Ltinvention concerne un dispositif de verrouillage, à réarmement automatique, d'une pièce mobile, et en particulier d'un panneauo1dtne trappe mobile servant à l'évacuation des fumées. On connait déjà diverses sortes de dispositifs de verrouillage d'un tel panneau mobile. Cependant, les dispositifs connus présentent un certain nombre d'inconvénients, car ils sont, soit complexes et d'une fiabilité relativement faible, soit simples mais difficiles à réarmer. En règle générale, les dispositifs de verrouillage connus peuvent autre placés en deux catégories : celle comprenant une seule pièce mobile articulée, et celle comprenant deux ou trois leviers mobiles articulés les uns sur les autres. Le dispositif de la première catégorie présente l'inconvénient que la force à exercer sur la pièce mobile du dispositif pour son réarmement est très importante, tandis que les dispositifs connus de la seconde catégorie ont une structure relativement complexe et volumineuse. La présente invention a précisément pour but de supprimer les inconvénients des divers dispositifs connus, tout en conservant les avantages*- L'invention a donc pour objet un dispositif de verrouillage d'une pièce mobile, et en particulier un panneau mobile d'évacuation des fumées, comprenant un nombreminimum de pièces mobiles, et qui peut entre réarmé automatiquement au moyen d'un effort relativement très faible. L'invention propose donc un dispositif de verrouillage d'une pièce mobile soumise constamment à une force de rappel, comprenant un premier levier articulé par une extrémité sur une plaque support et comprenant par exemple une encoche d'accrochage d'une partie de la pièce mobile, et un second levier de déclenchement ou de déverrouillage soumis à l'action d'un ressort de rappel le maintenant en position de blocage du premier levier, caractérisé en ce que le second levier est articulé par une extrémité sur la plaque support et coopère avec le premier levier par une liaison de formes telle que son action s'ajoute au couple exercé sur le premier levier parle second levier soumis à la force de son ressort de rappel pour résister au couple antagoniste exercé sur le premier levier par ladite pièce mobile soumise à la force de rappel précitée. Ainsi, d'une part le ressort de rappel du second levier n'a pas besoin d'exercer une force considérable sur ce celui-ci, bien que la force de rappel de la pièce mobile puisse entre relativement importante, et d'autre part la force nécessaire pour le réarmement du dispositif est relativement faible. L'invention sera mieux comprise, et d'autres buts, caractéristiques, détails et avantages de celle-ci apparattront plus clairement au cours de la description explicative qii va suivre faite en référence aux dessins schématiques annexés donnés uniquement à titre d'exemple illustrant un mode de réalisation de l'invention et dans lesquels --la figure 1 est une vue en perspective d'un mode de réalisation préféré du dispostif selon l'invention - la figure 2 est une vue de face représentant le dispositif en position de verrouillage - la figure 3 est une vue de face représentant le dispositif en position de déverrouillage ; et - la figure 4 est une vue de face représentant le dispositif en position de réarmement. Comme illustré sur les dessins annexés, le dispositif comprend une plaque support 10, ayant sensiblement une section en U, dont la face extérieure porte principalement un premier levier Il monté rotatif autour d'un axe 12, et un second levier 13 monté rotatif autour d'un axe 14 parallèle à l'axe 12, et soumis à l'action d'un ressort de rappel 15 dont une extrémité est fixée sur la plaque support 10 comme indiqué en 17, et dont l'autre extrémité est reliée au second levier 13, par exemple par ltintermédiaire d'un fusible thermique 18. L'extrémité libre 19 du second levier 13 stétend par exemple perpendiculairement à ce levier, et est destinée à servir de point d'attache d'un cible (non représenté) permettant d'exercer sur le levier 13 une force destinée à le faire tourner dans le sens contraire des aiguilles d'une montre sur le dessin. Le premier levier Il comprend une encoche 20 destinée à l'accrochage d'un téton circulaire ou d'un galet 21 porté par une pièce mobile 22 qui est par exemple une patte solidaire d'un panneau ou d'une trappe mobile d'évacuation des fumées. La pièce 22 est toujours soumise à 11 action d'une force de rappel FI comme indiqué dans les figures 2 et 3, de telle sorte que, quand la pièce 22 est libérée par le dispositif de verrouillage, le panneau ou la trappe s'ouvre automatiquement. On remarquera que 16 leviers Il et 13, le ressort 15, etc, sont situés sur la face extérieure de la pièce support 10, tandis que la pièce mobile 22 s!étend de l'autre côté de la pièce support; à l'intérieur du U formé par celle-ci, cette pièce 10 comprenant une fente 23 sensiblement en frme de V pour le guidage et la réception du téton 21. La pièce support 10 comporte encore deux butées 24 et 25 respectivement, servant à limiter l'une la rotation du premier levier 11, l'autre la rotation du second levier 13. La première butée. 24 est formée par un crevé de la plaque 10, tandis que la seconde butée 25 est un téton ou un ergot vissé sur la plaque support 10. Le premier levier 11, sur sa partie tournée vers. le second levier 13, comprend un décrochement 26 formant rampe inclinée, qui coopère avec un décrochement correspondant 27 formant également rampe inclinée, formé sur la partie du second levier 13 en regard de cette partie du premier levier 11. Les décrochements 26 et 27 sont formés SUr les premier et second leviers Il et 13 de telle sorte que, quand les deux leviers sont en position de verrouillage comme représenté dans les figures 1 et 2, les rampes inclinées 26 et 27 sont appliquées sensiblement l'une sur l'autre. L'inclinaison de ces rampes est telle qu'elles empêchent la rotation du premier levier Il dans le sens contraire des aiguilles d'une monre par exemple sous l'effet du couple provoqué par la force FI, tant que le second levier 13 est maintenu dans la position représentée en figures 1 et 2 par le ressort de rappel 15. Le premier levier Il comprend encore une surface de came 28, en quart de cercle excentré par rapport à l'axe de rotation 12, qui forme le côté inférieur de l'encoche 20, et sur laquelle le téton 21 de la pièce mobile 22 vient prendre appui pour le réarmement du dispositif, comme représenté en figure 4. Le fonctionnement de ce dispositif de verrouillage est le suivant on supposera tout d'abord que le dispositif est dans la position de verrouillage représentée dans les figure et 2. Dans cette position, la pièce mobile 22, soumise à la force de rappel F1 dirigée vers le haut est retenue par le dispositif au moyen de son téton 21 engagé dans l'encoche 20. Etant donné que le point d'appui du téton 21 sur le bord supérieur de l'encoche 20 est décalé par rapport à l'axe de rotation 12 du premier levier 11, la force FI exerce sur le premier levier 11 un couple tendant à le faire tourner dans le sens contraire des aiguilles d'une montre en figure 2. Toutefois, le premier levier Il est maintenu dans la position représentée par coopération de sa rampe inclinée 26 avec la rampe inclinée 27 du second levier 13, qui est maintenu en position sensiblement horizontale par son ressort de rappel 15. On comprend que, mEme si la force F1 est très importante, le couple qu'elle exerce sur le premier levier 11 est annuléd'une part par le couple exercé sur le premier levier Il par le second levier 13 soumis à l'action de son ressort de rappel 15, et d'autre part par la butée constituée par les rampes inclinées 26 et 27 appliquées l'une sur l'autre, qui interdisent au levier Il de tourner dans le sens contraire des aiguilles d'une montre. Ainsi, mEme si la force de rappel exercée par le ressort 15 sur le second levier 13 est relativement très faible, et si la force F1 de rappel de la pièce mobile 22 est très importante, les leviers 11 et 13 resteront en position de verrouillage. Pour déverrouiller le dispositif et libérer la pièce mobile 22, il suffit par exemple d'exercer sur le levier 19 une force F2 dirigée vers le bas, comme indiqué en figure 3. Sous l'action de cette force F2, le levier 13 pivote dans le sens contraire des aiguilles d'une montre autour de son axe 14, et il libère le premier levier 7t qui, sous l'effet du couple exercé sur lui par la force F1, pivote également dans le sens contraire des aiguilles d'une montre autour de son axe 12 et libère la pièce mobile 22. Quand cette pièce mobile 22 est une patte solidaire d'un panneau ou d'une trappe d'évacuation de fumée, on comprend que la libération de la patte 22 se traduit par l'ouverture du panneau ou de la trappe. Les butées précitées 24 et 25 servent à limiter les rotations des leviers Il et 13, comme représenté en figure 3. On notera que le déverrouillage peut également entre provoqué par rupture du fusible thermique 18, par exemple en cas d'incendie, quand ce fusible est soumis à des températures de l'ordre de 700C environ. D'une autre façon, la rotation dans le sens contraire des aiguilles d'une montre du second levier 13 peut entre provoquée au moyen d'un dispositif de commande électromagnétique, tel par exemple qu'un électro-aimant provoquant la rotation du second levier 13 par exemple quand il est excité. Le réarmement automatique du dispositif se produit de la façon suivante avant le réarmement, les leviers 11 et 13 occupent la position représentée en figure 4. Le second levier 13 a tendance à tourner dans le sens des aiguilles d'une montre sous l'action de son ressort de rappel 15. Il appuie sur le premier levier Il en exerçant sur celui-ci un couple relativement faible tendant à faire tourner le second levier Il dans le sens contraire des aiguilles d'une montre. Le levier Il est donc normalement maintenu par la butée 24 dans la position représentée en figure 4. Pour réarmer le dispositif, on fait descendre la pièce mobile 22 vers le dispositif, en guidant le téton 21 dans la fente 23, jusqu'à venir appuyer par ce téton sur la partie de came 28 en quart de cercle, comme représenté en figure 4.Si l'on appuie le téton 21 sur cette partie de came 28 avec une force F, on applique au premier levier Il un couple tendant à le faire tourner dans le sens des aiguilles d'une montre autour de son axe de rotation 12. La disposition de la surface de came 28 par rapport à l'axe de rotation 12 est telle que le téton 21 se rapproche de cet axe 12 quand le premier levier Il tourne autour de l'axe 12 dans le sens des aiguilles d'une montre. Ainsi, tant qutnexerce une force F dirigée vers le bas sur la pièce mobile 22, le téton 21 en appui sur la surface 28 fait tourner automatiquement le premier levier Il de la position représentée en figure 4 dans la position représentée en figure 2 (position de verrouillage).On peut alors relâcher la pièce mobile 22, les deux leviers Il et 13 étant revenus en position de verrouillage représentée en figures 1 et 2. On comprend que, au cours du réarmement, le couple exercé par le second levier 13 sur le premier levier 11, et qui s'oppose à la rotation du premier levier Il dans-le sens des aiguilles d'une montre, est relativement très?faible, de sorte qu'il n'est pas nécessaire d'exercer une force F très importante pour le réarmement du dispositif. L'un des avantages principaux de l'invention est donc que, bien que la force du ressort de rappel 15 soit relativement très faible, la force de maintiende la pièce mobile 22 en position verrouillée est relativement très importante, gracie à la liaison de formes constituée par les rampes inclinées 26 et 27 des leviers 11 et 13. De plus, comme la force de rappel du ressort 15 est relativement faible, la force de déclenchement de déverrouillage, représentée par F2, n'a pas non plus besoin d'être très importante. Enfin, toujours pour la meme raison, la force F nécessaire au réarmement est relativement faible. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée au mode de réalisation décrit et représenté qui nta été donné qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent. REVENDICATIONS 1. Dispositif de verrouillage d'une pièce mobile soumise constamment à une force de rappel, comprenant un premier levier articulé par une extremité sur une plaque support et comportant par exemple une encoche d'accrochage d'une partie de la pièce mobile, et un second levier de declenchement ou de déverrouillage soumis à l'action d'un ressort de rappel le maintenant en position de blocage du premier levier, caractérisé en ce que le second levier est articulé par une extrémité sur la plaque support et coopère avec i premier levier par une liaison de formes telle que son action s'ajoute au couple exercé sur le premier levier par le second levier soumis à la force de ce ressort de rappel pour résister au couple antagoniste exercé sur le premier levier par la pièce mobile soumise à la force de rappel précitée. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que les premier et second leviers comprennent chacun un décrochement à rampe inclinée, formant la liaison de forme précitée quand les deux leviers sont en potion de verrouillage, les deux rampes inclinées se bloquant alors mutuellement l'une sur l'autre. 3. Dispositif selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le point d'action sur le premier levier des forces exercées par la pièce mobile est écarté de l'axe d'articulation du premier levier dans un sens tel que la force de rappel de la pièce mobile tend à faire tourner le premier levier dans le sens du déverrouillage. 4. Dispositif selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le premier levier comprend une surface de came excentrée en quart de cercle, sur laquelle est destinée à glisser une partie de la pièce mobile quand elle est ramenée en position de verrouillage pour le réarmement automatique du dispositif. 5. Dispositif selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que les rotations des premier et second leviers sont limitées par des butées solidaires de la plaque support. 6. Dispositif selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que ladite pièce mobile est une patte solidaire d'un panneau ou d'une trappe servant par exemple à l'évacuation des fumées. 7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que le ressort de rappel du second levier est fixé à une extrémité sur la plaque support et à son autre extrémité sur le second levier par l'intermédiaire d'un fusible thermique. 8. Dispositif selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le mouvement de rotation du second levier est éventuellement commandé par un électro-aimant.