ELEMENT METALLIQUE ALLEGE ETANCHE DE CONSTRUCTION MECANIQUE. L'invention est relative à un élément allégé étanche de cons- truction mécanique en t8le métallique qui peut être substitué avantageusement à un élément en matériau métallique compo- site du genre connu dit "sandwich" lorsqu'il faut non seu- lement concilier la rigidité et la légèreté mais aussi res- pecter une limite supérieure d'épaisseur. L'élément de cons- truction de linvention convient par exemple tout particu- lièrement à la réalisation d'enveloppes de canaux de post- combustion de turboréacteurs et plus généralement à toute construction dans laquelle le flambage local d'une t8le contraint à utiliser une paroi relativement plus épaisse que ne ie commanderaient les efforts généraux dans ladite cons- truction. D'une façon générale, un élément métallique de construction du genre sandwich comporte, entre deux feuilles ou peaux en t8le mince ou en clinquant une âme-(ou coeur) épaisse de structure très légère fixée rigidement par soudage, soudage par diffusion,. brasage, collage, etc... à ces peaux pour les entretoiser. Cette constitution doit conférer en principe au sandwich une rigidité élevée en flexion et en torsion tout en limitant sa masse surfacique (masse par unité de surface). Un premier inconvénient d'un tel élément sandwich est que son épaisseur ne peut pas être inférieure à une certaine valeur imposée par certaines phases de fabrication. Si le coeur est fabriqué préalablement à son insertion entre les peaux comme pour la plupart des réseaux maillés en ruban métallique du genre dit "nid d'abeille", il est en effet nécessaire de lier les rubans dans chaque zone de contact par au moins deux points de soudure nettement distincts et de conférer en outre à ce coeur une épaisseur suffisante pour le manipuler sans le dé- térierer. Si le coeur est monté bande par bande entre les deux peaux, lesdites bandes doivent être fixées de préférence mutuellement, et en tous cas, elles doivent être fixées à ces peaux et l'écartement entre celles-ci doit être suffi- sant pour permettre l'insertion et l'extraction des peignes servant à la mise en place des bandes et à la liaison avec les peaux, par points de soudure par exemple. Dans tous les cas, ces sujétions interdisent pratiquement, tout au moins dans les applications industrielles courantes, la réalisation de sandwichs d'une épaisseur inférieure à 5 ou 6 mm. Un deuxième inconvénient d'un tel élément sandwich est que le coeur, dont la rigidité intrinsèque est pratiquement nulle, ne participe pratiquement ni à la rigidité en traction du sandwich, ni à sa résistance mécanique. Il constitue mécani- quement un "poids mort", quelque léger qu'il soit. Un troisième inconvénient est que, en raison de la faible épaisseur des peaux, la fixation d'éléments massifs (brides, bossages) à ces peaux par brasage, soudage ou collage impose l'adjonction de pièces de renfort (nervures, éclisses) qui compliquent la construction et accroissent les nasses. Enfin, un dernier inconvénient est que la conductivité ther- mique d'une peau à l'autre est faible. Si l'une des peaux est plus exposée que l'autze à la chaleur, des contraintes méca- niques dues aux différences de dilatation apparaissent (ci- saillement aux points de fixation du coeur aux peaux, flam- bage pour la peau la plus chaude), ainsi que des risques de déformation. On est donc là encore conduit à surdimersionner l'élément pour des motifs, de sécurité. - L'invention tire parti des progrès réalisés ces dernières années dans l'usinage des matériaux métalliques et notamment dans le perçage et l'alésage. On peut maintenant effectuer des perçages très précis en grand nombre dans des conditions de rapidité donc de coûts très satisfaisants, notamment par faisceaux d'électron, faisceaux laser, asservis par exemple à une commande numérique, etc... Bien entendu, d'autres procédés plus classiques, perçage par machines à têtes à forets ou à fraises multiples par exemple peuvent aussi être employés sans sortir du cadre de l'invention. L'objet essen- tiel de l'invention est de fournir un élément de construction mécanique allégé qui ne présente pas les inconvénients pré- cités mais qui possède cependant une épaisseur et une rigi- dité en flexion et en torsion sensiblement plus élevées que. l'épaisseur et que la rigidité d'une tale pleine de même masse et par conséquent une bien meilleure résistance à la flexion, à la torsion et au flambage. L'élément étanche allégé de construction mécanique de l'in- vention, réalisé en tôle métallique, est caractérisé en ce que dans la majeure partie de la surface de l'une de ses faces est ménagée une pluralité de trous cylindri- ques d'allègement qui forment des rangées qui'sont disposés dans chaque rangée de telle. sorte que l'épaisseur minimale de métal qui sépare deux trous adjacents.est sensiblement inférieure au diamètre d'au moins l'un d'entre eux et dont les profondeurs sont telles que l'épaisseur minimale de métal qui sépare le fond de chaque trou de la face non per- forée de l'élément est au plus égale au diamètre de ce trou. Un tel élément équivaut géométriquement à un "demi-sandwich" dont le coeur est constitué par l'épaisseur de métal tra- versée par les trous et dont la peau est z=nstituée par l'épaisseur de métal qui sépare le fond des trous de la face non perforée. Il est en fait réalisable sous deux formes. Si la tôle est épaisse vis à vis du diamètre des trous (par exemple de l'ordre de 3 à 10 fois ce diamètre), on peut y percer des trous borgnes (éventuellement réalisés par un procédé connu pour obtenir des profondeurs précises, des parois lisses et des fonds de trous pratiquement plans et parallèles à la surface opposée de l'élément qui ne comporte pas de perforations). Le "demi-sandwich" obtenu est alors monolithique. Sinon,.on peut constituer l'élément par la juxtaposition d'une première tale (dite "coeur") que les trous traversent de part en part et d'une deuxième tôle dite "peau" sensiblement plus mince que la première et qui est fixée sur l'une des faces de celle-ci par soudage, bra- sage ou collage, etc... de telle sorte que les trous de- viennent borgnes. Quelle que soit la forme de réalisation adoptée, on peut également fixer par soudage, collage ou brasage, etc... sur la face par laquelle débouchent les trous borgnes une peau supplémentaire également sensiblement plus mince que le coeur. Cette dernière peau peut notamment, mais non obli- gatoirement, avoir la même épaisseur que la peau fixée sur l'autre face(ou que l'épaisseur résiduelle au fond du trou borgne. La rigidité de l'élément est ainsi accrue et ses deux faces sont lisses. La tôle du coeur peut Jtre s'il y a lieu déjà conformée (par exemple roulée) avant perçage et fixation de la ou des peaux. On voit immédiatement, d'après les descriptions générales qui précèdent, que l'élément de construction de l'invention béné- ficie des avantages suivants, qu'il soit de structure mono- lithique ou qu'il soit constitué par l'assemblage d'une tôle de-coeur perforée et d'une ou deux tôles de peau - le mode de réalisation n'impose pratiquement pas de limite inférieure aux épaisseurs, - l'épaisseur de tôle traversée par les trous participe non seulement à la rigidité de l'élément de construction, mais aussi à sa résistance mécanique en traction, - la chaleur diffuse bien dans l'épaisseur de l'élément, de sorte que si une face est soumise à une température élevée, l'autre face étant soumise à une température plus froide, les contraintes thermiques sont beaucoup moins élevées que dans les sandwichs de l'art antérieur, enfin, pour fixer des pièces massives sur l'élément, il suffit de prévoir des réserves de perçage (c'est-à- dire des zones exemptes de trous) aux endroits de l'élément de construction qui doivent recevoir ces pièces; afin d'éviter les discontinuités de répartition des contraintes, on peut prévoir, entre les zones non per- - forées et les zones perforées, des zones de transition perforées dans lesquelles les trous sont plus petits ou davantage espacés. On peut évidemment réaliser au moyen de l'invention des élé- ments plans de construction, mais aussi des éléments courbes (par exemple des éléments cylindriques ou coniques). Mais on doit remarquer que, si les rayons de courbure à assigner à cet élément sont relativement grands par rapport aux épais- seurs, il est possible, en raison de l'excellente qualité des liaisons mécaniques entre coeur et peau,. de cambrer un élément primitivement plan. On va maintenant donner, pour faciliter la compréhension de l'invention et mettre ses avantages en évidence, des exemples de réalisation qui seront décrits en référence aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 est une section transversale d'une portion d'élément de construction selon un premier mode de réalisation de l'invention, - la figure 2 est la vue de dessus correspondante, - la figure 3 est une section transversale d'une portion d'élément de construction conforme à un second mode de réalisation de l'invention, - la figure 4 est une vue de dessus d'une variante, - la figure 5 est une vue de côté d'une portion d'un élément de construction conforme à l'invention et des- tiné à être assemblé avec un autre élément de cons- truction, - la figure 6 est la vue de dessus correspondante, - la figure 7 est une vue de dessus d'un autre mode de réalisation. On considère simultanément les figures 1 et 2. L'élément de construction conforme à l'invention qu'elles représentent est constitué par un morceau 10 de tôle épaisse dont on voit deux bords 11 et 12 et dans lequel sont ménagés par la face 14 des trous borgnes 13 qui ont le même diamètre d. Les centres de ces trous occupent les noeuds d'un réseau géométrique à mailles rectangulaires (avantageusement carrées). Ce réseau est donc déterminé par les intersections de deux pluralités orthogonales d'axes R et S. L'allègement obtenu par ces trous 13 est évidemment d'autant plus grand qu'ils sont plus gros, plus profonds et plus rapprochés. Plus précisément, l'allègement dépend des paramètres dimensionnels suivants: d: diamètre des trous 13, a: distance entre deux trous voisins d'une même rangée R ou S, e: épaisseur totale de l'élément, c: épaisseur moyenne de métal en fond de trou. On verra plus loin que la meilleure façon de mettre en évi- dence les avantages essentiels de l'invention consistera à comparer l'épaisseur totale e de l'élément avec l'épaisseur d'une tôle pleine de même masse et l'on utilisera les coeffi- cients suivants -.distance relative entre trous: A = a/d (1) - épaisseur relative de peau: K = c/e (2) Il est intéressant de noter dès maintenant que les valeurs minimales de A et de K dépendent de l'épaisseur totale e, de la technique de perçage-mise en oeuvre et de la qualité du matériel de perçage (notamment en ce qui concerne le per- çage mécanique). Si les trous sont réalisés par perçage mécanique, on peut craindre, malgré les précautions d'usage (bon affûtage, re- froidissement), une dégradation des caractéristiques des couches superficielles de métal constituant les parois des trous. Lorsque les sollicitations dynamiques appliquées à l'élément (fatigue) sont faibles devant les sollicitations statiques, on peut cependant observer que le perçage méca- nique provoque, comme toute opération d'usinage mécanique, un écrouissage superficiel de ces couches ainsi que l'appa- rition de contraintes de compression, phénomènes qui auraient plut6t tendance à relever la limite élastique. Cependant, par mesure de précaution, on peut réaliser un réalésage ou encore un usinage complémentaire par un autre procédé, par exemple par un procédé d'attaque chimique ou d'abrasion par ultra-sons. On peut alors obtenir des trous à fond plat ou bombé comme les deux derniers trous à droite 13a de la figure 1. Avec des t6les épaisses (Smm ou davantage) et des trous d'un diamètre de plusieurs millimètres, on peut escompter obtenir pour A et pour K une valeur de 0,05. Pour des-t8les plus minces (3mm ou moins) et des trous d'un diamètre de ltordre de 1 mm par exemple, on peut en tous cas obtenir pour A et K des valeurs de l'ordre de 0,2, ou même inférieures. Ainsi qu'on l'a déjà indiqué, on peut réaliser un élément de construction à deux faces lisses en fixant sur la face 14, par laquelle débouchent les trous 13 (voir figure 1), une tale mince 16. La liaison peut être réalisée par sondage, brasage ou collage etc... selon les conditions d'utilisation envisagées. Le paramètre c est alors égal à la somme de l'épaisseur moyenne en fond de trou et de l'épaisseur de la tale 16, c'est-à-dire à la somme des épaisseurs de métal de part et d'autre des extrémités de chaque trou 13 devenu aveugle. La figure 3 illustre l'autre forme de réalisation de l'élément de construction de l'invention. Le coeur de celui-ci est constitué par un morceau de tale épaisse 30 que des trous 31 traversent de part en part. Après perçage, une t6le mince (peau) 32 as soudée, collée ou brasée sur l'une des faces de la tale 30. Le paramètre c est l'épaisseur de la peau 32.--- On peut là aussi recouvrir l'autre face d'une peau 33 soudée, brasée ou collée. Le paramètre c est alors égal à la somme des épaisseurs des peaux 32 et 33. Pour alléger encore davantage l'élément de construction de l'invention, qu'il soit réalisé conformément à la figure 1 ou à la figure 3, on peut envisager deux solutions. La pre- mière consiste à percer au centre de chaque maille du réseau de trous à mailles carrées (voir figure 2) un trou supplémentaire 18 de diamètre inférieur à l'épaisseur de métal 2 2)1 (a + d2) d qui sépare deux trous dont les centres occupent deux sommets ou noeuds opposés de la maille, de telle sorte que ce trou 18 ne "morde" pas sur les parois des trous 13 qui l'entourent. Cette solution présente l'inconvénient de nécessiter une opé- ration de perçage supplémentaire, inconvénient généralement faible si la machine est pourvue d'une commande numérique. La deuxième solution consiste à disposer les trous selon un réseau plus compact que le réseau à mailles carrées. Elle est illustrée par la figure 4 dans laquelle les centres des trous 41 ménagés dans la t8le de coeur 40 dessinent un réseau à mailles triangulaires. Le centre de chaque trou est alors situé à l'intersection de trois axes tels que T, U et V. L'arrangement le plus compact (c'est-à-dire celui o, toutes choses égales par ailleurs, on peut loger le plus grand nombre de trous dans une surface donnée) est l'arrangement hexagonal régulier dans lequel les troissystèmes d'axes se coupent en formant des angles de 600. L'un des cas les plus intéressants d'utilisation de l'élément de construction de l'invention est la réalisation d'enveloppes destinées à délimiter une veine de gaz chauds sous pression (par exemple d'enveloppes de canaux de post-combustion de turboréacteurs). Si l'on désire réaliser de telles enveloppes en tôle pleine les contraintes dues à la pression des gaz et aux efforts extérieurs (forces d'inertie et traînée de la tuyère par exemple) n'imposent qu'une épaisseur très faible mais la nécessité de prévoir un moment d'inertie suffisant pour éviter tout risque de flambage local conduit à des épais- seurs beaucoup plus grandes donc à des suppléments de masse importants. Quant aux éléments sandwichs du genre connu ca- pables de supporter les contraintes dues aux pressions, leurs inerties sont généralement surabondantes et leurs épaisseurs gênantes. Ils sont en outre exposés à des contraintes diffé- rentielles d'origine thermique qui peuvent devenir dangereuses pour les motifs que l'on a déjà exposés. C'est dans ce cas notamment que la présente invention permet de réaliser le meilleur compromis entre la rigidité et la légèreté d'une enveloppe en matériau sandwich du genre connu et la résistance mécanique et thermique d'une enveloppe en tôle pleine. Pour apprécier notamment l'accroissement d'épaisseur et par conséquent de rigidité que l'on peut conférer à une enveloppe conforme à l'invention par rapport à une enveloppe de tôle pleine de même masse, on revient à la figure 2. L'élément qu'elle représente peut être considéré, du point de vue des masses et si l'on néglige les zones des bords, comme résultant de la juxtaposition de petits prismes élémentaires tels que P de section carrée avec des cotés de valeur égale à (a + d) et de hauteur égale à e, prismes dans lesquels on a ménagé un trou circulaire de diamètre d et de profondeur égale à (e - c). On rappelle que e est l'épaisseur totale de l'élément et c l'épaisseur totale de peau (c'està-dire l'épaisseur de la tôle 32 ou l'épaisseur totale des peaux 32 et 33, selon les cas, dans la figure 3). La masse m d'un tel prisme élémentaire est telle que (oC signifiant "proportionnel à"): m relation dans laquelle E, que l'on appellera "facteur d'épais- sEur", est le rapport de l'épaisseur totale de l'élément à l'épaisseur de la t8le pleine de même masse. En admettant les valeurs A = 0,2 et K = 0,2 réalisables pratiquement même dans les cas les plus défavorables, on voit, d'après (4) quel-1/E = 0,56 et que E = 1,77. Ainsi, un élément allégé d'épaisseur totale 2,5 mm constitué par un coeur per- foré d'épaisseur 2 mm et par deux peaux de 0,25 mm chacune et dans lequel les trous ont un diamètre de 2,5 mm et un pas (distance entre axes) de 3 mm, ne pèse pas plus qu'une tôle pleine de 1,4 mm. Si la disposition des trous est conforme à la figure 4, orn voit que l'élément de construction peut être considéré comme constitué par la juxtaposition de petits prismes hexagonaux tels que H dont la hauteur est e et dont la largeur sur plat est (d + a). Un calcul du même genre que celui ayant conduit à la relation (5) donne: 1/E = e'/e = 1 -7(1 - K) / (1 + A) x 2YV (6) Pour A = 0,2 et K = 0,2, 1/E = 0,5 et E = 2. Ainsi, avec la disposition de trous de la figure 4, un élément de construction constitué par un coeur perforé d'épaisseur 2 mm avec deux peaux de 0,25 mm et dans lequel les trous ont un diamètre de 2,5 mm et un pas de 3 mm ne pèse pas plus qu'une tôle pleine de 1,25 mm. Les figures 5 et 6 montrent une portion 50 d'un élément de construction selon l'invention dans lequel une réserve est prévue pour la fixation par soudage d'un élément rapporté tel qu'un bossage ou une bride 52. Dans ce dernier cas, la bride peut être fixée sur l'élément, soit avant, soit après les opé- rations d'allègement par trous borgnes ou aveugles décrites précédemment. L'absence de trous dans cette "réserve" se jus- tifie par au moins deux raisons - permettre la diffusion correcte des efforts locaux appor- tés par la bride sans contrainte locale excessive dans la virole de canal par exemple, - favoriser l'évacuation de la chaleur au cours du soudage, accessoirement, si l'élément rapporté est fixé-sur la face par laquelle débouchent les trous, faciliter le sou- dage. On distingue trois zones, à savoir - une zone Zi dans laquelle la densité des trous 51 (c'est- à-dire leur nombre par unité de surface) est maximale, - une zone Z3 exempte de trous pour constituer la réserve, - une zone de transition Z2 située entre les zones Zl et Z3 et dans laquelle la densité des trous 51 diminue de Zl vers Z3 de telle sorte que l'on évite de créer dans l'élément une variation brutale des moments d'inertie. Au lieu d'agir sur la densité des trous, on peut agir sur leur diamètre. Les trous de la zone de transition Z2 ont alors une densité constante, mais leur diamètre décroît au fur et à mesure qu'ils s'éloignent de Zl pour se rapprocher de Z3. En toute occurence, la face de la zone Z3 sur laquelle sera soudé l'élément rapporté n'est évidemment pas recouverte par une peau métallique rapportée. On peut évidemment employer dans la zone Z2, successivement l'un et l'autre moyen proposé ci-dessus pour la transition, le cas échéant à plusieurs reprises; par exemple en allant de Zl vers Z3 (comme représenté figure 7) - à pas égal, diminuer progressivement le diamètre des trous 71 sans changer leurs pas; - espacer les rangées dans les deux sens (par exemple en doublant leurs pas), le cas échéant en reprenant le dia- mètre initial (voire même un diamètre un peu plus grand) - à ce pas augmenté, diminuer à nouveau progressivement le diamètre des trous 72. Comme on l'a déjà indiqué, le perçage peut intervenir à divers stades de la réalisation de l'élément de construction si celui- ci n'est pas plan, par exemple s'il s'agit d'un manchon ou d'une virole. Si l'épaisseur n'est pas trop petite par rapport aux autres dimensions, le perçage de la tale épaisse peut être réalisé après mise en forme et mame après usinage. On peut de même, si l'épaisseur n'est pas trop.petae, obtenir directement d'usinage les brides d'assemblage ou bossages avant perçage des trous d'allègement. S'il s'agit d'une virole de grand diamètre, dont le rayon est granddevant l'épaisseur, on peut réaliser le perçage avant le roulage ou le cambrage. On terminera la présente description de l'invention en évoquant un avantage qui ne l'a pas été jusqu'ici. La réalisation de viroles de grand diamètre à partir de matériau sandwich du genre connu exige de nombreuses lignes de liaison en raison de la faible largeur des bandes de tôles minces disponibles dans le commerce. Ces liaisons peuvent se faire par exemple par des renforcements locauxet des éclisses qui augmentent la masse de l'élément fini et sont relativement coûteux. Le coeur de l'élément de construction de l'invention au contraire est réalisé à partir de tôles épaisses disponibles en lar- geurs beaucoup plus grandes et les lignes de soudure sont donc beaucoup moins nombreuses (donc moins coûteuses de toute façon en prix et en masse du fait de leur nombre réduit). De plus, même pour ces lignes de soudure en nombre moins grand, les diminutions locales éventuelles de résistance et de rigi- dité correspondantes peuvent être compensées par un moyen analogue à celui employé pour les brides ou tout autre élément rapporté. A proximité des lignes de soudure sur le "coeur", les perforations seront à un diamètre et/ou à une densité diminuée par rapport au reste de l'élément. REVENDICATIONS 1. Elément étanche allégé de construction mécanique en tôle métallique, caractérisé en ce que, dans la majeure partie de sa surface (14) est ménagée une pluralité de trous cylindriques d'allègement (13, 13a, 18; 31; 41; 51; 71, 72) qui forment des rangées, qui sont disposés dans chaque rangée de telle sorte que l'épaisseur minimale de métal (a) qui sépare deux trous adjacents est sensiblement inférieure au diamètre (d) d'au moins l'un d'entre eux, et dont les profondeurs sont telles que l'épaisseur minimale de métal qui sépare le fond de chaque trou de la face (15, 16; 32, 33) de l'élément est au plus égale au diamètre de ce trou. 2. Elément étanche allégé suivant la revendication 1, carac- térisé par le fait qu'à l'exception des extrémités et des localisations d'efforts, les trous (13, 13a; *31; 41; 51) sont de même diamètre. 3. Elément étanche allégé selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en-ce que l'épaisseur de métal (a) qui sépare deux trous de même diamètre (d) d'une même rangée est telle que 0,05 e a/d 40,2 4. Elément étanche allégé selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les centres des trous (13, 13a) sont disposés géométriquement aux noeuds d'un réseau à mailles rectangulaires ou carrées, formé par deux pluralités d'axes orthogonaux (R, 5). 5.. Elément étanche allégé selon la revendication 4, carac- térisé en ce qu'un trou supplémentaire d'allègement (18) est percé au centre de chaque maille. 6. Elément étanche allégé selon l'une quelconque des reven- dications 1 à 3, caractérisé en ce que les centres des trous (41) sont disposés géométriquement aux noeuds d'un réseau à mailles triangulaires formé par trois pluralités d'axes (T, U,V). 7. Elément étanche allégé selon la revendication 6, caractérisé en ce que les mailles sont équilatérales. 8-. Elément étanche allégé selon l'une quelconque des revendi- cations 1 à 7, caractérisé en ce qu'il est constitué par la juxtaposition d'une première tôle (30) que les trous (31) traversent de part en part et d'une deuxième t8le (32) sensi- blement plus mince que la première et qui:est fixée sur l'une des faces de celle-ci par soudage, brasage ou collage. 9. Elément étanche allégé selon la revendication 8, caractérisé en ce que le rapport de l'épaisseur (c) de ladite deuxième t8le (32) à l'épaisseur totale (e) de l'élément est de 0,05 à 0,2. 10. Elément étanche allégé selon l'une quelconque des revendi- cations 1 à 9 caractérisé en ce qu'il comporte en outre une tôle supplémentaire (16; 33) sensiblement plus mince que l'épaisseur de t8le (10; 30) traversée par les trous (13, 13a, 18; 31) et fixée par soudage, brasage ou collage sur laface dans laquelle débouchent lesdits trous. 11. Elément étanche allégé selon la revendication 10 caracté- risé en ce que le rapport de l'épaisseur (c) de la tôle sup- plémentaire (16; 33) à l'épaisseur totale (e) de l'élément est de 0,05 à 0,2. 12. Elément étanche allégé selon l'une quelconque des revendi- cations 1 à 11, caractérisé en ce qu'il comporte en outre au moins une zone de réserve (Z3) qui est destinée à la fixation d'un autre élément (52) de construction et qui ne comporte ni trous d'allègement ni, sur la face destinée à recevoir cet autre élément (52), de deuxième tôle (32) ou de tôle supplé- mentaire (16; 33). 13. Elément étanche allégé selon la revendication 12, carac- térisé en ce que la zone de l'élément dite zone de transition (Z2), adjacente à la zone de réserve (Z3) comporte des trous- d'allègement(72) de diamètres décroissants vers la zone de réserve (Z3). 14. Elément étanche allégé selon la revendication 13, carac- térisé en ce que la zone (ZI), adjacente à la zone de tran- sition (Z2) comporte une partie o les trous d'allgement (71) sont de diamètres décroissants, vers la zone de transition (Z2). 15. Elément étanche allégé selon la revendication 12, carac- térisé en ce que la zone de transition (Z2), adjacente à la zone de réserve (Z3), comporte des trous d'allègement (51; 72) plus espacés que ceux de l'autre zone. 16. Pièce métallique constituée par l'assemblage d'au moins deux éléments de construction, caractérisée en ce que au moins l'un de ces éléments est conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 15. 17. Enveloppe de canal de post-combustion de turboréacteur caractérisée en ce qut'elle est conforme à la revendication 16.