L'usage d'appareils électriques à accumulation tels que des chauffe-eau à grande capacité s'est généralisé depuis plusieurs années, entre autres grâce à une tarification dite d'heures creuses. Cette tarification est mise en oeuvre grâce à un comptage de consommation électrique à au moins deux tarifs différents, la consommation électrique nocturne étant facturée à un tarif très avantageux par rapport au tarif diurne. Généralement, le comptage correspondant au tarif d'heures creuses est enclenché à une heure fixe, par exemple 22 heures. Dans des régions ou des pays dans lesquels un grand nombre d'utilisateurs possèdent de tels appareils électriques et bénéficient du tarif d'heures creuses, on a constaté dans la courbe de la puissance consommée en fonction du temps une pointe se situant peu après le moment de la commutation dudit tarif d'heures creuses, l'amplitude de cette pointe augmentant de plus en plus au cours des années, sans pour autant que le creux subséquent de la consommation nocturne, se situant approximativement entre 1 heure et 6 heures du matin, soit comblé, l'amplitude de ce creux étant nettement inférieure à celle de ladite pointe. On a déjà essayé d'aplanir la courbe de consommation de nuit, par exemple en décalant pour différents secteurs de distribution électrique le début de la tarification de nuit, mais la durée de ce décalage ne pouvait etre très importante, on ne pouvait avoir qu'un nombre limité de valeurs différentes de décalage. Les résultats obtenus ont été très significatifs, étalement de la pointe de 22 à 24h, mais celle suffira pas drs quelques années. Etant donné qu'une grande partie de la pointe de consommation du début de la tarification d'heures creuses est due à l'enclenchement d'appareils tels que des chauffe-eau à accumulation, les demandeurs ont été amenés à remédier aux effets nuisibles de ladite pointe de consommation en recherchant un procédé d'enclenchement individuel des chauffe-eau, procédé permettant d'obtenir un enclenchement du chauffage des chauffe-eau pouvant se situer dans toute la plage de la tarification d'heures creuses. La présente invention a pour objet un procédé permettant de déterminer un instant d'enclenchement optimal d'appareils tels que des chauffe-eau électriques à accumulation appelés par la suite simplement "chauffe-eau", en vue de diminuer ladite pointe de début de tarification d'heures creuses, ainsi qu'un dispositif permettant la mise en oeuvre dudit procédé. La présente invention a également pour objet un dispositif d'enclenchement optimal du type précité dont le prix de revient soit le plus faible possible, par exemple 5 à 10 % du prix de revient d'un chauffe-eau usuel, un tel dispositif étant facile à mettre en place aussi bien sur un chauffe-eau déjà installé que sur un chauffeeau à accumulation au moment de sa fabrication en usine. On sait qu'il suffit, en moyenne, de quelques heures pour réchauffer l'eau contenue dans un chauffe-eau électrique à accumulation car il est rare que l'on puise dans la journée la totalité de l'eau chaude contenue dans un chauffe-eau à accumulation, alors qu'il faut environ 7 à 8 heures de chauffage pour réchauffer le contenu d'un tel chauffe-eau lorsque toute l'eau chaude a été prélevée au cours de la journée précédente. Le procédé conforme à la présente invention consiste à déterminer la durée suffisante de chauffage nocturne par appréciation du volume d'eau froide ou d'eau chaude contenu dans ledit chauffe-eau, c'est-à-dire pratiquement de la quantité d'eau chaude précédemment prélevée dudit chauffe-eau, et de retarder l'instant d'enclenchement du chauffage dudit chauffe-eau en fonction de la valeur de cette durée suffisante. De façon particulièrement avantageuse, on retarde de la valeur maximale possible ledit instant d'enclenchement de façon que la fin de la période de chauffage nécessaire pour porter la totalité du contenu du chauffe-eau à la température désirée coincide au moins approximativement avec la fin de la période de tarification d'heures creuses. Selon un aspect avantageux du procédé de la présente invention, on mesure la température de la cuve dudit chauffe-eau en différents points répartis sur sa hauteur, par exemple sur la surface extérieure de ladite cuve, les positions desdits points de mesure correspondant à différentes valeurs d e retard à l'enclenchement, la valeur minimale du retard correspondant à l'état pour lequel la température mesurée en tous les points de mesure est "froide" ou inférieure à un seuil prédéterminé, c'est-à-dire lorsque pratiquement la totalité de l'eau contenue dans ledit chauffe-eau est froide, la valeur du retard augmentant lorsque décroit le nombre de points de mesure "froids" le retard maximal correspondant à l'état pour lequel aucun des points de mesure n'est "froid", c'est-à-dire lorsque pratiquement la totalité de l'eau contenue dans ledit chauffe-eau est suffisamment chaude. I1 est bien entendu que le retard minimal peut etre nul et qu'au lieu d'un retard maximal il peut n'y avoir aucun enclenchement. Selon un autre aspect du procédé de la présente invention, on peut déterminer la quantité d'eau chaude restant dans le chauffe-eau en ne mesurant la température du chauffe-eau qu'en une seule zone par exemple sa zone centrale ou en déterminant la valeur moyenne de plusieurs températures différentes mesurées en plusieurs zones différentes, et on fait varier ledit retard à l'enclenchement en fonction de la valeur de ladite température mesurée en une seule zone ou en fonction de ladite valeur moyenne. Selon un autre aspect du procédé de la présente invention, on détermine la quantité d'eau chaude restant dans le chauffe-eau par mesure du volume total d'eau chaude soutirée audit chauffe-eau après la dernière période de chauffage nocturne effectuée, et on fait varier ledit retard à l'enclenchement en fonction dudit volume. Selon encore un autre aspect du procédé de la présente invention, on détermine la quantité d'eau chaude restant dans le chauffe-eau en déterminant la position de la zone de séparation entre le volume d'eau chaude et le volume d'eau froide contenus dans ledit chauffe-eau. Un mode de réalisation préféré du dispositif de mise en oeuvre du procédé de la présente invention comporte un dispositif de mesure de température à I'intérieur d'un doigt de gant plongeant dans l'eau de la cuve du chauffe-eau, en plusieurs zones ou points différents et commandant des contacteurs correspondant à chacun desdits points ou zones, ou des résistances thermo-sensibles en tenant lieu, et un dispositif à contacteurs commandés par un dispositif à cames, lesdites cames étant entraînées en rotation à vitesse constante par un moteur, lesdites cames étant disposées de façon à commander séquentiellement lesdits contacteurs correspondants pendant la durée de la période de tarification d'heures creuses, au moins une partie desdits contacteurs commandés par cames étant à chaque fois reliés en série avec lesdits contacteurs commandés par le dispositif de mesure de température. La présente invention sera mieux comprise à l'aide de la description détaillée d'un mode de réalisation du dispositif conforme à la présente invention, pris à titre d'exemple non limitatif et illustré par le dessin annexé sur lequel - la figure 1 est un schéma du circuit électrique d'un dispositif conforme à la présente invention, et, - la figure 2 est un diagramme en fonction du temps illustrant le fonctionnement de certains des contacteurs du dispositif dont le schéma électrique est représenté sur la figure 1. Sur la figure 1, on a schématiquement représenté le circuit électrique d'un dispositif retardateur d'enclenchement de chauffe-eau conforme à la présente invention. Bien que le mode de réalisation préféré se rapporte à un chauffe-eau du type à accumulation, on comprendra que la présente invention peut s'appliquer à des dispositifs accumulateurs d'énergie analogues tels que des radiateurs de chauffage. La résistance de chauffage (non représentée) d'un chauffe-eau à accumulation classique (non représenté) est branchée entre une phase (non représentée) du secteur d'alimentation électrique et une borne 1 qui est reliée à un élément de contact d'un contacteur 2 commandé par le thermostat habituel (non représenté) dudit chauffe-eau. L'autre élément de contact du contacteur 2 est relié dSune part, via un contacteur 3 de marche manuelle forcée, à une borne 4 qui est reliée à une autre phase dudit secteur d'alimentation, et d'autre part à une borne 5 du circuit 6 de retard décrit ci-dessous. On suppose que la résistance de chauffage du chauffe-eau est montée en montage monophasé, mais il est bien entendu que l'on peut avoir un montage triphasé, le circuit électrique étant alors modifié de façon évidente pour l'homme de l'art, ou bien même que l'on peut avoir plusieurs résistances de chauffage commutées selon différents branchements, par exemple pour obtenir différentes puissances de chauffage. Le circuit de retard 6, délimité sur la figure 1 par un rectangle en trait mixte. comporte une autre borne 7 qui est reliée à la borne 4 par l'intermédiaire du contact 8 d'une horloge ou d'un relais récepteur de télécommande (non représenté) fonctionnant de façon habituelle pour fermer le contact 8 pendant toute la durée du tarif nocturne. Le circuit 6 comporte une borne 9 qui est directement reliée à la borne 4, ainsi qu'une autre borne 10 qui est reliée à une phase différente de la phase arrivant sur la borne 4 (le neutre du réseau électrique d'alimentation quand celui-ci est de 220/380 V). Les éléments 2, 3, 8 décrits ci-dessus font partie d'un circuit électrique habituel de chauffe-eau, les bornes 5 et 7 étant alors reliées ensemble. Pour obtenir l'enclenchement différé du chauffage du chauffe-eau, on coupe la liaison directe entre les bornes 5 et 7 et on les relie par l'intermédiaire d'un contacteur 11, par exemple un contact de relais, dont la fermeture est commandée de la façon décrite ci-dessous, le contacteur 11 faisant partie du circuit 6 que l'on va décrire maintenant. Entre les bornes 9 et 10 du circuit 6, on branche une première voie 12 d'un dispositif inverseur 13 en série avec un moteur 14, par exemple un micro-moteur synchrone à réducteur. La deuxième voie 15 de l'inverseur 13 est branchée entre le point commun de l'inverseur 12 et du moteur 14 et la borne 7. L'inverseur 13 est commandé par une came (non représentée) entraînée par le moteur 14, de la façon décrite ci-dessous. Entre la borne 10 et une borne 16 faisant partie du circuit 6, on branche l'enroulement de commande 17 du relais (non représenté) dont le contact est le susdit contacteur 11. Entre les bornes 7 et 16 on branche en parallèle cinq branches de circuits respectivement référencées 18, 19, 21 et 22. Les branches 19 à 22 comportent chacune un contact, avec un point commun relié à la borne 7, ces contacts étant respectivement référencés 23, 24, 25 et 26. En outre, les branches 18 à 21 comportent chacune un autre contact, avec un point commun relié à la borne 16, ces autres contacts étant respectivement référencés 27, 28, 29 et 30. Dans chacune des branches 19, 20 et 21, il y a deux contacts reliés en série, tandis que les branches 18 et 22 ne comportent chacune qu'un seul contact. Les contacts 23 à 26 sont commandés chacun par un dispositif capteur de température (non représentés) disposé dans une gaine (doigt de gant) ou sur la paroi extérieure d'un chauffeeau (non représenté) . Le circuit de l'invention comprend donc quatre dispositifs capteurs de température, mais le nombre de ces dispositifs peut etre différent, les contacteurs correspondants, qui sont en nombre égal, étant alors branchés de façon appropriée, ces dispositifs capteurs commandant la fermeture de leurs contacts correspondants lorsque la température détectée s'abaisse en-dessous d'un seuil prédéterminé, inférieur au seuil de réglage du thermostal habituel. Lesdits dispositifs capteurs de températures sont fixés de manière appropriée sur la cuve du chauffe-eau, de préférence sur une mÉme génératrice du cylindre formé par cette cuve, le dispositif capteur correspondant au contact 26 étant disposé près de l'extrémité inférieure de la cuve, et celui correspondant au contact 23 étant fixé près de l'extrémité supérieure de la cuve, les deux autres dispositifs capteurs étant fixés entre lesdits deux premiers, dans l'ordre correspondant à l'ordre de leurs contacts respectifs, de façon que les écarts mutuels de ces quatre dispositifs capteurs soient, de préférence, sensiblement égaux. Les contacteurs 27 à 30 sont commandés par des cames (non représentées) entraînées par le moteur 14 de la facon expliquée ci-dessous en référence à la figure 2. Sur la figure 2, on a tracé les diagrammes, en fonction du temps, des états des contacts 27 à 30 et 12, respectivement de haut en bas. En abscisses, on a porté, à titre d'exemple non limitatif, les heures de la nuit pendant lesquelles est commuté le tarif "heures creuses ", de 22 heures à 6 heures du matin. En ordonnées, on a porté pour chacun des diagrammes du graphique, les états O et F, signifiant état ouvert et état fermé, pour chacun des contacts correspondants. Pendant l'existence du tarif dit tarif de jour, c'est-à-dire pour l'exemple choisi, entre 6 heures du matin et 22 heures, le con tacteur 8 est ouvert, et l'on ne peut faire chauffer le chauffe-eau qu'en fermant le contacteur 3 si l'on a besoin d'eau chaude alors qu'il n'y en a plus dans le chauffe-eau. Le contacteur 3 est habituellement du type à ouverture automatique au bout d'un temps prédéterminé, ou après la périoded'has creusesquisat. Pendant l'erstence dudit tarif de jour, l'inver- seur 13 est dans la position inverse de celle représentée sur le dessin, c'està-dire que le contacteur ou voie 15 est fermé et le contacteur ouvc8e 12 ouvert. Dès le début de la tarification d'heures creuses, c'est-à-dire 22 heures pour l'exemple choisi, l'horloge ou le relais récepteur de télécommande ordonne la fermeture du contact 8. Dès que le contact 8 est fermé, il y a rétablissement du circuit d'alimen tation du moteur 14 entre les bornes 4 et 10, puisque le contact 15 est fermé comme précisé ci-dessus. Le moteur 14 se met alors à tourner en entrainant les cames précitées, et la came correspondant à l'inverseur 13 force ce dernier à changer d'état au bout d'un certain temps ce qui fait que le contact 15 s'ouvre et le contact 1 2 se ferme , comme on le voit d'après la courbe infé rieure de la figure 2, ladite came étant réalisée et entrainée par le moteur de façon appropriée.L'inverseur 13 se trouve alors dans la position représentée sur la figure 1, et, le moteur 14 est toujours alimenté entre les bornes 4 et 10 et continue donc à tourner. Dès que le contact 8 est fermé, et si le chauffe-eau ne contient pratiquement plus d'eau chaude, c'est-à-dire si le dispositif capteur de température commandant le contact 26 détecte une zone "froide", c'est-à-dire une zone dont la température est inférieure à une valeur prédéterminée, le contact 26 est fermé, et la liaison entre les bornes 7 et 10 est établie par l'intermédiaire du contact 26 et de la bobine 17, ce qui fait que cette dernière est excitée et ferme le contact 11, ce qui établit la liaison entre la borne 4 et la borne 1, le contact 2 étant, bien entendu, fermé. La résistance de chauffage du chauffe-eau est donc mise sous tension et réchauffe l'eau contenue dans ce chauffe-eau. Par contre, si le chauffe-eau contient suffisamment d'eau chaude pour que le dispositif capteur de température associé au contact 26 ne détecte pas de zone "froide", le contact 26 est ouvert, et aucun courant ne passe dans la bobine 17 du fait que les contacteurs 27 à 30 sont encore ouverts. Le contacteur 11 est donc ouvert et la résistance de chauffage du chauffe-eau n'est pas alimentée en courant électrique. Le moteur 14 continuant à tourner, et entrainant en rotation toutes les cames, la came correspondant au contact 30 ferme ce dernier au bout d'un temps prédéterminé après la mise en rotation du moteur 14, c'est-à-dire apres la fermeture du contact 8 , ce temps prédéterminé étant réglé par le positionnement de la came correspondante. Lorsque le contact 30 se ferme, par exemple vers 23 h 30, comme on le voit d'après la figure 2, et si le dispositif capteur de température associé au contact 25 détecte une zone "froide", une liaison électrique s'établit entre les bornes 7 et 10 par l'intermédiaire des contacts 25 et 30, la bobine 17 est excitée, le contact 11 se ferme et le chauffage du chauffe-eau commence, ceci dans le cas où le dispositif capteur associé au contact 26 ne détecte pas de zone "froide". Si le contact 26 est encore fermé lorsque le contact se ferme, c'est-à-dire si le chauffe-eau ne contenait pratiquement pas d'eau chaude au moment de la fermeture du contact 8 , le chauffage du chauffe-eau se poursuit, comme décrit ci-dessus. Bien entendu, le dispositif capteur de température associé au contact 26 - est disposé, de préférence, de façon à ne pas s'ouvrir avant la fermeture du contact 25- -, de façon à obtenir un chauffage continu de l'eau du chauffe-eau ; et il en est de meme pour les dispositifs capteurs associés aux contacts 25' et 24 par rapport à ceux associés aux contacts 24 et 23 respectivement. Si, par contre, le chauffe-eau contient suffisamment d'eau chaude pour que ni le contact 26 ni le contact 25 ne soient fermés, le contacteur 11 ne se ferme pas et la résistance de chauffage du chauffe-eau n'est pas alimentée. Le moteur 14 continuant à tourner, les contacts 29. 28 et 27 se ferment respectivement à des instants déterminés, par exemple respectivement à 1 heure, 2 h 30 et 4 heures, et on raisonne de la façon exposée ci-dessus pour chacune des branches 20, 19 et 18 respectivement. On remarquera que, si, au cours de la durée du tarif d'heures creuses, aucun des dispositifs capteur de température associés aux contacts 23 à 26 ne détecte de zone "froide", c'est-à-dire si le chauffeeau ne contient pratiquement pas d'eau froide ou si la température de l'eau qu'il contient est suffisamment chaude, il y a fermeture successive des contacts 29 et 28 sans que se produise la fermeture du contacteur 11, mais la fermeture du contact 27, qui est le seul contact contenu dans la branche 18 , provoque la fermeture du contact 11 , ( à 4 heures, pour l'exemple précité). Si, à cet instant, toute l'eau contenue dans le chauffe-eau est suffisamment chaude, le thermostat habituel du chauffeeau maintient le contacteur 2 ouvert, et aucun courant ne passe dans la résistance de chauffage du chauffe-eau.Par contre, si à cet instant, l'eau contenue dans le chauffe-eau n est pas à sa température maximale habituelle déterminée, tout en étant suffisamment chaude pour ouvrir tous les contacts 23 à 26, (comme précisé ci-dessus le seuil de déclenchement desdits dispositifs capteurs de température est choisi inférieur au seuil de déclenchement du thermostat habituel), le thermostat habituel du chauffe-eau détecte cet état et maintient fermé le contact 2 jusqu'à l'obtention de la température désirée. Le moteur 14 continue à tourneur, et à un instant déterminé, par exemple 6 heures, les cames correspondant aux contacts 27 à 30 ouvrent ces derniers pratiquement simultanément, ledit instant étant évidemment choisi pour permettre, dans tous les cas, un chauffage complet de l'eau contenue dans le chauffe-eau. On peut estimer en général qu'il suffit largement de 8 heures de chauffage pour chauffer un chauffe-eau ne contenant que de l'eau froide.Donc, si le début du chauffage se situe vers 22 heures, l'ouverture des contacts 27 à 30 peut s'effectuer vers 6 heures, étant bien entendu que les emplacements des dispositifs capteurs correspondants aux contacts 23- à 26 et les instants de fermeture des contacts 27 à 30 sont choisis de façon que meme lorsque le chauffe-eau est partiellement rempli d'eau chaude, la période de chauffage se termine, dans tous les cas, avant 6 heures. A 6 heures , l'horloge ou le récepteur de télécommande ordonne l'ouverture du contact 8. Après ltouxerture des contacts 27 à 30, et celle du contact 8 le moteur 14 continue à tourner. A un instant déterminé, par exemple en liron 6 h 30, la came commandant I'inerseur 13 commande l'ou'erture du contact 12 et donc la fermeture du contacteur 15, l'ina erseur 13 étant passé alors dans la position inca erse de celle représentée sur la figure 1. L'ouverture du contact 12 p r o to oque l'arret du moteur 14 jusqu'à la fermeture suivante du contacteur 8.(Dès l'ouverture du contact 8, on ne peut chauffer l'eau du chauffe-eau qu'en fermant le contact 3 que si le contact 2 est fermé, c'est-à-dire si l'eau contenue dans le chauffe-eau n'est pas suffisamment chaude), I1 est bien entendu que l'on peut adapter un nombre différent de contacts 23 à 26 et 27 à 30, et que l'on peut relier différemment dans les branches 18 à 22 les différents contacteurs, d'une façon évidente pour l'homme de l'art.Ainsi, grâce au dispositif de la présente invention, on peut décaler les instants d'enclenchement des résistances chauffantes des chauffe-eau des divers utilisateurs alimentés par la même ligne électrique, car, statistiquement, il est rare que. tous les chauffe-eau de ces utilisateurs ne contiennent plus d'eau chaude au début de la période de tarification d'heures creuses. Cet enclenchement est d'autant plus retardé que le chauffe-eau contient plus d'eau chaude ou que l'eau contenue dans ce chauffe-eau est plus chaude. Ceci permet de diminuer dans une grande mesure l'amplitude de la pointe de consommation dsénergie électrique apparaissant actuellement peu après le début de la période de tarification d'heures creuses. Le dispositif conforme à la présente invention est d'un prix de revient très faible, car le moteur 14 avec son dispositif de cames, ainsi que les différents contacteurs utilisés et les dispositifs capteurs de température sont très largement diffusés et de faible coût. La mise en place du dispositif de l'invention est très facile à faire, car il suffit de disposer, en des endroits déterminés, soit de la surface extérieure du réservoir du chauffe-eau soit à l'intérieur d'un doigt de gant ou gaine plongeant dans l'eau de la cuve, quatre capteurs de température, par exemple des bilames ou des résistances thermo sensibles, et de les relier conformément à la figure 1. L'ensemble du circuit 6 peut etre de faible encombrement et facilement logeable. Bien entendu, au lieu de plusieurs capteurs de température, on peut en utiliser un seul, commandant à partir des différents seuils de température différents contacts. Ainsi qu'indiqué en traits interrompus sur la figure 2, la fermeture du contact 12 ne se fait pas nécessairement tout de suite après 22 heures, mais peut être retardée d'un temps déterminé quelconque, par exemple pour tenir compte d'heures de fermetures du contact 8 plus tardives. Pour faciliter la mise en place et réduire le colit du disposi tif 6, de commande et de protection du chauffe-eau, on peut y intégrer également le thermostat traditionnel de commande (correspondant au contact 2) et éventuellement une fonction sécurité (non représentée) REVENDICATIONS 1. Procédé d'enclenchement optimal de dispositifs électriques à accumulation, en particulier de chauffe-eau, alimentés par un secteur d'alimentation électrique comportant une tarification dite d'heures creuses, caractérisé par le fait que l'on détermine la durée suffisante de chauffage nocturne par appréciation du volume d'eau froide ou d'eau chaude contenu dans ledit chauffe-eau et que l'on retarde l'instant d'enclenchement du chauffage dudit chauffe-eau en fonction de la valeur de ladite durée suffisante de chauffage. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'on retarde de la valeur maximale possible ledit instant d'enclenchement de façon que la fin de la période de chauffage nécessaire pour porter la totalité du contenu du chauffe-eau à la température désirée coincide au moins approximativement avec la fin de la période de tarification d'heures creuses. 3. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que l'on mesure - soit la température de la cuve dudit chauffe-eau en différents points répartis sur sa hauteur sur la surface extérieure de ladite cuve, - soit la température à l'intérieur d'une gaine plongeant dans l'eau de la cuve, en différents points répartis régulièrement sur toute la hauteur, les positions desdits points de mesure correspondant aux différentes valeurs de retard à l'enclenchement. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé par le fait que la valeur minimale du retard correspond à l'état pour lequel la température mesurée en tous les points de mesure est inférieure à un seuil prédéterminé, la valeur du retard augmentant lorsque décroît le nombre de points de mesure pour lesquels la température mesurée est inférieure audit seuil prédéterminé, le retard étant maximal lorsqu'aucune des températures mesurées n'est inférieure audit seuil prédéterminé. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait que l'on détermine la quantité d'eau chaude restant dans le chauffe-eau en ne mesurant la température du chauffe-eau qu'en une seule zone ou en déterminant la valeur moyenne de plusieurs températures différentes mesurées en plusieurs zones différentes, et que l'on fait varier ledit retard a l'enclenchement en fonction de la valeur de ladite température mesurée en une seule zone ou en fonction de ladite valeur moyenne. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé par le fait que l'on détermine la quantité d'eau chaude restant dans le chauffe-eau en mesurant le volume total d'eau chaude soutirée audit chauffe-eau après la dernière période de chauffage nocturne effectuée et que l'on fait varier ledit retard à l'enclenchement en fonction dudit volume. 7. Dispositif de mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait qu'il comporte un dispositif de mesure de température disposé sur la surface extérieure de la cuve du chauffe-eau ou dans une gaine plongeant dans l'eau de la cuve en plusieurs zones ou points différents, et commandant des contacts correspondant à chacun desdits points ou zones, ou des résistances thermo-sensibles en tenant lieu, et un dispositif à contacts commandés par cames, lesdites cames étant entraidées en rotation à vitesse constante pas un moteur et disposées de façon à commander séquentiellement lesdits contacts correspondants pendant la durée de la période de tarification d'heures creuses. 8. Dispositif selon la revendication 7, caractérisé par le fait qu'il comporte un relais dont le contact est en série avec le contact du thermostat habituel du chauffe-eau et dont la bobine d'excitation est en série avec le contact d'une horloge ou d'un relais récepteur de télécommande pour assurer la commutation de la période de comptage d'heures creusets, ainsi qu'avec un circuit parallèle à plusieurs branches comportant chacune un contact commandé par ledit dispositif de mesure de température ou des résistances thermo-sensibles en tenant lieu, et/ou un contact commandé par lettes canes. 9. Dispositif selon l'une des revendications 7 ou 8, caractérisé par le fait que l'une des deux bornes d'alimentation dudit moteur d'entrarnement du dispositif à came est reliée au secteur d'alimentation électrique d'une part via un premier contact d'un dispositif inverseur, et d'autre part via le second contact dudit dispositif inverseur et via le contact du dispositif assurant la mise en et hors service de la tarification d'heures creuses. 10. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 7 à 9, caractérisé par le fait qu'il intègre en outre le thermostat traditionnel de commande et éventuellement une fonction sécurité.