La présente invention est relative aux échangeurs de chaleur dont certaines au moins des pièces, notamment les dissipateurs, que ceux-ci soient constitués sous la forme de bandes ondulées ou d'ailettes, sont fabriquées en aluminium ou alliage d'aluminium, pièces qui doivent être reliées à d'autres pièces, notamment aux tubes de circulation du fluide à refroidir ou chauffer au moyen de soudures à bas point de fusion qui sont, aussi fréquemment dénommées brasures tendres et qui sont gén4- ralement constituées par des alliages contenant de l'étain, du plomb, du zinc, et éventuellement du cadmium, lesdites soudures présentant l'avantage que leur température de fusion est généralement #nférieure ou voisine de 30000. On sait actuellement réaliser de telles soudures qui présentent une tenue mécanique suffisante, mais il a été constaté que certaines de ces soudures et particulièrement les plus intéressantes au point de vue économique, ne tenaient pas dans le temps, les pièces en aluminium étant, par ailleurs, très rapidement corrodées, de sorte que pratiquement il n'a pas été possible, Jusqu'à présent, de fabriquer des échangeurs de chaleur, notamment des radiateurs de refroidissement ou de chauffage pour véhicules automobiles présentant une tenue suffisante dans le temps. La Demanderesse a constaté que la destruction des liaisons provenait de l'existence de couples électriques et que ceux-ci prenaient naissance au niveau des soudures dès que l'échangeur se trouve dans une atmosphère humide. L'invention remédie à cet inconvénient. Conformément à l'invention, le procédé pour la fabrication d'échangeurs de chaleur comportant des pièces en aluminium dans lequel la liaison desdites pièces est assurée par un alliage de soudage tondant à basse température, généralement inférieure à 3000, est caractérisé en ce qu'on revêt au moins les pièces en aluminium d'une couche de revêtement mince de ladite soudure avant de procéder à leur soudure avec les autres pièces du ra dateur. Diverses autres caractéristiques de l'invention ressortent d'ailleurs de la description détaillée qui suit. Une forme de réalisation de l'objet de l'invention est représentée, à titre d'exemple non limitatif, au dessin annexé. La fige 1 est une coupe-élévation schématique illustrant la cause d'un phénomène de corrosion à laquelle remédie l'invent ion. La fig. 2 est une coupe, analogue à la fig. 1, de la réalisation suivant l'invention. Au dessin, 1 désigne un tube, notamment un tube de circulation d'un échangeur de chaleur, et. 2 un dissipateur, par exemple constitué par une bande ondulée qui est reliée au tube 1 par une soudure 3. Le tube 1 est, par exemple, en laiton ou autre alliage cuivreux, en métal ou alliage ferreux, par exemple en acier inoxydable ou encore en aluminium ou alliage de ce métal, tandis que le dissipateur 2 est en métal différent, de préférence en aluminium, ou alliage de ce métal. La soudure 3 est, ce qui est couramment dénommé dans la technique, une soudure ou brasure tendre, c' est-à-dire un alliage contenant généralement de l'étain-et du plomb auquel peuvent être additionnés du zinc ainsi que d'autres métaux, ces soudures tendres présentant l'avantage de fondre à des températures inférieures à 3000. Les échangeurs travaillant normalement dans l'atmosphère ambiante et celle-ci étant toujours humide, il se crée entre l'aluminium et l'alliage de soudure un couple électrique faisant que l'aluminium est très rapidement corrodé ou qu'au moins la soudure 3 n'adhère plus à l'aluminium, car la corrosion tend à se produire à la limite de la Jonction soudure aluminium comme cela est indiqué par la flèche t. Selon l'invention, on remédie à cet inconvénient en recouvrant tout d'abord la totalité du dissipateur 2 sur ses deux faces par des couches minces 4, 4a du même alliage que celui destiné à constituer la soudure 3, c'est-à-dire par une soudure ou brasure tendre ou tout autre alliage permettant la liaison avec des brasures étain-plomb.Ce recouvrement peut s1ef- fectuer de différentes façons et notamment en'procédant#tout d'abord au dépôt sur la bande destinée -à constituer le dissipateur d'une couche de filiation, notamment de zinc, pouvant être formée par passage de ladite bande dans un bain de fluxage contenant un composé de zinc, notamment du fluoborate de zinc, puih après séchage, la bande est amenée à passer dans un bain en fusion de l'alliage de soudage après quoi la bande est essuyée pour que les couches de recouvrement 4, 4a soient extrêmement minces, par exemple de l'ordre de quelques microns.La bande est ensuite lise en forme et la soudure 3 exécutée sans précautions particulières par les mêmes moyens que ceux qui sont habituellement utilisés pour la soudure des dissipateurs sur les tubes d'échangeurs de chaleur, c'est-à-dire en particulier en faisant passer les échangeurs assemblés dans des fours appropriés faisant fondre une partie de l'alliage de soudage recouvrant les tubes 1 et, par conséquent aussi, les dissipéteurs 2 puisque ceux-ci sont alors eux-m8mes recouverts dudit alliage de soudage. Les couches de revêtement 4, 4a, qui demeurent, bien qu'extrêmement fines, forment un revêtelent étanche qui empêche l'humidité atmosphérique de venir en contact entre l'aluminium et lesdites couches de revêtement, ce qui permet d'éliminer, au moins en grande partie, les phénomènes de corrosion électrolytiques. L'invention n'est pas limitée à l'exemple de réalisation représenté et décrit en détail, car diverses modifications peuvent y être apportées sans sortir de son cadre# REVENDICATIONS 1 - Procédé pour la fabrication d'échangeurs de chaleur comportant des pièces en aluminium, dans lequel la liaison desdites pièces est assurée par un alliage de soudage fondant à basse température généralement inférieure à 3000, caractérisé en ce qu'on revêt au moins les pièces en aluminium d'une couche de revêtement mince de ladite soudure avant de procéder à leur soudure avec les autres pièces du radiateur. 2 - Procédé suivant la revendication I, caractérisé en ce qu'on soumet tout d'abord les pièces en aluminium à un fluage à l'aide d'un agent de fluxage contenant du zinc, les pièces ainsi revêtues de zinc formant couche de filiation, en ce qu'on fait passer lesdites pièces dans un bain de l'alliage de soudage en fusion, en ce qu'on essuie lesdites pièces, immédiatement à leur sortie dudit bain, pour que la couche de revêtement soit très mince, en ce qu'on procède à l'assemblage des pièces ainsi revêtues avec les autres pièces de l'échangeur et en ce qu'on procède finalement à leur soudure par chauffage Jusqu'à la température de fusion dudit alliage de soudage.