La présente inventinconcerne un matériau composite en feuille comportant une couche de poly(chlorure de vinyle) (PCV également appelé chlorure de polyvinyle ou encore polyvinylchlorure et couramment désigné par l'abréviation PVC utilisée ci-après) fortement plastifié ayant d'utiles propriétés antidérapantes et d'utiles caractéristiques de collecteur de poussières et bactéries, ledit matériau comportant en outre un dos servant de renfort ou support. Le PVC fortement plastifié est l'objet du brevet britannique nO 1.399.191. Des couvertures ou revttements de sol, notamment des'tapis, en cette matière destinés à retenir les poussières et bactéries, sont l'objet du brevet britannique nO 1.475.366.L'utilité de ce matériau dépend dans une large mesure du fait que sa surface est toujours enduite d'une très mince couche de plastifiant contribuant aux prppriétés antidérapantes, cette surface garantissant les propriétés de rétention des poussières et bactéries. Bn que cette couche de tlas- tissant soit, lors du nettoyage, enlevée en mEme temps que les souillures et bactéries collectées, elle est rapidement remplacée du fait de la migration, vers la surface, de plastifiant provenant de ltintérieur du matériau. Toutefois, il s'est avéré que ce matériau présentait certains inconvénients 10) étant intrinsèquement souple et extensible, il manque de stabilité dimensionnelle; 20) le plastifiant peut, dans certains, cas, endommager le substrat ou subjectile (par exemple une surface en bois polie, ou un garnissage ou un revêtement de sol en plastique) sur lequel du tapis de PVC fortement plastifié a été posé; 3:) bien qu'il soit parfois souhaitable de coller une feuille de ce matériau sur un substrat ou subjectile, la présence de la couche superficielle de plastifiant a jusqu'à présent rendu cette opération difficile, voire impossible.De plus, cdlé à un substrat, ou support, ce matériau pourrait titre plus mince, puisque ce substrat lui confèrerait une résistance mécanique supplémentaire et augmenterait en outre le poids par unité de surface. Cela aiderait le matériau à reposer de façon stable sur une surface plane à laquelle il ne serait pas collé. L'invention a pour objet un matériau composite comportant une couche de chlorure de polyvinyle fortement plastifié, laquelle comporte du PVC en pourcentage pondéral de 15 à 45 et du plastifiant en pourcentage pondéral de 55 à 85%, ce matériau comportant en outre un dos ou renfort fibreux ainsi qu'une couche intermédiaire quiest en une matière du genre polymère et qui est située entre la couche de PVC fortement plastifié et le dos, cette matière du genre polymère ayant au moins pour effet de réduire la migration du plastifiant de la couche de PVC fortement plastifie, vers le dos ou par celui-ci. L'invention a en outre pour objet un procédé de protection d'un local ou d'une enceinte contre la pollution par la poussière et/ou les bactéries, procédé selon lequel on 1b le matériau composite susmentionné au sol ou plancher et/ou au plafond et/ou à au moins un mur de l'enceinte, en utilisant un adhésif. Ainsi, si le matériau composite est posé sur une surface, le dos ou renfort étant au contact de cette surface, ce dos protège alors celle-ci contre tout endommagement par le plastifiant. De plus, un adhésif classique peut titre appliqué au dos pour rendre le matériau composite apte à titre lié à un substrat ou subjectile tel qu'un sol ou plancher, ou un mur. Cela est particulièrement utile dans les environnements dans lesquels la quantité de poussière et/ou bactéries atmosphériques doit titre maintenue à une valeur minimale, ce qui est par exemple le cas dans les salles d'opération médieale, dans les locaux pour informatique, dans l'industrie pharmaceutique, et dans les indusies impliquant des travaux et usinages de préction. La couche intermédiaire doit titre en une matière susceptible autre liée à la fois au PVC fortement plastifié et au dos. On peut utiliser, pour la couche intermédiaire-, du PVC contenant une proportion de plastifiant inférieure à celle contenue dans la couche fortement plastifiée, le plastifiant n'étant alors pas nécessairement le mEme que celui utilisé dans ladite couche fortement plastifiée. Bien qu'une telle couche intermédiaire soit pleinement compatible avec la couche fortement plastifiée, elle peut titre le siège d'une pénration graduelle de plastifiant provenant de la couche fortement plastifiée, notamment lorsque le matériau est exposé à une ambiance chaude. Une autre matière possible pour la couche intermédiaire est le polyuréthane. Cela est également compatible avec le PVC fortement plastifié et, de plus, le polyuréthane résiste aux plastifiants habituellement utilisés pour plastifier le PVC. On peut également envisager un polychloroprène ou des polymères oléfiniques modifiés. De préférence, le dos fibreux est une feuille ou nappe de fibres synthétiques ou naturelles telles que, par exemple, coton, Nylon polyester, polyoléfine, jute ou chanvre, tricotées ou nouées, tissées ou non tissées. Des matières ou matériaux convenant particulièrement bien sont des matières thermoplastiques fibreuses, filées, liées ou combinées, un avantage particulier de cette construction étant que le dos peut alors être coupé avec une lame chaude et soudé par des techniques de fusion. Le plastifiant utilisé dans la couche de PVC fortement plastifié peut titre n 'importe quelle substance utilisée classiquement pour plastifier le PVC. On range normalement ces substances en deux classes : plastifiants polymères à poids moléculaire élevé (poids moléculaire de l'ordre de 750 à 250), et plastifiants monomères à fable poids moléculaire.Les deux types sont atilisables, mais les plastifiants à poids moléculaire élevé, tel que poly(adipate de propylène-glycol) à chaîne arrttée ou poly(azélate de butanediol-1,3), sont préférables du fait de leur faible iolatilité. Le PVC fortement plastifié contient de préférence un modificateur des propriétés rhéologiques (c'est-àdire une matière qui rend le plastisol plus pseudoplastique et/ou thixotropique), de préférence de la silice finement divisée, telle qu'un produit connu eommercialisé sous lappelEation 'ltérosil" (Marque commerciale).D'autres types possibles de modificateurs des propriétés rhéologiques aont, par exemple, ceax basés sur la bentonite, le caolin, l'huile de castor hydrogenée, ou le stéarate d'aluminium ou de lithium. Dans le cas où l'on utilise de la silice finement divisée , la teneur pondérale est de préférence comprise dans une plage de 0,5 à 7 parts pour 100 parts de PVC fatement plastifié. L'utilisation du modificateur de propriétés rhéologiques a pour but d'empocher une réduction inadmissible de la viscosité du PVC fortement plastifié, lorsqu'il est chauffépendant la fabrication du matériau composite. Divers adhésifs peuvent titre utilisés pour coller le matériau composite à des substrats tels que mue, plafonds et planchers. Si la couche intermédiaire n' est pas complètement imperméable au plastifiant de la couche fortement plastifiée, alors l'adhésif doit, de préférence, résister à la migration du plastifiant. Un adhésif du type polyuréthane, par exemple le produit commercialisé sous ltappellatidn NBostic 2064" (Marque commerciale) constitue un exemple d'adhésif sensiblement imper- méable au plastifiant.Autres exemples d'autres types d'adhésifs utilisables : le type caoutchouc synthétique (par exemple le type F. 60 fabriqué par F.W. Baîl) > ou des adhésifs du type acrylique (par exemple le type F. 44 fabriqué par F.W. Ball). Le matériau composite selon l'invention peut dtre fabriqué en enduisant d'abord le dos d'une couche de la matière polymère destinée à former la couche intermédiaire, puis en fondant la surface d'une feuille de PVC fortement plastifié contre laquelle on applique la surface enduite du dos, après quoi on laisse le PVC fondu se figer. En variante, on peut fondre le revêtement polymère sur le support, ou fondre à la fois le revêtement polymère et la surface de la couche de PVC avant d'appliquer le dos ou support à cette couche de PVC. Un autre procédé de fabrication consiste à appliquer la matière en PVC fortement plastifié, sous forme de patte ou de plastisol, contre une surface du dos préalablement enduite du matériau polyi}r*, puis à faire coaguler in situ le PVC fortement plastifié, par application de chaleur.Dans ce cas, le dos remplace le support - papier amovible, feuille de caoutchouc silicone, ou tissu de verre enduit de polytétrafluoréthylène - habituellement utilisé pendant la coulée de feuilles de PVC fortement plastifié. Deux exemples non limitatifs de matériaux compostes en feuille selon l'invention sont présentés ci-après Exemple n 1 Exemple n 2 PVC fortement 65 de plastifiant 65% de plastifiant- poly plastifié poly(adipate de (adipate de propylène propylène-glycol)à -glycol) - à channe arrEtéx chatne arrentée, Poids moléculaire moyen 750 à 1250. 35% Pvc 35% Pvc Plastifiant - Polyuréthane 37% de plastifiant (type couche polymère di-octylphthalate) synthétique imper méable 63% PVC Couche fibreuse Nylon tissé, taffetas Tissu de coton Le matériau composite de l'exemple numéro 2 est de préférence fixé à un substrat au moyen d'un adhésif au polyuréthane, ou de tout autre adhésif résistant aux plastifiants utilisés dans les deux couches contenant du PVC. La nature de l'adhésif à utiliser pour le matériau composite de l'exemple numéro 1 est moins critique, car la couche intermédiaire en polyuréthane constitue elle-meme une barrière sensiblement parfaite contre la migration du pMEtifiant. Un procédé de fabrication du matériau composite est décrit ci-après à titre d'exemple non limitatif en se référant au dessin schématique annexé. De la feuille ou nappe continue 1, constituée par exemple par du tissu de coton, et destinée à constituer le dos ou renfort, est débitée en continu par un rouleau ou bobine d'alimentation 2. Cette feuille passe sur une série de rouleaux ou galets "fous" 3 jusqu a ce qu'elle atteigne un poste ou une zone d'enduction 4 où lui est appliqué un matériau polymère qui est sous forme de pSte ou de plastisol et doit constituer la couche intermédiaire. Cette matière est égalisée et amenée à l'épaisseur désirée par une racle 5 agissant contre une plaquesupport 6 ou contre le rouleau 7. Le tissu de coton muni de la couche de matière polymère traverse ensuite un four 8.Au cours de son passage dans le four, la feuille est supportée par une série de rouleaux-supports 9 qui sont agencés de façon que la feuille suive une trajectoire légèrement convexe, ceci pour empêcher le fronçage ou plissage de la matière polymère au fur et à mesure de la progression de la prise-ou durcissement. Le four est chauffé par des braleurs à gaz 15 situés en dessous de la feuille. Ce point est important, car la turbulence que provoqueraient des brtleurs situés au-dessus de la feuille tendrait à perturber la couche chaude, très fluide, de matière polymère. Cette matière fait prise et se fige dans le four, La température de traitement est réglée pour eonvenir à la matière polymère appliquée et peut être par exemple de 190 à 2000C pour une matière à base de poly-(chlorure de vinyle). Après la sortie du four, des lames 14 rognent les bords de la bande ou la coupent à largeur. Ensuite, la bande passe sur un rouleau refroidisseur 10 qui est entratné et alimenté en eau, puis elle est finalement enroulée sur un rouleau 11. Une feuille continue dtun matériau intercalaire amovible, fourni par un rouleau ou bobiné d'alimentation 12, est intercalée entre les spires adjacentes de la feuille enduite, pour empêcher ces spires de se coller entre elles.Le rouleau récepteur 11 est entratné à friction par le rouleau refroidisseur 10 et repose, contre celui-ci, sur un plan incliné 13. I1 remonte graduellemént sur ce plan incliné au fur et à mesure de son remplissage et de l'augmentation de son diamètre. Lorsqu'il est plein, on le remplace par un rouleau récepteur vide. Dans cet appareillage, le seul rouleau entratné estle rouleau refroidisseur 10, tous les autres rouleaux ou poulies étant montés "fous". La feuille enduite passe au moins une fois de plus dans la même machine (ou dans une machine similaire), afin d'y recevoir le PVC fortement plastifié. Le nombre de passages dépend de l'épaisseur désirée pour la couche de PVC fortement plastitié. Le matériau composite fini peut autre fixé au moyen d'un adhésif, au sol ou plancher, au plafóndvdHun local ou d'une enceinte telle qu'une salle d'opération ou un local pour informatique, ou encore un atelier pharmaceutique ou un atelier mécanique de précision, etc. La surface collante ou poisseuse de la couche de PVC fortement plastifié retient toute poussière ou bactérie venant en contact avec elle. On lave cette surface périodiquement, en utilisant un mélange d'eau et d'un détergent classique, pour enlever la couche superficielle de plastifiant en mEme temps que les poussières et bactéries y adhérant, puis on sèche la surface. La couche superficielle de plastifiant est rapidement remplacée par d'autre plastifiant migrant depuis l'intérieur de la couche de PVC fortement plastifié. Ce matériau composite possède également de précieuses propriétés anti-dérapantes ou anti-glissantes, et peut titre fixé à n'importe quelle surface devant titre mise en contact avec une autre surface, lorsque le glissement relatif entre ces deux surfaces est indésirable. REVENDICATIONS 1.- Matériau composite comportant une couche de poly (chlorure de vinyle) fortement plastifié, ce matériau étant caractérisé par le fait que le poly(chlorure de vinyle) (PVC) de cette couche y est en pourcentage pondéral de 15 à 45% et que cette couche contient un plastifiant en pourcentage pondéral de 55 à 85%, et par le fait que ce matériau comporte un dos fibreux et une couche intermédiaire, laquelle est située entre ladite couche de poly(chlorure de vinyle) fortement plastifié et le dos, et est en une matière polymère ayant au moins la propriété de réduire la migration du plastifiant de la couche de poly(chlorure de vinyle) fortement plastifié vers ledit support ou par celui-ci. 2.- Matériau composite selon le revendication 1, caractérisé par le fait que la couche de poly(chlorure de vinyle) fortement plastifié contient un modificateur de propriétés rhéologiques. 3. - Matériau composite selon la revendication 2, caractérisé par le fait que la couche de poly(chlorure de vinyle) fortement plastifié contient, comme modificateur de propriétés rhéologiques, 0,5 à 7 partie; en poids, de silice finement divise pour 100 parties de poly(chlorure de vinyle) fortement plastifié. 4.- Matériau composite selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que le dos comporte des fibres synthétiques ou naturelles, tricotées, ou nouées, ou tissées, ou non-tissées. 5.- Matériau composite selon la revendication 4, caractérisé par le fait que le dos comporte un matériau en élément thermoplastiques filés et collés ou combinées ou des fibres de coton, Nylon, jute, chanvre, polyester ou polyoléfine. 6.- Matériau composite selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que la couche intermédiaire comporte du poly(chlorure de vinyle) contenant du plastifiant en proportion Inférieure à celle du plastifiant contenu dans la couche de poly(chlorure de vinyle) fortement plastifié, ou un polyuréthane, ou du néoprène, ou un polymère oléfinique modifié. 7. - Matériau composite selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le plastifiant se trouvant dans la couche de poly(chlorure de vinyle) fortement plastifié possède un poids moléculaire au moins égal à 750 et au plus égal à 1250. 8.- Procédé d'utilisation du matériau composite selon l'une quelconque des revendications précédentes, pour protéger un local ou une enceinte contre la pollution par la poussière et/ou par les bactéries, caractérisé par le fait qu'au moyen d'un adhésif, on lie le matériau composite au plancher et/ou au plafond et/ou contre un ou plusieurs muis local ou enceinte.