La présente invention se rapporte à un dispositif pour produire de l'ozone comportant deux électrodes dispo- sées à une certaine distance l'une de l'autre et présentant des conducteurs d'alimentation pour le raccordement à une source de tension à amplitude variable et, disposée entre ces électrodes, au moins une paroi de séparation isolante électri- quement, de préférence en verre et qui délimite par l'une de ses surfaces une chambre d'ozonisation qui communique avec une entrée pour un fluide contenant de l'oxygène, notamment de l'air, et avec une sortie pour le fluide enrichi en ozone. L'invention concerne également un procédé pour la production de l'ozone au moyen d'un dispositif de ce type. On obtient, de façon générale, de l'ozone en faisant agir les atomes d'oxygène sur les molécules d'oxygène. La fission d'une molécule d'oxygène peut être obtenue, par exem- ple, à l'aide d'une énergie électrique, chimique ou thermi- que. La présente invention concerne surtout la fission d'oxy- gène au moyen d'une énergie électrique, la tension appliquée aux deux électrodes (électrode et contre-électrode) présen- tant une amplitude qui varie dans le temps, par exemple, une tension alternative ou une tension continue pulsée. Les dispositifs connus du type défini ci-dessus sont basés le plus souvent sur "l'ozonisateur de Siemens" qui est constitué essentiellement par deux tubes en verre disposés 23 coaxialement l'un à l'intérieur de l'autre et qui délimitent entre eux une chambre d'ozonisation tubulaire. De l'eau est en contact avec au moins un côté opposé à la chambre d'ozoni- sation d'une paroi de séparation. Des dispositifs de ce type ainsi que des dispositifs analogues et améliorés entre temps sont utilisés dans des ins- tallations importantes qui sont destinées au traitement d'eaux de consommation, à la purification et à la stérilisation des eaux de piscines, à la production de comburants pour des car- burants de fusées et à d'autres procédés et traitements. Ce- pendant, le rendement de ces dispositifs connus n'est pas sa- tisfaisant parce qu'il est inférieur à 50 % du rendement théorique même lorsqu'il s'agit d'installatïions perfectionnées lorsqu'on se base sur une consommation en énergie, théorique- ment possible, d'environ 2,4 Wh par gramme d'ozone, Le rende- ment de ces dispositifs connus est d'environ 25 %. La plus grande partie de l'énergie appliquée est alors transformée en chaleur qui doit être dissipée par de l'eau de refroidisse- ment. Une augmentation de la température du fluide contenant de l'oxygène et pénétrant dans la chambre d'ozonisation par l'entrée, à des valeurs dépassant 380C à la sortie, doit être empêchée du fait que la tendance à la décomposition de l'ozone 1o augmente lors d'une élévation de la température. Les tensions d'amorçage et de service des dispositifs connus présentent des valeurs relativement élevées qui sont fréquemment supérieures à 20 kV afin d'obtenir un rendement maximum. Ces tensions élevées d'amorçage et de service créent des problèmes d'isolation qui sont encore augmentés par la pré- sence de l'eau de refroidissement et de la vapeur d'eau. Un autre inconvénient réside dans la formation d'oxydes nitriques qui se produit-, comme cela est connu, lors de tensions de ser- vice supérieures à 15 kV et qui est gênante notamment lors du traitement d'eau au moyen d'ozone du fait que de l'acide azoteux et de l'acide azotique peuvent se former ultérieure- ment lorsque l'ozone est introduit dans l'eau ensemble avec les oxydes nitriques formés de façon indésirable. De ce fait on se trouve confronté à des problèmes de corrosion. Le rendement de la production d'ozone des disposi- tifs connus est, de plus, faible par rapport à la surface ce qui oblige à prévoir des dispositifs relativement importants qui augmentent le prix de fabrication et les frais d'exploi- tation. Il est déjà connu d'alimenter un ozonisateur de Sie- mens sous une tension à amplitude variable, notamment sous une tension pulsée au lieu d'utiliser, de façon habituelle, une tension alternative. Il a été alors constaté que le ren- dement de la production d'ozone augmente en raison du plus grand nombre d'excitations électriques par unité de temps. Le nombre plus élevé a alors pour effet d'augmenter la possi- bilité de formation d'ozone ou de prolonger le temps pendant lequel les molécules d'oxygène dissociées conservent leur état atomique. Cependant l'utilisation de tensions dont les fré- quences se situent dans la gamme des basses fréquences créent des pertes électriques élevées dans des dispositifs connus, notamment à l'intérieur du dispositif de production d'ozone proprement dit de façon que de plus grandes fréquences de la tension appliquée aux électrodes n'apportent aucune amélio- ration. Pour ces raisons les appareils d'ozonisation alimen- tés en tension alternative ou en tension continue pulsée n'ont pas pu s'imposer. La présente invention a pour objet de remédier aux inconvénients des dispositifs de production d'ozone du type défini ci-dessus ainsi qu'aux inconvénients des procédés con- nus, en créant un dispositif qui présente un meilleur rende- ment, peut fonctionner correctement avec des tensions d'amor- çage et de service suffisamment faibles mais sûres et qui peut être réalisé sous une forme compacte tout en étant fiable même en service continu. L'invention a également pour objet un procédé pour faire fonctionner un dispositif de ce type. Les problèmes exposés ci-dessus sont résolus con- formément à l'invention par un dispositif de production d'o- zone qui est caractérisé en ce que sur l'autre côté de la pa- roi de séparation est réalisée une chambre à effluve électri- que à l'intérieur de laquelle se trouve l'électrode associée et qui est remplie d'un gaz pouvant être ionisé au moyen d'un champ électrique créé par la tension appliquée. Les problèmes ci-dessus sont également résolus par un procédé de production d'ozone qui est caractérisé en ce qu'on utilise entre l'électrode et la contre-électrode une tension pulsée dont la fréquence des impulsions est située dans la gamme des kilohertz et est comprise de préférence en- tre 10 et 60 kHz. Un signal binaire est particulièrement avantageux c'està-dire des impulsions uni-polaires de forme rectangulaire et présentant la pente la plus raide possible. Le dispositif suivant l'invention se distingue par une très faible capacité entre les deux électrodes et ceci aussi bien lors d'une mesure de la tension continue qu'au cours du fonctionnement prévu sous une tension de fréquence plus élevée. La plus faible capacité résulte, comme le prou- ve le calcul, d'un intervalle relativement grand et d'une dis- tance relativement importante entre les deux électrodes. Cet- te faible capacité constitue un grand avantage de l'inven- tion et fait que les pertes électriques restent faibles même pour des fréquences plus élevées. Lors du fonctionnement du dispositif suivant l'in- vention il se produit à l'intérieur de la chambre à effluve électrique une décharge dans le gaz et celui-ci se trouvant sous dépression prend l'état d'un plasma. Pour cette raison on peut également dire que le dispositif suivant l'invention comporte au moins une électrode qui est réalisée sous la for- me d'une électrode à plasma. Le dispositif suivant l'invention se distingue par un rendement inhabituellement élevé ce qui est surprenant lorsqu'on tient compte des études et perfectionnements nom- breux effectués dans le domaine des dispositifs d'ozonisation du fait que les rendements obtenus à ce jour ont été considé- rés comme étant un seuil infranchissable. Les différents pro- cessus physiques se déroulant à l'intérieur de la chambre à effluve électrique et au niveau de la paroi dielectrique de séparation adjacente ne peuvent pas encore être expliqués en détail. On suppose que le rendement élevé de façon surpre- nante du dispositif suivant l'invention et qui apparait no- tamment lors de tensions de service situées dans la gamme des kilohertz s'expliquent par un phénomène de résonance à l'in- térieur du plasma et éventuellement également dans l'oxygène. Il est en outre possible que des déphasages entre la tension d'excitation et la tension effectivement présente dans la chambre d'ozonisation jouent un rôle décisif. De cette façon on-pourrait également expliquer la plus faible consommation d'énergie pour une quantité égale d'ozone produite par compa- raison aux dispositifs connus par l'état de la technique an- térieur. Dans quelle mesure des oscillations des molécules à l'intérieur de l'oxygène et le cas échéant à l'intérieur du plasma interviennent dans le résultat obtenu n'est pas en- core éclaircie. La production de chaleur nettement plus faible du dispositif suivant l'invention constitue un grand avantage et ceci notamment du fait que le dégagement de chaleur au ni- veau des électrodes est nettement inférieur à celui se pro- duisant dans des dispositifs connus. En conséquence, on peut supprimer les dispositifs de refroidissement dans de petites installations. Le problème du choix de la matière utilisée pour les électrodes est, en outre, moins important du fait que les électrodes ne viennent pas en contact avec le fluide à ozoniser ce qui est notamment le cas pour l'une des électrodes. Cette électrode est ainsi protégée de tout contact et de toute oxydation. La réalisation et l'entretien du dispositif suivant l'invention sont très simples et peu onéreux. Le dispositif présente un faible poids et convient aussi bien à la réalisa- tion de très petits appareils (ozonisateur ménager) qu'à des installations industrielles. La réalisation et l'entretien faciles sont favorisés du fait que la chambre à effluve élec- trique ne consomme pratiquement pas de gaz ce qui permet de le fermer hermétiquement. Le dispositif suivant l'invention est réalisé de préférence en utilisant des tubes permettant de créer de fa- çon simple et avantageuse une chambre à décharge présentant une dépression et fermée en permanence ou munie d'une vanne de réglage de la dépression. Cette forme de réalisation per- met d'utiliser une paroi de séparation dont l'épaisseur est très faible ce qui augmente encore le rendement. L'électrode se trouvant à l'intérieur de la chambre à effluve électrique -appelée ci-après "électrode" tandis que l'autre électrode est appelée "contre-électrode"- présente seulement une gran- deur telle que la décharge dans le gaz puisse être maintenue de façon sûre; des électrodes en forme de grille ont fait leur preuve. Le conducteur d'alimentation de l'électrode traverse la paroi de séparation à un endroit éloigné de l'électrode. Dans une forme de réalisation préférée dans laquelle la paroi de séparation est un tube en verre, le conducteur d'alimenta- tion arrive dans la chambre à effluve électrique fermée en traversant l'une des surfaces cylindriques de cette dernière. La contre-électrode se trouve à une faible distance de la pa- roi extérieure de ce tube délimitant la chambre à effluve électrique o elle est disposée directement sur la paroi ex- térieure du tube ou, le cas échéant, sur une couche isolante prévue sur ce tube. Dans ce dernier cas l'électrode présente forcément des passages, elle est réalisée sous forme de gril- le, sous une forme hélicoïdale, sous forme d'une tôle perfo- rée ou sous une forme analogue. Inversement l'espace intérieur cylindrique de la paroi de séparation tubulaire peut également former la cham- bre d'ozonisation. Dans ce cas la chambre à effluve électri- que se trouve à l'extérieur de la paroi de séparation tubu- laire de préférence dans une chambre annulaire ou tubulaire. Lors de cette forme de réalisation, une chambre d'ozonisation peut également être contigue à la paroi extérieure de cette chambre tubulaire. Dans ce cas il faut prévoir deux contre- électrodes, à savoir une pour la chambre d'ozonisation à l'in- térieur de la chambre tubulaire à effluve électrique et une autre pour la chambre d'ozonisation à l'extérieur de la cham- bre tubulaire. Les deux contre-électrodes peuvent être bran- chées en parallèle mais il est avantageux d'alimenter l'une des contreélectrodes uniquement en impulsions positives et l'autre uniquement en impulsions négatives. Il est important et indispensable pour le fonction- nement correct du dispositif suivant l'invention que la ten- sion d'alimentation présente une fréquence relativement éle- vée. Des fréquences comprises entre 30 et 40 kHz sont par- ticulièrement avantageuses. On préfère des tensions à trains d'impulsions dont les différentes impulsions présentent une forme rectangulaire parce que ces tensions assurent un meil- leur rendement, cependant on peut également utiliser des ten- sions alternatives et des tensions alternatives redressées. Diverses autres caractéristiques de l'invention res- sortent d'ailleurs de la description détaillée qui suit. Des formes de réalisation de l'objet de l'inven- tion sont représentées, à titre d'exemples non limitatifs, aux dessins annexés. La fig. 1 est une perspective partiellement en coupe d'une première forme de réalisation du dispositif sui- vant l'invention. La fig. 2 est une coupe longitudinale d'une deu- xième forme de réalisation. La fig. 3 est une perspective partiellement en coupe d'un dispositif comportant deux chambres à effluve électrique. La fig. 4 est une perspective partiellement en coupe d'un dispositif dont la contre-électrode est disposée sur la paroi de séparation. La fig. 5 est une perspective partiellement en coupe d'une forme de réalisation présentant une chambre à effluve électrique annulaire. La fig. 6 montre sous forme de diagramme l'allure dans le temps de la tension alimentant les électrodes. La fig. 1 montre le principe de réalisation du dispositif suivant l'invention. Une électrode 21 en forme de plaque reliée à l'un des pôles 23 d'une source de ten- sion par l'intermédiaire d'un conducteur d'alimentation 22, est disposée à l'intérieur d'une chambre à effluve électrique qui est fermée hermétiquement, La chambre à effluve élec- trique 20 est délimitée par rapport à l'extérieur par une paroi de séparation formée par un tube en verre 24. L'épais- seur de paroi du verre est inférieure à 1 mm. Le tube 24 est fermé, de façon étanche, en haut et en bas et le conduc- teur d'alimentation 22 de l'électrode 21 pénètre dans la chambre 20 en passant par un col 25 à l'intérieur duquel il est fixé par fusion. L'unité ainsi réalisée est entourée par une contre- électrode 26 également formée par un tube et qui délimite par sa paroi intérieure et avec la paroi extérieure du tube 24 un espace tubulaire qui constitue la chambre d'ozonisa- tion 27. La contre-électrode tubulaire 26 est reliée par l'intermédiaire d'un conducteur d'alimentation 28 au deu- xième pôle 29 de la source de tension. L'intervalle entre la paroi intérieure de la contre- électrode 26 et la paroi extérieure du tube 24 est infé- rieur à 1 mm et dans l'exemple de réalisation représenté cet intervalle est de 0,3 mm. Un fluide à ozoniser, dans l'exemple de l'air, pénètre par le bas et par l'entrée 30 dans la chambre d'ozonisation 27 et quitte cette dernière par le haut sous forme d'un mélange enrichi en ozone en pas- sant par la sortie 31. Dans la forme de réalisation suivant la fig. 1, il s'agit d'un petit appareil générateur d'ozone dans lequel le faible échauffement de l'air entre l'entrée 30 et la sortie 31 créant un effet de cheminée, est suffisant pour obtenir une circulation d'air appropriée à travers la chambre d'ozonisation 27. La contre-électrode 26 peut éga- lement être réalisée par une grille cintrée sous forme de tu- be. Cette contre-électrode 26 est mise à la masse afin de protéger le dispositif. La forme de réalisation suivant la fig. 2 est des- tinée à des installations plus importantes et, en conséquence, sa longueur et ses autres dimensions géométriques sont choi- sies en fonction de son utilisation. Ce dispositif corres- pond dans son principe de réalisation à l'exemple de réalisa- tion suivant la fig. 1. Cependant par différence à la forme de réalisation suivant la fig. 1, le dispositif de la fig. 2 est entièrement en tubes de verre. A l'intérieur du tube 24, relativement long et qui en formant la paroi de séparation est fermé hermé- tiquement en haut et en bas, se trouve une électrode cylindri- que 21 réalisée en une grille métallique et qui s'étend pra- tiquement sur toute la longueur du tube 24. Le tube 24 est entouré par un tube extérieur 32 dont le diamètre intérieur n'est que faiblement supérieur au diamètre extérieur du tube 24. De ce fait l'espace intérieur de la chambre d'ozonisa- tion 27 est également très réduit ce qui permet d'obtenir un enrichissement élevé en ozone de l'air. L'air arrive,en pas- sant par l'entrée 30 réalisée sous forme de conduit d'admis- siont dans la chambre d'ozonisation 27 et quitte cette der- nière par le haut en sortant par l'ouverture 31 réalisée également sous forme de conduit tubulaire. Une vanne à vide 33 permet de contrôler et maintenir la dépression qui règne à l'intérieur de la chambre à effluve électrique et qui est de plusieurs centaines de Pascal. La vanne 33 permet égale- ment de réduire ou de compléter la quantité de gaz afin de pouvoir obtenir les meilleurs paramètres pour chaque cas. Lors du fonctionnement la pression du gaz est réglée de fa- çon à obtenir un rendement optimum pour les conditions de ser- vice prédéterminées. Afin d'obtenir ce résultat, il est im- portant que la décharge luminescente soit stable. La contre-électrode 26 est réalisée de façon ana- logue à l'électrode 21 à partir d'une grille métallique cintrée pour former un cylindre qui s'applique étroitement contre la paroi intérieure du tube extérieur 32. Dans une autre forme de réalisation la contre-électrode peut s'appli- quer également contre la paroi extérieure du tube 24 ou être placée entre les deux tubes 24 et 32. En raison de l'utilisation d'une grille pour réali- ser les électrodes 21, 26 la capacité du dispositif est fai- ble et, en conséquence, les pertes électriques sont également faibles. La fig. 3 montre une forme de réalisation dans la- quelle la contre-électrode tubulaire 26 délimitant, dans l'exemple de réalisation ci-dessus par sa paroi une chambre à effluve électrique intérieure 20, est entourée par une deu- xième chambre à effluve électrique annulaire extérieure 34. Entre les deux électrodes 21, 26, se trouve à côté de la pre- mière paroi réalisée sous forme de tube 24 une autre paroi de séparation 35 qui est également constituée par un tube entourant concentriquement le premier tube 24. La deuxième chambre à effluve électrique 34 est fermée de façon étanche à l'air par un tube extérieur 32. Dans cet exemple de réalisation la chambre d'ozoni- sation 27 se trouve entre les deux parois de séparation 24, , les deux électrodes 21, 26 étant réalisées en tant qu'é- lectrodes à plasma. De ce fait la capacité entre ces deux électrodes 21, 26 est particulièrement faible même pour des fréquences plus élevées de façon que les pertes électriques restent également peu élevées. Les deux électrodes 21, 26 sont de plus cQmplètement enfermées en vue de les protéger de tout contact et contre toute oxydation. En conséquence le dispositif suivant la fig. 3 peut également atre utilisé pour des fluides corrosifs contenant de l'ozone. Dans une forme de réalisation modifiée par rapport C celle suivant la fig. 3, une contre-électrode cylindrique réalisée par exemple de façon analogue à celle de la fig. 2, est disposée concentriquement par rapport aux tubes 24, 32, à l'intérieur de la chambre d'ozonisation 27 et de ce fait entre les tubes 24 et 32. Les deux électrodes disposées dans les chambres à effluvç électrique 20 et 34 coopèrent avec cette contre- électrode en étant éventuellement en phase lorsqu'elles sont reliées l'une à l'autre ou elles sont en opposition de phase, solution qui est préférée. L'exemple de réalisation représenté à la fig. 4 com- porte une contre-électrode 26 qui est disposée directement sur l'enveloppe extérieure du tube 24 servant de paroi de séparation. Cette contre-électrode 26 est formée par une grille permettant au champ électrique de se propager vers l'ex- térieur. Des électrodes de ce type sont réalisées par exem- ple par évaporation ou par dépôt sur l'enveloppe extérieure du tube 24. Dans une autre forme de réalisation une couche isolante également perméable et présentant une forme corres- pondant à celle de la contre-électrode 26, est tout d'abord appliquée sur la paroi extérieure du tube 24 et la contre- électrode 26 proprement dite est ensuite rapportée sur cette couche. Ces formes de réalisation de la contre-électrode 26 permettent d'obtenir une augmentation supplémentaire du ren- dement de l'ensemble du dispositif. * Dans l'exemple de réalisation suivant la fig. 5, la chambre à effluve électrique 20 est réalisée sous forme d'une chambre annulaire. De part et d'autre de cette chambre annu- laire se trouve la chambre d'ozonisation 27 qui est traver- sée par le fluide dans le sens des flèches 36. L'air pénètre par l'entrée 30 réalisée sous forme d'un manchon tubulaire qui est disposé tangentiellement à la paroi extérieure sous un très petit angle aigu par rapport à l'axe longitudinal du dispositif. De ce fait on crée un courant de forme hélicol- il dale augmentant le temps de séjour de l'air à enrichir en ozo- ne de sorte que la densité de l'ozone soit relativement éle- vée au niveau de la sortie 31. Lors de présence importante de poussière dans l'air admis par l'entrée 30 une conforma- tion appropriée des parois de l'ozonisateur suivant la fig. 5 permet de créer un effet de séparation analogue à celui obte- nu dans un séparateur à cyclone. Le dispositif suivant la fig. 5 est réalisé en ma- jeure partie en métal, notamment les deux contre-électrodes 26 sont constituées par deux tubes métalliques 37, 38. Le conduit tubulaire formant l'entrée 30 et débouchant tangen- tiellement est relié à la partie basse du tube métallique ex- térieur 37. Le tube métallique intérieur 38 est relié à l'extrémité opposée du tube métallique 37 à un couvercle 39 qui obture le tube 37. Le conducteur d'alimentation 22 de l'électrode qui traverse, en étant isolé, un trou de pas- sage 40 prévu dans le couvercle 39, est guidé au centre du tube métallique intérieur 38. La sortie 31 formée par un manchon tubulaire est reliée à un couvercle annulaire inférieur (non visible à la fig. 5) du tube métallique 37 et fait saillie à l'intérieur de ce dernier. L'élément à.effluve électrique réalisé en ver- re et délimité par deux tubes 24 qui sont reliés aux extré- mités et entourent une électrode en forme de grille 21, est placé et fixé sur l'extrémité supérieure libre du conduit de sortie 31. La fig. 6 illustre, sous forme de diagramme, l'allu- re dans le temps de la tension présente aux électrodes 21, 26. Les dispositifs suivant l'invention exigent une tension d'alimentation à changement de fréquence relativement élevée et dont l'allure préférée est représentée à la fig. 6 o cette tension est constituée par des impulsions de forme rectangu- laire étroite (signaux binaires) qui se suivent à des inter- valles réguliers ou irréguliers. Une tension unipolaire comme celle de la fig. 6 est particulièrement avantageuse parce qu'elle peut être créée facilement. A cet effet on peut citer le procédé connu par la demande de brevet DE 2 942 506. La hauteur ou le sommet des impulsions est inférieure à 6 kV ce qui montre de nouveau l'avantage de l'invention qui réside dans la faible tension d'amorçage et de service (environ cinq fois inférieure à l'état de la technique connu). La chambre à effluve électrique 20 est avantageu- sement remplie d'un gaz atomique de préférence d'un gaz noble par exemple du néon. Les paramètres de fonctionnement dépen- dent de la nature du gaz utilisé ainsi que de sa pression. Au lieu du verre utilisé dans les exemples de réali- sation décrits on peut également utiliser toute matière iso- lante à condition qu'elle ne soit pas attaquée par l'ozone et le gaz à l'état luminescent ainsi que par d'autres gaz éven- tuellement présents. Il est cependant avantageux d'utiliser pour la paroi de séparation une matière qui présente une cons- tante diélectrique très élevée par exemple l'une des matières céramiques utilisées pour la fabrication de condensateurs. La lumière produite par l'effluve peut être utilisée pour la production de l'ozone lorsque sa longueur d'onde est inférieure à 250 nanomètres (nm) et la paroi de séparation est perméable à ces rayons. Lorsqu'il s'agit d'installations importantes le re- froidissement s'effectue de manière habituelle par exemple au moyen d'air ou d'eau. Une cage de Faraday renfermant l'ensemble du dispo- sitif empêche toute émission de rayons perturbateurs. Le réglage de la quantité d'ozone produite et de ce fait également le réglage de la concentration d'ozone dans le fluide sont particulièrement facilités du fait que la fréquen- ce des impulsions par unité de temps peut être modifiée de fa- çon simple. Dans les dispositifs connus ce réglage est irréa- lisable en raison de la capacité plus élevée de ces derniers. REVENDICATIONS 1 - Dispositif pour produire de l'ozone comportant deux électrodes disposées à une certaine distance l'une de l'autre et présentant des conducteurs d'alimentation pour le raccordement à une source de tension à amplitude variable et, disposée entre ces électrodes, au moins une paroi de sépara- tion isolante électriquement, de préférence en verre et qui délimite par l'une de ses surfaces une chambre d'ozonisation qui communique avec une entrée pour un fluide contenant de l'oxygène, notamment de l'air, et avec une sortie pour le fluide enrichi enozone, caractérisé en ce que sur l'autre côté de la paroi de séparation (tube 24) est réalisée une chambre à effluve électrique (20) à l'intérieur de laquelle se trouve l'électrode associée (21) et qui est remplie d'un gaz pouvant être ionisé au moyen d'un champ électrique créé par la tension appliquée, 2 - Dispositif suivant la revendication 1, caracté- risé en ce que la paroi de séparation est réalisée, le plus souvent, sous forme de tube (24). 3 - Dispositif suivant l'une des revendications 1 et 2,-caractérisé en ce que le tube (24) renferme la chambre à effluve électrique (20) et l'électrode associée (21) et en ce que la contreélectrode (26) entoure le tube (24) à une faible distance de la paroi extérieure de ce dernier et en dé- limitant un espace tubulaire formant la chambre d'ozonisa- tion (27). 4 - Dispositif suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le tube (24) renferme la chambre à effluve électrique (20) et l'électrode associée (21), en ce que la contre-électrode (26) présentant des trous de passa- ge et réalisée de préférence sous forme de grille est fixée, soit directement, soit en insérant une couche isolante inter- médiaire sur la paroi extérieure du tube (24) et en ce que la chambre d'ozonisation (27) est délimitée par rapport à l'ex- térieur par un tube extérieur (32). - Dispositif suivant l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'en plus de la première paroi de sé- paration (tube 24) une deuxième paroi de séparation (35) est prévue entre les deux électrodes (21, 26), en ce que la cham- bre d'ozonisation (27) est située entre ces deux parois de séparation (tubes 24, 35) et en ce qu'une deuxième chambre à effluve électrique (34) renfermant la contre-électrode as- sociée (26) est prévue sur l'autre côté opposé à la chambre d'ozonisation (27), de la deuxième paroi de séparation (35). 6 - Dispositif suivant l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la chambre à effluve électrique (20) est réalisée sous forme d'un espace annulaire et est délimitée par deux tubes concentriques (24), la chambre d'o- zonisation (27) se trouvant sur le côté des tubes (24) oppo- sés à la chambre à effluve électrique (20). 7 - Dispositif suivant l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'au moins l'une des parois de sé- paration (tubes 24, 35) est réalisée en une matière à cons- tante diélectrique très élevée, notamment en céramique. 8 - Dispositif suivant l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'au moins l'une des parois de sé- paration (tubes 24, 35) est perméable aux rayons de longueur d'onde inférieure à 250 nanomètres et en ce que la chambre à effluve électrique (20, 34) renferme un gaz qui émet des rayons inférieurs à 250 nm. 9 - Dispositif suivant l'une des revendications 2 à 8, caractérisé en ce que l'entrée (30) est constituée par un manchon tubulaire qui débouche tangentiellement dans la chambre d'ozonisation (27) en formant de préférence un angle aigu avec l'axe de cette dernière. - Dispositif suivant l'une des revendications 2 à 8, caractérisé en ce que la paroi de séparation (tubes 24, 35) présente une épaisseur qui est inférieure à 1 mm, de préférence de 0,3 mm. 11 - Dispositif suivant l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que la chambre à effluve électrique (20, 34) est fermée hermétiquement et présente une vanne d'admission et d'échappement (33). 12 - Procédé pour la production d'ozone au moyen d'un dispositif suivant l'une des revendications 1 à 11, ca- ractérisé en ce qu'une tension pulsée, notamment un signal binaire présentant une fréquence d'impulsions située dans la gamme des kilohertz comprise de préférence entre 10 et 60 kHz, est appliquée entre l'électrode et la contre-électrode. 13 - Procédé suivant la revendication 12, caractéri- sé en ce qu'on utilise une impulsion présentant la pente la plus raide possible et un sommet plan. 14 - Procédé suivant l'une des revendications 12 et 13, caractérisé en ce qu'on fait varier le nombre des impul- sions par unité de temps tout en conservant la forme des im- pulsions afin de régler la production d'ozone.