La présente invention concerne un procédé et un appareil permettant de déterminer le niveau de liquide dans des réservoirs relativement grands, comme par exemple ceux des bateaux-citernes ou pétroliers. L'invention a donc pour objet un appareil de mesure des caractéristiques de déplacement d'un fluide destiné å réduire au minimum le "creux", c'est-a-dire le volume vide au-dessus du fluide, au cours du remplissage d'un réservoir, cet appareil faisant appel a un organe de détection codbiné à un élément mobile de faible densité, ou flotteur, calibré de manière a pouvoir jauger des fluides de densités différentes avec le meme degré de précision.Dans l'agencement des pièces de appareil selon l'invention, cet organe Se détection émet un signal en réponse à la poussée verticale exercée de bas en haut par le fluide sur le flotteur1 et ce signal est transmis et affiché en place ou bien est transmis électriquement à un poste éloigné, pour etre relevé et enreglstré par des instruments prévus å cet effet. L'invention a également pour objet un organe de poussée combiné a des dispositifs servant a indiquer, pendant le remplissage et pendant le déchargement d'un réservoir, le niveau, oule déplacement subi par le niveau, de fluides variés, entre des limites très étroites correspondant a un changement de niveau qui ne dépasse pas 6 ou 25 mm, si le réservoir se trouve dans une zone troublée. La poussée exercée sur le flotteur est mesurée par une jauge de contrainte relise mécaniquement à ce flotteur, en compression ou en tension, et cette force engendre un signal électrique de l'ordre d'un microvolt qui indique le changement de niveau du fluide dans le réservoir. Suivant une forme préférée de réalisation le dispositif comporte un organe de poussée de forme allongée, suspendu dans un réservoir de liquide et qui est limité à de faibles déplacements verticaux servant à mesurer les caractéristiques de poussée d'un fluide et, par suite, son niveau dans le réservoir, cet organe étant étalonné correctement. L'organe de poussée, ou flotteur, selon l'invention est un organe cylindrique de forme allongée, de diamètre-plus grand à sa partie supérieure qu'à sa partie inférieure, occupant sensiblement toute la hauteur du réservoir de liquide et ayant, au moins dans sa partie supérieure, des dimensions telles que de petites variations de poussée provenant de petites variations du niveau du liquide dans le réservoir soient amplifiées au maximum sur une distance assez faible, dans la zone de creux du réservoir, avant que le liquide ne remplisse complètement ce dernier. I1 est prévu, s cer effet, un long tuyau fermé, de forme cylindrique, dont la partie supérieure a un plus grand diamètre, afin d'assurer un grand déplacement ascensiornel par rapport à celui du tube de plus petit.díametre situé en dessous Le remplissage des organes de poussée avec un matériau de faible densité, par exemple une matiere plastique à l'état de mousse, ou tout autre matériau synthétique convenable, permet d'utiliser des ttib-jlures etiou des tuyaux métalliques à paroi relativement mince pour la réalisatIon des organes de poussée selon l'invention. Un flotteur convenant particulièrement à l'insention sera décrit de façon plus précise dans un exemple donné plus loin L'utilisation de jauges de contrainte, ou de dispositifs électriques de détection, pour transformer une force mécanique en signal électrique n'est pas chose nouvelle pour les spécialistes.On sait.égale- ment que ce signal engendré par la jauge de contrainte peut etre amplifié et transmis à un poste éloigné en vue d'etre relevé ou enregistré par des insbruments. L'fnvention permet l'utIlisation de tels dispositifs, qui sont d'intérêt tout particulier dans les bateaux-citernes de grande dimension comportant une série de réservoirs de liquide distincts, pour faciliter le maintien de l'assiette du bateau-citerne et régler les débits dans les différents réservoirs au cours du chargement ou du déchargement. Il est tries important que le bateau soit chargé ou déchargé sans à-coups, pour que la coque ne subisse pas d'efforts exagérés qui provoqueraient la rupture du bateau. D'autres objets et avantages de l'invention ressorti- ront de la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés et donnant, à titre explicatif mais nullement limitatif, deux formes pré- férées de réalisation de l'invention. Sur ces dessins: - la figure l est une coupe longitudinale d'une réalisation de llappåreil selon l'invention, sur laquelle est représenté schématiquement un flotteur de forme allongée, dont les déplacements verticaux sont limités de façon semi-rigide au moyen d'un organe d'étanchéité flexible attaché à la surface supérieure d'un réservoir à liquide et au flotteur1 et relié mécaniquement à un dispositif de mesure des forces exercées, par exemple un transducteur électrique ou une cellule de jauge de contrainte située au-dessus de l'organe élastique d'étanchéité;; - la figure 2 est une vue en élévation avant, avec des éléments en coupe > de la partie supérieure de la figure I et montre la relation entre les timoneries de liaison, semi-rigide au flotteur d'un dispositif de mesure des forces appliquées, et le dispositif qui sert à modifier la force exercée sur ce dispositif de mesure, pour différents fluides contenus dans le réservoir; et - la figure 3 est une vue an élévation latérale d'une autre réalisation de l'appareil selon l'invention, suivant laquelle les organes de poussée agissent en compression sur une jauge de contrainte. La dispositif représenté sur la figure 1 comprend un flotteur ou organe de poussée, de forme allongée, constitué par des éléments tubulaires, de sections transversales différentes, montés verticalement et descendant pratiquement jusqu'au fond d'un grand réservoir, comme par exemple un réservoir de grand bateau-citerne servant à trans- porter du pétrole brut et des produits raffinés. L'extrémité supérieure de liorgane tubulaire de poussée est rellee, à travers une ouverture ménagée dans la surface supérieure du réservoir ou, suivant le cas, dans le pont du navire, à un organe d'étanchéité semi-rigide mobile verticalement et, par timonerie appropriée, à une jauge de contrainte, par exemple une cellule de transducteur.La jauge de contrainte et la timonerie portent le flotteur et répondent à la poussée exercée par celui-ci pour fournir un signal étalonné donnant une indication surun dispositif d'affichage qui fait connaître le niveau du fluide dans le réservoir. L'organe do poussée, ou flotteur, est constitué par exemple à sa partie supérieure par un tube de grand diamètre d'où,part un tube cylindrique de plus petit diamètre qui descend pratiquement jusqu'au ions .du réservoir. Le flotteur indicateur de niveau selon l'invention est un dispositif à deux calibres, comprenant une partie cylindrique de forme .allongée de petit diamètre partànt du fond du réservoir et montant jusqu'au niveau du creux de ce réservoir. Ce creux de réservoir représente approximativement une hauteur d'environ 1,80 m au-dessous du plafond de ce réservoir ou du pont, par exemple d'un bateau-citerne. La partie du flotteur, de forme cylindrique allongée et de petite dimension, est constituée, dans un exemple précis} par un tube ayant un diamètre de 15 cm, et l'effet de la poussée-est prévu pour assurer une sensibilité correspondant à un signa-l d'environ un microvolt pour une variation d'environ 0,3 cm du niveau du liquide. Conformément à ce même exemple, le flotteur comprend une seconde partie plus grosse, d'un diamètre de 60 cm, fixée à l'extrémité supérieure de la partie de petit diamètre et montant presque jusqu'à la partie supérieure du réservoir, de manière à se trouver pratiquement dans la zone du creux de ce réservoir. Un signal provoqué par la partie du flotteur de 60 cm de diamètre est transformé électronique ment et provoque une variation brusque d'étalonnage, suivant un facteur égal au quotient des déplacements verticaux de la partie de grand diamètre et de la partie de petit diamètre du flotteur.De a sorte, à la partie de grand diamètre du flotteur correspond un signal de sensibiifté d'environ 1/16 de microvolt, pour un déplacement du niveau du liquide d'envi.ron 0,3 cm. En conservant un rapport denviron 16 entre les sections transversales des deux parties du flotteur, toute erreur due à une densité de liquide mal identifiée et transmise à un instrument d'enregistrement réglable, est automatiquement compensée, dans des limites acceptables, par la partie de grand diamètre du flotteur, en raison du rapport entre les déplacements verticaux des deux parties de ce flotteur. il envient, de plus, de noter que l'on a rarement affaire à des densités de liquide en dehors de l'intervalle de densité 0,65-1,025, si les bateaux-citernes ne transportent pas de matériaux moins denses que l'essence ou plus denses que l'eau de mer. Dans le dispositif représenté sur la figure 1, le tube flotteur 2 de forme allongée est monté verticalement dans un bac à liquide ou dans un réservoir de bateau-citerne. Suivant une forme précise de réalisation, ce flotteur n'est inférieur à 24 m que d'environ 15 cm, 15 cm étant la hauteur de creux du réservoir à liquide; ce flotteur est constitué par des éléments de tubes de diamètres différents, comme indiqué plus haut, remplis d'un matériau solide de faible densité, par exemple une matière plastique à llétat de mousse ou en tout autre matériau de faible densité permettant de maintenir la poussée au cas où une fuite viendrait à se déclarer dans les. parois du flotteur formé de tubes.Le flotteur représenté sur la figure 1 est constitué par un tube de -15 cm de diamètre sur toute sa hauteur, sauf à sa partie-supérieure située dans la zone du creux de 3 m et qui est constituée par un tube de 60 cm. Bien entendu, selon la hauteur du réservoir à liquide et en fonction des diverses densités des liquides transportés, on peut utiliser des tubes ayant d'autres dimensions pour satisfaire aux limites de poussée néces saire et assurer la précision voulue. Plus le tube supérieur gros grog par rapport à l'autre, plus l'erreur due à une détermination inexacte de la masse spécifique est faible, étant donné qu'une erreur par exemple de 30 cm pour le tuyau de 15 cm de diamètre se trouve ramenée (en raison du rapport entre les sections transversales des deux parties du flotteur) A moins de 2,5 cm, lorsque le liquide atteint le tuyau de 60 cm de diamètre.De la sorte, le personnel chargé du chargement des réservoirs peut compter sur une précision suffisamment bonne des indications de creux au voisinage du sommet du réservoir pour remplir pratiquement tout ce réservoir an ne laissant qu'un creux très faible (hauteur de 15 cm A 30 cm), sans toutefois faire déEorlerle 1 qt e, ce qui risquerait de briser le réservoir et de faire perdre wu liquide. Rotant donné que l'on peut, ac tuellement, remplir des réservoirs à une vitesse pouvant atteindre 560 000 litres à la minute et du fait que la masse spécifique et la température de la cargaison peuvent ne pas titre connues avec exactitude avant et pendant le remplissage, la possibilité, signalée plus haut, d'une correction pratiquement automatique d'une erreur non décelée résultant d'une mauvaise détermination du poids spécifique et de la température (erreur qui pourrait monter jusqu'à plusieurs mètres), constitue une caractéris- tique essentielle du flotteur selon l'invention, lequel permet d'effectuer le chargement d'un bateau-citerne de façon tfflcace et sure En raison de la longueur du flotteur vertical de l'invention, qui peut atteindre 24 mètres on peut prévoir des dispositifs servant A limiter les déplacements horizontaux de ce flotteur, par exemple des anneaux de cerclage à frottement doux, disposés de distance dis- tance sur toute la hauteur du flotteur et servant à réduire au minimum les fixions ou déplacements brusques du tuyau, engendrés par l'agitation du liquide dans le réservoir ou résultant, par exemple, des remous provoqués par un navire en marche. Suivant un cas précis de réalisation, le tube d'un diamètre de 60- cm situé à la partie supérieure du flotteur de la figure 1 a une longueur d'environ 1,80 m, de manière à augmenter les forces exercées sur le flotteur par des déplacements du niveau du liquide lorsque le ré servoir est presque plein et, par suite, à réduire les erreurs sur le niveau du liquide, dues au tube de petit diamètre, en raison d'une mauvaise détermination de la masse spécifique.Cela est important, car une erreur d'indication du niveau du liquide représente une erreur sur la-pouss8e, force qui représente une distance importante (erreur) avec le tube de petit diamètre, mais simplement une faible distance (erreur) avec le tube de grand diamètre. C'est ainsi par exemple, que si la force de poussée verticale, sous l'effet d'un changement du niveau du liquide, varie de 180 g/cm pour le tube de petit diamètre et de 2 830 gjcm pour le tube de grand diamètre, une erreur de 20 cm lorsque le liquide affleure à la partie supérieure du tube de petit diamètre correspond à une erreur de 1 440 g, tandis que, lorsque le liquide vient affleurer le tube de grand diamètre, une erreur de 1 440 g ne correspond qu'à 1,25 cm.L'erreur de 20 cm est donc réduite à 1,25 n (c'est-à-dire qu'elle est divisée par le quotient entre les surfaces transversales du tube de gros diab- tre et du tube de petit diamètre, On notera que le fond du flotteur est maintenu à environ 15 cm au-dessus du fonci du réservoir pour permettre les contractions et dilatations de la coque du navire en mer, et que cette partie inférieure du flotteur est protégée contre tous déplacements horizontaux, par une série de chicanes 4, triangulaires et verticales. L'extrémité inférieure du flotteurntest pas nécessairement de plus grand diamètre, comme représenté.La partie supérieure de grand diamètre du flotteur arrive à une distance relativement faible au-dessous de la surface supé- rieure du réservoir, distance qui peut ne pas entre supérieure 2,5 cm. De la sorte, les déplacements verticaux du flotteur sont limites assez strictement et ne dépassent pas, en g8nérai, environ 125 microns, ce qui correspond a l'amplitude de la jauge de contrainte à laquelle est fixé le flotteur. L'organe qui porte la partie supérieure extrême du flotteur peut etre constitué par une tige massive ou per un tube de plus petit diamètre, par exemple 20 cm, et traverser une ouverture ménagée dans la face supérieure du réservoir, comme représenté. La surface supé- rieure du flotteur est munie d'une série de boulons de montage dirigés vers le haut, dont I'utilisation sera expliquée plus loin. La face sup- rieur du pont ou du réservoir, dans la présente forme de réalisation, est munie d'un rebord circulaire 8 disposé autour de ladite ouverture et comportant une bride horizontale sur laquelle repose une pièce semi-rigide 10 pouvant effectuer des déplacements verticaux, cette pièce recouvrant l'ouverture et servant à rendre le réservoir étanche par rapport à l'air ambiant. Cette pièce 10 peut être en un caoutchouc à forte teneur en nitrile, de faible pureté mesurée au duromètre, ou en tout autre matériau souple convenant à ce rtle. Dans l'exemple représenté, une pièce de 7,5 cm d'épaisseur en caoutchouc à forte teneur en nitrile recouvre ladite ouverture et rend l'intérieur étanche par rapport à l'air ambiant, Lensedble du flotteur est relié à une console 12, sur la face opposée ou face supérieure de ce joint épais en caoutchoucs au moyen d'une série de boulons de montage 14 partant de la partie supérieure du flotteur et traversant le caoutchouc et des trous ménagés dans la console.Sur ces boulons sont vissés des écrous 16 servant à comprimer le caoutchouc, de manière à assurer un joint étanche entre la console 12 et la partie supérieure du flotteur 2 Une cage correspondante 185 munie d'une bride à angle droit à son extrémité inférieure, est posée sur la surface supérieure du joint en caoutchouc t boulonnée, à travers ce joint 16, sur la bride de la pièce 18, comme représenté. Cette cage 18 est en un tuyau de 40 cm de diamètr3 dans sa partie.inférieure et sert à porter et à abriter le dispositif de mesure comprenant la cellule et ses tringleries de liaison.Dans le montage représenté sur la figure 1 une première tige de liaison 20 est raccordee de façon souple à la console 12 au moyen d'un axe 22. Cette tige 20 est reliée de façon souple, par son autre extrémite, aux tiges 24 et 26, au moyen d'un axe 28. La tige 24 est fixée, par la console 30 et l'axe 32, à la cage 18, comme representéy la tige 26 étant fixées par vissage, à la cellule 34 ou jauge de contrainte. La tige 36 est fixée par vissage à l'extrémité supérieure de la jauge de contrainte 34, et à un étrier porteur 40, au moyen de l'axe 38.La relation entre ces diverses pieces apparat très clairement sur la figure 2 qui est une vue en Elevation avant de la figure 1 De ce qui précède et qui a été décrit à propos de la ligure 1, il apparaît nettement que le poids de l'ensemble du flotteur est porté par l'étrier 40 (represente plus visiblement sur la figure 2), le joint 10 en caoutchouc de 7,5 cm d'épaisseur opposant une certaine résis- tance aux déplacements verticaux du flotteur, tout en empechant pratiquement ses déplacements horizontaux. Ainsi, dans ce montage, la jauge de contrainte 34 est maintenue sous tension par la tige 36 et l'étrier 40 qui résiste à la traction du flotteur vers le bas sous l'effet des tiges 20 et 26.La tige 24 a pour rle de maintenir la traction exercée sur la jauge de contrainte suivant un axe bien défini, quel que-soit ltécart de la jauge de contrainte par rapport à la verticale, écart qui modifie le8 efforts exercés sur celle-ci. De la sorte, en déplaçant la jauge de contrainte par rapport à la verticale, les forces qui s'exercent sur celle-ci se modifient, et une telle variation de la charge exercée due A la poussée après élimination du poids du tuyau peut être liée à l'effet de poussee verticale exercée par différents fluides, comme leau de mer, le pétrole brut et les produits de raffinage du pétrole brut, de sorte que l'on peut utiliser la même jauge de contrainte pour des liquides de densités différentes. I1 y a lieu également de remarquer que le signal engendré par la jauge de contrainte et converti par un circuit électrique approprié, par exemple un pont de Wheatstone, peut Entre utilisé avec des instruments enregistreurs disposés sur place ou à distance. En se reportant S la figure 2, on comprendra mieux le fonctionnement de l'ensemble représenté sur la figure 1, en particulier en ce qui concerne les timoneries servant k modifier la position de la jauge de contrainte zt, par suis, la force qui s'exerce sur celle-ci On voit, en particulier, sur la figure 2, que le levier 42 muni d'une poignée de réglage et d'une butée d'arrêt 44 est maintenu mobile par rapport à la cage 18, maie fixe par rapport à l'étrier 40, au moyen d'un arbre cannelé 46 qui passe dans un palier de support 48 fixé à la cage 18. Le palier, l'arbre et l'étrier ainsi que les timoneries de liaison des crites ci-dessus doivent tre fabriqués avec soin et en des matériaux appropriés, étant donné que tout cet ensemble doit supporter une proportion considérable du poids de l'ensemble du flotteur qui, dans un cas précis de réalisation, est de l'ordre de 1 500 kg. La jauge de contrainte pour la détermination du niveau de liquide, telle que décrite ci-dessu est conçue pour des bateauxciternes de grandes dimensions, est avantageusement réalisée en des mate- riaux résistants à la corrosion ou munis d'un revêtement et cette jauge est de plus construite pour pouvoir résister à des manipulations brutales pendant un temps très long. De ce point de vue-, le-montage décrit est par ticulièrement ititéressant, étant donné que le réservoir ne renferme ni pièces mobiles, ni fils de guidage, ni installation électrique. L'appareil ne comporte ni soupapes, ni pieces fonctionnant à l'air comprimé. De telles pièces ont souvent contribué au mauvais fonctionnement des dispositifs connus de jaugeage de réservoirs. La forme de réalisation représentée sur la figure 3 se distingue de celle des figures 1 et 2 par le fait qu'en raison de disposition des pièces, les efforts exercés par le flotteur sur la jauge de contrainte, au lieu d'être des tensions comme dans le cas de l'appareil de la figure 1, sont des compressions. Dans le cas de la figure 3, deux éléments de support ou étriers faisant entre eux 90 degrés, et dont l'un est constitué par un anneau 52 et l'autre par une pièce 50 en forme d'U, sont disposés en opposition l'un par rapport à l'autre, de manière que l'organe de support constitué par l'anneau 32 soit relié à la tige 26' qui correspond à la tige 26 de la figure 1. La tige 26' est associée aux tiges 24' et 20' comme les éléments 24 et 20 de la figure 1.L'organe de support ou étrier 50 en forme d'U traverse l'anneau 52 et est monté en compression par rapport à ce dernier, par l'intermédiaire de la jauge de contrainte 34'. Cet étrier 50 est porté par la paroi i8' et peut être fixé sur une poignée de réglage, comme l'étrier 40 de la figure 1. Ainsi, la partie supérieure de l'-asneau 52 est séparée de la surface supérieure de l'étrier 50 par la jauge de contrainte 34' et est reliée, par la timonerie 26' et 20', A la console 12' qui est boulonnée sur l'extrémité supérieure du flotteur, comme dans le cas de la figure I.Bien entendu, on peut modifier l'appareil des formes de réalisation des figures 1 et 3 et supprimer les timoneries servant à modifier la position de la jauge de contrainte, comme représenté; autrement dit, on peut limiter la position de cette jauge à la position verticale et, dans ce cas, on peut envoyer la correction de poids spécifique par dispositif électronique dans les instruments, en intercalant des résistances et un circuit.Comme précédemment, le signal de sortie provenant de ta jauge de contrainte, lorsque le fluide arrive au niveau de l'extrémité inférieure du tuyau de grand diamètre, conformément au réglage du poids spécifique, est enregistré électroniquement avec un facteur égal au quotient des sections transversales des deux parties du tuyau, ce qui conserve la caractéristique propre de correction automatique, en divisant l'erreur provenant d'une mesure incorrecte de la jauge de contrainte par un facteur égal à ce quotient. Comme autre exemple, on supposera qu'il s'agit de faire un chargement de liquide et que la valeur du poids spécifique fournie au bateau-citerne avant le chargement est fausse de 1Z (ce qui arrive fréquemment).~La personne affectée au chargement des réservoirs envoie la vitesse de chargement des divers réservoirs et l'ordre de chargement de ceux-ci, conformément à un programme préparé avec soin, de manière à assurer que les efforts imposés sont répartis convenablement et que l'on ne dépasse pas les valeurs limites des efforts admissibles sur la coque du bateau. Dans le cas d'un réservoir donné ayant un creux à vide de 24,75 m et un creux de remplissage de 1,15 m,- la capacité du réservoir étant d'environ 27 millions de litres, la partie inférieure du tube de grand diamètre du flotteur est à un niveau de creux d'environ 3 mètres. Lorsque le niveau du chargement atteint la partie inférieure du tuyau de grand diamètre du flotteur, la lecture de creux due à une erreur de 1% est fausse d'environ 20 cm (avec une légère différence suivant que l'erreur de la jauge de contrainte est du ccté haut ou du cté bas Une erreur de 20 cm est inadmissible, car il risquerait dby avoir rupture du réservoir. Toutefois, lorsque l'on atteint un niveau de creux de 3 m, l'erreur est divisée par un facteur d'environ lE (rapport entre les sections transversalas des tabes du flotteur de 60 cm et 15 cm de diamètre respectivement), de sorte que l'erreur de 2C cm est ramenée à 1,25 cm, ce qui est une valeur acceptable, et l'on peut en toute sécurité remplir le réservoir jusqu'au niveau de creux voulu de 1,35 m. R E-V E N D I C A T I O N S 1. Dispositif servant A déterminer le niveau du liquide dans un réservoir, ce dispositif étant caractérise par le fait qu'il comprend une jauge de contrainte fixée à un organe supérieur de fermeture d'un réservoir à liquide, cette jauge servant à transformer une force verticale de poussée en un signal électrique, un flotteur dirigé vers le bas et à deux calibres, accroché à cette jauge et descendant pratiquement jusqu'au fond du réservoir ce flotteur comprenant un élé- ment cylindrique supérieur de faible densité et de diamètre un peu supérieur à celui d'un autre élément cylindrique de faible densité composant ce flotteur, ces éléments cylindriques ayant l'un par rapport à l'autre des diamètres qui permettent de compenser, entre des limites données, les erreurs associées à la densité du liquide transporté dans le réservoir, pour éviter un remplissage exagéré de ce dernier. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'ensemble flotteur-jauge de contrainte a des dimensions qui assurent une sensibilité d'environ un microvoît pour un déplacement du niveau du liquide de 0,3 cm le long de la partie de petit diamètre du flotteur. 3. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'ensemble flotteur-jauge de contrainte a des dimensions qui assurent une sensibilité d'environ 16 microvolts pour un changement de niveau du liquide de 0,3 cm le long de la partie de grand diamètre du flotteur. 4 Dispositif d'enregistrement de niveau de liquide utilisé avec un réservoir à liquide comportant un élément de fermeture supérieur, ce dispositif étant caractérisé par le fait qu'il comprend un flotteur vertical accroché à une jauge de contrainte qui est fixée rigidement sur cet organe supérieur de fermeture du réservoir, cette jauge de contrainte fournissant un signal électronique sous l'effet d'un déplacement vertical, imposé par le liquide, du flotteur, ce flotteur étant composé par un élément cylindrique supérieur de grand diamètre fixé rigidement sur un élément cylindrique de plus petit diamètre constituant la partie inférieure de ce flotteur et qui descend sensiblement jusqu'au fond du réservoir, cette partie de pe.tit diamètre du flotteur ayant des di mensions qui assurent une sensibilité donnée de signal pour un déplacement déterminé du niveau du liquide le long de cette partie, la partie supérieure cylindrique de plus grand diamètre du flotteur ayant des dimensions permettant de répondre à des variations du niveau du liquide le long de cette partie supérieure et pour fournir une variation représentée par un signal électronique engendré par la jauge de contrainte, suivant un facteur représentant le rapport entre les déplacements verticaux des deux éléments du flotteur5 ce rapport étant suffisamment grand pour compenser automatiquement, entre des limites données, une correction inexacte de densité de liquide appliquée audit dispositif d'enregistrement de niveau. 5. Dispositif denwegistrement de niveau de liquide pour réservoirs de grandes dimensions3 ce dispositif étant caractérisé par le fait qutil comprend un flotteur rigide accroché verticalement à un dispositif de signalisation fixé sur l'élément de fermeture supérieure du réservoir, ce flotteur comprenant un élément supérieur de faible densité de grand diamètre attaché à un élément de plus petit diamètre descendant pratiquement jusqu'au fond du réservoir, le rapport entre les déplacements verticaux des deux parties du flotteur étant suffisam- ment grand pour répondre à des changements de niveau du liquide de l'ordre de quelques centimètres seulement, au moins dans la partie supérieure du réservoir. 6. Dispositif de mesure et d'enregistrement de niveau de liquide pour grands bateaux-citernes, ce dispositif étant caractérisé par le fait qu'il comprend un flotteur vertical rigide, de grand diamètre à sa partie supérieure-et de plus petit diamètre à sa partie inférieure, ce flotteur occupant sensiblement toute la hauteur d'un réservoir à liquide de bateau-citerne et étant accroché à un organe générateur de signaux, attaché lui-même à Un organe supérieur de fermeture du réservoir, cet organe de signalisation fournissant une variation brusque d'étalonnage. suivant un facteur égal au rapport des déplacements verticaux des deux parties du flotteur5 au moment où-1e liquide introduit dans le réservoir arrive au niveau de la partie de grand diamètre du flotteur, ce rapport étant suffisamment grand pour compenser les différences imprévues lorsque l'on effectue le réglage préalable de l'instrument sensible à l'organe générateur de signaux, pour des liquides de densités différentes, la surface supérieure de l'élément de grand diamètre du flotteur se trouvant auvoisinage, mais sans le toucher, dudit organe supérieur de fermeture du réservoir.