L'invention concerne des perfectionnements aux tuiles métalliques. Ces dernières années, l'emploi de tuiles métalliques légères pour couvrir des toits s'est considérablement répandu. Généralement, une tuile métallique reproduit la forme de plusieurs tuiles classiques en argile posées l'une a côté de l'autre, de sorte qu'un toit complètement couvert de tuiles métalliques a l'aspect d'un toit de maison ou de batiment couvert en tuile classique. Ces tuiles métalliques légères forment généralement des joints à recouvrement très efficaces sur leurs bords longitudi naux, orientés horizontalement, mais il s'est avéré que les joints a recouvrement aux extrémités latérales, formés le plus souvent par des portions extrêmes ondulées, ont tendance à présenter des fuites lorsque la pluie est accompagnée de grand vent. L'invention vise notamment å éviter de telles fuites par la création d'un canal d'écoulement d'eau entre les extrémités chevauchantes de tuiles voisines pour diriger l'eau ayant pu pénétrer entre les tuiles vers la tuile du dessous. L'invention part d'une tuile conçue pour être posée chevauchante avec des tuiles identiques ou analogues sur une toiture et possédant une partie principale ou corps de tuile et des parties marginales opposées sur les bords latéraux, dont l'une est destinée å être disposée par-dessus la partie marginale opposée d'une tuile voisine, dont elle est sensiblement complémentaire. Selon l'invention, une telle tuile est essentiellement caractérisée en ce que les parties marginales superposées de tuiles voisines forment entre elles un passage a peu près fermé qui s'tend transversalement a la longueur des tuiles et qui constitue un canal d'écoulement d'eau pour l'évacuation de l'eau qui s'est infiltrée entre les parties marginales superposées des tuiles. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront plus clairement de la description qui va suivre d'un exemple de réalisation non limitatif, ainsi que du dessin annexé, sur lequel : - la figure 1 est une vue en perspective d'une tuile typique selon l'invention - les figures 2 et 3 sont des coupes schématiques à plus grande échelle du joint d'extrémité perfectionné selon l'invention entre deux parties marginales chevauchantes de deux tuiles posées l'une à caté de l'autre - la figure 4 est une vue en perspective à plus grande échelle montrant la protubérance d'évacuation formée sur la tuile représentée figure 1 ; et - la figure 5 est une vue en plan de la protubérance d'évacuation représentée sur la figure 4. Comme on peut le voir figure 1, la tuile 10 selon l'invention présente sensiblement la même forme qu'une tuile métallique légère conventionnelle simulant une petite rangée de tuiles classiques chevauchantes. La tuile 10 possède un corps 11 comprenant une bordure surélevée 12 le long du bord supérieur et un bord tombé 13 prévu en bas et destiné à venir se placer derrière la bordure surélevée 12 de la tuile du dessous. Comme représenté, les parties extrêmes opposées 14 et 15 de la tuile 10 sont ondulées de manière que les cannelures et les nervures formées par les ondulations de la partie extrême 14 d'une tuile recouvrent et s'emboetent dans des cannelures et des nervures correspondantes de la partie extrême opposée 15 de la tuile voisine, de sorte que les emplacements des tuiles dans le sens de leur lon gueur sont bien définis, que les tuiles juxtaposées présentent un aspect continu et qu'un joint étanche à l'eau est formé entre elles. Sur les tuiles métalliques connues, la complémentarité des parties extrêmes ondulées 14 et 15 est telle que l'une des parties extrêmes s'emboite avec ajustement dans l'autre. Cependant, avec cette dis position, l'eau peut pénétrer entre les tuiles chevauchantes, soit sous l'effet d'un vent violent, soit par une action capillaire entre les parties chevauchantes et mutuellement ajustées avec très peu de jeu des tuiles voisines. Selon l'invention, l'une des parties extrêmes de la tuile 10, enl'occurrence celle désignée par 14, est modifiée comme représenté sur le dessin. Plus précisément, comme cela est représenté plus clairement sur la figure 2, la partie extrême 14 possède des angles de cannelure et de nervure qui diffèrent de ceux de la partie extrême opposée 15. De ce faits lorsque la partie extrême 14 d'une tuile 10 est posée sur la partie extrême opposée 15 d'une autre tuile 10' > le rebord extérieur 16, dirigé vers le bas, de la partie. extrême 14 s'applique sous un angle aigu contre une partie de panneau 17 de la tuile 10', si bien que le bord libre 18 du rebord 16 est en contact linéaire avec cette partie de panneau. On voit également sur la figure 2 en particulier, que la cannelure latéralement extérieure 19 de l'extrémité de tuile recouvrante 14 est moins profonde que la cannelure intérieure 20 de l'extrémité de tuile recouverte 15. Avant la déformation, les flancs de la cannelure ou creux 19 sont de préférence dirigés vers le bas sous un angle de 150 avec I'horizontale, tandis que les flancs de la cannelure 20 sont dirigés vers le bas sous un angle de 230 avec l'horizontale. De plus, le rebord extérieur 16 a l'état non déformé fait de préférence un angle de 459 avec I'horizontale, tandis que le rebord extérieur sur l'extrémité opposée de la tuile est dirigé vers le bas sous un angle de 30 avec l'horizontale.Donc, au moment où la partie marginale recouvrante 14 est tirée avec force vers le bas à sa position définitive par des éléments de fixation, le rebord ex térieur 16 est soumis a un effort fléchissant qui presse le bord libre 18 de la tuile recouvrante 10 en contact avec la partie de panneau 17 de la tuile 10', ce qui améliore l'étanchéité et laisse en même temps subsister un canal d'écoulement d'eau 21 entre les cannelures 19 et 20 superposées, comme représenté sur la figure 3. Il ressort également de la figure 3 que les cannelures et nervures extérieures 22 de la tuile 10' s'emboîtent avec ajustement dans les nervures et cannelures 23 de la tuile 10, ce qui empêche la pénétration d'eau au-delà du canal d'écoulement 21 et sous la tuile 10. Donc, grâce au contact établi entre le bord libre 18 et la partie de panneau 17, il est difficile pour l'eau de pénétrer entre les tuiles en passant sous le bord 18 et, au cas où une telle pénétration d'eau aurait néanmoins lieu cette eau passerait dans le canal d'écoulement 21 d'où elle s'écoulerait vers le bas jusqu'au nez de la tuile. A la jonction entre la cannelure extérieure 19 et le nez de la tuile, le bord tombé 13 en bas de la tuile est déformé vers l'extérieur pour définir une protubérance 24, laquelle est plus clairement visible sur les figures 4 et 5. La protubérance 24 définit derrière elle un passage 25 qui communique avec le canal d'écoulement d'eau 21 dans la tuile du dessous, de sorte qu'il n'y a pas d'accumulation d'eau entre les tuiles et que lteau s'écoule au contraire sans rencontrer d'obstacles du canal d'écoulement 21 d'une tuile dans le canal d'écoulement 21 de la tuile du dessous. Comme le passage 25 est suffisamment large pour permettre également l'accès d'air, l'écoulement de l'eau par les canaux 21 successifs ne peut pas non plus être entravé par absence d'air. La tuile selon l'invention peut être fabriquée de différentes manières, notamment par découpage et emboutissage d'une tôle métallique, elle peut être pourvue d'une surface décorative si nécessaire et la protubérance d'évacuation 24 peut être réalisée par différents processus connus de déformation de métal en feuilles. L'invention a été décrite et représentée en référence à une tuile particulière mais elle est naturellement applicable à toutes les tuiles semblables ; de même, elle n'est pas limitée à la forme de réalisation décrite et l'homme de l'art pourra y apporter diverses modifications, sans pour autant sortir de son cadre. REVENDICATIONS 1. Tuile conçue pour être posée chevauchante avec des tuiles identiques ou analogues sur un toit et possédant une partie principale ou corps de tuile (11) et des parties marginales opposées (14, 15) sur les bords latéraux, dont l'une (14) est destinée à être disposée par-dessus la partie marginale opposée (15) d'une tuile (10') voisine, dont elle est sensiblement complémentaire, caractérisée en ce que les parties marginales superposées (14, 15) de tuiles voisines (10 > 10') forment entre elles un passage à peu près fermé qui s'étend transversalement à la longueur des tuiles et qui constitue un canal d'écoulement d'eau (21) pour l'évacuation de l'eau qui s'est infiltrée entre les parties marginales superposées des tuiles. 2. Tuile selon la revendication 1, caractérisée en ce que les parties marginales (14, 15) sont ondulées, de manière a former au moins une cannelure (19, 20) s'étendant transversalement à la longueur de la tuile et en ce que la cannelure (19) de la partie marginale (14) disposée par-dessus est moins profonde que la cannelure (20) de la partie marginale (15) recouverte, de manière que les cannelures (19, 20) forment entre elles le canal d'écoulement d'eau (21) 3. Tuile selon la revendication 2, caractérisée en ce que la partie marginale (14) disposée par-dessus possède un rebord transversal (16) qui est dirigé vers le bas et qui, lorsque les parties marginales sont superposées, s'applique sous un angle aigu et par un contact linéaire contre une partie de panneau (17) de la tuile (10') voisine. 4. Tuile selon la revendication 3, caractérisée en ce que la partie marginale (14) disposée par-dessus possède une cannelure supplémentaire (23) située à l'intérieur de ladite cannelure (19) et en ce que la partie marginale (15) recouverte possède une cannelure extérieure (22) qui est complémentaire à ladite cannelure supplémentaire (23), de manière que ces deux cannelures empêchent l'infiltration d'eau à partir du canal d'écoulement d'eau (21) vers le cêté inférieur de la tuile recouvrante (10). 5. Tuile selon l'une quelconque des revendications 2, 3 et 4 et possédant un bord tombé sur son caté longitudinal avant ou inférieur, caractériséeen ce que le bord tombé (13) est déformé vers l'extérieur dans le prolongement de ladite cannelure (19) de la partie marginale (14) disposée par-dessus, de manière à définir, derrière la déformation (24) vers I'extérieur, un passage d'évacuation (25) orienté vers le bas et dirigeant l'eau s'écoulant par le canal (21) vers la tuile du dessous, que ledit bord tombé (13) surplombe. 6. Tuile selon l'une quelconque des revendications 2, 3 et 4, caractérisée en ce que les flancs de ladite cannelure (19) de la partie marginale (14) disposée par-dessus forment un angle d'environ 15 avec l'horizontale et en ce que les flancs de ladite cannelure (20) de la partie marginale recouverte (15) forment un angle d'environ 23C avec l'horizontale. 7. Tuile selon l'une quelconque-des revendications pré cédentes, caractérisée en ce -qu'elle est fabriquée par découpage et estampage d'une têle métallique.