La présente invention se rapporte d'une façon générale à la détection électronique de vols d'articles et concerne plus particulièrement un procédé et un appareil de détection de circuits électroniques spéciaux, appelés des "marqueurs", et qui sont portés par des articles proté- gés. Les systèmes électroniques de détection de vols d'articles du type auquel l'invention s'applique, comportent un moniteur installé dans une zone d'interrogation, par exemple la sortie d'un magasin, d'une bibliothèque, ou autre zone dans laquelle sont conservés des articles pro- tégés. Les articles protégés portent des marqueurs spéciaux, susceptibles de produire une perturbation d'un champ électro- magnétique prédéterminé lorsqu'ils sont portés dans la zone d'interrogation, et cette perturbation est détectée par le moniteur qui, à son tour, déclenche l'alarme. Le passage autorisé d'un article protégé est possible en enlevant ou en inhibant le marqueur au moyen d'un outil spécial ou en permettant de porter l'article par un passage de dé- rivation spécial. Le Brevet des Etats Unis d'Amérique NO 3 500 373 décrit un dispositif antérieur de détection électronique de vol qui a eu un succès particulier. Comme le décrit ce Brevet, le moniteur comporte une antenne qui produit dans la zone d'interrogation un champ électromagnétique d'inter- rogation dont la fréquence varie cycliquement à une vitesse prédéterminée dans une gamme de fréquences prédéterminées. Les marqueurs qui sont fixés sur les articles protégés con- sistent en des circuits électriques résonnants qui en- trent en résonance à un-e fréquence dans la gamme des fré- quences prédéterminées. Quand la fréquence du champ d'inter- rogation varie dans un sens et dans l'autre autour de la fréquence de résonance d'un marqueur porté dans la zone d'interrogation, il se produit une série de perturbations, C5 sous la forme d'impulsions. Ces perturbations sont détec- tées au moyen d'une antenne faisant partie du moniteur. L'antenne convertit ces perturbations en signaux électri- ques qui sont détectés et utilisés pour déclencher une alarme. Une caractéristique commune à la plupart des*sys- tèmes électroniques de détection de vol est que le niveau ou l'amplitude du signal de la perturbation du champ électro- magnëtique produite par le marqueur est extrêmement faible. Cela est dû à plusieurs facteurs. Premièrement, dans la plupart des cas, le marqueur est passif et ne produit lui- même aucune énergie électromagnétique. Deuxièmement, le marqueur doit être très petit de manière qu'il puisse être fixé sur un article protégé sans nuire à son apparence ou à son utilisation. Troisièmement, le marqueurs peuvent être portés dans la zone d'interrogation dans toute orientation aléatoire et suivant n'importe quel chemin par rapport aux antennes d'émission de champ et de détection de perturbation. Enfin, la puissance admissible du champ électromagnétique d'interrogation est limitée par des règlements officiels. Les perturbations de faible amplitude produites par les mar- queurs utilisés pour la détection électronique de vol sont particulièrement difficiles à capter et à détecter en rai- son du fait que le système de détection doit généralement fonctionner dans un environnement dans lequel est également présente une quantité importante d'énergie électromagnétique parasite, sous forme de parasites à haute fréquence. Ces parasites comprennent un bruit de fond naturel (c'est-à- dire un bruit gaussien) ainsi que des parasites artificiels tels que ceux produits par le fonctionnement de commutateurs 3O électriques, par un éclairage fluorescent, par des équipe- ments radio-électriques, ou des machines électriques voisines. Il est apparu que même les chariots de magasins produisent des bruits à haute fréquence en raison de surfaces métalii- ques de roues qui frottent les unes contre les autres. L'am- plitude de ces bruits parasitespeut même dépasser l'ampli- tude des signaux produits par les marqueurs eux-mêmes. Diverses techniques ont été proposées dans le passé pour améliorer la possibilité de détection de signaux de -bas niveau produitspar les marqueurs dans un environnement riche en parasites. Le Brevet des Etats Unis d'Amérique NO 3 696 379 propose d'utiliser une seconde antenne réceptrice séparée de l'antenne qui contrôle la zone d'interrogation. Lorsque les signaux d'une ampliuude donnée sont reçus par la secon- de antenne réceptrice, une situation de fausse alarme est considérée comme présente, et le dispositif est inhibé. Les Brevets des Etats Unis d'Amérique NO 3 624 631 et 3 810 147pir posent de détecter la distance entre les signaux produits lorsqu'un marqueur est interrogé par un champ d'interrogation à fréquence variable. Le Brevet Britannique NI 1 292 380 propose d'ouvrir une porte dans le récepteur, uniquement pendant les inter- valles qui suivent l'émission de signaux d'interrogation. Les Brevets des Etats Unis d'Amérique NO 3 710 336, 3 781 860 et 3 868 669, ainsi que les Brevets Britanniques NO 1 126 996 et 1 228 647 proposent tous de contrôler une seconde fréquence en plus de celle produite par un marqueur réel, et d'inhiber le dispositif si le niveau du signal de l'autre fréquence dépasse un seuil prédéterminé. Les Brevets des Etats Unis d'Amérique NO 2 794 974, 3 577 136, 3 218 555, 3 465 336 et 3 801 977 proposent tous de contrôler une seconde ou même une troisième fréquence en plus de celle produite par un marqueur réel, et d'inhi- ber le dispositif sauf si l'amplitude du signal produit à la fréquence réelle du marqueur atteint une emplitude prédéterminée, au-dessus de l'amplitude des signaux des autres fréquences. Selon certains des Brevets précités, plusieurs des techniques précitées sont combinées. Tous ces dispositifs antérieurs fonctionnent sur la supposition qu'un marqueur réel ne produit des signaux qu'à une fréquence donnée, à un endroit donné et un instant donné, tandis que les signaux parasites perturbateurs, appa- raissant à cette même fréquence, ce même endroit et au même instant sont accompagnés par d'autres signaux parasites qui apparaissent à des fréquences voisines, des endroits voisins ou des instants voisins. Quand des signaux à ces autres fré- quences, positions ou instants sont détectés, ils sont uti- lisés pour interdire la détection de marqueurs, ou pour en élever le seuil. Mais ces techniques antérieures ne tiennent pas compte que le marqueur lui-même produit des signaux dans une large bande de fréquences; et dans la mesure o ces tech- niques antérieures négligent la totalité du spectre de fré- quences du marqueur, sauf une petite partie, ou traitent la totalité sauf une petite partie comme des signaux parasites, elles sont limitées de par leur nature par la manière dont elles peuvent discriminer en marqueur réel des bruits para- sites. L'invention a donc pour objet de sélectionner des signaux produitspar un marqueur, apparaissant en présence de signaux parasites de grande amplitude. Selon l'invention, ce résultat est obtenu en utilisant le fait que le spectre de fréquence de signaux produits par un marqueur est unique et distinct du spectre de fréquence de chacundes différents 25. types de signaux parasites. Des fréquences déterminées (trois au moins) sont choisies; et les amplitudes de sig- naux combinés. produits par le marqueur et les parasites dans chaque fréquence sont comparées. Lorsque la comparai- son montre que les amplitudes relatives des signaux combi- nés aux fréquences choisies coincident, jusqu'à un degré prédéterminé, avec les amplitudes relatives des signaux des fréquences produites par un marqueur en l'absence de para- sites, un signal de détection est produit. Selon une autre caractéristique de l'inveixtion, les signaux combinés aux différentes fréquences sont soumis à des gains différents. Les gains pour les différentes fréquences sont choisis de manière que l'ordre de grandeur aux différentes fréquences pour un signal produit par un marqueur soit différent de l'ordre de grandeur auxfréquen- ces des signaux parasites. L'invention consiste donc à recevoir, dans une zone d'interrogation, les champs électromagnétiques présents dans cette zone et à convertir les champs électromagnétiques reçus en signaux électriques correspondants. Les signaux électriques sont appliqués en parallèle à au moins trois canaux séparés, sélectifs en fréquence, accordés chacun de manière à laisser passer une fréquence différente dans la plage des fréquences des signaux produits par un marqueur dans la zone d'interrogation. Les signaux qui passent par les canauxsélectifs en fréquence sont comparés entre eux pour déterminer leurs amplitudes relatives; et si les am- plitudes correspondent dans des limites prédéterminées à la distribution d'amplitude du spectre de fréquence d'un marqueur réel, un signal de déclenchement d'alarme est pro- duit. Sous une forme de réalisation de l'invention, les signaux des différents canaux sélectifs en fréquence sont soumis à des gains différents, de manière que l'ordre de grandeur de l'amplitude du signal de sortie des canaux pour des signaux produits par un marqueur soit différent de ce- lui du signal de sortie produit par différentes sources de bruit. Cela permet des comparaisons simples entre l'ampli- tude de sortie des différentscanaux, sans qu'il soit néces- saire de déterminer la valeur exacte dont l'amplitude du signal d'un canal diffère de celle d'un autre canal. Dans son aspect le plus large, l'invention concerne. donc un nouveau procédé de détection du transport non auto- risé d'articles protégés dans une zone d'interrogation, selon lequel les marqueurs fixés sur les articles transpor- tés dans la zone provoquent des perturbations d'un champ électromagnétique qui, lorsqu'elles sont reçues, produisent des signaux électriques de marqueur d'une caractéristique spectrale prédéterminée, et selon lequel des parasites sont également présents dans la zone d'interrogation sous la for- me de perturbations du champ électromagnétique qui, lors- qu'elles sont reçues, produisent des signaux électriques parasites avec des caractéristiques spectralesdifférentes et prédéterminées. Ce nouveau procédé consiste à recevoir toutes les perturbations du champ électromagnétique et à les convertir en signaux électriques, à appliquer en paral- lèle les signaux électriques à au moins trois canaux sélec- tifs en fréquence, chaquecanal étant accordé de manière à laisser passer une fvéquenee différente dans le spectre de signaux produits par un marqueur. Les amplitudes des sig- naux de sortie des canaux sont ensuite comparées pour dé- terminer leurs valeurs relatives et un signal de détection est produit lorsque les valeurs relatives des amplitudes de signaux comparées correspondent dans uneplage prédéter- minée, aux valeurs relatives correspondantes des signaux produits par un marqueur. Sous un autre aspect, l'invention concerne un nou- vel.appareil de détection électronique de vol destiné à détecter le transport non autorisé d'articles protégés dans une zone d'interrogation. Cet appareil comporte des mar- queurs destinés à être fixés sur des articles transportés dans la zone, ces marqueurs se caractérisant en ce qu'ils provoquent des perturbations d'un champ électromagnétique dans la zone, ces perturbations produisant, lorsqu'elles sont reçues, des signaux électriques produits par les mar- queurs possédant une caractéristique spectrale prédéterminée qui est différente des caractéristiques spéciales prédéter- minées de signaux électriques produits par les parasites résultant de la réception d'autres perturbations du champ électromagnétique dans la zone d'interrogation. Des disposi- tions sont prisespour recevoir les perturbations du champ 248900 1 électromagnétique dans cette zone et pour les convertir en des signaux électriques produits par le marqueur et par les parasites. Au moins trois canaux sélectifs en fréquence connectés en parallèle, sont également prévus_ pour rece- voir les signaux électriques. Chaque canal est accordé de manière à laisser passer une fréquence différente dans le spectre des signaux produitspar le marqueur. Des disposi- tions sont prisespour comparer les amplitudes des signaux de sortie des canaux sélectifs en fréquence, afin de déter- miner leurs valeurs sélectives, et également pour produire un signal de détection lorsque les valeurssélectives des amplitudes de signaux comparés correspondent, dans une plage prédéterminée, aux valeurs relatives correspondantes des signaux produits par un marqueur. D'autres caractéristiques et avantages de l'in- vention seront mieux compris à la lecture de la descrip- tion qui va suivre d'un exemple de réalisation et en se référant aux dessins annexés sur lesquels: La Figure 1 représente schématiquement un disposi- tif de détection électronique de vol d'articles, réalisé selon l'invention, la Figure 2 représente à plus grande échelle un marqueur utilisé dans le dispositif de la Figure 1, la Figure 3 est un schéma simplifié de la partie réceptrice du dispositif de la Figure 1, la Figure 4 est un diagramme de temps montrant des signaux décommande et des formes d'ondes en différentes parties du récepteur de la Figure 3, la Figure 5 montre des courbes illustrantles ca- ractéristiques du spectre de fréquence de signaux provenant de différentes sources et qui sont présents dans le récep- teur de la Figure 3, la Figure 6 montre des courbes similaires à celles de la Figure 5, mais faisant apparaître l'effet d'un réglage de gain sélectif à des fréquences différentes, les Figures 7A et 7B constituent ensemble un schéma de la partie émettrice du dispositif de détection électroni- que de vol de la Figure 1, et les Figures 8A à 8E constituent ensemble un schéma de la partie réceptrice du dispositif de détection électro- nique de vol de la Figure 1. Le dispositif de détection électronique de vol représenté sur la Figure 1 est utilisé pour détecter le pas- sage non autorisé d'articles dans une zone d'interrogation 10 d'un couloir qui peut être par exemple le passage de sor- tie d'un magasin ou d'une bibliothèque. Les articles à pro- téger, par exemple le paquet 12, portent un marqueur 14 qui, comme le montre la Figure 2, consiste en une petite pla- quette dans laquelle est encastré un circuit électronique de résonance constitué par une bobine 16 et un condensateur 18. Dans le cas présent, le circuit électronique résonnant du marqueur 14 est accordé pour résonner à 1970 kHz. Quand l'article protégé est acheté correctement, le marqueur 14 est enlevé ou désactivé au moyen d'un outil spécial dans le local des vendeurs ou autres.personnes autorisées. Différents types d'outils de désactivation et d'enlèvement sont connus dans cette technique et ne sont pas concernés par l'invention. Si une personne, par exemple une personne 20, tente d'emporter un paquet 12 par le couloir d'interrogation 10, comme le montre la Figure 1, sans que le marqueur 14 soit enlevé ou désactivé, le dispositif de détection détecte le marqueur et déclenche l'alarme 22. Le dispositif de détection de- marqueur 14 qui passe dans la zone d'interrogation comprend une antenne d'émission 24, sous la forme d'une bobine positionnée sur un côté de la zone 10; et une antenne réceptrice 26 égale- ment sous la forme d'une bobine, positionnée en face de l'antenne d'émission 24. L'espace entre les deux antennes est suffisamment grand pour permettre le passage d'une per- sonne entre elles; cet espace constitue la zone d'interroga- tion 10. Les antennes d'émission et de réception 24 et 26 comprennent chacune plusieurs spires de fil; et bien qu'elles soient représentées dans des plans verticaux, elles peuvent aussi être positionnées respectivement sur le sol et en sur- plomb, comme cela est décrit dans le Brevet des Etats Unis d'Amérique NI 4 135 184. En outre, et comme le montre le Brevet des Etats Unis d'Amérique No 4 016 563, les antennes peuvent consister en des boucles gauches; ou elles peuvent comporter chacuneplusieurs boucles se chevauchant partielle- ment. L'invention peut s'appliquer à tous ces types d'anten- nes; mais pour simplifier, seules des antennes en boucles planes verticales sont représentées. L'antenne d'émission 24 est excitéepour produire un champ électromagnétique dans la zone d'interrogation 10 dont la fréquence-varie par exemple de 1820 kHz à 2120 kHz. est Cette variation de fréquence produitecontinuellement d'une fa sinusoïdale cyclique, par exemple à 220 Hz. Si le marqueur 14 qui résonne dans le voisinage de 1970 kHz est amené dans la zone d'interrogation 10, il reçoit deux fois un signal d'interrogation à sa fréquence de résonance pen- dant chaque cycle de balayage de fréquence, soit 440 fois par seconde. Le marqueur 14 produit à son tour des pertur- bations du champ électromagnétique sous la forme d'impul- sions qui apparaissent 440 fois par secondé. Ces perturba- tions du champ électromagnétique sont détectées par l'anten- ne réceptrice 26 qui, à son tour, produit des signaux élec- triques correspondants. Ces signaux sont appliqués à un ré- cepteur 28 connecté à l'antenne réceptrice 26. Le récepteur 28 qui sera décrit en détail par la suite sélectionne les signaux qui sont produits par le marqueur 14 et les dis- tingue de signaux produits par les champs électromagnétiques parasites, c'est-à-dire des bruits. Les signaux produits par un marqueur sont utilisés pour déclencher l'alarme 22. Un oscillateur à haute fréquence 30, à balayage 248900 1 de fréquence, dont la sortie est connectée par un commutateur multiplex 32 à un préamplificateur 34 est prévu pour exciter l'antenne d'émission 24' La sortie du préamplificateur est connectée à un amplificateur de puissance 36. Le signal de sortie de l'amplificateur de puissance 36 est appliqué à un filtre passe-bande 38; la sortie du filtre est connectée à son tour pour exciter l'antenne d'émission 24. Un généra- teur. 40 de commande de multiplexage reçoit un signal à 60 Hz par exemple provenant d'une source de courant électrique alternatif; et il convertit ce signal en un signal rectan- gulaire. Ce signal rectangulaire est appliqué au commuta- teur de multiplexage 32 qui fonctionne donc à 60 Hz. Ainsi, l'antenne d'émission 24 produit des signaux d'interrogation en balayage de fréquence pendant des intervalles alternés de 8,33 ms. Cela correspond à environ 1,83 cycles de balay- age de fréquence pendant chaque intervalle d'émission. Bien entendu, d'autres intervalles de multi- plexage peuvent convenir; ou encore, si la situation le per- met, le multiplexage peut être éliminé complètement. Le présent mode de réalisation est représenté sous une forme qui permet le contrôle simultané d'une deuxième zone d'interrogation 10' voisine, et, à cet effet, un multiplexage est utilisé pour permettre que ces deux zones d'interrogation soient contrôlées sans interférence mutuelle ou ambiguïté. Comme le montre la Figure 1, la zone d'interrogation 10' du second couloir est forméeentre l'an- tenne réceptrice 26 et une seconde antenne d'émission 24' et positionnée sur le côté de l'antenne réceptrice 26 oppo- sée à la première antenne d'émission 24. Comme le montre la Figure, la sortie d'un second oscillateur 30' à balayage de fréquence est appliquée à un second commutateur de multi- plexage 32' qui, à son tour, est commandé par le générateur en opposition de phase avec le premier commutateur 32. Le signal de sortie du second commutateur 32' est appliquée à un second préamplificateur 34' dont la sortie est connectée à son tour à un second amplificateur de puissance 36'. Le signal de sortie du second amplificateur de puissance 36' est.appliqué par un second filtre passe-bande 38' à la se- conde antenne d'émission 24'. Il apparait ainsi que les deux antennes d'émission 24 et 24' sont excitées pendant des alternances opposées d'un générateur multiplex 40. Comme cela sera expliqué plus en détail par la suite, le récepteur 28 comporte également des circuits de multiplexage permettant à la même antenne réceptrice 26 de recevoir les perturbations de champs produites par des mar- queurs dans l'une ou l'autre des zones d'interrogation 10 et 10', et de commander l'une appropriée des alarmes 22 en fonction de la zone dans laquelle un marqueur est présent. La Figure 3 est un schéma simplifié du récepteur 28. Comme le montre la Figure, le récepteur comporte un fil- tre passe-bande 42 connecté pour recevoir les signaux.élec- triques produits par l'antenne de réception 26 en réponse aux champs électromagnétiques reçus. Le filtre 42, comme cela sera expliqué plus en détail par la suite, sert non seulement à laisser passer la plage correcte des fréquences c'est-à-dire les fréquences produites par les antennes d'émission 24 et 24' et le marqueur 14; mais il sert égale- ment à amplifier des signaux entrants. La sortie du filtre de réception 42 est appliquée à un détecteur à haute fré- quence 44. La sortie de ce détecteur est ramenée par un circuit de commande automatique de gain 46 pour régler l'amplification apportée par le filtre de réception.42. Le signal de sortie du détecteur de haute fré- quence 44, qui se présente sous la forme de signaux d'image, est appliqué simultanément à trois canaux de signaux d'image sélectifs en fréquence. Le premier canal, appelé ci-après le canal à 12 kHz, comporte un filtre 48 à 12 kHz, un ampli- ficateur d'image 50, un détecteur 52 et un filtre passe- bas 54 tous connectés en série. Le second canal, appelé ci- après le canal à 8 kHz, comporte un filtre 56 à 8 kHz, un amplificateur d'image 58, un détecteur 60 et un filtre passe-bas 62, également connectésen série. Le troisième canal, appelé ci-après le canal à 16 lEz, comporte un filtre 64 à 16 kHz, un amplificateur d'image 66, un détecteur 68 et un filtre passe-bas 70, tous connectés en série. Les trois canaux de signaux d'image sélectifs en fréquence sont identiques, sauf en deux aspects. Tout d'abord, comme cela a été indiqué, les premiers filtres 48, 56 et 64 des canaux respectifs sont accordés pour laisser passer res- pectivement 12, 8 et 16 kHz. Deuxièmemient, le gain des am- plificateurs d'image 50 et 66 des canaux à 12 et à 16 kHz est quatre fois supérieur au gain de l'amplificateur d'image 58 du canal à 8 kHz. Dans le présent mode de réalisation, le gain des amplificateurs d'image 50 et 66 des canaux à 12 et à 16 kHz est choisi à 16 000, tandis que le gain de l'amplificateur d'image 58 du canal à 8 kHz est choisi à 4000. L'importance de cela sera expliquée-en regard des Figures 5 et 6. Les sorties desfiltrespasse-bas 54 et 62 des canaux à 12 et à 8 kHz sont appliquées à un comparateur de tension 72 de canaux à 12 et 8 kHz; et lessorties des filtres passe- bas 62 et 70 des canaux à 8 et à 16 kHz sont appliquées à un comparateur de tension 74 de canaux à 8 et 16 kHz. Le comparateur de tension 72 est réalisé et agencé pour pro- duire un signal de sortie lorsque le signal du canal à 8 kHz a une moindre amplitude que le signal du canal à 12 kHz. De même, le comparateur de tension 74 est réalisé et agen- cé pour produire un signal de sortie lorsque l'amplitude du signal du canal à 8 1KHz est supérieure à celle du signal du canal à 16 kHz. Les sorties des deux comparateurs de tension 72 et 74 sont appliquées à une porte ET 76, et la sortie de la porte ET est appliquée à un générateur d'im- pulsions 78. Il faut noter que des signaux sont appliqués par la porte ET 7E6 au générateur 78 lorsque l'amplitude du signal du.canal à 8 kHz est inférieure à celle du canal à 12 kHz mais supérieure à celle du canal à 16 kHz. Chaque entrée de la porte ET 76 du générateur d'impulsions 78 commande ce dernier pour produire une impulsion de durée et d'amplitude définiesavec précision. Dans le présent mode de réalisation, les impulsions ont une amplitude de 15 Volts et une durée de 250 microsecondes. La sortie du générateur d'impulsions 78 est appli- quée à un commutateur 80 de multiplexage de premier couloir et à un commutateur 82 de multiplexage de second couloir. Ces commutateurs sont commandés à leur tour par- un généra- teur multiplex 83 qui peut être le générateur multiplex de la Figure 1 associé avec l'émetteur. De toute façon, le générateur 83 applique des signaux rectangulaires à Hz aux commutateurs multiplex. 80 et 82 de manière que chacun d'eux soit fermé pour laisser passer des signaux provenant du générateur d'impulsions 78 à des instants alternés correispondant aux intervalles pendant lesquels les antennes d' émission 10 et 10' de la Figure 1 sont ex- citées. * Les impulsions qui passent par le commutateur mul- tiplex 80 sont appliquées simultanément à un commutateur 84 de canal de signaux de premier co-uloir et à un commuta- teur 86 de canal de parasites de premier couloir. D'une façon similaire, les impulsions qui passent par le commu- tateur multiplex 82 sont appliquées simultanément à un commutateur 88 de canal de signaux de sec ond couloir et à un commuateur 90 de canal de parasites de second couloir. Les commutateurs 84 et 88 de canaux de signaux sont connec- tés à la sortie d'un générateur 92 de portes signal-bruit tandis que les commutateurs 86 et 90 de canaux de parasites sont connectés à une autre sortie du générateur 92 de por- tes de signal-bruit. Le générateur 92 est commandé en synchronisme avec le balayage de fréquence des signaux d'interrogation émis de manière que la première sortie ap- pliquée aux commutateurs 84 et 88 de canaux de signaux soit à un niveau suffisant pour fermer ces commutateurs afin de laisser passer les impulsions pendant les parties du ba- layage de fréquence o la fréquence de l'émetteur se trouve au voisinage de la fréquence de résonance du marqueur, à savoir 1970 kHz. Pendant ce tempsl'autre sortie du généra- teur 92 qui est appliquée aux commutateurs 86 et 90 de canal de parasites maintient ces commutateurs ouverts afin qu'ils ne laissent pas passer des impulsions qui sont produites pendant ce temps. Ensuite, pendant les autres parties du cycle de balayage de fréquence, lor'sque la fréquence de l'émetteur se trouve à l'extérieur de la fréquence de réso- nance du marqueur, les sorties du générateur 92 sont inver- sées de sorte que les commutateurs 86 et 90 des canaux de parasites laissent passer des impulsions produites pendant ce temps alors que les commutateurs 84 et 88 de canaux de signaux ne laissent rien passer. Le générateur 92 de porte de signal-bruit doit être commandé en synchronisme avec le cycle de balayage de fré- quence de l'émetteur. Dans le but de synchroniser cette attaque du générateur 92, des signaux peuvent être produits par l'émetteur lui-même. Dans certains cas, cela n'est pas possible et, à ce moment, les signaux reçus du filtre passe-bande 42 du récepteur peuvent être appliqués par une ligne 94 de synchronisation de porte de signal-lbruit comme le montre la Figure 3. Les commutateurs 84, 86, 88 et 90 de canaux de signaux et de parasites sont connectés à des filtres passe-bas 96, 98, 100 et 102 associés. Les filtres 96 et 98 pour les com- mutateurs 84 et 86 de canaux de signaux et de parasites du premier couloir sont connectés à un comparateur 104 de ten- sion signal-parasite de premier couloir et les filtres 100 et 102 des commutateurs 88 et 90 de'canaux de signaux et de parasites du second oouloir sont connectés à un compara- teur 106 de tension signal-parasites du second couloir. Les filtres passe-bas 96, 98, 100 et 102 accumulent des impulsions provenant du générateur 78 et qui lui sont ap- pliquées par les commutateurs multiplex 80 et 82 et les commutateurs 84, 86, 88 et 90 de canaux de signaux de para- sites. Ces filtres passe-bas accumulent donc une tension de sortie correspondant au nombre des impulsions qui leur sont appliquées. Lorsque la tension de sortie de l'un ou l'autre des filtres passe-bas 96 ou 100 dépasseune valeur prédéterminée, par exemple 0,7 Volt, la tension de sortie du filtre passe-bas 98 ou 102 de canal de bruit associé, le comparateur de tension 104 ou 106 réagit à cette différence de tension et produit un signal de déclenchement d'alarme. Comme le montre la Figure 3, le signal de déclenchement d'alarme provenant du comparateur de tension 104 est appli- qué à une alarme audible 108 de premier couloir et à une alarme visuelle 110 de premier couloir tandis que le signal de déclenchement d'alarme du comparateur 106 est appliqué à une alarme audible 112 de second couloir et une alarme visuelle 114 de second couloir. Le nombre et la disposition des alarmes peuvent bien entendu être modifiés. Ces alarmes ensemble constituent l'alarme 22 de la Figure 1. L'ensemble du fonctionnement du dispositif de détec- tion électronique de vol des Figures 1 à 3 sera maintenant décrit en regard du diagramme de temps de la Figure 4. Sur cette Figure, la courbe A montre la variation de fréquence du signal provenant de l'oscillateur 30 à fréquences modu- lées. Comme le montre la Figure, cette fréquence varie de 1820 kHz à 2120 kHz de façon sinusoïdale cyclique, dans une période correspondant à 220 Hz, c'est-à-dire 4,55 milli- secondes. En même temps, les commutateurs multiplex 32 et 32' dirige alternativement ce signal à fréquence variable vers les antennes séparées d'émission 24 et 24' dans des inter- valles correspondant à la moitié de la période du signal de commutation multiplex à 60 Hz, à savoir 8,33 millisecon- des. Autrement dit, la fréquence de balayage de l'oscilla- teur est appliquée d'abord à l'excitation de l'antenne 24 d'émission du premier couloir pendant une durée de 8,33 millisecondes, puis à l'excitation de l'antenne 24' d'émet- teur de second couloir pendant une durée de 8,33 milli- secondes. Cela est représenté par la forme d'onde D sur la Figure 4. Il apparait que chaque couloir reçoit des signaux pendant 8,33/4,55 ou 1,83 cycles de balayage de fréquence pendant chaque intervalle o l'antenne d'émission 24 ou 24' est-excitée. Les champs électromagnétiques à fréquence variable produits alternativement dans les zones d'interrogation et 10' des premier et second couloirs par l'excitation appropriée et alternée des antennes d'émission 24 et 24' sont perturbés par la présence de circuits électriques ré- sonants tels que des marqueurs 14 qui sont montés sur des articles protégés portés dans ces zones d'interrogation. Chaque marqueur est accordé de façon pointue pour -ré- sonner à une fréquence pratiquement au milieu de la plage des fréquences, c'est-à-dire environ 1970 kHz. Ainsi, deux perturbations apparaissent pendant chaque cycle complet de balayage de fréquence et une moyenne de 3,66 perturba- tions produites par un marqueur apparait pendant chaque intervalle o l'une des antennes d'émission 24 ou 24' est excitée. Toutes les perturbations du champ électromagnéti- que produites dans les zones d'interrogation 10 et 10' des deux couloirs sont reçues par l'antenne réceptrice commune 26 et passent par le filtre passe-bande 44 de réception et les détecteurs à haute fréquence 44 pour être appliquées aux trois canaux sélectifs en fréquences commandés respec- 3o tivement par les filtres 48,56 et 64 à 12, 8 et 16 kHz. Ainsi que cela sera décrit plus en détail par la suite, les signaux électriques résultant de ces perturbations sont traités dans les canaux sélectifs en fréquence, les compa- rateurs de tension 72 et 74 de la porte ET 76-pour sélec- tionner celles qui ressemblent le plus au spectre d'une per- turbation produite par un marqueur à résonance; les sig- naux sélectionnés sont tous convertis dans le générateur 78 en impulsions d'amplitude standard (par exemple environ Volts) et de durée standard (par exemple 250 micro- secondes environ). Le signal D de porte multiplex de la Figure 4 est appliqué aux commutateurs multiplex 80 et 82 du récep- teur comme le montre la Figure 3. Par conséquent, des im- pulsions produites par le générateur 78 pendant que l'antenne d'émission 24 du premier couloir est excitée, sont dirigées par les circuits de réception du premier couloir vers le traitement signal-parasites, et l'excitation pos- sible des alarmes 108 et 110 de premier couloir. Inverse- ment, des impulsions qui sont produites par le générateur 78 pendant que l'antenne d'émission 24' du second couloir est excitée, sont dirigées par les circuits de réception du second couloir vers le traitement signal-parasites et l'ex- citation possible des alarmes 112 et 114 du second couloir. Le traitement signal-bruit est effectué, comme le montrent les courbes A, B et C de la Figure 4, en divisant la fréquence variable en un canal de signaux correspondant aux fréquences les plus voisines du centre de la plage de balayage, et un canal. de parasite correspondant aux fré- quences plus voisines des extrémités de cette plage. Dans le présent mode de réalisation, lescanaux de; signaux de bruits sont choisis avec des durées égales, les canaux de signaux étant centrés autour de la fréquence moyenne de la plage de balayage (représentées par des hachures verticales sur la courbe A) et les canaux de bruit étant centrés autour des fréquences extrêmes de cette plage (représentées par des hachures horizontales sur la courbe A). Avec un ba- layage de fréquence sinusoïdale de 1820 Idiz à 2120 kHz, à une fréquence de 220 Hz, deuxcrèneaux de bruit (courbe B) et deux créneaux de signaux (courbe C) chacun de 1137 microsecondes, apparaissent pendant chaque cycle de ba- layage de fréquence. En outre, les crénaux de signaux com- prennent des parties du cycle de balayage de fréquence o la fréquence émise est comprise entre 1864 kHz et 2076 kHz. Les crénaux de bruit comprennent des parties du cycle de balayage de fréquence o la fréquence d'émetteur est inférieure à 1864 kHz ou supérieure à 2076 kHz. Des per- turbations du champ électromagnétique apparaissant pendant un créneau de signaux, c'est-à-dire la courbe C de la Fig. 4, peuvent être considérées comme résultant de la présence d'un marqueur réel, car les circuits de marqueur sont accordés pour résonner pratiquement au centre de laplage des fré- quences. Ces signaux qui apparaissent pendant un créneau de signaux sont traités dans un canal de signaux. Cependant, si des signaux apparaissent pendant un créneau de bruit, c'est-à-dire la courbe B de la Figure 4, ils peuvent être considérés comme résultant de circonstances parasites, plu- tôt que d'un marqueur vrai, car les circuits des marqueurs ne sont pas accordés pour résonner en réponse à des fréquences transmises pendant le créneau de bruit. Des signaux qui ap- paraissent pendant un créneau de bruit sont traités dans un canal de bruit et sont utilisés pour inhiber des signaux traités dans le canal de signaux. Cette fonction d'inhibi- tion est remplie par des faux signaux, par exemple des sig- naux quine sont pas produits par un marqueur vrai, et qui sont détectés pendant les créneaux de bruit, sont souvent accompagnés par de faux signaux pendant les créneaux de sig- naux voisins. Ainsi, quand des signaux sont produits pendant des créneaux de bruit, ils indiquent que les signaux pro- duits pendant les créneaux de signaux voisins sont d'une va- lidité douteuse. Les signaux de créneaux de bruit et de signaux représentés par les courbes B et C sur la Fig. 4, peuvent être produits dans l'émetteur et transmis au récepteur par des lignes de commutation de créneaux de signaux et de bruit. Mais dans le présent mode de réalisation, les signaux de commande de créneaux de signaux de bruit sont produits à partir des signaux d'émission de fréquences variables reçus par le filtre passe-bande 42 du récepteur. Comme cela sera expliqué plus en détail par la suite, les signaux d'émission reçus sont transmis par la ligne 94 (Figure 3) vers le générateur 92 de créneaux de signal/bruit utilisant ces signaux pour produire des signaux de créneaux de bruit correspondant à la.courbe D de la Fig. 4 et des signaux de créneaux de signaux correspondant à la courbe C de la Figure 4. Quand des signaux de créneaux de signaux sont à l'état "1", les commutateurs 84 et 88 de canaux de signaux sont fermés, de s'orte qu'en fonction de celui des commutateurs multiplex 91 et 82 qui est fermé, les impulsions produitds par le géné- rateur 78 passent vers l'un des filtres passe-bas 96 et 100 des canaux de signaux. Pendant les périodes alternées, c'est- à-dire quand les signaux de créneaux de bruit sont à l'état "1", lescommutateurs 96 et 90 de canaux de bruit sont fermés et les impulsions provenant du générateur 78 passent vers l'un ou l'autre des filtres passebas 98, 102 des canaux de parasites. Les filtres passe-bas 96 et 100 des canaux de sig- naux sont réalisés de manière à imposer la réception d'au moins 10 impulsions du générateur 78 sans qu'aucune impulsion ne soit fournie au filtre-passe-bas associé 98 ou 102, afin d'obtenir la tension différentielle afin d'obtenir la tension différentielle de sortie nécessaire de 0,7 Volt qui autorise le comparateurde tension 104 ou 106 à produire un signal de déclenchement d'alarme. Si pendant le temps o les filtres passe-bas des canaux de signaux reçoivent des im- pulsions de charge, ces impulsions sont également reçues dans les filtres passe-bas 98 et 102 des canaux de parasites, un nombre plus important d'impulsions doit être accumulé par les filtres 96 et 100 pour obtenir la tension différen- tielle nécessaire de 0,7 Volt. Comme cela a été indiqué ci- dessus, il n'apparait que 1,83 cycles de balayage de fré- 248900.1 quence pendant chaque intervalle de multiplexage; avec la présence d'un marqueur réel, il n'apparait que 3,66 pertur- bations produites par le marqueur pendant un intervalle de multiplexage. Afin de permettre que les filtres passe-bas 96 et 100 des canaux de signaux accumulent les dix impulsions nécessaires ou davantage, il faut accumuler les impulsions produites pendant un intervalle de multiplexage avec les im- pulsions produites pendant des intervalles de multiplexage suivants. Comme cela sera expliqué plus en-détail par la suite, tous les filtres passe-bas de signaux et de parasites 96, 98, 100 et 102 sont réalisés de manière à maintenir cha- que charge qui leur est appliquée pendant les intervalles de multiplexage, lorsqu'ils ne reçoivent pas d'impulsions. Ensuite, quand chaque filtre passe-bas de signal de parasite commence à recevoir d'autres impulsions pendant un intervalle de multiplexage suivant, les nouvelles impulsions sont cumu- lées avec celles reçues pendant un intervalle de multiplexage précédent. - Deux manières dont le dispositif de détection élec- tronique de vol des Figures 1 à 3 fonctionne pour sélection- ner des signaux produits par le marqueur de signaux parasites ou faux ont été décrits jusqu'ici. Le premier moyen consiste à utiliser un multiplexage pour éviter que des perturbations du champ produites dans une zone d'interrogation n'affectent la détection effectuée dans une zone d'interrogation voisine. Le second moyen consiste à utiliser des créneaux de signaux de parasites de manière que des perturbations du champ pro- duites lorsque la fréquence de l'émetteur est à l'extérieur de la plage de résonance d'un marqueur inhibe la production de signaux d'alarme résultant de perturbations détectées quand la fréquence de l'émetteur se trouve danslaplage de résonance du marqueur. La troisième manière dont le dispositif de détec- tion électronique de vol des Figures 1 à 3 fonctionne pour sélectionner des signaux produits par des marqueurs des sig- naux parasites consiste à identifier les signaux reçus dont le spectre de fréquences correspond dans des limites prédé- terminées à celui d'un marqueur à circuit résonant. La ma- nière dont cela se fait est illustrée par les courbes des Figures 5 et 6. La Figure 5 représente des courbes de caractéris- tiques spectrales, c'est-à-dire d'amplitude en fonction de la fréquence, des signaux produits à la sortie du détecteur à haute fréquence 44 du récepteur en réponse à des perturba- tions du champ électromagnétique provenant chacune de dif- férentes sources, à savoir des perturbations (Sw) produites par le marqueur, un parasite permanent (Nc), un parasite pulsé (N p) et un parasite de chariot d'achat (N). Le para- site permanent (Nc) est un bruit de fond électromagnétique naturel qui provient de l'atmosphère et, comme cela apparait, il est pratiquement uniforme en amplitude dans le spectre de fréquence. Le parasite pulsé (N p) résulte de perturbations du champ électromagnétique apparaissant sous la forme de trains brusques, par exemple par la manoeuvre de commutateurs, de machines électriques, de lampes fluorescentes, etc. Les parasites pulsées sont généralement appelés des parasites humains bien que certains entre eux soient produits par des phénomènes naturels, par exemple l'orage. La caractéristique spectrale d'un parasite pulsé peut être défini par l'équa- tion N = K, o K est une constante et f est la fréquence du parasite. Le spectre de fréquence de ce parasite est repré- senté par la ligne (Np) sur la Figure 5. Le parasite des "chariots d'achat" (Ns) est un cycle de parasiteshumains dont les effets ne sont apparamment significatifs que dans le domaine de la détection électronique des vols. Il est appa- ru que deux pièces métalliques sont frottées l'une contre l'autre, comme cela se produit lorsque des chariots d'achat sont poussés par une porte, il se produit au moins pendant l'apparition dessignaux d'interrogation, une perturbation du champ électromagnétique de faible amplitude, bien qu'ap- préciable, dont la caractéristique centrale est celle repré- sentée par la courbe (Ns) sur la Figure 5_. La caractéristique spectrale des perturbations (Sw) du champ électromagnétique produitespar un marqueur est définie par l'équation Sw = e fK/Q, o e est la base des lo- garithmes naturels, f est la fréquence de la perturbation du champ, K est une constante et Q est la caractéristique de ré- sona.nce du circuit de marqueur. Sur la Figure 5, la bande en- tre les courbes représentant des perturbations produites par des marqueurs (SW) correspond à des circuits de marqueurs dont les valeurs de Q sont différentes. L'amplitude d'un ou plusieurs des différents sig- naux parasites ou l'amplitude du signal de marqueur peut être supérieure ou inférieure à celle représentée sur la Fig. 3. Néanmoins, chaque amplitude maintient sa relation unique par rapport à la fréquence; autrement dit, ces caractéristiques spectrales restent essentiellement les mêmes. L'invention utilise ce fait pour s'assurer de la présence de signaux produits par un.marqueur et pour les distinguer des diffé- rents signaux parasites, même si l'amplitude des signaux produits par un marqueur peut être très faible. Autrement dit, et selon l'invention, un marqueur est sélectionné lors- que les amplitudes relatives de la totalité des signaux re- çus à chacune des différentes fréquences correspondent dans une plage prédéterminée aux amplitudes relatives des seuls signaux produits par un marqueur à ces fréquences. Etant donné que les courbes spectrales d'un marqueur et de la plu- part des signaux produits par des parasites sont définies par une tension non linéaire ou d'ordre supérieur, les am- plitudes des signaux sont échantillonnées et comparées pour au moins trois fréquences différentes, par exemple les fré- quences de 8, 12 et 16 kHz. Il ressort de la Figure 5 que le parasite per- manent (Nc) a la même amplitude à chacune des fréquences choisies, tandis que le parasite pulsé (N p), le parasite de chariot (Ns) et les signaux (SW) produits par un mar- queur ont tous une amplitude qui décroît progressivement quand la fréquence augmente. Il n'est donc pas possible en comparant simplement les amplitudes des signaux aux dif- férentes fréquences de distinguer les signaux (Sw) produits par un marqueur des parasites pulsés (N p) ou des parasites produits par le chariot (Ne). Comme le montre la Figure 3, les signaux et les parasites dans les différents canaux sélectifs en fréquences sont soumis.à des gains différents, en raison des différen- tes caractéristiques de gain des amplificateurs 50, 58 et 66 de chacun de ces canaux. Plus particulièrement, les signaux et les parasites dansle canal à 8. kHz subissent un gain de 4000 dans l'amplificateur 58 tandis que les signaux et les parasites dans chacun des canaux à 12 et à 16 kHz subissent un gain de 16 000. La Figure 6 montre l'effet de ces gains diffé- rents. Sur la Figure 6, les courbes (N'C), (N') et (N' S) correspondent respectivement aux courbes (NC), (Np), (SW) et (Ns) de la Figure 5, à l'exception près que les courbes de la Figure 6 représentent le spectre de fréquence des sig- naux qui ont été soumis à des gains différents aux fréquen- ces différentes. Il ressort de la Figure 6 qu'avec le gain sélectif apporté dans les différents canaux sélectifs en fréquences, l'ordre relatif d'amplitude des signaux de mar- queurs aux différentes fréquences est différent de l'ordre relatif d'amplitude de chacun des différents types de para- sites à ces fréquences. Cela apparait dans le tableau I. Tableau I Signal ou parasites Ordre d'amplitude aux *_________________ _ _ fréquences choisies Parasites permanents (Nc) 12 kHz = 16 kHz > 8 kHz Parasites pulsés (N P) 12 kHz > 16 kHz ? 8 kHz Parasites de chariot (N s) 8 kHz > 12 kHz 216 kHz Signal de marqueur (SW) 12 kHz > 8 kHz >16 kHz Grâce au gain sélectif apporté dans les différents canaux de fréquences, le spectre du signal de marqueur (SW) adopte une configuration telle que son ordre d'amplitude aux différentes fréquences est unique est différent de l'ordre d'amplitude de l'un queloonque des différents types de parasites à ces fréquences. Autrement dit, seul le spectre de signal de marqueur présente une amplitude maximale dans le canal à 12 kHz, une amplitude intermédiaire dans le canal à 8 kHz et une amplitude minimale dans le canal à 16 kHz. En outre, cette relation unique d'amplitude produite par un marqueur est indépendante de l'amplitude des signaux de mar- queur ou des signaux des différents types de parasites. Ain- si, lorsque l'amplitude de sortie du canal à 8 kHz est infé- rieure à celle du canal à 12 kHz, et supérieure à celle du canal à 16 kHz, ce fait peut être attribué à la présence d'un marqueur, même si les amplitudes de ces signaux sont très élevées ou très faibles. De cette manière, l'invention évite les fausses alarmes qui peuvent autrement se produire sous l'effet de parasites perturbateurs non provoqués par un marqueur. L'invention permet ainsi de détecter des marqueurs réels, même en présence d'une certaine quantité de signaux parasites de différents types. Ces différents types de sig- naux parasites passent dans les canaux sélectifs en fré- quences, avec les signaux de marqueur et sont combinés ad- di-tivement avec eux dans chaque canal. Etant donné que ces signaux parasites ou perturbateurs sont dans des relations- d'amplitude aux fréquences déterminées qui sont différentes de celles produites par des marqueurs vrais, ils peuvent dans certains cas faire disparaître les signaux de marqueurs vrais, et produire des signaux combinés à la sortie d'un canal de fréquence dont les relations d'amplitude ne coinci- dent pas avec celles des marqueurs réels. Néanmoins, ces différentes sources parasites n'interdisent pas la détec- tion d'un marqueur réel, à moins que leur amplitude soit suffisamment élevée pour produire un changement d'ordre d'amplitude des signaux combinés par rapport aux différents canaux de fréquence. L'amplitude à laquelle ces signaux per- turbateurs peuvent produire ces changements dépend de la dif- férence d'amplitude produite par un marqueur réel aux fré- quences choisies. Comme le montre la bande (SW,) de la Fig.6, des circuits de marqueurs dont les caractéristiques Q sont plus-élevées (représentées par (SW'H) sont moins affectées par l'influence d'autres perturbations que des circuits de marqueurs de faible valeur Q (représentés par (SWIL). Autre- ment dit, un marqueur avec une valeur Q élevée produit des signaux de sortie tels que la différence d'amplitude à 8,12 et 16 kHz est augmentée au maximum et par conséquent, une plus grande valeur des parasites perturbateurs est nécessai- re pour changer l'ordre des amplitudes de sortie à ces fré- quences, selon la Figure 6. Les Figures 7A 'et 7B constituent un schéma détaillé d'un émetteur utilisé selon l'invention, et les Figures 8A à 8E représentent des schémas détaillés d'un récepteur uti- lisé selon l'invention. Dans ces schémas, les résistances, les condensateurs, les bobines, les transformateurs et les transistors sont représentés sous la forme conventionnelle. En outre, sont représentés différents circuits intégrés et les numéros des broches sur les Figures correspondent aux numéros des broches ou bornes des circuits réels. Dans cer- tains cas, deux éléments de circuits séparés se partagent une partie commune de circuits intégrés, ces éléments sont désignés par un numéro commun sur la Figure, avec différents suffixes littéraux. Les tableaux ci-après indiquent des valeurs des différents composants de l'émetteur et du récepteur avec des désignations numériques et littérales correspondant à celles des Figures. Bien entendu, diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art au mode de réalisation décrit et illustré à titre d'exemple nullement limitatif sans sor- tir du cadre de l'invention. - 26 - TABLEAU II COMPOSANTS DE L'EMETTEUR (Fig. 7A et 7B) Résistance R1 R2 R3 R4 R5 R6 R7 R8 R9 R10 Rll R13 R14 *R15 R16 R17 R18 - R19 R20 R21 R22 R23 R24 R25 Traleur -(ohms) 2,2Kra Kn KQ KQ. 3,9KQ 1KQL 2KQl 1KrL K- 1OK-r KCa KQ KQ- 6,2K5L Résistance R26 R27 R28 R29 R30 R31 R32 R33 R34 R35 R36 R37 R38 R39 R40 R41 R42 R43 R44 R45 taleur (ohms) 12Kn_ 2,2K n 2,2KQl 2,2KsL 2,2KXQ 24 - 2,4KQa Zoo 1ED 0 D 6ZD 8ZD LZD 9ZD SZD VD 0ZD ZZD IZD OZD 61D 81D LID ane4;equepuo o zoo 'o o0'o '0 1'[0 &OI T60 1'O id zzz Sd Z8 Si T 1O Jd ozz ST 0O (spvam;oaopui) xnea-1\ 9TD SID PID >1'1 ú1D ZTD 6D 8D LD 9D SD PD ED ED ID V) SI O0 anaessuapuoo ( a;Tns) YEf2LLaWS.q aci SLNVSOdWOO - LZ - ! 0068iz Bú-08 Id 6E sd 6ú 8ú-08 1'0 T'0 ad OS ad OS id os a d os ZOO'O ZOO ' O ZOO'O ZOO 'O Zoo'o o0o0I z000 z00'0 z000 zlegozorIE) COMPOSANTS DE L'EMETTEUR (suite) Transformateurs et Inductances T1 T2 T3 T3 Li L2 Bobines d'Inductance L1 L2 Transistors Q1, Q4, Q3, Q4, - QS, Q7, Q9, Q11 Q6, Q8, Q10, Q12 Circuits intégrés U1, U3, U2 Nombre de spires et Inductances Primaire Secondaire T4 - 0,38 pH 53 - 76 pH T - 50 pH 30T - 50 pH t - 50 PH 8T - 3,5pH 6T - 2,7 pH 20T - 30 pH 167 pH - 167 H - Inductance 167 pH 167 pH Source et Type Motorola MPS 5172 Motorola 2N 2219 Motorola 2N 2905 Source et Type Texas Instruments TL082 Signetics 561 - 29 - TABLE III - COMPOSANTS DU RErCEPITEUR (Fig. 8A- E) Resist. R1 R2. R3 R4 R5 R6 R7 R8 R9 R1i0 Rll R12 R13 R14 R15 R16 R17 R18 R19 R20 R21 R22 R23 R24 R25 R26 R27 R28 R29 R30 Valeur (ohms) 12KQL 12K:L ,6KRS , 6K ,6KQ , 6KQ KS KQ& 6,8KSL 6,8KfQ 12KrL 12Kr.- 618Kf- 6, 8KQ 9,1KSL 4, 7Kn- 4,7KL 4,7K5L 4 7KS2 Resistance R31 R32 R33 R34 R35 R36 R37 R38 R39 R40 R41 R42 R43 R44 R45 R46 R47 R48 R49 R50 R51 R52 R53 R54 R55 R56 R57 R58 R59 R60 Valeur (ohir K 3,9K. 3,9KQ K-- K/2. 319Ks K Q K K i K/k 1KQ 1KJQ 1Ks 6,2KCL 3,9K;2 62KsL_ 3 9K-L KSQ 3,9Ks2 62K.a KQ Km K-- 1Km 1K_ L 51K.._ 12K 2 - 30 - COMPOSANTe- DU RiECEPTEUR Resist. R61 R62 R63 R64 R65 R66 R67 R68 R69 R70 R71 R72 R73 R74 R75 R76 R77 R78 R79 R80 R81 *R82 R83 R84 R85 R86 R87 R88 R89 R90 R91 R92 R93 R94 -( uite) Valeur (ohms) K.rL K rx- , 1KSL KSL 3,9KQ. K-5- 3,9K/L K 3, 9K5L K-a Kv- K-O- 1Kn. Ka- 62K-L KQL K-Q Ko- K-0- 1,5KJ- KQ- K-rL 250K5. 1K -D KfL 62K-a 1OKS-L Kl K-5- KS. Resist. R95 R96 R97 R98 R9.9 R100 R101 R102 R103 R104 R105 R106 R107 R10 8 R109 Rilo0 Rlll R112 R113 R114 R115 R116 R117 R118 R119 R120 R121 R122 R123 R124 R125 R126 R130 R131 Valeur (ohms) 1 5KQr K1 1K L 3, 9Ks 379KQ2 4,7K. 1K n 4 7KQL 4,7KS K3kL 3K -- 1 5K._ K5 1,5K KJL 1KSL Kin_ 250K/ K nQ 250K1 lx -Q 1K e. 1KI'L Kin_. 1OKsL 250KL 27K Q K.m_ KSL 320KS 3K IL 12KQL Resist. R132 R133R134 R135 R136 - 31 - COMPOSANTS DU RECEPTEUR (suiteJ Valeur (ohms) 3K - 2K - 3KR - 390 39K D- ST d Z8 ad zz-z 4 0 ' 0 ST ST ST 1&0 ST 0 T 1'0 00'0 00 ' O 1'0 Ti0 ZOO ', o '0 1'0 1'0 (spuau;gODTe) janTlA, L93 ú93 V193 ú93> z93 LSD 9SD úL3 SSD ú5:) ZSD D OSD 61PD 8t1D LD 9VD sD úED tDD 0D 6úD 8ú3 úED 9ED SEDú 8ú3 Eú3 ana4 esuapuo o 1 0 1 0 zoo000 1'0 z00'0 1'0 1O0'0 '0 1'0 T.'0 T&o T0 1s0 " 4o 'O T0'0O 1'0 sa Z8 Ad 59-5 5 '0 ]I0:0 TO 40 IQ&0 Ad 08ú-08 ( IejonaTA) úZED 0úD 6ZD 8ZD LZD 9ZD SZD. EZD 0ZD ZZD TED 61D 813D LTO 913D ú13 TDI tD13 ú13 81D LD ú3 tlD ÉD ZD anaepsuapuoD resdns) Enidsou na SlNVSOdNOD - ZE - 0068tZ SlT Oú COMPOSANTS DU RECEPTEUR (suite) Transformateurs et Inductances L1 L2 L3 L4 L5 L6 L7 L8 L9 L1O Lll L12 L13 L14 Nombre de spires Primaire 47T - 67 pH 56T - 82 pH T - 50 plH 53T - 67 pH T T 9T T T 21T T T T 53T et inductance Secondaire T - 4T - 4T - 9T - - 1760 pH - 1760 pH - 89 pH - 3960 pH - 3960 pH - 485 pH - 990 pH 990 pH -27 pH - 67 pH T 21T T T T lOT 1,4 pH 0,4 pH 0,4 yH 89 pH - 1760 PH - 485 yH - 3960 pH - 27 pH - 990 pH - 2,4 pH Transistors Q1, Q2, Q3, Q4, Q5, Q6, Q7, Q8, Q9, Q10, Qil, Q12 Source et type Motorola MPS 5172 Motorola MPS 5172 Motorola MJE 1100 - 34 - COMPOSANTS DU RECEPTEUR (suite) Redresseurs Redresseurs dee. commande Type de commande Type CR1 1N914 CR20 1N914 CR2 1N914 CR21 1N914 CA3 1N914 CR22 1N914 CR4 1N914 CR23 L.E.D. CR5 1N914 CR24 1N914 CR6 1N914 CR25 1N914 CR7 1N914 CR26 1N914 CR8 1N914 CR27 L.E.D. CR9 1N914 CR28 1N914 CR10 1N914 CR29 1N914 CRll 1N914 CR30 L.E.D. CR12 1N914 CR31 1N914 CR13 1N914 CR32 L.E.D. CR14 1N914 CR33 1N2070 CR15 1N914 CR34 1N2070 CR16 L.E.D. CR35 1N2070 CR17 1N914 CR36 1N2070 CR18 L.E.D. CR37 1N914 CR19 1N914 CR38 1N914 COMPOSANTS EU RECEPTEUR (suite) Circuits Intégrés U18 U19 U20 U21 U22 U23 U24 Source et Type Texas Instruments TL082 Motorola MC1496L Motorola 14528 Motorola 14528 Motorola MC1496L Motorola 14528 Motorola 14528 REVENDICATIONS 1 - Procédé de détection du transport non autorisé d'articles protégés dans une zone d'interrogation, selon le- quel des marqueurs fixés à des articles portés dans la zone provoquent. des perturbations d'un champ électromagnétique qui, lorsqu'elles sont reçues, produisent des signaux élec- triques produits par marqueur possédant une caractéristique spectrale prédéterminée, et selon lequel des parasites sont également présents dans ladite zone d'interrogation sous forme de perturbations du champ électromagnétique qui, lors- qu'elles sont reçues, produisent des signaux électriques pro- duits par parasites possédant des caractéristiques spectrales prédéterminées différentes, procédé caractérisé en ce qu'il consiste essentiellement à recevoir (42, 44, 46) lesdites perturbations de champ électromagnétique pour les convertir en signaux électriques produits par un marqueur et produits par parasites, à appliquer en parallèle lesdits signaux élec- triques à au moins trois canaux (48 - 54, 56 - 62, 64 - 70) sélectifs en fréquence, chaque canal étant accordé (48, 56, 64) pour laisser passer une fréquence différente dans le spectre des signaux produits par le marqueur, à comparer (72, 74) les amplitudes des signaux de sortie des canaux pour déterminer leurs valeurs relatives, et à produire (76, 78) un signal de détection quand les valeurs relatives des amplitudes des signaux comparés correspondent dans une plage prédéterminée aux valeurs relatives correspondantes de sig- naux produits par marqueur. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les signaux dans les différents canaux sélectifs eh fréquence sont soumis à des gains différents de manière que les valeurs relatives des amplitudes des signaux de sor- tie des canaux pour des signaux produits par marqueur soient différentes des valeurs relatives des amplitudes des signaux de sortie des canaux pour des signaux produits par parasites. 3 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit signal de détection est produit (76, 78) quand les valeurs relatives des amplitudes des signaux comparées correspondent plus exactement aux valeurs rela- tives prédéterminées des signaux produits par marqueur que les valeurs relatives prédéterminées de signaux produits par parasites. 4 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé eri ce que les signaux dans les différents canaux sélectifs en fréquence sont soumis à desgains différents (50, 58, 56) de manière que l'ordre de grandeur de l'amplitude du signal de sortie des canaux pour des signaux produits par marqueur sQit différent de l'ordre de grandeur de l'amplitude du signal de sortie pour des signaux produits par parasites, les amplitudes des signaux de sortie des canaux sélectifs en fréquenee étant comparées (72, 74) pour déterminer leur ordre de grandeur,et un signal de détection est produit quand l'ordre de grandeur des signaux comparés correspond à celui des signaux produits par marqueur. - Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que les signaux dans les canaux sélectifs de fré- quence plus élevée (48, 64) sont soumis à un gain plus fort que les signaux dans les canaux sélectifs de fréquence plus basse (56). 6 - Procédé selon la revendication 5, caractéri- sé en ce que les signaux dans un canal sélectif de fré- quence plus basse (56) sont comparés (72, 74) séparément avec des signaux de chacun des deux canaux sélectifs de fréquence plus élevée (48, 64), le signal de détection étant produit (76, 78) quand le signal dans le canal de fréquence plus basse a une amplitude comprise entre les amplitudes des signaux desdits canaux sélectifs de fré- quence plus élevée. 7 - Procédé selon la revendication 1, caractéri- sé en ce que les signaux en chaque canal sélectif en fré- quence sont soumis à une détection (52, 60, 68) et passent à un filtre passe-bas (54,62, 70) avant la comparaison de leurs amplitudes. 8 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits marqueurs (14) sont des circuits électri- ques résonnants qui résonnent à environ 1970 kHz, lesdits marqueurs étant soumis à un signal d'interrogation à fré- quence variable qui contient 1970 kHz, lesdits signaux élec- triques passant par trois canaux sélectifs en fréquence en parallèle, un canal étant accordé (56) pour laisser passer des signaux dans le voisinage de 8 kHz, un second canal étant accordé (48) pour laisser passer des signaux dans le vbisi- nage de 12 kHz, et le troisième canal étant accordé (64) pour laisser passer des signaux dans le voisinage de 16 kHz, le gain des second et troisième canaux étant à peu quatre fois le gain du premier canal, les signaux de sortie des ca- naux étant comparés (72, 74) pour produire des signaux de détection quand l'amplitude de sortie dudit premier canal est inférieure à l'amplitude de sortie dudit second canal et supérieure à l'amplitude de sortie dudit troisième canal. 9 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits marqueurs (14) sont des circuits électri- ques résonnants, le champ d'interrogation électromagnétique étant produit dans ladite zone à une fréquence qui varie répétitivement dans une.plage contenant la fréquence de ré- sonance desdits circuits électriques résonnants. 10 - Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que lesdits signaux de détection qui apparaissent quand quand ledit champ d'interrogation électromagnétique est proche de la fréquence de résonnance desdits marqueurs, passent dans un canal de signaux, lesdits signaux de détec- tion qui sont produits à d'autres moments étant dirigés dans un canal de parasites, les signaux desdits canaux de para- sites et de signaux étant cumulés et une alarme étant dé- clenchée quand le nombre des signaux cumulésdans ledit canal de signaux dépasse d'une valeur prédéterminée le nombre des signaux cumulés dans ledit canal de parasite. *489001 Il - Appareil de détection électronique de vol, destiné à détecter le transport non autorisé d'articles protégés dans une zone d'interrogation, appareil caractéri- sé en ce qu'il comporte des marqueurs (14) destinés à être fixés sur des articles portés dans ladite zone, ces marqueurs produisant des perturbations du champ électromagnétique dans ladite zone, ces perturbations, lorsqu'elles sont reçues, produisant des signaux électriques produits par marqueurs dont la caractéristique spectrale prédéterminée est diffé- rente d'une caractéristique spectrale prédéterminée de sig- naux électriques produits par des parasites résultant de la réception d'autres perturbations électromagnétiques dans la zone d'interrogation, ledit appareil comportant un dispositif (42, 44, 46) destiné à recevoir les perturbations du champ électromagnétique dans ladite zone d'interrogation et à les convertir en signaux électriques produits par marqueurs et produits par parasites, au moins trois canaux sélectifs en fréquence (48 - 54, 56 - 62, 64 - 70), connectés en paral- lèle entre eux pour recevoir lesdits signaux électriques, chaque canal étant accordé (48, 56, 64) pour laisser passer une fréquence différente dans le spectre des signaux pro- duits par marqueurs, un dispositif (72, 74) de comparaison des amplitudes des signaux de sortie des canaux sélectifs en fréquence pour déterminer leurs valeurs relatives, et un dispositif (76, 78) destiné à produire un signal de détec- tion quand les valeurs relatives des amplitudes des signaux comparés correspondent, dans une plage prédéterminée, aux valeurs relatives correspondantes de signaux produits par marqueur. 12 - Appareil selon la revendication 11, carac- térisé en ce que les canaux sélectifs en fréquence possè- dent des caractéristiques.de gain différentes, de manière que les valeurs relatives des amplitudes des signaux de sortie des canaux pour des signaux produits par marqueur soient différentes des valeurs relatives des amplitudes 4o des signaux de sortie des canaux pour des signaux produits par parasites. 13 - Appareil selon la revendication 11, caractéri- sé en ce que ledit dispositif (76, 78) produisant un signal de détection fonctionne en réponse aux valeurs relatives pré- déterminées de signaux produits par marqueur, par rapport aux valeurs relatives prédéterminées de signaux produits par para- sites. 14 - Appareil selon la revendication 11, caracté- risé en ce que les canaux sélectifs en fréquence possèdent des caractéristiques de gain différentes de manière que l'or- dre de grandeur de l'amplitude du signal de sortie des canaux pour des signaux produits par marqueur soit différent de l'ordre de grandeur de l'amplitude de signaux de sortie pour des signaux produits par parasites, le dispositif (72, 74) comparant l'amplitude du signal de sortie des canaux sélec- tifs en fréquence déterminant leur ordre de grandeur d'ampli- tude, et ledit dispositif (76, 78) produisant un signal de détection fonctionnant dans l'ordre de grandeur des signaux comparés correspond à celui des signaux produits par marqueur. - Appareil selon la revendication 14, caractérisé en ce que les canaux sélectifs en fréquence qui laissent passer des signaux de fréquence plus élevée ont des caracté- ristiques de gain plus élevées que les canaux sélectifs en fréquence qui laissent passer des signaux de fréquence plus basse. 16 - Appareil selon la revendication 15, caractéri- sé en ce que ledit dispositif (72, 74) destiné à comparer les amplitudes des signaux de sortie des canaux sélectifs en fréquence consiste en des premier et second comparateurs de niveaux d'amplitude du signal, un dispositif (62) appli- quant des signaux de l'un des canaux sélectifs en fréquence à une entrée de chacun desdits comparateurs, un dispositif (54) appliquant des signaux d'un second canal sélectif en fréquence à une seconde entrée de l'autre desdits compara- teurs, le premier comparateur étant réalisé de manière.à 4i produire un signal de sortie quand l'amplitude du signal à sa première entrée a une plus grande amplitude que celui du signal àk sa seconde entrée, ledit autre comparateur étant agencé pour produire un signal de sortie quand le sig- nal à ladite première entrée est inférieure à l'amplitude du signal à sa seconde entrée, et une porte ET (76) étant connectée pour recevoir les signaux de sortie desdits com- parateurs et pour produire un signal de sortie quand lesdits comparateurs produisentsimultanément des signaux de sortie. 17 - Appareil selon la revendication 11, caracté- risé en ce que les canaux sélectifs en fréquence comprennent chacun un détecteur (52, 60, 68) et un filtre passe-bas (54, 62, 70). 18 - Appareil selon la.revendication 11, caractéri- sé en ce qu'il comporte des marqueurs (14) à circuits réson- nants, accordés pour résonner à une fréquence d'environ 1970 kHz, et un dispositif (30 -38) produisant dans ladite zone d'interrogation un signal d'interrogation modulé en fréquence qui contient 1970 kHz, lesdits canaux sélectifs en fréquence comprenant un premier canal accordé (56) pour laisser passer des signaux dans le voisinage de 8 kHz, un second canal accordé (48) pour laisser passer les signaux dans le voisinage de 12 kHz, et un troisième canal accordé (64) pour laisser passer des signaux dans le voisinage de 16 kHz, lesdits second et troisième canaux possédant chacun une caractéristique de gain d'environ quatre fois supérieure à celle dudit premier canal, un premier comparateur de niveau (72) étant connecté de manière à recevoir les signaux de sortie desdits premier et second canaux et pour produire un signal de sortie quand l'amplitude du signal de sortie du- dit premier canal est inférieure à l'amplitude du signal de sortie du second canal, un second comparateur de niveau (72) connecté pour recevoir des signaux de sortie desdits premier et troisième canaux et pour produire un signal de sor- tie quand amplitude du signal de sortie dudit premier canal est supérieure à l'amplitude du signal de sortie dudit troi- sième canal, et une porte ET (76) connectée pour recevoir les signaux de sortie desdits premier et second comparateurs de manière à produire un signal de détection quandles sig- naux de sortie desdits comparateurs apparaissent simultané- ment. 19 - Appareil selon la revendication 11, caracté- risé en ce qu'il comporte un dispositif (30 - 38) destiné à produire un champ d'interrogation électromagnétique dans la- dite zone à une fréquence qui varie cycliquement dans une plage prédéterminée, lesdits marqueurs (14) comportant cha- cun un circuit électrique résonnant accordé pour résonner à une fréquence dans ladite plage. - Appareil selon la revendication 19, carac- térisé en ce qu'il comporte un canal de signaux (84, 96) et un canal de parasites (86, 98), et un dispositif (80) destiné à diriger des signaux de détection produits quand ledit champ d'interrogation est à la fréquence de résonance desdits marqueurs ou au voisinage, vers ledit canal des sig- naux, un dispositif destiné à diriger des signaux de détec- tion produits à d'autres moments vers ledit canal de para- sites, un dispositif accumulateur (96, 98) dans chacun des- dits canaux de signaux et de parasites, et un comparateur (104) connecté auxdits dispositifs accumulateurs et produi- sant un signal de sortie de déclenchement d'alarme quand le nombre des signaux dans ledit canal de signaux dépasse d'une valeur prédéterminée le nombre de signaux c:umulés dans ledit canal de parasite.