La présente invention concerne une composition pharmaceutique à activité antivirale et un procédé de préparation pour de telles compositions. L'invention se rapporte plus particulièrement à la préparation de compositions qui, administrées à des hommes ou à des animaux, provoquent une résistance aux virus dans des organismes et des cellules vivants et/ou induisent la formation de substances antivirales naturelles. On prépare une composition antivirale selon l'invention à partir d'un ou de plusieurs composants inducteurs suscitant une résistance aux virus et d'un ou de plusieurs produits activateurs qui développent l'activité des inducteurs. On sait que la résistance virale de tissus et cellules vivants peut être induite par des virus, mais aussi par des composés d'origine naturelle ou synthétique. On peut ainsi provoquer une résistance aux virus à l'aide d'acides ribonucléiques naturels, comme acides nucléiques de virus (G.E.W. Wolstenholme et McO'Connor Interferon, Londres 1967, Littie et Brown), des acides ribonucléiques d'origine fongique (M.R. Hilleman, J. Infect. Diseases, 121, 196/1970/), certaines substances végétales comme la phytohemaglutinine, des polysaccharides (N.B. Finter : Interferons, Philadelphie 1966, W.B. Saunders Co.). On a constaté que des acides polyribonucléiques d'origine naturelle ou synthétique sont les inducteurs les plus actifs (M.Harris : Science 170, 1068/1970/) . Des mélanges simples (non complexés), des complexes, des hybrides (dans lesquels par exemple une chaîne du complexe est un acide désoxyribonucléique et l'autre est un acide ribonucléique), des dérivés de ces divers inducteurs modifiés (comme des acides nucléiques renfermant des nucléotides contenant du soufre) ainsi que des composants analogues (produits par introduction de nucléotides modifiés dans la molécule avant polymérisation) possèdent aussi un pouvoir inducteur de substances antivirales. Les acides nucléiques naturels peuvent être d'origine végétale, comme l'hélénine (Rytel, M.W. et coll. : J. Exp. Med. 123, 577/1966) le statolon (W.J. Kleinschmidt, et coll. : Nature, 220, 167/1968), le RNS provenant d'Aspergillus (G.T. Banks et coll. ; Nature 227, 505/1970); brevet belge nO 764 715), le RNS provenant de la levure (A.Billiau et E.Schonne : Life Sci. 9, 69/1970) et brevet belge nO 757 291, etc.), ou ils peuvent être d'origine virale comme les acides nucléiques isolés à partir des virus et phages suivants Rhéovirus, virus nain du riz, MS 2 phage , MU 9 phage, T 1 phage (Nemes, M.M. et coll. : Proc. Soc. Exp. Biol.Med., 132, 784/1969), brevets belges nos 752 198; 739 424 et 739 425, brevet allemand no 1 935 667), mengovirus (Falcoff R. et Falcoff E.; Biochim. Biophys. Acta, 182, 501/1969), virus de la vaccine (Colby, C. et Duesberg, P.; Nature, 222, 940/1969), T 4 phage (Kleinschmidt,W.J. et coll. : Nature, 228, 27/1970), etc.. Des polynucléotides de synthèse peuvent être des homopoly ribonucléotides, comme les poly rA, poly rU, poly rI, poly rX, poly rG (Billiau, A. et coll.: Proc. Soc. Exptl. Biol. Med. 132, 790/1969), des copolyribonucléotides, comme les poly rAU, poly rIG, poly rCG, etc. (De Clercq, E. et coll.: J. Mol. Biol. 56, 83/1971), des mélanges simples ou des complexes d'homopolyribonucléotides, comme les poly rI, poly rC, poly rA, poly rU,etc. (Hilleman, M.R.: J. Infect. Diseases, 121, 96/1970) ou par exemple poly rI + poly rA, poly rC + poly rG, etc., des mélanges simples ou des complexes d'homopolyribonucléotides avec des copolyribonucléotides, comme par exemple des poly rCG:poly rl, poly rCG + poly rI, etc. (Matsuda, S. et coll.: Arch. Ges.Virusforsch. 34, 105/1971), le brevet allemand nO 1 963 998 , ainsi que des mélanges simples ou des complexes de copolyribonucléotides. De plus, des polynucléotides de synthèse peuvent être aussi des homopolydesoxyribonucléotides comme les poly dT, poly dC; des copolydésoxyribonucléotides comme le poly dAT; des mélanges simples, des complexes ou des hybrides de tels composés formés les uns avec les autres ou avec des polyribonucléotides, comme des poly dl: poly dC, poly rI:poly dC, etc. (Vilcek, J. et coll.: J. Virology, 2, 648/1968, brevet belge nO 744 528), ainsi que des hybrides de polynucléotides formés avec des polymeres de synthèse contenant des nucléotides bases, comme le poly rI:polyvinylcytosine (Pitha, J. et Pitha, M.:Science, 172, 1146/1971). Les dérivés modifiés et les produits analogues peuvent être des ribo- ou désoxyribonucléotides d'origine naturelle ou synthétique, dans lesquels la substitution peut se produire sur la base par alkylation, allylation, acylation, désamination, oxydation, halogénation, etc., de la portion sucre (brevet belge n" 757 653) ou sur la portion phosphate, par exemple par substitution de soufre (De Clercq et coll.: Virology, 42, 421/1970). On sait également que l'effet des inducteurs-de type acide nucléique est plus important en présence de certains polycations. '- Par exemple, les inducteurs sont activés par la polylysine (J.B. Iodine et coîl. J. Virology, 7, 595/1971 , J.Di. Rice et colt. Appl. Microbiol. 22, 380/1971), la polyornithine et la polyarginine. Le polycation le plus souvent étudié et le plus largement employé est le DEAE-dextrane (Dianzani, F. et coll,:Ann. N.Y Acad. Sci. 173, 727/1970/; Field,A.K. et col.: Proc. N.A.S US. 58, 1004/1967). Le brevet français nO 2 092 875 décrit la préparation de composés complexes induisant plus fortement la production d'interféron que les seuls composants de caractère acide nucléique. On prépare un tel complexe en faisant réagir un acide nucléique ou son analogue, composé d'une, deux ou trois hélices et pourvu de sites moléculaires négatifs ou anioniques, dans une solution aqueuse diluée, avec un polycation présentant des sites moléculaires positifs ou cationiques. Ce brevet mentionne les quatre groupes suivants de polycations: a) les dialkylaminoaîkyldextranes et les composés apparentés (DEAE-D) b) les polymères de synthèse d 'amino acides cationiques (polylysine, polyornithine), c) les protéines basiques naturelles (histone, protamine, et lyso zime); et d) des polyélectrolytes cationiques synthétiques (bromure d'hexa diméthrine). Les données pharmacologiques fournies dans ce brevet, indiquent que les divers polycations mentionnés présentent des activités de même ordre d'importance; le DEAE-dextrane est le plus actif, les autres présentent une activité décroissante dans ltordre suivant : protamine, histone, bromure d'hexadiméthrine, polyornithine, polylysine, lysozyme. Le brevet français nO 2 122 325 décrit l'utilisation de mêmes types de polycations, dont le poids moléculaire est de l'ordre de à 108 et qui sont associés avec de 0,02 à 10 parties en poids de polymères d'acide nucléique, dans des compositions antivirales contenant des antigènes, en particulier des vaccines. L'unique exemple décrit dans ce brevet se rapporte à l'utilisation du DEAE-dextrane. Ni ce composé, ni d'autres polycations nommés R ne sont caractérisés par des données physicochimiques dans les brevets français mentionnés plus haut. Plusieurs publications traitent de l'aptitude à augmenter l'inductivité que manifestent les polycations mentionnés plus haut. Parmi les polycations énumérés ci-dessus, le DEAE-D exerce l'activation la plus importante pour un acide nucléique polymère de type A:U; cette observation est étayée par des essais pharmacologiques de résistance au virus. La présente invention se propose de fournir des polycations qui développent davantage l'activité des inducteurs que des produits déjà connus. On a eu la surprise de constater que, par rapport à tous les composés connus pour leur effet d'activation, en particulier les polymères synthétiques d'amino acides cationiques naturels (par exemple, polylysine, polyornithine) ou les polyélectrolytes cationiques synthétiques de structure non peptidique (par exemple le bromure d'hexadiméthrine), on peut obtenir des effets d'activation bien supérieurs si l'on utilise comme inducteurs, des complexes préparés par contact de composés inducteurs avec certains polypeptides polycationiques de synthèse formés a) à partir de polymères d'acides a-amino-dicarboxyliques, dont tout ou partie des groupes carboxyliques libres est converti en groupes carboxamide N-substitués contenant certains substi tuants spécifiques basiques, ou b) à partir des polymères d'acides diamino-carboxyliques, alkylés au moins partiellement sur les groupes amino libres. La demanderesse a aussi trouvé que, contrairement à ce qu'indiquent les brevets français 2 092 875 et 2 122 325 mentionnés plus haut, on constate une activité avec des rapports inducteur: activateur qui varient non seulement entre 2.10-2 et 101 mais entre 10 6 et.103 Le rapport utilisé de préférence maintenant, dépend de la nature espèce et souche) de l'organisme traité et aussi du mode d'administration de la composition. Le meilleur rapport inducteur:activateur peut être compris entre 10 3 et 10 6 pour des cultures de tissus; il peut etre de 2,5.10-2 pour des oeufs traités par voie allantoldique, de 4.101 si la composition est administrée dans le faux sac d'air, préparé auparavant sur la face chorionique de la membrane chorioallantoidienne et 2.101 pour les souris -traitées par voie intrapéritonéale. Les polypeptides polycationDques de synthèse utilises selon l'invention pour former les complexes, peuvent être préparés selon des méthodes connues a partir de polypeptides contenant des unités d'amino-acide basique ou d'acide amino-dicarboxylique (C t est-2-dire des unités d'emino-acide ayant des groupes amino ou carboxyl-que libres), par amldation dTau moins une partie des groupes carboxyliques libres avec des diamines ou des hydroxy alkylamlnes ou par alkylation d'au moins une partie des groupes amino libres à laide d'agents dlalkylation. On peut ainsi préparer ces polypeptides modfies,-par exemple, en faisant réagir un dérivé réactif d'un polypeptide contenant des groupes carboxyliques libres, par exemple un ester d'acide poly-DL-amino-malonique, d'acide poly-L-aspartique ou poly-L-glutamique ou des copolymères de ces amino-acides dicarboxyliques avec une mono- ou dialkylamino-alkylamine ou une hydroxyalkylamine, ou bien en N-alkylant un polypeptide contenant des groupes amino libres, par exemple le poly-L-lysine ou la poly-L-ornithine. On trouve dans la littérature, la description de divers polypeptides polycationiques de synthèse ainsi modifiés, ainsi que les méthodes pour les préparer a) Polypeptides polycationiques obtenus par réaction d'ester poly-DL-aminomalonique ou poly-L-aspartique avec la diméthyl amino-2-êthylamine;; b) Polypeptides polycationiques obtenus par réaction d'ester poly-aminomalonique ou a-ester méthylique d'acide S-polyaspar- tique ou des dérivés copolymères de ces amino-acides, formés avec d'autres amino-acides ou leurs dérivés, avec des diamines primaires-tertiaires, ainsi que différents sels d'ammonium poly-N-quaternaires de ces polycations, dans lesquels les sub stituants en position quaternaire sont des groupes hydrocarbonés de C1 à C5 u leurs dérivés contenant un substituant hydrophyle Cgroupes carboxy, acide sulfonique, etc.) et un ester carboxy lique ou des cycles hétérocycliques (brevet de Grande-Bretagne n 834 227); c) Polypeptides polycationiques formés par réaction d'acide anhydro polyaspartique avec l'éthylènediamine, la putrescine ou une diamine N -mono- ou dialkylée ou avec un mélange de ces composés (brevets engrois n 147 363 et 147 566); ainsi que les dérivés quaternaires de ces composés dans lesquels les groupes en position quaternaire peuvent être des groupes alkyles ou aralkyles, substitués ou non, et de préférence un groupe méthyle, éthyle, hydro xyéthyle, benzyle ou p-chlorobenzyle (brevet hongrois nO 150 576). d) Amino-3-propylamides d'acide a-poly(L ou D)-aspartique, -poly(L ou D)-aspartique ou a,$-DL-polyaspartique (Nagy-Kovacs, Kovacs, Pisano, Shidlovsky; J. Med. Chem. 10, 904/1967/). e) Polypeptides polycationiques formés par réaction de y-esters d'acide a-poly-L-glutamique, anhydride polyglutamique ou dérivés d'acide y-poly-D-glutamique avec l'éthylènediamine, la putres cine, des diamines N1 -mono ou dialkylées ou leurs mélanges; ainsi que les sels (brevets hongrois nO 147 363 et 147 566) et les divers dérivés quaternaires de ces polycations (brevet hongrois nO 150 756). f) Polycations préparés par réaction de 1-esters d'acide a-poly-L glutamique ou leurs copolymères contenant des y-esters gluta miques et d'autres amino-acides (par exemple Gly, Leu) avec des diamines primaires-tertiaires; ainsi que les divers dérivés quaternaires de ces polycations (brevet britannique nO 834 227). g) Dérivés d'acide a-poly-L-glutamique dont le groupe carboxylique est modifié par la diméthylamino-2-éthylamine et la diéthyl amino-2-éthylamine et qui contiennent aussi des groupes gluta myle et y-ester glutamique à côté des unités transformées en dérivés carboxamides par ces diamines; ainsi que des dérivés d'acide polyglutamique polycationiques modifiés par 1 'amino-2- éthylamine et contenant aussi des "réticulations" composées d'unités éthylènediamine acylées doubles (Kotai,A.; Acta Chim. Hung. 54, 65/1967/). h) Dérivés d'acide a-poly-L-glutamique modifiés par la diméthyl amino-2-éthylamine et contenant aussi des unités transformées en dérivé carboxamide par l'éthanolamine ét/ou la cystéamine et/ou l'histamine, à côté des unités modifiées par la diamine et des groupes glutamyle et/ou esters glutamiques (Kotai, Szokan, Ferencz, Almas: Acta Chim. Hung. 62, 293/1969/). i) Dérivés d'acide a-amino-DL-adipique dont les groupes carboxy liques sont modifiés par l'éthylènediamine et/ou la putrescine et/ou avec une diamine N1-mono- ou dialkylée, et les sels de ces dérivés (brevets hongrois nOS 147 363 et 147 566) ainsi que divers dérivés quaternaires de ces composés (brevet hongrois nO 150 576). j) Dérivés N-substitués et quaternaires de polylysine (brevet britannique nO 834 227). k) Copolypeptides contenant la lysine et d'autres amino-acides (comme 1'alanine) et leurs dérivés quaternaires (brevet britannique nO 834 227). La présente invention fournit donc un procédé de préparation de complexes ayant une activité antivirale accrue, qui consiste à mettre en contact une substance connue, capable d'induire dans des cellules vivantes la production d'agents antiviraux naturels et/ou possédant eux-mêmes une activité antivirale, dans un milieu aqueux, avec un polypeptide polycationique de synthèse construit totalement ou en partie à partir d'unités d'u-aminoacide de formule générale dans laquelle :: A représente un groupe B représente un groupe alkylène de I à 4 atomes de carbone; R1 et R2 sont indéperLdamment, de l'hydrogène ou des groupes alkyle de 1 à 4 atomes de carbone, ou R1 et R2 forment avec l'atome d'azote contigu, un cycle hétéro- cyclique à 5 ou 6 éléments, contenant éventuellement un autre hétéroatome. R3 est un groupe alkyle de I à 4 atomes de carbone; R4 est de l'hydrogène ou un groupe alkyle de 1 à 4 atomes de carbone; n est un nombre entier de 1 à 5 ou, si A représente le groupe n peut être zéro, ou avec un sel d'addition d'acide ou un dérivé d'ammonium quaternaire de tels polypeptides polycationiques de synthèse. Ces deux substances, l'inducteur et le polypeptide polyc-ationique synthétique (appelé par la suite : activateur) sont mises en contact dans des solutions aqueuses, de préférence dans des solutions préparées avec une solution de chlorure de sodium physiologique. Le produit obtenu par ce procédé est donc sous forme d'une solution aqueusè, contenant le complexe formé et peut-être d'autres composants, par exemple un excès de l'un des composants du complexe et/ou du chlorure de sodium, et éventuellement aussi d'autres adjuvants pharmaceutiques connus en eux-mêmes. On peut utiliser directement ces solutions dans des buts thérapeutiques ou pharmacologiques, on peut les stériliser en les filtrant de façon stérile et on peut éventuellement obtenir une forme solide en lyophilisant ces solutions. Le procédé de préparation de ces complexes et l'utilisation des compositions les renfermant sont décrits plus loin. Les complexes selon l'invention consistent donc en deux composants, un inducteur ou un mélange d'inducteurs et un activateur ou un mélange d'activateurs. Les compositions (solutions ou produits solides) renfermant ces complexes peuvent de plus contenir diverses autres substances, par exemple des sels, stabilisants et autres adjuvants. Par la suite, on désigne chaque type d'activateurs par une lettre "A" suivie d'un indice caractéristique de la qualité. Si l'on n'indique rien d'autre, les données entre parenthèses servent à davantage décrire des activateurs distincts appartenant à une même catégorie. La première donnée numérique est la viscosité réduite exprimée en décilitres par gramme, mesuree dans de l'acide dichloroacétique à 0,5%. La seconde donnée numérique représente le degré de substitution par les groupes cationiques caractéristiques, exprimé en pourcentage (par exemple : A2/0,89; 93%). Les dénominations suivantes servent à identifier les différents types d'activateurs A1 Dérivés d'acide polyglutamique, dans lesquels les groupes carboxyliques libres sont convertis en dérivés carboxamides à l'aide de diméthylamino-2-éthylamine, en des degrés différents, ainsi que le représentent les secondes valeurs numériques entre parenthèses. A2 Dérivés d'acide polyglutamique, dont les groupes carboxyliques libres sont convertis en dérivés carboxamides avec de la diéthyl amino-2-éthylamine, à des degrés divers, ainsi que l'indiquent les secondes valeurs numériques entre parenthèses. A3 Iodure d'un dérivé d'acide polyglutamique, dont les groupes carboxyliques libres sont convertis en dérivés carboxamides portant des substituants triméthylammonio-2-éthyle, dans le pourcentage indiqué. A4 Chlorure d'un dérivé d'acide polyglutamique dont les groupes carboxyliques libres sont convertis en dérivés carboxamides portant comme substituants du butyldiméthylammonio-2-éthyle, dans le pourcentage indiqué. A5 Dérivé d'acide polyglutamique, dont les groupes carboxyliques libres sont convertis en dérivés carboxamides substitués par 73% de radicaux diméthylaminoéthyle, 15 d'hydroxy-2-éthyle et 8% d'imidazolyl-2-ethyle. A6 Méthosulfate d'un dérivé de polylysine, dont les groupes amino libres sont méthyles. A7 Méthosulfate d'un dérivé de polyornithine dont les groupes amino libres sont méthyles. A8 Dérivés d'acide poly-aspartique, dont les groupes carboxy liques libres sont convertis en dérivés carboxamides à l'aide de diéthylamino-2-éthylamine, dans le pourcentage indiqué. Ag Dérivés d'acide poly-a-aminoadipique, dont les groupes carboxy liques libres sont convertis en dérivés carboxamides à l'aide de diméthylamino-2-éthylamine dans le pourcentage indiqué. A10 Iodure d'un dérivé d'acide polyglutamique, dont les groupes carboxyliques libres sont convertis en dérivés carboxamides portant comme substituants des radicaux méthyldiéthylammonio- 2-éthyle, dans le pourcentage indiqué. A11 Dérivé d'acide polyglutamique, dont les groupes carboxyliques libres sont convertis en dérivés carboxamides substitués par 48% de radicaux diméthylamino-2-éthyle et 48% d'amino-2-éthyle. Les inducteurs sont désignés par les abréviations généralement admises, les données entre parenthèses concernant les valeurs SW respectives des chaînes de polynucléotides individuelles, en unités Swedberg. Les compositions peuvent être souks forme de solution, suspension, lyophilisat ou solide séché à l'air, ou d'un précipité obtenu par addition de certains solvants organiques, par exemple de l'alcool. Les quantités absolue et relative de chaque composant des compositions selon l'invention peuvent varier dans de très larges mesures, en fonction des particularités de l'organisme traité et du mode d'administration. La préparation des compositions est illustrée par les exemples suivants, qui ne sont pas limitatifs de la portée de l'inventiôn. Compositions I/a à I/i. On dissout 40 mg d'un activateur dans 100 ml de solution de NaCl physiologique. On neutralise le mélange et le soumet à une filtration stérile, puis on le mélange de façon stérile avec 100 ml de solution physiologique stérile qui renferme 1,0 microgramme d'inducteur par ml de solution. On peut répartir stérilement cette composition dans des ampoules et la conserver à l'état gelé. Les couples activateur-inducteur peuvent être, par exemple I/a A1(0,81; 88%) - poly I:C (12,2; 6,3) I/b A1 (0,92; 94%) - poly I:C ( 4,7; 3,1) I/c A1 (1,13; 96%) - poly I:C ( 4,7; 3,1) I/d A1C0,60; 96%) - statolon I/e A3( - ; 91%) - poly I:C (12,2; 6,3) I/f A2(0,90; 93%) - poly I:C (12,2; 6,3) I/g A4( - ; 92%) - poly I:C (12,2; 6,3) I/h A1(0,92; 94%) - poly I:C (12,2; 6,3) I/i A1(1,13; 96%) - poly I:C (12,2; 6,3) Compositions Il/a à II/i. On procède tel que décrit pour les compositions I/a à I/i, si ce n'est que les solutions contiennent 10% de dextrane. Compositions 111/a à III/i. On procède tel que décrit pour les compositions I/a à I/i, si ce n'est que les solutions contiennent 5% de polyvinylpyrrolidone. Compositions IV/a à IV/i. On procède tel que décrit pour les compositions I/a à I/i, si ce n'est que les solutions contiennent 0,1M de phosphate tampon à pH 7,2 à la place du chlorure de sodium. Compositions V/a à V/i. On procède tel que decrit pour les compositions I/a à I/i, si ce n'est que les solutions contiennent 0,02M de citrate tampon à pH 7,4 à la place du chlorure de sodium. Compositions VI/a à VI/i. On procède tel que décrit pour les compositions I/a à I/i, si ce n'est que l'on répartit la solution stérile dans des ampoules de 10 ml et qu'on les soumet à une lyophilisation de façon stérile. Compositions VII/a à VIl/e-. On procède tel que décrit pour les compositions I/a à I/e, si ce n'est que l'on dissout les chlorhydrates neutres des activateurs et que l'on ne neutralise pas la solution. Compositions VIII/a à VIII/h. On dissout 100 mg d'activateur dans 100 ml de solution de chlorure de sodium physiologique. Après neutralisation et filtration stérile, on mélange la solution de façon stérile avec 100 ml de solution physiologique contenant 1,0 microgramme/ml d'inducteur. On peut répartir les compositions résultantes dans des ampoules de 10 ml dans des conditions stériles ou les conserver à l'état gelé ou lyophilisé Des couples dlactivateur-inducteur sont par exemple VIII/a A1(0,39; 92%) - poly I:C (12,2; 6,3) VIII/b A1 (0,45; 97%) - poly I:C (12,2; 6,3) VIII/c A1 (0,49; 96%) - poly I:C (12,2; 6,3) VIII/d A1 (0,37; 96%) - statolon VIII/e A1 (0,45; 97e) - statolon VIII/f A1 (0,54; 83%) - statolon VIII/g A1(0,52; 93%) - poly(AU) SW=8,8 A/U = 1 VIII/h A5( - ) - poly I:C (12,2; 6,3) Compositions IX/a à IX/j. On dissout 40 mg d'activateur dans 100 ml de solution physiologique. On neutralise, puis soumet cette solution à une filtration stérile avant de la mélanger de façon stérile avec 100 ml de solution physiologique stérile contenant 0,05 microgramme/ml d'inducteur. Ces compositions peuvent être conservées dans des ampoules ou à l'état gelé ou lyophilisé. Des couples activateur-inducteur peuvent être par exemple : IX/a A1 (1,13; 96%) - poly I:C (12,2; 6,3) IX/b A1(1,17; 99%) - poly I:C (12,2; 6,3) IX/c A1(1,52; 94%) - poly I:C (12,2; 6,3) IX/d A1 (2,0 ; 98%) - poly I:C (12,2; 6,3) IX/e A1 (2,92; 82%) - poly I:C (12,2; 6,3) IX/f A1 (0,81; 98%) - statolon IX/g A1(0,92; 94%) - statolon IX/h A1(0,92; 94%) - poly(AU) SW=8,8 A/U = 1 IX/i A6( - ) - poly I:C (12,2; 6,3) IX/j A7( - ) - poly I:C (12,2; 6,3) Compositions X/a à Xzd. On dissout 100 mg d'activateur dans 100 ml de solution physiologique. On neutralise la solution et on la soumet à une filtration stérile, puis on la mélange de façon stérile, avec 100 ml de solution physiologique stérile contenant 0,05 microgramme/ml d'inducteur. Les compositions obtenues peuvent être réparties ampoules ou conservées à l'état gelé ou lyophilisé. Des paires activateur-inducteur peuvent être par exemple composées de X/a A1(0,49; 96%) - statolon X/b A1(0,52; 93%) - statolon X/c A8 (1,09; 86%) - poly I:C (12,2; 6,3) X/d Ag(0,98; 91%) - poly I:C (12,2; 6,3) Compositions XI/a a XI/g. On procède tel que decrit pour les compositions X/a à X/d, si ce n'est que la première solution renferme 40 mg d'activateur au lieu de 100 m9, et que la seconde solution renferme 10 micro gramme/ml d'inducteur au lieu de 0,05 microgramme. Des couples activateur-inducteur peuvent être par exemple : XI/a A1 (0,60; 96%) - poly I:C t12,2; 6,3) XI/b A1 (0,81; 88%) - poly I:C (12,2; 6,3) XI/c A1(1,13; 96%) - poly I:C ( 4,7; 3,1) XI/d A1(1,13; 96%) - poly A:U ( 8,1; 7,6) XI/e A10 (- ; 93%) - poly I:C (12,2; 6,3) XI/f A3( - ; 91%) - poly I:C (12,2; 6,3) XI/g A2(0,90; 93%) - poly I:C (12,2; 6,3) Compositions XII/a a XII/d. On procède tel que décrit dans les compositions X, si ce n'est que la seconde solution renferme 10 microgrammes/ml d'inducteur au lieu de 0,05 microgramme. Des couples activateur-inducteur peuvent être par exemple XII/a A1 A1(0,49; 96%) - poly I:C (4,7; 3,1) XII/b A1(0,37; 92%) - poly I:C (4,7; 3,13 XlI/c A1(0,49; 96)) - poly A:U (8,1; 7,6? XII/d A11 - poly I:C (12,2; 6,3) Compositions XIl/a à XII/i, On dissout 4,0 g d'activateur dans 100 ml de solution physio logique On neutralise la solution avec du HCl, puis on la mélange à 100 ml de solution physiologique contenant 100 microgrammes d'inducteur par ml.On lyophilise la solution obtenue, puis la mélange avec 1,0 kg de lactose et 1,0 kg d'amidon pour fabriquer des pilules. Chaque pilule doit contenir 2 mg d'activateur et 5,0 microgrammes d'inducteur. Les couples d'activateur-inducteur peuvent être ceux qui sont décrits pour les compositions I. Compositions XIV/a à XIV/e. On dissout 2,5 mg d'un sel d'activateur dans 50 ml d'eau distillée; on filtre la solution de façon stérile, puis on la mélange à 50 ml d'eau distillée stérile, contenant 125 mg d'induc teur. Il peut se former une légère opalescence. La composition obtenue est répartie de façon stérile dans des ampoules de I ml, puis lyophilisée. Des couples activateur-inducteur peuvent être par exemple constitués de XIV/a A1 A1(1,32; 90%) - poly I:C (12,2; 6,3) XIV/b A1 (0,95; 91%) - poly I:C (12,2; 6,3) XW/c A2(0,90; 93%) - poly I:C (12,2; 6,3) XIV/d A1 (1,12; 96%) - poly I:C (12,2; 6,3) XIV/e A1(0,84; 90%) - poly I:C (12,2; 6,3) Compositions XV/a - XV/b. On procède tel que décrit pour les compositions XIV/a-XIV/e, si ce n'est que l'on dissout 5,Q mg d'activateur et non 2,5 mg, dans les 50 ml d'eau distillée. Des couples activateur-inducteur peuvent être par exemple : XV/a A2 (0,90; 93%) - poly I:C (12,2; 6,3) XV/b A1(0,90; 92%) - poly I:C ( 7,3; 3,4) Compositions XVI/a - XVI/b. On procède tel que décrit pour les compositions XIV, si ce n'est que l'on dissout 1,0 mg d'inducteur dans 50 ml d'eau stérile, au lieu de 125 mg. Des couples activateur-inducteur peuvent être par exemple XVI/a A1(1,12; 96%) - poly I:C (12,2; 6,3) XVI/b A1 (1,12; 96%-) - statolon. Composition XVII. On procède tel que décrit pour les compositions XIV, si ce n'est que l'on dissout respectivement 5,0 mg d'activateur et 200 microgrammes d'inducteur dans 50 ml d'eau au lieu de 2,5 mg d'activateur et 125 mg d'inducteur. Un couple activateur-inducteur peut être par exemple A1 (1,32; 90%) - poly I:C (12,2; 6,3). Composition XVIII. On procède tel que décrit pour les compositions XIV, si ce n'est que l'on dissout respectivement 5,0 mg d'activateur et non 2,5 mg dans 50 ml d'eau et 50 mg d'inducteur et non 125 mg, dans 50 ml d'eau. Un couple activateur-inducteur peut être par exemple A1 (1,32; 90%) - poly I:C (7,3; 3,4). Composition XIX. On procède tel que décrit pour les compositions XIV, si ce n'est que l'on dissout respectivement 100 mg d'activateur et non 2,5 mg, dans 50 ml d'eau et 2,0 mg d'inducteur et non 125 mg, dans 50 ml d'eau. On peut utiliser le couple activateur-inducteur qui est décrit dans la composition XVIII. Les matériaux, méthodes et définitions utilisés dans les expériences sont les suivants Les bouillons de culture de tissu sont des milieux Parker-199, complétés avec 5 à 10% de sérum de veau ou de substitut de sérum et ajustés à un pH de 7,2 à 7,4 à l'aide de tampon à 1% de carbonate acide de sodium-acide carbonique. La culture de tissu foetal humain est préparée de la façon suivante : on commence une culture de tissu stationnaire avec 106 cellules par ml, dans le milieu de culture ci-dessus et on réalise une incubation à 370C, pendant 4 à 5 jours. Les cellules utilisées pour la culture de tissu stationnaire proviennent d'un foetus humain frais, après digestion par la trypsine et plusieurs lavages. Virus étudié et évaluation : la souche Indiana du virus Vesicular stomatitis (VSV) est reproduite sur des cellules de fibroblaste L-929 de souris. Pour évaluer le VSV, on compte les plaques formées sur des mono-couches de fibroblaste primaires d'embryon de poulet. On utilise dans les cellules L, 103 p.f.u./ml (unité formant une plaque) et dans les cultures de cellules de foetus humain, on emploie 1"5 p.f.u./ml de particules de virus. L'expression "activité biologique mesurée dans des cultures de tissu" se réfère à la quantité de poly I:C (en zig), qui est nécessaire pour protéger complètement les cellules de la culture de tissu en question vis-à-vis des attaques du VSV7 lorsque la concentration de l'activateur mise en oeuvre est à la limite de la non-toxicité. L'expression-"concentration toxique" correspond à une concentration d'activateur sous l'action de laquelle les cellules subissent des déformations morphologiques observables au microscope. En conséquence, l'activité biologique des polycations est exprimée par la dose efficace minimale de poly I.C (g/ml), déterminée dans les conditions énoncées plus haut. La dose efficace minimale d'inducteur est déterminée de la façon suivante : on introduit le polycation étudié dans le milieu de culture de tissu en une concentration juste non-toxique et l'on utilise ce liquide comme diluant pour la solution mère d'inducteur (par exemple le poly I:C). On ajoute 1 ml du mélange dilué à des cellules de la culture de tissu, on fait incuber l'ensemble à 370C pendant 12 heures, on lave; on ajoute au système le virusen question dans 1 ml d'un milieu de culture frais, on fait incuber l'ensemble à 370C, pendant 48 à 72 heures Enfin, on effectue des évaluations microscopiques sur des monocouches de fibroblaste d'embryon de poulet Pour les examens in vivo, dans des souris albinos CFLP, pesant 20 à 22 g, on procède de la façon suivante On stérilise les solutions d'activateur et d'inducteur en les filtrant et on les administre dans une solution tampon stérile; on ajoute des doses de pénicilline G de 2000 IV par souris à chaque inoculation, afin d'éviter des infections bactériennes. Dans les expériences réalisées ici, on exprime les quantités de substances antivirales naturelles sous forme de titres d'inter féron. Pour déterminer le taux d'interféron, on prélève des échantillons de sang chez les animaux, dans la quatrième heure suivant l'inoculation; on élimine les éléments cellulaires et l'on détermine la teneur en interféron du sérum dans des cultures de tissu, dans des tubes de fibroblaste L-929 de souris de 48 heures. Les cultures sont ensemencées avec les échantillons dilués, et l'ensemble est fait incuber à 37 C, pendant 16 à 18 heures, en présence de 50 U/ml d'érythromycine et de 25 U/ml de nystatine. Ensuite, on réalise l'infection avec 5.10 p.f.u. de VSV-, on fait incuber à 370C pendant 48 heures et -l'on détermine le titre en interféron (Ch. Buckler et coll.: Proc. Soc. Exp. Biol. Med. 136, 394-399, 1971). Etude de la survie : on administre à des souris par voie intrapéritonéale, le virus Semliki Forest actif sur les souris (C.J. Boradish et coll.: a. gen. Virol. 12, 141-160, 1971) à une concentration telle que la mortalité est de 100% en quelques jours. On détermine cette concentration au cours d'essais préliminaires. Ensuite, on administre aux animaux les compositions à étudier de la manière à tester. Les animaux survivent au moins 21 jours après l'infection. Dans le cas du virus de la grippe, souche Hongkong 68/1, la souche de virus a été complètement adaptée au poumon de souris; cela signifie qu'il suffit de 100 à 1000 particules de virus pour tuer une souris. L'infection est réalisée par voie trachéale, sous une légère anesthésie à l'éther. On infecte les 5 groupes de 5 souris avec des doses de virus de 1 à 10 000 LD50. On détermine les durées de survie et les exprime sous forme de moyenne des durées de survie réciproque par la méthode de D.J. Bauer (British Journal of Experimental Pathology Vol. 42, p. 201, 1960). Dans le cas de la souche IHD du virus de la vaccine active sur le système nerveux, l'infection est faite par inoculat-ions intracérébrales de 0,03 ml par souris avec des doses de 10 à 10 000 Li100' pour les 4 groupes de 4 souris respectivement. La moyenne de la survie réciproque est exprimée de la même manière que dans le cas des infections par le virus de la grippe. L'invention sera mieux comprise à la lecture des exemples non limitatifs suivants. EXEMPLE 1 On fait incuber des cellules de fibroblaste L-929 de souris dans le milieu de culture de tissu défini plus haut, puis on remplace le milieu de culture initial par un milieu frais contenant 20 microgrammes/ml de dérivé d'acide polyglutamique dont les groupes carboxyliques libres sont plus ou moins convertis en dérivés carboxamides à l'aide de diméthylamino-2-éthylamine, ou (à titre de comparaison) de DEAE-dettrane, et du poly I:C obtenu en complexant des quantités équivalentes de poly I de SW-12,2 et de poly C de SW=6,3. Dans les expériences, on détermine que les séries de cultures de cellules contiennent de 10 à 10-6 microgrammes de poly I:C par ml. On fait incuber les cultures de cellules à 370C pendant 12 heures, puis on les lave, on les oppose au VSV et les fait à nouveau incuber à 370Cpendant 92heures. Ensuite, on détermine la dose efficace minimale de poly I:C en présence de différents activateurs. Les résultats sont rassemblés dans le tableau 1. TABLEAU 1 Activateur Dose effective minimale ml A1 (0,92; 94%) A1 (1,13; 96%) A1 (1,17; 99%) 5.10-5 A1 (1,52; 94%) 1.10-4 A1 (2,92; 82%) 5.10-5 A1 (2,00; 98%) 1.10-5 DEAE-dextrane 1.10 Sans activateur 2.10Q EXEMPLE 2 On fait incuber des cellules de fibroblaste L-929 de souris dans le milieu de culture de tissu, puis l'on remplace ce milieu par un milieu de culture frais contenant - 10% de l'une des compositions suivantes I/A - I/g VIII/a - VIII/h II/a - Il/g IX/a - IX/j III/a - III/g X/a - X/d IV/a - 1V/g XI/a - XI/b V/a - V/g XI/d - XI/e VII/å - VII/e XII/a - XlI/d - ou le contenu d'une seule ampoule de l'une des compositions VI/a à VI/1 pour 100 ml de milieu; - ou une seule pilule de l'une des compositions XIII/a à XIII/i pour 100 ml de milieu. On fait incuber les cultures de cellules à 370C pendant 12 heures, puis on les lave et les oppose au VSV et on les fait incuber encore à 370C pendant 92 heures. On ne constate aucun développement de virus sur l'une quelconque des cultures de cellules traitées et cela est vérifié par évaluation microscopique et/ou comptage de plaques. EXEMPLE 3 On fait incuber une culture de tissu dérivée de foetus humain primaire dans le milieu de culture de tissu, puis-on remplace le milieu originel par un milieu frais qui renferme 10% de l'une des compositions suivantes I/h ^ i/i Il/h - II/t 111/h - îîî/i IV/h - 1V/i V/h - V/i VI I/h - VI i/i XI/f, XI/c, XI/g ou le contenu d'une seule ampoule d'une des compositions VI/h ou VI/i pour 100 ml de milieu, ou une seule pilule de l'une des compositions XIII/h ou XIII/i pour 100 ml de milieu. On fait incuber les cultures de cellules à 37"C pendant 12 heures, puis on les lave et les oppose au VSV et les fait incuber à nouveau à 37 C pendant 72 heures. On ne constate aucun développement de virus dans les cultures traitées, que ce soit par examens microscopiques et/ou comptage de plaques. EXEMPLE 4 On dissout le contenu d'une seule ampoule de la composition XIV/a, b ou c, dans 1 ml de solution physiologique saline stérile. On injecte par voie intrapéritonéale, 0,1 ml de la solution ainsi obtenue chez des souris mâles albinos CFLP de 20 à 22 g. On détermine quatre heures après, le titre en substance antivirale dans le sang des animaux, de la façon qui est decrite plus haut. Les titres en substances antivirales naturelles sont rassemblés dans le tableau 2. TABLEAU 2 Composition Titre XIV/a 8000 XIV/b 6400 XIV/c 6900 125 g poîy I:C seul 960 EXEMPLE 5 On infecte des souris mâles albinos CFLP de 20 à 22 g par le virus Semliki Forest (SFV), puis on administre par voie intrapéritonéale 0,1 ml d'une solution obtenue par mélange du contenu d'une seule ampoule de l'une des compositions parmi : XIV/ar XIV/d, XIV/e, XV/a, XVI/a ou XVI/b dans 1 ml de solution physiologique stérile. Ce traitement est répété une fois par jour pendant 2 jours après l'infection.Les données de survie des animaux sont rassemblées dans les tableaux 3 à 8. TABLEAU 3 Nombre de Mortalité % jours Traitées par Traitées par la après Non traitées du poly I:C composition traitement XIV/a 3 O -0 O 4 10 0 0 5 65 0 0 6 90 0 0 7 100 0 0 8 - 0 0 9 - 10 O 10 15 0 Il 20 0 12 20 0 13 20 0 14 20 0 21 100 20 0 TABLEAU 4 Nombre Mortalité % de jours après Non Traitées par Traitées par la traitement traitées du poly I::C composition XIV/d 3 0 0 0 5 40 0 0 6 70 0 0 7 90 0 0 8 95 0 0 9 100 0 0 10 - 5 0 il 15 0 12 - 20 0 13 20 0 14 - 20 0 21 100 20 0 TABLEAU 5 Nombre Mortalité % de jours Non Traitées par Traitées par après traitement traitées du poîy I:C la composition 3 0 0 0 4 5 0 O 5 40 0 0 6 85 0 0 7 95 0 0 8 100 0 0 9 - 10 10 10 - 20 10 11 30 10 12 - 30 10 13 - 30 10 14 - 30 10 21 100 30 10 TABLEAU 6 Nombre Mortalité % de jours Non Traitées par Traitées par après traitées du poly I:C la composition traitement XV/a 3 0 O 0 4 10 0 0 5 40 0 0 6 90 0 0 7 95 0 0 8 100 0 0 9 - 10 0 10 - 20 0 Il - 25 0 12 - 25 0 13 - Z5 0 14 - 25 0 21 - 25 0 TABLEAU 7 Nombre .. Mortalité % de jours Non Traitées par Traitées par après traitées du poly I:C la composition traitement XVI/a 3 0 0 0 4 20 0 0 5 40 0 0 6 70 0 0 7 90 0 0 8 95 30 Q 9 100 50 0 10 - 50 10 11 - 50 10 12 - 50 10 13 - 50 10 14 ~ 50 10 21 100 50 10 TABLEAU 8 Nombre Mortalité % de jours Non Traitées par Traitées par après traitées du statolon la composition traitement XVI/b 3 0 0 0 4 15 0 0 5 40 0 0 6 70 0 0 7 90 0 0 8 100 10 O 9 - 25 0 10 - 25 o 11 - 25 O 12 - 25 0 13 - 25 0 14 - 25 0 21 100 25 0 EXEMPLE 6 On infecte des souris albinos OKI de 18 a 20 g avec la souche HongKong 68/1 du virus de la grippe adapté aux souris. On administre de plus, par voie intrapéritonéale juste agrès l'infection, 0,1 ml d'une solution contenant le contenu d'une seule ampoule de composition XV/b dans 1 ml de solution physiologique; on répète cette opération une fois par jour pendant les deux jours suivant le traitement. La moyenne de durée de survie réciproque dans les groupes témoins est de 0,145 et elle-est de 0,080 dans les groupes traités. EXEMPLE 7 On procède tel que décrit dans l'exemple 6, si ce n'est que l'on injecte la composition de façon sous-cutanée. La moyenne de duree de survie réciproque est de 0,140 pour les témoins et de 0,096 pour les groupes traités avec la composition selon l'invention. EXEMPLE 8 On procède tel que décrit dans l'exemple 6, si ce n'est que l'on administre la composition par voie orale à l'aide d'une sonde oesophagienne. La moyenne des durées de surie réciproque est de 0,150 pour les groupes témoins et de 0,110 pour les groupes traités. EXEMPLE 9 On procède tel que décrit dans l'exemple 6, si ce nrest que l'infection est réalisée avec la souche IHD du virus de la vaccine et que l'on administre les médicaments par voie intrapéritonéale. La moyenne de la durée de survie réciproque est de 0,205 dans les groupes témoins et de 0,090 dans les groupes traités. EXEMPLE 10 On infecte des oeufs embryonnés de 11 jours avec la souche IHD neurovirulente du virus de la vaccine, en préparant les faux sacs d'air sur le côté chorionique de la membrane chorioallantoidienne selon la méthode de T.Najade et coll. (Journal of Laboratory and Clinical Medicine Vol. 46, p. 648/1955/). Au bout d'une heure, on administre au même endroit, 0,2 ml d'une solution obtenue avec le contenu d'une seule ampoule de composition XVIII, dissous dans 2 ml de solution physiologique stérile. A la suite de ce traitement, le pourcentage d'inhibition est de 89% par rapport au témoin; cette valeur est déterminée par le décompte des plaques trouvées sur les membranes chorioniques après 48 heures d'incubation.Si le traitement ne comprend l'administration que de 50 microgrammes de poly I:C seul sans activateur, llinhibition est de 60%. EXEMPLE 11 On évalue l'inhibition du développement du virus de la grippe en inoculant celui-ci danses sacs allantoïdiens d'embryons de poulet de 11 jours, puis en mesurant les titres d'hémaglutinine des fluides allantoidiens. D'abord, on inocule dans les oeufs embryonnés de façon intrapéritonéale, 0,25 ml d'une solution du contenu d'une seule ampoule de composition XIX dans 1 ml de solution physiologique. On fait incuber les oeufs pendant une heure à 360C. Ensuite, on infecte les oeufs avec 10-3 à 10-5 LD50 de la souche de la grippe A-2 de HongKong 1/58. Après 48 heures d'incubation à 360C, on met les oeufs à 40C pendant une nuit. On recueille alors séparément le fluide allantoidien, puis on lebtitre à l'aide de la méthode de microhémaglutination de Takatsy (Acta Microbiologica Academiae Scientiarum Hungaricae, vol. 3, p. 191/1955/). L'analyse statistique est réalisée selon la méthode de I. Hollos (Acta Microbiologica Academiae Scientiarum Hungaricae, vol.13, 133/1966/). Le taux dlinhibition du développement de virus est de 70 à 96%. REVENDICATIONS 1.- Procédé de préparation de complexes présentant une activite antivirale supérieure, caractérisé en ce que l'on met en contact en milieu aqueux, une substance connue, capable d'induire dans des cellules vivantes, la production d'agents antiviraux naturels et/ou possédant intrinsèquement une activité antivirale, avec un polypeptide polycationique de synthèse, construit totalement ou en partie à l'aide d'unités d'a-aminoacide de formule génerale :: dans laquelle A représente un groupe B représente un groupe alkylène de 1 à 4 atomes de carbone; R1 et R2 sont des groupes alkyles comprenant de 1 à 4 atomes de carbone, l'un d'eux pouvant toutefois etre un atome d'hydrogène, ou encore R1 et R2 forment avec l'atome d'azote adjacent un cycle hétéro cyclique de 5 à 6 éléments, avec éventuellement un autre hétéro atome; R3 est un groupe alkyle de 1 à 4 atomes de carbone; R4 est de l'hydrogène ou un groupe alkyle de 1 à 4 atomes de carbone; n est un nombre entier de 1 à 5, ou, si A représente un groupe n peut être zéro; ou avec un sel d'addition d'acide ou un dérivé d'ammonium quaternaire d'un tel polypeptide polycationique de synthèse. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la substance capable d'induire la production d'agents antiviraux est un acide polyribonucléique. 3.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la substance capable d'induire la production d'agents antiviraux est un polyribonucléotide de synthèse ou un complexe de deux de ces ribonucléotides ou un copolyribonucléotide de synthèse. 4.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la substance capable d'induire la production d'agents antiviraux est le poly I:C, le poly A:U ou le poly(AU). 5.- Procédé selon la revendication-l, caractérisé en ce que la substance ayant une activité antivirale est le statolon. 6.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le polypeptide polycationique de synthèse est un acide polyglutamique, dont une partie au moins des groupes carboxyliques libres est amidée avec une N,N-dialkyl (inf) amine, ou un halogénure de N,N,N-trialkyl(inf)ammonium. 7.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le polypeptide polycationique de synthèse est un acide polyaspartique dont une partie au moins des groupes carboxyliques libres est amidée avec une N,N-dialkyl(inf)amine, ou un halogénure de N,N,N-trialkyl(inf > ammonium. 8.- Procédé selon l'une quelconque des revendications l,à 5, caractérisé en ce que le polypeptide polycationique de synthèse est un acide poly-t-aminoadipique dont au moins une partie des groupes carboxyliques libres est amidée avec une N,N-dialkyl(inf)amine ou un halogénure de N,N,N-trialkyl(inf)ammonium. 9.- Procédé selon l'une quelconque des-revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le polypeptide cationique de synthèse est une polylysine ou une polyornithine dont les groupes amino libres sont au moins partiellement alkylês. 10.- A titre de médicament nouveau à activité antivirale, toute composition contenant au moins un complexe obtenu à l'aide du procédé selon une quelconque des revendications 1 à 9. 11.- Composition ayant une activité antivirale augmentée, caractérisée en ce quelle contient un complexe formé à partir d'une substance connue, capable d'induire la production d'agents antiviraux naturels dans les cellules vivantes et/ou possédant une activité antivirale intrinsèque, et d'un polypeptide polyzatio- nique de synthèse tel que défini dans la revendication 1, en ce qu'elle contient éventuellement un excès de l'un des composants et contient d'autres additifs comme le chlorure de sodium ou autres adjuvants et supports pharmaceutiques classiques.