L'invention a pour objet des perfectionnements apportés aux huisseries, plus particulièrement à des huisseries métalliques pour portes. De tels ensembles comportent le plus souvent une traverse haute et deux montants qui sont assemblés sur place avec cette traverse, par soudure, ou par des moyens mécaniques, notamment par vissage, boulonnage, goupillage, coincement par excentriques. Tous ces systèmes ont l'inconvénient d'exiger un laps de temps sensible pour ajuster et solidariser entre eux ces éléments principaux de l'huisserie. On a bien pensé à préparer à l'atelier, c'est-a-dire dans des conditions de travail optimales, les huisseries à partir de leurs éléments essentiels. On a même proposé de constituer à l'atelier l'ossature des huisseries à partir d'un profilé non entièrement découpé en ses éléments constitutifs et de parachever ensuite la structure définitive, par soudure notamment (cf. brevet n0 73/43 110 du 3 Décembre 1973), ce qui fournit une solution particulièrement économique. Mais l'inconvénient de cette manière de faire, c'est qu'au cours des transports et des manipulations ultérieurs de telles huisseries ainsi prêtes à poser, les protections de surface (revêtements, peintures, laquages, etc..) qu'on leur a fait subir à la fabrication, sont plus ou moins altérées.On doit aussi tenir compte du fait que de telles huisseries déjà assemblées entre elles présentent un encombrement plus important que celui occupé par leurs éléments constitutifs qui peuvent être groupés de manière bien contigüe. La présente invention a pour objet des huisseries du genre en question destinées à être montées sur place (donc transportables et manipulables sous volume minimum et avec bonne protection) et dont les éléments peuvent être assemblés sur le lieu d'emplacement de manière plus rapide et plus store que les huisseries démontables actuelles, et cela tout en offrant une démontabilité satisfaisante. L'invention réside essentiellement dans le fait qu'à l'une au moins des extrémités des éléments d'assemblage, est fixée, de manière amovible ou non, perpendiculairement à la longueur de cet élément, au moins une languette s'emboftant dans au moins un logement correspondant ménagé dans un gousset correspondant rapporté à l'extrémité en regard de l'autre élément d'assemblage, suivant la longueur de ce dernier. Si la languette n'est pas amovible, elle peut être solidari sée, par exemple par soudure, avec l'élément d'assemblage. Si, par contre, la languette est amovible, elle peut être engagée au moment du montage dans une partie femelle liée audit ensemble, et, de pré férence, dans un logement ménagé contre ledit élément et plus ou moins analogue à celui prévu sur l'autre élément d'assemblage. Avantageusement même, comme on le verra plus loin, on fait comporter, à chacun des éléments à assembler, des logements identiques et semblablement disposés, et on a recours à une pièce de montage comportant au moins deux languettes (plus précisément deux paires de languettes) à quatre-vingt dix degrés, propres à s'encastrer dans les logements correspondants assurés dans les éléments à "monter", à quatre-vingt dix degrés également. D'une manière ou d'une autre, on dispose d'huisseries facilement montrables et démontables, préparées de manière économique à l'atelier, transportables et manipulables dans les meilleures conditions, et assemblables de manière rapide et commode, sans outil particulier, par simple emboîtage, c'est-à-dire par engagement étroit direct soit des parties mâles d'extrémité d'un élément constitutif dans les parties femelles, d'extrémité aussi, de l'autre élément, soit des parties mâles de la pièce de montage dans les parties femelles d'extrémité des deux éléments à assembler, le tout donnant d'emblée une huisserie rigide, aux cotes désirées, et présentant sur ses faces apparentes une parfaite planéité. On a estimé qu'une huisserie selon l'invention pouvait offrir, toutes choses égales, une économie de temps de montage susceptible d'atteindre cinquante pour cent. Comme dit plus haut, l'invention s'applique plus particulièrement à des huisseries métalliques pour portes. Mais il est bien entendu que l'invention vaut aussi pour des huisseries en matériaux autres que du métal, par exemple en plastique et même, dans des cas exceptionnels, en bois ; elle trouve aussi son application pour entourer des baies autres que des portes, par exemple des fenêtres, des ouvertures et orifices de natures diverses de l'habitat, de votes de circulation ou de communication ; elle peut également intéresser la fabrication industrielle des articles ménagers. Quoiqu'il en soit, d'autres particularités et avantages des huisseries selon l'invention ressortiront de la description donnée ci-après à titre d'exemple, ainsi que des dessins d'accompagnement qui montrent - Figure 1, en perspective, une extrémité de partie de la traverse haute d'une huisserie métallique pour porte, établie suivant un premier mode de réalisation de l'invention, - Figure 2, en perspective semblable, et dans une position correspondant à l'embottage, l'extrémité correspondante de partie d'un montant de cette huisserie, - Figure 3, en coupe, une coupe partielle, en plan, suivant 111-111 Figure 2, - Figure 4, en plan, une pièce de montage comportant quatre languettes en partie arrachées, - Figure 5, en plan également, un gousset pour recevoir deux languettes de la pièce de montage selon Figure 4, et à rapporter contre un montant de l'huisserie, - Figure 6, enfin, une coupe selon VI-VI Figure 5, ces der nières pièces permettant de mettre en oeuvre l'invention suivant un autre mode de réalisation. En se référant aux Figures 1 et 2, on note qu'une huisserie est constituée par l'assemblage d'une traverse haute 1 (dont une partie seulement est représentée) à assembler avec un montant 2 (même remarque), l'autre montant n'étant pas figuré, car son assemblage avec l'extrémité opposée de la traverse haute 1 s'effectue de la même façon et avec les mêmes moyens. La traverse 11, comme le montant 2, est constituée par des profilés dont la section d'ensemble est en forme de U, avec ame 3 et ailes perpendiculaires 4. Ces profilés peuvent aussi comporter des ailes en retour 5 et des nervures sur âme constituant butée pour la porte (non représentées), etc.. Sur la Figure 2, ces mêmes parties du profilé du montant sont référencées avec l'indice prime. Les extrémités en regard de la traverse haute 1 et du montant 2 sont découpées à quarante cinq degrés suivant des arêtes 4a et 4'a destinées à venir s'abouter exactement l'une contre l'autre, de façon à former un assemblage à quatre-vingt dix degrés entre les deux éléments, réalisant ainsi un angle de l'huisserie, en sorte que, les deux angles étant assurés, on dispose de l'huisserie toute entière. Pour réaliser cet assemblage, on a recours à un emboîtage étroit, par engagement ajustez de pièces mâles portées, à la coupe à quarante cinq degrés, par l'un des éléments, perpendiculairement à sa direction, dans les parties femelles correspondantes réservéeS, dans la coupe à quarante cinq degrés, par l'autre élément, dans le sens de la direction de ce dernier, lesdites parties mâles et femelles étant situées à l'intérieur des profilés de ces mêmes él8- ments, et, de préférence, contre leurs ailes. Le jeu d'embottage est par exemple de zéro millimètre un pour des pièces en tôle de un millimètre et demi. Conformément au mode de réalisation représenté sur les figures, une pièce en équerre 6 est par exemple rapportée intérieurement, de préférence par soudage, contre l'aile 4 de la traverse 1, de manière que deux languettes latérales 7 à quatre-vingt dix degrés, qui ont été antérieurement découpées, soient susceptibles de venir s'emboiter, par déplacement de la traverse parallèlement à ellemême suivant les flèches f, dans des logements c ménagés entre la face intérieure des ailes 4' du profilé du montant 2 et un gousset 8 rapporté, de préférence par soudage, contre cette face intérieure par un bossage médian 9 assuré antérieurement, l'ensemble étant dimensionné et positionné de manière telle que les sections des logements ainsi réservés soient de cotes transversales (c'est-à-dire aussi bien en épaisseur qu'en largeur) substantiellement identiques à celles des languettes 7. Ainsi conçoit-on sans peine qu'on puisse insérer, comme le montre clairement la Figure 3, les parties mâles (languettes 7) dans les parties femelles (logements ) et assurer un bon "équerrage" de la traverse sur son montant (et par suite sur les deux montants). L'engagement s'effectue, de préférence, avec un très léger jeu, de l'ordre, comme dit plus haut, de zéro millimètre un, de façon à assurer à la fois une solidarisation satisfaisante, et néanmoins, en cas de besoin, une démontabilité possible, sans outil vraiment particulier. De surcroît, l'épaisseur des languettes 7 étant égale à celle des bossages 9, et l'embottement étant assuré "juste", il en résulte une parfaite planéité des faces correspondantes des âmes 3 et 3', des ailes 4 et 4', des ailes en retour 5 et 5' de la traverse 1 et des montants 2. Pour faciliter l'introduction des languettes 7 dans leurs logements, la paroi libre 10 du gousset située du ctd de l'embottage est de préférence déportée par rapport à sa position normale 10' (en tirets sur la partie supérieure gauche de la Figure 2, une partie étant arrachée pour permettre de voir le logement c sur la Figure 3). Enfin, si on le désire, pour parachever encore la solidarisation de la traverse et des montants une fois l'embottage effectué des parties mâles dans les parties femelles, on peut, ayant prévu des languettes 7 sensiblement plus longues que leurs logements c, empêcher ces languettes de se dégager, même partiellement, par glissement hors desdits logements, et cela par exemple en les rabattant plus ou moins sur elles-mêmes à l'intérieur du profilé (cf. en ll sur vue partielle en tirets à gauche Figure 2). Comme l'indiquent les Figures 4 à 6, on peut aussi mettre en oeuvre l'invention suivant un autre mode de réalisation. Dans ce cas, on a recours à une pièce de montage 12 (Figure 4), qui est une pièce d'équerre, dans laquelle ont été découpées deux paires de languettes 13 à quatre-vingt dix degrés, les bords en regard 14 de ces languettes ayant été, de préférence, chanfreinés. Par ailleurs, des goussets 15 (Figures 5 et 6) comportent un bossage 16 qui est appliqué, par soudure par exemple, contre une aile 4' (Figure 2) du montant 2, ce qui délimite, de chaque côte de ce bossage, deux logements d dans lesquels peuvent s'embotter, sous un faible jeu ( zéro millimètre un pour une tle de un millimètre cinq d'épaisseur), les deux languettes 13. Chaque gousset a ses bords d'entrée légèrement déportés pour favoriser l'introduction de ses languettes, et il est symétrique autour de son centre (il est en forme de rectangle). Autrement dit, il est réversible en position lors de sa mise en place, comme l'est la pièce de montage lors de son insertion dans ses goussets. Chaque aile 4' et 4'a des montants reçoit deux tels goussets, et chaque aile 4 et 4a de la traverse deux autres semblables goussets, en des emplacements à même hauteur pour chaque élément d'assemblage, et symétriques à quarante-cinq degrés pour deux éléments contigus. Il est clair, dans ces conditions, que l'insertion des quatre languettes 13 et 14 dans leurs logements respectifs d des goussets 15 des ailes des montants et traverses procure une huisserie bien rigide, aux bonnes cotes, de flancs parfaitement plans, aussi facilement démontable (en cas de besoin) que montable. Il est à noter que ce mode de réalisation offre l'avantage qu'aucune pièce en saillie ne se présente aux extrémités des montants ou traverses lors de leurs transports ou manipulations, puisque la pièce de montage est adjointe sur place, lors de l'assemblage. Cette particularité entraîne des simplifications d'emballage. R E V E N D I C A T I O N S 1/ Huisserie, plus particulièrement métallique, pour porte, constituée principalement par une traverse haute et par deux montants sur chacun desquels, à l'intérieur de leurs extrémités respectives, s'assemble, perpendiculairement, de manière amovible, par des moyens mécaniques, ladite traverse, caractérisée par le fait qu'à l'une au moins des extrémités est fixée, de manière amovible ou non, avec l'élément d'assemblage, perpendiculairement à sa longueur, au moins une languette s'embottant dans au moins un logement correspondant, ménagé dans un gousset correspondant rapporté à l'extrémité en regard de l'autre élément d'assemblage suivant la longueur de ce dernier. 2/ Huisserie selon revendication 1, caractérisée par le fait que chaque élément d'assemblage présente deux languettes transversales, l'autre élément coagissant présentant deux logements correspondants. 3/ Huisserie selon revendication 2, caractérisée par le fait que le gousset comporte un bossage médian seul rapporté contre l'élément d'assemblage, délimitant latéralement de part et d'autre deux logements aux dimensions transversales substantiellement égales à celles des languettes. 4/ Huisserie selon revendication 3, caractérisée par le fait qu'à chacune des extrémités de la traverse haute sont solidarisées deux pièces en équerre portant chacune deux languettes, tandis qu'à chacune des extrémités en regard des montants sont solidarisés, par leur bossage médian, deux goussets. 5/ Huisserie selon revendication 1, caractérisée par le fait qu'à chaque extrémité des éléments d'assemblage est solidarisé au moins un gousset ménageant au moins un logement dans lequel s'engage partie au moins d'une des languettes d'une pièce de montage portant au moins deux languettes s'embottant dans les logements de goussets portés par les extrémités d'éléments d'assemblage contigus de l'huisserie. 6/ Huisserie selon revendication 5, caractérisée par le fait qu'à chaque extrémité des éléments d'assemblage sont solidarisés deux goussets latéraux, et que la pièce de montage porte deux paires de languettes rectangulaires correspondantes. 7/ Huisserie selon revendications 5 et 6, caractérisée par le fait que chaque pièce portant les languettes et chaque bossage des goussets sont plans et substantiellement de même épaisseur. 8/ Huisserie selon revendication 7, caractérisée par le fait que chaque pièce portant les languettes et chaque gousset sont, par leurs parties planes, rapportés contre la face intérieure plane des ailes transversales des profilés de même section constituant la traverse haute et le montant. 9/ Huisserie selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisée par le fait que l'extrémité libre du gousset, au voisinage de laquelle s'engage au moins une languette dans au moins un de ses logements, est légèrement déportée hors de son intérieur. 10/ Huisserie selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisée par le fait que chaque languette est de longueur quelque peu supérieure à celle de son logement correspondant et que sa partie libre, une fois sa languette emportée, peut être déportée hors du plan de ladite languette.