i 2102354 Les mouvements de montres-calendriers indiquant soit la date seule soit la date et le jour de la semaine comprennent en général un mécanisme de correction qui est destiné à permettre la remise à la date ou la remise à jour du dispositif de calendrier si, 5 pour un motif quelconque, celui-ci a été dérangé. Dans un grand nombre de mouvements de montres-calendriers, le mécanisme de correction est indépendant du mécanisme d'entraînement qui commute le ou les organes indicateurs à Intervalles de 2b heures et qui est entraîné automatiquement par le mouvement. Ce mécanisme d'entraîne-10 ment possède en général un organe en forme dë tenon ou de cliquet qui vient en prise avec l'organe qu'il est destiné à actionner et qui reste en prise avec lui pendant plusieurs heures chaque jour. Or, pendant ce temps, la position de l'organe indicateur est déterminée par le mécanisme d'entraînement de sorte que si l'on agit a-15 lors sur cet organe au moyen du mécanisme de correction, la correction ne peut pas se faire et le mécanisme est bloqué. Dans ces conditions, on a constaté qu'il existait un risque pour que le mécanisme d'entraînement ou le mécanisme de correction, ou même l'organe indicateur soient faussés ou détériorés. 20 Pour remédier à cet inconvénient, on a déjà conçu un méca nisme de correction qui est actionné par la tige de remontoir et qui agit directement sur les organes du mécanisme d'entraînement qui viennent en prise avec l'organe indicateur, de sorte que le risque mentionné plus haut est entièrement éliminé. Un mécanisme de ce 25 genre est notamment décrit dans le brevet suisse No 462.724. Mais le mécanisme de correction décrit dans ce brevet est un mécanisme à pression qui est actionné lorsqu'on déplace la tige de remontoir dans le sens de son axe. De tels mécanismes conviennent parfaitement bien à des mouvements qui sont destinés à être montés dans des 30 boîtes dont le pourtour présente une noyure ou une saillie de protection masquant la couronne qui est fixée à l'extrémité de la tige de remontoir. On connaît également des mécanismes de correction qui opèrent sous l'effet d'une rotation de la tige de remontoir, cette 35 dernière ayant été au préalable amenée dans une position axiale de correction. Ces mécanismes ont l'avantage de pouvoir être incorporés à des montres dont la boîte est de construction très simple et possède par exemple une paroi cylindrique sans noyure ou saillie de 71 29769 2 ,2102354 protection pour la couronne. Cependant, ces mécanismes de correction agissant par une rotation de la tige sont en général indépendants des mécanismes d'entraînement, de sorte qu'ils sont sujets aux risques de blocage ou de détérioration mentionnés plus haut. 5 Le but de la présente invention est donc de créer un méca nisme de correction agissant par une rotation de la tige de remontoir de construction simple et évitant tout risque de blocage ou de détérioration. Il consiste également à créer un tel mécanisme qui puisse être utilisé pour corriger aussi bien la position dé l'orga-10 ne indicateur des quantièmes que celle de l'organe indicateur des jours dans les montres-calendriers qui présentent ces deux organes indicateurs. Dans ce but, l'invention a pour objet un mouvement de montre-calendrier comprenant au.moins un organe indicateur commuté à 15 intervalles de 24 heures par un mécanisme' d'entraînement actionné par le mouvement, et un mécanisme de correction comprénant un mobile rotatif entraîné lorsque la tige de remontoir, placée dans une position axiale de correction, tourne autour de son axe, caractérisé en ce que le dit mobile de correction se compose d'un pignon et 20 d'un élément de correction pourvu d'au moins un doigt s'engageant dans la denture du dit organe indicateur, l'élément de correction et le pignon étant liés l'un à l'autre par un accouplement à friction.- Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme 25 d'exécution du mécanisme de correction selon l'invention. La fig. 1 est une vue en plan depuis le côté cadran d'une partie du mouvement-d'une montre équipée de la dite- forme d'exécution du mécanisme, la fig. 2 une vue en plan analogue, certaines pièces ayant 30 été enlevées et d'autres arrachées et le mécanisme se trouvant dans une autre position de fonctionnement, et la fig. 3 une vue en coupe selon la'ligne II'I-III de la fig. 1. ' On a représenté au dessin une partie d'un mouvement de mon-35 tre-calendrier, par exemple d'un mouvement de montre-bracelet qui comporte un organe indicateur des quantièmes 1 ayant la forme d'une couronne à denture intérieure et un organe indicateur des jours de la semaine dont on voit l'étoile 2 à 14 dents montée au centre du gqpy 71 29769 3 2102354 mouvement et portant un disque 3 (fig. 3) situé à fleur de la face supérieure.de la couronne 1 à l'intérieur de cette dernière. Les organes indicateurs. 1 et 3 sont ainsi situés immédiatement sous le ..cadran (non représenté) et les" indications qu'il porte, c'est-à-di-5 re les quantièmes df 1 à 3.1 pour, la couronne 1 "et les sept jours de la semaine, pour le disque 3, apparaissent dans un guichet allongé ménagé dans le.cadran. La couronne 1 est normalement maintenue en place par un sautoir 4 sollicité par un ressort (non représenté), sautoir dont le bec. 5, qui présente une forme spéciale dont la rai-10 son sera indiquée plus loin, est engagé dans la denture 6 de l'anneau de quantièmes 1. De même, le sautoir 7, également sollicité par un ressort (non représenté), maintient normalement en place l'étoile des jours 2, son bec 8 étant engagé entre deux dents voisines 9 de l'étoile 2. 15 L'organe indicateur des quantièmes 1, ainsi que l'étoile des jours 3, sont commutés chaque 24 heures par un mécanisme d'entraînement actionné par le mouvement et oui n'est pas représenté au dessin. Ce mécanisme d'entraînement peut être un mécanisme à sauts brusques ou à entraînement progressif. Il'entraîne l'organe indica-20.teur de quantièmes 1 dans le bas de sa denture chaque 24 heures et, durant le même laps de temps, l'étoile des jours de deux pas de la denture 9 à 14 dents. Les indications des sept jours de la semaine étant réparties radialement sur le disaue 3, elles apparaissent donc successivement une à une dans le guichet du cadran. 25 Le mouvement de montre représenté au dessin est un mouve ment mécanique à ressort moteur oui comporte un rouage usuel bien que ce rouage comprenne une grande moyenne décentrée sur l'arbre de laquelle est montée une chaussée 10. Cette chaussée est en prise a-vec une roue de minuterie (non représentée) qui engrène elle-même 30 avec la chaussée 11 qui est montée au centre du mouvement sur un tenon fixé dans la platine 12 et qui porte l'aiguille des minutes (non représentée). Autour de cette chaussée centrale 11, pivote la roue à canon des heures 13 qui porte elle-même l'étoile des jours 2. Comme on le voit à la fig. 3, le mouvement de montre décrit 35 comporte une tige de remontoir 14, disoosée radialement dans le mouvement et dont 1.'extrémité interne forme un pivot 15 engagé dans u-ne forure ménagée dans 1,'épaisseur de;, la platine 12. Cette tige de remontoir présente un carré 16 sur lequel coulisse un pignon coulant copy 71 29769 4 -2102354 17, de construction usuelle, présentant une gorge annulaire dans laquelle s'engage la pointe de la bascule de pignon coulant 18. En se déplaçant sur le carré 16, le pignon coulant peut venir en prise a-vec,le pignon de remontoir 19 qui pivote sur une portée cylindrique 5 de la tige. Enfin, dans une rainure ménagée dans la tige de remontoir du côte extérieur du pignon de remontoir, est engagé le tenon de tirette 20 qui est venu d'étampage avec la tirette 21 (fig. 1). La bascule 18 pivote autour d'une goupille 22 et est sollicitée par la ressort de bascule 23. La forme exacte de cette bascule, de même 10 que celle de la tirette et les fonctions qu'elles remplissent seront décrites plus en détail ci-après.- On notera pour l'instant que l'ensemble du mécanisme de correction est maintenu en place sur la platine 12 par une large plaque d'acier 24 fixée par la vis 25 à la platine 12. Cette plaque présente un bras étroit 26 qui joue le 15 rôle de ressort de tirette et dont l'extrémité libre présente dans son bord trois échancrures dans lesquelles s'engage le tenon 27 fixé à la tirette afin de déterminer trois orientations différentes de cette pièce. La tirette pivote, comme dans un mouvement de montre usuel, autour d'une vis de tirette 28 dont l'extrémité est f i-20 xêe dans un second bras rigide 29 de la plaque 24 qui s'étend au-dessus de la tige de remontoir et de la tirette. Les éléments principaux du mécanisme de correction représentés au dessin sont mieux visibles à la fig. 2 dans laquelle la plaque 24 a été enlevée. On voit en particulier à la fig. 2 la bascule 25 de correction 30 qui pivote autour du tenon 31 fixé dans la plaque 24. Ce tenon présente une tête 32 qui retient en place contre la plaque 24. le renvoi de mise à l'heure 33 ; ce dernier est donc placé au-dessus de la bascule de correction 30 qui est placée elle-même sur la plaque 24 qui tient en place l'ensemble du mécanisme de 30 correction. Le renvoi de mise à l'heure engrène avec la denture a-xiale du pignon coulant 17 lorsque ce dernier est dans la position de mise à l'heure qui est en même temps la position de correction. La bascule 30 est une plaque d'acier de forme générale triangulaire arrondie qui peut pivoter autour du tenon 31 et qui présente un bec 35 34 sur lequel pivote un renvoi auxiliaire 35. Ce renvoi est tenu en place par un tenon à tête plate 36 (fig. 3) qui présente une portée chassée dans une ouverture de la bascule 30 et, au-delà de cette portée, un tenon saillant qui, comme on le voit à la fig. 1, s'en- r sap original 71 29769 5 2102354 gage dans une ouverture 37' pratiquée dans la plaque 24. Ce tenon et cette ouverture coopèrent pour limiter les déplacements angulaires de la bascule 30 et du renvoi auxiliaire 35• A son autre extrémité, la bascule 30 présente une fente 38 dont les deux bords sont paral-5 lèles et qui s'étend selon un chemin coudé.Entre cette fente et le bord extérieur de la bascule 30, s'étend un bras 39 dont l'extrémité est limitée par un élément de courbe 40 qui est agencé de façon à être centré sur l'axe de la vis de tirette 28 lorsque la bascule 30 se trouve dans la position représentée à la fig. 1. Comme on le ver-10 ra plus loin, la fente 38 est destinée à coopérer avec un tenon 40 qui est formé par étampage à l'une des extrémités de la tirette 21. Pour compléter la description du mécanisme représenté au dessin, il y a encore lieu de mentionner le mobile de correction 42. Ce mobile se compose d'un pignon 43 fraisé avec un arbre qui présen-15 te un pivot 44 engagé dans une ouverture correspondante de la platine et, à son autre extrémité, une portion saillante dans laquelle est ménagée une gorge 45. Le mobile 42 comprend encore une seconde partie qui est constituée par une plaque d'acier découpée 46 qui constitue un élément de correction, cette plaque ayant en plan la 20 forme représentée aux fig. 1 et 2. On voit qu'elle comporte une partie en forme de couronne circulaire fendue dont fait saillie vers l'extérieur un doigt 47 et vers l'intérieur, trois bossages 48 découpés en arc de cercle à leur extrémité interne et qui s'appuient sur le fond de la gorge 45. Ainsi, l'élément de correction 46 est 25 accouplé au pignon 43 par un accouplement à friction dont la force peut être réglée à une valeur assez forte. Le doigt 47 coopère avec la denture intérieure 49 de l'anneau de quantièmes 1. Le mécanisme comprend encore un levier de correction 50 et qui est également constitué par une plaque d'acier découpée pivotant 30 sur la platine 12 par l'intermédiaire d'une vis à portée 51 et qui présente deux bras d'inégales longueurs faisant entre eux un angle aigu. L'un de ces bras est muni à son extrémité d'un tenon 52 alors que l'autre est découpé avec un bec 53. Entre les deux bras, est découpée une échancrure en forme d'arc de cercle 54 dans l'entrée 35 rétrécie de laquelle s'étend l'extrémité d'une lame ressort 55 fixée à la platine 12 par son embase élargie 56. Comme on le voit à la fig. 3, le levier 50, de même que son ressort 55, s'étendent sous la plaque 24 immédiatement au-dessus du disque 3. D'autre part, 1'- 71 29769 6 2102354 arbre du pignon 43 présente également une portée qui est située entre la denture de ce pignon et la rainure 45 et qui traverse la plaque 24 en assurant le pivotement du mobile 42. Il en résulte que l'élément de correction 46 accouplé à friction au pignon 43 se trou-5 ve également situé sous la plaque 24 et qu'il s'étend à la hauteur de la partie saillante du tenon 52. La denture 49 de l'anneau de quantièmes 1 s'étend d'ailleurs également à la même hauteur. Avant d'expliquer le fonctionnement détaillé du mécanisme décrit, il convient encore de mentionner que, comme on le voit aux 10 fig. 1 et 2, la bascule de pignon coulant 18 présente le long de l'un de ses bords deux bossages 57 et 58 séparés l'un dé l'autre par une légère échancrure. Le bossage 57 constitue d'ailleurs un épau-lement qui est limité du côté de l'extrémité de la bascule par une partie coudée de cette dernière aboutissant à la pointe allongée 15 qui s'engage dans la gorge du pignon coulant. Il résulte de la description précédente que le .mécanisme de correction dont est équipé le mouvement de montre représenté au dessin est indépendant du mécanisme d'entraînement qu'actionne automatiquement chaque jour le mouvement. On comprend également que 20 ce mécanisme de correction est combiné avec le mécanisme de mise à l'heure et de remontoir et qu'il est actionné par une rotation de la tige 14. Cette dernière peut prendre trois positions axiales différentes qui sont déterminées par les encoches pratiquées dans le ressort de tirette et dans lesquelles s'engage le tenon 27. La 25 position intérieure,de la tige de remontoir est naturellement la position de remontage et elle correspond à l'engagement du tenon 27 dans l'encoche extrême du ressort de tirette 26. Cette position n'est pas représentée au dessin. On conçoit qu'en y parvenant à partir de la position représentée à la fig. 1 qui est la position mé-30 diane, la bascule de pignon coulant 18 pivote autour de son tenon 22 dans le sens horaire et, par conséquent, déplace le pignon coulant vers l'extrémité élargie de l'ouverture prévue dans la platine pour le pignon de remontoir et le pignon coulant de sorte que ce dernier vient en prise avec le pignon de remontoir, ce qui permet 35 d'assurer la fonction de remontage d'une façon usuelle. Lorsqu'on passe de la position représentée à la fig. 1 à la position de remontage, le tenon 41, solidaire de la tirette, glisse le long du bord arqué 40 de la bascule de correction 30 sans que cette pièce 71 29769 7 2102354 se déplace. Les éléments du mécanisme de correction ne subissent donc aucun déplacement lors de ce mouvement et restent entièrement hors de fonction. En revanche, la position représentée à la fig. 1 dans laquel 5 le la bascule de pignon coulant maintient ce dernier élément en prise avec le renvoi de mise à l'heure 33 en appuyant sur le bossage 58, correspond à la position de correction de date et de jour de la semaine. On voit que les deux extrémités lie la fente 38 se trouvent engagées de part et d'autre du tenon 41 de sorte que le bossage 58 10 de la bascule 18 presse la bascule 30 par l'intermédiaire du tenon de tirette 4l dans une position telle que le renvoi auxiliaire 35 se trouve engagé dans la denture du pignon 43. Bien que la bascule 30 ne soit directement soumise à l'action d'aucun ressort, elle est tout de même maintenue d'une façon fixe dans cette position, de sor-15 te que le renvoi auxiliaire 35 étant en prise avec le renvoi de mise à l'heure 33, si l'on fait tourner la tige de remontoir dans un sens ou dans l'autre, cette rotation entraîne celle du mobile 42. Quel que soit le sens de rotation de ce mobile, le doigt 47 de l'élément de correction vient en prise avec la denture 6 de la couronne de 20 quantièmes et tend à la déplacer. Cependant, il convient de mentionner que le bec du sautoir 4, qui maintient l'anneau de quantièmes 1 en position, est taillé d'une façon légèrement dissymétrique et est ajusté de telle façon qu'en position normale, celles des dents 6 qui se trouvent au voisinage du mobile 42 se trouvent pla-25 cées dans une position dissymétrique par rapport à ce mobile. Il en résulte que le chemin que fait parcourir le doigt 47 en se déplaçant dans le sens anti-horaire à la fig. 1 à la couronne 1 est plus grand que celui qu'il lui fait parcourir s'il se déplace dans l'autre sens. Cette différence de chemin peut être ajustée de façon 30 telle que lorsque le déplacement s'effectue dans le sens anti-horaire, la pointe du bec du sautoir 5 passe par-dessus la dent devant laquelle elle se trouve au début, de sorte que la commutation s'effectue et que le bec du sautoir s'engage ensuite entre les deux dents suivantes de l'anneau de quantièmes alors que lorsqu'on fait 35 tourner le mobile 42 dans l'autre sens, le déplacement que le doigt 47 imprime à l'anneau de quantièmes dans le sens horaire est insuffisant pour que la pointe du bec 5 passe par-dessus la dent qu'il précède. Dans ces conditions, la rotation du mobile 42 dans le sens BAD ORIGINAL^ 71 29769 8 2102354 horaire à la fig. 1 n'entraîne pas de commutation. Ainsi donc, il suffit d'ajuster convenablement les flancs du bec du sautoir 4 pour réaliser la commutation dans les deux sens de rotation du mobile 42 ou seulement dans un sens à volonté. 5 Lorsqu'on fait tourner la tige de remontoir dans sa posi tion intermédiaire de façon que le mobile 42 tourne dans le sens horaire vu à la fig. 1, le bec 47 vient buter contre le tenon 52 fixé à l'extrémité du bras supérieur du levier 50. Il fait alors pivoter ce levier contre l'action du ressort 55 dans un sens tel 10 que le bec 53 s'engage dans la denture 9 de l'étoile des jours 2. Le déplacement que subit cette étoile est suffisant pour que le bec 8 du sautoir 7 passe par-dessus une des dents de la denture 9 et, par conséquent, commute l'étoile d'un pas de sa denture. Une fois que le doigt 47 a passé au-delà du tenon 52, le ressort 55 ramène 15 le levier 50 dans la position représentée à la fig, 1. Il y a lieu de noter ici que, lorsque la rotation de la tige de remontoir est telle que le mobile 42 se déplace dans le sens anti-horaire, le doigt 47 vient également heurter le tenon 52 et déplace le levier 50. Cependant, il le déplace dans le sens horaire et écarte par con» 20 séquent le bec 53 de l'étoile 2. Ce déplacement du levier est donc sans aucune action en ce qui concerne la correction. Le ressort 55 ramène également le levier dans sa position de repos une fois que le doigt 47 a passé au-delà du tenon 52 et revient par exemple dans la position représentée à la fig. 1, 25 Ainsi, le mécanisme décrit permet, dans la position de cor rection de la tige de remontoir, de commuter à volonté d'un pas l'anneau de quantièmes 1 lorsqu'on fait tourner le mobile 42 dans le sens horaire et l'étoile des jours 2 lorsqu'on fait tourner ee mobile 42 dans le sens anti-horaire. Cependant, ce mécanisme peut 30 également être utilisé d'une façon différente. Ainsi, on peut par exemple régler le sautoir 4 de façon que le doigt 47 commute l'anneau de quantièmes d'un pas vers l'avant ou d'un pas vers l'arrière suivant le sens dans lequel il tourne et supprimer entièrement le levier 50 ainsi que le ressort 55. Dans ce cas, la correction 35 de l'étoile des jours, si elle est nécessaire, sera effectuée en amenant la tige dans la position de mise à l'heure décrite ci-dessous et en actionnant cette étoile au moyen du mécanisme d'entraînement du mouvement. BAD ORIGINAL ' 71 29769 9 2102354 Quelle que soit la façon dont on l'utilise, le mécanisme décrit présente l'avantage mentionné au début, à savoir que la correction manuelle de l'organe de quantièmes ou de l'organe indicateur des jours peut être effectuée à n'importe quel moment sans risque 5 de coincement ou de blocage d'aucun élément du mécanisme. En effet, grâce à l'accouplement à friction réalisé entre l'élément de correction 46 et le pignon 43 par les bossages 48 serrés sur le fond de la gorge 45 si le doigt 47 vient buter sur une des dents 6, a-lors que le mécanisme d'entraînement du mouvement est en prise avec 10 l'anneau de quantièmes 1 et que cet anneau est bloqué, le pignon 43 peut tourner autour de son axe alors même que l'élément de correction reste immobile. En effet, l'orientation du doigt 47 par rapport au pignon 43 ne joue évidemment aucun rôle puisqu'il suffit de faire tourner la tige de remontoir suffisamment pour que ce doigt vien-15 ne attaquer la denture 6. Finalement, on décrira encore la fonction de mise à l'heure. Pour parvenir à la position de mise à l'heure, il suffit de déplacer la tige de remontoir à partir de la position représentée à la fig. 1 vers l'extérieur. On atteint ainsi la position représentée à 20 la fig. 2. La tirette pivote dans le sens horaire et son tenon 27 passe dans l'encoche intérieure du ressort de tirette 26. Au cours de ce mouvement, le tenon 4l de la tirette s'engage dans la fente 38. Il est conduit dans cette fente par son glissement contre le flanc de l'échancrure qui s'étend entre le bossage 58 et le bossage 25 57 de la bascule de pignon coulant. L'engagement du tenon 4l dans la fente 38 provoque un mouvement de rotation de la bascule de correction 30 dans le sens horaire, et cela jusqu'à ce que le tenon 36 vienne buter, par son extrémité inférieure, contre le bord de l'ouverture 37 en un point diamétralement opposé à celui qu'on remarque 30 à la fig. 1. Or, dans cette position, comme on le voit à la fig. 2, le renvoi auxiliaire 35 se trouve en prise avec la chaussée de grande moyenne 10. D'autre part, à la fin du mouvement de pivotement de la tirette 21, le tenon 41 vient en contact avec le bossage 57 de la bascule de pignon coulant et ramène cette pièce dans une posi-35 telle qu'elle maintient le pignon coulant 17 bien engagé dans la denture du renvoi 33. La bascule 30 est également maintenue fermement dans cette position par l'intermédiaire des ressorts 23 et 26 bien qu'aucun ressort n'agisse directement sur elle. En faisant \ BAD ORIGfNAf_l 71 29769 10 2102354 tourner la tige 14 autour de son axe, on fait donc tourner la chaus sée 10 qui est lanternée sur l'arbre de la grande moyenne. La chaus sée 10 entraîne la roue de minuterie et, par son intermédiaire, la chaussée centrale 11 ainsi que la roue des heures 13. Cette roue 5 entraîne elle-même, d'une façon qui n'est pas représentée, le mécanisme d'entraînement du calendrier, lequel peut comporter par exemple une roue de 24 heures portant deux goupilles s'engageant l'une dans la denture 6 et l'autre dans la denture de l'étoile des jours. Cependant, ce mécanisme d'entraînement peut également être d'un au-10 tre type, par exemple un mécanisme d'entraînement à sauts brusques. Comme, dans l'exécution représentée, l'étoile 2 présente 14 dents, le mécanisme d'entraînement doit naturellement être agencé de façon à faire avancer cette étoile de deux pas de sa denture chaque 24 heures. Il est donc clair que l'on peut déplacer l'étoile des jours 15 et l'anneau de quantièmes au moyen du mécanisme d'entraînement usuel par l'intermédiaire de la tige de remontoir lorsque celle-ci est en position de mise à l'heure après que l'on a amené les aiguilles dans une position convenable qui est, en général, la position de minuit. C'est cette possibilité qui permet, si on le désire, de 20 supprimer le levier 50 et le ressort 55 du mécanisme de correction décrit précédemment. On mentionnera encore pour terminer que, bien que l'étoile des jours 2 ait été représentée sous forme d'une étoile à 14 dents, elle pourrait également, dans une autre forme d'exécution, être 25 remplacée par une étoile à sept dents. La présence d'une étoile à 14 dents implique que, pour une correction d'un jour au moyen du le vier 50, il faut faire effectuer à l'organe 42 deux tours complets autour de son axe dans un sens tel que le doigt 47 ne fasse pas com muter l'anneau des quantièmes 1 mais fasse au contraire commuter 30 l'étoile des jours 2. Grâce à l'accouplement à friction réalisé entre l'élément de correction 46 et le pignon 43 du mobile 42, on a ainsi pu réaliser un mécanisme de correction de construction simple, de faible en combrement et qui présente toute sécurité, notamment en ce sens qu' 35 il permet d'effectuer la correction à n'importe quel moment de la journée sans aucun risque de coincement, de blocage ou de détériora tion des divers éléments du mécanisme. Un autre avantage du mécanisme décrit est que, grâce à la forme ramassée de la bascule 30 BAD ORIGINAL 71 29769 ii 2102354 et surtout grâce à la forme arquée de la fente 38, on obtient un dégagement rapide et précis du renvoi auxiliaire 35 et de la chaussée 10 au moment où l'on repousse la tige de remontoir de la position de mise à l'heure vers la position de correction. On voit en effet, en 5 considérant la fig. 2 que, lors de ce mouvement, le tenon 4l de la tirette 21 se déplace tout d'abord dans la première partie de la fente 38, puis vient buter contre le flanc du bras 39 qui fait un angle assez prononcé avec la première partie de la fente. C'est cette disposition qui entraîne un mouvement de pivotement rapide de la 10 bascule 30 autour du tenon 31 et dégage immédiatement le renvoi auxiliaire 35. Lors du mouvement inverse, en revanche, c'est-à-dire à partir de la position représentée à la fig. 1 vers la position représentée à la fig. 2, le tenon 41 de la tirette 21 vient appuyer sur le flanc opposé de la fente 38 et fait également pivoter la bas-15 cule 30 d'un mouvement rapide afin que le renvoi auxiliaire s'engage d'une façon précise dans la denture de la chaussée 10, On obtient ainsi un fonctionnement qui évite tout déplacement fortuit de l'aiguille des minutes. Cette disposition permet de mettre les aiguilles de la montre à l'heure avec une très grande précision. Elle per-20 met en particulier, notamment dans les montres à fréquence élevée2 de régler la position de l'aiguille des secondes de façon qu'elle se trouve sur midi exactement au moment où l'aiguille des minutes se trouve en regard d'une des divisions de la graduation en minutes portées par le cadran. baD 71 29769 12 2T02354 REVENDICATIONS 1. Mouvement de montre-calendrier comprenant au moins un organe indicateur commuté à intervalles de 24 heures par un mécanisme d'entraînement actionné par le mouvement, et un mécanisme de correction comprenant un mobile rotatif entraîné lorsque la tige de re- 5 montoir, placée dans une position axiale de correction, tourne autour de son axe, caractérisé en ce que le dit mobile de correction se compose d'un pignon et d'un élément de correction pourvu d'au moins un doigt s'engageant dans la denture du dit organe indicateur,! 'élément de correction et le pignon étant liés l'un à l'autre 10 par un accouplement à friction. 2. Mouvement selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'organe indicateur avec lequel le mobile de correction coopère est une couronne de quantièmes à denture intérieure. 3. Mouvement selon la revendication 1, caractérisé en ce que 15 le mobile de correction pivote entre la platine du mouvement et une plaque solidaire du ressort de tirette. 4. Mouvement selon la revendication 2 dans un mouvement de montre comprenant en outre une étoile des jours commutée par le mécanisme d'entraînement, caractérisé en ce qu'il comprend en outre 20 un levier pivotant actionné par le doigt de l'élément de correction et coopérant avec l'étoile des jours de façon à la déplacer. 5. Mouvement selon la revendication 4, caractérisé en ce que le dit levier est un levier du premier genre capable de se déplacer à partir d'une position d'équilibre dans laquelle il est maintenu 25 par un élément élastique et est disposé de façon à être actionné contre l'action du dit élément élastique par le doigt du mobile de correction dans un sens ou dans l'autre selon le sens de rotation du dit mobile. 6. Mouvement selon la revendication 5» caractérisé en ce que 30 l'étoile des jours présente 14 dents et est commutée de deux pas de sa denture durant chaque période de 24 heures par le mécanisme d'entraînement, le dit levier la déplaçant d'un pas de sa denture à chaque rotation complète du mobile de correction dans le sens qui provoque l'engagement du dit levier dans la denture de l'étoile. 35 7. Mouvement selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'il comprend un renvoi de mise à l'heure pivotant autour d'un axe fixe, une bascule auxiliaire portant un renvoi auxiliaire en prise bad original 71 29769 13 '2102354 avec le renvoi de mise à l'heure, cette bascule auxiliaire se déplaçant sous l'action de la tirette entre une position de correction dans laquelle le renvoi auxiliaire est en prise avec le mobile de correction et une position de mise à l'heure dans laquelle le 5 renvoi auxiliaire est en prise avec un mobile du dispositif de minuterie, lorsque la tige est déplacée de la position de correction à la position de mise à l'heure, la bascule de pignon coulant restant alors dans la même position. 8. Mouvement selon la revendication 7, caractérisé en ce que 10 la bascule de correction présente une fente destinée à l'engagement d'un tenon que présente la tirette. 9. Mouvement selon la revendication 8, caractérisé en ce que la bascule de correction présente, à l'extrémité de la dite fente, un bord arrondi que suit le tenon de la tirette lorsque la tige 15 passe de la position de correction à la position de remontage, de sorte que le renvoi auxiliaire reste alors en prise avec le mobile de correction.