présente invention concerne une nouvelle composition anesthésiaue se caractérisant par une durée d'action prolongée et comportant un mélange de (1) tétrodotoxine ou de certains dérivés de celle-ci et (2) d'un anesthésique local classique. L'invention 5 concerne également un procédé pour l'obtention des nouvelles compositions anesthésiques, l'application de telles compositions en vue de provoquer l'anesthésie et une application à l'activation des compositions d'anesthésiques locaux. On connaît depuis de nombreuses années des sources marines 10 de toxines dotées d'une activité extraordinaire0 La présente demande concerne, en particulier, de nouvelles utilisations de la tétrodotoxine, substance qui est l'agent responsable de l'empoisonnement à la tétrodonine. On obtient la tétrodotoxine à partir des ovaires et oeufs 15 cLe plusieurs espèces de poissons de l'ordre des PIectognathi, du sous-ordre des Gymnodontes. On la trouve également dans certaines espèces de tritons de Californie du genre Tariciaa; la toxine obtenue de ces espèces, que l'on appelle tarichatoxine, étant identique à la tétrodotoxine. On a purifié la tétrodotoxine et déter-20 miné que sa structure moléculaire correspondait à une amino per-hydroquinazoline de formule : 0 9 25 30 H CH20H H La tétrodotoxine et les espèces dans lesquelles elle se trouve présente sont décrites d'une façon plus détaillée dans 35 Pharmacological Heviews, Volume 18, ÎT° 2, pages 997-1049. La tétrodotoxine provoque des effets généraux sur les systèmes neuromusculaires qui se caractérisent par une faiblesse, se développant rapidement,des contractions musculaires provoquées par stimulation neurale. Des expériences sur des nerfs isolés ont 40 démontré que la tétrodotoxine se comporte d'une façon fondamenta- BAD ORIGINAL OOPY 71 45542 2 2123277 lement différente des anesthésiques locaux tels que la procaïne et la cocaïne. Dans un axone gëant provenant du calmar ou homard relié à une source de*tension, ces derniers agents abaissent à la fois le courant sodique initial intérieur et le courant potassi-5 que extérieur. Cependant, avec la tétrodotoxine, on peut abaisser le courant sodique intérieur ou même le faire disparaître, tandis-que le courant potassique extérieur demeure totalement inaltéré. La tétrodotoxine est la seule substance pour laquelle on ait mis en évidence cette activité particulière. 10 On n'a trouvé pour la tétrodotoxine aucune utilisation pra tique en tant qu'anesthésique. Bien que l'on ait utilisé ce composé pour provoquer des blocages nerveux chez des animaux de laboratoire, la dose anesthésique est légèrement inférieure à la dose léthale. D'autre part, la toxine se caractérise par des rap-15 ports dose-réaction prononcés qui écartent, dans la pratique, l'utilisation du composé en tant qu'anesthésique à proprement parler» On a constaté» d'une façon tout à fait surprenante, que des combinaisons de tétrodotoxine avec un anesthésique local étaient 20 dotées de propriétés anesthésiques synergiques. Gela se manifeste de la façon la plus significative par une longévité d'action améliorée des combinaisons de la toxine avec les anesthésiques locaux» Dans ces combinaisons, on utilise la tétrodotoxine d'une façon typique en des concentrations inférieures à celles qui don-25 nent lieu à des blocages nerveux reproductibles. L'étude d'une grande diversité d'anesthésiques locaux a démontré que l'action de la toxine ci-dessus, en ce qui concerne l'augmentation de la longévité des actions, est générale. A des fins expérimentales, on peut caractériser les anesthésiques lo-30 eaux par leur type chimique caractéristique. On peut noter, éventuellement, dans chaque type chimique, des variations d'activité inexpliquées. Cependant, dans tous les cas étudiés, chaque membre des groupes étudiés s'est comporté de la même manière lorsqu'on l'a combiné avec la toxine ci-dessus. Les classes particulières 55 d'anesthésiques locaux étudiées portent sur les composés anesthésiques comprenant (i) le groupe aminoacylanilide, tels que la lidocaïne, la prilocaïne, la bupivacaïne et les composés anesthésiques locaux apparentés comportant divers substituants hydrocarbonés sur le 40 système cyclique ou l'azote de l'aminé; 71 45542 3 2123277 i (ii) le groupe aminoalkyl benzoate, tels que la procaîne, la chloroprocaïne, la propoxycaïne, l'hexylcaïne, la tétracaïne, la cyclométhycaïne, le benzoxinate, la butacaïne, la proparacaï-ne, et les composés anesthésiques locaux apparentés ; ^ (iii) la cocaïne et les composés anesthésiques locaux ap parentés ; (iv) le groupe ami.no carbamate, tel que le dipérodon et les composés anesthésiques locaux apparentés; (v) le groupe N-phénylamidine, tel que la phénacaîne et les 10 composés anesthésiques locaux apparentés; (vi) le groupe N-aminoalkyl amide, tel que la dibucaïne et les composés anesthésiques locaux apparentés; (vii) le groupe aminocétone, tels que la falicaïne, la dyclonine et les composés anesthésiques locaux apparentés; et 15 (viii) le groupe aminoéther, tels que la pramoxine, la dé- méthisoquine et les composés anesthésiques locaux apparentés. On a énuméré des membres représentatifs de chacune des classes ci-dessus de composés anesthésiques locaux. les données expérimentales ci-dessous permettent de conclure que.1*effet observé 20 avec la toxine testée, à savoir le prolongement inattendu de la durée d'action, s'exerce sur les autres composés anesthésiques locaux connus compris dans ces groupes et sur les composés résultants de modifications évidentes des composés anesthésiques locaux testés. On peut également anticiper, à la lumière de ces découver-25 tes, que les combinaisons nouvelles de la présente invention permettront l'utilisation de concentrations d'anesthésiques locaux classiques inférieures aux concentrations normalement utilisées en clinique. On peut ainsi réduire au minimum les manifestations toxiques parfois observées sous forme d'effets secondaires,, 30 les structures chimiques de certains des composés ci-des sus sont : lidocaîne CH3 ( i c. _ ^ 5 - MiCCH^F" V xoPi 35 procaïne 0 " NH0- 00GHoCH„F et \ / d cl \ 40 ^ X02H5 71 45542 chloroprocaïne 2123277 f~\ P /°2H5 m2 ( y OOOH2GH2ÎÎ^ ^ ci 2 5 propoxycaïne 10 hexylcaïne 15 cocaïne 20 25 tétracaïne ? fi c2H5 COCH^CH^IT.^ ^ ^ °2H5 0-CH2CH2CHj Hg C—CHq / \ 0 CH, HC CH~ \ H l 3 /\ / COCHCHpKH C — C h2 h2 o 30 cyclométhycaîne CH, 35 "benoxinate CH^C^CHgCHgO H0F -OCH^CH. / C0Hr « 7"2"5 \ >c-c 2""2"v c2H5 40 71 45542 butacaine 2123277 C„EL /f~\ S /^9 m2"\ — /~G"° ( GH2 ) 3g ^ c4h9 proparacaïne 10 dipérodon 15 20 pkénacaïne 25 dibucaîne 30 >oT\lt ./ C2ÏÏ5 CH3 C CH2 )20-r V C-OCH2ch2N ' ®2 2 5 0 O-C-NH - ^ fi 0 ^-CH2-Œï]H2-0(li N w 'C—GH- 0C4H9 C-HHCHp CH0ÏÏ" H t 2 - 0 /C2ÏÏ5 'X°2H5 bupivacaïne 35 (CE^Œ^GB^ CHz 71 45542 6 2123277 prilocaïne 5 Dans la présente invention* on utilise les anesthésiques locaux ci-dessus dans un véhicule ou support pharmaceutiquement 10 acceptable et à leur concentration normale. A titre d'exemples de concentrations d'anesthésiques locaux d'application clinique, on peut citer les pourcentages, suivants, : 20 Ainsi qu'on l'a mentionné ci-dessus, la présente invention peut également permettre l'utilisation d'une concentration en anesthésiques locaux habituels qui soit inférieure à la normale. Par exemple, la combinaison de tétrodotoxine avec la lidocaîne permet l'utilisation d'une concentration de cette dernière pouvant attein-25 cLre une valeur aussi faible que 0,05 pour cent en poids. En outre, le véhicule contient de 0,5 à 10 microgrammes, et avantageusement de 0,5 à 5 microgrammes par millilitre de tétrodotoxine, ou de 10 à 20 mierogranimes de désoxytétrodotoxine. En outre, la préparation d*anesthésique local peut renfermer un vaso-30 constricteur, ce qui est bien connu dans l'art, tel que l'épiné— phrine, la phényléphrine et la lévonordéphrine. L'application des anesthésiques locaux se fait de la manière habituelle, c'est-à-dire par infiltration ou perfusion. 35 l'obtention de la nouvelle composition anesthésique par incorporation d'une quantité convenable de tétrodotoxine ou d'un dérivé de celle-ci, ainsi qu'on l'a indiqué ci-dessus., dans une composition dfanestheslque local renfermant un agent anesthésique local selon les exemples ci-dessus. Selon un autre mode de réalisation, 40 l'invention concerne un procédé d'activation d'une composition % en poids lidocaîne 15 prilocaïne procaïne 0,5 à 5 0,5 à 5 0,5 à 5 0,1 à 1 0,25 à 1 0,5 à 2,5 tétracaïne bupivacaïne hexylcaïne La présente invention concerne également un procédé pour 71 k55k2 7 2123277 d'anesthésique local par incorporation dans celle-ci d'une quantité de tétrodotoxine ou d'un dérivé de celle-ci, qui produise d'une façon efficace l'effet anesthésique local de longue durée recherché. 5 EXEMPLE 1 On a utilisé des rats femelles de Charles River, d'un poids compris entre 100 et 200 grammes. Chaque groupe comprenait 5 rats et chaque animal a reçu 0,2 millilitre de solution du médicament dans la cuisse droite. On a pratiqué les injections de manière à 10 déposer la solution autour du tronc du nerf sciatique, près du creux poplité. Après l'injection, on a examiné chaque animal àcfes intervalles donnés, en vue de déterminer le début de l'effet, l'intensité et la durée du blocage nerveux, tel que manifesté par la dégradation de la fonction motrice de la patte ayant subi l'injec-15 tion. On a noté les fréquences de a) blocage total, b) blocage partiel et c) légère influence sur la fonction motrice, dans chaque groupe d'animaux. On a utilisé deux repères terminaux pour estimer la durée du blocage:, le rétablissement de l'aptitude à saisir lorsqu'on a placé les animaux sur un grillage incliné et le 20 rétablissement total de la fonction motrice. Toutes les solutions contenaient de 1 à 100" 000 parties d'é-pinéphrine, que l'on avait ajoutée immédiatement avant l'utilisation. Toutes les solutions ont ëté fraîchement préparées le jour de leur utilisation. 25 Les résultats sont consignés dans les tableaux I à III, On a noté une dépression de temps en temps, mais il n'y a pas eu de morts par suite de l'utilisation de ces doses de tétrodotoxine0 Tableau I A une concentration de 1 jx g/ml et de 2>tg/ml, la tétrodoto-30 xine n'a entraîné aucun blocage total. A 5^ g/ml, elle a donné lieu à des blocages totaux dans toutes les 5 pattes ayant subi l'injection. Le temps moyen de début d'effet était d'environ 20 minutes et les blocages persistaient pendant une durée comprise entre environ 5 heures et demie et 24- heures. Tous les animaux 35 étaient complètement rétablis lorsqu'on les a examinés 22 à 24 heures après l'injection,, En raison du fait que cette concentration de tétrodotoxine en elle-même entraînait une fréquence de 100 pour cent et des blocages d'une si longue durée, il n'y a aucune différence, sauf en ce qui concerne les temps de début d'ef— 40 fet, entre les résultats obtenus lorsqu'on l'utilise seule et ceux; 71 45542 8 2123277 que l'on a obtenus lorsqu'on a utilisé la combinaison tétrodoto-xine-lidocaîne. Cependant, les combinaisons de 1 /x g/ml et 2 Acg/ml de tétrodotoxine avec la lidocaîne manifestent, d'une façon évidente, des durées de blocage qui sont nettement supérieures à 5 celles que l'on obtient lorsqu'on utilise la lidocaîne seule. TABLEAU I, voir page 9 TABLEAU II Comme dans la première étude, 1g/ml de tétrodotoxine n'a entraîné aucun blocage total; cependant, 2/ TABLEAU II, voir page 10 TABLEAU III 20 La tétrodotoxine à 3J* g/nù- a entraîné des blocages chez trois animaux sur cinq d'une durée comprise entre 4 et 24 heures. Lorsque l'on a utilisé des combinaisons avec plusieurs agents anesthésiques locaux, la fréquence s'améliorait et les temps de début d'effet étaient plus courts que lorsqu'on utilisait la té-25 trodotoxine seule. Toutes les combinaisons renfermant 1 ytLg/ml de tétrodotoxine ont manifesté des durées de blocage très supérieures à celles que l'on a obtenues en utilisant les agents anesthésiques locaux seuls. L'étude démontre d'une façon évidente qu'en ce qui concerne les blocages du netf sciatique du rat, la présence 30 de concentrations de tétrodotoxine qui sont par elles-mêmes inférieures au seuil, peut donner lieu à des augmentations prononcées des durées de blocage de plusieurs agents anesthésiques locaux. TABLEAU HI, voir page 11 (TABLEAU I BLOCAGES DU NEHF SCIATIQ.UE DU RAT Composé Concentration sous forme de PH Début d'effet Fréquence Durée Moyenne (minutes) + E.M» base (minutes) C P L R.T. R.A* Tétrodotoxine 1 ^g/ml 2 ^ g/ml 5 jWS/œl ' 4,4 5,4 4,3 22 0/5 0/5 5/5 1/5 4/5 2/5 3/5 - 5,5 Lidocaîne 0,125 % 0,25 % 5,1 5,0 8 5 5/5 5/5 - - 85+2 108 + 22 84 + 1,5 99 ± 24 Combinaisons T/L T/L T/L 1/0,125 2/0,125 5/0,125 4,9 4,8 4,6 5,5 5,0 5,5 5/5 4/5 5/5 mm 1/5 - mm mm 309 + 17 316 + 33 251 + 51 290 + 46 6 24 heure s T/L T/L T/L 1/0,25 2/0,25 5/0,25 4.7 4.8 4,6 4,5 3,0 1,5 5/5 5/5 5/5 - 5,5^24heures299 (2) - 5,5 ■«£ 24 heures - 6 C24 heures Notes : C = blocage complet; R.A. » rétablissement P « blocage partiel ; L = légère influence; de l'aptitude à saisir ; R,T„ = rétablissement total; E.M. = écart maximal ; T » tétrodotoxine ; L » lidocaîne; Les durées sont exprimées uniquement pour les "blocages totaux. Les temps de début d'effet sont approximatifs. Les pH sont ceux que l'on obtient après l'addition d'épinéphrine; toutes les solutions renferment 1:100 000 d1épinéphrine. Les nombres de blocages sont indiqués dans des cas particuliers, entre parenthèseso TABLEAU II Composé Tétrado-toxine Lidocaîne Combinaisons T/L T/L T/L T/L T/L T/L Concentration sous forme de "base 1 k g/ml 2 yn g/ml 3 j^g/ml 0,05 % 0,1 % 1/0,05 2/0,05 5/0,05 1/0,1 2/0,1 3/0,1 Début Fréquence Durée Moyenne (minutes) + E.M. PH d * effet (minutes) C P _ L R0T. R.A. 4.6 4.7 4,5 51 56 0/5 1/5 2/5 0/5 0/5 0/5 5/5 4/5 5/5 120 102 5 ^24 heures 4,6 4,6 43 0/5 2/5 2/5 2/5 5/5 1/5 58 44 4,6 4.4 4.5 31 10 16 1/5 2/5 5/5 2/5 2/5 2/5 2/5 1/5 mm 68 48 255 176 6-1/2 42 4.5 4.6 5,2 11 6 14 2/5 4/5 4/5 5/5 0/5 1/5 1/5 M 144 res 93 242 + 68 188 + 304, fi).. 317 + 6-1/2 83 50 res i Tableau I ) -F-LTt ro ro t—^ ro ro vj TABLEAU III BLOCAGES DU NERF S0IATI9.UE DU RAT Composé Concentration sous forme de base PH Durée du début d'effet (minutes) Fréquence C P L Durée (minutes) Moyenne + E.M. R. T o Ro A. Tétrodoto 1 u g/ml 4,6 mm 0/5 1/5 4/5 w mm xine 3^g/ml 4,3 48 3/5 2/5 — 4 Lidocaîne 2,0 % 4,4 2,0 5/5 « mm 172 + 17 160 + 12 T/L 1/2,0 4,5 1*5 5/5 - - 223 12) 188(1) 3/2,0 4-1/2 c24 heures (3) T/L 4,3 1,5 5/5 — 0m 4-1/2 Bupivacaïne 0,5 % 5,0 2,5 5/5 mm — 232 + 39 183 + 18 T/B 1/0,5 5,2 6,0 5/5 - - 282 TZ) 265 + 45 5 T/B 3/0,5 5,4 2,5 5/5 - - 5 Prilocaïne 2,0 % 5,0 2,5 5/5 — » 153 ± 16 123 + 6 T/Pr 1/2,0 4,8 5/5 - - 5 T/Pr 3/2,0 4,8 2,0 5/5 - - 5 Tetracaïne 0,25 % 5,2 4,0 3/5 2/5 — 206(2) 180(2) 4-1/2 T/Tet 1/0,25 5,9 5,5 4/5 1/5 - 4 T/Tet 3/0,25 6,4 5,0 5/5 « 3 (Voir notes sous Tableau I) B= bupivacaïne } Pr = prilocaïne ; Tet - Tétracaïne •si |_i. 4> UTi VJ* -P* ro ro h-* ro 04 ro vj 71 45542 12 2123277 15 EXEMPLE 2 L'utilité des anesthésiques de la présente invention est également démontrée par les "blocages périduraux chez le chat. Les techniques chirurgiques et les protocoles d'essai ont été décrits 5 d'une façon détaillée par Duce et coll. dans Brit.J.Anaesth., Vol. 41, 579-587 (1969). On a traité les animaux, dans cette étude, selon le plan suivant : Chat Poids (et Jour (traitement) 10 N° Sexe) 1 2 3 4- 5 124 3»6 kg (P) X L TTX L/TTX X 125 2,8 kg (P) X L L/TTX TTX X 127 4,0 kg (M) X L L/TT1 X 128 2,8 kg (P) X TTX L/TTX L X (â X = Xylocaîne w HC1, 2% sous forme du sel L « Lidocaîne HC1, 2 % sous forme de base TTX = Tétrodotoxine, 1 ^jlg/ml P * Femelle 20 M « Hâle On a testé tous les animaux en leur administrant 2 pour cent de Xylocaîne ^ (composition anesthésique locale du commerce à base de lidocaîne en tant que constituant actif) aux jours 1 et 5, en vue de s'assurer de la stabilité de la préparation pe-25 ridurale pour chat. Pendant la période d'essai, on a utilisé des échantillons de lidocaîne préparés au laboratoire et ne renfermant que de la lidocaîne et de 1*épinéphrine, ou de la lidocaîne, de 1'épinéphrine et de la tétrodotoxine, en des proportions spécifiées. On a préparé des solutions fraîches chaque jour; on a 30 ajouté de 1'épinéphrine et on a déterminé le pH peu de temps avant l'administration. Les pH des solutions étaient : tétrodotoxine, 4,5 à 6,75 î lidocaîne HC1, 4,75 à 4,8 ; lidocaïne/tétro-dotoxine, 4,75 à 4,9® Les résultats sont consignés au tableau IV, En général, on n'a noté aucun effet général manifeste par suite de l'administration des solutions d'essaio On a noté chez l'animal n° 127, 71 45542 13 2123277 Une analyse statistique des données indiquait que les valeurs témoins de la Xylocaîne ^ obtenues aux jours 1 et 5 ne sont pas signifieativement différentes. Etant donné que la tétrodotoxine seule n'a donné lieu à aucun blocage, on l'a exclue de 5 l'analyse de la variance, afin que celle-ci reste raisonnablement homogène. On a effectué, en conséquence, une analyse de la variance à quatre voies, uniquement sur les données obtenues en utilisant 2 pour cent de lidocaîne et la combinaison de lidocaîne/ tétrodotoxine. Les durées de blocage provoquées par la combinai-10 son lidocaîne-tétrodotoxine étaient significativement plus longues statistiquement que celles provoquées par la lidocaîne seuls. TABLEAU IV, voir page 14 EXEMPLE 3 L'efficacité des anesthésiques locaux de la présente inven-15 tion en l'absence d'épinéphrine est démontrée par les données consignées aux tableaux V, VI et VII. Les données présentées dans ces tableaux ont été obtenues suivant les mêmes procédés que ceux décrits à l'exemple 1. On a effectué cinq études séparées et un groupe témoin pour 20 la tétrodotoxine a été inclus dans chaque étude. La fréquence de blocage sous l'effet de la tétrodotoxine était comprise entre 0/5 et 3/5, et les durées étaient comprises entre environ 180 et 240 minutes» La fréquence de blocage était de 5/5 pour toutes les combinaisons, sauf celle qui contenait de la phénacaïne (Tableau 7JX 25 L'unique blocage partiel dans ce cas peut éventuellement avoir été dû à un défaut d'injection de la solution à un emplacement suffisamment près du tronc du nerf sciatique. Les fréquences de blocage avec le dipérodon-tétrodotoxine, la cyclométhycaîne-tétrodotoxine et la dibucaïne-tétrodotoxine étaient plus élevées 30 qu'avec le dipérodon, la cyclométhycaîne, la dibucaîne et la tétrodotoxine seuls. Dans tous les cas, les combinaisons ont donné lieu à des durées nettement supérieures à celles que l'on obtenait en utilisant les anesthésiques locaux seuls. Les durées en ce qui con-35 cerne la tétrodotoxine seule étaient plus proches de celles que l'on a obtenues avec les combinaisons; les fréquences étaient uniformément inférieures à celles obtenues avec les combinaisons. TABLEAU IV ANESTHESIE PERIDURALE CHEZ LE CHAT Composé et Blocage moteur profond Concentration Durée ! Début Pré- x + S.Eo Blocage du soutien du poids Durée Début Fré- Blocage du reflexe de flexion Début Frë- ■ Duree d'effet quence x + S.E. d'effet quence x + S.E. d'effet quen® 2% Xylocaîne ® 119 ± 12 (Jour 1) 2 % Xylocaîne® 124 + 11 (Jour 5) 1 jUs/isl 2% Lidocaîne 115 + 10 Lidocaîne/ 226 + 9 tétrodotoxine ~~ 1 1-2 8/8 98 + 13 8/8 106 + 9 0/8 1 8/8 8/8 0/8 48 + 10 70 + 17 2-3 8/8 88 + 10 8/8 188 + 9 2 O 8/8 66 + 19 8/8 109 + 8 Les durées sont exprimées en minutes. Les temps moyens de début d'effet sont approximatifs. Les durées du réflexe de blocage de la flexion dans ce tableau ont été calculées sans valeurs zéro. Toutes les solutions renferment 1:100 000 d1épinéphrine 8 7 7 7 4/8 6/8 0/8 5/8 7/8 KSI KJ1 -C~ l\> ro IV) Ul ro vr -n] TABLEAU V % conc. sous Composé forme de base PH Début d'effet ("minutes) Fréquence C P Durée (minutet moyenne ± E.M. R.T. R, 0 .A. > Lidocaîne 2,0 4,8 1 5/5 _ 108 ± 48 103 37 Lidocal'ne/TTX 2,0 4,8 £3 5/5 - 385 + 25 348 + 17 Procaïne 2,0 5,5 2,5 5/5 - 62 + 7 60 + 7 Procaïne/TTX 2,0 5,5 2 5/5 — 356 7 53 314 •f 58 Clxloroprocaîne 2,0 5,4 1,5 5/5 - 111 + 65 87 + 36 Chloroprocaïne/TTX 2,0 5»3 1 5/5 — 351 ± 73 325 + 46 Tétrodotoxine 2 fi.ë/ml 6,0 13 2/5 0,5 242 + 4 226 •4- 5 Dipérodon 0,25 5,4 22 2/5 0/5 124 64 Dipérodon/TTX 0,25 5,4 9 5/5 — 332 + 59 286 + 33 Propoxycaïne 0,25 5,4 4 5/5 - 64 + 12 52 15 Propoxycaîne/TTX 0,25 5,5 1,5 5/5 - 262 7 91 239 +102 Hexylcaïne 0,5 5,6 3 5/5 - 112 12 99 ± 17 Hexylcaïne/TTX 0,5 5,5 4,5 5/5 M* 339 7 17 303 12 Cocaïne 0,25 , 6,1 4,5 5/5 - 98 + 9 86 i 17 Cocaîne/TTX 0,25 5»6 5 5/5 — (1 ; jour) 361 + 28 Tétrodotoxine 2 jULg/ml 6,1 16 2/5 1/5 216 + 51 161 TTX = tétrodotoxine, 2 As/ml 5 0 » blocage complet ; P » "blocage partiel R.T.= rétablissement total de la fonction motrice normale; R.A.» rétablissement de l'aptitude à saisir; les durées se rapportent uniquement aux blocages totaux ; les temps de début d'effet sont approximatifs. sj I—^ -P- U1 ro vn ro ro OJ ro Composé % conc c sous forme de "base Phénacaîne Pbéna c aïne/TTX Bénoxinate Bénoxinate/TTX Butacaïne Butacaïne/TTX Tetrodot oxine Proparacaïne Proparacaïne/TTX Tétrodotoxine 0,25 0,25 0,25 0,25 0,25 0,25 2 yULg/ml 0,5 TABLEAU VI BLOCAGES DU NERF SCIATIQUE DU RAT Début d'ef- Fréquence fet (minutes) 4,5 8 Durée (minutes) moyenne + Eo M0 PH 5,6 5.5 5.6 5,6 5,8 5,6 6,1 6.0 6.1 6.2 3 8 6 5 18 1,5 2 5/5 4/5 5/5 5/5 4/5 5/5 1/5 p R. T. R. A. » 1/5 +I+I 00 CM O-CO CM 32 74 70 + 253 + 32 71 - 116 + 320 + 24 54 97+ 285 ± 20 58 1/5 73 ± 241 + 7 24 67 + 204 + 2 37 181 150 5/5 5/5 3/5 2/5 98 + 20 429 + 41 222 + 48 TTX » RoT.* R.A," 0,5 2^ g/ml 6,2 13 tétrodotoxine, 2Xg/ml 5 C» blocage complet ; P - blocage partiel rétablissement total de la fonction motrice normale j rétablissement de l'aptitude à saisir? les durées se rapportent uniquement aux blocages totaux j les temps de début d'effet sont approximatifs. 89 415 206 5 + 14* ± 50 + 42 Moyenne de 3 animaux : 2/5 sont morts. M- -P-U1 ro a\ K> ro 04 IV) ^4 % conc. sous Composé forme de base TABLEAU VII BLOCAGES DU NEEF SCIATIQUE DU RAT Début d'effet Fréquence pH (minutes) C P Durée moyenne R.T. (minutes) ± E.M» R 0 A. Cyclométhycaïne 0,125 5,1 17 1/5 4/5 145 115 Cyclométhycaïne/ 0,125 5,2 5 5/5 -• 273 ± 43 231 + 41 TTX Dibucaîne 0,125 5,4 6 3/5 1/5 125 + 22 108 + 25 Dibucaïne/TTX 0,125 5,4 6 5/5 « 324 + 47 272 + 56 Tétrodotoxine 2 jfcJS/ml 5,6 « 0,5 1/5 - - TTX = tétrodotoxine, 2y^g/ml ; 0= "blocage complet ; P = "blocage partiel; R.T.= rétablissement complet de la fonction motrice normale ; R.A.= rétablissement de l'aptitude à saisir ; les durées se rapportent uniquement aux blocages totaux ; les temps de début d'effet sont approximatifs„ 71 45542 18 2123277 •RTRMPLE 4 On a testé l'utilisation de la désoxytétrodotoxine suivant le mode opératoire décrit à l'exemple 1« On a remplacé la tétrodotoxine mentionnée à l'exemple 1 par le dérivé désoxy. On a tes-5 té la désoxytétrodotoxine, sans épinéphrine dans des essais de blocages du nerf sciatique du rat. Aux concentrations de 5, 10 et 20/jug/ml, elle n'a entraîné aucun blocage. La durée de blocage d'une combinaison renfermant 2 pour cent de lidocaîne et ^J^/ssù. de désoxytétrodotoxine n'était pas signifieativement différente 10 de celle que l'on a notée avec 2 pour cent de lidocaîne seule. Cependant, les combinaisons renfermant 10 et 20^1 g/ml de désoxy-tétrodotoxine ont provoqué des blocages sjgri ficativement pLus Ion® (de 1,4- à 1,6 fois) que la lidocaîne seule (0,008-^p Ce résultat est à prévoir si l'on se base sur les essais 15 avec la tétrodotoxine, compte tenu de la plus faible activité mari-festée par le dérivé désoxy dans les essais de toxicité. La littérature sur la toxicité de la tétrodotoxine et de son dérivé désoxy mentionne que ce dernier se caractérise par une toxicité comprise entre 1/4 et 1/10ème de celle de sa toxine-mère. 20 EXEMPLE 5 o Anesthésie péridurale chez le chien. Mode opératoire : On a préparé chirurgicalement des chiens mâles adultes bigles par implantation d'une canule dans une vertèbre lombaire, de manière que l'on pût administrer des solutions du médicament 25 dans l'espace péridurale Après l'administration de solutions anesthésiques locales, on a examiné les animaux à des intervalles donnés, en vue de déterminer la durée de la disparition de douleur dans la zone scrotale et dans les orteils des pattes postérieures, ainsi que de la perte de l'aptitude des animaux à soutenir leur 30 poids. La réaction aux stimulus de douleur et la conscience de ceux-ci dans les zones scrotales constituent un test du blocage anesthésique des racines spinales L3-4 et S1-2-3. Ces racines sont les plus éloignées du point d'injection (L6) et, par consé-35 quent, risquent le moins de subir les effets de 1'anesthésique. Le retour des réactions à la douleur dans le scrotum est souvent la première indication du rétablissement et indique la régression de 1'anesthésie à au moins L4 antérieurement et S2 postérieurement o 40 Les résultats sont résumés dans le tableau YIII» 71 45542 19 2123277 Tfl KTÏRATT TTTTT Anesthésie péridurale chez le chien. Concentration du composé Lidocaîne 2% (n=3) Tétrodotoxine 4^ g/ml (n=2) Lidocaîne 2% Tétrodotoxine 4 u g/ml (n=2) Début d'effet î moyenne Douleur douleur Soutien digitale scrotale du poids Durée : moyenne et gamme Douleur Douleur Soutien digitale scrotale du poids 19,5 19-20 8 153 4.5 127 76-162 225 87-350 111 65-152 0-125 316 301 245-387 235-367 137 108-162 406 339-473 462 400-525 15 20 25 * Un seul animal; aucune anesthésie pour le deuxième animal Les débuts d'effet ainsi que les durées sont exprimés, en minutes. Toutes les solutions renferment 1:100 000 d'épinéphrine. Volume d'administration = ^ ml. n = nombre d'animaux. Nota: 1) Avec la lidocaîne, le début d'effet est rapide-, la fréquence des blocages est de 100 %, mais les durées sont courtes. 2) Avec la tétrodotoxine, les durées sont longues, mais le début d'effet est lent et la fréquence de blocage de la douleur scrotale est médiocre. 3) Avec la combinaison, le début d'effet est rapide, la fréquence est de 100 % et les durées sont longues,. Les compositions nouvelles anesthésiques de la présente invention comprennent^ en général, des solutions renfermant l'agent anesthésique local et la toxine, conjointement avec les excipients 30 couramment utilisés. Des exemples de telles solutions ayant été utilisées dans les essais pharmacologiques décrits ci-dessus sont présentés au tableau IX„ TABLEAU IX Oompoeitionsdes solutions renfermant des anesthésiques locaux et de la tétrodotoxine et désoxytétrodotoxine Vï K* 4> VJt 4> !\> Exemple, Constituants (quantité utilisée) Composition de la solution .Anesthésique Solution de Epinéph- HC1 Eau phy~ 'local (mg) tétrodotoxi- rine(&) 0,1 N siologi- Eau ne(a)(ml) (ml) (ml) que 'Anesthési- Tétro- Epinéphrine " jue local dotoxi-J/o sous f car- ne pïï Ce) Lidocaîne(d; 6 369,8 1,50 0,15 - à 15 ml - 2,0 2 1:100.000 4,80 7 369,9 2,25 0,15 - à 15 ml 2,0 3 1:100.000 5,33 8 246,7 2,00 0,10 - à 10 ml - 2,0 4 1:100.000 5,07 9 246,6 1,00 — - - à 10ml 2,0 2 — 4,80 10 6,0 1,00 0,04 tm a 4 ml « 0,124 5 1:100.000 4,70 11 12,3 0,40 0,04 - a 4 ml — 0,25 2 1:100.000 5,0 12 246,5 0,50 0,10 - * a 10 ml - 2,0 1 1:100.000 4,90 Chloroprocaïne(®) 13 !-27, ° Dibucaîne 1,00 mm m V a 10 ml 2,0 2 - 5,30 14 12,4 1,00 mm 0,40 a 10 ml 0,124 2 - 5,35 Hexylcaïne^s^ 15 229,1 1,00 — - - \ a 10 ri. 2,0 2 - 5,60 16 Procaîne(*0 1,00 — — — à 10 ML 0,5 2 5,50 ✓ i 17 Lidocaîne ( 1,00 - 0m — à 10ml 2,0 2 — 5,50 Solution dedé- Dés axy- scscybétrodotoxi-neOO (ml) tébro do- toxine 18 246,4 1,00 - — - à 10mL 2,0 10 - 5,10 19 246,6 2,00 - mm — mm à 10ml 2,0 20 5,20 rate7 de procaîne } ro o ro h-* N) UJ ro vi VI 71 k55k2 21 2123277 REVENDICATIONS 1« Composition d'anesthésique local, caractérisée en ce qu'elle est constituée essentiellement par un mélange, dans un véhicule pharmaceutiquement acceptable ; 5 a) d'un composé anesthésique local choisi parmi les suivants aminoacyl, anilides, aminoalkyl benzoates, cocaïne, amino carba-mates N-phénylamidines, N-aminoalkyl amides, aminocétones et aminoéthers, la quantité présente dudit composé étant suffisante pour produire un effet anesthésique local ; et 10 b) d'une toxine choisie parmi de 0,5 à 10^g/ml de tétro dotoxine et de 10 à 20^g/ml de désoxytétrodotoxine 2. Composition d'anesthésique local selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle renferme de 0,5 à 5i\-S/ml 15 3» Composition d'anesthésique local selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'on choisit ledit composé anesthésique local (a) parmi les suivants : lidocaîne, procaîne, chloroprocaî-ne, propoxycaïne, hexylcaïne, cocaïne, tétracaïne, cyclométhycaïne, benzoxinate, butacaïne, proparacaîne, dipérodon, phénacaïne, 20 dibucaîne, bupivacaïne, prilocaïne, falicaïne, dyclonine, pramo-xine et déméthisoquine., 4. Composition selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle renferme en outre une quantité efficace d'un vaso-constricteur. 25 5« Composition selon la revendication 3, caractérisée en ce qu'elle renferme de 0,5 à 5 microgrammes par millilitre de tétrodotoxine . 6. Procédé pour l'obtention d'une composition d'anesthési-que local dotée d'une durée d'action prolongée, caractérisé en ce 30 que l'on incorpore, dans une composition d'anesthésique local, une quantité de toxine choisie parmi la tétrodotoxine et la désoxytétrodotoxine, comprise entre 0,5 et 10^g/ml en ce qui concerne la tétrodotoxine et entre 10 et 20^ g/ml en ce qui concerne la désoxytétrodotoxine. 35 7o Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que l'on incorpore une quantité de tétrodotoxine comprise entre 0,5 et 10ykg/ml dans une composition d'un anesthésique local renfermant de la lidocaîne. 8. Procédé pour l'activation de compositions d'anesthésiques 4-0 locaux, caractérisé en ce que l'on y incorpore une quantité de 71 k55 toxine choisie parmi la tétrodotoxine et désoxytétrodotoxine, comprise entre 0,5 et 10^g/ml en ce qui concerne la tétrodotoxine et entre 10 et 20^g/ml en ce qui concerne la désoxytétrodotoxine . 5 9. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que la composition d'anesthésique local renferme de la lidocaîne en tant que constituant actif. 10. Application des compositions d'anesthésique -local à l'induction de 1'anesthésie caractérisée en ce qu'elle comprend 10 l'administration, au sujet à anesthésier, d'une quantité efficace d'une composition d'anesthésique local selon la revendication 1. 11. Application selon la revendication 10, caractérisée en ce que l'on choisit ledit composé anesthésique local Ça) parmi lœ suivants : lidocaîne, procaîne, chloroprocaîne, propoxycaîne, 15 hexylcaîne, cocaïne, tétracaïne, cyclométhycaïne, benzoxinate, butycaîne, proparacaïne, dipérodon, phénacaïne, dibucaîne, bupivacaïne, prilocaïne, falicaïne, dyclonine, pramoxine et déméthiso-quine. 120 4plication selon la revendication 10, caractérisée en 20 ce que ladite composition d'anesthésique local renferme en outre une quantité efficace d'un vaso-constricteur.