L'invention concerne une machine à laver et à essorer le linge comportant une cuve destinée à recevoir l'eau de lavage ou de rinçage, à l'intérieur de laquelle peut tourner un tambour à linge d'axe sensiblement horizontal supporté par au moins un arbre traversant la paroi de la cuve dans un palier, un moteur électrique entrainant le tambour par l'intermédiaire d'une courroie tendue entre une poulie motrice et une poulie réceptrice solidaire du tambour. Dans une telle machine à laver, il est nécessaire de régler la tension de la courroie au cours de l'assemblage. Cette opération se fait généralement lors de la fixation du moteur d'entrainement sur la cuve, une patte de fixation du moteur comportant par exemple à cet effet un trou allongé, ou le moteur étant fixé sur une platine réglable en position. Il peut être cependant gênant d'avoir à déplacer le moteur, notamment parce qu'il est inséré dans une fixation destinée a éviter la transmission des vibrations à la cuve. Dans la machine à laver selon l'invention, la tension de la courroie est réglable du fait que la position du palier d'arbre de tambour est ajustable radialement par rapport à la cuve. Dans le cas où le tambour est supporté à chacune de ses extrémités par un arbre, les deux paliers peuvent être ajustables. Si une telle disposition a déjà été suggérée sur un séchoir à linge à tambour rotatif, notamment dans le brevet américain 2 506 516, elle n'ôtait pas transférable sur machine à laver en raison de l'étanchéité absolue qui doit exister à la traversée de la paroi de cuve par l'arbre du tambour. Par ailleurs, dans le brevet américain mentionné, le réglage du palier consiste à l'incliner par rapport à l'horizontale, l'emplacement auquel il traverse la paroi de cuve étant fixe. Ce n'est donc pas la position du palier qui est ajustable mais son orientation, ce qui présente l'inconvénient de modifier l'orientation du tambour. Dans un mode de réalisation préférentiel de l'invention, le palier est inséré dans un support de palier susceptible de tourner dans un logement de révolution traversant la paroi de la cuve, l'axe dudit logement étant parallèle et distinct de l'axe du palier. Par rotation du support, et du fait de l'excentricité de son axe par rapport à celui du palier, on obtient une translation de ce dernier et le réglage recherché de l'écartement entre l'axe du tambour et de la poulie réceptrice associée et l'axe de la poulie motrice. Cet écartement conditionne la tension qui doit être donnée à la courroie de transmission lors du montage. En particulier, il est préférable que le support soit conformé pour être axialement retenu dans son logement, dans un sens par butée sur un épaulement dudit logement, et dans l'autre sens au moyen d'ergots s'engageant axialement dans des encoches pratiquées dans un collet du logement et se verrouillant sur ledit collet lors de la rotation du support de palier dans le logement. Le verrouillage du support de palier est ainsi obtenu par un système "a baionnette". Le nombre et la périodicité des ergots et des encoches sont conditionnés par l'ampleur de la rotation du support jugée nécessaire, la rotation utile n'excédant d'ailleurs pas 1800, entre les positions extrêmes du palier.Les surfaces en butée axiale du support de palier et de son logement peuvent être munies de crans et de plots élastiques créant une résistance à l'encontre de laquelle doit être ajustée la position angulaire du support de palier. Dans un autre mode de réalisation, le support de palier et son logement dans la paroi de cuve sont munis sur leur pourtour d'un accouplement à dents et cliquet créant une résistance à la rotation du support de palier dans son logement. Par exemple, le support sera équipé de deux cliquets diamétralement opposés et l'intérieur de son logement portera des dents n'autorisant le déplacement des cliquets que dans le seul sens correspondant à la tension de la courroie. Une telle disposition évite que des vibrations de la machine et la tension de la courroie ne fassent tourner le support de palier dans le sens du relâchement de cette dernière. Ainsi, la force tournante créée par le balourd que constitue le linge mal réparti a spontanément tendance à faire tourner le support de palier pour assurer le rattrapage de la tension, au cours de la vie de la machine à laver. Afin-que, lors du réglage de la tension de courroie, la position du support de palier correspondant à la tension maximale ne soit pas dépassée, le logement du support comporte une butée périphérique limitant la rotation du support de palier par rapport à la cuve. Cette disposition permet aussi d'éviter le désengagement du verrouillage "à baionnette" du support dans son logement. Le montage de l'arbre de tambour dans la paroi de cuve doit être étanche à l'eau. De préférence, le support de palier et son logement comportent des surfaces cylindriques de révolution axiales et complémentaires, la surface cylindrique du support de palier étant creusée d'une gorge périphérique destinée à recevoir un joint élastique torique assurant l'étanchéité entre la cuve et le support de palier. Ce joint est suffisant dans la mesure où les deux surfaces cylindriques du support et de son logement ne sont pas en mouvement relatif lors du fonctionnement de la machine.L'étanchéité entre pièces en rotation relative peut être de préférence obtenue du fait que le support de palier comporte à l'intérieur de la cuve un épaulement de surface plane perpendiculaire à l'axe et sur laquelle vient presser un joint à lèvre monté sur l'arbre du tambour pour assurer l'étanchéité entre la cuve et le palier. Il est particulièrement avantageux de réaliser le support de palier en matière synthétique moulée d'une seule pièce par injection, matière compacte ou allégée ou matière chargée de fibres de verre par exemple, une telle matière peut être du polypropylène, un polyamide, un polyacétal, etc... La description qui suit et les dessins illustrent des exemples de réalisation d'une machine à laver conforme à l'invention. La figure 1 est une coupe schématique d'une machine à laver selon l'invention. La figure 2 est une coupe du détail de montage de l'arbre de tambour par rapport à la cuve d'une telle machine à laver. Les figures 3a et 3b sont deux demi-vues du support de palier de la figure 2, vu de l'extérieur de la cuve (figure 3a) et vu de l'intérieur (figure 3b). La figure 4 est une coupe d'une seconde version d'un support de palier d'une machine selon l'invention. La machine à laver le linge très schématiquement montrée en figure 1 comporte une cuve 1 destinée à recevoir la solution lessivielle ou l'eau de rinçage. Cette cuve est montée dans une carrosserie au moyen par exemple de jambes à ressorts et à amortisseurs. La cuve est ouverte à son sommet pour le chargement du linge. La cuve 1 contient un tambour rotatif 2 perforé, destiné à recevoir le linge et monté par ses arbres 3 et 4 dans deux paliers implantés dans la paroi de cuve, sensiblement alignés sur un axe horizontal. L'arbre 4 porte à l'extérieur de la cuve une poulie réceptrice 5 entrainée en rotation par une courroie 6 qui passe sur une poulie motrice 7 montée en bout de l'arbre d'un moteur électrique 8 fixé à la cuve.Pour obtenir un entrainement correct du tambour et éviter le glissement de la courroie sur ses poulies, lors des démarrages du moteur, la tension de la courroie doit être ajustée à une valeur suffisante : la force exercée entre les deux axes de poulie sera par exemple de 10 daN. Dans la machine à laver selon l'invention le réglage de cette tension de courroie est obtenu par ajustement de la position d'un palier d'arbre de tambour, ou des deux paliers dans le cas de l'exemple de la figure 2. Mais il sera généralement suffisant de prévoir un palier réglable du côté du tambour où la courroie exerce sa tension. La figure 2 montre un exemple de réalisation de palier réglable en position. Pour simplifier, la poulie réceptrice associée au tambour n'a pas été représentée sur cette vue en coupe. La référence 1 désigne ici aussi la paroi de la cuve ou un élément rapporté sur cette paroi pour supporter le tambour. Cette paroi peut être en matière plastique injectée, au moins en ce qui concerne les flancs de la cuve. Le tambour de lavage 2, généralement en tôle d'acier inoxydable, porte au centre de son flanc une pièce de renfort 9 sur laquelle est pris l'arbre 10 d'axe AA', représenté en traits mixtes sur la figure 2. Dans la paroi de cuve 1 est ménagé un logement cylindrique de révolution Il d'axe BB' parallèle mais distinct de l'axe AA' du tambour 2. L'arbre 10 est monté à rotation dans un palier 12 qui peut être un palier lisse ou un roulement à billes ou à rouleaux.Ce palier 12 est inséré dans un support 13, de forme cylindrique de révolution, s'adaptant avec frottement dans le logement 11, et donc d'axe BB' également. I1 apparaît clairement que par rotation du support de palier 13 dans son logement Il dans la paroi de cuve, on obtient une rotation de l'axe AA' du tambour autour de l'axe BB' du logement et par là une variation de la distance séparant l'axe du tambour de l'axe de la poulie motrice 7 (figure 1). Une variation de quelques millimètres de cette distance suffit à tendre la courroie 6. La rotation du support de palier Il sera par exemple réa- lisée au moyen d'une clé s'adaptant sur cette pièce. L'immobilisation axiale du support de palier est obtenu nue dans l'exemple dessiné de la façon suivante. De gauche à droite, c'est-à-dire vers l'intérieur de la cuve le support 13 repose par une collerette 14 contre un épaulement 15 du logement 11. De droite à gauche, c'est-à-dire vers l'extérieur de la cuve, le support est maintenu par l'engagement d'ergots 16 contre un collet 17 restreignant l'ouverture du logement Il vers antérieur de la cuve.Ce collet 17 est interrompu par des encocha (non dessinées) permettant l'introduction des ergots 16 du support, avant leur verrouillage obtenu par rotation du supports à la matière d'un accouple- ment à baionnette. Le nombre dBergots 16 sera par exemple de quatre, comme le suggère la figure 3b L'étanchéité entre l'intérieur et l'extérieur de la cuve de machine à laver est assurée par deux joints. D'une part, entre les deux surfaces cylindriques du logement Il et du support 13, un joint torique 18, en matière élastique, est comprimé à l'intérieur d'une gorge périphérique creusée dans la surface cylindrique du support.D'autre part, entre l'arbre 10 du tambour et le support 13, un joint à lèvre 19 est enfilé sur l'arbre et sa lèvre vient presser contre une portée de joint 20 appartenant au support. La portée de joint peut être constituée d'une rondelle d'acier inoxydable autour de laquelle est surmoulé le support de palier. Le joint 19 est positionné sur l'arbre du tambour par un épaulement 21 de cet arbre. La figure 3a est une demi-vue depuis l'extérieur du montage de l'arbre 10 montré sur la figure 2. On y constate l'ex- centricité de l'arbre 10 et de son roulement 12 (axe AA') par rapport au support de palier 13 (axe BB'). Dans le mode de réalisation dessiné, la rotation du support 13 par rapport à son logement dans la paroi de cuve 1 est freinée par l'action d'un cliquet radial 22 appartenant au support 13 contre une denture 23 périphérique interne de l'évasement du logement correspondant à l'épaulement 15. Cliquet et denture peuvent être doublés par symétrie par rapport à l'axe BB'. Cette denture 23 affecte la forme de celle d'une roue à rochet, n'autorisant la rotation du support 13 que dans la direction de la flèche F. Cette rotation est d'ailleurs limitée par un plot 24 appartenant à la paroi de la cuve, et plus particulièrement faisant saillie de la surface de l'épaulement 15. A cet effet, la collerette 14 du support comporte une encoche délimitée par deux talons 26 et 27 définissant la course maximale en rotation du support. La figure 3b est une demi-vue de l'intérieur de la meme fraction du support de palier 13 représenté isolé de la cuve et de l'arbre de tambour. Le support de palier 13 ainsi que la paroi de cuve 1, au moins dans sa partie entourant le logement 11, sont avantageusement réalisés en matière synthétique moulée par injection. Cela permet d'obtenir d'un seul tenant des pièces aux contours complexes, notamment le logement 11, son épaulement 15, son plot 24, sa denture 23 et son collet 17 avec les encoches correspondant aux ergots 16 du support, et le support de palier 13 avec sa collerette 14, les talons 26 et 27, le cliquet 22, les ergots 16, et incluant la portée de joint 20, etc.... L'assemblage des éléments décrits ci-dessus est réalisé de la façon suivante. Le support de palier est introduit dans son logement, les ergots 16 pénétrant dans leurs encoches et le talon 27 étant proche du plot 24, le support est alors tourné dans le sens de la flèche F (figure 3a) pour le verrouillage des ergots 16. Ce verrouillage correspond à l'emprise du cliquet 22 dans la première dent de la denture 23. Ultérieurement, lorsque la courroie d'entrainement du tambour est en place, le support 13 est tourné d'avantage jusqu'à obtention de la tension de courroie recherchée. Dans l'exemple illustré figure 3a, la rotation maximale du support est de 110 environ, ce qui, pour un entre-axes AA'-BB' de 4 mm, permet un écartement de 6,5 mm de l'axe AA' par rapport à la poulie motrice de la courroie. La figure 4 est une coupe d'une autre version de l'assemblage décrit plus haut. Le support de palier 113 et son logement 111 y sont sensiblement identiques à ceux des figures 2, 3a, 3b, à cette différence près que la résistance à la rotation du support est réalisée par des plots longitudinaux 30 faisant saillie à l'intérieur de la collerette 114 du support et coopérant avec des encoches 31 creusées dans l'épaulement 115 du logement. REVENDICATIONS- : 1. Machine à laver et à essorer le linge comportant une cuve destinée à recevoir l'eau de lavage ou de rinçage, à l'intérieur de laquelle peut tourner un tambour à linge d'axe sensiblement horizontal supporté par au moins un arbre traversant la paroi de la cuve dans un palier, un moteur électrique entraînant le tambour par l'intermédiaire d'une courroie tendue entre une poulie motrice et une poulie réceptrice solidaire du tambour, caractérisée par le fait que la position dudit palier est ajustable radialement par rapport à la cuve. 2. Machine à laver selon la revendication 1, caractérisée par le fait que ledit palier est inséré dans un support de palier susceptible de tourner dans un logement de révolution traversant la paroi de la cuve, l'axe dudit logement étant parallèle et distinct de l'axe du palier. 3. Machine à laver selon la revendication 2, caractérisée par le fait que le support de palier est axialement retenu dans son logement, dans un sens par butée sur un épaulement dudit logement, et dans l'autre sens au moyen d'ergots s'engageant axialement dans des encoches pratiquées dans un collet du logement et se verrouillant sur ledit collet lors de la rotation du support de palier dans le logement. 4. Machine à laver selon la revendication 3, caractérisée par le fait que le support de palier et sa butée en forme d'épaulement dans le logement sont munis sur leurs surfaces en contact de crans et plots élastiques créant une résistance à la rotation du support de palier dans son logement. 5. Machine à laver selon l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractérisée par le fait que le support de palier et son logement dans la paroi de cuve sont munis sur leur pourtour d'un accouplement à dents et cliquet créant une résistance à la rotation du support de palier dans son logement. 6. Machine à laver selon #####quelconque des revendica- tions 2 à 5, caractérisée par le fait que ledit logement comporte une butée périphérique limitant la rotation du support de palier par rapport à la cuve. 7. Machine à laver selon l'une quelconque des revendications 2 à 6, caractérisée par le fait que le support de palier et son logement comportent des surfaces cylindriques de révolution axiales et complémentaires, la surface cylindrique du support de palier étant creusée d'une gorge périphérique destinée à recevoir un joint élastique torique assurant l'étanchéité entre la cuve et le support de palier. 8. Machine à laver selon l'une quelconque des revendications 2 à 7, caractérisée par le fait que le support de palier comporte à l'intérieur de la cuve un épaulement de surface plane perpendiculaire à l'axe et sur lequel vient presser un joint à lèvre monté sur l'arbre du tambour pour assurer l'étanchéité entre la cuve et le palier. 9. Machine à laver selon l'une quelconque des revendications 2 à 8, caractérisée par le fait que le support de palier est réalisé en matière synthétique moulée d'une seule pièce par injection. 10. Machine à laver selon les revendications 8 et 9 prises ensemble, caractérisée par le fait que l'épaulement sur lequel porte le joint est constitué d'une rondelle d'acier inoxydable autour de laquelle est surmoulé le support de palier.