TITRE : Dispositif de mesure d'une détonation en milieu confiné, et procédé de mesure correspondant. La présente invention concerne un dispositif de mesure (1) d'une détonation (90) dans un milieu confiné, comprenant une pluralité de chambres internes (210, 230), présentant chacune un volume compris entre 100 mm 3 et 5 000 mm 3 , une première chambre interne (210) contenant un capteur de pression et une seconde chambre interne (230) étant en communication avec l’extérieur du dispositif (1) par une ouverture présentant une section comprise entre 0,1 mm² et 8 mm², chaque chambre interne (210, 230) étant en communication avec au moins une autre chambre interne par une ouverture présentant une section comprise entre 0,1 mm² et 8 mm², de telle sorte qu’il existe un chemin allant des capteurs de pression à l’extérieur du dispositif, en traversant une seule fois chaque chambre interne (210, 230) et chaque ouverture. Figure d’abrégé : Figure 1 Dispositif de mesure d'une détonation en milieu confiné, et procédé de mesure correspondant. Domaine de l'invention La présente invention concerne les capteurs de pression, comme par exemple les microphones. Elle concerne en particulier les équipements permettant de protéger de tels capteurs, afin d'éviter leur endommagement, tout en leur permettant de capter efficacement les informations utiles. L'invention concerne également un dispositif de mesure comprenant de tels capteurs protégés par des équipements de protection. De façon particulière, l’invention concerne un tel dispositif de mesure dont l’équipement de protection est spécialement destiné à protéger le capteur de pression des effets d’une détonation, ou d’une onde de choc. L’invention concerne encore un système comprenant une enceinte de confinement, dans laquelle est susceptible de se produire une détonation, cette enceinte renfermant un tel dispositif de mesure. L’invention concerne également un procédé de mesure des caractéristiques d’une détonation, mettant en œuvre un tel dispositif de mesure. Art antérieur Les capteurs de variation de pression, tels que les microphones, sont utilisés de façon très courante pour capter des sons et, éventuellement, les enregistrer. De tels capteurs peuvent être également utilisés pour mesurer des variations instantanées de pression. L'analyse de ces valeurs mesurées permet, dans certains cas, de détecter des événements. Il est ainsi connu, par exemple, de placer un microphone, ou capteur de pression, dans une machine ou à proximité d'un moteur pour détecter un dysfonctionnement par l'analyse des sons, ou variations de pression, qui sont produits. Il est également connu d'utiliser des microphones, ou capteurs de pression, pour collecter des informations concernant des détonations. Une telle détonation, correspondant à une variation très rapide et importante de pression en un lieu donné, peut par exemple être d'origine pyrotechnique (due à la combustion d'un produit explosif), électrique, ou mécanique. On connaît ainsi, par exemple, des capteurs permettant l'analyse de la variation de pression causée par une détonation afin de localiser l'origine de celle-ci. De tels dispositifs ont des applications dans les domaines militaires ou de sécurité. Les microphones pouvant être utilisés pour de tels dispositifs étant généralement situés à de grandes distances de l'origine de la détonation, ils ne risquent pas d'être endommagés par celle-ci. Les inventeurs ont déterminé qu'il serait utile, également, de mesurer des caractéristiques de détonation, ou d'explosion, se produisant dans un milieu confiné, tel qu’une enceinte confinée. Une telle enceinte confinée peut, par exemple, être une pièce fermée comme un stand de tir fermé ou un lieu de stockage, un transformateur électrique, un boitier électrique, le carter d’une machine, etc. Dans une telle enceinte confinée, une détonation peut être le signal d'un dysfonctionnement critique et dangereux, et il est donc utile de le détecter, voire de déterminer ses caractéristiques, pour identifier le dysfonctionnement. Le niveau de gravité des conséquences entraînées par une telle détonation peut notamment être évalué en fonction de différentes caractéristiques de cette détonation, telles que sa localisation, sa durée et l'énergie qu'elle dégage. Dans d’autres situations, des systèmes peuvent comprendre une ou plusieurs enceintes confinées dans lesquelles des détonations peuvent se produire de façon habituelle. Il peut également être utile de détecter ces détonations et de déterminer leurs caractéristiques pour surveiller le fonctionnement de ce système. De telles informations sur les détonations peuvent être mesurées par un capteur de variations de pression, comme par exemple un microphone. Il pourrait donc être utile de placer de tels capteurs dans des enceintes confinées dans lesquelles une détonation est susceptible de se produire, afin de détecter les caractéristiques d'une telle détonation. Il est cependant apparu que les détonations se produisant à proximité d'un microphone présentaient de grands risques d'endommager, voire de détruire, le microphone. Ces risques sont encore beaucoup plus importants quand les détonations se produisent dans un milieu confiné, tel qu’une enceinte confinée, dans lequel est placé le microphone. On évite donc généralement de placer des microphones dans un milieu confiné dans lequel une détonation est susceptible de se produire, ce qui empêche d’obtenir des informations précises sur ces détonations, ainsi que sur les autres bruits pouvant être entendus dans le milieu confiné. Objectifs de l’invention La présente invention a pour objectif de pallier ces inconvénients de l'art antérieur. En particulier, la présente invention a pour objectif de fournir un dispositif de mesure capable de mesurer les caractéristiques d'une détonation en milieu confiné, sans être détruit ou endommagé par cette détonation. Un autre objectif de l'invention est de fournir un tel dispositif de mesure pouvant être placé à une distance très faible de l'emplacement où se produit la détonation. Un autre objectif de l'invention est de fournir un tel dispositif de mesure qui permette d’obtenir des informations fiables et précises sur les caractéristiques des détonations. Un autre objectif de l'invention est de fournir un tel dispositif de mesure présentant une grande sensibilité aux sons autres que les sons de détonation. Encore un autre objectif de l'invention est de fournir un tel dispositif qui présente des dimensions faibles et ne génère qu’un encombrement réduit dans le milieu confiné dans lequel il est situé. Ces objectifs, ainsi que d’autres qui apparaîtront plus clairement par la suite, sont atteints à l’aide d’un dispositif de mesure d'une détonation dans un milieu confiné, comprenant, selon l’invention, une pluralité de chambres internes, présentant chacune un volume compris entre 100 mm 3 et 5 000 mm 3 , une première des chambres internes contenant au moins un capteur de pression, une seconde des chambres internes étant en communication avec l’extérieur du dispositif par une ouverture présentant une section comprise entre 0,1 mm² et 8 mm², chacune des chambres internes étant en communication avec au moins une autre des chambres internes par une ouverture présentant une section comprise entre 0,1 mm² et 8 mm², de telle sorte qu’il existe un chemin allant des capteurs de pression à l’extérieur du dispositif, en traversant une seule fois chacune des chambres internes et chacune des ouvertures. Un tel dispositif de mesure permet de protéger efficacement le ou les capteurs de pression contre des ondes de choc de grande énergie qui peuvent être générées par une détonation se produisant dans le milieu confiné, même si cette détonation se produit à faible distance du dispositif. Elle permet pourtant à ce ou ces capteurs de pressions de mesurer efficacement les caractéristiques d'une telle détonation, et leur permet également de détecter efficacement les sons, même de faible puissance. En effet, l’onde de choc générée par la détonation peut circuler le long du chemin allant de l’extérieur du dispositif aux capteurs de pression, en traversant une seule fois chacune des chambres internes et chacune des ouvertures. Il est à noter que ce chemin permet la propagation d’une onde de choc, mais ne permet pas nécessairement la circulation de gaz ou de particules. Les ouvertures au sens de la présente invention peuvent en effet, sans sortir du cadre de la présente invention, être obturées par des obstacles s’opposant à une circulation de particules solides ou liquides, tels qu’une membrane perméable aux gaz, ou s’opposant à la circulation de gaz mais n’empêchant pas la propagation d’une onde de choc, tels qu’une membrane souple étanche aux gaz. De façon avantageuse, un tel dispositif de mesure peut présenter entre deux et vingt chambres internes. Un plus grand nombre de chambres interne permet de protéger plus efficacement les capteurs de pression contre des ondes de choc. Cependant, si ce nombre est trop important, la précision des mesures des caractéristiques des détonations peut être réduite, et le dispositif devient plus volumineux. Un nombre de chambre interne compris entre six et quinze s’avère être adapté pour protéger les capteurs de pressions contre les détonations dans un grand nombre de situations, tout en permettant une mesure précise des caractéristiques de ces détonations. Selon un mode de réalisation avantageux, au moins un des capteurs de pression est un microphone. Avantageusement, chacune des ouvertures est formée par un ou plusieurs trous percés dans une paroi d’une des chambres internes. Selon une solution avantageuse, chacune des ouvertures est obturée par une membrane souple imperméable à l’air. La souplesse d’une telle membrane lui permet de transmettre sans difficulté les vibrations de l’air et les ondes de choc, tout en protégeant l’intérieur du dispositif de mesure des gaz potentiellement corrosifs générés par une explosion. Selon une autre solution avantageuse, chacune des ouvertures est obturée par une membrane perméable à l’air. Une telle membrane permet avantageusement de protéger le dispositif de mesure de l’introduction de corps étrangers pouvant perturber son fonctionnement. Selon un mode de réalisation possible, au moins l’une des chambres contient un matériau amortissant. Un tel matériau amortissant permet d’absorber une partie de l’énergie d’une onde de choc. S’il peut être efficace pour protéger le capteur de pression contre l’onde de choc, il peut cependant réduire la précision des mesures des caractéristiques des détonations et la sensibilité de détection des autres sons. Avantageusement, au moins l’une des chambres internes est formée par une découpe traversante dans une plaque, les deux faces de cette découpe étant fermées. Un tel mode de réalisation permet une mise en œuvre facile de l’invention. Avantageusement, au moins deux des chambres internes, et les ouvertures entre ces chambres internes, sont formées par une découpe traversante dans une plaque, les deux faces de cette découpe étant fermées. Un tel mode de réalisation permet de réaliser facilement un dispositif de mesure selon l’invention présentant un grand nombre de chambre interne, et dont l’encombrement est très réduit. Avantageusement, au moins l’une des deux faces de la découpe est fermée par une autre plaque, dans laquelle est percée l’une des ouvertures à section restreinte. Le dispositif de mesure comprend avantageusement un empilage d’au moins deux plaques présentant chacune une découpe formant au moins une des chambres internes, alternées avec au moins deux plaques percées chacune d’une des ouvertures. L’invention concerne également un système comprenant une enceinte de confinement, dans laquelle est susceptible de se produire une détonation, comprenant, selon l’invention, au moins un dispositif de mesure de détonation, placé à l’intérieur de l’enceinte. De façon avantageuse, l’enceinte peut être constituée par : un stand de tir fermé, un boitier contenant au moins un connecteur électrique de puissance, ou un boitier contenant un produit explosif . De façon plus générale, cette enceinte peut être constituée par tout espace confiné susceptible d’être le siège d’une détonation ou d’une explosion par destination, par accident ou par malveillance, comme par exemple un espace clos occupé par un tireur dans le cadre d’un attentat, ou une enceinte de confinement utilisée pour protéger des équipement électriques de puissance, etc. L’invention concerne également un procédé de mesure des caractéristiques d'une détonation dans un milieu confiné, la mesure étant, selon l’invention, réalisée par au moins un capteur de pression d’un dispositif de mesure placé à l’intérieur du milieu confiné dans lequel se produit la détonation. Liste des figures L’invention sera mieux comprise à la lecture de la description suivante de modes de réalisation préférentiels, donnée à titre de simple exemple figuratif et non limitatif, et accompagnée des figures parmi lesquelles : la est une vue de coupe schématique d'un dispositif de mesure selon un mode de réalisation de l'invention, placé dans une enceinte dans laquelle se produit une détonation. la est une vue en perspective des composants du dispositif de mesure de la . la est un graphique illustrant schématiquement la puissance d’une onde de choc reçue par un microphone, avec et sans le dispositif de mesure de la . la est une vue en perspective des composants d’un dispositif de mesure selon un autre mode de réalisation de l’invention. la est une vue en perspective des composants d’un dispositif de mesure selon un autre mode de réalisation de l’invention. la est une vue de coupe schématique d'un dispositif de mesure selon une variante du mode de réalisation de la . Description détaillée de modes de réalisation de l’invention La est une représentation schématique, en vue de coupe transversale, d’un dispositif 1 de mesure d'une détonation, placé dans un milieu confiné, défini par une enceinte 9, dans lequel se produit une telle détonation 90. Cette enceinte 9 contient un gaz, qui peut être de l’air ou tout autre gaz, comme par exemple un gaz ininflammable (azote, gaz carbonique etc.) pour parer aux risques d’incendies dans l’enceinte. Les différents composants formant ce dispositif 1 sont représentés en perspective, séparés les uns des autres, par la . Dans le dispositif 1 représenté par la , ces composants sont assemblés les uns aux autres, par exemple par des vis (non représentées) ou par collage. Des films de matière amortissante peuvent être intercalés entre ces composants, ou certains de ces composants, lors de leur assemblage, pour éviter la propagation de vibrations entre les composants. Ce dispositif 1 comprend une carte de support 11, qui peut avantageusement être une carte électronique sur laquelle sont définis des circuits électriques et sur laquelle sont implantés des composants électroniques. Un microphone 110 est implanté sur une face de cette carte de support 11. Ce microphone 110 peut être de tout type connu de l’homme du métier, par exemples un microphone à condensateur, un microphone à électret ou un microphone de type connu sous le nom de « MEMS » (acronyme pour l’expression anglaise « Microelectromechanical systems » signifiant « systèmes microélectromécaniques »). Il est à noter que, dans d’autres modes de réalisation, il est également possible que la carte de support 11 porte plusieurs microphones, qui peuvent être proches les uns des autres ou éloignés sur différentes portions de la carte de support 11. Dans le mode de réalisation représenté par les figures 1 et 2, la face de la carte de support 11 qui porte le microphone 110 est recouverte par une première plaque 21, elle-même recouverte par une deuxième plaque 22. La première plaque 21 présente une découpe interne 211 de grande dimension. La deuxième plaque 22 présente, elle, deux trous 221 et 222 de faible section. Dans le mode de réalisation représenté, ces trous 221 et 222 présentent chacun une forme circulaire de 1,5 mm de diamètre. Quand ces plaques 21 et 22 sont empilées sur la carte de support 11, la découpe interne 211, dont les deux faces sont fermées, respectivement, par la carte de support 11 et par la deuxième plaque 22, forme une première chambre interne 210 dans laquelle est placé le microphone 110. Dans le mode de réalisation représenté, cette première chambre interne 210 présente un volume d’environ 1 800 mm 3 . Pour la mise en œuvre de l’invention, il serait cependant possible que cette première chambre interne 210 présente un volume compris entre 100 mm 3 et 5 000 mm 3 . Il est cependant préférable, dans la plupart des modes de réalisation, que ce volume soit inférieur à 2 000 mm 3 , notamment pour limiter l’encombrement du système de mesure. Par ailleurs, quand la première chambre interne 210 comprend plusieurs microphones, ou capteurs de pression, il est préférable que le volume de cette première chambre interne 210 soit supérieur à 80 mm 3 par microphone. Les trous 221 et 222 percés dans la deuxième plaque 22 forment ensemble une ouverture d’entrée de la première chambre interne 210, permettant aux variations de pression d’entrer dans la première chambre interne 210 pour arriver au microphone 110. Ces trous 221 et 222 présentent avantageusement une section très faible par rapport aux dimensions de la première chambre interne 210. Ainsi, dans le mode de réalisation représenté, l’ouverture formée par ces trous 221 et 222 présente une section d’environ 3,5 mm². Pour la mise en œuvre de l’invention, il serait possible que cette ouverture d’entrée de la première chambre interne 210 présente une section comprise entre 0,1 mm² et 8 mm². Cette section doit permettre la propagation d’une onde de choc dans l’air, tout en offrant une résistance à cette propagation. De façon avantageuse, la deuxième plaque 22 est elle-même recouverte par une troisième plaque 23, qui est elle-même recouverte par une quatrième plaque 24. La troisième plaque 23 présente une découpe interne 231 de même dimension que la découpe interne 211 de la première plaque 21, et la quatrième plaque 24 présente avantageusement deux trous 241 et 242 présentant, dans le mode de réalisation représenté, les mêmes dimensions que les trous 221 et 222 de la deuxième plaque 22. Quand ces plaques 23 et 24 sont empilées sur la deuxième plaque 22, la découpe interne 231 dont les deux faces sont fermées, respectivement, par les plaques 22 et 24, forme une deuxième chambre interne 230. Cette deuxième chambre interne 230 présente un volume compris entre 100 mm 3 et 5 000 mm 3 et, de préférence, inférieur à 2 000 mm 3 . Dans ce mode de réalisation, les dimensions de cette deuxième chambre interne 230 sont identiques aux dimensions de la première chambre interne 210. Les volumes et les formes de différentes chambres internes d’un même système de mesure peuvent cependant être différentes, sans sortir de la présente invention. Les trous 241 et 242 percés dans la quatrième plaque 24 forment ensemble une ouverture d’entrée de la deuxième chambre interne 230, permettant aux variations de pression d’entrer dans la deuxième chambre interne 230. Les trous 221 et 222 percés dans la deuxième plaque 22 forment ensemble une ouverture de sortie de cette deuxième chambre interne 230, permettant aux variations de pression de passer de la deuxième chambre interne 230 à la première chambre interne 210. Les ouvertures formées par ces trous présentent avantageusement une section très faible par rapport aux dimensions de la deuxième chambre interne 230. Ainsi, l’ouverture d’entrée de la deuxième chambre interne 230 peut présenter une section comprise entre 0,1 mm² et 8 mm². Dans le mode de réalisation représenté, cette ouverture formée par les trous 241 et 242 présente une section d’environ 3,5 mm², identique à la section de l’ouverture d’entrée de la première chambre interne 210. Les sections des ouvertures d’entrée de différentes chambres d’un même système de mesure peuvent cependant être différentes, sans sortir de la présente invention. Par ailleurs, dans le mode de réalisation représenté, les ouvertures de sortie de la deuxième chambre interne 230 formées par les trous 221 et 222 sont placées en une position de celle-ci qui est éloignée de ses ouvertures d'entrée formées par les trous 241 et 242. Il est cependant possible, dans d’autres modes de réalisation, que ces ouvertures soient placées différemment. Il est à noter que, selon l’invention, les ouvertures d’entrée et de sortie des différentes chambres internes peuvent présenter toutes formes connues dès lors que la section de ces ouvertures est beaucoup plus faible que la section des chambres internes jouxtant ces ouvertures. Elles peuvent ainsi être chacune constituée d’un ou de plusieurs trous. Par ailleurs, ces trous peuvent être recouverts par une membrane ou une paroi poreuse, perméable à l’air. Une telle membrane poreuse réduit la surface de passage des trous, et réduit donc la section de l’ouverture. Il est également possible, dans certains modes de réalisation, que ces trous soient obturés par une membrane souple imperméable à l’air, par exemple en silicone. Ces membranes permettent de protéger les chambres internes et les microphones contre la poussière, l’humidité, et contre des gaz agressifs chimiquement. Du fait de leur souplesse, de telles membranes ne forment pas nécessairement d’obstacle infranchissable à une variation de pression telle qu’une onde de choc. Elles n’empêchent donc pas les trous obturés de constituer des ouvertures, au sens de la présente invention. Il est cependant nécessaire, pour dimensionner ces ouvertures, de prendre en compte la résistance supplémentaire à la propagation de l’onde de choc qui est causée par ces membranes. A titre d’exemple, une ouverture obturée par une membrane souple peut présenter une résistance à la propagation d’une onde de choc équivalente à celle d’une ouverture non obturée de section deux fois plus faible. Quand une détonation 90 se produit dans le milieu confiné, défini par l’enceinte 9, dans lequel est placé le dispositif de mesure 1, cette détonation 90 cause une onde de choc qui pénètre dans le dispositif de mesure 1 par les trous 241 et 242 formant les ouvertures d'entrée de la deuxième chambre interne 230. Ces trous 241 et 242, du fait de leur faible section, opposent une résistance à la propagation de l’onde de choc dans la deuxième chambre interne 230. Du fait de cette résistance et du volume relativement grand de la deuxième chambre interne 230, l’élévation de pression dans cette deuxième chambre interne 230, due à l’onde de choc, est plus progressive que l’élévation de pression en dehors du dispositif de mesure 1. De même, quand l’onde de choc passe de la deuxième chambre interne 230 à la première chambre interne 210, l’élévation de pression dans la première chambre interne 210 est encore plus progressive que dans la deuxième chambre interne 230, en raison de la résistance opposée à la propagation de l’onde de choc par les trous 221 et 222, de faible section, et du volume relativement grand de la deuxième chambre interne 230. Le microphone 110, situé dans cette première chambre interne 210, subit donc l’onde de choc causée par la détonation 90 de façon plus progressive. A titre d’illustration, la représente schématiquement une première courbe 81 montrant la puissance instantanée P1, dans l’enceinte 9, de l'onde de choc causée par la détonation 90. Au moment de la détonation, qui dure généralement entre 2 et 5 millisecondes, la puissance instantanée P1 est très forte. Une telle puissance instantanée P1 pourrait endommager ou détruire un microphone. Après son passage à travers les ouvertures de section restreintes formées par les trous 241 et 242, puis 221 et 222, et par les chambres internes 230 et 210, l’onde de choc subit un décalage dans le temps, et un étalement temporel. La courbe 82 représente ainsi l'onde de choc telle qu'elle est perçue par le microphone 110 dans le dispositif 1. Le point de départ de cette onde de choc est légèrement décalé temporellement par rapport à la courbe 81, du fait de la durée de parcours de l'onde de choc dans les différentes chambres internes 230 et 210. Cette onde de choc est ensuite étalée sur une durée bien plus grande que l'onde de choc représentée par la courbe 81. Ainsi, sa durée peut être de plus de dix fois la durée de l'onde de choc représentée par la courbe 81. Sa puissance instantanée P2 est en revanche beaucoup plus faible. À titre d'exemple elle peut être divisée par quatre, ce qui correspond à une baisse de 12 dB. De façon avantageuse, l'énergie de l'onde de choc représentée par le courbe 81 est sensiblement équivalente à l'énergie de l'onde de choc représentée par la courbe 82. En effet, la quasi-totalité de l'onde de choc pénétrant dans les ouvertures d’entrée formées par les trous 241 et 242 de la deuxième chambre interne 230 atteint finalement le microphone 110. Cependant, cette onde de choc se traduit par une puissance instantanée P2 beaucoup plus faible, qui ne présente qu'un risque très modéré d'endommagement du microphone 110. Il est à noter que les volumes des chambres internes 210 et 230 et les sections des ouvertures d’entrée formées par les trous 221, 222 et 241, 242 de ces chambres internes 210 et 230 qui sont définis par la présente invention sont choisis pour amortir la puissance de la détonation tout en limitant les aléas, afin qu’il soit possible de recalculer, à partir de l’onde de choc captée par le microphone 110, les caractéristiques de la détonation 90 d’origine. Dans le mode de réalisation représenté par la , la quatrième plaque 24 forme la paroi externe du dispositif de mesure 1, qui est lui-même placé dans une enceinte de confinement 9, dans laquelle peut se produire une détonation 90. Dans ce cas, le microphone 110 est en communication avec l’espace confiné dans lequel se produit la détonation 90 par l’intermédiaire de deux ouvertures successives de faible section, ces ouvertures étant séparées l’une de l’autre, et séparées du microphone 110, par des chambres internes 210 et 230 de volume relativement important. Il est également possible, dans d'autres modes de réalisation, que le microphone 110 soit en communication avec l’espace confiné dans lequel se produit la détonation 90 par l’intermédiaire d’un plus grand nombre d’ouvertures successives de faible section, ces ouvertures étant séparées les unes des autres, et séparées du microphone 110, par des chambres internes de volume relativement important. Les figures 4 et 5 représentent ainsi deux modes de réalisation alternatifs de dispositif selon l'invention, dans lesquels le microphone 110 est en communication avec l’espace confiné dans lequel se produit la détonation par l’intermédiaire d’un plus grand nombre d’ouvertures successives de faible section. Ces dispositifs mettent avantageusement en œuvre un microphone 110 et une carte de support 11 le portant, qui peuvent être identiques ou semblables à ceux de la et sont donc désignés par les mêmes références numériques. Dans le dispositif de mesure 4 représenté par la , la carte de support 11 portant le microphone 110 est recouverte par une première plaque 41 présentant une découpe interne de forme complexe. Cette première plaque 41 est elle-même recouverte par une deuxième plaque 42 qui présente deux trous 421 et 422 de faible section. Quand ces plaques 41 et 42 sont empilées sur la carte de support 11, la découpe interne de la première plaque 41, dont les deux faces sont fermées, respectivement, par la carte de support 11 et par la deuxième plaque 42, forme une pluralité de chambres internes en connexion les unes avec les autres par l’intermédiaire d’ouvertures de faible section. Ainsi, cette découpe interne forme une première chambre interne 411, de forme sensiblement ovale, dans laquelle se trouve placé le microphone 110. Cette première chambre interne 411, dans le mode de réalisation représenté, présente un volume d’environ 600 mm 3 . Elle est en communication avec une deuxième chambre interne 412, de forme sensiblement ovale également, par l’intermédiaire d’une ouverture 4110. Cette deuxième chambre interne 412 est en communication avec une troisième chambre interne 413, par l’intermédiaire d’une ouverture 4120. La troisième chambre interne 413 est composée de deux conduites, partant à droite et à gauche de l’ouverture 4120, et s’achevant chacune par des volumes d’expansion. Cette troisième chambre interne 413 est en communication avec une quatrième chambre interne 414, de forme sensiblement ovale, par l’intermédiaire d’une ouverture 4130. Cette quatrième chambre interne 414 est en communication avec une cinquième chambre interne 415, de forme semblable à celle de la troisième chambre interne 413, par l’intermédiaire d’une ouverture 4140. Enfin, cette cinquième chambre interne 415 est en communication avec une sixième chambre interne 416, de forme sensiblement ovale, par l’intermédiaire d’une ouverture 4150. Dans le mode de réalisation représenté, chacune des chambres 412, 413, 414, 415 et 416 présente un volume d’approximativement 1 000 mm 3 . Dans des variantes de ce mode de réalisation, cependant, chacune des chambres 411 à 416 peut présenter un volume compris entre 100 mm 3 et 5 000 mm 3 et, de préférence, inférieur à 2 000 mm 3 . Cette sixième chambre interne 416 est elle-même en communication avec l’extérieur du dispositif de mesure 4 par l’intermédiaire des trous 421 et 422 percés dans la deuxième plaque 42, qui forment ensemble une ouverture d’entrée du dispositif de mesure 4, permettant aux variations de pression d’entrer dans ce dispositif de mesure 4 pour arriver au microphone 110. L’ouverture d’entrée du dispositif, constituée par ces trous 421 et 422, ainsi que les ouvertures 4110, 4120, 4130, 4140 et 4150 situées entre les chambres internes 411 à 416 présentent avantageusement des sections relativement faibles par rapport aux dimensions respectives des chambres internes jouxtant ces ouvertures. Ainsi, dans le mode de réalisation représenté, les ouvertures 4110, 4120, 4130, 4140 et 4150 présentent chacune une section d’approximativement 4 mm², et chacun des trous 421 et 422, formant l’ouverture d’entrée du dispositif, présente une section d’environ 1 mm². Dans des variantes de ce mode de réalisation, cependant, chacune de ces ouvertures peut présenter une section comprise entre 0,1 mm² et 8 mm². Dans le dispositif de mesure 5 représenté par la , la carte de support 11 portant le microphone 110 est recouverte par une première plaque 51 présentant une découpe interne de forme complexe, qui est elle-même recouverte par une deuxième plaque 52 qui présente deux trous 521 et 522 de faible section. Quand ces plaques 51 et 52 sont empilées sur la carte de support 11, la découpe interne de la première plaque 51, dont les deux faces sont fermées, respectivement, par la carte de support 11 et par la deuxième plaque 52, forme une pluralité de chambres internes 511 à 516 en connexion les unes avec les autres par l’intermédiaire d’ouvertures de faible section. Parmi ces chambres internes 511 à 516, la chambre interne 511, de forme sensiblement ovale, contient le microphone 110. La chambre interne 516, de forme sensiblement ovale également, est en communication avec l’extérieur du dispositif de mesure 5 par l’intermédiaire des trous 521 et 522 percés dans la deuxième plaque 52, qui forment ensemble l’ouverture d’entrée du dispositif de mesure 5. Entre les chambres internes 511 et 516 s’étendent successivement quatre chambres internes 512 à 515 de forme allongée, s’étendant transversalement à la direction allant de leur ouverture d’entrée à leur ouverture de sortie. Chacune de ces chambres internes 511 à 516 présente un volume relativement important et est en connexion avec les chambres internes voisines par l’intermédiaire d’ouvertures de faible section. Dans le mode de réalisation représenté, les chambres internes 511 et 516 présentent chacune un volume d’approximativement 600 mm 3 . Les chambres internes 512 à 515 présentent chacune un volume d’approximativement 150 mm 3 . Dans des variantes de ce mode de réalisation, cependant, chacune des chambres internes 511 à 516 peut présenter un volume compris entre 100 mm 3 et 5 000 mm 3 et, de préférence, inférieur à 2 000 mm 3 . L’ouverture d’entrée du dispositif 5, constituée par ces trous 521 et 522, ainsi que les ouvertures situées entre les chambres internes 511 à 516 présentent avantageusement des sections relativement faibles par rapport aux dimensions respectives des chambres internes jouxtant ces ouvertures. Ainsi, dans le mode de réalisation représenté, les ouvertures situées entre les chambres internes 511 à 516 présentent chacune une section d’approximativement 4 mm² et chacun des trous 521 et 522, formant l’ouverture d’entrée du dispositif 5, présente une section d’environ 1 mm². Dans des variantes de ce mode de réalisation, cependant, chacune de ces ouvertures peut présenter une section comprise entre 0,1 mm² et 8 mm². La est une représentation schématique, en vue de coupe transversale, du dispositif de mesure 1 de la qui a été modifié selon une variante de l’invention. Dans cette variante, les chambres internes 210 et 230 sont remplies, respectivement, par des blocs de mousse 212 et 232 En cas de détonation, ces blocs de mousse 211 et 231 peuvent absorber une part de l’énergie transmise par l’onde de choc. Ils permettent ainsi de limiter encore plus la puissance instantanée reçue par le microphone 110. Cette variante permet d’offrir une plus grande protection du microphone 110 contre les ondes de choc, avec un nombre de chambres internes réduit. Elle présente cependant l’inconvénient que les blocs de mousse 211 et 231 engendrent des aléas dans la transmission de l’onde de choc, qui limitent les possibilités de recalculer, à partir de l’onde de choc captée par le microphone 110, les caractéristiques de la détonation d’origine. Un dispositif de mesure selon l’invention étant protégé contre les détonations, il peut être placé dans une enceinte dans laquelle une détonation est susceptible de se produire, sans risquer d’être détruit ou endommagé par cette détonation. Du fait de sa petite taille, et de sa capacité de résistance aux détonations, il peut même être placé à proximité immédiate du lieu où se produit la détonation. Par exemple, dans un stand de tir fermé, un dispositif de mesure selon l’invention peut être placé dans chacun des box devant accueillir les tireurs, à quelques dizaines de centimètres des armes en fonctionnement. Dans un transformateur électrique, des dispositifs selon l’invention peuvent être placés à proximité immédiate de chacun des points où des arcs électriques sont susceptibles de se produire. Le dispositif selon l’invention permet alors de mesurer efficacement les caractéristiques des détonations se produisant dans l’enceinte, et notamment leur puissance et leur durée. Les caractéristiques de la détonation, telles que mesurées par le microphone, sont déformées par rapport aux caractéristiques de la détonation dans l’enceinte. Cependant, il est possible de lui appliquer une fonction mathématique permettant de déduire du signal mesuré par le microphone les caractéristiques de la détonation dans l’enceinte. Enfin, de façon avantageuse, les équipements protégeant le microphone contre les détonations dans le dispositif selon l’invention ne font pas obstacle à la propagation des sons ou des variations de pression de faible puissance instantanée. Le dispositif de mesure selon l’invention, protégé contre les détonations, peut donc également être utilisé pour capter ou mesurer des variations de pression comme des sons, même s’ils sont de faible amplitude. Dispositif de mesure (1, 4, 5) d'une détonation (90) dans un milieu confiné, caractérisé en ce que ledit dispositif comprend une pluralité de chambres internes (210, 230, 411 - 416, 511 - 516), présentant chacune un volume compris entre 100 mm 3 et 5 000 mm 3 , une première desdites chambres internes (210, 411, 511) contenant au moins un capteur de pression, une seconde desdites chambres internes (230, 416, 516) étant en communication avec l’extérieur dudit dispositif par une ouverture présentant une section comprise entre 0,1 mm² et 8 mm², chacune desdites chambres internes (210, 230, 411 - 416, 511 - 516) étant en communication avec au moins une autre desdites chambres internes par une ouverture présentant une section comprise entre 0,1 mm² et 8 mm², de telle sorte qu’il existe un chemin allant desdits capteurs de pression à l’extérieur dudit dispositif, en traversant une seule fois chacune desdites chambres internes et chacune desdites ouvertures. Dispositif de mesure (1, 4, 5) selon la revendication précédente, caractérisé en ce qu’au moins un desdits capteurs de pression est un microphone (110). Dispositif de mesure (1, 4, 5) selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que chacune desdites ouvertures est formée par un ou plusieurs trous (221, 222, 241, 242, 421, 422, 521, 522) percés dans une paroi d’une desdites chambres internes (210, 230, 416, 516). Dispositif de mesure (1) selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu’au moins l’une desdites chambres internes (210, 230) contient un matériau amortissant. Dispositif de mesure (1, 4, 5) selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu’au moins une desdites chambres internes (210, 230, 411 - 416, 511 - 516) est formée par une découpe (211, 231) traversante dans une plaque (21, 23, 41, 51), les deux faces de cette découpe étant fermées. Dispositif de mesure (4, 5) selon la revendication précédente, caractérisé en ce qu’au moins deux desdites chambres internes (411 - 416, 511 - 516) et lesdites ouvertures (4110, 4120, 4130, 4140, 4150) entre ces chambres internes, sont formées par une découpe traversante dans une plaque (41, 51), les deux faces de cette découpe étant fermées. Dispositif de mesure (1, 4, 5) selon l'une quelconque des revendications 5 et 6, caractérisé en ce qu’au moins l’une des deux faces de ladite découpe (211, 231) est fermée par une autre plaque (22, 24), dans laquelle est percée l’une desdites ouvertures. Dispositif de mesure (1) selon l'une quelconque des revendications 5 à 7, caractérisé en ce qu’il comprend un empilage d’au moins deux plaques (21, 23) présentant chacune une découpe (211, 231) formant au moins une desdites chambres internes (210, 230), alternées avec au moins deux plaques (22, 24) percées chacune d’une desdites ouvertures. Système comprenant une enceinte de confinement (9), dans laquelle est susceptible de se produire une détonation (90), caractérisé en ce qu’il comprend au moins un dispositif de mesure (1, 4, 5) de détonation selon l'une quelconque des revendications précédentes, placé à l’intérieur de ladite enceinte de confinement (9). Système selon la revendication précédente, caractérisé en ce que ladite enceinte de confinement (9) est constituée par : un stand de tir fermé un boitier contenant au moins un connecteur électrique de puissance, ou un boitier contenant un produit explosif Procédé de mesure des caractéristiques d'une détonation (90) dans un milieu confiné, caractérisé en ce que ladite mesure est réalisée par au moins un capteur de pression d’un dispositif de mesure (1, 4, 5) selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, ledit dispositif de mesure étant placé à l’intérieur dudit milieu confiné dans lequel se produit la détonation (90).