La présente invention concerne les connecteurs pour pièces de bois ou analqgues. On connaît déjà, notamment pour assembler les différents éléments (arbalétriers, entraits, contrefiches, etc...) d'une ferme industrialisée, des plaques pourvues de griffes, appelées connecteurs. Ces plaques sont disposées à cheval sur la ligne de jonction de deux éléments consécutifs et leurs griffes sont enfoncées à force, par exemple au moyen d'une presse, dans les deux éléments. Ainsi, ceux-ci se trouvent solidaires. Pour obtenir ces griffes, on poinçonne dans la plaque métallique desdits connecteurs des ouvertures allongées, de forme sensiblement rectangulaire , donnant chacune naissance à une paire de griffes solidaires des petits côtés desdites ouvertures , disposées du même côté de la plaque et sensiblement orthogonales à celle-ci. Dans les connecteurs connus, lesdites ouvertures sont réparties en lignes parallèles dans chacune -desquelles l'axe longitudinal des ouvertures est superposé à l'axe longitudinal de ladite ligne. I1 en résulte , d'une part, que la résistance de la liaison obtenue avec de tels connecteurs n'est pas uniforme sur 3600 , mais dépend de la direction de l'effort par rapport aux lignes d'ouvertures et, d'autre part, qu'il est nécessaire de prévoir, pour chaque surface de plaque déterminée, deux connecteurs dont l'un présente sa plus grande longueur parallèlement aux lignes d'ouvertures et dont l'autre présente sa plus grande longueur perpendiculairement auxdites lignes, de façon à pouvoir adapter, à chaque liaison nécessitant un connecteur de surface déterminée,le connecteur dont l'orientation des griffes est la plus appropriée. La présente invention a pour objet de remédier à ces inconvénients. Elle concerne un connecteur donnant à une liaison une résistance pratiquement uniforme dans toutes les directions, de sorte que, à une surface de connecteur donnée, peut ne correspondre qu'un seul connecteur et non pas deux, ce qui évite les erreurs d'utilisation et diminue l'importance des stocks. De plus, grâce à sa structure, le connecteur selon l'invention donne des liaisons plus résistantes que les connecteurs connus, le gain de résistance pouvant aller jusqu'à 40 % . I1 en résulte qu'à résistance de liaison constante, le connecteur selon l'invention peut être plus petit et donc moins cher. A ces fins, selon l'invention, le connecteur pour pièces de bois ou analogues comportant une plaque metallique dans laquelle sont poinonnées des ouvertures allongées, donnant chacune naissance à une paire de griffes solidaires des petits côtés desdites ouvertures, disposées du même côté de la plaque et sensiblement orthogonales à celle-ci, est remarquable en ce que lesdites ouvertures forment des motifs unitaires carrés répartis en lignes et en colonnes et en ce que chaque motif unitaire comporte au moins quatre ouvertures deux à deux parallèles aux côtés dudit motif unitaire et voisines de ceux-ci. On obtient ainsi un connecteur comportant un réseau croisé de lignes de griffes et présentant une forte densité de telles griffes. De préférence, deux ouvertures parallèles du motif sont décentrées, l'une d'un côté, l'autre de l'autre côté par rapport au centre dudit motif unitaire. Avantageusement, afin de renforcer la solidité des liaisons susceptibles d'être obtenues par le connecteur selon l'invention, lesdites griffes sont vrillées de façon que les quatre griffes de deux ouvertures parallèles dudit motif unitaire soient vrillées dans le même sens , tandis que les griffes des deux autres ouvertures parallèles dudit motif sont vrillées en sens opposé. I1 en résulte donc que les deux griffes associées à une ouverture sont orientées de côtés opposés et symétriques par rapport au centre de ladite ouverture. De préférence, les quatre ouvertures d'un motif sont égales et sont complétées par une cinquième ouverture qui se trouve disposée centralement et parallèle à deux de ces quatre ouvertures. Cette cinquième ouverture peut être plus petite, de sorte que ses griffes sont plus courtes. On obtient ainsi, dans chaque motif unitaire un premier groupe de trois ouvertures parallèles et un second groupe de deux ouvertures parallèles, les ouvertures de ce second groupe étant orthogonales à celles du premier. Les deux griffes de chacune des trois ouvertures du premier groupe peuvent être au moins approximativement d'égale longueur. En revanche, les deux griffes de chacune des deux ouvertures du second groupe peuvent être de longueurs inégales. De préférence, la petite griffe des deux ouvertures du second groupe et les griffes de la cinquième ouverture sont de longueur au moins sensiblement égale, alors que la grande griffe des deux ouvertures du second groupe et les griffes de chacune des deux ouvertures du premier groupe encadrant la cinquième sont de longueur au moins sensiblement égale. On obtient ainsi des griffes de deux longueurs différentes, dont les plus longues permettent pàr prépressage manuel une mise en place et une fixation partielle du connecteur, avant son pressage. Les figures du dessin annexé feront bien comprendre comment l'invention peut être réalisée. La figure 1 est une vue de dessus d'un connecteur selon l'invention. La figure 2 est une vue partielle, de dessous et en perspective, du connecteur de la figure 1. La figure 3 est une vue du dessus, à plus grande échelle, du motif unitaire du connecteur selon l'invention. Les figures 4, 6 et 8, montrent, en bout, des poinçons pour l'obtention de différentes paires de griffes du motif unitaire. Les figures 5, 7et 9 montrent, en vue de face, respectivement, l'extrémité des poinçons des figures 4,6 et 8. La figure 10 illustre la répartition des poinçons dans le porte-poinçon pour le poinçonnage des- motifs unitaires. Le connecteur selon l'invention, montré par les figures 1 et 2, se présente sous la forme d'une plaque rectangulaire 1, par exemple en tôle d'acier galvanisé de 1 mm d'épaisseur. D'un côté de la plaque 1 sont formées des griffes sensiblement orthogonales, provenant du poinçonnage d'ouvertures. Comme le montre mieux la figure 3, les griffes et les ouvertures de la plaque 1 sont obtenues par la répétition en lignes et en colonnes (par exemple respectivement parallèles aux côtés de la plaque rectangulaire 1) d'un motif unitaire carré 2. Ce motif unitaire 2 comporte un premier groupe de trois ouvertures 3, 4 et 5 et un second groupe de deux ouvertures 6 et 7. Les ouvertures 3 et 4 sont identiques et parallèles entre elles, ainsi qu'à deux côtés du motif unitaire carré 2. Elles se trouvent en bordure desdits cotés et sont réalisées au moyen du poinçon 8, illustré par les figures 8 et 9. Le poinçon 8 comporte en tranchant oblique 9 et deux faces de poinçonnage 10 et 11, symétriques I1 en résulte qu'il donne naissance à des griffes 12 symétriques. Ainsi, à chacune des ouvertures 3 et 4 sont associées une paire de griffes 12 sensiblement identiques. De plus, de part sa conformation, le poinçon 8 confère aux griffes 12 un vrillage dans le sens opposé aux aiguilles d'une montre. L'ouverture 5 est parallèle aux ouvertures 3 et 4 et occupe une position centrale entre celles-ci, qui se trouvent décalées respectivement à gauche et à droite (pour la figure 3) par rapport au centre du motif unitaire 2.Elle est plus petite que les ouvertures 3 et 4 et est obtenue au moyen d'un poinçon 13, illustré par les figures 6 et 7. Le poinçon 13, plus petit que le poinçon 8, comporte un tranchant oblique 14 et deux faces de poinçonnage 15 et 16, symétriques. I1 en résulte que le poinçon 13 donne naissance, lors du poinçonnage de chaque ouverture 5, à des griffes 17 symétriques, moins longues que les griffes 12. De plus, grâce à la dispo sition de ses faces 15 et 16, le poinçon 13 communique aux griffes 17 un vrillage dans le sens des aiguilles d'une montre. Les ouvertures 6 et 7 sont identiques et parallèles entre elles. Elles sont de même dimension que les ouvertures 3 et 4, maie orthogonales à celles-ci. Elles se trouvent en bordure des deux autres côtés du motif unitaire carré 2. Elles sont obtenues au moyen du poinçon 18, illustré par les figures 4 et 5. Le poinçon 18 comporte un tranchant oblique 19 et deux faces de poinçonnage 20 et 21 dissymétriques. I1 en résulte qu'il donne naissance à des griffes inégales 22 et 23. Ainsi, à chacune des ouvertures 6 et 7 sont associégune griffe courte 12 et une griffe longue 23. La longueur des griffes courtes 22 est sensiblement égale à celle des griffes 17, tandis que les griffes longues 23 sont de longueur au moins voisine des griffes 12. Le poinçon 18 communique aux griffes 22 et 23 un vrillage dans le sens des aiguilles d'une montre. On voit ainsi que grâce à l'invention, on obtient un connecteur à forte densité de griffes, réparties en alignements multiples croisés. De plus, les vrillages de même sens et de sens opposés des différentes griffes 12, 17, 22 et 23 augmente la solidité des liaisons obtenues. Les griffes sont, grâce aux poinçons 8, 13 et 18 biseautées à leur extrémité libre. Leur longueur peut être de 7 ou 9 mm pour une largeur de 3 mm. Au sein d'une même rangée de griffes, celles-ci s'ouvrent alternativement en opposition et peuvent être distantes de 10 à 14 mm. Sur la figure 10, on a représenté la disposition relative, dans un porte-poinçon, d'un ensemble de cinq poinçons destiné à l'obtention du connecteur selon l'invention. Cet ensemble comporte deux poinçons 8, un poinçon 13 et deux poinçons 18 et lors du poinçonnage la plaque 1 défile sous le porte-poinçon dans le sens indiqué par la flèche F de la figure 1. REVENDICATIONS 1.- Connecteur pour pièces de bois ou analogues comportant une plaque métallique dans laquelle sont poinçonnees des ouvertures allongées donnant chacune naissance à une paire de griffes solidaires de petits côtés desdites ouvertures, disposées du même côté de la plaque et sensiblement orthogonales à celles-ci, caractérisé en ce que lesdites ouvertures forment des motifs unitaires carrés répartis en lignes et en colonnes et en ce que chaque motif unitaire comporte au moins quatre ouvertures deux à deux parallèles aux côtés dudit motif unitaire et voisines de ceux-ci. 2.- Connecteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que deux ouvertures parallèles du motif unitaire sont décentrées, l'une d'un côté , l'autre de l'autre côté, par rapport au centre dudit motif unitaire. 3.- Connecteur selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que les deux griffes associées à chacune des quatre ouvertures sont vrillées de façon à être au moins sensiblement symétriques par rapport au centre de l'ouverture correspondante. 4.- Connecteur selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que lesdites griffes sont vrillées de façon que les quatre griffes de deux ouvertures parallèles du motif unitaire sont vrillées dans le même sens, tandis que les griffes des deux autres ouvertures parallèles dudit motif sont vrillées en sens opposé. 5.- Connecteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les quatre ouvertures du motif unitaire sont égales et sont complétées par une cinquième ouverture qui se trouve disposée centralement et parallèle à deux de ces quatre ouvertures, de sorte que ledit motif unitaire comporte un premier groupe de trois ouvertures parallèles et un second groupe de deux ouvertures parallèles, les ouvertures de ce second groupe étant orthogonales à celles du premier. 6.- Connecteur selon la revendication 5, caractérisé en ce que les griffes de la cinquième ouverture sont vrillées en sens opposé du sens de vrillage des deux autres ouvertures du premier groupe. 7.- Connecteur selon l'une quelconque des revendications 5 ou 6, caractérisé en ce que ladite cinquième ouverture est plus petite que les deux autres ouvertures du premier groupe. 8.- Connecteur selon l'une quelconque des revendications 5 à 7, caractérisé en ce que les deux griffes de chacune des trois ouvertures du premier groupe sont de longueur sensiblement égale, les griffes de la cinquième ouverture étant plus petites que celles des deux autres ouvertures dudit premier groupe. 9.- Connecteur selon l'une quelconque des revendications 5 à 8,caractérisé en ce que les deux griffes de chacune des deux ouvertures du second groupe sont de longueurs inégales. 10.- Connecteur selon les revendications 8 et 9, caractérisé en ce que la petite griffe des deux ouvertures du second groupe présentent une longueur au moins approximativement egale à celle des griffes de la cinquième ouverture et en ce que la grande griffe des deux ouvertures du second groupe et les griffes de chacune des ouvertures du premier groupe encadrant la cinquième sont de longueur au moins sensiblement égale.