Domaine de l'invention L'invention appartient au domaine de la gymnastique médicale. Elle concerne un appareil de kinésithérapie pour la rééducation des doigts d'une main. Technique antérieure : On connaît par la demande de brevet FR 2.290.921 un appareil pour la rééducation des doigts. Cet appareil, s'il a l'avantage d'être trâs simple, n'étant constitué que d'une plaquette et d'une roulette d'extrémité, présente cependant l'-inconvénient de ne rééduquer que le mouvement transversal des doigts. I1 n'apporte aucune solution au problème de la ré6ducation à la flexion et à l'extension. On connaît aussi par le brevet FR 2.109.426 un appareil de mobilisation continue des doigts pour en prévenir l'anky- lose. Cet appareil est complexe, il exige le mise en oeuvre d'un moteur entraînant un excentrique qui à son tour, par un câble, fait exécutar au doigt un mouvement alternatif de flexion et d'extension. En plus de sa complexité, l'appareil présente l'inconvénient d'être seul actif et de n'agir que sur un doigt. Le patient n'exerce pas, de lui-même, la moindre action sur ses muscles en vue de les réentrainer à faire agir les articulations. On connaît aussi par la demande de brevet FR 2.231.359 une orthèse pour la rééducation d'une main constituée d'un gan telet souple avec passage du pouce. Mais cette orthèse, à elle seule, ne suffit pas au patient dont la main doit être rééduquée. Elle est destinée à recevoir las appareils de r- éducation adaptée au cas particulier. Exposé de l'invention L'invention concerne un appareil de rééducation des doigts d'une main qui est caractérisé en ce qu'il est constitué d'un jeu de pièces indépendantes, chacune adaptée à l'anatomie d'une partie du doigt ou de la main et d'un dispositif de liaison entre ces pièces. Le jeu de pièces comporte au minimum une pièce dossière de phalange et soit une pièce palmaire, soit une pièce dorsale. I1 peut dans certains cas s'y rajouter une pièce terminale avec butée d'extrémité de doigt. Le dispositif de liaison est un dispositif de contention élastique, par exemple un fin ressort à boudin métallique, ou, de préférence, des fils élastiques tels que la tension exercée sur les pièces soit indépendante de l'allongement. Suivant une caractéristique particulière de l'invention, pour le passage des fils sur leurs bords, les différentes pièces sont percées de trous et échancrées de petites encoches. Suivant une autre caractéristique de l'invention, les pièces dossières ont leurs bords relevés de manière à former un ensellement prononcé. Les pièces terminales possèdent elles aussi un bord relevé du côté opposé à la butée d'extrémité. Cette caractéristique assure que le fil élastique n'est jamais au contact de la peau du patient et évite donc tout frottement avec celle-ci. Suivant une autre caractéristique de l'appareil, celuici comporte des coussinets souples d'adaptation des pièces sur les doigts à rééduquer. Ces coussinets sont de préférence constitués d'une lamelle de pâte stérile déformable, par exemple de pâte au silicone telle que celle utilisée en soins dentaires. Outre qu'ils évitent le frottement de pièces dures contre la peau, les coussinets assurent une répartition uniforme des pressions exercées par les pièces sur les doigts. Dans une forme particulière de réalisation des pièces dorsales, l'invention prévoit pour celles-ci trois éléments distincts, à savoir : une pièce latérale interne adaptée au métacarpien du pouce, une pièce médiane adaptée aux trois métacarpiens de l'index, du majeur, et de l'annulaire, et une pièce latérale externe adaptée au métacarpien de l'auriculaire. Un appareil pour la rééducation des doigts d'une main conforme à l'invention présente les avantages suivants s - il est utilisable, par le choix judicieux des pièces, à la rééducation d'un seul doigt, ou de plusieurs doigts à la fois, - il permet de rééduquer à la fois l'extension et le flé chissement, - il permet, dans ce dernier ces, de différencier l'action du muscle fléchisseur profond du muscle fléchisseur superficiel, - il permet, par variation de la tension du dispositif de liaison des pièces, d'exiger des efforts gradués des muscles de la main, - il respecte, par individualisation des pièces, en particulisr de celles des phalanges, les axes des articulations des doigts, - il est léger et de fabrication simple, les pièces pouvant être réalisées par moulage de matière plastique, et donc de prix de revient modeste, - il est de pose facile, soit par bande auto-adhésive sur elle mamie, soit par bande adhésive sur la peau. Enoncé des fiaures La Fig. 1 montre un appareil de rééducation conforme à l'invention posé sur auriculaire de main gauche. La Fig. 2 est une vue perspective d'une pièce dorsale médiane adaptée aux trois métacarpiens de l'index, du majeur et de liannulaire. La Fig. 3 est une vue perspective d'une pièce palmaire. La Fig. 4 est une vue perspective d'une pièce dorsale interne adaptée au métacarpien du pouce. La Fig. 5 est une vue en plan à plus grande échelle d'un coussinet souple destiné à Qtre adapté à une pièce te;- minale pour extrémité de doigt. fleecriction détaillée La Fig. 1 représente une main gauche 1, sur lauri- culaire 2 de laquelle est posé un appareil de rééducation de l'invention. Cet appareil comporte : - une pièce dorsale latérale externe3 adaptée au métacarpien de l'auriculaire 2, - deux pièces dossières de phalange 4 et 5, - une pièce terminale d'extrémité de doigt 6 - un dispositif de liaison des pièces précédentess ici un fil élastique 7, - des coussinets, seul le coussinet 8 est apparent, intercalés entre les pièces et les surfaces de la main sur lesquelles elles sont posées. L'appareil est maintenu sur la main par une série de bandes 9 à 12, représentées en traits interrompus ; ces bandes peuvent être soit auto-adhésives sur elles-mêmess soit adhésives directement sur la peau. Les pièces dossières de phalange 4 et 5 ont des bords relevés 41 et 42 d'une part, 51 et 52 d'autre part, et présentent ainsi chacune, extérieurement, un ensellement prononcé respectivement 43 et 53. La pièce terminale 6 a, elle aussi, un bord 61 relevé et son extrémité 62 forme butée extrémité de doigt. Le fil élastique 7 est engagé par ses extrémités dans des orifices 34 et 64 des pièces 3 et 6, et passe dans des orifices 44 54 et des échancrures 45, 55 des pièces 4 et 5. Dans la manière où l'appareil est posé sur l'auriculaire 2, il facilite l'extension du doigt et le fait travailler la flexion. Dans ce dernier mouvement la pièce dossière de phalange 4 fait travailler le fléchisseur superficiel, la pièce dossière 5 fait travailler le fléchisseur profond. La pièce dorsale médiane 20 de la Fig. 2 est repréventée avec se face extérieure 21 visible. Sa face cachée 22 est destinée à être appliquée sur le dos de la main avec interposition- d'un coussinet analogue au coussinet 8. La pièce 20 comporte elle aussi des orifices 23 et des échancrures 24. L'a pièce palmaire 25 de la Fig. 3 est représentée avec sa face extérieure 26 visible. Sa face caché 27 est destinée à être appliquue sur la paume de la main. Pour une meilleure installation du dispositif de liaison, ici une sric de fils non representés, les échancrures sont remplaces par des orifices 35. La pièce dorsale interne 28 de la Fig. 4 est elle aussi représentée avec Sa face extérieure 29 visible. Sa face cachée 30 est destinée à être appliquée sur le côté du pouce. La direction générale du pouce, une fois la pièce en place, est celle donnée par les orifices 31 et l'échancrure 32. Le coussinet souple 33 de la Fig. 5 est destiné à être introduit entre l'extrémité d'un doigt et la pièce 6 terminale (Fig. 1 > correspondante. Son découpage en croix permet une déformation facile en forme de cuvette pour en faciliter la mise en place. Il est évident qu'un appareil de rééducation des orteils du pied peut être réalisé tout en restant conforme à l'invention, chacune des pièces du jeu de pièces indépendantes étant adaptée à l'anatomie (forme et dimensions) de la phalange sur laquelle elle se pose, à la plante du pied ou à se pertie dorsale. REVENDICATIONS 1.- Appareil pour la rééducation des doigts d'une main, caractérisé - en ce qu'il est constitué d'un jeu de pièces indépendantes et d'un dispositif de liaison entre celles-ci le jeu de pièces comportant au moins une pièce dossière de phalange, et au moins une pièce palmaire, chacune de ces pièces présentant une surface d'appui sur la partie correspondante de la main en conformité avec l'anatomie de celle-ci. 2.- Appareil selon la revendication 1, caractérisé - en ce que la pièce palmaire est remplacée par une pièce dorsale. 3.- Appareil selon l'une des revendications 1 et 2 caractérisé : - en ce qu'il comporte en outre au moins une pièce terminale présentant une butée d'extrémité de doigt. 4.- Appareil selon l'une des revendications précéden tess caractérisé - en ce que le dispositif de liaison est un dispositif de contention élastique. 5.- Appareil selon le revendication -4, caractérisé - en ce que les pièces dossières de phalange présentent un ensellement à bords relevés. 6.- Appareil selon la revendication 4 caractérisé - en ce que la pièce terminale présente un bord relevé opposé à la butée. 7.- Appareil selon l'une des revendications 5 et 6, caractérisé : - en ce que les différentes pièces du jeu sont > sur leurs bords, percées d'au moins un trou et échancrées d'au moins une encoche pour le passage du dispositif de contention élastique. B.- Appareil selon la revendication 7, caractérisé - en ce-quil comporte au moins un coussinet déformable appliqué sur la surface d'au moins une pièce au contact de la main. 9.- Appareil selon la revendication 8 caractérisé - an ce qu'il comporte trois pièces dorsales, une pièce laté- rale interne adaptée au métacarpien du pouce une pièce médiane adaptée aux trois métacarpiens de I'index, du majeur et de l'ennulaire, et une pièce latérale externe adaptée au métacarpien de l'auriculaire. 1ü.- Appareil selon l'une des revendications 5 à 9, caractérisé : - en ce que le dispositif de contention élastique est constitué par au moins un fil élastique.