DISPOSITIF POUR DETECTER LE POINT DE COINCEMENT DES TIGES DANS UN SONDAGE L'invention se rapporte aux dispositifs utilisés dans les sondages, et, plus particulièrement, aux appareils pour détecter le point de coincement d'une colonne de tiges dans un sondage. Lorsqu'une colonne de tiges, comme par exemple un train de tiges de forage, est coincée dans un sondage, un pro- cédé classique pour déterminer la profondeur du point de coincement consiste à appliquer à la colonne en surface des torsions et des tractions, et à déterminer jusqu'à quelle profondeur se transmettent ces déformations. Pour détecter ces déformations, on utilise un appareil descendu dans la colonne à l'extrémité d'un câble et mis en place à des profondeurs succes- sives. Un appareil classique de détection de point de coin- cement, décrit par exemple dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique No. 3. 686.943 accordé à W.D. Smith, comprend un corps ayant une partie supérieure et une partie inférieure montées mobiles l'une par rapport à l'autre. Des organes d'an- crage supérieurs et inférieurs montés respectivement sur ces parties supérieure et inférieure immobilisent chacune des parties du corps en deux zones longitudinalement espacées de la colonne. Des moteurs électriques commandés par l'intermédiaire du câble servent à écarter et rapprocher du corps les organes d'ancrage. Des moyens de détection, montés entre les parties du corps, mesurent les mouvements relatifs entre ces parties lorsqu'on déforme élastiquement la colonne par des contraintes appliquées en surface. Un procédé d'ancrage perfectioné, décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique No. 4.104.911 (J.C. Lavigne et Y. Nicolas), consiste à ancrer tout d'abord la partie supérieure du corps. On ancre ensuite la partie inférieure, après avoir relâché la tension du câble. L'avantage de ce processus est de ne pas mettre en compression les parties mobiles du corps pour la mesure. Pendant cette mesure, il est nécessaire toutefois que les deux parties du corps soient longitudinalement en position contractée pour pouvoir s'éloigner l'une de l'autre lorsqu'on applique des tractions à la colonne de tiges. Dans ce but, l'appareil comprend générale- ment un organe élastique ou ressort qui applique une force de rappel aux parties du corps pour les solliciter l'une vers l'autre. L'inconvénient des appareils connus est que cette force de rappel s'oppose aux déplacements longitudinaux rela- tifs entre les deux parties du corps pendant la détection. Un premier objet de l'invention est de minimiser une telle force de rappel longitudinale pendant la mesure. Pour la détection des mouvements entre les parties du corps, il est intéressant d'utiliser un capteur décrit dans la demande de brevet français No. 80.09751 (inventeur P.Moulin), qui fournit deux signaux de sortie l'un indépendant des rota- tions et l'autre indépendant des déplacements longitudinaux entre les parties du corps. L'appareil comprend alors un système de remise à zéro pour placer les moyens de détection dans une position angulaire initiale avant la mesure. Une suite compliquée d'opérations est nécessaire pour commander cette remise à zéro. Dans d'autres appareils connus, le système de remise à zéro angulaire comprend un ressort, ou tout autre Do moyen élastique, dont le couple de rappel s'oppose aux rotations entre les deux parties du corps pendant la détection. Un deuxième objet de l'invention est de réaliser un système automatique de remise à zéro angulaire ne présentant pas de couple de rappel pendant la mesure. Enfin un système de remise à zéro usuel est généralement entraîné par un organe moteur qui lui est propre et commandé de façon distincte. Un autre objet de l'invention est un dispositif dont la remise à zéro s'effectue antomatiquement après ancrage de la partie inférieure du corps. Selon l'invention, un dispositif pour détecter le point de coincement des tiges dans un sondage, comprend un corps adapté à être suspendu à un câble et ayant deux parties montées mobiles l'une par rapport à l'autre longitudinalement et angulairement. Chaque partie peut être ancrée à l'intérieur des tiges par une commande de surface et des moyens détectent les mouvements relatifs longitudinaux et angulaires entre lesdites parties lorsqu'on déforme les tiges en leur appliquant en surface des contraintes de traction ou de torsion. Des moyens de rappel sont prévus pour appliquer aux parties du corps une force de rappel longitudinale qui les sollicite l'une vers l'autre. Des moyens de liaison déconnec- tables qui relient les moyens de rappel à une première desdites parties du corps sont découplés par des moyens de dégagement après ancrage des deux parties à l'intérieur des tiges afin de supprimer l'application de la force de rappel à la première partie pendant la mesure. Les moyens de liaison comprennent un manchon monté mobile entre une première position reliée longitudinalement à la première partie du corps et une deuxième position découplée longitudinalement de la première partie. Les moyens de rappel Sont disposés entre la deuxième partie et le manchon pour solliciter ce manchon vers la première position et appliquer alors la force de rappel à la première partie du corps. Des moyens moteurs, disposés dans la deuxième partie du corps, et commandés après ancrage des deux parties du corps déplacent le manchon vers la deuxième position pour découpler le manchon de la première partie. Le manchon est bloqué par rapport à la deuxième partie du corps dans la deuxième position et découplé angulai- rement de cette deuxième partie dans la première position. Les moyens de détection de mouvements angulaires sont disposés sur le manchon et la première partie du corps pour être sensibles aux mouvements angulaires entre ces deux organes. Des moyens de remise à zéro placent angulairement le manchon par rapport à la première partie du corps lorsque ce manchon est dans la première position de façon que les moyens de détection angulaires soient sensiblement au zéro. Un épaulement immobilise le manchon par rapport à la deuxième partie lorsque ce manchon est déplacé à la deuxième position par les moyens de dégagement. Les moyens de remise à zéro comprennent des rampes obliques pour placer le manchon en position de zéro sous l'action des moyens de rappel. Les moyens de détection de mouvements longitudinaux sont disposés sur ledit manchon et la première partie du corps pour détecter les mouvements longitudinaux d'extension entre cette première partie et le manchon. Les moyens moteurs sont adaptés à ancrer la partie inférieure du corps dans les tiges avant de déplacer le manchon vers la deuxième position. Ces moyens moteurs comprennent un boîtier monté mobile dans la deuxième partie du corps et, contenant des organes moteurs pour déplacer longitudinalement une tige d'actionnement dépas- sant dudit bottier. La tige d'actionnement est reliée aux or- ganes d'ancrage disposés sur la deuxième partie pour les écar- ter du corps et les ancrer à l'intérieur des tiges tandis que le bottier déplace le manchon vers la deuxième position. Les caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs mieux de la description qui va suivre donnée à titre d'exemple non limitatif en référence aux dessins annexés dans lesquels: - la figure 1 est une vue en cours d'opération, d'un dispositif selon l'invention pour détecter le point de coince- ment d'une colonne de tiges dans un sondage; - les figures 2A et 2B sont des coupes longitudinales de l'appareil de fond de la figure 1; - la figure 3 est une coupe transversale selon la ligne 3-3 de la figure 2B; et - la figure 4 est une coupe longitudinale similaire à celle de la figure 2B mais dans laquelle les organes internes sont en position de descente dans le sondage. En référence à la figure 1, un dispositif de détec- tion de point de coincement comprend un appareil de fond 10 sus- pendu dans une colonne de tiges 11 à l'extrémité d'un câble 12. Les tiges 11 disposées dans un sondage 13 sont coincées par les formations de terrain en un point 14 dont on désire déterminer la profondeur. Les tiges sont suspendues en surface d'une façon connue à une tour de forage (non représentée) équipée de mécanismes permettant d'appliquer à ces tiges des efforts de traction et de torsion. Le câble 12 comporte un ou plusieurs conducteurs électriques reliés à un appareillage de surface 15. Cet appareillage est adapté à envoyer vers l'appareil de fond un courant électrique d'alimentation et des signaux électriques de commande et à recevoir les signaux provenant de cet appareil pour les traiter, les afficher et les enregistrer. L'appareil de fond 10 comprend d'une façon générale une section électronique 20 formée par une enveloppe étanche contenant des circuits électroniques, et une section mécanique 21. A la partie inférieure de la section mécanique est fixé un support 22 adapté à recevoir un explosif comme par exemple plusieurs longueurs de cordeau détonant destinées à être mises à feu au niveau d'un joint sélectionné des tiges. Cette explo- sion a pour objet de dévisser l'ensemble des tiges situées au- dessus du joint sélectionné au cours d'une opération appelée "back off" par les spécialistes. La section mécanique 21 comprend un corps réalisé en deux parties 23 et 24 montées mobiles l'une par rapport à l'au- tre avec des déplacements limités longitudinalement et angulai- rement. Chaque partie est équipée de plusieurs bras d'ancrage tels que 25 pour la partie supérieure et 26 pour la partie in- férieure. Les bras d'ancrage sont articulés sur le corps et peuvent être écartés par une commande de surface pour venir s'ancrer à l'intérieur des tiges. La section mécanique est représentée plus en détail Do sur les figures 2A et 2B. L'enveloppe étanche 30 de la section électronique est fixée par une bague filetée 31 à la partie supérieure 23 du corps. Les liaisons électriques entre les sections électronique et mécanique sont assurées par des con- necteurs enfichables 32 qui traversent de façon étanche et iso- lée une tête 33 fixée dans la partie supérieure 23 du corps. A l'intérieur de la partie supérieure 23 du corps est réalisée une première chambre 35 en dessous de la tête 33. La chambre 35 est remplie d'un fluide hydraulique maintenu sensiblement à la pression du sondage comme on le verra par la suite. A la partie inférieure de la chambre 35 est réalisé un alésage 36 dans lequel est montée coulissante de façon étan- che une tige d'actionnement 37 équipée d'un joint torique 38. La partie 23 du corps porte des découpes 40 adaptées à recevoir trois bras d'ancrage 25 montés tournants autour de pivots 41. Sur chaque bras d'ancrage est monté tournant un pion 42 qui s'engage dans une rainure transversale de la tige d'actionne- ment 37 de façon qu'un mouvement longitudinal de cette tige fasse tourner les bras autour des pivots 41. La tige d'action- nement 37 traverse à sa partie inférieure un alésage longitudi- nal 43 réalisé dans la partie 23 du corps. Un joint torique 44, monté sur cette tige, assure l'étanchéité de cette traversée. La tige 37 pénètre ainsi dans une deuxième chambre 45 qui com- munique avec la première 35 par un passage longitudinal 46 réalisé dans l'axe de la tige 37. Dans la deuxième chambre 45, est placé un bottier 47 qui contient des organes moteurs pour déplacer longitudinale- ment la tige d'actionnement 37. A la partie inférieure du bottier 47 est fixé un ensemble 50 formé par un moteur à courant alternatif et un réducteur. L'arbre de sortie du réducteur est relié par un joint d'Oldham 51 à une butée à billes 52 puis à une vis à billes 53. L'élément écrou de la vis à billes 53 est fixé à l'extrémité inférieure élargie de la tige d'actionnement 37. Lorsqu'on alimente en courant le moteur , l'arbre de sortie du réducteur tourne, entraînant la vis à billes 53 laquelle déplace longitudinalement la tige d'action- nement 37. Le moteur peut être commandé depuis la surface pour tourner dans l'un ou l'autre sens de façon à ouvrir ou fermer les bras d'ancrage 25. La chambre 45 communique avec l'inté- rieur du boîtier par un passage 54, de façon que les espaces libres soient occupés par du fluide hydraulique qui baigne le moteur 50, la butée 52 et la vis à billes 53. Des passages sont prévus entre le bottier 47 et le corps pour permettre le câblage des conducteurs électriques depuis les connecteurs 32 jusqu'au bas de la chambre 45. A la partie inférieure de la chambre 45, le corps com- prend un tube axial 54 dont l'intérieur communique avec la cham- bre 45. A sa périphérie, le corps comporte de plus une paroi cylindrique 55 autour du tube 54 de façon à délimiter une cham- bre annulaire 56 dans laquelle coulisse un piston flottant 57, égalisateur de pression. Au-dessus du piston flottant 57, la chambre annulaire 56, remplie de fluide hydraulique, communique avec l'intérieur du tube 54 par un passage 60. La face inférieu- re du piston 57 est en contact avec les fluides du sondage par lo un passage 61. L'étanchéité entre le piston et le tube 54 est réalisée par un joint 62 et celle entre le piston et la paroi cylindrique 55 par un joint 63. La partie supérieure 23 du corps se prolonge vers le bas, en dessous de la chambre annulaire 56, par un mandrin 65 qui pénètre dans la partie inférieure 24 du corps. Un joint 66 assure l'étanchéité entre cette partie inférieure 24 et une extrémité annulaire 67 de la partie supérieure 23. La partie inférieure 24 du corps peut s'écarter et tourner par rapport à l'extrémité annulaire 67 au niveau de l'épaulement 59. Dans la partie inférieure 24 du corps et autour du mandrin 65, est monté mobile un manchon 70 entre une position haute (figure 2B) et une position basse (figure 4). Le mandrin 65 est percé d'un canal axial 68 qui met en communication par l'intérieur du tube 54 la chambre 45 avec une autre chambre 69 réalisée dans la par- tie inférieure du corps. Le canal 68 sert aussi de passage pour les conducteurs électriques. Une liaison déconnectable relie le manchon, en posi- tion basse, à la partie supérieure du corps. Au niveau de cette liaison, la figure 2B est une coupe selon la ligne 5-5 de 3o la figure 3. Sur le mandrin 65 sont fixés, par des vis 71, des ergots 72 diamétralement opposés ayant deux côtés parallèles à la direction longitudinale et un bord supérieur en forme de V renversé. Dans le manchon 70 sont découpées des fenêtres 73 opposées ayant des rampes obliques à leur partie supérieure. Les ergots 72 sont placés dans les fenêtres 73 dont les dimen- sions sont choisies pour permettre, en position haute du manchon, des mouvements limités longitudinalement et angulaire- ment, du mandrin 65 par rapport au manchon 70. Les bords supérieurs des ergots 78 et des fenêtres 73 forment des rampes qui immobilisent vers le bas le manchon 70 dans une première position correspondant angulairement au zéro des moyens de détection angulaires. Le manchon a une partie supérieure de diamètre plus faible autour de laquelle est placé un ressort hélicoïdal 74 monté en compression entre ce manchon et un épaulement 75 de la partie inférieure du corps. Lorsque les fenêtres viennent en appui sur le haut des ergots (figure 4), le manchon 70 est immobilisé en position basse par rapport au mandrin 65 et le ressort 74 applique aux deux parties du corps une force de rappel qui les sollicite l'une vers l'autre. Cette force de rappel est suffisante pour maintenir les deux parties du corps en position rétractée lorsque l'appareil est suspendu par le câble 12 lors de sa descente dans le sondage. Le mouvement vers le haut du manchon 70 est limité par l'épaulement 75 de la par- tie inférieure du corps contre lequel vient en butée l'extrémi- té supérieure du manchon. L'appareil comprend des moyens de détection des mouvements longitudinaux et angulaires entre le manchon et le mandrin. Ces moyens de détection, décrits en détail dans la demande de brevet français déjà citée No.80. 09751 du 30 avril 1980, comprennent deux transformateurs différentiels. Un pre- mier transformateur à bobines axiales comporte un primaire 80 fixé au mandrin et un secondaire formé de deux bobines 81 et 82 fixées au manchon. Ce premier transformateur détecte les mouve- ments longitudinaux entre les parties du corps tout en étant insensible aux mouvements angulaires. Un deuxième transforma- teur à bobines radiales comportant un primaire 83 fixé au mandrin et un secondaire formé de deux bobines 84 et 85 fixées au manchon, détecte les mouvements angulaires mais est insensi- ble aux mouvements longitudinaux entre les parties du corps. Au zéro des moyens de détection longitudinaux, le primaire 80 du premier transformateur est centré entre les deux bobines 81 et 82 du secondaire comme représenté sur la figure 2B. Au zéro des moyens de détection angulaires le primaire 83 du deuxième transformateur a son axe perpendiculaire à celui des bobines 84 et 85 du secondaire. Le manchon et le mandrin sont placés avant la mesure dans cette position initiale par l'interaction des er- gots 72 et des fenêtres 73. Un boîtier 86 contenant des organes moteurs est monté coulissant dans la partie inférieure 24 du corps en dessous du manchon 70. L'intérieur du boîtier communique avec la chambre 69 par un passage 88. Dans le boîtier 86 est fixé un ensemble 87 constitué par un moteur électrique à courant alternatif et 1O un réducteur. L'arbre de sortie 90 du réducteur, monté tournant dans le bottier par une butée à billes 91, est connecté à l'ar- bre fileté d'une vis à bille 92. L'organe écrou de la vis à bille 92 est fixé à une tige d'actionnement 93 qui sort du bottier 86 et traverse une cloison transversale 94 du corps fermant vers le bas la chambre 69 remplie de fluide hydrau- lique. L'étanchéité entre la tige d'actionnement 93 et la cloison transversale 94 est assurée par un joint 95. En dessous de la cloison transversale 94, le corps comporte des découpes 96 dans lesquelles sont disposés trois bras d'ancrage 26 arti- culés sur des pivots 97. En dessous des découpes 96, la tige d'actionnement 93 traverse un alésage 100 réalisé dans l'axe du corps pour déboucher dans une chambre 101. Un joint 102 assure l'étanchéité entre la tige 93 et le corps. Entre les joints 95 et 102, la tige d'actionnement a une section transversale trian- gulaire avec trois rainures transversales 103. Sur chaque bras d'ancrage 26 est monté tournant un pion 104 ayant une nervure en saillie qui s'engage dans l'une des rainures 103. L'ensemble moteur-réducteur peut être alimenté en courant électrique de façon à déplacer la tige d'actionnement 93, soit vers le bas, soit vers le haut, par rapport au bottier 86. Un canal longitudinal 105 découpé dans la tige d'actionne- ment 98 fait communiquer la chambre 69 avec la chambre 101. Un conducteur électrique placé dans le canal 105 est relié à un connecteur 106 monté de façon isolée et étanche au bas de la partie inférieure 24 du corps. Sur cette extrémité est fixée par des vis 107 la partie supérieure 108 du support 22 d'explo- sifs. Un détonateur électrique (non représenté) pour la mise à feu de cet explosif est relié au connecteur 106. Pour effectuer une mesure de point de coincement, on connecte tout d'abord l'appareil de fond 10 au câble 12 afin de le descendre dans les tiges 11. Les bras d'ancrage supérieurs et inférieurs 26 sont refermés et les différents organes contenus dans la partie inférieure du corps sont dans la posi- tion représentée sur la figure 4. En particulier, le boitier 86 est en butée basse contre la cloison transversale 94. La tige d'actionnement 93, en position haute dans le boitier 86, main- tient fermés les bras d'ancrage inférieurs 26. Le manchon 70, repoussé par le ressort 74, est en position basse, immobilisé par les ergots 72 sur lesquels vient en appui le haut des fe- nêtres 73. Le détecteur de mouvements angulaires formé par les bobines 83, 84 et 85 est ainsi placé dans sa position angulaire de zéro. Le ressort 74 applique aussi à la partie inférieure du corps une force de rappel ascendante qui maintient les deux parties 23 et 24 en position rétractée. On descend ensuite l'appareil 10 dans le sondage jusqu'à une première profondeur o l'on désire déterminer si les tiges sont libres. A cette profondeur, on alimente en courant le moteur 50 (figure 2A), de façon à écarter les bras d'ancrage supérieurs 25. Après ancrage de la partie supérieure du corps 23 et après avoir relâché la tension du câble 12, on alimente en courant le moteur 87. Les bras d'ancrage inférieurs s'écartent du corps jusqu'à venir en appui contre la paroi interne des tiges 11. Le bottier 86 remonte légèrement dans la partie inférieure du corps jusqu'à venir en appui sur le bas du manchon 70. A cet instant, la force latérale d'application des bras d'ancrage 26 est déterminée par la force longitudinale de rappel du ressort 24, transmise par le manchon 70 et le boitier 86 à la tige d'actionnement 93. Les bras d'ancrage 26 ayant atteint leur écartement maximal dans les tiges, arrêtent le dé- placement de la tige d'actionnement 93 par rapport à la partie inférieure 24 du corps. Lorsque le moteur continue à tourner, le bottier 86 se déplace vers le haut entraînant le manchon 70 qui comprime le ressort 74. Ce mouvement se poursuit jusqu'à ce que l'extré- mité supérieure du manchon 70 vienne en appui contre l'épaule- ment 75. Le manchon 70 est alors bloqué en position haute dans la partie inférieure 24 du corps. Au cours de ce mouvement les surfaces de contact obliques des fenêtres et des ergots s'éloi- gnent les unes des autres ce qui découple la liaison entre le manchon 70 et le mandrin 65. Par rapport au mandrin 65, le manchon 70, bloqué à cet instant dans la partie inférieure 24 du corps, est libre de se déplacer avec des mouvements limités angulairement vers la droite ou la gauche et longitudinalement en extension. Cette position haute du manchon, pour laquelle les moyens de détection angulaires et longitudinaux sont sensi- lO blement au zéro, est représentée sur la figure 2B. L'appareil est alors prêt à effectuer une mesure, c'est-à-dire à détecter des mouvements entre les parties du corps lorsqu'on applique aux tiges en surface des contraintes de traction ou de torsion. Après une telle mesure, on alimente en courant les moteurs 87 et 50 pour refermer les bras d'ancrage inférieurs et supérieurs. On peut alors déplacer l'appareil de fond au moyen du câble 12 pour effectuer d'autres mesures à différentes profondeurs. Pendant les déplacements de l'appareil dans le sonda- ge (figure 4) le manchon 70 est maintenu sur le mandrin 65 dans une position basse pour laquelle le détecteur de mouvements an- gulaires est sensiblement au zéro. Par contre, dans cette posi- tion du manchon, le détecteur de mouvements longitudinaux indi- que une élongation maximale. En effet, la bobine 80 est décalée vers le haut d'une, distance d par rapport au point milieu des bobines 81 et 82. Après ancrage des deux parties du corps, le manchon est amené, par rapport au mandrin, dans sa position haute qui, angulairement, n'est pas modifiée depuis la position basse précédente. Pour cette position, le détecteur de mouvements lon- gitudinaux est sensiblement au zéro. A partir de cette posi- tion, le manchon 70 solidaire de la partie inférieure du corps est découplé de la partie supérieure. Toute force de rappel tendant à s'opposer à des déplacements longitudinaux ou angu- laires entre les parties du corps est supprimée pendant la mesure. En outre, on peut suivre en surface l'indication fournie par le détecteur de mouvements longitudinaux lors de l'ancrage de l'appareil pour s'assurer de son bon fonction- nement. Lorsque ce détecteur indique que les deux parties du corps se sont rapprochées l'une de l'autre depuis une valeur d à une valeur sensiblement nulle, l'opérateur sait que le man- chon 70 s'est correctement déplacé dans la partie inférieure du corps de sa position basse à sa position haute. On dispose ainsi d'une information sur le bon fonctionnement du système au- tomatique de remise à zéro de l'appareil. Le dispositif qui vient d'être décrit peut évidemment faire l'objet de nombreuses variantes tout en restant dans le cadre de l'invention. En particulier, les moyens de détection peuvent être réalisés sous une forme différente du capteur élec- tromagnétique décrit ci-dessus. REVENDICATIONS 1. Dispositif pour détecter le point de coincement des tiges dans un sondage comprenant: - un corps adapté à être suspendu à un câble et ayant deux parties montées mobiles longitudinalement et angu- lairement l'une par rapport à l'autre, chaque partie étant adaptée à être ancrée indépendamment à l'intérieur des tiges par une commande de surface; - des moyens pour détecter les mouvements relatifs longitudinaux et angulaires entre lesdites parties lorsqu'on déforme les tiges en leur appliquant en surface des contraintes de traction ou de torsion; et - des moyens de rappel disposés dans le corps pour appliquer auxdites parties du corps une force de rappel lon- gitudinale qui les sollicite l'une vers l'autre; caractérisé en ce qu'il comprend de plus - des moyens de liaison déconnectables pour relier longitudinalement les moyens de rappel à une première desdites parties du corps; et - des moyens de dégagement disposés dans le corps, et commandés après ancrage des deux parties à l'intérieur des tiges, pour découpler les moyens de liaison de la première partie du corps, afin de supprimer l'application de la force de rappel à ladite première partie pendant la mesure des mouve- ments relatifs. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits moyens de liaison comprennent: - un manchon monté mobile entre une première posi- tion reliée longitudinalement à ladite première partie du corps et une deuxième position découplée longitudinalement de ladite première partie, lesdits moyens de rappel étant disposés entre la deuxième partie du corps et ledit manchon pour solliciter ledit manchon vers la première position et appliquer la force de rappel entre lesdites première et deuxième partie lorsque ledit manchon est dans la première position. 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que lesdits moyens de dégagement comprennent des moyens moteurs disposés dans la deuxième partie du corps et commandés après ancrage des deux parties du corps pour déplacer ledit manchon vers ladite deuxième position afin de découpler ledit manchon de ladite première partie. 4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que - ledit manchon est bloqué par rapport à ladite deu- xième partie dans la deuxième position et découplé angulaire- ment de ladite deuxième partie dans la première position; - les moyens de détection de mouvements angulaires sont disposés sur ledit manchon et ladite première partie du corps pour être sensibles aux mouvements angulaires entre le manchon et ladite première partie; et en ce qu'il comprend de plus: - des moyens de remise à zéro pour placer angulai- rement ledit manchon par rapport à la première partie dans une position de zéro desdits moyens de détection angulaires lorsque 2o ledit manchon est dans la première position. 5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que les moyens de remise à zéro comprennent des surfaces de contact entre le manchon et la première partie du corps, au moins l'une desdites surfaces de contact comportant des rampes obliques pour placer ledit manchon, sous l'action des moyens de rappel, dans ladite position de zéro angulaire par rapport à la première partie du corps. 6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'il comprend un épaulement disposé dans la deuxième 7co partie du corps pour que lesdits moyens de dégagement immobi- lisent ledit manchon dans ladite deuxième position contre ledit épaulement. 7. Dispositif selon l'une des revendications 5 à 6, caractérisé en ce que lesdits moyens de détection de mouvements angulaires comprennent un transformateur à bobines radiales ayant des enroulements primaires et secondaires fixés l'un à la première partie du corps et l'autre audit manchon. 8 Dispositif selon l'une des revendications 5 à 7, caractérisé en ce que lesdits moyens de détection de mouvements longitudinaux sont disposés sur ledit manchon et ladite pre- mière partie du corps pour être sensibles aux mouvements longi- tudinaux entre ladite première partie et ledit manchon et indiquer les déplacements du manchon provoqués par lesdits moyens de dégagement. 9. Dispositif selon la revendication 8, caractérisé en ce que lesdits moyens de détection des mouvements longitudi- naux comprennent un transformateur à bobines axiales ayant des enroulements primaire et secondaire fixés l'un à la première partie du corps et l'autre audit manchon. 10. Dispositif selon l'une des revendications 3 à 9, caractérisé en ce que lesdits moyens moteurs sont adaptés à ancrer la partie inférieure du corps dans les tiges avant de déplacer ledit manchon vers la deuxième position. 11. Dispositif selon la revendication 10, caractérisé en ce que lesdits moyens moteurs comprennent un boîtier monté mobile dans la deuxième partie du corps et contenant des orga- nes moteurs pour déplacer longitudinalement une tige d'actionne- ment dépassant dudit boîtier, ladite tige d'actionnement étant reliée à des organes d'ancrage articulés sur la deuxième partie pour les écarter du corps et les ancrer à l'intérieur des ti- ges, et le boîtier étant adapté à déplacer ledit manchon de la première à la deuxième position. - 12. Dispositif selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la première et la deuxième partie du corps sont respectivement les parties supérieure et inférieure du corps, lesdits moyens de dégagement étant commandés après ancrage de la partie inférieure du corps-.