L'invention se rapporte à une boîte pendante pour la commande de mouvements croisés, d'une machine, en particulier d'un appareil de levage, dans laquelle d'une part, chacun des interrupteurs d'un premier jeu d'interrupteurs est actionné par l'intermédiaire d'un premier organe de commande mobile dans une direction perpendiculaire à l'axe d'un câble de suspension antigyratoire et dans un sens correspondant à chaque mouvement horizontal à provoquer, et où, d'autre part, des seconds interrupteurs destinés à provoquer les mouvements de montée et de descente sont actionnés par un second organe de commande mobile verticalement et disposé au-dessus du premier organe. De telles boites de commande sont particulièrement adaptées à la commande des mouvements d'un crochet de levage porté par exemple par un pont roulant. On connaît déjà, par exemple, par le brevet français 2.129.985, un appareil répondant à la constitution définie cidessus; cet appareil présente toutefois le désavantage que le premier organe de manoeuvre ne permet pas à ltopérateur de se placer dans une position qui lui permette d'accompagner la charge en avançant pour toutes les directions de déplacement. Cette difficulté résulte notamment du fait qu'une potence supportant ledit premier organe de manoeuvre crée un obstacle pour le bras de I'opérateur. Par ailleurs, le second organe de manoeuvre, ainsi que le dispositif de transmission qui le relie au second interrupteur, présente le défaut de ne pas être suffisamment protégé contre les agents atmosphériques, et de permettre à des objets extérieurs de venir en déranger le fonctionnement. L'invention se propose par suite de porter remède aux inconvénients signalés ci-dessus, et de plus, d'améliorer les conditions d'utilisation et la sécurité d'un appareil dont la constitution générale répond à la disposition mentionne cidessus; en même temps, l'invention vise à fournir une boîte de commande dont la constitution permette une réalisation et un montage particulièrement aisés. Selon l'invention, ce résultat est atteint grâce au fait que la boîte comprend un corps sensiblement cylindrique ayant une portion supérieure accrochée au câble de suspens ion et une portion inférieure servant de poignée, que le premier organe do commande comprend quatre boutons-poussoirs disposés à 900 l'un de l'autre sur une région du corps placée entre les deux portions et mobiles dans un plan perpendiclllaire à l'axe du corps, et que le second organe de commande comprend une jupe cylindrique coulissant sur ladite portion supérieure et dont le bord inférieur est placé au voisinage des boutons-poussoirs. D'autres particularités et avantages de l'invention résultant de mesures complémentaires apparaîtront mieux dans la description ci-dessous, qui est accompagnée par les figures suivantes La figure 1 qui représente une vue en coupe de l'appareil par un axe W' vertical, La figure 2 qui montre une vue extérieure de l'appareil, et la figure 3 qui illustre une vue en coupe de l'appareil par un plan P perpendiculaire à l'axe vertical. La boîte pendante objet de l'invention, et qui est accrochée à l'extrémité d'un câble de suspension antigyratoire (29) comprend principalement un corps creux (1) de forme générale cylindrique dont l'axe VV' prend, ainsi que l'axe du câble, une direction verticale sous l'effet de son poids propre, ainsi que cela est visible à la figure 1. Ce corps comprend une portion supérieure (2) et une portion inférieure (3), cette dernière faisant office de poignée. L'extrémité supérieure (4) de la portion supérieure est fixée par des moyens non représentés à une virole (7) présentant des moyens d'accouplement (8) (8') avec I'extrémité inférieure (9) du câble (29). Ces moyens peuvent être confondus avec des organes d'étanchélté à presse étoupe ou être conjugués à une bride de serrage telle que (12). Un châssis (10) placé à l'intérieur du corps est fixé à l'aide de vis (11) ou analogues a la virole et supporte un premier jeu d'interrupteurs tels que (13, 14) destiné à fermer les circuits de commande des mouvements horizontaux rectangulaires de l'appareil, par exemple, ceux d'un pont roulant auquel serait suspendu le câble. Un second jeu d'interrupteurs (19) qui est également fixé sur le châssis, mais dans sa région voisine de la virole, est destiné à fermer les circuits de commande des mouvements de montée et de descente d'un crochet porté par le pont-roulant pour effectuer le soulèvement d'une charge. Enfin, un troisième interrupteur (31) fixé sur I'extrémlté inférieure (47) du châssis est destiné à être actionné en cas d'urgence. Le corps (1) de l'appareil comporte dans sa région médiane (6) comprise entre les portions supérieure et inférieure, une série de boutons poussoirs tels que (15) et (16) qui sont placés à (900) l'un de l'autre sur la surface extérieure de ce corps, et qui sont mobiles dans un plan (P) perpendiculaire à W'. Ces boutons poussoirs qui sont au nombre de quatre, pour la commande de quatre mouvements horizontaux, pourraient être en nombre plus réduit si certains mouvements n'e'taient pas nécessaires. Les surfaces de transmission de mouvement (27) et (28) des boutons représentés, sont placées directement en regard des interrupteurs (13) et (14) pour provoquer leur commutation. Une tringlerie intermédiaire pourrait également être disposée entre lesdits boutons et les interrupteurs si une disposition particulière de ceux-ci rendait impossible un actionnement direct. Afin d'éviter l'actionnement simultané accidentel de deux boutons-poussoirs, un disque (24) est placé sur une glissière (25) du châssis et coulisse sur celle-ci grâce à un plateau (30) auquel il est relié. Ce disque est placé entre les surfaces de transmission de mouvement telles que (27) et (28) ainsi que cela est visible à la figure 3, et constitue donc un dispositif de verrouillage simple et efficace. La portion supérieure (2) du corps est entourée par une jupe cylindrique (18) qui peut coulisser le long de celle-ci dans des directions verticales, de part et d'autre d'une position centrale de repos, pour représenter l'organe de commande (44) des seconds interrupteurs. Une première rainure (22) pratiquée dans la portion supérieure du corps parallèlement à W', livre le passage à un doigt d'actionnement (20) qui est porté par la surface intérieure (35) de la jupe et qui-stétend jusqu'aulx seconds interrupteurs (19) dont il doit provoquer la commutation. La position de repos de la jupe, qui correspond à un non-actionnement des interrupteurs (19) est assurée par un dispositif de rappel qui peut être constitué, à titre d'exemple, non limitatif, par un ressort (37) susceptible de se comprimer parallèlement à W' et dont les extrémités s'appuient d'une part sur des butées (38, 39) solidaires du corps (1) ou du châssis (10) et d'autre part sur des rebords (40, 41) placés sur la surface intérieure de la jupe. La coopération entre ces butées, ces rebords et ce ressort s'effectue grâce à une seconde rainure (36) qui est traversée par lesdits rebords et qui forme un logement pour ledit ressort. Dans une variante évidente, le ressort pourrait être placé entre la surface extérieure de la portion supérieure et la surface intérieure de la jupe. Afin de permettre un actionnement simultané de l'un des premiers et de l'un des seconds interrupteurs, la région inférieure (21) de la jupe est prolongée par des secteurs moletés tels que (33, 34) qui s'étendent jusqu'au dessous des boutonspoussoirs dans des secteurs angulaires placés entre ceux-ci. Les encoches de la jupe telles que (42) et (43) qui entourent les boutons-poussoirs ainsi que les secteurs moletés (33, 34), concourent de plus à assurer une protection contre l'actionnement accidentel des boutons-poussoirs. Pour éviter, par ailleurs, que la jupe ne puisse être actionnée accidentellement et que le jeu nécessaire à son coulissement ne livre passage à des agents extérieurs liquides ou poussiéreux, une cloche cylindrique (23) s'étend extérieurement autour de la partie supérieure (45) de la jupe; cette cloche est avantageusement fixée à l'aide de vis telles que (46) sur la virole (7). Un bouton-poussoir (32) peut etre placé à I'extrémité inférieure (5) de la poignée pour effectuer l'actionnement de l'interrupteur de sécurité (31). Outre les avantages de simplicité et de sécurité de maniement, cette boîte de commande présente encore non seulement l'avantage de permettre une fabrication et un montage aisés de ses différents éléments en usine, mais encore une grande facilité de montage et de raccordement sur I'extrémité du câble de suspension. REVENDICATIONS 1. Boîte pendante pour la commande de mouvements croisés d'une machine dans laquelle d'une part, chacun des interrupteurs d'un premier jeu d'interrupteurs est actionné par l'intermédiaire d'un premier organe de commande mobile dans une direction perpendiculaire à l'axe d'un câble de suspension antigyratoire et dans un sens correspondant à chaque mouvement horizontal à provoquer, et où, d'autre part, des seconds interrupteurs destinés à provoquer les mouvements de montée et de descente sont actionnés par un second organe de commande mobile verticalement et disposé audessus du premier organe, caractérisée en ce que la boîte comprend un corps (1) sensiblement cylindrique, ayant une portion supérieure (2) accrochée au câble de suspension (9, 29) et une portion inférieure (3) servant de poignée, que le premier organe de commande comprend quatre boutons-poussoirs (15, 16,...) disposés à 900 l'un de l'autre sur une région (6) du corps placée entre les deux portions et mobiles dans un plan (P) perpendiculaire à l'axe (W') du corps, et que le second organe de commande (44) comprend une jupe cylindrique (18), coulissant sur ladite portion supérieure, dont le bord inférieur (21) est placé au voisinage desdits boutons-poussoirs. 2. Boîte pendante selon la revendication 1, caractérisée en ce que une cloche cylindrique (23) solidaire de la portion supérieure entoure la partie supérieure (45) de la jupe cylindrique (18) et que le bord inférieur (21) de ladite jupe se prolonge jusqu'au dessous des boutons-poussoirs dans des secteurs (33, 34) placés entre lesdits boutons. 3. Boîte pendante selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisée en ce que les premiers interrupteurs (13, 14) ac tionnés par les boutons-poussoirs et les seconds interrupteurs (19) actionnés par la jupe (18) sont montés sur un châssis (10) placé à l:intérieur du corps (1) auquel il est relié par une virole (7) supportant également la cloche (23). 4. Boîte pendante selon la revendication 3, caractérisée en ce que la portion supérieure (2) du corps présente une fente (22) parallèle à l'axe (vu'), à travers laquelle se déplace un organe d'accouplement (20) placé entre la jupe (18) et les seconds interrupteurs (19). 5. Boîte pendante selon les revendications 1 et 3, caractérisée en ce que ladite virole (7) comporte des moyens d'accrochage (8, 8') avec I'extrémité inférieure (9) du câble de suspension (29). 6. Boite pendante selon la revendication 3, caractérisée en ce que un interrupteur de sécurité (31) monté sur l'extrémité inférieure (47) du châssis (10) peut être actionné par un troisième organe de manoeuvre (32) placé à la partie inférieure (5) de la poignée. 7. Boite pendante selon la revendication 1 et 3, caractérisée en ce que de part et d'autre du plan (P) sont respectivement disposés les premiers interrupteurs (13, 14) et un dispositif de verrouillage constitué par un disque (24) mobile dans un plan (Q) parallèle au plan (P) et placé entre des surfaces de transmission du mouvement (27, 28) des boutons-poussoirs (15, 16).