La présente invention concerne un interrupteur électrique thermostatique. Un tel interrupteur électrique est applicable à une commande de fonctionnement des installations ou appareils frigorifiques. Cet interrupteur est du type permettant de mettre ces installations ou appareils frigorifiques en marche ou les arrenter consécutivement à des conditions prédéterminées, réglables telles que des limites supérieure et inférieure de températures, admises dans ces installations ou appareils. Un interrupteur du type connu comprend un soufflet, rempli d'un fluide dilatable, dont la variation de volume est fonction de la température de l'enceinte de ces installations ou appareils, fournit de la force mécanique, à un levier qui commande l'ouverture et la fermeture des contacts électriques de fonctionnement assurant une coupure ou une alimentation en courant électrique du motocompresseur du circuit frigorifique de ces installations ou appareils. Ces contacts électriques sont appelés contacts de fonctionnement avec lesquels sont fréquemment associés, des contacts électriques assurant un établissement et une interruption générale de l'alimentation électrique du circuit électrique de ces installations ou appareils. Ces derniers contacts électriques sont appelés contacts a'alimentation. Dans cet interrupteur, une came rotative manuelle permet de modifier les forces agissant sur le levier de commande des contacts de fonctionnement pour changer les conditions de fonctionnement de ces installations ou appareils, de bloquer le levier de commande pour l'empêcher d'agir sur les contacts de fonctionnement et de couper l'alimentation générale du circuit électrique de ces installations ou appareils par ouverture de ces contacts d'alimentation. Cependant dans l'interrupteur connu, cette came rotative manuelle a l'inconvénient de réaliser simultanément, dans sa position dite position "arrêt", le blocage du levier de commande des contacts de fonctionnement et l'ouverture des contacts d'alimentation. Dans le cas où le circuit électrique de ces installations ou appareils contrôlé par cet interrupteur connu comprend également une résistance électrique de dégivrage, il est difficile d'effectuer une vérification des caractéristiques de cette résistance et de son branchement car d'une part dans la position "arrêt"-de l'interrupteur, bien que le levier de commande des contacts de fonctionnement soit bloqué, les contacts d'alimentation sont également ouverts et l'alimentation générale du circuit électrique de ces installations ou appareils est de ce fait coupée.Les mêmes inconvénients se retrouvent dans certains interrupteurs connus oU une came rotative, quel que soit le sens de sa rotation, ne peut effectuer qu'une coupure de l'alimentation générale du circuit électrique de ces Installations ou appareils, par ouverture des contacts d'alimentation à sa position "arrêt" et laisse libre, leur levier de commande des contacts de fonctionnement.Dans ce cas pour effectuer des opérations de vérification de cette résistance de dégivrage d'abord il ne faut pas mettre la came à sa position "arrêt" pour que l'alimentation générale du circuit électrique soit entretenue, ensuite il faut attendre l'ouverture des contacts de fonctionnement car son déclenchement ne se produit qu'après plusieurs heures de fonctionnement entraînant désavantageusement une consommation d'énergie, enfin, il faut exécuter ces opérations de vérification dans l'intervalle de temps précédant le réenclenchement ou la fermeture de ces contacts de fonctionnement. La présente invention ayant pour but d'éviter ces inconvénients, permet de réaliser un interrupteur électrique thermostatique, économique dans lequel l'ouverture des contacts de fonctionnement se fait indépendamment de celle des contacts d'alimentation au moyen d'une came rotative manuelle. Dans le cas où cet interrupteur assure la commande de fonctionnement d'un appareil ou installation frigorifique, une vérification de certains composants telle qu'une résistance de dégivrage du circuit électrique de ce dernier, est largement facilitée. Selon l'invention, un interrupteur électrique thermostatique ayant deux jeux de contacts électriques, un jeu de contacts électriques de fonctionnement normalement actionnés d'une manière auto matique par un levier d'un ensemble mécanique de commande à capsule thermostatique, et un jeu de contacts électriques d'alimentation générale en courant électrique actionnés par une came rotative manuelle, comprend une came rotative à deux ergots permettant lors d'une rotation manuelle dans un sens de réaliser, par ces ergots, uniquement un blocage du levier de commande des contacts de fonctionnement dans une position qui provoque une ouverture continue de ces contacts de fonctionnement indépendamment du mouvement de la capsule thermostatique, les contacts d'alimentation restant fermés, et lors d'une rotation manuelle dans le sens inverse de réaliser, par ces ergots, uniquement une ouverture continue des contacts d'alimentation, les contacts de fonctionnement restant actionnés par le levier du mécanisme de commande à capsule thermostatique. Pour mieux faire comprendre l'invention, on rappelle ci-après brièvement la structure d'un interrupteur connu et décrit un exemple de réalisation de l'interrupteur de l'invention. Les dessins ciannexés représentent dans: - la figure 1, une vue en coupe longitudinale d'un interrupteur électrique connu, montrant les contacts de fonctionnement, et une came rotative dans sa position "arrêt"; - la figure 2, une vue en coupe d'une partie de l'interrupteur de la figure 1, montrant une partie de la came rotative et les contacts d'alimentation;; - la figure 3, une vue de dessus de la came rotative de l'interrupteur de la figure I - la figure 4, une vue de côté de la came de la figure 3 - la figure 5, une vue en coupe suivant un plan V-V de l'interrupteur de la figure 1, montant en trait plein la came dans sa position "arrêt" après une rotation dans le sens anti-horaire et en traits discontinus la came après une rotation dans le sens horaire, de sa position "arrêt" à une position extrême, barrée par le levier de commande des contacts de fonctionnement - la figure 6, une vue en coupe d'un interrupteur électrique réalisé selon l'invention; - la figure 7, une vue de dessus de la came rotative de l'interrupteur de la figure 6 ; et - la figure 8, une vue en coupe suivant un plan - Vili-Vili de l'interrupteur de la figure 6, montrant en trait plein la came dans une position dite position d'ouverture des contacts de fonctionnement après une rotation dans le sens horaire, et en traits discontinus la came dans une position d'ouverture des contacts d'alimentation après une rotation dans le sens anti-horaire, depuis sa position d'ouverture des contacts de fonctionnement. Un interrupteur électrique thermostatique connu illustré dans le figure 1 comprend un boîtier 2 renfermant des organes mécaniques de commande, et un interrupteur proprement-dit 3 abritant des contacts électriques de fonctionnement (figure 1) et des contacts électriques d'alimentation (figure 2). Le bottier réalisé de préférence en telle métallique traitée contre la corrosion, comprend d'une part, un cadre latéral 4 en U formant une paroi d'extrémité et deux parois latérales, et d'autre part, une plaquette frontale 142 et une cuvette postérieure 6 fermant respectivement les faces frontale et postérieure du cadre 4, la deuxième extrémité du cadre 4 étant fermée par l'interrupteur proprement-dit 3. Le cadre comprend (figure 1) dans la zone centrale de sa paroi d'extrémité, deux trous 8 à bord évasé. La plaquette frontale 142 comprend (figure 1), dans la zone centrale, un trou 18 pour le passage d'un axe 19 d'une came 141 et sur les deux côtés, deux pattes 21, 22 latéralement repliées vers l'intérieur pour servir de glissières de coulissement à un suiveur de came 23. Le suiveur de came 23 comprend un corps plat muni d'un doigt 36 et terminé par une extrémité repliée en équerre (figure 1). Ce doigt 36 est appliqué contre le profil de cette came 141, de manière que la rotation de cette dernière came entraîne un coulissement longitudinal du suiveur de came 23. Le mouvement de rotation de la came 141 est ainsi transformé en mouvement de translation du suiveur de came 23. L'extrémité repliée en équerre du corps du suiveur de came 23 est (figure 1) pourvue, dans la zone centrale de sa surface, de deux trous 37 à bord évasé, pour le montage d'une vis de réglage. La cuvette postérieure 6 fermant la face postérieure du cadre 4, supporte un soufflet 39 qui est prolongé à l'extérieur de l'interrupteur 1 par un tube fin fermé 40. Le soufflet 39 et le tube fin 40 contiennent un fluide connu, dilatable. Le soufflet 39 augmente de volume quand la température monte. Par contre ce soufflet 39 diminue de volume lorsque cette température baisse. En pratique, dans une installation ou un appareil frigorifique, la partie terminale du tube fin 40 est disposée dans la zone où la température commande le fonctionnement de l'interrupteur. Cette zone est soit un compartiment de rangement où une température relativement constante doit être maintenue, soit un évaporateur d'un système frigorifique. Le changement de volume du soufflet 39 se traduit en fait par un changement de position de son fond 41. Le mouvement de translation du fond 41 du soufflet 39 est réglé, changé de direction suivant un angle de 900 environ et transformé en force de commande des contacts électriques de l'interrupteur proprement-dit 3, par l'intermédiaire d'un ensemble mécanique comprenant, un levier pivotant de commande 143 qui est, muni d'un doigt électriquement isolant de manoeuvre 43, et rappelé par un ressort de traction à tension réglable 44 (figure 1). La came 141 coopérant avec le suiveur de came 23, comprend (figures 1 et 4) sur un c6té une surface intérieure 190, sur l'autre côté, une surface extérieure 191, dans sa zone centrale un trou carré 144 destiné à son entraînement en rotation par l'axe 19 et sur la périphérie d'une part un bord 145 occupant la presque totalité du pourtour de la came, servant de profil de commande de réglage de fonctionnement de l'interrupteur et d'autre part un ergot plat 146 parallèle à sa surface intérieure 190, en saillie radialement et axialement par rapport à cette surface intérieure 190 et à ce bord ou profil l45 et se situant au niveau d'une zone de départ 147 relativement rectiligne de ce profil 145, cet ergot plat constituant un moyen de blocage du levier de commande 143 dans une position "arrêt" de l'interrupteur (figure 1).De sa zone de départ 147 jusqu'à son point terminal 148, le profil ou bord 145 de la came 141 peut selon le mode de réglage de l'interrupteur se rapprocher (figure 3) ou s'éloigner (cas de profil non illustré) progressivement et radialement de l'axe de rotation 19 de la carne 141 mais toujours suivant une amplitude habituellement faible. L'ergot plat 146 est formé sur la came 141 de l'interrupteur connu de manière qu'il constitue par son bord extérieur, une rampe 192 qui, vue de la surface extérieure 191 de la came 141, se rapproche de l'axe de rotation de celle-ci, au fur et à mesure qu'elle se dirige dans le sens anti-horaire, indiqué par une flèche 193 dans la figure 3. Dans l'interrupteur (figure 1), la came 141 est montée sur une plaque avant 142 et maintenue sans jeu d'assemblage par plusieurs griffes élastiques 149. Ces griffes 149 sont obtenues dans la plaque-avant 142 par découpage de celle-ci, par exemple, selon la technique d'emboutissage. Le levier pivotant de commande 143 (figures - 1, 5 et 6) comprend un corps relativement plat 150 muni, sur une de ses faces, de deux pattes latérales alignées perpendiculaires 151, 152, d'une patte excentrée perpendiculaire 194 et, d'un bossage central 153. Les pattes latérales 151 et 152 sont pourvues de couteaux latéraux 154 et 155 qui permettent au levier 143 de pivoter dans des paliers constitués par des ouvertures sensiblement trapézoidales 53 formées dans les parois latérales du cadre 4. Le bossage 153 réalise un contact mécanique entre le fond 41 du soufflet 39 et le levier 143. Ce levier de commande 143 comprend sur la deuxième face de son corps 150, et à l'une des extrémités de celui-ci, un aileron perpendiculaire 156 et dans le voisinage de cet aileron un ou plusieurs trous pour la fixation d'un doigt de manoeuvre 43. L'aileron 156 comprend (figure 1) dans une extrémité de son bord une encoche 158 qui le transforme en crochet d'attache de l'une des extrémités du ressort de traction 44, l'autre extrémité de ce ressort étant rendue solidaire d'un écrou 59 d'une vis de réglage 45 qui est montée dans l'un des trous 37 du suiveur de came 23. Le levier de commande 143 comprend, en outre, sur cette deuxième face de son corps 150, dans le voisinage du niveau du bossage central 153, un bras perpendiculaire 159 destiné principalement, lors d'une mise en position "arrêt" de l'interrupteur (figure 1) par rotation de la came 141, à coopérer avec l'ergot 146 de cette came qui pousse et bloque le levier de commande 143 dans une position où le doigt 43 de ce levier n'exerce pratiquement aucune pression sur les contacts électriques de fonctionnement 167, 168. Dans l'interrupteur illustré dans la figure 1 quand on tourne la came 141 vers la position "arrêt" le bord ou profil 145 de cette came en glissant sur le doigt 36 du suiveur de came 23 en présentant successivement ses parties qui s'étendent par exemple du point terminal 148 à la zone de départ 147, déplace le suiveur de came 23 à l'encontre de l'effort de rappel du ressort de traction 44. Dans cette manoeuvre, l'amplitude du déplacement du suiveur de came est faible étant donné que l'écart radial entre le début du tracé du profil 145 de la came 141 et la fin de ce tracé décrit dans un paragraphe précédent, est habituellement faible. La force utilisée pour la rotation de la came 141 est de ce fait habituellement faible. Quand la zone de départ 147 du profil 145 est atteinte, l'ergot 146 de la came 141 rencontre en même temps dans son trajet le bras 159 du levier 143, le pousse de manière à basculer ce levier 143 dans une position "arrêt" où son doigt 43 n'exerce pratiquement pas de pression sur le support élastique 170 du contact mobile 168 et provoque l'ouverture des contacts électriques de fonctionnement 167, 168 de l'interrupteur proprement-dit 3. L'interrupteur (figure 1) est ainsi mis dans une position "arrêt". Le support élastique 170 est du type connu constitué par une lame élastique munie d'une ouverture en H délimitant deux languettes en vis-à-vis dont les extrémi tés maintiennent un ressort de basculement 174 en forme d'un Oméga. La came 141 (figures 1, 3 et 4) est, en outre pourvue d'un deuxième ergot 160 sensiblement diamétralement opposé à l'ergot 146 par rapport à l'axe de rotation de la came 141, et en saillie axialement sur la surface intérieure 190 de celle-ci dans la même direction que celle de l'ergot 146. Dans l'interrupteur illustré (figures 1 et 2) un levier isolant 161 constituant un moyen de liaison mécanique entre ce deuxième ergot 160 et le support élastique 179 du contact mobile 177 des contacts électriques d'arrêt 176, 177. Le support élastique 179 est du type connu, constitué par une lame élastique munie d'une ouverture en U délimitant une languette centrale, Le levier 161, constitué en matière électriquement isolante et relativement élastique comprend, à une des extrémités, des pieds 162, et à l'autre extrémité un bras 163 et un doigt 164.Les pieds 162 sont fixés contre les parois de la base 64 de l'interrupteur proprement-dit 3. L'élasticité de la matière qui le constitue permet au levier 161 de pivoter plus ou- moins autour de ces pieds 162 pour commander, par son doigt 164, le déplacement du support 179 du contact électrique mobile 177 par rapport au contact électrique fixe 176. Dans l'interrupteur connu le bras 163 du levier isolant 161 est disposé sur le trajet du deuxième ergot 160 de la came 141 pour être actionné par cet ergot lors de la rotation de cette came 141. Pour éviter un accrochage entre le premier ergot 146 de la came 141 et ce levier 161, le bras 163 est relié au corps du levier 161 de manière à laisser un espace libre 165 au passage de cet ergot 146. Quand la came 141 est tournée dans le sens anti horaire indiqué par une flèche 196 (figure 5) permettant une mise de l'interrupteur dans sa position "arrêt", le bras perpendiculaire 159 du levier 143 remonte la rampe 192 du premier ergot 146 et le doigt 43 du levier de commande 143 s'éloigne du support 170 du contact mobile 168 des contacts de fonctionnements 167, 168 selon un processus décrit dans un paragraphe plus haut et laisse s'ouvrir ces contacts de fonctionnement et simultanément son deuxième ergot 160 pousse sur le bras 163 du levier 161 et le doigt 164 de ce dernier déplace la languette centrale du support 179 du contact électrique mobile 177 pour ouvrir les contacts d'arrêt 176, 177. Quand la came 141 est tournée dans un sens inverse c'est-àdire le sens horaire, de sa position représentée en trait plein dans la figure 5 correspondant à la position "arrêt" de l'interrupteur, à sa position représentée en traits discontinus, le bras perpendiculaire 159 du levier de commande 143 quitte la rampe 192 du premier ergot 146 et se rapproche du centre de rotation de cette came 141 et barre le chemin au premier ergot 146, car à ce moment, le point de la rampe 192 de l'ergot 146, le plus éloigné de l'axe de rotation de la came 141, se présente à l'encontre de ce bras 159, et son deuxième ergot 160 n'atteint pas le levier isolant 161. Aucune ouverture des contacts d'arrêt 176, 177 ne se produit. La came 141 ainsi réalisée ne permet à l'interrupteur que d'ouvrir simultanément les contacts de fonctionnement et les contacts d'alimentation, à sa position "arrêt". Les autres positions de la came 141 ne permettent d'ouvrir volontairement et indépendamment ni "un ni l'autre de ces deux jeux ce contacts. Dans le cas où le circuit électrique d'un réfrigérateur contrôlé par cet interrupteur connu, comprend une résistance de dégivrage, la difficulté d'effectuer des opérations de vérification des caractéristiques ou de branchement de cette résistance, est déjà décrite dans un paragraphe précédent. La présente invention contribue à éviter cette difficulté et permet de réaliser un interrupteur dans lequel l'ouverture volontaire des contacts de fonctionnement est rendue indépendante de celle des contacts d'alimentation. Cette indépendance de l'ouverture de ces deux jeux de contacts facilite l'exécution des opérations telles que celles d'une vérification des caractéristiques ou de branchement d'un composant, par exemple une résistance de dégivrage, d'un circuit électrique d'un appareil ou installation frigorifique, contrôlé par cet interrupteur. Un interrupteur thermostatique 196 réalisé selon l'invention peut ou bien comprendre des composants identiques ou analogues à ceux de l'interrupteur connu décrits dans des paragraphes précédents et illustrés dans les figures 1 et 2, à l'exception d'une came particulière 208 associée à l'axe 19. Ces composants étant désignés par les mêmes numéros de référence, ou bien avoir, en plus de ces composants et de cette came particulière 208 (figures 6 et 8), un deuxième levier 197 de type connu, à déplacement limité par une butée, rappelé par un ressort 198 et destiné à être associé au levier de commande 143. Ce levier dit levier de déclenchement 197 comprend un corps ayant une section transversale en forme générale d'un L.L'une des ailes 199 du L de ce corps comprend à une de ses extrémités, des pattes 200 et 201, montées pivotantes dans des ouvertures correspondantes de la paroi d'extrémité du cadre 4 du boîtier de l'interrupteur, et à l'autre extrémité une partie plate 202 servant de support à la patte excentrée perpendiculaire 194 du levier de commande 143. Le levier de déclenchement 197 est pourvu, dans sa deuxième aile 203, d'une extrémité repliée 204 constituant un organe d'accrochage à une des extrémités du ressort 198, et d'une patte latérale 205 qui s'engage dans une ouverture 206 de la paroi latérale du cadre 4. Les bords de cette ouverture 206 servez de butées à ia patte 205 pour limiter le déplacement du levier de déclenchement 197. La deuxième extrémité du ressort 198 est rendue solidaire d'un écrou d'une vis de réglage 207. La vis 207 est montée dans un trou 37 du suiveur de came 23. Le ressort 198 tend à faire pivoter le levier de déclenchement 197 autour des pattes 200 et 201 et à soulever le levier de commande 143 par l'intermédiaire de la partie plate 202 qui pousse la patte perpendiculaire 194 du levier de commande 143. La vis 45 de réglage du ressort 44 du levier de commande 143 est, dans ce cas, montée dans un trou 8 du cadre 4. Lors d'une augmentation de température, le soufflet 39 se gonfle (figure 6). Le fond 41 du soufflet 39 pousse la bosse 153 du levier de commande 143 et fait pivoter ce dernier. Le levier de déclenchement 197, tiré par le ressort 198, suit le levier 143 dans son mouvement. Quand la patte 205 du levier 197 bute contre le bord de l'ouverture 206 du cadre 4, le levier 197 est arrêté dans son mouvement, mais le levier 143 continue à pivoter, sous la poussée du soufflet 39, jusque l'enclenchement des contacts de fonctionnement 167, 168. Quand la température décroît, le soufflet 39 se dégonfle. Le levier 143 pivote en sens inverse et sa patte perpendiculaire 194 pousse la partie plate 202 du levier 197. Le levier 143 force ainsi le levier 197 à pivoter à l'encontre de la force de traction de son ressort de rappel 198. A un certain degré de pivotement de ces deux leviers 143 et 197, le doigt 43 du levier 143 provoque le déclenchement des contacts de fonctionnement 167, 168 qui se séparent. Le levier de déclenchement 197 tend ainsi, plus ou moins, à retarder l'action du levier de commande 143 dans le déclenchement des contacts de fonctionnement 167, 168. En faisant varier la tension du ressort 198 soit par un réglage de la vis 207 soit par un changement de position du suiveur de came 23 par l'intermédiaire d'une came 208 on fait varier l'action du levier 197 sur le levier 143 et par voie de conséquence sur le déclenchement des contacts de fonctionnement 167, 168. L'enclenchement de ces contacts de fonctionnement étant commandé exclusivement par le levier 143 qui est rendu indépendant de l'influence de la came 208 par un rattachement de son ressort de rappel 44 au cadre 4 du boîtier par l'intermédiaire de sa vis de réglage 45. Selon une caractéristique importante de l'invention, la came 208 qui, illustrée dans les figures 6 et 7, coopère avec le suiveur de came 23 comprend sur un côté, une surface intérieure 209, sur l'autre côté une surface extérieure 210, dans la zone centrale un trou 211 destiné au montage de la came 208 sur l'axe 19, dans la zone périphérique un ergot 212 en saillie axialement sur la surface intérieure 209 et sur la périphérie d'une part un bord 213 occupant la presque totalité du pourtour de la came 208, servant de profil de commande de la came pour le réglage de fonctionnement de l'interrupteur et d'autre part un ergot plat 214, parallèle à sa surface intérieure 209, en saillie radialement et axialement par rapport à cette surface intérieure 209 et ce bord ou profil 213, et se situant au niveau d'une zone de départ 215 relativement rectiligne de ce profil 213, et sensiblement diamètralement opposé à l'ergot axial 212 par rapport à l'axe de rotation de la came 208. De sa zone de départ 215 jusqu'à son point terminal 216, le profil ou bord 213 peut selon le mode de réglage de l'interrupteur se rapprocher (figure 7) ou s'éloigner (cas de profil non illustré) progressivement et radialement de l'axe de rotation de la came 208. L'ergot plat 214 est formé sur la came 208 de manière qu'il constitue par son bord extérieur, une rampe 217 qui, vue de la surface extérieure 210 de la came 208, se rapproche de l'axe de rotation de celle-ci au fur et à mesure qu'elle se dirige dans le sens horaire, indiqué par une flèche 218 dans la figure 7. Dans l'interrupteur 196 (figure 6) la came 208 est montée sur une plaque-avant 142, et maintenue, sans jeu d'assemblage, par plusieurs griffes élastiques 149 issues de cette plaque 142. Quand la came 208 est tournée dans le sens horaire (figure 8) indiqué par la flèche 219, par exemple de sa position représentée en traits discontinus vers sa position représentée en trait plein, son ergot plat 214 rencontre dans son trajet, le bras perpendiculaire 159 du levier 143. Ce bras 159 remonte alors la rampe 217 de cet ergot plat 214 et fait pivoter le levier 143. Le doigt 43 de ce levier 143 s'éloigne ainsi du support 170 du contact mobile 168 des contacts de fonctionnement 167, 168 et laisse s'ouvrir ces contacts. Au même moment l'ergot axial 212 de la came 203 n'atteint pas encore le bras 163 du levier isolant 161, et le doigt 164 de ce dernier n'effectue aucune pression sur le support 179 du contact mobile 177 de manière que les contacts d'alimentation 176, 177 restent fermés. Quand la came 208 est tournée (figure 8) dans le sens inverse, c'est-à-dire le sens anti-horaire, par exemple de sa position représentée en trait plein vers sa position représentée en traits discontinus, son ergot axial 212 rencontre dans son trajet, le premier, le bras 163 du levier isolant 161 et le fait pivoter. Le doigt 164 de ce levier isolant pousse le support élastique 179 du contact mobile 177 des contacts d'alimentation 176, 177 et les ouvre. Au même moment l'ergot plat 214 n'atteint pas encore le bras perpendiculaire 159 du levier 143. Ce levier 143 reste dans sa position normale, et les contacts de fonctionnement 167, 168 sont fermés. La came 208 de l'interrupteur 196 peut ainsi d'une part ouvrir uniquement les contacts de fonctionnement 167, 168 quand elle est tournée dans le sens horaire, les contacts d'alimentation 176, 177 n'étant pas perturbés par la rotation de la came 208, dans ce sens et restant fermés et d'autre part, ouvrir uniquement les contacts d'alimentation 176, 177 quand elle est tournée dans le sens antihoraire, les contacts de fonctionnement 167, 168 n'étant pas perturbés, restant alors fermés. Dans le cas oU est envisagée une vérification de caractéristiques ou de branchement d'un composant tel qu'une résistance de dégivrage du circuit électrique d'un appareil ou installation frigorifique, contrôlé par un interrupteur 196, la came 208 est simplement tournée dans le sens horaire pour obtenir une ouverture des contacts de fonctionnement 167, 168. Les contacts d'alimentation 176, 177 sont toujours fermés et assurent une alimentation générale de ce circuit électrique en courant électrique. Les opérations de vérification de ce composant peuvent être ainsi effectuées. Les inconvénients rencontrés dans une telle vérification quand ce circuit électrique est contrôlé par un interrupteur du type connu rappelé dans un paragraphe précédent, sont ainsi évités. Une vérification de caractéristiques ou de branchement d'un composant du circuit électrique d'un appareil ou installation frigorifique se produit d'ailleurs souvent au stade de la fabrication ou de dépannage de cet appareil ou installation frigorifique, mais rarement au cours de son utilisation. Pour cette raison, un bouton amovible de réglage non représenté, muni de crans d'arrêt est, selon l'invention, monté sur l'axe 19 durant la période d'utilisation de l'appareil ou installation frigo rifique pour rendre libre la rotation de la came 208 dans le sens anti-horaire permettant une ouverture au moment voulu des contacts d'alimentation 176, 177, et par contre, la rotation de la came 208 dans le sens horaire, volontairement limitée à l'utilisation de la partie utile du profil de commande 213 de cette came, autrementdit bloquée en rotation avant que cette came ne permette une ouverture des contacts de fonctionnement 167, 168 par l'intermédiaire de son ergot plat 214. Ce bouton de réglage est démonté de cet axe 19, pour permettre une plus libre rotation de la came 208 dans le sens horaire pour ouvrir les contacts de fonctionnement 167, 168, lors d'une opération de vérification de caractéristiques ou de branchement d'un composant du circuit électrique de cet appareil ou installation frigorifique. Des butées d'arrêt non représentées coopérant avec les crans d'arrêt de ce bouton de réglage amovible monté sur l'axe 19, sont formées sur la plaque avant 142 du boîtier de l'interrupteur. Ces butées peuvent être rapportées ou constituées par des pattes repliées qui font partie intégrante de cette plaque avant 142 du boîtier de l'interrupteur. REVENDICATIONS 1. Interrupteur électrique thermostatique ayant deux jeux de contacts électriques, un jeu de contacts électriques de fonctionnement normalement actionnés d'une manière automatique par un levier d'un ensemble mécanique de commande à capsule thermostatique, et un jeu de contacts électriques d'alimentation générale en courant électrique actionnés par une came rotative manuelle, zaractérisé en ce qu'il comprend une came rotative (208) à deux ergots (212, 214) permettant lors d'une rotation manuelle dans un sens, de réaliser, par ces ergots (212, 214) uniquement un blocage du levier de commande (143) des contacts de fonctionnement (167, 168) dans une position qui provoque une ouverture continue de ces contacts de fonctionnement indépendamment du mouvement de la capsule thermostatique, les contacts d'alimentation (176, 177) restant fermés, et lors d'une rotation manuelle dans le sens inverse, de réaliser, par ces ergots (212, 214), uniquement une ouverture continue des contacts d'alimentation (176, 177), les contacts de fonctionnement (167, 168) restant actionnés par le levier (143) du mécanisme de commande à capsule thermostatique (39). 2. Interrupteur selon la revendication 1, pourvu d'une came rotative ayant une surface intérieure, une surface extérieure, un bord servant de profil de commande de position d'un suiveur de came coulissant qui exerce par l'intermédiaire d'un ressort, sur le levier de commande des contacts de fonctionnement, une force réglable antagoniste à celle de la capsule thermostatique, un ergot axial en saillie sur sa surface intérieure et un ergot plat en saillie parallèle à sa surface intérieure, en saillie radialement et axialement par rapport à ce profil de commande et à cette surface intérieure, caractérisé en ce qu'il comprend dans cette came (208) un ergot axial (212) et un ergot plat (214) qui occupent des positions permettant lors d'une rotation manuelle de cette came (208) dans le sens anti-horaire, à l'ergot axial (212) d'ouvrir les contacts d'alimentation (176, 177) et lors d'une rotation manuelle de cette came (208) dans le sens horaire, à l'ergot plat (214) d'ouvrir les contacts de fonctionnement (167, 168). 3. Interrupteur selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comprend dans la came rotative (208), un ergot plat (214) constituant par son bord extérieur, une rampe (217) qui, vue de la surface extérieure (210) de cette came (208), se rapproche de l'axe de rotation de celle-ci, au fur et à mesure qu'elle se dirige dans le sens horaire. 4. Interrupteur selon l'une des revendications 1 à 3, ayant un bouton de réglage amovible monté sur l'axe (19) de rotation de la came rotative (208), caractérisé en ce qu'il comprend dans ce bouton de réglage des crans et sur la plaque avant (142) du bottier de l'interrupteur, des butées coopérant à ces crans permettant pour un sens de rotation de limiter volontairement la rotation de la came (208) sur la partie utile du profil de commande (213) de cette came (208), et pour le sens contraire de rotation, de laisser libre la rotation de cette came jusqu'à l'ouverture des contacts d'alimentation (176, 177).