La présente invention concerne, d'une manière générale, les agencements d'enroulements de moteurs polyphasés à vitesses multiples et, plus particulièrement, les agencements d'enroulements de ce type tels qu'on peut les utiliser dans un moteur à induction. Pour être plus précis, la présente invention se rapporte aux moteurs à induction polyphasés du type à variation de vitesse et aux techniques de fabrication de tels moteurs en vue de répondre à certaines exigences de conception déterminées. La machine dynamoélectrique à courant alternatif poly phasée classique possède un noyau magnétique à encoches dans lequel trois enroulements de phase séparés sont imbriqués, les enroulements de phase individuels étant connectés en étoile ou en triangle à une source de courant alternatif triphasé. Cependant, un tel stator à enroulements imbriqués ne se prête pas facilement à l'adoption de techniques de production automatisées étant donné qu'un côté des spires de chaque bobine d'enroulements imbriqués est placé au fond (c'est-à-dire le plus vers l'extérieur dans le sens radial) d'une encoche de noyau statorique, alors qu'un autre côté des spires est placé vers le sommet d'une autre encoche du noyau statorique.Ainsi, un côté des spires de chacune des bobines est recouvert par un côté des spires d'une autre bobine et, compte tenu de cet impératif, les différentes bobines sont généralement placées manuellement dans leurs encoches respectives. Ces dernières années, l'utilisation d'agencements concentriques des enroulements s'est largement répandue étant donné qu'à une disposition imbriquée d'enroulements donnée, correspond une disposition concentrique d'enroulements équivalente et que l'on peut assez facilement adapter la disposition concentrique des enroulements aux techniques de production en série en réalisant les enroulements concentriques en dehors du noyau statorique puis en insérant ces enroulements par machine soit simultanément, soit consécutivement dans les encoches appropriées de ce noyau. I1 faut noter qu'il existe des dispositions concentriques d'enroule ments pour lesquelles il n'y a pas d'agencement d'enroulements imbriqués équivalent. Souvent, il est souhaitable de disposer d'un moteur à induction dont les enroulements puissent être interconnectés de manière appropriée afin qu'il tourne à une vitesse choisie, par exemple, parmi deux vitesses de fonctionnement différentes. De tels moteurs à vitesses multiples ou à inversion de pôles, bien que n'étant pas inconnus dans l'art des moteurs à induction polyphasés, sont plus souvent rencontrés dans une conception de moteur monophasé. Ces agencements particuliers à la variation de la vitesse de rotation d'un moteur à induction peuvent comporter des enroulements fonctionnant dans l'un et l'autre modes de vitesse et des enroulements supplémentaires qui ne peuvent pas fonctionner dans tous les modes de vitesse, ce qui donne un nombre de pôles actifs variant d'un mode à l'autre.On connaît aussi des agencements avec un nombre déterminé de pôles bobinés interconnectés dans un mode de fonctionnement de telle sorte qu'ils aient des polarités magnétiques différentes alors que dans un autre mode de fonctionnement les interconnexions de ces pôles bobinés donnent la même polarité magnétique à deux pôles consécutifs, ce qui induit un pôle conséquent de polarité magnétique inverse entre chaque paire de tels pôles bobinés. Ainsi, le nombre de pôles est effectivement doublé lorsque les connexions du stator sont établies pour induire les pôles conséquents correspondants. Pour beaucoup d'installations comprenant un moteur à vitesses multiples, il est important de pouvoir concevoir le moteur de manière à fournir un rapport de couples "sur mesure adapté à l'environnement considéré. Ceci est particulièrement vrai pour les moteurs hermetiques tels que ceux qui sont utilisés pour l'entraînement de compresseurs du type rencontré dans les systèmes de réfrigération et de conditionnement d'air. Dans un moteur monophasé, bi-vitesses, à pôles conséquents, cette adaptation du rapport de couples du moteur aux besoins de l'installation considérée est fréquemment réalisée au moyen d'un enroulement dit 'enroulement principal prolongé" qui n'est utilisé que dans l'une des configurations de pôles pour réduire le couple dans cette configuration et n'affecte pas de façon nuisible le fonctionnement du moteur dans l'autre configuration de pôles où cet "enroulement principal prolongé est inactif. Cependant, une telle solution n'est pas adaptée facilement aux agencements d'enroulements de moteurs polyphasés. La disposition-type d'enroulements polyphasés à pôles conséquents possèdent des pôles bobinés à configuration imbriquée ou concentrique avec pas complet pour le mode de fonctionnement à vitesse réduite et, par conséquent, un pas divisé par deux pour le mode de fonctionnement à grande vitesse. On trouvera une illustration d'un tel agencement d'enroulements en version concentrique d'un type réalisé et commercialisé par le cessionnaire de la présente invention, sur la figure 4. Les facteurs de raccourcissement pour cet agencement deviennent évidents quand on dessine l'enroulement imbriqué équivalent. Le changement du couple d'un moteur tel que celui de la figure 4 dans l'un de ses modes de fonctionnement par nombre de pôles, sans perturbation de ses performances dans son autre mode de fonctionnement par nombre de pôles, n'est pas facile à réaliser. Si l'on diminue simplement le nombre de spires, on obtient une densité de flux plus grande dans le stator et une perte par effet Joule RI2 accrue se traduisant par une détérioration du rendement et du facteur de puissance dans l'autre de ses modes de fonctionnement par nombre de pôles. Des agencements d'enroulements connus, tels celui qui est représenté sur la figure 4, posent de sérieux problèmes d'isolement des têtes de bobines dus en partie au nombre important de dents embrassées par la bobine la plus à l'extérieur des bobines concentriques ; bien que n'étant pas insurmontables, ces problèmes accroissent à la fois les exigences en matière de matériau isolant et le temps de fabrication ce qui se traduit par un prix de revient global plus élevé du moteur. En outre, avec une configuration d'enroulements comme celle de la figure 4, la marge de réalisation de rapports de couples dans les limites admissibles de densités de flux et de courant est très réduite. parmi les différents buts de la présente invention on peut noter : la fourniture d'une technique intégrée de conception et de fabrication d'une gamme large de moteurs poly phasés à vitesses multiples répondant à certaines spécifications d'étude ; la fourniture d'une technique de conception et de fabrication telle que proposée dans le but précédent, caractérisée en ce que des rapports prédéterminés de couples puissent être obtenus en changeant de pas d'enroulement ; la fourniture d'une assemblage de stator pour moteur polyphasé à vitesses multiples ayant des enroulements à pas courts et caractérisé par un agencement ramassé des têtes de bobines la fourniture d'une conception de moteur triphasé à deux vitesses repondant à des conditions d'étude prédéterminées telles qu'un rapport des couples demandés par les différents modes de vitesse respectifs ; et la fourniture d'une technique de conception et de fabrication de moteurs polyphasés à vitesses multiples qui évite les solutions quelque peu aléatoires de l'art antérieur pour de telles conceptions de moteurs. En général, un assemblage de stator pour utilisation dans un moteur à nombre variable de pôles fournissant un rapport de couples prédétermine pour des modes de fonctionnement par nombre de pôles spécifiés, est fabriqué en choisissant un noyau statorique muni d'un alésage pour recevoir le rotor et d'un certain nombre d'encoches pour loger les enroulements, ouvertes sur l'alésage ; en déterminant le nombre de tours de fil d'un diamètre choisi qui peuvent être placés dans des encoches sélectionnées ; en déterminant le nombre de spires utiles par pôle dans chacun des modes de fonctionnement par nombre de pôles spécifiés ; en déterminant, au banc d'essai par exemple, un rapport de couples pour le moteur dans les modes de fonctionnement par nombre de pôles spécifiés et en changeant la répartition des enroulements dans les encoches du noyau-pour modifier le nombre de spires utiles par pôle dans chacun des modes de fonctionnement par nombre de pôles spécifiés afin de rapprocher au maximum ce rapport de couples du rapport de couples prédéterminé. La répartition des en roulements peut être modifiée en changeant de pas polaire ou en modifiant le nombre de spires dans certaines des bobines concentriques constituant les groupes de bobines. Par exemple, la répartition des enroulements peut être modifiée en changeant le nombre d'encoches du noyau embrassées par chacune des bobines concentriques des différents groupes polaires, d'une même valeur.On peut, dans certains cas, répéter la suite des étapes ci-dessus, postérieures au choix d'un noyau statorique, jusqu'à ce que la différence entre le rapport de couples prédéterminé et le rapport de couples déterminé ou mesuré soit moindre qu'une valeur prédéterminée. D'une manière également générale et dans une forme de l'invention, un moteur à induction polyphasé possède un stator comprenant une pièce primaire de noyau à faces frontales, une partie de culasse et un certain nombre de sections dentées constituant des encoches réceptrices de bobines ainsi qu'un alésage avec première, deuxième et troisième phases d'enroulement, déphasées l'une par rapport à l'autre et portées par le noyau, chacune de ces phases d'enroulement comprenant au moins deux groupes polaires formés chacun par deux bobines concentriques au moins, la bobine la plus à l'extérieur de chaque groupe polaire embrassant le maximum de sections dentées pour ce groupe.Les trois phases d'enroulement peuvent être connectées en triangle à une source polyphasée, les deux groupes polaires de chaque phase étant branchés en série pour qu'ils aient la même polarité magnétique afin d'induire un nombre égal de pôles conséquents pour chaque phase quand le moteur fonctionne dans le mode à vitesse réduite, ces trois phases d'enroulement pouvant etre connectées en étoile à une source polyphasée, les deux groupes polaires de chaque phase étant branchés en parallèle pour qu'ils soient de polarités magnétiques opposées afin d'assurer le fonctionnement du moteur dans le mode à grande vitesse.On peut aussi connecter les trois phases d'enroulement en étoile à une source polyphasée avec les deux groupes polaires de chaque phase en série pour qu'ils aient la même polarité magnétique afin d'induire un nombre égal de pôles conséquents pour chacune des phases et faire ainsi tourner le moteur dans un mode à vitesse réduite ; ou bien connecter les trois phases d'enroulement en triangle à une source polyphasée, les deux groupes polaires de chaque phase étant connectés en série pour qu'ils soient de polarités magnétique opposées afin de faire tourner le moteur dans un mode à grande vitesse.Dans l'un et l'autre de ces agencements possibles, chaque phase d'enroulement peut comprendre deux groupes polaires formés chacun de quatre bobines concentriques comportant des côtés de spires de bobines adjacentes séparés par une seule dent de stator avec, dans chaque agencement, le pas polaire du mode à grande vitesse inférieur à 1, cependant que le pas polaire dans le mode à vitesse réduite, déjà inférieur à 1 dans le premier cas d'agencement, est également inférieur à 1 dans le second cas. La suite de la description se réfère aux figures annexées qui représentent respectivement Figure 1, une vue en bout d'un stator suivant la présente invention, illustrant schématiquement la position des divers enroulements Figures 2 et 3, des schémas de principe illustrant l'interconnexion des enroulements de la figure 1 pour les modes de fonctionnement à vitesse réduite et à grande vitesse, respectivement Figure 4, une vue en bout d'un stator semblable à celui de la figure 1 mais illustrant schématiquement un agencement connu des différents enroulements Figure 5, un schéma de principe illustrant l'interconnexion des enroulements de la figure 4 pour un mode de fonctionnement à vitesse réduite Figure 6, un schéma de principe illustrant l'interconnexion des enroulements de la figure 4 pour un mode de fonctionnement à grande vitesse Figure 7, une vue en bout d'un stator semblable à celui des figures 1 et 4 mais illustrant schématiquement une autre variante de disposition des différents enroulements suivant la présente invention Figure 8, un schéma de principe illustrant l'interconnexion des enroulements de la figure 7, pour un mode de fonctionnement à vitesse réduite Figure 9, un schéma de principe illustrant l'intercon nexion-des enroulements de la figure 7 pour un mode de fonctionnement à grande vitesse ; et Figures 10 et Il des diagrammes des forces magnétomotrices pour le moteur des figures 1 à 3 dans les modes à vitesse réduite et à grande vitesse, respectivement. Des numéros de référence identiques indiquent des pièces correspondantes dans les différentes figures données en annexe. Les exemples exposés dans le present document illustrent une mise en oeuvre recommandée de l'invention dans une de ses formes mais ces démonstrations ne doivent pas être interprêtées comme limitant le champ d'application de la divulgation ou celui de l'invention de quelque manière que ce soit. En se référant aux figues on a réalisé un assemblage de stator 11 ou 15, pour utilisation en moteur à nombre variable de pôles pour avoir un rapport de couples prédéterminé correspondant à des modes de fonctionnement par nombre de piles spécifiés, en choisissant d'abord un noyau statorique 17 ou 21 pourvu d'un alésage 23 ou 27 pour loger le rotor et d'un certain nombre d'encoches de noyau recevant les enroulements telles que 29 ou 33, chaque encoche étant ouverte sur l'alésage. Comme représenté, les noyaux statoriques 17 et 21 se trouvent être des noyaux identiques dits à "carcasse quarante" munis de vingt quatre encoches.-Ces noyaux sont représentés à environ 85% de leurs dimensions réelles. Les encoches du noyau, telles que l'encoche 29 de la figure 1, sont délimitées par la partie culasse du noyau statorique 35 et les dents de stator adjacentes 37 et 39 ainsi que par la périphérie de l'alésage 23, un faible jeu étant laissé entre les extrémités pointues des dents près de l'alésage afin d'y loger des cales d'isolement de cet alésage si on le souhaite. Pour un fil de section choisie, le nombre de spires qui peuvent être disposés dans une encoche de noyau donnée peut être déterminé soit expérimentalement, soit graphiquement ou bien grâce à des relations empiriques connues déterminées par la technique de mise en place des bobines dans les encoches. Le nombre de spires utiles par poule dans chacun des modes de fonctionnement par nombre de pôles spécifiés est ensuite déterminé en totalisant les nombres obtenus pour chaque bobine d'un groupe polaire en multipliant le nombre de spires de cette bobine par le sinus du produit de 900 par le rapport entre le nombre de dents embrassées par cette bobine et le nombre de dents par pôle de la configuration de stator considérée. Par exemple, dans le stator à vingt quatre encoches représenté sur la figure 1 dans sa configuration 9 deux pôles, il y a douze encoches par pôle, soit un équivalent maximal de douze dents pouvant être embrassées par la bobine la plus extérieure d'un groupe polaire.Ainsi, si la bobine 41 a N1 spires et embrasse huit dents de stator, la bobine 43 a N2 spires et embrasse six dents de bobine, la bobine 45 a N3 spires embrassant quatre dents de bobine et la bobine 47 embrasse une paire de dents de bobine avec N4 spires, le nombre de spires utiles par ple dans le mode à deux pôles sera donne par N = N1 sin((8/12/900) + N2 sin((6/12)900)+ N3sin((4/12) 90 ) + N4 sin((2/12)900). On peut, évidemment, adapter ce résultat de manière appropriée suivant le nombre spécifique de phases pour obtenir une valeur représentative de l'enroulement complet du moteur. I1 est possible maintenant de déterminer un rapport de couples pour le moteur dans les modes de fonctionnement par nombre de pôles spécifiés en faisant passer effectivement le moteur au banc d'essai, en utilisant les techniques décrites dans les manuels, en créant un modèle mathématique du moteur ou, plus simplement, mais de façon seulement approximative, en utilisant l'approximation connue du couple inversement proportionnel au carré du nombre de spires utiles.Si le rapport de couples ainsi déterminé ne correspond pas aux paramètres d'étude souhaités pour le moteur, la répartition de l'enroulement dans les encoches du noyau peut être modifiée pour avoir un nombre différent de spires utiles par pôle dans chacun des modes de fonctionnement par nombre de pôles spécifiés afin que le rapport de couples soit le plus approché possible d'un rapport prédéterminé. Cette modification de la répartition de l'enroulement peut être réalisée soit en changeant le nombre spécifique de spires de bobines données, soit en changeant le nombre de dents embrassées par différentes bobines ou bien en utilisant une combinaison de ces deux techniques. Dans certains cas, il peut être souhaitable de répéter la séquence de détermination ci-dessus pour mieux adapter la conception résultante aux paramètres d'étude préétablis. En regardant plus attentivement la figure 1, on peut voir que le stator 11 possède une partie frontale visible sur la figure et comprenant une pièce primaire de noyau 17 munie d'un certain nombre de sections dentées, telles que 37 et 39 s'étendant radialement vers l'intérieur depuis la partie culasse du noyau statorique 35, les sections dentées adjacentes formant des encoches de réception des bobines, telles que 29 et 53, et définissant, en outre l'alésage de logement du rotor 23. Une première phase d'enroulement comprenant les bobines concentriques 41, 43, 45 et 47 constituant un des groupes polaires 61 et 63 est placée radialement dans une position intermédiaire entre d'autres phases d'enroulement, les phases étant déphasées les unes par rapport aux autres. On voit que la bobine la plus à l'extérieur dans chaque groupe polaire, telle que la bobine 41 embrasse le nombre maximal de sections dentées pour ce groupe polaire tout en ayant un pas polaire inférieur à l'unité. On peut peut être mieux s'en rendre compte en dessinant l'enroulement imbriqué correspondant d'écartement compris entre les encoches 1 et 6, englobant ainsi cinq des douze~dents par pôle dans la configuration à deux pôles représentée. Si le même enroulement était utilisé dans un mode à pôles conséquents, l'enroulement imbriqué équivalent embrasserait cinq des six dents associées à chaque pôle ; il est donc clair que dans les deux configurations de pôles, l'agencement de l'enroulement représenté sur la figure 1 est un enroulement à pas court. La figure 3, illustre la manière d'interconnecter les conducteurs des enroulements de l'assemblage de stator de la figure 1 pour que le moteur fonctionne en triphasé, à deux vitesses, dans un mode à deux pôles où chaque pôle du moteur est bobiné. Si l'on identifie les groupes polaires par les numéros de leurs conducteurs d'extrémité, on voit qu'un enroulement de phase comprend deux groupes polaires connectés pour avoir des-polarités magnétiques opposées. Ainsi, le groupe polaire 57-59 et le groupe polaire 75-77 forment les deux pôles d'une seule phase et sont connectés comme en 79 àune phase de la source triphasée. Les deux autres phases de cette source triphasée sont branchées aux conducteurs 81 et 83 connectés à leur tour à un agencement en parallèle de chaque paire de groupes polaires de la phase correspondante. De cette façon, l'interconnexion de la figure 3 constitue un agencement d'enroulements connectés en étoile pour grande vitesse. La figure 2 représente les trois phases d'enroulement connectées en triangle à la même source polyphasée 79, 81, 83, mais ici chaque phase à deux groupes polaires est connectée en série afin de créer des pôles magnétiques de la même polarité et d'induire de la sorte un nombre semblable de pôles conséquents pour obtenir le fonctionnement du moteur dans un mode à vitesse réduite. On notera en comparant les figures 2 et 3 que le sens du courant, dans un groupe polaire, à un instant t, va du conducteur 57 vers le conducteur 59 alors que le sens du courant dans l'autre groupe polaire de cette même phase va du conducteur secteur 75 vers le conducteur 77. Comme indiqué plus haut, cette disposition crée des pôles bobinés de polarités magnétiques opposées.Cependant, quant le courant va du conducteur 57 au conducteur 59, avec la connexion d'enroulements de la figure 2, son sens dans l'autre groupe de bobines de cette même phase est du conducteur 77 au conducteur 75, ce qui crée effectivement deux pôles magnétiques de même polarité pour cette phase. Les autres groupes polaires sont interconnectés de la même manière, ce qui peut être suivi facilement par comparaison des numéros de référence des conducteurs 72, 65, 67, 69, 71, 73, 63, 61, 77,75,57,59 sur les figures 1 à 3.On a utilisé le schéma particulier dans lequel les conducteurs des divers groupes polaires sont interconnectés pour les modes de fonctionnement à grande vitesse et à vitesse réduite comme le représente la séquence correspondante des interconnexions de conducteurs de la figure 5, où, en commençant à la borne 79 de la sourie triphasée, les conducteurs 87, 93,99, 105 relient un enroulement de phase dans une configuration en triangle à la borne 81 de la source triphasée cependant que les conducteurs 95, 101, 107 et 89, dans cet ordre, branchent une seconde phase entre les bornes triphasées 81 et 83, l'intreonnexion en triangle s'achevant par 103, 85, 91 et 97, dans l'ordre. La configuration en étoile correspondante pour un mode d'exploitation à grande vitesse est représentée à la figure 6. La figure 4 montre un agencement d'enroulements connu sur la même configuration de noyau statorique que celle représentée dans la figure 1. Des essais ont été effectués pour comparer ces deux agencements d'enroulements quand ils sont réalisés sur des noyaux statoriques pratiquement identiques. On notera que le pas de chaque bobine d'un groupe polaire tel que représenté sur la figure 4 est plus grand d'une dent de stator que le pas correspondant des bobines des groupes polaires de la figure 1. Le pas de la figure 4 des différentes bobines correspond à un facteur de raccourcissement égal à 1 dans le mode d'exploitation à quatre pôles et un facteur de raccourcissement égal à 0,5 dans le mode d'exploitation à deux pôles. De nouveau, ceci peut être compris très facilement en dessinant l'enroulement imbriqué équivalent et en notant que chacune de ses bobines embrasse six dents du stator ou, autrement dit, qu'elle a un écartement de 1 à 7. On donne ci-après une tabulation des vérifications expérimentales des rapports de couples réalisables avec l'exemple d'agencement de stator illustré par les figures 1 et 7, par comparaison avec l'agencement d'enroulements connu de la figure 4. Fig.l. Fig.4 Fig.7 écartement de bobine pour enroulement imbriqué équivalent 1 - 6 1 - 7 1 - 8 Pourcentage de pas polaire 2 pôles 41,7 50 58,3 4 pôles 83,3 100 83,3 Couple de décrochage en N.m 2 pôles 38,55 33,13 69,57 4 pôles 37,28 40,33 36,94 Rapport 4 pôles/2 pôles 0,97 1,22 0,53 Couple moteur maximal en N.m 2 pôles (3000t/min ; 60 Hz) 33,05 27,96 51,43 4 pôles (1500t/min ; 60 Hz) 30,08 31,60 30,67 Rapport 4 pôles/2 pôles 0,91 1,13 0,60 Intensité rotor bloque en ampères 2 pôles 102 86,3 177 4 pôles 53 57,4 51,2 Rendement 2 pôles-charge nominale 86,3 85,3 90,0 2 ples-valeur de pointe 89,5 90,7 9D,9 4 pôles-charge nominale 84,3 84,9 83,8 4 ples-valeur de pointe 85,5 85,6 84,7 Facteur de puissance 2 pôles-charge nominale 92,5 92,6 88,6 2 pôles-valéur de pointe 93,0 92,6 90,7 4 pôles-charge nominale 70,5 69,9 69,0 4 pôles-valeur de pointe 71,0 75,0 75,0 Diamètre du fil en mm (D fil nu) 1,15 1,15 1,54 Nombre de spires Phase 1 29-30- 29-28- 16-17 30-30 29-28 17-17 Phase 2 29-30- 29-28- 16-17 30-30 29-28 17-17 Phase 3 29-30- 29-28- 16-17 30-31 29-29 17-18 Résistance entre lignes en ohms 2 pôles 0,938 0,985 0,463 4 pôles 1,251 1,307 1,403 Spires utiles 2 pôles 34,85 38,51 51,15 4 pôles 48,23 47,56 27,04 Niveaux relatifs des tensions harmoniques 2 pôles 0,604 0,462 0,250 3ème 0,604 0,462 0,250 5ème 0,027 0,145 0,204 7ème 0,156 0,l11 0,020 9eme 0,104 0,191 0,250 Fig.l Fig.4 Fit.7 4 pôles 3ème 0,500 0,707 0,500 5ème 0,067 0,259 0,067 7ème 0,067 0,259 0,067 9ème 0,500 0,707 0,500 De nombreuses particularités caractéristiques de la présente invention apparaissent à l'examen de la tabulation qui précède.Ainsi, en supposant qu'un projeteur soit confronté au problème d'accroissement, par exemple, du couple deux-pôles de sa conception de moteur, il lui suffirait, dans l'agencement de la figure 4, de diminuer simplement le nombre de spires des différents enroulements accroissant ainsi notablement la densité de flux dans le noyau, ce qui donnerait une nouvelle conception du moteur avec couple deux-pôles et couple quatrepôles augmentés tout en conservant entre couples moteurs maximaux quatre pôles et deux pôles sensiblement le même rapport 1,13 que celui qui est donné dans le tableau. Toutefois, ce changement de conception se traduirait par un accroissement important des pertes dans le moteur et une détérioration du facteur de puissance.Cependant, si le projeteur abordait le problème en suivant les indications de la présente invention il augmenterait, au moins dans la conception, le couple deuxpôles tout en diminuant le couple quatre pôles, ce qui n'aurait pas d'incidence sur le rendement ou le facteur de puissance de façon significative mais lui fournirait le couple deux pôles nécessaire. Ainsi, un rapport de couples quatre pôles/ deux pôles égal à 0,91 serait obtenu dans la configuration de la figure 1 avec les paramètres d'étude listés, alors qu'avec la configuration de la figure 7, on obtiendrait un rapport de couples quatre pôles/deux pôles égal à 0,6 tout en maintenant les autres paramètres d'exploitation dans des limites acceptables.De même, on notera' que les rendements dans la configuration deux pôles de l'agencement d'enroulements de la figure 7 ont été améliorés sans diminuer notablement les rendements avec quatre pôles par comparaison avec l'agencement d'enroulements connu de la figure 4, cependant que les valeurs des rendements dans les configurations de la figure 1 et de la figure 4 sont pratiquement identiques. I1 est un autre avantage significatif de la configuration de la figure 1 par rapport à celle représentée dans la figure 4 qui n'est pas mis en évidence par les valeurs du tableau. Chacun des agencements d'enroulements pourrait être (et, en fait, est) bobiné par paliers comme représenté dans le tableau précité. Ceci veut simplement dire que les groupes à deux pôles de la phase la plus à l'extérieur ont des tetes de bobines plus longues que celles de la phase intermédiaire alors que les têtes de bobines des groupes de bobines de la phase la plus à l'intérieur sont plus courtes que pour les deux autres phases. On opère ainsi à la fois pour économiser de la matière et pour éviter toute déformation des têtes de bobines des enroulements de phase placés le plus à l'intérieur que pourrait provoquer un excédent de matière à cet endroit. Afin d'équilibrer la réactance entre les différentes phases, une ou deux spires supplémentaires sont quelquefois ajoutées à la bobine la plus à l'extérieur de ce groupe polaire situé le plus à l'intérieur dans le sens radial et cette (ou ces) spire(s) supplémentaire(s) ressort(ent) dans chacune des trois configurations comparées dans le tableau, dans la phase 3. Cependant, étant donné que le pas de l'agencement d'enroulement de la figure 1 est court, la disposition en paliers des enroulements est particulièrement efficace pour séparer les différentes phases l'une de l'autre sans avoir besoin d'ajouter un isolant supplémentaire entre les différentes têtes de bobines des enroulements de phase. Cet avantage qui se traduit par une économie de matière et de temps d'assemblage est particulier à la configuration de la figure 1. L'agencement d'enroulements représenté sur la figure 7 et ses deux modes de commande représentés dans les figures 8 et 9 sont originaux, non seulement parce qu'ils permettent d'obtenir le rapport de couples quatre pôles/deux pôles remarquablement bas indiqué dans le tableau, mais également par le fait que, dans les deux schémas d'interconnexion des enroulements, les groupes polaires de chaque phase sont connectés en série. Dans la configuration quatre pôles à vitesse réduite représentée sur la figure 8, une borne de phase de la source 79 est branchée à la combinaison série d'enroulements de la première phase définie par les conducteurs 119, 125, 131 et 113. Les connexions centrales ou neutres de la configuration en étoile sont alors couplées à une autre borne de phase de la source par les conducteurs 121, 115, 109 et 127, cependant que la troisième phase de la source est connectée aux enroulements de la troisième phase par les conducteurs 111, 117, 123 et 129 aboutissant de nouveau à la connexion centrale du neutre. Cette disposition crée deux pôles conséquents pour chaque paire de pôles bobinés, de sorte que le courant circulant entre le conducteur 119 et le conducteur 125 donne la même polarité magnétique à un pôle bobiné que le courant circulant entre le conducteur 131 et le conducteur 113.On notera, cependant, que le courant circulant entre le conducteur 119 et le conducteur 125 impose le même sens au courant circulant entre le conducteur 113 et le conducteur 131 dans l'exemple de connexions de la figure 9 et, par conséquent, les dieux pôles magnétiques associés à cette phase sont de nom contraire ; l'interconnexion de la figure 9 fournit donc un mode d'exploitation à grande vitesse ou à deux pôles. Les figures 10 et 11 sont des diagrammes des forces magnétomotrices correspondant à l'agencement d'enroulements représenté dans la figure 1. La figure 10 correspond à l'interconnexion d'enroulements "grande vitesse " à deux pôles de la figure 3, alors que la figure 11 illustre l'interconnexion 1,vitesse réduite" à quatre pôles conséquents de ces enroulements, comme représenté dans la figure 2. Avant de poursuivre avec une description de ces diagrammes de forces magnétomotrices, il convient de rappeler qu'une source de tension triphasée peut être représentée par trois sinusoïdes superposées, chacune décalée par rapport à la précédente d'un angle électrique égal à 1200. Si l'on considère l'instant où l'une des sinusoides est à son maximum, les sinusoldes des deux autres phases seront égales à la moitié de cette ampli tude maximale et de sens contraire. Par conséquent, dans le schéma de la figure 3, si un courant d'un ampère traverse la borne 81, un courant d'un demi-ampère passe au même instant dans chacune des bornes 79 et 83. C'est la forme de l'onde magnétomotrice obtenue à ce moment précis qui est représentée dans les figures 10 et 11. Le noyau statorique de la figure 1 a été fendu suivant une encoche adjacente à l'encoche 53 et développé sur une droite pour faciliter la compréhension de ces formes d'ondes de forces magnétomotrices. Ainsi, un seul conducteur représentant la bobine 41 et un seul conducteur représentant la bobine 55 sont schématisés dans une première encoche, la bobine 43 est représentée dans une deuxième encoche et les bobines restantes d'un groupe polaire de la figure 1 sont identifiées par leur numéro de référence correspondant 45 et 47. De plus, le conducteur schématisant une bobine d'une phase particulière, la phase 1 par exemple, est représenté par un cercle, alors que la phase 2 est représentée par une section de conducteur triangulaire, et la phase 3 par un conducteur à section carrée, uniquement pour faciliter la compréhension. A l'instant t considéré plus haut, le courant allant vers l'obser- vateur à partir du dessin est indiqué par un point,-alors que le courant s'éloignant de l'observateur est indiqué par une croix à l'intérieur de chaque conducteur. L'effet cumulé de ces courants donne, à cet instant précis, naissance aux pôles nord et sud de la force magnétomotrice représentée sensiblement en gradins croissant et décroissant dans l'entrefer. Lorsque les groupes polaires des différentes phases sont interconnectés comme représenté sur la figure 2, la position des encoches des différents conducteurs délimitant les bobines individuelles n'est pas modifiée, mais le sens du courant dans certains de ces conducteurs change et, en faisant de nouveau la somme des contributions de chacun, on obtient cette fois le diagramme de la force magnétomotrice de la figure 11. Evidemment, la désignation des phases en phase 1, phase 2 et phase 3 est entièrement arbitraire et peut ne pas correspondre, dans la description, à l'ordre mécanique dentse en place des bobines dans les encoches du noyau. Cependant, il est bien connu qu'en intervertissant deux phases, on provoque simplement un changement de sens de rotation du moteur ce qui n'a pas d'importance en ce qui concerne la présente invention. En résumé donc, l'agencement série-triangle deux pôles et série-étoile quatre pôles des figures 7 à 9 donne de bonnes performances en deux pôles et quatre pôles étant donné qu'en général les conditions de couple élevé sont obtenues avec la configuration bipolaire et que cette conception de base peut être "retouchée" en modifiant légèrement le nombre de spires afin d'obtenir des rapports de couples pour la configuration quatre pôles/deux pôles allant de 0,5 à 1. L'agencement parallèle-étoile deux pôles et série-triangle quatre pôles des figures 1 à 3 possède un pas d'enroulement court (1 à 6) avec une configuration des têtes de bobines très avantageuses et ne demande que l'interconnexion de six conducteurs seulement pour réaliser la commutation entre ses deux modes de commande bipolaires. Cette configuration des figures 1 à 3 donne d'assez bonnes performances en deux pôles et quatre pôles sans pertes excessives et avec un faible pourcentage de distorsion acceptable dans chacune des configurations polaires, ce qui donne une conception de moteur globalement avantageuse. REVEND ICAT IONS 1. Procédé de fabrication d'un assemblage de stator pour utilisation dans un moteur à nombre variable de pôles ayant un rapport de couples prédéterminé pour des modes de fonctionnement à nombre de pôles spécifiés, caractérisé en ce qu'il comprend - la sélection d'un noyau statorique (17) muni d'un alésage (23) pour le logement d'un rotor et d'un certain nombre d'encoches de noyau (29) réceptrices d'enroulements et ouvertes sur l'alésage - la détermination du nombre de spires de fil d'une section choisie et d'une configuration d'enroulements concentrique correspondante pouvant être mis en place dans des encoches de noyau déterminées - la détermination du nombre de spires utiles par pôle dans chacun des modes de fonctionnement à nombre de pôles spécifiés - la détermination d'un rapport de couples pour le moteur dans les modes de fonctionnement à nombre de pôles spé cifiés ; et - la modification de la répartition des enroulements dans les encoches du noyau pour modifier le nombre de spires utiles par pôle dans chacun des modes de fonctionnement par nombre de pôles spécifiés afin d'amener le rapport des couples le plus près possible d'un rapport de couples prédéterminé, la répartition des enroulements dans les encoches du noyau avant et après modification comprenant plusieurs groupes polaires, chaque groupe étant constitué d'un certain nombre de bobines concentriques. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la répartition des enroulements est modifiée par changement du pas polaire. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la répartition des enroulements est modifiée par changement du nombre de spires de certaines des bobines concentriques dans chaque groupe. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la répartition des enroulements est modifiée par changement du nombre d'encoches de noyau embrassées par chacune des bobines concentriques de chacun des divers groupes polaires, d'une meme valeur. 5. Procédé selon la revendication 1 f caractérisé en ce que les étapes de détermination du nombre de spires utiles, de détermination d'un rapport de couples et de modification de la répartition des enroulements sont répétées dans l'ordre un certain nombre de fois jusqu'à ce que la différence entre le rapport de couples ainsi réglé et le rapport de couples prédéterminé soit moindre qu'une valeur fixée à l'avance. 6. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le moteur est conçu pour être excité par une source de courant alternatif triphasé, la répartition des enroulements dans les encoches du noyau comprenant avant comme après variation trois enroulements de phase ayant chacun plusieurs groupes polaires, chaque groupe polaire étant composé d'un certain nombre de bobines concentriques ; et incluant, en outre, l'é- tape d'interconnexion des groupes polaires de chaque enroulement de phase pour qu'ils aient la même polarité magnétique afin d'induire un nombre égal de pôles conséquents dans l'un des modes de fonctionnement à nombre de pôles spécifiés. 7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que les enroulements de phase ont des côtés de spires respectifs disposés dans des encoches déterminées du noyau statorique, les côtés de spires des bobines de l'un des enroulements de phase étant situées plus près de l'alésage du stator que les côtés de spires de l'un ou l'autre des deux enroulements de phase restants dans chaque encoche de stator occupée par une bobine du premier enroulement de phase et une bobine de l'un des enroulements de phase restants. 8. Procédé selon la revendication 7, comprenant l'étape supplémentaire de formation des têtes de bobines du premier enroulement pour qu'elles soient un peu plus courtes que les têtes de bobines correspondantes des deux autres phases. 9. Procédé selon la revendication 8 comprenant l'étape supplémentaire d'enroulement des bobines ayant les plus courtes têtes de bobines de maniera a obtenir un plus grand nombre de spires que le nombre de spires des bobines correspondantes des deux autres phases, tendant ainsi à équilibrer les impédances des enroulements de phase. 10. Procédé selon la revendication 6, comprenant, en outre, l'étape d'interconnexion des groupes polaires de chaque enroulement de phase afin que leurs polarités magnétiques consécutives soient de nom contraire dans un autre mode de fonctionnement à nombre de pôles spécifiés. 11. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que les encoches de logement des enroulements du noyau choisi sont au nombre de vingt quatre, les paires d'encoches adjacentes étant séparées par une dent du stator, l'étape de détermination comprenant notamment l'écartement à huit dents de stator du bobinage N1 le plus à l'extérieur de chaque groupe polaire, l'écartement à six dents de stator du prochain bobinage plus en dedans N2 de chaque groupe polaire, l'ecarte- ment à quatre dents de stator du prochain bobinage encore plus en dedans N3 de chaque groupe polaire et l'écartement à deux dents de stator du bobinage le plus à I'intérieur Nq de chaque groupe polaire, ainsi que le calcul du nombre N de spires utiles par pôle dans l'autre mode de fonctionnement à nombre deqpôles spécifiés, suivant la formule N = N1 sin((8/12) 900) + N2 sin((6/12) 900) + N3 sin((4/12) 900) + N4 sin((2/12) 900). 12. Dans un moteur électrique d'induction polyphasé ; un stator comportant une pièce primaire de noyau (17) avec faces frontales, une partie de culasse (35) et un certain nombre de sections dentées (37,39) constituant les encoches de logement (29,53) de bobinesetun alésage ; et une première, seconde et troisième phases d'enroulement, déphasées l'une par rapport à l'autre et portées par le noyau ; chacune de phases d'enroulement comprenant au moins deux groupes polaires (61,63) formés chacun par au moins deux bobines concentriques, une bobine la plus à l'ex térieur dans chaque groupe polaire embrassant le plus grand nombre de sections dentées pour ce groupe polaire tout en ayant un pas polaire inférieur à l'unité ; les trois phases d'enroulement étant connectées en triangle à une source poly phasée avec les deux groupes polaires de chaque phase branchés en série pour qu'ils aient la même polarité magnétique afin d'induire un nombre égal de pôles conséquents par phase en vue de faire tourner le moteur dans un mode à vitesse réduite et les trois phases d'enroulement étant branchées en étoile à une source polyphasée avec les deux groupes polaires de chaque phase connectés en parallèle afin qu'ils aient des polarités magnétiques opposées pour entraîner le moteur dans un mode à grande vitesse de sorte que le facteur de raccourcissement de chaque enroulement dans l'une ou l'autre connexion de mode de vitesse soit inférieur à 1. 13. Stator de la revendication 12, caractérisé en ce que chaque phase d'enroulement comprend deux groupes polaires cons titués de quatre bobines concentriques (41, 43, 45, 47) chacun. 14. Stator de la revendication 13, caractérisé en ce que des portions latérales de spires de bobines adjacentes sont séparées par une seule dent du stator. 15. Stator de la revendication 14, caractérisé en ce que la pièce constituant le noyau est munie de vingt quatre dents et le nombre de dents embrassées par les bobines concentriques respectives de chaque groupe polaire est égal à deux, quatre, six et huit, respectivement. 16. Dans un moteur électrique d'induction polyphasé ;un stator W5) comprenant une pièce primaire de noyau (21) avec faces frontales, une partie de culasse, et un certain nombre de sections dentées formant des encoches de logement (33) de bobines et un alesage (27) et une première, seconde, et troisième phases d'enroulement, déphasées l'une par rapport à l'autre et portées par le noyau ; chacune des phases comprenant au moins deux groupes polaires formés chacun par au moins deux bobines concentriques, une bobine la plus à l'extérieur dans chaque groupe polaire embrassant le plus grand nombre de sections dentées pour ce groupe polaire ; les trois phases d'enroulement étant branchées en étoile à une source polyphasée avec les deux groupes polaires de chaque phase connectés en série pour qu'ils aient la même polarité magnétique afin d'induire un nombre égal de pôles conséquents par phase en vue d'entraîner le moteur dans un mode à vitesse réduite ; et les trois phases d'enroulement étant branchées en triangle à une source polyphasée avec les deux groupes polaires de chaque phase connectés en série pour qu'ils aient des polarités magnétiques opposées en vue de faire tourner le moteur dans un mode à grande vitesse. 17. Stator de la revendication 16, caractérisé en ce que chaque phase d'enroulement est composée de deux groupes polaires, formés de quatre bobines concentriques, (113,119,125,131) chacun. 18. Stator de la revendication 17, caractérisé en ce que des côtés de spires de bobines adjacentes sont séparées par une seule dent de stator, le facteur de raccourssissement de chaque enroulement dans le mode à grande vitesse étant supérieur à 0,5.. 19. Stator de la revendication 18, caractérisé en ce que la pièce constituant le noyau est munie de vingt quatre dents et en ce que le nombre de dents embrassées par les bobines concentriques respectives de chaque groupe polaire est égal à quatre, six, huit et dix, respectivement.