La présente invention concerne un élément de fixation d'un transduc- teur électroacoustique dans l'oreille, constitué par un embout monté en saillie sur le capot à bonne transmission acoustique recouvrant la membrane du transducteur ou sur une pièce appropriée du boitier ou du transducteur et muni de préférence d'un revêtement souple à bonne transmission acoustique. Des éléments de fixation du type précité sont connus et décrits par exemple, en liaison avec les écouteurs, par le brevet autrichien n0 325 693 ou la demande de brevet de la République fédérale d'Alle- magne publiée sous le n0 23 53 708. Dans les deux cas, l'élément de fixation est réalisé sous forme d'un corps à symétrie de rotation, rigide, en saillie et percé suivant l'axe longitudinal ou constituant un tube pour permettre le passage du son. Le brevet autrichien n0 325 693 décrit également la réalisation de l'élément de fixation sous forme d'une pièce massive sur l'extérieur de laquelle le son est transmis. Les éléments de fixation connus présentent l'inconvénient suivant dans le cas d'un guidage tubulaire du son, ils produisent des phéno- mènes de résonance, qui nuisent à la qualité de reproduction du trans- ducteur électroacoustique correspondant. Les éléments de fixation connus s'accompagnent en outre de réflexion acoustique au voisinage immédiat du conduit auditif externe, qui perturbe la perception de la direction et de la distance en stéréophonie, car elle réduit les pro- priétés acoustiques du conduit auditif et de la conque. L'invention a pour objet un élément de fixation ne présentant pas les inconvénients des modèles connus. Selon une caractéristique essen- tielle de l'invention, l'élément de fixation est réalisé sous forme d'une pièce façonnée à bonne transmission acoustique dans toutes les directions et pratiquement non réfléchissante. Un élément de fixation selon l'invention n'intervient pas acous- tiquement. Il ne produit ni amortissement notable, ni réflexion acoustique. Il n'en résulte donc aucune influence sur la résonance du conduit auditif ou les propriétés de réflexion de la conque, et par suite sur les résonances de l'oreille essentielles pour l'audi- tion spatiale. Utilisé en particulier avec des oreillettes en mousse à cellules ouvertes, l'élément de fixation selon l'invention crée des conditions favorables à une audition naturelle, car une mousse à cellules ouvertes ou un matériau semblable ne perturbe pas le champ acoustique à l'entrée du conduit auditif ou dans la conque. L'élé- ment de fixation selon l'invention permet donc, en liaison avec l'utilisation connue de mousse ou d'un matériau similaire entre l'oreille et ledit élément, d'utiliser au moins la zone interne de la conque pour la production de résonances dans l'oreille, de sorte que les signaux raynnés par la membrane du transducteur et atteignant le tympan subissent dans une large mesure les mêmes distorsions linéaires naturelles que dans le cas d'une audition sans aide. L'in- vention produit des améliorations importantes même dans le cas de petites membranes, c'est-à-dire de membranes plus petites que la conque, car les ondes acoustiques peuvent revenir dans la partie centrale de la conque après leur réflexion sur les zones externes de cette dernière, ce qui est favorable à la perception acoustique spa- tiale. Une mince couche de mousse ou un tissu textile est utilisé pour assurer un appui souple de l'élément de fixation dans la-conque, en amont du conduit auditif. L'élément de fixation selon l'invention est réalisable de diverses façons. Le modèle le plus simple et le plus économique est constitué par un petit tube plastique, dont l'enveloppe comporte des fentes longitudinales de grande surface, séparées uniquement par des ligaments étroits. Afin d'interdire une accumulation de chaleur dans l'oreille, pendant l'utilisation d'un écouteur muni de l'élément de fixation selon l'invention, il est avan- tageux de réaliser ce de=nier dans un matériau bon conducteur de la chaleur. Des métaux se prêtent tout particulièrement à cet usage, sous forme par exemple d'un treillis constituant une pièce façonnée, qui peut le cas échéant être réalisée en une seule pièce avec le capot protégeant la membrane du transducteur. Ce modèle présente non seule- ment une très bonne dissipation de la chaleur, mais permet en outre une production relativement économique. Une autre possibilité de réalisation de l'élément de fixation réside dans l'utilisation de fils métalliques, formant sensiblement un faisceau en saillie sur le capot recouvrant la membrane ou sur une pièce du boîtier ou du transducteur. L'élément de fixation peut enfin être réalisé aussi sous forme d'un tube semi-cylindrique en tôle perforée qui, comme les fils métalliques en faisceau ou le treillis métallique, dissipe la chaleur s'accumulant dans la mousse ou le matériau similaire à l'intérieur de la conque et rendant ainsi plus agréable le port de l'écouteur. Une réalisation particulièrement économique de l'élément de fixation selon l'invention est obtenue par sa production en mousse rigide avec une base formant couvercle et fixée par friction sur la face du transducteur électroacoustique dirigée vers l'oreille en utilisation. Cet élément peut ainsi être remplacé à tout moment, ce qui est très favorable du point de vue hygiénique en cas d'utilisation de l'écouteur par plusieurs personnes. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à l'aide de la description détaillée ci-dessous et des dessins annexés sur lesquels: la figure 1 est l'élévation latérale d'un écouteur muni d'un élément de fixation selon l'invention, représenté en coupe; la figure 2 est la coupe d'un autre exemple de réalisation selon l'invention; la figure 3 est la coupe d'un élément de fixation selon l'invention en treillis métallique; la figure 4 est la vue axonométrique d'un exemple de réalisation, dans lequel l'élément de fixation est constitué par un faisceau de fils métalliques; la figure 5 est la vue axonométrique d'un élément de fixation cons- titué par un tube semi-cylindrique perforé; la figure 6 est la coupe d'un exemple de réalisation en mousse rigide; et la figure 7 représente un élément de fixation introduit dans la ca- vité de la conque. Un écouteur 1, en forme de capsule, est représenté à la figure 1. Sur sa face tournée vers l'oreille, c'est-à-dire la face présentant la membrane du transducteur électroacoustique, est placé un capot 2 muni d'ouvertures 3 suffisamment grandes pour n'opposer pratiquement aucune résistance au passage du son. Le capot 2 est réalisable en métal ou un autre matériau résistant, tel qu'une matière plastique. L'élément de fixation 4 est disposé de préférence au centre du capot 2 et peut, dans le cas d'une réalisation en matière-plastique, ne former qu'une seule pièce avec le capot 2. L'élément de fixation 4, simplement introduit pour l'utilisation de l'écouteur dans la cavité de la conque (cavum conchae), en amont du conduit auditif externe, présente sensiblement la forme d'un tube dont l'enveloppe présente des ouvertures 5 de grande surface, uniquement séparées par des liga- ments étroits. Il va de soi qu'une telle structure n'a aucune action acoustique et sert uniquement de support à l'embout en mousse 6, n'ayant également aucune action acoustique. Il en est de même de l'élément de fixation 4 selon figure 2, réalisé en matière plastique et dont les ouvertures 5 sont des fentes longitudinales, séparées par des ligaments étroits, parallèles à l'axe. L'exemple de réalisation selon figure 2 comporte évidemment aussi un revêtement de l'élément de fixation, d e préférence en mousse à cellules ouvertes et pouvant aussi recouvrir le capot 2 et le cas.échéant partiellement les parties latérales de l'écouteur 1. L'interposition de mousse entre la conque et l'écouteur risque dans certaines conditions de produire à l'inté- rieur de la conque un dégagement de chaleur susceptible de gêner l'utilisateur de l'écouteur. Afin d'interdire, ou au moins de réduire une telle accumulation de chaleur, et selon une autre caractéristique de l'invention, l'élément de fixation est réalisé en métal, selon diverses formes. La figure 3 représente ainsi par exemple un élément de fixation 4 réalisé en une seule pièce d'un treillis métallique, avec le capot 2 qui doit aussi transmettre le son. La figure 4 est la vue axonométrique d'un autre exemple de réalisation avec un élément de fixation métallique. Ce dernier est constitué par des fils métal- liques repliés en épingles à cheveux et dont les extrémités sont ancrées dans le capot 2. Les extrémités des fils peuvent être fixées dans le capot, au moment de sa production et à condition qu'il soit réalisé en matière plastique, de façon à former de nouveau une seule pièce avec ce capot. Dans le cas de capots métalliques, les extrémités des fils peuvent être emmanchées, soudées, voire brasées. La figure 5 représente un troisième exemple de réalisation avec un élément de fixation métallique. Ce dernier est produit à partir d'une tôle for- tement perforée et cintrée pour former une pièce façonnée semi- cylindrique. Afin d'améliorer la tenue de l'écouteur dans l'oreille, la pièce façonnée semi-cylindrique 4 peut être divisée en deux tronçons, le tronçon 4a ayant un rayon de courbure plus petit que celui du tronçon 4b. Après montage de l'embout plastique classique, ce modèle forme une sorte de bouton, qui demeure bien en place dans la conque pendant l'utilisation de l'écouteur. On connait enfin des mousses rigides, présentant une bonne sta- bilité dimensionnelle et de nombreux canaux traversants de section relativement élevée, ce qui permet de les considérer comme n'ayant aucune action acoustique dans un champ acoustique. Une telle mousse se prête donc également à l'utilisation pour l'élément de fixation selon l'invention, comme le montre l'exemple de réalisation de la figure 6. L'élément de fixation 4 est de nouveau réalisé de préférence en une seule pièce avec le capot 2, de sorte qu'une seule opération de production suffit. Il s'agit de l'exemple de réalisation le plus économique de l'invention, mais avec l'inconvénient d'une mauvaise dissipation thermique, qu'une métallisation de la surface permet toute- fois d'améliorer le cas échéant. La figure 7 illustre l'introduction dans la cavité 8 d'une oreille humaine 7 de l'embout 4 selon l'in- vention, transmettant le son dans toutes les directions. Le transduc- teur électroacoustique correspondant à l'embout 4 rnest pas représenté par raison de clarté. L'invention est avantageusement applicable aux écouteurs stéréophoniques légers, dont l'étrier se porte sous le menton ou sur la nuque. Les écouteurs connus de ce type exigent une pression d'application relativement élevée, produite par l'étrier, afin que l'écouteur ne glisse pas de l'oreille ou que l'étrier ne vienne pas dans une position gênante sous l'action de la pesanteur. Dans le cas d'un écouteur équipé de l'élément de fixation selon l'invention et d'une oreillette en mousse classique, une très faible pression de l'étrier produit une assise si sûre entre la conque de l'oreille et l'écouteur que le porte de ce dernier, avec l'étrier sous le menton ou sur la nuque, ne gêne pratiquement pas l'utilisateur, contraire- ment au cas des modèles connus. 24753i4 Bien entendu, diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art au principe et aux dispositifs qui viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs, sans sortir du cadre de l'invention. Revendications 1. Elément de fixation d'un transducteur électroacoustique dans l'oreille, constitué par un embout monté en saillie sur le capot à bonne transmission acoustique recouvrant la membrane du transduc- teur ou sur une pièce appropriée du bottier ou du transducteur, muni d'un revêtement souple à bonne transmission acoustique et caractérisé par la réalisation de l'embout (4) sous forme d'une pièce façonnée à bonne transmission acoustique dans toutes les directions et pratiquement non réfléchissante. 2. Elément de fixation selon revendication 1, caractérisé par sa réalisation sous forme d'un tube (4) en matière plastique, dont l'en- veloppe présente des ouvertures (3) de grande surface, uniquement séparées par des ligaments étroits. 3. Elément de fixation selon revendication 1, caractérisé par la réalisation de l'embout chaleur, tel qu'un métal. 4. Elément de fixation selon revendications 1 et 3, caractérisé en ce que l'embout (4) est une pièce façonnée dans un treillis métal- lique. 5. Elément de fixation selon revendications 1 et 3, caractérisé par la réalisation de l'embout (4) & partir de fils métalliques disposés en faisceau et dont les extrémités sont ancrées dans le capot (2) recouvrant la membrane du transducteur. 6. Elément de fixation selon revendications 1 et 3, caractérisé par la réalisation de l'embout pour former une pièce façonnée sensiblement semi-cylindrique. 7. Elément de fixation selon une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que l'embout seule pièce.