FR 2463063 A3 19810220 FR 7920364 A 19790809 La présente invention concerne des récipients et en particulier des récipients du genre pots ou seaux destinés à contenir de la peinture. On a coutume d'emballer la peinture dans des boîtes métalliques, munies ou non d'une anse, fermées au sommet par un couvercle emmanché à retirer par effet de levier. Ces boites sont de fabrication assez laborieuse et donc relativement chères. Depuis quelque temps, on emballe parfois la peinture dans des récipients, qu'on peut appeler pots ou seaux, moulés en matière plastique. Cette méthode permet de simplifier beaucoup la fabrication parce que le fond et la paroi du récipient peuvent être moulés d'un seul tenant, seul le couvercle ayant à être fabriqué et posé séparément. Cependant, pour qu'on puisse mouler le corps de récipient d'un seul tenant, il faut que la face intérieure du récipient soit sensiblement exempte de saillies, afin qu'on puisse extraire le noyau de moule de l'intérieur du récipient à la fin du moulage. Or, quand des récipients sont transportés sur une chaîne de remplissage pour être remplis de peinture, leur déplacement est quel que peu saccadé de sorte que lorsqu'ils sont remplis jusqu'au voisinage de leur sommet, la peinture à tendance à se répandre en débordant. Ce risque n'est pas gênant avec les boîtes usuelles, fabriquées par assemblage, à couvercle emmanché car celui-ci, saillant vers l'intérieur, tend à empêcher la peinture de déborder, mais soulève par contre, avec des récipients en matière plastique, un.gros problème qu'on a tenté de résoudre soit en modifiant les chaînes de remplissage pour que les récipients y subissent moins de saccades, soit en prévoyant un récipient à capacité accrue qu'on puisse remplir moins complètement ; toutefois, il va sans dire que cette dernière solution entraîne un gaspillage parce qu'elle oblige à réaliser un récipient plus grand qu'il n'est nécessaire pour contenir la quantité voulue de peinture. Selon la présente invention, il est prévu un récipient à liquides s'opposant au débordement, comportant une paroi latérale et un fond moulés d'un seul tenant en matière plastique, caractérisé en ce qu'il a la forme voulue pour recevoir et retenir un couvercle remplaçable et en ce qu'il comporte un collet flexible, dirigé vers l'intérieur, moulé d'un seul tenant avec sa paroi latérale près du sommet de celle-ci, ce collet étant incliné vers le haut et l'intérieur au niveau de sa jonction avec la paroi latérale. De préférence, le récipient est façonné de manière à recevoir et retenir un couvercle remplaçable, ledit collet étant à une seule épaisseur, saillant vers l'intérieur jusqu'à un bord libre et s' étendant sensiblement sur tout le pourtour de la paroi latérale, ce collet étant sensiblement plus mince que la paroi latérale et présentant des fentes qui le divisent en parties flexibles indépendamment l'une de l'autre, de façon que toutes ces parties puissent fléchir simultanément vers l'extérieur et la paroi du récipient et vers le haut et le sommet du récipient. La demanderesse a constaté que la présence d'un tel collet flexible, saillant vers l'intérieur près du sommet du récipient, s' oppose au renversement du liquide par débordement sensiblement dans la même mesure que le couvercle emmanché de la boîte métallique traditionnelle, de sorte qu'on peut remplir le récipient sur les chaînes existantes sans avoir à modifier celles-ci. Simultanément, on peut mouler le récipient d'un seul tenant parce que, grâce à sa flexibilité, le collet saillant vers l'intérieur peut glisser sur le noyau du moule lorsqu'on extrait ce noyau de l'intérieur du récipient à la fin du moulage. Cette possibilité est améliorée par les fentes, qui permettent à chaque partie de rebord de se rabattre indépendamment pendant cette extraction, de sorte que la distension subie par le rebord est moindre que si le rebord constituait un anneau ininterrompu. Si de la peinture vient à franchir le sommet du collet, par exemple du fait d'un déplacement saccadé subi par le récipient durant son remplissage, ou lorsque l'utilisation se sert du rebord pour débarrasser sa brosse de l'excès de peinture (car c'est là un rôle secondaire, mais très utile joué par le collet), elle s'écoule initialement à l'intérieur du canal défini entre le collet et la paroi latérale, mais n'y reste pas du fait qu'elle peut repasser dans le corps du récipient à travers les fentes. On notera que les fentes assument ainsi une double fonction de drainage et de division du rebord en parties flexibles indépendamment les unes des autres. Un récipient selon l'invention peut comporter des éléments pour la pose d'une anse, venus de moulage avec la paroi du récipient. De préférence, le récipient présente un ou plus d'un épaulement dirigé vers le bas moulé sur l'extérieur de sa paroi près de son sommet, ainsi qu'un couvercle muni d'un rebord à épaulement dirigé vers l'intérieur, destiné à s'emboîter sur le sommet du récipient et à être retenu par appui de l'épaulement de son rebord contre 1' épaulement ou les épaulements du récipient. De préférence, le couvercle présente, sur le pourtour de son côté intérieur, une gouttière annulaire-destinée à porter tant contre l'intérieur que contre l'extérieur du bord supérieur de la paroi de récipient, quand le couvercle est posé sur le récipient. Le contact de cette gouttière avec l'intérieur du bord supérieur de la paroi de récipient, ainsi qu'avec l'extérieur de cette paroi, tend à rigidifier le haut du récipient coiffé de son couvercle, ce qui lui permet de mieux résister aux déformations qui, autrement, pourraient favoriser la séparation des épaulements coopérants, de sorte que le couvercle risquerait de se détacher du récipient. Selon un autre aspect préféré, le récipient peut présenter, autour de l'extérieur de sa paroi, une nervure placée de manière à s'étendre juste au-dessous du rebord du couvercle posé et assez large pour éviter l'accrochage du couvercle sur d'autres articles. On minimise ainsi le risque de voir le couvercle se détacher accidentellement par accrochage de son rebord sur un objet sous-jacent pendant manipulation du récipient, ou déplacement d'un objet adjacent. Tout couvercle affecté au récipient présente de préférence du côté extérieur un renfoncement de dimensions voulues pour recevoir et maintenir la base d'un récipient analogue lorsqu'on superpose deux ou plusieurs récipients. I1 est aussi préférable que le récipient présente une paroi latérale sensiblement perpendiculaire à son fond. Ces deux aspects facilitent la superposition de tels récipients en empilages stables. Pour mieux faire comprendre l'invention, on va maintenant en décrire à titre d'exemple une réalisation en se référant aux dessins schématiques annexés, sur lesquels - la figure 1 représente en coupe droite la moitié d'un récipient selon l'invention (qu'il est inutile de représenter complètement parce que ce récipient est cylindrique et symétrique par rapport à son axe) ; - la figure 2 représente à plus grande échelle le haut de la paroi-du récipient selon la figure 1 et illustre le mode d'emboîtement d'un couvercle de modèle préféré - la figure 3 est une vue latérale en élévation d'un modèle préféré de monture d'anse ; - la figure 4 est une vue en coupe suivant la ligne IV-IV de la figure 3. Le récipient représenté sur la figure I est moulé d'un seul tenant,en une matière plastique appropriée telle que polypropylène et comprend un fond 2 et une paroi latérale cylindrique 4. A l'intérieur de la paroi latérale 4 fait saillie, près de son sommet, un collet désigné par la référence générale 6. L'inclinaison exacte du collet 6 n'est pas critique, mais dans l'exemple, I'"angle fait entre le collet et la paroi latérale est d!approximativement 300. Le collet 6 doit avoir la structure et l'épaisseur voulues pour être flexible, afin qu'un noyau intérieur servant à mouler le récipient puisse le déformer sans l'endommager notablement lorsqu'on extrait le noyau du récipient après moulage. Dans un exemple, afin de présenter ce degré de flexibilité, le collet est divisé en six parties égales par des fentes équidistantes 8, ddnt deux seulement sont visibles sur la figure 1, et l'épaisseur du collet est dlen- viron 0,5 mm. Lorsqu'on remplit de peinture un récipient tel que représenté sur la figure 1 sur une chaîne de remplissage standard du genre servant pour les boîtes à couvercle emmanché , on peut le remplir jusqu'immédiatement au dessous du collet 6 sans risque de voir la peinture se répandre en débordant pendant que le récipient se déplace ensuite le long de la chaîne jusqu'au poste de pose de couvercle, car le collet agit en déflecteur s'opposant à un tel débordement. On notera qu'un canal 10 est défini entre le collet 6 et l'intérieur du haut de la paroi 4 et que toute peinture débordant par dessus le haut du collet s'écoule vers le fond de ce canal, d'où elle peut repasser dans le corps du récipient à travers les fentes 8. Afin que ce drainage soit total, les fentes 8 s'étendent de préférence tout à fait jusqu'à la base du collet 6, bien que l'obtention d'une flexibilité adéquate n'exige pas obsolument que les fentes s'étendent aussi loin. Si les fentes s'arrêtent en deçà de la base du collet, on peut ménager des trous de drainage additionnels à la jonction du collet avec la paroi 4 du récipient. La figure 2 représente plus en détail la partie supérieure de la paroi de récipient selon la figure 1 et montre comment on peut réaliser un modèle particulier de couvercle 12 à emboîter sur le sommet du récipient. Le couvercle 12 n'est que partiellement représenté parce qu'il est circulaire et symétrique autour de son axe. Un épaulement annulaire 14, dirigé vers le bas, est moulé sur l'extérieur de la paroi 4, près du sommet de celle-ci, et le couvercle 12 présente un rebord annulaire 16, dirigé vers le bas, sur lequel fait saillie vers l'intérieur un épaulement annulaire 10, de sorte que lorsqu'on enfonce le couvercle sur le sommet du récipient son épaulement 18 s'emboîte élastiquement derrière l'épaulement extérieur 14 de la paroi, pour maintenir fermement le couvercle en place.Le maintien ferme du couvercle est favorisé par la présence d'une gouttière annulaire 20 définie sur le pourtour du côté intérieur du couvercle et de dimensions voulues pour porter à la fois contre l'intérieur et contre l'extérieur de la paroi de récipient 4, au moins près du bord supérieur de cette paroi, cette structure contribuant à éviter le risque de rupture du contact établi entre les épaulements 14 et 18, lors d'une déformation du couvercle du de la paroi 4. La partie 22 du couvercle qui forme la paroi intérieure de la gouttière 20 forme aussi la paroi extérieure d'une dépression annulaire 24 débouchant vers l'extérieur du-couvercle 12. Cette dépression 24 a de préférence le même diamètre qu'un bourrelet 26 (figure 1) saillant tout en bas de la paroi 4, de sorte qu'on peut superposer deux récipients en emboîtant fermement le bourrelet 26 du récipient supérieur dans la dépression 24 du couvercle du récipient inférieur, ce qui permet de réunir facilement des récipients en un empilage stable. Pour permettre cet emboîtement du bourrelet 26 dans un couvercle, on peut décaler légèrement le bourrelet 26 vers.l'intd rieur de la paroi 4 ou, en variante, faire diverger légèrement la paroi 4 vers son sommet, typiquement avec une inclinaison de 1 à 20 sur l'axe du récipient.Néanmoins, il est préférable que la paroi 4 soit sensiblement, mais pas forcément de manière rigoureuse, perpendiculaire au fond 2, afin que les récipients offrent une rigidité verticale notable pour que le récipient situé tout en bas d'un empilage résiste au poids qu'il supporte. On prévoit aussi une nervure 28, qui peut avoir la forme indiquée sur la figure 2, venue de moulage avec l'extérieur de la paroi 4 et qui s'étend de préférence radialement aussi loin ou un peu plus loin que le bord inférieur 30 du rebord 16 du couvercle. On évite ainsi que ce bord 30 du rebord 16 ne s'accroche sur d'autres articles, afin de réduire le risque de voir le couvercle subir accidentellement une traction ou poussée qui le détacherait. Par contre, cette nervure facilite la dépose volontaire du couvercle en définissant au-dessous du bord inférieur du couvercle un renfoncement 32 dans lequel on peut insérer une pièce de monnaie, la pointe d'un tournevis ou un autre instrument adéquat agissant en levier pour faire franchir au couvercle l'épaulement 14 en vue de l'ouverture du récipient. Deux montures d'anse peuvent être venues de moulage sur l'ex- térieur de la paroi 4 du récipient, en des points diamétralement opposés et assez près du sommet du récipient, ce qui permet de munir le récipient d'une anse arquée ou souple, allant de l'une à l'autre de ces montures, pour pouvoir facilement le porter et le tenir pendant l'utilisation du contenu. Les figures 3 et 4 représentent un modèle de telle monture d' anse. Cette monture est constituée par un bossage semi-cylindrique 34 perpendiculaire à la paroi 4 et muni sur son extrémité extérieure d'un rabat 36, de forme générale semi-circulaire, dirigé vers le bas parallèlement au corps de récipient. On peut fixer des anses de types divers entre deux montures de ce genre, mais une anse 38 préférée est formée d'une courroie, en matière plastique ou autre matière appropriée, percée à chaque extrémité d'un trou 40 qui pré- sente un pourtour 42 circulaire, en partie au moins, et de diamètre approximativement égal au diamètre extérieur du bossage semi-circulaire 34, et un prolongement 44 qui permet de déformer aisément le trou pour l'enfiler derrière le rabat 36 afin de la placer comme représenté sur les figures 3 et 4. Une telle poignée 38 étant symétrique par rapport à sa médiane transversale, on a seulement représenté l'une de ses extrémités sur les figures 3 et 4. On notera que le couvercle 12 décrit ci-dessus est de préférence en matière plastique telle que polypropylène, mais peut éventuellement être réalisé en métal avec une strueture analogue. D'après l'exposé qui précède, on voit que les facteurs importants pour faciliter le démoulage du récipient sont l'inclinaison conférés au collet à sa jonction avec la paroi du récipient, et la présence de fentes. La forme de la partie du collet voisine du bord libre peut varier notablement sans affecter le démoulage, de sorte que le collet n'est pas forcément rectiligne en coupe droite, comme représenté à titre d'exemple. REVENDICATIONS 1. Récipient à liquides s'opposant au débordement, comportant une paroi latérale et un fond moulés d'un seul tenant en matière plastique, caractérisé en ce qu'il a la forme voulue pour recevoir et retenir un couvercle remplaçable (12) et comporte un collet flexible (6) saillant vers l'intérieur, venu de moulage avec la paroi latérale (4) près du sommet de celle-ci, qui est incliné vers le haut et l'intérieur à sa jonction avec ladite paroi latérale. 2. Récipient selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il a la forme voulue pour recevoir et retenir un couvercle remplaçable, ledit collet étant à une seule épaisseur, saillant vers l'intérieur jusqu'à un bord libre et s'etendant sensiblement sur tout le pourtour de la paroi latérale, ce collet étant nettement plus mince que la paroi latérale et présentant des fentes (8) qui le divisent en parties flexibles indépendamment les unes des autres, de sorte que toutes ces parties peuvent fléchir simultanément vers l'extérieur et la paroi du récipient et vers le haut et le sommet du récipient. 3. Récipient selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'il contient un produit liquide jusqu'à un niveau ne dépassant pas le collet, présente un épaulement dirigé vers le bas (14) moulé sur l'extérieur et près du haut de sa paroi, et en ce que le couvercle présente un rebord (16) muni d'un épaulement (18) dirigé vers l'intérieur, ce couvercle étant emboîte sur le récipient et retenu par engagement de l'épaulement de son rebord sous l'épaulement de la paroi. 4. Récipient selon. l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le couvercle présente sur le pourtour de son côté intérieur, une gouttière annulaire (20) conçue pour porter tant contre l'intérieur que contre l'extérieur du bord extérieur de la paroi de récipient quand le couvercle est posé sur le récipient. 5. Récipient selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il présente autour de sa paroi une nervure située de façon à s'étendre juste au-dessous du rebord du couvercle posé et assez large pour empêcher le couvercle d'être accroché par d'autres objets. 6. Récipient selon l'une quelconque des revendications précédentes, muni d'un couvercle, caractérise en ce que le couvercle présente dans son côté extérieur une dépression (24) de dimensions voulues pour recevoir le bourrelet inférieur (26) d'un récipient analo gue lorsqu'on superpose deux ou plusieurs récipients semblables. 7. Récipient selon l'une quelconque des revendications précé dentesr caractérisé en ce que sa paroi latérale est sensiblement perpendiculaire à - son fond. 8. Récipient selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il présente des éléments de montage d'anse venus de moulage avec sa paroi. 9. Récipient selon la revendication 8, caractérisé en ce que lesdits éléments de montage d'anse sont des oreilles (34,36) formées de part et d'autre du récipient, chaque oreille comportant une partie en forme de secteur cylindrique (34) saillant vers 1' exté- rieur sur la paroi du récipient et un rabat 36 saillant radialement vers l'extérieur sur l'extrémité extérieure de la partie en secteur cylindrique.