la présente invention concerne une installation ferroviaire équipée d'un train de roues à écartement variable. On connaît déjà de tels essieux comprenant soit des roues fixes sur l'axe, soit des roues tournant librement par rapport à lui. La position axiale des roues est, dans chaque cas, déterminée par des éléments mécaniques constituant un verrouillage axial. L'invention concerne un essieu à écartement variable comportant un axe non tournant attaché au voisinage de ses extrémités à la caisse du véhicule ou à son chassies, respectivement au chassies d'un bogie, cet axe étant creux et portant entre ses points d'attache au véhicule les roues tournant par l'intermédiaire de roulements à rouleaux cylindriques, la position axiale de chaque roue étant déterminée par celle dtune butée axiale portée par une bague de positionnement axial déplaçable axialement, mais dont la position est normalement déterminée par un verrou de blocage commun aux deux roues dfun même essieu, verrou constituant un ensemble rigide déplaçable sensiblement perpendiculairement par rapport à l'axe, un elément de guidage axial étant disposé entre l'axe et le verrou limitant leur jeu axial au strict nécessaire tout en permettant les mouvements d'engagement et de dégagement du verrou, l'ensemble étant disposé de telle façon que l'écartement des roues est variable et permet au véhicule de circuler sur des votes dont l'écartement est différent, le verrou comprenant une partie disposée à l'intérieur de l'axe, constituée par une barre portant deux dents situées an droit des bagues de positionnement axial de chaque roue et coopérant avec elles, le dispositif mécanique de commande des mouvements d' engagement et de dégagement du verrou comprenant deux bielles genouillères disposées de part et d'autre du verrou, bielles commandées depuis l'extérieur de l'essieu par deux pièces coulissant axialement et un organe intermédiaire transmettant les mouvements du mécanisme de commande à la barre du verrou et tendant, lors de la circulation normale de l'essieu, à le maintenir engagé et à lui transmettre les poussées d'engagement générées par la genouillère, poussées pressant les deux dents du verrou au fond de leurs logements ménagés dans les bagues de positionnement axial des roues, caractérisé en ce que la liaison entre l'organe intermédiaire de transmission du mouvement d'engagement et de dégagement du verrou et la barre du verrou autorise de petites oscillations de celles-ci, égalisant les poussées d'appui des deux dents du verrou au fond de leurs logements. Le dessin annexé représente, schématiquement et à titre d'exemple, diverses formes d'exécution de l'installation selon l'invention. Au dessin, les organes qui se correspondent d'une figure à l'autre portent le même chiffre de référence. Ce chiffre peut être affecté d'un indice a), respectivement b), suivant qutil désigne un organe existant symétriquement à gauche et à droite de l'installation. La fig. 1 est une vue en coupe axiale par un plan vertical de l'essieu selon une première forme d'exécution. Les fig. 2a, 2b, 2c et 2d sont des vues partielles de l'essieu de la fig. 1 en coupe axiale par un plan vertical, représentant schématiquement quatre positions différentes occupées successivement par le mécanisme de commande du verrou lors d'une manoeuvre de dégagement, respectivement d'engagement, du verrou. La fiv. 2a représente le verrou engagé et en position normale. La fig.2b représente le verrou engagé, les bielles genouillères étant en tension maximum. La fiv. 2c représente le verrou engage, les bielles genouillères étant en tension nulle. La fig. 2d représente le verrou dégagé. La fiv.5 est une vue partielle du verrou selon la fig. 1 dans un plan horizontal. La fig. 4 est une vue partielle du verrou en coupe axiale par un plan vertical représentant le verrou selon la deuxième forme d'exécution. La fig. 5 est une vue partielle d'une- variante du mécanisme de commande du verrou selon la fig. 4 équipé d'une lame de positionnement axial. La fig. 6 est une vue partielle d'une variante du mécanisme de commande du verrou équipé d'une barre articulée de positionnement axial. Les pièces principales suivantes sont représentées au dessin: 1 a - b la roue 2 a - b bande de roulement 3 a - b jante 4 a - b moyeu 5 - - - axe de l'essieu 6 a - b roulement extérieur 7 a - b bague intérieure du roulement 6 8 a - b couronne de rouleaux cylindriques du roulement 6 9 a - b bague extérieure du roulement 6 10 a - b roulement intérieur 11 a - b bague intérieure du roulement 10 12 a - b couronne de rouleaux cylindriques du roulement 10 13 a - b bague extérieure du roulement 10 14 a - b roulement à billes de butée axiale 15 a - b bague intérieure du roulement 14 16 a - b bague extérieure du roulement 14 17 a - b manchon d'attache de l'axe à la caisse 20 a - b bague de positionnement axial 21 a - b trou de blocage du grand écartement 22 a - b trou de blocage du petit écartement 24 - - - verrou de blocage 25 - - - organe intermédiaire du verrou 26 a - b dent du verrou 27 a - b cone de prolongement de l'organe intermédiaire du 34 a - b douille verrou 35 a - b patin de commande du verrou 36 a - b axe d'oscillation du patin de commande du verrou 37 - - - protection fixe 46 - - - axe d'articulation du verrou 47 - - - lames 48 - - - liaison des lames au verrou 49 a - b pièce de liaison des lames au levier genouillère 50 a - b lame de positionnement axial du verrou 51 a - b lame auxiliaire 52 a - b bossage du couvercle de fermeture 53 a - b fixation des lames auxiliaires au couvercle 54 a - b pièce d'appui de la lame de positionnement axial du verrou 55 a - b vis de réglage 56 a - b contre-écrou de blocage 57 a - b fixation de la lame auxiliaire à la piece d'appui 54 58 a - b barre de positionnement axial du verrou 59 a - b articulation 69 a - b appui de la barre 58 a - b 61 a - b rail de commande de la manoeuvre du verrou 62 a - b butée axiale 4 a - b jeu de pièces de serrage 75 a - b rondelle ressort 76 a - b douille de fermeture 77 a - b anneau en deux pièces de butée 78 - - - barre du verrou 7g a - b pièce coulissant axialement 80 a - b axe d'artieulation 81 a - b patin intérieur d'appui 82 a - b patin extérieur d'appui 85 la - b bras de prolongement 84 a - b bielle genouillère 85 a - b axe d'articulation de l'organe intermediaire du verrou 86 a - b nervure de la liaison de la bielle genouillère 84 87 a - b surface de la bielle genouillère 84 de dégagement du verrou 88 a - b surface fixe 89 a - b joint d'étanchéité 90 a - b couvercle de fermeture 91 a - b orifice de passage du bras L'essieu est constitué par un axe 5 se terminant par un manchon comprenant une rainure dans laquelle est monté un anneau de butée 77 en deux pièces. Cet anneau, compte tenu de l'effet du manchon 17 d'attache de l'axe à la caisse et de la douille de fermeture 76, bloque axialement par déformation élastique de la rondelle ressort 75 toutes les pièces montées sur l'essieu 5, à savoir les douilles 34 et les couronnes intérieures 11 et 7 des roulements à rouleaux cylindriques 10 et 6, en les pressant fortement les unes contre les autres. Le manchon 17 d'attache de l'axe à la caisse peut Aetre utilisé, s'il y a lieu, sous une forme différente pour attacher l'essieu au cadre d'un bogie. Disposées symétriquement par rapport à l'axe médian, deux bagues de positionnement axial 20 glissent sur la surface extérieure de l'axe 5. Chacune de ces bagues porte un roulement à billes 14 constituant une butée axiale et comprenant une bague intérieure 15 fixée sur ladite bague 20 et une bague extérieure 16 fixée au moyeu 4 de la roue I qui porte, d'autre part, deux roulements à rouleaux cylindriques aussi écartés l'un de l'autre que possible 6 et 10. Au lieu de prévoir un guidage à trois éléments, deux roulements à rouleaux 6 et 10 et un roulement à billes 14, il est possible de combiner l'effet des deux derniers éléments en montant, par exemple, le roulement à rouleaux 10 sur le manchon 20 en lieu de place du roulement à billes 14. il faut alors prévoir une autre exécution de ce roulement à rouleaux 10 lui permettant de supporter simultanément des charges radiales et axiales. Cette simplification est possible, car vu la position relative de la bande de roulement 2, des couronnes 8 et 12 des roulements à rouleaux 6 et 10, la plus grande partie de la charge verticale est absorbée par le roulement 6, et le roulement 10 n'en supporte qu'unie très faible partie. La roue comprend en outre un voile 4 se terminant par une jante 5 sur laquelle est fixée la bande de roulement 2 proprement dite. L'installation comprend en outre un verrou de blocage 24 constitué d'une barre centrale 78 portant deux dents 26a et 26b pénétrant chacune dans un orifice correspondant ménagé dans chaque bague 20a et 20b de positionnement axial pour en déterminer la position. Le verrouillage, respectivement le déverrouillage, des roues 1 est obtenu par un déplacement du verrou 24 engageant, respeetivement dégageant, ses dents 26 dans les logements ménagés dans les bagues de positionnement axial 20 pendant ces manoeuvres qui se font sensiblement perpendiculairement par rapport à l'axe, le verrou reste guidé axialement selon les divers moyens, par exemple comme indiqué à la fig. 1, par guidage de la surface extérieure d'au moins une dent 26a ou 26b par rapport à l'axe 5. La barre 78, constituant avec les dents 26 le verrou 24, est fixée par l'articulation 46 à un organe intermédiaire 25 qui se prolonge jusqu'aux extrémités de l'axe par des éléments coniques 27. Ces derniers constituent avec la pièce centrale 25 une barre 78 traversant l'essieu sur pratiquement toute sa longueur. Le mécanisme de manoeuvre est situé aux deux extrémités de l'essieu et monté entre lui et les extrémités de cette barre 78. Cet axe porte, dans le cas des fig. 1 et 2, une bielle genouillère 84 dont l'autre extrémité est articulée en 80 par rapport à une pièce coulissant longitudinalement 79. Cette pièce se prolonge par l'intermédiaire d'un bras 85 vers l'extérieur de l'essieu et traverse par un orifice 91 le couvercle de fermeture 90 monté à chaque extrémité de l'axe 5.Ce bras 8) porte un patin de commande du verrou 35 oscillant autour d'un axe 36. La pièce 79 coulissant longitudinalement appuie contre la surface intérieure de l'axe et contre une surface du couvercle de fermeture 90 par l'intermédiaire des patins d'appui intérieurs 81 et extérieurs 82. Dans le cas de cette figure, la bielle genouillère 84 est constituée par deux côtés entourant les extrémités de la barre du verrou 78, ainsi qu'une partie de la pièce coulissant longitudinalement 79. Ces deux côtés sont reliés par une nervure 86 qui, en outre, dans la position "verrou engagé, prend appui contre la surface inférieure du bras 83 de prolongement. Les fig.2a, 2b, 2c, 2d représentent quatre positions différentes occupées successivement par les pièces constituant le mécanisme du verrou lors d'une manoeuvre de dégagement, respectivement d'engagement. L' essieu se trouve alors sur une station de changement d'écartement, non représentée au dessin, dont le fonctionnement est bien connu, et qui comprend un premier jeu de rails de commande de la manoeuvre du verrou 61a, agissant sur le verrou et provoquant son dégagement ou son engagement, le changement d'écartement des roues étant obtenu par une divergence ou une convergence des rails principaux. la disposition selon la fig. 2a est la même que celle de la fig.l, cependant le rail 61a de commande de la manoeuvre du verrou est représenté entourant le patin de commande 35a. Cette position correspond au verrou engagé sous tension normale, soit à la position qu occupe le mécanisme lorsque l'essieu arrive sur le matériel de voie et commence la manoeuvre de changement d'écartement. Les deux rails 61a et 61b, du fait de l'avance de l'essieu,- s'écartent et exercent une poussée sur les patins 35 tendant à les écarter l'un de l'autre. L'axe d'articulation 8o a tendance à sortir de l'essieu. la fig. 2b représente la position relative des mêmes pièces lorsque l'axe d'articulation 80 par rapport à la bielle genouillère se trouve dans un même plan vertical que l'axe d1articula- tion 85 par rapport à la pièce coulissant longitudinalement. Dans cette position, l'axe d'articulation 85 se trouve abaissé, la barre du verrou 78 est fléchie au maximum, les bielles genouillères 84 exercent une poussée verticale descendante sur les dents 26 du verrou qui appuient au fond de leurs logements. la fig. 2c représente la position de ces pièces au moment où la pièce coulissant longitudinalement 79 ayant continué son mouvement d'écartement, la bielle genouillère 84 arrive en contact, par l'intermédiaire d'une surface 87, avec une surface fixe 88 solidaire de l'essieu. Dans cette position, l'effort tendant à déformer la barre 78 est nul. Si l'on continue la manoeuvre d'é- cartement des pièces coulissant longitudinalement, les axes 85 sont soumis à un mouvement dsélévatloh la bielle genouillère 84 roulant avec un certain glissement contre la surface fixe 88. A ce mouvement d'élévation correspond le dégagement des dents du verrou. Eh fin de manoeuvre, le dégagement est total, comme représenté à la fig.2d. Pour provoquer le verrouillage, il suffit d'exécuter dans le sens inverse les mêmes manoeuvres que celles mentionnées ci-dessus, en rapprochant l'un de l'autre les patins 55a et 35b, jusqu'à ce que leur position corresponde à celle de la fig.2a. la barre du verrou est soumise à une flexion tendant à enfoncer et à presser les dents du verrou 26 au fond de leurs logements. D'autre part, le point supérieur de la nervure 86 de liaison des deux joues de la bielle 84 arrive en contact avec le bras 83 de manoeuvre de la pièce coulissante et constitue ainsi une butée mécanique de fin de course. Il est à relever que l'axe d'articulation 80 est situé plus à l'intérieur de l'essieu que l'axe d'articulation 85. I1 en résulte que la position verrou engagé est une position stable pour l'ensemble du mécanisme.la déformation de la barre provoque une réaction tendant à appuyer la pièce coulissant longitudinalement contre ses surfaces de glissement, à savoir celles du tube de l'axe 5 et celle du couvercle 90. L'importance de cette déforma tion et des efforts nécessaires à la manoeuvre dépend de la forme des pièces en présence. Une fois la manoeuvre de dégagement du verrou exécutée, le changement d'écartement se fait automatiquement. En effet, comme chaque roulement à rouleaux cylindriques permet un déplacement axial d1une de ses bagues par rapport à l'autre, meme sous charge, la roue se déplace automatiquement axialement en roulant sur le dispositif de changement de voie. Une fois le nouvel écartement obtenu, il suffit d'arrAeter le déplacement et de provoquer le mouvement de réengagement du verrou pour fixer la position des roues selon le nouvel écartement. La fiv.5 est une coupe par un plan horizontal du verrou, elle montre l'articulation 46 liant le verrou 24 constitué par une barre 78 portant deux dents 26a et 26b à l'organe intermédiaire du verrou comprenant une pièce centrale 25 prolongée de part et d'autre par des carnes 27a jusqu a la liaison avec le mécanisme de manoeuvre. Le rôle de l'articulation 46 montée entre le verrou et sa barre de commande est d'assureur l'équilibrage des efforts pressant les deux dents 26 du verrou, au fond de leurs logements. la fig. 4 représente une autre forme d'exécution d'un mécanisme de verrouillage. Dans ce cas, les mécanismes genouillères sont rapprochés du verrou, donc placés plus près du centre, les bras 83 étant prolongés en conséquence. Le fonctionnement du me- canisme reste le même que dans le cas des fig. 1 et 2. Ici, cependant, la barre du verrou est constituée par un empilage de lames 47 attaché en son milieu 48 au milieu de la barre du verrou 78 et en ses extrémités aux axes 85 d'articulation des leviers genouillères 84, par l'intermédiaire de pièces de liaison 49. La présence des lames permet, du fait de leur élasticité, de petites oscillations du verrou autour d'un axe horizontal. Elles jouent le même rAcle que l'articulation 46 de la fiv.5. Enfin, la fig.5 représente, à plus petite échelle, une mAeme solution constructive que la fig.4 complétée cette fois par des lames de positionnement axial. Eh effet, l'une des lames 50 de l'empilage 47 qui est attachée en son milieu sensiblement au milieu du verrou est prolongée de part et d'autre du mécanisme genouillère jusque vers les extrémités de l'essieu. Une pièce d'appui 54 est fixée à chaque extrémité de la lame 50 et porte perpendiculairement à celle-ci 57 une lame auxiliaire 51 qui, elle, est fixée 53 à son extrémité supérieure contre un bossage 52, solidaire du couvercle de fermeture 90 qui porte, d'autre part, une vis de réglage 55 dont l'axe correspond à celui de la lame 50, et un contre-écrou 56 qui permet d'immobiliser la vis de réglage 55. Le fonctionnement de l'ensemble est le suivant: Lorsque le verrou est engagé, la lame 50 est sensiblement rectiligne, les vis de réglage appuient contre les pièces d'appui 54 et sont bloquées. Dans cette position3 si le verrou est soumis à des poussées en provenance d'une roue, celle-ci est transmise au verrou et tend à le déplacer axialement. Ce mouvement est impossible du fait qu'il n!y a pas de jeu axial entre I'éssieu et le verrou prolongé par les lames 50. Les seuls déplacements possibles du verrou sont ceux correspondant à la compression de ces pièces, ils sont donc très faibles. Cependant, cette liaison rigide et sans jeu autorise les mouvements de dégagement du verrou, ainsi qu'ils sont représentés au dessin, à la fiv.5, par un trait pointillé. En effet, lors du dégagement du verrou, les lames 50a et 51 sont arquées très faiblement. Les pièces d'appui 54 se rapprochent très légèrement. Il convient de prendre toutes les précautions nécessaires, de telle façon que les lames 50 soient suffisamment rigides pour éviter leur flambage sous l'effet des poussées de compression et pour qu'elles restent assez souples pour ne pas ganter les manoeuvres de dégagement du verrou. On pourrait aussi'ajouter des dispositifs empêchant le flambage éventuel. L'exécution selon la fig.4 représente l'organe intermédiaire du verrou 25, exécuté sous la forme d'un empilage de lames élastiques. Il est évident que cet organe doit avoir une certaine élasticité pour permettre les mouvements du mécanisme genouillère et assurer le maintien des forces d'appui des dents. Mais si la flèche nécessaire de cet organe est suffisamment faible, l'empi- lage de lames peut être remplacé par une lame unique, jouant le même rAcle. Les fig. 4 et 5 représentent l'ensemble des organes de verrouillage dans leurs positions correspondant au verrou engagé. Alors, vu que l'organe intermédiaire du verrou 25 est rectiligne et qu'il doit transmettre au verrou 25 un effort d'engagement, il faut que les lames de l'empilage constituant l'organe intermédiaire du verrou soient légèrement arquées de fabrication. Leur redressement en rectiligne correspond déjà à une déformation assurant la transmission désirée d'efforts. Le mécanisme de la manoeuvre d'engagement et de dégagement du verrou permet une action directe du rail sur la position du verrou 24. En effet, bien que le mécanisme coprenne un élément comme la barre 78 ayant une certaine élasticité, élément situé dans la channe des appareils reliant le patin de commande 55 au verrou 24, il y a correspondance entre les courses de ces deux éléments. I1 en résulte que l'action du patin est directe, aussi bien dans le sens d'une manoeuvre d'engagement que de dégagement du verrou, ce qui constitue un facteur important de sécurité. La fig. 1 représente les bagues extérieures 9 et 13 des roulements à rouleaux 6 et 10 comme si elles étaient constituées par une seule pièce. Il est évident que ces bagues peuvent, suivant le cas, être exécutées en une seule ou en plusieurs pièces séparées, ou non, par des douilles intermédiaires. Chacune des formes d'exécution ou variante représentées assure le positionnement axial par une bague 20 qui est immobile sur l'axe, bien entendu en dehors des instants où une opération de changement d'écartement est en cours. Alors cette bague se déplace sur l'axe, le mouvement étant commandé par celui de la roue. Il est évident qu'il est nécessaire de guider cette bague de telle manière que les trous de blocage 21 ou 22 se présentent devant les dents 26 du verrou. Ce guidage est assuré par des éléments non représentés au dessin, constitués, par exemple, par une rainure ménagée dans la bague 20 et un téton fixé sur l'axe et pénétrant dans ladite rainure dont le tracé peut Aetre rectiligne ou hélicoidal. L'installation comprend en outre les dispositifs usuels nécessaires à la bonne conservation des pièces, soit par exemple les divers joints permettant d'isoler l'intérieur de l'axe et des roues de l'air ambiant pouvant provoquer l'oxydation de certaines pièces. En outre, il est nécessaire de prévoir des graisseurs permettant d'assurer un bon graissage des pièces et d'autres eléments pour l'évacuation dtun éventuel excès de graisse. La commande des mécanismes de verrouillage décrits est réalisée par des patins 55. Il est évident que d'antres éléments peuvent aussi convenir, par exemple des galets. La fig. 1 montre une disposition constructive particu7ière des dents du verrou, selon laquelle celles-ci peuvent être démontées lorsque l'écartement des roues correspond à la voie normale, sans avoir à démonter d'autres pièces, réserve faite de bouchons et quelques vis. Ainsi, 11 ensemble du mécanisme de manoeuvre du verrou peut être démonté de l'essieu proprement dit, l'axe 5 et les roues complètes 1 restant en place. Il est donc aisément possible de contrer le comportement de ce mécanisme, car les travaux nécessaires à cette opération sont de peu d'importance et faciles. La fig. 5 représente une solution constructive dans laquelle le guidage axial est réalisé par une lame souple. De nombreuses autres formes d'exécution sont possibles. On pourrait notamment, selon la fiv. 6, remplacer la lame par une barre creuse ou non, articulée par rapport à l'organe de transmission des mouvements d'engagement et de dégagement du verrou 25 et prenant appui BOa, 60b, lorsque le verrou est engagé par son extrémité contre une surface 62b d'une butée axiale solidaire du couvercle de ferme ture 90a, 90b. Revendications 1. Essieu à écartement variable, comportant un axe non tournant attaché au voisinage de ses extrémités à la caisse du véhicule ou à son châssis, respectivement au châssis d'un bogie, cet axe étant creux et portant entre ses points d'attache au véhicule les roues tournant par l'intermédiaire de roulements à rouleaux cylindriques, la position axiale de chaque roue étant déterminée par celle d'une butée axiale portée par une bague de positionnement axial déplaçable axialement, mais dont la position est normalement déterminée par un verrou de blocage commun aux deux roues d'un même essieu, verrou constituant un ensemble rigide déplaçable sensiblement perpendiculairement par rapport à l'axe, un élément de guidage axial étant disposé entre l'axe et le verrou limitant leur jeu axial au strict nécessaire tout en permettant les mouvements d'engagement et de dégagement du verrou, l'ensemble étant disposé de telle façon que l'écartement des roues est variable et permet au véhicule de circuler sur des voies dont l'écartement est différent, le verrou comprenant une partie disposée à l'intérieur de l'axe constituée par une barre portant deux dents situées au droit de la bague de positionnement axial de chaque roue et coopérant avec elle, le dispositif mécanique de commande des mouvements d'engagement et de dégagement du verrou comprenant deux bielles genouillères disposées de part et d'autre du-verrou, bielles commandées depuis l'extérieur de l'essieu par deux pièces coulissant axialement et un organe intermédiaire transmettant les mouvements du mécanisme de commande à la barre du verrou et tendant, lors de la circulation normale de 11 essieu, à le maintenir engagé et à lui transmettre les poussées d'engagement génerées par les genouillères, poussées pressant les deux dents du verrou au fond de leurs logements ménagés dans les bagues de positionnement axial des roues, caractérisé en ce que la liaison entre l'organe intermédiaire de transmission du mouvement d'engagement et de dégagement du verrou et de la barre du verrou autorise de petites oscillations de celle-ci, égalisant les poussées d'appui des deux dents du verrou au fond de leurs logements. 2. Essieu selon la revendication 1, caractérisé en ce que la liaison entre l'organe intermédiaire de transmission du mouvement d'engagement et de dégagement du verrou et la barre du verrou comprend une articulation. 5. Essieu selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'organe intermédiaire de transmission'du mouvement d'engagement et de dégagement du verrou est constitué par au moins une lame attachée, d'une part, en son milieu au milieu de la barre du verrou et, d'autre part, en ses extrémités aux deux bielles genouillères, l'élasticité de la lame autorisant de petites oscillations de la barre du verrou. 4. Essieu selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'au moins une lame attachée en son milieu à la barre du verrou prend, d'autre part, lors de la circulation normale de l'essieu, appui par deux butées contre des pièces solidaires de l'axe de l'essieu et réalise le guidage axial de la barre du verrou tout en autorisant ses mouvements d'engagement et de dégagement. 5. Essieu selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'au moins une lame de l'organe intermédiaire de transmission du mouvement d'engagement et de dégagement du verrou est prolongée de part et d'autre des bielles genouillères jusque vers les extrémités de l'essieu où elle est guidée, l'ensemble étant disposé pour autoriser, lors des manoeuvres de changement d'écartement des roues, les mouvements de dégagement et d'engagement du verrou en provoquant une légère flexion de la lame et, lorsque le verrou est engagé pour conférer à cette lame une forme rectiligne, cette lame prenant alors appui à chaque extrémité contre une butée et assure le guidage axial du verrou. 6. Essieu selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'au moins l'une des deux butées d'appui est réglable.