La présente invention concerne d'une façon générale la fonte nodulaire et plus spécialement la production de fonte nodulaire renfermant du graphite nodulaire sous forme de nodules de petite taille et d'une forme plus arrondie. tes techniciens spécialisés dans ce domaine savent que la fonte renfermant du graphite nodulaire résultant de la présence de magnésium et (ou) de cérium peut contenir un nombre relativement grand de petits nodules ou un nombre plus petit de gros nodules. Ces nodules peuvent être exactement ronds ou en forme de sphéroT- des, ou bien ils peuvent avoir un contour dentelé, ou être mélangés à du graphite de type vermiculaire, ou à du graphite de type lamellaire comprimé, ou encore à du graphite de type cellulaire, ou bien à des nodules "éclatés", toutes ces variétés pouvant être couvertes par l'expression "formes de graphite dégénérées". On sait également que la présence de ces formes dégénérées dans la structure de la fonte nodulaire aboutit à des propriétés mécaniques inférieures, en particulier en ce qui concerne les propriétés comme la résistance au choc et l'allongement. On sait également que la présence de nodules plus petits, plus nombreus et bien ronds aboutit à une meilleure résistance à la traction et à une meilleure limite d'élasticité, ainsi qu'à une plus grande absence de ségrégation du graphite danse moulage, qui est parfois exprimée par le terme "flottation du carbone". Un but de l'invention est de créer un moyen permettant d'obtenir des nodules de graphite plus petits et plus ronds. Un autre but est de créer des moyens pour l'obtention de propriétés mécaniques améliorées dans la fonte nodulaire. Un autre but encore est de permettre l'obtention d'une fonte nodulaire présentant une structure graphitique améliorée dans des sections de moulage plus épaisses. L'invention a encore pour but de créer des moyens permettant de remédier à l'effet de certaines inclusions ou de certains éléments présents sous forme de traces dans la composition de la fonte nodulaire. Un autre but encore est de produire une fonte nodulaire d'uniformité améliorée au point de vue forme du graphite nodulaire et taille de celui-ci dans l'ensemble de la section du moulage, et ne présentant pas de problème dû à la flottation du carbone ou du graphite. L'invention est matérialisée dans un procédé pour la production de fonte nodulaire en améliorant le compte de nodules de graphite et en réduisant la quantité de formes de graphite dégénérées, caractérisé en ce qu'on fait fondre une charge et on ajoute du plomb ou du germanium à la charge en fusion de telle sorte que la quantité de plomb ou de germanium soit comprise entre 0,002% et 0,02 sur la base du poids de la fonte0 D'autres buts et avantages de l'invention apparattront à la lecture de la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés, donnés à titre non limitatif et sur lesquels La fig. 1 est une photographie selon un grossissement de 100 diamètres de la structure d'une fonte nodulaire présentant une forme de graphite inférieure, La fig. 2 est une photographie d'un nodule type de cette mdme fonte, selon un grossissement de 600 diamètres. La fig. 3 est une photographie selon un grossissement de 100 diamètres de la-m8me fonte'nodulaire à laquelle on a ajouté du plomb. La fig. 4 est une photographie selon un grossissement de 100 diamètres de la fonte visible sur la fig. 2-à laquelle on a ajouté du germanium0 La fig. 5 est une photographie selon un grossissement de 100 diamètry d'une fonte nodulaire renfermant 0,056 d'aluminium à titre d'inclusion ou d'élément à l'état de traces. La fig. 6 est-une-photographie selon un grossissement de 100 diamètres de la fonte nodulaire visible sur la fig. 5 à laquelle on a ajouté 0,02% de plomb. La fig. 7 est un diagramme fer-carbone-silicium correspondant à 2% de silicium, avec en superposition le point de fusion des oxydes des divers éléments que l'on trouve souvent dans la fonte nodulaire ou qui sont ajoutés à cette fonte nodulaire sous forme de traces0 L'effet des inclusions souvent dénommées "éléments nuisibles" sur la forme de graphite que l'on trouve dans la fonte nodulaire a été reconnu surtqut depuis la constatation selon laquelle certains éléments comme le magnésium, le cérium, le calcium, l'yttrium et d'autres éléments, lorsqu'ils sont ajoutés à la fonte nodulaire en certaines quantités critiques, fournissent du graphite sous une forme nodulaire ou sphérulitique dans la fonte de ce type.La fabrication de fonte nodulaire a fait l'objet de nombreux brevets au cours des vingt dernières années. Les techniciens spécialisés dans ce domaine ont constaté que la forme exacte des nodules, l'absence de graphite dégénéré et la taille des nodules ou "le compte de nodules" sont influencés par un grand nombre de facteurs comiae l'équivalent en carbone du bain de métal, la vitesse de refroidissement de la fonte, la présence ou l'absence de certaines inclusions et l'indice de cristallisation de refroidissement brusque ou le pouvoir de graphitisation du bain0 Par exemple, un métal en fusion ayant un indice de cristallisation au refroidissement brusque initial élevé va généralement fournir des nodules plus gros, selon un nombre plus faible et d'une forme moins bonne que dans le cas d'un métal en fusion ayant un indice de cristallisation au refroidissement brusque plus faible dans les mêmes conditions de production.Si l'on réduit cet indice de cristallisation du bain par une inoculation tardive de silicium (avant ou après l'addition d'un élément de nodularisation), il en résulte généralement une augmentation du compte de nodules et une amélio- ration de leur forme. De même, un bain présentant un équivalent de carbone plus élevé, par exemple une composition hyper-eutectique, va aboutir à un compte de nodules amélioré, ainsi qu'à une forme améliorée par rapport à ce qui est le cas avec un bain ayant une composition plus hypo-eutectique. En outre, on a constaté que les compositions de bain hyper-eutectiques tendent à donner des moulages ayant une plus grande tendance à une flottation du carbone que des compositions de bain hypo-eutectiques dans les mêmes conditions. Les recherciies qui ont abouti à l'invention ont montré que la présence ou l'absence de certains éléments en faibles quantités peut masquer, neutraliser ou avoir un effet d'inversion sur l'influence précédemment mentionnée de la composition du bain ou sur l'indice de cristallisation au refroidissement brusque. Certains éléments, notamment le titane, le plomb, l'aluminium etc... interviennent comme on l'a constaté de façon active dans la présence de formes de graphites dégénérées, en particulier dans les sections plus épaisses à refroidissement plus lent que la fonte nodulaire. Pour s'opposer à leur effet, il a pendant longtemps été usuel d'inclure du cérium dans la charge d'addition provoquant la nodularisation. Ce cérium peut être ajouté à un stade quelconque de la fabrication, mais on considère en général qu'il est plus efficace lors d'une addition tardive. D'autres éléments comme l'étain, l'arsenic, le bismuth, l'an timoine, etc... agissent dans certaines conditions, comme cela a été mis en évidence par divers experts, d'une manière améliorant le compte de nodules et leur forme. La plupart de ces éléments, lorsqu'ils sont ajoutés en trop grande quantité, inversent leur fonction d'amélioration du graphite et fournissent des formes de graphites dégénérées. Des éléments comme le bismuth, tout en améliorant le compte de nodules, doivent être utilisés en combinaison avec le cérium de façon à éviter la production de formes dégénérées. Une confusion considérable existe en ce que concerne les quantités exactes des divers éléments qui peuvent être utiles pour un jeu de conditions dominées, ou nuisibles pour un second jeu de conditions différentes0 Cette confusion est due en partie au grand nombre des éléments qui peuvent avoir une influence sur la fonte, à la difficulté de la détermination chimique exacte de ces éléments, à 11 effet cumulatif des diverses combinaisons d'éléments qui peuvent être ajoutés ou soustraits et, en général, à la mécnniiaissance des mécanismes exacts qui s'appliquent pendant la solidification du graphite sous la forme nodulaire. A titre d'exemple type, le cérium est considéré par la plupart des techniciens spécialisés dans ce domaine comme un élément nuisible, tandis qu'un même nombre de métallurgistes avertis le considèrent comme un élément qui est avantageux en ce sens qusil agit dans un sens provoquant; la neutralisation de l'effet nuisible' des autres éléments. La vérité en la matière correspond à une influence comprise entre les deux précédentes. En petites quantités le cérium va avoir, dans certaines conditions, un effet très avantageux, tandis qu'en des quantités plus grandes et pour d'autres conditions, il peut avoir pour effet de produire des formes de graphite dégénérées. Le même comportement peut être attribué au magnésium en ce qui concerne son rôle d'agent de nodularisation De petites quantités de magné- sium ne fournissent pas des structures complètement nodulaires. On sait, d'une façon générale, que la présence d'au moins 0,03% ou 0,04 de magnésium est nécessaire pour produire des structures complètement nodulaires. Dans d'autres conditions, des quantités de magnésium ne dépassant pas 0,005 ou 0,01% sont parfaitement efficaces. Par ailleurs, des quantités plus grandes de magnésium, atteignant ou dépassant par exemple 0,08% environ, tendent à produire des formes de graphite moins parfaites dans certaines con disions0 En général, tous les éléments nuisibles usuels présents à l'état de traces vont, pour un jeu donné de conditions, avoir un effet avantageux en petites quantités et un effet nuisible en quantités plus grandes. Ainsi, la prévision du comportement de ces éléments à l'état de traces pour un jeu de conditions données est extrêmement difficile, sinon impossible.Bien qu'un effet qualitatif général puisse être prévu, il n'est pas possible, avec les connaissances actuelles, de faire une prévision quantitative quelconque. Les recherches qui ont abouti à l'invention ont permis de faire cette constatation inhabituelle que certains éléments à bas point de fusion, en particulier le plomb et le germanium, agissent de manière à produire une augmentation du compte de nodules et à fournir une forme de graphite améliorée lorsqu'ils sont ajoutés à la fonte nodulaire. Cette constatation est inattendue étant donné que les connaissances relatives au comportement du germanium dans la fonte sont réduites ou nulles et que le plomb a toujours été considéré comme un élément très nuisible en ce sens qu'il aboutit à la présence de graphite dégénéré dans les moulages en fonte nodulaire. Les experts ont proposé d'utiliser le cérium dans toutes les fontes nodulaires pour compenser les effets nuisibles du plomb.Les recherches qui ont abouti à l'invention ont montré que c'est l'inverse qui est exact, et qu'il est judicieux de prévoir souvent du plomb dans la composition de la fonte nodulaire, pour compenser les effets nuisibles du cérium. Jusqu'ici, le plomb a été considéré universellement comme un élément nuisible devant être évité à tout prix et dans toutes les conditions. Tes recherches effectuées ont montré que d'autres éléments comme le bismuth, l'antimoine, ltétain, l'arsenic, le sélénium, etc... agissent dans le même sens que le plomb et le germanium dans certaines conditions de production. Ces recherches ont montré également que les silicates ou oxy- des de ces éléments sont efficaces en ce sens qu'ils tendent à favoriser cet effet bien que, dans la plupart des conditions, ils ne soient peut.être pas aussi efficaces que les métaux eux-mêmes. Ces recherches ont également montré que l'utilisation de germanium ou de plomb est particulièrement efficace en ce sens que ces corps fournissent une amélioration plus grande en ce qui concerne le compte de nodules, en particulier lors de leur présence dans la fonte selon une quantité allant de 0,002 à 0,02. On ne désire pas se limiter ici à une gamme de compositions exacte, à cause de la difficulté d'effectuer une détermination chimique précise de ces éléments et en fait de tous les éléments à l'état de traces. Ainsi, il peut exister certaines conditions dans lesquelles même de petites quantités de plomb ou de germanium peuvent être efficaces, et il peut exister d'autres conditions dans lesquelles des quantités encore plus grandes peuvent être utilisées de façon efficace. Etant donné qu'un grand nombre de ces éléments peuvent, d'une part, augmenter i'effet du plomb ou du germanium ou, d'autre part, tendre à s'opposer à Itefiet du plomb ou du germanium, on comprendra pourquoi il est si difficile d'être exact en ce-qui concerne la quantité de plomb ou de germanium, considérés séparément ou en combinaison, pouvant produire effectivement les résultats suivant l'invention. On~ne sait pas exactement pourquoi le plomb ou le germanium tend à produire uniforme de n'odules'améliorée et à augmenter le compte de nodules, mais on considère que le fait qu'il produise des inclusions ou des composés à bas point de fusion et que Îes éléments .préciçés soient voisins ou conjugués dans la classification périodique des éléments a une grande importance.On a pu, d'une façon générale, mettre au point une théorie de travail pour expliquer le mécanisme suivant l'invention; du fait de cette découverte, il a été possible d'élQrgir d'une façon générale l'invention, pour couvrir l'utilisation d'un grand nombre d'éléments, séparément ou en combinaison, et pour apporter une contribution très importante à l'évolution de cette technique. Naturellement, on ne désire pas se limiter à une théorie exacte, à cause des difficultés quantitatives déjà spécifiées. il n'existe pas de théorie universellement acceptable concernant le mode-de formation des nodules ou sphérulites de graphite au cours de la solidification de la fonte à laquelle des quantités efficaces d'agents de nodularisation ont été ajoutées. On considère d'une façon générale que le graphite nodulaire se précipite sur un germe ou noyau, par exemple de siliciure de magnésium dans le cas de fonte nodulaire au magnésium, etsqu'à l'exception des nodules hyper-eutectiques, la solidification débute par la cristallisation de l'austénite et des nodules, l'aùstenite entourant les nodules, le développement de ces derniers s'effectuant par migration du car bonde l'austénite vers le nodule de graphite.L'absence d'autres germes bien connus, comme le sulfure de manganèse, est essentielle pour la formation de graphite, nodulaire, et ceci est la raison principale pour laquelle le soufre doit être ramené à une concentration très faible avant que la nodularisation ne soit assurée. Comme dans le cas de toutes les opérations de solidification de métal en fusion, on conçoit que la présence ou l'absence de certains germes dans la charge en fusion constitue un stade appartenant à la cristallisation. En l'absence de germes, capable d'empêcher un sous-refroidissement avec cristallisation rapide et simultanée de nodules de graphite et d'enveloppes d'austénite, la taille et la forme des nodules dépendent en grande partie du nombre des germes et de la vitesse linéaire de la cristallisation. Si le nombre des germes est élevé, les nodules résultants vont être extrêmement petits, et dans le cas d'une vitesse linéaire de cristallisation élevée, ils auront tendance à avoir une forme satisfaisante. Quand d'autres germes, habituellement présents sous forme d'inclusions, existent dans le bain, ils peuvent avoir un effet très important sur l'équilibre très délicat nécessaire à la formation de nodules de graphite, et même quand ils n'empêchent pas complètement cette formation, ils peuvent néanmoins affecter le nombre des germes et la vitesse linéaire de cristallisation à un point tel que les nodules soient moins nombreux et aient une forme imparfaite, ou bien se forment si lentement qu'ils tendent à flotter dans le bain et à produire une ségrégation extrême, dénommée également "flottation du carbone". 'iolentification précise de la composition des inclusions communes da"s la fonte est extrêmement difficile. En premier lieu, les lois usuelles concernant les inter-réactions chimiques ne s'appli quint pas toujours à la température élevée qui règne dans la fonte en fusion soumise au processus de solidification0 On considère d'une façon générale que ces inclusions se présentent sous la forme d'oxydes, de silicates, de sulfures et de nitrures de divers éléments et, d'une façon plus correcte, sons forme de complexes d'oxydes et de sulfures.On sait également que ces complexes peuvent avoir des points de fusion élevés et peuvent être insolubles dans la fonte liquide, en étant précipités par suite avant la solidification, ou bien qu'ils peuvent avoir des points de fusion plus bas et qu'ils peuvent être solubles dans la fonte liquide ou miscibles avec elle. Leur température de formation et leur solubilité relative dans la charge en fusion vont, d'une façon générale, déterminer leur effet d'ensemble sur la solidification et leur effet sur la précipitation du graphite nodulaire à partir de cette charge en fusion. Pour la plus grande partie, on considère que les complexes de silicates de manganèse, d'aluminium et de titane sont présents dans la plupart des fontes et exercent l'influence maximum sur le pro ces sus de solidification. Dans le cas du complexe silicate-sulfure de manganèse, par exemple, on sait que l'élimination du soufre ou du manganèse permet la formation de graphite nodulaire ou, d'une façon plus précise, la suppression de la plus grande partie du graphite lamellaire usuel. Dans le cas de complexes de titane, on sait que la présence du titane tend à provoquer la formation de graphite sous-refroidi de type "D" au lieu des types de graphite lamellaires plus classiques.Le ralle des complexes d1aluminium ou d'alumine n' est pas aussi bien connu, mais étant donné que la plupart des réfractaires et la plus grande partie des alliages et des produite d'inoculation à base de fer contiennent certaines quantités d'aluminium, il est extrêmement difficile de produire une charge en fusion ne contenant pas de complexes d'alumine et d'inclusions renfermant de l'a1uminiumO Dans le procédé suivant l'invention, on constate en particulier que dans des charges en fusion de grande pureté, les éléments qui peuvent être présents et qui produisent des inclusions à point de fusion élevé comme l'aluminium, le cérium et le titane, et même le magnésium en plus grandes- quantités, tendent à fournir des formes de graphites inférieures et dégénérées. On a indiqué sur la fig. 7 le point de fusion de l'oxyde de l'élément, à titre de norme de comparaison, étant donné qu'il existe très peu de données concernant le point de fusion, la composition ou la solubilité et la stabilité des silicates ou complexes -silicate-sulfure de ces éléments. fln suppose d'une façon générale que les éléments ayant des oxydes à point de fusion élevé tendent à avoir également des silicates ou des complexes de silicates à point de fusion élevé. On comprend également que, pour une combinaison quelconque d'éléments, le point de fusion exact est une question de composition, et que toutes les combinaisons céramiques tendent à présenter certaines compositions eutectiques à point de fusion plus faible. Par ailleurs, des recherches ont montré que les éléments qui tendent à former des oxydes à point de fusion plus faible et, par suite, des silicates et des:complexes de silicate également à point de fusion plus bas, tendent à favoriser la production de formes de graphite nodulaire plus petites et de contour meilleur, bien que par eux-mêmes ils ne constituent pas des éléments de nodularisation. On suppose, au moins en ce qui concerne le mécanisme de linventioi,1 que les éléments ayant des oxydes à point de fusion plus bas tendent à se combiner avec les éléments ayant des complexes à point de fusion plus élevé, tendant à produire des formes de graphite infé rieures, et à les rendre inefficaces en abaissant le point de fusion d'ensemble et peut-être même la solubilité d ces complexes dans la charge en fusion. Ainsi, on peut utiliser efficacement des éléments comme le plomb( comme visible sur la fig. 63 pour neutraliser les effets nuisibles de l'aluminium qui apparaissent sur la fig. 5. On considère que ceci est du à la formation, entre le plomb et l'aluminium, d'un complexe de silicate à bas point de fusion, qui empêche effec vivement toute action sur le processus de cristallisation du graphite nodulaire. On peut également supposer raisonnablement que des quantités excédentaires de plomb ou d'autres éléments formant des complexes à bas point de fusion ou des inclusions peuvent tendre à réagir avec les germes de magnésium présents dans la fonte nodulaire, par exemple avec le silicate de magnésium, en les empt- chant ainsi d'agir pour la production dune fonte complètement nodulaire. il suffit d'indiquer que, dans le procédé faisant l'objet de l'invention, on constate que l'addition de petites quantités de tous les éléments indiqués sur la fig. 7 ayant des oxydes qui fondent à des températures inférieures à la phase liquide-solide de la fonte nodulaire, tendent à favoriser l'obtention d'une structure nodulaire améliorée. Par ailleurs, les éléments produisant des oxydes à points de fusion élevés, nettement supérieurs à la phase liquide-solide tendent à favoriser la production de formes de graphite dégénérées; en outre, cette tendance à la production de formes dégénérées peut être compensée par 11 addition intentionnelle d'éléments formant des oxydes ayant un point de fusion qui est nettement inférieur à la phase liquide-solide de la fonte nodulaire. Pour la mise en oeuvre de l'invention, on ajoute une quantité suffisante d'élément ayant un oxyde à bas point de fusion, comme le plomb, pour compenser la quantité d'éléments ayant des oxydes à point de fusion élevé, comme l'aluminium, qui peuvent être présents dans la charge en fusion0 Ainsi, par exemple, si de l'aluminium est présent selon une quantité égale à 0w05So dans la charge en fusion, on ajoute une quantité de plomb comprise entre 10% et 75eF de cette quantité. Quand du titane, du plomb et du cérium sont présents, on considère leurs quantités combinées pour exterminer la quantité de plomb devant être ajoutée. Par ailleurs, quand des éléments comme l'arsenic, l'antimoine, le bismuth et l'étain sont présents, on les soustrait de la quantité de plomb devant être ajoutée. À titre d'exemple de mise en oeuvre du procédé suivant l'in Invention on peut produire une charge en fusion contenant 0,02% de titane et-0,03 d'aluminium. La teneur en arsenic de cette charge est égale à 0,005%, la teneur en plomb est égale à 0,001% et la teneur en étain est égale à 0,002%.On ajoute à une portion de cette charge en fusion un alliage magné ium-silicium-afin d'obtenir 0,04% de magnésium résiduel et on constate qu'une éprouvette d'essai coulée renferme environ 8O de graphite nodulaire et environ 20 > de graphite de type nodulaire dégénéré, 50% environ de ce graphite dégénéré étant présents sous forme de graphite hyper-eutectique éclatés Etant donné que la teneur totale en éléments ayant des oxydes à point de fusion élevé est égale à 0,02 + 0,03, soit 0,05% et que la teneur totale en éléments ayant des oxydes à bas poirt de fusion est égale à 0,005 + 0,00q + 0,002, soit 0,008%, on considère que l'équilibre en faveur des oxydes à point de fusion élevé est égal à o,os'; - 0,008% soit 0,042%. On ajoute par conséquent 50% de cette quantité, soit 0,021%, de plomb à la charge, plus l'alliage magnésium-silicium ajouté, de maniere à obtenir 0,04% de magnésium retenu pour cette seconde portion de la charge, et on coule une seconde éprouvette. Dans ce cas, on constate que la structure est formée à 100% par de petits nodules et ne renferme sensiblement pas de nodules de graphite dégénérés ou éclatés. On a constaté que des éléments comme le cuivre et le molybdène qui forment également des complexes d'oxydes à bas point de fusion, tendent à agir dans un sens compensant le graphite dégénéré formé par les matières ayant des oxydes à point de fusion élevé mais, en général, ils sont difficiles à apprécier quantitativement et on préfère par conséquent utiliser à cet égard du plomb et du germanium. On a constaté également que des éléments ayant des oxydes à bas point de fusion comme le bismuth, l'antimoine et l'arsenic ont un effet négatif efficace sur la formation de graphite dégénéré dA à des oxydes à point de fusion élevé, mais étant donné que le bismuth n'est complètement efficaces que lorsqu'il est utilisé avec le cérium, et que le plomb et le germanium tendent à améliorer fortement le compte de nodules, on préfère les utiliser pour la mise en oeuvre de l'invention. L'effet des autres éléments, outre le plomb et le germanium, est connu de la Demanderesse, mais au lieu de les ajouter de façon intentionnelle à titre d'additifs, on préfère simplement permettre leur effet en décidant de la manière dont le plomb ou le germanium doit être ajouté pour obtenir des résultats acceptables. Du fait de la difficulté d'une détermination chimique exacte des divers éléments à l'état de traces, on préfère habituellement définir par voie empirique les quantités d'éléments ajoutées in tentlcnnellement. Ainsi, dans le cas d'une charge en fusion donnée, au cours d'une opération également donnée, on ajoute une quantité de magnésium suffisante pour obtenir une teneur en magnésium retenu égale à 0,00470, et on coule une éprouvette standard ayant une section de 25 ou 75 mm. On examine ensuite le caractère nodulaire de cette éprouvette en ce qui concerne le compte de nodules et la présence de graphite dégénéré, Selon les resultats de l'examen, on ajoute du plomb ou du germanium à la charge, en se basant en grande partie sur la quantité d'aluminium et de titane présente. On coule ensuite une autre éprouvette afin d'examiner l'aspect de sa structure. Sur cette base, on tente de déterminer la quantité minimum de plomb ou de germanium ajouté qui va être complètement efficace, et on cherche à éviter des additions excessives. On utilise ensuite cette addition à titre de processus standard dans les conditions particulières rencontrées. il est préférable de se limiter à des additions de plomb ou de germanium nettement inférieures à 0,05%, étant donné que l'on ne sait pas parfaitement quel serait l'effet d'additions plus importantes, en particulier dans le cas des sections de moulage plus épaisses. Quand une addition de ce genre n'est pas efficace, il est pré- férable d'ajuster les conditions de fusion ou les matières de la charge de façon à éviter la nécessité de prévoir des additions de germanium ou de plomb plus importantes. Par exemple, on cherche à assurer une réduction de la teneur en aluminium ou en titane de la charge en fusion. En ce qui concerne le choix entre le plomb et le germanium, on utilise de préférence du plomb à cause de son prix plus faible, mais il est préférable d'utiliser du germanium loraqu'il est important d'obtenir une structure plus ferritique. On constate que le germanium a tendance à former des quantités nettement accrues de ferrite provenant directement de la coulée. Des modifications peuvent être apportées aux modes de mise en oeuvre décrits, dans le domaine des équivalences techniques, sans s'écarter de I'inven2;ion, R E V E N D i C A T i O N S 1.- Procédé pour la production de fonte nodulaire en améliorant le compte de nodules de graphite et en réduisant la quantité de formes de graphite dégénérées, caractérisé en ce qu'on fait fondre une charge et on ajoute du plomb ou du germanium à la charge en fusion de telle sorte que la quantlté de plomb ou de germanium soit comprise entre 0002cxö et 0,02 sur la base du poids de la fonte. 2.- Procédé suivant la revendication I, caractérisé en ce qu'on ajoute du plomb ou du germanium à la charge en fusion de telle sorte que la quantité de plO?ïb ou de germanium représente entre 10 et 75Se des quantités combinées d'aluminium, de titane et de cé rium présentes dans la charge, moins les quantités combinées de bismuth, d'arsenic, d'antimoine et d'étain également présenteS. 3.- Procédé suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'on ajuste la quantité totale de constituants formés par l'antimoine, le bismuth, le plomb, le germanium, l'étain et l'arsenic de telle sorte qu'elle représente entre 10 et 75% de la quantité totale des constituants formés par le titane, l'aluminium et le cérium dans la charge en fusion. 4.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'on ajoute les métaux eux-mêmes ou les sels de germanium ou de plomb de telle sorte que la quantité de plomb ou de germanium, considérés séparément ou en combinaison, représente de 0,002% à 0,02ç sur la base du poids de la fonte. 5.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'on ajoute du plomb ou du germanium à la charge en fusion, de telle sorte que la quantité de plomb ou de germanium soit comprise dans une gamme allant d'une quantité faible mais efficace jusqu'à 0,059 sur la base du poids de la fonte.