La présente invention se rapporte à deux nouveaux sels solubles de lterythromycine. De même que l'ole'andomycine, on qualifie également l'érythromycine d'antibiotique du type des macrolides, à cause de sa structure moléculaire, caractérisée par un cycle de lactone de grande dimension. On l'a isolée en 1952 de Streptomyces ery- threus, et la base libre est une sutenoe- ristalline blanc grisâtre, instable en solution. Le spectre antibactérien de l'érythromycine est semblable à celui de la pénicilline, du fait qu'il englobe fondamentalement les organismes Gram-positifs, Neisseria gonorrheae, Hemophilus pertussis et, dans une moindre mesure, les spirochètes. En concentration élevée, elle exerce une action bactéricide, vraisemblablement par inhibition de la synthèse protéique, tandis quten concentration faible, elle n'est, par contre, qu'un agent bactériostatique. Les voies métaboliques de la dégradation du médicament dans l'organisme sont encore inconnues. Bien que l'érythromycine sous sa forme basique, ses sels et les esters simples présentent un faible degré de toxicité, on a décrit des troubles gastro-intestinaux et des phénomènes de sensibilisation cutanée. Chez lthomme, après l'introduction du laurylsulfate de l'ester propionique, visant à améliorer l'absorption de l'antibiotique, on a rapporté de nombreux cas d'hépatite colostatique à hypersensibilité, avec une fréquence qui atteint presque 12 * des patients traités pendant plus de 14 jours, La demanderesse a trouvé à présent que des sels de l'érythromycine avec certains mono-amides d'amino-acides présentent des propriétés nouvelles sous différents aspects, en particulier un spectre d'activité plus étendu, une toxicité moins forte, une meilleure stabilité en solution aqueuse. Les sels selon l'invention répondent à la formule cOI: rthromcine} 1 C821 ; C 3 où n peut 8tre égal à 0, 1 , 2 ou 3. Parmi les sels répondant à la formule ci-dessus, le N-acétyl-L-asparaginate et le N-acétyl-I-glutaminate d'érythromycine sont particulièrement importants. Ces sels se présentent sous la forme de cristaux blancs, parfaitement stables à l'état sec, solubles dans l'eau jusqu'à des concentrations de l'ordre de 10 % en poids et dotés d'une odeur caractéristique. Du point de vue thérapeutique, les sels selon l'invention joignent à l'action antibiotique de ltérythro myxine l'action spécifique des mono-amides des amino-acides Nacétylés respectifs (qui participent à l'équilibre des réactions métaboliques), avec l'avantage d'une plus grande stabilité en solution aqueuse et d'une toxicité plus faible, par rapport à l'antibiotique de départ. Chez l'homme, les sels selon l'invention sont indiqués comme antibiotiques à spectre large, en particulier pour des coques Gram-positifs et Gram-négatifs, des bactéries Gram-positives, demophilus pertussis et les spirochètes chez les animaux, ils sont indiqués comme antibiotiques à spectre en particulier dans les affections sensiblea & l'érythromycine. Bien entendu, l'invention englobe également des compositions pharmaceutiques à usage humain et vétérinaire, comprenant les sels précités comme agents actifs. L'invention a également pour objet un procédé de préparation des sels précités. Ce procédé est essentiellement caractérisé en ce que l'on dissout l'érythromycine dans l'acétone, on fait réagir sur cette solution, en présence d'eau, un mono-acide répondant à la formule où n est égal à 0, 1, 2 ou 3, on laisse cristalliser le produit de réaction et on sépare les cristaux de la solution-mère. I1 est avantageux d'effectuer la réaction à une température de 30 à 35 C. L'invention est décrite avec davantage de détails dans les exemples non limitatifs qui suivent. Exemple 1 On dissout à la température ambiante dans 60 ml d'acétone anhydre, tout en agitant, 15,5 g d'érythromycine sous forme de base. Une fois la dissolution achevée, on ajoute 3,5 ml d'eau distillée, puis 3,5 g de N-acétyl-1-asparagine. On chauffe la solution acéto-aqueuse-à 30 C en l'espace de 15 minutes, puis on la ramène à la température ambiante et on laisse cristalliser le produit pendant environ 12 heures. On sépare les cristaux par filtration, om les lave à l'acétone et on les sèche. On obtient 19,8 g de N-acétyl-I-asparaginate d'érythromycine. Exemple 2 On procède comme dans l'exemple 1, en utilisant 3,7 g de N-acétyl-X-glutamine. On obtient 21,3 g de N-acétyl-L-glutaminate d'érythromycine. A l'analyse, les produits obtenus selon les exemples 1 et 2 présentent les propriétés suivantes N-acétyl-asparaginate d'érythromycine Poids moléculaire 908 Erythromycine sous forme de base 81 % N-acétyl-asparagine 19 % Aspect Poudre blanche Saveur ère Solubilité viron 12 % pH de la solutien à 1 % 4,4 Point de fusion 134 - 13700 Perte au séchage 15% Titre en érythromycine sous forme de base 75,15 % (réaction sur l'acide sulfu rique et lecture à 480 mm) Titre en érythromycine sous forme de base 79 % (microbiolo gique) Azote recherché 4,62 % Azote trouvé 4,89 (Kjeldhal) N-acétyl-glutaminate d'érythromycine Poids moléculaire 922 Erythromycine sous forme de base 79,6 % N-ac étyl-glutamine 20,4 % Azote 4,55 % Aspect Poudre blanche Saveur Amère Solubilité Environ 10 % pH de la solution à 1 % 5,6 Perte au séchage 16,3 % Point de fusion 124 - 1270C Titre en érythromycine Titre microbiologique 68 % Azote (Kjeldhal) 4,56 % Partie expérimentale A 6 chiens de race beagle, des deux sexes, pesant 8 à 12 kg, on administre par voie orale les substances suivantes A. Aspartate d'érythromycine B. Laurylsulfate de propionate d'érythromycine C. Thiocyanate d'érythromycine D. Acétyl-asparaginate d'érythromycine E. Acétylglutaminate d'érythromycine F. D + E, en proportions égales On administre les substances en des doses équimoléculaires équivalant à 20 mg/kg d'érythromycine sous forme de base. A intervalles de temps de terminés à partir de l'administration, on mesure les taux d'hématies (par rapport à un témoin d'érythromycine sous forme de base) par le procédé sur plaque d'agar-agar, en utilisant, comme germe sensible, des spores de Bacillus Subtilis (ATCC 9466) . Les résultats, exprimés sous forme d'activité biologique gamma, sont rassemblés dans le tableau ci-dessous. Médi- heures cament 1 3 6 9 12 15 À 1,85 1,07 0,74 O 0 0 B 4,4 2,0 0,78 0 0 0 C 2,1 1,32 0,83 0 0 0 D 2,3 2,12 2,10 1,33 0,78 0,39 E 1,3 1,7 1,46 1,50 0,85 0,41 F 1,80 2,69 1,2 1,4 1,15 0,60 -=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-= I1 ressort des résultats consignés dans le tableau que les produits D et E selon l'invention produisent destaux d'hématies relativement élevés et, en tout cas, sensiblement prolongés dans le temps. De ce point de vue, l'association (F) de ces deux produits est particulièrement avantageuse. R E V E N D I C A T I O N S 1. Sels d'érythromycine, répondant à la formule o CONE2 e &commat; (CH) Erythromycine 1 CH=NX-CO-CH3 3 COO o où n peut être égal à 0, 1, 2 ou 3. 2. N-acétyl-L-asparaginate d'érythromycine 3. N-acétyl-L-glutaminate d'érytromycine. 4. Composition pharmaceutique, pouvant être utilisée chez l'homme ou chez les animaux, caractérisée en ce qu'elle renferme, comme agent actif, au moins un sel selon lÄune quelconque des revendicqtions 1 à 3. 5. Procédé de préparation d'un sel selon l'u ne quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'on dissout l'érythromycine dans l'acétone, on fait réagir cette solution, en présence d'eau, sur un mono-amide répondant à la formule où n est égal à 0, 1, 2 ou 3, on laisse cristalliser le produit de réaction et on sépare les cristaux de la solution-mère. 6. Procédé selon la revendication 5, carac térisé en ce que l'on effectue la réaction à une température comprise entre 30 et 35 C.