Les menuiseries, par exemple les fenetres, sont munies de joints d'étanchéité qui sont mis en place lors de la fabrication en atelier ou en usine; ces menuiseries sont ensuite peintes sur le chantier. Lors de cette opération, il est extremement difficile de ne pas mettre de la peinture sur les joints. Cette peinture risque de détériorer les joints et diminue leur souplesse, donc leur efficacité, de plus, elle se craquèle rapidement sur les joints, ce qui donne à la menuiserie un aspect peu esthétique. On a proposé de recouvrir le joint d'une pellicule isolante quton retire après peinture. Mais ce revêtement est motteux et le retrait de la pellicule n'est pas toujours aisé. La présente invention a pour objet un joint d'étanchéité, no tamment pour menuiseries, qui remédie a ces inconvénients. Le joint selon l'invention est caractérisé en ce qu'il comporte une languette de protection qui le recouvre et en est solidari sé uniquement par 1 t un de ses bords longitudinaux, par l'intermédiaire d'une partie mince facilement déchirable. En atelier, il est possible de faire basculer la languette autour de son bord de liaison de façon à mettre le joint en place dans la menuiserie, de la manière usuelle à l'aide d'une roulette; puis la languette reprend sa position initiale en recouvrant le joint. Sur le chantier, aucune précaution n'est à prendre lors de la peinture. Celle-ci vient revetir la languette, mais non le joint lui-m#me. Il suffit ensuite d3arracher la languette. On a décrit ci-après, å titre d'exemple non limitatif, un mode de réalisation du joint selon l'invention avec référence au dessin annexé dans lequel : La Fig. 1 est une vue en coupe transversale du joint, Les Fig. 2 à 5 sont des schémas montrant la mise en place du joint. Tel qu'il est représenté au dessin, le joint 1 comprend une partie 2 destinée à etre encastrée dans une feuillure d'une menuiserie, une lèvre d'étanchéité 3, et une languette de protection 4 qui est solidaire du joint uniquement par l'un de ses bords longitudinaux comme indiqué en 5r la liaison entre la languette 4 et le restant du joint est relativement mince, de l'ordre de quelques dixièmes de millimètres. La languette 4 est repliée en U ou en V et forme une cavité 6 dans laquelle la lèvre 3 est logée, les deux faces de cette lèvre étant ainsi recouvertes par la languette. Le joint 1 peut facilement entre mis en place dans une feuillure d'une menuiserie 7, ê l'aide d'une molette, en faisant basculer la languette de protection 4 autour de son arête amincie 5 (Fig. 2). Quand le joint est en place, la languette 4 reprend sa position initiale (Fig. 3). Lorsque la menuiserie 7 a été recouverte d'une couche de peinture 8, celle-ci s'étend également sur la face extérieure de la languette 4 (Fig. 4). Quand la peinture est sèche, il suffit de déchirer la languette le long de son arête amincie 5, en amorçant éventuellement la déchirure à l'aide d'un canif. La lèvre 3 apparat alors totalement exempte de peinture et présente toute sa souplesse (Fig. 5). Le joint 1 peut entre formé par extrusion; il peut entre en caoutchouc naturel ou synthétique ou en matière plastique, par exemple en polychlorure de vinyle. La menuiserie 7 peut entre aussi bien en bois que métallique, par exemple en aluminium, ainsi qu'en P.V-.C. Il va de soi que la présente invention ne doit pas entre considérée comme limitée au mode de réalisation décrit et représenté, mais en couvre, au contraire, toutes les variantes. REYEEDICATIONS I. - Joint d'étanchéité pour menuiserie, caractérisé en ce qu'il comporte une languette de protection qui le recouvre et en est solidarisé uniquement par l'un de ses bords longitudinaux, par l'intermédiaire d'une partie mince facilement déchirable. 2. - Joint selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'il est à lèvre et en ce que la languette est repliée en U ou en V de façon à délimiter une cavité dans laquelle la lèvre est logée.