La présente invention concerne des systèmes comportant une tige ancrée par une résine, un procédé d'ancrage de tiges et une cartouche contenant une résine durcissable que l'on peut placer dans un trou et y faire pénétrer une tige, puis provoquer le durcissement de la résine et la fixation de la tige. L'emploi de résines organiques pour la stabilisation des roches et l'ancrage de tiges dans les roches ou la maçonnerie est bien connu avoir voir par exemple le brevet des Etats-Unis d'Am & rique No. 2.952.129. Dans le rapport de recherche 5.439 publié en 1959 par le Bureau des Mines des Etats-Unis d'Amérique ("Cementation of Bituminous Coal Sine Roof Strata", Injection of Epoxy and Polyester Type Resins, E.R. Maize, R.M. Oitto, Jr.) on décrit le pompage dans une roche de systèmes durcissables en deux parties contenant une résine époxy ou un polyester pour stabiliser la roche. Les brevets des Etats-Unis d'Amérique Nos.3.108.443, 3.324.663, 3.698.196, 3.877.235 et 3.925.996 décrivent divers procédés pour introduire un système en deux parties, a base de résine, dans un trou foré.Cependant pour assurer un mélange intime des divers composants constituant la résine, on doit faire tourner rapidement la tige ou l'élément d'ancrage dans le trou foré, ce qui constitue un stade malaisé provoquant une perte de temps et nécessitant un appareillage auxiliaire. Selon le brevet des Etats-Unis d'Amérique No.3.731.791, on place les composants réactifs dans un récipient susceptible d'être rompu ou on les sépare uniquement par une couche de produit réactionnel, mais la rotation de la tige demeure nécessaire pour obtenir le mélange total. Pour accroître le mélange des diverses parties du système polymère durcissable, le brevet de la République Fédérale d'Allemagne OLS No. 2.249.834 décrit l'emploi de microcapsules (en polyéthylène-polyamide ou en un polymère semblable) encapsulant un système de résine durcissable, le diamètre des microcapsules atteignant 8 mm et de préférence étant inférieur à 1 mm, pour créer un mélange satisfaisant dans les proportions appropriées. Lorsqu'on place la tige dans le trou, les microcapsules se rompent et le système résineux durcit, ce qui renforce la structure environnante.Bien que dans un tel système la dispersion des microcapsules de diamètre extrêmement faible (c'est-à-dire inférieur à 1 mm) tend à assurer un meilleur mélange initial, ces microcapsules ont tendance à se rompre difficilement sous l'action du boulon ou de la tige. L'invention concerne une amélioration d'un procédé d'ancrage d'une tige et des cartouches pour fixer des tiges dans des structures solides, renforcer des structures solides et similaires par l'emploi d'un système polymère durcissable à. plusieurs composants (c'est-à-dire deux composants ou plus qui, lorsqu'on les mélange mutuellement, entrent en réaction ou durcissent pour former un polymère ou une'résine ayant un poids moléculaire supérieur à celui des composants réactifs initiaux). Les cartouches de l'invention ont généralement une forme cylindrique et sont constituées d'un ensemble cylindrique de capsules non friables, relativement immobiles et fragmentables sous l'effet de la pression, qui contiennent au moins une partie du système polymère durcissable à plusieurs composants.L'ensemble cylindrique peut avoir un diamètre transversal d'environ 5 mm à environ 10 cm, qui correspond de façon générale (bien qu'il soit légèrement inférieur) au diamètre des trous dans lesquels on peut l'insérer. Bien que la forme des capsules n'ait pas de limitations particu lières (elles peuvent par exemple être sphériques, allongées, etc.), leur dimension principale doit être comprise dans la gamme de 4,75 mm, de préférence au moins 8 mm (et encore mieux au moins 10 mm) à environ 95 % du diamètre transversal de l'ensemble cylindrique, la dimension principale étant généralement d'au plus environ 2 cm. En raison de leur taille, ces capsules sont des "macrocapsules". Lorsqu'on les soumet à une pression croissante, elles doivent se fragmenter et leurs parois former des fragments en paillettes. Comme les macrocapsules de l'invention sont relativement grosses, elles se rompent plus facilement sous l'effet de la pression, sont moins mobiles dans les milieux liquides, sont plus faciles à préparer à partir de diverses matières et sous diverses formes et ont généralement des parois dont l'épaisseur est plus facile à déterminer. Cependant, bien que les capsules de grosse taille produisent un degré moindre de dispersion des divers composants du système polymère durcissable que des microcapsules plus petites, l'emploi de capsules relativement grosses qui se fragmentent sous pression en produisant des fragments de paroi en paillettes au lieu d'une poudre (comme on en obtient à partir des matières friables) compense le degré moindre de dispersion initiale.Ce phénomène est attribué à l'action des fragments an paillettes qui se comportent, au moins de façon transitoire, comme des mélangeurs statiques qui provoquent une turbulence des composants durcissables libéres par les macro capsules rompues et qui, par conséquent, améliorent le mélange de ces composants iorsque l'ensemble cylindrique de macrocapsules est introduit dans le trou par la boulon ou la tige. En pratique, ce mélange est suffisant pour rendre inutile la rotation du boulon ou de 1a tige. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui suit et à l'examen des dessins annexés dans lequels la figure 1 est une élévation latérale d'une cartouche ne comportant pas de récipient et dont les macrocapsules sont unies entre elles en leurs points de contact ; et la figure 2 est une élévation latérale partiellement en coupe d'une cartouche dont les macrocapsules sont contenues dans un récipient. Dans la cartouche de l'-invention, 1 'ensemble cylindrique des macrocapsules a généralement une section transversale circulaire qui correspond à la section transversale normale d'un trou foré. Cependant les bords peuvent être cannelés, dentés ou autres si on le désire, pour modifier l'importance de l'espace annulaire entre la cartouche et le trou foré, tout en maintenant un certain contact entre la cartouche et les parois du trou foré ou un certain voisinage entre la cartouche et ces parois, par exemple pour mettre en place ou centrer la cartouche dans le trou foré. Il n'est pas nécessaire que l'extrémité de l'ensemble cylindrique soit plane et, dans certains cas, une portion terminale conique ou arrondie peut faciliter la mise en place de la cartou-che dans le trou foré.. A l'intérieur de la cartouche, les macrocapsules sont réparties, de préférence dans une relation tridimensionnelle déterminée, de façon séparée ou stratifiée, mais de préférence uniformément selon un ensemble généralement cylindrique. Les macrocapsules sont donc fixées dans l'espace et ne sont capables au plus que d'un léger mouvement relatif. On peut rendre l'ensemble autoporteur par union ou par adhésion mutuelle des macrocapsules. Sinon, comme le montre la figure 2, on peut placer les macrocapsules dans un récipient qui se rompt sous pression, tel qu'un tube à mailles ouvertes, en une matière friable, comme indiqué dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique No. 3.699.687, un tube de papier ou un cylindre de verre.On peut utiliser un récipient rigide, perméable aux liquides, qui ne se rompe pas facilement sous l'effet de la pression (par exemple un cylindre de toile métallique) si la tige utilisée pour rompre les macrocapsules contenues a une section transversale inférieure à celle du récipient et, de préférence, une extrémité arrondie ou conique permettant la pénétration dans le recipient. Un récipient susceptible de se rompre sous pression et imperméable aux liquides (tel qu'un tube de verre scellé) est particulièrement utile si un ou plusieurs des composants liquides du système durcis sable ne sont pas contenus dans les macrocapsules.Dans la plupart des applications, telles que le renforcement des plafonds de mines, la consolidation des roches et l'ancrage de tiges ou de boulons dans des structures solides, le diamètre transversal de ces ensembles cylindriques et également normalement le diamètre transversal approximatif de la cartouche, sont compris dans la gamme de 8 mm à 10 cm, et de préférence de 10 mm à 50 mm. Les parois des macrocapsules doivent être impermeables aux composants du système durcissable qu'elles contiennent. Si la matière constituant la paroi n'est pas en soi imperméable, on peut y déposer un revêtement imperméable (par exemple une cire, un vernis, etc.). I1 est également essentiel que la matière constituant la paroi ne soit pas friable car les matières friables se désintègrent en poudre sous l'effet des pressions, les poudres ne constituant pas des mélangeurs statiques des divers composants du système durcissable.De plus la matière de la paroi doit se rompre sous pression pour former au moins au départ des fragments en paillettes (c'est-à-dire des fragments ayant une forme telle que si on les projette sur un plan de façon à former une surface maximale, la surface puisse être inscrite dans un rectangle ayant des dimensions X et Y dont X est au moins égal à quatre fois l'épaisseur moyenne du fragment et Y est au moins égal à quatre fois l'épaisseur moyenne du fragment, Y étant de préférence au moins égal à dix fois l'épaisseur moyenne et l'épaisseur moyenne étant d'au moins 100 microns). Une pression continue peut diviser ces fragments initiaux en morceaux plus petits qui peuvent finalement ne plus être des paillettes.Apparemment, les fragments en paillettes se comportent comme des mélangeurs statiques imrnflé- diatement après leur formation lorsque le contenu de la macrocapsule est libéré et mélangé au contenu des macrocapsules environnantes. On peut citer comme exemples de macrocapsules utiles, des macrocapsules en gélatine en deux parties telles qu'on en utilise pour les produits pharmaceutiques ; des macrocapsules organiques et minérales du type décrit dans le brevet de la République Fédérale d'Allemagne OLS No. 2.603.534 (qui correspond à la demande de brevet des Etats-Unis d'Amérique No. 544.965 déposée le 29janvier 1975 ) ; des structures creuses du type illustré par le brevet des Etats-Unis d'Amérique numéro 3.864.443 ; et des coussinets en argile cuite du type décrit dans la demande de brevet des Etats-Unis d'Amérique No. 761.265, déposée le 21 janvier 1977. On peut facilement, pour déterminer si une macrocapsule convient, la soumettre à une pression et/ou un choc et examiner les fragments pour déterminer s'ils sont en paillettes. Des macrocapsules dont les parois sont constituées de polyéthylènepolyamide (par exemple de Nylon), de polyéthylène et d'élastomères ne forment pas les fragments en paillettes désirés et ne conviennent donc pas dans l'invention. On peut utiliser dans la cartouche des macrocapsules de l'invention, tout système résineux durcissable organique en plusieurs parties dont les composants principaux sont liquides et qui est capable de former une résine solide par durcissement. Bien que l'on préfère de beaucoup les systèmes qui durcissent dans les conditions ambiantes, dans certains cas on peut apporter de la chaleur. au melange, par exemple par chauffage de la tige ou du boulon d'ancrage. avant sa mise en place. Les systèmes durcissables qui libèrent un gaz lors du durcissement forment une résine cellulaire et la pression produite par le gaz favorise le mélange des composants et force le mélange produisant la résine durcie dans les craquelures ou fissures des parois du trou foré, ce qui renforce la structure solide environnante. Dans de nombreuses applications, telles que le renforcement des plafonds de mines, les systèmes durcissables formant une mousse sont donc particulièrement désirables. Les rapports de recherche No. 5.439 (E.R. Maize et R.H. Oitto, Jr., 1959) et 7907 (R.V. Subramanian, H.Austin, R.A.V. Raff et J.C. Franklin, 1973) du Bureau des Mines des Etats-Unis d'Amérique décrivent des systèmes de résine époxy et le premier rapport décrit également des résines de type polyester. Les systèmes à base de polyuréthane, de mélamine-formaldéhyde pu d'urée-formaldéhyde sont également très utiles ; voir le brevet des Etats-Unis d'Amérique No. 3.698.196 et Gluechauf, Vol. 108, pages 582-4 (Alfons Jankowski). On préfère les systèmes durcis sables liquides dans lesquels tous les composés réagissants sont liquides dans les conditions ambiantes d'emploi, pour faciliter le mélange et améliorer l'imprégnation de la structure solide environnante par la résine.Les systèmes durcissables par l'eau présentent l'avantage de durcir dans des structures mouil lées par l'eau telles que les formations rocheuses des mines. I1 n'est pas nécessaire que toutes les parties du système durcissable à plusieurs composants soient contenues dans les macrocapsules ; on peut ajouter certaines parties à l'emplacement ou s'effectue le durcissement avant la mise en place de la cartouche dans le trou de forage et les composants liquides non encapsulés, tels que précédemment indiqué, peuvent être retenus dans la cartouche si l'on utilise un récipient imperméable aux liquides, susceptible d'être rompu. On utilise normalement les cartouches dans un trou foré dont le diamètre est légèrement supérieur à celui de la cartouche, pour faciliter la mise en place. On choisit également la tige ou le boulon utilisés pour rompre les macrocapsules de la cartouche de façon à ce qu'ils aient un diamètre légèrement plus petit que le trou foré et ces éléments peuvent avoir une extrémité arrondie bu conique. Si la structure environnante est relativement poreuse ou contient des fissures, il peut être souhaitable d'utiliser une tige ayant un diamètre très voisin de celui du trou foré pour permettre l'accumulation maximale de la pression lors de la mise en place de la tige, ce qui favorise l'injection forcée du système polymère en cours de durcissement dans les pores ou les fissures.Cependant une différence plus importante entre le diamètre du trou et le diamètre de la tige facilite quelque peu la mise en place de la tige et permet un écoulement plus important du système polymère en cours de durcissement, dans l'espace annulaire entre la tige et le trou, ce qui permet un ancrage plus efficace de la tige. Après mise en place de la cartouche ou de plusieurs macrocapsules individuelles dans le trou, l'utilisateur met en place la tige ou le boulon jusqu'à ce que la cartouche ou les macrocapsules butent au fond du trou, puis il force le boulon ou la tige dans la cartouche ou les macrocapsules, à la main ou avec un marteau ou une machine, selon la force nécessaire pour rompre les macrocapsules, aucune rotation du boulon ou de la tige n'étant nécessaire pour mélanger les composants réactifs du système polymère durcissable.Cependant on peut effectuer une certaine rotation pour désintégrer la cartouche ou faciliter la mise en place de la tige dans le trou forE. Lorsque la mise en place est achevée, on laisse le système mélange gé surcir sans rotation de la tige. Bien que le mécanisme de la fragmentation des macrocapsules ne soit pas totalement élucidé, il semble que l'effet initial de la tige qui pénètre dans la cartouche ou les macrocapsules individuelles soit de fragmenter sélectivement par pression ces macrocapsules dans la zone immédiatement adjacente à l'extrémité de la tige, ce qui transforme les macrocapsules en de nombreux fragments en paillettes qui favorisent la turbulence et le mélan- ge des diverses parties du système polymère durcis sable liquide dans cette zone. Lorsque la pénétration de la tige se poursuit, le système mélange en cours de durcissement est forcé dans la structure poreuse environnante du trou et/ou dans l'espace annu- laire entre la tige et la paroi du trou.Ce processus se répète lors de la pénétration progressive de la tige dans la cartouche ou les macrocapsules individuelles jusqu a ce que la poursuite du mouvement soit arrêtée par le fond du trou, par les fragments tassés de macrocapsules qui s'accumulent à l'extrémité du trou et/ou par le progrès du durcissement du polymère. Cependant, quels que soient les aspects dynamiques du mécanisme de fragmentation des macrocapsules et du melange des composants durcissables, il est essentiel que la fragmentation des macrocapsules produise in situ des fragments en paillettes et non des particules de poudre car ces fragments facilitent le mélange. L'invention s'applique non seulement à l'ancrage de tiges ou de boulons dans des structures solides, mais également à l'obturation ou au renforcement des structures solides environnantes. Si l'on désire seulement une obturation ou un renforcement, on peut retirer la tige du trou avant que le durcissement de la résine soit achevé. L'invention est illustrée par les exemples non limitatifs suivants. EXEMPLE 1 On remplit de la composition suivante des macrosphères constituées d'une résine phenolique et de microspheres creuses de verre, préparees comme décrit dans l'exemple 22 du brevet de la République Fédérale d'Allemagne OLS No. 2.603.534, et ayant un diamètre nominal de 0,48 cm. Partie A Parties en poids Polyéther-triol ayant un poids moléculaire d'environ 700, un équivalent en hydroxyle de 240 et une viscosité d'environ 300 cP à 250C ("Niax LHT 240", dénomination commer- 36,7 ciale d'un produit d'Union Carbide Corpo ration) Acétate de potassium à 25 % en poids dans i le diéthylèneglycol N,N-diméthylcyclohexylamine 0,76 Pour effectuer le remplissage, pn place les macrophères dans un flacon, on recouvre complètement lesmacrospbèresde la composition correspondant à la partie A, on crée le vide dans le flacon pour chasser l'air desmacrosphèrescreuses, puis on rompt le vide pour permettre au mélange correspondant à la partie A de remplir les macrosphères. On verse ensuite les macrosphères dans un trou de 2,5 cm de diamètre (profond de 14 cm) d'un bloc de béton et on remplit environ le tiers du volume du trou. On verse dans le trou un second mélange (partie B) ayant la composition suivante. Partie B Parties en poids Polyméthylènepolyphénylisocyanate, ayant un équivalent pondéral en NCO de 132, un pourcentage en NCO de 31,5 % et qui est environ trifonctionnel en ce qui concerne 23,3 les radicaux NCO ("Mondur MURS", dénomina tion commerciale d'un produit de Mobay Chemical Co.) Silicone tensio-active (Surfactant L 540", O 1 produit d'Union Carbide Corporation) Le rapport de la partie A à la partie B est de 16,7 parties en poids à 23,4 parties en poids. Les parties A et B sont des liquides coréactifs qui, par mélange, réagissent pour former un produit solide, ou dans le cas ou des traces d'eau sont présentes, pour former une mousse rigide. La quantité de mousse est proportionnelle à la quantité d'eau présente. On pousse ensuite sans la faire tourner, dans le trou, une tige de 1,9 cm de diamètre, pour la faire pénétrer a travers le mélange des macrocapsules et du liquide correspondant à la partie B. La pénétration de la tige écrase les macrocapsules et libère leur contenu et les composés réagissants avec une partie des fragments de parois des macrocapsules sous forme de paillettes, sont forcés dans l'espace annulaire entre la tige et la paroi du trou. La réaction s'effectue en 5 minutes et la mousse remplit l'espace annulaire. Lorsque la réaction est achevée, on coupe le bloc de béton pour faire apparaître la mousse de résine et on observe une mousse essentiellement homogène dans laquelle les fragments en paillettes des parois des macrocapsules sont disséminés avec une accumulation de fragments au fond du trou. Les fragments de parois se sont constitués comme des éléments de mélange ayant permis un mélange suffisant des composés réagissants, sans rotation de la tige. EXEMPLE 2 On effectue trois essais avec des tubes transparents en polyméthacrylate de méthyle (2,5 cm de diamètre et 30 cm de long) pour permettre l'observation du mélange provoqué par les fragments de macrocapsules lorsqu'une tige pénètre dans l'ensemble des macrocapsules. On effèctue le remplissage selon le mode opératoire décrit dans 1-' exemple 1 avec des macrocapsules du type décrit dans l'exemple l, mais ayant un diamètre compris entre 0,32 et 0,95 cm. Certaines des macrocapsules sont remplies des composés réagissants de la partie A de l'exemple 1 et les autres remplies des composés réagissants de la partie B de l'exemple 1. On mélange doucement 31 g des macrocapsules remplies de la partie B avec 21 g des macrocapsules remplies de la partie A, puis on place le mélange dans un des tubes transparents. On remplit environ 22 cm de la hauteur du tube avec le mélange des macrocapsules. On pousse vers le bas une tige de fer de 1,9 cm de diamètre et 61 cm de longueur, sans la faire tourner, à travers les macrocapsules, jusqu'à ce qu'elle atteigne les fragments de macrocapsules accumulés au fond du tube. Après une minute il se forme une mousse qui commence a s'élever dans le tube. On observe visuellement l'amélioration du mélange des liquides réagissants dont le mouvement est accéléré par les fragments des parois des macrocapsules qui se déplacent plus lentement.Après 2 minutes, la mousse déborde à l'orifice du tube et après 7 minu tes-, la dureté de la mousse indique que la réaction est achevée. Dans un second tube transparent, on place des macrocapsules garnies de la partie A et on verse le liquide correspondant à la partie B sur les macrocapsules. Lorsqu'on place la tige de fer sans la faire tourner, comme précédemment, on observe des résultats semblables et la densité de la mousse est plus élevée que dans le premier essai. Dans un troisième tube transparent, on place des macrocapsules remplies de la partie B et on verse le liquide correspondant à la partie A sur les macrocapsules. On met la tige de fer en place, sans la faire tourner, et on observe des résultats semblables à ceux obtenus dans le second essai avec le tube transparent. EXEMPLE 3 On mélange de la poudre d'argile sèche (M & D Baîl Clay, produit de Kentucky-Tenessee Clay Co.) avec des portions successives d'eau, jusqu a ce que la masse soit suffisamment plastique pour être facilement extrudée sous forme d'un tube creux. On coupe le tube extrudé en coussinets en le pinçant à des intervalles désirés avec une machine à découper, du type à engrenage. On aplatit les extrémités des coussinets et on les ferme de façon à former une cavité. On pèse les coussinets et on les sèche à l'air, puis à l'étuve à 1100C pendant 5 à 10 minutes. Finalement on cuit les coussinets séches dans un petit four électrique muni d'un thermocouple et d'un galvanomètre indiquant directement la tempré- rature.On cuit les coussinets à 11000C pendant environ 2 heures, puis on arrête l'alimentation du four. On laisse le four refroidir pendant une nuit et on obtient des coussinets ayant une envers lippe imperméable à l'eau et qui ont un diamètre d'environ 0,95 cm, une longueur de 1,9 cm et une paroi épaisse de 0,38 mm. Ces coussinets d'argile sont decrits dans la demande de brevet des Etats Unis d'Amérique No. 761.265 précitée. On casse un coin de chaque coussinet pour permettre le remplissage On remplit une portion des coussinets avec la partie A, qui est l"'Epon 815" l (dénomination commerciale d'un produit de Shell Chemical Co.), qui est constituée d'un mélange de 89 parties en poids d'éther diglycidylique de bisphénol A et de 11 parties en poids d'oxyde de butyle et de glycidyle, qui a un poids équivalent en époxy de 175-195 et une viscosité de 500 à 700 cP à 250C. On remplit une seconde portion des coussinets avec la partie B qui est constituée de 1 partie en poids du polyéthertriol utilisé dans l'exemple 1 ("Niax LHT 240") et 1 partie en poids de diéthylènetriamine, ayant une viscosité de 34 cP à 250C. On mélange soigneusement 113 g de coussinets remplis de la partie A (contenant au total 58 g de partie A réactive) avec 25 g de coussinets remplis de la partie B (contenant au total 11,6 g de partie B réactive). On verse 94 g du mélange des coussinets dans un tube de matière plastique transparent (2,54 cm de diamètre et 30,5 cm de longueur). On introduit une tige de fer de 1,9 cm de diamètre sur une profondeur de 17,8 cm, puis on la force sans la faire tourner dans le mélange des coussinets en utilisant un marteau. Une heure auprès, la réaction exothermique est achevée et la résine époxy durcie est transparente et contient des fragments de coussinets en paillettes, avec une certai ne accumulation des fragments au fond du tube, ce qui indique un bon mélange des composés réagissants. La viscosité des constituants réagissants de la résine époxy est généralement supérieure à celle des systèmes de type isocyanate. Pour les résines surcissables de viscosité plus éleuvée, il peut être souhaitable d'introduire des diluants pour abaisser la viscosité et améliorer ainsi le mélange. EXEMPLE 4 Cet exemple illustre l'emploi de capsules de gélatine classiques du commerce utilisées dans l'industrie des médicaments (capsules de gélatine, No. 2, 17,5 mm de longueur, épaisseur de la paroi : 100 microns, diamètre : 6 mm ; produit de Eli Lilly). Le mélange réagissant correspondantà la partie A est le suivant. Partie A Parties en poids Méthacrylate de bisphénol A-glycidyle 50 Diméthacrylate de triéthylèneglycol 50 N,N-di(hydroxy-2 éthyl) p-toluidine 2,4 et le mélange réagissant correspondant à la partie B contient : Parties en Poinds Mé.thacrylate de bisphénol A-glycidyle 50 Methacrylate de bisphenol A-glycidyle 50 Diméthacrylate de triéthylèneglycol 50 Peroxyde de benzoyle 1,1 Hydroxytoluène butylé (stabilisant) 500 ppm On utilise ce système réagissant comme mécanisme de polymérisation radicalaire vinylique. On sépare les deux moitiés de chaque capsule de gélatine et on place le contenu dans la moitié de petit-diamètre. On remplit une fraction des capsules de gélatine avec le mélange réagissant correspondant à la partie A et l'autre fraction avec le mélange correspondant à la partie B. Environ 37 g de chaque partie remplissent 95 capsules. On place ensuite la moitié la plus large de chaque capsule sur la moitié plus étroite remplie, sans réaliser d'étanchéité particulière entre les deux moities. On melange 95 capsules remplies de partie A et 95 capsules remplies de partie B et on place le mélange dans un tube de matière plas tique transparent de 2,5 cm de diamètre et 31 cm de longueur. Pour activer le mélange des capsules, on introduit une tige de fer de 1,9 cm de diamètre, sans la faire tourner. Pratiquement toutes les capsules de gélatine se rompent et forment des frag-ments de parois en paillettes. Après environ 5 minutes, la réaction exothermique s'est produite et on obtient une résine dure et transparente qui unit la tige au tube de matière plastique transparente. EXEMPLE 5 Cet exemple illustre une cartouche d'étanchéité rigide constituée de macrocapsules contenues dans un récipient. On remplit des macrosphères du type décrit dans 1exemple 1 (environ 7,9 mm de diamètre) selon le même mode opératoire et avec les mêmes composés réagissants- constitués de la partie A èt de la partie B que dans l'exemple 1, mais on forme un petit trou dans chaque macrosphère pour faciliter le remplissage, puis on obture chaque macrosphère. On plonge les capsules remplies de partie A dans une solution de partie B pour obturer les trous de remplissage. De façon semblable, on trempe les capsules remplies de partie B dans une solution de partie A pour obturer les trous de remplissage.On tasse un mélange de macrocapsules remplies de partie A et de macrocapsules remplies de partie B (dans le même rapport des composes réagissants que dans l'exemple 1) dans un tube de papier (tube de papier épais de 0,7 mm ayant un diamètre légèrement inférieur à 25 mm et une longueur de 630 mm). On remplit des coussinets d'argile du type décrit dans l'exemple 3 (si ce n'est que chacun comporte un trou de 0,125 mm à une extrémité et a une longueur de 19 mm et un diamètre de 7,9 mm) avec les composés réagissants correspondant à la partie A et à la partie B précédemment décrites, en utilisant les techniques de remplissage et d'obturation précédemment décrites. On tasse un mélange de coussinets remplis de partie A et des coussi-nets remplis de partie B dans un tube de papier, comme ci-dessus, pour obtenir un ensemble cylindrique des coussinets et on ferme chaque extrémite du tube de papier avec un ruban adhésif. On place trois tubes de chaque type (c'est-à-dire garnis de macrosphères ou de coussinets d'argile) dans des trous de forage profonds (25 mm de diamètre, 122 cm de profondeur) dans le plafond d'une mine de cuivre en exploitation. A la temperature de la mine qui est de 12 à 130C, on utilise une machine Joy pour forcer des boulons de plafond standards (19 mm de diamètre, 120 cm de longueur) dans les trous forés et à travers les tubes, en rompant les macrocapsules et les coussinets pour amorcer la réaction. Avec aucun des échantillons on n'observe un écoulement de résine n'ayant pas réagi hors des trous. Environ une semaine après, on essaie d'arracher les boulons avec un appareil classique. Même pour une force d'extraction de 11 tonnes, les boulons présentent une déviation de 1,5 à 5 mm, mais ne s'enlèvent pas, ce qui indique une bonne union des boulons à la structure rocheuse. EXEMPLE 6 Cet exemple illustre une cartouche d'étanchéité rigide ne comportant pas de récipient, les capsules étant unies entre elles pour former un ensemble rigide. On garnit avec la partie A ou la partie B du système réagissant, des coussinets d'argile du type décrit dans l'exemple 5, ayant un diamètre de 8 mm et une longueur de 19 mm, avec une épaisseur de la paroi de 0,5 mm. La partie A est constituée de Parties en poids Polyéther-triol de la partie A de 367 l'exemple 1 Solution d'acétate de potassium à 25 % en 20 poids dans le diéthylèneglycol N ,N-diméthylcyclohexylamine 7,6 La partie B est constituée du polymethylènepolyphényl- isocyanate de la partie B de l'exemple 1. On remplit les coussinets, certains avec la partie A et certains avec la partie B, selon la technique de remplissage sous vide décrite dans l'exem- ple 1.Lorsqu'on a rempli chaque type de coussinets d'un liquide réagissant, on les trempe dans l'autre liquide réagissant pour former une-pellicule sur le coussinet, comme décrit dans l'exemple 5. On mélange avec précaution pour éviter la rupture, 2 parties en poids des coussinets remplis de partie A et 3 parties en poids des coussinets remplis de partie B. On verse ensuite le mélange des coussinets dans un tube préformé constitué de polyéthylène, épais de 0,1 mm (24 mm de diamètre et 300 mm de longueur). On place le tube rempli dans un tube à paroi rigide de 25 mm de diamètre pour maintenir une section transversale circulaire et un axe rectiligne. On verse un liant à travers le tube de polyéthylène pour revêtir chaque coussinet et on le laisse s'égoutter par la partie inférieure du tube. Le liant est un m8- lange durcis sable en deux parties renfermant les composants suivants. Partie 1 Parties en poids "Epon 815" (comme défini dans 90 l'exemple 3) Oxyde de phényle et de glycidyle 10 Partie 2 Diéthylènetriamine 10 On laisse l'ensemble égoutté durcir à 250C pendant 16 heures. Après durcissement, on retire le tube rigide de moulage et on enlève le tube constitué de la pellicule de polyéthylène. On obtient un ensemble cylindrique entièrement autoporteur de coussinets (24 mm de diamètré et 300 mm de longueur) sous l'effet du liant qui maintient les coussinets entre eux sans remplir les vides qui les séparent. On place une longueur de 200 mm de l'ensemble cylindrique ci-dessus dans un trou de 25 mm de diamètre (200 mm de longueur) percé dans un bloc de béton. On introduit une tige de fer de 19 mm de diamètre sans la faire tourner, dans le trou en utilisant un marteau pour achever l'enfoncement. Une minute après la mise en place de la tige, une mousse apparaît dans l'espace annulaire, ce qui indique un degré suffisant de mélange et de réaction. Après 5 minutes la mousse est dure, ce qui indique une réaction complète. EXEMPLE 7 Cet exemple illustre le mélange que l'on obtient avec des macrosphères plus grosses. On sépare en deux lots des macrosphères phénoliques du type décrit dans l'exemple 1, mais ayant un diamètre de 12,7 mm + 0,25 mm. On perce les macrosphères du premier lot et on les remplit avec une seringue contenant un colorant fluorescent (rhodamine B) dans l'eau. On remplit les macrosphères du second lot de façon semblable avec du glycérol. On place ensuite au total 24 macrosphères dans un tube de verre haut de 30,5 cm, ayant un diamètre intérieur de 13,5 mm, en alternant les macrocapsules de chaque lot lors du remplissage. On pousse une tige d'acier de 9,5 mm de diamètre (du type utilisé pour armer le ciment) dans le tube de verre à travers les capsules pour fragmenter les capsules, sans faire tourner la tige. Une série de photographies montre le melange uniforme de la solution de colorant et du glycérol. Lorsqu'on remplit les macrocapsules de deux composants d'une résine durcissable au lieu du colorant et du glycérol, on peut obtenir un mélange efficace semblable provoquant le durcissement des composants. Bien entendu l'invention n'est nullement limitée aux exemples décrits et représentés, elle est susceptible de nombreuses variantes accessibles à l'homme de l'art, suivant les applications envisagées et sans qu'on s'écarte pour cela de l'esprit de l'invention. REVENDICATIONS 1. Cartouche de scellement pour renforcer ou obturer une structure solide, ancrer des boulons ou similaires, caractérisée- en ce qu'elle est constituée d'un ensemble cylindrique- de capsules fragmentables sous l'effet d'une pression, disposées selon une disposition tridimensionnelle fixe, cet ensemble cylindrique ayant un diamètre transversal de 5 mm à 10 cm, ces capsules renfermant au moins une partie d'un système polymère durcissable en plusieurs parties, ayant une dimension principale comprise dans la gamme d'environ 4,75 mm à environ 95 % du diamètre transversal de l'ensemble cylindrique et en ce que les parois des capsules se fragmentent en paillettes et libèrent leur contenu sous l'effet d'une pression de fragmentation. 2. Cartouche selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'ensemble cylindrique a un diamètre transversal de 10 mm à 50 mm. 3. Cartouche selon la revendication 2, caractérisée en ce que les capsules ont une dimension principale comprise dans la gamme de 8 mm à 2 cm. 4. Cartouche selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que les capsules sont de façon générale sphériques, 5. Cartouche selon l'une des revendications 1 à 3,~carac- térisée en ce que les capsules sont de façon générale allongées. 6. Cartouche selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisée en ce qu'une portion des capsules contient une partie du système polymère durcis sable à plusieurs composants et une autre portion des capsules contient une seconde partie dudit système polymère. 7. Cartouche selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que l'ensemble cylindrique de capsules forme une masse unitaire et coherente. 8. Cartouche selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que l'ensemble cylindrique de capsules est maintenu dans un récipient ayant une forme correspondant à celle de 1 'ensemble cylindrique. 9. Cartouche selon la revendication 8, caractérisée en ce que l'ensemble cylindrique des capsules est maintenu dans un récipient cylindrique rigide perméable aux liquides. 10. - Cartouche selon la revendication 8, caractérisée en ce que le récipient est susceptible de se rompre sous pression. 11. - Cartouche selon la revendication 8, caractérisée en ce que le récipient est tubulaire en papier. 12. - Cartouche selon la revendication 3, caractérisée en ce que l'ensemble cylindrique des capsules est maintenu dans un récipient cylindrique imperméable aux liquides, susceptible de se rompre sous pression et qu'une partie du système polymère durcissable en plusieurs parties est un liquide situé à l'extérieur des capsules. 13. - Procédé pour obturer un trou, ancrer une tige ou similaire caractérisé en ce qu'il consiste à : (a) former un ensemble cylindrique, en plaçant dans un trou ayant un diamètre d'environ 5mm à lOcm, les composants d'un système polymère durcissable en plusieurs parties, dont au moins une partie est contenue dans une pluralité de capsules fragmentablessous pression, ayant une dimension principale comprise dans la gamme de 4,75 mm à environ 95 % du diamètre transversal du trou, les parois de capsules formant des fragments en paillettes et libérant leur contenu par fragmentation sous pression, (b) introduire une tige dans le trou jusqu'à ce que son extrémité vienne au contact des capsules, (c) forcer la tige dans les capsules de façon à les fragmenter en paillettes, pour libérer et mélanger le contenu des capsules et amorcer le durcissement dudit système durcissable, et (d) laisser le durcissement s'achever, sans faire tourner la tige. 14. - Procédé pour obturer un trou, ancrer une tige ou similaire , caractérisé en ce qu il consiste à : (a) placer dans un trou les composants d'un système polymère durcissable en plusieurs parties dont au moins une partie est contenue dans une cartouche, selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, (b) introduire une tige dans le trou jusqu'à ce que son extrémité vienne au contact de la cartouche, (c) forcer la tige dans la cartouche pour fragmenter les macrocapsules en fragments en paillettes pour libérer et mélanger le contenu de la capsule et amorcer le durcisse ment du système polymère, et (d) laisser le durcissement s'achever, sans faire tourner la tige.