On sait que, pour assurer la protection mécanique, en même temps que l'é- tanchéité des rebords métalliques, des encadrements dit "dormants", notamment de carrosseries d'automobiles, on utilise des joints soit du type dit "profil assemblé", ou bien du type dit "profil bi-composant". Dans le cas de profil assemblé, c'est-à-dire constitué d'une sorte de pince en forme "dru", comportant une armature métallique centrale, enrobée de matière dite "plastique" extrudee et d'autre part, d'un profilé cellulaire tubulaire, alors extrudés séparement, au prix de cette complication d'extrusion séparée de ces deux profilés, et de leur assemblage ultérieur, généralement par collage, on obtient un joint facile à mettre en oeuvre et d'une bonne efficacité. Dans l'autre cas, s'agissant de joint du type dit "profil bi-composant", alors caractérisé par une co-extrusion simultanée, d'une part, de la partie en forme de pince, comportant une armature métallique centrale avec un enrobage de caoutchouc compact et d'autre part d'un profilé adjacent en mélange cellulaire compatible de meme nature tandis que ltensemble est vulcanisé simultanement "en continu" de façon connue, les coûts de fabrication se trouvent ainsi réduits, malheureusement un tel joint "bi-composant" est sensiblement plus élastique et tend à s'allonger lors du montage, ce qui entraine un risque de retrait ultérieur et donc d'altération de l'étanchéité, de plus le très important coefficient de frottement, du caoutchouc de l'enrobage de la pince métallique rend le montage difficile, d'autant plus que sa fragilité relative limite les possibilites de "frappe" au maillet. Si dans cette situation, il est donc apparu souhaitable aux spécialistes de tels joints, de réaliser un compromis, dans le but de combiner les avantages respectifs de ces deux types de joints, ces mimes spécialistes ont considéré jusqu ici improbable de pouvoir y parvenir, en raison d'une incompatibilité de principe des élastomères non polaires usuels et notamment de ceux désignés N.R. et S.B.R. avec le chlorure de polyvinyle dit P.V,C., d'autant qu'au surplus la nécessité de réaliser alors une "réticulation" ou "vulcanisation" en continu, donc dans un milieu oxydant, comme les sels fondus, l'air chaud, les fours à "micro-ondes" ou un "lit fluidité", faisait craindre une oxydation et décomposition de la phase dite P.V.C, C'est, il faut le répéter, dans cette situation, tendant à rendre illusoire et presque paradoxal, d'envisager une telle "hybridation" de compromis, que l'expérimentation pratique ayant mis en évidence qu'en fait, elle est néanmoins possible, que l'invention vise d'abord et essentiellement, le nouveau produit industriel ainsi obtenu et donc constitue par un profil alors dit "bimatière", c'est-à-dire co-extrudé, comportant d'une part une armature metallique en forme de pince avec un enrobage en "compound" selon l'invention, c'est-à-dire combinant un élastomère non polaire usuel, avec une matière dite plastique comme le P.V.C. et d'autre part, un profilé tubulaire cellulaire d'étanchéité compatible en élastomère usuel, extrudé simultanément et à la mdme vitesse que le premier, grace à une boudineuse dite à double extrusion. On comprendra mieux ces caractéristiques nouvelles, ainsi que d'autres qui sty rattachent et les avantages de l'invention, en se reportant à la description suivante et au dessin annexé, montant à titre d'exemple un mode de mise en oeuvre avantageux, mais nullement limitatif, à l'égard duquel La Fiv.1 représente, une section transversale schematique d'un joint d'é tanchéité de carrosserie, du genre perfectionne par l'invention, pour réaliser un nouveau produit industriel. Selon cette Fiv.1, le joint de carrosserie d'automobile ainsi représenté, comportant de façon connue, une partie en forme de pince avec une armature métallique centrale usuelle -1- et un enrobage compact -2-, extrudé simultanément et à la méme vitesse que le profile d'étanchéité tubulaire -3- extrudé en mélange cellulaire, gracie à une boudineuse à double extrusion, constitue un produit industriel nouveau et original, en ce que le mélange compact précité est un "compound" combinant une matière plastique et avantageusement du chlorure de polyvinyle dit P. V. C. avec un élastomère non polaire usuel, par exemple dit E.P.T. pour : Ethylène Propylène Terpolymère. Plus précisément, pour atteindre les buts visés par l'invention l'experi- mentation pratique a montré que le "compound" précité doit etre constitué par un melange comportant au moins 70 parties en poids de P.V.C, y compris ses stabilisants et plastifiants, pour 100 parties également en poids dlE.P.T. mais alors non compris ses charges et toutes les autres additions habituelles, tandis qu'une bonne "dispersion" d'ensemble a été obtenue dans un mélangeur en portant la température à environ-1700 pour que les deux phases polyméques soient parfaitement solubilisées ou "dispersées" l'une dans l'autre, le "compound" ainsi obtenu sert de base au mélange caoutchouc, avant sa mise en oeuvre dans la boudineuse. I1 faut répéter qu'un tel compound est compatible et adhère bien au profile cellulaire d'étanchéité en élastomère usuel, par simple co-extrusion simultanée. Ainsi ce joint du type alors dit "bimatiere" constitue donc bien un-produit industriel nouveau, en ce qu'il réalise bien un compromis, assurant à la fois la facilité de montage des joints du type dit "profil assemblé" grace à son âme metallique enrobée de "compound" donnant un produit plus dur, donc de moindre allongement et ainsi moins susceptible de retrait après montage, tandis que la réduction du coefficient de frottement facilite l'enclipsage, tout cela par rapport aux joints du type dit "profil bi-composant", dont on conserve les avantages de co-extrusion simultanée suivie d'une vulcanisation en "continu", ce qui assure une grande productivité et une réduction des coats de fabrication. Enfin, il est évident que l'invention ne se limite nullement au seul mode de mise en oeuvre, explicitement décrit et représente, pour matérialiser l'in- vention, mais que bien au contraire, son domaine s'eténd expressément à toutes les variantes d' exécution ou d'application et specialement, à celles mettant en oeuvre des matériaux, des moyens et des procedés équivalents ou simplement comparables, notamment par inversion ou transposition des dispositions décrites. REVENDICATIONS 1 - Joint d'étanchéité, notamment pour des carrosseries d'automobiles, du genre dit "profil bicomposant", c'est-à-dire constitué d'un profilé extrudé en forme de pince, enrobant une armature centrale métallique, combiné avec un autre profile adjacent souvent tubulaire, co-extrudé en élastomère cellulaire compatible, caractérisé par le fait que, perfectionné selon l'invention, le joint constitue un produit industriel nouveau, alors dit "profil bimatière", en ce que la compatibilité entre le profil d'étanchéité avantageusement tubulaire en élastomère cellulaire usuel, non polaire, par exemple du type dit E.P.T. et l'enrobage compact de l'armature métallique centrale, du profilé adjacent en for Tne de pince est obtenue, grâce à l'utilisation d'un "compound" original, combinant de façon presque paradoxale, une matière plastique et avantageusement du P.V.C., avec un elastomère usuel non polaire, par exemple du type dit E.P.T., ce qui permet une co-extrusion simultanée des deux profilés, avec une boudineuse à double extrusion et immédiatement suivie d'une "reticulation" ou "vulcanisation" en "continu". 20-. Joint d'étanchéité selon la revendication 1 , caractérisé par le fait que le "compound" d'enrobage précite de l'armature métallique en forme de pince, est constitué par un mélange original de deux matières essentielles réputées incompatibles et comportant au moins : 70 parties en poids de P.V.C. pour 100 parties d'E.P.T. avec les additions usuelles, tandis qu'une bonne "dispersion" d'ensemble est obtenue dans un mélangeur, en portant la température à enon 1700, avant la mise en oeuvre dans la boudineuse à double extrusion.