La présente invention concerne les récipients dont les parois sont constituées par une couche d'un matériau métallique très mince. Plus particulièrement, l'invention concerne des bords roulés des parties marginales des extrémités de ces récipients et les procédés pour fixer de façon hermétique les éléments de fermeture sur ces éléments bordés pour enfermer des produits sous pression. Actuellement, les fabricants de boites désirent réduire le prix global de la fabrication des récipients, en-particulier ceux utilisés pour contenir des produits sous pression tels que la bière et les boissons gazeuses. I1 existe au moins deux façons principales de réduire le prix de revient. L'une consiste à réduire de façon supplémentaire les épaisseurs des parois du corps des récipients en matériaux hautement travaillés et hautement orientés tels que les récipients en aluminium et en acier embouti et matricé, par exemple en faisant passer cette épaisseur, dans le cas de l'aluminium, d'environ 0,20 mm dans la partie marginale ouverte et 0,15 mm en dessous à moins d'environ 0,145 mm dans 1'ensemble et, pour l'acier, d'environ 0,17 mm dans la partie marginale de l'extrémité ouverte et 0,11 mm en dessous de cette partie, à moins d'environ 0,10 mm dans l'ensemble. l'autre façon consiste à remplacer les récipients de métal mince hautement travaillé par des récipients composites moins motteux dont les parois comportent une couche fibreuse et une couche intérieure en feuille de métal mince complètement écroui ayant subi un traitement de type Rl9 et dont ltépaisseur est d'environ 0,025 mm. Ces deux approches n'ont pas donné de succès ausqutici parce qu'en fixant les éléments de fermeture aux parois de corps des récipients en aluminium embouti et ma'cricé d'une épaisseur inférieure à environ 0,21 mm aux parois de corps des récipients en acier embouti et matricé de moins d'environ 0,13 mm ou aux parois de corps desrécipients composites dont les chemises en métal mince ont une épaisseur inférieure à 0,05 mm, il n'a pas été possible d'obtenir des sertissages hermétiques résistant aux pressions des produits contenus. Dans chaque cas, la raison est l'utilisation des procédés de sertissage double classiques. Ces procédés nécessitent la formation d'un rebord classique à 1'extrémité marginale des parois du corps des récipients. Cependant, des rebords classiques de 2,25 mm à 2,5 mm ne peuvent pas être formés dans les parties marginales de ces récipients en métaux hautement travaillés et hautement orientés parce que le métal de la paroi ne peut pas être allongé de la façon nécessaire. Ce métal est trop mince et trop fragile et l'allongement pendant la formation des rebords a lieu dans la direction axiale des grains établie du fait de l'emboutissage et matriçage. Cette inaptitude à l'allongement nécessaire provoque des fissures dans les rebords et de tels rebords empêchent la formation de sertissages hermétiques résistant à la pression, tels que des sertissages doubles. On ne peut pas utiliser des rebords pour des corps de récipients composites parce que la doublure en feuille mince dure se fendille fréquemment du fait de l'allongement pendant la formation des rebords. Jusqu'ici, les fabricants de boites ont pensé éviter le fendillement des rebords et les sertissages non hermétiques qui en résultent en prévoyant des gorges ou en utilisant du métal supplémentaire dans certaines régions des extrémités des parois du corps de la boîte, par exemple en augmentant l'épaisseur du métal en cet endroit d'environ 0,05 mm ou plus et en utilisant des matières de scellement dans le sertissage double0 Aucune des deux solutions n' empêche les fissures dans les rebords et chacune d'elles est coûteuse et fait apparaitre des problèmes propres. Par exemple, l'utilisation de métal supplémentaire dans les régions des extrémités des corps emboutis et matricés rend difficile leur extraction des poinçons d'emboutissage. ême si des rebords non fendillés satisfaisants pour le sertissage pouvaient être obtenus sur des corps de récipients minces hautement travaillés, les rebords de ces corps ne seraient pas désirables parce qu'ils sont coupants et pourraient endommager les garnitures d'étanchéité en caoutchouc des machines d'essai et de remplissage. De plus, les corps de récipient en métal mince hautement travaillé sont habituellement faibles dans leurs régions supérieures et ils sont hautement susceptibles d'être entaillés, écrasés et déformés autrement pendant l'emmagasinage et la manutention. I1 a été maintenant découvert qu'en utilisant sur le corps un bord roulé au lieu d'un rebord les problèmes considérés ci-dessus relativement aux rebords sont réduits et qu'il est possible d'obtenir un sertissage hermétique résistant aux pressions intérieures des produits. I1 a été constaté que les bords roulés nécessitent moins d'allongement du métal que les rebords habitu els. Tandis que ces derniers nécessitent un allongement de 7 à 8 %, les bords roulés nécessitent un allongement de moins de 4 % environ.Pour cette raison, les bords roulés formés sur des récipients en métal extremement mince hautement travaillé ont rarement des fissures ou des plis, et les fissures pouvant être éventuellement formées dans la doublure en métal mince des bords roulés des corps de récipients fibreux composites sont tellement faibles qu'elles ne gênent pas la formation de joints sertis hermétiques résistant à la pression, Il a aussi été découvert que des sertissages hermétiques résistant à la pression entre les couvercles métalliques et les récipients pour les produits sous pression tels que la bière et les boissons gazeuses, peuvent être formés par interaction mécanique entre la partie d'extrémité de l'agrafage du couvercle et la partie marginale comprimée du bord roulé du corps du récipient et par les forces de compression exercées par cette interaction. Un adhésif thermoplastique ne nécessitant pas d'activation thermique placé entre la partie conique verticale du couvercle et la paroi du corps du récipient métallique aide à rendre le sertissage résistant à la pression. l'adhésif protège aussi le bord de la paroi du corps contre le contact avec le contenu. Le sertissage à interaction de compression considéré cidessus économise le métal parce que le rebord du couvercle métallique n'a pas besoin d'être aussi long que pour un sertissage double. Ce sertissage est avantageux aussi parce qu'il peut être obtenu avec seulement des modifications minimes d'un équipement de sertissage double habituel. En considérant les inconvénients ci-dessus des rebords et l'avantage des bords roulés dans les parties marginales des extréattOs des corps de récipients à parois en métal très mince ainsi que le sertissage de ces bords avec les couvercles métalliques par sertissage à interaction de compression, la présente invention a pour objet - un corps de récipient métallique cylindrique à extrémité ouverte dont la paroi est en métal dont l'épaisseur à côté de l'extrémité ouverte est inférieure à environ 0,145 mm et dont la partie marginale de l'extrémité a la forme d'un bord roulé pouvant former avec les couvercles métalliques des Joints hermétiques résistant à la pression;; - des récipients emboutis et matricés en métal très min ce hautement travaillé pour la bière et les boissons gazeuses dans lesquels la paroi du corps du récipient a une épaisseur uniforme de moins de 0,145 mm; - un récipient dans lequel l'épaisseur uniforme,pour les récipients en aluminium embouti et matricé, est d'environ 0,134 mm, et,pour des récipients en acier embouti et matricé,est d'environ 0 X 096 mm;; - un corps de récipient en métal embouti et matricé cylindrique à extrémité ouverte pouvant supporter des pressions intérieures de 5,'6à 6,3 kg/cm2 à des températures élevées jusqu'à environ 550C à 6000, la paroi du corps étant en métal dont 1 lé- paisseur dans la partie marginale d'extrémité est inférieure à 0,145 mm, cette partie ayant la forme d'un bord roulé dont le bord est orienté vers la paroi du corps du récipient, et le bord roulé pouvant former un joint hermétique résistant à la pression; - un corps de récipient cylindrique composite à extrémité ouverte dont la chemise en feuille mince de métal complètement écroui a une épaisseur inférieure à environ 0,05 mm et dont la partie formant l'extrémité marginale ouverte comporte un bord roulé;; - un procédé pour fixer de façon hermétique et résistant à la pression un couvercle métallique sur un corps de récipient dont la paroi est en métal d'une épaisseur inférieure à 0,145 mm; - un procédé suivant lequel la paroi du corps du récipient est formée d'une matière métallique. emboutie et matricée hautement travaillée ou d'une matière analogue; - un procédé suivant lequel la paroi du corps du récipient comporte une couche de matière fibreuse et une couche intérieure de feuille de métal complètementécroui dont l'épaisseur est inférieure à environ 0,05 mm; - un joint serti hermétique résistant à la pression entre un couvercle métallique et le corps d'un récipient dont la partie marginale d'extrémité a la forme d'un bord roulé et est formée d'une matière métallique d'une épaisseur inférieure à 0,145 mm;; - un joint serti dont le sertissage est effectué par interaction mécanique et par la force de compression exercée par la partie sertie du couvercle métallique et le bord roulé du corps; - un récipient à paroi mince pour la bière et les boissons gazeuses comportant un joint serti du type ci-dessus; - un récipient à paroi mince fermé de façon étanche du type ci-dessus dans lequel l'épaisseur de la paroi du corps du récipient est uniforme; - des récipients cylindriques à sertissage double dans lesquels le métal de la paroi du corps du récipient a une direction sensiblement axiale des grains et dont l'épaisseur est inférieure à environ 1,5 mm dans la partie marginale de l'extrémité ouverte pour des récipients en trois pièces et est inférieure à environ 0,145 mm pour des récipients en deux pièces. Les caractéristiques de l'invention ressortiront plus particulièrement de la description suivante, donnée à titre d'exemple, et faite en se référant aux dessins annexés, sur lesquels : la figure 1 est une vue en perspective d1un corps de récipient à paroi mince à bord roulé selon un mode de mise en oeuvre de l'invention, la figure 2 est une coupe suivant la ligne 2-2 de la figure 1, la figure 3 est une vue en perspective de la partie supérieure du corps d'un récipiert composite à bord roulé selon un mode de mise en oeuvre de l'invention, la figure 4 est une coupe suivant la ligne 4-4 de la figure 3, la figure 5 est une vue en élévation d'une partie du bord supérieur suivant les figures 2 et 4, la figure 6 est une coupe de l'extrémité supérieure ouverte du corps d'un récipient cylindrique à paroi mince avant la formation du bord roulé, la figure 7 est une coupe de la partie supérieure du corps de récipient de la figure 6 après la formation du bord roulé, la figure 8 est une coupe d'une partie de l'extrémité supérieure d'un corps de récipient en métal à paroi mince d'un type antérieur, la figure 9 est une coupe de la paroi de la figure 8 après formation d'un rebord, la figure 10 est une vue en élévation latérale de la paroi représentée sur la figure 9, la figure Il est une vue en perspective d'un récipient composite cylindrique en trois pièces selon un mode de mise en oeuvre de l'invention, la figure 12 est une coupe suivant la ligne 12-12 de la figure 11, les figures 13 à 15 sont des coupes suivant la ligne 1212 de la figure ll montrant des joints sertis selon d'autres modes de mise en oeuvre de l'invention, la figure 16 est une vue en élévation et partiellement en coupe pour illustrer le procédé selon l'invention, le corps du récipient ne comportant pas encore de bord roulé, la figure 17 est le corps de récipient de la figure 16 après la formation du bord roulé, la figure 18 montre la fixation d'un couvercle sur le corps de récipient de la figure 17, la figure 19 est une vue en perspective d'un récipient cylindrique à paroi mince en deux pièces selon un mode de mise en oeuvre de l'invention, la figure 20 est une coupe suivant la ligne 20-20 de la figure 19, la figure 21 est une coupe suivant la ligne 20-20 de la figure 19 montrant un joint serti selon un autre mode de mise en oeuvre de l'invention, la figure 22 est une vue en perspective d'un récipient selon un autre mode de mise en oeuvre de l'invention pouvant comporter un fond rapporté selon l'invention, la figure 23 est une coupe suivant la ligne 2-2 de la figure 22, les figures 24 à 26 montrent schématiquement la fixation d'un couvercle sur le corps d'un récipient, la figure 27 est une coupe montrant la bord roulé du corps de récipient de la figure 25, la figure 28 est une vue en élévation latérale du bord roulé de la figure 27, la figure 29 est une coupe de- la partie supérieure de la paroi du corps de récipient comportant un rebord selon la technique antérieure, et la figure 30 est une vue en élévation de la partie de paroi représentée sur la figure 29 et montrant les fissures formées pendant la formation du rebord. La figure 1 est une vue en perspective d'un corps de récipient cylindrique 30 à extrémité ouverte ayant un fond venu de matière (non représenté) et une paroi latérale 32 dont la partie marginale de l'extrémité supérieure ouverte a la forme d'un bord roulé sensiblement fermé et annulaire 34. Le corps de récipient 30 est un récipient en mé.tal très mince hautement travaillé par exemple en aluminium ou en acier embouti et matricé, tel que ceux utilisés pour contenir des produits sous pression tels que la bière et les boissons gazeuses.L'épaisseur de la partie marginale de l'extrémité de la paroi du corps est inférieure à environ 0,145 min. Cette partie de la paroi du corps est habituellement plus épaisse que les parties de la paroi du-corps situées en dessous, dont l'épaisseur peut être d'environ 0,135 mm pour l'aluminium et d'environ 0,097 mm pour l'acier. Avantageusemént, l'épaisseur de la paroi du corps est sensiblement uniforme et est d'environ 0,122 mm pour des récipients en aluminium embouti et matri cé et/t 097 min mm pour des récipients én acier embouti et matricé. La figure 2 est une coupe à grande échelle suivant la ligne 2-2 de la figure 1 montrant un bord roulé 34 sensiblement fermé dont le rayon peut être compris entre environ 0,18 mm et 0,9 min et de préférence peut être d'environ 0,75 mm pour l'aluminium et d'environ 0,635 mm pour l'acier, le terme acier englobant la tôle plombée et le fer blanc. le bord roulé 32 est représenté avec un bord 36 à cQté de la paroi latérale 32 et faisant face à cette partie. La figure 3 est une vue en perspective de l'extrémité supérieure d'un corps de récipient composite 38 sensiblement cylindrique à extrémité ouverte ayant une paroi latérale 40 et à son extrémité supérieure ouverte un bord roulé annulaire 42 à peu près complètement roulé. La figure 4 est une coupe à grande échelle suivant la ligne 4-4 de la figure 3; elle représente une paroi latérale 40 de corps composite qui comporte une couche intérieure 44 en feuille mince de métal complètement écroui,-une couche adjacente en matière fibreuse 46 et une couche extérieure de protection 48. La couche intérieure 44 peut être n'importe quelle feuille mince d'aluminium ou d'acier complètement écroui d'une épaisseur comprise entre 25 et 50 microns capable, quand elle est combinée avec une couche extérieure de carton, de supporter des pressions intérieures jusqu'à environ 6,3 kg/cm2 à des températures jusqu'à environ 60a0. Une feuille mince de métal préférée est une feuille d'aluminium 5052 complètement écroui traitée E19 et d'une épais seur de 25 microns. Une feuille mince d'acier pouvant convenir est une feuille d'acier étamé à deux laminages à froid. La matière fibreuse 46 peut être n importe quelle matière fibreuse utilisée pour former des récipients composites. De préférence, cette matière est du carton kraft nb 52.Cette couche peut être collée à la couche intérieure de métal mince non supportée de 25 microns. Le carton kraft comporte une surface intérieure revêtue de polyéthylène qui est liée à la surface extérieure revêtue de polyéthylène de la feuille mince de métal. Une feuille métallique revêtue sur le côté arrière de papier, disponible commercialement, est une feuille mince d'aluminium d'une épaisseur de 8,9 microns produit par la Anaconde Aluminium Company. Bien que cela ne soit pas représenté sur les dessins, la surface extérieure de la feuille métallique peut être revêtue d'un apprêt convenable tel que de l'acéthyle-acétonate de titane et d'une couche de polyéthylène extrudé, le côté intérieur étant revêtu d'une résine époxide modifiée convenable.La couche extérieure de protection 48 peut être une étiquette en matière classique, par exemple en matière thermoplastique, de préférence du polyéthylène, ou bien peut être une feuille de papier. ou encore une combinaison de ces matériaux. L'épaisseur de la couche 48 est typiquement d'environ 50 à 100 microns. La figure 4 montre que la partie supérieure de la paroi 40 comporte un bord roulé sensiblement fermé 42 sur tout le tour du récipient, dépassant vers l'extérieur, et dont le bord 50 arrive à côté de la paroi 40 et fait face à cette paroi. Le rayon du bord roulé composite peut. être compris entre environ 0,5 et 0,9 mm et,de préférence,il est d'environ 0,7 mm quand l'épaisseur de la paroi composite est d'environ 0,38 à 0,51 mm. 1a figure 5 est une vue en élévation latérale de l'un des bords roulés composites 34 et 42 des figures 2 et 4, ces bords roulés étant lisses, continus et adjacents à la paroi latérale et ne comportant pas de fissures et/ou de plis. La figure 6 est une coupe de la partie supérieure d'un corps de récipient sensiblement cylindrique B comportant une paroi latérale pratiquement droite W sans bord roulé à son extrémité 52. La-paroi latérale W peut être l'une de celles indiquées en 32 sur les figures 1 et 2 ou en 40 sur les figures 3 à 5. Comme le montre la figure 7, le bord roulé C est formé dans la partie marginale d'extrémité 52 du corps de récipient B par un dispositif classique de roulage, tel qu'une molette, ou bien, de la façon représentée, par un poinçon 54 ayant une surface légèrement tronconique 56 prolongée par une rainure 58 en U se terminant par une surface verticale 60. Le poinçon 44 est abaissé sur l'extrémité 52 du corps de récipient B pour former un bord roulé 34 ou 42. Le bord E suit le profil de la surface 56, de la rainure 58 et de la surface verticale 60 pour former le bord roulé C dont le bord E arrive au voisinage de la paroi latérale a et fait face à cette paroi. La figure 8 est une coupe de la partie supérieure d'une partie d'un corps de récipient métallique à paroi mince embouti et matricé 62, avec une partie marginale d'extrémité 64 plus épaisse que le reste de la paroi latérale 62. la présence de cette matière supplémentaire a été nécessaire jusqu ici pour permettre l'allongement pendant la formation du rebord classique C. Cependant, ainsi qu'il apparat sur les figures 9 et 10, même avec ce métal supplémentaire, le rebord F, contrairement au cas du bord roulé continu et lisse 42 de la figure 5, a encore tendance à comporter suffisamment de fissures 66 et 68 pour que la formation du rebord dans les parties marginales du corps du récipient métallique à paroi mince soit moins satisfaisante pour l'établissement de joints sertis hermétiques résistant à la pression. I1 doit être noté qu'en comparant les bords roulés aux rebords classiques, une raison de l'absence de fissures dans les bords roulés est que les parties marginales des parois des corps métalliques minces sont travaillées ou allongées d'environ 30 54 à environ 50 % de moins que les rebords classiques. Cette diminution de l'allongement existe aussi bien quand la matière métallique très mince est de l'aluminium ou de l'acier hautement travaillé que quand elle est une feuille mince d'acier ou italuminium complètement écroui. Cette diminution existe aussi bien quand la feuille de métal est traitée thermiquement ou non et /ou revêtue ou non, par exemple d'apprêts classiques tels que les acétylacétonates, les revêtements de glissement tels que les résines épo xydes modifiées, les a adhésifs tels que les copolymères éttylène- acide acrylique, les polyéthylènes et leurs combinaisons, et elle existe indépendamment de la présence ou non d'une couche de matière fibreuse seule ou avec une couche de protection telle qu'une étiquette. la figure 11 est une vue en perspective d'un récipient composite enroulé en spirale en trois pièces 66 ayant une paroi latérale sensiblement cylindrique 72 à laquelle un couvercle 74 et un fond 76 sont-fixés à ltextrémité supérieure et à l'extrémité inférieure. La figure 12 est une coupe à grande échelle suivant la ligne 12-12 de la figure 11 qui montre un couvercle 74 fixé à la paroi 72 du corps d'un récipient composite cylindrique tar un joint serti 78. Plus particulièrement, la figure 12 montre une paroi latérale composite cylindrique 72 analogue à la paroi latérale 40 de la figure 4, et qui comporte une couche intérieure en feuille de métal complètement écroui 80, une couche adjacente de matière fibreuse 82 et une couche extérieure de protection 84 qui peut être une étiquette en matière courante, par exemple en matière thermoplastique, en papier, en feuille mince de métal ou en une combinaison de ces matières0 la couche intérieure 80 peut être une feuille mince de métal complètement écroui, tel que de l'acier, par exemple une feuille mince d'acier ETP 2CR obtenue par deux laminages à froid, ou bien d'une façon préférée, une feuille d'aluminium 5052 traitée 1119. La matière fibreuse 82 peut être n importe quelle matière classique convenable pour former des boites composites. De façon désirable elle peut être du carton kraft NO 42. la couche extérieure de protection 84 représentée est en polyéthylène, de préférence basse densité. Avant la fixation du couvercle 74, la paroi latérale 72 du corps composite est initialement sensiblement cylindrique comne représenté sur la figure 6, après quoi la partie marginale est mise BOUS la forme d'un bord roulé annulaire C de la façon représentée sur la figure 7 ou plus particulièrement le bord roulé 42 de la figure 4. Comme le montre la figure 12, le couvercle métallique 84, qui peut etre en aluminium ou en acier, comporte une partie centrale plane 86 entourée d'une paroi légèrement tronconique verticale 88 prolongée par une partie arrondie 90 et ensuite par une paroi périphérique annulaire 92 orientée vers le bas et prolongée par une partie en forme de crochet 94 ayant un bord 96. La fixation hermétique résistant à la pression du couvercle 74 au corps cylindrique composite 72 à bord roulé est assurée d-s une certaine mesure par une matière de scellement 98 interposée entre une partie de la paroi légèrement tronconique sensiblement verticale 88 et la partie courbe 90, ainsi que la partie supérieure -de la paroi 72 du corps, mais la fixation hermétique est principalement assurée par contact mécanique et par la force de compression exercée par la partie en crochet 95 du couvercle contre le bord roulé, et plus particulièrement contre la partie d'extrémité 102 du bord roulé 100 à ce moment comprimé. Pour différentes formes du joint serti 78 représenté, la matière de scellement 98 n'est pas nécessaire et de préférence il n'y en a pas- entre les parties extérieures du bord roulé comprimé 100 et la partie extérieure verticale en forme de jupe 92 et il n'apparait pas de matière de scellement dans l'espace vide 106. Bien que la partie en crochet 75 du couvercle soit représentée repliée et couvrant la partie en forme de jupe 92 du couvercle, cette partie en forme de crochet peut être écartée de la partie en forme de 3upe et elle peut avoir l'une des formes représentées sur les figures 13 à 15.Les figures 13 à 15 sont des coupes suivant la ligne 12-12 de la figure 11 et montrent différents modes de réalisation de joints sertis selon l'invention0 La figure 13 montre la partie en crochet 95 espacée de la partie en forme de jupe 92 et pinçant un pli assez serré 104 de la partie de l'extrémité du bord roulé comprimé 102. La figure 14 montre la partie en crochet 95 du couvercle plus espacée de la åupe 92 que dans le cas de la figure 135cette partie en forme de crochet pinçant une partie repliée plus courbe et plus large 104 de la feuille d'aluminium écroui 80. Le bord 96 pince seulement une partie de l'extrémité de la feuille d'aluminium 80. Suivant la figure 15, le crochet 95 du couvercle est replié fortement contre la jupe 92, de sorte qu'une partie de la surface la plus intérieure du crochet 95 vient en contact avec la surface extérieure de la partie de l'extrémité de la feuille métallique 80 formant le bord roulé comprimé 100. Le plus souvent, le joint serti comporte une zone vide dans la partie courbe sensiblement en forme de U entre le crochet 95 et la jupe 92 du couvercle. La forme de la jupe 92 peut varier, par exemple d'une fom me sensiblement verticale,comme représenté sur les figures 12 et 13,à une forme plus ou moins courbe représentée sur les figures 14 et 15.De même la couche extérieure de protection 84 peut se terminer en dessous du bord roulé comprimé 100, sans faire parti de celui-ci, comme dans le cas des figures 12 à 14, ou bien elle peut être prolongée sur une partie ou la totalité du bord roulé comprimé 100 comme représenté sur la figure 15. Les figures 16 à 18 illustrent le procédé pour former un joint serti hermétique résistant à la pression entre un couvercle métallique-et un corps de récipient à extrémité ouverte dont la paroi a une épaisseur inférieure à 0,15 mm à côté de l'extrémité ouverte. La figure 16 est une vue en élévation latérale et partiellement en coupe montrant que,suivant le procédé, un corps de récipient cylindrique à extrémité ouverte sans bord roulé comporte une paroi latérale sensiblement droite W et sans bord roulé à l'extrémité. La paroi du corps peut être en acier ou en aluminium très mince hautement travaillé comme le récipient embouti et matricé des figures 1 et 2 ou en matière composite comme sur les figures 3 à 5 et 11 à 15. Comme le montre la figure 17 et comme il a déjà été expliqué par rapport aux figures 6 et 7, on forme un bord roulé annulaire C dans la partie marginale de l'extrémité du corps B du récipient au moyen d'un dispositif classique, tel que le poinçon 54, de façon que le bord E arrive à côté de la paroi latérale W et soit orienté vers cette paroi. Comme le montre la figure 18, la fixation hermétique du couvercle 74,sur le corps B du récipient ayant un bord roulé pour former un récipient pouvant supporter des pressions intérieures jusqu'à 6,3 kg/cm2 à des températures jusqu a environ 60 C, est effectuée, par exemple, en positionnant le couvercle métallique 74, en appliquant une matière de scellement S qui peut être celle représentée en 78 ou en 128 et en abaissant le poinçon 108 sur la partie centrale 86 du couvercle 74 de façon que la surface latérale 110 constitue un appui rigide pour le sertissage par le galet R. Comme dans une opération classique de sertissage, quand le galet R tourne et est amené radialement d'une façon pratiquement horizontale en contact avec le couvercle 74, le rebord 89 du couvercle est recourbé vers l'intérieur pour former la jupe 92. Le bord roulé 91 du couvercle forme le crochet d'agrafage 94 ayant le bord 96 et la partie 95 du couvercle et/ou son bord 96 agissent mécaniquement sur le bord roulé C pour le comprimer. La figure 19 est une vue en perspective d'un autre récipient en deux pièces en métal très mince hautement travaillé 110 qui comporte une paroi latérale 112, un fond venu de matière (non représenté) et un couvercle métallique 114 fixé à l'extrémité ouverte. le récipient 110 comporte un corps de récipient tel que représenté sur les figures 1 et 2, 6 à 10, 16 à 18, le procédé de fixation étant celui décrit par rapport aux figures 16 à 18. La figure 20 est une coupe à grande échelle suivant la ligne 20-20 de la figure 19, et elle montre la forme du joint serti 11o par lequel le couvercle métallique 1i4- est fixé à la paroi latérale 112 du corps du récipient avec des joints similaires à ceux représentés sur les figures 12 à 15 pour des récipients composites.Le couvercle métallique 114 comporte une partie centrale plane 118 avec une paroi légèrement conique sensiblement verticale 120 raccordée à une partie en forme de jupe périphérique 122 qui à son tour est prolongée par une partie en crochet de fermeture 124 ayant un bord 126. Le joint serti 116 est hernéti- que et résiste à la pression en raison de l'action de la matière de scellement 128 et du contact mécanique entre le bord 126 de la partie en crochet et la partie d'extrézite 130 du bord roulé de la figure 2, maintenant comprimé pour former le corps roulé 132, et par la force de compression ainsi exercée Pour des corps de récipients très minces hautement travaillés, une matière de scellement 126, habituellement du type caoutchouc, est placée entre la surface extérieure du bord roulé 132 et la surface intérieure de la jupe 122 du couvercle, cette matière peut pénétrer dans le canal formé par la jupe et la partie en crochet 124. La figure 21 représente un autre joint serti 116 dans lequel la partie en forme de crochet 124 bute mécaniquement sur la partie d'extrémité 130 du corps et une partie marginale du corps 134 est repliée sur elle même de façon que son bord 136 soit orienté vers le bord 126 de la partie en crochet du couvercle. Les espaces vides à côté du bord roulé comprimé 132 de la figure 20, et dans ce bord roulé, n1 existent pas sur la figure 21. Les bords roulés selon l'invention peuvent avoir ntimpor- te quel rayon convenable pour lequel le bord du bord roulé est orienté vers la paroi du corps du récipient, et permettant la forsertis mation de joints/ hermétiquement résistant à la pression selon 1 - invention. Le rayon du bord roulé doit être supérieur à ltépais- seur du métal formant le bord roulé. I1 a été trouvé que la plage des conditions acceptables pour le bord roulé varie d'après la matière utilisée pour la paroi du corps. En général, quand le rayon est trop grand,il apparait des fissures et,quand le rayon est trop petit, le bord roulé ne peut pas être formé.En général, pour des matériaux composites, des rayons acceptables sont compris entre environ 0,5 et 0,9 mm, et pour les récipients en aluminium et en acier emboutis et matricés le rayon peut être compris entre environ 0,18 mm et environ o,g mm. D'après les exemples des figures 12 à 15 et 20 et 21 il apparait qu'un grand nombre de formes possibles de joints sertis est possible, chacun étant acceptable du moment que la force de compression par interaction mécanique considérée ci-dessus forme un joint serti hermétique résistant à des pressions intérieures jusqu'à 6,3 kg/cm2 à environ 600C. De préférence, il existe un pli pincé de métal roulé tel que celui représenté en 34 sur la figure 13,en 100 sur la figure 15 et en 134 sur les figures 20 et 21. Le tableau I ci-après montre que, par rapport aux rebords classiques, les bords roulés demandent moins de métal du corps pour leur formation, que leur allongement ,- est plus faible, qu'ils n'ont pratiquement pas de fissures et que les bords roulés des corps composites, s'ils sont fissurés,sont encore acceptables pour former des joints sertis hermétiques résistant à la pression. I1 doit être noté que par comparaison à ces résultats, 100 %dss rebords classiques d'une longueur de 2,3 à 2,5 mm formés sur des corps de récipients essayés du type indiqué par le tableau I avaient des fissures les rendant inaptes à former des joints sertis hermétiques résistant à la pression. TABLEAU I. Matière du corps Epaisseur Direction allongement % Largeur Diamètre Fissures du récipient (mm) des graine Bande Bord du rebord du bord (51 mm) roulé (mm) roulé (mm) Embouti et matricé Aluminium 0,12 Vertical 2,0% 4,70% 2,34 (# 0,18) 1,52 Néant Acier Fer blanc 0,97 Vertical 0,8% 3,50% 2,34 (# 0,18) 1,14 Néant Tôle noire 0,97 Vertical 1,0% 3,50% 2,34 (# 0,18) 1,14 Néant Feuille d'aluminium écroui H19 0,025 1 boîte sur 100 es ## sayées Fibre (papier kraft 30 par N 42) 0,028 rapport 2,5% 4,20% varie 1,37 6 boîtes à l'axe sur 100 ## essayées Polyéthylène basse densité # 0,127-0,205 # Qualité naturelle produite et vendue sous la marque NA203 par United States Industries. ## Dans deux essais, la boîte et les six boites, respectivement, avaient des fissures inacceptables pour former des joints sertis hermétiques résistant à la pression. La figure 22 est une vue en perspective d'un récipient métallique à paroi mince hautement travaillé 210 qui comporte un corps de récipient 212 ayant un couvercle métallique 214 qui est fixé au corps par un joint serti double hermétique résistant à la pression 215. Le récipient peut être un récipient en aluminium ou en acier embouti et matricé dont la paroi métallique du corps dans la partie marginale de 11 extrémité a une épaisseur inférieure à environ 0,145 mm, et,de préférence,d'environ 0,12 mn pour l'aluminium,et d'environ 0,097 mm pour l'acier, ou bien il peut être un récipient en trois pièces, habituellement en acier dont la paroi du corps a dans la partie marginale une épaisseur inférieure à environ 0,15 m'a. L'acier utilisé comme métal pour les corps de récipients en deux pièces est habituellement au moins la tôle dite "100 livres" et l'acier utilisé pour des corps de récipients en trois pièces est habituellement de la t81e non étamée laminée deux fois à froid, de la tôle étamée électrolytiquement ou de la tôle plombée, habituellement de la tôle dite "55 livres". Le récipient en deux pièces 210 comporte un fond venu de matière (non représenté). Quand le récipient 210 est un récipient en trois pièces, il comporte un fond séparé (non représenté) fixé par un joint serti double 216 (représenté en traits mixtes) selon l'invention. La direction des grains du métal de la paroi du corps pour les récipients en deux ou trois pièces est sensiblement verticale ou axiale. Le récipient 210 est du type utilisé pour contenir de la bière et des boissons gazeuses et des produits analogues parce que la paroi métallique du corps et les joints sertis doubles 215 ou 216 peuvent supporter des pressions intérieures jusquà environ 6,3 kg/cm2 à des températures pouvant atteindre 600C. La figure 23 est une coupe à grande échelle montrant en détail le joint serti double 216 de la figure 1. Plus particulièrement, le joint serti double 216 comporte six couches métalliques formées par une paroi légèrement conique sensiblement verticale 18 du couvercle, une partie en forme de jupe s'détendant vers le bas 220, une partie en forme de crochet 222 du couvercle, une partie marginale 224 de la paroi 226 du corps, une partie en forme de jupe 228 du corps et une partie en forme de crochet 230 du corps. Le joint serti double 215 comporte aussi une matière de scellement classique 232 qui aide à rendre le joint serti double hermétique et résistant à la pression. ta figure 24 est une vue en élévation latérale et partiellement en coupe d'un corps de récipient D à extrémité ouverte, sensiblement cylindrique, ayant une paroi de corps sensible- ment droite 226 n'ayant pas de boriL roule aans la partie d'extrémité 224. Pour obtenir lesertissage double hermétique résistant à la pression d'un couvercle métallique sur ltextremisé du corps de récipient D, un bord roulé creux annulaire 234 est formé avec la partie marginale 224 du corps de récipient 2) au moyen d'un dispositif de roulage classique tel qu'une molette, ou bien de la fa çon représentée sur la figure 25 au moyen d'un poinçon 236 ayant une surface légèrement tronconique 238 prolongée par une rainure 240 en forme de U à son tour prolongée par une surface verticale 242.Le poinçon 236 est abaissé vers la partie marginale 24 du corps D, qui est supportée de n'importe quelle façon convenable, de façon que le bord 244 suive le contour de la surface 238, de la surface de la rainure 240 et de la surface extérieure 242 afin de former un bord roulé 234 dont le bord 244 fait face à la paroi 226 du corps du récipient. Comme le montre la figure 26, un couvercle métallique 214 comportant un rebord 246 est placé sur l'extrémité ouverte du corps du récipient comportant le bord roulé formé suivant la figure 25. Le bord 246 se termine par une bordure 254 le long de son bord extérieur pour aider à la formation du joint serti double de la façon expliquée plus loin. Une partie du couvercle et/ ou du corps du récipient, par exemple la surface intérieure du rebord 246 du couvercle, est revêtue d'une matière de scellement 232 qui aide à former le joint serti double hermétique. Quand le rebord 246 a été posé sur le bord roulé 234, le poinçon 248 est abaissé verticalement sur le couvercle 214, de sorte que la surface périphérique 250 du poinçon forme un appui rigide pour la formation du joint serti double par le galet 252.Quand le galet 252 tourne et est amené sensiblement horizontalement dans la direction radiale vers le couvercle 214, la partie extérieure du rebord 246 et la bordure 254 sont repliées ou roulées vers le bas et en dessous du bord roulé 234 entre le bord roule et le corps du récipient, de sorte que le rebord 246 et plus particulièrement la bordure 254 forment la paroi verticale 220 et la partie en crochet 222 du couvercle (figure 23) afin de former un joint serti double relatitement peu serré par une première opération, le joint étant ensuite comprimé radialement vers l'intérieur par un autre Galet similaire au galet 252 ou par un autre moyen de sertisage pour aplatir le joint serti afin de le serrer et de le lier contre le corps du récipient pour fermer hermétiquement le couvercle 214 sur le corps par un joint serti double hermétique rosistant à la pression afin d'obtenir le récipient fermé 210 des figures 22 et 23. La figure 27 est une coupe de la partie supérieure du corps à bord roulé de la figure 25 et la figure 28 est une vue en élévation latérale montrant le bord roulé de la figure 27. Plus particulièrement, les figures 7 et 28 montrent que le bord roulé 234 du corps de récipient à paroi mince, qui est enroulé avec le rebord 246 du couvercle, est lisse, uniforme et continu. La figure 29 est une coupe à grande échelle de la partie supérieure d'un corps de récipient 256 à rebord suivant la technique antérieure et la figure 90 est une vue en élévation latérale de la partie représentée sur la figure 29. Plus particulièrement, les figures 29 et 30 montrent que le rebord classique 258 d'un corps de récipient métallique à paroi mince classique 258 comporte des fissures courtes et longues 60 qui empêchent l'utilisation dlun tel rebord pour former un joint serti double hermétique résistant à la pression. Le tableau II ci-après montre que par comparaison aux rebords classiques, les bords roulés demandent moins de matière pour leur formation, que leur allongement 54 est supérieur et qu'ils n'ont pratiquement ni fissures ni plis. Par contre, 100 , des rebords classiques d'une longueur de 2,23 à 2,50 mm formés sur des corps de récipients essayés comportaient des fissures, qui les ont rendus impropres à former des joints sertis doubles hermétiques résistant à la pression. TABLEAU II. Matière du corps Epaisseur Direction Allongement % Largeur Diamètre Fissures du récipient (mm) des grains Bande Bord du rebord préféré et plis (51 mm) roulé classique du bord dans le (mm) roulé bord roulé (mm) Embouti et matricé Aluminium 0,12 Vertical 2,0 4,70 2,34 (# 0,18) 1,52 Néant Acier Fer blano 0,97 Vertical 0,8 3,50 2,34 (# 0,18) 1,14 Néant Tôle noire 0,97 Vertical 1,0 3,50 2,34 (# 0,18) 1,14 Néant Les joints sertis doubles obtenus par le procédé selon l'invention sont formés en appliquant sur une surface du couvercle ou du corps du récipient ou sur les surfaces des deux une matière de scellement pour qu'elle se trouve à l'intérieur du joint serti double par sertissage double du couvercle sur le corps du récipient en recourbant le bord du couvercle vers le bord roulé du corps et sous ce bord roulé entre le bord roulé et le corps du récipient pour former une paroi recourbée vers le bas sensiblement verticale du couvercle et une partie en forme de crochet orientée vers le haut et solidaire de la partie recourbée vers le bas. Cette action de roulage du rebord du couvercle comprime radialement le bord roulé du corps et elle constitue une première opération de sertissage double formant un joint relativement libre ayant habituellement une largeur de 2,43 à 2,54 mm. Ce joint serti est ensuite comprimé radialement pour être serré et etre lié contre le corps du récipient pour former le joint serti double hermétique résistant à la pression dont la largeur est habituellement comprise entre 1,70 et 1,75 mm. La compression radiale comprime radialement le bord roulé du corps entre la paroi extérieure sensiblement verticale du couvercle et la partie en forme de crochet du couvercle de façon à donner au bord roulé du corps sensiblement la forme ou le profil de la partie extérieure verticale et de la partie en forme de crochet du couvercle. Le joint serti double comporte six couches métalliques sensiblement axiales qui sont la paroi légèrement conique 218 du couvercle, la partie marginale 224 du corps du récipient, la partie en forme de crochet 222 du couvercle, deux couches du bord roulé du corps comprenant la partie en crochet 230 du corps et la partie verticale 228 du corps, et la partie extérieure verticale 220 du couvercle. La partie en forme de jupe du corps et la partie en forme de crochet du corps sont formées par le bord roulé comprimé et de préférence elle occupe sensiblement la longueur de la partie en jupe du couvercle et de la partie en crochet du couvercle. La partie en crochet 230 du bord rutilé comprimé du corps a un bord orienté vers le haut et de préférence voisin d'une partie courbe ou coudée située entre la partie légèrement conique du couvercle et la partie extérieure en forme de jupe 220 du couvercle. Des matières pouvant être utilisées comme matières de scellement dans les joints sertis selon l'invention peuvent être n'r-porte iesquels des adhésifs thermoplastiques utilises habituellement pour assurer l'étanchéité entre les couvercles métalliques et les récipients ayant des corps coposites ou en métal mince hautement travaillé. De plus, n'importe quelle matière convenable du type caoutchouc peut être utilisée pour des corps en métal mince hautement travaillé.Bien que les adhésifs thermoplastiques ne soient pas habituellement utilisés comme matières de scellement dans les joints sertis parce qu'ils n'ont pas une résistance convenable à l'arrachement, les parois legèrement coniques sensiblement droites et les superficies importantes sensiblement planes des parties légèrement coniques et des parois voisines des joints selon l'invention réduisent la nécessité d'une résistance à l'arrachement, et permettent de tirer entièrement parti de la résistance au cisaillement relativement importante des adhésifs thermoplastiques pour former des joints résistant aux pressions intérieures exercées par les produits enfermés. Quelle que soit la matière de scellement utilisée, elle doit être conpatible avec les matières de revêtement habituellement appliquées sur les surfaces des couvercles métalliques et des corps métalliques des récipients pour les isoler contre les produits corrosifs. Des revêtements de protectior (non représentés) souvent utilisés avec des adhésifs thermoplastiques pour les corps des récipients métalliques sont des revêtements du type vinyle sur des revêtements de base du type des résines époxydes modifiées, et pour les corps composites des revêtements du type résine époxyde modifiée avec des composés assurant le glissement, ces derniers étant utilisés pour lubrifier le corps du récipient pendant sa formation. Des adhésifs thermoplastiques pouvant être utilisés dans des joints sertis selon 11invention sont des adhésifs activables thermiquement à base de terpolymère d'acétate d'éthylène, d'un copolymère butadiène-styrène séquencé et d'un polymère de polyamide. Comme il est compté sur leur résistance au cisaillement, ces adhésifs n'ont pas besoin d'être activés thermiquement pour être utilisés efficacement dans des joints selon l'invention. L'adhésif à base de terpolymère éthylène-acétate de vinyle-acide organique est formé en mélangeant 5 parties en poids d'un terpolynière éthylène-acétate de vinyle-acide organique et 35 parties en poids d'une résine de polyterpène. Ce mélange est ensuite dissous dans 200 parties en poids d'un solvant chauffé, tel qu un hydrocarbure aromatique du pétrole. la solution est refroidie pour former un gel dur qui est réchauffé à environ 65tC pour l'application sur les constituants du récipient. Les constituants ainsi revêtus sont chauffés à 9) CC pour éliminer le solvant.Les corps couvercles ou les corps des récipients revêtus d'adhésif peuvent ensuite être emmagasinés jusqu'à ce qu'ils soient prêts à la fiation des couvercles, moment auquel l'adhé- sif peut etre réactivé, sans que cela soit nécessaire, par chauffage à 1500C pour la liaison par l'adhésif des couvercles aux corps des récipients. le terpolymère éthylène-acétate de vinyleacide organique a de préférence 20 % en volume 'acétate de vinyle avec un indice d'acide de 6. Un exemple de terpolymère éthylène-acétate de vinyle-acide organique préféré est fabriqué par B. I. Dupont de Nemours and Company sous la désignation "EP-3656-9". L'adhésif à base de copolymère butadiène-styrène séquencé est formé en mélangeant 56,71 parties en poids d'un copolymère styrène-butadiène séquencé ayant 25 54 en volume de molécules de styrène et 75 % en volume de molécules de butadiène, avec 21,22 parties en poids d'une résine de polyterpène, 21,22 parties en poids de résine de coumarone-indène et 0,85 partie en poids d'un antioxydant. Ce mélange est dissous dans 200 parties en poids d'un solvant chauffé, tel qu'un hydrocarbure aromatique du pétrole. Quand la solution se refroidit, elle épaissit légèrement et peut être appliquée sans être réchauffée. Des exemples de copolymères styrène-butadiène à blocs convenables sont les "craton 1101" et "1102" produits par la Shell Chemical Company. L'adhésif à base de polymère de polyamide est formé en mélangeant 75 parties en poids d'une polyamide ayant un indice de fusion compris entre 6 et 15 à 205 C, qui doit aussi être soluble et rester en solution liquide à la température ambiante, avec 25 parties en poids d'une résine de polyterpène. Ce mélange est ensuite dissous dans un solvant chauffé contenant 200 parties en poids d'un hydrocarbure aromatique du pétrole, d'un diacétone-alcool exempt d'acétone et 60 parties en poids d'alcool isopropylique. Ce mélange de solvants est chauffé à environ 650C pour former une solution. L'adhésif reste un mélange homogène de liquides quand il est refroidi à la température ambiante et il peut être appliqué à n'importe quel moment tel quel et être chauffé pour éliminer les solvants.L'adhésif peut ensuite être réactivé et les couvercles peuvent être appliqués sur les corps des récipients en chauffant l'adhésif à environ 2050C. Des exemples de polyamides disponibles commercialement convenables pour cette utilisation sont le "Milvex 1000" et le "Milve 4000W produits par General Milîs Inc. Des matières du type caoutchouc pouvant être utilisées comme matière de scellement dans des joints sertis selon l'invention sont, par exemple, les caoutchoucs de copolymères styrènebutadiène solubles dans un solvant organique. Des matières convenables de ce type et des procédés pour leur préparation sont décrits dans le brevet US 2.767.152. Ces caoutchoucs en copolymères contiennent habituellement 10 à 90 parties en poids de styrène et 90 à 10 parties en poids de butadiène sur la base du poids du co copolymère. Un caoutchouc de styrène-butadiène disponible commercialement et convenant comme matière de scellement pour des joints sertis pour la bière et les boissons gazeuses est produit et vendu par la D. R. Goodrich Chemical.Company sous la marque déposée "Ameripol".Le copolymère peut être mélangé à d'autres caoutchoucs ayant les propriétés désirées, par exemple,avec une petite quantité d'un caoutchouc acrylonitrile non soluble ou d'un copolymère butadiène-acrylonitrile pour augmenter la ténacité. Le ca oùtchouc contient souvent des parties environ égales d'environ 33 % en poids de copolymère styrène-butadiène, environ 33 % en poids d'une résine collante telle que le polyterpène et environ 35 % en poids d'autres matières telles que des charges, des pigments, etc., ces pourcentages en poids étant basés sur le poids total de la matière de scellement du type caoutchouc. Une résine de polyterpène disponible commercialement et convenant pour des joints sertis de boftespour la bière et les boissons gazeuses est fabriquée par The Newport Division de la Heyden Newport Chemical Company, et est vendue sous la marque déposée "Rirez". Des matières de scellement en caoutchouc sont préparées en dissolvant la résine collante avec un solvant organique tel que du naphta, l'hexane ou I'heptane, et en ajoutant la charge à la solution jusqu a ce qu'elle soit dispersée. Le caoutchouc de styrène-butadiène, de préférence à l'état granulé, est ensuite a gité et le mélange est poursuivi à environ 380G avec agitation pendant environ 4 à 10 heures. La matière de scellement résultante est molle et collan- té et elle est appliquée dans cet état par les procédés courants à la surface inférieure du rebord du couvercle et de la partie voisine de la paroi légèrement conique du couvercle. le couvercle est fixé au récipient avec ou sans chauffage, d'après la nature du produit contenu dans le récipient et le type de solvant utilisé dans la matière de scellement. Par exemple,des récipients pour certains produits alimentaires tels que des légumes, et des récipients comportant une matière de scellement contenant de l'hexane commeolvant doivent être séchés par chauffage pour purifier la matière de scellement et pour éliminer l'hexane. Une charge convenable pour les joints sertis de récipients pour la bière et les boissons gazeuses est l'argile "Buca" qui est le nom général pour un silicate d'aluminium hydraté produit par différents fabricants tels que Southern Clays Incorporated. les charges englobent habituellement les oxydes disponibles commercialement tels que l'oxyde de zinc et le bioxyde de titane. Ces derniers sont utilisés comme agents colorants et de renforcement pour les matières de scellement. Un silicate d'aluminium anhydre pratiquement exempt d'amiante est souvent incorporé, par exemple celui fabriqué sous la désignation "Nistron Talc" par la Nistron Vapor Company. Des exemples de matières de scellement du type caoutchouc convenables pour les joints sertis de récipients pour des produits gras ou huileux, et ayant une résistance suffisante à l'écoulement aux températures élevées de traitement nécessaires pour ces produits sont décrites dans le brevet US 3.402.220.Ce dernier brevet décrit des composés formés à partir de mélanges homogènes de caoutchouosmoussolublesdans des solvants et de ca outchouosrelativement durs insolubles dans les solvants. les composés de caoutchouc sont préparés par mélange intime dans un malaxeur robuste dtun copolymère élastomère mou d'isobutylène, tel qu'un caoutchouc butyle et une dioléfine, avec un copolynzère chloré élastomère mou d'isobutylène et d'une dioléfine telle qu'un caoutchouc de chlorobutyle.Ce mélange est fait en présence d'un agent de vulcanisation pour le caoutchouc chlorobutyle, tel que l'oxyde de zinc, et en maintenant la température du mélange en dessous de la température de vulcanisation du caoutchouc de chlorobutyle, avantageusement en dessous de 1270C. Quand le mélange est complet, un état acide est établi par-addition, par exemple, d'acide stéarique, et la température est élevée et est maintenue de préférence à environ 1650C pendant environ 15 à 60 minutes, avec ou sans malaxage, jusqu'à ce que la vulcanisation soit complète et cue la matière de base résultante en caoutchouc vulcanisé ait une viscosité Mooney d'environ 100 à 110. ensuite, séparément, du résinate de zinc est dissous dans de l'hexane et l'argile "Buca" et le caoutchouc butyle en granulés combinés avec le caoutchouc vulcanisé sont ajoutés à la solution pour obtenir une matière de scellement en caoutchoucs mélangés contenant environ 80 à 95 % en poids de caoutchouc butyle sur la base du poids de la matière. Bien entendu, la description qui précède n'est pas limitative, et l'invention peut être mise en oeuvre suivant d'autres variantes, sans que l'on sorte de son cadre. REVNDICADIO-E . 1. Procedé pour fixer un couvercle métallique sur un corps de récipient cylindrique à extrémité ouverte dont la paroi est soit métallique avec une épaisseur inférieure à 0,145 mm dans la partie marginale voisine de l'ouverture, soit composite et comportant une couche en feuille mince de métal complètement écroui dont l'épaisseur dans la partie marginale voisine de l'ou- verture est inférieure à 0,05 mm, ledit procédé permettant d'obtenir un récipient fermé hermétiquement et pouvant supporter des pressions intérieures jusqu'à environ 6,3 kg/cm2 à des températures jusqu'à environ 600C, et étant caractérIsé en ce qu'on forme un bord roulé annulaire dans la partie marginale voisine de l'ouverture, ce bord roulé ayant une bordure faisant face à la paroi du corps du récipient, on positionne le couvercle, qui présente un rebord, sur l'ouverture comportant le bord roulé, on applique une matière de scellement sur une surface du couvercle et/ou de la paroi du corps pour lier ces surfaces l'une à l'autre, on replie le rebord du couvercle pour former une partie en forme de jupe et une partie en forme de crochet, et on applique une force de compression de façon à fixer hermétiquement le couvercle sur le corps du récipient. 2. Procédé selon la revendication 1, dans lequel le corps du récipient est en métal hautement travaillé et présente une direction de grains sensiblement axiale, caractérisé en ce qu'on procède au sertissage double du couvercle sur le corps du récipient en repliant les rebords du couvercle vers le bas et vers le haut en dessous du bord roulé entre celui-ci et le corps du récipient pour former une partie de paroi en forme de jupe et une partie en forme de crochet, et en comprimant radialement le joint serti povr le serrer et le lier contre le corps du récipient. 3. Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce qu'on utilise un couvercle conprenant une partie centrale, une partie périphérique annulaire tronconique a peu près verticale et un rebord périphérique, et en ce qu'après avoir replié le rebord du couvercle, on applique mécaniquement une force de compression par la tartie d'extrémité du crochet du couvercle sur le bord roulé du corps pour les corimer ensemble. 4. Procédé selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le corps du récipient est en aluminium ou en acier, et en ce qu'il est obtenu par emboutissage et matriçage. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'on forme le bord roulé avec un raison inférieur à 0,90 mm environ. 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que le rayon du bord roulé est compris entre 0,175 et 0,90 mm environ. 7. Procédé selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que la largeur du double joint serti après la première opération est comprise entre 2,44 et 2,52 mm environ. 8. Procédé selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que la largeur du double joint serti hermétique est comprise entre 1,7 et 1,75 mm environ. 9. Procédé selon l'une des revendications 1 à 8, dans lequel le corps du récipient est en aluminium, caractérisé en ce que l'épaisseur de sa paroi est d'environ 0,12 mm. 10. Procédé selon l'une des revendications 1 à 8, dans lequel le corps du récipient est en acier, caractérisé en ce que l'épaisseur de sa paroi est inférieure à environ 0,115 mm. 11. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que l'épaisseur de la paroi du corps du récipient est inférieure à 0,096 mm. 12. Procédé selon l'une des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que le joint serti comporte six couches métalliques sensiblement axiales comprenant : une paroi sensiblement tronconique du couvercle, une paroi de corps du récipient, une paroi en forme de crochet du couvercle, deux couches du bord roulé du corps du récipient comprimé radialement, et une partie périphérique du couvercle en forme de jupe. 13. Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que les couches du bord roulé comprimé suivent le profil-de la partie en forme de jupe et de la partie en forme de crochet du couvercle. 14. Procédé selon la revendication 13, caractérisé en ce que les couches du bord roulé comprimé occupent sensiblement la longueur de la partie en forme de jupe et de la partie en forme de crochet du couvercle. 15. Procédé selon la revendication 14, caractérisé en ce que le bord roulé comprimé comporte un bord orienté vers le haut et jusqu'à un point voisin d'une partie courbe entre la paroi tronconique et la partie en forme de jupe du couvercle. 16. Procédé selon l'une des revendications 1 à 3, dans lequel la paroi du corps du récipient est composite et comporte une couche en feuille mince de métal, caractérisé en ce qu'on forme le bord roulé avec un rayon compris entre 0,5 et 0,9 mm environ. 17. Procédé selon l'une des revendications 1 à 3 ou 16, dans lequel la paroi du corps du récipient est composite et comporte une couche en feuille mince de métal, caractérisé en ce que ladite feuille mince est en aluminium traité E19 ou en acier laminé à froid. 18. Procédé selon la revendication 17, dans lequel la feuille mince de métal est en aluminium, caractérisé en ce que son épaisseur est d'environ 0,25 mm. 19. Corps de récipient destiné à la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 18, caractérisé en ce qu'il comprend une partie cylindrique dont le bord est préformé pour constituer un bord roulé. 20. Récipient fermé obtenu selon l'une quelconque des revendications 1 à 18.