La présente invention concerne un mandrin pour la fabrication industrielle, à partir de résines synthétiques et de filaments, de corps creux de moyennes et de grandes dimensions, par exemple, de citernes de stockage de liquide. Elle vise, plus particulièrement, une armature rétractable et un assortiment de plaques permettant de constituer un tel mandrin Elle concerne, également, un dispositif de support constituant avec un tel mandrin, un équipage parfaitement adapté aux étapes et aux transferts d'une fabrication en chaîne de corps creux Enfin, elle concerne un corps creux réalisé sur un mandrin identique à celui mentionné plus haut. On réalise, usuellement, des corps creux de dimensions relativement grandes, par collage des bords de coquilles en résine synthétique armée de fibres, par exemple, du bord d'un fond sur celui d'un corps ou de ceux de deux coquilles symétriques par rapport à un plan. De telles coquilles sont réalisées sur des poinçons ou matrices et peuvent etre repris sur un mandrin résultant d'un assemblage d'éléments appropriés de façon à renforcer la paroi résultant de leur collage par un enroulement de filaments imprégnés de résine synthétique pour fournir un corps creux qui, néanmoins, ne présente pas de particularités de résistance mécanique suffisantes pour l'emmagasinage de produits, meme o'js des pressions moyennes. De plus, une telle paroi, issue du collage de coquilles, doit etre convenablement supportée par des éléments d'armature et associée à un arbre d'entraiinement en rotation pour former un mandrin d'enroulement de filaments. Au surplus, l'épaisseur de cette paroi doit être adaptée aux efforts d'enroulement des filaments, de sorte que le coût de la main d'oeuvre de réalisation des coquilles et de leur collage, le cout des poinçons ou matrices et celui de la matière première exigée par les efforts d'enroulement grèvent, très sensiblement, le prix de revient d'un corps creux La présente invention pallie ces inconvénients. Elle a pour objet un mandrin permettant la réalisation de corps creux, par applications successives de couches de résine synthétique et par enroulement de fibres imprégnées de résine synthétique en ménageant, au moins, une ouverture dudit corps creux ; le mandrin résultant du montage de plaques adaptées à la forme d'un corps creux sur des éléments d'armature comprenant un arbre susceptible d'etre entraidé en rotation. Selon une caractéristique essentielle de l'invention, l'arbre est constitué de deux parties coaxiales entre elles et lesdites parties d'arbre et les éléments d'armature supportant les plaques sont articulés, les uns aux autres, pour constituer une armature de mandrin susceptible d'etre repliée ; un nombre suffisant de moyens de verrouillage des articulations de ladite armature étant prévus pour assurer la rigidité de cette dernière en position dépliée. Evidemment, l'une, au moins, des parties de l'arbre d'entrninement en rotation du mandrin émerge par une ouverture prévue sur un pale du corps creux et l'on prévoit, pour ladite ouverture, des dimensions suffisantes au passage de l'armature sous sa forme repliée. En outre, on adapte les dimensions des plaques du mandrin à celles de l'ouverture du corps creux pour permettre une extraction facile desdites plaques. De préférence, les éléments de l'armature sont groupés, par les moyens d'articulation sous la forme d'ensembles associés, chacun, aux deux parties de l'arbre d'entrninement en rotation du mandrin. Le nombre de tels ensembles est, évidemment, adapté à la résistance mécanique des éléments de chacun d'eux et à celles des plaques qu ils supportent afin d'assurer une bonne stabilité du mandrin. On choisit un nombre d'ensembles qui concilie un prix de revient acceptable de mandrin et un encombrement transversal d'armature repliée qui permet son passage dans une ouverture usuelle de corps creux. On conçoit qu'un tel mandrin peut présenter des formes variées qui sont les répliques exactes des surfaces internes de corps creux. Les génératrices méridiennes de telles surfaces peuvent etre différentes les unes des autres ; il suffit que l'ouverture du corps creux permette l'extraction de l'armature en posit#ion repliée et que les dimensions des plaques soient adaptées à celles de cette ouverture. Dans un mode de réalisation préférée de l'invention, de tels ensembles d'éléments d'armature sont identiques entre eux et sont espacés angulairement, d'une façon régulière, autour de l'axe géométrique des parties de l'arbre aux-quelles ils sont associés Une telle armature et des plaques relativement simples permettent de constituer un mandrin de révolution ; on peut, aisément, prévoir pour des mandrins de ce type des lignes méridiennes variées. On conçoit qu'un tel mandrin évite les opérations classiques de reprise et de collage de coquilles ; de plus, les couches de résine, appliquées les premières sur le mandrin pour l'étanchéité de la paroi du corps creux, peuvent présenter une épaisseur minimale puisque les efforts d'enroulement des filaments sont supportés par les plaques du mandrin. Enfin, une telle armature permet des opérations commodes et rapides de montage et de démontage du mandrin. Chaque ensemble d'éléments d'armature peut, avantageusement, etre constitué d'éléments présentant un profil plan et articulés, entre eux, transversalement par rapport à l'axe géométrique de l'arbre pour constituer un ensemble déformable, dans un plan radial, par éloignement relatif des deux parties dudit arbre. De tels éléments d'armature sont, avantageusement, rectilignes et chaque ensemble est du type d'un système simple de barres articulées. Le corps creux peut, alors, présenter deux ouvertures polaires dans lesquelles sont disposées les parties respectives de l'arbre de l'armature ; une telle disposition étant parfaitement adaptée à la réalisation de corps creux, par exemple des citernes présentant de grandes dimensions axiales. Selon une autre caractéristique de l'invention, les plaques destinées à etre montées sur une armature rétractable pour constituer un mandrin tel que celui décrit plus haut, sont constituées de résine synthétique armée de fibres de verre et convenablement polymérisée ; une telle résine présentant de bonnes particularités de résistance, notamment d'indéformabilité, à des températures relativement élevées. L'épaisseur de telles plaques est évidemment adaptée aux efforts d'enroulement des filaments nécessaires à la résistance mécanique de la paroi d'un corps creux ; toutefois, la résine synthétique qui les constitue leur confère des propriétés de légèreté favorables à leur manutention. De plus, ces plaques absorbent facilement des agents de démoulage qui évitent des adhérences intempestives de la paroi d'un corps creux et qui facilitent l'extraction des plaques ; en outre, la souplesse de telles plaques facilite, également, leur extraction. Enfin, de tels compounds de résine et de fibres sont parfaitement appropriés à leur mise en oeuvre, par des processus usuels de moulage, ce qui permet des réalisations peu onéreuses, de formes très complexes de mandrin. En outre, dans le cas d'une fabrication en série exigeant plusieurs mandrins, ces processus de moulage permettent des formes de mandrins rigoureusement identiques entre eux, ce qui garantit une excellente tolérance des capacités des corps creux. L'invention concerne, en outre, un dispositif de support d'un tel mandrin ; ce dispositif permettant une fabrication industrielle en série de corps creux. Selon l'invention, les deux parties de l'arbre du mandrin peuvent etre montées sur des supports solidaires de chariots adaptés à une bonne assise sur une voie de roulement rigide et attelés, l'un à l'autre, pour constituer un équipage susceptible d'être déplacé sur ladite voie. Un tel équipage peut assurer une économie de main d'oeuvre de réalisation d'un corps creux en permettant des transferts rapides et surs du mandrin de fabrication qu'il comporte, d'une étape de réalisation de ce corps creux à l'étape suivante. Enfin, l'invention concerne un corps creux réalisé sur un mandrin identique au mandrin décrit plus haut. Un tel corps creux est remarquable en ce que sa surface interne est la réplique exacte de la surface externe d'un tel mandrin et que sa paroi ne présente aucun joint de collage d'élément de paroi. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention se dégageront de la description qui va suivre en regard des dessins annexés lesquels, description et dessins ne sont donnés qu'à titre d'exemple non limitatif. Sur ces dessins, - la figure 1 représente en perspective à une échelle réduite, en partie arrachée, un mandrin de réalisation d'une citerne conforme à I'inven tison - la figure 2 est une vue en coupe axiale, en partie arrachée, du mandrin de la figure 1 ; ledit mandrin étant monté sur des supports solidaires de chariots. - la figure 3 représente, en élévation latérale, l'armature des figures I et 2 ; cette armature étant repliée - la figure 4 représente, en élévation latérale, un dispositif d'articu [ ation verrouillable, équipant des éléments d'armature de la figure 2. - la figure 5 représente, en élévation latérale, un autre dispositif d'articulation verrouillable, équipant deux éléments d'armature de la figure 2 - la figure 6 représente, en coupe axiale, un dispositif d'articulation d'éléments de l'armature de la figure 2. - la figure 7 représente, en plan, des éléments de la figure 6. Sur les figures 1 et 2, on peut voir deux barres cylindriques 1 et 2 disposées coaxialement et espacées axialement, l'une par rapport à l'autre. Les extrémités, en regard, de ces deux barres 1, 2 sont respectivement équipées de collerettes 3 et 4 et leurs extrémités opposées sont engagées dans des paliers 5 de supports 6, du type lunette, équipés de classiques moyens de réglage d'alignement axial ; ces "lunettes" étant montées sur des chariots 7 et 8 à galets 9 susceptibles d'être déplacés sur des rails 10 et associés, l'un à l'autre, par une barre d'attelage 11. En outre, un élément 12 résultant de l'assemtblage, sous la forme d'une poutrelle, de profilés usuels et présentant une longueur un peu plus petite que l'écart ménagé entre les bouts, situés en regard, des barres 1, 2 , est disposé parallèlement à l'axe géométrique XY, commun à ces deux barres 1, 2. Llune des parties extremes de la poutrelle 12 est asse#mblée, en 13, à l'une des extrémités d'une tige rigide 14 dont l'autre extrémité est assemblée, en 15, à la collerette 3; l'autre extrémité de la poutrelle 12 est, également, assemblée en 16, à l'une des extrémités d'une autre tige rigide 17 dont l'autre extrémité est assemblée, en 18, à la collerette 4 Les moyens d'assemblage des tiges 14 et 17 à la poutrelle 12, d'une part et aux collerettes 3 et 4 d'autre part, seront décrits, en détail, plus loin. On remarquera que (figure 2), compte tenu des valeurs prévues pour les écarts entre les points d'assemblage 13, 15 et 16, 18, les tiges 14 et 17 sont disposées obliquement par rapport à l'axe XY, suivant des directions opposées ; de la sorte, ces tiges 14, 17 constituent des jambes de force qui maintiennent la poutrelle 12 espacée de l'axe XY des barres 1, 2. De plus (figure 1), cinq autres ensembles de tiges et de poutrelles, identiques à celui qui vient d'être décrit, sont montés, d'une manière identique, sur les collerettes 3 et 4 en étant angulairement espacés, entre eux, d'une fa çon régulière. Enfin, des plaques 19 cintrées en forme de demi cylindres circulaires sont posées sur les poutrelles 12 et sont convenablement assuletties entre elles ; de plus, chaque plaque 19 comporte,sur sa face interne, des pattes radiales (non représentées), convenablement appliquées sur l'une des faces latérales d'une poutrelle 12 pour former une surface externe pratiquement cylindrique et circulaire. On précisera que la longueur de ce cylindre est un peu plus petite que celle des poutrelles 12 pour réserver, sur les bouts de ces dernières, des supports pour des secteurs bombés et fuselés 20, présentant des galbes appropriés à l'assuiettissement de leurs bords, d'une part, sur les bords dudit cylindre, d'autre part, sur ceux de deux disques 21, respectivement clavetés et bloqués, en translation, sur les barres 1, 2. De plus, la largeur ll#1 11d'une plaque cintrée 19 et la dimension "Q2" correspondant à la grande base d'un secteur 20, sont un peu plus petites que le diamètre du disque 21 ; enfin, le diamètre de la collerette 4 est plus petit que celui du disque 21 et est de l'ordre de grandeur des dimensions d'une ouverture permettant le passage d'un homme, La description qui précède permet de comprendre que les assemblages de poutrelles 12 et de tiges 14, 17 sur les barres 1, 2 constituent l'armature d'une paroi cylindrique à fonds bombés, formée par les éléments 19 et 20 et destinée à etre utilisée comme mandrin de réalisation d'une citerne par enroulement de fibres et mise en oeuvre de résines synthétiques. En effet, les dispositifs 6 des lunettes permettent d'aligner, d'une fa çon rigoureuse, les barres 1, 2 qui constituent, alors, un arbre rompu, susceptible de tourillonner dans les paliers 5 respectivement portés par les chariots 7 et 8. De plus, l'extrémité libre du demi arbre 1 est équipée d'un dispositif "à la cardan" 22 permettant l'accouplement de l'arbre rompu 1, 2, à des moyens moteurs (non représentés) ; un tel moyen d'accouplement 22 assurant une transmission d'efforts d'èntrainement en rotation de la paroi formée par les plaques 19 et 20 ; les pattes radiales des plaques 19 étant appliquées sur les faces frontales, par rapport au sens de rotation, des poutrelles 12 alors que les plaques 20 sont solidaires des disques 21 lesquels sont clavetés et bloqués en trans- lation sur les demi arbres 1 et 2. Au su jet de Sa régularité de 'entrainement du mandrin, on précisera que les rails 10 sont constitués d'éléments rigides, fermement ancrés au sol et que chaque galet 9 est rigidement assemblé à son rail par des pinces non repré sentées Il est, alors, possible d'entratner en rotation ce mandrin et d'appliquer successivement sur ce dernier, conformément à un processus connu, une couche mince 23 d'une résine synthétique-thermodurcissable (figure 1), une couche 24 composée de fibres de verre imprégnées d'une résine synthétique . Puis, on applique deux anneaux sur les parties terminales de la couche 24 qui correspondent aux extrémités des secteurs 20 appliquées sur les disques 21 et forment les piles du mandrin ; ces anneaux (non représentés) constituant les embouchures de deux ouvertures classiques communément nommées "trou d'homme". On effectue alors, sur la couche 24, un enroulement de filaments tenaces, imprégnés d'une résine adéquate pour former une autre couche 25, en recouvrant les parties extremes des deux anneaux à trou d'homme de façon à insérer ces anneaux dans la paroi de citerne formée par ces trois couches. Alors, on démonte le dispositif d'accouplement 22 et, aussitot, on maintient l'entrainement en rotation du mandrin grace à un petit moteurrréduc- teur 26 porté par le chariot 8 et à une transmission, par chaine 27, au demi arbre 2e Cette rotation évite un égouttage des couches de résine synthétique et, pour accélérer leurs polymérisations, équipage de chariots 7, 8, portant le mandrin rotatif est introduit, sur les rails 10, dans une étuve appropriée après avoir dégagé les pinces des rails 10 et des galets 6. Lorsque cette polymérisation est accomplie, l'équipage est sorti de l'étuve et l'on conçoit qu'il convient de dégager, de la citerne, les divers éléments de son mandrin. Avant d'expliquer comment est effectué un tel dégagement, on se réfèrera aux figures 4 à 6. Sur la figure 4, on retrouve la collerette 3 ainsi qu'une jambe de force 14. Une chape 28 comportant deux branches 28a qui s'étendent obliquement suivant la direction de la jambe de force 14 est fixée radialement sur la face transversale de la collerette qui est orientée vers la partie médiane de la citerne Cette chape 28 est équipée d'un axe d'articulation transversal 15a qui permet le montage du pied de la jambe de force 14, grâce à un trou correspondant, aménagé transversalement dans cette jambe.Evidemment, I'ouverture des branches 28a est adaptée à l'épaisseur de la jambe de force 14 et cette dernière présente un autre trou transversal auquel correspond deux trous des branches 28a pour l'engagement d'une cheville de verrouillage 29, simplement assujettie à la chape 28 par une goupille 29a Sur la figure 5, on retrouve une poutrelle 12 et une jambe de force 17 ; les extrémités des profilés constituant cette poutrelle 12 sont solidaires de goussets 30 formant une chape qui est équipée d'un axe d'articulation transversal 16a et d'une cheville 31 à goupille 31a pour l'assemblage de l'extrémité de la jambe de force 17 sur la poutrelle 12 ; ce mode d'assemblage étant analogue à celui de la figure 4. Enfin, figures 6 et 7, on retrouve à nouveau la jambe 17 et la collerette 4. Cette dernière est réalisée sous la forme d'une roue comportant des bras radiaux solidaires d'un moyeu de montage sur le demi arbre 2 et d'une jante plate 4a sur laquelle peut être fixée, par des boulons et des écrous, une couronne 32. Cette couronne 32 est équipée d'oreilles 33a, régulièrement réparties, par groupes de deux, sur sa face disposée en regard de la collerette 3 pour constituer des chapes appropriées à l'engagement des pieds des jambes 17 ; des trous homologues étant aménagés transversalement, dans ces oreilles 33a et ces pieds de jambe, pour des axes d'articulation 34. On indiquera que les moyens d'assemblage 13 (figure 2) de l'extrémité de chaque jambe de force 14 sur la partie extreme de la poutrelle 12 correspondante comportent une chape à axe d'articulation transversal du type des chapes de la couronne 32. Par ailleurs, chaque disque 21 est claveté sur son demi arbre 1 (ou 2) et présente également une forme similaire à celle d'une roue à bras radiaux et comporte un rebord annulaire 21b sur lequel sont fixés, de place en place par des vis, des éléments de couronne 21a formant un anneau Cet anneau 21a soutient les extrémités polaires des secteurs 20 ; ces secteurs 20 comportent, en effet, chacun un talon 20a présentant des trous taraudés pour sa fixation, par des vis 20b sur l'anneau 21a. Enfin, on remarquera que le diamètre externe 91 de la jante de la roue 4 est un peu plus petit que le diamètre pt correspondant au libre passage qui est réservé entre les pattes 21a et on précisera que le diamètre interne ,~2 de la couronne 32 est suffisamment grand pour permettre le passage d'un homme en position couchée. Il est, donc, possible d'effectuer successivement les opérations décrites ci-après le moteur 26 étant arrêté ; la barre 11 est dételée des chariots 7 et 8, des berceaux 37 sont engagés sous la citerne (figure 2), les vis de fixation des éléments de couronne 21a sur le disque 21 du demi arbre 2 sont dévissées ; le disque 21 étant repoussé vers les paliers 5 (flèche f7), les écrous des boulons de fixation de la couronne 32 sur la jante 4a de la roue 4 sont dévissés, le chariot 8 est déplacé (flèche f4) dans le sens opposé à la citerne ; ce chariot entrain, alors, le demi arbre 2, le disque 21 et la roue 4, il est, alors, possible d'entrer dans la citerne et de démonter la cheville 31 qui verrouille l'articulation 16 (figure 5). On indiquera que l'inclinaison des jambes de force 17 7par rapport à l'axe XY est suffisamment grande pour que l'effet d'arc-boutement de ces jambes 17 sur la couronne 32 assure la stabilité de l'armature ; puis on sort de la citerne la cheville 29 verrouillant liarticulation 15 (figure 5) est démontée, de l'extérieur, après avoir débloqué le disque 21 du demi arbre 1, le chariot 8 est amené à sa position initiale (flèche f5) puis on assemble, à nouveau, la roue 4 à la couronne 32, les chariots 7 et 8 sont déplacés, lentement dans des directions opposées à la citerne (flèches f6 et f4) ce qui a pour effet de replier, progressivement, les jambes de force 14, les poutrelles 12 et les jambes de force 17 les unes sur les autres. On indiquera que, pour une telle position d'extension des demi arbres 1, 2 de l'armature, l'encombrement transversal de cette armature est sensiblement plus petit que l'ouverture des trous d'homme réalisés aux pales de la citerne (figure 2). Puis, on ceinture les jambes de force 14 et 17, à l'aide de sangles "S" (figure 3) on suspend à un moyen de levage tel qu'un palan l'ensemble ceinturé, on remplace le demi arbre 2 par une barre relativement légère après avoir ouvert les lunettes de palier 5 du chariot 8 ; cette barre (non représentée) s'étendant à travers la collerette 4 jusqu'au milieu de la citerne, on tire le chariot 7 (flèche 6) jusqu'à ce que la moitié de l'ensemble soit sorti de la citerne et on suspend l'ensemble à un second moyen de levage 36 (figure 3). On pourra, alors, facilement pénétrer dans la citerne pour démonter l'anneau 21a puis retirer les plaques cintrées 19 et les secteurs bombés 20. La description qui précède permet de comprendre qu'une telle armature, ainsi portée par des chariots, convient parfaitement à une réalisation industrielle en série de citerne. On peut, en effet, prévoir sur une voie de roulement adaptée aux différentes étapes de montage de mandrin, d'enroulement de filament, d'étuvage et d'extractiond'armature et de plaques, un nombre suffisant d'équipage de chariots et d'éléments de mandrin pour assurer une bonne utilisation des appareils nécessaires aux opérations correspondant à chacune de ces étapes. On remarquera qu'une telle armature, en position de support, présente une bonne accessibilité de toutes ses parties ce qui facilite le montage des plaques de mandrin. A ce propos, on précisera que de telles plaques 19, 20 peuvent être réalisées, très facilement, par divers processus de moulage (à l'aide de poinçons ou de matrices), à partir de fibres de verre imprégnées d'une résine synthétique polymérisable. De plus, la légèreté de telles plaques est favorable à leurs manipulations et entraine une réduction de la section des éléments d'armature de mandrins ; ce résultat est, particulièrement, appréciable dans le cas de mandrin de grandes dimensions. L'épaisseur de telles plaques est évidemment appropriée aux contraintes engendrées par l'enroulement des filaments de la couche 25 et par les effets de retrait de la paroi de la citerne au cours de l'étuvage et du refroidissement de cette dernière. A ce sujet, on choisit en outre une résine présentant une bonne résistance mécanique et une bonne stabilité chimique et physique aux divers effets de la température et de l'atmosphère de l'étuve, notamment des effets de dilatation et de retrait. On indiquera que les résines synthétiques susceptibles d'être utilisées pour la réalisation de telles plaques sont, généralement, compatibles à des agents de démoulage ce qui assure une extraction facile desdites plaques. Enfin, les possibilités de réalisation par moulage sont bien adaptées à des formes plus complexes que celles des secteurs bombés 20 ; le prix de revient de telles plaques étant, néanmoins, relativement faible Par ailleurs, on peut prévoir des jeux d'éléments 12, 14, 17 présentant diverses longueurs appropriées à des dimensions et capacités variées de citernes ; ces éléments pouvant être facilement montés et démontés dans les chapes des collerettes des deux demi arbres, ces chapes pouvant comporter des moyens de verrouillage 29 et 31 qui permettent des inclinaisons variées des éléments 12, 14, 17. Enfin, la forme de ces éléments d'armature pourrait être adaptée à la réalisation de corps creux qui ne présenteraient pas nécessairement une ligne méridienne, en partie rectiligne, ni une section rigoureusement circulaire. Par ailleurs, on conçoit que la surface interne d'un corps creux ainsi réalisé sur un mandrin reproduit fidètement la forme de la surface externe de ce mandrin quelle que soit la nature des plaques de ce dernier; un tel corps creux peut, donc, être facilement identifié. Bien entendu, la présente invention n'est pas limitée aux termes de la description qui précède mais elle en comprend, au contraire, toutes les variantes à la portée d'un homme de l'art. REVENDICATIONS 1. Un mandrin de réalisation de corps creux, par applications successives de couches de résine synthétique et par enroulement de fibres imprégnées de résine synthétique en ménageant7 au moins, une ouverture dudit corps creux ; ledit mandrin étant constitué de plaques convenablement galbées, d'éléments d'armature comprenant un arbre susceptible d'être entrainé en rotation et des éléments supportant lesdites plaques, et étant caractérisé en ce que l'arbre est constitué de deux parties coaxiales entre elles et que lesdites parties d'arbre et les éléments supportant les plaques sont articulés, les uns aux autres, pour former une armature de mandrin sus ceptible d'être repliée ; un nombre suffisant de moyens de verrouillage des articulations de ladite armature étant prévus pour assurer la rigidité de cette dernière en position dépliée. 2. Un mandrin selon la revendication 1, caractérisé en ce que les éléments de l'armature sont groupés, par les moyens diarticulation,sous la forme d'ensembles associés, chacun, aux deux parties de l'arbre d'entraînement en rotation du mandrin. 3. Un mandrin selon la revendication 2, caractérisé en ce que les ensembles d'éléments d'armature sont identiques entre eux et sont espacés angulairement, d'une façon régulière, par rapport à l'axe géométrique des parties de l'arbre auxquelles ils sont associés. 4.- Un mandrin selon l'une des revendications 2 ou 3, caractérisé en ce que chaque élément de l'armature présente un profil plan et une articulation transversale par rapport à l'axe géométrique de l'arbre pour constituer un ensemble déformable dans un plan radial. 5. Un mandrin selon l'une des revendications 2 à 4, caractérisé en ce que chaque partie d'arbre est équipée d'une collerette sur laquelle est articulé un élément de chaque ensemble. 6. Un mandrin selon la revendication 5, caractérisé en ce que chaque ensemble comprend trois éléments rectilignes dont l'un est parallèle à l'axe géométrique de l'arbre. 7. Un mandrin selon l'une des revendications 3 à 6, caractérisé en ce que les moyens de verrouillage comportent des chapes et des broches. 8. Un mandrin selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que les plaques sont constituées de résine synthétique armée de fibres et polymérisée. 9. Un mandrin selon la revendication 9, caractérisé en ce que les plaques présentent des moyens d'assemblage à des éléments d'armature, notamment à l'aide de vis, et que les autres plaques présentent des pattes radiales 10. Un mandrin selon l'une des revendications 8 ou 9, caractérisé en ce que des plaques se présentent sous la forme de secteurs fuselés et bombés et que les autres plaques se présentent sous la forme de demi cylindres circulaires. 11. Un équipage permettant la mise en oeuvre d'un mandrin selon l'une des reven dications 1 à 10, caractérisé en ce qu'il est constitué de deux supports comportant, chacun, un dispositif de paliers équipé de moyen de réglage d'alignement d'arbre ; les paliers étant prévus pour recevoir les parties de l'arbre du mandrin. 12. Un équipage selon la revendication 11, caractérisé en ce que chaque support se présente sous la forme d'un chariot susceptible d'être déplacé sur des rails ; lesdits chariots comportant des mo yens d'attelage entre eux 13. Un corps creux réalisé sur un mandrin selon laine des revendications 1 à 10, caractérisé en ce qulil présente une surface interne qui est la réplique exacte de la surface externe du mandrin et que sa paroi ne présente aucun joint de collage d'éléments de paroi.