a présente invention est relative aux appareils utilisés pour exercer une traction sur un feuillard, un fil métallique, un profile ou tout autre élément similaire. Plus précisément, elle concerne les appareils du type comportant une pince mobile de serrage portée par une vis de traction sur laquelle est monté un écrou de commande pouvant être manoeuvré au moyen d'une manivelle ou analogue. Cet écrou de commande prend appui sur un collier de guidage de la vis de traction, lequel fait partie du bâti de l'appareil. Or ce dernier est destiné à entre placé en butée contre une pièce fixe, pour pouvoir faire fonctionner l'appareil en vissant l'écrou de commande au moyen de la manivelle de manoeuvre De tels appareils sont couramment utilisés pour exercer une traction sur 11 extrémité d'un feuillard de cerclage devant etre serré autour d'urne pièce quelconque.Ainsi ils peuvent servir pour procéder au cerclage d'une canalisation flexible sur l'extrémité d' un tube rigide ou pour assurer le cerclage d'un poteau fendu ou bien encore pour effectuer un cerclage autour d'une caisse ou simi- laire. Ils peuvent également être employés pour fixer par cerclage un élément rapporté sur un poteau, par exemple un support dtisola- teurs électriques ou bien un panneau de signalisation, etc.. De tels appareils peuve-nt aussi être utilisés pour exercer une traction sur un élément autre qu'un feuillard, par exemple un fil métallique, un profilé ou analogue, et ce, pour des applications de toutes sortes Mais du fait même de l'importance de la force de traction qu'un tel appareil permet d'exercer, il arrive fréquemment que les utilisateurs provoquent la rupture de l'élément à mettre sous tension. Ceci est notamment le cas lorsque ces appareils sont utilisés pour effectuer un cerclage. C1 est pourquoi la présente invention a pour objet un nouvel appareil de tension du type rappelé ci-dessus, mais qui est conçu de façon à éviter cet inconvénient. A cet effet cet appareil est essentiellement caractérisé en ce que sa manivelle de manoeuvre est indépendante de l'écrou de commande et un mécanisme dtaccouplement, susceptible d'être neutralisé en cas de dépassement d'un effort déterminé réglable, est interposé entre ces deux pièces afin de servir de limiteur de couple. I1 est donc possible à l'utilisateur de régler le mécanisme ainsi prévu de façon à éviter d'exercer un effort de traction trop important risquant de provoquer la rupture de l'élément correspondant. Dans une forme de réalisation avantageuse, l'écrou de commande de l'appareil porte une douille autour de laquelle est montée rotative la manivelle de manoeuvre, et le mécanisme d'accouplement comprend des billes ou autres organes saillants prévus sur les faces en regard de ces deux pièces, ainsi que des moyens élas- tiques réglables tendant à repousser la manivelle ccntre l'écrou de commande. Cependant d'autres particularités et avantages de cet appareil apparattront au cours de la description suivante d'un exemple de réalisation de celui-ci. Cette description est donnée en référence au dessin annexé, et sur lequel la figure 1 est une vue en perspective du présent appareil La figure 2 est une vue partielle en coupe axiale de ses organes de commande. De façon connue, cet appareil comprend une pince de serrage i portée par une vis de traction 2. Cette pince est destinée à re revoir l'extrémité de l'élément sur lequel une traction doit être exercée, par exemple un feuillard 3. lie blocage de ltestrémité de ce feuillard dans la pince i est assuré au moyen d'un levier de serrage 4. La vis de traction 2 est montée dans un collier de guidage 5 faisant partie du båti 6 de l'appareil. L'extrémité opposée 7 de celui-ci comporte une fente (non visible sur le dessin) dans laquelle est engagé le feuillard 3o Cette extrémité se termine par un nez 8 susceptible d'être placé en appui contre une pièce fixe, par exemple une boucle d'assemblage lorsque l'appareil est utilisé pour effectuer un cerclage au moyen du feuillard 3. De façon connue, l'extrémité 7 du bâti peut comporter- un couteau rotatif susceptible d'hêtre actionné au moyen d'un levier 9 pour couper le feuillard après sa mise sous tension. La commande de la vis de traction 2 est assurée par un écrou 10 disposé sur celle-ci et placé en regard du collier de guidage 5. Du reste cet écrou est destiné à prendre appui sur la face correspondante de ce collier par l'intermédiaire d'un roulement à aiguilles 110 Conformément à la caractéristique essentielle de l'inven tion, le présent appareil comporte une manivelle de manoeuvre 12 indépendante de l'écrou 10 et il est prévu entre ces deux pièces un mécanisme d'accouplement susceptible d'hêtre neutralisé en cas de depassement d'un effort déterminé réglable. Dans l'exemple de réalisation décrit, le noyau central 13 de cette manivelle est monté librement rotatif autour d'une douille 14 portée par l'écrou 10 et le mécanisme dlaccouplement entre ces deux pièces comprend des billes, respectivement 15 et 16,disposées en saillie sur leurs faces en regard. Ces billes sont placées sur une même circonférence de façon que les billes portées par la manivelle viennent en appui contre celles portées par l'écrou, lorsque cette manivelle est entraînée en rotation.Dans l'exemple représente, ces billes sont au nombre de dgux sur chaque pièce à accoupler et elles sont placées dans des positions diamétralement opposées.Cependant le nombre de ces billes peut etre différent. lie mécanisme d'accouplement comprend également un ressort tendant à repousser le noyau central 13 de la manivelle contre l'écrou 10. Ce ressort peut consister en une série de rondelles Belleville 17 disposées à l'intérieur d'un capuchon'moleté 18 vissé sur l'extrémité filetée 1 4a de la douille 14. Ainsi en vissant plus ou moins ce capuchon, on peut modifier la valeur de la pression élastique exercée sur le noyau 17 de la manivelle. De préférence un contreécrou 19 est vissé en bout de l'extrémité 14a de la douille 14 pour immobiliser le capuchon 18 dans la position choisie. Gracie au mécanisme ainsi prévu, la manivelle 12 se trouve accou- plée en rotation avec l'écrou 10, ce qui permet de manoeuvrer cel ci pour exercer une traction sur la pince de serrage 1. Cependant si la traction ainsi exercée implique un effort trop important,les billes d'accouplement 15 et 16 tendent à repousser le noyau 13 de la manivelle dans le sens de la flèche F à l'encontre de la pression élastique des rondelles 17 Dans un tel cas, les billes 16'é- chappent par rapport aux billes 15 et la manivelle se trouve désaccouplée de l'écrou de commande 10. Ainsi le présent mécanisme joue le rôle d'un limiteur de couple. En vissant plus ou moins le capuchon 18, il est possible de régler la valeur du couple d'entratxement pour laquelle se produira une telle rupture d'entraînement. On peut donc éviter de la sorte d'exercer un effort de traction trop important risquant de provoquer la rupture de l'élément sur lequel celui-ci est appliqué. le capuchon 18 peut avantageusement porter des repères permettant de déterminer ses positions correspondant à des'réglages déterminés. D'une façon pratique, lorsque l'utilisateur doit effectuer une série d'opérations similaires sur plusieurs éléments, par exemple des feuillards de cerclage, il peut procéder à un réglage préliminaire au cours de la première opération. Â det effet,lors de celle-ci, il serre au maximum le capuchon 18. Puis, lorsque la tension de l'élément sur lequel une traction est exercée est jugée suffisante, l'opérateur desserre le capuchon 18 jusqutà ce que se produise la neutralisation du système d'accouplement par échappement des billes. Enfin, au moyen du contre-écrou, il bloque le capuchon 18 dans la position correspondante. Ainsi toutes les opérations similaires effectuées par la suite seront réalisées avec la même tension. De plus, on est assuré de ne pas dépasser l'effort de tension pour lequel risque de se produire une rupture du feuillard correspondant. Bien entendu, le présent appareil et le mécanisme prévu dans celui-ci-ne sont pas limités au seul exemple de réalisation décrit ci-dessus à simple titre indicatif. Ainsi les billes 15 et 16 peuvent être remplacées par tous autres organes saillants d'accouplement comportant des rampes ou autres parties inclinées susceptibles de provoquer le recul du noyau de la manivelle dans le sens de la flèche F à l'encontre du ressort de poussée agissant sur celui-ci. Par ailleurs, les rondelles Belleville 17 peuvent être remplacées par tous autres ressorts appropriés, par exemple un simple ressort à boudin, ou un tampon élastique,etc.. Comme déjà indiqué, le présent appareil est destiné à être utilisé pour exercer une traction sur un feuillard, un fil métallique, un profilé-ou~tout autre élément similaire. Dans ces conditions,il peut notamment être employé pour mettre sous tension un feuillard utilisé pour un cerclage, par exemple dans le but de fi xer un élément rapporté sur un poteau ou bien encore pour cercler un colis,etc.. REVENDICATIONS 1.- Appareil permettant d'exercer une traction sur un feuillard,un fil métallique, un profilé ou tout autre élément similaire,du type comportant une pince mobile portée par une vis; de trac tion sur laquelle est monté un écrou de commande pouvant être manoeuvré au moyen d'une manivelle ou analogue, cet appareil étant caractérisé en ce que sa manivelle de manoeuvre est indé pendante de l'écrou de commande et un mécanisme dtaccouplement, susceptible d'être neutralisé en cas de dépassement d'un effort déterminé-réglable, est interposé entre ces deux pièces afin de servir de limiteur de couple. 2.- Un appareil de traction selon la revendication 1, caractérisé en ce que écrou de commande porte une douille autour de la quelle est montée rotative la manivelle de manoeuvre, et le mé canisme d'accouplement comprend des billes ou autres organes saillants prévus sur les faces en regard de ces deux pièces, ainsi que des moyens élastiques réglables tendant à repousser la manivelle contre 11 écrou de commande. 3.- Un appareil de traction selon la revendication 2, caractérisé en ce que les moyens élastiques de poussée agissant sur la ma nivelle consistent en un ressort, un tampon élastique, ou des rondelles Belleville, logé dans un capuchon vissé sur la douil le portée par l'écrou de commande, un contre-écrou de blocage pouvant être avantageusement prévu.