L'invention concerne un dispositif de mesure de la vitesse de sédimentation des érythrocytes d'un échantillon de sang, par détermination, à des époques choisies de la sédimentation, de la distance séparant dans un tube vertical un ménisque supérieur de plasma d'un niveau d'interface entre plasmas clair et concentré en érythrocytes. Cette invention a été réalisée à l'institut de Génie Biologique et Médical de Nancy appartenant à l'Université de Nancy I, à des fins demandées par Messieurs les Professeurs PIERFITTE et VIGNERON. La vitesse de sédimentation du sang est un paramètre utilisé couramment en diagnostic médical. On opère généralement en introduisant un échantillon de sang additionné d'un anticoagulant (citrate) dans un tube de verre que l'on laisse ensuite au repos en position verticale. Les érythrocytes (dits aussi hématies ou globules rouges) sédimentent lentement, en sorte que dans le tube apparaissent deux zones, une zone supérieure de plasma clair et une zone inférieure de plasma concentré en érythrocytes, rouge foncée. L'interface de séparation entre les zones est nette. Conventionnellement on opère dans un tube, dit tube de Westergren, dont le diamètre intérieur est de l'ordre de 3 mm et la longueur utile d'environ 20 centimètres, et l'on exprime la vitesse de sédimentation par les distances qui séparent l'interface entre plasmas clair et concentré en érythrocytes, et le niveau supérieur du plasma, où se forme le ménisque, à des époques choisies de la sédimentation. Généralement les époques choisies correspondent à une heure et deux heures après le début de la sédimentation. Parfois on complète par une mesure à trois heures, ou à 24 heures du début de sédimentation. Les distances sont mesurées par comparaison visuelle avec une échelle graduée. Les distances correspondant à une vitesse de sédimentation nor male sont d'environ 4 et 8 mm à une et deux heures respectivement. Pour des vitesses de sédimentation anormales faibles ces distances peuvent se réduire à 2 et 4 mm respectivement. On peut enregistrer des vitesses de sédimentation élevées atteignant 40 et 73 mm respectivement. On notera que pour un sang à teneur normale en érythrocytes, la sédimentation complète (à 24 heures par exemple) correspond à une distance interface ménisque de l'ordre de 80 mm. I1 est clair que ces mesures classiques de sédimentation, qui font intervenir l'appréciation visuelle, sont peu précises (on ne peut guère espérer une précision meilleure que le millimètre) et sont en outre fastidieuses, en raison de ce que, bien que chaque opération de mesure soit relativement simple et brève, il est né cessaire d'effectuer chaque mesure sur l'échantillon convenable et au moment convenable, chaque échantillon ayant son origine de temps propre. On a tenté de faire de façon automatique des mesures donnant des informations sur la vitesse de sédimentation. En 1969 PLOUVIER a proposé de mesurer la conductivité apparente du plasma au cours de la sédimentation. En 1972 FOURCADE et Coll. mesurent les variations de résistivité d'une colonne de sang en sédimentation, et tentent également de déterminer à l'aide d'ultrasons la position de l'interface. Ces essais se sont montrés décevants, donnant des résultats peu reproductibles et mal corrélés avec les mesures classiques. Il peut-paraitre évident d'effectuer la mesure de vitesse de sédimentation avec un appareil automatique déterminant la position de l'interface entre plasma clair et plasma concentré en érythrocytes par détection de la transition de transmission d'un faisceau lumineux qui balaye en hauteur le tube où l'échantillon de sang sédimente, en traversant diamétralement ce tube. En fait, compte tenu que cet appareil automatique ne présente d'intérêt pratique que s'il remplace à un court acceptable l'intervention humaine des mesures classiques, la réalisation économique se heurte à trois obstacles. La distance de l'interface entre plasma clair et plasma concentré en érythrocytes doit etre déterminée à partir du ménisque supérieur. ce ménisque est d'importance notable dans un tube de petit diamètre, marque une transition entre deux milieux (air et plasma clair) dont les transparences ne sont pas très différentes, et est le siège de réfractions complexes qui introduisent des variations importantes de transmission du faisceau dans toute la zone du ménisque. Le faisceau lumineux doit etre bien concentré au moins suivant la direction perpendiculaire à l'axe du tube, pour obtenir une résolution suffisante de la détermination de la position de l'interface. Ceci implique, classiquement, la mise en place de systèmes optiques affectés à chaque tube de sédimentation. Le coût de l'appareillage, rapporté à un échantillon de mesure est excessif. De plus les diffusions dans la paroi du tube dont on ne peut assurer la qualité optique et l'absence de souillures superficielles, provoquent inévitablement des dispersions du faisceau. Enfin le dispositif doit etre à l'abri des fluctuations de lumière ambiante, et des lumières parasites. Ceci conduit à envisager d'isoler chaque tube en essai dans une enceinte opaque individuelle avec ses propres moyens de défilement, autrement dit pratiquement d'utiliser un dispositif autonome par échantillon. L'invention a pour objet un dispositif de mesure de vitesse de sédimentation d'un échantillon de sang où la distance ménisque interface est déterminée par les variations de transmission optique d'un faisceau défilant, le dispositif possédant une résolution plus fine que la hauteur de ménisque. L'invention a également pour objet un tel dispositif de mesure où la résolution fine est obtenue sans système optique complexe et onéreux. L'invention a encore pour objet un tel dispositif de mesure pratiquement insensible aux fluctuations de la lumière ambiante. A ces effets l'invention propose un dispositif de mesure de la vitesse de sédimentation des érythrocytes d'un échantillon de sang placé dans un tube vertical transparent, par détermination, à des époques choisies de la sédimentation, de la distance séparant un ménisque supérieur de plasma d'un niveau d'interface entre plasmas clair et concentré en érythrocytes, caractérisé en ce qu'il comporte un moyen de commande de défilement vertical d'un moyen détecteur de niveau avec un photodétecteur à infrarouges recevant un faisceau traversant diamétralement le tube, un codeur de défilement adapté à émettre des impulsions correspondant chacune à un pas unitaire de défilement, un moyen de porte disposé entre le codeur de défilement et un moyen compteur associés à des moyens de mémorisation, un moyen de commande de porte sensible à des signaux d'un seul sens reçus du photodétecteur et comprenant un moyen de retard d'ouverture réglé sur une hauteur de défilement de ménisque, et des moyens de pilotage associés à une horloge et adaptés à déclencher le moyen de commande de défilement pour une course verticale à chaque époque choisie L'utilisation d'un photodétecteur à infrarouges, insensible à la lumière visible et donc peu sensible à la lumière ambiante, permet de ne pas enfermer le tube contenant l'échantillon de sang dans une enceinte opaque. Les photodétecteurs à infrarouges actuellement disponibles sont composés d'éléments semi-conducteurs (diode électroluminescente et phototransistor) de petites dimensions permettant, sans système optique, de réaliser des faisceaux peu dispersés.On a constaté de plus que la partie supérieure du ménisque constituait pour ces faisceaux un écran opaque, tandis que le plasma clair formait lentille cylindrique concentrant le faisceau sur le photodétecteur, en sorte que le défilement du faisceau sur la hauteur du ménisque produisait, à partir du bord supérieur du ménisque, en premier lieu une occultation relativement brusque du faisceau, suivie d'une augmentation progressive de transmission pour atteindre, à partir du bas du ménisque, une transmission nettement supérieure à la transmission dans l'air au-dessus de ce ménisque. Ainsi la transition au bord supérieur du ménisque est analogue à la transition entre plasmas clair et concentré en érythrocytes en sens et gradient, en sorte que la mesure de la distance entre ces transitions peut se faire avec une bonne résolution. Mais comme la distance significative est la distance entre le bas du ménisque et l'interface, le retard à l'ouverture de la porte vient retrancher la hauteur du ménisque de la mesure de distance. Cette hauteur de ménisque est d'ailleurs pratiquement une constante, étant donné que le diamètre du tube contenant l'échantillon est fixé par convention, et que la tension superficielle du sang est peu sujette à variations. De préférence le moyen codeur de défilement est constitué d'un disque tournant avec la vis-mère et percé d'ajours régulièrement espacés sur une circonférence, et d'un photocoupleur chevauchant le disque en regard des ajours. De préférence également le moyen de commande de porte comprend un comparateur à seuil, un moyen dlouver- ture retardée de porte et un moyen de fermeture de porte, ces deux moyens d'ouverture et de fermeture étant sensibles aux transitions successives de meme sens du comparateur. On peut commander alternativement le défilement en montée et en descente ; le moyen de commande de porte comprend alors un moyen inverseur commandé par un sens de défilement, étant donné que les transitions sont inversées avec le sens de défilement. Ainsi les moyens d'ouverture et de fermeture sont toujours commandés par des transitiong de meme sens. Pour réaliser un dispositif capable de prendre en compte plusieurs échantillons simultanément, on fait défiler une pluralité de moyens détecteurs, et un moyen d'aiguillage sélectionne le moyen détecteur convenable par commande issue des moyens de pilotage. Les caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront d'ailleurs de la description qui va suivre, à titre d'exemple, en référence aux dessins annexés dans lesquels la figure 1 est un schéma de dispositif selon l'invention la figure 2 est un diagramme illustrant le fonctionnement du dispositif de la figure 1 la figure 3 est un schéma de dispositif selon l'invention pour une pluralité de mesures simultanées. Selon la forme de réalisation choisie et représentée figure 1, un tube de westergren 1 dans son ensemble contient un échantillon de sang 2 en cours de sédimentation. Cet échantillon 2 s'est séparé, du fait de la sédimentation, en un plasma clair 3, jaune clair, à la partie supérieure, et un plasma concentré en érythrocytes 4, rouge foncé, à la partie inférieure. Ces plasmas clair 3 et concentré 4 sont séparés par une interface 5 nette et sensiblement plane, tandis que le plasma clair se termine vers le haut par un ménisque 6, accusé. On notera que pour un diamètre intérieur du tube 1 de 3 rin, la hauteur de ménisque représente entre 1,5 et 2 mm. Un ensemble 10 de défilement comprend un moteur 11 entraînant en rotation une vis mère 12. Un disque 13 avec des ajours répartis à espacement angulaire régulier selon une circonférence, est calé en rotation sur la vis mère, et un photocoupleur 14, composé d'une diode électroluminescente et d'un phototransistor chevauche le disque 13, en sorte que les ajours de ce disque laissent passer la lumière émise par la diode vers le phototransistor. Une noix filetée 15 est engagée sur la vis mère 12 et est solidaire d'un bloc de matière isolante 15a, encoché pour laisser passer le tube 1. Une diode électroluminescente 16, à rayonnement infrarouge,est logée dans le bloc 15a, ainsi qu'un phototransistor 17, sensible aux infrarouges. Diode 16 et phototransistor 17 sont disposés de part et d'autre diamétralement du tube 1. Le phototransistor 17 est alimenté du cbté émetteur par une source de tension négative, et son collecteur est relié à l'entrée d'un ensemble comparateur de tension 20, composé d'un amplificateur à rétroaction 21, et d'un amplificateur opérationnel monté en comparateur à seuil attaqué sur son entrée inverseuse par la sortie de l'amplificateur 21, tandis que son entrée directe est reliée au curseur d'un potentiomètre 23 de réglage de seuil. Une diode Zener 24 en parallèle sur le potentiomètre 23 stabilise la tension appliquée à ce dernier.Une diode Zener 25 est montée entre masse et sortie de l'amplificateur 22, de telle sorte que sur la ligne 26 apparaissent des niveaux logiques O et 1, correspondant respectivement à une sortie en tension négative de l'amplificateur 22, la diode Zener étant passante, et une sortie en tension positive de l'amplificateur 22, la diode Zener étant amorcée. La ligne 26 attaque l'entrée d'un dispositif inverseur 30, commandé en inversion par la ligne 31. Le dispositif inverseur 30 se compose d'une porte logique "ET" 32, une porte logique "NON OU" 33 et une porte "OU" 34. Les premières entrées des portes "ET" 32 et "NON OU" 33 sont reliées en commun à la ligne 26, et les secondes entrées de ces portes sont attaquées en commun par la ligne de commande 31. Les sorties des portes 32 et 33 sont reliées respectivement aux deux entrées de la porte "OU" 34.On comprendra que lorsqutun niveau 1 est présent sur la ligne 31, la porte "NON OU" 33 présente un O en sortie quel que soit l'état de la ligne 26, tandis que la porte "ET" 32 répercute sur sa sortie l'état de la ligne 26. Par contre si un O est présent sur la ligne 31, la porte 32 est bloquée, tandis que la porte "NON OU" 33 présente sur sa sortie un état logique inverse de l'état logique de la ligne 26. La porte "OU" 34 réunit les états logiques "1" des sorties des deux portes 32 et 33, en sorte que sur sa sortie elle répercute les états logiques directs de la ligne 26 lorsque la ligne 31 est dans l'état "1", et répercute les états inversés de la ligne 26 lorsque la ligne 31 est dans l'état "O". La sortie de l'inverseur 30 attaque un circuit de commande de porte 40 dans son ensemble. Ce circuit de commande comprend deux monostables 41 et 42, attaqués en commun sur leurs entrées T, sensibles aux transitions montantes, par la sortie de la porte 34, ainsi que deux bascules 43 et 44. Le monostable 41 est réglé en constante de temps pour émettre une impulsion brève, tandis que le monostable 42 est réglé pour émettre une impulsion de durée ajustée pour etre sensiblement égale à la durée de défilement de l'axe optique de l'ensemble diode 16 phototransistor 17 sur la hauteur du ménisque 6. La sortie positive Q du monostable 41 est reliée à l'entrée de commande de la bascule 43, tandis que la sortie négative Q du monostable 42 attaque l'entrée de commande de la bascule 44, ainsi qu'une première entrée d'une porte "ET" 47. La sortie positive de la bascule 43 est reliée à une entrée d'une porte "NON OU" 46 qui attaque l'entrée de remise à zéro R de la bascule 44. La seconde entrée de la porte "ET" 47 est reliée à la sortie négative de la bascule 44. La sortie de la porte "ET" 47 attaque une première entrée d'une porte "NON OU" 45 dont la sortie attaque l'entrée de remise à zéro R de la bascule 43. Les secondes entrées des portes "NON OU" 45 et 46 sont reliées en commun à une ligne dLinhibition 52b. La sortie positive de la bascule 44 est connectée à une ligne 48. Le fonctionnement du circuit de commande de porte 40 est le suivant: en temps normal la ligne d'inhibition est au niveau logique "O". On partira d'un état général où les bascules 43 et 44 sont déclenchées et les monostables 41 et 42 sont au repos, c'està-dire que la sortie Q de 41 est au niveau "O", la sortie négative Q de 42 à l'état 1, et les sorties positives des bascules 43 et 44 à l'état O et la sortie négative de 44 à l'état 1 ; dans ces conditions la sortie de la porte "ET" 47 est à l'état 1, ce qui implique que la sortie de la porte "NON OU" 45 est à l'état o, et de ce fait la bascule 43 est bloquée. Une première transition montante en sortie de la porte "OU" 34 lance les monostables 41 et 42. Le monostable 41 émet une impulsion courte positive vers la bascule 43 qui, bloquée, ne répond pas.Le monostable 42 émet vers la bascule 45 une impulsion longue négative, dont le flanc arrière, montant, enclenche la bascule 44. Le flanc avant de cette impulsion ne met l'entrée correspondante de la porte 47 au niveau logique "o" qu'après que l'impulsion émise par le monostable 41 soit terminée. Ce niveau logique "O" est répercuté sur la sortie de la porte 47, Si bien que la porte "NON OU" 45, avec ses deux entrées au niveau O", émet un 1 en sortie, ce qui déverrouille la bascule 43. Après l'enclenchement de la bascule 44, la sortie négative de cette bascule est au niveau "O", et la sortie de la porte "ET" 47 reste à zéro, malgré le retour de la sortie Q du monostable 42 à l'état 1. Une seconde transition montante venant de la porte 34 relance les monostables 41 et 42. La bascule 43, qui a été déverrouillée précédemment, enclenche. Sa sortie envoie un niveau "1" sur la porte "NON OU" 46, qui présente un état O en sortie. Ce niveau O déclenche la bascule 44, dont la sortie négative retourne à l'état 1. Mais pendant la durée de l'impulsion négative concomitante du monostable 42, la sortie Q de ce monostable est dans l'état o, et la sortie de la porte "ET" 47 reste à zéro, en sorte que la bascule 43 reste enclenchée et la bascule 44 verrouillée. Ce n'est qu'à la fin de l'impulsion longue émise par le monostable 42 que les deux entrées de la porte 47 sont dans l'état 1, ce qui entrain l'émise sion d'un zéro par la porte "NON OU" 45, et en conséquence le déclenchement et le verrouillage de la bascule 43, ce qui déver rouille la bascule 44. On comprendra que finalement la bascule 44 reste enclenchée pendant le temps qui sépare deux transitions montantes issues de la porte "OU" 34, diminué de la durée de l'impulsion longue émise par le monostable 42. La sortie de la bascule 44 est reliée par la ligne 48 à une première entrée d'fine porte "ET" 50, dont la seconde entrée est reliée à la sortie du photocoupleur 14. La sortie de la porte "ET" 50 attaque l'entrée de comptage drun compteur 51, dont la sortie est reliée à l'entrée 55a de la mémoire 55. Un bloc de pilotage 52, associé à une horloge 53 possbde une entrée de commande d'ori gine de temps 54, une sortie 52a de commande de défilement, une sortie dtinhibition 52b, une sortie 52c pour la remise à zéro du compteur 51, et une sortie 52d d'adresse pour la mémoire 55. Le bloc de pilotage est un programmateur qui peut etre un microprocesseur. En début de mesure de vitesse de sédimentation, on envoie un signal de départ sur l'entrée 54, ce qui a pour effet de remettre à zéro un compteur interne associé à l'horloge 53. Ce compteur est agencé de telle sorte que lorsque son contenu, qui s'accroit d'une unité à chaque coup d'horloge atteint des valeurs correspondant aux époques choisies de la sédimentation, il engen dre un signal de cycle de mesure qui a pour effet en premier lieu d'émettre un signal de remise à zéro sur la sortie 52c vers le compteur 51, en meme temps qu'un signal d'inhibition sur la ligne 52b pour assurer que les bascules 43 et 44 sont bien déclenchées. Puis sur la ligne 52a est émis un signal de commande de défilement, qui assure par la botte à relais 18 la mise en marche du moteur 11 dans le sens -convenable, Bien entendu la boite à relais 18 est asso ciée à des contacts fin de course, agencés de façon, comme le comprendra l'homme du métieSqu'un défilement complet de la noix 15 soit obtenu, en montée ou en descente, avec arret en fin de course. Le signal de commande de défilement parvient par la ligne 31 sur le dispositif inverseur 30, sous la forme d'un O ou d'un 1 logique suivant que le défilement s'effectue en montée ou en descente. Lorsque le défilement est terminé, le bloc pilote envoie un signal d'adresse sur la ligne 52dur ce qui a pour effet d'introduire le contenu du compteur 51 dans un emplacement distinct convenable de la mémoire 55 ; il est clair qu'à chaque époque choisie correspond un emplacement de mémoire. Par mémoire 55 il faut entendre une mémoire adressable classique, ou bien un dispositif enregistreur, tel qu'une bande perforée, une bande magnétique, une imprimante, etc.. De toute façon les données mémorisées seront exploitables en sortie 56. Au cours du défilement, chaque fois qu'un ajour du disque 13 passera en regard du photocoupleur 14, une impulsion sera émise en direction de la porte 50 ; les ajours étant espacés angulairement de façon régulière, chaque impulsion correspondra à une rotation d'une fraction de tour du disque 13, et à un défilement de la noix 15 d'une fraction correspondante du pas de la vis 12, cette fraction du pas de vis représentant un pas unitaire de défilement. Avec un pas de vis de 4 mm et 16 ajours dans le disque, ce pas représente 0,25 mm. Lorsque, en défilement en descente, le bloc 15a portant la diode à émission infrarouge 16 et le phototransistor 17 parviendra à la partie supérieure du ménisque 6, la transmission d'infrarouges de la diode 16 au phototransistor variera. On comprendra mieux en se référant au diagramme de la figure 2 où l'on a représenté, à la partie supérieure, un tube échantillon 101. On y voit un ménisque 106 séparant l'air d'un plasma clair 103. Entre le plasma clair 103 et le plasma concentré en érythrocytes 104 se trouve l'interface 105. On a représenté, à la ligne 110, le diagramme de transmission pour un faisceau idéalement mince. Au sommet du ménisque 106 correspond une transition brutale llOa à llOb, suivie d'une remontée progressive de transmission jusqu'au point llOc correspondant au fond du ménisque 106.Puis après un plateau, se présente une transition raide llOd correspondant à l'interface 105. Pratiquement, du fait de l'épaisseur finie du faisceau, la lumièré infrarouge est transmise comme représenté à la ligne 121, où les points anguleux de la ligne 110 sont transformés en zones arrondies. Le signal issu de l'amplificateur 21 (figure 1) a sensiblement la meme forme de la ligne 121, et vient couper en 12 la, 121b et 121c l'horizontale 123 correspondant à la tension de seuil réglée par le potentiomètre 23 (figure 1). En sortie du comparateur 22 (figure 1) le signal à niveau logique à l'allure de la ligne 122, avec un niveau "O" jusqu'au front 122a, correspondant au point d'intersection 121a, un niveau "1" entre le front 122a et le front 122b correspondant au point d'intersection 121b, puis un niveau "0" entre le front 122b et le front 122c correspondant au point d'intersection 121c. On remarquera que dans un déplacement de gauche à droite correspondant à un défilement en descente les fronts 122a et 122c sont montants, tandis qu'en déplacement de la droite vers la gauche (en montée) les transitions 122c et 122a sont descendantes.Par intervention du circuit inverseur 30 de la figure 1 commandé par un zéro sur la ligne 31 lors d'un défilement en montée, on obtient en sortie un signal représenté par la ligne 152 avec un zéro à la partie droite jusqu'à la transition montante 152a (passage de l'interface), un 1 entre la transition 152a et la transition 152b, descendante au voisinage du fond du ménisque, un O entre la transition 152b et la transition montante 152c au sommet du ménisque, puis un 1 au-delà. On notera que les manoeuvres de l'inverseur 30 (figure 1) induisent des transitions dont le signal d'inhibition sur la ligne 52b bloque une prise en compte intempestive. En se référant à la figure 1 (références inférieures à 100) pour les schémas de circuit, et à la figure 2 pour les formes de signaux (références entre 100 et 200) on voit à la ligne 142 le signal en sortie du monostable 42, et à la ligne 141 le signal en sortie du monostable 41, pour un défilement en descente, La ligne 141 présente les impulsions positives 141a et 141b correspondant aux transitions 122a et 122c. L'impulsion négative de la ligne 142 présente entre son flanc avant descendant 142a et son flanc arrière montant 142b un espacement correspondant sensiblement à la durée du défilement suivant la hauteur du ménisque 106.Comme on l'a expliqué précédemment le circuit de commande de porte émet sur la ligne 48 un signal représenté ligne 148, qui est au niveau logique "1" entre les transitions 148a et 148b correspondant respectivement au flanc arrière montant 142b de l'impulsion émise par le monostable 42 et à la seconde impulsion 141b émise par le monostable 41. I1 est clair que la durée séparant les transitions 148a et l48b est pratiquement égale à la durée du défilement entre le sommet du ménisque 106 et l'intervalle 105, diminuée de la durée qui sépare les flancs 142a et 142b, cette dernière durée étant réglée pour etre égale à la durée du défilement suivant la hauteur du ménisque, en sorte que la durée entre 148a et 148h est pratiquement égale à la durée entre llOc et llOd.Par ailleurs, dans un défilement en remontant, comme représenté aux lignes 152, 172, 171 et 178 (qui correspondent respectivement aux lignes 122, 142, 141 et 148 pour un défilement descendant), on retranche entre les transitions 178a et 178b la durée du défilement suivant le ménisque (172a et 172b) de la durée totale de défilement (de 152a à 152c),meme si l'impulsion de retardement (172a, 172b) prend place immédiatement après le franchissement de l'interface 105 entre plasma concentré en érythrocytes 104 et plasma clair 103. On aura compris que la porte 50 ne laisse passer les impulsions issues du photocoupleur 14 que lorsque la ligne 48 est au niveau logique "1". Aussi le contenu du compteur 51 représente le nombre de pas de défilement compris entre le fond du ménisque 6 et l'interface 5. Après la fin du défilement complet (arret du moteur en fin de course) le nombre est transféré en mémoire 55 en réponse au signal d'adresse sur la ligne 52d. La figure 3 représente schématiquement un dispositif prévu pour exécuter jusqu'à 5 mesures de vitesse de sédimentation de sang en parallèle. Le dispositif comprend un socle 200 où sont logés un moteur 201 entraînant une vis mère verticale 202, un disque à ajours 203 calé sur la vis mère, un photocoupleur 204 chevauchant le disque 203, et une botte à relais 205. Ces éléments 201 à 205 sont pratiquement les memes que ceux qui équipent le dispositif selon la figure 1. Du socle 200 sort la vis mère 202 pour commander le défilement d'un chariot 212 entraidé par une noix 206. Le chariot 212 est guidé dans sa course par deux colonnes latérales 207 et 207', réunies à la partie supérieure par une plaque entretoise 208. L'électronique associée comporte un bloc de pilotage 210 avec une horloge associée 210a, une mémoire 211, un compteur 213, un dispositif 214 de commande de porte 214a, similaires à ceux décrits en référence à la figure 1. Le socle 200 comporte cinq emplacements pour tubes de sédimentation (tubes de Westergren) avec une rondelle souple de centrage et d'étanchéité 215a à 2l9a. Seuls quatre tubes 215 à 218 sont représentés en place. Ces tubes sont maintenus à leur partie supérieure par des cornets de centrage 226 à 229, montés rabattables sur des pattes articulées sur la plaque entretoise 208. Le chariot 212 comporte cinq encoches 220 à 224 pour le passage des tubes contenant les échantillons de sang. Dans les parois de chaque encoche, de part et d'autre du tube est disposée une paire diode électroluminescente à infrarougephototransistor, correspondant aux éléments homologues de la figure 1. Les sorties des phototransistors sont reliées par un cable commun 231 à un dispositif d'aiguillage 232 à cinq entrées, et une sortie vers la commande de porte 214. Les cornets de centrage 225 à 229 sont munis chacun, au niveau de l'articulation sur la plaque 208, d'un contact en liaison par le cible 230 au bloc de pilotage 210. Le bloc de pilotage comprend cinq compteurs de temporisation, affectés chacun à un des emplacements 215a à 2l9a, remis à zéro par fermeture du contact de cornet 225 à 229 correspondant et attaqués en parallèle par l'horloge 2lova On comprendra que, à la mise en place d'un tube contenant un échantillon de sang on rabat le cornet de centrage correspondant pour maintenir le tube vertical à son emplacement précis, et ce faisant on remet à zéro le compteur d'horloge associé dans le bloc de pilotage, ce qui détermine l'origine de temps pour les époques choisies de mesure sur le tube. Lorsque l'un des compteurs d'horloge a enregistré un nombre de coups d'horloge correspondant à une des époques choisies, le bloc de pilotage 210 déclenche un cycle de défilement comme, il a été décrit en référence à la figure 1, en meme temps qu'il envoie un signal d'adresse de tube au dispositif d'aiguillage 232, de sorte que le phototransistor associé à ce tube soit, et lui seul, mis en liaison avec la commande de porte 214. En fin de cycle de défilement le bloc de pilotage 210 envoie un signal d'adresse vers la mémoire 211, ce dernier signal d'adresse comportant l'adresse du tube en mesure et l'adresse de l'époque choisie.Bien entendu, comme lshomme du métier l'aura compris, la mémoire 211 pourra etre consultée à tout moment par lecture sans effacement, ou sera couplée à un dispositif d'enregistrement ou d'impression pour ltexploitation des mesures. Le dispositif qui comporte plusieurs emplacements pour des tubes d'échantillons de sang est utilisable pour des mesures de routine t on se limitera fréquemment dans ce cas à deux ou trois époques choisies par échantillon, en sorte d'obtenir des résultats analogues aux résultats des mesures classiques non automatiques. Par contre pour des études biologiques on pourra se contenter d'un dispositif comportant un seul emplacement de tube d'échantillon de sang, mais on multipliera les époques choisies, par exemple en commandant un défilement toutes les cinq minutes sur 24 heures pour obtenir la courbe complète de la cinétique de sédimentation. De telles courbes de cinétique de sédimentation devraient etre précieuses pour affiner les diagnostics d'anomalies de sédimentation. Ces courbes de cinétique dépendent en effet de nombreux paramètres, tels que viscosité du plasma, taille des érythrocytes, conductivité du plasma, charge des érythrocytes, pH, concentration en fibrino gène... qui doivent moduler de façon spécifique la courbe de cinétique. Lors des essais de mise au point, on a déterminé qu'une vitesse de défilement de l'ordre de 3 mm seconde sur une course de 180 mm, correspondant à une vitesse de rotation d'une vis mère au pas de 4 mm d'environ 40 tours/minute était un bon compromis, ne produisant ni vibrations de l'appareil, ni chocs en fin de course tout en maintenant une durée de défilement complet de l'ordre de la minute. Le retard du circuit de commande de porte est alors réglé entre 0,4 et 0,8 seconde pour tenir compte de la hauteur de ménisque. On a vérifié que des variations de lumière ambiante, soit en raison de l'horaire, soit consécutives à des manipulations, n'introduisaient pas d'erreurs sensibles dans les mesures, à condition bien entendu de disposer l'appareillage de telle sorte qu'il ne soit pas exposé directement à des sources intenses de lumière, telles que le soleil. L'invention n'est évidemment pas limitée aux exemples décrits, mais en embrasse au contraire toutes les variantes d'exécution. On peut envisager notamment soit de multiplier les emplacements de mesure d'échantillons, soit de piloter plusieurs dispositifs analogues à celui représenté figure 3 par un seul bloc de pilotage. REVEND ICAT IONS 1. Dispositif de mesure de la vitesse de sédimentation des érythrocytes d'un échantillon de sang placé dans un tube vertical transparent, par détermination, à des époques choisies de la sédimentation, de la distance séparant un ménisque supérieur de plasma d'un niveau d'interface entre plasmas clair et concentré en érythrocytes, caractérisé en ce qu'il comporte un moyen de commande de défilement vertical d'un moyen détecteur de niveau avec un photodétecteur à infrarouges recevant un faisceau traversant diamétralement le tube, un codeur de défilement adapté à émettre des impulsions correspondant chacune à un pas unitaire de défilement, un moyen de porte disposé entre le codeur de défilement et un moyen compteur associés à des moyens de mémorisation, un moyen de commande de porte sensible à des signaux d'un seul sens reçus du photodétecteur et comprenant un moyen de retard d'ouverture réglé sur une hauteur de défilement de ménisque, et des moyens de pilotage associés à une horloge et adaptés à déclencher le moyen de commande de défilement pour une course verticale à chaque époque choisie. 2. Dispositif selon la revendication 1, où le moyen de défilement comporte une vis mère entrainée par un moteur et une noix liée au détecteur de niveau, caractérisé en ce que le moyen codeur comporte un disque solidaire en rotation de la vis mère et percé d'ajours à espacement angulaire régulier sur une circonférence, et un photocoupleur chevauchant le disque en regard des ajours. 3. Dispositif selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le moyen de commande de porte comprend un comparateur à seuil sensible à une tension de signal issue du photodétecteur et attaquant un moyen d'ouverture temporisée du moyen de porte, et un moyen de fermeture du moyen de porte, les moyens d'ouverture et de fermeture étant sensibles à deux transitions successives de meme sens du comparateur à seuil. 4. Dispositif selon la revendication 3, où le moyen de commande de défilement est déclenché alternativement en descente et montée, caractérisé en ce que le moyen de commande de porte comprend un moyen inverseur entre comparateur à seuil et moyens d'ouverture et de fermeture, le moyen d'inversion étant commandé par le moyen de commande de défilement dans un seul sens de défilement. 5. Dispositif selon une quelconque des revendications 1 à 4, pour la mesure simultanée d'une pluralité d'échantillons de sang avec des origines de temps de sédimentation distincte, caractérisé en ce qu'il comporte une pluralité de moyens détecteurs de niveaux, chacun associé à un tube, et entraînés solidairement par le moyen de commande de défilement, un moyen d'aiguillage disposé entre la pluralité de détecteurs et le moyen de commande de porte, les moyens de pilotage comportant une pluralité de moyens temporisateurs associés à l'horloge, affectés chacun à un échantillon et commandant en correspondance le moyen d'aiguillage, en sorte qu'à chaque époque choisie de la sédimentation d'un échantillon de sang distinct le détecteur associé soit relié au moyen de commande de porte. 6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que les moyens de mémorisation comportent une multiplicité d'emplace mentalde mémoire affectés chacun à une des époques choisies de sédimentation de chacun des échantillons, l'accès de chaque emplacernent de mémoire étant commandé par les moyens de pilotage en correspondance avec son affectation.