La présente invention concerne une glissière perfectionnée tendant à assurer une répartition uniforme de la charge exercée sur elle par l'élément de charpente ou de flèche qu'aile supporte. Les flèches télescopiques de grue comportent généralement des 5 glissières supportant des parties de la flèche afin de leur permettre de se déplacer les unes par rapport aux autres. Une glissière classique ne comporte qu'un seul patin dont les extrémités avant et arrière se trouvent soumises, lors du fléchissement de la flèche, à des charges relativement importantes pouvant attein-10 dre, dans les cas les plus défavorables, environ 50 # de la charge totale supportée par la glissière. Cette concentration de la charge aux extrémités de la glissière tend à réduire l'aptitude de la flèche à supporter des charges par suite des. concentrations inopportunes de la contrainte exercée sur elle, et favorise en 15 outre l'usure de la glissière. La présente invention concerne donc une nouvelle glissière articulée, destinée à supporter les parties d'une flèche mobiles les unes par rapport aux autres, et tendant à assurer une répartition uniforme de la charge exerçée sur elle par la partie de la 20 flèche avec laquelle elle coopère, de façon à compenser le fléchissement de la flèche chargée, à réduire les concentrations de la contrainte dans la flèche et à permettre à cette dernière de supporter une plus lourde charge ; une première forme de réalisation de cette glissière comporte un élément basculant, articulé sur une 25 partie de la flèche, et comportant deux axes espaces autour desquels pivotent deux éléments de glissière supportant eux-mêmes deux patin» en contact en deux endroits espacés avec la partie supportée de la flèche, le pivotement de ces trois éléments par rapport à cette partie compensant au moins partiellement le flé-30 chissement de la flèche sous l'action de la charge qu'elle supporte ; une seconde forme de réalisation concerne une flèche nouvelle et perfectionnée dont l'ensemble des glissières supporte ses différentes parties et permet leur mouvement relatif, chacun des éléments de glissière étant capable, du fait de sa structure et de 35 ses caractéristiques de résistance à la flexion, de fléchir suivant une courbe correspondant à celle de la partie de la flèche avec laquelle il coopère, de façon à transmettre uniformément la charge exercée sur lui par cette dernière, et comportant un patin qui coulisse sur cette partie et se compose de plusieurs éléments sus-40 ceptibles de se déplacer les uns par rapport aux autres lors de la BAD ORIGINAL 71 13501 ■>2086153 flexion de ladite partie sous -l'effet de la charge, ce qui permet l'entretien de leurs surfaces ; ce type de patin, qui peut être monté sur un support, fait partie également de l'invention. D'autres caractéristiques et avantages de la présente inven-5 tion ressortiront de la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés, et donnant à titre explicatif, mais nullement limitatif, plusieurs formes de réalisation de l'invention. Sur ces dessins : la figure 1 représente une grue roulante classique et sa 10 flèche ; la figure 2 est une coupe partielle à plus grande échelle de la flèche de la grue de la figure 1 ; la figure 3 représente à plus grande échelle une glissière articulée selon 1-' invention, destinée à supporter et à permettre 15 le mouvement relatif d'une des parties de la flèche de la figure 2 par rapport à une autre ; la figure 4 est une élévation selon la ligne 4-4 de la figure 3, montrant les rapports entre un bras basculant et les deux éléments de glissière pivotants montés sur lui ; 20 la figure 5 est une vue en plan selon la ligne 5-5 de la fi gure 4, montrant d'une autre manière les mêmes rapports que cette dernière % . - la.figure 6 est un schéma représentant un élément de glissière classique supportant une charge légère uniformément répartie, dans 25 le cas où la flèche avec laquelle il coopère ne présente pratiquement pas de fléchissement la figure 7 est un schéma de l'élément de glissière de la figure 6 montrant de quelle façon la charge tend à se concentrer aux extrémités de l'élément lorsque la charge supportée par la 30 flèche tend à la faire fléchir ; la figure 8 est un schéma représentant une condition de chargement extrême, la flexion de la flèche étant telle que toute la charge est concentrée aux deux extrémités opposées de l'élément de glissière classique ; 35 la figure 9 est un schéma de l'élément de glissière de la fi gure 3 supportant une charge légère, sans pratiquement aucune flexion de la partie de la flèche avec laquelle il coopère ; les conditions de fonctionnement représentées sur cette figure correspondent à celles représentées sur la figure 6 pour l'élément de 40 glissière classique ; bad original 71 13501 3 2086153 la figure 10 est un schéma de l'élément articulé de glissière lorsque la charge appliquée à la flèche provoque une certaine flexion de cette dernière ; cette figure correspond aux conditions de fonctionnement représentées sur la figure 7 pour la glissière 5 classique ; la figure 11 est un schéma de l'élément articulé de glissière dans des conditions de chargement extrême correspondant à une flexion importante de la flèche ; cette figure correspond aux conditions de fonctionnement représentées sur la figure 8 pour l'élé-10 ment de glissière classique ; la figure 12 est une vue en bout d'un élément de glissière élastique correspondant à une autre forme de réalisation de la présente invention ; la figure 13 est une élévation de 1*élément de glissière de 15 la figure 12 ; la figure 14 est un schéma montrant la correspondance entre les courbes de flexion respectives de l'élément de glissière des figures .12 et 13 et de la partie de la flèche avec laquelle il coopère ; et 20 la figure 15 est un schéma montrant comment on peut assimiler la moitié de l'ensemble de glissières élastiques â une poutre en porte-à-faux afin de calculer son fléchissement. La glissière selon la présente invention accroît la performance d'une flèche de grue en matière de support de charge en com-25 pensant la flexion de la partie de cette flèche qu'elle supporte en y diminuant les concentrations de la contrainte, au moyen d'un pivotement indépendant de deux éléments de glissière lors du fléchissement de ladite partie. Selon une autre forme de réalisation de l'invention, la glissière est élastique et sa résistance à la 30 flexion est telle que la courbe qu'elle forme en fléchissant correspond à celle formée par la surface de la partie de la flèche coulissant sur elle. La forme de la surface de support de la glissière varie donc en fonction du fléchissement de la partie de flèche associée de façon que la transmission de la charge entre 35 elles soit uniforme. Pour aider à atteindre ce but, la glissière comporte un patin divisé en plusieurs éléments susceptibles d'être déplacés les uns par rapport aux autres lorsqu'intervient le fléchissement de la partie en question de la flèche, ce qui permet à la surface de ce patin de rester normalement en contact avec la-40 dite partie lorsqu'elle celle-ci fléchit. Il est possible de 71 13501 4 2086153 combiner les différentes formes de réalisation de la glissière pour en faire un ensemble cumulant les caractéristiques de chacune d'elles. Bien que la glissière selon la présente invention puisse être 5 utilisée avec des charpentes et dans des environnements différents, elle est représentée sur les dessins sous la forme de deux ensembles 14 et 16 (figure 2) associés à une flèche 10 d'une grue roulante 18 (figure 1). La flèche 10, montée sur un châssis ou base 22 lui-même supporté par une plaque tournante 26 sur le châssis 10 24 d'un véhicule, tourne par rapport à ce châssis sous l'action d'un groupe moto-propulseur 30 commandé par un opérateur installé dans une cabine 28 équipée par ailleurs des commandes appropriées pour faire pivoter la flèche 10 vers le haut à partir de la position inactive ou de transport représentée sur la figure 1. Cette 15 cabine 28 comporte également des commandes permettant de soulever une charge au moyen d'un crochet 33 relié à un treuil 32. Au cours de ses déplacements, la grue roulante 18 est conduite par un chauffeur installé dans une cabine 34 située à l'avant du châssis 24. On fait passer de façon classique la flèche 10 de sa position 20 rétractée représentée sur la figure 2 à sa position d'extension (non représentée) en modifiant les rapports d'emboîtement de plusieurs de ses parties 38 mobiles les unes par rapport aux autres. L'extension d'un premier ensemble piston-cylindre 40 déplace vers l'extérieur par rapport à une partie de base 44 une première partie 25 intermédiaire 42 de la flèche. Le mouvement vers l'extérieur de la partie extrême 48 de la flèche 10 par rapport à la partie 42 ainsi qu'à une seconde partie intermédiaire 50 est produit par l'extension d'un second ensemble piston-cylindre 52 comportant un accouplement 54 avec la partie 48. L'extension dés parties 50 et 48 par 30 rapport aux parties 42 et 44 de la flèche 10 s'effectue en extrayant une tige 56, en provoquant la rétraction de l'ensemble piston-cylindre 52 et donc celle de l'accouplement 54, enfin en fixant ce dernier à la partie 50 au moyen de la tige 56. Ce processus d'extension de la flèche 10 est expliqué en détail dans le 35 brevet des Etats-Unis d'Amérique N° 3 368 696 auquel on peut se reporter au besoin. Les glissières articulées 14 et 16 supportent au moins partiellement les parties 42 et 50 de la flèche lorsque ces dernières supportent une charge et permettent de les déplacer axialement 40 l'une par rapport à l'autre. La glissière 14 pivote autour d'un 71 13501 5 2086153 arbre 60 relié à la partie 42 et comporte des patins 62 et 64 supportant et glissant sur une surface externe de la partie 50 et lui permettant de coulisser par rapport à la partie 42. La glissière 16 pivote de même autour d'un arbre 68 relié à la partie 44 et 5 comporte des patins 72 et 74 supportant et glissant sur une surface externe de la partie 42 et permettant à cette dernière de coulisser par rapport à la partie 44. La glissière articulée 16 (voir figures 3 à 5) comporte deux bras oscillants ou flasques 78 et 80 assujettie l'un à l'autre 10 et pivotant autour de l'arbre 68. Deux éléments de glissière espacés 84 et 86, montés entre les flasques 78 et 80, pivotent indépendamment autour de broehes parallèles 90 et 92 reliant lesditB flasques. Ces broches 90 et 92 sont à égale distance de l'arbre 68 aussi bien dans le sens vertical que dans le sens horizontal. Les 15 éléments de glissière 84 et 86 sont sensiblement identiques et comportent deux bras 94 et 96 parallèles l'un à l'autre ainsi qu'aux flasques 78 et 80. Les patins 72 et 74 sont montés sur des plaques de support 100 dont l'une relié et assujettit l'un à l'autre les bras 94 et 96 de chaque paire. 20 La glissière 16 pivote autour de l'arbre 68 assujetti à la partie 44 de la flèche. Les patins 72 et 74 sont en contact avec une surface externe 104 de la première partie intermédiaire 42 (voir figure 2). La glissière 14 est identique à la glissière 16, comme précédemment indiqué, et n'est donc pas décrite en détail, 25 mais l'arbre 60 autour duquel elle pivote est fixé.à la partie 42 de la flèche et ses patins 62 et 64 sont en contact avee la seconde partie intermédiaire 50 de la flèche. Bien entendu, d'autres glissières, articulées ou non, aident à supporter les parties 42, 44, 48 et 50 de la flèche au cours de leur mouvement relatif. 30 La figure 6 représente un type classique de glissière 110 comportant un patin 114 dont la surface est égale à la somme des surfaces des deux patins 72 et 74 de la glissière 16, et" qui est en contact avec une surfacé externe d'une partie de la flèche représentée schématiquement en 116 et dont la flexion est très fai-35 bleou nulle du fait de la faible charge qu'elle supporte. Chaque unité de longueur du patin 114 ne supporte donc qu'une charge relativement faible et uniforme représentée par la référence W sur la figure 6. La charge totale s'exerçant vers le bas sur le patin 114 est égale au produit de la charge W par la longueur L du patin. 40 Cette charge vers le bas est équilibrée par une force de réaction 71 13501 6 2086153 dirigée vers le haut et représentée par. la référence F sur la figure 6. Lorsque la charge appliquée à la partie 116 augmente, cette dernière tend à fléchir de la manière représentée schématiquement 5 sur la figure 7, et sa courbure tend à concentrer la charge aux. extrémités avant et arrière de la glissière 110 au lieu de l'appliquer uniformément sur toute la longueur L de la glissière. Si la charge exercée sur la partie 116 de la flèche augmente encore, le fléchissement de la partie de la flèche s'accentue et l'on se 10 rapproche de l'état extrême représenté sur la figure 8 où chacune des moitiés de la charge est concentrée sur chacune des extrémités de la glissière. A mesure qu'on se rapproche des conditions de charge de la glissière 110 représentée sur la figure 8, la partie 116 de la flèche subit des concentrations de contrainte qui dimi-15 nuent sa .performance en matière de support de charge et les efforts s'exerçant sur les extrémités avant et arrière du patin 114 tendent à provoquer son usure rapide. . Les glissières articulées 14 et 16 compensent la flexion des parties correspondantes de la flèche, y réduisent les concentra-20 tions de la contrainte, et améliorent donc leurs performances en matière de support de charge en tendant à assurer une répartition plus uniforme de la charge entre elles et les parties correspondantes de la flèche lorsque la charge de ces dernières augmente. Cela est illustré schématiquement pour la glissière 16 sur les 25 figures 9 à il. Bien entendu, la glissière 14 fonctionne en grande partie de la même manière à l'égard de la seconde partie 5O de la flèche. Lorsque la partie 42 est chargée normalement ou légèrement (figure 9), elle ne fléchit que peu pu pas et transmet à la glis-30 sière 16 une charge uniforme W par unité de longueur. Comme les longueurs combinées des patins 72 et 74 sont équivalentes à celle du patin 114 la force de réaction totale F est identique dans le cas de la glissière 16 et dans celui de la glissière 110 si la charge W par unité de longueur est la même. Si la charge s'exer-35 çant sur la partie 42 de la flèche augmente, la force totale de réaction P augmente également et cette partie de la flèche tend à fléchir, comme représenté schématiquement sur la figure 10. l'augmentation de la charge supportée par la flèche 10 accentue la courbe du fléchissement de sa partie 42, et la charge tend à 40 se concentrer sur les extrémités opposées des patins 72 et 74 BAD ORIGINAL 71 13501 7 2086153 (figure 10). La courbure de la partie 42 s'accentue à mesure qu'augmente la charge de la flèche, et la charge des patins 72 et 74 approche de l'état extrême représenté schématiquement sur la figure 11. 5 La glissière articulée 16 compense la flexion de la partie 42 de la flèche en y ramenant la concentration de la contrainte à une valeur inférieure à celle constatée, dans les mêmes conditions de fonctionnement, sur la glissière classique 110. Cette diminution des concentrations de la contrainte améliore évidemment la perfor-10 mance de la partie de la flèche en matière de support de charge. Ce résultat est obtenu grâce au mouvement de pivotement indépendant des éléments de glissière 84 et 86 par rapport aux flasques 78 et 80 lors du fléchissement de la partie 42. Ce pivotement tend à concentrer la charge transmise de la partie 42 à la glis-15 sière 16 en quatre emplacements correspondant aux parties extrêmes des patins 72 et 74 (figure 10). Comme on l'a expliqué précédemment en regard de la figure 7> la charge transmise de la partie 116 de la flèche à la glissière classique 110 tend à se concentrer aux deux extrémités du patin 114. En supposant que la charge tota-20 le s'exerçant sur les deux glissières soit la même, c'est-à-dire égale à celle de la glissière 110, la charge partielle concentrée à chacune des deux extrémités de la glissière 110 est plus grande que la charge partielle concentrée à chacune des quatre extrémités de la glissière articulée 16. 25 La comparaison de la glissière 110 (figure 8) et de la glis sière 16 (figure 11) dans l'état correspondant à leur charge maximale fait peut-être apparaître mieux encore l'action compensatrice de la glissière 16. Dans ces conditions, qui correspondent à une courbure maximale, et en supposant qu'une charge totale égale f 30 soit appliquée à chacune des glissières, la moitié de cette charge (f/2) tend à se transmettre de la partie supportée de la flèche à chacune des extrémités opposées de la glissière 110, alors que, dans le cas de la glissière 16, un quart seulement de cette charge (f/4) tend à se transmettre à chacune des extrémités opposées des 35 patins 72 et 74. Comme les deux axes des pivots 90 et 92 sont équidistànts de l'arbre 68, les charges égales supportées par les éléments de.glissière 84 et 86 appliquent aux bras oscillants 78 et 80 un couple de forces équilibrées. Il ressort de ce qui précède que la glissière articulée 14 40 accroît les possibilités de support de charge d'un élément de 71 13501 8 2086153 flèche supporté et soumis à un fléchissement, par suite du mouvement pivotant des éléments de glissière 84 et 86. Ce mouvement pivotant réduit la charge qui se concentre aux extrémités avant et arrière des patins 72 et 74 et provoque une diminution des 5 concentrations de la contrainte de la partie supportée 42 de la flèche. Il est évident que, "bien qu'elle soit représentée associée à une flèche 10 bien déterminée, la glissière articulée 14 peut être utilisée avec d'autres types de flèches ou de charpentes. La glissière élastique 124 (figures 12 et 1^) constitue une 10 autre forme de réalisation de la présente invention. Cette glissière 124 supporte de façon uniforme la charge transmise par une partie supportée de la flèche, même si cette dernière fléchit sous l'action du chargement qu'elle soulève. Pour obtenir ce résultat, la glissière élastique 124 peut prendre par structure une courbure 15 correspondant à celle de l'élément de flèche supporté par sa surface en contact avec cet élément. Comme cette glissière 124 fléchit de la même quantité que l'élément supporté de la flèche, ion patin 130 fléchissant en même temps que cet élément reste en contact compressif uniforme avec lui par sa surface d'appui 134. 20 La glissière 124 pivote autour d'un arbre 138 (figure 2) monté sur la première partie intermédiaire 42 de la flèche. Le patin 130 coulisse sur une surface interne 140 de la partie de base 44 de la flèche 10. Lorsque l'ensemble cylindre-piston 40 est mis en oeuvre, la partie 42 et la glissière 124 se déplacent 25 longitudinalement le long de la partie 44. Lorsque la flèche 10 supporte un chargement, sa partie 44 tend à fléchir de ce fait. La courbure de la glissière 124 correspond à la courbure de cette partie 44 et fléchit donc de façon correspondante. La charge est donc transmise de façon uniforme de 30 la partie 44 à la glissière 124, comme représenté schématiquement sur la figure 14. Il n'y a donc pratiquement pas de concentration de la charge aux extrémités avant et arrière de la glissière 124 contrairement à ce qui se produit dans le cas de la glissière classique 110 (voir figures 7 et 8). 35 La construction de la glissière élastique 124 est telle que, lorsque la flèche 10 supporte une charge de travail prédéterminée, la courbure de cette glissière est la même que celle de l'élément 44 de la flèche en contact avec elle. On réalise cette glissière 124 en déterminant d'abord la courbure de la partie 44, puis en 40 calculant la glissière élastique de façon qu'elle présente la même 71 13501 9 2086153 courbure. La détermination de la courbure de la partie 44 se fait en appliquant une série de charges prédéterminées à la flèche 10 et en mesurant le fléchissement en plusieurs points de cette partie 44. On peut aussi calculer ce fléchissement de la partie 44 5 au moyen du procédé bien connu de superposition, c'est-à-dire ën additionnant les fléchissements produits en un point quelconque par des charges différentes appliquées à la flèche. On peut bien entendu vérifier facilement de façon expérimentale la forme calculée de la courbe de fléchissement de la flèche en appliquant 10 simplement une charge prédéterminée à la flèche 10 et en mesurant la flexion réelle. Une fois calculée ou mesurée la courbure de la partie 44 de la flèche, on peut calculer la glissière élastique 124 en comparant son équation de fléchissement à la courbure connue de l'élé-15 ment de la flèche. L'équation correspondant à la courbure de la glissière élastique 124 peut être déterminée en considérant que les deux moitiés de là glissière constituent des poutres en porte-à-faux. Le schéma de la figure 15 montre la moitié de la glissière 124 située à gauche d'un plan 146 passant par le milieu de cette 20 glissière, cette moitié étant fléchie sous une charge uniforme de W kg par unité de longueur. Le plan 146 est perpendiculaire à la surface de support 134 de la glissière 124 lorsque celle-ci se trouve dans son état normal représenté sûr la figure 13 et suit l'axe 148 autour duquel pivotent les deux bras oscillants fixés 25 l'un à l'autre 150 et 152 de la glissière 124 (voir figures 12 et 13). La courbure de chaque moitié de la glissière 124 (voir figure 15) est donnée par l'équation bien connue de la poutre en porte-à-faux : 30 Y = WX2 (X2 + 6(L/2)2 - 4(L/2)X). 2ÎÊÏ Dans cette équation, la valeur Y du fléchissement en un point quelconque situé à une distance X du plan 146 est considérée comme positive dans une direction orientée vers le bas (en regard de la 35 figure 14). Comme la valeur Y de ce fléchissement de la partie 44 de la flèche en tout endroit donné de la glissière 124 a été calculée de la.manière précédemment décrite, on connaît la valeur du fléchissement correspondant de la glissière 124 à cet emplacement. La charge uniformément répartie correspondant à W kg par unité de 40 longueur sur la longueur totale L de la glissière 124 peut 71 13501 2086153 évidemment être également déterminée pour un chargement donné. L'équation de fléchissement peut dorïc être résolue pour la résistance à la flexion (El) de touté partie donnée de la glissière 124. (E représentant le module d'élasticité de Young pour la matière 5 dont est constituée la glissière et I étant égal au moment d'inertie de la section droite de la glissière par rapport à l'axe neutre en un emplacement choisi X). Pour déterminer la résistance à la flexion (El) de la glissière 124 en tout point d'un plan parallèle au plan 146, il est 10 nécessaire de tenir compte de la résistance à la flexion de toute la section droite de la glissière 124. C'est ainsi qu'il est nécessaire de tenir compte de la résistance à la flexion des bras 150 et 152, de la plaque de support 160 du patin, et du patin 138. La géométrie de la glissière 124 et la matière utilisée pour en 15 réaliser les différents composants sont déterminées par des considérations de fabrication pourvu que chacune de ces parties présente la résistance structurale nécessaire. Pour que la charge puisse se transmettre de façon plus uniforme de la partie 44 de la flèche à la glissière 124 on divise le 20 patin 130 en plusieurs parties au moyen de fentes transversales 164 orientées parallèlement à l'axe 148 de la glissière 124. La surface de support 134 du patin 130 est ainsi partagée en plusieurs surfaces rectangulaires égales 166 qui, lorsque fléchit la glissière 124, tendent à se déplacer quelque peu les unes par rapport aux autres 25 pour maintenir un contact compressif uniforme avec la surface interne 140 de la partie 44 de la flèche (voir figure 14). Cela provoque naturellement la déformation des fentes 164 qui s'élargissent vers l'extérieur par rapport à leur état normal représenté sur la figure 13 lorsque fléchissent la partie 44 de la flèche et la glis-30 sière 124, de la façon représentée schématiquement sur la figure 14. Bien entendu, si la glissière 124 coopérait avec un élément de flèche fléchissant vers le haut plut&t que vers le bas (comme représenté sur la figure 14), les surfaces 166 du patin 130 tendraient à se rapprocher, et la largeur des fentes 164 tendrait à 35 diminuer en conséquence. Dans une autre forme de réalisation particulière de l'invention, les éléments 84 et 86 de la glissière articulée 16 sont calculés de manière que leur courbure corresponde à celle de la partie supportée de la flèche. Bien entendu, on détermine la matière et la 40 géométrie structurale des éléments de glissière 84 et 86 comme BAD ORK3JNAL 71 13501 2086153 précédemment expliqué à propos de la glissière 124 de façon que leur résistance à la flexion permette d'obtenir les courbures correspondantes désirées. Les patins 72 et 74 peuvent être bien entendu partagés en plusieurs parties au moyèn de fentes analogues 5 aux fentes 164 afin d'assurer de façon uniforme la transmission de la charge entre la partie supportée 42 de la flèche et les éléments 84 et 86. La description précédente permet de voir que les glissières 16 et 124 réduisent les concentrations de la contrainte dans un 10 élément de flèche en répartissant de façon uniforme la charge transmise par l'élément de la flèche avec lequel elles sont en contact. Ce résultat est obtenu dans la glissière 16 par pivotement des éléments de glissière 84 et 86 par rapport aux bras oscillants 78 et 80 de manière à compenser le fléchissement de la par-15 tie supportée de la flèche. En revanche, la glissière élastique . 124 se courbe de façon correspondante à la courbe de fléchissement de la partie 44 de la flèche dans la région où elles entrent en contact. Du fait de la correspondance de ces deux courbures, la transmission de la charge entre 'le patin ljJO et la partie 44 se 20 fait de façon uniforme sur toute la longueur de la glissière 124. Lorsque les éléments de glissière 84 et 86 sont calculés de manière que, par construction, leur courbure corresponde à celle de l'élément supporté de la flèche, la transmission de la charge entre la partie 42 de la flèche et les patins 72 et 74 de la glis-25 sière 16 se fait de façon uniforme. Il va de soi que la présente invention n'a été décrite et représentée qu'à titre explicatif, mais nullement limitatif, et qu'elle est susceptible de diverses variantes sans sortir de son cadre. 71 13501 12 2086153 REVENDICATIONS 1. Glissière destinée à supporter deux parties d'une flèche ou membrure mobiles l'une par rapport à l'autre, caractérisée en ce qu'un organe oscillant, articulé sur la seconde partie de la 5 flèche autour d'un premier axe, supporte deux éléments de la glissière espacés, articulés chacun sur lui autour de deux autres axes espacés du premier, et supportant chacun un jeu de patins en contact avec la première partie de la flèche, cet organe et ces éléments pivotant par rapport à la seconde partie de la flèche afin 10 de compenser le fléchissement de sa première partie du fait de la charge qui lui est appliquée. 2. Glissière selon la revendication 1, caractérisée en ce que lesdits éléments de glissière peuvent pivoter indépendamment par rapport audit organe oscillant et prendre par rapport à lui diffé- 15 rentes positions angulaires en fonction du fléchissement de la première partie de la flèche. 3. Glissière selon la revendication 1, caractérisée en ce que les surfaces de chacun des jeux de patins sont égales et que leur entrée en contact avec la première partie de la flèche provoque, 20 lorsque la flèche est chargée, l'application de charges sensiblement égales sur les deux éléments de glissière, et en ce que lesdits deux autres axes sont situés de chaque côté et sensiblement à égale distance du premier axe, de sorte que les couples de force appliqués respectivement audit organe oscillant par chacun des 25 éléments de glissière lorsque la flèche est chargée sont sensiblement égaux et opposés. 4. Glissière selon la revendication 1, caractérisée en ce que la résistance à la flexion desdits premiers jeu de. patins et élément de glissière en tout point de ce dernier" est telle que, 30 lorsque la flèqhe est chargée, la courbure de sa première partie à l'endroit où elle est en contact avec le premier jeu de patins est la même que celle des premiers éléments de glissière et jeu de patins, de sorte que la transmission de la charge se fait de façon uniforme entre ladite première partie et ledit premier jeu 35 de patins sur toute la longueur de ce dernier. 5. Glissière selon la revendication 1, caractérisée en ce que le premier jeu de patins est divisé en plusieurs parties dont les surfaces externes sont normalement en contact avec la première partie de la flèche, ces parties pouvant se déplacer les unes par 40 rapport aux autres lors du fléchissement de la flèche et permettre 71 13501 2086153 ainsi l'entretien desdites surfaces. 6. Ensemble de glissières destiné à supporter deux parties d'une flèche mobiles l'une par rapport à l'autre, caractérisé en ce qu'il comprend deux organes oscillants espacés, sensiblement 5 parallèles et articulés autour d'un premier axe sur la seconde partie de la flèche, deux glissières montées entre lesdits organes, pivotant chacune par rapport à eux autour de deux axes équidistants du premier et parallèles à lui, et comportant chacune deux éléments de glissière espacés, sensiblement parallèles auxdits orga-10 nés, articulés sur eux et reliés ensemble par un support, chacun desdits supports supportant un jeu de patins espacé de l'autre et en contact par une surface de portée avec la première partie de la flèche, ces surfaces de portée étant sensiblement égales de façon que, lorsque la flèche est chargée, les charges transmises à 15 chaque jeu de patins par la première partie de la flèche soient sensiblement égales et que les deux ensembles de glissière puissent pivoter indépendamment par rapport auxdits organes et prendre des positions différentes par rapport à ladite première partie, la flexion de cette dernière étant ainsi compensée au moins partielle-20 ment. 7. Flèche caractérisée en ce qu'elle comprend deux parties reliées l'une à l'autre, un dispositif les déplaçant l'une par rapport à l'autre pour provoquer l'extension et la rétraction de la flèche, un organe lui appliquant une charge et tendant à la 25 faire fléchir longitudinalement, et une glissière montée sur sa seconde partie et en contact avec'la première pour permettre le mouvement relatif de ces deux parties, la résistance à la flexion de cette glissière étant telle que, lorsque la flèche est chargée, les courbures respectives de.ladite première partie et de la glis-30 sière dans le sens de la longueur de la flèche sont les mêmes, la charge étant àinsi transmise de ladite première partie à la glissière de façon uniforme. 8. Flèche selon la revendication 7, caractérisée en ce que la glissière comporte un patin divisé en plusieurs éléments, dont 35 les•surfaces externes sont en contact avec la première partie de la flèche, et qui peuvent se déplacer les uns par rapport aux autres lorsque la flèche chargée fléchit, l'entretien desdites surfaces étant ainsi rendu possible. 9. Flèche selon la revendication 8, caractérisée en ce 40 que la division du patin en plusieurs éléments est réalisée au 71 13501 2086153 moyen de plusieurs fentes pratiquées sur le patin perpendiculairement à l'axe longitudinal de la flèche. 10. Glissière destinée à supporter deux parties d'une flèche mobiles l'une par rapport à l'autre, caractérisée en ce qu'un en-5 semble de support longitudinal articulé sur la seconde partie de la flèche supporte un patin divisé en plusieurs éléments dont les surfaces externes sont normalement en contact avec la première partie de la flèche, ces éléments pouvant se déplacer les uns par rapport aux autres lorsque la flèche chargée fléchit, l'entretien 10 desdites surfaces étant ainsi rendu possible.