La présente invention se situe-dans le domaine des dispositifs à commutateurs multiples, ou de codification binaire, qui interconnectent sélectivement plusieurs conducteurs électriques. Le brevet français n° 1 471 629 demandé le 17 mars 1966 par la demanderes-5 se décrit un dispositif d'encodage semblable à celui de la présente invention. Ce dispositif diffère de celui de l'invention dans la mesure où il ne comporte que deux sorties pour chaque commutateur et où il n'utilise pas d'encodage par contacts. □ans les dispositifs d'encodage à commutateurs multiples conventionnels, 10 des paires de conducteurs électriques sont mises en contact par l'intermédiaire des commutateurs. Si le dispositif comporte N commutateurs, il aura 2N 1 lignes 2 de sortie. Un objet de la présente invention est de fournir un commutateur multiple original possédant un nombre de lignes de sortie inférieur à 2 N 1_ . Dans 2 le dispositif de cette invention, la portion d'encodage du commutateur est connectée à des tenseurs de rang inférieur, selon un système appelé encodage par contacts. Les objets, caractéristiques et avantages de l'invention qui viennent d'être mentionnés ressortiront - ainsi que d'autres - de la description détaillée des modes de réalisation préférés qui va être faite en référence aux dessins annexés à ce texte. Sur les dessins : La figure 1 est le schéma d'une configuration de commutateurs de type à poussoir servant à expliquer le principe de l'invention. La figure 2 est le schéma d'un dispositif d'encodage à commutateurs multiples conventionnel servant à expliquer la présente invention. La figure 3 est le schéma d'un mode de réalisation de la présente invention, qui utilise l'encodage par commutateurs et l'encodage par contacts. Les figures 4A et 4B combinées de la manière illustrée à la figure 4 représentent sous forme schématique un autre mode de réalisation de la présente invention utilisant l'encodage par commutateurs, l'encodage par contacts et l'auto-encodage. La figure 5 est la vue partielle d'une section d'un dispositif d'encodage particulier pouvant être utilisé dans la présente invention et La figure 6 est le schéma d'une configuration de commutateurs pouvant être utilisée dans la présente invention. Dans maints dispositifs et systèmes électroniques, un grand nombre de signaux sont commandés et mis en oeuvre par réduction de chaque signal individuel à un code, le code binaire, par exemple, dans lequel diverses combinaisons de circuits électriques sont opérées distinctement et de façon sélective. 25 30 35 69 45799 2 2028357 Un dispositif de commutation est nécessaire pour l'encodage d8 ces signaux, et l'on a souvent utilisé une matrice de commutation. Une matrice de commutation est un dispositif d'encodage de grande utilité comportant un premier groupe de conducteurs ou lignes électriques disposées 5 parallèlement et un second groupe de conducteurs ou lignes électriques parallèles orientées perpendiculairement au premier groupe, afin de former une grille possédant plusieurs points d'intersection possibles. Chaque point d'intersection possède un élément de commutation connecté entre un premier et un second conducteur, ce qui rend possible la mise en contact électrique sélec-10 tive de ces conducteurs par paires. Chaque élément de commutation met en contact, une seule et unique paire de conducteurs, de sorte que le signal produit par la mise en contact d'une de ces paires de conducteurs correspond à l'indication codifiée de la fermeture du commutateur concerné. Si le premier groupe contient 1 conducteurs et le second groupe J con- 15 ducteurs, on obtiendra I x J points d'intersection, de telle sorte que le nombre d'éléments de commutation ou de commutateurs P sera égal à I x J. Si chaque groupe contient un nombre égal de conducteurs (soit I * J) P sera 2 égal à I . La matrice de commutation est utilisée en association avec les dispositifs électroniques qui emploient le code. Il apparaît que si l'on a 20 besoin d'une matrice de commutation possédant un grand nombre d'éléments de commutation, une quantité importante de conducteurs externes sera nécessaire et en conséquence, le nombre de dispositifs électroniques requis sera également élevé. Par exemple, s'il faut soixante quatre éléments de commutation, il faudra 25 seize conducteur en tout, huit par groupe, pour une matrice carrée (8x8' 64}. La formule exprimant la relation entre le nombre de conducteurs 1 pour un nombre donné P d'éléments de commutation est : I = 2P 1/2 (1) La valeur "2" contenue dans cette formule s'explique par le fait que cha-30 que élément, de commutation relie deux conducteurs, fournissant de ce fait deux sorties pour chaque élément de comnutation. L'une des caractéristiques importantes de la présente invention est la réduction du nombre de conducteurs externes représentés par les éléments de commutation P, grâce à l'augmentation - du nombre de sortie par élément de commutation. En conséquence, si l'on peut 35 généraliser 1'expression(13 sous la forme : T 01/n I « nP 40 n étant le nombre de sorties par commutateur on pourra donc réduire le nombre de conducteurs externes pour des valeurs données de P. Supposons par exemple qu'une valeur élevée de P, 4096 par exemple, soit 69 45799 3 2028357 requise. Pour 4096 éléments de corntrtjtation dans une matrice conventionnelle, l'expression (1) deviendra : I - 2 x 4Q961/2 = 2 x 64 « 128 Cependant si n peut prendre la valeur 4 : 5 I » 4 x 4Q961/4 » 4 x 8 » 32 Ainsi donc, l'accroissement de n se traduira par une réduction de quatre vingt seize conducteurs externes pour une même valeur de P. L'accroissement de n s'avère être un problème topologique en même temps qu'un problème électrique, en particulier lorsque les conducteurs n'occupent que deux plans. Dans l'ex-10 plication théorique qui va suivre, les éléments de la présente invention sont désignés par les termes vecteurs et tenseurs. □ans le cas où P commutateurs sont chacun connectés à l'une des P lignes d'entrée, les informations résultantes produites par la fermeture des commutateurs pourront être ramenées au maximum à log^ P ligne de sortie. Cette opé-15 ration est désignée par le terme encodage. Cette procédure d'encodage peut être arbitrairement fragmentée en deux phases (ou étages) d'encodage partielles, la première de ces phases étant accomplie par les commutateurs, et la seconde au moyen de dispositifs électroniques - diodes et/ou transistors par exemple. La figure 1 Illustre un dispositif d'encodage simple à deux étages. Le pre-20 mier étage 10 comporte des commutateurs de type poussoir P , P2> Pg et P^ connectés respectivement aux lignes de sorties L^, L^, Lg et L^. Les lignes de sortie sont connectées par les diodes du second étage 12 de sorte que les mots en code binaire de deux bits 00, 01, 10 et 11 seront produits par la fermeture des commutateurs P^ à P^ respectivement. 25 Supposons que les commutateurs P à soient actionnés un à un ; toute entrée pourra alors être considérée comme un vecteur du rang 1 et désignée par : Pi (i » 1,2 1) La valeur d'un vecteur particulier est donnée par la valeur spécifique de i. Le nombre total de vecteurs représentés par les commutateurs pourra être appelé 30 champ des vecteurs. L'amplitude de ce champ de vecteurs est représentée par le symbole I dans l'exemple précédent. A la figure 1,1=4; cette valeur est la même que celle du vecteur le plus important. Dans l'exemple illustré à la figure 1, la sortie du premier étage 10 (autrement dit l'entrée du second étage 12) est un vecteur L^ (i = 1,2.... I) 35 I étant égal à 4. Si l'on développe cette notion de vecteur, on notera que l'on peut tirer avantage du fait qu'un commutateur P comporte deux contacts qui peuvent être tous deux utilisés comme lignes de sortie porteuses d'informations. La figure 2 illustre une matrice de commutation dotée de seize éléments de commutation au 40 premier étage 14. Les lignes L1> L2> Lg et L4 de la figure 2 ainsi que les 69 45799 4 2028357 lignes L*^, L'2> L'3 8t L'^ se trouvent sur des plans différents et normalement, elles ne sont pas connectées aux seize points d'intersection, mais un contact sélectif pourra être établi par diverses méthodes. Dans le brevet déjà cité, on trouve l'illustration d'une matrice de commutation de ce type dans laquelle 5 les contacts sont établis au moyen d'un stylet dont la pression verticale réunit les deux lignes. Le commutateur décrit dans ce brevet comporte un groupe de conducteurs parallèles imprimés à la face supérieure d'un support. Une couche intermédiaire sst placée au-dessus de la face supérieure du support et contient des perfo-10 rations aux points d'intersection prévus. Un diaphragme de substance élastique sur la face inférieure duquel sont imprimés plusieurs conducteurs parallèles, est placé sur la couche intermédiaire, de sorte que les deux groupes de conducteurs se trouvent chacun sur des plans perpendiculaires, et séparés par la couche intermédiaire. Le contact de commutation s'obtient par pression en 15 un point coïncidant avec un orifice de la couche intermédiaire j le diaphragme est ainsi abaissé dans cet orifice pour mettre une paire de conducteurs en contact. Ce type de commutateur a été appelé "commutateur à diaphrahme élastique" et il sera désigné dorénavant par le symbole EDS. A la figure 2, au lieu de désigner les commutateurs par les symboles P à 20 p1Bon a estimé souhaitable d'adopter un système de désignation bi-dimensionnel chaque commutateur étant défini par le symbole j) Ces valeurs seront considérées comme des vecteurs de rang 2. Les sorties du premier étage 14 [soit les lignes L1 à L^, L'^ à L'^) sont définies comme vecteurs de rang 1 désigné par L. et L. respectivement, et 25 • • fournissent un code à encodage partiel utilisant un total de huit lignes menant à l'étage électronique 16. Le rapport entre ces vecteurs de sortieet les éléments de commutation est exprimé par le produit cartésien P. ■ L x L.. Ce Xj X J produit cartésien signifie dans les faits que la mise en oeuvre d'un commutateur P^ établit des connexions électriques entre ce commutateur et les sorties L^ et Lj. Par exemple, lorsque le commutateur P23 se ferme, le courant peut circuler de à à travers ce commutateur. Comme indiqué précédemment, il esttout à fait souhaitable d'accomplir autant d'encodage que possible au premier étage, qui est l'étage de commutation, afin de réduire le nombre de sorties et de minimiser au second étage le nombre 35 de composants, ces derniers étant relativement plus coQteux. Le nombre de composants électroniques est fonction du nombre L de lignes d'entrée (correspondant aux lignes de sortie du premier étage de commutation.). L'objet de l'invention est donc de réduire le nombre L, et comme indiqué précédemment ce résultat s'obtient dans la pratique en rendant le nombre n aussi élevé que pos-40 sible. Lorsque n est supérieur à deux, le vecteur de commutation résultant 69 45799 5 2028357 devient plus complexe que P et pour le représenter on ne peut avoir recours à l'espace bi-dimensionnel qui devient insuffisant, ce qui pose un problème sérieux lorsque les modèles de conducteurs sont limités à des configurations de fils imprimés sur des couches à deux dimensions. D'autre part, sur chacune 5 des surfaces bi-dimensionnelles comme dans les commutateurs décrits dans le brevet déjà cité une seule dimension est disponible pour assurer la différenciation entre les signaux. Par exemple, si le support inférieur possède des lignes conductrices horizontales, seule la dimension verticale véhiculera l'es informations relatives au signal. Le diaphragme supérieur aura donc des conduc-10 teurs verticaux et les informations seront véhiculées horizontalement. Ces limitations dimensionnelles de topologie expliquent l'utilité du concept de tenseur dont il va être question à présent. Ce concept de, tenseur s'adapte parfaitement à la description des modèles de commutation planaires, dans la mesure où l'utilisation d'indices et de sous 15 indices permet de conserver une notation distincte pour les composants horizontaux et verticaux du dispositif d'encodage. Comme les lignes de sortie de l'EDS peuvent être considérées comme horizontales et verticales, les lignes de sortie L. et L seront à présent dési-gnées par le symbole L lorsqu'elles seront verticales et par le symbole L^ 20 lorsqu'elles seront horizontales. Chaque commutateur se définit par le produit cartésien L^x Lv et il est désigné par la notation P^. □ans le cas où n est égal à quatre, chaque commutateur possède quatre sorties V1v2 et le vecteur de commutation s'écrit P. , . Contrairement au cas courant où n 12 est égal à deux, le nombre de commutateurs ne sera pas égal au produit cartésien des tenseurs de sortie L^ et L^. Lorsque n est supérieur à 2, les commutateurs sont le produit des tenseurs intermédiaires horizontaux et verticaux, désigné par K. Ainsi donc, P^1 ^2 = ^h1h2 x si on suppose que P^1^2 est un tenseur mixte de 4ème rang, et que K, . et K ^ sont des tenseurs de 2ème 12 rang représentés par une paire de conducteurs. Les tenseurs K doivent être encodés en outre dans les vecteurs L selon un système appelé encodage par contacts, puisque les tenseurs sont enc»dés par des contacts directs entre les lignes plutôt que par le moyen des commutateurs. Le schéma d'encodage à niveaux multiples utilisant deux trames de lignes 35 planaires peut maintenant être décrit de façon formelle comme suit : étant donné une entrée initiale représentée comme un champ de tenseurs de la forme PV1V2 VJ, un premier niveau d'encodage utilise l'encodage par commutateurs h1h2 hi pour fragmenter ce champ de tenseurs initial en deux champs de tenseurs in- 40 termédiaires K. . . et KV1V2 Vj de telle façon que le produit car- 12*" " " i 25 30 69 45799 6 2028357 tésien des tenseurs intermédiaires soit égal au champ de tenseurs initial pv1v2....vJ » k x KV1V2 vj. h1 2 hi h.h_....h, 12 i Les niveaux suivants d'encodage par contacts placés sur les mêmes surfa-5 ces planaires accomplissent d'autres fragmentations jusqu'à ce que la dernière série de tenseurs (ou vecteurs] L, , L. ...L, et Lv1, LV2....LVj soit obtenue. h1 2 hi La relation finale est la suivante : V V V V V •■•••«V i 2 M P12 J «L, x L. x. x L, xL xL x L J h>_ h. h1 2 hi 12 i 10 et le nombre total de lignes de sortie est exprimé par la formule : L « L. + L. + L. + LV1 + LV2 + LVj. h1 2 hj La figure 3 qui va être examinée à présent illustre une configuration d'encodage par commutateurs, dans laquelle le nombre P de commutateurs est égal 15 à 81 et n égal à quatre. Une matrice de commutation conventionnelle possédant quatre vingt un commutateurs, pour n égal à deux nécessiterait neuf lignes horizontales et neuf lignes verticales ce qui donnerait un total de dix huit lignes de sortie. Dans la configuration d'encodage de la figure 3, chaque élément de commutation possède quatre sorties et le nombre total de lignes 1/4 20 de sortie est égal à 4 x 81 = 12. Cependant, pour réaliser la procédure d'encodage, le dispositif de la figure 3 nécessite un étage d'encodage par commutateurs et un étage d'encodage par contacts. A la figure 3, la configuration d'encodage par commutateurs est représentée sous une forme schématique. Dans une configuration réelle, une série de 25 lignes, par exemple, des lignes horizontales est imprimée à la face supérieure d'un support. Il y a dix huit lignes horizontales réparties en neuf paires. Une couche intermédiaire de substance isolante percée d'orifices en des points prédéterminés, tels les orifices 20, 22, 24, 26, 28, 30 etc... recouvre le support. Un diaphragme de substance déformable est placé sur la couche inter-30 médiaire. Sur la base de ce diaphragme sont imprimées dix huit lignes verticales de sorte que l'on obtient une trame de lignes horizontales et verticales représentée schématiquement sur la figure 3. Les lignes horizontales et verticales sont isolées les unes des autres par la couche intermédiaire ; cependant, les intersections de ces lignes 35 horizontales et verticales apparaissent au niveau des perforations de la couche intermédiaire. Chaque mise en oeuvre d'élément de commutation se ramène à exercer sur le diaphragme une pression locale au-dessus des paires d'orifices afin de mettre en contact deux lignes horizontales et deux lignes verticales au cours de la déformation du diaphragme, à l'intérieur des deux orifices. 69 45799 7 2028357 Ainsi donc, le commutateur 32 (représenté par le carré de la figure 3) connecte la ligne 34 à la ligne 44 à travers l'orifice 20, et la ligne 36 à la ligne 46 à travers l'orifice 22. De même le commutateur 38 lorsqu'il est enfoncé, connecte la ligne 40 à la ligne 44 et la ligne 42 à la ligne 46. Tous les quatre 5 vingt un éléments de commutation de la figure 3, lorsqu'ils sont actionnés, connectent chacun deux lignes horizontales à deux lignes verticales et four- V V nissent les tenseurs P 1 2 de rang 4. h-h-, 1 2 V1V2 Les tenseurs intermédiaires K, . et K sont en outre encodés au 12 10 moyen de l'encodage par contacts. L'encodage par contacts est la connexion permanente de lignes horizontales et verticales, de préférence au bord des surfaces du commutateur décrit dans le brevet déjà cité. Le tenseur K. . est v.v 12 représenté à la figure 3 par le bloc 48 et le tenseur K par le bloc 50. Les tenseurs intermédiaires appartiennent au rang 2, et ils ont chacun la 15 valeur 3. L'encodage par contact est conçu de telle façon que la fermeture de chaque connutateur (code un parmi quatre vingt un) qui connecte quatre lignes (code quatre parmi trente six) est en outre encodée en code quatre parmi douze. Les douze lignes de sortie sont désignées par les symbSles H , H , H_, h' , H' I ^ w I Z W'3 et V.j, V2# Vg, V'^, V'^, V'3. La fermeture de chaque commutateur produit 20 une connexion unique des lignes H,V,H' ou V'. Par exemple, le commutateur 32 connecte H. à V. et H'. à V' . Le commutateur 52 connecte H à V, et H' à 1111 113 V*. Le commutateur 58 connecte H„ à V„ et H' à V'. Ainsi donc, chaque 1 a 1 3 1 fois que l'un des quatre vingt un commutateurs se ferme, le courant circule dans une combinaison unique de quatre lignes de sortie. Dans une matrice de 25 commutation conventionnelle, un total de dix huit lignes de sortie serait nécessaire, tandis que dans la présente invention douze lignes seulement sont requises. Cette économie de lignes de sortie s'accroit en fonction directe du nombre d'éléments de commutation utilisés. Les contacts utilisés dans la procédure d'encodage par contacts peuvent 30 être fabriqués selon diverses méthodes.Par exemple, ils peuvent être déposés à travers les orifice, par plaquage, ou au moyen d'un dispositif de fixation qui presse en permanence le diaphragme à travers les orifices, aux points de contact. La caractéristique essentielle du dispositif d'encodage est la mise en 35 contact de paires uniques de lignes. L'un des effets de cette mise en contact est de permettre le passage du courant sur les lignes ainsi connectées. Ainsi donc. H., H , H , H' , H' et H' pourront être connectées par l'intermédiaire i 2 3 i ^ o des résistances 59, à des sources de potentiel + V, tandis queV^, V-, VV'^ 40 V' et V' pourront être connectées à la masse par l'intermédiaire des résis- 4» w 69 45799 8 2028357 tances 60. Nul courant ne circulera sur ces lignes avant la fermeture d'un commutateur qui créera un itinéraire pour le courant, allant de +V à la masse, et qui produira des chutes de tension sur les lignes de sortie. Les lignes H^, H2, Hg, H^, H'2> H'3, \ly V2, V3. V'^, V'2 et V' sont alors connectées à 5 des dispositifs d'utilisation électroniques tels que diodes, transistors etc... - La discussion précédente portait sur la façon dont on pouvait constituer un dispositif d'encodage à deux plans, en utilisant une association d'encodage par commutateurs et d'encodage par contacts, de sorte que le nombre de lignes nécessaires soit inférieur à celui des dispositifs d'encodage conventionnels. 10 Ce dispositif d'encodage examiné utilisait des lignes horizontales sur un plan et des lignes verticales sur un autre plan. Il existe une autre possibilité qui permet de réduire le nombre de contacts utilisés. liais on aura alors des lignes horizontales et des lignes verticales sur chacun des deux plans. Cet autre procédé est appelé auto-encodage. 15 Les figures 4A et 4B représentent un dispositif d'encodage comportant deux cent cinquante six éléments de commutation (P = 256, n « 4, L = 16). Il comporte également trente deux lignes horizontales et trente deux lignes verticales disposées par groupe de deux, de sorte que chaque élément de commutation possède deux points d'intersection et quatre sorties. Comme sur la 20 figure 3, il y a deux tenseurs intermédiaires K, dont l'un cependant est formé par encodage tandis que l'autre est obtenu en rendant certaines lignes horizontales "enveloppantes" par l'intermédiaire de connexions de lignes verticales, et certaines lignes Verticales "enveloppantes" par connexion de lignes horizontales. Ainsi, la deuxième ligne- horizontale 72 prend-elle une 25 orientation verticale pour devenir la seizième ligne horizontale qui prend à nouveau une orientation verticale puis devient la dix-huitième ligne horizontale i par une troisième orientation verticale elle devient la trente deuxième ligne horizontale. Les quatrième, sixième et huitième lignes horizontales, respectivement 74, 76 et 78 deviennent elles aussi enveloppantes et traversent 30 à quatre reprises les commutateurs. Les lignes horizontales qui ne sont pas auto-encodées (soit les lignes paires dans l'exemple illustré sur les figures 4A et 4B) sont connectées ensemble par groupes dequatre, selon un encodage par contacts. Ainsi donc, la pre-- mière, la troisième, la cinquième et la septième lignes, soit 71, 73, 75 et 35 77 sont connectées ensemble au moyen de contacts, de même que les trois autres groupes contenant chacun quatre lignes impaires. Les lignes verticales de l'autre plan sont disposées de façon identique aux lignes horizontales, mais orientées suivant des angles de quatre vingt dix degrés. Les lignes de sortie H , H_, H„ et H sont dérivées directement de la première, la neuvième, I c, «J " 40 la dix septième, et la vingt cinquième lignes désignées respectivement par les 69 45799 9 2028357 symboles numériques 71, 73, 75 et 77î Les lignes H'^, H'2> H'3 et H'4 sont dérivées directement des extrémités des lignes "enveloppantes" 72, 74, 76 et 78 respectivement. Il en va de même pour les lignes du plan vertical V^, V^, et V4 soit 81, 83, 85, 87 et les lignes V^, V2> V»3 et V' soit 82, 84, 86 et 88. 5 La fermeture de chaque conmutateur connecte deux paires uniques de deux conducteurs, produisant un code de sortie à quatre bits {la portion électrique du dispositif d'encodage représenté à la figure 3 n'apparait pas aux figures 4A et 4B ce qui simplifie le schéma). Ainsi, donc la fermeture du commutateur 80 connectera à et H'^ à V'^ ce qui permettra au courant de 10 passer sur ces quatre lignes. La fermeture du conmutateur 90 connecte l-L [par 1 un contact et la ligne71) à V1 et H'3 à V' . La fermeture du commutateur 92 connecte H à V et H„ (par le conducteur 72) à V' . Le commutateur 94 connecte 3 1 l 1 H2 Cpar un contact) à V2 (par un contact) at H'3 par le conducteur 76 à V'2. De même chacun des deux cent cinquante six éléments de commutation 1 5 connecte un groupe unique de quatre lignes afin de permettre le passage du courant. Il y a au total seize lignes de sortie. Dans un encodeur à matrice conventionnel, deux cent cinquante six commutateurs nécessitent trente deux lignes de sortie. Comme chaque ligne de sortie est normalement connectée à un transistor ou à un dispositif électronique analogique qui est relativement plus 20 coûteux que le commutateur d'encodage, il est plus souhaitable, par exemple, d'avoir un code à qautre parmi seize plutôt qu'un code à deux parmi trente deux, pour un même nombre d'éléments de commutation. Les figures 3, 4A et 4B illustrent des dispositifs d'encodage dans lesquels n = 4 et où chaque élément de commutation possède quatre sorties. Ce 25 résultat est obtenu par la mise en oeuvre simultanée e deux points de commutation. Pour des valeurs de n supérieures à quatre, chaque élément de commutation comprendra un plus grand nombre de lignes et, un plus grand nombre de points de commutation. □n a précédemment signalé que lorsque le dispositif d'encodage de 30 la présente invention était réalisé dans un conmutateur du type décrit dans le brevet déjà cité, les commutateurs étaient actionnés, au moyen d'un stylet qui enfonçait le diaphragme à travers les orifices d'un séparateur, afin d'établir le contact avec le support. La figure 5 représente une configuration permettant la fermeture des commutateurs dans un commutateur décrit dans le 35 brevet déjà cité. Cette figure 5 est une coupe effectuée à travers deux orifices de la couche intermédiaire. Son objet est explicatif et c'est pourquoi les échelles relatives des éléments ne sont pas uniformes. Sur cette figure, le support 100 contient les deux premières lignes 102 et104.La couche intermédiaire 106 est montée sur le support 100. Le diaphragme 108 contient les deux 40 autres conducteurs 110 et 112. Un élément de commande intermédiaire constitué 69 45799 10 2028357 par une feuille d'élastomère 114 contenant des poussoirs de forme conique 11B et 118, est placé sur le diaphragme 108. Une couche relativement épaisse de substance élastomère souple 120 est placée sur l'élément 114. Une pression sera appliquée au moyen du doigt ou d'un stylet 122 par exemple, et transmise aux 5 poussoirs 116 et 118 de l'élément 114, ce qui aura pour effet de mettre en contact les lignes 110 et 112 avec les lignes 102 et 104 respectivement. La structure de la figure 5 s'avère particulièrement utile si l'on emploie plus d'un contact pour chaque connexion de ligne. Si on le désire, et afin d'assurer la fermeture des commutateurs, on pourra utiliser plusieurs 10 points de contact pour chaque connexion de ligne. Ainsi à la figure 6, les lignes 124 et 126 sont mises en contact par l'intermédiaire des orifices 128 et 130. De même, les lignes 132et 134 seront mises en contact à travers les orifices 136 et 138. Dans ce cas, la feuille de l'élément 114 contiendra quatre poussoirs L'élastomère épais 120 sert à répartir la force appliquée par le 15 stylet. La charge localisée sera supportée par trois poussoirs au moins ou par tous les quatre. Toute combinaison de trois poussoirs au moins aura pour effet de mettre en contact les deux lignes requises. Le dispositif d'encodage qui vient d'être décrit est un dispositif nal à plusieurs commutateurs, et dont le nombre de lignes de sortie pour un 20 nombre sélectionné de commutateurs a été réduit au minimum. Ce dispositif d'encodage a été réalisé sous la forme d'un clavier utilisant un diaphragme élastique. L'invention ne se limite cependant pas à cette technologie. Par exemple, il est possible de réaliser un dispositif d'encodage optique basé sur les principes de la présente invention, mais où les lignes verticales et horizontales 25 sont connectées à leurs intersections par des photo-conducteurs qui, lorsqu'ils se trouvent dans l'obscurité, créent une condition de circuit ouvert. La fermeture des commutateurs peut être obtenue en orientant un faisceau lumineux vers des photo-conducteurs sélectionnés qui, lorsqu'ils sont illuminés établissent entre les lignes un itinéraire pour le courant. La version optique de 30 l'invention utilise la même théorie de l'encodage par commutateurs et de l'encodage par contacts, permettant de réduire au minimum le nombre de lignes de sortie. Bien que la présente invention ait été représentée et décrite en fonction de modes de réalisation préférés, il est évident que l'homme de l'art 35 peut y apporter toutes modifications de forme et de détail qu'il juge utiles sans s'écarter de l'esprit et de la portée de ladite invention. 69 45799 11 2028357 REVENDICATIONS 1. Dispositif d'encodage pour connexion sélective de conducteurs électriques, du genre comprenant une première série de conducteurs électriques placés sur un plan, une seconde série de conducteurs électriques placés sur un second plan à proximité du premier, une série de moyens de commutation permettant de con- 5 necter de façon sélective les conducteurs de la première série aux conducteurs de la seconde série, essentiellement caractérisé en ce qu'il comporte . une troisième série de conducteurs électriques servant à connecter ensemble de façon permanente une sélection des conducteurs du premier plan, afin de former des conducteurs de sortie, et une quatrième série de conducteurs électriques 10 pour connecter ensemble en permanence une sélection des conducteurs du second plan, afin de former des conducteurs de sortie. 2.Dispositif d'encodage selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'il comprend également un premier support placé selon ledit premier plan et dont l'une des faces sert de base à la première série de conducteurs électriques s'éten- 15 dant parallèlement à une première direction sur le support, et, un second support placé selon ledit second plan et dont l'une des faces sert de base à la seconde série de conducteurs électriques, s'étendant parallèlement sur le second support, dans une direction perpendiculaire à la direction de la première série de conducteurs électriques. 20 3. Dispositif d'encodage selon les revendications 1 ou 2 caractérisé en ce que chacun des moyens de commutation est adapté de façon à connecter au moins deux paires de conducteurs électriques, chaque paire étant constituée par un conducteur de ladite première série et par un conducteur de ladite seconde série de conducteurs électriques. 25 4. Dispositif d'encodage selon les revendications 1, 2 ou 3 caractérisé en ce que chacun des conducteurs électriques de la troisième série connecte en permanence des groupes de conducteurs distincts constitués par deux au moins des conducteurs de la première série et, dans lequel chacun des conducteurs de la quatrième série connecte en permanence des groupes individuels formés d'au 30 moins deux conducteurs de la seconde série. 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1,2,3 ou 4 caractérisé en ce que ladite série des moyens de commutation est constituée de P éléments de commutation, chacun de ces P éléments étant adapté pour connecter un total de n conducteurs, n étant un nombre entier supérieur à 2, et en ce que les 69 45799 12 2028357 dites troisième et quatrième séries de conducteurs constituent au total L 1/h lignes de sortie, L étant égal à n P . 6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 4 ou 5 caractérisé en ce qus : 5 - ledit premier support est rigide et comporte au moins une sur face externe plane, - ladite première série de lignes conductrices est disposée sur ladite surface externe plane dudit premier support, - une première couche de substance isolante est disposée sur la-10 dite surface plane dudit premier support et comporte une série d'orifices diaposés en rangées et en colonnes, chaque colonne d'orifice se trouvant au dessus de, et dans le même alignement que l'un des conducteurs de ladite première série, ce qui permet l'accès à ces lignes. - une deuxième couche de substance isolante mais élastique 15 est disposée sur ladite première couche isolante et comporte sur celle de ses faces qui est tournée vers ladite première couche ladite seconde série de conducteurs, chacun des conducteurs de cette seconde série étant placé au-dessus de l'une des dites rangées d'orifices et, - les dits moyens de commutation sont des commutateurs de type 20 à poussoir disposés sur ladite seconde couche, chacun des dits conmutateurs étant agencé de manière à ce que l'enfoncement de chacun d'eux provoque une déformation de ladite substance élastique vers l'intérieur d'au moins deux des dits orifices et une mise en contact d'au moins deux des conducteurs de ladite seconde série avec au moins deux des conducteurs de ladite première série.