La présente invention concerne un dispositif pour capter l'énergie de la houle. La présente invention concerne également un procédé pour l'utilisation de ce dispositif. On connait différents dispositifs pour capter l'entre gie de la houle. Certains comprennent des flotteurs excentiques entrainés en rotation par les variations du niveau de l'eau qui résultent des vagues. Cette rotation s'effectue autour d'un axe maintenu rigidement en position horizontale au niveau moyen de la surface de l'eau. D'autres dispositifs comprennent des pistons actionnés par des flotteurs dans des cylindres verticaux fixes. L'inconvénient de ces dispositifs est qu'ils doivent être amarrés rigidement au fond marin. Ceci implique une structure lourde dont le coût est élevé dans le cas des grandes profondeurs qui correspondent bien souvent aux sites où la houle est la plus intéressante à exploiter. On connait aussi un dispositif qui comprend une série de chalands disposés bout à bout et articulés entre eux autour d'axes horizontaux. A chaque articulation un piston attaché à l'un des chalands se déplace sous l'effet du tangage communi qué par la houle, dans un cylindre porté par le chaland adjacent. Ce dispositif remédie à l'inconvénient précité. Cependant, il a en commun avec les deux premières réalisations un autre inconvenient, à savoir, que les pièces mobiles réceptrices de l'énergie de la houle sont exposées à l'eau de mer et leur longévité est donc sujette à caution. Le but de l'invention est de remédier à ces inconvénients en proposant un dispositif pour capter l'énergie de la houle qui ne nécessite pas de fondation rigide et qui n'implique pas d'exposer à l'eau de mer le mécanisme de captage de l'énergie. Suivant l'invention, le dispositif pour capter l'éner- gie de la houle et la transformer en énergie utile au moyen d'un appareil de transformation d'énergie tel qu'un générateur électrique ou une pompe, est caractérisé en ce qu'il comprend un chaland portant un mobile déplaçable sous l'effet notamment de son propre poids et de l'inclinaison prise par le chaland sous l'effet de la houle, la direction de déplacement du mobile étant en service sensiblement transversale à la crête des vagues, l'appareil de transformation d'énergie étant couplé à ce mobile. Par dralar cn entend toute forme de flotteur capable de pmxke des naisons oscilateres du fait de la houle Sous l'effet de ces indinaiscrs oscllatoi'ss, le rrtie effectue un mouvement de va-et-vient au airs duquel il communique de l'énergie mécanique à l'appareil de transformation d'énergie. Le dispositif conforme à l'invention ne nécessite pas de fondation rigide. I1 permet d'abriter le mécanisme proprement dit dans la carène du chaland. Dans la suite de la description, les inclinaisons oscillatoires subies par le chaland du fait des vagues seront désignées arbitraitement, pour plus de simplicité, par le terme "roulis L'invention vise également un procédé pour utiliser un dispositif pour capter l'énergie de la houle et la transformer en énergie utile, ce dispositif comprenant un chaland comprenant des moyens pour régler sa période de roulis libre, ce chaland portant un mobile déplaçable sous l'effet de son propre poids et de l'inclinaison du chaland, le mobile étant couplé à un appareil de transformation d'énergie et associé à des moyens de rappel antagonistes réglables qui s'équilibrent quand le mobile est dans une position moyenne Suivant l'invention, ce procédé est caractérisé en ce qu'on amarre le chaland dans une position où la direction de déplacement du mobile est transversale à la crête des vagues, on règle la période de roulis libre pour la rendre sensiblement égale à la période de la houle, et on règle les moyens de rappel du mobile pour que la période d'oscillation libre du mobile soit sensiblement égale à la période de roulis libre du chaland et à la période de la houle. En réglant ainsi la période de roulis libre du chaland, on permet au chaland de recueillir de la part de la houle une quantité d'énergie oscillatoire sensiblement optimale. La période d'oscillation libre du mobile étant rendue égale à celle du chaland, le mobile recueille à son tour une quantité d'énergie sensiblement optimale de la part du chaland. D'autres particularités et avantages de l'invention résulteront encore de la description ci-après. Aux dessins annexés, donnés à titre d'exemples non limitatifs: . la figure 1 est une vue en perspective du dispositif par mer calme; . la figure 2 est une vue du chaland en coupe selon le plan Il-Il de la figure 4. la figure 3 est une vue en coupe selon le plan III-III de la figure 2; . la figure 4 est une vue en coupe selon le plan IV-1V de la figure 2; . la figure 5 est une vue à échelle agrandie du chariot et de son guidage, selon le plan IV-IV de la figure 2; les figures 6 à 9 sont des vues schématiques illustrant le fonctionnement du dispositif. Comme le montrent les figures, le dispositif conforme à l'invention comprend un chaland 1 de forme sensiblement parallélépipédique, à l'exception de deux chanfreins 2 reliant les faces latérales 3 au fond 4. La coque est fermée sur toutes ses faces. La face supérieure 6 comporte une trappe de visite 7, et, à chacun de ses angles, un treuil 8 pour une chaîne 9 d'amarrage dont l'extrémité est ancrée au fond de la mer. Les treuils 8 et les chaînes 9 permettent d'orienter à volonté le chaland 1 par rapport à la crête des vagues 11. Un lest fixe 12 qui recouvre le fond 4 de la coque assure au chaland 1 sa stabilité. La dimension du chaland 1 d'une paroi latérale à l'autre correspond sensiblement à la moitié de la distance crête à crête de la houle la plus courte que l'on envisage d'utiliser. Conformément à l'invention, le dispositif comprend dans le chaland 1 un mobile 13 déplaçable sous l'effet de son propre poids et du roulis du chaland 1. Dans l'exemple représenté, le mobile est un chariot 13 porté par quatre galets 14 sur un chemin de roulement surélevé 15, horizontal en l'absence d'inclinaison du chaland 1. Le chemin de roulement 15 porte deux rails parallèles 16 sur chacun desquels reposent deux des galets 14. Le chariot 13 comporte un châssis central 17 au-dessous duquel se trouvent les galets 14, et deux lests latéraux surbaissés 18 disposés de partet d'autre du chemin de roulement 15. En service, le chemin de roulement 15, et par suite la direction de déplacement du chariot 13, sont maintenus sensiblement perpendiculaires à la crête des vagues 16. Dans l'exemple représenté, le chemin de roulement 15 est fixé au chaland 1 selon un axe géométrique de ce chaland qui est destiné en service à être maintenu sensiblement perpendiculaire à la crête des vagues 16 grâce aux treuils 8. Les oscillations du chaland 1 sous l'effet des vagues dont on entend prélever l'é- nergie étant désignées comme on l'a vu par "roulis", cet axe du chaland 1 sera désigné de façon correspondante par "axe transversal du chaland". La condition recherchée pour l'orien- tation du chaland 1 est réalisée aux figures 1 et 6 à 9, bien qu'à la figure 1 la houle soit trop courte pour être utilisable. D'autre part, le chemin de roulement 15 passe sensiblement par le centre de gravité du chaland 1. Cette condition n'est exactement réalisée que dans certaines conditions de service puisqu'on verra plus loin que le chaland 1 comporte des moyens pour faire varier l'altitude de son centre de gravite'. Le dispositif comprend en outre un appareil de transformation d'énergie 19, constitué par une génératrice électrique, qui est couplée au chariot 13 de façon à recevoir de sa part une partie de son énergie mécanique. A cet effet, la génératrice 19 est fixée sous le châssis 17 du chariot 13 et son arbre d'entrée est relié par l'intermédiaire d'un train d'engrenages surmultiplicateurs 21 à un pignon 22 qui engrène avec une crémaillère 23 fixée à plat sur le chemin de roulement 15 entre les rails 16. La génératrice 19 produit du courant sur une ligne de sortie 24 portant un trolley 26 en contact avec une caténaire 27 suspendue au moyen d'isolateurs 28 à deux traverses 29 montées chacune entre les deux parois frontales 31 de la coque. La caténaire 27 délivre à son tour le courant produit à une ligne 32 qui sort de façon étanche du chaland et relie ce dernier à un lieu d'utilisation du courant (figure 1). Le chaland 1 comprend des moyens pour faire varier sa période de roulis libre Ces moyens comprennent des caissons 33, 34 destinés à contenir de l'eau en quantité ajustable. Plus précisément, le chaland 1 renferme un caisson longitudinal 33 contre chaque chanfrein 2 et un caisson sensiblement cubique 34 dans chaque angle supérieur de la coque. Dans les caissons 33 et 34 il est avantageux de disposer des cloisons verticales transversales et longitudinales percées de trous pour réduire les carènes liquides intérieures c'est-à-dire les oscillations des masses d'eau contenues dans les caissons Les deux caissons 33 communiquent entre eux comme des vases communicants au moyen d'une tuyauterie 36, (figure 2), tandis que les quatre caissons supérieurs 34 communiquent entre eux comme des vases communicants au moyen d'une tuyauterie transversale 37 et de deux tuyauteries longitudinales 38 (figure 4). La tuyauterie 37 communique avec le caisson 33 au moyen d'une tuyauterie 39 qui peut communiquer avec l'extérieur de la coque en dessous de la ligne de flottaison la plus basse par rapport à la coque. Un robinet trois voies 41 permet soit d'isoler les caissons 33, soit de les remplir à partir de la mer ou des caissons 34.Les caissons 33 communiquent d'autre part avec une pompe 42 suivie d'un robinet trois voies 43 permettant à cette pompe de refouler soit dans les caissons 34 soit à l'extérieur au-dessus de la ligne de flottaison la plus haute par rapport à la coque. Les tuyauteries 36,37,38 peuvent être fermées par des vannes 36a,37a,38a. Selon une autre particularité importante de l'invention, le chariot 13 est associé à des moyens de rappel élastique qui sont en équilibre lorsque ledit chariot est au milieu du chemin de roulement 15. Dans l'exemple représenté, ces moyens de rappel élastique comprennent un cylindre 44 fixé rigidement au-dessus du chemin de roulement 15 et parallèlement à ce dernier. Ce cylindre 44 dont la longueur correspond à la course du chariot 13 renferme un piston 46 qui est lié au chariot 13 par une tige 47. La tige 47 est fixée à une extrémité du chariot 13 et le cylindre 44 est suspendu à une équerre 45 fixée contre la paroi latérale 3 opposée à cette-extrémité du chariot, et à l'une des traverses 29. Chaque extrémité du cylindre 44 communique avec un réservoir d'air comprimé 48 respectif. Les réservoirs 48 sont disposés bout à bout au-dessus du cylindre 44 et portés chacun par une équerre 45 et une traverse 29. On notera cependant qu'une certaine distance est prévue dans le cylindre 44 entre l'orifice 50 de communication avec la capacité 48 et le fond correspondant du cylindre. Le dispositif comprend en outre des moyens pour régler la période propre d'oscillation du chariot 13 sous l'effet des moyens de rappel élastique 44,46,48. Ces moyens comprennent un compresseur d'air 49 qui peut être mis en communication simultanément avec les deux capacités 48 au moyen d'une vanne 51. Celle-ci permet aussi de faire communiquer simultanément les deux capacités 48 avec un orifice de décharge 52 muni d'une valve s'ouvrant moyennant une pression réglable. La génératrice électrique 19 est d'un type à puissance réglable, par exemple par réglage de l'excitation. Elle est en outre d'un type opposant l'avancement du chariot un effort proportionnel de préférence à la vitesse du chariot 13 ou du carré de cette vitesse, ou plus généralement à toute puissance nième de cette vitesse. On va maintenant décrire le fonctionnement du dispositif ci-dessus, cette description incluant celle du procédé conforme à l'invention. On amarre le chaland 1 au moyen des amarres 9 et on règle son orientation de façon que son axe transversal soit sensiblement perpendiculaire à la crête des vagues 11 (figure 1). Si la houle est utilisable comme c'est le cas sur les figures 6 à 9, on règle la période de roulis libre du chaland 1 pour que cette période soit sensiblement égale à celle de la houle. Pour procéder à ce réglage, deux opérations sont possibles au choix. On peut vidanger dans la mer ou remplir à partir de la mer les caissons 33 ou les caissons 34, ou bien transférer de l'eau entre les caissons 33 et les caissons 34. Au cours de ces opérations, on ouvre les vannes 36a,37a138a de façon à laisser les niveaux s'égaliser dans les caissons 33 d'une part et les caissons 34 d'autre part. De préférence, on tentera au cours de ces variatons de lest de maintenir le centre de gravité dans le plan de roulement 15. Cette préoccupation déterminera la répartition du lest entre les caissons 33 et les caissons 34. Une fois le lest correctement réglé, on a intérêt à fermer les robinets 36a,37a,38a pour éviter en cours de fonctionnement des transferts de lest qui correspondraient à une déperdition d'énergie. On règle ensuite la période d'oscillation libre du chariot 13 pour la rendre égale à la période de roulis libre du chaland 1 et à la période de la houle. Ce réglage s'effectue facilement à l'aide du compresseur 49 ou de la valve 52. Il est toutefois nécessaire d'effectuer le réglage lorsque le mobile 13, et donc le piston 46 sont en position moyenne. En effet, c'est dans cette position seulement que les pressions dans les deux capacités sont égales, et s'équilibrent. La période d'oscillation libre du mobile 13 se déduit par calcul en fonction de la pression, au moins en approximation en considérant que le volume balayé par le piston dans son déplacement à partir de la position moyenne est petit devant le volume d'une capacité 48 Dans ces conditions en effet, la poussée de l'air comprimé sur le piston, due à la différence de pression entre les deux faces du piston est égale à: PoS - 2 Vo x, Po étant la pression dans les capacités 48 en position moyenne du piston 46, S la surface du piston, x la distance séparant le piston 46 de sa position moyenne, et Vo le volume d'air enfermé de chaque côté du piston 46 dans sa position moyenne.On en déduit que la période d'oscillation libre du mobile 13 est m étant la masse de l'équipage mobile 13, 47, 46. Comme on a pris soin d'utiliser un générateur 19 qui oppose au mobile 13 un effort proportionnel à la vitesse de ce mobile ou à une puissance de cette vitesse, on reconnaîtra d'après la théorie sur les mouvements pendulaires amortis que la période d'oscillation du mobile 13 n'est pratiquement pas modifiée par l'amortissement réglable constitué par la génératrice 19. En service, les réglages précités conduisent à une résonance entre la houle, le roulis libre du chaland 1 et les oscillations du chariot 13. Si on appelle s = sm sin (wt) I'inclinaison sur l'horizontale, de la section de lasurface de la vague par le plan perpendiculaire à la ligne de crêtes, au droit du centre de gravité du chaland, en fonction du temps, sm constituant l'amplitude du mouvement, O I'angle du roulis, et x l'écart du chariot 13 par rapport à sa position moyenne, on a en raison du synchronisme: = Om sin (wt - P7 et x = xm sin (wt -). En d'autres termes, le roulis accuse un retard d'un quart de cycle sur la houle, et le mobile 13 un retard d'un demi-cycle sur la houle. Ce fonctionnement est visualisé aux figures 6 à 9. A la figure 6, le chaland 1 est au sommet d'une vague, son inclinaison est négative et maximale, le mobile 13 est en position moyenne et se déplace dans le sens de l'inclinaison du chaland 1. La figure 7 montre la situation un quart de cycle plus tard. Le chaland 1 est horizontal et le mobile 13 en fin de course négative, alors que le niveau de l'eau au droit du chaland 1 est le niveau ..loyen. La situation un quart de cycle plus tard (figure 8) est exactement l'inverse de celle de la figure 6, et encore un quart de cycle plus tard (figure 9), la situation est inversee par rapport à celle de la figure 7. On comprendre aisément d'après ces explications que le chariot 13 joue le rôle d'un stabilisateur. On remarque en effet aux figures 7 à 9 qu'il ne peut que limiter la propension du chaland 1 à suivre le roulis provoqué par la houle. Ainsi, plus l'effort opposé par la génératrice 19 au mobile 13 est faible, et plus l'amplitude du mouvement de ce dernier sera importante, et plus l'amplitude du roulis du chaland 1 sera faible. A la limite, si l'effort opposé par la génératrice 19 est nul, l'énergie récupérée est bien entendu nulle, et le roulis est alors minimal. A la limite opposée, si l'effort opposé par la génératrice 19 est maximal, c'est-à-dire suffisant pour bloquer le mobile 13, on ne recueillera également aucune énergie, mais le roulis sera alors maximal. On comprend donc qu'il est possible de isnrà à l'effort opposé par la génératrice 19 au mobile 13 une Valeur telle que l'énergie recueillie par la génératrice 19 soit maximale. La vague exerce sur le flotteur un couple égal à P(9-a) (o(s-O), expression dans laquelle: P = poids total du chaland 1 ou poids de l'eau déplacée; S = distance entre le centre de gravité du chaland 1 et son métacentre; a = distance entre le centre de gravité du chaland 1 et le centre du volume d'eau déplacée; &alpha; = coefficient inférieur à l'unité qui tient compte:: des dimensions non négligeables généralement de la largeur du chaland 1 par rapport à la distance crête à crête des vagues; de l'irrégularité de la ligne es crêtes 11 et d'un défaut du parallélisme de l'axe longitudinal du chaland et de la ligne 11 des crêtes; de l'irrégularité de la période des vagues. L'énergie transmise pendant une période par le couple ci-dessus au roulis est égale à E = P(t-a) # &alpha; sm#m (cas du synchronisme). En régime stable cette énergie est absorbée par les efforts de glissement de l'eau sur la carène d'une part, par la génératrice 19 d'autre part. Soit EI et E2 ces énergies. Le couple dû à la résistance de l'eau sur la coque est généralement admis égal à BP étant le coefficient d'amortissement. L'énergie absorbée par ce couple pendant une 8 période est: EI = 3 ssP(#-a) #m Le chemin de roulement 15 étant placé à une hauteur voisine de celle du centre de gravité du chaland 1, l'ernergie apportée pendant une période par le chaland au chariot est égale à E2 = #mgxm#m. En écrivant que E2 est égal à E - EI on obtint la relation: (î) #mgxm#m= #P(# - a)&alpha;s m # m ssP (#-a)3 m qui donne la valeur e de l'énergie captée par la génératrice et l'amplitude maximale de l'oscillation de la masse en fonction de m Le calcul permet de déterminer que l'énergie s2 captée par la génératrice 19 est maximale lorsque # m = #&alpha;sm = ~M 8ss La masse mobile reçoit du roulis l'énergie E2 = m g x m 0m Si l'on admet que le freinage de la masse mobile est propor tionnel à d# et qu'on l'écrit &gamma; w m dx, &gamma; étant un coefficient dt dt de freinage que l'on pourra faire varier, l'énergie captée par ce couple est égale à E, = w2 m x2 d'où une seconde relation (2) w2x = g O Les valeurs de #m et de xm sont definies en fonction de &gamma; par les deux relations (I) et (2). Lorsque 5m sera trop faible pour que l'on procède à un captage le chariot restera bloqué dans sa position médiane, ( g est infini). Le roulis s'établira à une valeur telle que E - E1 = 0 soit 62 = 3 # &alpha; Sm . 8ss Si la mer se creuse on débloquera le mouvement du chariot et on réduira progressivement le freinage. L'amplitude de xm va augmenter et l'amplitude Om va diminuer. Quand elle atteint on cesse de réduire le freinage et on régle #m aux alentours de O G en augmentant le freinage Si m est inférieur et diminuant le freinage si #m est supérieur à 4M. EXEMPLE NUMERIQUE Le chaland a 14 m de largeur, la largeur étant en service perpendiculaire à la crête des vagues 11. La longueur a été fixée à 8 m minimum pour assurer une stabilité suffisante au tangage, mais cette dimension pourrait dans tous les cas être supérieure selon l'importance de la machine que l'on désire réaliser. La hauteur du centre de gravité au-dessus du fond 4 restant dans tous les cas de chargement inférieure à la hauteur du centre de volume du chaland entièrement immergé, la stabilité reste importante aux grands angles d'inclinaison que pourrait prendre le flotteur et demeure positive à 90 d'inclinaison, ce qui permet de considérer qu'il n'y a pas de risque de chavirement. Dimensions Longueur 8 m largeur 14 m Creux 8m Profondeur de carène 3 à 5 m suivant le lestage Volume de carène de 288 à 512 m3 Déplacement de 2950 à 5250 kN Inertie de la flottaison 1830 m4 Poids Poids de la coque 880 kN Poids de la masse mobile 250 kN Poids du lest solide 1820 kN Total lège 2950 kN Poids de lest liquide 2300 kN Total en charge 5250 kN Stabilité Lége En charge Hauteur du centre de carène sur le fond 1,64 m 2,67 m Hauteur du centre de gravité 2,27 m 3,57 m Hauteur métacentrique (t) 6,35 m 3,59 m Bras de stabilité initiale 5,72 m 2,65 m Valeur de P(t-a) 169 00mkN 13 900mkN Moment d'inertie 41000 kNm2 133000 kNm2 (autour d'un axe longitudinal passant par le centre de gravité) Période de roulis Libre 3,10 6,5s Limites de la course de la masse mobile +2,80 à - 2,80 m avant freinage de sécurité Longueur du chariot 13 6 m Largeur 5m Hauteur 3m Diamètre du piston et de l'intérieur du cylindre 44 0,70 m Course du piston 6 m Volume des capacités 48 5,80 m3 chacune La pression PQ permettant d'obtenir une période libre o d'oscillation de 3,5 secondes sera: 187 m d'eau, environ 18,7x105Pa. Pour obtenir une période supérieure il faudra réduire cette pression par exemple pour une période de 7 secondes la pression PO devra être ramenée à 5x105Pa. En admettant les valeurs suivantes: i=0,65 ss=0,36 la puissance pouvant être captée avec le dispositif ayant les caractéristiques précAentes sur une houle ayant 1,8 m de hauteur de creux à crête et une période de 6 secondes pourra atteindre environ 100 kw. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à l'exemple décrit et représenté. Ainsi, le mobile pourrait être du genre d'un pendule. L'appareil de transformation d'énergie peut être une pompe ou tout autre appareil fournissant de l'énergie sous forme utilisable. Pour éviter que l'appareil de transformation d'énergie ne rende variable la période d'oscillation libre du mobile alors que la constante élastique des moyens de rappel est maintenue constante, on peut prévoir que l'appareil de transformation n'est en service que dans une zone limitée du trajet du mobile, cette zone étant symétrique autour de la position moyenne du mobile 13. Dans l'exemple représenté, cette disposition pourrait par exemple consister à ne prévoir la caténaire 27 que dans la zone en question. Le chaland peut être amarré de façon définitive, et le chemin de roulement mobile en rotation par rapport au chaland autour d'un axe vertical pour permettre de respecter sa perpendicularité par rapport à la crête des vagues. Il entre également dans le cadre de l'invention d'automatiser par asservissement le réglage de la période de roulis libre du chaland et la période d'oscillation libre du mobile, ainsi que le réglage de l'effort résistant opposé pour la génératrice. Le chaland a été représenté de forme volontairement très simple. On peut lui donner toute forme propre à réduire l'énergie El. REVENDICATIONS 1. Dispositif pour capter l'énergie de la houle et la transformer en énergie utile au moyen d'un appareil de transformation d'énergie tel qu'une génératrice électrique (19) ou une pompe, caractérisé en ce qu'il comprend un chaland (1) portant un mobile (13) déplaçable sous l'effet notamment de son propre poids et de l'inclinaison prise par le chaland (1) sous l'effet de la houle, la direction de déplacement du mobile (13) étant en service sensiblement transversale à la crête des vagues (11), l'appareil de transformation d'énergie (19) étant couplé à ce mobile (13). 2. Dispositif conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que le chaland (1) comprend des moyens (33,34,39 à 43) pour faire varier sa période de roulis libre. 3. Dispositif conforme à la revendication 2, caractérisé en ce que ces moyens comprennent des caissons (33,34) destinés à contenir de l'eau en quantité ajustable. 4. Dispositif conforme à l'une des revendications 1 3, caractérisé en ce que le mobile (13) est associé à des moyens de rappel (44,46,48) qui sont en équilibre lorsque le mobile (13) est dans une position moyenne. 5. Dispositif conforme à la revendication 4, caractérisé en ce que le chaland (1) comprend des moyens (49,51,52) pour régler la période propre d'oscillation du mobile (13). 6. Dispositif conforme à la revendication 5, caractérisé en ce que les moyens de rappel (44,46,48) sont élastiques et leur constante élastique est réglable. 7. Dispositif conforme à la revendication 6, caractérisé en ce qu'il comprend un piston (46) mobile dans un cylindre (44) et entraîné par le mobile (13), le cylindre (44) étant relié au voisinage de chacune de ses extrémités à une capacité d'air comprimé (48). 8. Dispositif conforme à la revendication 7, caractérisé en ce qu'une certaine distance est cependant réservée entre chaque fond du cylindre (44) et l'ouverture de communication avec la capacité correspondante (48). 9. Dispositif conforme à l'une des revendications 7 ou 8, caractérisé en ce qu'en vue de faire varier la constante élastique de rappel du mobile (13), la pression d'air comprimé est réglable. 10. Dispositif conforme à l'une des revendications 4 à 9, caractérisé en ce que l'appareil de transformation d'énergie (19) est d'un type opposant au déplacement du mobile un effort sensiblement proportionnel à une puissance nième de la vitesse du mobile (13). 11. Dispositif conforme à l'une des revendications 4 à 9, caractérisé en ce que le dispositif comprend des moyens pour mettre en service l'appareil de transformation d'énergie uniquement quand le mobile (13) effectue une partie de sa trajectoire incluant sa position moyenne. 12. Dispositif conforme à l'une des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que l'effort résistant appliqué par l'appareil de transformation d'énergie (19) au mobile (13) est réglable. 13. Dispositif conforme à l'une des revendications 1 à 12, caractérisé en ce que le mobile est un chariot (13) monté sur un chemin de roulement qui est horizontal en l'absence de gîte du chaland. 14. Dispositif conforme à la revendication 13, caractérisé en ce que l'appareil de transformation d'énergie (19) est attelé à une roue (22)du chariot (13). 15. Dispositif conforme à l'une des revendications 1 à 14, caractérisé en ce que la direction de déplacement du mobile (13) est fixe par rapport au chaland (1), et en ce que celui-ci comprend des moyens (8,9) pour régler son orientation par rapport à la crête des vagues (11). 16. Dispositif conforme à l'une des revendications 1 à 15, caractérisé en ce que la dimension du chaland (1) dans le sens qui en service est sensiblement perpendiculaire à la crête des vagues (11) est sensiblement égale à la moitié de la houle la plus courte dont l'exploitation est envisagée. 17. Procédé pour utiliser un dispositif pour capter i'énergie de la houle et la transformer en énergie utile, ce dispositif comprenant un chaland(l) comprenant des moyens (33, 34) pour régler sa période de roulis libre, ce chaland (1) portant un mobile (13) déplaçable sous l'effet de son propre poids et de l'inclinaison du chaland (1), le mobile (13) étant couplé à un appareil de transformation d'énergie (19), et associé à des moyens de rappel antagonistes (44, 46, 48) réglables qui s'équilibrent quand le mobile (13) est dans une position moyenne, ce procédé étant caractérisé en ce qu'on amarre le chaland (1) dans une position où la direction de déplacement du mobile (13) est transversale à la crête des vagues (11), on règle la période de roulis libre pour la rendre sensiblement égale à la période de la houle, et on règle les moyens de rappel (44, 46, 48) du mobile (13) pour que la période d'oscillation libre du mobile (13) soit sensiblement égale à la période de roulis libre du chaland (1) et à la période de la houle. 18. Procédé conforme à la revendication 17, pour utiliser un dispositif dans lequel des moyens sont prévus pour régler l'effort résistant engendré par l'appareil de transformation d'énergie (19), et dans lequel le mobile est un chariot (13) monté sur un chemin de roulement (15) passant au voisinage du centre de gravité du chaland (1), caractérisé en ce qu'on règle l'effort résistant pour que soit vérifiée la relation em2 = 7t'al sm 8)3 dans laquelle Om est l'amplitude angulaire du roulis du chaland (1) o( est un coefficient tenant compte des dimensions non négligeables de la largeur du chaland (1) par rapport à la longueur d'onde de la houle, de l'irrégularité de la ligne de crête des vagues (11), des imprécisions éventuelles de perpendicularité entre la ligne de crête des vagues (11) et la direction de déplacement du mobile (13), et de l'irrégularité de la période de la houle. sm est l'amplitude de la houle e est le coefficient d'amortissement de l'eau sur la coque du chaland (1). 19. Procédé conforme à la revendication 18, caractérisé en ce qu'on donne à l'effort de réaction opposé par l'appareil de transformation d'énergie (19) au mobile (13) une valeur suffisante pour que le mouvement du mobile (13) ne tende pas à dépasser une amplitude maximale admissible.