La présente invention concerne un dispositif pour contrôler l'authenticité de documents, par exemple de billets de banque, comprenant un dispositif de mesure pour la détermination de caractéristiques du document, comme par exemple l'épaisseur du papier (variations d'épaisseur), le degré d'encrage, la couleur, la présence de filigranes, etc., le long de lignes qui s'étendent sur ce document. La détermination de l'authenticité d'un document peut être effectuée dans de-nombreux cas avec un mouvement relatif entre le document et le détecteur et un exemple concernant une semblable détermination sur des billets de banque est~décrit dans le brevet américain nO 2 950 799. On peut se servir d'un système de mesure directe de l'épaisseur par palpation mécanique (variations de l'épaisseur du document) le long des billets de banque et l'on peut aussi procéder à l'exploration sous forme d'un rayonnement transmis ou réfléchi.Cela peut également donner une échelle de mesures concernant l'épaisseur, mais aussi concernant l'encrage, la composition de l'encre et ses variations, le filigrane, le dessin imprimé, la présence d'une gravure en ta Ule-douce et ses variations sur des billets de banque ou similaires. I1 va de soi qu'on peut aussi procéder à un autre genre de mesure d'épaisseur, par -exemple par rayons X, par laser, par mesure de rayons libres sur une surface, des perforations, etc.Lors de l'exploration le long de lignes appropriées au document, une bonne part de la masse de données fournies par les détecteurs sera dtml genre non caractéristique pour le document e, en outre, l1utilisation du dispositif connu est limitée à un genre êtermi- de document, comme par exemple des billets de banque d'une certaine valeur, des sortes déterminées de chèques, etc.Il serait èouhaitable d'avoir des dispositifs de contrôle itauvhenticité qui offrent la possibilité de limiter la collecte de données aux indications intéressantes ou caractéristiques pour le document coneerné et, dans bien des cas, il serait également désirable de pouvoir jauger différents types de documents dans un seul et même dispositif de contre d'authenticité. I1 serait aussi souhaitable d'avoir la possibilité de commuter le dispositif entre différents genres de documents, par exemple entre différentes monnaies'et différentés valeurs dans le cas de billets d'argent. On connaît déjà, par le brevet français n0 2 229 099, le moyen d'effectuer une certaine pré-sélection à l'exploration de documents, ainsi que le choix de parties intéressantes du matériel de données. Dans ce cas, on peut bloquer la sortie de parties non intéressantes des communications de données et il serait souhaitable de mettre au point, d'après des principes semblables, 'un dispositif commutable de contrôle d'authenticité, avec lequel on sélecte, d'une manière connue dans ce domaine, les caractéristiques qui attestent- l'authenticité de billets de banque et de documents similaires. Le dispositif selon l'invention est caractérisé par le fait que le signal de sortie du détecteur est acheminé vers un registre dans lequel certaines parties du signal de sortie sont sélectées et sont retransmises à un comparateur dans lequel les signaux sélectés sont comparés avec des signaux de valeur de consigne provenant dtun autre registre ou d'une mémoire-, le signal de sortie du comparateur donnant une mesure de l'authenticité du document. De la sorte, on peut ne sélecter de manière efficace que les parties de la masse de données qui présentent un intérêt pour juger de l'authenticité du document et on peut utiliser facilement le même dispositif pour contrôler différentes sortes de documents, par exemple par une simple modification d'un registre d'adresses dans lequel il est possible de fixer automatiquement ou manuellement la partie du document et/ou du signal de sortie du détecteur qui doit être évaluée, le reste des signaux de sortie du détecteur étant bloqué. Selon un mode de réalisation préféré, des signaux de valeur de consigne concernant la partie explorée du document peuvent autre enregistrés dans la mémoire et, en même temps, des programmes différents, permanents ou interchangeables, concernant différentes sortes de documents, comme par exemple des billets de banque de diverses monnaies ou de diverses valeurs d'une certaine monnaie, peuvent être mémorisés. Le dispositif est décrit de façon plus détaillée en réfé rence aux figures annexées. La figure t représente les différentes sortes de signaux qui apparaissent dans le dispositif selon l'invention. La figure 2 est un schéma par bloes dVun dispositif selon l'invention. Avec un dispositif selon la figure 2, on dispose de la possibilité de limiter de manière rationnelle la collecte de données à des régions intéressantes, par le fait qu'une mémoire programmable ou fixe 10 commande l'exploration des détecteurs correspondants, de sorte que des données destinées à la comparaison avec des limites fixées pour le document en question ne soient disponibles que dans des ultervalles de temps déterminés pendant le déroulement de la mesure. Le choix du programme pour un document peut être effectué à la main ou automatiquement et il est exécuté par l'utilisation d'un instant significatif pour le mesurer au cours de la mesure, ou bien on peut procéd-er à la sélection par "pression d'un bouton".La sélection peut s'étendre à ce qui suit Choix du test auquel est soumis le document, c'est-à-dire choix de - la position et le type des lignes de mesure - l'étendue de la mesure dans les limites des lignes de mesure considérées - le critère d'acceptabilité - le contrôle du modèle d'impulsions - la sommation d'impulsions pour le contrôle d'un nombre maximal ou minimal d'impulsions. Avec le dispositif représenté sur la figure 2, on peut appliquer une méthode d'après laquelle les régions du document lues d'après le programme de lecture sont inscrites sous forme de "1" et de "Q" dans un registre 10, ce qui dépend du niveau et de la position du signal dans la région de lecture, et d'après laquelle l'évaluation est effectuée par le fait que le modèle déterminé, placé dans le registre 10, est comparé avec une mémoire qui contient un modèle correspondant provenant d'un document authentique, et par le fait que ces modèles doivent- coincider, dans des limites prédéterminées, en ce qui concerne le nombre et la distribution de "1" et de "O". Ourla figure 2 est représenté un générateur de cadence ou horloge Il par lequel sont émis des signaux sous forme d'impulsions d'une fréquence déterminée, la fréquence étant subordonnée à la vitesse à laquelle le document est déplacé par rapport au détecteur. On y reviendra ci-après de façon plus détaillée. Par l'horloge est donc émis le signal V4 (voir fig. 2 et fig. 1) qui est mis en mémoire dans un registre d'adresses 10.Dans ce registre peuvent être également mémorisés différents signaux 12' pour la sélection de certaines parties caractéristiques de la masse de données, c'est-à-dire des parties que l'on souhaite mesurer pour pouvoir effectuer le contrôle d'authenticité. Ainsi, pour un certain billet de banque ayant une valeur déterminée par exemple, la partie du billet de banque que l'on veut mesurer est fixée dans le registre 10. En 12 est représenté un dispositif de mesure, par exemple de type mécanique, optique ou autre, ou sous la forme d'appareil électronique à rayons X ou à laser (voir ci-dessus).Le signal de sortie 5f1 de ce -dispositif de mesure (voir aussi la ligne continue en V1 sur la fig. 1) est appliqué à un détecteur 13 dont le signal de sortie est acheminé à son tour vers un convertisseur 14. D'après ce qui apparat sur la figure 1, c'est par exemple l'épaisseur d'un billet de banque et ses variations qui sont mesurées, de préférence sur toute l'étendue d'une partie gravée en taille-douce ou filigranée ou en un autre endroit caractéristique du billet de banque et, dans ces conditions, on obtient un signal de mesure V1 qui correspond à la ligne continue tracée au haut de la fig. 1. On fixe, par exemple dans'l'organe indicateur de niveau 14, une limite inférieure G pour le signal V1 et lorsque le signal s'élève au-dessus de cette valeur, on obtient un signal V2 qui est le signal de sortie du convertisseur 14. Les signaux V2 sont représentés sur l'autre graphique de la figure 1 et les rectangles se rapportent donc aux parties du billet de banque où la limite de niveau réglée est dépassée.Dans le registre d'adresses 10, il est alors procédé à la sélection des parties du signal de sortie du détecteur 13 que l'on veut comparer avec une valeur. de consigne qui est obtenue en tant que signal de sortie d'une mémoire 15. Dans le registre d'adress-es 10, on fixe par exemple le genre de document dont on veut contrôler ltauthenticité, par exemple une certaine valeur, ce qui peut etre effectué à l'aide d'un clavier ou meme automatiquement. Au moyen de la bascule bistable 16, on obtient, soit un signal "1", soit une absence de signal (signal "O") au niveau d'une porte ET 17 qui reçoit aussi le signal V4 et, lorsque la portent 17 n'-est pas bloquée, un signal d'entrée du type V4 est appliqué à un second registre 18. Ce second registre 18 reçoit également le signal t et le signal de sortie du registre 18 est celui qui est représenté en V3 sur la fig. 1. Le signal de sortie V3 se compose donc d'un certain nombre d'impulsions qui surviennent pendant les parties du déroulement de la mesure durant lesquelles l'épaisseur du document dépasse une valeur déterminée, Au moyen du registre d'adresses, on fixe la partie du document qui doit être explorée, e'est-à-dire les parties des billets de bande que l'on veut mesurer afin de contrôler l'authenticité. De nombreuses parties du billet de banque ou du document sont complètement dépourvues d'intérêt à cet égard.Le signal de mesure provenant du registre 18est appliqué à un comparateur 19 qui reçoit aussi le signal de sortie d'un second registre ou mémoire 15 dans lequel sont mémorisés les valeurs de consigne pour le contrôle d'authenticité de différentes sortes de documents et, là encore, il faut procéder à un certain pré-réglage que l'on peut toutefois effectuer, le cas échéant, en même temps que le réglage dans le registre d'adresses 10; mais on peut aussi l'effectuer séparément. La valeur effective pour le controle d'authenticité, c'està-dire le signal de sortie de 18 (= V3), et la valeur de consigne, c'est-à-dire le signal de sortie de la mémoire 15, sont comparées dans le comparateur et il est delivré, par le comparateur 19, un signal V5 qui peut être utilisé pour le contrôle d'authenticité. Le signal V5, qui est la différence entre la valeur effective et la valeur de consigne, est appliquéà un dispositif évaluateur qui décide, à l'aide de limites fixées, si le document est jugé atithéntique ou s'il doit etre refusé. Afin de découvrir la moindre divergence entre le modèle d'impulsions correspondant à la valeur effective et le modèle enregistré dans la mémoire et correspondant à la valeur de consigne, ces modèles sont décalés l'un par rapport à l'autre, par exemple par un décalage en série du modèle d'impulsions dans le registre 18. Par ce procédé, la détermination est rendue moins sensible à des erreurs absolues de position lors de la mesure.En cas de document jugé authentique, un signal d'c- ceptation est obtenu en 21 et, en cas de document jugé non authentique, un signal de refus est produit en 22. Ces signaux 21 et 22 peuvent avoir les fonctions habituelles, par exemple dans des caisses automatiques à billets de banque dans le commerce de l'essence ou similaires. Si l'on désire commuter ce dispositif de contrôle d'authenticité pour mesurer par-exemple des billets de banque d'une autre valeur ou d'une autre monnaie, on modifie à cette fin le registre d'adresses 10 et-le dispositif évaluateur 20, c'est-à-dire qu'on fixe un autre genre de document que l'on veut tester, et on règle dans la mémoire 15 un nouveau signal de valeur de consigne qui doit être appliqué au comparateur. La'mesure de ce nouveau document peut alors s'effectuer et l'on obtient une autre évaluation dans le dispositif évaluateur 20. Là encore, il n'y a donc pas besoin de manipuler une quantité de données qui n'offrent aucun intéret pour le contrôle de l'authenticité. Le dispositif décrit ci-dessus est utilisé de la manière suivante. Dans le registre d'adresses 10, la mémoire 15 et le dispositif évaluateur 20, on règle simultanément ou séparément le genre de document que l'on veut contrôler, puis on met en route l'explo- ration du document au niveau du dispositif de mesure 12. En fixant la partie du document que l'on veut tester et en réglant la valeur de consigne correcte, on obtient du comparateur un signal V5 qui est exploité de manière appropriée dans le dispositif évaluateur 20, c'est-à-dire qu'il indique si le document est jugé authentique ou est rejeté. C'est dans le registre d'adresses 10 qu'on introduit celles des parties du document qui doivent être explorées ou balayées. L'utilisation du dispositif décrit ci-dessus, dans le cas où le mot de donnée lu est échangé pendant la comparaison avec plus d'un registre et où les divergences par rapport à l'un ou l'autre des registres sont lues, doit donner des divergences dans des limites prédéterminées. Dans un détecteur de documents, il peut y avoir plusieurs systèmes, par exemple un système pour la mesure des variations d'épaisseur, un autre pour le degré d'encrage ét/ou la-coloration. lorsque plusieurs'systèmes sont utilisés, le résultat du système concerné sera introduit dans une unité d'évaluation commune dans laquelle les résultats sont évalués et sont mémorisés -pour fournir ensemble une valeur qui donne un témoignage d'authenticité lorsqu'elle se situe dans certaines limites. Avec cette réunion, des valeurs provenant de différents systèmes et parties de système de valeurs diverses peuvent être fournies, ce qui fait qu'elles influent de manière différente sur le résultat final. Au lieu de comparer un modèle d'impulsions mesuré avec une valeur de consigne mémorisée dans un registre, on peut par exemple comparer de la meme manière les modèles d'impulsions de deux ou de plusieurs systèmes de mesure. Le résultat d'une semblable comparaison n'a pas besoin d!etre la plus petite divergence possible, mais il peut être une divergence déterminée dans certaines limites. L'évaluation dans le dispositif évaluateur 20 doit pouvoir être aussi réglée en fonction du facteur temps, par exemple avec des limites plus tolérantes pendant le jour que pendant la nuit. Ce réglage peut être effectué automatiquement ou à la main. L'ensemble du dispositif selon l'invention peut être subordonné à un système de commande à distance. De multiples variantes peuvent être introduites dans le dispositif décrit ci-dessus, dans le cadre des revendications qui suivent. -REVENDICATIONS - 1. Dispositif de contrôle d'authenticité de documents, par exemple de billet? de banque, avec un système de mesure-pour la détermination de caractéristiques du document, comme par exemple l'épaisseur du papier ou ses variations, le degré d'encrage, la couleur, la présence de filigranes, etc. le long de lignes qui s'étendent sur le document, caractérisé en ce que le signal de sortie du détecteur est appliqué à un registre dans lequel certaines parties du signal de sortie sont sélectées et retransmises à un comparateur où les signaux sélectés sont comparés avec des signaux de valeur de consigne provenant d'un autre registre ou d'une mémoire, le signal de sortie du comparateur donnant une mesure de l'authenticité du document. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est raccordé, au premier registre mentionné, un registre d'adresses dans lequel il est possible de fixer automatiquement ou manuellement la partie du document et/ou du signal de sortie du détecteur qui doit être évaluée, le reste des signaux de sortie du détecteur étant bloqué. 3. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la comparaison entre valeur effective et valeur de~~consigne peut être effectuée avec un décalage relatif de modèles d'impulsions enregistrés dans les registre's. 4. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le signal dè valeur de consigne peut être un signal de mesure provenant d'un autre détecteur. 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que l'évaluation peut être également rendue dépendante d'un facteur temps, avec par exemple des limites plus tolérantes pendant le jour que pendant la nuit. 6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le dispositif est subordonné à un système de commande à distance qui l'asservit. 7. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est mémorisé, dans la mémoire, des programmes différents, permanents ou interchangeables, pour différentes sortes de documents, par exemple des billets de banque correspondant à des monnaies différentes ou portant des valeurs différentes d'une monnaie déterminée. 8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que le signal de sortie du comparateur est appliqué à un dispositif d'évaluation en vue de l'acceptation ou du refus du document contrôlé.