La présente invention concerne la préparation de mélanges gazeux d'acide chlorhydrique et d'eau contenant au moins 75 "L en poids d'acide chlorhydrique, à partir de solutions aqueuses d'acide chlorhydrique et la récupération d'acide chlorhydrique anhydre à partir de ces mélanges. On entend 5 ici par acide chlorhydrique anhydre, du gaz chlorhydrique ne contenant pas plus de 1 % en poids d'eau. L'acide chlorhydrique anhydre a récemment pris une importance considérable dans divers procédés de synthèse organique, tels que par exemple les procédés d'oxychloration, et on recherche ce produit à prix raisonnable. 10 Les procédés connus de préparation d'acide chlorhydrique anhydre à partir de ses solutions aqueuses ne sont pas satisfaisants sur le plan économique et la présente invention concerne un procédé amélioré de cette préparation. Lorsqu'on concentre par distillation une solution aqueuse d'acide chlorhydrique, il se forme après élimination initiale d'une certaine quantité 15 d'eau ou d'acide chlorhydrique, un mélange azéotrope d'acide chlorhydrique et d'eau contenant 20 à 22 % en poids d'acide chlorhydrique et on ne peut, par distillation ordinaire, dissocier ce mélange. Donc, tous les procédés de récupération d'acide chlorhydrique anhydre à partir de ses solutions aqueuses, reposent sur une distillation en présence.dans la solution, d'un 20 déshydratant qui est capable de dissocier 1'azéotrope. Des exemples de tels déshydratants sont le chlorure de calcium, le chlorure de magnésium, le chlorure de lithium, le chlorure ferrique et le chlorure de zinc. On sait de plus qu'à partir d'un mélange ternaire constitué d'eau, d'acide chlorhydrique et d'un déshydratant dissous, il est préférable de récupérer l'acide chlorhydrique 25 anhydre par entraînement à la vapeur surchauffée et, lorsqu'il est nécessaire, condensation fractionnée d'un mélange de vapeur et d'acide chlorhydrique produit par cette opération. L'action du déshydratant dans une telle opération repose sur le changement des volatilités relatives de l'acide chlorhydrique et de l'eau, et on appelle généralement cette opération une distillation-extractive. 30 Ci-après, ce procédé de récupération de l'acide chlorhydrique à partir d'une de ses solutions aqueuses par entraînement à la vapeur en présence d'un déshydratant sera appelé distillation extractive du type précédemment décrit. Pendant la distillation extractive du type précédemment décrit, la solution contenant le déshydratant fixe de l'eau. Le procédé implique donc 35 deux opérations principales qu'on conduit séparément et simultanément : Dans la première opération, on met la solution aqueuse d'acide chlorhydrique au contact d'une solution concentrée du déshydratant et on entraîne l'acide chlorhydrique de la solution diluée obtenue par de la vapeur. Le courant COpy 72 08094 2 2128748 d'acide chlorhydrique produit par cette opération peut contenir une certaine quantité d'eau qu'on condense en la refluant avec une certaine quantité de l'acide chlorhydrique en utilisant un condenseur à reflux. Cette solution forme également une solution diluée du déshydratant. 5 Dans la seconde opération, on concentre la solution diluée du déshydratant de la première opération en éliminant l'eau absorbée dans cette première opération, selon un procédé quelconque connu de concentration des saumures. Tous les procédés connus de distillation extractive du type précé-10 demment décrit reposent tous sur ce schéma fondamental. Selon un procédé décrit dans la demande de brevet des Etats-Unis d'Amérique n° 2 357 095, on produit de l'acide chlorhydrique anhydre à partir d'une solution aqueuse contenant de 10 à 40 % en poids d'acide chlorhydrique en mettant la solution au contact dans une colonne de fractionnement avec une solution aqueuse de 15 30 à 35 % en poids de chlorure de calcium qu'on introduit dans la colonne à une température de 20 à 35°C. On prélève la solution chaude de chlorure de calcium de la colonne, et on doit donc la refroidir par échange de chaleur indirect à la température désirée de 20 à 35°C où la chaleur sensible est dissipée et perdue. La solution d'acide chlorhydrique est introduite dans 20 la région médiane de la colonne, la solution de chlorure de calcium au sommet de la colonne, et la vapeur en bas. On refroidit le sommet de la colonne par une enveloppe réfrigérante, ce qui absorbe la chaleur de condensation et la chaleur de dilution de la solution de.chlorure de calcium, si bien que la pression de vapeur d'eau dans cette région ne dépasse pas 1 % de la pression 25 de fonctionnement. Ce procédé utilise donc une solution déshydratante relativement froide, mais le brevet précité indique une perte d'acide chlorhydrique de 9 à 10 % par rapport à la matière introduite. Cette perte est assez importante et, avec la perte de chaleur sensible précitée, elle rend l'ensemble du procédé peu économique. 30 Selon un autre procédé de distillation extractive du type précé demment décrit, correspondant au brevet des Etats-Unis d'Amérique n° 2 764 532 on refroidit- la ..solution d'acide chlorhydrique introduite en dessous de 0°C et sa concentration doit être d'au moins 32 % en poids d'acide chlorhydrique. On introduit cette matière première refroidie et concentrée au sommet 35 d'une colonne de fractionnement, on introduit une solution concentrée de chlorure de calcium dans la région médiane, et de la vapeur en bas de la colonne. Dans cette opération, l'acide froid introduit constitue une source d'acide chlorhydrique et sert à refroidir le mélange de vapeur de la colonne, et à 72 08094 3 2128748 provoquer le reflux de l'eau contenue. Dans ce procédé, la concentration de la matière première en acide de 32 % est supérieure à la concentration en acide chlorhydrique d'un mélange azéotrope d'acide chlorhydrique et d'eau. Il n'est pas facile de disposer d'une telle solution, et on doit la préparer 5 spécialement. De plus, ce procédé nécessite une réfrigération coûteuse de la solution d'acide chlorhydrique introduite. Un autre procédé de distillation extractive du type précédemment décrit est indiqué dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n° 2 765 049. Selon ce procédé, on introduit une solution froide d'acide chlorhydrique 10 dans la région médiane d'une colonne à fractionner en introduisant au sommet de la colonne une solution concentrée chaude de chlorure de calcium à ébul-lition ou au voisinage de l'ébullition (120-140°C). Comme dans les autres procédés, on introduit de la vapeur en bas de colonne, et,ainsi, la température la plus basse correspond à la partie médiane de la colonne où on intro-15 duit la solution froide d'acide chlorhydrique, et la température s'élève vers le sommet et le bas de la colonne. Un mélange d'acide chlorhydrique et d'eau sort en sommet de colonne et on l'introduit dans un condenseur à reflux à partir duquel on recycle un mélange d'acide chlorhydrique et d'eau dans la partie centrale de la colonne en prélevant l'acide chlorhydrique anhydre 20 constituant le produit final. Ce procédé présente l'inconvénient d'apporter au condenseur une quantité importante de chaleur et de provoquer des pertes élevées en acide chlorhydrique. Un autre procédé de distillation extractive du type précédemment décrit figure dans le brevet canadien n& 490 323. Ici également, on introduit, 25 au sommet d'une colonne de fractionnement, une solution d'acide chlorhydrique à une concentration supérieure à celle de 1'azéotrope en introduisant une saumure bouillante de chlorure de calcium dans la région médiane de la colonne, et de la vapeur à sa partie inférieure. Un mélange d'acide chlorhydrique et d'eau sort de la colonne, et on l'introduit dans un réfrigérant à reflux à 30 partir duquel on recycle une solution aqueuse d'acide chlorhydrique dans la colonne, en prélevant comme produit l'acide chlorhydrique anhydre. Comme le procédé du brevet des Etats-Unis d'Amérique n° 2 764 532, ce procédé présente l'inconvénient de nécessiter, comme matière première, une solution d'acide chlorhydrique ayant une concentration supérieure à celle de 1'azéotrope. 35 De plus, les pertes de chaleur et d'acide chlorhydrique sont considérables. On peut diviser ces procédés connus précédemment décrits en deux types . : dans un type on utilise une solution déshydratante relativement froide, qui, bien qu'elle diminue considérablement la quantité de chaleur apportée au 72 0809k 4 2128748 réfrigérant, provoque des pertes importantes- d'acide chlorhydrique. La majeure partie de la chaleur de la vapeur refroidie est dissipée sans pouvoir être utilisée. Dans l'autre type, on introduit la solution de déshydratant à sa température d'ébullition ou à son voisinage (120-140°C) dans le cas d'une solution de chlorure de calcium, et ces procédés peuvent dans certains cas donner des récupérations convenables de l'acide chlorhydrique, mais ne conviennent pas en raison des quantités d'énergie importantes qu'ils nécessitent. L'analyse de tous les procédés connus permet de conclure qu'on peut choisir entre un régime énergétique satisfaisant au prix de perte d'acide chlorhydrique ou une récupération satisfaisante de l'acide chlorhydrique au prix d'une consommation plus élevée d'énergie. Selon l'invention, on peut conduire une distillation extractive du type précédemment décrit dans des conditions telles que la récupération de l'acide chlorhydrique soit supérieure et les besoins énergétiques relativement moindres par rapport à tous les procédés connus. Lé procédé de récupération selon l'invention d'acide chlorhydrique anhydre à partir de ses solutions aqueuses consiste à introduire, dans la région supérieure d'une colonne à fractionnèr, une solution aqueuse d'acide chlorhydrique contenant de 15 à 35 °L en poids d'acide chlorhydrique, à introduire dans la colonne à la hauteur à laquelle on introduit la solution aqueuse d'acide chlorhydrique ou jusqu'à 4 plateaux au-dessus, une solution aqueuse déshydratante à une température créant une tension de vapeur de 50 à 300 mm Hg à introduire en bas de la colonne de la' vapeur surchauffée, à prélever en sommet de colonne un mélange d'acide chlorhydrique et de vapeur d'eau contenant au moins 75 % en poids d'acide chlorhydrique, et à soumettre ce mélange à un séchage. Selon un mode de réalisation de l'invention, on réalise ce séchage en condensant la vapeur d'eau, par exemple avec un condenseur à reflux associé au sommet de la colonne. Selon un autre mode de réalisation de l'invention, on réalise ce séchage en mettant le mélange d'acide chlorhydrique et de vapeur d'eau au contact d'un déshydratant tel qu'une solution concentrée d'acide chlorhydrique une solution concentrée d'acide sulfurique, une solution concentrée d'acide phosphorique et autres. On peut également, selon l'invention, réaliser le séchage selon une opération combinée de condensation et de déshydratation. ' 72 08094 5 2128748 Il est essentiel que la tension de vapeur d'eau de la solution aqueuse de déshydratant soit comprise dans la gamme de 50 à 300 mm Hg. Ainsi, la température de cette solution est-elle maintenue dans une gamme comprise entre les températures des solutions très chaudes et des solutions très froides 5 utilisées dans les procédés connus. Selon l'invention, grâce au choix de cette température de la solution déshydratante, les pertes d'acide chlorhydrique sont nettement inférieures à celles des procédés connus, et, en même temps, les besoins généraux en énergie du procédé sont également réduits. Du point de vue de son fonctionnement, on peut considérer que 10 la colonne de fractionnement est constituée de deux sections : une section supérieure de contact dans laquelle la solution aqueuse d'acide chlorhydrique et la solution concentrée de déshydratant sont mélangées en présence d'un courant ascendant d'eau et d'acide chlorhydrique, et une section inférieure d'entraînement par distillation, dans laquelle le courant aqueux de la section 15 de contact s'écoule à contre-courant du courant ascendant du bas de la colonne. Les conditions de fonctionnement du procédé de l'invention reposent sur les considérations suivantes qui ont été découvertes Lors des recherches ayant abouti à l'invention. On sait que. dans une distillation extractive du type précédemment 20 décrit, le rôle de la vapeur surchauffée introduite en bas de colonne est double. D'une part, sa condensation partielle apporte la chaleur nécessaire pour compenser les différences d'enthalpie entre les courants d'entrée et de sortie, la chaleur de dilution du déshydratant étant trop faible pour satisfaire à ces besoins de chaleur. D'autre part, la vapeur surchauffée 25 diminue la concentration en acide chlorhydrique de la phase vapeur en augmentant le rapport en volume de la vapeur au liquide et provoquant ainsi l'entraînement. La quantité de vapeur utilisée dans ce second but constitue une variable opératoire : plus on utilise de vapeur, moins il y a de perte d'acide chlorhydrique, car il reste moins d'acide chlorhydrique dissous dans 30 la phase liquide pour un nombre donné de stades à contre-courant. Cependant, une quantité excessive de vapeur diminue l'économie thermique du procédé. On a établi selon l'invention que la quantité de vapeur nécessaire à ce jour pour maintenir l'acide chlorhydrique restant dans la solution diluée de déshydratant évacuée en bas de colonne,dans des limites économiques raison-35 nables, est considérablement supérieure à la quantité de vapeur nécessitée par l'équilibre enthalpique. Par conséquent, on évacue la vapeur en sommet de colonne avec le gaz chlorhydrique, et on doit la condenser, ce qui dissipe sa chaleur. Ceci provoque les inconvénients économiques suivants ; 72 08094 6 2128748 a) des pertes d'énergie thermique ; b) la nécessité de disposer dans le condenseur une zone coûteuse de transfert de chaleur et une perte d'eau de refroidissement ; c) comme dans le condenseur, seuls l'acide chlorhydrique et l'eau 5 sont présents, la phase liquide condensée est très concentrée en acide chlorhydrique (30-40 %) et beaucoup d'acide chlorhydrique reflue avec l'eau dans la colonne. Cette recirculation de l'acide chlorhydrique entraîne. également une perte de chaleur sous forme de la chaleur de désorption de l'acide chlorhydrique circulant. 10 L'invention réduit considérablement ces éléments nuisibles. En introduisant la solution déshydratante â une température à laquelle sa tension de vapeur est comprise entre 50 et 300 mm Hg, comme indiqué, c'est-à-dire nettement en dessous de la température de l'ébullition à la pression régnant dans la colonne, on obtient un gradient de température important dans la 15 moitié supérieure de la colonne, si bien que la majeure partie de la vapeur introduite en bas de la colonne pour l'entraînement est condensée à l'intérieur de la colonne et n'atteint pas le condenseur. Ce mode de fonctionnement apporte les avantages suivants : 1) la chaleur récupérée à l'intérieur de la colonne de cette façon 20 peut être utilisée à l'extérieur de la colonne dans l'opération de reconcentration pour évaporer l'eau par distillation instantanée sous vide. En d'autres termes, tandis que selon l'art antérieur la solution diluée chaude finale de chlorure de calcium prélevée en bas de la colonne est chauffée à nouveau pour être- reconcentrée (brevets des Etats-Unis d'Amérique nc 2 764 532 et 25 n° 2 765 049, et brevet canadien n° 490 323) ce qui porte la solution reconcentrée introduite dans la colonne à sa température d'ébullition ou à son voisinage , ou sinon on refroidit la solution reconcentrée à 20-35°C (brevet des Etats-Unis d'Amérique n° 2 357 095), ce qui dans tous les cas implique une dépense considérable d'énergie additionnelle , selon l'invention, on utilise 30 la chaleur sensible de la solution diluée de déshydratant prélevée pour recon-centrer celle-ci, si bien que la quantité de chaleur étrangère nécessaire est considérablement diminuée, 2) du fait que la majeure partie de la vapeur est condensée à l'intérieur de la colonne, la zone coûteuse de transfert de chaleur du condenseur 35 à reflux à contact indirect lorsqu'on en utilise un, est bien inférieure à celle des procédés connus dans lesquels on utilise des condenseurs à reflux, 72 08094 7 2128748 3) la condensation du mélange d'acide chlorhydrique et d'eau dans la zone de contact de la colonne est plus sélective, si bien que le mélange d'acide chlorhydrique et de vapeur d'eau est plus concentré en acide chlorhydrique, 5 4) de façon assez surprenante, selon l'invention, le gradient d'acide chlorhydrique dans la phase liquide à l'intérieur de la colonne est plus important que dans les procédés connus, et par conséquent, les pertes d'acide chlorhydrique dues à l'acide chlorhydrique restant dissous dans la solution de déshydratant, sont réduites au minimum. 10 Le déshydratant préféré utilisé selon l'invention est une solution de 50 à 60 %, et de préférence d'environ 55 % en poids de chlorure de calcium qu'on introduit dans la colonne à une température de 75 à 95°C, de préférence de 80 à 90°C. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux 15 compris à la lecture de la description qui va suivre d'un exemple de réalisation et en se référant aux dessins annexés dans lesquels : la figure 1 représente un graphique des pertes d'acide chlorhydrique en fonction des pertes de chaleur ; et la figure 2 représente un schéma d'installation permettant la mise 20 en oeuvre du procédé de l'invention. La figure 1 représente des graphiques expérimentaux des pertes d'acide chlorhydrique dans une distillation extractive du type précédemment décrit, en utilisant des quantités économiques de vapeur surchauffée et un condenseur à reflux en fonction de la chaleur dissipée dans le condenseur. Les 25 pertes relatives d'acide chlorhydrique sont exprimées en pourcentages en ordonnées, et la chaleur dissipée dans le condenseur en kcal/lcg d'acide chlorhydrique produit est représentée en abscisses. La courbe (a) montre les résultats obtenus lorsqu'on opère avec une solution de chlorure de calcium selon un procédé connu, et la courbe (b) correspond au procédé de l'invention. 30 Dans les deux groupes d'expériences, l'acide chlorhydrique introduit contient 20 % en poids d'acide chlorhydrique, et le déshydratant est une solution à 55 % en poids de chlorure de calcium, et la solution prélevée en bas de la colonne contient 44 % en poids de chlorure de calcium. Dans un groupe d'expériences selon un procédé connu correspondant à la courbe (a), on introduit 35 la solution de chlorure de calcium à 130°C tandis que dans le groupe d'expériences selon l'invention correspondant à la courbe (b), on introduit la solution de chlorure de calcium à 83°C. 72 08094 8 2128748 La figure 1 montre que,pour une perte donnée d'acide chlorhydrique, les pertes dé chaleur selon le procédé connu sont supérieures à celles selon le procédé de l'invention. Par exemple pour une perte;d'acide chlorhydrique de 5 %, la dissipation de chaleur selon le procédé connu est de 400 kcal, 5 tandis que,selon l'invention, elle n'est que de 160 kcal. Inversement, pour une perte donnée de chaleur, la perte d'acide chlorhydrique selon le procédé connu est nettement supérieure à celle du procédé de l'invention. Par exemple, pour une perte de chaleur de 350 kcal, la perte d'acide chlorhydrique selon le procédé connu est d'environ 5,5 %, tandis que,selon 1'invention, .elle 10 n'est que de 2,1 "k, c'est-à-dire moins de la moitié. Une autre caractéristiquë importante apparaissant sur la figure 1 est que la courbe (a) (procédé connu) ne présente pas une perte d'acide chlorhydrique inférieure à 2,5 % dans la gamme pratique de consommation de vapeur étudiée. Ce fait signifie que. même en augmentant les pertes de chaleur dans 15 la gamme pratique étudiée, ou.en d'autres termes, en introduisant plus d'énergie dans le procédé, on ne peut réduire les pertes d'acide chlorhydrique en dessous de 2,5 %. Au contraire, la courbe (b) (procédé selon l'invention) montre l'existence de perte d'acide chlorhydrique s'abaissant jusqu'à 0,7 %, ce qui signifie que,selon l'invention, on peut réduire les pertes d'acide chlorhy-20 drique à des valeurs négligeables en maintenant la dissipation de chaleur dans la gamme économique convenant en pratique. L'installation permettant de conduire le procédé de l'invention, schématisée dans la figure 2, est constituée d'une colonne de fractionnement à stades multiples 1 alimentée en 2 en solution d'acide chlorhydrique et à 25 un niveau quelque peu plus élevé 3, en solution déshydratante concentrée. Au voisinage du fond, en 4, la colonne est alimentée en vapeur surchauffée. Au sommet, on prélève un mélange d'acide chlorhydrique et d'eau en 5, et on le conduit dans un condenseur à reflux 6 à la partie supérieure duquel on prélève en 8 le produit constitué d'acide chlorhydrique sec, et on renvoie le con-30 densat, qui est une solution diluée d'acide chlorhydrique en 7, dans la colonne 1. Le condenseur est refroidi par une circulation d'eau 10. En bas de la colonne 1, on recueille en 9 une solution diluée de déshydratant contenant une petite quantité d'acide chlorhydrique. EXEMPLE 35 On conduit certains essais avec une colonne de distillation de 10 cm de diamètre, comportant 14 plateaux perforés, alimentée en continu d'une solution concentrée de chlorure de calcium comme déshydratant, d'une solution d'acide chlorhydrique et de vapeur surchauffée, toutes deux à des ... 72 08094 9 2128748 concentrations et des températures contrôlées. On enregistre la quantité de chaleur apportée au condenseur. On enregistre également en continu les compositions et les températures de tous les courants et en divers points de l'intérieur de la colonne. L'installation correspond à la figure 2. 5 Dans toutes les expériences, on utilise comme déshydratant une solution aqueuse de chlorure de calcium à 55 % en poids et la solution d'acide chlorhydrique introduite contient 20 % en poids d'acide chlorhydrique et est apportée à un débit de 20 kg/h à une température de 28°G. L'effluent en bas de colonne contient 45 % en poids de chlorure de calcium 10 et sa température d'évacuation est de 125°C. On introduit de la vapeur en quantité mesurée à 175°C. On conduit l'essai 1 selon l'invention-, et les essais 2 et 3 selon l'art antérieur. Les résultats sont regroupés dans le tableau 1. TABLEAU 1 15 Valeurs expérimentales obtenues Essai n" _1 2. _3 vapeur introduite kg/h 9,5 &»9 4,7 température de la vapeur °C 175 175 175 solution de CaC^ à 55 %,kg/h 115 112 93 20 température de la solution °C 83 129 129 tension de vapeur de la saumure introduite (mm Hg) 95 590 590 saumure sortante kg/h 140 137 114 teneur en % de HC1 dans la 25 solution effluente 0,068 0,075 0,320 chaleur dissipée dans le condenseur kcal/h 1000 3400 900 Des résultats ci-dessus, on déduit les valeurs comparatives suivantes TABLEAU 2 30 Résultats comparatifs Essai n" _1 2 ^ Perte relative d'HCl (%) 2,4 2,6 9tl Chaleur dissipée dans le condenseur en kcal/kg, HC1 produit 256 870 248 35 Vapeur introduite par kg d'HCl produit 2,43 2,28 1,29 Valeur calorifique de la chaleur sensible en kg de vapeur/kg d'HCl produit 1,31 - Consommation de chaleur nette pour la déshydratation calculée en kg de vapeur/kg d'HCl 40 produit 1,21 2,28 1,29 72 08094 2128748 Les valeurs du tableau 1 et leur interprétation figurant dans le tableau 2 s'expliquent comme suit : L'essai 1 correspond aux conditions caractéristiques de l'invention. L'essai 2 correspond aux conditions caractéristiques des procédés 5 connus, avec pratiquement les mêmes pertes d'acide chlorhydrique que dans l'essai 1, mais avec des pertes de chaleur supérieures. L'essai 3 correspond à une tentative pour doubler la perte de chaleur nette de l'essai 1 en apportant la solution déshydratante dans les conditions de l'essai 2. On voit que la perte d'acide chlorhydrique est excessivement 10 élevée. Dans l'essai 2, 70 °L de la vapeur ne sont utilisés que comme gaz d'extraction et ne contribuent pas aux différences d'enthalpie entre les courants d'entrée et de sortie, mais atteignent le condenseur où leur chaleur est dissipée. 15 Dans l'essai 1, environ 19 % seulement de la vapeur (introduite en quantité légèrement supérieure à celle de l'essai 2) atteignent le condenseur. De plus, la différence de chaleur sensible de la solution déshydratante concentrée est équivalente à plus de 53 % de la vapeur introduite. Cette chaleur sensible peut être utilisée à l'extérieur de la colonne, il faut donc tenir 20 compte de son équivalent en vapeur. Un autre aspect ressortant du tableau 1 est que la zone de transfert de chaleur nécessaire au fonctionnement dans les conditions de 1'essai 2 est environ 3,5 fois supérieure à celle nécessaire dans les conditions de l'invention. Ceci implique également une consommation plus importante d'eau de 25 refroidissement. La consommatbn nette de chaleur dans l'essai 1 est environ égale à la moitié de celle de l'essai 2. Cependant, comme la chaleur sensible récupérée dans l'essai 1 peut être utilisée, par exemple dans un évaporateur de charge à effets multiples antérieur, sa valeur nette est supérieure à sa valeur 30 réelle. Ceci constitue un autre avantage de l'invention. L'essai 3 montre que,si on tente de réduire la perte de chaleur directe dans le condenseur à la valeur de l'essai 1, en maintenant la concentration de la solution déshydratante introduite dans la colonne au voisinage de son point d'ébullition normal, la perte relative d'acide chlorhydrique 35 augmente de 2,4 % à 9,1 % par suite de l'insuffisance du volume des vapeurs d'entraînement. La chaleur sensible récupérée à partir de la solution déshydratante concentrée selon l'invention peut être utilisée comme précédemment indiqué, 72 08094 11 2128748 pour évaporer de l'eau par distillation instantanée sous vide, ou pour évaporer l'eau dans un évaporateur de charge à effets multiples antérieur (dont le dernier effet est conduit sous vide), ou pour transmettre de la chaleur par échange de chaleur indirect à un autre courant qu'on désire chauffer. Bien entendu, diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art aux dispositifs ou procédés qui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemple non limitatif, sans sortir du cadre de l'invention. 72 08094 12 2128748 R E_V_E_N DICATIONS 1. Procédé pour récupérer de l'acide chlorhydrique anhydre à partir d'une de ses solutions aqueuses, caractérisé en ce qu'il consiste à introduire, dans la partie supérieure d'une colonne à fractionner, une solution aqueuse d'acide chlorhydrique contenant de 15 à 35 % en poids d'acide chlorhy- 5 drique, à introduire dans la colonne au niveau auquel on introduit la solution aqueuse d'acide chlorhydrique,ou jusqu'à 4 plateaux au-dessus, une solution aqueuse déshydratante à une température telle que sa tension de vapeur soit de 50 à 300 mm Hg, à introduire dans la région du bas de la colonne de la vapeur surchauffée, à prélever au sommet de la colonne un courant mixte 10 d'acide chlorhydrique et de vapeur d'eau contenant au moins 75 % en poids d'acide chlorhydrique, et à soumettre ce courant à un séchage. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on conduit . le séchage en condensant la vapeur d'eau par un condenseur à reflux associé , à la tête de colonne. 15 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on conduit le séchage en mettant le courant d'acide chlorhydrique et d'eau au contact d'un déshydratant. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le séchage est constitué d'une combinaison d'une condensation et d'un contact du courant 20 de vapeur d'eau et d'acide chlorhydrique avec un déshydratant. ! 5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le déshy-' dratant est une solution aqueuse de chlorure de calcium de 50 à 60 %. 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'on'introduit la solution de chlorure de calcium dans la colonne -à une température de 75 25 à 95°C. .