La présente invention concerne la stabilisation des compositions cosmétiques. Elle a plus particulièrement pour objet des pâtes dentifrices stabilisées qui contiennent, en tant qu'agent gélifiant, de la carraghénine. La carraghénine, encore appelée carraghen ou carra- gheen, estun constituant connu de diverses formulations cos- métiques et dentifrices. C'est un agent gélifiant utile et un épaississant utile pour les produits cosmétiques, d'une manière générale, ce constituant étant particulièrement uti- le pour épaissir les pâtes dentifrices et pour favoriser le maintien en suspension, dans celles-ci, de l'agent de polis- sage solide particulaire dispersé dans un milieu liquide ou semi-solide. Quoique la carraghénine soit un stabilisant satisfaisant, on a remarqué que la viscosité des composi- tions dans lesquelles il est utilisé corme agent gélifiant tend à décroître lorsque ces compositions sont soumises à un travail mécanique. Même un travail relativement faible, com- me celui résultant du pompage ou de tout autre mode de transport de la tâte dentifrice à la température ambiante, peut provoquer une diminution importante de la viscosité. Pour permettre ces opérations et obtenir néanmoins un produit d'une viscosité suffisante, comme souhaité, il a souvent été nécessaire d'utiliser des quantités additionnelles de car- raghérine, c'est à dire une quantité totale de carraghénine supérieure à celle qui serait suffisante sans une telle diminution de la viscosité. La diminution de la viscosité peut-être évitée, dans une grande mesure, en évitant de travailler le dentifrice lorsque sa température est en dessous du point de transition gel-sol de la carraghénine, mais dans les installations in-- dustrielles habituelles de fabrication des pâtes dentifri- ces, cette solution peut être souvent impratiquable ou dif- ficile étant donné qu'il peut s'écouler souvent-un délai - important entre le moment de la fabrication de la formula- tion dentifrice et celui o cette dernière est prête pour remplir des récipients d'o elle est dispensée, appelés ici conteneurs distributeurs. Ainsi, le dentifrice sera sou- vent refroidi et devra être pompé, transporté ou autrement 2 2467595 travaillé, avant d'effectuer le remplissage des conteneurs précités. Quoique le chauffage d'une composition contenant de la carraghénine, telle qu'une pâte dentifrice contenant de la carraghénine en tant qu'agent gélifiant, puisse accroître la viscosité de la pâte dentifrice qui est ensuite refroidie, les dispositifs de chauffage et de mélange ouverts et les autres appareils de chauffage usuels des installations habi- tuelles de fabrication des dentifrices ne donnent pas satis- faction, étant donné qu'ils peuvent provoquer des pertes d'humidité et de constituants volatils conférant une saveur, des changements dans les compositions de sapidité et des changements dans d'autres constituants du dentifrice, en raison du surchauffage et de l'aération locaux de la pâte. De plus, on perd du temps au cours de la production étant donné le chauffage lent habituellement mis en oeuvre pour éviter d'altérer le produit. En outre, un travail mécanique additionnel indésirable a lieu étant donné qu'il est habi- tuellement nécessaire de pomper la pâte dentifrice hors de l'appareillage de chauffage. La présente invention, qui utilise un chauffage par micro-ondes pour élever la tempé- rature d'une pâte dentifrice contenant de la carraghénine jusqu'à au moins la température de transition gel-sol de ladite carraghénine, élimine de ce fait diverses objections sérieuses à la modification de la température des dentifrices pour améliorer leur stabilité. Les recherches faites par la présente demanderesse dans la littérature et dans les brevets ont montré qu'on n'avait pas révélé ou suggéré d'utiliser des micro-ondes pour chauffer une pâte dentifrice contenant de la carraghénine afin d'amé- liorer la stabilité et d'accroître la viscosité de celle-ci. Parmi les brevets et publications révélés par ces recherches, on considère que les plus pertinents sont les suivants: brevets des Etats- Unis d'Amérique n0 3 469 996, n0 3 535 482, n0 3 963 892 et n0 4 003 554. Le brevet no 3 469 996 décrit le traitement thermique d'une matière grasse alimentaire constituée par un monoglycéride en soumettant celle-ci à des micro-ondes. Le brevet n0 3 535 482 décrit le chauffage rapide, par micro-ondes, de fluides en vue par exemple de leur pasteurisation, stérilisation et concentration. Le brevet no 3 963 892 illustre le chauffage par micro-ondes du sang en écoulement, avec régulation pour empêcher le surchauffage. Enfin, le brevet n0 4 003 554 décrit l'utilisation des micro-ondes pour induire un changement de phase dans un polymère polaire au cours de son malaxage. Quoique les références citées ici concernent divers moyens pour ap- pliquer des micro-ondes à des substances en vue de modifier leurs propriétés, quoiqu'il soit bien connu d'utiliser les micro-ondes pour chauffer une grande diversité de substances, et quoique la carraghénine soit un agent de gélification connu pour dentifrices, diverses propriétés de cet agent étant déjà connues dans la technique antérieure, aucune des réfé- rences ne décrit et ne suggère la présente invention, ainsi que les résultats extrêmement bénéfiques de celle-ci. Le procédé selon l'invention,pour la stabilisation d'une com- position cosmétique contenant de la carraghénine.consiste à diriger des micro-ondes sur ladite composition en quantité telle que la température de celle-ci soit élevée au moins jusqu'à la température de transition gel-sol de la carraghé- nine et à refroidir lentement ladite composition jusqu'à la température ambiante. L'invention concerne aussi des procédés pour accroître les viscosités des pâtes denti- frices contenant de la carraghénine en traitant ces dernières par des micro-ondes avant ou après leur conditionnement dans les tubes ou conteneurs les dispensant, appelés ici conte- neurs distributeurs.Dans certains cas, un tel traitement est effectué après conditionnement dans des cartons et des bol- tes et dans d'autres cas les traitements sont effectués à la fois avant et après un tel conditionnement. L'invention concerne aussi des procédés de chauffage des dentifrices par - micro-ondes avec régulation de la température, des procédés de chauffage avec recyclage et des procédés avec chauffage intermittent, ainsi qu'un appareil adapté à une installation facile dans les chaînes de remplissage en vue d'effectuer, lorsqu'on le désire, un tel chauffage par micro-ondes. L'invention sera plus facilement comprise en référence à la description ci-après, considérée en relation avec les dessins ci-joints, dans lesquels - La figure 1 est une représentation schématique des étapes de la fabrication d'un produit cosmétique, tel qu'une pate dentifrice, contenant de la carraghé- nine, depuis l'opération de mélange jusqu'au stocka- ge; - La figure 2 est une vue schématique illustrant l'in- corporation d'un applicateur de micro-ondes dans une ligne de transport d'un dentifrice; - La figure 3 est une vue schématique,en plan, d'une partie d'un appareil correspondant à une variante de celui de la figure 2; et - La figure 4 est une vue en élévation d'un transpor- teur associé à un générateur de micro-ondes conve- nant au chauffage du dentifrice conditionné. Sur la figure 1, le mélangeur il représente le moyen utilisé pour mélanger les divers constituants d'un produit cosmétique, par exemple un dentifrice, jusqu'à obtention de la forme finale désirée. Le dentifrice de cette invention comprend, en tant qu'agent gélifiant, de la carraghénine. Bien que ce dentifrice puisse être fabriqué à la température ambiante, il est habituellement-souhaitable, au moins pour la gélification du constituant que forme la carraghénine, d'élever la température d'au moins une partie de la composi- tion au-dessus du point de transition gel-sol de la carraghé- nine. Le mélangeuril peut être constitué par un homogénéi- seur ou autre appareillage de traitement. Après obtention du dentifrice sous la forme de mélange, celui-ci sert à remplir directement, avec ou sans refroidissement préalable,des réci- pients de conditionnement; cependant, sur la figure 1, on a représenté un récipient de stockage 13 qui est habituelle- ment utilisé en raison des exigences de la production, la température du mélange au cours dudit stockage étant habi- tuellement inférieure au point de transition gel-sol. Dans le procédé de fabrication usuel, le dentifrice est amené du lieu de stockage à la machine de remplissage, habituellement par une pompe ou un transporteur, ce qui provoque un effet défavorable sur le gel et diminue la viscosité du produit. Par conséquent, après l'étape de stockage 13, le produit est chauffé, conformément à l'invention, dans un dispositif de chauffage à micro-ondes 15 qui est suffisamment long pour élever la température dudit produit au-dessus de sa tempé- rature de transition gel-sol, après quoi les conteneurs distributeurs sont remplis dans la machine 17, mis dans des boites en carton et emballés en 19,et envoyés ensuite au stockage, en 21. Les résultats des essais effectués sur les produits stockés montrent qu'ils présentent une viscosité notablement plus élevée que les produits témoins traités d'une manière similaire mais non soumis au chauffage par micro-ondes. En raison de la courte durée du chauffage par micro-ondes, de la nature fermée du chauffage et de la rupture mécanique minimale à la température,inférieure au point de transition gel-sol,à laquelle le dentifrice est soumis, on ne note pas d'altération des agents de sapidité et on obtient un produit de viscosité élevé. On voit,sur la figure 2, que l'applicateur de micro- ondes 23 comprend un conduit 25 à paroi transparente ou perméable aux micro-ondes, comportant des parties terminales souples 27 et 29 et des moyens de fixation 31 et 33 sur celles-ci, pour fixation sur des parties d'un transporteur, canalisation ou analogue, non représenté, d'une chaine usuelle de remplissage de dentifrice. Une ligne électrique , alimentée en courant alternatif, amène de l'énergie électrique au dispositif d'alimentation 37 d'un générateur de micro-ondes 39 qui engendre des micro-ondes et les trans- met à l'applicateur de micro-ondes par l'intermédiaire de la ligne 41. L'installation représentée est auto-régulée, le générateur de micro-ondes étant hors service lorsque le produit ne s'écoule pas dans les conduits 25 et le flux énergétique des micro-ondes étant régulé (une telle régula- tion peut être effectuée au moyen d'un fonctionnement par tout ou rien ou constituer une régulation de la puissance amenée au générateur) en réponse à la température du produit dans le conduit 25. Le détecteur de débit 43 comporte une partie 45 formant sonde, laquelle est reliée à l'endroit du conduit 25 o ce dernier sort de l'applicateur de micro- ondes, ce détecteur agissant de façon à couper l'arrivée du courant électrique au dispositif d'alimentation 37, par l'intermédiaire d'un contact représenté par le nombre de référence 47, lorsque ledit détecteur indique qu'il n'y a pas d'écoulement du produit. Le détecteur de température 49, qui est associé à une sonde 51 reliée au conduit 25 légè- rement en aval du point o est relié le détecteur de débit, transmet, par la ligne 53,un signal qui régule l'alimentation du générateur et de l'applicateur,enaccroissant cette ali- mentation (ou en la faisant démarrer) lorsque la température du produit est inférieure à la température souhaitée (lors- que le produit s'écoule). Le conduit 55 de l'appareil représenté sur la figure 3 est en forme de S, sa portion d'entrée 57 amenant le conte- nu dudit conduit dans l'applicateur de micro-ondes 59, lequel contenu sort ensuite dudit applicateur, y retourne, puis en ressort et y retourne à nouveau pour sortir par la portion de sortie 61. Ainsi, le dentifrice ou autre produit contenant de la carraghénine passe trois fois (ou plus) à travers l'applicateur de micro-ondes, les périodes pendant lesquelles il est à l'extérieur de l'applicateur, correspon- dant aux portions de conduit 63 et 65, étant des périodes de "consolidation" pendant lesquelles la chaleur engendrée dans le produit lui est transmise sans apport de chaleur additionnelle, de façon à faciliter l'uniformisation de l'effet chauffant. Bien entendu, le système de régulation représenté sur la figure 2 peut aussi être appliqué à la variante de l'invention représentée sur la figure 3, comme peut aussi l'être le processus illustré sur la figure 1. On voit, sur la figure 4, un transporteur 67, qui sup- porte et déplace une caisse 69 de boites de carton contenant des conteneurs distributeurs remplis de dentifrice, de tels conteneurs, boites de carton et caisses étant en un matériau transparent aux micro- ondes. Comme représenté, la caisse 69 se déplace dans la direction de la flèche 71 à travers l'applicateur de micro-ondes 73 qui chauffe le contenu des conteneurs distributeurs dans les boîtes de carton et les caisses. Des couplages et régulations de tem- pérature analogues à ceux de la figure 2 peuvent être adap- tés sur l'appareil selon le mode de réalisation de l'inven- tion illustré par la figure 4. Quoique la présente invention concerne plus particu- lièrement l'amélioration de la stabilité et de la consistan- ce des pâtes dentifrices, elle est aussi applicable à la préparation d'autres substances cosmétiques épaissies et stabilisées à l'aide de carraghénine, comme les shampooings sous forme de gel ou de pâte, les produits- pour le nettoya- ge des mains, les produits de rafraîchissement de la peau, les produits pour le nettoyage de la peau et les parfums. On peut aussi améliorer des types voisins de compositions, comme les pommades et les baumes, les savons et détergents liquides épaissis et diverses autres préparations dans lequelles on utilise de la carraghénine ou des mélanges de carraghénine et d'autres gommes ou épaississants pour sta- biliser et/ou épaissir les produits. Dans la suite du pré- sent mémoire, on se référera spécifiquement aux pâtes denti- frices qui sont souvent plus difficiles à stabiliser et à épaissir de manière satisfaisante, en raison de leurs teneurs en substances particulaires insolubles et éventuellement des normes ou spécifications plus rigoureuses imposées à de tels produits étant donné qu'ils sont utilisés oralement. La description qui suit est spécifique aux compositions dentifrices, mais de nombreux constituants utilisés dans les dentifrices sont aussi utiles dans divers autres composi- tions cosmétiques et compositions similaires, dans lesquelles ces constituants sont des solvants ou véhicules, des agents tensioactifs ou détergents, des agents épaississants ou gélifiants, des agents de polissage, des émollients, des agents tampons, des agents de sapidité et des parfums. Les compositions dentifrices, comme les pâtes dentifri- ces, comprennent normalement un véhicule, un agent de polis- sage, un agent gélifiant et un agent tensioactif ou une substance détergente. Les véhicules usuels des dentifrices sont l'eau et les polyalcools inférieurs comportant trois à six groupes hydroxyle et trois à six atomes de carbone par molécule. Les véhicules,formant agents d'humidification, que l'on préfère sont le glycérol et le sorbitol, habituel- lement en mileu aqueux. Les mélanges glycérol-sorbitol sont le plus souvent les plus appréciés. Lorsqu'on fabrique des dentifrices transparents, appelés souvent aussi dentifrices gels, l'indice de réfraction du véhicule utilisé doit être à peu près le même que celui de l'agent de polissage et la proportion d'humidité dans le produit doit souvent être maintenue à une valeur minimale. Au lieu du glycérol et du sorbitol,on peut aussi utiliser d'autres polvols liquides, comme les polyéthylène-glycols, les mannitols, d'autres alcools de sucres et les polyoxyéthylène-alcools. Les agents de polissage pour dentifrices sont habi- tuellement des subtances pulvérulentes finement divisées, insolubles dans l'eau et de dimensions de particules in- férieures à 0,105 mm et ayant de préférence un diamètre de 1 à 40 micromètres et mieux encore de 2 à 20 micromètres, les répartitions des dimensions de particules étant normales dans ces intervalles. Comme exemples de substances minérales pulvérulentes insolubles dans l'eau convenables, on peut citer le phosphate dicalcique, le phosphate tricalcique, le métaphosphate de sodium (insoluble), la silice cristalli- ne, la silice colloidale, les aluminosilicates complexes, l'hydroxyde d'aluminium (y compris le trihydrate d'alumine), le phosphate de magnésium, le carbonate de magnésium, le carbonate de calcium, le pyrophosphate-de calcium, la bentonite, le talc, le silicate de calcium, l'aluminate de calcium, l'oxyde d'aluminium, le silicate d'aluminium et les xérogels de silice, toutes ces substances ayant une activité de polissage, sans constituer cependant des abra- sifs à proscrire. Les détergents ou agents tensioactifs organiques synthétiques qui peuvent être utilisés dans les compositions de l'invention favorisent l'émulsification ou autre mode de dispersion uniforme des constituants du dentifrice et confèrent à celui-ci son activité de nettoyage. Dans 9 2467595 certains cas, ces constituants sont des germicides qui facilitent la prophylaxie. Quoique les substances tensio- actives organiques utilisées puissent être anioniques,non ioniques, amphotères ou cationiques, on préfère générale- ment utiliser, au moins en tant que constituant détergent principal, soit une substance anionique, soit une substance non ionique, soit un mélange de celles-ci. Parmi les subs- tances anioniques et cationiques, les substances anioniques se sont habituellement révélées supérieures dans la plupart des compositions, l'une des raisons de cette supériorité étant leur activité moussante désirée, en sus de leur excellente activité de nettoyage. En général, les déter- gents anioniques comprennent des groupes hydrophobes à longue chaîne groupes gras ou groupes poly(alcoxy infé- rieur), ainsique des groupes hydrophiles. Ces détergents sont normalement sous forme de sels, en particulier de sels solubles de métaux alcalins. Parmi les détergents anioniques utiles, on peut citer les sulfates de monoglycérides d'aci- des gras supérieurs, les sulfates d'alkyle supérieur, les (alkyl supérieur à chaine droite)arylsulfonates, les sul- fonates d'oléfines supérieures, les sulfoacétates d'alkyle supérieur, les acylamides aliphatiques supérieurs d'acides aminocarboxyliques aliphatiques inférieurs, les sulfates d'alkyle supérieur et de poly (alcoxy inférieur) (compor- tant 3 à 100 groupes alcoxy) et les savons d'acides gras supérieurs. Les groupes alkyle supérieur comportent norma- lement 10 à 18 ou 12 à 16 atomes de carbone, de même que les oléfines supérieures, les groupes aliphatiques étant habituellement des groupes alkyle, de préférence des groupes alkyle à chaine droite, tandis que les groupes aromatiques sont habituellement du benzène. Comme exemples de telles substances, on peut citer le monosulfate de sodium des mono- glycérides desacides gras hydrogénés de la noix de coco, le laurylsulfate de sodium, le (tridécyl à chaine droite)- benzènesulfonate de sodium, la N-lauroylsarcosine de sodium et le sel de sodium de l'acide gras de la noix de coco. Parmi les détergents non ioniques, on peut citer ceux com- prenant des chaines d'oxydes d'alcoylène inférieur comme 2467595 l'oxyde d'éthylène, l'oxyde de propylène, dans lesquels les chaines d'oxyde d'éthylène constituent les portions hydro- philes. Des exemples de telles substances sont les Pluronics, les Igepals, les Ucons, les Neodols et les Tergitols. Les produits de condensation poly (oxyde d'éthylène) - alcool gras supérieur (17 à 18 atomes de carbone dans l'alcool), comportant 3 à 15 groupes éthoxy par moléculesont préfé- rés, par exemple le Neodol 25-7 et le Neodol 45-11. D'autres détergents sont donnés dans Surface Active Agents, vol. Il (1958) par Schwartz, Perry et Berch. En plus des quatre types principaux de constituants de dentifrices, dont l'agent gélifiant dont il reste à par- ler, on sait que de nombreux dentifrices contiennent di- verses autres substances, comprenant des agents de sapidité ou des édulcorants, des agents de durcissement de l'émail, des agents antibactériens, des composés astringents, des agents de précipitation des protéines et des mélanges ef- fervescents. Parmi les plus importantes de ces substances, on trouve les substances qui confèrent une saveur et qui comprennent, en plus des agents édulcorants comme la sac- charine, des huiles essentielles, des aldéhydes, des esters, des alcools et des substances similaires connues dans la technique antérieure. Comme exemples d'huiles essentielles, on peut citer l'essence de menthe verte, l'essence de menthe poivrée, l'essence de Wintergreen, l'essence de sassafras, l'essence de girofle, l'essence de sauge, l'essence d'euca- lyptus, l'essence de citron et l'essence de lime. Les agents de durcissement de l'émail comprennent par exemple le mono- fluorophosphate de sodium, le fluorure de sodium et le fluorure stanneux. Certains des constituants et adjuvants du dentifrice peuvent s'altérer ou réagir entre eux si la température est trop élevée, même localement, et une décom- position, même faible, peut donner naissance à des modifi- cations caractérisées de la saveur, de telle sorte que le produit peut faire l'objet de critiques de la part du consommateur. En conséquent, il est important d'éviter de telles altérations. Les agents gélifiants qui peuvent être employés dans la fabrication des diverses compositions dentifrice peuvent être choisis au sein d'une grande diversité de substances disponibles, naturelles, synthétiques ou de caractère hy- bride. Parmi ces substances, on a trouvé que la carraghé- nine, qui constitue d'ailleurs un excellent agent gélifiant, a la propriété indésirable de présenter un abaissement de viscosité lorsque des gels de cette substance sont travail- lés mécaniquement, quelquefois seulement d'une manière relativement légère, a une température inférieure au point de transition gel-sol qui, dans le cas de la carraghénine, est d'environ 45 à 490C, et plutôt 460 à 480C. Quoique la carraghénine soit un excellent agent gélifiant et donne des gels dentifrices très satisfaisants à des concentra- tions raisonnables en raison de cette diminution de la viscosité, une plus grande quantité de carraghénine est nécessaire pour être sûr que le produit travaillé présente une consistance ou viscosité suffisante pour l'utilisation finale, et même lorsqu'une quantité suffisante de carra- ghénine est utilisée, il est possible que les produits finals provenant de lots travaillés de manière différente soient de consistances différentes, en fonction des traite- ments auxquels ils ont été soumis (ces traitements pouvant être différents). Les caractéristiques présentées par la carraghénine ne se sont pas révélées représentatives d'au- tres agents gélifiants, mais on a remarqué que, lorsque la carraghénine est mélangée avec de tels autres agents, par exemple avec la carboxyméthylcellulose-sodium, le traitement par le procédé de l'invention entraîne une amélioration importante de la viscosité du dentifrice obtenu, pourvu que la proportion de carraghénine représente au moins 20% de l'agent gélifiant présent. Au lieu de carboxyméthylcellulose-sodium, on peut utiliser, en mélan- ge avec la carraghénine, d'autres agents gélifiants pour dentifrices, comme l'hydroxyéthylcarboxyéthylcellulose, la polyvinylpyrrolidone, la gomme adragante, l'hydroxypro- pylméthylcellulose, la methylcellulose, l'amidon, le glycolate d'amidon, l'alcool polyvinylique, l'alginate de sodium, la gomme de caroube et les polymères hydroxyvinyli- 12 2467595 ques colloldaux hydrophiles, comme les Carbopols, pour ne citer que quelques uns de ces agents. Bien entendu, la présente invention est aussi applicable pour stabiliser les viscosités des pâtes dentifrices et autres produits cosmétiques épaissis par des gommes ou des agents géli- fiants présentant, comme la carraghénine, une amélioration de la viscosité lors du chauffage. Les recherches effectuées dans le cadre de-la présen- te invention ont plus particulièrement porté sur l'utilisa- tion de carraghénines commerciales, comme les mélanges des sels de sodium des carraghénines lambda et kappa. Cependant, on considère que la présente invention s'applique aussi à divers autres sels de carraghénine, comme les sels de calcium, de potassium et de sodium des carraghénines lambda, kappa et iota, ainsi qu'à divers mélanges de ceux-ci. En outre, les mélanges de carraghénine kappa et de gomme de caroube présentent souvent des pouvoirs gélifiants améliorés et conviennent pour la présente invention. De préférence, étant donné que la carraghénine kappa donne un gel, tandis que la carraghénine lambda ne donne pas de gel, mais s'épais- sit par contre, une proportion principale de la carraghénine présente dans les gels les plus épais est souvent du type kappa ou du type iota ou d'un type mixte kappa-iota. Cepen- dant, puisque la carraghénine kappa se gélifie le plus fortement avec les ions potassium et que la carraghénine iota se gélifie le plus fortement avec les ions calcium, on peut souhaiter utiliser la carraghénine kappa lorsque des ions potassium sont présents tandis qu'il peut être souhai- table d'utiliser davantage de forme iota de la carraghénine lorsque des ions calcium sont présents dans le système. La pâte dentifrice ou autre milieu cosmétique est normalement à un pH neutre ou alcalin ou proche de la neutralité, voire- acide. Les pH acides,et en particulier les pH fortement acides, tendent à hydrolyser les solutions de carraghénine, quoique ces dernières soient généralement considérées comme stables, à l'état gélifié.si elles sont de forme kappa ou iota(la forme lambda s'hydrolyse et ne donne pas de gel). Le poids moléculaire des carraghénines est normalement de 5'0CO 13 2467595 i3 à environ 500 000, la plupart des carraghénines utilisées industriellement ayant un poids moléculaire d'environ 000 à 500 000. Cependant, ces poids moléculaires peu- vent être de 225 000 à 275 000. Les températures de transi- tion gel-sol des carraghénines varient en fonction de la carraghénine particulière ou du mélange particulier de car- raghénines utilisé et de la composition du milieu dans lequel la carraghénine est présente. Ainsi, pour 1% de car- raghénine kappa dans l'eau, la température de gélification peut être portée d'environ 5 C jusqu'à une valeur aussi élevée que 60 C en accroissant la teneur en ions potassium de 0 à environ 1%. D'une manière similaire, en ce qui concerne la carraghénine iota, un accroissement de la teneur en ions calcium de 0 à 1% peut accroitre la température de gélification depuis environ 44 C jusqu'à 72 C. La gélifica- tion de la carraghénine kappa est habituellement effectuée par chauffage à une température d'environ 70 C ou plus, suivi d'un refroidissement, un gel solide étant habituelle- ment formé à une température comprise entre 45 et 65 C, ce gel fondant à nouveau lorsque la température est élevée de 10 à 20 C au-dessus de la température de solidification. Lorsque la carraghénine lambda est mélangée avec la carra- ghénine kappa, comme c'est le cas pour les agents gélifiants * préférés de l'invention, on a trouvé que le point de tran- sition gel-sol des compositions dentifrices décrites peut être de 45 à 49 C. Si, techniquement parlant, cette tempé- rature n'entraîne pas une transition gel-sol, une amélio- ration de la viscosité ou de la consistance du produit peut néanmoins être obtenue en chauffant celui-ci à cette température ou à une température plus élevée. Un mélange préféré de carraghénines est celui vendu sous la dénomina- tion commerciale Viscarin GMC, mais on considère aussi que d'autres produits commerciaux, comme le Gelcarin HWG, le SeaGel GH, le Gelcarin DG, le Gelcarin SI, le SeaKem 5, le Seaspen PF, le Seaspen IN, le Gelcarin LMR, le Gelcarin MMR, le Gelcarin HMR, le Gelcarin MAC, le Gelcarin MIF, le SeaKemC, le Seakem D, le SeaKem 9 et le SeaKem FL 2, peuvent être aussi utilisés. De tels produits sont dispo- nibles auprès du Département Marine Colloids de la FMC Corporation, des descriptions de ces produits étant données dans la monographie no 1 de Marine Colloids Inc et dans un bulletin technique intitulé Technical Seminar Notes, publié par le Département Marine Colloids de FMC Corporation, Springfield, New Jersey 07081. Dans les pâtes dentifrices selon la présente inven- tion, la proportion de carraghénine utilisée est habituel- lement de 0,1 à 5% en poids. Lorsque la carraghénine est seulement l'un des types*d'épaississants ou agents géli- fiants présents, sa proportion, pour l'obtention d'effets utiles de stabilisation selon l'invention, est d'au moins % de la quantité totale d'agent gélifiant dans la pâte dentifrice, cette quantité totale ne représentant habituel- lement pas plus de 5%, en poids, de la pâte dentifrice. Lorsque la carraghénine est l'épaississant (mais aussi lorsqu'il constitue seulement une partie de l'épaississant et que les conditions précédentes sont satisfaites),la pâte dentifrice contient normalement environ 10 à 70 ou % d'un agent de polissage particulaire, 0,2 à 3% de carraghénine, 0,2 à 20% d'agent moussant, 2 à 50% de poly- alcool et 5 à 50% d'eau. Avec de tels consituants, divers adjuvants peuvent être aussi présents, dans une proportion ne dépassant pas 20%, habituellement au plus égale à 10% et de préférence inférieure à 5% de la pâte dentifrice. Dans quelques préparations, il est possible d'éliminer complète- ment le polyalcool, tandis que dans certaines préparations, la teneur en eau peut être minimisée, mais on utilise soit de l'eau, soit le polyalcool, soit, de préférence, un mélange des deux, en tant que véhicule. En outre, pour obtenir un bon chauffage par micro-ondes, un peu de sub- stance à faible perte diëlectrique,telle que l'eau ou autre substance polaire et hautement diélectrique, doit être pré- sent. Dans le cadre de la présente invention, l'eau repré- sente un constituant hautement souhaitable, et souvent es- sentiel, du produit. Dans les pâtes dentifrices aqueuses, les proportions préférées des constituants sont de 40 à 60% pour l'agent de polissage, 0,5 à 2% pour la carraghénine (ou mélange épaissisant), 0,2 à 10% pour l'agent moussant ou le dé- tergent, 5 à 35% pour le polyalcool et 8 à 30% pour l'eau, les proportions les plus appréciées de ces constituants étant, respectivement, de 45 à 55%; 0,5 à 1,5%; 0,5 à %; 15 à 30%O et 20 à 30%. Pour les dentifrices-gels, ces proportions peuvent être de 10 à 50%; 0,5 à 2%; 5 à 15% à 75 J et 10 à 30%. La teneur en adjuvants, pour les pâ- tes dentifrices et les gels,tant opaques que limpides, est de préférence de 0,5 à 5%, la teneur en substances conférant une saveur étant de préférence de 0,5 à 2,5%. Lorsque du chloroforme est présent, en tant qu'agent con- férant une saveur ou en tant qu'agent nettoyant auxiliaire,corn- me c'est permis dans certaines conditions, cette substan- ce peut représenter une proportion additionnelle de 1 à 5% du produit. Tous autres adjuvants présents ne dépassent habituellement pas 59, en tout du produit. Des procédés pour la fabrication de dentifrices convenables conformes à l'invention sont décrits dans divers brevets, y compris les brevets des Etats-Unis d'Amérique n0 3 711 604 et n0 3 840 657, ces procédés comprenant le dégazage du dentifrice ou l'addition intentionnelle de bulles de gaz à celui-ci, le procédé de la présente invention présentant un avantage additionnel dans ces deux cas. Les générateurs et applicateurs de micro-ondes sont des appareils de traitement usuels qui n'ont pas besoin d'être décrits en détail dans le présent mémoire. Quoique le spectre des micro-ondes puisse être considéré comme s'étendant d'environ 0,3 à 300 gigahertzs, les longueurs d'onde correspondantes étant de un mètre à un millimètre, les micro-ondes utilisées seront généralement dans l'inter- valle de 0,3 à 50 gigahertzs et, dans la pratique, pour ce qui concerne les Etats-Unis d'Amérique, dans l'inter- valle de 0,8 à 3 gigahertzs étant donné l'utilisation des bandes de 0,915 et 2,45 gigahertzs dans ce pays (en Grande- Bretagne, la bande de 0,896 gigahertz est utilisée). Diverses applications industrielles de la technologie des -micro-ondes ont été décrites dans des publications de The International Microwave Power Institute (Canada), comme Microwave Power in Industry, édité par W. A.G. Voss et W.R. Tinga, seconde édition, et publié en janvier 1978, et Industrial Applications of Microwave Energy, édité par R.B. Smith et publié en 1976. Comme indiqué dans ces publica- tions, les micro-ondes, produites par un klystron ou un magnétron (les magn6trons étant plutôt utilisés dans la présente invention), ont été utilisées dans une grande diver- sité d'applications industrielles, pour le chauffage, la polymérisation, le séchage, la gélatinisation et autres traitements modifiant diverses substances au moyen de ra- diations.Cependant, ces publications ne décrivent ni ne suggèrent le procédé de l'invention ou ses avantages. La quantité d'énergie des micro-ondes qui est à transmettre à une pâte dentifrice conforme à la présente invention n'est pas considérée comme déterminante pourvu que la température de la pâte dentifrice soit élevée suf- fisamment pour améliorer la consistance ou viscosité, à la température ambiante, du produit, après refroidissement. Ainsi, on considère que, pour obtenir des résultats sou- haitables d'épaississement et de stabilisation, il est nécessaire d'élever la température au-dessus du point de transition gel-sol de la carraghénine dans les conditions existantes, le traitement étant utile aussi longtemps que l'effet désiré d'accroissement de la viscosité est obtenu. Les vitesses d'alimentation, durées d'application des micro- ondes, débits de pâte dentifrice, etc, peuvent être facile- ment calculés à partir de la puissance du générateur de micro-ondes et de la chaleur spécifique du produit à trai- ter. Ainsi, 1 kWh équivaut à peu près à 860 kilocalories ou à environ 3 420 unités thermiques britanniques (BTU), de sorte que 1 kW équivaut à environ 14,3 kilocalories par minute ou environ 57 BTU par minute). L'efficacité d'un applicateur de micro-ondes alimenté par un magnétron, qui peut être de l'ordre de 50 à 60%, doit aussi être calculée pour déterminer la puissance du magnétron qui est requise pour obtenir les débits souhaités. La taille de l'applica- teur de micro-ondes à installer pur une operation donnée est habituellement déterminée par divers paramètres comme l'espace disponible, le débit souhaité, la nature de la substance traitée, etc, mais elle est habituellement telle qu'on puisse chauffer la pâte dentifrice a la température désirée en une durée relativement courte, inférieure à cinq minutes pour les traitements portant sur des masses discon- tinues et au plus égale à deux minutes pour les traitements en continu. De préférence l'exposition aux micro-ondes est limitée à une minute, de préference 30 secondes, et mieux encore 15 secondes. Les exemples ci-après sont donnés, à titre non limi- tatif, pour illustrer l'invention. Sauf indication contrai- re, toutes les parties sont exprimées en poids et toutes les températures en C. EXEMPLES Glycérol Sorbitol Viscarin GMC (carraghénine kappa-lambda de la FMC Corporation) Benzoate de sodium Saccharinate de sodium Eau Phosphate dicalcique (90% d'hydrate) Silice "fumée' (Cab-0-Sil M5) Laurylsulfate de sodium Fluorure de sodium Monofluorophosphate de sodium Essence de menthe (agent de sapidité) poivrée Pourcentage 4,5 17,5 1,0 0,5 0,2 22,4 ,3 ,0 1, 5 0,5 1,0 0,6 ,0 La formulation opaque ci-dessus, pour pâte dentifrice, est obtenue en mélangeant les constituants, de manière connue dans un mélangeur usuel, à la température ambiante,après avoir dispersé initialement la carraghénine dans le glycérol 18 2467595 et ensuite dans l'eau, à température élevée, de préféren- ce environ 700C. Cependant, la température de mélange finale est d'environ 370C, l'opération de mélange s'ef- fectuant en 30 minutes tandis qu'un dégazage est effectué pendant la dernière phase de l'ensemble de l'opération de mélange, en utilisant des moyens de mise sous vide donnant une dépression de 93, 1KPa, après quoi la pâte denti- frice est transférée dans un récipient de stockage pour y être maintenue pendant 16 heures. Après ce stockage,la pâte dentifrice est transportée mécaniquement vers un appa- reil de remplissage automatique remplissant des tubes avec ladite pâte dentifrice. Ensuite, après deux jours de sto- ckage, on évalue la consistance du contenu desdits tubes. Les essais mis en oeuvre comprennent des mesures de visco- sité Brookfield-Helipath et des mesures de viscosité, comme décrit ci-après. La viscosité est mesurée en utili- sant un axe convenable du viscosimètre Brookfield, en évaluant un certain nombre d'échantillons de pâte denti- frice à une température d'environ 270C et en faisant la moyenne des résultats. Dans un but de comparaison, des conteneurs délivrant des polymères organiques synthétiques et comportant des parties, formant corps, en polyéthylène et des capuchons en polypropylène, sont remplis du denti- frice, fermés et soumis au chauffage par micro-ondes pendant quinze secondes (pour chaque conteneur), pour permettre une absorption d'énergie de micro-ondes suffi- sante pour élever la température du contenu depuis envi- ron 270C jusqu'à environ 570C-710C, ces conteneurs étant ensuite mis à refroidir lentement jusqu'à environ 270C. Après deux jours de maintien au repos, on mesure la consistance des dentifrices contenus dans les tubes. Dans l'essai de consistance, on utilise un dispositif d'essai "Cuban" pour compléter et confirmer les lectures de vis- cosité Brookfield-Helipath. Ces mesures de viscosité sont effectuées avec un viscosimètre Brookfield, modèle RVF, à quatre tours par minute, en utilisant un axe Helipath et TF. Dans l'essai "Cuban" le dentifrice est pressé hors d'un tube par un orifice calibré, à travers une grille 19 2467595 constituée de barreaux parallèles et de plus en plus espa- cés. Les résultats d'essai sont exprimés sous la forme du repère de distance le plus élevé (nombres repères allant de 1 à 12) qui représente la plus grande distance entre des tiges supportant le ruban de dentifrice sans que celui-ci ne se rompe. On trouve que les lectures Brook- lield et les lectures du dispositif d'essai Cuban sont pratiquement proportionnelles. Les essais comparatifs montrent que, en utilisant un grand nombre d'échantillons, les lectures de viscosité pour le produit non traité sont notablement accrues par le traitement par les micro-ondes, avec des gains de viscosité, en centipoises, presque tou- jours supérieurs à 50%0 et souvent de presque 90%, avec un accroissement moyen d'environ 73%. Les résultats indiqués sont aussi obtenus lorsque les dentifrices sont chauffés par micro-ondescomme décrit, mais dans des tubes en verre. Des résultats similaires sont obtenus lorsque le traite- ment par micro-ondes est effectué dans l'applicateur de micro-ondes schématiquement illustré sur la figure 2, la pâte dentifrice traitée avant été dégazée dans un mélan- geur discontinu, relié à un dispositif de vide, maintenue au repos pendant toute une nuit, puis traitée par les micro-ondes alors qu'elle est transportée vers la machine de remplissage automatique et, après remplissage,mise à refroidir lentement. Dans une telle opération, lors- que le remplissage est effectué avec la pâte dentifrice encore chaude et de préférence au-dessus de la température de transition gel-sol, ce remplissage peut être accéléré en raison de la plus faible viscosité de la pâte dentifri- ce chauffée (quoique sa viscosité augmente lors du refroi- dissement par comparaison à un témoin). Selon des variantes des expériences décrites ci- dessus, l'application d'énergie radiante sous forme de micro-ondes, à la pâte dentifrice pompée dans une cana- lisation passant à l'intérieur d'un applicateur de micro- ondes, peut se faire en une pluralité de passages et, dans certains cas, cette canalisation peut comporter des 2467595 déflecteurs internes pour favoriser le mélange au cours du chauffage. Comme représenté sur la figure 3, lorsqu'on met en oeuvre un chauffage associé à une pluralité de pas- sages, le dentifrice peut être périodiquement retiré de la chambre qui est le siège de micro-ondes, de façon à favoriser une répartition de chaleur encore améliorée (le dispositif de chauffage par micro-ondes donne déjà une bonne répartition de chaleur par comparaison à divers autres moyens de chauffage). Le produit préparé en utili- sant l'appareil de la figure 3 présente, après remplissage de tubes dentifrices et refroidissement lent,une viscosité et une consistance accrues, comme dans le cas des produits précédemment décrits. Selon une autre variante conforme à l'invention, après remplissage de conteneurs distributeurs transparents aux micro-ondes, par de la pâte dentifrice, comme les conteneurs en polyéthylène et en polypropylène, et après fermeture (avec des capuchons de polypropylène ou autre mode de fermeture),le produit peut être soumis, soit avant soit après conditionnement des conteneurs distributeurs dans des boites en carton et dans des caisses, à des micro- ondes en quantité calculée de façon à le chauffer jusqu'à la température désirée, dans l'intervalle 450-750C, de préférence 460-60'C, ou 460-480C, après quoi ce produit est refroidi sans travail mécanique. Les substances des caisses et des boites en carton sont pratiquement transpa- rentes aux micro-ondes, de même que les matières plastiques polymères constitutives des tubes distributeurs de sorte que la pâte dentifrice est la seule substance qui est chauffée d'une manière appréciable. La pâte dentifrice contenue dans ces tubes présente aussi une viscosité et une consistance plus élevées que la pâte témoin non traitée par micro-ondes. Selon encore d'autres variantes de l'invention, l'ap- pareil illustré sur la figure 2 est disposé dans une chaine de remplissage avec la pâte dentifrice décrite, stabilisée à la carraghénine, ladite pâte étant, à l'aide du détecteur de débit et du détecteur de température précédemment dé- crits, automatiquement chauffée jusqu'à 480C et au-dessus de la température de transition gel-sol de la carraghénine dans ces conditions, de sorte que la pâte dentifrice remplissant les conteneurs présente, à la température ambiante, une viscosité et une consistance améliorées et accrues. Bien entendu, la pâte dentifrice n'est pas soumise à un travail mécanique important après un refroidissement notable et elle est de préférence délivrée, à l'état encore chaud, à la tête de remplissage. Lorsque cette opération particulière est terminée, l'appareil est facilement modi- fié pour desservir une autre chaine de remplissage, dans la canalisation de laquelle s'écoule une autre composition de pâte dentifrice épaissie à la carraghénine, une telle composition étant traitée, de manière similaire, par les micro-ondes. Les divers produits décrits ne présentent aucune diminution gênante de saveur et aucun signe de décomposi- tion des constituants plus accentuée que dans les divers témoins. En utilisant l'appareil et les procédés mentionnés plus haut, il est possible d'améliorer les caractéristiques de contrôle de qualité en ce qui concerne la viscosité du produit et de rendre ces viscosités, dans les produits in- dustriels finals, plus proches des valeurs usuelles dé- sirées. En outre, dans les cas o un excès de carraghénine a été précédemment utilisé comme épaississant et stabili- sant, la proportion de cette substance peut être diminuée d'une valeur allant jusqu'à 50%, tout en obtenant encore un produit de viscosité acceptable. La présente invention s'applique aussi aux composi- tions contenant de la carraghénine et des épaississants additionnels comme la carboxyméthylcellulose-sodique. Lors- que, dans la formulation précitée, la moitié de la carra- ghénine est remplacée par de la carboxyméthylcellulose-sodique et que les mêmes traitements sont effectués, le gain de viscosité n'est pas aussi élevé, mais il est encore appré- ciable et d'environ 23%. Cependant, lorsqu'on utilise des 22 2467595 gommes cellulosiques au lieu de carraghénine et que la car- raghénine n'est pas présente, les gains ne sont pas aussi intéressants. L'invention est applicable à divers autres formula- tions de dentifrices, différentes de celles précédemment données dans le présent exemple. Lorsqu'on utilise, par exemple, au lieu des gommes et agents épaississants indi- qués dans le présent mémoire, de la carraghénine dans les mêmes proportions ou dans des proportions équivalentes pour obtenir des épaississements similaires dans les for- mulations 1 à 15 des pages 339 à 341 de Cosmetics:Science and Technology, par Sagarin, auquelles on pourra se réfé- rer, et que les pâtes dentifrices résultantes sont chauf- fées par micro-ondes comme décrit, on peut obtenir un épais- sissement souhaitable similaire et une consistance amélio- rée. De plus, lorsque des dentifrices gels transparents, épaissis avec de la carraghénine ou partiellement épaissis avec des agents gélifiants à base de carraghénine, comme la Viscarin GMC, sont traités par des microondes, de la manière précédemment décrite, on obtient aussi des visco- sités et consistances améliorées. Des résultats similaires ne sont pas obtenus lorsque les carraghénines sont rempla- céespardes gommes cellulosiques ainsi que dans le cas o, après chauffage par micro-ondes, les dentifrices sont soumis à des traitements mécaniques ou à des agitations à des tem- pératures inférieures à la température de transition gel- sol. Les exemples précédant illustrent les opérations du procédé de l'invention et leurs divers avantages. Il est bien évident, à l'examen de ces exemples et de la présente description, que l'invention permet d'accroître et de régu- ler la viscosité, la consistance et la conservation de la forme des produits cosmétiques susceptibles de s'écouler, comme les pâtes dentifrices,et contenant de la carraghé- nine comme agent gélifiant. L'invention permet aussi de réduire la proportion de carraghénine utilisée pour obte- nir un produit final présentant la viscosité souhaitée. Bien qu'il soit possible d'améliorer la viscosité des produits cosmétiques en les traitant ou travaillant à tem- pérature élevée et en maintenant cette température jusqu'à ce qu'ils soient à l'intérieur de conteneurs, ce processus n'est habituellement pas pratiquable pour les dentifrices en raison des interruptions normales de production, de la durée journalière de travail de huit heures plutôt que d'une production 24 heures sur 24 heures, des fermetures et changements. De plus, une perte considérable de substan- ces volatiles.telles que l'humidité et les agents de sapi- dité, peut avoir lieu si le produit est maintenu chaud pendant le stockage. Le réchauffage dans le récipient de stockage n'est généralement pas satisfaisant étant donné que de l'air est introduit pendant un tel chauffage et que les matières volatiles sont perdues. Le chauffage continu des conduits de pâte dentifrice par des moyens électriques, de la vapeur d'eau ou d'autres moyens est relativement lent, inefficace et non uniforme; de plus, il peut dés- sécher ou autrement altérer le produit. Tous ces inconvé- nients sont éliminés par la présente invention et, en outre, étant donné que le produit est fluidifié par suite du traitement aux micro-ondes, le pompage s'effectue avec une plus faible consommation d'énergie, le mélange s'effectue mieux et les étapes de remplissage et de transfert peu- vent être effectuées plus facilement et plus rapidement. Par comparaison aux procédés usuels de chauffage, le chauffage par micro-ondes, avec ses commutations instanta- nées marche-arrêt et sa régulation sélective de puissance, permet de réagir immédiatement aux conditions détectées. Ainsi, lorsque la pâte dentifrice ne passe plus à l'intérieur du conduit, au niveau de l'applicateur de micro- ondes, comme dans l'exemple donné, la puissance est im- médiatement coupée, tandis que, lorsque la température s'élève au-dessus d'une limite prédéterminée, la puissance est coupée ou est réduite. Il n'y a pas de délai de réponse ou temporisation. Toute la puissance délivrée est convertie en chaleur dans la pâte dentifrice et il n'y a pratiquement aucune perte de puissance. La pâte seule est 24 2467595 chauffée, mais non les parois du four, les conduits ou canalisations, etc (sauf par conduction). L'appareil à micro-ondes ne chauffe pas l'espace dans lequel il est installé. Cet appareil est propre, non bruyant et se prête facilement à des détections-régulations de la température, du flux thermique, de la viscosité et du débit. Les dé- tecteurs empêchent le surchauffage ou le chauffage insuf- fisant du produit. Le chauffage du produit est interne et uniforme et cette uniformité peut être encore accrue (quoique cela ne soit pas considéré comme nécessaire) par agitation du champ de micro-ondes ou en déplaçant et/ou remuant mécaniquement le produit à l'intérieur du conduit lorsqu'il passe devant l'applicateur de micro-ondes. L'al- lure de chauffe peut être accrue en augmentant la puissan- ce appliquée, en modifiant la durée pendant laquelle le produit est soumis à l'action des micro-ondes et en recy- clant ce produit. Un avantage du procédé de l'invention consiste en ce que, lorsque la température croît, la pâte dentifrice et la plupart des produits cosmétiques naturels à haute teneur en humidité, chauffent plus rapidement sous l'action des micro-ondes, ce qui accélère encore le chauffage. Le système est de préférence un système fermé, de sorte que, lorsque le produit passe devant l'applicateur de micro-ondes, il n'y a pas d'aération ou d'évaporation;il en résu1te que les pertes en agents de sapidité par suite de l'évaporation sont éliminées. Les divers avantages décrits sont si importants que des essais à grande échelle,conformes à l'invention, ont été exécutés pour vérifier les résultats initiaux de labo- ratoire. Les pâtes dentifrices contenant de la carraghénine en tant qu'agent gélifiant sont obtenues industriellement dans un grand nombre de pays et sont soumises à des essais pour déterminer si leur viscosité peut être améliorée par le procédé de l'invention. Trente pâtes dentifrices dif- férentes, préparées en adoptant une diversité de conditions de fabrication et de remplissage et en utilisant diffé- rentes formulationssont soumises à des essais qui montrent 2467595 que les accroissements de viscosité sont de 46 à 89%, en moyenne de 69%. Pour une autre série d'échantillons, prove- nant de neuf pays différents, le gain moyen de viscosité est de 62%, avec seulement un échantillon en dessous de 40%. Des échantillons provenant d'une production industriel- le, utilisant l'agent épaississant carraghénine-gomme de cellulose (50:50) donnent un gain moyen de viscosité de 42% (pour onze échantillons). En conséquence, on s'attend à ce que des installations conformr3 à l'invention produi- sent des pâtes dentifrices plus épaisses ou soient capables d'entraîner une diminution de la quantité de carraghénine ou de mélange carraghénineautre gomme utilisée, tout en obtenant encore la consistance désirée et en conservant cependant les caractéristiques de qualité usuelles. Dans de telles installations, l'appareil à micro-ondes doit être installé entre le réservoir de stockage de la pâte dentifri- ce et les unités finales de remplissage de sorte que le dentifrice fini puisse être chauffé avant remplissage et qu'il puisse présenter même s'il est fortement travaillé mécaniquement avant remplissage, une consistance améliorée, à la température ambiante. Selon un autre mode de réalisa- tion, des tubes de matière plastique remplis de dentifrice peuvent être chauffés par micro-ondes comme précédemment décrit. Cependant, même si le dentifrice est chauffé et est ensuite stocké pendant 16 heures, de façon à revenir à la température ambiante avant remplissage, une améliora-tion de viscosité est obtenue. Des essais de laboratoire ont montré qu'il faut environ 60 000 J par kilogramme pour chauffer une pâte à dentifrice à 250C au dessus de sa température initiale. En fonction du coût de l'énergie, ce traitement correspond à une dépense inférieure à environ 0,1 cent des EMA par tube d'environ 142 g de pâte dentifrice, cette dépense pouvant facilement être rattrapée par les économies réalisées sur la consommation d'agent gélifiant. Ainsi, l'utilisation d'un appareil à micro-ondes de 20 kW permet la production de 1 200 kilogrammes de pâte dentifrice chauffée,par heure (environ 7 500 tubes/heuré). On a trouvé, en effectuant des expériences addition- nelles, que des traitements répétés par micro-ondes n'ac- croissent pas notablement la viscosité du produit (au delà d'environ 5%) et que cette viscosité ne semble pas dépendre de la vitesse de refroidissement après exposition du pro- duit aux micro-ondes. Des essais de stockage des produits traités montrent que, après un stockage de longue durée, allant jusqu'à six mois, les viscosités des pâtes dentifri- ces sont encore nettement plus élevées que celles du pro- duit non traité quoiqu'il se produise une certaine diminu- tion normale de viscosité lors du stockage des produits traités et des produits non traités. R E V E N D I C A T I O N S 1. Procédé de stabilisation d'une composition cosmé- tique contenant de la carraghénine, caractérisé en ce qu'il consiste à envoyer des micro-ondes sur cette compo- sition en une quantité permettant d'élever la température de ladite composition au moins jusqu'à la température de transition gel-sol de la carraghénine et à refroidir ensuite lentement cette composition jusqu'à la température ambiante. 2. Procédé selon la revendication 1,caractérisé en ce que la composition cosmétique précitée est une pâte dentifrice dans laquelle la carraghénine est présente, en tant qu'agent gélifiant, dans une proportion d'environ 0,1 à 5%O en poids, en ce que la fréquence des micro-ondes est d'environ 0,3 à 50 gigahertzs et en ce que la visco- sité de la pâte dentifrice est accrue par ce traitement. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que la carraghénine précitée constitue au moins 20% de l'agent gélifiant de la pâte dentifrice, la quantité totale d'agent gélifiant ne représentant pas plus de 5% du poids de la pâte dentifrice, et en ce que la fréquence des micro-ondes est de 0,8 à 3 gigahertzs. 4. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que la pâte dentifrice précitée comprend environ 10 à 70% d'un agent de polissage particulaire, 0,2 à 3% de car- raghénine, 0,2 à 20% d'agent moussant, 2 à 50% de polyal- cool et 5 à 50% d'eau, l'agent de polissage, la carraghé- nine, l'agent moussant, le polyalcool et l'eau étant mélangés ensemble avant le chauffage, jusqu'à une température d'au moins 460C, de la pâte dentifrice par micro-ondes. 5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la composition cosmétique précitée est introduite dans un conteneur-distributeur, jusqu'à remplissage de celui-ci, ce conteneur étant en une substance transparente aux micro-ondes, et en ce que lesdites micro-ondes sont 28 2467595 dirigées sur la composition placée dans ledit conteneur. 6. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que la composition cosmétique précitée est introduite dans un conteneur-distributeur, jusqu'à remplissage de celui-ci, ce conteneur étant en une substance transparente aux micro-ondes, et en ce que lesdites micro-ondes sont dirigées sur la composition placée dans ledit conteneur. 7. Procédé selon la revendication 6, Caractérisé en ce que le conteneurdistributeur qui est rempli de pâte dentifrice et à travers lequel on applique des micro-ondes est un tube en matière plastique synthétique constituée par un polymère organique. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que le tube précité est fermé par un capuchon de ma- tière plastique synthétique constituée d'un polymère orga- nique, avant, pendant et après exposition aux micro-ondes de la pâte contenue dans ledit tube. 9. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la composition cosmétique précitée est en mouvement pendant son exposition aux micro-ondes. 10. Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que la composition cosmétique précitée est une pâte dentifrice dans laquelle la carraghénine est présente, en tant qu'agent gélifiant, dans une proportion d'environ 0,1 à 5% en poids et en ce que la fréquence des micro- ondes est de 0,3 à 50 gigahertzs, ces micro-ondes étant envoyées sur la pâte dentifrice alors que celle-ci est déplacée, dans un conduit,vers un appareil de remplissage ou un récipient à partir duquel elle est délivrée à un tel appareil de remplissage. 11. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que les parois du conduit à travers lequel les micro- ondes sont envoyées sur la pâte dentifrice sont en une substance à travers laquelle lesdites micro-ondes passent facilement. 12. Procédé selon la revendication 11, caractérisé en ce que les parois du conduit précité sont en une matière plastique synthétique constituée par un polymère organi- queou en verre, ce conduit étant relié à une tubulure ou canalisation de transport de la pâte dentifrice vers l'appareil de remplissage pour remplir des conteneurs- distributeurs avec ladite pâte dentifrice. 13. Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que la pâte dentifrice précitée est mélangée dans le conduit dans lequel elle passe alors que les micro- ondes sont dirigées sur elle. 14. Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que la pâte dentifrice soumise au chauffage et au remplissage comprend 10 à 70% d'un agent de polissage particulaire, 0,2 à 3% de carraghénine, 0,2 à 20% d'agent moussant, 2 à 50%0 de polyalcool et 5 à 50% d'eau, et en ce que l'agent de polissage, la carraghénine, l'agent moussant, le polyalcool et l'eau sont mélangés ensemble avant chauffage, jusqu'à une température d'au moins 460C, par micro-ondes, pour former une pâte dentifrice, la durée de chauffage étant inférieure à deux minutes tandis que la fréquence des micro-ondes est de 0,8 à 3 gigahertzs. 15. Procédé selon la revendication 14, caractérisé en ce que des conteneurs-distributeurs sont remplis de la pâte précitée après son chauffage par micro-ondes et alors que sa température est supérieure à 480C. 16. Procédé selon la revendication 14, caractérisé en ce que des conteneurs-distribueurs en matière plastique synthétique, constituée par un polymère organique, sont remplis de la pâte dentifrice précitée et en ce que la- dite pâte dentifrice est soumise, à l'intérieur desdits conteneurs,à un chauffage par micro-ondes, alors que lesdits conteneurs-distributeurs sont emballés dans des boites de carton et des caisses1pour assurer une éléva- tion de température de la pâte dentifrice jusqu'à une valeur supérieure à la température de transition gel-sol de la carraghénine, avant refroidissement lent jusqu'à la température ambiante. 17. Procédé selon la revendication 2, caractérisé 2467595 en ce que le chauffage de la pâte dentifrice par micro- ondes est effectué de manière intermittente pour favori- ser un chauffage uniforme de- ladite pâte dentifrice. 18. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que la pâte dentifrice précitée est transportée en continu en passant devant une source de micro-ondes, puis en dehors du trajet desdites micro-ondes, puis à nouveau devant cette source de micro-ondes et à nouveau en dehors du trajet desdites micro-ondes. 19. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que la pâte dentifrice précitée contient un agent de sapidité sensible à la température et présentant une stabilité améliorée, lorsqu'il est soumis au chauffage par micro-ondes, par comparaison à d'autres types de chauffage. 20. Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que la température de la pâte dentifrice augmentée en dirigeant des micro-ondes sur ladite pâte dentifrice, est régulée en détectant la température de la pâte denti- frice et en commandant l'envoi des micro-ondes sur ladite pâte dentifrice en fonction de la valeur détectée de la température.- 21.Appareil pour stabiliser une composition cosmé- tique contenant de la carraghénine, caractérisé en ce qu'il comprend un conduit transparent aux micro-ondes et dans lequel la composition cosmétique peut passer,une source de micro-ondes susceptible d'envoyer des micro- ondes sur ledit conduit, des moyens pour détecter la température de la substance empruntant ledit conduit et passant devant la source de microondes, des moyens de régulation pour commander ou réguler les micro-ondes envoyées sur ce conduit en fonction d'un signal émis par lesdits moyens de détection, en accroissant lesdites micro- ondes lorsque lesdits moyens détecteurs indiquent que la température de la pâte dentifrice est inférieure à celle désirée et en diminuant ces micro-ondes lorsque la tempé- rature est plus élevée que celle désirée, des moyens pour placer l'appareil dans une chaine de remplissage 31 2467595 comprenant des moyens de transport de la composition et des moyens pour retirer ledit appareil de ladite chaine de remplissage comportant lesdits moyens de transport, lorsqu'on le désire, de sorte que l'appareil puisse être transporté entre des chaines de remplissage correspondant à des compositions différentes et puisse être placé en n'importe laquelle des différentes parties de ces chaines.