La présente invention concerne,dans le domaine du bâtiment, les toitures recouvertes de tuiles creuses type canal ou tige de botte et plus particulièrement des panneaux servant à la pose directe des tuiles sur les toitures, sans opératicn préalable. Les méthodes de pose actuelles de ce type de tuiles sont généralement longues et onéreuses. Elles consistent à recouvrir complètement la charpente du bâtiment par un lattage constitué de planches de bois clouées sur les chevrons, sur lequel on trace ensuite l'emplacement de liteaux qui serviront au moment de la pose, au guidage et au calage des tuiles. Ces liteaux sont ensuite présentés et cloués aux emplacements prévus au moyen d'environ 36 pointes au m2. Une autre méthode,en voie de disparition, consiste 8 poser directement les tuiles sur le lattage sans mettre de liteaux, le calage étant effectué au moyen de morceaux de tuiles cassées. En plus de sa longue durée d'exécution, cette méthode présente l'inconvénient d'une grande fragilité du calage; en effet, lorsque l'son marche sur la toiture, on provoque des gouttières en altérant le calagides tuiles. L'objet de l'invention est de pallier ces inconvénients et d'appor- ter un procédé qui permet de préparer entièrement en usine des panneaux comportant incorporés les lit eaux de guidage et de calage des tuiles. Ces panneaux se fixent sur les chevrons à l'aide de quelques pointes. Le procédé selon l'invention présente de nombreux avantages sur ceux actuellement utilisés - Légèreté du panneau facilitant les manipulations de pose, environ 3,5 KgXm2. - Rapidité et simplicité de pose, environ 4 pointes au m2 suffisent pour la mise en place' qui peut/ effectuee par un personnel non spécialisé. - Robustesse accrue de la couverture. - I1 accroit l'isolation thermique du fait que la couverture est entièrement fermée. - I1 permet d'utiliser un lattage de plus faible hauteur. - Les panneaux sont facilgà transporter, tous les éléments s'emboitent les uns dans les autres. - Ils se fabriquent en dimensicns standards et aussi facilement sur mesure dans le sens de la longueur. - À la pose sur chantier, on peut très facilement rattraper les écarts de parallèlisme de la couverture en recoupant les panneaux dans le sens de la longueur ou en biais. - Il peut être utilisé avec des tuiles d'occasion dont certaines sont cassées, par exemple pour la réfection de toitures. Dans ce cas, il n'est pas nécessaire de retirer le lattage, les irrégularités de planéité sont absorbées par les panneaux. - Le stockage est très compact, une surface de toiture de 107 M2 représente un volume de 2,oom X 1,07 m X 0,85m - La fabrication s1 effectue automatiquement, en continu à grande cadence, au moyen d'un dispositif de transfert des divers éléments sous des têtes d'agrafage et/ou de clouage disposées en ligne en quinconce. - le système de'bourantstau pas de 18 mm permet d'utiliser la plupart des tuiles "creuses" existant sur le marché. Ce pas est mcdifiable aisément en fabrication pour l'adapter aux autres formes de tuiles. - les dimensions des panneaux sont prévues pour être compatibles avec le transport sur camions, lichargement sur palette pouvant s'effectuer dans les deux sens par rapport à la largeur normale des camions. Ces différents objets sont atteints selon l'invention en rendant les liteaux dezguidage et de calage des tuiles solidaires d'un moyen support formant un panneau de dimensions standards, l'ensemble étant réalisé en usine à grande cadence. Le moyen support des liteaux peut être réalisé de différentes manières: Selon une première réalisation le panneau support est en bois déroulé. Selon une deuxième réalisation, le moyen support est un panneau de particules agglomérées ou encore un panneau de contreplaqué. Selon une troisième réalisation, le panneau selon l'invention peut comporter également le lattage normalement cloué préalablement sur les chevrons de la charpente. Ce lattage peut,soit couvrir toute la surface du panneau et dans ce cas on supprime la plaque de bois déroulé, soit n'en couvrir que la moitié ou les 2/3, dans ce cas, on conserve la plaque de bois déroulé. Ce mode de réalisation représente une importante économie de temps de pose et utilise moins de bois. Le clouage du lattage ne nécessite dans ce dernier cas que les pointes nécessaires pour le maintien dudit panneau sur les chevrons. D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention ressortiront mieux à la lecture de la description qui suit, faite en référence aux dessins annexés dans lesquels - La figure 1 montre une vue en perspective d'un panneau de dimensions standards poftant quelques tuiles en place. - La figure 2 montre la vue en bout d'un panneau avec les tuiles en place. - La figure 3 montre en vue partielle un diode de fixation des liteaux par agrafage sur le bois déroulé. - Les figures 4 et 5 montrent une coupe partielle à l'endroit de la fixation des liteaux. - La figure 6 montre partiellement en perspective un panneau comportant un lattage à claire-voie. - La figure 7 montre une variante de constitution de panneau. - La figure 8 montre un exemple de réalisation de couverture de toit complète vue/dessus. Le panneau représenté sur la figure I comporte le support 1 en bois déroulé par exemple en épaisseur de 3 à 5 n environ, les liteaux 2 sont placés et fixés par paires sur le support 1 pour former les courants" qui serviront à guider et caler les tuiles comme on le voit sur la figure 2. Les liteaux des extrémités 4 et 5 du panneau sont prévus pour coopérer avec les liteaux d'extrémité des panneaux voisins pour former un courant. Le pas 6 entre courants est d'environ 180 n, un panneau comporte 6 courants complets et deux demi-courants. Ses dimensions standards/en son largeur 1,07 m, en longueur 2 m, la section des liteaux est de 20 par 25 n, le côté de 25 n représente la hauteur du liteau. Les liteaux sont réalisés en bois scié de préférence tendre et rugieuxde façon à ce que les tuiles en appui sur les aretes fassent leur empreinte dans le bois et ne puissent pas glisser. La pente maximum admissible réalisable selon ce procédé est de 40*, l'idéal étant de 3. La figure 2 représente un panneau en bout sur lequel sont posées les tuiles 7. Les n de repères désignant les mêmes organes que sur la fig.l ont été utilisés. La plaque support 1 repose sur les lattes 8lesquelles sont clouées sur les sevrons 9 fixés sur les poutres 10. En traits fins, on a figuré de chaque côté les panneaux 11 et 12, lesquels reposent sur les chevrons. Un jeu de réglage 13 entre les. panneaux permet d'effectuer les petits rattrapages de parallèlisme. L'espace 13 peut etre bouché par un joint de type quelconque. Les figures 3,4 et 5 montrent la dispGsition des moyens de fixation des liteaux sur le support. Les n repères représentant les mêmes organes que dans les figures précédentes ont été utilisés. Les liteaux 2 sont fixés sur le suppurt 1 par des agrafes 14 pour les panneaux simples (fig.4), ou par des pointes 15 disposées en quinconce pour les panneaux compurtant les latte 8 incorporées (fig.5) pour éviter le déchirage de la plaque de bois déroulé du fait que ie fil du bois se trouve disposé perpendiculairement aux liteaux. La figure 6 montre en perspective vue de dessous, un panneau sur lequel un lattage à claire-voie est incorporé. Les n : repères désignant les mêmes organes que sur les figures précédentes ont été utilisés.. Cette disposition est permise du fait que les liteaux 2 renforcent le lattage et que ce sont eux qui supportent directement le poids des tuiles. Ce type de panneau est très économique, car il utilise moins de bois et de main-d'oeuvre pour la pose sur la charpente, laquelle nécessite bien moins de pointes que selon la pose traditionnelle. La fabrication est automatique et le temps d'exécution est Igtnême, que ce soit en panneaux simples avec liteaux agrafés sur une plaque en bois déroulé, ou avec liteaux, bois déroulé et lattage à claire-voie ou non. L'assemblage s'effectue par agrafage dans le cas le plus simple, par agrafage et clouage dans le cas de lattage à claire-voie et uniquement par clouage dans le cas de lattage complet, comme on le voit sur la fiv 7 où le panneau ne comporte que des liteaux 2 et des voliges de lattage 8. Dans ce cas, le lattage peut hêtre remplacé par un panneau de particules agglomérées ùu tout autre type de panneau, contreplaqué par exemple. La figure 8 montre un exemple de réalisation de couverture,dans lequel on voit le découpage des divers panneaux permettant de tenir compte de la forme de la toiture. Dans les parties repérées par la lettre A, un a utilisé des panneaux standards de 2,00 m x 1,07 m et dans les parties repérées par la lettre B, on a utilisé des panneaux plus longs réalisés sur mesure pour la longueur. La disposition des panneaux sur les divers pans de la toiture est prévue de façon telle que les découpes des panneaux d'extrémité sont complémentaires. Ainsi, dans le grand pan de la partie A, les deux panneaux partiels 16 sont pris sur la découpe des deux panneaux 17, les panneaux partiels 18 et 20 sont pris sur la découpe des panneaux 19 et 21. Tous les autres panneaux sDnt standards. Il n'y a donc aucune perte de matériau. Les découpes sont réalisées sur chantier sans aucune difficulté. Sur le petit pan A, les panneaux 22,24 et 26 sont complémentaires des panneaux 2),25 et 27. Il en est de même sur le grand pan et sur le petit pan B où tous les découpages de panneaux sont également complémentaires, donc réutilisés. Lorsque la longueur de la toiture n'est pas un multiple de la dimension des panneaux, on en recoupe une rangée dans le sens de la longueur pour faire l'ajustage. L'invention s'applique dans le bâtiment, a' tcutes les couvertures de maisons, hangars etc.., utilisant des tuiles creuses, type canal ou tige de botte. BEVEM)ICBTIONS 1 - Panneau de couverture de toiture destiné au guidage et au calage des tuiles creuses, caractérisé en ce qu'il comporte une partie support constituant le panneau et un ensemble de liteaux assujettis au support pour former les "courants" de guidage et de calage des tuiles. 2 - Panneau selon la revendication 1, caractérisé en ce que la partie support est constituée par une plaque de bois déroulé sur laquelle sont agrafés les liteaux à la position définie pour former les courants. 3 - Panneau selon la revendication 1, caractérisé en ce que la partie support est constituée par un panneau du type panneau de particules de bois agglomérées ou par du contreplaqué sur lequel les liteaux sont cloués ou agrafés. 4 - Panneau selon la revendication 1, caractérisé en ce que la partie support est constituée d'une plaque de bois déroulé, d'un lattage en voliges de bois disposé à claire-vuie et de liteaux, les divers éléments étant assemblés entre eux par clouage et/ou agrafage. 5 - Panneau selon les revendications 1 et 4, caractérisé en ce que la partie support est constituée uniquement par le lattage en voliges couvrant toute la surface du panneau et sur lesquelles sont cloués ou agrafés les liteaux formant les courants. 6 - Panneau selon les revendications t et 2, caractérisé en ce que les liteaux sont préférablement fixés sur la plaque de bois déroulé ou sur le lattage, perpendiculairement au sens du fil du bois de ces derniers. 7 - Panneau selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que sur la plaque en bois déroulé, l'agrafage est réalisé en quinconce pour éviter le déchirage de la plaque dans le sens du fil du bois. 8 - Panneau selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les dimensions des panneaus standards sont préférable- ment les suivantes : épaisseur de la plaque de bois déroulé 3 à 5mm, longueur 2 m, largeur 1,07 m, section des liteaux environ 20x25 mm, 25 étant la hauteur desdits liteaux, le panneau standard comporte 6 courants et un liteau supplémentaire à chaque extrémité pour former de chaque coté un courant supplémentaire en coopération avec les deux panneaux voisins, soit au total 14 liteaux par panneau.