La présente invention, due à la collaboration de Monsieur Marcel FANTINI et réalisée dans les services de la Demanderesse, a pour objet un élément comprenant une couche magnétique transférable. Elle concerne aussi un nouveau procédé de transfert de régions magnétiques sur un substrat, utilisant le dit élément et, plus particulièrement, un nouveau procédé de pistage magnétique des films cinématographiques. L'un des procédés les plus communément utilisés pour le pistage magnétique des films cinématographiques consiste à déposer sur ces films une composition constituée par une dispersion de particules magnétiques dans un mélange de liant et de solvant. On effectue l'opération de couchage à partir de dispositifs tels que filières, molettes, cylindres gravés, etc, et on procède ensuite au séchage de la piste magnétique ainsi déposée. L'opération de séchage exige une installation complexe, surtout dans le cas du pistage de films vierges, car elle doit alors être effectuée dans des conditions d'hygrométrie élevée afin de ne pas détériorer l'émulsion photographique. D'autre part, quel que soit le dispositif de couchage utilisé pour le dépôt de la piste magnétique, il se produit un "effet de bord" conduisant à la formation de bourrelets sur les bords de la piste.En effet, par suite de phénomènes de tension superficielle, la piste a une épaisseur supérieure sur ses bords et ne présente ainsi pas une section rectangulaire. Ceci est très préjudiciable au contact de la tête magnétique avec la piste et il en résulte une usure rapide de la piste ainsi qu'une altération de la reproduction du son. Un autre procédé usuel consiste à utiliser, pour le dépôt de pistes magnétiques sur les films cinématographiques, des rubans de transfert tels que décrits, par exemple, aux brevets des Etats-Unis d'Amérique 2 628 929, 2 909 442 et aux brevets français 1 211 152, 1324 853 et 2 041 376, etc. Ces rubans comprennent un support temporaire et une couche de composition magnétique revêtue d'une couche adhésive. La couche magnétique est constituée d'une dispersion de particules ferromagnétiques dans un liant. Pour la couche adhésive, on a proposé à la fois des adhésifs sensibles à la chaleur et des adhésifs sensibles à la pression. Le procédé suivi lors de l'utilisation de tels rubans de transfert consiste en premier lieu à les couper en petits rubans présentant la largeur de la piste à déposer sur le film cinématographique.On amène ensuite le ruban de transfert étroit ainsi obtenu et le film cinématographique, ensemble, dans un apparei: spécial, comme celui décrit par exemple, au brevet des Etats-Unis d'Amériquz 2 628 929, permettant un guidage précis du ruban et du film. Par chauffage/ et ou par pression, on colle le ruban ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~ de transfert sur le film. Enfin, la couche magnétique adhérant plus fortement au film cinématographique qu'à son support initial, on élimine celui-ci par pelliculage et le film se trouve ainsi revêtu d'une piste magnétique présentant l'avantage d'avoir une surface très lisse, ce qui réduit le bruit de fond/de ta reproduction des signaux enregistrés.Ce procédé de pistage présente, en outre, l'avantage de ne pas utiliser de solvants, comme c'est le cas avec les procédés précédemment décritsjet d'éviter le phénomène d"'effet de bord" observé avec les mêmes procédés et il donne lieu à l'obtention de pistes présentant un profil plus rectangulaire, ceci conduisant à une meilleure reproduction du son. Il présente cependant l'inconvénient d'être difficilement utilisable pour l'obtention de pistes magnétiques très étroites, en particulier de pistes de compensation, les opérations de coupe du ruban de transfert et d'application de la piste sur le film cinématographique étant alors extrêmement délicates. La présente invention a pour objet un nouvel élément comprenant une couche magnétique transférable. Elle a aussi pour objet un nouveau procédé de transfert de régions magnétiques sur un substrat et, plus particulièrement, un nouveau procédé de pistage magnétique par transfert présentant l'avantage, relativement aux procédés de pistage par transfert connus, d'éviter d'avoir recours à des appareillages complexes nécessités par la précision exigée pour les opérations de coupe du ruban magnétique de transfert et d'application de la piste magnétique sur le film à sonoriser, ce résultat étant obtenu tout en conservant les avantages précédemment décrits pour les procédés de transfert connus, c est-à-dire l'absence de solvants à évaporer dans le local où l'on effectue le pistage et l'obtention d'une piste de profil rectangulaire et de très bon état de surface. Suivant l'invention, l'élément comprenant une couche magnétique transférable, appelé aussi élément de transfert, comprend un support et une couche de composition magnétique constituée par une dispersion de particules magnétiques dans un liant, revêtue d'une surcouche polymère thermoplastique photodurcissable, qui présente la propriété de perdre une grande partie de sa thermoplasticité sous l'effet de la lumière. Le nouveau procédé de transfert de régions magnétiques sur un subs trat,suivant l'invention, consiste (1) à exposer sélectivement à la lumière la surcouche photodurcissable d'un élément de transfert tel que décrit ci-dessus, de telle façon que cette surcouche reste thermoplas tique dans les régions à transférer sur le substrat et soit durcie et rendue non thermoplastique dans les autres régions, puis (2) à amener la surface de l'élément de transfert en contact avec le substrat > dans des conditions de pression et de température suffisantes pour obtenir le transfert de la couche magnétique et de la surcouche sur le substrat dans les régions de transfert. Le procédé de l'invention est particulièrement utile pour le pistage magnétique des films cinématographiques. Le nouveau procédé de pistage magnétique par transfert d'un film cinématographique consiste (1) à exposer sélectivement à la lumière la surcouche polymère thermoplastique photodurcissable d'un élément de transfert tel que décrit ci-dessus, de telle façon que cette surcouche reste thermoplastique dans les régions de transfert correspondant aux pistes désirées et soit durcie et rendue non thermoplastique dans les autres régions, puis (2) à amener la surface de l'élément de transfert en contact avec le film cinématographique, dans des conditions de pression et de température suffisantes pour obtenir le tran8- fert de la couche magnétique et de la surcouche dans les régions de transfert, de façon à former des pistes magnétiques sur le film. On obtient ainsi des pistes magnétiques de profil rectagulaire et de largeur très précise. En outre, il est possible de transférer simultanément tout nombre de pistes désiré, ces pistes pouvant d'ailleurs, selon les applications, présenter des configurations diverses. L'opération de transfert peut être effectuée en faisant passer ensemble, entre deux cylindres, l'élément de transfert exposé et le suba- trat, ---- de telle façon que la surcouche du dit élément soit au contact du substrat. ----- Le cylindre sur lequel passe l'élément de transfert est chauffé à la température de ramollissement de la surcouche non exposée, généralement de 700C à 1200C. L'opération de transfert ne nécessitant qu'un dispositif simple peut se faire en ligne à la sortie d'une machine de finition du film cinématographique, une perforeuse par exemple, ce qui évite un retraitement bande par bande, ou, pour des films exposés, en ligne à la sortie de la machine à développer. On peut aussi utiliser le procédé de l'invention pour déposer des pistes magnétiques destinées à l'enregistrement de données sur divers documents tels que des étiquettes magnétiques, des titres de transport en commun, des cartes de crédit, etc. L'élément à couche magnétique transférable, suivant l'invention, comprend un support qui est, de préférence, un support en polyester, par exemple en polytéréphtalate d'éthylèneglycol non substraté, et qui est revêtu d'une couche magnétique, elle-meme revetue d'une surcouche thermo plastique photodurcissable. L'élément de transfert peut être un ruban de transfert à support de polyester, notamment de polytéréphtalate de po lyéthylèneglyco 1. La couche magnétique comprend une dispersion de particules magnétiques dans un liant. Les particules magnétiques peuvent être des particules ferrimagnétiques ou ferromagnétiques telles que des oxydes de fer Tee203, Fe304, éventuellement dopés au cobalt, du bioxyde de chrome Cr02, des particules métalliques, etc. Le plus habituellement, les particu les utilisées sont des oxydes de fer magnétiques, notamment 7Fe203, éven tuellement dopé. Le liant de la couche magnétique peut être choisi parmi un grand nombre de résines bien connues pour la fabrication des couches magnétiques et qui sont, d'une manière générale, des polymères ayant une bonne résistance à l'abrasion, par exemple des copolymères d'acétate de vinyle et de chlorure de vinyle, des copolymères d'acétobutyrate de vinyle, des copolymères de chlorure de vinylidène et d'acrylonitrile, des copolymères d'acrylates et/ou de méthacrylates, des butyrals polyvinyliques, des copolymères de butadiène et de styrène, des polyesters, des polyuréthannes, des esters cellulosiques tels que des acétates de cellulose, des acétobutyrates ou des acétopropionates de cellulose, des résines époxy, etc. La couche magnétique peut aussi contenir divers adjuvants tels que des lubrifiants, des plastifiants, etc. La surcouche polymère thermoplastique photodurcissable de l'élément à couche magnétique transférable de l'invention peut être constituée par un grand nombre de compositions qui ont la propriété de perdre une grande partie de leur thermoplasticité sous l'effet de la lumière et son épaisseur est, de manière générale, comprise entre environ 1 F et 5 p et, plus avantageusement, entre environ 1 y et 3 p. La surcouche polymère thermoplastique photodurcissable peut être constituée, par exemple, par un polymère photoréticulable ou encore par une composition photopolymérisable. Le polymère photoréticulable peut être choisi parmi un grand nombre de polymères présentant une ou plusieurs doubles liaisons éthylé niques, tels que décrits, par exemple, dans l'ouvrage de Kosar, "Light sensitive systems", Ed. John Wiley & Sons, 1965, chapitre 4, p, 137-157, ainsi qu'aux brevets français 1 137 056, 1 229 883, 2 036 957, au brevet britannique 1 128 850, au brevet des Etats Unis d'Amérique 2 725 372, etc. Comme polymère réticulable, on peut utiliser, par exemple, un polycinnamylidène-malonate tel que décrit au brevet français 1 137 056 ; un copolyester de l'acide cinnamylidène malonique (ou d'un ester de cet acide) et d'un diester aromatique tel qu'un téréphtalate d'alcoyle, comme décrit au brevet français 2 036 957 ; un polyester anthracénique comme le poly-(anthranylène)-dipropionate de tétraméthylène décrit au brevet français 1 229 883, etc. ; un polyester de l'acide cinnamique tel qu'un cinnamate de polyvinyle tel que décrit, par exemple, au brevet des Etats Unis d'Amérique 2 725 372, etc. Le polymère photoréticulable est généralement additionné d'un sensibilisateur afin d'accroître sa sensibilité et d'étendre son domaine de sensibilité spectrale.On utilise, par exemple, le 2-(N-méthyl-benzothiazolylidène) dithioacétate de méthyle qui est un sensibilisateur bien connu. La surcouche polymère thermoplastique photodurcissable du produit de l'invention peut aussi être constituée par une composition photopolymérisable comprenant un liant polymère thermoplastique, un ou plusieurs monomères non saturés polymérisables présentant une ou plusieurs doubles liaisons éthyléniques et un initiateur de photopolymérisation. De telrt - compositions sont décrites, par exemple, dans l'ouvrage de Kosar précité, chapitre 5, p. 158-193, au brevet français 2 020 258, aux brevets des Etats Unis d'Amérique 2 927 022, 2 929 710, 3 043 805, etc. Le liant peut être choisi parmi un grand nombre de polymères tels que ceux indiqués précédemment pour la couche magnétique.Le monomère non saturé peut être, par exemple, un ester non saturé d'alcool, de préférence un ester non saturé de polyol, comme décrit au brevet français 2 020 258, par exemple, un diacrylate d'alkylène ou de polyalkgèneglycol tel que le diméthylacrylate de triéthylèneglycol utilisé à l'exemple 3 ci-après. L'initiateur de photopolymérisation peut être choisi parmi de nombreux composés tels que décrits au chapitre 5 de l'ouvrage de Kosar, au brevet français 2 020 258, dans l'article "Les sensibilisateurs de photopolymérisation" par G. Delzenne, Ind. Chim. Belge 24, n0 7, Juillet 1959, p. 739-64, etc. La composition photopolymérisable peut aussi contenir avantageusement un inhibiteur de polymérisation thermique afin d'assurer la stabilité de la surcouche vis-à-vis d'une polymérisation initiée thermiquement. Des composés utiles à cet effet sont indiqués, par exemple, au brevet français précité. De façon générale, la surcouche polymère thermoplastique photo durcissable peut contenir divers autres adjuvants, en particulier des plastifiants. Comme substrat, on peut utiliser du papier, éventuellement enduit d'une couche de polyéthylène, une matière plastique, telle que du polychlorure de vinyle, du polystyrène, un polyester tel que, par exemple, le polytéréphtalate de polyéthylèneglycol, des esters cellulosiques tels que des acétates ou des acétopropionates de cellulose, etc. On utilise, plus particulièrement, comme substrat, un film cinématographique vierge ou développé. Pour réaliser l'opération de transfert, (1) il convient tout d'abord, comme indiqué précédemment, d'exposer la surcouche polymère thermoplastique photodurcissable de l'élément comprenant la couche magnétique transférable, en ayant soin de protéger par un cache les plages correspondant aux régions à transférer ; (2) on amène ensuite, sous pression, la surface de l'élément de transfert en contact avec le substrat, l'élément de transfert étant porté à la température de ramollisement de la surcouche non exposée, généralement 700C à 1200 C, et (3) on sépare l'élément de transfert et le substrat, celui-ci étant alors enduit des régions magnétiques désirées. On expose l'élément de transfert à l'aide d'une source de lumière émettant dans le domaine de sensibilité de la surcouche phodurcissable, généralement dans le visible ou l'ultraviolet. On utilise, par exemple, une lampe à vapeur de mercure, une lampe à arc au xénon, une lampe à arc au carbone, etc. On réalise cette exposition en protégeant par un cache les plages de la surcouche de l'élément de transfert qui correspondent aux régions à transférer, c'est-à-dire qui ont la géométrie exacte de ces régions. La surcouche photodurcissable subit ainsi une photoréticulation ou une photopolymèrisation dans les plages insolées, celles-ci perdant une grande partie de leur thermoplasticité.Par contre, les plages non insolées, correspondant aux régions à Lransférer, ne subissent aucune modification et conservent leur thermoplasticité, ce qui permet, grâce aux conditions de température et de pression exercées, de les transférer sur le substrat. L'adhérence de ces plages au substrat étant plus forte que l'adhérence au support de l'élément de transfert, on peut séparer aisément celui-ci encore revêtu de couche magnétique dans les plages qui ont été insolées. On effectue, de manière générale, l'opération de transfert en faisant passer ensemble entre deux cylindres, sous une pression appropriée, l'élément de transfert préalablement insolé et le substrat, notamment un film cinématographique. Le cylindre qui est au contact de l'élément de transfert est porté à la température de ramollissement de la surcouche non insolée, généralement 70 -120 C environ, pour obtenir le transfert des régions magnétiquesvparticulièrement des pistes magnétiques. La pression linéaire exercée entre les deux cylindres est habituellement de l'ordre de 20 à 150 bars/cm de génératrice, mais il est évident que l'homme c métier trouvera sans difficulté la pression à exercer selon les cas particuli La vitesse de transfert peut varier dans un large intervalle, par exemple, er 10 m et 150 m/mn, généralement entre 50 et 100 m/mn. La figure 1 a annexée représente un exemple de réalisation d'un appareil pour la mise en oeuvre de l'invention, notamment pour le pistage de films cinématographiques. Sur cette figure est représenté un rouleau 1 de ruban à couche magnétique transférable ou ruban de transfert 12. Le ruban de transfert 12 passe sur un cylindre de verre creux 2 à l'intérieur duquel es placée une souce lumineuse 8 ; ce cylindre de verre est muni de caches étanches à la lumière ayant la largeur et la position des pistes à transférer sur le substrat définitif, notamment un film-cinématrographique. Le ruban de transfertest ensuite guidé par les rouleaux 9, 10 et ll entre les deux cylindres 4 et 5, entre lesquels le ruban de transfert est appliqué contre le substrat provenant du rouleau 3, la surface du ruban de transfert étant au contact du substrat.Les cylindres 4 et 5 sont des cylindres de calandre, le cylindre 4 étant chauffé à la température de transfert qui est la température de ramollissement de la surcouche non insolée et le cylindre 5 étant maintenu à la température ambiante, 200-250C par exemple. Après passage entre les cylindres 4 et 5, l'élément de transfert et le substrat sont séparés et enroulés respectivement sur les rouleaux 6 et 7, le substrat étant alors enduit de la piste magnétiquetou des pistes magnétiques. La figure 1 b annexée représente un exemple de réalisation du dispositif utilisé pour l'exposition de la surcouche du ruban de transfert. Ce dispositif comprend un cylindre de verre creux transparent 2, muni de couronnes opaques 21 et 22 correspondant à la largeur et à la position des pistes magnétiques à trarlsférer. Au centre de ce cylindre est placée une source lumineuse tubulaire 8, généralement une source de lumière ultraviolette, pour l'exposition du ruban de transfert. Sur la figure, le cylindre de verre comprend deux couronnes opaques, mais il est bien entendu, que le nombre et l'emplacement de ces couronnes peut varier selon le nombre de pistes magnétiques à transférer. Le dispositif décrit pour l'exposition de la surcouche de l'élément de transfert n'est, bien entendu, qu'un exemple de dispositif utilisable. D'autres systèmes peuvent être utilisés à la place du cylindre de verre creux 2 et de la source lumineuse 8 décrits ci-dessus. On peut, par exemple, se servir d'un dispositif optique comprenant une source de rayonnement laser et muni de caches, qui permet, lors du trajet du ruban de transfert 12 entre le rouleau 1 et les cylindres 4 et 5, d'exposer le dit élément de transfert, sauf dans les zones correspondant aux pistes magnétiques à transférer. Lorsqu'on utilise le procédé de l'invention pour la formation de régions magnétiques sur des étiquettes, des titres de transport en commun, des cartes de crédit, etc., on peut effectuer la phase de transfert des régions magnétiques désirées, après exposition appropriée de l'élément de transfert, par utilisation d'une presse, par exemple d'une presse hydraulique. Le plateau de la presse qui est au contact de l'élément de transfert est amené à une température permettant le ramollissement de la surcouche thermoplastique non exposée du dit élément et, par conséquent, le transfert des régions magnétiques désirées. Les exemples suivants, non limitatifs, illustrent l'invention. EXEMPLE 1 On prépare un ruban de transfert de la manière suivante. Sur un support de polytéréphtalate d'éthylèneglycol épais de 75 , on applique une dispersion magnétique présentant la composition ci-dessous, de façon à obtenir une couche présentant une épaisseur à l'état sec de 12 p. Oxyde de fer Fe2037 1000 g Butvar B 76 H 150 g Méthylisobutylcétone 2200 ml Copolymère de butyral vinylique et d'alcool vinylique vendu par Schawinigan Resins Co. On applique ensuite, au-dessus de la couche magnétique, la composition suivante, de façon à obtenir une surcouche présentant une épaisseur de 2 p à l'état sec. On sèche cette surcouche pendant 15 minutes à 70o C. Copolycinnamylidène malonate téréphtalate de tétraéthylène 30 g Chlorure de méthylène 100 ml Sensibilisateur4 0 > 10 g Zdans cet exemple et dans l'exemple 2, on utilise comme sensibilisateur le 2-(N-méthyl-benzothiazolylidène)dithioacétate de méthyle. A l'aide de l'appareillage décrit à la figure 1 a, on expose la surcouche du ruban de transfert obtenu à la lumière ultraviolette, à l'aide d'une lampe à vapeur de mercure Philips HPR de 125 W, des caches servant à protéger les plages de la surcouche correspondant aux pistes à transférer. On transfère ensuite les pistes magnétiques sur un film cinématographiques par passage entre deux cylindres, le cylindre 4 de la figure 1 a étant porté à 1000 C. Le transfert s'effectue à la vitesse de 30 m/mn, avec une pression entre les cylindres de 80 bars/cm. On obtient ainsi sur le film cinématographique, de façon simple, des pistes de profil bien rectangulaire et de très bon état de surface. EXEMPLE 2 On prépare un ruban de transfert en appliquant sur un support de polytéréphtalate d'éthylèneglycol épais de 50 , une dispersion présentant la composition ci-dessous, de façon à obtenir une couche épaisse de 10 y à l'état sec. Oxyde de fer Fe2037 50 g Poly(acétochlorure de vinyle) 12 g Acétone 120 ml Méthylisobutylcétone 22 ml On applique ensuite, au-dessus de la couche magnétique, la composition suivante, de façon à obtenir une surcouche présentant une épaisseur de 1 p à l'état sec. On sèche cette surcouche comme indiqué à l'exemple 1. Paraphénylènediéthoxyacrylate 25 g de polyéthylèneglycol Trichloréthylène 120 mi Sensibilisateur de l'exemple l 0,2 g On expose la surcouche du ruban de transfert ainsi obtenu comme à l'exemple 1 et on transfère les pistes magnétiques sur un film cinématographique, par passage entre deux cylindres, dont l'un est porté à 1100 C. Le transfert s'effectue à une vitesse de 50 m/mn, avec une pression de 120 bars/cm entre les cylindres. Comme à l'exemple 1, on obtient sur le film cinématographique des pistes de profil bien rectangulaire et de très bon état de surface. EXEMPLE 3 On prépare un ruban de transfert en appliquant, sur un support de polytéréphtalate d'éthylèneglycol épais de 25 , une dispersion magnétique présentant la composition ci-dessous, de façon à obtenir une couche magnétique épaisse de 10 pt à l'état sec. Oxyde de fer Fe2O3# 25 g Estane 57I5 5 g Chlorure de méthylène 30 ml Cyclohexane 2 ml Polyuréthane vendu par B.F. Goodrich. On applique ensuite la composition suivante, de façon à obtenir une surcouche épaisse de 1,5 à l'état sec. On sèche cette surcouche comme indiqué à l'exemple 1. Acétobutyrate de cellulose 10 g Dîméthylacrylate de triéthylèneglycol 10 g Benzolne (initiateur de photopoly mérisation) 0;20 g Acétone 100 ml On expose la surcouche du ruban de transfert ainsi obtenu comme à l'exemple 1 et on transfère les pistes magnétiques sur un film cinématographique, par passage entre deux cylindres dont l'un est porté à 80C C. Le transfert s'effectue à une vitesse de 25 m/mn, en exerçant une pression de 100 bars/cm entre les cylindres. On obtient le même résultat qu'aux exemples précédents. EXEMPLE 4 On prépare un ruban de transfert comme décrit à l'exemple 1. A l'aide de l'appareillage décrit à la figure 1 a, on l'expose comme décrit à l'exemple 1 et l'on transfère ensuite les pistes magnétiques au dos d'un papier enduit d'une résine de polyéthylène sur ses deux faces et destiné à la photographie. Le transfert s'effectue à une vitesse de 15 m/mn, en exerçant une pression de 20 bars/cm entre les cylindres. On obtient ainsi, comme aux exemples précédents, des pistes de profil bien rectangulaire et de très bon état de surface. REVENDICATIONS 1 - Elément à couche magnétique transférable comprenant un support revêtu d'une couche magnétique constituée essentiellement par une dispersion de particules magnétiques dans un liant, caractérisé en ce qu il comprend, en outre, une surcouche constituée par une composition polymère thermoplastique photodurcissable. 2 - Elément conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que la surcouche est constituée essentiellement par un polymère photo réticulable. 3 - Elément conforme à la revendication 2, caractérisé en ce que la surcouche contient, en outre, un sensibilisateur. 4 - Elément conforme à la revendication 3, caractérisé en ce que la surcouche est constituée essentiellement par un copolyester de l'acide cinnamylidène malonique. 5 - Elément conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que la surcouche est constituée par une composition photopolymérisable comprenant un liant polymère thermoplastique, un ou plusieurs monomères non saturés polymérisables et un initiateur de photopolymérisation. 6 - Elément conforme à la revendication 6, caractérisé en ce que le monomère non saturé polymérisable est un ester non saturé de polyol. 7 - Elément conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que le support est un film de polyester. 8 - Procédé pour la formation de régions magnétiques, à la surface d'un substrat, à l'aide d'un élément à couche magnétique transférable conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que (1) on expose sélectivement à la lumière la surcouche polymère thermoplastique photodurcissable de l'élément de transfert de telle façon que cette surcouche reste thermoplastique dans les régions à transférer sur le dit substrat et soit durcie et rendue non thermoplastique dans les autres régions, (2) on amène la surface de l'élément de transfert en contact, avec le substrat, dans des conditions de température et de pression suffisantes pour obtenir le transfert de la couche magnétique et de la surcouche sur le substrat dans les régions de transfert. 9 - Procédé conforme à la revendication 8, caractérisé en ce que le substrat est choisi dans le groupe constitué par un film polymère et un papier enduit d'une résine. 10 - Procédé conforme à la revendication 9, caractérisé en ce que le substrat est un film cinématographique. 11 - Procédé conforme à la revendication 10, caractérisé en ce que le dit procédé est un procédé de pistage magnétique d'un film cinéma tographique, le dit procédé consistant (1) à exposer sélectivement à la lumière la surcouche polymère thermoplastique photodurcissable d'un élément de transfert tel que défini à l'une quelconque des revendications 1 à 7, de telle façon que cette surcouche reste thermoplastique dans les régions de transfert correspondant aux pistes magnétiques désirées et soit durcie et rendue non thermo plastique dans les autres régions, puis (2) à amener la surface de l'élément de transfert en contact avec le film cinématographique, dans des conditions de pression et de température suffisantes pour obtenir le transfert de la couche magnétique et de la surcouche dans les régions de transfert, de façon à former des pistes magné tiques sur le film. 12 - Procédé conforme à la revendication 9, caractérisé en ce que le substrat est un papier enduit d'une résine de polyéthylène et destiné à la photographie.