La présente invention concerne une nouvelle matière aminoplaste. L'invention concerne également un procédé pour produire la matière aminoplaste, ainsi que le procédé pour l'utiliser pour conférer des propriétés de "pli permanent" à des étoffes, en particulier à 5 des étoffes cellulosiques. On entend désigner par l'expression "résines pour pli permanent" des substances qui, lorsqu'on les applique à des étoffes, confèrent à ces étoffes des propriétés de "résistance aux faux plis" et de "pressage durable" ou de "pli durable". La propriété de 10 "résistance aux faux plis"(qui est synonyme d'expressions comme "récupération après faux plis", "résistance au froissement", etc.) concerne l'aptitude d'une étoffe à résister à la formation de faux plis et au froissement et à conserver la douceur de sa forme et de sa main ou de son toucher lorsqu'on la porte et la lave de façon 15 répétée. On entend désigner par la propriété de "pressage durable" ou de "pli durable" (ce qui est synonyme d'expressions comme "conservation du pli", etc.) l'aptitude d'une étoffe ainsi traitée à s'égoutter pour sécher sans perdre ses plis et à être portée sans repassage, bien que des personnes exigeantegfcuissent insister 20 pour obtenir ou effectuer un repassage "de rafraîchissement" avant de porter ce tissu. On connaît divers procédés pour conférer des propriétés de pli permanent à des étoffes, en particulier à des étoffes provenant de matières cellulosiques (par exemple des matières cellulo-25 siques "régénérées" comme la rayonne, et des matières cellulosi-ques"naturelles", comme le coton, et les mélanges de coton et de polyester, etc.). Cependant, ces techniques de l'art antérieur présentent un certain nombre d'inconvénients. Ainsi, par exemple, certains des procédés utilisés auparavant pour conférer des pro-30 priétés de pli permanent à des étoffes cellulosiques aboutissent à l'obtention de produits finals qui conservent une quantité ou proportion indésirable de chlore, ce qui endommage les étoffes. En outre, il est en général admis dans le domaine de la finition ou de 1'apprêt des étoffes que les étoffes traitées par les résines 35 antérieurement connues pour leur conférer un pli permanent tendent à subir une altération de couleur et vont présenter une altération supplémentaire, importante et déplaisante, lorsqu'on les 71 24732 2 2098212 chauffe trop. Par conséquent, le comportement global des agents antérieurement connus pour l'apprêt ou la finition des textiles laisse beaucoup à désirer. Ainsi, pour des cotons blancs ayant un pli permanent, les agents de finition ou d'apprêt des textiles 5 doivent conférer à l'étoffe servant de substrat un apprêt ou un fini qui ne se détériore pas par suite d'un blanchiment par un hypochlorite et qui ne provoque pas de dégâts de l'étoffe servant de substrat sous l'effet des acides par suite de ce blanchiment j cet apprêt ou ce fini doit être durable dans les conditions alca-10 lines que l'on rencontre normalement dans les lavages. Les buts de la présente invention sont donc de proposer : - une nouvelle composition qui, lorsqu'on l'applique à une étoffe, en particulier- une étoffe cellulosique, confère à cette étoffe un apprêt incolore de pli permanent ; cet apprêt ou ce 15 fini présente une résistance améliorée à la dégradation par les substances alcalines et les substances acides que l'on rencontre normalement dans les conditions d'un blanchiment et d'un lavage ordinaires ; cet apprêt ne conserve pas une quantité inopportune de chlore, êt ne provoque pas une altération importante et déplai-20 santé de la couleur de l'étoffe lorsqu'on la chauffe trop ; - un procédé pour produire une nouvelle composition qui, lorsqu'on l'applique à une étoffe, et en particulier à une étoffe cellulosique, lui confère un fini ou un apprêt incolore de pli permanent ; cet apprêt présente une meilleure résistance à la 25 dégradation par les substances acides et alcalines que l'on rencontre normalement dans les conditions ordinaires du blanchiment et du lavage ; cet apprêt ne conserve pas une quantité inopportune de chlore et ne provoque pas une altération importante et désagréable de la couleur de l'étoffe si on la chauffe trop ; 30 - un apprêt de pli permanent pour étoffe, ayant une meil leure résistance à la dégradation par les substances alcalines et acides que l'on rencontre normalement dans les conditions ordinaires de blanchiment et de lavage ; cet apprêt ne conserve pas une quantité inopportune de chlore et ne provoque pas une 35 altération importante et déplaisante de l'étoffe si on la chauffe trop ; 71 24732 3 2098212 - un procédé pour appliquer à une étoffe, en particulier à une étoffe cellulosique, un apprêt pour pli permanent, cet apprêt ayant une meilleure résistance à la dégradation par les substances acides et alcalines que l'on rencontre normalement dans les 5 conditions ordinaires de blanchiment et de lavage ; cet apprêt ne conservant pas une quantité indésirable de chlore et ne provoquant pas une altération importante et déplaisante de l'étoffe lorsqu'on la chauffe de trop. On comprendra plus amplement ces buts, et d'autres encore, 10 de la pré|ente invention, ainsi que ses divers avantages, en se référant/la description détaillée qui suit. On atteint les buts définis ci-dessus, selon la présente invention, grâce à la découverte d'une nouvelle composition qui, lorsqu'on l'applique à une étoffe, en particulier une étoffe de 15 textile cellulosique, forme sur cette étoffe un revêtement ou un apprêt qui confère à l'étoffe ainsi traitée d'excellentes propriétés de pli permanent. Plus particulièrement, on produit selon la présente invention cette nouvelle composition en mettant de la crotonylidène-diurée, répondant à la formule suivante : 20 en contact avec une quantité bien spécifiée de formaldéhyde dans des conditions réactionnelles soigneusement réglées. Le produit résultant de la réaction de la crotonylidène-diurée avec le formaldéhyde, selon la présente invention, est une matière aminoplaste constituée par de la triméthylolcrotonylidène-diurée 25 ou comprenant cette diurée qui a la formule développée suivante : BAD ORIGINAL 71 24732 4 2098212 On peut produire la crotonylidène-diurée en faisant réagir l'urée avec 1'acétaldéhyde dans un milieu hydroxylé acide en opérant, par exemple, comme décrit dans le brevet des Etats-Unis d1 Amérique N° 3 190 741. 5 Une caractéristique de la présente invention est que l'on doit utiliser la crotonylidène-diurée de départ à un degré élevé de pureté, est-à-dire sous forme cristalline. En outre, il est particulièrement important que la crotonylidène-diurée soit exempte de corps colorés ou de substances donnant naissance à des corps 10 colorés qui deviennent notables lorsqu'on applique l'aminoplaste à une étoffe ou bien au cours de la durée utile de 11 étoffe ainsi traitée* A cet égard, il a été découvert que la nouvelle matière aminoplaste de la présente invention n'est pas produite lorsqu'on met en contact in situ le formaldéhyde avec le produit brut de la 15 réaction de l'urée et du crotonaldéhyde selon la description faite dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique N° 3 329 519» Puisque l'on a supposé dans la littérature, par exemple 37 Kunststoffe 165 (1947), que la crotonylidène-diurée est un produit de la réaction précitée de l'urée et du crotonaldéhyde, la formation 20 de la nouvelle matière aminoplaste selon la présente invention constitue un résultat surprenant et inattendu. On prépare commodément et de préférence la crotonylidène-diurée convenant pour servir dans la présente invention en opérant de la façon suivante. Il va de soi, bien entendu, que l'on 25 peut utiliser d'autres procédé de synthèse sans sortir du cadre et de l'esprit de la présente invention. Ainsi, on ajoute 270 parties en poids d'urée à un mélange de 99 parties d'acétaldéhyde BAD ORiGINAL 71 24732 5 2098212 et 600 parties d'eau distillée dans un réacteur classique et approprié. On chauffe la solution résultante jusqu'à une température d'environ 60°C. On ajoute ensuite 30 parties d'acide phosphorique (catalyseur), et l'on maintient ensuite la température à une va-5 leur comprise entre environ 60°C et environ 70°C durant une heure. On refroidit ensuite le mélange réactionnel jusqu'à la température ambiante, ce qui provoque la cristallisation de la crotonylidène-diurée. On sépare par filtration ce produit du liquide surnageant, on le lave à l'eau, et le sèche sous vide. On obtient 135,3 g de 10 crotonylidène-diurée solide et blanche, ce qui représente un rendement de 66,9 " i° de la théorie par rapport au poids de l'urée. L'analyse élémentaire du produit correspond à la formule e-fc spectre d'absorption d'infrarouge par ce produit (dans du pétrolatum liquide ou "Nujol")est identique au spectre 15 décrit dans la littérature (voir le brevet japonais N° 492 348). On effectue la réaction de la crotonylidène-diurée avec le formaldéhyde, pour produire la nouvelle matière aminoplaste selon la présente invention, en mettant la crotonylidène-diurée en contact avec une proportion comprise entre environ 2,80 et environ 20 5,0 équivalents molaires de formaldéhyde en milieu hydroxylé. Le solvant hydroxylé utilisé doit être capable de dissoudre les corps mis en réaction, et il doit également pouvoir être séparé par évaporation de la matière aminoplaste formée dans la réaction. Le solvant préféré est l'eau. Les concentrations des corps destinés 25 à réagir dans le milieu hydroxylé ne sont pas fondamentales pourvu que puisse se produire la dissolution des corps devant participer à la réaction. Cependant, lorsqu'on applique la nouvelle matière aminoplaste selon la présente invention à une étoffe, il est avantageux de le faire en immergeant simplement l'étoffe 30 de substrat dans une solution aqueuse de la matière aminoplaste, cette solution étant simplement le milieu aqueux de réaction oîi la matière aminoplaste s'est formée ; ce milieu étant bien entendu modifié par l'addition d'un catalyseur appropriée durcissement du type décrit ci-après. Par conséquent, les concentrations des 35 corps devant participer à la réaction sont de préférence celles qui aboutissent à une concentration de matière aminoplaste qui, à son tour, détermine la quantité de résine "absorbée" par l'étoffe 71 24732 6 2098212 dans le bain de foulardage. Dans un mode particulièrement préféré de réalisation du présent procédé, on conduit la réaction dans de la formaline, c'est-à-dire dans une solution aqueuse de formaldéhyde où. la 5 concentration de ce composé se situe entre environ 35 et environ 40 $. La quantité de formaldéhyde que l'on utilise peut se situer entre 2,80 et 5,0 proportions molaires, et de préférence entre environ 2,90 et environ 3,05 proportions molaires, par proportion molaire de crotonylidène-diurée. L'utilisation de formaldéhyde, 10 en des quantités telles que le rapport molaire entre le formaldéhyde et la crotonylidène-diurée soit inférieur à environ 2,80:^est inopportunçfrarce que la triméthylol-crotonylidène-diurée risque alors d'être contaminée par des quantités importantes de matières qui tendent à inhiber le bon comportement de la matière aminoplaste 15 comme résine pour pli permanent. Par ailleurs, l'utilisation de rapports molaires formaldéhyde:crotonylidène-diurée excédant environ 3,05:1 est moins souhaitable, et l'utilisation de rapports excédant environ 5:1 est particulièrement inopportune. On pense que la raison en est que, lorsqu'il y a présence d'une quantité 20 de formaldéhyde qui excède nettement la quantité stoechiométri- quement nécessaire pour la formation de la triméthylol-crotonylidène-diurée, cet excès tend à contaminer la matière aminoplaste par du formaldéhyde et par des sous-produits qui en proviennent au cours de la distillation et de l'évaporation servant à enlever 25 l'excès de formaldéhyde ou bien au cours des opérations de durcissement, ces opérations nécessitant généralement des températures élevées. La réaction entre la crotonylidène-diurée et le formaldéhyde selon la présente invention est catalysée par un acide ou par 30 une base. Dans des milieux aqueux, on peut conduire la réaction à un pH inférieur ou supérieur à 7. Il est souhaitable de conduire la réaction en milieu basique. De préférence, on conduit la réaction à un pH supérieur à 8 environ et inférieur à 12 environ, et on préfère particulièrement un pH compris entre 9 environ et 10 35 environ. La température et la pression auxquelles on fait réagir la crotonylidène-diurée et le formaldéhyde ne sont pas fondamentales. 71 24732 7 2098212 De façon souhaitable, on conduit la réaction à une température élevée et sous la pression atmosphérique, et l'on préfère une température correspondant à la température de reflux du mélange réactionnel sous la pression atmosphérique. Le temps nécessaire 5 pour l'achèvement de la réaction est généralement inférieur à une heure. Le temps exact nécessaire dépend de la température de réaction, de la concentration du catalyseur (c'est-à-dire du pH) et des corps participant à la réaction. Dans l'exemple 1 ci-après, on se réfère à un procédé classique de titrage pour déterminer 10 le moment où un système réactionnel particulier a atteint l'équilibre . La matière aminoplaste de la présente invention est hydro-soluble j on applique commodément cette matière à une étoffe sous la forme d'une solution aqueuse de cette matière. Par conséquent, 15 le mélange réactionnel, et de préférence le mélange réactionnel aqueux dans lequel se forme la matière aminoplaste, peut servir directement comme solution "de bain de foulardage" où. l'on immerge l'étoffe à traiter ou bien où. on la "traite au trempé". On essore ensuite l'étoffe par des moyens classiques (par exemple 20 entre une paire de rouleaux) pour enlever l'excès de liquide, et l'on effectue ensuite le durcissement. On effectue selon la présente invention le durcissement de la résine aminoplaste sur l'étoffe de substrat dans des conditions de température élevée et de catalyse acide. Une température 25 comprise entre environ 50°C et environ 200°C est généralement efficace pour obtenir le durcissement de la matière aminoplaste selon la présente invention afin de former un apprêt pour pli permanent sur l'étoffe traitée. De préférence, on utilise une température de durcissement comprise entre environ 100°C et envi-30 ron 200°C. Le temps nécessaire pour le durcissement dépend de la température de durcissement et de la concentration du catalyseur. De façon souhaitable, on effectue le durcissement en une période comprise entre 1 et environ 30 minutes, et de préférence entre environ 3 et environ 15 minutes. Les substances convenant pour 35 catalyser le processus de durcissement comprennent n'importe quel(s) oatalyseur(s) acide(s) classique(s) connu(s) jusqu'à présent pour catalyser de façon utile le durcissement des matières 71 24732 2098212 aminoplastes classiques. On utilise en des quantités classiques de tels catalyseurs acides, par exemple à une concentration comprise entre environ 1 % et environ 50 % en poids par rapport au poids des matières aminoplastes. Les catalyseurs comprennent, à 5 titre de catégorie générale, les sels minéraux hydrosolubles qui se comportent comme des acides dits de Bronsted, et il s'agit, par exemple, du chlorure d'ammonium, du chlorure de magnésium, du nitrate de zinc, etc. Selon un mode préféré de réalisation du procédé de traite-10 ment d'une étoffe selon la présente invention, on refroidit jusqu'à la température ambiante le mélange réactionnel aqueux contenant en dissolution la nouvelle matière aminoplaste ; on porte le pH de ce mélange à une valeur d'environ 7,0, et l'on filtre pour qui enlever les matières insolubles / peuvent, ou non, être présentes. 15 On dissout ensuite une quantité classique d'un catalyseur acide de durcissement dans le filtrat, et l'on immerge dans ce filtrat l'étoffe à traiter. La quantité de résine "absorbée" par l'étoffe de substrat est déterminée dans une large mesure par la concentration de la matière aminoplaste dans la solution aqueuse du bain 20 de foulardage. En général, la concentration de la matière aminoplaste dans la solution du bain de foulardage (ce qu'on peut déterminer par voie gravimétrique) se situe, pour des étoffes cellulosiques, entre une valeur égale ou inférieure à 2 environ et une valeur égale ou supérieure à 65 % environ en poids. 25 De préférence, on utilise un bain de foulardage ayant une concentration comprise entre environ 5 et environ 45 et l'on préfère en particulier une concentration comprise entre environ 10 # et environ 25 On obtient commodément la concentration particulière voulue de la matière aminoplaste dans un cas quelconque 30 donné grâce à un ajustement approprié des concentrations des corps devant réagir (c'est-à-dire le formaldéhyde et la crotonylidène-diurée) ou bien par l'addition judicieuse d'eau à une solution, présentant une concentration initiale relativement élevée, de la matière aminoplaste. 35 Après avoir saturé l'étoffe par la solution du bain de foulardage, on retire cette étoffe ainsi traitée du bain, on l'essore entre des rouleaux de matière,inerte (par exemple du â 71 24732 2098212 métal, une matière céramique, etc.)» de préférence des rouleaux en acier inoxydable, et simultanément, ou bien ensuite, on effectue un thermodurcissement à une température comprise dans la gamme précitée. On peut, si on le désire, effectuer l'opération de thermo-5 durcissement en mettant l'étoffe en contact avec des rouleaux de métal chauffé, de préférence des rouleaux d'acier inoxydable chauffés, ces rouleaux pouvant être les mêmes que ceux servant à l'opération d'essorage, ou bien pouvant être des rouleaux différents. Les étoffes, en particulier les étoffes cellulosiques, 10 traitées par la matière aminoplaste selon la présente invention, présentent d'excellentes propriétés de pli permanent. En outre, de telles étoffes ne comportent absolument pas de quantités inopportunes de chlore ; et les étoffes blanches ainsi traitées ne subissent pas d'altération de couleur ; il ne se produit pas non 15 plus d'altération appréciable de couleur par vieillissement ou brûlage ou par trop fort chauffage. Les exemples suivants sont présentés dans le but d'illustrer (mais non de limiter) la présente invention. Dans les exemples les parties et pourcentages sont en poids, sauf indication con-20 traire. EXEMPLE 1 Cet exemple illustre la nouvelle matière aminoplaste selon la présente invention, et le procédé pour son obtention. Dans un réacteur approprié, équipé d'un dispositif classique 25 d'agitation, on introduit 239 g (2,94 moles) de formaline à 37 ("non inhibée") et 15 g d'une solution aqueuse à 10 fo de carbonate de sodium. Au mélange résultant, on ajoute, avec agitation, 172 g (1,0 mole) de crotonylidène-diurée cristalline. On chauffe le mélange réactionnel, qui présente un pH compris entre environ 30 9 et environ 9,5, jusqu'à la température du reflux en l'espace d'environ 20 minutes, et l'on maintient ce mélange à la température du reflux pendant 5 minutes environ. On refroidit ensuite le mélange réactionnel jusqu'à la température ambiante, on ajuste le pH à 7,0, et l'on filtre le mélange réactionnel pour enlever les 35 matières insolubles. Le filtrat limpide contient 2,8 fo de formaldéhyde libre, ce qu'on détermine par "le procédé au sulfite de sodium" décrit dans Walker, Formaldehyde. 3e édition, page 486 71 24732 10 2098212 (fîeinhold, New York, 1964). Par gravimétrie, c'est-à-dire en évaporant une partie aliquote de la solution à 70°C durant 6 heures, et en pesant le résidu, on détermine que la concentration de la matière aminoplaste dans le filtrat aqueux est de 60 % en poids. 71 24732 2098212 EXEMPLE 2 Cet exemple illustre une variante du mode opératoire utilisé dans l'exemple 1 pour produire la triméthylol-crotonylidène-diurée, matière aminoplaste selon la présente invention. 5 Dans ui^éacteur approprié,, muni d'un dispositif classique d'agitation, on introduit 4055 g (50 moles) de formaline à 37 ^ ("non inhibée") et 150 g d'une solution aqueuse à 10 $ de carbonate de sodium. Au mélange résultant, on ajoute, avec agitation, 1720 g (10 moles) de crotonylidène-diurée cristalline. On chauffe 10 ensuite le mélange réactionnel à la température du reflux durant 5 minutes et on le refroidit jusqu'à la température ambiante. On ajoute une charge supplémentaire de 150 g de solution aqueuse à 10 % de carbonate de sodium et 1204 g (7 moles) de crotonylidène-diurée, et l'on chauffe de nouveau le mélange réactionnel 15 jusqu'à la température de reflux à laquelle on maintient ce mélange durant 30 minutes. Après refroidissement du mélange réactionnel jusqu'à la température ambiante, neutralisation du pH et filtration, on obtient une solution de triméthylol-crotonyli-qui dène-diurée / contient 2,7 5" de formaldéhyde inaltéré. 20 EXEMPLE 3 Cet exemple illustre le procédé consistant à traiter une étoffe cellulosique (à 100 % de coton) par la triméthylol-crotonylidène-diurée, matière aminoplaste selon la présente invention. 25 On prépare les bains de foulardage, servant à cette évaluation, à deux concentrations différentes, à savoir, 10 % en poids de résine pour pli permanent et 25 fo en poids de résine pour pli permanent. On inclut également dans chaque bain de foulardage 20 % de nitrate de zinc (catalyseur de durcissement) 30 par rapport au poids de la matière aminoplaste. On traite quatre échantillons de l'étoffe légère de coton par chaque solution de bain de foulardage, ce qui représente un total de huit échantillons. Quatre échantillons supplémentaires servent de "témoin". On fait durcir les échantillons 35 portant un numéro impair durant trois minutes à 165°C, et l'on fait durcir durant 6 minutes à 165°C les échantillons portant 71 24732 12 2098212 un numéro pair. Sur les deux échantillons portant un numéro impair et qui ont été traités par chaque solution, on lave une fois un échantillon (dans du "Tide") , et on lave 25 fois l'autre échantillon. On évalue pour les échantillons d'étoffe 5 la main (ou le toucher), l'aspect, la résistance aux déchirures de port immédiat et l'aspect du tissu après un processus de lavage et l'utilisation/ d'xuivêtement (sans repassage intermédiaire). Les résultats obtenus sont résumés au tableau I. TABLEAU I O 2 o Traitement d'une étoffe légère à 100 Ç- de coton pour lui conférer un pli pemanent lichan- Traitement Nombre Aspect Aspect Min (2) Aspect après Résistance à la déchi- tillon N° ne après après Après Après lavages durcis- lavage durcis- lavage sement sement lavage (1) rure après lavage ( 3 ) Chaîne Trame 1 Pan de traitement 1 Bon 1 1 1 2,0 1,9 2 II 1 Bon 1 1 1 ,3<> 1 ,0 3 tt Bon 1 1 1 1,18 1,03 4 tf 25 Bon 1 1 2 1/59 1 ,36 5 Bain a 10 : 1 Bon 1 1 4 1 , b7 1 ,59 b It 1 Trèrs ié-t ;erement jaune !» ! i 1 4-5 1 ,59 1 ,5 7 If 2l) Bon è a> 1 1 4-5 1, (>& 1,18 8 ff Très légèrement, jaune 'ci a) 1 1 5 1 ,63 9 B;.in 2 '.5 - 1 Bon ro ed O 1-2 1 5 - 1,32 10 Il 1 Légèrement jaune 1-2 1 5 - 1,5 1 1 1! Bon 1-2 1 5 - 1,18 1 2 It 2e) Légèrement jaune 1-2 1 5 - 1,18 "\l ro -i> \l Uxl ro ro o CD ho fO ■A, 71 24732 14 2098212 (1) Il s'agit de l'aspect iu xissu après lavage, sans repassage, prêt à porter. Une cotation de 1 indique un tissu très froissé et une cotation de 5 indique un tissu sans faux-pli (c'est- à aire ayant un excellent pli durable ou un excellent pres-5 sage durable). Le mode opératoire utilisé est décrit dans AAATC N° 124-1967. (2) Une cotation de 1 correspond à un toucher "doux" et acceptable ; une cotation de 5 correspond à un toucher "raide" et indésirable. 15 (3) Les mesures de la résistance à la déchirure (en kg) sont effectuées sur un appareil iSlmendorf d'essai de déchirure. EXEMPLE 4 Cet exemple illustre le traitement d'une étoffe partiellement 20 cellulosique (c'est-à-dire un mélange 50/50 de polyester et de popeline de coton tjout pantalon) par la triméthylol-crotonylidène-diurée, matière aminoplaste selon la présente invention. Le bain aqueux de foulardage servant dans cet exemple a le composition suivante : 25 Aminoplaste 20 "p Nitrate de zinc (catalyseur de durcissement) 4 v (c'est-à-dire 20 % par rapport au pourcentage d'amino-30 plaste présent) "ÏSmersoft 7777" (plastifiant) 3 - "Triton X-2000" 0,5 On traite selon la présente invention trois échantillons (N° 7 à 9) de cette étoffe, et l'on utilise trois échantillons 35 (numéros 1 à 3) comme"témoin". Après leur immersion, oi: essore les échantillons et on les fait durcir durant 5 minutes à 170CC. Les résultats des essais concernant l'étoffe traitée sont résumés au tableau II. BAD ORIGINAL1 Echantillon N° 2 3 TABLEAU II Traitement d'un mélange 50/50 de polyester et de popeline de coton pour lui conférer un pli permanent Traitement Nombre de M.'iin Aspect l'as de traitement lavages après Après durcis- 1 la-sement vage Après Après Après 25 la- durcis- lavage vages sement 25 1 1 2 2 1 1 Bon Bon Résistance à la déchirure après lavage chaîne 3,42 5,9 trarne 2,95 VI ro VI ro VJ1 8 9 Bain à 20 '/(■■ It 25 1 1 3-4 3-4 3-4 2-3 2-3 2-3 Bon 2,54 3,09 2,45 2,41 ro o VO 00 ro m ro 71 24732 16 2098212 REVENDICATIONS 1 . Composition de résine aminoplaste, caractérisée en ce qu'elle répond à la formule développée suivante : 2. Matière aminoplaste, utile pour conférer des propriétés 5 de pli permanent à des étoffes, cette matière étant caractérisée en ce qu'elle est formée par la mise en contact d'une proportion molaire de crotonylidène-diurée initialement cristalline avec line quantité, comprise entre environ 2,80 et environ 5,0, propor-tiongfaolairegâ.e formaldéhyde, cette mise en contact étant ef-10 fectuée dans un mi,lieu hydroxylé, en présence d'une quantité catalytique d'un acide ou d'une base et à une température comprise entre la température ambiante et la température de reflux du milieu hydroxylé, afin d'effectuer la réaction entre la crotonylidène-diurée et le formaldéhyde. 15 3. Matière aminoplaste formée selon la revendication 2, caractérisée en ce que le milieu hydroxylé utilisé est un milieu aqueux ; on utilise une quantité de base telle quçle pH du milieu aqueux doit compris entre environ 8 et environ 12 ; et la température utilisée est la température de reflux du 20 milieu aqueux sous la pression atmosphérique. 4. Matière aminoplaste formée selon la revendication 3, caractérisée en ce qu'on met en contact une quantité comprise entre environ 2,90 et environ 3,05 proportions molaires de formaldéhyde avec une proportion molaire de crotonylidène-diurée, 25 et en ce que le pH du mélange réactionnel se situe entre environ 9 et environ 10. bad original 71 24732 17 2098212 5. Apprêt pour conférer un pli permanent à un textile, caractérisé en ce que cet apprêt est formé par la mise en contact d'une matière aminoplaste, obtenue selon la revendication 2, avec un catalyseur acide de durcissement, et en ce qu'on 5 effectue cette mise en contact à une température d'au moins 50°C environ pour durcir la matière aminoplaste. 6. Apprêt pour conférer un pli permanent à une matière textile, selon la revendication 5, caractérisé en ce que le catalyseur acide de durcissement est choisi dans le groupe 10 constitué par les sels minéraux qui se comportent comme des acides/Bronstea, et en ce qu'on opère à une température comprise entre environ 100°C et environ 200°C. 7. Procédé pour conférer un apprêt de pli permanent à une étoffe, caractérisé en ce qu'on met l'étoffe en contact 15 avec une solution, dans un milieu hydroxylé,d'une matière aminoplaste formée selon la revendication 2, en présence d'un catalyseur acide de durcissement, et en ce qu'on expose ensuite l'étoffe ainsi traitée à l'action d'une température au moins égale à 50°C environ pour durcir la matière aminoplaste. 20 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'étoffe est une étoffe cellulosique ; la solution de matière aminoplaste dans -un milieu hydroxylé est une solution aqueuse ; la concentration de la matière aminoplaste dans la solution aqueuse se situe entre environ 2 fi- et environ 65 fi- en 25 poids; on choisit le catalyseur acide de durcissement dans le groupe constitué par les sels minéraux qui se comportent comme des acides de Bronsted; et en ce que la température à laquelle on expose l'étoffe, après le contact, se situe entre environ 100°C et environ 200°C.