La présente invéntion concerne des compositipns de matière comprenant des particules d'aluminium,-des particules ferromagnétiques et un liant élastique pour les lier en une masse ayant de la cohésion. Ces compositions sont particulièrement utiles pour la fabrication de commutateurs électriques. Sawyers, McCarthy et Jacoby, dans Iechnical Memorandum SCTM 293-60-52, Sandia Corp., Livermore, Californie (1960), rapportent que de la poudre d'aluminium de qualité commerciale et connue comme contenant du métal magnétique en quantités appréciables présente des propriétés de commutation quand elle est étroitement liée sous la forme de fines particules de matière en une masse homogène au moyen d'une charge de matière diélectrique. En dehors de la suggestion que la-matière magnétique est probablement du fer, ils n'indiquent pas l'identité, la quantité et le but ou l'effet éventuel de la matière magnétique. Gibbons et Beadle indiquent dans Solid State Blectronics, Pergamon Press 1964, Vol. 7, pages 785-797, que des pellicules d'oxyde de nickel, des pellicules d'autres oxydes métalliques, de l'aluminium anodisé et de la poudre dtaluminium maintenue dans un liant isolant approprié comme dans la description de Sawyers ci-dessus ont tous des propriétés similaires de commutation électrique. Ils indiquent ces propriétés d'un commutateur typique fonctionnant entre des états de forte et de faible résistance, qu'on-appellera ci-après états "hors circuit" et "en circuit", respectivement (1) Il comporte un état "hors circuit" dans lequel sa résstance est d'environ 25 mégohms. (2) Il comporte un état "en circuit" dans lequel sa résistance est d'environ 100 ohms. (3) On peut faire passer le dispositif de son état "hors circuit" à son état "en circuit" par application d'une impulsion de 200 volts d'une durée de 40 microsecondes. L'impédance de la source d'impulsions doit entre forte (environ 100 000 ohms). (4) On peut faire passer le dispositif de son état "en circuit" à son éta "hors circuit" par application d'une impulsion de courant de 150 milliampères, d 'une durée de 10 nanosecondes. (5) les dispositifs fabriqués jusqu'à présent ont une durée de vie limitée. Le nombre maximal de cycles de commutation répétés qu'on a obtenu jusqu'à présent est de 1000. De plus, le dispositif est défaillant "brusquement", c'est-à-dire ne peut pas entre enlevé de son état "en circuit" avec des amplitudes normales de courant. Deux problèmes qui se posent fréquemment, donc, dans les dispositifs de comnutation formés d'aluminium et/ou d'autres matières dans un liant isolant sont les suivants : (1) des courants intenses doivent normalement passer durant les impulsions de courant pour faire passer le dispositif à son état "hors circuit" et (2) le nombre maximal de cycles de commutation répétés est limité à 1000 environ avant que le dispositif ne soit brusquement défaillant ou ne "brtle dans l'état en circuit". On a maintenant découvert de nouvelles compositions de matière qui, quand elles sont mises en contact avec des électrodes et activées par une impulsion de tension électrique à un état de moindre résistance, servent de dispositif de commu ition électrique utile avec lequel les problèmes ci-dessus sont réduits au minimum. Les dispositifs de commutation formés comme décrit ci-dessus n'exigent normalement que des impulsions de courant de 0,1 à 10 milliampères pour entre passés à l'état "en circuit" à l'état "hors circuit et peuvent fonctionner envi -ron 106 fois ou plus sans défaillance. la présente invention concerne des compositions de matière comprenant (a) des particules d'aluminium, (b) des particules ferromagnétiques de fer ou autres et (c) un liant élastique pour ces particules, dans lesquelles le rapport en poids des particules ferromagnétiques aux particules d'aluminium est compris entre 1:6 et 2:1 environ et le poids combiné des particules d'aluminium et des particules ferromagnétiques est compris entre 40 et 85fo environ du poids total de ces particules et du liant élastique. Aux dessins annexés, donnés à titre d'exemples non limitatifs - la figure 1 est un diagramme de circuit d'activation; - la figure 2 est un diagramme d'un circuit d'impulsions pour le fonctionnement cyclique répété. On a découvert que l'incorporation d'un constituant ferromagnétique en quantités dXterminées dans une dispersion d'une poudre d'aluminium dans un liant élastique améliore beaucoup le comportement des compositions résultantes quand elles sont mises en contact avec des électrodes et- activées par une impulsion -de tension électrique fournie par ces électrodes à un état dans lequel elles peuvent servir de commutateur bistable. Be meilleur comportement est évident si on compare directement le comportement de commutateurs ou de dispositifs de commutation préparés à partir des compositions de l'invention au comportement de ceux préparés sans l'addition de la quantité spécifiée de poudre ferromagnétique. Par comparaison, les commutateurs préparés à partir des compositions de la présente invention, comme résultat de la présence du constituant ferromagnétique, passent à l'état "hors circuit" et restent dans cet état quand ils sont soumis à une impulsion limitée de courant et ils ont besoin de moins de courant pour effectuer cette transformation. Dans des essais de durée de vie, ils ne "brûlent pas dans l'état en circuit" aussi facilement.Ces avantages et d'autres sont obtenus en utilisant des particules ferromagnétiques dans les compositions de la présente invention. Ainsi, un dispositif de commutation formé à partir des compositions de la présente invention peut exister dans l'un quelconque de trois états différents, un état latent, un état "en circuit" et un état "hors circuit. Dans l'état latent, la résistance du dispositif est typiquement supérieure à îo10 ohms; de même, la résistance dans l'état "hors circuit" est typiquement de l'ordre de 1010 ohms. Toutefois, dans l'état "en circuit", la résistance, typiquement2 est seulement de 102 à 2,5 x 105 ohms, au moins 104 fois moins que celle à l'état latent ou "hors circuit". Tel qu'il est formé initialement, un dispositif de commutation de la présente invention est à l'état latent. D'une manière décrite ci-après, on peut le faire passer de l'état latent à l'état "en circuit". le passage de l'état latent à l'état "en circuit" est appelé activation et on l'effectue en appliquant- ce qu'on appelle la tension d'activation qui est égale ou supérieure à un seuil critique de tension, ou une tension dite de rupture. Typiquement, la tension d'activation est comprise entre 150 et 400 volts par centimètre et elle est appliquée sous la --forme d'une impulsion brève. Si le dispositif est dans ltétat t'en circuit", on peut le faire passer à l'état "hors circuit" par application d'une petite impulsion limitée en intensité comprise entre 0,1 et 25 milliampères environ, de préférence inférieure à 10 milliampères, et réglée de manière qu'à la fin de l'impulsion l'intensité tombe très rapidement à une valeur très basse. Par "impulsion limitée en intensité", on veut dire un bref passage de courant maintenu au-dessous d'une intensité prédéterminée par un moyen tel qutune résistance en série avec le dispositif de commutation. Si le dispositif est dans l'état "hors circuit", on peut le faire passer à l'état "en circuit" par application d'une tension, c'est-à-dire d'une tension de mise en circuit, comprise typiquement entre 10 et ?25 volts environ et réglée de manière qu'à la fin de l'impulsion le courant tombe relativement lentement à une faible valeur. Par "brûlé dans l'état en circuit", on veut dire qu'on ne peut pas faire passer le commutateur à un état autre que son état "en circuit". Par l'commutateur bistable", on désigne un commutateur qui peut présenter deux états de résistance, un état "en circuit" et un état "hors circuit". Un tel commutateur ne présente pratiquement pas-d'autres valeurs différentes de résistance entre les états "en circuit" et "hors circuit", comme on peut le voir en examinant sur un écran d'oscilloscope la tension sur une petite résistance fixe en sérieen réponse à une impulsion de tension appliquée. les nouvelles compositions de la présente invention comprennent (1) des particules métalliques non magnétiques d'alu- minium, (2) des particules ferromagnétiques présentes en quantité telle que le rapport en poids des particules ferromagne- tiques aux particules d'aluminium soit compris entre 1:6 et 2:1 environ, et (5) un liant élastique pour ces particules. xes poudres métalliques ferromagnétiques utiles dans les compositions de présente invention peuvent être caractérisées selon des procédés décrits par Lark-Horovitz et Jobnson, Solid State hvsics, Vol. 6, Part 3, page 204 (1959), Academic Press, comme subissant une force mesurable de quelques milligrammes dans un champ magnétique imposé. Sn général, la matière ferromagnétique aura une magnétisation de saturation par unité de volume d'au moins 100, de préférence d'au moins 500 unités CS de moment magnétique par unité de volume.Les matières ferromagnétiques utiles dans la présente -invention comprennent des poudres de fer, de cobalt et de nickel ou leurs mélanges avec des magnétisations de saturation de 1752, 1446 et 512, respectivement. le fer est préféré dans la préparation des compositions de la présente invention. On choisit la poudre ferromagnétique de manière qu'elle ait une grosseur moyenne de particules de 10 à 30 microns et, de préférence, une distribution des grosseurs autour de 20 microns. Des alliages ferromagnétiques ayant une haute magnéti-sation de saturation existent aussi dans la forme de poudre et à la granulométrie désirée et peuvent être utiles dans la présente invention Ces alliages peuvent contenir d'autres éléments de la classification périodique en plus d'un ou plusieurs des trois éléments cités. Le constituant poudre d'aluminium métallique remplit de préférence les conditions générales suivantes : (1) une grosseur moyenne de particules comprise entre 10 et 30 microns environ, de préférence une étroite distribution des grosseurs autour de 20 microns, (2) des poudres atomisées qui sont de forme granulaire. Par l'expression "liant élastique", on désigne une matière isolante qui est capable de s 'allonger et de revenir dans une mesure notable vers ses dimensions initiales. De préférence, le liant élastique (quand il est essayé sans les particules d'aluminium et ferromagnétiques) doit pouvoir entre allongé d'au moins 100% (Norme ASTM 1)412) et revenir encore à moins de 1,5 fois sa longueur initiale. le liant élastique doit être présent en quantité telle que les poids combinés des particules non magnétiques d'aluminium et des particules magnétiques constituent de 40 à 85 du poids de ces particules et du liant élastique. le liant élastique peut être dissous dans un "solvant porteur" approprié et on y ajoute les particules d'aluminium et ferromagnétiques pour former une composition liquide. La nature du liant élastique lui-m8me peut varier dans un domaine tendu et sa composition n'est pas critique du moment qu'il est suffisamment élastique comme défini. Des liants ayant de telles propriétés élastiques comprennent le caoutchouc naturel, le caoutchouc synthétique de polyisoprène, des polymères élastomères & chloroprêne, des élastomères de Cluorooléfines, le caoutchouc butadiène-styrène, des caoutchoucs éthylène-propylène-diène non conjugué, des caoutchoucs de silicones et des polymères de condensation caoutchouteux comme les polyuréthanes obtenus par réaction de polyisocyanates avec des polyalcoylène-glycols. le liant élastique peut aussi contenir des charges, des agents renforçants ou des plastifiants couramment ajoutés aux élastomères, du moment que les propriétés du liant résultant restent soumises aux limitations spécifiées ci-dessus. Des polymères rigides ayant une structure moléculaire rigide comme des polyamides aromatiques, des polyimides et du polystyrène donnent des commutateurs qui ne passent pas à l'état thors circuit". les allongements de tels liants sont d'environ 60%, 8% et 25-55%, respectivement, toutes ces valeurs étant inférieures à la limite inférieure spécifiée de i 00% d'allongement. Pour des raisons de commodité dans la fabrication de commutateurs, par coulée de feuilles flexibles par exemple sur lesquelles de nombreux commutateurs peuvent être formés côte à côte, il est avantageux de manipuler des- compositions fluides ou fluidisables à partir desquelles la composition finale du commutateur peut être formée en place. En conséquence, au lieu du liant élastique normalement solide lui-même ou dans un solvant, on peut utiliser avec les constituants poudre d'aluminium et poudre magnétique une matière formant un liant élastique. Cette matière formant un liant élastique peut autre, par exemple, une ou plusieurs des matières suivantes (1) un polymère formé à l'avance qui peut être durci supplémentairement à l'état de liant élastique, un durcisseur et éventuellement un solvant jouant le r81e de véhicule ou solvant "porteur" comme ci-dessus, (2) un polymère formé à l'avance et éventuellement un solvant porteur, ce polymère étant durcissable par la cha- leur ou par irradiation, (3) un progéniteur de polymère, un agent chimique pour transformer ce progéniteur en un liant élastique, et éventuellement un solvant volatil inerte comme diluant, (4) un-prépolymère liquide, durcissant spontanément ou contenant un durcisseur. Par l'expression "solvant porteur"., on désigne ici un milieu liquide de dispersion pour transporter une ou plusieurs substances, telles que les particules de la présente invention, qui est capable aussi d solubiliser d'autres matières telles qu'un durcisseur ou un agent chimique de polymérisation si de telles substances sont présentes, par exemple l'acétone, le xylène, le tétrahydrofuranne, le benzène, le toluène, le diméthylacétamide, l'oxyde d'éthyle, le chloroforme et le diméthylforma- mide. Il n'est pas nécessaire que ce solvant porteur soit complètement éliminé par le traitement ultérieur du moment que les conditions spécifiées d'allongement et de reprise ou récupération élastique sont remplies par le liant résultant. Dans la pXéBaraltion de-compositions de matière comprises dans le cadre general de la présente invention, on peut donc utiliser des compositions liquides qui sont des dispersions de particules d'aluminium et de particules ferromagnétiques dans des solutions de polymères dans des solvants porteurs volatils comme mentionné ci-dessus, par exemple une solution d'un caoutchouc d'hydrocarbures dans du benzène ou du toluène.Un autre type de composition liquide pourrait aussi contenir un réactif en plus du solvant pour provoquer la polymésation ultérieure d'une matière formant un liant élastique qui peut entre ou ne pas entre déjà suffisamment élastique pour remplir les conditions spécifiées d'allongement et de reprise élastique; par exemple, une composition liquide utile dans la préparation de commutateurs contient 20% en poids de caoutchouc-de polyuréthane tel que celui dit "Adiprene" C, produit de réaction de diisocyanate et de polyalcoylène-éther-glycol dans du diméthylformamide contenant 3,5 de H20 (en vol /vol), tandis que d'autres compositions utiles comprennent des mélanges de poudres dans des prépolymères liquides durcissant spontanément, tels que des caoutchoucs de silicones. Si on le désire, des élastomères capables de subir uneréaction supplémentaire, comme d'allongement de chaîne ou de réticulation, pour durcir tout en donnant encore des produits élastiques, peuvent entre durcis in situ (en présence des constituants métalliques).Par exemple, de-s durcisseurs tels que des peroxydes ou du soufre pour des systèmes non saturés représentés par des caoutchoucs hydrocarbonés (comprenant des caoutchoucs naturels et synthétiques dérivés d'oléfines et de polyoléfines) peuvent entre incorporés dans les compositions de la présente invention et ces compositions sont soumises à des conditions de durcissement-qui sont bien connues, par exemple un durcissement par chauffage. En variante, les caoutchoucs peuvent entre durcis par irradiation dans des conditions connues de l'homme de l'art pour les durcir. L'ordre dans lequel les constituants des compositions de la présente invention sont mélangés n'est pas critique, pas plus que la température et la pression auxquelles le melange est effectué. Normalement, la poudre de métal ferromagnétique et la poudre d'aluminium métallique sont d'abord mélangees ensemble. On préfère une action modérée de mélange dans un mélange geur à tambour- pour conserver la pellicule de ternissure naturelle d'oxyde d'aluminium qui donne une couleur d'un gris terne caractéristique aux particules d'aluminium métallique manipulées dans l'air. les poudres mélangées de métal ferromagnétique et d'aluminium métallique sont ensuite mélangées avec levant élastique.Une autre technique satisfaisante consiste à mélanger les poudres séparément, d'abora une et ensuite l'autre, avec le liant élastique pour former les compositions de la présente invention, l'ordre d'addition n'étant pas critique dans ce cas non plus. Selon la présente invention, les poids combinés des particules d'aluminium et des particules ferromagnétiques constituent de 40 à 8550 environ du poids total de ces particules et du liant élastique. Des compositions en contenant plus de rSo,v contiennent généralement trop peu de liant pour la résistance mécanique. Des pourcentages de 60-70% sont préférés. Les compositions contenant moins de 40% du poids combiné brtlent fré quemment dans l'état "en circuit". Le rapport en poids de la poudre ferromagnétique à la poudre d'aluminium doit être compris entre 1:6 et 2:1 environ. On doit respecter la limite supérieure de 2:1 af-in d'éviter que les commutateurs ne brûlent dans l'état "en circuit", mais pas aussi strictement avec d'assez faibles proportions de particules combinées de l'ordre de 40S0 qu'avec de fortes proportions de l'ordre de 85ajó. le rapport préféré est de 1,5:1 environ. A la limite inférieure de 1:6, les commutateurs sont sur le point de ne pas pouvoir passer àl'état "hors circuit"; le courant nécessaire pour le passage à état "hors circuit" se rapproche, mais est encore au-dessous du fort courant nécessaire sans le constituant ferromagnétique présent et les commutateurs à ce rapport ont tendance aussi à conduire le courant par des cheminements multiples entre les électrodes plutôt que par un cheminement unique.Au lieu de se comporter comme un élément bistable, ces commutateurs ont tendance à passer et à rester pendant quelque temps dans des états de résistance électrique intermédiaire entre les états "en circuit" et "hors circuit" quand ils sont soumis aux impulsions. On peut détecter lesche- minements multiples en visualisant le courant du commutateur, par exemple en prenant un signal de tension provenant d'une résistance fixe en série avec un commutateur et en le visualisant sur l'écran d'un oscilloscope quand on fait fonctionner le commutateur entre les états "en circuit" et "hors circuit" par application alternée d'impulsions limitées en intensité et d'impulsions de tension. Si des cheminements multiples existent, on verra des lignes ou des échelons horizontaux supplémentaires entre les deux lignes ou les deux échelons horizontaux largement espacés caractéristiques des états "en circuit" et "hors circuit" durant chaque cycle de commutation. On peut voir parfois une ou même plusieurs telles lignes peu brillantes, indiquant une tendance du commutateur à conduire le courant le long d'un ou plusieurs cheminements conducteurs autres que le cheminement activé de moindre résistance.Si toutes les lignes intermédiaires sont très peu intenses, le fonctionnement d'un commutateur comme élément bistable n'est habituellement pas compromis; toutefois, quand une telle ligne a un éclat se rapprochant de celui de l'un des états "en circuit" ou "hors circuit" ou devient aussi brillante que la ligne correspondant à ltétat "hors circuit", la commutation bistable peut devenir impossible à maitriser. Telles qu'elles sont formées par évaporation d'un solvant, pàr des techniques à l'état fondu ou par des procédés de polymérisation, les compositions décrites ici ont typiquement des résistivités électriques supérieures à 1010 ou dix milliards d'ohms-centimètres avant activation. Un dispositif de commutation formé à partir des compositions de la présente invention peut être formé à partir d'une composition liquide en mettant cette dernière à la forme voulue, en la rendant stable en ce qui concerne la forme et en appliquant ensuite deux électrodes non contiguës. On peut mettre la composition liquide à la forme voulue en l'étendant sur un substrat sur lequel elle reste quand elle est en service ou dont on l'enlève avant utilisation. On peut l'étendre sur le substrat choisi,à la brosse, par immersion, par versement, par utilisation d'unie raclette et par des techniques similaires. Une fois que la composition liquide a été mise à la forme voulue, on la soumet à de la chaleur et/ou à une dépression pour la rendre stable en ce qui concerne la forme, c'est-à-dire pour éliminer le solvant volatil et amener les propriétés du liant élastique dans le domaine spécifié ci-dessus. On forme des fils métalliques revêtus en utilisant un fil métallique comme substrat et en le plongeant dans la composition liquide. Avant ou après avoir rendu la composition liquide stable en ce qui concerne la forme, on place une électrode supplémentaire ou des électrodes en contact avec elle. Be fil métallique joue le rôle d'une électrode et chaque combinaison du fil métallique, de matière de commutateur et d'électrode supplémentaire sert de dispositif de commutation. On peut former des fibres à partir de la composition liquide de la présente invention. Avant que cette fibre soit rendue stable en ce qui concerne la forme ou après, elle peut être utilisée pour former un dispositif de commutation èn étant collée à deux électrodes par la composition liquide de la présente invention ou par une matière conductrice de liaison quelconque. Avec des ponts de fibres ayant une extrémité commune, on forme des systèmes de commutation, un contact servant de plot commun pour plusieurs commutateurs. On forme une composition préférée selon la présente invention en malaxant, par exemple dans un malaxeur à caoutchouc à deux cylindres, des poids égaux de poudre d'aluminium, de poudre de fer et d'un terpolymère élastique d'éthylène,- de propylène et d'un diènenon conjugué, par exemple de-1,4-hexadiène, avec une proportion suffisante de peroxyde de dicumyle, par rapport au terpolymère, pour effectuer le durcissement. Ce terpolymère et d'autres terpolymères similaires ayant des propriétés élastiques appropriées sont décrits dans le brevet des S.U.A. nO 2 933 480. Après le malaxage, le mélange est mis par pressage à chaud sous la forme de feuilles qui sont durcies. Sous la forme de-telles feuilles, de nombreuses applications dans les domaines des ordinateurs ou de ltélectronique sont envisa gées. Par exemple, on peut former sur ces feuilles des électrodes et des circuits imprimés pour utilisation comme mémoires de lecture seulement ou comme mémoires de lecture et d'enregistrement. La feuille est. facilement coupée en morceaux plus petits de dimensions ou de formes quelconques pour utilisation comme composants de circuits électroniques dans des multivibrateurs ou des oscillateurs. le contact électrique avec la feuille est réalisé avec des électrodes peintes ou avec des sondes à contact à ressort appropriées. Be verre, un métal, le. pltre, le caoutchouc, le bois et le papier sont des substrats-satisfaisants pour les compositions et les compositions liquides de la présente invention; on préfère une pellicule de polyester ou pas du tout de substrat. Une variante de la forme feuille de commutateur ou plaque de commutateur comprend une plaque de commutateur à couche dorsale en métal forme en coulant une pellicule de composition liquide pour commutateur sur une feuille d 'aluminium. La pellicule seche en diminuant dtépaisseur et on fixe des contacts à ressort opposés. D'autres variantes comprennent une feuille renforcée de papier formée- en appliquant au foulard diverses compositions liquides pour commutateurs sur du papier mince, une feuille pour commutateurs à couche dorsale de matière plastique formée en coulant diverses compositions liquides pour commutateurs sur une pellicule de polyester "Nylar" sensible à la pression et des panneaux de circuits imprimés revêts for més en coulant diverses compositions liquides pour commutateurs sur des panneaux de circuits imprimés avec ou sans circuits imprimés en place. Pour former un commutateur bistable utile à partir d'un commutateur latent das compositions de la présente invention entre deux électrodes, on doit appliquer une impulsion de tenson à la composition pour commutateur afin de former un cheminement conducteur d'une résistance de moins de 1 mégohm par centimètre. Par application d'une telle impulsion de tension activante, on peut obtenir des valeurs de résistance spécifique de l'état "en circuit" initial comprises entre 100 ohms et 250 000 ohms par centimètre.Une fois qu'un cheminement conduc- teur a été établi, sa résistance reste sensiblement inchangée durant l'identification de l'état "en circuit" par n'importe quelle tension d'essai ou de "lecture" ne dépassant pas une tension qui produit as-sez de courant pour provoquer un passage à l'état -"hors circuit", par exemple moins d'environ 5 volts par centimètre. La résistance électrique de l'état "en circuit" initial dépend de la valeur de la tension d'activation ainsi que de la nature, de la granulométrie et de la quantité des particules dispersées. En général, on réduit la résistance initiale en augmentant la tension d'activation au-dessus d1un- seuil critique d'activation ou en utilisant des particules plus grosses. Toutefois, on peut la réduire aussi en réduisant les dimensions d'une résistance en série, maintenue nominalement à 770 000 ohms, qui est utilisée pour limiter le courant qui passe quand on applique l'impulsion de tension activante. Quand on réduit les dimensions de'la résistance en série, la vitesse d'affaiblis- sement de l'impulsion activante peut devenir si gronde que le dispositif de commutation non seulement est activé à l'état "en circuit" poar devenir uul commutateur utile, mais pendant la durée de l'impulsion traverse l'état "en circuit" et est laissé à l'état "hors circuit" à la fin de l'impulsion. La raison en sera mieux comprise après une description ci-après de la nature des impulsions à intensité limitée nécessaires pour faire passer les comm1utateurs-à l'état "hors circuit". Des commutateurs ac tivés de cette manière sont aussi utiles que ceux activés à un état "en circuit" du moment que le commutateur n'est pas endommagé par une variation brusque excessive de courant. Ainsi, un commutateur ayant des propriétés électriques désirées comprises dans le domaine utile avec les matières utilisées peut entre obtenu à partir d'une variété quelconque de combinaisons de tension activante, d'intensité et de granulométrie ainsi que de quantité de la poudre d'aluminium non ferromagnétique et de la poudre magnétique. Deux électrodes terminales sont nécessaires pour appliquer l'impulsion de tension d'activation. les dimensions et formes des électrodes et la forme du commutateur ont peu d'influence sur le fonctionnement du commutateur. On a utilisé avec succès des peintures d'argent, de cuivre et d'or, des broches droites en fil de cuivre (n0 30 et nO 18), des feuilles métalliques minces revêtues sensibles à la pression, des contacts à pression de forme ronde du type à ressort et des pinces cro -codile. Entre les deux électrodes terminales disposées de part et d'autre d'un échantillon dans lequel le parcours est de 5 cm par exemple, une différence de potentiel électrique ou une tension de 150 à 400 volts est normalement nécessaire pour activer le commutateur. Des tensions plus fortes ont tendance à produire des états en circuit" de moindre résistance, mais l'application d'une tension trop forte donne des commutateurs qui ne passent pas à l'état "hors circuit". D'une maniere préférée, on obtient une résistance de moins de 250 000 ohms en appliquant une impulsion de tension qui est limitée de manière qu'elle soit presque égale au seuil de tension du commutateur et relativement indépendante de variations dans les compositions pour commutateurs. En essayant d'obtenir une activation avec moins que le seuil de tension, on peut obtenir des effets nuisibles.Des cheminements incomplets peuvent se former qui à leur tour peuvent produire des cheminements multiples quand on arrive finalement à la rupture- ou durant une opération de commutation. les commutateurs latents préparés à partir des compositions de2a présente invention doivent donc entre activés par des circuits qui normaliseront et uniformiseront les caractéristiques et le fonctionnement des commutateurs. Un circuit typique pour activation d'un dispositif de commutation, préparé à partir des compositions de la présente invention, de son état latent à son état "en circuit" est représenté sur la figure 1. Ce circuit est optimisé pour un commutateur présentant un écartement entre électrodes de 1 cm environ. Un commutateur unipolaire à deux directions 1 initialement ouvert est passé au plot 2, permettant à une source de potentiel électrique 3 de 400 volts de mettre sous tension un condensateur 4 de 0,001/ut. On place ensuite le commutateur dans la position de connexion avec le plot 5, et alors la différence de potentiel à travers le dispositif de commutation latent 6 augmente rapidement, mais à une vitesse limitée, jusqu'à ce que l'activation se produise. Deux moyens de réglage sont prévus. Un cheminement en circuit parallèle consistant en une résistance 7 de 270 000 ohms fournit une constante de temps finie pour décharge du condensateur 4 de mise sous tension car le dispositif de commutation latent a une résistance trop forte à cet effet, typiquement de 1010 ohms, avant l'activation. En deuxième lieu, un condensateur de temporisation 8 de 100/u/uF sert à diminuer la vitesse de montée par réception du flux de charge électrique provenant du condensateur d'excitation 4. Le condensateur 8 établit une constante de temps pour l'élévation de la différence de potentiel, déterminée par le produit de la valeur de la résistance 9 de 10 000 ohms adjacente et de sa propre capacité en farads, égale à 1 microseconde.En un temps-de cet ordre, un seuil de tension compris entre 150 et 400 volts environ est ainsi atteint pour l'activation du dispositif de commutation latent, faisant passer sa résistance électrique d'une valeur élevée typique de son état latent à une basse valeur caractéristique de son état "en circuit". Ensuite, une résistance 10 de 300 000 ohms en série avec le dispositif limite l'augmentation résultante d'intensité à travers lui tandis que la différence de potentiel qui subsiste est rapidement dissipée. Finalement, une diode au silicium 11 de type 1N-4005 élimine toutes tensions transitoires inverses qui pourraient se développer. Si on permet à la différence de potentiel de monter trop rapidement, la valeur de la tension peut dépasser le seuil de tension ou la tension de rupture et produire un commutateur qui ne passera pas à l'état "hors circuit". - Si l'intensité n'est pas limée quand le dispositif de commutation est activé, il aura tendance à traverser l'état "en circuit" et à être mis dans l'état "hors circuit" par la surintensité. Quelquefois, il se produira une véritable destruction du dispositif. Si la diode est omise, les tensions transitoires in- verses sont quelquefois capables de détruire le dispositif. En observant ces critères pour la préparation de la composition et l'activation du commutateur, l'intensité pour le passage à l'état "hors circuit" est fortement réduite et on obtient un degré de fiabilité qui manquait dans les commutateurs préparés sans l'addition d'un constituant ferromagnétique. 'in- tensité nécessaire pour faire passer les commutateurs à l'état "hors circuit" est normalement de 0,1 à 10 milliampères et très fréquemment comprise entre 1 et 5 milliampères, au-lieu des valeurs de 10 à 200 milliampères caractéristiques des commutateurs formés sans l'addition de poudre ferromagnétique. Toutefois, un circuit ordinaire de commutation ne sera pas suffisant, sauf s'il fournit un affaiblissement rapide du bord postérieur de l'impulsion de passage à l'état "hors circuit".Ceci est évident,-par exemple, parce qu'un dispositif de commutation activé ne passera pas à l'état "hors circuit" en réponse à une forme d'impulsion de 60 Hz ou même de 1000 Hz. Un circuit typique pour faire passer à l'état "hors circuit" un dispositif de commutation qui est initialement dans son état "en circuit" est représenté sur la figure 2. La source de tension 21, quand elle est interrompue, donne un affaiDlis- sement rapide de l'intensité dansle circuit. La source de tension 21 consiste en un circuit basculeur de Schmitt usuel reliant-un générateur d'ondes sinusoldales à une section de multivibrateur monostable et à un condensateur de couplage pour donner une impulsion de courant de forme telle qu'on le désire. Lors de l'application d'une première impulsion, le dispositif de commutation 22 est mis à l'état "hors circuit" par l'intensité staffablissant rapidement, mais la charge électrique a tendance à rester des deux côtés du cowmutateur, le côté terre aussi bien que le coté allant vers la source de tension 21. Une telle charge, si on la néglige, peut provoquer une différence de potentiel suffisante pour faire passer de nouveau le commutateur à l'état "en circuit". Un moyen typique pour éliminer rapidement la charge en excès est représenté sur-la figure 2. Elle peut être évacuée à la masse à travers une résistance 23 montée en parallèle. De l'autre côté du commutateur, elle peut être évacuée à la masse à travers une résistance variable 24 montée en série.On peut encore rencontrer des difficultés en raison des différences dans les constantes de temps pour l'évacuation de la charge des deux côtés du commutateur Ces difficultés peuvent être surmontées par l'homme de l'art en introduisant un circuit de temporisation d'impulsions 25, composé d'un inducteur et de condensateurs comme représenté par ltexem- ple, en série avec un c8té approprié du dispositif de commutation. Une dérivation du commutateur consistant en une diode au silicium-26 detype 1N-4005 en serie avec un inducteur 27 de dix millihenrys sert à éliminer les tensions transitoires dans le circuit. Le circuit ci-dessus non seulement est utile pour faire passer un commutateur à l'état "hors circuit", mais encore peut être utilisé pour un fonctionnement cyclique répété entre les états en circuit" et "hors circuit". Ceci est possible parce qu'une fois qu'un commutateur a été mis à l'état "hors circuit", il présente une résistance très supérieure à la résistance interne de la source de tension- 21. Par conséquent, le dispositif de c-ommutation dans son état "hors circuit" peut être soumis à la tension quasi-complète de la source de tension 21.Par réglage de la tension, on règle donc la valeur de l'impulsion suivante à introduire à celle nécessaire pour faire passer le dispositif de commutation à son état "en circuit" pour compléter un cycle entre les états "en circuit" et "hors circuit".On peut faire varier les vitesses du fonctionnementcyclique répété depuis des fréquences relativement basses jusqu'à des fréquences de 10 000 Hz ou plus et les largeurs des impulsions individuelles de 1 à 50 microsecondes environ en utilisant un déclencheur de Scemitt typique. l'observation visuelle des états "en circuit" et "hors circuit" alternés peut être suivie par utilisation appropriée d'un oscilloscope dans des essais concernant la duree de vie de dispositifs de commutation selon l'invention. les essais de durée de vie montrent que les dispositifs de commutation de la présente invention peuvent fonctionner à raison de plus de 106 cycles sans panne en utilisant le montage de la figure 2. Comme spécifié ci-dessus, l'intensité de passage à l'état "hors circuit" peut être de seulement 0,1 milliampère. La plus large plage d'intensif rend possible un nouveau dispositif de commutation à grande vitesse à trois conducteurs avec un second conducteur isolé. De préférence, un tel dispositif comprend deux commutateurs bis tables comme décrit précédemment en série de manière que le premier commutateur exige une intensité pour passage à son état "hors circuit" qui, en raison de sa composition améliorée, de sa granulométrie et de sa forme, est inférieure à l'intensité nécessaire pour faire passer à l'état "hors circuit" ou est inférieure à l'intensité qui correspond à la tension nécessaire pour faire passer à l'é- tat "en circuit" le second commutateur. le premier commutateur bistable doit être mis initialement à l'état "hors circuit". les caractéristiques des deux commutateurs peuvent être choi sies de manière que les pulsations "écrire" ("en circuit") et "effacer" ("hors circuit") pour le second commutateur passent à travers le premier commutateur pour arriver au second commutateur, tandis que pourtant le premier commutateur est toujours dans l'état "hors circuit" chaque fois que l'état "en circuit" ou "hors circuit" du second commutateur est "lire", c'est-àdire déterminé en utilisant un second conducteur isolé entre les deux commutateurs. Un tel conducteur est électriquement isolé des circuits 'è'criture" et "effacement" par la haute résistance du premier commutateur quand on effectue des opérations de "lecture".Temporairement, toutefois, durant les impulsions "écrire" et "effacer", le premier commutateur est dans son état 't en circuit" bien qu'il soit dans l'état "hors circuit" à la fin de l'impulsion. Le commutateur à trois conducteurs peut être utilisé par exemple pour le stockage d'informations binaires, par exemple comme élément de mémoire pour ordinateur, soit en faisant passer une impulsion de tension électrique en série à travers le premier et le deuxième commutateurs, le premier commutateur étant mis à l'état "en circuit" et ensuite à l'état "hors circuit" par cette impulsion, et le second commutateur étant mis à l'état "en circuit" et laissé dans cet état par la première impulsion, soit en faisant-passer une impulsion d'intensité électrique en série à travers le premier et le second commutatcurs ! le premier commutateur étant mis à l'état "en circuits et ensuite mis à l'état "hors circuit" par cette impulsion, le second commutateur étant laissé à l'état "hors circuit" par cette impulsion, et d'une manière compatible avec la forme binaire de l'information à stocker sous la forme d'un état conducteur du second commutateur. Les commutateurs tant à deux qu'à trois conducteurs utilisant les compositions de la présente invention présentent des caractéristiques de fiabilité qui ont des avantages dans les systèmes logiques et de mémoire des ordinateurs ainsi que dans la modulation et la commande d'autres dispositifs électri aues. D'autres avantages sont la simplicité de conception et de fabrication, en particulier la facilité d'-interconnexion de commutateurs à utiliser dans des mémoires à grande capacité pour le type plus élaboré d'ordinateurs ou de machines d'ensei gnement. les temps dé commutation amont inférieurs à 1 microseconde et, comme résultat de la faible intensité de passage à l'état "hors circuit", des bancs de commutateurs selon la présente invention ont des besoins d'énergie extremetent faibles et permettent une haute densité de tassement. Ces applications et d'autres des commutateurs préparés à partir des compositions de la présente invention concernent des éléments de circuits électroniques-dans des oscillateurs, des multivibrateurs, ou flip-flops, des relais, des disjoncteurs, des clignotants, des indicateurs électroniques. les exemples non limitatifs suivants montreront bien comment la présente invention peut être mise en oeuvre. Sauf spécification contraire, toutes les quantités sont en poids. EXEMPLE 1 On prépare une composition - liquide en mélangeant à la température ambiante et sous la pression atmosphérique (a) 2Q cm3 d'une solution à 15% en poids d'un copolymère élastomère (allongement 250-290/) de fluorure de vinylidène et d'hexafluoropropylène (fluoroélastomère "Viton" A) de Du Pont) dans de l'acétone, (b) 3 grammes de poudre d'aluminium ne formant pas de paillettes d'une grosseur moyenne de particules de 19,6 microns, dont une proportion de 85% en poids passe à travers un tamis de 0,044 mm d'ouverture de maille (poudre d'aluminium IID 2000 de lralcan Aluminium Company), et (c) 3 grammes de poudre de fer -d'une grosseur moyenne de particules de 20 microns -environ (fer 1807 de Baker and Adamson). On dépose sur une lame pour microscope de 2,5 cm x 7,5 cm une quantité de la composition liquide suffisante pour former une pellicule de 25- à 50 microns d'épaisseur après séchage à l'air à 40-50 C pendant 24 heures. Deux électrodes sont peintes et séchées sur la pellicule, ces électrodes étant appliquées sous la forme d'une préparation condùctrice contenant de la poudre d'argent, étant espacées- d'en- viron Q,5 cm l'une de l'autre et s'étendant sur toute la largeur de la lame. la composition liquide séchée avec les deux électrodes appliquées est ensuite activée par une pulsation de tension initiale et se comporte comme un commutateùr comme indiqué dans le tableau 1 ci-après EXEMPLE COMPARATIF 1-A On prépare une composition liquide et un commutateur comme dans l'Exemple 1, à ceci près qu'on omet le constituant (c) de cet exemple 1, et le'comportement de ce commutateur est indiqué aussi dans le Tableau 1.On verra par - examen des résultats du Tableau 1 que l'intensité nécessaire pour faire passer à l'état "hors circuit" le commutateur de l,Exemaple 1 est le neuvième de celle nécessaire pour faire passer/l'état "hors circuit" le commutateur de l'exemple 1-A. EXEMPLES 2, 3, 4, 5, et 6 On prépare cinq commutateurs supplémentaires comme dans l'Exemple 1, à ceci près que dans chaque cas le constituant (a) de l'Exemple 1 est remplacé par : (2) des solutions de po polymère de chloroprène dans du xylène (caoutchouc synthétique Neoprene W dé Du Pont, allongement 450%), (3) un copolymère de polyuréthane dans du tétrahydrofuranne (caoutchouc de polyuréthane "Adiprene" C de Du Pont, allongement 430,J), (4) un copolymère séquencé de polystyrène et de butadiène dans du xylène (Kraton 1102, allongement 880%), (5) un polymère cis-1,4polybutadiène dans-du xylène (C1S-4 [B.R.Rubber] de la Phillips Petroleum Company1 allongement 540%) et (6) un terpolymère d'é- xylène, de propylène et de 1,4-hexadiène (caoutchouc hydrocarboné "Nordel" 1070 de Du Pont, allongement 460-480%) dans du toluène. EXEMPLES COMPARATIFS 1-A, 3-A, 4-A, 5-A eT 6-A On prépare cinq compositions liquides supplémentaires et on forme six commutateurs comme dans les Exemples 2 à 6 cidessus, à ceci près que dans chaque cas le constituant (c) est omis. D'après les résultats du Tableau 1, on voit que l'incorporation d'un constituant ferromagnétique dans les compositions selon l'invention réduit notablement l'intensité nécessaire par exemple on constate que la plus faible intensité ef ficace pour faire passer à l'état "hors circuit" le commutateur de l'Exemple 6, 0,29 mA, est moins du centième de celle du commutateur 6-A. Des réductions d'intensité quand on utilise les compositions de la présente invention sont notées dans les six comparaisons sans exception. EXEMPLE 7 On prépare trois compositions liquides en mélangeant à la température ambiante et sous la pression atmosphérique (a) 20 cm3 d'une solution à 15% en poids de caoutchouc naturel (allongement 500%) dans du xylène, (b) 3 grammes de poudre d'aluminium ne formant pas de paillettes d'une grosseur moyenne de particules de 19,6 microns, dont une proportion de 85% en poids passe à travers un tamis de 0,044 mm d'ouverture de maille (poudre d aluminium MD 2000 de 1 'Alcan Aluminum Company) et (c) 1, 3 et 6 grammes, respectivement, de poudre de cobalt d'une grosseur de particules inférieure-à 0,074 mm (City Chemical Company).On prépare et on essaie des commutateurs en utilisant ces trois compositions liquides comme dans 1 'Exempl? 1 et leurs comportements -sont indiqués par les résultats du Tableau 2. EXEMPLE 8 On prépare et on essaie des commutateurs comme dans l'Exemple 7, à ceci près que le constituant (c) est de la poudre de cobalt d'une grosseur inférieure à 0,149 mm (City Chemical Company). les comportements sont indiqués par les résultats du Tableau 2. EXEMPLE 9 On prépare des commutateurs comme dans l'Exemple 7, à ceci près que le constituant (c) est de la poudre de fer d'u'ia grosseur moyenne de particules de 20 microns environ (fer 1807 de Baker and Adamson). Les comportements sont indiqués par les résultats du Tableau 2. EXEMPLE 10 On prépare des commutateurs comme dans l'Exemple 7, à ceci près que le constituant (c) est de la poudre de fer d'une grosseur inférieure à 0,074 mm (City Chemical Company). Les comportements sont indiqués par les résultats du Tableau 2. Ssspz 11 On prépare des commutateurs comme dans l'Exemple 7, à ceci près que le constituant (c) est de la poudre de nickel d'une grosseur inférieure à 0,074 mm (City Chemical Company). Ls comportements sont indiqués par les résultats du Tableau 2. les exemples 7 à 11 montrent que les additions de poudres de nickel et de cobalt ont des effets avantageux sur les intensités de passage à l'état "hors circuit" similaires à ceux résultant de l'addition de poudre de fer, mais sont moins efficaces EXEMPLE 12 On prépare des commutateurs comme dans les Exemples 1 à 7 à partir de compositions liquides contenant 20 cm3 d'une solution à 15fo en poids de caoutchouc naturel (allongement 50C o) dans du xylène et les poids suivants en grammes de poudre d'aluminium ne formant pas de paillettes (aluminium MD 2000 de 1 'Alcan Aluminum Company) et de poudre de fer d'une grosseur moyenne de particules de 20 microns environ (fer 1807 de Baker and Adamson): Composition liquide % en poids de Rapport en poids Al + Fe Fe:Al 1 3 Al/1,0 Fe 57% 1: :3 2 6 Al/1,0 Fe 70% 1:6 3 1,5 Al/G,5 Fe 40% 1:3 4 3 Al/0,5 Fe 54% 1:6 5 5 Al/2,0 Fe 63% 2:3 6 3 Al/3,0 Fe 67% 1:1 7 3 Al/6,0 Fe 75% 2:1 Les comportements de commutation des commutateurs utilisant les diverses compositions liquides sont indiqués dans le Tableau 3 qui montre que les commutateurs formés à partir des compositions présentant des rapports en poids du fer à l'aluminium compris dans le cadre-de la présente invention exigent tous moins de 5 milliampères comme intensité de passage à l'état "hors circuit". La durée de vie d'un commutateur activé préparé à partir de la composition liquide 6 est déterminée en utilisant le circuit représenté sur la figure 2. La source de tension 21 consiste en un déclencheur Schmitt fournissant des impulsions de 200 volts en courant continu d'une durée de 0,1 microseconde à une fréquence de 1000 Hz à travers un condensateur de couplage de 0,0003/uF. Le circuit de temporisation d'impulsions 5- consiste en une bobine de choc de 10 millihenrys et des condensateurs de 50 F jumelés. La résistance 23 d'évacuation de la charge montée en parallèle est d'environ 6000 ohms et la résistance d'évacuation 4 montée en série est de 3500 ohms. On fait fonctionner le commutateur de manière cyclique pendant 3 heures, ou 10,8 millions de cycles.Le commutateur continue à fonctionner et ne tombe pas en panne ou ne brtle pas dans l'état "en circuit". SXEMPIE 13 Un mélange de (a) 100 grammes d'un terpolymère d'éthylène, de propylène et d'un 1,4-hexadiène ("Nordel" 1070 de Du Pont, allongement 460-480%) avec 7,0 g de peroxyde de dicumyle ajouté comme durcisseur, (b) 100 grammes de poudre d'aluminium ne formant pas de paillettes d'une grosseur moyenne de particules de 19,6 microns, dont une proportion de 85 en poids passe à travers un tamis de 0,044 mm d'ouverture de maille (poudre d'aluminium MD-2000 de l'Alcan Aluminium Company) et (c) 100 grammes de poudre de fer d'une grosseur moyenne de particules de 20 microns environ (fer 1807 de Baker and Adamson) est malaxé avec 20 grammes d'huile de malaxage (Sun Par Oil).L'huile de malaxage est ensuite extraite avec un solvant composé de poids égaux de perclène et d'éthanol. Le mélange malaxé est ensuite durci par la chaleur à 1554C pendant 30 minutes pour former une pellicule de 250 microns d'épaisseur et- d'environ 30 cm de diamètre. Deux électrodes en peinture conductrice à l'argent sont appliquées au pinceau sur la surface et une impulsion de tension de 400 volts est appliquée entre les électrodes pour former un commutateur activé d'une résistance de 200 ohms dans son état "en circuit".On fait fonctionner le cpmmutateur successivement entre les états "hors circuit" et "en circuit" par des applications alternées d'une impulsion d'intensité de 20 milliampères et d'une impulsion de tension de 200 volts. FTFMPLE 14 On construit un commutateur à trois conducteurs avec un second conducteur isolé en plaçant le commutateur de l'Exem- ple 6 en série avec le commutateur de l'Exemple 3.Ce dernier commutateur exige 4,3 mA pour être mis à l'état "hors circuit" et 65 volts pour être mis à l'état "en circuit'', de sorte que le premier commutateur qui exige seulement 0,29 mA (provenant d'une source de 35-40 volts) pour passer à l'état "hors circuits, reste à l'état "hors circuit" tandis que le commutateur à haute intensité est passé par le commutateur à basse intensité à un état "en circuit" ou à un état "hors circuit". Ceci maintient la borne d'entrée des impulsions isolée, de sorte qu'elle ne peut pas "se lire" elle-même, tandis que l'état du commutateur à forte intensité peut toujours se lire directement par un simple circuit de mesure de résistance placé entre des bornes. Pour démontrer ce qui précède, une impulsion de tension ou un signal "d'écriture" de 0,5 mA provenant d'une source de tension de plus de 65 volts est appliqué à travers le commutateur de faible intensité de l'Exemple 6 au commutateur à forte intensité de l'Exemple 3. Un instrument de mesure de résistance "Volt-Ohmyst" de Simpson est ensuite monté en série avec une résistance de blocage d'une valeur ohmique de 100 000 ohms et les deux sont ensuite connectéseen.parallèle avec le commutateur à forte intensité de l'Exemple 3, et d'après la lecture de résistance sur l'instrument de mesure de Simpson, qui est d'environ 111 000 ohms, on détermine que le commutateur a été mis dans son état "en circuit" ou de faible résistance. Un signal d'intensité de 5,0 mA est ensuite appliqué à travers le commutateur à faible intensité et on détermine alors que le commutateur à forte intensité est dans l'état "hors circuit" d'après sa haute résistance dont on trouve qu'elle s'exprime en mégohms. On répète cette "écriture" et cet "effacement" en utisant le commutateur à trois conducteurs avec le second conducteur isolé. -BXEI2IE COMPARATIF 15 Des poids égaux de poudre d'aluminium IiD21GG de l'Alcan Aluminum Company et; de poudre fine de fer carbonyle PQ--19 de la firme General Aniline and Film sont mélangés ensemble, cuits à 1200 C dans un four rempli d'argon jusqu'à formation d'un alliage et pulvérisés de manière à passer à travers un tamis de 0,044 mm d'ouverture de maille. On répète deux fois le mode opératoire de l'Exemple 1, à ceci près qu'on utilise 4,5 grammes et 7,5 grammes, respectivement, de la poudre d'alliage aluminium/fer-préparée- au lieu de 3 grammes de chacun des constituants séparés poudres d'aluminium et de fer (b) et (c) de l'exemple 1, et qu'un copolymère de polyuréthane dans du tétrahydrofuranne (caoutchouc de polyuréthane "Adiprene" C de Du Pont, allongement 43O/o) est substitué au constituant (a) de l'exemple 1. Deux commutateurs latents sont préparés à partir de ces compositions comme dans l'exemple 1 avec deux électrodes appliquées. Ils ne peuvent pas être activés. à un état de-faible résistance par une-impulsion de tension initiale de 150 à 400 volts et ils ne se comportent pas comme des commutateurs. Il est évident que l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation décrits et qu'on peut y apporter toutes variantes. TABLEAU 1 Comportement des commutateurs Impulsion limitée en intensité pour faire passer le Résistance commutateur à Tension utilisée à l'état l'état "hors Utilisation de la Tension pour mise à l'état "en circuit" circuit" composition de l'exemple d'activation "en circuit" (ohms) milliampères Exemple 1 150 70 19 000 1,88 Exemple comparatif 1-A 150 90 1 200 17,1 Exemple 2 200 80 55 000 0,75 Exemple comparatif 2-A 250 120 300 43,1 Exemple 3 250 65 11 000 4,3 Exemple comparatif 3-A 200 80 810 38,2 Exemple 4 150 70 24 000 1,23 Exemple comparatif 4-A 200 130 150 62,9 Exemple 5 200 60 35 000 1,9 Exemple comparatif 5-A 150 100 625 22,7 Exemple 6 150 80 180 000 0,29 Exemple comparatif 6-A 140 95 500 36,4 La résistance de chaque état "hors circuit" observé est mesurée avec un appareil Simpson Volt-Ohmyst (marque déposée) et on trouve qu'elle est d'au moins 108 ohms TABLEAU 2 Comportement des commutateurs Impulsion limitée en intensité pour faire passer le Tension utili- Résistance commutateur à Utilisation Poudre ferro- sés pour mise à l'état l'état "hors de la compo- magnétique Tension à l'état "en "en circuit" circuit" sition de l'exemple (grammes) d'activation circuit" (ohms) milliampères 7 1 275 65 500 22,1 7 3 325 75 5 000 7,8 7 6 325 100 2 200 9,9 8 1 325 75 1 600 14,6 8 3 280 90 5 100 7,3 8 6 325 145 3 000 7,0 9 1 325 225 28 000 3,0 9 3 325 90 1 500 10,0 9 6 325 95 3 000 10,8 10 1 325 90 2 500 7,9 10 3 325 95 45 000 1,2 10 6 325 75 8 000 2,6 11 1 325 75 7 000 4,3 11 3 325 88 2 500 7,5 11 6 325 65 30 000 1,1 La résistance de chaque état "hors circuit" observé est mesurée avec une appareil Simpson Volt Ohmyst (marque déposée) et on trouve qu'elle est d'au moins 108 ohms TABLEAU 3 Impulsion limitée Comportement des commutateurs en intensité pour faire passer le Résistance commutateur à Tension utilisée à l'état l'état "hors Utilisation de la Tension pour mise à l'état "en circuit" circuit" composition de l'exemple d'activation "en circuit" (ohms) milliampères 1 400 80 42 000 1,4 2 400 50 18 000 2,95 3 400 130 10 000 4,9 4 400 440 14 500 4,2 5 400 80 29 000 2,2 6 400 80 49 000 1,4 7 400 90 67 000 1,6 La résistance de chaque état "hors circuit" observé est mesurée avec un appareil Simpson Volt Ohmyst (marque d'éposée) et on trouve qu'elle est d'au moins 108 ohms REVE1NDICB(rIONS 1. Composition de matière comprenant (a) des particules d'aluminium, (b) des particules ferromagnétiques et (c) un liant élastique pour (a) et (b), dans laquelle le rapport en poids des particules ferromagnétiques aux particules d'aluminium-est compris entre 1:6 et 2:1 environ et le poids combiné des particules d'aluminium et des particules ferromagnétiques est compris entre 40 et 85 environ du poids total de ces particules et du liant élastique. 2. Composition selon la revendication 1, caractérisée en ce que les particules ferromagnétiques sont choisies parmi les poudres de fer, les poudres de cobalt, les poudres de nickel et leurs mélanges. 3. Composition selon la revendication 2, caractérisée en ce que les particules ferromagnétiques sont des poudres de fer. 4. Composition selon la revendication 2, caractérisée en ce que les particules- ferromagnétiques sont des poudres de cobalt. 5. Composition selon la revendication 2, caractérisée en ce que les particules ferromagnétiques sont des poudres de nickel. 6. Composition selon la revendication 1, caractérisée en ce que le liant élastique est capable d'Stre-allongé d'au moins 1OOeD et de revenir cependant à moins de 1,5 fois sa lon- gueur initiale. 7. Composition selon la revendication 6, caractérisée en ce que le liant élastique est choisi parmi le caoutchouc naturel, le caoutchouc synthétique de polyisoprène, les polymèresélastomères de chloroprène, les élastomères de fluorooléfines, le caoutchouc butadiène-styrène, les caoutchoucs éthylène-propylène-diène non conjugué, les caoutchoucs de silicones et les caoutchoucs de poiJuréthane. 8. Composition selon la revendication 6, caractérisée en ce que le liant élastique se trouve dans un solvant servant de véhicule. 9. Composition selon la revendication 1, caracterises en ce que le rapport en poids des particules ferromagnetiques aux particules d'aluminirn est de 1,5:1 environ. 10. Composition selon la revendication 1, caractérisée en ce que le poids combiné des particules d'aluminftun et des particules ferromagnétiques est compris entre 60 et 7A, du poids total de ces particules et du liant élastique. 11. Composition selon la revendication 1-, caractérisée en ce qu'elle est constituée essentiellement de (a) particules d'aluminium, (b) particules de fer et (c) un terpolymère d'éthylène, de propylène et d'un diène non conjugue. 12. Composition selon l'une quelconque des revendications 1 et 11, caractérisée en ce cu-'elle est sous la forme d'une feuille. 13. Composition selon la revendication 12, caracté- risée en ce qu'elle a été mise par pressage à chaud sous la forme de feuilles. 14. Composition selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle a été activée par application d'une impulsion de tension pour former un cheminement conducteur de moins de 1 mégohm. 15. Composition activée selon la revendication 15, caractérisée en ce qu'elle comporte deux états de résistance et qu'on peut la faire passer de chacun de ces états de résistance à l'autre.