélectri- cité. a majeure partie de la surface des bandes 46 est découverte en vue d'un contact électrique avec la plaquette d'extremité 26.Les bandes conductrices 46 et les éléments du circuit en pont 44 sont constitués par une mince couche d'une-matière ehoisie, conductrice de l'électricité, cette couche ayant, par exemple environ 5: mierons d'-epaisseur et pouvant etre formée selon--les techniques bien connues des circuits imprimés. Ainsi, par.exemple,.une mince couche de métal peut être déposée sur -le: support et des.parties choisies -de la couche de métal peuvent ensuite être éliminées par attaque à l'acide de façon à laisser-subsister une configuration géométrique de mental sensiblement- telle que celle représentée sur la fig. 5.On peut aussi utiliser d'autres techniques de fabrication connues des..techniciens en la matière pour former le circuit 42 et les bandes 44 (voir H. N. Norton, Handbook of Trànsducers for Electronic Measuring Systems, pages 557-564,.Prentice-Hall, 19693. Le circuit en pont 44 est constitué par quatre résistances 50, 52, 54 et 56. Les ré-sTstances 50 et 52 ont chacune une extrémité reliée au conducteur 46a et leurs extrémités opposées sont reliées aux conducteurs 46c et 46b, respectivement. Les résistances 54 et 56 ont chacune une extrémité reliée au conducteur-46d et leurs extrémités opposées sont reliées aux-conducteurs 46c et 46b respectivement. L'embase de la jauge de contrainte 36 peut être constituée par divers matériaux bien connus des techniciens en la matière. Les polyimides sont préférés comme matériau de base en raison de la flexibilité des conducteurs, bien que le papier de nitrocellulose donne satisfaction lorsque la jauge est utilisée à des températures comprises entre -73,3 OC et 65,6 OC. On peut aussi utilisér d'autres matières plastiques. Le pont et ses conducteurs peuvent être réalisés en divers types de matériaux conducteurs de l'électricité et il est réalisé de préférence en alliage cuivre-nickel, comme l'alliage vendu sous la marque déposée de UConstantan. Toutefois, on a constaté également que les alliages nickelchrome et platine-irridium conviennent pour des applications à des températures élevées bien que les alliages ferchrome-aluminium et ferwnickelchrome conviennent bien lorsque des facteurs de jauge plus élevés sont nécessaires et que les températures de fonctionnement sont modérées. On peut utiliser un grand nombre de matières différentes pour former la couche isolante 48 utilisée pour recouvrir le circuit en pont. Ainsi, la couche 48 peut également comprendre un polyamide. La plaquette d'extrémité à bornes 26 comprend un disque plat 60 qui est isolant de l'électricité et auquel quatre bornes ou broches 52(a-d) conductrices de l'électricité sont fixées. A la surface de la plaquette 26 qui est orientée vers la membrane 32 sont assujetties quatre bandes 54(a-d) conductrices de'l'électricité. Les bornes 52 s'étendent à travers le disque 60 et chacune est reliée électriquement à une borne correspondante parmi les bornes 54. Les bornes 54a et 54b sont paralleles l'une à l'autre et sont espacées de manière qu'elles viennent en contact avec les conducteurs d'extrémité 46a et 46b, respectivement, lorsque l'on monte la plaquette d'extrémité dans le boîtier 22.De façon similaire, les bornes 54c et 54d sont parallèles l'une à l'autre et sont espacées de manière d venir en contact avec les conducteurs d'extrémité 46c et 46d, respectivement, quand on monte la plaquette 26 sur le boîtier 22. Le disque 60 est pourvu d'un ou plusieurs évents 62 afin que la pression régnant dans la chambre 64 formée par la plaquette 26 le boîtier 22 et la membrane 32 soit toujours égale a la pression ambiante. Comme variante de disposition constructive et comme représenté sur la fig. 2, on peut modifier la plaquette 26 en supprimant les évents 62 et en faisant en sorte qu'une ou plusieurs des bornes 52 soient creuses (voir la borne 54c sur la fig. 2 qui comporte un passage central traversant 66 aboutissant jusqu'à la chambre 64). Le raccord ou prise de pression 12 et le boîtier 22 du transducteur 10 peuvent être fabriqués individuellement selon des procédés bien connus dans la technique. Par exemple, ils peuvent être fabriqués sur une machine à fileter, ils peuvent etre façonnés à froid, forgés ou coulés ou bien ils peuvent etre emboutis d'une seule pièce de manière que toutes les caractéristiques des pièces soient obtenues en une seule course de la presse. Le boîtier 22 doit être réalisé en une matière malléable présentant de bonnes caractéristiques de formage, de telle sorte qu'il puisse être embouti comme décrit ci-après, tandis que le raccord 12 peut être constitué par des matériaux plus rigides.A titre d'exemple, le boîtier 22 peut être en acier inoxydable du type 303 tandis que le raccord 22 peut etre en métaux et en alliages par exemple en acier inoxydable ou une matière plastique telle qu'une résine époxy renforcée par des fibres de verre, La membrane 32 peut être réalisée en de nombreux matériaux tels que I1 acier inoxydable, le beryllium, le cuivre, une matière plastique renforcée par des fibres de verre, du quartz, du saphire, du carbone et analogues selon l'application du dispositif, De préférence, on la découpe par poinçonnage dans une feuille de matière non fragile, comme, par exemple, un acier inoxydable choisi. Toutefois, si la membrane est formée d'une matière fragile comme, par exemple, du quartz ou du saphire, on modifie la construction du transducteur comme représenté sur la fig. 2 pour utiliser une bague 68 en matière thermoplastique que l'on dispose contre la surface inférieure du rebord périphérique 20 et que l'on bloque contre ce dernier en rabattant par emboutissage la partie terminale 34 du boîtier 22.La bague 68 agit comme un joint d'étanchéité secondaire (en plus de l'étanchéité qui est décrite ci-après et qui est assurée le long des surfaces en contact du rebord 20, de la membrane 32 et de l'épaule- ment 24?, La fonction principale de la bague 68 est de répartir ou égaliser la pression de blocage exercée sur la membrane de façon à appliquer une charge uniforme sur la périphérie de la membrane lorsque l'on emboutit le boîtier. La bague 68 permet d'appliquer une charge très importante sur le bord de la membrane, charge qui, de façon caractéristique, peut être de l'ordre de plusieurs centaines de kilogrammes, sans effort inégal. La bague 68 assure donc une bonne étanchéité et empeche la rupture de la membrane pendant sa fabrication. On remarquera aussi que le fait d'appliquer un effort inégal sur la membrane peut entraîner prématurément sa rupture en raison de la fatigue et affecter également la précision des mesures effectuées au moyen du transducteur. On remarquera encore que l'on peut éviter ou réduire à un minimum la déformation de la membrane en réglant la pression d'emboutissage.Pendant l'opération d'emboutissage, on peut contrôler et empêcher la déformation du boîtier (qui affecte le diamètre utile de la membrane) au moyen d'un dispositif d'emboutissage approprié (non représenté) qui entoure complètement le boîtier et le supporte. Selon le procédé de la presente invention, les transducteurs décrits ci-dessus peuvent être assemblés à meilleur marché et plus rapidement que les transducteurs vendus jusqu'à présent sur le marché. Le procédé exige moins d'habileté que celle nécessaire avec les procédés classiques de fabrication de transducteurs de pression à jauge de contrainte et peut être mis en oeuvre au moyen d'un matériel de montage automatique ou semi-automatique. De plus, comme le transducteur comprend plusieurs pièces s'ajustant mutuellement, il est possible d'utiliser des membranes ayant des caractéristiques prédéterminées comme, par exemple, la résistance à la traction et la flexibilité. On va maintenant décrire le procédé préféré d'assemblage du transducteur de la fig. 1. En premier lieu, on dépose un produit d'étanchéité liquide, de préférence du type anaérobie, sur les surfaces en contact de la membrane 32 de l'épaulement 24 du boîtier 22 et du rebord 20 du raccord 12 A titre d'exemple, ce produit étanche peut être le produit vendu sous la désignation de ULoctitePlastic Qasket2. On introduit ensuite la membrane et le raccord dans le boîtier de façon que le bord de la membrane soit pris en sandwich entre l'épaulement 24 et le rebord 20 et on rabat par emboutissage ltextrémité 30 du boîtier 22 sur le rebord 20, comme représenté en 34, afin de maintenir à demeure la membrane à sa place et à emprisonner le produit étanche.De préférence, la pression de blocage exercée sur la membrane est de l'ordre de 140 à 280 kg/cm, ce qui est suffisant pour que le boîtier, la membrane et le raccord constituent un sous-ensemble rigide. On nettoie ce sous-ensemble pour enlever tout produit d'étanchéité excédentaire, On oriente ensuite le sous-ensemble de manière que le raccord s'étende vers le bas depuis le boîtier et on le fait tourner axialement à une vitesse élevée tandis que l'on maintient horizontal le plan de la membrane.On fait alors tomber une goutte dosée d'un adhésif époxy-phénolique désépaissi au moyen d'un solvant sur le centre de la surface supérieure de la membrane, La force centrifuge a pour effet d'étaler l'adhésif presque instantanément sous la forme d'une mince pellicule uniforme et exempte de collant, En même temps, la surface supérieure du rebord 24 se trouve revêtue par le même adhésif, Ensuite, on introduit la jauge de contrainte 36 dans le boîtier 22 par ltextrémité supérieure de ce dernier et on la pousse vers le bas contre la membrane. Comme le diamètre de-la partie centrale 40 de la jauge 36 recouverte d'adhésif n'est que légèrement plus petit que le diamètre de l'épaulement 24, cette partie centrale prend automatiquement sa place lorsqu'elle est mise en contact avec la membrane sur il'adhésif époxy-phénolique. Ensuite, on applique encore de cet adhésif sur les bords de la partie centrale de ltembase 38 de la jauge, on place le bloc 58 sur la partie centrale de la jauge, comme représenté, et on colle le bloc 58 et la jauge à la membrane en les soumettant à un chauffage ponctuel à une température d'environ 1500C et sous une pression d'environ 2,8 kg/cm2, On effectue le collage sous l'effet de la chaleur en appliquant au bloc 58 une tige chauffée.On applique une pression d'équilibrage d'environ 2,8 kg/cm2 sur le côté de dessous de la membrane pendant cette opération de collage afin d'empêcher une déformation de la membrane, On effectue cette opération de collage pour maintenir la jauge en place, par conséquent il suffit de coller une partie seulement de la jauge à la membrane par cette opération de collage. Dans le procédé de fabrication préféré, on colle ensuite par un chauffage ponctuel les oreilles 42 de la jauge à la surface supérieure, revêtue d'adhésif, de l'épaulement 24 par chauffage à environ 540C sous une faible pression. A titre de disposition constructive facultative, on peut disposer un revêtement ou anneau de matière (non représenté) isolant de l'électricité entre les oreilles 42 et l'épaulement 24 et/ou entre les extrémités des oreilles 42 et la plaquette d'extrémité 26 afin d'éviter à coup sûr un court-circuitage des conducteurs par le boîtier. Toutefois, on remarquera que le revêtement adhésif présent sur l'épaule- ment 24 et le support en matière plastique de la jauge ne sont pas conducteurs. On introduit alors la plaquette d'extrémité 26 dans le boîtier 22 de telle sorte que ses bandes de contact 54 (a-d) soient alignées avec les conducteurs 46 (a-d) de la jauge respectivement et en contact avec ces conducteurs, De préférence, la plaquette est-suffisamment translucide (ou transparente) pour permettre un alignement visuel des bandes 54 et des conducteurs 46. La plaquette 26 peut aussi être maintenue en place par un ajustement serré avec le boîtier 22 ou par un collage au moyen d'adhésif à ce boîtier sous l'effet de la chaleur et d'une pression.Lorsque la plaquette 26 est alignée convenablement avec les oreilles de la jauge, on rabat par emboutissage l'extrémité 28 du boîtier sur le bord de la plaquette de façon à former une lèvre 32 qui maintient la plaquette et les oreilles de la jauge étroitement contre l'épaulement 24 et maintient de ce fait les bandes 54 en contact électrique permanent avec les conducteurs correspondants 46 de la jauge. On peut alors vérifier électriquement l'ensemble obtenu pour déceler les courts-circuits On place ensuite l'ensemble complet dans un four se trouvant à une température d'environ 1500C pendant approximativement 2 heures afin de faire prendre l'adhésif qui colle la jauge à la membrane et au boîtier. Pendant ce traitement thermique, les deux contés de la membrane sont maintenus à des pressions égales, de préférence à environ 2 8 kg/em2.É /et le bloc 58 agit en tant qu'organe de repartition dé pression pour maintenir la jauge à plat contre la membrane pendant que l'adhésif prend.Bien que le bloc 58 soit laissé en place, il ne remplit aucun ralle dans le dispositif à l'état fini. Bien que le procédé ci-dessus soit préféré, il peut être modifié sans pour autant sortir du cadre de la présente invention. Par exemple, le traitement thermique de l'adhésif se trouvant entre la jauge et la membrane peut être exécuté sous la forme d'une opération distincte avant l'installation de la plaquette d'extrémité et, dans ce cas, le bloc 58 peut être enlevé du boltier avant la mise en place de la plaquette 26. A ce sujet, on remarquera qu'il est difficile de coller à demeure un caoutchouc de silicone à d'autres matériaux et que dans le mode de réalisation préféré du procédé décrit ci-dessus, l'adhésif époxy-phénolique confère une liaison présentant une faible résistance au collage entre le bloc 58 et la jauge, Toutefois, cette liaison convient étant donné que le seul but du collage du bloc à la jauge est de permettre à ce bloc, sous l'effet de la pression de l'air appliqué, de presser la jauge à plat contre la membrane pendant que l'adhésif interposé est soumis au traitement thermique. Le bloc peut donc se séparer de la jauge et cesser d'être assujetti à l'intérieur du dispositif sans nuire au fonctionnement ou à la précision de ce dernierpourvu, toutefois, que le bloc n'obture pas les évents. On évite ce dernier problème dans le mode de réalisation de la fig. 1 grâce au fait que les bornes 52 font saillie dans le boîtier suffisamment loin pour empêcher le bloc 52 d'obturer l'évent 62. Si on utilise une borne creuse comme sur la fig. 2, on élimine le probleme de l'obturation des évents en prévoyant, sur le c8té supérieur du bloc 58, des saillies (non représentées) qui peuvent le maintenir espacé de la plaque d'extrémité à une distance suffisante pour maintenir dégagés les passages 66. I1 est également possible d'utiliser d'autres matériaux flexibles tels que le néoprène ou le caoutchouc Buna-N pour réaliser le bloc 58 ou d'utiliser d'autres adhésifs dans le procédé d'assemblage. Il n'est pas nécessaire non plus que la jauge soit recouverte d'une couche de matière isolante rla présence de cette couche est préférable étant donné qu'elle imunise la jauge contre l'humidité). Si on utilise une jauge non recouvre d'une telle couche, il est préférable que le bloc 58 soit en néoprène et qu'il soit collé à demeure à -la jauge par un ciment interposé, grâce à quoi le bloc et le ciment protègent efficacement la jauge contre l'humidité.Dans une variante, il n'est pas nécessaire que le bloc 58 soit collé par un adhésif à la jauge mais il peut être maintenu en place par un ajustement sans jeu avec des parties de ltépaulement 24. Après 11 assemblage tel que décrit ci-dessus, on soumet le transducteur achevé à des essais pour vérifier l'étant chéité de la membrane à la pression, pour s'assurer que toutes les connexions électriques sont satisfaisantes et pour déterminer le comportement général de la jauge. Pendant le fonctionnement, on fixe le raccord 12 à un conduit ou à un récipient contenant le fluide dont on veut mesurer la pression. On couple une des paires de bornes 54 qui sont reliées aux extrémités opposées du circuit en pont, par exemple les bornes 54a et 54d, à une source de tension (non représentée) afin d'exciter le pont de la jauge. On relie la paire restante de bornes à un dispositif de mesure, par exemple un voltmètre (non représenté) qui mesure la tension de sortie du pont. Quand la pression du fluide mesuré est égale à la pression ambiante régnant dans la chambre 64, la membrane ne présente aucune déformation, ce qui se traduit par un équilibrage du pont de la jauge et une tension de sortie appliquée au voltmètre égale à zéro plus un certain décalage.Si, toutefois, la pression appliquée par l'intermédiaire du raccord 12 n'est pas égale à la pression ambiante, la membrane se déforme ce qui entraîne l'apparition dans cette dernière d'une tension et d'une contrainte résultante. Comme les branches formant résistances du pont de la jauge présentent un effet de piézo-résistance, la résistance des branches du pont de la jauge varie en proportion de l'importance de la contrainte, ce qui entraîne un déséquilibre du pont et, par conséquent, l'application au dispositif de mesure d'une tension de sortie à laquelle s'ajoute un certain décalage ou tolérance et qui est proportionnelle à l'importance de la contrainte sur la membrane 12 et, de ce fait, proportionnelle à la différence de pression. Il est bien entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre purement illustratif et non limitatif et que des variantes ou des modifications peuvent y être apportées sans sortir pour autant du cadre général de la présente invention tel qu'il est défini dans les revendications ci-annexées. REVENDICATIONS 1. Procédé pour fabriquer un transducteur de pression caractérisé par le fait qu1il consiste: à réaliser un boîtier creux qui est ouvert à ses extrémités et comporte un épaulement intérieur disposé entre lesdites extrémités; à introduire une membrane dans une première desdites extrémités du boitier de telle sorte que la membrane préci tée porte contre ledit épaulement; à déformer mécaniquement la paroi dudit boîtier à ladite première extrémité de manière qu'une partie de cette paroi soit rabattue sur le bord de ladite membrane et bloque ce bord contre l'épaulement précité; à réaliser une jauge de contrainte comprenant une partie principale qui comprend un pont de résistance et des oreilles disposées de façon opposée et comprenant des conducteurs destinés audit pont et disposés suivant une configuration géométrique prédéterminée;; à introduire ladite jauge de contrainte dans la seconde extrémité dudit boîtier de façon que ladite partie principale porte contre ladite membrane et à disposer un adhésif entre cette partie principale et cette membrane; à fixer au moyen d'un adhésif au moins une partie de ladite partie principale à ladite membrane; à réaliser une plaquette d'extrémité à bornes comportant des segments conducteurs disposés suivant une configuration géométrique similaire à celle desdits conducteurs de la jauge; à positionner ladite plaquette d'extrémité à bornes dans la seconde extrémité dudit boîtier de telle sorte que les oreilles précitées de la jauge soient prises en sandwich entre ladite plaquette et ledit épaulement et que chacun desdits segments soit aligné en contact électrique avec les conducteurs correspondants desdits conducteurs de ladite jauge de contrainte; et à déformer mécaniquement la paroi dudit boîtier à ladite seconde extrémité de manière qu'une partie-de ladite paroi soit rabattue sur le bord de ladite plaquette et bloque cette dernière contre ledit épaulement. 2. Procédé suivant la revendication 1 présentant une ou plusieurs des caractéristiques suivantes : a) on soumet les deux côtés de ladite membrane à des pressions égales tandis que l'on fixe au moyen~d'un adhésif la partie principale de la jauge à ladite membrane; b) on chauffe les parties assemblées pour faire prendre l'adhésif collant la partie principale de la jauge à la membrane après que ladite plaquette d'extrémité a été bloquée sur ledit épaulement; et c) on place l'adhésif entre ladite jauge et ladite membrane en faisant tomber une quantité limitée d'un adhésif fluide sur ladite membrane sensiblement au centre de cette dernière, après que cette membrane ait été bloquée sur l'épaulement précité, et en faisant tourner rapidement ledit boîtier de telle sorte que la force centrifuge ait pour effet d'étaler ledit adhésif vers l'extérieur et de former une mince pellicule recouvrant la membrane précitée. 3. Transducteur de pression caractérisé par le fait qu'il comprend: un boitier creux ouvert à ses deux extrémités et comportant un épaulement intérieur; une membrane disposée dans ledit boîtier de telle manière qu'un premier des côtés de la partie périphérique de ladite membrane porte contre l'épaulement précité; un moyen annulaire portant contre le second côté de la partie périphérique de ladite membrane, le boîtier précité comportant une partie, à une de ses extrémités, qui est rabattue sur ledit moyen annulaire et qui pousse ce moyen de manière à bloquer la partie périphérique précitée étroit en ment contre ledit épaulement, un joint hermétique étant aussi formé à ltendroit dudit épaulement entre la membrane et ledit boîtier;; une jauge de contrainte dont au moins un élément formant résistance électrique est collé à un côté de ladite membrane; des moyens formant bornes électriques montés sur ledit boîtier et reliés électriquement au moins audit élément formant résistance électrique. 4. Transducteur de pression suivant la revendication 3, caractérisé par le fait que ledit moyen formant borne électrique comprend une plaquette d'extrémité pourvue de contacts électriques, lesdits contacts électriques étant reliés électriquement au moins audit élément formant résistance électrique, 5.Transducteur de pression suivant les revendications 3 ou 4 présentant une ou plusieurs des caractéristiques suivantes: a) ladite jauge de contrainte comprend des conducteurs électriques destinés audit élément formant résistance électrique et lesdits contacts électriques sont maintenus en contact intime avec lesdits conducteurs électriques; b) le boîtier précité comporte un second épaulement interne et, à son extrémité opposée, une partie qui est rabattue sur la partie périphérique de ladite plaque d'extrémité et qui bloque cette partie périphérique étroitement contre ledit second épaulement; c) ladite plaquette d'extrémité ferme une desdites extrémités du boîtier et comprend au moins un passage pour soumettre un des côtés de ladite membrane à la pression d'un fluide; et d) un raccord fait saillie hors dudit boîtier et le moyen annulaire précité comprend une partie faisant corps avec ledit raccord, ledit raccord comportant un passage pour diriger un fluide sous pression jusqu'à un des côtés de ladite membrane, le raccord susvisé étant adapté, de préférence, pour monter ledit transducteur sur un support approprié. 6. Transducteur de pression suivant la revendication 3, caractérisé par le fait que ladite jauge de contrainte comprend (1) des éléments formant résistances électriques disposés dans un pont de résistance et collés à ladite membrane et (2) des oreilles pourvues de conducteurs électriques reliés auxdits éléments formant résistances, lesdites oreilles s'étendant dans un sens les éloignant de ladite membrane et lesdits moyens formant bornes électriques étant reliés électriquement auxdits éléments formant résistances par l'intermédiaire des conducteurs précités, 7.Transducteur de pression suivant la revendication 6, caractérisé par le fait que lesdits moyens formant bornes électriques comprennent une plaquette d'extrémité pourvue de contacts électriques distincts pour lesdits conducteurs et, qu'en outre, lesdits moyens formant contacts sont bloqués sur lesdits conducteurs par des parties coopérantes de ladite plaquette et dudit boîtier, 8. Transducteur de pression suivant la revendication 6, caractérisé par le fait que ladite jauge de contrainte comprend deux oreilles, une à chacune de ses extrémités, et par le fait, quven outre, ledit boîtier comporte un second épaulement interne et que lesdites oreilles sont bloquée entre ledit second épaulement et ladite plaquette d1extré- mité. 9. Transducteur de pression suivant la revendication 8, caractérisé par le fait que ladite jauge de contrainte comprend quatre éléments formant résistances électriques et que chacune desdites oreilles comprend deux desdits conducteurs, ladite plaquette d'extrémité comprenant quatre contacts électriques, chaque contact étant couplé électriquement à un conducteur différent parmi lesdits conducteurs.