La présente invention se rapporte d'une façon générale aux appareils de levage formés par des grues dépliables, notamment du type utilisable comme grues automontables. On connatt déjà des grues automontables tournant en bas de mat, pourvues d'un dispositif de montage rapide et se transportant à l'état replié, en un "colis" rassemblant tous les éléments de la machine. Le dispositif de montage est, dans ce cas, intimement lié à la grue et ne peut s'en dissocier après l'érection, de sorte qu'il demeure inutilisé pendant l'emploi de la grue sur un lieu de travail, emploi qui peut durer 6 mois sans démontage. Or un tel dispositif de montage est d'un prix élevé, meme si dans la plupart des cas il est réalisé sous la forme d'un mouflage de câble, bien qu'un tel dispositif soit alors d'un emploi délicat et parfois dangereux.La plupart de ces dispositifs de montage sont fondés sur la déformation d'un ensemble généralement en forme de triangle ou éventuellement de quadri latère, prévu le plus souvent entre le châssis de la grue et la partie inférieure du mât, pour amener la grue de sa condition repliée à sa condition d'érection, et inversement, divers moyens étant prévus pour assurer le dépliage du mât quand celui-ci est en deux parties, ainsi que le relevage de la flèche.- Le but de l'invention est de remédier à l'inconvé- nient qui résulte de l'immobilisation du dispositif de montage sur la grue au cours du travail et de la dépense qui en découle. Suivant l'un de ses aspects, l'invention concerneun procédé de transport et de montage pour grues dépliables du type comportant un mât en un ou plusieurs éléments, rabattable sur une base, ainsi qu'une flèche reliée à la partie supérieure de ce mât, caractérisé en ce qu'on utilise un ensemble de transport et de montage indépendant de la grue proprement dite, comprenant un train porteur et un dispositif de montage accouplé à celui-ci, on fait reposer la grue sur cet ensemble pour le transport, en la reliant amoviblement audit ensemble, on déplie la grue sur le lieu de travail au moyen de ce dispositif de montage, et on sépare ledit ensemble de la grue en condition montée, en vue de son transfert et de son utilisation pour le transport et le montage d'une autre grue. L'invention est matérialisée, sous un autre aspect, dans un équipement de levage comprenant une grue dépliable du type comportant un mat en un ou plusieurs éléments, rabattable sur une base, ainsi qu'une flèche reliée à la partie supérieure de ce mat, caractérisé en ce qu'il est prévu un ensemble de transport et de montage comprenant un train porteur et un dispositif de montage accouplé à celui-ci, cet ensemble supportant la grue lors du transport, ce dispositif de montage comportant des organes pouvant être reliés amoviblement à l'un au moins des éléments du mât de la grue lors de la manoeuvre de dépliage ou de repliage, et des organes moteurs pour déplacer ces organes de liaison en vue d'effectuer cette manoeuvre de dépliage ou de repliage. Lors de l'application de l'invention à un équipement de levage comprenant une grue dans laquelle l'érection du mât sur la base est assurée par la déformation d'un ensemble notamment en forme de triangle ou de quadrilatère, le dispositif de montage comporte des organes pouvant être reliés amoviblement à l'un au moins des éléments de cet ensemble déformable ou pouvant constituer l'un au moins desdits éléments pour le dépliage ou le repliage de la grue. Cet ensemble de transport et de montage constitue ainsi un "essieu automonteur" comprenant un châssis associé à un train porteur, simple ou multiple, des organes accouplables à l'ensemble déformable de la grue ou complétant cet ensemble, et des organes de manoeuvre ou organes moteurs provoquant cette déformation de l'ensemble déformable. Du fait de cette liaison amovible entre la grue et l'ensemble de transport et de montage, qui comporte tous les éléments requis pour l'érection et le repliage de la machine, il devient possible, après l'érection de la grue sur le lieu de travail, d'en séparer ledit ensemble de transport et de montage, qui peut être évacué et réemployé au transport et à l'érection d'une autrè grue du meme type. On abaisse ainsi considérablement le prix de la grue en cours de travail, puisqu'un dispositif de montage n'a pas besoin d'être prévu pour chaque grue d'un mdme type, l'essieu automonteur devenant alors un ensemble standard utilisé de façon rentable pour le montage et le démontage de tout un parc de matériels et pouvant être transféré aisément d'un chantier à un autre pour son réemploi. En outre, étant donné qu'un seul ensemble est utilisable pour plusieurs grues, cet ensemble peut être réalisé selon une technique plus perfectionnée, assurant un automatisme et une sécurité meilleurs, sans être gêné par une question de prix de revient. Suivant un agencement avantageux, le dispositif de montage pouvant être accouplé avec l'ensemble déformable de la grue ou complétant cet ensemble et les organes moteurs sont reliés de façon amovible au châssis de l'ensemble de transport et de montage ou essieu automonteur, de telle sorte qu'au cours du montage de la grue ils puissent en être séparés, pour être ensuite réaccouplés en vue de reconstituer ensemble de transport et de montage complet lorsque celui-ci est détaché de la grue montée, pour son transfert en vue du transport et du montage d'une autre grue. -Ainsi, lors du transport, les organes de montage servent de liaison entre la grue et le châssis de l'essieu. Suivant un mode de réalisation, l'invention est applicable à une grue comportant un mat inférieur et un mât supérieur agencé de façon à pouvoir être télescopé dans le mat inférieur, et le dispositif de montage de l'ensemble de transport et de montage est agencé de façon å assurer le télescopage de ce mat supérieur sous l'action des organes moteurs, de sorte que la grue est complètement montée quand ledit ensemble de transport et de montage en est séparé. Suivant un agencement possible, la grue peut comporter un mat inférieur composé d'un pied de mat et d'un mat extérieur, articulés entre eux, et un mat supérieur pouvant être relié à ce mat extérieur, notamment coulissant dans celui-ci, et il est prévu des arcs-boutants montés entre ce mat extérieur et ce pied de mat et reliés amoviblement à l'un d'eux, de telle sorte que la fixation de ces arcs-boutants sur cet élément du mat inférieur fournisse un ensemble de mat inférieur rigide quand la grue est montée. L'ensemble rigide obtenu, formé par les éléments du mat inférieur quand les arcs-boutants sont en place, est immobilisé en position dressée par des contrefiches ou des organes équivalents reliés au châssis de la grue. Quand les arcs-boutants sont désolidarisés du pied de mât, le châssis de la grue, les contrefiches ou organes équivalents, le mat extérieur et le pied de mât forment de préférence un quadrilatère déformable, et le montage de la grue en position repliée peut être réalisé en agissant sur un élément de ce quadrilatère, no tamment sur le pied de mat, au moyen du dispositif de montage de l'ensemble de transport et de montage. Suivant un mode de réalisation préféré, le dispositif de montage comprend un élément pouvant être rendu solidaire d'une partie du mat inférieur de la grue, notamment du pied de mat, un levier ou organe équivalent, relié à pivotement à cet élément et pouvant prendre appui sélectivement sur l'ossature de l'essieu de transport, à laquelle il est relié amoviblement, ou sur une butée prévue sur le châssis de la grue après la suppression de cette liaison amovibles et un vérin ou moyen analogue, monté entre ce levier et ledit élément, ces trois éléments constituant un triangle déformable.Ainsi, quand le levier prend appui sur l'ossature de l'essieu, la commande du vérin permet de relever l'ensemble de la grue par rapport audit essieu et en conséquence par rapport à sa position de transport, pour sa mise sur voie ou sur vérins, et quand ledit levier a été séparé de l'essieu et prend appui sur le châssis de la grue, le vérin peut assurer le relevage du mât de la grue par l'action exercée entre le châssis de celle-ci et la partie du mat inférieur à laquelle ledit élément du dispositif de montage est relié. Suivant une autre particularité, il est prévu sur le châssis de la grue une autre butée contre laquelle ce levier peut être amené, quand le mât inférieur de la grue a été immobilisé en position dressée, sous la commande du vérin, ledit vérin occupant alors une position en principe verticale et pouvant être utilisé pour hisser le mat supérieur de la grue. L'élément du dispositif de montage pouvant être relié à une partie du mât inférieur de la grue, notamment au pied de mât, peuX être constitué judicieusement par une glissière guidant un curseur ou organe équivalent qui est attaqué par le vérin, et il est prévu sur le mat supérieur au moins un taquet ou élément analogue qui peut être entraîné par le curseur déplacé par le vérin ou par un organe relié d ce curseur pour provoquer le télescopage ou hissage du mât supérieur de la grue. Lorsque des rallonges sont prévues pour le nat supérieur de la grue, ces rallonges sont munies également de taquets ou éléments analogues, et ces taquets sont attaqués par le curseur déplacé par le vérin, ou par un organe relié à ce curseur, pour provoquer le télescopage pas à pas du mat supérieur et des rallonges jusqu'à la hauteur de travail requise. Des moyens sont alors prévus, de façon connue, pour immobiliser par exemple par brochage le mat supérieur par rapport au mat inférieur, à la fois pour le transport, à chaque pas de hissage et à la fin de l'opération de hissage du mât supérieur. Suivant une autre particularité encore, il est prévu au moins un organe d'accouplement additionnel, permettant de relier le dispositif de montage à l'essieu proprement dit à la fois lors du transport de la grue et pour le transfert de l'essieu automonteur complet d'un lieu d'emploi à un autre, en plus du levier précité. Cet organe d'accouplement peut être constitué judicieusement par une bielle ou un organe analogue, qui peut être relié amoviblement à l'élément destiné à être accouplé au ma inférieur de la grue pour le montage de celle-ci. Cet organe ou cette bielle peut également servir, si désiré, à l'immobilisation des parties relativement mobiles de l'essieu lorsque celui-ci est séparé du dispositif de-montage proprement dit. La description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés, donnés à titre non limitatif, permettra de mieux comprendre l'invention. La Fig. 1 est une vue schématique en élévation de la grue en position de transport sur un essieu automonteur. La Fig. 2 est une vue montrant l'agencement de la partie inférieure de la grue et illustrant diverses positions au cours du montage. La Fig. 3 est une vue montrant l'essieu automonteur et le mat de grue reposant sur celui-ci, dans la condition de transport. La Fig. 4 est une vue analogue à la/Fig. 3, mais montrant l'opération de mise sur voie ou sur vérins de la grue à l'aide de l'essieu automonteur. La Fig. 5 est une vue montrant diverses positions des organes de relevage et des parties de la base de la grue au cours de l'opération de relevage, l'essieu proprement dit ayant été séparé, seul le dispositif de montage de l'ensemble de transport et de montage constituant l'essieu automonteur demeurant reliés à la grue. La Fig. 6 est une vue analogue à la précédente, montrant la position obtenue en fin de relevage. La Fig. 7 est une vue analogue à la Fig. 6, montrant l'adjonction d'un tronçon de mdt en vue de son télescopage. La Fig. 8 montre l'opération de remise en place du dispositif de montage sur l'essieu. La Fig. 9 montre l'essieu automonteur dans la condition de transfert en vue de son emploi pour le transport et le montage d'une autre grue du même type. On décrira tout d'abord un mode de réalisation préférentiel de grue pour l'application de l'invention. Si l'on se reporte tout d'abord à la Fig. 2, on voit que la grue représentée se compose d'une base 1 munie de façon en soi connue de quatre bras repliables 2 qui peuvent recevoir à leurs extrémités soit des organes permettant une translation sur rails, soit des vérins d'appui au sol. La base 1 est surmontée d'une couronne d'orientation 3 qui reçoit la partie tournante 4 supportant l'ensemble de la grue. Cette partie 4 est agencée de façon connue, vers son extrémité arrière 5, pour la réception des contrepoids ou du lest. Suivant l'invention, la partie tournante 4 porte également à l'arrière deux chevalets 6 qui en sont solidaires et qui sont munis à leur partie supérieure d'axes d'articulation 7 pour la réception de contrefiches 8. Le mât de la grue se compose de deux ensembles, à savoir un mât inférieur désigné de façon générale par la référence 9 et un mât supérieur 10. Le mat inférieur 9 comprend, dans le cas considéré, un pied de-mât 11 qui est articulé autour d'un axe horizontal vers l'extrémité avant de la partie tournante 4 du chassis. Un mât extérieur 13 est lui-même articulé autour d'un axe 14 à l'extrémité supérieure du pied de mât 11. Ce mdt extérieur reçoit à coulissement le mât supérieur 10 de la grue. Le mât inférieur 9 est complété par deux arcs-boutants 15 qui sont articulés à demeure en 16 à la partie inférieure du mât extérieur 13, et de façon amovible en 17 vers l'extrémité inférieure du pied de mât 11, mais toutefois en un point écarté de l'articulation 12 de ce pied de mât Il sur la partie tournante 4. On voit que lorsque les arcs-boutants 15 sont re liés au pied de mât Il par les axes dégageables 17, l'ensemble constitué par le pied de mat 11 le mât extérieur 13 et les arcs-boutants 15 est un ensemble rigide, qui est immobilisé par rapport à la partie tournante 4 de la base de la grue par les contrefiches 8. Si au contraire, les axes 17 sont dégagés, le mat extérieur 13 peut se replier autour de l'articulation 14 par rapport au pied de mât 11. Dans cette condition, l'ensemble formé par la partie tournante 4 avec ses chevalets 6, les contrefiches 8 articulées sur ces chevalets 6 en 7 et sur le mât extérieur 13 en 18, ce mât extérieur 13 et le pied de mât 11 constituent un quadrilatère déformable qui permet, comme illustré sur la Fig. 2, le déplacement de l'ensemble entre une position de montage de la grue dans laquelle le pied de mât It et le mât extérieur 13 occupent une position verticale dans le prolongement l'un de l'autre, et une position repliée dans laquelle le mat extérieur 13 est rabattu contre le pied de mat 11, ces deux éléments occupant alors une position horizontale, et vice versa. Le déplacement entre ces deux positions est rendu possible par le dégagement des axes 17 des arcs-boutants 15, qui peuvent alors se mouvoir librement par rapport au pied de mat Il lors du déplacement des parties du mat inférieur de la grue entre les deux positions précitées. Dans la position dressée, l'engagement en place des axes 17 solidarise au contraire les arcs-boutants 15 avec le pied de mat 11, de sorte que le mat extérieur 13 est, comme indiqué précédemment, relié rigidement à ce pied de mât Il et que le quadrilatère constitué par les éléments précités est rendu indéformable. Les arcs-boutants 15 servent ainsi de bielles de verrouillage pour le quadrilatère déformable précité et pour le mat inférieur. On comprend à l'examen de la Fig. 2 que l'on peut assurer le passage du mât inférieur de la position repliée horizontale à la position dressée ou verticale par une poussée exercée sur le pied de mat 91 en position horizontale dans le sens indiqué par la flèche Ft sur la Fig. 2. Cette poussée tend à provoquer le basculement du pied de mât 11 autour de son axe 12 sur la partie tournante 4, et ainsi la déformation du quadrilatère précité jusqu'à la position dressée, dans laquelle le mât inférieur est verrouillé par les arcs-boutants 15. Le mât supérieur 10 constitue comme indiqué l'autre partie de la mâture de la grue. I1 peut coulisser, également comme indiqué précédemment, dans le mât extérieur 13, auquel il peut être relié toutefois de façon rigide, aussi bien en posi tion de transport que lors du travail, au moyen d'une broche de verrouillage 19. Comme décrit plus loin, le mat supérieur 10 peut être prolongé à sa base par des rallonges, pour obtenir une grue de la hauteur requise. Une flèche 20 est articulée de façon classique à l'extrémité supérieure du mât supérieur 10, cette partie de la grue étant complétée par un poinçon 21 et un tirant arrière 22, d'une façon en soi usuelle, et la flèche pouvant être elle-même relevée lors du montage de la grue par des moyens quelconques. On a montré sur la Fig. 1 la grue suivant l'inven tion en position de transport. Dans cette condition, l'ensemble de la grue repose par l'intermédiaire du pied de mat Il sur un essieu automonteur indiqué d'une façon générale en 23, qui cons titue une caractéristique importante de l'invention et qui sera décrit plus loin. Dans cette position, le mât supérieur-10 est relié à la partie tournante 4 par une broche 24 et la grue repose à l'avant, suivant le mode de transport, soit sur un tracteur de semi-remorque, indiqué ici schématiquement en 25, soit sur un essieu directeur, en étant alors tractée. Dans le cas d'un transport avec tracteur, des biel les 26 articulées au moyen d'axes 27 sur le mat supérieur 10 de la grue permettent l'appui au sol de la remorque, les bielles 26 reposant sur le sol par des patins 28 quand le tracteur 25 a été désaccouplé. On décrira maintenant l'ensemble de transport et de montage, ou essieu automonteur, prévu suivant l'invention. Suivant le mode de réalisation représenté sur les Fig. 1, 3, 4, 8 et 9, l'essieu automonteur est un essieu tandem, mais il va de soi qu'il pourrait-stagir également, dans le cas présent, d'un essieu simple. Sur les dessins, l'essieu comporte quatre roues 29 dont les fusées sont solidaires de deux balanciers 30 sur lesquels l'ossature 31 de l'essieu s'articule par des axes 32. Cette ossature 31 porte également une butée 33 dont le rôle sera indiqué plus loin. Une bielle 34, dont la fonction sera également indiquée plus loin, est articulée en 35 sur l'ossature d'essieu 3i. Les éléments décrits ci-dessus constituent les organes de transport de l'ensemble de transport et de montage formant l'essieu automonteur. Le dispositif de montage proprement dit est constitué, dans le cas présent, par une glissière 36 qui, en service, peut être reliée au pied de mat Il par des axes ou broches 37, 38. Cette glissière est reliée par un axe d'articulation 39 à un levier 40 qui est relié par ailleurs, quand le dispositif de montage est accouplé à essieu porteur,à l'ossature d'essieu 31 au moyen d'un axe d'articulation 41 qui est légèrement décalé vers la droite, comme visible en particulier sur la Fig. 3, par rapport aux axes 32 d'articulation de l'ossature d'essieu 31 sur les balanciers 30. Dans la condition d'accouplement du dispositif de montage avec l'essieu porteur, la bielle 34 est reliée à la glissière 36 par fixation sur un axe d'articulation 42. On voit également sur la Fig. 3 que, dans la position d'accouplement du dispositif de montage avec la grue, l'axe 39 est concentrique à l'axe 12 d'articulation du pied de mât Il sur la partie tournante 4 du châssis de la grue. Un curseur 43 est monté à coulissement sur la glissière 36. I1 peut être immobilisé sur celle-ci au moyen d'un axe 44, notamment pendant l'opération de relevage et pendant le transport. Un vérin 45, qui peut être un vérin hydraulique ou du type à vis, par exemple, est monté entre un axe 46 prévu sur le curseur 43 et un axe 47 prévu sur le levier 40. Les organes qui viennent d'être décrits constituent le dispositif de montage de l'ensemble de transport et de montage ou essieu automonteur prévu suivant l'invention. Une butée 48 est prévue comme visible sur la Fig. 3 sur la partie tournante 4, en vue de sa coopération avec le levier 40 dans des conditions décrites plus loin. On décrira maintenant le mode de fonctionnement et d'utilisation de l'engin de levage constitué par la combinaison de la grue dépliable et de l'ensemble de transport et de montage correspondant au mode de réalisation considéré. La position de transport est celle visible sur les Fig. 1 et 3. I1 a été indiqué précédemment que le mât supérieur 10 de la grue était, dans cette position, relié par les axes 24 à la partie tournante 4 et la grue repose alors sur l'essieu automonteur 23 par le pied de mât 11. On voit plus spécialement à l'examen de la Fig. 3 que le pied de mât It est relié à la glissière 36 par les axes 37 et 38, cette glissière reposant elle-même sur le châssis de l'essieu par le levier 40, relié alors en 41 à l-'ossature d'essieu 31, et par la bielle 34 fixée sur la glissière 36 en 42 et sur l'ossature d'essieu 31 en 35. Au cours du transport, le levier 40 est immobilisé par rapport à la glissière 36 au moyen d'un axe 49. Lorsque la grue arrive sur le lieu de travail, la partie avant de la grue est d'abord supportée à partir du sol au moyen des bielles 26, pour pouvoir dételer le tracteur 25. La première opération pour le montage de la grue est la mise sur voie ou sur vérins. Cette opération, qui sera décrite en regard de la Fig. 4 consiste à surélever d'abord l'en- semble de la machine par rapport au sol, cette surélévation permettant de déplier les bras 2 du châssis ou de la base 1 au-dessus de la voie ou de l'appui des vérins, l'ensemble étant ensuite abaissé pour lui faire prendre son poste de travail et soulager à la fois l'appui avant constitué par les bielles 26 et l'appui arrière constitué par les roues 29. Pour parvenir à cette opération à partir de ia condition visible sur la Fig. 3, on actionne d'abord le vérin 45 dans le sens de l'extension, ce qui permet de dégager l'axe 49 pour rendre possible un déplacement relatif entre la glissière 36 et le levier 40. Dans cette position, le levier 40 repose sur la butée 33 prévue sur l'ossature d'essieu 31, condition qui résulte du décalage de l'axe 41 par rapport à la verticale des axes 32 d'articulation de l'ossature 31 sur les balanciers 30. Ainsi, les pièces 40 et 31 se trouvent arc-boutées l'une contre l'autre. Tout en maintenant la pression sur le vérin 45, on enlève alors les axes 42 reliant la bielle 34 à la glissière. Cette bielle 34 est ensuite brochée au moyen d'un axe 50 sur un balancier 30, ce qui a pour but de rendre ensemble de l'essieu tandem stable et indéformable. Dans la position obtenue, la grue repose sur l'es- sieu tandem par l'intermédiaire du levier 40. On commande alors l'extension du vérin, de sorte que le levier 40 tourillonne autour de l'axe 39 sur la glissière 36, comme visible par les deux positions représentées sur la Fig. 4, ce levier 40-s'écartant de la glissière 36, ce qui soulève l'ensemble de la grue étant donné que cette glissière 36 est reliée par les axes 37 et 38 au pied de mat 11. Dans cette position de surélévation, les bras 2 peuvent être écartés et la grue peut être posée sur son poste de travail, c'est-à-dire mise sur voie ou sur vérins A ce moment, les axes 41, qui constituent les seuls organes de liaison entre le dispositif de montage et l'essieu tandem proprement dit, sont enlevés, et cet essieu tandem est évacué. L'opération suivante est le relevage du mât de la grue au moyen du dispositif de montage décrit précédemment. Dans la condition obtenue, le mat supérieur 10 est toujours broché par l'axe 24 sur la partie tournante 4 de la grue. La commande de l'extension du vérin 45 provoque le déplacement du levier 40 dans le sens indiqué par la flèche F2 (Fig. 5), ce levier venant se plaquer contre la butée 48 portée par la partie tournante 4. Ainsi, le vérin 45 prend appui sur cette partie tournante par l'intermédiaire de l'axe 47, du levier 40 et de la butée 48 et, lors de sa commande d'extension, il exerce une poussée sur le pied de mât 11 par l'intermédiaire de l'axe 46, du curseur 43 immobilisé sur la glissière 36 par l'axe 44, et de cette glissière 36, qui est rendue solidaire du pied de mat Il par les axes 37 et 38. L'axe 24 qui reliait encore le mat supérieur 10 à la partie tournante 4 peut maintenant être enlevé. Une fois cette opération effectuée, la commande du vérin 45 provoque le relevage du pied de mât Il et, par l'intermédiaire de celui-ci et du quadrilatère déformable constitué par la partie tournante 4 avec ses chevalets 6, les contrefiches 8, le mat extérieur 13 et le pied de mat 11, le relevage de l'ensemble du mat comme visible sur les Fig. 1 et 5. Cette action est poursuivie jusqu'à ce que le pied de mat 11 et le mat extérieur 13 parviennent dans une position verticale. A ce moment, les arcs-boutants 15 sont brochés sur le pied de mat 11 par les axes 17, de sorte que l'ensemble du mât inférieur est verrouillé dans la condition obtenue, le quadrilatère déformable étant rendu rigide par les arcs-boutants 15. La condition finale de relevage est celle visible sur la Fig. 6. Dans cette condition, le curseur 43 est toujours verrouillé sur la glissière 36 par l'axe 44, et le mtt inférieur reconstitué comme indiqué précédemment par l'immobilisation des arcs-boutants 15 au moyen des axes 17 est maintenu en équilibre par les contrefiches 8 (Fig. 1). Le vérin 45 prend alors appui sur le mât inférieur par l'intermédiaire de 1 t axe 46 et du curseur 43 immobilisé par l'axe 44 sur la glissière 36, qui est elle-même toujours solidaire du pied de mât 11 par les axes 37 et 38. On décrira l'opération suivante du montage de la grue en se reportant à la-Fig. 7. Si l'on commande la rentrée du vérin, on provoque alors le relevage du levier 40 autour de son axe 39 coïncidant avec l'axe 12 du pied de mât. Ce relevage est assuré jusqu'à franchir un point d'équilibre, puis la sortie du vérin 45 appuie le levier 40 sur une butée 51 prévue sur la partie tournante 4 (Fig. 6 et 7). Dans cette position, le levier 40 sert d'appui au vérin 45 qui, comme visible sur la Fig. 7, va agir verticalement pour pouvoir effectuer le hissage du mat supérieur. Pour cette opération, l'axe 44 est enlevé, ce qui permet ainsi au curseur 43 de se déplacer librement sur la glissière 36 lors de la commande du vérin 45. Un taquet 52 est prévu à la base du mât supérieur 10. Lors de la sortie du vérin 45, le curseur 43 vient s'engager sous ce taquet 52, et il soulève ainsi le mât supérieur 10 par coulissement dans le mât extérieur 13. Après l'opération de hissage, ce mât supérieur est immobilisé par rapport au mât extérieur au moyen de la broche 19. Dans l'exemple décrit et représenté, le mât supérieur 10 peut être rehaussé-au moyen de rallonges. On a représenté sur la Fig. 7 une rallonge 53 qui est adaptée par des moyens quelconques sous le mat extérieur 10 en position relevée et qui est reliée à l'extrémité inférieure de ce mât supérieur 10 par des axes 54. Comme représenté, cette rallonge 53 est également munie sur sa hauteur de taquets 52. On comprend qu'après enlèvement de la broche 19, le vérin 45 en position rentrée, dont le curseur 43 est engagé sous un taquet 52 de la rallonge 53, va permettre de hisser le mât supérieur 10 avec cette rallonge 53 sur sa course de travail. L'ensemble du mât supérieur peut être télescopé ainsi sur toute la hauteur pratique de la rallonge 53 par une opération pas à pas. Cette action peut elle-même être poursuivie avec d'autres rallonges, jusqu'à l'obtention de la hauteur de travail requise pour la machine ou de sa hauteur maximum. Lorsque les courses de télescopage sont terminées, l'ensemble du mât supérieur est immobilisé par la broche 19 par rapport au mât extérieur 13, et le curseur 43 est ramené à la position qu'il occupait pendant le relevage et est immobilisé sur la glissière au moyen de l'axe 46. L'érection de la grue étant ainsi terminée, ltopération suivante consistera remettre le dispositif de montage sur son essieu. Cette opération sera décrite en regard de la Fig. 8. A cet effet, on rentre d'abord la tige du vérin 45, pour aligner les axes 46, 47 et 39, puis on la fait sortir, de sorte que le levier 40 pivote vers le bas autour de l'axe 39, pour revenir occuper sa position de transport. L'essieu tandem a été ramené à ce moment dans une position permettant de brocher le levier 40 sur l'ossature d'essieu 31 au moyen de l'axe 41. Les axes 37 sont ensuite dégagés pour désolidariser partiellement la glissière 36 du pied de mât 11. Une courte manoeuvre du vérin amène alors le levier 40 en appui sur la butée 33 de l'ossature d'essieu 31, et on peut à ce moment désolidariser complètement la glissière 36 du pied de mât 11, en enlevant les axes 38. Par la rentrée du vérin 45, on provoque alors le rabattement de la glissière 36 comme visible sur la Fig. 8, ladite glissière passant ainsi d'une position verticale à une position horizontale, ce mouvement de pivotement étant assuré par l'intermédiaire du curseur 43 immobilisé à nouveau sur la glissière 36. A ce moment, on enlève la broche 50 et on fait pivoter la bielle 34, désolidarisée du balancier 30, puis on la fixe sur la glissière 36 au moyen de l'axe 42. Une petite manoeuvre du vérin déforme le quadrilatère constitué par les organes 36, 40, 31--et 34 et permet l'engagement en place de l'axe 49, qui immobilise le levier 40 par rapport à la glissière 36, de sorte que l'ensemble formant le quadrilatère précité est rendu indéformable. La condition obtenue est celle visible sur la Fig. 9 et l'essieu automonteur ainsi complété peut être tracté et conduit en un autre lieu d'emploi, en vue du transport et du montage d'une autre grue. On voit ainsi que l'agencement décrit et représenté permet d'atteindre le but poursuivi par l!invention, à savoir la réalisation d'un équipement comprenant un ensemble de transport et de montage indépendants, pouvant être accouplé amoviblement avec une grue en vue de son transport et de son montage sur un lieu de travail, ledit ensemble de transport et de montage étant par contre libéré pendant le travail de la grue et pouvant servir pour d'autres engins d'un parc de matériels. Des modifications peuvent être apportées au mode de réalisation décrit, dans le domaine des équivalences techniques, sans s'écarter de l'invention. REVENDICATIONS 1. - Procédé de transport et de montage pour grues dépliables du type comportant un mât en un ou plusieurs éléments, rabattable sur une base, ainsi qu'une flèche reliée à la partie supérieure de ce mât, caractérisé en ce qu'on utilise un ensemble de transport et de montage indépendant de la grue proprement dite, comprenant un train porteur et un dispositif de montage accouplé à celui-ci, on fait reposer la grue sur cet ensemble pour le transport, en la reliant amoviblement audit ensemble, on de plie la grue sur le lieu de travail au moyen de ce dispositif de montage, et on sépare ledit ensemble de la grue en condition montée, en vue de son transfert et de son utilisation pour le transport et le montage d'une autre grue. 2.- Equipement de levage pour la mise en oeuvre du procédé suivant la revendication 1, comprenant une grue dépliable du type comportant un mât en un ou plusieurs éléments, rabattable sur une base, ainsi qu'une flèche reliée à la partie supérieure de ce mat, caractérisé en ce qu'il est prévu un ensemble de transport et de montage comprenant un train porteur et un dispositif de montage accouplé à celui-ci, cet ensemble supportant la grue lors du transport, ce dispositif de montage comportant des organes pouvant être reliés amoviblement à l'un au moins des éléments du mât de la grue lors de la manoeuvre de dépliage ou de repliage, et des organes moteurs pour déplacer ces organes de liaison en vue d'effectuer cette manoeuvre de dépliage ou de repliage. 3.- Equipement de levage suivant la revendication 2, selon lequel l'érection du mât de la grue sur sa base est assurée par la déformation d'un ensemble notamment en forme de triangle ou de quadrilatère, caractérisé en ce que le dispositif de montage comporte des organes pouvant être reliés amoviblement à l'un au moins des éléments de cet ensemble déformable ou pouvant constituer l'un au moins de ces éléments pour le dépliage ou le repliage de la grue. 4.- Equipement de levage suivant la revendication 3, caractérisé en ce que le dispositif de montage pouvant être accouplé avec l'ensemble déformable de la grue ou complétant cet ensemble et les organes moteurs sont reliés de façon amovible au chassis de l'ensemble de transport et de montage, ou essieu automonteur, de telle sorte qu'au cours du montage de la grue ils puissent en être séparés, pour être ensuite réaccouplés en vue de reconstituer l'ensemble de transport et de montage complet lorsque celui-ci est détaché de la grue montée en vue de son transfert pour le transport et le montage d'une autre grue. 5.- Equipement de levage suivant l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisé en ce que la grue comporte un mât inférieur et un mât supérieur agencé de façon à pouvoir être télescopé par rapport au mât inférieur, et le dispositif de montage de l'ensemble de transport et de montage est agencé de façon assurer le télescopage de ce mat supérieur sous l'action des organes moteurs. 6.- Equipement de levage suivant l'une quelconque des revendications 2 à 5, caractérisé en ce que la grue comporte un mât inférieur composé d'un pied de mât et d'un mât extérieur, articulés entre eux, et un mât supérieur pouvant être relié à ce mât extérieur et coulissant notamment dans celui-ci, et en ce qu'il est prévu des arcs-boutants montés entre ce mât extérieur et ce pied de mât et reliés amoviblement à l'un d'eux, de telle sorte que la fixation de ces arcs-boutants sur cet élément du mât inférieur fournisse un ensemble de mât inférieur rigide quand la grue est montée. 7.- Equipement de levage suivant la revendication 6, caractérisé en ce que l'ensemble de mât inférieur rigide est immobilisé en position dressée par des contrefiches ou des organes équivalents reliés au châssis de la grue. 8.- Equipement de levage suivant la revendication 7 caractérisé en ce que le châssis de la grue, les contrefiches ou organes équivalents, le mât extérieur et le pied de mât forment un quadrilatère qui est déformable quand les arcs-boutants sont désolidarisés d'une partie du mât inférieur, de sorte que le montage de la grue peut être réalisé en agissant sur un élément de ce quadrilatère au moyen du dispositif de montage de l'ensemble de transport et de montage. 9.- Equipement de levage suivant l'une quelconque des revendications2 à 8, caractérisé en ce que le dispositif de montage comprend un élément pouvant être rendu solidaire d'une partie du mat inférieur de la grue, notamment du pied de mât, un levier ou organe équivalent, relié à pivotement à cet élément et pouvant prendre appui sélectivement sur l'ossature de l'essieu de transport, à laquelle il est relié amoviblement, ou sur une butée prévue sur le châssis de la grue, après la suppression de cette liaison amovible, et un vérin ou moyen analogue, monté entre ce levier et ledit élément, ces trois éléments constituant un triangle déformable. 10.- Equipement de levage suivant la revendication 9, caractérisé en ce qu'il est prévu, sur le châssis de la grue, une autre butée contre laquelle ce levier peut être amené sous la commande du vérin quand le mat inférieur de la grue a été immobilisé en position dressée, ledit vérin occupant alors une position en principe verticale et pouvant être utilisé pour hisser le mât supérieur de la grue. 11.- Equipement de levage suivant la revendication 9 ou 10, caractérisé en ce que l'élément du dispositif de montage pouvant être relié à une partie du mât inférieur de la grue, notamment au pied de mât, est constitué par une glissière guidant un curseur ou organe équivalent qui est attaqué par le vérin, et en ce qu'il est prévu, sur le mât supérieur, au moins un taquet ou élément analogue pouvant être entrainé par le curseur déplacé par le vérin ou par un organe relié à ce curseur pour provoquer le télescopage ou hissage du mât supérieur de la grue. 12.- Equipement de levage suivant la revendication It, dans lequel des rallonges sont prévues pour le mât supérieur de la grue, caractérisé en ce que ces rallonges sont munies également de taquets ou éléments analogues, pouvant être attaqués par le curseur déplacé par le vérin ou par un organe relié à ce curseur, pour provoquer le télescopage pas à pas du mât supérieur et des rallonges de la grue. 13.- Equipement de levage suivant la revendication 11 ou 12, caractérisé en ce que des moyens sont prévus pour immobiliser le mât supérieur par rapport au mât inférieur, notamment par brochage, lors du transport, à chaque pas de hissage et à la fin de l'opération de télescopage du mât supérieur. 14.- Equipement de levage suivant l'une quelconque des revendications 9 à 13, caractérisé en ce qu'il est prévu au moins un organe d'accouplement additionnel pour relier le dispositif de montage à l'essieu à la fois lors du transport de la grue et pour le transfert de l'essieu automonteur complet d'un lieu d'emploi à un autre, en plus du levier faisant partie du dispositif de montage. 15.- Equipement de levage suivant la revendication 14, caractérisé en ce que cet organe d'accouplement est constitué par une bielle ou un organe analogue monté sur l'essieu proprement dit, des moyens étant prévus pour relier sélectivement cette bielle à l'élément du dispositif de montage destiné à être accouplé au mât inférieur de la grue ou à une autre partie de l'essieu, mobile par rapport à la partie portant ladite bielle, en vue de l'immobilisation relative desdites parties de cet essieu lorsque celui-ci est séparé du dispositif de montage.