La présente invention concerne un procédé de compostage de résidus. Elle concerne aussi les appareils destinés à réaliser ledit compostage. Elle a trait également aux produits obtenus par le procédé et en utilisant les appareils en question. On sait que les composts agricoles, les amendements humiques, se font de plus en plus rares tandis que les résidus urbains de plus en plus nombreux. On a de grandes difficultés à éliminer ceux-ci et leur traitement est très délicat du fait de leur grande diversité et du fait qu'ils comprennent des matières inorganiques qu'il faut éliminer. On connait aussi des fertilisants tels que ceux qui ont été décrits dans la demande de brevet n0 70-40306 déposée le 5 novembre 1970 par le demandeur et ayant pour titre "FERTILLSANT". La présente invention tient compte de ces deux éléments. Le procédé de compostage de l'invention dans lequel les résldus urbains sont broyés, criblés, triés et fermentés, est cartérisé par le fait que a-) On ajoute aux gadoues broyées, au fur et à mesure de leur sortie du broyage et sur l'élément transporteur, de l'eau avec un produit tensio-actif dans une proportion telle que la gadoue soit saturée en eau, - un complexe pulvérulant bio-organique dans la proportion de 4 à 12 de produit sec b) On soumet le Mélange à - une première fermentation en tas de 10 à trente jours, - une repris homogénéisante et une relise en tas, - une deuxième fermentation de 10 à 20 jours ;; c) On crible le compost fermenté, d) On sèche le compost à l'aide des gaz chauds fourni par un incinérateur-générateur brûlant, notamment, les refus des différent postes de triage, tels que les rejets de broyeur, refus de crible, de trieur balistique et autres ; e) On réincorpore aux gadoues, avant l'humidification, les cendres produites par ltincindrateur. f) On élimine les corps étrangers au compost séché pour les envoyer dans l'incinérateur g) On granule le produit séché à 17-18 % d'humidité à l'aide de la vapeur produite également par le générateur défini dans le paragraphe d ; h) On pèse et on ensache les granulés obtenus. Plus précisément, le produit tensio-actif est ajouté à l'eau de mouillage dans la proportion deO,l a 0,8 %. Ladite eau de mouillage, avec le produit tensio-actif, est aspergée sur les gadoues broyées. Le complexe pulvérulant bio-organique est composé d'éléments emprunts - aux règnes animaux et végétaux terrestres, - aux règnes animaux et végétaux marins et lacustres, - au milieu marin, - au règne minéral naturel terrestre, pour leur richesse en - azote et phosphore organique - acides aminés - vitamines hydro et liposolubles - hormones et substances de croissance naturelles - potassium, calcium et silice organique - soufre, sodium, magnésium, chlore, brome, iode - oligo-éléments ainsi que tous bio-catalyseurs accompagnant les cellules constitutives des organismes vivants. Les appareils destinés à mettre en oeuvre le procédé ci-dessus mentionné sont caractérisés par le fait qu'ils combinent successivement : a) Une installation de broyage de résidus avec recyclage des refus d'un crible de sortie, b) Un tapir transporteur en sortie de crible sur lequel @m pulvérise, par des pommes, de l'eau avec le produit tensio-actif, pals sur lequel on répand le complexe pulvérulant bio-organique, c) Une installation de mise en tas et de reprise pour réaliser les deux fermentations, i) Un crible vibrant avec son dispositif d'alimenta- tion et son démotteur, e) Un séchoir à tambour, r) Un incinérateur générateur de vapeur du type chaudière à vapeur, susceptible de traiter des combustibles humides et à tortes teneurs en cendres, avec combustibles d'appoint, pour fournir des Sas chauds de séchage, de la vapeur, des cendres fi- nes à réincorporer aux gadoues et des machefers à éliminer qui sont les seuls résidus de l'installation, g) Un éliminateur de produits non organiques à la sortie du séchoir, h) Un granulateur centrifuge alimenté en vapeur par l'incinérateur, i) Une installation de pesage et d'ensachage. Le compost obtenu par le procédé ci-dessus mentionné et dans l'appareillage qui vient d'être décrit sommairement est caractérisé par le fait qu'il comprend après granulation a) 12 à 20 % d'humidité, b) un PH de 7 environ, c) une valeur biologique maintenue dans le granulé qui redevient active par réhumidification dans le sol, d) un rapport c/N variant de 12 à 18, e) une valeur thermique apte à former des agrégats stables en tous types de sols. Le compost non séché de llinventlon (installations réduites) comprend 30 à 60 ss d0huiidité et dans ce cas, il est livré pulvérulant (non granulé). La description ci-après donne des exemples non limitatifs du procédé, des appareils et des composts de l'invention, les appareils étant illustrés par le dessin joint et un schéma de l'ensemble de l'installation de fabrication. le PRELIMINAIRE. Il y a deux façons de concevoir la destruction des ordures ménagères, considérées à juste titre comme une nuisance pour l'environnement. l' La destruction totale par l'incinération (et si cette technique est parfois envisagée et se développe cela signifie que le problème du compostage à ce jour n0 est par démons- tratif. L'incinération résoud très incomplétement le problème car, outre des prix d'investissement et de gestion plus élevés il reste encore un déchet en cendre et mâchefer de 10 ordre de 20 à 30 %. En ce cas, le coût de ce service public est totalement à la charge de la collectivité. 2' La compostage, avec incinération partielle, est une solution bien plus noble et rationnelle lorsque celle-ci est bien conduite. L'on ne détruit pas ainsi, une matière indispensa ble au fondement de toute agriculture ; la restitution de l'humus. Encore faut-il que ces matières puisent être considées comme telles, et qu'à ce titre, le concepteur ait présent à l'esprit le de-venir et la finalité de ce qu!il entend proposer comme fertilisant humique. C'est en fonction des caractdristiques, souhaitables de ce dernier que lBon doit établir l'Engineering. Il s'agit de confronter la nuisance et le service et de faire en sorte qu'en se rejoignant ce service réduise, voire supprime la charge pour la collectivité. En ce cas particulier, les techniques biologiques et l!Engineering peuvent transformer une nuisance en service. Tel est le but du présent brevet développé dans la deuxième partiC. 2 ETAT DE LA TECHNIQUE. Les procédés actuellement en service pour le compos- targe des ordures ménagères, sont principalement conçus pour permettre une mettrise des apports de chaleur, dteau et d'air (ce dernier apportant ltoxygene) donc d'hu~midité et d'aération au sein de la nasse des résidus, afin de maintenir les conditions de fermentation en aérobiose. De ce fait, les divers auteurs et concepteurs ont cru nécessaire d'enfermer les résidus dans des tours, des silos, des oaissons, des digesteurs fixes ou mobiles, horizontaux ou verticaux, pour mieux agir et pouvoir apporter commodément dans la masse en fermentation de l'air, de la vapeur, de l'eau pulvérisée, des souches microbiennes ou autres. Il agit donc par ces moyens de maintenir les conditions physiques optimum reconnues aptes à favoriser le développement des microorganismes présente dans les matières, et de pouvoir adapter lesdites conditions aux facteurs d'évolution des Fermentations et de la montée en température. Que les ordures soient broyées au préalable ou après fermentation ne change pas le principe fondamental énoncé ci-de s- lus. I1 y a de larges inconvénients à ces procédés le Sur le plan de l'Engineering d'usine avec ses conséquences sur la rotation des apports, la valeur marchande du produit, donc le rendement en regard des investissements. Comme première conséquence, cette technique devient prohibitive dans le cas de très grandes villes, ou le compostage des ordures ménagères par 11 extension de ee procédé demanderait des investissements de construction de cellules et annexes, hors de proportion avec les possibilités de financement et même de la technique. 2- Sur le plan de la valeur humique du produit, qui pour l'agriculture, doit posséder des qualités propres à ltob- jet de sa destination. A - PLAN FONCTIONNEL DU CONTEXTE ACTUEL DES USINES DE TRAITEMENT DES RESIDUS. Ces simples considérations énoncées ci-devant, de la recherche des conditions physiques seules, ont amené les auteurs à faire construire, disons simplement : des cellules ou une batterie de cellules, chacune denture elle devant recevoir et absorber la livraison d'une unité de temps, soit en général la jour- née. Du fait que l'on peut raisonnablement construire et multiplier le nombre de cellules que nécessiterait normalement le nombre de jours nécessaires au compostage complet des résidus, il s'ensuit que le séjour dans chacune des cellules est très en dessous du temps demandé pour cette fermentattion ; merle si les con @itions optimum de chaleur, d'humidité, d'air, sont présentes, sontrôlées et entretenues. Il y a donc un premier facteur limitatif initial, dé pendant de ce concept, qui est juste, mais dont aucun procédé non a assuré le prolongement de façon rationnelle. Vn autre inconvennient ajour qui se retrouve, à des d@grès divers de finease et d'évolution, selon les procédés en cours, est que ces gadoues broyées, triées, et déferraillées Mis très sommairement décomposées sont entreposées sur des aires attenantes à l'usine ou les traitements précédents ne leurs permettant pas d'évoluer favorablement, c'est à dire dans le sens que le de-adorait l'entretien de la fertilité des sols auxquel les elles sont destinées. Il est coura-ent constaté que des gadoues de 3 ans d'entreposage ne sont pas enoore parvenu au stade optimum d'évolution et présentent souvent un C/ entre 25 et 30, @t sont nettement pauvres en divers éléments. Indépendament de la présence de produits indésirables (verres eto...) la piétre qualité biologique du produit, affecte l'agriculteur de préjugés défavorables, dont il se justifie a demandant la gratuité de la fourniture ou accepte de payer un prix très bas. Interviennent alors les difficultés d'équilibrer les frais de gestion, en excluant bien entendu un amortissement des capitaux investis, que les municipalités doivent inscrire en perte au budget. D'autre part le montant des investissements dé jà très élevés pour loi cellules ne permet plus d'ajouter d'autres appareillages pour améliorer la qualité, l'homogénéité, la présen tation commerciale du produit. C!est ainsi qu!il contient encore trop de déchets imputresciblez hétéroclites : parcelles de ver res, plastiques, caoutchoucs, céramiques. D'autre part sa granulolmétrie inadaptée aux nécessités agricoles modernes : notamment facilité d'épandage avec les appareils distributeurs classiques limite, donc ltexploi aux cultures environnantes ou il y est transport en vrac. Cette situation va en empirant et cet souvent le cas d'usines existentes, lorsqu'elles sont conçues à la limite de la capacité de traitement, justifiée par le peuplement urbain. Le séjour des ordures en cellules est alors raccourci avec les conséquences accrues des inconvénients ci-devant cités. Une reprise éventuelle des gadoues pour un traitement ultérieur d'amélioration nest pas envisageable. Cet la conception de l'usine qui doit permettre aux moindres frais la réalisation du but poursuivi. B - PIAN QUALITATIF DU COMPOST. Les composts issus des usines actuelles sont donc le reflet et la résultante du traitement qu'ils subissent : Conditions de fermentation incomplète que lesdites installations sont pourtant censer mettre en oeuvre. L'explication en est simple : Les procédés ont été considérés et conçus uniquement sous les aspects : - mécaniques, physiques, - blo-chimiques, mais jamais biologiques. Méçanlques : par la conception de divers matériels de réception de broyage, déchiquetage, de distribution d'eau, d'air, de vapeur, de cellules avec trappes, vérins, volets, etc.... de tambours rotatifs, etc... ainsi que toutes installations annexes. Physiques : granulométrie réalisée avant ou après compostage. Controle des moyens de maintenance des conditions de fermenta- tisons : Air - Humidité - Température. bio-chimiques Z Apports parfois de produits azotés et alcalins ou de souches bactériennes, ou divers sels minéraux chimiques généralement solubles 8 eau, et voulant corriger les dventuel- les carances tels que le rapport C/N, le pE, la microflore bactérienne. Or dans le domaine microbiologique, les essais scientrfiques et les expériences ont montré - Qu'une seule souche pure était moins efficace qu'un Mélange de souches, et qu'un Mélange artificiel de souches était presque toujours moins éfficace que la microflore totale naturelle. La formation de compost implique la propagation dans le support humidifié dtun grand nombre, de types et d'espèces différents de micro-organismes. La flore microbienne prédominante, changeant nettement et fréquemment, au cours du développement des processus de fer tentations et avec chaque palier thermique, ce dernier étant fonction, outre les nécessités d'air et d'humidité, de la qualité des sa- tiares en présence et du rapport de leurs constituants. Pour ces diverses raison, l'ensemencement des gadoues est une technique inéfficace. Car ce sont les conditions du milieu et sa composition, qui créent la sélectivité du développement rdcrobien et non l'inverse. Des ensemencements spécifiques, spéciaux, n'améliorent ni la vitesse de fermentation, ni la qualité du produit fini. En ce qui concerne l'adjonction de solutions azoté@s sous flore soluble ammoniacale, nitrique ou autre, aux matières, celles-ci Modifient favorablement le rapport Carbonne/Azote, per mettent une augmentation du métabolisme protéique des micro-orga- nismes, nais seulement de certaines souches de champignons et bactéries ; sans apporter les autres éléments vitaux de la constitution cellulaire. D'autre part, les sels azotés sont, pour des raisons de pratique, ajoints au début et en une seule fois : Si celà permet l'intensité des réactions exothermiques en aérobiose aboutissant à une élévation thermique du tas avec ingérence massive et brutale des germes thermophiles (bactéries cellulobytiques vivants entre 50 et 80 ) dont on sait qu'lls sont extrêmement et rapidement actifs. I1 nen reste pas moins vrai, que même, dans ce cas d'activation, la conception actuelle des usines ne prend en considération et ne réalise que cette phase, qui n'est que le préalable à tout processus de fermentation et de maturation des matières organiques, et ne peut donc en aucun cas, réaliser la plénitude des processus. Or la phase thermophile ne fait que préparer les matériaux pour les phases suivantes (pour autant que les conditions de milieu soient ensuite réunies) qui sont elles les plus importantes dans les processus de fertilisation des sols. I1 faut considérer que quatre paliers thermiques sont nécessaires à l'accomplissement de la maturation ou de développement - jusqutà 20- : les germes cryophiles - de 20 à 45- les germes msophiles - de 45 à 65', - de 65 à 80 les germes thermophiles avec un balancement croissant et décroissant selon les apports d'air et d'@au. Par palier thermique les franges inférieures et supérieures de température possèdent, mais à un degré moindre d'activité, les Souches microbiennes des paliers voisins, avec un développement maximum des mioro-organismes spécifiques à chaque palier. Telle est la complexité des phénomènes biologiques. Domo même lors de la sortie des cellules, et du stockage des gadoues, le refreidissement et le maintient naturel au seul niveau thermique, ne réalise que très imparfaitement les qualités du milieu souhaitable de la Maturation. En comelusien : L'expérience des urines actuelles, montre que si les moyens mécaniques et la technique, permettent de résoudre tous les pr@@lèmes du conditionnement et de laspect physique des fer- mentations, la Succession des opérations ne sont pas en totale harmonie avec la nécessité biologique de l'évolution des matières. Or la transformation des gadoues, conte de toute M- tille organique végétale ne peut se faire que par la présence alune microflore spécifique et développée spontanément dans un milieu maintenu ou rendu favorable tout au long de son évolution. - DESCRIPTION DV PRODEDE L'invention présente permet de composter des ordures ménagères et résidus urbains, à laquelle peuvent s'ajouter toutes matières organiques, animales et végétales, d'origines terrestres ou marines, et notamment : - Tourbes de toutes origines et résidus d'exploitation de tourbières. - Résidus ruraux tels que : curures de fossés, herbage résul tant du fauchage des berges routières, branchage. - Résidus des industries du bois : sciures, copeaux, écorces, feuilles et branchages. - Résidus agricoles : partie centrale des épis de mais, cuticules des grains de riz et résidus de tout nettoyage des grains. Pailles de riz et de toutes céréales. Toute pulpe résiduaire de fruits ou de légumes, déchets de conserveries ou d'extraction de jus de fruits. Tous résidus de distillerie, de coopérative, de cidrerie : marc de raisins, de potines, etc.. - Résidus dtabbatoir ou d'élevage en batterie : plumes, viscères, poils déjections, fumiers, purins. - Résidus liquides des industries du traitement du poisson et de toutes matières organiques animales en vue de 15extraction des graisses, et de la fabrication des concentrés de protéines pour l'alimentation du bétail. - Résidus liquides et matières premières des industries de traitement des algues marines dans 11 extraction des alginates. - Poissons. Résidus et déchets des conserveries, du conditionnement et de la commercialisation des poissons et crustacés, y compris les invendus des pêcheries et les poissons non comestibles. Tous papiers, cartons dtemballage en toutes proportions. Ce procédé de sanéfaction comporte 1 ) un aspect biologique appliqué à la fermentation d'où découle sa fonction fertilisante 2 ) un aspect technique en découlant appliqué à l'engineering d'usine. I1 permet Au Dlan biologique #) de raccourcir à 60 jours maximum par une mise en oeuvre adéquate les processus de maturation. b) d'obtenir dans ce délai court de fermentation une très forte amélioration qualitative au regard de sa valeur fertilisante pour les terres cultivées0 c) de "métaboliser" en complexes organiques, par la vie microbienne "cultivée" les 30 % de matières minérales de constitution des gadoues, et éventuellement des produits cotpléxentaires, ainsi que les cendres issues du four d'incinération. d) d) de présenter le produit obtenu sous une forme attrayante d'em- ploi pour l'agriculteur, l'hortioulteur, le maraîcher. e) suppression de toute odeur désagréable à quel stade ou niveau que ce soit, tant que dans l'environnement immédiat de l'usine que celle du compost qui acquiert une agréable odeur de feuillue de sous-bois. Au plan de la technique a) de concevoir un procédé, tant par le coût que la technique, adaptable aux petites agglomérations comte aux plus importantes. Dans le cap de petites collectivités, ai l'environnement régional ne colporte pai de matières premières organiques complémentaires, l'installation sera réduite, et ne comprendra pas tout le dispo sitif de séchage, granulation, ensachage. Le matériel de retournement des tas et de chargement en vrac sera réduit à un seul chargeur frontal. Le tapis alternatif sera supprimé ainsi que le tapis 7. Le broyeur sera réglé plus fin pour un seul passage (l'incidence d!un moindre débit n'étant pas à prendre en considération). las divers matériels de répartition des adjuvents, simplifiés, ainsi que l'incinérateur. b) la suppression de toute servitude de silos, cellules tours, digesteurs, Permettant une forte majoration accidentelle de la capacité de traitement sans nuire a la qualité du produit fini. c) l'utilisation rationelle de la puissance calorifique du four d'incinération. d) la destruction des déchets ou l'utilisation à 90%. Les pourcentages sont à peu près les suivants - matières fermentescibles y compris tous les cartons et papiers transformables en compost, soit = 60 ss - ferraille et divers = 5 % - machefers : déchet résiduel de l'ensemble des matières non com- postées (les cendres sont réintégrées dans le compost) = 10 % DESCRIPTION AU PLAN BIOLOGIQUE - CONCEPTION DU PRODUIT. Nous considérons la biologie de la microflore comme étant souveraine et favorisons donc la multiplication de cette vie par les moyens qu'utilise la matière vivante pour se constituer. Par sa flore microbienne et les conditions favorables de fermentations crées, le compost en évolution est un milieu vivant, dune extraordianire activité qui, cosse tout milieu vivant possède ses besoins, ses lois physiologiques de croissance et d'évolution. Une maturation rapide consiste don à obtenir que la puissance d'action des micro-organismes soit maximum jusqu'au point de dégradation recherché des matières en présence. Ceci n'est pas seulement obtenu avec une température élevée à 65 70 . Les études scientifiques et l'expérience démontrent qu'une courte montée thermique à 65 suivie d'une température de 50- dans les conditions requises, donne la maturation la plus rapide. Il faut d'autre part que soient possibles les diverses fonctions assumées par la flore icrobienne, car nombreuses sont interdépendantes et capitales ensuite pour les sols. C'est ainsi qu'en milieu microbiologique trés actif, celluloses, hémicelluloses et lignines coopérent à la formation de composés quinoniques dont l'union avec divers corps, notas ment des acides aminés provenant des synthéses, fixation et protéolyse bactériennes, conduit aur acides humiques vrais. Cette transformation étant le fait de microorganismes nous les avons considérés conne un cheptel à élever et à faire prospérer par les moyens suivants 1-) Maintient optimum des conditions d'hydrométrie. Les composants de l'eau : hydrogène et oxygène entrent dans l'élaboration de nouveaux composés organiques. Transmutations opérées par la flore miorobienne. Moyans : - a) réduction de la tension superficielle de l'eau par adjonction d'un mouillant spécial à la dose de 0,1 % à 0,8 % de l'eau de ouillage selon les matières premières - b) imprégnation copieuse des gadoues broyées avant mise en tas jusqu'à 70 % d'humidité. 2 ) Apport d'un complexe bioorganique. A la dose de 5 à 10 % selon un rapport C/N permetant - a) d'apporter à la flore microbienne tous les éléments nécessaires à son développement, à la diversité de ses activités de dégradation, et à la multiplicité de ses fonctions de reconstruction cellulaire. - b) d'éviter la déperdition d'éléments fertilisants par un quilibre du rapport C/N autour de 30 à la mise en fermentation. Ce complexe butant composé de - tourteaux colza ou ricin ou autres non alimentaires : 10 à 30 % - chlorure de sodium marin 3 à 10 % - soufre trituré ou ventilé 3 à 8 % - diatomées poudre 2 à 10 % - farine de plumes ou sang dé séché : 30 à 60 % dtun mélange de parts - farine de cornes torréfiées ou viandes " n n " égales moitié/moitié - complexe algues marines : varechs, goémons, fucus, laminaires, ascophylul : 5 à 25 % - phosphate naturel d'Afrique du Nord broyé : 10 à 30 % - lithothamne des Glénans : 10 à 30 % De cet ensemble il apparait que sont ainsi apportés tous les éléments constructifs de la cellule, les plus répandus dans le règne vivant et appelés éléments plastiques dont les gadoues sont manifestement carencées. A celà s'ajoutent les bio-catalyseurs (horaones, vitamines et enzymes) constitutives des mêmes éléments et organisés par des êtres vivants, donc selon leur processus propre de construction cellulaire (polarité des molécules). Les oligo-éléments ensuite qui ont un rôle de catalyseur des réactions micro-biologiques et participent à des processus physiologiques définis, comme constituant des enzymes. Ces mêmes éléments constitutifs, sont passibles d'être repris par les microorganismes, pour élaborer des produits différente et établir un nouvel équilibre, en fonction des besions du Milieu (ceci dans le compost comme dans les sols). Ce phénomène de plasticité, essentiellement lié au vivant, est une propriété que possède la matière vivante de ré poudre aux divers facteurs, physiques, biologiques et ee chimiques par des réactions adaptives. De la zone fanon, et contrôlée scientifiquement, la mieroflore du compost n'a aucune incidence sur l'augentation du entre de microorganismes dans le sol après enfouissement, ni sur son développement qualitatir. Ce sont les matières organiques elles-mêmes du cow- port, en tant que source d'aliments et d'énergie, qui provoquent la stimalation des microorganismes du sol. (ce qui confire la non valeur des ensemencements microbiens dans le compost.) I1 est donc important que le compost obtenu selon le présent brevet possède encore un rapport carbonne/azote de 15 environ (un sol itabiliié varie de 3 610) pour apporter cet ef rat de stimulation globale de l'activité de la microflore des sols et stimulation élective des flores zymogènes (produisant leur propres enzymes) correspondant aux différents constituants du complexe organique du compost. I1 y a donc une nouvelle impulsion vitale en deux points par apport de ce compost. - a) la mise 8 disposition de la microflore du sol, des éléments organiques, enrichis de substances issues de la synthèse protoplasmique microbienne : protéïnes, lignines, synthèse de corps du type des huais. - b) la présence de biocatalyseurs développés et favorisés lors du compostage (hormones, vitaines, oligo-éléments). Tous éléments dont les microorganismes du sol vont s'emparer pour créer un nouveau il lieu favorable à la végétation. 3 ) Fermentation libre en tas sous abri. En ce qui concerne le présent brevet, et compte tenue des éléments qui précèdent, le compostage en tas est le plus rationnel car il permet une alternance des conditions d'aérobiose, d0humidité et d'aération, favorables à la maturation. En effet après broyage adéquat les gadoues reçoivent le mélange eau et le complexe organique et sont mises en tas à meme le sol (non cimenté). Ces tas peuvent avoir une grande dimension 10 mètres de base sur 5 mètres de hauteur. il s'établit une élévation thermique générale (aérobiose) au bout de quelques jours. Les germes mésophiles font très rapidement fermenter la partie glucidique soluble et les hémi- celluloses. Ensuite cette zone centrale, réduit son activité par manque d'oxygène, la teapérature est peu élevée et le métabolisme lent, alors que la zone périphérique est à température élevée et à métabolisme actif. Le compost doit alors être recoupé, et un nouveau cycle recommence, que lton interromp selon les nécessités de lu- tilisation agricole finale : - couches chaudes - fertilisation maraîchère, horticulture - fertilisation grande culture - granulés Les petites installations ne réalisent que du compost en vrac. En conclusion, la rapidité et la qualité du compost targe, sont obtenues par "l'exaltation des phénomènes naturels dang l'ordonnancement même de leurs manifestations n, et précise les revendications en ce qui concerne l'àmélioration biologique du compost - a) le mouillage des gadoues avec un réducteur de tension superficielle spécial et selon un pourcentage dudit mouillage à 70 % des matières. - b) l'incorporation d'un complexe fermentescible biologique correcteur du Milieu énergétique de la vie microbienne. - c) le mode de répartition et de reprise des tas de compost. Dans le cas rapport avec les gadoues autres éléments organiques cités ci-dessus, il y aura lieu de tenir compte de leur rapport CARBONNE/AZOTE pour déterminer le pourcentage de l'adjuvent à incorporer à l'ensemble. Certaines matières devront passer par le broyeur, mélangées aux résidus urbains, dans une proportion convenable déterminée par les servitudes de nettoyage, les nécessités d'approvisionnement et les caractéristiques du produit. D'autres pourront être répartis directement sur le tapis 8, avant humidification par tout soyen mécanique adapté : vis sans fin, etc.... Les produits liquides seront mélangés à l'eau de pulvé risation du tensio-actif, dans une proportion par rapport aux matières à composter déterminée par la richesse du produit en Azote protéïque et selon des possibilités d'approvisionnement. 2-) AU PLAN DES APPAREILS. Les bennes collectrices dSordures ménagères I déchargent leur contenu dans une trémie de réception 2 à la base de laquelle les ordures sont reprises par un tapis d'alimentation 3 du broyeur 4, ledit broyeur étant prévu pour traiter les or dures ménagères non triées. Sous le broyeur 4 est prévu un crible 5 à résnnance avec toile, à partir duquel les matières trop grosses 6 sont reprises par le tapis de recyclage 7 qui les redéverse au dessus de la trémie 2 en même temps que les ordures venant des bennes 1. Les matières qui sont passes à travers le crible 5 tombent sur le tapis 8 qui comporte une installation d'extraction magnétique des produits métalliques.Le tapis 8 set les matières en tas 11 pour la première fermentation mais, préalablement, il est prévu une installation de pulvérisation d'eau avec produit tensio-actif qui se compose dbun réservoir 9 avec un tuyau 91 alimentant des pommes 92 qui arrosent le dessus du tapis 8 au fur et à mesure de lavencement des matières. Au dessus du tapis 8, il est aussi prévu un ensemble distributeur 10 de poudre amenée par un transporteur à vis d'Archimède 101 venant d'une réserve 102. Un tapis alternatif 81 élève les cordons du compost sur la longueur réservée à ce stockage. Après le premier stockage de fermentation li, il existe une installation avec élévateur-démotteur 12 qui reprend les matières, et se déplace latéralement, pour constituer un stockage allongé 13 de deuxième fermentation dtoù les matières sont reprises pour être transportées dans lévateur-démotteur 14 qui alimente un crible vibrant 15 d'où les matières les plus fines sont dirigées vers le séchoir rotatif 16 et les refus vers l'incinérateur générateur 17. Celui-ci reçoit également (41) les refus du broyeur 4 ainsi que les refus de l'éliminateur balistique 18 (181), ledit éliminateur balistique 18 recevant les produits séchés du séchoir 16. Le séchoir 16 reçoit, par le conduit 171 > les gaz chauds pulsés venant de l'incinérateur générateur 17.Celui-ci fabrique aussi de la vapeur qui est transportée par la conduite 172 vers le granulateur centrifuge 19 qui traite les produits sortant du séchoir, traités par l'éliminateur balistique 18 et qui ont été transportés par l'élévateur 182. Les granulés sortant du granulateur 19 sont transportés par l'élévateur 191 et amenés à la trémie 20 dune installotion depesage et d'ensachage des granulés. La disposition générale de l'ensemble et la liaison des appareils peuvent etre envisagées de différentes façons, ainsi que l'adjenction d'un démotteur avant la trémie de criblage, et d'un broyeur après élimination balistique et avant granulation ainsi que, toute trémie d'alimentation permettant la rigula- rité d'approvisionnemn de la grauleuse par exemple, également, un séparateur magnétique, presse-ferraille. La présente description est une utilisation et dis- position nouvelle de moyens connus et revendiqués pour - a) la sucssion des opérations de compostage y compris les dispositifs d'apport du mélange eau et complexe poudre et le tapis do distribution alternatif de stockage du compost en cordons. - b) l'utilisation du rendement carlorifique du four à incinérer les Cette, dans les opérations suivantes - alimentation du four par refus de criblage + brûleur mazout d'allumage et de complément - four spécial conçu pour prise d'air chaud, alimentant un tam- bour rotatif horizontal de séchage des gadoues, sortant du crible, pour les amener à l'humidité nécessaire permettant la cohésion du granulé - fonctionner en chaudière d'alimentation vapeur Vapeur d'eau utilisée pour la granulation permettant de doubler le rendement de la granuleuse (2 tonnes à 5 tonnes heure) sans usure des filières supplémentaires ou humidification augmentée des matières. - toutes installations annexes de moto-ventilateur - a) dactivation des combustions des déchets dans le four - b) de reprise de ltair chaud pour l'alimentation du tambour de séchage - c) la récupération des cendres du four pour réincorporation du compost avant fermentation - d) le tambour rotatif de séchage pour réduire l'humidité du compost de 30/40 % à 15/17 % - e) l'éliminateur balistique de verres, porcelaines, caoutchouc etc... échappés au crible - f) la granulation en bouchons cylindriques de 10 mm de diamb- tre (type aliment du bétail). REVENDICATIONS 1 ) Procédé de compostage de résidus urbains, avec d'autres matières organiques, où ceuxci sont broyés, criblés, triés et fermentés, c a r a c t é r i s é par le fait que, a) on ajoute aux matières broyées, - de l'eau avec un produit tensio-actif, dans une proportion telle que l'ensemble soit saturé en eau, - un complexe pulvérulant bio-organique, dans la proportion de 4 à 12 % de produit sec, b) on soumet le mélange à - une preMière fermentation en tas de 10 à 30 jours, - une reprise homogénéisante et une remise en tas, - une deuxième fersentation de 10 à 20 jours, c) on crible le compost fermenté, d) on sèche le compost à laide de gaz réchauffés dans un incinérateur-générateur brûlant, notamment, les refus des différents postes de triage, tels que les rejets de broyeur, refus de crible et autres, e) on réincorpore aux gadoues avant humidification, les cendres produites par l'incinérateur, f) on élimine les corps étrangers au compost séché pour les envoyer vers l'incinérateur, g) on granule le produit séché à aide de la vapeur produite également par le générateur défini au paragraphe d ci-dessus, h) on pèse et on ensache les granulés obtenus. 2 ) Procédé, tel que défini dans la revendication 1, c a r a c t e r i s e par le fait que le produit tensio-actif est ajouté à eau de mouillage dans la proportion de 0,1 à 0,8%. 3-) Procédé, tel que défini dans la revendication 1, c a r a c t é r i s é par le fait que l'eau de mouillage avec le produit tensio-actif est aspergée sur les matières broyées. 4 ) Procédé, tel que défini dans la revendication 1, c a r a c t é r i 8 6 par le fait que le complexe pulvérulant bio-organique est composé d'éléments emprunts - aux règnes animaux et végétaux terrestres - aux règnes animaux et végétaux marins et lacustres - au milieu marin - au règne minéral naturel terrestre, pour leur richesse en - azote et phosphore organique - acides aminés - vitamines hydro et liposolubles - hormones et substances de croissance naturelles - potassium, calcium et silice organique - soufre, sodium, magnésium, chlore, brome, iode - oligo-éléments ainsi aue tous bio-catal7seuri accompagnant les cellules consti tutives des organismes vivants. 5 ) Appareil8 pour mettre en oeuvre le procédé décrit dans l'une quelconque des revendications 1, 2, 3, 4 prise iso dément, c a r a c t é r i s é s par le fait qu'ils combinent successivement a) une installation de broyage des résidus avec recyclage des refus d'un crible de sortie, b) un tapis transporteur en sortie de crible sur laquelle on pul vériste, par des pommes, de l'veau avec le produit tensio-actif, puis sur lequel on saupoudre le complexe pulvérulant bioorganique, c) une installation des mises en tas et des reprises pour réaliser les deux Rermentations, d) un crible vibrant avec son dispositif d'alimentation et son démotteur, e) un séchoir à tambour, r) un incinérateur générateur de vapeur du type chaudière à vapeur susceptible de traiter des combustibles à forte teneur en cendres, avec combustibles d'appoint, pour fournir des gaz chauds de séchage, de la vapeur, des cendres fines à réincorporer aux gadoues et des machefers è éliminer, g) un éliminateur de produits non organiques à la sortie du sé- choir, h) un granulateur centrifuge alimenté en vapeur par l'incinérateur i) une installation de pesage et d'ensachage. 6 ) Compost séché fabriqué suivant le procédé défini dans l'une quelconque des revendications 1,2,3,4, prise isolément, avec l'appareil défini dans la revendication 5, c ar a ss t 4 r i 8 4 par le fait qutil comprend a) 12 à 20 % d'humidité, b) un pi de 7 environ c) une valeur biologique maintenue dans le granulé, qui redevient active par réhumidification dans le sol, d) un rapport C/N variant de 12 à 18, ) une valeur thermique apte à former des agrégats stables dans tous types de sols. 7-) Compost séché, tel que défini dans la revendication 6, c a r a c t é r i s 6 par le fait qu'il est granulé et comprend 12 à 20 % d'humidité. 8 ) Appareil du genre décrit dans la revendication 5 c a r a c t é r i s é par le fait qu'il est réduit, c'est à dire ne comprend pas de séchoir ni de granulateur. 9 ) Compost non séché défini dans l'une quelconque des revendication 1,2,3,5, prise isolément, mais avec l'appareil défini dans la revendication 8, c a r a c t é r i s é par le fait qu'il ntest pas séché, qu'il comprend 30 à 60 % d'humidité et qu'il est pulvérulant.