la présente invention concerne un revêtement permettant en particulier la consolidation des sols de terre végétale par ancrage à leurs surfaces du substrat fibreux mince formant le revêtement, ledit ancrage étant obtenu par enracinement naturel des semences de végétaux judicieusement incluses et réparties dans le revêtement. L'invention concerne également le procédé de fabrication du revêtement ainsi qu'unie installation pour la mise en oeuvre dudit procédé. Dans le cas d'un produit classique, on cultive de façon habituelle sur un terrain de terre végétale par exemple, des graines de graminées, lorsque les plantes ont atteint une croissance satisfaisante on décolle la couche constituée par les plantes, le réseau dense de racines et un peu de terre superficielle et on peut ainsi la transplanter sur un autre terrain de façon définitive. On peut disposer sur le terrain avant la germination une grille légère très ouverte en fils textiles destinée à renforcer la cohésion de la couche lors de son décollement. Ce procédé permet de recouvrir d'une surface végétale de façon immédiate un terrain vierge de toute végétation. le procédé d'obtention de ce produit est évidemment long et onéreux, car il présente des surfaces de cultures, une main d'oeuvre et un coQt de transport importants. L'impossibilité de stocker les rouleaux3 leurs poids, leurs encombrements, rendent l'utilisation de ce produit presque artisanal très limitée, en particulier à une fonction d'horticulture décorative pour jardins suspendus ou stands d'exposition. Un autre produit d'origine anglaise se présente également sous la forme d'un tapis de gazon prêt à poser. Ce tapis de gazon est cultivé sur une couche de poudre plastique faite de petites billes de polystyrène et de polyuréthaae flottant sur liteau. Ce produit bien que très original a les mêmes ineo m énients que le produit décrit précédemment et reste limité à la mise en valeur de terrains nobles comme golfs et jardins d1agrésent. Avec l'utilisation d'autres produits, on dispose à la surface du terrain une surface souple et mince destinée principalement à éviter le ravinement par ruissellement des eaux de pluie. lorsque cette couche est en matériau synthétique étanche, son action est temporaire et il n'y a pas d'ancrage par enracinement de végétaux à travers son épaisseur. On fixe, à la surface du terrain, cette couche à l'aide de moyens mécaniques. lorsque cette surface est en matériau fibreux, on peut effectivement obtenir un ancrage par la pousse des végétaux à travers la matière, mais ce résultat est aléatoire, on ne maîtrise en effet pas la répartition des végétaux qui de plus soulèvent la couche fibreuse et la font gondoler. le produit suivant l'invention vise à obtenir un revêtement mince et léger semblable à un tapis contenant dans sa structure des semences de végétaux3 destiné à recouvrir tous terrains et à sty ancrer par la germination et la pousse des semences. On protège ces terrains du ravinement et des éboulements dus aux eaux de pluie, on crée en surface une couche isolante et spongieuse retenant l'humidité protégeant les jeunes pousses du dessèchement solaire, on consolide la texture de surface des jeunes plantations qui acquièrent en général leur résistance au trafic qu'après de nombreuses années, on protège les graines en état de germination d'un arrachage intempestif dA à un arrosage ou à une forte pluie, on facilite ltopération de tonte des nouvelles planta- tions en évitant l'arrachage de jeunes pousses pas encore suffisamment enracinées dans le sol, enfin on obtient, lors de l'utilisation du revêtement pour des pelouses d'agrément, un aspect esthétique de verdure appréciable dès la levée des premières pousses si la couche fibreuse du tapis est de couleur verte. le produit suivant l'invention est conçu pour être obtenu par un procédé et une installation industrielle correspondante de manière à abaisser considérablement son coQt. Outre le faible coût de fabrication, on assure par une confection industrielle une répartition des semences en surface meilleure que par le moyen habituel de semaille manuelle. On ne se préoccupe, lors de la mise en place sur le terrain que de la bonne implantation des lés du revêtement conditionné dans un emballage étanche en rouleaux facilement stockable et transportable. L'invention se propose de réaliser un rev8tement rassemblant tous les avantages susmentionnés. Ce but est atteint, si lton intercale entre deux couches de matières fibreuses, des semences de végétaux judicieusement réparties en surface et en poids sur l'une des couches, puis si lton rend solidaire par une opération d'aiguilletage les deux couches. Dans une forme préférée de l'invention, le revêtement est constitué de deux couches de matières fibreuses. La couche, dite d'envers, c'est-à-dire celle qui sera en regard du terrain lors de la mise en place du revtement, est avantageusement constituée d'un non tissé voie sèche de filaments continus très connue sous l'appellation de spunbonded. les filaments sont en polyamide, polyester, polypropylène ou polyéthylène. le choix de la matière est fonction des conditions d'utilisation et des coûts. Certains de ces produits sont imprégnés d'une très faible quantité de liant chimique pour faciliter leur manutention, mais on préfèrera ceux de ces matériaux qui reçoivent une opération connue dite de pré-aiguilletage destinée à donner à la couche de filaments continus une tenue pour le transport en rouleaux et sa mise en oeuvre. L'absence de liant facilitera par ailleurs ltopératlon de liage par aiguilletage à la couche supérieure. Une couche constituée de fibres coupées nobles ou de récupération liées par aiguilletage de densité faible pour constituer un feutre, peut être utilisée dans d'autres formes de realisation de la couche d'envers.Toutefois, la faible densité d'aiguilletage nécessaire au passage ultérieur des tiges et racines peut nécessiter, pour consolider cette couche faite de fibres coupées, l'incorporation d'une structure textile confectionnée légère incorporée par aiguilletage à ladite couche. La couche d'envers sera avantageusement choisie d'un poids par mètre carré de 120 grammes mais ne dépassera pas 2oe grammes. La couche, dite d'endroit, c'est-à-dire la surface visible lorsque le revêtement est en place sur le terrain est constituée, dans la forme préférée de l'invention, avec les mêmes types de matériaux susmentionnés pour la couche envers. On choisira, toutefois, préférentiellement un poids par mètre carré de 80 grammes à 120 grammes. Dans le cas d'utilisation du revêtement pour des jardins d'agrément en particulier, la couche d'endroit sera choisie dans une couleur verte se rapprochant le plus possible de la teinte des gazons. Dans une autre forme de l'invention, la couche d'endroit peut être une structure textile organisée obtenue par tissage ou tricotage. le réseau consti- tuant cette structure devra être suffisamment dense, pour empaeher les semences de traverser, et léger afin de ne pas dépasser un poids par mètre carré de l'ordre de 50 grammes. D'autres matériaux comme des supports papetiers, des non tissés voie humide et des films de matières synthétiques, tous finement perforés ou des grilles très fermées peuvent également convenir pour la confection de la couche d'endroit. Cependant dans ces cas l'opération de liaison par aiguilletage des deux couches du revêtement aura lieu de manière à ce que les aiguilles pénètrent d'abord dans la couche d'envers et piègent les chevilles de fibres transportées dans la couche d'endroit. Dans une forme préférée de l'invention, on incorpore par imprégnation puis séchage à l'une et/ou autre des couches du revêtement une solution aqueuse contenant en dissolution des éléments nutritifs adaptés aux semences des végétaux incorporées. Le procédé conforme à l'invention est caractérisé en ce que lton prépare l'une des couches du revêtement sur laquelle on dépose, par une opération et un matériel bien connu du type saupoudreur, les semences des végétaux choisis. On prépare ensuite la seconde couche que l'on superpose à la première ltensemble desdites couches étant introduit dans une aiguilleteuse où elles sont rendues solidaires par aiguilletage d'une densité relativement faible. La densité d'aiguilletage variera avantageusement entre 10 et 20 coups par centimètre carré avec des aiguilles de grosseur 50. La densité d'aiguilletage sera surtout choisie de manière à ne pas détériorer les semences contenues dans le revete- ment. L'installation pour la mise en oeuvre du roc pédé con prend au TiflS - un organe délivreur pour l'une des couches du revêtenent, - un élément srupoudreur constitué, d'une trémie d'alimentatior des semences parcourue longitudinalement par une vis d'approvisionnement et de réparti- tion, d'une brosse cylindrique longitudinale située à la sortie de la trémie et d'un tamis vibreur situé sous la brosse et destiné à procurer une bonne répartition sur la couche passant immédiatement en dessous, - un organe délivreur pour la seconde couche, - un rouleau de détour destiné à complexer la seconde couche sur la première, - une aiguilleteuse disposée en aval des ensembles susmentionnés, - un organe enrouleur du rev8tement terminé disposant d'un dispositif d'émargement, - éventuellement un ou plusieurs cylindres ou rouleaux de renvoi et/ou de guidage pour les couches ou le revêtement confectionné. Le revêtement obJet de l'invention est utilisé comme moyen d'obtention rapide d'une surface végétale très résistante pouvant hêtre utilisée très t8t comme aire de Jeux, ou de loisirs, sans inconvénient pour sa croissance. Ce revêtement peut titre utilisé avantageusement comme moyen de stabilisation de surface contre le ravinement de certains sols, comme par exemple des pentes raides de remblais, de route, dlercavation de bassins et meme provisoirement sur des parois quasi-verticales de fosses de fondation pendant la construction d'édifices enterrés. Rien entendu, les modes de réalisation précédemment décrits peuvent subir un certain nombre de modifications sans que l'on sorte pour cela du cadre de l'invention, cadre qui est défini par les revendications annexées. REVENDICATIONS 1. Revêtement de surfaces de terre cultivables comportant au moins deux nappes poreuses et souples, accolées par une de leur face et enserrant au niveau de leurs faces de contact une distribution de semences végétales, caractérisé en ce qu'une au moins des nappes est en matériau fibreux non tissé et qu'une faible partie des fibres de ladite nappe est fixée dans la/les autres nappes par aiguilletage,dont la densité est insuffisante pour détruire les semences. 2. Revêtement de surfaces de terre cultivables selon la revendication 1., caractérisé en ce que l'une ou les nappes en matériau fibreux sont constituées d'un non tissé de filaments continus sans liant chimique, aiguilleté légèrement, préalablement à son utilisation pour la confection du revêtement. 3. Revêtement de surfaces de terre cultivables selon les revendications 1. et 2. caractérisé en ce que l'une ou les nappes en matériau fibreux sont constituées d'un feutre mécanique en fibres coupées aiguilletées. 4. Revêtement de surfaces de terre cultivables selon la revendication 1. caractérisé en ce que l'une des nappes du revêtement est constituée d'un réseau organisé de fils obtenu par le tissage ou le tricotage. 5. Revêtement de surfaces de terre cultivables selon la revendication 1. caractérisé en ce que l'une des nappes est constituée par une fine couche de matériau cellulaire souple à cellules ouvertes. 6. Revêtement de surfaces de terre cultivables selon la revendication 1. caractérisé en ce que l'une des nappes est constituée par une feuille souple, finement ajourée,papetière ou plastique. 7. Revêtement de surfaces de terre cultivables selon l'une quelconque des revendications 1. a 6. caractérisé en ce que au moins une des nappes constituant le revêtement, en particulier celle étant visible lorsque ledit revêtement est mis en place sur le sol, soit d'une couleur sensiblement identique à celle de la végétation ensemencée entre les nappes. 8. Revêtement de surfaces de terre cultivables selon l'une quelconque des revendications 1. à 7. caractérisé en ce que l'une au moins des nappes constituant ledit rev & ement a reçu une imprégnation suivie d'un séchage d'une solution aqueuse nutritive pour végétaux. 9. Procédé de fabrication d'un revêtement selon la revendication 1. caractérisé en ce que l'on distribue uniformément entre les surfaces de deux nappes poreuses et souples, dont l'une au moins est en matériau fibreux, des semences de végétaux, lesdites nappes étant ensuite rendues solidaires par une opération d'aiguilletage, d'une densité relativement faible, consistant à l'aide des aiguilles, à transporter et fixer les chevilles de fibres de ladite nappe fibreuse dans l'autre nappe. 10. Installation pour la fabrication du revêtement selon la revendication 1. caractérisée en ce qu'elle comprend un organe délivreur de la première nappe, un organe saupoudreur servant à la distribution des semences sur cette première nappe, un organe délivreur d'une seconde nappe, d'un ou de deux rouleaux d'assemblage des deux nappes, d'une aiguilleteuse située en aval des organes susmentionnés, d'un organe enrouleur du revêtement terminé et éventuellement un ou plusieurs cylindres ou rouleaux de renvoi et de guidage pour les nappes et le revêtement fini.