L'invention a pour objet uli appareil manuel ae massage. On cherche de plus en plus à mettre à la aisposition de la clientèle, notamment de la clientèle féminine, un appareil qui permette à l'utilisatrice de se masser elle-même. Ce problème, simple en apparence, est en réalité difficile à résoudre, et on peut affirmer que, jusqutà présent, il ntexiste pas sur le marché d'appareil qui donne complète satisfaction. Le massage est, en fait, une opération complexe qui, pendant des siècles, a relevé de spécialistes qui ont mis au point diverses techniques plus ou moins bien adaptées aux effets recherchés. Le masseur dispose des dix doigts de ses mains et peut prendre diverses positions par rapport à la partie du corps massée. L'inclinaison de ses avant-bras, la position de ses doigts, les parties de ceux-ci en contact avec le corps, sont autant de facteurs qui lui permettent de conduire son massage dans les conditions les meilleures. Certains des appareils connus jusqu'ici sont d'une préhension difficile, d'un usage malcommode qui conduit rapidement à la fatigue. La plupart d'entre eux ont une efficacité faible, et quelques-uns peuvent même être considérés comme nuisibles en raison d'une action trop violente, se traduisant par l'apparition de "bleus" sur la peau. On a proposé des appareils de massage comprenant des lamelles souples, mais les résultats atteints ne sont pas pleinement satisfaisants. En outre, lorsqu'ils doivent être utilisés avec une seule main, ils sont d'actionnement difficile. L'appareil de massage selon l'invention fournit des résultats meilleurs que ceux obtenus Jusqu'ici. Il est d'une fabrication simple et peut être utilisé à plusieurs fins. Il est caractérisé par ce fait que, comprenant des lamelles dépendant d'un corps d'appareil, celles-ci sont inclinées par rapport audit corps et dans le même sens. Cette inclinaison confère à l'appareil selon l'invention la possibilité d'une action double : suivant un premier mode d'utilisation, le déplacement de l'appareil ayant lieu dans le sens suivant lequel les lamelles sont inclinées à partir de leur attache au corps, l'action réalisée est une action du type de Wetterwald, tandis que suivant un deuxième mode d'utilisation dans lequel l'appareil est déplacé en sens opposé, l'action réalisée est "douce" et circulatoire, du type effleurage ou lissage. En outre, lorsqu'utilisé après une douche ou un bain, l'appareil selon l'invention permet de réaliser une frictionessuyage du corps, les lamelles chassant l'eau par leurs actions successives. Selon l'invention, également, le corps de l'appareil est d'une configuration générale parallélépipédique rectangle permettant une préhension facile à la main, proche de la configuration des brosses à habits ou des brosses à cheveux démunies de manche. Selon une caractéristique importante de l'invention, le bord d'une lamelle, au lieu d'être rectiligne, est incurvé, et présente sa concavité tournée à l'oppose du corsa. Dans la description qui suit, faite à titre d'exemple, on se réfère aux dessins annexés, dans lesquels - la figure 1 est une vue par la face inférieure de 1' appareil selon l'invention, pour une forme de réalisation 3 - la figure 2 est une vue en élévation latérale - la figure 3 est une vue en élévation frontale - la figure 4 est une vue analogue à la figure 2, mais pour une autre condition d'utilisation - la figure 5 est une vue analogue à la figure 1, mais pour une autre forme de réalisation - la figure 6 est une vue de face d'une lamelle pour une variante et - la figure 7 est une vue perspective d'une partie de lamelle avec son bord opératoire dirigé vers le haut. L'appareil de massage comprend un corps de préhension 11 de forme générale parallélépipédique, avec deux faces longitudinales parallèles 12 et 13 et deux faces transversales 14 et 15 arrondies. Les faces 12 et 13 sont sensiblement planes mais présentent avantageusement une creusure allongée, respectivement 16 et 17, pour le logement d'une part de ll extrémité du pouce et, d'autre part, des extrémités des autres doigts de la main. La face supérieure 18 du corps Il est plane ainsi que la face inférieure parallèle 19. De cette dernière dépendent des lamelles 21, parallèles entre elles et régulièrement reparties le long de la race 19. Dans une réalisation, le corps de préhension Il est en matière plastique ainsi que les lamelles 21. Pour chaque lamelle 21, l'aire de la section transversale de la lamellé à partir de sa partie d'attache 22 au corps Il jusqu'au bord externe ou inférieur 23 diminue progressivement. es lamelles sont en un matériau qui présente une certaine capacité de déformation élastique pour ne pas transmettre à la peau dans sa totalité un effort excessif qui serait dû à une trop forte pression exercée par l'utilisatrice. Chaque lamelle peut être d'un seul tenant ou fractionnée suivant sa longueur, par exemple en deux ou trois parties, pour favoriser cette capacité de déformation élastique. Le-corps et les lamelles sont d'ailleurs le plus souvent obtenus au cours d'une même opération de moulage. Le bord 23 est avantageusement concave, comme vu à l'opposé du corps de préhension, pour correspondre à la rotondité de parties du corps humain à masser (fig. 3) et les bords latéraux 24 et 25 se rapprochent quelque peu du plan longitudinal moyen 26 de l'appareil à partir de leurs attaches 27 et 28 au corps 11. Les bords 24 et 25 sont également incurvés, la concavité étant tournée vers l'extérieur de sorte que, dans l'ensemble, le contour d'une lamelle 21 est trapézoidal avec des côtés arrondis. Les lamelles 21 ne sont pas perpendiculaires à la face 19 dont elles dépendent mais sont dirigées obliquement, le plan moyen 29 d'une lamelle étant, au niveau de la surface 19, plus proche de la face transversale 14 du corps 11 qu'il ne l'est à son bord 23. Grâce à l'inclinaison des lamelles, l'appareil de massage peut être utilisé de deux façons différentes, dans lesquelles il exerce des actions différentes. Pour son utilisation, l'appareil est saisi avec une main par l'usager, le pouce étant placé sur la face 12 et les autres doigts sur la face opposée 13 ; il est amené en contact avec la partie du corps à masser par les bords 23 de ses lamelles 21 et déplacé parallèlement au plan longitudinal moyen 31. Suivant un premier mode d'utilisation, le déplacement a lieu dans le sens schématisé par la flèche f sur la figure 2, qui est celui suivant lequel sont inclinées les lamelles à partir de leur attache 22. L'usager peut ainsi réaliser un massage de type "plissé-roulé" ou de Wetterwald, favorable à la disparition de la cellulite. Suivant la pression exercée par l'utilisatri- ce sur l'appareil, ce dernier provoque un effet de drainage plus ou moins important accompagné d'un effet de décollage de type Wetterwald également plus ou moins important. Grâce à la pluralité de lamelles que porte le corps de l'appareil, six dans l'exemple de réalisation décrit et représenté, le massage réalisé équivaut en fait à six manoeuvres successives de Wetterwald, les lamelles etant écartées les unes des autres d'une distance suffisante pour permettre un drainage en vagues et la réalisation effective de cette pluralité de manoeuvres de Wetterwald. En utilisant l'appareil en sens opposé, comme schématisé sur la figure 4, on peut exécuter une opération très douce favorable à la circulation sanguine, analogue à celle de l'effleurage du masseur. On peut également, dans ce sens d' utilisation de l'appareil, étaler un produit cosmétique suivant une couche d'épaisseur régulière. La configuration incurvée du bord 23 des lamelles as sur re à l'appareil un appui complet sur les formes convexes du corps humain, qui sont souvent celles pour lesquelles un traitement est souhaité. On évite ainsi l'exercice d'une pression excessive sur certaines parties du corps au détriment d'autres. En outre, les lamelles sont opératoires sur toute la longueur de leur bord. Le bord 23 en contact avec la peau présente, dans une forme de réalisation de l'invention, et comme montré sché- matiquement sur la figure 6, une denture régulière dont les dents 36 sont à extrémité arrondie. De telles aspérités sont particulièrement utiles pour provoquer l'élimination des cellules mortes et, par la sollicitation qu'elles exercent sur la peau, faciliter sans agressivité excessive le renouvellement cellulaire. La denture peut régner sur l'une et/ou l'autre face de chaque lamelle et exercer ainsi son activité dans l'un et/ ou l'autre des deux sens d'utilisation de l'appareil. Dans la variante de la figure 7, seule la face 37 présente à son extrémité des dents 36, le bord d'extrémité 36' de l'autre face 38 étant linéaire. Quand la denture est présente sur la face qui est active lorsque l'appareil est déplacé dans le sens pour lequel est réalisé un massage de type Wetterwald, l'effet de ce massage est augmenté. Dans la forme de réalisation montrée sur la figure 1, les lignes d'attache 32 des lamelles sont des droites perpendiculaires au plan longitudinal moyen 31. Dans la variante montrée sur la figure 5, les ligues d'attache 33 sont incurvées, la convexité étant tournée vers la face 14. Chaque lamelle 35 est alors non pas plane, mais à configuration sensiblement cylindrique, en forme d'aube, avec un bord 34 sensiblement parallèle à l'attache 33. L'appareil selon l'invention, outre son effet de massage, peut, notamment lorsque le bord des lamelles présente une denture, remplacer efficacement le gant de crin, utilisé couramment, sans présenter les inconvénients de ce dernier : grace à l'arrondi des extrémités des dents présentes sur le bord des lamelles en contact avec la peau, que la denture soit prévue sur l'une et/ou l'autre des faces actives des lamelles, et grâce à la régularité de cette denture, l' appareil ne griffe pas. En outre, l'appareil, réalisé en matiere plastique, ré- pond à toutes les conditions de l'hygiène : il peut être très facilemen-t nettoyé après chaque usage, alors que le nettoyage d'un gant de crin, bien qu'indispensable pour des raisons d'hygiène, est fréquemment omis, parce que relativement difficile et de longue durée. Par ailleurs, l'appareil selon l'invention, quand il est utilisé après la douche ou le bain, permet de réaliser une friction du corps et un pré-essuyage, les lamelles chassant l'eau restant sur le corps par leurspassagessuccessifs, la nature hydrophobe de la matière en laquelle est réalisé l'apparei étant avantageuse à cet égard. Enfin, l'appareil selon l'invention offre un autre avantage par rapport aux appareils de massage connus du type à rouleaux montés fous sur une tige devant être tenue à deux mains. En effet, grâce à sa lacilite de préhension, l'utilisatrice peut tenir un appareil dans chaque main et réaliser ainsi deux massages simultanés, par exemple masser simultanément les deux faces d'une jambe, de façon analogue aux massages réalisés par un masseur professionnel utilisant ses deux mains. KEVENUTCATIONS 1.- Appareil de massage manuel à corps de préhension dont dépendent des lamelles souples, caractérisé en ce que chaque lamelle est inclinée par rapport à la surface du corps dont elle dépend, les lamelles étant inclinées dans le même sens. 2.- Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que toutes les lamelles ont la même inclinaison. 3.- Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce que le bord externe des lamelles est incurvé, avec sa concavité tournée vers l'extérieur. 4.- Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce que les bords latéraux des lamelles sont incurvés, avec leur concavité tournée vers l'extérieur. 5.- Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce que la section transversale des lamelles est décroissante depuis l'attache Jusqu'au bord. 6.- Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce que les surfaces moyennes des lamelles sont des plans parallèles. 7.- Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce que les surfaces moyennes des lamelles sont incurvées. 8.- Appareil selon la revendication 7, caractérisé en ce que les lamelles sont sensiblement cylindriques. 9.- Appareil selon la revendication 2, caractérisé en ce que les lamelles sont en un matériau choisi pour qu'elles puissent à l'utilisation se déformer élastiquement d'une manière mesurée. 10.- Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le bord des lamelles destiné à venir en contact avec la peau présente une denture régulière dont les dents sont à extrémité arrondie. 11.- Appareil selon la revendication 10, caractérisé en ce que la denture ne règne que sur une face des lamelles, particulièrement sur la face de ces dernières qui est active lorsque l'appareil est utilisé sans le sens suivant lequel les lamelles sont inclinées à partir de leur attache. 12.- Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la distance séparant deux lamelles adjacentes correspond à celle nécessaire pour que chacune des lamelles, lorsque l'appareil est ùtilisé aans le sens suivant lequel lesdites lamelles sont inclinées à partir de leur attache, exerce une action analogue au massage dit de Wetterwald indépendante des actions des autres lamelles. 13.- Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le corps de préhension dont dépendent les lamelles est à configuration généralement parallélépipédique. 14.- Appareil selon la revendication 13, caractérisé en ce que les angles du corps sont arrondis. 15.- Appareil selon la revendication 13, caractérisé en ce que les faces longitudinales du corps présentent une creusure allongée. 16.- Appareil selon la revendication 13, caractérisé en ce que le corps est en matière plastique, 17.- Appareil selon la revendication 16, caractérisé en ce que les lamelles et le corps sont obtenus au cours d'une même opération de moulage. 18.- Appareil selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le corps de préhension et les lamelles dont elles dépendent sont en matière plastique hydrophobe.