La présente invention concerne un compteur autonome de taxes téléphoniques destiné à être associé à un poste d'abonné. Actuellement, les taxes téléphoniques dues par un abonné sont déterminées dans les centraux téléphoniques et l'abonné n'a pas accès directement à ces informations. Il existe également des compteurs individuels de taxes téléphoniques, disposés chez l'abonné, lui permettant ainsi de contrôler ses dépenses. Cependant, ces compteurs sont tributaires dtinformations qui lui sont fournies par le central. En effet, ils enregistrent le nombre dtimpulsions périodiques de taxes émises par le central sur la ligne téléphonique de l'abonné demandeur au cours d'une conversation. Or, il apparaît que, pour diverses raisons, notamment techniques, ces informations relatives aux taxes, ne soient pas toujours disponibles chez l'abonné, tant en France qu'â l'étranger. Par ailleurs, lorsque ces informations sont disponibles, les signaux de taxation produits par le central, et plus particulièrement ceux qui sont émis avec une fréquence de 12 kHz (fréquence utilisée en France) ou de 16 kHz (fréquence utilisée dans certains pays), arrivent très affaiblis et demandent très souvent une amplification avant de pouvoir être exploités par un dispositif de comptage. La présente invention a pour but un dispositif autonome de comptage de taxes téléphoniques, destiné à être placé chez l'abonné et ne présentant pas les défauts des compteurs individuels passifs selon l'art antérieur. Pour cela, le dispositif selon l'invention fonctionne indépendamment de toute information relative à la taxation en provenance du central et permet la comptabilisation, et éventuellement l'affichage, en temps réel du coût d'une communication téléphonique en cours. Dans le cas où l'affichage est réalisé au moyen d'un écran de visualisation, il est possible d'utiliser celui-ci pour afficher simultanément l'heure et le jour. Les caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront mieux de la description qui va suivre, faite en se référant à la figure unique annexée qui représente, de façon très schématique, un dispositif de taxation selon l'ln- vention. On a représenté schématiquement sur la figure un poste téléphonique T et la ligne téléphonique correspondante L. Une mémoire M renferme des informations représentatives des divers indicatifs pouvant être appelés par l'abonné et des cycles de taxation correspondants. Afin de réduire la capacité de mémoire nécessaire, les informations stockées en mémoire tiennent compte du lieu géographique de l'appel, c'est-à-dire de la circons cription de ta-xe à laquelle appartient 1'abonné demandeur. La mémoire sera ainsi personnalisée, les informations mémorisées étant différentes d'une circonscription de taxe à 1 'autre. Un organe comparateur, constitué par un microprocesseur MP relié d'une part à la ligne L et d'autre part à la mémoire M, permet de comparer les éléments significatifs d'un numéro de téléphone composé par l'abonné aux informations relatives aux indicatifs stockés en mémoire. En pratique, avant d'effectuer cette comparaison, le microprocesseur MP doit détecter l'état de non-repos de la ligne L. Selon le type de poste téléphonique utilisé par l'abonné, le microprocesseur compare ensuite aux informations mises en mémoire les informations relatives au numéro composé qui lui sont fournies par la ligne soit sous la forme d'impulsions de composition du numéro, dans le cas d'un poste à cadran à numérotation décimale, soit sous la forme de sigraux dont la fréquence représente le chiffre composé dans le cas d'un poste à numérotation multifréquences. Pour permettre un fonctionnement correct du dispositif, toutes ces informations sont transformées en informations binaires avant d'être traitées par le microprocesseur. La comparaison par le microprocesseur des informations relatives au numéro demandé et des informations stockées en mémoire permet ainsi de déterminer le cycle de taxation à appliquer si l'abonné demandé répond à l'appel. Lorsque l'abonné demandé décroche son combiné téléphonique, il se produit sur la ligne L une inversion de polarité qui est utilisée comme signal de commande par le microprocesseur qui commande alors un générateur d'impulsions GI de manière à ce que celui-ci produise des impulsions de taxation à un rythme dépendant du cycle de taxation précédemment déterminé par la comparaison. Dans le mode de réalisation représenté sur la figure ces impulsions de taxation sont envoyées sur la ligne L sur laquelle est branché un compteur de taxes C conçu de manière à les recevoir et à les compter. On peut, bien entendu, associer à ce compteur tout moyen connu d'indication ou d'affichage des taxes ainsi comptabilisées. Dans un mode de réalisation préférentiel, tout l'ensemble de comptage est disposé à l'arrivée de la ligne, en amont de l'autocommutateur ou d'un poste terminal particulier. Dans un autre mode de réalisation possible des compteurs individuels sont placés sur chacune des lignes intérieures et le reste du dispositif est disposé en amont de l'autocommutateur. Selon un autre mode de réalisation, non représenté, il est possible d'intégrer le compteur dans le microprocesseur. Dans ce cas, le processus est identique jusqu'à ce que la comparaison entre les informations stockées en mémoire et celles fournies par la ligne ait été effectuée de manière à permettre la détermination du cycle de taxation à utiliser. Puis, après détection de l'inversion de polarité de la ligne, le microprocesseur effectue lui-même le calcul de la taxe à payer en tenant compte non seulement du cycle de taxation mais d'informations complémentaires qui lui sont fournies par la mémoire et qui représentent notamment le prix de la taxe unitaire. Des informations relatives à l'heure et au jour sont également fournies au microprocesseur, par exemple par l'intermédiaire d'un clavier, pour permettre l'application des tarifs réduits qui y sont liés. Le microprocesseur est programmé de manière à tenir compte de ces informations pour l'application du tarif réduit, par exemple par filtrage d'une impulsion sur deux dans le cas d'un tarif réduit à 50 %. Un dispositif d'affichage connecté directement au microprocesseur permet alors une visualisation directe alternativement du prix à payer et de l'heure et du jour. Le microprocesseur commande de préférence l'affichage de manière à conserver l'indication du prix d'une communication quelques secondes après la fin de celle-ci avant de faire réapparaltre l'heure et le jour. Le microprocesseur peut également permettre d'afficher non seulement le prix de la communication mais également le total des communications et des sous-totaux partiels avec une remise à zéro possible soit au niveau de l'appareil lui-même, soit à distance. Ce dernier cas est plus particulièrement intéressant dans le cas d'une utilisation du dispositif chez un abonné devant répercuter le prix des communications à sa clientèle. Bien entendu, le microprocesseur devra être programmé de manière à effectuer correctement toutes les fonctions qui lui sont assignées. Il va de soi que la présente invention n'a été décrite qu'à titre purement explicatif et nullement limitatif et que toutes modifications utiles dans le domaine des équivalents pourront lui être apportées sans sortir de son cadre. REVENDICATIONS 1. - Dispositif autonome de comptage de taxes téléphoniques destiné à être associé à un poste d'abonné, caractérisé en ce qu'il comporte une mémoire (M) dans laquelle sont enregistrées des informations représentatives des divers indicatifs pouvant être demandés par l'abonné et des cycles de taxation correspondants, un organe comparateur (MP) relié à la ligne téléphonique (L) de l'abonné et à la mémoire et destiné, après détection d'un état de non-repos de la ligne, à comparer les indicatifs mis en mémoire à l'indicatif fourni par l'abonné et à produire des signaux de sortie dépendant du cycle de taxation et à les appliquer, après détection d'une inversion de polarité de la ligne, à un générateur d'impulsions (GI) connecté à un organe de comptage (C). 2. - Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit organe comparateur est constitué par un microprocesseur (MP). 3. - Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'organe de comptage est incorporé au microprocesseur. 4. - Dispositif selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'organe de comptage (C) est con necté au générateur d'impulsions (GI) par l'intermédiaire de la ligne téléphonique (L).