L'invention a pour objet un procédé pour combattre ou pour prévenir la fièvre aphteuse chez les ongulés, notamment chez les bovins, les porcs, les moutons et les chèvres. La fièvre aphteuse est une maladie infectieuse grave, accompagnée de fièvre très contagieuse, apparaissant chez les animaux, notamment chez les ongulés, au cours de laquelle il se forme sur les muqueuses et la peau, notamment dans la cavité buccale et l'espace interdigital, des aphtes caractéristiques. Les animaux atteints le plus souvent sont les bovins, moins souvent les porcs, les moutons et les chèvres, et exceptionnellement les chevaux, les chiens, les chats et les lapins. On reconnatt l'apparition de la fièvre aphteuse en général au fait que l'animal mâche et rumine avec précaution et hésitation, qu'il claque la langue et salive (infection de la bouche), qu'il trottine et devient paralysé (infection des espaces interdigitaux), ce dernier symptôme apparaissant souvent chez les moutons et les porcs ; à ceci s'ajoute un état général fiévreux. Lorsque la fièvre aphteuse est très grave, des cas mortels peuvent se produire brusquement par défaillance aiguë du coeur. Les complications fréquentes sont les inflammations purulentes avec ulcérations des aphtes (notamment dans la zone des sabots), avec parfois perte de la corne (déchaussement), ainsi que des inflamma tions des trayons et faiblesse cardiaque chronique. La fièvre aphteuse est provoquée par un virus que l'on peut filtrer, invisible découvert par Löffler et Frosch en 1898, qui se présente sous plusieurs types : type A.O.C. en Europe, '-type SAT 1, 2, 3 en Afrique et virus asiatique en Russie et en Asie. Le virus a uRe dimension d'environ 30 microns et fait partie des Virus Picorna.lse trouve souvent, en très grandes quantités dans les sécrétions des animaux maladies, notamment dans la salive. La transmission s'effectue, soit directement d'un animal à l'autre, soit par différents intermédiaires (litières, fourrage, lait infecté non pasteurisé, véhicules, chiens, chats etc.). L'intermédiaire le plus dangereux est l'homme qui toutefois n'est que très rarement atteint et presque toujours légèrement (princi palement le personnel qui soigne les animaux), par suite de consom mation de lait contaminé. L'incubation est d'environ 6 jours. Elle produit des ulcérations superficielles douloureuses de la muqueuse buccaLe, plus rarement des formations d'aphtes sur les mains et les pieds, ainsi que des réactions générales peu intenses et la durée est d'environ 10 jours. La fièvre aphteuse est une maladie redoutée chez les animaux domestiques qui se répand sur de grands territoires à intervalles de plusieurs années sous forme d'épizooties ou de panzooties. Du fait des pertes économiques importantes qu'elle provoque (les animaux atteints, ainsi que les animaux sains qui viennent au contact de ces derniers, doivent en général être abattus), la déclaration est strictement obligatoire. Le fait d'avoir survécu à la maladie confère une immunité de quelques mois, mais toutefois seulement à l'égard du type de virus spécifique qui a déclenché la maladie dont les animaux ont guéri. Par exemple, un animal qui a été contaminé par le type A peut avoir une rechute de fièvre aphteuse un peu plus tard par le type 0. On a également observé une mutation des types. Comme il a déjà été mentionné, la fièvre aphteuse est combattue par une réglementation vétérinaire du fait de sa grande importance économique ; lorsque la maladie est suspectée et qu'elle s'est déclarée, elle doit être signalée. A l'apparition d'un cas, toute la ferme est mise en quarantaine et l'ensemble du cheptel, y compris les animaux sains vivant au contact des animaux maladies, doivent être abattus et brûlés. L'ensemble de la ferme est soumis à une désinfection stricte. La lutte consiste, outre des quarantaines sévères, à pratiquer des désinfections obligatoires (avec une lessive de soude à 1 à 2 ) et à abattre la totalité des animaux atteints. Depuis 1966, dans la République Fédérale allemande, une vaccination annuelle de l'ensemble du cheptel de bovins est obligatoire avec le vaccin "Absorbat-Vakzine" mis au point par Maldmann et Kobe en 1938. Les porcs atteints par la maladie sont abattus sans exception. Toutefois, cette vaccination n'offre pas une protection suffisante de sorte que l'épidémie peut à nouveau réapparattre, même dans les troupeaux vaccinés. Les moyens de lutte utilisés se limitent essentiellement à ltélimination du bétail atteint et à la désinfection des étables. On n'a pas réussi jusqu'à maintenant à traiter et à guérir individuellement les animaux atteintes, étant donné que jusqu a ce jour on ne connaissait aucun produit pour traiter la fièvre aphteuse avec succès. Le but de l'invention est de fournir un procédé grâce auquel il est possible pour la première fois de combattre la fièvre aphteuse tant redoutée en traitant et en guérissant les animaux individuellement atteints. La Demanderesse a trouvé que ce but est atteint si, pour combattre la fièvre aphteuse, on traite les animaux avec le trichloréthylène connu depuis longtemps (CHCl=CC12) sous forme diluée ou non diluée. L'objet de l'invention est un procédé pour combattre ou prévenir la fièvre aphteuse chez les animaux, notamment chez les ongulés, de préférence chez les bovins, les moutons et les chèvres, caractérisé en ce que les animaux sont traités au trichloréthylène. Le traitement au trichloréthylène s'effectue de façon simple grâce au fait que l'on traite les animaux malades, par exemple le bovin maladie, au trichloréthylène, sous forme diluée ou non diluée, en pulvérisant les quatre sabots et la bouche de l'animal atteint avec du trichloréthylène. De façon appropriée, on utilise un pistolet à pulvériser, de préférence un pistolet électrique. Le trichloréthylène utilisé peut être pur ou de qualité industrielle, non dilué ou dilué. La quantité de trichloréthylène pulvérisée varie en fonction du type et de la taille de l'animal traité et de la gravité de la maladie. Pour un bovin malade qui, d'après les méthodes de lutte antérieures, devait être abattu, il suffit par exemple d'un traitement avec 120 à 150 cm3 de trichloréthylène pour les quatres sabots et la bouche de l'animal. Mais on peut également utiliser des quantités plus faibles ou plus importantes, d'autant que l'on n'a pas constaté d'effets nuisibles du fait du ~traitement au trichloréthylène.Au contraire, on a constaté qu'au bout d'un laps de temps relativement court après le traitement au trichloréthylène, oh note chez l'animal malade une amélioration sensible qui conduit en quelques jours à une guérison totale de sorte qu'il n'est plus besoin avec cette méthode de traitement d'abattre l'animal malade, ce qui permet d'éviter des pertes économiques considérables. En général, on peut utiliser de 50 à 200 cm3 de trichloréthylène par animal malade (sabots et bouche). Pour les gros animaux (bovins, chevaux et analogues), on effectue le traitement de façon appropriée avec 100-200 cm, de préférence 120-150 cm3 de trichloréthylène par animal à traiter ; pour les animaux de taille moyenne (porcs, chèvres, moutons, chiens, etc.) et poMr les petits animaux (chats, lapins et analogues) un seul traitement avec une quantité moindre, par exemple 50 à 150, de préférence 100 cm3 de trichloréthylène, suffit par animal à traiter. En ce qui concerne le trichloréthylène utilisé conformément à l'invention, il s'agit d'un composé connu depuis longtemps de formule CHC1=CC12, qui est un liquide incolore, non combustible, ayant une odeur analogue à celle du chloroforme, fabriqué industriellement et utilisé principalement comme solvant pour les graisses et les huiles, ainsi que pour l'extraction. Le trichloréthylène est difficilement soluble dans liteau, hygroscopique ; il est volatil dans la vapeur d'eau et peut être mélangé en toutes proportions avec de l'alcool, de I'essence, du benzène, du sulfure de carbone et de l'éther ; il dissout facilement les graisses, les huiles, les cires, les bitumes, le caoutchouc et les résines. I1 est assez toxique et, si on le respire souvent, il peut provoquer de nombreux troubles.En raison de son effet anesthésique, qui ressemble à celui du chloroforme, il peut toutefois être utilisé comme anesthésique dans les soins dentaires et en obstétrique (voir Rompu "Chemie-Lexikon", 6. Edition, colonne 6630/51, "Deutsches Gesundheitswesen", 1948, pages 2)7 à 259, et "Schweiz. Med. Wochenschrift", 1951, pages 1118 et suivantes). Lorsque du trichloréthylène liquide agit pendant un certain temps sur la peau, il pénètre dans le corps par les pores et le jour suivant, il en résulte des cloques de brûlure. Le trichlorSthylbne est souvent utilisé comme solvant ou agent d'extraction pour les graisses, les huiles et analogues. Les bovins qui mangent des résidus de soja et de viande extraits au trichloréthylène tombent malades ("Food Manufaeture" 1958 > page 178). Son effet anesthésique est basé probablement sur sa parenté chimique avec le chloroforme.Les chiens traités au trichloréthylène tombent au bout de 6 heures dans un profond sommeil lorsque l'air qu'ils respirent contiènt 22 mg de trichloréthylène par litre. L'homme peut également subir une anesthésie totale en respirant du trichloréthylène. C'est sur cette propriété que repose son utilisation dans les soins dentaires et en obstétrique, (Voir par exemple Fri-Riedel "Zahnärztl. Rdsch", 1951, Henley, "Einfuhrung in die Praxis der modernen Inhalationsnarkose", Berlin, de Gruyter, 1950, Hosemanns "Schmerzlinderung mit Trichlo rathylen Münich, Urban et Schwarzenberg, 1952, G. Ostiere, "Trichlorethylene Anesthesia", Londres, Livingstone, 1953 ; C.B. Shepard,"CAEN" 1953 > pages 234-237, FS de 1'ICI, Dry 1 104 943, 1 108 680/81, 1 111 169, K.E. Dietsche, Mannheim, Diffenestr. 4 ; Dragerwerke (pour l'anesthésie), Dynamit AG, Hüls, Merck, Reininghaus, Riedel. Schering, Schuchardt, Solvay, Wacker) Pour cette raison, il était tout à fait surprenant qutil soit possible de traiter de façon simple et efficace la fièvre aphteuse chez les animaux avec une substance connue comme étant toxique, sans qu il en résulte des réactions secondaires nuisibles pour l'animal traité. On peut même avec cette substance réaliser un traitement préventif.L'application du trichloréthylène utilisé selon l'invention sur les parties atteintes du corps de l'animal peut s'effectuer de façon usuelle, par exemple en utili sant un pistolet pulvérisateur, notamment un pistolet électrique. Toutefois, il faut toujours veiller à ce que les yeux de l'animal soient recouverts par un tissu approprié de sorte que, lorsqu'on pulvérise la tête, il ne pénètre pas de trichloréthylène dans les yeux. De cette façon, non seulement on peut guérir les animaux atteints de fièvre aphteuse, mais on peut également traiter au trichloréthylène les animaux qui ne sont pas encore atteints par l'épidémie, ce qui empêche celle-ci de se répandre dans les étables (protection contre la contagion). Le trichloréthylène utilisé pour le traitement peut être obtenu dans le commerce sous sa forme pure ou en qualité indus trielle et il peut être utilisé non dilué ou dilué avec un diluant approprié. L'utilisation du trichloréthylène décrite ci-dessus en se référant aux bovins, peut naturellement s'appliquer à d'autres animaux atteints de fièvre aphteuse, notamment les porcs, les moutons et les chèvres, et dans ce cas, on obtient sensiblement les mêmes résultat. REVENDICATIONS 1. Procédé pour combattre ou prévenir la fièvre aphteuse chez les animaux, notamment chez les ongulés, principalement les bovins, les porcs, les moutons et les chèvres, caractérisé en ce que l'on utilise comme agent combattant ou prévenant la fièvre aphteuse le trichloréthylène. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le trichloréthylène est pulvérisé sur les parties atteintes du corps d'un bovin en une dose de 100-200 cm3. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que le trichloréthylène est pulvérisé sur les parties atteintes d'un bovin en une dose de 120 à 150 cm3. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le trichloréthylène est pulvérisé sur les parties atteintes du corps d'un porc, d'un mouton ou d'une chèvre en une dose de 50 à 150 cm3. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que le trichloréthylène est pulvérisé sur les parties atteintes du corps d'un porc, d'un mouton ou d'une chèvre en une dose de 100 cm3.