La présente invention a pour objet un dispositif de fixation pour tuile, dit crochet pour tuile. Les tuiles de couverture de toiture généralement du type en argile cuite, sont habituellement fisées sur les éléments de charpente en bois grâce à des clous enfoncés au travers d'un trou borgne prévu dans la partie supérieure et arrière de la tuile. Le trou borgne est défoncé au clouage et le clou est enfoncé au marteau jusqu'à pénétration dans le chevron ou le liteau qui supporte la tuile. La tuile est alors solidarisée par rapport à son support. Un autre procédé de fixation consiste à utiliser non plus un trou borgne mais un trou ouvert. Au travers de ce trou ouvert est introduit un clou comme précédemment exposé; mais on peut aussi utiliser ce trou ouvert pour introduire un fil de cuivre ou galvanisé de longueur convenable, lequel est ensuite attaché sur le chevron lui-mme, ou encore sur un clou planté directement à un endroit approprié dans le chevron. Ce dernier procédé s'ap- pelle "opération de pannetonage". En général ce dernier type d'assujettissement ne se fait que pour une tuile sur cinq environ, la solidarisation des autres tuiles se faisant à recouvrement grâce à leur recouvrement et encastrement marginal respectif d'autre part. Les procédés que l'on vient de rappeler présentent de graves inconvénients dont les plus importants sont la casse de la tuile à l'enfoncement du clou et le coût élevé de la main-d'oeuvre à la pose en raison du temps passé. Le but de la présente invention est d'éliminer ces incnvé- nients : éviter la casse, assurer une pose rapide et obtenir un assujettissement très positif de la tuile sur la charpente, toutes les tuiles pouvant d'ailleurs être assujetties et non pas certaines seulement. Elle a pour objet un crochet pour tuile très facile à poser, et d'un bas prix de revient. Ce crochet conforme à l'invention est essentiellement caractérisé par le fait qu'il est constitué par une lame métallique souple et élastique convenablement profilée et conformée, pourvue à l'une de ses extrémités d'un doigt replié de préhension destiné à venir épouser le rebord arrière de la tuile, et à l'autre. de ses extrémités d'une ou plusieurs pointes acérées venues de découpage destinées à être enfoncées au marteau sous le liteau ou chevron supportant précisément la partie arrière de la tuile. D'autres particularités et avantages de l'invention apparaitront au cours de la description qui va suivre, laquelle, faite en référence au dessin annexé donné à titre d'exemple non limitatif fera bien comprendre comment la présente invention peut être mise en pratique. La figure 1 est une vue en perspective d'un crochet pour tuile conforme à l'invention. La figure 2 est une vue de profil en coupe montrant un assemblage conforme à l'invention. La figure 3 est une vue en perspective de l'arrière et de dessous d'un assemblage selon l'invention. Dans le mode de réalisation représenté au dessin annexé, on voit à la figure 1 en 1 le corps de la lame métallique souple et élastique coudée en la, lb et lc, terminé à une extrémité par le doigt replié de préhension 2 et à l'autre extrémité par deux pointes acérées 3a et 3b. A la figure 2 on voit en 4 le corps partiel de la tuile classique à fixer, terminé à sa partie supérieure arrière par un rebord 5 et à sa partie inférieure arrière par un talon 6. La partie arrière de la tuile repose traditionnellement sur un liteau 7 convenablement orienté, l'arret en glissement se faisant par la butée du talon 6 contre l'angle supérieur arrière du liteau. On voit en traits mixtes en 4a une tuile de la rangée supérieure dont le rebord inférieur avant vient en recouvrement sur la partie supérieure arrière de la tuile 4. Conformément à l'invention, le doigt de préhension 2 vient épouser par le dessus, le rebord supérieur arrière 5 de la tuile, puis, légèrement déformée élastiquement, la lame 1 embrasse l'arrière de l'assemblage tuile-liteau pour que les pointes 3a - 3b viennent se présenter transversalement à la face infé- rieure du liteau. Il suffit d'un coup de marteau d'enfoncer ces pointes dans le liteau, et l'assemblage définitif est réalisé. Si l'on avait à défaire l'assemblage, il suffirait d'introduire un outil plat en 8 pour forcer les pointes à sortir du liteau. I1 va de soi que l'on peut, sans sortir du cadre de la présente invention, apporter toute modification aux formes de réalisations qui viennent d'être décrites. En particulier, on pourrait changer la nature du matériau constituant le crochet, et le réaliser en plastique sous réserve de prévoir des moyens remplaçant les pointes métalliques 3a et 3b, par exemple un petit clou additif ou un petit gousset métallique à une ou plusieurs pointes s'enfonçant sur l'extrémité libre inférieure de la lame. -REVENDICATION Crochet pour tuile essentiellement caractérisé par le fait qu'il est constitué par une lame métallique souple et élastique convenablement profilée et conformée, pourvue à l'une de ses extrémités d'un doigt replié de préhension destiné à venir épouser le rebord arrière de la tuile, et à l'autre de ses extrémités d'une ou plusieurs pointes acérées venues de découpage destinées à être enfoncées au marteau sous le liteau ou chevron supportant précisément la partie arrière de la tuile.