L'invention se rapporte à un procédé de coulée d'un matériau de départ pour laminoirs du type dans lequel on utilise la coulée verticale en coquilles, connue en soi. Pour des produits. de laminage, tels que, par exemple, les fers ronds, les fers à béton armé, les feuillards et les profilés légers, on voit apparaitre dans le monde entier des usines petites ou moyennes ayant des productions annuelles de 50 à 400 000 tonnes d'acier, et des unités de fusion de 15 à 60 tonnes, qui fonctionnent en général avec des fours à arc électrique. Pour fabriquer ces produits de laminage, on a besoin d'un matériau de départ en pièces d'un poids de 120 à 250 kg. On choisit. souvent comme matériau de départ un produit de coulée continue, parce qu'on peut ainsi choisir les sections transversales du matériau de manière à pouvoir exécuter à chaud la déformation qui suivra dans le laminoir. Les coûts de production des produits de laminage sont fortement grevés par les immobilisations élevées en capital de telles machines de coulée continue. De telles machines exigent en outre des installations supplémentaires d'un prix relativement élevé pour l'approvisionnement en eau et/ou sa récupération. À cela s' ajoute que ces installations exigent des frais relativement élevés d'exploitation, à savoir a) pour le personnel d'exploitation, b) pour la matière réfractaire, c) pour l'entretien courant. Cela met en question le succès économique des laminoirs, en particulier quand l'unité de production est petite. On sait que les billettes de coulée continue présentent, en particulier dans la zone de la première couche de solidification, une teneur relativement élevée en inclusions minérales finement réparties. Ces inclusions proviennent, d'une part, de l'argile formée lorsqu'on calme complètement l'acier par de l'aluminium, et d'autre part du contact avec la matière réfractaire de la poche de coulée et en particulier du récipient intermédiaire. Dans le cas des fers à béton armé et des autres-profilés usuels du commerce, ces fines inclusions minérales ne gênent pas. Mais, dans le cas des aciers de qualité, par exemple pour l'industrie automobile, un meulage ultérieur des billettes obtenues par coulée continue est nécessaire. La dépense à y consacrer peut devenir suffisamment importante pour que la coulée continue cesse d'être économique.En outre, dans l'étirage à froid de petites dimensions de fil, les inclusions minérales indiquées conduisent à la rupture et par suite à des perturbations au cours de la production. On a donc cherché à mettre en oeuvre aussi économiquement que possible le procédé du type défini plus haut , d'éviter un meulage ultérieur de la matière et, dans le cas de l'étirage à froid des dimensions les plus fines, d'empêcher la rupture de la matière ainsi, en particulier, que d'améliorer la qualité du lingot brut produit en ce qui concerne la formation de la retassure et la répartition des inclusions réfractaires. Suivant l'invention, on atteint ce but comme suit : on utilise des coquilles où le rapport entre la section moyenne (de 120 à 150 mm2) et la longueur de la cavité intérieure est compris entre 1/8 et 1/15, et qui ont une capacité calorifique, ou d'accumulation de chaleur multiple de la capacité calorifique de l'acier à couler, on les remplit d'acier à un débit minimal de 7 à 10 kg/s et, entre les intervalles de remplissage, on les refroidit par de l'air jusqu'à ce que leur capacité calorifique reprenne approximativement sa valeur initiale. On fixe de préférence entre 1 : 10 et 1 : 12 le rapport entre la section transversale moyenne et la longueur de la cavité intérieure des coquilles. Il est en outre particulièrement favorable de remplir les coquilles avec un débit de l'acier de 12 à 18 kg/s. Les avantages obtenus par l'invention viennent en particulier de ce qu'on évite les inconvénients indiqués plus haut et qu'une addition d'aluminium n'est pas nécessaire. Il est apparu qu'il suffit de calmer l'acier avec du manganèse et du silicium. En outre, dans le procédé de coulée suivant l'invention, la température de coulée de l'acier peut être inférieure de 60 à 700C à celle d'un acier à verser en coulée continue, de sorte que la corrosion de la matière réfractaire, en particulier des becs de la poche de coulée, peut être sensiblement réduit. En outre, dans le procédé suivant l'invention, l'acier n'entre en contact qu'avec un seul bec. D'autres détails et caractéristiques de trois dispositifs différents pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'invention apparaitront de la description qui suit des deux exemples de réalisation, représentés au dessin, sur lequel - la figure 1 est une vue schématique en plan d'une table tournante avec coquilles disposées sur deux rangées et une poche de coulée fixe suivant l'invention - la figure - est une vue en coupe à plus grande échelle, suivant la ligne =-h de la figure 1 - la fi---ure :> , est une vue en coupe à plus grande échelle, salivant la ligne B-B de la figure 1 - la figure + est une vue schématique en élévation latérale d'une roue de coulée d'ae horizontal - la figure 5 est une vue en coupe longitudinale d'une variante de coquille suivant la figure 4 - la figure 6 est une vue en coupe suivant la ligne A-A de la figure 5, et - la figure 7 est une vue en coupe suivant la ligne B-S de la figure o Pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'invention, convient, surtout pour les très petites installations, un dispositif (non représenté) comportant un chariot de coulée accompagné d'une poche de coulée qui se déplace pas à pas au-dessus d'une double rangée fixe de coquilles. Les coquilles sont baignées par de l'air de refroidissement amené de façon continue. il faut, dans ce dispositif, avant qu'il se forme dans la coquille une couche solide au sommet du lingot, introduire manuellement des anses, qui s'y solidifient rapidement. On favorise ainsi la formation d'une tête de lingot solide, ce qu'on peut encore favoriser par une trempe à l'eau. Au moyen d'une grue on peut alors retirer de la coquille, qui s'évase coniquement vers le haut, les lingots ainsi munis d'anses. Avec un tel dispositif, on met en oeuvre le procédé suivant l'invention en passant par les étapes suivantes 10- On choisit l'épaisseur de paroi de chaque coquille, dont le rapport entre la section intérieure transversale et la longueur est de préférence compris entre 1 : 10 et 1 : 1a, de façon que sa capacité d'accumulation de chaleur de la coquille soit un multiple, de préférence le double,de la capacité calorifique du lingot d'acier à couler. H.- Après la coulée, et jusqu'à la coulée suivante, on refroidit sutfisamment la coquille fixe pour que la capacité d' ac- cumulation de chaleur initiale de la coquille soit de nouveau approximativement atteinte. On assure de préférence ce refroidissement au noyen d'air, celui-ci étant dirigé de manière qu'il longe constamment l'extérieur de la coquille ou balaye sa cavité intérieure de l'enlèvement au lingot busque peu avant la coulée. .- On exécute donc également sur place tous les travaux d'entretien, comme par exemple l'anosage avec des enduits protecteurs. 4.- On augmente le débit de la coulée, par rapport à la coulée verticale connue en soi, Si par exemple on remplit une coquille d'une capacité de 150 kg en 12 s ou de a50 kg en 18 s, les dispositifs d'arrosage qui, dans la coulée, viennent nécessairement en contact avec la paroi, sont relibérés, ce qui assure une surface exempte de croûtes solidifiées. On favorise ce résultat en donnant une forme particulière aux rayons du bord de la coquille et en maintenant un certain intervalle de température, d'environ 1000 au-dessus du point de liquidus, de sorte qu'on évite des fissures de bord sur le lingot solidifié malgré la coulée extrêmement rapide. Un dispositif pour la mise en oeuvre dans les installations les plus importantes du procédé suivant l'invention est caractérisé (figures 1 à )) suivant l'invention, par le fait qu'une table tournante à double rangée de coquilles se déplace pas à pas au-dessous d'une poche de coulée fixe. Les coquilles sont normalement coniques, leur section la plus grande étant en bas, suspendues à un cadre porteur et en deux rangées dans la table tour nante- 2o Chaque coquille 1 es-t munie d'un fond 4 qu'on peut abattre vers le bas.La poche de coulée 5 montée fixe au-dessus de la table tournante 2 comporte deux becs0 On déplace pas à pas la table tournante 2 en la faisant passer au-dessous de la poche de coulée 5, de sorte que chaque fois deux coquilles ; se trouvent au-dessous des becs de la poche de coulée 5 et peuvent etre remplies simultanément. Les becs de la poche de coulée 5 sont, de préférence, obturés par des robinetÛ-vrrnes à disques, connus en soi, se trouvant au fond de la poche de coulée. De tels robinets-vannes à disques, non seulement, augnentent la sécurité du processus de travail, mais accélèrent également la cadence de travail. A la poche de coulée, font suite des ajutages d'eau, non représentés en détail,-pour tremper la tête de coquille.Pour obtenir un refroidissement particulièrement avantageux de la tête de coquille, plusieurs pièces façonnées 6 en métal, de préférence en/alliage de cuivre, qui sont parcourues par de l'eau et sont de différents poids (figure )7) sont disposées à la suite de la poche de coulée 5.Avec ces pièces o, non seulement on peut obtenir un refr-idissement accéléré et par suite une formation rapide du plafond du lingot en cours de solidification mais aussi on peut, grâce à une forme appropriée, et en augmentant graduellement le poids de ces pièces, régler la pression de manière que le couvercle du lingot s'enfonce suffisamment dans celui-ci pour que, pendant le processus de soli dification, des cavités ne se forment pas sous le couvercle jus qu a ce que celui-ci se soit formé suffisamment fortement à la tête du lingot pour qu'il ne puisse plus s'oxyder au cours du chauffage, qui suivra, des lingots dans le four-poussoiro Quand la table tournante a tourné, pas à pas, d'environ 315 après la coulée, on ouvre le fond 4, de sorte que le lingot coulé et partiellement solidifié glisse de la coquille. On refroidit intensément ce lingot chauffé au rouge, soit qu'on l'as- perge d'eau pendant qu'il glisse, soit qu'on le fasse tomuer dans un bain d'eau, soit encore qu'on le soumette à un refroidissement intense par de l'air sur un parcours de refroidissement, de préférence combiné à un retournement permanent des lingots, selon la technique connue du lit de refroidissement à retournement. Dans la position d'arrêt suivante de la table tournante 2, on asperge la coquille 1 avec un enduit protecteur, et dans la position d'arrêt suivante on la refroidit avec de l'air qui la traverse. On relie ensuite à nouveau le fond 4 à la coquille 1. Avec les robinets-vannes à disques du type connu, la commande hydraulique de la coulée est assurée du fait que les ouvertures circulaires du robinet-vanne et de la plaque de fermeture se recouvrent de façon différente. Mais, dans le cas d'une coulée rapide d'un lingot, il est avantageux, au voisinage de la fin de la période ebe coulée, de réduire automatiquement en deux ou trois étapes, au moyen d'un relais temporisé réglable, la section d'écoulement du robinet-vanne. Après le dernier réglage automatique,on ferme àla main, d'après l'aspect, le robinetvanne en appuyant sur un bouton. Pendant la coulée de la masse fondue, le réglage du relais temporisé s'opère constamment, après correction initiale, selon le processus de coulée qui se poursuit. On obtient ainsi une adaptation à la pression ferro-statique variable. On donne ci-après un exemple chiffré pour ce procédé de coulée avec table tourmente, qui convient pour la coulée d'un poids de 30 t de masse fondue. Le poids prévu du lingot est de 150 kg, de sorte que 200 coquilles sont nécessaires pour une coulée. À cela s'ajoute une réserve de 40 coquilles. Ces coquilles sont disposées sur la table tournante 2 sur deux rangées et en 120 paires. Les coquilles 1 vont en se rétrécissant vers le haut et ont un fond 4 se rabattant vers le bas. Dans la zone du fond 4, la distance entre coquilles et entre la rangée intérieure et la rangée extérieure est de 3 cm et constitue la section d'écoulement la plus étroite. La poche de coulée 5 à deux obturateurs à robinet-vanne à disques, est montée fixe au cours de la coulée, au-dessus de la table tournante 2, de manière que les coquilles situées suivant un rayon puissent être remplies simultanément. L'opération de coulée dure de 12 à 13 s. Quand les coquilles ont été remplies, on continue à faire tourner la table de manière que la paire de coquilles suivante soit prête pour la coulée. Cette opération dure n secondes, de sorte que de 14 à 15 s sont exigées par le temps de coulée. Dans la troisième position après le poste de coulée, les deux coquilles reçoivent une quantité dosée d'eau en vue de la solidification accélérée de la tête de lingot et, quand le bord de la poche a été dépassé, a lieu la pose des pièces 6 parcourues par de l'eau et d'un poids croissant. Bu-dessous de la table tournante, est disposé, dans la zone des deux rangées de coquilles, un canal d'air qui, pendant l'opération de coulée et le temps d'attente qui suit, est alimenté par de l'air froid.L'opération de coulée elle-même dure de 23 à 25 mn, et la durée d'attente qui suit de 17 à 15 mno Quand se sont écoulées 40 minutes, on met de nouveau en mouvement la table tournante et, au moyen d'un dispositif automatique de déclenchement, on ouvre le fond dans la position 102, de sorte que les lingots glissent et tombent dans un réceptacle abaissable, à partir duquel ils sont posés sur un transporteur à palettes, qui les amène à une grille de refroidissement. En position 104, on munit d'un enduit, au moyen d'un pulvérisateur, les coquilles et le fond. À la cadence de 12,5 s par pas, on fait ensuite tourner la table de 3600, en amenant dans une mesure renforcée de l'air froid par en-dessous, de sorte que les coquilles sont refroidies par l'intérieur et par l'extérieur. En position 115, on enclenche ensuite manuellement le fond, de manière qu'soit rigidement relié à la coquille. Après le sixième enclenchement d'un tond de coquille, la première paire de co Quilles est oe nouveau prête pour la coulée. Les fonds suivants sont alors à nouveau enclenchés au pas de la coulee, et le cycle de travail reconmence. Ge procédé permet de couler une masse fondue sur le dispositif decrit, toutes les 7Q minutes, c'est-à-dire que ce dispo sidis peut recevoir l'acier fondu dans deux fours électriques à arc UHP de 90 t, une durée e 2 h et 20 mn entre deux coulées pouvant être atteinte pour chaque four. Avec le dispositif suivant l'invention, trois ouvriers seulement sont nécessaires pour la coulée, tandis que dans le procédé connu de coulée continue il en faut dix pour un même débit de coulée. En outre, le dispositif est d'une construction moins coûteuse, il est moins suet aux dérangements et il exige une surveillance moindre. On a dé exposé 1' avantage métallurgique du point de vue de la pureté de l'acier. il existe toutefois des aciers pour lesquels ces mesures ne sont pas suffisantes. Tel est par exemple le cas de la production d'un matériau de départ pour l'étirage de tubes sans soudure, qui exige une retassure exactement centrée et doit, en particuler dans celle-ci, être exempte de masses d'inclusions ré fractaires. Dl y a en outre des cas qui exigent un matériau de départ présentant des surfaces parallèles. On propose pour ce cas (figures à 7) un dispositif dans lequel les coquilles sont rassemblées de manière à constituer une roue de coulée à rayons, chaque coquille est pourvue d'une couronne centre, chaque couronne dentée engrène avec une crémaillère fixe montée sur la roue de coulée e-t en forme d'arc de cercle, et une poche de coulée est disposée au-dessus du point le plus élevé de la roue de coulée. Deux coquilles sont de préférence assemblées une à côté de l'aire pour constituer un rayon de la roue de cottlée. Pour pouvoir, au moyen d'un tel dispositif, produire pour la fabrication de tubes, des lingots à faces planes parallèles, il est prévu, selon un autre développement de l'invention, la disposition suivante : chaque coquille est constituée par deux parties angulaires à section transversale en L, reliées, par l'intermédiaire de ressorts d'aprui, par une bague supérieure et une bague inférieure de maintien, les bords fermés des extrémités supérieures des éléments angulaires sont prolongés par une languette, et la bague supérieure de maintien est pourvue d'une couronne dentée. Cette disposition permet d'obtenir, comme avantages supplémentaires, que dès après une durée de solidification de 3 à 5 minutes, on peut laisser glisser le lingot hors de la coquille et donner à la roue de coulée un diamètre suffisamment petit pour que sa rotation autour de l'axe horizontal ne conduise pas à des difficultés particulières de construction. Non seulement les frais de réalisation du dispositif sont ainsi abaissés, mais encore l'encombrement de l'ensemble du dlspositif est suffisamment réduit pour ne pas entraîner des dépenses supplémentaires particulières pour le hall de mise en place ou pour les fondations du dispositif.En outre, les robinets-vannes à disques affectés à la poche de coulée permettent à un seul ouvrier de remplir par coulée les coquilles disposées sur deux rangées.second ouvrier, qui contrôle le fonctionnement satisfaisant de tous les dispositifs mécaniques, est nécessaire pou la surveillance. Etant donné que, en raison de la structure du dispositif, a coquille subit une double rotation, le lingot se solidifie très uniformément sur toutes ses faces extérieures, y compris sa face frontale. On peut donc le faire sortir de la coquille à un moment où la partie essentielle du lingot est encore liquide.La solidification qui suit et la rotation à l'horizontale ont pour conséquence qu'outre la formation d'une texture uniforme et serrée, la retassure est très propre de sorte qu'elle se soude de façon satisfaisante au cours du laminage qui suit et que dans le laminage suivant en core on obtient un matériau laminé très homogène.Des nids d'inclusions exogènes ou endogènes d'oxyde sont exclus dans cette forme de solidification De façon détaillée, le dispositif (voir figure -) est réa- lisé comme suit Les coquilles 9 sont disposées l'une à côté de l'autre sur deux rangées dans la roue de coulée 7 d'axe horizontal 8 . Cha cuneces coquilles $ est entourée d'une couronne dentée ld quI @ngrène avec ;ne crémaillère fixe Il en forme d'arc ce cercle. Au-dessus du point le plus élevé 12 de la roue de coulée 7 se trouve la poche de coulée 1@ munie des robinets-vannes à @@@@@@ @nv@abl@@. A la partie inférieure de la roue 7 est monté une @ôle de guidage (non représentée) destinée à recevoir les lingots 14 qui glissent à l'extérieur des coquilles 9.La tôle de guidage a pour rôle, d'une part, d'assurer un faible choc et, d'autre part, de faire prendre vers l'extérieur aux différents lingots une direction horizontale telle, qu'après avoir ensuite été poussés et rassemblés sur un parcours de refroidissement, qui peut être constitué par un lit refroidisseur à retournement connu en soi 15, ils reposent par couples avec une extrémité de tête et une extrémité de pied de façon qu'on puisse ultérieurement les faire entrer dans le four-poussoir avec des parois extérieures parallèles par paires. La flèche 16 indique le sens de rotation de la roue de coulée 7. La productivité d'une telle roue de coulée est indiquée ci-après dans le cas du déroulement de la coulée d'une masse fondue d'un poids de 32 t. Deux rangées de chacune quarante coquilles 9 sont disposées sur deux rangées dans la roue de coulée 7. Chaque coquille 9 contient 180 kg d'acier liquide. La poche de coulée 13 à deur obturateurs constitués par des robinets-vannes à disques est montée sur un chevalet au-dessus de la roue de coulée 7. Les deux obturateurs sont situés exactement au-dessus des deux coquilles situées au point le plus élevé 12 de la roue de coulée 7. L'opération de coulée est exécutée par un seul ouvrier. Celui-ci a devant lui deux claviers pour l'ouverture et pour la fermeture progressive des deux obturateurs. Il les manoeuvre multanément, chacun d'une main. Devant le pied droit de l'ouvrier est monté un levier du genre pédale d'accélérateur, dont une seule action fait tourner la roue de coulée,de de telle sorte que chaque fois la paire suivante de coquilles soit prête pour la coulée. Auprès 14 secondes la coulée a/lieu dans la première paire de coquilles et une seconde après la paire suivante est prête pour la coulée. Après chaque fois deux pas, la couronne dentée des coquilles engrène avec la crémaillère Il en forme d'arc de cercle, ce qui, à chaque actionnement de la roue de coulée, fait tourner les coquilles de 900 autour de leur axe longitu final. Après 18 autres déplacements semblables la coquille est disposée,son son ouverture étant dirigée verticalement vers le bas, de sorte que le lingot, qui entre temps s'est partiellement so- lidifié, peut glisser et s'échapper. Jusque là, la coquille a effectué 3 1/2 rotations autour de son propre axe. On refroidit ensuite intensément avec de l'air les coquilles vides pendant que la roue de coulée continue à tourner et on les asperge, en outre, en un certain point, avec une masse d'aspersion qui augmente la durée de vie des coquilles. Ces deux mesures entraînent un abaissement de la température des coquilles suffisamment fort, pour qu'après 20 pas de plus elles aient à nouveau atteint une telle capacité d'emmagasinement de la chaleur, ou capacité calorifique, qu'on puisse à nouveau les remplir d'acier liquide. après deux tours (révolutions), 28,8 t d'acier ont été coulées, et après neuf pas de plus la poche est vide.La coulée dure donc en tout 22 mn 15 s. Comme, dans les 8 minutes qui suivent, on peut effectuer le changement de la poche de coulée, cela signifie que le dispositif de coulée suivant l'invention peut couler en une heure deux charges d'un poids total de 72 t, c'est-à-dire que le débit horaire est de 72 t. Pour tout le processus de coulée, seuls sont nécessaires un ouvrier chargé de la coulée et un ouvrier chargé d'asperger les coquilles et de surveiller la partie inférieure de la roue de coulée. Pour la fabrication de tubes, il existe des procédés de coulée spéciaux qui exigent de petits lingots rectangulaires à surfaces extérieures planes et parallèles, par exemple d'une section de 160 x 160 n et d'une longueur de 720 mm. Pour pouvoir utiliser le dispositif suivant l'invention pour fabriquer également de tels lingots rectangulaires suivant les figures 5 à 7, la coquille 9 est constituée par deux parties angulaires 17, 18 à section en L, et par une partie de fond 19. Ces parties forment, à l'état assemblé, une cavité allongée 20 à section carrée. La partie de fond 19 porte une saillie 21 qui s'adapte exactement à la cavité 20 et obture ainsi par en dessous la coquille dans sa position de coulée. La partie de fond 19 porte en outre un pivot 22 qui s'engage dans le siège de coquille 23 de la roue de coulée 7.Les parties angulaires 17, 18 sont entourées par une bague supérieure de maintien 24 et par une bague inférieure de maintien 25. Des ressorts d'appui 26 sont disposés entre les bagues 24, 25 et les parties angulaires 17, 18. Sur la bague supérieure 24, est frettée une couronne dentée 10 qui engrène avec la crémaillère Il en forme d'arc de cercle.Pouramrerun mou- vement satisfaisant de rotation de la coquille constituée par les parties angulaires 17 et 18, des ouvertures 27, dans lesquelles s'engagent des ases de maintien 28 liés à la coquille, sont mé @@@@@@ à la fois dans la bague de maintien supérieure et dans la bague de maintien inférieure.L'extrémité supérieure des deux tarties angulaires 17, 13 est, à partir de leurs bords fermés 29, prolongée sous lu forme d'une languette )O. La coquille ainsi constituée est insérée dans la roue de coulée 7 de façon que les surfaces serrées l'une contre l'autre des parties angulaires 17, 18 dent situées qans la direction de la rotation, et les bords fermés 29 avec les languettes 90 dans la direction transversale. Tans '-111e orme de réalisation du dispositif suivant I'inven tion, le vidage des coquilles a lieu du fait que la couronne den tee 10 cesse d'engrener et que, par suite du mouvement de rotation de lu roue de coulée, un rail de guidage écarte l'une de l'autre les languettes ,0, de telle sorte que les deux parties angulaires de la coquille sont séparées l'une de l'autre et poussees a l'encontre de la pression des ressorts d'appui et que le lingot peit se libérer. Le lingot est alors amené, de la façon écrite plus haut, à un lit refroidisseur à retournement.Quand a position suivante de la roue de coulée est atteinte, la prise -vcc le rail de guidage disparaît de nouveau, la force des ressorts d'appui serre a nouveau l'une contre l'autre les deux par ties angulaires de a coquille et celle-ci eut alors être préparée en vue cu processus ue coulée suivant. Les coquilles divisees selon l'invention pour des lingots :1 'une longueur correspondante conviennent également pour le maté riau de départ de trains de laminoirs qui laminent des fers ronds et de petits profilés, c'est-à-dire ayant une longueur de 1500 à 1600 mm. On obtient,d'une part,l'avantage d'un plus grand poids de lingot à la longueur donnée et, d'autre part,une meilleure maniabilité des lingots relativement à leur entassement et à leur déplacernent dans le four-poussoir. REVEND I CÂT IONS 1.- Procédé de coulée d'un matériau de départ pour laminoirs, du type dans lequel on utilise la coulée verticale en coquilles, connue en soi, procédé caractérisé par le fait que l'on utilise des coquilles où le rapport entre la section moyen ne (de 120 à 150 mm ) et la longueur de la cavité intérieure est compris entre 1/8 et 1/15, et qui ont une capacité calorifique, ou d'accumulation de chaleur multiple de la capacité calorifique de l'acier à couler, on les remplit d'acier à un débit minimal de 7 à 10 kg/s et, entre les intervalles de remplissage, on les refroidit par de l'air jusqu'à |à ce que leur capacité calori- fique reprenne approximativement sa valeur initiale. 2.- Procédé suivant la revendication 1, dans lequel on fixe entre 1 : 10 et 1 : 12 le rapport entre la section transversale moyenne et la longueur de la cavité intérieure des coquilles. .3.- Procédé suivant la revendication 1, dans lequel on remplit les coquilles avec un débit de l'acier de 12 à 18 kg/s. 4.- Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il comporte un chariot de coulée accompagné d'une poche de coulée qui se déplace pas à pas au-dessus d'une double rangée fixe de coquilles. So- Dispositif suivant la revendication 1, qui comporte une table tournante munie d'une double rangée de coquilles et qui se déplace pas à pas au-dessous d'une poche de coulée fixe. 6.- Dispositif suivant la revendication 4, dans lequel les coquilles sont montées suspendues dans la table tournante, la grande section de leur chambre conique intérieure étant dirigée vers le basset sont pourvues d'un fond rabattable vers le bas. 7.- Dispositif suivant l'une des revendications 4 ou 5, dans lequel la poche de coulée est pourvue de deux obturateurs connus en soi du type à robinet-vanne à disques. 8.- Dispositif suivant l'une des revendications 4 ou 5, en vue de la solidification rapide du lingot,des ajutages d'aspersion par de l'eau sont disposés à la suite de l'emplacement où le lingot d'acier sort de la coquille. 9.- Dispositif suivant l'une des revendications 4 ou 5, en vue de la solidification rapide du lingot, dans lequel un bassin de plongée dans l'eau est disposé à la suite de lempla cement où le lingot sort de la coquillez 10.- Dispositif suivant l'une des revendications 4 ou 5, dans lequel un parcours de refroidissement fonctionnant avec un courant intense d'air est prévu à la suite de l'elplacement de sortie du lingot d'acier. 110 Dispositif suivant la revendication 10, dans lequel les lingots d'acier sont retournés sur le parcours de refroidissement à la façon d'un lit refroidisseur à retournement. 12.- Dispositif suivant la revendication 5, dans lequel les têtes des coquilles sont refroidies par des pièces façonnées en métal parcourues par de l'eau de différents poids0 a Dispositif suivant la revendication 12, caractérisé par le fait que les pièces façonnées parcourues par de l'eau sont en un alliage de cuivre. 14.- Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé suivant la revendication 1, dans lequel les coquilles sont rassemblées de manière à constituer une roue de coulée à rayons, chaque coquille est pourvue d'une couronne dentée, chaque couronne dentée engrène avec une crémaillère fixe montée sur la roue de coulée et en forme d'arc de cercle, et une poche de coulée est disposée au-dessus du point le plus élevé de la roue de coulée. 15.- Dispositif suivant la revendication 14, dans lequel les coquilles sont disposées l'une à côté de Itautre pour constituer un rayon de la roue de coulée. 16.- Dispositif suivant la revendication 14, dans lequel une tôle de guidage destinée à recevoir les lingots glissant à l'ex- térieur des coquilles est disposée à la partie inférieure de la -roue de coulée. 17.- Dispositif suivant la revendication 16, dans lequel, en vue de refroidir, par de l'air ou de l'eau, les lingots en position horizontale, un lit refroidisseur à retournement est monté à la suite de la tôle de guidage. 1 Dispositif suivant la revendication 14, dans lequel chaque coquille est constituee par deux parties angulaires à section transversale en L, reliées, par l'intermédiaire de ressorts d'appui, par une bague supérieure et une bague inférieure de maintien, les bords fermés des extrétwités supérieures des éléments angulaires sont prolongés par une languette, et la bague supérieure de maintien est pourvue d'une couronne dentée.