Pour des raisons de facilités d'exécution et d'économie d'installation, la distribution de fluide chauffant aux surfaces d'émission se fait aujourd'hui de préférence en monotube Les surfaces de chauffe étant alors montées en série, la température d'alimentation varie pour chacune de celle-ci puisque, on répercute de proche en proche la chute de température dans la surface précédente. On ne peut interrompre la circulation du fluide chauffant dans l'une quelconque d'entre elles sans l'arrêter dans toutes les autres, I1 reste deux procédés permettant un réglage individuel a) - prévoir un robinet à 3 voies qui autorisera le débit à travers la surface de chauffe, ou, au contraire, en dehors de celle-ci, procédé qui stoppe la circulation à travers le radiateur et exige une canalisation de décharge encombrante et inesthétique. b) - surmonter la surface de chauffe d'un cache qui sera pourvu d'un volet d'air réglable, admettant le passage de l'air chaud ou non. Ce procédé, inapplicable du reste aux radiateurs de grande hauteur, est réservé aux convecteurs, mais oblige à la confection d'une tôlerie d'un prix élevé et qui demeure fragile aux chocs. Considérons maintenant d'après la figure 1 un radiateur de modèle courant 1, à la partie supérieure se trouve fixé un tube horizontal 2 par tout moyen approprié, brasure, soudure ou emmanchement à force Ce tube, de préférence en cuivre, est percé de lumières telles que 3. Un autre tube 4, concentrique au tube 2 et d'un diamètre légèrement supérieur, également en cuivre de préférence, recouvre le tube 2 et se prolonge jusqu'à l'extrémité opposée du radiateur. Ce tube 4 présente également des lumières telles que 5, il en présente aussi en 6 dans sa partie terminale. Par l'intermédiaire de la tige 8, le tube 4, solidaire d'un volant 7 peut tourner autour de son axe sous l'action du volant. Cette rotati on est obtenue par une partie filetée de la tige 8 dans le manchon 10, l'écrou 11 au moyen de la gamiture 12 assure l'étanchéité. Ceci exposé, si l'on amène par la rotation appropriée de la tige 8 les lumières 5 du Tube 4 en concordance avec les lumières 3 du tube 2, on conçoit que l'eau de circulation qui alimente le radiateur en A à l'entrée, s'échappe par les lumières 3 et 5 et se répand dans le radiateur à la manière ordinaire et s'écoule en B dans la canalisation par l'intermédiaire d'un autre tube 13, celui-ci fixe mais également percé de lumières, telles que 14. A ce moment, le radiateur 1 fonctionne avec le plein débit d'eau chaude dans les conditions normales. Mais si l'on fait tourner le tube 4, au moyen du volant 7, de 90" par exemple, les lumières 3 et 5 étant en opposition, la quasi totalité du débit d'eau traverse alors le tube 4 et s'échappe en 6 dans la ou les demières sections du radiateur. A ce moment, il n'y a plus qu'une surface de chauffe minime, à savoir, la surface latérale du tube 4 qui intervient dans le chauffage intérieur du radiateur. Celui-ci ne foumit plus qu'une émission très réduite, bien que le débit reste inaltéré. Si, au contraire, on désire revenir à une émission importante, il suffit de faire tourner le tube 4 dans l'autre sens et les lumières 3 et 5 venant progressivement en concordance, on retrouve l'émission maxima, les lumières 6 n'intervenant pratiquement plus, en raison de la perte de charge prépondérante qu'elles présentent par rapport aux lumières 3 et 5. On réalise donc ainsi un réglage très simple de l'émission de chaleur, tout en laissant un débit constant à travers la surface de chauffe. I1 va de soi que le procédé qui vient d'être décrit n'est nullement limitatif de l'invention et que l'on pourrait imaginer de procéder au réglage par l'intermédiaire de robinets ordinaires, ou à pointeau, l'essentiel de l'invention étant de modifier la circulation à l'intérieur de la surface de chauffe au moyen d'un dispositif interne sans incidence sur le débit total. Les avantages d'un tel dispositif sont les suivants - la surface de chauffe, même en émission ralentie, reste en cir culation par thermosiphon, puisque la seule zône restant chaude est la partie supérieure, au milieu d'un ensemble qui se refroidit, sur des radiateurs de faible hauteur, 25 ou 30 cm, assimilables à des convecteurs, il importe peu, du reste, que la zone chaude soit à la partie supérieure ou inférieure. - Pour des radiateurs de hauteur notable, il est évidemment pré férable que la zone chaude soit à la partie inférieure, le ther mosiphon étant évidemment plus actif, ce qui d'ailleurs peut parfaitement se concevoir avec le procédé, les tubes 3 et 5 pouvant être installés sans aucun inconvénient à la partie basse. Mais la circulation n'étant pas annulée comme celà serait le cas avec le robinet d'arrêt et la canalisation de décharge, la rapidité de la mise en régime ou de la remise en régime est assurée, on conserve une émission au caractère modulant, très souple et rapide. - conséquence immédiate aussi, la protection antigel reste donc assurée puisqu'il subsiste toujours un réchauffage intérieur. - l'irrigation, au moyen des lumières 3 et 5, provoque une turbu lence à l'intérieur du radiateur et l'air ne peut s'accumuler en partie haute, comme dans les surfaces de chauffe classiques. On peut supprimer les purgeurs devenus inutiles. L'écoulement de l'eau à travers le radiateur se fait en la partie centrale, par l'intermédiaire des lumières 3, 5 et 14 et non en diagonale comme dans la distribution ordinaire. I1 y a donc un gain d'émission certain au m2. De plus, la position de la tubulure de retour peut se faire ici indifféremment par rapport à celle de départ, en opposition ou du même côté L'appareil conserve une allure esthétique certaine, avec une tubulure aller et une tubulure de retour. On peut, de plus, envisager par un étalonnement judicieux des lumières, d'alimenter des surfaces de chauffe d'une longueur très supérieure à ce que la technique courante pouvait admettre précédemment, les tubes 2 et 4 étant en dilatation libre. I1 n'y a aucun problème de ce fait à redouter. REVENDICATIONS 10) - Radiateur ou convecteur dans lequel un élément interne permet une irrigation variable de la surface de chauffe tout en maintenant le débit total inchangé. 20) - Radiateur ou convecteur selon 1 dans lequel l'élément interne est composé d'un tube intérieur qui est parcouru ou non par le débit du fluide chauffant. 30) - Radiateur ou convecteur selon 1 et 2 dans lequel le tube intérieur est disposé dans un autre tube concentrique, les deux tubes pouvant par rotation modifier le débit entre la surface de chauffe et les tubes intérieurs. 40) - Radiateur ou convecteur selon 3 et 4 dans lequel un autre tube intérieur recueille le débit qui s'écoule à travers les deux précédents.