L'invention concerne un procédé de préfabrication totale d'un type d'élément alvéolé porteur en béton armé utilisable au; si bien dans la construction des divers murs d'un bâtiment que dans celle de ses planchers ainsi que dans d'autres ouvrages en béton armé. La pose en oeuvre et l'éxécution in situ des travaux en béton armé d'assemblage des éléments - constituant murs et planchers de la construction - travaux comprenant notamment des nervures de répartition des charges, des chatnages longitudinaux et verticaux, des piliers d'angle et intermédiaires des noyaux de liaison et d'étanchéité, ne nécessitent aucun coffrage - ces travaux étant entièrement éxécutés à l'intérieur des alvéoles et des réserves aménagées à cet effet - ni aucun étayage l'élément ayant à son démoulage toute la capacité portante nécessaire, cas par cas, à son utilisation. Les figures 1 et 2 représentent cet élément structure porteur : il est constitué par deux parois parallèles Pa1 et Pa2 en béton armé, entretoisées par des voiles Vo1 et Vo2, verticaux ou inclinés, en béton armé, enchassés dans les espacements Esc, plus ou moins importants, entre les corps creux légers sans cloisonnement intérieur Tc1 et Tc2 (figure 14) de forme triangulaire ou rectangulaire, en terre cuite ou tout autre matériau présentant les mêmes caractéristiques d'absorption de l'humidité ambiante et de résistance à la vapeur saturante. Ces corps creux comportent des ailettes intérieures longitudinales.La simple Inversion du plan de pose de cet élément permet de l'utiliser à une double fin la pose à la verticale des parois parallèles correspondant à la fonction d'élément-mur et la pose à l'horizontale à celle d'élément-plancher. I1 en résulte donc que les figures 1 et 2 représentent aussi bien la coupe horizontale longitudinale d'un tron çon d'élément-mur que la coupe verticale longitudinale d'un tron çon d'élément-plancher, seules les armatures sont différentes. Dans l'élément alvéolé porteur, seules les parties en béton armé sont retenues dans les calculs de résistance établis en conformité de la règlementation en vigueur. Les sections en béton, définies par les calculs, sont obtenues en faisant varier ives espacements Esc entre les corps creux. Ces derniers remplissent le rôle de coffrages perdus, de raidisseurs des voiles minces en béton armé, mais c'est surtout dans les opérations d'étuvage des éléments qu'ils jouent un rôle important et permettent d'obtenir des résultats industriels appréciables. Les détails de ces carac téristiques du procédé sont donnés dans la description des moyens de production. La figure 3 représente la coupe verticale longitudinale d'un élément-plancher Ep prenant appui sur un élément-mur Em en façade. L'épaisseur du mur est totalement couverte par ltélément-plan- cher dont les parois Pa1 et Pa2 sont réunies à leurs extrémités par une paroi verticale Pa3 à l'aplomb de la paroi Pa4 du mur de façade La figure 4 indique que les éléments-plancher peuvent aller au-delà du nu de la façade pour former un balcon, une corniche ou un simple bandeau. Les éléments-plancher ont, dans la majorité des cas, une largeur de 38 cm ou 76 cm et une hauteur variant de 25 cm à 35 cm ; ils sont posés côte à cEte avec un écartement de 1 cm. La partie creuse sur appui de l'élément-plancher est ouverte sur ses deux faces latérales. Les alvéoles et autres parties creuses sont parfaitement alignés .Les aciers du chaux nage longitudinal Chal sont introduits par une des faces latérales en deux ou plusieurs tronçons au fur et à mesure de la pose des éléments. Ces aciers sont réunis aux aciers Acp des parois Pa1 et Pa2 et à ceux du mur d'appui par les fenêtres F et F1.Les aciers du chatnage Chal sont à leur tour ancrés aux aciers des piliers, logés à l'intérieur des éléments-mur aux angles de la construction et formant les chaSnages verticaux continus Chav de cette dernière (figure 10). Les aciers du chatnage Chal sont bétonnés in situ par les fenêtres F de chaque élément-plancher et ceux du Chav normalement mais toujours in situ par le haut des piliers à chaque plancher. La figure 15 représente une variante de la partie creuse des éléments-plancher sur leurs appuis. Cette variante comporte en plus du carnage Chal un couloir longitudinal continu Ga en communication par les ouvertures 0 avec les alvéoles du mur Em, remplis avec des matériaux en vrac Mu ayant des propriétés d'isolation thermique. Ce dispositif permet la diffusion gazeuse sur toute la hauteur de la construction à travers les masses du matériau en vrac, tout particulièrement lorsque le degré d'humidité des locaux est élevé et que la paroi extérieure est soigneusement hydrofugée par nécessités climatiques. La figure 5 représente une coupe verticale longitudinale de deux tronçons d'élément-plancher. Dans les alvéoles Cr1 et Cr2 des nervures intérieure s de liaison et de répartition des charges sont bétonnées in situ par les fenêtres F, les aciers des nervures étant introduits de la même façon que les aciers des chatnages Chal (figure 3) sur appuis Ces nervures vont de mur à mur et sort espacées de 1 m à 1,50 m suivant les portées des planchers et l'importance de leurs surcharges, fixes ou mobiles.Elles peuvent même être localisées sur une zone déterminée du plancher en vue d'amortir sur une plus grande surface une forte surcharge et les vibrations plus importantes occasionnées par certaines machines ou tout simplement pour mieux assurer leur fixation. La figure 6 représente une coupe verticale transversale dans l'axe de l'une de ces nervures. On y relèvera que les élémentsplancher sont posés côte à côte, que les aciers Ac de la nervure sont reliés aux aciers Ac1 de la paroi supérieure de chaque élément-plancher par des aciers Ac2 ancrés dans une cavité Ca de l'élément-mur formant arasement du plancher et dont les armatures sont ancrées dans les piliers d'angle de la construction (figure 10, Chav). La figure 7 représente un tronçon d'élément-plancher sur son appui : le carnage Chal sur appui ainsi qu'une nervure Cr2 de répartition des charges y sont dessinés. La figure 8 représente schématiquement une ossature en béton armé, réalisée entièrement avec des structures-plancher Ep reposant sur une poutre principale Pr, de structure alvéolée identique et dont ls appuis sont constitués par des éléments-mur ou par des appuis ponctuels, le tout étant construit sans étayage, sans coffrage avec bétonnage in situ des carnages et des nervures de répartition des charges comme exposé plus haut. Les figures 1 et 2 représentent en coupe horizontale longi tudinale un élément alvéolé porteur comme ci-dessus dans sa position de "mur porteur". La longueur pratique de ces éléments-mur peut aller jusqu'à 7 m environ avec un minimum de 40 cm pour appuis ponctuels. Les épaisseurs varient entre 15 cm et 40 cm avec des possibilités de plus grandes épaisseurs. Les hauteurs habituelles sont soit de 25 cm, de 38 cm ou de 76 cm, de façon que 3 ou 2 ou meme une seule assise forment la hauteur d'allège d'une fenêtre à parapet compte tenu des épaisseurs des cadres de menuiserie et des appuis de fenêtre. Les éléments-mur sont posés, assise par assise sur bain de mortier de ciment à la façon d'un mur en maçonnerie en pierres de taille ou de sciage. Ils sont posés en respectant l'alignement vertical des alvéoles. Un mur de façade ou de refend est souvent constitué de plusieurs tronçons du fait des baies et ouvertures ; il faut donc assembler ces tronçons et les relier aux piliers d'angle intérieurs formant carnage vertical (fig 10, Chav). La figure 9 représente une coupe horizontale longitudinale de l'assemblage de deux tronçons d'élément-mur Em et Em1. On y notera que dans les enclaves En, aménagées en préfabrication,un acier en forme de U, Acu, enfourche les aciers, Arc, des deux tronçons. Ces aciers Arc, qui ceinturent respectivement chaque tronçon à assembler, ont été logés, lors du moulage, dans les coffrages en bois des enclaves. Ces coffrages sont constitués de deux éléments d'égale hauteur et légèrement coniques. Ils sont assemblés pour le coffrage et se séparent au décoffrage. Les figures 10 et 11 représentent respectivement en coupe horizontale longitudinale l'assemblage d'un tronçon de mur de façade Emf avec un tronçon de mur en retour Eml et celui d'un tronçon de mur de façade Emf avec un tronçon de mur de refend Emr. Le procédé d'accrochage des aciers d'assemblage et de bétonnage in situ des enclaves est identique. La figure 10 montre également un pilier Pr destiné à recevoir une forte charge concentrée transmise par une poutre principale, bétonné in situ à l'intérieur de l'élément alvéolé dans une réserve aménagée en cours de préfabrication dans les mêmes conditions que pour le carnage vertical continu Chav. La figure 13 représente un trumeau de façade avec les feuillures Feul pour les cadres de menuiserie. La description qui précède et les figures annexées montrent qu'un bâtiment en béton armé entièrement construit avec les éléments alvéolés porteurs préfabriqués présente toutes les caractéristiques techniques, en ce qui concerne le gros-oeuvre porteur d'un bâtiment en béton armé construit suivant les techniques tra ditionnelleso La description des moyens de préfabrilcation mis en oeuvre montrera que ces éléments peuvent comporter au démoulage la presque totalité des ouvrages de second oeuvne ce qui n'est pu le cas pour un bâtiment construit selon les techniques traditiçn- nelles. L'unité type de préfabrication se compose d'une aire en béton armé plane, lisse et parfaitement de niveau sur laquelle sont potées les banches de coffrage, immobilisées dans leur position vertical par un système de broches coulissant dans des douilles noyées dans le béton de l'aire. Ces banches peuvent être en bois, en métal ou en béton armé. Dans le cas où le cycle de production ne comporte pas l'étuvage des éléments à mouler les coffrages des alvéoles peuvent être réalisés en n'importe quel matériau, pleins ou creux. r-utilisables, ou non.Si au contraire, on a recours à l'étuvage par vapeur saturante ou par air chaud humidifié pour accélérer la prise du béton, des banches en béton armé ou en métal sont utilisées pour le coffrage des parois extérieures et des corps creux légers en terre cuite, de forme triangulaire ou rectangulaire, munis d'ailettes intérieures longitudinales : (figure 14). Dans la première phase, les corps creux remplissent le rôle d'échangeur de chaleur en transmettant uniformément et progressivement la chaleur humidifiée sur la totalité des parois de l'élé- ment sans choc thermique et du fait de leur grande capacité d'absorption de l'humidité ambiante, ils évitent l'assèchement trop rapide des parois minces de béton les préservant ainsi du "faien- étage?. Dans la deuxième phase, celle du refroidissement, qui doit être le plus lent possible, ils permettent, du fait qu'ils constituent une barrière thermique protégeant les parois, de déplacer progressivement la cloche d'étuvage et de remplir, au fur et à mesure de ce déplacement, les alvéoles avec un matériau en vrac possédant des propriétés d'isolation thermique et phonique retardant ainsi considérablement le temps de refroidissement : résultat technique, garant d'une production de qualité, des plus ap préciables. Comme la durée minimum de refroissement sous cloche est au moins de trois heures, c'est en définitive une récupération pour la production d'un temps mort de trois heures ce qui équivaut à une réduction de près de 50 % de la durée habituelle du cycle d'étuvage. Cette récupération permet une rotation plus rapide des installations de préfabrication.Au fur et à mesure que les alvéoles sont remplis avec le matériau en vrac sus-nommé, leurs parties supérieures sont obturées avec une galette de mortier de ciment ou de plâtre pour emprisonner le matériau en vrac, les parties inférieures à même l'aire de béton ayant été obturées au début du moulage.Ces résultats sont dus à la réunion de plusieurs facteurs : corps creux avec ailettes coffrant les parois des alvéoles, capacité d'absorption de l'humidité ambiante de ces corps creux en terre cuite ailettes intérieures augmentant la capacité d'absorption de l'humidité ambiante en laissant le plus grand volume possible pour les matériaux en vrac en vue de l'isolation thermique1 position verticale dans les moules de ces corps creux avec la partie creuse orientée vers le haut donnant ainsi la possibilité d'étuver par l'intérieur et avec la meme intensité toutes les parois des éléments et de remplir les alvéoles avec un matériau en vrac approprié pour en retarder le refroidissement en dehors de la cloche d'étuvage. Les banches en métal formant coffrage des parois extérieures, utilisables pour le moulage des éléments comportant des travaux du second oeuvre en creux ou en relief, se composent de deux parties : le support constitué par une ossature métallique en treillis immobilisée sur l'aire en béton par un système de broches et de douilles noyées dans l'aire de béton et des surfaces coffrantes - en bois, en métal, en matière plastique ou en plâtre - coulissant de chaque côté du support. Le décoffrage s'effectue en relevant le support libérant ainsi les deux surfaces coffrantes latérales sans endommager les creux et les reliefs. A titre d'exemple, les figures 16 donnent le schéma d'une unité type de production. Les banches en béton armé Ba sont alignées parallèlement avec un espacement représentant à la fois l'épaisseur de l'élément-mur et la hauteur de l'élémentplancher à mouler, la hauteur des banches étant identique pour les deux éléments, représentant respectivement la hauteur des élémentsmur et la largeur des éléments-plancher. Ces banches en béton armé de 8 m de long, 45 cm de hauteur et 7 cm d'épaisseur sont auto-stables par le,ur poids et ne sont donc pas fixées au sol par un système quelconque.Elles s'appuient simultanément sur l'aire en béton et sur deux poutres en acier Rp par l'intermédiaire de deux sabots métalliques Sa présentant une encoche EX ces deux sabots sont scellés aux deux extrémités de chaque banche. Le tout est coiffé par une cloche d'étuvage Cl se déplaçant sur deux rais. creux Les corpsXen terre cuite sont posés à même l'aire en béton de moulage, la partie creuse tournée vers le haut et à des espacements représentant les épaisseurs des voiles en béton armé. Les éléments coniques en bois, dont il est fait mention plus haut sont bloqués par serrage sur les banches aux espacements déterminés par les longueurs des éléments à mouler. Le remplissage des moules s'effectue par projection sous pression du béton ou du mortier. Le décoffrage s'opère en ripant de quelques centimètres les banches en béton armé en commençant par les deux banches ex trames. Le ripage s'effectue en introduisant un levier dans l'en cochure En et en exerçant une légère poussée.Les éléments mou lés sont ainsi successivement libérés de leurs moules et peuvent être manutentionnés par un engin de levage et prêts à être posés en oeuvre. La figure 12 indique comment peuvent être éxécutés certains ouvrages de second oeuvre simultanément avec le moulage des élé ments-porteurs, et comment d'autres ouvrages préfabriqués peuvent y être incorpores. A cet effet, des aciers-butoirs Acb sont liga turés aux armatures des éléments. Sur ces aciers-butoirs viennent s'appuyer dans y être fixés à demeure des coffrages Tom en tôle mince.Les banches en béton armé Ba1 , Ba2 sont espacées en fonction des épaisseurs des revêtements de second oeuvre Rv1,Rv2 à mouler sur les éléments "Plancher" et "Mur": 1 / Eléments-plancher Les coffrages Tom sont mis en placez L'élément porteur est alors moulé avec un béton de composition classique simultanément aux parois Rv1 et Rv2 mais ces dernières avec des bétons de com position spéciale A titre d'exemple, la paroi Rv1, formant car relage sera moulée avec un mélange de ciment blanc, de poudre de marbre, de granulats de divers marbres due couleur et de résine pour former une mosaïque vénitienne tandis que la paroi inférieure Rv2 formant plafond le sera avec un mortier bâtard - chaux hy draulique, ciment - avec des granulats ayant des propriétés d'iso lation phonique.Les têtes des éléments-plancher formant le nu des façades ou en saillie seront également moulées avec des mélanges spéciaux appropriés aux finitions des façades. Alors que les bétons et mortiers sont encore à l'état plastique les coffrages Tom sont relevés, la masse plastique pervibrée pour que l'en semble ne forme qu'un seul corps. Les éléments-plancher peuvent alors être immédiatement mis en oeuvre côte à côte avec un joint rejoitoyé de 1 cm environ.Le joint-plafond sera/au platre ainsi que la partie centrale correspondant aux alvéoles, déjà remplis d'un matériau en vrac formant barrière thermique et phonique, tandis que le joint supérieur sera colmaté avec le mélange précité "mosaque vénitienne" ou encore par un ruban en matière plastique en vue de réduire considérablement la transmission des ondes so normes. Le carrelage ainsi constitué sera poncé et poli en chantier lors des finitions. Les fenêtres F seront alors obturées par des carreCIux e céramique ornée.Une variante pour la paroi Rv2 formant plafond consiste à mouler ce revêtement avec un mortier de plâtre et des matériaux ayant des caractéristiques d'isola- tion phonique et thermique tels que l'amiante par exemple ou bien en plâtre pur d'au moins 2,5 cm d'épaisseur en vue de constituer une barrière coupe-feu et d'affaiblissement sonore. Dans ce dernier cas, ce revetement doit être moulé à l'abri du coffrage mobile Tom quelques minutes seulement avant les autres éléments de la structure. 2 / Eléments-mur Dans les mêmes conditions d'éxécution que ci-dessus la paroi Rv1 formant la façade peut être moulée avec un mortier bâ tardai nécessaire hydrofugé - de chaux, ciment,\ résine, poudre de marbre et divers granulats de pierre en vue de reconstituer artificiellement un type de pierre déterminé et l'autre paroi Rv2 avec un mortier bâtard chaux-ciment et sable fin ou encore avec un mortier ayant le plâtre pour liant ou bien encore en pur comme pour les éléments-plancher, en vue de constituer une barrière coupe-feu et d'affaiblissement sonore D'autres ouvrages de second oeuvre préfabriqués peuvent être incorporés aux éléments-porteurs pendant leur moulage.A titre d'exemple les parois Rv1 des éléments-plancher peuvent recevoir des carrelages en grès-cérame, fournis par le fabricant spécialisé, collés sur des bandes de papier spécial aux dimensions demandées ; ces bandes de papier sont alors simplement étendues sur les parois verticales des banches de coffrage. Le bétonnage de l'élément les plaques contre ces parois et l'ensemble ne forme plus qu'un seul bloc. De même les parois Rv2 peuvent être constituées par des panneaux décoratifs simplement posés contre les parois des banches de coffrage : le bétonnage les integrera aux éléments. Il en est de même pour les structures-mur qui peuvent recevoir dans les mêmes conditions des revêtements en grès-cérame, en pâte de verre, en pierre pelliculaire sur les parois extérieures et des panneaux décoratifs ou unis en plâtre sur les parois intérieures. I1 a été exposé plus haut que les alvéoles des éléments "Plancher" et "Mur" peuvent être remplis, en cours de moulage, avec des matériaux en vrac possédant des caractéristiques d'isolation phonique et thermique. Pour les éléments "Mur" ce remplis sage peut également être effectué après la mise en oeuvre, étage par étage, puisque les alvéoles sont alignés verticalement mais avec une particularité supplémentaire : ce remplissage peut être fait avec des grains, de granuloSIétrie appropriée en l'espèce des grains de 1 à 3 mm ae diamètre, de matériaux à très forte densité et ce à double fin : les molécules d'air emprisonnées dans les intervalles formés par les grains en vrac remplissent la fonction d'isolation phonique et thermique alors que le poids de cette masse de grains, ajouté à celui de la structure porteuse forme, selon la loi de masse, un rempart efficace contre les bruits d'impact provenant de l'intense circulation urbaine des poids lourds et surtout de celle aérienne avec les vols des Super-jetsO Les éléments porteurs alvéolés trouvent,en dehors des locaux d'habitation, également leurs applications dans la construction de bAatiments et ouvrages divers agricoles tels que silos pour grains et autres matières végétales à l'état naturel ou transformées en pulpe-cuves pour liquides divers-réservoirs d'eau enterrés ou surelevés-étables - magasins pour la conservation ou la maturation des fruits et produits laitiers etc... en d'autres termes dans toutes les constructions où une barrière thermique régulatrice des températures intérieures est souhaitable, où la condensation sur les parois doit être évitée ou enfin la protection contre l'incendie s'impose. Enfin parmi les caractéristiques que possedent les éléments alvéolés à leur démoulage celle de coupe-feu les désignent tout particulièrement pour être utilisés dans la construction des établissements dangereux-manufactures, usines, entrepôts et autres encore - et les établissements recevant du public - grands maga sins, écoles,hôpitaux, salles de réunions et de spectacles, restaurants, hôtels et autres encore - etoe en dehors des protections contre l'incendie, particulières à chaque type d'établissement, qui peuvent être prises en cours d'éxécution aprés l'éxécution du gros-oeuvre. Ces éléments alvéolés de par leur conception et leur structure sont en fait des produits industriels nouveaux que les diverses techniques de préfabrication partielle ne peuvent mettre sur le marché. REVENDICATIONS 1 / Procédé de préfabrication totale d'un type d'élément alvéolé porteur constitué par deux parois parallèles en béton armé entretoisées par des voiles, verticaux ou inclinés, également en béton armé utilisable à la fois dans la construction des murs et des planchers d'un bâtiment par simple inversion du plan de pose. 20/ Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que les alvéoles sont enchâssés par des corps entièrement creux sans cloisonnements intérieurs, de forme triangulaire ou rectangulaire, munis d'ailettes intérieures, ces corps creux étant fabriqués avec des matériaux ayant des propriétés d'absorption de l'humidi- té ambiante et de résistance thermique. 3 / Procédé selon la revendication 2 caractérisé en ce que les corps creux sont fabriqués de préférence en terre cuite poreu seo 4 / Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2 caractérisé en ce que les assemblages non apparents en béton armé des éléments-mur et/éléments-plancher posés en oeuvre ne nécessitent ni coffrage ni étayage. 5 / Procédé selon l'une quelconque des revendications 1, 2 ou 4 caractérisé en ce que les éléments-plancher sont posés cote à côte avec un écartement de 1 cm. 6 / Procédé selon l'une quelconque des revendications 1, 2, 4 ou 5 caractérisé en ce que les éléments-plancher sont assemblés oeuvre par des nervures et chatnages non apparents en béton armé, transversaux à la portée des planchers, ferraillés et bétonnés in situ dans les alvéoles et dans les réserves aménagés en préfabrication. 70/ Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2 caractérisé en ce que les tronçons d'éléments-mur sont assemblés par des noyaux en béton arrné ferraillés et bétonnés à l'intérieur des enclaves aménagées en préfabrication. 80/ Procédé selon l'une quelconque des revendications 1, 2, 4 ou 7 caractérisé en ce que des piliers d'angle et intermédiaires non apparents formant chatnage vertical sont ferraillés et bétonnés in situ à l'intérieur des réserves aménagées en préfabrication. 9 / Procédé selon l'une quelconqlle des revendications 1, 2, 4, 5, 7 ou 8 caractérisé en ce que tous les éléments-mur et tous les éléments-plancher d'une construction sont rendus solidaires par un ensemble de chatnages verticaux et longitudinaux, de piliers d'angle et intermédiaires, de noyaux d'assemblage, de nervures de répartition des charges, ferraillés et bétonnés in situ à l'intérieur des alvéoles et des réserves. 10 / Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que, à la mise en oeuvre, les alvéoles des éléments-mur sont alignés verticalement et ceux des éléments-plancher, transversalement à la portée de ces aerniers. 11 / Procédé selon les revendications 2 et 3 caractérisé en ce que les corps entièrement creux en terre cuite poreuse coffrent la totalité des faces intérieures des parois à étuver dont les masses de béton sont sensiblement égales. 12 / Procédé selon l'une quelconque des revendications 1, 2, 3, 10 ou 11 caractérisé en ce que les corps creux en terre cuite poreuse pendant la phase chauffage de l'étuvage remplissent le r81e d'échangeur de chaleur humidifiée la distribuant progressivement et uniformément à toutes les parois à étuver. 13 / Procédé selon l'une quelconque des revendications 1, 2, 3, 10, 11 ou 12 caractérisé en ce que, dès l'arrêt de la phase chauffage de l'étuve, les corps creux en terre cuite poreuse remplissant alors le rôle de barrière thermique, permettent le déplacement de la cloche d'étuvage et le remplissage simultané des alvéoles avec un matériau en vrac ayant des propriétés d'isolation thermique et l'obturation des alvéoles par une qalette en plâtre : le refroidissement des masses de béton étuvées s'effectue alors progressivement, très lentement sans choc thermique et sans la protection de la cloche d'étuvage. 14 / Procédé selon l'une quelconque des revendications 1, 2, 3, 10, 11, 12 ou 13 caractérisé en ce que la barrière technique constituée par les corps creux en terre cuite poreuse permet l'utilisation à des fins de production du temps requis normalement par la phase refroissement du cycle étuvage ce qui équivaut pratiquement à une réduction de l'ordre de cinquante pour cent sur la durée globale de ce cycle -chauffage plus refroissement ou en d'autres termes une récupération de plus de trois heures par cycle au profit de la cadence de production 15 / Procédé selon les revendications 1 et 2 caractérisé en ce qu'un carrelage est moulé sur la paroi supérieure de l'élémentplancher en coulant un béton composé de ciment blanc, de poudre de marbre et de granulats de marbre de divers coloris simultané~ ment avec le bétcn de composition classique de l'4lément-çlancher, les des étons ne constituant plus aucun seul bloc au démoulage 16 / Procédé selon les revendications 1 et 2 caractérisé en ce qu'un revetemer.t de pierre reconstituée est moulé sur la paroi extérieure de l'élément-mur en coulant un mortier de ciment blanc, de poudre de marbre et de sable fin concassé de la pierre à reconstitue simultanément avec le béton de l'élément-mur, revêtement faisart ainsi un seul corps avec ltélément-mur au démou lage 17 / Procédé selon les revendications 1 et 2 caractérisé en ce qu'une barrière coupe-feu est moulée contre la paroi inférieure de l'élément-plancher formant plafond en coulant un mortier de plâtre avec un agrégat ayant une certaine résistance au feu parmi lesquels à titre d'exemple l'amiante, l'argile expansée, la pierre ponce ou encore tout autre matériau naturel ou synthétique, ce coulage s'effectuant simultanément avec celui du béton de l'élément-plancher qui s'intègre ainsi à la barrière coupe-feu 18 / Procédé selon l'une quelconque des revendications 1, 2 ou 5 caractérisé en ce que les écartements de 1 cm entre les éléments-plancher sont remplis avec un mortier de plâtre et un agrégat ayant des propriétés d'isolation phonique dans le but d'éliminer la transmission des bruits d'impacts 19 / Procédé selon l'une quelconque des revendications 1, 2 ou 10 caractérisé en ce que,dans les cas d'environnements forts bruyants, les alvéoles des éléments-mur peuvent également être remplis à la mise en oeuvre, étage par étage, par des grains en vrac d'un matériau quelconque de très forte densité en vue de cas tituer une barrière lourde contre les bruits et vibrations d'impact occasionnés par les circulations urbaine et aérienne.