La présente invention a pour objet un appareil ei un procédé de solidarisation mutuelle de deux plaques superpo Bées, à savoir une première plaque ou plaque de base, et une deuxième plaque notablement plus mince que la première? permettant diobfenir, à partir de ces deux plaques, un article composite désigné également parfois per ltexpression "double-plaque", Elle s'applique plus particulièrement, quoique non exclusivement, au cas OÙ ladite "double-plaque" est destinée à servir de plaque d t imm, triculation pour véhicule. On contact, par le brevet français n0 1 307 854 un procédé de traitement dtun article composite constitué par la superposition de deux couches, à savoir une plaque ou feuille de base, par exemple en aluminium, et une couche plus mince de couleur différente, consistant à soumettre ledit article à une opération de repoussage ou estampage à froid ayant pour effet de repousser des portions de la plaque de base à travers la couche mince et de briser et de détacher les portions correspondantes de la couche mince, de manière que les portions repoussées de la plaque de base apparaissent en relief à travers la couche mince. On forme ainsi des signes qui se détachent en relief et avec un contraste de couleurs. Ces signes peuvent entre des signes d1identification, tels que des lettres ou chiffres, mais il va de soi qu'ils peuvent aussi avoir une utilité purement ornementale, ce qui est le cas du cadre ou liseré périphérique présentant la couleur naturelle de ltaluminium que comportent la plupart des plaques dtimnatriculation pour automobiles. Il est évidemment essentiel de réaliser une bonne solidarisation des deux couches, plaques ou feuilles, puisque l'article composite précité n1 est constitué que par leur assem- blage et qu'il perd toute utilité si les couches viennent à se séparer. Tous les moyens de solidarisation que connaît la technique peuvent entre employés. On a déjà pensé, en particulier, à faire adhérer les deux couches sur toute leur surface, par exemple par collage, mais, dans le cas où les deux couches sont métalliques, il est indiqué d'avoir recours aux moyens qui sont spéciaux aux métaux. il est évident, du reste, que la solidarisation est particulièrement importante à la périphérie de l'article, car il faut éviter que les couches ou plaques ne baillent. C'est bien pour cela, d'ailleurs, que dans la technique, l'assemblage de deux plaques en ttle se fait généralement par sertissage à leur périphérie. On peut penser, dans un but de simplification, à utiliser seulement l'adhérence qui peut entre la conséquence naturelle, et d'ailleurs connue, de l'interpénétration des couches aux endroits du repoussage. Mais, dans le cas particulier de l'aluminium, des recherches longues et conteuses effectuées par la Demanderesse, avec l'aide de fabricants spécialisés de t81e d'aluminium, ont révélé que la solidarisation par estampage, surtout à la périphérie, ne peut titre obtenue que si l'aluminium présente, d'une part, des propriétés spéciales non communes, sous le rapport de la composition et, surtout, des caractéristiques mécaniques, et, d'autre part, un certain état de surface. Malgré cela, la solidarisation résultant du simple estampage ou repoussage périphérique pour former le cadre ou liseré habituel d'une plaque dtimmatriculation reste aléatoire. La Demanderesse a finalement jugé qu'on ne peut pas faire appel à l'estampage et qu'il faut, d'une part, recourir au sertissage -d'ailleurs bien connu, comme on l'a rappelé, pour l'assemblage de plaques de t8le relativement minces- et, d'autre part, utiliser, pour chacune des deux plaques, un aluminium ayant, du point de vue de sa composition et surtout de ses caractéristiques mécaniques, des propriétés particulières situées à l'intérieur d'étroites fourchettes qui seront précisées ciaprès, cet aluminium devant, par ailleurs, présenter un état de surface qui sera également défini plus loin. Un premier objet de l'invention est donc un appareil permettant de réaliser le sertissage a tune manière simple et sure, t'appareil conforme à l'invention est du type général comprenant une matrice formée d'un corps percé d'une ouverture, et un poinçon présentant une face d'extrémité située vis-à-vis de l'ouverture de la matrice, ledit poinçon et ladite matrice délimitant la forme du liseré à réaliser à la périphérie de la plaque de base, et il est caractérisé en ce qu'il comprend, disposé latéralement à l'extérieur du poinçon et solidaire de celui-ci, un outil de sertissage profilé en forme de coin dont l'arête est située vis-à-vis du corps de matrice et dont un pan s'étend obliquement entre ladite arête et la paroi latérale du poinçon. Un deuxième objet de l'invention est un procédé d'assemblage périphérique de deux plaques ou feuilles d'aluminium superposées, dont l'une est notablement plus épaisse que l'autre, qui se caractérise, notamment, par l'utilisation, pour la plaque plus épaisse, d'une qualité d'aluminium traitée de manière à présenter les caractéristiques mécaniques suivantes : - Limite d'élasticité (à 0,2 d'allongement) : 9,5 à 13,0 Rbar - limite. de rupture e + 10-,5 à 14,0 Rbar - Coefficient d'allongement à la rupture (déterminé au moyen d'une éprouvette de longueur initiale L0 = 5,65 #S0, S0 étant la section initiale de l'éprouvette) : 15- 25% Ce procédé se caractérise également par l'utilisa- tion, pour la plaque plus mince, d'une qualité d'aluminium traitée de manière à présenter les caractéristiques mécaniques suivantes - Limite d'élasticité (à 0,2% d'allongement) : ) 16 Hbar - Limite de rupture ........................... : # 18 Hbar -.Coefficient d'allongement à la rupture (déterminé au moyen d'une éprouvette de longueur initiale 10 =5,65 #S0, Se étant la section initiale de l'dprouvette) .... :: # 3% les compositions chimiques respectives ae ces deux qualités d'aluminium qui ont donné les meilleurs résultats sont indiquées plus loin, Ce procédé se caractérise, en outre, par le fait que la tôle ou bande d'aluminium servant à constituer la plaque plus épaisse et/ou la plaque plus mince présente un état de surface exempt de souillures et bien dégraissé, et en ce que la tôle ou bande d'aluminium servant h constituer la plaque plus mince, a subi, sur celle de ses faces qui est destinée à venir en contact avec la plaque plus épaisse, un traitement de décapage ou de dérochage. ra description 6ui va suivre, en regard du dessin anrx.?., don e Vitre exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut titre réalisée, les particularités qui ressortent tant du texte que du dessin faisant, bien entendu, partie de ladite invention. La figure 1 est une vue schématique, en coupe, à échelle très agrandie, d'une "double-plaque1, à liséré périphérique obtenue par repoussage à froid suivant un procédé connu. ta figure 2 est une vue schématique, en coupe sui vant la ligne II-II des figures 4 et 5, d'un appareil conforme à l'invention, destiné à la solidarisation mutuelle par sertissage de deux plaques superposées, ledit appareil étant représenté en position haute. La figure 3 est une vue analogue à la figure 2, représentant ledit appareil en position basse. ta figure 4 est une vue en plan dudit appareil, suivant la ligne IV-IV de la figure 2. La figure 5 est une vue en plan dudit appareil, suivant la flèche V de la figure 2. -tes figures 6 et 7 sont des vues schématiques, en demi-coupe, à échelle très agrandie dans deux phases successives de son utilisation, de l'appareil conforme à l'invention, Ia figure 8 est une vue à échelle très agrandie, d'un outil de sertissage faisant partie de appareil représenté sur les figures 2 à 7. La figure 9 est une vue en coupe, à échelle très agrandie, d'une "double-plaque" à liseré périphérique, sertie à l'aide de l'appareil conforme à l'invention. figure figure 10 est une vue en plan, suivant la flèche X, et à plus petite échelle, de la "double-plaque" représentée. sur la figure 9. ta figure il est une vue en coupe, suivant la ligne XI-XI,de la "double-plaque", représentée sur la figure 10, La figure 1 montre une "double-plaque" composée d'une plaque de base 1, par exemple en métal. tel que l'aluminium, et d'une plaque 2 notablement plus mince que la plaque de base, et qui peut être également en métal. Sur sa face extérieure, la plaque mince 2 peut être peinte d'une couleur différente de celle de la plate épaisse 1. Pour des raisons de clarté, l'épaisseur des deux plaques a été représentée très exagérée. Pour fixer les idées, on supposera que l'épaisseur de la plaque 1 est, par exemple, de l'ordre de 1,4 mm, et celle de la plaque 2, de l'ordre de 0,4 mm. Cette "double-plaque" présente un liseré périphérique en relief obtenu, suivant le principe exposé dans le brevet français N01307 854 précité, en soumettant l'ensemble constitué par les deux plaques, à une opération de repoussage ou estampage à froid ayant pour effet, d'une partS de repousser une portion périphérique la de la plaque de base 1 à travers la plaque mince 2, et, d'autre part, de briser la portion périphérique correspondante 2å de la plaque mince 2. te liseré est formé par la portion périphérique repoussée la de la plaque de base. ta plaque de base 1 forme ainsi un logement lb délimité par un rebord périphérique en relief iba appartenant au liseré la, dans lequel s'emboite la portion centrale 2b de la plaque mince. On observera que la plaque mince 2 est uniquement emboitée, mais non pas enserrée, dans son logement, de sorte que, si elle n'est pas fixée à la plaque de base par d'autres moyens (tels que collage, soudure, rivetage, sertissage, etc.), il suffit généralement d'un effort minime pour qu'elle se déboîte, parfois spontanément, et donc que la "double-plaque" se disloque. On décrira maintenant, en regard des figures 2 à 8, un appareil conforme à 11 invention, permettant d'obtenir une solidarisation positive par sertissage des deux plaques 1 et 2. Seuls ont été représentés les détails de 11 appareil nécessaires à la compréhension de l'invention. Cet appareil, qui met en oeuvre le principe général de repoussage à froid décrit dans le brevet français précité, est du type comprenant une matrice 3 destinée à coopérer avec un poinçon 4. Dans la disposition représentée, le poinçon 4 et la matrice 3 sont fixés respectivement, par exemple au moyen de vis 5, 6, à une structure de support ou semelle fixe 7 et à une structure de support ou semelle mobile 8 montée coulissante, sur des colonnes 9, en direction de la semelle fixe 7. Ma semelle mobile 8 est actionnée par l'organe mobile (non représentée) d'une presse. Bien que cette disposition ait été jugée plus favorable, il va toutefois de ci que la disposition inverse -matrice fixe et poinçon mobile- pourrait aussi entre adoptée. La matrice D est formée d'un corps 3a percé d'une ouverture 3aa, et le poinçon 4 présente une surface d'extrémité 4a située vis-à-vis de l'ouverture de la matrice et une surface latérale 4b. Un serre-flan 10 disposé latéralement autour du poinçon 4, est monté de manière à pouvoir coulisser, grâce à des guides 11 portés par la semelle fixe 7, entre deux positions extr8mes visibles respectivement sur les figures 2 et 3. Ce serre-flan est sollicité vers l'une de ses positions extrêmes par des ressorts 12 qui prennent appui sur la semelle fixe 7. Un extracteur 13 solidaire de deux appendices de guidage 13a est monté de manière à pouvoir coulisser dans l'ou- verture 3aa de la matrice 3, entre deux positions extrêmes représentées respectivement sur les figures 2-et 3. Cet extracteur est sollicité vers l'une de ses positions extrêmes par des ressorts 14 qui prennent appui sur la semelle mobile 8 et il coopère, en outre, avec une tige d'éJection 15 montée coulissante dans un guide 16. fi dCRnformdment à l'invention, un outil de sertissage ou 'ljonc"- 17/la semelle 7, par etemple à l'aide de vis 18, est disposé latéralement à l'extérieur du poinçon 4, de préférence tout autour de ce dernier. Cet outil est donc solidaire du poinçon, et il s'étend entre ledit poinçon et le serre-flan 10. Comme le montrent, à plus grande échelle, les fi gures 6 à 8, l'outil ou jone l7un profil en forme de coin dont l'arête, légèrement arrondie, est située vis-à-vis du corps 3a de matrice, et dont un pan 17a s1 étend obliquement entre ladite arête et la paroi latérale 4b du poinçon. Dans le mode d'exécution représenté, une portion -comprenant ladite arete- de l'outil 17 fait saillie d'une hauteur d, par rapport à la face d'extrémité 4a du poinçon, vers le corps de matrice. Mais cette disposition n'est pas obligatoire, et l'autre de l'outil 17 pourrait aussi se trouver au niveau ou au-dessous du niveau de la face d'extrémité 4a du poinçon; On a désigné par le repère 4ba la portion de paroi latérale 46 du poinçon, qui s'étend entre, d'une part, la jonction de ladite paroi latérale avec le pan oblique 17a de l'ou- til 17, et, d'autre part, la face d'extrémité 4a du poinçon. Suivant une disposition avantageuse de l'invention, cette portion 4ba de paroi latérale du poinçon est légèrement inclinée vers l'outil de sertissage ou jonc t7. Pour ce qui est de la forme et de la position de l'outil 17 par rapport au poinçon 4, on indiquera ci-après, à titre d'exemple, des proportions qui se sont révélées favorables : La hauteur d de la portion en saillie précitée est, avantageusement, sensiblement égale à l'épaisseur de la plaque mince 2. L'inclinaison &alpha; du plan oblique 17a de l'outil 17, par rapport à la paroi latérale 4b du poinçon, est avantageusement comprise entre 35 et 550, et, de préférence, égale à 45. l'ouverture t de l'angle dièdre défini par les deux pans de l'outil 17 en forme de coin, est avantageusement comprise entre 550 et 750, et, de préférence, égale à 650. La hauteur h de la portion 4ba de paroi latérale du poinçon est avantageusement comprise entre 1,2 et 2 fois lté- paisseur de la plaque mince, et égale, par exemple, à 1,7 fois ladite épaisseur. l'inclinaison # de cette pertion -qui, pour la clarté du dessin, a été fortement exagdrée- est obtenue par un trs léger limage de ladite portion et elle est, par exemple, de l'ordre de QD. l1 appareil qui vient d'être décrit fonctionne comme suit l'ensemble des deux plaques 1 et 2 superposées est introduit dans l'appareil et repose, comme indiqué sur la figure 6, la plaque mince 2 tournée vers le poinçon 4. En abaissant la semelle mobile 8, et donc la matri- ce 3 (voir figures 3 et 7), on soumet l'ensemble des deux plaques à une opération de repoussage à froid qui-a pour effet, d'une part, de repousser une portion périphérique 1a de la plaque de base 1 à travers la plaque mince 2, et, d'autre part, de briser et de détacher la portion périphérique correspondante 2a de la plaque mince. Au cours de ceste opération, les ressorts 12 et 14, associés respectivement au serre-flan 10 et à l'extracteur 13, sont mis en compreesion. Dans lsexemp e reprdserté, en suppo- sant que les aires respoetives on plan, du serre-flan 10 et de l'extracteur 13, sont de l'ordre de 1300 c et de 500 cm , et qv les épaisseurs respectives Wes plaques 1 et 2 sont de 1,4 133L et ,4 mm, on a ttilis @ six ressorts 12 et quatre res sorts 14 dont les charges individuelles, en fin de compression, sont respectivement de l'ordre de 430 Kgf et 170 Kgf. La portion périphérique repoussée la de la plaque de base constitue un liseré en relief, dont le rebord iba dé- limite, comme dans le cas de la figure 12 un logement dans lequel sserlboRte la portion centrale 2b de la plaque mince 2. Cette opération de repoussage est complétée par une déformation locale -au voisinage i-amédiat du rebord iba du logement lb- du liseré périphérique la de la plaque de base 1, due à l'action de l'outil ou jonc 17. - Cette déformation a pour conséquence qu'une certaine quantité de matière en provenance dudit liseré est refoulée, suivant une direction présentant une composante transversale à l'axe de l'appareil, dans le volume compris, notamment, entre le pan incliné 17a de l'outil 17 et la portion de paroi latérale 4ba du poinçon. La figure 9 montre, à la même échelle que la figure 1, le résultat de cette opération. On voit que le liseré périphérique la de la plaque de base 1- porte une empreinte en creux 8 due à l'outil ou jonc 17, tandis que le-rebord Iba du logement 7b est très légèrement rabattu vers l'intérieur, en raison de l'inclinaison correspondante de la portion de paroi latérale 4b-a du poinçon. Bien que peu accentué, le surplomb ainsi obtenu est suffisant pour sertir dans son logement la portion centrale 2b de la plaque mince. Il va de soi que l'inclinaison de la portion de paroi latérale 4ba du poinçon est choisie suffisamment faible pour que le surplomb precitc- n'eméche pas, par effet de queue d'aronde, dweztraire de la matrice la "double-plaque" terminée. On peut, d'ailleurs, augmenter par la suite ce surplomb en écrasant légèrement la "double-plaque" entre les deux plateaux plans d'une presse. Ainsi qu'il a été dit, dans le cas d'une "doubleplaque" en aluminium, il est nécessaire, si l'on veut obtenir une solidarisation effective des deux plaques, d'utiliser pour chacune de ces deux plaques, une qualité particulière d'aluminium. Suivant l'invention, on utilise pour la plaque de base 1 une qualité d'aluminium traitée de manière à présenter les caractéristiques mécaniques suivantes - limite d'élasticité (à 0,2% d'allongement) : 9,5 à 13,0 Hbar - Limite de rupture 0 : - Limite de rupture ...........................................: 10,5 à 14,0 Hbar 1015 à 1410 libar - Coefficient d'allongement à la rupture (déterminé au moyen d'une éprouvette de longueur initiale L0 = 5,65 #S0, S0 étant la section initiale de l'éprouvette) ....... : 15 à 25% Cet aluminium répond avantageusement à la composition chimique suivante (en %) Aluminium : 99,50 Silicium : C 0,25 Ber : # 0,40 Cuivre : # 0,05 Manganèse : 6 0,05 Magnésium : # 0,05 Zinc : # 0,05 Titane i ç 0,03 Four la plaque mince 2, on utilise, de préférence, une qualité dtaluminium répondant au moins au premier groupe de spécifications suivantes : Caractéristiques mécaniques : - Limite d'élasticité (à 0,2 d'allongement) s > 16 Ubar - Limite de rupture ............................................:: #18 Hbar - Coefficient d'allongement à la rupture (déterminé au moyen d'une éprouvette de longueur initiale ho = 5,65 #S0, S0 étant la section initiale de l'éprouvette) 9% a Composition chimique (en %) : Silicium : Fer 4 Cuivre : entre 0,05 et 0,20 Manganèse : entre 1,0 et 1,5 Zinc : 4 0,10 autres (total): # 0,15 Aluminium : le reste Il s'agit, dans les deux cas, de qulités d'aluminium dont les caractéristiques mécaniques diffèrent notablement de celles des tôles ou bandes d'aluminium du commerce. Ces caractéristiques sont, en effet, le résultat d'une gamme de fabrication et d'un traitement spécifiques mis au point pour résoudre le problème particulier qui vient d'être exposé. On précisera, par ailleurs, que la tôle ou bande d'aluminium utilisée tant pour la p ue de base 1 que pour la plaque mince 2 doit présenter un état de surface exempt de souillures et titre bien dégraissée. Suivant un mode d'exécution avantageux, la tôle ou bande d'aluminium servant à constituer la plaque mince, a subi, sur celle de ses faces qui est destinée à venir en contact avec la plaque de base 1 un traitement de décapage ou de dérochage qui facilite la fixation mutuelle des deux plaques. Les figures 10 et 1 montrent, à plus petite échelle, une "double-plaque" obtenue à L'aide de l'appareil conforme à l'invention. Cette plaque porte des signes d'identification se détachant en relief et avec un contraste de couleur, de manière à servir, par exemple, de plaque d'immatriculation pour véhicule. Ces signes (par exemple, la lettre "O sont également obtenus suivant le procède de repoussage à froid décrit dans le brevet français no 1 307 854 précité. Il va de soi que le mode de réalisation décrit n'est qu'un exemple et qu'il serait possible de le modifier, notamment par substitution d'équivalents techniques, sans sortir pour cela du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1.- Procédé de solidarisation mutuelle à leur périphérie d'une plaque épaisse et d'une plaque mince superposée,con- sistant, notamment, à introduire les deux plaques superposées dans un appareil de repoussage à froid du type à poinçon et matrice, ladite matrice étant formée d'un corps percé d'une ouverture et ledit poinçon présentant une face d'extrémité située vis-à-vis de l'ouverture de la matrice, les deux plaques superposées étant introduites de façon telle que la plaque mince soit tournée vers le poinçon, et à soumettre à l'aide dudit appareil l'ensemble des deux plaques à une opération de repoussage au cours de laquelle une portion périphérique de la plaque épaisse est refoulée à travers la plaque mince, caractérisé en ce que l'on soumet concurremment les deux plaques à une opération de sertissage dans ledit appareil au moyen d'un outil de sertissage profilé en forme de coin, de type connu en soi, disposé latéraiement à l'extérieur du poinçon et solidaire de celui-ci, dont l'ardue est située vis-à-vis du corps de matrice et dont un pan s'étend obliquement entre ladite artte et la paroi latérale du poinçon, ledit outil de sertissage déformant localement la plaque épaisse au voisinage de sa périphérie pour sertir la plaque mince dans ladite plaque épaisse. 2.- Appareil pour la mise en oeuvre du procédé suivant la revendication 1, du type comprenant un ensemble de repoussage à froid du type à poinçon et matrice, ladite matrice étant formée d'un corps perce d'une ouverture et ledit poinçon -qui est distinct des deux plaques à traiter- présentant une face d'extrémité située vis-à-vis de l'ouverture de la matrice ainsi qu'une paroi latérale, ledit ensemble de repoussage étant adapté à recevoir les deas plaques superposees, la plaque mince tournée vers le poinçon, et à repousser une portion périphérique de la plaque épaisse à travers la plaque mince, ledit appareil étant caractérisé en ce qu'il comrend, disposé latéralement à ltes- trieur du poinçon et solidaire de celui-ci, un outil de sertissage profilé en forme de coin, de type connu en soi, dont 1'ar8- te est située vis-à-vis du corps de matrice et dont un pan s'étend obliquement entre ladite ardte et la peut latérale du poinçon, ledit outil de sert age étant adapté à déformer local lement la plaque épaisse au voisinage de sa gériphérie pour sertir la plaque mince dans ladite plaque épaisse. 3.- Appareil suivant la revendication 2, caractérisé en ce que la portion de paroi latérale du poinçon qui s'étend entre, dlune part, la jonction de ladite paroi latérale avec le pan oblique de l'outil de sertissage, et, d'autre part, la face d'extrémité du poinçon, est légèrement inclinée vers l'outil de sertissage. 4.- Appareil suivant la revendication 2 ou la revendication 3, aractrise en ce que ledit outil de sertissage s'étend sur toute la périphérie du poinçon. 5.- Appareil suivant l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisé en ce que ledit outil présente une portion -qui comprend ladite arte- faisant saillie vers le corps de matrice par rapport à la face dlextrémité du poinçon. 6a Appareil suivant là revendication 5, caractérisé en ce que la hauteur de ladite portion en saillie est sensiblement égale à celle de la plaque mince. 7.- Appareil suivant l'une quelconque des revendications 2 à 6, caractérisé en ce que l'inclinaison dudit pan oblique par rapport à la paroi latérale du poinçon est comprise entre 400 et 50 . 8.- Appareil suivant l'une quelconque des revendications 2 à 7, caractérisé en ce que ltouverture de ltangle dièdre défini par les deux pans de 11 outil en forme de coin est comprise entre 550 et 750. 9.- Appareil suivant l'une quelconque des revendications 2 à 7, caractérisé en ce que la hauteur de la portion de paroi latérale du poinçon qui s'tend entre, itune part, la jonction de ladite paroi latérale avec le pan oblique de l'outilde sertissage, et, d'autre part, la face d'extrémité du poinçon, est comprise entre 1,2 et 2 fois l'épaisseur de la plaque mince a 10.- Appareil suivant l'une quelconque des revendications 2 à 9, caractérisé en ce que l'ensemble constitué par le poinçon et l'outil de sertissage est solidaire d'une structure de support fixe de l'appareil, tandis que la matrice est solidaire d'une structure mobile par rapport à ladite structure fixe. 11.- Procédé d'assemblage périphérique de deux plaques ou feuilles d'aluminium superposées dont l'une est sensiblement plus épaisse que l'autre, caractérisé par l'utilisation, pour plus la plaque/épaisse, d'une qualité d'aluminium traitée de manière à présenter les caractéristiques mécaniques suivantes Limite d'élasticité (à 0,2 d'allongement) : 9,5 à 13,0 libar - Limite de rupture L ........... : 10,5 à 14,0 Hbar - Coefficient d'allongement à la rupture (déterminé au moyen d'une éprouvette de longueur initiale L0 s 5,65 #S0, OS su étant la section initiale de l'éprouvette) ...0. : 15 à 25% 12.- Procédé suivant la revendication 11, caractérisé en ce que ledit aluminium répond à la composition chimique suivante (en %) Aluminium : 99,50 Silicium : Fer : #0,40 Cuivre : Manganèse : # 0,05 Magnésium : # 0,05 Zinc : 0,05 titane :: # 0,03 13. - Procédé d'assemblage périphérique de deux pla ques ou feuilles d'aluminium superposées dont l'une est sensiblement plus épaisse que 11 autre, caractérisé par l'utilisation, pour la plaque plus mince, d'une qualité d'aluminium traitée de manière à présenter les caractéristiques mécaniques suivantes s - Limite d'élasticité (à 0,2% d'allongement) : > 16 Hbar - Limite de rupture 4 I # - Limite de rupture ................................... : # 18 Hbar 18 Hbar - Coefficient d'allongement à la rupture (détermine au moyen d'une éprouvette de longueur initiale L0 = 5,65#S0, S0 étant la section initiale de lléprouvette) .... : de l'ordre de 3*. 14.- Procédé suivant la revendication 13, caractérisé en ce que ledit aluminium répond à la composition chimique suivante (en %) : Silicium : # 0,6 Fer : # 0,7 Cuivre : entre 0,05 et 0,20 Manganèse : entre 1,0 et 1,5 Zino : #0,10 autres (total) : #0,15 aluminium : le te 15.- Procédé suivant l'une quelconque des revendica tions il à 14, caractérisé en ce que la tôle ou bande d'aluni- nium servant à constituer la plaque plus mince, a subi, sur celle de ses faces qui est destinée à venir en contact avec la plaque plus épaisse, un traitement de décapage ou de dérochage. 16.- Procédé suivant l'une quelconque des revendica tions il à 15, caractérisé en ce que la tille ou bande d'alumi- nium servant à constituer la plaque plus épaisse et/ou la plaque plus mince présente un état de surface exempt de souillures et bien dégraissé.