La présente invention concerne des instruments pour les soins dentaires domestiques et, plus particulièrement, des manches de brosses spéciales utilisées pour nettoyer les racines et les espaces interstitiels entre les dents. Il est recommandé de masser les tissus des gencives, ce qui développe, en surface, une couche plus épaisse et plus saine capable de résister aux maladies et à l'abrasion mécanique. On a conçu un certain nombre de moyens pour de tels massages, en frottant et en essuyant les surfaces des gencives et des dents transversalement. Ainsi, on utilise une brosse du type "à fils torsadés", dans laquelle les soies sont coincées entre une paire de fils d'acier inoxydable tordus et sont disposées en rayons autour d'elle. Pour passer dans les espaces entre les dents, il ne faut pas que leur diamètre, hors tout, soit trop grand. Si la brosse a une direction perpendiculaire au bout du manche pour pouvoir être déplacée dans les zones interstitielles, il devient difficile de la bloquer à sa place. A moins, effectivement, de la bloquer, la brosse a, à l'usage, tendance à tourner autour de l'axe du manche ou à se plier. Cela conduit à des structures chères, si on les compare à d'autres brosses dont les utilisations sont tout à fait semblables. Par exemple, dans le brevet américain 3 559 226, il est décrit un manche métallique avec un mandrin d'accrochage quicomporte des filetages de vis, des mollettes, etc. Avec cette brosse, il y a eu des problèmes quand une personne avait serré l'écrou trop fort, plié les fils torsadés et se retrouvait avec une brosse qui pouvait avoir été défaite. Le prix de revient d'un tel manche métallique est beaucoup plus élevé que celui des manches moulés en plastique des brosses à dents en plastique plus classiques. Un autre moyen pour se nettoyer les racines et les interstices consiste à utiliser un cure-dents en bois. Cependant, il est difficile de manier un cure-dents entre les dents, particulièrement dans le fond de la bouche. Donc, il serait intéressant de prévoir un manche capable de tenir le bout cassé d'un cure-dents en bois suivant un angle pratiquement droit ou un autre angle convenable. Mais, si le cure-dents se casse, il y a vraisemblablement des bouts cassés et aigüs de fibres de bois en saillie, lesquels peuvent laisser de petites échardes dans les tissus de la bouche. En conséquence, un objet de l'invention consiste à prévoir de nouveaux manches perfectionnés pour des brosses d'interstices et qui soient fabriqués à très bas prix, sur des machines automatiques sans nécessiter de personnel qualifié. Un autre objet de l'invention consiste à éliminer la nécessité d'un mandrin fileté, en prévoyant une puissance de blocage plus grande que celle d'un mandrin. En fait, un objet de l'invention consiste à prévoir un moyen permettant le changement d'une brosse rapidement et presque sans effort. Un autre objet de l'invention consiste encore à prévoir un dispositif porte-cure-dents pour le bout cassé d'un cure-dents en bois, sans aucun danger d'avoir des échardes sur le bout cassé. Suivant une caractéristique de l'invention, il est prévu un mandrin allongé, tout en plastique, avec un manchon lisse et non fileté qui coulisse en avant et en arrière. Un trou transversal est percé dans le bout supérieur du manche pour recevoir une brosse à fils torsadés, sans avoir à les tortiller pour les faire entrer. Derrière le manche, dirigée vers le bas à partir du trou, avec une pente vers l'intérieur, est prévue une gorge obtenue au cours du moulage du manche en plastique et destinée à recevoir le bout des fils torsadés. Le manchon glisse par dessus les fils placés dans la gorge et la forme de la section du manchon évolue pour provoquer un effet de serre-fils, qui maintient la brosse comme un mandrin. L'autre bout du manche comporte un trou chanfreiné conique.Un cure-dents en bois est coincé dans le trou conique assez fortement pour le maintenir facilement en place, puis il est enlevé d'un coup de dent. Tout bout cassé, déchiqueté et aigu de fibre de bois se trouve sous la surface du manche. Les caractéristiques de l'invention mentionnées ci-dessus, ainsi que d'autres, apparaîtront plus clairement à la lecture de la description suivante d'exemples de réalisation, ladite description étant faite en relation avec les dessins joints, parmi lesquels: la Fig. 1 est une vue de côté en élévation d'un manche de brosse d'interstices, portant une brosse suivant l'invention, la Fig. 2 montre le bout du manche, avec un manchon de blocage maintenant la brosse comme un mandrin, les Figs. 3 et 4 montrent deux variantes de formes de brosses à fils torsadés, la Fig. 5 est une vue en coupe longitudinale du bout supérieur d'un premier exemple de réalisation de ranche, la Fig. 6 est une vue en coupe, semblable à celle de la Fig. 5, montrant la brosse bloquée en place, la Fig. 7 est une vue de dessus du bout de la Fig. 6, la Fig. 8 est une vue de bout du anche et du manchon illustrant l'effet de coincement produit par la déformation du manchon de blocage, la Fig. 9 est une vue en perspective montrant une variante de forme du bout supérieur du manche, la Fig. 10 est une vue en perspective qui montre un troisième exemple de réalisation, dans lequel l'effet de mandrin résulte, au moins en partie, de la structure du manchon, et la Fig. ll est une vue en coupe longitudinale qui montre le cure-dents coincé dans l'autre bout du manche. Le manche de la Fig. 1 comprend un élément 10, de forme générale allongée, avec une partie centrale 12 plus épaisse et, à chaque bout, des parties 14 et 16 de plus faible diamètre. Chaque extrémité 14 ou 16 est coudée suivant un angle A ou B d'environ 160 à 1500 par rapport à l'axe 18 de l'élément allongé 10. A chaque bout du manche 10, est prévu un trou transversal 20 ou 22, dont l'axe est dans le plan contenant l'angle A ou B respectivement. De préférence, le manche est fait en plastique moulé. Le diamètre du trou 20 n'est que légèrement plus grand que le diamètre maximal d'une paire de fils torsadés 24, qui forment la queue et le bout d'ancrage de la brosse d'interstices. Donc, les fils torsadés glissent facilement à travers le trou 20, mais ne peuvent pas y bouger beaucoup. Le trou 22 reçoit un bout de cure-dents, de préférence en bois, qui s'y adapte avec suffisamment de frottement pour y etre maintenu en place. La brosse 26 a une structure à fils torsadés. La brosse 26 de la Fig. 1 est conique tandis que celles des Figs. 3 et 4 sont cylindriques. Celle de la Fig. 3 a des soies relativement fines pour obtenir une brosse de dureté moyenne tandis que celle de la Fig. 4 a des soies relativement épaisses pour avoir une brosse dure, les soies étant naturelles ou en plastique, et alors de préférence en nylon. Le bout du manche comportant le trou 20 est montré en coupe à la Fig. 5. Une gorge en forme d'ongle ou fente de blocage 28 est prévue, dans ce bout, assez large et longue pour recevoir une longueur 30 assez précise de fils torsadés 24, de manière que la brosse fasse, de l'autre côté du manche, saillie sur une distance prédéterminée. Dans un exemple de réalisation, la longueur 29 de la fente était de l'ordre de 8 mm. La fente commence au trou 20, puis son fond s'enfonce en pente en s'éloignant du trou, de manière que le bout 30 des fils torsadés puisse être poussé dans la direction C, sur une distance prédéterminée. Un creux 32 est prévu perpendiculairement à la fente pour recevoir le bout de l'ongle, quand on enfonce le bout 30 dans la fente 28. Comme le montre la Fig. 1, l'utilisateur peut plier l'extrémité libre 30 des fils torsadés 24 vers le haut pour former un coude à pratiquement angle droit par rapport au bout du manche. Le bout plié 30, Fig. 6, est alors tourné pour entrer dans la fente 28. En variante, le bout libre 30 des fils torsadés 24 peut être plié vers le bas pour entrer directement dans la fente 28, Fig. 6, puis y est poussé par le bout de l'ongle appliqué sur le creux 32. La fente 28 commence à un épaulement 34 creusé au-dessous de la surface du manche à une profondeur qui grossièrement correspond au rayon de la paire torsadée des fils 24. Dans un exemple de réalisation, les fils torsadés 24 avaient un diamètre de 0,7 à 2 mm et l'épaulement 34 avait une profondeur 35 de l'ordre de 0,5 mm. L'autre bout 37 de la fente 28 avait une profondeur d'environ 1,5 mm. Ainsi, la paire 24 reste en saillie à la surface du manche et forme une butée qui limite le déplacement du manchon vers l'avant, et quand on pousse le manchon, il se déforme pour obtenir l'effet de serrage sur les fils. Le manchon 36 peut être glissé en arrière sur la partie 14 pour dégager la gorge 28 en forme d'ongle ou en avant pour bloquer la brosse en place. La surface interne du manchon est cylindrique sur une première longueur 38, Fig. 6, près du trou 20, puis est légèrement conique, ouverte vers l'arrière, sur une seconde longueur 40, pour faciliter l'enfilage du manchon sur le bout du manche, au moment du montage. A l'extérieur, le manchon 36 se termine par un rebord 42 en saillie pour faciliter sa manipulation. Au bout du manche 10, sont encore prévus deux ergots 44 et 46, Fig. 7, diamétralement opposés. De préférence, le manchon 36 peut être enfilé en force sur le manche en passant sur ces ergots, mais ne peut glisser du manche, à moins d'exercer sur lui une force relativement grande. En fait, cela résulte de la conicité de la partie 40 qui guide le manchon pour passer en glissant par dessus les parties en saillie 44 et 46, aors que la partie cylindrique 38 tend à buter contre elles en empêchant le manchon de s'échapper. Une fois le bout 30 plié dans la fente 28, on pousse le manchon 36 dans le sens de D jusqu'où on peut. Les parties en saillie 44 et 46 et la bosse créée par les fils torsadés 24 sur l'épaulement 34 limitent l'amplitude du mouvement du manchon dans le sens de D. Dans le brevet américain 3 559 226, l'écrou 19 pouvait être serré à bloc jusqu'à déformer et plier les fils 26. Parfois, une personne particulièrement déterminée pouvait forcer l'écrou 19 jusqu'à ce qu'il se détache du manche, la brosse restant en place. Cela n'est pas possible avec le dispositif suivant l'invention, étant donné la butée créée par les fils torsadés au-dessus de l'épaulement 34 et les butées créées par les ergots 44 et 46. L'effet de serrage entraîné par la déformation du bout du manchon 36 est visible en E et F à la Fig. 8. La pression du manchon 36 aide à fixer le bout 30 et donc à maintenir la brosse en place, et on le pense, d'une manière plus forte qu'il était possible avec uniquement l'écrou 19 du brevet américain 3 559 226 précité. Le bout de manche de la Fig. 9 est légèrement différent de celui de la Fig. 5 en ce qu'une partie plate 50 remplace la fente en forme d'ongle 28. La partie plate 50 présente une pente à partir de 34a qui est semblable à la pente de la fente 28 pour empêcher le manchon de se détacher du bout de manche. La principale différence dans le bout de manche de la Fig. 9 tient au fait que l'on n'a pas besoin de mettre le bout 30 des fils torsadés 24 juste dans la fente 28. Donc, certaines personnes, particulièrement ceux qui ne sont habiles de leurs doigts, peuvent trouver plus facile d'utiliser un manche de brosse du type de celui de la Fig. 9, plutôt que du type montré aux Figs. 5 et 6. L'exemple de réalisation du manchon de la Fig. 10 permet de passer de l'utilisation d'une fente 28 ou d'un autre creux dans le manche, bien que l'on puisse l'utiliser de cette façon. Au contraire, le manchon 36a est moulé avec un creux interne 52 pour recevoir le bout 30 des fils torsadés 24. Le manchon doit être indexé de manière que le creux 52 corresponde en position au bout 30, pour le recouvrir. Il y a une action de coincement de la paroi creusée contre les fils torsadés ce qui tend à bloquer le bout 30. La Fig. 11 montre un cure-dents monté dans le trou 22 qui généralement est conique de manière que le cure-dents rond en bois, une fois rentré en force, se maintienne fermement étant donné les forces de frottement importantes. L'orifice supérieur, en regardant la vue de la Fig. 11, du trou 22 est chanfreiné en 56, avec un espace libre 58 pour permettre de donner un coup de dent et de casser le cure-dents. Une fois le cure-dents coupé par un coup de dent, les bouts 60 des fibres cassées du bois sont confinés au creux défini par le chanfrein 56 si bien qu'aucune écharde ne dépasse et ne peut donc se prendre dans les tissus de la bouche. REVENDICATIONS 1) Manche allongé de brosse pour interstices prévu pour porter une brosse formée par une paire torsadée de fils dans lesquels sont passées les soies de la brpsse, caractérisé en ce qu'il comporte, à proximité d'au moins une de ces extrémités, un trou transversal dont le diamètre est légèrement plus grand que le diamètre de la paire torsadée des fils de la brosse, une zone de blocage formée dans ledit manche et partant dudit trou transversal en s'éloignant de l'extrémité du manche, ladite zone commençant à un épaulement, puis creusée en pente dans le manche, ledit épaulement ayant une profondeur, dans ledit manche, telle qu'il met en saillie au-dessus de la surface du manche la paire torsadée de fils, la profondeur de la zone creusée devenant, en s'éloignant du trou, assez grande pour que le bout de la paire torsadée pliée par dessus ledit épaulement et appliqué contre la zone soit, au moins à son extrémité, au-dessous du niveau dudit manche, et un manchon glissant par dessus ladite extrémité de ladite paire torsadée pour être bloqué contre la partie de ladite paire torsadée en saillie au-dessus de la surface dudit manche, là où ladite paire passe au-dessus dudit épaulement. 2) Manche suivant la revendication 1, caractérisé en ce que ladite zone de blocage est une fente pour recevoir le bout de ladite paire torsadée. 3) Manche suivant la revendication 1, caractérisé en ce que ladite zone de blocage est une surface plate dudit manche, ladite surface plate partant dudit épaulement vers l'autre bout du manche. 4) Manche suivant la revendication 1, caractérisé en ce que ledit manchon présente un creux sur sa surface interne pour recevoir le bout de la paire torsadée pliée par dessus l'épaulement. 5) Manche suivant l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que ledit manchon a une surface latérale intérieure qui est cylindrique du côté proche dudit trou et qui est conique en s'ouvrant vers l'extérieur de l'autre côté. 6j Manche suivant l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que l'extrémité de la surface interne du manchon proche dudit trou est déformée quand on pousse ledit manchon sur la paire torsadée, en produisant ainsi un effet de serrage. 7) Manche suivant l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'il comporte > au voisinage de l'épaulement, des bossages en saillies dont l'épaisseur est suffisante pour empêcher le bout du manchon de passer par dessus pour quitter le manche. 8) Manche suivant l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'il comporte un trou conique transversal près de l'extrémité de l'autre bout du manche, ledit trou conique présentant à son grand orifice un chanfrein assez profond pour contenir tous les bouts cassés de fibres de bois qui peuvent se produire quand on a enfoncé en force un cure-dents en bois dans le trou conique et qu'on l'a cassé d'un coup de dent. 9) Manche suivant la revendication 8, caractérisé en ce qu'autour du chanfrein dudit trou conique, il y a une partie en creux qui permet de couper le cure-dents contre le bord du chanfrein. 10) Manche suivant l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce qu'en travers de ladite zone de blocage, il est prévu une fente transversale pouvant recevoir le bout d'un ongle quand il presse le bout de la paire torsadée sur ladite zone.