L'invention concerne les feux faits avec du bois ou analogue, notamment dans les foyers de cheminée. Dans ce dernier cas on dispose ordinairement le bois (brindilles puis bûches) sur une paire de chenêts, et en brûlant le bois dégage de la chaleur dont une grande partie s1 échappe par le conduit de la cheminée. Le reste de la chaleur est dispersé dans la pièce, et le rendement est extrêmement faible. Les inventeurs ont cherché à améliorer ce rendement, et ont mis au point un procédé qui permet - soit d'augmenter la chaleur diffusée par une certaine quantité de bois (environ 20 à 50%.) suivant la qualité et les quantités de bois, - soit de -réduire dans les mêmes proportions la consommation do bois (ou analogue par exemple charbon de bois) pour me meame chaleur donnée. Selon l'invention, le procédé de chauffage est caractérisé en ce que, en plus d'une première source de chaleur évoquée pré cédemment, il est prévu 'me deuxième source de chaleur par rayons nement essentiellement, , laquelle est disposée au dessus et à l'arrière de la précédente suivant un plan vertical ou légèrement incliné vers l'avant. Le feu provenant de la première source assure la combustion de la face avant de la deuxième source, laquelle rougit suivant un plan sensiblement vertical et inclinable. Cette surface rougie assure un chauffage par- rayonnement centré perpendiculaire- ment à elle-même, c'est-à-dire dirigé vers la pièce.Dans le cas d'un feu à une seule source classique la surface rougie est à horizontale, peu près/cachée, le plus souvent, par le bois à brûlor, et le rayonnement est dirigé essentiellement verticalement et ne sert pratiquement pas au-chauffage de la pièce. L'invention permet d'utiliser la chaleur rayonnement et de la diriger dans une direction volontairement choisie. La combustion de la deuxième source peut être lente, il suffit de maintenir sa surface visible en un état rougeoyant, ce qui peut entre obtenu facilement à l'aide d'un petit feu provenant -de la première source.Les essais réalisés ont montré que a chaleur dégagée par la deuxième source simplement maintenue rougie est considérée comme équiva- lente à celle fournie par un gros feu d'une source classique seule Pour mieux faire comprendre l'invention on peat se reporter dès à présent aux figures annexées dans lesquelles Fig.1 à 6 montrent schématiquement les différentes phases et possibilités du procédé Fig.7 à 12 montrent un dispositif de réalisation à titre d'exemple. Une premiere masse de bois ou dé charbon de bois appelée "petite masse" ou "m" est disposée sur un support mobile sensiblement horizontal. Une deuxième masse, plus importante, appelée "grande masse" ou "M" est réalisée suivant un plan pouvant être vertical de façon que sa partie visible constitue le plan de rayonnement PR. Il faut que les deux masses "m" et "M", de bois ou de charbon de bois en combustion, et indépendante l'une de l'autre, soient disposées de façon assez précise, et qu'elles puissent être à volonté éloignées ou rapprochées l'une de l'autre, et que, par ailleurs, "m" puisse se déplacer horizontalement, et que la géométrie de "M" puisse astre variable (fig.1). Le feu est mis à la petite masse "m" alors que la grande "M" se trouve inclinée vers l'avant (fig.2). De la petite masse "m", le feu e communique alors à la grande masse "M", inclinée vers l'avant, laquelle, une fois enflammée, doit être légèrement redressée pour que les flammes en disparaissent, et ne laissent place qu'a une combustion lente, sans flamme. Pour ce faire la petite masse "m" peut également astre éloignée de "M" vers l'avant (fig.3) Le rôle du feu de 'tm" est d'entretenir, d'intensifier ou de diminuer, à la demande, le rayonnement de "N" qui se consume peu à peu sur toute la hauteur du plan de rayonnement, de l'avant vers l'arrière (fig.4).L'intensité de la chaleur produite peut astre réglée à volonté en éloignant ou en rapprochant "m" de "M" d'une part, ou en activant le feu de "m" d'autre part. La direction du rayonnement principal de "M" peut âtre orientée à volonté en inclinant ou en redressant le plan de rayonnement PR (fig 5 et 6). Chacune des masses est maintenue par des moyens qui lai sont propres. La petite masse "m" se trouve normalement posée sur un ou plusieurs supports qui peuvent être déplacés horizontalement d'avant vers l'arrière et vice versa (fig.7), cette petite masse "m" pouvant elle-même être déplacée-sur le ou les supports La grande masse "M" se trouve maintenue, d'une part à sa base par un ou plusieurs supports et d'antre part en hauteur par un ou plusieurs points (fig.8) L'ensemble est représenté de profil dans une cheminée de pièce avec bûches en-fig.9 et 10. Les fig.11 et 12 montrent des exemples de face de chenets permettant l'application du procédé. Selon cet exemple le dispositif se compose d'un jeu de deux chenêts 1 et 1' supports de la masse "m" et d'un jeu de deux autres chenets 10 et 10' formant support de la masse "N". Le chen8t 1 comporte une partie classique et une partie arrière originale. La partie classique comprend une barre horizontale 2 maintenue à une certaine distance du sol par des pieds 3 et 4 et un montant avant 5 destine essentiellement à éviter que les bûches tombent vers l'avant. La partie originale comprend un montant vertical 6 disposé à l'arrière et surmonté d'un arc de cercle 7 situé dans le plan de la barre 2 dont la partie avant est prolongée par un autre montant vertical a. Les dimensions sont telles que l'extrémité arrière 7 du chenêt 1 touchant- le fond 9 de la cheminée, la distance entre ce fond 9 et le montant 8 doit 8tre-au moins égal au diamètre d'une grosse bûche.Le ohe- nêt 1' est symétrique au chenet 1. Les chenets 10 et 10' sont- représentés réunis par une barre horizontale 11, mais cette barre n'est pas obligatoire. Chaque chenêt 10 est constitué par un arc de cercle 12 et un piètement 13, dont la hauteur est telle que le fond de l'arc de cercle 12 se trouve à un niveau supérieur au fond de l'arc de cercle du chenêt 1. L'arc de cercle 12 est avantageusement prolongé vers l'avant par une barre inclinée 14. Ainsi que cela est bien visible sur les fig.11 et 12 le jeu de chenets 10-10' est disposé dans le fond de la cheminée et au centres tandis que les chenets 1 et 1' sont disposés latéralement Les grosses buches formant la masse "N" sont empilées sur les chenêts 10-10', le bûche supérieure venant prendre appui sur les montants 8 et en tirant les chenets 1-1' on déplace ces montants ce qui provoque le basculement vers l'avant de la masse "M" ainsi qu'exposé précédemment. En repoussant les chenêts 1-1' on replace la masse "M" en position verticale. De nombreuses variantes sont possibles sans pour cela sortir du cadre de l'invention. La masse "M" peut être retenue par tout autre dispositif permettant d'obtenir un plan de rayonnement vertical et inclinable. De même les chenêts peuvent être de tout type et pourvus d'accessoires divers. REVENDICATIONS 1. Procédé de chauffage au bois, ou analogue, caractérisé en ce que, en plus d'une première source de chaleur classique,il est prévu une deuxième source de chaleur par rayonnement, laquel- le est disposée au-dessus et à l'arrière de la précédente suivant un plan vertical inclinable vers l'avants de telle manière que le feu provenant de la première source de chaleur provoque la combustion de la face avant verticale de la deuxième source,laquelle est ainsi maintenue rougeoyante. 2. Dispositif pour l'application du procédé selon la revendication 1, caractérisé on ce qu'il comporte un jeu de chenêts sur lesquels est étalé le bois du premier feu et un jeu de deux autre s chenêts ou supports pour empiler les bûches de la douxié- ne source de chaleur. 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que chaque chenet porteur du bois du premier feu comportes à sa partie arrière, un montant vertical surmonté par un arc de cer- cle situé dans le plan du chenet et dont la partie avant est prolongée par une barre verticale. 4. Dispositif selon la revendication a, caractérisé en ce que le support de la deuxième source comporte deux arcs de cercle parallèles, avantageusement réunis à leur pase par une barre ho rizontale, munis d'un piétement d'une hauteur telle que la base de ces arcs de cercle soient A un niveau supérieur à la base des arcs de cercle des premiers chenêts.