La presente invention concerne un procede pour donner une forme par effet aérodynamique à un corps initialement amorphe. L'objet principal de l'invention consiste à produire des moyens et la structure nécessaire pour donner une forme à un corps initialement amorphe en tractant celui-ci à une certaine vitesse, ce qui peut être réalisa avec n'importe quel type de véhicule, tel qu'avions, trains, automobiles, motocyclettes, etc. Le corps initialement amorphe est constitué par une matière textile, plastique ou analogue, facile à transporter en dehors des conditions de fonctionnement, tandis que, sous l'effet de la traction à une certaine vitesse, le corps acquiert peu à peu une forme predéterminée, en se gonflant sous l'effet de l'air qu'il re çoit par une ouverture avant prévue à cet effet, une partie de cet air sortant par une ouverture arrière ou de sortie et la forme prédé- terminée du corps initialement amorphe se maintenant en fonction de la relation du débit d'air qui pénètre à l'avant et de celui qui sort à l'arrière. L'application de la présente invention est très variable, bien qu'elle trouve son application principale dans le domaine publicitaire, puisque le corps initialement amorphe pourra être dessiné de manière à adopter en traction une forme spécifique qui pourra correspondre à celle d'un produit commercial determine tel que, par exemple, une bouteille. Pour que se produise l'effet recherché par la présente invention, il est necessaire que la section de l'ouverture d'entrée d'air prévue à l'avant du corps initialement amorphe soit toujours superieure à la section de sortie prévue à la sortie de telle manière qu'il se produise une certaine rétention d'air à l'intérieur dudit corps. Cependant, la relation entre lesdites sections d'entré et de sortie d'air n'est pas fixe, mais elle est principalement fonction de la vitesse de traction du corps, de telle sorte qu'il se produise à l'interieur une pression qui le maintient conformé en permanence. De manière complementaire, on devra obtenir que ladite pression à laquelle le corps se maintient en forme soit la plus faille possible afin que ledit corps offre la résistance la plus faible possible à la progressi n du véhicule qui le tire. Une autre circonstance dont il faut tenir compte, pour obtenir un plus grand rendement à la conformation par traction de corps initialement amorphes, consiste à éviter au corps pendant sa traction des oscillations qui, logiquement, contribueraient à un déséquilibre du vehicule. Dans ces circonstances, un objet principal de l'invention consiste à donner une forme par traction aérodynamique à un corps initialement amorphe réalise en matière laminaire telle que fibres textiles ou de matière plastique. L'invention a également pour objet de proposer une structure douee de moyens de variation des sections d'entrée et de sortie d'air qui permettent de faire varier à volonté le débit d'air circulant à l'intérieur du corps quand il est gonflé sous l'effet de la traction à laquelle il est soumis. L'invention propose également une structure interne du corps initialement amorphe douée de dispositifs stabilisateurs qui confèrent audit corps une fois dans sa forme, une situation stable par rapport à ladite traction. Selon le mode de realisation simplifié de l'invention, le corps initialement amorphe est constitué d'une matière laminaire, telle que fibres textiles ou de matière plastique, ayant une configuration enveloppante et douée d'un orifice d'admission et d'un orifice de sortie dans lesquels sont disposés des anneaux ou armatures, celle qui occupe l'orifice d'admission comprenant des dispositifs de fixation pour les éléments de traction qui relieront le corps initialement amorphe au vehicule tracteur. Cependant, dans des cas déterminés, et en raison de la complexité de la conformation que l'on désire faire adopter au corps, il sera possible d'établir en certains endroits critiques de petites tuyères de sprtie de l'air qui aident à la meilleure conformation du corps et évitent une saturation de la pression interne dans celui-ci. Egalement, en cas de plus grande complexité il sera possible de prevoir à l'intérieur du corps initialement amorphe une armature appropriée et légère qui lui donne une forme initiale au moment du début de la traction. Ainsi, donc, il est possible au moyen de l'invention d'utiliser des corps qui, tout en occupant initialement un volume minimal se transforme ensuite par l'effet de la traction en un grand volume de forme prédéterminée et définie, circonstance qui trouve un grand domaine d'applications dans l'industrie publicitaire. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre,en référence aux dessins annexes dans lesquels - la figure 1 représente à titre d'illustration un exemple d'application de l'invention dans laquelle un avion léger tire un corps qui, dans ce cas, correspond à une bouteille publicitaire ;; - la figure 2 représente une vue de face des armatures qui sont placées dans les ouvertures du corps initialement amorphe - la figure 3 correspond a une vue en coupe suivant A-B de la figure 2 et dans laquelle pn peut observer les élements de fixation des câbles de traction du corps et comment ceux-ci adoptent une configuration asymetrique avec des longueurs différentes - la figure 4 montre un detail schématique de la structure spéciale qu'adoptent les ouvertures d'entrée et de sortie du corps initialement amorphe - la figure 5 correspond à une vue de face de l'ouverture du corps, dans laquelle on peut observer le système de variation de la section dans laquelle l'air circule lorsque le corps est tire et - la figure 6 représente une vue en élévation d'un exemple de réalisation pratique de l'invention qui, dans ce cas, correspond à la forme d'un poisson, forme dans laquelle, en raison de sa structure spéciale, il est nécessaire de placer des tuyères complementaires pour la sortie de l'air. Conformément aux figures énumerées précédemment, le procédé pour donner une forme par effet aerodynamique à un corps initialement amorphe selon l'invention consiste à tirer au moyen d'un véhicule quelconque, tel qu'un avion, un corps initialement amorphe réalisé en matière laminaire, telle que fibres textiles ou synthétiques, muni au moins d'une ouverture d'entrée et d'une ouverture de sortie, lesquelles doivent avoir des sections differentes, l'ouverture d'entrée ayant nécessairement une section plus grande que l'ouverture de sortie afin de produire une rétention d'air à l'intérieur du corps. En raison, précisément, de cette différence de sections entre l'ouverture d'entree et l'ouverture de sortie, il se produit une différence de débit de l'air en circulation qui provoque une pression interne à l'intérieur du corps initialement amorphe, qui a pour effet de gonfler celui-ci en donnant lieu à une conformation initialement prévue. Le corps initialement amorphe est doué à ses ouvertures d'une armature toroïdale 1 qui est lestée avec une matière 2 de poids specifique élevé, telle que du plomb, afin que ce contrepoids aide à la stabilisation du corps lorsqu'il est tire par le véhicule, produisant ainsi des caractéristiques de stabilité. L'ouverture d'entrée au moins présente des dispositifs d'ancrage 3 pour les cibles ou cordes de traction 4 qui relient le corps au véhicule qui produit l'effet de gonflement ; il est à noter que, de manière caracteristique, les câbles 4 qui convergent en un cible unique présentent des longueurs différentes, afin que la traction du corps se réalise de manière asymétrique et agisse conjointement avec la matière 2 qui joue le rale de contrepoids, et en produisant une meilleure stabilite du corps gonflé lorsqu'il est tiré et en évitant des oscillations perturbatriçes Du fait que la pression prenant naissance à l'inté- rieur du corps, une fois gonflé, dépend essentiellement de la vitesse de traction du corps et de la relation existant entre les sections des ouvertures denturée et de sortie d'air, on a prévu des moyens de régulation desdites sections, que l'on peut observer nettement dans les figures 4 et 5 ci-annexées. Ces moyens consistent à effectuer un rebord 5 sur le bord périphérique d'une "jupe" qui termine le corps gonflable, pré cisément dans ses ouvertures, ledit rebord 5 renfermant un ruban coulissant 7 qui présente des extrémités flexibles susceptibles de se prolonger jusqu'au vehicule de traction de manière qu'il suffise pour agir sur les sections du corps de tirer ou desserrer ledit ruban 7 afin de produire un resserrement ou un relâchemexlt de l'ouver- ture du corps gonflable, iequel es. représenté- par 6 dans la figure 4. Cette structure est de grande importance au moment d'obtenir le profit maximal du procédé de l'invention puisque, comme on l'a dit precedemment, il est necessaire que le corps offre pendant l'opération de traction la résistance minimale au véhicule qui effectue le déplacement, circonstance qui doit se conjuguer avec le fait qu'il existe toujours l'intérieur du corps une pression suf fisante qui le maintienne gonflé à la forme désirée. A cet effet, il sera donc nécessaire que la relation entre les sections des ouvertures d'entrée et de sortie du corps soit exactement appropriée, si tuation que l'on peut obtenir en agissant sur le ruban 2 mentionné. Des etudes expérimentales réalisées avec un corps de volume tel que celui représenté à la figure 1 ci-annexee ont établi que la diffférence entre la section de l'ouverture d'entrée d'air et celle de l'ouverture de sortie pour un fonctionnement opti 2 mal était de 0,805 m , le vehicule de traction, dans ce cas un avion, tractant le corps à une vitesse moyenne de 60 noeuds (111 km/h). Dans ces conditions, la resistance offerte par le corps gonflable représenté est de 98 kg en negligeant le frottement sur l'air du volume tracte. Avec cette resistance à l'avancement et avec une surface interne du corps de 35 m2, il se produit une pression interne d'environ 2,8 kg/m2 suffisante pour maintenir le corps parfaitement gonflé, dans des conditions optimales d'observation. On comprend facilement que, dans des conditions de pression interne, intervient logiquement la conformation speciale que l'on désire obtenir, de sorte que, dans les cas où l'on desire une conformation complète, telle que par exemple celle représentée à la figure 6 ci-annexée, il sera nécessaire de doter le corps dgouvertures de sortie ou tuyères complémentaires, lesquelles sont représentées par 8, 9 et 10 dans la figure 6.-Dans ces cas, et pour un fonctionnement optimal, on devra respecter des conditions analogues à celles exposées précédemment pour le ces experimental vérifie, c'est- & dire que la somme des sections des tuyères complémentaires et de l'ouverture de sortie conserve une différence proportionnelle avec la section de l'ouverture d'entrée d'air. Ainsi, donc, grace au procédé de l'invention, il est possible de mettre en forme par l'effet de traction des corps initia lement amorphes qui, pendant leur déplacement, seront extrêmement stables sans imposer de turbulences ni de mouvements étrangers au véhicule qui effectue le deplacement, circonstance extrêmement importante quand le véhicule consiste en un véhicule aérien. Il est entendu que l'invention n est pas limite aux modes de réalisation préférés décrits ci-dessus titre d'illustra- tion et que l'homme de l'art pourra y apporter des modifications sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Procédé pour donner sa forme à un corps initialement amorphe par effet aérodynamique, caractérisé en ce qu'il consiste à remorquer au moyen d'un véhicule, de préférence un avion, un corps préforme en matière laminée, telle que textile ou matière plastique, capable de composer un volume lorsqu'il reçoit de l'air, sous l'effet du déplacement, avec une entrée d'air à une extrémité et une sortie à l'autre, l'admission d'air etant de plus grande dimension que la sortie et le corps comportant à ses deux extrémités des armatures qui sont constituées au moyen d'anneaux tubulaires qui sont lestés et se trouvent cachés et fixes à la surface laterale du corps dont ils forment l'armature, l'anneau de la zone d'entrée d'air comportant des moyens pour la fixation de câbles qui rejoignent de manière asymétrique celui qui provient du véhicule de traction, des moyens étant en outre prévus pour régler la pression de l'air à l'intérieur du corps, consistant en diaphragmes conformés respectivement à l'orifice d'entré et à l'orifice de sortie de l'air. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérise en ce que chaque diaphragme est constitue au moyen de la jupe annulaire qui prolonge le matière conformant le corps et qui présente un rebord qui retient un cordon ou ruban dont les extrémités sortent à l'extérieur et au moyen desquelles on produit par traction un froncement à un degré plus ou moins grand de ce diaphragme et, par conséquent, la variation de la section de L'orifice de passage de l'air.