La présente invention a pour objet une installation d'éclairage à tubes fluorescents. L'évolution des niveaux d'éclairement dans les locaux de travail sédentaire a amené les installateurs et, en conséquence, les fabricants d'appareils d'éclairage à introduire une notion de confort dans les installations. Cette notion d'éclairage est en particulier régie par les courbes SOLLNER qui définissent, en fonction des niveaux d'éclairement et de la catégorie des travaux effectués, les luminances maximales que peut avoir un luminaire sous différents angles de vision. Selon ces règles la luminance minimale se situe à partir de 25'sous l'horizontale et peut tre constante jusqu'à 1thorizontale. Le respect de ces courbes exclut l'utilisation de luminaires à vasque opale et mme à prismes courants pour lesquels la luminance est pratiquement constante sur toute l'échelle des angles de la courbe de SOLLNER, à moins bien entendu que cette luminance constante soit égale ou inférieure à la luminance imposée par SOLLNER a 75*, ce qui conduirait à un rendement de luminaire trop faible pour qutil soit interessant. Il a donc fallu réaliser des optiques qui maîtrisent les rayons lumineux: -Par des parties diffusantes en verre à prismes orientés. Le poids et les problèmes de sécurité (casse) excluent cette solution tout-au moins pour les luminaires à tubes fluorescents. -Par des vasques en métacrylate à prismes orientés. Le coût des transformations, des moyens à mettre en oeuvre (injection), et les problèmes'de sécurité (inflammabilité) ont réduit le dévelop- pement de cette solution. -Par des grilles métalliques. Cette solution présente divers avantages tels que : . sécurité, puisqu'il s'agit d'un matériau non inflammable, . légèreté puisqu'il est possible d'utiliser des alliages d'aluminium, . rendement, puisque l'appareil étant ouvert l'échauffement est faible, et les tubes fonctionnent dans de bonnes conditions ; possibilité de reprise d'air pour le conditionnement au travers du luminaire. Une première forme d'exécution consiste en des à mailles carrées dont le rendement est relativement bas, et qui trouve surtout une application si le but recherche est décoratif. Une autre possibilité réside dans la présence de réflecteurs d'axes parallèles aux tubes et de lames transversales de défilement situées sous les tubes, dans un plan vertical et perpendicu- lairement à ceux-ci. Les réflecteurs sont généralement réalisés en aluminium anodise, satiné, ou brillant, et ont une forme et une ouverture assurant un défilement transversal du tube et de son image d'environ t enYiron 30-. Le défilement longitudinal est assuré par les lames laquées, généralement blanc mat qui assurent également un défilement du tube de 30*. Ces lames, qui s'adaptent sur les réflecteurs par agrafage, peuvent chacune tre prévue pour un ou plusieurs réflec- teurs. Une grille ainsi réalisé répond aux exigences des courbes de SOL mais ne donne pas entière satisfaction du fait que la luminance des lames transversales est supérieure à celle des réflecteurs longitudinaux, du fait de leur position verticale. Ceci conduit à ce que, lorsque lton regarde l'appareil suivant ses axes longitudinal et transversal, il n'y a aucune gne. En revanche, lorsque l'axe de vision se situe entre ces deux directions, l'observateur voit à la fois des surfaces de réflecteurs et des surfaces de lames qui forment un damier pouvant procurer une certaine gne due non pas à une luminance trop élevée, mais à un contraste de luminance. Théoriquement, pour qutune grille ainsi constituee procure un maximumdeconfort,ilfaudraitqueles postes de travail soient tous disposés parallèlement ou perpendiculairement aux appareils, ce qui est pas toujours possible. De plus, l'angle de vision de l'homme fait que, dans un local de grandes dimensions mme avec l'agencement décrit ci-dessus, il est toujours possible de voir des appareils suivant un angle différent de leurs axes. Pour pallier ces inconvénients, il a été imaginé de réaliser des grilles a luminance symétrique. La première solution pour cela consiste à réduire la luminance des lames transversales en modifiant leur aspect de surface, c'est-à-dire en les peignant en gris plus ou moins foncé. Cette solution présente l'inconvénient de diminuer le facteur de réflexion des lames et par suite le rendement global de l'appareil. Une autre solution consiste à modifier la forme des lames transversales afin qu'elle renvoient le flux lumineux à 30'sous l'horizontale. Ce résultat peut tre obtenu à l'aide de lames en forme de V pouvant tre réalisées en aluminium anodisé pour que la réflexion soit moins diffuse et les rayons réfléchis mieux maîtrisés. Dans ce dernier cas, les lames sont réalisées par des pièces en forme de V qui sont pliées et agrafées aux réflecteurs comme les lames planes. Ce principe ne permet, néanmoins, de ne réaliser que des grilles pour un tube. En effet, il n'est pas possible de prévoir une seule lame en Y pour plusieurs réflecteurs car on ne peut réaliser un assemblage en croix de deux profilés en V ayant leurs artes sur le mme plan. De mme, si l'on réalise une série de lames pour chaque réflecteur, lorsque la grille est équipée de plusieurs tubes, donc de plusieurs réflecteurs, elle n'a plus de maintien car ltouvertu- re des V longitudinaux n'est pas maintenue. La seule solution à ltheure actuelle consiste donc en la juxtaposition de plusieurs appareils à un tube ; ce qui, d'une part, est une solution onéreuse et, d'autre part, nuit à l'esthétique d'un agencement. La présente invention vise à remédier à ces inconvénients. A cet effet, l'installation qu'elle concerne est du type précité, c'est-à-dire comporte un caisson à l'intérieur duquel est monté au moins un tube fluorescent logé à l'intérieur d'un volume délimité par un réflecteur d'axe longitudinal au tube, des lames de défilement étant prévues du coté ouvert du réflecteur, qui sont planes, parallèles entre elles et transversales à l'axe du tube. Selon l'invention, cette installation comporte, associé à chaque lame de défilement, un élément coiffant celle-ci et fixé sur elle, constitué par un profilé de forme générale en V, dont les extrémités épousent les faces du réflecteur. Cet agencement est très intéressant car permettant un équipement de blocs comportant plusieurs tubes fluorescents montés en parallèle. Il est également intéressant de noter que cet équipement peut convenir tout aussi bien pour des installations existantes que pour des installations nouvelles. Avantageusement, les faces externes du profilé en Y sont constituées par des surfaces paraboliques d'axes parallèles à l'axe longitudinal du tube fluorescent. Afin de répondre au maximum aux exigences de SOLLNER, il importe de déterminer la courbure des surfaces paraboliques, de telle sorte que les rayons qui viennent les frapper soient réfléchis suivant un angle dtau moins 30"par rapport à l'horizontale. D'un point de vue pratique, cette installation comporte des agrafes pour la fixation des profilés sur les lames. Selon une première forme d'exécution de l'invention, chaque agrafe est constituée par une épingle coiffant la lame sur laquelle un profilé doit tre fixé, les extrémités de cette épingle présentant chacune un retour apte à prendre-appui sur une butée ménagée sur une face interne du profilé, le fond du profilé étant en appui sur l'arte inférieure de la lame de défilement. Cet agencement convient spécialement pour l'équipement d'installations existantes. Selon une autre forme d'exécution de l'invention, chaque agrafe est constituée par deux languettes solidaires d'une lame, faisant saillie de part et d'autre de celle-ci et vers le haut dont les extrémités libres sont en appui sur deux butées ménagées dans les faces internes du profilé, le fond du profilé étant en appui sur l'arte inférieure de la lame de défilement. Dans ce cas, les languettes solidaires d'une lame sont constituées par des crevés ménagés dans celle-ci. Cette seconde solution convient plus spécialement aux nouvelles installations. Selon une forme d'exécution de l'invention, la profondeur de 1'évidement central du profilé correspond sensiblement à la hauteur de celui-ci. Les profilés de ce type sont plus spécialement destinés à l'équipement dtinstallations existantes. Dans ce cas, la superposition de la lame support et d'un profilé en V correspond à une arte relativement large qui réalise une absorption relativement importante. Aussi, dans le cas d'installations nouvelles, la profondeur de 1'évidement central du profilé est sensiblement inférieure à la hauteur de celui-ci, qui présente de ce fait une partie pleine. Il va de soi que, dans ce dernier cas, les lames sont de hauteur inférieure à la hauteur traditionnelle. Cette seconde solution est plus intéressante que la première car permet l'utilisation de profiles de largeur inférieure procurant une absorption de 30 % inférieure à celle du cas précédent. Par ailleurs, la profondeur de la gorge étant inférieure à celle du cas précédent, la réalisation technique du profilé est plus simple. Dans une forme préférée de réalisation de ces profilés, ceux-ci sont réalisés en un alliage d'aluminium et sont obtenus par filage. Cette solution est intéressante, car il suffit après filage de couper les différents profilés à la longueur et à la forme désirée notamment pour qu'ils épousent parfaitement la forme des réflecteurs. De toute façon, l'invention sera bien comprise à 1'aide de la description qui suit en référence au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemples non limitatifs, deux formes d'exécution d'une installation selon l'invention : Figure 1 est une vue en perspective éclatée des éléments essentiels constitutifs d'une installation ; Figure 2 est une vue en coupe transversale et à échelle agrandie d'une installation comportant deux réflecteurs ; Figure 3 est une vue en coupe longitudinale d'une partie de cette mme installation ; Figures 4 et 5 sont deux vues en coupe transversale à échelle agrandie de deux types de lames associées chacune à un profilé de recouvrement. L'installation selon l'invention comporte un caisson 2 destiné à tre fixé sur un support tel qu'un plafond. Dans ce caisson 2 sont montés deux tubes fluorescents 3 entourés chacun partiellement par un réflecteur 4 sensiblement en forme de V. Ces réflec- teurs ont une forme telle qu'ils assurent un défilement transversal du tube et de son image d'environ 30*. Chaque réflecteur 4 est associé du coté de la partie ouverte de celui-ci à des lames 5 planes parallèles entre elles et transversales aux axes des tubes 3. Il est à noter que, dans le cas présent, une seule lame traverse les deux réflecteurs 4 et est fixée par agrafage sur ceux-ci. Selon l'invention, chaque portion de lame 5 située à l'inté- rieur d'un réflecteur est recouverte par un profilé 6 de section sensiblement en V. Ces profilés sont tels que leurs deux surfaces extérieures sont des portions de surface parabolique, afin que les rayons qui viennent les frapper soient réfléchis suivant un angle d'au moins 30* avec l'horizontale. Dans la forme d'exécution représentée aux figures 1 à 4, la hauteur de l'évidement de chaque profilé correspond sensiblement à la hauteur de celui-ci. Dans ce cas qui correspond plus précisé- ment à l'équipement des installations existantes, l'accrochage de chaque profilé est realae a I'aid nne agrafe 7 forman. e épingle en appui sur l'arte supérieure de la lame, et dont les extrémités présentant des retours 8 sont en appui chacune sur un décrochement 9 ménagé sur la face interne d'une aile du profil6. Le décrochement 9 est orienté de l'extérieur vers l'intérieur et de haut en bas. En outre, pour assurer un bon positionnement des profilés, chacun de ceux-ci présente, dans le fond de son ouverture, une rainure longitudinale 0 dans laquelle prend appui l'arte inférieure d'une lame 5. Dans le cas de nouvelles installations, il est intéressant de prévoir des lames 12, de hauteur inférieure à celle des lames traditionnelles, de façon à réduire les dimensions des profilés en épaisseur et par suite à diminuer l'absorption de lumière par ceux-ci. Cette lame 12 présente des languettes 13 obtenues par exemple par ménagement de crevés, ces languettes 13 faisant saillie de part et d'autre de la lame et étant légèrement orientées vers le haut. Dans ce cas, l'évidement du profile 6 est reduit dans les mmes proportions que la hauteur de la lame 12, de telle sorte que l'arte inférieure de la lame 12 prend appui sur le fond du profile, les languettes 13 venant en appui sur les décrochements ménagés dans les faces internes du profilé de manière à réaliser l'accrochage de ceux-ci. Le montage est extrmement simple à réaliser puisque obtenu par encliquetage des profiles après simple pression exercée sur ceux-ci de bas en haut. Les profilés sont réalisés en un alliage aluminium et obtenus par filage. Ils sont ensuite découpés à la longueur et à la forme des réflecteurs de manière à épouser intimement la face interne de ceux-ci. Comme il va de soit l'invention ne se litsiie pas aux seules formes d'exécution de cette installation décrites ci-dessus titre d'exemples ; elle en embrasse, au contraireS toutes les variantes de realisatson. C'eg* ainsl notamment que les noyens de fixation des profilés sur les lames pourraient tre différents de ceux décrits ci-dessus sans que l'on sorte pour autant du cadre de l'invention. -REVENDICATIONS 1.-Installation d'éclairage à tubes fluorescents, du type comportant, à l'intérieur d'un caisson fixé sur un support, au moins un tube fluorescent logé à l'intérieur d'un volume délimité par un réflecteur d'axe longitudinal au tube, des lames de défilement étant prévues du coté ouvert du réflecteur, qui sont planes, parallèles entre elles et transversales à l'axe du tube, caractérisée en ce qu'elle comporte, associée à chaque lame de défilement, un élément coiffant celle-ci et fixé sur elle, constitué par un profilé de forme générale en V, dont les extrémi- tés épousent les faces du réflecteur. 2.-Installation selon la revendication 1, caractérisée en ce que les faces externes du profilé en V sont constituées par des surfaces paraboliques d'axes parallèles à l'axe longitudinal du tube fluorescent. 3.-Installation selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée en ce qu'elle comporte des agrafes pour la fixation des profilés sur les lames. 4.-Installation selon la revendication 3, caractérisée en ce que chaque agrafe est constituée par une épingle coiffant la lame sur laquelle un profilé doit tre fixé, les extrémités de cette épingle présentant chacune un retour apte à prendre appui sur une butée ménagée sur une face interne du profilé, le fond du profilé étant en appui sur l'arte inférieure de la lame de défilement. 5.-Installation selon la revendication 3, caractérisée en ce que chaque agrafe est constituée par deux languettes solidaires d'une lame, faisant saillie de part et d'autre de celle-ci et vers le haut, dont les extrémités libres sont en appui sur deux butées ménagées dans les faces internes du profilé, le fond du profilé étant en appui sur l'arte inférieure de la lame de défilement. 6.-Installation selon la revendication 5, caractérisée en ce que les languettes solidaires d'une lame sont constituées par des crevés ménagés dans celle-ci. 7.-Installation selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que la profondeur de l'videment central du profilé correspond sensiblement à la hauteur de celui-ci. 8.-Installation selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que la profondeur de l'videment central du profilé est sensiblement inférieure à la hauteur de celui-ci, qui présente de ce fait une partie pleine. 9.-Installation selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisée en ce que les profilés sont réalisés en un alliage d'aluminium et sont obtenus par filage.