Cette invention a pour objet un dispositif de sectionnement ou cisaillement utilisable pour couper ou tailler de l'herbe, des haies, des buissons et des plantes ou végétations analogues et se composant d'un carter renfermant un moteur d'entraînement à axe approximativement vertical avec poignée en forme de manche et organe porteur monté sur l'arbre du moteur et supportant un ou plusieurs couteaux dont chacun forme un organe profilé. I1 existe déjà un dispositif de sectionnement utilisable pour couper ou tailler de l'herbe, des haies,des buissons, et des plantes analogues et dans lequel organe porteur monté sur l'arbre du moteur logé dans un carter muni d'une poignée en forme de manche est constitué par une bobine sur laquelle est enroulé de façon ouverte un organe à profil rond en matière synthétique (par exemple un fil de polyamide), cet organe étant fixé par une extrémité à cette bobine. Lors de la rotation de celle-ci, l'ex- trémité libre de cet organe profilé se place en fonction des contraintes dues à la force centrifuge à peu près tangentiellement au pourtour de la bobine et subit des accélérations telles qu'elle agit à la manière d'un couteau en tournant autour de l'axe de la bobine. Ce dispositif de sectionnement présente cet inconvénient de ne pouvoir être utilisé que-pour couper des plantes minces comme de ltherbe, les rameaux ou branches grêles des haies et des buissons. En effet, stil s'agit d'une plante au matière plus épaisse, l'or- gane coupant ne peut, en raison de sa faible inertie de masse, sectionner la matière et se trouve dévié en direction sur- la bobine. Il est possible, il est vrai, par exemple en augmentant le diamètre de l'organe coupant, d'accroître l'inertie--de masse. Mais on se heurte alors à ce risque que quand l'organe coupant rencontre par exemple par son extrémité voisine de la bobine un rameau, il s'enroule autour de- celui-ci, ce- qui par suite des efforts de freinage qui se produisent alors brusquement peut provoquer un endommagement du dispositif.En outre, la maniement des dispositifs de sectionnement de ce genre est rendu plus difficile du fait que, pendant son travail, le dispositif doit être maintenu dans une position telle que l'organe coupant profilé ne peut couper que sur une fraction de la région de sectionnement possible et peut parcourir sans entrave l'autre partie du fait que, dans le cas contraire, il se produit un freinage trop puissant de l'organe profilé qui tourne, ce qui diminue notablement le rendement de coupe. Enfin, les dispositifs de sectionnement connus de ce genre ne fonctionnent avec un rendement de coupe satisfaisant que quand des moteurs à régime élevé (tournant à au moins 18.000 tours/mn) assurent l'entraînement de la bobine, ce qui a une répercussion fâcheuse sur leur prix de revient. L'invention permet d'obvier à ces difficultés et inconvénients du fait que, suivant ce qu'elle prévoit, chaque couteau est constitué par une étroite lame mince (de préférence en une matière plastique duro-élastique) qui est articulée à une-extrémité à l'organe porteur pour pouvoir tourner librement. Grâce à cette construction perfectionnée du dispositif de SHictionnement, il devient possible de coupeur ou tailler de façon irréprochable l'herbe, les haies, les buissons et les plantes ou végétations analogues dont les éléments ont un fort diamètre tout en obtenant un rendement de coupe satisfaisant qu'elle que soit la position dB travail du dispositif. En outre, du fait de l'é- troite section travaillante de l'organe ou des organes profilés, on obtient avec certitude ce résultat qu'il ne peut s'enrouler sur la matière la plante à couper, ce qui évite un endommagement du dispositif.A noter encore que, grâce à l'invention, il est inutile d'équiper le dispositif de sectionnement d'un moteur à régime de rotation élevé et que pourtant le rendement de coupe n'est pas réduit par rapport à celui des dispositifs connus, ce qu'il faut attribuer à l'inertie de masse élevée du ou des couteaux. L'organe porteur affecte rationnellement la forme d'un disque sur la périphérie ou près de la périphérie duquelsont articulés les couteaux individuels. Pour éviter-un balourd-des.pièces qui tournent, il convient de répartir uniformément les couteaux sur le pourtour du disque. Les couteaux peuvent être fixé sur l'or- gané porteur en forme de disque au moyen--de vis:, due rivets ou organes analogues.Il y a avantage -cependant poùr.^assurer un montage articulé des couteaux sur le disque àvprévoir.des broches réceptrices et à conjuguer à chaque broche en vue d'éviter que les couteaux ne se; détachent et ne tombent,-un plateaude fermeture pivotant coupé d'une fente pour ltengagement-de la broche. En effet, un pareil mode d'articulation permet un remplacement particulièrement simple des couteaux et se prête à une fabrication techniquement rationnelle. Pour empêcher un pivotement intempestif du plateau de fermeture, il est recommandable de munir les broches fixées au disque à leur extrémité libre d'une tête et d'appliquer élastiquement chaque plateau de fermeture constitué par une lame flexible, par son extrémité fendue, contre la tête d'une broche et de la maintenir dans cette position par un mamelon prévu sur le disque et pénétrant dans un trou de la lame flexible. Les divers plateaux de fermeture forment rationnellement un ensemble unitaire et sont montés pour pouvoir pivoter concentriquement à l'axe du disque. Ceci présente l'avantage de permettre un montage et une fabrication particulièrement simples et économiques au point de vue temps et dépense de matière des plateaux de fermeturne Un certain nombre d'essais de coupe effectués au cours des recherches qui ont conduit à l'invention ont permis de constater que quand on a affaire en particulier à de l'herbe coriace et à des haies ou buissons aux rameaux durs dont seules les extrémités doivent être étetélils doivent échapper élastiquement à l'action des couteaux ou ne sont que rabattus mais pas sectionnés par eux. Cet inconvénient du dispositif de sectionnement tel que le prévoit l'invention peut, suivant une autre particularité de celleci, être évité en prévoyant un prolongement en forme de plaque du carter à son extrémité voisine des couteaux, afin de former une garde de protection de la zone de coupe et présentant sur son côté orienté à l'opposé de la poignée un ou plusieurs évidements formant des dents. La matière ou plante à sectionner peut ainsi prendre appui contre ces dents, ce qui évite que cette matière ou la plante n'échappe élastiquement au processus de coupe et permet d'obtenir avec certitude une coupe irréprochable même dans le cas d'herbe coriace ou de haies ou buissons auxrameaux durs. Une pareille construction du carter présente, en outre, cet avantage que la main de l'opérateur qui fait fonctionner le dispositif de sectionnement est protégée par la garde sus-mentionnée, Enfin la présence des dents précitées assure.beaucoup- plus facilement un guidage régulier du dispositif, par exemple parallèlement au sol portant la végétation qu'il s'agit de couper ou de tailler. D'autres détails de -construction de ce dispositif de sectionnement perfectionné suivant l'invention découlent de la suite de ce texte qui se lit en regard des dessins schématiques annexés dans lesquels en est représente un exemple de réalisation. La fig. i est une vue en coupe longitudinale de ce dispositif de sectionnement. La fig. 2 en est une vue en plan du dessus. La fig. 3 est une vue en plan du dessus du carter du dispositif. La fig. 4 est une vue en coupe longitudinale du carter que montre la fig. 3. Comme le montrent les fig. 1 et 2, le dispositif de sectionnement comprend un moteur d'entraînement 1 sur l'arbre 2 duquel est monté un coussinet 3 présentant un alésage taraudé radial 4 pour la fixation de ce coussinet 3 sur l'arbre 2, par exemple au moyen d'un goujon. Pour empêcher le coussinet 3 de tourner par rapport à l'arbre 2, celui-ci est fraisé sur une faible fraction de sa longueur. Sur le coussinet 3 est monté un disque 5 formant l'organe porteur des couteaux. A proximité de la périphérie du disque 5 sont articulés pour tourner librement deux couteaux 6 diagonalement opposés qui sont constitués par une étroite lame mince, de préférence en une matière plastique duro-élastique. Pour l'articulation des couteaux 6 sur le disque 5 formant organe porteur, il est prévu deux broches 7 fixées par exemple à ce disque 5 par rivetage. Pour éviter un glissement vers le bas des couteaux 6 par rapport aux broches 7, ces dernières sont conjuguées à un plateau de fermeture 8 lui-meme fixé concentriquement ? l'axe de ce disque pour pouvoir pivoter dans le coussinet 3. Ce plateau de fermeture 8 présente deux fentes latérales 9 dans lesquelles les broches 7 sont engagées. Pour éviter un pivotement involontaire du plateau de fermeture 8, celui-ci, qui est constitué par une lame flexible, est muni de deux trous 10 dans lesquels, pour une position correspondante de ce plateau, pénètre un mamelon 11 prévu sur le disque 5. L'effet d'arrêt désiré est obtenu du fait que les broches 7 sont pourvues à leur extrémité libre d'une tête 12 sous laquelle se placent les fentes 9 du plateau de fermeture 8. Les extrémités fendues de ce plateau s'appliquent par suite de la présence des mamelons concaves 11 le long de son axe longitudinal contre les têtes 12 des broches 7 avec un certain effet d'élasticité. Une pareille construction présente, en outre, cet avantage que le plateau de fermeture 8 et le disque 5 formant organe porteur peuvent être réunis par rivetage au coussinet 3 tout en pouvant tourner légèrement. En effet, dans la position d'arrêt, il se produit une tension mutuelle entre le disque 5 et le plateau de fermeture 8 et par rapport au coussinet 3. Dans les fig. 3 et 4 est représenté un exemple de réalisation du carter que comporte le dispositif de sectionnement, objet de l'invention. Ce carter 13 dans lequel est monté le moteur d'entraînement 1 (dessiné en traits interrompus) a la forme d'un pot ; il est obturé par une plaque 14 -(voir aussi les fig. 1 et 2) que traverse l'arbre 2. Les organes du dispositif de sectionnement qui sont fixés sur l'arbre 2 ne sont pas représentés, afin de ne pas nuire à la clarté du dessin. Sur le carter -13 est montée, à peu prèaperpendiculairement à son axe, une poignée 15 en forme de manche qui supporte les conducteurs desservant le moteur d'entraînement 1. Dans le voisinage de son extrémité placée du côté des couteaux, le carter 13 se prolonge par un plateau formant garde de protection 16 entourant la zone de sectionnement et qui sur son côté opposé à la poignée 15 présente des évidements 18 délimitant des dents 17. C'est contre les bords de ces dents 17 que la matière ou plante à couper ou tailler prend appui, de sorte que pendant le processus de coupe, cette matière ou plante ne peut fléchir ou s'échapper et qu'on obtient ainsi une coupe irréproehable même quand il s'agit d'herbe coriace et de rameaux durs de haies ou de buissons ou plantes analogues. Les détails de construction peuvent être modifiés, sans s'écarter de l'invention3 dans le domaine des équivalences techniques. REVENDICATIONS 1. Dispositif de sectionnement pour couper ou tailler de l'herbe, des haies, des buissons ou des plantes analogues comportant un carter renfermant un moteur d'entraînement (1) et une poignée en forme de manche s'étendant à peu près perpendiculairmeent à l'axe du carter ainsi qu'un organe porteur monté sur l'arbre du moteur et supportant un ou plusieurs couteaux (6) représentant dans chaque cas un organe profilé et caractérisé en ce que chaque couteau est constitué par une étroite lame mince (de préférence en une matière plastique duro-élastique) qui est articulée à une extrémité sur l'organe porteur (5) pour pouvoir tourner librement. 2. Dispositif de sectionnement suivant la revendication 1, caractérisé en ce que l'organe porteur affecte la forme d'un disque (5) sur lequel les couteaux individuels (6) sont articulés sur la périphérie ou près de la périphérie de ce disque. 3. Dispositif de sectionnement suivant la revendication 2, caractérisé en ce qu'il est prévu pour l'articulation des couteaux (6) sur le disque (5) des broches (7) de montage des couteaux et en ce qu'à chaque broche est conjugué un plateau de fermeture pivotant (8) engagé grâce à une fente latérale dans la broche. 4. Dispositif de sectionnement suivant la revendication 3, caractérisé en ce que les broches (7) fixées sur le disque (5) portent à leur extrémité libre une tête et en ce que chaque plateau de fermeture constitué par une lame flexible s'appuie élastiquement par son extrémité fendue contre la tête d'une broche (7) et est maintenu dans cette position par un mamelon (11) prévu sur le disque et engagé dans un trou (il0) de cette lame flexible. 5. Dispositif de sectionnement suivant la revendication 3 ou 4, caractérisé en ce que les plateaux de fermeture individuels (8) forment dans leur ensemble un tout et sont montés pour pivoter concentriquement à l'axe du disque (5). 6. Dispositif de sectionnement suivant l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le carter se prolonge à son extrémité ou près de son extrémité orientée vers les couteaux par une plaque formant garde de protection de la zone de cisaillement, cette garde présentant sur son côté opposé à la poignée (15) un ou plusieurs évidements (18) délimitant des dents (17).