La présente invention concerne un étau d1 établi universel conçu pour répondre aux besoins de professionnels tels que monteurs en chauffage, en sanitaire, métalliers, etc. Dans ces professions on travaille des pièces de formes diverses tels que des tubes,plats, profilés, tels que cornières, fer T ou fer U etc. I1 est donc nécessaire de pouvoir abloquer ces pièces dans diverses positions de ltespace, en fonction du travail devant etre effectué. Les étaux connus actuellement sont de deux types à savoir des étaux à mors parallèles ou approximativement parallèles permettant ltablo cage de pièces prismatiques à faces parallèles mais qui sont mal adaptés à l'ablocage de pièces d'autres formes, soit des étaux dont la table présente une " cassure" généralement en forme de V,(dièdre concave), lesquels sont destinés à l'ablocage de pièces de formes cylindriques mais mal adaptés à l'ablocage de pièces d'autres formes. La présente invention vise à remédier à ces inconvénients entrai nés par les limitations des étaux connus, en procurant un étau de conception simple d'un emploi universel et permettant l'ablocage aussi bien de pièces prismatiques à faces parallèles que de pièces cylindriques. A cet effet cet étau d'établi universel comportant une table sur laquelle sont montés deux mors mobiles parallèles et des moyens de commande des mors pour déplacer ceux-ci par rapport à la table, en direction l'un de l'autre et en sens inverse, est caractérisé en ce que les deux mors qui ont des surfaces de contact cylindriques, sont montés à rotation sur la table autour de deux axes parallèles entre eux et à la surface supérieure de la table, cette surface étant crantée entre les mors et ayant une forme générale plane ou cOnvexe Lsétau universel d'établi suivant l'invention présente de nombreux avantages par rapport aux étaux connus à ce jour. Tout d'abord il assure un serrage mieux équilibré que les étaux à mors parallèles dans lesquelles, lors du serrage, le mors mobile a tendance à s'ouvrir, la pièce prismatique n'étant alors plus serrée que suivant deux génératrices,d 'où un serrage de qualité médiocre. Au contraire dans l'étau suivant l'invention les mors exercent sur une p ièce prismatique abloquée une contrainte tangentielle orientée en direction de la table, contrainte qui tend à plaquer la pièce sur la surface crantée de cette.table. On obtient avec l'étau suivant l'invention un serrage particulièrement puissant et équilibré. Par tailleurs, par rapport aux étaux à tubes d'établi connus, l'étau suivant l'invention offre une plus grande commodité d'emploi. En effet les étaux à tubes d'établi ne sont pas des étaux à ciel ouvert et ils exigent, pour chaque serrage et desserrage d'un tube, une manoeuvre fasti dieuse de " déplafonnement" et de "replafonnement" de l'appareil. Au contraire I'étau suivant l'invention est en fait un véritable mandrin de serrage à trois mors à ciel ouvert permettant l'introduction d'un tube par le haut, d'où un gain de temps considérable. L'étau suivant l'invention permet également d'obtenir un couple de torsion résistant particulièrement élevé gr ce à un serrage en trois points, situés à 120' les uns des autres, dans la plage des diamètres utiles, et également grâce à la récupération du couple auto-serreur du mors receveur qui forme avec la table de l'étau un dièdre dans lequel la pièce soumise à une torsion tend à pénétrer. L'étau suivant l'invention permet également une plus grande plage d'utilisation que les étaux à vé, grâce à sa table plane, à ses mors à portée cylindrique de faible rayon et une adaptation exacte de l'appareil aux besoins des professions intéressées. Il permet d'abloquer des pièces de formes très diverses tels que des prismes à faces parallèles, des solides à surface cylindrique quelconque, certains polyèdres,des troncs de canes, en position verticale ou oblique. On décrira ci-après,à titre d'exemples non limitatifs, diverses formes d'exécution de la présente invention en référence au dessin annexé sur lequel: La figure 1 est une vue en coupe verticale et longitudinale d'un étau à mors pivotants suivant l'invention. La figure 2 est un schéma illustrant I'ablocage, au moyen de l'étau, d'une pièce cylindrique placée sur la table: La figure 3 est un schéma illustrant l'ablocage d'une pièce prismatique en l'air, c'est-à-dire écartée de la table. La figure 4 est un schéma illustrant l'ablocage d'une pièce prismatique au moyen de mordaches oscillantes. La figure 5 est un schéma illustrant l'ablocage d'une pièce prismatique au moyen de mordaches maintenues parallèles. La figure 6 est un schéma illustrant le principe de fonctionnement de l'étau suivant l'invention. Les figures 7, 8, 9,10, li sont des schémas illustrant l'ablocage de diverses pièces. La figure 12 est un schéma d'un étau dont les mors comportent des mbchoires coulissantes. Les figures 13J 14, 15 sont des schémas d'étaux dont les mors comportent des mâchoires articulées. La figure 16 est un schéma d'une variante d'exécution de la surface supérieure crantée de la table. La figure 17 est un schéma d'un mécanisme de commande des mors. Les figures 18 et 19 sont des schémas de variantes d'exécution permettant l'ablocage de pièces creuses par l'intérieur. Les figures 20, 21 et 22 sont des schémas de variantes d'exécution d'étaux comportant un troisième mors fixe réglable longitudinalement sur la table. Les figures 23 et 24 sont des schémas de variantesd'exécution du mécanisme de commande des mors pivotants. L'étau suivant l'invention dont une forme d'exécution est repré sentée sur la figure 1, comporte une table horizontale 1 qui est solidaire de pieds 2 pouvant être fixés aux moyen de vis ou de boulons sur un support approprié. Sur cette table 1 sont montés à pivotement deux mors horizontaux et parallèles 3 et 4 disposés symétriquement par rapport à un plan transversal et vertical x y. Les mors 3 et 4 pivotent respectivement autour d'axes horizontaux et transversaux 5 et 6 portés par la table 1. Les mors 3 et 4 comportent des bras supérieurs-respectifs 3a, 4a et également,à à leurs parties inférieures, des chapes respectives 3b, 4b formées de deux bras parallèles inclinés vers le bas et vers le plan de symétrie vertical x y. Les bras supérieurs 3a, 4a peuvent être situés dans le prolongement des chapes inférieures respectives 3b, 4b et être donc inclinés vers le haut et vers I'extérieur, en position d'ouverture maximale de l'étau ainsi qu'il est représenté sur la figure 1. Sur les parties extrêmes supérieures des bras supérieurs 3a, 4a sont soudées des barrettes horizontales 3c, 4c disposées de ehant sur les bras supérieurs 3a, 4a et présentant vers l'intérieur des gorges respectives 3d, 4d à section droite en V. Dans ces gorges sont bloquées, par exemple au moyen de vis 9,des des mâchoires rapportées et amovibles 7 et 8. Ces mâchoires qui assurent le contact avec la pièce devant être abloquée, s'étendent horizontalement et présentent avantageusement une surface latérale cylindrique crantée, cannelée ou striée pour assurer un maintien efficace des pièces serrées. Les deux mors 3 et 4 sont montés de manière à pouvoir pivoter autour des axes 5 et 6, en direction l'un de l'autre et en sens inverse. Le dispositif de commande qui assure ce mouvement de pivotement peut compor ter par exemple des ergots transversaux 11, 12 assurant une liaison entre des écrous respectifs 13, 14 et les chapes inférieures 3b, 4b des mors3 et 4. Les deux écrous tourillons 13, 14 sont respectivement vissés sur des filetages 15, 16,de de pas inverses,d'une vis double 17 s 'étendant horizontalement et longi tudinslement sous la table 1. Cette vis 17 peut être entraidée en rotation au moyen d'une brimbale 18. Une douille comprenant deux parties filetées 19, 21 assemblées entre entre elles au moyen de vis 22, empêche tout déplacement axial de la vis 17 et assure ainsi la symétrie des mors par rapport au plan médian x y de lELppa- reil Sur sa surface supérieure la table 1 porte une plaque horizontale 23 pouvant servir d'appui pour les pièces devant etre abloquées. Cette pièce d'appui 23 présente, sur sa surface supérieure, des cannelures ou crans 24 qui s'étendent horizontalement et transversalement, ctesta-dire parallèlement aux axes de pivotement 5 et 6 des mors 3 et 4.Ces cannelures ou crans 24 permettent, comme on le verra plus loin, d'abloquer très aisément et dans n'importe quelle position les pièces devant être serrées, et ce quelles que soient leurs formes. On décrira maintenant,. en référence aux autres figures du dessin, diverses applications de l'étau d'établi universel suivant l'invention. La figure 2 illustre l'ablocage d'une pièce cylindriques 25 serrée en trois points qui sont les points de contact de cette pièce avec les deux mâchoires 7, 8 et avec la surface crantée 24. La figure 3 illustre l'ablocage d'une pièce prismatique à faces parallèles 26 par "pincement" en l'air entre les deux m choires 7 et 8, sans contact avec la surface crantée 24. Toutefois on a représenté également sur la figure 3 en traits mixtes, le cas où la pièce 26 est à la fois pincée entre les deux mâchoires 7 et 8 et plaquée sur la surface crantée 24 de la table 1. La figure 4 illustre l'utilisation de mordaches 27, 28 disposées respectivement entre les mâchoires 7 et 8 et la pièce prismatique 26 à faces parallèles, pour améliorer le contact entre les mors 3 et 4 d'une part et la pièce 26 d'autre part. Les mordaches 27, 28 présentent des gorges horizontales respectives 27a, 28a, à section droite en V, gorges dans lesquelles viennent se loger les mâchoires 7 et 8. On voit sur la figure 4 que les mors 3, 4 de l'étau exercent sur la pièce prismatique 26, par l'intermédiaire des mordaches 27, 28, une contrainte tangentielle t qui tend à plaquer la pièce 26 sur la surface crantée 24 de la table 1. Par ailleurs si on exerce une force F sur la pièce prismatique 26, en direction de la surface crantée 24, chacun des mors 3 et 4 devient auto-serreur- et on obtient un serrage particulièrement puissant et équilibré. La figure 5 illustre la façon dont ltétau suivant l'invention peut être transformé aisément en étau à mors parallèles. Dans ce cas les mordaches 27, 28 sont maintenues parallèles llune à l'autre pendant le mouvement de pivotement des mors 3, 4 du fait qu'elles sont solidaires de coulisseaux respectifs 29, 31 se déplaçant sur une glissière longitudinale 32. On se réfèrera maintenant à la figure 6 qui illustre les avantages et ltefficacité de l'étau suivant l'invention dans le cas de l'ablocage d'une pièce cylindrique de section circulaire 25. Cette pièce est serrée en trois points g, d et m où elle est respectivement en contact avec les mâchoires 7 et 8 et avec le milieu de la surface crantée(non représentée sur le dessin) de la table 1.Les trois points de serrage g, d et m sont disposés à 1200 les uns des autres et définissent par conséquent un triangle équilatéral.Si on met en place trois comparatears de mécanicien pour enregistrer respec vivement -les mouvements des mors 3, 4 et de la pièce cylindrique 25 et si on soumet la pièce 25 à un couple de torsion suivant la flèche R, les comparateurs montrent que le mors 4 a tendance à se fermer suivant la flèche f, l'autre mors 3 à tendance a s'ouvrir suivant la flèche o et le centre de la section droite à se déplacer en translation suivant la flèche T. Le tube à donc tendance à rouler à partir du point de contact m pour venir se "plaquer" dans le dièdre partiellement abstrait m a g . L'étau est capable de résister à un très fort couple de torsion sans que la pièce cylindrique 25 glisse.On voit > d'après la description qui précède, que contrairement aux étaux à tube à gorge en V, l'étau suivant l'invention est un étau "excentreur", à la différence des étaux connus dans lesquels les tubes sont'plaqués " dans un dièdre réel. Ici l'excentration du tube lui permet de se plaquer dans un dièdre partiellement abstrait formé par la table 1 et un plan oblique a g contenant la tangente commune aux deux cylindres(machoire réceptrice 7 et tube 25)en contact.Or ce dièdre n'est pas quelconque et, comme on peut le voir sur la figure 6 il s'agit d'un dièdre à 600 alors que les dièdres réels des étaux connus sont beaucoup moins profonds (angle d'ouverture le plus souvent de I20 ). Si on considère la figure 6 on peut voir que toute section droite de tube serré peut être considéréecomme un cercle circonscrit au triangle équilatéral g d m reposant en m sur son sommet. La dimension des côtés de ce triangle équilatéral est évidemment variable en fonction du diamètre du tube 25 serré. Soit m x et m y les deux côtés de ce triangle variable de sommet fixe m. Les droites m x et m y sont les lieux géométriques des points appartenant aux sections droites des tubes serrés et tels qu'ils se situent avec le point m sur l'intersection du cercle limitant cette section droite avec les trois demi-droites issues du centre de ce cercle et faisant respectivement entre elles des angles de 1200. La trajectoire des mâchoires 7, 8 des mors 3,4 de l'étau suivant l'invention est calculée de telle sorte que le lieu géométrique des points de contact des mâchoires 7, 8 avec les tubes 25 abloqués de différents diamètres tendent à se confondre avec les droites m x et m y,pour une plage de diamètres variant de 5 à environ 80 mm. Cette plage est celle pour laquelle on exige de l'étau un couple de torsion résistant maximal en vue des travaux de filetage sur un tube. Le dièdre m a g est donc dans cette plage approximativement égal à 600et le tube 25 est serré suivant trois génératrices disposées à environ 1200 les unes des autres sur sa section droite. L'étau suivant l'invention permet d'obtenir un couple de torsion résistant particulièrement élevé également gr ce à la "récupération" du couple auto-serreur du mors receveur 3. La cause principale du couple de torsion résistant exceptionnel obtenu avec l'étau suivant l'invention réside dans la valeur particulière du dièdre m a g . Ce couple de torsion résistant est encore augmenté du fait que le mors receveur 3 est auto-serreur. Si on considère en effet les actions tangentielles t et td du tube 25 sur les g td m choires 7, 8, au moment où un glissement s'amorce sous effet d'un couple de torsion suivant la flèche R, la contrainte tangentielle td est négative et elle tend à exercer sur le mors 4 un couple de desserrage de moment 1. x 1 .Mais l'autre contrainte tangentielle tg est elle utile : elle tend à exercer sur le mors receveur 3 un- couple de serrage de moment tg x 1 qui augmente le couple de serrage initial. La figure 6 montre également que i'étau suivant l'invention peut être utilisé dans une plage de diametresde tube beaucoup plus grande que celle des étaux connus à gorge en V. Cette grande plage d'utilisation est due principalement au fait que chaque tube 25 est serré sur une table plane 1 (et non dans une gorge en V) par des m choires de contact 7'8 à portée cylindrique de faible rayon (par exemple20 mm).Ainsi dans une forme d'exécution courante de l'invention, l'étau peut assurer un serrage parfait de tubes ayant un diamètre allant de 5mm à 155mm. La capacité supérieure de 155mm n'est limitée que pour des raisons pratiques mais elle peut être augmentée considérablement sans diminuer la capacité inférieure. L'étau suivant ltinvention peut être adapté aux besoins des professions intéressées. En effet un couple de torsion résistant élevé n'est utile que pour des diamètres serrés de 8 à 80 mm environ. En dehors de cette plage on ne pratique plus le filetage manuel sur tube. L'étau suivant l'invention est donc calculé de telle sorte qu'au delà de cette plage, les deux mors 3, 4 s'effacent très vite pour ne plus assurer, au maximum de la capacité de l'appareil, qu'un serrage en deux points g, d diamétralement opposés. Le troisieme point m n'a alors qu'une fonction de positionnement et d'appui avant serrage. Ce serrage est suffisant pour tous les travaux exécutés alors (piquage sur tube par exemple).Ces dispositions permettent de réaliser une economie de moyen s que l'on ne retrouve pas dans les étaux connus dont la plage d'utilisation est réduite d'autant. La figure 7 illustre le fait que ltétau suivant l'invention permet d'abloquer des pièces de formes quelconques, par exemple une pièce prismatique 33 de section droite quelconque, une pièce cylindrique 34 de section droite quelconque oubien encore certains polyèdres 35 telle que la pyramide à base carrée régulière ou non. La figure 8 illustre l'blocage d'un tronc de conte 36 au moyen de deux mordaches 37, 38 montées oscillantes respectivement sur les m - choires 7 et 8. Les figures 9, 10 et ll illustrent l'ablocage de pièces en position oblique, gracie à la prévision de la surface crantée 24 dela table 1. La figure 9 illustre plus particulièrement l'ablocage oblique d'un prisme long 39, la figure~10 l'ablocage d'un prisme 41 à section droite carrée et la figure 11 l'ablocage d'un prisme 42 de section quadrangulaire quelconque. Dans tous ces cas l'un des sommets de la pièce abloquée vient se loger dans l'un des crans de la surface 24 et constitue le troisième point de serrage. La figure 12 illustre le pincement en l'air d'une pièce prismatique, en position oblique. Dans ce cas les deux mors 3 et 4 font toujours le même anglet par rapport à la table 1 mais les mâchoires 7, 8 sont respectivement montées coulissantes sur les mors 3, 4 et par conséquent leurs positions peuvent être réglées de manière qu'il y ait entre elles un certain décalage d comme il est illustré sur la figure 12. De ce fait une pièce prismatique 39, de section droite rectangulaire par exemple peut être pincée en l'air en position inclinée, l'inclinaison dépendant du décalage vertical d entre les positions des deux m choires 7 et 8. On peut naturellement faire varier le rayon de la section droite des mâchoires cylindriques 7, 8, ce qui entraîne automatiquement une modification de la capacité inférieure de 11 étau suivant l'invention. On peut remplacer les mâchoires de contact cylindriques 7, 8, rapportées et fixées sur les mors 3, 4 par desm choires à contact non cylindrique et même par des m choires articulées planes ou concaves. La figure 13 illustre un étau comportant deux mâchoires 43, 44 planes respectivement montées articulées autour d'axes 45, 46 sur les mors 3 et 4. Ces mâchoires planes 43 et 44 peuvent être utilisées pour serrer un pièce cylindrique, ainsi qu'il est indiqué en trait plein,ou une pièce prismati que ainsi qu'il est indiqué en trait interrompu. Dans la variante d'exécution représentée sur la figure 14 ltétau comporte des mâchoires articulées 47, 48 à section droite en V; la figure 15 représente des michoires articulées 49, 51 constituées par des portions de cylindre et concaves. Naturellement les mâchoires articulées illustrées sur les figures 14 et 15 peuvent être utilisées pour pincer un tube en La figure 16 illustre schématiquement un étau dont la surface supérieure de la table présente des crans de formes diverses. Plus particulièrement la surface supérieure de la table comporte, dans sa partie centrale, des crans 24a de section droite triangulaire, assurant une bonne adhérence pour les pièces cylindriques, et de part et d'autre de cette partie centrale des crans curvilignes 24b,24c assurant un meilleur portage pour les pièces prismatiques obliques, comme il est représenté sur la figure. Alors que dans les étaux à gorge en V, ctest le vé qui assure le maintien en position du tube serré, les organes de serrage n'assurant que le maintien en position et étant de ce fait nécessairement flottants, dans ltétau suivant l'invention les mors participent au maintien en position de l'objet à bloquer et également au positionnement de ces objets (cas des objets plaqués) quand lis n'assurent pas seuls ce maintien en position et ce posi tionnement (cas des objets pincés). Les mors doivent donc avoir une trajec- toire soigneusement contrôlée. Cette trajectoire est contrôlée par un indexage rigoureux du milieu de la vis double 17 dans le plan médian de l'appareil. On peut toutefois imaginer à cet effet d'autres dispositifs et, par exemple celui illustré sur la figure 17.Dans ce dispositif on utilise une vis de commande 52 à filet simple,vis sur laquelle est monté un seul tourillon formant écrou 53. Ce tourillon 53 est accouplé au mors 4 et également, par l'intermédiaire d'une biellette 5à à un coulisseau 55 mobile dans une glissière verticale 56 solidaire de la table 1. Ce coulisseau est à son tour relié, par l'intermédiaire d'une biellette 57, à un tourillon lisse 58 accouplé à l'autre mors 3. Les biellettes 54 et 57 sont d'égale longueur et symétriques par rapport au plan de symétrie vertical x y. Ces biellettes 54,57 maintiennent les deux tourillons 53, 58 symétriques par rapport à ce plan médian x y de l'appareil. La figure 18 illustre la façon dont l'étau suivant l'invention permet d'abloquer les pièces creuses, par exemple une pièce tubulaire 59. I1 suffit pour cela que les deux mâchoires 7, 8 soient prolongées latéralement suffisamment pour pouvoir s'engager à l'intérieur de la pièce tubulaire59, en assurant un serrage en deux points diamétralement opposés comme il est illustré sur la figure 18 ou en trois points situés à 120e les uns des autres, comme il est illustré par la figure 19. Dans ce cas le troisième point de contact est assuré par un mors fixe 61 solidaire du corps de l'appareil et faisant également saillie latéralement pour pouvoir s'engager à l'intérieur de la pièce tubulaire 59. Les figures 20, 21 et 22 illustrent des variantes d'exécution de 11 étau suivant l'invention dans lesquelles ce dernier comporte, à la place de la plaque horizontale fixe 23 présentant une surface supérieure 24 crantée, un troisième mors strié dont la position peut être réglée dans le sens longitudinal. Ce mors peut avoir diverses formes. Sur la figure 20 le mors 62 a une forme cylindrique et présente une surface supérieure 63 plane et crantée Sur la figure 21 le mors 64 a une forme prismatique et présente une surface supérieure 65 crantée. Le mors pourrait également avoir une surface totalement cylindrîqùe, à section droite circulaire, et dontlapartie supérieure est crantée. Comme on peut le voir sur les figures 20 à 22 le mors 62 ou 64 est monté coulissant longitudinalement sur la table 1 formant glissière. On peut donc ajuster sa position en fonction de la pièce devant être abloquée. Naturellement le troisième mors 62 ou 64 est immobilisé par rapport à la table au moment du serrage. Les formes d'exécution illustrées sur les figures 20 à 22 permettent de réaliser deux types de serrage à savoir a - dans le plan médian : ce cas est illustré par la figure 20 où l'on voit que le troisième mors 62 est immobilisé sur la table 1 formant glissière en position médiane. b - serrage décalé par rapport au plan médian: ce cas est illustré par les figures 21 et 22 qui montrent l'ablocage d'une pièce prismatique en position oblique. Dans ce cas le mors 64 (figure 21) ou 62 (figure22) est décalé longitudinalement par rapport au plan médian x y. Les formes d'exécution illustrées sur les figures 20 à 22, qui comportent un troisième mors réglable longitudinalement, offrent plusieurs avantages. En effet, dans le cas de l'blocage d'une pièce prismatique, le réglage de l'orientation de cette pièce prismatique par rapport à la table peut être continu. Par ailleurs le troisième mors 62, 64 constitue une pièce d'usure de faibles dimensions par conséquent économique et pouvant être aisément remplacé Si le mors fixe est cylindrique (mors 62 des figures 20 et 22) le "portage" de la pièce prismatique en position oblique est amélioré. Si le mors 62 est cylindrique, son prolongement latéral permet, avec les deux mors mobiles 3, 4 également prolongés latéralement, le serrage de toute forme creuse, par l'intérieur, suivant trois génératrices. Le mécanisme de commande des mors qui a été illustré sur la figure 1 a été donné uniquement à titre illustratif. On peut naturellement envisager d'autres variantes de mécanismes permettant d'obtenir le basculement des mors dans des sens opposés. Le schéma de la figure 23 illustre une forme d'exécution dans laquelle les chapes inférieures 3b, 4b respectivement des mors gauche 3 et droit 4 portent des secteurs dentés respectifs 3c, 4c en prise avec des vis sans fin gauche 17a et droite 17b portées par la vis de commande 17. Dans la variante d'exécution illustrée sur la figure 24 les bras supérieurs 3a et 4a des mors respectifs 3, 4 sont reliés, par des bielles de liaison respectives 65a,66à un écrou 67 monté sur une vis verticale 68 disposée sous la table 1. Là encore le mouvement de rotation de la vis 68 provoque une translation vers le haut ou vers le bas de l'écrou67 et par conséquent des mouvements de pivotement en sens inverses des mors 3 et 4 autour de leur s axes respectifs 5, 6. On pourrait également utiliser, à la place des vis de commande telles que les vis 17 et 68, des dispositifs hydrauliques, pneumatiques ou oléopneumatique s. On peut également, outre la forme des mors, modifier la forme de la table. On peutaussi scinder l'appareil en deux parties suivant le plan vertical de symétrie x y et obtenir ainsi un étau extensible dans le sens longitudinal et également dans le sens transversal. Dans toutes les applications décrites précédemment, les amplitudes des mouvements de pivotement des deux mors 3 et 4 sont égales mais de sens opposés. Toutefois on pourrait concevoir que dans certaines applications particulières, les angles de pivotement des deux mors 3, 4 pour un même déplacement de ltorgane de commande, ne soient pas égaux. REVENDICATIONS 1" - Etau d'établi universel comportant une table sur laquelle sont montés deux mors mobiles parallèles et des moyens de commande des mors pour déplacer ceux-ci par rapport à la table, en direction l'un de l'autre et en sens inverse, caractérisé en ce que les deux mors 3, 4 qui ont des surfaces de contact cylindriques, sont montés à rotation sur la table autour de deux axes 5, 6 parallèles entre eux et à la surface supérieure de la table, cette surface 24 étant crantée entre les mors 3, 4 et ayant une forme générale plane ou convexe. 20 Etau suivant la revendication 1 caractérisé en ce que les moyens de commande des mors sont adaptés de manière à faire pivoter les deux mors 3, 4 dans des sens opposés, d'angles égaux ou différents. 30 - Etau suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2 caractérisé en ce que la table 1 porte, dans la partie centrale de sa surface supérieure, une plaque rapportée 23 présentant, sur sa surface supérieure, des cannelures ou crans qui s 'étendent parallèllement aux axes de pivotement 5, 6 des mors 3, 4. 4 - Etau suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2 caractérisé en ce que la table 1 forme une glissière pour un troisième mors 62, 64 réglable longitudinalement, clest-à-dire perpendicuIairement au plan médian de symétrie x y, et bloqué en position sur la table 1 lors du serrage d'une pièce, ce troisième mors 62, 64 ayant une forme cylindrique ou prismatique à surface supérieure 63, 65 crantée, plane ou courbe. 50 - Etau suivant llune- quelconque des revendications 1 à 4 caractérisé en ce que les deux mors 3, 4 portent à leurs extrémités mobiles des m choires rapportées amovibles 7, 8 fixées aux mors,présentant avantageu sement une surface latérale cylindrique crantée, cannelée ou striée pour assurer un maintien efficace des pièces serrées. 60 - Etau suivant la revendication 5 caractérisé en ce qusil comporte, entre les mâchoires 7 et 8 et une pièce prismatique à serrer, des mordaches 27, 28 présentant des gorges horizontales respectives 27a, 28a dans lesquelles viennent se loger les mâchoires 7, 8 70 - Etau suivant la revendication 6 caractérisé en ce que les mordaches 27, 28 sont maintenues parallèles l'une å l'autre pendant le mouve ment de pivotement des mors 3,4 en étant solidaires de coulisseaux respectifs 29, 31 se déplaçant sur une glissière longitudinale 32. 80 - Etau suivant I'une quelconque des revendications 1 à 4 caractérisé en ce que les deux mors 3,4 portent, à leurs extrémités mobiles des mchoires 7,8 qui peuvent ête décalees en hauteur par rapport à la table, par exemple par coulissement sur les mors ou angles de pivotement différents de ceux-ci. 90 9 - Etau suivant l'une quelconque des revendications 1à 4 caractérisé en ce que les mors pivotants 3, 4 portent, à leurs extrémités mobiles, des mâchoires articulées autour d'axes 45, 46 parallèles aux axes de rotation 5,6 des mors, ces mâchoires articulées, pouvant être planes, à section droite en V ou à section droite courbe à concavité tournée vers la pièce à serrer. 10O - Etau suivant l'une quelconque des revendications 1 à 9 caractérisé en ce que la surface supérieure de la table présente des crans de formes diverses, par exemple, dans sa partie centrale, des crans 24a de section droite triangulaire, et de part et d'autre de cette partie centrale des crans curvilignes 24b, 24c. 110 - Etau suivant l'une quelconque des revendications 1 à 10 caractérisé en ce que les moyens de commande du mouvement des mors comportent une vis de commande 52 à filet simple, sur laquelle est monté un tourillon 53 formant écrou, ce tourillon étant accouplé au mors 4 et, par l'intermédiaire d'une biellette 54, à un coulis seau 55 mobile dans une glissière verticale 56 solidaire de la table 1, ce coulisseau étant à son tour relié par l'intermédiaire d'une biellette 57 à un tourillon lisse 58 accouplé à l'autre mors 3, les deux biellettes 54, 57 étant d'égale longueur et symétriques par rapport au plan de symétrie vertical x y de l'étau de manière à maintenir les deux tourillons 53 58 symétriques par rapport à ce plan. 120 - Etau suivant l'une quelconque des revendications 1 à 11 caractérisé en ce que les mâchoires 7, 8 de l'étau sont prolongées latéralement pour pouvoir s'engager à l'intérieur d'une pièce tubulaire 59, en assurant un serrage en deux points diamétralement opposé s, la table de l'appareil étant éventuellement solidaire d'un troisième mors fixe 61 faisant également saillie latéralement pour pouvoir d'engager à l'intérieur de la pièce tubulaire 59 et assurer un serrage en trois points. 130 - Etau suivant l'une quelconque des revendications 1 à 12 caractérisé en ce qutil comporte des moyens pour assurer un positionnement rigoureusement symétrique des mors par rapport au plan médian de ltétau. 14 - Etau suivant l'une quelconque des revendications 1 à 13 caractérisé en ce qu'à l'intérieur d'une plage de diamètres de pièces cylindriques serrées variant approximativement de 5 à 80 mm, chaque pièce cylindrique est abloquée le long de trois génératrices disposées sensiblement à 1200 les unes des autres et la trajectoire des mors est calculée de telle sorte que le lieu géométrique des points de contact des mors avec la section droite des pièces cylindriques abloquées tende à se confondre avec les demi-droites constituant les côtés m x et m y dutriangle équilatéral formé par les trois points de contacts m, g, d, le point m étant le point de contact de la pièce sur la table.