La présente invention concerne un moulinet de pêche du type à tambour, dans lequel le dévidage du fil se fait à la défilée d'un côté du tambour, qui reste fixe et dont l'axe est parallèle à l'axe de la canne à pêche lors de cette opération, tandis que le renvidage du fil s'effectue par rotation du tambour après pivotement de 900 de l'axe du tambour autour du pied du moulinet. On connaît déja depuis longtemps des moulinets de ce type utilisables aussi bien pour la pêche en mer, que pour la pêche en rivière, quels que soient le type de pêche pratiqué et le type de leurres utilisés, à savoir cuillers, poissons artificiels, poissons morts ou vivants, vers etc... D'une façon générale un tel moulinet possède une constitution simple et comporte un pied dont I'embase s'adapte au corps de la canne à pêche et dont l'autre extrémité porte le corps du moulinet proprement dit, c'est-à-dire le tambour de bobinage du fil qui peut être de l'un des types dits "tournants" ou"fixes". Dans le premier cas il s'agit de moulinets dans lesquels le déroulement du fil stobtient, lors du lacer, par rotation du tambour autour de son axe, le fil étant entraîné par le poids en mouvement du bas de ligne.Dans le cas des moulinets à tambour dit "fixe", le dévidage du fil se fait par un côté du tambour, dont l'axe est parallèle à I1 axe de la canne et qui reste immobile au cours de cette opération. Dans ce type de moulinet il est nécessaire, une fois le lacer effectué, de replacer alors à la main le tambour du moulinet, perpendiculairement à l'axe de la canne en vue d'arrêter le dévidage du fil et de renvider ce dernier sur ledit tambour. Mais des inconvénients importants sont liés à ce type de moulinet. D'une part et principalement le fil ne peut jamais être bloqué de façon quasi-instantanée pour la raison évidente qu'il faut ou bien le bloquer à la main en le serrant contre la canne, ce qui n'est ni facile, ni précis, ni rapide en tout cas, ou bien faire pivoter de 900 à la main l'axe du tambour pour le placer dans la position de renvidage du fil et actionner ensuite la poignée du moulinet pour le rebobinage, provoquant forcément, mais alors seulement l'arrêt du dévidage du fil et la-mise sous tension de ce dernier.A cette perte de temps et à cette im- précision complète dans l'instant et dans la rapidité du blocage du fil sont liées, essentiellement dans le cas d'une pêche au lancer léger à cuiller, par exemple en rivière > l'impTecision- quasi-totale du lieu d'arrêt de la cuiller au-dessus de l'eau et donc l'impossibilité de viser un emplacement précis, surtout en présence d'obstacles tels qu' arbres, herbes, etc... ainsi que l'absence de tension immédiate du fil nécessaire pour la mise en mouvement normal de la cuiller dans l'eau. Des moulinets modernes comportant un tambour fixe, dont l'axe est parallèle en permanence à l'axe-de la canne, et dans lequels le renvidage du fil s'effectue à l'aide d'une anse ou "pick-up" qui se rabat lorsqu'on actionne la poignée et bobine le fil sur le tambour, n'apportent aucune solution au problème, ni aux inconvénients indiqués plus haut. En effet, lors de l'actionnement de la poignée du moulinet, il faut toujours commencer à faire tourner la poignée sur au moins un tiers de tour, avant que ne se produise le rabattement automatique de l'anse et donc l'arrêt du dévidage du fil et sa mise sous tension. En outre ce système à anse provoque un vrillage accru du fil par suite du réenroulement par enveloppement du fil selon un mouvement rotatif. En outre dans un moulinet de ce type il se produit, lors du dévidage du fil, des frottements importants contre les rebords de la gorge annulaire relativement profonde et étroite du tambour, dans laquelle le fil est-bobiné, ce qui diminue le rendement d'un tel moulinet qui de toute façon n' assure par ailleurs, pour les raisons sus-indiquées, aucun blocage quasi-instantané du fil après le lancer. Ces problèmes sont résolus conformément à l'invention grâce au fait que le moulinet comporte un dispositif automatique de blocage quasi-instantané du fil comportant un organe de rappel agissant sur le support du tambour et dont la force élastique provoque lors de l'actionnement d'un organe de commande de déblocage, le pivotement brusque de 900 de l'axe du tambour autour du pied du moulinet en amenant ledit axe du tambour dans une position wrpendiculaire à l'axe de la canne à pêche. Les avantages obtenus grâce au dispositif selon l'invention consistent essentiellement dans la quasi-nstan- tanéité du blocage du fil et de ce fait dans la grande précision de l'instant d'arrêt et de pose de l'extrémité du fil de ligne portant leleurre. Ainsi ce dernier peut être arrêté à volonté juste avant qu'il ne touche l'eau ou juste à cet instant précis, ce qui est extrêmement important dans le cas de la pêche au lancer léger en rivière, où le plus grand nombre d'attaques se font au moment où au moment ai la cuiller va toucher l'eau. En outre le blocage du fil à cet instant précis provoque la mise sous tension du fil instantanément, la cuiller touchant l'eau et se mettant donc alors à immédiatement tourner. En outre le moulinet conforme à l'invention est d'uneconstitution beaucoup plus simple que celle des moulinets modernes à anse rabattable et d'un prix de revient nettement réduit par rapport à ces derniers. A titre d'exemple on a décrit ci-dessous et illustré schématiquement au dessin annexé une forme de réalisa tion du dispositif suivant l'invention. La figure 1 montre une élévation en coupe du moulinet conforme à l'invention dans sa position prête pour le lancer. La figure 2 représente une vue de dessus en coupe partielle suivant III-III du moulinet représenté sur la figure 1. La figure 3 représente une vue de dessus semblableàcelle de la figure 2, mais après pivotement de 900 du tambour dumoulinet suivant les aiguilles d'une montre. En figure 1 on a preprésenté une vue en coupe du-moulinet 1 dont le pied 2 est monté contre la canne a pêche 3 à l'aide d'organes de fixation ou de serrage classiques connus nonxeprésentés sur la figure. Le pied 2 du moulinet est solidaire de l'organe 4 de support du tambour 5 sur lequel le fil non représenté est enroulé. Pour la description des différentes parties du moulinet on se référera également aux figures 2 et 3 qui montrent respectivement une vue de dessus du moulinet dans sa position de la figure 1 et dans une position dans laquelle l'axe du tambour est pivoté de 900 par rapport à sa pos-ition sur les figures 1 et 2. Le pied 2 du moulinet 1 se compose essentiellement d'une embase 6, fixée contre la canne 3, et d'un corps cylindrique 7 comportant à sa partie inférieure une collerette extérieure 8 ainsi qu'un petit épaulement annulaire -interieur 9. A l'intérieurdeoecorps 7 est disposé, de façon à reposer sur lté- paulement 9 et à pouvoir tourner, un manchon cylindrique 10 comportant une cloison intérieure 11 limitant deux chambres ouvertes dont l'une, ouverte vers le haut, contient un ressort 12 qui est ici du type ressort hélicoîdal, mais qui pourrait être un ressort lame, un ressort-spiral, etc...) solidaire de la cloison 11 et dont l'autre extrémité 13 en forme d'anneau est engagée sur une tige rigide horizontale 14.Cette tige 14 est solidaire du pied du moulinet en ce qu'e-lle pénètre avec un jeu relativement faible dans deux ouvertures 15 diamétralement opposées ménagées dans le haut de la partie cylindique 7 du pied 2. En outre la tige 14 passe dans deux encoches 16 ménagées dans l'extrémité supérieure du manchon 10 entre deux languettes frontales 17. Le jeu est tel que la tige 14 peut, tout en étant appuyee contre les bords des languettes 17 sous l'action du couple de ressort, osciller légèrement dans lesdites ouvertures suivant un angle faible d'environ 150 de part et d'autre de sa position centrée. Par ailleurs, la seconde chambre ouverte, inférieure, du manchon 10 porte un taraudage qui permet d'y visser une partie saillante filetée 18 portée par la pièce de support 4 du tambour 5. Cette pièce de support 4 du tambour 5 est formée d'une partie horizontale 19, portant la partie 18, et d'une partie verticale évidée 20. Dans la partie 19 est ménagée une chambre de forme allongée dans laquelle un levier 21 en forme de lame élastique est soudé en 22. Ce levier porte sur sa face supérieure un doigt 23 qui fait saillie au-dessus de la face supérieure de la partie 19, par un trou 24 de diamètre adéquat. Dans la collerette 8 du pied 2 et à une distance de l'axe du pied égale à la distance dudit trou 24 par rapport audit axe (qui coïncide avec celui du pied 2) sont ménagés-deux trous 25, disposés à une distance angulaire de 900 et dans l'un desquels pénètre un doigt 26 porté par la face inférieure d'un levier basculant 27 articulé en 28 sur la collerette 8 du pied 2 (voir figures 2 et 3).Le doigt 26 de ce levier 27 vient en contact avec le doigt 23 du levier 19. La partie évidée 20 de l'organe de support 4 du tambour 5 est constituée enssentiellement par une sorte de carter parallélépipèdique dans lequel sont disposés deux roues dentées 2n, 30 de préférence à denture droite, engrenant récipro- quement et dont les arbres sont désignes respectivement par les réferences 31 et-32. L'arbre 31 est supporté en 33 et 34 par des paliers non représentés sur le dessin et est relié au bras 35 d'une manivelle d'une façon classique, par exemple par un boulon ou vis 36. L'arbre 30 est supporté par deux paliers 37, 38 repré sentés ici très schématiquement et porte à l'une de ses extrémités un porte-tambour 39 en forme de cuvette tronconique ou cylindrique, sur laquelle le tambour5 (ici de forme conique) est emmanché à force.Le porte-tambour 39 est monté sur l'arbre 32 au moyen d'un petit manchon 40, et est fixé audit arbre 32 par une collerette 41, bloquée sur l'arbre, à l'aide par exemple de boulons 42 non représentés en détail, ou de dispositifs de fixation analogues. En outre un organe 43 en forme de bague annulaire et fixé à l'organe de support 4 par des tiges coudées 44 est prévu pour empêcher un enroulement du fil hors du tambour 5. On va décrire maintenant le fonctionnement du moulinet: Lorsque le pêcheur s'apprête à lancer, il place le tambour 5 du moulinet dans la position où il est représenté sur les figures 1 et 2, en appuyant sur le levier 21, ce qui a pour effet de débloquer l'ensemble du tambour5 et de son organe de support 4 par suite du dégagement du doigt 23 lors du trou 25 de la collerette 8; c'est-à-dire qu'alors l'axe du tambour se place parallèlement à celui de la canne. Dans cette position les trous 25 de la collerette 8 du pied du moulinet sont dans la position représentée : l'un est à gauche de l'axe du pied du moulinet, tandis que l'autre est situé dans le plan vertical axial de la canne et est recouvert par le levier pivotant 27 dont le doigt 26 pénètre dans ledit trou. Cela bloque en position le tambour du moulinet.Dans cette position les deux languettes saillantes frontales 17 du manchon cylindrique 10, solidaire du tambour 5 par l'intermédiaire de l'organe de support 4, ne contactent pas la tige 14. Celle-ci introduite avec un jeu faible dans les ouvertures-15 ménagées dans le pied 2 du moulinet est soumise par le ressort 12 à un couple permanent qui tend à la faire pivoter autour de l'axe du pied en sens inverse des aiguilles d'une montre. Lorsque le pêcheur procède au lancer, le fil se dévide du tambour par son extrémité rétrécie et, pour le bloquer, le pêcheur appuie sur le levier 27, dont l'enfoncement du doigt 26 dans le trou 25 de la collerette 8 fait sortir dudit trou le doigt 23 du levier 21.De ce fait l'ensemble formé par le tambour 5 et par son organe de support 4 et lemanchon 10 est débloqué par rapport au pied fixe 2 du moulinet et comme le ressort 12 exerce en permanence par l'intermédiaire de la tige 14, un couple tendant à faire pivoter le pied fixe 2 en sens inverse des aiguilles d'une montre, il se pro- duit une rotation dans le sens des aiguilles d'une montre de l'en- semble 4, 5, 10 par rapport au pied fixe 2 du moulinet 1, c'està-dire par rapport à la canne 3 (voir figure 3). De ce fait le fil est bloqué de façon quasi-instantanée puisqu'il ne peut plus se dévider du tambour fixe maintenant perpendiculaire à la direction de dévidage.Ce pivotement de. l'ensemble 4, 5, 10 est limité nécessairement à 900 au moyen du second trou 25 de la collerette (pour que l'axe du tambour soit parfaitement perpendiculaire à celui de la canne pour permettre par la suite le reblocage du fil). En effet, lors de la rotation de l'ensemble 4, 5, 10, le doigt 23 qui est situé dans le plan axial de la canne 2, a tourné suivant une circonférence ayant pour centre l'axe du pied 2 du moulinet et vient de ce fait de la position A à la position B, c'est- -dire qu'il arrive au droit du trou 25 correspondant à cette position B (à gauche du pied 2) et pénètre donc dans ce trou sous l'effet de l'action du ressort du levier 21 qui tend à repousser en permanence le doigt 23 vers le haut.Ce blocage en position du tambour s'effectue donc automatiquement-et ce, très rapidement, en choisissant un ressort 12 possédant un couple de rappel élevé, et le pêcheur peut alors rebobiner aussitôt son fil sur le tambour, l'organe 44ea jazz forme de bague annulaire empêchant le fil de venir s'enrouler hors du tambour par exemple sur l'arbm 32. On notera également qu'en raison faible jeu permis à la tige 14 dans les ouvertures 15 ménagées dans le haut de la partie 7 du pied 2 dunoulinet, lfensemble 4, 5, 10 et donc notamment le tambour 5 peut légèrement pivoter de part et d'autre de sa position centrée (perpendiculairement à la canne 3) lors du rebobinage du fil sur le tambour 5 à l'aide de la manivelle 35. Ceci présente l'avantage particulier et important de répartir le fil sur toute la surface du tambour lorsque le pêcheur actionne la manivelle 35. Par ailleurs le tambour 5 peut, selon une autre forme de réalisation, être non pas de forme tronconique, mais en forme de cylindre à base constituée par un triangle curviligne. En effet le tambour 5, étant emmanché à force, est donc essentiellement amovible et l'on peut disposer de tambours de formes différente-s ayant chacun leur utilisation pour une pêche par ticulière et pouvant donc avoir & formes très variées permettant d'imprimerai leurre un mouvement spécifique, lors du rebobinage du fil, et permettant l'emploi de différentes sortes de fil. il va de soi que l'invention ne se limite pas à la forme de réalisation particulière décrite plus haut et donnée uniquement à titre d'exemple. - REVENDICATIONS 1. Moulinet de pêche du type à tambour, dans lequel le dévidage du fil se fait à la défilée d1un coté du tambour dont l'axe est parallèle à la canne pêche lors de cette opération, et à blocage automatique du fil par rotation du tambour sous l'action de la force élastique d'un organe de rappel, notamment du type en forme de ressort de torsion fixe d'une part au support du tambour et d'autre part au pied du moulinet et provoquant lors de l'actionnement d'un dispositif de commande du tambour, du type à levier et bloquant ledit tambour en position de défilée, le pivotement brusque de 900 de l'axe du tambour par rapport au pied du moulinet en amenant le tambour dans une position perpendiculaire à l'axe de la canne à pêche, et comportant des dispositifs destinés à provoquer l'étalement du fil sur le tambour du moulinet, lors de son rebobinage, caractérisé par le fait que lesdits dispositifs destinés à provoquer l'étalement du fil sur le tambour du moulinetsontassociés au dispositif de rappel et/ou de commande du tambour et solteonstitués par un organe en forme de tige solidaire du support du tambour5 engagé avec un certain j-eu dans au moins une ouverture ménagée dans le pied du moulinet. 2. Moulinet de pêche suivant la revendication 1, dans lequel le ressort constituant le dispositif de rappel est logé dans un manchon cylindrique monté avec possibilité de rotation à l'intérieur du pied du moulinet et est solidaire, par l'une de ses extrémités, dudit manchon fixé à la pièce de support du tambour, caractérisé par le fait que ladite tige est solidaire de l'autre extrémité du ressort de rappel et passe à l'intérieur de deux encoches ménagées dans l'extrémité correspondante du manchon en s'engageant dans deux ouvertures ménagées dans le pied du moulinet, avec un faible jeu tel que la tige, appuyée contre les bords des encoches du manchon sous l'action du couple du ressort, et donc le tambour du moulinet par l'intermédiaire dudit manchon et de l'organe de support du tambour, pivotent suivant un angle faible déterminé, de préférence 150, de part et d'autre de leur position centrée, lors du rebobinage du fil. 3. Moulinet de pêche suivant l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait que le dispositif de commande du tambour est constitué par deux leviers coagissants coopérant au blocage et au déblocage du tambour dont l'un, formant levier de commande, est articulé sur le pied du moulinet, et dont l'autre, formant levier de verrouillage, est solidaire du support du tambour, le levier de commande permettant de repousser le levier de verrouillage à l'encontre de l'action d'une force élastique pour déverrouiller le tambour qui pivote de 900, tandis que le levier de verrouillage assure le blocage du tambour dans cette deuxième position correspondant à l'arrêt du dévidage du fil et au renvidage. 4. Moulinet de pêche suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que le tambour est constitué par un tronc de cylindre à base circulaire ou un tronc de cône de très faible conicité, dont les extrémités ne comportent pas de rebord périphérique annulaire ou comportent seulement un rebord périphérique annulaire ultra-plat et qui est emmanché à force sur une extrémité de forme correspondante de l'arbre-d'entraInement en rotation. 5. Moulinet de pêche suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que le tambour est constitué par un tronc de cylindre à base en forme de triangle curviligne, dont les extrémités comportent un rebord périphérique ultra-plat et qui est emmanché à force sur une extrémité de forme correspondante de l'arbre d'entraînement en rotation.