La présente invention, due à la collaboration de Monsieur-Marcel GOUPY, a pour objet un procédé et un disspositiff pour mesurer 1'état de surface d'un revêtement tel qu'une pein Lare de carrosserie automobile. Dans les critères d'aspect d'une peinture, il est courant de faire intervenir la notion de "tension" appréciée subjectivement par l'oeil de l'observateur, qui intègre les différents défauts microgéométriques altérant la surface tels que micro ondulations désignées par llexpression-t'peau-d'orange'', et piqûres diverses, en dissociant les défauts macrogéométriques-tels que des ondulations de pas supérieures à quelques centimètres. Des tentatives ont été faites pour apprecier quantitativement ou quantifier ces défauts et un procédé connu consiste - faire des relevés a l'aide d'appareils mesureurs de profils mais leur sensibilité reste limitée à la finesse de la pointe utilisée pour suivre les profils. Ces dispositifs sont, par ailleurs, mal adaptés pour procéder à des relevés directement sur voiture et sont utilisés de préférence en laboratoire pour travailler sur des echantillons de plaques planes. De plus, il est difficile de convertir la lecture d'une rugosité en une adonnée presentant une corrélation figurative avec l'impression visuelle ressentie. Le dispositif envisagé se propose de fournir un moyen objectif, permettant de quantifier un critère d'aspect en relation directe avec l'observation visuelle. Le principe à la base de la presente invention résulte de 11 observation suivante Lorsqu'on regarde sur la pièce peinte l'image d'une raie lumineuse, on constate que la netteté de l'image de cette raie est directement reliée à la définition géométrique de la surface : une surface lisse permet l'observation d'une raie parfaitement définie et il est dit qu'on a une "bonne tension alors qu'une surface rugueuse donne une image diffuse dont le degré de "flou" est directement fonction des défauts de surface, si minimes soient-ils. I1 en résulte que si l'on observe une grille constituée par des raies espacées de façon croissante, en progression géométrique par exemple, on peut constater pour un certain niveau de défauts, que les raies très rapprochées se confondent, alors qu'à partir d'un certain espacement, il est possible de les distinguer séparément, quel que soit leur degré de "flou" dû au niveau de défauts consi déré. L'invention a donc pour objet un procédé pour mesurer l'état de surface d'un revêtement, par exemple une peinture de carrosserie automobile, caractérisé par le fait que ltonxfait apparaître sur la surface considérée l'image de raies hnineues nul.é- rotées obtenues par éclairage d'un réseau de raies parallèles et espacées les unes des autres de distances variables croissantes à partir d'une extrémité, ledit réseau provenant d'un dispositif incliné d'environ 450 sur la normale à la surface et que l'on détermine la qualité de l'état de surface en fonction du numéro des raies ~délimitant un premier espacement distinct. Elle vise également un boîtier en deux parties formant entre elles un angle de 900 environ, sur la face opposée à celle qui est en contact souple avec la surface à tester, l'une des parties étant agencée pour recevoir une source de lumière, un verre dépoli et une grille comportant des raies parallèles espacées selon une progression géométrique tandis que dans l'autre partie orientée selon l'angle de réflexion spéculaire, est éventuellement monté un appareil de prise de vue réglé sur l'image de la grille reflétée par la surface à tester. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description suivante faite en se référant au dessin annexé dans lequel la figure unique est une vue schématique en coupe du dispositif selon l'invention. Sur ce dessin, on a réalisé un montage portatif comprenant - une enceinte 1 comportant une poignée de soutien 8 et reposant sur une embase souple 2 formant "boite noire, pouvant être posée à l'emplacement c de la voiture où l'on veut effectuer une mesure , cette surface pouvant le cas échéant, présenter un certain galbe - un dispositif "image" situé dans une branche A de l'enceinte 1, constitué par une grille 6 figurant par exemple dix lignes espacées en progression géométrique, les deux premières pouvant être distantes de 0,25mm par exemple et les suivantes en progression géométrique de raison 2.Celle-ci est éclairée au moyen d'une lampe 4 ou d'un flash électronique alimenté par un générateur 3, par exemple une pile située derrière un verre dépoli 5 ; et - un dispositif de photographie 7 également relié à l'enceinte et placé dans la branche B suivant l'angle de réflexion spéculaire, permettant de tirer un cliché que l'on peut obtenir quasi instantanément, par exemple en utilisant un appareil du type polaroïd". Celui-ci peut être réglé une fois pour toute en diaphragme et en distance puisque sa position est définie par- rapport à l'objet dont l'éclairement demeure également toujours le même, la lampe flash étant synchronisée avec l'appareil. La lecture du cliché permet instantanément de définir la première ligne qui se détache du flou général obtenu au niveau des lignes lumineuses très resserrées. En numérotant les diverses lignes de 1 à 10 par exemple, en commençant par les plus espacées, il est possible de "coter't par le numéro de la première ligne distincte la qualité de "tension" de la peinture examinée, déterminant ainsi une échelle de qualité. C'est ainsi que pour une surface réfléchissante parfaitement polie, le niveau est coté 10 puisque la netteté est-bonne dès les premières lignes rapprochées, cotées 10 et 9, alors que pour une peinture moyenne, la cotation sera de l'ordre de 5 à 6 et que pour une peinture présentant une très forte peau d'orange, supérieure à ce qui est communément admis pour l'automobile, on observe une cotation de l'ordre de 2. Notons encore que la finesse des observations peut être adaptée à volonté en réglant différemment l'espacement des raies lumineuses et en agissant sur la dimension de l'image photographique recueillie, un agrandissement pouvant être envisagé. L'invention n'est pas limitée par la forme de réalisation décrite ci-dessus et représentée au dessin, mais elle englobe toutes les modifications et variantes issues du même principe de base, ctest ainsi qu'on ne sortirait pas du cadre de la présente invention en remplaçant l'étude du cliché par l'observation directe en disposant l'oeil de l'observateur à l'emplacement de l'ob- jectif de l'appareil photographique. REVENDICATIONS 1. Procédé pour mesurer l'état de surface d'un revêtement, par exemple une peinture de carrosserie automobile, caractérisé par le fait que lTon fait apparaître sur la surface considérée l'image de rees lumm.eu s numérotées obtenues par éclairage d'un réseau de raies parallèles et espacées les unes des autres de distances variables croissantes à partir-d'une extrémité, ledit réseau provenant d'un dispositif incliné d'environ 450 sur la normale- à la surface et que l'on détermine la qualité de l'état de surface en fonction du numéro des raies délimitant un premier espacement distinct. 2. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé, selon la revendication 1 caractérisé par le fait qu'il comporte un bot- tier en deux parties formant entre elles un angle de 900 environ, sur la face opposée à celle qui est en contact souple avec la surface à tester, l'une des parties étant agencée pour recevoir une source de lumière, un verre dépoli et une grille comportant des raies parallèles espacées selon une progression géométrique, tandis que dans l'autre partie orientée selon l'angle de réflexion spéculaire est éventuellement monté un appareil de prise de vue réglé sur l'image de la grille refIétée par la surface à tester.