La présente invention concerne un circuit pour détecter un défaut de lampe à incandescence, notamment applicable aux véhicules automobiles. Il est connu, pour contrôler le bon fonctionnement de lampes a' incandescence, de monter une résistance de faible valeur dans le circuit de commande des lampes et de releverlatfn an T aux bornes de cette résistance. La tension v est comparée à une tension de référence VR et à la sortie du comparateur, on obtient un niveau logique 1 ou O suivant que toutes ls lampes fonctionnent ou non. Cette information est inscrite dans une mémoire et une lampe témoin s'allume lorsqu'un défaut de lampe se produit. Pour que la comparaison soit réalisée de façon satisfaisante, il est indispensable que les valeurs vO et Vd de la tension aux bornes de la résistance, correspondant, d'une part au cas où tout fonctionne, et d'autre part, au cas où une lampe est défectueuse, soient nettement différentes, et également que la tension de référence VR se trouve toujours à mi-chemin entre les valeurs vo et vd. Or, les lampes à incandescence présentent une caractéristique courant-tension non linéaire, du fait que la résistance des filaments de lampe augmente avec la température. Si l'on obtient la tension de référence par division de la tension d'alimentation au moyen d'un diviseur à deux résistances, la tension de référence sera proportionnelle à la tension d'alimentation. Sa variation sera donc différente de celle de V0 et Vd, de sorte que les écarts VO - VR et VR - Vd, loin d'entre constants, varieront de façon im- portante, ce qui est préjudiciable à la fiabilité de la comparaison et du contrôle. L'invention vise un circuit de détection exempt de cet inconvénient, c'est-à-dire dans lequel la tension de référence varie sensiblement de la meme manière que la tension aux bornes de la résistance de contrôle. Selon l'invention, dans un circuit de détection du type décrit plus haut, il est prévu un générateur de courant qui fait passer un courant constant dans les résistances du diviseur. L'introduction d'un terme constant, non proportionnel à la tension d'alimentation, dans la tension de référence permet de choisir les résistances du diviseur de façon à maintenir à peu près constant l'écart entre les tensions vO et vd, d'une part, et la tension de référence V, d'autre part. L'invention sera bien comprise à la lecture de la description suivante, faite en référence aux dessins annexés. Dans les dessins - la figure 1 représente le schéma d'un circuit de détection de défaut de lampe - la figure 2 représente le circuit de correction selon l'invention - la figure 3 montre sous forme de courbes la variation des tensions à comparer en fonction de la tension d'alimentation, avec et sans correction. On a représenté sur le schéma de la figure 1 deux lampes à incandescence 1 et 2 dont on veut contrôler le fonctionnement. Ces deux lampes sont par exemple les lanternes avant ou arrière d'un véhicule automobile, ou d'autres feux équipant un véhicule (stops, codes, etc.). Une résistance de contrôle 3, de valeur ohmique très faible vis-à-vis de celle des lampes, est montée dans le circuit de commande des lampes 1 et 2, entre l'interrupteur de commande 4 et les lampes. La borne (+) représentée sur les dessins désigne la borne positive de la batterie du véhicule dans l'application visée La tension aux bornes de la résistance 3 permet de contrôler l'état de fonctionnement des lampes 1 et 2. Il est clair en effet que, étant admis que les deux lampes 1 et 2 sont identiques et que leur valeur ohmique est grande par rapport à celle de la résistance de contrôle 3, la tension aux bornes de la résistance 3 sera réduite de moitié si l'une des lampes cesse de fonctionner. On choisit la résistance 3 pour que la tension à ses bornes soit faible, égale à VO = 0,150 V quand les lampes fonctionnent et à Vd = 0,075 V quand l'une des lampes est défectueuse. Cette tension est comparée dans un comparateur 5 avec une tension de référence VR fournie par un diviseur 6 monté entre la borne (+) et la masse. Les résistances du diviseur sont choisies de façon que la tension VR soit comprise entre V0 et vd et suffisamment écartée de chacune de ces valeurs, par exemple égale à environ O, 110 V. La sortie du comparateur 5, qui est au niveau 1 lorsque les deux lampes fonctionnent, passe à l'état 0 lorsqu'une des lampes cesse de fonctionner. La sortie du comparateur 5 est reliée à une mémoire 6 réalisée sous la forme d'un comparateur, qui commande l'allumage d'une lampe de signalisation 7 placée sur le tableau de bord du véhicule. Dans la pratique, la tension d'alimentation Val fournie par la batterie n'est pas constante et peut varier entre 10 et 15 V, si la tension de repos est 12 V. Comme, du fait de l'échauffement des filaments, la résistance des lampes augmente avec la tension appliquée, la tension aux bornes de la résistance 3 varie de façon non linéaire en fonction de la tension d'alimentation. Les courbes V1 et V2 de la figure 3 illustrent cette variation. En revanche, la tension de référence VR telle qu'on ltobtient avec le diviseur 6 est proportionnelle à la tension d'alimentation Valt et sa variation est représentée par la droite en pointillé de la figure 3. Le rapport de division est ici choisi pour qu'on ait une valeur VR = 0,110 V pour Val = 12 V, ce qui correspond à un rapport de 0,110/12 = 0,009. On voit que la tension VR et les tensions vO et Vd ont des variations très différentes, avec la conséquence que pour une tension Val élevée, l'écart Vo - VR s'est sensiblement réduit et l'écart VR - vd s'est accru, et qu'inversement, pour une tension Val bas se, l'écart VOVR s'est réduit et l'écart vR - vd a augmenté. Ceci est fâcheux pour la fiabilité du contrôle et pour parvenir à maintenir les écarts Vo - VR et VR - Vd à peu près constants, l'invention prévoit comme représenté à la figure 2, d'adjoindre au diviseur de tension composé des résistances 8 et 9 un générateur de courant constitué par le transistor 10 muni d'une résistance de polarisation 11. La base du transistor 10 est attaquée par une tension stabilisée, de sorte qutil circule un courant constant IC dans la jonction collecteur-émetteur. Il s'ajoute ainsi un terme constant au terme proportionnel à la tension d'alimentation dans la valeur de la tension de référence. Cela permet de choisir le rapport de division, donc la pente de la droite VR = f(Val), de façon optimale en vue de maintenir à peu près constants les écarts vo - VR et VR - vd On va illustrer ceci par un exemple. Si l'on appelle R1 et R2 les valeurs ohmiques des résistances 8 et 9, la valeur de VR qui est la tension aux bornes de la résistance 8, est la somme d'un terme 1 Vaî et d'un terme RR R1+R2 constant 1 2 ICs , en vertu du théorème de superposition des R 1+R2 c états d'équilibre. Pour maintenir l'écart entre VR et vO, vd à peu près constant, on souhaite se donner les valeurs suivantes VR = 0,100 V pour Val = 10 V VR = 0,130 V pour Val = 15 V qui correspondent à une pente de 0,006. Avec I = 0,2 mA, on c aboutit en résolvant le système d'équations aux valeurs suivantes R1 = 200 # R2 = 33k # REVENDICATIONS 1.- Dispositif pour détecter un défaut de lampe dans un circuit comprenant au moins deux lampes à incandescence, du type comprenant une résistance de contrôle de faible valeur montée en série avec les lampes1 un comparateur pour comparer la tension aux bornes de la résistance de contrôle à une tension de référence fournie par un diviseur de tension, et un moyen de signalisation relié à la sortie du comparateur, caractérisé par le fait qu'un générateur de courant est monté entre le point milieu du diviseur de tension et la masse. 2.- Dispositif selon la revendication 1, dans lequel le générateur de courant est un transistor dont l'émetteur est relié à la masse et le collecteur est relié au point milieu du diviseur, et dont la base est attaquée par une tension constante.