T'invention concerne une baguette de joint en matière élastique servant è rendre étanche l'interstice entre un élément en forme de plaque et un cadre servant à maintenir celui-ci. L'étanchéité entre des élRments en verre, surtout des vitres ou autres élements en forme de plaque comme les panneaux de façon de bâtiments d'une part et les cadres entourant ces élé- ments d'autre part est assurée de plus en plus à l'aide de baguettes de joint préformées en matière élastique, par exemple en caoutchouc. Il y a surtout trois facteurs qui causent des difficultés appréciables lorsqu'on veut assurer une étanchéité parfaite. Ces facteurs sont la pression de serrage, le rattrapage des tolérances (tolérances de fabrication et de montage) entre les vitres et les cadres ainsi que le montage lui-m#me. En ce qui concerne la pression de serrage, il faut signaler que la fonction d'étanchéité d'une baguette de joint repose sur la pression que ses Ivres exercent sur les vitres et le cadre. Plus cette pression est grande, plus l'action d'étanchéité est grande. Mais à mesure que la pression augmente, le montage de la baguette de joint devient plus difficile et les efforts auquel le cadre est exposé sont accrus. Etant donné que la capacité de charge d'un cadre formé de bois ou de matière synthétique et celle de la vitre, surtout d'une vitre double présentant de minces filets entre les deux plaques de verre, est limitée, on risque, lorsqu'on utilise plusieurs lèvres d'étanchéité, que celis-ci n'exercent une pression totale excessive par suite de leur déformation lorsqu'on insère la baguette de joint ; d'autre part, il faut aussi s'attendre à ce que cette pression totale donne, pour chacune des lèvres, une pression qui n'est plus suffisante pour empêcher l'humidité de s'insinuer. C'est pourquoi l'invention a pour but de fournir une baguette de joint qui exerce une pression, peut être inférieure à celle d'une baguette munie de nombreuses lèvres d'étanchéité, mais donnant, à l'endroit de la lèvre située tout à l'extérieur et donc déterminante, une forte pression de serrage qui permet d'éviter sflrement la pénétration d'hunidité. En ce qui concerne le deuxième problème, qui est le rattrapage des tolérances entre vitre et cadre, il#faut tout d'abord signaler que la vitre et le cadre ne sont pas conçues ni livrés dans tous les cas, en quelque sorte, sous la forme d'une unité structurale, ce qui permettrait de compter sur des tolérances très petites. Au contraire, dans les vitrages nouvellerent réali- sés dans des bâtiments existants, il se produit que les nouvelles vitres s'adaptent mal aux cadres existants en ce qui concerne leur épaisseur de sorte qu'il apparaît des tolérances relativemert grandes qui doivent être rattrapées par la baguette de joint. Pour assurer une application aussi universelle que possible de ces baguettes de joint, il faudrait que les tolérances qui existent dans la pratique sur l'épaisseur des éléments, ainsi que sur la largeur de la gorge de logement de la vitre et de la baguette de joint dans la fabrication des cadres, puissent être rattrapées le plus possible. ais ce rattrapage ne peut être obtenu qu'avec des lèvres relativement longues qui, dans les baguettes de joint actuellement connues, empiètent fortement sur la largeur irté- rieure du cadre et donnent ainsi une apparence peu esthétique, tout en diminuant inutilement la surface disponible pour le passage de la lumière. Au sujet du troisième problème cité, le montage, il faut remarquer que le mode le plus simple de montage de baguettes de joint, dans la plupart des structures de fenêtre, consiste à enfoncer la baguette de joint après coup, c' est-à-dire après le montage des vitres elles-m8mes, dans la gorge entre la vitre et le cadre. Or, précisément, dans ces modes d'exécution, il est inévitable que la lèvre d'étanchéité située tout à l'extérieur empiète fortement sur la largeur intérieure du cadre. C'est pourquoi l'invention a pour but d'éviter ces inconvénients et de fournir une baguette de joint qui, tout en empiétant le moins possible sur la largeur intérieure du cadre, permette une étanchéité satisfaisante dans une large asme > .e tolérances. Cette baguette de joint selon l'invention est caractérisée par le fait qu'elle comporte seulement deux livres d'étanchéité prsentant une racine commune, écartées l'une de l'autre en V et destinées à s'appliquer sous pression contre ltélwrnent en forme de plaque, cette application ayant pour effet d'écarter les deux lèvres en les déformant simultanément, ainsi qu'une lèvre supplémentaire dirigée approximativement en sens opposé aux deux lèvres d'étanchéité située à distance de leur racine commune,# destinée à s'appliquer avec déformation simultanée sur le bord du cadre et exerçant ainsi sur leslèvres d'étanchéité une pression qui s'oppose à l'écartement. Deux modes d'exécution de la baguette de joint selon l'invention, ainsi que leurs avantages sur les baguettes connues, sont décrits à propos des dessins annexés sur lesquels - la figure 1 montre un# premier mode d'execution de la baguette de joint, dans l'état non monté - la figure 2 un deuxième mode d'exécution de la baguette de joint, dans l'état non monté - les figures 3 et 4 deux baguettes de joint de type déjà connu, dans l'état monté, et, - les figures 5 et 6 montrent, aux fins de comparaison, la baguette de joint selon l'invention. La baguette selon l'invention présente selon les figures 1 et 2, deux lèvres d'étanchéité l et 2 qui partent d'une racine commune 3 et s'écartent en V. La lèvre 1 située en haut de la figure I est avantageusement un peu/####ie que la levure inférieure 2, de façon que lorsque la baguette est insetrée, elle se déforme un peu plus fortement et exerce ainsi une pression de serrage un peu plus grande sur la vitre 4 (seulement indiquée en tireté sur la figure). Sur les deux figures, cette vitre est représentée sur les deux figures à une distance différente d'un cadre 5 et on voit sans difficulté que selon cette distance, il se produit un écartement plus ou moins prononcé des deux lèvres 1 et 2.En même temps, il s'ensuit déjà aussi que cette baguette est parti culièrement capable de rattraper des tolérances notables sans ~perdre son action d'étanchéité. De préférence, la levre d'étan- ch êi té 1 présente encore une légère courbure à son extrémité libre. Etant donné que cette lèvre se trouve à l'extérieur et que c'est donc elle qui est exposée à l'action des intempéries, cette courburè a pour rale d'augmenter encore la pression de serrage et de garantir une application sdre contre la vitre de manière à empêcher complètement l'eau de pluie ou de fonte de neige de s'insinuer. Dans le mode d'exécution de la figure 1, la racine 3 présente un prolongement 6 qui s'écarte et qui porte à son extrémité 6a, donc à distance de la racine 3, une lèvre 7 qui qui suit en partant du prolongerent 6 une direction approximativement opposée à celle de la lèvre d'étanchéité voisine 1 Cette levure 7 est destinée à s'appliquer sur le cadre 5 et dans ce cas, elle fléchit (dans le sens des aiguilles d'une montre sur la figure 1) et exerce ainsi sur la lèvre d'étanch#ité#l, par l'intermédiaire du prolongement 6, un couple de sens tel que celle-ci est appliquée encore plus fortement contre la vitre 4. Toutefois, une autre pression encore plus forte est exercée sur la lèvre d'étanchéité l par une lèvre de pression 8 disposée à l'extrémité libre 6a et s'écartant de celle-ci. Cette lèvre 8 est dirigée en sens opposé à la lèvre 7, donc approximativement vers la lèvre 1 qu'elle touche presque par son bout, dans l'état non déformé de la baguette. On voitar la figure 5 que par la déformation de la baguette de joint lors de l'insertion, cette lèvre de pression 8, de même que les autres lèvres, se déforme également et que par suite, par son bout, elle vient s'appliquer sur la lèvre d'étanchéité 1 à peu près au milieu de celle-ci. Ainsi, du seul fait de cette déformation, mais en outre à cause du couple déjà mentionné dA à la flexion de la lèvre 7, elle exerce une forte pression de serrage sur la lèvre 1 de manière à appliquer celle-ci de façon étanche contre# la vitre 4. Ainsi, la lèvre d'étanchéité l peut être relativement courte et pourtant elle exerce une action d'étanchéité suffisante méme lorsqu'il y a une grande tolérance à franchir entre le cadre 5 et la vitre 4, comme on l'a indiqué dans le cas du tireté qui figure tout à fait à droite de la figure 1. Bn même temps, la lèvre de pression 8 rend hermétique l'interstice 9 entre le prolongement 6 et la lèvre d'étanchéité 1. La figure 2 montre un autre mode d'exécution. Afin que la lèvre 7 soit à la distance nécessaire de la racine, elle est ici disposée près de l'extrémité libre de la lèvre d'étanchéité 1 et se dirige vers l'arrière relativem.ent à celle-ci. Dans ce mdde d'exécution elle présente un bout 7a qui est tourné vers le bas en l'absence de tension, c'ést-à-dire vers la racine 3. Lorsqu'on applique la baguette sur le cadre, ce bout se d forme vers le haut, donc dans le sens des ai-uilles d'une montre sur la figure 2. Le couple engendré sur la lèvre c'étancAéité 1 par cette force de déformation et par sa distance au bout 7a de la livre 7 agit directement sur la lèvre 1 et a pour effet de la serrer davantage contre la vitre 4. Dans les deux modes d'exécution, la déformation de la lèvre 7 entraîne aussi une action de traction de la baguette de joint vers le haut, c'est-à-dire qu'elle tend à la retirer de l'interstice entre la vitre 4 et le cadre 5. Pour éviter ce retrait, la baguette est munie d'un ancrage. Celui-ci peut être, comme sur la figure 1, sous la forme d'une simple nervure ll qui saute sous le cadre 5 lorsqu'on insère la baguette, ou sous la forme d'un élargissement approximativement en champignon 12 prévu sur la racine -3 et qui vient se placer dans l'évidement prévu à cet effet dans le cadre 5. Dans les deux modes d'exécution, il faut remarquer qu'après l'insertion, la racine commune 3 des deux lèvres d'étan chéité 1 et 2 est située notablement plus bas que le haut du cadre 5. L'avantage notable de cette position basse est que malgré la longueur qu'elle doit avoir pour rattraper les tolé rances entre le cadre et 12 vitre, la lèvre supérieure ou extérieure d'étanchéité 1 ne s'avance pas de façon gênante dans la largeur intérieure du cadre et ne couvre pas ainsi une surface utile de fenêtre, Le résultat obtenu en pratique est indiqué par les figures 3 à 6. Be figure 3 représente une baguette de joint antérieure munie de nombreuses lèvres d'étanchéité et la figure 4, une baguette également connue tandis que la figure 5 montre, dans l'état insété, le premier mode d'exécution de la baguette selon l'irwven- tison et la figure 6 le ceuxi-me mode-d'exécution. La grandeur X indiquée sur les figures est une dimension qui dépend de la grandeur du cadre et de la vitre ; elle peut etre par exemple de 1, 2 ou encore plusieurs millimztres. La mesure dans laquelle le bout de la livre d'étanchéité située tout à ltextérieur s'avance dans la largeur intérieure du cadre est indiquée en millimètres. On voit que c'est la baguette de joint de la figure 3 qui s'avance le moins, mais qu'en revanche elle a aussi la plus petite gamme de tolérance. ai l'on élargissait cette gamme dans la meme mesure que pour la lèvre de la figure 4, or. arriverait également à une dimension approximativement égale. Précisément, dans le cas de la lèvre de la figure 4, on voit clairement que la racine 3 de la lèvre d'étanchéité située ta t extérieur n'est pas située en dessous du haut du cadre mais au dessus, ce qui est l'une des raisons pour lesquelles les baguettes de ce genre s' avancent tellement zanis la largeur intérieure du cadre. Par contre, les figures 5 et 6 montrent des dimensions qui sont à peine supérieures à celle de la figure 3 mais qui permettent de rattraper une tolérance comparable à celle de la figure 4. Cette comparaison montre clairement que la baguette décrite est capable de rattraper de plus grandes marges de tolérance tout en empiétant peu sur la largeur intérieure du cadre. REVENDICATIONS 1 - Baguette de joint eu matière élastique servant à rendre étanche l'interstice entre un élément en forme de plaque et un cadre servant à maintenir celui-ci et caractérisé par le fait qu'elle comporte seulement deux lèvres d'étarlchéité présentant une racine commune, écartées l'une de l'autre en V et destinées à s 'appliquer sous pression contre l'élément en forme de plaque, cette application ayant pour effet d'écarter les deux lèvres en les déformant simultanément, ainsi qu'une lèvre supplémentaire dirigée approximativement en sens opposé aux deux lèvres d'étarlchéité située à distance de leur racine commune, destinée à s'appliquer avec déformation simultanée sur le bord du cadre et exerçant ainsi sur les Sèvres d'étanchéité une pression qui s 'oppose à l'écartement. 2 - Baguette selon la revendication le caractérisée par le fait que la lèvre qui s1 écarte vers l'arrière est disposée à l'extrémité libre d'un prolongement partant de la racine et qu'à cette extrémité libre est en même temps prévue une lèvre de pression s'écartant en sens opposé à la lèvre mentionnée, qui touche au moins dans l'état déformé la plus voisine des lèvres d'étanchéité en V de manière à exercer sur elle une pression de serrage 3 - Baguette selon la revendic#tion l, caractérisée par le fait que la lèvre qui s'écarte vers l'arrière est disposée à l'extrémité libre de la lèvre d'étanchéité voisine. 4 - Baguette; selon l'une des revendications l à 3, caractérisée par une saillie disposée à la racine et destinée à