La présente invention concerne un nouveau procédé amélio- ré pour le fonctionnement d'un appareil d'analyse d'échantil- lons en flux continu. Bien que divers appareils d'analyse automatiques d'échan- tillons, comme décrit par exemple dans le brevet US no 3 241 432, fonctionnent de façon satisfaisante pour la réac- tion et l'analyse automatiques d'échantillons successifs en flux continu, des variations indésirables du débit peuvent se produire et se produisent en pratique ce qui nuit à la préci- sion de l'analyse. Par exemple un tel appareil fonctionne pour détecter ou "observer" pendant la même période de temps pré- déterminée, chaque échantillon ayant réagi d'une succession de tels échantillons. Il est évident que toutes variations des débits (volumes) des échantillons successifs ayant réagi ou des proportions relatives entre l'échantillon et le réac- tif, telles que celles qui peuvent résulter d'opérations dé- fectueuses des structures de pompage de l'appareil, se tradui- sent par des variations de la quantité d'échantillon ayant réagi qui est observée ou analysée ce qui nécessairement nuit à la précision des résultats analytiques. Cependant, il sem- ble qu'actuellement il n'existe pas de procédé connu pour compenser et annuler ces effets indésirables et obtenir une précision et une fiabilité globales des résultats analytiques. L'invention a pour objets: - un nouveau procédé amélioré pour faire fonctionner un appareil à flux continu de façon à compenser les effets défa- vorables dus aux variations de débit de l'appareil; - un nouveau procédé amélioré pour le fonctionnement d'un appareil automatique d'analyse d'échantillons à flux continu et à débit pratiquement constant de façon à obtenir des résul- tats analytiques précis et fiables malgré les variations de débit de l'appareil; - la possibilité d'atteindre l'objectif précité prati- quement sans modification de la structure d'un tel appareil d'analyse ou de son mode fondamental de fonctionnement; et - un procédé comme ci-dessus que l'on peut utiliser fa- cilement et de façon pratique avec divers appareils. Comme décrit ci-après, le nouveau procédé amélioré de 1' invention pour faire fonctionner un appareil d'analyse auto- matique d'échantillons en flux continu comprend la fixation de la relation entre la période d'observation ou de détection de l'échantillon de l'appareil et la ou les périodes de cycle de fonctionnement de la pompe ou des pompes de l'appareil, pour annuler les effets de toute variation du débit de l'ap- pareil, normalement introduite dans un tel appareil ou provo- quée par un fonctionnement imparfait de la pompe ou des pompes de l'appareil. Comme tous ces effets sont exercés de façon égale sur chacun des échantillons, cette annulation a pour effet, lorsque l'appareil est convenablement étalonné, de fournir des résultats analytiques régulièrement précis. Dans un exemple, la durée d'observation et la durée du cycle de fonctionnement de la pompe de l'appareil sont rendues égales. Dans un autre exemple, o l'appareil d'analyse comporte plu sieurs pompes, les durées de cycle de fonctionnement des pom- pes individuelles sont liées entre elles de façon particuliè- re et liées à la durée d'observation. Les caractéristiques et avantages de l'invention ressor- tiront de la description détaillée qui suit faite en regard des dessins annexés dans lesquels: - la figure 1 est un diagramme de fonctionnement partiel- lement schématique représentant un appareil d'analyse automa- tique d'échantillons illustrant l'application du procédé de l'invention; - la figure 2 est une vue latérale partiellement schéma- tique de la pompe proportionnante principale de l'appareil principal de la figure 1; - la figure 3 est un graphique illustrant le débit des échantillons ayant réagi; et - la figure 4 est un graphique illustrant l'application du procédé de l'invention aux résultats analytiques fournis par l'appareil d'analyse d'échantillons de la figure 1. L'invention va maintenant être décrite de façon détail- lée. La figure 1 illustre de façon quelque peu simplifiée et schématique un appareil caractéristique 10 d'analyse automa- tique d'échantillons en flux continu. Comme on le voit, l'ap- pareil comprend un plateau tournant indexable 12 qui porte un ensemble généralement circulaire de godets 14 d'échantillon espacés, une pipette 16 de prélèvement ou d'aspiration d' échantillon, une alimentation 18 en réactif, une pompe pro- portionnante principale 20, une ligne d'air 22, un serpentin de mélange 24, un dispositif d'élimination des bulles 26, une pompe 28 de cuve à écoulement, une cuve à écoulement 30 avec la source de lumière et l'optique correspondantes, un dispo- sitif de détection et de traitement des signaux 32 et un dis- positif d'enregistrement des résultats analytiques 34. Des canalisations de fluide appropriées sont respectivement imdi- quées en 36, 38, 40, 42, 44 et 46 pour raccorder comme repré- senté les composants de l'appareil. L'appareil 10 peut par exemple être adapté au comptage automatique, en flux continu, des globules rouges ou des glo- bules blancs de plusieurs échantillons de sang différents contenus dans les godets d'échantillon 14. Les pompes 20 et 28 pompent les fluides à des débits pratiquement constants dans les directions indiquées. Lorsque chaque godet d'échan- tillon 14 est à son tour indexé par le fonctionnement du pla- teau tournant 12 dans une position située en dessous de la pipette d'aspiration 16, cette dernière aspire une quantité prédéterminée d'échantillon dans le godet pour que la cana- lisation 36 l'amène à être pompée le long du tube élastique 21, comme décrit ci-après, pour qu'elle passe ensuite dans la canalisation 40. En même temps des quantités prédéterminées de réactif, par exemple pour faire réagir l'échantillon afin d'en compter les cellules ou d'analyser une substance parti- culière, comme il est connu, sont introduites par la canali- sation 38 pour être pompées le long du tube élastique 23 et de la canalisation 42. Le courant de réactif est segmenté par l'introduction périodique de segments d'air sous l'effet de la ligne d'air 22. Le fonctionnement de la ligne d'air 22 est décrit de façon plus détaillée dans le brevet US no 3 306 229. La présence de ces segments périodiques d'air tend à effectuer un mélange proportionnel uniforme d'échantillon et de réactif, comme décrit en particulier dans le brevet juste précité, en aval de la jonction 48 des canalisations. Egalement, un seg- ment d'air plus important est aspiré par la pipette 16 entre les aspirations des échantillons successifs, de façon à éviter un entraînement de matière et une contamination croisée entre les échantillons successifs, le long de la canalisation 38 du tube de pompe 21 et de la canalisation 40, puis après la ré- union du courant d'échantillons et du courant de réactif à la jonction 48. Si on le désire et pour éviter de façon plus certaine la contamination mutuelle des échantillons successifs, un segment de liquide de lavage peut être aspiré par la pipet- te 16 entre les segments d'échantillon successifs, à partir d'un réservoir de liquide de lavage non représenté voisin du plateau tournant 12, le mouvement de la pipette 16 étant pré- vu pour qu'elle plonge dans ce réservoir, comme indiqué dans le brevet US n' 3 134 263. Lors du fonctionnement normal, un courant, segmenté par de l'air, de segments d'échantillons et de segments de réactif combinés dans des proportions pré- cises, sort de la jonction 48 pour pénétrer dans le serpen- tin de mélange 24. Les segments d'air introduits sous l'effet de la ligne d'air 22 servent à segmenter les segments indi- viduels combinés d'échantillons et de réactif et accélérent le mélange de l'échantillon et du réactif lors du passage dans l'appareil en particulier dans les serpentins de mélange 24. Après le mélange des segments d'échantillons et de réac- tif dans le serpentin de mélange 24, le courant segmenté par de l'air d'échantillons ayant réagi, par exemple ayant réagi pour permettre une numération cellulaire, s'écoule à travers le dispositif d'élimination des bulles 26 qui élimine les segments d'air du courant. Le courant débarrassé des bulles d'air est ensuite conduit par la canalisation 44 dans le tube élastique 45 de la pompe 28 de la cuve à écoulement. La pompe 28 fait passer le courant débarrassé des bulles à travers la cuve à écoulement 30 pour que s'y effectue la détection et le comptage des cellules sanguines, le signal de sortie des cel- lules sanguines correspondant à chaque échantillon successif étant conduit au dispositif 32 de détection et de traitement des signaux pour y être traité. Les signaux de comptage des cellules traités sont enregistrés par le dispositif 34 d'en- registrement des résultats analytiques.On pourra pour compren- dre de façon plus détaillée l'appareil automatique d'analyse d'échantillons en flux continu du type précédent, consulter le brevet US no 3 241 432 précité et de nombreuses autres ré- férences connues dans l'art et qu'il est facile de se procu- rer. Le fait que le comptage des cellules par l'appareil ci- dessus s'effectue par comptage du nombre des cellules conte- nues dans chacun des échantillons successifs ayant réagi qui traversent la cuve à écoulement 30 pendant une même période (ou intervalle) de temps prédéterminée, est particulièrement important. Donc toute condition introduisant une variation quelconque de la composition, c'est-à-dire des proportions mutuelles de l'échantillon et du réactif, ou du débit d'un échantillon ayant réagi pendant un tel intervalle de temps, entraîne nécessairement une imprécision des résultats. Par exemple si le rapport volumétrique volume de l'échantillon/ volume du réactif d'un échantillon ayant réagi quelconque passant à travers la cuve à écoulement 30 varie pour une raison quelconque, la fiabilité et par conséquent la préci- sion du processus de comptage des cellules disparaissent. Ega- lement, comme le comptage des cellules est une mesure liée au volume, toute variation du débit pendant cet intervalle de temps prédéterminé modifie le comptage total. L'appareil 10 est soigneusement conçu pour fonctionner avec un débit pratiquement constant afin d'assurer qu'une mê- me quantité de chacun des échantillons à analyser est mélan- gée avec un même volume de réactif et que chaque échantillon ayant réagi passe à travers la cuve à écoulement 30 au même débit pendant la durée de comptage des cellules. Il est évi- dent que, dans certaines conditions, des variations de ces volumes et de ce débit peuvent se produire par suite de la conception elle-même ou, dans de nombreux cas, d'un fonction- nement imparfait de la pompe 20 et/ou de la pompe 28. La figure 2 montre une pompe 20 constituée d'une base portant une platine 52 qui est repoussée vers le haut par les ressorts de compression 54. Les raccords 56 et 58 sont disposés aux extrémités opposées de la platine 52 et réunis- sent les canalisations 36 et 40 au tube élastique 21 de la pompe comme représenté. Une disposition semblable permet de réuniir les canalisations 38 et 42 avec le tube élastique 23 de pompe comme indiqué sur la figure 1. Des ensembles de chaînes sans fin indiqués respectivement en 60 et 61 portent des galets de pompe tournants également espacés 62, 64, 66, 68, 70, 72, 74 et 76 s'étendant entre eux. Chaque galet de pompe peut fonctionner comme indiqué pour les galets 62, 64 et 66 de la figure 2 afin de comprimer simultanément et d'ob- turer les tubes-te pompe 21 et 23 contre la surface supérieu- re de la platine 52. Un dispositif d'entraînement indiqué schématiquement en 78 entraîne les ensembles 60 et 61 de chai- nes sans fin dans la direction des aiguilles d'une montre, comme indiqué, à une vitesse pratiquement constante. Par con- séquent les galets de pompe viennent successivement en contact avec les tubes élastiques de pompe 21 et 23 qu'ils obturent progressivement ce qui provoque le pompage à travers ces tubes de segments successifs respectivement d'échantillons et de réactif à des débits pratiquement constants. Les volumes re- latifs de l'échantillon et du réactif, c'est-à-dire leurs proportions, sont déterminés par les diamètres internes rela- tifs respectivement des tubes de-pompe 21 et 23. Egalement les galets de pompe relâchent chacun des tubes de pompe 21 et 23 ce qui, comme exposé ci-après, provoque une pulsation pério- digue du débit dans les canalisations 40 et 42 qui sans cela serait constant. La pompe 28 a la même construction et le même mode de fonctionnement que la pompe 20, bien que pour la présente description on puisse admettre qu'elle ne comprenne que quatre galets de pompe 80, 82, 84 et 86 et un seul tube élastique de pompe 45. On pourra, pour mieux comprendre la structure et le fonctionnement des pompes péristaltiques telles que les pompes 20 et 28, se référer aux brevets US n 2 865 303 et no 3 303 229 précité. Comme le montre la figure 3, si l'on admet que la pompe proportionnante 20 fonctionne convenablement, le débit le long des tubes élastiques de pompe 21 et 23 est pratiquement constant à l'exception de pulsations périodiques dues aux sou- lêements successifs des galets de pompe, si bien que l'échan- tillon et le réactif sont en proportions appropriées et que 1' échantillon ayant réagi a un débit pratiquement constant dans le serpentin de mélange 24 comme illustré par la courbe 90. Pour simplifier l'exposé, les pulsations périodiques dues à la libération des tubes de pompe 21 et 23 par les galets de pompe, ne sont pas illustrées. S'il existe un défaut de la pompe 20 provoquant par exemple une obturation incomplète du tube 21 et/ou du tube 23 contre la platine 52 par un galet de pompe quelconque, par exemple le galet 64, il se produit une pulsa- tion du débit respectivement de l'échantillon et/ou du réac- tif, comme indiqué par les portions en pointillés 92 de la courbe 90. De plus un tel défaut de la pompe 20 empêche d'ob- tenir les-proportions appropriées entre l'échantillon et le réactif qui passent respectivement dans les tubes de pompe 21 et 23. Ce défaut peut par exemple être une partie plane sur un galet, une mauvaise rotation du galet, un défaut des en- sembles de chaînes sans fin 60 et 61, etc. Cette pulsation 92 est périodique et elle se produit une fois lors de chaque cy- cle de fonctionnement de la pompe 20. Donc si on suppose que la durée du cycle de fonctionnement de la pompe 20 est de 16 secondes, cette durée étant le temps que met un galet pour être entraîné d'un tour complet par les ensembles de chaines sans fin 60 et 61 et revenir à la position initiale, chaque pulsation 92 se produit toutes les 16 secondes et de façon générale se situe dans le temps au même emplacement à l'inté- rieur de cet intervalle de 16 secondes. Egalement si la durée du cycle de fonctionnement de la pompe 20 est de 8 secondes, un tel défaut, dû par exemple au galet de pompe 86, produit une pulsation 102 du débit d'échantillon ayant réagi qui se répète toutes les huit secondes, comme exposé ci-après. Ega- lement, bien que cela ne soit pas représenté, les pulsations dues au relâchement des tubes de pompe 21 et 23 sont répétiti- ves et perturbent le débit toutes les deux secondes. La figure 4 illustre sous une forme graphique la courbe de sortie 94 de la cuve à écoulement 30 et représente les résultats du comptage des cellules de plusieurs échantillons successifs dans des conditions de débit constant et avec des proportions précises de l'échantillon et du réactif. Egalement une représentation graphique semblable s'applique aux systè- mes de chimie par voie humide dans lesquels on mesure la den- sité optique dans la cuve à écoulement 30 de chaque échantil- lon successif ayant réagi pour indiquer la concentration d'une substance particulière à analyser, comme dans le brevet US no 3 421 432 précité. L'appareil d'analyse 10 fonctionne de telle sorte qu'il compte le nombre total de cellules sanguines conte- nues dans une quantité donnée d'échantillon ayant réagi, qui s'écoule à travers la cuve à écoulement 30 pendant une pério- de de temps, ou durée d' "observation" donnée. Donc toute pulsation du débit dans la cuve à écoulement 30 due à la pom- pe 28 a un effet. nuisible sur la courbe de sortie 94 de la cuve à écoulement; également et en ce qui concerne la pompe , toute pulsation modifie les proportions entre l'échantil- lons et le réactif. On notera que si la pompe 28 n'existe pas et que la pompe 20 est le seul élément de pompage, comme c' est souvent le cas dans les systèmes d'analyse en flux con- tinu, toute pulsation due à la pompe 20 entraîne également une modification du débit dans la cuve à écoulement 30. En pratique, la pompe 28 amortit dans la cuve à écoulement 30 les pulsations du débit dues au fonctionnement de la pompe 20 et dans une certaine mesure amortit également les effets nui- sibles sur les proportions respectives d'échantillon et de réactif comme précédemment décrit. L'homme de l'art notera que ces pulsations sont quelque peu amorties lors du passage dans l'appareil 30. Cependant si la longueur de la canalisa- tion dans l'appareil 10 n'est pas considérable, ces pulsations "amorties" influent sur la courbe de sortie 94 comme illustré par la figure 4. Plus particulièrement si les matières sortant du serpen- tin de mélange 24 sont conduites au dispositif 26 d'élimina- tion des bulles et directement à la cuve à écoulement 30 le long de la canalisation 44', indiqué en pointillés, comme on le fait classiquement dans certains types de systèmes de chi- mie par voie humide, comme illustré dans le brevet US no 3 241 432 précité, une pulsation 92 d'une durée d'environ 2 secondes se produit une fois par cycle de fonctionnement de 16 secondes de la pompe "défectueuse" 20. Ces pulsations 92 influent sur les proportions respectives des échantillons et de réactif et peuvent se traduire par une diminution de même durée et de même espacement dans le temps du débit dans le serpentin de-mélange 24, la canalisation 44' et la cuve à écoulement 30. La figure 4 montre en particulier que les pulsations 96 ou 104, résultant respectivement' des pulsations 92 et 102 de la figure 3, sont pratiquement périodiques et localisées ou distribuées uniformément le long de la courbe de sortie 94 dans les portions 98 qui sont de façon générale en régime per- manent de la courbe 94, correspondant à chaque échantillon analysé. Par exemple, la courbe 94 de la figure 4 illustre les résultats analytiques typiques de comptages de cellules ou de mesures de la densité optique, comme indiqué ci-dessus, correspondant à quatre échantillons successifs, "l'échantil- lon 1", "l'échantillon 2","l'échantillon 3","l'échantillon 4" dans la cuve à écoulement 30. Seule une pulsation 96 se pro- duit dans la portion 98 en régime permanent de l'échantillon 1, tandis que deux pulsations 96 se produisent dans les por- tions 98 en régime permanent de chacun des échantillons 2, 3 et 4. Comme indiqué, les distributions des pulsations 96 sont périodiques mais varient relativement aux portions en régime permanent des échantillons successifs. Il en est de même en ce qui concerne les pulsations 104 qui sont introduites par la pompe 28 lorsqu'on l'utilise. Egalement il est évident que les pulsations périodiques dues au relâchement des tubes de pompe 21 et 23 par les galets de la pompe 20, si on court- circuite la pompe 28 par la canalisation 44', ou du tube de pompe 45 par les galets de la pompe 20 sont distribuées le long de la courbe de sortie 94. Donc les pulsations 96 in- fluent sur la constance du dosage des proportions respectives d'échantillon et de réactif et sur la constance du débit, dans le cas o la pompe 28 n'est pas utilisée et o l'échantillon ayant réagi est conduit par la canalisation 44' à la cuve à écoulement 30; les pulsations 104 n'influent que sur la constance du débit dans la cuve à écoulement 30. Par consé- quent et dans tous les cas, les pulsations dues au fonctionne- ment de la pompe 20 et/ou de la pompe 28 (qu'elles soient pro- pres à ces pompes ou dues à un défaut) influent sur la préci- sion et la fiabilité des résultats analytiques. L'analyse de ce problème a montré que, selon l'invention, on peut compenser les variations du dosage des proportions respectives d'échantillon et de réactif et/ou les variations du débit dues aux perturbations introduites par le fonctionne- ment normal ou défectueux des structures de pompage, en éta- blissant une relation particulière entre la durée de la "fe- nêtre d'observation" 100 et la durée de cycle de fonctionnement des structures de pompage utilisées dans l'appareil. Lorsqu' on utilise une seule pompe ou plusieurs pompes ayant la même durée du cycle de fonctionnement, on fixe cette relation de façon à ce que la durée de la "fenêtre d'observation" 100 et la durée du dycle de fonctionnement soient égales ou pour que cette dernière soit un sous-multiple entier de la premiè- re. Lorsqu'on utilise plusieurs pompes, ayant des durées du cycle de fonctionnement différentes, telles que les pompes et 28, on fixe de plus la relation pour que la durée du cycle le plus important soit un multiple entier de la durée du cycle le plus court; en d'autres termes la durée du cycle le plus court est un sous-multiple entier de la durée du cycle le plus long. L'existance d'une telle relation assure des résultats analytiques précis malgré les variations périodiques du débit ou du dosage des proportions respectives d'échantil- lon et de réactif introduites par la ou les structures de pom- page comme précédemment décrit. On effectue les analyses des échantillons successifs dans des conditions identiques et par conséquent on peut les rapporter de façon appropriée à un standard ou à un niveau d'étalonnage, comme on le fait clas- siquement dans les systèmes d'analyse en flux continu. Plus particulièrement, et en se référant à nouveau à la figure 4, on règle le dispositif 32 de détection et de traite- ment des signaux (figure 1) pour qu'il utilise une "fenêtre d'observation" 100 d'une durée de 16 secondes située dans la porportion 98 en régime permanent de la courbe 94 pour chacun des échantillons analysés. Par conséquent, si l'on suppose que l'on n'utilise pas la pompe 28 et que la pompe 20 pompe directement dans la cuve à écoulement 30, une pulsation 96 se produit dans la courbe 94 dans chaque "fenêtre d'observa- tion" 100 pendant l'analyse d'un échantillon. On assure ainsi, malgré les variations du dosage des proportions respectives d'échantillon et de réactif ou du débit de l'appareil qu'in- troduit un défaut de la pompe 20, une constance d'un échantil- lon à l'autre des signaux analytiques émis par la cuve à écou- lement 30 et détectés par le dispositif 32 de détection et de traitement des signaux. De façon classique on effectue un étalonnage par réaction et analyse d'un liquide d'étalonnage ayant des caractéristiques connues dans l'appareil 10. Les il résultats de l'étalonnage sont utilisés comme référence ou standard pour établir une comparaison avec les résultats ana- lytiques fournis par le dispositif 32 de détection et de traitement des signaux. En se référant à nouveau aux figures 1 et 3, on voit qu' un défaut de la pompe 28 empêche l'obturation complète du tu- be élastique 45 de pompe ce qui provoque une variation du dé- bit de l'appareil comme précédemment décrit mais non du dosa- ge des proportions respectives d'échantillon et de réactif. La pompe 28 a une durée du cycle de fonctionnement de 8 secon- des, selon l'invention (8 secondes étant un sous-multiple en- tier dela durée du cycle de fonctionnement de la pompe 20 qui est de 16 secondes). Egalement le fonctionnement de la pompe 28 peut être synchronisé avec le fonctionnement de la pompe 20 dont la durée du cycle de fonctionnement est égale à la durée de la "fenêtre d'observation" 100. Par conséquent les pulsa- tions, indiquées en 102 sur la figure 3, et qui ont de façon générale une durée de 2 secondes se produisent une fois pour tout intervalle de temps de 8 secondes de la courbe 90 de la figure 3. Les pulsations 102, de la même façon que les pulsa- tions 92, comme précédemment décrit, réduisent le débit dans la cuve à écoulement 30, comme indiqué sur la figure 3, et de façon correspondante la valeur du comptage, comme indiqué par les portions en pointillés 104 de la figure 4. Egalement, comme la durée de 8 secondes du cycle de fonctionnement de la pompe 28 de la cuve à écoulement est un sousmultiple entier de la durée de 16 secondes de la "fenêtre d'observation" 100, un même nombre de réductions 104 se produit dans la "fenêtre d'observation" 100 correspondant à chacun des échantillons analysés. Egalement l'étalonnage approprié de l'appareil 10 assure la fiabilité et la précision optimale de l'ensemble des résultats analytiques. Bien que le procédé de l'invention ait été décrit précé- demment en détail comme utile pourcompenser les variations du débit de l'appareil provoquées par un fonctionnement dé- fectueux de la pompe 20 et/ou de la pompe 28, il est évident qu'il convient également aux cas o des réductions périodiques du type illustré en 96 et 104 sont introduites dans le signal de sortie 94, par exemple par suite du relâchement périodique des tubes de pompe, comme précédemment décrit. Egalement, le procédé de l'invention remédie à la situa- tion dans laquelle le défaut périodique de la pompe 20 en- traîne une occlusion incomplète d'un et non des deux tubes de pompe 21 et 23 par un des galets de pompe. Dans ces con- ditions, la constance du débit des mélanges d'échantillon et de réactif dans la cuve à écoulement 30 et le dosage appro- prié des proportions respectives d'échantillon et de réactif sont altérés. Cependant lorsqu'on n'utilise pas la pompe 28, comme précédemment indiqué, ce mauvais dosage introduit des réductions périodiques de la courbe de sortie 94 de la même façon que les réductions 96. Egalement ces réductions par mauvais dosage sont observées une fois que le dispositif de détection 32 pendant la "fenêtre d'observation" 100 de 16 se- condes pour chacun des échantillons analysés. Egalement toutes variationspériodiques du dosage des proportions respectives d'échantillon et de réactif ou de la réaction des échantillons individuels, sont quelque peu amorties car le courant d'échan- tillon passant à travers la cuve à écoulement 30 a été débar- rassé des bulles. De plus, lorsqu'on utilise la pompe 28, étant donné que le courant d'échantillons provenant du ser- * pentin 24 est débarrassé des bulles et repompé par la pompe 28, toute variation du dosage des proportions est de plus amortie par l'écoulement à travers la pompe 28. Cependant, si le courant sortant du serpentin 24 est conduit directement à la cuve à écoulement 30, comme il est fréquent dans les sys- tèmes du type illustré, on voit que toute variation du dosage des proportions et également du débit due à un fonctionnement défectueux de la pompe 20 doit être compensée comme décrit. Il est évident que le procédé de l'invention s'applique également à une grande diversité d'autres appareils et systè- mes différents dans lesquels un courant de fluide en écoule- ment subit des pulsations périodiques et indésirables. Egale- ment le procédé de l'invention s'applique aux systèmes desti- nés àt réaliser par exemple des déterminations automatiques de l'hémoglobine dans lesquels les mesures analytiques sont in- tégrées pendant une durée proportionnelle à la durée de la "fenêtre d'observation". Egalement il n'est pas nécessaire pour que le procédé de l'invention soit utilisé de façon sa- tisfaisante que les échantillons à analyser soient constitués de sang. Il est évident qu'un tel procédé peut également être appliqué à un appareil pouvant comporter un nombre de pompes plus grand ou plus petit tant que les relations entre la du- rée de détection et la durée du ou des cycles de fonctionne- ment de la pompe ou des pompes sont fixées, comme décrit, ainsi qu'à un appareil d'analyse à canaux multiples, du type décrit par exemple dans le brevet US no 3 241 432, dans lequel plusieurs analyses différentes sont effectuées simultanément chacune sur une série d'échantillons successifs. Dans ce der- nier cas, on doit établir une relation entre les "fenêtres d'observation" respectives des canaux analytiques individuels et la ou les durées de fonctionnement de la pompe ou des pompes faisant partie des canaux individuels. De plus, bien que le procédé de l'invention ait été dans la description ci-dessus appliqué à titre d'exemple au cas o le ou les défauts de la pompe ou des pompes provoquent des diminutions périodiques du niveau de la courbe de sortie 94 de la cuve à écoulement, il est évident pour l'homme de l'art que ce procédé peut également s'appliquer au cas o ce défaut ou ces défauts provoquent des accroissements périodiques du niveau de la courbe de sortie de la cuve à écoulement. Bien entendu l'invention est susceptible de diverses variantes sans sortir de son cadre. REVENDICATIONS 1. Procédé pour traiter un courant dans lequel des-per- turbations du débit et/ou de la composition sont périodique- ment introduites, ces perturbations ayant une fréquence dé- terminée, caractérisé en ce qu'il comprend des stades consis- tant à: a) faire s'écouler ledit courant le long d'une canalisa- tion; et b) traiter de façon répétée ce courant selon une rela- tion déterminée avec la périodicité desdites perturbations pour supprimer les effets desdites perturbations. 2. Procédé selon la revendication 1, dans lequel le sta- de o on fait s'écouler ledit courant comprend des stades complémentaires d'introduction de segments liquides successifs et distincts le long de ladite canalisation et de réaction de ces segments liquides, et en ce que ledit stade de traitement comprend la détection du produit dudit stade de réaction. 3. Procédé selon la revendication 1, dans lequel le sta- de d'écoulement dudit courant comprend le pompage péristalti- que (20) dudit courant, lesdites perturbations étant introdui- tes lors dudit stade de pompage. 4. Procédé selon la revendication 2, dans lequel ledit stade de traitement a une durée égale à la période desdites perturbations. 5. Procédé selon la revendication 4, dans lequel ledit stade de traitement a une durée qui est un multiple entier de la période desdites perturbations. 6. Dans un procédé pour déterminer les résultats du fonc- tionnement d'un appareil d'analyse d'échantillons fluides en écoulement continu qui mélange plusieurs échantillons suc- cessifs avec un réactif dans des proportions prédéterminées et analyse les échantillons successifs ayant ainsi réagi, cet appareil (10) comprenant un dispositif de pompage (20) ayant une durée prédéterminée du cycle de fonctionnement et qui pompe simultanément les échantillons de fluide en succession et le réactif en proportion prédéterminée, à travers ledit appareil à un débit pratiquement constant pour effectuer une analyse reposant sur la réaction échantillon-réactif de chacun desdits échantillons, et un dispositif de détection (32) qui détecte les résultats analytiques successifs pendant une du- rée de détection prédéterminée pour chaque échantillon ayant réagi, le perfectionnement caractérisé en ce qu'il comporte les opérations consistant à fixer la relation entre la durée du cycle de fonctionnement et la durée de détection de telle sorte que les variations du débit de l'appareil et/ou du do- sage des proportions respectives d'échantillon et de réactif se produisant périodiquement lors de chaque cycle de fonction- nement de ladite pompe influent de façon semblable sur les résultats analytiques de chacun des échantillons et que la constance des résultats analytiques d'un échantillon à l'au- tre soit maintenue malgré lesdites variations. 7. Procédé selon la revendication 6, dans lequel ladite relation est fixée de façon à ce que la durée de détection et la durée du cycle de fonctionnement soient égales. 8. Procédé selon la revendication 6, dans lequel ladite relation est fixée de telle sorte que la durée du cycle opé- ratoire soit un sous-multiple entier de la durée de détection. 9. Procédé selon la revendication 6, dans lequel ledit appareil d'analyse d'échantillons comprend plusieurs disposi- tifs de pompage (20, 28) dont au moins deux ont des durées du cycle de fonctionnement prédéterminées différentes, caracté- risé en ce que la relation entre la durée de détection et les différentes durées de cycle de fonctionnement soient telles qu'une des durées de cycle de fonctionnement soit égale à la durée de détection et l'autre durée de cycle de fonctionnement soit un sous-multiple entier de la durée de détection. 10. Procédé selon la revendication 6, dans lequel l'ap- pareil (10) d'analyse d'échantillons comprend un dispositif de pompage additionnel (28) en aval du premier dispositif de pom- page cité (23) de l'appareil, ce dispositif de pompage addi- tionnel pouvant pomper les échantillons ayant réagi dans 1' appareil d'analyse, ce dispositif de pompage additionnel ayant une durée du cycle de fonctionnement différent de celle du premier dispositif de pompage cité, caractérisé en ce qu'il comprend de plus des stades consistant à fixer la relation entre la durée de détection et les différentes durées de cycle de fonctionnement de façon à ce qu'une des durées de cycle de fonctionnement soit égale à la durée de détection et l'autre durée de cycle de fonctionnement soit un sous-multiple entier de la durée de détection. 11. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que la relation est fixée de façon à ce que la durée du cycle de fonctionnement du premier dispositif de pompage cité soit rendue égale à la durée de détection et la durée du cycle de fonctionnement du dispositif de pompage additionnel soit un sous-multiple entier de la durée de détection.