L'invention concerne une attache de ski compor- tant un support de marche. Un support de marche constitue un genre d'attache de ski simple et légère, sur laquelle la chaus- sure de ski est maintenue. L'invention concerne particulière- ment le dispositif de blocage pour un tel support de marche. Le support de marche est constitué le plus sou- vent de manière à pouvoir, dans la zone des doigts de pied, pivoter autour d'un axe horizontal transversalement à l'axe longitudinal du ski, afin de faciliter la course ou la montée, tout en pouvant être relié rigidement au ski lors du départ. On utilise à cet effet le dispositif de blocage mentionné ci- dessus. D'après le brevet suisse 300634 (Gujer), on con- naît une attache de ski avec traction en diagonale combinée avec un support de marche fixé sur le ski. Au départ, un verrou coulissant dans un sabot d'appui maintient le support de marche sur le ski. Pour la course et la montée on dégage le verrou, On peut détacher ainsi du ski le talon de la chaussure de ski en même temps que le support de marche. Cette attache nécessite une chassure de ski pourvue d'une semelle chaussures de ski modernes pourvues d'une a avantage, pour des raisons de sécurité, vible le support de marche au ski par une une plaque de semelle, de telle sorte que lorsqu'on dépasse une force de torsion et vent réglable, se détache du ski, afin de de se casser une jambe. L'invention a pour but de de blocage qui, à c8té des deux fonctions relier rigidement le support de marche au flexible. Avec des semelle rigide, il y à relier de façon amo- liaison comportant ce support de marche, traction le plus sou- préserver le skieur réaliser un dispositif connues - à savoir de ski ou de l'en déta- cher, afin qu'il puisse pivoter dans la zone des doigts de pied - soit apte à exercer d'autres fonctions encore. Notamment lors de la montée on économise des forces lorsque le talon trouve un appui avant de s'appliquer sur la surface du ski. Le dispositif de blocage prévu conformément à invention pour un support de marche qui est relié à pivotement à la face supérieure d'une planche de ski ou à une plaque de semelle, et comprend un sabot d'appui pourvu d'un organe de maintien, est caractérisé en ce que-le sabot d'appui est consti- tué en forme de U en vue de côté, l'organe de maintien est monté à pivotement, autour d'un premier axe d'articulation, sur l'une des branches du sabot d'appui, située en regard du sup- port de marche, - le levier de blocage est articulé sur l'organe de maintien par l'une de ses extrémités au moyen d'un second axe d'articulation, - sur ce levier de blocage est articulé encore, en sa zone médiane, un troisième levier au moyen d'un troisième axe d'articulation, sur lequel sont montés un galet et un ressort à branches qui écarte l'un de l'autre le troisième levier et le levier de blocage, soit le galet soit le troisième levier s'appuyant, dans la position de blocage, sur l'autre branche du sabot d'appui en forme de U. Avec un tel dispositif de blocage, on peut obtenir cinq positions d'usage différentes, à savoir 1. Support de marche relié rigidement au ski; 2. Support de marche dégagé et pouvant pivoter librement autour d'une articulation dans la zone des doigts de pied; 3. Support de marche pouvant pivoter, avec butée lors de la course jusqu'à la plaque de désengagement ou la surface du ski; 4. Support de marche pouvant pivoter, avec butée sur un gradin intermédiaire; 5. Support de marche pouvant pivoter, avec butée sur un gradin supérieur. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description ci-après et des dessins annexés représentant deux exemples de réalisation de l'invention accompagnés d'une expli- cation de leur mode de fonctionnement - dessins dans lesquels - les figures 1 à 3 montrent un dispositif de blocage, vu de côté, partiellement en coupe, dans trois positions d'usage différentes; - - la figure 4 est une vue de dessus du système de leviers dans la position de la figure 1;- - la figure 5 montre une chaussure de ski sur un support de marche avec son dispositif de blocage; - les figures 6 à 8 montrent une variante du dispositif de blocage selon les figures 1 à 4, dans trois posi- tions d'usage différentes; et - la figure 9 est une vue de dessus du système de leviers dans la position de la figure 6. La figure 5 montre une chaussure de ski S, qui est fixée sur un support de marche T au moyen de deux étriers t1, t2 et d'un levier t3. Le support de marche est fixé, en pouvant pivoter autour de l'articulation a, sur une plaque de désengagement A, sur laquelle est monté également le dispositif de blocage B prévu pour le support de marche. La plaque A est reliée elle-même à la planche D formant le ski au moyen d'un dispositif de verrouillage amovible C. Sur la figure 5, on a représenté quelques posi- tions de pivotement du support de marche, telles qu'elles se présentent en course, une fois que le dispositif de blocage a libéré le support de marche. La position 0 indique la position de maintien dans laquelle le dispositif de blocage immobilise le support de marche T sur la plaque A. Cette position est celle qui se présente au départ. "I" désigne la position du dispositif de blocage dans laquelle celui-ci forme une butée sur un gradin intermé- diaire. Dans la position indiquée par "II", le dispositif de blocage forme une butée sur un gradin supérieur. Les figures 1 à 4 montrent comment tout cela peut se réaliser à l'aide des trois leviers du dispositif de blocage. Sur les figures 1 et 4, on a représenté une position de la chaîne constituée par trois leviers 10, 20, 30 dans laquelle le levier 10 constitue l'organe de maintien qui relie rigidement le support de marche T à la plaque de désenga- gement A. Lorsqu'on a débloqué la position de maintien (figure 2) et que l'on a ramené les leviers 10, 20, 30 dans la position de la figure 1, le levier 10 forme le gradin intermédiaire de la butée. L'organe de maintien 10 est monté pivotant autour de l'axe 11 disposé dans la zone inférieure du sabot d'appui 40 en forme de U. Dans la position représentée du levier 10, son talon 12 maintient la traverse côté arrière du support de marche T en forme d'étrier fabriqué en matériau rond. Le levier 10 est fabriqué à partir d'une tôle recourbée en forme de U. Dans la position représentée sur les figures 1 et 4, il est prévu à peu près verticalement au-dessus de l'axe 11 un second axe 13, sur lequel le levier de blocage 20 est articulé. Ce large levier 20 est fabriqué également à partir d'une pièce de tôle recourbée en forme de U et pst pourvu dans sa zone médiane d'un axe 21 sur lequel un galet 22 est monté à rotation. Sur cet axe 21 est articulé un troisième levier plus étroit, en tôle recourbée en forme de U. Le levier 20 est assez large pour que ses côtés s'appliquent extérieurement sur le levier 10. Le levier 30 par contre est assez étroit pour que ses côtés enserrent le galet 22. Il reste ainsi à c8té du levier 30 de la place pour un ressort à branches 50 (figures 2, 4), dont la traverse 51 s'applique sur le levier 30 et dont les branches 53 s'appli- quent intérieurement sur le levier 20. Ce ressort comporte deux éléments de ressorts hélicoïdaux 52, qui s'appliquent sur l'axe 21 à côté des faces du troisième levier 30. Le ressort 50 tend à agrandir l'angle formé entre les deux leviers 20 et 30. En faisant mention ici d'un angle entre les leviers, on entend par là l'angle formé entre les parties arrière, c'est-à-dire la pièce de liaison plate entre les flas- ques. Le troisième levier 30 est, comme les autres leviers, fabriqué à partir d'une pièce de t8le recourbée en forme de U. Contrairement aux leviers 10 et 20, on a pratiqué dans ce levier 30, dans sa partie arrière, deux évidements 31, 32 et dans sa zone médiane on a prévu un ergot de maintien 33. Dans la position de blocage représentée sur la figure 1, l'axe 13 s'applique, avec un léger serrage, sur la face intérieure de la branche avant du sabot d'appui 40 et le galet 22 s'applique, avec un léger serrage, sur la face inté- rieure de la branche arrière de ce sabot. Une force K1 partant du support de marche, dirigée vers le haut, n'a pas le pouvoir de dégager les leviers de la position représentée. Elle accroit simplement la pression du galet 22 sur la branche arrière du sabot d'appui 40. On peut toutefois facilement débloquer la posi- tion de blocage en exerçant par exemple avec la pointe du bâton de ski une force K2 sur le levier 30. La pointe du bâton de ski peut alors prendre appui dans l'évidement 32. La face inférieure de l'évidement 31 s'appuie alors sur la face supérieure de la branche arrière du sabot d'appui et forme un support à bascule pour le levier 30. De cette manière, la chaîne des trois leviers arrive alors dans la position de la figure 2; l'ergot de main- tien 33 vient alors s'engager derrière la branche arrière du sabot d'appui 40 et le ressort à branches 50 agrandit l'angle entre les leviers 20 et 30. Dans la position de la figure 2 le support de marche T se trouve libéré, peut pivoter librement autour de l'axe a (figure 5) et être déplacé vers le bas jusqu'à la plaque de semelle A. Si l'on veut cependant, lors de la montée, faire usage d'un gradin intermédiaire de la butée, il faut ramener les leviers dans la position de la figure 1, la traverse du support de marche devant assurément restée libre. Ceci peut se réaliser de manière simple. Sur la face extérieure du levier de blocage sont prévues des saillies en équerre 23. Si l'on exerce à nouveau avec la pointe du bâton de ski une force à peu près dans la direction K3 (figure 2) sur le levier 20, le système de leviers 10, 20, 30 revient dans la position de la figure 1. Si l'on veut, en raison d'une montée escarpée, faire usage d'une butée encore plus élevée, il faut amener les leviers dans la position représentée sur la figure 3. Afin que cela puisse aussi se réaliser à l'aide de la pointe d'un bâton de ski, on a ménagé dans le levier 30 un perçage 34 entre les deux évidements 31, 32. Partant de la position de la figure 2, on enfiche la pointe du bâton de ski dans le perçage 34 et l'on fait pivo- ter le levier 30 dans le sens de la flèche R, ce qui a pour effet de l'amener dans la position de la figure 3, aidé par le ressort à branches 50. Dans cette position, l'axe 13 du levier s'applique contre la face intérieure de la branche avant du sabot d'appui 40 et le levier 20 s'appuie sur le levier 10. Etant donné que la force exercée sur le levier par le support de marche T ne peut se manifester que dans la direction K4, la force du ressort 50 est suffisante pour main- tenir les leviers dans la position représentée. La force exercée dans la direction K4 agrandit simplement la force d'application du levier 20 sur le levier 10 et la force d'application de l'axe 13 sur le sabot d'appui 40. A l'aide de la pointe du bâton de ski, qui est à nouveau insérée dans l'une des saillies en équerre latérales 23, on peut ramener le système de leviers, par pression dans la direction K5, dans la position de la figure 2, ou bien, en pour- suivant la manoeuvre d'enfoncement, dans la position de la figure 1. Suivant la position du support de marche pendant l'actionnement du dispositif de blocage, le support de marche ou bien est relié rigidement à la plaque de semelle ou bien il retrouve la butée intermédiaire. Les figures 6 à 9 montrent une variante du dispositif de blocage décrit. Les éléments formés de la meme façon que sur les figures 1 à 4, et qui exercent la m9me fonc- tion que ceux-ci, sont désignés par les mêmes références numé- riques. Des éléments formés différemment sont le levier 300 constitué de façon à Atre élastique en longueur, le sabot-d'appui 400 en forme de U et allongé et le ressort à branches 500. Dans l'exemple représenté le levier 300 a la forme d'un anneau en acier à ressort, de telle sorte qu'il est élastique en longueur en direction perpendiculaire à l'axe de pivotement 21. Les extrémités du levier 300 forment en meme temps l'axe de pivotement 21. La constitution élastique du levier 300 présente l'avantage que le support de marche peut se dégager du blocage lorsque la force K0,, sur la figure 6, dépasse une certaine valeur. Un tel cas se produit lors d'une chute du skieur vers l'avant. Le support de marche fait alors pivoter le levier 10, formant l'organe de maintien, dans le sens des aiguilles d'une montre autour de son axe 11. Par suite le levier se trouve déplacé également vers la droite et le levier 300 se trouve raccourci en direction longitudinale. Il s'ensuit que le galet 22 passe de la surface d'appui 410 sur la surface oblique montante 420. Par suite l'articulation en genouillère enfoncée 13, 22, 301 se trouve amenée au-dessus de sa position au point mort, les leviers arrivent dans la position de la figure 7 et le support de marche T s' est dégagé du blocage. La position relative représentée sur la figure 6 des trois leviers 10, 20, 300 correspond à celle de la figure 1. Le dégagement du support de marche hors de la position de blocage peut également s'effectuer à la main, en soulevant légè- rement le levier 20. Si, lorsque le support de marche est dégagé, les leviers sont ramenés en vue de leur crantage dans la posi- tion de la figure 6, le levier 10 forme une butée médiane lors de la course. L'ergot 430 sert à ce que les leviers demeurent dans la position représentée sur la figure 7, le ressort à branches 500 pressant alors le levier 20 sur le levier 10. Le levier 300 se trouve alors détendu. Si l'on soulève par contre légèrement le levier 300, les trois leviers 10, 20, 300 arri- vent dans la position représentée sur la figure 8, qui corres- pond à la position relative des leviers selon la figure 3. Cela signifie que les leviers 10, 20 forment en commun une butée supérieure pour le support de marche, ainsi qu'il est souhaita- ble en course en cas de montée escarpée. R E V E N D I C A T I 0 N S ) Attache de ski avec un support de marche relié à pivotement à la surface du ski ou à une plaque de semelle, et pouvant se fixer, à son extrémité opposée à l'axe de pivotement, par rapport à la face supérieure du ski ou par rapport à la plaque de semelle, au moyen d'un dispositif de blocage comprenant un sabot d'appui et un organe de maintien commandé au moyen d'un levier de blocage, attache caractérisée en ce que: - le sabot d'appui (40, 400) est constitué en forme de U en vue de c8té, - l'organe de maintien (10) est monté à pivotement, autour d'un premier axe d'articulation (11), sur l'une des branches du sabot d'appui (40, 400), située en regard du support de marche, - levier de blocage (20) est articulé sur l'organe de maintien (10) par l'une de ses extrémités au moyen d'un second axe d'articulation (13), - sur ce levier de blocage (20) est articulé encore, en sa zone médiane, un troisième levier (30, 300) au moyen d'un troisième axe d'articulation (21), sur lequel sont montés un galet (22) et un ressort à bran- ches (50, 500) qui écarte l'un de l'autre le troisième levier (30, 300) et le levier de blocage (20), soit le galet (22) soit le troisième levier (300) s'appuyant, dans la position de blo- cage, sur l'autre branche du sabot d'appui en forme de U. ) Attache de ski selon là revendication 1, caractérisée en ce que, dans la position de blocage la distance entre les axes d'articulation (11, 13, 21) est déterminée de telle manière, que les lignes de jonction entre ces trois axes d'articulation forment un triangle à angles aigus. (figure 1). ) Attache de ski selon la revendication 1, caractérisée en ce que dans la position d'ouverture des trois leviers (10, 20, 30), les lignes de jonction entre les trois axes d'articulation (11, 13, 21) se situent, tout au moins approximativement, en ligne droite, un ergot de maintien (33) du troisième levier s'appliquant alors sur la face extérieure de l'autre branche du sabot d'appui en forme de U (40) et le levier de blocage (20) trouvant une butée sur l'organe de main- tien (10). (figure 2). ) Attache de ski selon la revendication 1, caractérisée en ce que, dans une autre position des leviers les lignes de jonction entre les trois axes d'articulation (11, 13, 21) se situent, tout au moins approximativement, en ligne droite, le ressort à branches (50) ayant pour effet que l'angle entre le levier de blocage et le troisième levier se trouve, tout au moins approximativement, allongé, le support de marche pouvant alors s'appuyer dans une position relevée sur l'extré- mité libre du levier de blocage (figure 3). ) Attache de ski selon la revendication 1, caractérisée en ce que le troisième levier (300) est constitué de façon à être élastique en longueur en direction perpendicu- laire à son axe de pivotement (21). 60) Attache de ski selon l'une ou l'autre des revendications 1 et 5, caractérisée en ce que, dans la position de blocage des trois leviers (10, 20, 300) le galet (22) s'appli- que sur le tronçon de traverse du sabot d'appui en forme de U, présentant une surface d'appui horizontale (410) qui se continue vers l'arrière par une surface en coin montante (420), l'autre branche du sabot d'appui en forme de U constituant un appui pour le levier (300), o il se trouve appliqué sous précontrainte, et les leviers (20, 300) formant alors une articulation en genouillère enfoncée (figure 6). 70) Attache de ski selon l'une ou l'autre des revendications 1 et 5, caractérisée en ce que, dans la position d'ouverture des trois leviers (10, 20, 300), les axes d'articu- lation (11, 13, 21) se situent, tout au moins approximativement, sur une ligne droite, le levier de blocage (20) s'appuyant alors sur l'organe de maintien (10) et le ressort à branches (500) pressant le levier détendu (300) contre l'autre branche de l'appui en forme de U (400). (figure 7). 8 ) Attache de ski selon l'une ou l'autre des revendications 1 et 5, caractérisée en ce que dans une autre position des trois leviers (10, 20, 300), les axes d'articula- tion (11, 12, 21) se situent, tout au moins approximativement, sur une ligne droite, le levier de blocage (2o) s'appuyant alors sur l'organe de maintien (10) et le ressort à branches (500) pressant le levier détendu (300) sur la surface fixe de l'appui en forme de U (400), le support de marche pouvant s'appuyer dans une position relevée sur l'extrémité libre du levier de blocage (figure 8).