01. La présente invention concerne un procédé de fabrication de galettes ou analogue à partir d'une matière granulaire telle que le riz, le blé ou autre. L'invention a trait en outre à un appareil pour la mise en oeuvre de ce procé- dé. Dans la fabrication classique de gâteaux croquants faits avec du riz ou un autre grain, on utilise un liant tel que le sucre, le miel ou analogue, ce dont il résulte une modification notable du goût naturel de la matière pre- mière. Un but de l'invention est de fournir un procédé de fabrication de galet- tes à partir d'une matière première granulaire telle que le riz, le blé ou au- tre grain sans avoir besoin de faire appel à des llints. Un autre but de l'invention est de réaliser un appareil pour la mise en oeuvre de ce procédé, appareil qui peut être réalisé à bas prix sous forme de structure simplifiée. Une forme d'exécution de la présente invention est décrite ci-après à ti- tre d'exemple, en référence aux dessins annexés dans lesquels: - la figure 1 est une vue de face d'un appareil conforme à un mode de réali- sation de la présente invention; - la figure 2 est une vue de côté du même appareil; - la figure 3 est une vue en coupe suivant la ligne III- III de la figure 2; - les figures 4 à 7 sont des vues partielles, à plus grande échelle, d'une partie principale de l'appareil représenté sur la figure 1 pour en illustrer le fonctionnement; et - la figure 8 est un schéma du circuit électrique servant à contrôler le fonctionnement de l'appareil. En se référant aux figures 1 à 3 on y voit un appareil auquel la présente invention s'applique, la référence I désignant un cadre en forme de caisse com- prenant quatre pieds 2. Les côtés latéraux du cadre 1 sont fermés par des pla- ques latérales la, dont la plaque frontale est articulée sur le cadre pour permettre son ouverture et sa fermeture. Une table 3, fixée sur le haut du ca- dre en forme de caisse 1, supporte un premier cylindre à air 5 d'une configu- ration en disque par 1 'intermédiaire de quatre colonnes de support 4, Un moule inférieur de cuisson 6, de forme annulaire, est disposé coaxialement et en po- sition fixe au dessus de la table 3 par l'intermédiaire d'unepluralité de ti- ges de support 6a et il comporte une plaque inférieure 7 à laquelle est fixée une plaque calorifuge 9 comportant un élément chauffant électrique 8, comme on le voit mieux sur les figures 4 à 6. La surface inférieure de la plaque calori- 24582 19 02. fuge 9 est reliée à un second cylindre à air vertical 11 disposé dans le cadre en forme de caisse 1 par l'intermédiaire d'une tige de liaison 10. Par ailleurs, ce second cylindre à air il est suspendu à une plaque de support 12 qui, quant à elle, est fixée aux extrémités inférieures des tiges de support 6a du moule de cuisson inférieur. On fait remarquer ici que la plaque inférieure 7 peut être déplacée, par la mise en action du cylindre à air 11, pour venir au ni- veau du bord supérieur du moule de cuisson inférieur 6, ce qui permet au dis- positif de chauffage 8 de chauffer le moule de cuisson inférieur ainsi que la plaque inférieure 7. Un moule de cuisson supérieur 14, disposé au dessus et en regard du moule de cuisson inférieur 6, est relié à la face inférieure du premier cylindre à air 5 par l'intermédiaire d'une tige verticale 13 animée de mouvements de va et vient. Un dispositif de chauffage électrique 15 est incorporé dans le mou- le de cuisson supérieur 14, une plaque calorifuge 16 étant interposée entre le dispositif de chauffage 15 et la tige de suspension 13. Le moule de cuisson supérieur 14 comprend une embase de pression 14a faisant saillie sur sa surfa- ce inférieure. Il est à noter que cette embase de pression 14a du moule de cuis- son supérieur 14 a une forme et des dimensions lui permettant de s'emboiter à frottement doux dans le moule de cuisson inférieur 6. Le moule de cuisson supé- rieur 14 peut être déplacé verticalement par la mise en action du premier cy- lindre à air 5. Lorsque le moule de cuisson supérieur 14 se déplace vers le bas, l'embase de pression 14a s'emboîte à frottement doux dans le moule de cuisson inférieur 6 de façon à délimiter avec le moule de cuisson inférieur 6 une chambre fermée étanche aux fluides. Une plaque d'alimentation 18 est disposée glissante dans une boîte 17 si- tuée en arrière du moule de cuisson inférieur 6. Un troisième cylindre à air 19 est disposé sur la boîte 17 en arrière de la plaque d'alimentation 18. Cet- te dernière est susceptible de glisser sur une plaque inférieure 20 pour effec- tuer un mouvement de va et vient au dessus du moule de cuisson inférieur 6. La plaque d'alimentation 18 est percée en une position intermédiaire, d'un trou 21 et comporte, à son extrémité avant, une encoche arquée 18a. On va se réfé- rer maintenant à la figure 3. Lorsque la plaque d'alimentation 18 se trouve en position retirée ou rétractée, un conduit 22a provenant d'une trémie 22 est mis en communication avec la boite 17 en alignement avec le trou 21. La trémie 22 contient une certaine quantité de riz marron ou non nettoyé. Un couloir 23 se prolonge vers l'avant à partir du moule de cuisson inférieur 6. L'appareil de cuisson de la structure décrite ci-dessus comporte en tout six interrupteurs de fin de course. Plus précisément, un interrupteur de fin 24582 1-9 03. de course 24 est prévu en une position dans laquelle il est actionné par la plaque inférieure 7 du moule de cuisson inférieur 6 lors du déplacement vers le haut de celui-ci. Deux interrupteurs de fin de course 25 et 26 sont action- nés lorsque le moule de cuisson supérieur 14 se déplace vers le haut. Les trois autres interrupteurs de fin de course 27, 28 et 29 sont actionnés lors du mou- vement glissant de la plaque d'alimentation 18. Les interrupteurs de fin de course 25 et 26 sont actionnés lors d'un mouvement vers le haut et d'un mouve- ment vers le bas d'un bras 30 relié au moule de cuisson supérieur 14. Le fonc- tionnement de ces interrupteurs de fin de course sera décrit ci-après en regard du schéma représenté sur la figure 8. Sur les dessins, la référence 31 désigne un récipient situé au dessous d'une extrémité libre du couloir 23 et disposé sur un bâti 32. Le chiffre de référence 33 désigne une soupape électromagnétique à quatre voies du type so- lénoide permettant de commander le fonctionnement des premier, second et troi- sièmeicylindres. Enfin, le chiffre, de référence 34 désigne. un tableau de commutation. La matière première ou le riz non nettoyé destiné à la fabrication d'une galette de riz peut être préparée en mélangeant la même quantité de deux sortes de riz marron ou non mondé, par exemple. Ce mélange de riz est ensuite nettoyé dans une machine de lavage et versé dans un panier o il s'égoutte pendant 15 à 20 minutes. On ajoute une quantité prédéterminée de sel au riz non mondé é- goutté avec lequel il est mélangé intimement. Après quoi, on laisse sécher la matière première pendant une journée et on la soumet ensuite à un séchage dans un séchoir pendant deux ou trois heures. Après ce séchage, on charge le mélan- ge de riz formant la matière première dans la trémie 22. On peut ajouter éven- tuellement une quantité appropriée de graines de varech comestibles ou de sésame. La teneur en eau du mélange de riz séché est importante pour la mise en oeuvre de l'invention. La teneur en eau devrait se situer entre 15% et 20% et, de préférence, entre 17 et 18%. A ce propos, la teneur en eau est comprise en- tre 15 et 16% avant le lavage et est de 30% immédiatement après le lavage. On va décrire maintenant un procédé pour la fabrication d'une galette de riz non mondé conformément à l'invention en se référant aux figures 5 à 8. Le mélange de riz brut chargé dans la trémie 22 arrive par le conduit 22a au niveau du trou 21 percé dans la plaque d'alimentation 18. Les moules de cuis- son supérieur et inférieur 14 et 16 sont portés à une température comprise en- tre 1600C et 1800C, le moule de cuisson supérieur étant maintenu à sa position supérieure. Au début de l'opération, la plaque d'alimentation 18 se déplace 04. vers l'avant pour prendre une position permettant le transfert, dans le moule de cuisson inférieur 6, du riz non mondé G situé dans le trou 21. Si l'on ap- puie maintenant sur l'interrupteur de mise en marche S, le cylindre à air 5 est actionné par la soupape électromagnétique 33a grâce à un circuit fermé com- prenant l'interrupteur de fin de course 28 (1 - 3), le solénoïde de la soupape 33a, un premier temporisateur Tl (1-- 3) et un second temporisateur T2 (8 - 5), ce qui a pour résultat le déplacement vers le bas du moule de cuisson supérieur 14 qui vient s'emboîter à frottement doux dans le moule de cuisson inférieur 6, ce qui a pour effet de comprimer et chauffer le riz non mondé contenu dans le moule de cuisson inférieur 6 (voir la figure 4). En même temps, le second tem- porisateur T2 est déclenché, ce qui a pour résultat la commutation du tempori- sateur de la sortie 5 à la sortie 6 après une durée prédéterminée, mettant ain- si sous tension la soupape électromagnétique 33b pour déplacer le premier cy- lindre à air 5, vers le haut. A la suite du mouvement vers le haut du moule de cuisson supérieur 14, le riz G contenu dans le moule de cuisson inférieur 6 se dilate entièrement et instantanément, la vapeur produite dans le moule de cuisson inférieur 6 pouvant alors s'échapper (voir la figure 5). Lors du mouvement vers le haut du moule de cuisson supérieur 14, l'interrupteur de fin de course 25 est commuté d'une position d'ouverture (NO) à une position de fer- meture (NC), ce qui a pour effet la mise sous tension d'un relais Ri grâce à un circuit fermé comprenant l'interrupteur de fin de course (1 - 3), le relais Ri (2 - 7) et l'interrupteur de fin de course 29 (1 - 3). La mise sous tension du relais Ri a pour conséquence la commutation des relais R2 (1 - 3) et R3 (6 - 8) de la position d'ouverture NO à la position de fermeture NC, déclen- chant ainsi le premier temporisateur Tl (2 - 7). Simultanément avec le déclenchement du premier temporisateur Tl, le cir- cuit ouvert (8 - 6) est fermé. Après le délai assuré par le premier temporisa- teur Tl, le mouvement vers le-haut du moule de cuisson supérieur 14 prend fin, tandis que le second temporisateur T2 revient à la position (8 - 5) de la po- sition (8 - 6) qu'il occupe lors du déclenchement du premier temporisateur Tl. Par conséquent, le moule de cuisson supérieur 14 redescend pour venir s'emboî- ter dans le moule de cuisson inférieur 6. C'est ainsi que le riz G dilaté dans le moule de cuisson inférieur 14 est comprimé et mis en forme pour produire une galette de riz G' à partir du riz marron ou non mondé ( voir la figure 6). Ensuite, à-la fin du délai assuré par le premier temporisateur Tl, le se- cond temporisateur T2 est déclenché et il commute de la position (8 - 5) à la position (8 - 6). A la suite de quoi, la soupape électromagnétique 33b est mi- se sous tension. Bien que l'interrupteur de fin de course 25 soit fermé, le 05. premier temporisateur Ti continue à fonctionner, pour permettre au moule de cuisson supérieur de remonter encore. Ce mouvement vers le haut du moule de cuisson supérieur 14 fait que l'interrupteur de fin de course 26 change de la position NO à la position NC, ce qui a pour effet l'actionnement du cylindre à air il par la soupape électromagnétique 33c grâce au circuit fermé comprenant l'interrupteur de fin de course 26 ( 1 3) et le relais R4 (8 - 5). Ainsi, la plaque inférieure 7 du moule de cuisson inférieur se déplace vers le haut pour amener la galette de riz G' à la hauteur du bord supérieur du moule de cuisson inférieur 6 (voir la figure 7). Simultanément avec le mouvement vers le haut de la plaque inférieure 7, l'interrupteur de fin de course 24 change de la position de fermeture NC à la position NO pour mettre la soupape électromagnétique 33d sous tension, action- nant ainsi le troisième cylindre à air qui déplace la plaque d'alimentation 18 vers l'avant. Par conséquent, la galette de riz G' est déplacée vers l'extérieur par suite de sa mise en contact avec l'encoche arquée i8a pratiquée dans l'ex- trémité avant de la plaque d'alimentation 18 et elle passe dans le couloir 23 pour tomber dans le récipient 31. Dans l'intervalle, l'interrupteur de fin de course 29 change de la position (a) à la position (b) pour ouvrir le circuit fermé du relais Ri, ce qui a pour effet la remise à zéro du premier temporisa- teur qui revient de la position (8 - 6) à la position (1 - 3). En outre, l'in- terrupteur de fin de course 28 change de la position de fermeture NC à la position d'ouverture NO pour terminer le fonctionnement du second temporisa- teur T2, la soupape électromagnétique 33c étant ainsi mise hors tension pour permettre à la plaque inférieure 7 de se déplacer vers le bas, tandis que la plaque d'alimentation 18 est retirée vers l'arrière par suite de la mise hors tension de la soupape électromagnétique 33d. L'interrupteur de fin de course 27 se trouve alors à l'état ouvert, tandis que l'interrupteur de fin de course est fermé du fait que l'interrupteur de fin de course 29 a commuté à la posi- tion (a). L'appareil est maintenant remis à sa position de départ. Il est à noter que, lorsque la galette de riz G' obtenue est déplacée vers l'extérieur depuis le moule de cuisson inférieur en direction du couloir 23, le riz G en tant que matière première contenue dans le trou 24 est transporté sur la pla- que inférieure 7 du moule de cuisson inférieur 6 en vue de sa réception dans celui-ci. Le procédé de fabrication de la galette de riz est alors terminé et l'ap- pareil est en position prêt à effectuer l'opération suivante, laquelle se dé- roule de la manière décrite ci-dessus. Grâce au fait que le riz à l'état brut est d'abord chauffé et comprimé 06. dans la chambre fermée hermétiquement, que sa dilatation instantanée est pro- voquée en supprimant la compression et qu'il est encore soumis à une compres- sion, les particules de riz marron ou non mondé s'agglomèrent sous l'action de l'humidité et des matières grasses contenues dans le riz non mondé pour former une galette de riz d'une structure qui garde sa forme. La galette de riz est en effet solidifiée jusqu'à un degré de rigidité tel que l'on peut croquer dans sa texture molle tout en le savourant. A ce propos, il est à noter qu'une faible teneur en eau du riz formant la matière première présente un faible coef- ficient de dilatation qui ne convient pas à la mise en forme d'une galette de riz, alors qu'une teneur en eau excessivement élevée entraine une dégradation de l'effet raffrahbnismIt-aumoment de croquer. Bien que l'appareil décrit ci-dessus soitnotamment adapté à la fabrication de galettes de riz, on concoit aisément que l'invention peut s'appliquer à la fabrication de galettes à partir d'autres céréales (blé) ou grains. En résumé, en suivant l'enseignement de l'invention il est possible de fabriquer des gaz -lettes à partir de riz non mondé ou d'autres grains présentant une saveur plus satisfaisante au moment de le croquer, et ce à l'aide d'un appareil de petite dimension et de structure relativement simple et-en relativement peu de temps. Ainsi, l'invention se prête à une fabrication en grande série avec un rendement accru. Les produits possèdent une valeur nutritive élevée. On vient de décrire un mode de réalisation préférée de l'invention mais il va de soi que l'on peut y apporter des modifications et des variations sans pour autant sortir du cadre de l'invention. 24582 19 07. REVENDICATIONS 1- Procédé de fabrication d'une galette à partir d'une matière première telle que le riz ou grains similaires, caractérisé en ce qu'il consiste à comprimer et à chauffer pendant une durée déterminée la dite matière première contenue dans une chambre hermétiquement fermée délimitée par des moules de cuisson su- périeur et inférieur, à provoquer la dilatation instantanée de la matière première comprimée et chauffée en ouvrant les moules de cuisson et en laissant s'échapper en même temps la vapeur produite à l'intérieur de la dite chambre lors de la compression avec chauffage, et à comprimer à nouveau la matière di- latée à l'aide des dits moules de cuisson pour donner à la dite matière la for- me de galette désirée dont la structure garde cette forme. 2- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le chauffage pour la cuisson se fait à une température comprise entre 1601C et 1801C. 3- Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la teneur en eau de la matière première est comprise entre 15 et 20%. 4- Appareil de fabrication d'une galette à partir d'une matière première tel- le que le riz ou analogue, caractérisé en ce qu'il comprend un moule de cuis- son inférieur comportant une plaque inférieure apte à être chauffée et déplacée vers le haut, un moule de cuisson supérieur apte à être déplacé de manière sé- lective vers le haut ou vers le bas relativement au dit moule de cuisson infé- rieur et à être reçu à l'intérieur du moule de cuisson inférieur de manière étanche aux fluides, le moule de cuisson supérieur étant également apte à être chauffé, et une plaque d'alimentation glissante destinée à transporter une quan- tité prédéterminée de la dite matière première provenant d'une source d'alimen- tation, la dite plaque d'alimentation étant adaptée pour servir à la fois à pousservers l'extérieur à partir du moule de cuisson inférieur une galette qui a été mise en forme et qui maintient cette forme et à introduire dans le moule inférieur une quantité prédéterminée de matière première lorsque le moule de cuisson supérieur est en position soulevée.