La présente invention a pour objet un dispositif pour stabiliser le niveau d'un liquide dans une enceinte et l'application dudit dispositif à la réalisation d'un circuit d'injection de secours pour réacteur nucléaire. De façon plus précise, la présente invention concerne un dispositif qui permet de maintenir à un niveau sensiblement constant un liquide dans une enceinte, ce liquide étant susceptible dwêtre chauffé et donc de s 'évaporer. Par le dispositif, objet de l'invention, on injecte de ce liquide dans ladite enceinte pour compenser la fraction de liquide vaporisé. Ce dispositif est particulièrement appliqué au cas où l'enceinte en question est la cuve d'un réacteur nucléaire refroidi à l'eau, par exemple un réacteur à eau sous pression. On sait que dans le cas d'une perte totale de courant électrique sur une installation nucléaire, il est nécessaire de refroidir le coeur qui, dans ces conditions, se trouve privé des organes moteurs (pompes) permettant de faire circuler le fluide caloporteur. Ce refroidissement doit encore être possible même si une fuite importante du circuit primaire de refroidissement laisse échapper le fluide caloporteur. Dans les installations de production d'énergie électrique à partir de l'énergie nucléaire, il est prévu un certain nombre de dispositions de secours. On peut tout d'abord trouver des sources électriques de secours pour alimenter les pompes et des réserves d'eau pour refroidir le réacteur et éventuellement injecter de l'eau dans le circuit primaire s'il n'y a pas eu de fuite dans ce circuit primaire. Toutefois, ce secours présente certains inconvénients : la réserve de fuel pour alimenter les sources d'énergie électrique de secours est limitée, de meme que les réserves d'eau, Pour gèrer au mieux ces dispositifs de secours, l'intervention humaine est nécessaire quasi en permanence. On sait qu'il existe également des circuits d'injection de secours en cas de rupture sur les canalisations primaires de refroidissement, cette injection de secours permet par exemple d'injecter directement au niveau du coeur du réacteur de l'eau pour produire un renoyage du coeur. Toutefois, de telles installations nécessitent encore des sources d'énergie et l'intervention humaine. Le dispositif, objet de l'invention a précisément pour objet une installation applicable aux réacteurs nucléaires refroidis par un liquide sous pression qui permet de maintenir à un niveau sensiblement constant la quantité d'eau dans la cuve du réacteur sans nécessiter de source d'énergie et sans nécessiter d'intervention humaine. En d'autres termes, le dispositif permet d'améliorer au maximum la sécurité intrin sèque de l'installation, En outre, ce dispositif permet une injection de liquide dans la cuve pendant une durée importante puisque cette introduction se fait petit à petit. Le dispositif pour maintenir à un niveau Ng sensiblement constant un liquide placé dans un récipient, ledit liquide étant susceptible de se vaporiser sous l'action d'un apport de chaleur audit récipient, ledit récipient comportant une extrémité supérieure et étant placé dans une enceinte fermée contenant un gaz, se caractérise en ce qu'il comprend des moyens de mise en communication pour mettre en communication l'extrémité supérieure dudit récipient avec ladite enceinte, et une capacité étanche reliée d'une part par une canalisation audit récipient en un point situé en-dessous du niveau à maintenir et d'autre part à une premiere branche d'un siphon situé sensiblement au niveau Not la deuxième branche dudit siphon débouchant dans ladite enceinte à un niveau supérieur au niveau N0. La présente invention concerne également l'application du dispositif précédent à la réalisation d'un système d'injec- tion de secours de liquide dans la cuve d'un réacteur nucléaire refroidi par ledit liquide, caractérisée en ce que ledit récipient est la cuve de résistance à la pression du réacteur, en ce que ladite enceinte est le compartiment réacteur, en ce que les moyens de mise en communication sont constitués par une canalisation dont une des extrémités est raccordée à la partie supérieure de la cuve et dont l'autre extrémité débouche dans ledit compartiment réacteur, ladite canalisation étant munie d'une vanne tarée de telle façon qu'elle ne s'ouvre que si la pression dans ladite cuve est inférieure à une valeur Po et en ce que la canalisation reliant la cuve à ladite capacité est munie d'une vanne commandable et d'un diaphragme. Elle a encore pour objet l'application de ce même dispositif à la réalisation d'un système d'injection de secours de liquide dans un générateur de vapeur comportant une enceinte externe pour réacteur nucléaire, caractérisée en ce que ledit récipient est 1 'enceinte externe dudit générateur de vapeur, en ce que ladite enceinte est l'enceinte de confinement dudit réacteur, en ce que les moyens de mise en communication sont constitués par une canalisation dont une des extrémités est raccordée à la partie supérieure de ladite enceinte externe et dont l'autre extrémité débouche dans ladite enceinte de confinement, ladite canalisation étant munie d'une vanne tarée de telle façon qu'elle ne s'ouvre que si la pression dans ladite enceinte externe est inférieure à une valeur P0, et en ce que la canalisation reliant l'enceinte externe du générateur de vapeur à ladite capacité est munie d'une vanne commandable et d'un diaphragme. La présente invention concerne enfin un clapet taré spécialement adapté pour etre utilisé dans les deux applications précédentes. Le clapet taré susceptible d 'être raccordé à une canalisation amont et à une canalisation aval et apte à être ouvert lorsque la pression amont est inférieure à une pression donnée Pgr se caractérise en ce qu'il comprend un corps de clapet creux de forme générale cylindrique muni d'une première buse de raccordement à la canalisation aval, et une deuxième buse de raccordement à la canalisation amont, les deux buses étant sépa- rées par un siège de clapet apte à coopérer avec un clapet susceptible de se déplacer en translation selon l'axe dudit corps, ledit clapet comportant une première face tournée vers la première buse et coopérant avec ledit siège et une deuxième face tournée vers la deuxième buse, et en communication avec ladite deuxième buse, ledit clapet étant relié audit corps par un ressort taré tendant à écarter ledit clapet de son siège, et par une tige disposée selon l'axe dudit corps dont la première extrémité est appliquée sur la deuxième face dudit clapet et dont la deuxième extrémité est appliquée sur une pièce sectionnable rendue solidaire dudit corps de clapet et par un tiroir mobile selon une direction perpendiculaire à l'axe dudit corps, ledit tiroir étant capable de sectionner ladite pièce sectionnable sous l'action d'un percuteur, libérant ainsi ladite tige à sa deuxième extrémité, ledit ressort ayant une raideur telle qu'il équilibre la force exercée par un liquide à la pression Po sur la deuxième face dudit clapet, ledit liquide provenant de ladite deuxième buse. De toute façon, l'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui suit de plusieurs modes de réalisation et de mise en oeuvre du dispositif, objet de l'invention. ta description se réfère aux figures annexées sur lesquelles on a représenté - sur la figure 1, un schéma illustrant le dispositif objet de l'invention, - sur la figure 2, une figure montrant un exemple d'application du dispositif d'injection de secours au circuit primaire d'un réacteur nucléaire, - sur la figure 3, un exemple d'application au circuit secondaire de refroidissement d'un réacteur nucléaire et, sur les figures 4 et 5, des vues en coupe verticale de deux modes de réalisation de clapet taré à verrouillage pyrotechnique. La figure 1 représente un exemple de réalisation simplifiée du dispositif qui permet d1en mieux comprendre le fonctionnement, La référence A représente l'enceinte dans laquelle se trouve un liquide t que l'on veut maintenir à un niveau constant ou du moins sensiblement constant Ng représenté par la ligne en pointillés. L'enceinte A est susceptible de recevoir un apport de chaleur symbolisé par la résistance chauffante R. Cet apport de chaleur provoque bien entendu, une vaporisation au moins partielle du liquide t, ce qui fait varier le niveau du liquide L provoquant bien entendu, un abaissement de ce niveau. te dispositif, objet de l'invention permet de maintenir le niveau du liquide L dans l'enceinte A à un niveau sensiblement constant Ng sans que cette régulation ne fasse intervenir de sources d'énergie. L'enceinte A se trouve dans un compartiment C oil il règne une pression que l'on peut considérer comme constante, le compartiment étant occupé par un gaz. Dans un mode particulier de mise en oeuvre, le compartiment C peut en fait, être i'atmosphère ambiante et le gaz est alors bien entendu, de l'air. te liquide L peut être n'importe quel liquide susceptible de se vaporiser. Dans un exemple particulierement inté ressant de mise en oeuvre, ce liquide peut être de l'eau. Le dispositif pour stabiliser le niveau du liquide L dans 1 'enceinte A, comprend tout d'abord une canalisation D qui met en liaison avec le compartiment C la partie supérieure de l'enceinte A. Le dispositif comprend également un récipient B ou capacité contenant une certaine quantité du même liquide L. La capacité B est reliée à l'enceinte A par une canalisation E qui débouche dans 1 'enceinte A à un niveau inférieur au niveau Ng. Le récipient B est également relié à un siphon S par la canalisation F. Le siphon se trouve au niveau Ng. L'autre branche du siphon est reliée à une canalisation verticale G qui débouche dans le compartiment C. La hauteur de liquide L contenu dans l'enceinte B équilibre les pressions régnant dans les canalisations D et G. Le fonctionnement du dispositif est le suivant : Sous l'action de l'apport de chaleur, une partie du liquide L contenu dans l'enceinte A se vaporise, et donc provoque un abaissement du niveau Ng jusqu'à un niveau N1. Si le niveau d'eau baisse dans A, il baisse également dans le siphon S jusqu'à ce que du gaz contenu dans le compartiment C pénètre par le tube G et le siphon S dans la capacité B. De l'eau alors passe de la capacité B vers le récipient A par la canalisation E et dans l'enceinte A jusqu'à ce que le niveau libre du liquide L dans l'enceinte A revienne à la hauteur N,, ce qui noie à nouveau le siphon S. Ainsi, à chaque bulle de vapeur se formant au niveau de l'enceinte A, correspond une entrée d'eau venant de B par la canalisation E.On peut donc appeler ce circuit d'introduction d'eau, un circuit 'goutte à goutte". On obtient ainsi, un système passif auto-régulé qui fait entrer du gaz contenu dans l'enceinte C (qui peut être avantageusement de 1 'air) dans la capacité B et du liquide L de la capacité B vers l'enceinte A et de la vapeur du liquide L de l'enceinte A vers le compartiment C. I1 va de soi que le compartiment C peut éventuellement être l'ambiance. On a représenté sur la figure 2, l'application du dispositif représenté sur la figure 1 au cas du refroidissement de la cuve d'un réacteur. La référence 2 représente la cuve du réacteur placée dans le compartiment-réacteur 4. La cuve 2 joue le rôle de l'enceinte A et le compartiment-réacteur 4 joue le roule du compartiment C. Dans ce cas, l'équivalent de la canalisation D qui permet de relier l'enceinte A au compartiment C est constitué par la canalisation 6 qui relie le pressuriseur 8 à la cuve 2 et par la canalisation d'échappement 10. La canalisation 10 est munie d'une vanne à éclatement 12, et d'un clapet taré anti-retour qui ne laisse passer le fluide vers l'extérieur que si la pression amont devient inférieure à une valeur donnée. L'installation comprend également une réserve d'eau 16 qui joue le rôle du récipient B. Le fond de la réserve 16 peut etre mis en communication avec l'intérieur de la cuve 2 par la canalisation 18 dont l'extrémité débouche dans la cuve à un niveau inférieur à Ng. Cette canalisation est également munie d'un clapet taré anti-retour 20 et d'une vanne à éclatement 22. Elle comporte en plus un diaphragme 24, dont le rôle sera expliqué ultérieurement. La réserve 16 est également reliée par son fond à un siphon 26 dont le point bas se trouve au niveau Ng. La deuxième branche du siphon 26 est constituée par la canalisation verticale 28 qui débouche dans le compartiment réacteur 4. La réserve 16 est constituée par un récipient étanche muni à sa partie supérieure d'un évent 30. Pour remplir la réserve 16, on ouvre l'évent 30 et on introduit l'eau par la canalisation 28, puis on referme l'évent. Par ailleurs, la réserve 16 ne peut pas se mettre en charge car le débit d'eau dans la conduite 18 est inférieur à celui de la conduite 28. Le diaphragme 24 limite le débit dans la conduite 18, qui prendrait naissance en cas de rupture des barrières d'étanchéité. En temps normal (fonctionnement du réacteur), les valves 12 et 22 sont fermées ainsi que les clapets 14 et 20. La cuve 2 est donc isolée de la réserve 16, et le pressuriseur 8 est fermé à sa partie supérieure. En cas de fuite sur le circuit primaire, ou plus généralement s'il faut refroidir d'urgence le réacteur, les moyens actifs refroidissent les structures en injectant de l'eau dans la cuve 2 ou en refroidissant les générateurs de vapeur. La mise en route de ces circuits (qui ne font pas partie de l'invention) s'accompagne de l'ouverture automatique des valves explosives 12 et 22 La réserve 16 ne peut toujours pas être mise en charge en raison du clapet 20 et du diaphragme 24. Le circuit d'injection "goutte à goutte" est prêt à fonctionner. Quand les circuits actifs ont refroidi les structures jusqu'à abaisser la pression dans la cuve 2 à une valeur inférieure à une pression prédéterminée Po (légèrement supérieure à la pression atmosphérique) le clapet taré 14 s'ouvre et la pression dans la cuve baisse encore, la vapeur sortant de la cuve 2 par la canalisation 6, 10. Quand le niveau de l'eau liquide dans la cuve descend en-dessous du niveau No le circuit d'injection "goutte à goutte" fonctionne comme indiqué précédemment. Sur la figure 3, on a illustré une deuxième application du dispositif pour renoyer le circuit secondaire d'un générateur de vapeur. La cuve 2 du réacteur est associée à des générateurs de vapeur tels que 32. L'eau primaire venant de la cuve circule dans des tubes 34 (par exemple en U). L'eau secondaire circule à l'intérieur de l'enceinte 36 du générateur de vapeur 32. C'est ce circuit secondaire qu'il s'agit de renoyer. L'enceinte 36 joue le rôle de l'enceinte A de la figure 1, dans laquelle on veut maintenir l'eau liquide au niveau Ng. On retrouve dans le circuit d'injection "goutte à goutte", d'une part la canalisation 18' avec la réserve 16' et le siphon 26'. La canalisation 18' est munie du clapet anti-retour 20' et de la valve explosive 22' ainsi que du diaphragme 24' On retrouve également la conduite 10' d'échappement débouchant à la partie supérieure de l'enceinte 36 du générateur de vapeur. Cette conduite est munie d'une valve explosive 12' et d'un clapet taré 14'. Toutes les références primées sont rigoureusement équivalentes aux références non primées, et le fonctionnement de ce circuit est identique à celui du circuit d'injection "goutte à goutte" de la cuve du réacteur, l'enceinte de confinement jouant le rôle de l'enceinte C. On a représenté sur la figure 4, un premier mode de réalisation de clapet taré à verrouillage pyrotechnique. Ce clapet joue à la fois le rôle de la valve explosive 12 (12') et du clapet 14(14') qui ne s'ouvre que si la pression amont tombe en-dessous d'une valeur prédéterminée P0. Ce type de clapet trouve une application avantageuse, mais non exclusive, dans les circuits décrits précédemment. Le clapet comporte un corps de vanne cylindrique 100 fermé à son extrémité inférieure et obturé à son extrémité supérieure par un couvercle 102 vissé dans le corps de vanne 100. Un joint torique 104 assure l'étanchéité entre le couvercle 102 et le corps de vanne 100. Dans sa partie inférieure, le corps de vanne 100 est muni d'une première buse 106 destinée à etre raccordée (dans le cas de l1installation décrite) à l'enceinte C et une deuxième buse 108 destinée à être raccordée à l'enceinte A de la figure 1. La buse 106 débouche dans une première cavité 110 alors que la buse 108 débouche dans une deuxième cavité 112, les cavités 110 et 112 étant séparées par un orifice qui constitue le siège 114 du clapet. A l'intérieur du corps de vanne 100, le clapet et la tige de clapet sont constitués par un cylindre creux 116 ferme à son extrémité inférieure par un fond 118 qui constitue le clapet proprement ditt Sur sa face inférieure, le clapet comporte une portée tronconique 120 susceptible de coopérer avec le siège 114.Le cylindre 116, constituant la tige du clapet, comporte à son extrémité supérieure, une portion évasée 122. Le cylindre 116 est susceptible de se déplacer dans la cavité 124 du corps de vanne 100, qui est reliée à la cavité 112 par le passage 126. La tige de clapet 116 peut être actionnée par un ressort spirale 128 entourant la tige de clapet qui est fixé à l'une de ses extrémités sur un épaulement -130 de la cavité 124 et, d'autre part, dans une gorge 132 ménagée dans la partie évase 122 du porte-clapet. La tige de clapet 116 est munie à son extrémité inférieure située (lorsque le clapet est fermé) dans le prolongement de l'orifice 108 de trous tels que 134 faisant communiquer ainsi la cavité 112 avec l'intérieur 136 du porte-clapet 116. Comme on 1 'a indiqué précédemment, le clapet ne doit s'ouvrir que lorsque la pression de l'enceinte A (amont) tonibe en-dessous d'une certaine valeur P0. I1 faut remarquer par ailleurs, que la pression d'enceinte A est très largement supérieure à celle qui règne dans l'enceinte C. L'enceinte A en fonctionnement étant mise en liaison par l'intermédiaire des orifices 134 avec la paroi interne 140 du clapet 118, l'excès de pression dans A par rapport à la-préssion dans C maintient le clapet sur son siège. Le ressort 128, qui tend à écarter le clapet 118 de son siège 114, est taré de telle façon que l'effort qu'il engendre corresponde à la force que peut exercer la pression PO qui correspond à l'ouverture du clapet sur le fond 140 du clapet.En d'autres termes, la force résultant de cette pression P0 est égale à la force qu'exerce le ressort taré 128. On a décrit jusqu'ici un clapet taré proprement dit. On va maintenant décrire la deuxième partie du clapet qui correspond au verrouillage pyrotechnique de ce clapet. En d'autres termes, tant que le verrouillage pyrotechnique n'a pas été supprimé, le clapet ne peut pas s'ouvrir, même si la pression dans l'enceinte A tombe en-dessous de la valeur P0. Pour obtenir ce résultat, le dispositif de verrouillage pyrotechnique comprend essentiellement une tige verticale 142 qui traverse le couvercle 102 par l'alésage 144 qui pénètre dans la cavité interne 136 du porte-clapet 116 et qui vient prendre appui en position de verrouillage par son extrémité inférieure 146 sur la face interne 140 du clapet proprement dit, Le couvercle 102 se prolonge par un manchon 148 entourant la tige 142 et qui sert de butée en position haute pour le clapet 118.L'orifice 144 se prolonge également par un manchon externe 150 fermé par un fond 152. En position de fermeture, la tête 154 de la tige 142 est immobilisée par le fond 152 dans une position telle que l'extrémité 146 de la tige soit en contact avec le clapet 118. Cependant, le manchon 150 comporte dans sa partie supérieure, une amorce de rupture 156. L'extrémité supérieure du manchon 150 est solidaire d'un carter 160 obturé par un couvercle 162 vissé de façon étanche dans ledit carter. A l'intérieur du carter peut se déplacer horizontalement un tiroir 164 dont l'extrémité comporte une face active 166 en contact avec le rebord 168 du fond 152. Le tiroir est également muni d'un alésage vertical 170 d'un diamètre suffisant pour laisser passer la tête 154 et la tige 142 lorsque celle-ci peut remonter comme on l'expliquera ultérieurement. Le couvercle 162 est percé d'un alésage horizontal 172 dans lequel peut cQulisser un percuteur 174 susceptible d'être actionné par une charge pyrotechnique. En temps normal, le clapet est verrouillé, et même en cas de dépression dans l'enceinte A, le clapet est immobilisé sur son siège par la tige 142. Lorsque l'on veut rendre le clapet taré susceptible dragir, c'est-à-dire de s'ouvrir, on excite la charge pyrotechnique, ce qui provoque le déplacement vers la gauche de la figure 4 (flèche F) du percuteur 174. Son aruvement entraine un mouvement dans le même sens du tiroir 164. La face active 166 de ce tiroir provoque la rupture du couvercle 152, ce qui libere le tiroir 164. On a représenté en 152a, la position du couvercle 152 après sa rupture et en 164a, la position du tiroir qui est arrivé en fin de course. Dans cette position, l'orifice 170 se trouve dans le prolongement du manchon 144, et la tige 142 coulisse vers le haut. On a représenté en pointillés en 15a la position de la tige dans ce cas. On comprend que dans cette nouvelle position, l'extrémité inférieure 146 de la tige n'est plus en contact avec le clapet. Donc, s'il apparait une dépression dans l'enceinte A, (pression inférieure à P0) le clapet pourra se soulever et mettre ainsi en communication les enceintes A et C. Sur la figure 5! on a représenté une variante de réalisation du clapet taré à verrouillage pyrotechnique. Le clapet comporte également un corps de vanne 100' obturé à sa partie supérieure par un couvercle 102' vissé dans le corps. La liaison entre ces deux pièces est rendue étanche grâce à la présence du joint d'étanchéité 104'. Le corps de vanne 100' est muni à son extrémité inférieure d'un orifice 106' qui débouche dans une cavité 110'! La cavité 110' est raccordée à une deuxième cavité 112'. Le raccordement entre ces deux cavités constitue le siège 114' du clapet. Le clapet proprement dit est constitué par le fond 118' du cylindre creux 116' qui se termine à sa partie supérieure par une partie évasée 122'. Le clapet peut se déplacer à l'intérieur de la cavité 112' et de la cavité principale 1241. Les mouvements du clapet sont commandés par un ressort taré 128' qui prend appui d'une part, sur la partie évasée 122' et d'autre part, sur un épaulement de la cavité 124' qui est référencé 130'. te couvercle 102' se prolonge à l'extérieur par un manchon 150' creux. Une tige 142' est fixée à son extrémité inférieure sur le fond 118' constituant le clapet. La tige est guidée dans ses déplacements à l'intérieur de l'alésage 144' par des ailettes de guidage 180. Le manchon 150' est raccordé à sa partie supérieure à un carter 160' fermé par un bouchon 162'. A l'intérieur du carter 160', peut se déplacer un tiroir 164' dont la face inférieure 182 sert de butée, dans cette position du tiroir, à l'extrémité supérieure de la tige 142 Le tiroir 164' comporte un alésage cylindrique 170' d'un diamètre suffisant pour laisser passer l'extrémité supérieure de la tige 142' avec ses ailettes de guidage 180.Le carter 160' est muni d'un alésage 184 à l'intérieur duquel est fixé un manchon de raccordement 186 fermé à son extrémité interne par un fond 152'. Ce manchon constitue la deuxième entrée du clapet. Le manchon 186 est muni d'une amorce de rupture 156'. Le couvercle 162' comporte un alésage 172' dans lequel peut coulisser un percuteur 174' susceptible-d'être déclenché par une charge pyrotechnique. Le fonctionnement du clapet est le suivant Hors service, le clapet se trouve dans la position représentée sur la figure 5. C'est-à-dire qu'en fait, le clapet 118 est immobilisé d'une part, par le ressort taré 128' et d'autre part, par la tige 1421. Lorsque l'on veut déverrouiller le clapet, c'est-à-dire le mettre en situation de jouer effectivement son rôle, on agit sur la charge pyrotechnique qui provoque le déplacement vers la droite du percuteur 174'. Celui-ci entraîne le déplacement vers la droite du tiroir 164' qui vient sectionner le fond 152' du manchon 186. A la fin de la translation du tiroir l'extrémité supérieure de la tige 142' peut pénétrer librement dans l'alésage 170'. En outre, la pression régnant dans l'enceinte A peu être appliquée par l'intermédiaire des alésages 170', 144' sur la face interne du clapet 118' qui est référencé 140'. On voit donc, que dans cette position, le clapet est soumis à une force due à l'action de la pression sur cette face interne 140'. On sait que ce clapet doit r ouvrir lorsque la pression du fluide entrant par l'ouverture du manchon 186 descend en-dessous d'une valeur P0. Dans ce but, le ressort 128' est taré de telle façon que ce ressort provoque l'écartement du clapet de son siège 114', lorsque la pression appliquée à l'entrée 186 tombe en-dessous de la valeur P0. On peut également munir sur sa face externe le clapet 118' d'ailettes de guidage 188 servant à guider ce clapet lorsqu'il est en position d'ouverture. On voit que dans ce deuxième mode de réalisation, l'un des avantages principaux réside dans le fait que, lorsque le clapet n'est pas en service, la haute pression appliquée à son entrée 186 n'agit pas sur le clapet mais sur le fond 152' du manchon 186. Ce n'est qu'à partir du moment où a lieu le déverrouillage que cette pression est effectivement appliquée sur le clapet. Cette disposition particulière permet de diminuer l'usure du siège du clapet. REVENDICATIDNS 1. Dispositif pnur maintenir a un niveau Ng sensiblement constant un liquide placé dans un récipient, ledit liquide étant susceptible de se vaporiser sous-l'action d'un apport de chaleur audit récipient, ledit récipient comportant une extrémité supérieure et étant placé dans une enceinte fermée contenant un gaz, caractérisé en ce qutil comprend des moyens de mise en communication pour mettre en communication l'extrémité supérieure dudit récipient avec ladite enceinte, et une capacité étanche reliée d'une part par une canalisation audit récipient en un point situé en-dessous du niveau à maintenir No et d'autre part à une première branche d'un siphon situé sensiblement au niveau N0, la deuxième branche dudit siphon débouchant dans ladite enceinte à un niveau supérieur au niveau Ng. 2. Application du dispositif selon la revendication 1, à la réalisation d'un système d'injection de secours du liquide dans la cuve dtun réacteur nucléaire refroidi par ledit liquide, caractérisée en ce que ledit récipient est la cuve de résistance à la pression du réacteur, en ce que ladite enceinte est le comparu melt réacteur, en ce que les moyens de mise en communication sont constitués par une canalisation dont une des extrémités est raccordée à la partie supérieure de la cuve et dont l'autre extrémité débouche dans ledit compartiment réacteur, ladite canalisation étant munie d'un clapet taré de telle façon qu'il ne ouvre que si la pression dans ladite cuve est inférieure à une valeur P0, et en ce que la canalisation reliant la cuve ladite capacité est munie d'une vanne commandable, et d'un diaphragme. 3, Application du dispositif selon la revendication 1, à la réalisation d'un système d' ;.Jlction de secours de liquide dans un générateur de vapeur comportant une enceinte xLs-rne pour réacteur nucléaire, caractérisée en ce que ledit récipient est 11 enceinte externe dudit générateur de vapeur, en ce que ladite enceinte est enceinte de confinement dudit réacteur, en ce que les moyens de mise en communication sont constitués par une canalisation dont une des extrémités est raccordée à la partie supérieure de ladite enceinte externe et dont l'autre extrémité débouche dans ladite enceinte de confinement, ladite canalisation étant munie d'un clapet taré de telle Nouvelles revendications déposées le 30 Novembre 1976. façon qu'il ne s'ouvre que si la pression dans ladite enceinte externe est inférieure à une valeur P0, et en ce que la canalisation reliant l'enceinte externe du générateur de vapeur à ladite capacité est munie d'une vanne commandable et dlun diaphragme. 4.Application du dispositif selon la revendication 1, à la réalisation d'un système d'injection de secours selon l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractérisé en ce que ledit clapet taré comprend un corps de clapet creux de forme générale cylindrique muni d'une première buse de raccordement à ladite enceinte de confinement ou audit compartiment réacteur et une deuxième buse de raccordement audit générateur ou à ladite cuve, les deux buses étant séparées par un siège de clapet apte à coopérer avec un clapet susceptible de se déplacer en;;trsnslation selon l'axe dudit corps, ledit clapet comportant une première face tournée vers la première buse et coopérant avec ledit siège et une deuxième face tournée vers la deuxième buse, et en communication avec ladite deuxième buse, ledit clapet étant relié audit corps par un ressort taré tendant à écarter ledit clapet de son siège, par une tige disposée selon l'axe dudit corps dont la première extrémité est appliquée sur la deuxième face dudit clapet et dont la deuxième extrémité est appliquée sur une pièce sectionnable rendue solidaire dudit corps de clapet et par un tiroir mobile selon une direction perpendiculaire à l'axe dudit corps, ledit tiroir étant capable de sectionner ladite pièce sectionnable sous ltaction d'un percuteur1 liberant ainsi ladite tige à sa deuxième extrémité, ledit ressort ayant une raideur telle qutil équilibre la force exercée par un liquide à la pression Po sur la deuxième face dudit clapet, ledit liquide provenant de ladite deuxième buse. Nouvelles revendications déposées le 30 Novembre 1976.