L'invention concerne des catalyseurs pour lin procédé de reformage ( reforming) catalytique ainsi que pour un procédé catalytique de fabrication d'hy- drocarbures aromatiques, procédés réalisés de préférence dans des conditions sévères et en présence de catalyseurs spécifiques. Ces procédés sont effectués par exemple à une température comprise entre 510 et 6000C, sous ure presslon comprise entre 1 et 18 kg/cm2, avec une vitesse horaire comprise entre 1 et 10 vclumes de charge liquide par volume de catalyseur, le rapport molaire hydrogène/hydrocarbu- res étant compris entre 5 et 20. Plus précisément, l'utilisation des nouveaux catalyseurs s'applique: - aux réactions de reformage en vue dsobtellir une essence d'indice octane clair supérieur ou égal à 102. Les conditions sévères des réactions d'hydroreforming ou hydroréformage catalytique sont plus particulièrement les suivantes : la température moyenne est comprise entre, environ 510 et 580 C, la pression est comprise entre, environ 5 et 18 kg/cm2, de préférence 6 et 13 kgicm , la vitesse horaire est compris' entre i et 10 volumes de charge liquide par volume de catalyseur et le taux de recyclage est compris entre 6 et 10 moles d'hydrogène par mole de charge.La charge est généralement un naphta distillant entre environ 60 C et environ 220 C, en particulier un naphta de distiliation directe. - aux réactions de production d'hydrocarbures aromatiques à partir d'essences insaturées ou non (pour la production de benzène, de toluène et de xylènes). Si la charge est insaturée, c'est à dire si elle contient des dioléfines et des monooléfines, elle devra d'abord en etre débarrassée par hydrogénation sélective ou totale.Ensuite, la charge éventuellement débarrassée par hydrogénation de sensiblement toutes ses dioléfines et monooléfines, lorsqu'elle en contient, est soumise à un traitement à lthy-- drogène, en présence d'un catalyseur, à une température comprise entre environ 530 et 600 C, sous une pression comprise entre 1 et 13 kg/cm2, le débit volumétrique horaire de charge liquide étant de l'ordre de 1 à 10 fois le volume du catalyseur-, le rapport molaire hydrogène/hydrocarbures étant de l'ordre de G à 20. La charge peut etre constituée d'essence de pyrolyse, de cracking, en particulier de steam-cracking, ou de reforming catalytique, ou être encore constituée d'hydrocarbures naphteniques capables par déshydrogénation de se transformer en hydrocarbures aromati- que Les catalyseurs utilisés dans la presente invention sont utilisés dans les réactions de reformage et les réactions de production d'hydrocarbures aro.a- tiques, de préférence en lit mobile et dans au moins deux réacteurs. Plus précisément, on utilise au moins deux réacteurs, ou zones de réaction, pour effectuer ces réactions, mais de préférence on utilise, par exemple, 3 ou 4 réacteurs ou zones de réaction ; les réacteurs utilisés renferment chacun un lit mobile de catalyseur. Ainsi, d'une façon préférée, la charge circule successivement dans cha- que réacteur ou zone de réaction suivant un écoulement axial ou radial (radial signifiant un écoulement du centre vers la périphérie ou de la périphérie vers le centre). Les zones de réactions sont disposées en série, par exemple côte à côte ou superposées. De préférence, on utilise des zones de réaction placées côte à cote.La charge stécoule successivenent à travers chacune de ces zones de réaction, avec chauffage intermédiaire de la charge entre les zones de réactions ; le catalyseur frais est introduit en haut de la première zone de réaction où est introduite la charge fraîche; il s'écoule ensuite progressivement de haut en bas.de cette zone d'où il est soutiré progressivement par le bas, et par tout moyen approprié (lift en particulier dans le cas de réacteurs disposés côte à côte), il est transporté en haut: de la zone de réaction suivante dans laquelle il s'écoule progressivement également de haut en bas, et ainsi de suite jusqu'à la dernière zone de réaction en bas de laquelle le catalyseur est également soutiré progressivement puis envoyé dans une zone de régénération.A la sortie de la zone de régénération, le catalyseur est réintroduit progressivement dans le haut de la première zone de réaction. Les divers soutirages de catalyseur sont effectués comme indiqué ci-dessus progressivement. Le terme "progressivement" signifie que le catalyseur peut être soutiré - soit en continu, - soit périodiquement, par exemple avec une fréquence de là 100 jours, en ne soutirant à la fois qu'une fraction, 0,1 à 15 %, par exemple, de la quantité totale de catalyseur. Mais il est également possible de soutirer ce catalyseur avec une fréquence beaucoup plus rapide (de l'ordre de la minute ou de la seconde par exemple), la quantité soutirée étant réduite en proportion. Les soutirages, en continu, sont préférés aux soutirages périodiques. Dans le cas de zones de réaction placées côte à côte, la circulation du catalyseur du bas d'une zone de réaction en haut d'une autre zone de réaction, du bas de la dernière zone de réaction à la zone de régénération et éventuellement, du bas de la zone de régénération en haut de la première zone de réaction, est réalisée au moyen de tout dispositif élévateur connu que l'on désigne généralement par le mot "lift't. Le fluide du lift, utilisé pour convoyer le catalyseur peut etre n'importe quel gaz adéquat par exemple de l'azote, ou par exemple encore de l'hydrogène pur ou purifié ou encore de l'hydrogène produit dans l'unité. Le solide qui se déplace de zone de réaction en zone de réaction et vers la zone de régénération peut être par exemple un catalyseur en extrudés ou en grains. Ce catalyseur peut se présenter par exemple.sous la forme de billes sphériques de diamètre compris généralement entre 1 et 3 mm, de préférence entre 1X5 et 2 mm, sans que ces valeurs soient limitatives. La densité en vrac du catalyseur est généralement comprise entre 0,4 et 1, de préférence entre 0,5 et 0,9 et plus particulièrement entre 0,55 et 0,8 sans que ces valeurs soient limitatives. Quant à ia régénération proprement dite du catalyseur, elle peut être effectuée par tout moyen connu. De préférence, le catalyseur est a) soumis à une combustion à l'aide d'un gaz renfermant de l'oxygène moléculaire, b) soumis à une oxychloration au moyen d'un gaz renfermant de ltoxygè- ne moléculaire et simultanément au moyen d'un halogène ou d'un composé halogéné, par exemple un hydracide halogéné ou un halogénure d'alkyle, c) soumis à un traitement final à l'aide d'un gaz renfermant de l'oxygène moléculaire. Ces trois traitements s'effectuent soit successivement dans une zone unique à lit fixe, soit dans une enceinte à lit mobile, le catalyseur défilant successivement dans 3 zones distinctes où sont effectuées chacune des 3 étapes de régénération. On préfère la première des deux pos-sibilités. La régénération est suivie d'une purge, à l'azote par exemple, pour éliminer du catalyseur toutes traces d'oxygène gazeux résiduel. Le catalyseur régénéré, avant de parvenir- à la première zone de réaction, peut subir une réduction, c'est-à-dire un traitement à l'hydrogène en vue de réduire certains oxydes, notamment mátalliquess présents dans le catalyseur. I1 peut également subir une sulfuration. On connais de longue date des catalyseurs renfermant du platine ou un autre métal de la famille du platine déposé sur de l'alumine. Mais malgré les nombreux perfectionnements apportés depuis à ces catalyseurs, par exemple par incorporation de un, de deux et même de trois autres métaux choisis parmi les groupes les plus divers de la classification périodique des éléments, on s'efforce toujours aujourd'hui de rechercher de nouveaux catalyseurs qui d'une part, donneraient des rendements encore meilleurs que ceux obtenus jusqu'a présent et qui d'autre part, possèderaient également une durée de vie plus longue que celle des catalyseurs connus.En outre, on s'efforce d'améliorer les propriétés mécaniques de ces catalyseurs pour permettre notamment leur utilisation en lit mobile, sous forme d'agglomérés, par exemple billes ou extrudés, de taille appréciable de manière à laisser un passage relativement facile aux réactifs gazeux. L'usure de ces catalyseurs se traduit par la formation de grains beaucoup plus fins qui obstruent progressivement l'espace libre et obligent à accroStre la pression d'entrée des-réactifs ou même à interrompre l'opération. On a maintenant découvert qu'en opérant en présence de catalyseurs très spécifiques, et- de préférence dans les procédés fonctionnant en lit mobile de catalyseurs, ces catalyseurs spécifiques possédaient, dans les réactions d'hydroreforming et de production d'hydrocarbures aromatiques une activité mais surtout une durée de vie accrue, par rapport aux catalyseurs de l'art antérieur. En outre, le catalyseur utilisé dans la présente invention, gracie à ses propriétés mécaniques, peut etre avantageusement utilisé dans des réacteurs à lit mobile dont le chargement en particules catalytiques est réalisé avec les moyens modernes qui voient le jour ces dernières années, moyens ou dispositifs pour répartir uniformément les dites particules, à une vitesse sensiblement uniforme, sur la surface du lit de catalyseur. On sait que, généralement jusqu'à présent, on introduisait le catalyseur dans un réacteur au moyen d'une trémie munie d'un tuyau souple qui descendait jusqutau fond du réacteur ou encore jusqu'à la surface du catalyseur. Le réacteur se remplissait ainsi de catalyseur dont les particules formaient une espèce de corne qu'il fallait ensuite ratisser pour remplir convenablement le réacteur. Un tel remplissage n'est donc pas homogène, et, en outre, le lit catalytique contient des espaces vides qui se traduisent au cours des réactions par des tassements locaux du catalyseur engendrant divers inconvénients et en particulier des irrégularites dans les conditions opératoires nuisant à la longue aux rendements et/ou aux sélectivités. Corme irrégularités dominantes, on peut noter les répartitions non homogènes, dans le lit catalytique, du gaz et de la charge liquide. On peut remédier à ces défauts en adoucissant les conditions opératoires, par exemple par réduction de a V.V.H. Mais si l'on désire opérer dans des conditions opératoires sévères, il.est nécessaire de supprimer les irrégularités de remplissage du catalyseur dans le réacteur donc d'utiliser, par exemple, un nouveau dispositif tel que celui décrit dans USP 3 668 115, ce nouveau dispositif étant aisément adaptable à l'alimentation des réacteurs à lit mobile ; les nouveaux dispositifs d'alimentation en catalyseurs décrits dans l'art antérieur permettent ou outre, par suppression de vides dans la masse catalytique, d'introduire davantage de catalyseur dans un réacteur.Ainsi, avec les systèmes conventionnels d'alimentation d'un récipient par des billes ou des extrudés, on observe jusqu'à 15 % de vides, ce qui signifie que le récipient n'est rempli qu'à 85 do. Les nouveaux systèmes d'alimentation permettent de réduire ces vides à 7 ,b environ selon le solide utilisé. Cette amélioration de ce qu'on appelle la "densité de remplissage tassé" ("catalyst bulk density") n'est toutefois finalement possible, dans le cas où l'on opère sur de longues périodes, dans des réacteurs à lit mobile et dans des conditions opératoires sévères, que si le catalyseur utilisé possède des propriétés mécaniques adéquates ; or c'est le cas de la nouvelle race de catalyseur utilisé dans la présente invention. Le catalyseur spécifique utilisé dans la présente invention renferme un support d'alumine, un métal noble de la famille du platine, du silicium et un métal choisi parmi le cuivre, l'argent et I'or, et un halogène, par exemple le chlore ou le fluor. Les métaux nobles préférés, de la famille du platine, sont le platine, l'iridium et le rhodium. Le troisième constituant préféré est choisi parmi le cuivre et l'argent. Le catalyseur selon l'invention, renferme en poids par rapport au support d'alumine (a) 0,05 à 0,6 % et plus particulièrement 0,1 à 0,5 % de métal noble de la famille du platine, (b) 0,02 à 0,2 et de préférence 0,04 à 0,08 % de silicium, (c) 0,005 à 5 %, de préférence 0,02 à 37. et plus particulièrement 0,05 à 2 % de cuivre ou d'or ou d'argent et (d) 0,1 à 10 % et de préférence 0,2 à 5 % en poids, par rapport au support d'alumine d'un halogène, par exemple le chlore ou le fluor. Les caractéristiques texturales de l'alumine peuvent avoir égale- ment leur importance : afin de travailler à des vitesses spatiales, assez élevées et d'éviter l'emploi de réacteurs de trop grande capacité et l'utilisation d'une quantité prohibitive de catalyseur, la surface spécifique de l'alumine peut avantageusement être comprise entre 50 et 600 m2 par gramme, de préférence entre 150 et 400 rn2/g. Le catalyseur peut outre préparé selon les méthodes classiques consistant à imprégner l'alumine au moyen de solutions de composés des métaux et de silicium que l'on désire introduire. On utilise soit une solution commune de ces constituants, soit des solutions distinctes pour chaque constituant. Quand on utilise plusieurs solutions, on peut procéder à des séchages et/ou calcinations intermédiaires. On termine habituellenient paib une calcination par exemple entre environ 500 et 1000 OC, de préférence en présence d'oxygène libres par exemple en effectuant un balayage d'air. Comme exemple de coinposés de métaux entrant dans la composition du catalyseur, on peut mentionner par exemple les nitrates, les chlorures, les bromures les fluorures, les sulfates, les sels d'ammonium ou les acétates de ces métaux ou encore tout autre sel ou oxyde de ces métaux soluble dans l'eau, l'acide chlorhydrique ou tout autre solvant approprié. L'halogène du catalyseur peut provenir de l'un des halogénurures de métaux1 si on introduit le métal au moyen d'un des halogénures ou etre introduit sous 'forme d'acide chlorhydrique ou d'acide fluorhydriques de chlorure d'ammonium, de fluorure d'ammonium, de chlore gazeux ou d'halogénure d'hydrocarbure, par exemple CCl4, ClI2Cl2 ou CH3Cl. Une première méthode de préparation consiste par exemple à imprégner le support au moyen d'un sol de silice ou autre composé de silicium, sécher et éventuellement calciner sous air ; ensuite, suivra une deuxième imprégnation au moyen d'une solution renfermant le métal de la famille du platine et le métal choisi parmi le cuivre, l'argent et l'or. Une autre méthode consiste par exemple à imprégner le support au moyen d'une solution renfermant à la fois les trois constituants du catalyseur. C'est la solution préférée pour obtenir une imprégnation homogène et régulièrement des métaux et du silicium sur le support. Une autre méthode encore, consiste à introduire les éléments métalliques en effectuant autant d'imprégnations successives qu'il y a de constituants dans le catalyseur. La production d!une essence de très haut indice d'octane oblige å opérer dans des conditions très sévères que supportent difficilement les catalyseurs utilisés jusqu'à aujourd'hui. L'utilisation de catalyseurs bimétalliques a cependant apporté une nette amélioration. De nombreuses tentatives d'associations de métaux ont été réalisées et on a vu récemment des compositions catalytiques renfermant jusqu'à 4 et menue 5 métaux.Ces compositions ont certes apporté une amélioration, mais généralement si les promoteurs utilisés apportent de bonnes caractéristiques de stabilité, ils apportent malheureusement aussi, -surtout s'il s'agit de métaux nobles de la famille du platine, une certaine tendance à l'hydrogénolyse, ce qui conduit en définitive à une diminution des rendements et à un raccourcissement de la durée du cycle et du nombre possible de cycles, c'est-à-dire une diminution de la durée de vie du catalyseur. Or l'utilisation simultanée de silicium et de cuivre ou argent ou or, conjointement avec le métal de a famille du platine, atténue très nettement cet état de chose en diminuant nettement cette-tendance hydrogénolysante, et l'on a constaté que les bienfaits apportés par chacun des 3 constituants sont optimaux dans le cas de conditions opératoires sévères, en particulier sous des pressions faibles, des températures élevées et des durées d'opération longues. Les exemples ci-dessous illustrent l'invention sans toutefois la limiter. EXEMPLE 1 En vue d'obtenir une essence ayant un nombre d'octane clear (ou clair) égal à 103, on se propose de traiter un naphta ayant les caractéristiques suivantes - distillation ASTM .......................... 80 - 160 C - composition : hydrocarbures aromatiques . 7 % en poids hydrocarbures naphténiques .. 27 % en poids hydrocarbures par affi niques ... 66 % en poids - nombre d'octane "clear research" ........... environ 37 - poids moléculaire moyen .................... 110 - densité à 20 OC ............................ 0,782 Ce naphta passe avec de l'hydrogène recyclé sur deux catalyseurs A et B renfermant 0,4 % de platine, 0,05 % de silicium en poids par rapport au support qui est une alumine ayant une surface de 240 m2/g et un volume poreux de 0,57 cm3/9 ; la teneur en chlore des catalyseurs A et B est 1,12 %. Le catalyseur A renferme en outre 0s5 de- cuivre et le cataly-seur B renferme en outre 0,5 % d'argent (en poids.par rapport au.support). Les catalyseurs A et B ont été préparés en ajoutant à 100 g d'alumine 100 cm3 d'une solution aqueuse contenant - 1, 90 g d'HCl concentré (d = 1,19) - 20 g d'une solution aqueuse d'acide chloroplatinique à 2 % en poids de platine, - la quantité voulue d'un sol de silice titrant 60 g/l de SiO2 obtenu en décationisant une solution de silicate de sodium sur une résine échangeuse d'ions, pour obtenir 0,05 % de silicium en poids par rapport au support du catalyseur, - et 1,900 g de nitrate de cuivre à 3 molécules d'eau pour le catalyseur A, - ou 0,787 9 de nitrate d'argent pour le catalyseur B. On laisse en contact 5 heures, on essore, et sèche 1 heure à 100 OC, puis on calcine à 530 OC à l'air sec (séchage de l'air par de l'alumine activée). Puis on réduit sous courant d'hydrogène sec (alumine activée) pendant 2 heures à 450 OC. Les catalyseurs A et B obtenus contiennent - 0,4 % de platine, - 0,05 % de silicium, - 0,5 % de cuivre (catalyseur A) ou 0,5 % d'argent (catalyseur B), - -1,12 % de chlore. Les catalyseurs A et B obtenus ont une surface spécifique de 230 m2/g et un volume poreux de 0,54 cm3/g. On opère en continu, en lit mobile, dans 3 réacteurs de volumes sensiblement identiques. Dans chacun d'eux, la densité de remplissage tassé est telle que les vides, en volume, ne représentent que 7 %. Les conditions operatoires sont les suivantes - pression ....................................... 10 bars - température .................................... 530 C - rapport molaire H2/hydrocarbures ............... 8 - poids de naphta/poids de catalyseur/heure ...... 1,65 On opère également en présence de divers catalyseurs de l'art antérieur, non selon l'invention, comportant 1, 2 ou 3 éléments métalliques. Tous les catalyseurs renferment 1,12 % de chlore Le-tableau I indique au bout de 200 heures le rendement obtenu en c5+ et le pourcentage d'hydrogène contenu dans le gaz de recyclage. Les résultats obtenus dans cet exemple 1, avec les catalyseurs selon l'invention peuvent être maintenus au cours du temps, ces est à dire sur de très longues périodes de plusieurs mois par exemple, en opérant comme indiqué, ctest à dire en continus dans le système à 3 réacteurs à lit mobile, le catalyseur étant soutiré par exemple en continu, à une vitesse réglée de façon à ce que tout le lit catalytique du réacteur soit renouvelé progressivement par du catalyseur frais par exemple en 500 heures environ. TABLEAU I I I Cata- Rendement Gaz recyly- Métal % par rapport au C5+ clage % H2 seur support du catalyseur (molaire) A 0,4 platine 0,05 silicium 0,5 cuivre 80,1 79,8 F 0,4 platine - - 73,4 72,9 C 0,4 platine 0,05 silicium - 74,1 73,8 D 0,4 platine - 0,5 cuivre 76,7 76,5 B 0,4 platine 0,05 silicium 0,5 argent 80,0 79,7 E 0,4 platine - 0,5 argent 76,1 75,5 G 0,4 platine 0,2 iridium 0,5 cuivre 79,6 78,5 H 0,4 platine 0,08 iridium 0,5 cuivre 79,7 78,5 I 0,4 platine 0,2 iridium 0,5 argent 79,6 78,5 J 0,4 platine 0,08 iridium 0,5 argent 79,7 78,5 K 0,4 platine 0,08 iridium - 75,2 74,9 L 0,4 platine 0,08 ruthénium - 75,1 74,9 M 0,4 platine 0,2 ruthénium - 75,1 74,7 N 0,4 platine 0,08 ruthénium 0,5 fer 79,5 78,5 O 0,4 platine 0,08 ruthénium 0,5 rhodium 79,6 78,8 P 0,4 platine 0,08 ruthénium 0,5 manganèse 79,6 78,8 Q 0,4 platine - 0,5 manganèse 77,9 77,5 R 0,4 platine 0,08 ruthénium 0,5 or 79,8 78,8 S 0,4 platine - 0,5 or 77,6 77,9 T 0,4 platine 0,08 iridium 0,5 uranium 79,4 78,9 U 0,4 platine 0,08 iridium 0,5 gallium 78,1 77,7 fital EXEMPLE 2 On a répété l'exemple 1 avec des catalyseurs contenant du platine, du silicium, du cuivre ou de l'argent et l'on a fait varier les teneurs en silicium, cuivre ou argent. Les teneurs en métaux et les résultats obtenus sont donnés dans le tableau II. Tous ces catalyseurs rénferment 1,12 % de chlore. TABLEAU II Cata- métal % par rapport au Rendement Gaz recy ly- support du catalyseur C5+ (poids)clage % H2 seur. support du catalyseur (molaire) A1 0,4 platine 0,05 silicium 0,004 cuivre 74,1 73,8 A2 0,4 platine 0,05 silicium 0,03 cuivre 79,8 78,6 A3 0,4 platine 0,05 silicium 0,35 cuivre 80,1 79,8 A 0,4 platine 0,05 silicium 0,5 cuivre cuivre 80,1 79,8 A4 0,4 platine 0,05 silicium 2 cuivre 80,0 79,8 A5 0,4 platine 0,05 silicium 2,5 cuivre 79,8 78,6 A6 0,4 platine 0,05 silicium 4 cuivre 75,3 74,6 H1 014;platine 0,05 silicium 0,004 argent- 74,1 73,8 B2 0,4 platine 0,05 silicium 0,003 argent 79,8 78,5 B3 0,4 platine 0,05 silicium 0,35 argent 80,0 79,7 B 0,4 platine 0,05 silicium 0,5 argent 80,0 79,7 B4 0,4 platine 0,05 silicium 2 argent 80,0 79,6 B5 0,4 platine 0,05 silicium 2,5 argent 79,7 78,4 B6 0,4 platine 0,05 silicium 4 argent 74,9 74,2 v1 0,4 platine 0,01 silicium 0,5 cuivre 76,7 76,5 v2 0,4 platine 0,01 silicium 0,5 cuivre 76,1 75,5 v3 0,4 platine 0,03 silicium 0,5 cuivre 79,8 78,7 v4 0,4 platine 0,03 silicium 0,5 argent 79,8 78,7 v5 0,4 platine 0,07 silicium 0,5 cuivre 80,1 79,8 v6 0,4 platine 0,07 silicium 0,5 argent 80,0 79,7 v7 0,4 platine 0,2 silicium 0,5 cuivre 79,7 78,6 v8 0,4 platine 0,02 silicium 0,5 argent 79,8 78,4 REVENDICATIONS 1) Catalyseur renfermant un support d'alumine et en poids par rapport au support 0,05 à 0,6% d'un métal noble de la famille du platine, 0,002 à 0,2% de silicium et 0,005 à 5% d'un métal choisi parmi le cuivre" l'argent et l'or, et 0,1 à 10% d'un halogène. 2) Utilisation du catalyseur selon la revendication 1, dans un procédé continu de reformage entre 510 et 600 C, sous une pression comprise entre 1 et 18 kg/cm2, le procédé consistant à faire circuler une charge formée d'hydrogène et d'hydrocarbures à travers au moins deux zones de réaction disposées en série. chaque étant zonefdu type à lit mobile de catalyseur, la dite charge circulant successivement à travers chaque zone de réaction et le catalyseur circulant également successivement à travers chaque zone de réaction, en s'écoulant progressivement de haut en bas à travers chaque zone, le dit catalyseur étant soutiré progressivement du bas de la dernière zone de réaction traversée par la charge et envoyé dans une zone de régénération puis réintroduit progressivement dans la première zone de réaction traversée par la charge. 3) Catalyseur selon la revendication 1, renfermant en poids par rapport au support 0,1 à 0,5% d'un métal noble de la famille du platine, 0,04 à 0,08% de sili cium et 0,02 à 3% d'un métal choisi parmi le cuivre, l'argent et l'or. 4) Procédé selon la revendication 2, dans lequel les zones de réaction, sensiblement verticales, sont disposées côte à côte. 5) Procédé continu selon la revendication 4,de reformage ou de production d'hydrocarbures aromatiques, à une température comprise entre 510 et 600 C, sous une pression comprise entre 1 et 18 kg/cm2, avec une vitesse horaire comprise entre 1 et 10 volumes de charge liquide par volume de catalyseur, le rapport molaire hydrogène/hydrocarbures étant compris entre 5 et 20, en présence d'un catalyseur renfermant un support d'alumine et en poids par rapport au support 0,1 à 0,05 % d'un métal noble de la famille du platine, 0,04 à 0,08 % de silicium et 0,05 à 2 % d'un métal choisi parmi le cuivre, l'argent et l'or, et O,t à 10 % d'un halogène, le procédé consistant à faire circuler une charge formée d'hydrogène et d'hydrocarbures à travers au moins deux zones de réaction disposées en série et côte à cote, chaque zone étant de type à lit mobile de catalyseur, la dite charge circulant successivement à travers chaque zone de réaction et le catalyseur circulant également succes sivement à travers chaque zone de réaction en s'écoulant en continu de haut en bas dans chacune d'elles, le dit catalyseur étant soutiré en continu de chaque zone de réaction- pour être envoyé dans la zone de réaction suivante, puis le catalyseur étant soutiré en continu de la dernière zone de réaction traversée par la charge et envoyé dans une zone d'accumulation à partir de laquelle le catalyseur est envoyé dans une zone de régénération à lit fixe, puis dans une zone de réduction, puis réintroduit progressivement dans la première zone de réaction traversée parla charge 6) Procédé selon la revendication 5,dans lequel le catalyseur renferme (a) un métal choisi parmi le platine, l'iridium et le rhodium, (b) du silicium et (c) du cuivre ou de l'argent. 7) Procédé selon la revendication i dans lequel la densité de remplissage tassé est telle que les vides, en volume, dans chacune des zones de réaction est de l'ordre ou inférieur à 7 %. 8) Procédé de reformage selon la revendication 7, pour l'obtention d'une essence drindiee d'octane clair supérieur ou égal à 102.