s L'invention concerne un procédé de fabrication de tapis tufté selon lequel on fait passer un lit d'aiguilles au travers d' un tissu de base, on retient, lors de retait des aiguilles, les boucles formées par le piquage et on coupe ensuite ces boucles. Dans les procédés connus, de l'espèce, on déroule le tissu de base à partir d'un rouleau, on le conduit face à un lit d'aiguilles qui s'étend sur toute la largeur du tissu de base et on enroule le tissu de base tufté sur un autre cylindre. Le lit d'aiguilles exécuté toujours le piquage à la même place par rapport au châssis de la machine. Entre deux opérations de piquage, le tissu de base est légèrement déplacé par rapport au lit d'aiguilles. En général, le déplacement du tissu de base se fait horizontalement et on conduit le tissu de base sous un lit d'aiguilles qui se déplace selon un mouvement ascendant et descendant Dans les procédés connus, on tufte donc le tapis de base sur toute sa largeur, laquelle est donc normalement égale à la largeur du lit d'aiguilles. Ce lit d'aiguilles compte donc un grand nombre d'aiguilles.Ce nombre se situe le plus souvent aux environs de 1600. Attendu qu'à chaque aiguille du lit d'aiguilles appartient au moins une bobine, on doit disposer, dans les procédés connus, d'un très grand nombre de bobines. Si ceci n'est pas un inconvénient lorsqu'on doit fabriquer une très grande surface de tapis en une seule couleur, cette façon de travailler est très défavorable si une petite surface est nécessaire ou suffisante. En effet, un très grand nombre de bobines doivent être pourvues de fils de la couleur désirée et on doit donc utiliser une quantité relativement grande de fil, de telle sorte que des procédés connus ne sont absolument pas économiques. Il s'ensuit que ces méthodes connues ne sont appliquées que pour de grandes quantités, ce qui a pour conséquence qu t une grande réserve de tapis doigt être stockée. L'invention a pour but de remédier à ces inconvénients et de réaliser un procédé de fabrication de tapis par bdA tage serai i aux ben de grandes que de petites surfaces, et en particulier desFetREssurAtes, peuvent être réalisées de façon économique. A cet effet, on déplace de façon intermittente le tissu de base, on déplace, entre chaque déplacement du tissu de base, le lit pourvu d'aiguilles, tout en poursuivant le piquage, dans une direction pratiquement perpendiculaire à la direction dans laquelle se déplace le tissu de base et on fait usage d'un lit d'aiguilles dont la largeur, perpendiculairement à la direction dans laquelle se déplace le lit par rapport au tissu de base, est sensiblement plus petite que la largeur du tissu de base mesurée de façon perpendicuaire par rapport à la direction dans laquelle a lieu son déplacement 'intermittent. A chaque mouvement de va-et-vient du lit d'aiguilles, par rapport au tissu de base, une bande est donc tuftée dont la largeur est sensiblement inférieure à la largeur du tissu de base. De même, le nombre d'aiguilles est sensiblement plus petit de telle sorte que le remplacement des bobines, en vue de tufter, par exemple, à l'aide d'une autre sorte de fil ou dans une autre couleur peut avoir lieu relativement vite. On peut donc travailler sur commande, de telle manière qu'une réserve est superflue. Dans une forme d'exécution particulière de l'invention, on déplace le lit d'aiguilles, tout en poursuivant le travail de piquage, entre deux déplacements du tissu et cela toujours dans une même direction par rapport au tissu de base et, chaque fois que le lit d'aiguilles est parvenu au bord du tissu de base, on déplace celui-ci jusqu'à l'autre extrémité du tissu de base sans effectuer le travail de piquage. Dans cette forme d'exécution, on atteint le but selon lequel tous les poils du tapis sont-dirigés dans la même direction, ce qui ne serait pas le cas si l'on tuftait respectivement dans l'une et dans l'autre direction,attendu que les poils sont légèrement dirigés, à leur extrémité supérieure, dans la direction dans laquelle a lieu le déplacement des aiguilles par rapport au tissu de base. Dans une forme d'exécution remarquable de l'invention, on bloque les aiguilles du lit lorsque celui-ci est parvenu sur un bord du tissu de base et cela dans la position du lit qui est la plus éloignée de ce tissu de base, on coupe les boucles formées en dernier lieu, tandis que le lit d'aiguilles est à l'arret et on ne permet le retour du lit d'aiguilles, vers l'autre bord du tissu de base, que lorsque toutes les boucles ont été coupées. Dans une forme d'exécution de l'invention appliquée de préférence, on déplace le lit d'aiguilles de manière continue, entre deux déplacements du tissu de base, tout en poursuivant le piquage dans une direction et, avant que les aiguilles n'atteignent le tissu de base, lors de chaque opération de piquage, la partie de ce tissu de base qui se trouve devant le lit par rapport à la direction dans laquelle se déplace le lit d'aiguilles est retirée légèrement dans une direction opposée à cette direction dans laquelle a lieu le déplacement, de telle sorte que lorsque les aiguilles du lit.d'aiguilles traversent le tissu de base, ces aiguilles peuvent se déplacer légèrement avec une partie de ce tissu, dans la direction dans laquelle se déplace le lit d'aiguilles. L'invention concerne également une machine qui est particulièrement appropriée à l'exécution du procédé selon l'une des formes d'exécution précédentes. 1,1 invention se rapporte donc à une machine qui comprend un lit d'aiguilles, des moyens permettant d'enfoncer ces aiguilles dans le tissu de base, des moyens permettant de retenir les boucles formées par les aiguilles et de les couper ensuite, et des moyens permettant de déplacer le tissu de base par rapport à ce lit d'aiguilles. L'invention a pour but de réaliser une machine de l'espèce, dont la construction est simple et à l'aide de laquelle le procédé selon l'une des formes d'exécution précédentes peut être exécuté de façon simple et efficace. A cet effet, les moyens permettant de déplacer le tissu de base par rapportau lit d'aiguilles, comprennent des moyens qui déplacent de façon intermittente le tissu de base et un chariot qui peut être déplacé pratiquement perpendiculai-rement par rapport à la direction dans- laquelle se déplace le tissu de base, chariot sur lequel est monté le lit d'aiguilles. Dans une forme d'exécution particulière de l'invention, la machine comprend des moyens permettant de bloquer le lit d'aiguilles dans sa postion la plus éloignée du tissu de base, à la fin du déplacement du chariot dans une direction par rapport au tissu de base. Dans une forme d'exécution remarquable de l'invention, la machine comprend des moyens permettant de déplacer légèrement le tissu de base par rapport au lit d'aiguilles, avant que les aiguilles du lit d'aiguilles ne traversent le tissu de base et cela dans une direction opposée à celle dans laquelle le lit d'aiguilles se déplace le long du tissu de base. D'autres particularités et avantages de l'invention ressortiront de la description qui sera donnée ci-après d'un procédé de fabrication de tapis tufté et d'une machine utilisée selon ce procédé, conformément à l'invention cette cette description n'est donnée qu'à titre d'exemple et ne limite pas l'invention ; le notations de référence se rapportent aux figures ci-annexées. La figure 1 est une vue de face d'une machine utilisée dans le procédé selon l'invention. La figure 2 représente une coupe selon la ligne Il-Il de la figure 1. La figure 3 représente une coupe selon la ligne III-III de la figure 1, mais dessinée à une plus grande échelle. La figure 4 est une vue en plan d'une partie de la machine selon la figure 1. Dans les diverses figures, les mêmes notations de référence se rapportent à des éléments identiques. La machine selon les figures comporte un châssis qui comprend deux cadres rectangulaires s'étendant perpendiculairement au sol 1 dans le sens longitudinal de la machine. Chacun des cadres consiste en un profilé inférieur horizontal 2, un profilé supérieur horizontal 3 et deux profilés verticaux 4 qui réunissent entr'eux les extrémités des profilés 2 et 3.-Les profilés-inférieurs 2 des deux cadres sont encore reliés entr' eux par des profilés transversaux 5, tandis que les profilés supérieurs 3 des deux cadres sont reliés entr'eux par des profilés transversaux 6. Le châssis comprend encore un profilé transversal 7 qui relie entr'eux les profilés verticaux 4 des deux cadres 2,3 et 4 situés à une même extrémité de la machine. A la partie supérieure des profilés inférieurs 2 des deux cadres 2,3 et 4 est encore fixé un rail 8 qui s'étend sur toute la distance entre deux profilés verticaux 4. Par rapport à ce-châssis est fixé un rouleau 9 portant un tissu de base 10 fait de jute. Ce rouleau 9, qui consiste en un axe sur lequel sont fixés deux flasques entre lesquels le tissu de base est enroulé, est logé par les deux extrémités de son axe dans des paliers ll qui sont fixés à des profilés transversaux 7 du châssis. Ces profilés sont d'une construction telle que le rouleau 9 peut facilement être retiré de ces paliers afin de remplacer ce rouleau 9 par un nouveau rouleau 9 pourvu d'un tissu de base lorsque le tissu de base 10 est complètement déroulé. La construction de ces paliers 11 est connue et ne sera pas décrite en détail ici. A partir de la face inférieure de l'axe du roule au 9, le tissu de base 10 s'étend par-dessus la partie supé rieure d'un cylindre de guidage 12 s'étendant dans le sens longitudinal des cadres 2,3 et 4. Ce cylindre de guidage 12 est logé par ses deux extrémités dans des paliers 13 qui sont également fixés sur les profilés 7 aux deux extrémités du châssis. Le tissu de base 10 s'étend ensuite le long de la partie inférieure d'un second cylindre de guidage 14qui a le même diamètre que le cylindre de guidage 12 et qui est logé par ses deux extrémités dans des paliers 15 qui sont fixés respectivement sur les deux montants 4 d'un cadre 2,3,4. Le second cylindre de guidage 14 est monté de telle sorte que sa face inférieure se situe à la même hauteur que la face supérieure du cylindre de guidage 12 de telle sorte que le tissu de base 10 s'étend entre les deux cylindres de guidage parallèles au sol 1. Le tissu de base 10 est tufté entre deux cylindres de guidage 12 et 14 et est donc transformé en tapis 16.Ce tapis s'étend à partir du cylindre de guidage 14 par-dessus la partie supérieure d'un cylindre de guidage 17 qui est monté un peu plus haut que le cylindre de guidage 14 et est logé par ses extrémités dans des paliers 18 qui sont fixés aux mêmes montants 4 que les paliers 15. Enfin, le tapis 16 s'étend vers le bas autour de la partie inférieure d'un cylindre de guidage 19 qui est logé tout juste au-dessus du sol. Le tapis 16 s'étend finalement sur une petite distance au-dessus du sol 1 en direction d'un rouleau 20 pour le tapis qui est entraîné par un moteur 21. Audessus de la partie du tapis 16 s'étendant le long du sol 1 est disposé un couloir 22 qui repose par des pieds 23 sur le sol 1, de part et d'autre du tapis 16. De ce couloir 22 une personne peut contrôler et diriger le fonctionnement de la machine. La machine comprend encore un chariot 96 qui peut se déplacer, le long de rails 8, selon un mouvement de va-etvient dans le sens longitudinal du châssis. Ce chariot 96 comprend deux poutres 24. Chacune de ces poutres 24 s'étend dans b sens longitudinal des rails 8. Chacune des poutres 24 est pourvue, à chaque extrémité, d'un palier 25. Dans les paliers 25 qui se situent à une même extrémité des deux poutres 24, par rapport au sens longitudinal des rails 8, est logé un axe 26 qui présente à chaque extrémité une roue 27. Les deux roues, sur chaque axe 26, roulent sur les deux rails 8. Un corps vertical 28 est fixe entre les deux poutres 24, dans le sens transversal du châssis et présente un orifice 29. Cet orifice 29 débouche du côté du cadre le long duquel figurent les cylindres de guidage 14 et 17.En fait, le corps 28 forme une fourche dont les jambes s'étendent essentiellement dans le sens transversal du châssis et dont les extrémités se situent à une certaine distance l'une de l'autre. Le rouleau 9 et le cylindre de guidage 12 traversent l'orifice 29. Le tissu de base 10 s'étend entre les extrémités des deux bras du corps 28. A l'extrémité du bras supérieur du corps 28 est fixée la partie supérieure 30 du mécanisme à tufter proprement dit, tandis que la partie inférieure 32'du mécanisme à tufter proprement dit est fixée sur l'extrémité du bras inférieur exactement sous la partie supérieure 30.La partie supérieure 30 du mécanisme à tufter proprement dit est représentée en détail à la figure 3 et comprendun lit pourvu d'aiguilles 31. La partie inférieure 32 du mécanisme à tufter proprement dit comprend un bac 95 qui est fixé sur le bras inférieur du corps 28et dont le côté supérieur vient à se placer horizontalement exactement à hauteur de l'extrémité supérieure du cylindre de guidage 12 et à hauteur de l'extrémité inférieure du cylindre de guidage 14. Le tissu de base 10 s'étend donc exactement par-dessus cette face supé- rieure du bac 95. Cette face supérieure présente des orificesdans lesquels s'engagent exactement les aiguilles 31, Dans le bac 95 sont montés, de façon connue en soi, des crochets et des couteaux.La construction de cette partie inférieure est connue en soi et n'est pas décrite ici en détail. La partie supérieure 30 du mécanisme à tufter proprement dit ainsi qu'il résulte principalement de la figure 3, comporte une chambre close 33 qui est fixée par une paroi latérale verticale au bras supérieur du corps 28. Cette partie supérieure 30 comprend également un support d'aiguilles qui porte le lit d'aiguilles 31. Ce support d'aiguilles comprend une pièce 34 dans laquelle sont fixées, par leur extrémité, toutes les aiguilles 31 du lit d'aiguilles. Le nombre d'aiguilles de ce lit est de 35. Cette pièce 34 est montée du côté extérieur sous la chambre 33 et présente des orifices 35 pour les fils. Un fil doit en effet courir vers chaque aiguille 31. Les fils ne sont pas représentés aux figures. Le support d'aiguilles comprend encore une pièce 36 qui s'étend parallèlement à la pièce 34 mais qui est disposée du côté intérieur de la chambre. La pièce 36 est reliée à la pièce 34 par de petites tiges verticales 37 qui traversent le fond de la chambre 33et peuvent se déplacer au travers de ce fond. Le support d'aiguilles comprend encore une tige verticale 38 qui peut se déplacer au travers de la paroi supérieure de la chambre-33 et est fixée par son extrémité inférieure à la pièce 36. En fait, la tige 38 forme une pièce, avec une des tiges 37. Sur la tige 38 est bloquée, à l'aide d'une vis 40, à proximité de la partie supérieure de la chambre 33, une butée 39. Le support d'aiguilles est déplacé selon un mou vement ascendant et descendant à l'aide d'un axe 41 qui s'étend transversalement par rapport au châssis au travers du bras supérieur du corps 28. L'extrémité de cet axe 41, disposée à droi-te à la figure 2, est logée dans un palier 42 qui est monté sur le corps 28 et est pourvu, a l'exterieùr de ce corps, d'une poulie 43. Une courroie 44 passe sur cette poulie 43 et passe également sur une poulie 45 qui est fixée sur l'axe d'un moteur 46. Ce moteur est disposé à l'extérieur du corps 28. L'autre extrémité de l'axe 41 s'étend jusqu'à l'intérieur de la chambre 33 et traverse un palier 47 qui est monté dans la paroi de la chambre 33. Une roue 48 sur laquelle est monté de façon excentrique un tourillon 49 est montée sur l'axe 41.Une manivelle 50 peut tourner autour de ce tourillon 49, manivelle dont l'autre extrémité est fixée, à l'aide d'un boulon 51, de façon non détachable à un coulisseau 52 qui peut se déplacer le long de la glissière 53 selon un mouvement ascendant-et descendant. Cette glissière 53 est constituée par une tige verticale qui est fixée à la paroi supérieure de la chambre 33 et s'étend parallèlement à la tige 38 à une petite distance de cele-ci. Sur la face dirigée vers la tige 38 le coulisseau 52 présente d'ailleurs une encoche 54 dans laquelle s'adapte la butée 39. Sur la face dirigée vers la tige 38 la butée présente une encoche 55 dans laquelle s'adapte l'extrémité supérieure d'un levier 56. Ce levier 56 peut tourner autour d'un axe horizontal 57 qui peut tourner dans la pièce 58. Cette pièce 58 est bloquée sur la tige 38, en dessous de 1a butée 39, à l'aide d'une vis 59. Le levier 56 s'étend de biais et vers le haut entre la ~tige 38 et la glissière 53. L'extrémité supérieure du levier 56 présente une saillie sur sa face dirigée vers la tige 38.L'extrémité inférieure du levier 56 est reliée par un ressort 70 à l'extrémité de la pièce 58, disposée de l'autre côté de la tige 38. Ce ressort tend à faire basculer le levier 56 en écartant son extrémité supérieure de la tige 38. A côté de la tige 38 est fixée, à la paroi de la chambre 33, en face du levier'56, une pièce 71 qui présente une encoche 72 sur sa face dirigée vers le levier 56, encoche dans laquelle, dans la position la plus élevée de la tige 38, s' adapte exactement la saillie prévue à l'extrémité supérieure du levier 56. La butée 39 peut se déplacer à côté de cette pièce 71 qui est immobile par rapport à la glissière 53. Un bras 73 est monté à charnière par une extrémité à la partie inférieure de la glissière 53. L'autre extrémité de ce bras 73 qui s'étend vers le haut porte une roulette 74. Cette roulette se place, entre la glissière 53 et le levier 56, exactement face à la partie de ce levier 56 qui est située au-dessus de l'axe 57.Un tourillon 75, qui pénètre dans une rainure 76 d'une tige 77, est fixé sur le bras 73, à proximité de la roulette 74. Un ressort 78 dont une extrémité est fixée au tourillon 75 et dont l'autre extrémité est fixée à un tourillon 79 quiet prévu sur la tige 77, repousse le bras 73 par rapport à la tige 77, en direction de la glissière 53. Une extrémité de la tige 77 déborde à l'extérieur de la chambre 33 et forme le noyau d'un relais électrique 80. Lorsque ce relais -80 est excité, il retire la tige-77 à l'extérieur de la chambre 33, ce qui provoque donc également le basculement du bras 73 et fait parvenir -la roulette 74 contre le levier 56 et fait basculer le levier 56 à l'encontre de l'action du ressort 70.La saillie prévue sur l'extrémité supérieure du levier 56 peut donc pénétrer dans l'encoche 72 prévue dans la pièce 71, lorsque la-pièce 71, et donc également la tige 38, se trouvent dans la position la plus élevée. Lorsque l'axe 41 effectue une rotation, la roue 48 tourne également et le coulis seau 52 est déplacé par la manivelle 50 selon un mouvement ascendant et descendant le long de la glissière 53. Lorsque le coulisseau 52 se déplace vers le haut, il entraîne la butée 39 de telle sorte que la tige 38, également, et donc tout le support d'aiguille, avec les aiguilles 31, ést déplacé vers le haut. A la figure 3, le coulisseau 52, et donc également la butée 39 et la tige 38, sont représentés dans leur position la plus élevée.Lorsque le coulisseau 52 se déplace vers le bas le long de la glissière 53, il entraîne également, par l'intermédiaire du levier 56 et de la pièce 58, la tige 38 et donc le support d'aiguille au complet, pour autant-que l'extrémité supérieure du levier 56 n'est pas logée dans l'encoche 55 ménagée dans le coulisseau 52. Le levier 56 est représenté dans cette position, à la figure 3. Lors de l'opération de tuftage, le levier 56 se trouve normalement dans cette position. Lorsque toutefois le relais 80 est excité, le levier 56 est repoussé par la roulette 74 contre la pièce 71, de telle sorte que lorsque cette pièce se trouve dans sa position la plus élevée, le levier 56 pénètre par sa saillie, ménagée à son extrémité supérieure, dans 1'en- coche 72 prévue dans-la pièce 71.Le levier ne pénètre alors plus par son extrémité dans l'encoche 56, de telle sorte que le coulisseau 52 peut se déplacer le long de la glissière 53, selon un mouvement ascendant et descendant, sans que la tige 38, et donc également le support d'aiguilles, ne soient déplacés. Les aiguilles 31 du lit d'aiguilles sont donc bloquées, pour cette position du levier 56, dans leur position la plus élevée, de telle sorte que le piquage est interrompu. Le relais 80 est excité lorsque le lit d'aiguilles 31 atteint le bord du tissu de base 10 qui est situé à gauche à la figure 1. Ceci est réalisé grâce à un commutateur 81 qui est monté dans un circuit électrique, en même temps que- le relais -80 et une source de courant 82 et qui est monté sur le châssis à proximité de l'extrémité de celui-ci, représenté à gauche à la figure 1. La position de ce commutateur est modifiée par le chariot 96. Ce chariot 96 est déplacé, selon un mouvement de va-et-vient, le long des rails 8, à l'aide d'un moteur électrique 83 qui est monté sur le corps 28 et qui est relié à l'un des axes 26grâce à un accouplement 84 commandé électriquement. Cet accouplement 84 est tel que lorsque3e chariot 96 se déplace par rapport au châssis, dans la direction indiquée à la figure 1 par la flèche 85, ce déplacement a lieu relativement lentement. Lors de ce déplacement, le lit d'aiguilles 31 est déplacé, de la manière décrite ci-dessus, selon un mouvement ascendant et descendant, par le moteur 46. Un fil provenant d'une bobine passe par le chas de chacune des aiguilles 31. Cette bobine est montée sur un support qui n'a pas été représenté aux figures et qui est disposé à côté de l'extrémité du châssis qui est représentée à gauche à la figure 1. Ce support de bobines comprend 35 bobines, soit autant de bobines qu'il y a d'aiguilles 31. A chaque mouvement descendant, chaque aiguille 31 traverse le tissu de base 10 et cette aguille forme une boucle à l'envers du tissu de base. Cette boucle est glissée, de façon connue en soi, sur un crochet, de telle sorte que la boucle demeure alors que l'aiguille 31 se relève. Au troisième mouvement ascendant et descendant des aiguilles 31, qui fait suite à cette opération, cette boucle est tranchée par un couteau. Sur chaque crochet se trouvent donc à chaque instant, au cours du tuftage, au moins deux boucles. Lorsqu'une troisième boucle est'amenée sur ce crochet, une des boucles est donc tranchée.Le mouvement des crochets et des couteaux est commandé par une transmission, non représentée aux figures, commandée, elle-même, par l'axe 41 et donc également par le moteur 46. Lorsque le chariot parvient à l'extrémité représentée à gauche. à la figure 1, il modifie la position du commutateur 81, de telle sorte que le relais 80 est excité Ceci provoque le basculement du levier 56 de la partie supérieure du mécanisme à tufter proprement dit, de telle sorte que les aiguilles 31 demeurent bloquées dans leur postion la plus élevée. Le moteur 46 continue à travailler, de telle sorte que les crochets et les couteaux continuent à travailler dans le bac 95 et que toutes les boucles qui se trouvent encore sur des crochets sont tranchées. Ceci se sera produit lorsque le coulisseau 52 aura encore effectué deux mouvements ascendants et descendants.Ceci s'est donc produit après un temps bien déterminé après la modification de la position du commutateur 81. L'accouplement 84 est également modifié après un temps déterminé après la modification de la position du commutateur 81, de telle sorte que le chariot 96 se déplacera dans le sens opposé à la flèche 85. Le chariot se déplace dans cette direction à une vitesse relativement élevée. Les aiguilles 31 demeurent cependant bloquées dans leur position la plus élevée, de telle sorte que lors de ce mouvement il n'est pas tufté . Attendu que les bobines restent immobiles, du fil se déroulera de celles-ci lors de ce déplacement.Lorsque le chariot 96 a atteint l'autre extrémité du châssis, il modifie la position du commutateur 86, qui est couplé au commutateur 81 et ramène ce commutateur dans sa position de départ, de telle sorte que les aiguilles 31 ne sont plus bloquée mais peuvent monter et descendre. A chaque mouvement du chariot 96 dans la direction indiquée par la flèche 85, une bande du tissu de base 10 est donc tuftée dans sa direction transversale, bande dont la largeur est égale à celle du lit d'aiguilles 31, c'est-à-dire sensiblement moins large que le tissu de base 10. Lors du déplacement du chariot dans la direction indiquée par la flèche 85, le tissu de base 10 demeure immobile. Lorsque le chariot 96 modifie la position du commutateur 81 et maintient bloquées dans leur position la plus élevée les aiguilles 31, ce commutateur 81 commande également la mise en marche du moteur 22 qui fait s'enrouler le tapis 16, exactement d'une quantité égale à celle du déplacement du tissu de base 10 sous les aiguilles 31, sur une distance qui est égale à la largeur de la bande tuftée. Lorsque le chariot se met à nouveau en marche dans la direction de la flèche 85, une nouvelle bande est donc tuftée. Attendu que pendant l'opération de tuftage, le chariot 96, et donc également les aiguilles 31 se déplacent continuellement, la machine possède des moyens permettant, pendant que passent les aiguilles 31 au travers du tissu de base 10, d'autoriser ce déplacement des aiguilles sans endommager le tissu de base 10. Ces moyens comprennent-un petit cylindre 87 garni de pointes. Ce petit cylindre 87 est monté sur un axe horizontal qui est logé par rapport au chariot de manière perpendiculaire à la direction dans laquelle celui-ci se déplace. Ce petit cylindre 87 est logé par, les deux extrémités de son axe dans les extrémités de deux bras 97 qui sont fixés la chambre 33.Ce petit cylindre 87 parvient, lorsque le chariot se déplace dans la direction indiquée par la flèche 85, sur le tissu de base 10, exactement derrière le lit d'aiguilles 31 et pénètre par ses pointes dans le tissu de base Une extrémité de l'axe de ce petit-cylindre 87 est reliée par un accouplement à cardan 88 à une tige 89 dont une extrémité, également, est fixée par un accouplement à cardan 90 à une roue à cliquet 91. Cette roue à cliquet 91 peut tourner autour d'un axe qui s'étend transversalement au travers de la machine et qui est fixé sur le corps 28, exactement à côté de lapoulie 43. Le cliquet 92 qui agit sur la roue à cliquet 91 est relié à charnière à un bras 93 dont une extrémité est montée à rotation sur un tourillon 94 qui se trouve fixé sur le côté extérieur de la poulie 43.Le nombre de dents de la roue à cliquet 91 est tel que largue à cliquet 91 toL:rne sur un angle agie chaque fois qe le- lit dtaiguilles 31 se touve dans portion supérieure, lors de l'opération de tuftage. Le cliquet 92 pénètre à la partie supérieure dans la roue à cliquet 91, de telle sorte que le sens de rotation du petit cylindre 87 est tel que ses pointes retirent le tissu de base 10 dans une direction opposée à la direction indiquée par la flèche 85. Chaque fois que les aiguilles 31 se trouvent, lors du tuftage, dans leur position la plus élevée, la partie du tissu de base 10 qui se trouve sous le lit d'aiguilles 31 est retirée légèrement par rapport à la direction dans laquelle a lieu le mouvement, indiqué par 85.La distance sur laquelle cette partie est retirée vers l'arrière est égale à la distance sur laquelle se déplacent les aiguilles 31 pendant l'espace de temps au cours duquel les aiguilles s'enfoncent dans le tissu de base 10. L'invention n'est nullement limitée à la forme d'exécution décrite ci-dessus et,- dans le cadre de la présente demande de brevet, bien. des modifications pourraient être apportées à la forme d'exécution décrite, notamment en ce qui concerne la forme, la composition, la disposition et le nombre des éléments qui interviennent dans sa réalisation. En particulier, le lit d'aiguilles ne doit pas, au cours du tuftage, nécessairement se déplacer selon un mouvement montant et descendant, le mécanisme de tuftage peut être disposé de telle sorte que ces aiguilles soient déplacées horizontalement selon un mouvement de va-et-vient. Le tissu de base doit alors, lorsqu'il vient à se placer face aux aiguilles, se déplacer verticalement et non pas horizontalement tel qu'il a été décrit. REVENDICATIONS 1. Procédé de fabrication de tapis tufté selon lequel on fait passer un lit d'aiguilles au travers d'un tissu de base, on retient, lors du retrait des aiguilles, les boucles formées par le piquage et on coupe ensuite les boucles, caractérisé en ce qu'on déplace de façon intermittente le tissu de base, on déplace, entre chaque déplacement du tissu de base, le lit d'aiguilles, tout en poursuivant le travail de piquage dans une direction pratiquement perpendiculaire à la direction dans laquelle se déplace le tissu de base et en ce qu'on fait usage d'un lit d'aiguilles dont la largeur, perpendiculairement à la direc- tion dans laquelle se déplace le lit d'aiguilles par rapport au tissu de base est sensiblement plus petite que la largeur du tissu de base, mesurée de façon perpendiculaire par rapport à la direction dans laquelle a lieu son déplacement intermittent. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on déplace le lit d'aiguilles entre deux déplacements du tissu de base, tout en poursuivant le travail de piquage, et cela toujours dans une même direction par rapport au tissu de base et en ce que, chaque fois que le lit d'aiguilles est parvenu au bord du tissu de base, on déplace celui-ci jusqu'à l'autre extrémité du tissu de base sans effectuer le travail de piquage. 3. Procédé selon l'une ou l'autre des revendications 1 et -2, caractérisé en ce que l'on bloque les aiguilles du lit lorsque celui-ci est-parvenu sur un bord du tissu de base, et cela dans la position du lit qui est la plus éloignée de ce tissu de base, en ce qu'on coupe les boucles formées en dernier lieu tandis que le lit d'aiguilles est à l'arrêt, et ence qu'on ne permet le retour vers l'autre bord du tissu de base du lit d'aiguilles que lorsque- toutes les boucles ont été coupées. 4.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'on déplace le lit d'aiguilles de manière continue, entre deux déplacements du tissu de base, tout en poursuivant le piquage dans une direction et en ce que, avant que les aiguilles n'atteignent le tissu de base, lors de chaque opération-de piquage, la partie de ce tissu de base qui se trouve devant le lit par rapport à la direction dans laquelle se déplace le lit d'aiguilles, est retirée légèrement dans une direction opposée à cette direction dans laquelle a lieu le déplacement, de telle sorte que lorsque les aiguilles du lit d'aiguilles traversent le tissu de base, ces aiguilles peuvent se déplacer légèrement avec une partie de ce tissu, dans la direction dans laquelle se déplace le lit d'aiguilles. 5. Machine qui comprend un lit d'aiguilles, des moyens permettant d'enfoncer ces aiguilles dans le tissu de base, des moyens permettant de retenir les boucles formées par les aiguilles et de les couper ensuite, et des moyens permettant de déplacer le tissu de base par rapport à ce lit d'aiguilles5 caractérisée en ce que les moyens permettant de déplacer le tissu de base, par rapport au lit d'aiguilles, comprennent des moyens qui déplacent de façon intermittente le tissu de base et un chariot, qui peut être déplacé pratiquement perpendiculairement par rapport à la direction dans laquelle se déplace le tissu de base, chariot sur lequel est monté le lit d'aigules, 6.Machine selon la revendication 5, caractéri sée en ce qu'elle comprend des moyens permettant de bloquer le lit d'aiguilles dans sa position la plus éloignée du tissu de base, à la fin du déplacement du chariot dans une direction par rapport au tissu de base. 7. Machine selon la revendication 65 caractérisée en ce que les moyens permettant de bloquer le lit d'aiguilles dans leur position la plus éloignée du tissu de base comprenent une glissière parallèle à la direction dans laquelle se déplacent les- aiguilles5 un coulisseau pouvant se déplacer le long de cet- te glissière, des moyens assurant le déplacement de ce coulisseau selon un mouvement de va-et-vient, une tige qui est fixée au lit d'aiguilles, pratiquement parallèlement à la gXiissière, un levier qui est monté à rotation sur cette tige et une butée qui est également fixée sur cette tige, toute chose étant telle que lors du déplacement du coulisseau le long de la glissière dans une direction éloignée du tissu de base, ce coulisseau bute contre la butée et déplace la tige avec le lit d'aiguilles, tandis que lors d'un- déplacement du coulisseau dans l'autre direction, ce coulisseau déplace la tige, pour une position du levier, par l'intermédiaire de celui-ci, tandis que dans une autre position du levier, le déplacement du coulisseau, dans la direction citée en dernier lieu, peut avoir lieu librement, ce levier étant alors logé par une saillie dans une encoche prévue dans une partie qui est fixe par rapport à la glissière, de telle sorte que la tige est donc bloquée. 8. Machine selon la revendication 7, caractérisée en ce que le basculement du levier est provoqué par l'intermédiaire d'un électro-aimant. 9. Machine selon l'une quelconque des revendica tions 5 à 8, caractérisée en ce qutelle comprend des moyens permettant de déplacer légèrement le tissu de base par rapport au lit d'aiguilles, avant que les aiguilles du lit d'aiguillesne traversent le tissu de base, et cela dans une direction opposée à celle dans laquelle le lit d'aiguilles se déplace le long du tissu de base. 10. Machine selon la revendication 9, caractére sée en ce que les moyens permettant de déplacer légèrement le tissu de base comprennent un cylindre garni de pointes qui est monté au-delà de ce lit d'aiguilles par rapport à la direction dans laquelle se déplace lé lit d'aiguilles en tuftant et des moyens permettant de faire tourner de façon intermittente ce cylindre chaque fois que le lit d'aiguilles se trouve en face du tissu de base, en ce sens que le tissu de base est déplacé vers l'arrière par rapport à ia direction dans laquelle se déplace le lit d'aiguilles en tuftant.