I1 existe un certain nombre de procédés qui permettent de fabriquer des cloisons anti-feu et des cloisons anti-flammes à partir de matériaux pratiquement incombustibles aux températures développées dans des incendies normaux. D'une manière générale, les matériaux pratiquement incombustibles sont caractérisés par un coefficient > de conductibilité thermique qui augmente en mime temps que la température. Ceci veut dire que lorsque la température augmente d'un coté de la cloison le nombre de calories qui traversent la cloison, par seconde, est plus que proportionnel à la différence des températures, de part et d'autre de la cloison. Si de telles cloisons empochent le feu et la flamme de se propager vers le coté froid elles n'empêchent pas le passage d'un nombre très important de calories capables de rendre le volume situé du coté froid inoccupable, et également d'apporter dans ce volume une augmentation de température dangereuse pour le maintien en l'état des objets situés dans ce volume. I1 existe aussi d'autres procédés qui assurent la protection anti-feu et anti-flamme pendant une durée limitée Cette durée limitée correspond à la durée de leur propre combustion. La présente invention a pour objet un élément ou brique qui permet de réaliser des cloisons telles que, lorsqu'une des faces de la cloison est exposée à une température croissante pouvant atteindre 1200 ; la température de l'autre face n excède pas 1000 pendant un temps donné. La brique selon l'invention est caractérisée en ce qu'elle comprend ces feuilles ou plaques rectangulaires, en une matière comportant de l'eau de constitution ou de fibrage, qui sont superposées et logées, de manière non étanche, dans une enveloppe en une matière résistant à la corrustion Les plates peuvent, par exemples être en cellulose, en bois et en plâtre.Dans un mode de réalisation avantageux de l'invention, elles sor en carton ondulé, les cannelures de ce dernier assurant a présence de volumes d'air emprisonnés L'enveloppe est avantageusenent formée a partir d'un complexe constitué par des couches alternées d'aluminium et de cellulose. Lorsqu'unie telle matière est soumise à un brasier elle ne branle pas; la cellulose est carbonisée et la présence de carbone entre les feuilles d'aluminium assure la protection des couches suivantes de la paroi. Le complexe peut éventuellement comporter une ou plusieurs couches de polyéthylène qui en améliorent la tenue mécanique. La brique peut éventuellement comporter une deuxième enveloppe qui est réalisée à l'aide d'une feuille de fibres de céramique feutrées et est interposée entre l'enveloppe extérieure et les plaques ou feuilles intérieures. Pour que cette feuille ait une résistance mécanique suffisante, elle peut être collée sur une feuille souple résistante0 par exemple en aluminium. La brique peut éventuellement comporter un revêtement décoratif extérieur, par exemple en papier en tissu ou en métal. La présente invention a également pour objet une cloison réalisée à l'aide des briques définies ci-dessus, qui sont juxtaposées et collées les unes aux autres. La colle doit conserver son pouvoir d'adhérence à une température élevée; elle peut, par exemple, être constituée par une colle usuelle chargée en fibres de céramiques. Lorsqu'une cloison selon l'invention est soumise à un incendie et que sa face tournée vers le feu augmente progressivement jusqu'à 12000, les calories qui la traversent provoquent la vaporisation de l'eau de fibrage ou de constitution des plaques intérieures. L'enveloppe de ces feuilles n'étant pas étanche, la vapeur peut s'échapper à ltextérieur de sorte que la pression dans l'enveloppe ne peut dépasser la pression atmosphérique. Dans ces conditions, si la température est de 12000 sur l'une des faces de la cloison0 la température sur son autre face ne peut dépasser 1000, tant que les briques ne sont pas détruites; les briques conservent leur forme et leur résistance mécanique tant qu'elles contiennent de la vapeur d'eau. Aucun gaz nocif ne se dégage dans le local situé du eté opposé de la cloison à celui où se trouve llincendie. La durée de protection d'une cloison qui est formée à l'aide d'une seule épaisseur de briques comprenant des plaques en carton ondulé et une enveloppe en un complexe constitué par des couches alternées d'aluminium, de polyéthylène et de cellulose, est de 11 ordre de dix minutes. Pour augmenter la durée de protection, on peut réaliser la cloison à l'aide d'un ensemble de deux briques collées l'une sur l'autre, la face de fermeture de l'enveloppe de chacune des briques étant à l'intérieur. La durée de protection est d'environ trois fois plus grande, ctest-à-dire de trente minutes; en effet, le phénomène de vaporisation qui assure la protection ne commencera à se produire, dans la seconde épaisseur, que lorsque la première épaisseur aura été entièrement détruite. Ce mode de réalisation présente, en outre, l'avantage que la durée de protection est la meme dans les deux sens, c'est-à-dire quelle que soit la face de la cloison qui est soumise au feu. On peut également former la cloison à l'aide d'un ensemble de trois briques collées les unes aux autres, la durée de protection est environ cinq fois plus grande, c'est-à-dire de l'ordre de 50 minutes. Si l'on veut une protection de durée supérieure, on peut juxtaposer deux cloisons comprenant deux épaisseurs de briques, la protection totale dans les deux sens étant alors d'environ une heure et demie, ou même trois cloisons, auquel cas la durée de protection est de l'ordre de deux heures et demie. On a décrit ci-après, à titre d'exemple non limitatif, un mode de réalisation de l'invention avec référence au dessin annexé dans lequel La Fig. 1 est une vue en perspective d'une brique, ses enveloppes étant représentées à plat, La Fig. 2 est une vue en perspective d'une brique avec arrachement, l'un des volets de l'enveloppe intérieure étant relevé, La Fig. 3 est une vue en perspective d'une double brique, La Fig. 4 est une vue en perspective d'une cloison réalisée à l'aide des briques du type de la Fig. 3. Telle qu'elle est représentée au dessin la brique comprend trois plaques ou feuilles 1, 2 et 3, en carton ondulé double face, doubles cannelures, les cannelures des feuilles 1 et 3 étant partir -lèles entre elles alors que les cannelures de la feuille 2 sont perpendiculaires aux précédentes. Les trois feuilles sont entourées d'une première enveloppe 4, réalisée à l'aide d'une feuille de fibres de céramique feutrées collée sur une feuille d'aluminium, et d'une seconde enveloppe 5, réalisée à partir d'un complexe constitué par des couches alternées d'aluminium, de polyéthylène et de cellulose.Les enveloppes 4 et 5 sont découpées comme des enveloppes postales et comportent des rabats tels que 4a et 5a qui sont repliés respectivement sur les feuilles en carton ondulé et sur les rabats 4a et collés à l'aide d'une colle chargée en fibres incombustibles, par exemple de céramique; une telle colle conserve son pouvoir d'adhérence jusqu'à 12000. Chacune des enveloppes est avantageusement découpée sur une presse à platine qui forme les plis en même temps qu'elle découpe la feuille. Les différents rabats des feuilles 4 et 5 ne se chevauchent pas de sorte que, lorsque les feuilles 1, 2 et 3 sont enveloppée0 l'étanchéité n'est réalisée ni aux angles, ni aux arêtes latérales. Après collage des rabats, on obtient une brique parfaitement parallélépipédique. Ses dimensions peuvent être variables. A titre d'exemple, elle peut présenter une longueur de 250mm, une largeur de 125mm, et une épaisseur de 22mm. A la Fig. 3, on voit une double brique constituée de deux briques 6a et 6b, du type ci-dessus, qui sont accolées et éventuellement collées l'une à l'autre à l'aide de la colle chargée en fibres de céramique, de façon que les faces comportant les rabats 4a et 5a soient à l'intérieur. A la Fig. 4, on voit une cloison 7, réalisée à l'aide des doubles briques de la Fig. 3, ces briques étant juxtaposées et éventuellement collées entre elles, par exemple à l'aide de la colle chargée de fibres de céramique I1 va de soi que la présente invention ne doit pas être considérée comme limitée au mode de réalisation décrit et repré sensée mais en couvre au contraire toutes les variantes REVENDICATIONS I. - Brique pour la réalisation d'une cloison anti-feu et anti-flamme, caractérisée en ce qu'elle comprend des feuilles ou plaques rectangulaires, en une matière comportant de l'eau de constitution ou de fibrage, qui sont superposées et logées, de manière non étanche, dans une enveloppe en une matière résistant à la combustion. 2. - Brique selon la revendication 1, caractérisée en ce que les feuilles ou plaques sont en carton ondulé. 3. - Brique selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que l'enveloppe est formée à partir d'un complexe constitué par des couches alternées d'aluminium et de cellulose 4. - Brique selon la revendication 3, caractérisée en ce que le complexe contient une ou plusieurs couches de polyéthylène. 5. - Brique selon l'une quelconque des revendications précé dents, caractérisée en ce qu'elle comporte une deuxième enveloppe qui est réalisée à l'aide d'une feuille de fibres de céramique feutrées et est interposée entre l'enveloppe extérieure et les plaques ou feuilles intérieures 6. - Brique selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comporte un revêtement décoratif extérieure par exemple en papier, en tissu ou en métal, 7. - Ensemble de deux ou plusieurs briques telles que désignées dans l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que les briques sont accollées ou collées les unes sur les autres, la face de fermeture de l'enveloppe de chacune des briques étant à l'intérieur. 8. - Cloison anti-feu et anti-flamme, caractérisée en ce quelle est réalisée à l'aide de briques selon l'une quelconque des revendications 1 à 6 ou de l'ensemble de briques selon la revendication 78 ces briques ou ensembles de briques étant juxtaposés et éventuellement collés les uns aux autres.