La présente invention est relative à un procédé pour la réparation de prothèses dentaires et analogues. Actuellement, lorsqu'il y a lieu de réparer une prothèse dentaire cassée par exemple en deux morceaux, on assemble d'abord ces deux morceaux dans leur position relative initiale dans un moule en plâtre spécialement coulé pour cette prothèse spécifique. Ensuite, on enlève une bande de matière suffisamment large de la prothèse à l'endroit de la fracture et on coule dans la fente ainsi formée une résine liquide pour fixer à nouveau les deux morceaux de la prothèse l'un à l'autre. Enfin, on égalise les surfaces à l'endroit de la fracture. Une telle réparation prend un temps relativement long et, par suite de la précision requise, nécessite un outillage spécial, de sorte qu'elle ne peut être réalisée que par un homme de métier. Un des buts essentiels de l'invention est de remédier à cet inconvénient et de proposer un procédé extrêmement simple permettant à la personne même chez qui la fracture s'est produite de réaliser immédiatement la réparation de la prothèse et ceci d'une manière telle à obtenir une fixation qui soit au moins aussi solide que celle effectuée suivant le procédé classique décrit ci-dessus. A cet effet, dans le procédé suivant l'invention, on fixe les faces de rupture correspondantes de la prothèse l'une à l'autre au moyen d'une colle non toxique à prise rapide ayant une affinité pour la matière dont est constituée la prothèse et on forme ensuite sur la surface linguale de la prothèse, en regard desdites faces de rupture fixées l'une à l'autre, un couvre-joint en résine polyacrylique d'une certaine largeur se fixant de part eu d'autre de ces faces de rupture sur la surface linguale. L'invention concerne également la prothèse dentaire réparée suivant le procédé susdit ainsi qu'un équipement particulier pour la mise en oeuvre de ce procédé. Cet équipement est caractérisé par le fait qu'il comporte un emballage contenant, d'une part, un tube de colle non toxique à prise rapide ayant une affinité pour la matière dont est constituée la prothèse et, d'autre part, du monomère à base d'acide acrylique et du polymère poudreux à base d'acétate de polyvinyle, ce monomère et ce polymère étant séparés l'un de l'autre. D'autres détails et particularités de l'invention ressortiront de la description donnée ci-après, avec référence aux dessins annexés, d'une forme de réalisation préférée du procédé et de l'équipement suivant l'invention. Les figures 1 à 3 illustrent différentes phases de cette forme préférée du procédé suivant l'invention. La figure 4 est une vue en perspective d'un équipement particulier suivant l'invention. Dans les différentes figures les mêmes chiffres de référence concernent les mêmes éléments. Les figures 1 à 3 illustrent la réparation d'une prothèse dentaire cassée en deux morceaux 1 et 2. Les travaux préparatoires consistent à nettoyer à fond les deux morceaux à l'endroit de la fracture et à sécher au moins la face de rupture 3 de chacun des morceaux. Ensuite, on applique, comme montré à la figure 1, sur la face de rupture d'un des morceaux 1, une couche de colle non toxique à prise rapide ayant une affinité pour la matière dont est constituée la prothèse et on assemble les deux morceaux dans leur position relative initiale en fixant les faces de rupture correspondantes l'une à l'autre au moyen de cette colle, comme montré à la figure 2. La colle utilisée est avantageusement à base d'alkyl-y-cyano-acrylate connue par exemple sous la marque "Three bond". Dans le stade suivant, on forme, en regard desdites faces de rupture fixées l'une à l'autre, un couvre-joint 4 en résine polyacrylique d'une largeur de l'ordre de 0,5 à 1 cm et d'une épaisseur de l'ordre de 1 à 2 mm se fixant sur la face linguale 5 de la prothèse, c'est-à-dire la surface polie opposée à celle destinée à s'appliquer contre le palais de la bouche. Pour assurer une bonne fixation du couvrejoint 4, on ponce la partie de la surface linguale sur la quelle le couvre-joint doit s'appliquer préalablement au moyen de papier émeri. On forme le couvre-joint en mélangeant d'abord des quantités sensiblement égales en poids d'un polymère poudreux à base d'acétate de polyvinyle et d'un monomère liquide à base d'acide méthacrylique, pendant tout au plus 1 minute, jusqu'à former une pâte sensiblement homogène. Cette pâte est alors appliquée immédiatement sur la face linguale de la prothèse où elle durcit rapidement par copolymérisation de l'acétate de polyvinyle et de l'acide méthacrylique et se fixe intimement à la prothèse. Avant le durcissement, on frotte doucement le couvre-joint ainsi formé par du monomère liquide pour le rendre lisse. Des essais comparatifs ont été effectués entre une fracture réparée suivant le procédé classique décrit ci-dessus et une fracture réparée suivant le procédé de l'invention et il a été constaté que le procédé suivant l'invention permet de donner à la prothèse une plus grande résistance aux sollicitations auxquelles la prothèse est normalement soumise que ledit procédé classique, ceci entre autres grâce à la zone renforcée formée à l'endroit de la fracture par le couvre-joint s'ajoutant à la fixation par la colle. Pour faciliter davantage la mise en oeuvre du procédé suivant l'invention, un équipement particulier est proposé. Cet équipement, dont une forme de réalisation particulière est montrée à la figure 4, comporte un emballage 6, contenant, d'une part, un tube de la colle susdite 7 et, d'autre part, du monomère et du polymère séparés l'un de l'autre en les conservant par exemple chacun dans un flacon respectivement 8 et 9. Ces flacons sont gradués pour faciliter le dosage du monomère et du polymère lors de la préparation de la pâte. De plus, le couvercle ll d'un des flacons, par exemple du flacon 8, est pourvu d'une tige 12 pour mélanger le monomère et le polymère. Les deux flacons et le tube sont logés dans un support approprié 10 qui est glissé dans l'emballage. Cet équipement peut enfin être complété par un morceau de papier émeri 13. La teneur du tube et des flacons peut par exemple correspondre à une ou deux réparations de prothèses dentaires. Il est bien entendu que l'invention n'est pas limitée à la forme de réalisation décrite et que bien des variantes peuvent être envisagées sans sortir du cadre du présent brevet. C'est ainsi que les deux flacons séparés peuvent avantageusement être remplacés par un flacon unique à deux chambres séparées par une paroi perforable ou amovible et se présentant par exemple sous forme d'une seringue. Par ailleurs, aussi bien la colle que la résine utilisée peuvent être d'un autre type pour autant qu'elles soient compatibles avec la matière de la prothèse dentaire. REVENDICATIONS 1. Procédé pour la réparation d'une prothèse dentaire fendue ou cassee en morceaux, caractérisé en ce qu'on fixe les faces de rupture correspondantes de la prothèse l'une à l'autre au moyen d'une colle non toxique à prise rapide ayant une affinité pour la matière dont est constituée la prothèse et en ce qu'on forme ensuite sur la surface linguale de la prothèse, en regard desdites faces de rupture fixées l'une à l'autre, un couvre-joint en résine polyacrylique d'une certaine largeur se fixant de part et d'autre de ces faces de rupture sur la surface linguale. 2. Procédé suivant la revendication 1, ca ractérisé en ce qu'on donne une certaine rugosité à la par tie de la surface linguale sur laquelle ledit couvre-joint doit se fixer avant d'appliquer celui-ci. 3. Procédé suivant l'une ou l'autre des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'on forme le couvre-joint en mélangeant préalablement un polymère poudreux à base d'acétate de polyvinyle avec un monomère à base d'acide méthacrylique jusqu'à former une pâte et en appliquant ensuite cette pâte sur la surface linguale de la prothèse où elle se durcit par copolymérisation de l'acétate de polyvinyle et de l'acide méthacrylique en se fixant intimement à la prothèse. 4. Procédé suivant la revendication 3, caractérisé en ce qu'on enduit le couvre-joint avant son durcissement au moyen dudît monomère. 5. Procédé suivant l'une ou l'autre des revendications 3 et 4, caractérisé en ce qu'on mélange des quantités en poids sensiblement égales du polymère et du monomère. 6. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'on utilise une colle à base d'alkyl--cyano-acrylate. 7. Procédé suivant la revendication 6, ca ractérisé en ce qu'on utilise une colle connue sous la marque "Three bond". 8. Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'on forme un couvre joint en regard des faces de rupture d'une largeur de l'ordre de 0,5 à 1 cm et d'une épaisseur de T'ordre de 1 à 2 mm. 9. Prothèse dentaire réparée suivant le procédé de l'une quelconque des revendications 1 à 8. 10. Equipement pour la réparation de prothèses dentaires suivant le procédé de l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce qu'il colporte un embaliage contenant, d'une part, un tube de colle non toxique à prise rapide ayant une affinité pour la matière dont est constituée la prothèse et, d'autre part, du monomère à base d'acide acrylique et du polymère poudreux à base d'acétate de polyvinyle, ce monomère et ce polymère étant séparés l'un de l'autre. 11. Equipement suivant la revendication 10, caractérisé en ce que le monomère et le polymère sont contenus chacun dans un flacon gradué. 12. Equipement suivant l'une ou l'autre des revendications 10 et 11, caractérisé en ce qu'un des flacons présente un couvercle muni d'une tige pour mélanger le monomère et le polymère.