On sait qu'on utilise couramment des machines à bi- torsion pour la fabrication de torons en fils d'acier et, de façon plus générale, en fils de matériaux non ferreux et non métalliques. Les machines à bi-torsion sont alimentées à partir de couronnes ou de rouleaux qui se déroulent sur des sup- ports appuyés ou ancrés sur le sol. Les fils sont intro- duits dans la machine à bi-torsion o ils sont toronnés avec un pas égal à la moitié de celui qui correspondrait au nombre de tours effectués par la machine à bi-torsion. En effet, le toron est soumis à une première torsion quand il entre dans la machine et à une seconde torsion quand il est recueilli par des organes fixes. Les torons ainsi fabriqués sont recueillis sur des bobines qui tournent autour de leur axe stationnaire à l'intérieur de la machine à bi-torsion. Les pas de toronnage sont imposés au toron en agissant sur la vitesse d'avancement de ce toron alors qu'il a déjà subi la première et la seconde torsion, caractéristiques de la machine. Cette méthode de travail exige que les couronnes ou rouleaux d'alimentation aient des longueurs de fil géomé- triquement correspondantes à la formation d'un toron avec un pas double du pas effectif, qui résulte au contraire de la duplication de la torsion. Le but de la présente invention est de proposer une machine dans laquelle le toron ne subisse pas une disloca- tion nuisible, propre aux machines connues, mais assume la configuration géométrique exacte prévue par le rapport entre avancement des fils et vitesse de rotation de la machine pour la torsion. Pour atteindre ce résultat, il a été réalisé une ma- chine qui comprend un groupe d'alimentation en fils, un groupe rotatif qui reçoit les fils et les soumet à une torsion pour former un toron au pas définitif et envoie ce toron ainsi formé à un guide à arc, tournant à une vitesse égale à environ la moitié de la vitesse du groupe rotatif, le dit toron, à la fin du parcours du guide, étant renvoyé en arrière - au moyen d'une poulie de renvoi tournant avec le guide - vers une bobine enrouleuse, à axe stationnaire., qui est dépassée par le dit guide. Les buts de l'invention, ainsi que les caractéristi- ques essentielles de structure de la machine selon l'in- vention, seront mieux identifiés grâce à la description donnée ci-après, à titre d'exemple, d'une forme de réali- sation, illustrée par le dessin annexe, sur lequel la figure unique est une vue schématique de la machine selon l'invention. Comme le montre cette figure, la machine représentée se compose de trois unités en ligne, à savoir: une redres- seuse de fils (10), une moufle rotative (11) et une tor- deuse enrouleuse finale (12). Les groupes (10) et (11) sont montés sur des supports (14) de façon à pouvoir-tourner solidairement, entraînés en rotation par la transmission (16) montée sur l'arbre (17) actionné par le moteur (18). Aussi bien le groupe (10) que le groupe (11) sont d'un type traditionnel, le premier effectuant le redressement des fils qui proviennent d'un dispositif d'alimentation (19) schématiquement représenté. Le dispositif (11), lui aussi d'un type connu, com- prend une moufle (20-21) sur laquelle est guidé le toron en formation. Les poulies (20-21) sont- mises en mouvement par une roue dentée (13) actionnée par un train d'engrena- ges (15) de manière à faire avancer le toron en formation à une vitesse préétablie qui, en combinaison avec la vites- se de rotation du groupe, impose au toron un pas défini. La moufle rotative est complétée par des dispositifs traditionnels qui garantissent une disposition correcte des fils qui se combinent pour former le toron. Le groupe (12) comprend deux moyeux rotatifs (30) d'extrémité, reliés par les transmissions (31) à l'arbre (17) et supportés en (32); entre les deux moyeux (30) est monté un guide arqué (33) sur lequel sont disposés des passants (34) pour le guidage du toron. Le parcours de ce toron se poursuit vers la poulie (35) qui le renvoie vers un groupe d'entraînement (36) placé avant une bobine d'en- roulement (37). Le groupe d'entraînement (36) et la bobine (37) sont montés dans un berceau.(38), supporté librement par les moyeux (30), de manière à ce qu'il reste immobile lorsque ces derniers tournent. Il y a lieu de préciser que les rapports de transmission cinématique entre le moteur (18) et les groupes (10-11) et (12) sont tels que les premiers tournent à une vitesse sensiblement double de celle du second. Dans la réalisation pratique décrite, la transmission (16) a un rapport de transmission double de celui de la transmission (31). Le fonctionnement de la machine est donc le suivant. A partir du dispositif (19), arrivent à la toronneuse des fils dans la direction suivie par une ligne en poin- tillés représentant le parcours des fils qui forment le toron; les fils sont redressés en (10) et toronnés en (11), tirés par les moufles du groupe. Les fils sortent de ce groupe formés en toron avec un pas et une configuration géométrique définitifs. Le toron passe ensuite sur le guide (33); dans ce groupe, le toron subit théoriquement une première torsion à l'entrée et une deuxième entre la poulie (35) et la bobi- ne à axe fixe (37). Etant donné que le guide (33) tourne à une vitesse égale à la moitié de la vitesse du groupe (11), on pourrait supposer que le toron risque de perdre la moitié de sa torsion; cependant, cela n'arrive pas dans la machine selon l'invention, car le toron adopte sur le guide la ligne spontanée qui lui correspond par l'action centrifuge à la- quelle il est soumis, sans appui forcé sur les passants (34) ou sur le guide, de sorte qu'il peut tourner sur lui-même en maintenant le pas qui lui. a été imposé par le groupe (11) ou bien en l'augmentant très légèrement, et de toutes façons jamais au point de se déformer. A la sortie de la poulie (35), le toron est soumis à une autre torsion, du fait qu'il est acheminé vers le groupe (36) stationnaire, et le toron est ainsi exactement serré à la torsion avec laquelle il est sorti du groupe (11), bien que la vitesse du groupe (12) soit égale à la moitié de celle des groupes (10-11). Il est évident que les faibles écarts qui peuvent se produire dans ce rapport de vitesse des groupes n'ont pas beaucoup d'importance; en effet, si la vitesse de la tor- deuse enrouleuse (12) est légèrement supérieure ou infé- rieure à la moitié de la vitesse du groupe précédent, le toron subira simplement un petit effort supplémentaire de torsion ou -de déroulement, sans que cela puisse modifier sa configuration géométrique. Avec la machine selon l'invention, le toronnage au pas définitif étant obtenu dans un seul groupe et une seule phase, avec un contrôle adéquat de la position des fils, il est possible de réaliser un toron d'une configuration géométrique exceptionnellement exacte, sans aucune anomalie de formation. Il est évident que si les fils étaient directement acheminés vers le groupe de torsion (12), ils subiraient une première mi-torsion à l'entrée et, dans ces conditions, ils seraient renvoyés par la poulie (25) pour subir la seconde mi-torsion. Cependant, on constate dans la prati- que que sur un toron qui n'est que mi-retors, il se produit facilement des déformations qui ne sont pas annulées lors du retordage définitif qui suit, et le produit n'est donc pas satisfaisant. A la lumière des dispositions de l'invention, telles qu'elles ont été définies ci-dessus, il devient évident que de nombreuses variantes peuvent être apportées à la machine décrite ci-dessus à titre de simple exemple. La configuration des différents groupes n'est pas immuable, chaque groupé effectuant un traitement des fils selon une technique déjà connue; ainsi, la redresseuse de fils (10), avantageuse mais non essentielle, peut être aussi bien fixe que rotative. Le groupe rotatif (11) qui forme le toron peut avoir une configuration quelconque selon les techniques connues; puisqu'il lui est seulement demandé d'appliquer aux fils une torsion qui forme un toron d'un pas et d'une forme exacts pour alimenter la tordeuse (12). La tordeuse enrouleuse (12) peut être, elle aussi, équipée de tous les dispositifs accessoires et complémen- taires connus pour recueillir correctement le toron; il est particulièrement important que le mode de guidage de ce dernier de l'entrée au retour pour la seconde torsion soit conçu pour ne pas imprimer une rotation au toron qui puisse le dérouler sensiblement, mais qu'il permette, au contraire, de laisser ce toron libre de tourner sur lui- même par rapport au guide (33) afin de maintenir la tor- sion que le groupe de torsion précédent (11) lui a donnée. La machine objet de l'invention est conçue pour former des torons de fils, métalliques ou non, soit nus soit munis d'un revêtement, par exemple en matière plastique. RLVENDICATIONS 1 - Machine pour former un toron, caractérisée par le fait qu'elle comprend un groupe (10) d'alimentation en fils, un groupe rotatif (11) recevant ces fils et les soumettant à une torsion pour former un toron au pas définitif et envoyant le toron ainsi formé à un guide à arc (33) tournant à une vitesse égale à la moitié environ de la vitesse du groupe rotatif (11), le dit toron, en fin de parcours du guide, étant renvoyé en arrière - par un renvoi dont l'axe tourne avec le guide - vers une bobine enrouleuse (37), dépassée par le dit guide, à axe station- naire. 2 - Machine selon la revendication 1, caractérisée par le fait que le dit groupe rotatif (11) comprend des moyens pour l'avancement des fils à une vitesse de déplacement dans un rapport préétabli avec la vitesse de rotation du groupe, afin de définir le pas de la torsion. 3 - Machine selon la revendication 1, caractérisée par le fait qu'au dit groupe rotatif (11) formant le toron est associé un groupe (1o) pour le redressement des fils ache- minés pour former le toron. 4 - Machine selon la revendication 1, caractérisée par le fait que le toron est maintenu sur le dit guide tour- nant libre de tourner sur lui-même.