La présente invention concerne une installation permettant de téléphoner sans pièces de monnaie, du type comportant un poste téléphonique relié à un cen- tral par l'intermédiaire d'une ligne téléphonique, poste qui comprend une fente de réception de cartes d'avoir prépayées, une tête de lecture destinée à lire l'in- formation stockée sur la carte d'avoir, une tête de dévalorisation destinée à débiter la taxe de communica- tion sur la carte d'avoir, un dispositif de commande connecté à la tête de lecture et à la tête de dévalori- sation, ainsi qu'un dispositif de numérotation. Une installation de ce type est connue d'après la brochure "phonocard, Oeffentliche Telefonstation zum bargeldlosen Telefonieren' (phonocard, poste téléphonique public permettant de iléphoner sans pièces de monnaie), d'après le brevet suisse 574 144 et d'après le brevet suisse 572 299. De telles installations permettent de régler la taxe téléphonique de communication au moyen d'une carte d'avoir prépayée, la valeur de la carte d'avoir étant enregistrée, par exemple optiquement ou ma- gnétiquement, sur la carte et étant réduite, lors de l'u- tilisation du poste téléphonique d'un montant corres- pondant à la taxe de communication à payer. Pour l'usager, ces installations ont l'avantage qu'il n'a besoin de dis- poser d'aucune pièce de monnaie pour tenir une conversa- tion. La manipulation est extrêmement simple et la dé- valorisation de la carte d'avoir s'effectue par très pe- tites sommes correspondant aux impulsions de taxation transmises par le central, de sorte que ni l'usager, ni l'administration des téléphones, ne sont grugés. L'admi- nistration des téléphones jouit de l'avantage d'un encais- sement par avance, n'a besoin de prévoir aucune opération de relève de caisse et est protégée contre le vol dans les caisses et contre le vandalisme. Il est également connu que l'administration des ?471098 téléphones délivre à des clients des cartes de crédit, qui leur donnent droit de tenir une conversation télé- phonique à crédit. L'usager décline son numéro de compte à l'opératrice du central, après quoi la liaison désirée est autorisée et le prix de la communication est débité sur le compte correspondant. Avec ce service de crédit manuel, on ne peut pas vérifier si l'usager possède ef- fectivement une carte de crédit ou s'il indique à l'opéra- trice, dans une intention frauduleuse, un numéro de compte ne lui appartenant pas, de sorte que des fraudes sont très aisément possibles. Enfin, on connait également des installations permettant de vérifier la corrélation d'un numéro d'i- dentification individuel avec un numéro de carte enre- gistré sur une carte (brevet suisse 604 285), instal- lations qui servent au contrôle de personnes, au contrôle d'accès dans des espaces et des installations protégés, à l'identification de clients dans des magasins acceptant les cartes de crédit, etc. Lors de l'utilisation de la carte, son numéro est lu dans un dispositif de vérifica- tion et comparé avec le numéro d'identification tapé sur un clavier par l'utilisateur. L'invention a pour objet d'agencer une instal- lation du type défini au début du présent préambule de telle manière qu'on puisse tenir une conversation télé- phonique aussi bien au moyen d'une carte d'avoir pré- payée qu'au moyen d'une carte de crédit, tandis qu'une vérification automatique de la carte de crédit et du numéro d'identification associé à celle-ci est effectuée. A cet effet, suivant l'invention, le poste téléphonique est agencé de manière à pouvoir recevoir sélectivement, soit une carte d'avoir, soit une carte de crédit. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui suit et à l'examen du dessin ? 471 098 joint qui en représente, à titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécution. Sur ce dessin: la figure 1 représente une carte d'avoir, la figure 2 représente une carte de crédit,'et la figure 3 est une représentation de principe d'une installation permettant de téléphoner sans pièces de monnaie. La carte d'avoir 1 représente sur la figure 1 présente une ou plusieurs pistes d'information 2. Sur la piste d'information 2 est enregistrée une informa- tion sous la forme de marques optiques 3 et de marques optiques 4, ces dernières étant destinées à être ulté- rieurement effacées. Les marques 3 sont par exemple des hologrammes qui, en raison de la difficulté de leur réalisation, assurent une grande protection contre la falsification et sont effaçables, par exemple, par effet thermique. Quelques unes des marques 5 résiduelles ou effacées du début-de la piste d'information 2 repré- sentent un premier code de catégorie qui identifie la carte 1 comme étant une carte d'avoir. Chacune des au- tres marques 6, dans la mesure o elle n'est pas encore effacée, représente une unité de valeur. Dans l'exemple représenté, quelques-unes des marques 6 sont déjà ef- facées, c'est-à-dire que la carte d'avoir 1 est partiel- lement dévalorisée. La carte de crédit 7 représentée sur la figure 2 possède une piste d'information 8 comportant des mar- ques optiques permanentes 9 et des marques optiques 10 pouvant être ultérieurement effacées. Les marques 9 n'ont pas besoin d'être différentes des marques 3 de la carte d'avoir 1, de sorte que ces deux séries de mar- ques peuvent être lues dans le poste téléphonique à l'aide de moyens optiques identiques. Quelques-unes des marques 11 résiduelles ou effacées du début de la piste d'information 8 représentent un second code de caté- gorie qui identifie la carte 7 comme étant une carte de crédit. Les autres marques 12 en partie substantes et en partie effacées représentent un numéro de carte in- dividuel sous une forme codée en binaire. A ce numéro de carte, qui peut être identique au numéro de compte du titulaire, est associé un numéro d'identification in- dividuel secret. Comme on peut le voir sur la figure 5, le poste téléphonique 13 comprend une tête de lecture 14 permet- tant de lire l'information enregistrée sur la carte d'avoir 1 ou sur la carte de crédit 7, une tête de dé- valorisation 15 permettant de débiter la taxe de commu- nication sur la carte d'avoir 1, un dispositif de comman- de 17 connecté à la tête de dévalorisation 15 et à un dis- positif de numérotation 16 (cadran ou clavier), ainsi quWz émetteur 18. Le dispositif de commande 17 et l'émetteur 18 sont reliés à un central 20 par l'intermédiaire d'une ligne téléphonique 19. Ltémetteur 18 sert à transmettre le numéro de carte, par l'intermédiaire de la ligne té- léphonique 19, au central 20 et peut présenter, côté sortie, un contact d'impulsion monté en parallèle avec le contact d'impulsion du dispositif de numérotation 16. Dans la centrale 20 est de préférence disposé un comparateur 21, qui vérifie la corrélation d'un numé- ro d'identification, composé au moyen du dispositif de numérotation 16, avec le numéro de carte d'une carte de crédit 7. Le central 20 comprend en outre un généra- teur d'impulsions de taxation 22, une mémoire 23 et une horloge 24. Le poste téléphonique 13 est agencé de manière à pouvoir recevoir sélectivement une carte d'avoir 1 ou une carte de crédit 7. A cet effet, l'usager intro- duit sa carte dans une fente de réception non repré- sentée du poste téléphonique 13, après quoi le dispositif P471 098 de commande 17 met en service la tête de lecture 14 et le code de catégorie est tout d'abord lu sur la carte. La lecture peut s'effectuer selon un mode de travail connu en série ou en parallèle; dans le mode de travail en série, la carte ou la tStee de lecture 14 sont déplacées mécaniquement, de sorte que la tête de lecture 14 ex- plore l!Dgitudi-alament la piste d'information 2 ou 8o Si la carte introduite dans la fente de rée ceptionoest une carte d'avoir 19 et si, par conséquent9 au moyen de la tête de lecture 14 et du dispositif de comm-ande 179 la préesence du preaier code de catégorie est détectée9 alors il est ensuite déterminé si des unie tés de va eur per-mettant de egler la taxe de communi= cation sont bien enregistrées sur la carte d2avoir 1l Dans. a firmative9 la liaison désirée est autorisée et la 'taxe d communication est débitée sur la carte d'avoir 1 gace au fait que la tte de dévalorisation est ecitSe par chaque impulsion de taxation émise par le générateur d9impulsions de taxation 22 dans le poste téléphonique 139 ce qui a pour effet d'effacer une marque 6 sur la carte d'avoir 1o Par contre9 si la carte introduite dans la lente de réception est une carte de créedit 7 et si, par conséquent, la présence du second code de catégorie est détectée@ alors la tête de lecture 14 reste en ser= vice après la lecture du second code de catégorie, le numéro de carte enregistré sur la carte de crédit 7 est lu et transmis au moyen de l'émetteur 189 par linters médiatre de la ligne téléphonique 199 au central 20 o il est stocké dans le comparateur 21 pendant un certain temps. Le cas échéant, le numéro de carte est comparé, dans le comparateur 21 avec une liste de cartes interdi- tes. L'usager peut alors9 au moyen du dispositif de numérotation 16, composer son numéro d'identification sur le poste téléphonique. Ce numéro d'identification est aans- mis au central 20 comme un numéro d'appel d'abonné et est vérifié dans le comparateur 21. Si, au moyen du dis- positif de numérotation 16, l'usager a composé le numéro d'identification correct associé au numéro de carte correspondant, alors la liaison téléphonique désiréeest autorisée par un signal "oui" du comparateur 21, l'usager peut composer un numéro d'appel d'abonné et la taxe de communication est calculée au central 20 Dar un comptage continu des impulsions de taxation et, à la fin de la communication, elle est inscrite, avec un numéro de compte associé à la carte de crédit 7, dans la mémoire 2,. Ce numéro de compte peut être le numéro de la carte, le numéro d'identification, ou un troisième numéro asso- cié. L'enregistrement de la taxe de communication dans la mémoire 23 peut s'effectuer par mémorisation du nombre d'i mpulsions de taxation ou de la taxe calculée d'après celui-ci. Avantageusement, la date et l'heure de la liai- son téléphonique sont déterminées au moyen de l'horloge 24 et sont également stockées, conjointement avec la taxe de communication et le numéro de compte, dans la mémoire 23. Le numéro d'appel d'abonné peut également être enregistré dans la mémoire 23. Les données contenues dans la mémoire 23 peu- vent être périodiquement extraites, transmises à un poste central de collecte de données et débitées au titu- laire du compte, par exemple conjointement avec la fac- turation téléphonique ordinaire. L'installation décrite permet à l'usager de postes téléphoniques publics, selon son choix personnel, d'acquitter à l'avance la taxe de communication en ache- tant une carte d'avoir 1 ou de tenir des conversations téléphonicues à crédit au moyen d'une carte de crédit 7 et ne régler alors la taxe de communication que plus tard. L'intervention d'une opératrice, lors de l'établis- sement d'une communication à crédit, n'est pas nécessaire et le montant de la taxe de communication possible n'est pas limité par la possession de cartes d'avoir de la valeur correspondante. Des manipulations frauduleuses aux dépens de tiers sont pratiquement exclues, car il est à la fois nécessaire de posséder une carte de crédit valide et de connaître le numéro. d'identification asso- cié pour pouvoir obtenir une communication à crédit. Il est possible de disposer un comparateur 21 et une mémoire 23, non pas dans le central 20, mais bien dans chaque poste téléphonique individuel 13, de sorte que l'émetteur 18 devient alors superflu. Dans ce cas, on utilise avantageusement comme mémoire 23 une mémoire à cassette, dont la cassette peut aisément être interchan- gée pour permettre de recueillir les données à un poste central. Toutefois, il est préférable de disposer le com- parateur 21 dans le central 20 lorsque la vérification de la corrélation entre le numéro d'identification et le numéro de carte exige des opérations compliquées, par exemple l'exécution d'algorithmes complexes. La mémorisation décrite de l'information sur la carte d'avoir 1 ou sur la carte de crédit 7 au moyen de marques optiques assure une très grande sécurité contre la fraude avec des frais de fabrication peu éle- vés des cartes. Il est toutefois également possible d'utiliser d'autres procédés de mémorisation, par exemple magnétiques ou électroniques. Le débitage de la taxe de communication sur la carte d'avoir 1 peut s'effectuer par effacement pas à pas d'unités de valeur pendant la durée de la liaison téléphonique ou par un effacement global-de l'avoir et une mise en mémoire du nouvel avoir résiduel après achèvement de la conversation. REVENDICATIONS 1. Installation permettant de téléphoner sans pièces de monnaie du type, comportant un poste téléphonique relié à un central par l'intermédiaire d'une ligne téléphonique, poste qui comprend une fente de réception de cartes d'avoir prépayées, une tète de lecture destinée à lire l'information stockée sur la carte d'avoir, une tête de dévalorisation destinée à débiter la taxe de communication sur la carte d'avoir, un dispositif de commande connecté à la tête de lecture et à la tête de dévalorisation, ainsi qu'un dispositif de numérotation, ladite installation étant caractérisée en ce que le poste téléphonique (13) est agencé de ma- nière à pouvoir recevoir sélectivement soit une carte d'avoir (1), soit une carte de crédit (7). 2. Installation suivant la revendication 1, caractérisée en ce que sur la carte d'avoir (1) est enregistré un premier code de catégorie, tandis que sur la carte de crédit (7) sont mémorisés un second code de catégorie et un numéro de carte, en ce qu'il est prévu un comparateur (21) pour vérifier la corré- lation d'un numéro d'identification composé au moyen du dispositif de numérotation (16) et le numéro de car- te et, en outre, une mémoire (23), et en ce que le dispositif de commande (17) est agencé de telle manière qu'en présence du premier code de catégorie sur la car- te introduite dans la fente de réception, la taxe de communication est débitée sur la carte, tandis qu'en présence du second code de catégorie, le numéro de carte est lu, la corrélation du numéro d'identification composé avec le numéro de carte est vérifiée à l'aide du comparateur (21), la liaison est autorisée par un signal "oui" du comparateur (21) et la taxe de communi- ?471098 cation est inscrite dans la mémoire (23) concurremment à un numéro de compte associé à la carte. 3o Installation suivant la revendication 29 caractérisée en ce que le poste téléphonrique (13) présente un émetteur (18) pour la transmission du numé= ro de carte par l9intermédiaire de la ligne télépho- nique (19)h au central (20) et en ce que la mémoire (23) est disposée dans le central (20). 4o Installation suivant la reve-ndication 3, caractérisée en ce que le comparateur (21) est dis= posé dans le central , Installation suivant l9une des reven= ditai . 3 et: l?. caractérisée en ce que, pour permettro la imise ón mé-ire de la date et de l'heure de la cotunieation téléphonique9 la mémoire (23) est reliée a une horloge (24) 6o installation sui vant la revendication 2,9 caraotèrise en ce qua la mémoire (23) est disposée d(ans le pos'be téléphonique (13) et est constituée par une mémoire à cassette