La présente invention concerne un procédé de fabrication des lattes ou règles de mesure métalliques munies de graduations gravées et sombres. Le procédé selon l'invention est caractérisé en ce qu'on réalise, par voie électrolytique, dans les parties de la surface gravées suivant des procédés de gravure classiques un dépôt sombre contrastant avec la surface non-gravée. Le noircissage de la surface gravée obtenu par ce procédé se compose d'un dépôt de faible épaisseur qui est extrêmement contrastant avec des bordures bien tranchées et très adhérent sans que des traitements préparatoires particuliers soient nécessaires, par exemple des dépôts préalables de cuivre et/ou de nickel comme cela est nécessaire pour le chromage brillant en vue d'une protection contre la corrosion. D'autres avantages du procédé selon l'invention résident avant tout dans le fait qu'il est sur et simple à mettre en oeuvre et qu'il permet d'obtenir des graduations très précises et bien marquées, dont la gravure présente un dépôt sombre mat de faible épaisseur mais très adhérent et qui résiste bien au nettoyage au moyen de solvants usuels tels que le trichloréthylène, l'acé- tone, la benzine ou l'alcool. La gravure des graduations se fait de préférence au moyen des procédés connus de la photolithographie avec un film présentant une couche intermédiaire photosensible et recouverte d'un côté d'une couche porteuse en polyester et de l'autre côté d'une couche de protection en polyéthylène. De tels films se trouvent dans le commerce et sont notamment fabriqués par exemple par DU PONT. Le dépôt d'un tel film s'effectue avantageusement mécaniquement au moyen d'un laminateur, la couche ou feuille de protection étant premièrement enlevée lors de cette opération et la feuille auto-collante a chaud étant collée sur la surface métallique par chauffage. Le développement, c'est-a-dire l'élimination de la résine recouverte par les graduations du masque et par conséquent non polymérisée dépend du produit utilisé et s'effectue par traitement dans une solution appropriée. La gravure chimique de la surface métallique ainsi mise à nue est exécutée au moyen d'une solution concentrée de perchlorure de fer, les pièces étant disposées sur un convoyeur, comme pour le développement. Le procédé selon l'invention est également applicable sur une surface d'acier chromé. Dans ce cas seules les conditions de gravure changent. Les pièces sont tout d'abord plongées dans une solution d'acide chlorhydrique et traitées ensuite dans une solution de perchlorure de fer. Toutes les autres phases du procédé ne subissent aucune modification essentielle. Un décapage subséquent de la surface gravée a pour but de nettoyer et de préparer ces surfaces pour l'électrolyse. Ce décapage peut être effectué au moyen de produits usuels du marche, par exemple une solution acide à base d'acide chlorhydrique ou d'acide acétique. L'électrolyse s'effectue ensuite au moyen d'un électrolyte contenant essentiellement de l'acide chromique. Les électrolytes appropriés sont également connus en soi et se trouvent dans le commerce. On adapte bien entendu les conditions d'électrolyse au matériau utilisé de manière à obtenir les conditions les plus favorables. L'électrolyse peut être interrompue dès que l'on obtient un noircissement suffisant de la gravure, ce qui dépend avant tout de la durée du traitement- qui peut être différente d'un genre de pièce à l'autre. Après l'électrolyse il suffit d'enlever la couche de résine exposée et polymérisée. Aucun autre traitement n'est nécessaire. Pour la fabrication de règles graduées en tôle d'acier on peut procéder par exemple de la manière suivante Une tôle du commerce en acier inoxydable, par exemple une tôle vendue sous la désignation commerciale 18/8C4 d'une épaisseur de 0,4 ou 0,5 ou 0,8 mm est découpée en plaquettes ou lamelles rectangulaires, la tôle la plus mince donnant des lamelles flexibles, tandis que la tôle la plus épaisse donne des plaquettes rigides. La surface des plaquettes est généralement semi-brillante. Les plaquettes sont munies de trous de positionnement, puis dégraissées et sablées. Au moyen d'un laminateur les plaquettes sont ensuite munies sur leur deux faces d'un film photosensible négatif, la couche de protection de 25/ étant tout d'abord enlevée et le film autocollant à la chaleur étant collé sur la surface de la plaquette par chauffage. Les plaquettes ainsi préparées sont ensuite exposées à travers un masque portant les graduations à reporter sous forme de marques opaques, le masque pouvant être muni par exemple de 10 ou 15 échelles qui sont alors reportées simultanément sur une plaque de grandeur correspondante. L'exposition s'effectue au moyen d'une lampe de 2000 à 4000 watts durant 17 à 20 secondes. La résine du film exposée à la lumière ultra violette polymérise tandis que les endroits cachés par les graduations du masque ne sont pas modifiés. Les pièces sont ensuite développées. A cet effet, la couche porteuse de la résine non polymérisée est dissoute par aspersion au moyen d'une solution alcalino-aqueuse à base de carbonate de sodium. Les pièces sont ensuite gravées par aspersion au moyen d'une solution concentrée de perchlorure de fer présentant une densité de 1,42 (43 Be) à 400C. On obtient ainsi une gravure d'une profondeur de 0,02 à 0,1 mm. Puis les pièces sont à nouveau rinces. Les pièces sont ensuite décapées dans une solution à 10% d'un moyen de décapage du commerce, par exemple le "BUZ CLEANER" durant environ deux minutes à la température ambiante, puis rincées. Le noircissage électrolytique s'effectue ensuite dans un bain spécial de la société française Electroplating Engineers vendu sous la dénomination 'TNEROSTAR CR". Les pièces à noircir constituent les cathodes, tandis que les anodes sont en plomb. La température de travail est de 18 à 250C, la densité de courant de 20 à 30 A/dm2 et la durée d'électrolyse d'environ 10 minutes. L'électrolyse une fois terminée les pièces sont plongées dans un bain chaud contenant 50 gr de soude caustique par litre, qui a pour effet de détacher la résine exposée et polymérisée, puis rincées et séchées. REVENDICATIONS 1. Procédé de fabrication des lattes ou règles de mesure métalliques munies de graduations gravées et sombres, caractérisé en ce qu'on réalise par voie électrolytique, dans les parties de la surface gravées suivant des procédés de gravure classiques un dépôt sombre contrastant avec la surface non-gravée. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on décape la surface métallique gravée et l'électrolyse cathodiquement dans un bain electrolytique contenant de l'acide chromique.