L'invention concerne un appareil destiné aux dispositifs de sécurité du type comportant au moins deux serrures ou similaire, mais une seule clef pour toutes les serrures, afin d'interdire la manoeuvre simultanée de plusieurs serrures. Les serrures peuvent verrouiller des portes, ou tout autre matériel, par exemple un disjoncteur. La première serrure peut, par exemple commander l'arrêt d'un moteur, et la deuxième serrure autoriser ltouserture d'une porte d'accès à une machine commandée par le dit moteur. Cependant, dans le cas d'une machine à grande inertie, cette possibilité d'accès qui, si elle existe dès l'arret- du moteur, intervient avant l'arrêt complet de la machine et laisse subsister un risque d'accident. L'invention a pour but d'éviter ce risque et a pour objet un appareil de sécurité constitué par une serrure ou similaire, combinée avec une minuterie d'horlogerie, caractérisée en ce qu'il comporte un moyen d'emprisonnement de la clef permettant sa libération à retardement. On sait que dans les serrures normales, la clef peut être introduite et retirée dans les positions dites ouverte et fermée (ou "A" pène rentré et "B" pène sorti). Dans le présent appareil, la clef est introduite dans la serrure, par exemple le pène étant sorti (position dite B2) rien ne se produit, la clef pouvant être retirée si besoin est, puis remise de nouveau sans produire d'effet tant qu'on ne la tourne pas. Dans cette position B2 d'introduction de la clef, le moteur et la machine sont complètement arrêtés. Dans le présent exemple, l'alimentation du moteur est interdite du fait que le pène est sorti. La clef etant dans la serrure, en la tournant on provoque à la fois son emprisonnement (de façon classique ou non) et l'effacement du pène pour se trouver en position "A". Dans cette position A de la clef, le moteur est alimenté et il entrain la machine. Pour récupérer la clef, il faut obligatoirement la tourner de nouveau (en sens inverse) jusqu'à une position intermédiaire dite RB1" avec pène sorti et arrêt du moteur tandis que la machine continue à tourner sous l'effet de son inertie. Dans cette position Bi la clef demeure retenue un certain temps, en raison de l'action de la minuterie, qui ne tolère la libération de la dite clef qu'avec un retard prédéterminé par exemple de trois minutes. Pendant cette période la minuterie entrain le mécanisme de commande de libération de la clef de la position intermédiaire Bt à la position d'origine B2 d'où l'on peut retirer la clef. A ce moment, la machine est arrêtée (ainsi que le moteur depuis un certain temps) et la clef peut servir sans danger à ouvrir une autre serrure. Cette position B2 est également celle de l'introduction de la clef, du début du processus exposé dans le présent paragraphe. Les avantages obtenus grâce à cette invention apparaissent clairement : - la minuterie étant réglée, par exemple en fonction du temps nécessaire à une machine déterminée pour s'arrSter après la cessation de son entratnement, - et la clef ne pouvant autre retirée d'une première serrure qu'après l'arrêt complet de la machine, - la manoeuvre de la serrure suivante tolérant l'accès à la dite machine ne pouvant être opérée qu'après cet arrêt complet, - l'opérateur ne court plus aucun risque. SeIon L'intention l'appareil de sécurité comporte - une serrure munie d'un moyen classique (ou non) d'emprison nement de la clef, et d'un axe de manoeuvre de ce moyen prolongé vers l'arrière, - une platine fixée derrière la serrure, par des entretoises, - une minuterie fixée au dos de la platine avec un axe qui traverse cette dernière, - des moyens de commande de l'axe arrière de la serrure, et donc du blocage et de la libération de la clef, moyens montés sur l'axe précité et l'axe de minuterie entre la serrure proprement dite et la platine. Ces moyens compren nent une roue partiellement dentée calée en bout de l'axe arrière de la serrure, de façon à pouvoir engrener sur le pignon monté en bout d'axe de la minuterie. Le fonctionnement de l'appareil sera exposé plus loin à l'occasion de la description de l'exemple de réalisation décrit en détail à l'aide des dessins annexés représentant seulement un mode d'exécution. Dans ces dessins Fig. 1, 2 et 3 sont des vues schématiques en coupe suivant I-I de la Fig. 4, pour les positions A, Bt et B2, Fig. 4 est une coupe suivant IV-IV de la Fig. 1. Une clef 1 pénètre par un trou 10 dans la serrure Il de type connu, pour la manoeuvre du pène 3. Au dos de la serrure proprement dite une platine 12 est fixée à l'aide d'entretoises 13. Cette platine 12 supporte la minuterie d'horlogerie 4, de type connu, et comporte deux orifices pour le passage des axes 2 de la serrure 11 et 14 de la minuterie 4, et leurs moyens d'assujettissement. Sur l'axe 2 est calée une roue 15 partiellement denté 6' qui peut engrener sur le pignon 5 solidaire de l'axe 14. La roue 15 est constituée de deux pièces, l'une 9 en forme de cercle à bord lisse 9' dont un segment a été enlevé et appèleeci-après came, l'autre 6 en forme de secteur dont le bord arrondi est denté 6' et fixée au-dessus du segment de façon que la denture 6' et le pourtour 9' se trouvent situés à deux niveaux contigUs et parallèles, la denture 6' complétant le pourtour 9' pour terminer le cercle (continu) de la roue 15. Le pignon 5 a pour hauteur celle de la roue 15, c'est à dire l'épaisseur de la came 9 augmentée de celle du secteur 6, ces deux épaisseurs étant de préférence identiques eu voisines. Sur ce pignon 9 deux dents consécutives 7 et 8 ent été supprimées sur la moitié de leur épaisseur, au niveau de la came 9, de façon à former une échancrure 16 dans laquelle peut tourner le bord lisse 9' de la roue 15. Par contre, les moitiés de dents 7 et 8 subsistent au niveau du secteur 6, et la denture du pignon 5 est complète à ce niveau du secteur 6. Les dents 17 et 18, encadrant l'échancrure 16, sont entières. Ainsi la bordure lisse 9' peut tourner dans cette échancrure 16, et Outre en contact avec les arêtes des dents 17 et 18, qui expSchent le pignon 5 de tourner (et donc aussi la minuterie) dans la position "A" de la Fig.1 ctest-à-dire tant que le secteur 6 n'a pas été amené en prise avec la denture du pignon 5. Quand on a tourné last 1 et qu'on passe de la position "A" de la Fig. 1 à celle de la Fig. 2, le pignon 5 qui est libéré de son blocage peut se présenter devant la partie dentée 6 et tourner dans le sens indiqué par la flèche F1. Comme il s'agit d'un mouvement d'horlogerie il tourne lentement et il atteint ainsi la position "B2" de la Fig. 3 après un certain temps. Ce temps est prédéterminé par la nature du mouvement d'horlogerie. il peut être prédéterminé aussi par la position du point d'arrêt et la longueur du secteur denté 6. Dans ce qui précède, la minuterie 4 est sous pression de son ressort pour se mettre à fonctionner sit8t que le secteur denté 6 se présente devant le pignon 5. La minuterie 4 est donc montée à l'origine de telle sorte que son ressort est bandé. Quand elle a fonctionné et quelle a amené le système dans la position B H 2 r son ressort est débandé. On peut alors retirer la clef 1. Mais, quand on va remettre la clef et qu'on va lui donner un mouvement en sens inverse de celui des flèches pour manoeuvrer la serrure, le secteur 6 attaquant le pignon 5 provoque un mouvement inversé de celui-ci, et par conséquent rebande å nouveau le ressort. Donc le système est totalement indépendant, la clef ayant pour but de faire toutes les opérations, aussi bien opera- tion de serrure qu'opération de remontage de minuterie. Ainsi qu'indiqué plus haut, la serrure étant éven- tellement classique n'a pas été décrite ici, ni le dispositif proprement dit d'emprisonnement de la clef, également connu, et consistant généralement à mettre en concordance deux orifices prévus dans deux pièces se faisant face, dont une est solidaire de l'axe 2 prolongé à l'arrière. Dans le cas particulier de la protection de la machine évoquée dans le préambule, par un dispositif tel que décrit précédemment la clef reste maintenue prisonnière dans la serrure car elle ne peut pas en astre retirée, sauf en position B2 de fin de course déterminée par la minuterie. La présente réalisation est donnée à titre d'exemple car au lieu de commander une serrure, la clef peut commander un contact de verrouillage. Le pène est représenté ici uni quoment à titre d'esemple. La clef commandant un contact de verrouillage peut 8tre utiliser aussi pour couper le courant d'une machine, et pour ne libérer la clef qu'un certain temps après que le courant ait été coupé. REVENDICATIONS 1. Appareil de sécurité, constitué par une serrure à clef combinée avec une minuterie, caractérisé en ce qu' il est muni d'un moyen d'emprisonnement de la clef permettant sa libération à retardement. 2. Appareil de sécurité selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend - une serrure dont l'axe (2) est prolongé vers l'arrière, - une platine (12) fixée derrière la serrure par des en tretoises (13), - une minuterie (4) fixée au dos de la platine (12) avec un axe (14) qui la traverse, - des moyens de commande de blocage et libération de la clef montés sur les axes entre la serrure proprement dite (10) et la platine (12). 3. Appareil selon la revendication 1 ou 2 avec un moyen d'emprisonnement momentané de la clef, caractérisé en ce que ce moyen est commandé par une roue (15) partiellement dentée en (6) calée en bout de l'axe (2) de la serrure, de façon à pouvoir engrener sur le pignon (5) monté en bout d'axe 14 de la minuterie (4). 4. Appareil de sécurité selon la revendication 3, caractérisé en ce que la roue (15) est constituée de deux parties, l'une en forme de came circulaire (9) à bord lisse (9') dont un segment a été enlevé, l'autre en forme de secteur (6) à arc (6') denté-fixé au-dessus du segment, de façon que la denture (6') et le bord lisse (9') se trouvent situés à deux niveaux contigUs et parallèles, la denture (6') complétant le bord lisse (9') pour terminer le pourtour circulaire de la roue (15). 5. Appareil de sécurité selon la revendication 3, caractérisé en ce que le pignon (5) comporte deux dents (7,8) supprimées sur la moitié de leur épaisseur de façon à déterminer une échancrure lisse (16) dans laquelle peut tourner la partie lisse (9') de la roue (15), cette échancrure (16) étant encadrée par deux dents complètes (17, 18) ne permettant pas à la minuterie (4) de tourner, tant que le secteur (6) de la roue (15) n'a pas été amené en prise avec lui. 6. Appareil de sécurité selon l'ensemble des revendications précédentes, caractérisé en ce que le ressort de la minuterie est bandé par la première rotation de la clef après son introduction dans la serrure. 7. Appareil de sécurité selon l'ensemble des revendications précédentes, caractérisé en ce que la clef est maintenue prisonnière, sauf en position de fin de course déterminée par le fonctionnement de la minuterie, permettant dans ce seul cas de retirer la clef de l'appareil pour l'utiliser sur un autre appareil ou serrure.