La présente invention concerne un carton d'emballage pour produits hunides, et notamment pour marée fraiche. On sait qu'un certain nombre de produits, et en particulier les poissons frais, doivent être conservés à basse température et qutil faut éviter la deshydratation de la chair. I1 est habituel dans le conditionnement de ce genre de produits d'ajouter une ou plusieurs couches de glace en paillettes. Au cours du transport, la glace fond progressivement ce qui assure le taux d'humidité nécessaire. Cependant il faut éviter, pour conserver au produit toutes ses qualités, que l'eau de fusion stagne à l'intérieur de l'emballage. Dans ce but on pratique dans les coins du fond de ce dernier des ouvertures pour l'écoulement de l'eau. Mais la pratique montre que cette eau de fusion s'évacue difficilement des cartons d'emballage à fond plat, notamment lorsqu'ils sont stockés en position horizontale ou gerbés sur plusieurs niveaux. De plus, la résistance mécanique du carton étant limitée, le fond prend un aspect concave qui s'oppose à l'écoulement de l'eau. La présente invention a notamment pour but de pallier ces inconvénients. Selon l'invention le carton d'emballage pour produits humides et notamment pour marée fraiche, est caractérisé en ce que le fond présente une forme en voûte, avec sa partie centrale faisant saillie vers l'intérieur par rapport à ses bords adjacents à dieux côtés opposés. Dans ces contions l'au de fusion de la glace, ou d'une façon générale l'eau dégagée par les produits emballés, peut s t écouler facilement par les ouvertures pratiquées dans les coins du carton, même si ce dernier reste en position horizontale. Selon une réalisation préférée, le carton est obtenu par pliage d'un flan découpé et comprend au moins un fond, et une prenière et une seconde paire de côtés opposés obtenus par pliage de prolongements du fond autour d'une première et d'une seconde paire de lignes de pliage respectivement, ces deux paires de lignes étant sensiblement orthogonales entre elles. Les premiers côtés comportent des rabats qui sont repliés parallèlement aux seconds côtés, et les seconds côtés comportent des pans de doublage qui sont repliés par-dessus lesdits rabats autour d'une troisième paire de lignes de pliage.L'invention prévoit dans ces conditions que la seconde paire de lignes de pliage ne s 'étend que dans la partie médiane des seconds côtés les parties de ces seconds côtés qui sont adjacentes aux premiers étant séparées du fond par une ligne de coupure ; en outre le bord supérieur desdits rabats se vrou-se à la mê::= distance par rapport au fond que le bord supérieur des premiers côtés ; enfin la distance entre les deuxièmes et les troisièmes lignes de pliage est inférieure à la hauteur des premiers côtés. Dans ces conditions le fond prend dans le carton terminé la forme en voûte recherchée. Il est entendu que l'on entend par "bord supérieur" le bord le plus éloigné du fond. D'autres caraotéristiques et avantages de l'invention apparaîtront encore dans la description détaillée qui va suivre. Aux dessins annexés, donnés à titre d'exemples non limitatifs, on a représenté une réalisation préférée de l'invention. La figure 1 est une vue en plan du flan découpé à partir duquel est obtenu le carton conforme à l'invention. La figure 2 est une vue en plan d'un flan à partir duquel est obtenu un couvercle pour le carton de la figure 1. La figure 3 est une vue perspective du carton et de son couvercle dans une étape intermédiaire de pliage à partir des flans des figures 1 et 2. La figure 4 est une coupe longitudinale à travers le carton terminé. L'ébauche ou flan a partir duquel est formé le carton comprend (fig. 1) une partie centrale 1 destinée à constituer le fond du carton. Cette partie i comporte une première paire de prolongements 2 destinés à former la première paire de côtés après pliage autour d'une première paire de lignes 3. Une seconde paire de prolongements 4 est destinée à constituer la seconde paire de côtés après pliage autour d'une seconde paire de lignes 5 qui sont limitées à la partie médiane des prolongements 4. Les extrémités de ces prolongements qui sont adjacentes aux premiers prolongements 2 sont séparées du fond i par des lignes de coupure 6 qui délimitent des pattes 14. Les premiers prolongements 2 comportent des rabats 7 destinés à être pliés autour de lignes 8 D'autre part les seconds prolongements 4 comportent des pans de doublage 9 destinés à être pliés autour d'une double ligne 10. Les bords libres de ces pans 9 comportent des languettes de verrouillage extrêmes il et intermédiaires 12. D'autre part le long de la partie moyenne des secondes lignes de pliage 5 sont pratiquées des lignes de coupure intermédiaires qui délimitent des pattes 13. Il est prévu que les bords 15 des rabats 7 sont situés à la même distance h des lignes de pliage 3 que les bords libres des premiers prolongements 2. D'autre part la distance d entre les deuxiemes et troisièmes lignes de pliage, 5 et 10 respectivement, est inferieure à la distance h. Enfin la distance e entre les lignes de coupure 6 et les troisièmes lignes de pliage 10 est au moins égale à h. Pour former le carton (fig. 3 et 4) à partir du flan de la figure 1, on replie dtabord les prolongements 2 autour des lignes 3 pour constituer les premiers côtés qui ont ainsi une hauteur h par rapport au fond 1. On replie ensuite les rabats 7 auteur des lignes 8 dans le sens de la flèche f (fig. 3). Le bord supérieur de ces rabats se trouve alors à une hauteur h par rapport au fond du carton, les rabats étant orientés parallèlement aux seconds côtes du carton. On replie ensuite les seconds prolongements 4 autour des lignes de pliage 5*Si dans cette opération le round du carton n'est pas appuyé sur un support les pattes 14 viennent au-dessous du fond i et les troisièmes lignes de pliage 10 se trouvent à une hauteur d par rapport au fond, donc à un niveau inférieur au bord supérieur des rabats 7. On replie enfin les pans de doublage 9 autour des lignes 10 en les faisant passer par-dessus les rabats 7. Cette opération oblige la partie centrale du fond i à faire saillie vers l'intérieur du carton en prenant une forme en voûte comme le montre la figure 4. Par rapport au bord supérieur du carton, la partie centrale du fond est à la distance d, alors que les extrémités du fond adjacentes aux premiers côtés 2 sont à une distance h. Les pattes extieses 14 et intermédiaires 13 ont, dans le mouvement de pliage, dégagé des encoches telles que 16(fig. 3) dans lesquelles viennent s'engager les languettes de verrouillage 11 et 12 des pans de doublage. Les pattes 14, qui font saillie à l'extérieur aux quatre coins du carton, servent d'appuis à ce dernier et, en cas de gerbage, maintiennent un certain écart entre cartons adjacents, ce qu favorise à la fois l'écoulement de l'eau et la ventilation. Les pattes intermédiaires 13 peuvent, soit être plus courtes que les pattes extrêmes 11, comme représenté aux dessins, soit être de même longueur que ces dernieres au cas où l'on désire augmenter le nombre des appuis. La forme en voûte du fonte 1, avec sa double pente qui s'incline progressivement vers les côtés 2, favorise l'écoulement des liquides dégagés par les produits emballés, et notamment l'eau de fusion de la glace, vers les extrémités du fond d'ou elle peut stéco-ller vers l'extérieur par les encoches 16. En effet avec certaines espèces de poissons, comme l'encornet ou la lotte, certains produits visqueux mélangés avec le sang peuvent s'écouler de l'emballaXe. Les produits peuvent ainsi être maintenus à l'humidité voulue sans rester en contait avec liteau stagnante. Pour certaines applications, notamment le transport de poissons frais, le carton est imprégné de produits en eux-mêmes bien connus pour le rendre imperméable à l'veau et lui conférer une grande résistance mécanique en présence de forte humidité. On a représenté à titre puremen dtexemple à la figure 3 un couvercle 16 pouvant s'adapter sur le carton selon l'invention, étant bien entendu que ce dernier peut s'accomoder de tout autre genre de couvercle convenable. Le couvercle 16 est obtenu, comme le carton lui-même,à partir d'un flan découpé représenté à la figure 2. Ce flan comprend une partie centrale 20 avec une première paire de prolongements 21 et une seconde paire de prolongements 22 destinés à former les rebords du couvercle après pliage autour de lignes 232 24 respectivement. Les prolongements 21 comportent des rabats 25 et les prolongements 22 comprennent des pans de doublage 26 qui se replient par dessus les rabats 25, comme on l'a décrit pour les pans 9 et les rabats 7 du carton. On peut en outre prévoir des pattes 27 découpées qui font, après pliage saillie vers l'extérieur du couvercle (fig. 3) en dégageant des encoches 28 dans lesquelles viennent s'engager des languettes de verrouillage 29 (fig. 2) des pans de doublage 26.Ces pattes 27 sont utiles pour le gerbage et les encoches 28 coopèrent avec les encoches 16 du fond du couvercle pour assurer une circulation d'air dans le sens vertical à travers les produits emballés dans le carton. Cette circulation est rendue possible même en cas de herbage grâce à 11 écartement entre cartons successifs maintenus par les pattes 13, 14 et 27. On sait qu'une telle ventilation verticale est beaucoup plus efficace que la ventilation latérale utilisée dans beaucoup de cartons connus, car elle est favorisée naturellement par la différence de densité entre l'air froid pénétrant à la base du carton, ou d'une pile de cartons, et l'air chaud qui sort du couvercle du carton ou du sommet de la pile. On notera que la finition de ce carton peut être exécutée aussi bien manuellement que mécaniquement. Bien entendu l'invention ntest pas limitée à la réalisation décrite mais en couvre au contraire toutes les variantes d'exécution. En particulier on peut prévoir des ouvertures de ventilation supplémentaires par exemple dans le couvercle ou les côtés. E3V$NDIOAEIONS 1.- Carton d'emballage pour produits humides, notamment pour marée fraîche, caractérisé en ce que le fond présente une forme en voûte, avec sa partie centrale faisant saillie vers l'intérieur par rapport à deux de ses bords opposés. 2.- Carton d'emballage selon la revendication 1 et obtenu par pliage d'un flan découpé, ce carton comprenant au moins un fond, et une première et une seconde paire de côtés opposés obtenus par pliage de prolongements du fond autour d'une première et d'une second paire de lignes de pliage respectivement, ces deux paires de lignes étant sensiblement orthogonales entre elles, les premiers côtés comportant des rabats qui sont repliés parallèlement aux seconds côtés, et les seconds côtés comportant des pans de doublage qui sont repliés par-dessus lesdits rabats autour d'une troisième paire de lignes de pliage, caractérisé en ce que la seconde paire de lignes de pliage ne s'étend que dans la partie médiane des seconds côtés, les parties des seconds côtés adjacentes aux premiers côtés étant séparées du fond par une ligne de coupure, en ce que le bord supérieur desdits rabats une fois repliés est à la même distance h par rapport au fond que le bord supérieur des premiers côtés, et en ce que la distance d entre les deuxièmes et troisièmes lignes de pliage est inférieure à la hauteur h des premiers côtés, de telle sorte que, dans le carton terminé, le fond prend une forme en voûte avec sa partie centrale surélevée par rapport à ses bords adjacents aux premiers cotés. 3.- Carton selon la revendication 2, caractérisé en ce que les lignes de coupure pratiquées entre le fond et les extrémités des seconds côtés sont situées à une distance e des troisièmes lignes de pliage qui est au moins égale à la hauteur h des premiers côtés, de façon à former après pliage d'une part des pattes d'appui pour le carton et d'autre part des encoches de verrouillage et d'aération dans le fond de ce carton. 4.- Carton selon la revendication 3, caractérisé en ce que les bords des pans de doublage comportent des languettes qui, après pliage, viennent s'encastrer dans les encoches précitées du fond. 5.- Carton selon la revendication 4, caractérisé en ce que des lignes de coupure sont pratiquées le long de la partie médiane des deuxièmes lignes de pliage de façon à former après pliage d'une part des pattes d'appui intermédiaires adjacentes aux seconds côtés, et d'autre part dans le fond des encoches dans lesquelles viennent s'engager des languettes intermédiaires de verrouillage des pans de doublage.