La présente invention concerne un procédé de traitement des matières cellulosiques des plantes qui peuvent être utilisées pour l'alimentation animale. La terre produit une grande quantité de matières organiques des plantes dont la valeur ou l'utilité est actuellement faible. La totalité en pratique de la matière organique des plantes comprend une combinaison de cellulose et de lignine, avec des compositions et des arrangements divers. La lignine est une substance polymère amorphe qui est normalement nécessaire dans une plante ou des parties d'une plante qui doivent présenter une certaine rigidité, par exemple dans les plantes ayant des tiges, des branches ou un tronc. La matière lignocellulosique est digestible avec des rendements divers par des animaux différents. Par exemple, l'herbe qui a une liaison cellulose-lignine d'crdre inférieur peut être facilement digérée par les ruminants. Les êtres humains cependant ne peuvent pas digérer l'herbe de façon suffisante pour le maintien de leur poids et en conséquence ils doivent consommer des matières organique s très digestibles, par exemple des céréales. D'autres animaux tels que les castors, peuvent digérer de façon satisfaisante la pâte de bois, par exemple l'écorce des arbres, suffisamment pour que leur croissance soit entretenue alors que le bétail, par exemple bovin, ovin, chevalin et porcin, ne peut pas subsister avec un regime à base d'écorce d'arbres. Même parmi les animaux domestiques, les systèmes digestibles varient beaucoup car les bovins peuvent utiliser effectivement la matière organique des plantes avec une composition lignine-cellulose qui ne convient pas aux porcs. Le monde actuel se trouve confronté à une famine imminente. La population humaine a augmenté à une telle vitesse que le potentiel mondial de production de céréales est en cours de dépassement. L'utilisation des céréales pour l'alimentation des animaux domestiques provoque donc une perte résultante de calories pour la consommation alimentaire humaine. La famine imminente existe malgré la présence d'une quantité considérable de matière. organique des plantes dans les forêts et les jungles du monde. Si la digestibilité de la matière organique des plantes pouvait être accrue de façon importante, les forêts et les jungles pourraient donner suffisamment d'aliments pour la population mondiale croissante. L'invention concerne l'accroissement de la digestibilité de la matière organique des plantes, par les animaux. Plus précisément, elle concerne un procédé de traitement de la matière organique des plantes afin qu'une partie au moins de la liaison lignine-cellulose soit affaiblie, avec exposition de parties accrues de la matière cellulosique afin que celle-ci soit consommee Par le système digestif des animaux, avec hydrolyse partielle de la cellulose exposée et que celle-ci donne ses sucres monomères, certains de ceux-ci pouvant former par oxydation des acides facilement digérés. Elle concerne aussi un procédé de traitement de la matière organique des plantes contenant de la cellulose avec de l'acide nitrique au cours d'une opération de cuisson qui casse la liaison lignine-cellulose et expose ainsi la matière cellulosique qui peut alors être digérée par les animaux domestiques. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront mieux de la description qui va suivre, faite en référence au dessin annexé sur lequel 1a figure unique est un schéma d'une installation de traitement de la matière organique des plantes afin que leur digestibilité par les animaux soit accrue, selon l'invention. L'invention concerne de façon générale un procédé de traitement de la matière organique des plantes afin que la digestibilité par les animaux soit accrue, ce procédé comprenant le mélange de la matière organique des plantes finement divisée avec de l'eau, de Acide nitrique et un acide non oxydant tel que l'acide sulfurique, phosphorique, chlorhydrique ou acétique, le mélange contenant à peu pres 20 à 50 % d'eau, 0,25 à 1 % d'oxygène, par rapport au poids de la matière organique desséchée à l'étuve, et le reste de matière organique des plantes, le pH du mélange étant compris entre 1 et 3 et étant réglé à l'aide du pourcentage d'acide nitrique et d'acide non oxydant, d'après l'acidité naturelle de la matière organique des plantes utilisées, le mélange subissant alors une cuisson l'autoclave, par exemple à l'aide de vapeur d'eau, a une pression d'environ 7 à 8,75 bars, pendant 30 à 60 min, la durée de cuisson dépendant de la nature de la matière organque des plantes utilisée et de la stabilité de la liaison lignine-cellulose de la matière première. Du fer peut être ajouté au mélange avant cuisson car il forme un catalyseur et empêche ltapparition de nitrates libres dans la matière traitée. La matière cuite peut alors être neutralisée et peut donner le pH voulu pour l'alimentation des animaux, par exemple compris entre 4 et 7.La matière traitée peut être directement donnée aux animaux ou elle peut aussi être utilise en même temps que d'autres aliments animaux, par exemple des céréales, du foin, du fourrage, des semences ou de l'herbe et former alors les matières nutritives équi librées pour la croissance des animaux. La figure illustre la mise en oeuvre du procédé de l'invention. Un mélange homogène est d'abord préparé dans un mélangeur 10, par utilisation d'eau, d'acide nitrique, de fer le cas échéant et d'un acide non oxydant. Le role de l'acide nitrique au cours de l'opération est celui d'une source d'oxygène pour l'oxydation de la matière organique. Lors du traitement de vieux bois ou de bois peu digestible, l'addition de fer sous forme d'un catalyseur est souvent nécessaire. Lors de la fixation de la composition voulue pour-une matière brute particulière, on met d'abord en oeuvre l'opération sans catalyseur au fer. On essaie alors la matière obtenue. Si on constate la présence de quantités nuisibles de nitrates libres, on doit ajouter du fer. Ce dernier, lorsqu'on l'utilise, assure la rupture de l'acide nitrique qui libère l'oxygène dans le mélange et assure une catalyse de l'oxydation.Normalement, lorsque la matière première est formée de bois frais ou de paille, un catalyseur au fer n'est pas nécessaire, mais lorsque la matière première est formée de sciure d'arbres plus vieux ou d'une matière provenant d'arbres d'un type très peu digestible, un catalyseur au fer est nécessaire. L'acide non oxydant tel que l'acide sulfurique, phosphorique, chlorhydrique ou acéiique, est ajouté. Le mélange est alors combiné avec la matière organique des planteset lteau dans un malaxeur 12 qui humidifie à fond la matière organique des plantes avec la matière mélangée. Le traitement efficace de cette matière organique nécessite la rupture en petits copeaux ou morceaux, si la matière brute n'est pas déjà dans cet état. La sciure provenant par exemple des scieries, est dans un état idéal pour la mise en oeuvre du procédé, sans traitement physiques supplémentaire. Les copeaux de bois, par exemple d'écorce provenant du bois de construction, doivent être divisés en petits morceaux par broyage. Les coques de riz ne necessitent pas de traitement supplémentaire, mais la bagasse,la paille de blé ou d'avoine ou les matières de ce type doivent être coupées en morceaux. En général, les particules séparées dont le diamètre ne dépasse pas 6,4 mm, conviennent à la mise en oeuvre selon l'invention.Evidemment, plus les mor oeaix ont grossiers et plus le temps de traitement est long et inversement, plus les morceaux sont fins et plus le temps de traitement est court. La cuisson, décrite dans la suite, dépend dans une certaine mesure de la dimension particulaire de la matière organique des plantes ainsi que d'autres par-a- mètres chimiques. Le mélange provenant du mélangeur 10 est déposé dans un malaxeur 12 avec la matière organique des plantes et une quantité supplémentaire d'eau est ajoutée afin que la composition totale, dans le malaxeur, contienne 20 à 50 g d'eau environ. Le pH de la composition doit être compris entre 0,5 et 3,5, et sa concentration en oxygène entre 0,25 et plus de 1 Wu poids de la matière organique des plantes, l'oxygène provenant de l'acide nitrique. Une quantité d'acIde nitrique de 2,2 à 33 g par kg de matière cellulosique à sec donne le pH et la concentration voulus d'oxygène dans le mélange. La matière provenant du malaxeur 12 est alors placée à l'autoclave 14 qui reçoit de la vapeur d'eau d'une chaudière 16, la pression de cette vapeur étant de 7 à 8,75 bars environ, si bien que la température est de l'ordre de 178 C. La matière est maintenue à cette pression et à cette température pendant 30 min à 1 h, le temps réel dépendant de la composition chimique de la matière traitée et notamment de la robustesse de la liaison lignine-cellulose ainsi que de la dimension particulaire de la matière comme indiqué précédemment. Au cours de la cuisson qui a lieu à l'autoclave 14, la matière subit d'abord une oxydation par réaction avec l'oxygène provenant de l'acide nitrique, puis une hydrolyse par réaction avec l'eau des produits oxydés, à la pression et à la température élevées de l'autoclave. Après la fin de la cuisson dans l'autoclave, les produits qui ont réagi sont rejetés Normalement, ils ont un pH de 1 à 4 suivant la nature particulière de la matière organique des plantes. I1 est habituellement souhaitable que le pH du mélange soit élevé dans un appareil 18 de neutralisation ou toujours à l'autoclave 14. L'opération peut être réalisée par addition d'ammoniac à la matière traitée. Il est normalement avantageux que le pH de cette matière atteigne 4,0 à 7, car son utilisation dans les aliments pour animaux est alors très efficace. En outre, la matière traitée est rejetée dans une trémie 20 de stockage en vue de son utilisation.Le produit peut subir un séchage lorsqu'il doit être conservé pendant de longues triodes. La matière traitée peut être donnée directement au bétail comme aliment ou elle est avantageusement combinée à d'autres produits alimentaires tels que des céréales, du foin, de l'urée, etc, ou à une combinaison de telles matières, afin que l'en- semble forme un aliment nutritif équilibré pour le bétail. On considere maintenant un exemple particulier de mise en oeuvre de l'invention montrant les rapports entre les matieres utiliSes, la matière première étant de la sciure de bois dur qui est un sous-produit de l'industrie du bois de construction. On utilise de l'acide nitrique à 42 degrés Baumé (67,18 % de HN03), de densité égale à 1,4078, à une concentration de 19,8 cm3/kg de sciure séchée à l'étuve soit environ 2,8 % d'acide nitrique à 42 degrés Baumé dans le bois traité. Le fer est ajouté par exemple sous forme d'acier au carbone non allié, par exemple d'un fil de cerclage, en quantité comprise entre O et 1,1 g/kg de sciure traitée et séchée à l'étuve, une quantité de 0,44 g/kg soit 0,044 z de fer par rapport à la sciure séchée à l'étuve pouvant être utilisée. L'acide nitrique et le fer sont mélangés à une petite quantité d'eau afin que la concentration suffise à la reaction de l'acide nitrique avec le fer qui est ainsi dissous. Lors du traitement de la sciure de chêne, l'addition d'un acide non oxydant n'est pas normalement nécessaire mais la nécessité de cette addition dépend des caractéristiques de la matière mélangée, notées par l'opérateur qui détermine le potentieldbxydo-réduction et le pH de la matière mélangée avant son traitement à l'autoclave. La solution d'acide, de fer et d'eau est alors soigneusement mélangée à la sciure et une qualité supplémentaire d'eau est ajoutée afin que le mélange total comprenne 20 à 50 % d'eau environ. On place alors le mélange à l'autoclave et on introduit de la vapeur d'eau afin que la pression atteigne 7 à 8,75 bars (168 à 1780C). La pression est maintenue 30 à 60 min environ, par exemple 45 min lors du traitement de sciure très fine de chêne. Un om steur expérimenté note que la fin de la cuisson est indiquée par une chute de la température d'environ 50C, après que le mélange a atteint la températuremximale et y est resté à une pression de 7 à 8,75 bars, et après la fin de l'oxydation et de l'hydrolyse. En outre, lorsque l'autoclave présente quelques fuites de gaz, l'opérateur expérimenté peut détecter une odeur caractéristique qui change très nettement lorsque la cuisson est terminée. Après la fin de l'opération, la matière peut être déchargée de l'autoclave, indépendamment du temps nécessaire. Cependant, on constate que 30 min à 1 h environ est une durée qui permet une oxydation et une hydrolyse complètes dans l'autoclave. L'autoclave peut ensuite être purgé et la matière peut en être retirée. Le cas échéant, elle peut alors être neutralisée par addition d'ammoniac ou d'une autre base non toxique. Ensuite, le produit peut alimenter directement le bétail, peut être séché ou peut être emballé en vue de l'expédition ou mélangé à d'autres matières alimentaires comme indiqué précédemment. Lors de l'utilisation des rapports précités, la matière, utilisée pour le traitement d'un lot de 10 tonnes à sec de matière cellulosique, comprend 13,33 t de matière à traiter (25 t d'humidité), 279 kg de HN03 à 42 degrés Baumé et 4,4 kg de fer sous forme d'un catalyseur. Come indiqué précédemment, certains types de bois tels que le noyer blanc d'Amérique, ont une faible acidité et, lorsqu'on utilise le même pourcentage d'acide nitrique que dans l'exemple précédent, le pH est trop élevé. En conséquence, le maintien du pH convenant à l'oxydation et à l'hydrolyse nécessite la réduction du pH à une valeur convenable afin que la réaction de rupture de la liaison lignine-cellulose et d'hydrolyse de la cellulose soit mise en oeuvre. Pour cette raison, on ajoute un acide non oxydant à l'acide nitrique. Tout acide non oxydant et non toxique convient, par exemple l'acide sulfurique, phosphorique, chlorhydrique ou acétique, ces acides étant avantageux car ils sont disponibles et peu coûteux. Les acides sulfurique et phosphorique sont avantageux étant donné qu'ils forment des dérivés intéressants pour la nutrition. Cette considération s'applique surtout au cas de l'acide phosphorique. Pour une matiere brute donnée contenant de la cellulose brute, le rapport de l'acide nitrique à l'acide non oxydant peut être déterminé de la manière suivante. D'abord, cn traite un certain nombre de lots de la matière première avec des quantités variables d'acide nitrique seul, en pré- sence d'un catalyseur au fer le cas échéant, afin que l'excès des nitrates libres soit chassé de la matière traitée. On vérifie le pH de chaque lot et on l'enregistre avant mise en place dans l'autoclave. Ensuite, on réalise des essais de digestibilité en présence de levure, avec des échantillons de chaque produit terminé, afin de déterminer quel lot présente la meilleure digestibilité par la levure. Ce lot indique alors la quantité optimale d'acide nitrique pour la matière première déterminée. L'essai de digestibilité par la levure est utilisé car il est rapide et peu coûteux, ne nécessite pas d'appareil compliqué d'analyse et est une bonne méthode indiquant les quantités de sucre et d'équivalents de sucre qui ont été rendues disponibles par la cuisson. Ensuite, lorsque le pH donné par cette concentration choisie d'acide nitrique dans le mélange, avant cuisson, est supérieur à 3, on ajoute suffisamment d'acide non oxydant afin que le pH soit réduit eiitre 1 et 3.On constate que l'utilisation d'un acide non oxydant supplémentaire pour la mise du pH dans la plage avantageuse comprise entre 1 et 3 augmente la digestibilité du produit terminé par la levure. Certaines matières premières qui sont normalement acides, par exemple la sciure de la plupart des chênes, ne néces- sitent pas l'addition d'acide non oxydant ou une addition en petites quantités. Le procédé selon l'invention améliore ndiblement la composition chimique de la matière traitée par rapport à la matière première. Par exemple, la sciure de chêne a la composition suivante - ammoniac 0,28 - protéines 1,44 - huiles (ou graisses) 0,60 - humidité 9,8 - fibres brutes 55,2 % - cendres 1,2 - extrait sans azote 31,76 % - carbohydrates, total 86,96 % La même sciure de chêne, traitée par le procédé de l'invention, donne un produit fini qui, séché, a la composition suivante - ammoniac 0,30 - protéines 1,54 - - huiles (ou graisses) 0,48 % - humidité 4,5 % - fibres brutes 27,4 % - cendres 1,05 % - extrait sans azote 65,03 % - carbohydrates, total 92,43 t Dans un autre essai comparatif, on utilise de la sciure non traitée de noyer d'Amérique ayant la composition suivante - ammoniac 0,20 % - protéines 1,03 % - huiles (ou graisses) 0,44 % - humidité 8,4 % - fibres brutes 58,8 % - cendres 0,60 % - extrait sans azote 30,73 % - carbohydrates total 89,53 % La composition de la sciure traitée et séchée est la suivante - ammoniac 0,23 % - protéines 1,18 % - huiles (ou graisses) 0,41 % - humidité 2,3 % - fibres brutes 32,4 % - cendres 1,9 % - extrait sans azote 61,81 * - carbohydrates, total 94,21 % On note que dans les deux cas, la matière traitée a une quantité nettement réduite de fibres brutes et des quantités nettement accrues d'extrait sans azote et de carbohydrates. Ces échantillons de matière première ont une teneur en humidité nettement inférieure à la normale car ils sont conservés dans des récipients ouverts avant analyse. La plupart des sciures fraîches ont une teneur en humidité de 25 % enviroebien que cette valeur varie beaucoup avec la nature du bois, la saison d'abattage et le séchage subi depuis la coupe jusqutau sciage qui a donné la sciure. On effectue des essais de détermination de la digestibilité de la matière cellulosique traitée par le procédé selon l'invention, à l'université Oklahoma State University. On donne à des moutons une ration contenant du bois traité. On rassemble la matière brute des branches et des arbres élagués pour le dégagement des conducteurs électriques, les arbres étant essentiellement des chênes, des ormes, du noyer blanc d'Amérique et du cotonnier. On détermine la digestibilité par pesée de la charge et soustraction du poids des fèces, suivant des techniques adopées depuis longtemps pour la détermination de la digestibilité. Les résultats indiquent que la digestibilité du bois traité, par les procédés selon l'invention, est comprise entre 57,7 et 80,1 %. Aucun essai de digestibilité n'est effectué sur la matiere première non traitée, mais une brochure publiée en 1975 par the U.S. Government Printing Office "WOOD AND WOOD-BASED RESIDUES IN ANIMAL FEEDS", page 78 donne la'digestibilité normale du chêne rouge qui est de 3 %, du chêne blanc qui est de 4 %, du cotonnier de l'Est de llAmerique du Nord qui est de 4 %, de l'orme d'Amérique qui est de 8 % et du noyer blanc d'Amérique qui est de 5 %. Le procédé de traitement décrit précédemment accroît la digestibilité de deux manières différentes. D'abord, une partie de la matière cellulosique est transformée en sucre et en matières équivalentes. Ensuite, les liaisons cellulose-lignine sont brisées, si bien que la cellulose disponible pour l'action digestive dans l'animal est en plus grande quantité. La matière cellulosique traitée comme décrit est utilisée au mieux pour la formation d'aliments pour animaux. Le bois traité seul n'est pas souhaitable comme alimentpour animaux mais il a une teneur élevée en hydrates de carbone, bien qu'il soit déficient en protéines et en vitamines. Une ration équilibrée qui est non seulement convenable au point de vue de la nutrition mais qui a aussi un goût avantageux pour les vaches laitières et les boeufs de boucherie contient 100 kg de bois traité, 100 kg de mais, 20 kg d'aliments de soja, 3 kg d'urée, avec en plus des vitamines A, D, E et des traces de matières minérales. La composition des aliments pour animaux peut beaucoup varier, le but recherché étant une alimentation équilibrée, avec un bon goût, pour un prix minimal. La nature des animaux à alimenter nécessite la modification de la composition, les ruminants étant normalement capables d'utiliser de plus grands pourcentages de matières cellulosiques traitées que les non ruminants. Le bois traité présente trois avantages essentiels dans une ration pour animaux. D'abord, la disponibilité de la matière cellulosique sous forme d'un aliment pour animaux est pratiquement illimitée dans de nombreuses parties du monde, par rapport à la quantité limitée des terres arables. Ensuite, la matière cellulosique traitée est bien moins coûteuse que les céréales, le foin ou d'autres sources d'hydrates de carbone dlaLnentation des animaux. Enfin, la matière cellulosique traitée paraît avoir un meilleur goût que de nombreux types d'aliments pour animaux. Les vaches laitières et les boeufs de boucherie, alimentés avec des rations contenant la matière cellulosique traita; ont une consommation accrue si bien que la production de lait et le gain de poids sont plus élevés. Le catalyseur au fer est utilisé afin qu'il empêche l'apparition de nitrates libres excessifs dans la matière traitée. Lorsque la matière première est formée de bois neuf, elle peut normalement réagir facilement avec l'acide nitrique dilué et l'acide organique utilisé le cas échéant, la production de nitrates étant faible. Cependant, lorsque la matière première a de la cellulose fermement liée à la lignine ou a un potentiel réduit de réduction, le fer assure l'instabilité des nitrates. Une concentration élevée de nitrates dans une ration animale peut provoquer la mort de l'animal, et la concentration normalement voulue est inférieure à 100 ppm. Une concentration nuisible de nitrates dans les aliments pour animaux retarde la vitesse de croissance ou la production laitière ou réduit la santé de l'animal. La concentration varie avec l'espèce, et la concentration nuisible de nitrates pour diverses espèces et divers âges d'animaux peut être déterminée d'après les publications de divers organismes, et notamment the United States Department of Agriculture. I1 est bien entendu que l'invention n'a été décrite et représentée qu'à titre d'exemple préférentiel et qu1on pourra apporter toute équivalence technique dans ses éléments constitutifs sans pour autant sortir de son cadre. REVENDICATIONS 1. Procédé de traitement de matière cellulosique des plantes afin que la digestibilité par les animaux soit améliorée, ledit procédé étant caractérisé en ce qu'il comprend la découpe de la matière cellulosique des plantes en particules, le mélange de la matière avec de l'eau afin qu'elle soit bien humidifiée, le mélange d'acide nitriqueavec la matière cellulosique humide afin que son pH soit compris entre 0,5 et 3,5, et la cuisson du mélange, à une pression de vapeur d'eau de 7 à 8,75 bars, pendant 30 a 60 min environ. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la quantité d'acide nitrique est comprise entre 2,2 et 33 g environ par kg de matière cellulosique sèche. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend l'addition de fer au mélange avant la cuisson, sous forme d'un catalyseur. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que la quantité de fer est comprise entre O et 1,1 g environ par kilogramme de matière cellulosique sèche. 5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend l'addition au mélange, avant cuisson, de fer qui constitue un catalyseur et dont la quantité ajoutée suffit à éviter l'apparition de quantités nuisibles de nitrates libres dans la matière traitée. 6. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la cuisson est réalisée en présence de vapeur d'eau à une pression de 8,75 bars pendant 45 min environ. 7. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend la neutralisation du produit cuit. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que la neutralisation est effectuée à l'aide d'ammoniac. 9. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que le pH du produit cuit est réglé entre environ 4,0 et 7. 10. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend le mélange d'un acide non oxydant et non toxique avec la matière cellulosique humide avant cuisson afin que le pH du mélange soit compris entre environ 1 et 3. 11. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que l'acide non oxydant est choisi dans le groupe qui comprend les acides phosphorique, chlorhydrique, sulfurique et acétique. 12. Procédé de traitement de la matière cellulosique des plantes afin que la digestibilité par les animaux soit améliorée, ledit procédé étant caractérisé en ce qu'il comprend une première étape de découpe de la matière cellulosique des plantes en particules, une seconde étape de mélange de la matière découpéeavec de l'eau et de l'acide nitrique, la teneur totale en eau du mélange étant d'environ 25 % par rapport au poids à sec de la matière des plantes, une troisième etape de cuisson du mélange à une pression d'environ 7 à 8,75 bars et à une température d'environ 168 à 1780C, pendant 30 à 60 min environ, une quatrième étape de réalisation d'un essai de croissance de la matière traitée en présence de levure afin que cet essai donne une indication sur la digestibilité, une cinquième étape de répétition des quatre premières étapes avec modification de la quantité d'acide nitrique afin que la concentration qui donne la croissance maximale de levure dans la matière soit déterminée, une sixième étape de détermination du pH du mélange de la seconde étape qui donne la croissance maximale de la levure, comme déterminé dans la cinquième étape, et une septième étape de répétition des trois premières étapes avec la quantité d'acide nitrique qui donne la croissance maximale de la levure, comme indiqué par la cinquième étap-, et l'addition dans la seconde étape d'une quantité suffisante d'un acide non oxydant et non toxique pour que le pH du mélange avant cuisson soit abaissé entre environ 1 et 3. 13. Procédé selon la revendication 12,caractérisé en ce qu'il comprend l'analyse du produit trait de la septième étape afin que la présence de quantités nuisibles de nitrates libres soit déterminée, et l:addition de catalyseur au fer dans la seconde étape en quantité qui suffit à la réduction de la quantité des nitrates libres dans le produit traité au-dessous d'une concentration nuisible. 14 Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que l'acide non oxydant et non toxique utilisé dans la septième étape est choisi dans le groupe qui comprend les acides phosphorique, chlorhydrique, sulfurique et acétique. 15. Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce qu'il comprend la neutralisation de la matière traitée de la septième tape avec de l'ammoniac afin que le pH soit porté entre 4,0 et 7.