La présente invention est relative aux systèmes de projection du type électronique ; et elle concerne, plus particulièrement, de tels systèmes de projection comprenant un récipient à intérieur conducteur et dans ce récipient un milieu déformable dont la résistivité de croit au fur et à mesure que décroît l'épaisseur dudit milieu, lequel milieu est, conformément à 1' invention, un produit de réaction polymère d'alcool benzylique et d'hydrocarbures aromatiques. Dans le brevet E.U.A. nO 2 943 147 assigné à la demanderesse se trouve décrit un système de projection du type sus-spécifié utilisant un milieu déformable ayant une haute résistivité sensible à un faisceau d'électrons modulé en vitesse. D'une manière générale, ce système de projection, qui est représenté fig. 1 du dessin ci-annexé, comprend une enveloppe 10 en verre à l'in térieur de laquelle on a fait le vide et qui contient un canon à électrons 11 émettant un faisceau d'electrons 13 et le déviant pour l'analyse totale d'image en coordonnées rectangulaires jusque sur la surface d'un milieu 15 déformable et transmetteur de lumière qui se trouve placé dans une portion 17 du récipient transparent. Une vue agrandie en coupe de cette portion de 1' ensemble est représentée fig. 2.Le faisceau 13 est de préférence modulé en vitesse par un signal de télévision appliqué aux moyens de déviation (non représentés) prévus dans le canon à électrons 11. Le milieu déformable 15 comporte une portion centrale 19 de moindre épaisseur, qui coïncide avec la surface d'analyse totale de l'image produite par les électrons provenant du faisceau 13 attirés jusqu'à un revêtement conducteur 21 prévu sur la surface intérieure de la portion 17 du récipient. Ces mêmes électrons produisent des déformations dans la surface du milieu déformable 15, et les amplitudes de ces déformations sont fonction du nombre d'électrons déposés par le faisceau i3 en les divers points de la surface du milieu 15. Les amplitudes de ces déformations sont donc fonction de caractéristiques du faisceau d'électrons modulé 13. Les déformations sur la surface du milieu 15 sont utilisées pour diffracter de la lumière provenant d'une source 23 dans un système optique comprenant une lentille 24 qui projette une image de la source lumineuse 23 sur la surface du milieu 15 au travers d'un système 25 à barres et fentes. Une autre lentille 29 forme une image des fentes du système 25 sur les barres d'un autre système 31 à barres et fentes s'il nty a pas de déformations sur la surface du milieu déformable 15. Toutefois, toutes déformations présentes sur une telle surface diffractent la lumière incidente de façon telle qu'elle passe au travers des fentes du système 31 avec une intensité qui correspond aux amplitudes des déformations et donc aux amplitudes du signal modulateur appliqué, tel qu'un signal de télévision.La lumière passant au travers du système 29 est transformée en image par un objectif de projection 33 sur un écran 35 au moyen d'un miroir 37. Si on utilise un milieu déformable classique en 15 dans le système représenté, la densité de charges moyenne produit sur le milieu 15 une force qui surmonte la tension superficielle à partir du milieu en excès à l'extérieur de la surface d'analyse totale d'image et diminue l'épaisseur de la portion 19 du milieu 15 jusqu'à une valeur nulle. Dans de telles conditions, il ne peut pas se former de déformations et le système devient inopérant jusqu'à ce que le milieu 15 soit remis en place. Le brevet sus-mentionné enseigne que si le milieu a la propriété d'avoir une résistivité qui décroît au fur et à mesure que diminue son épaisseur, l'épaisseur de la portion 19 ne décroît pas jusqu'à une valeur nulle sous la pression des charges mais conserve une épaisseur qui est fonction de la grandeur de la densité des charges sur la surface du milieu 15.Au fur et à mesure que la résistivité diminue, la constante de temps décroît pour le passage d'un courant de fuite à partir de la surface du milieu déformable 15 jusqu'au revêtement conducteur placé sous lui. Ceci a pour résultat une augmentation du courant de fuite, une diminution de la densité des charges sur la surface du milieu 15 et une notable atténuation de pression. Il est éventuel le- ment atteint un état d'équilibre dans lequel la pression exercée par les charges sur la surface du milieu est égale à la pression résultant de la tension superficielle sur le milieu en excès entourant la zone d'analyse d'image pour laquelle l'épaisseur dans cet état d'équilibre se trouve maintenue. La densité des charges sur la surface du milieu ne décroît jamais jusqu'à zéro à la suite d'une telle fuite car elle est continuellement reconstituée par des électrons provenant du faisceau 13. La composition déformable décrite dans le brevet E.U.A. n- 2 943 147 sus-mentionné comme étant adéquate pour constituer le milieu doit être transparente, capable de supporter un bombardement par des électrons sans décomposition notable, elle doit avoir dans le voisinage de la température de fonctionnement (entre environ 250C et 1500C) une viscosité comprise entre environ 100 et 50.000 centistokes, et la composition déformable ne doit pas décomposer le revêtement conducteur.Le milieu doit aussi avoir une résistivité volumique variant dans l'intervalle compris entre approximativement 10Il et 1014 ohms-cm, la résistivité moyenne de l'épaisseur stable étant d'approximativement 1011 ohms-cm, Parmi les milieux déformables ou fluides décrits dans le susdit brevet, figurent la cire d'abeilles, des fluides de méthyl-silicone, des fluides de méthyl-silicone contenant jusqu'à 5 % de phényl-silicones, des méthylphényl-silicones contenant en moyenne deux radicaux méthyle et phényle par atome de silicium et dans lesquels le rapport molaire des radicaux méthyle aux atomes de silicium est supérieur à O et inférieur à 2, etc.On a toutefois constaté que ces fluides déformables ne sont pas aussi stables qu'on pourrait le désirer parce que,sous l'influence d'un faisceau d'électrons, le milieu déformable ou les fluides déformables ont tendance à devenir de plus en plus visqueux et que, au cours d'une utilisation continue dans un système de projection tel que celui décrit ci-dessus, la viscosité augmente jusqu'à un point où des particules de gel commencent à se former et où le milieu déformable finalement se gélifie complètement. Bien entendu, le dispositif cesse d'être utilisable avec un milieu gélifié, devenu incapable de diminuer d' épaisseur. On remédie aux inconvénients des milieux sus-spécifiés en ayant recours typiquement à des produits de réaction de Friedel Crafts très spécifiques entre du chlorure de benzyle et des substances aromatiques telles que biphényle, naphtalène, toluène et benzène, y compris des dérivés substitués de substances de ces types. De tels systèmes de projection typiques se trouvent décrits, par exemple, dans les brevets E.U.A. nO 3 317 664 relatif à des milieux qui sont le produit de réaction de chlorure de benzyle et de naphtalène, n" 3 317 665 relatif au produit de réaction Friedel-Crafts de chlorure de benzyle.avec une subis tance du type biphényle, et nO 3 288 927 concernant de tels produits de réaction entre chlorure de benzyle et benzène,toluè ne, etco, les brevets ci-dessus ayant été assignés à la demanderesse. Bien que la substance recommandée par n'importe lequel des trois brevets cités dans le paragraphe précédent ait une viscosité convenable, avantageusement stable pendant des temps prolongés, on a constaté que sous un bombardement continu par des électrons dans des conditions de fonctionnement, il tend à se former dans le milieu déformable un substrat qui nuit à la reproductibilité des fins détails de l'image. Lorsque l'utilisation se prolonge encore, le substrat se développe jusqu'à un point où l'aptitude du système à produire des images se trouve limitée. De ce qui précède, il ressort clairement que la technique a besoin de substances utilisables comme milieu 15, caractérisées non seulement par une longue-durée de service utile et par une viscosité adéquate sous les effets du rayonnement d'électrons à partir du faisceau 13, mais qui en même temps résistent à la formation d'un substrat ou à la formation de substances qui, en apparaissant à l'intérieur du milieu, nuisent à la formation d'images finement détaillées ou même rendent le milieu complètement inutilisable pour fournir de telles images.Un but essentiel de l'invention est donc de fournir des substances constitutives d'un milieu du genre en question qui possèdent des caractéristiques avantageuses de viscosité stables pendant des durées de service utile prolongées sous irradiation et qui, sous une telle irradiation, résistent à la formation, au sein de leur masse, de substrats ou produits qui restreignent leurs possibilités d'utilisation pour la production d'images. D'une manière tout à fait inattendue, on a découvert que certains produits polymères résultant de la réaction d'alcool benzylique avec des hydrocarbures aromatiques en utilisant une substance à caractère acide comme catalyseur possèdent les caractéristiques sus-spécifiées et permettent de constituer un milieu déformableqyant une longue durée de service utile et d'autres avantageuses qualites en même temps qu'une résistance à la formation, dans les conditions normales de fonctionnement, de substrats ou inclusions qui restreignent sa possibilité de formation d'images. Les particularités de l'invention que l'on pense nouvelles sont spécifiées plus particulièrement ci-après dans les revendi cations . L'invention pourra, toutefois, être mieux comprise, ainsi que certains de ses autres buts et avantages, à l'aide du complément de description qui suit ainsi que du dessin ciannexé, lesquels complément et dessin concernent différents modes de réalisation choisis à titre d'exemples non limitatifs et sont, bien entendu, donnés surtout à titre d'indicàtion. La figure 1, de ce dessin, montre schématiquement, partie en coupe et partie en perspective, un système de projection réalisé conformément à la présente invention y compris un nouveau type de milieu 15. La figure 2, enfin, montre en coupe et à une échelle agrandie un détail dudit milieu 15 et des éléments immédiatement voisins. Bien que l'alcool benzylique soit la substance hydroxylée utilisée de préférence en vue de la mise en oeuvre de la présente invention, d'autres substances apparentées sont utilisables, y compris un alcool benzyliquealcoyl-ou aryl-substitué, notamment par des radicaux méthyle, benzyle, phényle et naphtyle, entre autres. Parmi les hydrocarbures aromatiques (qui peuvent être soit substitués, soit non-substitués) qui se sont révélés utilisables en vue de la mise en oeuvre de la présente invention figurent benzène, toluène, xylène, naphtalène, tétraline, dihydroanthracène, phénanthrène, biphényle, terphényle, cyclohexylbenzène, éthylbenzène, propylbenzène, tert.-butylbenzène, benzyltoluène, diphénylméthane et d'autres qui viendront facilement à l'esprit des spécialistes. On peut aussi utiliser des mélanges d'au moins deux des substances sus-spécifiées. Un catalyseur de condensation préféré utilisé lors de la mise en oeuvre de linvention est l'acide polyphosphorique ; parmi d'autres substances à caractère acide utilisables, on peut citer : acide sulfurique, acide para-toluènesulfonique, acide phosphorique, pentoxyde de phosphore, fluorure d'hydrogène, acides alcane-sulfuriques (tels que ceux contenant des radicaux méthyle, éthyle, etc.), des résines à caractère acide échangeuses de cations telles que celles commercialisées sous la marque "Dowex 50" (résine styrène-divinylbenzène sulfonée) et sous la marque "Am- berlite IR-100" (résine phénol-formaldéhyde sulfonée), et d'autres qui viennent facilement à l'esprit des spécialistes.On peut aussi utiliser une matière synthétique du type terre à foulon vendue sous la marque "Celkate", contenant de l'acide sulfurique ou phosphorique adsorbé ; "Celkate" est une matière synthétique du type silicate de magnésium fabriquée par la Johns-Manville Corporation. En règle générale, quand on forme les matières destinées à constituer le milieu déformable en question, on utilise de préférence d'environ 1,0 à 4,0 moles d'alcool benzylique pour chaque mole d'hydrocarbure aromatique. On obtient encore des résultats intéressants dans un intervalle aussi étendu que d'environ 0,1 jusqu'à environ 10 moles d'alcool benzylique ou substance apparentée pour chaque mole d'hydrocarbure aromatique. Bien que la proportion de catalyseur de condensation nécessaire pour effectuer la réaction désirée entre de l'alcool benzylique et du toluène puisse varier selon l'activité d'un système catalyseur particulier, un intervalle de pourcentages mo -laires intéressant pour les acides polyphosphorique et sulfurique, les catalyseurs préférés selon l'invention > s'étend de 0,1 à 10 X (en moles) par mole d'alcool benzylique, un intervalle préféré s'étendant de 0,8 à 1,2 % (en moles) de l'alcool benzylique. Les spécialistes détermineront facilement les proportions effectives d'autres catalyseurs du type sus-3pécîfié. Ci-après sont donnés différents exemples, bien entendu non limitatifs, de mise en oeuvre de la présente invention. On y a adopté l'abréviation M pour molee Exemple 1.- Un ballon équipé d'un agitateur, d'un thermomètre, d'un tube d'entrée de gaz et d'un entonnoir d'addition à volume constant est purgé avec de l'azote, chargé avec 4360 g d'acide polyphosphorique et chauffé jusqu'à 100"C. Un mélange de 3260 ml (32 M) d'alcool benzylique et 1060 ml (10 M) de toluène est ajouté goutte à goutte à l'acide polyphosphorique chauffé, tout en agitant. La température tend à s'élever pendant l'addition, et on ajuste l'allure d'addition ainsi qu'un chauffage ou un refroidissement selon les besoins de façon à maintenir une temperature comprise entre environ 140 et 1450C, l'addition étant complètement terminee en 4 heures. On continue à agiter encore et à chauffer le mélange à 140-145 C pendant encore une autre heure, puis on le laisse refroidir jusqu'à environ 1150C, et alors on y ajoute 3 litres d'eau. Après séparation des couches, on lave la couche huileuse avec une nouvelle fraction de 3 litres d'eau, la phase aqueuse étant séparée et rejetée On ajoute un litre de toluène à la couche huileuse et on lave la solution avec 500 ml d'une solution aqueuse à 20 % en poids d'hydroxyde de sodium.On lave encore la couche huileuse avec de l'eau jusqu'à neutralité, puis on la sèche sur carbonate de potassium anhydre et on l'agite avec du "Celkate" et du carbonate de potassium, on filtre, on lave le gâteau sur filtre avec du toluène, on joint les liqueurs de rinçage à l'huile que l'on traite ensuite successivement par du charbon végétal puis par de la "Celite", qui est une silice finement divisée. Le mélange de charbon et de "Celite'1:est ensuite séparé par filtration, rincé au toluène ; on distille ensuite la phase huileuse pour en chasser le toluène.Le fluide restant est ensuite distillé pour donner des fractions de la manière indiquée dans le Tableau I ci-après Tableau I Température Température Poids de la Pression Fraction du ballon de la vapeur fraction en p , Hg en "C en OC g 2 133-138 104 (max) 389,0 60 à 1 3 170-244 51-178 142,9 4 227-287 160-185 250,8 2,7 Le résidu dans le ballon pèse environ 2070 g ; on le transfère dans un appareil de distillation moléculaire et on l'y distille à une température comprise entre environ 164 et 4040 C. Cette distillation produit environ 1070 g de distillat brut que l'on redistille ; on obtient les résultats indiqués dans le Tableau II ci-après Tableau II Température Pression Poids du dis- Viscosité de la Fraction du ballon ju, Hg tillat, en substance du de tête en "C g ballon, en cen tistokes 100-195 14 69,8 490 (50 C) 2 140-182 10-5 75,7 639 (50"C) La substance restant dans le ballon de l'appareil distillatoire est divisée en deux fractions et est traitée comme suit Une partie aliquote de 323 g est chargée dans un appareil de distillation moléculaire d'un litre et on en fait distiller 9 g à 118-148 C sous un vide de 1,2 x 10-5 à 2,2 x 10-7 torr.La substance restant dans le ballon pèse 220 g ; on la traite ensuite par des substances adsorbantes, y compris 0,5 % en poids de "Norite", un charbon activé, et 0,5 % en poids de "Celite", l'introduction de chaque substance étant suivie d'agitation à 50 C pendant une heure et pendant une demi-heure, respectivement. Le fluide ayant été filtré, on ajoute au filtrat 2 % en poids de "Celkate", puis on agite une heure à 500C. Le filtrat recueilli après l'opération précédente est traité par 1 % en poids de "Ce lite", puis on agite une heure à 50 C, et ensuite on filtre le fluide résultant au travers d'un filtre à porosité de 0,45 micron. Le fluide restant pèse environ 200 g et a une viscosité de 813 centistokes à 500C. Cette substance est utilisable comme matériau inscripteur et, ainsi qu'on le montre ci-après, est particulièrement résistanteà la formation d'un substrat nuisible. Le fluide restant après le prélèvement de la partie aliquote de 323 g ci-dessus est distillé comme on l'indique dans le Tableau III Tableau III Température Pression Poids du Viscosité de la subs Fraction du ballon , Hg distillat, tance du ballon, en de tête en OC en g cewtistokes 1 159-206 10-5 80,2 997 (50 C) 2 135-175 lO 6 17 3 178-322 10 6 504 Résine très visqueuse Le produit pèse 504 g, a une viscosité de 1048 centistokes à 50 C, et est utilisable comme matériau inscripteur. Exemple 2.- On répète l'exemple 1, à ltexception du fait que l'on utilise une solution aqueuse à 20% d'hydroxyde de potassium comme liqueur de lavage alcaline, puis une solution à 20 % de sulfate de sodium pour éliminer l'alcali. Le fluide restant est distillé ; on obtient les résultats indiqués dans le Tableau IV ci-après. Tableau IV Température du Température Pression Poids du dis Fraction ballon en OC de la va- yu, Hg tillat en g peur ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~ peur en 0C ~~~~~~~~~~~ ~~~~~~~~~~~~~~~~~~ 1 jusqu'à 209 jusqu'à 110 atm. non pesé max. 2 jusqu'à 200 -- ------- 10-15 mm O 3 106-198 68-91 42-10 412 4 183-248 61-174 4-10 192 5 240-288 156-185 tQw28 150 Les 1820 g restants de matière sont distillés dans un appareil de distillation moléculaire à une température comprise entre 175 et 379"C et sous vide de 1 à 290 microns ; on obtient ainsi 876 g d'un produit brut ayant une viscosité de 390 cs à 50 C. On soumet cette substance à une nouvelle distillation ; on obtient les résultats indiqués dans le Tableau V Tableau V Température Pression Poids du Fraction du ballon p, Hg distillat R e m a r q u e s de tete en "C ~~~~~~~~ en g 1 120-195 de 30 à 9 91 la viscosité dans le ballon est de 541 cs à 51,10C 2 172-173 ~ 10-7 93 viscosité dans le bal lon 911 cs à 50"C poids = 660 g ; indice de réfraction = 1,6323 à 25"C Le résidu de 660 g restant après la distillation ci-dessus a une tension de vapeur de 3,5 x 10 1 torr à 50"C, mesurée par la technique d'effusion.Après un traitement par des adsorbants d'une manière analogue à celle spécifiée dans l'exemple 1, le fluide restant pèse 600 g et a une viscosité de 911 cs à 50"C. Exemple 3.- On répète l'exemple 2 et on obtient 768 g d'un produit final ayant une viscosité de 868 cs à 50 C, une tension de vapeur de 2,3 x 10 1 torr à 50"C et de 9,0 x 10 14 -14 torr à 250C, son indice de réfraction étant de 1,6320 à 25 C. Cette substance est utilisable comme milieu de production d'image. Exemple 4.- On répète l'exemple 2 à tous égaras identiquement à l'exception de la distillation moléculaire Dans le présent cas, on n'utilise que seulement environ 60 à 70 % de la quantité de distillat normalement prélevée pour préparer le fluide final. En conséquence, le résidu équivalent dans le ballon, restant après la distillation des 5 fractions de volatilité supérieure de l'exemple 2, est soumis à une distillation moléculaire.On obtient ainsi 603,8 g de la substance dont les caractéristiques sont indiquées dans le Tableau VI Tableau VI Température Température Pression Poids Fraction du ballon de la vapeur )u, Hg en g en en C en C ~~~~~~~~~~ ~~~~~~~~~ 1 jusqu'à 200 110 atm. 664 2 131-200 45 10-15 66 3 130-196 95-100 env. 80 - 382,3 4 199-228 81-192 env. 14 325,4 5 153-271 4 à 3 603,8 Une rectification et un traitement en suspension de la fraction 5 en opérant d'une manière analogue à celle mise en oeuvre dans les exemples précédents donnent un produit final pesant 347 g, ayant un indice de réfraction de 1,6281, une viscosité à 40C de 1065 cs, une tension de vapeur de 3,5 x 10'12 torr à 500C et de 1,0 x 10 1 torr à 25 C. Cette substance est utilisable comme fluide inscripteur. Exemple 5 .- Le présent exemple illustre la mise en oeuvre de la présente invention en utilisant un rapport molaire de 1,6 M d'alcool benzylique pour 1 M de toluène. En opérant de la manière décrite dans l'exemple 1, on prépare une matière en utilisant 1415 g (15,4 M) de toluène, 2657 g (24,8 M) d'alcool benzylique et 1120 g d'acide polyphosphorique.Après élimination des impuretés à caractère acide en opérant comme dans les exemples précédents, on obtient par distillation les produits suivants (Tableau VII) Tableau VII Intervalle Indice de Viscosité Poids Fraction d'ébullition réfraction à 50'C Poids "C CC (mm- Hq) à 250C en cs en g 1 40-200 (10) 1,5491 798,9 2 129-200 (0,1) 1,5857 153,4 3 200-250 (0,1) 1,5996 - 127,1 4 250-290 (0,1) 1,6067 - 459,1 5 98-160 (10-5) 1,6158 45 136,6 6 150-250 (10-5) 1,6275 305 514,0 7 250 (10-5) 1,6373 6305 204,4 Résidu dans le - - 660,6 ballon On constate que les fractions 6 et 7 fournissent d'intéressants fluides inscripteurs utilisables conformément à la présente invention. Exemple 6 .- Le présent exemple illustre la préparation d'un intéressant fluide inscripteur dérivant du toluène en utilisant un rapport d'environ 4M d'alcool benzylique pour 1 M de toluène. On répète le mode opératoire de l'exemple 5 en utilisant 355 g (3,9 M) de toluène, 1660 g (15,4 M) d'alcool benzylique et 2337g d'acide polyphosphorique. Après élimination des impuretés à caractère acide, on distille la matière dans les conditions et avec les résultats indiqué s dans le Tableau VIII Tableau VIII Intervalle Indice de Viscosité Poids Fraction d'ébullition réfraction à 50"C C 0C (mm Hq) à 250C en cs en g 1 42-200 (30) 1,5626 - 67,7 2 100-200 (0,1) 1,5731 - 142,6 3 200-250 (0,1) 1,5992 - 64,0 4 250-290 (0,1) 1,6026 - 101,7 5 110-125 (10-5) 1,6185 43 26,1 6 115-125 (10-5) 1,6173 56 25,4 7 > 125 (10-5) 1,6288 395 356,0 Résidu dans le - 825,8 ballon On constate que la fraction 7 du Tableau VIII est utilisable comme fluide inscripteur selon l'invention. Exemple 7 .- Le présent exemple illustre la préparation d'une matière dérivant du toluène en utilisant un rapport d'environ 3,2 moles d'alcool benzylique pour chaque mole de toluène, et en conduisant la réaction à 1150C au lieu de 140-1450C pour les exemples 5 et 6. On utilise comme réactifs 449 g (4,88 M) de toluène, 1660 g (15,35 M) d'alcool benzylique et 2133 g d'acide polyphosphorique.Après élimination des impuretés à caractère acide, on distille la matière dans les conditions et avec les résultats indiqués dans le Tableau IX Tableau IX Intervalle Indice de Viscosité Fraction d'ébullition réfraction à 500C Poids C 0C (mm Hq) à 250C en cs n g 1 37-200 (15) 1,5693 - 225,6 2 130-200 (0,04) 1,6002 - 48,0 3 200-250 (0,04) 1,6017 - 15,0 4 250-290 (0,04) 1,6031 - 124,0 5 109-115 (10-7) (solide) - 28,9 6 129-133 (10-7) 1,6170 55 16,6 7 > 133 (10-7) 1,6278 317 414,0 Résidu dans le ballon - - 732 On constate que la fraction 7 du Tableau IX est particulièrement intéressante à utiliser comme fluide inscripteur selon l'invention. Exemple 8 .- On opère comme dans l'exemple 7, à l'exception du fait que l'on conduit la réaction initiale à une température de 175 C. Après élimination des impuretés à caractère acide, on distille la matière dans les conditions et avec les résultats indiqués dans le Tableau X :: Tableau X Intervalle Indice de Viscosité Poids Fraction d'ébullition réfraction à 50 C en g ec 0C (mm Hq) à 250C en cs en g 1 189-200 ( 15 ) 1,5685 - 1,0 2 154-200 (0,01) 1,5733 - 177,0 3 200-250 (0,01) 1,5930 - 37,0 4 250-290 (0,01). 1,6031 - 143,5 5 97-133 (10'5) (solide) - 32,4 6 94-118 (1Q-5) 1,6179 56 21,6 7 125-130 (10-5) 1,6174 60 21,1 8 5130 (10-5) 1,6295 395 370,0 Résidu dans - - 741,5 le ballon On constate que la fraction 8 est particulièrement intéressante comme fluide inscripteur selon l'invention. Exemple 9 .- Le présent exemple illustre la préparation, conformément à la présente invention, d'une matière dérivant du naphtalène. Un ballon à trois tubulures, empli d'azote, équipé d'un agitateur, d'un tube d'entrée de gaz, d'un thermomètre et d'un entonnoir à robinet est chargé avec 1652 g d'acide polyphosphorique que l'on chauffe jusqu'à 125'C. Une solution de 1031,6 g (8,06 M) de naphtalène et 1237 ml ou 1298 g (12 M) d' alcool benzylique à une température d'environ 1200C est lentement ajoutée, en environ deux heures, à l'acide polyphosphorique. La température du ballon s'élève jusqu'à environ 1559C à la fin de l'addition et est maintenue à environ 1500C pendant une heure, après quoi on refroidit jusqu'à environ 500C et on mélange avec un litre d'eau. On sépare la couche acide et on traite la phase organique en opérant d'une manière analogue à celle décrite dans l'exemple 1. On distille ensuite la matière dans les conditions et avec les résultats résumés dans le Tableau XI ci-après les distillations fractionnées n 3 et suivantes étant effectuées dans un appareil de distillation moléculaire. Le produit final est utilisable comme fluide inscripteur selon la présente invention. TABLEAU XI Température Température Poids Fraction du ballon de la vapeur Pression en Remarques en ec en OC g 1 215-352 90-221 atmosphé- - principale rique ment du naph talène n'ayant pas réagi et du toluène ayant servi de sol vant 2 233-319 194-275 trompe à 409 eau 3 184-320 - 37-75 Hg 560 produit brut; viscosité 973,4 cs à 50'c tête 1 120-160 - 6,5xlO- 52,5 représente 1,5xlO torr rectification (substances vo latiles chas sées du pro duit duit brut Distilla- 4x10-6 -6 Produit.Vistion en 148-270 - 4xlO -6 494 cosité=743 cs masse 2,2x10- torr à 500C, ten sion de vapeur =7,5 x 10-8 torr à 500C Exemple 10 .- Le présent exemple illustre la préparation d'un fluide inscripteur à partir de xylène comme précurseur. A 3525 g d'azote d'acide polyphosphorique à 900C sous atmosphere/sec on ajoute, à partir d'entonnoirs d'addition séparés, 1388 g (12,85 M) d'alcool benzylique et 425,5 g (4 M) de para-xylène de façon telle qu'il soit ajouté environ deux gouttes de l'alcool pour chaque goutte de para-xylène.L'addition s'effectue en environ cinq heures à une température d'environ llO"C. Le mélange réactionnel refroidi est hydrolysé avec de l'eau ; on lave la couche organique deux fois à l'eau, puis avec une solution aqueuse à 10 X d'hydroxyde de sodium et à nouveau avec de l'eau jusqu'à ce que les extraits aqueux soient neutres. On ajoute un litre de benzène au cours des opérations de lavage pour diminuer la viscosité de la phase organique. On réalise l'élimination des solvants et des têtes légères et on isole le produit constituant le fluide désiré à partir de la phase organique en opérant la distillation dans les conditions et avec les résultats indiqués dans le Tableau XII ci-après. Tableau XII Intervalle Fraction n d'ébullition Pression Quantité en en 'C mm de Hg en g 187-50-1 85-155 ^ 20 10 187-50-2 150-235 0,4 171,7 187-51-1 150-200 2x10-4 241,3 187-51-2 262-276 410 -4 246,5 (Produit brut) 187-51-3 - - 611,5 iésEs Le produit brut de la distillation précédente est distillé dans 'les conditions et avec les resultats indiqués dans le Tableau XIII ci-après ; le résidu est convenable comme fluide inscripteur ; il a une viscosité de 1000 centistokes à 46 C et un indice de réfraction de 1,6237 à 250C. Tableau XIII Intervalle Fraction n' d'ébullition Pression Quantité en~ en 'C mm de Hg en g 187-55 126 1,8x10-5 35 187-56-1 217-21 8 x 10 6 138,62 Produit 31,44 187-56-2 - - (résidu) Exemple Il .- Le présent exemple illustre 1'utilisation d'acide sulfurique comme agent de condensation pour une substance à base de naphtalène.A une suspension rapidement agitée de 1025 grammes (8M) de naphtalène, 1300 g (12 M) d'alcool benzylique et 1500 ml de cyclohexane, refroidie jusqu'à lO-C, on ajoute progressivement, en 1,1 heure, 1000 ml d'acide sulfurique concentré, la température étant maintenue entre 50C et 75'C. On continue ensuite à agiter pendant encore 30 minutes à 5'C, puis on sépare la couche organique La phase organique trouble est d'abord agitée avec du "Celkate", puis filtrée, diluée avec un litre de benzène, à nouveau agitée avec du "Celkate" et filtrée; on obtient ainsi un filtrat limpide.Le benzène, le cyclohexane, le naphtalène n'ayant pas réagi et les fractions volatiles de tête sont éliminés en opérant comme ci-dessus ; on isole ainsi par distillation 797 g de produit brut passant entre 147 et 300 'C, cette substance ayant une viscosité de 587,6 cs à 49,8"C et un indice de réfraction de 1,6532. On rectifie cette substance par distillation pour aboutir à 331 g d'un produit final bouillant entre environ 133 et 2320C sous 2 microns de mercure, ayant un indice de réfraction de 1,6545 à 24 C et une viscosité de 1200 cs à 50,2 C. Ce produit est avantageusement utilisable comme fluide inscripteur. Exemple 12 .- On répète l'exemple 11 sur une plus grande échelle en utilisant 2050 g (16 M) de naphtalène, 2600 g (24 M) d' alcool benzylique, 4 litres de cyclohexane et 2000 ml d'acide sulfurique concentré. On obtient 1694 g de fluide final correspondant à un intervalle d'ébullition de 134 à 245'C sous 4 microns de Hg, ayant une viscosité de 1215 cs à 49,8'C et une tension de vapeur de 2,5 x 10 torr à 50"C. Cette substance est avantageusement utilisable comme fluide inscripteur. Exemple 13 .- Le présent exemple illustre la préparation de substances du genre en question en utilisant du benzène comme précurseur. A 1308 g (3,9 M) d'acide polyphosphorique à 80'con ajoute un mélange de 234,3 g (3 M) de benzène et 810,8 g (7,5 M) d'alcool benzylique en environ 1,7 heure, la température de réaction étant maintenue à environ 90-95 C. On refroidit le mélange résultant jusqu'à 80"C et on y ajoute un litre d'eau lentement pour maintenir la température au-dessous de 950C. Après refroidissement jusqu'à moins de 80"C, on ajoute, en plusieurs minutes et en agitant, un litre de benzène. On sépare la couche organique de la couche acide et on la lave avec 500ml d'une solution aqueuse de sulfate de sodium et hydroxyde de potassium. La substance légèrement basique est ensuite lavée avec 500 ml d'une solution aqueuse saturée de sulfate de sodium jusqu'à neutralité, puis filtrée. On recueille la couche organique, on la met en suspens ion avec du "Celkate" puis on la filtre on distille le filtrat et on en élimine le benzène et les fractions de tête volatiles par des distillations sous la pression atmosphérique et sous vide par mise en oeuvre des modes opératoires décrits ci-dessus.Les 123,5 g de produit recueillis par distillation sous vide passent entre 220 et 3500C sous une pres sion de 10 à à 10 torr, la substance finale ayant un indice de réfraction de 1,6402 à 25'C et une viscosité de 2563,6 cs à 50,2C. Cette substance est avantageusement utilisable comme fluide inscripteur selon l'invention. Exemple 14 .- Le présent exemple illustre la préparation de substances du genre en question en utilisant de la tétraline comme précurseur. A un mélange chaud (800C) de 396,6 g (3,0 M) de tétraline et 1308 g d'acide polyphosphorique, on ajoute 810,8 g (7,5 M) d'alcool benzylique. Cette addition prend 2,0 heures et est réglée de façon à maintenir une température de réaction de 85 90'C. Après 30 minutes d'agitation additionnelles, on ajoute 1500 ml d'eau et on agite pendant encore 20 minutes On sépare et on rejette la couche acide, et on dilue la couche organique avec environ deux litres de benzène ; on la lave deux fois avec une fraction de 600 ml de solutions Na2S04 H2 0 . On la lave ensuite avec KOH aqueux jusqu'à légère alca linité, et finalement on l'extrait quatre fois avec des frac tions de 600 ml de solutions Na2 S04-H2 . On recueille ensuite la phase organique, on la met en suspension avec du "Celkate" pendant environ 30 minutes, puis on filtre. Du benzène, de la tétraline résiduelle et des fractions de tête volatiles sont éliminés par distillation sous la pression atmosphérique puis sous vide. On recueille aussi par distillation 345,8 g de produit brut. A partir de ce produit brut, on isole un produit final, 186-3-5B, par rectification et distillation. Un échantillon de 186-3-5B est mis en suspension avec du "Celkate" puis filtré au travers de papier Whatman et de filtres "Millipore". La substance ainsi filtrée constitue un avantageux fluide inscripteur. Exemple 15 .- Un ballon de deux litres équipé d'un agitateur mécanique, d'un tube d'entrée d'azote, d'un thermomètre, d'un entonnoir d'addition et d'un réfrigérant-condenseur à reflux est chargé avec 460 g d'acide polyphosphorique et 180 g (1 M) de 9,10-dihydroanthracène. On chauffe le mélange jusqu'à llO-C pour fondre de dihydroanthracène. A ce mélange, on ajoute 324 g (3 M) d'alcool benzylique goutte à goutte et tout en agitant. La température s'élève au cours de l'addition ; on ajuste l'allure d'addition et/ou le chauffage ou le refroidissement pour maintenir une température comprise entre 120 et 130 C. L'addition est complètement terminée en 45 minutes. On chauffe le mélange en 11 agitant à 120 130 C pendant encore trois heures avant de le refroidir. Quand le mélange est refroidi jusqu'à la température ambiante ordinaire, on y ajoute 200 ml de méthanol en agitant, et la température s'élève jusqu'à environ 550C. On agite ensuite le mélange pendant encore environ 30 minutes. Les solvants (benzène et méthanol) sont chasses par distillation sous la pression atmosphérique jusqu'à une température de 123'C dans le ballon. On chasse le solvant résiduel par distillation sous le vide d'une trompe à eau jusqu'à une température de 177"C dans le ballon. On distille ensuite le fluide sous le vide d'une pompe mécanique et d'une pompe à diffusion dans les conditions et avec les résultats résumés dans le Tableau XIV ci-dessous. Tableau XIV Fraction Température du Pression Poids ballon ballon en C en torrs en q 1 189-193 2,7x102 58,3 2 176-214 l,OxlO 2 59,2 3 168-240 2x10-6-3x10-5 98,0 On réunit les fractions 2 et 3 et on les distille dans les conditions et avec les résultats résumés dans le Tableau XV ci-après Tableau XV Fraction Température du Pression Poids ballon ballon en OC en torrs en q 1' 111-167 10-6 37,4 2' 167-205 10 -5 66,5 La fraction 2' a un indice de réfraction de 1,6482 à 25"C et une viscosité de 970 centistokes à 500C. Cette substance a une -12 tension de vapeur de 5,5 x 10 12 torr à 50"C et de 1 x 10 1 torr à 25"C ; elle est avantageusement utilisable comme fluide inscripteur selon l'invention. Exemple 16 .- On effectue la synthèse en opérant de la manière décrite dans l'exemple 15, avec cependant les modifications suivantes 1. On utilise 360 g (2 M) de 9,10-dihydroanthracène, 920 g d'acide polyphosphorique et 432 g (4 M) d'alcool benzyli que. 2. L'addition de l'alcool benzylique prend cinq heures. 3. On ajoute environ 500 ml de méthanol au contenu du ballon dont la température atteint jusqu'à 80 C. 4. On dilue le mélange avec 500 ml de benzène. 5. On lave le produit trois fois avec des fractions de 500 ml de méthanol et une fois avec un litre de méthanol. On recueille les liqueurs de lavage 1 à 3. Elles contiennent l'acide et le méthanol de lavage. On place l'huile de couleur orange dans un appareil distillatoire et on chasse le solvant par distillation sous la pression atmosphérique jusqu'à une température du ballon de 125'C. On chasse le solvant résiduel par distillation sous vide d'une trompe & eau jusqu'à une température du ballon de 125'C. On recueille une fraction 4 constituée par le 9,10-dihydroanthracène qui se rassemble, sur le doigt froid de l'appareil, par sublimation sous le vide relativement peu poussé (de 5xlO 2 i 3xlO 2 torr) d'une pompe jusqu'à une température de 118'C dans le ballon. On distille ensuite le fluide sous vide d'une pompe à vide mécanique et d'une pompe à diffusion dans les- conditions et avec les résultats résumés dans le Tableau XVI ci-après TABLEAU XVI Fraction Température du Pression Poids ballon en OC en torrs en cr 5 120-169 4 x 10 3 90,3 6 176-293 10-3- 10-4 190 Une redistillation et rectification de la fraction 6 donnent 80 g d'une substance ayant une viscosité de 1280 cs à 50'C et un indice de réfraction de 1,6434 à 25'C. On constate que ce fluide est extrêmement résistant à la formation de substrats. Des échantillons de certaines des substances élaborées dans les exemples précédents, et qui se trouvent spécifiés dans le Tableau XVII ci-après, sont soumis à des essais en vue de déterminer leur résistance à la formation de substrats en les plaçant sur un disque segmenté et en les bombardant sous l'irradiation d'une source de 8 kV. On soumet à la même épreuve un échantillon d'une substance typique préparée de la manière décrite dans le brevet E.U.A. n 3 288 927 en faisant réagir du chlorure de benzyle avec du toluène en présence de chlorure d' aluminium.Après environ 100 heures dsun tel bombardement, on lave les segments pour en enlever complètement l'huile, on observe le substrat éventuellement présent et on mesure la perte de transmission de lumière ; on exprime cette dernière valeur en pourcentage de perte de la transmission dans le bleu. Les résultats de ces essais sont indiqués en détail dans le Tableau XVII ci-après. TABLEAU XVII Exemple Désignation Perte de transmission de de la de la lumière dans le substance bleu ( % ) 1 WM 323 0,41 3 WM 625 0,52 4 WM 685 0,78 5 WM 834 0,70 6 WM 1086 1,01 7 WM 974 0,78 8 WM 908 0,59 10 WM 1109 0,38 16 WM 1117 0,44 D'après brevet WM 526 2,22 E.U.A. nO 3 288 927 De l'examen des données réunies dans le Tableau XVII, il ressort facilement que la perte de transmission dans le bleu pour les substances faisant l'objet de la présente invention est de loin inférieure à celle observable sur un produit typique choisi parmi les substances de la technique antérieure. La présente invention met donc à la disposition de la technique le système de projection nouveau et perfectionné décrit ci-dessus, ainsi que le nouveau milieu inscripteur déformable qui permet le foncticnnement du système pendant des laps de temps très prolongés avec seulement une faible perte de l'efficacité de cette substance en tant que fluide inscripteur déformable. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à celui de ses modes d'application, non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, ayant été plus spécialement indiqués; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATIONS 1. Système de projection caractérisé en ce qu'il comprend essentiellement : un récipient ayant un intérieur conducteur ; un milieu déformable placé dans ledit récipient et comprenant le produit de réaction de (a) une substance choisie parmi l'alcool benzylique, des dérivés de substitution decetblcool et des mélanges d'au moins deux tels composés et (b) une substance du type hydrocarbure aromatique ; des moyens à faisceau d'électrons pour produire une charge électrique sur la surface dudit milieu déformable, cette charge électrique étant fonction d'un signal électrique appliqué et coopérant avec ledit intérieur conducteur pour soumettre le susdit milieu à une force déformante pour produire des déformations dans la surface dudit milieu ; et un système lumineux et optique pour projeter de la lumière en fonction des déformations dans la surface dudit milieu. 2. Système de projection selon la revendication 1? caractérisé en ce que l'on utilise, comme produit de réaction, le produit de la réaction d'alcool benzylique avec du toluène. 3. Système de projection selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on utilise, comme produit de réaction, le produit de la réaction d'alcool benzylique avec du naphtalène. 4. Système de projection selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on utilise, comme produit de réaction, le produit de la réaction d'alcool benzylique avec du xylène. 5. Système de projection selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on utilise, comme produit de réaction, le produit de la réaction d'alcool benzylique avec du benzène. 6. Système de projection selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on utilise, comme produit de réaction, le produit de la-réaction d'alcool benzylique avec de la tétraline. 7. Système de projection selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on utilise, comme produit de réaction, le produit de la réaction d'alcool benzylique avec un dihydroanthracène. 8. Système de projection selon la revendication 1, caractérisé en ce que le rapport molaire de la substance du type alcool benzylique à la substance du type hydrocarbure aromatique est compris entre environ 0,1 et 10 moles de la première pour chaque mole de la seconde substance. 9. Système de projection selon la revendication 1, caractérisé en ce que le rapport molaire de la substance du type alcool ben- zylique à la substance du type hydrocarbure aromatique est compris entre environ I et 4 moles de la première pour chaque mole de la seconde substance.