' 2090369 Pour désinfecter les instruments médicaux, on les place habituellement un certain temps, environ une heure, dans des solutions aqueuses de désinfectants dans lesquelles les- germes végétatifs sont tués. Pour tuer aussi les spores, on stérilise encore le plus souvent les instruments ainsi prétraités. Les produits que l'on trouve sur le marché et qui sont destinés à la préparation des solutions de désinfectant contiennent comme substances actives antimicrobiennes des dérivés de phénol, des substances dégageant du chlore actif ou des aldéhydes. Les substances actives mentionnées ont l'inconvénient d'avoir une odeur et un goût désagréables et dans certains cas, d'irriter les muqueuses. L'invention concerne un procédé de désinfection d'appareils et instruments médicaux qui consiste à les traiter par une solution aqueuse d'un désinfectant. Le procédé est caractérisé par le fait que l'on utilise des solutions qui contiennent comme substances actives : 0,02 à 1 et de préférence 0,05 à 0,5 g/1 d'oxygène actif sous la forme d'un composé à oxygène actif qui donne du H2O2 dans 1'eau et 0,05 à 10 et de préférence 0,5 à 5 g/1 d'un activeur d'oxygène actif du type des composés N-acylés ou 0-acylés contenant 2 à 9 atomes de carbone dans le radical acyle, ou du type des esters d'acide carbonique ou pyrocarbonique dont l'action d'activeur, déterminée par la méthode décrite plus loin, est d'au moins 3, de préférence d'au moins 4,5, les solutions contenant toujours de l'oxygène actif et de 1'activeur en quantités telles que, par atome d'oxygène actif, il y ait 0,25 à 6 et de préférence 0,5 à 3 groupements efficaces d'activeur, le groupement efficace d'activeur étant, dans le cas des composés N-acylés et 0-acylés, chacun de ces radicaux, et dans le cas des esters d'acide carbonique ou pyrocarbonique, toute la molécule. Cette définition de la proportion entre atomes d'oxygène actif et groupement efficace d'activeur n'a ici d'importance que pour le calcul ; elle ne permet aucune conclusion sur le mécanisme réel d'action. Ces solutions peuvent contenir des substances à réaction alcaline usuelles pour le réglage du pH ; dans la mesure où le porteur d'oxygène actif a lui-même une réaction alcaline, c'est lui qui cause la réaction alcaline désirée. Pour combiner la dureté 71 19252 2 2090369 de l'eau, on peut ajouter des complexants de basesalcalino-terreu-ses qui ont souvent aussi eux-mêmes une réaction alcaline. Les complexants aussi bien que les substances à réaction alcaline sans pouvoir complexant renforcent l'action désinfectante de l'associa-5 tion de composé peroxygéné et d'activeur en facilitant l'élimination des impuretés qui ne sont pas nécessairement de nature bactérienne mais peuvent éventuellement inclure des bactéries et qui, par suite, empêchent le contact entre les bactéries et le désinfectant . 10 C'est par exemple le cas pour le sang, les crachats, le pus, les sérums ou d'autres liquides à l'état frais ou séché. Dans le cas de telles impuretés séchées, les alcalis joints aux complexants causent un ramollissement de celles-ci et dans le cas d'impuretés non séchées ou ramollies, ils causent une dispersion 15 de celles-ci dans la solution aqueuse de sorte que les bactéries qui y sont enfermées sont débarrassées des substances qui les enveloppent et exposées sans obstacle à l'attaque de l'association antimicrobienne de substances actives. En outre, les complexants combinent aussi les traces de métaux lourds et empêchent ainsi une 20 décomposition prématurée des composés peroxygénés. Les surfactifs assurent un meilleur mouillage des surfaces à traiter ; en outre, ils facilitent la pénétration du liquide désinfectant dans les fissures, les capillaires, etc... Les solutions de désinfectant peuvent donc contenir, au 25 moins, une des substances suivantes : 0,01 à 10 et de préférence 0,1 à 5 g/1 de substances à réaction alcaline, en particulier de sels à réaction alcaline sans pouvoir complexant, 0,01 à 10 et de préférence 0,1 à 5 g/1 de complexants, 30 0,01 à 0,5 et de préférence 0,05 à 0,2 g/1 de surfactifs. Les solutions peuvent aussi contenir des enzymes protéo-lytiques stables vis-à-vis des composés peroxygénés, c'est-à-dire des enzymes qui ne contiennent pas de liaisons disulfure ni de groupes sulfhydryle. Des enzymes de ce genre, tirées par exemple 35 du Bacillus subtilis, se trouvent dans le commerce. L'invention peut s'appliquer à tous les domaines de la médecine humaine et vétérinaire, plus précisément dans l'habitation, dans la pratique médicale, dans les cliniques et les hôpitaux, surtout en chirurgie, dans le traitement du cou, du nez et 40 des oreilles, en médecine dentaire, en urologie, en gynécologie et 71 19252 2090369 en obstétrique. On peut désinfecter tous les appareils et instruments en métal, en verre, en matière synthétique, en caoutchouc, etc..., utilisés dans le domaine médical. 5 Comme exemples de ces appareils, on citera : les appa reils respiratoires de la nature la plus diverse, les appareils d'anesthésie, les masques respiratoires, les appareils d'intubation, les tuyaux respiratoires, les gants de caoutchouc, les appareils d'endoscopie tels que les rectoscopes, les autres appareils 10 optiques, les spéculums, etc... Les instruments comprennent par exemple les scalpels, ciseaux, pinces à pansement et autres, serre-fines, agrafes, aiguilles, seringues d'injection. On peut préparer les solutions de désinfectant sur le lieu d'utilisation en dissolvant les constituants dans de l'eau ; 15 comme composé fournissant du H2O2» on peut aussi envisager l'eau oxygénée elle-même qui peut être appliquée à des concentrations quelconques usuelles dans le commerce, de préférence sous forme de H2O2 à 30 % ou à 3 % ; cette dernière est le plus souvent disponible chez les médecins ou dans les hôpitaux. Mais on peut aussi 20 utiliser à cet effet .les compositions solides connues contenant H2°2 ' Dans les conditions normales, c'est-à-dire dans la mesure où l'on n'introduit pas avec les objets à désinfecter des catalyseurs organiques ou minéraux de décomposition de H2O2, les 25 solutions présentent une stabilité satisfaisante aux fins de la pratique et on peut encore les utiliser même au bout de 24 heures. Toutefois, il est à conseiller d'utiliser toujours des solutions fraîchement préparées, ce qui peut se faire sans difficulté. On utilise avantageusement les solutions à des tempéra-30 tures de 10 à 40°C et de préférence de 15 à 30°C. Les bactéries sont tuées en l'espace de 15 à 45 minutes à des concentrations d'environ 0,2 à 0,3 g/1 d'oxygène actif et à la température ambiante ; mais en pratique, on étendra la durée du traitement à environ une heure. Toutefois, si l'on désire une désinfection 35 particulièrement rapide, on peut aussi utiliser des solutions plus concentrées et/ou appliquer des températures plus élevées afin d'abréger en conséquence la durée du traitement. L'association de substances actives antimicrobiennes contenue dans les solutions utilisables selon l'invention est pra-40 tiquement dépourvue de goût et d'odeur et sans inconvénients phy 71 19252 4 2090369 siologiques et toxicologiques. Un autre avantage à mentionner est qu'en comparaison des substances actives antimicrobiennes connues, elle est beaucoup plus compatible avec les protéines ; par suite, elle est altérée dans une mesure beaucoup moindre que les composi-5 tions connues par les protéines, en particulier le sang, le sérum, le pus ou les sécrétions qui apparaissent dans les états pathologiques les plus divers. Cette association de substances actives peut aussi être convertie en compositions solides très stables à la conservation 10 qui peuvent être fournies au consommateur sous la forme de poudres, granulés ou comprimés. Par suite, l'invention concerne aussi l'utilisation de ces produits pour la fabrication de solutions désinfectantes ; ce mode d'exécution de l'invention a une grande importance pour tous les usagers parce qu'ils ont à leur disposition 15 des substances qui sont toujours complètement actives. Ces produits solides destinés selon l'invention à la préparation de solutions de désinfectant sont constitués dans le cas le plus simple par un mélange de porteur d'oxygène actif et d'activeur qui contient, par atome d'oxygène actif, 0,25 à 6 et de 2 0 préférence 0,5 à 3 groupements efficaces d'activeur, le groupement efficace d'activeur étant dans le cas des composés N-acylés et 0-acylés chacun de ces radicaux, dans le cas des esters d'acide carbonique ou pyrocarbonique toute la molécule. Le plus souvent, ces compositions solides contiennent encore une substance à réac-25 tion alcaline et/ou un diluant inerte solide.- Dans la mesure où le porteur d'oxygène actif a lui-même une réaction alcaline, on peut se passer d'ajouter d'autres alcalis. En outre, les produits solides à utiliser selon l'invention peuvent contenir des alcalis, en particulier des sels à réac-30 tion alcaline sans pouvoir complexant et des surfactifs ; les produits de ce genre contiennent alors : 5 à 70 \ et de préférence 6 à 50 % en poids de l'association de porteur d'oxygène actif et d'activeur, décrite plus haut, ainsi qu'au moins une des substances ci-après : 35 95 à 3 S, de préférence 50 à 3 % et en particulier 30 à 10 % en poids d'alcalis non complexants, 95 à 10 %, de préférence 70 à 10 % et en particulier 50 à 20 1 en poids de complexants, 15 à 0 ? et de préférence 10 à 0,5 % en poids de surfactifs, 40 95 à 10 % et de préférence 75 à 15 % en poids de diluants 71 19252 5 2090369 le plus souvent à réaction neutre, en particulier de sels minéraux ou organiques à réaction neutre. On peut préparer de façon simple les produits solides à utiliser selon l'invention en mélangeant les différents constitu-5 ants. Dans la mesure où l'on utilise comme alcalis ou complexants des substances qui ont la propriété de fixer de l'eau sous forme d'eau de cristallisation, il est à conseiller de les introduire sous forme de sels exempts d'eau de cristallisation. Souvent, on convertit d'abord les alcalis, complexants et surfactifs en un mé-10 lange aqueux puis, par séchage à chaud, en un produit pulvérulent ou granulé ; en pareil cas, il est à conseiller de sécher assez énergiquement pour que la teneur en eau du produit soit aussi faible que possible, par exemple de 0,5 à 10 % et de préférence de 1 à 7 % en poids. Dans la recette indiquée plus haut, il faut 15 tenir compte du fait que celle-ci se réfère, pour les alcalis, complexants et surfactifs, à des produits anhydres. Pour préparer deis compositions solides, on peut envisager les composés peroxygénés organiques ou minéraux les plus divers en particulier des produits d'addition formés par l'eau oxygénée 20 avec des substances organiques telles que l'urée ou la mélamine ou des peroxohydrates minéraux. Parmi ces derniers, le perborate de sodium tétrahydraté (NaBO2.H2O2.3H2O) a une importance pratique particulière. A sa place, on peut aussi utiliser des perbora-tes déshydratés partiellement ou complètement, c'est-à-dire jus-25 qu'à l'état de NaB02-H202. On peut aussi utiliser les borates NaB02«H202 décrits dans le brevet allemand n° 901 287 et dans le brevet américain n° 2 491 789 et dans lesquels le rapport Na2Û I^O^ est inférieur à 0,5 : 1 et de préférence compris entre 0,4 et 0,15:1 tandis que le rapport H2O2 : Na est compris entre 0,5 30 et 4:1. Tous ces perborates peuvent être remplacés totalement ou partiellement par d'autres composés peroxygénés minéraux, en particulier par des peroxohydrates, par exemple les peroxohydrates des orthophosphates, pyrophosphates ou polyphosphates, en particulier du tripolyphosphate ainsi que ceux des carbonates. 35 II est à conseiller d'incorporer aux produits des stabi lisants solubles et/ou insolubles dans l'eau et usuels pour la stabilisation des composés peroxygénés, à raison de 0,25 à 10 % en poids. Comme stabilisateurs insolubles dans l'eau qui constituent par exemple 1 à 8 I et de préférence 2 à 7 % du poids total 40 de la composition, on peut utiliser les silicates de magnésium 71 19252 6 2090369 obtenus le plus souvent par précipitation de solutions aqueuses et dont le rapport MgO : SiC^ est compris entre 4:1 et 1:4, de préférence entre 2:1 et 1:2 et est en particulier de 1 :1. A la place de ceux-ci, on peut utiliser d'autres silicates de métaux 5 alcalino-terreux, de cadmium ou d'étain de composition correspondante. On peut aussi utiliser comme stabilisants les oxydes a-queux de l'étain. Des stabilisants hydrosolubles qui peuvent être présents en même temps que des stabilisants insolubles dans l'eau sont les complexants organiques dont la quantité peut représenter 10 0,25 à 5 % et de préférence 0,5 à 2,5 % du poids total de la composition, dans la mesure où les complexants ne sont pas présents en plus grandes quantités pour d'autres raisons, par exemple pour combiner la dureté de l'eau. On détermine de la façon suivante l'action des activeurs 15 utilisés selon l'invention. A des solutions qui contiennent 0,615 g/1 de NaB02.H2Û2. SH^O (4 millimoles/1) et 2,5 g/1 de Na^j^Oy. 10f^O, on ajoute, après chauffage à 60°C, 4 millimoles/1 d'activeur et on maintient 5 minutes à la température indiquée en agitant. Puis on verse 20 100 ml de ce liquide sur un mélange comprenant 250 g de glace et 15 ml d'acide acétique glacial et on titre immédiatement après avoir ajouté 0,35 g d'iodure de potassium en utilisant comme indicateur une solution de thiosulfate de sodium et de l'amidon. Dans les conditions d'essai mentionnées, pour une activation à 25 100 % du peroxyde introduit, on consomme 8,0 ml de solution de thiosulfate, c'est-à-dire que le titre est de 8,0. Toutefois, cette valeur maximale n'est pratiquement jamais atteinte ; les bons activeurs ont un titre d'au moins 4,5. Souvent, on obtient déjà des activations utilisables avec des activeurs dont le titre 30 est d'au moins 3,0. Les activeurs du type des composés N-acylés ou 0-acylés contiennent un radical acyle R-CO- dans lequel R représente des radicaux hydrocarbures de 1 à 8 atomes de carbone, éventuellement substitués. Si les radicaux R sont de nature aliphatique, ils 35 contiennent de préférence 1 à 3 atomes de carbone ; s'il s'agit de radicaux aromatiques, ils peuvent contenir jusqu'à 8 atomes de carbone. Par suite, on peut envisager de préférence les radicaux R suivants : méthyle, éthyle, propyle normal ou isopropyle, phé-nyle, tolyle ou xylyle. Comme substituants, on peut envisager 40 des groupes alcoxyle en C^ à Cj, des atomes d'halogène, des grou 71 19252 7 2090369 pes nitro ou nitrile ; surtout au voisinage des radicaux aromatiques, on peut utiliser des radicaux R à substituants chlore et/ou nitro, en particulier chlorés en meta ou nitrés en méta ou para. Parmi les types d'activeurs décrits plus loin, des com-5 posés qui conviennent particulièrement sont ceux qui ont un point de fusion d'au moins 70°C, de préférence d'au moins 100°C et en particulier d'au moins 150°C. En outre, le poids moléculaire équivalent de ces composés (on entend ici par poids moléculaire équivalent le quotient du poids moléculaire par le nombre de ra-10 dicaux R-CO- contenus dans la molécule) doit être au maximum de 170, de préférence au maximum de 130 et en particulier au maximum de 110. Les activeurs utilisables selon l'invention comprennent les types de composés cités en a à _1. Dans les formules, les ra-15 dicaux R affectés d'indices ont la signification indiquée plus haut pour R ; dans la mesure où une molécule contient plusieurs radicaux R, ils peuvent être semblables ou différents. 20 R11 -CO (I) (la) ^C0-R13 (Ib) (Ic) /C0"R13 N-X -CH-,-N -CH--CH,-N -N / 2 \ 2 2 \ \ r12-co co-r14 co-r14 co-r14 a) Des aminés N-diacylées répondant à la formule I dans laquelle X est un radical R ou l'un des radicaux la, Ib et le. Parmi ces composés, on citera comme exemples la N,N,N',N'-tétraacétyl- 25 méthylènediamine (point de fusion 92 à 95°C) ou 1'éthylène-diamine correspondante, la N,N-diacétylaniline et la N,N-diacêtyl-p-tolui-dine. b) Des N-alkyl-N-sulfonylcarbonamides répondant à la formule II dans laquelle R23 désigne de préférence un radical alkyle en à 30 C^. Des activeurs de ce type sont, par exemple, la N-méthyl-N-mésylacétylamide (point de fusion 73 à 79°C), la N-méthyl-N-mésylbenzoylamide (point de fusion 116 à 118,5°C), la N-méthyl-N-mésyl-p-nitrobenzoylamide (point de fusion 159 à 160°C) et la N-méthyl-N-mësyl-p-mêthoxybenzoylamide (point de fusion 117 à 35 117,5°C). I31 y°c-R21 |° ï ~ Yj2 ai) e23-n CIII) x32 - n n - x31 S02~R22 Ç II 0 71 19252 8 2090369 c) Des N-acylhydantoïnes répondant à la formule III dans laquelle au moins un des substituants X^ et X^ est un radical R-CO-, tandis que l'autre peut être aussi un radical R ou un radical car-boxymêthyle éventuellement estérifié ; et sont des atomes 5 d'hydrogène ou des radicaux alkyle de 1 ou 2 atomes de carbone. Des composés appropriés sont par exemple la 1,3-diacétyl-5,5-diméthylhydantoîne, la 1,3-dipropionylhydantoîne (point de fusion 104,5 à 106°C) ainsi que le 3-benzoylyâantoïne-l -acétate d'éthyle. • hy 10 d) Des N-acylhydrazides cycliques répondant à la formule IV : s-N (IV) ( I NN - COR4 dans laquelle les deux atomes d'azote font partie d'un noyau hété-15 rocyclique à 5 ou 6 chaînons qui peut être celui de l'hydrazide d'acide maléique, de l'hydrazide d'acide phtalique, du triazole ou de l'urazole. On citera comme exemple la monoacétyl-hydrazide d'acide maléique. o-co-rf-1 20 (VI) | (V) xcx N N ( i Xc1-0-C0-0-R,-„ R,o-C0-0-C C-O-CO-R,,, ol 5L oZ y/ 53 ^XT 4N 25 (VII) N-O-CO-(CH^) -R-., -CO-O-N > d. n 7ô j ' Y R71-CO (VIla) - yc_R72 X71 X7 2 30 e) Des esters carbonates répondant à la formule V dans laquelle X[-.| est un radical attirant les électrons, de préférence un radical p-carboxyphényle, p-sulfophényle ou alcoxycarbonyle. On peut utiliser par exemple l'acide p-éthoxycarbonyloxy-benzoïque (point de fusion 157°C). 35 f) Des esters pyrocarbonates d'alcools en à C^, par exemple le pyrocarbonate d'éthyle. g) Des cyanurates de triacyle dê formule VI, par exemple les cya-nurates de triacétyle ou de tribenzoyle. h) Des anhydrides éventuellement substitués d'acide benzoîque ou 40 d'acide phtalique, en particulier l'anhydride benzoîque lui-même 71 19252 9 2090369 ou l'anhydride m-chlorobenzoîaue (point de fusion 95°C). i) Des hydroxylamines substituées sur 0,N,N et répondant à la formule VII dans laquelle Ry^ est un radical R, de préférence un radical méthyle ou éthyle, un radical aryle éventuellement substitué 5 ou le groupe Vlla, tandis que Xyj et Xy2 représentent l'un des radicaux R-CO-, R-SC^- ou l'un des radicaux aromatiques R indiqués plus haut, ou bien peuvent chacun être relié au radical Ryj ou Ry2 correspondant et former un radical succinyle ou phtalyle, n est un nombre entier de 0 à 2. Les activeurs de ce type comprennent par 10 exemple 1'O-benzoyl-N,N-succinyl-hydroxylamine (point de fusion 137 à 139°C), 1'0-acétyl-N,N-succinyl~hydroxylamine (point de fusion 132 à 134°C), 1'0-p-méthoxybenzoyl-N,N-succinyl-hydroxylamine (point de fusion 142 à 145°C), 1'O-p-nitrobenzoyl-N,N-succinyl-hydroxylamine (point de fusion 212 à 215°C) et 1'0,N,N-triacétyl-15 hydroxylaminé. j) Des N,N'-diacyl-sulfurylamides répondant à la formule VIII dans laquelle Rg^ et Rg^ sont de préférence des radicaux alkyle en C-j à ou aryle, tandis que Rg2 et Rg^ sont de préférence des radicaux alkyle en à Cj, en particulier des radicaux alkyle en à Cj. 20 On citera comme exemples la N,N'-diméthyl-N,N'-diacétyl-sulfuryla-mide (point de fusion 58 à 60°C) et la N,N'-diéthyl-N,N'-dipropio-nyl-sulfurylamide (point de fusion 95 à 97°C). k) Des 1,3-diacyl-4,5-diacyloxy-imidazolidines répondant à la formule IX dans laquelle Xgg est un atome d'hydrogène ou un radical R Elles comprennent : la 1,3-diformyl-4,5-diacétoxy-imidazolidine 30 (point de fusion 160 à 165,5°C) , la 1,3-diacétyl-4,5-diacétoxy-imidazolidine (point de fusion 139 à 140,5°C), la 1,3-diacétyl-4,5-dipropionyloxy-imidazolidine (point de fusion 85 à 87°C). R, 8 1\ /R83 (VIII) 25 OC-R on 35 (IX) C=0 oi-R 93 71 19252 2090369 1) Des glycoluriles acylés répondant à la formule générale X dans laquelle X^q-j est un radical R ou R-C0-. Ils comprennent les glycoluriles tétraacylés : le tétraacétylglycolurile (point de fusion 233 à 240°C), le bis-(chloracétyl)-diacétylglycolurile S (point de fusion 267 à 269°C), le tétrapropionylglycolurile (point de fusion 144 à T46°C), le diacétyldipropionylglycolurile (point de fusion 144 à 146°C), le diacétyl-dibenzoylglycolurile (point de fusion 244 à 249°C) et comme glycolurile triacylé, le 1-méthyl-3,4,6-triacétylglycolurile (point de fusion 179 à 180°C). 10 m) Des diacyl-dicétopipérazines répondant à la formule générale XI dans laquelle R-|-|i et R-]^ désignent chacun un radical R, -j •] X^^ désignent des atomes d'hydrogène ou des radicaux hydrocarbures de 1 à 3 atomes de carbone éventuellement substitués, par exemple la diacétyl-dicétopipérazine ou la dibenzoyl-dicétopipérazine. 15 COR,11 H H » 111 rxin I i LA J^N CH—Nv (XI) A11 " XTT--.C X..,, C=0 \ 121 « 122^ \N CH—N-^ l I 112 H H 20 112 OC-r132 (XIII) -■ 'CH—N. . 25 I I °C"R134 n) Des produits d'acylation d'acides carboxyliques de formule R-C00H et de 2 ,4 ,6 ,8-tétraaza-bicyclo(3,3,1)nonanediones(3,7) ré-30 pondant à la formule XII, de préférence les composés tétraacylés correspondants répondant à la formule XIII, dans lesquelles et X^2 sont des atomes d'hydrogène ou des radicaux méthyle et R-J21 à R-|34 désignent chacun un radical R. Parmi ces composés, la 2,4,6,8-tétraacétyl-2,4,6,8-tétraaza-bicyclo(3,3,1)nonanediones (3,7) 35 (point de fusion 181 à 183°C) et son dérivé 9,9-diméthyle (X^-j» X122 ** ~^3 ' P°int de fusion 180 à 183°C), ont une importance particulière. A leur place, on peut utiliser les dérivés tétra-propionyle, tétrabutyryle ou tétrabenzoyle ainsi que des composés acylés mixtes, par exemple des dérivés acétyl-propionyle ou acétyl- 71 19252 " 2090369 benzoyle. Comme additifs à réaction neutre ou alcaline, on peut utiliser surtout des sels minéraux ou organiques correspondants. Des sels faiblement acides, neutres ou alcalins utilisables selon 5 l'invention sont par exemple les bicarbonates, carbonates, borates ou silicates alcalins ainsi que les orthophosphates monoalcalins, dialcalins ou trialcalins, les pyrophosphates dialcalins ou tétra-alcalins, les mêtaphosphates connus comme complexants, les sulfates alcalins ainsi que les sels alcalins d'acides sulfoniques, carbo-10 xyliques ou sulfo-carboxyliques organiques non surfactifs contenant 1 à 8 atomes de carbone. Ils comprennent par exemple des sels hydrosolubles des acides benzènesulfoniques, toluènesulfoniques ou xylènesulfoniques, des sels hydrosolubles des acides sulfoacétique et sulfobenzoîque ou des sels d'acides sulfo-dicarboxyliques et 15 les sels des acides acétique, lactique, citrique et tartrique. Comme complexants, on peut utiliser par exemple les sels hydrosolubles d'acides polycarboxyliques à poids moléculaire élevé, en particulier les produits de polymérisation des acides maléique, itaconique, mésaconique, fumarique, aconitique, méthylènemalonique 20 et citraconique. On peut aussi utiliser des produits de copoly-mérisation formés par ces acides entre eux ou avec d'autres substances polymérisables, par exemple avec l'éthylène, le propylène, les acides acrylique, méthacrylique, crotonique, butène(3)-carbo-xylique, 3-méthylbutène(3)-carboxylique et avec l'éther vinyl-25 méthylique, l'acétate de vinyle, 1'isobutylène, l'acrylamide et le styrène. Comme additifs complexants, on peut aussi utiliser les mêtaphosphates à réaction faiblement acide ainsi que les poly-phosphates à réaction alcaline, en particulier le tripolyphosphate. 30 Ils peuvent être remplacés totalement ou partiellement par des complexants organiques. Les complexants organiques comprennent par exemple les acides nitriloacétique, éthylènediaminetétraacétique, N-hydroxy-éthyl-ëthylènediaminetriacétique, les acides polyalkylènepoly-35 amine-N-polycarboxyliques et d'autres complexants organiques connus et on peut aussi utiliser des mélanges de plusieurs complexants. Les autres complexants connus comprennent aussi des acides diphosphoniques et polyphosphoniques présentant les constitutions suivantes : 71 19252 12 2090369 OH i P - i OH N: X i C I Y OH i - P = 0 i OH OH i P = 0 I OH OH i 0 = P - i OH HO I 0 = P I HO X I C I z OH I P = Ah R - N; X i C I Y X I C I Y 2 N - R' - N' - C OH I P = ! OH OH I P = I i OH 10 dans lesquelles R désigne des radicaux alkyle et R' des radicaux alkylène de 1 à 8 et de préférence 1 à 4 atomes de carbone, X et Y des atomes d'hydrogène ou des radicaux alkyle de 1 à 4 atomes de carbone et Z les groupes -OH, -NH2 ou -NXR. Pour l'utilisation pratique, on peut surtout envisager les composés suivants : 15 l'acide méthylènediphosphonique, l'acide 1-hydroxyéthane-1,1- diphosphonique, l'acide 1-aminoéthane-1,1-diphosphonique, l'acide amino-tris-(méthylènephosphonique), l'acide méthylamino-bis-(méthylènephosphonique), l'acide éthylamino-bis-(méthylènephosphonique) et l'acide éthylènediamine-tétrakis-(méthylènephosphonique). 20 Tous ces complexants sont de préférence sous forme de sels alcalins. Les surfactifs anioniques, amphotères ou non ioniques contiennent par molécule au.moins un radical hydrophobe de 8 à 20, de préférence 10 à 18 et en particulier 10 à 16 atomes de carbone 25 et au moins un groupe hydrosolubilisant anionique, non ionique ou amphotère. Le radical hydrophobe de préférence saturé est le plus souvent de nature aliphatique, éventuellement aussi alicyclique ; il peut être relié aux groupes hydrosolubilisants soit directement soit par des chaînons intermédiaires. Les chaînons intermédiaires 30 peuvent être par exemple des noyaux benzène, des groupes ester carboxylate ou carbonamide, des radicaux de polyalcools en groupement éther ou ester, par exemple ceux de 1'êthylèneglycol, du propylèneglycol, du glycérol ou de polyéthers correspondants. Le radical hydrophobe est de préférence un radical hy-35 drocarbure aliphatique d'environ 10 à 16 atomes de carbone, de préférence 12 à 14, mais selon la nature du surfactif dont il s'agit on peut s'écarter de cette gamme préférentielle. Les substances surfactives anioniques comprennent aussi des savons dérivés d'acides gras naturels ou synthétiques, éven-40 tuellement aussi d'acides résineux ou naphténiques mais ces corps 71 19252 13 2090369 n'ont qu'une importance secondaire pour les produits selon l'invention. Parmi les surfactifs anioniques synthétiques, les sulfo-nates et sulfates ont une importance pratique particulière. 5 Les surfonates comprennent par exemple les alkylarène- sulfonates, en particulier les alkylbenzènesulfonates que l'on obtient notamment à partir d'hydrocarbures aliphatiques de préférence à chaîne droite contenant 9 à 15 et en particulier 10 à 14 atomes de carbone, par chloration et alkylation du benzène ou à 10 partir l'oléfines correspondantes terminales ou non, par alkylation du benzène et sulfonation des alkylbenzènes obtenus. D'autres corps intéressants sont des sulfonates aliphatiques comme ceux que l'on peut obtenir à partir d'hydrocarbures de préférence saturés contenant 8 à 18 et de préférence 12 à 18 atomes de car-15 bone par molécule, par sulfochloration au moyen d'anhydride sulfureux et de chlore ou par sulfoxydation au moyen d'anhydride sulfureux et d'oxygène et conversion des produits obtenus en sulfonates Comme sulfonates aliphatiques, on peut utiliser en outre des mélanges contenant des alcènesulfonates, hydroxyalcanesulfonates et 20 disulfonates et que l'on obtient par exemple à partir d'oléfines terminales ou non en Cg à C^g et de préférence en C^ à C^g, par sulfonation au moyen d'anhydride sulfurique et par hydrolyse acide ou alcaline des produits de sulfonation. Dans les sulfonates aliphatiques ainsi préparés, le groupe sulfonate se trouve souvent 25 sur un atome de carbone secondaire ; mais on peut aussi utiliser des sulfonates à groupe sulfonate terminal que l'on obtient en faisant réagir des oléfines terminales sur un bisulfite. Les sulfonates utilisables selon l'invention comprennent encore des sels, de préférence des sels dialcalins d'a-sulfoacides 30 gras et des sels d'esters formés par ces acides avec des monoalcools ou polyalcools contenant 1 à 4 et de préférence 1 ou 2 atomes de carbone. D'autres sulfonates utilisables sont des sels d'esters formés par des acides gras avec l'acide hydroxyéthanesulfonique ou 35 l'acide dihydroxypropanesulfonique, les sels des esters formés par des alcools gras avec des acides suifomonocarboxyliques ou sulfo-dicarboxyliques aliphatiques ou aromatiques inférieurs contenant 1 à 8 atomes de carbone, les sulfonates d'éther alkylglycêrylique ainsi que les sels des produits de condensation du type amide for-40 més par des acides gras ou acides sulfoniques avec l'acide amino- 71 19252 14 2090369 éthanesulfonique. Comme surfactifs du type sulfate, on citera des sulfates d'alcool gras, en particulier ceux des alccols gras de coco, des alcools gras de suif ou de l'alcool oléylique. A partir d'oléfi-5 nés terminales ou non en Cg à C^g, on peut aussi obtenir des produits de sulfonation utilisables du type des sulfates. Ce groupe de surfactifs comprend encore ;des alkylolamides d'acide gras sulfatés ou des monoglycérides d'acide gras sulfatés, ainsi que des produits de sulfatation des produits d'alcoxylation d'alkylphénols 10 (alkyle en Cg à C^) , d'alcools gras, d'amides d'acide gras ou d'alkylolamides d'acide gras qui peuvent contenir par molécule 0,5 à 20, de préférence 1 à 8 et en particulier 2 à 4 radicaux éthylèneglycol et/ou propylèneglycol. Des surfactifs anioniques du type carboxylate qui convien-15 nent sont par exemple les esters formés par des acides hydroxy-carboxyliques avec des acides gras ou alcools gras, ainsi que les produits de condensation du type amide formé par des acides gras ou acides sulfoniques avec des acides aminocarboxyliques, par exemple avec le glycocolle, la sarcosine ou les hydrolysats de 20 protéines. Les surfactifs non ioniques comprennent des produits qui doivent leur hydrosolubilité à la présence de chaînes polyéther, de groupes oxyde d'aminé, sulfoxyde ou oxyde de phosphine, de groupes alkylolamide et, tout-à-fait généralement, à une accumula-25 tion de groupes hydroxyle. Des corps particulièrement intéressants pratiquement sont les produits que l'on peut obtenir par addition d'oxyde d'éthylène et/ou de glycide à des alcools gras, alkylphénols, acides gras, aminés grasses, amides d'acide gras ou d'acide sulfonique, ces 30 composés non ioniques pouvant contenir par molécule 4 à 100, de préférence 6 à 40 et en particulier 8 à 20 radicaux éther, surtout des radicaux éther d'éthylèneglycol. En outre, ces chaînes de polyéther peuvent contenir ou porter à leur extrémité des radicaux éther ou chaînes polyéther de propylèneglycol ou de butylènegly-35 col. Les surfactifs non ioniques comprennent encore les produits de marques commerciales "Pluronics" et "Tetronics". On les obtient à partir de polypropylèneglycols qui sont en eux-mêmes insolubles dans l'eau ou à partir de produits de propoxylation inso-40 lubies dans l'eau d'alcools aliphatiques inférieurs contenant 1 à 71 19252 15 2090369 8 et de préférence 3 à 6 atomes de carbone, ou à partir de produits de propoxylation insolubles dans l'eau d'alkylènediamines. Ces dérivés d'oxyde de propylène qui sont insolubles dans l'eau (c'est-à-dire hydrophobes) sont convertis, par éthoxylation jus-5 qu'à solubilité dans l'eau, en surfactifs non ioniques indiqués. Enfin, comme surfactifs non ioniques, on peut aussi utiliser les produits, dans certains cas encore solubles dans l'eau, que l'on peut obtenir par réaction des alcools aliphatiques ci-dessus sur l'oxyde de propylène et qui sont connus sous le nom de "Ucon-10 Fluid". Les surfactifs non ioniques comprennent aussi des alkylolamides d'acide gras ou d'acide sulfonique qui sont dérivés par exemple de la monoéthanolamine ou de la diéthanolamine, de la dihydroxypropylamine ou d'autres polyhydroxyalkylamines, par exem-15 pie des glycamines. On peut les remplacer par des amides tirées d'alkylamines primaires ou secondaires supérieures et d'acides polyhydroxycarboxyliques. Les oxydes d'aminé surfactifs comprennent par exemple les produits dérivés d'aminés tertiaires supérieures contenant un 20 radical alkyle hydrophobe et deux radicaux alkyle et/ou alkylol plus courts contenant jusqu'à 4 atomes de carbone chacun. Les surfactifs amphotères contiennent dans leur molécule des groupes hydrophiles aussi bien acides que basiques. Les groupes hydrophiles comprennent des groupes carboxyle, acide sulfoni-25 que, semi-ester d'acide sulfurique, acide phosphonique, ester partiel d'acide phosphorique. Les groupes basiques envisagés peuvent être des groupements ammonium primaires, secondaires, tertiaires et quaternaires. Des composés amphotères à groupes ammonium quaternaire appartiennent au type des bétaînes. 30 Les carboxybétaïnes, sulfatobétaïnes et sulfonatobétaï- nes sont particulièrement intéressantes pratiquement étant donné leur bonne compatibilité avec d'autres surfactifs. On obtient par exemple des sulfobétaînes en faisant réagir des aminés tertiaires contenant au moins un radical alkyle hydrophobe sur des sultones, 35 par exemple la propanesultone ou la butanesultone. On obtient des carboxybétaïnes correspondantes en faisant réagir les aminés ter- • tiaires mentionnées sur l'acide chloracétique, ses sels ou des esters chloracétates et en rompant la liaison ester. Parmi les types de surfactifs ici énumérés, beaucoup ont 40 un fort pouvoir moussant et beaucoup un moindre pouvoir moussant, 71 19252 16 2090369 quelques-uns ne présentent même aucun dégagement de mousse. Dans la mesure où le pouvoir moussant est gênant, par exemple dans le lavage d'appareils, on utilise des surfactifs peu moussants en eux-mêmes ou des associations peu moussantes de différents surfactifs. 5 Parmi les surfactifs non ioniques qui moussent particu lièrement peu et qui peuvent servir aussi bien séparément qu'en association avec des surfactifs anioniques, amphotères et non ioniques et diminuent le pouvoir moussant de surfactifs plus moussants, on peut utiliser des produits formés par addition d'oxyde 10 de propylène aux éthers surfactifs de polyéthylèneglycol mentionnés plus haut ainsi que les types "Pluronics", Tetronics" et "Ucon-Fluid" également mentionnés plus haut. Exemples : Dans la pratique hospitalière, on place habituellement 15 les instruments à désinfecter dans une solution de désinfectant à la température ambiante, on les y laisse une heure et après les avoir rincés soigneusement à l'eau, on les stérilise à température élevée ou au moyen de gaz froid. Exemple 1 : Dans ce procédé, on remplace selon l'invention les 20 solutions usuelles de désinfectant par un liquide préparé de la façon suivante : A environ 5 litres d'eau du robinet, on ajoute 60 ml de ^ ^ g de ^4?2®7 et g de tétraacétylglycolurile fine ment pulvérisé, on agite bien et on complète à 10 litres. La so-25 lution de désinfectant contient environ 0,1 g/1 d'oxygène actif, elle contient 2 groupes N-acétyle par atome d'oxygène actif et elle a un pH de 9,1. Pour la désinfection, on place des instruments médicaux en métal, par exemple des scalpels, des ciseaux, des agrafes, etc., 30 dans une quantité appropriée de ce liquide, on les y laisse une heure et on rince à l^eau ; puis on stérilise de façon usuelle à l'autoclave au moyen de vapeur d'eau entre 120 et 130°C. Le temps d'action d'une heure à la température ambiante est suffisant même lorsqu'il s'agit de désinfecter des instruments 35 ou appareils souillés de sang, par exemple des seringues d'injection utilisées pour les prises de sang. Bien entendu, on peut améliorer l'action du liquide désinfectant si l'on élimine par lavage le sang, le sérum, etc... avant le traitement désinfectant proprement dit. 40 Exemple 2 : Dans la désinfection d'instruments ou appareils qui 71 19252 2090369 présentent des rainures ou des espacements étroits comme par exemple les articulations des ciseaux ou pinces, et d'appareils qui sont parcourus par le liquide désinfectant, on ajoute encore au liquide désinfectant, selon l'exemple 1, un surfactif à raison de S 0,15 g/1 ; comme surfactifs, on peut employer les surfactifs utilisés dans les compositions solides des exemples 4 à 9 ou encore des surfactifs non ioniques, par exemple des produits formés par addition de 8 à 10 moles d'oxyde d'éthylène à 1 mole d'alcool gras de coco, ou de 9,5 moles d'oxyde d'éthylène à 1 mole de nonylphé-10 nol, ou de 10 moles d'oxyde de propylène au produit de réaction de nonylphénol et d'oxyde d'éthylène cité en dernier lieu. On traite ensuite les ciseaux ou pinces de la façon décrite à l'exemple 1 ; on élimine des appareils le liquide désinfectant usé d'abord au moyen de liquide désinfectant frais, puis au moyen d'eau stérile. 15 Exemple 3 : Pour désinfecter des gants de caoutchouc, des tuyaux de caoutchouc d'appareils respiratoires et masques respiratoires ainsi que des appareils optiques, on utilise une solution a 2,5 % de l'un des désinfectants solides des exemples 4 à 9. Une fois que ces appareils ont été/Contact pendant une heure avec le liqui-20 de, on les rince soigneusement avec de l'eau stérile et on les stérilise dans l'appareil de stérilisation à gaz froid au moyen d'oxyde d'éthylène, de formaldéhyde ou de glutaraldéhyde. Exemples 4 à 9 : Les exemples 4 à 9 ci-après décrivent quelques produits 25 solides destinés à la préparation de solutions de désinfectant selon l'invention. Pour les préparer, on mélange le perborate (NaBÛ2.H2O2•3H2O), le tétraacétylglycolurile et aussi le bicarbonate de sodium s'il y a lieu, à une poudre obtenue par pulvérisation à chaud d'un mélange aqueux des autres constituants (teneur 30 en eau environ 4 % en poids). Les surfactifs et complexants contenus dans les poudres sont sous-f orme de sels de sodium. Les pourcentages sont en poids, sauf indication contraire. Exemple 4 : 10,0 % de perborate 35 10,0 # de tétraacétylglycolurile 57,5 % de Naç-P^O-jQ 15,0 % de Na2C03 reste Na2S04 et eau. Pour améliorer l'action mouillante du liquide désinfec-40 tant préparé au moyen de ce produit, on peut, en diminuant de fa 71 19252 18 2090369 çon correspondante la teneur en Na^SO^, incorporer au produit 5 en poids de l'un des surfactifs décrits aux exemples suivants. Exemple 5 : 7,0 % de perborate 7,0 % de tétraacétylglycolurile 10,0 % de NaHC03 20,0 % de Naj-P^O-jQ 3,0 % d'un dodécylbenzènesulfonate technique à chaîne alkyle droite 10 2,0 S de sulfate d'alcool gras de coco reste Na2S04 et eau. Exemple 6 : 5,0 % de perborate 5,0 % de tétraacétylglycolurile 15 25,0 % de Na4P20? 5,0 \ de Na2C03 4,0 % de dodécylbenzènesulfonate comme celui de l'exemple 5 reste Na2S04 et eau. Exemple 7 : 20 4,0 l de perborate 4,0 % de tétraacétylglycolurile 5.0 % de NaHC03 5.01 de Na2C03 10,0 o de Na^P3O^Q 25 3,0 % de Na20.3,3SiC>2 3,5 % de dodécylbenzènesulfonate comme celui de l'exemple 5 1,0 % de produit de sulfatation d'un produit d'addition de 2 moles d'oxyde d'éthylène à 1 mole d'un mélange d'alcools gras de coco 30 reste Na2S04 et eau. Exemple 8 : 12,0 % de perborate 12,0 % de tétraacétylglycolurile 14,0 % de Na4P207 35 10,0 % de Na2C03 3,0 % de Na20.3,3Si02 4,0 % d'hydroxyéthanediphosphonate 4,0 % d'alcanesulfonate (préparé par suifoxydation d'un hydrocarbure aliphatique en C^2 à 40 reste Na2SC>4 et eau. 71 19252 2090369 Exemple 9 : 8,0 0, 0 de perborate 8,0 0 0 de tétraacétylglycolurile 15,0 0 0 de ^£00^ 10,0 0 0 de Na5P301Q 3,0 0 0 d'éthylènediaminetétraacétate 3,0 0. 0 de dodécylbenzènesulfonate comme celui de l'exemple 5. a Dans tous les exemples, les solutions de désinfectant ou les compositions solides destinées à la préparation de ces solu-10 tions contiennent deux radicaux N-acétyle par atome d'oxygène actif. Il est parfaitement possible de modifier ce rapport en modifiant les quantités de porteurs d'oxygène actif et d'activeurs, par exemple entre 1 et 3 radicaux acétyle par atome d'oxygène actif. Les solutions de désinfectant décrites dans les exemples 15 et les produits destinés à leur préparation ont été aussi préparés avec utilisation de proportions égales en poids de tétrapropionyl-glycolurine, de diacétyl-dibenzoylglycolurile, de têtraacétyl-méthylènediamine, de diacétylaniline et de diacétyltoluidine ; dans leur utilisation sous forme de solutions aqueuses d'une con-20 centration de 1,5 à 2,5 %, on a obtenu des résultats comparables dans une large mesure mais les dérivés de glycolurile se sont montrés supérieurs aux autres activeurs en ce qui concerne l'action d'activation et la stabilité au stockage dans les produits solides. En outre, on a remplacé le tétraacétylglycolurile utili-25 sé dans les exemples par la diacétyl-dicétopipérazine et aussi par la 2,4,6,8-tétraacétyl-2,4,6,8-tétraaza-bicyclo(3,3,1)nonanedione (3,7) et son dérivé 9,9-diméthyle. Dans tous les cas, on a obtenu d'excellents résultats. On peut utiliser comme activeurs avec un succès analogue la dipropionyl-dicétopipérazine, la dibenzoyl-30 dicétopipérazine, la 2,4,6,8-tétrapropionyl-2,4,6,8-tétraaza-bicyclo(3,3,1)nonanedione(3,7) ainsi que le dérivé 9,9-diméthyle correspondant ou des composés tétraacylés mixtes analogues (dérivés aeétyle/propionyle ou acétyle/benzoyle). Les produits selon les exemples 5 à 9 mais contenant du 35 perborate de sodium monohydraté au lieu de la forme tétrahydratée • présentent une stabilité au stockage encore meilleure ; en outre, la vitesse de dissolution dans l'eau est plus grande. (*) reste Na^SO^ et eau. 71 19252 20 2090369 REVENDICATIONS 1.- Procédé de désinfection d'appareils et instruments médicaux consistant à les traiter par des solutions aqueuses d'un désinfectant et caractérisé par le fait qu'on utilise des solutions dont le pH est compris entre 7 et 12, de préférence entre 7,5 et 5 11 et en particulier entre 8 et 11, et qui contiennent comme substances actives 0,02 à 1 g/1 et de préférence 0,05 à 0,5 g/1 d'oxygène actif sous la forme d'un compo.sé à oxygène actif qui donne du ^2^2 dans l'eau, et 0,05 à 10 g/1 et de préférence 0,5 à 5 g/1 d'un activeur d'oxygène actif du type des composés N-acylés ou 10 O-acylés contenant 2 à 9 atomes de carbone dans le radical acyle, ou dii type des esters d'acide carbonique ou pyrocarbonique dont l'action d'activeur, déterminée par la méthode décrite, est d'au moins 3 et de préférence d'au moins 4,5, les solutions contenant toujours de l'oxygène actif et de 1'activeur en quantités telles 15 que, par atome d'oxygène actif, il y ait 0,25 à 6 et de préférence 0,5 à 3 groupements efficaces d'activeur, le groupement efficace d'activeur étant, dans le cas des composés N-acylés et 0-acylés, chacun de ces radicaux et dans le cas des esters d'acide carbonique ou pyrocarbonique, toute la molécule. 20 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les solutions de désinfectant contiennent en outre au moins une des substances suivantes : 0,01 à 10 g/1 et de préférence 0,1 à 5 g/1 de substances à réaction alcaline, en particulier de sels à réaction alcaline sans pouvoir complexant, 0,01 à 25 10 g/1 et de préférence 0,1 à 5 g/1 de complexants et 0,01 à 0,5 g/1 et de préférence 0,05 à 0,2 g/1 de surfactifs. 3.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'on le pratique à des températures de 10 à 40°C, de préférence de 15 à 30°C. 30 4.- Procédé selon les revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que l'on expose les objets à désinfecter à l'action de la solution de désinfectant pendant 10 â 120 minutes selon la température de travail, le traitement s'effectuant de préférence à des températures de 15 à 30°C, pendant 60 à 30 minutes. 35 5.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'on utilise comme activeurs des composés répondant à la formule : 30 71 19252 2090369 R1 01 j^° / j 1 01 N-CH-Nx 0=C \ \ c=o ./ 02 ~ N-CH-N I OC-R 1 05 dans laquelle X. 20 ^ représente l'un des radicaux r ou r-co, r représentant des radicaux hydrocarbures de 1 à 8 atomes de carbone éventuellement substitués, en particulier des radicaux aliphatiques de 1 à 3 atomes de carbone ou des radicaux aromatiques contenant S atomes de carbone au maximum. 6.- Procédé selon les revendications 1 à 5, considérées dans leur ensemble, caractérisé par le fait que l'on utilise comme activeur le tétraacétylglycolurile, le tétrapropionylglycolurile ou le diacétvl-dibenzoylglycolurile. 7.- Procédé selon les revendications 1 à 4, considérées dans leur ensemble, caractérisé par le fait que l'on utilise comme activeurs des composés répondant à la formule : çor-, 112 11 2 dans laquelle R-j-^ et R-j^ sont; des radicaux hydrocarbures de 1 à 8 atomes de carbone éventuellement substitués, en particulier des radicaux aliphatiques d'au moins 8 atomes de carbone et et X-j-j-, sont des atomes d'hydrogène ou des radicaux hydrocarbures de 1 à 5 atomes de carbone, éventuellement substitués. 8.- Procédé selon la revendication 7, caractérisé par le fait que l'on utilise comme activeur la diacétyl-dicétopipérazine, la dipropionyl-dicétopipérazine ou la dibenzoyl-dicétopipérazine. 9.- Procédé selon les revendications 1 à 5, considérées dans leur ensemble, caractérisé par le fait que l'on utilise comme ac- • tiveur des produits d'acylation dérivés d'acides carboxyliques répondant à la formule générale R-COOH et de 2,4,6,8-tétraaza-bicyclo(3,3,1)nonanediones(3,7) répondant à la formule générale : /1 19252 * 2090369 H H i i CH—N> X i 0 ~ C>v X1 21 ^ X122/Vj ~ u 5 \N CH—N/ I I H H dans laquelle X-^-j et ^12 2 son1: ^es atomes d'hydrogène ou des radicaux méthyle. 10 10.- Procédé selon la revendication 9, caractérisé par le fait que l'on utilise comme activeurs des composés répondant à la formule : RÏ3Ï?° °^_RT32 ,N CH N 15 \ OC Xt^T-C—X199 CO v. 121 | 122 y N CH N R133C0 0C_R134 20 dans laquelle R^-j et R^^4 sont des radicaux hydrocarbures de 1 à 8 atomes de carbone, de préférence des radicaux acétyle, propio-nyle ou benzoyle, X-^-j et X122 des radicaux méthyle ou des atomes d'hydrogène. 11.- Procédé de préparation des solutions de désinfectant à 25 utiliser dans le procédé selon les revendications 1 à 10, considérées dans leur ensemble, caractérisé par le fait que l'on dissout dans l'eau des produits solides qui contiennent 5 à 70 % et de préférence 6 à 50 % en poids de l'association de porteur d'oxygène actif et d'activeur selon la revendication 1, ainsi qu'au 30 moins une des substances suivantes ; 95 à 3 % , de préférence 50 à 3 % et en particulier 30 à 10 % en poids d'alcalis non complexants, 95 à 10 î, de préférence 70 à 10 % et en particulier 50 à 20 % en poids de complexants, 15 à 0 "s et de préférence 10 à 0,5 % en poids de surfactifs et 95 à 10 î et de préférence 75 à 15 % en poids de 35 diluants le plus souvent à réaction neutre, en particulier de sels minéraux ou organiques à réaction neutre. 12.- Procédé selon la revendication 11, caractérisé par le fait que le produit solide à utiliser contient comme porteur d'oxygène actif des produits d'addition de H2O2 à l'urée ou à la mé- 40 lamine, du perborate de sodium têtrahydraté (NaB02.H.7O2 • 3^0) ou 71 19252 23 2090369 du perborate de sodium monohydraté (NaBC^ . 13.- Procédé selon les revendications 11 et 12, caractérisé par le fait que la composition solide à utiliser selon les revendications 6, 7 et 8 contient des activeurs ayant un point de fu- 5 sion d'au moins 70°C, de préférence d'au moins 100°C et en particulier d'au moins 150°C. 14.- Procédé selon les revendications 11 à 13, considérées dans leur ensemble, caractérisé par le fait que la composition à utiliser contient comme activeurs des glycoluriles acylés répon- 10 dant à la formule : Riorf |ioi - CH - 0 = 0 V C = 0 ./ 15 N - CH - N' I I R102~CO 0C-R103 dans laquelle représente l'un des radicaux R ou R-CO, R re présentant des radicaux hydrocarbures de 1 à 8 atomes de carbone 20 éventuellement substitués, en particulier des radicaux aliphatiques de 1 à 3 atomes de carbone ou des radicaux aromatiques de 8 atomes de carbone au maximum. 15.- Procédé selon la revendication 14, caractérisé par le fait que la composition à utiliser contient du tétraacétylglycol- 25 urile, du tétrapropionylglycolurile ou du diacétyl-dibenzoylgly-colurile. 16.- Procédé selon les revendications 11 à 13, considérées dans leur ensemble, caractérisé par le fait que la composition à utiliser contient comme activeurs des composés répondant à la 3 0 formule : COR, 35 0 112 t C°Ri12 dans laquelle R-j-j-j et R-|-| 2 son't des radicaux hydrocarbures de 1 à 8 atomes de carbone éventuellement substitués, en particulier 40 des radicaux aliphatiques contenant au moins 8 atomes de carbone 24 71 19252 2090369 et ^ et sont des atomes d'hydrogène ou des radicaux hydro carbures de 1 à 3 atomes de carbone, éventuellement substitués. 17.- Procédé selon les revendications 11 à 13, considérées dans leur ensemble, caractérisé par le fait que la composition à 5 utiliser contient comme activeur la diacétyl-dicétopipérazine, la dipropianyl-dicétopipérazine ou la dibenzoyl-dicétopipérazine. 18.- Procédé selon les revendications 11 à 13, considérées dans leur ensemble, caractérisé par le fait que la composition à utiliser contient comme activeur des produits d'acylation dérivés 10 d'acides carboxyliques répondant à la formule générale R-COOH et de 2,4,6,8-tétvtza-bicyclo(3,3,1)nonanediones(3,7) répondant à la formule générale : H H I I .N CH—N> 15 0 Ç ^^l*? X122 -C = 0 N CH—N/ I ! H H 20 dans laquelle X^-j X^22 sont des atomes d'hydrogène ou des radicaux méthyle. 19.- Procédé selon la revendication 18, caractérisé par le fait que la composition à utiliser contient comme activeurs des composés répondant à la formule : 25 R".CO 0C-R1zo . . Io i | | 13 2 „N CH—Nn. / l \ OC Xi2iÇ X122>C0 N CH—N- 30 Ri 3 jCO OC-R^2^ dans laquelle Rj^CO à Ryj^CO sont des radicaux acyle de 1 à 8 atomes de carbone, de préférence des radicaux acétyle, propionyle ou benzoyle, X^^ et X^22 sont des radicaux méthyle ou des atomes 3 5 d'hydrogène.