La présente invention a pour bbjet des- rampes de distribution d'eau pour l'arrosage de cultures en rangs. Le secteur technique de l'invention est celui de la construction du matériel d'irrigation. Une application des rampes selon l'invention est l'arrosage des cultures annuelles, ou encore des cultures pluriannuelles qui posent des problemes particuliers, comme cannes a sucre par exemple. Dans la suite de l'exposé, on se référera plus particulierement à ces applications sans que ce choix n'entraîne aucune limitation. Les rampes selon l'invention peuvent être utilisées pour l'arrosage de n'importe quelle culture en rangs, qu'il s'agisse de cultures de durée limitée telles que les cultures maraicheres, de cultures comme la canne à sucre pour lesquelles l'installation est détruite par les opérations de récolte, ou de cultures perennes comme celle des arbres fruitiers. La rampe peut, ou non,être placée dans une rigole d'infiltration. Pour constituer des rampes de distribution d'eau, on connaît les tubes simplement perforés et on sait que de telles rampes, malgré leur simplicité, sont peu utilisées pour arroser des cultures en plein champ par suite des inconvénients quelles présentent, notamment la mauvaise répartition des débits et les risques de bouchage. On connaît les perfectionnements qui consistent à équiper les perforations de dispositifs destinés à contrôler le débit : ajutages calibrés ou goutteurs. Ces perfectionnements augmentent le prix de revient des installations. De tels équipements doivent être amortis sur plusieurs années. Dans le cas des cultures annuelles comme la canne à sucre ou meme des cultures maralchères, les rampes de distribution d'eaudoivent être déposées avant chaque récolte puis remises en place pour le cycle de- cultures suivant ce qui entraîne des frais de dépose, de remise en état et d'installation. Un des objectifs de la présente invention est de procurer des rampes de distribution d'eau peu coûteuses en matériel et en frais de pose, de telle sorte qu'il soit aussi avantageux de les abandonner après un premier usage que de les déposer et de les réutiliser. Les plantations de canne à sucre posent des problemes particuliers du fait que les feuilles de cannes sont coupantes et s'enchevêtrent en grandissant de telle sortequ'il devient difficile de parcourir les plantations pour entretenir les rampes d'arrosage. Un autre objectif de l'invention est de procurer des rampes d'arrosage qui ne nécessitent aucun entretien pendant la durée d'un cycle de culture, malgré leur faible coût de fabrication, de transport et de pose, et qui ne nécessitent pas de traitement préalable de l'eau autre qu'un simple tamisage. Les rampes d'arrosage selon l'invention sont constituées, de façon connue, par des conduits portant des perforations régulièrement espacées. Les objectifs de l'invention sont atteints au moyen de rampes constituées par une gaine en matière plastique opaque, de faible épaisseur, dont chaque perforation est entourée d'une garniture constituée par un oeillet serti sur ladite gaine. De préférence, la gaine est suffisamment mince pour être roulée à plat. Les oeillets sont, de préférence, en un métal bactériostatique, par exemple en cuivre ou en un alliage contenant du cuivre tel que du laiton ou dù bronze. La fixation d'oeillets sur une gaine fermée présente des difficultés de sertissage du bord interne de l'oeillet. Selon un procédé de fabrication de rampes selon l'invention, on fixe, à intervalles réguliers, sur une bande mince de matière plastique opaque, des oeillets perforés que lion rabat de part et d'autre de ladite bande puis on rapproche les deux bords de ladite bande en la repliant ou en l'enroulant sur un mandrin cylindrique et on soude les deux bords de la bande entre eux pour former une gaine. De préférence, on soude les deux bords en appliquant les faces internes l'une contre l'autre, de sorte qu'ils constituent après soudure, - une bande longitudinale en relief par rapport à la-surface externe de la gaine. Si l'on veut obtenir une deuxième bande longitudinale en relief, on pince une portion de la largeur de la bande pour former un pli et on soude l'un à l'autre les- deux côté du pli.. Afin d'obtenir des rampes comportant des brise jets au niveau de chaque oeillet, on soude ensemble les deux bords de la bande et les deux bords de tronçons de bande en matière plastique mince entourant chaque oeillet. Le résultat de l'invention est un nouveau produit constitué par des gaines perforées en une matière plastique mince. Ces gaines présentent l'avantage d'être peu onéreuses du fait que la quantité de matière employée est faible. Du fait de leur faible épaisseur, les gaines peuvent être roulées à plat ce qui réduit considérablement les frais de stockage, de transport et de mise en place dans les champs, cette mise en place etant réalisée en déroulant les bandes ça qui peut être fait mécaniquement. Des gaines minces simplement perforées ne présentent pas les qualités requises pour constituer des rampes d'arrosage en plein champ. En effet, les sections des perforations et donc le débit d'eau varient avec la dilatation de la gaine, variable avec la pression. De plus, des déchirements ne manquent pas de se produire au niveau des perforations. Les oeillets équipant chaque perforation assurent la constance de la section de passage de l'eau et renforcent les gaines. L'utilisation d'oeillets permet de fixer ceux-ci sur une gaine mince, par sertissage, là où des ajutages ne peuvent pas etre vissés dans la matière de la gaine. Enfin, les oeillets permettent de rouler les gaines à plat ce que ne permettent pas les ajutages et autres dispositifs connus. le fait d'utiliser des oeillets contenant un métal bactériostatique tel que le cuivre ou le zinc, présente l'avantage d'empêcher le développement de colonies de bactéries au niveau des perforations ce qui évite le bouchage total ou partiel de celles-ci. Pendant les périodes d'arret de l'arrosage, les ions Cu pu Zn se propagent le long des rampes et évitent les proliférations des bactéries à l'intérieur des rampes. Le procédé de fabrication des rampes à partir d'une bande sur laquelle on a serti préalablement des oeillets facilite la fixation des oeillets. La gaine portant une ou deux bandes longitudinales en relief par rapport à la surface externe présente l'avantage que les bandes en relief l'empechent de tourner sur elle meme. Les perforations sont placées soit dans la partie de la gaine qui estsituée du côté du sol, entre les deux bandes en relief, ce qui assure une détermination précise du point de pénétration de l'eau dans le sol, sans qu'il soit nécessaire d'avoir recours à un brise jet, soit au contraire, dans sa partie supérieure de manière à répartir l'eau sur une plus grande surface. La description suivante se réfère aux dessins annexés qui représentent des exemples de réalisationde l'invention sans aucun caractère limitatif. La figure 1 est une vue en perspective d'un tronçon de rampe d'arrosage selon l'invention. Les figures 2 et 3 sont des coupes transversales-d'une rampe selon l'invention. La figure 4 est une coupe transversale de la rampe de la figure 2 à plat. La figure 5 est une coupe transversale d'un autre mode de réalisation. La figure 6 est une coupe à travers un ajutage de distribution d'eau. La figure 1 représente une portion de rampe d'arrosage 1 composée d'une gaine 2, par exemple d'une gaine en P.V.C. plastifiée noir ayant une épaisseur de 0,3 mm. Cette gaine a, par exemple, un diamètre de l'ordre de 20 à 30 mm et comporte tous les mètres environ, un ajutage 3 de distribution d'eau. La gaine est opaque pour éviter le développement d'algues à l'intérieur de la gaine. Chaque ajutage 3 est entouré d'un oeillet 4 en alliage cuivreux qui est serti sur la gaine et qui délimite un orifice de passage d'eau ayant un diamètre de 1,2 nom par exemple. L'eau d'arrosage est, par exenple,sous une pression comprise entre 0,4 bar et 1 bar et chaque ajutage débite de 20 à 30 litres d'eau par heure. Cette gaine est fabriquée, de préférence,à partir d'une bande de P.V.C. sur laquelle on sertit d'abord les oeillets 4 ce qui permet de rabattre facilement les deux côtés des oeillets contre chacune des faces de la bande. On roule ensuite la bande sur un mandrin et on applique l'une contre l'autre les faces internes des deux bords 2a et 2b de la bande puis on les soude ensemble de sorte que la gaine présente une bande longitudinale 5 en relief par rapport à la surface externe. La figure 2 représente une coupe transversale sur laquelle on voit la bande en relief 5 formée par les deux bords 2a et 2b soudes entre eux. Dans ce mode de réalisation, la gaine 2- présente une seconde bande longitudinale en relief 6. Cette deuxième bande 6 est obtenue en pinçant la bande de façon à former un pli. On rapproche ensuite les deux côtés 6a et 6b du pli pour les appliquer l'un contre l'autre et on les soude. Les deux bandes en relief 5 et 6 sont obtenues ainsi de façon très économique, pendant a confection de la gaine 2. Elles prennent appui sur le sol 7 et servent à stabiliser les rampes en les empêchant de tourner sur elles-mêmes. Les ajutages 3 sont disposés, dans l'exemple figuré, dans la partie de la gaine qui se trouve du côté du sol entre les deux bandes 5 et 6. En variante, les ajutages peuvent être distribués en alternance selon deux génératrices supérieures comme le représente la figure 3. Cette autre disposition procure une répartition de l'eau sur le terrain plus régulière. La figure 4 représente une gaine selon la figure 2 posée à plat sur le sol. La gaine est amenée dans le champ en rouleau eu en bobine et on la déroule de telle sorte que les bandes 5 et 6 se trouvent placées au contact du sol sous la gaine 2 de sorte que lorsque l'on admet l'eau dans la gaine de la figure 4, elle se gonfle et se trouve disposée selon les figures 2 ou 3. La figure 5 représente une coupe transversale dtune variante de réalisation selon la figure 1. On retrouve sur cette variante, la gaine 2 portant des ajutages 3 équipés d'un oeillet 4. Autour de chaque ajutage 3 est disposé un tronçon d'enveloppe 8 qui est constitué par exemple par une bande de la même matière que la gaine 2. Cette enveloppe protège les aj utages 3 contre l'introduction de corps étrangers qui pourraient les obturer et brise les jets d'eau sortant de ces ajutages pendant l'arrosage. Ces enveloppes sont faciles à poser autour des rampes 2 pendant la fabrication de celles-ci. On les obtient à partir de tronçons de bandes ayant la largeur voulue dont les deux extrémités 8a et 8b sont réunies aux deux bords 2a et 2b de la bande 2 et soudées avec ceuxci pour former la bande en relief 5. La figure 6 représente, à plus grande échelle, une coupe à travers un ajutage 3 dans laquelle on voit un oeillet 4 dont les deux extrémités 4a et 4b sont rabattues contre les deux faces de la gaine 2 pour le sertir sur celle-ci. Ces oeillets sont un moyen très économique pour déterminer de façon suffisamment précise et invariable le diamètre des ajutages et donc leur débit et permettent de disposer de rampes peu onéreuses et déroulables à plat qui assurent une répartition régulière des débits. Ces rampes sont implantées dans les cultures en rangs, par exemple dans les cultures de cannes à sucre à raison d'une rampe par rang ou d'une rampe tous les deux rangs. Bien entendu, sans sortir du cadre de l'invention, les divers éléments des rampes d'arrosage qui- viennent d'être décrites à titre d'exemple, pourront être remplacés par des éléments remplissant des fonctions equiva- lentes. R E V E N D I C A T I 0 N S 1 - Rampe d'arrosage constituée par un conduit portant des perforations régu lièrement espacées, caractérisée en ce que ledit conduit est une gaine en matière plastique opaque, de faible épaisseur et lesdites perforations sont entourées d'une garniture constituée par un oeillet serti sur ladite gaine. 2 - Rampe selon la revendication 1, caractérisée en ce que ladite gaine est suffisamment mince pour être roulée à plat. 3 - Rampe selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que lesdits oeillets sont en un métal bactériostatique. 4 - Rampe selon la revendication 3, caractérisée en ce que lesdits oeillets contiennent du cuivre. 5 - Rampe selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que lesdits oeillets délimitent un orifice ayant un diamètre compris entre I mm et 1,5 mm et, de préférence, de l'ordre de 1,2 mu. 6 - Procédé de fabrication d'une rampe selon l'une quelconque des revendica tions 1 à 5, caractérisé en ce que l'on fixe, à intervalles réguliers, sur une bande mince, en matière plastique opaque, des oeillets perforés que l'on rabat de- part et d'autre de ladite bande, on rapproche les deux bords de ladite bande en la repliant ou en l'enroulant sur un mandrin cylindrique et on soude ensuite lesdits bords entre eux pour former une gaine. 7 - Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que l'on soude les deux bords en appliquant les faces internes l'une contre l'autre de sorte qu'ils constituent, après soudure, une bande longitudinale en relief par rapport à la surface externe de la gaine. 8 - Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'on pince une portion de la largeur de ladite bande pour former un pli et on soude l'un à l'autre les deux côtés dudit pli, de sorte que l'on forme une deuxième bande longitudinale en relief par rapport à la surface externe de ladite gaine. 9 - Rampe selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, obtenue par un procédé selon l'une quelconque des revendications 7 et 8, constituée d'une gaine mince, roulable à plat, portant des perforations munies d'oeillets, caractérisée en ce qu'elle comporte au moins une bande longi tudinale en relief par rapport à la surface externe de ladite gaina. 10 - Rampe selon la revendication 9, caractérisée en ce qu'elle comporte, en outre, autour de chaque perforation, une enveloppe roulable à plat avec la gaine, dont les bords sont soudés avec les bords de ladite gaine pour former une bande en relief par rapport à la surface externe de la gaine et de l'enveloppe.