L'invention concerne une borne destinée au contact avec des conducteurs électriques principalement sous forme de cables, en particulier dans des installations de commutation, comportant un corps formé d'au moins deux parties et qui présente au moins un conduit de borne formé de gorges prévues dans les parties de corps et alignées l'une sur l'autre, de manière à toucher le conducteur, ainsi qu'au moins une vis assemblant les parties de corps. Les bornes connues de ce genre comportent-dif- férents inconvénients. Déjà à une intensité de courant ne dépassant pas 500 A environ, pour relier deux câbles d'aluminium ou deux cables- acier-aluminium, il faut deux couvercles pour chaque conduit de borne et à des courants plus intenses, le nombre des couvercles de borne est encore plus grand.Par suite, la borne est volumineuse, lourde, elle exige beaucoup de matière et elle est coûteuse, Le nombre des couvercles est principalement déterminé par le fait que même si l'on utilise des vis d'un matériau de grande résistance à la traction, la force de serrage réalisable et donc la compression du câble sont relativement faibles et qutil passe au maximum, par les couvercles, une petite partie du courant à transmettre parce que les vis de grande résistance à la traction sont mauvaises conductrices.Le fait que le courant ne passe pratiquement que par la partie inférieure des bornes est aussi un inconvénient, en ce sens qutétant donné l'effet de peau, il est souhaitable que tous les fils de la couche la plus extérieure du cible soient touchés, ce qui ntest possible au moyen de la partie inférieure de borne que si celle-ci loge le conducteur sur une longueur au moins égale à la longueur du pas.Même si l'on utilisait des vis en matériau bon conducteur de l'électricité et si l'on améliorait ainsi le passage du courant par le couvercle, ce qui permettrait une charge à peu près uniforme de tous les fils de la couche la plus extérieure, on n'arriverait pas à de plus petites dimensions de la borne car la pression de serrage réalisable avec de telles vis est relativement faible, ce qui ne pourrait être compensé que par un allongement correspondant de la borne. Un autre inconvénient se produit surtout dans les conducteurs de grande section. Alorsque pour les petites sec tions on peut encore compenser le jeu thermique, et pour les câbles d'aluminium le fluage de l'aluminium, au moyen de paquets de ressorts par l'intermédiaire desquels la force de tension des vis est transmise aux parties du corps de la borne, cette solution n'est plus applicable aux bornes pour conducteurs de grande section. On n'a pas eu non plus de bons résultats avec les plaques de conduction transversale, c'est-à-dire des plaques de matériau bon conducteur de l'électricité qui entourent le conducteur dans le conduit de borne à la façon d'une gaine et ont pour rale de faire en sorte que la liaison conductrice entre la partie inférieure de borne et le conducteur enserré par la borne ne soit pas limitée aux fils ou régions de surface qui s'engagent dans la gorge de la partie inférieure de borne. Cependant, on n'obtient ici une amélioration nette des conditions de contact qu'avec des forces de serrage trop grandes pour autre réalisées avec les vis usuelles. Les bornes à compression sont exemptes des inconvénients mentionnés. Toutefois, celles-ci ne peuvent généralement pas être utilisés lorsqu'il est nécessaire que la borne soit détachable. En outre, la force de compression qu'il faut appliquer avec la presse est très grande, en particulier quand la borne est de grande dimension, de sorte que le maniement de la presse peut causer des difficultés, étant donné se dimension et son poids. L'invention a donc pour but de fournir une borne à vis qui puisse entre utilisée à la place des bornes connues du type défini plus haut mais qui soit plus petite, plus légère et moins coûteuse. Selon l'invention, ce problème est résolu par une borne du genre défini plus haut, caractérisée par le fait que chaque conduit prévu pour loger un câble présente une section s'écartant de la forme circulaire et que le corps présente extérieurement, dans des régions qui se rapprochent lors de la fermeture de la borne, des surfaces d'application destinées à un outil de compression. L'avantage de pousser les parties du corps de borne contre les conducteurs à l'aide d'une presse plutôt qu'en serrant une ou des vis est qu'en appliquant avec la presse une force plusieurs fois inférieure à celle qu'il faut appliquer pour le montage dtune borne à compression de grandeur correspondant, on obtient une force de contact plusieurs fois supérieure à celle que l'on pourrait obtenir en serrant la ou les vis. I1 faut ajouter que l'on peut sans difficulté choisir cette force assez grande pour qu'en combinaison avec la forme de section autre que circulaire du conduit de borne, on puisse appliquer même à un câble à multiples couches une compression allant jusqu'au centre du cible et conduisant à l'établissement d'un contact entre tous les conducteurs du câble, donc à une conductivité transversale maximale. Aussi bien la forte pression de contact que la conductivité transversale maximale permettent de donner à la borne des dimensions notablement inférieures à celles d'une borne correspondante dans laquelle la force avec laquelle les parties du corps sont poussées contre les conducteurs à toucher est seulement engendrée par serrage de la ou des vis. Après fermeture de la borne à l'aide de l'outil de compression, les vis prévues n'ont plus besoin que d'absorber la force de rappel des conducteurs enserrés et de la borne, qui subsiste après le processus de compression et qui délimite la grandeur de la force de contact, force de rappel qui est notablement inférieure à la force maximale de compression nécessaire mais notablement supérieure à la force de rappel réalisable avec les bornes à vis connues, et aussi environ dix fois supérieure à la force de rappel dans une borne à compression, donc dans une borne qui se déforme de façon permanente lors du processus de compression. Malgré cette très grande force de rappel et la très grande force de contact qui en résulte, on n'a pas besoin d'employer de vis en matériau de grande résistance à la traction. Au contraire, on peut adopter un matériau bon conducteur de l'électricité, ce qui assure une liaison bien conductrice entre les parties du corps et conduit en outre à de moindres dimensions, à un moindre poids et à une borne moins coû- teuse que les bornes à vis connues. Le rayon de courbure des gorges qui forme le conduit de borne est avantageusement choisi supérieur à la moitié du diamètre du cable à loger car un conduit de ce genre a des effets particulièrement avantageux sur la compression réalisable et la conductivité transversale des celles. Selon un mode d'exécution préférentiel, la ou les vis qui maintiennent ensemble les parties du corps sont formées de la même matière que les parties du corps. Cela n'est pas seulement avantageux pour éviter la corrosion, mais surtout aussi pour maintenir la force de contact lorsque la température des conducteurs et de la borne varie. En outre, pour maintenir la force de contact, il est avantageux de donner à l'un des deux parties de corps qui forment un conduit une élasticité transversale telle-qu'il subisse une déformation élastique lorsou'on serre les parties du corps contre les conducteurs à l'aide de la presse. Si la borne présente une structure dans laquelle, au lieu que la surface d'application destinée à l'une des m - choires de la presse soit prévue sur l'une des parties du corps et la surface d'application destinée à l'autre mâchoire de la presse sur l'autre partie du corps, les deux mâchoires s'appliquent aussi bien à l'une qu'à l'autre des parties du corps et les surfaces d'application destinées à chaque mâchoire font un angle aigu avec le plan de division du corps de borne, la force à engendrer par la presse est diminuée étant donné l'effet de coinçage. I1 suffit alors d'une presse plus petite et plus facile à manier. L'invention a aussi pour but d'indiquer un procédé dé qui permette d'obtenir avec une borne à vis une force de serrage notablement plus grande, sur les conducteurs à toucher, qu'il n'est possible dans une borne à vis connue. Pour résoudre ce problème, l'invention propose un procédé d'établissement dtne connexion entre au moins deux conducteurs à l'aide d'une borne comportant au moins deux parties de corps qui forment au moins un conduit de borne et au moins une vis pour l'assemblage des parties du corps, procédé caractérisé par le fait qu'au moyen d'un outil de presse on pousse l'une contre l'autre les parties de corps sans les déformer de façon permanente, en déformant simultanément les conducteurs touchés, et en les comprimant simultanément si les conducteurs sont sous forme de câbles, et que l'on visse les vis dans les trous filetés de logement jus qu'à ce que leur tête bute, aussi longtemps que la force de compression de la presse est encore en action. Avantageusement, dans le cas de conducteurs en forme de câbles, afin d'assurer non seulement une grande pression de contact mais encore une conductivité transversale maximale, on augmente la force de compression de la presse, pendant le processus de compression, jusqu'à une grandeur telle que la compression du câble assure une conductivité transversale sur toute sa section. I1 est particulièrement avantageux que pendant la compression le câble soit élargi transversalement à la direction de la force de compression, donc ovalisé. On explique l'invention ci-après à propos de trois exemples d'exécution de la borne selon l'invention, représentés par les dessins annexés sur lesquels : la figure 1 est une coupetdu premier exemple d'e xécution sur laquelle le conducteur est inséré dans le conduit de borne et les mâchoires d'un outil de compression sont appli quées, au début du processus de fermeture ; la figure 2 une élévation frontale de l'exemple de la figure 1, à l'étant fermé la figure 3 un plan du premier exemple d'exécution;; la figure 4 un plan d'un deuxième exemple d'exécution sous la forme d'une borne de dérivation en T la figure 5 une élévation latérale du deuxième exemple d'exécution la figure 6 une élévation frontale d'un troisième exemple d'exécution, sur laquelle des câbles sont insérés dans les conduits de borne et les mâchoires d'un outil de compression sont appliquées, au début du processus de fermeture la figure 7 une élévation latérale du troisième exemple d'exécution ; la figure 8 un plan du troisième exemple d'exécution ; la figure 9 une perspective d'une dérivation en T prévue sur un conducteur en faisceau double, à l'aide de trois bornes selon le troisième exemple d'exécution ;; la figure 10 une élévation d'une dérivation en T réalisée avec deux bornes selon le troisième exemple d'exécutenX Une borne pour installations de commutation à haute tension, sous la forme d'une jonction servant à relier deux cibles acier-aluminium ou câbles d'aluminium 1 et 2 disposés coaxialement, dans la région de leurs extrémités tournées l'une vers l'autre, présente une partie inférieure de borne 3 allongee, formée d'un alliage d'aluminium et qui, comme le montrent les figures 1 et 2, a une section essentiellement rectangulaire. Toutefois, toutes les arêtes sont fortement arrondies comme il est usuel dans les bornes pour installations de commutation à haute tension, afin d'éviter des effluves. Des arrondis particulièrement prononcés 4 sont prévus aux deux arêtes extérieures.Ils rejoignent d'une part les faces latérales 5 parallèles entre elles et d 'autre part la surface extérieure 6 qui n'est que légèrement courbée, mais dans le même sens. La surface intérieure 7 opposée à la surface extérieure 6 est munie dans sa zone centrale d'une gorge 8 qui swé- tend sur toute la longueur de la partie inférieure de borne 3 et forme partiellement les deux conduits de borne dans lesquels on bloque les cibles 1 et 2. Comme le montre en particulier la figure 1, le profil de section de la gorge 8 est formé, au fond, par un arc de cercle 8' dont le rayon de courbure est inférieur à la valeur prescrite du rayon de courbure du conduit de borne, égal à la moitié du diamètre du câble à loger. Dans la région des deux flancs de la gorge 8, le profil de section de celles-ci est formé de deux tronçons rectilignes 8" se raccordant tangentiellement à l'arc de cercle 8' et faisant dans l'exemple un angle d'environ 900. Comme le montrent les figures 1 et 2, la surface intérieure 7 n'est pas située dans un plan. Au contraire, chacune des régions partielles situées de part et d'autre de la gorge 8 fait avec le plan de division passant par l'axe longitudinal du conduit de borne un angle aigu ouvert en direction de la gorge. De part et d'autre de la gorge 8 et à des distanses égales de celle-ci sont prévus des trous filetés 9 qui traversent complètement la partie inférieure 3 de la borne, en partant de la surface intérieure 7 et dont l'axe longitudinal est perpendiculaire au plan de division. A la partie inférieure 3 de la borne sont adjoints deux couvercles de borne 10 et 11 de même structure, formés du même alliage d'aluminium que la partie inférieure. Le nombre de ces couvercles détermine la longueur de la partie inférieure de borne 3. Si par exemple la transmission du courant entre les cibles 1 et 2 nécessitait deux couvercles dans la région de chaque extrémité de cabale, il suffirait que la partie inférieure 3 soit allongée en conséquence. Toutes les arêtes des deux couvercles 10 et 11 comme celles de la partie inférieure de borne sont fortement arrondies dans la région des surfaces limites extérieures. Comme le montrent les figures 1 et 2, le contour de la section concorde même avec celui de la section de la partie inférieure de borne. Les arrondis 12 qui remplacent les deux arêtes longitudinales extérieures et forment la tradition entre les deux surfaces latérales parallèles 13 et la surface extérieure 14 légè rement courbée dans la même mesure que la surface extérieure 6 ont par conséquent le même rayon de courbure que les arrondis 4. Une gorge 16, alignée sur la gorge 8, présente le même profil de section que celle-ci et s'étend sur toute la longueur du couvercle.La gorge 16 du couvercle 10 forme, avec la gorge 8, le conduit de serrage du cible 1, celle du couvercle 11 forme avec la gorge 8 le conduit de serrage du câble 2. L'arc de cercle qui forme le fond de la gorge 16 et dont le rayon est inférieur à celui du câble à loger est désigné par 16'. A cet arc se raccordent tangentiellement les deux tronçons rectilignes 16". L'angle que font avec le plan de division les régions de la surface intérieure 15 situées de part et d'autre de la gorge 16 a la même grandeur que l'angle correspondant entre le plan de division et la surface intérieure 7 de la partie inférieure 3 de la borne. Les couvercles 10 et 11 présentent chacun deux t m s de passage 17 qui traversent le couvercle en des points espacés de part et d'autre de la gorge 16 et sont alignés sur les deux trous filetés correspondants 9 de la partie inférieure 3 de la borne. Les trous de passage 17 s'élargissent en direction de la surface intérieure 15, coniquement ou en trou allongé. Outre leur longueur notablement moindre, les couves cles de borne 10 et 11 se distinguent essentiellement de la partie inférieure 3 par le fait qu'ils sont déformables élastiquement en direction transversale de sorte qu'ils ont une élasticité propre. On obtient cette élasticité transversale par le choix du profil de section et par des dimensions appropriées. Comme le montre la figure 1, l'épaisseur du couvercle de borne est notablement diminuée dans les deux régions latérales où se trouvent les trous de passage 17. Les creux 18 prévus en cet endroit, ouverts en direction de la surface extérieure 14, permettent aussi de loger les têtes des vis 19 au moyen desquelles les couvercles 10 et 11 et la partie inférieure 3 sont assemblés de façon détachable. Ces vis 19 ont une tige de plus grand diamètre que les vis des bornes connues de même grandeur pour installations de commutation, dans lesquelles il faut tenir compte du couple de serrage réalisable et elles sont formées de métal léger, par exemple d'un alliage d'aluminium. Par suite, les couvercles 10 et 11 sont d'une part reliés de façon bien conductrice à la partie inférieure 3 et d'autre part, on évite ainsi une corrosion des contacts.Comme le montre la figure 2, la longueur des vis 19 est choisie de façon telle que lorsque la borne est fermée, elles ne dépassent pas des trous filetés 9, de manière à éviter les effluves. L'élasticité transversale n'est pas nécessairement limitée aux couvercles. La partie inférieure de borne peut, en outre, ou elle seule, être élastique transversalement. entant donné que la fermeture de la borne n'est pas assurée par serrage des vis 19 mais à l'aide de deux mâchoires 20 d'un outil de compression, pouvant se mouvoir l'une vers l'autre, la partie inférieure 3 et les couvercles 10 et 11 présentent chacun extérieurement une surface d'application des mâchoires 20. Cette surface d'application est formée, dans l'exemple d'exécution, des deux régions de surface résultant des arrondis 4,12. Ainsi, les régions de surface sont placées symétriquement des deux côtés et espacées du plan médian perpendiculaire au plan de division et qui contient l'axe longitudinal du conduit de borne. Comme le montre la figure 1, les deux ma^- choires 20 ne sont tout d'abord appliquées qu'aux régions de ces surfaces d'application.Seulement après une déformation trans versable élastique d'une grandeur prédéterminée, elles s'ap- pliquent aussi à une surface d'application supplémentaire 21 située entre les deux régions de surface formées par les arrondis. Etant donné que dans l'exemple les mâchoires 20 n'ont pas une forme qui fixe la position finale pouvant être atteinte, on les déplace l'une vers l'autre en augmentant la force de compression jusqutà ce que les surfaces de butée formées par les zones marginales 71 et 15' des surfaces intérieures 7, 15 viennent s'appliquer l'une contre l'autre. L'extrémité saisie du câble est fortement comprimée et en même temps déformée de telle sorte qu'elle s'adapte complètement à la forme de section des gorges 8 et 16, comme le montre la figure 2. Dans cette déformation, les flancs des gorges rt- dent la surface du câble, ce qui favorise l'élimination d'une couche d'oxyde présente. Une fois que le couvercle est venu s'appliquer dans la région de ses surfaces de butée contre les surfaces de butée de la partie inférieure, on enfonce les vis 19 dans les trous filetés 9, à travers des ouvertures des mâchoires 20, jusqu'à ce que la tête soit venue s'appliquer contre la surface d'appui correspondante sur le couvercle de borne. Ainsi, on ne bloque pas les vis. Lorsqu'on retire ensuite les mâchoires 20, les vis 19 maintiennent assemblés le couvercle et la partie inférieure. En particulier, elles maintiennent pratiquement la déformation élastique transversale déterminée par la randeur de l'interstice 23 qui ne disparate, pendant le processus de compression, que lorsque la déformation transversale désirée est atteinte et que l'on augmente encore la forme pour comprimer davantage le câble. Comme le montre la figure 2, quand la borne est en position fermée, il subsiste entre les surfaces intérieures 7 et 15, de chaque c8té du conduit de borne, un interstice 24 qui s'élargie en direction du conduit. Par suite, le couvercle et la partie inférieure peuvent s'adapter élastiauement lors d'une diminution de section du câble enserré, par exemple par suite d'un refroidissement ou d'un fluage de la matière des conducteurs. Les figures 4 et 5 montrent une borne pour installations de commutation à haute tension sous forme de borne de dérivation en T. A la partie inférieure de borne en T 103 sont ici adjoints deux couvercles semblables 110 destinés à enserrer le conducteur principal 101 et deux couvercles 111 destinés à enserrer le conducteur de dérivation 102. Les couvercles 110 et 111 sont conçus comme les couvercles 10 et 11 de l'exemple d'exécution des figures 1 à 3 et la section de la partie inférieure 103 présente, dans les régions portant les couvercles, la même forme que la section de la partie inférieure 3 du premier exemple d'exécution. En ce qui concerne la structure de la partie inférieure et du couvercle, le procédé de fermeture de la borne et ses propriétés, on peut donc se référer à ce qui est dit à propos des figures 1 à 3. Le troisième exemple d'exécution représenté par les figures 6 et 7 est une borne pour installations à haute tension comme les exemples décrits plus haut, mais sous forme de borne de dérivation. Le corps de borne fabriqué en alliage d'aluminium se compose d'une partie inférieure 203 et d'une partie supérieure 210 dont la forme extérieure est pratiquement semblable. La surface intérieure rectangulaire 207 de la parte inférieure 203, tournée vers la partie supérieure, est munie dans chacune de ses deux zones latérales d'une gorge 208, 208'. Ces deux gorges sont parallèles et comme le montre la figure 7, elles vont d'une surface frontale du corps de borne à l'autre.Les gorges 203 et 208' sont alignées sur deux gorges de même structure 216, 210' prévues dans la partie supérieure de borne, à sa surface intérieure 215 tournée vers la partie inférieure et avec lesquelles elles forment deux conduits de borne destinés à deux conducteurs -201, 202 qui, dans l'exemple d'exécution, sont deux cabales d'aluminium ou acier-aluminium. Le rayon de courbure de la section des gorges 208t 208', 216 et 216' est supérieur d'environ 20 à la grandeur prescrite du rayon des deux conducteurs 201 et 202.Des tranchants prévus sur les gorges en direction circonférentielle permettent de percer une couche d'oxyde éventuellement présente à la surface latérale extérieure des conducteurs à loger et améliorent ainsi le contact. Comme le montre la figure 7, les deux conduits de borne formés par les gorges s'élargissent vers l'extérieur en leurs deux tronçons terminaux, de façon qu'en cet endroit l'action de serrage exercée sur les conducteurs soit moindre afin d'éviter les dommages dûs à des oscillations. La partie centrale de la partie inférieure de borne 203 est traversée en son milieu par un trou fileté 209 perpendiculaire à la surface intérieure 207 et dont le diamètre n'est que peu inférieur à l'espacement entre les deux conduits de borne. Sur ce trou fileté 209 est aligné un trou de passage 217 de la partie supérieure 210, percé en partant de la partie centrale de la surface extérieure 214, qui est parallèle à la surface intérieure 215.La longueur axiale de ce trou est un peu supérieure à la longueur axiale de la tête d'une vis 219 formée du même alliage d'aluminium que la partie inférieure et la partie supérieure de la borne et qui s'engage par sa tige dans le trou fileté 209 et s'applique par sa tête sur l'épaulement a annulaire que forme le trou de passage 217, à la transition en tre 11 amorce et la partie de plus petit diamètre. L'épaisseur de la partie inférieure 203 et de la partie supérieure 210, dans la partie centrale traversée respectivement par le trou fileté 209 et le trou de passage 217, est à peu près deux fois plus grande que le rayon de courbure des gorges. Dans les deux parties latérales où se trouvent les gorges, l'épaisseur diminue vers l'extérieur comme le montre la figure 6.Cela résulte du fait qu'une première partie de chaque zone latérale, faisant suite à la zone centrale, fait avec la surface intérieure 207, 215 ou le plan de division du corps de borne un angle aigu, de 250 dans l'exemple, et que cette première partie cst suivie d'une deuxième partie, courbe, dans laquelle cet angle aun3ente de plus en plus en direction du bord extérieur. Etant donné que cette forme de la surface extérieure est la même pour les deux parties du corps, les surfaces extérieures 206 et 214 sont symétriques 11 une de l'autre autour du plan de division du corps de borne. Les premières parties des surfaces extérieures 206 et 214, situées dans la région des deux conduits de borne, constituent des surfaces de butée 204 et 204', 212 et 212' pour deux mâ- choires 220 d'un outil de compression, qui peuvent se mouvoir en ligne droite l'une vers l'autre. Comme le montre la figure 6, on applique l'une des mâchoires 220 aux surfaces d'application 204 et 212, l'autre aux surfaces d'application 204', et 212'. Afin que les mâchoires puissent glisser sur les surfaces d'application pendant qu'on les déplace l'une vers l'autre, la forme de leurs surfaces d'application est adaptée à celle des surfaces d'application du corps de borne. Toutes les arêtes de la partie inférieure de borne 203 et de la partie supérieure de borne 210 sont fortement arrondies de manière à éviter les effluves. Pour monter la borne, on applique aux deux conducteurs 201 et 202 la partie inférieure et la partie supérieure de borne, de la façon représentée par la figure 6 et on les maintient au moyen de la vis 219 montée au préalable et qui est bien accessible même après l'application des mâchoires. Puis on applique les mâchoires 220 aux surfaces d'application 204 et 212, 204' et 212', après avoir préalablement graissé éventuellement celles-ci pour faciliter le glissement des mâchoires sur les surfaces d'application. Puis on déplace les mâchoires 220 l'une vers 11 autre, ce qui fait que par suite de la position inclinée des surfaces d'application relativement au plan de division du corps de borne, la partie inférieure et la partie supérieure de la borne se meuvent l'une vers l'autre et sont serrées sur les conducteurs.La grandeur de cette force dépend non seulement de la force de la presse mais encore de l'angle des surfaces d'application. Dans l'exemple d'exécution, l'angle de 250 choisi assure un effet de renforcement. Déjà avec une force relativement faible de quelques tonnes, on peut rapprocher l'une de l'autre la partie inférieure 203 et la partie supérieure 210 dans une mesure telle que les deux câbles situés dans le conduits de serrage soient comprimés Jusqu'au coeur. Les deux câbles subissent un élargissement dans la région des conduits car, comme on l'a dit, le rayon de courbure des gorges est plus grand que le rayon des cibles Cette ovalisation des câbles favorise la compression et l'établissement du contact ainsi que la conduction traversale entre les fils.Quand la presse a atteint la force maximale de compression prévue, on enfonce la vis 219 dans le trou fileté 209 jusqu'à ce que sa tête s'applique contre l'épaulement du trou de passage 217. On peut alors décharger complètement la presse et ensuite, on peut retirer les mâ- choires 220. La vis 219 absorbe alors toute la force de rappel et maintient ainsi une très grande force de contact, même lorsqu'il se produit des dilatations thermiques, car le coefficient de dilatation thermique de la vis est égal à celui du corps de borne. Les possibilités d'utilisation d'une borne de dérivation de ce genre sont multiples. Comme le montre la figure 9, avec trois bornes selon les figures 6 à 8, on peut réaliser une dérivation en T sur un conducteur en faisceau double. Avec une première borne 225, on relie le cable de dérivation 226 à un conducteur 227 du faisceau double. Au moyen d'une borne 225', on relie un câble de jonction 228 par une extrémité à l'autre conducteur 229 du faisceau double, avec un certain décalage dans la direction du conducteur relativement à la borne 225 et à son autre extrémité, on le relie au moyen d'une troisième bor ne 230 au cssble de dérivation 226. De façon correspondante, on pourrait aussi établir une dérivation-en T sur un conducteur unique. En pareil cas, les deux bornes 225 et 225' seraient placées sur le même conducteur à une certaine distance l'une de l'autre. La figure 10 montre 1'établissement d'une dérivation en T à l'aide d'un élément de raccordement en T 231. Les deux branches transversales massives de l'élément de raccordement 231 sont ici reliées chacune au conducteur principal 234 par une borne 272, 233, toutes deux étant conçues comme la borne des figures S à 8. Pour permettre une déformation orientée des branches transversales massives lorsque le conducteur principal sous forme de câble est comprimé lors de la fermeture de la borne, il est avantageux de donner aux branches transversales une section autre que circulaire, par exemple rectangulaire. Toutefois, l'utilisation de la borne selon les figures 6 à B n'est pas limitée aux applications ci-dessus. Par exemple, on peut aussi utiliser cette borne comme borne de raccordement de boucles conductrices à l'extrémité d'un conducteur qui est enserrée par une borne d'ancrage, ou comme borne de liaison d'extrémité. REVENDICATIONS 1. Borne destinée au contact avec des conducteurs électriques principalement sous forme de cabales, en particulier dans des installations de commutation, comportant un corps foré drau moins deux parties et qui présente au moins un conduit de borne formé de gorges prévues dans les parties de corps et alignées l'une sur l'autre, de manière à toucher le conducteur, ainsi qu'au moins une vis assemblant les parties de corps, borne caractérisée par le fait que chaque condTit 1prévu pour loger un cible présente une section s'écartant de la forme circulaire et que le corps présente extérieurement, dans des régions qui se rapprochent lors de la fermeture de la borne, des surfaces d'application destinées à un outil de compression. 2. Borne selon la revendication 1, caractérisée par le fait que le rayon de courbure des gorges qui forment le conduit est plus grand que la moitié du diamètre du câble à loger. 3. Borne selon la revendication 2, caractérisée par le fait que le rayon de courbure de-s gorges représente environ 1,2 fois la moitié du diamètre du câble à loger. 4. Borne selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée par le fait que la ou les vis qui maintiennent les parties assemblées sont formées de la même matière que les parties du corps. 5. Borne selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisée par le fait que parmi les deux parties de corps qui forment un conduit, au moins une est élastique transversalement. 6. Borne selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisée par le fait que les surfaces d'application sont disposées dans les parties latérales des parties du corps, situées de part et d'autre d'une partie centrale. 7. Borne selon la revendication 6, caractérisée par le fait que deux conduits parallèles et espacés étant prévus et la liaison des deux parties de corps qui forment ces conduits étant assurée par au moins une vis dans la région située entre les conduits, les surfaces d'application font un angle aigu avec le plan de division du corps. 8. Borne selon la revendication 6, caractérisée par le fait que, dans le cas ou le conduit est disposé dans la partie centrale et où les trous de vis sont prévus dans les deux parties latérales, une surface d'application supplémentaire est prévu-e dans la partie centrale de chaque partie du corps. 9. Borne selon la revendication 8, caractérisée par le fait que les deux parties du corps formant le conduit présentent des surfaces de butée seulement le long des deux zones marginales extérieures des cotés intérieurs tournés l'un vers l'autre, zones qui sont situées dans la direction longitudinale du corps. 10. Procédé d'établissement d'une connexion entre au moins deux conducteurs à l'aide ('une borne comportant au moins deux parties de corps qui forment au moins un conduit de borne et au moins une vis pour l'assemblage des parties du corps, procédé caractérisé par le fait qutau moyen d > un outil de presse on pousse l'une contre l'autre les parties de corps sans les déformer de façon permanente, en déformant simultanément les conducteurs touchés, et en les comprimant simultanément si les conducteurs sont sous forme de câbles, et que l'on visse les vis dans les trous filetés de logement jusqu'à ce que leur tête bute, aussi longtemps que la frce de compression de la presse est encore en action. 11. Procédé selon la revendication 10, caractérisé par le fait que pendant le processus de compression on augmente la force de la presse jusqu'à une valeur telle qu'il en résulte une compression assurant une conductivité transversale du câ- ble sur toute sa section. 12. Procédé selon l'une des revendications 10 et 11, caractérisé par le fait que pendant la compression, on élargit le câble transversalement à la direction de la force de compression. 13. Procédé selon l'une des revendications 10 à 12, Ca- ractérisé par le fait que l'on déforme élastiquement au moins une des parties du corps pendant le processus de compression. 14. Procédé selon l'une des revendications 10 à 13, caractérisé par le fait qu'une fois que la force maximale de compression est atteinte, on serre la ou les vis seulement jusqu'au début d'un effort de traction.