L'invention concerne les analyseurs destinés à analyser des échantillons d'acier, et plus particulièrement un mécanisme de chargement et de déchargement de creusets destiné à déplacer automatiquement des creusets pour les introduire dans un four à induction d'un tel analyseur et les faire sortir du four. Dans des analyseurs utilisés, par exemple, dans l'industrie de l'acier pour déterminer la teneur en carbone et/ou en soufre d'échantillons d'acier, par exemple du type "nO CS-46" commercialisé par la firme Leco Corporation, Saint Joseph, -Michigan, E.U.A., il était nécessaire, jusqu'à présent, de charger à la main les creusets en céramique dans le four à induction. Ce dernier chauffe ensuite l'échantillon contenu dans le creuset en céramique par combustion à des températures d'environ 17000C afin de produire des gaz représentatifs de la teneur en soufre et/ou en carbone de l'échantillon. Dans de nombreux laboratoires effectuant de telles analyses, un grand nombre d'analyses d'échantillons sont réalisées journellement. Une fois qu'une analyse est achevée, les creusets usagés sont très chauds et des pinces sont nécessaires pour les manipuler. Cette opération manuelle de chargement et de déchargement des creusets est longue, fastidieuse et lente. Il est souvent souhaitable d'effectuer plusieurs analyses suivant une séquence particulière afin de déterminer avec certitude les variations de la teneur en carbone et/ou en soufre d'un échantillon en fonction des variations de divers paramètres de production de l'acier. Si l'on utilise un dispositif manuel de chargement, il est possible de mélanger certaines opérations effectuées au cours des cycles portant sur des échantillons et ceci peut conduire à des résultats erronés. Certains essais ont porté sur le chargement automatique de creusets dans un four à induction. De tels essais consistent à faire glisser les creusets le long d'une piste vers l'intérieur d'un poste d'induction, ou à mettre en oeuvre un plateau tournant qui introduit les creusets dans le poste d'induction en les faisant tourner. Les analyseurs employant le mécanisme de chargement et de déchargement de creusets sont relativement peu volumieux et, par conséquent, ils exigent un dispositif de manutention de creusets également peu volumineux. Cependant, ces dispositifs antérieurs prévus pour la manipulation automatique de creusets n'ont pu être utilisés du fait, en partie, de leur complexité, de leur encombrement et de leur manque de fiabilité. L'invention élimine les inconvénients de l'art antérieur par la mise en oeuvre d'un dispositif automatique de chargement et de déchargement de creusets dans lequel les creusets peuvent être alignés en formant une rangée sur un rebord du dispositif et avancés pas à pas et automatiquement pour être introduits dans le poste d'induction et en être sortis. Dans un tel dispositif, plusieurs analyses peuvent être effectuées sans surveillance après que le rebord a été chargé avec les creusets. Etant donné qu'il est inutile de manipuler les creusets manuellement à l'aide de pinces, ce dispositif est plus rapide que les dispositifs antérieurs, car il fonctionne à une vitesse supérieure à celle à laquelle les creusets peuvent être déplacés à la main. Le dispositif selon l'invention comprend plusieurs doigts articulés destinés à prendre chacun des creusets. Les doigts sont montés sur un premier chariot de manière à pouvoir se déplacer dans la direction d'avance des creusets, et le premier chariot est monté sur un second chariot pouvant faire avancer les doigts en position de prise des creusets et les rétracter en position de dégagement. Dans la forme préférée de réalisation de l'invention, les doigts soulèvent les creusets pendant qu'ils sont déplacés, puis ils les posent une fois avances. Un dispositif commande les mouvements des chariots et des doigts articulés afin de faire avancer les creusets séquentiellement et pas à pas dans le poste de chargement. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemple nullement limitatif et sur lesquels - la figure 1 est une vue en perspective partielle d'un analyseur comportant le dispositif selon l'invention ; - la figure 2 est une vue partielle en plan, à échelle agrandie, du dispositif de chargement et de déchargement de creusets selon l'invention - la figure 3 est une élévation partielle du côté gauche de la structure représentée sur la figure 2 - la figure 4 est une vue de face, avec arrachement partiel, de la structure représentée sur les figures 2 et 3 - la figure 5 est un schéma d'un cycle de fonctionnement du dispositif selon l'invention - la figure 6 est une coupe partielle suivant la ligne VI-VI de la figure 2 ; et - la figure 7 est un schéma, sous une forme partiellement simplifiée, de l'ensemble de commande du dispositif selon l'invention. La figure 1 représente un analyseur 10 comportant le dispositif selon l'invention et comprenant un poste 12 de chargement de creusets associé à un four à induction 14. Ce four 14 comporte une bobine 16 de chauffage par induction dans laquelle un creuset en céramique, qui peut être du type décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 3 100 155, est placé. Ce creuset est disposé axialement au centre de la bobine 16 d'induction au moyen d'un cylindre 18 qui fait monter et descendre un socle cylindrique 20 en céramique, également représenté sur la figure 4, au moyen du mécanisme de chargement et de déchargement de creusets, représenté globalement en 30 sur la figure 1, les creusets passant dans une ouverture 22 ménagée dans la paroi inférieure du four à induction. L'instrument 10 comprend un meuble convenable 26 qui renferme le four 14 à induction et le dispositif 30 de manipulation de creusets, ainsi qu'un analyseur associé n'entrant pas dans le cadre de l'invention. L'analyseur, par exemple, peut être du type "CS-46" mentionné précédemment. L'instrument comporte une partie avant ouverte 28 qui présente une surface 29 destinée à supporter le dispositif de chargement et de déchargement de creusets Une paroi arrière verticale 32 présente une -fente allongée et horizontale 34 par laquelle plusieurs paires espacées 40 de doigts articulés s'étendent au-dessus d'un rebord 44 portant les creusets 15, comme décrit plus en détail ci-après. Le dispositif 30 de chargement et de déchargement des creusets comprend une plaque 42 de base sur laquelle les divers éléments reposent et qui est elle-même convenablement montée sur l'armoire 26 de l'instrument.Des creusets, alignés de manière à former une-rangée sur le rebord 44, sont avancés les uns à la suite des autres et pas à pas de manière à venir s'aligner avec le socle 20 qui est ensuite élevé en passant dans l'ouverture 22 pour soulever le creuset et l'échantillon qu'il contient afin de le placer à l'intérieur de la bobine 16 d'induction. La bobine d'induction est ensuite actionnée pour porter la température de l'échantillon contenu dans le creuset à une valeur d'environ 17O00C provoquant une combustion de l'échantillon solide dont les composants gazeux, qui résultent de cette combustion, sont ensuite transférés vers l'analyseur. Un dispositif de combustion et d'analyse, pouvant être utilisé dans l'analyseur 10, est décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 3 985 505. Le rebord 44 est situé verticalement au-dessous de la paroi inférieure 27 du four à induction et de l'analyseur, à une distance suffisante pour permettre à l'opérateur de placer une rangée de creusets dans des évidements 46 d'alignement formés le long du rebord, à intervalles prédéterminés. Les paires de doigts 40 sont ensuite avancées pour saisir les creusets et les faire avancer pas à pas afin que le dernier creuset arrive dans le poste 12 de chargement et qu'un creuset soit placé sur le socle 20. Les doigts sont rétractés pendant la partie du cycle de fonctionnement correspondant à la combustion, puis ils sont déplacés en sens opposé et avancés pour saisir et faire avancer les creusets suivants de la rangée en les soulevant du rebord et en les dirigeant vers l'intérieur du poste de chargement.L'instrument et le four à induction auquel l'invention a trait ayant été brièvement décrits, le dispositif 30 de chargement et de déchargement de creusets selon l'invention sera à présent décrit en détail. Comme représenté sur les figures 2 et 3, les paires de doigts 40 sont sensiblement identiques, de sorte qu'une seule paire de doigts sera décrite en détail. Les paires de doigts 40 font partie d'un sous-ensemble 24 de doigts (figure 3) qui est placé au-dessus du mécanisme de commande des doigts comprenant des premier et second ensembles à chariot. Chacune des neuf paires de doigts de la forme préférée de réalisation comprend un premier doigt 48 (figure 2) et un second doigt 50 qui sont montés de manière à pouvoir pivoter, à leur extrémité arrière, au moyen d'axes 49 et 51, respectivement, sur un bloc 52 d'entretoisement qui, lui-même, est monté sur une plaque 54 de support des doigts. Comme représenté sur la figure 2,. la plaque 54 de support présente sensiblement la forme d'un T dont la barre s'étend dans la direction de la largeur des paires de doigts espacées 40. Cette plaque comprend une branche raccourcie 47 faisant. saillie vers l'arrière et à laquelle un mécanisme de commande à came, comprenant un vérin pneumatique 56, est fixé afin de commander les doigts comme décrit plus en détail ci-après. Les doigts 48 et 50 partent vers l'avant des pivots 49 et 51 de manière que leurs tronçons arrière soient espacés l'un de l'autre et que leurs tronçons avant présentent des évidements 53 et 55, respectivement, afin de former une ouverture pouvant recevoir un creuset. Les extrémités des doigts 48 et 50 présentent également des évidements semicirculaires 57 destinés à s'appliquer contre les parois latérales à peu près cylindriques du creuset, sensiblement au milieu de la hauteur de ce dernier, comme montré également sur la figure 4.Les doigtes peuvent pivoter librement sur les axes 49 et 51, et ils sont rappelés en position normale de fermeture par un ressort 58 de traction monté entre un axe fixe 59 qui fait saillie vers le haut du doigt 48 et un axe fixe 60 qui s'élève du doigt 50 Le ressort 58 est tendu entre ces axes qui sont places à peu près à mi-distance entre les extrémités avant et arrière des doigts afin de tendre à refermer ces derniers l'un contre l'autre sous une pression suffisante pour maintenir le creuset en céramique et son contenu. Les paires de doigts 40 sont ouvertes et fermées simultanément par un mécanisme à came comprenant une barre mobile 62 de commande qui s'étend sur la largeur de l'ensemble 24 de doigts et qui est monté de manière à pouvoir coulisser sur les extrémités opposées de la plaque 54 de support au moyen de deux bossages 64 et 66 de montage et d'axes 65 de coulissement montés sur les bossages 64 et 66 et faisant saillie vers l'extérieur de ces derniers. Chaque extrémité de la barre 62 est traversée par une ouverture 67 et des organes d'appui linéaires 63 relient les extrémités opposées de la barre 62 aux axes 65, en permettant un glissement, afin que la barre puisse se déplacer dans une direction indiquée par une double flèche bY sur la figure 2 par rapport à la plaque 54.La barre 62 comporte plusieurs tiges espacées 70 de came qui font saillie vers le bas et qui s'ajustent entre les doigts 48 et 50 de chaque paire 40, l'espacement et le diamètre de ces tiges étant tels que, lorsque la barre 62 est déplacée vers l'avant (vers le bas dans l'orientation de la figure 2), les tiges cylindriques 70 entrent en contact avec les surfaces intérieures des doigts 48 et 50 afin d'ouvrir ces derniers pour qu'ils libèrent les creusets. Pour faciliter cette action de came, les doigts présentent des surfaces incurvées et opposées 72 de came qui coopèrent avec les tiges 70 afin de produire le mouvement d'excursion souhaité des extrémités des doigts pour un mouvement relativement faible de la barre 62. Les surfaces 72 sont donc incurvées, dans la forme préférée de réalisation, de manière à produire une action de came rapide entre la barre 62 et les doigts 48 et 50. Dans la forme préférée de réalisation, par exemple, pour un mouvement bY de 3,2 mm de la tige 62 par rapport aux doigts, ces derniers s'ouvrent de 9,5mm. Le diamètre du creuset est de 2,46 mm et, lorsque les doigts sont dans leur position d'ouverture totale, l'écartement de ces doigts est de 4,13 mm.Les doigts sont déplacés vers l'avant lorsqu'ils sont ainsi ouverts afin que leurs extrémités 57 n'entrent pas en contact avec les parois latérales du creuset, puis la barre 62 est ramenée vers l'arrière et les creusets sont maintenus par la traction du ressort 58, comme montré sur la figure 2. La barre 62 est déplacée par rapport à la plaque 54 de support au moyen d'un vérin 56 qui comporte une tige 69 reliée à un support 74 de forme en L accouplant l'extrémité de la tige 69 à la barre 62 au moyen d'organes classiques de fixation tels que des vis 71. Le vérin 56 est lui-même monté sur la plaque 54 de base au moyen d'une seconde équerre 75 fixée à la plaque 54 par des vis 73. Deux détecteurs et leurs moyens de commande sont montés sur les paires extrêmes de doigts situées à l'extrémité de droite, comme montré sur la figure 2. Ces détecteurs comprennent des interrupteurs 61 alors que leurs moyens de commande comprennent des équerres 68 qui actionnent ces interrupteurs 61 pour produire un signal électrique de commande indiquant si un creuset occupe ou non une position lui permettant d'être pris par les deux paires de doigts 40 sur lesquelles ces interrupteurs sont montés.Ainsi, lorsqu'aucun creuset n'est présent, l'interrupteur produit un signal indiquant l'absence d'un tel creuset. Comme décrit plus en détail ci-après, ces signaux sont utilisés pour arrêter le dispositif dans le cas où un creuset n'est pas prêt à être chargé dans le poste de chargement, ou bien dans le cas où un creuset reste accroché dans le four à induction et doit donc être enlevé manuellement. Les interrupteurs sont actionnés par une patte verticale 68' des branches qui portent contre le bouton associé à chacun de ces interrupteurs. Le mécanisme de commande d'ouverture et de fermeture des doigts ayant été décrit, la description portera à présent sur le mécanisme destiné à faire avancer les doigts le long du trajet suivi par les creusèts afin de les amener dans le poste 12 de chargement, dans le sens indiqué par la flèche X sur la figure 2. La plaque 54 de support du sous-ensemble 24 de doigts est montée sur un premier ensemble coulissant comprenant un chariot rectangulaire 80 qui est monté dans une rainure rectangulaire 82, de forme correspondante, ménagée dans une plaque 84 (figures 3 et 6). Une plaque 86 de retenue maintient le chariot 80 en position et un support 88, ayant sensiblement la forme d'un U, comporte des branches 89 qui font saillie vers le bas et qui sont fixées au chariot 80 au moyen de vis 90 comme montré sur la figure 6. La plaque 54 et la structure qu'elle porte sont montées de manière à pouvoir pivoter sur le support 88 au moyen de deux bossages 92 et 94 en forme de U (figure 6), par l'intermédiaire de pattes 95 qui font saillie vers le bas, qui sont solidaires de la plaque et qui pivotent entre les épaulements verticaux des supports ou bossages 92 et 94 de montage en U, à l'aide d'axes 96. Cette articulation entre la plaque 54 et le support 88 solidaire du chariot permet aux paires de doigts 40 montées sur la plaque d'être élevées et abaissées lorsque le chariot 80 est déplacé dans la direction indiquée par la flèche X sur la figure 2 sous l'action du mécanisme à came montré sur la figure 4. Le mécanisme à came montré sur la figure 4 comprend une plaque 98 de came qui est montée sur la plaque 42 de base et qui comporte un bord avant 97 incliné vers le haut dans le sens indiqué par la flèche X, et un bord arrière 99 incliné vers le bas dans le sens indiqué par la flèche X. Une surface plane 93 de came est comprise entre ces bords. Un axe suiveur 100 est fixé par vissage à la plaque 54 et il présente une surface arrondie 97 de contact qui fait pivoter la plaque 54 vers le haut afin de soulever les doigts et les creusets qu'ils maintiennent, les creusets étant ainsi dégagés des évidements circulaires 46 et soulevés de la surface du rebord 44 lorsque le chariot 80 est déplacé vers la droite dans le sens indiqué par la flèche X sur la figure 2.L'organe suiveur ou la contre-came 100, en portant contre la surface 93, maintient les creusets en position haute jusqu'à ce qu'ils soient avancés d'un intervalle légèrement inférieur à l'écartement des évidements adjacents 46, la contre-came descendant ensuite le long de la surface inclinée 49 pour faire descendre les creusets dans la position immédiatement suivante le long du rebord 44, afin que le creuset avant soit placé dans le poste de chargement. Comme montré sur les figures 1, 2 et 4, le rebord 44 destiné à recevoir les creusets 15 comprend un bâti rectangulaire moulé qui présente, comme montré sur la figure 2, une ouverture circulaire 41 située dans le poste de chargement et permettant au socle 22 de s'élever à travers ce rebord et d'introduire un creuset dans le four à induction. Les évidements circulaires 46 sont espacés d'environ 4,13 mm d'axe en axe et ils coopèrent avec des bossages 17, faisant saillie vers le bas, des creusets 15 (figure 4), pour assurer l'alignement des creusets et leur écartement lor-s de leur mouvement d'introduction dans le poste de chargement le long du rebord.Une ouverture rectangulaire 43 est ménagée à l'extrémité de sortie (à droite sur la figure 2) du poste de chargement de manière que les creusets, une fois utilisés, puissent être enlevés du rebord en glissant pour arriver dans un récipient convenable pouvant être placé à l'extrémité de droite. Le chariot 80, qui déplace les creusets le long du rebord, est commandé par un vérin 101 (figures 2 et 3) qui est monté en position fixe à une extrémité de la plaque 84 au moyen d'un support 102. La tige 104 du vérin 101 est reliée au chariot 80 par une patte 89 du support 88 de forme en U, comme montré sur la figure 6. Deux détecteurs 106 et 108 (figures 2 et 7), associés au vérin 101, produisent des signaux de fin de course afin que le vérin puisse être actionné et commandé pour effectuer la course souhaitée de 38,5 mm. Le mécanisme d'élévation des doigts pour soulever les creusets du rebord et pour les faire avancer pas à pas le long de ce rebord ayant été décrit, la description portera à présent sur le mécanisme destiné à faire avancer le sousensemble 24 de doigts et à le rétracter, en regard des figures 2 et 3. Comme mentionné précédemment, les doigts 40 se rétractent à l'intérieur de la fente 34 ménagée dans la paroi avant 32 de l'instrument et ils sont déplacés en sens opposé au sens X, puis avancés dans une position de prise des creusets afin de faire avancer ces derniers pas à pas. Pour produire les mouvements de retrait et d'avance du sousensemble 24 de doigts dans le sens indiqué par la flèche Y sur la figure 2, un second ensemble à chariot est utilisé. La plaque 84 du premier ensemble à chariot est également montée sur le second ensemble à chariot afin que le premier ensemble et le sous-ensemble 24 de doigts se déplacent avec le second ensemble à chariot. Ce second ensemble comprend un chariot 110 qui, comme montré sur la figure 3, est monté à une certaine distance aù-dessous de l'élément 84 au moyen de deux blocs extrêmes et espacés 112 et 114 d'entretoisement. Le chariot 110 pénètre dans une rainure rectangulaire 118 constituant un guide pour ce chariot 110 et ménagé dans une plaque 116 de montage qui, elle-même, est fixée sur la plaque de base 42 au moyen de vis qui sont noyées (non représentées) de manière à ne pas gêner le mouvement du chariot 80. Le chariot 110 est déplacé par un vérin pneumatique 120 dont la tige 122 est reliée à un élément 84 au moyen d'une équerre 124 et d'écrous convenables 125. Le vérin 120 est lui-même monté sur la plaque 42 au moyen d'une équerre 126 et à l'aide de vis convenables 127.Le vérin 120 porte un élément 130 de détection destiné à indiquer les limites de la course du chariot qui, dans la forme préférée de réalisation, est d'environ 38,5 mm, ce qui est suffisant pour permettre aux bords avant des doigts 48 et 50 de chaque paire 40 de ne pas entrer en contact avec les creusets lorsque le sous-ensemble de doigts est ramené vers sa position de départ, dans le sens opposé à celui indiqué par la flèche X sur la figure 2. Les chariots et les plaques de guidage correspondantes de la forme préférée de réalisation sont réalisés en polymère présentant des caractéristiques de lubrification, par exemple en "Delrin", afin de faciliter le mouvement des éléments. Pour commander les vérins 56, 101 et 120, trois électrovalves pneumatiques 132, 134 et 136 (figures 1 et 7) sont utilisées et sont montées sur une chambre intermédiaire 138 (figure 1) permettant l'application de l'air comprimé aux vérins par l'intermédiaire des électrovalves. Ces électrovalves sont elles-mêmes commandées par des signaux provenant d'un circuit 140 de commande (figure 7). Ce circuit 140 de commande comprend des circuits logiques convenables destinés à actionner cycliquement les valves 132, 134 et 136 et les vérins associés, de manière classique, suivant un cycle de fonctionnement permettant l'avance pas à pas des creusets.Le circuit 140 est de conception sensiblement classique, permettant d'obtenir ce résultat, et il comporte une borne 141 de sortie au moyen de laquelle un signal de commande peut être appliqué au four 14 à induction pour actionner la bobine 16 à haute fréquence associée à ce four. Pour déclencher un cycle de fonctionnement, un opérateur actionne un bouton-poussoir 142. Le circuit 140 de commande reçoit des détecteurs 61, 106, 108 et 130 des signaux d'entrée, suivant un couplage à réaction à boucle fermée, ces signaux indiquant l'achèvement d'une partie du cycle et le moment du déclenchement de la partie du cycle qui suit immédiatement. Un cycle de fonctionnement du dispositif de manipulation de creusets sera à présent décrit en regard de la figure 5 qui est une représentation graphique de la forme rectiligne du mouvement des paires de doigts 40 au cours d'un cycle de fonctionnement. Comme représenté sur les figures, et notamment sur la figure 5, un cycle de fonctionnement est déclenché au point 1 indiqué sur la figure 5 et auquel le sous-ensemble de doigts est dans sa position arrière, le vérin 120 rétractant le chariot 110 vers l'arrière (vers la gauche sur la figure 3) et le vérin 101 déplaçant le chariot 80 de recul vers la gauche, comme montré sur la figure 2. Dans cette position initiale, le vérin 56 est actionné de manière à maintenir les doigts 40 en position d'ouverture et les doigts sont rétractés sur une certaine distance à l'intérieur de la fente 34 (figure 1). L'opérateur place le nombre de creusets contenant des échantillons à analyser sur les évidements 46 du rebord 44, le premier échantillon étant placé dans l'évidement 46 se trouvant immédiatement à la gauche de l'ouverture 41 (figure 2). Ce creuset devient ensuite le premier creuset à être introduit dans le four à induction par le mécanisme de chargement de creusets. Lorsque l'interrupteur 142 de mise en marche est actionné (figure 7),- le vérin 120 fait avancer le chariot 110 et le sous-ensemble de doigts jusqu'à la position 2 montrée sur la figure 5. Les doigts sont ensuite fermés sous l'action de l'électrovalve 56 qui déplace la barre 62 vers l'arrière afin que les tiges ou poussoirs 70 de came se déplacent vers l'arrière pour permettre aux doigts 48 et 50 de chaque paire de se refermer contre les parois latérales des creusets dans la position montrée sur la figure 2. Cette opération est indiquée par le chiffre 3 sur le diagramme de la figure 5. Ensuite, le vérin 101 est actionné pour déplacer le chariot 80 vers la droite, comme indiqué par la flèche X sur la figure 2, ce qui, par l'intermédiaire du mécanisme de came 98, 100, soulève les creusets des évidements 46, les maintient en position élevée pendant qu'ils sont déplacés vers la droite, puis les fait redescendre dans les évidements se trouvant immédiatement à droite, dans l'orientation de la figure 2, le creuset situé le plus en avant étant alors placé, par la paire de doigts 40 située à l'extrême droite sur la figure 2, sur le socle 20 en céramique, comme montre sur la figure 4. Cette opération est indiquée par la ligne comprise entre les positions 3 et 4 sur la figure 5. Le vérin 56 est ensuite actionné pour ouvrir les doigts comme indiqué en 5, afin que les creusets soient relâchés - dans leur position avancée d'un pas. Ensuite, comme'indiqué en 6 sur la figure 5, le vérin 120 est actionné pour rétracter l'ensemble 24 de doigts en déplaçant le chariot 110 vers la gauche comme montré sur la figure 3. Le four à induction est alors actionné pour élever le socle 20 et le creuset 15 qu'il porte à l'intérieur de la bobine 16 d'induction, puis les commandes normales du four sont utilisées, conjointement avec les commandes de l'analyseur, pour provoquer une combustion de l'échantillon et analyser son contenu gazeux. A la fin de l'analyse, le vérin 101 est actionné pour déplacer le chariot 80 vers la gauche, comme montré sur la figure 2, afin de ramener le sous-ensemble de doigts dans la position initiale 7 de départ montrée sur la figure 5.Les interrupteurs 61 associés à la paire de doigts adjacente à l'extrémité de droite des doigts, comme montré sur la figure 2, transmettent des signaux de commande au circuit logique 140 de manière que, dans le cas où un creuset ne se trouve pas dans l'évidement 46 adjacent à l'ouverture 41, l'analyseur soit arrêté pour que le socle 20 ne s'élève pas et que le four 14 à induction ne soit pas actionné. Après l'analyse, le cycle est répété, le socle 20 étant abaissé afin que le creuset à présent usagé, se trouvant sur ce socle, soit placé dans une position lui permettant d'être pris par la paire de doigts située à droite comme montré sur la figure 2. Si le creuset n'est pas présent par suite d'un coincement dans le four à induction pour toute raison quelconque, l'interrupteur 61 associé à la paire de doigts située à droite produit un signal de commande qui arrête le dispositif de chargement et de déchargement automatiques de creusets jusqu'à ce que le creuset puisse être libéré à la main.Bien qu'un tel incident soit rare, il est souhaitable de s'assurer qu'un creuset ne puisse être introduit dans le poste d'induction dans le cas où un creuset ayant été introduit précédemment se trouve encore en position, ce qui risque de provoquer des détériorations de la bobine ou du four à induction. Au fur et à mesure que le dispositif de chargement et de déchargement exécute ses cycles successifs, les creusets sont soulevés du socle 20 et avancés vers la rainure 43 (figure 2) le long de laquelle ils glissent jusqu'à ce que le creuset situé à l'extrémité tombe dans un récipient convenable destiné à recevoir les déchets. Il est possible d'utiliser, à la place de chariots à peu près rectangulaires, pour déplacer l'ensemble à doigts, des tiges sur lesquelles des paliers linéaires sont montés de manière à pouvoir coulisser et portant l'ensemble de doigts. Le mécanisme à came utilisé pour élever et abaisser les doigts peut comporter un galet suiveur au lieu de l'axe 100 à nez arrondi. En outre, les tiges ou poussoirs de came 70 peuvent être orientés vers l'intérieur, entre les paires de doigts, à partir de l'arrière, plutôt que sur le dessus, par montage de la barre de commande et des tiges à l'arrière des doigts plutôt qusau-dessus des doigts, comme représenté, afin de diminuer l'encombrement vertical. Le système selon l'invention constitue donc un dispositif automatique à commande séquentielle permettant de faire avancer une série de creusets espacés, placés dans des positions d'alignement, le long d'un rebord, afin d'amener ces creusets dans un poste de chargement pour qu'ils soient soumis à une opération d'analyse, les creusets étant ensuite retirés du poste de chargement afin d'être mis au rebut. Cependant, le dispositif selon l'invention peut utiliser un plus grand nombre ou un plus petit nombre de doigts pour charger un ou plusieurs creusets dans le poste de chargement et il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées au dispositif décrit et représenté sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. - Dispositif pour faire avancer une série de creusets (15) dans un poste (12) de chargement d'un analyseur (10) destiné à l'analyse d'échantillons contenus dans les creusets (15), caractérisé en ce qu'il présente une surface (44) de support de creusets située à proximité du poste de chargement et destinée à soutenir une série de creusets, plusieurs ensembles espacés (40) de prise des creusets destinés à prendre et libérer alternativement ladite série de creusets et des moyens de commande de ces ensembles de prise de creusets, destinés à faire avancer pas à pas et séquentiellement ladite série de creusets pour les faire passer dans le poste de chargement. 2. - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la surface de support comporte des éléments destinés à espacer les creusets pour qu'ils forment une rangée dans laquelle les creusets adjacents sont placés à des intervalles prédéterminés. 3. - Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que les ensembles de prise des creusets comprennent des doigts (48, 50) et en ce que les moyens de commande des doigts comprennent des organes destinés à ouvrir et fermer les doigts pour permettre à ces derniers de recevoir et de saisir un creuset, les premiers organes étant destinés à rapprocher et éloigner les doigts du poste de chargement, dans une direction parallèle à un premier axe de mouvement, et des seconds organes étant destinés à rapprocher et éloigner les doigts du poste de chargement, dans une direction parallèle à un second axe de mouvement. 4. - Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que les doigts constituent plusieurs paires de doigts (40) montées à une certaine distance les unes des autres le long d'un élément de support des doigts, chaque paire comprenant un premier doigt (48) qui est monté de manière à pouvoir pivoter, par une extrémité, sur ledit élément (54) de support des doigts, un second doigt (50) qui est monté de manière à pouvoir pivoter, par une extrémité, sur l'élément de support des doigts, un organe (58) de rappel monté entre les premier et second doigts et tendant à les rapprocher l'un de l'autre pour qu'ils prennent un creuset, et un organe (70) de came placé entre les doigts et le mécanisme de commande de cet organe destiné à écarter les doigts vers une position d'ouverture dans laquelle ils peuvent recevoir ou libérer un creuset. 5. - Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que les premier et second doigts présentent des surfaces incurvées (57) destinées à s'appliquer étroitement contre un creuset et placées face à face aux extrémités des doigts éloignées de celles par lesquelles ils pivotent sur l'élément de support (54). 6. - Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que les organes de came comprennent plusieurs poussoirs (70) montés à une certaine distance les uns des autres le long d'une barre (62) de commande qui, elle-même, est montée de manière à pouvoir se déplacer par rapport à l'élément de support (54) des doigts, de manière que les poussoirs passent entre les doigts desdites paires. 7. - Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que chacun des premier et second doigts présente une surface incurvée (72) de came qui entre en contact avec l'un des poussoirs (70) afin de permettre l'ouverture des doigts sous lteffet d'un mouvement de la barre de commande. 8. - Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'il comporte un ensemble destiné à commander ledit mécanisme de commande à came afin de déplacer les doigts dans une direction parallèle audit second axe et jusqu'à une position de prise des creusets, de fermer les doigts pour qu'ils prennent les creusets, de soulever et de faire avancer les creusets sur une certaine distance le long dudit premier axe, vers le poste de chargement, afin que le creuset extrême soit placé dans le poste de chargement, d'ouvrir les doigts pour qu'ils -relâchent les creusets, de rétracter les doigts le long du second axe afin de les éloigner du poste de chargement et de déplacer les doigts le long du premier axe, afin de les éloigner du poste de chargement pour achever un cycle de fonctionnement. 9. - Dispositif selon la revendication 8, caractérisé en ce que la paire de doigts extrême, la plus rapprochée du poste de chargement, comporte un élément (61) de détection destiné à produire un signal de commande indiquant la présence ou l'absence d'un creuset dans cette paire de doigts. 10. - Dispositif selon la revendication 9, caractérisé en ce que la paire de doigts adjacente à ladite paire de doigts extrême comprend un élément (61) de détection destiné à produire un signal de commande indiquant la présence ou l'absence d'un creuset dans ladite paire de doigts adjacente à la paire de doigts extrême.