La présente invention se rapporte à un dispositif destiné à assurer la rotation de corps sensiblement cylindriques et relativement lourds, par exemple de tubes ou de chaudières, pendant un traitement thermique dans des fours industriels, I1 est nécessaire d'utiliser des dispositifs de cette nature, par exemple, pour l'application de barbotine d'émail sur les parois internes des tubes ou des chaudières, pour qu'il puisse se former une couche au émail continue et, dans la mesure du possible, d'une épaisseur uniforme Il est particulièrement difficile de satisfaire à cette exigence lorsqu'il s'agit de pièces lourdes, d'un poids d'environ 40 tonnes, ear il est exclu que les rouleaux porte-pièces soient-comrnanaés directement àl'aide de moteurs électriques ou équivalents, en raison des températures élevées régnant dans le four. L'objet de la présente invention est de réaliser un dispositif de construction plus simple et dtun fonctionnement str, qui permette de produire une couche d'émail uniforme et continue sur la paroi interne de corps creux cylindriques d'un poids total pouvant atteindre environ 40 tonnes. Belon la présente invention, cet objectif est atteint par le fait qu'un organe de traction, posé sur l'enveloppe du corps cylindrique, entoure ce dernier en une seule spire ou, allant plus loin, en plusieurs spires hélicoidales ou spires partielles, organe de traction dont une extrémité est fixée,de manière amovible, sur l'enveloppe du corps cylindrique, et dont 1 t autre extrémité est reliée à une machine de traction prévue à l'exté- rieur du four industriel. Une chatne à maillons ou chatne galle, ou bien une bande à maillons de fil métallique, srt avantageusement d'organe de traction.Ceci permet d'utiliser un organe de traction relativement léger, qui présente, en mtme temps, l'davantage d avoir un--faible effet d'écran dans la transmission de la chaleur. I1 est en outre avantageux de pouvoir régler la vitesse périphérique du corps cylindrique en agissant sur la machine de traction En procédant ainsi, on peut adapter la vite-sse de rotation du corps cylindrique à la viscosité de la barbotine dlémaile -Le dessin ci-åoint est une représentation schématique d'un exemple de réalisation de la présente invention. La figure 1 représente une vue latérale arrachée d'une partie du four avec sa porte et du corps cylindrique sous la forme d'une chaudière la figure 2 représe.nte une vue arrachée du four avec la chaudière entourée de la charnue, la porte du four n'étant pas représentée. La paroi du four porte le repère 1, la porte du four le repère 2 et le corps cylindrique en forme de chaudière le repère 3, l'organe de traction en forme de chaîne à maillons ou channe galle, qui entoure celui-ci, portant le repère 4 La chaudière 3 repose sur les rouleaux 5 et 6 tournant librement, qui se trouvent également a l'autre extrémité, non représentée sur le dessin, de la chaudière. Ces rouleaux peuvent encore être, en outre, équipés d'un frein réglable de l'extérieur, afin que l'on évite avec certitude une rotation par inertie.Une des extrémités de la chaîne 4 est fixée, à l'aide d'un boulon 7 soudé sur l'enveloppe et qui présente un verrou ou une goupille 8 empêchant la channe de glisser du bou ln 7. L'autre extrémité de la channe est reliée à l'organe de traction 10 de la machine de traction 11 à l'aide d'un .crochet 9. Etant située à l'extérieur du four, la machine de traction. 11 peut entre entraînée par n'importe quel moteur, par exemple un moteur Diesel, électrique ou à essence, etc Le perçage 12 ménagé dans la paroi du four 1 peut être sensiblement plus petit si l'on prévoit des accouplements plus petits pour les deux éléments de chaîne 4 et 10. Dès que la machine de traction 11 exerce un effet de traction, la channe 10 se déplace dans le sens de la flèche 13, imprimant un mouvement au corps cylindrique 3 dans le sens opposé à celui des aiguilles d'une montre, jusqu'à ce que le boulon 7 se trouve à nouveau à peu près au milieu de l'intervalle entre les deux rouleaux 5 et 6. I1 suffit normalement d'un tour du corps cylindrique 3, mais il est bon qu'il fasse 1,2 à 1,5 tours si l'on veut que le début et la fin de la couche d'émail se recouvrent bien. Dans certains cas, et notamment lorsque les couches sont épaisses, la channe 4 peut s'enrouler autour de l'enveloppe du corps cylindrique 3 en plusieurs spires hélicoidales complètes -(par exemple 7200), et le cas échéant encore en outre en une spire partielle supplémentaire (par exemple 900), afin que le corps cylindrique puisse effectuer plusieurs tours pleins et ensuite encore un tour partiel de ltimportance voulue L'-organe de traction. 4 représenté sur le dessin est une chaîne à maillons ou channe galle que l'on peut aussi remplacer par une bande à maillons de fil métallique. les deux organes de traction présentent l'avantage de ne pas entraver l'apport de chaleur à l'enveloppe de la chaudière sur toute la largeur, c'est-à-dire qu'il n'y a pas de zone d'ombre calorifique importante qui provoquerait un échauffement non uniforme de l'enveloppe de la chaudiere, portant ain Si préjudice à la couche d'émail. Avec les channes à maillons ou chaîne galle , ou les bandes à maillons de fil métallique, on peut pratiquement tenir pour négligeable ltexistence d'une zone d'ombre calorifique, les interstices relativement grands de ces channes ou bandes permettant une libre transmission de la chaleur. Un manque d'harmonisation entre la viscosité de la barbotine d'émail utilisée et la vitesse périphérique de 11 enveloppe de la chaudière peut, lui aussi, etre préjudiciable à la couche d'émail. La présente invention as sure -cette harmonisation par le fait que l'on peut faire varier la vitesse périphérique de l'enveloppe de chaudière 3 par le réglage de la machine de traction 11, par exemple par un régulateur à programme, qui peut aussi tenir compte d'éventuelles variations de la viscosité de la barbotine d'émail survenant en exploitation. R E V E N D I C A T I 0 N S 1. Dispositif destiné à assurer la rotation de corps sensiblement cylindriques et relativement lourds, par exemple de tubes ou de chaudières, pendant un traitement thermique dans des fours industriels, caractérisé en ce qu'un organe de tractions posé sur l'enveloppe du corps cylindrique entoure ce dernier en une seule spire ou, allant plus loin, en plusieurs spires hélicoldales ou spires partielles, organe de traction dont une extrémité est fixée, de manière amovible sur l'enveloppe du corps cylindrique, et dont l'autre extrémité est reliée à une machine de traction prévue à l'ex- térieur du four industriel. 2. Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'une channe à maillons ou bien une bande à maillons de fil métallique, sert d'organe de traction. 3- Dispositif selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'on peut régler la vitesse périphérique du corps cylindrique en agissant sur la machine de traction