La présente invention est relative a un appareil immergé à fil intérieur glissant librement pour la pêche à la ligne des poissons carnassiers. Elle vise à maintenir le plus souvent possible l'appât en bonne position de pêche et ce en eaux courantes ou dormantes. Un autre objet consiste a faire en sorte que le vorace ne perçoive aucune résistance lors de l'engamage. A cet effet, l'appareil comporte essentiellement une première partie constituée par la ligne proprement dite glissant entièrement ou partiellement à l'intérieur d'une deuxième partie. Avantageusement cette deuxième partie forme un tuyau élévateur dont une extrémité est de densité supérieure à celle de l'eau tandis que son autre extrémité est de densité inférieure a celle de l'eau. L'appareil peut comporter d'autres parties telles que : a une extrémité du tuyau élévateur, un fixateur-protecteur amovible, une plombée principale, un ressort assouplisseur et à l'autre extrémité du tuyau-élévateur, un flotteur. L'appareil sera maintenant décrit de façon plus détaillée en se référant aux dessins ci-annexés dans lesquels la figure 1 est une vue en plan, et la figure 2 est une vue en coupe d'une forme de réalisation de l'appareil de pêche. Cet appareil peut être constitué des parties suivantes - un fixateur-protecteur amovible FP - une plombée principale P - un assouplisseur ressort A - un tuyau élévateur E - un flotteur immergé F - une ligne proprement dite L et ses composants habituels L1, L2, L3 et L4. 1ère partie : le fixateur-protecteur amovible FP Place ou enlevé, a la convenance du pêcheur, il sert 10/ a empêcher l'appat (vif) de passer sous le fil de la ligne 20/ a alourdir l'appareil. I1 comprend un élément FP2 sous forme de tuyau assez rigide. Préférence est donnée a une matiere non cassante, si possible, qui permet une légère courbure (matière plastique, métallique, mixte ou autre, par exemple). Un fil métallique, noyé dans la masse du tuyau, peut également lui donner la rigidité et le poids souhaités. Le fixateur-protecteur peut être alourdi par une plombée accessoire FP1 a son extrémité libre par quelque procédé que ce soit, de façon a ce qu'il repose sur le fond. Exemple rondelle de plomb collée autour du tuyau. Ses dimensions, diamètre, longueur, forme, varient en fonction de la taille de l'appareil. La longueur du fixateur-protecteur amovible est toujours, de préférence, supérieure de dix centimètres environ à la longueur de la section de ligne comprise entre la plombée principale P et l'hameçon t ceci afin d'éviter que, lorsque la ligne est en position de pêche, quelles que soient les circonstances, le vif ne puisse atteindre le fil venant du moulinet. Couleur : préférence est donnée a une couleur verte, brune ou mixte (camouflage) pour imiter une branche ou une plante posées sur le fond ; le tuyau du fixateur-protecteur (amovible ou non) peut également être transparent. Son conduit intérieur est cylindrique de préférence et suffisant (diametre assez grand) pour permettre le passage et le glissement très aisés du Fil de la ligne. Suivant le type de montage choisi, le fixateur-protecteur est fixé, soit a l'assouplisseurressort, soit au tuyau élévateur, soit a la plombée principale (comme dans l'exemple choisi et illustré sur les dessins). La fixation du fixateur-protecteur est assurée de façon efficace par tout procédé connu (exemples : soudure, collage, emboutissage, vissage, etc...). L'extrémité du fixateur-protecteur peut être par exemple et de préférence, munie d'une bague filetée FP3 soit métallique, soit en matière plastique qui permettre la fixation par vissage (figure 2). 2sème partie : la plombée principale P Son rôle est de maintenir une partie de l'appareil sur le ou plus près du fond. Elle présente les caractéristiques suivantes: Poids : variable, suivant la taille de l'appareil, généralement proportionnel a la traction exercée par le flotteur immergé lorsque celui est présent. Matière : métallique ou autre (plomb, par exemple) d'une masse spécifique très élevée. Forme générale : toute forme classique connue de plombée. Par exemple, en forme de tronc de cylindre, polyèdre, cône, sphère, "goutte d'eau", ovorde,etc. Préférence est donnée aux formes dites "plomb-montre" et "olive". Autres particularités : cette plombée jouxte ou est percée d'un conduit cylindrique ou autre, conduit droit ou coudé, suivant besoins, (par exemple a 900) permettant le libre passage intérieur du fil de la ligne. La plombée peut être aboutée par quelque procédé au tuyau élévateur (comme, entre autres, par collage). Elle peut également entourer le tuyau élévateur a un endroit déterminé ou encore y être attachée par 11 intermédiaire de l'assouplisseurressort, comme illustré par les dessins. La plombée est, de préférence, munie d'un filetage permettant, par exemple, le vissage du protecteur (qui est dénommé fixateur-protecteur amovible) comme illustré par l'exemple des dessins. Lorsqu'elle comporte ce filet et lorsque l'on n'utilise pas le fixateur-protecteur, un bouchon (percé d'un canal cylindrique autorisant le libre passage du fil de la ligne) peut y être vissé ; ceci afin d'assurer un glissement plus aisé du fil (en précisant que l'orifice de ce bouchon est arrondi). L'assouplisseur-ressort, lorsqu' il jouxte ou est abouté a la plombée principale, peut être fixé a celle-ci en étant, en partie, "noyé dans la masse" de cette plombée. (Voir exemple illustré par les dessins). La plombée principale peut être percée de part en part dans toute son épaisseur, d'un conduit (cylindrique par exemple) situé a un endroit et dans un axe tel qu'il ne gênera pas le libre passage intérieur du fil ; ceci afin de permettre l'adjonction éventuelle par le pêcheur d'un lestage supplémentaire. 3émue partie : l'assouplisseur-ressort A Son rôle est d'assurer la jonction entre deux parties du montage, arrondir l'angle pouvant se former entre ces deux parties, empêcher l'écrasement qui, dans ce cas, pourrait coincer le fil. Dans sa cavité intérieure, il permet au fil de la ligne de glisser le plus facilement possible. Dans certains types d'appareils,il sert a ramener le tuyau élévateur dans l'axe souhaité (vertical par exemple). Suivant le type d'appareil choisi, lorsque sa présence est nécessaire, il peut être attaché, par quelque procédé que ce soit (par exemple par soudure, collage, vissage, emboutissage ou autre procédé connu) soit d'un côté, soit de l'autre, de la plombée principale, soit entre le fixateur-protecteur et l'élévateur lorsque la plombée principale est située a un autre endroit ou absente, apparemment. Elle peut également être attachée uniquement au tuyau élévateur lorsque le fixateur-protecteur est absent. I1 a une longueur et une section variables, en fonction du type de montage choisi. I1 est constitué d'une matière métallique ou autre , par exemple ressort métallique a spires serrées senre boudin" ou section de tuyau en matière plastique Up e. Sa forme peut être celle d'un cylindre creux, d'un tronc de cône creux (cfr.A des dessins) ou autre. Pour rappel, lorsqu'il est indissociable de la plombée principale, il peut être noyé dans la masse de celle-ci et ce, en partie. 48mue partie : le tuyau élévateur E Son rôle est d'amener le bas de ligne en bonne position de pêche, a la hauteur choisie. Partie essentielle de l'appareil, c'est ce tuyau élévateur qui en constitue la principale originalité. I1 reçoit la plombée, par ou sans l'intermédiaire du ressort-assouplisseur. Ses caractéristiques sont les suivantes Longueur : variable en fonction de la hauteur de pêche choisie. Formes de sa section : variables, de préférence cy lindriques, a l'extérieur com me a l'intérieur. Dimensions : variables, en fonction de la taille de l'appareil, le conduit intérieur doit toujours permettre au fil de glisser librement. Matières : variables (métalliques, plastiques, poly styrène expansé, bois ou autre matière connue d'une densité supérieure ou infé rieure à celle de l'eau, rigide ou souple, d'une masse spécifique la plus petite possi ble pour certains types d'appareils). Autres particularités Le tuyau élévateur n'est pas toujours muni d'un flotteur. Sa couleur est la moins visible possible dans l'eau ; il peut être transparent, vert, brun, blanc, de toute autre couleur ou polychrome. En général, son épaisseur et sa consistance font que le tuyau élévateur ne permet pas un écrasement de son conduit intérieur ; ceci afin de ne pas coincer le fil de la ligne. Lorsque les parois du tuyau éléva- teur sont minces, un raidisseur peut y être incorporé si nécessaire et ce, par tout procédé connu (par exemple: fil noyé dans la masse). Lorsqu'il est abouté au ressort-assouplisseur, le conduit intérieur du tuyau élévateur est de préférence d'un diamètre plus grand que le diamètre extérieur de l'extrémité du ressort-assouplisseur (cfr.dessins) afin de permettre au fil de glisser plus librement a la jonction des deux éléments. Sème partie : le flotteur immergé F Lorsqu'il est présent, son rôle est de maintenir droit, ramener le tuyau élévateur, le plus souvent possible, en position verticale, exercer une traction empêchant l'appat de se maintenir sur le fond, afin qu'il puisse évoluer en bonne position de pêche. I1 est fixé (par collage, vissage, emboutissage ou tout procédé connu) soit autour, à tout endroit choisi, soit au bout du tuyau élévateur ; il peut également jouxter, entièrement ou en partie, celui-ci. Cependant, préférence est donnée au montage dans lequel le flotteur immergé enveloppe le tuyau élévateur, comme illustré par l'exemple des dessins. Ses caractéristiques sont les suivantes Volume : variable suivant la taille de l'appareil le plus petit possible pour éviter d'être remarqué par le vorace. Forme : variable (par exemple en forme de sphère, polyèdre, cylindre, poire, olive, etc...). Préférence est donnée à une forme ovale ou fusiforme (références d'hydrodynamique) pré sentant la moindre résistance au courant ou lors de déplacements. Matières : variables, en particulier celles qui ont une masse spécifique peu élevée et propres a exercer une traction vers la surface. Par exemple : bois, polystyrène expansé, liège ou tout autre. Le flotteur immergé peut également etre constitué d'une enveloppe hermétique, souple ou dure contenant un gaz léger. Couleur : la moins visible possible dans l'eau. La flotteur immergé peut également être transparent ou d'une couleur verte, brune, blanche , de toute autre couleur ou poly chrome. Le flotteur immergé entoure de préférence entièrement le tuyau élévateur sur une partie de celui-ci. Le flotteur immergé peut etre percé de part en part d'un trou cylindrique à l'intérieur duquel la ligne pourra glisser librement et ce, lorsqu'il est placé et fixé au bout du tuyau élévateur. La position centrale de ce trou cylindrique est conseillée pour l'équilibre de l'appareil. 6ème partie : la ligne proprement dite L1, L2, L3, L4 Cette ligne classique glisse entièrement ou en partie à l'intérieur des autres parties solidaires de l'appareil. Elle est constituée des éléments habituels bien connus-des pécheurs : ses variantes sont laissées à l'appréciateur de l'utilisateur. Comme illustré, L1 désigne le fil provenant du moulinet : corps de ligne L2 désigne petit arret, au choix du pêcheur, évite le blocage du noeud de l'émerillon dans l'appareil. Son diamètre est supérieur à celui de l'orifice soit du tuyau élévateur soit du flotteur immergé. L'arrêt illustré sur les dessins consiste en une petite perle sphérique, d'une couleur neutre, densité presque égale à celle de l'eau, percée en son centre d'un trou cylindrique dans lequel passe le fil et collée à celui-ci, en avant ou sur le noeud de fixation de l'émerillon au corps de ligne. L3 désigne un émerillon L4 désigne un bas de ligne noué à l'émerillon1 ou avançon métallique pour certaines peches. A ce bas de ligne est évidemment noué l'hameçon qui sera esché de l'appêt. Cet hameçon et cet appat ne sont pas représentés sur les dessins. Pour pecher à l'aide de l'appareil, on procède comme suit 1. Lancer moelleusement la ligne, eschée d'un vif, par exemple, à l'endroit choisi. 2. Reprendre entièrement le mou. 3. Ramener l'appareil vers soi de deux mètres envi ron pour le placer dans l'axe de la ligne. 4. Rel cher le fil de quelques centimètres. 5. Près ou sur la canne, maintenir le fil provi soirement coincé par tout procédé. 6. Lorsque le poisson carnassier se saisit de }'app t, le fil se libère de son arrêt provisoire; il se déroule et glisse a l'intérieur (entibre- ment ou en partie) du montage. On constate que l'appareil et ses montages maintiennent l'appat le plus souvent possible en bonne position de pêche et ce, en eaux courantes ou dormantes et permettent le libre passage intérieur de la ligne lors de l'engamage par le vorace qui ne perçoit presque aucune résistance. I1 est bien entendu que les dessins joints a cette description ne constituent qu'une illustration, un exemple parmi les différentes variantes de l'appareil qui fait l'objet de la présente demande de brevet. Les matériaux utilisés, la place, la masse, les dimensions, le nombre, la forme, les proportions des différents éléments qui composent l'appareil varient en fonction du type choisi, des conditions de pêche, et de l'espèce de poisson que l'on désire capturer. Il est bien précisé que les six parties décrites précédemment et énumérées ne sont pas le nombre minimal ou maximal d'éléments nécessaires au fonctionnement de l'appareil. D'autre part leur ordre peut être modifié. Parmi les six parties représentées par les dessins, les cinq premières sont jointes et solidaires, pas la sixième. REVENDICATIONS 1. Appareil immergé a fil intérieur glissant librement pour la pêche à la ligne des poissons carnassiers, caractérisé en ce qu'il comporte une première partie constituée par la ligne proprement dite (L) glissant entièrement ou partiellement à l'intérieur d'une deuxième partie (E). 2. Appareil suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la deuxième partie est constituée par un tuyau élévateur (E) tel qu'une de ses extrémités est d'une densité supérieure à celle de l'eau tandis que son autre extrémité est d'une densité inférieure à celle de l'eau. 3. Appareil suivant la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comporte en outre un fixateurprotecteur amovible (FP) 4. Appareil suivant la revendication 3, caractérisé en ce que le fixateur-protecteur amovible comporte un tuyau assez rigide (FP2) en une ma tière non cassante permettant une légère courbure, ce tuyau étant éventuellement alourdi à une extrémité libre par une plombée accessoire (FP1) tandis que son autre extrémité se fixe au tuyau élévateur (E), cette fixation pouvant se faire a l'intervention d'une bague filetée (FP3). 5. Appareil suivant la revendication 4, caractérisé en ce que le fixateur-protecteur (FP) est directement fixé au tuyau élévateur (E). 6. Appareil suivant la revendication 4, caractérisé en ce que le fixateur-protecteur (FP) est fixé au tuyau élévateur (E) par l'intermédiaire d'un plombée principale (P). 7. Appareil suivant la revendication 4, caractérisé en ce que le fixateur-protecteur (FP) est fixé au tuyau élévateur (E) par l'intermédiaire d'une plombée principale (P) et d'un ressort assouplisseur (A). 8. Appareil suivant la revendication 7, caractérisé en ce que la plombée principale (P) entoure le tuyau élévateur (E). 9. Appareil suivant la revendication 7, caractérisé en ce que le tuyau élévateur (E) est abouté au ressort-assouplisseur (A) et est d'un diamètre plus grand que le diamètre extérieur de l'extrémité du ressort-assouplisseur (A). 10. Appareil suivant les revendications 3 a 9, caractérisé en ce que le tuyau élévateur (E), à son extrémité opposée à celle orientée vers le fixateur-protecteur (FP) et/ou la plombée principale (P) et/ou l'assouplisseur-ressort (A), comporte un flotteur (F). 11. Appareil suivant la revendication 10, caractérisé en ce que le flotteur (F) est immergé. 12. Appareil suivant les revendications 10 et 11, caractérisé en ce que le flotteur (F) est fixé soit autour, soit au bout du tuyau élévateur (E), la préférence étant donnée à un montage où le flotteur (F) enveloppe le tuyau élévateur (E). 13. Appareil suivant les revendications 1 à 12, caractérisé en ce que la ligne (L) glisse entièrement ou en partie à l'intérieur des autres parties solidaires de l'appareil. 14. Appareil suivant la revendication 13, caractérisé en ce que la ligne comporte un corps de ligne ou fil (L1) provenant du moulinet. 15. Appareil suivant la revendication 14, caractérise en ce que la ligne comporte en outre un arrêt (L2). 16. Appareil suivant l'une quelconque des revendications 14 et 15, caractérisé en ce que la ligne comporte en outre un émerillon (L3). 17. Appareil suivant l'une quelconque des revendications 14 à 16, caractérisé en ce que la ligne comporte en outre un bas de ligne (L4) ou avançon métallique auquel est noué l'hameçon. 18. Appareil suivant la revendication 6, caractérisé en ce que la plombée principale (P) est percée de part en part dans toute son épaisseur d'un conduit éventuellement cylindrique situé à un endroit et dans un axe tel qu'il ne gênera pas le libre passage intérieur du fil (L1) ceci afin de permettre l'adjonction éventuelle par le pecheur d'un lestage supplémentaire.