L'invention a pour objet une vanne papillon comprenant une lentille prenant appui contre un siège du corps de vanne, en position de fermeture, et capable de s'ouvrir sous l'effet d'une surpression agissant sur sa face au contact du siège. Lorsqu'on dénoie la turbine d'une machine hydraulique du genre "Isogyre" (marque déposée) telle que décrite dans le brevet français NO 2.330.277, afin d'éviter des pertes d'énergie lorsqu'on la fait fonctionner en pompe, on sépare l'espace dans lequel tourne la roue de turbine de l'espace interne de la bâche de la machine, par exemple au moyen d'une vanne fourreau. L'aspirateur de la turbine est fermé, de préférence, au moyen d'une vanne capable de s'ouvrir d'elle-même au cas où une surpression se produirait du côté turbine, par exemple à la suite d'une ouverture intempestive de la vanne fourreau susmentionnée. La vanne papillon selon l'invention, qui correspond à ces impératifs, est caractérisée en ce qu'elle comprend des pivots excentrés engagés dans des paliers cylindriques montés avec jeux dans des logements du corps de vanne. Le dessin annexé représente, schématiquement et à titre d'exemple, une vanne papillon selon l'invention. La fig. 1 est une vue en élévation de côté de la vanne en position de fermeture, le corps de vanne étant représenté en coupe axiale. La fiv. 2 en est une vue semblable à la fig. 1, représentant la lentille de la vanne écartée de son siège. La fig.3 en est une vue semblable à la fig. 1, représentant la vanne en position d'ouverture. La vanne représentée aux fig. 1 à 3 du dessin comprend un corps 1 dans lequel est montée une lentille 2 munie de pivots 3 engagés dans des paliers cylindriques 4 montés avec jeux dans des logements 5 du corps de vanne 1. Comme représenté à la fiv.1, la lentille 2 prend appui en position de fermeture contre un siège 6 du corps de vanne 1. Un vérin hydraulique 7 permet, en un premier temps, d'écarter la lentille 2 de son siège 6 (fig.2) et en un deuxième temps de la faire pivoter en position d'ouverture (fig.3) contre l'action d'un contrepoids 8 monté à l'ex- trémité libre dtun bras de levier 9 solidaire d'un des pivots 3. Pour ce faire, le vérin actionne un second bras de levier 10 solidaire du pivot 3. L'ouverture de la vanne s'effectue en eau morte, c'est-à-dire après équilibrage de la pression d'eau de part et d'autre de la vanne. I1 en est de même lorsqu'on passe de la position ouverte (fig.3)à la position dans laquelle la lentille 2 est écartée du siège 6 après mise à ltéchappement du vérin 7 (fig.2). Pour ramener la lentille 2 au contact du siège 6 en position de fermeture (fig. 1), on laisse baisser la pression dans la partie de la conduite se trouvant à droite de la fig. 1. Dans le cas où cette conduite est l'aspirateur d'une turbine qu'on désire dénoyer, il suffit donc d'ouvrir la vanne de dénoyage 11 pour que la lentille 2 vienne s'appliquer contre le siège 6 en position de fermeture (fig. 1). Une particularité importante de la vanne papillon représentée au dessin est que les pivots 3 ne sont pas disposés dans le prolongement l'un de l'autre selon un axe diamétral de la lentille 2, mais selon un axe excentré vers le haut de la fig. 1. I1 en est de même des logements 5 du corps de vanne 1. Ainsi, en cas de surpression accidentelle du côté droit de la fig. 1, la pression exercée sur la partie de la lentille 2 se trouvant en dessous de son axe de pivotement excède celle exercée sur la partie de la lentille 2 se trouvant au-dessus de l'axe de pivotement. I1 en résulte que, sous l'effet d'une telle surpression, la vanne a tendance à s' ouvrir au moins partiellement par écartement de la partie inférieure de la lentille 2 du siège 6. I1 y a également lieu de noter que le contrepoids 8 est muni d'une roulette 12 déplaçable sur une surface d'appui 13 de façon à guidèr la lentille 2 lors de son déplacement entre sa position de fermeture de la vanne (fig. l)et sa position écartée du siège 6 (fig.2)et vice versa. La vanne papillon représentée au dessin présente d'autre part l'avantage d'être munie d'une lentille 2 de faible épaisseur, ce qui est rendu possible du fait qu en position fermée de la vanne, la charge exercée sur la lentille 2 est supportée en totalité par la périphérie de cette dernière, ses pivots 3 étant entièrement déchargés. Cette faible épaisseur de la lentille 2 permet de maintenir au minimum les pertes de charge qu'elle engendre dans l'aspirateur de la turbine en position d'ouverture. Revendications 1. Vanne papillon comprenant une lentille prenant appui contre un siège du corps de vanne, en position de fermeture, et capable de s'ouvrir sous l'effet d'une surpression agissant sur sa face au contact du siège, caractérisée en ce qu'elle comprend des pivots excentrés engagés dans des paliers cylindriques montés avec jeux dans des logements du corps de vanne. 2. Vanne selon la revendication 1, caractérisée en ce que les pivots de la lentille sont munis d'un contrepoids tendant à amener la lentille en regard du siège du corps de vanne, le contrepoids reposant dans cette position de la lentille sur une surface d'appui limitant sa course descendante. 3. Vanne selon les revendications 1 et 2, caractérisée en ce que le contrepoids est muni d'une roulette au contact de la surface d'appui lorsque la lentille se trouve en regard du siège, de façon à maintenir la lentille en regard du siège pendant une par tfe de la manoeuvre d'ouverture et de fermeture de la vanne. 4. Vanne selon les revendications 1, 2 et 3, caractérisée en ce qu' elle comprend un vérin hydraulique commandant la manoeuvre d'ouverture de la vanne, lorsque la conduite sur laquelle elle est montée est mise en eau morte.