la présente invention a pour objet une serrure pour meuble du type à trois points de fermeture, c'est-à-dire qui comporte un pène et une tringle formant espagnolette, munie à ses extrémités de deux crochets terminaux de fermeture. Dans les serrures de ce genre, un dispositif de manoeuvre unique assure généralement l'ouverture et la fermeture du pène et de L'espagnolette, ce dispositif comprenant notamment une pièce tournante articulée sur le pène et assurant la liaison entre ltespa- gnolette et le pène. la tringle est située à ltextérieur du boiter, de sorte que la réalisation de la liaison entre le pène et la tringle par la pièce tournante entrasse certaines difficultés. Ainsi, il est nécessaire de prévoir des organes de centrage et de guidage de la pièce tournante à l'intérieur du boîtier, ce qui complique la serrure et rend sa fabrication relativement onéreuse. La présente invention a pour but de remédier à ces inconvénients, en réalisant une serrure simple et relativement peu onéreuse. A cet effet, la tringle traverse le boîtier de part en part ainsi que la pièce tournante dont elle assure le centrage, cette pièce étant solidaire en rotation de la tringle et retenue en translation par le pène sur lequel elle prend appui. Le fait d'assurer le centrage de la pièce tournante directement par la tringle, supprime les pièces intermédiaires précitées, ce qui simplifie considérablement la fabrication de la serrure. De même, le positionnement et le guidage de la tringle ou espagnolette sont avantageusement assurés par le boitier, dont les faces supérieure et inférieure sont percées de trous de passage de la tringle. Suivant un mode de réalisation de l'invention, la pièce tournante est articulée sur des manetons portés par une extension terminale du pêne, et percée d'une ouverture présentant un méplat adapté pour recevoir un méplat correspondant de la tringle, afin de permettre ltentraSnement de cette dernière en rotation. Ainsi, la section de la tringle correspondant à la section de l'ouverture de passage de celle-ci dans la pièce tournante, l'application du méplat de la tringle sur le méplat de la pièce tournante permet ltentraRnement de la tringle en rotation, la pièce tournante étant retenue en translation par le pène. D'autres particularités et avantages de l'invention appa rairont au cours de la description qui va suivre. Aux dessins annexés, donnée à titre d'exemple non limitatif, on a représenté une forme de réalisation de la serrure selon l'invention. - la figure 1 est une vue en perspective d'une serrure de type courant, l'une des faces de la serrure étant enlevée pour montrer le pène. - La figure 2 est une vue en perspective du pène de la serrure de la figure 1, modifié conformément à l'invention pour recevoir la pièce tournante. - La figure 3 est une vue en perspective de la pièce tournante prévue par l'invention. - La figure 4 est une vue en perspective du bottier de la serrure de la figure 1, dans lequel ont été percés des trous de passage pour la tringle. - La figure 5 est une vue en perspective du pène de la figure 2 et de la pièce tournante de la figure 3 articulés l'un sur l'autre. - La figure 6 est une vue de dessus en plan montrant la pièce tournante avant son montage sur le pêne. - la figure 7 est une vue de dessus du pène et de la pièce tournante, le pène étant rentré dans le bottier de la serrure. - La figure 8 est une vue analogue à la figure 7, le pène étant sorti et la pièce tournante ayant corrélativement tourné d'environ 45 degrés. - La figure 9 est une vue en élévation montrant la pièce tournante engagée sur le pène, et traversée par la tringle. - La figure 10 est une vue en perspective d'une serrure conforme à l'invention, avec le pène et la pièce tournante des figures 2 à 8, la tringle traversant la pièce tournante et le bottier de la serrure. En se reportant à la figure 1, on voit une serrure d'un type courant, dite "encloisonnée", comportant un bottier parallélépipédique 1 qui présente un palâtre 2, à l'intérieur duquel est monté un pêne 3 pouvant coulisser entre une position ouverte (représentée en trait plein) où il est escamoté à l'intérieur du boîtier 1, et une position sortie ou de fermeture, (représentée en trait mixte). Le pène 3 peut être manoeuvré par une clé traversant une pièce 4 rapportée sur le boftier 1. le pène 5 représenté à la figure 2, présente de façon connue en soi une ouverture 6, non visible à la figure I et dans laquelle peut titre introduit 11 organe de guidage dudit pêne, ainsi que, suivant une particularité de l'invention, une extension terminale 7 du c8té intérieur au bottier 1, cette extension étant légèrement décalée vers le fond vertical du bottier 1. De ce fait, l'extension 7 est raccordée au reste du pêne 5 par une partie intermédiaire oblique 8. L'extrémité de l'extension 7 comporte un évidement 9 délimitant deux branches latérales, entre lesquelles sont agencés l'un au-dessus de ltauire, deux manetons identiques 11. Ces derniers ont une section eireulaire tronquée par un méplat vertical 20 affleu rabat une face des deux branches qui encadrent l'évidement 9. La pièce tournante. 12 (figure 3) est percée d'une ouverture 13 pour le passage dlune tringle 14 représentée à la figure 10, cette tringle formant espagnolette et étant munie de deux crochets 15 terminaux de fermeture. Dans l'exemple représenté, la tringle ou espagnolette 14 a une section circulaire tronquée par un méplat longitudinal 16, auquel correspond un méplat analogue 17 dans l'ouverture 13 de passage. Ainsi, lorsque la tringle 14 est enfilée par ltouverture 13 dans la pièce tournante 12, celle-ci assure par son méplat 17 l'entratnement en rotation de l'espagnolette 14. Complémentairement, la pièce tournante 12 présente du c8té opposé à la tringle 14, deux encoches dont l'une 18 est visible à la figure 3, ces encoches étant agencées l'une au-dessus de l'autre et limitées chacune latéralement par deux branches 19. Ces dernières comportent des becs terminaux 19a dont les faces intérieures sont arrondies pour pouvoir épouser le contour des manetons associés 11(voir figure 7). Pour permettre de monter la pièce 12 autour des manetons 11, la largeur e entre les extrémités 1 9a est supérieure à la largeur des manetons correspondants 1 1 , (figure 6) de sorte que la pièce 12 peut être articulée rotativement autour des manetons Il en 11 engageant à 11 intérieur de l'évidement 9, les becs 19a assurant la retenue de la pièce 12 autour des manetons 11. Par ailleurs, les deux faces supérieure et inférieure du bottier 1 sont percées de deux trous circulaires 21, permettant à la tringle 14 de traverser le boîtier de part en part, comme représenté à la figure 10. le fonctionnement et les avantages de la serrure qui vient d'entre décrite sont les suivants. Tout d'abord, pour assembler les différentes pièces du mécanisme, on engage la pièce 12 autour des manetons 11 d'artieula- tion, comme représenté aux figures 5 et 6. Puis on aligne l'ouverture 13 avec les trous de passage 21, et on engage la tringle 14 dans les trous 21 et l'ouverture 13. La serrure peut alors fonctionner par la manoeuvre du pène coulissant 3. En effet, le pène 3 étant dans sa position rentrée à l'intérieur du boitier (figure 7), la manoeuvre de la clé pour amener le pêne 3 dans sa position sortie (figure 8) entrain en rotation la pièce 12 autour des manetons 11, sur un secteur angulaire de 90 degrés dans l'exemple représenté. La rotation de la pièce 12 entraîne celle de la tringle 14 autour de son axe, l'ensemble venant prendre la position représentée à la figure 8.Corrélativement, les crochets 15 viennent dans la position de fermeture représentée en traits mixtes à la figure 9. La serrure offre alors trois points de fermeture, assurés respectivement par le pène 3 et les deux crochets 15 de l'espagnolette. Pour ouvrir la serrure, il suffit évidemment de manoeuvrer la clé en sens inverse, afin de ramener le pène 3, la pièce tournante 12 et l'espagnolette dans la position de la figure 7. Au cours de ces manoeuvres, le centrage de la pièce 12 est assuré par la tringle 14, laquelle est entrainée en rotation par le méplat 17 de la pièce 12, cette dernière prenant appui sur la partie de l'extension 7 supportant le maneton inférieur 11. Ainsi, le pène 5 retient la pièce tournante 12 en translation. Une particularité de l'invention est que, lorsque le mouvement (7,4) est monté dans le coffre de la serrure, la pièce tournante 12 reste solidaire de la serrure même en l'absence de la tringle 14. Cet avantage est obtenu par la limitation du débattement en rotation de la pièce 12, due à la proximité du bord du boitier 1. La serrure selon l'invention est d'une réalisation nettement plus simple que les serrures à trois points de fermeture connues, et est par conséquent moins onéreuse. L'invention permet de transformer aisément une serrure du type "encloisonnée" telle que représenté à la figure 1, en une serrure à trois points de fermeture, et ce par simple perçage des faces supérieure et inférieure du boitier, et agencement de la pièce tournante 12 centrée par la tringle 14, ce qui supprime avantageusement les pièces intermédiaires de centrage qui étaient jusque là nécessaires. L'invention n'est pas limitée à la forme de réalisation décrite et peut comporter des variantes d'exécution. REVENDICATIONS 1 - Serrure pour meubles, comprenant un pène associé à un organe de manoeuvre et logé dans un bottier, une tringle rotative formant espagnolette et munie de crochets terminaux de fermeture, et un dispositif de manoeuvre comprenant une pièce tournante articulée sur le pène et assurant la liaison entre l'espagnolette et le pène, caractérisée en ce que la tringle traverse le bottier de part en part ainsi que la pièce tournante dont elle assure le centrage, cette pièce tournante étant solidaire en rotation de la tringle et retenue en translation par le pène sur lequel elle prend appui. 2 - Serrure selon la revendication 1, caractérisée en ce que la pièce tournante est articulée sur des manetons portés par une extension terminale du pêne et percée d'une ouverture présentant un méplat adapté pour recevoir un méplat correspondant de la tringle, afin de permettre l'entraSnement de cette dernière en rotation. 3 - Serrure selon la revendication 2, caractérisée en ce que la pièce tournante présente, du c8té opposé à l'espagnolette, des encoches adaptées pour recevoir les manetons de l'extension du pène, autour desquels ladite pièce peut pivoter lorsque le pène est manoeuvré. 4 - Serrure selon la revendication 3, caractérisée en ce que les manetons sont agencés l'un au-dessus de l'autre dans un évidement pratiqué dans 11 extension terminale du pène, et sont tronqués afin de pouvoir être engagés entre des becs terminaux de reténue de la pièce tournante autour des manetons, ces becs présentant entre eux un écartement supérieur à la largeur des manetons. 5 - Serrure selon l'une des revendications 3 et 4, caractérisé en ce que le bottier est dimensionné de façon à limiter en rotation le débattement de la pièce tournante, afin de maintenir cette dernière solidaire du pène si la tringle est enlevée.