La présente invention est relative à un vêtement de protection contre les rayonnements nocifs. On a pu constater que les ambiances radio-actives donnaient lieu, chez les sujets qui y baignaient fréquemment, à des anomalies génétiques dues essentiellement à llaction directe des rayons innisants sur les organes génitaux. Notamment, une enquête menée récemment dans les milieux médicaux américains a montré que les radiologues ne donnaient naissance qu'à des filles et, par ailleurs, vivaient en moyenne cinq ans de moins que les autres médecins. Depuis longtemps, il est recommandé aux radiologues de porter des tabliers de plomb pour tenter d'arrêter les radiations, mais de tels tabliers ne sont efficaces que contre des radiations parfaitement dirigées, et non contre des ambiances radio-actives ; ib se révèlent en outre lourds, encombrants et constituent une telle entrave qu'ils ne peuvent être portés en permanence et sont souvent oubliés, parfois volontairement, même lorsque leur port s'imposerait. Ces inconvénients des tabliers plombés actuellement connus sont dlautant plus sensibles que le nombre de sujets vivant en ambiance radio-active est de plus en plus élevé , puisque les médecins ne sont plus seuls concernés et que l'on a de plus en plus recours dans 1 tindustrie et en laboratoire, notamment pour réaliser des contrôles de qualité, à des dispositifs émettant de tels rayonnements. Or, le port du tablier plombé est tout à fait impensable dans le cas de sujets devant conserver une totale liberté de mouvements, cas où un tel tablier est d'ailleurs de plus inefficace puisque les mouvements du sujet ont fréquemment pour effet de le dégager plus ou moins de la protection du tablier. Le but de la présente invention est de proposer un dispositif qui, à la fois, assure une protection parfaite des zones les plus vulnérables aux rayonnements, à savoir bs organes génitaux, tout en étant dlune commodité d'emploi telle qutil puisse être conservé en permanence par les sujets baignant fréquemment en milieu radioactif. Comportant une ou plusieurs feuilles plombées susceptibles d'épouser extérieurement des zones situées en regard des organes génitaux et maintenues en position à la façon d'un cache-sexe ou par intégration à un slip, le dispositif selon l'invention répond paràitement à ces objectifs. I1 peut être utilisé en sous-vêtement ou en survêtement , et ne gêne en rien les mouvements du sujet qui le porte. Il peut par conséquent être porté enpermanence et l'on ne risque pas de l'oublier lorsqu'il est nécessaire. Parfaitement maintenu en regard des zones à protéger, il assure une protection aussi efficace que possible même lorsque le sujet est amené à se mouvoir en milieu radio-actif. De plus, il se révèle beaucoup plus léger qu'un tablier, et l'on peut augmenter sans inconvénient l'épaisseur/utilisées, en augmentant ainsi l'intensité de la protection, sans qu'il s'en suive une gêne pour l'utilisateur. La quantité de plomb utilisée restant néanmoins moindre, le vêtement de protection selon l'inven- tion se révèle de plus moins coûteux que les tabliers traditionnels. Le vêtement de protection selon l'invention est caractérisé en ce qu'il comporte au moins une feuille de plomb susceptible d'épouseur extérieurement des zones situées en regard des organes génitaux, et des moyens de maintien iladite feuille en position face aux dites zones. L'invention sera mieux comprise si l'on se réfère à la description ci-dessous, relative à quelques modes de réalisation non limitatifs, ainsi qu'aux dessins annexés qui font partie intégrante de cette description. La figure 1 montre un premier mode de réalisation d'un vêtement de protection selon l'invention, pour homme La figure 2 montre un mode de réalisation plus élaboré d'un tel vêtement, en position de port. La figure 3 montre le vêtement de la figure 2 en position dépliée. Ces trois figures sont relatives au cas d'un vêtement de protection masculin, mais l'invention concerne également de tels vêtements pour dame. Dans les deux exemples illustrés ici, le vêtement de protection selon l'invention comporte une coquille de plomb 1 dtune forme telle quelle enveloppe les testicules et le pénis et soit jointive du bas ventre du sujet, par son bord périphérique 2, au moins vers le haut et vers les côtés afin d'éviter toute infiltration du rayonnement entre elle et la peau. Naturellement, de nombreuses formes peuvent donner satisfaction, et l'invention n'est nullement limitée à la forme représentée. Les moyens tendant à maintenir la coquille en position peuvent également varier dans une grande mesure. Le cas échéant, la coquille peut être simplement posée en position, sans fixation particulière, à l'intérieur du sous-vêinent du sujet qui en assure le positionnement et le soutien. ta tToutefois, on préfèrera des moyens de maintien plus élaborés ou /tels que ceux qui sont illustrés aux figures. Dans le cas de la figure 1, la coquille 1 est munie à sa par tie supérieure 3 de deux liens souples 4 et 5 destinés à entourer la taille du sujet pour être noués ensemble par exemple vers llar- rière. Un troisième lien souple 6 est quant à lui fixe à la partie inférieure de la coquille et vers l'arrière, par exemple au niveau d'une pointe 7 s'engageant vers ltarrière entre les jambes du sujet, lequel lien 6 est destiné à être noué vers l'arrière aux deux autres liens 4 et 5 pour assurer un maintien parfait de la coquille 1 en place. I1 est à noter que la coquille 1 peut avantageusement être munie d'une enveloppe textile (non représentéeici) et dtun rembour rage intérieur lorsque le vêtement de protection selon l'invention doit être utilisé en sous-vêtement1 Les liens 4 à 6 peuvent alors avantageusement être fixés à cette enveloppe textile. On a représenté aux figures 2 et 3 un mode de réalisation plus élaboré du dispositif, selon lequel la coquille 1 est intégrée à un support textile constituant un slip lorsque le vêtement est en position d'utilisation (figure 2). La coquille 1 est de préférence fixée extérieurement à ce support, soit de façon permanente par exemple par couture ou rive tage, soit de façon amovible par intermédiaire de boutons-pression ou de tout autre moyen approprié (non représenté ici). De préférence, afin de faciliter la mise en place du vêtement, le slip défini par le support textile 8 est susceptible d'être ouvert sur les côtés et se présente, lorsqu t il est ainsi ouvert, sous la forme illustrée à la figure 3 qui montre sa face extérieure. Dans le cas de cette figure, le support 8 se présente sous la forme d'un rectangle de tissu dont les deux petits côtésv respec- tivement 9 et 101 sont destinés à former la ceinture du slip, respec tivement vers l'carrière et vers lavant. Les grands côtés 11 et 12 du rectangle sont quant à eux largement échancrés dans une zone centrale, respectivement en 13 et 14, les bords 15 et 16 de ces deux échancrures délimitant le passage des jambes, respectivement droite et gauche , lorsque le slip est en position d'utilisation (figure 2). La zone 17 du support 8 qui est la plus proche de son bord 10 est destinée à former le pan frontal du slip et reçoit, dans une position appropriée, la coquille en forme 1 fixée par l'un ou llau- tre des différents moyens évoqués plus haut. Le support textile 8 est en outre muni de moyens assurant sa fermeture sous forme de slip lorsqu'il est en position d'utilisation. Ces moyens peuvent naturellement être de toute nature et sont généralement fixés sur les pans frontal 17 et dorsal 18 au niveau des bords 11 et 12, qui sont destinés à être appliqués sur les hanches du sujet. On a représenté à la figure 2 et dans la partie supérieure de la figure 3 un premier mode de solidarisation du pan frontal et du pan dorsal, consistant par exemple en une paire de courroies 19 et 20 solidaires du pan frontal 17 à proximité de snn bord 11 et d'une paire de boucles 21 et 22 solidaires du pan dorsal 18 à proximité de ce même bord 11, lesquelles boucles 21 et 22 viennent s'engager respectivement sur les courroies 19 et 20 lorsque le support textile 8 est en position d'utilisation. De préférence, le pan frontal 17 recouvre alors légèrement le pan dorsal 18 au niveau des bords 11 et 12 de façon à éviter le passage des rayons. On a représenté à la partie inférieure de la figure 3 un deuxièmE mode de solidarisation des deux pans 17 et 18, assurant lui aussi un recouvrement partiel du pan dorsal 18 par le pan frontal 17. Selon ce deuxième mode de réalisation, les moyens de solidarisation comportent deux boutons 23 et 24 fixés au pan dorsal 18 à proximité immédiate de son bord 12, et deux boutonnières 25 et 26 aménagées dans le pan frontal 17 à proximité de ce même bord 12 et susceptibles de recevoir respectivement les boutons 23 et 24. On pourrait également prévoir une fermeture par boutons-pression par agrafes, ou encore au moyen de rubans noués. I1 est à noter que de tels moyens pourraient d'ailleurs être utilisés également pour assurer la fermeture sur eux-memes des î i e ns 4 à 6 dans l'exemple illustré à la figure 1. Comme il a été dit plus haut, il est possible de prévoir également des vêtements de protection selon l'invention pour femme Dans ce cas, le vêtement comporte au moins une feuille de plomb ventraZe comparable à la coquille 1, destinée à protéger l'utérus, et de préférence également au moins une feuille dorsale en regard des ovaires. On utilisera alors de préférence un mode de réalisation des moyens de maintien de ces feuilles analogue à celui qui a été décrit en référence aux figures 2 et 3, afin dlas- surer un positionnement correct et un bon maintien des différentes zones plombées. Naturellement, les matériaux utilisés pour réaliser le vêtement selon l'invention peuvent être très divers et, en particulier, le support textile illustré aux figures 2 et 3 peut être remplacé par un support souple en tout matériau. De plus, on pourrait le cas échéant réaliser la coquille 1 et les différentes feuilles de protection en un matériau autre que le plomb, pourvu que ce matériau présente également une bonne imperméabilité aux rayonnements ionisants, et ceci sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1) Vêtement de protection contre les rayonnements nocifs, caractérisé en ce qu'il comporte au moins une feuille de plomb susceptible d'épouser extérieurement des zones du corps situées en regard des organes génitaux, et des moyens de maintien de la dite feuille en position face aux dites zones. 2) Vêtement selon la revendication 1, pour homme, caractérisé en ce que la dite feuille présente la forme d'une coquille enveloppant extérieurement au moins les testicules , et en contact avec le sujet par sa périphérie au moins vers le haut et vers les côtés. 3) Vêtement selon la revendication 1, pour femme, caractérisé au moins en ce qu'il présente/une feuille dorsale au moins en regard des ovaires et/une t-euille ventrale au moins en regard de l'utérus. 4) Vêtement selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la dite feuille comporte un revêtement textile au moins sur sa face tournée vers le sujet. 5) Vêtement selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la dite feuille comporte un capitonnage au moins sur sa face tournée vers le sujet. 6) Vêtement selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les moyens de maintien comportent un slip en matériau souple. 7) Vêtement selon la revendication 6, caractérisé en ce que le dit slip est constitué par un support souple en forme de sablier, présentant une zone étroite destinée à être engagée entre les jam bes, un pan frontal et un pan dorsal destinés à être appliqués contre le corps respectivement vers l'avant et vers l'arrière, et des moyens de solidarisation du dit pan frontal et du- dit pan dorsal entre eux, solidaires du dit support dans ses parties destinées à former les dits pans. 8) Vêtement selon la revendication 7, caractérisé en ce que les dimensions du pan frontal et du pan dorsal sont telles qutil y ait recouvrement partiel du pan dorsal par le pan frontal en position de port. 9) Vêtement selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que les moyens de maintien comportent au moins deux liens souples susceptibles d'être engagés respectivement autour de la taille et entre les jambes du sujet, les dits liens souples étant solidaires de la dite feuille respectivement vers le haut et vers le bas. 10) Vêtement selon la revendication 9, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens de solidarisation des dits liens souples entre eux. 11) Vêtement selon l'une quelconque des revendications 7 et 10, caractérisé en ce que les moyens de solidarisation sont choisis parmi les moyens suivants : courroies et boucles susceptibles d'être immobilisées sur les dites courroies, liens souples susceptibles d'être noués, agrafes, boutons et boutonnières, boutons-pression. , etc....