Les matériaux souvent utilisés pour l'isolation thermique sont fibreux et se présentent sous forme de nappes. Ils ne possèdent aucune consistance et nécessitent une mise en oeuvre adéquate, réalisée par accrochage sur les parois à isoler. Cependant, ces moyens#d'accrochage ne conviennent pas pour toutes les températures que l'on rencontre à l'intérieur des fours ou des chaudières par exemple, ou qui sont imposées aux parois coupe-feu. En effet, les revêtements isolants, sont accrochés généralement sur des éléments d'ancrage ou goujons, fixés aux parois des fours. Ces goujons peuvent être de deux types ; en acier réfractaire, mais l'oxydation et la température limitent leur utilisation ; en céramique, les goujons résistent à la température mais sont fragilises par l'ambiance des fours et par les chocs thermiques. Pour éviter la présence d'acier ou de céramique en face chaude, divers procédés ont déjà été envisagés, (voir par exemple le brevet français 2 109 309 demandé le 12.10.70). Ils nécessitent en général une mise en oeuvre onéreuse ou un appareillage compliqué qui rendent le coût prohibitif. La présente invention a pour objet un procédé et les dispositifs de mise en oeuvre du procédé pour isoler une enceinte ou une paroi, étanche ou non, d'une source. Elle trouve une utilisation particulièrement intéressante pour la protection d'une paroi exposée à des fortes températures (800 C à 15000C). Eventuellement, le procédé et les dispositifs suivant l'invention peuvent s'appliquer également à l'isolation du froid et du son. Suivant l'invention, on aménage le long de la paroi un ensemble d'épaisseur appropriée de revêtement isolant, constitué d'au moins un module formé d'au moins une nappe située dans une direction généralement normale ou comportant une composante normale à la paroi, l'une desdites nappes étant pliée, ses extrémités libres étant orientées vers la source. Au droit de la pliure et à l'intérieur de la nappe, on dispose des moyens coopérant avec des moyens solidaires de la paroi pour fixer ladite nappe à la paroi. Avantageusement, on peut associer, en interposant entre la nappe pliée et la paroi, une couche située dans une direction sensiblement parallèle à la paroi. Le module peut-être constitué d'au moins une nappe pliée comportant un organe de préhension ou tringle disposé dans la pliure et sur au moins une partie de la longueur de la nappe. Lorsque le module est constitué d'une pluralité de nappes, celles-ci sont reliées par des filaments dont les extrémités sont pourvues d'organe d'arrêt. Les extrémités des nappes peuvent se trouver dans un même plan, ou plus avantageusement dans le cas drune isolation phonique présenter une forme trapézoldale. L'installation mettant en oeuvre un module suivant l'invention comprend des moyens solidaires de la paroi pour coopérer, éventuellement grâce à des crochets, avec les organes de préhension ou tringles. Ces moyens peuvent être un goujon soudé ou fixé à la paroi, un caillebotis ou des cornières La description qui va suivre en regard des dessins annexés donnée à titre indicatif non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. La figure I est une vue en coupe suivant I I de la figure 2 d'un premier mode de réalisation d'un module suivant l'invention. La figure 2 est une vue en plan du mode de réalisation illustré sur la figure I. Les figures 3 à 5 sont des vues en coupe de variantes du mode de réalisation du module représenté sur la figure I. Les figures 6 et 7 sont des vues respectivement en coupe et en plan d'un autre mode de réalisation suivant l'invention. Les figures 8 et 9 illustrent deux variantes d'utilisation des modules pour l'isolation de fours. Les figures 10, Il et 12 sont des vues en coupe et la figure t3 une vue en plan, de variantes de modes de réalisation de modules suivant l'invention. La figure 14 montre une variante d'implantation de modules. En regard des figures l et 2, le module l suivant l'inventionréventuellement préfabriqué en usine est constitué d'une pluralité de nappes élémentaires fibreuses 2a, 2b, 2c, 2d chacune étant pliée sur elle-meme Les extrémités libres 3 des nappes sont dans ce mode de réalisation disposées dans un meme plan, les extrémités convexes 4 sont sensiblement à la même hauteur. A titre exemple non limitatif, les nappes sont composées de fibres silico-alumineuses, leurs densités et qualités peuvent varier suivant l'utilisation envisagée. Les nappes 2, constituant le module, sont juxtaposées et reliées entre elles soit par collage, soit par des filaments 5. Ces filaments sont insérés à travers le module et régu lièrement espacés suivant la hauteur (#figure t) et la longueur (figure 2). Pour donner une forme ou un précompactage au module lors du montage, chaque extrémité 6 du filament 5 est pourvu d'organe d'arrêt (rondelle ou analogue) ou éventuellement de noeuds. Les filaments doivent être en matériau pouvant résister surtout à des efforts mécaniques lors de la fabrication des modules (fils d'acier, d'amiante, etc.). Leur résistance à la température et à la corrosion est secondaire car une fois mis en place les modules se maintiennent les uns les autres et les filaments peuvent être détruits du moins en face chaude. Nous décrivons maintenant à titre d'exemple un système d'accrochage de module. Dans au moins une pliure d'une nappe et près de son creux, et en l'espèce figure 1 et 2, dans la pliure de deux nappes, on insère un organe de préhension, par exemple une tringle 7, sur une partie de la longueur de la nappe. Par des fenêtres 8 pratiquées au droit de la pliure de la nappe et dans sa partie convexe, on peut accéder aux tringles 7. On peut ainsi accrocher les tringles 7 supportant le module 1 à des suspentes 9 solidaires de la paroi à isoler ou adaptables elles-mêmes à la paroi. La figure 1 représente ainsi un module à quatre nappes pliées et à deux systèmes d'accrochage. Cette représentation n'est pas limitative et l'on trouvera d'autres modes de réalisation, par exemple figure 3 le module comporte trois nappes pliées et un seul système d'accrochage, et figure 4 le module comporte quatre nappes pliées et un système d'accrochage , le nombre de nappes et d'accrochages dépendant de la nature de l'isolation. Les modules et leur mode de fixation peuvent s'adapter à l'isolation d'une paroi horizontale comme d'une paroi verticale (figure 5) ou inclinée. Sur cette figure 5, la fixation du module est réalisée par une suspente 9, traversant la paroi 10 par un trou pratiqué dans cette paroi. La suspente est fixée par un écrou Il. Les figures 6 et 7 représentent une variante suivant laquelle on interpose entre la paroi à isoler 10 et le module L précédemment décrit, une couche supplémentaire 12 d'isolant constituée d'une ou plusieurs nappes, disposée parallèlement à la paroi et donc perpendiculaire à la direction générale du module. Cette couche 12 qui peut être de qualité inférieure (laine de roche ou de verre), est maintenue en regard de la paroi par des barres 13, solidaires de la paroi par des goujons 25, soudés par exemple à la paroi 10. Ces barres 13 servent également de support à des crochets 14 sur lesquels sont suspendus par l'intermédiaire des tringles 7, les modules 1. Ce mode de fixation- permet de réaliser une paroi d'une étanchéité parfaite. La figure 8 illustre une implantation des modules longitudinaux suivant l'invention pour l'isolation thermique d'un four ou d'une chaudière 15. Ce four, de forme parallèlépipède, est constitué d'une sole 16, de parois latérales ou piedroit 17 et frontales 18 et d'une voûte 19. Ces parois peuvent être constituées de panneaux ou de profilés en tôles d'acier. Les modules I, constitués de nappes pliées; cousues transversalement, et munis de tringles telles que décrites précédemment, sont aménagés côte à cote à proximité des parois à isoler. Les modules sont fixés aux diverses parois par un caillebotis 21, par exemple en métal déployé ou tôle perforée, attaché à la paroi associée. Entre le caillebotis et les modules on peut aménager une couche en matière isolante sensiblement parallèlement au caillebotis. En variante, figure 9,(modules transversaux), le caillebotis est remplacé par des cornières 22 solidaires des parois et sur lesquelles sont rapportées des crochets 23 coopérant avec les tringles des modules. Les bords libres juxtaposés des nappes constituant les modules, soumis à la température du four, constituent la face chaude de la paroi. On remarquera que cette face chaude ne comporte pas d'éléments sensibles à la température ou à l'atmosphère corrosive, mais uniquement du matériau isolant parfaitement apte à supporter l'ambiance du four. Au fur et à mesure que l'on se rapproche de la paroi, la température et la corrosion diminuent. Les seuls éléments susceptibles d'être sensibles à l'atmosphère du four se trouvent en faceiroide, nichés dans la pliure des nappes ou derrière l'isolant. L'isolation des parois peut être renforcée par une couche d'isolant d'une qualité inférieure à celle constituant les modules, disposée en face froide à proximité immédiate des parois. Un autre avantage important de l'invention consiste dans la mise en oeuvre rapide des modules,éventuellement préfabriqués en usine,qui sont accrochés à la manière d'un porte manteau, et de leur remplacement,partiel ou total, aisé en cas de détérioration. Les figures 10 à 14 représentent des variantes de réàlisation et d'utilisation des modules suivant l'invention. En regard de la figure 10, le module est constitué de nappes pliées 26 disposées de manière opposée et s'interpénétrant, de façon que l'intérieur d'une fente constitué par une nappe pliée comporte un pan de la nappe opposéeet réciproquement. En variante, figure 11, le module est constitué de deux nappes opposées 27a et 27b, chacune comportant une multiplicité de pliures s'interpénétrant. Ces modes de réalisation ont l'avantage de constituer des modules à partir de nappes pliées en accordéon et assurant au module une épaisseur variable suivant les besoins. Les figures 12 et 13 illustrent un mode de réalisation semblable à ceux décrit en regard de la figure 1 mais dans lequel l'épaisseur des nappes est variable d'une nappe à l'autre. Cette réalisation est particulièrement adaptée à l'isolation phonique d'une paroi par exemple en basse température (salle de réunion, chambre sourde, etc.). Chaque module crée ainsi un "coin acoustique" de forme sensiblement trapezoidale, à angle vif absorbant efficacement les sons, tout-en-créant un effet esthétique de décoration pour un coût de fabrication et d'installation peu élevé. La figure 4 illustre une réalisation dans laquelle chaque module est constitué d'une seule nappe pliée. Ces modules juxtaposés et fixés à la paroi par un double crochet 28 sont inclinés par rapport à la paroi de manière à ce qu'un module recouvre un ou plusieurs modules. En l'espèce la paroi peut être plane ou courbe, ou éventuellement constituer un tuyau. REVENDICATIONS 10 Procédé pour isoler thermiquement et/ou éventuellement phoniquement une paroi étanche ou non d'une source, consistant à aménager le long de la paroi un ensemble d'épaisseur appropriée de revêtement isolant, constitué d'au moins un module formé d'au moins une nappe située dans une direction généralement normale ou comportant une composante normale à la paroi caractérisé en ce que au moins l'une des nappes est pliée, les extrémités libres de ladite nappe étant orientées vers la source. 20 Procédé suivant la revendication 1 caractérisé en ce que au droit de la pliure et à l'intérieur de la nappe, on dispose des moyens coopérant avec des moyens solidaires de la paroi pour fixer ladite nappe à la paroi. 30 Procédé suivant l'une des revendications l ou 2 caractérisé en ce que l'on associe, entinterpisententre la nappe pliée et la paroi, une couche située dans une direction sensiblement parallèle à la paroi. 40 Module pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une des revendications I à 3 caractérisé en ce qu'il est constitué d'au moins une nappe pliée comportant un organe de préhension ou tringle disposé dans la pliure et sur au moins une partie de la longueur de la nappe. 50 Module suivant la revendication 4 caractérisé en ce qu'il est constitué d'une pluralité de nappes, dont au moins une partie est pliée, les nappes étant reliées par des filamments dont les extrémités sont pourvus d'organes d'arrêt. 60 Module suivant la revendication 5 caractérisé en ce que les filaments et leurs organes d'arrêt lui assurent un précompactage. 70 Module suivant l'une des revendications 4 à 6 caractérisé en ce qu'il est constitué d'une pluralité de nappes pliées dont les extrémités sont situées dans un même plan. 80 Module suivant l'une des revendication 4 à 7 caractérisé en ce que les nappes sont en opposition et s'interpénètrent réciproquement. 90 Module suivant l'une des revendications 4 à 6 caractérisé en ce que les nappes ont des dimensions différentes, l'ensemble ayant une forme trapézoidale. 100 Installation mettant en oeuvre un module suivant l'une des revendications 4 à 9 caractériseeen ce que les orga#nes de préhension ou tringles coopérent --------------par l'intermé- diaire de crochets avec des organes solidaires de la paroi. 110 Installation suivant la revendication 100 caractérisée en ce que l'on interpose entre la paroi et le module une couche d'isolant. 120 Installation suivant l'une des revendications 10 et il caractérisée en ce que la paroi comporte un caillebotis ou des cornières sur lesquels sont raccrochés les modules et éventuellement la couche intermédiaire d'isolant. 130 Installation suivant l'une des revendications 10 à 12 caractérisée en ce que les modules sont inclinés sur la paroi et se recouvrent l'un l'autre.