La présente invention concerne un procédé pour l'inscription d'informations sur un papier électrosensible, notamment un papier métallique de registre, avec emploi d'électrc- des scriptrices individuelles qui sont isolées électriquement l'une de l'autre, et qui sont mises en action chacune -individuellement par l'intermédiaire d'un contacteur commande. On connaît déjà des procédés de ce genre dans lesquels un groupe d'électrodes scriptrices est constitué eom- me un peigne d'électrodes. Pour la commande de chacune des électre- des scriptrices individuelles, on utilise ici un générateur de signes spécial, tous ces générateurs de signes des électrodes individuelles pouvant être commandés simultanément. Cette commande simul- tanée des électrodes scriptrices, dans ce procédé, comporte l'incon- vénient de la formation de ponts entre les électrodes individuelles, de sorte que des fautes d'écriture ne peuvent pas être évitées Le brûlage d'un point individuel ne pose pas de problème.Mais dans le cas où deux points d'électrodes voisines doivent être brûlés simultanément, il se produit l'effet suivant : en raison de la température de brûlage élevée la couche métallique fond sur le papier électrosensible, non seulement autour de ltélec- trode, mais la partie entre deux électrodes voisines est également attaquée. Une partie de--la couche métallique, par exemple d'aluminium, se vaporise alors et une autre partie brûle ou s'agglomère entre les deux électrodes. Cette agglomération provoque un courtcircuit entre les deux électrodes et ce cour@-circuit ne disparait pas de lui-meme. Il est en outre connu, pour éviter un tel court-circuit, de pourvoir es électrodes d'un racleur mécanique, par exemple une brosse eu encore de les balayer par un gaz. Cela exige des dispositifs supplémentaires assez coûteux sur l'appareil enregistreur, notamment lorsque l'appareil doit ëtre raccordé a de l'air comprimé. Il est connu, en outre, de résoudre le problème de l'agglomération par fusion en utilisant, pour chaque électrode, un contre-contact coûteux, qui garantit qu'un court-circuit éventuellement produit, disparaft de lui-même par brülage avec un courant très Intense. Ce prooédé nécessite cependant des ampl-fica- teurs très coûteux équipés de transistors d'extrériffité prévus pour un courant intense, qui représentent un encombrement non négi-gea- ble. L'invention a pour but de s'opposer, avec des moyens simples et peu comateux, à une agglomération par fusion, c'est-à-dire un court-circuit entre les électrodes de commande Irdividuelles. L'invention concerne, à cet effet, un procédé du type ci-dessus, caractérisé en ce que, lors de 11 actionnement si- multané d'un groupe d'électrodes scriptrices, ce groupe ne contient aucune des électrodes scriptrices directement juxtaposées. Suivant une autre réalisation de l'invention, il se produit, pendant la durée d'un signal de brûlage, une commande alternative des électrodes de rang pair et des électrodes de rang impair. L'invention s1 étend, également, à un dispositif pour l'application du procédé ei-dessus, caractérisé en ce qu'il comprend un étage de connexion bistable commandé par une fréquence de cadence, étage dans lequel une sortie pour la commande des électrodes de rang pair, et l'autre sortie complémentaire pour la commande des électrodes de rang impair, sont reliées respectivement aux entrées de commande des contacteurs commandés correspondants. Les avantages obtenus par l'invention résident notamment en ce qu'on évite, par des moyens électroniques simples, économiques et peu encombrants, un court-circuit entre les électrodes scriptrices individuelles. L'invention sera mieux comprise en regard de la description @i-après et des dessins annexés représentant des exempli de réalisation de l'invention, dessins dans lesquels : - la figure 1 est un schéma du dispositif de l'invention, - la figure 2 montre deux électrodes scr:lp- trices voisines qui produisent successivement chacune un point, - la figure 3 montre deux électrodes scrip- trios s voisines, dans lesquelles la barrette entre les deux points écrIts a été supprimée par brülage, - la figure 4 est un diagramme explicatif d- mode de fonctionnement du dispositif de l'invention. Dans l'exemple de réalisation représenté dans la figure 1, est prévu un étage de signal de brûlage 10 avec sept entrées d'information 101 à 107 et sept sorties de signal correspcr- dantes. Lorsqu'il existe à lWune des entrées 101 à 107 une informa- tion en forme d'un signal électrique, il appara@t à la sortie co:- respondante un signal de sortie de longueur définie. pour cela, à chaque entrée 101 à 107, est affecte, de préférence, un étage de connexion monostable. Les sept sorties de l'étage de signal de brûlage 10 sont réunies chacune avec une entrée d'une porte "ET" 11 à 17. Chacune des secondes entrées des portes Il à 17, est raccordée, l'une des deux sorties complémentaires , r l'un étage de coer, nexion bistable 18, qui est commandée à bascu@ement par un générateur de cadence 19. Une source de tension de brülage 20 est reliée avec les collecteurs de sept transistors 21 à 27, qui servent d'amplifi- cateurs pour sept électrodes scroptrices 31 à 37. La sortie d'une des portes '"ET" 11 à 17 est reliée chaque fois avec la base da transistor affecté 21 à 27, dont l'émetteur est raccordé à l'électrode scriptrice affectée 3t à 37. L'inscription s'effectue par le fait que les sept électrodes scriptrices 31 à 37 et un papier électro-sensible 38, notamment un papier métallique de registre, sont déplacés relat-- vement l'un à l'autre. Ce papier est relié à la masse. De tels papiers électrosensibles sont constitués habituellement par un papier de support, sur lequel sont appliqués un vernis noir et par dessus une mince couche de métal. Le peigne d'électrodes consistant en les sept électrodes scriptrices 31 à 37, glisse sur la couche métalli- que et lorsqu'une des électrodes scriptrices est actionnée par l'- une des portes "ET" 11 à 17, un courant s'écoule à travers le transistor affecté vers une électrode scriptrice, vers le papier éleetrosensible 38, et de là, a' la masse.De cette manière, à l'emplacement concerné de la couche métallique, se produit un point plus sombre. 'Naturellement, lors de l'emploi de transistors du type de conducti- bilité opposée, le papier métallique peut être relié à la tension d'alimentation. Le nombre des électrodes scriptrices n'est naturellement pas limité à sept. Suivant le domaine d'emploi, on peut disposer des centaines d'électrodes scriptrices l'une à c@té de l'autre. De mime, des disposItIons sont possibles dans lesquelles le-q élec+rcdes scriptrices sont disposées à demeure dans un apparell, tandis que le papier de registre est déplacé devant ces électrodes. Cependant, des dispositions sont également possibles, dans lesquels les un groupe d'électrodes soriptrices est déplacé en va et vient perpendioulairement au déplacement du papier. Cette seconde disp@- sition sert, de préférence, à l'inscription de signes d'écriture. Si, maintenant, plusieurs des électrodes scriptrices 31 à 37 sont commandées simultanément, un effet peut se produire qui est expliqué à l'aide des figures 2 et 3, dans lesquel- les sont représentées deux électrodes soriptrices voisines, comman- dées simultanément. Dans la figure 2, les deux électrodes scriptri- ces 31 et 32 ont produit chacune un point de brûlage 41, 42 sur ' papier électro-sensible 38. Cependant, Il se produit trop fréquemment que, par la haute température de brûlage, la couche de métal est vaporisée non seulement autour de l'électrode, mais encre, que la barrette 43 entre les deux électrodes voisines 31, 32, est également attaquée.Une partie de l'aluminium est alors vaporIsée, une autre partie est brûlée er s'agglomère entre les deux électrodes et provoque un court-circuit qui ne peut plus se résoudre par lui-meme. En vue d'éviter un tel court-circuit, les électrodes voi- sines ne sont plus, conformément à l'invention, commandées simultanément. A l'aide du diagramme d'impulsions représenté dans la figure 4, le mode de fonctionnement de l'exemple reprd- senté dans la figure 1 est décrit ci-après. S'il existe à l'une ou à plusieurs des entrées d'information 101 à 107, une information en forme d'un signal électrique, il apparaît aux sorties affectées de l'étage de signal de brûlage 10, des signaux U 10 avec une longueur de signal définie. A la cadence d'une fréquence U 19 produite par le générateur de cadence 19, apparaît alternativement un signal aux deux sorties complémentaires Q etQ de l'étage de connexion bistable 18.Par ce signal alterné, sont commandées, avec chaque impulsion de cadence, les portes "ET" 12, 14, 16 et, dans chaque pause de cadence, les portes "ET" 11, 13, 15 et 17. Comme exemple, on admettra qu'aux entrées d'information 102 et 103, existe simultanément un signal. A chacune de l'une des entrées des portes "ET" 12, 13, existe, en conséquence, un signal de brülage U 10. En raison de la commande alternée de ces deux portes "ET" 12, 13, par l'étage de connexion bistable, il apparat aux sorties des portes "ET" 12, 13, les deux suites d'impulsions U 12 et U 13 respectivement. Pendant la durée du signal de brûlage U 10, les deux électrodes scriptrices 32, 33, sont actionnées alternatavement au rythme de la fréquence de cadence U 19.Les deux électrodes scriptrices 32, 33, produisent, pendant le signal de br1lage U 10, chacune un point d'écrft-ure, qui, en fonction de la cadence, se compose de plusi.eurs points indivi- duels. Cependant, il ne passe jamais un courant d'écriture simulta nément à travers ces deux électrodes scriptrices. Par A est désigné un signal de brûlage qui, lors d'une commande en continu des électrodes scriptrices, devrait être produit par l'étage de signal de brûlage 10. En raison de l'ao- tionnement par cadence, on pourrait penser que le signal U 10 devrait être d'une longueur double de celle du signal A. Cependan+, la pratique a montré que seule une prolongation de 66 % de la durée du signal est nécessaire. Dans la pratique on met en oeuvre par exemple, pour la production de signes d'écriture, des générateurs de signes intégrés. Ceux-ci produisent, par exemple, dans le cas d'une lettre déterminée, une suit.e correspondante de processus de commande aux entrées d'informations 101 à 107. Il est, sans autre mesure, possible et très avantageux d'intégrer également le montage représenté dans la figure 1 en commun avec les générateurs de signes. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation ci-dessus décrits et représentés, à partir desquels on pourra prévoir d'autres modes et d'autres formes de réalisation, sans pour cela sortir du cadre de l'invention. R E v E N D I C A T I O N S 1.- Procédé pour l'inscription d'informa- tions sur un papier électrosensible, notamment un papier métallique de registre, avec emploi d'électrodes scriptrices individuelles cru sont isolées électriquement l'une de l'autre, et qui sont mi.ses en action chacune individuellement par l'intermédiaire d'un contacteur commandé, procédé caractérisé en ce que, dans le cas où l'on actio:c ne simultanément un groupe d'électrodes scriptrices, ce groupe ne contient pas d'électrodes directement situées lune près de l'autre. 2.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on commande les électrodes scriptrices de rang pair (32, 34, 36) et les électrodes scriptrices de rang impair (31, 33, 35, 37) suivant un rythme. alterné. 3.- Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en.ce que, pendant la durée d'un signal de brûlage (U10), on effeetue une commande alternée des électrodes de rang pair et des électrodes de rang impair. 4.- Dispositif pour la mise en application du procédé suivant l'une quelconque des revendication 1 à 3, caractérisé en ce qu'il comprend un étage de connexion bistable (18) commandé par une fréquence de cadence (U 19), étage dans lequel une sortie (Q) pour la commande des électrodes de rang pair, et l'autre sortie complémentaire (Q) pour la commande des électrodes de rang impair, sont reliées respectivement aux entres de commande des contacteurs commandés correspondants (21 à 27). 5.- Dispositif suivant la revendication 4, caractérisé en ce qu'il comprend des organes logiques de porte de type "ET" (11 à 17) dont les sorties sont reliées avec les entrées de commande des contacteurs commandés (21 à 27) et qui possèdent chacun deux entrées, dont l'une est raccordée à une sortie d'un étage de signal de brûlage (10) et l'autre est raccordée à l'une des deux sorties (Q, Q) de l'étage de connexion bistable (18).