La présente invention se réfère à la fixation d'articles souples, tels que de la lingerie, des vêtements, et notamment des déguisements pour enfants (du genre couramment appelé panoplies) sur des cartons destinés soit seulement à les maintenir à l'état étendu, soit à les présenter à la vente dans des vitrines ou analogues. Cette fixation s'est jusqu'ici opérée par le moyen d'agrafes en U auxquelles on faisait traverser l'article, puis la feuille de carton, les branches étant repliées derrière celle- ci. On réalisait bien ainsi un maintien parfait de l'article qui restait à plat sur la feuille sur laquelle il avait été étalé toutefois l'on se heurtait à trois inconvé- nients importants. Le premier de ceux-ci était que l'agrafe devait traverser l'article. I1 arrivait fréquemment que lors de cette perforation les pointes des branches de celle-ci sectionnent des fils en créant ainsi un défaut local difficilement admissible. Même dans le cas d'agrafes en fil métallique fin pareils défauts ne pouvaient être totalement exclus. Le second inconvénient résidait dans la difficulté d'enlèvement de l'agrafe. Pour le réaliser en toute certitude sans aucun risque d'endommager l'article, il fallait prendre la peine de redresser les branches rabattues pour pouvoir ensuite retirer l'agrafe sans aucun effort. Bien souvent l'on ne prenait pas cette peine et ou bien l'on utilisait une pince d'extraction du genre connu dans le matériel de bureau, ce qui imposait à l'article une pression susceptible de le détériorer localement, ou bien même on arrachait directement celui-ci du carton en le déchirant plus ou moins, ce qui était fréquent de la part d'enfants anxieux de dégager une panoplie sans perdre le moindre instant. Enfin le troisième inconvénient consistait dans les risques de rouille des agrafes en cas de stockage dans un lieu humide de telle sorte que cette rouille pouvait endommager les articles. L'invention vise à remédier à ces inconvenients de la technique antérieure et à permettre d'établir un dispositif de fixation parfaitement sar qu'on puisse dégager sans aucun outil et sans le moindre risque d'endommager l'article considéré. Conformément à l'invention l'on découpe des fentes dans la feuille de carton aux emplacements où l'on veut maintenir les bords de l'article étalé sur celle-ci et l'on engage dans certaines au moins de ces fentes l'une des branches d'une pince élastique de maniere que ladite pince se trouve embrasser l'épaisseur de la feuille de carton en serrant contre l'une des faces de cette dernière le bord de l'article considéré. Suivant une autre caractéristique importante dé l'invention, l'on prévoit à l'avance dans la feuille de carton des fentes multiples de manière à pouvoir l'utiliser par la suite pour toute une gamme d'articles. On comprend qu'il est ainsi possible d'établir des feuilles en quelque sorte universelles sans avoir a se préoccuper de la dimension, voire en de nombreux cas de la forme de l'article qui sera étalé sur elles. Les feuilles peuvent ainsi être livrées au détaillant avec toutes les fentes réalisées à la presse à un prix de revient très bas et celui-ci n'a plus qu' engager les pinces dans celles de ces fentes qui lui paraissent appropriées compte tenu de la nature et de la taille de l'article à présenter. Les pinces utilisées peuvent être avantageusement faites en une ma tiere plastique présentant de bonnes qualités d'élasticité. Elles peuvent avoir la forme d'une bande de faible largeur repliée sur ellomême suivant une boucle d'un peu plus de 1800, les faces en vis-à-vis des deux branches ainsi réalisées comportant en guise de mors de serrage des bosses arrondies en quinconce sur une branche par rapport à l'autre. Mais bien entendu l'on peut utiliser tout autre genre de pince élastique désire, par exemple métallique. Le dessin annexé, donné à titre d'exemple, permettra de mieux comprendre l'invention, les caractéristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible de procurer Fig. 1 est une vue en perspective montrant un article fixé sur une feuille de carton par mise en oeuvre du procédé suivant l'invention. Fig. 2 est une coupe à grande échelle suivant II-II (fig. 1). Fig. 3 est une vue en plan d'une feuille de carton découpée de fentes multiples pour la mise en oeuvre de l'invention. En fig. 1 la référence 1 désigne une feuille de carton relativement rigide sur laquelle on a étalé une pièce d'habillement 2. Cette pièce peut être de nature quelconque. Ce peut être par exemple un article de lingerie, ou bien un vêtement destiné à déguiser un enfant. L'ensemble de fig. 1 peut être destiné à l'emballage direct, ou bien à la présentation, par exemple dans une vitrine. Quel que soit le but envisagé, il est important que l'article 2 reste maintenu sur la feuille 1 sans aucun risque de s'en dégager intempestivement au cours des manipulations, transports ou autres. Dans la technique antérieure, pour assurer ce maintien l'on agrafait l'article sur la feuille à l'aide d'agrafes usuelles à branches se re pliant derrière la feuille. Cela exigeait évidemment que l'une au moins des branches de chaque agrafe perfore l'article avec tous les incorwenients que pareille perforation peut entrainer, plus spécialement dans le cas d'articles délicats (défauts visibles, amorces de déchirures, etc....). En outre l'enlevement des agrafes posait un problème et s'il notait pas fait avec un soin particulier, il risquait lui aussi d'endommager l'article. Conformément à l'invention, pour éliminer tous ces inconvénients l'on procède comme suit On découpe dans la feuille 1 une série de fentes de manière telle que certaines d'entre elles au moins se trouvent immédiatement au delà du bord de l'article supposé étalé sur la feuille. Puis on dispose l'article sur la feuille et enfin dans chacune des fentes situées près du bord de celui-ci, ou du moins dans certaines d'entre elles, on passe l'une des branches d'une pince élastique de façon que cette pince vienne appliquer le bord précité contre la face correspondante de la feuille. Si l'on se reporte à fig. 2, on y aperçoit la feuille 1 avec l'article 2 étalé sur elle.Immédiatement au delà du bord 2a de cet article on a prévu dans la feuille une fente la et l'on a passé dans cette fente l'une des branches d'une pince 3, par exemple en matière plastique, en agençant les choses de manière que ladite pince 3 serre localement l'article 2 contre la feuille 1. Comme montré, les branches 3a et 3b de la pince 3 comportent préférablement des bosses arrondies 3c formant mors de serrage, les bosses d'une branche étant en quinconce par rapport à celles de autre. Bien entendu si l'article vient localement assez près des bords de la feuille, on peut disposer à cet endroit une pince 3 sans avoir à prévoir une fente correspondante dans la feuille. Tel est le cas en fig. 1 des pinces désignes par les flèches A en fig. 1. Dans ce qui précède on a supposé qu en fig. 1 les fentes telles que la (fig. 2) étaient établies à la demande de l'article 2 à présenter, mais cela obligerait l'utilisateur (détaillant ou semi-grossiste) à pratiquer lui-meme ces fentes en tenant compte de la forme et des dimensions de l'article 2 en cause, ce qui constituerait à chaque fois une besogne pénible, astreingnante et coûteuse. Conformément à une autre caractéristique de l'invention et comme montré en fig. 3, on pratique à l'avance dans les feuilles telles que 1 une multiplicité de fentes la de manière telle que chacune d'elles puisse etre utilisée pour toute une gamme de formes et de dimensions d'articles à présenter.De cette manière les feuilles peuvent etre entièrement préparées à l'usine, par exemple par passage à la presse, l'utilisateur n'ayant plus qu'a étaler l'article sur chacune d'elles et à choisir parmi les fentes multiples celles qui lui paraissent le mieux convenir pour l'engagement des pinces 3. On comprend que dans ces conditions l'invention non seulement évite l'endommagement des articles provoqué par les agrafes de la technique antérieure, mais encore permet un gain de temps considérable, car il est beaucoup plus facile et plus rapide d'engager des pinces dans des fentes que de poser des agrafes, ce qui au surplus exige une agrafeuse dont la présente invention permet de se dispenser. Bien entendu quand la même feuille de carton doit porter des articles pour lesquels les problèmes posés par les agrafes présentent de l'importance (tissus, par exemple) et d'autres pour lesquels ils n'en présentent pas (articles rigides, cordonnets, etc...), rien n'empêche de combiner le présent procédé avec les agrafes de la technique antérieure. I1 doit d'ailleurs etre entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le domaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécu- tion décrits par tous autres équivalents. REVENDICATIONS 1. Procédé pour la fixation d'articles tels que lingerie, vetements, etc.... sur une feuille de carton destinée à leur présentation, à leur transport ou autre, caractérisé en ce qu'on découpe dans la feuille (1) des fentes (la) aux emplacements où l'on veut maintenir les bords de l'article (2) étalé sur celle-ci et l'on engage dans certaines au moins de ces fentes l'une des branches d'une pince élastique de manière telle que ladite pince se trouve embrasser l'épaisseur de la feuille de carton (1) en serrant contre l'une des faces de cette dernière le bord adjacent de l'article (2) considéré. 2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on pratique à l'avance dans la feuille de carton (1) une multiplicité de fentes (la) de manière à pouvoir l'utiliser par la suite pour toute une gamme de formes et de dimensions d'articles. 3. A titre de produits industriels nouveaux, feuilles de carton propres à recevoir des articles étalés et auxquelles on a fait comporter des fentes multiples pour la mise en oeuvre du procédé suivant la revendication 2.