La présente invention se rapporte a des perfectlonnements aux procédés d'épuration d'eaux résiduaires, applicables en particulier i la purification des eaux résiduaires de cokerie. On sait que le procédé de traitement le plus répandu actuellement pour épurer les eaux résiduaires de cokerie consiste en premier lieu d éliminer les éléments minéraux volatils (ni , HCN, H2S, C02) et une petit~ fraction des composés phénolés par distillation ou par entra nemeit b la vapeur vive (stripping) avec traitement simultané b la chaux ou d la soude, pour libérer l'ammoniac des sels fixes.Les eaux sont ensuite débarrassées des phénols résiduels et des éléments non volatils par oxydation biologique ; les vapeurs ammoniacales sont soit détruites dans les incinérateurs appropriés, avec formation contrôlée d'oxydes d'azote, soit traitées d l'acide sulfurique en vue de la production de sulfate d'ammonium. On connaît par ailleurs l'importance que cette opé- ration de désorption présente dans le cycle d'épuration des eaux usées de cokerie. Une insuffisance dans cette opération conduit notamment aux inconvénients bien connus suivants a) la surcharge des bassins biologiques où certains effets d'inhibition peuvent mettre en péril l'efficacité même du traitement, b) la nécessité d'un traitement supplémentaire de finition avant rejet des eaux dans le milieu naturel (par exemple traitement au charbon actif,..;), c) le risque de pollution atmosphérique au-dessus des bassins d'aération, par entratnement des matières volatiles rési duelles ou formées au cours de la biodégradation. Il en résulte, de toute évidence, que l'opération de désorption, qu'elle ait été réalisée par distillation ou par stripping, doit etre poussée Jusqu'à sa réalisation pratiquement complète pour être considérée comme pleinement efficace et réellement valable. Dans ce but, il a déjà été proposé un procédé dans lequel on rait usage d'une colonne de stripping contenant notamment un certain nombre de plateaux perforés, sensiblement horizontaux, disposés les uns au-dessus des autres, alimentée en sa partie supérieure en les eaux résiduaires à purifier, en sa partie inférieure en vapeur vive et latéralement, à un Ou plusieurs niveaux, en base forte. Suivant ce procédé, les sels ammoniacaux, qu'ils soient volatils ou non, sont éliminés quasi complètement des eaux résiduaires, tandis que les autres composés tels que phénols, etc... sont éliminés de ces eaux par un processus d'oxydation biologique. Le procédé de l'invention a pour objet de révéler un procédé d'épuration des eaux résiduaires, telles que des eaux de cokerie, selon lequel non seulement on les débarrasse en les éléments ammoniacaux dans la colonne de stripping, mais on les y débarrasse également des polluants minéraux ou organiques à caractère acide, tels que par exemple les phénols. Tous ces éléments polluants sont, dans la présente description ainsi que dans les revendications rassemblées sous et compris dans le vocable unique de#"phénol11. Le procédé, faisant l'obJet de cette invention, est baaé sur le fait observé que les possibilités d'enlèvement des phénols des eaux résiduaires dans une colonne de stripping sont en relation directe avec l'acidité des eaux à traiter. Il s'ensuit que, et c'est là l'essence de l'inven tion, on peut réaliser l'épurstion des eaux en lesdits phénols en élevant localement, et de façon adéquate, le caractère acide des eaux à traiter dans ladite colonne. En pratique, on fait usage d'une colonne de stripping d'un type connu en soi, laquelle peut être alimentée en vapeur vive ou en air ou en un gaz sans influence sur les réactions se passant à l'intérieur de la colonne, par exemple des futées de-combustion ; mais cette colonne, à la place de ne comporter que deux zones principales, à savoir celle où on libère les éléments ammoniacaux non volatils, surmontée de celle où l'on effectue la purification en les éléments ammoniacaux non volatils, surmontée de celle où l'on en comporte une troisième dans laquelle s'effectue l'élimination des phénols ou éléments analogues, ladite troisième zone étant disposée de telle façon qu'aucune vapeur ammoniacale ne puisse la traverser. D'une façon plus précise, le procédé de la présente invention, dans lequel on fait usage d'une colonne de stripping contenant un certain nombre de plateaut perforés, sensiblement horizontaux, disposés les uns au-dessus des autres, ladite colonne étant alimentée par sa partie supérieure en les eaux résiduaires à purifier et pas sa partie inférieure en un fluide de stripping, est caractérisé en ce que l'on effectue latéralement, au moins en un niveau de la colonne, une introduction d'une base forte dans la zone de décomposition des sels fixes d'ammonium et, au moins en un autre niveau de cette meme colonne, dans la zone d'élimination des phénols, une inJection d'acides tels que par exemple HC1 ou N S04. Selon une première variante du procédé ci-dessus, on effectue une introduction de bases fortes dans la colonne en un endroit où le pH des eaux, décroissant depuis le haut de la colonne, est compris entre 6 et 7, de manière à relever ce pH à des valeurs comprises entre 10 et 11,5 et on effectue une injection d'acide en un niveau inférieur à celui de l'introduction de bases fortes et où le pH est redescendu à des valeurs comprises entre 8 et 9, de manière à ramener ce pH entre 2 et 5. Suivant cette variante, la colonne comporte sucessivement, de bas en haut, la zone d'épuration en les phénols, la zoné d'épuration en les éléments ammoniacaux fixes et enfin la zone de purification des éléments ammoniacaux volatils.Cette variante présente l'avantage de consommer relativement peu de fluide de stripping, car c'est le même fluide injecté au bas de la colonne qui travese successivement les trois zone susmentionnées. Dans ce cas, les eaux strippées sont neutralisées avant rejet. Suivant une autre variante du procédé de lsinvention, on effectue une injection d'acides dans la colonne, en un endroit où le pH des eaux, décroissant depuis le haut de la colonne, est compris entre 6 et 7, de manière à abaisser ce pH à des valeurs comprises entre 2 et 5 ; on alimente également cette colonne au moyen de bases fortes en un niveau inférieur à celui de l'introduction de l'acide, mais où le pH est encore compris. entre 2 et 5, la zone comprise entre les deux alimentations susdites étant en outre directement alimentée en fluide de stripping ; l'injection de bases fortes ayant pour effet de remonter le pH des eaux à des valeurs comprises entre 10 et 11,5 permet de réaliser l'élimination des éléments ammoniacaux fixes dans la zone inférieure de la colonne, celle-ci étant, comme la précédente, alimentée directement en le fluide de stripping, les sorties du fluide de stripping des deux zones inférieures de la colonne débouchant directement dans l'en trée de la zone supérieure de la colonne, où s'effectue la purification#en les éléments ammoniacaux volatils. Cette dernière variante présente l'avantage d'une moindre consommation de réactifs.Elle présente également l'avantage important de permettre limlnatlon des ions C03 présents dans les eaux, par réaction avec les ions H apportés par les éléments acides, avec production de C02 et d'eau. De cette façon, on évite la formation de -CaCO3 qui, précipitant, contribue particulièrement à l'entartrage des installlations. L'introduction des éléments acides tels que HC1 à laquelle correspond un abaissement corrélatif du pH de la solution, peut se faire directement dans la colonne à la base de la zone de stripping des éléments ammoniacaux volatils et avant le traitement à la chaux. On peut également ménager entre la zone de stripping des éléments ammoniacaux volatils et celle de stripping des éléments ammoniacaux fixes, une zone intermédiaire dans laquelle le pH continue à baisser, par l'action de la seule vapeur vive de stripping. Dans l'un comme dans l'autre cas, le pH doit être ramené de préférence à moins de 5,5 unités avant le traitement alcalin. De préférence également, la zone intermédiaire doit comporter au moins 2 plateaux de barbotage dans le cas du trai tement à HG1 et au moins 6 plateaux dans l'autre cas. Dans le cadre du procédé ci-dessus, il a été constaté que dans l'une comme dans l'autre des variantes susmentionnées, la présence d'une zone à faible pH favorisait lrélimination non seulement des phénols, mais encore des dernières traces d'acide cyanhydrique, ce qui est un des buts essentiels du stripping. L'apport du caractère acide peut se faire, comme dit plus haut, au moyen par exemple de HC1 ou de H2S04 > mais il est avantageux que ces composés acides contiennent des ions Fe qui, se combinant avec l'ion cyanure des eaux, conduisent la formation, puis à la précipitation de bleu de Prusse, renforçant du meme coup l'élimination des ions ON. Dans cette optique, il est spécialement avantageux, comme apport d'éléments acides, de faire usage des eaux usées de décaperie ou toute autre solution acide usée, apte aux opérations susmentionndes et contenant de préférence des ions Fe. Dans le cas où le composé acide introduit dans la colonne comporte principalement de l'acide sulfurique ou un sulfate tel que le sulfate de fer, et que le composé basique introduit dans la colonne contient principalement du Ca (OH)2, on observe la formation avantageuse de CaS04 avec le Ca en excès, lequel CaS04, en précipitant, entrain avec lui les phénols et en particulier les composés phénolés polyhydriques, lesquels ne sont pas entratnables par la vapeur.De cette façon, on obtient un réel effet de combinaison, l'introduction de H2S04 en présence de Ca favorisant l'épuration des eaux à la fois vers le haut, par entrainement des phénols, et vers le bas, par précipitation du CaS04 et coprécîpitation des composés susdits. Les schémas ci-après, donnés à titre d'exemple non limitatif, permettent de se rendre compte comment on peut effectuer la suite des opérations constituant l'essentiel de l'dpura- tion d'eaux résiduaires. La figure 1 représente une première variante de cette suite d'opérations. Sur cette figure, on trouve en 1 la zone où l'on élimine les composés phénolés, en 2 la zone où l'on élimine les composés ammoniacaux non volatils et en 3 la zone où l'on élimine les composés ammoniacaux volatils. La colonne composée des trois zones est alimentée en 4 en les eaux résiduaires à sripper et en 5 en vapeur vive. Le pH des eaux résiduaires est de 9 à 9,5 à l'endroit A en haut de la zone 3, Il décrott Jusqu' 6 à 7 en B au bas de la zone 3. Une inJection de base forte en C ramène le pH entre 10 et 11,5 en haut de la zone 2. Le pH retombe à environ 8 à 9 en D au bas de la zone 2 ; l'inJection d'un acide en E fait, en haut de la zone 1, tomber le pH entre 2 et 5. Les eaux résiduelles, de pH de 2 à 5, s'échappant du bas de la zone 1, sont neutrali sées, par exemple au pH égal à 7, par une base prélevée sur l'alimentation C. La figure 2 représente schématiquement une autre façon de réaliser l'épuration faisant l'obJet de l'invention. Le repère 1 représente la zone où s'effectue l'élimination des composés ammoniacaux non volatils, en 2 se trouve la zone où s'éliminent les phénols et en 3 la zone où s'éliminent les composés ammoniacaux volatils. La colonne, composée des trois zones, est alimentée en 4 en les eaux résiduaires à épurer, en 5 en fluide de stripping à la base de la zone 1, et en 6 en fluide de stripping à la base de la zone 2. Le fluide de stripping sort en 7 du haut de la zone I et est conduit en 8 dans la zone 3 par sa base. Le fluide de stripping sort en g de la zone 2 pour être introduit en 10 dans la zone 3. Les eaux strippées passent successivement des zones 3 à 2 par le conduit 11 et de la zone 2 à la zone 1 par le conduit 12. Le pH des eaux résiduaires est de 9 à 9,5 en haut de la zone 3 (point A), il tombe en B Jusqu'à 6 à 7. Une inJec tion d'acide en C fait tomber le pH de 2 à 5 en D en haut de la zone 2. Le pH se maintient jusqu'en E en bas de la zone 2. Une injection de bases fortes en F relève le pH de l'eau jusqu'à 10 à 11,5 en haut de la zone 1. Au bas de la zone 1 le pH des eaux est retombé à 8 - 9, les eaux strippées s'é vacuant par 13 hors de la zone 1. Une modalité particulièrement intéressante de mise en oeuvre des différentes variantes décrites ci-#dessus, permet d'en accro?tre le rendement ainsi que d'en améliorer le bilan calorifique. Cette modalité sera définie dans ses caractéristiques après la description d'un exemple de réalisation d'un dispositif permettant sa mise en oeuvre, ce qui- en facilitera la compréhension. Cet exemple se réfère, sans aucun caractère de li- mitation, aux schémas ci-après, donnés non à l'échelle. Les figures 3 et 4 représentent, de façon plus détaillée, une colonne de stripping d'eaux résiduaires de cokerie, dans larluefle on élimine les éléments ammoniacaux et les composés phénolés, telle que déjà schématisée aux figures 1 et 2. Dans la figure 3, le stripping des composés phénolés est effectué dans la zone intermédiaire de la colonne et dans la figure 4, ce stripping est effectué au bas de la colonne. Dans la figure 3, on observe trois zones superposées, à savoir de bas en-haut, la zone 1 où s'effectue l'élimina- tion des composés ammoniacaux fixes, la zone 2 où s'effectue l'élimination des phénols, la zone 3 où s'effectue l'élimination des éléments ammoniacaux volatils. L'entrée de la vapeur de stripping se fait en 4 et 5 l'alimentation en eaux résiduaires en 6, ltévacuat,ion des vapeurs ammoniacales en 7, l'évacuation des eaux traitées en 8, l'apport d'une solution acide en 9, d'un lait de chaux en 10, le raccord direct de la zone 1 à la zone 3, évitant la zone 2 se faisant par 11-12.Le lait de chaux est mélangé à l'eau à stripper dans le réservoir 13 alimenté en 10 par le lait de chaux, en 14 par de la vapeur vive et en 15 par l'eau stripper ; le mélange liquide ainsi préparé est conduit au haut de la zone 1 par le conduit 16, tandis que les vapeurs s'échappent du réservoir 13 par 19 et reJoignent le conduit 11. Dans la figure 4, on observe#encore les 3 zones 1, 2, 3, où s'effectue respectivement le stripping des éléments ammoniacaux-fixes, des éléments phénolés et des éléments ammoniacaux volatils. L'entrée de la vapeur se fait en 4, celle des eaux résiduaires en 6, l'évacuation des vapeurs ammoniacales en 7, celle des eaux traitées et neutralisées en 8. L'apport d'une solution acide se fait en 9, d'un lait de chaux en 10 dans un réservoir 13 alimenté en 15 par les eaux strippées de leurs éléments ammoniacaux volatils. Le mélange y préparé est introduit par 16 au haut de la zone 1. Au bas de cette colonne, et donc de la zone 2, les eaux strippées mais acidifiées, s'évacuant par 17 sont neutralisées par une base fournie en 18 et évacuées comme dit plus haut en 8. Ces deux types de colonnes correspondent à celles déJà décrites plus schématiquement aux figures 1 et 2. D'une façon générale, le pH varie comme suit dans de telles colonnes en haut de la zone 3 de 9 à 9,5 en bas de la zone 3 de 6 à 7 en haut de la zone 2 de 2 à 5 en bas de# la zone 2 de 2,5 à 5,5 en haut de la zone 1 de 9,5 à 11,5 en bas de la zone 1 de 8,5 à 10. L'amélioration apportée par ladite modalité de mise en oeuvre au moyen d'un dispositif tel que celui schématisé aux figures 5 et 6 consiste à effectuer la rentrée 12 des vapeurs ammoniacales provenant du stripping dans la zone 1 des éléments ammoniacaux fixes, non à la base de la zone 3, mais à un niveau supérieur à celui de ladite base et déterminé en fonction de plusieurs paramètres principalement la consommation calorifique de l'opération de stripping due notamment à la mise à ébullition des eaux, la teneur en éléments ammoniacaux de la phase vapeur introduite dans la zone 3 et la teneur en éléments ammoniacaux volatils restant dans les eaux résiduaires au niveau supérieur considéré. Sur ces deux schémas, les mêmes indices représentent des élément analogues à ceux repris aux figures 3 et 4. On arrive ainsi aux schémas des figures 5 et 6 dans lesquels l'entrée 12 a été prolongée vers le haut à 11 intérieur de la zone 3, jusqu'au niveau désiré. Du point de vue de la construction, sur la figure 5 représentant une colonne de stripping correspondant à celle de la figure 3, la liaison 11-12 a été réalisée au moyen d'un tube disposé axialement aux 3 zones de la colonne et traversant la zone 2 d'une extrémité à l'autre sans communication possible avec celle-ci. Sur la figure 6, cette amélioration se traduit par la présence d'un conduit vertical axial reliant l'extrémité supérieur de la zone 1 à la partie supérieure de la zone 3, ctest-d-dire par exemple approximativement au cinquième plateau de cette zone, ledit conduit étant par ailleurs étanche sur toute sa longueur. Une telle liaison, en plus de sa simplicité de réalisation, présente l'avantage d'être également intéressante au point de vue bilan thermique, car elle évite toute perte de calories à l'ambiance ; par ailleurs, elle évite également toute corrosion excessive des matériaux qui la constituent, car les vapeurs ammoniacales n'ont pas la possibilité de s'y condenser. Le choix du niveau de sortie 12 est déterminé comme dit plus haut, en fonction de certains paramètres. Idéalement, ce niveau est tel que la teneur en éléments ammoniacaux volatils des eaux résiduaires qui s'y trouvent soit en équilibre avec la teneur en éléments ammoniacaux des vapeurs provenant du stripping des éléments ammoniacaux fixes. Ces teneurs à l'équilibre peuvent être déterminées à partir de la courbe d'équilibre bien connue fixant, à pression donnée, les teneurs en NH, des vapeurs émises par des mélanges d'ammoniac et d'eau de compositions diverses en NH3. Connaissant ces teneurs à l'équilibre, on peut facilement déterminer le plateau auquel, dans la zone 3, correspond la teneur en éléments ammoniacaux désirés et y fixer idéalement la sortie du tube 12. En fait, un autre paramètre important est à pren dre en considération. Il s'agit de la consommation spécifique de vapeur. Du-point de vue du bilan thermique, on a intérêt, en effet, à utiliser les vapeurs quittant la zone 1 d'une part, pour porter les eaux entrant dans la colonne à ébullition (vapeur = fluide de chauffage) et d'autre part, pour stripper les polluants volatils et, en particulier, l'ammoniac (vapeur = vecteur de stripping).Le calcul des échanges thermiques aux plateaux situés à la tête de la colonne supérieure fait apparaître que le pourcentage de la quantité totale de calories à fournir pour porter les eaux à l'ébullitton diminue rapidement de haut en bas, de plateau à plateau, en meme temps que diminue, par ailleurs rapidement la teneur des eaux strippées en ammonisc libre. En pratique, le choix du niveau supérieur de la liaison 12 sera donc souvent un compromis entre celui où règne la teneur en éléments ammoniacaux théoriquement exigée pour respecter l'équilibre souhaitable et celui ou la quantité cumulée des calories transmises à l'eau à stripper audit niveau et dans toute la zone au-dessus dudit niveaux avoisine la totalité de la quantité nécessaire pour porter les eaux à ébullition et stripper la majeure partie de l'ammoniac libre des eaux usées introduites en tete de colonne. Compte tenu de ces remarques et en particulier des rendements d'échanges calorifiques sur les différents plateaux, l'introduction des vapeurs ammoniacales quittant la zone 1 se fera, de préférence, en-dessous du quatrième plateau (en comptant de haut en bas). Une telle façon de procéder présente de niltiples avantages, parmi lesquels on peut citer - le fait d'introduire des vapeurs ammoniacales provenant de la zone 1 à un niveau de la zone 3 où les eaux sont encore relativement riches en NH3 et, par conséquent, sans perturber le stripping de l'ammoniac de plateau en plateau - le fait d'introduire les vapeurs ammoniacales provenant de la zone 1 à un niveau de la zone 3 où elles ne provoquent aucune perturbation dans l'évolution du pH souhaitée tout au long de la colonne, - le fait d'utiliser les vapeurs provenant de la zone 1, 1 où elles sont particulièrement nécessaires, c'eaffisrdire surtout au début de la zone 3 où l'eau est portée à ébullition et où s' effectu-e la maJeure partie-de l'élimination de 1'ni,, - le fait de ménager entre le niveau de sortie du tube 12 et le niveau où s'effectue l'introduction d'une solution acide (cfr. figure 5) ou d'une solution basique (cfr. figure 6), une zoneparticulière dont le pH (non perturbé par un apport des vapeurs ammoniacales) permet déjà de réaliser un stripping des éléments phénolés, ainsi que du X S du HCN et du C02, abaissant notamment la teneur résiduelle des eaux en ces derniers éléments. -I1 n'est pas inutile de rappeler ici que dans la zone 2, l'introduction d'une solution acide favorise la transformation des carbonates et bicarbonates résiduels en acide carbonique instable, ce qui a-pour conséquence l'élimination pratiquement complète des composés carbonés avant que ceux-ci aient pu former avec le lait de chaux du traitement subséquent, des carbonates de chaux, principaux responsables de l'entartrage des plateaux et des canalisations. Cette zone nettement acide est également favorable 8 la décomposition des sulfites Si) , thiosulfates 5203 et sulfocyanures SON Ayant ainsi décrit comment se déroule la modalité susmentionnée, on peut maintenant la définir de façon plus précise. Suivant cette modal té, le#s vapeurs ammoniacales produites dans la première zone sont conduites directement dans la troisième zone à un niveau où leur teneur en lesdits éléments ammoniacaux est en équilibre avec la teneur des eaux résiduaires en les éléments ammoniacaux volatils présents. D'une façon plu8 précise, ladite modalité est ca racterisée en ce que l'on effectue latéralement au moins en un niveau de la colonne, une introduction d'une base forte dans la zone de décomposition des sels fixes d'ammonium et, au moins en un autre niveau de cette meme colonne, dans la zone d'élimination des phénols, une injection d'acides (minéraux et/ou organiques) tels que par exemple HCL. Selon une première variante de cette modalité on effectue une introduction de bases fortes dans la colonne, en un endroit où le pH des eaux, décroissants depuis le haut de la colonne, est compris entre 6 et 7, de manière à relever ce pH à des valeurs comprises entre 9,5 - 11,5 et on effectue une inJection d'acide en un niveau inférieur à celui de llintro- duction des bases fortes et où le pH est redescendu à des valeurs comprises entre 8,5 et 10, de manière à ramener ce pH entre 2 et 5. Suivant cette variante, la colonne comporte successivement, de bas en haut, la zone d'épuration en les phénols, la zone d'épuration en les éléments ammoniacaux fixes et enfin la zone de purification en les éléments ammoniacaux volatils.Cette variante présente également l'avantage de consommer relativement peu de fluide de stripping, car c'est le même fluide inJecté au bas de la colonne qui traverse successivement les trois zones susmentionnées. Dans ce cas, les eaux strippées sont éventuellement neutralisées avant rejet. Suivant une autre variante de cette modalité, on effectue une inJection d'acides dans la colonne, en un endroit où le pH des eaux, décroissant depuis le haut de la colonne, est compris entre 6 et 7, de manière à abaisser ce pH à des valeurs comprises entre 2 et 5 ; on alimente également cette colonne au moyen de bases fortes en un niveau inférieur à celui de l'introduction de l'acide, mais où le pH est encore compris entre 2,5 et 5,5, la zone comprise entre les deux alimentations susdites étant en outre directement alimentée en fluide de stripping ; l'injection de bases fortes ayant pour effet de remonter le pH des eaux à des valeurs comprises entre 9,5 et 11,5 permet de réaliser l'élimination des éléments ammoniacaux fixes dans la zone inférieure de la col nne, celle-ci étant, comme la précédente variante, alimentée directement en le fluide de stripping, la sortie du fluide de stripping de la zone inférieure de la colonne débouchant directement dans la partie -supé- rieure de la zone de la colonne, où s'effectue la purification en les éléments ammoniacaux volatils. Cette dernière variante présente également l'avantage d'une moindre consommation de réactif s acides-bases. Il doit etre entendu que, dans la description ci-dessus et dans les revendications qui sulvent, les indications numériques de pH ne sont données qu'8 titre d'exemple non limitatif, pour faire comprendre comment se déroulent les différentes phases de l'opération d'épuration. REVENDICATIONS 1 / Procédé d'épuration d'eaux résiduaires dans une colonne de stripping, c a r a c t é r i s é en ce qu'on libère les composés ammoniacaux non volatils dans une première zone de la colonne, les composés phénolés dans une deuxième zone et les composés ammoniacaux volatils dans une troisième zone de la colonne de stripping, la zone où s'effectue l'élimination des composés phénolés étant disposée de telle façon dans la colonne qu'aucune vapeur ammoniacale ne puisse la traverser. 2 / Procédé suivant la revendication 1, dans lequel on fait usage d'une colonne de stripping contenant un certain nombre de plateaux perforés, sensiblement horizontaux, disposés les uns au-dessus des autres, ladite colonne étant alimentée par sa partie supérieure en les eaux résiduaires à purifier et par sa partie inférieure en un fluide de stripping, c a r a c t é r i s é en ce que l'on effectue latéralement, au moins en un niveau de ladite colonne, une introduction d'une base forte dans la zone d'élimination des sels fixes d'ammonium et au moins en un autre niveau de cette meme colonne, dans la zone d'élimination des phénols, une inJection d'acides tels que par exemple HCS ou Nu04. 30/ Procédé suivant l'une ou l'autre des revendications I et 2, prise isolément, e a-r a c t é r i s é en ce qu'on effectue une introduction de bases fortes dans la colonne en un endroit où le pH des eaux, décroissant depuis le haut de la colonne, est compris entre 6 et 7, de manière à relever ce pH à des valeurs comprises entre 9,5 et 11,5, et on effectue une injection d'acide en un niveau inférieure celui de l'introduction de bases fortes et où le pH est redescendu à des valeurs comprises entre 8,5 et 10, de manière à ramener ce pH entre 2 et 5J la colonne comportant successivement, de bas en haut, la zone d'épuration en les phénols, la zone d'épuration en les éléments ammoniacaux fixes et enfin la zone de purification des éléments ammoniacaux volatils. 40/ Procédé suivant l-'une ou l'autre des revendications 1 et 2, prise isolément, c a r a c t é r i s é en ce qu'on effectue une inJection d'acides dans la colonne, en un endroit où le pH des eaux, décroissant depuis le haut de la colonne, est compris entre 6 et 7, de manière à abaisser ce pH A des valeurs comprises entre 2 et 5, et en ce qu'on alimente également cette colonne au moyen de bases fortes en un niveau inférieur à celui de l'introduction de l'acide, mais où le pH est encore compris entre 2,5 et 5,5, la zone comprise entre les deux alimentations susdites étant en outre directement alimentée en fluide de stripping, la zone inférieure étant, comme la précédente, alimentée directement en le fluide de stripping, les sortes du fluide de stripping des deux zones inférieures de la colonne débouchant directement dans l'entrée de la zone supérieure de la colonne. 5 / Procédé suivant la revendication 4, c a r a c t é r i s é en ce que les composés acides utilisés comportent principalement de l'acide sulfurique ou des sulfates de Fe et en ce que les bases fortes utilisées comportent prineipalement du Ca (OH)2. 6 / Procédé suivant l'une ou l'autre des revendications 1 à 5, prise isolément, c a r a c t é r i s é en ce que les vapeurs ammoniacales produites dans la- première zone sont conduites directement dans la troisième zone à un niveau où leur teneur en lesdits éléments ammoniacaux est en équilibre avec la teneur des eaux résiduaires en les éléments ammoniacaux volatils y présents. 7 / Procédé suivant l'une ou l'autre des revendications 4 à 6, prise isolément, c a r a c t é r i s é en ce que les eaux résiduaires sont alimentées en les éléments acides Jusqu'à ce que la totalité des ions CO3 présents dans les eaux réagissent avec les ions H+ apportés par les éléments acides produisant de l'anhydride carbonique et de l'eau.