L'invention concerne des leurres artificiels pour la pêche comprenant un hameçon et devant, mieux que celà n'a jusqu'à pré- sent été le cas, répondre aux exigenoes de la pratique, ceci en se comportant dans l'eau mieux que les leurres connus et en donnant après un usage prolongé des résultats aussi bons que lors de leur mise en service. Un premier groupe de leurres réalisés conformément à l'ln- vention se propose d'imiter des mouches, des mouches à saumon, des "streamers" etc. Pour la réalisation de tels leurres on-utilisait Jusqu'à présent des plumes naturelles, cheveux ou similaires, enroulés autour de la tige du hameçon, attachés ou autrement fixés à cette dernière par un moyen quelconque de fixation mécanique. Ces leurres devaient être retirés d'usage aprs un temps d'utilisation relativement court, soit parce que leur séjour dans l'eau rend les plumes inutilisables, soit parce que la liaison entre hameçon et "décoration" n'est pas détachable. Pour l'imitation d'arthropodes il est proposé, selon l'invention, d'employer des leurres artificiels qui se caractérisent par ce que le corps du leurre est constitué par une coque pourvue de perforatlons dans lesquelles on peut introduire des plumes, touffes, soies en pinceaux ou similaires réalisés en une matitre élastique et résistant à~l'eau. On peut également serrer ces éléments décoratifs dans ou sur ladite coque. La coque de corps de leurre peut être réalisée sous une forme rappelant une peste à aiguille ou un de ces objets qu'on place au fond des vases pour y maintenir les fleurs. Selon une autre forme d'exécutinn la coque de corps de leurre est constituée par un manchon et une âme, ou noyau, en forme, par exemple, de tronc de pyramide, les tiges des plumes ou des soies étant enserrées entre ces deux parties, éventuellement dans des rainures prévues à cet effet. Il est également possible de pourvoir le corps du hameçon lui-meme de canaux ou de chas à travers lesquels on introduira les tuyaux des plumes ou les tiges des soies ou pinceaux, on repliera les tuyaux ou tiges et on emmanchera par dessus le tout un manchon profilé. Les leurres d'un autre groupe sont, de plus, spécialement conçus pour protéger les hameçons, ce qui est particulièrement important lorsque l'on faLt passer la ligne à travers des eaux poussent des roseaux ou des algues. A cette fin on fixe sur la tête du leurre, par exemple par collage, vulcanisation ou autre mode de fixation mécanique, une sorte de manteau constitué par des éléments élestiques fins et longs. C'est dans ce manteau, à la traine derrière la tête, que se trouve le hameçon avec au tige. Ce ne sera que lorsque un polsson mordra que les pointes eorti- ront d'entre le manteau lamelliforme. Les lamelles peuvent etre réalisées en matière synthétique élastique, caoutchouc très souple ou encore en metal. La forme du manteau de leurre peut encore entre décrite comme ressemblant à une corbeille ouverte vers l'arrière. Les leurres d'un autre groupe sont formés par des coques de leurre pourvues d'éléments élastiques en forme de touffes de che veux et comportant une Qme creuse traversée par le courant d'eau. La coque de leurre est munie de canaux pour la diffusion de matière qui stimulent les poissons et les incitent à mordre, oomme des matières colorantes ou odorantes, des matières petlllantes provoquant une certaine turbulance etc. La coque creuse du leurre peut posséder une couche extérieure rapportée formant enveloppe et ce n'est qu'à cette dernière que seront lits les soles ou les touffes. Les corps de leurre peuvent, enfin, être constitués de pluleurs parties reliées entre elles par des articulations oscillantes dans le but d'obtenir un meilleur mouteuent du leurre dans liteau, l'une au moins des parties constituantes étant conformée creuse pour y loger les matières stimulantes précédemment citées. Quelques formes d'exécution de l'invention, données à titre d'exemple, seront à présent décrites plus en détail en faisant référence aux dessins annexes. La Fig. l est une vue d'une première forme d'éxéoution, La Fig. 2 est une coupe d'une deuxième forme d'éxécution. La Fig. 3 représente, partiellement en coupe, encore une autre forme d'éxécution. La Fig. 4 représente encore une autre forme d'éxécution. et Les Fig. 6, 7, 8 et 9 représentent chacune encore une autre forme d'exécutlon. Selon la Fig. 1 un corps de leurre 11 est solidement assemblé avec la hampe 10 du hameçon ; le corps 11 est pourvu de perfora tions 14 dans lesquelles sont piquées des plumes ou des soies 12 Vers leurs extrémités opposées au corps 11 les soies s'écartent en forme d'épis. Bien entendu toutes les perforations 14 peuvent simultanément être utilisées pour porter des soies 12 En vue d'une tenue encore meilleure les soies peuvent être pour vues, à leur extrémité avant, do petits crochets. Cependant les tiges des plumes ou des soies sont retenues dans les perforation: 14 essentiellement par friction. Un oeil 15, servant à l'amarrag de la ligne, est fixé à l'extrémité avant du corps 11. Les canau ou perforations 14 peuvent y autre formds. La Fig. 2 représente un leurre semblable, qui inate un er thropode et qui est constitué de deux parties. Le corps de leur est composé par une coque 22 et par un manchon extérieur 20 qui serre les touffes 21 sur la coque 22. Le manchon 20 est élastiq et se rétrécit vers sonX extrémité 23, de manière à lier en un faisceau compact les éléments élastiques en forme. de plumes. La coque 22 du leurre peut être pourvue de rainures pour faciliter l'insertion des tiges 21, lesquels divergent progressivement en épis 24. La coque 22 est rendue solidaire du hameçon 25, par er ple lors du moulage par injection. La Fig. 3 représente une forme d'éxécation dans laquelle le touffes élastiques de décorations ou.soies 33 sont inserrées dans le chas 31 forme dans la hampe du hamegon 34 et un manchon élastique ou corselet 32 est emmanché sur le chas 31 et la hampe 34a du hameçon. Les touffes décoratives dont il 9 été fait mention dans les formes d'exécution décrites jusqu'ici sont formées par des soies ayant la finesse du cheveu, résistantes à l'eçu et à déformation exclusivement élastique, c'est-à-dire qu'elles reprenment toujoure leur forme initiale. Ces sotes sont formées par un matériau élas- tique, de préférence en matière synthétique. Les Fig. 4 t 5 représentent une forme d'exécution de l'ln- vent ion selon laquelle un manteau de lamelles élastiques est fixé sur une pièce de tête, tandis que le hamegon, couvert et protégé dans ce manteau, est disposé à une certaine distance derrière la tAte du leurre. Les éléments lamelliformes de cette corbeille ou uanteau sont enserrés et liés à le haute de façon qu'ils repellent la forme d'un balai de neige. Cette tête est constituée par une pièce extérieure 46 emman- chée et retenue sur un noyau intérieur 47* Ce noyau est formé par du métal d'un fort poids spécifique, de façon qu'il soit plus lourd. La partie arrière du noyau 47 est renflée comme un moyeu, ainsi que celà est visible en 48, de façon à retenir la pièce ex térieure 46 en forme de bonnet t n'est sur cotte dernière que les éléments élastiques 49 sont fixés de façon indétaohable. La Fig. 6 représente une autre forme d'éxcution, semblable à celle dernièrement décrite, mais où le manteau 62 est renflé dans sa partie médiane et où les éléments élastiques en torse de lamelles ou de copeaux ont leurs extrémités dirigées vers l'exté- rieur au voisinage de la queue du leurre. Crâce à oet agencement les pointes du hameçon 61 sont, là encore, bien protégées et enfourbe, de façon à prévenir leur mocrochage aux pierres ou branches. Des ailerons en forme de peigne 63, disposés d peu prbs radialement; par rapport au corps de leurre 64 et légèrement recourbée vars l'avant, offrent une protection supplémentaire contre les mooro- chages des hameçons.Le leurre est, là emcore, en matière synthé tique, élastique, le hameçon avec se hampe; ses pointes 61 et l'oeil d'amarrage étant, de ton connue en métal. Les leurres du groupe suivant sont encore une autre variante d'exécution selon laquelle le leurre est creux et forum récipient pour des matières stimulentes, telles des matibres colorantes, odorantes ou génératrices de turbulence, ou bien desrsels t ces matières peuvent se présenter sous fores de cartouches, pêtélab@ve. On peut également employer des produits chimiques pétillants, /comme des pentilles à l'oxygène etc., efin d'andliorer $l'écoule ment turbulent. La fig. ? représente ainsi un leurre, du type à mouche ou "streamer", dont le corps 70 est conformé avec un espace oreux dans lequel on placs des matières stimulantes. Ces dernières sont entraanées par le courant à travers le canal 71 et la lèvre 72. Selon cette forme d'exécution le corps du leurre est pourvu d'une couche superficielle formant enveloppe 73 et c'est oelle-ol qui porte de façon indétachable les soles 74 et 75, qui ne se défor ment pas plastiquement mais seulement élestiquement et qui s'éten- est traverée par une persontion dans imquelle sont meinateurs la fil 76 du hameçon avec son oeil d'amarrage 78. Dans cette varlante le corps de base avec le tête sont constitués par du métal, l'enveloppe et les soies par de la matière synthétique élastique. Le hameçon est ddsigné par 79. La Fig. 8 représente une forme d'exécution d'un leurre en deux parties, à savoir une pie ce de tête 87 et une pièce de queue 88 qui comportent chacune un faisceau de soies 80 en forme de manteau. Les deux parties sont rellees de façon mobile, par exemple par des articulations oscillantes 89. fa ttte 87 et la queue 88 peuvent, selon les besoins, être réalisées en forme de souris, de poisson ou similaire. Le leurre porte près de sa gueule une palette de tête 81. Les leurres peuvent être creux pour reoevoir des matières stimulantes. Les hameçons 82 sont protégés contre l'accrochage par les touffes en matière synthétique de haute élasticité. Le corps de leurre suivant la Fig. 7 peut, par exemple, être réalisé au moulage par injection, les fins cheveux se formant lorsque l'on retire la pièce du moule. La réalisation a lieu de façon semblable à celle employée pour la fabrication en matière synthétique de brosses à cheveux bon marché pour hommes, qui sont bien connues. La Fig. 9, enfin représente un leurre en forme de pinceau qui se comporte dans le courant de manière -particulièrement douce. La hampe 91 du hameçon 92 est solidaire de l'oeil dtamarrage 93 et l'ensemble est porté par la tête 94 du leurre de façon détachable, par exemple au moyen d'une vis transvereale disposée à la hauteur des yeux. Le manteau 96, constitué par des soies fines, est là encore formé d'une pièce avec la tête, selon des procédés connus en sol, par exemple au moulage par injection. La tête 84 est oreuse pour pouvoir recevoir des metières stimulantes. Dans ce but la gueule 97 forme l'entrée du canal qui admet l'eau à parcourir le corps 95 du leurre et permet sinsi la Sortie de matière stiaulen. tes qui se dissolvent dans l'eau. Uns pratection partioulière dan tre les accrochages du hameçon est offerte par les es ailerons en n forme de pinceau, lesquels ont une élasticité quelque peu plus élevée et qui sont recourbés obliquement vers l'arrière en s'écar- tant de l'axe du leurre. Les matières synthétiques élastiques mentionnées peuvent, par exemple, être les suivantes Polyéthylène haute pression, notamment polychlorotrifluor- éthylène, polytetraflucréthylène, copolymère d'acetal, ou bien du polyéthylène basse pression, notamment de haut poids moleculaire, polypropylène isotactique, suspension de polychlorure de vinyle, émulsion de polychiorure de vinyle et polychlorure de vinyle haute résistance, La masse granuleuse peut être colorée à sec. R E V E N D r C A T I O N S 1/- Leurre artificiel pour la pêche comprenant au moine un hameçon, en particulier leurre imitant des arthropodes tels que des insectes, caractérisé par une coque de corps de leurre constituée pour recevoir des plumes, touffes, pinceaux de soies ou similaires formés en un matériau élastique et résistant à l'eau et aptes à être introduits dans des perforations prévues à cet effet sur ladite coque, ou bien à êtresserrés dans ou sur ladite coque. 2/- Leurre de puche selon la revendication 1, caractérisé en ce que les coques de corps de leurre sont pourvues de parures variées imitant des insectes ou des nymphes. 3/- Corps de leurre selon la revendication 1, caractérisé en ce que la coque de corps de leurre est constituée par un machon et par un noyau en forme de tronc de pyramide entre lesquels, et éventuellement dans des reinures prévues à cet effet, sont inser- rées les tiges des plusmes ou des soies. 4/- Leurre de puche belon la revendication 1, caractérisé en ce que la coque de corps de leurre est constituée par la hampe du hameçon, que ladite hampe est pourvue d'un ohas apte à recevoir les tiges des touffes ou pinceaux décoratifs et que lesdits hampes, chas et tiges sont recouvertt par un manchon élastique profilé emmanohé par dessus. 5/- Leurre artificiel de pêche comprenant au moins un hameçon, caractérisé en ce qu'à partir de la tête du leurre, en direction opposée à celle de son déplacemant dans l'eau, s'étend un manteau ou corbeille de fines lamelles élastiques ou d'éléments fléchissants selon le courant de l'eau. 6/- Leurre de pêche selon la revendication 5, caractérisé en ce que les éléments élastiques ou touffes de soies sont gerbés et liés en forme de balai de neige. 7/- Leurre de pêche selon la revendication 5, caractérisé en ce que les tins éléments élastiques sont réalisés sous forme de cheveux. 8/- Leurre de pêche selon la revendication 5, caractérisé en oc qu'un noyau métallique comprenant un moyeux est emmanché dans un élément de tête constitué par une douille forant chemise à laquelle sont liés les fins éléments et en ce que les éléments sail- lants, fortement inclinés vers l'extérieur par rapport à l'axe longitudinal du leurre, forment des ailerons en forme de peigne. 9/- Leurre de pêche, en particulier selon la revendication 5, caractérisé en ce que les éléments élastiques réalisés sous forme de touffes de cheveux, sont portés par dee-noyaut de coque de leurre traversés par le courant d'eau et que ladite coque comporte des canaux pour la diffusion de matières incitant les poissons à mordre, telles des matières colorantes, odorantes ou pétillentes-géné- oratrices de turbulences. 10/- Leurre de pêche selon la revendication 9, caractérisé en ce que sur la coque creuse du leurre est rapportée une couche formant enveloppe à laquelle seulement sont liées les soies ou pinceaux. 11/- Leurre de pêche selon la revendication g, caractérisé ce es que le corps de leurre est formé de plusieurs parties reliéus entre elles au moyen d'articulstions osoillentes et qu'au moons l'une de ces parties est creuse pour la réception de matières sti- mulantes. 12/- Eeurre de pêche selon l'une quelconçque précédentes caractérisé en ce que le corps de leurre est réalisé à partir d'une matière synthétique élastique sous forme granuleuse et colorée à sec.