La présente invention concerne les systèmes des tinés à l'accrochage des engins largables tels que des bombes sous la cellule d'un aéronef En vue d'assurer l'accrochage avec possibilité dtune libération commandée d'un engin largable sous la cellule d'un aéronef, les systèmes utilisés actuellement comportent deux éléments d'accrochage montés sur l'engin à une distance prédéterminée l'un de l'autre et aptes à coopérer avec deux fixations libérables prévues sur l'aéronef de façon à assurer l'accrochage dans une position déterminée sous ce dernier de engin largable. Traditionnellement, les éléments d'accrochage sont constitués par des anneaux qui sont soudés, avec un écartement déterminé, sur l'enveloppe de l'engin, les fixations libérables étant le plus souvent définies par des crochets susceptibles d'être escamotés dans la cellule de l'avion par pivotement, lors de la commande de largage de l'engin. Un tel système présente l'inconvénient que ses anneaux d'accrocage ont un coefficient de trainée important et introduisent de plus une perturbation assymétrique néfaste tant à l'aérodynamique qu'à la stabilité de l'engin surtout quand ce dernier est largué à des vitesses importantes (de l'ordre de 250 m/s) et à faible altitude. En vue de palier ces inconvénients, on a déjà proposé de monter les éléments d'accrochage de façon pivotante sur l'engin, des moyens élastiques de rappel travaillant à la torsion étant prévus pour rabattre lesdits éléments d'accrochage une fois le largage effectué. Cette solution est intéressante mais présente l'inconvénient d'entre coûteuse. L'objet essentiel de l'invention est un système d'accrochage de conception simple et bon marché assurant néanmoins l'escamotage des éléments d'accrochage de l'engin une fois le largage de celui-ci effectué. Plus précisément, le système d'accrochage selon l'invention est caractérisé en ce que chacun des éléments d'ac dans crochage est monté coulissant/un élément de guidage solidaire de l'engin, de façon à pouvoir être escamoté radialement ters l'intérieur de ce dernier, lors du largage, sous l'action de moyens élastiques de rappel disposés entre ledit élément d'ac crochage et l'élément de guidage correspondant. Avec une telle disposition, on conçoit que l'engin une fois largué conserve ses caractéristiqucs aérodynamiques propres. D'autre part, la force de rappel des moyens élastiques tend à plaquer l'engin lors de son transport sur les butées prévues sur l'aéronef à cet effet. Un tel rappel permet de rattraper tous les jeux éventuels et de modifier, si besoin est, l'appui sur les butées de l'aéronef de façon à conférer à l'engin suspendu sous ce dernier un moment de piqué ou un moment de cabrage déterminé, par exemple. Une telle possibilité d'adaptation du système d'accrochage selon I'invention rend ce dernier tout particulièrement indiqué pour l'accrochage des bombes d'entrainement dont les dimensions et le poids sont très inférieurs à ceux des bombes réelles qu'elles sont susceptibles de remplacer, du point de vue purement balistique bien entendu. En effet, l'aérodynamique de ces bombes d'entrainement doit être très soignée compte tenu de leurs faibles dimensions,, et leur système d'accrochage doit pouvoir s'adapter à un quelconque type d'aéronef en permettant néanmoins certains réglages de position. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre et qui se réfère aux dessins ci-annexés donnés uniquement à titre d'exemple et dans lesquels La Fig. 1 est une vue schématique partielle en lévation illustrant le système d'accrochage selon l'invention d'un engin sous un aéronef et, la Fig. 2 est une vue en coupe à grande échelle selon la ligne II de l'engin de la Fig. 1. Sur la Fig. 1, la référence 10 désigne un engin largable maintenu sous la cellule 12 d'un aéronef (non représenté) par l'intermédiaire d'un système d'accrochage à double fixations. L'engin 10 peut être constitué,par exemple, par une bombe d'entrainement destiné à la simulation de tir d'une bombe réelle d'un type déterminé, dont cette bombe d'entraînement, bien que de dimensions et de poids très inférieurs, doit comporter les caractéristiques balistiques essentielles. La position relative de l'engin 10 par rapport à la cellule 12 est déterminée par l'intermédiaire de deux pattes d'appui en forme d'y telles que représentées grossièrement en 14 et 16 à la Fig. 1. L'accrochage de l'engin 10 sous la cellule 12 et son maintien en butée sur les pattes d'appui 14 et 16 est assuré par la coopération de deux éléments d'accrochage 18 et 20 montés sur l'engin 10 à une distance prédéterminée l'un de l'autre, avec deux fixations libérables respectivement 22 et 24,pré vues sur l'aéronef. De préférence, les éléments d'accrochage 18 et 20 se présentent chacun sous la forme d'un anneau dans lequel s'engage l'extrémité libre d'un crochet ou analogue monté pivotant sur la cellule de l'aéronef, ces deux crochets constituant les fixations libérables 22 et 24 précitées.Les pivotements des crochets de fixation 22 et 24 sont commandés simultanément par tout moyen connu convenable gn représenté) de façon à permettre le largage de la bombe à l'instant voulu. Selon l'invention, chacun des éléments d'accrochage 18 et 20 est monté coulissant dans un élément de guidage correspondant 26 ou 28 solidaire de l'engin 10. Plus précisément, si l'on considère la Fig. 2, chacun des éléments d'accrochage 18 et 20 se présente sous la forme d'un arceau en U dont les deux branches parallèles 30 et 32 coulissent dans deux trous parallèles 34 et 36 prévus dans l'élément de guidage respectif 26 ou 28. Les trous 34, 36 sont de forme étagée de façon à définir chacun un épaulement annulaire, respectivement 38 et 40, sur chacun desquels prennent appui des moyens élastiques de rappel tel qu'un fort ressort hélicoidal 42 ou 44 apte à solliciter vers le bas, si l'on considère la Fig. 2, l'une ou l'autre de deux butées annulaires 46 et 48 fixées, par vissage par exemple, aux extrémités libres des branches 30 et 32 de l'élément en U 18. En d'autres termes, les ressorts hélicoldaux 42 et 44 sollicitent l'élément 18 (ou 2b) vers l'intérieur de l'engin 10 dans la position "rentrée" représentée en tirets en 50 à la Fig. 2. Dans cette position, la partie centrale 52 de l'élément 18 (ou 20) occupe le centre de l'ouverture 54 qui est prévue à cet effet dans l'enveloppe 56 de l'engin 10 pour le passage de l'élément 18, et est sollicitée en butée sur l'extrémité supérieure de l'élément de guidage 26 voisine de cette ouverture 54. Dans sa position rentrée, l'élément d'accrochage 18 (ou 20) est ainsi tout entier disposé à l'intérieur de la surface du maître couple de l'engin 10 de sorte que le coefficient de trainée (Cx) de ce dernier conserve sensiblement la valeur qu'il aurait sans les éléments d'accrochage 18 et 20. Chacun des éléments de guidage 26 et 28 est de préférence réalisé sous la forme d'un corps moulé, en matière plastique par exemple, et sa fixation dans l'engin 10 peut etre réalisée par tout moyen connu convenable. On peut, par exemple, disposer l'élément 26 dans l'engin 10 lors de la jonction de l'ogi- ve 6o de cet engin avec la partie cylindrique 62 de ce dernier la disposition de l'élément 28 est effectuée de la même façon lors de la jonction de cette partie cylindrique 62 de l'engin avec la partie arrière rétreinte tronconique 64 sur laquelle est fixé l'empénage 66. La fixation de chacun des éléments de guidage 26 et 28 à l'intérieur de l'engin 10 peut être assurée à l'aide de vis telles que 68 par exemple vissées dans un prolongement interne radial (non représenté) de l'enveloppe 56 de la partie cylindrique 62 de l'engin 10, Afin de permettre de solliciter radialement vers l'extérieur les éléments d'accrochage 18 et 20, à l'encontre de la force des ressorts 42 et 44, l'enveloppe 56 peut comporter une petite ouverture 70 disposée par exemple au voisinage du débouché inférieur du trou 34 de façon à permettre d'introduire dans ce dernier un outil avec lequel il est possible de pousser l'extrémité de la branche 30 de l'élément 18 vers le haut si l'on considère la Fig. 2. En variante, on pourrait envisager de doter l'ouverture 54 d'un dégagement s'étendant vers l'arrière de l'élé- ment 18 de manière à permettre de glisser un outil, tel qu'un levier par exemple, entre la partie centrale 52 de l'élément18 et l'extrémité supérieure 58 de l'élément 26. Chacun des éléments 18 et 20 est avantageusement pourvu d'un évidement convenable tel qu'un trou par exemple (non représenté) pour l'introduction d'une goupille de securité (non représent) apte à venir en appui sur l'enveloppe de l'engin 10 pour maintenir l'élément correspondant en position sortic. La goupille de sécurité est bien entendu enlevée une fois l'engin suspendu aux fixations 22 et 24. Le rappel exercé par les ressorts 42 et 44 permet de maintenir fermement l'engin 10 sur les pattes d'appui 14 et 16 do la cellule 12 de l'aéronef. Ce rappel permet de plus de modifier, si nécessaire, la position relative de l'engin 10 par rapport à la cellule par l'introduction par exemple de cales entre cet engin et l'un ou l'autre des pattes 14 et 16 pour modifier par exemple le moment de piqué de l'engin. Lors du largage, les crochets 22 et 24 sont amenés à pivoter brusquement vers l'avant, si l'on considère l'axe de l'engin (Voir Fig. 1), et libèrent les éléments d'accrochage 18 et 20. Ces derniers sont alors escamotés, sous l'action des éléments élastiques 42 et 44 dans l'intérieur de l'engin dans lequel ils sont alors complètement logés. Il en résulte que le coefficient de traîné Cx de engin 10 lors de son vol ntest pas affecté par les Cx respectifs des éléments d'accrochage 18 et 20 lorsqu'ils occupent leur position sortie représentée en traits pleins sur les figures. Il est bien entendu que l'invention n'est pas limitée au mode de réalisation décrit et représenté. De nombreuses modifications concernant notamment la forme des éléments d'accrochage 18 et 20 et des éléments de fixation 22 et 24 ainsi que celle des éléments de guidage 26 et 28 peuvent y être appor tées sans sortir du cadre de la présente demande. Il est bien entendu également que l'utilisation du système d'accrochage n'est pas limité aux seules bombes dientrainement mais stétend à tout type d'engins largables. REVENIJICATIONS 1) Système d'accrochage d'un engin largable tel qu'une bombe sous la cellule d'un aéronef, du type comportant deux éléments d'accrochage montés sur l'engin à une distance prédéterminée l'un de l'autre et aptes à coopérer avec deux fixations libérables prévues sur l'aéronef de façon à assurer l'accrochage dans une position déterminée sous ce dernier de l'engin largable, caractéri sé en ce que chacun des éléments d'accrochage est monté coulissant dans un élément de guidage solidaire de 1 'engin de façon à pouvoir être escamoté radialement vers l'intérieur de ce dernier, lors du largage, sous 'action de moyens élastiques de rappel disposés entre ledit élément d'accrochage et l'élément de guidage crrespondant. 2) Système d'accrochage selon la revendication 1, caractérisé en ce que les deux fixations libérables sont constituées par des crochets montés pivotant sur l'aéronef et en ce que chacun des éléments d'accrochage présente une forme générale en U dont les deux branches coulissent dans deux troux parallèles prévus dans l'élément de guidage respectif et sont pourvues à leur ex trémie, libre d'une butée sur laquelle agissent les moyens élastiques précités. 3) Système d'accrochage selon la revendication 2, caractéri en en ce que les moyens élastiques précités sont constitués par des ressorts disposés chacun autour de l'une des- branches de chacun l'élément d'accrochage en "U" et comprimi/entre la butée correspondant à cette branche et un épaulement annulaire réalisé dans le trou dans lequel coulisse cette dernière, 4) Système d1accrochage selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'un au moins des deux trous de chaque élément de guidage débouche sur l'extérieur de l'engin de façon à permettre, à l'aide d'un outil convenable, de pousser radialement vers l'extérieur chacun des éléments d'accrochage à l'encontre de la force de rappel desdits moyens élastiques correspondants. 5) Système d'accrochage selon la revendication 2, caractéri sé en ce que l'engin comporte au voisinage des deux branches de chaque élément d'accrochage en U un dégagement permettant à l'ai- de d'un outil convenable de sortir radialement vers l'extérieur chacun des éléments d'accrochage à l'encontre de la force de rappel des moyens élastiques correspondants. 6) Système d'accrochage selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que chacun des éléments de guidage est constitué par un corps moulé indépendant apte à être introduit et fixé dans l'enveloppe de engin, perpendiculairement à l'axe de ce dernier0 7) Bombe aérienne caractérisée en ce qu'elle comporte un système d'accrochage tel que défini dans l'une des revendications 1 à 6.