La présente invention concerne un procédé de coulée d'un levier sur un couvercle en étain et, du même fait, d'adjonction à ce levier de la charnière d'articulation dudit couvercle qui sera fixée ultérieurement sur l'anse du récipient. La coulée d'un levier sur un couvercle en étain est une opération extrêmement longue et compliquée, exigeant du fondeur beaucoup de dextérité, de promptitude et de sûreté de coup d'oeil. Elle a lieu dans un moule de coulée en coquille composé d'au moins deux parties et présentant deux cavités, l'une pour couler le levier, l'autre pour recueillir la charnière du couvercle, ainsi qu'une ouverture en fente dans laquelle on engage le couvercle en étain lors de la coulée. Pour assurer une étanchéité suffisante du moule sur cette fente, il faut former, par enduction au moyen d'un mélange initialement liquide de sable quartzeux, d'argile pure et d'eau, une lèvre d'ajustage à l'intérieur du couvercle dans la zone correspondante de son bord. On s'y prend à peu près deux jours à l'avance. Une fois que le produit d'enduction a séché, on porte les parties constitutives de la coquille à environ 800C dans le four de fusion. Elles sont munies de poignées en bois permettant au fondeur de les saisir et de les tenir en main. On insère la charnière du couvercle, cuivrée en surface, dans la cavité appropriée de l'une des demi-coquilles, puis on assemble celles-ci. Tout en maintenant d'une main la coquille bien serrée, le fondeur lisse la lèvre d'ajustage du couvercle sur une arête de bois et engage ledit couvercle dans la fente précitée de ladite coquille. I1 appuie ensuite, à l'aide de cette dernière, le couvercle dans une cavité correspondante de la table et verse l'étain dans le trou de coulée de la coquille avec le plus grand soin pour ne pas se brûler la main de laquelle il la tient serrée. Après la coulée, il faut séparer les demi-coquilles alors qu'elles sont encore à l'état chaud. C'est une opération laborieuse, car la coquille et la pièce moulée adhèrent fortement l'une à l'autre par suite des enjolivures du levier de couvercle et de faibles dépouilles des arêtes de coulée. Ce procédé est non seulement d'une application longue et difficile, mais encore dangereux du fait que l'étain, porté à environ 3500C, peut être mal dirigé ou déborder et brûler ainsi la main du fondeur. I1 exige en outre une grande force et ne peut être mis en oeuvre que par une main-d'oeuvre à large paume, donc pas par des femmes. L'enduction au moyen du matériau d'étanchéité constitue également une opération délicate, et la lèvre d'ajustage laisse des traces disgracieuses sur le couvercle. L'invention a pour objet un procédé qui permette de réaliser en une fraction seulement du temps précédemment nécessaire une coulée de qualité reproductible et meilleure du levier sur le couvercle en étain sans faire appel à une dextérité ou une force particulières du fondeur et qui soit affranchi de la réalisation, longue et compliquée, d'une lèvre d'ajustage par enduction. Ce procédé est caractérisé par le fait que lton guide, et ferme, mécaniquement les parties constitut~ves de la coquille, engage manuellement ou mécaniquement le couvercle en étain dans la fente correspondante de celle-ci et place en même temps sur cette fente un corps d'étanchéité en matériau plastique résistant à la chaleur, après quoi l'on procède à la coulée, puis écarte, mécaniquement encore, les parties de la coquille. Ledit procédé n'atteint pas seulement les buts proposés : il permet aussi de régler avec plus de précision et d'uniformité la température de coulée et de moulage, confier le soin de la coulée à une main-d'oeuvre non spécialisée, réutiliser le matériau d'étanchéité et soumettre éventuellement la coquille à un refroidissement commandé. Le rapprochement, le serrage et l'écartement des parties constitutives de la coquille s'opèrent avantageusement à travers des bâtis à colonnes par entraînement pneumatique, hydraulique ou électromagnétique. On peut commander aisément les diverses phases de travail de façon connue, en ayant notamment soin de ne rapprocher tout d'abord les parties de la coquille qu'à un point tel que l'on puisse encore y insérer la charnière. Létanchéification des parties constitutives de la coquille est réalisable au moyen dexmatériaus appropriés usuels résistants à la chaleur. On peut placer à la rencontre du dispositif d'ouverture desdites parties des butées pour la charnière et le couvercle, ces butées libérant à l'ouverture la pièce coulée. On engage, comme on l'a dit, le couvercle dans la fente de la coquille soit à la main, soit mécaniquement. Le matériau d'étanchéité amené avec lui et comprimé contre l'ouverture a une élasticité de caoutchouc et est résistant à la chaleur : il est constitue, de préférence par une matière plastique telle qu'un caoutchouc silicone. Ce corps d'étanchéité est lui aussi manoeuvré à la main ou mécaniquement. La coulée est manuelle ou automatique. On peut refroidir de l'extérieur les parties constitutives de la coquille afin d'opérer à une température constante et vitesse maximale. Le procédé selon l'invention multiplie au moins par cinq la cadence de production. Il assure, du fait d'une température plus favorable du moule et d'une juxtaposition plus exacte de toutes les parties, un meilleur accrochage du levier au couver cle. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description d'un mode de réalisation pris comme exemple non limitatif et illustré par le dessin annexé, sur lequel la figure 1 est une coupe d'un moule de coulée avec insertion de la charnière et du bord du couvercle; la figure 2 est une coupe du dispositif selon la figure i associé à des organes d'actionnement mécanique des demicoquilles montés sur ces dernières. La coquille I présente une cavité 2 qui a la forme du levier de couvercle voulu et sur laquelle donne un trou de coulée 3. On insère dans cette coquille la charnière en étain 4 cuivrée, et l'on y engage aussi le couvercle en étain 5 avec son ouverture vers le haut, le corps à élasticité de caoutchouc 6 selon l'invention assurant l'étanchéité en cet emplacement. Dans la forme de réalisation selon la figure 2, les demi-coquilles sont assembléesdynamiquement à des bielles 7, 7' guidées aans un bâti 8 et déplaçables par voie pneumatique, hydraulique ou électromagnétique. REVENDICATI ONS 1. Procédé de coulée d'un levier sur un couvercle en étain, avec adjonction de charnière, par maintien en position d'assemblage des parties constitutives du moule, lesquelles présentent un trou de coulée, une cavité ayant la forme dudit levier, une autre pour accueillir la charnière ainsi qu'une entaille pour le bord du couvercle, coulée de l'étain liquide et démontage à chaud du moule, procédé caractérisé par le fait que l'on rapproche et serre mécaniquement les parties constitutives du moule, engage le bord du couvercle en étain dans le moule fermé et étanchéifie ce dernier en cet emplacement au moyen d'un matériau ayant l'élasticité du caoutchouc et résistant à la chaleur, les parties du moule étant ensuite écartées, mécaniquement aussi, après la coulée. 2. Procédé selon la revendication 1 caractérisé par le fait que l'on engage mécaniquement le couvercle en étain dans le moule. 3. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2 caractérisé par le fait que l'on comprime automatiquement le corps d'étanchéité contre le moule. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3 caractérisé par le fait que l'on déverse automatiquement l'étain liquide. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4 caractérisé par le fait que l'on refroidit le moule par l'extérieur.