La présente invention concerne un procédé pour la fabrication de pieds en verre, en particulier pour les tubes à vide poussé, dans lequel les traversées métalliques et un tube de verre destiné à servir de tube de pompage sont assurés en position dans un moule de frittage, puis avec de la poudre de verre, il sont frittés pour former un pied de tube. Avec des procédés de ce genre, déjà connus, il est possible de fabriquer sans appareillage important, des pieds de verre dur en forme de disque avec des traversées métalliques. Pour empocher que le tube de verre que l'on veut incorporer dans le pied en forme de disque se déforme pendant ltopération de frittage, on introduit dans le tube de verre un boudin en fil métallique, qui maintient la paroi interne du tube. Ce boudin peut être enlevé très facilement après le frittage. Ce procédé connu est décrit en détail, par exemple dans l'ouvrage de W. Espe "matériaux pour la tecbnique du vide poussa vol. II, VEB Deutscher Verlag der Wissenscbaften, Berlin 1960 (voir en particulier les pages 419 et -420). Les inconvénients de ce procédé connu résident dans le fait que ce boudin en fil métallique ne peut être utilisé qu'une seule fois, car il se déforme lorsqu'on le retire du tube en verre, et que la paroi interne du tube de pompage (queusot) prend la forme des spires du boudin, ce qui augmente la perte de charge au cours du pompage. L'objet de la présente invention est donc de supprimer ces défauts et de fournir un procédé de frittage pour la fabrication de pieds en verre, en particulier pour des tubes à vide poussé, avec des moyens pour soutenir la paroi interne du tube de verre servant de queusot qui peuvent être réutilisés pour plusieurs frittages. Le procédé selon la présente invention est caractérisé en ce qu'une broche métallique est insérée dans un logement central pratiqué dans l'une des moitiés du moule de frittage, cette broche dont l'extrémité libre présente une légère dépouille est disposée à l'intérieur du queusot de manière à en empêcher la déformation de sa paroi interne, le coefficient de dilatation thermique du métal de la broche étant plus grand que celui du verre utilisé pour le queusot. L'invention est expliquée plus en détail à l'aide de la figure ci-annexée, qui représente un exemple de réalisation. La figure montre un moule de frittage en graphite, préparé pour le frittage, avec une moitié inférieure et une moitié supérieure, repérées respectivement 1 et 2, présentant chacune des alésages où sont logées des traversées métalliques 30 Dans un alésage central de la moitié inférieure du moule de frittage 1 est introduit un manchon en graphite 4, qui reçoit un tube de verre 5 destiné, dans le pied de tube terminé, à servir de queusot; tandis que dans un orifice central de la matité supérieure du moule de frittage est emmanchée une broche métallique 6, présentant une dépouille du coté de son extrémité libre, et qui, pénétrant dans le tube en verre, s'étend sur toute la longueur de celui-ci.La broche métallique 6 doit être réalisée en un métal dont le coefficient de dilatation thermique est plus grand que celui du verre utilisé pour le queusot, il peut par exemple être avantageusement 1,2 à 4 fois plus grand que ce dernier. Dans l'exemple décrit, la broche métallique 6 est en nickel , pourvue d'une couche superficielle de carbone, obtenue par carburation. On remplit avec de la poudre de verre 7 l'espace emprisonné dans le moule de frittage, entre les tiges de traversée 3 et le queusot 5. Le moule de frittage ainsi garni est alors chauffé, selon les méthodes habituelles, dans un champ haute fréquence, sous atmosphère de protection, pendant un certain temps et à une température prEdéterminée. La poudre de verre se lie alors par frittage, avec le queusot 5 et les traversées 3, pour former un bloc compact étanche au vide. Pendant l'opération de frittage, le verre du queusot 5, plastique à la température de frittage, épouse la forme de la broche métallique 6, de sorte que, dans le pied de tube terminé, on obtient à l'intérieur du queusot une surface bien lisse. La couche de carbone, à la surface de la broche métallique, empêche tout collage sur la surface interne du queusot 5, de sorte qu'après le frittage et le refroidissement, 1 moule de frittage étant ouvert, on peut retirer facilement la broche métallique 6 du queusot terminé 5 en lui imprimant une légère rotatison BEVENDIGATIONS 1 ) Procédé pour la fabrication de pieds en verre, en particulier pour les tubes à vide poussé, dans lequel les traversées métalliques et un tube de verre destiné à former le queusot sont positionnés dans un moule de frittage et frittés ensuite ensemble avec de la poudre de verre pour former un pieds de tube, caractérisé en ce que, dans un logement central pratiqué dans l'une des moitiés du moule de frittage est insérée une broche métallique (6) , dont l'extrmité libre présentant une légère dépouille est disposée à l'intérieur du queusot (5) de manière à empêcher une déformation de la paroi-intérieure du queusot, le coefficient de dilatation thermique du métal dont est constituée la broche (6) étant plus grand que celui du verre utilisé pour ler queusot (5). 20) Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que le coefficient de dilatation thermique du métal utilisé pour la broche (6) est de 1,2 à 4 fois plus grand que celui du verre utilisé pour le queusot (5). 30) Procédé selon la'revendication 2 caractérisé en ce que la broche métallique (6) est en nickel. 40) Procédé selon la revendication 1 ou selon l'une des revendications 2 ou 3, caractérisé en ce qte la broche métallique (6) présente une couche superficielle de carbone.