La présente invention a pour objet la réalisation d'un ensemble motoreducteur destiné à équiper, plus particulièrement, un dispositif de comptage du temps utilisant, par exemple, un oscillateur mécanique ou piézo électrique de fréquence élevee. Les dispositifs de ce type comportent géneralement, à la suite de l'oscillateur et sous forme d'éléments discrets, un micromoteur chargé d'en tralner un train de rouages âboutissant aux aiguilles et des circuits électroniques servant d'une part à assurer l'entretien de l'oscillateur et d'autre part à commander le micromoteur. A ces éléments, on peut ajouter encore un dispositif de remise à l'heure, sans oublier ltoscillateur lui-meme. Lorsque l'on veut construire une montre à partir de ces composants, leur logement dans un espace aussi réduit que possible devient l'une des préoccupations principales. Pour ce faire, on cherche tout d'abord à miniaturiser chaque élément séparément puis ensuite, lorsque les limites de la miniaturisation ont été atteintes, à réduire le nombre et l'encombrement des accessoires de montage et à occuper du mieux possible l'espace imparti dans le boltier, par un agencement ingénieux. Le procédé de realisation et de montage selon l'invention, permet de repondre à ces exigences, en réalisant un ensemble compact et donc peu encombrant. I1 utilise une platine comportant, venus de moulage tous les accessoires de montage des composants mécaniques, habituellement rapportes par rivetage ou vissage, un flasque assurant le maintien des deuxièmes points de pivotement desdits composants mécaniques et servant également de support au circuit imprimé et aux composants électroniques. Principalement, la partie moteur est entièrement intégrée aux rouages réducteurs et son pignon de sortie est directement moulé sur l'axe de sa partie mobile, au lieu d'être monté en porte à faux, comme dans le cas des moteurs indépendants du réducteur qu'ils entratnent. Les figures annexées illustrent, à titre d'exemple, la réalisation d'une montre selon l'invention. - La figure 1 est une vue d'ensemble du montage. - La figure 2 est une vue de dessus du stator assemblé sur la platine moulée. - La figure 3 represente le stator inférieur du moteur. - La figure 4 est une coupe de l'ensemble stator monté dans sa frette. - La figure 5 est une vue du montage du rotor sur le flasque supérieur. - La figure 6 est une vue d'un ensemble roue-pignon du rouage réducteur. La figure 7 est un détail desidents d'une roue. - La figure 8 illustre un montage particulier du rouage réducteur. L'ensemble est essentiellement constitué d'une platine de base 9 en matière ulée, non magnétique, par exemple en matière plastique et possédant, dans ce ca, une charge neutre telle que du verre, de fanon à éviter les déformations excessives aux températures extrêmes de fonctionnement et à lui donner une bonne stabilité dimensionnelle dans le temps. Cette platine 9 comporte, venant de moulage, une frette 8, traversant ladite platine et munie, dans le plan de celle-ci d'une toile 10 (fig. 2) venant également de moulage, percée d'un trou-central 14 et sur la circonférence de laquelle sont pratiquées des ouverture s 11 en forme de secteur circulaire, régulièrement espacées et dont le nombre correspond au nombre de dents du stator de la partie moteur. Ladite partie moteur comporte deux stators, l'un inférieur 1 et l'autre supérieur 2, montés dans la frette 8 (fig. 4) de fanon que les dents de l'un soient intercalées entre les dents de l'autre. Les stators inférieur 1 et supérieur 2 sont obtenus, par exemple, par découpage à plat, pliage et formage.Les dents 6 (fig. 3) du stator inférieur 1 comportent, à leur base, un épanouissement 7 tel que, après formage, les épanouissements de deux dents successives soient en contact, lors du montage par emmanchement dans la frette 8. L'espacement angulaire relatif des dents des stators est rendu plus précis par leur insertion dans les ouvertures 11 pratiquées sur le pourtour de la toile 10 et leur fixation peut être consolidée, à l'aide d'araldite, par exemple, Après son emmanchement dans la frette 8, le fond intérieur du stator supérieur 2 est au contact (fig. 4) de la face intérieure de la toile 10. Entre les deux statorS, est intercalé un bobinage 3 de cuivre isolé, dont le noyau 13, en matière ferro-magnétique sert d'entretoise-et détermine la distance axiale convenable entre les deux stators.Le trou central 14, percé dans la toile 10, sert de pivotement au rotor 4 du moteur réalisé en matière magnétique remanante, et solidaire d'un pignon 5 destiné à attaquer le rouage réducteur. La platine 9 comporte également des piliers 37, venant de moulage, en nombre suffisant pour assurer le montage stable d'un flasque 16, en matière isolante qui assure à la fois le deuxième point de pivotement des pièces mobiles du rotor et du rouage réducteur, le montage et l'interconnexion des différents composants électroniques nécessaires à ltentretien de l'oscillateur et à la commande du moteur. Dans le cas décrit, le flasque 16, possédant un profil plan, constitue lui-même le circuit imprimé destiné à assurer l'interconnexion des composants électroniques, il peut également n'être que le support d'un circuit imprimé souple, couché sur sa face supérieure, notamment dans le cas où il est doté d'un profil plus complexe.Un ou plusieurs murets, tels que 15j en forme de secteur cylindrique et dont la face supérieure est au niveau de la face d'appui des piliers de montage 37, sont également moulés sur la platine 9 et disposés de fanon à assurer un appui éventuel au flasque 16, pour éviter sa déformation, lors de la mise en place des aiguilles dont les axes prennent appui sur sa face inférieure ou lors de la mise à l'heure quand celle est faite par crabotage entre ltextréite d'un bouton tournant dans le cadran de la montre et une partie correspondante du canon ou de l'axe de l'aiguille des minutes.La platine 9 comporte encore deux autres piliers 38 traversant le flasque 16 et assurant la fixation du motoréducteur lui-même et/ou celle du cadran de la montre, et un pilier 39, tubulaire, destiné au montage de l'axe de remise à l'heure. Des trous 40 sont percés dans la platine 9, ils servent au pivotement d'une des extrémités des axes des rouages de démultiplication, l'autre extrémité de ces axes pivotant dans les trous 41 homologues, percés dans le flasque 16. Ce flasque comporte également des trous 17, coopérant avec les piliers 37 pour assurer sa fixation sur la platine. Les composants électroniques, tels que 19 et 20 sont montés sur la face inférieure du flasque 16 percé, pour ce faire, des trous tels que 18. Dans le cas où il est nécessaire d'amortir le mouvement du rotor 4 entre deux positions stables successives, celui-ci est monté sur le flasque 16 par l'intermédiaire d'un dispositif amortisseur qui peut âtre d'un type1 déjà connu, à inertie et friction, par exemple, ou du type présenté fig. 5 constitué d'un corps de révolution 21 présentant au moins une gorge 22; monté solidaire de l'axe 23 du rotor 4 et d'un tampon 24, fixé sur le flasque 16 par rivetage ou tout autre moyen, et dont le fond comporte un alésage 25 destiné à assurer le deuxième point de pivotement du pivot 26 de l'axe 23 du rotor. L'intérieur du tampon 24 est rempli d'un fluide amortisseur, tel qu'un fluide silicone, dont la viscosité est choisie en fonction de la qualité d'amortissement désirée.Le remplissage se fait, par exemple, à l'aide d'une seringue à débit prédéterminé, introduite par le conduit 27 percé dans la paroi du tampon 24, au niveau de la gorge 22. Pour augmenter l'effet de rétention du fluide amortisseur dans l'espace annulaire et conserver ainsi, dans le temps, les qualités de l'amortissement, on peut réaliser le tampon 24 et le corps de révolution 21 en métal et augmenter la tension superficielle du fluide silicone sur ces pièces par un traitement approprié, un épilamage par exemple. Afin de pouvoir utiliser un flasque 16 à profil plat, il est parfois avantageux de transférer une partie du rouage réducteur entre la face supérieure dudit flasque et le cadran de la montre, dans ce cas les axes 28 et 29 qui portent les aiguilles seront des tubes montés librement sur un canon 30 fixé sur le flasque 16 (fig. 8). Diverses solutions ont été retenues pour diminuer le bruit résultant des chocs des dents des pignons lors des mouvements brefs du rotor les entrainant, entre autre, la réalisation desdits pignons et roues en une matière à dureté plus faible que celle employée normalement, en matière platique, par exemple, qui présente en outre l'avantage de ne néssiter aucune lubrification. L'ensemble roue et pignon constituant un mobile, comporte (fig. 6) un pignon arbré 31 dont le tigeron 32 supporte une rondelle métallique 33 sur laquelle est surmoulée la denture 34. L'ensemble est maintenu par un serrage en diamètre du perçage central de la rondelle, sa tenue longitudinale étant assurée par une rondelle 35, chassée à force sur le tigeron 32.Si l'on veut combiner la diminution des bruits et l'amortissement du moteur, on prévoit dans la confection de la denture 34, une toile mince 36 (fig. 7) disposée entre deux dents successives, dont le diamètre est environ égal au diamètre primitif de la denture 33 et qui est suffisamment élastique pour s'écraser sous les dents du pignon entraînant la roue et reprendre ses dimensions primitives après le passage par les deux dentures du dernier point de contact. Les avantages apportés par ce dispositif motoréducteur, liés au procédé de réalisation qui vient d'hêtre décrit sont nombreux : il permet d'obtenir un ensemble compact du fait que les composants électroniques se trouvent situés dans une épaisseur déjà en partie occupée par les rouages réducteurs. il ne nécessite qu'un petit nombre de pièces mécaniques, du faitque la platine comporte tous les accessoires de montage, habituellement rapportés par rivetage ou vissage. La partie moteur étant entièrement intégrée aux rouages réducteurs, aucun dispositif de fixation ntest néssaire. Enfin comme on l'a vu, le support du circuit imprimé est assuré par le même élément chargé du maintien des deuxièmes points de pivotement des rouages. REVENDICATIONS 1 - Procédé de réalisation et de montage d'un ensemble motoréducteur destiné à équiper, plus particulièrement, un mouvement d'horlogerie utilisant un oscillateur mécanique ou piézo-électrique de fréquence élevée, dans lequel un moteur, commandé par l'oscillateur actionna un train de rouages réducteurs assurant le mouvement des aiguilles, Caractérisé par le fait qu'il utilise une platina, en matière moulée non magnétique, comprenant, venant de moulage, des piliers de montage, ainsi qu'unie frette, traversant ladite platine et munie dans le plan de celle-ci d'une toile circulaire, venant également de moulage, sur la circonférence de laquelle sont pratiquées des ouvertures en forme de secteur circulaire et régulièrement espacées, ainsi qu'un trou central, ladite platine étant percée de trous dans lesquels s'engageant llun des pignons des axes des rouages démultiplicateurs, et coopérant avec un flasque percé de trous homologues dans lesquels s'engageant les seconds pignons desdits axes, et sur la face inférieure duquel, en regard de la platine, sont montés les éléments des circuits électroniques, la face supérieur servant de support au circuit imprimé de liaison. 2 - Procédé de réalisation et de montage selon la revendication 1, Caractérisé par le fait que les stators inférieur et supérieur de la partie moteur du dispositif sont emmanchés dans la frette moulée sur la platine, leurs dents étant engagées dans les ouvertures périphériques de la toile et le fond interne du stator supérieur étant au contact de la paroi inférieure de ladite toile. 3 - Procédé de réalisation et de montage selon la revendication 2, Caractérisé par le fait que les dents du stator comportent à leur base un épanouissement qui après formage est jointif de ltépanouissement de la dent voisine. 4 - Procédé de réalisation et de montage selon la revendication 3, Caractérisé par le fait quel'axe du rotor du moteur pivote dans le trou central percé dans la toile et qu'il est solidaire d'un pignon coopérant directement avec le rouage réducteur, 5 - Procédé de réalisation et de montage selon la revendication 4, Caractérisé par le fait que la platine est munie d'au moins un muret, venu de moulage, en forme de secteur cylindrique et dont la hauteur est égale à la distance devant séparer la platine du flasque. 6 - Procédé de réalisation et de montage selon la revendication 5, Caractérisé par le fait que le rotor de l'élément moteur est monté sur le- flasque par l'intermédiaire d'un dispositif amortisseur constitué d'un corps de révolution, présentant au moins une gorge, monté solidaire de l'axe du rotor et d'un tampon fixé sur le flasque, comportant un alésage de pivotement de l'axe du rotor et un conduit percé au droit de la gorge du corps de révolution. 7 - Procédé de réalisation et de montage selon la revendication 5 ou 6, Caractérisé par le fait que ensemble roue et pignon constituant un ensemble du rouage démultiplicateur est constitué d'un pignon arbré dont le tigeron supporte une rondelle métallique sur laquelle est surmoulée la denture de la roue. 8 - Procédé de réalisation et de montage selon l'une des revendications 5, 6 ou 7, Caractérisé par le fait que la denture comporte, entre deux dents successives, une toile mince, dotée d'élasticité, dont le diamètre est environ égal au diamètre primitif de la denture.