L'invention se rapporte à l'asservissement d'un véhicule automoteur à un programme de marche prédéterminé et concerne plus précisément un équipement de détection de la désynchronisation du-véhicule par rapport audit programme à l'aide dtun assemblage d'éléments d'automatismes discontinus. On eonnatt un système, permettant d'assurer sur une même ligne l'évo- lution de véhicules automoteurs sans risque d'écarts de vitesse par rapport à un programme déterminé inscrit sur la voie, qui consiste à placer sur la voie des plots constituant une grecque qui sont répartis de telle manière qutun mobile quelconque parcourre 17intervalle compris entre deux plots consécutifs sensiblement dans le temps séparant les deux "tops" d'une horloge qui peut etre commune à toute l'installation comme décrit dans le brevet français n t 534 773 et son additif n 93.320, au nom de la demanderesse. On sait ainsi qu'un véhicule déterminé est dit "au synchronisme" lorsqu'il passe sur un plot de grecque exactement au moment où le top de l'hor- loge de référence lui parvient. On admet un certain déphasage entre le passage du mobile sur le plot de grecque et le top d'horloge qui lui correspond, déphasage qui dans une des réalisations considérées doit, en temps, être toujours in férieur à l'intervalle séparant-deux tops d'horloge.Le mobile est alors dans une fourehette de plus ou moins unpas de grecque autour de sa position de synchronisme théorique indiquée ei-dessus7 ce qui peut se traduire en disant que le mobile se trouve à sa position de synchronisme à plus - ou moins la durée séparant deux tops consécutifs horloge. On assure ainsi, -d'une part une sécurité anticollision entre les mobiles (contrôle de la position du mobile à un instant donné, ce qui permet de maintenir deux mobiles consécutifs à un nombre donné de plots de grecque à plus ou moins deux plots près), -dtautre part une-sécurité de survitesse (contrôle du suivi du programme de vitesse). Bien qu'un certain déphasage soit donc admis, il faut cependant prévoir un- dispositif permettant de contrôler le suivi effectif du programme de vi- tesse d'un mobile quelconque et de matérialiser une alarme réagissant à des défauts prévisibles d'un équipement de détection, cela suivant les modalités retenues dans les chaînes de sécurité controlant des dispositifs importants, par exemple : eantonnements SNCF, circuits de déclenchement--de centrales hydrauliques entièrement automatiques, etc... La présente invention porte sur un équipement permettant de signaler avec une "sécurité positive" toute anomalie dans l'évolution d'un véhicule automoteur, e'est-à-dire tout mobile se trouvant à plus de un pas de grecque en avant ou en arrière par rapport à sa position théorique ou encore ayant un retard ou une avance supérieure à l'intervalle séparant deux tops d'horloge. Le dispositif de détection de la désynchronisation du véhicule suivant l'invention utilise le fait que cette désynchronisation par rapport au programme de marche prévu se caractérise par un décalage entre le train *A* d'impulsions émises par l'horloge et le train *B* dtimpulsions obtenues lors du passage du mobile sur les différents plots de grecque. Comme on sait qu'en fonctionnement synchrone, à chaque impulsion de grecque doit correspondre une impulsion d'horloge, il en résulte qu'un redoublement d'impulsions de grecque du type BA-BB dénonce le dépassement du déphasage "avant" de un pas autorisé au véhicule (défaut de survitesse) et qu'un redoublement d'impulsions d'horloge du type AB-AA correspond au dépassement du déphasage "arrière" de un pas autorisé en moins (défaut de sous-vitesse). L'équipement de détection suivant l'invention, qui permet de délivrer un signal provoquant l'arrêt général des véhicules automoteurs en cas de défaut, utilise un assemblage d'éléments d'automatismes discontinus qui, d'une part, assure la vérification de l'évolution des mobiles circulant suivant un programme déterminé en décelant la désynchronisation des impulsions de grecque et des impulsions d'horloge et qui, d'autre part, la traduit par des redoublements d'impulsions qui provoquent une signalisation d'alarme associée à des dispositifs à mémoire. L'invention sera décrite maintenant en référence au dessin annexé qui représente un schéma de principe du fonctionnement représenté sous forme de fonction logique. Le schéma de principe de fonctionnement illustré à la figure montre les entrées d'impulsions d'horloge A et celles d'impulsions de grecque B qui alimentent les deux circuits indépendants et identiques 1 et 2. Ces circuits comportent un compteurzmémoire (10, 20) liés aux blocs correspondants " avance mémoire (11, 21). Des relais de sécurité (12, 22) propres à chacun des demischémas sont associés à des circuits de remise à zéro (13, 23).Enfin un circuit 3 peut recevoir un signal E émis par un circuit constitué par exemple par un fil conducteur remplaçant la grecque au niveau des points d'arrêt dans le cas parti culier où un mobile s'arrêterait à un endroit déterminé prévu Quand une impulsion A survient, le compteur mémoire 10 compte 1 et adresse un signal sur les deux circuits "avance mémoire" (11, 21) - inversement, une impulsion de grecque B provoque le processus symétrique.Le fait dtavoir simultanément 1 sur chaque circuit d'avance détermine l'avance d'un pas de mémoire compteur A et B et l'émission du signal 2, les relais de sécurité propre à chacun des demi-schémas sont coupés mais l'émission du signal 2 de mémoire compteur se trouve supprimé par les circuits dé rémise à zéro (13, 23) suffisamment rapidement pour que ces relais ne tombent pas. Le cycle sé reproduit ainsi la vérification de coupure-brève des relais de securité (12, 22) permet de vérifier le bon état du circuit en permanence. Bien entendu, le fonctionnement du cycle est symétrique, dans le cas où le premier signal qui se présente est le signal B. Par ailleurs, par mesure de sécurité supplémentaire, le dispositif dont le principe est représenté à la figure est à compléter par un système vérifiant la présence d'impulsions *À* ou *B*. En cas de défaut, c'est-à-dire dans le cas où on relève un redouble- moment d'impulsions suivant les cas AB-AA ou BA-BB, une deuxième impulsion A ou B arrive sur les mémoires compteurs 10 ou 20 avant que la-première impulsion ait été acquittée et la mémoire compteur émet le signal 2 ce qui provoque la chute du relais de sécurité. Dans le cas où un état particulier correspondant par exemple à l'arrêt du mobile en un endroit déterminé prévu, serait détecté, le signal E émis par un circuit 3 provoquerait le raccoriement du signal A sur la mémoire compteur 20. Dans ces conditions, les cycles des deux demi-schémas continueront 'a se dérouler, la- suppression du signal E conduisant au rebranchement du signal B sur la mémoire compteur 20, mais cependant à la condition que le signal A soit interrompu. La réalisation de l'un des deux demi-schémas de la figure est assurée par exemple en circuit intégré de type courant trouvé dans le commerce. Les séquences d'émission des différents signaux par les circuits intégrés se déduisent facilement du fonctionnement de principe décrit ci-dessus. On peut contrôler que tout court-circuit ou coupure de fil, c'est-à-dire toute détérioration d'élément intégré conduit au déclenchement de l'un ou l'autre des relais (13, 23). La vérification du bon état du ou des circuits dralarme s'effectue par un très bref essai avant le désarmement d'une ou des~mémoires (10, 20). Le dé roulement correct de l'essai est la condition nécessaire pour que le désarmement des mémoires puisse s'effectuer. Fendant cette vérification il convient que la permanence du signal "bonne santé" ne soit pas affectée à un moment quelconque du cycle d'armement ou de désarmement des mémoires, le déroulement incorrect de cet essai provoquant le blocage du cycle et la coupure du signai de "bonne santé". On peut également vérifier le bon état des circuits d'alarme correspondant à la mémoire 10 par les circuits correspondant 'a la mémoire 20 et inversement. Au lieu des circuits intégrés, ces dispositifs peuvent également être réalisés à partir d'éléments statiques ou électro-mécaniques sans modifier les caractéristiques de l'invention. L'ensemble ainsi réalisé assure une sécurité positive, sans aléas, pour tout défaut prévisible. R E V E N D I C A T I O N S 1 ) - Equipement pour la détection de la désynchronisation d'un v & icule automo teur par rapport au programme de marche auquel il est asservi, utilisant un assemblage d'éléments d'automatismes discontinus, c a r a c t é r i s é p a r l e f a i t que ces éléments assurent la vérification avec une sécurité positive de l'évolution de mobiles circulant sur un même réseau suivant un programme déterminé de telle manière que, dans l'intervalle sé parant deux impulsions *X* délivrées par une horloge, chaque mobile parcourre sensiblement la distance séparant deux Jalons consécutifs d'une suite de ja lons placés le long du réseau et délivrant chacun, lors du passage du mobile, une impu}sion *B*. 20) - Equipement selon la revendication 1 caractérisé par le fait que les élé ments d'automatismes décèlent la désynchronisatipn des impulsions *A* et des impulsions *B* et les traduisent par des redoublements dtimpulsions qui pro voquent une signalisation d'alarme par mise hors tension d'un signal "de bonne santé" et par le fait que cette signalisation est assurée par l'arme- ment d'une mémoire 10 lors de l'arrivée d'une impulsion *A* ou dune mémoire 20 lors de l'arrivée d'une impulsion *B*. 30) - Equipement selon la revendication 2 caractérisé par le fait qu'une impul sion *B* assure le désarmement de la; mémoire 10 et qu'une impulsion *A* as sure le désarmement de la mémoire 20. .40) - Equipement selon les revendications 2 et 3 caractérisé par le fait que l'arrivée d'une impulsion *A* quand la mémoire 10 est armée, ou d'une impul sion *B* quand la mémoire 20 est armée, provoque le déclenchement de l'alarme. 5 )-Equipement selon la revendication 2 caractérisé par le fait que les circuits correspondant à la mémoire 20 sont raccordés à la source d'amenée des trains d'impulsions *A* lors de la détection de situations ou d'états particuliers, le retour à l'état normal s'effectuant dès la disparition de la situation ou de l'état particulier. 60) - Equipement selon la revendication 5 caractérisé par le fait que le ver rouillage du retour à état normal est maintenu aussi longtemps qu'une im pulsion *A* est détectée. 70) - Equipement selon la revendication 3 caractérisé par le fait qu'avant le désarmement des mémoires (10, 20), est effectué la vérification du bon état du ou des circuits d'alarmes par un bref esssi et par le fait que cet essai a lieu pendant un temps suffisamment court pour que la permanence du signal de "bonne santé" n'en soit pas affectée à un moment quelconque du cycle d'armement ou de désarmement de la ou des mémoires (10, 20). 80) - Equipement selon la revendication 7 caractérisé en ce que la vérification du bon état des circuits d'alarme correspondant à la mémoire 10 est assurée par les circuits correspondant à la mémoire 20 et vice-versa.