La présente invention concerne un dispositif de réglage de niveau pour véhicules automobiles, notamment pour camions, avec une installation de fourniture d'air comprimé, un réservoir et des soupapes de réglage de niveau en aval du réservoir et reliées avec celui-ci par des tubulures d'alimentatlon, ces soupapes commandant automatiquement, en fonction du fléchissement élastique dtun essieu, la pression dans les éléments de suspension élastiques aux roues du véhicule, et avec un régleur de niveau à main. Un dispositif de réglage de niveau de ce genre est connu (imprimé Westinghouse 463032 de janvier 1973).Dans des dispositifs de. réglage de niveau de ce genre, on utilise des régleurs de niveau dans des véhicules qui ont un dispositif de réglage de niveau sur-un ou plusieurs essieux, pour lever ou abaisser arbitrairement la carrosserie du véhicule indépendamment de la position, à l'aide du dispositif de réglage de niveau. La nouvelle hauteur ainsi obtenue peut être fixée dans n'importe quelle position par interruption également arbitraire de l'arrivée ou de l'echappe- ment d'air. Au cours de cette manoeuvre arbitraire, les soupapes de réglage du dispositif sont mises automatiquement hors fonctionnement. Un régleur de niveau de ce genre peut être utilisé par exemple dans des convois semi-remorque pour accoupler plus facilement la semi-remorque. L'utilisation est également possible dans les camions pour l'abaissement ou le soulèvement de bennes mobiles ou de conteneurs. Enfin, pour le chargement et le déchargement de véhicules, on peut, à l'aide du régleur de niveau, adapter leur hauteur à celle d'une rampe de chargement. Le régleur de niveau connu a l'inconvénient que, pour "lever" et "abaisser", il possède une position d'arrêt pour chacune de ces positions et qu'il a donc au total deux positions d'arrêt. A cause de cette donnée, il est nécessaire, chaque fois qu'on place le levier à main dans une position d'arrêt, de considé rer ce qui suit : la position d'arrêt pour l'achèvement d'un processus de levage ou d'abaissement doit toujours être choisie, en ce qui concerne la position instantanée du châssis du véhicule, en comparaison avec la hauteur normale de circulation. Quand par exemple, au cours de l'adaptation à une rampe par levage, la hauteur de la rampe est dépassée, un abaissement supplémentaire est nécessaire jusqutà ce qu'on atteigne la hauteur correcte. Mais comme le châssis du véhicule se trouve encore au-dessus de la hauteur normale de circulation, la position d'arrêt doit être utilisée b côté de la position levage. Dans la position d'arrêt vraiment très proche de la position d'abaissement, un vidage involontaire du réservoir pourrait se produire dans cet exemple par échappement d'air de la soupape de suspension pneumatique. De même, après un levage dans la zone en dessous de la hauteur normal; de circulation, on doit utiliser la position d'arrêt opposée (à côté de "abaissement"). Autrement, il se produit un vidage du réservoir par échappement d'air de la soupape à tiroir rotatif. Le but de l'invention est d'éliminer ces inconvénients et de réaliser un régleur de niveau qui possède une position d'arrêt commune et unique pour lever et pour abaisser. Conformément à l'invention, ce but est atteint par le fait que toute l'alimentation des éléments de Suspension résulte du régleur de niveau, que de plus celui-ci est constitué d'une soupape à quatre positions avec les positions "circuler", circulet, "lever" lever et "abaisser", et que la position "d'arrêt" est obtenue directement et automa- tiquement à partir de la position'lever"et de la position "abaisser", par rel chement du levier de manoeuvre. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre d'un exemple de réalisation et en se référant aux dessins annexés sur lesquels - la figure 1 représente un schéma d'un dispositif de réglage de niveau pour véhicules automobiles - la figure 2 représente le régleur de niveau en position "circuler ; - la figure 3 représente le régleur de niveau en position "lever - la figure 4 représente le régleur de niveau en position "abaisser" ; et - la figure 5 représente le régleur de niveau dans l'unique position "arrêt". Le dispositif de réglage de niveau possède un compresseur 1 branché en amont d'un régulateur de pression 2. Une soupape 3 de protection à deux circuits et deux récipients 4 et 5 appartiennent à une installation de frein à deux circuits qui ne sera pas décrite plus en détail ici. Une tubulure 6 mène du régulateur 2 à une soupape de décharge 7 qui est suivie d'un réservoir d'alimentation 8 ; le réservoir 8 est muni d'une soupape 9 de purge. Du réservoir 8, une tubulure 10 mène au raccordement 11 d'un régleur de niveau 12 qui est constitué d'une soupape à quatre positions. Un raccordement d'entrée 13 mène du régleur de niveau 12, par une tubulure d'alimentation 14, à chacun des raccordements d'alimentation 15, 16 de deux soupapes 17, 18 de réglage de niveau dont l'une est associée à l'essieu avant et l'autre à l'essieu arrière ou les deux à l'essieu arrière d'un véhicule, chacune pouvant être manoeuvrée en fonction de la distance à l'essieu de la caisse du véhicule, à l'aide d'un levier 17' ou 18'. Un raccordement 19 d'échappement d'air du régleur 12 est raccordé à une tubulure 20 de décharge qui provient de deux raccordements de décharge 21 et 22 des soupapes 17 et 18. Le régleur 12 a encore finalement deux raccordements 23 et 24 d'où des tubulures 25 et 26 mènent-aux éléments de suspension élastique 28, 29, 30 et 31. Deux éléments de suspension 28 et 29 sont associés à l'essieu avant et deux éléments 30 et-31 sont associés à l'essieu arrière du véhicule. Le régleur de niveau 12 est représenté en détail sur les figures 2 à 5. On voit sur la figure 2 qu'il possède un levier de manoeuvre unique 35 qui est fixé de façon oscillante dans une articulation 36 à un arbre tournant 37. Un ressort 38 permet à une poignée 39 se déplaçant longitudinalement sur le levier 35 d'être maintenu par son extrémitéinférieure 40 dans un guide de sélection 41 l'assurant contre un mouvement transversal. Sur le levier 35 est fixé un élément de pression 42 qui agit à l'aide d'un poussoir 43 muni d'une pièce transversale 44 sur deux clapets 45 et 46 de deux soupapes 33 et 34 et actionne ceux-ci contre la force d'un ressort 47 ou 48. Les clapets 45 et 46 ont la forme de tiges et sont déterminés pour un fonctionnement en association avec les joints toriques fixes 49 ou 50. Le clapet 45, le ressort 47 et l'anneau 49 forment une soupape de sortie 33, et le clapet 46, le ressort 48 et l'anneau torique 50 forment une soupape d'entrée 34. Le clapet 46 de la soupape 34 possède en plus une garniture supplémentaire 51 de la tige. A côté des soupapes 34 et 33 sont disposées deux autres soupapes 52 et 53. Ces deux soupapes ont également chacune un clapet en forme de tige 54 et 55, un ressort de soupape 56 et 57, un anneau d'étanchéité 58 et 59 servant de siège de soupape et une garniture 60 et 61 d'étanchéité de la tige. Les différents canaux de liaison entre les raccordements 11, 13, 19, 23 et 24 aux soupapes 33, 34 et 52 et 53 sont visibles sur la' figure 2. Pour la manoeuvre des clapets 54 et 55, on a prévu un excentrique 62 qui est fixé sur l'arbre 37. Une position moyenne de repos de l'excentrique 62 est obtenue par le fait qu'un élément de pression 65 soumis à un ressort 64 s'appuie sur une portion d'arbre coudée 63. Le régleur de niveau 12 décrit travaille de la façon sui vante Sur la figure 2, le régleur 12 se trouve en position "circulation". La poignée 39 est fixée dans cette position par le ressort 38. Par l'élément-42, le poussoir 43 et la piècé 44,-les-clapets 45 et 46 sont maintenus dans leur position inférieure dans laquelle ils ne touchent pas les anneaux 49 et 50, du fait de leur forme de tige. Le passage est ouvert. L'air peut alprs s'écouler du raccordement 11 vers le raccordement 13 et ainsi, par la tubulure 14 vers les soupapes 17 et 18. En outre, l'air revenant des soupapes 17 et 18 par la tubulure 20 s'écoule par l'échappement 19 et la tige non étanche du clapet 45 vers le haut, à l'air libre. Les clapets 54 et 55 des deux soupapes 52 et 53 maintiennent fermé le passage de l'air et, par suite, les raccordements 23 et 24. Les soupapes 17 et 18 peuvent toutefois fonctionner et modifier automatiquement, en fonction de la charge, la pression dans les éléments de suspension 28 à 31. I1 faut considérer maintenant la position"arrêt" de la figure 5. Cette position est atteinte quand la poignée 39 est tirée vers le haut contre la force du ressort 38. Par suite, l'extrémité inférieure 40 de la poignée 39 n'est plus en prise avec le guide 41, de sorte que le levier 35 peut être incliné vers la droite. Quand on libère la poignée 39, le levier 35 reste alors dans cette nouvelle position. L'élément 42 est ainsi éloigné et le poussoir 43 peut glisser vers le haut avec la pièce 44, ce mouvement résultant de la force des ressorts 47 et 48 par l'intermédiaire des clapets 45 et 46. Ceux-ci atteignent leur position la plus élevée dans laquelle ils touchent les anneaux d'étan chéité 49, 50, où ils se calent.Par suite, les liaisons entre le raccordement 11 et le raccordement 13 et entre le raccordement 19 et l'air libre sont interrompues. Tous les raccordements de l'air sont maintenant fermés. Les soupapes 17 et la ne peuvent plus modifier la pression dans les éléments 28 à 31. Dans la position "levage" ligure 3), le levier 35,avec son arbre 37 et l'excentrique 62, est tourné de façon å pousser vers le bas les deux clapets 54 et 55 contre la force des ressorts 56 et 57. 'Par suite, les anneaux 58 et 59 sont libérés et les soupapes 52 et 53 ouvertes. L'air peut alors s'écouler du raccordement ll aux raccordements 23 et 24. De ceux-ci, l'air parvient directement par les tubulures 25 et 26 aux éléments 28 à 31 et la caisse du véhicule est soulevée par dérivation des soupapes 17 et 18. En même temps que l'arbre 37,tourne également la portion d'arbre 63 qui est soumise à là force de l'élément 65 chargée par un ressort. Si le levier 35 est libéré, le ressort 64 pousse l'élément 65 à nouveau vers le hauts de sorte que, par la portion d'arbre 63, l'excentrique 62 et l'arbre 37 sont ramenés en position "d'arrêt" (figure 5). On est ainsi assuré qu'en cas de libération du levier 35, le régleur 12 revient toujours dans la position d'arrêt dans laquelle la totalité des alimentations et des échappements d'air est interrompue. Dans la position "abaissement", le levier 35 est tourné en sens inverse de la position EevageW (figure 4). L'excentrique 62 se déplace vers le haut. Les ressorts 56 et 57 peuvent pousser les clapets 54 et 55 vers haut, de sorte que les anneaux 60 et 61 sont sans action. Par suite, l'air s'écoule des raccordements 23 et 24 vers le haut à l'air libre et la pression dans les éléments 28 à 31 est abaissée par dérivation des soupapes 17 et 18. Comme, dans cette position du levier 35, l'élément 65 est poussé vers le bas contre la force du ressort 64, par la portion d'arbre 63, le levier 35, en cas de relâchement, revient automatiquement dans sa position de départ, donc dans la position'td'arrêt" dans laquelle tous les raccordements sont à nouveau fermés. il faut noter que l'entrée et l'echappement d'air aux soupapes de réglage de niveau sont toujours fermés quand on désire un niveau plus élevé ou plus bas à l'aide du régleur 12. Les soupapes.l7 et 18 sont ainsi déconnectées du réglage de niveau et on peut régler à la main un nouveau niveau indépendamment de la position des leviers de manoeuvre 17' et 18' sur les soupapes 17 et 18. On n'a prévu pour lesdeux positions au choix "levage" et1'abaissement" qu'une position "arrêt" unique dans laquelle le levier 35 est ramené automatiquement en position de relâchement. Bien entendu, diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art aux dispositifs ou procédés qui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Dispositif de réglage de niveau pour véhicules automobiles, notamment pour camions, avec une installation de fourniture d'air comprimé, un réservoir et des soupapes de réglage de niveau en aval du réservoir et reliées avec celui-ci par des tubulures d'alimentation, ces soupapes commandant automatiquement, en fonction du fléchissement élastique d'un essieu, la pression dans les éléments de suspension élastique aux roues du véhicule, et avec-un régleur niveau à main, caractérisé en ce que toute l'alimentation des éléments-*e suspension résulte du régleur de niveau5 que de glus celui-ci est constitué d'une soupape à quatre positions avec les positions "circuler", "arrêt", '1lever" et "abaisser", et que la position"d'arrEd'est obtenue directement et automatiquement à partir de la position '1lever" et de la position "abais- serA, par relâchement du levier de manoeuvre. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'un raccordement d'alimentation de chaque soupape de réglage de niveau est relié directement à un raccordement d'entrée du régleur de niveau, en ce que de plus l'air s'écoulant d'une soupape de réglage de niveau est ramené à un raccordement d'échappement du régleur de niveau et en ce que, en cas de réglagedu fléchissement élastique de l'essieu du véhicule. à l'aide du régleur de niveau, l'alimentation des soupapes de réglage de niveau peut être interrompue par le raccordement d'entrée et le raccordement d'échappement. 3. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que le régleur de niveau est une soupape avec un levier. de manoeuvre unique et quatre clapets. 4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que deux clapets sont manoeuvrables à l'aide d'un élément de pression fixé au levier de manoeuvre et inclinable avec le levier vers une zone de contact ou hors dlune zone de contact avec lesdits clapets5 et en ce que cesdits clapets font partie d'une soupape d'entrée et d'une soupape de sortie. 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 3 ou 4, caractérisé en ce que deux autres clapets sont manoeuvrables par le levier de manoeuvre quand il s'incline à partir d'une position moyenne inactive, du fait qu'un excentrique entraîné par le levier de manoeuvre est soumis à la force d'un ressort qui tend à ramener l'excentrique avec le levier de manoeuvre dans sa position moyenne inactive. 6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que la position moyenne inactive du levier de manoeuvre est la position d'arrêt du régleur de niveau. 7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 3 à 6, caractérisé en ce que les clapets réglables par le levier de manoeuvre sont des tiges qui sont soumises à l'aetion antagoniste d'un ressort et qui coopèrent à la façon d'-une soupape b tiroir avec, les anneaux toriques fixes par rapport au carter.