La présente invention concerne la climatisation naturelle de bâtiments, c'est-à-dire le maintien à une température optimum de leur atmosphère interne, au moyen dtinstallations travaillant en chauffage ou réfrigération selon les conditions climatiques externes, en consommant essentiellement de lténergie solaire et accessoirement une autre forme d'énergie, par exemple électricité, gaz, ou combustibles fossiles. Par batiment, on entend toute construction destinée notamment, soit à une habitation humaine (maisons individuelles, immeubles collectifs, etc...) ou animale (par exemple, dépendances d'une exploitation agricole, destinées à lshébergement d'animaux domestiques), soit à ltexercice d'une industrie ou d'une activité humaine (usines, ateliers, bureaux, serres horticoles, etc...). Tous ces bâtiments peuvent etre définis de manière générale comme comportant une paroi de clôture (essentiellement murs et toiture) délimitant un volume intérieur utile, c'est-à-dire un volume dont tout ou partie est climatisé ; cette paroi de clôture est constituée par un ou plusieurs matériaux de construction, et peut etre construite sur le site du bâtiment (maçonnerie), ou préfabriquée. Plus particulièrement, et au sens des définitions précédentes, la présente invention se rapporte dtune part à des bâti- ments équipés d'un ou plusieurs systèmes de climatisation naturelle, et d'autre part à des modules de climatisation naturelle destinés à équiper les batiments précités. Tous les bâtiments d'habitation (maisons individuelles ou immeubles collectifs à plusieurs étages) équipés d'un ou plusieurs systèmes de climatisation naturelle comportent en général une paroi de clôture isolée thermiquement. Ces systèmes de climatisation naturelle répondent généralement à la définition suivante. Ils comprennent 1) au moins un capteur solaire exposé au rayonnement solaire, disposé à 11 extérieur de lrépaisseur d'isolation thermique de la paroi de clôture, comportant une surface d'absorption du rayonnement solaire, 2) au moins un moyen de transfert calorifique depuis le capteur solaire jusqutà au moins un récepteur de chaleur, disposé du côté intérieur à ltépaisseur d'isolation thermique précitée, de manière à évacuer la chaleur disponible dans le capteur solaire, et plus précisément au niveau de la surface dtab- sorption sus-mentionnée , au travers de ltépaisseur d'isola- tion thermique au moins ; le récepteur de chaleur précité comprend tout ou partie du volume intérieur utile du bati- ment à climatiser, et/ou tout moyen de stockage calorifique approprié. Stintérêt économique et les possibilités d'application des systèmes de climatisation naturelle précédemment définis étant étroitement liés à leur simplicité technologique, pour tranférer la chaleur solaire du capteur vers le ou les récepteurs précédemment définis, on s'est abstenu, dans toute la mesure du possible, d'utiliser des organes mécaniques, tels que des pompes ou ventilateurs de circulation liquide ou gazeuse. En effet, les organes mécaniques précités doivent toujours être associés à des dispositifs de commande, contrôle et régulation, ce qui entraîne finalement une complexité technologique préjudiciant l'intérêt des systèmes de climatisation naturelle en question. Aussi, jusqu a présent, a-t-on eu recours essentiellement à une simple thermoconvection gazeuse (air par exemple) ou liquide (eau par exemple), comme moyen de transfert calorifique depuis le capteur solaire jusqu'au récepteur de chaleur. En ce qui concerne un transfert calorifique par thermoconvection gazeuse, ltexpérience montre que le rendement d'un système de climatisation naturelle tel que précédemment défini, c'està-dire le rapport entre d'une part l'énergie calorifique d'origine solaire, effectivement utilisée pour chauffer le volume intérieur utile du batiment, et d'autre part l'énergie solaire reçue par le système de climatisation, demeure faible, par exemple de l'ordre de 10 à 20 %. Autrement dit, on constate par la pratique qu une partie importante de l'énergie solaire reçue est perdue avant même dsêtre consommée. Consécutivement, pour que l'apport calorifique d'origine solaire dans un bâtiment soit substantiel, il est nécessaire de recourir à des capteurs solaires présentant une surface de captation importante. Mais alors, les investissements affectés à la construction du ou des systèmes de climatisation naturelle deviennent prohibitifs ; ainsi, dans de nombreux cas, y compris dans les régions à climat ensoleillé, la mise en place d'un chauffage solaire ne se justifie plus économiquement, car l'investissement d'un sys tème de- climatisation naturelle ne peut être amorti pendant la durée de vie de ce dernier. De plus, et toujours sur un plan économique, la pratique d'un transfert calorifique par thermoconvection gazeuse conduit à la constatation surprenante suivante. Pour une maison d'habitation isolée thermiquement, située dans une région à climat tempéré, disposant d'un chauffage électrique direct (résistancesélectriquei, on aboutit au paradoxe selon lequel, pour maintenir pendant l'hiver la température intérieure à 200C, il faut presque autant de calories d'origine électrique dans le cas dtune maison sans système de climatisation naturelle, que dans le cas d'une maison avec un système de climatisation tel que défini ci-dessus. les résultats médiocres énoncés précédemment s'expliquent par le fait que la thermoconvection gazeuse, mise en oeuvre pour transférer de la chaleur du capteur solaire au récepteur de chaleur, constitue un moyen inefficace de transfert calorifique. En effet, d'une part, par unité de volume, le courant gazeux circulant en échange thermique avec le capteur solaire (et plus précisément avec la surface d'absorption) ne peut prélever qu'une faible quantité de chaleur, en raison de la faible capacité calorifique de l'air ; d'autre part, par unité de temps, la quantité de courant gazeux circulant en échange thermique avec le capteur solaire ne peut qu'être faible, en raison de la force propulsive peu importante, engendrée par la différence de densité entre l'air froid et l'air chaud. Par conséquent, pour une quantité de chaleur donnée, à transférer par unité de temps du capteur solaire au récepteur de chaleur, on est conduit pour ces deux raisons à accroître le volume gazeux circulant en échange thermique avec le capteur scolaire, et par conséquent à augmenter la section d'écoulement réservée au courant gazeux de thermoconvection. Mais on augmente alors dans des proportions importantes les fuites thermiques du volume intérieur du bâtiment vers l'extérieur, au travers des sections de passage réservées à la thermoconvection gazeuse. Ceci explique notamment le paradoxe énoncé précédemment. En effet, comme la mise en place du système de climatisation naturelle entraîne une isolation thermique globale médiocre de la maison d'habitation, les calories d'origine électrique, venant en complément des calories d'origine solaire, théoriquement peu nom bXeuses, doivent être en fait en nombre supérieur à celui prévu. En conclusion, pour un transfert calorifique par thermoconvection gazeuse, l'homme de métier est confronté aux deux exigences contraires suivantes : 1) augmenter la section d'écoulement au travers de ltépaisseur d'isolation thermique, réservée à la thermoconvection gazeu se ; les calories solaires captées étant alors correctement évacuées vers le volume intérieur utile du bâtiment, le ren dement du capteur solaire est satisfaisant, puisque les per tes par rayonnement et conduction gazeuse demeurent limitées; par contre, l'isolation thermique globale du estiment se trouve substantiellement détériorée, 2) diminuer au maximum la section d'écoulement précitée, pour maintenir une isolation thermique globale satisfaisante mais alors les pertes thermiques du capteur solaire devien nent importantes, et son rendement médiocre, car sa tempéra ture d'insolation devient alors plus importante. A titre d'exemple, pour 1m2 de surface de captation so- laire absorbant une puissance calorifique d'environ 1 kW, la section d'écoulement réservée à la thermoconvection gazeuse doit être d'au moins 1/10 m2 ; ce qui revient à dire que, pour une maison individuelle d'environ 100 m2 de surface habitable et d'environ 275-m3 de volume utile, située dans une région à climat tempéré, isolée thermiquement selon les normes "chauffage électrique intégré" édictées par l'Electricité de France, la surface de captation solaire doit être au minimum de 40 m2 pour que rapport calorifique d'origine solaire soit substantiel. En ce qui concerne un transfert calorifique par thermoconvection liquide, cette solution est délicate à mettre en oeuvre, à cause de l'inversion du courant liquide de convection en dehors des périodes d'ensoleillement du capteur solaire. Il faut alors utiliser soit des circuits dits équilibrés, donc chers, soit des clapets anti-retour d'un fonctionnement peu sûr pour des circuits à circulation naturelle. De plus, étant donné la viscosité inhérente aux liquides, les sections d'écoulement au travers de l'isolation thermique du bâtiment, réservées à la thermoconvection liquide, doivent être suffisamment importantes pour avoir des pertes de charge acceptables, c'est-à-dire compatibles avec la faible force propulsive engendrée par la différence de densité entre le liquide chaud et le liquide froid. Dans ces conditions, la déperdition calorifique globale du bâtiment n' est pas ainsi diminuée dans des proportions suffisante8. En conclusion, et à titre d'exemple, pour 1 m2 de surface de captation solaire absorbant une puissance calorifique d'environ t kW, la section d'écoulement réservée à la thermoconvection liquide doit être d'au moins 1/50 m2 ; ce qui revient à dire que, pour une maison individuelle d'environ 100 m2 de surface habitable et d'environ 275 m3 de volume utile, située dans une région française à climat tempéré, isolée thermiquement selon les normes citées cidessus, la surface de captation solaire doit atteindre au minimum 20 à 30 m2 pour que l'apport calorifique d'origine solaire soit substantiel. Â l'issue de cet examen de l'art~antérieur, les différents modes de transfert calorifique envisagés, compatibles avec une simplicité technologique, n'apparaissent pas satisfaisants pour accroître dans des proportions importantes le rendement d'un système de climatisation naturelle. La présente invention se propose donc de remédier aux inconvénients signalés récédemment. Â cette fin, la présente invention a pour objet essentiel un système de climatisation naturelle permettant de préserver une bonne isolation thermique globale du bttiment à climatiser, et ceci sans complexité technologique particulière. Dans cet esprit, la présente invention a recherché un système de climatisation comportant un moyen de transfert calorifique plus efficace, ctest-à-dire capable de transporter beaucoup plus de chaleur par unité de temps, et ceci à partir du capteur solaire vers tout récepteur de chaleur, qu'il s'agisse du volume intérieur utile d'un bâtiment, ou d'un moyen de stockage calorifique. La présente invention repose sur une nouvelle application du concept suivant. Tout transfert de chaleur d'un point (source de chaleur) à un autre (récepteur de chaleur), au moyen d'un milieu gazeux circulant entre ces deux points, est plus efficace, c'est-à-dire permet de transférer plus de chaleur par unité de temps, et par unité de volume du milieu gazeux en circulation, lorsque la chaleur transportXe par ce dernier est une chaleur latente de vaporisation, et non une chaleur sensible. De plus, on sait qu'un tel zende de transport calorifique est beaucoup plus efficace qu'un transport par conduction solide entre le point émetteur de chaleur et le point récepteur de chaleur, y compris lorsque cette conduction so- lide est mise en oeuvre avec de très bons conducteurs métalliqes. Pour résoudre les difficultés énoncées précédemment, la pré sente invention se propose donc de recourir au prineipe défini précédemment, c'est-à-dire de remplacer les différents moyens de transfert calorifique rencontrés dans l'art antérieur, à savoir thermoconvection gazeuse ou liquide, par un moyen permettant d'e transporter une chaleur latente de vaporisation depuis le captez solaire jusqu un récepteur de chaleur, qu'il s'agit du volume intérieur utile du batiment à climatiser ou d'un moyen de stockage thermique. A cette fin, l'idée inventive à la base de la présente invention peut être simplifiée de la manière suivante = 1) prélèvement de la chaleur disponible dans le capteur solaire, et plus précisément au niveau de la surface d'absorption du rayonnement solaire, par vaporisation d'un fluide sous forme liquide, dit de travail, en échange de chaleur avec la sur face précitée, 2) transport naturel du fluide de travail ainsi vaporisé, c'est- à-dire sans l'aide d'un moyen (par exemple niL Ce compresseur) augmentant la pression du fluide de travail vaporisé au-delà de valeurs nécessaires pour vaincre la gravite et/ou des pertes de charge excessives, depuis le capteur solaire jusqu'à un récepteur de chaleur, à savoir volume intérieur utile du bâtiment et/ou moyen de stockage thermique, et ceci au travers de ltépaisseur d'isolation thermique et de la pa roi de clôture du bâtiment, 3) cession au récepteur de chaleur précité de la chaleur latente de vaporisation, disponible dans le fluide de travail ainsi transporté sous forme vapeur, par condensation de cyme dernier en échange de chaleur avec ledit récepteur de chaleurs 4) retour naturel du fluide de travail ainsi condensé, vtest-à- dire sans l'aide d'un moyen (par exemple une pompe de cot pression) augmentant la pression du fluide de travail con densé au-delà de valeurs nécessaires pour vaincre la gravité et/ou des pertes de charge excessives, depuis le récepteur de chaleur jusqu'au capteur solaire. Afin d'assurer la circulation du fluide de travail sous forme vapeur, la pression de vaporisation du fluide de travail s établit naturellement à une valeur contrôlable, légèrement supérieure à la pression de condensation du même fluide. Quant à la circulation en retour du fluide de travail sous forme liquide, elle s'établit naturellement par gravité ou capillarité, sans être substantiellement contrariée par la circulation en sens inverse du fluide de travail sous forme vapeur, étant donné que la quantité dudit fluide sous forme liquide est négligeable par rapport à celle sous forme vapeur. Dans ces conditions,le fluide de travail choisi doit être vaporisable dans la zone de températures induites par le rayonnement solaire au niveau de la surface d'absorption du capteur solaire. Préférentiellement, dans la zone de températures précitées, la tension de vapeur du fluide de travail choisi est comprise entre 0,1 et 2 atmosphères absolues, et est donc voisine de la pression atmosphérique. A titre accessoire, le fluide de travail doit satisfaire à une ou plusieurs des conditions suivantes - il est ininflammable, et ceci pour des questions de sécurité, - dans le cas où le récepteur de chaleur consiste en un moyen de stockage thermique, sa température de condensation doit être un peu supérieure à la température maximum atteinte par le dispositif de stockage thermique pendant les périodes d'insolation du capteur solaire, - sa température normale d'ébullition est comprise entre 30 et 600C, Préférentiellement, le fluide de travail employé est un fluoroalcane, par exemple le trichlorotrifluoroéthane ayant pour formule chimique CC12F - CCIF2 , commercialisé par la Société Rhsone-Progil sous la marque Flugène 113, et dont la température d'ébullition normale est de 47,60C, ou le trichloroéthane ayant pour formule chimique aclD C, et dont la température dSébul- lition normale est de 74,1 OC. Dans certains cas, le fluide de travail mis en oeuvre peut astre un mélange de différents constituants, notamment des fluoroalcanes précités. Afin de concrétiser l'idée inventive précédemment exprimée, la présente invention concerne tout d'abord un bâtiment équipé d'au moins un système de climatisation naturelle, différant de ceux analysés ci-dessus essentiellement par le fait que le ou les moyens de transfert calorifique sont substitués par un système fermé de circulation naturelle d'un fluide de travail tel que précédemment défini. Un tel système fermé de circulation naturelle comporte de manière générale, premièrement au moins une capacité d'évaporation du fluide de travail, deuxièmement au moins une capacité de condensation du même fluide, et troisièmement un moyen de circulation naturelle du fluide de travail. La capacité d'évaporation est toujours disposée à l1exté- rieur de l'épaisseur d'isolation thermique de la paroi de clôture du bâtiment. Au moins une portion de l'une des deux faces interne et extérne de la capacité d'évaporation, à savoir une portion de l'une desdites faces exposée-au rayonnement solaire, constitue au moins partiellement et joue le rôle de la surface d'absorption du capteur solaire. La capacité d'évaporation comprend une paroi d'évaporation, en contact avec le fluide de travail sous forme liquide, et un moyen de répartition substantiellement uniforme du fluide de travail sous forme liquide sur la face interne de la paroi d'évaporation précitée ; ce moyen de répartition peut être distinct de la paroi d'évaporation, ou confondu avec, ou compris dans cette dernière. La capacité de condensation est toujours disposée du côté intérieur à 11 épaisseur d'isolation thermique de la paroi de clo- ture du batiment. Elle comprend une paroi de condensation en relation d'échange thermique (direct ou indirect) avec le récepteur de chaleur, qutil s'agisse du volume intérieur utile du bâtiment à climatiser, ou d'un moyen de stockage thermique. Le moyen de cirealation naturelle du fluide de travail assure un passage de ce dernier au travers de l'épaisseur d'isolation thermique de la paroi de clôture du bâtiment. Plus précisément, ce moyen assure d'une part la circulation du fluide de travail sous forme vapeur depuis la capacité d'évaporation jusqu'à la capacité de condensation, et d'autre part la circulation en retour du fluide de travail sous forme liquide depuis la partie inférieure de la capacité de condensation jusqu'à la paroi d'évaporation de la capacité d'évaporation, par l'intermédiaire du moyen de répartition du fluide de travail sous forme liquide. Comme l'idée inventive précédemment définie peut être concrétisée sous forme de système destiné à s'intégrer dans un bâti timent à climatiser, mais aussi sous forme modulaire, la présente invention concerne également un module de climatisation naturelle, destiné à équiper tout bâtiment Un tel module comprend de manière générale 1) une paroi de clôture isolée thermiquement, 2) au moins un capteur solaire disposé du côté extérieur (par rapport au volume intérieur utile du bâtiment) à l'épais- seur d'isolation thermique de la paroi de clôture ; ce cap teur comporte une surface d'absorption du rayonnement solai re, 3) au moins un système fermé de circulation naturelle d'un flui de de travail tel que précédemment défini ; comme ci-dessus, ce système fermé de circulation naturelle comprend, première ment au moins une capacité d'évaporation du fluide de tra vail, disposée du côté extérieur à l'épaisseur d'isolation thermique, dont au moins une portion de l'une des deux faces interne et externe, destinée à être exposée au rayonnement solaire, constitue au moins une partie de la surface d'absor ption du capteur solaire, deuxièmement au moins une capacité de condensation du môme fluide de travail, disposée du côté intérieur à l'épaisseur d'isolation thermique précitée, dont la paroi de condensation est en relation échange thermique, ou est destinée à être en relation d'échange thermique avec un récepteur de chaleur (volume intérieur utile du bâtiment à climatiser, ou moyen de stockage thermique), troisièmement un moyen de circulation du fluide de travail, au travers de l'épaisseur d'isolation thermique de la paroi de clôture. Par paroi de clôture isolée thermiquement, on entend, au sens de la présente invention, l1une des alternatives suivantes - la paroi de clôture est constituée par une épaisseur d'un ou plusieurs matériaux d'isolation thermique, - la paroi de clôture comporte une cloison, par exemple en ma çonnerie ou en un ou plusieurs matériaux différents, revêtue soit à l'intérieur,soit à l'extérieur (par rapport au volume intérieur utile du bâtiment),par une épaisseur d'un ou plu sieurs matériaux d'isolation thermique. Comme indiqué précédemment, cette paroi de clôture comporte une partie de façade, appelée ci-après partie murale, et une partie de toiture. Toujours au sens de la présente invention 1) le capteur solaire peut avoir différentes formes ; en parti culier, la surface d'absorption peut avoir une forme ondulée, de manière à favoriser l'absorption du rayonnement solaire reçu ; de même, la surface d'absorption peut être asso ciée à une structure antirayonnante, du type t'nid d'abeille", 2) la capacité d'évaporation peut être constituée par un ou plusieurs éléments associés au capteur solaire, D) la capacité de condensation peut être constituée par un seul élément dont la paroi de condensation a par exemple une forme plane, mais aussi par plusieurs éléments disposés en paral le le, par exemple à la manière d'un radiateur de chauffage central, 4) le moyen de circulation naturelle du fluide de travail peut comprendre un ou plusieurs conduits de circulation naturelle, mettant en communication la partie inférieure de la capacité de condensation avec la capacité d'évaporation, et avec la paroi d'évaporation, par l'intermédiaire du moyen de répar tition du fluide de travail sous forme liquide; ces conduits de circulation naturelle peuvent être remplis partiellement, par exemple à mi-hauteur, avec un matériau capillaire s'é- tendant selon toute la longueur dudit ou desdits conduits, par exemple depuis la partie inférieure de la capacité de condensation jusqu la partie inférieure de la capacité d'évaporation. Belon un mode préféré d'exécution de la présente invention, les systèmes ou modules de climatisation naturelle précédemment définis comprennent un moyen de stockage calorifique, jouant le rôle de récepteur de chaleur, situé du côté intérieur à l'épais- seur d'isolation thermique de la paroi de clôture, et en contact thermique (direct ou indirect) avec au moins une partie de la paroi de condensation du fluide de travail. Préférentiellement, le moyen de stockage calorifique est un récipient de stockage thermique, rempli avec un matériau d'ac- cumulation thermique, tel que l'eau mélangée éventuellement à des sels eutectiques, ledit récipient étant en contact thermique (direct ou indirect) avec au moins une partie de la paroi de condensation du fluide de travail. L'objet essentiel de la présente invention se trouve satisfait par les solutions techniques définies précédemment. En effet, la chaleur disponible à l'extérieur de l'épaisseur d'isolation thermique, dans le capteur solaire, et plus précisément au niveau de la surface d'absorption, est transportée, en tant que chaleur latente de vaporisation, du côté intérieur à l'épaisseur précitée, dans le volume utile du bâtiment, et ceci sous la forme d'un courant du fluide de travail vaporisé circulant, grâce au moyen de circulation naturelle, depuis la capacité de vaporisation jusqu'à la capacité de condensation. Corrélativement, d'une part la chaleur transportée par unité de volume du fluide de travail en circulation est plus importante, et d'autre part la quantité du fluide de travail en circulation par unité de temps est également plus importante, étant donné que la force propulsive engendrée par la différence de pression entre la capacité d'évaporation et la capacité de condensation peut être accrue dans des proportions importantes. Au total, la section d'écoulement des conduits de circulation naturelle du fluide de travail peut être beaucoup plus faible, ce qui permet de ne pas compromettre l'isolation thermique globale du bâtiment à climatiser. A titre d'exemple, en supposant que la surface de captation du capteur solaire soit de 1 m2, que la puissance calorifique absorbée par cette surface soit de l'ordre de 1 kW, et que le fluide de travail soit le Flugène 113 précédemment cité, la chaleur re çue par le capteur solaire peut être transportée au travers de l'épaisseur d'isolation thermique de la paroi de clôture du bâtiment, par un débit de 50 1/mn de vapeur, sous une pression voisine de la pression atmosphérique et à une température voisine de 500 C. La section d'écoulement de la vapeur au travers de l'isolation thermi- que n'est alors que d'environ 1/1 000 m2, et ne compromet donc pas l'isolation thermique globale du bâtiment.Quant au débit du fluide de travail sous forme liquide, retournant de la capacité de condensation vers la capacité d'évaporation, il est inférieur au 1/200 du débit du fluide de travail sous forme vapeur ; dans ces conditions, le débit liquide peut être négligé par rapport au débit vapeur du fluide de travail, et le débit liquide ne sera pratiquement pas perturbé dans le système de circulation naturelle, par le débit vapeur en sens inverse du fluide de travail. Ainsi, grâce à la présente invention, pour une maison individuelle d'environ 100 m2 de surface habitable et d'environ 275 m3 de volume utile , située dans une région à climat-tempéré, isolée thermiquement selon les normes chauffage électrique intégré" édictées par l'Electricité de.France, la surface de captation solaire peut être réduite à 15 m2 pour avoir un apport calorifique substantiel origine solaire. De plus les solutions techniques conformes à la présente invention apportent les avantages inattendus suivants 1) la température d'évaporation étant très voisine de la tempé rature de condensation du fluide de travail, compte tenu de la différence de pression relativement faible existant entre la capacité d t évaporation et la capacité de condensation, cette différence de pression étant uniquement destinée à compenser la perte de charge liée à l'écoulement du fluide de travail sous forme vapeur , la température du capteur solai re, et plus précisément la température au niveau de la sur face d'absorption, se trouvent ainsi asservies à celle du ré cepteur de chaleur, qu'il s'agisse du volume intérieur utile d'un batiment ou dlun moyen de stockage calorifique ; comme la température du ou des récepteurs de chaleur précités de meure relativement basse, il en est de même pour le capteur solaire ; corrélativement, les pertes thermiques de la sur face d'absorption, par rayonnement et conduction gazeuse, demeurent limitées, ce qui accroît le rendement du capteur solaire, pouvant être défini par le rapport entre l'énergie calorifique effectivement absorbée et l'énergie solaire re çue ; de plus, ces propriétés sont vérifiées quelle que soit l'intensité du rayonnement solaire, 2) dans la capacité d'évaporation, le fluide de travail emmaga sine la chaleur disponible au niveau du capteur solaire, à la température d'ébullition du fluide précité, et ce dernier restitue la chaleur ainsi emmagasinée, dans la capacité de condensation, à une température de condensation relativement voisine de la température d'évaporation ; par conséquent, la chaleur prélevée au capteur solaire est cédée au récepteur de chaleur (volume intérieur utile du bâtiment, et/ou moyen de stockage thermique), à une température très voisine de la température de prélèvement ; ainsi, le niveau de température des calories dtorigine solaire ne se trouve pas substantiel lement affecté par le transport au travers de l'épaisseur d'isolation thermique de la paroi de clôture du bâtiment, 3) une variation de la température de la surface d'absorption du capteur solaire, dûe à une variation de l'intensité d'en soleillement, ne peut avoir d'influence que sur le taux d'é vaporation, et par conséquent de condensation du fluide de travail, mais non sur les températures d'évaporation et de condensation de ce dernier ; corrélativement, des variations de températures au niveau du capteur solaire ne peuvent af fecter sensiblement le niveau de températures auquel la cha leur prélevée est cédée au récepteur de chaleur ; la paroi de condensation demeure donc sensiblement isotherme, quel que soit le degré d'ensoleillement du capteur solaire, 4) le choix d'un fluide de travail dont la température d'ébul lition normale est de l'ordre de grandeur des températures atteintes par le stockage de l'énergie calorifique d'origine solaire permet de limiter, dans le système fermé de circula tion naturelle, l'augmentation de pression au-dessus de la pression atmosphérique ; le système précité n'a donc pas à être renforcé, et son coût ntest pas augmenté par une con trainte de pression, 5) le débit massique du fluide de travail, condensé dans la ca pacité de condensation du système fermé de circulation natu relle, est nécessairement égal au débit massique du même fluide sous forme vapeur, émis par la capacité d'évaporation; ce débit est proportionnel à la surface de la paroi de con densation, et à la vitesse d'échange thermique de cette der nière avec le récepteur de chaleur ; corrélativement, pour un même débit vapeur du fluide de travail, la chaleur emmagasi née par ce dernier, sous forme de chaleur latente d'évapora tion, peut être cédée au récepteur de chaleur, sous forme de chaleur latente de condensation, soit sur une grande surface de condensation mais avec une faible vitesse d'échange ther mique, soit sur une faible surface de condensation mais avec une grande vitesse d'échange thermique ; par conséquent, la chaleur disponible au niveau du capteur solaire peut être concentrée ou dispersée au moment de sa cession au récepteur de chaleur ; cette propriété est extrêmement intéressante, car, de cette manière, la chaleur d'origine solaire, en géné ral reçue lentement sur une grande surface de captation, donc dispersée dans un premier stade, peut être concentrée ou dispersée à volonté dans un second stade, en fonction des ca ractéristiques du récepteur de chaleur ; les capteurs solai res peuvent ainsi être associés à toutes sortes de récepteurs de chaleur, ce qui ne pouvait être le cas antérieurement à l'invention, 6) à condition que la circulation naturelle du fluide de travail ne soit pas rompue, ou en aidant celle-ci avec des moyens tels que ventilateurs, soufflantes, et pompes de circulation, e'est-à-dire des moyens n'augmentant pas la pression du flui de de travail au-delà de valeurs nécessaires pour vaincre la gravité et/ou des pertes de charge excessives, la capacité de condensation peut être relativement éloignée de la capacité d'évaporation ; ceci peut présenter un certain intérêt, par exemple dans les cas suivants - un seul capteur solaire est disposé sur la toiture du bâtiment, et plusieurs capacités de condensation sont réparties dans les différentes pièces du bâtiment, et reliées en parallèle à une seule capacité d'évaporation associée au capteur solaire, - plusieurs capteurs solaires sont disposés sur différen tes façades du bâtiment, et une seule capacité de con densation est disposée dans une pièce unique du bâti ment, et est reliée en parallèle aux différentes capaci tés d'évaporation associées chacune à un capteur solai re. les moyens précités, tels que ventilateurs, soufflantes et pompes de circulation, ne sont à retenir qu'en cas d1impos- sibilité d'une circulation naturelle suffisante du fluide de travail. En effet, cette dernière peut être augmentée si né cessaire en augmentant la section d'écoulement du fluide de travail, en dehors de l'épaisseur d'isolation thermique de la paroi de clôture du bâtiment, et/ou en acceptant une augmen tation de la différence de températures entre la capacité d'évaporation et la capacité de condensation, de manière à disposer de la différence de pressions nécessaire pour com penser la perte de charge de l'écoulement du fluide de tra vail. La présente invention est maintenant décrite par référence aux dessins annexés, dans lesquels - la figure 1 représente schématiquement une vue en coupe ver ticale d'un batiment d'habitation équipé d'un système de cli matisation naturelle conforme à la présente invention, - ès figures 2 et 3 représentent de manière simplifiée une vue en coupe verticale de deux autres batiments équipés chacun d'un autre système de climatisation naturelle selon l'inven tion, - la figure 4 représente une vue en coupe horizontale selon la ligne IV/IV de la figure 3, du batiment représenté à la figu re 7, - la figure 5 représente de manière simplifiée une vue en coupe verticale d'un autre bâtiment équipé d'un autre système de climatisation naturelle selon l'invention, - la figure 6 représente une vue extérieure de face du système de climatisation naturelle représenté à la figure 5, - les figures 7 et 8 représentent de manière simplifiée une vue en coupe verticale de deux autres batiments équipés chacun d'un autre système de climatisation naturelle selon l'inven tion, - les figures 9 à il représentent schématiquement et respective ment une vue en coupe verticale de trois autres batiments d'habitation équipés chacun d'un autre système de climatisa tion naturelle selon l'invention, - la figure 12 représente schématiquement une vue en coupe ver ticale d'un module de climatisation naturelle selon l'inven- tion, destiné à équiper un bâtiment d'habitation, - la figure 13 représente schématiquement une vue en coupe ver ticale, selon la ligne XII/XII de la figure 12, du module de climatisation naturelle représenté à la figure 12. Conformément à la figure 1, la référence numérique 1 désigne la partie murale d'une paroi de clôture d'un batiment dthabita- tion. La paroi 1 comprend de l'intérieur vers l'extérieur, une cloison 2 en maçonnerie, une épaisseur 3 dtisolation thermique, et un revêtement extérieur 4. La paroi de clôture 1 est donc isolée thermiquement, et elle délimite une pièce d'habitation 5, constituant le volume intérieur utile à climatiser. Ce batiment est équipé d'un système de climatisation naturelle désigné par la référence numérique 6, comprenant de manière générale d'une part un capteur solaire 7, et d'autre part un systè me fermé 8 de circulation naturelle d'un fluide de travail tel que défini précédemment. le capteur solaire 7 est exposé au rayonnement solaire désigné par la référence numérique 9. Il est disposé préférentiellement dans la partie basse du mur 1 de clôture, et est protégé éventuellement par un grillage. Plus précisément, le capteur 7 est disposé à l'extérieur de l'épaisseur 3 d'isolation thermique de la paroi de clôture 1, en faisant saillie à ltextérieur du revêtement 4. le capteur solaire 7 affecte la forme d'une bote rectangulaire substantiellement plate. A cet effet, il comporte d'une part un vitrage plat 10, substantiellement transparent au rayonnement solaire 9 et substantiellement opaque au rayonnement infrarouge lointain, et d'autre part une surface plane 11 d'absorption du rayonnement solaire transmis par le vitrage 10. le vitrage 10 et la surface d'absorption 11 sont disposés à proximité l'un de autre, parallèlement l'un à l'autre, et délimitent entre eux un volume 12 de captation calorifique. le vitrage 10.est généralement constitué par deux vitres en verre ordinaire, séparées par une couche d'air. Dans les cas où la température extérieure moyenne est particulièrement basse pendant I'hiver, le vitrage 10 peut comprendre trois vitres en verre, séparées entre elles par deux épaisseurs d'air ; mais dans un tel cas, il faut être conscient du fait que le facteur de transmission du vitrage 10 se trouve ainsi diminué. On a d'ailleurs découvert selon l'invention que, pour une température extérieure ne descendant pas en hiver au-dessous de -s0 a, la chaleur disponible dans le volume 12 de captation calorifique, et par conséquent au niveau de la surface d'absorption 11, n'est pas diminuée par le fait dlutiliser à titre de vitrage 10 une seule et même vitre en verre ordinaire. Ceci 51 explique par le fait que, selon la présente invention, le vitrage n'est plus utilisé comme une partie de l'isolation thermique globale du bâtiment dtha- bitation, mais est employé uniquement pour créer un effet de serre pendant les heures d'ensoleillement du capteur solaire. le vitrage 10 peut être constitué par une ou plusieurs vitres en polycarbonate, séparées par une épaisseur d'air ; le choix d'un tel matériau présente l'avantage de rendre le vitrage 10 incassable, et la sensibilité aux rayures de ce matériau n'est pas gênante pour la captation du rayonnement solaire. le polycarbonate présente d'ailleurs un meilleur facteur de transmission (87 à 90fui) que celui du verre ordinaire (84 à 87 %). De manière similaire, le vitrage 10 peut comprendre une vitre extérieure en polycarbonate et une vitre intérieure en verre, séparées par une épaisseur d'air. La surface d'absorption 11 est de couleur noire, ou de tout autre couleur présentant un bon rendement d'absorption du rayonnement solaire transmis par le vitrage 10, par exemple une couleur rouge brique sombre rendant plus attrayant l'aspect extérieur du bâtiment à climatiser. A cet égard, on se rappellera que le coefficient dtabsorption, ctest-à-dire le rapport entre l'éner- gie solaire effectivement absorbée et l'énergie rayonnée reçue par la surface d'absorption, est environ de 90 à 95 % pour une surface de couleur noire mate, et de l'ordre de 80 à 85 % pour une surface de couleur rouge brique sombre.Par conséquent, lorsque cette dernière couleur est choisie, il est nécessaire d'augmenter d'environ 10 ffi la surface d'absorption 11, et par conséquent la surface de captation du capteur solaire 7. le système fermé 8 de circulation naturelle, décrit ciaprès, permet de transférer de la chaleur depuis le capteur solaire 7 jusqu'à un moyen 13 de stockage calorifique, situé du côté intérieur à l'épaisseur 3 d'isolation thermique. le système fermé 8 permet donc d'évacuer la chaleur disponible dans le volume 12 de captation calorifique, et plus précisément au niveau de la surface d'absorption 11, au travers de l'épaisseur 3 d'isolation thermique, vers le moyen 13 de stockage calorifique. le système fermé 8 de circulation naturelle contient une charge 14 d'un fluide de travail tel que défini précédemment, par exemple le Flugène 113, vaporisable dans la zone de températures induites par le rayonnement solaire 9 dans le volume 12 de captation calorifique, et plus précisément au niveau de la surface de captation 1 du capteur solaire 7. Le système fermé 8 de circulation naturelle représenté à la figure I, comprend une seule capacité d'évaporation 15, une seule capacité de condensation 16, et un moyen 17 de circulation naturelle du fluide de travail, entre la capacité d'évaporation 15 et la capacité de condensation 16. La capacité 15 d'évaporation du fluide de travail est disposée verticalement, à l'extérieur de l'épaisseur 3 d'isolation thermique, en étant adjacente au capteur solaire 7. Plus précisément, la capacité 15 affecte la forme d'une bote rectangulaire substantiellement plate, ayant la même longueur et la même largeur que le capteur 7. Cette capacité 15 comprend essentiellement, d'une part une paroi extérieure, jouant le rôle d'une paroi d'évaporation 18, en contact avec le fluide de travail sous forme liquide, et d'autre part une paroi intérieure 19, coplanaire avec la face intérieure du revêtement extérieur 4, ou face extérieure de l'é- paisseur 3 d'isolation thermique.La portion de la face externe de la capacité d'évaporation 15, exposée au rayonnement solaire, à savoir la face externe de la paroi 18 d'évaporation, constitue la surface d'absorption il du capteur solaire 7, dont il a été question précédemment. La paroi d'évaporation 18 comprend, de l'extérieur vers ltintérieur de la capacité d'évaporation 15 - une paroi 100 de transmission de chaleur dont la face externe, coplanaire avec la face extérieure du revêtement extérieur 4, exposée au rayonnement solaire, constitue la surface d'absorp tion 11 du capteur-solaire 7, - une épaisseur 20 d'un matériau capillaire, en contact avec la face interne de la paroi 100 de transmission de chaleur ; le matériau capillaire, par exemple un feutre, saturé par le fluide de travail sous forme liquide, joue le rôle de moyen de répartition substantiellement uniforme de ce dernier sur toute la face interne de la paroi d'évaporation 18 ; corrélative ment, le matériau capillaire 20 s'étend sur toute la hauteur de la paroi d'évaporation 18, depuis la partie inférieure jusqu'à la partie supérieure de la capacité d'évaporation 15. le capteur solaire 7 et la capacité d'évaporation 15 sont associés l'un à autre de manière à former un seul et mtme composant du système 6 de climatisation naturelle. Ce composant est disposé dans le revêtement externe 4 de la paroi de clôture 1, par 11 intermédiaire d'un encadrement 21 en matériau d'isolation thermique. La capacité 16 de condensation du fluide de travail 14 est disposée verticalement, du côté intérieur à l'épaisseur 3 dsisola- tion thermique, et est incluse dans la cloison 2 en maçonnerie. Cette capacité 16 affecte une forme similaire à celle de la capacité 15 d'évaporation, et se présente par conséquent sous la forme d'une boîte rectangulaire substantiellement plate. Elle comprend essentiellement une paroi extérieure 22, coplanaire avec la face intérieure de l'épaisseur 3 d t isolation thermique, et une paroi intérieure, servant de paroi de condensation 23, opposée à la paroi 22 précitée. La paroi de condensation 23 est en relation d'échange thermique avec le moyen 13 de stockage calorifique, décrit ci-après, jouant le rôle de récepteur de chaleur. Le moyen 17 de circulation naturelle du fluide de travail assure un écoulement de ce dernier, à la fois sous forme vapeur et sous forme liquide, au travers de l'épaisseur 3 d t isolation ther -mique. Plus préeisément, le moyen 17 assure d'une part la circulation du fluide de travail sous forme vapeur depuis la capacité dXé- vaporation 15 jusqu'à la capacité de condensation 16, et d'autre part la circulation en retour du fluide de travail sous forme liquide depuis la partie inférieure de la capacité de condensation 16 jusqu'à la paroi d'évaporation 18, par l'intermédiaire de l'épais- seur 20 du matériau capillaire, jouant le rôle de moyen de répartition du fluide de travail sous forme liquide.A cette fin, la capacité 15 et la capacité 16 communiquent éventuellement à leurs parties supérieures, par une pluralité de conduits î7v de faible section, réservés à la phase vapeur du fluide de travail, et à leurs parties inférieures par une pluralité d'autres conduits 17l de faible section, réservés à la circulation de la phase liquide du fluide de travail. les conduits 1- sont disposés à un niveau supérieur à celui des conduits 171. Comme onpeut le noter sur la figure 1, afin d'assurer un écoulement par gravité du fluide de travail sous forme liquide, par les conduits 171, le niveau de la partie inférieure de la capacité de condensation 16 est légèrement supérieur à celui de la partie inférieure de la capacité d'évaporation 15. le moyen 13 de stockage calorifique, situé du côté intérieur à I'épaisseur 3 d'isolation thermique, est en contact thermique avec la paroi 23 de condensation du fluide de travail. Ce moyen 13 affecte la forme d'un récipient 24 de stockage thermique, de forme parallélépipédique, rempli avec un matériau d'accumulation thermique, par exemple de l'eau additionnée éventuellement de sels eutectiques afin de multiplier par 3 à 5 la capacité de stockage calorifique (dans ce dernier cas, les parois du récipient-24 doivent être protégées contre la corrosion). le récipient 24 est inséré dans un élément de la cloison 2.La paroi extérieure du récipient 24 est constituée par la paroi de condensation 23 du système fermé 8 de circulation naturelle du fluide de travail, moyennant qnoi le récipient 24 est constamment en contact thermique avec la paroi de condensation précitée. La paroi intérieure 101 du récipient 24 est disposée dans une ouverture 25 de la paroi de clôture 1, et plus précisément de la cloison 2 en maçonnerie, et est coplanaire avec la face intérieure de cette dernière ; de cette manitre, la paroi intérieure 101 joue le rôle de paroi d'échange thermique direct avec le volume intérieur utile 5 du bâtiment à climatiser. Du fait que la partie murale de la paroi de clôture 1 comprend une cloi son 2 en maçonnerie, disposée du côté intérieur à l'épaisseur 3 d'isolation thermique, - et la capacité de condensation 16 est incluse dans un élément de la cloison 2, cet élément de cloison joue également, dans une certaine mesure, le rôle de moyen de stockage calorifique, puisque le fluide de travail se trouve également condensé sur les parois latérales 26 et 27 de la capacité de condensation 16, en échange de chaleur avec la matériau de la cloison 2. le récipient 24 de stockage thermique est équipé d'une résistance électrique blindée 28, immergée dans. le matériau de stockage thermique, et destinée à un chauffage d'appoint de ce dernier. Lorsque le matériau de stockage thermique est de l'eau, le contenu du récipient 24 peut être utilisé soit comme eau chaude sanitaire, soit pour alimenter des radiateurs du type chauffage central, ou des ventilo-convecteurs disposés dans les différentes parties du volume intérieur utile du bâtiment à climatiser, et ceci grâce aux conduits d'entrée 29 et de sortie 30 branchés sur le récipient 24. En été, le système fermé 8 de circulation naturelle du fluide de travail continue à transporter de la chaleur du capteur solaire 7 vers le volume intérieur utile 5 du bâtiment Pour éviter ce transfert de chaleur, et en même temps obtenir un certain rafraîchissement du volume utile 5, le système 6 de climatisation naturelle est agencé de manière à permettre un refroidissement de ltatmosphère du bâtiment à climatiser, et ceci toujours en utilisant l'énergie solaire reçue par le-capteur 7.A cette fin, cet agencement comprend en combinaison les caractéristiques suivantes a) la paroi 24 d'échange thermique direct avec le volume inté rieur utile 5 du bâtiment, disposée dans la partie murale de la paroi de clôture 1, et plus précisément dans la cloison 2 en maçonnerie, est utilisée pour engendrer une circulation gazeuse ascendante, b) une cloison intérieure 32, s'étendant sur toute la hauteur du volume utile 5, est disposée à proximité et en face de l'élément de partie murale comprenant la paroi 24 d'échange thermique direct, de manière à ménager avec la paroi de clô ture I, et plus précisément avec la cloison 2, un passage vertical 33 de circulation gazeuse ascendante, ayant par exemple 4 à 5cm d'épaisseur ; cette cloison intérieure 32 comprend un matériau poreux, par exemple un feutre rigide, de 2 à 3cm dtépaisseur, s'étendant substantiellement sur toute la hauteur du volume utile 5 ; elle est étanche aux gaz et aux liquides sur sa face interne 34, c'est-à-dire du côté du volume utile 5, tandis qu'elle est perméable aux gaz et aux liquides sur sa face externe 35, c'est-à-dire du côté du passage vertical 33 de circulation gazeuse, c) un dispositif 36 d'alimentation et distribution en eau est disposé en relation avec la partie supérieure du matériau po reux de la cloison intérieure 32, d) la cloison intérieure 32 est traversée par au moins un pas sage supérieur 37, et au moins un passage inférieur 38, com muniquant chacun avec le passage vertical 33 de circulation gazeuse et avec le volume utile 5, e) la partie murale de la paroi de clôture 1, en correspondance avec la cloison intérieure 32, est traversée par au moins un conduit supérieur 39, et au moins un conduit inférieur 40, communiquant chacun avec l'extérieur du bâtiment et avec le passage vertical 33 de circulation gazeuse, f) un dispositif de distribution gazeuse, constitué par les obturateurs 41, 42, 43, 44, en matériau d'isolation thermi que, permet notamment, soit d'obturer les conduits inférieur 40 et supérieur 39, et d'ouvrir les passages inférieur 38 et supérieur 37, soit d'ouvrir les conduits inférieur 40 et su périeur 39, et de fermer les passages inférieur 38 et supé rieur 37 ; l'épaisseur du matériau d'isolation thermique des obturateurs 41, 42, 43, et 44 est la même que celle du maté riau d'isolation thermique 3 ; les obturateurs 41 et 43, en matériau d'isolation thermique, permettent d'obturer les pas sages supérieur 37 et inférieur 38 respectivement, tandis que les obturateurs 42 et 44, toujours en matériau d'isolation thermique, permettent d t obturer les conduits supérieur 39 et inférieur 40 respectivement. le fonctionnement du système 6 de climatisation naturelle précédemment décrit est le suivant. Conformément à la Figure 1, et sur toutes les autres figures, les flèches en traits pleins désignent une circulation liquide, tandis que les flèches en traits pointillés désignent une circulation gazeuse ou vapeur. En hiver, les conduits supérieur 39 et inférieur 40 sont obturés hermétiquement, au moyen des obturateurs 42 et 44 respectivement, tandis que les passages supérieur 37 et inférieur 38 sont ouverts, au moyen des obturateurs 4t et 43 respectivement. Lorsqu' un rayonnement solaire éclaire le capteur 7, et par conséquent la surface d'absorption 7 et la paroi d'évaporation 18, le fluide de travail sous forme liquide, imbibant le matériau capillaire 20 de la capacité d'évaporation 15, se vaporise conformément aux flèches de circulation 45, sur la face interne de la paroi 18, et plus précisément le long de la face interne de l'épaisseur 20 du matériau capillaire. Il s'établit alors dans la capacité d'évaporation 15 une pression légèrement supérieure à la pression régnant dans la capacité de condensation 16.Corrélativement, le fluide de travail vaporisé est évacué de la capacité d'évaporation 15 vers la capacité de condensation 16, par les conduits de circulation gazeuse 17v. Dans la capacité de condensation 16, le fluide de travail sous forme vapeur se condense le long de la paroi de condensation 23, par échange de chaleur avec le moyen 13 de stockage calorifique, et plus précisément avec l'eau contenue par le récipient 24 ; cette eau s'échauffe donc graduellement, par exemple d'une température de 250C à environ 33 à 35 C, lorsque l'épaisseur d'eau est de l'or- dre de 25 cm, et lorsque la quantité de chaleur à stocker est au maximum de 2 à 3 kWh/m2.jour, et en moyenne de 2,5 kWh/m2.jour. le fluide de travail condensé retourne naturellement, par gravité, de la capacité de condensation 16 vers la capacité d'évaporation 15, par les conduits de circulation liquide 171. le fluide de travail condensé est à nouveau réparti sur toute la surface de la paroi de condensation 18, grâce à l'aspiration capillaire du matériau 20, permettant de vaincre l'effet contraire de la gravité. A titre de sécurité, la hauteur de chaque capacité 15 d'évaporation est limitée à une fraction de la hauteur d'aspiration possible pour le débit liquide maximum. Une partie de l'énergie calorifique emmagasinée par le récipient 31 de stockage calorifique est immédiatement dissipée dans le volume intérieur utile 5 du bâtiment, grâce à la circulation gazeuse ascendante s'établissant dans le passage vertical 33, au contact de la paroi 101 d'échange thermique direct, appartenant au récipient 24. De l'air froid est donc aspiré par le passage inférieur 38, réchauffé dans le passage vertical 33, et restitué au volume intérieur utile 5 par le passage supérieur 37. il faut noter que cette circulation gazeuse ascendante dans le passage 33 peut être interrompue en obturant les passages supérieur 37 et inférieur 38, au moyen des obturateurs 41 et 43 respectivement, ce qui permet de stocker dans le récipient 24 toute la chaleur disponible dans le capteur solaire 7. En été, les passages supérieur 37 et inférieur 38 sont obturés hermétiquement, au moyen des obturateurs 41 et 43 respectivement, tandis que les conduits supérieur 39 et inférieur 40 sont ouverts, en ouvrant les obturateurs 42 et 44 respectivement. Le dispositif 36 d'alimentation en eau est ouvert, et le matériau poreux de la cloison intérieure 32 s'imbibe alors d'eau. Lorsque le capteur solaire 7 est soumis à un rayonnement, le système fermé 8 de circulation naturelle et le moyen de stockage thermique 13 travaillent de la même manière que celle décrite précédemment. Mais la circulation gazeuse ascendante s'établissant dans le passage vertical 33 permet d'évacuer vers l'extérieur les vapeurs résultant de l'absorption de chaleur par la cloison intérieure 32.De l'air est donc aspiré à l'extérieur du bâtiment par le conduit inférieur 40, réchauffé et mélangé à de la vapeur d'eau dans le passage vertical 33, et évacué vers 11 extérieur par le conduit supérieur 39. Corrélativement, la cloison intérieure 32 se refroidit, et rafraîchit le volume intérieur utile 5. Pour illustrer les performances en hiver du système de climatisation naturelle précédemment décrit, on peut revenir à l'exemple énoncé au début de la description, concernant une maison d'habitation située dans une région à climat tempéré, comportant à peu près 100 m2 de surface habitable et un volume intérieur utile d'environ 275 m3.Dans un tel cas, lorsque le coefficient volumique de déperdition calorifique de l'habitation est de l'ordre de 0,9 W/m3/0C, ce qui correspond aux normes "chauffage électrique intégré" édictées par l'Electricité de France, l'apport calorifique d'origine solaire peut être limité à 6 000 kWh en utilisant un capteur solaire ayant 15 m2 de surface de captation, tandis que ltapport complémentaire calorifique d'origine électrique peut être limité à 6 000/7 000 kWh, et ceci pour maintenir constamment pendant l'hiver la température intérieure à 20oC. Dans ces conditions, chaque mètre carré de surface de captation du capteur solaire 7 permet d'économiser environ 6 000 kWh par hiver ; et on économise environ la moitié de l'énergie électrique qui serait nécessaire autrement, c'est-à-dire sans système de climatisation naturelle, pour chauffer la maison d'habitation. l'utilisation du récipient 24 de stockage thermique pour emmagasiner un appoint de chaleur d'origine électrique permet de limiter 11 appel de puissance électrique de l'habitation. En effet, grâce à un système de relais, la résistance électrique blindée 28 peut fonctionner uniquement en dehors des périodes de fonctionnement des appareils électroménagers les plus puissants. Cette limitation d'appel de puissance entraîne une économie importante, non seulement au niveau du branchement individuel de la maison d'habitation, mais également, bien qu'à un degré moindre, sur toute la chaîne de production et de transport de l'énergie électrique. Ces bonnes performances peuvent etre attribuées de manière cumulative, d'une part au fait que l'isolation thermique globale de la maison d'habitation n'est pas détériorée par le système de climatisation naturelle selon l'invention, et d'autre part au fait que le rendement du capteur solaire se trouve substantiellement amélioré selon l'invention. Dans ces conditions, le rendement d'un système de climatisation selon l'invention est excellent, et avoisine 90 % de l'énergie calorifique disponible au niveau de la surface d'absorption. le système de climatisation naturelle représenté de manière simplifiée à la figure 2 diffère de celui décrit par référence à la figure 1, essentiellement par les points suivants 1) le capteur solaire 7 et la capacité d'évaporation 15 sont confondus ; à cette-fin : - la capacité d'évaporation 15 comprend, d'une part un vi trage 10 substantiellement transparent au rayonnement solaire et substantiellement opaque au rayonnement infra-rouge lointain, jouant le rôle de paroi extérieure de la capacité 15 précitée, et d'autre part une paroi d'évaporation 18-disposée à proximité et en face du vi trage t0, en métal frittéétanchéifié sur sa face exter ne, jouant le rôle de paroi intérieure de la capacité 15 précitée ; le vitrage 70 et la paroi 18 délimitent entre eux un volume 102 d'évaporation du fluide de travail, - la face interne de la paroi d'évaporation 18, maintenant exposée au rayonnement solaire 9, constitue et joue le role de la surface d'absorption 11 du capteur 7, 2) la paroi de condensation 23 de la capacité de condensation 16 revêt la forme d'une paroi d'échange thermique direct avec le volume utile 5. le système de climatisation naturelle représenté de manière simplifiée aux figures 3 et 4 diffère de celui décrit par référence à la figure 1, essentiellement par les points suivants 1) la capacité de condensation 16 est située au-dessus de la ca pacité d'évaporation 15 et du capteur solaire 7 ; et plus précisément, le niveau de la partie inférieure de la capacité de condensation 16 est supérieur à celui de la partie supé rieure de la capacité d'évaporation 15, 2) le moyen 17 de circulation naturelle du fluide de travail comprend une pluralité de conduits 171 à 177 de circulation, de faible section, disposés horizontalement au travers de l'épaisseur 3 du matériau d'isolation thermique, mettant en communication la partie inférieure de la capacité de con densation 16 avec la partie supérieure de la capacité d'éva- poration 15, et avec la paroi d'évaporation 18, et ce par l'intermédiaire des conduits précités 17t à 177, jouant le rôle de moyen de répartition du fluide de travail sous forme liquide ; de plus, la paroi de condensation 18 n'est pas strictement verticale, mais est légèrement inclinée vers l'é- paisseur d'isolation thermique 3, de manière à favoriser une bonne répartition du fluide de travail sous forme liquide les conduits 171 à 177 assurent à la fois une circulation du fluide de travail sous forme vapeur, et une circulation en sens inverse du même fluide sous forme liquide. Le système de climatisation naturelle représenté de manière simplifiée aux figures 5 et 6 diffère de celui décrit par référence à la figure 1, par les points essentiels suivants 1) le vitrage 10 et le volume de captation calorifique 12, exis tant conformément à la figure 1 pour engendrer un effet de serre, sont supprimés, 2) ces deux éléments sont remplacés par une structure anti rayonnante 103, du type "nid d'abeille" ; la profondeur des cellules hexagonales de cette structure est au moins égale au diamètre des cellules précitées. le système de climatisation naturelle représenté de manière simplifiée à la figure 7 diffère de celui décrit par référence à la figure 1, essentiellement par les points suivants : 1) le capteur solaire 7 et la capacité d'évaporation 15 sont disposés horizontalement ; corrélativement, rjlaars ce cas3 la paroi de fond 105 de la capacité 15, opposée à la surface d'absorption 11, joue le rôle de paroi d'évaporation 18, 2) le moyen de circulation naturelle 17 consiste en un ou plu sieurs conduits 106, disposés horizontalement au travers de l'épaisseur 3 du matériau d'isolation thermique, mettant en communication la partie inférieure de la capacité 16 avec la partie inférieure de la capacité 15 ; ces conduits 106 as surent une circulation à contre-courant de la phase vapeur et de la phase liquide du fluide de travail le système de climatisation naturelle représenté de manière simplifiée à la figure 8 diffère du système décrit par référence à la figure 1, essentiellement par les points suivants 1) le capteur 7 et la capacité 15 d'évaporation sont disposés de manière oblique, 2) corrélativement, le moyen de répartition du fluide de travail sous forme liquide, sur toute la surface de la paroi de con densation 18, consiste en une pluralité de chicanes vertica les 107, disposées les unes au-dessus des autres, 3) le capteur 7 et la capacité 15 étant disposés à un niveau su périeur à celui de la capacité d'évaporation 16, une pompe de circulation 104 est prévue sur le conduit 1-, ramenant le fluide de travail sous forme liquide de la capacité 16 vers la capacité 15. Bien entendu, conformément aux figures 2 à 8, les éléments représentés à l'extérieur de l'épaisseur d'isolation thermique 3 sont isolés thermiquement par tout matériau approprié ; ce dernier nta pas été représenté pour la clarté du dessin. le système de climatisation naturelle representé à la figure 9 diffère de celui représenté à la figure 1, essentiellement par les points suivants 1) le moyen 13 de stockage calorifique et ses accessoires, no tamment la résistance électrique blindée 28, sont supprimés, 2) la cloison intérieure 32, les passages 37 et 38, les conduits 39 et 40, les obturateurs 42, 41, 43, 44 sont supprimés, 3) le récepteur de chaleur, associé au système fermé 8 de circu lation naturelle du fluide de travail, est constitué, non pas par le moyen 13 de stockage calorifique, mais par le volume intérieur 5 du bâtiment à climatiser ; en conséquence, la pa roi de condensation 23 de la capacité de condensation 16 re vêt la forme d'une paroi d'échange thermique direct avec le volume utile 5, et est disposée dans une ouverture 25 de la paroi de clôture 20, et plus précisément dans l'élément de la cloison 2 associé à la capacité de condensation 16 ; en particulier, la paroi de condensation 23 est coplanaire avec la face interne de la cloison 2, 4) le matériau capillaire 20 disposé dans la capacité d'évapora tion t5 a une épaisseur croissante dans le sens vertical ascendant ; cette disposition peut être également adoptée pour les systèmes de climatisation naturelle représentés aux figures 1, 2, 5, 10, Il, 12 et 13. Cette dernière caractéristique permet de remédier au fait que la quantité du fluide de travail sous forme liquide, imbibant le matériau 20, est de moins en moins importante dans le sens vertical ascendant, compte tenu de l'effet de la gravité et du débit du liquide. En augmentant vers le haut l'épaisseur du matériau capillaire 20, l'effet d'aspiration capillaire est à peu près homogène sur toute la hauteur de la capacité d'évaporation 15, ce qui permet d'avoir un débit de vapeur à peu près constant sur toute la hauteur de la capacité précitée. le système de climatisation naturelle représenté à la figure 10 diffère de celui représenté à la figure 1, essentiellement par les caractéristiques suivantes 1) la capacité de condensation 16 est disposée horizontalement, et non plus verticalement, au-dessous du récipient 31 de sto ckage calorifique ; corrélativement, la paroi de condensa tion 23, en échange thermique avec le matériau d'accumulation thermique contenu par le récipient 31, est disposée horizon talement ; cette disposition permet de diminuer la hauteur de la garde de liquide à la partie inférieure de la capacité de condensation 16 ; corrélativement, la contre-pression dans la capacité d t évaporation 15, et par conséquent la pres sion d'évaporation, se trouvent diminuées ; en conséquence, la température d'évaporation étant ainsi abaissée, le rende ment du capteur solaire se trouve encore amélioré, 2) les conduits 39 et 40, les obturateurs 41, 42, 43 et 44, et le dispositif 36 de distribution d'eau sont supprimés, 3) les conduits 17v de circulation naturelle du fluide de tra vail sous forme vapeur sont supprimés ; seuls subsistent des conduits de circulation 108, mettant en communication les parties inférieures de la capacité de condensation 16 et de la capacité d'évaporation 15 respectivement ; ces conduits 108 assurant simultanément, dans un sens la circulation de la phase vapeur du fluide de travail, et dans le sens inverse le retour du fluide de travail sous forme liquide, 4) la partie inférieure de la capacité de condensation 16 est inclinée vers les conduits 108 de circulation naturelle du fluide de travail ; cette disposition permet, à surface dé veloppée égale, 'd'avoir un plus petit volume pour la capaci té 16, et par conséquent de limiter la quantité nécessaire du fluide de travail ; cette disposition permet néanmoins d'assureur une garde hydraulique suffisante pour le fonction nement de la vanne hydraulique exposé au paragraphe (5) sui vant, 5) lorsque le capteur 7 eSt exposé à un rayonnement solaire 9, le volume du fluide de travail 14 sous forme liquide, dispo nible dans le système fermé 8 de circulation naturelle, est supérieur au volume intérieur libre de la capacité d'évapo ration 15, ctest-à-dire le volume existant entre le matériau capillaire 20 et la paroi intérieure 19, augmenté du volume intérieur libre de la totalité des conduits 108 de circula tion naturelle du fluide de travail. Cette dernière caractéristique permet d'éviter toute circulation en sens inverse du fluide de travail dans le système fermé 8, en dehors des heures d'ensoleillement du capteur solaire 7, et ceci par effet de vanne hydraulique à fonctionnement automatique. En effet, si l'on se réfère à la figure 1, lorsque le capteur solaire 7 n'est plus ensoleillé, la capacité de condensation 16 est alors à une pression supérieure à celle régnant dans la capacité d'évaporation 15 ; un débit de vapeur s'établit donc de l'intérieur vers l'extérieur, et transporte une certaine quantité de chaleur par acquisition de chaleur sensible en échange thermique avec le récipient 24, le capteur 7 jouant alors le rôle de radiateur thermique. Il faut également noter que, selon la figure 1, le transport de chaleur du récepteur de chaleur (moyen de stockage thermique 13) vers le capteur solaire 7, par acquisition d'une chaleur latente de vaporisation en échange thermique avec le récipient 24, demeure négligeable, en raison des considérations suivantes a) compte tenu de la dissymétrie existant entre la capacité d'é vaporation 15 et la capacité de condensation 16 (cette der nière ne comporte pas de moyen de répartition uniforme du fluide de travail sous forme liquide, sur toute la surface interne de la paroi de condensation 23), l'évaporation du fluide de travail ne peut se produire qu'à la partie infé rieure de la capacité 16, b) compte tenu du fait que le fond de la capacité 16 est légère ment plus haut que celui de la capacité 15, aucune évapora tion substantielle ne peut se produire à la partie inférieure de la capacité 16, c) ltévaporation du fluide de travail ne peut donc se produire qu'au niveau des conduits de circulation 171. La circulation en sens inverse du fluide de travail n'est plus possible selon la figure 10, pour les raisons suivantes - dès que le capteur 7 ntest plus éclairé par un rayonnement so- laire, la pression dans la capacité 15 devient alors inférieu re à celle régnant dans la capacité 16, - corrélativement, le liquide disponible dans la capacité de condensation 16 est aspiré dans la capacité d'évaporation 15, et remplit le volume libre de cette dernière, jusqu'à ce que la hauteur de la colonne de liquide dans la capacité 15 équi libre la pression existant dans la capacité 16, - en conséquence, une bonne partie, sinon la totalité de la ca pacité d'évaporation 15 se trouve remplie par le fluide de travail sous forme liquide, ce qui empêche alors toute circu lation en sens inverse du fluide de travail entre les capaci tés 16 et 15, et par conséquent toute déperdition calorifique importante vers l'extérieur ; il ne subsiste plus que la très faible conduction thermique par les conduits de liaison 108 entre les deux capacités 15 et 16. le système de climatisation naturelle représenté à la figure 11 diffère de celui représenté à la figure 9, essentiellement par les caractéristiques suivantes 1) au lieu d'être disposés à l'extérieur et sur la paroi de clô ture 1 (cas de la figure 9), le capteur solaire 7 et la capa cité d'évaporation 15 sont disposés à 11 extérieur et à dis tance de la paroi de clôture 1 (cas de la figure 11), 2) la paroi de clôture 1 comprend une cloison en maçonnerie 2 revêtue du côté intérieur, et non du côté extérieur, par une épaisseur 3 d'un matériau d'isolation thermique, 3) les conduits de circulation 171 et 17u sont isolés thermique ment par un matériau 50 d'isolation thermique, y compris dans leur section traversant la cloison 2 de la paroi de clôture 1 ; de même, le capteur solaire 7 et la capacité d'évapora tion 15 sont revêtus par le même matériau 50 d'isolation thermique, 4) lorsque le capteur solaire 7 et la capacité d'évaporation 15 sont disposés trop loin du bâtiment à climatiser pour qu'une circulation naturelle suffisante du fluide de travail puisse s'établir, il est prévu éventuellement sur le conduit 17v un ventilateur 51 isolé thermiquement, et sur le conduit 17l une pompe de circulation 52 isolée thermiquement ; les'agit là de moyens aidant la circulation naturelle précitée, c à-dire compensant seulement la perte de charge dans les con duits 17v et 171, et non de moyens engendrant une différence de pression importante, tels que des compresseurs et des pompes de compression liquide ; lorsque le ventilateur 51 ngest pas nécessaire, d'une part la pompe 52 peut être dis posée à l'intérieur du volume utile 5, entre le matériau 3 d'isolation thermique et la capacité 16 de condensation, et d'autre part cette pompe 52 peut être entraînée par une tur bine de détente, disposée elle aussi à l'intérieur du volume utile 5, sur le conduit 17v, entre le matériau 3 d'isolation thermique et la capacité 16 d'évaporation (pour éviter tout fonctionnement en sens inverse en dehors des heures d'enso leillement, des clapets anti-retour sont alors prévus sur les conduits 171 et 17v), 5) la capacité de condensation 16 est disposée à l'intérieur du volume utile 5, à distance de la paroi de clôture 1, et plus précisément de l'épaisseur 3 d'isolation thermique, 6) afin de diminuer la quantité du matériau 50 dtisolation ther mique, nécessaire pour isoler les conduits de circulation du fluide de travail, le conduit 171, de plus petit diamètre que celui du conduit 17v (par exemple respectivement 10 mm2 et 1 cm2), peut être disposé à l'intérieur de ce dernier. Les dispositions conformes à la figure 11 entraînent une légère diminution du rendement du capteur solaire 7, car la pression drévaporation est alors un peu plus élevée, ce qui entraîne une température de travail un peu plus grande pour le capteur 7, donc des pertes thermiques un peu plus importantes pour ce dernier. Toutefois, ces dispositions peuvent être utiles lorsqu'il n'est pas possible d'insérer le capteur solaire 7 dans le mur de façade de la maison d'habitation, ou à un niveau inférieur à celui-ci. La solution conforme à la figure 1 1 permet de libérer de tout capteur solaire la façade du bâtiment à climatiser ; corrélativement, cette surface libérée peut être utilisée au maximum pour la mise en place de fenêtres dans la façade du bâtiment d'habitation. Par référence aux figures 12 et 13, il est décrit un module de climatisation naturelle pouvant être substitué aux systèmes des figures 1 à 11 pour climatiser un bâtiment. le module de climatisation naturelle selon les figures 12 et 13 comprend 1) une paroi de clôture 1 isolée thermiquement, consistant en une épaisseur 3 dtisolation thermique, 2) un capteur solaire 7 disposé du côté extérieur à 11 épaisseur 3 d'isolation thermique de la paroi de clôture 1 ; ce capteur 7 comporte comme précédemment, d'une part un vitrage 10 subs tantiellement transparent au rayonnement solaire et substan tiellement opaque au rayonnement infra-rouge lointain, et d'autre part une surface d'absorption 11 du rayonnement so- laire transmis par le vitrage 10 ; le vitrage 10 et la surfa ce d'absorption 11, disposés à proximité l'un de l'autre, dé limitent un volume de captation calorifique 12, 3) cinq systèmes fermés 8a à 8e de circulation naturelle d'un fluide de travail tel que défini précédemment, superposés les uns au-dessus des autres selon la hauteur du module de clima tisation naturelle ; chaque système fermé 8a à 8e de circula tion naturelle du fluide de travail comprend a) une seule capacité 15a à 15e d'évaporation du fluide de travail, disposée du côté extérieur à l'épaisseur 3 d'isolation thermique, et adjacente au capteur solaire 7 ; chaque capacité 15a à 15e comprend une paroi d'é vaporation 18a à 18e, en contact avec le fluide de tra vail sous forme liquide ; la portion de la face exter ne de chaque capacité 15a à 15e, exposée au rayonnement solaire, à savoir la face externe de chaque paroi 18a à 18e d'évaporation, constitue une section verticale de la surface d'absorption 11 du capteur solaire 7 chaque paroi d'évaporation 18a à î8e comprend, de l'ex térieur vers l'intérieur : - une paroi 100a à 100e de transmission de chaleur dont la face externe, exposée au rayonnement so- laire, constitue une section verticale de la sur face d'absorption Il du capteur solaire 7, - une épaisseur 20a à 20e d'un matériau capillaire, en contact avec la face interne de chaque paroi 100a à 100e de transmission de chaleur ; le maté riau capillaire, par exemple un feutre, saturé par le fluide de travail sous forme liquide, joue le rôle de moyen de répartition substantiellement uniforme de ce dernier sur toute la face interne de chaque paroi d'évaporation 18a à 18e ; corréla tivement, le matériau capillaire 20 s'étend sur toute la hauteur de chaque paroi d'évaporation 18a à 18e, depuis la partie inférieure jusqu'à la partie supérieure de chaque capacité d'évapora tion 15a à 15e, b) une seule capacité de condensation t6a à 16e du fluide de travail, disposée du côté intérieur à l'épaisseur 3 d'isolation thermique ; chaque capacité 16a à 16e com prend une paroi de condensation 23a à 23e en relation d'échange thermique avec un récepteur de chaleur défini ci-après ; chaque capacité 16a à 16e a la même forme que celle de la capacité 16 décrite à la figure 10 la paroi intérieure de chaque capacité d'évaporation 15a à 15e est raidie par des nervures 60 soudées sur la paroi précitée, c) un seul moyen 17a à 17e de circulation naturelle du fluide de travail, au travers de l'épaisseur 3 d'isolation thermi que, assurant d'une part la circulation du fluide de travail sous forme vapeur depuis chaque capacité d'évaporation 15a à 15e jusqu'à chaque capacité de condensation 16a à 16e, et dtautre part la circulation en retour du fluide de travail sous forme liquide > depuis la partie inférieure de chaque ca pacité de condensation 16a à 16e jusqu'à chaque paroi d'éva- poration 18a à 18e, par l'intermédiaire de chaque moyen 20a à 20e de répartition du fluide de travail sous forme liqui de, d) chaque moyen 17a à 17e de circulation comprend trois conduits 170 de circulation naturelle du fluide de travail, de faible section, traversant 11 épaisseur 3 d'isolation thermique, met tant en communication la partie inférieure de chaque capacité 15a à 15e d'évaporation avec la partie inférieure de chaque capacité correspondante î6a à 16e de condensation. De plus, le module représenté aux figures t2 et 13 comprend autant de moyens 13a à 13e de stockage calorifique que de systèmes fermés 8a à 8e de circulation naturelle du fluide de travail, ces moyens 15a à 13e étant superposés les uns au-dessus des autres, selon la hauteur du module. Tous ces moyens de stockage calorifique jouent le rôle de récepteur de chaleur, et sont situés du côté intérieur à l t épaisseur 3 d'isolation thermique, en contact thermique avec la paroi de condensation 16a à 16e des systèmes fermés 8a à 8e de circulation naturelle, auxquels ils sont associés respectivement. Bien entendu, les caractéristiques décrites par référence aux figures 1 à 1 1 sont applicables aux modules de climatisation naturelle représentés aux figures 12 et 13. - RE-WENDICADIONS 1.- Bâtiment comprenant une paroi de clôture isolée thermiquement, délimitant un volume intérieur utile, équipé d'au moins un système de climatisation naturelle comprenant 1) au moins un capteur solaire exposé au rayonnement solaire, disposé à l'extérieur de l'épaisseur d'isolation thermique de la paroi de clôture, comportant une surface d'absorption du rayonnement solaire, 2) au moins un moyen de transfert calorifique depuis le capteur solaire jusqu'à au moins un récepteur de chaleur, disposé du côté intérieur à l'épaisseur d'isolation thermique, pour é vacuer la chaleur disponible au niveau de la surface d'absor ption, au travers de l'épaisseur d'isolation thermique au moins, caractérisé en ce que le moyen de transfert calorifique comprend un système fermé de circulation naturelle d'un fluide de travail, ledit fluide étant vaporisable dans la zone de températures induites par le rayonnement solaire au niveau de la surface d'absorption du capteur solaire, et ledit système fermé de circulation comprenant a) au moins une capacité d'évaporation du fluide de travail, disposée à l'extérieur de l'épaisseur d'isolation thermique, dont au moins une portion de l'une des deux faces, exposée au rayonnement solaire, constitue au moins une partie de la surface d'absorption du capteur solaire, ladite capacité d'é vaporation comprenant une paroi d'évaporation, en contact avec le fluide de travail sous forme liquide, et un moyen de. répartition substantiellement uniforme du fluide de travail sous forme liquide sur la face interne de ladite paroi d'éva- poration, b) au moins une capacité de condensation du fluide de travail, disposée du côté intérieur à l'épaisseur d'isolation thermi que, comprenant une paroi de condensation en relation d'é change thermique avec le récepteur de chaleur, c) un moyen de circulation naturelle du fluide de travail, au travers de l'épaisseur d'isolation thermique au moins, assu rant d'une part la circulation du fluide de travail sous for me vapeur depuis la capacité d'évaporation jusqu'à la capaci té de condensation, et d'autre part la circulation en retour du fluide de travail sous forme liquide depuis la partie in férieure de la capacité de condensation jusqu'à la paroi d'é- vaporation de la capacité d'évaporation, par l'intermédiaire du moyen de répartition du fluide de travail sous forme li quide. 2;- Module de climatisation naturelle, destiné à équiper un bâtiment, caractérisé en ce qutil comprend': 1) une paroi de.clôture isolée thermiquement, 2) au moins un capteur solaire disposé d'un côté dit extérieur à l'épaisseur d'isolation thermique de la paroi de clôture, comportant une surface d'absorption du rayonnement solaire, 3) au moins un système fermé de circulation naturelle d'un flui de de travail, ledit fluide étant vaporisable dans la zone de températures induites par le rayonnement solaire au niveau de la surface d'absorption du capteur solaire, et ledit sys tème fermé de circulation naturelle comprenant a) au moins une capacité d'évaporation du fluide de tra vail, disposée du côté extérieur à l'épaisseur d'iso lation thermique, dont au moins une portion de l'une des deux faces,destinée à être exposée au rayonnement solaire, constitue au moins une partie de la surface d'absorption du capteur solaire, ladite capacité dgéva- poration comprenant une paroi d'évaporation, en contact avec le fluide de travail sous forme liquide, et un moyen de répartition substantiellement uniforme du fluide de travail sous forme liquide sur la face inter ne de ladite paroi d'évaporation, b) au moins une capacité de condensation du fluide de tra vail, disposée d'un côté dit intérieur à l'épaisseur d'isolation thermique, comprenant une paroi de conden sation en relation d'échange thermique, ou destinée à être en relation dtéchange thermique avec un récepteur de chaleur, c) un moyen de circulation naturelle du fluide de travail, au travers de l'épaisseur d'isolation thermique au moins, assurant d'une part la circulation du fluide de travail sous forme vapeur depuis la capacité d'évapora tion jusqu'à la capacité de condensation, et d'autre part la circulation en retour du fluide de travail sous forme liquide depuis la partie inférieure de la capaci té de condensation jusqu'à la paroi d'évaporation de la capacité d'évaporation, par l'intermédiaire du moyen de répartition du fluide de travail sous forme liquide. 3.- Bâtiment selon la revendication 1 ou module selon la revendication 2, caractérisé en ce que la portion de la face externe de la capacité d'évaporation, exposée, ou destinée à être exposée au rayonnement solaire, constitue au moins une partie de la surface d'absorption du capteur solaire. 4.- Bâtiment ou module selon la revendication 3, caractérisé en ce que la face externe de la paroi d'évaporation, exposée, ou destinée à être exposée au rayonnement solaire, constitue au moins une partie de la surface d'absorption du capteur solaire. 5.- Bâtiment selon la revendication 1 ou module selon la revendication 2, caractérisé en ce que - la capacité d'évaporation comprend un vitrage substantiel lement transparent au rayonnement solaire, disposé à proximité et en face de la paroi d'évaporation, ledit vitrage et ladite paroi d'évaporation délimitant entre eux un volume d'évapora tion du fluide de travail, - la face interne de la paroi d'évaporation, exposée, ou desti née à être exposée au rayonnement solaire, constitue au moins une partie de la surface d'absorption du capteur solaire. 6.- Bâtiment selon la revendication 1 ou module selon la revendication 2, caractérisé en ce que, la capacité d'évaporation étant disposée dans une position autre qu'horizontale, la paroi d'évaporation comprend un matériau capillaire saturé par le fluide de travail sous forme liquide, jouant le rôle de moyen de répartition de ce dernier, et ledit matériau capillaire s'détend selon la dimension longitudinale de ladite paroi d'évaporation, autre qu'horizontale, depuis la partie inférieure de ladite capacité d'évaporation. 7.- Bâtiment ou module selon les revendications 4 et 6, caractérisé en ce que la paroi d'évaporation comprend, de l'extérieur vers l'intérieur de la capacité d'évaporation - une paroi de transmission de chaleur dont la face externe, exposée, ou destinée à être exposée au rayonnement solaire, constitue au moins une partie de la surface d'absorption du capteur solaire, - une épaisseur du matériau capillaire, en contact avec la face interne de la paroi de transmission de chaleur. 8.- Bâtiment ou module selon la revendication 6, caractérisé en ce que, selon la dimension longitudinale de ladite paroi d'évaporation, autre qu'horizontale, le matériau capillaire a une épaisseur croissante dans le sens ascendant. 9.- Bâtiment selon la revendication 1 ou module selon la revendication 2, caractérisé en ce que le moyen de circulation naturelle du fluide de travail comprend au moins un conduit de circulation mettant en communication la partie inférieure de la capacité de condensation avec la capacité d'évaporation, et avec la paroi d'évaporation, par l'intermédiaire du moyen de répartition du fluide de travail sous forme liquide. 10.- Batiment ou module selon la revendication 9, caractérisé en ce que les parties inférieures de la capacité de condensation et de la capacité d'évaporation respectivement communiquent entre elles par l'intermédiaire d'au moins un conduit de circulation. 11. Bâtiment ou module selon la revendication tO, caractérisé en ce que le niveau de la partie inférieure de la capacité de condensation est supérieur à celui de la partie inférieure de la capacité d'évaporation. 12.- Bâtiment ou module selon la revendication 9, caractérisé en ce que le niveau de la partie inférieure de la capacité de condensation est supérieur à celui de la partie supérieure de la capacité d'évaporation, et ladite partie inférieure et ladite partie supérieure communiquent entre elles par au moins un conduit de circulation. gaz Bâtiment selon la revendication 1 ou module selon la revendication 2, caractérisé en ce que le moyen de circulation naturelle du fluide de travail comprend -- au moins un conduit réservé à la circulation de la phase li- quide du fluide de travail, mettant en communication les par ties inférieures de la capacité de condensation et de la capa cité d1 évaporation respectivement, - au moins un conduit réservé à la circulation de la phase va peur du fluide de travail, disposé à un niveau supérieur à ce lui dudit conduit réservé à la phase liquide du fluide de tra vail, mettant éventuellement en communication les parties su périeures de la capacité de condensation et de la capacité d'évaporation respectivement. 14.- Bâtiment selon la revendication 1 ou module selon la revendication 2, caractérisé en ce que le récepteur de chaleur comprend au moins un moyen de stockage calorifique, situé du côté intérieur à l'épaisseur d'isolation thermique, en contact thermique avec au moins une partie de la paroi de condensation du fluide de travail. 15.- Bâtiment ou module selon la revendication 14, caractérisé en ce que d'une part la paroi de clôture comprend une cloison disposée du côté intérieur à ltépaisseur d'isolation thermique, et d'autre part le moyen de stockage calorifique comprend un récipient de stockage thermique, inséré dans un élément de ladite cloison, en contact thermique avec au moins une partie de la paroi de condensation du fluide de travail, et rempli avec un matériau d'ac- cumulation thermique. 16.- Bâtiment ou module selon la revendication 15, caractérisé en ce que le récipient de stockage thermique comprend au moins une paroi d'échange thermique direct, disposée dans une ouverture dudit élément de ladite cloison. 17.- Bâtiment selon la revendication 1 ou module selon la revendication 2, caractérisé en ce que, au moins une partie de la paroi de condensation du fluide de travail revêt la forme d'une paroi d'échange thermique direct, ladite paroi d'échange thermique direct étant disposée dans une ouverture d'un élément de la paroi de clôture. 18.- Batiment selon la revendication 1 ou module selon la revendication 2, caractérisé en ce que la capacité de condensation et la capacité d'évaporation ont une forme substantiellement plate. 19.- Bâtiment ou module selon la revendication 18, caractérisé en ce que la capacité de condensation est disposée horizontalement. 20.- Bâtiment ou module selon la revendication 9, caractérisé en ce que la partie inférieure de la capacité de condensation est inclinée vers le ou les conduits de circulation du fluide de travail. 21.- Bâtiment ou module selon la revendication 9, caractérisé en ce que, lorsque le capteur est exposé à un rayonnement so- laire, le volume du fluide de travail sous forme liquide, disponible dans le système fermé de circulation naturelle, est supérieur au volume intérieur libre de la capacité d'évaporation, augmenté du volume intérieur libre du ou des conduits de circulation du fluide de travail. 22.- Bâtiment selon la revendication 16 ou 17, caractérisé en ce que - la paroi d'échange thermique direct est disposée dans une par tie murale de la paroi de clôture, - une cloison intérieure,s1étendant sur toute la hauteur du vo lume utile, est disposée à proximité et en face de l'élément de partie murale comprenant la paroi d'échange thermique di rect, de manière à ménager avec la paroi de clôture un passage vertical de circulation gazeuse ; la cloison intérieure com prend un matériau poreux s'étendant substantiellement sur toute sa hauteur ; elle est étanche du côté du volume utile, et perméable aux gaz et aux liquides du côté du passage verti cal de circulation gazeuse, - un dispositif d'alimentation en eau est disposé en relation avec la partie supérieure du matériau poreux de la cloison intérieure, - la cloison intérieure est traversée par au moins un passage supérieur, et au moins un passage inférieur, communiquant ch a- cun avec le passage vertical de 'circulation gazeuse et le vo lume utile, - la partie murale de la paroi de clôture est traversée par au moins un conduit supérieur, et au moins un conduit inférieur, communiquant chacun avec l'extérieur et le passage vertical de circulation gazeuse, - un dispositif de distribution gazeuse permet notamment, soit d'obturer les conduits inférieur et supérieur et d'ouvrir les passages inférieur et supérieur, soit d'ouvrir les conduits inférieur et supérieur et de fermer les passages inférieur et supérieur. 23.- Bâtiment selon la revendication 1 ou module selon la revendication 2, caractérisé en ce que, dans la zone de températures induites par le rayonnement solaire au niveau de la surface d'absorption du capteur solaire, la tension de vapeur du fluide de travail choisi est comprise entre 0,1 et 2 atmosphères absolues. 24.- Module selon la revendication 2, caractérisé en ce que, selon sa hauteur, il comprend une pluralité de systèmes fermés de circulation naturelle du fluide de travail, superposés les uns au dessus des autres, chaque système fermé de circulation naturelle comprenant d'une part une seule capacité dtévaporation avec une seule paroi d'évaporation, dont la face externe constitue une section verticale de la surface d'absorption du capteur solaire, et d'autre part une seule capacité de condensation avec une seule paroi de condensation. 25.- Module selon les revendications 14 et 24, caractérisé en ce que, selon sa hauteur, il comprend autant de moyens de stockage calorifique que de systèmes fermés de circulation naturelle du fluide de travail, lesdits moyens de stockage calorifique étant superposés les uns au-dessus des autres, et chaque moyen de stockage calorifique. étant en contact thermique avec la paroi de condensation du système fermé de circulation naturelle auquel il est associé.