La présente invention concerne la dissolution et l'extraction du cuivre des minerais et concentrés contenant à la fois du cuivre et du fer, notamment des minerais et concentrés sulfurés. L'invention permet la production à faible prix et pratiquement sans pollution de cuivre métallique, à la pression atmosphérique pratiquement et en une seule étape. Un traitement bien connu des minerais de cuivre, notamment des sulfures, est le traitement pyrométallurgique des minerais. Ce traitement des minerais sulfurés est coûteux, polluant et de plus, il nécessite le rejet de grandes quantités d'anhydride sulfureux ou d'acide sulfurique constituant un sous-produit. On a mis au point un certain nombre de procédés.hydrométallurgiques plus précisément destinés à l'extraction du cuivre des minerais contenant de la chalcopyrite, de la malachite et de l'azurite, afin de remédier aux inconvénients des procédés pyrométallurgiques classiques, notamment à la pollution. La chalcopyrite (CuFeS2) est l'une des matières contenant du cuivre les plus courantes et aussilfun des minéraux résistant le mieux à l'oxydation et on indique qu'elle est plus noble ou qu'elle résiste mieux à l'oxydation que la pentladite, la cobaltite, la sphalérite, la galène, la chaléocite et la pyrrhotite (la moins résistante) et on indique aussi qu'elle est moins nable que la pyrite et la molybdénite. Lå chalcopyrite peut s'oxyder suivant les réactions suivant le degré d'oxydation. Etant donné l'instabilité du soufre dans les solutions alcalines oxydantes, ces réactions doivent zetre réalisées à un pH inférieur ou égal à 7. L'oxydation peut autre réalisée à l'autoclave avec de lroxygène ou de ltair sous pression élevée, de la manière décrite dans le brevet canadien nO 618 623 (pour les minerais de zinc) mais le coût de l'installation et du fonctionnement est très élevé.. La demande de brevet australien nO 52 833/73 déposée par The Anaconda Co. décrit un procédé de traitement par l'oxygène des sulfures de cuivre dans une solution ammoniacale à l'autoclave à basse pression. Le procédé est coûteux, nécessite de grandes quantités d'ammoniac et d'oxygène, et le sulfate d'ammonium doit pouvoir autre facilement véndu car il est produit en quantité pouvant atteindre 5 à 10 fois celle du cuivre. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 3 673 061 décrit l'oxydation du sulfure de cuivre à l'anode d'une cellule électrochimique. La présence du fer dans le minerai donne un faible rendement anodique en courant étant donné l'énergie consommée par les réactions d'oxydation du fer, comme indiqué par les équations (1) et (2) précédentes. L'équation (i) montre qu'un échange à trois électrons est nécessaire pour la dissolution d'un atome de cuivre, alors que son dépôt nécessiterait seulement un échange d'un électron, si bien que le rendement en courant de la dissolution anodique est seulement de 33 % par rapport au cuivre.Pour remédier à ce mauvais rendement, on doit produire du fer électrolytique en quantité analogue aux quantités de cuivre, et il faut donc un marché équivalent pour le fer produit par ce procédé très coûteux. En outre, on doit prendre grand soin d'éviter la réduction du rendement en courant due à une oxydation supplémentaire du soufre élémentaire en sulfate. Le procédé nécessite des densités de courant élevées à l'anode si bien que l'usure des anodes est élevée et l'extraction électrolytique du cuivre doit autre réalisée avec soin étant donné la teneur élevée en fer de l'électrolyte. La demande de brevet australien nO 54 656/73 déposée par Cyprus Metallurgical Processes Corporation est très analogue au brevet précité et présente les mimes inconvénients. La demande de brevet australien nO 56 990/73, déposée par Hazen Research Inc. décrit un procédé d'attaque des minerais sulfurés par le chlorure ferrique qui est régénéré à l'anode. Le procédé nécessite un courant continu d'électrolyte du catholyte à l'anolyte afin que le réduction importante du rendement en courant, due aux ions ferriques atteignant la cathode, soit évitée. On ne connatt pas aussi de procédé évitant les mauvais rendements dus à la présence des sulfures de zinc dans les minerais. La demande de brevet australien nO 46 913/72 déposée par Duval Corporation décrit un procédé cyclique relativement complexe mettant en oeuvre du chlorure ferrique et du chlon- re cuivrique, attaquant les minerais contenant du sulfure de cuivre. Le procédé de l'invention remédie aux inconvénients des procédés précités et permet la transformation en une seule étape de la chalcopyrite en soufre élémentaire, en oxyde de fer et en cuivre métallique (dans des solutions relativement dépourvues de fer) à la pression atmosphérique, sans que du fer électrolytique soit obligatoirement produit. La différence essentielle entre le procédé de ltinven- tion et le procédé connu est la découverte d'un procédé d'oxydation des minerais ou concentrés contenant du cuivre, même des minerais contenant la chalcopyrite, à l'aide d'air pratiquement à la pression atmosphérique et à des températures modérées (50 à 1b50C) avec formation d'oxyde ferrique et, dans ie cas des minerais ou concentrés sulfurés, le soufre des sulfures est transformé sous forme élémentaire et le cuivre passe en solution. Les équations d'oxydation du cuivre de la chalcopyrite peuvent autre présentées sous la forme suivante suivant l'importance de l'oxydation. L'invention concerne de façon générale un procédé d'extraction du cuivre des minerais ou concentrés en contenant avec du fer, cé procédé comprenant l'immersion du minerai ou concentré dans un électrolyte, le mélange intime avec la suspension ainsi formée d'air ou d'un autre gaz contenant de l'oxygène finement divisé, pratiquement à la pression atmosphérique et à des températures comprises entre 500C et la température d'ébullition de l'électrolyte, celui-ci étant acide et contenant des ions chlorure à une concentration comprise entre la valeur qui suffit au maintien en solution des ions cuivreux présents et la concentration de saturation, et lé maititien du pH du mélange entre 1,5 et 7,0 au cours des opérations, de manière que le fer solubilisé au cours des opérations soit précipite sous forme d'oxyde ferrique ; dans le cas dtun minerai ou concentré sulfuré, le soufre des sulfures, oxydable dans les conditions considérées, est pratiquement transformé en soufre élémentaire et le cuivre passe en solution. L'un des principaux avantages du procédé de l'invention est qu'il peut être mis en oeuvre à pression ambiante et en conséquence, il n'est pas nécessaire d'utiliser des récipients sous pression. Bien que le procédé de l'invention puisse être utilisé à des pressions plus élevées, cet avantage est particulièrement important. Ainsi, l'expression -"pression sensiblement atmosphérique" utilisée dans le présent mémoire désigne les pressions autres que celles pour lesquelles des récipients sous pression sont nécessaires. Comme l'indiquent les équations qui précèdent et qui représentent les réactions mises en oeuvre au cours du procédé de l'invention, des ions cuivreux et cuivriques se forment et les proportions relatives dépendent de la durée de mise en oeuvre du procédé et des conditions particulières utilisées. Il est nécessaire que des ions chlorure soient présents afin que les ions cuivreux restent en solution, mais la quantité minimale nécessaire varie avec les paramètres précités et elle est donc déterminée par le résultat. Dans un mode de réalisation de l'invention, on ajoute de façon continue ou intermittente de l'acide chlorhydrique qui maintient le pH au niveau voulu et le cuivre se transfor- me en ions qui passent en solution à partir de laquelle il peut être obtenu sous forme élémentaire par des procédés bien connus, par exemple par dépit électrolytique ou par précipitation par un autre métal. Dans une variante, le pH peut autre réglé par addition intermittente ou continue d'anolyte acide provenant d'une cellule d'électrolyse. Des ions hydrogène de l'anolyte se forment par oxydation anodique d'eau et peuvent wetre régénérés de façon avantageuse par retour de l'électrolyte dans la cellule avec précipitation du cuivre à la cathode et production d'une quantité supplémentaire d'ions hydrogène par oxydation de l'eau à l'anode. Un mode de réalisation avantageux de l'invention est mis en oeuvre par mélange intime du mine rai ou concentré avec de l'air ou un autre gaz contenant de l'oxygène dans le compartiment anodique d'une cellule électrochimique, et le cuivre peut autre retiré constamment par dépit à la cathode. Dans un autre mode de réalisation, l'invention concerne un procédé d'extraction du cuivre d'un minerai ou concentré en contenant avec du fer, et de dépit concomitant du cuivre extrait à la cathode d'une cellule électrochimique à diaphragme, ce procédé comprenant l'immersion du minerai ou concentré dans un électrolyte dans le compartiment anodique de la cellule électrochimique à diaphragme, le mélange intime de la suspension ainsi formée avec de l'air ou un autre gaz contenant de ltoxygène, finement divisé, sensiblement à la pression atmosphérique et à une température comprise entre 500C et la température d'ébullition de l'électrolyte, celui-ci contenant des ions chlorure à une concentration comprise entre une valeur qui suffit au maintien en solution deS ions cuivreux présents et la saturation, et la circulation d'un courant entre l'anode et la cathode, avec une intensité telle que les ions hydrogène libérés à l'anode maintiennent un pH compris entre 1,5 et 7,0 dans l'électrblyte, le fer solubilisé au cours des opérations précipitant sous forme d'oxyde ferrique et, dans le cas d'un minerai ou concentré sulfuré, le soufre des sulfures, oxydable dans les conditions considérées, se transforme pratiquement en soufre élémentaire, le cuivre se déposant à la cathode. Le procédé de l'invention peut autre catalysé, au début, par addition d'ions cuivre dans l'électrolyte. Un courant pulsé d'air ou de gaz contenant de l'oxy- gène est avantageusement introduit dans ltélectrolyte sous forme particulaire finement divisée, par exemple avec un diffuseur en graphite poreux. La teneur en fer solubilisé de l'électrolyte est avantageusement maintenue à moins de 5 g/l environ, par réglage du potentiel d'oxydation de l'électrolyte. La mise au point du procédé applicable aux minerais sulfurés repose sur un certain nombre de considérations. D'abord, les sulfures des métaux courants ont tendance à se passiver pendant les réactions d'oxydation de fa çon plus rapide dans les solutions de sulfate que dans les solutions de chlorure, et, pour cette raison, on utilise ces dernières dans le procédé de l'invention. Une autre raison de cette préférence est que les sulfures de cuivre, notamment les concentrés obtenus par flottation, forment une mousse très importante lors de l'introduction d'air dans les solutions de sulfate, alors que, dans les solutions de chlorure, la plupart des matières contenant du cuivre ont un moussage négligeable. La concentration de chlorure utilisée selon l'inven- tion suffit à la solubilisation des ions cuivreux présents et est inférieure à la concentration de saturation (comme indiqué dans les équations qui précèdent). L'air est l'agent oxydant le moins cher et le plus facilement disponible. Le soufre élémentaire est un sous-produit plus a van- tageux que le sulfate d'ammonium car de grandes quantités d'ammoniac et un marché important pour le sulfate d'ammonium ne sont pas nécessaires. Etant donné l'instabilité du soufre élémentaire dans les solutions oxydantes alcalines, une réaction à un pH inférieur à 7 est nécessaire. L'oxyde de fer est un sous-produit plus avantageux que le fer électrolytique étant donné le prix de production de ce dernier et la commercialisation nécessaire de quantités équivalentes de cuivre et de fer électrolytique, et en conséquence un réaction à un pH supérieur à 1,5 est nécessaire afin que l'oxyde de fer produit soit stable. Comme l'indiquent les équations qùi précèdent, le procédé de l'invention provoque l'oxydation du fer en oxyde ferrique et non en ions ferriques comme les procédés hydrométallurgiques connus. En conséquence, les rendements en courant du procédé de l'invention, par rapport au cuivre, sont proches de 100 % alors qu'ils sont compris entre 30 et 40 % dans les procédés hydrométallurgiques connus. La rentabilité du procédé de l'invention est donc bien supérieure à celle des procédés connus. Les réactions de l'oxygène dans des solutions acides peuvent être très lentes étant donné la cinétique impliquée. La réaction 2H+ + 1/202 -- > H20 a des potentiels de E0 + 1,229 en solution acide et E0 + 0,815 en solution neutre. En solution acide, les réactions comprennent souvent des étapes lentes qui fixent la vitesse, par exemple la réduction initiale de l'oxygène en peroxyde. L'oxydation à l'air du fer ferreux en ions ferriques en solution acide, en désaccord avec le potentiel indiqué, n'est que lente. Cependant, la réaction peut titre rapide dans les solutions faiblement acides lorsque l'oxyde ou l'hydroxyde ferrique précipite simultanément. Selon linvention, on a découvert un procédé d'utilisation d'air à la pression atmosphérique et à des températures supérieures à 5O0C, provoquant l'oxydation de la chalccpyrite à un pH compris entre 1,5 et 7,0, suivant la réaction 2CuFeS2 + 2H+ + 202 - 2Cu+ + Fe2O3 + 4S + H20 ou 2CuFeS2 + 4H+ + 2,502 , 2Cu + Fe203 + 4S + 2H20 Les exemples qui suivent illustrent l'oxydation à l'air de la chalcopyrite pratiquement à la pression atmosphérique, avec formation d'oxyde ferrique, de soufre élémentaire et d'ions cuivre. EXEMPLE I On agite 100 g de concentré de chalcopyrite avec I 1 d'électrolyte contenant 200 g/l de chlorure d'ammonium et 2 g/l d'ions cuivre dans un bécher qui comporte un diffuseur poreux en étoffe qui recouvre le fond. On ajoute lentement 90 cm3 d'acide chlorhydrique 5N pendant une période de 6 h, afin que le pH soit maintenu entre 2,0-2,5. On maintient la température à 850C et on introduit de l'air à travers le diffuseur. RESULTATS Temps (h) Composition des solutions (g/l) Cu Fe 0 2,2 0,01 7 10,4 1,8 2 16,8 2,0 3 20,2 i,4 4 23,6 0,8 5 25,6 0,7 6 26,8 0,2 COMPOSITION DES MATIERES SOLIDES, % cuivre fer soufre élémentaire concentré de cuivre 26,2 28,6 -résidu 2,54 31,8 31,5 On attaque plus de 90 % du cuivre avec une teneur maximale en fer de l'électrolyte de 2 g/l On obtient des résultats analogues avec des électrolytes à base de chlorures de sodium, de magnésium, de zinc et de manganèse. L'oxydation à l'air de la chalcopyrite est réalisée de façon idéale à un pH d'environ 2,0 à 2,5 comme représenté dans l'exemple qui suit. EXEMPLE 2 On maintient trois suspensions de concentré de chalcopyrite (à 100 g/l) dans une solution à 20 % de chlorure de sodium dans les plages de pH de 1 à 1,5, 2 à 2,5 et 3 à 3,5 à 850C dans un bécher comme décrit dans l'exemple 1, avec de l'air finement divisé ajouté par un diffuseur poreux sous forme d'une étoffe qui recouvre le fond du bécher. RESULTATS (g/l) plage de pH : 1 - 1,5 2 - 2,5 3-3,5 temps Cu Fe Cu Fe Cu Fe 1 h 8,2 7,0 ' 9,5 2,2 3,5 0,01 2 h 12,8 11,5 14,2 1,8 5,5 0,02 4 h 18,5 15,5 21,5 2,0 7,8 0,04 6 h 20,0 18,0 23,0 0,6 9,5 0,03 La plus grande vitesse de dissolution du cuivre apparat t dans la plage de pH de 2 à 2,5 et la concentration du fer dans la solution a une faible valeur convenable. L'oxydation est réalisée de façon idéale à une température supérieure à 700C environ comme indiqué dans 1'exemple qui suit. EXEMPLE 3 On prépare trois suspensions de concentré de chalcopyrite (100 g/l)-dans une solution à 20 % de chlorure de sodium, et on les maintient à pH 2,0 - 2,5 dans un bécher comme décrit dans l'exemple 1, à des températures de 70, 80 et 900C, avec de l'air finement dispersé introduit comme décrit dans ltexempl e 1. RESULTATS (/î) TemPérature, OC 70 80 90 Temps Cu Fe Cu Fe Cu Fe 1 h 7,5 1,5 9,0 2,2 9,2 2,0 2 h 13,0 1,4 14,4 1,6 15,0 2,8 4 h 18,2 2,2 22,8 1,4 22,0 2,0 6 h 10,2 1,1 24,5 0,8 24,7 1,6 Il apparatt qu'une température de 800C environ suffit. L'équation de la réaction d'oxydation anodique de l'eau à l'anode d'une cellule électrochimique est la suivante: H20 = 2H+ + 1/202 + 2e Cette réaction a un potentiel de 0,815 V en solution neutre et de i,229 V dans une solution acide 1N, et à ce moment il apparatt une réaction concurrente de dégagement de chlore, dans une solution de chlorure. Dans les conditions utilisées au cours du procédé de l'invention, le potentiel théorique est compris entre ces deux valeurs. La cathode de la cellule électrochimique peut autre utilisée pour le dépit de cuivre suivant la réaction 2 Cn+ > 2Cu0 - 2e ou 2Cu++ b 2Cu0 - 4e La réaction globale de la cellule devient alors 2CuFeS2 + 1,502 e 2Cuo + Fe203 + 4S Bien qu'il soit possible de former des ions hydrogène à l'anode d'une cellule électrochimique avec un électrolyte à base de chlorure, on ne peut en créer que des quantités limitées avant que le dégagement du chlorure forme une réaction concurrente (en fonction des densités de courant, des matières de l'anode, etc). D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront mieux de la description qui va suivre de cellules d'électrolyse convenant à la mise en oeuvre du procédé de l'invention, faite en référence au dessin annexé sur lequel - la figure 1 est une cellule cylindrique à diaphragme utile pour la mise en oeuvre du procédé de l'invention ; et - la figure 2 représente un mode de réalisation avantageux d'une cellule de traitement des concentrés de cuivre ayant une géométrie plate classique. La figure 1 représente une cellule cylindrique à diaphragme ayant un volume élevé d'anolyte et destinée au traitement des minerais de faible qualité. L'air pénètre par un diffuseur poreux placé à la partie inférieure alors que le courant passe entre les cathodes et les anodes formées de tiges de graphite. Sur la figure 1, les flèches A indiquent la direction du courant d'air dans la cellule. B désigne la suspension, C un bécher de 5 l, D le diaphragme de la cellule, E du cuivre spongieux, F du graphite poreux et G des électrodes de graphite. La chalcopyrite~est transformée en oxyde de fer, en soufre élémentaire et en ions cuivre qui diffusent à travers le diaphragme poreux et se déposent sous une forme facile à détacher à la cathode. Le cuivre produit peut autre retiré du fond de la cellule et récupéré par exemple par filtration. La figure 2 représente un mode de réalisation avantageux de cellule de traitement des concentrés de cuivre, ayant une configuration géométrique plate classique. Sur la figure 2, la référence I désigne l'entrée d'air, la référence J la dispersion d'électrolyte, de minerai et d'air, la référence K l'électrolyte, la référence L un récipient de 5 l, la référence M les cathodes, la référence N l'anode et la référence O le cuivre produit qui se forme sur les cathodes et tombe au fond du récipient. L'exemple qui suit correspond à la transformation directe de la chalcopyrite en cuivre métallique, en oxyde de fer ou en soufre élémentaire. EXEMPLE 4 On place un diaphragme de section rectangulaire formé d'une étoffe de polypropylène en association avec une étoffe de polypropylène qui forme un diffuseur d'air recouvrant le fond d'un sac anodique. Celui-ci comporte une plaque en graphite munie de gorges et formant une anode à surface élevée. On immerge l'anode et le sac anodique dans un électrolyte contenant 10 g/l de Cu et du chlorure de sodium à 20 % dans un récipient de 10 l. Des tiges de graphite immergées daris l'électrolyte à l'extérieur du sac anodique constituent des cathodes. On ajoute 350 g de concentrés de chalcopyrite au sac anodique et on introduit de l'air en quantité suffisante pour qu'il fluidise le minerai et donne un excès d'oxygène au minerai. Le courant passe avec une intensité de 12 A pendant 6 h avec une densité de courant cathodique de 300 A/m2 et une densité de courant anodique de 50 A/m2. On recueille le cuivre sur les électrodes et le fond de la cellule à la fin de la réaction. REStILTATS (teni'oérature = 850 C) Composition de ltélectrolte Cu (g/l) Fe (g/l) début 10,4 0,1 4,5 fin (6 h) 8,5 1,4 2,7 Composition des matières so- Cu, 76 Fe, % lides chalcopyrite 25,2 27,2 résidu 2,3 21,5 produit (90 g) 99,8 0,005 tension de la cellule 1,0 V ampère-heures consommés 72 kWh/kg 0,8 Le résidu est une matière rouge dont la filtration est commode et qui contient 31,5 % de S. La nature du résidu formé est particulierement importante pour l'étape suivante de séparation liquide-solide et aussi pour les effets nuisibles sur les vitesses de réaction, dus à la formation d'un précipité gélatineux d'hydroxyde ferrique. A cet effet, on constate qu'il est avantageux d'utiliser un courant d'air pulsé, par exemple de 30 s/mn. Le mécanisme qui explique cette amélioration peut titre dû à la diffusion de l'ion ferreux loin des particules de minerai avant précipitation de l'oxyde ferrique. L'utilisation des conditions indiquées pour l'elimi- nation du fer de ltélectrolyte facilite beaucoup le traitement des minerais oxydés de cuivre tels que la malachite et l'azurite. Ces minéraux sont souvent traités par disposition dans l'acide sulfurique puis électrolyse ou précipitation par de la ferraille. Lorsque le minerai existe avec de grandes quantités de magnésium, de calcium, de fer, etc solubles dans un acide, le procédé consomme beaucoup d'acide si bien que de nombreux dépits peuvent ne pas autre rentables. Un autre procédé utilisant du carbonate d'ammonium est coûteux, complexe et donne un oxyde de cuivre comme produit. Lors de l'utilisation des conditions décrites précédemment, on peut attaquer sélectivement le cuivre, l'argent, etc en présence de fer et aussi de calcium et de magnésium (suivant leur forme chimique) si bien que la consommation des réactifs est minimale. L'utilisation d'air ou de températuresélevéesn'est nécessaire qu'en présence de sulfures, l'air étant cependant avantageux pour la mise en suspension du minerai. EXEMPLE 5 On met en suspension 2 kg de minerai oxydé à 2,4 % de Cu au-dessus du diffuseur d'air du compartiment anodique d'une cellule cylindrique à diaphragme, ayant 4 l d'électrolyte contenant 200 g/l de NH4Cl et 10 g/l de cuivre en solution à une température de 900C. Le courant passe entre des anodes et des cathodes en graphite avec une dénsité de courant de 50 A/m2 et 300 A/m2 respectivement pendant 6 h. Le cuivre qui se dépose sur les cathodes sous forme facilement détachable, est filtré, lavé, séché et pesé, de mtme que le résidu. On obtient les résultats suivants. Cu Fe Ca Mg Pb Zn Ag ppm minerai 2,4 9,0 7,7 8,9 160 160 7 résidu 0,2 8,8 7,6 8,5 80 80 1 produit 99 0,007 0 0 20 20 125 tension de la cellule : 0,8 V, courant consommé : 1,1 Ah/g de Cu, énergie consommée : 0,88 kWh/kg Cu Les résultats précédents indiquent que plus de 90 % de Cu et plus de 85 % de Ag sont attaqués et récupérés alors que seules de petites quantités de Fe, Ca et Mg sont attaquées. La tension de la cellule de 0,8 V est très faible si bien que le coût de l'énergie utilisée pour le procédé de l'inven- tion est aussi très faible. Ainsi, le procédé de l'invention convient au traitement des minerais contenant des sulfures et/ou des oxydes, et il présente les avantages suivants. 1. Le prix de l'énergie nécessaire est faible et ne dépend pratiquement pas de la présence de sulfures de fer. 2. Le procédé peut autre utilisé de façon discontinue avec un appareillage simple pour des opérations à petite échelle (pat exemple à l'emplacement de la mine) ou sous forme d'un procédé continu à grande échelle. 3. Le procédé ne consomme pas obligatoirement d'acide, contrairement aù procédé de précipitation par un autre métal dans l'acide sulfurique. 4. Le procédé ne pollue pas et forme du soufre élémentaire (qui peut titre récupéré) et non de l'anhydride sulfureux ou des sous-produits tels que le sulfate d'ammonium. 5. Le procédé ne consomme pas de grandes quantités des réactifs. 6. Le procédé donne un résidu dont la filtration est facile. On a utilisé la chalcopyrite dans les exemples car il s'agit du minerai sulfuré de cuivre qui est le plus courant, qui est indiqué comme le plus noble et le plus difficile à décomposer des sulfures de cuivre, et il pose des problèmes importantes de traitement étant donné les quantités importantes de fer lié chimiquement. En général, les autres sulfures de cuivre sont traités plus facilement que la chalcopyrite par le procédé de liinvention. REVENDICATIONS 1. Procédé d'extraction du cuivre des minerais ou concentrés contenant du cuivre et du fer, ledit procédé étant caractérisé en ce qu'il comprend l'immersion du minerai ou du concentré dans un électrolyte, le mélange intime, avec la suspension ainsi formée, d'air ou d'un autre gaz contenant de l'oxygène, finement dispersé, pratiquement à la pression atmosphérique et à des températures comprises entre 500C et la température d'ébullition de l'électrolyte, celui-ci étant acide et contenant des ions chlorure à une concentration comprise entre celle qui suffit au maintien en solution des ions cuivreux présents et la concentration de saturation, et le maintien du pH du mélange entre 1,5 et 7,0 au cours du procédé, si bien que le fer solubilisé au cours des opérations précipite sous forme d'oxyde ferrique et, dans le cas d'un minerai ou concentré sulfuré, le soufre des sulfures oxydable dans les conditions considérées est pratiquement transformé sous forme élémentaire et le cuivre passe en solution. 2. Procédé selon la revéndication 1, caractérisé en ce que le pH est maintenu entre 1,5 et 7,0 par addition continue ou intermittente d'acide chlorhydrique. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comprend de plus l'obtention du cuivre sous forme élémentaire par remplacement par du fer ou par dépit électrolytique. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ie pH est maintenu à la valeur spécifiée par formation d'ions hydrogène par oxydation anodique de l'eau. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que le minerai ou concentré est mélangé intimement à de l'air ou un autre gaz contenant de l'oxygène dans le compartiment anodique d'une cellule électrochimique à diaphragme. 6. Procédé d'extraction du cuivre d'un minerai ou concentré contenant du cuivre et du fer, et de dépôt simultané du cuivre extrait à la cathode d'une cellule électrochimique à diaphragme, ledit procédé étant caractérisé en ce qu'il comprend l'immersion du minerai ou du concentré dans un élec trolyte placé dans le compartiment anodique de la cellule électrochimique à diaphragme, le mélange intime de la suspension ainsi formée avec de l'air ou un autre gaz contenant de l'oxygène finement dispersé, pratiquement à la pression atmosphérique et à une température comprise entre 500C et la température d'ebullition de l'électrolyte, ce dernier contenant des ions chlorure à une concentration comprise entre une concentration qui suffit au maintien en solution des ions cuivreux présents et la concentration de saturation, et la circulation d'un courant entre l'anode et la cathode avec une intensité telle que les ions hydrogène libérés à l'anode maintiennent un pH compris entre 1,5 et 7,0 dans l'électrolyte, si bien que le fer solubilisé au cours des opérations précipite sous forme d'oxyde ferrique et, dans le cas d'un minerai ou concentré sulfuré, le soufre des sulfures oxydable dans les conditions considérées est transformé pratiquement sous forme élémentaire et le cuivre se dépose à la catho- de. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que, au début de l'opération, des ions cuivre sont ajoutés à l'électrolyte et constituent un catalyseur. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la teneur du fer solubilisé dans l'électrolyte est maintenue à moins de 5 g/l par réglage du potentiel d'oxydation de l'électrolyte. 9. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le minerai ou concentré contenant du cuivre et du fer contient de la chalcopyrite. 10. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le minerai ou concentré contenant du cuivre et du fer contient de la malachite ou de i 'azurite. 11. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'un courant pulsé d'air ou d'un gaz contenant de l'oxygène est introduit dans l'électrolyte. 12. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'air ou le gaz contenant de ltoxygène est introduit à travers du graphite poreux.