, 2007663 la présente invention se rapporte à des procédés et à des moyens perfectionnés peimettant d'obtenir la génération d'un courant électrique directement par une action chimique qui se produit dans une enceinte étanche pendant des périodes de fonctionnement prolon-5 gées, et d'inverser périodiquement le sens du courant pour assurer une recharge. Plus particulièrement, l'invention vise des perfectionnements à l'utilisation d'une installation de batterie qui comprend essentiellement une "batterie d'accumulateurs protégée comportant au moins tin élément capable d'engendrer chimiquement un courant 10 lors de sa décharge. Toutefois, 1'expression "installation de batterie" couvre également un chargeur de batteries capable d'inverser le courant lorsque la batterie a besoin d'être rechargée à des intervalles désirés. Les batteries d'accumulateurs du type pouvant être rechargé 15 comprennent ordinairement des éléments positifs et négatifs tels que des plaques d'accumulateur, avec des séparateurs et un électrolyte approprié contenu dans un ou plusieurs éléments de batterie, l'invention, suivant un mode de réalisation préféré, est décrite ci-®-près en se référant aux accumulateurs au plomb utilisant, comme é-20 lectrolyte, de l'acide sulfurique. Toutefois, il va de soi que l'invention n'est nullement limitée aux accumulateurs au plomb et peut être utilisée dans divers autres types d'installations de batterie connues où. se produit un dégagement de gaz dit "bouillonnement", comme par exemple dans les accumulateurs au nickel-cadmium, au nie— -25 kel-fer et dans les autres installations dégageant de l'hydrogène et de l'oxygène ou d'autre gaz recombinables par catalyse. Un exemple d'utilisation des accumulateurs au plomb où le bouillonnement prend une importance particulière est l'alimentation en courant des lampes de mineurs du type ci-après désigné sous le nom 30 de "lampes à acemulateurs agréées". Les batteries des lampes à accumulateurs agréées qui sont utilisées quotidiennement pendant des périodes de temps prolongées exigent une charge fréquente et sont ordinairement placées dans un râtelier de charge par les mineurs à la fin de chaque journée de travail, les batteries étant rechargées 35 pendant la nuit. Des périodes de recharge plus longues sont prévues pendant les weeks-ends et une addition d'eau est nécessaire chaque semaine. Etant donné que la batterie et la lampe peuvent être portées par les mineurs dans des atmosphères explosives, tout risque d'étincelles accidentelles ou de combustion de tout type doit bien 40 entendu être impérativement exclu. 13766 2 2007663 Un problème bien connu dans 1*utilisation d'une batterie protégée du type accumulateurs au plomb est 1* apparition d'un dégagement de gaz qui se produit tout particulièrement pendant la recharge périodique de la batterie. Les principaux gaz qui se dégagent 5 sont de l'oxygène et de l'hydrogène ; leur quantité est variable. Etant donné que des gaz se dégagent en quantité suffisante pour exercer des pressions appréciables, il n'est pas facile de les maintenir à l'intérieur d'un élément de batterie protégée sans risque d'explosion. Si on laisse les gaz s'échapper, les variations résul-10 tantes du niveau de 1'électrolyte et de sa concentration peuvent réduire le rendement et la durée de vie de la batterie après une certaine période de temps. L'addition d'eau nécessaire pour remplacer l'eau qui disparait à mesure que les gaz oxygène et hydrogène s'échappent à l'atmosphère crée un problème d'entretien. 15 L'invention a principalement pour objet de créer un procédé perfectionné d'utilisation et de recharge périodique d'une installation de batterie 3accumulateurs dans des conditions n'exigeant pratiquement pas d'entretien pendant un nombre appréciable de cycles de charge et de décharge de la batterie. 20 Un autre but de l'invention est de créer un procédé de recom binaison contrôlée d'hydrogène et d'oxygène de façon que, quelles que soient les quantités relatives de gaz dégagées, des explosions ou un endommagera en t excessifs du ou des dispositifs de recombinaison peuvent être évités à long terme. 25 Sous l'un des aspects de l'invention, celle-ci prévoit un pro cédé d'utilisation et de recharge périodique d'une installation de batterie d'accumulateurs dans des conditions n'exigeant pratiquement pas d'entretien pendant un nombre considérable de cycles de charge et de décharge de la batterie, ledit procédé comprenant les opéra-30 tions consistant à disposer des éléments positifs et négatifs et une certaine quantité d'électrolyte dans un élément de batterie protégé qui comprend une enceinte hermétique dans laquelle des quantités variables des deux gaz qui se dégagent pendant les cycles de charge et de décharge sont recombinés en présence de moyens de re-35 combinaison, et à confiner les gaz-dégagés sur toute l'étendue d'une gamme de variations de pression au cours desquelles le ga« résiduel qui représente un écart par rapport à la stoechiométrie de l'un des constituants gaseux, au cours de certains cycles, se recombine avec le gaz résiduel représentant un écart par rapport à la stoéchiomé-40 trie de l'autre constituant gazeux au cours d'autres cycles. 13766 3 2007663 Sous un autre aspect de l'invention, il est prévu un procédé d'utilisation et de recharge périodique d'une installation de batterie d'accumulateurs dans des conditions n'exigeant pratiquement aucun entretiai pendant un,nombre appréciable de cycles de charge 5 et de décharge de la batterie, ledit procédé comprenant les opérations consistant à enfermer des plaques de batterie positives et négatives et une certaine quantité d'électrolyte dans un élément de batterie protégé de manière à former une enceinte henuétique dans laquelle des quantités variables d'hydrogène et d'oxygène qui se ■)0 dégagent au cours des cycles de charge et de décharge sont recombinées en présence de moyens de recombinaison, à confiner les gaz jusqu'à concurrence d'une certaine pression, sous le contrôle d'une soupape de sûreté, et à effectuer une régulation de l'espace hermétique, de la quantité d'électrolyte, et du réglage de la soupape 15 de sûreté en fonction du comportement stoechiométrique à long terme de la batterie. l'invention vise en outre une construction de batterie d'accumulateurs permettant la mise en oeuvre du procédé défini ci-dessus, l'invention sera mieux comprise à la leetrure de la descrip-20 tion détaillée qui suit et à l'examen des dessins joints, qui en représentant, à titre d'exemple non limitatif, un mode de réalisation. Sur ces dessins : la figure 1 est une vue schématique représentant une installa-25 tion de batterie qui peut être utilisée et rechargée périodiquement suivant le procédé de recombinaison de l'invention ; la figure 2 est une vue en plan d'une batterie du type général représenté sur la figure 1 ; la figure 3 est une vue de profil de la batterie avec parties 30 arrachées pour montrer un moyen de recombinaison catalytique prévu dans la batterie ; la figure 4 est une vue en coupe verticale de la batterie représentée sur les figures 2 et 3 ; la figure 5 est une vue en coupe transversale détaillée d'un 35 dispositif de recombinaison contenant un catalyseur j la figure 6 est une vue en élévation fragmentaire d'un chargeur de batteries au moyen duquel une batterie suivant l'invention peut être rechargée ; la figure 7 est une vue schématique représentant sous forme de 69 1 376 fi lôti'/fcfc;*. diagramme des données relatives au bouillonnement ce la bat i cri-v ; la figure 6 est une autre vue 8cb.eiEat2.que représentant, scur; ferme de diagramme, à5 autres données relatives au bouillonnernc:::; de la batterie ; 3 la figure 9 est une vue schématique représentant un graphique de données relatives au bouillonnement tel qu'il se produit daLr:-!'."-batterie lors de la mise en oeuvre du procédé suivit 1£ iïiver.i 1 ; la figure 10 est une autre vue schématique représentau c *un graphique de données de bouillonnementrelatif au procédé suivant if 10 invention, et les figures 11, 12, 13 et 14 sont également *es vaea schématiques représentant d'autres caractéristiques de bouillonnement lors de l'utilisation d'une batterie suivant le procédé de 1einvention. Sur ces dessins, les indices A, E, C correspondent au2L légen= 15 des suivantes s Figure 7 1 = Kombre de charges B ss Volume total de gaz dégagé en une charge de 14 heure; Figure S A = Hombre de charges B = Rapport hydrogène/oxygène pour le gaz dégagé au coups d'une charge de 14 heures A = Gamme de pression relative en unités de G <>07 kg/cmS B = Décompression A = Gamme de pression relative en unités de 0^07 hg/cmS B ss 27 cycles de stoechiométrie à long terme C ss Batterie N° VIII - gamme et moyenne de pression cyclique A ss Pression relative moyenne en unités de 0,07 kg/cm2 B ss 46 cycles de sto echiométrie à long terne C ss Batterie P X - moyenne de pression cyclique en unités de 0,07 kg/cm2 A = Pression moyenne relative en unités de 0,07 kg/cm2 B =s Eatterie N° X - moyenne de pression cyclique C = lîombre de cycles A = Gamme de pression relative en imités de 0,07 kg/cm2 B = Batterie K° XIV - gamme et moyenne de pression cyclique Figure 14 A = Gamme de pression relative en unités de 0,07 kg/cm2 B = 12 cycles de stoechiométrie à long terme C = Batterie U0 XV - gamme de pression cyclique la Demanderesse a trouvé que les buts énumérés ci-dessus peuvent être atteints par la mise en oeuvre d'un procédé de recombinai20 Figure 9 Figure 10 25 Figure 11 Figure 12 30 Figure 13 35 69 13766 5 2007663 son de 1*oxygène et de l'hydrogène dégagés pendant un certain nombre de cycles de charge et de décharge d'une batterie par contrôle de pression, le procédé de recombinaison suivant l'invention est basé sur un comportement des gaz lors de leur dégagement nouvelle-5 ment découvert impliquant "une stoechiométrie à long terme" dans des conditions de pression contrôlée et cette constatation a conduit à la mise au point et à la réalisation pratique d'une technique de recombinaison qui sera désignée dans la présente description sous le nom de "recombinaison stoechiométrique à long terme". le terme 10 "stoechiométrie" tel qu* il est utilisé ici se réfère au rapport moléculaire 2î1 de l'hydrogène à l'oxygène dans l'eau. le comportement des gaz lors de leur dégagement a été déterminé en observant les caractéristiques de bouillonnement de l'oxygène et de l'hydrogène évaluées séparément pendant des périodes prolon-15 gées de cycles de charge et de décharge d'une batterie dans des conditions de pression contrôlée. Ces observations montrent que le dégagement de l'oxygène et de l'hydrogène s'effectue à des taux et dans des proportions variables qui sont le plus souvent non stoechLo métriques au cours d'un cycle de charge et de décharge quelconque 20 tandis que, s'il se prolonge pendant un nombre suffisant de cycles de charge et de décharge, il produit des quantités de gaz qui sont stoechiométriques à long terme ou tout au moins très voisines de cette relation. le concept fondamental de la recombinaison stoechiométrique à 25 long terme de l'oxygène et de l'hydrogène suivant l'invention est basé sur une interprétation d'analyses approfondies du bouillonnement qui s'est produit dans des installations de batterie S accumulateurs au cours d'un nombre considérable de cycles de charge et de dé charge, à l'état non protégé, analyses qui ont montré que dans une 30 installation ouverte (non protégée) les écarts par rapport à la stoechiométrie sont répartis au hasard, l'invention est basée sur le fait que la Demanderesse a trouvé que la pression résultant d'un dégagement de gaz se produisant sur une base non stoechiométrique à court terme peut être maintenue entre des limites qui ne sont pas 35 incompatibles avec la construction pratique des éléments de batterie si la batterie est munie de moyens convenablement commandés pour recombiner les gaz sur une base stoechiométrique à long terme. la Demanderesse a en outre trouvé que les pression du bouillonnement résiduel résultant d'un dégagement non stoechiométrique pen-40 dant un certain nombre de cycles de charge et de décharge de la bat 13766 6 2007663 terie peuvent être maintenues de façon satisfaisante entre des limites prédétezminées en contrôlant cette pression de façon qu'elle reste ensuite dans une gamme prévisible dans laquelle la recombinaison peut avoir lieu. 5 La Demanderesse a également trouvé qu'on peut, en utilisant uœ soupape de sûreté convenable et en ajustant le réglage de cette soupape en fonction du volume de l'espace contenant les gaz et des caractéristiques de bouillonnement de la batterie, obtenir un fonction nement sûr de la batterie évitant tout risque de rupture ou d'autres 10 types de mise hors service. Enfin, la Demanderesse a déterminé qu'on peut, dans un procédé de recombinaison stoechiométrique à long terme de l'oxygène et de l'hydrogène, utiliser des moyens de recombinaison tels que des catalyseurs, ceux-ci étant contenus de façon protégée dans une atmos-15 phère à pression variable et subissant une régulation, en ce qui concerne leur capacité de recombinai son, d'une manière compatible avec les exigences imposées par l'utilisation d'une batterie d'accumulateurs pendant une période de deux ans ou plus de cycles de char ge et de décharge quotidiens de grande amplitude. 20 Suivant l'invention, les gaz dégagés sont retenus pendant tou te la durée d'un certain nombre de cycles de charge et de décharge de la batterie et des quantités déterminées d'oxygène et d'hydrogène sont recombinées dans un rapport stoechiométrique de 2 : 1 pendant un cycle donné quelconque. En présence d'un dispositif de re-25 combinaison tel qu'un fil chauffé ou un catalyseur dans un espace environnant sous pression, les gaz résiduels dégagés au cours des cycles de charge et de décharge successifs sont confinés de préférence entre des limites prédéterminées pouvant céder à la pression dans un espace de retenue des gaz fermé et sont retenus dans toute 30 l'étendue d'une gamme de variations de pression continues dans laquelle le gaz résiduel représentant un excès par rapport à la stoe-chiométrie de l'un des constituants gazeux au cours de certaines périodes de fonctionnement, se recombine avec le gaz résiduel représentant l'excès par rapport à la stoechiométrie du second constitu-35 ant gazeux au cours d'autres périodes de fonctionnement, de manière à préserver le niveau et la concentration de 1'électrolyte sans modification appréciable par rapport à ceux d'une batterie ouverte bien entretenue, de l'eau étant ajoutée chaque fois que le niveau de 1'électrolyte tombe au-dessous de limites acceptables. ■; ;:/. i T 200/663 .?• .v.r ne de â5utilisation de 1s installation ds batterie r précédemment décrit, un mode de mise en oeuvre préféré du procédé de reeoiabin^ison suivant 11 invention sera décrit dans le cr.cr- 5e l'application de celle-ci è une batterie de liv;:pe L accumulateur ctréée, qui est un lion exemple d'une batterie exigeant une haute fidélité, un entretien soigné, et une utilisation permanente, 10 la construction, le fonctionnement spécifique et le comportement usuel au point de vue bouillonnement d'une batterie de lampe à accumulateur agréée non protégée sont indiqués ci—après, peur mieux éta-b].1r les bases sur lesquelles est fondé le procédé de reconbinaison stoechiométrique à long terme suivant l'invention. 1:5 Psr exemple, une batterie de lampe à accumulateur agréée très ccur&nie fournit une tension nominale de 4 volts engendrée par deux c-lér.îHrls en série, 511e comporte un étalonnage en ampères-heures de 12 avec un temps de décharge de 10 heures, une seule plaque positive du type tubulaire et deux plaques négatives à revêtement pâteux 20 par élément, et des séparateurs, absorbant de 1'électrolyte et qui, avec les plaques, contiennent la totalité moins environ 20 ml, des 170 ml d'électrolyte de chaque élément. Un espace réservé aux gaz d'environ 75 ml est prévu au-dessus des plaques, dans chaque élément, et il est également prévu un pas-25 sage de mise à l'atmosphère, à partir de chaque élément, constamment ouvert mais contenant un ou plusieurs déflecteurs ou un labyrinthe. Une telle batterie se décharge ordinairement pendant 10 heures chaque jour dans une lampe d'une intensité nominale de 1,0 ampère sous 4»0 volts et est rechargée 14 heures par jour au moyen d'un chargeur 30 fournissant un courant de sortie de 4»4 volts et 1,2 ampère au commencement de la charge et de 5»1 volts et 0,09 ampère à la fin de la charge. Le comportement au point de vue bouillonnement pendant la période de charge de telles batteries et avec un tel cycle décharge-35 charge est extrêmement variable, comme indiqué par les mesures de bouillonnement reproduites sur le tableau I. Ce tableau I est basé sur des mesures effectuées au cours de la partie charge d'un cycle sur trois environ, suivant le nombre de cycles de conditionnement préalable également indiqué ci-après. 13766 8 2007663 TABLEAU I Numéro de la Batterie 1_ _2_ _2_ Nombre de cycles de conditionnement effectués antérieurement aux mesures du bouillonnement 0 176 265 Nombre de charges pour une quantité de gaz totale (hydrogène plus oxygène) dégagée par élément, comprise dans la gamme suivante (en millilitres) : 5 200-300 - 2 300-400 5 400-500 8 8 5 500-600 6 10 1 600-700 3 V7 1 10 700-800 7 2 800-900 6 t 900-1000 3 1000-1100 1 3 1100-1200 1 2 15 1200-1300 1300-1400 1400-1500 5 1500-1600 5 _ Total (pour deux éléments) 26 54 10 20 Comme indiqué par les données du tableau I, la quantité de gaz dégagée pendant la charge représente au moins deux fois le volume de l'espace réservé au gaz dans chaque élément ce qui signifie que, pendant une période de charge élémentaire, une pression d'au moins deux atmosphères serait créée si les gaz étaient confinés à l'intérieur 25 des éléments et n*étaient pas recombinés d'une manière quelconque. (On a constaté que le gaz dégagé au cours de la décharge représentait en moyenne environ 5 de la quantité moyenne dégagée pendant la charge). Les données ci-dessus montrent en outre que la quantité de gas dégagée pendant une période de charge peut varier très forte-50 ment dans une gamme pouvant s'étendre entre 200 ml et 1600 ml par é-lément» bien qu'il existe une certaine concentration des données dans la gamme de 400 à 600 ml. Les données relatives auxtrois batteries considérées dans leur ensemble sont présentées sous forme de diagramme sur la figure 7.-25 ÎTon seulement les batteries de lampe à accumulateur agréée ty pes décrites ci-dessus offrent une large gamme en ce qui concerne le volume total de gas dégagé pendant chacune des périodes d'une 13766 9 2007663 10 série de périodes de charge» mais encore elles offrent également line large gamme en ce qui concerne les quantités relatives d'hydrogène et d'oxygène dégagées au cours de chacune de ces périodes, comme représenté dans le tableau 2 reproduit ci-après. Le tableau 2 indique le rapport volumétrique hydrogène/oxygène pour les mêmes batteries et pendant la plupart des mêmes périodes de charge que celles qui sont représentées par les données reproduites dans le tableau I. Les données relatives aux trois batteries considérées dans leur ensemble sont présentées sous forme de diagramme sur la figure 8. TABLEAU 2 Numéro de la batterie 1 par élément Nombre de charges pour un rapport hydrogène/oxygène de gaz dégagé 15 20 25 rns la gamme de : 0,2 - 0,6 0,6 - 1,0 6 1,0 - 1,4 2 1,4 - 1,8 6 1,8 - 2,2 10 2,2 - 2,6 1 2,6 - 3,0 1 3,0 - 3,4 3,4 - 3,8 3,8 - 4,2 4,2 - 4,6 4,6 - 5,0 5,0 - 5,4 5,4 - 5,8 5,8 - 6,2 2 par élément 3 2 1 8 9 4 2 3 par élément 6 2 1 1 Total 26 32 10 Les données des tableaux I et 2 mettent en évidence les larges variations du volume de bouillonnement et de 3a. combustion des gaz 30 qui se produisent dans les batteries quel que soit leur état d'usure Le concept fondamental de l'invention est basé sur le fait que la Demanderesse a trouvé qu'en utilisant une batterie classique à comportement au point de vue bouillonnement non stoechiométrique, dans un système fermé et en la rendant hermétique de manière à empêcher 35 pratiquement tout échappement de gaz, son comportement à long terme peut être rendu stoechiométrique. Pour tirer avantage de cet état de 69 13766 10 2007663 choses, et ceci constitue une partie importante de l'invention, il est nécessaire de recombiner une fraction aussi grande que possible du gaz dégagé au moyen d'un dispositif de recombmaison convenable, c'est-à-dire la plus grande partie possible de la fraction du gaz 5 présent dans l'espace situé au-dessus de 1'électrolyte, qui est capable de réagir (de façon stoechiométrique) pour former de l'eau et ne laisser subsister que le gaz en excès résiduel dans ledit espace. Le schéma d'appareil de la figure 1 est destiné à montrer un 10 exemple d'une installation protégée simple au moyen de laquelle le concept de la recombinaison stoechiométrique à long terme peut être réalisé pratiquement. Cette installation de batterie peut être utilisée en décharge et être périodiquement rechargée suivant le procédé de l'invention au cours de 3a mise en oeuvre duquel un dégagement •)5 d'hydrogène et d'oxygène se produit, ces gaz étant confinés, pendant un certain nombre de cycles de charge et étant recombinés par une recombinaison stoechiométrique à long terme. La figure 1 représente également un moyen simple d'enregistrement de pression qui n' est pas essentiel au mode d'utilisation préconisé par l'invention 20 mais qui peut être avantageusement utilisé pour observer l'état de la batterie chaque fois que cela s'avère désirable. On va maintenant examiner de façon plus détaillée l'installation de batterie représentée sur la figure 1 ; cette figure est destinée à représenter schématiquement une batterie d'accumulateurs 25 protégée du type au plomb qui peut être utilisée pour la mise en oeuvre d'une partie du procédé suivant l'invention. Un chargeur de batteries du type couramment utilisé par les mineurs pour mettre en charge leur batterie à la fin de leur journée de travail permet la mise en oeuvre d'une seconde partie du procédé suivant l'inven-30 tion. La référence 204 désigne ces moyens de recharge de la batterie La batterie 202 est représentée de façon plus détaillée sur les figures 2-5 et le chargeur 204 est également représenté sur la figure 6. Dans l'appareil représenté, des moyens sont prévus pour permet-35 "bre à un opérateur d'utiliser la batterie en décharge et de passer d'une opération de décharge de la batterie à une opération de charge de celle-ci d*une manière simple. Par exemple, pour mettre la batterie 202 en décharge, on établit un circuit partant du côté positif de la batterie 202, passant par une lampe 206 et revenant au 40 côté négatif de la batterie, en amenant les contacts mobiles d'in- 69 13766 11 2007663 verseur "bipolaire 208, 210 contre les contacts fixes 212a et 214a respectivement. Un courant est ainsi engendré dans la batterie de la manière usuelle et ce courant allume la lampe 206. Cette opération de décharge de la batterie représente symboliquement l'utilisa-5 tion quotidienne de celle-ci par un mineur. Lorsque la batterie doit être rechargée, elle est connectée au chargeur 204. A cet effet, les contacts mobiles 208 et 210 précités sont amenés contre les contacts fixes 212 et 214 de chargement de la batterie. Cette commutation déconnecte la lampe 206 et établit un 10 circuit à partir du chargeur 204 à travers la batterie 202 et la charge a1 effectue. Une telle opération de charge de la batterie représente symboliquement ce qui se produit lorsqu'un mineur aacroche la batterie 202 dans un râtelier de charge 207, comme indiqué sur la figure 6. La batterie, au cours de son opération de charge, dégar-15 ge des gaz, qui , suivant l'invention, sont confinés dans la batterie protégée 202 pair des moyens d'étanchement appropriés et qui exercent des pressions variables. Ces pressions, agissant par 1' • intermédiaire d'un transducteur 218, peuvent fournir des signaux d'ac-tionnement d'un dispositif d'enregistrement électrique 220, comme 20 indiqué en bas et à droite star la figure 1, où des dispositions permettant de contrôler la tension et l'intensité au cours de la charge et de la décharge sont également indiquées. On va maintenant examiner de façon plus détaillée ce mode de réalisation de l'installation de batterie décrit ci-dessus dans ses 25 grandes lignes en se référant aux figures 2 à 5. La batterie 202 comprend un bac présentant des caractéristiques de résistance mécanique appropriée et est munie d'un couvercle étanche 202a. Dans le bac est prévue une cloison 230 qui subdivise la batterie en deux é-léments. 30 En supposant que la batterie doive avoir un étallonage compara ble au rendement de la batterie de lampe à accumulateur agréée de 4 volts précédemment décrite, le bac de la batterie est fabriqué en un matériau présentant une résistance mécanique qui lui permet de supporter une gamme de pression prédéterminée. Par exemple, on peut u-35 tiliser la matière plastique connue sous le nom de polyearbonate pour assurer la résistance mécanique nécessaire. La dénomination de polycarbonates désigne des combinaisons polymères de phénols ou di-phénols bi-fonctionnels, liés entre eux par une liaison carbonate. Lorsqu'on utilise une matière plastique telle qu'un polycarbc-40 rta"ke, on a déterminé, par exemple, que la batterie peut être cons 13766 12 2007663 truite de manière à pouvoir supporter une gamme de pression intérieure allant d'une pression relative zéro jusqu'à une pression rela- p tive de 5,25 à 5,6 kg/cm , ou plus. En outre, les dimensions, totales de la batterie sont déterminées en fonction de la construction spé-5 cifique des plaques et de la quantité d'électrolyte utilisée. Dans les éléments mentionnés sont contenues des plaques positives 232, des éléments séparateurs 234, des plaques négatives 236, 1'électrolyte 238 et des moyens isolants 240. L*électrolyte est utilisé à raison d'une quantité par exemple de 210 ml pour établir un 10 niveau de liquide qui recouvre les bords supérieurs des plaques. Immédiatement au-dessus de 1'électrolyte sont prévus des espaces A et B fournissant le volume spécifié de 300 ml, dans lesquels les gaz dé gagés lors du fonctionnement de la batterie peuvent être contenus de façon hermétique. Des câbles conducteurs électriques et des bor-\ 5 nés classiques sont prévus comme représenté-sur la figure 3. Bien qu'on considère que, pour certaines installations de batterie, il peut être désirable de prévoir un espace réservé aux gaz complètement hermétique il est préférable d'utiliser, suivant m mode de réalisation préféré de l'invention, une soupape de sûreté qui 20 peut être réglée en fonction d'une gamme prévisible de fluctuations de pression pour assurer le confinement des gaz entre des limites prédéterminées pouvant céder à la pression. Les limites mentionnées sont choisies au-dessous des capacités de rétention de pression maximales de la batterie et peuvent, par exemple, être de l'ordre de p 25 4,2 à 4,9 kg/cm de pression relative. Une soupape de sûreté V qui convient à cet effet peut être montée dans le couvercle de la batterie dans une position lui permettant de communiquer avec l'espace réservé aux gaz, comme représenté sur la figure 3. La cloison 230 est traversée par une structure formant chambre 30 de catalyseur qui comprend un boîtier de catalyseur 244 comme représenté sur les figures 2 et 3. Dans le bottier de catalyseur 244, qui est représenté de façon plus détaillée sur la figure 5, est formée une enambre supérieure 246 dans laquelle est disposé un porte-cata-lyseur 248* Une certaine quantité de perles de verre désignées par 35 la référence 250 sont supportées, dans le porte-catalyseur 248 sur une toile métallique de retenue 252 et à l'intérieur de la masse de perles de verre est disposée une structure de support de boulettes 254 dans laquelle sont contenues un certain nombre de boulettes 256 d'alumine revêtue de paladium, 40 La chambre de catalyseur présente deux "tronçons de conduite 258 13766 13 2007663 et 260 ouverts à leur extrémité inférieure, communiquant avec les espaces A et B et capables de recevoir les gaz dégagés et de les conduire vers le haut à travers un passage commun 262 qui permet eux gaz provenant des deux éléments de s*élever vers les houlettes de 5 catalyseur. Le catalyseur a pour fonction de recombiner les gaz en formant de la vapeur d'eau. Cette vapeur dreau s'élève grâce à la convection provoquée par la chaleur fournie par le catalyseur et se condense sur une surface intérieure conique 264 au sommet de la chambre de catalyseur. 10 la surface conique 264 est réalisée de telle manière que l'eau de condensation ne s'égoutte pas sur le catalyseur. Toutefois, lorsque la vapeur d'eau se refroidit, elle devient plus dense et tombe goutte à goutte dans les chambres de condensation 266a et 266b. 1' eau résultante traverse les passages d'eau de condensation 268a et 15 268b et s'échappe vers -les éléments respectifs à travers les orifices 270a et 270b. Les tronçons de conduite présentent en outre des cavités 272a, 272b qui sont disposées de manière à recueillir les gouttes d'électrolyte, dans le cas où de telles gouttes pénétreraient dans ces tronçons de conduite lorsque la batterie est posée à 20 l'envers. Des déflecteurs 274a et 274b sont disposés dans le passage commun 262 dans une position telle qu'ils puissent arrêter les gouttelettes d'eau s'écoulant vers le catalyseur lorsque la batterie est renversée. Pour faire fonctionner l'installation de batterie décrite, on 25 met la batterie 202 en service, par exemple en allumant une lampe à accumulateur agréée et la décharge commence. A la fin d'une journée de travail le mineur met la lampe en charge en l'accrochant dans le râtelier de charge 207, comme représenté sur la figure 6. Ce cycle se répète pendant toute la durée de service désirée de la batte-30 rie. On va maintenant décrire des exemples particuliers d'utilisatim et de recharge périodique d'une batterie protégée du type comportant des éléments positifb et négatifs tels que les plaques de batterie suivant l'invention. 35 EYKMPTYR T Une batterie à lampe à accumulateur agréée de 4 volts de construction convenable et de dimensions appropriées, comme indiqué ci-dessus, a été réalisée de telle manière qu'elle contienne 208 ml d' électrolyte par élément et un espace réservé aux gaz hermétique d'un 40 volume d'environ 300 ml. Avant de rendre cet espace étanche, on y 13766 14 2007663 2 fait le vide jusqu'à 0,21 kg/cm et l*on règle la soupape de sûreté p Y de façon qu'elle fonctionne à 4,76 kg/cm de pression relative, La fratterie est mise en décharge sur une ampoule de 1,0 ampère pendant des périodes de 10 heures et est entre temps rechargée pé~ 5 riodiquement pendant des périodes de 14 heures ; toutefois, après chaque série de six périodes de décharge, on utilise une période de charge àe 38 heures pour simuler le programme de recharge des week-ends lors de l'utilisation réelle dans les mines. La quantité de gaz dégagée à chaque instant au cours de cette période de cycle de char-10 ge et de décharge successifs est contrôlée en mesurant la pression interne dans la batterie à l'aide du moyen détecteur de pression 218 et du moyen d'enregistrement 220 précédemment décrits à propos de la figure 1. Cette batterie protégée a fonctionné cycliquement de façon con-15 tinue pendant une période de six mois ëans donner lieu à aucune difficulté, les gaz se dégageant et étant recombinés conformément au procédé de recombinaison stoechiométrique à long terme suivant l'invention. La figure 9 indique la gamme entre les pressions internes mini-20 maie et maximale et la pression moyenne dans chacun de*s 27 premiers cycles de cette batterie. La figure 10 représente le même type de données pour la même batterie désignée sur la figure 10 par la mention "batterie numéro YIIIW entre ses 79®me et 112®me cycles. Au cours de la plus grande partie de la période représentée sur la fi- p 25 gure 9, la pression varie dans une gamme de 1,05 à 2,8 kg/em de pression relative, mais elle atteint deux fois la valeur de dicom- O y n, _ pression de 4,76 kg/cm de pression relative au cours des 19 et ème 22 cycles. La quantité de gaz totale dégagée au cours des 187 premiers cycles est de 5300 ml, ce qui équivaut à 8,6 ml d'eau, soit 33 en moyenne 3»3 ml par élément, ce qui ne représente que 2% environ du volume total d'électrolyte. Pendant la période représentée sur la figure 10, la pression interne n'a pas atteint le réglage de décaa p pression, soit 4,76 kg/cm de pression relative. Comme on peut le voir clairement sur les figures 9 eb 10, les 3 5 excursions de pression dans une batterie protégée suivant l'invention suivent deux courbes. L'une de ces courbes est à répétition cyclique, tandis que l'autre correspond à une variation à long terme. Sur les figures 9 et 10, l'excursion de pression pour chaque cycle de la batterie est représentée, par simplification, sous la forme d' 40 -une droite entre les pressions maximale et minimale pendant le cycle 13766 15 2007663 Les variations de . pression pendant un cycle donné quelconque reflètent essentiellement les variations du rapport des taux de dégagement de l'hydrogène et de l'oxygène pendant ce pycle, superposées à l'état du gaz résiduel au point de vue composition et pression qui 5 existait à la fin du cycle précédent. La différence de pression moyenne entre les cycles successifs est une indication du degré et du sens de l'écart par rapport à un bouillonnement équilibré de façon stoechiométrique pendant un cycle. Toute augmentation de la moyenne de pression d'un cycle à un autre indique un rapport hydrogène-10 oxygène cumulatif au cours de cette pé±iode de sorte qu'une nouvelle accumulation du gaz résiduel en excès par rapport à la stoechio-métrie au commencement de la période résulte des gaz dégagés au cours de la période. Inversement, un abaissement de la moyenne de pression d'un cycle au suivant indique un rapport hydrogène-oxygène 15 cumulatif pendant la période, de sorte que le gaz dégagé en excès par rapport à la stoechiométrie au cours de la période est d'une nature opposée (oxygène au lieu d'hydrogène, ou vice-versa) au gaz résiduel en excès par rapport à la stoechiométrie au commencement de la période. En suivant le comportement de la pression moyenne, 2ô on peut observer le comportement stoechiométrique à long terme bien défini de la batterie. Sur la figure 9 par exemple, pendant le 24eme cycle, la pression moyenne a repris approximativement la valeur qu' elle avait pendant le premier cycle. Sur la figure 10, l'équilibre stoechiométrique à long terme est apparent sur les 27 cycles compris 25 entre le ïï° 79 et le K° 106. Des indications analogues d'équilibre stoechiométrique à long terme sont visibles sur les figures 11, 12, 13 et 14 qui sont relatives aux exemples III et 17 décrits ci-après. EXEMPLE II Sur les figures 11 et 12, le fonctionnement d'une autre batterie, 30 mentionnée sur ces figures sous le nom de "batterie IT°X" est indiqué et cette seconde batterie a été réalisée d'une manière analogue, dans ses grandes lignes, à la première batterie, à cela près que 1' espace réservé aux gaz est de 150 ml. Bans la série de cycle représentée, en peut remarquer que 46 cycles, du cycle 225 au cycle 271, 35 ont été nécessaires pour une excursion complète de la pression moyen ne d'une valeur légèrement inférieure à la pression atmosphérique à des valeurs atteignant 0,96 cm pour revenir ensuite à une valeur légèrement inférieure à la pression atmosphérique. Pour une autre série, allant du cycle 350 au cycle 393, 13 cycles seulement ont été 40 nécessaires pour une excursion analogue. Ge fonctionnement de la 69 13766 16 2007663 "batterie montre encore clairement l'existence d'une recombinaison stoechiométrique àlong terme dans un espace environnant à pression contrôlée, cette recombinaison se prolongeant sur une période de presqu'un an. 5 EXEMPLE III La figure 13 représente une période de fonctionnement satisfaisant d'une autre batterie encore, désignée sur cette figure sous le nom de "batterie 11° XIV" de mime construction que la batterie de l'exemple I, à cela, près qu'on utilise un catalyseur différent. Au 10 cours de la série de cycles représentée, la pression relative moyenne n'est pas tombée à 0. Toutefois, du cycle 76 au cycle 89, on constate une excursion de la pression relative moyenne de 0,42 kg/ " O O p cm, à 0,98 kg/cm puis, à nouveau, à 0,42 kg/cm . Ce résultat confirme encore clairement la reeombinaison stoe-15 chiométrique à long terme. EXEMPLE IV Sur la figure 14 est représenté le comportement d'une autre batterie protégée encore, désignée sur cette ligure sous le nom de "batterie l^j?; XV" analogue, dans des grandes lignes, à celles des 20 exemples précédents, penâant les 34 premiers cycles de fonctionne- " ment. Trois périodes de recombinaison stoechiométrique à long tenue sont indiquées. Diverses autres batteries protégées ont été construites, conirtf lées et utilisées avec une recharge périodique, d'une manière ana-25 logue, avec succès, en se basant sur un confinement dans un espace étanche à pression contrôlée des gaz dégagés. Toutes les batteries contrôlées indiquent un diagramme de comportement commun de recombinaison stoechiométrique à long terme des gaz, lorsque la décharge et la charge périodiques sont effectuées dans un espace environnant 30 à pression contrôlée. Ce diagramme de comportement est" caractérisé dans tous les cas par m bouillonnement non stoechiométrique à court terme produisant des pressions maximales qui peuvent être contrôlées ou soumises à une régulation, en tenant compte des caractéristiques des batteries utilisées. Le diagramme de comportement indique aussi 35 que, sur un certain nombre de cycles, la recombinaison stoechiométrique à long terme se produit avec une fréquence suffisante pour se traduire pax une gamme de pression dont les limites.supérieures sont généralement bien au-dessous d'une pression pratique de réglage d'une soupape ds sûreté. 40 Bien que l'invention ait été décrite ci-dessus dans le contex- 13766 17 2007663 te d'une batterie à accumulateur de lampe à accumulateur agréée, elle n'est nullement limitée à cette application et, comme le comprendront aisément les spécialistes, elle est applicable à toute batterie d'accumulateurs dégageant de l'hydrogène et de l'oxygène 5 suivant un comportement non stoechiométrique. Ceci est une caractéristique commune des batteries de ce type telles que les batteries d' accumulâteurs au nickel-fer, au nickel-cadmium et autres battferiœ du commerce, ainsi qu'aux batteries en cours de réalisation» Bien qu'en particulier dans le cas de batteries d'accumulateurs au nic-10 kel-cadmium relativement petites, le problème de la fabrication de batteries protégées n'exigeant pas d'entretien ait été résolu par d'autres moyens bien connus, l'invention offre une solution de variante à ce problème, avec des avantages particuliers pour les éléments protégés au nickel-cadmiam de grandes dimensions qui, jusqu'à 15 présent, n'ont été introduits sur le marché qu'avec un succès modéré. l'utilisation de l'invention avec de telles batteries, par exemple, permettrait de prévoir des volumes d'électrolyte plus grands et une commande de charge simplifiée, étant donné que la relation intensité-tension est alors la même que dans une batterie de ce ty-20 pe à mise à l'atmosphère. Bien que l'invention ait été décrite dans son application à une batterie de lampe à accumulateur agréée à herméticité pouvant céder à la pression qui fonctionne généralement suivant des décharges de grande amplitude alternant périodiquement avec des charges 25 d'amplitude relativement grande, elle est tout aussi bien applicable à des batteries destinées à d'autres usages, par exemple aux outils mécaniques, aux batteries d'automobiles qui reçoivent constamment des charges d'entretien, aux batteries de secours pour bureaux téléphoniques, aux batteries de traction électrique, ou aux 30 appareils portatifs où une recharge par filtrage est fréquemment utilisée. Dans ces conditions, suivant la construction spécifique d'une batterie quelconque et son comportement caractéristique de bouillo»- nement et de fonctionnement cyclique, le contrôle de pression peut 35 être choisi de manière à permettre de tirer un avantage optimal de l'invention ; on s'arrange en fait pour que la batterie contienne essentiellement des gaz en excès par rapport aux conditions stoechio- métriques de l'hydrogène et de l'oxygène de façon que, lors d'un fonctionnement cyclique prolongé, la stoechiométrie globale soit é-40 tablie. De préférence, la pression maximale dans une batterie douée 13766 18 2007663 est déterminée en utilisant une soupape de sûreté telle que décrite par exemple, dans les brevets français N° 1 549 093 et 1 549 094 qui s'ouvre à un niveau de pression prédéterminé et libère une partie du gaz pour maintenir cette pression maximale dans le cas où le 5 bouillonnement vient à dépasser des niveaux maximaux établis par des méthodes statistiques. Un tel mécanisme de libération permet une construction du bac de la batterie donnant toute sécurité dans les conditions de fonctionnement normales avec une rétention permettant essentiellement d'obtenir un comportement stoechiométrique à 10 long terme et ne donnant lieu, comme représenté dans les exemples, qu'à des perte» d'eau négligeables. Bien que la rétention d'une pression maximale soit largement déterminée par des limitations pratiques de construction du bac, on préfère généralement et il s'avère satisfaisant pour les applications pratiques,de limiter les ni- p 15 veaux de pression supérieurs à environ 5,6 kg/cm . Quant au choix d'une limite inférieure préférable, il dépend des conditions initiales. Souvent, on préfère éliminer la majeure partie de l'air de la batterie en partaat de conditions de vide pouvant atteindre 1/2 cm de mercure,, ce qui libère l'espace réservé aux gaz de l'azote qui 20 est un diluant de. .l'hydrogène et de l'oxygène à recombiner. En pratique, on a constaté que, dans les batteries utilisées suivant l'invention, un niveau de pression contrôlé de façon réglable, auquel les gaz doivent être retenus, ne doit pas être inférieur à une valeur correspondant à une excursion de pression totale, lors d'un p 25 fonctionnement cyclique prolongé, de 1,4 kg/cm c'est-à-dire que, p par exemple, pour une batterie mise en service à 0,35 kg/cm (absolu) la pression de rétention ne doit pas être inférieure à 1,7 kg/ p p cm absolu (ou 0,7 kg/cm relatif). l'utilisation d'un dispositif de recombinaison pour reformer 30 de l'eau dans la mesure où de l'hydrogène et de l'oxygène sont présents dans l'espace réservé aux gaz au-dessus de 1'électrolyte est, bien entendu, une partiâ importante et intégrante de l'invention, é-tant donné que la recombinaison, pratiquement de tout le gaz oxygène et hydrogène au cours du fonctionnement de la batterie pendant 35 la décharge, la charge et les périodes d'attent®» sous forme d'eau, est le but principal à atteindre pour obtenir une batterie n'exigeant pas d'entretien. Pratiquement, tous moyens de recombinaison convenables, tels que des fils chauffés et/ou des catalyseurs tels que décrits dans les brevets précités peuvent être utilisés pour fa 40 briquer des batteries suivant l'invention. Toutefois, des considéra 13766 19 2007663 tions de sécurité et de fiabilité donnent une importance essentielle à l'établissement de moyens de recombinaison appropriés pour une installation de batterie pratique donnée quelconque. rar exemple, les batteries telles que celles qui sont utilisées 5 dans l'éclairage de secours, sont essentiellement fixes ; d'autres, telles que celles qui sont utilisées dans certains outils mécaniques, par exemple, dans les perceuses mécaniques fonctionnant sur batterie, peuvent être sujettes à n'importe quelle orientation possible et, par exemple, être complètement renversées. D'autres batte-10 ries, telles que les batteries d'automobile et de traction, tout en étant essentiellement utilisées dans une orientation donnée sont néanmoins soumises à une vibration et parfois à de fortes secousses. Une autre condition importante est le retour convenable de l'eau une fois que l'hydrogène et l'oxygène sont recombinés ; il 15 convient, en particulier, d'éviter une mise hors d'action du dispositif de recombinaison en bloquant sa surface active avec une pellicule d'eau. Même si l'eau finit par s'évaporer ce qui rétablit la surface active, on a constaté que, lorsque celle-ci est brusquement exposée à des gaz contenant de l'hydrogène et de l'oxygène, des 20 conflagrations peuvent se produire. Dans un mode de réalisation de l'invention, le débit du gaz vers le moyen de recombinaison est contrôlé de manière à limiter l'accessibilité de celui-ci, pour le gaz, à un degré inférieur à la quantité qui pourrait entraîner un échauffement excessif- On peut 25 y parvenir en utilisant des membranes perforées, comme décrit dans les brevets précités. Suivant une variante, des moyens non représentés peuvent être prévus pour contrôler l'efficacité du moyen de recombinaison, de manière à limiter 1'échauffement. la chambre de recombinaison et ses parties associées peuvent 30 être en un matériau quelconque résistant à l'attaque chimique par 11 électrolyte et par l'atmosphère contenus dans la batterie. les divers accessoires peuvent être avantageusement moulés en matières plastiques convenables. le dispositif de recombinaison suivant l'invention constitue 35 lia moyen efficace pour assurer la recombinaison des gaz hydrogène et oxygène engendrés par une batterie d'accumulateurs, en particulier pendant la charge. Il assure une protection complète du catalyseur ou du fil chauffé pendant les périodes au cours desquelles la batterie est dans une position autre que sa positions verticale normale et fournit des moyens permettant d'éviter des explosions lors- 40 13766 20 2007663 qu'on laisse les gaz entrer en contact avec le catalyseur. En l'absence d'une telle protection et d'un tel contrôle, n'importe quel catalyseur serait rapidement empoisonné et dans ce cas, la pression du gaz augmenterait rapidement ce qui pourrait conduire à un bris 5 du bac de la batterie. Au cours du processus de recombinaison il est préférable, mais pas toujçurs nécessaire, de chauffer le catalyseur s'il est utilisé comme moyen d'effectuer la"recombinaison. Dans le cas du fil métallique, celui-ci est bien entendu chauffé pendant la période au 10 cours de laquelle la chambre de recombinaison est en communication directe avec le volume de la batterie. Ceci signifie qu'il existe des périodes pendant lesquelles il n'est pas nécessaire d'appliquer de l'énergie électrique à partir de la batterie pour chauffer le catalyseur ou le fil métallique. En conséquence, la consommation de 15 la batterie est contrôlée et réduite au minimum. En assurant une œcombinaison efficace des gaz hydrogène et oxygène, le dispositif de recombinaison suivant 1*invention fournit un moyen peu coûteux de fabrication d'une batterie d'accumulateurs protégée. Ceci permet d'utiliser de telles batteries commes sources 20 d'énergie pour de nombreux dispositifs dans lesquels elles ne pouvaient jusqu'à présent être utilisées. 13766 21 2007663 HBVTOICAIIOHS 1°) Procédé d*utilisation et de recharge périodiques d'une installation de batterie d'accumulâteurs dans des conditions n'exigeant pratiquement aucun entretien pendant toute la durée d'un nom-5 bre appréciable de cycles de charge et de décharge de la batterie, comprenant les opérations consistant à enfermer des éléments positifs et négatifs et une certaine quantité d'électrolyte dans un élément de batterie protégé qui comprend un espace clos réservé aux gaz dans lequel des quantités variables de deux gaz dégagées au 10 cours des cycles de charge et de décharge sont recombinées en présence d'un moyen de recombinaison, et à confiner les gaz dégagés, sur toute l'étendue d'une gamme de variations de pression dans laquelle le gaz résiduel, représentant un écart par rapport à la stoe-chiométrie de l'un des constituants gazeux au cours de certains cy-15 cles, se recombine avec le gaz résiduel représentant un écart par rapport à la stoechiométrie du second constituant gazeux pendant d1 autres cycles. 2°) Procédé suivant la revendication 1, dans lequel des gaz d* hydrogène et oxygène dégagés sont confinés jusqu'à concurrence d'une 20 certaine pression pour maintenir la quantité totale d'eau contenue dans la batterie sans modification appréciable. 3°) Procédé suivant la revendication 2, dans lequel, au cours d'un certain nombre de cycles de charge de la batterie* le dégagement d'hydrogène et d'oxygène s'effectue à des taux variables et 25 dans des proportions qui, au cours d'un certain nombre de cycles de charge de la batterie, se rapprochent d'un rapport stoechiométrique de 2:1, tandis que les pressions variables des gaz résiduels sont maintenues sur toute la gamme précitée de variations de pression. 4°) Procédé suivant la revendication 3, dans lequel l'espace 30 réservé aux gaz a une capacité de rétention de pression connue et dans lequel les gaz résiduels sont maintenus, pour une gamme de vari; ations de pression donnée au-dessous de la capacité de rétention de pression de l'élément. 5°) Procédé suivant la revendication 4, dans lequel une décom-35 pression est possible aux pressions dépassant la capacité connue et dans lequel la quantité d'électrolyte est soumise à une régulation en fonction du volume de l'espace réservé aux gaz fermé et des dimensions des plaques de la batterie pour limiter la quantité totale de gaz dégagée et pour contrôler la gamme de variations de pression 40 se produisant pendant les cycles de charge. 13766 22 2007663 6°) Procédé d'utilisation et de recharge périodiques d'une Installation de batterie d'accumulateurs dans des conditions n'exigeait pratiquement aucun entretien pendant toute la durée d'un nombre appréciable de cycles de charge et de décharge de la batterie, com-5 prenant les opérations consistant à enfermer des plaques de batterie positives et négatives et une certaine quantité d'électrolyte dans un élément de batterie protégé pour définir un espace réservé aux gaz fermé dans lequel des quantités variables d'hydrogène et d'oxygène dégagées au cours des cycles de charge et de décharge sont 10 recombinées en présence d'un moyen de recombinaieon, à confiner les gaz, jusqu'à concurrence d'une certaine pression, au moyen d'une soupape de sûreté, et à effectuer une régulation de l'espace réservé aux gaz, de la quantité d'électrolyte et du réglage de la soupape de sûreté, en fonction du comportement stoechiométrique de la bat 15 terie. 7°) Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, comprenant une opération consistant à contrôler le débit de gaz vers les moyens de recombinaison, pour limiter l'accessibilité à ceux-ci du gaz, en le maintenant à une valeur inférieure à celle qui con-20 duirait à un échauffement excessif. 8°) Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7, comprenant une opération consistant à contrôler l'efficacité du moyen de recombinaison pour limiter 1'échauffement. 9°) le Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 25 8, dans lequel le moyen de recombinaison comprend un catalyseur et dans lequel les quantités de gaz dégagées sont chimiquement recombinées en présence de ce catalyseur. 10°) Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8, dans lequel les gaz dégagés sont chimiquement recombinés en présence 30 d'un catalyseur dont la température est contrôlée en permanence. 11°) Procédé suivant les revendications 9 ou 10, dans lequel le catalyseur est empêché d'une manière protectrice de venir en contact avec un liquide aqueux. 12°) Procédé suivant l'une quelconque des revendications 9 à 11, 35 dans lequel le catalyseur est protégé contre les contacts nuisibles avec de la vapeur d'électrolyte. 13°) Procédé suivant l'une quelconque des revendications 9 à 12 dans lequel le oatalyseur est protégé de manière à ne pas être noyé par 1*électrolyte. 40 140) procédé suivant l'une quelconque das revendications 1 à 8, 13766 13 2007663 10 dans lequel le moyen de recombinaison est constitué par des moyens provoquant une combustion et dans lequel les gaz dégagés sont recombinés en présence de ces moyens produisant une combustion. 15°) Construction de batterie d * accumulateurs comprenant ion élément de batterie protégé, des plaques positives et négatives et une certaine quantité d'électrolyte liquide contenue dans cet élément, la partie supérieure de l'élément de batterie définissant un espace réservé aux gaz situé au-dessus du niveau de 1'électrolyte et destiné à recevoir les gaz dégagés aux plaques positives et négatives au cours des cycles de charge et de décharge de la batteri% ladite partie supérieure ayant une certaine capacité de rétention de pression pour retenir les gaz dans une gamme prédéterminée de pression, des moyens de recombinaison supportés dans cet espace pour provoquer une recombinaison de 1*hydrogène et de l'oxygène 15 dégagés apparaissant dans le rapport stoechiométrique de 2:1, la capacité de rétention de pression de l'élément de batterie étant soumise à une régulation en fonction des caractéristiques de dégagement de gaz de la batterie, de sorte que le gaz résiduel représentant un excès de gaz au-dessus de la stoechiométrie de l'un des 20 constituants gazeux pendant certains cycles est retenu et recombiné avec le gaz résiduel représentant un excès de gaz au-dessus de la stoechiométrie 16°) Construction de batterie d'accumulâteurs suivant la revendication 15, dans laquelle lesdits moyens de recombinaison sont supportés dans une position qui leur permet d'agir sur les gaz présents dans l'espace réservé aux gaz, normalement au-dessus de l'é-30 leetrolyte et qui permet un retour sous l'action de la pesanteur des gaz recombinés, sous forme d'eau, dans 1'électrolyte. 17°) Construction de batterie secondaire suivant les revendications 15 ou 16, dans laquelle l'élément de batterie comprend un moyen tel qu'une soupape pour libérer du gaz à des pressions supé-35 rieures à la gamme de pression prédéterminée précitée. 18°) Construction de batterie secondaire suivant la revendication 17, dans laquelle les moyens de recombinaison comprennent un catalyseur, celui-ci étant contenu, d'une manière protectrice, dans l'élément, dans une position telle qu'il soit continuellement dis-40 ponible pour la recombinaison des gaz résiduels pendant toute la durée de vie de la batterie. 19°) Batterie construite et aménagée comme décrit au présent mémoire en référence aux dessins annexés.