L'invention concerne un procédé industriel de réalisation de tableaux reproduisant une image ou une peinture donnée ; elle s'étend aux tableaux obtenus par mise en oeuvre dudit procédé. Les fabricants de reproduction picturale s'attachent, à l'heure actuelle, à réaliser des tableaux ayant l'aspect et la qualité de véritables peintures sur toile et bénéficiant de coûts réduits. Le procédé le plus utilisé actuellement pour tenter de satisfaire ces exigences consiste à utiliser un support en jute, coton, lin ou similaire, à le découper à la dimension voulue, à coller sur celui-ci une image en papier imprimé, puis à tendre et à fixer l'ensemble sur un châssis. Ce procédé de réalisation est actuellement celui dont la mise en oeuvre est la moins onéreuse. Toutefois, certains facteurs font obstacle à ce que le prix de revient des tableaux puisse être abaissé au dessous d'un seuil déterminé.D'une part, l'utilisation d'un matériau onéreux tel que jute, coton, etc... augmente très sensiblement le coût du tableau terminé et ce d'autant plus que l'opération de découpe à partir de bandes livrées par le fabricant occasionnent des chutes relativement importantes. En outre, cette opération de découpe et surtout l'opération de collage ainsi que les manutentions qu'elles déterminent, exigent un personnel important dont le coût entre, pour une part non négligeable, dans le prix de revient du tableau. Par ailleurs, la qualité des tableaux fabriqués par ce procédé traditionnel s'avère fréquemment assez médiocre. Ceci provient essentiellement des risques importants de détérioration de l'image imprimée pendant l'opération de collage sur le support. En outre, les supports tramés,du type jute ou coton, se prêtent mal à un collage efficace et il arrive que le papier se détache localement de celui-ci. Notons, enfin, que les supports en jute, lin, etc... s'effilochent facilement sur les bords et ce défaut est préjudiciable à l'aspect général du tableau fini. La présente invention se propose de pallier les inconvénients du procédé classique évoqué ci-dessus. Un objectif essentiel de celle-ci est d'indiquer un procédé de réalisation de tableaux, dont le coût de mise en oeuvre soit considérablement abaissé par rapport à celui de ce procédé classique. Un autre objectif est de permettre l'obtention de tableaux de qualité améliorée. A cet effet, le procédé de réalisation de tableaux conforme à l'invention consiste à utiliser une feuille de papier 2 d'un grammage déterminé, notamment de l'ordre de 140 à 150 g/m à imprimer sur une face, dite verso, de la feuille une trame imitant celle d'un support traditionnel de reproduction, en par ticulier jute, coton, lin, etc. ., à imprimer sur le recto de la feuille l'image à imiter, à plastifier les deux faces de la feuil le, à tendre ladite feuille sur un châssis et à la fixer sur ledit chassis. On obtient ainsi une reproduction ayant l'aspect d'une peinture sur toile ; la feuille de papier, après le traitement ci-dessus indiqué, est à la fois souple et résistante et se prête parfaitement à une mise en place sur châssis, qui devient une opération facile. Ce procédé élimine tous les facteurs qui, dans le procédé classique, viennent grever le prix de revient du tableau à savoir : utilisation d'un support onéreux tel que jute, opération de découpe avec chutes inévitables, opération de collage. Le procédé conforme à l'invention utilise de simples feuilles de papier qui peuvent être livrées par le fabricant aux dimensions voulues ; les opérations d'impression, de l'image sur le recto de la feuille ou de la trame sur le verso, peuvent être réalisées sur machine d'imprimerie classique, à fonctionnement automatique à grande cadence. Par ailleurs, la suppression de toute opération de collage entraine, ipso facto, l'élimination des défauts afférents et, en particulier, des risques de détérioration de l'image ou de détachement de celle-ci de son support. De plus, aucun effi lochage n'est, bien entendu, à craindre en bordure des reproduc tions. Les tableaux obtenus bénéficient, en conséquence, d'une excellente qualité. Notons que, en raison de la nature même du procédé, la reproduction possède un certain caractère translucide qui en fait mieux ressortir le-s couleurs et les contours. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention se dégageront de la description qui suit, en regard des dessins annexés, lesquels illustrent, de façon schématique, un mode de mise en oeuvre du procédé de l'invention ; sur ces dessins - les figures 1, 2, 3, 4 et 5 symbolisent des étapes du procédé, - la figure 6 montre un tableau terminé. Le procédé dont les étapes sont illustrées sur les dessins annexés utilise une feuille de papier 1 d'un grammage 2 de l'ordre de 150 g/m , dont les dimensions sont celles de la reproduction à obtenir, augmentées des marges nécessaires pour sa fixation sur le châssis. Cette feuille est disposée sur une machine d'imprimerie classique pourvue d'un cliché reproduisant la trame d'une toile, notamment celle d'une toile de jute ; par exemple, cette machine d'imprimerie peut être du type machine off-set. Le verso lb de la feuille est ainsi imprimée (Fig. 1), de sorte qu'apparaissent sur celle-ci les creux, reliefs et nuances qui caractérisent la texture du jute. La feuille est ensuite retournée et limage ou le dessin à reproduire est imprimé (Fig. 2) de façon traditionnelle sur son recto la, au moyen d'une machine d'imprimerie identique pourvue dfun cliché reproduisant cette image ou ce dessin. Le procédé se poursuit par une plastification des deux faces de la feuille (Fig. 3 et Fig. 4) ; en l'exemple, la plastification de chaque face est réalisée au moyen d'une feuille 2 ou 3 en matière synthétique pressée à chaud sur la feuille I ces feuilles 2 ou 3 peuvent etre en polychlorure de vinyle et présenter une épaisseur de l'ordre de 200 à 300 microns. A ce stade du procédé, la feuille 1 est à la fois souple et résistante et se place de façon naturelle à l'état tendu sur un châssis 4 (Fig. 5). Ce châssis peut très simplement être constitué par un cadre en bois comprenant quatre baguettes telles que 5 agrafées en onglet à leurs extrémités. La feuille 1 est appliquée sur le châssis 4 et les marges prévues sur son pourtour sont repliées contre les champs du châssis et agrafées sur ceux-ci par des agrafes telles que 6 ; ces agrafes sont, de préférence, mises en place en position inclinée pour augmenter la tenue de l'ensemble. Un ruban adhésif en toile 7 (Fig. 6) est ensuite mis en place autour du tableau sur les champs du châssis pour recouvrir les agrafes et améliorer l'aspect ornemental de l'ensemble. De petits clous 8 peuvent entre mis en place pour par faire l'illusion d'une véritable peinture sur toile. On conçoit que le procédé ci-dessus décrit qui ne comporte que des opérations simples susceptibles d'être automatisées et qui n'utilise que des matériaux bon marché soit d'un coût de mise en oeuvre extrêmement faible ; dans la pratique, il permet d'obtenir des tableaux d'excellente qualité à un prix trois à quatre fois moins élevé que celui des tableaux réalisés par des procédés classiques. Bien entendu, la présente invention n'est pas limitée aux termes de la description qui précède mais en comprend toutes les variantes. REVENDICATIONS 1/ - Procédé industriel de réalisation de tableaux reproduisant une image ou peinture donnée, caractérisé en ce qu'il consiste à utiliser une feuille de papier d'un grammage déterminé, à imprimer sur une face, dite verso, de cette feuille une trame imitant celle d'un support traditionnel de reproduction, en particulier jute, coton, lin, etc..., à imprimer sur le recto de la feuille l'image à imiter, à plastifier les deux faces de la feuille, à tendre ladite feuille sur un châssis et à la fixer sur ledit châssis. 2/ - Procédé de réalisation de tableaux selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on utilise une feuille de papier dont le grammage est de l'ordre de 140 à 150 g/m2. 3/ - Procédé de réalisation de tableaux selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que chaque opération d'impression, de limage sur le recto de la feuille ou de la trame sur le verso, est réalisée sur une machine d'imprimerie classique pourvue d'un cliché reproduisant ladite image ou ladite trame. 4/ - Procédé de réalisation de tableaux selon l'une des revendications 1, 2 ou 3, caractérisé en ce que la plastification de chaque face de la feuille des papier est réalisée, après impression, au moyen d'une feuille en matière synthétique du type polychlorure de vinyle, pressée à chaud sur la feuille de prier 5/ - Procédé de réalisation de tableaux selon l'une des revendications 1, 2, 3 ou 4, caractérisé en ce que la fixation de la feuille sur le châssis s'effectue par agrafage du pourtour de celle-ci sur les champs du châssis. 6/ - Procédé de réalisation de tableaux selon la revendication 5, caractérisé en ce que les champs du châssis sont dotés, après agrafage, d'un ruban adhésif en toile, venant recouvrir les agrafes. 7/ - Procédé de réalisation de tableaux selon l'une des revendications 5 ou 6, caractérisé en ce que le châssis est constitué par un cadre en bois comprenant quatre baguettes agrafées en onglet à leurs extrémités. 8/ - Tableau reproduisant une image ou peinture donnée, caractérisé en ce qu'il est réalisé par mise en oeuvre du procédé conforme à l'une des revendications 1, 2, 3, 4, 5, 6 ou 7.