Ltinvention se rapporte à une machine pour étaler le contenu de bottes de paille. Elle trouve application, plus particulièrement mais non exclusivement, dans l'étalement des tiges d'une botte de lin roui, battu ou non battu, en vue de sa présentation à une installation de teillage où, par broyage et/ou battage, les fibres textiles seront séparées du bois et de ltécorce. Actuellement, le déliage de chaque botte s'effectue à la main par coupe et retrait du lien qui l'enserre en prenant soin de ne pas mélanger des fragments de lien avec la paille. Après déliage de la botte, celle-ci est ouverte et la paille est alors étendue~à la main sur une table en essayant de former une nappe mince dans laquelle les tiges sont toutes parallèles entre elles tout en conservant un alignement de leur pied et en recherchant à obtenir une densité la plus régulière possible. Cette nappe est alors avancée, dans une direction perpendiculaire aux tiges, jusqu'à la teilleuse. Les teilleuses absorbent en général mille cinq cents kilogrammes, soit trois cents bottes de paille toutes les heures, ce qui oblige donc à délier, ouvrir et à étaler une botte de cinq kilogrammes de paille toutes les douze secondes. M8me en employant à cette tâche plusieurs personnes ayant une grande dextérité, ce temps est trop bref pour garantir la régularité souhaitée tant pour la densité de la nappe que pour le parallélisme des tiges et leur présentation perpendiculairement au sens d'avance vers la teilleuse. Afin d'éviter ce travail pénible, des constructeurs ont déjà imaginé une machine destinée à ouvrir les bottes et a' à étaler leurs tiges ( brevet français 1531641). Cette machine comprend des bras présentant des paquets de tiges à des crochets associés les premiers à un tambour et les seconds à des channes pour étirer les paquets de tiges pendant que des moyens de pression tassent les tiges jusqu'à l'obtention de la nappe de hauteur requise. Malheureusement, cette machine est très -complexe, encombrante et onéreuse sans pour autant parvenir-au résultat visé puisqu' évidemment les bottes doivent encore être manuellement déliées et ouvertes pour être scindées en paquets de tiges avancés manuellement jusqu'aux bras de cette machine, mais aussi puisque simplement par étirage et compression de paquets de grosseurs très variables, ladite machine ne parient pas à régulariser suffisamment la nappe. Un rdsultat que l'invention vise à obtenir est une machine qui, de manière entièrement automatique, prélève les tiges directement sur la botte complète et assemble les tiges ainsi prélevées en une nappe régulière au point de vue densité et paral lépisme de ses tiges. Un autre rQultat de l'invention est une telle machine qui, au préalable assure le déliage automatique des bottes et le retrait du lien. Est également un résultat dé l'invention, une telle machine qui, après formation de la nappe et avant errée dans la teilleuse assure une élimination des éléments étrangers tels des pierres et autres corps susceptibles de détériorer la teilleuse. Pour cela l'invention a pour objet une machine du type cité plus haut, notamment caractérisée en ce qu'elle comprend - d'une part, deux parois délimitant entre elles un passage de dimension décroissante depuis I'entrée, où la dimension est supérieure au diamètre de chaque botte, jusqu' la sortie, où la dimension correspond sensiblement à ltépaisseur de la nappe, puis, - d'autre part, plusieurs arbres porteurs de galets qui, par rapport à au moins l'une des parois, font partiellement saillie dans le passage et dont leur face latérale présente des fines dents - et enfin, des moyens pour mouvoir is galets en rotation tous dans le même sens mais à des vitesses croissantes depuis les galets situés sur un arbre proche de l'entrée jusque aux galets situés sur un arbre proche de la sortie. L'invention sera bien comprise à l'aide de la description ciaprès faite, à titre d'exemple non limitatif, en regard du dessin ci-annexé qui représente schématiquement - figure 1 : le dispositif de déliage en vue de face - figure 2 : les éléments essentiels de ce dispositif vus en perspective - figure 3 : le dispositif éliminant les élaents étrangers - figure 4 : le dispositif de prélèvement des tiges sur la botte et de formation de la nappe, en vue de face - figure 5 : les éléments essentiels de ce dispositif en vue de dessus - figure 6 : à plus grande échelle, un detail du dispositif de la figure 4. A l'entre de la machine ligures 1 et 2), les bottes de paille 7 sont déposées sur un plateau 2, tel le fond 2 d'une nacelle 3. Par dessus ce plateau 2, descend une fourche 4 immobilisant la botte de paille 1 par rapport a' ce plateau 2 qui présente dans sa partie médiane un orifice 5 par lequel pénètre un outil de coupe 6 animé d'un double mouvement de translation tout dw abord selon une direction verticale v 6 , puis selon une direction horizontale H 6 Cet outil de coupe est remarquable en ce qu'il est disposé sous une semelle 7 qui, en fin de translation verticale vers le haut, appuie sur les tiges au point de les comprimer légèrement afin qu'au cours de la translation horizontale ultérieure, cet te semelle passe a' à ltintérieur de la boucle du lien 8 que l'ou- til de coupe viendra sectionner. Grâce à la semelle 7, dont au moins le bord transversal situé du côté de l'outil de coupe présente un arrondi 9, formé par exemple par un rabattement, les tiges ne sont pas abimées par le passage de l'outil de coupe. Afin d'éviter que le lien ainsi ouvert ne se mélange avec les tiges, selon une autre caractéristique de ltinvention, par dessus la botte de paille est prévue une seconde semelle 10 également anime d'un double mouvement de translation, tout d'abord, selon une direction verticale V 10 puis selon une direction horizontale H. 10 Au terme de son mouvement de translation verticale vers le bas, la semelle 10 comprime légèrement les tiges afin qu'au cours de sa translation horizontale ultérieure, elle s'insère sous le lien et serve enfin de support pour le lien après son tranchage par l'outil de coupe 6. La semelle a son bord destine à s'insérer sous le lin qui présente un arrondi 11 formé par exemple par un bord relevé pour constituer directement un crochet retenant le lien à moins qu'un crochet distinct 12 soit prévu. Dans'un mode préféré, la semelle 7 de l'outil de coupe 6 et la semelle 10 dévacuation du lien 8 viennent s'appuyer sur la botte, chacune d'un côté différent du plan contenant le lien et leurs mouvements de translation en vue l'un de la coupe, 1' autre, de l'évacuation du lien s'opèrent dans des sens opposés afin d'éviter tout glissement du lien 8 au long de la botte 1. Au terme de son mouvement de translation horizontal H 10, la semelle 10 se présente devant un dispositif 13 tel un moulinet, prélevant le lien 8 et le jetant, par exemple dans un bac 14. Après cette opération de déliage automatique, la botte 1 est placée à l'entrée de la machine 15 appelée à étaler son contenu (figures 4, 5, 6). Cette machine comprend deux parois 16,17 délimitant entre elles un passage 18 dont l'entrée "E" est de dimension supérieure au diamètre des bottes de paille, alors que la sortie " S" est de dimension correspondante à l'épaisseur de la nappe de tiges alimentant la teilleuse (non représentée) soit d'environ un à trois centimètres. Entre ces deux points extrgmes, les deux parois ont une forme telle que, vues en coupe longitudinale, chacune des deux lignes droites ou courbes délimitant le passage 18 à ses différents points qui s'pprochent de plus en plus de l'autre ligne au fur et à mesure que ces points s'éloignent de l'entrée. Ces parois 16,17 peuvent être symétriques ou asymétriques sut~ace par rapport à la / medianel9 qui peut elk même être plane ou courbe. De même, ces parois 16,17 peuvent être formées de larges tôles ou de bandes plus ou moins étroites 16 a, 16 b en nombre suffisant pour obtenir un bon guidage des tiges en combinaison avec les éléments ci-après décrits. Faisant partiellement saillie dans le passage 18 par rapport à au moins l'une des parois 16,17, la machine 15 comprend plusieurs galets 20-calés sur des arbres 21 liés en rotation par des pignons de transmission 22 reliant par paires les pignons 23 à 30 calés chacun ar l'un des arbres 21 et dont l'un d'eux est associé à un engin moteur. Les galets, de préférence en acier ou en fonte, auront par exemple un diamètre de cents vingt t millimètres et une épaisseur ~~~~~~~~~ 31 de vingt millimètres./bes arbres 21 seront montés à une distance telle des faces internes des parois 16,17 que les faces lat- rales des galets seront en saillie sur une portion angulaire d' environ quatre vingt dix à cent vingt degrés. Ces faces latérales présentent des fines dents 32 qui accrochent les tiges superficielles et les conduisent vers la sortie du passage. Etant donné que, sur chaque arbre 21, sont calés plusieurs galets répartis sur toute la largeur de la nappe, les tiges sont saisies en plusieurs points et restent donc bien parallèles entre elles et perpendiculaires au sens d'avance vers la teilleuse. L'accélération du mouvement des tiges, suite au rétrécissement du passage, est obtenue en communiquant aux galets un mouvement de rotation allant croissant vers cette sortie et par exemple quatre fois plus rapide en sortie qu'a l'entrée, en calant sut les arbres des pignons 23 à 30 ayst un nombre dents qui dé croit progressivement par exemple de quatre vingt seize dents pour le pignon d'entrée 23 jusqu'à vingt quatre dents pour le pignon de sortie 30J Evidemment, les pignons de transmission 22 ont également pour but de faire tourner tous les galets dans le même sens. Afin que les tiges quittant les dents dune rangée de galets soient aussit8t prises en charge par les dents de la rangée suivante, les galets dtune rangée s'insèrent entre les galets de la (ou des) rangée voisine (figure 5). Pour venir en saillie par rapport à la paroi, les galets peuvent traverser des découpes da cette paroi et/ou être placés de chaque côté des bandes guides 16 a, 16 b. Ainsi prélevées au fur et à mesure, directement sur la botte entière, et constamment guidées sur toute leur longueur puis surtout du fait qu'elles sont entraSnées vers la machine à une vitesse progressive prédéterminée, les tiges constituent une nappe de densité très régulière indépendante du volume de tiges à son entrée. Dans une variante de réalisation, au lieu d'alimenter directement la teilleuse, la nappe de tige issue de la machine 15 passe sur un tapis sans fin 33 formé de plusieurs courroies 34 qui sont engagées sur des poulies ou des tambours 35 mais entre lesquelles courroies sont réservés des espaces 36 d'environ cinq centimètres, sous la pression d'un rouleau 37, afiyEe raire cnuter entre elles les pierres et autres objets lourds contents par la nappe. il est bien évident que l'invention n'est pas limitée à l'e- xemple ci-dessus décrit et représenté à partir duquel décou lent d'autres formes et d'autres modes de réalisation. Entre autres variantes, il est rappelé que la machine à étaler les tiges peut avoir son plan médian horizontal comme représenté figure 1, mais aussi vertical ou incliné selon un angle quelconque par rapport à ces plans particuliers. REVENDICATIONS 1. Machine à étaler le contenu de bottes de paille en une nappe de densité régulière dans laquelle les tiges sont parallèles entre elles et perpendiculaires au sens de production de la nappe, c a r a c t é r i s é e en ce qutelle comprend - d'une part, deux parois délimitant entre elles un passage de dimension décroissante depuis l'entrée où la dimension est supérieure au diamètre de chaque- botte, jusqu'a' la sor tie, où la dimension correspond sensiblement à lrépaisseur d, la nappe, puis, - d'autre part, plusieurs arbres porteurs de galets qui, par rapport à au moins l'une des parois, font partiellement saillie dans le passage et dont leur face latérale pré sente des fines dents - et enfin, des moyens pour mouvoir les galets en rotation tous dans le même sens mais à des vitesses croissantes depuis-les galets situés sur un arbre proche de l'entrée jusqu'aux galets situés sur un arbre proche de la sortie. 2. Machine selon -la revendication 1, caractérisée en ce que les parois sont formés par des tôles pourvues de découpes pour le passage des portions de galets formant saillie dans le passage. 3. Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que les parois sont formées par des bandes espacées transversalement et entre lesquelles passent les galets. 4. Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que les galets calés sur un arbre s'insèrent entre les galets calés sur l'arbre qui suit immédiatement l'ar- bre précité. 5. Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce qu'en sortie du passage, la nappe est déposée sur un tapis sans fin formé de courroies espacées les unes des autres et au-dessus desquelles est prévu un rouleau de pression. 6. Machine selon l'une quelconque des revendications 1 å 5, caractérisée en ce que ltentréedl dz passage est alimentsé en bot- te déliée par un poste de déliage automatique. 7. Machine selon la revendication 6, caractérisée en ce que le poste de déliage automatique comprend un plateau sur lequel est déposée la botte enserrée par un lien et au-dessus de laquelle descend une fourche l'immobilisant par rapport au plateau qui présente dans sa partie médiane un orifice dans lequel pénètre un outil de coupe animé dtun double mouvement de translation tout d'abord vertical puis horizontal vers le lien, lequel outil de coupe est disposé en-dessous d'une semelle dont le bord transversal situé du côté de l'atil de coupe est arrondi. 8. Machine selon la revendication 6 ou 7 caractérisée en ce qu'au dessus de la botte de paille est prévue une seconde semelle également animée dun double mouvement de translation tout d'abord vetical puis horizontal et dont le bord transversal situé du côté du lien est arrondi. 9. Machine selon les revendications 7 et 8, caractérisée en ce que les deux semelles s'appuient sur la botte chacune d'un côté différent du plan contenant le lien. 10. Machine selon la revendication 8 caractérisée en ce quf au terme de son mouvement de translation horizontal, la deuxième semelle se présente avec le lien à un dispositif de prélèvement et de rejet de ce lien hors de la nappe.