CONSTRUCTION DE LENTILLE INTRAOCULAIRE ET EXTRAOCULAIRE ET PROCEDE POUR SA FABRICATION. L'invention concerne des structures formées d'une len- tille et d'une surface de contact, pouvant être utilisées en tant qu'implants intraoculaires ou en tant que dispositifs extraoculaires pour application par contact sur la cornée, pour être portées en remplacement des lunettes. Des structures et procédés de fabrication concernant des dispositifs intraoculaires sont présentés à titre d'exemple dans le brevet des EtatsUnis d'Amérique N O 4 080 709, et des structures concernant des dispositifs extraoculaires sont présentées à titre d'illustration dans la demande simultanée, numéro de série 124 941, déposée le 26 février 1980. Le principe théorique sous-jacent aux dispositifs intra- oculaireset extraoculairesdu type décrit ci-dessus stipule que l'élément lentille doit être une pièce unique, optiquement finie, et que la structure de contact associée (structure haptique) doit être formée d'une ou plusieurs pièces souples, distinctes, minces, mises au point et montées de façon à créer un support central pour l'élément lentille et assurer un contact stable et suffisamment compatible avec les organes voisins. Il existe une autre catégorie de lentilles intraoculai- res illustrées par le brevet des Etats-Unis d'Amérique No 4 087 866 à Choyce et al, catégorie dans laquelle la structure lentille et surface de contact sont le résultat d'une opération de moulage de matière plastique Cependante ces produits ne se prêtent ni à une fabrication avec du verre, ni aux techniques connues de finition des lentilles de verre De plus, les matières plastiques moulées par in Jec- tion sont intrinsèquement incapables de donner la qualité et l'uniformité optiques que l'on peut obtenir à l'aide du verre et de certaines matières plastiques existant sous la forme d'une feuille plate. La demande simultanée N O 288 217, déposée aux Etats-Unis le 29 juillet 1981, concerne des structures et des procédés mettant en jeu des dispositifs intraoculaires et extraocu- laires du type décrit ci-dessus, dans lesquels la matière de 10768 départ est une feuille plate unique de verre ou d'une matière plastique convenable, et la présente invention con- cerne des dispositifs analogues, dans lesquels le matériau de départ est un stratifié composite formé de différents matériaux - L'invention a pour but de créer des structures formées d'une lentille et d'une surface de contact, solidaires l'une de l'autre, du type décrit ci-dessus. L'invention a plus particulièrement pour but de créer des procédés de fabrication de structures de ce genre, pou- vant être intrinsèquement utilisées pour une fabrication à partir de verre ou d'une matière plastique, qui soit tant la matière de départ que le seul matériau du produit fini. L'invention a aussi pour-but de créer des structures à partir d'un stratifié composite de départ, une strate étant optimalisée du point de vue de ses propriétés optiques, et une autre du point de vue de ses qualités de contact et de support. L'invention a aussi pour but de créer des structures et des techniques, destinées à réaliser les buts ci-dessus, qui font appel à un matériau sous la forme d'une feuille plate, servant tant de matière de départ que de seul matériau du produit fini. Pour réaliser les buts ci-dessus, le procédé selon l'invention fait appel à des étapes convenablement coordon- nées de masquage et d'attaque pour définir le contour péri- phérique de la lentille centrale finale, de même que les détails portant sur l'épaisseur et la fenestration des éléments hap- tiques flexibles minces finis, qui sont solidaires du flan de la lentille et s'étendant radialement vers l'extérieur de ce dernier Dans une forme de réalisation particulière, la matière de départ est une feuille plate unique, dont l'épais- seur permet de définir la dimension axiale finale hors tout de la lentille; dans une autre forme de réalisation présen- tée à titre d'exemple, la lentille et l'élément haptique sont réalisés à partir de matières de départ stratifiées, les éléments haptiques restant effectivement solidaires du flan de la lentille et s'étendant radialement vers l'extérieur de 10768 ce dernier Dans tous les cas, la matière de départ est une feuille stratifiée composite plate, dont l'épaisseur assurera la longueur axiale finale hors tout de la lentille La cour- bure de la surface de la lentille peut être réalisée avant la formation des éléments haptiques, mais, de préférence, elle peut l'être après Les détails du masquage et de la fenestration sont obtenus par des techniques de photogravure et peuvent être appliqués à la production en série d'un grand nombre de structures lentille-élément haptique iden- tiques à partir d'une feuille stratifiée composite unique, grâce à des opérations de formage effectuées simultanément sur toutes les structures d'une feuille donnée. L'invention sera mieux comprise en regard de la des- cription ci-après et des dessins annexés, qui représentent des exemples de réalisation de l'invention, dessins dans lesquels: La Figure 1 est une projection horizontale d'une pre- mière forme de réalisation de l'invention, se présentant sous la forme d'un ensemble lentille et élément de contact, formé solidairement en une seule pièce, selon l'invention; La Figure 2 est une coupe prise selon la ligne 2-2 de la Figure 1; La Figure 3 est une coupe schématique agrandie de la feuille de départ, permettant d'obtenir le résultat de la Figure 2, c'est-à-dire que ce qui est représenté sur la Figure 3 devient en fin de compte ce qui est représenté sur la Figure 2; La Figure 4 est un schéma analogue à celui de la Figure 3, et permet de voir le résultat d'une étape intermédiaire du traitement du matériau de la Figure 3, pour obtenir le produit de la Figure 2; Les Figures 4 A et 4 B sont des représentations schémati- ques de différents caches utilisés pour créer l'étape inter- médiaire de la Figure 4; La Figure 5 est une vue analogue à la Figure 4 et illus- tre une étape de finition du produit des Figures 1 et 2; Les Figures 6 et 7 sont des vues analogues, respective- ment aux Figures 4 et 5, et en présentent une modification; Les Figures 8 et 9 sont des vues respectivement analo- gues aux Figures 6 et 7 et en illustrent une autre modifi- cation; Les Figures 10 et 11 sont des projections horizontales partielles analogues, de deux tracés différents, correspon- dant à une structure multiple, sur une feuille unique d'un matériau de départ, pour une production en série; Les Figures 12 et 13 sont des coupes à l'échelle des Figures 3, 4 et 5, pour illustrer une technique modifiée; Les Figures 14 et 15 sont des coupes, à l'échelle des Figures 4 et 5, illustrant des étapes de finition successi- ves destinées à réaliser simultanément la finition de la surface convexe de chacun d'un grand nombre d'éléments de lentille en verre optique; La Figure 16 est un schéma analogue à la Figure 14, et montre l'appareillage permettant de finir simultanément la surface concave de chacun d'un grand nombre d'éléments de lentille en verre optique; La Fieure 17 est une projection horizontale d'un ensem- ble solidaire modifié lentille et élément haptique; La Figure 18 est une vue latérale d'une construction selon la Figure 17; La Figure 19 est une projection horizontale d'un ensem- ble lentille et élément haptique, formé en une seule pièce, selon l'invention; La Figure 20 est une coupe agrandie selon la ligne -20 de la Figure 19; La Figure 21 est une autre coupe schématique agrandie d'une feuille du matériau de départ stratifié composite, destiné à donner ce qui est représenté sur la Figure 20, c'est-à-dire que ce qui est représenté sur la Figure 21 devient en fin de compte ce qui est représenté sur la Figure ; Les Figures 22 et 23 sont des schémas analogues à la Figure 21, et ont pour but de montrer le résultat des diffé- rentes étapes intermédiaires entre le matériau de la Figure 21 et le produit de la Figure 20; Les Figures 21 A et 22 A sont des coupes, et les Figures 10768 21 B et 22 B sont des représentations schématiques, destinées à montrer l'utilisation de différents caches pour créer les étapes intermédiaires respectivement des Figures 22 et 23; Les Figures 24 et 25 sont des vues analogues aux Figures 22 et 23, et ont pour but d'illustrer deux étapes de finition différentes pour le produit des Figures 19 et 20; et Les Figures 26 et 27 sont des projections horizontales partielles analogues, de deux autres dessins pour structures multiples, sur une feuille unique d'un matériau de départ, pour une production en série. Sous la forme des Figures 1 et 2, l'invention est pré- sentée dans une application concernant un ensemble extraocu- laire ou lentille de contact, qui ressemble fortement à une structure à plusieurs composants présentée dans la demande simultanée, NI de série 124 941, mais comprenant en réalité une lentille centrale 10 et une structure haptique 11 soli- daires l'une de l'autre et étant le produit de la réduction, par attaque sélective, d'un matériau de départ se présentant sous la forme d'une feuille plate 12 d'épaisseur T 1, telle que présentée sur la Figure 3 Comme il sera décrit ci-après, la feuille 12 peut être en une matière plastique convenable ou en verre, et inerte vis-à-vis des fluides corporels Pour plus de commodité, on a appliqué des symboles dimensionnels, qui permettent d'identifier les différents éléments: le diamètre de la lentille, D 1, qui peut être compris entre 6 et 9 mm; une bande haptique, ou rebord de contact 13, périphé- rique et intérieur, dont la largeur est de préférence d'au moins 0,25 mm, compte tenu de son diamètre extérieur D 2, qui est compris entre 6,5 et 9, 5 mm; et le diamètre extérieur D 3 de l'élément haptique, qui peut aller jusqu'à 20 mm et qui dépasse donc de 12 à 14 mm le diamètre de l'iris de l'oeil. Il est bien entendu que l'élément haptique 11 peut être caractérisé par une fenestration considérable, ce qui signi- fie que la structure est essentiellement "ouverte", permet- tant ainsi une exposition normale à l'air, ou une "respira- tion" de la surface de la cornée sur laquelle elle est appli- quée Une telle fenestration considérable est présentée et décrite dans la demande simultanée, NI de série 124 941, et n'est donc pas reprise dans la présente description Il suffit de noter que les détails de la fenestration, de même que les différentes configurations possibles de l'élément haptique selon la demande simultanée présentée ci-dessus, peuvent être réalisés pour mettre en oeuvre les techniques et les structures décrites dans la présente description, et ces détails ne seront donc pas repris Il convient aussi de noter que l'on peut mettre en oeuvre dans la présente inven- tion les détails de la configuration et des dimensions des éléments haptiques pour des applications concernant des lentilles intraoculaires, lentilles dont les dimensions et la puissance conviennent à une utilisation intraoculaire, de sorte que les dimensions et formes données dans la présente description pour des systèmes extraoculaires doivent être considérées comme simplement représentatives et non limitati- ves. Il suffit ici de décrire l'élément haptique 11, ou élément de contact, qui comprend quatre secteurs en forme d'arc 14, raccordés les uns aux autres et à l'élément de lentille 10, seulement par l'intermédiaire de branches radia- les solidaires 15 liées au rebord 13 L'épaisseur T 1 de la lentille est généralement comprise entre 25 et 178 Am dans les applications extracellulaires, et entre 51 et 508 gm dans les applications intraoculaires; dans les deux cas, l'épaisseur T 2 de l'élément haptique (Figure 4) est comprise entre 25 et 76 gm. Pour passer de la feuille 12 de la Figure 3 à la forme intermédiaire de la Figure 4, il convient d'utiliser une technique de masquage et de photogravure décrite à titre d'exemple dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique No 4 080 709, et qu'il n'est donc pas nécessaire de reprendre ici Il suffit d'indiquer que, pour ce qui est de la présente invention, on utilise un cache du type de celui de la Figure 4 A pour l'attaque, par voie chimique ou autre, de la surface supérieure de la feuille 12, et que l'on utilise un cache différent, par exemple celui de la Figure 4 B, pour attaquer la surface inférieure de la feuille 12 Ces deux attaques différentes peuvent être effectuées simultanément, mais, de préférence, chaque opération est effectuée séparément, ce qui permet de maîtriser pleinement la profondeur d'érosion particulière voulue de chaque côté de la feuille 12. Plus particulièrement, le cache de la Figure 4 A peut être une réduction photographique précise d'un dessin origi- nal, la réduction consistant à exposer une couche photo- sensible de la surface supérieure de la feuille 12, la couche exposée étant ensuite développée de façon à laisser sur la feuille une configuration de masquage, opaque, déposée Comme, de préférence, on attaque d'abord l'un des côtés, puis l'autre, on expose d'abord complètement la couche photo- sensible se trouvant sur la surface inférieure de la feuille 12, de telle sorte que, après développement, la surface infé- rieure soit entièrement opaque et empêche donc toute attaque à partir du côté inférieur Avec une feuille ainsi masquée, puis exposée à une attaque, seules seront attaquées les zones ne possédant pas de masque opaque, et cette première attaque est calculée de façon à pénétrer jusqu'à la profondeur T 1-T 2, pour ne laisser dans la zone attaquée que l'épaisseur T 2 de l'élément haptique Comme on le voit sur la Figure 4 A, ce premier cache permet l'exposition, à une attaque, de l'anneau circulaire 16, défini à l'intérieur par une zone circulaire opaque 17, ayant les dimensions de la lentille, de diamètre D 1, et, à l'extérieur, par une zone opaque enveloppante 18. La zone opaque extérieure 18 possède un bord intérieur cir- culaire 19 de diamètre D 4 légèrement supérieur au diamètre D 3 de l'élément haptique final. Après que l'attaque a été réalisée à travers le cache de la Figure 4 A jusqu'à la profondeur T 1-T 2, tous les caches sont enlevés, et l'échantillon reçoit une nouvelle couche d'une substance photosensible La configuration de masquage de la Figure 4 B est ensuite exposée et développée sur le côté inférieur de l'échantillon, d'une manière rigoureusement concentrique aux opérations d'exposition et d'attaque de la Figure 4 A, la surface supérieure de la région 20 correspondant au flan de lentille central et la surface supérieure de la zone haptique annulaire 11 qui l'entoure étant totalement exposées et développées de telle sorte que l'exposition à l'attaque ne s'effectue qu'à travers le cache de la Figure 4 B, sur la surface inférieure de l'échantillon Cette deu- xième attaque peut se poursuivre jusqu'à l'épaisseur T 2 de l'élément haptique fini, moment o le produit intermédiaire de la Figure 4 est séparé de la feuille originale qui l'entoure Bien évidemment, il est possible d'enlever ensuite les caches de l'échantillon, et de procéder à la finition des lentilles Cependant, de préférence, le cache de la Figure 4 B possède au moins un raccord opaque, formant attache, pouvant être détaché ultérieurement, entre la configuration inté- rieure définissant la fenestration (à l'intérieur du diamètre D 3) et la configuration opaque extérieure 18 ', qui correspond au matériau de masquage portant le repère 18 sur la Figure 4 A. La configuration intérieure du cache de la Figure 4 B, c'est-à-dire à l'intérieur du bord circulaire intérieur du matériau opaque extérieur 18 ', présente les caractéristiques de fenestration de l'élément haptique décrite à propos de la Figure 1, et c'est la raison pour laquelle les éléments opa- ques intérieurs de ce cache, sur la Figure B, portent les numéros de référence de la Figure 1, avec des primes Cepen- dant, sur le cache de la Figure 4 B, la totalité de la zone 13 ' à l'intérieur des limites extérieures du rebord 13, c'est-à-dire à l'intérieur du cercle de diamètre D 2, est opaque, pour éviter que l'attaque ne porte sur la région 20 du flan de la lentille. Après avoir effectué la deuxième attaque selon la con- figuration de la Figure 4 B, on enlève de l'échantillon par- tiellement achevé tous les dépôts de masquage pour permettre la finition des lentilles Si cette séparation s'effectue individuellement pour chaque échantillon, chacun de ces derniers doit être traité à part; cependant, s'il y a une interconnexion au niveau des bords, il est possible de trai- ter plus facilement les différents échantillons, par des techniques de finition des lentilles en série La Figure 10 présente une configuration d'échantillons interconnectés par leurs bords: sur cette figure, chaque échantillon partielle- ment terminé (selon la Figure 4) est en contact et inter- connecté avec six échantillons du même type qui l'entourent; sur la représentation partielle de la Figure 10, on voit trois échantillons A-BC, partiellement terminés et emboîtés, qui sont raccordés par une attache séparable 25 entre les échan- tillons A et B, une attache séparable 26 entre les échantil- lons A et C et une attache séparable 27 entre les échantil- lons B et C. La Figure 11 est un schéma analogue à celui de la Figure , mais présentant une autre configuration des intercon- nexions séparables d'échantillons partiellement achevés, et se prêtant, elle aussi, à une production en série des diffé- rentes phases de finition des lentilles, comme il ressort de la suite Sur la Figure 11, la configuration des intercon- nexions séparables se présente sous la forme d'alignements parallèles discrets Par exemple, les échantillons partielle- ment achevés E-F-G se trouvant sur un tel alignement sont reliés les uns aux autres par une interconnexion séparable ', et les échantillons partiellement achevés H-J-K de l'alignement immédiatement parallèle sont reliés par une interconnexion séparable en 26 ' mais ne sont pas reliés aux échantillons de l'alignement A-B-C ou à ceux d'un quelconque autre alignement En d'autres termes, la disposition de la Figure 11 permet un traitement automatisé d'ensembles liné- aires d'échantillons reliés par une liaison séparable. Revenant maintenant au problème de la finition des len- tilles, et supposant que l'on a effectué les étapes d'attaque sur une feuille de départ en une matière plastique convenable, on positionne tout d'abord, avec précision, l'échantillon partiellement achevé de la Figure 4 dans une matrice de for- mage On définit ensuite la forme de la lentille, qui peut mettre en jeu une surface concave intérieure de rayon R 1 et une surface convexe extérieure de rayon différent R 2, par déformation plastique, sous une contrainte élevée de compres- sion à l'intérieur de la matrice, ce qui donne un produit fini tel que présenté sur la Figure 5 Dans ce produit fini particulier, on observe que la surface antérieure convexe de la lentille 10 est décalée par rapport au rebord 13 du point de raccordement de 'lélément haptique solidaire il, et que la surface postérieure de la lentille 10 est en aligne- ment effectif avec l'élément haptique. Les Figures 6 et 7 illustrent une autre forme de réali- sation, dans laquelle l'attaque destinée à former l'élément haptique 11 fait appel à des caches, comme dans les Figures 4 A et 4 B, mais orientés inversement à ce qui est décrit sur la Figure 4, de façon à créer une liaison entre l'élément haptique et le flan de lentille 20 ' dans la zone antérieure, avec un décalage axial par rapport à la surface postérieure du flancde lentille En d'autres termes, la première opéra- tion d'attaque permettant d'obtenir la configuration de mas- quage de la Figure 4 A peut être réalisée par référérence à la surface inférieure (qui sera la surface postérieure) de la feuille de départ 12, tandis qu'on peut réaliser le déca- page des détails de l'élément haptique, attribuable à la configuration de masquage de la Figure 4 B, par référence à la surface supérieure (qui sera la surface antérieure) de la feuille 12 On peut réaliser les courbures de la lentille comme il a été décrit ci-dessus, ce qui conduit, sur la Figure 7, à une surface antérieure plane pour la lentille 10 et à une surface postérieure concave Il va sans dire que si l'on souhaite une courbure permanente au niveau de l'une ou l'autre des configurations, de la lentille ou de l'élément haptique, des Figures 5 et 7, on pourra obtenir une courbure de l'élément haptique par la même méthode de compression en matrice que celle qui a donné les courbures de la lentille. Les Figures 8 et 9 montrent que les caches et la méthode d'attaque décrits peuvent aussi être utilisés pour produire une configuration globale lentille plus élément haptique, dans laquelle l'élément haptique rejoint d'une manière soli- daire la zone 20 " du flan de la lentille, avec un décalage axial par rapport tant à la surface antérieure qu'à la surface postérieure de la lentille Pour obtenir cette confi- guration, la première étape d'attaque est réalisée sur une feuille-flan 12, ayant reçu des dépôts de masquage correspon- dant la configuration de la Figure 4 A, appliqués en concor- dance axiale avec les deux côtés de la feuille L'attaque est calculée de façon à donner à l'élément haptique une épaisseur T 2, mais comme l'attaque s'effectue simultanément, avec des caches identiques selon la Figure 4 A, sur les deux côtés de la feuille 12, le temps nécessaire à l'attaque sera la moitié de celui nécessaire à la première-opération d'atta- que correspondant aux situations des Figures 4 et 6 La deu- xième attaque, correspondant à la configuration de la Figure 4 B, peut se faire comme il a été décrit à propos de l'une ou l'autre des situations des Figures 4 ou 6, comme on le com- prendra mieux ci-après. Jusqu'à maintenant, toutes les opérations mettaient en jeu des techniques de masquage et d'attaque, suivies par des étapes de finition des lentilles Mais là Figure 12 montre qu'il ne faut pas considérer cette façon de faire comme limitatrice Sur la Figure 1, les étapes définissant la lentille sont d'abord effectuées sur la feuille de départ 12, et l'on reconnaît que la lentille représentée est celle de la Figure 5 Ensuite, on comprendra que l'on peut utiliser l'une quelconque des différentes séquences masquage-attaque décri- tes à propos des Figures 4, 6 et 8, selon l'emplacement axial final voulu du point de raccordement entre l'élément haptique et la lentille 10 A titre d'illustration, la Figure 13 pré- sente la configuration de la Figure 5, mais obtenue à partir des séquences de masquage-attaque de la Figure 4, appliquées à la lentille préformée 10 de la Figure 12. De même, jusqu'à maintenant, toutes les opérations et configurations ont été décrites dans l'hypothèse implicite que le matériau de départ est une feuille plastique 12 Mais cela n'est pas nécessairement le cas, du fait que la feuille 12 peut être en un verre de qualité optique, les techniques d'attaque utilisées étant celles convenant au verre, les caches (par exemple correspondant aux configurations des Figures 4 A et 4 B) ayant une nature convenant à la technique d'attaque De même, la déformation du matériau en feuille 12 par compression dans une matrice n'est en aucune façon limi- tée aux matières plastiques, du fait que, quand on applique de la chaleur pour provoquer un ramollissement, il est pos- sible d'assurer par compression une déformation des zones du flan de la lentille, en verre, appartenant à des structures intégrales lentilleélément haptique se composant entièrement du même morceau de verre. Cependant, on emploie de préférence des techniques reconnues de finition optique lors de la finition des confi- gurations solidaires lentille-élément haptique réalisées en verre Les Figures 14, 15 et 16 illustrent cette forme de réalisation préférée. Sur la Figure 14, un échantillon tout en verre, partiel- lement achevé, comprend un flan central de lentille 30, avec des éléments haptiques solidaires 31, suffisamment minces pour présenter une élasticité axiale La zone du flan plat est montée sur une plateforme convenable plate 32, appar- tenant à un support classique 33, à plusieurs flans, ayant généralement la forme d'une sphère tronquée, en y étant fixée d'une manière amovible par enrobage à la cire selon la pra- tique acceptée, de la cire étant aussi utilisée pour fixer d'une manière amovible les parties souples 31 de l'élément haptique, en épousant les surfaces incurvées du support 33 contiguës aux plateformes 32 Le rayon de courbure R 3 de la surface qu'épousent provisoirement les éléments haptiques 31 est donc inférieur au rayon de courbure R 2 auquel doit être rectifiée la surface antérieure du flan 30, ou bien il est au moins diminué à partir du point o s'effectue la dernière rectification convexe Pour cette rectification, un calibre de rectification 34, possédant une courbure concave de rayon R 2, est présenté placé en équilibre, décalé par rapport au flan 30 et à son support 33, prêt à commencer les opérations de rectification classique de la surface convexe antérieure de la lentille jusqu'au rayon R 2. Il convient de noter que le support 33 peut comprendre des plateformes plates 32, dont les distances et alignements réciproques soient adaptés au montage de plusieurs échantil- lons, tout en verre, partiellement achevés, reliés par une attache séparable, par exemple une rangée longitudinale comme il a été décrit à propos de la Figure 11 Dans ce cas, chacun des flans 30 de la rangée ainsi assemblée possède sa propre plateforme plate 32, et tous les flans, avec les éléments haptiques correspondants, sont fixés par de la cire, d'une manière amovible, en position pour assurer une rectification simultanée par rapport au calibre de rectification 34, tous les flans recevant la même courbure convexe R 2 Chaque pro- duit obtenu, formé d'une lentille et d'un élément haptique, possède alors, après rectification contre le calibre 34, l'aspect présenté sur la Figure 15, sous la forme d'une lentille-plan convexe 30 ', et ce, dès que l'on a enlevé la cire par chauffage. La Figure 16 montre que les techniques classiques de finition des lentillesde verre peuvent aussi s'appliquer à la production de surfaces concaves, de rayon R 1 sur la sur- face postérieure de la structure de la Figure 15 Dans ce but, un élément de support 35 possède une surface concave pouvant être généralementsphérique et de rayon R 4 supérieur au rayon R 1 de la surface concave à rectifier (ou décalé par rapport à ce dernier), et cette surface est caractérisée par des évidements ou des poches 36, à l'échelle locale, de configuration circulaire, destinés à loger la périphérie du flan de lentille 30 ' partiellement rectifié et à créer une profondeur suffisante pour laisser un certain jeu avec la surface convexe déjà finie de rayon R 2, sans qu'il y ait contact; la cavité 36 est un excellent récepteur pour la cire destinée à supporter d'une manière non-amovible le flan ' pour permettre les opérations de finition de la surface concave Comme on le voit, une nervure annulaire 37 ' dépasse localement de la surface de soutènement généralement sphéri- que de rayon R 4, de façon à s'emboîter avec précision avec toutes les zones du raccordement entre l'élément haptique et le flan de lentille 30 ', les éléments haptiques 31 étant fixés par de la cire aux zones voisines de la surface sphéri- que concave, comme on le comprendra mieux ci-après. La Figure 16 présente en outre un calibre de rectifica- tion 38, décalé par rapport à la surface concave à rectifier, de, rayon R 1 sur la face postérieure du flan de lentille 30 '. La surface du calibre de rectification possède le rayon recherche R 2 Et le produit obtenu, après enlèvement de la cire, est celui décrit sur la Figure 5, sauf qu'il s'agit de verre. Il est bien entendu que, d'une manière analogue à ce qui est décrit à propos de la Figure 14, le support 35 de la Figure 16 peut assurer le support de plusieurs flans 30 ' reliés par une attache séparable Il est aussi bien entendu que le support 35 se prête à la rectification de la surface concave d'une lentille, que la surface antérieure du ou des flans de lentille en jeu soit courbe ou non. Il est bien entendu que les procédés et structures décrits jusqu'à maintenant permettent d'atteindre les buts mentionnés ci-dessus, et qu'ils peuvent s'appliquer dans le cadre d'un grand nombre de matériaux et de techniques de finition Par exemple, pour ce qui est des matières plasti- ques, on peut choisir un matériau de départ convenable 12, sous la forme d'une feuille unique, parmi les polyimides et polyamides disponibles, de même que parmi le méthacrylate d'hexyléthyle (HEMA), la polyéthersulfone, la polysulfone, le polyméthacrylate de méthyle (PMMAJ, les polyesters, les silicones et le polyéthyltoluène (PET) De même, à titre d'exemple, on peut utiliser les techniques classiques pour créer des courbures correctrices de l'astigmatisme et une orientation axiale dans une structure intégrale élément haptique et lentille, complète avec un profil de reconnais- sance, ou assimilé, à partir duquel le médecin prescrivant et/ou installant cette structure optique peut reconnaître l'orientation correcte des axes nécessaires à la correction de l'astigmatisme Des techniques de ce genre, affinant l'orientation, sont décrites dans la demande simultanée N O de série 225 349 déposée le 15 janvier 1981, et, sur la Figure 17, il est présenté un ensemble solidaire lentille et élément haptique 41, dans lequel un petit congé asymétrique 42 donne le moyen de reconnaître l'orientation correcte, de façon à utiliser convenablement la lentille correctrice de l'astigmatisme prescrite pour l'utilisateur particulier. La Figure 18 montre que, pour toutes les configurations de l'élément haptique envisagées dans la présente description, et plus particulièrement dans le contexte de la configuration de l'élément haptique de la Figure 17, on peut aussi utili- ser l'étape de déformation servant à créer la courbure de la lentille pour conférer à un élément haptique une courbure généralement conforme à celle de la cornée Comme on le voit par référence à la Figure 18, cette courbure est généralement différente de l'aspect initialement plat de la feuille de départ, mais elle est généralement tangente au plan de la feuille de départ, au voisinage du point de raccordement entre l'élément haptique et la lentille centrale. Toute référence à une attaque dans la présente descrip- tion doit être comprise comme se rapportant à l'une quelcon- que des nombreuses techniques bien connues d'érosion sélec- tive Dans le cas de l'érosion des matières plastiques, ces techniques comprennent l'attaque au plasma, le fraisage par bombardement ionique, et le décapage chimique Dans le cas de l'érosion du verre, ces techniques englobent l'attaque par l'acide fluorhydrique et l'attaque par le gaz fluorhydrique. La deuxième forme de réalisation illustrant l'invention (Figures 19 à 27) concerne des structures, en une seule pièce, ressemblant à celles des Figures 1 à 18, mais fondées sur la réduction, par attaque sélective, à partir d'un maté- riau de départ se présentant sous la forme d'une feuille stratifiée composite plate, d'épaisseur T 1 ' + T 2 ' comme il est représenté sur la Figure 21, o Ti' est l'épaisseur de l'une des strates du composite ( 112) (représentées pour le verre), T 2 ' étant l'épaisseur de l'autre strate ( 113) du composite (représentée pour une matière plastique), c'est-à- dire le produit de cette réduction L'épaisseur de la strate 112 permet d'en former la lentille finie, et la couche 113 présente une épaisseur permettant d'en préparer l'élément haptique fini; la feuille stratifiée composite est choisie en fonction de son inertie vis-à-vis des fluides corporels. Pour plus de commodité, on a utilisé des symboles dimen- sionnels pour identifier les éléments suivants: le diamètre de la lentille 110, D 1 '; le diamètre extérieur D 2 ' du rebord intérieur 112; et le diamètre extérieur D ' de l'élément haptique 111, tous ces diamètres étant compris dans les inter- valles mentionnés ci-dessus à propos des dimensions correspon- dantes mentionnées à propos des Figures 1 et 3; l'élément haptique 111 est, lui aussi, caractérisé par une fenestration considérable L'épaisseur T 1 ' de la lentille est généralement comprise entre 25 et 178 Am pour les applications extra- oculaires et entre 51 et 508 pom pour les applications intra- oculaires; pour ces deux applications, l'épaisseur T 2 ' de l'élément haptique (Figure 21) est de l'ordre de 25 à 152 gm. Pour passer de la feuille 112 de la Figure 21 au stade intermédiaire de la Figure 22, on utilise des techniques de masquage et de photogravure décrites à titre représentatif dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique N O 4 080 709 et qu'il n'est pas nécessaire de reprendre dans la présente description Il suffit d'indiquer que, pour l'objectif con- sidéré, on utilise un cache du type de celui de la Figure 21 B, pour l'attaque chimique, ou autre, de la couche supérieure 112 de la feuille composite, et que l'on utilise un cache différent, du type de celui de la Figure 22 B, pour une atta- * que du même genre de la couche inférieure 113 de la feuille composite Ces deux attaques différentes sont de préférence effectuées séparément (par exemple l'une après l'autre), ce qui permet de mattriser complètement la profondeur d'érosion particulière recherchée pour chacune des couches de la feuille composite. Plus particulièrement, la configuration de masquage de la Figure 21 B peut être une réduction photographique rigou- reuse d'un original, la réduction ayant pour but d'exposer un revêtement photosensible se trouvant sur la surface supé- rieure de la feuille composite, le revêtement exposé étant ensuite développé de façon à laisser une configuration de masquage opaque, déposée (Cache A) sur la couche 112 de la feuille composite Comme on procède de préférence en effec- tuant d'abord une attaque à partir d'un côté, puis à partir de l'autre côté, on expose complètement la couche photo- sensible de la surface inférieure de la feuille 112, de telle sorte que, après développement, la surface inférieure soit un cache 121 entièrement opaque (Cache B) et ne permette pas la réalisation d'une attaque à partir du côté inférieur. Quand la feuille ainsi masquée est ensuite exposée à une attaque (pour le matériau de la strate 112), seules seront attaquées les zones ne possédant pas de cache opaque, et cette première attaque sera calculée pour permettre une pénétration complète de la strate 112 (c'est-à-dire jusqu'à la profondeur T 1 '), ce qui ne laisse, dans la région attaquée, que la strate 113, qui présente l'épaisseur T 2 ' de l'élément haptique Comme on le voit sur la Figure 21 B, ce premier cache est caractérisé par une exposition, à l'attaque, de l'anneau circulaire 122, définb du côté intérieur par une zone circulaire opaque 123, ayant les dimensions de la len- tille et de diamètre D 11 ', et, sur le côté extérieur, par une zone opaque enveloppante La zone opaque extérieure possède un bord intérieur circulaire 124 de diamètre D 4 ' légèrement supérieur au diamètre D 3 ' de l'élément haptique fini Le produit de cette attaque, effectuée avec le cache, est présenté sur la Figure 22. Après avoir effectué une attaque à travers le cache 120 de la Figure 21 B jusqu'à la profondeur indiquée T 1 ', on enlève tous les caches et on recouvre l'échantillon d'un produit photosensible La configuration de masquage 125 de la Figure 22 B est ensuite exposée et développée sur le côté inférieur de l'échantillon (et devient le Cache D de la Figure 22 A), d'une manière rigoureusement concentrique à l'exposition et à l'attauqe de la Figure 21 B, tandis que la surface supérieure de la zone centrale 126, qui correspond au flan de 'La lentille, et celle de la zone annulaire environ- nante 127 de l'élément haptique, sont totalement exposées et développées pour produire un cache 128 (Cache C), ne corres- pondant pas à la configuration, permettant ainsi une attaque et une exposition (correspondant au matériau de la strate 113), mais seulement à travers le cache de la Figure 22 B (Cache D) sur la surface inférieure de l'échantillon On laisse cette deuxième attaque se poursuivre complètement à travers le matériau de la strate 113 (c'est-à-dire jusqu'à l'épaisseur T 2 ' de l'élément haptique fini), et, à ce moment-là, on sépare du matériau en feuille original environnant le produit intermédiaire de la Figure 23 Bien évidemment, il est possi- ble d'enlever les caches de l'échantillon et de continuer par une opération de finition des lentilles Cependant, de pré- férence, le cache de la Figure 22 B est forrimd avec au moins un raccordement opaque, séparable ultérieurement, formant une attache, entre la configuration interne définissant une fenestration (à l'intérieur du diamètre D 3 ') et le diamètre D 4 ' du bord intérieur de la zone opaque environnante 125 ' du cache à configuration 125. La configuration intérieure du cache 125 de la Figure 22 B, c'est-à-dire celle se trouvant à l'intérieur du diamètre D 4 ' du bord circulaire intérieur du matériau opaque environ- nant 125, possède les détails, du point de vue de la fenes- tration de l'élément haptique, décrits à propos de la Figure 1 et identifiés par les numéros 114-115-116 de la Figure 19; en conséquence, les pièces opaques intérieures correspondan- tes du cache (Cache D) portent les mêmes numéros que sur la Figure 19, mais avec des primes Cependant, dans le cache de la Figure 22 B, la totalité de la zone intérieure aux limites circulaires intérieures du rebord 113, c'est-à-dire se trou- vant à l'intérieur d'un cercle de diamètre D '5 est ouverte, le diamètre D 5 ' étant inférieur au diamètre D 1 ' du flan de lentille 126, de façon à créer une partie annulaire du stra- tifié composite entre le flan de lentille attaqué 126 et le flan d'élément haptique attaqué 127. Après la réalisation de la deuxième attaque conformé- ment à la configuration de la Figure 22 B, on enlève de l'échantillon partiellement achevé tous les dépôts de mas- quage, pour permettre la finition des lentilles Dans la situation dans laquelle les échantillons sont séparés les uns des autres, chaque échantillon doit être traité séparé- ment; cependant, quand les échantillons sont interconnectés par leur bord, ils peuvent être plus facilement traités, par des techniques de finition des lentilles en série La Figure 26 présente une configuration d'échantillons interconnectés par leur bord, figure dans laquelle chaque échantillon par- tiellement achevé (selon la Figure 23) est adjacent à six échantillons analogues entourant le premier, en y étant interconnecté par emboîtement; sur la représentation par- tielle de la Figure 26, on voit trois échantillons partiel- lement achevés A'-B'-C', raccordés par une attache séparable entre les échantillons A' et B', une attache séparable 131 entre les échantillons A' et C' et une attache séparable 132 entre les échantillons B' et C'. La Figure 27 est un schéma analogue à celui de la Figure 26 mais présentant une autre configuration de l'interconnexion séparable entre des échantillons partielle- ment achevés, configuration se prêtant, elle aussi, à une production en série des différentes phases de la finition des lentilles, comme il ressort de ce qui suit Sur la Figure 27, la configuration des interconnexions séparables correspond à des alignements parallèles discrets Par exem- ple, les échantillons partiellement achevés E'-F'-G' de l'un des alignements sont interconnectés d'une manière sépa- rable en 133 les uns aux autres, et les échantillons partiel- lement achevés H'-J'-K' de l'alignement immédiatement contigu sont interconnectés d'une manière séparable (en 134), mais ne sont pas reliés aux échantillons de l'alignement A'-B'-C' ou à ceux d'un autre alignement quelconque En d'autres termes, la disposition de la Figure 27 permet de traiter d'une manière automatisée des rangées linéaires d'êchantil- lons raccordés d'une manière séparable. Si l'on revient maintenant au problème de la finition des lentilles, et si l'on prend le cas o l'on a effectué les différentes étapes d'attaque sur une feuille de départ, dans laquelle la strate 112 est en une matière plastique convenable, on commence par positionner d'une manière pré- cise, dans une matrice de formage, l'échantillon partiellement achevé de la Figure 23 Puis on définit la forme de la len- tille, laquelle peut mettre en jeu une surface concave inté- rieure de rayon R 1 et une surface convexe extérieure de rayon différent R 2 que à l'intérieur de la matrice, sous l'effet d'une contrainte élevée de compression, ce qui donne un produit fini, repré- senté sur la Figure 25 Dans ce produit fini particulier, on constate que la surface antérieure convexe de la lentille 110 est décalée par rapport au rebord 113 du raccordement avec l'élément haptique 111, et que la surface postérieure de la lentille 110 est en parfait alignement avec l'élément haptique, du fait que l'épaisseur T 2 ' de ce dernier est très faible par rapport à l'épaisseur T 1 ' de la lentille. Bien que l'on ait indiqué que, si la strate 112 destinée à former la lentille est en une matière plastique ou en un verre formable à basse température, l'on puisse former par compression la ou les courbures voulues dans le flan de lentille ( 126) ayant subi l'attaque, on utilisera, de préfé- rence, des techniques reconnues de finition pour les configu- rations lentille-élément haptique essentiellement en un seul bloc, et dans lesquelles la strate 112 définissant la len- tille est en verre Les Figures 14, 15 et 16 de la demande simultanée, N O de série 288 217, illustrent un appareil de rectification des lentilles permettant de finir un flan en verre 126, de sorte qu'il n'est pas nécessaire de décrire cet appareil plus en détail. Brièvement, un produit attaqué partiellement achevé, tel que celui de la Figure 23, comprend une partie flan de lentille 126, en verre, et une partie haptique 127, associée en y étant solidaire, et cette dernière est suffisamment mince pour présenter une élasticité axiale Le flan plat 126 est monté sur une plateforme convenable d'un support classi- que, à plusieurs flans, ayant généralement la forme d'une sphère tronquée, en y étant fixé d'une manière amovible grâce à un enrobage de cire selon la pratique courante, de la cire étant aussi utilisée pour faire en sorte que les parties flexibles 127 de l'élément haptique épousent d'une manière amovible les surfaces courbes du support contiguës à la plateforme Le rayon de courbure de la surface qu'épousent provisoirement les éléments haptiques est inférieur au der- nier rayon de courbure de rectification convexe R 2, ou, du moins, les deux surfaces sont espacées d'une certaine distance l'une de l'autre Pour cette rectification, un calibre de rectification possédant une surface concave de rayon de courbure R 2 réalise une rectification classique dé la surface antérieure convexe de la lentille pour lui donner le rayon R 2. Comme il a été aussi expliqué dans la demande simultanée, N O de série 288 217, les plateformes plates destinées à rece- voir les lentilles et appartenant au support de rectification peuvent présenter des espacements et des alignements récipro- ques permettant de monter plusieurs échantillons partielle- ment achevés, reliés les uns aux autres d'une manière sépa- rable, par exemple une rangée, avec connexion longitudinale, telle que décrite à propos de la Figure 27 En tout cas, chacun des flans de lentille 126 de cette rangée possède sa propre plateforme de montage plate, et tous les flans 126, avec les éléments haptiques 127 correspondants, sont fixés d'une manière amovible par de la cire, la rectification se faisant simultanément par rapport au calibre de rectification, chaque flan étant rectifié de façon à obtenir la même cour- bure convexe de rayon R 2 Chaque ensemble lentille-élément haptique, formé d'une seule pièce, présentera-l'aspect unitaire, après rectification par rapport au calibre, pré- senté sur la Figure 24, avec une lentille plan-convexe 110 ', dès que la cire de raccordement a été enlevée sous l'effet de la chaleur. Comme il est expliqué plus en détail dans la demande simultanée, N O de série 288 217, on peut aussi utiliser des techniques classiques de finition des lentilles de verre pour produire des surfaces concaves pour ce qui est du rayon R 1 de la surface postérieure de la structure de la Figure 24, ce qui donne une lentille 110 ", telle que décrite sur la Figure 25. Il est bien entendu que les procédés et structures décrits relatifs à des stratifiés composites permettent d'atteindre les buts mentionnés cidessus, et qu'ils peuvent s'appliquer à propos d'un grand nombre de stratifiés compo- sites et de techniques de finition Par exemple, dans le cas d'un composite verre sur plastique, la strate de verre 12 doit être en un matériau de qualité optique, et la strate 13 de l'élément haptique peut être sélectionnée parmi les polyimides et polyamides disponibles, de même qu'entre le méthacrylate d'hexyléthyle (HEMA), la polyéthersulfone, la polysulfone, le polyméthacrylate de méthyle (PMMA), les polyesters, les silicones et le polyéthyltoluène (PET). De même, et à titre d'exemple, on peut utiliser des techniques classiques pour introduire des courbures correc- trices de l'astigmatisme et une orientation axiale dans une structure élément haptique et lentille en un seul bloc, avec un profil de reconnaissance, ou assimilé, à partir duquel le médecin prescrivant et/ou installant la structure est à même de reconnaître l'orientation correcte des axes permet- tant la correction de l'astigmatisme Des techniques d'affi- nage de l'orientation de ce genre sont décrites dans la demande simultanée, ND de série 225 349 (déposée le 15 janvier 1981); et, sur la Figure 19, le trait en tirets montre qu'un petit congé asymétrique peut caractériser localement un détail de la fenestration, ce qui donne un moyen de reconnaître l'orientation correcte, de façon à uti- liser convenablement la lentille correctrice de l'astigma- tisme prescrite pour un utilisateur particulier. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux exem- ples de réalisation ci-dessus décrits et représentés, à partir desquels on pourra prévoir d'autres modes et d'autres formes de réalisation, sans pour cela sortir du cadre de l'invention. Par exemple, dans l'une quelconque des techniques illus- trées sur les Figures 10 et 11 (ou sur les Figures 26 et 27), les éléments d'attache séparables 25-26-27 ( 25 '-26 ') et 130- 131-132 ( 133-134) peuvent être caractérisés par un "trous' central, s'ouvrant à l'extérieur du périmètre de chacun des éléments haptiques ainsi raccordés Ce trou est illustré en 27 ' sur la Figure 10, et il est bien entendu, à propos des autres trous de ce genre (c'est-à-dire en d'autres points de raccordement séparables), qu'ils créent un élément de référence précis pouvant subir un balayage optique, par exemple lors du positionnement automatique d'une rangée, possédant de tels raccordements séparables, de flans de lentille ayant subi une attaque et d'éléments haptiques, le positionnement ayant pour but d'assurer une mise en place précise dans une presse permettant de produire plusieurs lentilles, et/ou d' assurer un enlèvement précis et automa- tisé, au laser, des unités achevées lentille-élément haptique 10-11 ( 110-111) de la rangée correspondante. De même, à propos du pressage des éléments de lentille, comme il est décrit ci-dessus, il est bien entendu que la matrice utilisée pour le pressage peut être conçue de façon à créer dans la lentille un bord extérieur arrondi, plutôt que le bord extérieur nettement défini présenté par exemple au niveau du bord périphérique circulaire de la surface convexe de la lentille 10 de la Figure 5 On évite ainsi un coin exposé à arête vive. De plus, il est bien entendu que les opérations de pressage et de rectification des lentilles, décrites ci- dessus, sont données purement à titre d'illustration, en ce sens que non seulement on peut réaliser la courbure correc- trice de l'astigmatisme dans la matrice de pressage, mais encore on peut réaliser d'autres courbures complexes, par exemple les courbures permettant de mettre en oeuvre des propriétés multifocales (par exemple bifocales, trifocales) dans le stratifié formant le flan de lentille. Ou bien encore, et bien qu'il ait été dit que les diffé- rentes étapes de l'attaque sélective décrites ci-dessus s'effectuent en des temps permettant d'obtenir une attaque allant jusqu'aux profondeurs indiquées suivant le cas, il est bien entendu que, grâce au choix convenable des diffé- rentes méthodes d'attaque des différents matériaux utilisés pour les strates, la définition rigoureuse de la durée des étapes d'attaque peut ne pas s'avérer décisive Par exemple, dans le cas d'une strate de verre 112 et d'une strate de plastique 113 sensible à l'hydroxyde de sodium, l'attaque du verre peut s'effectuer par l'intermédiaire de fluorure d'hydrogène, auquel la strate plastique n'est pas sensible, et l'attaque de la matière plastique peut s'effectuer par l'intermédiaire d'hydroxyde de sodium (auquel la strate de verre n'est pas sensible) Dans un cas de ce genre, on comprendra que chaque opération d'attaque ne peut être réali- sée d'une manière sélective que sur le matériau de strate sensible à la méthode d'attaque utilisée, de sorte qu'une durée trop longue de l'une ou l'autre des opérations d'atta- que n'est pas gênante vis-à-vis de la strate ne devant pas subir d'attaque. Pour simplifier la présentation, la description ci- dessus a traité des strates 12-13 de la feuille de départ composite comme si chaque strate était un solide homogène, mais il est bien entendu que, en particulier dans les appli- cations extraoculaires, on souhaite une certaine perméabilité aux gaz et aux fluides, pour améliorer la compatibilité vis- à-vis de l'oeil humain Certaines des matières plastiques mentionnées cidessus présentent un certain degré de perméa- bilité, mais, de préférence, on fera appel à une exposition à un bombardement par des ions, des neutrons, ou d'autres particules, ou des rayons X, pour créer un mélange voulu de trous et de dimensions de trous, ce qui augmente la perméa- bilité, le bombardement étant de préférence une étape con- trôlée, appliquée à la feuille composite avant les opérations d'érosion décrites ci-dessus; ou bien encore, le bombarde- ment destiné à améliorer la perméabilité peut être réalisé après le masquage et juste avant l'attaque, ou encore après l'étape de finition des lentilles Pour donner un certain degré de perméabilité aux gaz et aux fluides, dans des appli- cations o le verre est plus utilisé que la matière plastique, on peut noter qu'il existe actuellement des verres présen- tant une perméabilité de ce genre, verres que l'on peut se procurer auprès de Corning Glass Works, Corning, New York. De même, et toujours pour simplifier la présentation, la description ci-dessus s'est consacrée fondamentalement à l'élément lentille et à sa formation, de sorte qu'il est bien entendu que l'on peut tout aussi bien mettre en oeuvre des étapes classiques de revêtement de l'optique et d'autres opérations de finition, nécessaires dans d'autres configura- tions de lentilles De même, l'étape de finition peut consis- ter en une troisième attaque (sans cache), de façon à amélio- rer la géométrie des bords et éviter les arêtes vives dans le produit fini. Revendications 1 Construction unitaire de lentille et d'élément haptique, formée d'une seule pièce par érosion sélective à partir de la même feuille d'un matériau de départ, caracté- risée en ce qu'elle comprend un composant lentille central, rigide ( 10), relativeoent épais, possédant une périphérie généra- lement circulaire, et un composant haptique extérieur ( 11), généralement annulaire, flexible et relativement mince, s'étendant radialement vers l'extérieur de la périphérie de la lentille et réparti tangentiellement autour de cette péri- phérie. 2 Construction selon la revendication 1, caractérisée en ce que la feuille est un stratifié composite unique, formé de deux matériaux de strate différents, au moins l'un des matériaux de strate étant transparent et de qualité optique, et constituant une première strate rigide et rela- tivement épaisse de la feuille unique, l'autre matériau de strate du stratifié étant relativement mince par rapport à l'épaisseur de la première strate. 3 Construction selon l'une quelconque des revendica- tions 1 ou 2, caractérisée en ce que le diamètre du compo- sant lentille est compris dans l'intervalle allant de 5 à 8 mm. 4 Construction selon l'une quelconque des revendica- tions 1 ou 2, caractérisée en ce que l'épaisseur de l'élément haptique est de l'ordre de 25 r ES. Construction selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'une des surfaces du composant haptique est essen- tiellement en alignement avec la surface correspondante du composant lentille. 6 Construction selon la revendication 1, caractérisée en ce que les deux surfaces du composant haptique sont déca- lées axialement vers l'intérieur à partir des deux surfaces du composant lentille. 7 Construction selon l'une quelconque des revendica- tions 1 ou 2, caractérisée en ce que cette construction fait partie d'un certain oarg 1 bre de constructions analogues, déca- lées les unes par rapport aux autres et formées à partir de la même feuille plastique unique, en étant raccordées les unes aux autres d'une manière solidaire mais séparable, en un point situé à proximité de leurs composants haptiques respectifs. 8 Construction selon la revendication 7, caractérisée en ce que le moyen de raccordement séparable est une-courte attache ( 25), formée solidairement, se trouvant entre les composants haptiques contigus. 9 Construction selon la revendication 8, caractérisée en ce qu'une ouverture de localisation ( 27) définit une zone de l'attache, extérieure au contour périphérique de chacun des éléments haptiques contigus reliés les uns aux autres par cette attache d'une manière séparable, les flans de lentille associés aux éléments haptiques assemblés d'une manière séparable pouvant être positionnés d'une manière précise par l'intermédiaire de ces ouvertures, par exemple pour un alignement et une orientation lors de la finition des lentilles, et pour une coupure. Construction selon la revendication 2, caractérisée en ce que la première strate est en verre et l'autre en plastique. 11 Construction selon la revendication 2, caractérisée en ce que la première strate est en une première matière plastique, et l'autre en une deuxième matière plastique. 12 Construction selon la revendication 2, caractérisée en ce que la feuille stratifiée composite est transparente. 13 Construction selon l'une quelconque des revendica- tions 1 ou 2, caractérisée en ce que la configuration des éléments haptiques comprend un indice asymétrique observable, qui définit une orientation de référence reconnaissable, le composant lentille central présentant une courbure correctrice d'astigmatisme, dont les axes présentent une orientation angulaire prédéterminée par rapport à l'orientation de réfé- rence. 14 Procédé de fabrication de la construction selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste à choisir l'épaisseur de la feuille en le matériau transparent pour qu'elle soit suffisante pour tenir compte de l'épaisseur finale du composant lentille, à masquer l'un des côtés de la feuille pour permettre un enlèvement sélectif du matériau dans la zone incluse généralement annulaire du composant haptique jusqu'à exclusion de ia zone centrale du composant lentille, à masquer l'autre côté de la feuille pour permettre un enlèvement sélectif de matériau dans le but de définir des secteurs de l'élément haptique à l'intérieur de la zone incluse généralement annulaire du composant haptique jusqu'à exclusion de la zone centrale du composant lentille, à soumettre les deux côtés masqués de la feuille masquée à des conditions d'érosion, l'érosion sur l'un des côtés allant jusqu'à la profondeur permettant de définir l'épaisseur finale de l'élément haptique relativement mince, l'érosion effectuée sur l'autre côté allant jusqu'à la profondeur correspondant à au moins l'épaisseur finale de l'élément haptique, à enlever les caches, puis à former une courbure de lentille sur au moins l'une des surfaces du composant len- tille. Procédé selon la revendication 14, caractérisé en ce que le matériau transparent est une matière plastique et que l'exposition à l'érosion s'effectue par attaque chimi- que. 16 Procédé selon la revendication 14, caractérisé en ce que le matériau transparent est une matière plastique et que l'exposition à l'érosion s'effectue par décharge d'ions dans du plasma. 17 Procédé selon la revendication 14, caractérisé en ce que l'étape de formation de la courbure de la lentille est réalisée par compression en matrice. 18 Procédé selon la revendication 14, caractérisé en ce que le matériau transparent est le verre et que l'érosion est effectuée par attaque à l'acide fluorhydrique. 19 Procédé selon la revendication 14, caractérisé en ce que le matériau transparent est le verre et que l'érosion s'effectue par attaque par du gaz fluorhydrique. Procédé selon la revendication 14, caractérisé en ce qu'au moins une partie de l'attaque s'effectue simultanément des deux côtés de la feuille. 10768 21 Procédé selon l'une quelconque des revendications 14 ou 17, caractérisé en ce que l'attaque s'effectue d'une manière séquentielle, d'abord à partir d'un côté de la feuille par l'intermédiaire du cache, puis à partir de l'autre côté de la même feuille, par l'intermédiaire du cache. 22 Procédé selon la revendication 21, caractérisé en ce que la première étape de l'attaque correspond au masquage complet de l'autre côté, l'étape suivante de l'attaque correspondant au masquage complet du côté qui a été attaqué le premier. 23 Procédé selon la revendication 14, caractérisé en ce que le matériau transparent est le verre et que l'étape de formation de la courbure de la lentille est réalisée par des techniques classiques de rectification des lentilles, les éléments haptiques contigus étant retenus en position défor- mée, à l'extérieur du point de la surface considérée possé- dant la courbure finale de rectification * 24 Procédé de réalisation de la construction selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste à sélec- tionner l'épaisseur de la feuille en le matériau transpa- rent, pour qu'elle soit au moins suffisante pour prendre en compte l'épaisseur finale du composant lentille, à sélection- ner une zone circulaire à l'intérieur de la feuille pour per- mettre une définition du périmètre final de la lentille, à former une courbure de lentille à l'intérieur de la zone circulaire sélectionnée, courbure limitée par cette zone, à masquer un côté de la feuille pour permettre un enlèvement sélectif de matériau dans une zone incluse'généralement annu- laire du composant haptique pour permettre l'exclusion de la zone centrale du composant lentille, à masquer l'autre côté de la feuille pour permettre l'enlèvement sélectif de matériau pour définir des secteurs de l'élément haptique à l'intérieur de la zone incluse généralement annulaire du composant haptique pour permettre l'exclusion de la zone centrale du composant lentille, à soumettre les deux côtés masqués de la feuille masquée à des conditions d'érosion, l'érosion de l'un des côtés s'effectuant jusqu'à une profon- deur permettant de définir l'épaisseur relativement faible de l'élément haptique final, l'érosion de l'autre côté s'effectuant jusqu'à une profondeur correspondant au moins à l'épaisseur de l'élément haptique final, puis à enlever le cache. Procédé selon l'une quelconque des revendications 14 ou 25, caractérisé en ce que la construction unitaire formée d'une lentille et d'un élément haptique est une construction d'un ensemble de constructions du même type formées simultanément à partir de la feuille, et en étant contiguës les unes aux autres. 26 Procédé selon la revendication 25, caractérisé en ce que les constructions contiguës sont formées en une rangée avec des raccordements séparables. 27 Construction selon l'une quelconque des revendica- tions 1 ou 2, caractérisée en ce que la configuration des éléments haptiques comprend un repère asymétrique observable, qui définit une orientation de référence reconnaissable, et en ce que l'élément lentille central comprend une courbure de correction de l'astigmatisme possédant une orientation angulaire prédéterminée des axes par rapport à l'orientation de référence. 28 Construction selon la revendication 1, caractérisée en ce que la feuille unique est initialement plate, puis déformée pour prendre une courbure en arc s'éloignant du caractère initial plat de la feuille, l'arc de la courbure étant essentiellement tangent à la surface plate initiale de la feuille au niveau du point de raccordement-de l'élément haptique avec le composant lentille. 29 Procédé de fabrication de la construction selon la revendication 1, dans laquelle le matériau transparent est le verre, procédé caractérisé en ce qu'il consiste tout d'abord à utiliser des techniques de photogravure pour éroder sélectivement une zone annulaire de l'élément haptique entou- rant le profil marginal circulaire du composant lentille, en définissant ainsi un produit intermédiaire étant à l'état final élastique et relativement mince, ainsi que les détails de la fenestration de l'élément haptique, puis à monter le composant lentille du produit intermédiaire pour effectuer des opérations classiques de finition de la lentille jusqu'à une courbure finale voulue de la lentille, le montage ayant pour but de fixer le composant lentille dans un support et de plier d'une manière élastique et de fixer la structure haptique associée au composant lentille, la structure hapti- que incurvée et f ixée, ainsi montée, étant décalée par rap- port à la surface géométrique à laquelle une rectification classique doit finir le composant lentille. 30 Procédé de fabrication de la construction selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il consiste à choisir l'épaisseur de la première strate de la feuille laminée composite de façon qu'elle soit au moins suffisante pour tenir compte de l'épaisseur finale du composant lentille, et à choisir l'épaisseur de l'autre strate de façon qu'elle soit au moins suffisante pour tenir compte de l'épaisseur finale du composant haptique, à masquer la surface extérieure de la première strate avec une première configuration de façon à définir un enlèvement sélectif du matériau de la première strate dans la zone incluse généralement annulaire du composant haptique pour provoquer l'exclusion d'une zone circulaire centrale dimensionnée de façon à pouvoir recevoir le composant lentille, à masquer la surface extérieure de l'autre strate à l'aide d'une deuxième configuration se trou- vant concentriquement en regard avec le centre de la première configuration, la deuxième configuration étant définie de façon à masquer une zone annulaire étroite de chevauchement du bord avec la zone circulaire centrale et pour masquer les éléments haptiques définissant des branches dirigées vers l'extérieur, contigus à cette zone annulaire étroite et situés à l'intérieur de la zone incluse généralement annulaire du composant haptique, à soumettre chacun des côtés masqués de la feuille composite à des conditions d'érosion spécifi- ques de la strate masquée considérée, les conditions d'éro- sion de la première strate masquée étant suffisante pour assurer une érosion sur toute l'épaisseur de la première strate, les conditions d'érosion de l'autre strate masquée étant suffisantes pour assurer une érosion de la totalité de l'épaisseur de l'autre strate, à enlever les caches, puis à former une courbure de lentille sur au moins l'une des surfaces du composant lentille. 31 Procédé selon la revendication 30, caractérisé en ce que l'une des étapes de masquage de la configuration, de même que l'étape d'érosion associée à cette dernière, sont effectuées avant l'exécution de l'autre étape de masquage de la configuration et son étape d'érosion associée. 32 Procédé selon la revendication 30, caractérisé en ce que les conditions d'érosion spécifiques du matériau de la première strate sont sélectionnées en fonction de l'insensibilité de l'autre strate à ce matériau. 33 Procédé selon la revendication 30, caractérisé en ce que les conditions d'érosion spécifiques du matériau de l'autre strate sont choisies en fonction de l'insensibilité de la première strate à ce matériau. 34 Procédé selon la revendication 32, caractérisé en ce que la première strate est en verre et que l'autre strate est en matière plastique, l'érosion de la première strate consis- tant à l'exposer à une atmosphère contenant en tant que constituant essentiel du fluorure d'hydrogène. Procédé selon la revendication 33, caractérisé en ce que la première strate est en verre et que l'autre strate est en matière plastique, l'érosion de l'autre strate étant réa- lisée par exposition à une atmosphère contenant en tant que constituant principal de l'hydroxyde de sodium. 36 Procédé selon la revendication 30,caractérisê en ce que le matériau d'au moins l'une des strates est une matière plastique, son érosion étant réalisée par exposition à une attaque chimique. 37 Procédé selon la revendication 30, caractérisé en ce que le matériau d'au moins l'une des strates est une matière plastique, et que son érosion est réalisée par exposition à une décharge d'ions dans un plasma. 38 Procédé selon la revendication 30, caractérisé en ce que le matériau d'au moins l'une des strates est un verre, et que son érosion est réalisée par exposition à une attaque par l'acide fluorhydrique. 39 Procédé selon la revendication 30, caractérisé en ce que le matériau d'au moins l'une des strates est un verre et que son érosion est réalisée par exposition à une attaque par du gaz fluorhydrique. 40 Procédé selon la revendication 30, caractérisé en ce que le matériau de la première strate est une matière plas- tique et que l'étape de formage de la courbure de la lentille est réalisée par compression en matrice. 41 Procédé selon la revendication 30, caractérisé en ce que le matériau de la première strate est un verre et que l'étape consistant à former la courbure de la lentille est réalisée par des techniques classiques de rectification des lentilles, tout en maintenant les éléments haptiques contigus dans une position déformée extérieure à la courbure finale de rectification de la surface considérée. 42 Procédé selon la revendication 30, caractérisé en ce que l'étape d'érosion de la première strate se produit avec un masquage total du côté de l'autre strate, l'étape d'éro- sion de l'autre strate s'effectuant avec un masquage complet du côté de la première-strate. 43 Construction selon la revendication 10, caractérisée en ce que la strate de verre est perméable aux gaz et aux fluides. 44 Construction selon l'une quelconque des revendica- tions 10 ou 11, caractérisée en ce que la matière plastique est perméable aux gaz et aux fluides. Procédé selon la revendication 30, caractérisé en ce que le matériau d'au moins une des strates est une matière plastique, et que son érosion est réalisée par exposition à des rayons X.