1. L'invention concerne un procédé continu pour la coloration de matière textile en forme de panneau, avec différentes sortes de fibres qui sont disposées de façon essen- tiellement séparée les unes des autres sur les deux faces de la matière textile, par exemple des tissus veloutés dans lesquels l'endroit est constitué par un certain type de fibres et l'envers par un autre, o l'on applique les différents type de colorants nécessaires pour la coloration des deux types de fibres et ensuite on fixe le colorant par exemple par vaporisage. Les matières textiles de ce type, avec des types de fibre séparés dans l'espace, sont représentées surtout par les tissus veloutés comme le velours, la peluche, également sous forme de tapis, et autres. Ces matières ont souvent une face en une fibre synthétique et un envers en une fibre cellulo- sique naturelle ou artificielle. Les velours d'ameublement sont par exemple fabriqués aujourd'hui en grande partie avec une face en polyacrylonitrile, et un envers en coton. Les types de colorants qui permettent de colorer les divers types de fibre au mieux, ou en tout cas de les colorer, sont différents les uns des autres. Pour des combi- naisons fréquemment rencontrées, on peut noter par exemple: Fibre: Colorants: Polyacrylonitrile/coton basic/substantif Polyamide/coton acide/substantif complexe métallique/ substantif Polyester/coton dispersion/substantif Afin de teindre une matière textile compor- tant divers types de fibre on peut procéder en principe de telle façon que d'abord on effectue la coloration d'un des types de fibre, puis dans un second bain, on effectue la teinture de l'autre type de fibre. Cela signifie cependant une dépense élevée, et l'on recherche en général le moyen de teindre dans un seul bain les matières formées de fibres diverses, ce bain contenant simultanément les divers types de colorants nécessaires aux différentes fibres. Déjà au moment de la préparation du bain, il peut se produire une décompostiion mutuelle des colorants, qui peut les rendre partiellement inefficaces. D'après les esti- 4o mations, ceci peut concerner jusqu'à 30 % des colorants mis en 2.oeuvre. Le bain est alors appliqué à la matière textile par exemple au moyen d'une immersion.complète au foulard. Comme naturellement les colorants sont présents simul- tanément dans le bain, chaque fibre composant la màtière textile contient également le colorant qui est spécifiquement destiné à la coloration de l'autre fibre. Cette partie des colorants est entraînée par la matière textile sans être exploitée, et ultérieurement récupérée par lavage. Ce lavage doit s'effectuer en profondeur par exemple lorsqu'une des fibres est du coton, qui retient le colorant destiné à l'autre fibre grâce à sa capacité d1adsorption, mais cependant sans fixer ce colorant. Lorsque des parties de colorants de ce type restent sur les fibres, on obtient des résultats peu résistants. Dans le cas des procédés généralement utilisés jusqu'à présent, avec imprégnation complte de la matière, il faut donc compter avec une consommation élevée de colorants et des frais importants de lavage. La combinaison polyacrylonitrile/cellulose est importante aujourd'hui, car une grande partie des tissus d'ameublement est basée là-dessus. Le polyacrylonitrile est teinté à l'aide de colorants basiques, qui sont cationiques, alors que les colorants substantifs destinés à la cellulose sont anioniques. Ces deux types de colorants précipiteraient si on les introduisait en commun dans un bain, sans prendre de pré- cautions particulières. La précipitation peut être évitée par la mise en oeuvre d'agents auxiliaires appropriés. En cas de con- centration élevée de colorants comme c'est nécessaire pour les couleurs foncées, il est en conséquence nécessaire d'utiliser des quantités élevées d'agents auxiliaires. Ceci augmente les frais et diminue la stabilité du bain. De plus, ces quantités élevées additionnelles d'agents chimiques doivent encore être éliminées par lavage, ce qui augmente par ailleurs les frais de lavage. Tous ces inconvénients se rapportent à un produit ayant une importance économique élevée, et o la solidité est un facteur de première importance. Dans le cas d'une matière textile qui est constituée par une fibre mixte, dans laquelle les composants sont répartis de façon homogène dans la matière textile, les problèmes cités plus haut n'ont pas encore trouvé aujourd'hui de solution. Jusqu'à présent on a même teinté de cette façon les textiles dans lesquels les différents types de fibres sont séparés les uns des autres dans l'espace. L'invention a pour objectif de développer un procédé continu pour la coloration de matière textile en forme de panneau, avec différentes sortes de fibres qui sont disposes de façon essentiellement séparée les unes des autres sur les deux faces de la matière textile, par exemple des tissus veloutés dans lesquels l'endroit est constitué par un certain type de fibres et l'envers par un autre, o l'on applique les différents types de colorants nécessaires pour la coloration des deux types de fibres et ensuite on fixe le colorant par exemple par vaporisage de telle façon que les pertes de colorants et les frais de lavage soient diminués. A cet effet, l'invention propose un procédé caractérisé en ce que sur chaque face de la matière textile, le liquide de teinture correspondant au type de fibre situé sur cette face, est appliqué sous forme de mousse. Les colorants sont séparés ici exactement comme les types de fibres dans la matière textile. Ils ne sont appliqués chaque fois que sur la face de la matière sur laquelle se trouve la sorte de fibre à laquelle ils sont destinés. L'application sous forme de mousse assure d'une part un dosage précis du liquide de teinture appliqué et donc de la quantité de colorant, et abaisse d'autre part la mobilité du liquide de teinture à un tel point, que ce liquide colorant appliqué sur une face ne traverse pas toute la matière textile, et que même l'interpénétration des divers liquides de teinture, à l'intérieur de la matière textile, est empochée. Ainsi par exemple, sur un tissus d'ameuble- ment à face polyacrylique, on applique un colorant basique seulement en une quantité nécessaire à la coloration des fibres polyacryliques elles-mêmes, tandis que l'envers reste essentiel- lement exempt de ce colorant et ne reçoit que du colorant substantif en quantité appropriée. Les colorants ne se détruisent pas ainsi mutuellement, et il n'y a pas non plus de colorant inutilisé qui soit entraîné. En particulier, il n'est pas besoin d'utiliser d'agents auxiliaires nécessités en cas de présence simultanée de différents colorants. 4.- Il en résulte globalement une consommation diminuée de colorants et d'agents auxiliaires, des frais de lavage réduits et une résistance accrue au frottement. Le procédé qui consiste à appliquer un bain de teinture sur une matière textile sous forme de mousse, est décrit dans les brevets DE-AS 22 14 377 et TJS-PS 3 969 780. La mesure qui consiste en ce que les mousses c'est-à-dire les liquides de teinture dont elles sont issues, imprègnent la matière textile sur ses deux faces, résulte en ce que les liquides colorants mis en oeuvre seront exploités avec la plus grande efficacité possible, dans la mesure o lès liquides colorants individuels sont appliqués de façon à imprégner la matière d'un c8té, mais ceci ne s'effectue cependant que jusqu'à une profondeur déterminée, de sorte que les zones imprégnées de liquide colorant ne se chevauchent pas, et qu'à l'intérieur de la matière textile, il ne peut se pro- duire une destruction mutuelle des: colorants. L'application de mousse sur les deux faces et l'imprégnation peuvent s'effectuer au moyen d'un dispositif décrit dans la demande de brevet déposée en Allemagne sous le n0 P 29 35 413.0. On a effectué un traitement comparatif sur une matière en acrylique et coton, avec un poids de 480 g par mètre, pour obtenir une teinte marron. Avec le procédé classique o les colorants destinés aux deux sortes de fibres étaient présents simultanément dans le bain, les frais de colorants et d'agents auxiliaires se sont montés à 0,45 DM. Ces mêmes frais étaient de 0,39 DM dans le cas de coloration par mousse avec séparation des bains. Il faut citer en outre pour ce dernier cas, les avantages suivants résistance améliorée - période de vaporisage plus courte économie - lavage réduit) d'énergie - pas de gonflement - meilleur aspect du tissus - application sans problème du bain. Ces avantages constituent en partie encore d'autres possibilités de diminution du coût. REVENDICAIIONS 1.- Procédé continu pour la coloration de matière textile en forme de panneau, avec différentes sortes de fibres qui sont disposées de façon essentiellement séparée les unes des autres sur les deux faces de la matière textile, par exemple des tissus veloutés dans lesquels l'endroit est constitué par un certain type de fibres et l'envers par un autre, o l'on applique les différents types de colorants nécessaires pour la coloration des deux types de fibres et en- suite on fixe le colorant par exemple par vaporisage, procédé caractérisé en ce que sur chaque face de la matière textile, le liquide de teinture correspondant au type de fibre situé sur cette face, est appliqué sous forme de mousse. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les mousses, c'est-à-dire les liquides de teinture dont elles sont issues, imprègnent la matière textile sur ses deux faces.