La présente invention a trait à une attache élastique de voies ferrées qui permet d'assujettir en permanence le rail et sa semelle élastique sur la traverse, quelles que soient les fréquences et amplitudes des vibrations du rail, lors du passage des charges roulantes. L'attache selon l'invention présénte~l'avantage essentiel d'être rapidement enclanchable, à l'aide d'une pince hydraulique permettant aussi son démontage, étant du type à montage rapide dit "fit and forget". Un autre avantage de cette attache réside dans sa faculté de convenir aussi bien à la fixation de rails sur traverses de bois, de métal ou de béton. Un autre avantage résulte du fait qu'elle permet un approvisionnement de pièces separeés très restreint, puisqu'elle s'adapte à des traverses amenées sur le chantier à un stade de prééquipement avancé. D'autres avantages, notamment de simplicité d'emploi, seront mis en dence à la lumière de la description ci-jointe, donnée à titre d'exemple non limitatif, au regard des figures 1 à3 ci-jointes, qui décrivent respectivement - la figure 1, une coupe transversale de l'ensemble d'un ta fl solidarisé à sa traverse par le moyen de l'invention - la figure 2, une vue en plan de la figure précédente - la figure 3, un détail grossi, en coupe transversale, de la fixation selon l'invention, lorsqu'il s'agit d'une pose isolante et d'une traverse en béton. On voit sur les figures 1 et 2 que le rail 3 repose par l'intermédiaire d'une semelle élastique cannelée 2 sur une traverse 1, qui en l'occurrence est en bois. De part et d'autre du rail 3 sont disposées des glissières 4, fixées à la traverse 1 au moyen de deux tirefonds 5. Ces glissières comportent chacune deux coulisses supérieures 4) 4',4" per- pendicúla-ires à l'axe du rail dans lesquelles se déplace un éléments d'assemblage 6 en acier à ressort de section circulaire ou plat et plie ou non en forme d'étrier, prenant appui sur le patin 13 du rail 3. D'autres formes analogues d'élément d'assemblage pourraient également être utilisées sans que l'on sorte de la présente invention. La périphérie extérieure de chaque glissière 4 comporte un arrêtoir 10 qui coopère avec une gorge 14 de forme correspondante disposée à I'extrémité libre de l'élément 6. Il est à noter que la pente de l'assemblage ci-dessus est déterminée de telle façon qu'elle permette un blocage efficace de l'élé- ment 6 en direction du rail, mais par contre autorise un démontage aisé en sens contraire. La disposition précédente se rapporte à un montage selon lequel aucune précaution n'est prise pour assurer un isolement électrique efficace entre les rails. Dans le cas contraire, on interpose entre le patin 13 du rail 3 et l'étrier de l'élément 6 une pièce intermédiaire, isolante 7, représentée à la figure 3. Ceci n'est cependant pas nécessaire dans le cas de traverses 1 en bois, ce dernier assurant un isolement suffisant. On notera que les traverses amenées sur le chantier sont prééquipées des glissières 4 et éventuellement de semelles 2 collées. Dans ce cas, l'approvisionnement en pièces séparées se résume à l'apport des seuls éléments d'assemblage élastiques 6. En ce qui concerne l'utilisation de traverses métalliques, l'assemblage selon l'invention est analogue, et n'en diffère légèrement que par la fixation des glissières 4 sur ladite traverse, qui dans ce cas est assurée soit par soudure électrique, soit par boulonnage. Dans le cas d'une traverse de béton (figure 3), les glissières 4 sont munies d'appendices inférieurs 19 de forme adéquate, noyés dans le béton 20 lors du moulage de la traverse. La mise en place du montage conforme à l'invention s'effectue de la fa çon suivante Une machine mobile circulant sur la voie et munie de pinces spéciales de préhension amène les traverses pourvu des semelles cannelées 2 et des glissières 4 en position sous les rails. Ces dernières jouent un rôle important dans le guidage de la traverse 1 en approche du rail 3. Puis, on introduit à la main les éléments de fixation 6 dans les glissières 4, jusqu'à ce que la partie formant étrier vienne en appui sur le patin incliné 13 du rail 3. A ce stade, l'élément 6 est encore rectiligne. A ce stade intervient une pince hydraulique pour le positionnement définitif desdits éléments 6, sur le rebord 9 desquels elle prend appui, ainsi que sur la face 8 des glissières 4. Les points de contact 10- 11- 12 des éléments 6 et respectivement des glissières 4, des tirefonds 5 et du rail 3 sont définis par le calcul selon les caractéristiques du rail employé, la rigidité élastique des éléments 6 et la nature de la pose, isolante ou non. Selon l'invention, la pente 13 du rail 3 (généralement 1/10 ou 1/4) est utilisée pour amener l'élément 6 à prendre une position cambrée lui permettant d'exercer sur le patin du rail 3 la pression désirée. Le démontage de l'assemblage précédent est effectué avec la même pince hydraulique, prenant alors appui d'une part sur ltextrémité 15 de l'étrier de l'élément 6 et d'autre part sur la face 16 de la glissière 4 et exerçant son action jusqu'à la désolidarisation de l'arrêtoir 10 de la glissière 4 et de la gorge 14 de l'élément 6. Notons que la présente attache répond aisément aux spécifications dites "uplift test". En effet, la partie de 11 élément 6 qui se trouve sur le rail 3 ne risque pas de se tordre éxagérément vers le haut, puisque les points de contact limite 17 et 18 du système se situent suffisamment près l'un de l'autre en projection horizontale pour empêcher toute amorce de pliage, dans les limites de l'effort vertical imposé par le test REVENDICATIONS 1 - Dispositif d'attache élastique de voies ferrées à montage rapide, caractérisé par le fait qu'il est constitué d'une paire de glissières, fixées sur la traverse de part et d'autre du rail, présentant à leur partie supérieure des coulisses perpendiculaires à l'axe du rail, dans lesquelles sont introduits des éléments d'assemblage en acier à ressort dont une extrémité prend appui sur le patin du rail et dont l'autre comporte une gorge coopérant avec un ar rêtoir disposé à la périphérie supérieure de chaque glissière. 2 - Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'élément d'assemblage est de section circulaire et plié de façon à constituer un étrier prenant appui sur le patin du rail. 3 - Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la pente des bords de l'arrêtoir et de la gorge est moins grande du côté dirigé vers l'extérieur de la voie, que celle qui est située à proximité du rail. 4 - Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que lorsqu'un isolement des rails doit être prévu, on interpose une pièce intermédiaire isolante entre le patin du rail et l'étrier de l'élément d'assemblage. 5 - Procédé de mise en oeuvre du dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'on fixe le dispositif en poussant l'élément d'assemblage sur le patin du rail jusqu'à ce que l'arrêtoir de la glissière s'engage dans la gorge dudit élément, au moyen d'une pince hydraulique prenant appui à la fois sur l'extrémité libre de l'élément et sur le rebord de la glissière dirigé vers le rail. 6 - Procédé de mise en oeuvre du dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'on libère le dispositif au moyen d'une pince hydraulique prenant appui sur l'extrémité de l'étrier dirigée vers le rail ainsi que sur la face verticale extérieure des coulisses de la glissière, jusqu'à dégagement de l'arrêtoir hors de la gorge.