Les enrobages bitumineux a chaud, notamment l'enrobage à chaud sans provoquer la formation de poussière où le liant bitumineux, contrairement à l'enrobage à chaud conventionnel, participe déja au séchage et au chauffage des granulats, se pratiquent presqu'exclusivement en tambours-sécheurs horizontaux légèrement inclinés dans le sens de l'évacuation des matériaux divisés traités. Ils sont appelés activateurs" quand le liant et éventuellement un dope d'adhésivité participent à la phase de séchage-chauffage. L'invention propose des activateurs verticaux pouvant également servir de tambours-sécheurs.Ils se composent de deux tambours cylindriques concentriques. Le tambour cylindrique intérieur forme la partie fixe de la chambre de combustion, avec chauffage par un brûleur centré à sa partie supérieure. Le tambour cylindrique extérieur est mobile et tourne autour de son axe vertical. La couronne cylindrique ainsi délimitée par les deux tambours cylindriques concentriques est aménagée en sorte qu'une multitude de plateaux superposés, entrainés par le mouvement du tambour mobile extérieur ou rotor, constituent un prolongement étagé des moyens d'alimentation de l'activateur vertical. L'idée de chauffer et de sécher des granulats dans une couronne cylindrique, formée par deux tambours concentriques, a déjà été proposée sous forme de tambours-sëcheurs horizontaux. Depuis que par nos brevets, issus du brevet de base français nO 1.516.830, nous avons pu montrer les simplifications que les activateurs apportent par rapport aux tambours-sécheurs conventionnels, notamment en ce qui concerne 1 'économie du système complexe de dépoussiérage, avec le transfert de l'action d'enrobage à l'intérieur de 1 'activateur, permettant de supprimer le malaxeur et de réduire ou de supprimer l'exhausteur, l'invention proposée va plus loin dans le sens d'une meilleure utilisation de ces avantages acquis et dans le séns d'une élimination d'autres inconve- nients, principalement en ce qui concerne les effets de la flamme sur les granulats, en apportant,en sus,des simplifications constructives, ouvrant la voie à une facile standardisation. En effet, dans le système d'activation à écoulement parallèle des granulats et des gaz chauds, la flamme est projetée violemment sur ces granulats, renfermant déjà leur dose de liant bitumineux, dès leur entrée dans l'activateur. Du fait qu'une partie des sables et des granulats de gros calibre n'ont, à ce stade, été touchés que ponctuellement ou pas du tout lors du prémélange à froid par le liant, ils ne sont pas suffisamment liés pour pouvoir résister au choc dynamique de la flamme, activée à l'aide d' air insufflé sous pression.Par contre, lors du prémélange à froid les fines et le liant forment des nodules volumineux qui, avec les gros granulats, par leur relative plus grande inertie, progressent normalement dans l'activateur, sans provoquer de la poussière, alors qu'une petite quantité de sable fin non encore lié, à grains d'un diamètre de l'ordre de dizièmes de mm, est emportée par le choc de la flamme et le courant des gaz chauds et, en cas de cheminée trop étroite et d'exhausteur trop puissant, enmenée à l'extérieur, non pas comme une poussière qui flotte au loin, mais comme un sable fin qui tombe aux environs immédiats de l'activateur. L'activateur vertical évite cet inconvénient parce que, én contre-courant les granulats prémélangés au bitume ne sont plus touchés par la flamme, mais uniquement par les gaz chauds projetés d'abord vers le bas sur toute la hauteur du tambour cylindrique fixe. Ils auront alors suffisamment perdu de leur force pour'être plus capables d'entraîner lesdits sables fins non encore enrobés que les gaz chauds ne rencontrent d'ailleurs que dans le haut de la couronne cylindrique, ayant encore à passer les chicanes naturellement formes par les plateaux tournants et les bases des surfaces inclinées. Les mesures qu'on est obligé de prendre contre ce phénomène dans les activateurs horizontaux ne sont donc pas nécessaires dans l'activateur vertical qui dispose déjà de chicanes suffisantes pour arrêter l'expulsion des sables fins. L'activateur horizontal tend à pallier cet inconvénient en allongeant, entre autres, le cylindre du tambour-sécheur dont on tend, pour des raisons évidentes, à maintenir le diamètre hors tout en-dessous de 2,50 m. L'activateur vertical, comme on le verra par la suite, n'a pas cette préoccupation de diamètre et peut donner une solution en largeur de beaucoup plus efficace et plus rationnelle que 1' allongement de l'activateur avec un diamètre à ne pas dépasser. Un autre avantage de l'activateur vertical sur l'activateur horizontal est le fait que l'activateur vertical place la flamme hors de portée des produits bitumineux, de sorte que la lente et progressive cokéfaction qui se forme près du foyer autour de la flamme sur les parois du tambour d'un activateur horizontal à partir de sable fin et de filler bitumineux, n'est plus possible. D'autre part, la position verticale de l'activateur et sa conception, font que la couronne cylindrique délimitée par le tambour fixe intérieur et le tambour mobile extérieur ou rotor, forme une vaste cheminée que l'on peut prolonger à volonté par une partie fixe, montée sur le couvercle fixe de fermeture supérieur de l'activateur et qui s'appuie sur au moins trois piliers fixes placés sur le pourtour de l'activateur. Par la grande section de cette suite de cheminées on obtient une chambre de combustion confortable avec un tirage naturel qui permet de fonctionner aussi sans exhausteur. Avant de procéder, à titre d'exemple, à la description des éléments de l'invention, illustrée par les planches de dessins I-ll à XI-ll, et faisant ressortir par la suite d'autres avantages, il convient de signaler que la verticalité de l'activateur permet de le monter au moyen d'éléments métalliques superposables, de préférence préfabriqués en fonte et éventuellement en béton pour la partie inférieure portante, autorisant des diamètres de rotor bien supérieurs à 3,00 m, sans pour cela nécessiter des transports de largeurs exceptionnelles. Ce fait permet de jouer, comme il sera montré plus loin, sur le débit d'un activateur vertical d'un diamètre donné, sans empêcher son utilisation pour toutes les opérations qui sont possibles dans les tambours horizontaux, comme le séchage pur et simple, 1' activation hydrophobante et notamment la transformation en enrobés utilisables de granulats prébitumés, pris sur des approvisionnements prébitumés à froid. Les planches de dessins à l'appui de la description au nombre de onze, numérotées I-ll à XI-ll sont données à titre d'exemples non limitatifs: - Pl. I-ll: Une coupe et une vue horizontale d'un sécheur, activateur, enrobeur vertical - Pl. II-ll: Une coupe verticale d'un sécheur, activateur, enrobeur vertical - P1.III-ll: Une coupe verticale partielle d'un sécheur, activateur, enrobeur vertical et une vue sur le silo et les fondations - Pi. IT7-ll: Exemples d'éléments préfabriqués dont se compose le tambour qylindrique intérieur fixe - P1. V-ll: Exemples d'éléments préfabriqués dont se compose le tambour cylindrique extérieur mobile - Pl. VI-il: Exemple de bras fixe de trituration sous forme de peigne - P1. VII Exemple de bras fixe sous forme de chasse matière ou évacuateur - Pi. VIII-ll: Exemple de cage entourant un sécheur-activateur enrobeur - P1. IX-il:: Exemple schématique de bras de trituration et d'évacuation par tranches de hauteurs successives de la charge d'un plateau - P1. X-ll: Exemple schématique de bras de trituration et d'évacuation par tranches de largeurs successives de la charge d'un plateau - P1. XI-il Dispositions générales d'un poste d'enrobage bitumineux doté d'un sécheur, activateur, en robeur vertical. La description de l'exemple d'activateur vertical qui suit concerne une installation où la composition granulométrique est volumétriquement contrôlée, en synchronisation avec l'addition du liant bitumineux, sachant que l'humidité est compensée en continu électroniquement. S'agissant d'un exemple très perfectionné, il convient de remarquer que le mode d'alimentation d'activateurs verticaux à partir d'un stock de matériaux prébitumés, simplifie 1' électronique de 17 installation. La bande transporteuse 1 amène en continu, soit de droite, P1. I-ll et II-11, soit de gauche, P1. III-ll, à volume contrôlé, les granulats composés et dosés par l'installation de dosage 2, P1. XI-ll. Leur débit est synchronisé avec un doseur en bitume continu 4. En cas de convoyeur-malaxeur 3 comme montré en yariante sur la P1. III-ll ou en cas de reprise par un bout de bande horizontale 3a, P1. I-ll et 11-11, ceux-ci débouchent dans la cheminée fixe 5 qui prolonge un secteur de la couronne cylindrique délimitée par la paroi cylindrique de la partie fixe de la chambre de combustion 6 et le rotor 7. En cas de malaxeur-convoyeur 3 le liant est donné sur les granulats dans la région 4.En cas d'alimentation directe par les bandes 1 et/ou 3a, des rampes 65 et 66, aménagées d'une manière visitable au niveau du plancher 52, audessus du plateau supérieur 9, assurent respectivement l'addition du liant bitumineux et l'addition de l'activant d'adhésivité. Deux rampes 65 pour le liant bitumineux et deux rampes 66 pour l'activant d'adhésivité permettent à la' foins une souplesse de dosage par différence et un échange facile pour le nettoyage. Dans le présent exemple, illustré par les dessins joints, la cheminée fixe prolonge la moitié, par exemple, de la section de la couronne cylindrique Les granulats humides et non encore chauffés arrivent en tangente à la couronne cylindrique dans une ouverture pratiquée dans la telle de fermeture verticale 8 de la cheminée 5 pour être repris par les plateaux 9 dont le sens de l'alimentation est indifférent pour un sens de rotation choisi en accord avec 1' orientation des bras fixes de trituration et d'évacuation. Les plateaux annulaires 9 reposent librement sur des appuis 10, solidaires du rotor 7.Les granulats bitumés ou qui le seraient sur le plateau supérieur 9, mais non encore enrobés, déposés sur le plateau supérieur 9 passent travers les peignes fixes 11, ici disposés radialement, de 30 en 300, au nombre de onze pièces par plateau. Ces peignes sont rendus solidaires avec la paroi du tambour cylindrique fixe 6 à l'aide de goujons cylindriques 14 et sont pratiquement immobilisés à l'aide de fourches 12, s'enclanchant dans des tenons 13 prévus sur la paroi extérieure du tambour cylindrique fixe 6, de manière à leur permettre de petits mouvements d'adaptation horizontaux et verticaux pendant la marche de l'activateur. Cette relative liberté de mouvement vertical est obtenue par le jeu prévu, dans d'étroites limites, par l'enfilage des goujons 14 dans les manchons 15 des peignes 11.Une certaine liberté de mouvement horizontal est obtenue par le jeu prévu entre l'ouverture de la fourche 12 et son tenon 13. En douzième position de peigne, c1est-à-dire quand les granulats auront fait un tour complet sur le plateau 9, se trouve un chasse-matière ou évacuateur 16, de forme triangulaire, qui vide le plateau pour rejeter les granulats sur le plateau 9 immédiatement inférieur où ils subissent le même traitement que sur le premier plateau et ainsi de suite, jusqu'à les amener, sous forme d'enrobé utilisable, de plateau à plateau, dans le silo 17 L'exemple non limitatif de peigne 11, représenté par la P1. VI-il, concrétise l'idée d'un mouvement de retournement à donner aux granulats à enrober qui, sous l'impulsion de la rotation du rotor, sont poussés dans les dents 57. Par l'orientation donnée aux dents du peigne, les granulats à enrober sont systématiquement écartés du bord des plateaux 9 et poussés vers le milieu, exception faite de la dent du milieu 58 du peigne dont la forme triangulaire à l'avant du peigne fait front au courant des matériaux sur le plateau 9. Elle fend la masse des granulats pour en rejeter à gauche et à droite. Là ils sont repris par les deux dents arrières 57 qui sont orientées de la manière indiquée en vue de ramener les matériaux de nouveau vers le milieu du plateau 9.Ces dents courantes 57 sont composées de lamelles disposées en quinconce dont l'inclinaison, alternativement en avant et en arrière, avec leur orientation en biais, ont pour but de remuer et de ramener les granulats en les retournant vers le milieu du plateau 9, en sorte que pendant son tour complet il ne tombe de ce plateau le moins possible de matière sur le plateau du dessous. L'évacuateur 16 de l'exemple qui présente ici une forme de chasse-neige triangulaire, a pour but de vider le plateau et de faire ainsi de la place pour les matériaux venant des plateaux supérieurs, y compris pour ceux provenant du courant de granulats admis dans l'activateur à son sommet sur le premier des plateaux 9. Si par construction on place les plateaux 9 à égale distance des parois du tambour cylindrique 6 et du rotor 7 on a, du c8té du rotor, une surface d'évacuation plus grande que du côté du tambour fixe. Dans ce cas les matériaux évacués du côté rotor ont tendance à le suivre dans son mouvement circulaire, entrainés le temps qu'ils .glissent sur les surfaces inclinées 19, solidaires du rotor.Surface d'évacuation plus grande et facilités de glissement font que le pan 59 de l'évacuateur 16 du cté du rotor peut etre plus grand. La pointe 61 de l'évacuateur est donc décentrée et divise la largeur du plateau 9 en deux bandes inégales dans le rapport des possibilités d'évacuation à gauche et à droite. En vue du transfert de l'enrobé en gestation de plateau à plateau, le tambour cylindrique fixe 6, extérieurement, et le rotor 7, intérieurement, sont munis de surfaces inclinées 18 et 19 judicieusement placées au niveau de chaque plateau 9 pour diriger, par l'intermédiaire des évacuateurs 16, les granulats provenant du plateau supérieur 9 sur le plateau du dessous 9 et finalement dans le silo 17. Dans le même temps le bru leur 20 projette sa flamme vers le bas et les gaz chauds se retournent au niveau du silo 17 pour remonter dans la couronne cylindrique faisant fonction à la fois de tambour mobile, de chambre de combustion mobile, de chambre de transmission de chaleur, de cheminée, dactivateur et de malaxeur. Les gaz chauds montants lèchent les granulats bitumineux descendants, ce qui crée un contre-courant favorable à une transmission optimale de la chaleur. Simultanément la chaleur rayonnante émanant de la paroi cylindrique de la chambre de combustion fixe rencontre une matière qui évolue, dans ses chutes successives de plateau à plateau, vers ce corps noir, couleur de bitume ou de goudron avide de rayonnement calorique qu'est l'enrobé bitumineux. Ainsi les conditions optimales sont réunies pour utiliser au mieux les calories fournies par le brûleur, ce qui est favorable à une réduction du parcours dans l'enceinte chaude des granulats à enrober, conditions qui ne sont pas aussi bien réunies dans les sécheurs horizontaux. Les difficultés de montage qui résulteraient du fait que le tambour fixe intérieur serait en une pièce et du fait que le rotor également serait en une pièce ont été résolues de telle sorte qu' à la place de constructions monoblocs les tambours sont décomposés en éléments préfabriqués, dont la faible hauteur, égale en principe à la distance verticale qui sépare deux plateaux 9, autorise leur transport par la route, sans avoir à recourir à des transports de largeurs exceptionnelles, alors-me-me que leur diamètre excède 2,50 m. De ce fait également le montage et le démontage de l'activateur vertical est facilité, sans avoir besoin d'engins de levage puissants.Du même coup le problème, autrement presque insoluble, de la pose et de la visite des peignes 11 et des évacuateurs 16, au cas où le tambour intérieur fixe 6, respectivement le rotor 7 étaient en une pièce, a trouvé sa solution avec le montage, alternativement avec les peignes 11 et les évacuateurs 16, des éléments 21, 22, 23 et 24, comme il sera montré plus en détail plus loin. Les planches IV-ll et V-ll donnent des éxemples d'éléments courants superposables 21 du tambour cylindrique fixe 6 ainsi que de ceux du rotor 7, 23. Les éléments exceptionnels inférieurs 24 et 22 y figurent également. Les éléments superposables 21, 22, 23 et 24 sont étudiés pour être le plus légers et leurs formes conçues pour donner le moins de difficultés possibles au modeleur et au fondeur au cas où ils sont coulés en fonte. L'élément courant 21 du tambour fixe intérieur 6 comporte la paroi cylindrique 40 et la paroi inclinée annulaire 41, cette dernière faisant corps avec une paroi annulaire horizontale 42. La saillie formée par la paroi inclinée annulaire 41 et la paroi horizontale 42 est renforcée dans sa pointe par une masse de métal 43 et avance suffisamment loin dans le rotor 7, au-dessus du plateau 9, pour que tout ce qui tombe d'un telplateau soit dévié, par la paroi inclinée annulaire, sur l'intérieur du plateau 9 qui se trouve en aval. Pour ce faire l'inclinaison de la paroi inclinée annulaire 41 doit avoir une pente suffisante pour que les granulats enrobés et en cours d'enrobage glissent bien. L'angle que fait la génératrice de l'anneau incliné avec l'horizontale doit être de l'ordre de 50 à 600. L'élément exceptionnel 22 est dimensionné de la même manière et comporte en plus quatre tenons 25 destinés à s'emboîter avec un jeu suffisant dans quatre colonnes creuses 31, en sorte que la dilatation puisse librement jouer et le couple horizontal être équilibré. Chaque élément comporte des plaques de renforcement 13 faisant simultanément fonction de tenons pour maintenir avec jeu les peignes 11 et les évacuateurs 16, ainsi maintenus en position pratiquement immobile par la paroi du tambour cylindrique 6. Au droit de chaque renforcement, respectivement tenon 13, est ménagé un trou circulaire vertical 53 servant à loger les goujons cylindriques 14 qui maintiennent ensemble, avec un certain jeu, les éléments 21 et 22 dont se compose le bas du cylindre fixe intérieur. En même temps les goujons 14, dont la longueur normale correspond à une hauteur d'élément 21, servent à enfiler les peignes 11 et l'évacuateur 16 par leurs manchons 15 au fur et à mesure du montage de l'activateur. A remarquer que les joints horizontaux entre les éléments superposés ne requièrent pas une étanchéité parfaite. La tôle annulaire horizontale 42 peut avancer vers l'inté- rieur du tambour cylindrique fixe 6 au-delà du prolongement vertical de la paroi 40 dans le but de pouvoir y assoir, si besoin était, au moins dans la région de la flamme, un revêtement ou une chape réfractaire. Les éléments courants 23 dont se compose le rotor 7 comportent une paroi annulaire horizontale 44 qui fait corps avec une paroi cylindrique verticale 45, elle-même solidaire d'une paroi annulaire inclinée 46 qui se termine en arête vers l'intérieur du rotor, avançant suffisamment pour que tout ce qui tombe d'un plateau 9 soit dévié par la paroi annulaire 46 sur l'intérieur du plateau 9 situé en aval. La paroi 44 s'emboîte dans la pointe de la paroi annulaire inclinée 46 en formant le joint vertical et horizontal 47.L'angle que forme la génératrice de l'anneau in cliné 46 avec l'horizontale doit être de l'ordre de 50 à 60 . Les éléments 23 ne s'appuient pas uniquement les uns sur les autres par le joint 47, mais également par les bases des renforcements triangulaires vertcaux 48, soigneusement, comme d'ailleurs le joint 47, rectifiés au tour. Les appuis 10 pour les plateaux 9 sont des parois verticales prévues en porte- -faux sur les éléments 23 et 24. Ils sont orientés radialement et comportent un arrêt vertical 28 qui a pour but d'empêcher les plateaux annulaires 9, librement posés sur les appuis 10, de glisser vers les parois du rotor 7 ou, ce qui revient au même, du tambour cylindrique fixe 6. La position de cet arrêt tient compte de la dilatation maximum qui peut se produire. En variante, les supports 10, au lieu d'être verticaux, sont disposés en oblique, en sorte que d'après le sens de rotation du rotor dont ils sont solidaires, ils amorcent un mouvement d'air ascendant par suite de 1'effet d'hélice ainsi obtenu. Tout autre dispositif prévu dans le but de créer un courant ascendant dans la couronne cylindrique fait partie de l'invention. L'élément exceptionnel 24 repose, par 1 'intermédiaire du roulement à billes 26 sur un anneau en métal dur 38. L'élément normal 23 repose sur l'élément exceptionnel 24 de la me-me manière que les éléments courants 23 entre eux. Mais pour l'élément exceptionnel 24, à la place des renforcements 48 des éléments courants 23, se trouve un anneau triangulaire plein 49 qui comporte une rainure 50 pour loger les billes du roulement à billes 26. Les mêmes supports 10 que prévus sur les éléments 23 font partie de l'élément 24 et font, comme pour les éléments 23, bloc avec cette pièce. Plusieurs solutions s'offrent pour faire écouler l'enrobé à partir de ltelement 24 dans le silo 17, dont nous retenons celle qui offre une meilleure répartition de l'enrobé dans le silo et qui décompose le silo en deux parties troncniques, l'une fixe 17, reposant sur la pièce portante 27, l'autre mobile 51, solidaire du rotor et tournant, en léger recouvrement sur le silo fixe, sur la paroi duquel il pourra éventuellement s'appuyer par 1' intermé- diaire d'un deuxième roulement à billes tournant en dehors du champ des poteaux fixes 31 et pouvant avoir un effet de centrage sur le rotor. Le montage de l'activateur vertical sans production de poussière que nous avons pris comme exemple, procède de la manière suivante: Sur la fondation 32 et le support tronconique 27 avec son silo 17, préalablement mis en place, en se servant éventuellement de la cage formée par les poteaux 35, l'anneau 63 et les poutres radiales 64, figurée par la-planche VIII-ll, on monte le premier élément, exceptionnel, 22 du tambour cylindrique intérieur fixe 6. I1 n'a d'exceptionnel par rapport à l'élément courant 21 que quatre tenons 25, de préférence à section circulaire, et douze trous de clavetage circulaires 53, obturés à leurs bases. Les tenons 25 viennent se loger, avec un jeu qui tient comte des effets de dilatation, sur quatre pylnes 31 qui sont encastrés et solidaires avec l'anneau troncônique ajouré 27 en fonte ou en béton armé, également préfabriqué. Ensuite le premier élément exceptionnel inférieur 24 du rotor, qui comprend la partie mobile 51 du silo, est mis en place avec son roulement à billes 26 sur un anneau 38 en fonte dure, parfaitement plan et horizontal, encastré dans le support de silo 27,s'il est en béton armé.Le plateau inférieur rotatif 9, transporteur de ltenrobe, est alors mis en place sur ses supports 10, sans que le plateau 9 lui-me-me ne soit en aucune manière solidaire avec une pièce quelconque du rotor, afin qu'il puisse librement se dilater et s'adapter à la dilatation générale dûe au chauffage ainsi qu'aux retraits en période de refroidissement. Une simple-butde circulaire verticale 28, prévue sur les supports tournants des plateaux 9, leur assigne les limites de décentrement tolérable. Avant de placer les peignes 11 on monte le deuxième élément 21 du tambour intérieur fixe, c'est-à-dire le premier de la série normale. Le plateau annulaire 9 ayant été mis en place précédemment reste complètement accessible à ce stade de montage. I1 peut donc librement être muni de ses onze peignes 11 et de son évacuateur 16 en les enfourchant sur les tenons 13 prévus sur la paroi extérieure du tambour cylindrique fixe 6 et ceci par l'intermédiaire des fourches 12, en les clavetant à l'aide de goujons de fer rond 14 par 1' intermédiaire des trous 53 prévus à cet effet dans la pointe des surfaces inclinées 18,solidaires de la paroi cylindrique du tambour 6. Ces goujons 14 s'engagent, avec jeu, dans le manchon 15, support des peignes 11 et du chasse-matière 16. Les peignes 11 et le chasse-matière 16 s'appuient sur le plateau annulaire 9 par leur propre poids. La suite du montage de l'activateur vertical se fait avantageusement en s'aidant. pour leur levage,de la cage 35, 63, 64 dans l'ordre: - Mise en place du deuxième élément 23 du rotor, c'est-à-dire du premier de la série normale - Mise en place du deuxième plateau annulaire 9 - Mise en place du tmisième élément 21 du tambour intérieur fixe 6 - Mise place des onze peignes 11 et de l'évacuateur 16 sur le deuxième plateau 9, avec clavetage, comme précédemment, à 1' aide des bouts de tige de fer 14 - et ainsi de suite, suivant la hauteur que l'on veut donner à l'activateur. I1 est rappelé que les éléments 21 et 22 du tambour cylindrique intérieur fixe sont conçus pour recevoir, en cas de besoin, un revêtement réfractaire individuel intérieur, mais dans l'inter8t d'une bonne transmission de la chaleur rayonnante on n'aura recours à ce revetement qu'au cas où les éléments 21 ne peuvent être prévus avec une résistance suffisante à la flamme. Le brûleur 20 se compose d'éléments connus ayant fait leur preuve. La cheminée fixe 5 épousant la forme d'un secteur de la couronne cylindrique faisant fonction de cheminée rotative, prolonge cette couronne cylindrique, sans que le secteur de prolongement puisse empièter plus que nécessaire sur les surfaces qui donnent accès au brûleur. La cheminée, fixée sur le couvercle supérieur 54 de l'activateur vertical. est prolongé au-delà du brûleur et a au moins 2,50 m de hauteur à partir du couvercle de fermeture 54, ce dernier comportant un plancher de travail 52, isolé du couvercle 54 par une couche d'air ou/et par tout autre moyen d'isolation efficace, le tout supporté par au moins trois piliers verticaux 35..Le plancher 52 supporte, le cas échéant, le malaxeur-convoyeur 3 ou le bout de bande 3a, le doseur de liant 4 ainsi que les moyens d'accès au brûleur. Par une ouverture de service ce plancher donne accès à deux rampes de dosage de liant 65 et d'activant 66. La partie basse de l'activateur comporte le silo 17 de réception de l'enrobé à la sortie de la couronne cylindrique de l'activateur, silo évacué par intermittence par un skip, donc par des moyens connus des postes d'enrobage bitumineux. Dans l'exemple décrit une grande couronne dentée 29 est montée sur le corps de l'élément exceptionnel inférieur 24 du rotor 7 par l'intermédiaire de ressorts 62, propres à neutraliser les effets de dilatation, comme cela se fait sur les couronnes dentées annulaires des tambours-sécheurs, respectivement activateurs horizontaux. Le moteur réducteur à vitesse variable 68 entraine le rotor de 1' activateur vertical par l'intermédiaire d'une roue dentée 39 placée sur son axe de sortie ou par tout autre moyen de transmission adéquat connu. Plusieurs cas de supports tronconiques 27 de l'activateur vertical, en combinaison avec le silo fixe 17, peuvent être considérés; nous en citons trois: a) La pièce 27 est en béton armé. Ce pourrait également être un élément moulé d'avance comme figuré par l'exemple. Par ses dimensions elle ne nécessite pas non plus un transport d'une largeur exceptionnelle. Elle subit les charges et les réactions transmises par le rotor ainsi que les torsions subies par les quatre colonnes 31. Ces colonnes 31, de préférence en fonte, traversent dans ce cas le silo fixe-17 et en vue d'équilibrer les efforts de torsion qu' elles subissent, elles sont construites en une pièce, ensemble avec deux parois verticales 55, greffées sur les génératrices des quatre colonnes 31. Ces parois 55 se croisent suivant les diagonales du carré formé par les quatre colonnes 31.En vue de protéger l'enrobé fini qui se trouve au fond du silo et pour imprimer aux gaz chauds descendant un élan de retournement dans la couronne cylindrique, il est prévu une pyramide, dont la base carrée ouverte a la dimension du carré formé par les quatre colonnes 31 et dont la pointe se trouve sur l'axe vertical de l'activateur. Les faces 56 de cette pyramide, traversée sur la verticale de ses arêtes par e les parois en diagonale 55, sont judicieusement placés en hauteur et en pente pour favoriser au mieux l'écoulement fluide des gaz chauds. En cas de besoin les faces 56 de la pyramide sont protégées par une toile réfractaire, genre Cérafeld. b) La pièce 27 est en fonte, ajouré au maximum, pour diminuer son poids. Dans ce cas les colonnes en fonte 31 seront d'une même coulée et forment une seule pièce avec l'anneau tronconique ajouré 27. Dans ce cas il est préférable que le silo 17 non tournant fasse également partie de cette coulée et fasse bloc avec la pièce 27. c) La pièce 27 est soit en béton armé, soit en métal. On peut alors considérer le cas où la partie fixe du silo 17 forme un assemblage fixe avec les quatre colonnes 31 qui sont coulées ensemble avec le silo, le tout étant en fonte et posé sur la pièce 27 qui prévoit un ancrage pour éviter un glissement du silo avec ses quatre colonnes sur la pièce 27, sous l'action du couple de torsion. Quelle que soit la combinaison adoptée entre la pièce 27, le silo 17 et les quatre colonnes 31, le tout repose sur une fondation 32, de préférence en béton armé, que l'on peut également prévoir, comme dans l'exemple décrit, en une pièce moulée d'avance, sinon en une coulée sur place. I1 suffit de prévoir la hauteur nécessaire pour la course du skip d'évacuation de l'enrobé. Il suffit également de ménager la possibilité d'accès de quatre directions et ainsi répondre à toutes les éxigences d'implantation sur le terrain.Dans le cas de l'exemple, c'est-àdire si la fondation 32 est en béton armé moulé d'avance, ce but est atteint par les huit murettes 33 prévues sur cet élément 32 qui permettent de fermer par des parois mobiles 34 les côtés par lesquels l'accès du skip n'est pas nécessaire ou souhaité. La terre rapportée en comblant les tranchées charge la fondation et bute contre ces parois 33 et 34, contribuant ainsi à la stabilité de l'ouvrage. Trois poteaux 35 au moins, adaptEs aux efforts qu'ils auront à supporter, sont disposés autour de l'activateur vertical à des distances telles de la paroi extérieure du rotor, que trois ou quatre roues dentées folles 36 puissent être montées sur ces poteaux en s'engageant horizontalement dans la grande couronne dentée 29, absorbant élastiquement les réactions du moteur 68 d'entraîne- ment du rotor. Elles assurent, éventuellement avec le concours de la paroi mobile 51, appuyée sur le silo 17, 1? centrage du rotor. Les poteaux 35, relies à leurs sommets sur un anneau 63, par l'in- termédiaire de poutres radiantes 64, supportent le couvercle 54 coiffant l'activateur vertical, en sorte que l'ensemble des poteaux 35, encastrés à leurs bases dans des fondations en béton armé, reliés entre eux à leurs sommets par l'anneau 63 et les poutres radiantes 64, forment une cage solide pouvant absorber les réactions du moteur 68, des peignes 11 et des vacuateurs 16. Ils peuvent être dotés de dispositifs, coulissants ou non, conçus pour la manutention des éléments préfabriqués dont se compose l'activer teur vertical, en assurant ainsi son montage, son démontage et son entretien autonome. Trois poteaux 35 au moins encadrent l'activateur vertical et supportent son couvercle de fermeture 54 et la cheminée fixe 5.Ils supportent le brûleur 20 ainsi que le plancher de travail 52 prévu au sommet de -l'activateur. Ils servent également d'appuis aux escaliers ou échelles 67 d'accès à ce plancher. En outre ils comportent à leur partie supérieure des roues d'appuis lisses et folles 37, montées sur ressorts et s' appuyant dans la région de l'avant-dernier élément 23 sur le haut du rotor. De la même manière que les goujons 14 assurent le maintien en place des éléments préfabriqués dont est composé le tambour cylindrique intérieur fixe, il est utile de prévoir également un arrêt pour chaque élément du rotor en vue d'enrayer tout glissement circulaire d'un élément par rapport à l'autre. Le glissement de dé- centrage étant rendu impossible par le joint 47, il suffit, pour éviter un glissement circulaire, de Prévoir sur les parois annulaires horizontales 44 un trou fileté dans lequel est vissé un bou- lon par élément 23 dont les têtes dépassent la paroi 44 et qui butent contre l'un des renforcements radiaux et verticaux 48. I1 est à remarquer que des petits glissements circulaires éventuels ne sont pas préjudiciables au hon fonctionnement de l'activateur vertical. Les efforts de torsion transmis par l'élément en béton armé, respectivement en fonte, 27 sur l'élément de fondation 32 doivent également être absorbés. Dans ce but les pièces circulaires en béton armé 57, faisant partie de l'élément 32, ont été prévues. D'après les dispositions adoptées dans le cas de l'exemple décrit, les arrêts nécessaires sont fournis par les colonnes 31 qui s'engagent dans les pièces en béton 57. Comme la partie inférieure au moins de l'élément 32 sera enterrée, on peut calculer et assurer la stabilité de l'ouvrage. Soit-à construire un activateur vertical d'une puissance horaire de 150 tonnes. En admettant 3,20 m pour le diamètre intérieur du rotor et 1,60 m pour le diamètre extérieur du tambour cylindrique fixe, la couronne cylindrique délimitée par la paroi cylindrique du tambour fixe et le rotor aura une largeur de 3,20 - 1,60 = 0,80 m. Pour 2 une largeur de plateau annulaire de 0,50 m il reste de part et d' autre du plateau respectivement 0,15 m pour l'évacuation des plateaux et pour la circulation ascendante des gaz chauds. En chargeant les plateaux de 0,10 m en moyenne, le poids supporté par le plateau en granulats bitumés de densité 1,7 est de: 3,14 x 2(0,80 + 0,15 + 0,25) x 0,10 x 0,50 x 1,7 = 0,635 tonnes Pour un tour complet du rotor en 15 secondes, soit quatre tours par minute ou 240 tours par heure, le débit horaire est de 240 x 0,635 = 152 tonnes Pour un nombre de plateaux annulaires de neuf la durée de passage des granulats bitumés chauffés par conduction, convexion et rayonnement à travers la couronne cylindrique jusqu'au silo est de 9 x 15 = 135 secondes, soit 2 min. 15 secondes. A noter que pour un écartement en hauteur des plateaux de 0,40 m, la hauteur du rotor sera de l'ordre de 3,60 m. -Si pour un enrobé à partir de granulats d'humidité moyenne de 3 % et contenant 6 à 10 % de filler, 2 minutes 15 secondes de séjour dans l'ambiance chaude peuvent suffire, sachant que les granulats passent 9 x 12 = 108 fois à travers les peignes et les évacuateurs, il apparaît que pour obtenir un débit supérieur ou infé- rieur, toutes autres conditions pareilles, avec la même section transversale de l'activateur, à l'endroit-meme où il se trouve, il est nécessaire d'agir simultanément sur la durée de rotation unitaire et le débit du brûleur, en augmentant ou en diminuant le nombre de plateaux. Donc pour un temps de passage constant, soit 135 secondes, on a, en s'appuyant sur l'exemple ci-dessus: Dn = 152 x n 9 Dn étant le débit recherché et n le nombre de plateaux nécessaire qui lui correspond. Par exemple: Pour n = 12, D12 = 152 x 12 = 203 t/h, une rotation en 11,25 sec. 1 sus Pour n = 6, 6 = 9 x 6 = 101 t/h, une rotation en 22,50 sec. Si l'enrobé était de granulométrie plus ouverte par exemple ou que l'humidité des granulats était plus faible, ces facteurs permettraient d'augmenter le débit dans un activateur vertical donné, si le débit des plateaux peut suivre. I1 suffit d'augmenter à ce moment la vitesse de rotation du rotor, en accord avec un règlage du brûleur. Rien n'empêche d'ailleurs de pousser plus loin les dimensions de l'activateur vertical en augmentant le diamètre du rotor à 4,00 m par exemple, celui du tambour intérieur fixe à 2,00 m, sans sortir des conditions d'un transport en largeur normal par la route. I1 reste, pour les dimensions avancées, une largeur de couronne de 4,00 - 2,00 = 1,00 m. Si les passages latéraux sont prévus de 0,20 2 rn de large chaque, il reste 0,60 pour la largeur des plateaux. Avec un chargement moyen en granulats de 0,20 m de haut, le plateau supporte une charge totale de: 3,14 x 2(1,00 + 0,20 + 0,30) x 0,20 x 0,60 x 1,7 = 1,92 tonnes Pour une rotation complète en 15 secondes et 9 plateaux, le débit horaire de l'installation est de 1,92 x 240 = 460 tonnes. En augmentant le nombre de plateaux pour un temps de passage constant de 135 secondes, on dépasse facilement le débit de 500 tonnes par heure. Inversément, en réduisant toutes les dimensions de l'installation de 152 tonnes/heure du premier exemple aux 3/10 même de leurs valeurs, les calculs donnent pour la charge d'un plateau: 3,14 x 2(0,24 + 0,045 + 0,075) x 0,03 x 0,15 x 1,7 = 0,017 tonnes En maintenant le temps de passage à 135 secondes, le débit sera de 0,017 x 240 = 4,1 tonnes/heure, ce qui constituerait un modèle réduit valable. Ce serait également un petit poste d'enrobage valable dans l'hypothèse qu'un camion ayant été chargé au stock de matériaux grossièrement préenrobés, mais judicieusement dosés, serait associé, par une remorque par exemple, à ce modèle réduit d'activateur qui pourrait être alimenté à la main, pour éxécuter de petits travaux d'entretien. I1 peut produire environ 70 kg d'enrobé à la minute. Ces possibilités, poussées volontairement jusqu'aux extrêmes montrent que l'activateur vertical se prête facilement à une large standardisation, s'appuyant sur des éléments pouvant être préfabri- qués en grande série, pour une gamme, par exemple, de postes d'enrobage allant d'une production horaire de l'ordre de 100 tonnes à 300 tonnes, voire 400 tonnes, basés toujours sur les mêmes élé- ments composant le tambour cylindrique fixe, d'un diamètre donné et le rotor d'un diamètre donné, avec leurs silos et leurs chapeaux identiques, accordés sur des brûleurs et des moteurs adéquats. Si Q est la charge d'un plateau, en tonnes r le rayon extérieur du tambour cylindrique fixe, en m c la largeur de la couronne formée par le tambour cylin drique fixe et le bord du plateau, en m p la largeur du plateau, en m d la char e h la hauteur moyenn-du platean, en m i la densité de la matière chargeant ce plateau, en t/m3 on a:Q = 2iT(r + c/+ Si D est le débit horaire de l'installation, en tonnes t le temps pour une rotation du rotor, en secondes, on a: D = Q 60 60 = 3600 Q t t En remplaçant Q par sa valeur on a: n = 2X(r + c + Si T est le temps de séjour, en secondes, dans la couronne T cylindrique, n le nombre de plateaux, on a: t = n . En remplaçant t par sa valeur, on a: 2#3600(r + c + 2)pl#n T T Donc, pour un activateur donné, sa puissance horaire est proportionnelle au nombre de plateaux n et inversement proportionnelle au temps de séjour T. Soit pour un activateur donné: r = 0,90 m, c = 0,15 m, p = 0,60 m, T = constante = 135 secondes, h = 0,12 m. D'où le tableau suivant, en attribuant à n des valeurs allant de 4 à 13 et en désignant par d le de bit du brûleur pour un nombre de plateaux n = 9, en fixant pour ce cas que le tour du plateau a lieu en 15 secondes. La distance verticale e entre deux plateaux est une variable qui influe sur le flux des matières et des gaz chauds. Le tableau prévoit deux valeurs pour cet écartement, soit 0,50 m et 0,60 m dont dépend la hauteur du rotor qui est pratiquement égale à H = 0,50 x n, respectivement 0,60 x n. n t = T d = (in) H pour H pour Dn n e = 0,50 e = 0,60 4 33,7 0,44d 2,00 2,40 110 5 27,0 0,55d 2,50 3,00 138 6 22,5 0,66d 3,00 3,60 164 7 19,3 0,78d i 3,50 4,20 194 8 16,8 0,88d 1 4,00 4,80 221 9 15,0 1,00d 4,50 5,40 249 10 13,5 l,lld 5,00 6,00 276 11 12,2 1,22d 5,50 6,60 309 12 11,3 1,33d 6,00 7,20 332 13 10,4 1,43d 6,50 7,80 358 Si pour un chargement par plateau de 0,12 m en moyenne un écartement e de plateau à plateau de 0,50 parait suffisant, un écartement de plateaux de 0,60 m permet de les charger davantage. En admettant pour ce cas 0,15 m de hauteur de chargement moyen, les rendements horaires du tableau peuvent être multipliés par 15/12 = 5/4, ce qui donnerait pour D13 par exemple -environ 450 tonnes par heure, sachant qu'il faut augmenter dans le même rapport le débit du brûleur. Donc en optant pour des éléments préfabriqués avec un écartement vertical des plateaux de 0,60 m au lieu de 0,50 m on ouvre davantage la fourchette des débits avec, en ce qui concerne le haut de cette fourchette, un maximum infranchissable pour une installation et un nombre de plateaux donnés, mais avec la possibilité d'étendre ses limites vers le bas en diminuant-la hauteur de chargement des plateaux. En résumé, l'exemple décrit montre que, d'une manière générale, l'activateur vertical est apte à toutes les opérations également possibles dans les sécheurs-activateurs horizontaux, offrant en plus des facilités d'entretien et de modifications internes sans avoir à recourir à des travaux pénibles de soudure, comme c'est le cas pour les activateurs horizontaux. L'exemple d'évacuateurs 16 à 16e, donné par la planche IX-1l, en alternance ou non avec des peignes 11, illustre les possibilités d'interchangement des élé- ments de trituration et d'évacuation, sans travaux de soudure et montre comment on peut faire évoluer les granulats de plateau à plateau par tranches successives horizontales. A remarquer que cette option convient seulement pour le cas où les granulats sont prébitumés avec une bonne répartition du liant dans la masse. L'exemple donné par la planche X-ll montre un cas d'évacuateurs 16-16e d'applications plus générales qui, pendant un tour du rotor, poussent une charge moyenne d'un plateau, de plateau à plateau, par tranches verticales successives. Les deux exemples illustrent notre propos. A remarquer toutefois que les solutions des évacuateurs par tranches diminuent le rendement de l'activateur vertical. La conception de l'activateur vertical poussée vers ia préfabrication intégrale et vers une autonomie du montage et du démontage rapides permet de le changer rapidement de place et pourrait, de ce fait, convenir à des postes volants avec des moyens de transport spécialisés. REVENDICATIONS 1) Activateur vertical alimenté par le haut en matériaux divisés, prébitumés de diverses manières ou non, en vue de les sécher et/ou de les activer et/ou de les enrober, caractérisé par un tambour cylindrique vertical intérieur fixe dans lequel un moyen de chauffage propulse des gaz chauds de haut en bas d'où, sans que la flam- me soit venue en contact avec la matière, ib sont dirigés en remontant dans la couronne cylindrique qui s'établit entre ledit tambour intérieur fixe et un tambour cylindrique extérieur, mobile, dont l'axe vertical de rotation se confond avec l'axe du tambour cylindrique fixe, entraînant dans son mouvement de rotation des plateaux annulaires superposés horizontaux, prolongement du système d'alimentation par le haut de l'activateur, plateaux chargés des matières à sécher et/ou à activer et/ou à enrober et que des bras associés à la paroi du tambour cylindrique intérieur fixe, triturent et évacuent à travers des surfaces annulaires inclinées, dirigeant la matière de plateau plateau, en contre-courant avec les gaz chauds, jusqu'à l'amener dans un silo de réception, en sorte que l'ensemble: tambour cylindrique fixe, couronne cylindrique, plateaux annulaires mobiles, surfaces inclinées annulaires, bras de trituration, constituent simultanément:Chambre de combustion, cheminée d'évacuation, chambre de transmission de la chaleur par rayonnement, conduction et convexion, malaxeur et activateur, le tout formant des chicanes naturelles capables d'arrêter les sables fins qu'un courant de gaz trop fort aurait tendance à soulever hors de la cheminée, largement dimensionnée pour avoir un tirage suffisant, avec ou sans exhausteur. 2) Activateur vertical alimenté par le haut en matériaux divisés, prébitumés de diverses manières ou non, en vue de les sécher et/ou de les activer et/ou de les enrober, selon la revendication 1), caractérisé par le fait que le tambour cylindrique mobile ou rotor, mû par un moteur à réduction et à vitesse variable,est monté sur un roulement à billes qui se trouve du cbté de la paroi du rotor en contact avec l'air extérieur, s'appuyant sur un support qui épouse la forme du silo de réception des matériaux, le tout reposant sur une fondation en béton. 3) Activateur vertical alimenté par le haut en matériaux divisés, prébitumés de diverses manières ou non, en vue de les sécher et/ou de les activer et/ou de les enrober, selon les revendications 1) et 2), caractérisé par le fat que la paroi du tambour cylindrique fixe s'appuie par I'intermédiaire de poteaux métalliques, soit sur le support de l'activateur qui épouse la forme du silo, soit sur le silo lui-même, dont ils font alors partie intégrante; ces poteaux,réunis en croix par des parois verticales métalliques, déterminent la base d'une pyramide dont le sommet se trouve sur 1 'axe des tambours cylindriques et dont les quatre faces triangulaires, dirigées vers le bas, protègent de la flamme directe la matière enmagasinée par le silo et impriment aux gaz chauds un mouvement de retour dans la couronne cylindrique. 4) Activateur vertical alimenté par le haut en matériaux divisés, prébitumés de diverses manières ou non, en vue de les sécher etiou de les activer et/ou de les enrober, selon les revendications 1), 2) et 3), caractérisé par le fait que le silo troncnique peut être en une pièce ou en deux pièces, 1' une fixe formant la partie inférieure en forme de tronc de cône renversé, l'autre mobile, également en forme de tronc de cne renversé, solidaire du rotor, qui s'engage avec jeu, en recouvrement, sur la partie fixe du silo, appuyé ou non sur un deuxième roulement à billes, sans que le bord inférieur tournant puisse heurter les poteaux supportant le tambour intérieur fixe. 5) Activateur vertical alimenté par le haut en matériaux divisés, prébitumés de diverses manières ou non, en vue de les sécher et/ou de les activer et/ou de les enrober, selon les revendications 1), 2), 3) et 4), caractérisé par le fait que le tambour cylindrique intérieur fixe ainsi que le rotor sont composés d'éléments annulaires superposables dont la hauteur est égale à la distance verticale qui sépare deux plateaux et dont le montage, dans un ordre déterminé, permet d'accrocher les bras fixes de trituration et d1éva- cuation, les éléments superposables étant munis de surfaces annulaires inclinées sur lesquelles glissent les matières quand elles changent de plateau et dont les aretes en pointe avancent vers 1' intérieur- des plateaux. 6) Activateur vertical alimenté par le haut en matériaux divisés, prébitumés de diverses manières ou non, en vue de les sécher et/ou de les activer etfou de les enrober, selon les revendications 1), 2), 3), 4) et 5), caractérisé par le fait que chaque élément superposable du rotor comporte des appuis en tôle épaisse disposés en porte- -faux sur la paroi interne du rotor, disposés verticalement ou en inclinaison telle que le mouvement du rotor crée, par un effet d 1hélice, une tendance ascendante de l'air au moment du démarrage du rotor, ces appuis supportant les plateaux annulaires, librement posés dessus, dont la liberté de mouvement est limitée par un arrêt circulaire de recentrage dont la position tient compte de la dilatation et du retrait. 7) Activateur vertical alimenté par le haut en matériaux divisés, prébitumés de diverses manières ou non, en vue de les sécher et/ou de les activer et/ou de les enrober, selon les revendications 1), 2), 3), 4), 5) et 6), caractérisé par le fait que les bras de tri soit turation et d'évacuation ont/la forme de peignes simples ou multiples, aux dents orientées pour le malaxage, soit la forme de tôles d'évacuation, soit des combinaisons des deux formes, en sorte qu'en cas d'évacuateurs multiples ces derniers sont règlés soit d'une manière progressive en hauteur, soit d'une manière progressive en largeur, de telle manière que les matières sont évacuées soit partiellement en hauteur, soit partiellement en largeur par fractions propotionnelles au nombre de bras d'évacuation prévus par plateau, en sorte que la charge totale d'un plateau supérieur soit évacuée totalement sur le plateau inférieur, après un tour complet, en combinaison ou non avec des bras sous forme de peignes de simple trituration; caractérisé aussi par le fait que ces bras sont montés sur des manchons et enfilés avec jeu sur des tiges réunissant chaque fois deux éléments composant le tambour cylindrique fixe intérieur à l'aide de perforations situées au droit de chaque bras de trituration et d'évacuation, autorisant un petit mouvement vertical des bras, sa rotation horizontale étant entravée, également avec jeu, par une fourche montée sur le manchon du bras et s'engageant sur un tenon fixé sur le tambour cylindrique intérieur. 8) Activateur vertical alimenté par le haut en matériaux divisés, prébitumés de diverses manières ou non, en vue de les sécher et/ou de les activer et/ou de les enrober, selon la revendication 1), caractérisé par le fait qu'une cage construite autour de l'activateur, composée d'au moins trois poteaux métalliques, solidement fixés dans des fondations en béton et réunis par le haut avec des poutres radiales qui se rencontrent sur une poutre circulaire, constituant l'ouverture et llassise du brûleur et supportant le couvercle de fermeture ou chapeau de l'activateur avec sa cheminée fixe ainsi que le plancher de travail, ses moyens d'accès et 1' aboutissement des organes d'alimentation de l'activateur, poteaux supportant également les pignons en roue libre montés sur des ressorts au niveau de la couronne dentée-moteur et les roues lisses folles qui s'appuient, également par l'intermédiaire de ressorts, sur le rotor dans sa partie supérieure, caractérisé également par le fait que les poteaux métalliques d'encadrement sont munis de moyens de levage coulissants ou autres dispositifs, capables de surélever le chapeau ainsi que les éléments constitutifs de l'activateur, en vue de son montage, son démontage et de son entretien. 9) Activateur vertical alimenté par le haut en matériaux divisés, prébitumés de diverses manières ou non, en vue de les sécher et/ou de les activer et/ou de les enrober, selon les revendications 1), 2), 3), 4), 5), 6), 7) et 8), caractérisé par la possibilité d'une vaste standardisation, à partir d'éléments toujours les mêmes, permettant de monter des installations de production dont le débit est sensiblement proportionnel au nombre des éléments à plateaux du rotor, tous les éléments de l'activateur vertical pouvant être préfabriqués et mis en réserve en vue de commandes à venir. 10) Activateur vertical alimenté par le haut en matériaux divisés, prébitumés de diverses manières ou non, en vue de les sécher et/ou de les activer et/ou de les enrober, selon la revendication 1), caractérisé par une utilisation nlus rationnelle des calories produites par la source de chaleur, notamment par le captage de la chaleur rayonnante émise par la paroi chaude du tambour cylindrique fixe intérieur diffusée à travers la couronne cylindrique aux plateaux tournants et chariant, en cas d'enrobé bitumineux, une matière noire avide de rayonnement calorique.