La présente invention est relative aux bouches à clé du type comprenant un tube vertical relié à son extrémité supérieure à une tête portant un tampon amovible et munie d'une semelle d'appui horizontale. Ces bouches à clé sont destinées à être associées à des robinets ou vannes enterrés placés sous les chaussées ou trottoirs et permettent l'accès aux organes de manoeuvre de ces robinets ou vannes à travers le tube, après enlèvement du tampon. Il est fréquent de devoir modifier suivant un axe vertical la position des bouches à clé, généralement en hauteur à la suite d'un rechargement de la chaussée lors de sa réfection, parfois pour l'adapter à un niveau inférieur suite à l1usureouâl1affaisse- ment de la chaussée. Dans les bouches à clé du type précité, la modification du niveau est permise par un montage coulissant de l'extrémité inférieure du tube sur un tube-allonge solidaire du robinet. Dans les bouches à clé de ce type (brevet US 2 008 138), la tête est vissée sur l'extrémité superieure du tube. L'inconvénient de cet agencement réside dans la difficulté de fabrication par moulage, par exemple en fonderie, d'une pièce présentant un filetage. En effet, il est nécessaire d'utiliser un moule comportant un noyau fileté, ce qui allonge le temps de fabrication et oblige a confectionner des noyaux aux cotes précises. L'invention a pour but de fournir une bouche à clé pouvant être réalisée par moulage de façon plus économique. A cet effet, elle a pour objet une bouche à clé du type précité, caractérisée en ce que la têteprésepte une jupe tronconique convergente vers le haut dans laquelle le tube est emmanché à force. De préférence, pour augmenter la rigidité, l'emmanchement à force est complété par un collage. De façon très avantageuse, la tête peut comporter une seconde jupe tronconique convergente vers le bas et reliée par sa grande base à l'extrémité supérieure de la première jupe, le tampon s'adaptant dans cette seconde jupe. Cette solution améliore encore la rigidité de la tête et permet de réaliser celle-ci par moulage sans. noyau ni usinage. Dans ce cas, si le tampon s'appuie sur la deuxième jupe par l'intermédiaire d'une série de nervures radiales, ce tampon ne présente en service aucune tendance à l'oscillation, sans qu'aucun usinage ne soit nécessaire.Le tampon peut donc être brut de moulage et moulé sans noyau. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, donnée à titre d'exemple non limitatif et en regard du dessin annexé, sur lequel: la Fig. l est une vue,partiellement en coupe longitudinale, d'une bouche à clé suivant l'invention en position de service; la Fig. 2 représente à plus grande échelle en coupe longitudinale la bouche à clé de la Fig, 1; la Fig. 3 représente un détail de cette bouche à clé, en coupe suivant la ligne 3-3 de la Fig. 2. La bouche à clé l représentée à la Fig. l est destinée à permettre la manoeuvre, à partir de la chaussée ou trottoir 2, d'un robinet-vanne 3 monté sur une canalisation enterrée 4. Le robinet-vanne 3 est surmonté, à la manière connue, d'une cloche 5 fixée au moyen d'une bride 6 sur ledit robinet-vanne et se prolongeant verticalement vers la chaussée 2 sous forme d'un tube-allonge 7. A travers ce tube-allonge 7, la cloche 5 et la bride 6, on peut ouvrir ou fermer le robinet-vanne 3 au moyen d'une clé appropriée. La bouche à clé l se compose de trois pièces en fonte à graphite sphéroidal: une tête 8, un tampon 9 supporté par cette dernière, et un tube cylindrique vertical 10 dont l'extrémité supérieure est solidarisée de la tête 8 et dont l'extrémité inférieure coiffe à coulissement le tube-allonge 7 solidaire du robinet-vanne 3. La tête 8 de la bouche à clé présente une semelle d'appui il reposant directement sur le matériau constituant la couche de fondation 12 du trottoir ou de la chaussée 2. La couche de fondation 12 ainsi que la semelle Il sont recouvertes d'une couche superficielle ou couche de roulement 13. Comme on le voit mieux à la Fig. 2, la tête 8 est une pièce brute de fonderie comportant une première jupe 14, une deuxième jupe 15 et la semelle 11. La jupe 14 est tronconique et converge vers le haut suivant un angle faible correspondant à l'angle de démoulage,soit environ 5 . Sur sa paroi intérieure 16 font saillie trois nervures 17 situées dans des plans radiaux espacés angulairement de 120 les uns des autres. Comme on le voit à la Fig. 3,les nervures 17 ont une sectior triangulaire à sommell7a arrondi. Ces nervures s'étendent sur toute la longueur de la jupe 14. La semelle Il est constituée par une collerette radiale plane en saillie vers l'extérieur à partir de l'extrémité inférieure de la jupe 14. Une série de nervures radiales de renforcement 18 en forme de plaques triangulaires sont prévues dans l'angle formé par la surface extérieure de la jupe 14 et la surface supérieure de la semelle Il. La seconde jupe 15 est tronconique et converge vers le bas suivant un angle d'environ 100. Son extrémité supérieure est reliée à celle de la jupe 14 par une plage plane annulaire 19, de sorte que la jupe 15 pénètre coaxialement dans la partie supérieure de la jupe 14. La face supérieure de la plage 19 est munie de reliefs 20 antidérapants qui, en service,sont au niveau de la surface de la chaussée ou du trottoir 2.Le diamètre extérieur de la semelle 11 est supérieur à la hauteur totale de la tête 8. Le tampon 9 est également venu de fonderie d'une seule pièce. I1 est constitué d'un voile métallique 21 en forme de cuvette dans le fond de laquelle est ménagée une ouverture 22 servant à introduire un outil, non représenté, de manutention dudit tampon. Le bord 23 du voile 21 est tronconique pour coopérer avec la surface intérieure 24 de la jupe 15. Six nervures radiales 25, régulièrement réparties angulairement, font saillie sur la surface inférieure du voile 21; leur bord extérieur 26 est incliné comme le bord 23 pour coopérer avec la surface 24; en service, la surface supérieure du voile 21 et celle des reliefs 20 se trouvent au même niveau. Le tube 10 est parfaitement cylindrique; ce peut être un tronçon de tuyau. La tête 8 et le tube 10 sont assemblés en usine de la façon suivante: On enduit d'une colle appropriée telle qu'une résine époxy l'extrémité supérieure du tube 10 ainsi que les nervures 17; on présente le tube 10 à l'intérieur de la jupe 14 dans une presse, qui effectue un emmanchement à force et provoque le coincement du tube dans la tête. Les nervures 17 provoquent une déformation radiale du tube 10, qui se trouve entre elles au contact ou à peu près au contact de la surface 16. La forme triangulaire de cellesci permet d'obtenir une pression élevée de contact sur trois génératrices du tube, ce qui facilite la déformation de ce dernier. La liaison obtenue est ensuite maintenue et consolidée par la colle 27 interposée entre les deux pièces 8 et 10 et remplissant l'espace situé entre elles, ce qui assure également une rigidification de l'ensemble. On obtient ainsi une bouche à clé très économique. En effet, les formes tronconiques de la tête 8 permettent un moulage sans noyau ni usinage complémentaire. De plus, le rapport diamètre/hauteur de la tête 8, supérieur à 1, fournit une bonne stabilité en service avec une hauteur très réduite, qui est par exemple de 45 ou 65 mm respectivement pour une installation en trottoir ou pour une installation en chaussée. La quantité de fonte nécessaire est donc très réduite. Par ailleurs , la présence de la jupe 15 confère a la tête 8 une forme en caisson particulièrement rigide. La structure du tampon 9 convient également à un moulage sans noyau ni usinage complémentaire. Les nervures 25 diminuent considérablement le poids de ce tampon et assurent une très bonne stabilité de celui-ci dans la jupe 15 de la tête 8, sans tendance à l'oscillation autour d'un diamètre. La bouche à clé décrite plus haut résiste de façon satisfaisante aux charges importantes exercées par le trafic routier avec un poids inférieur à 3 kg pour l'ensemble tête-tampon. Lorsqu'il est nécessaire de réhausser la bouche à clé, par exemple à la suite de la pose d'une nouvelle couché de revêtement sur la chaussée ou le trottoir 2, il suffit de dégager la très faible hauteur de matériau 13 recouvrant la semelle 11, d'extraire la bouche à clé par traction verticale, le tube 10 coulissant alors sur le tube-allonge 7, d'adapter la hauteur du matériau sur lequel repose la semelle 11, puis de reboucher autour de la jupe 14. On procède d'une manière analogue pour abaisser le niveau de la surface 20 lorsque l'usure ou l'affaissement de la chaussée ou du trottoir 2 rend cette opération nécessaire. Les trois éléments de la bouche à clé, ou seulement certains d'entre eux, peuvent bien entendu être réalisés en d'autres matériaux moulables possédant des caractéristiques mécaniques appropriées. Ils peuvent notamment être en acier, ou même en matière plastique renforcée moyennant certaines précautions de mise en oeuvre et d'assemblage du tube 1O dans la jupe 14. La tête 8 et le tampon 9, qui ne sont pas déformés lors de l'assemblage de la bouche à clé, peuvent être en une matière non ductile telle que la fonte grise. - REVENDICATIONS 1.- Bouche à clé du type comprenant un tube vertical relié à son extrémité supérieure à une tête portant un tampon amovible et munie d'une semelle d'appui horizontale, caractérisée en ce que la tête (8) présente une jupe tronconique convergente vers le haut (14) dans laquelle le tube (10) est emmanché à force. 2.- Bouche à clé suivant la revendication 1, caractérisée en ce que la jupe (14) comporte au moins une nervure longitudinale (17) en saillie sur sa surface intérieure (16). 3.- Bouche à clé suivant l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que l'emmanchement à force est complété par un collage. 4.- Bouche à clé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3,caractGrisee en ce que la semelle (11) fait saillie radialement sur l'extrémité inférieure de la jupe (14). 5.- Bouche à clé suivant la revendication 4, caractérisée en ce que la tête (8) comporte des nervures radiales (18) s'étendant entre la jupe (14) et la semelle (Il). 6.- Bouche à clé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que la tête (8) comporte une seconde jupe tronconique (15) convergente vers le bas et rliée par sa grande base à l'extrémité supérieure de la première jupe (14), le tampon (9) s'adaptant dans cette seconde jupe. 7.-Bouche à clé suivant la revendication 6, caractérisée en ce que le tampon (9) s'appuie sur la deuxième jupe (8) par I'intermédiaire d'une série de nervures radiales (25). 8.- Bouche à clé suivant la revendication 7, caractérisée en ce que les extrémité supérieures des nervures (25) du tampon (9) sont réunies par un voile (21) percé en son centre. 9.- Bouche à clé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisée en ce que le rapport diamètre/hauteur de la tête (8) est supérieur à I.