La présente invention concerne les ferme-porte à amortissement hydraulique, du type comprenant un cylindre dans lequel coulisse à joint étanché un piston dont les mouvements peuvent être rendus solidaires de ceux d'une porte par l'intermédiaire d'une bielle traversant une ouverture ménagée dans une paroi d'extrémité du cylindre, un ressort repoussant le piston vers une position de fermeture de la porte, deux conduits reliant les deux chambres du cylindre délimitées par le piston, l'un de ces conduits étant muni d'un clapet anti-retour et l'autre d'un étranglement. Dans des ferme-porte connus de ce type, le cylindre débouche directement dans un carter contenant un mécanisme d'actionnement de la bielle, et l'étanchéité, qui doit supporter des pressions d'huile de l'ordre de 25 bars, repose sur des joints tournants ou frottants disposés autour du pivot d; mécanisme qui fait saillie à l'extérieur du carter et éventuellement au niveau de l'ouverture du cylindre, de façon à coulisser sur la bielle. Ces joints sont par nature sujets à usure et conduisent donc souvent à des fuites d'huile. Or, dans certains cas, notamment pour les ferme-porte destinés à être fixés à la partie supérieure d'une porte, on ne peut tolérer aucune fuite d'huile hors du carter, étant donné les risques de chute de gouttes sur les usagers. L'invention a pour but de fournir un ferme-porte supprimant ou au moins réduisant considérablement les risques de fuites d'huile. A cet effet, elle a pour objet un ferme-porte du type précité, caractérisé en ce qu'un soufflet d'étanchéité est monté autour de la bielle,une extrémité de ce soufflet étant fixée sur cette bielle et l'autre étant fixée sur une pièce annulaire solidaire du cylindre. De préférence, ladite pièce annulaire est un tube solidaire d'une collerette radiale interieure du cylindre et coaxial à ce dernier. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, donnée à titre d'exemple non limitatif et en regard des dessins annexés,sur lesquels: la Fig. 1 est une vue en coupe verticale d'un ferme-porte suivant l'invention, prise suivant la ligne 1-1 de la Fig. 2 la Fig. 2 est une vue prise en coupe suivant la ligne 2-2 de la Fig. 1 la Fig. 3 est une vue prise en coupe suivant la ligne 3-3 de la Fig. 2. Le ferme-porte représenté aux dessins est du type supérieur à double action. I1 est contenu dans un boitier 1 comportant deux parties : un carter 2 et un cylindre 3 d'axe X-X. Ces deux parties sont accollées et fixées l'une à l'autre, et elles communiquent par une ouverture circulaire dans laquelle est fixée une douille taraudée 4. Le carter 2 comprend un mécanisme classique 5 d'actionnement à double sens. Ce mécanisme comprend essentiellement un pivot 6 traversant le carter 2 à travers un joint frottant 6a et destiné à être rendu solidaire en rotation d'une porte. Quel que soit son sens de rotation, le pivot 6 entraîne, par l'intermédiaire de cames, un levier d'actionnement 7. Ce dernier pivote autour d'un axe 8 et porte sur une extrémité 9 un axe vertical 10 sur lequel est articulée une extrémité d'une bielle 11 de transmission. La bielle 11 traverse avec jeu la douille 4 pour pénétrer dans le cylindre 3. A l'extrémité de cette bielle opposée à l'axe 10 est articulé, autour d'une broche verticale 12, un piston 13 coulissant à joint étanche, grâce à un joint annulaire 14, à l'intérieur du cylindre 3. A une faible distance de l'ouverture du cylindre donnant dans le carter 2, ce cylindre 3 présente une collerette radiale intérieure 15 qui porte elle-même une saillie tubulaire 16 d'axe X-X orientée dans la direction opposée au carter 2. De plus, dans l'angle formé par le cylindre et le carter, est prévu un réservoir 17 venu de matière avec le cylindre et bouché par un bouchon fileté 18, comme on le voit sur la Fig. 2. Ce réservoir 17 communique avec l'intérieur du cylindre 3 par l'intermédiaire d'orifices 19 ménagés dans la collerette 15. L'extrémité du cylindre 3 opposée au carter 2 est obturée par un ensemble d'amortissement 20 composé de deux pièces principales 21 et 22 assemblées ensemble au moyen de vis 23 et ménageant entre elles une cavité 24. La pièce 21, qui joue le rôle de plaque de fond du cylindre 3, est raintenue à l'extrémité de ce cylindre au moyen de quatre tirants 25 et 26. Les tirants 25, qui sct situés du côté du réservoir 17, sont creux et débouchent à la fois dans ce réservoir et dans la cavité 24, comte on le voit mieux sur la Fig. 3.La pièce 21 est percée de trois passages un passage axial 27 de faible diamètre ; un passage 28 de plus grand diamètre , rétréci du côté de la chambre 24 et muni à son autre extrémité d'une goupille 29 transversale qui permet de maintenir en permanence dans ce passage une bille 30, de façon à constituer un clapet anti-retour ; et un troisième passage 31 (Fi,l) dont une partie rétrécie 32 située du côté du piston 13 est normalement obturée par une seconde bille 32 chargée par un ressort taré 33, de façon à constituer une soupape de sécurité. La pièce 22 comporte une nervure interne 34 dans laquelle est ménagé un trou cylindrique 35 qui communique latéralement avec le passage axial 27 par l'intermédiaire d'un orifice 35a de même section. Le trou 35 est taraudé et reçoit une vis de reglageoxsE 36 dont l'extrémité biseautée permet d'obturer plus ou moins l'orifice 28. Une pièce tubulaire fixe 37, dont une extrémité filetée est vissée dans la douille 4, est guidée dans la saillie tubulaire 16 à joint étanche, au moyen d'un joint annulaire 38. L'extrémité 37a de cette piece 37 qui se trouve dans le cylindre 3 forme un tube d'épaisseur réduite et définit un épaulement radial 39. Le diamètre interne de la pièce 37 est supérieur au diamètre de la bielle 11, de façon à tolérer un certain debattement angulaire de celle-ci accompagnant les mouvements de pivotement du levier d'actionnement 7. Un manchon 40 est également disposé dans le cylindre 3, près de la saillie tubulaire 16. Ce manchon 40, qui porte sur sa périphérie deux joints annulaires 41 d'étanchéité, est muni dans sa partie médiane d'une collerette radiale 42 dans laquelle sont ménagés des orifices 43. Cette collerette 42 trouve un appui axial contre l'épaulement 39 de la pièce tubulaire 37. Une plaque annulaire 44, dont le diamètre interne est supérieur au diamètre externe de la partie d'extrémité de la pièce 37, prend appui contre la face d'extrémité du manchon 40 et fournit elle-même un appui pour un ressort de rappel 45 comprimé entre cette plaque et le piston 13. L'étanchéité entre l'intérieur du cylindre 3, qui est rempli d'huile, et l'intérieur du carter 2, qui ne l'est pas est assurée au moyen d'un soufflet tubulaire 46 disposé autour de la bielle 11. Une extrémité de ce soufflet serre élastiquement la bielle 11 et est munie intérieurement d'un bourrelet 47 qui est reçu dans une gorge circulaire 48 ménagée dans cette bielle. L'autre extrémité du soufflet 46 serre élastiquement l'extrémite37 de la pièce tubulaire 37 située dans le cylindre 3 et est munie également d'un bourrelet intérieur 49 pénétrant dans une gorge circulaire 50 entaillée dans cette extrémité 37 Le fonctionnement du ferme-porte ainsi décrit est le suivant Lorsque la porte s'ouvre, elle entraîne par l'intermédiaire du pivot 6, du mécanisme 5-et du levier 7, la bielle 11 et le piston 13 vers la gauche des Fig. 1 et 2, ce qui comprime le ressort de rappel 45. De l'intérieur du cylindre 3, de l'huile située à gauche du piston 13 est refoulée par ce piston, à travers les orifices 43 de la collerette 42 et 19 de la collerette 15, dans le réservoir 17, et de 1d, à travers les tirants creux 25, dans la cavité 24.De celle-ci, l'huile repasse dans le cylindre 3, de l'autre côté du piston 13, en repoussant la bille 30. Lorsque la porte est relâchée, le ressort 45 repousse le piston 13 vers la droite des Fig. 1 et 2. Au cours de ce mouvement, de l'huile située à droite du piston 13 est refoulée par ce piston dans la chambre 24 à travers le passage étroit 27, l'orifice 35a et le trou 35, pendant que la bille 30 obturel' orifice étroit du paXeeZ8 abus l'effet de la pression d'huile. De la chambre 24, l'huile passe dans les tirants creux et retourne au réservoir 17, et de là dans l'intérieur du cylindre 3, de l'autre côté du piston 13 ,à travers les orifices 19 de la collerette 15 et 43 de la collerette 42. La soupape tarée 31-32-33 est réglée de façon à ne s'ouvrir qu'en cas de surcharge accidentelle du ferme-porte, par exemple provoquée par un usager fermant volontairement la porte à une vitesse supérieure à celle fournie par le libre fonctionnement du dispositif. On limite ainsi la pression d'huile pouvant régner dans la chambre du cylindre 3 située à droite du piston 13, et qui, sans cette sécurité ,pourrait conduire des risques d'éclatement du cylindre. Pendant le mouvement d'ouverture de la porte, la rainure 48 de la bielle se rapproche de la rainure 50 de la pièce tubulaire 37, ce qui entrante une contraction axiale du soufflet d'étan chéité 46. Lorsque la porte se referme, les deux gorges s'éloignent, ce qui ramène le soufflet en extension. Ainsi, l'étanchéité est constamment assurée, au niveau des extrémités du soufflet 46, par des joints fixes et ne fait intervenir aucun coulissemeng sur la bielle 11 ni aucun frottement sur une autre pièce mobile du ferme-porte. Ainsi, aucune trace d'huile ne peut gagner, le long de la bielle, le carter où se trouve placé le mécanisme, et de là, risquer de tomber sur les usagers au moment où ils franchissent la porte. Les joints réalisés entre les bourrelets internes du soufflet et les rainures de la pièce tubulaire 37 et de la bielle 11 sont en effet des joints fixes. De tels joints fixes ne connaissent pas l'usure que subissent à la longue les joints à contact frottant, et leur longévité est, par ce fait ,considérablement accrue. Le soufflet apporte par ailleurs une solution élégante à l'étanchéité d'une bielle dont le mouvement n'est pas rectiligne mais exige au contraire un certain débattement angulaire de part et d'autre de son axe. REVENDICATIONS 1. Ferme-porte à amortissement hydraulique, du type coare- nant un cylindre dans lequel coulisse à joint étanche un piston dont les mouvements peuvent être rendus solidaires de ceux d'une porte par l'intermédiaire d'une bielle traversant une ouverture ménagée dans une paroi d'extrémité du cylindre, un ressort repoussant le piston vers une position de fermeture de la porte, deux conduits reliant les deux chambres du cylindre délimitées par le piston, l'un de ces conduits étant muni d'un clapet anti-retour et l'autre d'un étranglement, caractérisé en ce qu'un soufflet d'étanchéité (46) est monté autour de la bielle (11), une extrémité de ce soufflet étant fixée sur cette bielle et l'autre étant fixée sur un tube (37a) qui traverse à joint étanche une collerette radiale intérieure (15) du cylindre (3) et a par rapport à celleci une position axiale réglable, ce tube servant d'appui audit ressort (45). 2. Ferme-porte suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le tube (37a) a un diamètre intérieur supérieur au diamètre extérieur de la bielle (11). 3. Ferme-porte suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisd en ce que le tube (37a) présente extérieurement un épaulement radial (39) sur lequel s'appuie un organe tubulaire (40), ledit ressort (45) entourant la bielle (11) et étant comprimé entre cet organe et le piston (13). 4. Ferme-porte suivant l'une quelconque'des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que ladite collerette radiale (15) est venue de matière avec le cylindre (3). 5. Ferme-porte suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le soufflet (46) est fixé à la bielle (11) au moyen d'un bourrelet annulaire intérieur (47) de son extrémité correspondante engagé dans une gorge circulaire (48) ménagée dans la bielle. 6. Ferme-porte suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le soufflet (46) est fixé au tube (37a) au moyen d'un bourrelet annulaire intérieur (49) de son extrémité correspondante engagé dans une gorge circulaire (50) ménagée dans la surface extérieure du tube (37 ) 7. Ferme-porte suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que la collerette radiale (15) et l'organe tubulaire (40) sont munis d'orifices (19-43) destinés à permettre la circulation d'huile entre les deux chambres du cylinde (3) à travers lesdits conduits (27-28).