la présente invention, concernant des réceptacles d'emmagasinage ou de transport, est plus spécifiquement relative à une fermeture de botte à membrane amovible et à un procédé de fabrication de cette fermeture. Dans une fermeture de boîte connue de ce genre, le col d'une membrane de fermeture est introduit sous un cerclage rabattu sur le bord de la partie ouverte de la botte, sous lequel il est suffisamment maintenu pour l'étanchéité et le transport, mais dont il peut être séparé sansdommage au moment de l'ouverture (Brevet suisse 368.743). Ce mode de fermeture donne bien entière satisfaction, mais sa réalisation est assez conteuse. La fixation de la membrane dans l'ouverture de la boute exige dans tous les cas deux éléments: la membrane et un cerclage de maintien, ce dernier devant, pour avoir une résistance suffwsante, etre en tale métallique. Le cerclage pourrait évidemment être fait de la mime matière en feuille que la membrane, mais, dans ce cas, la jonction de ces éléments et leur mise en place dans l'ouverture de la boîte seront très difficiles, sinon pratiquement impossibles. La présente invention a pour objet de réaliser une fermeture de botte simple et peu coûteuse à réaliser, comprenant une membrane amovible. La fermeture de botte selon l'invention comprend une membrane emboutie obturant l'ouverture de la botte, comportant un col cylindrique collé à l'intérieur du corps de la boîte et une partie plane éloignée du rebord de la botte, ladite membrane étant incisée, dans la région où son col adhère à la botte, de façon à se diviser en deux parties dont les bords se touchent le long de l'incision, le bord interne avec la partie plane pouvant se détacher du corps de la boîte, sans rupture et être retiré.Dans le procédé de réalisation selon l'invention de cette fermeture de boîte, on prépare d'abord une membrane emboutie avec col cylindrique qu'on met ensuite an place dans l'ouverture de la boîte et dont on colle le col au corps de la botte, puis on incise la membrane au voisinage du col pour la diviser en deux tarties. Ce mode de réalisation est très simple, puisqu'il Sklffit de coller dans l'ouverture de la botte une membrane d'une seule pièce en matière mince peu coûteuse, puis de l'inciser en un endroit. le rebord extérieur de la membrane peut donc être rabattu sur le rebord de l'ouverture de la botte et collé à la face frontale et externe du corps de botte, de façon à constituer une garniture protectrice de la tranche. La partie de- la membrane placée intérieurement, par rapport à l'incision, peut être détachée de la paroi du récipient quand on ouvre la boîe, puis retirée. Dans le cas où la boîte comporte un corps en carton à doublure intérieure, la jonction de la membrane avec la doublure peut etre moins solide que celle de la doublure avec le corps en carton, de façon à pouvoir séparer la membrane de la doublure. Mais il est également possible de découper la doublure au même endroit que la membrane et en outre à l'extrémité interne de la zone garnie d'adhésif pour qu'elle puisse être enlevée avec la partie amovible de la membrane. L'invention va être décrite en détail en se référant aux dessins annexés, donnés uniquement à titre d'exemples, et dans lesquels - les Figures 1 et 2 représentent, en coupe longitudinale, deux modes de réalisation de l'invention; et - la Figure 3 représente une variante de réalisation de la membrane selon l'invention, avec patte d'arrachage. La bote,représentée à la Figure 1, comporte un corps 1 en carton dont la face interne est garnie d'une doublure 2. Une membrane d'obturation 4, emboutie, est fixée dans l'ouverture de la botte au moyen d'une couche d'adhésif 3; le bord de cette membrane est rabattu par-dessus la tranche du corps de boite et collé à l'extérieur de celle-ci. La partie obturante plane de la membrane 4 comporte une patte d'arrachage 5, conformée en élément double, se redressant quand on soulève le couvercle. Quand la botte est fermée par un couvercle 6, pénétrant dans l'ouverture, la patte 5 sera aplatie entre la membrane 4 et ce couvercle. Une incision supérieure 7 sectionne à la fois la membrane 4 et la doublure interne 2. La membrane se-divise donc en deux parties, une partie supérieure ou extérieure servant de couronne protectrice pour la tranche, et une partie intérieure formant pièce amovible d'obturation. Le bord du col de la membrane 4 est relié à la doublure intérieure 2 par une partie de la zone d'adhésif 3. Â l'extrémité inférieure de la-zone d'adhésif 3 se trolle une autre incision z traversant la doublure interne de façon à former, entre les- incisions 7 et 8, un manchon 9, distinct du reste de la doublure, auquel sera collé le col de la partie. inférieure de la membrane Ce mode de réalisation permet de réaliser une liaison de la partie inférieure de la membrane 4 avec le manchon 9 plus forte que celle de la doublure 2 avec le corps de boîte en carton 1. Pour ouvrir la botte, on enlève le couvercle 6, puis on amène dans la position représentée la patte d'arrachage 5 qui était placée à plat entre la membrane 4 et le couvercle 6. Une traction sur cette patte a pour effet d'enlever la membrane, le col de la partie inférieure de la membrane étant tiré radialement vers l'intérieur. Du fait de l'adhésion plus forte du col de membrane sur le manchon 9 que celle du manchon sur le corps de botte en carton, ce manchon est arraché et extrait de 1 'ou- verture de la boîte en même temps que la partie inférieure de la membrane.L'ouverture de la botte est ainsi dégagée et son contenu devient accessible. La partie de la membrane, primitivement d'une seule pièce, restant sous forme de couronne protectrice sur la tranche de la boute, sert de garniture à cette tranche. La fermeture de la boite représentée à la figure I se réalise comme suit On fait d'abord l'incision 8 dans le corps de boîte garni de sa doublure intérieure, puis, au moyen d'un rouleau ou d'un pistolet par exemple, on applique un a adhésif (de préférence du genre "thermolaque") jusqu'au ras de l'incision. Ensuite on insère la membrane emboutie, déjà munie de sa patte d'arrachage et on la rabat sur le pourtour de la tranche de la boSte,ce qui réalise sa jonction avec la doublure intérieure 2, avec la tranche, et avec la partie extérieure du corps de boîte, dans la zone où se trouve l'adhésif. On fait alors la seconde incision 7 qui coupe, au même endroit, la membrane, l'adhésif et la doublure intérieure. L'obturation par la membrane est ainsi réalisée et le couvercle peut être mis en place. Le col de ce dernier doit, en général, comporter un évent 6a pour en faciliter la mise en place et l'enlèvement et éviter l'endommagement de la membrane. Les matériaux constitutifs des divers composants peuvent être de la feuille mince d'aluminium ou de matière synthétique pour la membrane, une matière synthétique ou de la tale métallique pour le couvercle 6, et du ruban ou du papier auto-adhésif pour la patte d'arrachage 5. Dans le mode de réalisation représenté à la t ure 2, les parties correspondant à celles de la figure 1, portent les mêmes repères. La solution de la figure 1, comportant deux incisions donnant naissance à une partie de doublure en forme de manchon ou de bande nettement délimitée et amovible, est due à la constatation que l'adhérence entre la doublure et le corps en carton de la botte est assez faible. Des essais effectués avec d'autres matériaux ont révélé cependant que, si on choisit judicieusement l'adhésif servant à fixer la membrane à la doublure, on peut obtenir une adhérence permettant avec certitude de séparer la membrane d'avec la doublure sans détacher cette dernière du corps du récipient. Dans ce cas, comme le représente la figure 2, on peut se dispenser de l'incision inférieure (ou intérieure) 8. Comme on emploie dans ce cas un adhésif restant relativement mou et permettant à la membrane de se détacher facilement de la doublure 2, l'application d'adhésif est poussée jusqu'à l'extrémité inférieure du col de la membrane, contrairement à ce qui se passe dans le cas de la figure 1 où l'application d'adhésif ne doit naturellement pas dépasser l'incision intérieure 8. En outre, le mode de réalisation selon la figure 2 se distingue de celui de la figure 1 par la conformation de la patte d'arrachage rendue plus préhensible par l'insertion d'une poignée 10 pouvant éventuellement etre constituée par une pièce en carton portant des mentions imprimées et servir de bulletin, de mode d'emploi, etc..,.L'insertion d'une telle poignée facilite également la fabrication de la patte d'arrachage. La figure 3 représente une autre variante de réalisation de la patte d'arrachage dans laquelle la poignée 10' a une section circulaire, c'est-à-dire peut être constituée par un tron çon de fil métallique ou un bâtonnet de matière synthétique. Si l'espace disponible est suffisant, cette poignée peut être annulaire de façon à permettre l'insertion d'un doigt. Les divers modèles de pattes d'arrachage sant évidemment interchangeables dans les diverses réalisations de la fermeture, de même qu'on peut employer d'autres formes de pattes d'arrachage. Quand on parle, dans la description précédente et dans les revendications qui suivent, de parties cylindriques, cette définition doit être entendue dans le sens le plus large, c'està dire que l'invention n'est pas limitée à des récipients de section circulaire, mais s'applique également à des récipients d'autres formes, rectangulaires par exemple. Avec des récipients de cette dernière forme, l'obturation à membrane par le procédé déjà connu causait précisément des difficultés que la présente invention a permis d'éliminer définitivement. La fermeture décrite peut être définie comme donnant toute garantie, vu l'impossibilité de ramener à son état primitif une fermeture qui aurait été ouverte. La fermeture selon l'invention ess pratiquement étanche à la vapeur et, dans le cas de la réalisation selon la figure 2, également étanche à l'eau et aux graisses. R E V E N D I C A T I O N S 1. Fermeture de botte à membrane amovible, caractérisée en ce qu'elle comprend une membrane emboutie obturant I-' ouverture de la botte, comportant un col cylindrique, collé à l'intérieur du corps de la botte, et une partie plane éloignée du rebord de la botte, ladite membrane étant incisée, dans la zone où son col adhère à la botte, de façon à se diviser en deux parties dont les bords se touchent le long de l'incision, le bord interne avec la partie plane pouvant se détacher du corps de la botte. 2. Fermeture de boîte selon la revendication 1, pour botte dont le corps est garni d'une doublure interne, caractérisée en ce que ladite doublure est incisée, tant à l'extrémité intérieure de la couche d'adhésif maintenant le col cylindrique de la membrane, qu'en dessous de l'incision de la membrane. 3. Fermeture de botte selon la revendication 1, pour botte dont le corps est garni d'une doublure interne, caractérisée en ce que la jonction de la membrane avec la doublure est plus faible que celle de la doublure avec le corps de la botte, de façon que la membrane puisse se séparer de la doublure sans séparer cette dernière du corps de la botte. 4. Fermeture de botte selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée par une patte d'arrachage reliée à la partie plane de la membrane. 5. Fermeture de boîte selon la revendication 4, caractérisée en ce que la patte d'arrachage a la forme d'une languette dont les parties saillant de la membrane sont réunies ensemble. 6. Fermeture de boîte selon la revendication 5, caractérisée en ce qu'une poignée est insérée entre les parties en saillie de la languette. 7. Procédé de réalisation d'une fermeture de boîte selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'une membrane emboutie à col cylindrique, préalablement réalisée, est insérée dans l'ou vertlte d la botte et que son col est collé au corps de celleci, puis que la membrane est incisée dans la zone du col pour être divisée en deux parties. 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que la doublure interne du récipient est également incisée aux mêmes endroits que le col de la membrane. 9. Procédé selon l'une -des revendications 7 ou 8, caractérisé en ce que la doublure est également incisée à l'extrémité intérieure de la couche d'adhésif servant à la fixation du col de la membrane. 10. Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que l'adhésif est appliqué à la doublure incisée à son extrémité intérieure avant la mise en place de la membrane.