L'invention consiste a faire porter par l'utilisateur un couple de microphones electrets miniature, appairés, situes de chaque cate de sa tete, en des endroits bien determinés en vue d'obtenir une image stéréophonique aussi fidèle que possible (voir fig. 1). La présente invention permet à l'utilisateur d'obtenir une captation des sons aussi naturelle que-possible, tout en assistant et en participant å la manifestation sonore : concerts, conférences, chants d'oiseaux, etc... sans aucune dégradation de écoute directe et avec le minimum de contraintes. La prise de so par tête artificielle est bien connue, il est possible de remplacer cette ête par celle de I'operateur, depuis qu'il existe des microphones très ldgers, de faibles dimensions et facilement dissimoulables, pour des raisons d'esthétique et de disczétion. De plus, il importe de ne pas modifier la répartition spatiale des vitesses et des pressions de l'onde acoustique au voisinage de la tête de I'opérateur. La disposition propose permet, notamment, par la position des microphones et la faible dimension de ceux-ci, d'obtenir ce résultat. Ces microphones peuvent être supportés par tous moyens appropriés branches de lunettes, contours d'oreille, arceau, chapeau, casque etc... La fixation des microphones- sur ces divers types de support s'effectue par l'intermédiaire d'un système amortisseur qui évite la transmis sion aux microphones de divers bruits parasites : chocs, frottements... (voir fig. la). Ce système comprend : ün manchon d'isolement en ndoprène (2) entourant le micro (I), le tout glissé dans un fourreau de FVC (3). L'ensemble ainsi constitué supporte sur la partie avant du microphone une bonnette anti-vent, en mousse cellulaire compressée, calibrée et ouverte en fonction de cette utilisation. Dans des dispositifs connus de ce genre, des inconvénients de deux ordres sont rencontrés, les uns d'ordre acoustique et les autres d'ordre mécanique, inconvénients auxquels la présente invention remédie. - Inconvénient d'ordre acoustique certains de ces dispositifs font intervenir le pavillon de l'o- reille en plaçant le microphone, soit dans le conduit auditif, soit à l'en- trée de celui-ci ; il en résulte le) - Une modification du spectre reçu due aux résonnances propres du pavillon, adaptées, comme on le sait, à la perception de la parole, modification qui doit ensuite etre corrigée électriquement. 2 ) - Une localisation des sons dans l'espace, qui, bien que naturelle, devient gênante pour l'utilisateur devant éviter tout mouvement de tête en direction de la source. 3 ) - Une perte de qualité et d'intensité de l'audition directe, selon que ces dispositions occupent plus ou moins le conduit auditif ou le pavillon de l'oreille. - Inconvénient d'ordre mécanique Certains de ces dispositifs comportent, pour le maintien des microphones, soit un embout pour le conduit de l'oreille, soit un compas stéthoscopique s'accrochant au lobe inférieur du pavillon, soit encore un casque à deux écouteurs supportant les microphones par leur structure extérieure. De plus, ces dispositifs sont reliés par des cables qui passent par devant, en particulier au milieu pour le compas stéthoscopique. Souvent aussi les microphones électrets nécessitent une alimentation par piles, qui, n'ayant pu être logées dans le dispositif, doit être reportée dans un boitier séparé, disgracieux, encombrant, et pouvant causer des incidents. I1 est évident que toutes ces dispositions causent une gêne par leur emploi et privent l'utilisateur du plaisir qu'il aurait en audition directe sans ces impédimenta. Les efforts s'effectuant à chaque mouvement sur les lobes d'oreilles supportant embouts ou compas stéthoscopiques, la pression des écouteurs du casque, les frottements des cables de liaison passant par devant, rendent l'audition directe rapidement pénible, quand ils ne la suppriment pas complètement, comme c'est le cas du casque à deux écouteurs la remplaçant par l'écoute de monitoring. La présente invention pallie à ces inconvénients.: La disposition des microphones représentés figure 1 ne nécessite aucune correction du spectre de fréquence et assure un rendu spatial d'une très grande vérité. Elle n'apporte rigoureusement aucune gene à l'audition directe, qui est la même que sans l'emploi du dispositif. Elle permet l'emploi des divers supports de microphones (1) généralement bien admis par l'utilisateur, tels que branches de lunettes, arceaux ou encore, dans certains cas, contours d'oreilles, chapeau militaire ou civil, casque de protection, etc... Ces deux premiers types de support ont l'avantage de ne présenter qu'une sorte de cable (2) sur l'un des côtés, la connexion du micro du côté opposé se faisant, en pont, soit par la façade de la paire de lunettes1 soit par l'arceau. Le cable peut sortir par l'arrière, sans dérangement pour l'utilisateur. Selon une première variante, l'emploi de branches de lunettes creuses (1 fig. lb), telles que celles utilisées par les déficients auditifs, permet de supporter l'alimentation des microphones electrets (2), soit par une pile incorporée (3) dans l'une des branches, soit par deux piles, chacune dans une branche. De plus, la commutation des piles est assurée dans ce type de lunettes par un interrupteur incorporé (4) au bout des branches. Dans une autre disposition, les branches de lunettes sont indépendantes, reliées seulement mécaniquement à la façade par charnières enfichables (5). Dans ce cas, chaque branche comporte un cable de liaison (6) terminé par une fiche de branchement individuelle, ce qui facilite l'entretien et l'échange. Les cables des branches droites et gauches (2 fig. 2a) peuvent être reliés par un connecteur (3) auquel se relie le cable de liaison spécifique (4), à l'appareil d'utilisation. Dans ce cas, la boucle ainsi formée par les cables de sortie et le connecteur, passant derrière la tête, peut servir à supporter les lunettes en lavallière, en dehors des périodes d'utilisation. Selon une deuxième variante, l'emploi d'un arceau tel qu'employé pour certaines coiffures ou dans des casques légers d'écoute, permet de réaliser, comme dans la première variante, le support et l'alimentation des microphones, d'un côté à l'autre, par connection en pont et sortie unita- térale du cable (voir fig. 2). De plus, cette variante rend possible par simple interversion de droite à gauche, de favoriser la zône arrière de l'écoute au lieu de la z8ne avant (écoute de l'orgue, par exemple, dans une église). Exceptionnellement, l'arceau peut être porté horizontalement pour favoriser la prise de son de chant d'oiseaux, à la verticale (cas d'une futaie). Selon une troisième variante, les microphones electrets peuvent être fixés sur la partie supérieure avant d'un contour d'oreille (fig. 2) La sortie du cable s'effectue pour chaque contour d'oreille qui contient sa propre pile et son commutateur. Le port du contour a l'avantage d'être peu visible et même invisible avec certaines coiffures. Selon une quatrième variante, constituant elle-même une variante pouvant s'appliquer aux trois précédentes, les supports peuvent comporter les micros (1) et un émetteur stéréophonique (2) ou deux émetteurs monophoniques (fig. 2b) à très courte portée en liaison avec les récepteurs correspondants de l'installation fixe ou mobile. Cette variante a l'avantage de supprimer le cable de liaison et, au besoin, d'eviter de transporter un matériel d'enregistrement à l'intérieur du local. Les dispositions précédemment décrites ont toutes été présentées en version stéréophonique. En n'équipant qu'un seul c8té, une version monophonique peut être réalisée pour chacune de ces dispositions : branches de lunettes, arceaux, contours d'oreille, chapeaux, casques etc... Le contcur d'oreille, en utilisation banalisée, pour port droit ou gauche, se prête particulièrement à cette version. REVENDICATIONS 1. Dispositif microphonique de prise de son caractérisé en ce qu'il comporte un microphone de petites dimensions, ne devant pas excéder 5 mm de diamètre, portés de chaque cté de la tête de l'utilisateur en un emplacement passant par un axe fictif vertical en avant de la racine de l'hélixe de l'oreille de l'utilisateur et par un axe fictif horizontal correspondant à la liaison entre le crane et l'hélixe. Le point de concours de ces deux axes correspond au centre d'un cercle de 5 cm de rayon formant une zone délimitant l'emplacement du microphone sur la tête de l'utilisateur (Fig. 1). Les microphones ainsi placés n'utilisent aucunement le pavillon de l'oreille comme réflecteur de la source sonore. 2. Dispositif microphonique de prise de son selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens pour éviter une transmission des vibrations parasites, transmises par les mouvements de tête de l'utilisateur, du support au microphone comportent une suspension adéquate avec amortisseurs de chocs et de vibrations réalisée à l'aide de manchons caoutchoutés et de mousse de polyuréthane (Fig. lA). 3. Dispositif microphonique de prise de son selon les revendications 1 et 2 caractérisé en ce que le support utilisé pour chaque microphone est une branche d'une paire de lunettes pour déficients auditifs, contenant une pile d'alimentation commune aux deux microphones ou une pile par microphone dans chaque branche. Les sorties par câbles du dispositif peuvent être établies des façons suivantes : (FIS. 1B) - Sortie unique de cible de liaison avec interconnexion des branches par la façade, (Fig. 2). - Sortie séparée de cible à partir de branches autonomes, sur charnières, terminée par une fiche individuelle de branchement. (Fig. 2A). - Sortie séparée de câble à partir de branches autonomes, sur charnières, reliée à un connecteur de liaison et à un câble spécifique du matériel d'utilisation et formant lavallière hors des périodes d'utilisation (Fig. 2A). 4. Dispositif microphonique de prise de son selon les revendications 1, 2 et 3, caractérisé par le falot que le support des microphones utilisé est un arceau (Fig. 2A et 2), ayant des systèmes d'alimentation et de connexions. 5. Dispositif microphonique de prise de son selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le support du microphone utilisé soit un contour d'oreille avec une alimentation autonome par pile (Fig. 2). 6. Dispositif microphonique de prise de son selon les revendications 1 - 2 - 3 - 4 et 5, caractérisé en ce qu'il comporte un émetteur stéréophonique ou deux émetteurs monophoniques séparés ou encore un seul émetteur monophonique incorporés dans les différents supports. 7. Dispositif microphonique de prise de son selon les revendications 1 - 2 - 3 - 4 - 5 et 6, caractérisé en ce qu'il comporte un seul microphone portable par l'utilisateur soit du côté gauche du crâne ou du côté droit du crâne.