i 2000607 La présente invention se rapporte à tin procédé de fabrication de produits basé sur la sélection de lots de composants selon leurs valeurs et selon la distribution statistique des paramètres intéressants de chacun de ces lots du point de vue de leur utili-5 sation dans ces produits. Ce procédé est particulièrement applicable au contrôle de la fabrication de produits de masse. La fabrication de produits ou d'articles de masse implique, entre autres, la conception de 1*article, 1'approvisionnement en matériel, la production de l'article et le contrôle de la qualité 10 de celui-ci. Dans toutes les usines de grandeur raisonnable, ces fonctions — conception, approvisionnement, fabrication et contrôle de qualité — sont exécutées par des départements séparés dont les intérêts ne concordent pas toujours. Cfest ainsi, par exemple, que pendant les périodes où le produit est très demandé, 15 les responsables de la production peuvent relâcher les normes de qualité en vue d'augmenter le niveau de la production. Inversement, les responsables du contrôle de la qualité imposent parfois une rigueur qui n'est ni nécessaire, ni économique du point de vue du produit considéré. Comme troisième exemple, les responsa-20 bles de la conception d'un produit peuvent, en se fondant sur l'hypothèse que le personnel de l'usine est relativement peu qualifié, demander l'utilisation de composants relativement coûteux, alors que des composants moins chers — ayant, par exemple, des tolérances plus larges —, pourraient tout aussi bien être uti-25 Usés. En bref, du fait que l'on manque parfois d'informations fiables sur lesquelles on pourrait baser des décisions judicieuses, et du fait que les différents départements qui assument la responsabilité de la fabrication ont des intérêts qui ne concordent pas toujours, le produit fini n'est souvent pas le plus 30 avantageux en ce sens que, par exemple, celui-ci n'est pas réalisé de la façon la moins coûteuse possible sans nuire à sa qualité ou à ses performances. La présente invention apporte un procédé de fabrication de masse qui élimine la plupart des inconvénients indiqués ci-dessus et 35 qui permet de produire efficacement un article ayant tin niveau de qualité donné. Selon un mode xle. réalisation préféré de l'invention, on se base sur les propriétés statistiques de certains paramètres de lots de pièces sélectionnées expérimentalement pour la fabrication 40 d'articles de masse, pour déterminer si ces lots sont ou ne sont 69 01202 2 2000607 pas propres à être utilisés, c'est-à-dire, si les lots sélectionnés peuvent être adoptés ou non pour la fabrication. Plus précisément, lorsqu'il a été décidé qu'un groupe donné de lots ne convient pas pour la fabrication^ l'un, au moins, des lots est 5 remplacé pour s'assurer que les produits ainsi fabriqués permettent (et sont en nombre suffisant) pour permettre de poursuivre la fabrication.. Selon une autre particularité de l'invention, en même temps que les propriétés statistiques des paramètres des lots de pièces sont mesurées, on détermine par le calcul les per-10 formances qui sont à attendre des articles, et ces paramètres de performance sont utilisés pour établir les limites d'essai à adopter pour la vérification des articles et qui sont ensuite employées pour effectuer les essais sur les articles fabriqués. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressor-15 tiront de la description qui va suivre, donnée uniquement à titre d'exemple nullement limitatif, en référence au dessin annexé, dans lequel : - la Fig. 1 est un organigramme illustrant certaines étapes du procédé de fabrication de l'invention; 20 - la Fig. 2 est un schéma par blocs du système de l'invention; - la Fig. 3 est un schéma de principe d'un composant, notamment d'un amplificateur stéréophonique à un étage -, d'un article produit en masse; - les Fig. 4 et 5 illustrent les stimuli appliqués et les ten-25 sions perçues pendant certains essais du module de la Fig. 3; et, - la Fig. 6 est un schéma par blocs d'un amplificateur. À. l'heure actuelle, lorsque l'ingénieur d'études spécifie une pièce où un composant devant être utilisé pour la fabrication d'un article produit en masse, il indique les valeurs des paramè-30 très de cette pièce et les écarts maximaux acceptables de ces valeurs, c'est-à-dire, les " tolérances C'est ainsi, par exemple qu'une résistance peut devoir avoir une valeur de 100 A - 5 Ce mode de spécification des composants n'est pas utilisé dans la présente invention. Au lieu de cela, les paramètres des composant 35 doivent avoir un certain type de distribution par exemple, une distribution gaussienne, uniforme, triangulaire ou autre, et la tendance centrale de cette distribution doit être comprise dans certaines limites, ces paramètres devant, en outre, avoir certaines autres propriétés statistiques. On est d'avis que ceci cons-40 titue une façon plus réaliste et plus naturelle pour décrire les 69 01202 3 2000607 pièces, tout en rendant possibles certains calculs et certaines prédictions, qui seront exposés brièvement plus en détail. Dans l'exposé qui suit, l'invention sera d'abord discutée en termes généraux,, Ensuite, des exemples spécifiques seront donnés 5 pour illustrer la manière dont ces principes sont applicables à la fabrication d'un article particulier. L'organigramme de la Fig. 1 montre quelques unes des étapes d'un procédé, conforme à l'invention, de fabrication en masse d'articles. Un tel article peut être composé d'un nombre m d'élé-10 ments différents où l'élément A peut être un transformateur, l'élément B une unité de circuit intégré, etc. Ces éléments peuvent être fournis par différents fabricants et peuvent arriver à un point de centralisation de l'usine. flans le procédé de fabrication de la présente invention, cha-15 que lot d'éléments est contrôlé (Poste D), de préférence par une technique d'échantillonnage séquentielle, qui est en eile-mê'me universellement connue. (Voir, par exemple, Â® Wald " Sequential Analysis ", tfiley Publications). Cette technique consiste à prélever au hasard un échantillonnage, c'est-à-dire, un certain nom» 20 bre d'éléments, d'un lot de 500 à 1000 éléments, par exemple, et à mesurer les paramètres intéressants de ces éléments (certains exemples spécifiques de ces essais sont donnés plus loin)® La grandeur de l'échantillon, c'est-à-dire, le nombre d'éléments qui doivent être vérifiés pour déterminer les caractéristiques inté H est à espérer que les éléments vérifiés répondent aux spécifications et s'il en est ainsi, ils sont sélectionnés (E) pour la fabrication des produits finis. Par contre, lorsque le lot d'é-40 léments ne satisfait pas aux spécifications, il peut néanmoins v BA~ ORIGINAL ' 69 01202 4 2000607 éventuellement être utilisable pour la fabrication de certains produits finis en le combinant avec les autres lots d'éléments. Dans ce cas, ce lot est provisoirement accepté (F). Une troisième possibilité est que les caractéristiques des éléments sont si é-5 loignées des spécifications qu'ils ne sont pas utilisables. Dans ce cas, la technique d'échantillonnage utilisée indique que tout le lot d'éléments doit être rejeté (G), soit en le renvoyant au fournisseur, soit en le contrôlant tout entier afin de ne conserver que les éléments qui satisfont aux spécifications, les autres 10 étant mis au rebut. Dans le système de la présente invention, un lot d'éléments peut être rejeté pour différentes raisons. C'est ainsi, par exemple, que lorsqu'un échantillon contrôlé indique une proportion excessive d'éléments dont le paramètre mesuré a une valeur supé-15 rieure de 4s, où s est " l'écart standard ", de la valeur donnée de ce paramètre, le lot est rejeté. L'expression " écart standard** (qui est parfois désigné par la lettre grecque sigma), se rapporte au degré de n dispersion " ou en se plaçant sous un autre angle au degré de » concentration " des mesures effectuées sur un 20 paramètre donné. Un lot peut aussi être rejeté lorsque la " valeur moyenne " ou " tendance centrale n/u d'un paramètre mesuré diffère de plus d'une quantité donnée du /U demandé par les spécifications. Les ternes yu et s et autres mentionnés plus loin sont définis avec plus de précision par de simples équations dans tous 25 les ouvrages sur les statistiques, comme, par exemple, dans l'ouvrage de S.S» Wilkes " KLementary Statistical Analysis " Princeton University Press 1951. Un lot d'éléments peut être conditionnellement acceptable lorsqu'il se compose, par exemple, d'une proportion excessive d'unités 30 dont le paramètre mesuré est compris entre les points 3S et ks et/ou lorsque sa tendance centrale " mesurée " correspond à l'expression suivante : ( A * ss) dans laquelle ^s est la tendance spécifiée et sg est l'écart 35 standard spécifié. Le terme n mesuré " est mis entre guillemets ci-dessus car ce qui est réellement mesuré est une tension, un courant, etc., représentatif d'un paramètre et que c'est à partir d'un groupe de telles mesures qu'une grandeur, telle que ou s_ est calculée» m 40 Comme il a été mentionné ci-dessus, des échantillons des élé- BAD ORIGINAL 6 9 J i JL V JL 5 2000607 ments de tous les lots A ... M sont vérifiés. Les lots d'éléments que les essais indiquent comme étant entièrement acceptables et les lots d'éléments que les essais indiquent comme étant' condition-nellement acceptables sont ensuite placés ensemble dans une aire 5 de magasinage (poste H). Dans line certaine situation pratique, qui sera discutée brièvement, un nombre d'éléments de chaque lot suffisant pour permettre la fabrication de 500 produits finis est conservé. Ceci peut représenter le nombre de produits devant être fabriqués en une journée de travail de huit heures. 10 Les essais effectués sur les lots d'éléments A ••• H indiquent si ceux-ci satisfont ou non aux spécifications ou satisfont condi-tionnellement à celles-ci, mais indiquent aussi la distribution réelle des paramètres considérés des éléments de chaque lot. C'est ainsi, par exemple, qu'un lot de résistances qui ont une valeur 15 ohmique nominale de 100 ohms peut être trouvé comme ayant une distribution normale, c'est-à-dire gaussienne avec une tendance centrale de 98 ohas et avec 65 $ des résistances ayant une valeur comprise entre 97 et 99 ohms. Cette information est calculée par la mise calculatrice numérique qui commande le fonctionnement des 20 stations d'essais mesurant la résistance ou d'autres paramètres intéressants. A partir de cette information, la calculatrice détermine aussi les performances (poste I) que l'on est en droit d'espérer, d'une part, des sôus-ensemELes fabriqués avec ces éléments et, d'autre part, des produits finis fabriqués avec ces 25 sous-ensembles. Ces prévisions de performances sont utilisées (Poste J), de la manière décrite ci-après, pour adopter ou rejeter de la fabrication des produits, un lot d'éléments donné* Il est bien évident que les performances des produits finis doivent satisfaire à une norme commerciale initialement stipulée 30 pour le produit. C'est ainsi, par exemple, que dans le cas d'un récepteur de radio, celui-ci doit avoir un certain gain, une certaine sélectivité, une certaine absence de bruits, etc. Toutefois, les essais effectués sur les lots de composants peuvent indiquer que le produit fini aura des paramètres qui diffèrent des normes 35 commerciales en ce sens que les produits finis seront meilleurs qu'il n'est exigé. Ces valeurs sont utilisées pour le contrôle des produits finis afin de déterminer non seulement s'ils sont commercialisables, mais encore si le processus de fabrication se déroule comme il convient. En d'autres termes, lorsqu'un produit 40 fini, tel qA'un récepteur de radio, ne satisfait pas aux normes 69 01202 6 2000607 prédites par la calculatrice, tout en étant acceptable du point de vue commercial, ce manque à satisfaire aux.normes prescrites peut indiquer une défectuosité quelconque dans le processus de fabrication. Cette information permet ainsi de corriger le pro-5 cessus de fabrication avant qu'il se soit détérioré au point de rendre le produit inacceptable. La calculatrice indique avec une grande précision, le pourcentage de produits finis qui, selon les prévisions, satisferont aux normes commerciales. C'est ainsi, par-exemple, que dans une série 10 de 500 récepteurs, la calculatrice peut indiquer que 492 récepteurs pourront être commercialisés et que huit récepteurs ne seront pas vendables et, par conséquent, seront inacceptables. Des calculs ont été faits pour indiquer le pourcentage de produit s finis qui doivent être bons pour que le processus de fabrication 15 soit profitable. Si ce pourcentage est satisfait (N), les lots d'éléments sélectionnés sont utilisés pour la fabrication de sous ensembles et de produits complets (Poste K). Les calculs effectués par la calculatrice peuvent indiquer qu'un nombre de produits finaux inférieur au nombre désiré sera 20 acceptable lorsque les lots d'éléments initialement réunis sont utilisés pour la fabrication du produit fini (0). La calculatrice numérique est programmée pour calculer non seulement cette information, mais aussi les performances réelles qu'on est en droit d'attendre des produits finis qui seront inacceptables. La calcu-25 latrice est, en outre, programmée pour comparer les paramètres de fonctionnement calculés pour les produits finis avec ceux désirés pour ces produits et pour indiquer les composants responsables des performances inacceptables (poste L). Il convient de se rappeler, à ce point, que certains des élé-30 ments acceptés initialement ne l'ont été que conditionnellement et il s'avère généralement que les performances inacceptables du produit fini sont dues à ce groupe d'éléments. Lorsque l'imprimante ou tout autre dispositif indicateur optique associé à la calculatrice indique les éléments qui ne conviennent pas, on rem-35 place ceux-ci par un second groupe d'éléments du même type (poste P). Ce second groupe d'éléments est vérifié exactement de la même façon que le premier et s'il est acceptable ou conditionnellement acceptable, les éléments qui le composent sont réunis aux autres groupes d'éléments. Ensuite, la procédure ci-dessus est 40 répétée. 69 01202 7 2000607 H convient de mentionner que, à ce stade, on sait non seulement quels éléments sont * médiocres N mais aussi quelles sont les caractéristiques de ces éléments qui doivent être améliorées* Dans la pratique, on peut trouver qu'il est parfois plus économi-5 que d'imposer des spécifications plus rigides à un élément relativement peu coûteux et de relâcher les exigences se rapportant à un élément plus cher, tout en obtenant un produit qui est meilleur et moins coûteux que le produit fabriqué selon le plan initial. C'est ainsi, par exemple, que lors de la fabrication d'un récep-10 teur de radio, il se peut qu'un lot conditionnellèment accepté de condensateurs jumelés qui coûtent 7,50 F pièce provoque un nombre excessif de rejets. Ce lot peut dans certains cas, être conservé tandis qu'un lot de n bonnes " résistances, coûtant 5 centimes pièce, peut être remplacé par un lot de meilleure qualité, malgré 15 une légère augmentation du prix unitaire des résistances, afin de ramener le nombre des rejets à un niveau acceptable, réalisant ainsi une économie considérable. Selon la technique de fabrication de la présente invention, au moment où les performances des sous-ensembles et des ensembles 20 complets sont calculées, des limites appropriées sont automatiquement déterminées pour les programmes d'essai de ceux-ci. Ces programmes d'essais sont ensuite utilisés dans les stations d'essai pour vérifier les performances des sous-ensembles et des ensembles finaux, comme il est expliqué brièvement. 25 Les parties principales du système de la présente invention sont représentées sur la Fig. 2. Les lignes en tirets indiquent les trajets le long desquels lés matériaux circulent. Les lignes continues indiquent les interconnexions électriques, chaque ligne représentant tin câble à plusieurs conducteurs. 30 Les nombreux composants entrant dans la fabrication de masse d'un produit arrivent dans la région à située au coin supérieur de gauche de la Fig. 2. La première étape de la fabrication consiste à essayer les composants et à déterminer la distribution statistique par rapport à certains critères de performance de di-35 vers paramètres des pièces qui arrivent et à tenir une comptabilité de cette information. Le contrôle est effectué aux stations d'essai de composants 10. Un opérateur peut choisir au hasard un échantillon parmi les composants d'entrée et placer cet échantillon sur un panneau 40 d'essai spécial. Pour donner un premier exemple simple, dans le 69 01202 8 2000607 cas de résistances, 40 ou 50 résistances peuvent être choisies dans un lot comprenant de 500 à plusieurs milliers de résistances et les résistances ainsi choisies sont placées entre ma nombre correspondant de groupes de terminaisons du panneau. Le panneau 5 pourrait également comporter un moyen pour identifier les éléments de circuit à vérifier, par exemple, une série de contacts qui indiqueraient à la station d'essai que les objets à vérifier sont des résistances qui ont une certaine valeur nominale ou moyenne (/u)' telle que 100 ohms, un certain écart nominal s, tel que 2 10 ohms, avec une distribution connue, par exemple, une distribution gaussienne» Après que les panneaux® tels que celui ci-dessus, ont été assemblés, on les enfiche dans une ou plusieurs des stations d'es-sai contenues dans le rectangle 10» La station d'essai opère sois 15 la commande de 11 équipement de commande local 12 qui est logé dans 1*enceinte de l'usine et cet équipement de commande local est, de son côté, commandé par une calculatrice numérique 14 du type à programme. La calculatrice numériqueP qui peut être une Spectra 70-45 de la Société américaine RCA, ou tout autre machine du com-20 merce, est normalement installée dans un local à air conditionné et peut être éloignée de plusieurs dizaines à plusieurs centaines de mètres de l'atélier de l'usine et de l'équipement de commande Le fonctionnement d'un système d'essai de ce type est analogue 25 à celui du système d'essai de couleurs à commande par calculatrice décrit dans la demande précitées En bref, en réponse aux données d'identification fournies à la calculatrice numérique 14 par l'équipement de commande local 12, celle-ci choisit dans sa mémoire un programme d'essais convenant aux composants particuliers dont 30 il s'agit. Ce programme peut être inscrit dans la mémoire principale de la calculatrice 14 ou bien peut être conservé dans une pièce de l'équipement périphérique, telle qu'un disque qui est logé dans le rectangle 16. Lorsque le programme est inscrit sur un disque, il est rapidement transféré à la mémoire principale de la 35 calculatrice laquelle incite alors l'équipement de commande local à ordonner à la station d'essai de procéder aux essais nécessaires» C'est ainsi, par exemple, que l'équipement local peut faire en sorte que la station d'essai applique un courant prédéterminé, successivement aux résistances à vérifier et chaque fois qu'un cou-40 rant est appliqué à une résistance, un, circuit de mesure de la local. L = '-- - \ O ? „ i jl\j i. 9 3607 station d'essai peut mesurer la tension apparaissant aux bornes de cette résistance. Les tensions successives ainsi obtenues sont appliquées à un convertisseur analogique-numérique de l'équipement de commande local 12 qui les traduit en mots binaires suc-5 cessifs• Lorsqu'on utilise une technique d'échantillonnage séquentielle, la calculatrice effectue, après chaque mesure d'un élément, tel qu'une résistance, des calculs sur le mot binaire (s) représentatif de cette mesure ou des mesures des éléments précédents du 10 même échantillon. L'un de ces calculs implique une détermination statistique du moment où un nombre suffisant d'éléments de cet échantillon ont été vérifiés pour obtenir une estimation fiable des caractéristiques intéressantes du lot d'éléments tout entier dont l'échantillon provient. Lorsque, pour essayer, on a choisi, 15 par exemple, tin échantillon comprenant 50 éléments, il peut très bien arriver que la calculatrice décide qu'une estimation fiable a été obtenue après que seulement 15 de ces éléments ou même moins ont été essayés. Dans ce cas, elle le signale à l'opérateur et n'effectue plus d'essais sur les éléments restants de l'échan-20 tillon. Bar contre, il arrive parfois que les 50 éléments de l'échantillon ne fournissent pas les données désirées avec une certitude suffisante. Dans ce cas, un signal est renvoyé à la station d'essai pour indiquer à l'opérateur qu'un second échantillon (un autre groupe d'éléments) doit être prélevé du même lot et vérifié. 25 Les essais et les calculs s'effectuent très rapidement — en l'espace d'une fraction de seconde. Lorsque la calculatrice 14 estime que les essais effectués ont fourni suffisamment de données pour obtenir une détermination précise des caractéristiques (écart standard, allure de la courbe 30 de distribution, tendance centrale et pente de celle-ci, etc.) de tous les éléments du lot duquel l'échantillon a été prélevé, elle l'indique sur l'imprimante ou sur le dispositif équivalent situé à la station d'essai dans le rectangle 10, qui vérifie l'échantillon, de sorte que l'opérateur peut passer à l'essai du lot suivant 35 de pièces. La calculatrice indique aussi si tout le lot est acceptable ou s'il doit être rejeté. Les calculs nécessaires pour obtenir les valeurs des diverses grandeurs statistiques ne présentent aucune difficulté (comme on peut le voir en se reportant à la littérature concernant les statistiques), et sont facilement 40 programmés sur n'importe quelle calculatrice universelle comme, 69 01202 10 2000607 par exemple, la EGA Spectra 70-45» Les règles de décision pour déterminer si un lot est acceptable ou non impliquent des comparaisons entre les données calculées et les données se rapportant à fa., à s, etc., qui sont inscrites dans la mémoire de la calcu-5 latrice et qui sont aussi facilement programmables. Plusieurs centaines de composants ou même plus, peuvent être nécessaires pour la fabrication d'un article relativement compliqué. Chaque lot de composants est vérifié par des techniques d'échantillonnage séquentielles de la manière décrite ci-dessus 10 et quand le contrôle est achevé, les lots acceptés ou acceptés conditionneliement sont groupés ensemble et sont classés dans une aire de magasinage. Cette aire de magasinage est indiquée en 18 sur la Fig. 2. Elle peut contenir un nombre suffisant de groupes de lots de composants pour une à 20 journées de travail, c'est-à-15 dire, de une à 20 journées de fabrication de huit heures. Le nombre des groupes de composants dépend de certains facteurs économiques, tels que les frais d'inventaire, les frais de magasinage des pièces, les risques de rupture de stock et de perte de temps de production, etc. Dans la fabrication d'un article compliqué, 20 tel qu'un récepteur de radio, il suffit qu'un petit nombre de groupes de lots, par exemple, trois, soit présent, à tout instant -à condition qu'il y ait une réserve suffisante de composants non-vérifiés. Pour d'autres articles, un plus grand nombre de groupes de lots peut être préférable. Aux fins d'illustration, vingt 25 groupes sont représentés sur la Fig. 2. Le dernier groupe de lots de composants essayés est marqué " set 20 " sur la Fig. 2 et se compose des petits m groupes de composants nécessaires pour fabriquer 500 produits, tels que des récepteurs. Ce groupe 20 est un groupe de composants ayant une 30 relation entre eux et qui traversent ensemble la chaîne de fabrication. De même, le groupe 19 qui a été précédemment vérifié et magasiné est un groupe d'éléments ayant une relation, etc. La sélection de composants qui vient d'être décrite est une sélection expérimentale. Au moment où les divers composants sont 35 rassemblés, la calculatrice numérique 14 a inscrit, dans sa mémoire, des données se rapportant aux valeurs des divers paramètre"; de ces composants et leur distribution. La calculatrice a aussi conservé dans sa mémoire un programme de calculs devant être effectués sur ces données afin de déterminer un certain nombre de iiO choses différentes. Premièrement, elle va déterminer quel pour 69 01202 n 2000607 centage de récepteurs complets vont se situer dans les limites des spécifications et quel pourcentage sera, en dehors. On peut espérer qu'un nombre suffisant de composants se situeront à l'intérieur des spécifications et qu'il sera économique de poursuivre 5 la fabrication des récepteurs en utilisant le groupe de lots 20 qui vient d'être sélectionné. Toutefois, lorsque les résultats obtenus par la calculatrice indiquent qu'un tri>p petit pourcentage des récepteurs finis sera acceptable, ceci revient à dire que les frais de réparation des produits inacceptables seront trop 10 élevés et que, par conséquent, le prix de revient de ceux-ci sera excessif. Le programme contenu dans la calculatrice indique automatiquement si le groupe de lots 20, par exemple, est ou non satisfaisant. Lorsqu'il est satisfaisant il est n lié ", c'est-à-dire, 15 qu'il est certifié propre à la fabrication et aucun composant n'en sera ensuite ajouté ou enlevé jusqu'au départ de la fabrication. Par contre, lorsque le groupe de lots n'est pas satisfaisant, la calculatrice détermine, à partir des données d'essai qu'elle a accumulées, la raison pour laquelle il y aura un pourcentage anor-20 malement élevé de produits inacceptables. H convient de mentionner que la détermination, si une distribution de produits finaux acceptables ou non va résulter d'un groupe particulier de lots est prise immédiatement après qu'un groupe complet de lots a été mesuré. Aucune mesure d'un autre grou-25 pe de lots n'y est faite avant que cette détermination soit ache«> vée. C'est ainsi, par exemple, que les mesures du lot 20 ne commencent pas avant que le groupe de lots 19 ait été " lié w. A la différence de ce qui se passe dans le système de la demande précitée, au moment où l'analyse est faite dans le présent 30 système, les produits finaux n'ont pas été fabriqués, mais, au lieu de cela les valeurs des paramètres que les produits finaux auraient eus, s'il avait été permis à la fabrication de se poursuivre, sont calculées. Pour donner un exemple simple, avant l'instant où la fabrication commence, la calculatrice 14 peut in-35 diquer qu'un lot de résistance qui avait été accepté pour le groupe 20 mais qui, éventuellement, ne satisfait pas entièrement aux spécifications initialement imposées à ces résistances, doit être remplacé par des résistances ayant une valeur moyenne plus élevée. Comme second exemple, la calculatrice pourrait indiquer que les 40 transformateurs de fréquence intermédiaire ont des bandes passan o9 01202 12 2000607 tes insuffisantes, Etc. Dans chaque cas, avant que la fabrication ne commence, le lot de composants qui a été signalé comme ne convenant pas, est enlevé et remplacé par un autre qui, on l'espère, est compatible avec les composants restants. Le lot de com-5 posants ainsi substitué est vérifié aux stations 10 de la même manière que précédemment et la calculatrice 14 effectue ensuite une autre série de calculs pour déterminer si un pourcentage suffisamment élevé des produits finaux sera acceptable. Après avoir déterminé qu'un groupe de lots peut être lié, la 10 calculatrice 14 détermine aussi ce que devraient être les performances des " panneaux M de basse fréquence (chacun de ces panneaux comprenant un certain nombre d'étages d'amplification de basse fréquence)? des panneaux de hauts fréquence (chaque panneau comportant, par exemple, plusieurs étages de haute fréquence et 15 l'oscillateur local), et des autres sous-ensembles et, aussi, ce que devraient être les performances du récepteur complet et détermine aussi les limites à utiliser dans les programmes d'essai qui mesurent ces performancesc Os-s calculsp tout comme ceux qui viennent d'être décrits, sont basés sur des données de distribution 20 statistique conservées dans la calculatrice. Après que les limites d'essai se rapportant à un groupe particulier de lots, tel que le groupe 20, ont été déterminées, cette information est conservée dans l'un des équipements périphériques^ par exemple, sous la forma d'un disques d'un tsœboor ou d'une bande magnétique. Quand, un 25 peu plus tard-, im groupa particulier de lots de composants est transformé ea sous-ensembles et que ces sous-ensembles sont réunis dans les récepteurs completss ce programme est rappelé par la calculatrice et est utilisé pour diriger le fonctionnement des diverses stations d'essaic 30 Dans la plupart des cas, le changement des limites d'essai implique l'utilisation des mêmes valeurs de stimuli, mais la détection de différentes valç.urs de signaux représentatifs des paramètres à mesurer. C'est ainsi, par exemple, que dans l'essai dfun lot de résistances, un courant de 1 mk peut être utilisé et les 35 amplificateurs de mesure peuvent être réglés pour détecter une tension de + 0,05 volt. Pour autre lot de résistances, la même valeur de stimulus (de courant, dans le cas présent), peut être utilisée, mais l'équipement de mesure peut être réglé pour percevoir une tension de 0,95 volt +0,05 V. 40 Toutefois, il y a certains essais qui, à l'instar de certains BAD ORIGINAL 01/02 13 2000607 des essais décrits dans la demande précitée, dans lesquels une râleur prédéterminée du signal détecté doit être obtenue. Dans ce cas, pour obtenir cette valeur du signal, le stimulus est modifié conformément à un programme prédéterminé jusqu'à ce que cette va-5 leur désirée du signal détecté soit produite. Au commencement d'une journée de travail de l'usine, un groupe lié de composants est enlevé de l'aire de magasinage 18 et est transformé en récepteurs complets. Cette transformation est représentée comme s'effectuant en plusieurs étapes. Premièrement, 10 des sous-ensembles sont fabriqués dans la région indiquée par le rectangle 20. Chaque sous-ensemble est vérifié aux stations d'essai 22. De préférence, seule la caractéristique de transfert du sous-ensemble a besoin d'être mesurée. En d'autres termes, chaque sous-ensemble est traité comme une unité et la station d'essai 15 applique une série de signaux d'entrée à cette unité et mesure les signaux de sortie correspondants. Les valeurs des signaux d'entrée sont déterminées par le programme et, comme il a déjà été dit, peuvent, dans certains cas, être différentes pour des sous-ensembles produits à partir de différents groupes de lots. 20 De même, la distribution des signaux de sortie attendus en réponse aux " stimili n appliqués aux divers sous-ensembles sera, dans de nombreui cas, différente pour les différents groupes de lots. Les signaux perçus par les stations d'essai 22, qui sont représentatifs des paramètres que l'on est en train de vérifier, 25 sont convertis en informations binaires et sont comparés avec les informations binaires conservées de la manière indiquée ci-dessus à propos de la station d'essai 10. Une détermination est alors faite par la calculatrice pour décider si le sous-ensemble Vérifié est acceptable ou non. Lorsqu'il n'est pas acceptable, des 30 moyens peuvent être prévus à la station d'essai pour l'indiquer à l'opérateur. L'imprimante associée à la calculatrice ou, en variante, une imprimante placée directement à la station d'essai (dans le rectangle 22) peut être utilisée pour imprimer automatiquement la cause de l'insuffisance du sous-ensemble considéré. 35 Cette information imprimée peut être utilisée pour aider à la réparation du sous-ensemble, lorsqu'une telle réparation est possible . Quand la vérification des sous-ensembles est achevée, ceux qui sont acceptables sont incorporés dans des récepteurs complets à 40 la station 24* Les récepteurs complets sont successivement véri 69 01202 14 2000607 fiés aux stations d'essai 26 qui, tout comme les autres stations d'essai, sont aussi sous le contrôle de la calculatrice numérique 14* Ici encore, comme dans le cas des stations d'essai des sous-ensembles 22, les stations d'essai des récepteurs acceptent 5 ou rejettent les récepteurs finis et, lorsque ceux-ci sont rejetés, indiquent le composant ou le sous-ensemble du récepteur qui ç.e fonctionne pas correctement. Dans l'installation de fabrication à calculatrice de la Fig.2, des alimentations séparées peuvent être prévues pour chaque sta-10 tion d'essai, ou bien, on peut prévoir une alimentation commune, à division du temps, entre les stations d'essai. Ces deux sortes d'alimentation sont décrites dans la demande précitéeï Aux fins d'illustration, une alimentation à division du temps est indiquée en 28 sur la Fig. 2. Ce bloc contient aussi des circuits de rou-15 tage, mentionnés dans la demande en question. Dans la description qui précède du système de 1'invention, on a exposé, pour simplifier, la vérification d'un élément de circuit concentré, tel qu'une résistance. Or, à l'heure actuelle, un tel exemple peut être par trop simple. En effet, au lieu d'éléments 20 de circuit élémentaires, tels que des résistances et des condensateurs, on utilise de plus en plus souvent des " modules n qui se composent d'un grand nombre d'éléments différents, certains actifs, d'autres passifs, pour produire un article tel qu'un récepteur de radio ou un autre montage. Un exemple d'un tel module 25 est illustré sur la Fig. 3* H s'agit d'un amplificateur stéréo à un étage composé des éléments de circuit représentés, déposés sur un substrat de céramique et ayant l'aspect d'un petit bloc avec huit conducteurs. Les divers paramètres de ce bloc sont vérifiés de la même manière générale que celle décrite pour la ré-30 sistance, mais les essais sont, évidemment, beaucoup plus compliqués. Certains d'entre eux seront décrits en détail ci-après, à titre d'exemple. La Fig. 4 illustre l'essai effectué à la station d'essai des composants, sous le contrôle du programme, pour mesurer le gain 35 en basse fréquence du module de la Fig. 3« A cette station d'essai, une source alternative de 70 Hs9 0fl V, désignée par e^ ^ est reliée, d'une part, aux conducteurs 1 et 2 et, d'autre part, à la masse. Le conducteur 3 est connecté directement à la masse. Une source électrique continue de + 25 V? figurée par une batte-40 rie, est connectée au conducteur 5> les autres conducteurs étant L -.0 ORIGINAL 1 69 01202 15 2000607 reliés directement à la masse, à travers des résistances, comme représenté. La station d'essai de composants mesure les tensions de sortie apparaissant aux conducteurs 4, 6, 7 et 8, c'est-à-dire, les 5 tensions de sortie e^, e^, e^ et eg. Aussitôt que ces mesures sont achevées, la calculatrice effectue un certain nombre de calculs. Premièrement, elle détermine les rapports , e^ , e^ , ®1,2 el,2 el,2 10 et 6g • Ces nombres peuvent ttre qualifiés de n variables aléa- el,2 toires n et sont représentatives de quatre paramètres de gain intéressants différents. C'est ainsi, par exemple, que e^ est 15 el,2 une mesure du gain en basse fréquence du transistor Qg? que el,2 est une mesure de ce même paramètre, mais est aussi une mesure valeurs relatives des résistances Ry et Rg, et ainsi de suite. 20 A partir des résultats ci-dessus, la calculatrice détermine ensuite la valeur moyenne /u des quatre variables aléatoires. Pour cela, elle additionne les quatre variables aléatoires successives et les divise par le nombre des mesures faites. C'est ainsi, par exemple, que si les mesures sont effectuées sur 25 modules, tels 25 que celui de la Fig. 3> et que de ce fait 25 mesures de e^ et 25 calculs ont été effectués de la variable aléatoire , ces 25 %2 valeurs de e, sont additionnées, puis divisées par 25 par la * 30 el,2 calculatrice, sous la commande du programme, pour obtenir la valeur moyenne J\x de cette variable. Après que les valeurs moyennes des diverses variables aléatoires ont été déterminées, la calculatrice calcule, sous la comman-35 de du programme l'écart standard de ces variables. L'équation qui exprime cet écart standard est : (X1 " Z1^2 + ^x2 " />)2 ••• (xn *" ^ n - 1 69 01202 16 2000607 10 15 20 25 35 dans laquelle x-^ est la valeur de cette variable aléatoire pour le premier échantillon, Xg pour le second échantillon •.. xR pour n îeme échantillon, n étant égal au nombre des échantillons. Après que les calculs ci-dessus ont été achevés, la calculatrice compare les nombres qu'elle a calculé avec les nombres conservés dans sa mémoire. Par exemple, pour le module de la Fig. 3, la calculatrice a en mémoire les valeurs spécifiées suivantes, pour fx et s î TABLEAU I Variable aléatoire Z1 S e4 4,22 0,117 el,2 e6 0,759 0,0212 el 2 J., e L e 1,2 e8 '1,2 0,759 4,22 0,0212 0,117 30 Les comparaisons faites par la calculatrice indique si le lot de modules prélevés a un gain de basse fréquence acceptable, provisoirement acceptable ou inacceptable. Certaines règles intervenant dans cette décision sont indiquées ci-dessus et ressortiront de l'exposé qui va suivre, en regard de la Fig. 6. La calculatrice ne cale-oie pas directement l'allure des courbes de distribution des variables aléatoires ci-dessus. (Dans l'exemple particulier en train d'être discuté, l'allure désirée est celle d'une distribution normale). Toutefois, les calculs effectués pour déteminer l'écart s indiquent, sous une forme indirecte, si la distribution des valeurs des paramètres est ou n'est pas celle demandée par les spécifications. Le gain en haute fréquence du module de la Fig. 3 est vérifié d'une façon analogue à celle représentée sur la Fig. 4. Toutes les connexions sont les mêmes, mais la tension e-^ 2 est 11116 tension de 0,1 V ayant une fréquence de 10 000 Hz, au lieu de 70 Hz. De même, les valeurs spécifiées de fU et de s sont légèrement différentes de celles indiquées dans le tableau ci-dessus. La Fig. 5 illustre les essais effectués sur le module de la 40 Fig. 3 pour déterminer le gain, la séparation et l'impédance PAO ORIGINAL ' 69 O îZ'Jz 17 2000607 d'entrée du canal supérieur (celui comportant le transistor Q^) du montage de la Fig. 3. Dans ce cas, le stimulus e^ est appliqué seulement au conducteur 1 et a une valeur de 0,1 V et une fréquence de 1000 Hz. La station d'essai mesure les tensions e^, eg 5 et e-^Q et calcule à partir de celles-ci les variables aléatoires e10 ' e8 * et e8 * el e10 e4 Pour ce circuit particulier, las valeurs spéeifiées de Jii et de s pour ces variables aléatoires sont I 10 TABLEAU II Variable aléatoire Z1 s e10 0,505 0,010 el e8 4» 44 0,110 e10 e8 550 (minimum) e4 20 H est à remarquer sur le tableau II ci-dessus que dans un cas une valeur minimale de jn est spécifiée. Cette valeur est simplement une indication du degré de séparation qui doit exister entre les deux canaux quand un signal est appliqué à l'un d'entre eux mais pas à l'autre. 25 En plus des divers essais indiqués ci-dessus, d'autres paramètres du module de la Fig» 3 sont aussi contrôlés» G3est ainsis par exemple, que des essais sont effectués pour mesurer 1© courant continu de fuite, le gain, la séparation et l'impédance d'entrée du canal inférieur, le niveau d'écrêtage et le niveau de 30 bruits. Etant donné que les essais décrits en détail ci-dessus sont suffisamment représentatifs, ces autres essais n'ont pas été illustrés séparément. Après que les diverses variables aléatoires ci-dessus ont été mesurées et que les divers calculs ont été effectués pour déter-35 miner les valeurs de yti, s, etc., pour ces variables aléatoires, la calculatrice détermine si le groupe de mots dans lequel les composants ont été placés expérimentalement peut être lié. Cette détermination ne sera illustré que pour une seule variable aléatoire, notamment le gain de l'un des canaux d'un amplificateur 40 stéréophonique, mais il est bien évident que des déterminations v '1 ^.asGINAL ' ; .. j 69 01202 2000607 identiques sont effectuées pour toutes les variables aléatoires intéressantes. L'amplificateur est représenté sur la Fig. 6 et est constitué par cinq composants désignés EL à P5. Trois de ces composants $ sont, eux-mêmes, des amplificateurs, les deux autres étant des circuits de contrôle de tonalité. Chaque composant P peut, par exemple, être un circuit situé sur un substrat de céramique^ tout gomme le circuit de la Fig. 3 10 semble peut faire partie d'un système plus grand, tel qu'un récepteur de radio, ou bien peut être considéré comme un produit final formé de composants élémentaires. Selon une troisième possibilité^ un ou plusieurs des blocs de la Fig. 6 pourraient, par eux-mêmes être considérés comme un sous-ensemble précédemment fabriqué en 15 soudant ensemble des transistors et d'autres éléments de circuit, le montage de la Fig. 6 constituant tin produit fini monté sur un châssis séparé et qui est vendu comme un amplificateur stéréophonique. Dans tous ces cas, les principes de fabrication sont les mêmes. 20 Le gain G du canal intéressant de l'amplificateur de la Fig.6 est donné par l'équation suivante : o - V2SV5 (3) où est le gain de tension de l'étage est le gain de tsn-sioa d.o 1 «étage Fg» 25 ,"^-h l3équati©n 3 -ri-dsfssïîsj t^s â% c.;® peuvent être considérés somme des variables aléatoires et<> de la manière exposée ci-dessus, ces variables ont des distributions qui peuvent être mesu= rées et peuvent être spécifiées par jx, la valeur moyenne de la 30 tendance centrale et par s, l'écart standard, et aussi, par la forme que présente la courbe de distribution. H a déjà été indiqué que pour qu'un lot de e©aposâat.s soit aeoaptê, la valeur moyenne " assurée ^ de chaque composant doit satisfaire aux conditions assprisêss par § " » 1*1 & = 1 s - >' s L v ' fs ws ^ / m ' ~'s" Ds plus-, l'écart " mesuré " i-j. composant doit être in férieur à l'écart spécifié sg, courais l'indique l'équation suivantes sm Le tableau III ci-après donne tin groupe de spécifications pour 40 l'amplificateur représenté sur la Fig» 6. BAD ORIGINAL 69 01202 19 2000607 10 15 20 25 30 35 TABLEAU III Pièce ss Allure FI 5 0,15 Normal P2 0,2 0,007 M P3 6 0,2 tt P4 0,3 0,01 tt P5 8 0,3 tt Les limites dites n d'exploitation " mentionnées précédemment sont déterminées de la manière suivante : soit la valeur moyenne du gain des cinq étages de l'amplificateur. Cette quantuté ydg peut être calculée à partir de l'équation suivante qui provient de l'équation 3 * Ag ~ hPiPiW} 461 dans laquelle est la valeur moyenne du gain de l'étage PI yUg est la valeur moyenne du gain de l'étage P2 et ainsi de suite. La théorie statistique enseigne que l'écart standard d'un paramètre d'un système peut être exprimé en termes des écarts standard de ce paramètre se rapportant aux composants de ce système et des dérivés partiels de ce paramètre pour ces composants, de la manière suivante : 2 4r g s 2b 5 11 + « 2* 5 + 2 2 ♦ s32B3: + 5 A + 8^ (7) où s est l'écart standard du gain G de l'amplificateur fabriqué O B, est égal à & G . c'est-à-dire à la dérivée partielle du gain G de l'amplificateur par rapport au gain A^ du premier étage EL. - Sg STi - *>G et ainsi de suite « A partir de l'équation (3) et des valeurs moyennes spécifiées du gain ytxg données par le tableau III, les valeurs réelles de B peuvent être déterminées de la manière suivante î ^ - &G - " (0,2) C6) (0,3) (8) - 2,88 B, B, B, 40 &G (8) A1A3A4A5« (5)(6)(0,3)(8) - 72 (9) 0^G 69 01202 20 2000607 10 B3 = 2,4 (10) B4«48 (11) B5 « 1,8 (12) À partir des équations (7) - (12) et des valeurs de s_ données par le tableau III, la valeur de s peut être déterminée et on S trouve î sg = 1,091 (13) A partir de 1*équation (6) et des valeurs de yti données dans le tableau III, on trouve que la valeur de est % /ig - 14,4 (14) On a déterminé que les limites acceptables supérieure et inférieure Lf et L^j du gain doivent être ? 15 + 3sg (15) - 17,673 ' (16) ^ 11,127 20 Ce sont ces deux limites, respectivement supérieure et inférieure, que 1'on appelle n limites d5exploitation n. Les facteurs pris en considération pour arriver à ces limites concernent les variations attendues de m_, et d'autres facteurs qui n'ont pas J «u besoin d'être discutés iei® 35 âprè® qu'un groupe de lot? a été E©Sîzrés les limites supérieures et inférieures des différents paramètres intéressants de ce groupe de lots sont calculées par la calculatrice de la même façon que ci-dessus, sauf «p® les valeurs mesurées de /u et de s sont utilisées à la place des valeurs spécifiées. Pour lier un 30 groupe de lots, la calculatrice doit trouver que la limite supérieure calculée de chaque variable aléatoire intéressante est éga 35 Ceci est illustré par les valeurs numériques suivantes. On sup« pose que le gain est le paramètre intéressant. On suppose aussi que les diverses tensions intéressantes ont été mesurées et que les valeurs suivantes de /a et de s ont été calculées. 69 0 i 2u2 21 TABLEAU IV 15 20 25 30 35 Etagé EL P2 E3 P4 P5 n /*2 A3 A /*5 5,12 0,203 5,6 0,3 8,1 s sx - 0,13 s2 = 0,007 s3 = °'1 s4 = °»01 Sj — 0,2 10 40 A partir de l'équation (6), on trouve que la valeur moyenne du gain est 14,580 et à partir des équations (7) - (12) on trouve que l'écart standard sg du gain est égal à 0,9075. En conséquence, la limite supérieure calculée du gain est ï Ljj ■> 14,58 + 3 (0,9075) — 17,302 et que la limite inférieure calculée est L^ » 14,58 - 3 (0,09095) — 11,858. Dans le cas présent, la limite supérieure calculée 17,302 est inférieure à la limite supérieure d'exploitation 17,673 et la limite inférieure calculée 11,858 est plus grande que la limite inférieure d'exploitation 11,127* En conséquence, en ce qui concerne le paramètre " gain M, le groupe de lots peut être lié. Toutefois, lors de la vérification du gain de l'amplificateur fabriqué de la Fig. 6, les limites d'essai avec lesquelles les limites mesurées seront comparées vont comprendre les limites calculées qui viennent d'être spécifiées, ainsi que les limites d'exploitation. Si le produit fini est à l'intérieur des limites d'exploitation L^j = 17,673 et Lj^ « 11,127, il peut être accepté (mais ne l'est pas forcément) même s'il n'est pas à l'intérieur des limites plus étroites 17,3 et 11,8 qui viennent d'être calculées. H sera accepté s'il est prêt des limites étroites. Par contre, il ne sera pas accepté si les mesures réelles effectuées sur l'amplificateur fabriqué indiquent des limites très en dehors des limites cal exilée s, mais qui sont à l'intérieur des limites d'exploitation. Dans les deux cas, le fait que les mesures ne tombent pas à 1'intérieur des limites étroites indique que le processus de fabrication n'opère pas comme il devrait et qu'une action de correction doit être entreprise, et dans le second cas, ceci peut indiquer une défaillance relativement grave du processus de fabrication qui ne serait pas apparue avant l'expédition de l'amplificateur et qui pourrait être la cause de pannes ultérieures sur le terrain, de frais de dépannage ultérieurs, de clients mécontents etc. Pour donner un second exemple, on suppose que dans un groupe 69 01202 22 2000607 de lots de composants, une pièce P3 est en dehors des spécifications, et que toutes les autres pièces sont bien dans les limites de celles-ci. Cet exemple est illustré dans le tableau V ci-dessous : 5 TABLEAU 7 Etage * s PI - 5 sL » 0,1 P2 /u2 - 0,2 s2 « 0,00313 P3 /u3 » 6 s3 - 0,3* P4 /u4 » °>3 s4 - 0,01 P5 /*5 " 8 s5 - 0,1 * signifie en dehors des spécifications. Quand les calculs indiqués ci-dessus sont effectués par la calculât ri ce, on obtient les résultats suivants : 15 yfeg - 14,4 sg - 0,9895 Ln - 17,36 1^ - 11,44 Ces résultats satisfont aux exigences d'exploitation concernant 20 le paramètre M gain w et ce groupe de composants est acceptable pour être lié, en ce qui concerne le gain. Dans un troisième exemple, on suppose que l'une des pièces P3 est en dehors des spécifications, exactement comme dans l'exemple précédent. Toutefois, les autres pièces sont simplement à l'in-25 térieur des spécifications. La situation est alors celle indiquée dans le tableau VI ci-dessous. TABLEAU VI Etage # | S FI Ai ° 5 sx - 0,15 P2 /u2 - 0,2 s2 - 0,007 P3 /»3 " 6 s3 - 0,3* P4 /% " 0.3 s4 = 0,01 P5 /u5 - 8 s5 - 0,3 35 * signifie en dehors des spécifications. La calculatrice fournit dans ce cas, les résultats suivants : /ig - 14,4 sg - 1,12 L0 - 17,76 40 Ll = 11,04 69 0120z 23 2000607 La limite inférieure mesurée est maintenant inférieure à la limite d'exploitation L^ = 11,127 et, de plus, la limite supérieure mesurée est plus grande que la limite d'exploitation Ly ® 17,673• Chacun de ces désaccords est suffisant pour disquali-5 fier le groupe de lots. En conséquence, ce groupe de lots ne peut pas être lié. Comme dernier exemple, on suppose que les composants sont les mêmes que ceux illustrés par le tableau IV, sauf en ce qui concerne la pièce P3« On suppose que sa valeur moyenne est en dehors 10 des spécifications et est égale à 4« Pour ce groupe de lots, la calculatrice donne les valeurs suivantes : Maintenant, la limite supérieure est à 1*intérieur des spécifications, mais la limite inférieure est en dehors. En conséquence, ce groupe de lots ne peut pas être lié. Il ressort clairement de cet exemple, que ce qui doit être fait est de remplacer la pièce 20 P3 par une autre pièce P3 qui est à l'intérieur des spécifications, en ce qui concerne sa tendance centrale yu,« 15 10,09 0,908 12,81 7,37 ORIGINAL 69 01202 2000607 REVENDICATIONS 1.- Un procédé de fabrication de produits qui consiste : à spécifier les râleurs et la distribution des paramètres intéressants de lots d'éléments devant être utilisés pour la fabrication de 5 produits; à prélever des échantillons des lots d'éléments devant être utilisés dans la fabrication des produits, lots dont certains peuvent être dans les limites des spécifications et certains autres à l'extérieur de ces limites, et à déterminer, à partir de ces échantillons, en mesurant les valeurs réelles et la distribu-10 tion statistique des paramètres intéressants de chaque lot; à déterminer, à partir des valeurs ainsi mesurées et de leur distribution statistique, les valeurs et la distribution des paramètres de performance que l'on est en droit d'attendre des produits fabriqués avec les lots d'éléments échantillonnés et à décider si 15 les produits seront fabriqués ou non avec ces lots d'éléments, selon les prévisions ainsi déterminées des performances des produits» 2»- Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que l'on détermine, à partir des valeurs mesurées des échantillons 20 et de la distribution statistique de leurs paramètres, les limites d'essai à utiliser pour vérifier les performances des produits fabriqués avec les lots d'éléments échantillonnés; et, on vérifie les performances des produits fabriqués en utilisant les-dites limites d'essai» 25 3.- Un procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que l'étape de décision à utiliser les lots d'éléments ou non pour la fabrication consiste à comparer les paramètres de performance déterminés des produits avec les limites de performance préalablement établies et à décider (a) lorsque les premiers sont à 30 l'intérieur des secondes, d'utiliser lesdits lots d'éléments pour la fabrication des produits, (b) lorsque les paramètres de performance sont à l'extérieur des limites préalablement établies, à rejeter l'un, au moins, des lots de composants et à le remplacer par tin autre choisi de façon qu'il fasse tomber les paramè-35 très de performance des produits à l'intérieur desdites limites antérieurement établies, de sorte que la fabrication des produits peut être exécutée à partir desdits lots de composants. 4«- Un procédé selon les revendications précédentes caractérisé en ce qu'on contrôle les performances des produits manufactu-40 rés en utilisant des limites d'essai basées sur les paramètres de 69 01202 ,, 2000607 performance déterminés à partir des valeurs mesurées et de la distribution des paramètres intéressants desdits lots d'éléments» 5*- Un procédé selon la revendication 3 caractérisé en ce que l'étape de détermination des valeurs consiste à spécifier la va-5 leur moyenne yug, l'écart standard sg et l'allure ou la forme de la courbe de distribution des paramètres intéressants de lots de composants devant être utilisés pour la fabrication des produits; l'étape d'échantillonnage et de mesure des lots de composants à utiliser pour la fabrication des produits consistant à déterminer, 10 à partir de ces échantillons, les valeurs réelles sm des pa ramètres intéressants de chaque lot; l'étape de comparaison consistant, pour chaque paramètre intéressant de chaque lot de composants à rejeter un lot d'éléments : (a) lorsque ( yug + sgj; (b) lorsque sm > sg et (c) lorsque 15 plus d'un nombre donné de composants d'un lot a une valeur mesurée d'un paramètre plus grande que la valeur de ce paramètre à 4s_; l'étape de rejet ou de remplacement d'au moins un lot de composants consistant à vérifier les paramètres intéressants dudit autre lot pour déterminer que (/ug - sg) 5 : v 6.- Un procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que les lots de composants sont d'abord transformés en sous-ensembles 25 et les sous-ensembles sont ensuite interconnectés pour former des produits définitifs et le procédé consiste à fabriquer les sous-ensembles à partir de lots adoptés de composants puis à fabriquer des produits finaux à partir desdite sous-ensembles; à vérifier les performances des sous-ensembles et des produits finaux en 30 utilisant des limites-d'essai calculées à partir des valeurs mesurées et de la distribution déterminée des paramètres intéressants dudit lot de composants. >*>-