l'invention, concernant le tricotage, est plus spécifiquement relative àun métier à tricoter à main muni d'une planche de fonture dans laquelle les aiguilles sont montées de façon coulissante, d'un chariot qui peut coulisser sur la planche de fonture perpendiculairement à la direction de mouvement des aiguilles et qui fait avancer eut reculer les aiguilles au moyen d'un dispositif à came coopérant avec le talon des aiguilles pour exécuter le mouvement de tricotage, d'un sélecteur d'aiguilles disposé sur le chariot et au moyen duquel des aiguilles déterminées peuvent etre amenées de leur position normale de tricotage à une position de sélection, et d'un dispositif de commande permettant d'actionner à volonté le sélecteur d'aiguilles. Dans un métier à tricoter à main de ce genre (brevet suisse n0 387 214), le sélecteur d'aiguille est formé d'un bras de levier monté de façon pivotante sur le chariot et pouvant-pivoter sous l'action d'un électro-aimant, contre la précharge d'un ressort, pour arriver dans la traiectoire du talon des aiguilles. L'extrémité du bras de levier constitue une surface de came, de sorte que le talon auquel s'applique le bras de levier est amené dans une voie de guidage prévue sur le chariot de manière à prendre sa position de sélection. la commende de 1' électro-aimant est assurée gracie à des contacts électriques disposés dans les guides et qui sont actionnés par les talons glissant à travers les guides. Gracie à ce dispositif, on peut faire passer les aiguilles de leur position de tricotage oU elles exécutent le mouvement usuel de tricotage à la position de sélection décalée vers l'extérieur relativement à celle de tricotage. On peut ainsi réaliser des dessins déterminés, car on peut modifier la succession des mailles d'un rang à l'autre. Toutefois, en pratique, il est apparu qu'un tel dispositif ne convient pas aux grandes vitesses de fonctionnement, car le levier actionné par l'électro-aimant doit exécuter, en un temps extremement court, un mouvement de pivotement relativement grand. Un autre inconvénient du dispositif connu est que pour chaaue sens de mouvement du chariot, il faut prévoir un électro-aimant séparé. Dans un autre métier à tricoter à main connu de construction similaire (brevet allemand n0 1 207 540), il existe également un levier salmis à une pré charge élastique et qui, dans sa position de service, fait passer le talon des aiguilles d'une voie de guidage du chariot à une autre. Irais dans ce cas, il faut amener manuellement les leviers à leur position de service, ce qui limite notablement les possibilités d'utilisation de ce dispositif. Dans d'autres métiers à tricoter à main connus (brevet des E.U.B. nO 3 358 473 et brevet britannique nO 1 174 060) la commande du sélecteur d'aiguilles est assurée par des cartes perforées qui sont portées par le chariot. Puis, grace à des dispositifs à cames relativement compliqués comportant des tringleries, des roues dentées et des plateaux de came, des aiguilles déterminées sont amenées à leur position de sélection en fonction de 11 information contenue dans la carte perforée. Ces sélecteurs d'aiguilles connus nécessitent des moyens si importants qu'ils ne sont pas économiques pour les métiers à tricoter à main. L'invention a pour but de fournir un métier à tricoter à main du type défini plus haut dont le sélecteur d'aiguilles, sans moyens trop importants, convienne mme à de grandes vitesses de fonctionnement. Dans un métier à tricoter à main du type défini plus haut, on y parvient selon l'invention grtce au fait que le sélecteur d'aiguilles est formé d'une roue de positionnement, montée de manière à pouvoir tourner librement sur le chariot et présentant des saillies distribuées à sa circonférence et qui engrènent avec le talon des aiguilles à la façon d'une denture quand le chariot coulisse, et d'un dispositif de freinage qui arrête la roue de positionnement quand il est actionné par le dispositif de commande, ce qui fait que le talon des aiguilles coulisse sous l'action des saillies de la roue de positionnement, jouant alors le rible de cames, et que les aiguilles sont amenées à leur position de sélection. Dans le métier à tricoter à main selon l'invention, pour mettre en action et hors d'action le sélecteur d'aiguilles, il suffit d'actionner le dispositif de freinage. On peut ainsi faire face aisdment mtme à de très grandes vitesses de fonctionnement, de sorte qu'il ne se produit pas de difficulté, mOrne lorsqu'on commute le sélecteur d'une aiguille à l'autre. La dépense de conÇtruction est relativement réduite, de sorte que le prix de revient du métier peut rester dans le cadre qui convient à l'usage ménager. Un autre avantage du métier selon l'invention est que le sélecteur d'aiguilles agit dans les deux sens de mouvement du chariot.Un autre avantage, enfin, est que le dessin assuré par le sélecteur d'aiguilles ne doit pas nécessairement s'étendre sur toute la largeur du tricot, mais peut être limite à une partie quelconque de ce dernier, Selon un mode d'exécution avantageux, les saillies de la roue de positionnement ont la forme de leviers montés de manière à pouvoir pivoter sur la roue, sollicités chacun par un dispositif de ressort vers une position moyenne et pivotant sous l'action du talon d'aiguille correspondant, lorsque la roue de positionnement est freinée, pour prendre une position de service fixée par une butée et dans laquelle ils forment une surface inclinée servant à guider le talon.De préférence, l'axe de rotation de la roue de positionnement est parallèle à la direction de mouvement des aiguilles et l'axe de pivotement des leviers est perpendiculaire à l'axe de rotation de la roue de positionnement, de sorte que les leviers font saillie axialement par rapport à la roue et s'interposent entre les talons d'aiguille. On peut ainsi assurer un guidage satisfaisant et str des talons d'aiguille. Selon un mode d'exécution avantageux, le dispositif de freinage présente un électro-aimant et l'armature de Il électro-aimant, ou un organe d'actionnement relié à celle-ci, peut s'arrêter dans une encoche de la roue de positionnement. L'utilisation d'un électro-aizant comme dispositif de freinage permet d'actionner de façon particulièrement simple le sélecteur d'aiguilles. En outre, selon un mode d'exécution particulièrement avantageux, le dispositif de freinage utilisé étant un électro-aimant, le dispositif de commande présente un dispositif électrique ou électronique de commutation pouvant etre actionné par le mouvement du chariot et servant à actionner l'électroaimant.De préférence, le dispositif de commutation présente une roue de commutation montee de manière à pouvoir tourner sur le chariot, entraînée par le mouvement du chariot et portant un circuit imprimé disposé avec un dessin donné et engendrant dans un ordre donné, avec un bloc de contact disposé sur le chariot, des signaux d'excitation de l'électro-aimant. Ainsi, pour modifier le dessin, il suffit de changer le circuit imprimé de la roue de commutation. Etant donné que le dispositif de commutation est entraîné par le mouvement du chariot, il n'est pas nécessaire d'adapter le dispositif de commande à des largeurs différentes du tricot. Un exemple préféré, mais non limitatif, de l'invention sera expliqué avec référence aux dessins sur lesquels : la figure 1 est un plan schématique d'un métier à tricoter à main selon l'invention; La figure 2, une élévation latérale du métier de la figure t; La figure 3, une vue schématique de la trajectoire des talons d'aiguille relativement au chariot; La figure 4, un plan à plus grande échelle d'un sélecteur d'aiguilles du métier de la figure 1; La figure 5, une coupé suivant la ligne V-V de la figure 4; et La figure 6, une coupe suivant la ligne VI-VI de la figure 4. le métier à tricoter à main représenté schématiquement par les figures 1 et 2 comporte une planche à aiguilles, ou "fonture" 2, dans laquelle des aiguilles 4 sont disposées de manière à pouvoir aller et venir en ligne droite. Au-dessus de la fonture, un chariot 6 est monté de manière à pouvoir coulisser dans la direction de la flèche a, perpendiculairement à la direction de mouvement des aiguilles 4 et on peut le faire aller et venir au moyen d'une poignée 8. En-dessous du chariot 6 on a prévu un dispositif à cames 7, indiqué schématiquement sur la figure 3, qui coopère avec le talon 9 des aiguilles 4. Le chariot 6 porte en outre un dispositif 10 servant à l'amenée du fil. lorsque le chariot 6 coulisse, les aiguilles sont déplacées suivant une trajectoire indiquée sur la figure 3 par le trait mixte À et effectuent de façon connue le processus de tricotage. Le chariot 6 porte en outre un sélecteur d'aiguilles 12 qui permet de faire passer des aiguilles au choix à une position de sélection, décalée vers l'extérieurielativement à la position normale, comme on l'a indiqué par le pointillé B pour l'aiguille 4'. En amenant certaines aiguilles à leur position de sélection, on peut réaliser des dessins déterminés de tricot. Toutefois, on peut aussi tirer parti de la position de sélection B pour incorporer au tricot, outre les fils normaux, un fil d'une autre couleur, ce qui permet de réaliser des dessins de couleur différente. En pareil cas, au dispositif d'amenée de fil 10 peut encore être adJoint un autré dispositif d'amenée de fil, il (en tireté), servant à amener le fil de couleur diffrente. Le sélecteur d'aiguilles 12 est commandé au choix par un dispositif de commande 14, également porté par le chariot 6, ce qui fait qu'à la différence du mouvement normal A, on peut donner aux aiguilles le mouvement B indique en pointillé sur la figure 30 La structure du sélecteur d t aiguilles 12 est représentée avec plus de précision par les figures 4 à 6. Be sélecteur 12 comporte une roue de positionnement 16, qui est montée de manière à pouvoir tourner librement sur le chariot 6 gracie à un arbre 18 et à des paliers 20. La roue de positionnement 16 est pourvue d'un appendice axial 22 à section hexagonale.Chacune des surfaces extérieures de l'appendice axial 22 est pourvue d'une saillie 24 en forme de levier, qui peut pivoter autour d'un axe 26. Chacun des leviers 24 est centré au moyen d'un ressort 32 dans une position moyenne alignée sur la direction axiale de la roue de positionnement 16. Chacun des ressorts 32 présente un tronçon enroulé autour d'un tourillon 30, dont partent deux branches de ressort, de sorte que par leurs extrémités, elles entourent le bras court d'un levier 24 à deux bras. Entre les deux branches de ressort est en outre disposé un tourillon 28 fixé à l'appendice axial 22 et placé entre le tourillon 30 et l'axe de pivotement 26 du levier. Le tourillon 28 sert à limiter dans un sens le mouvement de déviation des branches du ressort 32o L'arbre 18 de la roue de positionnement 16 est perpendiculaire à la direction de mouvement a du chariot et l'axe de pivotement 26 du levier 24 est perpendiculaire à l'axe de rotation de la roue de positionnement 16. Bes bras de levier 24 sont donc parallèles à la direction de mouvement b des-aiguilles.La roue de positionnement 16, avec ses leviers 24, est disposée, relativement aux aiguilles 4, de façon que les leviers 24 s'engagent entre les talons 9v. Bes dimensions sont choisies de telle sorte que lorsque le chariot 6 coulisse, la roue de positionnement 16 engrène avec les talons 9 à la façon d'une roue dentée. Des talons jouent le r81e de crémaillère tandis que les leviers 24 forment les dents de cet "entratne- ment à denture". La force des ressorts 32 est suffisamment grande pour que pendant l'engrènement avec les talons 9 les leviers 24 ne quittent pas leur position moyenne tant que la roue 16 peut tourner sans entrave. Mais lorsque la roue 16 est arrêtée, le levier 24 qui est engagé à ce moment pivote contre la force du ressort 32 en quittant le talon correspondant 9. Le levier 24 arrive à la position indiquée en trait mixte sur la figure 4, qui est limitée par une butée (non représentée) et décalée d'environ 400 relativement à la position initiale. Le levier 24 forme une surface oblique de came le long de laQuelle glisse le talon correspondant, de sorte que 11 aiguille considérde peut prendre sa position de sélection. Pour arrêter au choix la roue de positionnement 16, un dispositif de freinage est prévu sous la forme d'un électro-aimant 34. L'électro-aimant 34 comporte deux moitiés 36, 38 et le circuit magnétique des moitiés 36, 38 est fermé par un corps cylindrique 40 portant une bobine 42. L'armature 44 de l'électro-aimant est portée par un étrier de ressort 46 dont une extrdmité est fixée par une vis 48 à la moitié d'aimant 36. L'étrier de ressort 46 présente, à son extrémité opposée à celle qui est bloquée, une partie repliée 50 qui peut s'insérer dans l'une de plusieurs encoches 48 distribuées à la circonférence de la roue de positionnement, lorsque l'électro-aimant est actionné et que l'armature 44 est attirée contre les moitiés 36, 38. Ainsi, en actionnant lXélectro-aimant 34, on peut arrêter la roue16. Pour commander l'actionnement de l'électro-aimant 34, on a prévu le dispositif de commande 14 représenté sur les figures 1 et 2. Le dispositif de commande 14 comporte une roue de commutation 52 qui est montée de façon à tourner librement sur un bras 54 du chariot 6. La roue de commutation 52 est munie de dents 56 distribuées à sa circonférence et engrenant avec des évidements 57 prévus dans la fonture 2. Ainsi, quand le chariot 6 coulisse, la roue de commutation est mise en rotation conformément à la vitesse d'avance du chariot. Sur la face supérieure de la roue de commutation 52 est prévu un circuit imprimé 58, avec un dessin donné cor respondant au dessin désiré du tricot, le circuit imprimé étant réalisé de façon usuelle par décapage du métal. non nécessaire. Au circuit imprimé 58 est adjoint un bloc de contact 60, ce qui fait que lorsque la roue de commutation 52 tourne, on peut obtenir une succession prédéterminée de signaux de fermeture et d'ouverture. Ces signaux électriques servent à commander 1' électro-aimant Le sélecteur d'aiguilles décrit 12 et le dispositif de commande correspondant 14 fonctionnent comme suit dans le mode de fonctionnement normal, lorsque lsélectro-aimant 54 ntest pas excité et que le sélecteur d'aiguilles 12 n'entre donc pas en action, la roue de positionnement 16 tourne sous l1 action des talons d'aiguille 9 engrenant avec les leviers 24 lorsque le chariot 6 coulisse, sans que la roue 16 ait une influence sur le mouvement des aiguilles 4.Simultanément, la roue de commutation 52 est mise en rotation par le mouvement du chariot, le mouvement de rotation de la roue de commutation 52 étant proportionnel au mouvement linéaire du chariot 6 Si maintenant en un point donné du mouvement du chariot la roue de commutation 52 émet un signal électrique en fonction du dessin donné du circuit imprimé, ltélectro-aimant 34 est excité. L'armature 44 et donc l'étrier de ressort 46 sont attires contre les moitiés 96, 38 de sorte que l'extrémité recourbée 50 peut pénétrer dans l'une des encoches 48 de la roue de positionnement 16. Ainsi, la roue 16 est empêchée de continuer à tourner. Toutefois, étant donné que la roue de positionnement et les leviers 24 se meuvent en ligne droite relativement à la fonture 2 en m8me temps que le chariot 6, le levier 24 qui engrène à ce moment avec un talon 9 pivote sous l'action de celui-ci, contre l'action du ressort 32 et prend la position en trait mixte de la figure 4 jusqu a ce que le levier s'applique contre la butée correspondante (non représentée). Pendant que le chariot continue son mouvement, le talon 9 glisse sur la surface oblique du levier 24, de sorte cue l'aiguille 4 est amenée à sa position de sélection0 On comprend au'en choisissant convenaolement le circuit imprimé 58 de la roue de co-mutation 52, on peut obtenir n'importe quel dessin de tricot0 REVENDICATIONS 1 e métier à tricoter à main muni d'une planche de fonture dans laauelle les aiguilles sont montées de façon coulissante, d'un chariot qui peut coulisser sur la planche de fonture perpendiculairer^erlt à la direction de mouvement des aiguilles et qui fait avancer et reculer les aiguilles au moyen d'un dispositif à came coopérant avec le talon des aiguilles pour exécuter le mouvement de tricotage, d'un sélecteur d'ai- guilles disposé sur le chariot et au moyen duquel des aiguilles déterminées peuvent être amenées de leur position normale de tricotage à une position de sélection,- et d'un dispositif de co -ande permettant d'actionner à volonté le sélecteur d'aiguilles, métier caractérisé par le fait que le sélecteur d'aiguilles est formé d'une roue de positionnement, montée de manière à pouvoir tourner librement sur le chariot et présentant des saillies distribuées à sa circonférence et qui engrènent avec le talon des aiguilles à la façon d'une denture quand le chariot coulisse, et d'un dispositif de-freinage oui arrête la roue de positionnement quand il est actionné par le dispositif de com- mande, ce qui fait que le talon des aiguilles coulisse sous 'action des saillies de la roue de tositionnement, jouant alors le rôle de cames, et que les aiguilles sont amenées à leur position de sélection. 2. Métier selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les saillies de la roue de positionnement ont la forme de leviers montés de manière à pouvoir pivoter sur la roue, sollicités chacun par un dispositif de ressort vers une position moyenne et pivotant sous l'action du talon d'aiguille correspondant, lorsque la roue de positionnement est freinée, pour prendre une position de service fixée par une butée et dans laquelle ils forment une surface inclinée servant à guider le talon. 3. Métier selon la revendication 2, caractérisé par le fait que l'axe de rotation de la roue de positionnement est parallèle à la direction de mouvement des aiguilles et l'axe de pivotement des leviers est perpendiculaire à l'axe de rotation de la roue de positionnement, de sorte que les leviers font saillie axialement par rapport à la roue et s'interposent entre les talons d'aiguille. On peut ainsi assurer un guidage satisfaisant et sir des talons d'aiguille. 4. Métier selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que le dispositif de freinage comporte un électro-aimant. 5e Métier selon la revendication 4, caractérisé en-ce que l'armature de ltélectro-aimant, ou un organe d'actionnement relié à celle-ci, peut s'arrêter dans une encoche de la roue de positionnement. 6. Métier selon les revendications 4 et 5, caractérisé en ce que le dispositif de commande présente un dispositif électrique ou électronique de commutation pouvant être actionné par le mouvement du chariot et servant à actionner l'électro- aimant. 7. Métier selon la revendication 6, caractérisé en ce que le dispositif de commutation présente une roue de commutation montée de manière à pouvoir tourner sur le chariot, entraînée par le mouvement du chariot et portant un circuit imprimé disposé avec un dessin donné et engendrant dans un ordre donné, avec un bloc de contact disposé sur le chariot, des signaux d'excitation de l'électro-aimant.