La présente invention concerne un dispositif pour mesurer la tension d'un cordage, par exemple sur une raquette de tennis, de badminton ou de squash, et ce quelle que soit la nature dudit cordage. On connaît différents appareils permettant de déterminer la tension du cordage d'une raquette. Ces appareils sont généralement assez volumineux et relativement coûteux, de sorte qu'ils ne sont en pratique utilisés que par les professionnels du cordage de raquettes. Le but de la présente invention est précisément de fournir un dispositif bon marché et peu encombrant qui puisse être utilisé par les joueurs de tennis eux-mêmes, pour contrôler la tension du cordage de leurs raquettes aux différents stades d'utilisation de celles-ci. A cet effet, le dispositif de mesure selon l'invention est essentiellement caractérisé en ce qu'il comprend un corps avec une embase conçue pour venir prendre appui sur l'une des faces du cordage, un élément monté mobile à l'intérieur de ce corps pour appliquer avec une force déterminée une certaine contrainte en un point du cordage, et un moyen pour mesurer la flèche de la portion de cordage déformée sous l'action de ladite force. Grace à cette disposition, il est possible de déterminer facilement la tension du cordage, puisque la flèche mesurée est inversement proportionnelle à ladite tension. En effet, plus la flèche mesurée sera petite et plus la tension correspondante du cordage sera grande. De préférence, l'élément mobile est pourvu d'une tige apte à traverser les mailles du cordage et qui est munie à son extrémité d'une partie filetée recevant un écrou conçu pour venir prendre appui sur la face du cordage opposée à celle sur laquelle prend appui l'embase du corps. Une telle disposition permet d'exercer sur le cordage un effort de traction, ce qui est en général plus commode qu'un effort de compression. Dans un mode de réalisation particulier de l'invention, l'élément mobile est soumis à l'action d'un système à ressort taré, susceptible d'être comprimé par un moyen de commande extérieur. I1 est en effet nécessaire de comprimer le ressort avant de fixer l'écrou sur l'extrémité de l'élément mobile, puis de libérer ensuite ce ressort afin qu'il exerce une traction de valeur déterminée sur le cordage. Selon une première version de l'invention, le moyen de commande est constitué par un volant circulaire coopérant avec un filetage ménagé sur le corps, tandis que l'élément mobile est accouplé à un comparateur à cadran monté sur ledit corps. La valeur de la flèche, et donc de la tension correspondante du cordage, est ainsi donnée directement par l'aiguille du comparateur. Selon une deuxième version, le moyen de commande est constitué par un tambour gradué du type palmer coopérant avec un filetage ménagé sur le corps. Dans ce cas, la valeur de la flèche peut être lue directement sur les graduations portées par ledit tambour, lorsque celui-ci se trouve dans la position correspondant à l'équilibre du système à ressort. Selon un autre mode de réalisation de l'invention, l'élément mobile est soumis à l'action d'un système à aimant taré susceptible d'être entraîné en translation par un tambour gradué du type palmer coopérant avec un filetage ménagé sur le corps. La encore, la flèche peut être lue directement sur le tambour au moment où l'aimant se décolle sous l'action de la résistance exercée par la tension du cordage. Plusieurs formes d'exécution de l'invention sont décrites ciaprès à titre d'exemples, en référence aux dessins annexés dans lesquels - la figure 1 est une vue simplifiée en coupe d'un premier mode de réalisation d'un dispositif de mesure de tension selon l'invention, fonctionnant avec un système à ressort -la figure 2 est une vue simplifiée en coupe d'un deuxième mode de réalisation de l'invention, fonctionnant également avec un système à ressort et - la figure 3 est une vue simplifiée en coupe d'un troisième mode de réalisation de l'invention, fonctionnant avec un système à aimant. Le dispositif de mesure de tension représenté sur la figure 1 comprend tout d'abord un corps 1, de forme générale cylindrique, qui est muni à sa partie inférieure d'une embase circulaire 2 destinée à venir prendre appui sur l'une des faces d'un cordage 3 faisant partie par exemple d'une raquette de tennis. A l'intérieur de ce corps 1 est montée mobile en translation une tige de traction 4 qui est pourvue à son extrémité libre d'une partie filetée sur laquelle vient se visser un écrou 5 prenant appui sur l'autre face du cordage 3. La tige de traction 4 est soumise à l'action de ressorts tels que 6 venant se loger dans un évidement 7 ménagé à cet effet dans le corps 1. Ces ressorts 6 prennent respectivement appui sur une rondelle 8 solidaire de ia tige 4 et sur une bague 9, obturant la partie inférieure du logement 7 et qui est fixée par vissage sur le corps 1. La tige 4 est ainsi sollicitée vers le haut par l'action des ressorts6etexerce donc sur le cordage 3, par l'intermédiaire de l'écrou 5, un effort de traction qui se traduit par une flèche f. Les ressorts 6 sont susceptibles d'être préalablement comprimés au moyen d'un volant circulaire 10 , coopérant avec un filetage ménagé à la partie supérieure du corps 1 et qui agit sur la position de la rondelle d'appui 8 des ressorts par l'intermédiaire de tiges de compression telles que 11. L'ensemble est complété par un comparateur à cadran 12 du type connu, surmontant le corps 1 et qui est accouplé à la tige de traction 4. Ce dispositif de mesure fonctionne de la manière suivante Au départ, les ressorts 6 doivent être comprimés au maximum, avec les aiguilles du comparateur 12 réglées sur la position zéro. Cette compression maximum des ressorts est obtenue en faisant tourner le volant 10 de manière à pousser les tiges de compression 11 contre la rondelle d'appui 8. Le dispositif ainsi armé est alors placé sur l'une des faces du cordage 3 par son embase 2, après avoir naturellement retiré au préalable l'écrou 5. Ce faisant, l'extrémité libre de la tige 4 fait saillie de l'autre côté à travers l'une desmailles du cordage et on peut donc revisser l'écrou 5 sur la tige jusqu'à ce que celui-ci prenne appui sur l'autre face du cordage. Il ne reste plus ensuite qu'à desserrer progressivement le volant 10, afin de libérer l'énergie des ressorts 6 préalablement comprimés. Sous l'action de ces ressorts, la tige se soulève et exerce alors un effort de traction sur le cordage par l'intermédiaire de l'écrou 5. Lorsque les ressorts 6 sont complètement libérés, la tige 4 vient occuper une certaine position d'équilibre, comme illustré sur la figure 1, dans laquelle la force de traction des ressorts est compensée par la tension du cordage. Ceci se traduit, sur la portion de cordage délimitée par l'embase 2, par une flèche f dont la valeur peut être lue directement sur le comparateur à cadran 12 en millimètre ou en centième de millimètre. On peut ensuite déterminer facilement la tension correspondante du cordage en fonction de sa nature, grâce à une table de correspondance spécialement établie à cet effet. Bien entendu, le comparateur pourrait également être gradué directement en force de tension selon la nature du cordage considéré. Le deuxième mode de réalisation de l'invention, représenté sur la figure 2, utilise également un système à ressort 6 pour exercer un effort de traction sur le cordage. Il comporte de nombreux éléments identiques ou similaires à ceux du dispositif décrit précédemment, pour lesquels on a donc employé les mêmes références. En fait la différence essentielle est que la compression préalable des ressorts 6 est obtenue ici au moyen d'un tambour 20 de type palmer, coopérant avec un filetage ménagé à la partie supérieure du corps 1 et qui agit sur les tiges de compression 11 par l'intermédiaire d'une rondelle d'appui 21. De plus, ce tambour est pourvu sur sa périphérie de graduations coopérant avec un index porté sur le corps, pour une raison qui apparaîtra plus clairement par la suite. On notera par ailleurs que la tige de traction 4 n'est plus accouplée à un comparateur. Elle est simplement guidée à sa partie supérieure par une bague 22 et comporte à son extrémité un bouton poussoir 23 permettant de maintenir ladite tige en butée contre la rondelle d'appui 8 des ressorts 6. Ce dispositif fonctionne sensiblement de la même manière que le dispositif précédent. Au départ, les ressorts 6 doivent être comprimés au maximum, avec la graduation zéro du tambour 20 en regard de l'index porté par le corps 1. Cette compression maximum des ressorts est obtenue en faisant tourner le tambour 20 dans le sens convenable jusqu'à ce que la rondelle d'appui 8 des ressorts vienne buter contre la face supérieure de la bague 9. Le dispositif ainsi armé est alors mis en place sur le cordage, en prenant soin d'appuyer sur le bouton poussoir 23 avant de revisser l'écrou 5 sur l'extrémité correspondante de la tige 4. Il ne reste plus ensuite qu'à libérer progressivement l'énergie des ressorts en faisant tourner en sens inverse le tambour 20 jusqu'a ce que la tige de traction 4 atteigne sa position d'équilibre. A cet instant, le tambour décolle de l'appui des tiges de compression 11. Il suffit alors de la ramener doucement en contact avec celles-ci et de lire directement sur les graduations du tambour la valeur de la flèche f correspondante. Comme précédemment, le tambour pourrait également être gradué directement en valeur de tension, selon la nature du cordage considéré. Dans le troisième mode de réalisation représenté sur la figure 3, la tige de traction 4 n'est plus soumise à l'action de ressorts, mais à l'action d'une force magnétique procurée par un aimant 30 disposé dans un support 31. A cet effet, la tige de traction 4 est surmontée d'une pastille cylindrique 32 qui est attirée par l'aimant 30 et qui est normalement en contact avec celui-ci. Le déplacement vers le bas de la pastille 32 est limité par une bague de butée 33 venant se visser à la partie inférieure du corps 1. Le support 31 de l'aimant 30 est susceptible d'être entraîné en translation à l'intérieur du corps 1 au moyen d'un tambour gradué 34 de type palmer analogue à celui décrit précédemment et qui est obturé à sa partie supérieure par un capuchon 35.La liaison entre le tambour et le support de l'aimant est assurée par une bague 36 dans laquelle l'extrémité supérieure du support 31 est montée rotative. On notera par ailleurs que ce support est prévu cannelé et coopère avec des cannelures correspondantes ménagées à l'in térieur du corps 1, de sorte qu'il se déplace en translation sans tourner. Ce dispositif fonctionne de la manière suivante Au départ le tambour 34 doit être vissé à fond avec ses graduations sur la position zéro, afin que la pastille 32 soit en butée contre la bague 33 tout en étant bien collée sur l'aimant 30. En dévissant progressivement le tambour, l'aimant 30 se trouve entraîné en translation vers le haut par l'intermédiaire de son support 31 et entraîne à son tour la pastille 32 sur laquelle il est collé par la force magnétique. Ce faisant, un effort de traction est donc excercé sur le cordage 3, ce qui se traduit par une flèche f A un certain moment, la force de rappel du cordage devient supérieure à la force magnétique de l'aimant et celui-ci se décolle de la pastille qui vient immédiatement buter contre la bague 33 en provoquant un léger bruit. Il suffit alors de lire sur les graduations du tambour 34, soit la valeur de la flèche f juste avant le décollement de l'aimant, soit encore directement la tension du cordage en fonction de sa nature. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation représentés et décrits, auxquels on pourrait apporter de nombreuses modifications sans, pour autant, sortir du cadre de la présente invention. Il va de soi en particulier que la mesure de la flèche f pourrait non seulement être mécanique, comme dans les exemples décrits, mais également électrique ou même électronique avec un affichage digital. REVENDICATIONS 1. Dispostif pour mesurer la tension d'un cordage, notamment un cordage de raquette de tennis, caractérisé en ce qu'il comprend un corps (1) avec une embase (2) conçue pour venir prendre appui sur l'une des faces du cordage (3), un élément (4) monté mobile à l'intérieur de ce corps (1) pour appliquer avec uneforcedéterminée une certaine contrainte en un point du cordage (3), et un moyen pour mesurer la flèche (f) de la portion de cordage déformée sous l'action de ladite force. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'élément mobile (4) est pourvu d'une tige apte à traverser les mailles du cordage (3) et qui est munie à son extrémité d'une partie filetée recevant un écrou (5) conçu pour venir prendre appui sur la face du cordage opposée à celle sur laquelle prend appui l'embase (2) du corps (1). 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'élément mobile (4) est soumis à l'action d'un système à ressort taré (6), susceptible d'être comprimé par un moyen de commande extérieur (10, 20). 4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que le moyen de commande est constitué par un volant circulaire (10) coopérant avec un filetage ménagé sur le corps (1), tandis que l'élément mobile (4) est accouplé à un comparateur à cadran (12) monté sur ledit corps. 5. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que le moyen de commande est constitué par un tambour gradué (20) du type palmer coopérant avec filetage ménagé sur le corps (1). 6. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'élément mobile est soumis à l'action d'un système à aimant taré (30) susceptible d'être entraîné en translation par un tambour gradué (34) du type palmer coopérant avec un filetage ménagé sur le corps (1).