I1 est connu que, lorsque les revêtements internes ou chemisages réfractaires réalisés avec des briques, dans les fours, d'une façon générale atteignent un degré d'usure donné qui réduit l'épaisseur initiale du chemisage d'environ la moitié, on les remplace en les démolissant et en en construisant d'autres avec des briques neuves. On sait également que certains fours industriels, suivant l'emploi auquel ils sont destinés, présentent une usure qui est presque constante de tous les points du chemisage réfractaire ; c'est pourquoi le chemisage, ayant atteint la limite maximale d'usure fixée, doit etre refait et la presque totalité des briques usagées de l'ancien chemisage présentent une épaisseur notable, bien qu'étant devenues inutilisables, ce dont résulte une perte économique importante. En vue de remédier en grande partie à cet inconvénient et de diminuer de façon importante le poids total de chaque chemisage réfractaire, en particulier de fours cylindriques verticaux ou horizontaux et de fours rotatifs, l'invention a pour objet des briques réfractaires caractérisées par leur profil qui présente une diminution d'épaisseur dans la partie postérieure non exposée, de sorte que, alors que la partie antérieure demeure inchangée et sur une profondeur supérieure à la moitié de l'épaisseur de la brique, à l'arrière la brique s'amincit et présente un éperon longitudinal d'appui capable d'en fixer la position correcte au montage, en vue de la réalisation de revêtements. D'autres objets de-l'invention ressortiront de la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés et donnant, à titre explicatif mais nullement limitatif, desformespréféréesde réalisation, sur ces dessins - la figure 1 est une vue en perspective d'une brique conforme à l'invention ; - la figure 2 est une vue analogue à la figure 1 d'une variante de réalisation - la figure 3 est une vue, en coupe transversale, d'une partie d'un chemisage ou revêtement réfractaire de four cylindrique, réalisé avec des briques de la figure 1 ; et - la figure 4 est une vue analogue à la figure 3, mais comportant l'utilisation de briques de la figure 2. On voit sur la figure 1, une brique 5, qui est de préférence prismaeique ou présente des bases 6 effilées et comporte un évidement longitudinal 7 sur toute la longueur L de la brique. Comme représenté sur la figure 3, l'utilisation des briques 5, pour réaliser des chemisages de fours cylindriques verticaux, à axe horizontal ou tournants, conduit à un ensemble dans lequel la partie avant exposée A est normalement resserrée, tandis qu'à l'opposé de cette partie avant et en face de l'enveloppe extérieure B se trouvent des cellules ou alvéoles C d'allégement qui diminuent le poids du chemisage réfractaire et,en même temps, permettent de réaliser une économie importante dans la construction du revêtement réfractaire. Comme représenté sur la figure 1, la cavité 7 de chaque brique a une hauteur h qui correspond à environ un tiers de la dimension S qui, en fait, est l'épaisseur de la brique et, par conséquent, du chemisage réfractaire que l'on peut réaliser avec ces briques. L'éperon 8 constitue l'élément dorsal d'appui de chaque brique par rapport au manteau du revêtement extérieur B (figure 3). Comme indiqué plus haut, étant donné que, lorsque l'usure du chemisage réfractaire atteint une valeur égale à environ la moitié de S on refait ce chemisage à l'aide de briquets neuves, la cavité 7, sans nuire à la durée d'utilisation du chemisage, permet d'obtenir les avantages signalés plus haut. La figure 2 représente une variante de la brique selon l'invention, dans laquelle des cavités longitudinales 7a ménagées au dos de chaque brique Sa, sont au nombre de deux ; qui sont parallèles et disposées sur les côtés de l'éperon central 8a. La figure 4 représente un secteur de chemisage réalisé à l'aide de briques 5a ; dans la réalisation de ce chemisage réfractaire, à l'aide de briques du type représenté sur la figure 2, entre l'enveloppe extérieure B1 et le dos des briques Sa, sont formées des cellules ou alvéoles C1 d'allégement, analogues aux cellules C de la figure 1. Dans chaque cas, les cellules C et C1, étant convenablement orientées, peuvent servir également de canaux de refroidissement pour l'enveloppe métallique B, en limiter la dilatation et, en même temps, en prolonger la durée. On comprend, d'après la description qui précède, quels sont les avantages résultant de l'utilisation des briques selon l'invention munies d'évidements d'allégement qui, en même temps, constituent un rebord ou éperon arrière de guidage, destiné à permettre le montage correct et rapide des briques sur les lieux de construction de chemisages réfractaires en général, et/ou de parties de tels chemisages. I1 va de soi que le dispositif de l'invention n'a été décrit ci-dessus qu'à titre explicatif et nullement limitatif et que l'on pourra y apporter des modifications de détail ; c'est ainsi que l'invention couvre également des variantes du profil du dos des briques, comme par exemple un éperon ou rebord 9, 9a interrompu par des évidements représentés en pointillé en 8b sur la figure 2, et qui sont destinés à augmenter l'allégement de chaque brique ainsi que l'économie d'utilisation de ces briques. REVENDICATIONS 1. Briques réfractaires pour chemisages internes de fours métallurgiques, caractérisées en ce que le dos de chaque brique, ou partie fixée à l'enveloppe extérieure du four, est allégé par des évidements qui en réduisent la largeur et constituent un éperon longitudinal d'appui contre la surface interne de l'enveloppe, en vue d'alléger le revêtement ou chemisage réfractaire du four et d'en diminuer le prix de revient. 2. Briques réfractaires selon la revendication 1, caractérisées en ce que l'allégement de chaque brique est obtenu en diminuant d'environ la moitié sa largeur dorsale, sur une profondeur d'environ le tiers de son épaisseur et sur toute la longueur de la brique qui présente, de la sorte, un rebord ou éperon postérieur latéral. 3. Briques réfractaires selon la revendication 1, caractérisées en ce qu'elles présentent à l'arrière deux évidements parallèles qui délimitent un éperon ou rebord central. 4. Briques réfractaires selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisées en ce que le rebord ou éperon arrière d'appui est interrompu par des évidements ou encoches qui divisent ce rebord en plusieurs dents d'appui. 5. Briques réfractaires selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisées en ce que, sur le lieu de la construction, leurs évidements arrière d'allégement constituent des cellules, ou alvéoles, délimitées radialement par-l'enveloppe du four.