La présente invention a pour objet un dispositif pour planches à voile destiné à relier une corne de voile à un mât, qui comporte deux parties articulées entre elles de façon détachable, dont l'une est associée au mât et l'autre à la corne. De tels dispositifs sont décrits dans la demande de brevet allemand DIT OS 26 03 256. Dans différents dispositiss de de ce genre, il est prévu, pour articuler entre elles les deux parties se présentant sous la forme de ferrures ou armatures, deux tourillons reliés rigidement l'un à l'autre, dont les axes forment entre eux un-certain angle, dont l'un est monté tournant dans un coussinet de tourillon en forme de douille de l'une des parties de ferrure, tandis que l'autre est monté tournant dans un coussinet de tourillon de l'autre partie de garniture. Ces dispositifs sont lourds et coûteux.A ce point de vue, on ne rencontre pas tout à fait autant d 'inconvénients avec un autre genre de dispositif dans lequel, pour articuler entre elles les deux parties de ferrure, il est prévu une cheville reliée à ltune des deux parties qui, avec un jeu suffisant pour assurer la liberté de mouvement, passe à travers un anneau, un collier ou élément analogue, qui est relié de façon rigide à l'autre partie. hais tout ces dispositifs ont le même inconvénient; les deux parties ne peuvent pas être accouplées ou désaccouplées suffisamment vite et simplement. C'est certainement la raison pour laquelle ces dispositifs décrits par des documents de la littérature technique n'ont pas trouvé réellement de réalisation pratique. La présente invention a pour but de créer un dispositif de fabrication simple, peu coûteux et, de plus, de maniement facile et rapide. Ce résultat est obtenu par l'invention grâce au fait que l'une des parties se présente sous la forme d'une clavette tournante tandis que l'autre est un élément de fermeture ou de retenue en forme de mâchoire. Ce mode de réalisation évite toute partie en saillie et à arêtes vives comme en comportent les dispositifs connus. De cette façon, les risques de blessure pour l'utilisateur de la planche à voile, notamment en cas de chute, sont évités. En général, les cornes utilisées sont du type dit cornes à fourche. Lorsque la corne est une corne à fourche, il est prévu, selon un mode de réalisation particulièrement avantageux de l'invention, que la clavette ou verrou tournant est disposé du côté de la corne et forme du côté du mât entre les deux parties de corne un élément qui est aplati dans sa partie médiane, au moins du côté correspondant à l'extrémité de corne éloignée. Selon un mode de réalisation favorable de l'invention, la partie de fermeture est prévue sur une douille ou élément analogue monté sur le mât, de préférence réglable en hauteur. I1 est avantageux de pouvoir régler la corne en hauteur pour pouvoir ainsi tenir compte de la taille de l'utilisateur de la planche à voile. Selon un mode de réalisation particulièrement simple et économique, la douille et l'éliment de fermeture ne forment qu'une seule pièce. Selon un développement avantageux de l'invention, il est prévu que l'élément de fermeture est fait en matière plastique élastique. On obtient ainsi une sécurité contre les surcharges permettant un désaccouplement automatique, avant que, par exemple, un effort trop violent n'amène la destruction d'une des parties. Pour développer en particulier cette dernière idée, indépendamment ou en sus de ce point remarquable, il peut être prévu que la partie de fermeture est reliée élastiquement au mât ou à la corne.Céci permet de supporter et d'amortir les chocs et à-coups. Les caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre, à titre d'exemple, en référence au dessin annexé dans lequel - la figure 1 représente un mât et une corne à fourche dans leur position précédant immédiatement leur accouplement - la figure 2 représente le mât et la corne à fourche après leur accouplement et dans la position correcte correspondant aux conditions d'utilisation dans la pratique du surf. Les figures montrent une partie d'un mfit de planche à voile, désignée par 1, qui est la partie de raccordement d'une corne qui, dans le cas présent, est une corne à fourche 2. Le dispositif selon l'invention, prévu pour relier la corne et le mit, comprend une partie de fermeture 3 en forme de mâchoire ou de pince et une clavette tournante ou verrou tournant 5.Dans le mode de réalisation choisi et représenté, la partie de fermeture 3 est venue d'une pièce avec une douille 6 qui est fixée sur le mât 1 au moyen d'une vis de serrage 7. Après avoir desserré la vis de serrage, on peut faire coulisser la douille sur le mât vers le haut et vers le bas, ce qui permet d'adapter le point de raccordement de la corne à la taille de l'utilisateur de la planche à voile. La corne à fourche 2, qui est, par exemple, on aluminium recouvert de matière plastique cellulaire, comporte, dans le voisinage de son sommet avant qui doit être disposé du côté du mât, une nervure 4 entre les deux parties de la corne. Cette nervure présente un gradin et un méplat dans sa partie médiane comme le montrent les figures. Cette partie de la nervure forme la clavette tournante 5. Pour assembler la corne à fourche 2 avec le mât 1, on amène tout d'abord la corne à fourche devant le mât et parallèlement à lui comme le montre la figure 1. Ensuite, on introduit la corne par sa clavette tournante 5 dans le sens de la flèche A entre les deux becs 8, 9, de la partie de fermeture, dans l'échancrure de cette dernière. Il suffit alors de faire pivoter la corne à fourche dans le sens de la flèche B, l'extrémité inférieure du mât 1 pénétrant alors entre les deux parties de la corne. Les parties à assembler se trouvent alors dans la position représentée à la figure 2 qui est la position d'utilisation de la planche à voile. Cette position est finalement assurée en fixant la voile à l'extrémité non représentée de la corne à fourche. Pour séparer la corne à fourche du mât, on procède en sens inverse. La partie de fermeture 3 est en matière plastique dure élastique, ce qui permet d avoir une sécurité contre les surcharges. Si la corne à fourche est soumise à une force excessive qui tend à la séparer du mât, ou inversement, les becs 8, 9, cèdent élastiquement sous l'effort subi de sorte que, même dans la position représentée à la figure 2, la corne à fourche peut se séparer du mât. Lorsque la douille 6 et la partie de fermeture 3 sont deux parties séparées, réunies par un élément de liaison élastique, un choc ou un coup ne risque pas de désaccoupler immédiatement la corne à fourche, car cet élément élastique assure dans un premier temps un amortissement de ce choc. Etant donné que normalement les surchages ne jouent que par a'- coups, on peut ainsi en général éviter une séparation forcée entre les deux parties qui obligerait à ré accoupler la corne à fourche au mât. REVENDI CATIONS 1. Dispositif pour planches à voile, destiné à assembler une corne à voile à un mât, qui comprend deux parties articulées entre elles de façon détachable, dont l'une est associée au mât et l'autre à la corne, caractérisé en ce que l'une des parties est une clavettekurnante et l'autre partie une partie de fermeture en forme de n.â~loire ou de pince. 2. Dispositif selon la revendication 1, dans lequel la corne est une corne à fourche, caractérisé en ce que la clavette tournante est prévue du côté corne et se présente sous forme d'une nervure du côté mât entre les deux parties de la corne, ladite nervure étant aplatie dans sa partie médiane au moins du côté correspondant à l'extrémité de corne éloignée. 3. Dispositif selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la partie de fermeture est disposée sur une douille ou élément analogue, monté sur le mât, de préférence réglable en hauteur. 4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que la douille et l'élément de fermeture ne forment qu'une seule pièce. 5. Dispositif selon une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la partie de fermeture est en matière plastique dure élastique. 6. Dispositif selon une quelconque des revendications 1, 2, 3 ou 5, caractérisé en ce que la partie de fermeture est reliée élastiquement au mât et/ou à la corne.