La présente invention concerne le domaine de la récupération des ordures ménagères et se rapporte à un procédé de préparation d'un produit porteur ou accumulateur d'énergie notamment d'un produit pouvant être transformé en énergie thermique et pouvant être stocké. Dans des installations modernes destinées à l'incinération d'ordures ménagères, on attache une grande importance à la récupération de la chaleur de combustion produite. Cette chaleur de combustion est utilisée par exemple pour des installations de chauffage urbain. Cependant le besoin en énergie, notamment en chaleur, est nettement plus élevé en hiver qu'en été. Afin d'obtenir un rendement plus économique il est avantageux de réduire la production d'énergie pendant l'été,c'est-à-dire de de l'abaisser en été et de l'augmenter au maximum pendant la saison froide. Le stockage des ordures collectées et destinées à être incinérées crée de grands problèmes si on ne prend pas des mesures particulières du fait que les ordures pourrissent rapidement par suite de réactions aérobies et en dégageant des odeurs nauséabondes dont la suppression est impérative. On connait déjà un certain nombre de procédés pour la préparation dtun combustible pouvant etre stocké à partir d'ordures ménagères. Quelques-uns de ces procédés connus figurent dans l'ouvrage du Prof. Dr. K. Thomé-Kozmienski 'Recycling" Berlin 1979 édité par Springer-Berlin. Selon l'un de ces procédés les ordures sont tout d'abord broyées et ensuite triées c'est-à-dire qu'elles sont subdivisées en différentes fractions à savoir une fraction légère, une fraction granulométrique et une fraction 3ourdie. La fraction légère est composée en majeure partie de papier (environ 70 tu0) et la concentration de substances non combustibles est très faible (environ 4 ). La teneur en humidité de cette fraction ne dépassant pas 40 h est réduite à 15 La fraction granulométrique contient des proportions importantes en matières fermentescibles qui sont additionnées au compostage. La fraction lourde n'intervient que faiblement dans la production énergie. Lors d'une répar tition d'une fraction légère comprise entre 40 et 50 cÓ en poids, d'une fraction lourde d'environ 15 p en poids et dtune fraction granulométrique comprise entre 35 et 45 50 en poids le tout humide à l'état initial, on obtient par rapport à la charge totale encore un gain en matière combustible pouvant être stockée qui constitue environ un tiers du poids total.Pour un poids de 450 kg/m3 de boulettes fabriquées, le pouvoir calorifique inférieur est d'environ 4 000 kcal/kg. Les boulettes sont obtenues par des processus de compression et de refroidissement subséquents. Un autre procédé de traitement d'ordures ménagères consiste dans la récupération des matières combustibles afin de les transformer en un combustible pouvant être stocké. Un schéma explicatif illustre les différents cycles opératoires à savoir : tamisage, broyage, séparation en mitraille, en fraction grossière, en substances inorganiques et en une fraction comprenant les matières combustibles. La fraction combustible est séchée au moyen d'une énergie d'apport pour être ensuite broyée et stockée. Une énergie électrique d'environ 300 kW est nécessaire à l'obtention de 1,5 tonnes de combustible à l'heure pour, par exemple, un débit de 5 tonnes d'ordures ménagères à l'heure. Le combustible obtenu présente un pouvoir calorifique qui cor respond sensiblement à celui de la lignite,c'est-à-dire à peu près 4.300 kcal/kg (18 GJ par tonne). On indique un apport d'énergie qui représente environ 10 C/O de l'énergie récupérée. Ce procédé connu est désigné par le nom "Eco-Fuel I". A partir de ce procédé on a développé le procédé "Eco-Fuel II" qui a permis de remédier aux inconvénients du procédé "Eco-Fuel I" tels que, par exemple, des poids de matière déversée non tassée difficile à transporter et l'inconvénient de poids, la nécessité d'utiliser des brûleurs spéciaux pour la combustion du combustible obtenu. Le procédé technologique pour la récupération de matières combustibles se compose d'un broyage préliminaire, d'une séparation permettant d'isoler les matières combustibles des matières non combustibles, d'un séchage également par apport énergie et d'un fractionnement final. Le produit ainsi obtenu est un combustible propre qui peut être conservé un temps illimité. L'énergie disponible, provenant d'une tonne ordures ménagères d'un lotissement, est d'environ 2,27 Gkcal. Le procédé connu permet de récupérer environ 2,0 Gkcal. L'énergie d'apport représente 10 à 15 *. On obtient un combustion ble peu polluant et présentant de bonnes propriétés de stockage. Un autre procédé connu concerne également le traite ment d'ordures ménagères par une réduction préliminaire des déchets à des formes facilitant le traitement qui est suivi d'un fractionnement. Lors du fractionnement on sépare les matières aptes au compostage des matières permettant de préparer des combustibles à conservation prolongée. Le bilan des matières de ce procédé donne les valeurs suivantes, Une séparation grossière comprend un tamisage préalable éliminant environ 69 * de la quantité initiale. Dans le poste de séparation grossière on procède également à un triage pneumatique à la suite duquel 27 *,c'est-à-dire environ un tiers de la quantité initiale peut être utilisé pour la préparation du combustible. A partir des 27 * de déchets on obtient finalement un combustible sous forme de boulettes pouvant être stockées-st qui représentent 25 * de la quantité totale des ordures ménagères du départ. L'énergie d'apport utilisée pour le séchage de la proportion combustible des déchets constitue environ 10 * du gain énergie pouvant être obtenu. Tous les procédés décrits ci-dessus nécessitent environ 10 à 15 * de l'énergie du combustible récupéré pour le séchage afin d'obtenir des teneurs en humidité qui permettent un stockage dans de bonnes conditions, c'est-à-dire que le rendement énergétique est compris entre 85 et 90 * en ne tenant compte que du processus de séchage. Le rendement réel est probablement inférieur lorsqu'on tient compte de tous les facteurs. Lorsqu'on observe les efforts faits dans le monde en vue d'une meilleure utilisation des énergies existantes et pour réaliser des économies, il est évident que des économies de quelques pour cent constituent déjà des quantités d'énergie importantes si on tient compte des besoins énormes en énergie de notre société. Il est en conséquence intéressant de contribuer à ces économies d'énergie en améliorant le rendement de la récupération d'énergie à partir des ordures ménagères. La présente invention a pour objet de créer un procédé qui permet, lors de la récupération d'énergie à partir d'ordures ménagères et par l'intermédiaire de la préparation d'un combustible, de réaliser l'opération de séchage nécessitant une quantité d'énergie importante, sans apport d'une énergie thermique additionnelle et étrangère. L'invention a également pour objet de créer un procédé de séchage pour des ordures ménagères qui peut être incorporé,en tant que procédé discontinu, dans les procédés connus ce qui permet de conserver les installations existantes. La solution de ces problèmes permet non seulement d'économiser ou de produire de l'énergie mais également de continuer à tirer profit des investissements déjà faits. Les problèmes exposés ci-dessus sont résolus suivant l'invention du fait que les ordures ménagères sont disposées par couches en fonction de l'énergie calorifique produite par les processus microbiologiques. La meule réalisée de cette façon comporte des couches d'ordures plus sèches déposées antérieurement en dessous de couches plus humides et déposées plus tard. Diverses autres caractéristiques de l'invention ressortent d'ailleurs de la description détaillée qui suit. Des formes de réalisation de objet de l'invention sont représentées, à titre d'exemples non limitatifs, aux dessins annexés. La fig. 1 montre en coupe une meule réalisée de fa çon habituelle. La fig. 2 représente en coupe une meule de convection. La fig. 3 montre une meule dont les couches sont disposées conformément à l'invention. Les fig. 3a, 3b et 3c montrent sous forme de diagrammes les différentes teneurs en humidité et les différentes températures des couches de la meule suivant la fig. 3. La fig. 4 est une perspective montrant, à titre d'exemple, un châssis support pour l'aération forcée de la meule. Les ordures ménagères contiennent généralement 2/3 de matières fermentescibles, y compris du papier, ainsi qu'un nombre inconnu de souches de micro-organismes à couches de population des plus variées. La teneur en humidité moyenne est comprise entre 40 et 50 Gjo en poids d'eau, cette teneur en eau se répartissant de façon non homogène dans toute la matière à traiter. Afin de créer un substrat pour le processus microbiologique désiré, les déchets doivent être broyés et pour répartir uniformément l'humidité ainsi que la population microbienne déjà présente dans les ordures, celles-ci sont brassées au moins légèrement. Le broyage et le triage indispensables peuvent être réalisés par des moyens connus et déjà utilisés à ce jour dans ce but. Les déchets ainsi préparés sont utilisés sous cette forme en tant que substrat pour le traitement subséquent. Afin d'activer la réaction micro-biologique et d'accélérer le processus de séchage, on peut additionner aux ordures de façon supplémentaire des boues de curage desséchées malgré la présence dans les ordures d'un nombre de micro-organismes suffisant. L'addition des boues de curage peut s'effectuer, par exemple, pendant la ré durion des déchets dans le broyeur ou lors d'une opération suivante du procédé. Grâce à l'addition des boues de curage desséchées préalablement, il est possible de créer et de contrôler l'humidité favorable pour le processus biologique.Lors des essais effectués on a obtenu des conditions optimales pour la réaction microbiologique et également en ce qui concerne les propriétés des matières telles que le pouvoir de déversement, le comportement à la compression, la granulométrie, par un réglage de lthumi- dité initiale comprise entre 50 et 55 Xó en poids de H20 en ajoutant une quantité déterminée de boues de curage desséchées. Les boues de curage introduisent de plus des substances dégradables par aérobie dans le substrat du processus et provoquent ainsi une augmentation de la chaleur de procédé créée par suite du métabolisme. Cette mesure permet également d'utiliser des quantités importantes de boues de curage,disponibles en permanence, pour produire de la chaleur aussi bien pendant le processus biologique que lors de la combustion ultérieure du substrat. Le substrat ainsi traité en vue d'augmenter le nombre des micro-organismes, doit être amené ensuite à un état physico-biologique approprié afin d'obtenir un temps de démarrage de la réaction aussi plus court possible à l'intérieur -d'une meule réalisée en conséquence. Lors de l'échauffement de la meule un processus d'évaporation et de condensation non uniforme débute le long du gradient de température. Il s'agit alors de rendre homogène ce processus en le subdivisant en petites zones. La fig. 1 montre e1 coupe une meuie 1 dont les couchers sont disposées de façon conventionnelle sur un support 2 de faible conductibilité calorifique. Des iso thermes T à T sont représentées à l'intérieur de la i n meule. L'allure des isothermes montre clairement qu'il règne une température de noyau relativement élevée à l'intérieur de la meule, tandis que la température diminue vers l'extérieur. Un gradient de température V représente t(, dirigé en direction du noyau de la meule, présente une valeur d'environ 600C par couche de meule ou 0,5 C par cm. L'évaporation de l'eau s'effectue essentiellement dans le sens V' et dans le sens contraire à celui du gradient de température V. Sur ce trajet il se produit en permanence une condensation,c'est-à-dire que l'allure de humidité correspond sensiblement à la courbe F représentée au diagramme associé à la figure en coupe de la meule. Une deuxième courbe T représente l'allure de la température. Le diagramme est établi pour l'emplacement x m Dans ces conditions une convection ne peut pas se développer et tout le processus est largement fonction des mécanismes de diffusion.En raison de la vitesse de diffusion relativement faible de l'oxygène en direction du centre de la meule à couches, une activité bactérienne anaérobie se développe dans le noyau de la meule, cette zone anaérobie créée étant à l'origine de l'émission des odeurs nauséabondes très gênantes pour l'environnement des dépôts d'ordures et des installations de compostage conventionnels. L'activité biologique en milieu aérobie, anaérobie ou composé, est la plus importante au voisinage des points dtintersection des courbes T et F; en dessous la teneur en humidité est très faible et, au-dessus, la température appropriée est insuffisante. Il est alors nécessaire de créer des conditions favorables et uniformes afin de permettre le développement de la chaleur appropriée au déroulement du processus. La fig. 2 montre une meule 1 réalisée de façon à permettre une meilleure convection et maintenue dans ce but à une certaine distance du sol 2 par des supports 5. La référence 10 désigne un bâti ou un grillage entourant la meule 1. Les flèches K représentent l'air de convection provenant de l'environnement de la meule et sortant chargé en humidité, flèches K1 à la surface de la meule après avoir traversé la couche du substrat. Afin d'obtenir ce résultat il est important que le substrat quine lors d'une grande épaisseur de couche est évidemment comprimé au niveau des couches inférieures, présente une densité régulière. Dans le cas d'une compression de la couche inférieure par suite d'un tassement, on retrouve les mêmes conditions que dans la meule de diffusion suivant la fig. 1. Lorsqu'on réussit à obtenir une bonne aération ou une convection correcte la courbe des isothermes T1 à T n est sensiblement moins prononcée, une température plus favorable pour le déroulement du processus s'établit à l'intérieur des différentes couches et l'allure de la teneur en humidité est sensiblement uniforme. Il ressort de ce qui précède que l'activité biologique va se répartir de façon plus uniforme sur tout le substrat étant donné que la température (constituant une fonction du développement de la chaleur du processus en milieu aérobie) et l'humidité font, pour ainsi dire, suite au développement de la chaleur. Ce "retard" des deux fonctions étant directement tributaire l'une de l'autre, est l'une des conditions essentielles pour le séchage de la meule par une chaleur de processus microbiologique créée en milieu aérobie. Lorsque ia teneur en humidité devient inférieure à 30 * en poids, liactivité des micro-organismes cesse progressivement et de ce fait il n'y a plus de production de chaleur. Dès que la courbe de la température est relativement plate pour l'épaisseur de la meule, c'est-à-dire dans la direction Z, il apparait un phénomène d'évaporation et de condensation réparti uniformément; la meule est asséchée de façon que tous les endroits de cette meule présentent sensiblement le même degré de séchage. Pour obtenir ce résultat il est essentiel de créer une meule de convection appropriée. Lors de la réalisation d'une meule de convection on doit éviter de former des couches épaisses et supérieures à 1,2 m. En conséquence il existe une règle pour la réalisation de la meule. Une forme de réalisation particulière est représentée à la fig. 3. Cette figure montre une meule 30 en cours de réalisation qui comporte une couche inférieure I sur laquelle est disposée une couche II recouverte par une couche III qui porte de façon analogue les couches suivantes. Les différentes couches sont subdivisées par les zones 1, 2 à n, ainsi par les zones n + 1, n + 2 à 2n + n et ensuite par 2n + 1, 2n + 2 à 3n + n etc. Toute la pile est représentée en fonction du temps, ce qui est illustré par l'axe de temps subdivisé en jours et orienté dans le sens longitudinal de la meule non encore terminée. La meule repose sur un support 5' qui permet l'aération par le bas de toute la meule ou de zones de cette dernière. L'empilage des couches s'effectue de la façon suivante. Le premier jour les ordures traitées préalablement sont déposées sur le support 5' et réparties sur toute la largeur prévue de la couche 1. La couche doit présenter, par exemple, une largeur d'environ 30 m, une longueur d'environ 20 m et une hauteur d'environ 1 m. En conséquence la couche présente un volume de 600 m3. Ces 600 m3 d'ordures traitées préalablement correspondent selon le procédé de l'invention à la proportion utilisable de toutes les ordures ménagères provenant d'une zone d'habitation prédéterminée. Cependant les dimensions données à titre d'exemple peuvent varier en fonction de la quantité des ordures ménagères produite. Néanmoins l'épaisseur des couches,c'est-à- dire la hauteur des différentes couches déposées ne doit pas dépasser 1,2 m. Le deuxième jour une quantité d'ordures 2 sensiblement identique à celle du premier jour est ajoutée à la meule. EntreZemps la partie 1 de la meule en cours de formation a déjà pu dissiper de l'humidité par suite du développement de la chaleur Le troisième jour la troisième partie ) de la meule est réalisée et les autres parties sont déposées de façon analogue les jours suivants. La teneur en humidité des parties jj à réalisées diminue journelement grâce au processus de séchage jusqu'à ce que par exemple la partie i présente le huitième jour une humidité qui est inférieure à 30 C,c et que la production microbiologique -de la chaleur s'arrête progressivernent. Si on supposait que le premier jour de la réalisation de la meule suivant l'invention serait également le premier jour de la semaine,ctest-à-dire un lundi, la cou- che I se composerait au bout de cinq jours (1 vendredi) de cinq zones. Le samedi et le dimanche il n'y aurait pas de livraisons d'ordure c'est-à-dire que les livraisons reprendraient, après n = 7 jours, le lundi qui serait alors le n + ler ou le huitième jour. La couche I de la première semaine présente alors une humidité augmentant dans le sens longitudinal, ia partie 1 étant séchée de façon a présenter une teneur en H20 qui soit inférieure à 30 % en poids.Le processus de séchage en dessous du seuil de 30 C/o de la partie 2 est en retard d'une journée par rapport au processus de séchage de la partie 1. Ce retard est analogue pour les zones déposées les jours suivants. Afin d'accélérer le processus microbiologique en milieu aérobie et d'évacuer l'humidité, la couche est soumise en permanence à une aération forcée de préférence de bas en haut. Le jour n + l les nouvelles ordures ménagères sont déposées comme le montre la fig. 3 sur la zone sèche 1 de la couche I de façon que cette zone et plus tard toute la couche I serve de support sec, relativement dur et perméable à la zone n + 1 de la couche Il. Le jour suivant qui, dans le présent exemple, est le mardi de la deuxième semaine, les ordures préparées et destinées à former la zone n + 2 sont placées sur a zone 2 dont la teneur en eau est maintenant également inférieure à 30 co en poids. On procède de la meme manière jsu'au vendredi en completant ainsi la couche II qui comprend alors les zones n + 1 jusqu'à n + 5. Le jour 2n + 1, dans l'exemple le lundi de la troisième semaine,la onzième zone est alors disposée sur les zones 1 et n + 1 qui sont alors sèches mais perméables. Le retrait de l'épaisseur des couches provoqué par le séchage est selon l'expérience d'environ 10 * de sorte que les deux couches I et II présentent au début de la troisième semaine au total une épaisseur d'environ 1,8 m. Le nouveau dépôt 2n + 1 d'une épaisseur de 1 m augmente passagèrement la hauteur totale de la meule à 2,8 m. Selon cette méthode et suivant l'exemple décrit il est possible de déposer par semaine environ 3000 m3 d'ordures ménagères sur une surface de 3000 m tout en disposant 2 par jour d'une surface de 6oxo m2 pour les ordures qui arrivent et en empêchant en mame temps et dans une large mesure les procèssus indésirables en milieu anaérobie. I1 est ainsi possible d'empiler, par exemple, cinq couches les unes sur les autres pendant cinq semaines. La meule réalisée présente finalement une hauteur comprise entre 4 et 5 m. Après environ cinq semaines 13.500 m3 de combustible ont été créés de cette manière à partir de 15 000 m3 d'ordures ménagères. Ce combustible peut être conservé tout en étant aéré et séché complètement pour entre brûlé ensuite. La fig. 3a représente l'allure de l'humidité à l'intérieur de la meule pour le jour n + 4 ou en considérant l'exemple le jeudi de la deuxième semaine. Une humidité résiduelle de par exemple 25 * de la couche I est illustrée par la ligne en trait interrompu. Au-dessus de cette ligne est représentée l'augmentation par paliers de l'hu- midité des dépôts n + 1 à n + 4 de la couche Il, la matière n + 4 déposée le jour même présentant l'humidité maximale. Il est évident que les limites entre les couches ne sont pas aussi nettes que représentées au dessin par suite de processus de diffusion qui ne peuvent pas être supprimés et qui apparaissent malgré l'aération forcée. Ces processus de diffusion égalisateurs ne modifient pas, de façon sensible, la fonction représentée. Le graphique de la fig. 3b illustre le déroulement dans le temps du séchage du premier dépôt 2n + 1 de la couche III de la meule. L'humidité en tant que fonction s'étend sur les couches I + II réalisées antérieurement. Les couches I et II présentent une teneur de base en H20, par exemple, de 25 % tandis que la couche III présente dans la première zone et au moment t = 3n + ï une teneur en humidité maximale. Ceci concerne le dépôt du jour 3n + 1 dont la teneur en humidité diminue progressivement de jour en jour. I1 ressort du graphique que la teneur en humidité maximale de ce dépôt a diminué pour atteindre une valeur inférieure le jour 3n + 2 et que cette diminution de la teneur en humidité continue jusqu'à ce qu'elle approche de l'humidité de base le jour 3n + 7, c'est-à-dire à la fin de la troisième ou au début de la quatrième semaine. L'allure de la température dans les différentes couches est analogue à l'allure de l'humidité, ce qui a déjà été expliqué en référence à la fig. 2 qui montre que les fonctions T et F présentent des allures analogues. Ceci est illustré de nouveau à la fig. 3c selon laquelle les deux couches séchées I et II présentent une température de base T qui correspond à la température ambiante ou à la o température de l'air utilisé pour l'aération forcée. A l'intérieur de la couche III encore humide se déroule toujours le processus microbiologique pendant lequel la chaleur utilisée pour le séchage est produite.Au-dessus de la couche III, c'est-à-dire dans la zone de la couche IV encore à déposer on retrouve de nouveau la température de base To, à l'exception de la chaleur résultant de l'aération. L'aération forcée s'effectue de préférence par zones qui correspondent au dépôt journalier de façon à obtenir dans le présent exemple cinq zones pour une couche déposée par semaine. Chacune des zones ou plusieurs zones groupées peuvent être alimentées en air par un ventilateur. La fig. 4 montre, à titre d'exemple, un caisson de répartition pour l'air sur lequel est érigée la meule qui doit être soumise à une aération forcée. Le caisson de répartition d'air 40 est subdivisé en compartiments 41, 42, 43 jusqu'à par exemple 45, et chaque compartiment correspond au dépôt journalier. Dans le présent etj'le cinq compartiments fermés 41 à 45 sont prévus les uns à la suite des autres pour former le caisson de répartition d'air 40 qui sert de support à la meule à ériger. Les dimensions de chaque compartiment correspondent à la quantité a'ordures ménagères provenant chaque jour d'une zone d'habitation déterminée,ctest-à-dire que les compartiments présentent dans l'exemple considéré une largeur de 30 m et une longueur de 20 m.En conséquence le caisson de répartition d'air présente au total une longueur de 100 m. Chacun des compartiments 41 à 45 comporte un raccord 41' à 45' pour son alimentation en air. Chaque raccord est relié individuellement à un ventilateur ou plusieurs raccords sont reliés à ce dernier par l'intermédiaire d'une canalisation commune. Afin de pouvoir aérer toute la meule à l'aide d'un seul ventilateur les raccords de tous les compartiments sont reliés, de préférence, à une canalisation commune 50. Ceci est notamment important lorsqu'on veut par exemple empêcher la pénétration de l'humidité provenant de la pluie. Les différents compartiments 41 à 45 sont recouverts de grilles qui laissent passer l'air et sur lesquelles les ordures sont déposées. Les parois latérales du caisson de répartition d'air 40 sont réalisées en une matiere rigide et imperméable et le fond peut être en béton qui obture, de façon étanche à l'air, le côté inférieur du caisson 40. REVENDICATIONS 1 - Procédé pour la préparation d'une matière sèche, stabilisée et exempte, dats une large mesure, de processus aérobic à partir d'ordures ménagères ayant subi un traite menr préalable approprié, caractérisé en ce que les ordures ménagères sont disposées par couches pour former une meule et en fonction de énergie calorifique produite par les processus mic:robiologiqlles. 2 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que chaque couche (I, II, ... n) est composée de dépôts (1, 2, ... n) effectués à des intervalles de temps déterminés. 3 - Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce qu'une couche de la meule comporte au moins un nombre de dépôts qui correspond à la quantité d'énergie calorifique produite par le processus microbiologique du premier dépot. 4 - Procédé suivant l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la couche suivante de la meule n'est réalisée qu'à la fin des processus microbiologiques à l'intérieur du premier dépôt de la couche précédente par suite de l'asséchement du substrat. 5 - Procédé suivant I'ue des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les différents dépôts d'une couche sont réalisés à des intervalles de sept jours par rapport aux différents dépôts de la couche précédente. 6 - Procédé suivant la revendication 5, caractérisé en ce que les dépôts successifs d'une couche de la meule s'effectuent à un jour d'intervalle. 7 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les ordures ménagères utilisées pour la réalisation de la meule contiennent de la boue de curage asséchée. 8 - Procédé suivant la revendication 7, caractérisé en ce que la proportion de boue de curage additionnée amène la teneur en humidité du mélange à une valeur comprise entre 50 et 55 ', en poids de H20. 9 - Procédé suivant l'une des revendtcations 1 à caractérisé en ce qu'au moins une couche partielle déposée est soumise à une aération forcée. 10 - Procédé suivant la revendication 9, caractérisé en ce que toutes les couches partielles dans lesquelles se déroulent des processus microblologiques sont soumises d une aération forcée, 11 - Procédé suivant la revendtcation 10, caractérisé en ce que toutes les couches réalisées (I, Il à n) de la meule sont soumises à une aération forcée, 12 - Meule d'ordures ménagères érigées suivant le procédé de la revendication 1, caractérisée par des couches d'ordures plus sèches (Il, r2 a In) déposées antérieurement en dessous de couches d'ordures plus humides (III, 112 a lin) déposées ultérieurement, 13 - Meule d'ordures ménagères suivant la revendication 12, caractérisée en ce que la meule (30) est érigée au-dessus d'une installation d'aération (40),