Usine marémotrice transformant le mouvement altimètrique de la mer (marée) en énergie éolienne. La présente invention concerne les moyens de production d'énergie par utilisation des phénomènes naturels. Les procédés similaires actuellement utilisés sont de deux types Le premier est l'Eolienne proprement dite qui utilise la force de vents présentants des variations considérables tant en force quten direction. Le second est le barrage marin, type barrage de la Rance, qui utilise directement l'eau mais crée une nuisance certaine pour le site et son habitat. La présente invention permet d'obtenir une énergie éolienne presque permanente et "domestiquée" dans des tuyères fixes. En outre l'installation d'une usine utilisant ce procédé n'est soumise à aucune contrainte topographique, si ce n'est le bord de mer dans un secteur à marées fortes de préférence. Il est donc possible dtimplanter une telle installation en dehors des sites habités ou touristiques et sans expropriations considérables. Le procédé n'entraine aucune pollution ni modification de l'air et de liteau de mer utilisés. L'installation, objet de l'invention, est en fait une énorme pompe à air dont - la parie fixe, ou corps de pompe, est une vaste structure, en béton par exple, dont la base, comportant de larges ouvertures, est située en dessous du niveau de la plus basse mer, et dont la partie supérieure, formant cloche à air est étanche et située au dessus du niveau de la plus haute mer. Cette partie fixe sera appelée "cloche" dans la suite de l'exposé. - la partie mobile, ou piston, est constituée par la surface de l'eau de mer à l'intérieur de la cloche. Les mouvements du piston sont ceux de la mer lors des marées montantes et descendantes. A la parie supérieure de l'installation sont disposées des tuyères permettant le passage, obligé, de l'air de la cloche vers l'extérieur et vice-versa. Le fonctionnement est simple et ne nécessite pas de schéma - Lors de la marée montante, l'air contenu dans la cloche est expulsé vers l'extérieur, à travers les tuyéres, sous la poussée de l'eau dont le niveau monte à l'intérieur de la cloche. - Lors de la marée descendante, la baisse du niveau de l'eau crée un vide qui est compensé par aspiration de l'air extérieur à travers les tuyères. L'utilisation du souffle ainsi obtenu dans les tuyères relève de techniques connues telles que les turbines. L'inversion du sens de passage de l'air dans les tuyères est un problème qui peut être solutionné par l'emploi d'inversuers sur les turbines ou par un système de clapets sur les conduites d'entrée ou de sortie de l'air. La pompe à air ainsi obtenue a un rendement qui est fonction de la hauteur des marées et du rapport entre la surface en eau à l'intérieur de la cloche et la section des tuyères, comme dans une presse hydraulique. Ainsi, une installation présentant une surface en eau intérieure de 100 zoom2 soit 4o0m x 250ion, disposée sur une cote où existent des marées de 4,50 m toutes les 12 heures environ (chiffres moyens du port de Boulogne), permettrait de disposer dans les tuyères de 450 000m3 d'air toutes les 6 heures , soit 75 000m3 à l'heure ou encore 21m3 à la seconde. Il semble donc possible d'actionner ainsi des turbines, mème à faible rendement, sachant que l'installation peut facilement présenter une surface plus importante, sa réalisation étant simple et relativement peu couteuse, et que la mise en oeuvre relève d'un phénomène naturel permanent et gratuit. Le procédé, objet de l'invention, s'applique directement à la production d'électricité. REVENDICATION Dispositif permettant d'utiliser les mouvements altimètriques de la mer, ou marées, pour obtenir de énergie éolienne, caractérisé par l'utilisation de la surface de la mer comme piston pour pulser ou aspirer de l'air à travers des tuyères situées à la partie supérieure d'un bâtiment formant cloche à air, ou corps de pompe, au dessus de la surface de la mer.