L'invention concerne un détecteur électronique de tension ayant pour objet essentiel de vérifier l'absence de tension sur les lignes et dans les installations électriques industrielles en indiquant par des signaux différents la présence de la tension directe du réseau ou d'une tension induite résiduelle. On connait des détecteurs de tensions électriques alternatives munis d'un elément de contact ou palpeur destiné à être soit mis au contact, soit amené à proximité d'un conducteur susceptible de se trouver sous tension. Ces appareils comportent une source de tension propre reliée à un organe avertisseur par l'intermédiaire d'un circuit de détection à semi-conducteurs capable de laisser passer ou d'interrompre le courant de la source lorsque le palpeur est soumis à un potentiel au moins égal à une valeur pré-déterminée qui constitue le seuil de sensibilité. Lorsque ce seuil est atteint, le circuit de détection passe à l'état conducteur et laisse passer le courant de la source à l'organe avertisseur qui émet alors un signal, par exemple acoustique, indiquant la présence de la tension. De tels détecteurs comportent ordinairement un circuit auxiliaire permettant d'appliquer à l'entree du circuit de détection une tension équivalente à celle qui lui parvient dans les conditions réelles d'utilisation et qui permet de vérifier son bon état de fonctionnement. L'état de la technique peut être délimité notamment par les brevets allemands n" 1 134 157 et 1 054 169, brevet autrichien nO 288 544, brevet suisse n" 492 222. Ces appareils sont principalement utilisés en vue de s'assurer que les conducteurs d'une ligne ou d'une installation sont isolés de leur source d'énergie et qu'il est ainsi possible de les mettre à la terre et en courtcircuit, puis d'y exécuterun travail. Néanmoins, même dans ce cas, ces conducteurs présentent souvent une tension residuelle induite par d'autres conducteurs voisins demeurés reliés au réseau. Si cette tension, bien que relativement petite, excède néanmoins le seuil de sensibilité du détecteur, celui-ci émet le signal de présence de tension et il devient impossible de discriminer ces conducteurs sous tension induite de ceux alimentés sous la tension directe. Cependant, il n'est pas inutile que l'utilisateur soit averti de la présence d'une tension induite. La présente invention a pour objet des détecteurs de tension capables démettre des signaux, de préférence acoustiques, d'au moins deux sortes différentes et aisément reconnaissables déclenchés respectivement à partir d'au moins deux seuils de tension différents appliqués au palpeur. Si ces seuils sont convenablement échelonnés par rapport à la tension du réseau, un tel détecteur émettra un certain signal en présence d'un conducteur sous tension directe et un signal différent en présence d'un conducteur ne présentant qu'une tension résiduelle induite. Si un tel detecteur présente plus de deux seuils de tension distincts convenablement échelonnés et un nombre correspondant de sortes de signaux, il pourra être utilisé dans un grand nombre d'installations présentant des tensions de régime différentes et permettra, dans chacune d'elles, d'obtenir un signal différent selon qu'il sera en présence de conducteurs sous tension directe ou sous tension résiduelle induite. En pratique, le signal émis par la plupart des détecteurs connus n'est pas absolument invariable et peut être influencé dans une certaine mesure par le potentiel appliqué au palpeur. On a affaire, par exemple, à un signal lumineux qui devient plus brillant quand ce potentiel augmente, ou encore à une note musicale qui varie plus ou moins (en intensité, en fréquence, etc ..) selon le potentiel, mais il est impossible d'interpréter ces variations pour évaluer même approximativement la grandeur du potentiel appliqué au palpeur. L'objet de l'invention est un détecteur de tension capable d'émettre des signaux de formes différentes, aisément reconnaissables, correspondant chacun à un seuil de potentiel déterminé. Par exemple, si l'on désigne par P1, P2 et P3 trois seuils de potentiel croissants, l'appareil émettra, à partir du seuil P1 une suite de signaux acoustiques longs et espaces. Lorsque le potentiel atteindra la valeur P2, les signaux deviendront brefs et rapprochés. Enfin, sous un potentiel au moins égal à P3, l'appareil émettra un son uniforme ininterrompu. Bien entendu, on peut appliquer ce qui précède à des signaux optiques, ou encore adopter des signaux acoustiques continus, mais de tonalités différentes, toutes adaptations qui sont aisément à la portée de l'homme de métier. Pour parvenir à ce résultat, l'invention prévoit que l'appareil est muni d'un système de commande de l'organe avertisseur qui comporte au moins deux circuits de détection distinctes, reliés au palpeur et sensibles à des seuils de potentiel différents. Le système de commande est organisé de telle sorte que Si, par exemple le premier circuit, sensible à un potentiel P1 est conducteur tandis que le deuxième circuit, sensible à un potentiel P2 est bloqué, l'appareil délivre une série de signaux longs et espacés. Si, au contraire, les deux circuits deviennent conducteurs, il délivrera une série de signaux brefs et rapprochés, indiquant sans ambigüite qu'on est en présence d'un potentiel au moins égal à P2. Considérant que les tensions résiduelles induites excèdent rarement 10% de la tension directe, on peut réaliser un détecteur conforme à l'invention, dont les seuils de potentiel seront réglés par exemple à 1000, 8000 et 60 000 V (compte tenu d'une marge de sécurité nécessaire) et qui serait en principe utilisable dans la limite d'environ 450 000 V. On ne peut toutefois négliger qu'une préférence existe en faveur des détecteurs à très faible consommation à vide, qui demeurent constamment en état de veille. Il pourrait alors arriver que le premier circuit de détection réglé par hypothèse sur un seuil de 1000 V, provoque le déclenchement du signal de présence de tension sous l'influence du champ de potentiel d'une ligne à très haute tension située à une distance relativement grande. Afin d'éviter cet inconvénient, l'invention concerne également un dispositif interrupteur automatique qui n'établit la liaison entre la source et les circuits de détection que lorsque le palpeur entre en contact avec le conducteur dont on veut vérifier l'état de tension. Cet interrupteur peut être actionne mécaniquement par la pression du palpeur sur le conducteur, mais de préférence il est constitué par un circuit de détection particulier, ayant la propriété de se déclencher seulement lors de l'entrée en contact du palpeur avec un conducteur sous tension. Selon l'invention également, ce dispositif interrupteur comporte une temporisation destinée à interrompre le courant si l'organe avertisseur n'a émis aucun signal au bout d'un temps déterminé. Il réduit ainsi au minimum la consommation de l'appareil puisque, au repos les circuits de détection sont séparés de la source de tension et que, en cours même d'utilisation ils en sont de nouveau separés si un potentiel égal au moins à P1 n'a pas été détecté. Un autre problème, résultant de la conception du détecteur selon l'inInvention est posé par le contrôle du bon état de fonctionnement de tous les circuits concourant à la détection. Il est possible de prévoir un commutateur appliquant successivement à l'entrée de chaque circuit, une tension équivalente à celle qui lui parvient dans les conditions réelles d'utilisation, mais cette solution est relativement compliquée et exige de l'utilisateur une attention particulière pour s assurer que les différentes formes de signaux correspondant aux différents seuils de potentiels sont bien émises tour à tour. Pour résoudre cette difficulté, l'invention prévoit éga lement que chaque circuit de détection contrôle (commande) le passage du courant de la source vers le circuit de détection suivant, dans l'ordre croissant des seuils. Grâce à cette disposition, il est possible d'appliquer la tension de contrôle simultanément à l'entrée de tous les circuits et il suffit de s'assurer que l'appareil;emet le signal correspondant au dernier circuit, puisque celui-ci ne peut passer à l'état conducteur que si celui ou ceux qui le précèdent sont eux-memes dans cet état. Accessoirement, cette disposition peut contribuer aussi à réduire la consommation de l'appareil. Enfin, en vue d'assurer au detecteur la plus complète sûreté d'utilisation il est prévu que lorsque l'organe avertisseur est mis en action par 1 'ap- plication d'un potentiel au palpeur, le signal ne peut être interrompu que par une intervention de l'opérateur. Ce dernier doit pour cela ramener l'appareil près de lui de sorte que, même dans une ambiance très bruyante, il ne peut manquer de percevoir ce signal. Dans ce but, l'invention prévoit que chaque circuit de détection comprend un relais bistable destiné à le maintenir dans l'état conducteur où il a été éventuellement amené au cours de l'opera- tion de détection et qui ne peut alors être supprimé que par la manoeuvre d'un interrupteur. Un détecteur conforme à l'invention présente par conséquent les avantages suivants - il permet de reconnaitre sur des conducteurs électriques la présence de po tentiels de différentes grandeurs, en émettant des signaux différents et fa cilement discernables de manière à pouvoir notamment, dans une installation donnée, distinguer la tension directe des tensions induites. - sa consommation à vide est negligeable, ce qui rend superflue la présence d'un interrupteur manuel "arrêt-marche" et permet de le maintenir constam ment en état de veille. - il n'est pas sensible aux champs de potentiel, son fonctionnement ne pou vant se declencher qu'au contact d'un conducteur sous tension, par consé quent, pendant son trajet d'approche jusqu'à ce point de contact, il demeu re insensible à l'influence des conducteurs voisins. - un simple interrupteur à contact unipolaire suffit à commander la fonction de contrôle de fonctionnement de tous les circuits, dont la réponse est don née par le signal caractéristique du seuil de potentiel le plus élevé. - le signal déclenché par la présence d'un potentiel sur un conducteur mis en contact avec le palpeur est maintenu après la cessation de ce contact et ne peut être interrompu que par une action volontaire. Les détails ot les caractéristiques particulières de l'invention apparai- tront plus clairement dans la description qui va suivre et dans les dessins annexés dans lesquels - la fig. 1 donne le schéma fonctionnel d'une forme d'exécution simplifiée a deux circuits de détection correspondant à deux seuils de potentiel diffé rents. - la fig. 2 donne le schéma fonctionnel d'une forme d'exécution complète com prenant un circuit interrupteur et trois circuits de détection correspon dant à trois seuils de potentiel différents. - la fig. 3 donne sous une forme simplifiée le schéma des principaux circuits de la fig. 2 et de leurs liaisons réciproques. Dans ces schémas, les liaisons en doubles traits représentent l'alimentation des circuits en énergie. Suivant le schéma fonctionnel de principe fig. 1 qui représente une forme d'exécution simplifiée, le détecteur comprend un premier circuit de détection 1 dont le seuil de sensibilité est regle à une valeur P1 et qui comporte une entrée la et une sortie lb, un second circuit de détection 2 dont le seuil de sensibilité est réglé à une valeur P2 et qui comporte une entrée 2a et une sortie 2b, un circuit 4 susceptible d'engendrer des signaux récurrents de deux sortes, les premiers à cadence lente désignée par C1, les seconds à cadence rapide désignée par C2 lorsqu'une tension est appliquée respectivement à deux entrées 4-1 et 4-2. Ces signaux électriques sont transmis à travers une sortie 4b et un conducteur 4c à un organe avertisseur 5 capable de les convertir en signaux acoustiques. Les entrées 4-1 et 4-2 sont reliées respectivement aux sorties lb et 2b des circuits 1 et 2 par des connexions lc et 2c. Les circuits 1 et 4 sont alimentés en énergie par une source 6 telle qu'une batterie, au moyen des conducteurs 7, 8. Le circuit 2 est alimenté au moyen du conducteur 9, à travers le circuit 1 de sorte que l'énergie de la source 6 ne parvient au circuit 2 que lorsque le circuit 1 est à l'état conducteur. Le détecteur est muni d'un palpeur 10, susceptible d'être porté au contact d'un conducteur 11 dont on veut connaitre l'état de tension. Une fraction du potentiel recueilli sur le palpeur 10 est transmise aux entrées la, 2a des circuits de détection 1 et 2 à travers des liaisons, par exemple capacitives 10-1 - 10-2. La partie en traits interrompus 12 figure la liai son capacitive dans l'espace à travers laquelle se referme entre la masse 20 de l'appareil et la terre le très faible courant qui circule entre le palpeur 10 et les circuits de détection 1 - 2. La source 6 est d'autre part re liée à un interrupteur de contrôle de fonctionnement 13, ouvert au repos, permettant, par l'intermédiaire d'un conducteur 14, d'appliquer aux entrées la, 2a, des circuits 1 et 2 des tensions sensiblement équivalentes à celles qui peuvent leur parvenir du palpeur 1 lorsque celui-ci est soumis à des potentiels de valeurs respectives P1 et P2. Des diodes id - 2d sont inter posées entre le conducteur 14 et les entrées la - 2a, afin d'éviter des interactions indésirables entre les circuits 1 et 2. Lorsque le palpeur 10 est porté au contact du conducteur 11 présen tant un potentiel P' P1 - P2, le circuit de detection 1 devient con ducteur et une tension apparaît à la sortie lb d'où elle parvient, par la connexion lc à la borne 4-1 du circuit 4 qui émet en conséquence des signaux à cadence lente C1 lesquels sont transmis, à travers la sortie 4b et la connexion 4c, à l'organe avertisseur 5 qui les transforme en signaux acoustiques. En même temps, en raison de l'état conducteur du circuit 1, le circuit 2 est alimenté par la source 6 mais il n'en resulte aucun effet perceptible puisque le potentiel du conducteur 11 est inferieur au seuil P2. Si, au contraire, le conducteur 11 présente un potentiel P" = P2, le même processus que ci-dessus se développe, mais immédiatement après le circuit 2 devient conducteur à son tour, une tension apparaît sur la bor ne 2b d'où elle parvient, par la connexion 2c à la borne 4-2 du cir cuit 4 qui émet alors des signaux à cadence rapide C2 caractéristiques du seuil de potentiel P2. Le temps de réponse des circuits est tel qu'en pratique les signaux à cadence C2 se déclencheront dès la mise en contact du palpeur 10 et du conducteur 11. Le même processus se reproduit lorsque l'opérateur ferme l'interrupteur 13 ouvert au repos et applique par ce moyen aux entrées la - 2a des ten sions de grandeurs convenables pour contrôler le bon fonctionnement des cir cuits 1 et 2 : le circuit 1 passe à l'état conducteur et relie à la sour ce 6 le circuit 2 qui devient à son tour conducteur et déclenche à tra vers le circuit 4 et l'avertisseur 5 l'émission de signaux acoustiques à cadence rapide C2. On a ainsi la preuve que les circuits 1 - 2 et 4 sont en état de fonctionnement, puisque le circuit 2, qui déclenche les signaux C2 ne peut passer à l'état conducteur que si le circuit 1 est lui-même dans cet état. Si au contraire la fermeture de l'interrupteur 13 provo quait seulement l'apparition de signaux à cadence lente Cl, on serait par là informé que le circuit 2 est en défaut. La forme d'exécution plus complexe représentée par le schéma fonctionnel de principe fig. 2 comprend les mêmes éléments que la précédente, mais complétés suivant la description ci-après. Entre la source et l'ensemble des circuits de l'appareil est intercalé un dispositif interrupteur 15 constitué essentiellement d'un relais, de préférence un thyristor qui, au repos est à l'état bloqué. Ce relais peut être commandé à travers une connexion 17 et l'entrée 15a du dispositif 15 par un contacteur 16, ouvert au repos et qui peut être fermé mécaniquement par la pression du palpeur 10 sur le conducteur 11, donc indépendamment de l'état de tension de ce conducteur 11. Toutefois, dans un mode d'execution préférentiel, l'invention prévoit que ce relais est commandé électriquement par l'oscillation transitoire qui prend naissance lors de l'entrée en contact du palpeur 10 avec le conducteur 11 supposé sous tension. Cette oscillation est alors transmise à travers une liaison, par exemple capacitive 10-15 à l'entrée 15a du dispositif 15 qui se comporte en fait comme un circuit de détection réglé de manière à passer à l'état conducteur pour un seuil de potentiel PO - P1. Le maintien à l'état conducteur du dispositif 15 est assuré en tout état de cause pendant une courte durée, par exemple une demi-seconde, par un circuit de temporisation. Ce dispositif interrupteur 15 sera décrit avec plus de détail dans la partie du texte relative à la fig. 3. L'appareil comprend également un relais bistable 17, de préférence un thyristor susceptible d'être commandé par une tension prélevée en 5b sur l'organe avertisseur 5 lorsque celui-ci est en fonctionnement et transmise par une connexion 5c à une entrée 17a du relais 17. Lorsque celuici devient conducteur une tension apparaît à sa sortie 17b et est appliqueue à travers la connexion 17c à la borne d'entrée 4-1 du circuit 4 qui, ainsi qu'il a déjà été indiqué, émet dans ces conditions des signaux C1 à cadence lente. D'autre part le passage à l'état conducteur du relais 17 a pour consequence de maintenir également à l'état conducteur le dispositif interrupteur 15 qui, sinon retournerait à l'état bloqué dans le délai fixé par son circuit de temporisation. Selon le type de relais adopté pour le dispositif 15, son maintien à l'état conducteur peut être obtenu, soit par le courant consommé par le relais 17 à travers le conducteur 8, soit par l'application d'une tension sur une entrée auxiliaire 15m du dispositif 15, tension qui est alors prélevée à la sortie 17b du du relais 17 et conduite a l'entrée 15m par une connexion 17m. Dans la forme d'exécution de la fig. 2, le circuit de détection 2 est alimenté directement à partir du dispositif 15, par un conducteur 9 de- rivé du conducteur 8. Cette alimentation ne transite donc pas par le circuit de détection 1 comme dans la forme d'exécution décrite par la fig. 1. Par ailleurs, le circuit de détection 2 est associé à un relais bistable 2R susceptible de le maintenir à l'état conducteur après disparition à son entrée 2a de la tension qui déclenche son passage à cet état. En outre, il est ajouté un troisième circuit de détection 3, associé à un relais bistable 3R comparable au relais 2R. Ce circuit 3 dont le seuil de sensibilité est réglé à une valeur P3 comporte une entrée 3a reliée au palpeur à travers une liaison, par exemple capacitive 10-3 et une sortie 3b reliée par une connexion 3c à une entrée 4-3 du circuit 4. Lorsqu'une tension est appliquée à lentrée 4-3 le circuit 4 est susceptible d'engendrer un signal ininterrompu désigné par C3, qui se traduit dans l'organe avertisseur 5 par une tonalité uniforme et continue. Le circuit 3 est alimenté en énergie à travers le circuit 2, par un conducteur 18 dans lequel le courant n'est admis que quand le circuit 2 est a l'état conducteur. Le dispositif interrupteur 15 est relié à la source en série avec un interrupteur 19 fermé au repos. L'ouverture momentanée de cet interrupteur 19 permet de ramener à l'état bloqué le dispositif 15 ainsi que les autres relais 2R'- 3R et 17 qui, par construction, retournent à cet état dès qu'ils ne sont plus alimentés par la source. Enfin le circuit de contrôle 14 est relié aux entres 15a et 3a par des diodes 15d - 3d à travers lesquelles l'interrupteur 13 ouvert au repos, permet d'appliquer auxdites entrées des tensions sensiblement équivaleQtes à celles qui peuvent leur parvenir du palpeur 1 lorsque celui-ci est soumis à des potentiels de valeurs respectives PO et P3. La fig. 3 donne sous une forme simplifiée le schéma des principaux circuits de la fig. 2 et de leurs liaisons réciproques de façon à faire mieux comprendre la manière dont le passage de chaque relais à l'état conducteur conditionne le fonctionnement du relais suivant. Selon ce schéma, tous ces relais sont des thyristors. Le relais 15 a son anode reliée au + de la source à travers l'interrupteur 19 fermé au repos et le conducteur d'alimentation amont 17. Sa cathode 15-2 est reliée d'une part au conducteur d'alimentation aval 8, d'autre part au - de la source par l'intermédiaire de la masse 20 de 1 'ap- pareil à travers un circuit de temporisation formé de la résistance 15-5 et de la capacité 15-6 susceptibles d'assurer le passage du courant nécessaire au maintien du thyristor à l'état conducteur pendant une courte durée à partir du moment où il a été excite par l'application d'une tension sur sa gâchette 15-3 reliée à l'entrée 15a d'une part et à la masse d'autre part à travers une résistance de stabilisation 15-4. Le circuit de détection 1 est représenté de façon simplifiée sous la forme d'un transistor 1 dont la base 1-1 est reliée d'une part à l'entrée la à travers une résistance 1-2, d'autre part à la masse 20 à travers une résistance de polarisation 1-3. Le collecteur 1-4 est relié au + de la source à travers le thyristor 15 par l'intermédiaire du conducteur 8. L'émetteur 1-5 est relié d'une part à la masse à travers une résistance 1-6 et d'autre part à la sortie lb. Le relais 17 a son anode 17-1 reliée au + de la source à travers le conducteur 8 et le thyristor 15, sa cathode 17-2 d'une part à la masse 20 à travers une résistance de maintien 17-3, d'autre part à la sortie 17b. La gâchette 17-4 est reliée d'une part à' l'entrée 17a, d'autre part à la masse 20 à travers une résistance de stabilisation 17-5. Le circuit de détection 2 est représenté de façon simplifiee par un transistor 2 dont la base 2-1 est reliée d'une part à l'entrée 2a à travers une résistance 2-2, d'autre part à la masse 20 à travers une résistance de polarisation 2-3. Le collecteur 2-4 est relié au + de la source à travers le thyristor 15 par l'intermédiaire des conducteurs 8 et 9. L'émetteur 2-5 est relié d'une part à la masse 20 à travers une résistance 2-6, d'autre part à la gâchette 2-7 du thyristor 2R dont l'anode 2-8 est reliée au + de la source en parallèle avec le collecteur 2-4 et dont la cathode 2-9 est reliée d'une part à la masse 20 à travers une résistance de maintien 2-10, d'autre part à la sortie 2b et au conducteur d'alimentation aval 18. Le circuit de détection 3 est représenté de façon simplifiee par un transistor 3 dont la base 3-1 est reliée d'une part à l'entrée 3a à travers une résistance 3-2, d'autre part à la masse 20 à travers une résistance de polarisation 3-3. Le collecteur 3-4 est relié au + de la source à travers le conducteur 18, le thyristor 2R, les conducteurs 9 et 8 et le thyristor 15. L'émetteur 3-5 est relié d'une part à la masse 20 à travers une résistance 3-6, d'autre part à la gâchette 3-7 du thiristor 3R dont l'anode 3-8 est reliée au + de la source en paralle- le avec le collecteur 3-4 par une connexion 3-11. Dans une variante il est prévu que l'anode 3-8 pourrait étre reliée directement au thyristor 15 par l'intermédiaire d'un conducteur 19 figuré en traits mixtes et du conducteur 8 en supprimant dans ce cas la connexion 3il. La cathode 3-9 est reliée d'une part à la masse 20 a travers une résistance de maintien 3-10, d'autre part à la sortie 3b. On examine maintenant le fonctionnement de l'appareil lorsque le palpeur 10 est porté au contact du conducteur 11 en supposant que celui-ci présente successivement des potentiels croissants. Lors d'un premier contact le conducteur 11 est à un potentiel P - PO -- P1. Il en résulte au moment du contact une oscillation transitoire qui est transmise à la gâchette 15-3 du thyristor 15 à travers la liaison 10-15 et l'entrée 15a et qui fait passer le thyristor 15 à l'état conducteur. Un courant s'établit donc à travers celui-ci, depuis le + de la source 6, le conducteur 7 et l'interrupteur 19 et traverse la résistance 15-5 pour charger le condensateur 15-6 dont les valeurs sont choisies de telle sorte que ledit courant maintient le thyristor 15 à l'é- tat conducteur pendant une courte durée, par exemple une demi-seconde. La tension positive qui apparaît pendant ce temps à l'entrée de la résistance 15-5 est recueillie par le conducteur 8 qui alimente le circuit de détection 1 et le conducteur 9 qui alimente le circuit de détection 2, mais le potentiel P étant plus petit que le seuil P1, ces circuits 1 et 2 ne sont pas excites et demeurent à l'état bloque. Lorsque, en raison de la charge du condensateur 15-6 le courant passant à travers le thyristor 15 devient inférieur à la valeur critique de maintien, ledit thyristor 15 revient à l'état bloqué et le système se retrouve en son état initial. Lors d'un second contact du palpeur 10 avec le conducteur 11, celui ci est à un potentiel P' JW Pi = P2. Le processus décrit pour le premier contact se reproduit en ce qui concerne le thyristor 15 mais le potentiel P' étant au moins égal au seuil P1, la tension transmise du palpeur 10 à la base 1-1 du transistor 1, à travers la liaison 10-i, l'entrée la et la résistance 1-2 fait passer ledit transistor 1 à l'état conducteur. Un courant s'établit par le collecteur 1-4 et l'émetteur 1-5 à travers la résistance 1-6. Il apparait en conséquence à l'entrée de celle-ci une tension positive qui, par la sortie lb et la connexion 1c, est appliquée à l'entrée 4-1 du circuit 4. qui émet alors le premier d'une série de signaux à cadence lente C1 qui est transmis par la sortie 4b et la connexion 4c à l'organe avertisseur 5 qui délivre le signal sonore corres pondant. Une fraction de la tension mise en oeuvre dans l'organe 5 est prélevée au point 5b et, par la connexion 5c et l'entrée 17a vient exciter la gâchette 17-4 du thyristor 17 qui passe a l'état conducteur. Un courant s'établit donc à travers celui-ci depuis le + de la source 6, le conducteur 7, l'interrupteur 19, le thyristor 15 et le conducteur 8 et traverse la résistance 17-3 à l'entrée de laquelle il fait apparaître une tension positive qui, par la sortie 17B et la connexion 17c est appliquée à l'entrée 4-1 du circuit 4. La valeur de la résistance 17-3 est déterminée de telle sorte que ce courant soit suffisant pour maintenir les thyristors 15 et 17 à l'état conducteur, par conséquent, même après la fin de la charge du condensateur de temporisation 15-6, ce courant reste maintenu et la tension à l'entrée de la résistance 17-3 demeure appliquée à l'entrée 4-1 du circuit 4 qui continue à émettre des signaux à cadence lente C1, qui se poursuivront après cessation du contact entre le palpeur 10 et le conducteur 11. De même la tension existant à l'entrée de l'anode 17-1 alimente le circuit de détection 2, mais le potentiel P' étant plus petit que le seuil P2, ce circuit 2 ntest pas excité et demeure à l'état bloqué. Après retour à l'état initial, lors d'un troisième contact du palpeur 10 avec le conducteur 11, celui-ci est à un potentiel P" == P2 ~ P3. Le processus décrit pour le second contact se reproduit, mais le potentiel P" étant au moins égal au seuil P2, la tension transmise du palpeur 10 à la base 2-1 du transistor 2 à travers la liaison 10-2, l'entrée 2a et la résistance 2-2, fait passer ledit transistor 2 à l'état conducteur. Un courant s'établit par le collecteur 2-4 et l'émetteur 2-5 à travers la résistance 2-6. Il apparaît en conséquence à l'entrée de celleci une tension positive qui excite la gâchette 2-7 du thyristor 2R et le fait passer à l'état conducteur. Un courant s'établit donc à travers celui-ci depuis le + de la source 6, le conducteur 7, l'interrupteur 19, le thyristor 15, les conducteurs 8 et 9 et traverse la résistance 2-10 à l'entrée de laquelle il fait apparaître une tension positive qui, par la sortie 2b et la connexion 2c est appliquée à l'entrée 4-2 du circuit 4 lequel émet en même temps cette tension, transmise par le conducteur 18 alimente le circuit de détection 3, mais le potentiel P" étant plus petit que le seuil P3, ce circuit 3 n'est pas excité et demeure a l'état bloqué. Après retour à l'état initial, lors d'un quatrième contact du palpeur 10 avec le conducteur 11 celui-ci est à un potentiel P"' iAB P3. Le processus décrit pour le troisième contact se reproduit, mais le potentiel P"' étant au moins égal au seuil P3, la tension transmise du palpeur 10 à la base 3-1 du transistor 3 à travers la liaison 10-3, l'entrée 3a et la résistance 3-2 fait passer ledit transistor 3 à l'état conducteur. Un courant s'établit par le collecteur 3-4 et l'émetteur 3-5 a travers la résistance 3-6. Il apparaît en conséquence à l'entrée de celle-ci une tension positive qui excite la gâchette 3-7 du thyristor 3R et le fait passer à l'état conducteur. Un courant s'établit donc à travers celui-ci depuis le + de la source 6, le conducteur 7, l'interrupteur 19, le thyristor 15, les conducteurs 8 et 9 et traverse la résistance 3-10 à l'entrée de laquelle il fait apparaître une tension positive qui, par la sortie 3B et la connexion 3c est appliquée à l'entrée 4-3 du circuit 4 qui émet en conséquence un signal ininterrompu C3. La valeur de la résistance 3-10 est déterminée de telle sorte que le courant qui la traverse soit suffisant pour maintenir le thyristor 3R à l'état conducteur. Par conséquent, et de même que dans le cas des potentiels P' et P", le contact du palpeur 10 avec le conducteur 11 présentant un potentiel P"' a pour conséquence l'émission durable par l'appareil, du signal acoustique propre à chacun des seuils de potentiel correspondants. Dans tous les cas l'émission de ce signal n'est interrompueque si l'on ouvre l'interrupteur 19, ce qui a pour effet de ramener à l'état bloqué ceux des relais 15, 17, 2R et 3R qui étaient passés.à l'état conducteur. Ainsi qu'il a été indiqué plus haut il est possible - et en fait préférable - d'alimenter directement le relais R3 au moyen d'un conducteur 19 dérivé du conducteur 8. Cette variante reste conforme au principe de fonctionnement puisque la tension qui alimente le transistor 3 doit toujours transiter par le thyristor 2R. Le processus qui vient d'être décrit dans le cas d'application au palpeur 10 du potentiel P"' se reproduit lorsqu'on procède au contrôle de fonctionnement de l'appareil en fermant l'interrupteur 13, ce qui a pour effet d'appliquer aux entrées 15a, la, 2a et 3a des tensions de grandeur appropriées pour déclencher le fonctionnement successif de chacun des circuits 15, 1, 2 et 3 : ce dernier déclenche à son tour à travers le circuit 4 un signal ininterrompu C3 qui donne à lui seul la preuve que les circuits 15, 1, 17, 2 et 3 sont en état de fonctionnement, puisque le dernier ne peut passer a l'état conducteur que si les quatre précédents sont eux-mêmes dans cet état. Il parait superflu de décrire en détail le circuit 4 générateur de signaux recurrents, ce type de circuit mettant en oeuvre par exemple au moins un transistor unijonction etant bien connu et aisément réalisable par l'homme de métier. REVENDICATIONS 1 - Détecteur de tension pour lignes et installations électriques indus trielles comportant un organe avertisseur susceptible d'émettre un signal acoustique ou optique et relié à une source propre par 1 'in- termédiaire d'un système de commande sensible à un potentiel élec trique extérieur de grandeur déterminée (seuil) appliqué à une élec trode d'entrée (palpeur), caractérisé en ce que ledit système de commande comprend au moins deux circuits de détection distincts et sensibles à des seuils de potentiel différents, le changement d'état (bloqué ou conducteur) de chacun desdits circuits sous l'influence desdits potentiels étant susceptible d'agir de façon spécifique sur au moins un autre circuit du système de commande. 2 - Détecteur de tension selon la revendication 1, caractérisé en ce que le système de commande est organisé pour que l'organe avertisseur émette au moins deux formes différentes de signaux en relation spe- cifique avec l'état conducteur ou bloqué d'au moins deux circuits de détection. 3 - Détecteur de tension selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'organe avertisseur est acoustique et susceptible d'emet tre une tonalité musicale périodiquement interrompue. 4 - Détecteur de tension selon la revendication 1, caractérisé en ce que au moins un circuit de détection est relié à la source par l'inter mediaire d'un dispositif interrupteur relié mécaniquement au palpeur. 5 - Détecteur de tension selon la revendication 1, caractérisé en ce que au moins un circuit de détection est relié à la source par l'inter médiaire d'un dispositif interrupteur relié électriquement au palpeur et sensible à un potentiel extérieur appliqué audit palpeur. 6 - Détecteur de tension selon la revendication 1 et une des revendica tions 4 ou 5, caractérisé en ce que le dispositif interrupteur com porte une temporisation susceptible de couper la liaison avec la source si l'organe avertisseur n'émet pas de signal dans un délai déterminé. 7 - Détecteur de tension selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend un relais susceptible de maintenir l'émission du signal avertisseur après la disparition du potentiel appliqué au palpeur. 8 - Détecteur de tension selon la revendication 1 et au moins une des revendications 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7, caractérisé en ce que au moins un circuit de détection est relié à la source par l'intermédiaire d'au moins un autre circuit de détection.