La présente invention concerne une suspension par fils pour objets divers et plus particulièrement pour projecteurs de théatre ou de télévision. I1 est fréquemment nécessaire que les projecteurs de théatre ou de télévision soient suspendus dans l'espace de façon que leur faisceau atteigne au mieux les décors ou acteurs a éclairer. Dans ce cas, les projecteurs sont associés a une suspension comprenant généralement au moins un cabale, ruban ou chaine - désigné ci-après de façon générale par fil - et au moins un tambour d'enroulement lié en rotation a une manivelle ou un moteur électrique. Entre le tambour et le projecteur, le fil s'étend a l'intérieur de tubes télescopiques qui confèrent une rigidité suffisante à la suspension. La chute accidentelle d'un projecteur suspendu audessus d'acteurs, de techniciens ou du public pourrait avoir des conséquences très graves. Les suspensions de projecteurs doivent donc offrir une grande sécurité à l'égard des risques de rupture du fil. A cette fin, il est connu de réaliser des suspensions pour projecteurs comprenant deux fils s'enroulant chacun sur un tambour. En fonctionnement normal, la tension des deux fils est équilibrée par un palonnier à enroulement ou levier, avec limitation de débattement, ce palonnier reliant l'extrémité des deux fils adjacente au projecteur. Deux systèmes a galet et ressort mesurent chacun la tension de l'un des fils. Quand l'un d'eux n'est plus tendu, ce qui est le cas 8 &commat; s'il est cassé, le galet correspondant se deplace et met en service un ou plusieurs leviers, ou tout autre dispositif de blocage positif du tambour. L'opérateur est ainsi avisé qu'une avarie est survenue dans la suspension et que la suspension n'offre plus une sécurite suffisante. Ces dispositifs connus présentent de nombreux in convénients. L'équilibrage entre les ressorts et la charge mouvement est difficile. En outre, la phase de démarrage en descente du système décharge les fils un court instant, ce qui provoque le blocage à moins qu'on limite la vitesse de fonctionnement. Par ailleurs, dans de nombreux théatres ou studios, on dispose d'une série de suspensions installées a poste fixe, auxquelles on associe un projecteur s'il en est besoin. Dans ces conditions, on est amené à faire fonctionner les suspensions sans qu'un projecteur leur soit associé. Pour y parvenir sans que le dispositif d'arrêt bloque le mouvement du fait d'une tension insuffisante des fils, il est nécessaire que l'extrémité de la suspension soit lestée, ce qui est gênant à bien des égards. Le but de l'invention est de remédier à ces inconvé- nients en réalisant une suspension par fils comportant un dispositif d'arrêt d'encombrement réduit, ne risquant pas de se bloquer a vide, ou au démarrage en descente, et n'impliquant ni limitation de la vitesse de fonctionnement ni augmentation excessive du poids de la suspension. L'invention vise ainsi une suspension par fils, notamment pour projecteur de thé tre ou de télévision, cette suspension comprenant deux fils destinés a relier l'objet suspendu à un support tel qu'un plafond, les fils étant reliés à l'une de leurs extrémités par un système pour équilibrer leur tension en service normal, et étant enroulés a partir de leur autre extrémité chacun sur un tambour d'enroulement. Suivant l'invention, cette suspension est caractérisée en ce qu'elle comprend des moyens pour décaler en rotation les tambours l'un par rapport a l'autre quand l'un des fils est déchargé, des moyens pour détecter ce décalage, et des moyens inhibiteurs pour empêcher I'entrafnement en rotation des tambours quand un tel décalage est détecté. Quand l'un des fils est cassé, le tambour correspondant se décale angulairement par rapport a l'autre tambour, et les moyens pour détecter le décalage commandent les moyens inhibiteurs de manière à empêcher l'entraînement en rotation des tambours. L'opérateur est ainsi invité à inspecter la suspension pour rechercher la cause de l'arrêt du fonctionnement. Si l'objet suspendu est mis brusquement en mouvement descendant, les deux fils se déchargent simultanément, de sorte qu'aucun décalage n'apparaît entre les tambours et le fonctionnement n'est pas perturbé. Par ailleurs, il est inutile de lester l'extrémité de la suspension, car en l'absence du projecteur, les deux fils sont également détendus, de sorte qu'aucun décalage n'apparait entre les tambours. D'autres particularités et avantages de l'invention ressortiront encore de la description ci-après. Aux dessins annexés, donnés à titre d'exemples non limitatifs : - la figure 1 est une vue en élévation latérale d'une suspension pour projecteur de théatre ou de studio, avec coupe partielle - la figure 2 est une vue schématique en perspective du dispositif d'arrêt faisant partie de cette suspension - la figure 3 est une vue en coupe axiale, avec arrachement, du mécanisme de cette suspension ; et - la figure 4 est une vue en coupe axiale, avec arrachement, du mécanisme d'une seconde réalisation de la suspension. Comme le montre la figure 1, la suspension comprend une tête 1 dirigée vers le bas destinée à recevoir le projecteur, et un bati 2 fixé en service à un support tel que le plafond technique d'un theatre. Le bati 2 renferme un mécanisme 3 permettant de faire monter ou descendre la tête 1 par rapport au bati 2. La tête 1 est reliée au mécanisme 3 par deux fils 4a, 4b montés en parallele et un palonnier à levier 6 articulé à la tête 1 par son axe horizontal 7, de part et d'autre duquel sont attachées les extrémités des fils 4a, 4b. Juste au-dessus du palonnier 6, les fils 4a, 4b passent entre deux galets 5 montés en rotation sur la tête 1, et qui assurent un écartement constant aux fils 4 quelle que soit l'inclinaison du palonnier 6. A partir de leur autre extrémité, les fils 4a, 4b sont enroulés sur deux tambours 8a, 8b montés dans le bâti 2 avec leurs axes parallèles et horizontaux. Par ailleurs, la tête 1 est reliée au bati 2 par un système de tubes télescopiques 9 (représenté entièrement rétracté à la figure 1) dont la longueur totale s'adapte d'elle-même à la longueur des fils 4 entre le palonnier 6 et les tambours 8. Les tubes 9 évitent le balancement du projecteur Knon représenté) fixé à la tête 1. Les tambours 8a, 8b comportent chacun un noyau 11 et deux joues latérales 12a, 12b. Une denture d'engrenage 13 est ménagée sur le pourtour des joues 12a pour permettre l'entraînement des tambours 8a, 8b à partir d'un arbre moteur 14.-Un pignon inverseur 16 étant interposé entre le tambour 8b et l'arbre 14, les deux tambours 8a, 8b sont entraînées en sens contraire l'un de l'autre. L'arbre 14 est destiné à être relié à un moteur électrique (non représenté) du type moteur-frein dans lequel un frein est automatiquement serré quand le moteur est au repos. Conformément a l'invention, la suspension comprend un dispositif d'arret 17 interposé entre l'arbre moteur 14 et les tambours 8a, 8b. Ce dispositif d'arrêt sera d'abord décrit dans une réalisation générale en référence a la figure 2, puis, en référence à la figure 3, dans son application a la suspension de la figure 1. A la figure 2, on reconnaît les tambours 8a et 8b (partiellement représentés), et l'arbre moteur 14. La flèche 18 correspond au sens dans lequel le poids de la suspension et du projecteur s'exerce sur l'arbre 14. Les tambours 8a, 8b sont liés en rotation à deux organes d'entraînement 19a, 19b montés tous sur l'arbre 14 et portant chacun une couronne dentée 21a ou 21b reliée respectivement à la denture 13 du tambour 8a et au pignon inverseur 16. Pour permettre ce montage sans décaler les tambours 8a, 8b, la joue 12a de chaque tambour 8a ou 8b est en regard de la joue 12b de l'autre tambour. Deux flasques 22a, 22b, solidaires en rotation de l'arbre moteur 14 sont montés chacun au voisinage immédiat de l'un des organes d'entraînement 19a, 19b. Le flasque 22a associé a l'organe d'entraInement 19a est monté entre les organes 19a et 19b, et est séparé du flasque 22b par l'organe d'entraînement 19b. Chaque organe d'entraînement 19a ou 19b porte du côté du flasque 22a ou 22b associé un tenon 23a ou 23b s'étendant parallèlement à l'arbre 14, et les flasques 22a, 22b portent tous deux un ergot 24 faisant saillie dans la meme direction que les tenons 23a, 23b. Chacun des organes d'entraInement 19a, 19b est relié élastiquement au flasque 22a, 22b correspondant par un ressort en forme d'oméga majuscule 26 dont la boucle centrale entoure l'arbre 14 et les deux petites boucles entourent l'une le tenon 23a ou 23b et l'autre l'ergot 24. Afin de limiter le débattement élastique des organes d'entraînement 19a, 19b par rapport aux flasques 22a, 22b, ceux-ci comportent chacun une échancrure 27 dont les bords opposés, sensiblement radiaux, forment butée pour le tenon 23a ou 23b correspondant, qui est engagé dans cette échancrure 27. A l'opposé du flasque 22b, l'organe d'entraînement 19b porte rigidement une pièce tournante 28 traversée par deux crans qui, dans l'exemple représenté, sont réalisés sous forme d'alésages 29. Entre l'organe d'entraînement 19b et la pièce tournante 28 qui est reliée à celui-ci par un manchon 31, est montée une couronne perforée 32 fixée au bâti symbolisé ici par la plaque en trait mixte 33. Les perforations de la couronne 32 sont en regard des crans 29 pour certaines positions angulaires de l'organe d'entraînement 19b. Par ailleurs, un doigt 34, monté à coulisse dans le tenon 23a et l'organe d'entraînement 19a est sollicité en permanence vers la pièce tournante 28 par un ressort hélicoïdal enfermé dans un cylindre 36 fixé à l'organe d'entralnement 19a à l'opposé du tenon 23a. Un bouton 37, faisant saillie du cylindre 36 a l'opposé du doigt 34 et solidaire de ce dernier, permet de rétracter le doigt 34 dans le tenon 23a à l'encontre de l'effet du ressort hélicordal logé dans le cylindre 36. Les crans 29 et le doigt 34 sont positionnés de façon que le doigt 34 porte sur la pièce tournante 28 entre les crans 29 quand les tenons 23a et 23b ont la même position angulaire relativement a leur échancrure 27 respective. La suspension fonctionne de la façon suivante Quand les deux tambours 8a, 8b sont chargés, les tenons 23a, 23b qui transmettent à l'arbre moteur 14 le moment du poids suspendu aux fils 4, se rapprochent des ergots 24 en comprimant les ressorts 26 et viennent en appui contre le bord correspondant de l'échancrure 27. Les deux tenons 23a, 23b ayant des positions correspondantes dans leur échancrure 27, le doigt 34 est en appui entre les crans 29, comme exposé plus haut. Dans l'exemple représenté a la figure 2, le fil 4a a cassé, de sorte que le tenon 23a, déchargé a été poussé par son ressort 26 vers l'autre bord. de son échancrure 27. Ce mouvement détermine un décalage angulaire entre les organes d'entraînement 19a, 19b, de même qu'entre les tambours 8a, 8b. Le doigt 34 peut alors pénétrer dans l'un des crans 29, et, après une fraction de tour de l'arbre 14, le doigt 34 pénètre également dans l'une des perforations de la couronne perforée 32 et bloque l'ensemble du mécanisme 3. Clest la situation représentée à la figure 2. Si par contre, c'est le fil 4b qui casse, c'est le tenon 23b qui, en se déplaçant dans son échancrure 27, détermine un décalage des organes d'entraînement 19a, 19b, et le doigt 34 bloque le mécanisme 3 après avoir pénétré dans l'autre cran 29. Apres réparation du fil 4a ou 4b cassé, il suffit de tirer le bouton 37 pour que la suspension fonctionne a nouveau normalement. Si les deux fils 4a, 4b sont déchargés, par exemple en l'absence de charge sur la tête 1 ou du fait d'une brusque mise en descente de la tête 1, les deux tenons 23a, 23b sont en appui sur l'autre bord de l'echan- crure 27 tandis que les ressorts 26 sont détendus. Cependant, le doigt 34 reste en appui entre les crans 29 et le mécanisme 3 n'est pas bloqué car il n'existe aucun décalage entre les organes d'entraînement 19a, 19b. Dans la réalisation de la figure 3, représentée en position debloquée du mécanisme, les éléments ayant la même fonction que ceux de la figure 2 sont dotes des mêmes références, et cette réalisation ne sera décrite qu'en ce qui concerne les differences ou perfectionnements relative- ment à celle de la figure 2. On remarquera tout d'abord que les flasques 22a, 22b présentent une gorge de positionnement 41 çns laquelle est engagée la boucle centrale des ressorts 26. Par ailleurs, l'organe d'entraînement 19b est entraîné par l'intermédiaire d'un dispositif torsiométrique 42. Ce dispositif comprend un plateau 43 claveté sur l'arbre 14 à côté du flasque 22b et poussé vers le flasque 22b par un ressort hélicoïdal de compression 44 appuye sur un épaulement 46 de l'arbre 14. Le plateau 43 porte deux rampes 47 dirigées vers l'organe d'entraînement 19b et cooperant avec des rampes 48 correspondantes portées par l'organe d'entrainement 19b. L'une des rampes 48, montée dans l'échancrure 27 du flasque 22b, remplace le tenon 23b de la realisation de la figure 2.Un contact électrique 49 dont l'élément sensible muni d'un petit galet 51 porte contre le plateau 43, coopère avec le plateau 43 de manière à couper l'alimentation du moteurfreîn quand le plateau 43 est en position rapprochée du flasque 22b. L'arbre 14 est supporté par le bdti 2 au moyen d'un palier lisse 52 à son extrémité adjacente au plateau 43 et au moteur frein, et par un palier à roulement 53 a son ex trémité libre adjacente à l'organe d'entraînement 19a. A partir de cette extrémité, l'arbre 14 comporte un alésage axial 54 dans lequel est montée à coulisse une tige 56 commandant un contact 57 d'alimentation du moteur-frein. Deux ressorts 58 tendent en permanence à ouvrir le contact 57 en repoussant la tige 56 dans l'arbre 14. En outre, un disque 59 portant sur le bouton 37 quand le doigt 34 est rétracté (comme représenté à la figure 3) est monté à coulisse sur l'arbre 14, mais est fixé à la tige 56 par une goupille 61 qui traverse l'arbre 14 par deux lumières diamétralement opposées 69 allongées selon deux génératrices de l'arbre 14. Enfin, un capot 62 est vissé au bdti 2 pour isoler le mécanisme 3 de l'extérieur. La suspension représentée à la figure 3 fonctionne comme suit A l'arrêt, Si les fils 4a, 4b sont tendus et le doigt 34 rétracté, le contact 57 est ferme et les ressorts 26 sont tendus. La tension des ressorts 26 détermine entre le plateau 43 et l'organe d'entraînement 19b une position angulaire relative telle que du fait des rampes 47 et-48, le plateau 43 est éloigné du flasque 22b à l'encontre du ressort 44. Ainsi, le contact 49 est égalcrnent fermé. Ainsi, à la mise en marche en montée ou en descente, ni le contact 49 ni le contact 57 ne s'opposent à l'alimentation du moteur-frein et le fonctionnement s'effectue comme il a déja été décrit plus haut. La rupture du fil 4a a également les effets décrits en référence à la figure 2. En outre, du fait de l'enclenchement du doigt 34 dans la couronne perforée 32, les ressorts 58 repoussent la tige 56 et le contact 57 s'ouvre, de sorte que le moteur-frein est protégé contre la surchauffe qui pourrait résulter du blocage du mécanisme 3. Par ailleurs, si le projecteur se pose sur le sol ou un décor, les fils 4a et 4b sont simultanément détendus et le doigt 34 ne s'enclenche pas dans la couronne 32. Cependant, la détente du fil 4b permet au ressort 44 de repousser le plateau 43 vers le flasque 22b et le contact 49 s'ouvre et provoque l'arrêt du moteur-frein. On évite ainsi que les fils 4a et 4b se débobinent complètement des tambours 8a, 8b et soient ensuite mal rembobinés, ou même emmêlés du fait de leur absence de tension. En outre, l'attention de l'opérateur est attirée de façon à éviter qu'un lourd projecteur se pose sur un décor fragile. On comprend a ce stade que si le fil 4b casse, on assiste a l'enclenchement du doigt 34 et a l'ouverture du contact 57, mais aussi a l'ouverture du contact 49 par déplacement du plateau 43 vers le flasque 22b. L'ouverture du contact 49 est alors surabondante, mais ne présente aucun inconvenient. Par ailleurs, les ergots 26 et le ressort 44 peuvent avantageusement être de raideur très faible de manière a éviter les arrets indésirés du mécanisme par le contact 49, par exemple lors d'un démarrage brusque en descente ou en l'absence de projecteur. Par ailleurs, il est avantageux que la pente des rampes 47, 48 soit faible de façon à éviter que le ressort 44 influe sur le décalage de l'organe 19b par rapport au flasque 22b. Dans la réalisation de la figure 4, on reconnaît les tambours 8a, 8b dont les joues 12a munies d'une denture 13 sont toutefois en face l'une de l'autre. La suspension comprend deux organes d'entraînement 71a, 71b coaxiaux comportant chacun un pignon 72 de liaison aux tambours 8a, 8b . La denture 13 du tambour 8a est engrenée directement avec le pignon 72 de l'organe d'entraInement 71a, tandis que le tambour 8b, qui tourne en sens inverse du tambour 8a, est relié au pignon 72 de l'organe d'entraînement 7lpar l'intermédiaire dsun arbre inverseur intermédiaire 73 monté en rotation sur le bâti 2 selon un axe parallèle à celui des organes 71a, 71b, Les organes d'entraînement 71a, 71b sont chacun solidaires de l'une des roues planétaires 74a, 74b d'un différentiel 76 dont le boitier 77 porte une couronne dentée 78 engrenée avec un pignon 79 calé sur l'arbre de sortie du moteur-frein 81.Selon la technique bien connue des différentiels, les roues planétaires 74a, 74b sont coaxiales et se font face dans le boîtier 77 et la somme de leurs vitesses de rotation est maintenue constante grâce aux satellites 82 qui sont montés fous dans la paroi latérale du boîtier 77 et sont engrenés chacun simultanément avec les deux roues planétaires 74a, 74b. Le doigt 34 est monté dans la face latérale du boîtier 77 portant la couronne 78, et les crans 29 sont réalisés dans la roue planétaire 74b adjacente à cette paroi du boîtier 77. Ce boîtier 77 est positionne par rapport a la roue planétaire 74b de façon que quand les deux fils 4a, 4b sont tendus, le doigt 34 porte entre deux crans 29 de la roue planétaire 74b. L'extrémitB du doigt 34 opposée à la roue planétaire 74b est articulée à un levier 83 dont l'autre extrémité est articulée a une chape 84 fixée sur la paroi extérieure du boîtier 77 en position diamétralement opposée au doigt 34. L'organe d'entrainement 7a est traversé par un alésage axial 86, et l'organe d'entralnement 71b comporte aussi un alésage axial 87 qui est élargi dans sa partie 87a extérieure au boîtier 77. Le levier 83 traverse l'organe d'entrainement 71b par deux lumières allongées axialement 88 faisant communiquer la partie 87a d'alésage 87 avec l'extérieur. Les lumières 88 sont plus larges que le levier 83 de façon à permettre un certain débattement angulaire du boîtier 77 par rapport à la roue planétaire 74b. Un ressort hélicoïdal 89 comprimé entre le levier 83 et une bague d'arrêt 91 applique en permanence le doigt 34 sur la roue planétaire 74b. Un poussoir de réarmement 92 est monté à coulisse dans les alésages 86 et 87 jusqu'au levier 83, tandis qu'un poussoir de commande 93 est installé dans la partie 87a de l'alésage 87, entre le levier 83 et un contact 94 commandant l'alimentation du moteur-frein 81. La réalisation de la figure 4 fonctionne de la façon suivante Quand l'un des fils 4a, 4b casse, le poids du projecteur tend a entraîner à grande vitesse la roue plané taire 74a ou 74b, associée au fil intact dans le sens du dévidement de ce fil intact. Dès que ce mouvement est amorcé, le doigt 34 pénètre dans l'un des crans 29 et bloque le différentiel 76, c'est-a-dire le fait fonctionner comme si la couronne 78 était solidaire des organes d'entrainement 71a, 71b. En outre le poussoir 93 permet l'ouxrerture du contact 94 de sorte que le moteur-frein 81, qui n'est plus alimenté, empêche tout mouvement de la suspension. Une fois que le fil cassé est réparé, il suffit d'appuyer sur le poussoir 92 pour dégager le doigt 34 du cran 29 qu'il occupe de façon à remettre la suspension en état de service normal. Par ailleurs, comme précédemment, une décharge égale des deux cables ne provoque pas l'enclenchement du doigt 34. Comme on a pu le constater-tout au long de la description, la suspension conforme à l'invention remédie aux inconvénients des systèmes connus en supprimant la plupart des aléas de fonctionnement qu'ils impliquaient. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux exemples représentés, et de nombreux aménagements peuvent être apportés a ces exemples sans sortir du cadre de l'invent ion. C'est ainsi en particulier que le dispositif torsiométrique peut être monté entre deux parties de l'arbre moteur 14 pour couper le courant d'alimentation du moteurfrein si un couple minimum n'est pas transmis. Par ailleurs, un dispositif torsiométrique peut très bien être inclus dans la réalisation de la figure 4, par exemple entre le moteur 81 et le pignon 79. Dans la réalisation de la figure 4, le doigt pourrait être porté par l'une des roues planétaires, tandis que les crans seraient ménagés dans l'autre roue planétaire ou dans le boîtier. Dans ce dernier cas, notamment il sérait possible de prévoir une couronne perforée fixe dans laquelle le doigt 34 s'engagerait après avoir traversé les crans du boîtier. Le moteur-frein peut être remplacé par une manivelle, notamment dans la réalisation de la figure 2. Par ailleurs, dans la réalisation de la figure 3, on peut prévoir tout système pour qu'une décharge totale des fils 4a, 4b n'ouvre pas le contact 49 pourvu que cette dédi ge soit brève. On peut par exemple prévoir que le galet 51 est relié au contact par l'intermédiaire d'un amortisseur ou d'un temporisateur. Ainsi, on diminue encore les risques d'arrêt indésiré en début de descente. REVENDICATIONS 1. Suspension par fils, notamment pour projecteur de thé tre ou de télévision, cette suspension comprenant deux fils (4a, 4b) destinés â relier l'objet suspendu a un support tel qu'un plafond, les fils (4a, 4b) étant reliés a l'une de leurs extrémités par un système (6, 7) pour équilibrer leur tension en service normal, et étant enroulés a partir de leur autre extrémité chacun sur un tambour d'enroulement (8a, 8b), cette suspension étant caractérisée en ce qu'elle comprend des moyens (26, 76) pour décaler en rotation les tambours (8a, 8b) l'un par rapport a l'autre quand l'un des fils (4a, 4b) est déchargé, des moyens (29, 34) pour détecter ce décalage, et des moyens inhibiteurs (32, 57, 94) pour empecher l'entraînement en rotation des tambours (8a, 8b) quand un tel décalage est détecté. 2. Suspension conforme a la revendication 1, carac tersé en ce qu'elle comprend deux organes d'entraînement coaxiaux (19a, 19b, 71a, 71b) liés en rotation chacun a l'un des tambours (8a, 8b), les moyens de détection (29, 34) étant plus particulièrement destinés à détecter un décalage entre ces deux organes d'entrainement (19a, 19b, 71a, 71b). 3. Suspension conforme a la revendication 2, caractérisé en ce que les moyens de détection comprennent un doigt (34) et une pièce tournante (28, 74b) présentant au moins un cran (29), le doigt (34) et la piece tournante (28, 74b) étant montés en rotation autour de l'axe des organes d'entraînement (19a, 19b, 71a, 71b) et présentant entre eux un décalage correspondant a celui des tambours (8a, 8b), le doigt (34), qui est sollicité vers la pièce tournante (28, 74b), étant engagé dans le cran (29) quand un angle de décalage donné existe entre les tambours (8a, 8b). 4. Suspension conforme a la revendication 3, dans laquelle les moyens moteurs comprennent un moteur électrique (81), caractérisée en ce que les moyens inhibiteurs comprennent un contact (57, 94) commandé par le doigt (34) de façon que l'alimentation du moteur (81) soit interrompue quand le doigt (34) est engagé dans le cran (29). 5. Suspension conforme a l'une des revendications 3 ou 4, caractérisée en ce que les moyens inhibiteurs comprennent une couronne perforée (32) fixée au bâti (2) de la suspension derrière la pièce tournante (28) de façon que le doigt (34), une fois engagé dans le cran (29), puisse s'engager dans l'une des perforations de la couronne perforée (32) pour bloquer la rotation des tambours (8a, 8b). 6. Suspension conforme à l'une des revendications 3 a 5, caractérisée en ce que le doigt (34) et la pièce (28) tournante sont solidaires chacun de l'un des organes d'entraînement (19a, l9b). 7. Suspension conforme à la revendication 6, caractérisée en ce que les moyens de décalage (26) sont interposés entre les moyens moteurs (14) et chacun des tambours (8a, 8b). 8. Suspension conforme à la revendication 7, caractérisée en ce que les moyens de décalage comprennent un ressort (26) permettant un débattement angulaire de chaque tambour (8a, 8b) par rapport aux moyens moteurs (14). 9. Suspension conforme à la revendication 8, carac térisée en ce qu'elle comprend des butées (27) limitant le débattement angulaire des tambours (8a, 8b) relativement aux moyens moteurs (14). 10. Suspension conforme a la revendication 9, carac térisée en ce que ces butées sont entraînées en rotation par les moyens moteurs (14) et présentent une échancrure (27), l'échancrure (27) de l'une des butées étant traversée par le doigt (34) entraîne en rotation par l'un des tambours (8a), et celle de l'autre butée par un tenon (23b) entraîné en rotation par l'autre tambour (8b). 11. Suspension conforme a l'une des revendications 1 a 5, caractérisée en ce que chaque tambour (8a, 8b) est lie en rotation a l'une des roues planétaires (74a, 74b) d'un differentiel (76) dont le boîtier (77) est lié en rotation aux moyens moteurs (79, 81). 12. Suspension conforme a la revendication 11, caractérisée en ce que le cran (29) est réalisé sur l'une des roues planétaires (74b) et en ce que le doigt (34) est monté sur la paroi du bottier (77) adjacente à cette roue planétaire (74b), de façon que le doigt (34) bloque le différentiel (76) quand ce doigt (34) est engagé dans le cran (29). 13. Suspension conforme a l'une des revendications 1 a 12, caractérisée en ce qu'un torsiomètre (42) est monté entre les moyens moteurs (14) et l'un au moins des tambours (8a, 8b), ce torsiometre (42) étant associé à un contact électrique (49) commandant l'alimentation des moyens moteurs de manière a couper celle-ci au-dessous d'un certain seuil de couple moteur.