La présente invention se rapporte a un procédé pour empêcher la formation d'une pollution de l'air sous forme dune. odeur désagréable provenant de matière organique, notamment matière organique de déchets, par exemple, telle matière qui est exposée a décomposition microbienne, et ce procédé est caracté- risé en. ce que l'on met la matière organique et/ou ses substances produisant l'odeur en contact avec une composition contenant, en tant que composants actifs, (a) du sel de cuivre, (b) de 1' acide nitrique et/ou un nitrate avec une addition de (c) acide nitreux etZou un nitrite et, éventuellement, (d) un composé acide pour mettre le pH de la matière au-dessous de 7. L'invention se rapporte. également a uné composition pour la mise en oeuvre du procédé indiqué ci-dessus, et cette composition est caractérisée en ce qu'elle contient de 5 a 20 % en poids de (a) sel de cuivre, de 25 a 60 % en poids de (b) acide nitrique et/ou un nitrate avec une addition de 0,1 a 10 % en poids de (c) acide nitreux et/ou un nitrite, de 0 a 50 % en poids de (d) un composé acide, en tant que composants actifs, et de O 50 % en poids d'un support, en tant que composant inactif La matiere organique de déchets, telle que matières fécales humaines, fientes, boue digérée et autres matières similaires, est exposée à décomposition microbienne.La décomposition microbienne produit, en particulier dans des conditions anaérobies, une certaine quantité de substances donnant naissance une odeur desagreable. Dans- le processus de décomposition bactérienne se. volatilisent beaucoup de composés organiques avant d'être réduits à dioxyde de carbone, méthane, eau, azote gazeux et éléments minéraux, et il se produit une odeur désagréable dégagée d'un mélange compliqué de substances odorantes. La production de fumier dans le domaine agricole et dans les-établissements avicoles est très haute. On calcule que la production de fumier aux Stats-Unis est de 2 000 000 000 tonnes par an, c.-à-d. environ 10 fois celle de déchets solides ménagers, industriels et communaux. Il va de soi que, dans l'élevage du bétail, il est un très grand probldre de pouvoir utiliser le fumier Cétte grande quantité pose aussi un autre grand problème, à savoir celui de l'odeur désagréable provenant du fuffiier. Peut-être I'odeur du fumier de vache ntest pas la plus embarrassante.Toutefois, pour les producteurs de porcs et de poules l'odeur du fumier donne naissance à une pollution de l'air dans les porcheries et les pouilaillers, pollution que l'on ne peut pas tolérer et qui est nocive aux employés. Cette odeur cause donc des problèmes aux. employés, aux voisins des producteurs de bétail et, bien entendu, au bétail lui-même. L'odeur du nouveau fumier et des nouvelles fiantes depend de la décomposition microbienne des substances organiques non utilisées dans le tube digestif des animaux. Les micro-organismes dans les intestins sont de grande importance à la sante des animaux. Parmi les substances qui sont produites par des bac téries et qui sont utilisées par les animaux, il y a, par exemple, l'acide acétique, l'acide butyrique, l'acide lactique et les différentes vitamines, notamment la vitamine B 12. D'autres produits des bactéries dans les intestins sont des substances ayant une mauvaise odeur, telles que l'acide sulfhydrique, mercaptans, putrescine, cadavérine, indole, scatol et ammoniaque. Après que les fientes ont quitté les animaux, les mêmes produits et d'autres produits se forment en dépendence des conditions. Si de l'oxygène est présent (conditions aérobies), les bactéries décomposent les fientes en sorte qu'aucune odeur désagréable ne se forme. Quand des poules, par exemple, grattent la terre convertie de litière, le fumier est aéré et on ne remarque aucune quantité d'odeur notable. Si l'oxygène est absent (conditions anaérobies), les bactéries continueront la production d'une odeur désagréable. Les problèmes de l'odeur sont plus ou moins sérieux selon les conditions. Dans les porcheries, où les porcs passent au-dessus des rigoles dans iesquelles les fientes tombent, il peut exister des problèmes très sérieux et quand le fumier des rigoles est vidé dans des citernes et est ensuite répandu sur les champs, il y a de nouveaux problèmes de cette odeur désagréable. Dans les établissements d'aviculture les problèmes ne sont pas normalement tellement grands mais les - problèmes se forment plus tard si les fientes sont emmagasinées dans une fosse ou une citerne. L'odeur dégagée du fumier de poule est plus importante que celle dégagée- du fumier de porc. Les fermes d'élevage avicole d'aujourd'hui entretiennent entre 40 000 et 250 000 volailles. L'odeur dans ces grandes fermes avicoles sera donc un très grand problème que l'on a essayé de résoudre en Suède et aussi à l'étranger en pompant le fumier au-dessous de la surface de l'eau d'un grand étang. La même pollution de l'air sous forme d'odeur dés agréable se retrouve quand il s'agit de matières irécaies, du maniement et du nettoyage de tinettes et du maniement d'ordures de boue digérée et d'autre matière organique humj.de de déchets. L'urbanisation du paysage ne donne plus de possibi lités de négliger le problème des odeurs. I.a lutte contre les odeurs peut se faire de différentes manières. La présente invention concerne un procédé pour éliminer cette pollution de l'air sous forme d'une odeur désagréable ou empêcher la forma tion de celle-ci à partir de matière organique. Antérieurement, on a enlevé les odeurs désagréables pouvant contaminer l'air, au moyen de substances chimiques qui peuvent fixer et/ou adsorber les substances ayant une mauvaise odeur. L'enlèvement des odeurs désagréables de matière organique exposée à décomposition microbienne a été effectué au moyen de telles substances chimiques, les substances suscept- ibles de fixation étant de préférence de nature à pouvoir inhiber simultanément le développement microbien, ou au moyen d'air soufflé à, travers la matière organique, ce qui change les conditions de culture microbiennes et donne aux produits de fermentation une meilleure odeur. Selon I'invention on a résolu ledit problème des odeurs désagréables au moyen d'un nouveau procédé, dans lequel on utilise une composition chimique contenant des composants qui sont actifs contre l'odeur désagréable. Pour la mise en oeuvre dru procédé selon l'invention pour empêcher la formation d'une pollution de l'air sous forme d'une odeur désagréable provenant de matière organique, on met la matière organique et/jou ses substances produisant l'odeur en contact avec une composition contenant, en tant que composants actifs, du sel de cuivre, de l'acide nitrique et/du un nitrate avec une addi tion d'acide nitreux et/ou un nitrite et, éventuellement, un composé acide pour mettre le pH de la matière au-dessous de 7. Le sel de cuivre est de préférence du sulfate de cuivre, nitrate de cuivre ou chlorure de cuivre. Le nitrate avec l'addition de nitrite est' due préférence sous forme de sels de sodium ou de potassium, et le composE acide est de préférence un acide inorganique, tel que de-l'acide chlorhydrique acide nitrique ou acide sulfurique; et/ou son sel acide ou un acide organique, tel que de l'acide citrique ou acide- acétique. I1 convient -de mélanger la composition avec la matière crsiniqie de façon à ajouter à ladite matière de 25 à 300 g du sel de cuivre, de 25 à 1500 g d'acide nitrique et/ou du nitrate avec une addition de 1 à 25 g d'acide nitreux et/ou du nitrite et de O à 1200 g du composé acide par tonne de matière.La composi tin selon l'invention contient, de préférence r de S à 20 t on poids de sel de cuivre, de 25 à 60 % en poids d'acide nitrique et/ou un nitrate avec une addition de 0,1 à iO z en poids d'acide nitreux et/ou un nitrite, de O à 50 % en poids d'un composé acide, en tant que compos-ants actifs, et de O à 50 % en poids d'un support en tant que composant inactif La composition selon l'invention est de préférence constituée par une solution aqueuse contenant 275 g de sulfate de cuivre et 1250 g HNO3 avec addition de 10 g de nitrite de sodium par litre d'eau. Le procédé selon l'invention a été appliqué particulierement à la matière organique de déchets sous forme de matières fécales, fumier de bétail, fumier de volaille, compost, boue digérée, ordures d'hôpital et abats. L'invention est également applicable å l'industrie de production de pâtes. Dans l'application pratique du procédé selon l'inven- tion à ladite matière organique de déchets on met la composition en contact avec les déchets en mélangeant la composition dans les déchets ou en la répandant dans le récipient à déchets avant ou après la collecte des déchets. Lorsque la composition selon l'invention en combinaison avec du fumier est répandue sur les champs, elle agit aussi comme un agent d'amélioration du sol. Par la composition on ajoute à la terre,d'une part; du cuivre, ce qui permet de prévenir le manque de cuivre souvent existant dans la terre et, d'autre part, du nitrate et de l'ammoniaque du fumier sous forme fixée, et ainsi l'effet de fumier et )'air peuvent être amélio- rés au moyen de la composition selon l'invention. Les exemples suivants on pour objet d'illustrer la présente invention. EXEMPLE 1 On a préparé une composition (I) contenant les substances suivantes: Acide nitrique, conc. (65 % HNO3, densité X 1,4 g/cm3) 1050 g (750 mI) Sulfate de cuivre, crist. 150 g Nitrite de sodium 5g Eau 175 g (175 ml) 1380 g (1000 ml) On a utilisé la composition (I) obtenue sous forme d'une solution aqueuse, pour libérer de toute odeur désagréable le fumier liquide de vacheries. La composition a été diluée 10 fois avec de l'eau et mélangée avec le fumier liquide contenu dans uneciterne. On a effectué le mélange en circulant le fumier liquide par pompage. 0,5 litre de la composition (I) s'est consommé par tonne de fumier liquide pour libérer ce dernier de l'odeur désagréable. EXEMPLE 2 On a préparé une composition (II) contenant les substances suivantes: Sulfate acide de sodium, crist. (NaHSO4H2O) 1400 g Nitrate de potassium 1000 g Nitrate de cuivre, crist. 300 g Nitrite de potassium 5g 2705 g On a utilisé le mélange de produits chimiques obtenu sous forme.seche, c.-à-d. la composition (Il) selon l'invention, afin d'empêcher la formation d'odeur désagréable provenant de fientes de porc.On a dissous la composition dans de l'eau, 1 kg de composition ( par 10 litres d'eau, environ, et on a versé la solution en la distribuant uniformément sur le fond des canaux de trop-pleinvidés et nettoyés d'une porcherie. I kg de composition ( s'est consommé par tonne de fumier de porc sous forme demi-solide afin d'empêcher la formation d'odeur désagréable dans la porcherie. EXEMPLE 3 on a préparé une composition (III) contenant les substances suivantes. Nitrate de sodium 850 g Chlorure de cuivre, crist. (CuCl2 2H2O) 150 g Acide citrique, crist. 1000 g Nitrite de potassium 5 g Sg 2005 g a. On a utilisé le mélange de produits chimiques obtenu sous forme sèche, composition (III) selon l'invention, afin de libérer de l'odeur désagréable le fumier liquide de poule. On a dissous la composition (III) dans de l'eau, 1 kg de composition (III) par 10 litres d'eau, et on a versé la solution obtenue, dans un puits de ciment de 200 tonnes, environ, à fumier liquide de poule, et on l'a mélangée avec le fumier en circulant le fumier par pompage, ce qui a rendu le fumier de poule libre de toute odeur désagréable. Pour cette désodorisation 0,5 kg de composition (III) s'est consommé par tonne de fumier liquide de poule. b. On a utilisé la composition (III) pour libérer de l'odeur -sagréable la boue digérée d'une couche biologique dans une station d'épuration d'eaux usées. On a dissous la composition dans de l'eau, la même concentration que celle indiquée sous a., et on a versé la solution obtenue dans une citerne contenant 10 tonnes de boue digéree et on a mélangée la solution en circulant la boue par pompage, ce qui a rendu la boue digérée libre de toute odeur désagréable. Pour cette désodorisation 0,5 kg de composition (III) s'est consommé par tonne de houe digérée c. On a utilisé la composition (III) pour empêcher la formation d'odeur désagréable dans les cabinets d'aisances du type sans chasse d'eau. Dans ces cabinets les matières fécales ont été recueilles dans une tinette du type standard, et la composition (III) était disponible à la fois comme poudre sèche et sous forme dissoute dans de l'eau, 2 kg de composition (III) par 10 litres d'eau. Après chaque utilisation du cabinet on a rOpandu etiou versé sur les matières fécales une certaine quan titd des formes respectives de la composition (III), et on a ainsi pu rendre les cabinets libres de l'odeur désagréable.Pour cette application de la présente invention, 2 kg de composition (III) s'est consommé par tonne de matières fécales. Dans des conditions de travail semblables à celles indiquées dans les exemples ci-dessus, on a également effectué des essais pour supprimer la pollution de l'air sous forme d'odeur désagrable à des lieux de travail tels que les hôpitaux., savoir les chambres de rinçage, les bassins hyginiqes pour malades et autres petits récipients portables pour matières fécales, et les abattoirs, à savoir la section de nettoiement de tripes, par application du procédé selon la présente invention, et en ce qui concerne substances et valeurs limites le type respectivement la quantité de composants ont varié dans les groupes indiqués ci-dessus. Les résultats obtenus étaient aussi bons que ceux obtenus dans les exemples indiqués en détail ci-dessus - REVENDICATIONS 1. Procéde pour empêcher la formation d'une pollution de l'air sous forme d'une odeur désagréable provenant de matière organique, notanxment matière organique de déchets, par exemple, telle matière qui est exposée à décomposition microbienne, caractérisé en ce que l'-on met la matière organique et/ou ses substances produisant l'odeur en contact avec une composition contenant, en tant que composants actifs, (a) du se de cuivre, (b) de l'acide nitrique et/ou un nitrate avec une addition de (c) acide nitreux et/ou un nitrite et, éventuellement, (d) un composé acide pour mettre le pH de la matière au-dessous de 7. 2. Procéde selon la revendication 1, caractérisé en ce que (a) le sel de cuivre est du sulfate de cuivre, nitrate de cuivre ou chlorure de cuivre, que (b) le nitrate avec l'addition du (c) nitrite est maintenu présent dans la composition sous forme de sels de sodium ou de potassium, et que (d) le composé acide est un acide inorganique, tel que l'acide chlorhydrique, l'acide nitrique ou l'acide sulfurique et/ou son sel acide ou un acide organique, tel que l'acide citrique ou l'acide attique. 3. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la composition est mélange avec la matière organique de façon à ajouter à ladite matière de 25 à 300 g du composant (a), de 25 à 1500 g du composant (b) avec une addition de l à 25 g du composant (c) et de 0 à l200 g du composant (d) par tonne de matière. 4. Composition pour la mie en oeuvre du procédé selon une quelconque des revendications précédentes, caractéri-- sée en ce que la composition contient de 5 à 20 % en poids de (a) sel de cuivre, de 25 à 60 % en poids de (b) acide nitrique et/ou un nitrate avec une addition de 0,1 à 10 % en poids de (c) acide nitreux et/ou un nitrite, de 0 à 50 % en poids de (d) un composé acide, en tant que composants actifs, et de 0 à 50 % en poids d'un support, en tant que composant inactif. 5. Composition selon la revendication 4, caractérisée en ce que (a) le sel de cuivre est du sulfate de cuivre, nitrate de cuivre ou chlorure de cuivre, que (b) le nitrate avec l'addition du nitrite est sous forme de sels de sodium ou de potassium, et que (d) le composé acide est un acide inorganique, tel que l'acide nitrique, l'acide sulfurique ou l'acide chlorhydrique, et/ou son sel acide ou un acide organique, tel que l'acide citrique ou l'acide acétique. 6. 6. Composition selon la revendication 4 ou 5, caracterisée en ce que la composition est constituée par une solution aqueuse contenant 275 g de sulfate de cuivre et 1250 g HNO3 avec addition de 10 g de nitrite de sodium par litre d'eau.