La présente invention concerne un procédé pour enlever des liquides provenant du charbon les matières minérales génératrices de cendres. On met actuellement au point plusieurs procédés de solvatation pour produire à partir du charbon des hydrocarbures tant liquides que solides. Un tel procédé est connu sous le nom de procédé de préparation de charbon raffiné au solvant CRS. Ce procédé est décrit dans un certain nombre de brevets et notamment dans le brevet des Etats-Unis dtAmérique nO 3 892 654. Ce procédé est un procédé de solvatation pour produire, à partir du charbon, du combustible hydrocarboné solide et liquide débarrassé des matières génératrices de cendres.Dans ce procédé, on met du charbon brut concassé en suspension dans un solvant comprenant des composés hydro-aromatiques au contact de l'hydrogène, ou de l'oxyde de carbone et de l'eau, dans une première zone à une température et une pression élevées afin de dissoudre du combustible hydrocarboné à partir des matières minérales du charbon par transfert d'hydrogène des composés hydro-aromatiques du solvant vers la matière hydrocarbonée du charbon. On traite ensuite le solvant par de lthydrogène, ou par de l'oxyde de carbone et de l'eau, dans une seconde zone pour remplacer l'hydrogène perdu par le solvant dans la première zone.Puis l'on recycle le solvant enrichi en hydrogène.les liquides dissous contiennent eisus- pension des particules de matières minérales génératrices de cendres ou de ces cendres et l'hydrocarbure non dissous. Bes particules en suspension sont très petites, certaines ayant moins du micron, et elles sont donc très difficiles à enlever des liquides dissous produits à partir du charbon. Certaines tentatives ont visé à agglomérer ces particules afin d'augmenter leur vitesse de séparation mais aucun des procédés actuels pour enlever les matières solides du charbon liquéfié ne s'est avéré être entièrement couronné de succès. le but de la présente invention consiste à traiter le produit liquide d'un procédé de solvatation du charbon, tel que le procédé CRS, contenant en suspension ou en dispersion des matières solides contenant de la cendre, par un additif afin d'agglomérer ou d'influer autrement sur ces matières solides de façon à pouvoir les enlever ensuite du liquide provenant du charbon à une vitesse plus rapide que ce ne serait possible autrement. On peut appliquer aux liquides ainsi traités provenant du charbon n'importe lequel des procédés connus de séparation des matières solides et d'un liquide, notamment la filtration, le dépôt de sédimentation pour clarification, le passage dans un cyclone épaississeur ou la centrifugation. Si l'on utilise le dépôt de sédimentation, les liquides provenant du charbon et que l'on traite selon la présente invention seront débarrassés des matières solides que ces liquides cotl- tiennent sans qu'on doive appliquer une opération subséquente. Puisqu'une telle opération subséquente peut ne pas être nécessaire, la présente invention concerne à la fois une composition de liquide, provenant d'un charbon contenant des matières minérales génératrices de cendres et comprenant des composés hydroaromatiques ainsi que des additifs, et un procédé permettant l'enlèvement actif des matières solides. En raison de la rapidité d'enlèvement des matières solides que l'on peut obtenir grâce à la filtration, la présente invention est illustrée dans les exemples suivants par le procédé de séparation, par filtration, des matières solides. Il a été découvert selon la présente invention qu'une composition nouvelle, comprenant de l'alcool et des solides provenant du charbon et contenant des hydro-aromatiques, avec, en suspension ou en dispersion, des particules solides de matières minérales génératrices de cendres ou de ces matières minérales et d'hydrocarbures non dissous, peut nettement mieux être soumise à un enlèvement des matières solides que dans le cas d'un liquide provenant du charbon et ne comportant pas d'alcool. Des alcools primaires, secondaires ou tertiaires sont efficaces. On peut utiliser des alcools aliphatiques contenant 2 à 10 atomes de carbone. Bien que des chaines aliphatiques plus longues puissent être efficaces, elles sont plus onéreuses et augmentent sans nécessité: les frais opératoires. Des alcools particulièrement efficaces comprennent l'alcool isopropylique et le butanol normal, secondaire ou tertiaire. On peut utiliser un ou plusieurs alcools. Des intervalles de la concentration de l'alcool, compris entre 0,05 et 15 % en poids ou entre 0,5 ou 1,0 et 6 0 en poids, sont efficaces. L'alcool que l'on utilise dans le présent procédé ne joue aucun rôle important de donneur d'hydrogène ou de solvatation du charbon. Par exemple, alors que le butanol constitue un alcool préféré pour la présente invention, il n'est pas un alcool efficace pour la solvatation du charbon. Dans le présent procédé, on ajoute 11 alcool au produit du procédé de liquéfaction du charbon, après l'achèvement de l'étape de dissolution du charbon, c'est-à-dire après la dissolution d'au moins environ 85 ou 90 % du poids du charbon. I1 n'est pas nécessaire d'ajouter l'alcool dans ce procédé de dissolution tant que les étapes de dissolution du charbon et d'hydrogénation du solvant ne sont pas achevées.En outre, l'alcool n'aboutit dans ce procédé à aucune augmentation importante du rapport entre l'hydrogène et le carbone du liquide obtenu à partir du charbon. Donc, la plupart de l'alcool n'est pas consommée dans le présent procédé et il n'y a pas de transformation importante en une autre matière, comme une cétone, par transfert d'hydrogène. Pour empecher l'alcool de jouer le rôle d'un donneur d'hydrogène, le liquide provenant du charbon et auquel on ajoute l'alcool comprend une quantité importante d'une matière antérieurement ajoutée et différente jouant le rôle de donneur d'hydrogène, comme au moins 2, 3 ou 5 % en poids d'une matière hydro-aromatique comme la tétraline et ses homologues. La matière hydro-aromatique présente conserve l'alcool de sorte qu'on peut en recycler la plupart sans traitement d'hydrogénation. Puisque le rôle de l'alcool vise spécifiquement l'enlè- vement des solides, il n'est pas nécessaire d'effectuer un enlèvement préalable des matières solides du charbon, et l'on peut ajouter- l'alcool à un liquide provenant du charbon et qui contient généralement au moins 7 ou 4 % en poids de matières minérales génératrices de cendres. Pour jouer son rôle, l'al cool n'exige aucun co-additif, comme une base, qui en amplifierait l'effet si cet alcool devait jouer le rôle d'un donneur d'hydrogène. De même, l'alcool fonctionne dans la présente invention en phase liquide et il peut donc servir pour la séparation des matières solides et du liquide à une température inférieure à sa température critique. La température du liquide provenant du charbonxdoit se situer à un niveau élevé au cours de l'addition de l'alcool et elle doit se situer entre environ 380 et 371 OC en général, entre environ 660 et 31600 de préférence et encore mieux entre env.ro 2040 et 2880C. Après l'addition de l'alcool, il convient de malaxer le.mélange provenant du charbon pour former une composition homogène au sein de la phase liquide. Avant l'étape de séparation des matières solides, on peut laisser la solution provenant du charbon reposer à la température du malaxage durant 30 secondes à 3 heures en général, durant 1 minute à 1 heure de préférence ou bien durant 2 ou 5 minutes à 30 minutes. Dans un mode de réalisation de la présente invention, on ajoute l'alcool à une suspension chaude et non filtrée de charbon dissous et l'on agite le mélange qu'on laisse vieillir. On fait ensuite passer le mélange à travers un filtre sur le- i quel on a appliqué au préalable une couche de revêtement de terre de diatomées.Puis l'on distille le filtrat, contenant de l'alcool, pour récupérer cet alcool. On recycle l'alcool et on le mélange à l'alimentation du filtre, avec de l'alcool d'appoint éventuellement nécessaire. On a effectué des essais de filtration pour illustrer la présente invention, et l'on a interprété les données ainsi obtenues selon le modèle mathématique suivant bien connu pour la filtration: T kP + C eut T est le temps de filtration, en minutes P est le poids (en grammes) du filtrat collecté au cours du temps T k est le paramètre de résistance du gâteau à la filtra tion (en min2) C est un paramètre de résistance de la couche de revêtement préalable (en min/g) et T P est l'inverse de la vitesse de filtration. Dans les essais de filtration indiqués ci-après, la quantité du filtrat récupérée, P, a été automatiquement enregistré en fonction du tempos T. P et T représentent les données fondamentales obtenues au cours des essais. Si l'on a mesuré les variables suivantes, on les a maintenues constantes à des niveaux voulus afin d'obtenir des mesures comparables : la température, la chute de pression lors de la traver sée du filtre, la nature de la couche de revêtement préalable et son mode d'application, l'épaisseur de cette couche de revêtement préalable et la surface de la section du filtre. Comme illustré sur la figure unique annexée, on a étudié selon le modèle mathématique ci-dessus les données obtenues (P en fonction de T). Sur cette figure, l'axe horizontal montre la valeur de P (poids du filtrat, en grammes), alors que l'axe vertical montre la valeur de ?/P, qui est l'inverse de la vitesse de filtration La pente de chaque courbe représente k, et l'intersection de chaque courbe avec l'axe vertical des ordonnées est C.La figure se fonde sur l'exemple 7 et montre quatre courbes représentant chacune une filtration séparée : C1, sans addition d'isopropanol ; C2 : addition de 2 % d'isopropanol avec 2 minutes de temps de maintien ; C3 addition de 2 % d'isopropanol avec 4 minutes de temps de maintien ; et C4 : addition de 2 ffi d'isopropanol avec 6 minutes de temps de maintien. Lorsqu'on analyse chaque courbe, on voit que le pa ramètre C est surtout une caractéristique de la couche de revêtement préalable car il est l'inverse de la vitesse de filtration au début de l'essai, avant qu'une quantité importante de gâteau de filtre se soit déposée au sommet de la couche de revetement préalable. Par ailleurs, la pente k est un paramètre du gåteau de filtre qui se dépose sur la couche de revê- tement préalable au cours de la filtration et ce paramètre représente donc la filtration elle-même à l'exclusion de la couche de revêtement préalable.Une pente relativement faible (faible valeur de k) représente une résistance avantageusement faible du gâteau à la filtration.En d'autres termes, toute diminution de k représente une augmentation de la vitesse de filtration principale. En observant la figure, on voit que la courbe supérieure (C1) a la plus grande pente (elle correspond à k ayant la plus grande valeur), cependant que la courbe la plus basse (C4) a la plus faible pente (et correspond à k ayant la plus faible valeur). La figure montre qu'après une minute de filtration, on a obtenu dans le cas de la courbe supérieure une plus faible quantité de filtrat que dans le cas de la courbe inférieure.En examinant cela d'une autre façon, si chaque courbe indique une plus faible vitesse de filtra-tion (c'està-dire une plus grande valeur de l'inverse de la vitesse de filtration) à la fin en comparaison du début d'un essai, une faible pente de courbe indique que la vitesse de filtration n'a pas beaucoup diminué au cours de l'essai On note que chaque essai de filtration est effectuysans lavage du gâteau de filtre par un solvant. Puisqu'un lavage par du solvant est destiné à modifier la nature du gâteau de filtre, cela risque également de modifier la valeur de k.De nombreux filtres industriels sont du type rotatif continu selon lequel il y a une alternance continue entre des cycles de filtration ne durant pas plus d'une minute et des cycles de lavage au cours duquel- un solvant de lavage est projeté par pulvérisation sur le gâteau de filtre afin d'en éliminer par lavage le liquide provenant du charbon et qui est absorbisur ce gâteau. Donc, toutes les vitesses de filtration des essais indiqués ci-après comprennent l'opération de filtration au cours de la première minute de cette filtration. Pour effectuer les essais de filtration des exemples suivants, on applique une couche de revêtement préalable, jusqu'à une épaisseur de 1 ,27 cm, de terre de diatomées sur un tamis de 0,164 mm d'ouverture de maille3 situé au sein de l'é- lément de filtre. L'élément de filtre mesure 1,9 cm de diamètre intérieur sur 3,5 cm de hauteur, ce qui donne une surface de 2 contact de 2,84 cm . Le tamis est supporté par une grille robuste pour en éviter la déformation. On effectue l'opération d'application de la couche de revêtement préalable en refoulant, sous une pression d'azote de 2,8 bars, une suspension à 5 % en poids de la dicalcite (matière fournissant la couche de revêtement préalable) dans de l'huile légère de traitement sur -ce tamis.On effectue l'opération d'application de la couche de revêtement préalable à une température voisine de celle de l'opération subséquente de filtration. Le lit poreux de matière de revêtement préalable que l'on obtient ainsi pèse environ 1,2 g. Aprèsdépôt de cette matière de revetement, on fait passer à travers le filtre durant environ 1 à 2 secondes de l'azote sous une pression d'environ 0,35 bar pour enlever des traces d'huile légère. L'huile légère s'écoule vers unrécipient disposé sur une balance à pesée automatique. On pèse l'huile légère pour s'assurer du dépôt de la quantité requise de la matière devant former la couche de revêtement préalable. Après cette opération, on jette l'huile légère. On relie la balance à un enregistreur à utiliser ultérieurement et qui fournit un enregistrement imprimé continu (à des intervalles de 5 secondes) du filtrat collecté en fonction du temps. On introduit ensuite dans un autoclave séparé, jouant le rôle de réservoir, un échantillon (750 g) d'huile non filtrée et ne comportant aucun additif. On maintient cette huile non filtrée à la température de 380-540G et on l'agite continuellement. L'agitation s'effectue à l'aide de deux turbines de 5 cm dont les arbres tournent à 2000 tr/min. On commence la filtration en appliquant une pression choisie d'azote (2,8 à 5,6 bars) à l'autoclave. L'huile non-filtrée qui s'écoule de l'autoclave passe dans un enroulement de préchauffage; on y règle la durée de séjour en agissant sur des soupapes il y a des thermocouples à l'entrée et à la sortie de façon à pouvoir maintenir à une température uniforme l'huile non filtrée lorsqu'elle atteint le filtre.En quittant le dispositif de préchauffage, l'huile non filtrée passe vers le filtre où il se forme un gâteau solide et où l'on obtient un filtrat. L'élément de filtre et le dispositif de chauffage de ce filtre sont également munis de thermocouples. Comme indiqué cidessus, on recueille- le filtrat sur une balance et son poids est automatiquement noté toutes les 5 secondes. On collecte le filtrat dans un récipient propre. On a effectué les essais comparatifs pour déterminer l'effet des additifs, en utilisant le même lot d'huile non filtrée d'alimentation que celui ayant permis d'obtenir des données sur la filtration. En premier lieu, on élimine l'huile non filtrée des tubulures et du filtre de l'appareillage par une purge à l'azote à une pression d'environ 7 bars. On introduit à l'aide d'une pompe la substance additive dans le réservoir de l'autoclave contenant de l'huile non filtrée. On place un élément séparé de filtre qu'on revet de la meme façon que celle décrite ci-dessus et l'on effectue les essais sur l'huile non filtrée comportant un additif en opérant de la même façon que les essais effectués sur l'huile non filtrée ne comportant pas d'additif.Après chaque filtration, on enlève par une purge à l'azote le résidu se trouvant sur la matière de premier revêtement du filtre et on lave avec un liquide approprié pour éliminer la combinaison de l'huile non filtrée et de l'additif. Voici une analyse d'un liquide d'alimentation typique non filtré, provenant d'un procédé de préparation de charbon raffiné au solvant (ou de solvatation du charbon) et que l'on utilise dans les essais des exemples suivants. Bien que l'huile légère ait été rapidement évaporée de l'huile d'alimentation du filtre au cours des stades de décompression, l'huile alimentant le filtre n'a subi l'enlèvement d'aucune des matières solides contenues avant cette filtration. Densité à 15,60C : 1,15 Viscosité cinématique à 98,90C : 24,1 centistokes Poids spécifique à 15,60C : 1,092 Cendres : 4,49 % en poids Matières insolubles dans la pyridine : 6,34% en poids Distillation selon la norme ASTM D1160 Temp. ( C) à 1 bar 5 270 10 285 20 297 30 317 40 341 50 368 60 409 70 487 71-la récupération de toutes les matières distillables se produit à 4960C Exemple 1. On effectue une série d'essais de filtration pour illustrer I'effet, sur la filtration, de l'addition de divers alcools et du phénol à un liquide provenant du charbon. On effectue ces essais à la température de 2600C avec une chute de pression de 2,8 bars lors de la traversée du filtre. Be tableau suivant présente les résultats de ces essais TABLEAU I Additif k (min/g2) C (min/g) Vitesse de filtration(/min) Néant ~ 0,0256 0,22 3,2 Alcool n-propylique (2% en poids) 0,0245 0,12 4,5 Alcool butylique secondaire (2 % en poids) 0,0164 0,13 5,0 Alcool butylique tertiaire (2 ffi en poids) 0,0236 0,05 5,6 Alcool isoamylique (2 % en poids) 0,0226 0,28 3,1 Phénol (2 % en poids) 0,0278 0,27 2,8 En considérant les donnees ci-dessus, on note à nouveau que le paramètre k de résistance à la filtration est le meilleur indicateur de l'effet de l'additif sur l'opération de filtration, car ce paramètre exclut tous les effets, sur la filtration, dus à l'appareil de filtration et à la couche de revêtement préalable. Par ailleurs, la valeur C indique l'effet du dispositif de filtration et de la couche de revêtement préalable, indépendamment de l'effet de l'alcool ou du phénol qu'on ajoute. Les données ci-dessus montrent que le paramètre k de résistance à la filtration a été réduit à divers degrés par tous les alcools essayés, l'alcool butylique secondaire effectuant la plus gande diminution du paramètre de résistance. Au contraire,le phénol a augmenté le paramètre de résistance, ce qui montre qu'il est apparemment un milieu de dispersion plutôt-qutun agent d'agglomération. Donc, la présence du phénol exerce un effet adverse sur la filtration des liquides provenant du charbon. Puisque le phénol et des crésols sont présents dans les liquides provenant du charbon et puisque le phénol bout au voisinage de 1810C, il est avantageux pour l'o- pération de filtration d'éviter de recycler vers le filtre toute fraction d'huile de traitement dont l'intervalle d'ébullition comprend ce point. Exemple 2. On effectue des essais supplémentaires de filtration à 2100C avec une chute de pression de 5,6 bars lors du passage du filtre pour illustrer l'effet de l'alcool méthylique et de l'alcool éthylique comme additifs à un liquide provenant du charbon et que l'on filtre. Les résultats de ces essais sont présentés au tableau II suivant TABLEAU II Additif (2% en poids) g (min/g2) C (min/g) Vitesse de fil tration (min) Néant 0,0254 0,07 5,0 Alcool méthylique 0,0341 0,07 4,5 Néant 0,0376 0,06 4,4 Alcool éthylique 0,0319 0,10 4,6 Comme le montrent les données ci-dessus, l'alcool méthylique exerce un effet nuisible sur le paramètre k de résistance à la filtration, cependant que l'alcool éthylique exerce un effet avantageux. Exemple 3. On effectue des essais afin de déterminer l'effet d'acides organiques, d'aldéhydes et de cétones sur la filtration des liquides provenant du charbon. Le tableau III suivant montre les résultats de ces essais. TABLEAU III Filtration à 2600C avec une chute de pression de 5,6 bars Additif (2% en poids) k (min/g) C (min/g) Vitesse de fil tration (g/min) Néant 0,0247 0,20 3,5 Butyraldéhyde 0,0258 0,18 3,5 Néant 0,0263 0,32 2,5 Acide acétique 0,0245 0,35 2,5 Néant 0,0239 0,26 3,0 Acétone 0,0372 0,27 2,9 Filtration à 2100Cavec une chute de pression de 5,6 bars Néant 0,0235 0,15 4,1 Méthyl-éthyl-cétone 0,0256 0,17 3,9 Comme les données ci-dessus le montrent, le butyraldéhyde, la méthyl-éthyl-cétone et l'acide acétique présentent tous un effet insignifiant sur le paramètre k de résistance. L'acétone montre un effet légèrement nuisible. L'emploi d'acides ne serait pas souhaitable dans un procédé industriel en raison de leur nature corrosive. Exemple 4. On effectue des essais afin de déterminer l'effet de la quantité d'isopropanol que l'on ajoute sur la filtration des liquides provenant du charbon. On effectue ces essais à 2600C-aveo une chute de pression de 5,6 bars. Le tableau IV suivant montre les résultats de ces essais. TABLEAU IV Additif et sa concentration 2 Vitesse de filtra en en poids) k (min/g ) tion (g/min) Néant 0,0192 5,6 Isopropanol (1 %) 0,0119 7,3 Isopropanol (2 %) 0,0065 8,6 Isopropanol (2,7 %) 0,0086 9,2 Bes données ci-dessus montrent une diminution progressive du paramètre k de résistance à la filtration à mesure que la proportion d'isopropanol augmente pour passer res pectivement de O à 1 % puis à 2 %. Cependant, l'avantage obtenu à 2,7 % es g nférieur à celui obtenu à 2 %, ce qui indique qu'une proportion d'alcool au-delà d'un niveau critique diminue les effets avantageux que l'on peut obtenir. Exemple 5. On a prolongé les essais impliquant l'utilisation de l'alcool butylique comme additif, afin d'illustrer l'effet du temps de maintien de l'alimentation du filtre contenant l'additif avant la filtration, en effectuant un maintien à la température de 499z. Les résultats de ces essais sont présentés au tableau V suivant. On effectue les essais de filtration à 260 C et 5,6 bars, et il y a un temps de 2 minutes de maintien à 260 C. TABLEAU V Additif et sa concen- Vitesse Temps(min) écoulé à tration(% k C de fil- 490C entre l'addition en poids) (min/g2) (min/g) tration de l'additif et la (gain) filtration Néant 0,0534 0,06 3,8 Alcool butylique secondaire(2%) 0,0309 0,29 2,8 1 Alcool butylique secondaire(2%) 0,0301 0,12 4,1 40 Alcool butylique secondaire(2%) 0,0309 0,29 2,8 80 Alcool butylique tertiaire(2%) 0,0236 0,05 5,6 5 Alcool butylique tertiaire(2%) 0,0247 0,15 4,1 45 Les données ci-dessus montrent que le temps de main tien, entre l'introduction de l'alcool butylique secondaire dans l'alimentation du filtre et la réalisation de l'opération de filtrationpa un effet sur le paramètre k de résistance à la filtration.Dans les 80 minutes qui suivent l'addition de l'alcool butylique secondaire, l'effet de l'alcool augmente jusqu'à une valeur de crête puis diminue, puisque l'avantage observé grâce à l'additif est plus grand au bout de 40 minutes qu'il n'est au bout d^1 minute ou de 80 minutes. Une observation semblable sur-l'effet du temps apparaît dans le cas de l'alcool butylique tertiaire. Exemple 6. On effectue plusieurs essais en utilisant de l'isopropanol pour illustrer encore l'effet du temps de maintien entre l'addition de l'isopropanol au liquide provenant du charbon et la filtration du liquide. On effectue les essais à 2600C avec une chute de pression de 5,6 bars. Les résultats de ces essais sur deux échantillons d'huile non filtrée sont montrés sur le tableau VI suivant. TABLEAU VI Additif et sa con- Vitesse Temps écoulé (min) centration (% en de filtra- à 2600C entre l'adpoids) k(min/g2) tion(g/min) dition de l'additif et la filtration Néant 0,0284 3,7 Isopropanol (2%) 0,0191 5,4 3 Isopropanol (2fui) 0,0144 7,0 6 Isopropanol (2%) 0,0159 7,1 9 Néant 0,0464 2,4 Isopropanol (2%) 0,0209 3,4 75 tes données ci-dessus montrent qu'un meilleur effet sur le paramètre k de résistance à la filtration résulte d'une prolongation du temps de maintien entre l'addition de l'isopropanol et la filtration. Ces données tendent à indiquer qu'il s'est produit une interaction entre l'additif alcoolique et la matière du liquide provenant du charbon. Exemple 7. On effectue quatre essais de filtration pour illustrer encore l'effet de l'intervalle de temps entre l'introduction de l'isopropanol dans le liquide provenant du charbon et l'opération de filtration. Dans un essai, on n'ajoute pas d'isopropanol. le liquide provenant du charbon et qu'on utilise dans les trois autres essais contient 2 % en poids d'isopropanol avec un temps de maintien de 2 minutes, de 4 minutes et de 6 minutes, respectivement. Dans la totalité des essais, la température est d'environ 2600C et la chute de pression est de 5,6 bars. La figure annexée montre les résultats de ces essais. (Abscisses : poids du filtrat en grammes ; ordonnées: inverse de la vitesse de filtration T/P). les temps notés le long de chaque courbe correspondant à un paramètre sont les temps écoulés entre le début de l'essai de filtration et le moment où l'on a obtenu les données correspondant à ces points. Comme on le voit sur la figure, l'utilisation de l'isopropanol diminue dans tous les cas la résistance à la filtration. Cependant, des temps progressivement prolongés de maintien entre l'-addition de l'isopropanol et le début de l'essai de filtration aboutissent à des résistances de filtration progressivement plus faibles. REVENDICATIONS 1. Procédé perfectionné pour enlever d'un charbon les matières minérales génératrices de cendres, ce procédé comprenant une étape de dissolution au cours de laquelle on dissout, à l'aide d'un solvant hydro-aromatique,la matière hydrocarbonée charbon pour obtenir un courant effluent comprenant le liquide dissous provenant du charbon, des hydroaromatiques et, en suspension, des matières solides contenant les matières minérales génératrices de cendres, et l'on fait passer ce courant effluent vers une étape de séparation des matières solides et du liquide, le procédé perfectionné étant caractérisé en ce que, avant l'étape de séparation des matières solides et du liquide, on ajoute au courant effluent un alcool aliphatique contenant de 2 à 10 atomes de carbone et qui forme une- composition homogène dans ce liquide provenant du charbon. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'étape de séparation des matières solides et du liquide est une étape de filtration. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on effectue l'étape de dissolution en présence d'hydrogène ou d'oxyde de carbone ou des deux. 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'alcool est l'isopropanol. 5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'alcool est le butanol primaire, secondaire ou tertiaire. 6. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'alcool est présent dans le courant effluent en une proportion comprise entre environ 0,05 et 15 % en poids. 7. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le courant effluent contient au moins 3 so en poids de matières minérales génératrices de cendres et au moins 2 % en poids d'hydro-aromatiques et en ce qu'on ajoute l'alcool à ce courant effluent pendant que la température de ce courant se situe entre 380 et 371 C. 8. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend un temps de maintien, durant 30 secondes à 3 heures, du liquide provenant du charbon, entre l'étape d'addition de l'alcool et l'étape de séparation des matières solides et de ce liquide.