La présente invention concerne un dispositif d'ancrage destiné à un convoyeur pouvant être déplacé ou ripé transversalement à sa direction de transport, utilisable dans les exploitations minières, comportant une poutrelle d'ancrage ou d'amarrage et un chariot guidé sur cette poutrelle, qui est déplaçable par coulissement avec l'extrémité supérieure du convoyeur au moyen d'au moins un cylindre dans le sens du ripage, la course du cylindre ripeur étant inférieure à la longueur de la poutrelle d'ancrage et le point d'attaque du cylindre ripeur, qui prend appui d'une part sur la poutrelle d'ancrage et d'autre part sur le chariot, étant variable. I1 existe déjà des dispositifs d'ancrage de ce type ou de type analogue. Ils servent à appuyer ou ancrer l'extré- mité supérieure d'un convoyeur de taille, d'une façon générale d'un convoyeur à raclettes à charnels, à l'entrée de la taille ou bien dans la galerie qui accompagne la taille d'extraction. Dans ce cas, l'agencement est réalisé de telle sorte que l'ex- trémité de tête ou extrémité supérieure du convoyeur de taille, avec le dispositif d'entrainement prévu à cette extrémité, puisse être avancée par rapport à la poutrelle d'ancrage bloquée au moyen d'étançons lors du ripage du convoyeur. A cet effet, l'extrémité supérieure du convoyeur prend appui sur une table, un chariot ou un dispositif équivalent qui peut être déplacé par coulissement par rapport à la poutrelle d'ancrage au moyen de cylindres ripeurs hydrauliques.Quand le chariot guidé sur la poutrelle d'ancrage a été avancé sur toute la course utile de la poutrelle, cette poutrelle peut alors être déplacée ellemême par traction, après décharge de ses étançons, au moyen des cylindres de ripage, le chariot lui-même étant alors immobilisé à l'aide des étançons, de sorte qu'il sert de portée pour l'appui des cylindres ripeurs. Le but principal de l'invention est de créer un mécanisme de ripage particulièrement judicieux destiné à un dispositif d'ancrage ou d'amarrage du type précité. L'agencement doit en outre être réalisé de préférence de telle sorte que, selon les efforts nécessaires pour le ripage de la lourde tête motrice du convoyeur, on puisse utiliser à volonté un seul cylindre ripeur, ou bien deux cylindres ripeurs d'une conception classique, présentant les dimensions habituelles, les courses de ces cylindres étant alors nettement inférieures à la distance sur laquelle le chariot peut être déplacé par coulissement par rapport à la poutrelle d'ancrage. En outre, l'invention a également pour but de créer un accouplement d'une commande simple, pouvant être prévu entre le cylindre ou les cylindres ripeurs et le chariot ou bien un organe rapporté sur celui-ci. L'invention est caractérisée par le fait-qu'un guide de cylindre est relié au chariot, ce guide présentant sur sa longueur plusieurs organes de raccordement décalés les uns par rapport aux autres dans le sens du ripage, pour l'accouplement amovible du cylindre ripeur avec le- guide du cylindre, ce cylindre ripeur étant muni d'une pièce d'accouplement, en vue de l'établissement de cet accouplement. Le guide de cylindre précité est constitué de préférence par un tube de guidage dans lequel le cylindre ripeur est monté à coulissement. La pièce servant à établir l'accouplement forme judicieusement un prolongement du cylindre, qui est disposé de préférence de façon articulée à l'extrémité du cylindre ripeur et qui se présente à la manière d'un coulisseau guidé dans le tube de guidage. I1 est judicieux de munir non seulement le guide de cylindre ou le tube de guidage, mais aussi la pièce d'accouplement de plusieurs organes d'accouplement ou d'éléments analogues décalés les uns par rapport aux autres dans le sens du ripage, de telle sorte que l'accouplement entre le tube de guidage et la pièce d'accouplement puisse être réalisé en différents points de ces deux organes. Les organes de raccordement et d'accouplement mentionnés sont constitués avantageusement par des trous prévus pour le passage d'axes ou de broches, ménagés dans le guide du cylindre ou bien dans le tube de guidage et dans la pièce d'accouplement, des broches ou verrous ou des éléments équivalents pouvant être introduits amoviblement dans ces trous. Afin de pouvoir amener les trous prévus dans la pièce d'accouplement et dans le tube de guidage dans une position de coincidence pour l'introduction des broches ou verrous, la pièce d'accouplement est judicieusement guidée d'une manière empêchant toute rotation dans le tube de guidage. Suivant une autre particularité, il est judicieux de disposer les organes de raccordement précités ou bien les trous destinés aux broches ou verrous selon des écartements réguliers sur le guide du cylindre, l'écartement entre les trous étant déterminé en fonction de la course du cylindre de ripage. I1 est possible, par exemple, de prévoir sur le guide du cylindre trois points de raccordement ou d'accouplement trous de réception des broches ou verrous) décalés l'un par rapport à l'autre dans le sens du ripage. L'établissement et la suppression de l'accouplement peut être assuré à la main, mais aussi éventuellement à l'aide d'un dispositif d'entrainement. I1 est possible, par exemple, de prévoir un dispositif d'accouplement actionné hydrauliquement ou pneumatiquement. On peut parvenir à ce résultat, d'une façon constructivement simple, par exemple en prévoyant dans la pièce d'accouplement une chambre formant cylindre dans laquelle au moins un verrou ou un élément équivalent est déplaçable à la manière d'un piston par mise en pression.Une disposition particulièrement judicieuse est obtenue en montant dans la chambre de cylindre précitée deux verrous reliés par un ressort, ces verrous pouvant être déplacés par coulissement, lors d'une mise en pression, en antagonisme à la force du ressort, afin d'être amenés de la position de verrouillage à une position déverrouillée, ou inversement. Afin d'éviter que des forces de contraintes soient engendrées dans le guide du cylindre et les organes accouplés à celui-ci, il est judicieux de relier ce guide du cylindre ou le tube de guidage de façon articulée au chariot ou à un élément rapporté sur celui-ci. Le tube de guidage a judicieusement une longueur qui est au moins égale à la longueur du cylindre de ripage. Par ailleurs, le tube de guidage peut servir en même temps de capot protecteur pour le ou les cylindres de ripage. Suivant une autre particularité importante de l'invention, il est prévu sur la pièce d'accouplement un dispositif d'accouplement pour le raccordement d'un second cylindre de déplacement qui est judicieusement coaxial au cylindre de ripage et dont la tige de piston attaque par son extrémité la poutrelle d'ancrage de façon articulée. La course de ce second cylindre peut être inférieure à celle du cylindre de ripage précité. Le montage de deux cylindres hydrauliques disposés en série l'un derrière l'autre est judicieux en particulier lorsque des forces de ripage particulièrement élevées sont nécessaires pour le ripage de la tête motrice du convoyeur. Dans ce cas, le second cylindre peut être adapté en place par des systèmes de liaison par encastrement simples ou par des accouplements rapides d'un autre type.Ce second cylindre est agencé de telle sorte qu'il puisse coulisser à travers le tube de guidage. La description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés, donnés à titre non limitatif, permettra de mieux comprendre l'invention. La fig. 1 est une vue de profil d'un dispositif d'ancrage suivant l'invention, avec coupe de la poutrelle d'ancrage. La fig. 2 est une vue en plan du dessus du dispositif d'ancrage que montre la fig. 1, en supprimant toutefois l'ex- trémité de tête ou extrémité supérieure du convoyeur de taille. La fig. 3 est une représentation schématique du mécanisme de ripage faisant partie du dispositif d'ancrage visible sur la fig. 1 et 2. La fig. 4 montre le mécanisme de ripage visible sur la fig. 3, deux cylindres de ripage montés en série l'un derrière l'autre étant toutefois prévus ici. La fig. 5 est une vue en coupe à travers la pièce d'accouplement d'un dispositif d'accouplement à commande hydraulique pour relier le cylindre de ripage ou les cylindres de ripage au tube de guidage. Comme le montrent principalement les fig. 1 et 2, le dispositif d'ancrage comprend une poutrelle d'ancrage 10, qui est constituée ici par une poutrelle creuse en caisson. Il est prévu, aux deux extrémités de la poutrelle d'ancrage 10, des pièces terminales également en caisson Il et 12, auxquelles des socles ou semelles 14 sont reliés à articulation par l'intermédiaire de lames doubles à articulation ou jumelles 13, des étan çons hydrauliques 15 prenant appui sur ces socles. Les étançons d'ancrage 15 permettent ainsi d'immobiliser la poutrelle d'ancrage 10 dans l'exploitation (taille) ou bien dans la galerie associée (galerie supérieure) de la taille. Un chariot 16 est monté de façon coulissante sur la poutrelle d'ancrage 10. Ce chariot 16 comporte des plaques de raccordement 17. Une table de blocage 20 est reliée de façon à pouvoir pivoter dans le plan vertical à ces plaques de raccordement 17 par l'intermédiaire d'articulations 18 et d'un patin d'appui 19. Des axes ou broches 21 servent a établir la liaison à articulation entre les pièces 18 et 20. La table de blocage 20 est réalisée sous la forme d'un caisson creux et présente intérieurement deux cylindres de blocage 22 disposés parallèle ment, l'un à l'autre, qui sont articulés à leur extrémité inférieure sur le patin d'appui 19 au moyen des axes ou broches 21. Les tiges de piston 23 de ces cylindres de blocage sont reliées entre elles par l'intermédiaire d'une traverse 24. Cette traverse 24 est reliée à une table de support 25, de préférence de façon articulée, et cette table peut coulisser sur la table de blocage 20, laquelle est plus ou moins inclinée. La table de support 25 forme une console sur laquelle l'extrémité supérieure ou extrémité de tête 26 d'un convoyeur de taille prend appui. Le convoyeur de taille est constitué d'une manière usuelle par un convoyeur à raclettes à charnels, qui comporte à chacune des extrémités de son couloir (non représenté) chaque fois un châssis de tête motrice dans lequel est tourillonné un barbotin ou tambour d'entrainement et de renvoi pour les chaines sans fin du convoyeur. Sur la fig. 1, on a représenté simplement l'extrémité supérieure ou le chassies de tête motrice 26 du convoyeur qui se trouve dans la partie corés pondant à la galerie supérieure de la taille.La liaison entre le châssis de tête motrice 26 et le couloir est assurée d'une façon en soi connue par l'intermédiaire de bacs de raccordement 27. Une plaque de montage 28 est reliée à la table de support 25 du dispositif d'ancrage, par exemple par l'intermédiaire de tirants 30, cette plaque pouvant, comme visible sur la fig. 1, être fixée amoviblement sur la face inférieure du bac de raccordement 27, par exemple au moyen de broches. Les tirants 30 peuvent être formés par les tiges de piston de cylindres hydrauliques, ou bien par des éléments de traction particuliers, qui sont reliés aux cylindres hydrauliques, lesquels sont logés dans la table de support 25, qui se présente sous la forme d'un caisson creux. De cette manière, il est possible de tirer vers le haut l'extrémité supérieure 26 du convoyeur sur la table de support 25 inclinée en forme de rampe, dans le sens de la flèche S, et de l'immobiliser sur cette table de support, par exemple au moyen de broches ou d'axes.Un ancrage du convoyeur dans le sens longitudinal peut être assuré au moyen des cylindres de blocage 22, qui lors de leur mise en pression déplacent vers le haut la table de support 25 sur la table de blocage 20, dans le sens indiqué par la flèche S. La table de blocage 20 et ainsi également la table de support 25 peuvent être réglées, en ce qui concerne leur inclinaison, selon le pendage chaque fois rencontré pour la veine. Un guide de cylindre, qui peut être constitué par un tube de guidage 31, est relié au chariot 16 sur le côté de la poutrelle d'ancrage opposé au patin d'appui 19. Le tube de guidage 31 est fixé, au voisinage de ses extrémités, sur des plaques d'articulation 32 qui, de leur côté, sont raccordées à articulation au chariot ou bien aux plaques de raccordement 17 de celui-ci par des articulations 33, par l'intermédiaire d'axes d'articulations horizontaux. Des socles ou semelles 36 sur lesquels un étançon d'ancrage hydraulique 37 prend chaque fois appui sont articulés sur les plaques d'articulations 32 par l'intermédiaire de lames ou biellettes d'articulation parallèles 35 formant jumelles. Les deux étançons 37 servent à réaliser l'ancrage du chariot 16 par rapport à la poutrelle d'ancrage pendant l'extraction, ainsi que pendant le ripage de cette poutrelle. On voit que le tube de guidage 31 est monté à articulation entre le chariot 16 et les dispositifs d'ancrage 36, 37. Comme cela est visible en particulier sur la fig. 2, un cylindre de ripage hydraulique à double effet 38 est guidé de façon coulissante dans le tube de guidage 31. La tige de piston 39 de ce cylindre de ripage est articulée en 40 sur une console qui se trouve à l'une des extrémités de la poutrelle d'ancrage. Le cylindre de ripage 38 est relié par une articulation 42 à une pièce d'accouplement 43 formant un prolongement arrière du cylindre et pouvant coulisser à la manière d'un coulisseau dans le tube 31. La pièce d'accouplement 43 est toutefois empêchée de tourner dans le tube de guidage 31, résultat qui peut être obtenu par exemple au moyen d'une liaison par languette et rainure de type classique ou d'une manière analogue. Le tube de guidage 31 présente sur sa longueur trois organes d'accouplement 44, 45 et 46 qui se présentent ici sous la forme de trous à travers lesquels on peut engager une broche de verrouillage 47. D'une façon correspondante, la pièce d'accouplement 43 est munie de deux trous 48 et 49 destinés à la broche de verrouillage 47. D'autres particularités du mécanisme de ripage du chariot apparaissent à l'examen des fig. 3 et 4. Dans la représentation qui forme la fig. 3, le cylindre de ripage 38 se trouve dans le tube de guidage 31 relié au chariot 16, ce tube s'étendant en principe sur toute la longueur du cylindre de ripage. Les deux trous prévus dans la pièce d'accouplement 43 sont indiqués en 48 et 49, tandis que les trous du tube de guidage 31 sont indiqués en 44, 45 et 46. L'écartement entre les trous 44 et 45 correspond à l'écartement entre les trous 45 et 46. Afin de pouvoir déplacer le chariot 16 et avec lui l'extrémité supérieure du convoyeur dans le sens indiqué par la flèche R, on assure la mise en pression du piston 50 du cylindre de ripage 38 sur sa surface circulaire, à l'aide d'un liquide sous pression. Etant donné que le tube de guidage 31 est relié à la pièce d'accouplement 43 et ainsi au cylindre de ripage au moyen d'une broche de verrouillage engagée à travers les trous 44 et 48, lors de la sortie du cylindre, le chariot 16 est déplacé d'une distance correspondant à la course du cylindre de ripage dans le sens indiqué par la flèche R.Un autre déplacement du chariot 16 dans le sens de la flèche R peut être assuré en extrayant la broche de verrouillage des trous 44 et 48 et en faisant rentrer de nouveau le cylindre, par la mise en pression de la surface annulaire du piston 50, jusqu'à ce que l'autre trou 49 de la pièce d'accouplement 43 parvienne dans l'alignement du trou 45 du tube de guidage 31. Ensuite, la broche de verrouillage peut être introduite dans les trous 45 et 49, afin d'assurer dans cette position l'accouplement entre le tube de guidage et le cylindre de ripage.Une fois que le verrouillage a été assuré, on peut, par une nouvelle mise en pression du cylindre de ripage 38, déplacer le chariot 16 sensiblement jusqu'à sa venue en butée contre la pièce terminale Il de la poutrelle, c'est-à-dire sur une distance qui correspond à l'écartement entre les trous 44 et 45, plus ltécartement entre les trous 48 et 49. On comprend que, lors du ripage ou du déplacement du chariot 16, les étançons d'ancrage 37 reliés à celui-ci sont déchargés et rentrés. Quand le chariot 16 a été avancé avec l'extrémité supérieure du convoyeur sur toute la course de la poutrelle d'ancrage 10, dans le sens indiqué par la flèche R, cette poutrelle 10 peut être rappelée pas à pas au moyen du cylindre de ripage 38, d'une manière analogue à celle qui a été décrite précédemment pour l'avance du chariot 16. On a représenté sur la fig. 4 une disposition dans laquelle un second cylindre de ripage, qui est dénommé ici cylindre de déplacement 51, est relié à la pièce d'accouplement 43. La liaison est réalisée judicieusement au moyen d'un dispositif d'accouplement rapide, qui se présente ici sous la forme d'un accouplement à articulation. L'axe d'articulation est désigné par la référence 52 sur la fig. 4. La tige de piston 53 du cylindre 51 est articulée en 54 sur la pièce terminale 11 de la poutrelle. La course du cylindre 38 est supérieure à la course du cylindre 51. On supposera que la broche de verrouillage est introduite dans les trous 44 et 48 et qu'ainsi le tube de guidage 31 est accouplé avec les cylindres 38 et 51 par l'intermédiaire de la pièce d'accouplement 43. Si maintenant les deux cylindres 38 et 51 sont mis simultanément-en pression dans le même sens de sortie, au moyen d'un liquide sous pression, le chariot 16 se déplace dans la direction indiquée par la flèche R sur la poutrelle d'ancrage 10, la distance de déplacement correspondant à la course du plus petit cylindre 51. Ensuite, la broche de verrouillage peut être extraite des trous 44 et 48, puis les deux cylindres peuvent être ramenés en arrière sur une distance correspondant à la course du plus petit cylindre 51, et le trou 48 de la pièce d'accouplement 43 parvient alors dans l'alignement du trou 45 du tube de guidage 31.Si maintenant la broche de verrouillage est introduite dans ces trous 45, 48, le verrouillage est assuré de nouveau entre.le tube de guidage et les cylindres de ripage, de sorte que les deux cylindres peuvent être de nouveau mis en pression dans le sens de leur sortie. De cette façon, le chariot 16 est à nouveau avancé dans la direction de la flèche R, sur une distance correspondant à la course du cylindre 51. Ensuite, le verrouillage peut être de nouveau supprimé, de sorte que les deux cylindres de ripage peuvent être ramenés en arrière jusqu'à ce que le trou 48 de la pièce d'accouplement 43 soit en coincidence avec le trou arrière 46 du tube de guidage 31. Par l'introduction de la broche de verrouillage dans ces trous, on peut alors réaliser de nouveau le verrouillage, de sorte que, par une nouvelle mise en pression des deux cylindres, le chariot 16 peut à nouveau être avancé sur une distance correspondant à la course du cylindre 51. Le chariot 16 se trouve alors à l'extrémité de la poutre d'ancrage 10, directement en avant de la pièce terminale 11 de cette poutre.Le rappel ultérieur de la poutre d'ancrage dans la direction indiquée par la flèche R peut également être assuré au moyen des cylindres mentionnés, par un déplacement pas à pas de la broche de verrouillage. Au lieu d'une broche de verrouillage ou d'un élément équivalent déplaçable à la main, on peut, pour réaliser l'accouplement du tube de guidage 31 avec la pièce d'accouplement 43, utiliser également d'autres dispositifs d'accouplement, le cas échéant des accouplements à commande mécanique. Un accouplement actionné hydrauliquement est représenté sur la fig. 5. La pièce d'accouplement 43 présente dans ce cas un alésage cylindrique 55 dans lequel deux verrous 56 et 57 se présentant sous la forme de pistons creux sont guidés à coulissement. Les deux verrous sont reliés par un ressort de traction 58, qui attire les verrous dans l'alésage cylindrique et qui les maintient contre une butée 59.Par l'admission d'un fluide sous pression dans la chambre intérieure 60 des deux pistons, on peut déplacer ceux-ci vers l'extérieur en antagonisme à la force de rappel du ressort 58, de telle sorte qu'ils viennent s'engager dans la position chaque fois désirée dans l'un des trous 44, 45 et 46 du tube de guidage, en réalisant ainsi l'accouplement. Si la chambre cylindrique 60 est déchargée de la pression hydraulique, le ressort 58 rappelle les verrous 56 et 57 vers l'intérieur, de sorte que le verrouillage est supprimé. Suivant une autre variante, l'agencement pourrait également être réalisé de telle sorte qu'on utilise, au lieu du ressort de traction 58, un ressort de compression repoussant les deux verrous en forme de pistons 56 et 57 vers l'extérieur jusqu'en position de verrouillage. Dans ce cas, le verrouillage peut être supprimé en assurant la mise en pression des deux chambres annulaires 61 et 62 des perçages cylindriques. En ce qui concerne le mécanisme de ripage décrit ciavant, l'agencement particulier du dispositif d'ancrage et de ses éléments est d'une importance secondaire. Il est en conséquence possible d'utiliser le mécanisme de ripage suivant l'invention avec des dispositifs d'ancrage d'un autre type. D'autres modifications encore peuvent être apportées aux modes de réalisation décrits, dans le domaine des équivalences techniques, sans s'écarter de l'invention. REVENDICATIONS 1.- Dispositif d'ancrage pour convoyeur pouvant subir un déplacement ou ripage transversalement à sa direction de transport, utilisable dans les exploitations minières, comportant une poutrelle d'ancrage et un chariot guidé sur celle-ci, qui peut être déplacé en translation conjointement à l'extrémité supérieure du convoyeur, dans le sens du ripage, sous l'action d'au moins un cylindre de ripage, la course de ce cylindre de ripage étant inférieure à la longueur de la poutrelle d'ancrage, le point d'attaque du cylindre de ripage, d'une part sur la poutrelle d'ancrage, et d'autre part sur le chariot, étant variable, caractérisé en ce qu'un guide de cylindre est relié au chariot, ce guide présentant sur sa longueur plusieurs organes de raccordement décalés les uns par rapport aux autres dans le sens du ripage, en vue de l'accouplement amovible du cylindre de ripage avec ce guide de cylindre, ledit cylindre de ripage étant muni d'une pièce d'accouplement, en vue de l'établissement de cet accouplement. 2.- Dispositif d'ancrage suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le guide du cylindre est constitué par un tube de guidage dans lequel le cylindre de ripage est monté à coulissement. 3.- Dispositif d'ancrage suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la pièce d'accouplement est constituée par un coulisseau ou élément équivalent disposé à une extrémité du cylindre de ripage et guidé dans le tube de guidage 4.- Dispositif d'ancrage suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la pièce d'accouplement est munie de plusieurs organes d'accouplement décalés les uns par rapport aux autres dans le sens du ripage, en vue de son accouplement avec le guide du cylindre. 5.- Dispositif d'ancrage suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4,-caractérisé en ce que le guide du cylindre ou le tube de guidage est relié à articulations au chariot. 6.- Dispositif d'ancrage suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le guide du cylindre ou le tube de guidage a une longueur qui est au moins égale à la longueur du cylindre de ripage. 7.- Dispositif d'ancrage suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que les organes de raccordement et d'accouplement prévus sur le guide du cylindre et sur la pièce d'accouplement sont constitués par des trous dans lesquels une broche ou un verrou peut être engagé amoviblement. 8.- Dispositif d'ancrage suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que la pièce d'accon plement reliée à l'extrémité du cylindre de ripage, de préférence à articulation, en formant le prolongement de ce cylindre, est empêchée de tourner à l'intérieur du tube de guidage. 9.- Dispositif d'ancrage suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce qu'il est prévu, sur la pièce d'accouplement, un dispositif d'accouplement pour le raccordement d'un second cylindre de déplacement. 10.- Dispositif d'ancrage suivant la revendication 9, caractérisé en ce que la course du second cylindre de déplacement est inférieure à la course du cylindre de ripage. 11.- Dispositif d'ancrage suivant l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que les organes de raccordement du guide du cylindre sont disposés selon des écartements réguliers. 12.- Dispositif d'ancrage suivant l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que trois organes de raccordement sont prévus avec un certain décalage dans le sens du ripage sur le guide du cylindre. 13.- Dispositif d'ancrage suivant l'une quelconque des revendications 10 à 12, caractérisé en ce que l'écartement relatif des organes de raccordement du guide du cylindre est sensiblement égal à la course du second cylindre de déplacement. 14.- Dispositif d'ancrage suivant l'une quelconque des revendications 1 à 13, caractérisé en ce qu'il est prévu un dispositif d'accouplement à commande hydraulique ou pneumatique, destiné au verrouillage de la pièce d'accouplement avec le tube de guidage. 15.- Dispositif d'ancrage suivant la revendication 14, caractérisé en ce qu'une chambre de cylindre est ménagée dans la pièce d'accouplement, au moins un verrou en forme de piston pouvant se déplacer à l'intérieur de cette chambre lors d'une mise en pression. 16.- Dispositif d'ancrage suivant la revendication 15, caractérisé en ce que deux verrous sont reliés par un ressort, ces verrous pouvant être déplacés en antagonisme à la force de ce ressort lors de leur mise en pression. 17.- Dispositif d'ancrage suivant l'une quelconque des revendications 1 à 16, caractérisé en ce que le guide du cylindre est relié à articulation aux étançons hydrauliques d'ancrage de préférence, par l'intermédiaire de doubles lames ou biellettes d'articulation formant jumelles.