La présente invention concerne les échangeurs de chialeurs de surface, dans leur généralité, et se rapporte, plus particulièrement, à ceux de ces échangeurs qui exigent, par suite de la nature d'un des deux fluides en circulation, le choix d'un matériau rela vivement coateux pour construire les parois à travers lesquelles se fait le transfert de chaleur. Pour prendre un exemple, c'est lk le cas des échangeurs de chaleur destinés à assurer le refroidissement de l'acide sulfurique, et dont les surfaces d'échanges sont en tantale. Pour diminuer le prix te revient de ces échangeurs, on s'efforce d'en augmenter 1' efficacité, ctest-i-dire, en particulier, d'en diminuer le rayon hydraulique. On est ainsi conduit à construire ces appareils sous forme d'un faisceau de tubes relativement nombreux, de faible diamètre et de grande longueur, ce qui crée des difficultés notamment du point de vue de la stabilité, et de celui des prix de revient. La présente invention a pour objet de s'affranchir de ces difficultés, et de rendre plus accessible la mise en oeuvre d'un sa- tériau comateux, tantale ou analogie, dans la constructions des surfaces d'échange des échangeurs de chaleur. L'invention propose, à cet effet, un échangeur de chaleur cog- posé de plusieurs parois cylindriques allongées, sensiblement coa axiales, disposées les unes à l'intérieur des autres pour former des veines de circulation de fluide présentant en coupe transversale une forme annulaire, avec, au moins, une veine de fluide primaire disposée en sandwich entre deux veines de fluide secondaire, l'entrée et la sortie de fluide de chaque veine étant respective ment disposées aux deux extrémités de celles-oi, ou au voisinage de ces extrémités. Cette forme de construction permet de réduire le nombre de tubes ou parois cylindriques et d'en augmenter le diamètre tout en bénéficiant d'un diamètre hydraulique réduit, par diminution de 1' épaisseur des veines annulaires. Selon un mode de réalisation de l'invention, on tire parti de ce faible nombre de parois tubulaireg et de leur relativement grand diamètre, pour y réaliser, par déformation du métal une série de nervures, formées en creux sur une face et en saillie sur la face opposée, et disposées transversalement ou en biais par rapport à l'axe de l'appareil, ce qui a pour effet d'augmenter la rigidité des parois, donc d'en autoriser une diminution d'épaisseur, de réduire les contraintes dues aux dilatations thermiques axiales, et d'augmenter la turbulence hydraulique, c' est-à-dire l'efficacité des échanges de sleur. Si l'un des deux fluides mis en oeuvre peut, sans inconvénient, entrer en contact avec un matériau commun, acier ordinaire par exemple, on réserve à ce fluide les deux veines annulaires extérieure et intérieure, ce qui permet d'avoir des parois cylindriques externe et interne reitivement épaisses, et de munir l'appareil d'une solide enveloppe extérieure, ainsi que d'un noyau intérieur rigide. Avantageusement, des liteaux, au nombre de trois ou plus, disposés suivant des génératrices de cylindre sur la face intérieure de l'enveloppe et sur la face extérieure du noyau, entrent en contact avec les parois intermédiaires pour en assurer le support et le centrage. Le cas échéant, les faces de contact des liteaux sont conformées de manière à entrer en prise par embottement aveo les nervures aménagées sur les parois intérmédiaires, dont la position axiale est ainsi assurée par la fixation des liteaux à l'enveloppe et au noyau. Suivant une application, une paroi intermédiaire présente sur une face des bosses ou saillies ponctuelles, formées par estampage ou autrement, qui lui permettent d'entrer en contact avec une paroi voisine et de s'appuyer sur celle-ci, et lui assurent ainsi un centrage correct ainsi qu'une bonne tenue aux pressions de fluide. D'après un mode de réalisation de l'appareil proposé par l'invention, les parois extérieure et intérieure sont de simples éléments tubulaires obturés à une, ou chaque extrémité de l'appareil, par un disque plat commun, convenablement fixé auxdites parois, par exemple au moyen d'un cordon de soudure le long de leurs tranches. Selon un mode de réalisation avantageux, une cloison transversale, disposés dans la paroi intérieure, délimite avec le disque terminal obturant, ou autre couvercle analogue, une chambre de distribut in adaptée à alimenter en fluide les deux veines extérieure et intérieure de l'appareil. Le cas échéant, le noyau intérieur est muni, sur sa face extérieure, d'un anneau qui sert d'élément d'appui et de fixationdes parois intermédiaires, et qui contribue à en assurer la position axiale. D'après un mode de construction, une veine intermédiaire est alimentée en fluide par une tubulure radiale, qui prend naissance sur sa paroi extérieure, et qui est enveloppée par une tubulure de doublage fixée à l'enveloppe extérieure de l'appareil. La tubulure intérieure en matériau motteux, donc relativement mince et fragile se termine par une bride en même matériau, qui s'appuie sur une bride épaisse de l'enveloppe extérieure. La minou tubulure inté- rieure est ainsi convenablement soutenue, et l'épaisse bride extérieure facilite le branchement de l'appareil à un appareil sembla- ble, ou à use conduite d'apport de fluide. Le choix d'une faible épaisseur pour les parois intermédiaires en matériau coûteux est facilité par une disposition selon l'invention, ayant pour effet de supprimer tout contact de métal à mé- tal entre ose parois et les parois intérieure et extérieure, et d' empêcher ainsi la création de couples électriques, tout en rédui errant l'usure par frottement provoquée par les vibrations de l'appareil ou autrement. A oette fin, les liteaux de support et de centrage sont en matière électriquement isolante à faible frottement, matière plastique ou autre.Leur fixation à la paroi associée, en- veloppe ou noyau, est réalisée par tout moyen convenable, un de ces moyens consistant à loger un liteau en matière plastique dans un profilé en U métallique, et à souder celui-ci à la paroi correspondante. Avantageusement, le profilé est muni de pattes de soudure, qui permettent d'éloigner les points de soudure de la ma- tière isolante. Dans un but analogue , les anneaux et brides épaisses de soutien, décrits ci-dessus, sont munis de garnitures en matériau isolant à faible coefficient de frottement. D'après un iode de construction de l'appareil selon l'ieren- tien, une paroi intermédiaire présente, sur une de ses faces, une ou plusieurs nervures hélicoSdales disposées en contact avec une paroi voisine, ce qui oblige le fluide circulant entre ces deux parois de suivre un parcours hélicoïdal d'un bout à l'autre de 1' appareil. A encombrement égal, la longueur utile de celui-ci s'en trouve augmentée. Par ailleurs, ces nervures hélicoTdales coetri- buent au centrage en position des parois intéressées, ainsi qu'à leur bonne tenue aux pressions de fluide. Le cas échéant, deux parois formant une veine de circulation de fluide peuvent avoir 1' une et l'autre des nervures hélicoTdales de meme pas disposés en saillie dans cette veine. Ces deux parois peuvent alors se monter l'une dans l'autre par mouvement vissant, pour former un ensemble particulièrement rigide. Les appareils selon l'invention peuvent aisément se raccorder les uns aux autres, en série, en parallèle, ou en disposition mixte. Les objets, caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront, par ailleurs, de la description que l'on va en donner, ci-après, portant sur les modes de réalisation choisis à titre d' exemple et représentés par les dessins annexés, dont les éléments identiques ou analogues sont désignés par les mimes numéros d'indice sur toute les figures. Sur ces dessins la figure 1 est une vue d'ensemble d'un échangeur suivant l'in- Invention la figure 2 est une vue en coupe axiale d'une partie terminale de cet échangeur la figure 3 est une vue en coupe transversale, suivant la ligne III-III de la figure 2 t la figure 3A porte sur un détail à plus grande échelle de la figure 3 la figure 4 est une vue de détail fragmentaire, avec parties en coupe et parties en élévation, portant sur une variante la figure 5, analogue à la figure 2, représente une autre variante ; la figure 6 et la figure 7 montrent deux modes de montage en série de l'échangeur objet de l'invention. Vu de l'extériear, l'échangeur de chaleur représenté sur les figures 1 à 3 présente l'aspect d'une enveloppe cylindrique allongée 1, radialement traversée, au voisinage de ses extrémités, par des passages d'entrée 3 et de sortie 4 de fluide primaire, et fermée à ses deux bouts par des eouvercles plats 2, respectivement munis de tubulures axiales d'entrée 5 et de sortie 6 de fluide secondaire. Celui-ci est de l'eau froide, le fluide primaire étant de l'acide sulfurique dont l'échangeur est destiné à assurer le refroidissement. Sur les figures 2 et 3 l'enveloppe extérieure 1, en acier, contient une paroi cylindrique coaxiale 7, également en acier, qui forme norau central de l'appareil. Les couvercles plats 2, soudés aux tranches des cylindres 1 et 7, les obturent tous les deux à la fois, à chacune des extrémités de l'appareil. Au voisinage d'un couvercle 2, le noyau 7 est muni d'une cloison transversale 8 et porte sur sa face latérale extérieure, entre le couvercle 2 et la cloison 8, un anneau d'acier 9, Une garniture annulaire en matière plastique 10, axialement située vers 1' inté- rieur de l'appareil par rapport à l'anneau 9, est fixée à celui-ci par un moyen connu. La paroi eylindrique 7 présente, entre la cloison 8 et le couvercle 2, des perforations 11 situées de part et d' autre de l'ensemble 9-10. Non loin du couvercle 2, la paroi 1 a une ouverture de passage, non désignée, garnie d'une tubulure radiale extérieure 12 qui se termine par une épaisse bride 13, dont la face plate terminale 14 et la face cylindrique intérieure 15 sont creusées en commun par une gorge à fond plat 16. Dans l'espace annulaire que forment entre eux les cylindres 1 et 7, se trouvent deux minces parois cylindriques 17 ét 18, en tantale. Celles-ci, espacées l'une de l'autre, délimitent une veine annulaire 19, disposée en sandwich entre deux veines annulaires 20, 21 que forment, d'un côté, les cylindres 17 et 1, et de l'autre côté, les cylindres 18 et 7. La veine 19 est obturée en bout par pincement des deux minces parois cylindriques 18, 19 l'une contre l'autre, la zone annulai- re à double épaisseur 22, ainsi formée, reposant sur la face cylindrique 23 d'une gorge creusée dans la garniture 10, et butant par sa tranche contre la face transversale plate 24 de cette gorge. Chacun des cyBhdres 17, 18 comporte une série de plissements 25, réalisés par déformation de la feuille mince en tantale. Ces plissements 25 constituent une série de nervures raidisseuses circulaires, axialement espacées. Ils facilitent aussi les dilatations thermiques différentielles des cylindres 17, 18. En outre, orientés vers l'extérieur de la veine 19, ils forment pour celle-ci des élargissements qui ont pour effet d'augmenter la turbulence du fluide circulant dans la veine, donc d'améliorer le coefficient a' échange thermique. Les nervures 25 situées en saillie dans les veines plus larges 20, 21, y produisent également une certaine turbulence du régime de circulation. La paroi 17 présente par ailleurs des bosses 26, réalisées en des points déterminés par déformation du métal, et adaptées à reposer par leur sommet contre la paroi 18. Des liteaux longitudinaux 27, disposés dans la veine 20 parallèlement à l'axe de l'appareil, sont fixés à la paroi 1 et entrent en contact avec les crêtes des plissements 25 de la paroi 17, dont ils assurent ainsi le centrage en position ainsi que le supportage. Des liteaux analogues 27, situés dans la veine 20 entre les parois 7 et 18, jouent le même rOle à ltégard de celle-ci. Un liteau 27 est composé d'une armature en métal 28, en forme de gouttière, dont le fond repose, suivant les cas, sur la face intérieure du cylindre 1 ou sur la face extérieure du cylindre 7, et dans laquelle est encastrée une garniture 29, en matière plastique, qui as-sure le contact avec les nervures 25 de la paroi 17 ou 18. Sur les dessins, ce contact est établi par une face plate de la garniture 29, mais, selon une variante, cette face a des évidements dans lesquels s'embottent les nervures 25, ce qui permet aux liteaux de contribuer au positionnement axial des cylindres 17 et 18. La fixation des liteaux peut se faire convenablement par soudage des armatures métalliques 28 au cylindre d'acier correspondant, 1 ou 7. Avantageusement, l'armature présente, au niveau du fond de gouttière, des pattes latérales 30. Une fois le liteau mis en place, on perce des trous à travers la double épaisseur que représentent les pattes et la paroi d'acier correspondante, et on remplit ces trous de métal pour former in situ des rivets 31. Ces pattes permettent d'éloigner, dans la mesure requise, les points de rivetage de la garniture en matière plastique, qui se trouve ainsi protégée contre l'effet de la température de fusion du métal d'ap port. A chaque extrémité de l'appareil, la paroi cylindrique 17 est munie d'une tubulure radiale extérieure 32, en tantale, située à l'intérieur de la tubulure en acier 12, et munie à son extrémité d'une bride en tantale 33, prise le long de son bord extérieur entre deux garnitures annulaires 34 en matière plastique. Ainsi garni et épaissi, le bord extérieur de la bride 33 s'encastre dans la gorge à fond plat 16 de la bride 13, pour être fixé à elle de manière connue. L'appareil ainsi constitué a une robuste enveloppe extérieure 1 et un solide noyau central 7, coaxialement maintenus en positions relatives voulues par soudage à des couvercles communs 2 Les parois 17 et 18, beaucoup plus fragiles et flexibles, sont adossées aux éléments rigides 1 et 7, par l'intermédiaire des liteaux 27. Leurs centrage et positionnement axial sont assurés, en coopération, par ces liteaux, par les vanneaux 9 à garniture 10, et par les bosses 26. Comme signalé ci-dessus, les nervures 25 leur confèrent de la rigidité, et leur permettent de se dilater librement par rapport à l'ossature -rigide 1, 7. fonctionnement , l'appareil est branché, par ses tubulures 5, 6, sur une ligne d'eau froide et , par ses tubulures composi- tes 3, 4 sur une ligne d'acide sulfurique à refroidir, fourni à une pressien plus faible que eelle de l'eau. Les deux fluides circulent à contre-courant l'un par rapport à autre, et l'échan- ge de chaleur entre eux est rendu plus efficace par les irrégula rités de surface que créent les plissements 25.La différence de pression entre les deux fluides tend à comprimer les parois 17, 18 l'une contre l'autre, mais celles-ci sont entretoisées en compression par les bosses 26, convenablement réparties à l'intérieur de la veine à faible pression 19. Cependant, l'appareil convient aussi aux applications pour lesquelles c'est la pression la plus forte qui rogne dans la veine s' sandwich 19. Dans ce cas, les deux minces parois 17 et 18 tendent à s'écarter l'une de l'autre, mais restent fermement adossées aux liteaux 27, tandis que les nervures 25 éliminent les risques de flambement dans la paroi 18, soumise à des contraintes en compression. Sur le circuit acide sulfurique, la solidité des branchements est assurée par les tubulures 12 et brides 13, en acier, qui cons titueit un doublage rigide pour les minces tubulures 32 et brides 33 en tantale. En cas de vibrations, les garnitures 10 et 34 en matière plastique jouent le racle d'éléments antifriction et praègent les minces pinces en tantale contre l'usure. Ces garnitures empêchent en outre tout contact direct de métal à métal entre le tantale et l' acier, et éliminent ainsi les risques de corrosion par couple électrique. Dans la variante de la figure 4, les parois cylindriques en tantale 17 et t8 ont des plissements 25 en forme d'hélice, qui sont dirigés vers l'intérieur de la veine 19 qu'elles forment entre elles. Chacune de ces parois est en contact avec les crottes des plissements formés sur l'autre, et ceux-ci, assurant la liberté de dilatation aux parois 17 et 18, servent en outre à leur conférer de la rigidité et à les entretoiser en compression. Cette forme particulière de nervures 25 impose au fluide circulant dans la veine 19 un parcours hélicordal, d'un bout à l'autre de l'appareil, ce qui augmente l'efficacité thermique de celui-ci, à encombrement égal, par rapport à l'appareil précédemment décrit.Le montage des deux parois l'une dans l'autre se fait par mouvement vissant, et l'ensemble qui en résulte est particulibtement rigide. Le nervurage hélicoïdal des cylindres 17, 18 est, suivant les applications, à un ou plusieurs filets. La variante de la figure 5 diffère de celle des figures 1 à 3, essentiellement du fait que les entrée et sortie de fluide primaire sont axiales, alors que le circuit de fluide secondaire est desservi par des entrée et sortie radiales. Selon cette variante, le noyau intérieur 7, soudé au couvercle 2 dont il est muni en commun avec l'enveloppe 1, et pourvu d'une cloison transversale 8, présente trois encoches axialement orien tées 35, qui partent de son extrémité soudée au couvercle 2, et se terminent peu avant d'atteindre la cloison 8. Le couvercle 2 a un trou central 36, traversé par une tubulureaxiale 37 en tantale munie d'une bride en tantale soudée à son extrémité voisine du couvercle 2 et obturée par un fond bombé 39 à son extrémité opposée, voisine de la cloison 8.La tubulure 37, munie de nervures 40 analogues aux nervures 25 précédemment décrites, communique avec la veine en sandwich 19 par l'intermédiaire de trois tubulures radiales 41, en tantale, qui passent à travers les encoehes 35. La bride 38, prise entre deux garnitures 42 en matière plastique, est encastre, avec sa garniture, dans une gorge creusée sur la face plate extérieure de couvercle 2, et fixée à celui-ci par un mode d'assemblage connu. L'enveloppe 1 est munie, à chaque extrémité de l'appareil, d' une tubulure radiale extérieure 43, d'entrée ou de sortie. En service, le fluide primaire, par exemple acide sulfurique, circule dans la veine 19, desservie par une tubulure 37 à chacune de ses extrémités. Quant au fluide secondaire, il entre dans l'appareil par la tubulure d'admission 43 représentée sur la figure 5, circule le long des deux veines 20, 21, et s'évacue à l'autre extrémité de l'appareil par une tubulure semblable 43. Alors que la veine 20 communique directement avec les tubulures 43, leur communication avec la veine 21 s'établit par l'intermédiaire des encoches 35, celles-ci ayant aussi pour but de faciliter la mise en place et l'assemblage des tubulures 37 et 41. Les figures 6 et 7 représentent deux schémas de montage d'échan geurs de chaleur réalisés comme exposé ci-dessus. Sur la figure 6, les deux appareils A, semblables à celui décrit surIes figures 1 à 3, représentés en plan, sont disposés d' équerre l'un par rapport à l'autre, et au même niveau. Les tubulures d'eau de refroidissement sont axiales et celles d'acide sul Purique, radialement orientées, se situent, pour chaque appareil, dans son plan diamétral horizontal. Un des deux appareils, alimenté par une source S de fluide à refroidir, transmet celui-ci à l'autre appareil, à travers le raccord R1. L'eau, circulant à contre-courant, passe d'un appareil à l'autre par l'intermédiaire du raccord R2. Sur la vue en plan de la figure 7, les deux appareils A' sont, ici encore, situés d'équerre l'un par rapport à l'autre, mais ne se trouvent plus au mêmé niveau. Dans chacun de ces appareils, les deux tubulures de fluide primaire sont, l'une dans le plan diad- tral vertical et l'autre dans le plan diamétral horizontal. Ils sont raccordés l'un à l'autre, sur le circuit de fluide primaire, par simple assemblage de leurs tubulures verticales respectives, tandis que leur raccordement sur le circuit eau se fait à travers le flexible R'1. Bien entendu, les dispositions décrites et représentées pourront faire l'objet de diverses variantes et modifications de détail, sans sortir pour autant du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Echangeur de chaleur, du type servant à effectuer un transfert de chaleur entre un fluide primaire et un fluide secondaire à travers une paroi d'échange thermique, caractérisé par le fait qu' il est composé de plusieurs parois cylindriques allongées sensiblement coaxiales - dont une paroi extérieure formant enveloppe, une paroi intérieure formant noyau central, et plusieurs parois inter médaires - disposées les unes à l'intérieur des autres pour former des veines de circulation de fluide présentant en cours transversale une forme annulaire avec, au moins, une veine de fluide primaire disposée en sandwich entre deux veines de fluide secondaire, l'entrée et la sortie de chaque veine étant disposées respectivement aux deux extrémités de l'échangeur, ou au voisinage de cellesci. 2. Echangeur de chaleur suivant la revendication 1, dont la paroi intérieure, formant noyau central, et la paroi extérieure, constituant l'enveloppe de l'appareil, sont en t81e relativement épaisse et fourwnissent à celui-ci une ossature rigide, les parois intermédiaires étant en feuille métallique relativement mince. 3. Echangeur de chaleur suivant la revendication 2, dont au moins une paroi intermédiaire présente des nervures réalisées par déformation du métal et disposées transversalement ou en biais par rapport à l'axe longitudinal de la paroi. 4. Echangeur de chaleur suivant la revendication 3, dont les nervures sont orientées de manière à former des élargissements transversaux d'une veine de circulation de fluide primaire. 5. Echangeur de chaleur suivant la revendication 2, dont une paroi intermédiaire a, au moins une nervure hélicoîdale disposée en contact avec une autre paroi, celle-ci formant avec la paroi nervurée un parcours hélicoïdal de circulation de fluide. 6. Echangeur de chaleur suivant lfa revendication 5, destiné à mettre en oeuvre un fluide à pression relativement faible dans la veine à parcours hélicordal, la nervure servant à entretoiser en compression les deux parois délimitant ladite veine. 7. Echanneur de chaleur suivant la revendication 5 ou 6, dont les deux parois délliltant la veine hélicoTdale sont des parois intermédiaires relativement minces, disposées en contact mutuel par des nervures hilicoSdales respectives de même pas, et adaptées à s'embotter l'une dans l'autre par mouvement vissant. 8. Echangeur de chaleur suivant une quelconque des revendications précédentes dont l'enveloppe et/ou le noyau portent sur leurs faces respectives intérieure et extérieure des liteaux de centrage et/ou de supportage disposés on contact avec une paroi intermédiaire. 9. Echangeur de chaleur suivant la revendication 8, dont les faces en contact de liteaux et de paroi intermédiaire sont utuel- liement fixées es position axiale et présentent à cet effet des saillies et évidements complémentaires interpénétrants, réalisés, en partie, le cas écheant, par nervurage de la paroi. 10. Echangeur de chaleur suivant la revendication 8 ou 9, dont les liteaux comportent une partie métallique, fixée à l'enveloppe ou au noyau, et une garniture en matière électriquement isolante et/ou antifriction, interposée entre la partie métallique et la paroi intermédiaire correspondante. 11. Echangeur de chaleur suivant la revendication 10, dont la partie de liteau métallique, consistant en un profilé en U dans lequel s'encastre la garniture, a des pattes transversales par l'intermédiaire desquelles s'effectue sa fixation. 12. Echanneur de chaleur suivant une quelconque des revendications 8 à 11, dont les liteaux, en forme d'hélice, imposent un parcours hélicoTdal au fluide circulant dans la veine à l'intérieur de laquelle ils sont aménagés. 13. Echaxiirde chaleur suivant une quelconque des revendications précédentes dont une paroi intermédiaire a des saillies localisées constituant pour elle des points d'appui sur une paroi voisine. 14. Echangeur de chaleur suivant une quelconque des revendications 1 à 13 dont le noyau central porte sur sa face extérieure, à une extrémité au moins de l'appareil, un anneau servant d'éliment de fixation à des parois cylindriques intermédiaires. 15. Echangeur de chaleur suivant la revendication 14, dont l'Kn- neau de butée a une garniture antifriction et/ou électriquement isolante, qui empêche le contact de métal à métal entre les parois intermédiaires et le noyau central ou l'anneau de butée. 16. Echangeur de chaleur suivant une quelconque des revendications 1 à 15 comportant, au moins à une extrémité de l'appareil, un couvercle plat fixé à l'enveloppe et au noyau central. 17. Echangeur de chaleur suivant une quelconque des revendica- tions 1 à 16 dont le noyau central contient, à une extrémité au moins de l'appareil, une chambre distributrice d'entrée ou de sortie de fluide. 18. Echangeur de chaleur suivant la revendication 17 dont la chambre distributrice est formée par cloisonnement de l'espace intérieur du noyau central. 19. Echangeur de chaleur suivant la revendication 18 dont la chambre distributrice est desservie par une tubulure traversant un couvercle tel que défini par la revendication 16. 20. Echangeur de chaleur suivant la revendication 17 dont la chambre distributrice est une tubulure axiale borgne traversant un fond de l'enveloppe et communiquant avec une veine intermédiaire, par une ou plusieurs tubulures radiales, passant à travers la paroi du noyau central, celui-ci étant muni d'une cloison transversale axialement située vers l'intérieur de l'appareil, par rapport à 1'extrémité borgne de la tubulure axiale. 21. Echangeur de chaleur suivant la revendication 20, dont les ouvertures de passage des tubulures radiales, à travers la paroi du noyau central, sont des échancrures axialement allongées, ménagées dans ladite paroi à partir d'une de ses extrémités, et s'étendant, le cas échéant, de part et d'autre d'un anneau de fixation de parois intermédiaires, disposé sur la face extérieure du noyau. 22. Echangeur de chaleur suivant la revendication 20 ou 21, dont la tubulure axiale borgne comprend une bride servant à la fixer au fond de l'enveloppe. 23. Echangeur de chaleur suivant la revendication 22, eomportant une garniture en matériau électriquement isolant et/ou antifriction, disposée entre la bride et le fond de l'enveloppe. 24. Echangeur de chaleur suivant une quelconque des revendications précédentes, munie d'une tubulure radiale extérieure for mant passage d'entrée ou de sortie de fluide à travers l'en-veloppe extérieure. 25. Echangeur de chaleur suivant la revendication 24, dont la tubulure radiale extérieure, communiquant avec une veine disposée en sandwich, est située à l'intérieur d'une contre-tubulure fixée à l'enveloppe. 26. Eohsngeur de chaleur suivant la revendication 25, dont les tubulures et contre-tubulure sont respectivement munies d'une bride et d'une contre-bride fixées l'une à l'autre, le cas échéant avec interposition d'une garniture en matériau électriquement isolant et/ou antifriction. 27. Echangeur de chaleur suivant une quelconque des revendications précédentes avec enveloppe extérieure et noyau central en acier et paroi intermédiaire en tantale. 28. Application d'un échangeur de chineur tel que défini par la revendication 27 au refroidissement de l'acide sulfurique.