La présente invention concerne un dispositif dalerte sensible à la température,- et s'applique en particulier. mais non exclusivement à assurer, dans des installations utilisant: des bains de traitement par électrolyse; une alerte incendie à la suite d'un échauffement anormal des électrodes. De telles installations~fonctinnent dans des conditions notoirement agressives, qui rendent très diffi-cile ?'uti- lisation de moyens classiques d'alerte. Ceux-ci sont pourtant essentiels, car un incendie qui se déclare dans une telle instaxation peut conduire. en un. temps très bref à sa destruction complète. Et il est par ailleurs nécessaire de prévoir un dispositif d'alerte qui soit à la fois simple sûr et economique. La présente invention offre un dispositif d'alerte qui satisfait bien l'ensemble de ces conditions. L'invention propose un dispositif d'alerte sensible à la température, qui comporte généralement un moyen à percuteur normalement armé, retenu par une goupille fusible exposée à l'ambiance, au moins en partie, et ce moyen à percuteur coopère avec une cartouche équipée d'une charge pyrotechnique d'alarme, telle qu' une charge comprenant une ou plusieurs compositions de l'un au moins des types fumigène, éclairant et sonore. Dans un exemple de réalisation, le dispositif d'alerte comporte aussi un moyen de fixation, solidaire du moyen à percuteur au voisinage de sa goupille fusible. Ce moyen, tel qu'une griffe, est avantageusement agencé pour la fixation du dispositif sur une électrode d'un bain de traitement par électrolyse, afin d'en détecter l'échauffement anormal. Bien entendu, d'autres fixations produisant un bon contact thermique peuvent être utilisées. Dans un mode de réalisation actuellement préféré, la charge pyrotechnique est choisie pour émettre une fumée colorée et opaque, ce qui permet l'alerte du personnel, ainsi que l'interruption du faisceau lumineux de détecteurs photoélectriques. I1 est en effet très fréquent que de tels détecteurs photoélectriques soient prévus dans les installations utilisant des bains la traitement par électrolyse. Selon une variante intéressante de l'invention, la charge pyrotechnique comporte en outre une composition génératrice de lumière et/ou de sons, qui peut assurer une alerte encore plus impérative. Dans un mode de réalisation particulier, la goupille fusible est constituée d'un alliage métallique à bas point de fusion, qui peut être choisi notamment dans la gamme allant de 460 à 2000. Très avantageusement, la griffe de fixation, le moyen à percuteur et la cartouche sont séparables entre eux, ce qui permet d'une manière simple la réutilisation de la griffe, ainsi que du moyen à percuteur après son réarmement et l'échange de sa goupille fusible, avec bien entendu mise en coopération d'une nouvelle cartouche sur le moyen percuteur. Selon un autre aspect de l'invention, la griffe de fixation limite le déplacement de la goupille, évitant ainsi toute libération intempestive du percuteur. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apapraltront à la lecture de la description détaillée qui va suivre, faite en référence au dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif pour illustrer un mode de réalisation préférentiel de l'invention, et sur lequel - la figure 1 est une vue générale en coupe du dispositif d'alerte selon l'invention, et les figures 2A à 2C montrent les trois éléments du dispositif d'alerte, à l'état séparé. Sur les figures 1 et 2A, on distingue un m~n def5Sion,ia unegnffe, désignée généralement par 10, et qui est destinée à assurer la fixation du dispositif sur une électrode d'un bain de traitement par électrolyse, dans l'application envisagée pour l'invention. La griffe 10 comporte un corps généralement cylindrique, munietoutefois d'une échancrure qui s'étend sur toute une génératrice de ce corps ; le corps 11 se complète de quatre ailettes 12 à 15, qui lui sont reliées par de brèves expansions radiales, de telle manière que les ailettes présentent entre elles un écartement propre à leur permettre d'enserrer la partie supérieure dune électrode. La figure 1 montre comment le corps 11 de cette griffe de fixation vient enserrer le pourtour extérieur 20 d'un corps de percuteur. L'extrémité libre du cylindre 11 est munie d'un rebord orienté vers l'intérieur qui vient se loger dans une échancrure périphérique 28 ménagée dans le corps de percuteur. Ce corps de percuteur généralement cylindrique est fermé à sa partie inférieure par un fond 21, ot est ménagé un alésage central. Cet alésage central reçoit la queue 22 d'un percuteur 23 dont la tête 24 est propre à venir frapper l'amorce 33 de la cartouche que l'on décrira plus loin. Le percuteur 23 est mobile à l'encontre d'un ressort 26. Dans la position armée, qui est celle représentée sur la figure 1, le percuteur est maintenu en position armée par le fait qu'une goupille fusible 27 vient se loger dans un alésage radial de la queue de percuteur 22. La goupille peut être insérée dans le corps de percuteur 20 par des orifices latéraux ménagés dans celui-ci, orifices qui sont obturés dès lors que la griffe il est mise en place sur le corps de percuteur.Les dimensions de la goupille 27 et de l'alésage qui la loge sont choisies de manière que cette goupille ne puisse en aucune façon libérer le percuteur par des déplacements latéraux. La griffe 10 étant mise en place sur une tête d'elec- trode, celle-ci se trouve immédiatement au dessous de la goupille fusible 27, avec un très bon échange de température entre elles deux. La goupille fusible est avantageusement en alliage métallique à bas point de fusion, ou constituée de tout autre matière susceptible de lui donner une fusion franche au dessus d'une température déterminée. Cette goupille fondant alors lorsque la température d'électrode dépasse la valeur déterminée, le percuteur se trouve libéré, et sa tête 24 vient frapper l'amorce 33. L'amorce à percussion 33 est étanche, et vient transmettre le feu à une canne d'allumage 35, qui transmet le feu de l'amorce à la rondelle d'amorçage 36, laquelle à son tour produit la combustion de la composition pyrotechnique 37 placée à l'intérieur de la cartouche 30. On notera que cette cartouche 30 est généralement constituée d'une douille 31, munie d'un fond, qui à son tour présente une protubérance tournée vers l'extérieur 32, et munie d'un filetage qui lui permet de se fixer sur le corps de percuteur 20. Intérieurement, la douille cylindrique 31 contient la composition pyrotechnique 37, et à l'autre extrémité, elle vient s'emboutir sur une tête 42, avec interposition d'un joint torique d'étanchéité 43. D'un côté, la tête 42 fixe la rondelle d'amorçage 36 en coopération avec la composition pyrotechnique 37. De l'autre, la pièce de bout 42 est munie d'un alésage central 40, normalement fermé par un paillet d'étanchéité. Enfin, dans l'axe de la cartouche, il est prévu deux mèches-etoupilles 38, qui assurent une bonne canalisation du feu le long de la canne d'allumage, jusqu'à la rondelle d'amorçage 36. Le mode de fonctionnement du dispositif d'alerte est le suivant : la température critique étant atteinte au niveau de l'électrode, la goupille fusible fond, et libère le percuteur qui est sollicité par son ressort précomprimé pour venir percuter l'amorce, d'où l'initiation de la canne d'allumage, et de la- rondelle d'amorçage, et finalement la combustion de la composi- tion pyrotechnique. Dans un mode de réalisation actuellement préféré, celleci est de nature essentiellement fumigène, et la fumée produite se libère par le trou d'évacuation 40 après avoir crevé le paillet d'étanchéité 41. Bien entendu, on pourra compléter la composition pyrotechnique de nature fumigène par d'autres compositions d'alerte, telles que des compositions éclairantes ou sonores, ou même purement et simplement la remplacer par l'un ou l'autre des deux derniers types de compositon, suivant l'application particulière désirée. Par-ailleurs, comme le montrent les figures 2A à 2C, les trois parties du dispositif sont séparables les unes des autres, ce qui donne sur la figure 2A la griffe de fixation qui est avantageusement en acier à ressort protégé, sur la figure 2B le corps de percuteur, et sur la figure 2C l'ensemble de la cartouche 30. La griffe de fixation est naturellement réutilisable. Le corps de percuteur 20 peut être réutilisé tel quel après réarmement du percuteur, par compression du ressort 28, puis insertion d'une nouvelle goupille fusible dans son logement, la goupille étant maintenue dans sa position d'armement à l'encontre de tous ses déplacements latéraux dès lors que la griffe de fixation 10 est mise en place. Enfin, pour compléter l'appareil, on remplace la cartouche déjà utilisée par une nouvelle cartouche neuve. Bien entendu, la présente inventionn'est pas limitée par le mode de réalisation préférentiel décrit, et s'étend à toute variante conforme à son esprit. Dans une variante simple, on supprime la griffe de fixation 10, et le corps de percuteur 20 vient se loger dans un alésage pratiqué dans l'électrode, où il est retenu par une épingle de fixation prenant appui dans l'échancrure 28, par exemple. REVENDICATIONS 1. Dispositif d'alerte sensible à la température, caractérisé par le fait qu'il comporte, en combinaison, un moyen à percuteur normalement armé, retenu par une goupille fusible exposée à l'ambiance, coopérant avec une cartouche équipée d'une charge pyrotechnique d'alarme, telle qu'une charge comprenant une composition de l'unau moins des types fumigène, éclairant et sonore. 2. Dispositif d'alerte selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la goupille fusible est constituée d'un alliage métallique à bas point de fusion. 3. Dispositif d'alerte selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait qu'il comporte un moyen de fixation du moyen à percuteur sur une électrode d'un bain de traitement par électrolyse, pour en détecter l'échauffement anormal. 4. Dispositif d'alerte selon la revendication 3, caractérisé par le fait que le moyen de fixation est une griffe solidaire du moyen à percuteur au voisinage de sa goupille fusible. 5. Dispositif d'alerte selon l'une des revendications 3 et 4, caractérisé par le fait que la charge pyrotechnique est choisie pour émettre une fumée colorée et opaque, ce qui permet l'alerte du personne, ainsi que l'interruption du faisceau lumineux d'un détecteur photoélectrique. 6. Dispositif d'alerte selon la revendication 5, caractérisé par le fait que la charge pyrotechnique comporte en outre une composition génératrice de lumière ou de sons. 7. Dispositif d'alerte selon l'une des revendications 3 à 6, caractérisé par le fait que le moyen de fixation, le moyen à percuteur et la cartouche sont séparables entre eux, ce qui permet d'une manière simple la réutilisation du moyen de fixation, et du moyen à percuteur après réarmement et échange de la goupille, avec mise en coopération d'un nouvelle cartouche sur ce moyen percuteur. 8. Dispositif d'alerte selon l'une des revendications 3 à 7, caractérisé par le fait que le moyen de fixation limite le déplacement de la goupille, évitant ainsi toute libération intempestive du percuteur.