La présente invention est relative à un procédé de préparation d'un carburant à indice d'octane élevé, mettant en jeu une association d'opérations d'alcoylation et de réformation. En particulier, l'invention concerne l'alcoylation de l'isobutane par une mono-oléfine en C4, afin d'obtenir un produit d'alcoylation (ou alcoylat) qui est facilement séparable en une fraction d'alcoylat à indice d' octane élevé et en une fraction d'alcoylat à indice d'octane bas, la réformation de la fraction à indice d'octane bas et le mélange du produit de réformation résultant avec la fraction d'alcoylat à indice d'octane élevé. La préparation de paraffines ramifiées de C6 à C10 ayant des indices d'octane élevés et, ainsi, des propriétés anti-détonantes permettant leur utilisation dans les carburants pour automobiles et pour l'aviation, a une importance considérable pour l'industrie du raffinage. Celarésulte de l'introduction de moteurs d'automobiles haute-compression, hautperformances et de la nécessité qu'il y a pour que les carburants à indice d'octane élevé nécessaires puissent en obtenir une puissance maximale. Comme les fabricants de moteurs pour automobiles construisent~des moteurs présentant des caractéristiques de performance accrues, il est nécessaire de disposer de carburants ayant un indice d'octane plus élevé et de légères variations dans l'indice d'octane deviennent un paramètre critique pour la performance d'un moteur.Par exemple, dans un combustible, une augmentation de l'indice d'octane même aussi faible que 2 à 3 points peut faire toute la différence entre un moteur silencieux ou un moteur qui cogne. En outre, la nécessité d'avoir un air clair, non pollué, a poussé à rechercher l'obtention d'un carburant présentant des propriétés anti-détonantes remarquables sans qu'il soit nécessaire d'utiliser des additifs anti-détonants tels que le plomb tétraéthyle qui polluent l'air lorsqu'ils sont expulsés en même temps que les gaz évacués par le moteur. Une source courante de carburants à indice d'octane élevé est l'alcoylation catalytique d'isoparaffines à bas point d'ébullition, par exemple l'isobutane et l'isopentane, avec des mono-oléfines telles que le propylene, les butylènes, les amylènes et leurs mélanges. Les procédés industriels couramment utilisés à l'heure actuelle mettent en jeu l'alcoylation de l'isobutane par les butylènes et/ou le propylène. Ces procédés fournissent, notamment, un carburant constitué par un alcoylat ayant un indice d'octane Recherche de 93 à 95 (suivant essai ATSM D-908), clair (c'est-à-dire sans addition de plomb tétraéthyle ou d'autre additif). Il est bien reconnu, dans les techniques antérieures, que les constituants présents dans un alcoylat représentatif pour carburant constituent un mélange varié d'isomères de C5 à C10 tant d'indice d'octane élevé que d'indice d'octane bas. Il est reconnu en outre, dans les techniques antérieures, que la seule portion du produit d' alcoylation ayant un indice d'octane bas, aisément séparée du produit d'alcoylation total, est la portion à haut point d'ébullition de l'alcoylat couramment désignée queues d'alcoylation. Un alcoylat représentatif, produit par alcoylation catalytique de l'isobutane et/ou de l'isopentane à l'aide de propylène, de butylènes et d' amylènes a une température de distillation volumétrique à soas d' environ 93 à 116 c et une température de distillation à 95% d'environ 149 à 1770C et s'étendant souvent jusqu'à 2040C.Le point d' ébullition initial varie selon la.quantité de butane présente, telle que déterminée par l'utilisation particulière du combustible et par la saison de l'année pendant laquelle il est produit. La portion à point d'ébullition très élevée de l'alcoylat précitée, à savoir la portion de l'alcoylat bouillant au-dessus de 132 à 2040C a un indice d'octane plus bas que le reste de l'alcoylat produit. Par exemple, le brevet des E.U.A. No. 2.401.649 décrit l'alcoylation de l'isobutane par les butylènes, dans une zone d'alcoylation classique, afin d' obtenir une essence d'alcoylation riche en iso-octane. On l'obtient en séparant du produit d'alcoylation une fraction ayant un point d'ébullition final d'environ 1770C et un indice d'octane Recherche environ 92.On sépare les constituants 'a point d'ébullition supérieur, et on les fait passer dans une zone de réformation pour les transformer en constituants bouillant plus bas, à indice dt octane plus élevé. Le brevet des E.U.A. o. 2.684.325 décrit la séparation d'un effluent d'un réacteur de polymerisation-alcoylation afin de recueillir une fraction bouillant jusqu'à 204 C qui est utilisée comme constituant à mélanger à l'essence. Le résjdude distillation, bouillant au-dessus de 204 Cs et représentant environ 10% du volume du produit d'alcoylation, est recyclé aux fins d'améliora- tion de sa qualité en produits bouillant plus bas.Le brevet des E.U.A. No. 2.890.995 décrit la séparation d'une fraction dressence légère, débarrassée des oléfines, ayant un point d'ébullition final (PEF) d'environ 900C et un indice d'octane d'environ 60,4 d'un produit provenant d'une installation classique d'alcoylationHF de l'isobutane, la réformation e cette fraction légère et le é- lange du produit Ce féformation résultant, pour obtenir une essence de qualité améliorée. ie brevet des e.U.A. 0. 3.211.803 décrit la séparation d 'un a] coyl at lourd (@roduit dan une installation classitue d'alcoylation HF et ayant un point d'ébullition initial (PI) de 1270C ) du produit d'alcoylation total et le recyclage de cette fraction vers l'installation d'alcoylation, pour obtenir un carburant à indice d'octane plus élevé C'est ainsi qu'il a été reconnu qu'une petite portion de l'alcoylat léger (PEF d'environ 93 C) et, plus particulièrement, une portion de l'alcoylat le plus lourd (PEI d'environ 127 à 2040C) sont des constituants indésirables dans un alcoylat pour carburant car ils possèdent des indices d'octane plus bas que le reste de l'alcoylat utilisable comme carburant. La Demanderesse a maintenant découvert qu'un alcoylat représentatif, obtenu par alcoylation de l'isobutane par le butylène est facilement séparable non seulement en deux fractions (c'est-à-dire un alcoylat lourd et un alcoylat léger) présentant des différences nettes d'indice d'octane, mais en trois de ces fractions. On a découvert qu'il existe, en plus de la fraction d'alcoylat lourd connue, à bas indice d'octane, une fraction d'alcoylat ayant un point d'ébullition initial d'environ 93 à 1100C dont l'indice d'octane est d'environ 10 points inférieur à celui de la fracction avant un PLI de 93 à 1100C, et qui est séparée et distincte de la fraction classique d'alcoylat lourd. L'inclusion de la fraction d'alcoylat lourd fait croître la différence d'indice d'octane à un degré encore plus élevé. Cette fraction à indice d'octane plus bas est caractérisée en ce qu'elle a une teneur en diméthylhexane notablement plus importante que celle de la fraction ayant l'indice d'octane le plus élevé. Cette fraction possède cet indice d'octane plus bas malgré la présence de quantités appréciables de triméthylpentanes a indice d'octane élevé. Ce résultat est dû au caractère non linéaire de mélanges de produits à indice d'octane élevé et à indice d'octane bas.Telle qu'on l'utilise ici, l'expres- sion "une teneur notablement plus élevée en diméthylhexane" signifie que la teneur en diméthylhexano de la fraction c. indice d'octane le plus bas est au moins double de la teneur en dimétlexane de la fraction ayant l'indice d'octane le plus élevé. En conséquence9 l'invention a pour buts: de fournir un procédé de préparation d'un carburant à indice dsoctane élevé; de fournir ces carburants par une association remarquable de traitements d'alcoylation, de séparation et de réformation. En conséquence, la présente invention a pour objet un procédé de préparation d'un carburant à indice d'octane élevé selon lequel (a) on fait réagir une fraction paraffinique contenant de l'isobutane avec une fraction oléfinîque contenant une mono-oléfine en C4, en contact avec un catalyseur d'alcoylation, dans des conditions d' alcoylation et dans une zone d'alcoylation, obtenant ainsi un produit d'alcoylation contenant des diméthylhexanes, (b) on sépare ledit alcoylat en une fraction à bas point d'ébullition et indice d'octane élevé et en une fraction à point d'ébullition élevé et indice d'octane bas caractérisée par une teneur en diméthylhexane notablement plus élevée que celle de la fraction à bas point d'ébullition et ayant un point d'ébullition initial d'environ 93 à 1100C, (c) on réforme au moins une partie de ladite fraction à point d' ébullition élevé et à indice d'octane plus bas, en mélange avec de l'hydrogène et en contact avec un catalyseur de réformation, dans des conditions de réformation dans une zone de réformation, obtenant ainsi un produit de réformation à indice d'octane plus élevé, (d) on mélange intimement au moins une partie dudit produit de réformation à indice d'octane plus élevé avec ladite fraction d'alcoylat à bas point d'ébullition à indice d'octane élevé, et on recueille le carburant résultant possédant un indice d'octane plus élevé que le produit 'alcoylation du stade (a). Selon un mode de mise en oeuvre plus limité, la fraction précitée, à point d'ébullition élevé et indice d'octane bas constitue environ 30 à 60, en volume, dudit produit d'alcoylation. Le stade d'alcoylation du procédé selon l'invention consiste de préférence à alcoyler l'isobutane par un butylène, puisque le produit d'alcoylation idéal de cette espèce est une paraffine ramifiée en C8. Toutefois, il entre dans le cadre de l'invention d'inclure, en plus de l'isobutane et des butylènes, une charge hydrocarbonée mixte contenant des hydrocarbures oléfiniques tels que le propylène et les amylènes ainsi que des paraffines de C2 à C5. Si on utilise de tels courants mixtes, il est préférable que les mono-oléfines en C4 (butylènes) et l'isobutane prédominent dans le mélange d'hydrocarbures. Le stade d'alcoylation du procédé selon l'invention consiste à mettre une charge hydrocarbonée, contenant de l'isobutane et des butylènes, en contact avec un catalyseur d'alcoylation à action acide, dans une zone d'alcoylation. L'isobutane et le butylène peuvent être introduits sous forme de charges séparées, ou en mélange l'un avec l'autre. La mise en contact est de préférence effectuée en mélangeant intimement les hydrocarbures avec un catalyseur constitué par un acide fort, par exemple l'acide fluorhydrique, l'acide sulfurique, des mélanges d'acides sulfurique et phosphoriques ou certains complexes de chlorure d'aluminium et d'acide sulfurique. Les catalyseurs d'alcoylation préférés sont l'acide fluorhydrioue et l'acide sulfurique, en particulier l'acide fluorbydrique. Il entre également dans le cadre de l'invention d'effectuer l'alcoylation en mettant l'hydrocarbure en contact avec un catalyseur d'alcoylation solide. Pour empêcher la polymérisation de l'oléfine dans la zone d'al- coylation, on maintient le catalyseur et les hydrocarbures sous forme de mélange intime et on utilise un excès molaire importani d'isobutane par rapport à l'oléfine. Ce rapport molaire isobutane/oléfine peut varier entre 2/1 et 20/1, environ et, mieux, entre 6i1 et 16/1, environ.Cet excès d'isobutane est facilement séparé du produit d' alcoylation résultant et est habituellement recyclé vers la zone d' alcoylation. Lorsqu'on utilise un acide liquide tel que l'acide fluorhydrique ou sulfurique pour catalyser la réaction d'alcoylation, on utilise un rapport en volume catalyseur/hydrocarbure s compris entre 0,25/1 et 10/1, environ et, mieux, entre 0,5/1 et 5,0/1, environ. La réaction est effectuée à une température d'environ -18 à 930C, pendant un temps de séjour d'environ 20 à 1200 secondes et, mieux,d' environ 60 à 1000 secondes, et sous une pression (absolue) d'environ une à cinquante atmosphères, environ. Il est particulièrement préférable d'utiliser pour la réaction une pression qui maintienne le ca catalyseur et les réactifs en phase liquide. Au bout du temps de séjour désiré, on sépare l'effluent résultant de la zone d'alcoylation, en une phase hydrocarbonée et une phase acide. A partir de la phase hydrocarbonée, on recueille l'isobutane etautres hwrdrccarbureslégers tels que le butane, laissant une quantité désirée de butane au sein de l'alcoylat, pour agir sur la pression de vapeur de l'alcoylat. Par "alcoylat" on veut désigner ici le produit de réaction de poids moléculaire plus élevé de la réaction d'alcoylation. Lesgoudrons de haut poids moléculaire formés par la réaction sont également séparés par des techniques de distillation appropriées. L'alcoylat résultant est ensuite séparé en une fraction 'a haut indice d'octane et bas point d'ébullition caractérisée en ce qu'elle a un PEF d'environ 93 à 1100C et en une fraction à indice d'octane plus bas et à point d'ébullition élevé caractérisée en ce qu'elle présente un PEI d'environ 93 à 1100C.Cette fraction à indice d'octane plus bas est en outre caractérisée en ce que les- diméthylhexanes engendrés par la réaction d'alcoylationisobntane-butylène sont principalement contenus dans cette fraction , c'est-à-dire que la teneur de cette fraction en diméthylhexane est au moins double de celle de la fraction à indice d'octane plus élevé. Comme il a été dit, cette fraction à indice d'octane plus bas est constituée, notamment, par environ 30 à 60sÖ du volume total du produit d'alcoylation. La valeur exacte est fonction de la quantité de propylène dans la charge traitée dans la zone d'alcoylation et des isoparaffines en C7 produites de ce fait. La séparation des deux fractions est facilement effectuée par des techniques classiques de distillation fractionnée. On fait ensuite passer ai moins une partie de la fraction à point d'ébullition élevé et à indice d'octane plus bas vers une zone de réformation dans laquelle les constituants à indice d'octane plus bas sont transformés en constituants à indice d'octane plus élt vé par les diverses réactions ayant lieu dans une zone de réformation, par exemple les réactions d'isomérisation, de déhydrocyclisa tion et de craquage. Par l'expression "au moins une partie" on veut désigner soit une partie homogène de cette fraction soit une fraction de c-elle-ci bouillant dans une gamme d'ébullition appropriée. Il est particulièrement préférable de faire fonctionner la zone de réformation en présence d'hydrogène ajouté de manière que le produit de réformation résultant soit essentiellement exempt d'oléfines. Bien que la déshydrogénation des paraffines en oléfines puisse donner un produit à indice droctane plus élevé, les oléfines sont un constituant indésirable dans un produit de type carburant, à cause de leur tendance à former des dépôts gommeux lorsqu'on les utilise dans des moteurs à combustion interne. Les conditions, catal-seurs et procédés de réformation des hydrocarbures paraffiniques sout bien connus dan la technique, et le procédé d'alcoylation de l'isobutane at des butylènes ou de réformation de la fraction d'alcoylat à indice d'octane le plus bas n'entrent pas dans le cadre de i' invention. L'invention réside en le procédé avantageux, non connu jusqu' présent, consistant à associer ces deux procédés de raffinage ìien connus pour obtenir un carburant à haut indice d'octane, comme décrit ci-dessus. Parmi les catalyseurs de réformation apsropriés, on citera, notamment les catalyseurs a fonction double ni sont caractérisés en ce qu'ils comprennent un constituant métallique lourd servant à ajouter une fonction d'hydrogénation-déshydrogénation à une substance de craquage à action acide, de type oxyde rdfractaire poreux et adsorbant. Bien que les catalyseurs de type oxyde de chrome-alumine connus soient utilisables, il est préférable d'utiliser un catalyseur de réformation comprenant un constituant métallique du groupe VIII, un constituant halogéné ainsi que des oxydes minéraux réfractaires appropriés tels que les gamma-, êta et thêta-alumines à haute surface spécifique. Les métaux préférés, du Groupe VIII, sont le platine et le palladium. D'autres métaux peuvent etre présents, en plus du métal du groupe VIII, par exemple le rhénium qui est connu con me étant capa ble de stabiliser un catalyseur de réformation. Le constituant du Groupe VIII du catalyseur est, dans les conditions normales, utilisé en une quantité représentant environ 0,1 à- 2, OÇj du poids du support solide. Parmi les divers halogènes utilisables, le fluor et le chlore, et particulièrement le chlore, sont préférables. La fraction d'alcoylat à bas indice d'octane, en mélange avec de l'hydrogène, est mise en contact , dans la zone de réformation, avec le catalyseur précité qui est de préférence maintenu dans un lit fixe. Les conditions de la zone de réformation comprennent une température d'environ 370 à 5950C, une pression manométrique comprise entre 0 et 68 atmosphères, une VSHL (vitesse spatiale horaire liquide) d'environ 0,1 à 10 volumes de charge hydrocarbonée par volume d'espace catalytique par heure, ainsi qu'un rapport molaire d' hydrogène à hydrocarbures compris entre 1/1 et 20/1, environ, ou plus. On recueille l'effluent du réacteur ainsi obtenu et, après séparation de lthvdrovène et des hydrocarbures légers, on le mélange, par des moyens bien connus dans la technique, avec la fraction d' alcoylat à bas point d'ébullition et indice d'octane élevé, obtenant ainsi un carburant à indice d'octane élevé dont l'indice d'oc- tane recherche est habituellement supérieur 95. L'exemple non limitatif suivant est donné à titre d'illustration du procédé selon l'invention. Exemple Un mélange d'oléines contenant du propylène, des butylènes et des amylenes, mais principalement des butylènes, estutilisé pour désalcoyler de l'isobutane dans un système d'alcoylation inductrielemployant le fluorure d'hydrogène comme catalyseur. On maintient le système dans des conditions d'alcoylation comprenant un rapport molaire d'isobutane à oléfines de 12/1, une température opératoire d'environ 300C, un temps de séjour d'environ 420 secondes, un rapport en volume fluorure d'hydrogène/hydrocarbures d'environ 1,5/1 et une pression opératoire d'environ 10,9 atmosphères (au manomètre).Après séparation de l'excès d'isobutane, du catalyseur et des goudrons produits au cours de la réaction, on recueille un alcoylat de qualité pour carburant, ayant un indice d'octane recherche clair de 94,2 (normes d'essai ASTN D-908). On soumet ensuite un échantillon de cet alcoylat à une analyse détaillée, comprenant l'évaluation de l'indice d'octane et l'analyse des constituants. On divise l'échantillon en dix parties d'égal volume par distillation fractionnée et on analyse chaque partie, pour déterminer sa composition et son indice d'octane recherche. Les résultats de cette évaluation sont présentés, au complet, dans le tablez figurant à la fin de la description. L'examen des données présentées dans ce tableau donne des résultats assez inattendus et imprévus. On voit aisément qu'en plus de la fraction de queues de l'alcoylat ayant l'indice d'octane le plus bas (bouillant entre 127 et 1500C+) connue dans la technique comme ayant un indice d'octane plus bas que le reste de l'alcoylat, il existe une nette différence entre les indices d'octane obtenus pour les cinq premières fractions de îQ et ceux obtenus pour les cinq dernières fractions de 10. Cette nette différence, inattendue, d' environ 10 points de l'indice d'octane semble résulter de la présen ce de diméthylhexanes à bas indice d'octane au sein de chaque fraction.La présence de ces composés, malgré la présence de @uantités appréciables de triméthvlpentanes à indice d'octane élevé dans ces fractions, donne une nette différence d'indice d'octane, par comparaison avec les cinq premières fractions de 13 dans lesquelles ces diméthylhexanes ne sont pas présents. On remarque également cette différence dans d'autres alcoylats produits dans des installations d'alcoylation tant industrielles que de recherche au stade du labora- toire. On fractionne l'alcoylat ci-dessus de manière à obtenir une fraction à indice d'octane élevé et bas point d'ébullition qui représente 50 Xo de l'alcoylat total et présente une gamme d'ébullition comprise entre le PEI et 1020C. L'alcoylat restant (1020C+), ayant un indice d'octane plus bas, est ensuite réformé en mélange avec de l'hydrogène, dans une zone de réformation classique contenant un ca talrseur de réformation comprenant de l'alumine associée à 0,6?, en poids, de platine et 0,8tyJ, en poids, de chlorure.La zone de réformation est maintenue à une température d'environ e5z C, sous une pression manométrique de 34 atmosphères, à une vitesse spatiale horaire liquide de 1,0 et à un rapport molaire hydrogè'ie/hydrocarbures de 10/1. Au sein de la zone de réformation, des portions de cet alcoylat sont craquées, déhydrocyclisées et/ou isomérisées pour donner un produit de réformation à indice d'octane plus élevé. Ce produit de réformation est ensuite mélangé à la fraction à bas point d'ébullition et indice d'octane élevé, fournissant un carburant final ayant un indice d'octane recherche de 98,5. Cet indice d'octane est considérablement plus élevé que celui obtenu uniquement par alcoylation. On a ainsi démontré qu'il existe une fraction particulière, ignorée jusqu'à présent, dans un alcovlat produit par alcoylation isobutane-butylène qui, en plus de la fraction d'alcoylat lourd connue, présente un indice d'octane significatiiement inférieur à celui de l'aicoylat restant. En séparant et réformant cette fraction, et en la mélangeant à nouveau à l'aleoylat plus léger, on obtient un carburant présentant un indice d'octane amélioré, par des procédés jusqu'à présent non connus dans la technique. BVALUATION de l'INDICE d'OCTANE et ANALYSE des CONSTITUANTS de l'ALCOYLAT Fraction n . 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Queues Température de la fraction, C 73,5 97 99,5 102 104 113,5 115,6 145 145+ volume pourcent 10 10 10 10 10 10 10 10 10 10 Constituants de l'alcoylat, poids % Indice d'Octane Type recherche i-butane 102,5 0,3 n-butane 95,0 57,5 2,2 0,1 i-pentane 92,3 37,4 1,6 0,1 n-pentane 61,7 2,0 1,5 C5+C6 2,8 2,3 diméthylbutane 103,5 28,8 0,7 2-méthylpentane 73,4 13,6 0,3 0,1 3-méthylpentane 74,5 4,2 0,2 n-hexane 24,8 0,2 2,2-diméthylpentane 92,8 0,1 2,4-diméthylpentane 83,1 19,8 17,6 3,4 0,8 2,2,3-triméthylpentane 112,1 1,3 0,4 2-méthylhexane 42,4 1,6 1,7 0,6 0,3 2,3-diméthylpentane 91,0 22,8 24,5 9,4 3,9 1,1 3-méthylhexane 52,0 1,2 1,1 0,5 0,2 2,2,4-triméthylpentane 100 1,1 53,3 86,0 91,4 56,9 18,8 2,9 2,5-diméthylhexane 55,5 1,7 14,0 14,9 7,8 1,6 2,4-diméthylhexane 65,2 1,7 16,7 18,4 10,6 2,4 2,2,3-triméthylpentane 109,6 2,2 2,8 2,2 0,5 2,3,4-triméthylpentane 102,7 6,2 25,5 31,3 18,0 2,3,3-triméthylpentane 106,1 1,8 13,8 27,9 22,4 2,3-diméthylhexane 71,0 1,1 5,8 14,6 15,9 C9+ 70-75 2,7 39,2 100 TOTAL 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100 Indice d'octane recherche Clair, 93,6 91,5 96,0 98,1 98,4 88,9 87,1 90,5 89,2 74,1 Fraction 10 % REVENDICATIONS l - Un procédé de préparation d'un carburant à indice d'octane élevé dans lequel on fait réagir une fraction paraffinique contenant de l'isobutane avec une fraction oléfinique contenant une monooléfine en C4 en contact avec un catalyseur d'alcoylation, dans des conditions d'alcoylation, dans une zone d'alcoylation, obtenant ainsi un produit d'alcoylation contenant des diméthylhexanes, une fraction à bas point d'ébullition et à indice d'octane élevé ainsi qu'une fraction à point d'ébullition élevé et à bas indice d'octane ayant une teneur en diméthylhexane supérieure à celle de la fraction à bas point d'ébullition et ayant un point d'ébullition initial compris entre 93 et 1100C environ, on réforme au moins une partie de la fraction à point d'ébullition élevé et à indice d'octane plus bas, en mélange avec de l'hydrogène et en contact avec un catalyseur de ré formation, dans des conditions de réformation, dans une zone de ré formation obtenant ainsi un produit de réformation à indice d'octane plus élevé, on mélange intimement au moins une partie dudit produit de réformation à indice d'octane plus élevé avec la fraction de produit d'alcoylation à bas point d'ébullition et à indice d'octane élevé, et on recueille le carburant résultant, possédant un indice d'octane plus élevé que celui dudit produit d'al- coylation,caractérisé en ce qu'on sépare le produit d'alcoylation en deux fractions constituées de ladite fraction à bas point d'ébullition et à indice d'octane élevé etd'une fraction à point d'ébullition élevé et à bas indice d'octane représentant d'environ 30 à 60 volumes pour cent du produit d'alcoylation, et on soumet à la réformation au moins une partie de ladite fraction à point d'ébullition élevé. 2 - Un procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la fraction à point d'ébullition élevé et à bas indice d'octane contient au moins deux fois la quantité de diméthylhexane qui est présente dans la fraction à bas point d'ébullition et à indice d'octane élevé.