on sait que les conduits vide-ordures, généralement réalisés par assemblage en superposition d'une srie d'éléments tubulaires en @éton ou en fi@ro-ciment, sont sujets à des endommagements plus ou moins rapides de leur paroi intérieur par suit de la nature des objets qui les traversent. Les corps aurs, notamment les bou- teilles en verre ou les emballages métalliques, provoquent effectivement l'abrasion de la paroi interne qui arrive même à se fissurer ou à éclater sous l'effet des chocs provoqués par les corps durs précités. @ Lorsque les endommagements du conduit vide-ordures atteignent un point tel que l'utilisation de celui-ci n'est pratiquement plus possible, la seule solution consiste à démolir ledit conduit pour en construire un nouveau. On comprend sans peine qu'un tel processus est par lui-même très coûteux, le prix étant encore aggravé par les réparations que doivent subir, après reconstruction du conduit, les différents locaux superposés traverses par celui-ci. En vue de remédier a cet inconvénient, la présente invention a pour objet un procédé permettant la réfection des conduits videordures endommagés, sans qu'il soit nécessaire de procéder à la démolition du conduit et en évitant, ou tout au moins en limitant au strict minimum, les réparations des locaux intéressés. Conformément à l'invention, l'on nettoie tout d'abord la paroi interne au conduit considéré, l'on répare ensuite localement les parties endommagées de celui-ci, puis on fixe contre ladite paroi un treillis de renfort, et on procède enfi@ au chemisage du conduit par dépôt d'une couche d'un enduit ou mortier approprie. L'invention a également pour objet un enduit ou mortier spe @@alement adapte à l'opération de chemisage de la paroi interne des conduits vide-ordures, lequel enduit ou mortier est principalement remarquable en ce qu'il renferme une résine acrysique dont la proportion en poids par rapport au ciment sec destine i être mélangé au sable varie de 7 à 14 %. ne aessin annexé, donné a titre d'exemple, permettre de mieux comprendre l'invention, les caracteristiques qu'elle présente et les avantages qu'elle est susceptible d procurer. Fig. 1 est une coupe verticale schematique montrant un conduit vide-ordures en cours de réfection conformément au procédé suivant 1 t invention. Fig. à a 11 sont des coupes de détail å plus grande écnelle illustrant différentes phases opératoires de ce procédé. @n fig. 1 la référence 1 désigne un conduit vide-ordures de type usuel constitué par une série d'éléments tu@ulaires assembles les uns aux autres an superposition. Un a supposé qu'au niveau ue c@aque etage le conduit 1 comportait deux ouvertures opposees 1a associees à des vidoirs non representés, mais cette disposition n'a évidemment rien d'obligatoire, le procédé suivant l'invention étant Dien entendu susceptible d'être ris en oeuvre quel que soit le nom- @re de vidoirs du conduit. Le conduit 1 etant supposé endommage par suite dune utilisation longue et intensive, conformément à l'invention 1 Ton commence par démonter les vidoirs et l'on procède ensuite au nettoyage ae la paroi interne. h cet effet on peut avoir recours à tout processus de nettoyage usuel, utilisant notamment des solvants organiques, de la vapeur sous pression ou même simplement de l'eau chaude, le nettoyage étant effectué par pulvérisation ou par enuuction en tirant parti des ouvertures la correspondant aux vidoirs. Une fois ainsi dégraissée, la paroi interne du conduit 1 est ensuite inspectée en vue de aéteruliner les réparations à effectuer. On exposera plus loin en détail les differents modes de réparation a adopter en fonction de la nature ces endommagements locaux du conduit. En tout etat de cause après réparation on fixe sur la pa-- roi interne un treillis ou grillage 2, préférablement métallique ; on emploie avantageusement un treillis à mailles relativement étroites, de 7 à 12 mm environ.Ce treillis 2 est introduit soit à travers les ouvertures la des vidoirs sous forme d'elèments dont la hauteur correspond normalement à l'écartement vertical de aeux ouvertures la superposes, soit par la ba@e du conduit 1 placée dans le local inférieur de réception des ordures ; on notera à ce sujet que si le treillis 2 intéresse toute la hauteur comprise entre deux ouvertures la dans la partie inférieure du conduit 1 de fig. 1, une partie seulement de cette hauteur peut être recouverte aans la partie naute dont l'endommdagement est genéralement plus localisé. ne treillis ou armature 2 est scellé contre la paroi interne du conduit 1, soit par collage à l'aide a'un enduit approprié (ciment-colle, encuit du type Porion à- base de grains de quartz enrobés dans une résine vynilique, etc...), soit par clouage au moyen de cavaliers ou autres, soit encore en ayant recours à des boulons ou vis comme on l'a représenté en 3 en fig. 2. Le treillis 2 est destiné à armer une couche d'enduit ou de mortier 4 appliquée par chemisage contre la paroi interne du con duit 1. Comme illustré en fig. 1 cette application est assurée à l'aide d'un organe 5 en forme de cloche attaché à l'extrémité in férieure d'un câble 6 associe à un treuil du type ae ceux utilisés dans la technique au chemisage des conduits de fumée. L'enduit ou mortier est déverse a travers la partie supérieure au conduit 1, l'organe ou cloche 5 étant profil pour déposer une couche régu- lière sur toute la hauteur ae la paroi interne, au fur et à mesure de son élévation sous l'effet du treuil. On conduit que la couche 4 ainsi appliquée doit présenter des caractéristiques accentuées en ce qui concerne l'a@nérence sur la paroi interne du conduit vide-ordures, la plasticité et la rsis tance mécanique aux chocs et à l'abrasion. Conformément à l'inven tion l'enduit ou mortier renferme environ 60 % de sable, préféra blement de sable de rivière, et 40 % de ciment type Portland @TS CPA 325 et 400 ; au ciment sec sont ajoutées des résines synthéti ques de nature acrylique, du genre de celles connues sous les Mar- ques de Fabrique MURAFAN, SIKALATEX ou DARAWELD, la proportion en poids des dites résines par rapport au ciment sec variant de 7 à 14 %. L'application de la couche 4 peut être effectue en une ou plusieurs passes à l'aide de cloches 5 de diamètres décroissants. En certains cas une couche unique d'environ 1 cm d'épaisseur peut se révéler suffisante, tandis que dans d'autres il est avantageux de prévoir une sous-couche à prise rapide, composée par un mélange de ciment fondu Portland et de. ciment ordinaire. On notera égale ment qu'après durèissemant de la couche 4 obtenue en une ou plu sieurs passes, il est préférable d'opérer une projection de résine pure ou d'adjuvants, destinée à ameliorer le caefficient de glisse @ment superficiel et à renforcer en surface la protection de la couche à l'encontre des huiles, des graisses, des lessives, des acides, etc.. , les produits connus sous les Marques de Fabrique MURATA L ou MURAFLUAS conviennent tout particulièrement à cet effet. En tout état de cause, après durcissement de la couche 4 et traitement superficiel éventuel, les vidoirs sont fixes en place en vis-à-vis des ouvertures la au conduit 1, lequel peut alors être re mis en service. La couche d'en@uit 4 ne diminue pas de manière sen sible la section au conouit qui peut aonc fonctionner dans les ne- mes conditions que celles antérieures. Le treillis 2 agit a la ma nière d'une armature pour l'enduit dont il augmente l'adhérence, en mên tèmps qu'il absorbe les chocs provoqués par la chute des @ou- teilles et autres corps durs relativement lourds. Fig. 4 a 11 illustrent differents moyens pour la reparation localisée du conduit vide-ordures préalablement au c@emisage be celui-ci. @n fig. 4 on a supposé que le conduit 1 présentait en un point de sa nauteur un eclatement ou ouverture 10 s'étendant sur plusieurs dizaines de centimètres-carres. @n pareil cas on commence par normaliser l'ouverture 10 de façon à lui conférer des @@rds droits 10a (fig. 5), puis on fixe en place, par exemple par collage @ l'aide de ciment-colle ou d'un mélange à base de ciment fondu Portland, une plaque 10b (fig. @) en ciment ou fibro-ciment contre la paroi extérieure du conduit 1 , cette plaque 10b présente des dimensions supérieures à celles de l'ouverture 10 et elle est établie au profil extérieur du conduit 1. On ceinture la plaque 10b avec un treillis 10c qui est appliqué contre la paroi extérieure de ladite plaque et qui est rabattu pour pénétrer à l'intérieur du conduit auquel il est finalement scellé. I1 va de soi que lors du chemisage sur le treillis 2, l'enduit de la couche 4 pénètre dans l'ouverture 10 obturée par la plaque 10b en formant une masse 2' (fig. 7).Ce processus de réparation présente l'avantage de ne pas réduire la section du conduit 1 i bien entendu la face extérieure de la plaque 10b est revêtue d'un mortier 10d qui est armé par le treillis 10c. @n fig. a on a supposé que le conduit 1, au type apparent, présentait un éclatement ou ouverture 11 situe en un endroit visible, par exemple au niveau d'un palier ou étage. Comme montré l'ouverture 11 est découpée de manière à comporter des bords lla en biseau ou chanfrein (fig 8) et à recevoir ainsi un bouchon en béton 11b (fig. 9) établi à un profil correspondant , ce bouchon 11b vient se disposer dans l'épaisseur du conduit 1 et il est bloqué à l'interieur de l'ouverture 11 par suite des bords c@anfreines en vis-à-vis.On procède ensuite comme @éorit-dessus en référence @ fig. 4 @ 7, c'est-à-dire qu'on fixe une plaque extérieure 11c ceinturée Far un treillis lld qui est ensuite recouvert par une couche extérieure de mortier 11e (fig. 10). Lorsqu'on a affaire @ un eclatement localise de petite surface, on peut avoir recours au processus illustre en fig. 11. De part et d'autre de l'éclatement 12, on fixe deux plaques métalliques 12a assemblées l'une à l'autre à l'aide ae tirants 12b, la plaque extérieure étant finalement recouverte, si besoin est, d'une cou cne enduit bitumeux 12c. il va de soi que les exemples ci-dessus ne sont pas limitatifs et qu'on peut adopter tout autre système ('e réparation, en fonction notamment de la nature ae l'ouverture, de sa localisation sur le conduit, du type (apparent ou encastré) de celui-ci, etc... On comprend au surplus quten vue ae réduire le temps de non-utilisation du conduit vide-ordures, il peut te avantageux a'ajouter aux enduits ou mortiers des produits durcisseurs ou accélérateurs de prise. En fonction de l'état du conduit à traiter, on peut éga- lement avoir recours a des résines synthétiques spéciales, notamment à des produits renfermant des particules d'indène émulsionnées ou des agents stabilisateurs. Il doit d'ailleurs être entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple et qu'elle ne limite nullement le aomaine de l'invention dont on ne sortirait pas en remplaçant les détails d'exécution décrits par tous autres équivalents. R E V E N D I C A T I O N @ 1. Procédé pour la réfection des conduits vide-orcures, ca racter-ise en ce qu'il consiste u nettoyer tout d'abord la paroi interne du conduit considére, a réparer ensuite localement les par ties endommagées ae celle-ci, puis u fixer contre ladite paroi un treilis de renfort, et a procéder enfin au chemisage du conduit par dépôt d'une couche d'un enduit ou mortier approprie. 2. Procédé suivant la revendication 1, caracterisé en ce que le cnemisage est opéré à l'aide d'un organe en forme ae clociie associé à un treuil en vue de son déplacement vertical d l'intérieur du conduit. 3. Procédé suivant la revencation 2, caractéris@ en ce que la couche ("enduit est appliquée en une ou plusieurs pas ses, en fonction ae l'épaisseur désirée pour la couche et de l'état de la paroi interne du conduit. 4. Procédé suivant la revendication 3, caracterist en ce qu'on prévoit une sous-couche d'adhérence à prise rapide, 1 T enduit de cette sous-couche étant constitué par un mélange de ciment fondu Portland et de ciment orainaire. 5. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 d 4, caractérisé en ce qu'après durcissement de la couche enduit on projette sur la face apparente de celle-ci une résine acrylique pure ou des adjuvants propres à améliorer le coefficient de glissement superficiel de ladite couche et à renforcer la protection de celle-ci. 6. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que les éclatements ou ouvertures localisés du conduit sont obturés à l'aide de plaques en ciment rapportes contre la paroi externe du conduit et fixées à celle-ci par une couche d'enduit renforcée par un treillis. 7. Procédé suivant la revendication 6, caractérisé en ce que la plaque maintient un @ouchon à bords chanfreinés introduit dans l'éclatement ou l'ouverture au conduit, les Dorus de cet éclatement ou ouverture etant eux-mêmes préalablement chanfreinés. 8. Procédé suivant l'une quelconque aes revendications 1 à 5, caractérisé en ce que chacun des éclatements ou ouvertures du conduit est oDturé à l'aide de aeux plaques métalliques assemblées l'une à l'autre à l'aide de tirants, la plaque extérieure etant revêtue d'un enduit. 9. Enduit pour la mise en oeuvre du procéd@ suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'il renferme 60 @ de sable, préfératlement de rivière, et 40 . de ciment type Portland auquel sont ajoutées des résines synthétiques de nature acrylique. 10. Enduit suivant la revendication 9, caractérise en ce que la proportion en poids des resines par rapport au ciment sec est de l'ordre de 7 à 14 .