L'inventicn concerne un procédé de fabrication d'une teinture à effet rapide, pour peaux, telles que peaux d'ovinés, de bovins ou peaux caprines ; elle concerne, également, une teinture à effet rapide obtenue, en particulier, par ledit procédé, ainsi qu'un procédé permettant de teindra les peaux à l'aide le ladite teinture et une nack-ne destinée à mettre en oeuvre ce dernier procédé. Les peaux d'ovinés, de bovins ou peaux caprines, sont aotuellement, teintes au moyen des teintures connues, dans des tonneaux a l'intérieur desquels elles sont brassées pendant un laps de temps déterminé qui peut durer, en moyenne, huit heures. La capacité limitée de tels tonneaux et la relative longueur de la durée d'immersion des peaux limitent la quantité de peaux teintes par unité de temps ; de plus, les opérations de manutention à la plongée et à l'extraction des peaux sont longues et s'effectuent dans des conditions pénibles pour le personnel. La présente invention vise à indiquer un procédé de fabrication d'ure teinture à effet rapide, permettant de teindre une peau, par immersion d'une durée inférieure à une minute.Ce procédé utilise un mélange de base d1un te connu sur le marché sous le non de "Relcapenetrator'1 contenant des s lvants lourds, des solvants légers, de l'alcool éthylique, de l'alcool isopropylique, de l'oléine et de l'éthyl- glycol ; le procédé selon l'invention @@nsiste, pour la fabrication d'un litre de teinture - à confectionner un mélange dit "mélange pénétrant" comprenant, en pourcentage pondéral, au moins 1 % du mélange de base du type "Relcapenetrator", au moins 2 % d'alcool aliphatique et 2 , d'éters du glycol, en milieux aqueux - à mélanger approximativement entre 50 et 500 g du mélange pénétrant précité à 1 à 100 g d'un colorant acide pour cuir - à mélanger au produit obtenu entre 5 et 10O g d'un éther aliphatique ; - à compléter à un litre au moyen d'aau, le mélange obtenu et à homogénéiser par brassage. les essais effectués à partir d'une telle teinture ont montré que les peaux en cuir étaient teintes de façon satisfaisante p:r immersion d'une durée de trente secondes environ ; les résultats ainsi obtenus étaient équivalents aux résultats obtenus, au moyen des teintures classiques, par huit heures d1immerslon dans des tonneaux. Préalablement à son mélange avec le mélange pénétrant, la quantité précitée de colorant peut, avantageusement, dtre étendue au moyen d'environ 50 g d'eau ; les m-langes effectués par la suite sont réalisés avec plus de facilité et présen- tent une meilleure homogénéité. La quantité de mélange pénétrant introduite peur un litre de teinture est, de préférence, d'environ 140 g, cette quantité représente la valeur optimale qui permet à la fois, de conférer à la teinture des qualités techniques satisfaisantes et de lui attribuer un prix de revient raisonnable, compétitif avec les teintures classiques. La teinture, préparée par le procédé sus-mentionné et également visée par l'invention à titre de produit industriel nouveau, est composée de 0,5 à 10 ', de colorant acide pour cuir, de 5,5 à 50 % (préférentiellement 14 %) d'un mélange pénétrant, le complément à 100 Cj étant constitué per de l'eau. L'invention s'étend ?i un procédé permettant de teindre en continu des peaux, notamment en cuir, à l'aide d'une teinture telle que précitée, selon l'invention, ce procédé consiste - à disposer, une à une, les peaux à plat - à les plonger cote à côte dans un bac rempli de teinture présentant la composition sus-indiquée, pendant une durée approximativement comprise entre 5 et 60 secondes ; - à les essorer, une a une, par passage entre deux rouleaux - et à effectuer les opérations classioues de séchage et finition. l'immersion des peaux, pendant la durée précitée, peut entre, automatiquement produite en amenant, de façon continue, ces peaux à traverser sur un tapis mobile, le bac de teinture. En supposant que la durée d'immersion des peaux soit choisie égale à trente secondes, durée qui, pour la plupart des peaux, donne d'excellents résultats, et que l'on misae disposer cinq peaux sur la longueur utile du tapis, le procédé permettra d'atteindre un débit de cinq peaux par trente secondes, soit six cents peaux teintes par heure : on conçoit, donc, l'intérêt de ce procédé cui, sans manutention pénible, permet de realiser en une heure, le travail réalisé en huit heures par des procédés classiques. L'invention s'étend, enfin, a une machine à teindre des peaux, en continu, destinée à mettre en oeuvre le procédé sus-mentionné ; selon l'invention, cette machine est constituée par - un bâti comprenant une partie aval et une partie amont, écartées et se faisant face, - un bac à teinture, situé entre les deux parties du châssis et assujetti à celles-ci, - des moyens de soutien et de guidage d'un tapis sans fin supérieur et d'un tapis sans fin inférieur, assujettis aux deux parties du bâti et disposant le brin inférieur du tapis supérieur et le brin supérieur du tapis inférieur, à l'intérieur du bac à teinture, ees brins étant appliqués l'un sur l'autre, - des moyens d'entraînement des tapis précités, entraînant les brins actifs superposés de ces tapis avec une vitesse égale dans le sens dirigé de l'amont vers l'aval. En outre, selon un mode de réalisation préféré, ladite machine peut comporter une surface sensiblement horizontal de mise en place des peaux, attenante à la partie amont du bâti, les moyens de soutien et de guidage du tapis inférieur amenant celui-ci à passer, sur une zone de son parcours, sur ladite surface, à l'amont du passage dudit tapis dans le bac. De plus, cette machine peut, également, comporter, attenante à la partie aval du bâti, une zone d'éjection des peaux transportées par le tapis inférieur qui se dérobe en cette zone, un tapis de récupération étant prévu pour récupérer les peaux et les acheminer vers des rouleaux d'essorage. L'opérateur devra simplement, à l'amont de la machine, disposer les peaux à plat sur le tapis inférieur qui acheminera lesdites peaux vers le bac de teinture. Avant immersion dans ce bac, le tapis supérieur viendra s'appliquer sur la face supérieure des peaux et serrer celles-ci entre lui-meme et le tapis inférieur, de fa çon qu'elles soient fermement maintenues pendant la traversée du bac de teinture0 A l'aval de la machine le tapis supérieur, s'écartant du tapis inférieur, libèrera les peaux qui seront, ensuite, déversées sur un tapis auxiliaire de récupération et dirigées vers des rouleaux d'essorage. En outre, selon un mode de réalisation préféré, les tapis, supérieur et inférieur, précités sont, chacun, constitués par un ensemble de fils lonritudinaux, sensiblement parallèles entre eux et formés, en particulier, d'une matière synthétique telle que le nylon. De tels tapis ont l'avantage d'une part, de-ne pas faire obstacle à une répartition homogène de la teinture sur les peaux, d'autre part, de ne retenir à la sortie du bac que très peu de teinture, reliquat de teinture qui peut d'ailleurs ttre récupérée par des récipients de récupération prévus à cet effet. De-plus, le bac à teinture et les moyens de soutien et de guidage des tapis, peuvent, avantageusement, être prévus en fibre de verre qui ne subit aucune attaque notable de la part de la teinture selon l'invention ; les éléments précités, en contact direct ou indirect avec la teinture, bénéficieront, par conséquent, de durée de vie trés améliorée. La description qui suit, en référence au dessin annexé, présente, à titre d'exemple non limitatif, une machine à teindre en- continu selon l'invention ; sur ce dessin, la figure unique est une vue en perspective avec arraché partiel de cette machine. Une machine à teindre comporte un bâti constitué par un socle 1 et par deux éléments support, amont 2 et aval 3, se faisoïit face et écartés l'un de l'autre du ne distance déterminée. Un bac à teinture 4 est disposé entre ces deux éléments et peut, au moyen de galets 5 de roulement, être déplacé sur deux consoles, telles que 5, dont sont dotés les éléments support 2 et 9. Ces consoles 6 sont pourvues de moy ens de déplacement classiques (non représentés sur la figure) qui permettent de les élever ou de les abaisser le long des éléments :: et 2, de façon > donner 1- possibi- lité de d placer verticalement le bac 4. un outre, un tapis inférie r 7 constitué de plusieurs fils en matière syn- thétique telle que "nylon, est maintenu et guidé par des tambours, 9, 1C, Il et 12, supportés par des paliers assujettis à l'élément support 2 et 13, 14, 15, 16, 17, 18 et 19 supportés par des paliers assujettis à l'élément support 3 ; le tambour 10 est situé à l'extrémité amont d'une table 20 de mise ez place des peaux, sur laquelle passe le tapis inférieur 7. De façon analogue, un tapis supérieur 8, constitué par un ensemble de fils longitudinati, est maintenu et guidé par un tambour 21 et les tambours 11 et 12, tous trois supportés par l'élément 2, ainsi que par les tambours 13 et 14 et des tambours 22, 23, 24 et 25, tous supportés par l'éliment 3. Les tambours 11, 12, 13 et 14 communs aux deux tapis, amènent ces derniers à se superposer l'un à l'autre et à, ainsi superposés, tu verser le bac 4. De plus, le tambour 17, associé au tapis inférieur 7, et le tambour 24, associé au tapis supérieur 8, sont entratnés en rotation par des moyens d'entraînement à chatte, dotés d'un variateur de vitesse permettant de faire varier les vitesses de ces tapis, constamment égales l'une à l'autre, entre six et dix mètres par minute. Ces moyens d'entratnement sont prévus de façon a amener les brins des tapis contenus dans le bac,à se déplacer de l'amont vers l'aval, cependant, évidemment, que les brins de retour se déplacent en sens contraire. En outre, un tapis de récupération, par exemple en chlorure de polyvinyle, ébauché en 26 sur la figure, permet, une fois teintes, d'acheminer les peaux vers des rouleaux d'essorage non représentés sur la figure. De plus, des bacs, 27 associé au tapis inférieur et 28 associé au tapis supérieur, sont respectivement disposés au-dessous des tambours 17 et 24, afin de nettoyer les brins des tapis pour que ceux-ci ne marquent pas les peaux. Le fonctionnement de la machine est le suivant ; le bac 4 est rempli de teinture à effet rapide selon l'invention, et le moteur d'entratnement des tambours 17 et 24 est mis en marche ; selon la nature de la peau à teindre et la composition de la teinture versée dans le bac 4, le variateur de vitesse est réglé de façon que les peaux restent immergées dans le bac le temps nécessaire. Un opérateur étend une à une chaque peau sur la table 20 t chacune est entratriée par le tapis inférieur 7 et, après le tambour 21, se trouve serrée entre le tapis 7 et le tapis supérieur 8. Ainsi maintenue à plat, elle est entratnée vers le bac 4 et immergée dans la teinture contenue par celui-ci. On a représenté sur la figure 29, une peau au cours de sa traversée du bac 4. Après traversée, les tambours 13 et 14 déterminent la sortie, hors du bac, des tapis 7 et 8 maintenant la peau, laquelle est libérée à partir du tambour 22, du fait de l'écartement des tapis 7 et 8. Ensuite, le tapis inférieur se dérobant au niveau du tambour 15, la peau est reprise sur le tapis de récupération 26 qui l'acheminera vers l'essorage. in l'exemple, la longueur du bac 4 peut etre prévue égale à quatre mètres ce oui, pour une vitesse de tapis égale, par exemple, à huit mètres par minute, déterminera une durée d'immersion de trente secondes. Toujours à titre d'exemple, l'o- pérateur pourra chaque six secondes, mettre en place une peau sur la table 20, le tapis 7 ayant parcouru pendant cette période quatre vingts centimètres. A cette cadence tout à fait modér@e, six cents pemux seront traitées en continu par henre. Or conçoit, donc, l'intérêt de l'invention @@i permet de teindre environ huit fois plus de peaux par unisé de temps que les procédés et dispositifs classiques ; de plus, les opérations @yant lieu en cortinu, l'opér@teur pourra teindre o@actement le nombre de peaux désiré ce qui n'est pas possible pour les traitements classiques, du fait que des conditions de rendement écartent la possibilité de faire fonctionner pendant huit heures un tonneau pour quelques unités ou quelques dizaines d'unités de peaux. Bien entendu, la présente description ne limite en rien la portée de l'invention qui se trouve, au contraire, élargie à toutes les variantes . la portée de l'homme de l'art. ReVENDIC@T@@@S 1. Procédé de fabrication d'une teinture, à effet rapide pour peaux, à partir d'un mélange de bese du type "Relcapenetrator" contenant des solvants lourds, des solvants légers, de l'@lcool éthylique, de l'alcool isopropyligue, de l'oléine et de l'éthylglycol, ledit procédé étant caractérisé en ce qu'il consiste pour la fabrication d'un litre de teinture :: - à confectionner un mélange dit "mélange pénétrant" comprenant, en pourcentage pondéral, @u moins @. du mélange de base du type "Relcapenetrator", au moins, 2 @ d'alcool aliphati@ue et 2 , d'éters de glycol, en milieux a@ueux ; - à mélanger approximativement entre 50 et 500 g du mélange pénétrant précité à 1 à 1 0 g d'un colorant acide pour cuir ; - à mélanger au produi obtenu ontre 5 et 100 g d'un éther aliphatique ; - à compléter à un litre au moyen @'eau le mélan@e obtenu et à homogénéiser par brassage. 2. Procédé de fabrication selon la revendication 1 caractérisé en ce que, préalablement à son mélange avec le mélange pénétrant, le colorant, en quantité comprise entre 1 et 100g, est étendu au moyen d'environ 150 g d'eau. 3. Procédé de fabrication selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que la quantité de "mélange pénétrant" introduite est d'environ 140 g. 4. Teinture à effet rapide pour peaux, en particulier fabriquée par le pro@édé selon l'une des revendications 1, 2 ou 3, caractérisée en ce qu'elle contient, mélangés de façon homogène, un colorant acide pour cuir dans une proportion approximative comprise entre 0,5 et 1@ @, un mélange pénétrant dans une proportion approxirrative comprise entre ,5 et 50 % et de l'eau. 5. Teinture selon la revendication 4 comprenant entre C,1 et 10 % de colorant, caractérisée en ce qu'elle contient 14 % de mélange pénétrant, le complément à 100 % étant constitué par de l'eau. 6. Procédé permettant de teindre des peaux, notamment en cuir, à l'aide d'une teinture selon l'une des revendications 4 ou 5, caractérisé en ce qu'il consiste - à disposer, une à une, les peaux à plat - à les plonger côte à côte dans un bac de teinture pendant une durée approximativement comprise entre 5 et 60 secondes ; - à les essorer, une a une, par passage entre deux rouleaux - à effectuer les opérations classiques de séchage et finition. 7. Procédé selon la revendication o caractérisé en ce que l'immersion des peaux pendant la dure précitée est produite en amenant, de façon continue, celles- ci à traverser le bac de teinture. 8. machine à teindre es peaux en continu, destinée à mettre en oeuvre le procédé selon la revendication 7 et caractérisée en ce quelle est constituée par - un bati comprenant une partie aval et une partie amont, écartées et se faisant face, - un bac à teinture, situé entre les deux parties du châssis et assujetti à celles-ci, - des moyens de soutien et de guidage d'un tapis sans fin supérieur et d8vm tapis sans fin inférieur, assujettis aux deux parties du bâti et disposant le brin inférieur du tapis supérieur et le brin supérieur du tapis inférieur, à l'intérieur du bac à teinture, ces brins étant appliqués l'un sur l'autre, - des moyens d'entrainement des tapis prccitns, entrainant les brins actifs superposés de ces tapis avec une vitesse égale dans le sens dirigé de l'amont vers l'aval. 9. tachine à teindre selon la revendication 8 caractérisé en ce qu'elle comporte une surface sensiblement horizontale de mise en place des peaux, attenante à la partie amont du bats, les moyens de soutien et de guidage du tapis inférieur amenant celui-ci à passer, sur une zone de son parcours, sur ladite surface, à l'amont du passage dudit tapis dans le bac, 10. tachine à teindre selon l'une des revendications 8 ou 9, caractérisée en ce qu'elle comporte, attenante à la partie aval du bfti, une zone d'éjection des peux transportées par le tapis inférieur oui se dérobe en cette zone, un tapis de r-cupération étant prévu pour récupérer les peaux et les acheminer vers des rouleaux d'essorage. 11. la chine à teindre selon l'une des revendications 8, 9 ou 10, caractérisée en ce que les tapis supérieur et inférieur sont, chacun, constitués par un ensemble de fils longitudinaux, sensiblement parallèles entre eux et formés, en particulier, d'une matière synthétique telle que du "nylon". 12. Machine à teindre selon l'une des revendications 8, 9, 10 ou 11, caractérisée on ce que le bac à teinture et les moyens de soutien et de guidage des tapis sont en fibre de verre ou matière synthétique rigide.