FR 2485860 A2 19811231 FR 8014127 A 19800625 Dispositif de chauffage électrique, en continu, d'un produit liquide ou pateux électriquement conducteur, notamment du béton La présente invention concerne le chauffage en continu des produits liquides et pateux conducteurs de l'électrici- té. Elle s'applique plus particulièrement au préchauffage du béton. On saint en effet que le préchauffage du béton permet un décoffrage plus rapide du béton coulé dans des coffrages, ce qui présente de nombreux avantages, d'où l'intérêt économique des dispositifs de préchauffage du béton. L'invention permet plus particulièrement de réaliser le chauffage en continu d'un flux de béton, qui est conducteur de ltélectricité, ou d'un autre produit liquide ou pâteux conducteur de l'électricité La demanderesse a déjà décrit au brevet principal un dispositif pour le chauffage en continu d'un flux de béton liquide comprenant en combinaison - un élément tubulaire, réalisé en une matière isolante vis-à-vis de l'électricité et ouvert à ses deux extrémités, l'une des extrémités constituant une ouverture d'entrée par laquelle arrive le produit à chauffer, tandis que l'autre extrémité constitue une ouverture de sortie pour le produit chauffé; - des pièces allongées constituant électrodes réalisées en une matière conductrice de l'électricité et disposées à l'intérieur de cet élément tubulaire; et - des moyens pour porter ces pièces à des potentiels différents pour assurer le passage du courant électrique à travers un produit à chauffer circulant dans ledit élément tubulaire entre son ouverture d'entrée et son ouverture de sortie, et donc le chauffage par effet Joule de ce produit. Suivant diverses dispositions préférées ou avantageuses du brevet principal - on prévoyait trois pièces allongées alimentées en triphasé ou deux pièces allongées alimentées en monophasé; - l'élément tubulaire était de révolution autour d'un axe et le dispositif comportait trois pièces allongées, sensiblement identiques, disposées symétriquement autour de l'axe de l'élément allongé et pliées à 1200, de manière à laisser une section de passage en forme de Y pour le produit à chauffer; - l'aire ou surface de cette section en forme de Y était identique à l'aire ou surface de la section du tuyau d'amenée du produit à ladite ouverture d'entrée afin d'éviter des variations de pression;; - les pièces allongées constituant électrodes étaient maintenues en position, à l'intérieur de l'élément tubulaire, par des pièces isolantes, en étant parfaitement isolées électriquement de l'extérieur de cet élément tubulaire ou tube: - aux extrémités du tube, on prévoyait des pièces de raccordement permettant le raccordement du tube, d'une part, au tuyau d'amenée du produit à l'entrée et, d'autre part, au tuyau d'épandage (dans le cas du béton) à la sortie, ces pièces de raccordement étant conductrices et mises à la terre pour canaliser dans le sol tous les courants de fuite;; - entre les pièces de raccordement de section cylindrique et le canal situé entre les électrodes de section en Y, on disposait des pièces en matière isolante électriquement pour servir de guide pour le produit et assurer une surface constante pour le passage de celui-ci, ces pièces de guidage présentant, dans une version simplifiée, une forme d'entonnoir dirigeant le produit à chauffer à partir de l'ouverture d'entrée de l'élément tubulaire jusqu'à l'extrémité amont du canal; - entre le tuyau amenant le produit à chauffer et le tube, on prévoyait une pièce supplémentaire relativement fragile, formant valve et destinée à empêcher des incidents en cas de bourrage ou de bouchage à l'intérieur du tube;; - l'alimentation des trois électrodes se faisait en courant triphasé et on prévoyait des moyens de régulation, par exemple à thyristors ou autotransformateurs, pour régler le degré d'échauffement du produit dans le dispositif, en fonction du débit et de la nature du produit et de l'importance du chauffage à réaliser. La présente addition vise à perfectionner le dispositif selon le brevet )rincil)al en prévoyant - une prerniêre pièce qui transforme la section circulaire du passage offerte au produit à chauffer entrant en une section en Y ou en forme d'étoile à trois branches qui est ainsi donnée au produit avant son passage entre les électrodes de chauffage qui sont disposées en aval de ladite pièce suivant une meme configuration en Y ou en forme d'étoile à trois branches, et - une seconde pièce, de môme forme que ladite première pièce, mais retournée par rapport à ladite première pièce, cette seconde pièce transformant la section en Y ou en forme d'étoile à trois branches du produit après son passage entre lesdites électrodes en la section circulaire offerte au produit à ladite ouverture de sortie du dispositif La présente invention a donc pour objet un dispositif comportant en combinaison selon la revendication 1 du brevet principal - un élément tubulaire allongé, formant enveloppe protectrice, ouvert à ses deux extrémités, l'une des extrémités constituant une ouVerture d'entrée par laquelle arrive le produit à chauffer, tandis que l'autre extrémité constitue une ouverture de sortie pour le produit qui a été chauffé, - des pièces allongées réalisées en une matière conductrice de ltélectricité, de manière à pouvoir constituer des électrodes, et disposées longitudinalement à l'intérieur dudit élément tubulaire allongé formant enveloppe protectrice, sur une portion limitée de celui-ci, et - des moyens pour porter lesdites pièces allongées, pouvant constituer des électrodes, à des potentiels électriques différents afin de faire passer un courant électrique à travers un produit à chauffer mis en circulation longitudinalement à travers ledit élément tubulaire, formant enveloppe protectrice, entre son ouverture d'entrée et son ouverture de sortie, dans la portion du trajet de celui-ci située dans ladite portion limitée de l'élément tubulaire dans laquelle sont disposées lesdites pièces allongées, afin d'assurer le chauffage du produit dans ladite portion limitee, et caractérisé - en ce qu'il comprend, à l'intérieur dudit élément tubulaire allongé formant enveloppe protectrice, sur une portion limitée de chaque côté de celui-ci, respectivement une première et une seconde pièce allongée alésée, dont la section interne varie progressivement de forme depuis son extrémité disposée du côté de ladite ouverture d'entrée ou de sortie respectivement, qui a une section interne circulaire, jusqu'à son extrémité disposée du côté de la partie centrale de l'enveloppe, qui a une section interne en Y ou en forme d'étoile à trois branches, et - en ce que lesdites pièces allongées pouvant constituer des électrodes sont disposées, à l'intérieur dudit élément tubulaire allongé formant enveloppe, entre lesdites première et seconde pièces allongées alésées, suivant exactement la môme configuration en Y ou en forme d'étoile à trois branches que celle de la section interne de l'extre- mité desdites pièces allongées alésées qui est située du côté de la partie centrale de l'enveloppe, ces pièces allongées étant disposées dans le prolongement de la périphérie de ladite section interne en Y ou en forme d'étoile à trois branches de chacune desdites première et seconde pièces allongées alésées. De préférence - l'aire de la section interne de chacune desdites pièces allongées alésées demeure constante alors que la forme de cette section varie; - ledit élément tubulaire allongé renferme à son intérieur, non seulement lesdites pièces allongées alésées et lesdites pièces allongées pouvant constituer des électrodes, mais également de chaque côté, au moins une pièce auxiliaire tubulaire de section interne constante circulaire ou en forme d'étoile à trois branches; - lesdites pièces allongées pouvant constituer des électrodes sont au nombre de trois. Dans les modes de réalisation préférés, il y a deux paires de pièces auxiliaires, à savoir une paire de pièces auxiliaires de chaque côté, ledit élément tubulaire allongé contenant en aval de ladite ouverture d'entrée un premier ensemble constitué par ladite première pièce allongée alésée et par la première paire de pièces auxiliaires, puis en aval de cet ensemble, lesdites pièces allongées pouvant constituer des électrodes et enfin en amont de ladite ouverture de sortie un second ensemble constitué par ladite seconde pièce allongée alésée et par la seconde paire de pièces auxiliaires; trois dispositions sont possibles dans lesdits premier et second ensembles; par exemple à partir de ladite ouverture d'entrée jusqutauxdites pièces allongées pouvant constituer des électrodes, ledit premier ensemble peut comporter - soit d'abord une première pièce auxiliaire en une matière isolante, puis une seconde pièce auxiliaire en une matière conductrice de l'électricité et enfin ladite pièce allongée alésée en une matière isolante; - soit d'abord une première pièce auxiliaire en une matière isolante, puis ladite pièce allongée alésée en une matière conductrice de l'électricité et enfin une seconde pièce auxiliaire en une matière isolante;; - soit d'abord ladite pièce allongée alésée en une matière isolante, puis une première pièce auxiliaire en une matière conductrice de l'électricité et enfin une seconde pièce auxiliaire en une matière isolante. Ledit second ensemble peut comporter les trois mêmes dispositions, mais retournées. On voit que, dans les trois dispositions, on a, dans chacun desdits ensembles, une pièce en une matière conductrice disposée entre deux pièces en matière isolante; la pièce centrale en matière conductrice sert en fait de neutre électrique à l'ensemble du dispositif dont les trois pièces pouvant former des électrodes sont alimentées en triphasé. De préférence ledit élément tubulaire allongé formant enveloppe a une section circulaire et est réalisé en une matière conductrice de l'électricité, des moyens conducteurs étant prévus pour le mettre à la terre. L'ensemble du dispositif peut avantayeusement etre réalisé en au moins trois parties fixées bout à bout, ledit élément tubulaire étant constitué par au moins trois élé- ments séparables, ce qui permet d'adapter la longueur des dites pièces allongées pouvant constituer les électrodes à chaque cas particulier, du fait que les parties extremes sont identiques à la symétrie près et que l'on peut insérer entre elles soit une seule partie médiane de longueur variable, soit de préférence une ou plusieurs parties médianes identiques entre elles, d'ou standardisation de la construction. L'invention concerne également des moyens de régulation du chauffage dans le dispositif précité. Elle pourra, de toute façon, etre bien comprise à l'aide du complément de description qui suit, ainsi que des dessins annexés, lesquels complément et dessins sont, bien entendu, donnés surtout à titre d'indication. La figure 1 est une vue extérieure, en élévation latérale, de l'ensemble du dispositif doté des perfectionnements selon l'invention. La figure 2 représente ce dispositif en coupe longitudinale partielle (la moitié amont seule étant représentée). La figure 3 illustre, en perspective, une pièce allongée alésée de section variable de ce dispositif. La figure 4 représente, en coupe transversale, par IV-IV de la figure 1, la disposition des pièces allongées, pouvant constituer des électrodes,de ce dispositif. La figure 5 est une vue extérieure, en elévation, de l'ensemble du dispositif suivant un mode de réalisation dans lequel ce dispositif est en trois parties assemblables. La figure 6 illustre les moyens de régulation du chauffage dans le dispositif. La figure 7, enfin, représente une courbe facilitant l'explication du fonctionnement des moyens de régulation. Selon l'invention et plus spécialement selon celui de ses modes d'application, ainsi que selon ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, auxquels il semble qu'il y ait lieu d'accorder la préférence, se proposant, par exemple, de réaliser un dispositif de chauffage électrique, en continu, d'un produit liquide ou pateux électriquement conducteur, notamment du béton, on s'y prend comme suit ou d'une manière analogue. En se référant tout d'abord aux figures 1 et 2, on voit que le dispositif selon l'invention comprend tout d'abord un élément allongé ou tube 31, réalisé en une matiere non conductrice de l'électricité, telle que le poiy- chlorure de vinyle, ou de préférence en une matière conductrice de l'électricité, telle qu'un métal ou un alliage me- tallique. Ce tube 31 comporte une extrémité d'entrée 32 et une extrémité de sortie 33, respectivement pour recevoir le produit à chauffer et pour évacuer ce produit une fois chauffé; le produit à chauffer est débité par une pompe (non représentée) qui l'envoie par un tuyau dont on n'a représenté que l'extrémité aval 5. Une pièce de sécurité 6, constituant valve, relie cette extrémité aval 5 à l'entrée 32 du tube 31, ou plus exactelnent à une pièce conductrice 34 constituant raccord. Une pièce conductrice 35 analogue est prévue à la sortie 33 du tube 31, cette pièce 35 permettant de connecter la sortie 33 du tube 31 à un tuyau d'évacuation ou d'épandage 9. Le tube 31 peut etre porté, à partir du sol 10, par des pieds 11; une tablette 12 porte une armoire 13 d'alimentation, de régulation et de protection électrique, dont les quatre câbles de sortie 13a, 13b sont réunis respectivement l'un, 13a, au neutre du système triphasé du dispositif et à la terre et les trois autres, 13b, aux trois pièces conductrices constituant les électrodes de chauffage 36 du dispositif (figures 2 et 4). On décrira ci-après, avec référence aux figures 6 et 7, les moyens de régulation du chauffage. Dans le cas où, selon le mode de réalisation préféré, le tube 31 est réalisé en une matière conductrice de l'e- lectricité, celui-ci forme la masse électrique; si le tube est en une matière isolante, ce sont les pièces conductrices 34 et 35 qui forment la masse électrique; dans les deux cas la masse est mise à la terre par le cable 13a. En se référant maintenant aux figures 2 et .4 (la figure 2 reDrfscntar,t en coui la i'itié amont ou de gauche dd dispositif, la moitié aval ou de droite de celui-ci étant la symétrique par rapport à l'axe AA de cette partie amont), on voit que les pièces 36 sont constituées par des toles conductrices pliées, ayant une section en V très ouvert, l'angle d'ou verture étant de 1200 (figure 4). Le fluide à chauffer circule de la gauche vers la droite (sur les figures 1, 2,3,5,6), c'est-à-dire dans le sens de la flèche F de la figure 1. Sur la coupe de la figure 4 on aperçoit le tube 31, de préférence conducteur (qui constitue alors la masse reliée a la terre), les électrodes métalliques 36, en V ouvert à 1200 environ, et des entretoises 37, en une matière isolante, qui servent à isoler électriquement les unes des autres les électrodes 36 tout en les maintenant en position. Comme indiqué ci-après, une masse de résine occupe tout l'espace 38 compris entre l-'ensemble 36-37 et le tube 31, tandis que le béton ou autre produit à chauffer circule dans l'espace 36 à l'intérieur de l'ensemble 36-37. En amont des électr & es 37, si on considère la flèche F de la figure 1, sont disposées (figure 2) trois pièces creuses 40, 41 et 42 - la pièce. 40 est une pièce auxiliaire, réalisée en une matière isolante et percée d'un alésage cylindrique 43 de meme diamètre que l'alésage 44 de la pièce conductrice 34; - la pièce 41 est une pièce auxiliaire, réalisée en une matière conductrice de l'électricité et percée d'un alésage 45 de même diamètre que l'alésage 43, les alésages 44, 43 et 45 étant disposés exactement.dans le prolongement les uns des autres; - la pièce allongée alésée 42, qui est illustrée sur la figure 3, est en une matière isolante; elle est percée d'un évidenent à section de forme variable : à son extrémité amont (du côté gauche sur les figures 2 et 3) l'évidement a une section circulaire 46 de meme diamètre que les alésages 44, 43 et 45, tandis qu a son extrémité aval (coté droit sur les figures 2 et 3) l'évidement a une section 47 en Y ou en forme d'étoile à trois branches, identique à la section ee l'ensemble 36-37 (figure 4), la pièce 42 ayant pour rôle de transformer la section circulaire du flux de béton ou autre produit ayant pénétré dans le tube 31 par la pièce 34, après passage à travers les alésages 43 et 45 des pièces auxiliaires 40 et 41 respectivement, en la section en Y ou en forme d'étoile à trois branches qu'à l'ensemble électrodes 36 - entretoises 37, à savoir la section de l'espace 39. Ceci explique la forme particulière de la pièce 42 telle qu'illustrée sur la figure 3.Toutefois, de préférence l'aire de la section 47 de sortie est égale à l'aire de la section 46 d'entrée. Enfin une masse de résine remplit tout l'espace 48, 38 entre les pièces 40, 41, 42 et l'ensemble 36-37, d'une part, et le tube 31, d'autre part. Le fonctionnement du dispositif est le suivant. Le flux de produit à chauffer (par exemple de béton) arrive par l'extrémité 5 du tuyau et, après avoir traversé la valve 6 (qui sert de soupape de sûreté en cas de bouchage ou bourrage du produit à l'intérieur du tube 31), atteint l'intérieur du tube 31. Il traverse successivement les alésages circulaires 44, 43 et 45 et il est dirigé par la pièce 42 à section de forme variable, qui lui donne une section en forme de Y ou d'étoile à trois branches,vers le canal 39 qu'il parcourt de la gauche vers la droite (sens des figures 1, 2, 3, 5). La portion du flux de produit se trouvant entre les trois électrodes 36 est parcourue par des courants électriques et se trouve chauffée par effet Joule direct. Les trois electrodes 36 sont alimentées en triphasé à partir de l'armoire 13, qui peut comporter des moyens de régulation, notamment à thyristorsou à autotransformateurs, en fonction du débit et de la nature du produit et de l'aug- mentation de température faire subir au produit. Après passage entre les électrodes 36, le produit chauffé traverse une pièce allongée alésée (non représentée) identique à la pièce 42,mais symétrique de celle-ci par rapport à AA, puis des pièces identiques aux pièces 41 et 40,mais symétriques à celles-ci par rapport à AA. Le produit chauffé sort finalement par la pièce 35. Le dispositif qui vient d'etre décrit présente de nombreux avantages. La chaleur est engendrée au sein même du produit, d'où un rendement énergétique très élevé. Le chauffage a lieu en continu, ce qui est un avantage économique et permet de réaliser un chauffage homogène dans le temps. Le chauffage est quasi-instantané; on ne perd, à la mise en route, que le volume situé à l'intérieur du dispositif, ce volurne de produit n'ayant pas été correctement chauffé. Le produit est chauffé progressivement et uniformément lors de son déplacement dans le tube. Le fait qu'il n'y ait aucune surchauffe locale peut être intéressant pour le chauffage de produits agro-alimentaires (lait, etc.). Le dispositif selon l'invention s'applique au chauffage des produits homogènes ou hétérogènes du type béton, les lignes de courant préférentielles étant réduites par la circulation du fluide. La puissance électrique appelée est continue (sans flicker) et elle est relativement constante et indépendante des variations de la résistivité du produit en fonction de la température. Les courants par phase sont équilibrés. L'appareillage est suffisamment simple et robuste pour pouvoir être installé sur un chantier. L'invention s'applique particulièrement au chauffage du béton (résistivité comprise en général entre 300 et 1000 Sk cm), mais elle s'applique aussi au chauffage d'autres produits, homogènes ou non, conducteurs de l'électricité ou rendus conducteurs de l'électricité. On a effectué les essais suivants avec le dispositif qui vient d'être décrit. La circulation du béton dans le tube chauffant a été obtenue par une pompe à béton alimentée par une toupie. Le béton utilisé était un CPJ 45 dosé à 350 kg, les granulats 0/lO et le slump de 12 cm. Les résultats obtenus avec des électrodes d'un mètre montrent que la puissance appelée est de l'ordre de 150 kW, permettant ainsi d'élever 13 m3/h de béton de 160C ou d'élever 4 m3/h de béton de 480C. Pour contrôler les caractéristiques -mécaniques en compression du béton, on a préparé douze éprouvettes cylindriques, ainsi que quatre blocs parallélépipédiques, pour des rnesures de résistance par la méthode de la vitesse du son. Les résultats à vingt-huit jours ne montrent curieusement aucune différence de résistance mécanique entre les éprouvettes de béton chauffé ct les éprouvettes témoins de béton non chauffé, alors que traditionnellement les valeurs sont amoindries de 10-15 S quel que soit le mode de chauffage. Il y a lieu de noter que le béton utilisé était relativement mou et conducteur de l'électricité. Dans une utilisation moins favorable, il peut être nécessaire de mettre en série deux ou plusieurs tubes chauffants selon l'invention. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et dè réalisation qui ont été plus spécialement envisagés; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. Par exemple on peut modifier l'ordre et la nature des pièces 40, 41 et 42 sur la figure 2. Au lieu d'avoir, comme illustré, d'abord une pièce isolante 40 à alésage cylindrique, une pièce conductrice 41 à alésage cylindrique et une pièce isolante 42 à alésage à section de fore variable, on peut avoir également, de la gauche vers la droite - soit d'abord la pièce 40 de la figure 2, puis une pièce ayant la même forme que la pièce 42 de la figure 3, mais réalisée en une matière conductrice de l'électricité, et enfin une pièce isolante d'alésage constant en Y ou en forme d'étoile à trois branches en section, qui prolonge la pièce précédente jusqu'aux électrodes 36, - soit d'abord la pièce 42 de la figure 3, réalisée en une matière isolante, puis deux pièces auxiliaires d'alésage constant en forme d'étoile à trois branches en section, la première de ces pièces étant conductrice et la seconde isolante. On constate qu'on a chaque fois (cas de la figure 2 et des deux variantes) d'abord une pièce isolante, puis une pièce conductrice et enfin une pièce isolante, avec parmi ces trois pièces une pièce à section de forme variable du type illustré sur la figure 3, c'est-à-dire assurant le passage du flux de produit d'un boudin de section circulaire à un boudin de section en forme d'étoile à trois branches, la ou les pièces auxiliaires éventuellement disposées en amont de cette pièce à section de forme variable ayant un alésage à section circulaire, tandis que la ou les pièces auxiliaires éventuellement disposées en aval de cette pièce à section de forme variable ont un alésage à section en forme d'étoile à trois branches. Dans le cas où l'enveloppe protectrice est métallique, on peut supprimer la pièce conductrice intermédiaire. Enfin on peut réaliser le tube 31 en trois parties 31a, 31b, 31c, comme illustré sur la figure 5, la partie 31 renfermant les pièces 40, 41, 42 (ou leurs variantes), la partie 31b les électrodes 36 et les entretoises 37 et la partie 31c une pièce de raccordement 42 et des pièces 40,41 mais disposéesen sens inverse. On peut alors prévoir des parties 31b de différentes longueurs ou de différentes puissances de chauffe, suivant le produit à traiter et/ou le chauffage à effectuer, aptes à coopérer avec les parties 31a et 31c identiques entre elles. Le remplacement d'une partie 31b par une autre de longueur ou puissance différente s'effectue facilement grâce aux brides 49 en agissant sur les boulons 50.On peut également prévoir, au lieu d'un jeu de parties médianes 31b de différentes longueurs ou puissances, la mise en oeuvre entre les deux parties terminales 31a et 31c identiques entre elles, d'une seule ou de plusieurs sections médianes identiques entre elles de manière à avoir une longueur et/ou une puissance de chauffe variant par paliers identiques, cette dernière variante facilitant la standardisation. On va maintenant, pour terminer, donner des explications sur la réalisation et le fonctionnement de moyens avantageux de régulation thermique. Sur la figure 6 on a représenté les moyens de régulation et le tube 31. Le réseau d'alimentation 51 comprend trois phases P1, P2, P3 et le neutre N mis à la terre. Un contacteur triple 52 est prévu sur les trois phases et il est commandé par une bobine de relais 53. En aval de l'interrupteur 52 sont prévus successivement un régulateur à thyristors 54 et des fusibles ultra-rapides 55. Sur le neutre N est prévu un ampèremètre 56. Pour réaliser la commande et la sécurité de la régulation, on prévoit, en série dans ltalimentation de la bobine 53, trois interrupteurs 57, 58 et 59. Enfin la mise en marche est assurée par un bouton-poussoir 60 et l'arrêt de sécurité peut être réalisé au moyen d'un interrupteur coup de poing 61. Quant à la figure 7, sur laquelle on a porté les distances d en abscisses et les températures t en ordonnées, elle représente la courbe C de variation de la température du béton depuis la partie amont des électrodes 36 (point d1) jusqu'à la partie aval des électrodes (point d2) . On retrouve ces points sur la figure 6. Le fonctionnement des moyens de régulation de la figure 6 est le suivant. 1. Le tube 31 n'est pas raccordé et il n'y a pas de béton à son intérieur. Dans ce cas l'intensité par phase est nulle et l'interrupteur 59 est ouvert. Il n'est pas possible de mettre le tube sous tension. 2. Le tube 31 est raccordé et le béton circule à travers le tube. En appuyant sur le bouton-poussoir 60, l'opérateur provoque, par la bobine de relais 53, la fermeture du contacteur triple 52, ce qui provoque le passage du courant dans les trois phases P1, P2 et P3 et le béton commence à se chauffer. Par ailleurs, un faible courant passe dans le neutre N et celui-ci provoque, par l'ampèremètre 56, la fermeture de l'interrupteur 59. 3. Si la pompe de circulation du béton s'arrête momen tanément, la température du béton à l'entrée du tube 31 s'élève et dépasse rapidement un seuil tm, alors que la température normale au point d1 était de tl. Cette élévation de température au-dessus du seuil tm provoque l'ouverture de l'interrupteur 57, ce qui coupe la tension. 4. La remise en route de la pompe a pour effet de baisser la température au point dl. Si cette température descend sous la valeur tm, au bout d'un temps inférieur à r, en appelant r la durée au bout de laquelle le contact 59 s'ouvre en l'absence de courant dans le neutre N (la commande du contact 59 étant temporisée à l'ouverture avec une constante de temps égale à r), le contact 59 est encore fermé lorsque le contact 57 se ferme au passage de la tem pérature t1 par la valeur tm: le relais 53 referme le contact triple 52 et le chauffage du béton se poursuit. Il en résulte donc qu'un arrêt momentané de la pompe a pour effet un arrêt momentané du chauffage rendu nécessaire pour éviter une surchauffe. 5. Au cours du fonctionnement normal, la température de sortie t au point d2 est constamment comparée à une valeur de consigne tc, le régulateur à thyristors 54 maintenant la valeur t2 gale à cette valeur de consigne tc. Même en cas d'arrêt de la pompe, la température du béton ne dépasse pas cette température tc. 6. En cas d'arrêt définitif de la pompe, le temps d'arrêt étant supérieur à r, le contact 59 s'ouvre, ce qui met l'ensemble hors tension par l'ouverture du contact triple 52 sous l'effet de la bobine de relais 53 qui n'est plus alimentée. 7. En cas de bouchage du tube 31, il y a arrêt de la circulation du béton et donc la température d'entrée t1 dépasse la température maximale admise tm, d'ou ouverture du contact 57. Si le temps de bouchage dépasse r, le contact 59 s ouvre et reste ouvert et par conséquent il y a mise hors tension de ltensemble. 8. En cas de court-circuit entre phases, les fusibles ultra-rapides 55 aisposés entre le régulateur 54 et la charge 31 coupent l'alimentation des électrodes du tube 31. 9. En cas de surintensité accidentelle lorsque le courant dépasse une valeur prédéterminée, il y a disjonction automatique, une telle disjonction ayant également lieu lors d'un claquage des thyristors. 10. En cas de coupure d'une des phases, il y a augmentation de l'intensité du courant dans le neutre N. En effet, en régime normal le courant dans le neutre est très faible: il est compris par exemple entre 0,1 et 0,5 ampère du fait que le circuit est équilibré. Au contraire si une phase se coupe, l'intensité du courant dans le neutre augmente considérablement et l'ampèremètre 56 commande l'ouverture du contact 58. u bout d'un temps r, le contact 39 'ouvre à son tour. 11. On peut prévoir une protection différentielle qui coupe l'alimentation lorsque le courant de terre (entre neutre et terre, dépasse une valeur déterminée, par exemple de 30 mA. REVENDICATIONS 1. Dispositif de chauffage électrique, en continu, d'un produit électriquement conducteur, comportant en combinaison selon la revendication 1 du brevet principal - un élément tubulaire allongé (31) formant enveloppe protectrice, ouvert à ses deux extrémités (32, 33), l'une des extrémités (32) constituant une ouverture d'entrée par laquelle arrive le produit à chauffer, tandis que l'autre extrémité (33) constitue une ouverture de sortie pour le produit qui a été chauffé, - des pièces allongées (36) réalisées en une matière conductrice de l'électricité, de manière à pouvoir constituer des électrodes, et disposées longitudinalement à l'intérieur dudit élément tubulaire allongé formant enveloppe protectrice, sur une portion limitée de celui-ci, et - des moyens (13, 13a, 13b) pour porter lesdites pièces allongées, pouvant constituer des électrodes, à des potentiels électriques différents afin de faire passer un courant électrique à travers un produit à chauffer mis en circulation longitudinalement à travers ledit élément tubulaire, formant enveloppe protectrice, entre son ouverture d'entrée et son ouverture de sortie, dans la portion du trajet de celui-ci située dans ladite portion limitée de l'élément tubulairedans laquelle sont disposées lesdites pièces allongées, afin d'assurer le chauffage du produit dans ladite portion limitée, et caractérisé - en ce qu'il comprend, à l'intérieur dudit élément tubulaire allongé formant enveloppe protectrice, sur une portion limitée de chaque côté de celui-ci, respectivement une première et une seconde pièce allongée alésée (42 et son symétrique par rapport à AA figure 2), dont la section interne varie progressivement de forme depuis son extrémité disposée du côté de ladite ouverture d'entrée (46) ou de sortie respectivement, qui a une section interne circulaire, jusqu'a son extrémité (47) disposée du côté de la partie centrale de l'enveloppe, qui a une section interne en Y ou en forme d'étoile à trois branches, et - en ce que lesdites pièces allongées pouvant constituer des électrodes sont disposées, à l'intérieur dudit élément tubulaire allongé formant enveloppe, entre lesdites première et seconde pièces allongées alésées suivant exactement la même configuration en Y ou en forme d'étoile à trois branches que celle de la section interne de l'extrémité desdites pièces allongées alésées qui est située du coté de la partie centrale de l'enveloppe, ces pièces allongées étant disposées dans le prolongement de la périphérie de ladite section interne en Y ou en forme d'étoile à trois branches de chacune desdites première et seconde pièces allongées alésées. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'aire de la section interne de chacune desdites pièces allongées alésées demeure constante alors que la forme de cette section varie. 3. Dispositif selon la revendication l ou 2, caractérisé en ce que ledit élément tubulaire allongé renferme à son intérieur, non seulement lesdites pièces allongées alésées et lesdites pièces allongées pouvant constituer des électrodes, mais également, de chaque côté, au moins une pièce auxiliaire tubulaire (40, 41 et symétrique par rapport à AA figure 2) de section interne constante circulaire ou en forme d'étoile à trois branches. 4. Dispositif selon lune quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que lesdites pièces allongées pouvant constituer des électrodes sont au nombre de trois. 5. Dispositif selon la revendication 3 ou 4, caractérisé en ce qu'il y a deux paires de pièces auxiliaires, à savoir une paire de pièces auxiliaires de chaque côté, ledit élément tubulaire allongé contenant en aval de ladite ouverture d'entrée un premier ensemble constitué par ladite première pièce allongée alésée (42) et par la première paire de pièces auxiliaires (40, 41), puis en aval de cet ensemble, lesdites pièces allongées pouvant constituer des électrodes et enfin en amont de ladite ouverture de sortie un second ensemble constitué par ladite seconde pièces allongée alésée et par la seconde paire de pièces auxiliaires. 6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que, parmi les trois pièces desdits premier et second ensembles, la pièce centrale est en une matière conductrice de l'électri- cité et elle est mise à la masse, tandis que les deux autres pièces, qui l'encadrent, sont en une matière isolante, et en ce que la ou lesdites pièces auxiliaires disposées éventuellement par rapport à ladite pièce allongée alésée du côté de l'extrémité voisine dudit élément tubulaire allongé ont une section circulaire, tandis que la ou lesdites pièces auxiliaires disposées éventuellement par rapport à ladite pièce allongée alésée du côté de la partie centrale dudit élément tubulaire allongé ont une section en forme d'étoile à trois branches. 7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'il comprend, à l'intérieur de l'élément tubulaire allongé, successivement, à partir de l'ouverture d'entrée, d'abord une première pièce auxiliaire (40) en une matière isolante, puis une seconde pièce auxiliaire (41) en une matière conductrice de l'électricité et enfin ladite pièce allongée alésée (42) en une matière isolante, avec une disposition symétrique du côté de l'ouverture de sortie. 8. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'il comprend, à l'intérieur de l'élément tubulaire allongé, successivement, à partir de l'ouverture d'entrée, d'abord une première pièce auxiliaire en une matière isolante, puis ladite pièce allongée alésée en une matière conductrice de l'électricité et enfin une seconde pièce auxiliaire en une matière isolante, avec une disposition symétrique du côté de l'ouverture de sortie. 9. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'il comprend, à l'intérieur de l'élément tubulaire allongé, successivement, à partir de l'ouverture d'entrée, d'abord ladite pièce allongée alésée en une matière isolante, puis une première pièce auxiliaire en une matière conductrice de l'électricité et enfin une seconde pièce auxiliaire en une matière isolante, avec une disposition symétrique du côté de l'ouverture de sortie. 10. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que ledit élément tubulaire allongé formant enveloppe a une section circulaire et est réalisé en une matière conductrice de l'électricité, des moyens conducteurs étant prévus pour le mettre à la terre. 11. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'ensemble du dispositif est réalisé en aumoins trois parties, ledit élément tubulaire (31) étant constitué par au moins trois éléments séparables (31a, 31b, 31c), ce qui permet d'adapter la longueur desdites pièces allon gées pouvant constituer les électrodes à chaque cas particulier. 12. Dispositif selon la revendication 11, caractérisé en ce que les deux parties d'extrémité (3la, 31c) sont identiques, à la symétrie près. 13. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens de régulation (figure 6) assurant le maintien d'une température sensiblement constante pour le produit chauffé à l'extrémité aval desdites pièces allongées pouvant constituer des électrodes et réalisant la coupure de l'alimentation en courant de ces électrodes lorsque la température du produit à l'extrémité amont de ces électrodes dépasse une valeur prédéterminée.