La présente invention se rapporte à un procédé de préparation d'un produit alimentaire pour des animaux ruminants, au produit ainsi préparé, et à un procédé d'amélioration de la digestion des ruminants par administration du produit à ces ruminants. L'additif alimentaire selon la présente invention contient des cultures de la microflore du rumen ou des organismes que lton a fait croître sur un milieu spécifique et défini. Les cultures de microorganismes selon la présente invention sont ici diversement appelées cellules de rumen adaptées ou microorganismes de rumen adaptés ("ARM"). Pour plus de brièveté dans le texte et spécialement dans les tableaux, la désignation "ARM" est souvent utilisée. Comme cela est bien connu dans la technique, l'aptitude des animaux ruminants à digérer des alimentations cellulosiques ou des détritus (déchets), tels que du foin ou delta paille, pour transformer des composés azotés non protéinés (ANP), tels que l'urée, en protéine d'organisme, ainsi qu'à synthétiser de nombreuses vitamines est due à la présence de microorganismes ou de microflore dans le rumen (premier estomac) et également dans le réticulum (deuxième estomac) des animaux ruminants. Alors que la ration des animaux ruminants peut varier selon de nombreux facteurs, tels que la disponibilité de détritus et de grains de haute qualité, durant ces dernières années, la pratique généralement acceptée a été de faire passer les ruminants de leur alimentation de pSturage normale, qui a une teneur élevée en cellulose, à une alimentation qui a une teneur élevée en amidon, et d'ajouter, en supplément par rapport à la ration quotidienne, des concentrés alimentaires qui servent à fournir une source de divers constituants qui manquent autrement totalement ou qui sont déficients dans la ration quotidienne, et que l'on reconnaSt maintenant comme étant essentiels à une alimentation ou ration équilibrée. Cependant, comme on le reconnatt généralement dans la technique, lorsque l'on fait passer les animaux ruminants d'une ration à teneur élevée en cellulose à une ration à teneur élevée en amidon (par exemple, quand on passe de rations à teneur élevée en fourrage à des rations en teneur élevée en contentré), ces animaux prennent plusieurs Jours, ou dans certains cas plusieurs semaines, à revenir à leur performance normale Cette période est appelée "période d'adaptation". Durant la période d'adaptation, les producteurs de bétail subissent des pertes économiques importantes par suite du fait que le bétail présente de mauvaises efficacités alimentaires et de mauvaises performances de croissance. L'importance de ces pertes est basée-sur l'ordre de grandeur des différences entre la ration antérieure et la ration actuelle.En d'autres termes, plus les différences sont grandes, plus la période d'adaptation est longue, avec des pertes économiques importantes qui en résultent. La vitesse à laquelle l'adaptation complète peut être provoquée est principalement fonction de l'aptitude de la population microbienne du rumen à modifier sa réponse et son aptitude métaboliques par rapport à la nouvelle alimentation ingérée. Par exemple, si la nouvelle alimentation doit être particulièrement déficiente en vitamines, un ajustement complet ne sera pas obtenu jusqu'à ce que la population microbienne développe l'aptitude à synthétiser les vitamines exigées. En général, la population microbienne règle son métabolisme pour assurer la survie, en relation directe avec la chimie globale de la ration ingérée. En résumé, les ARM sont utiles, entre autres, pour l'administration à des ruminants dans plusieurs situations, comprenant (1) le fait de faire passer le bétail de l'alimentation de pâturage à des alimentations par lot alimentaire; (2) le traitement du bétail à rumen stérile ou presque stérile (animaux dits "chro- niques et "junkers") et le traitement de bétail subissant le syndrome connu sous le nom de "dépression de 90 jours Le brevet américain nO 2.700.511 indique que la microflore du rumen peut être cultivée sur un bouillon de culture spécifique (mais non pas du type exigé ici).De manière semblable, le brevet américain nO 3.243.299 décrit un procédé spécifique de culture de microorganismes à partir d'un rumen de ruminant et leur addition à des alimentations monogastriques. Bien sur, ceci n'indique pas que ces microorganismes cultivés peuvent aider le procédé de digestion des ruminants. En fait, les monogastrines ont peu de chosesen commun avec les procédés de digestion des ruminants. On a également proposé, durant ces dernières années, d'employer des microorganismes qu'on a fait croltre naturellement ou artificiellement, mélangés avec des composés azotés non protéinés, et des matières fibreuses cellulosiques (c'est-à-dire des détritus) dans des rations alimentaires pour ruminants, afin d'améliorer le taux de croissance, la reproduction et le métabolisme de la microflore ou des microorganismes, dans le rumen et le réticulum de l'ani- mal. Un tel mode opératoire est décrit dans le brevet américain nO 2.560.830. L'utilisation de microorganismes du rumen obtenus à partir d'animaux fratchement abattus, dans des buts de médecine, a également été proposée. Cependant, la demanderesse a découvert qu'à moins que les bactéries du rumen à administrer au ruminant ne soient complètement conditionnées ou adaptées à la ration totale proposée dusujet animal avant l'administration, on ne peut pas en obtenir les avantages maxima. Essentiellement, la demanderesse a trouvé que, lorsqu'on fait passer un ruminant d'une alimentation cellulosique à une alimentation à teneur élevée en amidon (concentré à teneur élevée), il est très avantageux de cultiver les microorganismes du rumen sur un produit alimentaire contenant de l'amidon. Des produits alimentaires typiques à teneur élevée en amidon (concentré) sont le matis, le miloet le blé.Par exemple, la demanderesse a découvert que des microbes du rumen adaptés à des sources d'azote spécifiques répondent différemment lorsqu'on les soumet à différentes sources d'énergie et, dans la plupart des cas, ils sont affectés défavorablement lorsque la source d'énergie est modifiée. I1 en est de mbeme des bactéries du rumen, qui sont adaptées à des sources d'énergie spécifiques et que l'on soumet alors à différentes sources d'azote. L'additif alimentaire de la présente invention a vraiment des résultats inespérés et surprenants lorsqu'il est administré à des ruminants ayant des troubles de digestion résultant de déséquilibres de leur population microbienne du rumen Ces déséquilibres peuvent se produire lorsque les animaux sont transportés ou lorsqu'on leur donne brusquement des rations de compositlors différentes (c'est-à-dire que I'on passe de rations à teneur élevée en détritus à des rations à teneur élevée en concentré). La présente invention fournit un procédé pour préparer un produit alimentaire pour des ruminants, consistant à introduire des microorganismes viables isolés ou cultivés à partir du fluide de rumen d'un animal ruminant dans un milieu nutritif, caractérisé en ce que le milieu nutritif se compose essentiellement d'une suspension aqueuse d'une ration alimentaire formée de concentré conte nant de l'amidon, la suspension est cultivée sous une atmosphère d'oxyde de carbone à une température dans l'intervalle de 30 à 500C, en passant par des stades suffisants pour assurer une adaptation complète in vitro des microorganismes du rumen à cette ration alimentaire, et les microorganismes de rumen adaptés sont rassemblés pour former le produit alimentaire, l'adaptation étant déterminée par au moins un des modes opératoires suivants A et B:: A. une culture d'un litre, cultivée sur une alimentation de concentré à 87 % avec un mélange de salive artifi cielle pendant 24 heures à 39"C fournit à l'analyse une quantité inférieure ou égale à 9,05 mg/ml d'acide l-lactique; B. une culture de fermentation de 11 litres, cultivée sur une alimentation de concentré à 87 % avec un mé lange de salive artificielle pendant 8 heures à 390C, fournit à l'analyse une quantité supérieure ou égale à 3,5 mg/ml diacides gras volatils. La présente invention fournit également un produit en capsule ayant une section transversale d'au moins 5 mm et adapté pour être administré à des animaux ruminants par une seringue pour bols (grosses pilules), caractérisé en ce qu'il est rempli par un mélange aqueux comprenant 1-10 % en poids du produit obtenu dans le procédé indiqué ci-dessus et 99-90 % en poids d'un support. L'additif alimentaire pour les ruminants conserve son efficacité lorsqu'il est emmagasiné pendant plusieurs mois. Plus particulièrement, il peut être soumis à la congélation et au séchage par congélation afin que son efficacité ne soit pas perdue, même lorsqu'il est emmagasiné pendant plusieurs mois. La manière suivant laquelle les objets précédents et d'autres objets sont atteints selon la présente invention sera mieux comprise par la description détaillée suivante, où l'on décrit, à titre d'illustration, des exemples de réalisation particulièrement avantageux de procédé et de composition. Un aspect de la présente invention est basé sur la découverte de la demanderesse selon laquelle la période d'adaptation exigée par des animaux ruminants, lorsqu'on les alimente avec de nouvelles rations alimentaires différentes, peut être grandement raccourcie par l'administration, à ces animaux, de la microflore viable du rumen ou des microorganismes viables du rumen, préalablement adaptés in vitro sur un milieu contenant de l'amidon, de composition semblable à la nouvelle matière alimentaire à donner aux animaux Ainsi, la présente invention fournit un système de fermentation et d'adaptation in vitro pour la production de microflore de rumen ou de microbes choisis du rumen, que l'on fait croître dans les conditions de culture conçues pour imiter -le rumen de animal alimenté par les nouvelles rations spécifiques. En outre, et comme on le décrira avec plus de détails ci-après, la demanderesse a découverts de manière inespérée, que certains facteurs renforcent le développement de souches spécifiques adaptées de microorganismes. Par exemple, dans l'adaptation d microorganismes du rumen à des rations contenant de l'azote non protéiné (par exemple lturée, le biuret, le sulfate d'ammonium), on a découvert que le procédé d'adaptation est grandement renforcé par l'addition de vitamines spécifiques, de minéraux spécifiques et d'acides gras spécifiques. La présente invention part de microorganismes de rumen obtenus à partir d'un animal ruminant fratehement abattu ou auquel on a fait une fistule ou par une pompe stomacale à partir d'un ruminant intact, en utilisant des modes opératoires classiques généralement connus dans la technique. L'échantillon contenant les microorganismes de rumen est filtré pour retirer les matières particulaires et d'autres matières étrangères, et on a trouvé souhaitable, durant le rassemblement, de maintenir le ballon de rassemblement à l'état anaérobie et à une température dans l'intervalle de 36 à 40 C. Ces microorganismes de rumen servent alors de matière pour la propagation des souches adaptées de microorganismes du rumen. Pour l'adaptation, les microorganismes sont transférés à un ballon contenant un bouillon nutritif de composition semblable à celle qu'on trouve dans le fluide de rumen des animaux auxquels on donne la nouvelle ration. Par exemple, le fluide de rumen frais peut astre transféré à une suspension de la ration alimentaire spécifique dans l'eau, ou, de préférence, dans la solution de produit minéral ou dans un bouillon nutritif de composition semblable à celle de la salive de ruminant convenablement diluée.Le mélange contenant les microorganismes et la suspension de la ration alimentaire spécifique est soumis à l'incubation ou cultivé de manière statique ou continue dans des conditions anaérobies (par exemple en faisant barboter de l'anhydride carbonique à travers le mélange), à une température dans l'intervalle de 36-400C, et pendant une période de temps ou un nombre de stades suffisant pour assurer une adaptation complète in vitro des microorganismes de rumen, tel qu'indiqué par les modes opératoires expérimentaux présentés dans "Indice d'adaptation" ci-dessous. Dans le cas de la fermentation statique ou de la culture statique de la microflore, on a découvert qu'une série ou un certain nombre de stades d'incubation peut être exigé.A cet égard, l'échantillon initial, contenant le fluide de rumen et la suspension de la ration alimentaire spécifique, peut être cultivé pendant une période de 24 heures, à une température dans l'intervalle de 36 à 400C. A la fin de cette période, une partie du mélange d'incubation contenant les microorganismes de rumen est transférée au milieu nutritif frais et l'incubation est réalisée pendant une autre période de 24 heures dans des conditions anaérobies, etc. Ces transferts peuvent être alors poursuivis jusqu'à ce qu'une adaptation complète in vitro de la microflore du rumen soit obtenue. On a généralement observé que le taux de prolifération microbienne et d'utilisation de produit nutritif peut être faible dans les quelques premiers transferts. Cependant, lorsque l'adaptation se déroule, ces taux augmentent et finalement se stabilisent à une valeur optima.Une fois que l'on atteint les critères d'adaptation, on considère que les microorganisme du rumen sont adaptés. Les mieroorganismes peuvent être utilisés tels qu'ils sont ou pour la propagation en quantités massiques sur le même bouillon nutritif que celui utilisé pour traiter la préparation d'inoculat du rumen, et les microorganismes de rumen adaptés produits en masse ("ARM") peuvent être utilisés dans la présente invention. L'utilisation de conditions d'incubation statique pour l'adaptation in vitro de la microflore de rumen, tel que décrit ci-dessus, ne soit cependant pas être considérée comme une limitation. Par exemple, on a trouvé que l'utilisation d'une technique de fermentation continue, bien qu'exigeant un équipement quelque peu plus élaboré, raccourcit la période exigée pour l'adaptation in vitro. Selon cette technique, des milieux nutritifs frais,comprenant une suspension de la ration alimentaire, sont continuellement introduits dans une cuve de fermentation préalablement inoculée par des microorganismes de rumen, maintenus à l'état anaérobie, et l'ef- fluent continuellement retiré à un taux égal à celui du taux d'alimentation.Les microorganismes de lteffluent snt évacués jusqu'au moment où l'on obtient l'adaptation complète à l'alimentation, tel que décrit ici. Les microorganismes de rumen adaptés, obtenus selon les techniques statiques ou en continu, sont de préférence laissés dans le bouillon pour l'utilisation. Cependant, si on le désire, ils peuvent être séparés du bouillon de fermentation par des modes opératoires classiquement connus, comme par exemple la séparation ou la centrifugation. Le filtrat est évacué. I1 est souhaitable que ces manipulations, par exemple la filtration, soient réalisées dans des conditions anaérobies (par exemple sous une atmosphère dtanhy- dride carbonique) afin d'obtenir le nombre maximum d'organismes viables. Comme on l'a décrit ci-dessus, lorsque les animaux ruminants sont soumis à un changement sévère de composition de ration, ceci entraSnera une période d'adaptation importante et prolongée. Par exemple, il est bien connu que le passage de rations alimentai reecontenant des protéines naturelles à des rations contenant de l'azote non protéiné (ANP) amène souvent les ruminants à présenter une mauvaise performance, pendant une période aussi longue que 40 à 50 jours. Egalement, si 1'ANP contribue pour 30 % ou plus à l'azote diététique total, ceci peut entratner une toxicité importante, ou même la mort. Dtautre part, si le bétail est adapté très lentement à ltANP, c'est-à-dire en augmentant peu à peu son absorption (prise) pendant une période de temps prolongée, éventuellement on peut ne pas obtenir une bonne performance. Bien saur, ceci est forme ment peu pratique et peu économique pour le producteur industriel. Cependant, selon la présente invention l'alimentation de niveaux élevés d'ANP à des ruminants peut tre réalisée en pratique et de manière économique. A cet égard, dans l'adaptation de microorganismes du rumen à l'urée, au biuret, au sulfate dtammonium ou à d'autres rations contenant de 1'ANP in vitro, on a trouvé souhaitable d'augmenter peu à peu les niveaux d'ANP durant la culture de la microflore du rumen dans le milieu nutritif. Par exemple, dans le cas d'incubation statique, la quantité d'ANP ajoutée au milieu nutri tif ou au bouillon serait peu à peu augmentée pour chaque transfert ou stade consécutif. Ceci rend maxima les taux de prolifération cellulaire et d'utilisation du produit nutritif et raccourcit les conditions ou la période d'adaptation in vitro exigées.On a également découvert, de manière inespérée, que, lorsque la ration d'ANP des ruminants, utilisée dans lé bouillon nutritif, est équilibrée avec certains additifs comprenant des vitamines B > des acides gras contenant 4 à 10 atomes de carbone (par exemple l'acide isobutyrique, 2-méthylbutyrique, isovalérique et valérique) et certains minéraux, par exemple du magnésium et du potassium, on obtient une réponse synergique d'adaptation. Par exemple, l'adaptation complète par les microorganismes du rumen à une ration contenant 100 ç de N diététique, sous la forme d'ANp, peut tre obtenue avec 10-20 % du temps normalement exigé quand les additifs indiqués ci-dessus ne sont pas employés. Les exemples suivants sont donnés à titre d'illustration seulement, sans aucune limitation du domaine de la présente inven tionX Préparation et alimentation des ARM (exemples 1-7) EXEMPLE 1 Le contenu du rumen d'un jeune boeuf expérimenté, exempt de maladie, alimenté par des détritus (déchets) a été retiré au moyen d'une pompe stomacale. Le contenu a été filtré et 50 millilitres du fluide de rumen frais filtré ont été transférés à un ballon contenant 50 grammes d'une ration alimentaire, ayant une composition telle que présentée dans le tableau 1, mise en suspension dans un litre d'eau. TABLEAU 1 (ration I) Ingrédient Pourcentages MaTs broyé Epis de mats broyés 26,3 Mélasses 3,5 Farine d'huile de soja 10,9 Minéraux 2,4 Prémélange de vitamines A, D2, E et d'antibiotique 0,4 La suspension ou le mélange a été cultivée statiquement sous une atmosphère d'anhydride carbonique, pendant une période d'approximativement 24 heures à 390C. Des conditions anaérobies dans le ballon ont été effectuées et maintenues en faisant barboter CO2 à travers le mélange.A la fin de cette période, 50 millilitres du mélange d'incubation contenant les microorganismes de rumen ont été transférés à la suspension de produit nutritif frais, contenant 50g de la ration alimentaire du tableau 1, et ce mélange a été cultivé dans des conditions semblables pendant une autre période de 24 heures et à 30aC. Le mode opératoire indiqué ci-dessus a été répété pendant une troisième et une quatrième période de culture de 24 heures. A la fin du quatrième transfert, une adaptation complète in vitro des microorganismes de rumen a été obtenue, tel qutindiqué par les tests conduits en accord avec l"'indice d'adaptation" cidessous. Le bouillon résultant convenait alors à 11 utilisation tel qu'il est, pour l'inoculation des ruminants. S'il doit astre administré sous forme de brevage, on peut lui appliquer une filtration grossière poùr retirer la matière grossière qui pourrait autrement boucher une seringue, ou bien les microorganismes peuvent oestre récupérés comme ils sont, sous forme de pâte par filtration fine et placés dans une grosse pilule (ou bol) pour l'administration par l'intermédiaire d'une seringue à pilule. Pour d'autres moyens d'ad- ministration, on se référera à "Administration of ARM to the Animal" indiqué ci-dessous. Pour tous ces exemples pour fabriquer les ARM, une fois que l'adaptation est obtenue, un échantillon de cette matière peut être utilisé dans la "production en masse de plus grandes quantités de bouillon, et les microorganismes ainsi cultivés récoltés seront sous la forme adaptée. Dans un cas typique de cette technique, les microorganismes de départ peuvent astre adaptés à des flacons de 100 ml en passant par les stades nécessaires et, dans le stade adapté final, le produit peut être utilisé pour inoculer le bouillon d'un dispositif de fermentation à grande échelle (par exemple de 151 litres). EXEMPLES 2-5 Le mode opératoire de l'exemple I a été répété dans une série de trois essais, sauf avec la substitution des-rations alimentaires présentées dans le tableau 2-5 à la ration présentée dans le tableau 1 de l'exemple 1. TABLEAU 2 (Ration II) Ingrédient Pourcentage Ration I (du tableau 1) 60 Foin d'alfa broyé 10 Ensilage de mais broyé 30 TABLEAU 3 (Ration III) Ingrédient Pourcentage Milo (craquelé) 89 Farine de graines de coton 5,0 Farine d'alfa (déshydratée) 5,0 Sels et minéraux à l'état de trace 1,0 TABLEAU 4 (Ration IV) Ingrédient Pourcentage Foin d'alfa (broyé) 12,5 Fléole des prés (broyée) 12,5 Farine de graines de lin 5,0 Farine de graines de coton 5,0 Farine d'-os 1,0 Trace de sel minéralisé 1,0 Mais broyé 63,0 TABLEAU 5 (Ration V) Ingrédient Pourcentage Blé 89 Farine de graines de coton 5,0 Farine d'alfa (déshydratée) 5,0 Sels et minéraux à l'état de trace 1,0 Chaque essai a donné des ARM convenant à l'utilisation dans la présente invention, c ' est--dire à la fois comme autre produit d'inoculation et/ou pour l'administration a des ruminants, tel que décrit ci-après. Approximativement 3 grammes des cellules microbiennes individuellement adaptées, obtenues dans les exemples 1 à 5 en centrifugeant le bouillon, ont été séparément mélangés avec 90 grammes d'un support comprenant des parties égales, en poids, de saccharose et de cellulose, et le mélange résultant transféré à des capsules de gélatine, tel que décrit en général ci-dessus. Chaque capsule contenait approximativement 0,5 g des cellules microbiennes adaptées. Les capsules individuelles ont été réfrigérées Jusqu'au moment d'utilisation. Les capsules ont été alors administrées par une seringue à bol (ou grosse pilule) à de jeunes boeufs de 227 kg le premier jour d'alimentation d'une nouvelle ration ayant une composition identique à celle des rations utilisées pour cultiver les microorganismes dans les exemples 1-5. EXEMPLE 6 Les cellules microbiennes obtenues dans l'exemple 1 ont été mélangées avec 90 grammes d'un support comprenant des parties égales, en poids, de saccharose et de cellulose et le mélange résultant transféré à des capsules de gélatine, tel que décrit dans l'exemple 1. Chaque capsule contenait approximativement 0,5 g de cellules microbiennes adaptées. Les capsules individuelles ont été réfrigérées jusqu'au moment d'utilisation. Les capsules ont été alors administrées par une seringue à bol (ou grosse pilule) à des boeufs qui pesaient 227 kg (se nourrissant au préalable dans les pSturages), le premier jour de l'alimentation d'une nouvelle ration, la ration IV, en s'adaptant très bien à la nouvelle alimentation. EXEMPLE 7 40 jeunes boeufs de 227 kg, préalablement alimentés dans des turages,ont été affectés,parpffldSy chacun des 8 lots de traitement. Deux lots de 5 animaux ont été alimentés chacun avec l'une ou l'autre des rations I, II, III ou IV. Tous les animaux ont été amenés à une alimentation complète en une semaine, en augmentant la quantité de nourriture fournie d'une valeur initiale de 2,27 kg à une valeur de 4,53 kg par t8te, selon la teneur en détritus, par incrément de 0,9-1,36 kg/tte/jour. L'alimentation et l'eau ont été alors fournies à volonté, l'absorption d'alimentation étant mesurée quotidiennement.Tous les animaux ont été pesés chaque semaine après un jeune d'alimentation et d'eau pendant 12-16 heures. Les microorganismes de rumen adaptés in vitro à la ration respective, tel que décrit ci-dessus, ont été alors administrés dans des capsules de gélatine, par une seringue à bol, à tous les animaux dans un lot de chaque traitement, le premier et le septième jour de l'alimentation. Les résultats sont présentés dans le tableau 6. TABLEAU 6 Gains cumulatifs de poids/5 tetes (kg) I II III IV Jours Con- Inocu- Con- Inocu- Con- Inocu- Con- Inocu d'essai trale lat trôle lat telle lat t trôle lat 7 -34 -4,5 -22 +11-27 -9 -37 +5 14 -11 +20 +6,8 +36 -4,5 +6,8 -25 +32 21 +22 +77 +41 +72 +32 +52 +4,5 +82 28 +55 +112 +77 +114 ,+65 +105 +41 +132 Totaldes kg d'alimen tation par l kg de gain 4,6 2,8 7,6 5,0 4,0 3,0 EXEMPLE 8 Des microorganismes de rumen ont été adaptés in vitro, selon les modes opératoires des exemples 1-5, à un échantillon de 50 g des rations marquées A et B (tel que présenté dans le tableau 7) dont 60 % de N diététique ont été fournis par l'urée. Dans le cas de l'adaptation de la ration B avec le prémélange vitamine B/ acides gras/magnésium/pota,ssium, une adaptation complète in vitro a été obtenue par stades de 4-24 heures tandis que, dans l'adaptation des microorganismes à une composition (sans le prémélange), on exigeait 40 stades.Ces produits ont été alors placés dans des capsules de gélatine, tel que décrit ci-dessus, et emmagasinés avec réfrigération jusqu'au moment d'utilisation. TABLEAU 7 Rations A, kg B, kg Mars broyé 1062 1062 Epis de mais broyés 638 638 Mélasses 100 100 Urée 51,2 51,2 Cellulose dite Solka Floc 100 15,4 Vitamines A, D2, E 0,5 0,5 Propionate de sodium 1,8 1,8 ZnSO4 0,5 0,5 Na2S04 8,5 NaCl (iodé) 10,0 10,0 Chaux (38 %) 3,5 3,5 Phosphate dicalcique 23,0 23,0 FeSO4 1,0 1,0 Prémélange vitamine B/acides gras/magnésium/potassiumK # -- 84,6 2000 kg 2000 kg x B2, 66 g; 12 > llmg; Acide pantothénique, 440 g, niacine, 132 g; chlorure de choline, 5280 g; B1, 11,9 g; B2, 13g; acide folique, 132Omg; biotine, 1980mg; acide ascorbique, 1408 g; oxyde de magnésium, 4,9 kg;KHC03, 65,3 kg; acide isovalérique, 0,25 kg; acide valérique, 0,25 kg; acide isobutyrique, 0,25 kg; 2-méthylbutyrate, 0,25 kg. Les capsules contenant les microorganismes adaptés de A et B du tableau 7 ont été alors administrées par une seringue à bol (ou grosse pilule) à de Jeunes boeufs de 227 kg, le premier et le septième jour de l'alimentation dtune ration identique à celle de la composition des rations A et B du tableau 7, avec, par conséquent, une adaptation rapide des jeunes boeufs. EXEMPLE 9 Cinq jeunes boeufs de 227 kg ont été affectés à chacun des quatre lots de traitement. Les lots I etII ont reçu la ration A et les lots III et IV ont reçù les microorganismes de rumen adaptés in vitro respectifs. De l'alimentation et de l'eau ont été fournies à volonté après avoir atteint une alimentation maxima, en augmentant la quantité d'alimentation fournie initialement de 2,27 kg/tête/Jour par incréments de 0,45 kg/tête/jour. Des alimentations complètes ont été ainsi obtenues au moment du dixième au douzième jour d'alimentation. La consommation alimentaire a été mesurée quotidiennement et on a pris des mesures de poids corporel toutes les semaines après un jeune d'aliment et d'eau pendant 12 heures. L'effet remarquable d'utilisation des microorganismes de rumen adaptés et des microorganismes adaptés, plus le prémélange de vitamine B, d'acides gras, de magnésium et de potassium, sur les gains de poids et les efficacités d'alimentation de jeunes boeufs de 227 kg est donne dans le tableau 8. TABLEAU 8 Gains cumulatifs- de tic ('f,-) Jours d'essai I II III IV 7 -21 -16 -15 +5,4 13 +12 +18 +16 +49 21 +53 +82 +75 +118 GQM global/tête/jour GQM = gain quotidien de poids 0,5 0,78 0,71 1,14 Consommation alimentaire (kg) 7 108 108 108 108 13 180 180 177 178 21 285 287 290 313 kg d'alimentation globale/ kg de gain 4,9 3,2 3,5 2,3 Milieu nutritif Le milieu nutritif pour cultiver les microorganismes de rumen (dans les stades du produit d'inoculation et du dispositif de fermentation) peut comprendre tout produit alimentaire (ration de base) donné couramment à des ruminants, par exemple du bétail. Ces alimentations comprennent ordinairement environ 45 - 95 % de concentré (contenant environ 45-50 % d'amidon) convenablement sous la forme de mais broyé, de grain (blé), d'alfa, de milo, de farine de graine de coton, de farine de graine de lin et de farine de soJa, plus du fourrage ou des détritus (1-55 %), tels que du foin, de l'ensilage de mais, des épis de maîs broyés et de la pulpe de betterave, plus (éventuellement) une petite quantité (0-10 %) de mélasses et des minéraux classiques à propriété nutritive, par exemple du sel, plus (éventuellement) de très faibles quantités de vitamines (0-1 %).Le mélange peut également comprendre des quantités peu importantes d'autres produits nutritifs classiques pour ruminants, par exemple de la farine d'os et de l'urée. En plus du produit alimentaire de ration de base décrit dans le paragraphe précédent, on peut ajouter éventuellement un mélange de salive artificielle. L'utilisation de ce mélange est décrite autre part (voir exemple 6). Les proportions globales des composants dans la ration de base ne sont pas modifiées lorsque le mélange de salive artificielle est utilisé, mais, bien sur, dans le milieu nutritif global, ces proportions seraient réduites proportionnellement à la quantité de mélange de salive ajoutée. Alors, en résumé, le milieu nutritif (en dehors de l'eau et de l'anhydride carbonique ajoutés) se compose essentiellement des produits suivants Parties en poids Concentré 45 - 95 Fourrage ou détritus (déchets) 1 - 55 Mélasses 0 - 10 Minéraux O - 1Q Mélange de salive artificielle O - 40 Salive artificielle Un exemple de réalisation particulièrement souhaitable de la présente invention implique la culture de microorganismes de rumen de manière anaérobie sur un substrat à deux composants, à savoir (a) un concentré à teneur élevée en amidon, tel que la ration décrite dans l'un quelconque des tableaux indiqués ci-dessus, et (b) un mélange de salive artificielle, tel que celui présenté dans le tableau 6. La culture est réalisée sous une atmosphère d'anhydride carbonique.Les microorganismes consomment l'anhydride carbonique en tant qu'exigence de nutrition. De ce fait, les ingrédients préférés de la présente composition sont le concentré d'amidon, le mélange de salive artificielle et l'anhydride carbonique gazeux. Cette nouvelle composition à trois composants est en fait un aspect très important de la présente invention. Pour la réalisation de cet exemple, on ajoute suffisamment d'eau pour fournir un mélange pouvant autre facilement agité. La quantité d'eau n' est pas critique et peut être typiquement environ 20 litres par kg de concentré. Les solides du mélange de salive artificielle sont de préférence ajoutés en quantité qui fournira un rapport de 300 grammes de ces solides par kilogramme de ration de concentrés . Une large gamme opératoire pour ces matières est 100-600 grammes de solides de mélange de salive artificielle par kilogramme de ration de concentré, et 10-40 litres d'eau par kilogramme de ration de concentré. Ce mélange peut être utilisé à la fois dans le ballon dtinoculat et dans les dispositifs de fermentation de plus grande dimension. Lorsqu'on l'utilise dans ce dernier type de dispositif de fermentation, l'inoculant est formé convenablement d'ARM, c'est a-dire de microorganismes de rumen qui ont déoà été adaptés à un concentré d'amidon. Dans ce cas, le bouillon, automatiquement et de par sa nature, comprend des ARM. L'exemple suivant présente l'utilisation d'un tel mélange, utilisant de l'anhydride carbonique. EXEMPLE 10 500 grammes de ration alimentaire, la ration VI (voir tableau 9), ont été placés dans un dispositif de fermentation et tout ensemble a été soumis à l'autoclave pendant 1/2 heure sous une pression de vapeur d'eau de 2,088 kg/cm2. On a ajouté dans le dispositif de fermentation 152,3 grammes d'un mélange de salive artificielle (tableau 9) et le volume a été réglé à 10 litres avec de l'eau désionisée. On a mis en fonctionnement le dispositif de fermentation, on l'a réglé à 400 tours par minute et on a fait barboter C02 à travers le mélange au taux de 1 litre par minute. Quand la température a atteint environ 390C, on a inoculé dans le dispositif de fermentation 1 litre de microorganismes de rumen adaptés vieux de 24 heures, qui ont été cultivés comme dans l'exemple 1 et on a laissé fermenter pendant 8 heures.Le bouillon d'ARM résultant convenait à l'administration à des ruminants. TABLEAU 9 Ration alimentaire VI Epis de malus 38,75 g Alfa à 17 % 26,50 Mats broyé 342,00 " Pulpe de betteraves 53,00 n Mélasses 13,25 Supplément protéiné 26,50 500,00 g Mélange de salive artificielle Na2HP04.12H20 69,8 g NaHC03 73,5 NaCl 3,5 " KC1 4,3 MgSOg.7H20 0,9 CaCl2 0,3 " Equipement de dispositif de fermentation Les dispositifs de fermentation de n'importe quelle dimension et conception classiques peuvent être utilisés. Dans la pré sente étude, la demanderesse a utilisé des dispositifs de fermentation standard de 14 litres et de 30 litres, disponibles dans le commerce. Essentiellement, chacun de ces dispositifs avait les memes caractéristiques de base.Tous deux avaient des moyens pour le maintien automatique de température à l'aide de dispositifs de chauffage électrique par immersion. Tous deux avaient des agitateurs entralnés électriquement et des échangeurs de chaleur inter nes. Tous deux avaient des orifices d'électrodes à pH, et également tous deux avaient des moyens classiques d'addition de solide et de liquide, ainsi que des entrées et des sorties pour les gaz (par exemple, l'anhydride carbonique). Tous deux étaient faits en verre dit 1,Pyrex". Des renseignements supplémentaires quant au démarrage et à l'utilisation de cet équipement sont donnés ci-dessous. On se réfère principalement au récipient à 14 litres qui utilisait un volume de liquide de 11 litres. Le dispositif de fermentation à 30 litres prenait 22 litres de liquide. Etat de démarrage du dispositif de fermentation Le but de cette étape est de stériliser le milieu, ainsi que le récipient de fermentation 1uimAeme. La stérilisation du milieu de fermentation utilisé pour la production des ARM diffère quelque peu de celle du milieu de fermentation classique (telle que celle-qui est utilisée pour la production d'antibiotiques) pour autant que tous les composants du milieu d'ARM ne sont pas de préférence stérilisés ensemble dans le dispositif de fermentation. La raison de la stérilisation de plusieurs des composants séparément est grandement pour la commodité mécanique. Par exemple, lorsqu'on stérilise à la vapeur une solution contenant de grandes quantités de bicarbonate de sodium, on rencontre beaucoup d'effervescence et, de ce fait, le milieu peut déborder du récipient de fermentation par formation de mousse. Les farines contenant le concentré également sont de préférence stérilisées séparément. Lorsque ces farines sont stérilisées sous forme d'une solution, on rencontre une hydrolyse appréciable de l'amidon en fournissant des saccharides et des sucres simples. La présence de ces sucres simples favorise une fermentation lactique plutôt qu'une fermentation qui produit divers acides gras volatils (c'est-à-dire ltacide acétique, propionique, isobutyri que, butyrique, isovalérique et valérique) souhaitables dans la fermentation des ARM. Le dispositif de fermentation, tous les sels sauf le bicarbonate de sodium (NaHC03), et 1 r eau peuvent convenablement être stérilisés de manière unitaire. Ceci comprend Na2HPO4.12H20, NaCl, KC1, Mg504.7H20 et CaC12. Le bicarbonate de sodium est de préférence stérilisé sépa rémant en utilisant de la chaleur sèche et est alors ajouté au dispositif de fermentation de manière aseptique. Cette opération est convenablement réalisée dans un bécher couvert, en verre dit "Pyrex", à 170"C pendant 1 heure. Les farines pour le milieu nutritif comprenant les épis de mais broyés, la farine d'alfa déshydratée, le mais broyé, la pulpe de betteraves séchée, les mélasses de canne sur une alimentation de soja pour le broyage et le supplément protéiné sont convenablement stérilisées à la vapeur d'eau séparément (sous forme de mélange) et sont alors ajoutées au dispositif de fermentation de manière aseptique. Cette stérilisation est convenablement réalisée dans un becher couvert, en verre dit "Pyrex", à 1210C, sous une pression de 105,5 g/cm2 pendant 30 minutes. Avant chaque essai de production, on introduit l'eau et les sels (comme ci-dessus) dans le dispositif de fermentation et on assemble. La cage et la tête d'acier inoxydable sont assemblées avec le bocal de verre avec des manchons de caoutchouc étanches à l'air, et les filtres d'entrée et d'évacuation de C02 sont reliés aux orifices appropriés avec une tubulure en caoutchouc et fixés par des pinces à tuyaux. La canalisation d'entrée de gaz est serrée, pour former un autoclave, avec une pince. Une canalisation d'échantillon se composant d'une tubulure de caoutchouc de 9,5 mm est fixée par une pince à tuyaux pour l'orifice d'échantillonnage et on lui adjoint une pince pour la régulation. L'orifice d'addition du produit anti-mousse n'est pas nécessaire et est fermé par une courte longueur de tubulure de caoutchouc et une pince.Le dispositif de fermentation et son contenu sont alors stérilisés à la vapeur d'eau pendant 60 minutes sous une pression de vapeur d'eau de 2,088 g/cm2 (1210C) dans un autoclave. Après stérilisation, le bicarbonate de sodium et les farines (comme décrit ci-dessus) sont ajoutés de manière aseptique au dispositif de fermentation par l'orifice d'addition dans la tête du dispositif. L'ensemble de dispositif de fermentation est finalement relié aux canalisations de mise en service (eau, électricité et C02. Le commutateur principal-drénergie est mis en circuit, et l'agitation est mise en service et réglée à la vitesse appropriée sur le tachymetre. Le contrôle de température est alors activé et réglé au "refroidissement manuel" pendant une minute pour amorcer le dispositif. Les commutateurs sont alors réglés à "auto-refroidis- sement; chaleur en circuit", et la température est réglée à approximativement 390C, Finalement, on retire la pince de la canalisation de C02 et on commence l'écoulement de gaz à un taux convenable (voir ci-dessous). Etape d' inoculation Le dispositif de fermentation stérilisé est inoculé aseptiquement avec l'équivalent de culture en ballon des microorganismes de rumen, fratche, à 10 % de concentration, vieille de 24 heures. Volume du dispositif de Volume de l'inoculat Volume total inoculé fermentation non inoculé 10 litres 1 litre 11 litres 20 litres 2 litres 22 litres La préparation de l'inoculant en soi est décrite d'autre part ici (voir, par exemple, l'exemple 1). Etape d'incubation Les conditions d'incubation (fermentation) préférées pour produire les ARM comprennent les suivantes Volume du disposi- Volume du dispositif tif de fermenta- de fermentation tion inoculé : inoculé : 22 litres 11 litres Température d'incubation 39 C 39 C Vitesse d'agitation 400 tours/minute 310 tours/minute Débit de C02 gazeux 62,5 cm3/mn 125 cm3/mn Pression interne atmosphérique atmosphérique La fermentation est terminée lorsque le pH du bouillon redescend à une valeur de 6,0 t 0,1, ce qui se produit (en moyenne) après 7,1 heures d'incubation. C'est au pH de 6,0 que lton a obtenu non seulement le nombre maximum de microbes possible mais aussi ces microbes avaient la stabilité maxima durant l'emmagasinage ulté rieur. Etape de refroidissement Le dispositif de fermentation et son contenu sont alors de préférence refroidis jusqu'à environ 150C par un échangeur de chaleur interne, placé à l'intérieur du dispositif de fermentation. Cette étape, qui prend approximativement 60 minutes, est importante pour autant qu'elle "arrtte la croissance et les activités métaboliques de ces microbes. Etape de tamisage (filtration grossière) La demanderesse a trouvé que certaines des farines utilisées dans le milieu de fermentation ont tendance à boucher plusieurs des seringues d'administration, utilisées pour administrer les ARM dans le champ. Pour cette raison, tout le bouillon est de préférence tamisé à travers un tamis en acier inoxydable (dont la dimension des pores est 1,6 mm) pour retirer ces grandes particules grossières. Le bouillon final, qu'il soit ou non tamisé, a une densité de 1,01. Si le produit ne doit pas être administré par une seringue, ou si on doit le donner d'une manière telle que les particules grossières ne sont pas désavantageuses, on peut supprimer le tamisage grossier. Ruminant que l'on fait passer de détritus (déchets). à un concentré Dans un procédé typique pour utiliser les microorganismes de rumen adaptés (ou ARM), on fait passer le ruminant de ses détritus normaux de pSturage à un produit alimentaire formé du concentré à 87 % (c'est-à-dire 13 % de détritus, 87 % d'aliment contenant de l'amidon) et on lui fournit immédiatement les ARM. Le ruminant reçoit la même dose d'ARM (par exemple, 350 ml de bouillon) pendant les 3 premiers jours après qu'on l'a fait passer au concentré à 87 %. A partir du 4ème jour, on peut généralement supprimer de l'alimentation les ARM. Dans un autre procédé typique d'administration, on fait passer le ruminant des détritus de pâtu- rage à un produit alimentaire formé du concentré à 65 % et on lui donne la dose normale d?ARM les 3 premiers jours après le transfert et 5 jours après le transfert initial, on fait passer le ruminant à un produit d'alimentation formé du concentré à 75 , ensuite on le fait passer encore à un produit d'alimentation formé du concentré à 87 ffi 5 jours après.De nouveau, les ARM sont donnés au rumi nant seulement pendant les 3 premiers jours après le transfert initial. Les exemples suivants 11-20 traitent de l'utilisation des ARM lorsqu'on fait passer le ruminant du pâturage ou des détritus à un produit alimentaire fortement concentré. Sauf indication contraire, les animaux en question étaient de jeunes boeufs et en moyenne, au départ, ils pesaient 227-372 kg. EXEMPLE 11 1200 ml (environ 1220 g) de tout le bouillon préparé com 8 me dans l'exemple 10 (1-5 x 10 microorganismes par ml) ont été mé- langés avec 1000 g de vermiculite exfoliée, passant au tamis dont l'ouverture de maille est 4,00 mm, et étalés à la main sur 37 kg d'un concentré à 87 % (87 % de milo, de blé et de mats, et 13 $ de détritus sur une base sèche). Un support inerte absorbant, tel que de la vermiculite exfoliée, est facultatif mais sert convenablement à aider à étaler les microorganismes uniformément sur l'alimentation. Lorsque ce support est utilisé, on préfère un rapport en poids suspension de microorganismes : support = 0,5-5:1.Le rapport en poids tout le bouillon : mélange total d'alimentation est, en conséquence, environ 1 : 29, ou environ 1 : 28 lorsqu'on supprime la vermiculite. Le mélange a été donné à 10 jeunes boeufs une fois par jour, pendant trois jours, comme cela se fait couramment dans l'industrie du bétail, le meAme jour, on a réalisé une seconde alimentation avec encore 34 kg du même produit alimentaire (à l'exclusion du bouillon et de la vermiculite), si bien que le rapport global réel était environ 1 : 56. Un groupe de contre de dix jeunes boeufs a été alimenté par le même produit alimentaire sans les microorganismes du rumen adaptés (ARM) pendant une période de 3 jours. Dix jeunes boeufs en supplément ont été alimentés par ce produit alimentaire et les ARM (pendant 3 jours) mais les ARM n'étaient quten quantité de 0,1 fois la quantité donnée aux dix premiers jeunes boeufs.On a alimenté par le meme produit alimentaire et les ARM dix jeunes boeufs encore pendant 3 jours, mais la quantité d'ARM était 3,0 fois la quantité donnée aux dix premiers jeunes boeufs. Les résultats sont donnés dans le tableau 10. 1,0 N d'ARM est défini comme étant 1220 g de bouillon d'ARM mélangés avec 58 kg de produit alimentaire (à l'exclu- sion de la vermiculite) ou, en d'autres termes, un rapport en poids de 1 : 56 (en excluant la vermiculite). Ces résultats indiquent, dans tous les cas, que 1,0 N d'ARM et 0,1 N d'ARM étaient plus effi caces pour améliorer le gain de poids du jeune boeuf que la matière 'aLimentation non traitée. 3,0 N d'ARM présentaient initialement une amélioration.La tableau 11 indique les efficacités alimentaires or- respondantes. Les détails sont donnés après les tableaux. La légen- de "Détritus 87 ss de concentré" signifie qu'on a fait passer des jeunes boeufs, qui, d'abord, avaient été nourris avec des détritus, à un concentré d'amidon à 87 %, les 13 ss restants de l'alimentation étant des détritus. La légende "détritus 65 ss 75 % 87 %" etc. signifie que le changement a été fait par étapes, en augmentant le concentré contenant de l'amidon à chaque étape. Commentaire : puisqu il y a typiquement 1-5 x 108 microorganismes par ml ou pour 1,02 g, et puisque dans ces exemples on alimente ou on donne à un jeune boeuf 1220/10 ou 122 g/jour, on donne 8 évidemment à un jeune boeuf 122/1,02 à (122/1,02)5 x 108, soit envi- ron 120 à 600 x 108 microorganismes dans une ration quotidienne de ce qu'on appelle une alimentation "1,0 N d'ARM. En se basant sur le comptage réel estimé des microorganismes du rumen adaptés, la gamme utile est en fait beaucoup plus large et peut être, par exemple, 106 - 1012 microorganismes. De plus grandes quantités fonctionnent bien, mais ne sont pas nécessaires.De plus faibles quantités fonctionnent bien de manière semblable mais peuvent prolonger le temps d'adaptation du ruminant à la nouvelle alimentation et, ainsi, ne sont pas souhaitables du point de vue économique. La quantité mentionnée de microorganismes de rumen adaptés (sous forme de bouillon) peut être donnée au ruminant suivant divers rapports da-ns le mélange alimentaire final. Des rapports de 1 : 29 et de 1 : 56 ont été mentionnés. En fait, la gamme est grandement une gamme qui est choisie selon la commodité de la personne réalisant l'alimentation, et un rapport en poids ARM (bouillon ou équivalent de bouillon) : alimentation dans la gamme d'environ : 10-10.000 fonctionne bien; on emploie de préférence 1 : 20 - 1000. TABLEAU 10 Gains quotidiens moyens h BR r- PRI - SU PRI " Cr E oU qf Col k \D rru\o o 3 h xLt t I + + > n w ~ w t ~ ~ "O \o rs ri U CO CO in to rn > H H H H H H H H H H Gains quotidiens moyens ~ , , > t~ m d'alimentation 27 jours 55 jours 83 jours 111 jours k rl, o o, )rW fl ri (3\ CDI 11) o + +i I +I = n U) O \0 t t o CD E o O O cX) a, o f o\ oo o\ c O N ARM 3,10 H (+18,0%) 01 (+9,1%) 1,83 H H H 4 N ARM 2,96 . 2,16 (+10.6%) 2,02 () 1,81 () RD N ARM ~ ~ ~v o 1 o' E X C W F o . o! k (Exemple 12) Détritus n Cono. à tn ~ ~ ue o W o tn 01 CD Os o n sr 4) ln n à 87 o 1,0 N ARM 3,14 (+19.9%) 2,22 (+18.2%) H (+13.1% 1,67 H CU H xr X we 2,62 M M u : M (Exemple F o Détritus ff O O s cc F s o rl CR CR à O V, o 87% H s N ARM 3,07 o 1,99 t 1.9%) 1,96 (+ 7.0% î,66 (+3.0%) * * * (Exemple t) tusonc.6 1,0 N ARM 2,89 W eR JP( t i 1,95 1,78 C1 gd I ass Ft c t + wi o o o o I I ol I ol rt v g: v I I gtl I sxl O o o 1 ol E 01 V V V W I Vl ff o1 n X zzz t z S S P: = a) I X a) P; &commat; ft ~s eC el 2 H ^ H I eC I ^ ei H ~I 1 (Q N m 2 Z co t a eo d H 2 Z CZ Cz h rt = iZ h r S Z h ~ o 45 4D 4) s:s O H o o O ~.t O n &commat; 61 e H z o H h * o H ol ^ O H h ^ O e gL 4 O S) V A 4 J O gh I H V A 4z H O E E w E mD E mD I E mD x x X nI x a MD X FW ffi ffi gr; v TABLEAU 11 Efficacités alimentaires --- - - c 1 hhh e BR P ^I -r M m \O rt CR O el R * r W ay V)I cu Ln O cO +1 Ir( a o I -1- I v +I vuv v v bD n o Ei? " "\O Ln tn Ic) O CO rl O CI\ O P- O a\ m j- \D a > E m h CI h M ARM 1R (+li6%) ,6,76 zizi 7,69 (+0t8%) 9,055 (+0,1%) pr a 1?1 -lo ecl r"lr o t t cd g ARM xo T + bO s ~ ~ ~E s . , ~ bOx, ~, H CU to D O 12) Détritus F oo Cono. à 87 % 1,0 m ARM wi E o w Mi - E W n o iIf;r * +, 31 (Exemple +, + v k LO ci V) t F s CI 75% Cono. à CD O ZO OD 87% Q *r4 rl wo w F s F F F 1,0 N ARM - 7,67 (+6j6%) 8,06 (+9 > 3%) 9,91 (+5,9%) F: ~s ControAle h s 8,88 10,53 (Exemple n u o 5 \ol col " Détritus + + + r .fl v d =J- 5 à 87 F O H 1 N 5,65 (-0,04%) S N fiD MD sz w 4 > 4 n 4 uo ControAle 5,63 =t Ln Ln 73DO MR I E MR g n I zd W & xC & O un cz S c) w . Ç: O P P: xC s g g W; a) -N Ho H H X X Z t h H al Z z m x 4 & t Z ~ ss 2 4 z = l 4 xs a) H o o g: a) o o g: o g: H ^ ^ o H ^ o H o H w o &commat; A z o ~I S) V A F4 H U A o H V A z S H V E S S E E F &commat; MD &commat; r a) MD &commat; MP t0 X A X A 8 A X A 81) Eq N X w o EXEMPLES 12-14 (voir tableaux 10, 11) Dans l'exemple 12, on a fait passer initialement les jeunes boeufs, de détritus à un produit alimentaire formé d'un concentré à 75 ffi contenant des ARM, les 3 premiers jours, et puis, le 5ème jour, on a utilisé le concentré à 87 d. Dans l'exemple 13, les ARM ont été mélangés avec un concentré à 65 ffi et, entre le 5ème et le 10ème jour, on a utilisé respectivement des matières alimentaires formées de concentrés à 75 et 87 %.Dans l'exemple 14, on a utilisé initialement un concentré à 55 % , suivi du concentré à 65 % le cinquième jour, du concentré à 75 ss le 10ème jour et du concentré à 85 % le 15ème jour. Comme on peut le voir dans le tableau 10, dans tous les cas, les ARM augmentaient le gain quotidien de poids plus rapidement qu'un controle identique. Le tableau Il indique les efficacités alimentaires correspondantes. EXEMPLES 15-18 Les exemples 11-14 ont été répétés respectivement sous forme d'exemples 15-18, sauf que les ARM ont été mélangés avec la matière alimentaire seulement le premier jour. Les résultats présentaient très peu de différence lorsqu'on faisait lacomparaison avec les résultats indiqués dans les tableaux 10 et 11. EXEMPLE 19 On a suivi le mode opératoire de l'exemple 10. 500 grammes de ration VI (tableau 9) ont été placés dans un dispositif de fermentation et tout l'ensemble a été soumis à une action d'autoclave pendant 1/2 heure sous une pression de 2,088 kg/cm2 de vapeur d'eau. Un litre de bouillon de produit d'inoculation d'ARM et 152,3 grammes d'un mélange de salive artificielle (tableau 9) ont été ajoutés au dispositif de fermentation. Le tout a été réglé à 10 litres avec de l'eau désionisée. On a mis en marche le dispositif de fermentation, on l'a réglé à 400 tours par minute et on a fait barboter C02 à travers le mélange au taux de 1 litre par minute pendant environ 8 heures. On a alors ajouté au mélange 600 grammes de glycé rol et le tout a été centrifugé. Le produit centrifugé a été décanté en laissant environ 1 litre de produit ARM. Celui-ci a été congelé. à une température d'environ -20 C en insérant le récipient (contenant le litre) dans un congélateur pendant environ 1 heure. 30 jours plus tard, les ARM congelés ont été dégelés et étalés sur un produit alimentaire formé du concentré à 87 %. On a obtenu des résultats également aussi bons que dans exemple ll. EXEMPLE 20 Un litre de tout le bouillon a été préparé comme dans l'exemple 19 et puis le tout a été séché par congélation comme suit : le tout a été centrifugé et approximativement 900 ml ont été décantés. 10 grammes de glucose ont été ajoutés aux 100 ml restants et ce mélange a été placé dans un récipient et puis dans un réfrigérateur où il est demeuré à une température de -200C pendant 24 heures; le mélange congelé a été alors placé dans un séchoir où le vide a été appliqué jusqu a ce que la pression dans le récipient de séchage par congélation atteigne 25 P de mercure (environ 15 minutes); après environ 24 heures, la température s'était élevée jusqu'à 250C et la matière séchée par congélation a été alors retirée.Le tout a été ensuite pulvérisé. 28 grammes de la matière pulvérisée ont été mélangés avec 0,23 kg d'amidon et le tout a été appliqué à 6,8 kg de ration VI. Les résultats étaient très semblables à ceux obtenus-dans l'exemple 11. Traitement de "chroniques" Le produit en ARM de la présente invention est particulièrement utile dans le traitement de jeunes boeufs connus sous le nom de "chroniques" ou de "Junkers". Dans ce cas, les ARM ne sont pas utilisés comme produit prophylactique pour aider à régler l'animal à une alimentation formée d'un concentré d'amidon, mais pour fournir une population convenable de microflore de rumen dans les cas où l'animal a déjà perdu une si grande quantité de ses bactéries de rumen qu'il est alors incapable de digérer n'import-e quel genre d'alimentation, quelle soit riche en détritus ou riche en amidon. Cet état peut être provoqué par une ou plusieurs des diverses causes, par exemple un changement brusque d'alimentation ou un excès d'alimentation ou une tension provoquée par le transport ou une faiblesse systémique ou une maladie. Des signes et des conséquences typiquement présentés sont les suivants 1. Dépression avec la tête pendante et manque d'envie de se déplacer. 2. Attitude chancelante. 3. Perte d'appétit. 4. Pouls rapide ou faible. 5. Grincement des dents et grognement. 5. Diarrhée. 7. Abdomen distendu qui peut sembler pâteux au toucher ou astre boursouflé. 8. Absence des mouvements du rumen. g. Sons de gargouillement dans le rumen, indiquant des bulles de gaz s'élevant à travers les fluides du rumen. 10. Température normale à inférieure à la normale. 11. La position couchée et la mort peuvent se produire chez les animaux gravement affectés. 12. Les animaux qui gérissent peuvent offrir de laminite qui entratne une claudication permanente. Dans un test, seize "chroniquesn (boeufs présentant les symptomes indiqués ci-dessus) ont été traités. Le traitement consiste tait à administrer à chaque jeune boeuf une dose de 350 ml de bouillon d'ARM. Tous les seize animaux ont répondu en 24 heures. Leur appétit est revenu et leur aspect général s'est amélioré. Durant ce traitement, on a présenté de l'eau et des produits alimentaires à volonté à ces jeunes boeufs. L'alimentation était semblable à celle de la ration alimentaire VI du tableau 9. A la fin des deux semaines, tous les animaux étaient complètement guéris. En plus du soulagement des symptômes de l'animal, l'amélioration provoquée par le traitement avec les ARM peut être mesurée quantitativement par l'élévation de comptage du rumen, l'élévation de pH, la chute d'acide lactique, et l'élévation des acides gras volatils dans le rumen. Le tableau 12 ci-dessus présente les améliorations quantita tiveedans le rumen, en soi, de ces boeufs dits "chroniques". Trois jours après le traitement avec les ARM, le contenu du rumen était jugé normal. TABLEAU 12 Etude in vivo montrant comment les ARM sont efficaces pour contrer les déséquilibres du rumen Mesures à l'intérieur du rumen Temps Comptage pH Acide lactique Acides gras vola des micro- tils bes via- mg/ml % de chan- mg/ml % de bles gement## change (nombre/ ment## ml) 1 jour avant 3 x 102 5,45 0,34 2,3 Jour de traite ment# 7 x 102 5,5 0,43 5,8 1 jour après 1 x 104 5,7 0,317 -18% 7,9 +122% 2 jours après 6 x 106 6,1 0,024 -94% 7,6 +114% 3 jours après 3 x 108 6,5 0,000 -100% 7,1 +100% # Le traitement se composait d'une administration orale de 0,35 1 de bouillon d'ARM. ## En se basant sur une moyenne de deux déterminations faites avant le traitement. Traitement de là "dépression de quatre-vingt-dix jours" La plupart des personnes expérimentées s'occupant d'alimen- tation de bétail ont observé qu'après approximativement 90-100 jours d'alimentation totale ou lorsqu'on arrive à un poids de 408-453 kg, il se produit souvent dans le bétail ayant reçu ce lot d'alimentation, une réduction de taux et d'efficacité de gain. On a souvent appelé ceci "dépression de 90 jours". Le travail de la demanderesse a montré que la "dépression de 90 jours" pouvait être efficacement traitée avec les ARM. Ce traitement stimule une augmentation de gain et d'efficacité durant les derniers stades de la période d'alimentation. Résumé Deux essais pendant 60 jours utilisant 200 jeunes boeufs de race mixte ont été conduits pour déterminer les effets de breuvage d'ARM en quantité de 0,88, 175 ou 350 ml (bouillon entier fa briqué selon l'exemple 10) sur les performances ultérieures de lot d'alimentation. Une ration de concentré à 85 % a été fournie pendant une période préliminaire de 90 jours avant d'administrer les ARM Les jeunes boeufs recevant le traitement de 350 ml dans l'essai 1 ont gagné 6,53 kg de plus par tête pendant la période d-'alimentation de 60 jours après l'administration. Le niveau de 175 ml d'ARM était utile mais pas. aussi avantageux que le niveau de 350 ml. Comme anomalie curieuse, le niveau de 88 ml n'était pas aussi bon que le contrale. Le traitement des 350 ml dans l'essai II a produit une augmentation très importante du taux de gain et une augmentation de 12,5 % d'efficacité d'utilisation des aliments, par comparaison avec le groupe de contrôle. Mode opératoire Deux cent jeunes boeufs de race mixte ont été alimentés par une ration composée de 15 % d'ensilage de sorgho et de 85 % de concentré (milo et supplément roulés) pendant une période préliminaire de 90 jours. Dans l'essai 1, on a attribué au hasard cent jeunes boeufs dans 20 enclos de 5 têtes chacun et on a administré aux boeufs des ARM, tel qu'indiqué dans le tableau 1. Les cent autres jeunes boeufs ont été utilisés dans l'essai II, 50 boeufs recevant 350 ml de breuvage d'ARM et les boeufs restants servant de contrez Les poids individuels ont été obtenus pendant deux Jours consécutifs au commencement et à la fin de chaque essai, avec un poids intermédiaire pris 30 jours après l'administration des ARM. Tous les groupes ont reçu la mAeme ration deux fois par jour. Le poids des carcasses et la qualité ont été rassemblés pour chaque boeuf. Les groupes n'ont pas été alimentés avec des antibiotiques ou du stilboestrol. TABLEAU 13 Présentation expérimentale - Essai 1 Nombre d'enclos Nombre de jeunes boeufs Traitement 8 40 Contre 4 20 88 ml d'ARM 4 20 175 ml d'ARM 4 20 350 ml d'ARM La performance du lot alimentaire est présentée dans le tableau 14. L'administration de 350 ml d'ARM à de jeunes boeufs, après une période d'alimentation complète préliminaire de 90 jours, a produit une augmentation très importante de performance des animaux par comparaison avec les contrôles n'ayant pas eu cette administration.Les jeunes boeufs recevant un traitement de 175 ml ont gagné 5 kg de plus (par tête) que les jeunes boeufs de contrôle pour l'essai d'alimentation de 60 jours, mais cette différence n'était pas aussi grande que le gain augmenté de 6,53 kg et de 9 kg pour le traitement de 350 ml dans les essais I et II, respectivement. Le gain et l'efficacité pour le traitement de 88 ml étaient les plus mauvais. Les jeunes boeufs recevant le traitement de 175 ml exigeaient 4,3 % de moins d'alimentation par kilogramme de gain, par rapport aux jeunes boeufs de contrAole, alors que les traitements de 350 ml étaient respectivement plus efficaces de 7,6 % et de 12,5 ss que les contrôles dans les essais I et II. Il n'y avait pas de différence importante des qualités de carcasse due au traitement. TABLEAU 14 Performance de jeunes boeufs auxquels on administre divers niveaux d'ARM Essai Nombre Traite- Poids Poids Gain Gain Prise Kg d'ali de tê- ment ini- final, total, quoti- quoti- mentation/ tes tial, kg kg dien dienne kg de gain kg moyen, de ma kg tières sèches, kg I 40 Contrô- 410,56 470,9 60,34 1 10 4,58 le 20 188 ml 409,16 466,26 57,1 0,95 10,27 4,9 20 175 ml ml 409,43 474,42 62,99 1,08 10,28 4,3 20 350 ml 409,34 476,27 66,93 1,1 10,24 4,56 II 50 Contrô- 418,1 477,4 59,3 0,99 10,24 4,7 49# 350 ml 414,6 482,9 68,3 1,14 10,32 4,1 A Un jeune boeuf est mort durant l'essai. Indice d'adaptation Puisque le point dominant de la présente invention est l'utilisation de microorganismes de rumen qui ont été adaptés à une alimentation de ruminant contenant un pourcentage élevé de concentré, il est important de savoir quand les microorganismes ont été ainsi adaptés. L'adaptation se produira de manière inhérente si les cultures passent par un grand nombre de stades de culture ou de transfert sur un milieu de concentré à forte teneur, par exemple sur 15 ou 20 stades. Cependant, dans la plupart des cas, l'adaptation se produira longtemps avant ceci et il y a des manières de déterminer cette adaptation. I1 y a deux tests pour la détermination rapide de l'adaptation : le test des acides gras volatils (AGV) et le test pour l'acide lévo-lactique. Ce dernier test est réalisé dans des préparations de produits d'inoculation des microorganismes de rumen et le premier test sur du bouillon de fermentation. Les deux modes opératoires doivent être suivis méticuleusement, comme donné cidessous. On n'exige pas que le produit satisfasse à la fois au test de l'acide lactique et au test AGV > bien que fréquemment, s'il satisfait à l'un, il satisSts aussi à l'autre. Il est suffisant que le produit satisfasse à un seul des tests pour être formé d'ARM. Un changement des conditions peut fortement modifier les résultats dans les tests pour déterminer l'adaptation. A titre d'exemple, on peut mentionner ce qui suit. Un produit montré comme étant formé d'ARM par le procédé à l'acide lactique, tel que déterminé sur 500 ml de matière, et présentant une valeur nulle d'acide lactique, peut-en fait présenter 0,3 - 0,7 mg/ml dtacide lactique après la fermentation d'une fournée de fl litresen utilisant ces ARM comme produit d'inoculation.Néanmoins, la fournée de fermentation présentera des niveaux convenablement élevés d'AGV et sera formé d'ARM. Réciproquement, ureculture réalisée au niveau de 500 ml peut présenter une valeur d'AGV de o,6 - 2,0 mg/ml, mais si elle montre une valeur inférieure ou égale à 0,05 mg/ml diacide lactique dans les conditions expérimentales, cette culture est formée d'ARM. Ces deux modes opératoires expérimentaux seront maintenant décrits. Test AGV Le système AGV implique simplement la culture du microorganisme de rumen pendant le nombre de stades qui est nécessaire pour fournir une liqueur de fermentation présentant à l'analyse une valeur totale d'acides gras volatils (AGV) au moins égale à environ 3,5 mg/ml; cette détermination étant faite dans les conditions spécifiées ci-après .Les valeurs peuvent,bien sûr, être supérieures, une valeur de 3,7 - 4,0 mg/ml étant typique. La moyenne de 10 essais dans le dispositif de fermentation de 11 litres (par le mode opératoire donné ici) était 5,29 mg/ml. La demanderesse a vu des valeurs de 6-7 mg/ml et au-dessus. La quantité mentionnée d'AGV est obtenue par des mesures prises après la fermentation standard de 8 heures décrite dans l'exemple 10 et dans le tableau 9. I1 sera évident que divers facteurs sont nécessaires pour définir l'adaptation, à savoir l'inoculat, le milieu nutritif et les conditions de fermentation. Ainsi, lorsqu'on présente un indicateur d'adaptation d'au moins environ 3,5 mg/ml d'AGV, ceci se rapporte à des AGV dans le bouillon résultant de (a) l'utilisation d'un inoculat de 1 litre de fluide de microorganismes de rumen, ce fluide étant frais, provenant d'un ruminant bovin qui est adapté à une alimentation à teneur élevée en concentré ou pré-existant- sous forme d'une culture de microorganismes du rumen et ayant un comptage de trypticase-soja-agar-agar de 105 - 1010 mlcroorganismes/ml. (b) l'utilisation comme bouillon nutritif du mélange défini dans le tableau 15 ci-dessous : TABLEAU 15 Concentré à 87 % Ingrédient Grammes Epis de maïs broyés 38,75 Farine d'alfa déshydratée 26,50 Maïs broyé 342,00 Pulpe de betteraves séchée 53,00 Mélasses de canne sur une alimentation de farine de soja 13,25 Supplément protéiné # 26,50 Na2HP04. 12H20 NaHC03 NaCl KCl MgS04 .7H20 CaCl2 69 > 80 73,50 Salive artificielle 3,50 4,30 0,90 0,30 Eau désionisée 9.347,70 10.000,00 Le supplément protéiné a été préparé en mélangeant les ingré dients suivants Ingrédient Quantité Farine de soja 13,6 kg Farine d'alfa déshydratée 10,2 kg Farine de viande 6,8 kg Urée 4,3 kg Phosphate dicalcique 2,27 kg Chaux broyée 1,47 kg NaCl et minéraux à l'état de trace 5,67 kg Prémélange des vitamines A, D et E 2,9 grammes (c) Conditions de fermentation. i) Température de fermentation 39 0C ii) Bouillon agité à 400 tours par minute iii) C02 ajoute au dispositif de fermentation au taux de 1 litre par minute iv) Temps de fermentation, 8 heures Tout le milieu (concentré à 87 % dans le tableau 15 cidessus) est broyé dans un broyeur dit "Wiley" pour passer dans un tamis dont ltouverture de maille est 4 mm. C'est une alimentation assez grossière. Une alimentation ayant cet aspect grossier est choisie pour faire les tests d'adaptation pour deux raisons : 1) C'est le même genre d'alimentation qui est couramment donné à un ruminant quant à sa teneur et à sa texture; et 2) seuls des microorganismes de rumen adaptés présentent une efficacité pour la conversion de concentré ayant cet aspect grossier en acides gras volatils. Commentaire : même des microorganismes de rumen non adaptés peuvent utiliser de l'amidon pur broyé finement, avec une efficacité au moins modérée. Ceci n'est pas le cas si la source d'amidon (par exemple épis de mats) est broyée de manière grossière comme dans les produits alimentaires du commerce, par exemple comme indiqué ci-dessus. En utilisant toutes les conditions mentionnées ci-dessus, si le bouillon résultant présente à l'analyse une valeur d'AGV d'au moins environ 3,5, les microorganismes de rumen dans le bouillon sont adaptés (ARM). Comme corollaire, dans le cas général, on peut aussi conclure que les microorganismes du produit d'inoculation qui sont allés dans le dispositif de fermentation étaient adaptés de la mAeme manière. Les acides gras volatils, tels que le terme est utilisé ci-dessus, comprennent les acides acétique, propionique, isobutyrique, butyrique, isovalérique, valérique et peut-ttre des traces de quelques autres acides. Par rapport aux exigences de nutrition de l'animal, l'acide acétique est le plus important, suivi des acides propionique et butyrique. Les ARM transforment l'amidon principalement en acide acétique, avec de plus faibles quantités d'acides propionique et butyrique. Suivant l'usage courant dans cette technique, le "pourcentage de concentré" se rapporte à la quantité de grains et d'autres composants alimentaires contenant de l'amidon. Par exemple, le "concentré à 87%"signifierait que l'alimentation (c'est-à-dire, dans ce cas, le milieu nutritif utilisé dans le dispositif de fermentation) contient 87 % de "concentré" et que les 13 % restants sont des détritus. Spécifiquement, dans le tableau indiqué ci-dessus, les 65,25 grammes de détritus (épis de mais broyés et farine d'alfa déshydratée) forment 13 % du total des détritus et du concentré. Le concentré à 87 % est l'agrégat de 434,75 grammes de mais broyé, de pulpe de betteraves séchée, de mélasses de carne sur une alimentation de farine de soja, et de supplément protéiné.Ainsi, le pourcentage ne se réfère pas directement à la quantité exacte d'amidon, soit dans la partie de concentré, soit dans la partie de détritus. Les termes "concentrés" et "détritus" sont utilisés dans le sens classique. On se référera, par exemple, aux définitions suivantes données dans l'ouvrage de Morrison, F.B. Feeds and Feeding, 22ème Ed., pages 15-16, (1959): "Concentrés et détritus". Ces termes sont convenables pour séparer les alimentations en deux classes générales sur la base de leur teneur en fibre et de la quantité de produits nutritifs totaux pouvant être digérés qu'ils fournissent". "Les concentrés sont des alimentations qui ont une faible teneur en fibre et une teneur élevée en produits nutritifs totaux pouvant être digérés. Des exemples de cette classe d'alimentation sont les divers grains et les sous-produits de haute qualité, tels que l'alimentation de bouillie de farine de mats à l'eau ou au lait, de son de blé, la farine de graines de coton, la farine de graines de lin, l'alimentation formée de gluten de mats, des déchets de viande, etc... "Les détritus ou déchets sont des alimentations qui ont une teneur élevée en fibre et, en conséquence, une faible teneur en produits nutritifs totaux pouvant astre digérés. Des alimentations telles que le foin, du fourrage de mais, de la paille et l'ensilage appartiennent à cette classe. Certains des sous-produits de broyage de faible qualité, tels que des cosses d'avoine, des épis de maTs broyés et des cosses de graines de coton sont des détritus ou déchets plutôt que des concentrés, car ils ont une teneur élevée en fibre et une faible teneur en produit dtalimentation de grande valeur". Pour comparer les indices d'adaptation pour différents types d'organismes de rumen, des expériences ont été réalisées où du rumen provenant d'un jeune boeuf, alimenté avec du foin, du rumen provenant d'un jeune boeuf alimenté avec un concentré de 87 % et un fluide de rumen cultivé au préalable ont tous été fermentés dans le même milieu nutrition, dans les mimes conditions Dans chaque cas, un litre de fluide de rumen ou de culture de rumen a été utilisé comme produit d'inoculation. La culture de microorganismes de rumen utilisée comme telle avait été préparée selon le mode opératoire de l'exemple 1, et on a su qu'elle était "adaptée" par suite d'expériences précédentes. Le jeune boeuf, qui avait été alimenté avec le concentré, avait reçu une alimentation régulière de concentré constitué comme suit TABLEAU 16 Concentré à 87 % Ingrédient kilogrammes Epis de mais broyés 17,57 Farine d t alfa déshydratée 12,02 Mats broyé 155,13 Pulpe de betteraves séchée 24,04 Mélasses de cane sur une alimentation de farine de soja 6,0Q Supplément protéiné K 12,02 X Le supplément protéiné a été préparé en mélangeant les ingré dients suivants Ingrédient Quantité Farine de soja 13,o kg Farine d'alfa déshydratée 1,0 kg Farine de viande 6,8 kg Urée 4,3 kg Phosphate dicalcique 2,3 kg Chaux broyée 1,5 kg NaCl et minéraux à l'état de trace 5,5 kg Prémélange des vitamines A, D et E 2,9 grammes En ce qui concerne le fluide de rumen obtenu à partir du jeune boeuf alimenté avec le concentré à 87 on a suppose que les microorganismes dans ce fluide étaient adaptés de manière inhérente au concentré, et cette supposition a été vérifiée au cours des expériences. D'autre part, d'après une expérience précédente, on savait que le fluide du rumen provenant du mQme boeuf alimenté avec du foin ne présenterait pas d'adaptation dans les conditions de fermentation et donnerait en fait une valeur d'AGV relativement faible. Ceci également a été confirmé par le présent travail. Dans la réalisation des tests, comme on l'a déjà indiqué, on a utilisé un litre de chacune des trois matières d'inoculation. Cette quantité a été ajoutée au dispositif de fermentation de 14 litres et les conditions indiquées immédiatement ci-dessus (a, b et c) ont été utilisées dans toutes les expériences. En se référant d'abord au tableau 17 ci-dessous, ce tableau donne les propriétés de chacune des trois parties de un litre d'ino- culat qui ont été ajoutées au dispositif de fermentation. Par exemple, le pH du fluide de rumen du jeune boeuf alimenté par du foin était 7,0 et sa valeur d'AGV était 2,7 mg/ml, etc... Des résultats comparables sont donnés pour les propriétés des parties de 1 litre pour le fluide de rumen du jeune boeuf alimenté par un concentré et pour la culture d'ARM. Comme on l'a indiqué, chacun de ces inoculats de 1 litre a été utilisé pour réaliser l'inoculation d'une partie supplémentaire de 10 litres du mélange nutritif (voir le tableau 15 ci-dessus) et puis le mélange a été soumis à la fermentation pendant 8 heures. A la fin de ce temps, des échantillons ont été retirés du dispositif de fermentation et chacun a été examiné. Les résultats de ces échantillons sont donnés dans le tableau 18. TABLEAU 17 pH Acide Acide Acide Acide Acide Acide Valeur Comp acé- pro iso- buty- iso- valé- d'AGV tage Inoculat tique pio- buty- rique valé- rique tota- de nique rique rique le tryp se soja agas agar Fluide de rumen du jeune boeuf 4 alimenté par du foin 7,0 1,9 0,5 0 0,3 Trace 0 2,7 6,5x 105 Fluide du rumen du jeune boeuf 1 alimenté par un concentré 107 Ballon d'ARM 5,6 1,4 1,4 0 0,8 Trace 0,2 3,9 7,9x 107 TABLEAU 18 Dispositif de fermentation (8 heures) i Fluide de rumen du jeune boeuf alimenté par du foin 6,1 0,8 0,6 0 0,1 0 0 1,5 2,2x 109 Fluide du rumen du jeune boeuf alimenté par un concentré 6,25 1,5 2,0 0 0,5 Trace Trace 4,0 9x10@ Ballon d'ARM 6,4 1,7 1,5 0 0,6 Trace 0,2 4,0 2x108 Test de l'acide lactique En bref, ce test implique la culture d'un spécimen de mieroorganismes de rumen dans des conditions fortement spécifiques et l'analyse du bouillon résultant pour déterminer l'acide lévolactique. Si l'acide lactique est en quantité de 0,05 mg/ml ou moins, les microorganismes de rumen dans le bouillon sont considérés comme étant adaptés, c'est-à-dire que ce sont des ARM. Le mode opératoire expérimental est le suivant Dans un ballon de culture de 750 ml, on place 450 ml de milieu nutritif du mélange du tableau 15.Par exemple, la fournée de 10.000 g décrite ici peut être constituée, et on prend 450 ml de cette fournée. Ensuite, on place dans le ballon 50 ml de produit d'inoculation formé de microorganismes de rumen. Ces microorganismes de rumen peuvent provenir de toute autre source.Par exemple, ils peuvent Atre les derniers dans une série de cultures, réalisées comme dans l'exemple 1, destinées à l'adaptation, ou bien ces microorganismes peuvent venir directement d'un jeune boeuf alimenté par du foin ou alimenté par un concentré, ou bien cela peut être des ARM présumés, étant testés à nouveau pour poursuivre la détermination d'identité en tant qu'ARM, ou bien cela peut être tout autre spécimen intéressant. On balaie continuellement le'ballon avec de l'anhydride carbonique à travers un dispositif d'aspersion en verre fritté qui, étant sous la surface du liquide, l'agite de manière adéquate. Le ballon est maintenu à 390C pendant 24 heures. A la fin de ce temps, le mode opératoire est interrompu et le bouillon est testé pour déterminer l'acide lactique. LorSqu'on suit l'adaptation d'un spécimen de rumen à partir d'un jeune boeuf alimenté par dù toin, l'acide lactique du spécimen de départ est généralement en très faible quantité, par exemple 0,0 à 0,02 mg/ml, et cette quantité s'élèvera jusqu'à un niveau très élevé, par exemple 0,6 - 0,7 mg/ml,lors de la première exposition au concentré. Lors de transferts ou de stades de culture successifs, la quantité d'acide lactique s'abaisse. Dans certains cas, chute d'adaptation critique peut autre brusque et est très importante. La variation des niveaux d'acide lactique est présentée dans plusieurs essais typiques dans le tableau 19 ci-dessous. Dans chacun de ces essais, le spécimen initial était formé de 50 ml de fluide de rumen provenant d'un jeune boeuf alimenté par du foin, I1 a été cultivé avec 450 ml de produit nutritif comme décrit ci-dessus, et puis 50 ml de ce bouillon ont été utilisés comme produit d'inoculation pour le stade de culture suivant, suivi du fait que des cultures successives ont été inoculées de manière semblable par 50 ml du bouillon précédent. TABLEAU 19 Cultures de rumen, acide lactique en mg/ml dans le bouillon Jour Essai Essai Essai Essai Essai Essai Essai Essai 104 1121 117 105 626 627 330 130P 0 0,020 0,013 0,011 0,006 0,015 0,003 0,000 0,010 1 0,747 0,777 0,787 0,712 0,699 0,663 0,571 0,475 2 0,697 0,304 0,787 0,646 0,369 0,268 0,008 0,183 3 0,100 0,648 0,726 0,018 0,022 0,023 0,013 0,111 4 0,024 0,420 0,669 0,007 0,000 0,000 0,009 0,060 5 0,017 0,451 0,342 0,001 0,000 0,000 0,010 0,404 6 0,015 0,006 0,210 0,011 0,000 0,001 0,008 0,480 7 0,008 0,011 0,030 0,024 0,012 0,000 0,025 0,182 8 0,024 0,000 0,021 0,001 0,000 0,032 0,021 0,123 9 0,005 0,000 0,010 0,011 0,006 0,001 0,000 0,014 10 0,005 0,002 0,012 0,003 0,002 0,018 0,002 0,245 11 0,004 0,001 0,013 0,006 0,005 0,014 0,002 0,158 12 0,008 0,002 0,013 0,009 0,007 0,000 0,000 0,075 13 0,018 0,002 0,017 0,011 0,013 0,028 0,000 0,046 14 0,015 0,024 0,000 0,021 0,021 0,016 0,013 0,023 15 0,031 0,030 0,004 0,022 0,012 0,010 0,032 0,022 16 0,019 0,044 0,018 0,018 0,000 0,001 0,000 0,034 17 0,014 0,043 0,032 0,019 0,000 0,009 0,008 0,027 18 0,023 0,035 0,048 0,017 0,000 0,000 0,012 0,023 19 0,012 0,033 0,039 0,005 0,000 0,004 0,003 0,040 20 0,004 0,013 0,026 0,003 0,012 0,001 0,004 0,026 21 0,007 0,008 0,011 0,015 0,009 0,016 0,000 0,011 Les essais dans le tableau indiqué ci-dessus méritent une discussion. En se référant à l'essai 104, ceci présente un système plutôt idéalisé de transferts. L'échantillon de rumen au commencement contient 0,020 mg/ml d'acide lactique. Dans la première culture (premier jour), à la fin de 24 heures, le bouillon contient 0,747 mg/ml d'acide lactique Ce niveau élevé est provoqué par le passage du foin au concentré dans le milieu nutritif pour les microorganismes de rumen. Ce niveau élevé d'acide lactique continue dans le seconde transfert (deuxième jour). Le troisième jour présente une chute brusque de niveau d'acide lactique jusqu'à 0,100 mg/ml, ce qui montre que la microflore du rumen devient adaptée.Cependant, le ni veau d'acide lactique n'est pas encore à un niveau faible acceptable. Le quatrième jour, le niveau d'acide lactique s'est abaissé à 0,024 mg/ml. Les transferts ont été poursuivis au total pendant 21 jours (et en fait pendant un temps quelque peu plus long) et, à aucun moment durant la séquence suivante de transferts, le niveau d'acide lactique n'a atteint une concentration élevée à un point inacceptable. Le transfert le quatrième jour qui a donné 0,024 mg/ml d'acide lactique indiquait un microorganisme de rumen adapté. L'essai 117 est quelque peu semblable à l'essai 104, sauf que l'adaptation était plus graduelle et prenait envirpn un temps deux fois plus long. Les essais 105, 626, 627 et 330 présentaient des adaptations très rapides. En fait, l'essai 330 présentait une adaptation lors du second transfert (deuxième jour) pour une concentration d'acide lactique de 0,008 mg/ml. L'essai 130 P était le plus lent de la série pour atteindre l'adaptation. Cette séquence présente, le quatrième jour, un niveau d'acide lactique de 0,060 mg/ml. Cependant, cette tendance a été immédiatement inversée les deux jours suivants. L'acide lactique a commencé à retomber à nouveau le septième Jour et a atteint un niveau pseudo-acceptable le neuvième jour (0,014 mg/ml).Cependant, la tendance à été inversée à nouveau le 10ème jour quand le niveau a atteint 0,245 mg/ml, et, d partir de ce niveau, la quantité s'est abaissée peu à peu jus qu'à un niveau acceptable de o,o46 mg/ml le 13ème jour. A partir de ce moment, le niveau est resté à une valeur acceptable. Par suite de l"'inversion" le 9ème jour et après, la demanderesse préfère réaliser trois transferts séquentiellement, tous donnant une quantité d'acide lactique inférieure ou égale à 0,05 mg/ml avant decon- sidérer que les microorganismes sont vraiment des ARM. L'acide lactique est déterminé à la manière connue. Le mode opératoire analytique de la demanderesse est basé sur le test dit Lactate Test Kit de Boehringer-Mannheim, disponible dans le commerce. En principe, l'acide lactique est transformé en acide pyruvique en présence de diphosphopyridine nucléotide et de déshydrogénase lactique. La diphosphopyridine nucléotide hydrogénée produite dans cette réaction est mesurée par vote spectrophotométrique à 366 m flA . On se référera à Hohorst, H.J. dans l'ouvrage de H.U. Bergmeyer : Methods of Enzymatic Analysis, Verlag Chemie Weinheim, lère édition, 1 62, p. 622 et à l'article de Laudahn, G, Klin. Wschr. 37, 850 (1959). La diminution des niveaux d'acide lactique indique que la population de microbes du rumen transforme avec succès l'acide lactique en acides gras volatils (source d'énergie principale dis pônible pour le ruminant) et, de son côté, ceci veut dire que la population microbienne du rumen devient adaptée à l'alimentation de concentré et/ou à la culture. Administration d'ARM à l'animal Une fois que les ARM sont fabriqués dans le-bouillon, on peut les donner au ruminant suivant un certain nombre de manières différentes. La manière la meilleure et la plus simple connue de la demanderesse consiste simplement à donner à l'animal un breuvage renfermant tout le bouillon. Le breuvage peut être donné au moyen d'une seringue classique. Tel qu'indiqué ci-dessus, si le bouillon renferme dedans une matière grossière qui pourrait boucher l'orifi- ce de la seringue, il est préférable que le bouillon soit soumis à une filtration grossière avant l'utilisation. Ceci retire les matières grossières, tout en conservant les ARM.Avant l'utilisation, le bouillon, qu'il soit ou non filtré, peut être emmagasiné. I1 durera indéfiniment sans changement s'il est emmagasiné à une température de 9 à 4"C, et il peut être emmagasiné à la température ambiante pendant environ une semaine sans gêne. La raison de cette dernière possibilité est que, lorsqu'on réalise la récolte à un pH de 6, il y-a encore suffisamment de matière nutritive dans le bouillon pour que, si les microorganismes commencent à se développer à nouveau, par exemple par suite dtune panne de réfrigération, ou par exposition délibérée à la température ambiante, les microorganismes auront suffisamment de nourriture disponible pendant plusieurs jours. La quantité de bouillon à donner à un animal dépend jus qu'à un certain point du poids corporel de l'animal. Par exemple, avec de jeunes boeufs, la demanderesse a trouvé que le volume de breuvage pour 272-544 kg de poids d'animal corporel doit être dans la gamme d'environ 90 - 590 ml, convenablement 350 ml. Ceci peut être fourni une fois par jour, pendant autant de jours que le programme l'exige. Généralement, lorsqu'on fait passer un jeune boeuf d'une alimentation de détritus à une alimentation de concentré, on n' exige pas plus de trois jours pour aider le jeune boeuf à s'adapter à la nouvelle alimentation. Un breuvage de 350 ml est utile et typique. Cependant, la demanderesse a utilisé des breuvages de 9C et de 175 ml avec de bons résultats. Un volume de breuvage supérieur à 590 ml fonctionne bien mais généralement n'est pas nécessaire. 350 ml de breuvage peuvent contenir 106 - 1012 microorganismes, tel que déterminé par le procédé de comptage de trypticase-soja-agar-agar (TSA). Comme cela est bien connu, ce procédé ne compte que les organismes viables et, parmi ceux-ci, seuls les organismes qui se développeront sur ce milieu d'agar-agar particulier. On présume, en conséquence, que le comptage total est supérieur. En utilisant le procédé de comptage dit TSA, les ARM dans le tableau 18 présentent une valeur faible de 9 x 105 par ml et une valeur élevée de 2 x 108 par ml. Pour 350 ml, cela donne respectivement environ 3 x 108 et environ 7 x 1010. Puisque ceci est la dose typique de la demanderesse pour un jeune boeuf typique dans la gamme de poids de 226544 kg, ces nombres peuvent, si on le désire, être rendus proportionnels pour obtenir des doses pour d'autres ruminants, c'est-àdire le bétail, les moutons, et les chèvres pesant plus ou moins que la gamme de poids indiquée, et selon que l'animal est bien portant ou malade.En fait, en pratique, on peut utiliser un dosage de 350 ml de tout le bouillon pour tous les ruminants, indépendamment de l'espèce ou du poids. Dans certains cas, il peut astre avantageux de mélanger la pâte de cellules microbiennes (obtenue par centrifugation ou filtration du bouillon avec un support, comme par exemple, un mélange de sucre , par exemple du lactose, et de cellulose) et de transférer alors le mélange résultant à une capsule de gélatine ou autre type de capsule classique. Les capsules peuvent être alors emmagasinées à des températures normales de réfrigération si elles doivent être utilisées dans une courte période de temps. Pour les emmagasinages à long terme, il est préférable d'emmagasiner les capsules dans un état fortement congelé. Les capsules peuvent tre administrées à la vache par l'intermédiaire de seringue à bol (ou grosse pilule). Egalement, les microorganismes de rumen adaptés peuvent etre simplement mélangés avec la ration alimentaire à fournir au bétail. Dans ce dernier mode d'administration, les microorganismes peuvent Autre microencapsulés en utilisant des techniques pour minimiser l'exposition par traitement à l'oxygène et aux matières de revêtement qui sont perméables en quantité minima à l'oxygène et aux autres matières dans l'alimentation sèche et qui sont nocives pour les miGroorganismes, mais ces matières de revêtement se dissolvent facilement dans les fluides de rumen lorsqu'elles sont ingérées par le ruminant, en libérant ainsi des microorganismes vivants et non modifiés. Des procédés de micro-encapsulation sont décrits par exemple dans les brevets américains n 2.800.457 et n 2.800.458. Ces microorganismes de rumen adaptés in vitro micro-encapsulés sont, de préférence, mélangés avec les produits alimentaires spécifiques à fournir aux ruminants. Lorsque le produit en ARM doit Aetre ajouté à ou mélangé avec une alimentation de ruminant, ceci peut être réalisé en déversant le bouillon sur l'alimentation, ou en ajoutant des ARM encapsulés à l'alimentation, ou en mélangeant la pâte d'ARM centrifugée (ou filtrée) avec l'alimentation. D'autres modes d'addition sont également convenables. La quantité, quelquefois son mode d'addition, doit être suffisante pour fournir environ 106 - 1012 microorganismes. Pour un ruminant mangeant 13,6 - 22,7 kg d'alimentation totale par jour (concentré et fourrage), cela signifie l'addition d'environ 2 x 104 à 3,3 x i010 microorganismes/0,45 kg d'alimentation.Du bouillon fabriqué par les exemples précédents (et en partant d'un produit d'inoculation en ARM pré-cultivé) contient normalement 108 - 109 microorganismes/ml, ou environ 3,6 x 1010 - 3,6 x 101l pour 350 ml, mais le comptage peut varier quelque peu d'une fournée à l'autre. Les comptages de bactéries sont réalisés facilement par les personnes expérimentées dans la technique, si bien que cette caractéristique est facilement déterminée. Alors, en conséquence, dans un cas typique et simple, on peut ajouter 350 ml de bouillon (tamisé ou non tamisé) directement à l'alimentation. Comme on l'a mentionné, ceci peut fournir environ 106 - 1012 microorganismes. Un autre procédé de préparation des ARM pour l'administration aux ruminants consiste à congeler la matière dès qu'elle est prête à l'utilisation. Ceci est réalisé par n'importe lequel des divers moyens consistant à placer le récipient de microorganismes dans un bain d'acétone-glace sèche, à placer le récipient dans l'azote liquide, ou à placer le récipient dans un congélateur. Généralement, il est souhaitable d'abaisser la température de l'additif jusqu'à environ - 200C. Le temps exigé pour atteindre cette température varie selon le procédé employé et ne prend que quelques secondes, lorsque de l'azote liquide est utilisé, jusqu'à une heure lorsqu'on emploie un congélateur. Ultérieurement, l'additif peut autre dégelé et étalé sur l'alimentation. Un autre procédé de préparation de l'additif pour l'administration consiste à sécher par congélation tout le bouillon (ctest-å-dire la suspension aqueuse cultivée). Ceci est réalisé en centrifugeant tout le bouillon jusqu'à ce qu'approximativement les 9/10 du bouillon puissent astre décantés; en décantant et en ajoutant 10 , en se basant sur le poids de tout le bouillon restant, de glucose à tout le bouillon restant; en congelant ce mélange dans un réfrigérateur; en plaçant le mélange congelé dans un séchoir; en le soumettant à une pression réduite et en laissant le mélange congelé stéchauffer peu à peu jusqu a la température ambiante.Lorsque cela est nécessaire, l'additif peut store mélangé avec un support inerte et appliqué sur l'alimentation. Lorsque l'additif est congelé ou séché par congélation, il est préférable de mélanger tout le bouillon avec un agent cryoprotecteur, tel que du glycérol, du saccharose, du glucose, de la caséine et du petit lait. Un rapport convenable est 100 parties de bouillon pour 6 parties d'agent cryo-protecteur. Le but de l'agent cryo-protecteur est de protéger les microorganismes de tout endommagement durant le procédé de congélation. Un grand nombre de rations pour des animaux ruminants, composées de diverses matières alimentaires, peut être formulé afin de satisfaire aux exigences nutritives de base de l'animal. Ainsi, les compositions des rations utilisées dans les exemples ne-doivent pas astre considérées à titre de limitation. L'appréciation de certaines des valeurs de mesures indiquées ci-dessus doit tenir compte du fait qu'elles proviennent de la conversion d'unités anglo-saxonnes en unités métriques. La présente invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation qui viennent d'hêtre décrits, elle est au contraire susceptible de variantes et de modifications qui apparattront à l'homme de l'art. REVENDICATIONS I - Procédé de préparation d'un produit alimentaire pour ruminants, comprenant l'introduction de microorganismes viables isolés ou cultivés à partir du fluide de rumen d'un animal ruminant dans un milieu nutritif, caractérisé en ce que le milieu nutritif se compose essentiellement d'une suspension aqueuse d'une ration alimentaire formée de concentré contenant de l'amidon, la suspension est cultivée sous une atmosphère d'anhydride carbonique à une température dans l'intervalle de 30 à 500C, en passant par des stades suffisants pour assurer l'adaptation complète in vitro des microorganismes de rumen à la ration alimentaire, et les microorganismes de rumen adaptés sont rassemblés pour former le produit alimentaire, l'adaptation étant déterminée paras moins un des modes opératoires suivants A et B:: A. une culture d'un litre, cultivée sur une alimentation formée d'un concentré à 87 ffi avec un mélange de salive artificielle pendant 24 heures à 390C, fournit à l'analyse une quantité inférieure ou égale à 0,05 mg/ml d'acide l-lactique; B. une culture de fermentation de 11 litres, cultivée sur une alimentation formée d'un concentré de 87 % avec un mélange de salive artificielle pendant 8 heures à 39 C, fournit à l'analyse une quantité supérieure ou égale à 3,5 mgZml d'acides gras volatils. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la suspension est cultivée à une température dans l'intervalle de 36 à 40"C. 3 - Procédé selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé en ce que la ration alimentaire comprend un produit alimentaire choisi dans le groupe se composant d'alfa, de mais, de milo, de farine de graines de coton, de fléole des prés, de farine de graines de lin et de blé. t - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la ration alimentaire comprend une source d'azote non protéiné choisie dans le groupe se composant d'urée, d'ammoniac, de sulfate d'ammonium et de suret. 5 - Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que la ration alimentaire comprend des vitamines B, des acides gras contenant 4 à 10 atomes de carbone et des minéraux de magnésium et de potassium. 6 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que des microorganismes viables sont cultivés statiquement dans un mode opératoire à étapes multiples consistant à cultiver, dans une première étape, un premier échantillon contenant des microorganismes de rumen dans une suspension de ration alimentaire concentrée, pendant une période d'environ 24 heures à une température dans l'intervalle de 35-40 C, à transférer une partie des microorganismes de rumen ainsi cultivés à un second milieu nutritif comprenant la ration alimentaire concentrée et à cultiver cette partie pendant une autre période de 24 heures à une température dans l'intervalle de 36 - 40"C, et à répéter le mode opératoire indiqué ci-dessus jusqu'à ce que l'on obtienne une adaptation complète des microorganismes de rumen. 7 -Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que les microorganismes viables isolés à partir du fluide de rumen d'un animal ruminant sont in.troduits- dans un mélange nutritif se composant essentiellement de la suspension aqueuse de la-ration contenant de l'amidon, qui comprend un mélange de salive articielle; le volume du mélange est dilué suivant un facteur dans la gamme de 0,1 à 25; la suspension est alors cultivée sous une atmosphère d'anhydride carbonique pendant une période suffisante pour assurer une adaptation complète in vitro des microorganismes du rumen à la ration alimentaire contenant de l'amidon; on ajoute un agent cryo-protecteur; le tout est centrifugé et le filtrat est retiré; la matière formée des microorganismes de rumen restants est congelée; et eDe est ensuite dégelée et étalée sur une matière alimentaire concentrée choisie. 8 - Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que la matière restante formée de microorganismes de rumen est congelée jusqu'à une température dans l'intervalle de -180C à +1"C. 9 - Procédé selon la revendication 7 ou la revendication 8, caractérisé en ce que l'agent cryo-protecteur est choisi dans le groupe se composant de glycérol, de saccharose, detglucose, de caséine et de petit lait. 10 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'un mélange de salive artificielle est aJouté au mélange nutritif avant la culture. 11 - Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'en outre, on centrifuge la suspension cultivée; on décante environ les 9/10 de la suspension centrifugée et on les évacue; on ajoute au résidu environ 10 %,- en se basant sur le poids du résidu, d'un agent de cryo-protection; on congèle le mélange; on place le mélange congelé dans un séchoir et on fait le vide jusqu'cl ce que l'humidité dans le mélange soit pratiquement retirée. 12 - Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que la suspension aqueuse rassemblée de mi proorganismes de rumen adaptés est mélangée avec un support inerte absorbant où le rapport en poids suspension : support inerte est dans la gamme de 0,5-5 : 1. 13 - Procédé selon la revendication 12, caractérisé en ce que le support inerte est la vermiculite. 14 - A titre de produit industriel nouveau, produit préparé par le procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 13. 15 - Capsule ayant une section transversale d'au moins 5 mm et adaptée pour être administrée à des animaux ruminants par une seringue pour bol (ou grosse pilule), caractérisée en ce qu'elle est remplie par un mélange aqueux comprenant 1 à 10 ffi en poids du produit de la revendication 14 et 99-90 % en poids dtun support. 16 - Composition pour améliorer la digestion chez un ru-minant, caractérisée en ce qu'elle renferme une quantité efficace du produit de la revendication 14 ou de la capsule de la revendication 15. 17 - Composition selon la revendication 16J caractérisée en ce que le ruminant est un jeune boeuf dont l'alimentation passe de détritus (ou déchets) à un concentre. 18 - Composition selon la revendication 16, caractérisée en ce que le ruminant est un boeuf dit "chronique". lg - Composition selon la revendication 16, caractérisée en ce que le ruminant est un jeune boeuf dans la période de 90-100 jours d'alimentation complète avec un concentré, pour le traitement de la ndépression de 90 jours". 20 - Composition selon l'une quelconque des revendications 16 à 19J caractérisée en ce que la quantité efficace de produit est 90 à 590 ml de bouillon administré sous forme d'un breuvage par voie orale. 21 - Composition selon la revendication 19, caractérisée en ce que la quantité est 350 ml. 22 - Composition pour la préparation du produit alimentaire selon le procédé de l'une quelconque des revendications 1 à 13, caractérisée en ce qu'elle se compose essentiellement de (a) des microorganismes de rumen viables; (b) le milieu nutritif pour ces microorganismes comprenant le produit alimentaire concentré, et (c) de l'anhydride carbonique comme exigence essentielle de nutrition pour les microorganismes, et renfermant éventuellement un mélange de salive artificielle.