La présente invention concerne un procédé de congélation de produits divers, notamment de produits alimentaires, ainsi qu'un appareil pour la mise en oeuvre dudit procédé» On sait, d'après les indications du brevet américain 5 n° 3 368 363* Que l'on peut congeler très rapidement des produits alimentaires en les immergeant dans un liquide de point d'ébulli-tion inférieur à leur point de congélation et par exemple compris entre -5°C et -50°C ou en les arrosant d'un tel liquide. En raison du transfert de chaleur, exceptionnellement bon, entre le 10 liquide en ébullition et le produit alimentaire et en raison de la basse température de ce liquide, la chaleur est soustraite si rapidement que bon nombre de produits alimentaires sont congelés en l'espace de quelques minutes. Par suite de cette congélation rapide, on obtient un 15 produit conservable qui, après avoir été décongelé et préparé, diffère beaucoup moins d'un produit frais qu'un autre produit ayant été congelé plus lentement. Par le procédé simple et direct de soustraction de la chaleur au moyen de l'immersion dans un liquide à bas point 20 d'ébullition ou par pulvérisation d'un tel liquide, on peut s'attendre à ce que le matériel destiné à cette congélation soit également plus simple que celui qui est nécessaire pour d'autres procédés moins directs. De plus, on peut s'attendre à ce que la consommation 25 d'énergie de l'installation de réfrigération utilisée pour l'élimination de la chaleur soit moindre. Si le liquide à bas point d'ébullition avec lequel on met en contact le produit alimentaire est inoffensif pour ce produit et si, dans les faibles concentrations existant dans ce 30 produit, il est également sans danger pour la santé de l'homme et des animaux, c'est que le procédé est valable. L'une des substances qui satisfont à toutes les conditions mentionnées ci-dessus est le dichlorodifluorométhane pur, le plus souvent appelé R12 dans le commerce et dans la technique du froid. 35 Aux basses températures, ce liquide est chimiquement stable et n'est pas hygroscopique. Un autre avantage de ce liquide réside dans le fait qu'il ne se fixe pas beaucoup au produit alimentaire avec lequel il est mis en contact, de sorte qu'il apparaît qu'après congéla-40 tion et par unité de poids de produit congelé, la quantité de *12 03081 2 2124304 ; produit R12 qui s'y trouve encore est généralement inférieure au dix millième de ce poids. Dans le brevet américain n° 3 368 3^3* on décrit un appareil et un procédé dans lesquels, au moyen du réfrigérant 5 liquide mentionné ci-dessus,.c'est-à-dire le produit R12, de formule C Cl^ Pg (dichlorodifluorométhane), le produit alimentaire est congelé. Dans ce procédé, on veille à empêcher toute perte de vapeur de ce liquide. Cette précaution est rendue nécessaire par le fait que cette substance, à l'état pur et comme elle doit être 10 employée pour ce procédé, est coûteuse. C'est ainsi que, suivant la description du brevet précité, il est possible de réduire les pertes de vapeur à 2 parties en poids pour 100 parties en poids du produit alimentaire congelé dans l'appareil. Selon ce procédé, les pertes de vapeur et la pénétration de l'air atmosphérique dans 15 l'appareil sont réduites par des sas. En plus de cette vapeur et en même temps que l'air, la vapeur d'eau, l'anhydride carbonique et les autres matières volatiles qui s'y trouvent sont comprimés jusqu'à xrne pression à laquelle la vapeur se condense dans un échangeur de chaleur refroidi par de l'eau, après quoi le liquide 20 condensé est ramené à l'appareil de congélation. On prend soin de séparer du liquide les matières non condensées et de les évacuer dans l'atmosphère, de manière-qu'une faible quantité seulement du réfrigérant liquide R12 soit perdue en vapeur. Le procédé ci-dessus décrit s'inspire de modes opéra-25 toires bien connus dans la technique du froid et utilisables dans sa mise en oeuvre, mais il est compliqué en raison des nombreux accessoires mécaniques qu'il nécessite. Il n'est pas parfaitement sûr en raison des quantités considérables d'impuretés qui sont charriées par le courant de vapeur, plus spécialement la 30 vapeur d'eau, qui peuvent provoquer des obstructions dans les passages étroits et se trouvant à une basse température et, surtout, il n'est pas très efficace parce que beaucoup d'air pénètre dans l'appareil par les sas et que de la vapeur s'échappe par ceux-ci, et aussi parce que, lorsqu'on sépare le liquide des 35 matières non condensées, une grande quantité de vapeur est entraînée par ces dernières. Ce procédé présente un autre inconvénient : la vapeur du liquide de congélation se trouve comprimée en même temps que l'air et d'autres vapeurs et, de ce fait, on obtient une tempéra-40 ture bien supérieure à la température ambiante. 72 03081 ? 212430^ Dans ces conditions, le dichlorodifluorométhane pur, C Clg Fg, peut, en contact avec des métaux (et en présence de vapeur d'eau, d'air, d'anhydride carbonique et d'autres matières volatiles), être transformé dans une faible mesure en des matières 5 qui sont très nuisibles à la santé. L'invention a pour objet un procédé de congélation qui remédie à tous les inconvénients précités et qui constitue -un perfectionnement important du procédé précité pour la congélation des produits alimentaires. 10 Le procédé selon l'invention est simple, il ne donne pas lieu à des obstructions et il est très efficace, au point même que les pertes de vapeur peuvent être réduites jusqu'à 0,1 partie en poids pour 100 parties en poids de produit alimentaire congelé. 15 De plus, la vapeur n'est comprimée fortement en aucune étape du traitement tandis que la température maximale à laquelle la vapeur est soumise tout au long du traitement est inférieure à celle du produit alimentaire introduit et qui est généralement inférieure à celle de l'atmosphère. 20 Dans le procédé suivant l'invention, le récipient, l'appareil ou les sas dans lesquels ou par lesquels on introduit le produit alimentaire et dans lesquels, de ce fait, de l'air est présent en même temps que tous ses composants (ou tout autre gaz approprié),sont balayés par la vapeur du liquide de congélation 25 en bouillonnement. Il en résulte que l'air est chassé et raréfié dans une telle mesure que sa pression partielle tombe à une valeur pour laquelle l'action de l'appareil de congélation n'est pas réduite, par exemple jusqu'à environ 0,05 bar, c'est-à-dire 5/100 ème, ou même moins, de la pression totale régnant dans le 30 récipient ou dans l'appareil de congélation. Lorsque le produit congelé sort de l'appareil de congélation, le récipient ou le sas ne contiennent que le produit congelé et la vapeur du liquide de congélation. On chasse cette vapeur du récipient ou du sas par balayage avec de l'air ou tout 35 autre gaz approprié et de telle manière qu'il ne subsiste qu'une faible quantité de cette vapeur. Lorsqu'on vide le récipient ou le sas, la vapeur restante est preque complètement perdue. Le procédé selon l'invention permet, d'une manière simple, de réduire cette quantité à 0,10 partie en poids pour 40 100 parties en poids de produit alimentaire congelé. ?2 03081 4 2124304 De plus, il n'est point besoin d'installations mécaniques compliquées telles que des souffleries, des compresseurs et des pompes à vide. 5 peur formée par l'ébullition du liquide est condensée sur une surface froide constituée par des tuyaux ou plaques refroidis. Ce refroidissement peut être assuré par des installations de refroidissement de type industriel courant et qui peuvent être choisies de manière à fournir les meilleurs résultats possibles. Dans le 10 procédé selon l'invention, la condensation de la vapeur du liquide de réfrigération sur la surface refroidie n'est qu'à peine gênée par la présence de gaz non condensables ou par réduction de la tension de vapeur et, par conséquent, de la température de condensation de la vapeur, du fait d'une forte dilution par des gaz non 15 condensables. fait, être presque égale au point d'ébullition du liquide de congélation ou lui être à peine inférieure, par exemple de 1 degré. Pour favoriser la condensation, on peut brasser énergique-20 ment la vapeur par tout moyen approprié. De plus, il est possible de favoriser grandement la condensation de la vapeur en pulvérisant une partie du liquide sur la surface refroidie. Le liquide est ainsi surrefroidi et la vapeur peut aussi se condenser sur les gouttes qui tombent. Au cours de cette pulvérisation, un mé-25 lange de vapeurs et d'air est évacué du récipient ou des sas de l'appareil de congélation. Ce mélange doit être efficacement séparé avant que l'air ne puisse s'échapper dans l'atmosphère. mélange par un récipient ou par une colonne qui sont remplis JO d'une partie du liquide de congélation à une température comprise entre -60°C et -120°C, ou par un échangeur de chaleur qui est maintenu à cette basse température. La préférence est donnée au récipient ou à la colonne parce qu'en raison du contact intime y régnant entre le mélange de vapeur et d'air et le liquide froid, 35 la vapeur se condense en majeure partie, l'eau et d'autres constituants volatils et condensable " ce mélange subsistent dans le liquide, et des impuretés qui dissolvent pas dans ce liquide peuvent être aisément éliminées, cependant que la vapeur et les impuretés condensables sont néanmoins condensées dans l'échan-40 geur. Toutefois, une accumulation d'impuretés qui ne se dissolvent Pendant la congélation du produit alimentaire, la va- La température de la surface refroidie peut, de ce Dans le procédé selon 1'invention, on fait passer ce ?2 03081 5 2124304 pas dans le liquide peut facilement provoquer des obstructions, ce qui est l'un des inconvénients du procédé décrit dans le brevet américain n° 3 368 363. Au sortir de la colonne ou du récipient, le mélange 5 contient la totalité de l'air et une quantité de vapeur correspondant à la tension de vapeur à la température de la colonne. Lorsque le liquide de congélation est le produit R12, la tension de vapeur est, à -60°C, d'environ 0,23 bar et le volume spécifique de cette vapeur, de 0,63 nrVkgj à -90°C, la tension de vapeur est 10 d'environ 0,03 bar et le volume spécifique, de 4 rn^/kgj à -120°C, la tension de vapeur est d'environ 0,002 bar et le volume spécifique, d'environ 30 nrVkg. Ceci signifie que, pour chaque mètre cube d'air sortant de la colonne ou du récipient, la quantité de produit R12 perdue avec cet air est, respectivement, d'environ 15 1,5 kg à -60°C, d'environ 0,25 kg à -90°C et d'environ 0,03 kg à -120°C. Pour la congélation de 1 000 kg de produit alimentaire, il faut un récipient d'environ 2 nP, de sorte qu'un volume d'environ 1 n? est occupé par l'air. Pour faire une chasse de cet air 20 et le raréfier, il faut 2 à 5 nr^ de vapeur. De même, il faut 2 à 5 ir? d'air pour chasser la vapeur et la raréfier, compte tenu du fait que la quantité de vapeur évacuée du récipient ou du sas en même temps que le produit alimentaire congelé est inférieure à 1 kg pour 1 000 kg de produit. 25 Par conséquent, 1 xs? d'air accompagnant le produit alimentaire passe par la colonne et 2 à 5 d'air sont nécessaires pour chasser la vapeur; en tout, il faut donc 3 à 6 vc? d'air pour 1 000 kg de produit alimentaire. Il s'ensuit qu'à une température de -60°C dans la 30 colonne, les pertes de vapeur atteignent au plus 9 kg pour 1 000 kg de produit et, à une température de -120°C dans la colonne, 0,1 kg par 1 000 kg de produit plus 0,1 kg par 1 000 kg en raison des pertes de vapeur provenant du sas ou du récipient. Si l'on compare ces chiffres aux 40 kg par 1 000 kg dans le procédé 35 décrit dans le brevet américain n° 3 368-363» ceci signifie, particulièrement à des températures inférieures à -60°C, une amélioration importante de l'efficacité du procédé en ce qui concerne la récupération de la vapeur. Dans ce procédé, à l'exception de quelques vannes de purge et d'une pompe à air de faible capacité 40 et de faible différence de pression, aucune pièce mobile n'est Il 03081 6 2124304 insérée dans les canalisations de vapeur. Le liquide condensé peut être ramené dans l'appareil de congélation par son évaporation, par exemple sous 1 bar, le point d'ébullition étant alors d'environ -30°C, et toutes les impuretés 5 restent dans la colonne. En choisissant convenablement la contenance de la colonne, la fréquence de cette opération peut être réduite, si nécessaire, jusqu'à par exemple une seule fois par jour ou même une seule fois par semaine, mais on peut également l'effectuer en continu. Une amélioration du procédé ci-dessus 10 défini peut être ci-dessous décrit. Présent dans le récipient ou dans le sas lorsqu'on introduit dans ceux-ci le produit alimentaire, l'air en est chassé par la vapeur de la manière ci-dessus décrite, il est débarrassé de la majeure partie de la vapeur et des impuretés dans la 15 colonne avec du liquide froid et il est ensuite recueilli temporairement dans un ballon ou dans un petit réservoir. On fait en sorte que règne dans l'air une assez forte concentration de vapeur, par exemple jusqu'à une tension de vapeur de 0,5 bar, et il en résulte que le liquide dans la colonne, 20 lorsque s'y condense la vapeur, n'a besoin d'être refroidi que jusqu'à -45°C. De ce fait, pour le refroidissement de la colonne, il suffit d'une installation moins importante que celle qui serait nécessaire pour la mise en oeuvre du procédé ci-dessus mentionné. 25 La' circulation de l'air étant assurée par une pompe, il est à présent possible, pendant la période où le sas ne fonctionne pas ou au cours de la période de congélation dans le récipient, de faire passer l'air dans la colonne à plusieurs reprises tandis que l'installation de refroidissement de cette JO colonne continue de fonctionner, ce qui a pour effet d'abaisser la température du liquide dans la colonne jusqu'à par exemple -60 ou -70°C, auquel cas la tension de vapeur du liquide de congélation descend au-dessous de 0,23 bar. S'il est nécessaire que le produit alimentaire quitte 35 le récipient ou le sas, l'air est entraîné par la pompe, du ballon ou du réservoir à gaz au travers du récipient ou du sas, tandis que la vapeur est chassée et raréfiée dans le récipient, ou le sas. Le mélange sortant du récipient ou du sas est conduit 40 à travers la colonne jusqu'à oe que la tension de vapeur dans le 72 03081 7 2124304 sas ou le récipient soit presque égale à la tension d^apeur du liquide dans la colonne, c'est-à-dire qu'à -60°C dans la colonne, la tension de vapeur est presque égale à 0,23 bar ou qu'à -90°C dans la colonne, elle atteint 0,03 bar, suivant l'efficacité avec 5 laquelle on désire effectuer la récupération. Lorsque cette faible tension de vapeur a été réalisée, le produit alimentaire quitte l'appareil en même temps que l'air et une faible quantité de vapeur. Dans le procédé selon 1'invention, le volume d'air qui, ]_0 par 1 000 kg de produit alimentaire, passe par l'appareil de congélation et qui est perdu dans l'atmosphère est ainsi réduit à moins d'environ 1 xsP. De ce fait, la perte de vapeur est réduite à environ 1,5 kg par 1 000 kg de produit alimentaire lorsque la température dans la colonne est de -60°C, et à 0,25 kg 15 par 1 000 kg de produit alimentaire lorsque la température finale dans la colonne est de -90°C. La description qui va suivre en regard du dessin annexé à titre d'exemple non limitatif permettra de bien comprendre comment l'invention peut être mise en pratique. 20 Le côté "liquide" d'un condenseur 6 de la vapeur de l'agent de congélation est relié à un récipient de congélation 1 qui peut être muni de sas (non représentés) pour l'introduction et le retrait du produit alimentaire, par des canalisations 16, 17 passant par une pompe 9 de condensation en liquide et par une 25 vanne de fermeture 4. Le récipient de congélation 1 est relié au côté "vapeur" du condenseur 6 par une canalisation 18 avec une vanne de fermeture 3 et un ventilateur 10. Le condenseur 6 est associé à une installation de refroidissement 15. Le récipient de réfrigération 1 est relié à une colonne 50 7 Par des canalisations 19 et 20 munies d'une vanne de fermeture 2 et par des canalisations 21, 22, 23 munies d'une pompe à air 11 et d'une vanne de fermeture 5« La double enveloppe de refroidissement 24 est refroidie par un refroidisseur 13 qui est relié à un condenseur 14. Le serpentin de refroidissement 25 du condenseur 355 14 est relié à l'agent de réfrigération dans le condenseur 6 par des canalisations 26, 27 et 16. Un ballon de réserve de gaz 8 est relié aux canalisations 21 et 22 tandis que la canalisation 28, munie d'une vanne de fermeture 12, relie les canalisations 19 et 20 aux canalisations 22 et 23. 72 OÎOÔl 8 2124304 Selon un exemple, la récupération de la vapeur est effectuée de la manière ci-après : Dans le récipient de réfrigération 1, on introduit 1 000 kg de produit alimentaire, d'un volume de 2 m^. Une fois 5 fermé, le récipient 1 contient 1 000 litres d'air. On y Insuffle alors rapidement environ 5 000 litres de vapeur, par exemple en faisant arriver du condenseur 6, pour former cette vapeur, 30 kg de liquide qui sont conduits dans ce récipient 1 par les canalisations 16 et 17 au moyen de la pompe 9, la vanne 4 étant ouverte. 10 Ce liquide se vaporise très rapidement lorsqu'il est amené au contact du produit encore chaud et il fournit, sous une pression absolue de 1 bar, environ 5 000 litres de vapeur. Il s'ensuit que l'air/chassé du récipient 1 et s'y trouve raréfié jusqu'à une pression partielle de 0,05 à 0,01 bar, cependant 15 qu'un mélange de 24 kg de vapeur et d'environ 1,25 kg d'air passe par les canalisations 19 et 20 pour aller dans la colonne 7, la vanne 12 étant ouverte, tandis qu'environ 6 kg de vapeur restent dans le récipient 1. Après passage par la colonne 7 refroidie, le volume de 20 l'air accompagné d'une partie de la vapeur est de 0,7 à 1,0 n? suivant la température et la pression qui régnent dans le ballon ou réservoir 8. Lorsque le mélange, après quelques secondes, est passé par cette colonne 7 pour aller dans le ballon 8, on ferme la 25 vanne 2 et l'on ouvre les vannes 3 et 4 qui relient le récipient 1 au condenseur 6 où la vapeur est refroidie, cependant que commencent à fonctionner la pompe 9 de circulation de liquide et le ventilateur 10 de circulation de vapeur. Suivant la température régnant dans le condenseur 6, la 30 température du liquide en ébullition dans le récipient 1 est comprise entre -10°C et -40°C. Cette température est choisie en fonction des conditions qui ont été fixées pour la rapidité de congélation du produit alimentaire. Ce produit se congèle complètement en 3 à 90 minutes. 35 Entre temps, la pompe à air 11 fait circuler le mélange d'air et de vapeur dans la colonne 7 par les canalisations 21, 22, 28 et 20 tandis que la vanne 12 est ouverte, cependant que l'installation de refroidissement 13 de la colonne 7» fonctionnant en continu, refroidit le liquide dans la colonne 7 à une température de 40 -60 à -90°C. Le produit alimentaire étant complètement congelé, Il 0308a 9 2124304 on ferme les vannes 3 et 4 entre le récipient 1 et le condenseur 6, on met à l'arrêt la pompe 9 et le ventilateur 10, on ouvre les vannes 2 et 5 et l'on ferme la vanne 12. XI reste encore dans le récipient 1 environ 6 kg de vapeur, soit environ 1/5 de la quan-5 tité qui était nécessaire lorsque l'air a été chassé du récipient 1. Lorsque la pompe à air 11 a fait circuler 3 000 à 5 000 litres d'air sous la faible tension de vapeur du liquide, la tension de vapeur dans le récipient 1 est alors descendue jusqu'à 10 une valeur ne dépassant que de 0,05 à 0,01 bar la tension de vapeur dans le ballon 8 qui, à -60°C dans la colonne 7» ®st égale à 0,23 bar et, à -90°C, à environ 0,03 bar. La tension de vapeur dans le récipient 1 est donc de 0,28 à 0,04 bar suivant la quantité d'air en circulation et la température du liquide dans la 15 colonne 7- L'une et l'autre de ces quantités peuvent être choisies à volonté selon les conditions posées à l'efficacité de la récupération de vapeur selon le mode de réalisation de l'invention et elles offrent la possibilité de choisir l'efficacité de la récupération. 20 La vapeur restant encore dans le récipient 1 est perdue si les vannes 2 et 5 sont fermées et les produits alimentaires quittent le récipient. Si la tension de vapeur est, dans celui-ci, égale à 0,28 bar, ceci équivaut à environ 1,7 kg, si elle est de 0,04 bar, à 0,24 kg de vapeur pour 1 000 kg de.produit alimentaire 25 congelé, de sorte que la perte peut être réduite à moins de 0,1 kg par 100 kg de produit alimentaire. Selon ce procédé, environ 30 kg de vapeur doivent être condensés dans la colonne 7 par contact avec le liquide froid. En outre, il convient de refroidir environ 1,25 kg d'air et l'on doit 30 prévoir un certain apport de chaleur en raison de la conduction. Il s'ensuit que pour 1 000 kg de produit alimentaire, 1 50G à 2 500 kcal doivent être au total dégagées, la température de la colonne 7 étant comprise entre -40 et -90°C. Pour la congélation de produits alimentaires et pour 35 1 000 kg de ceux-ci, il faut, suivant leur nature, leur température initiale et leur température finale, dégager 75 000 à 120 000 kcal par l'installation de refroidissement 15 du condenseur 6 pour la vapeur du liquide de réfrigération. La capacité de réfrigération pour la colonne 7 est donc 4o égale à 2,5-3,5# de celle pour le condenseur 6. 72 03081 10 2124304 Pour l'installation de refroidissement 13 de la colonne 7» on peut utiliser un générateur de froid de type connu ou une simple installation de réfrigération à compression de faible capacité avec un agent de réfrigération approprié, par exemple un 5 mélange R22-R13 ou R13 Bl, le condenseur 14 étant refroidi par la vaporisation de l'agent de réfrigération de l'installation de refroidissement 15 pour le condenseur 6 de la vapeur ou par une partie du liquide provenant du condenseur 6. Si la plus basse température dans la colonne 7 est 10 de -60°C, l'installation de refroidissement 13 de cette colonne 7 fonctionne à une températ\ire de vaporisation moyenne d'environ -50°C et, si la plus basse température dans la colonne 7 est de -90°C, à une température de vaporisation moyenne d'environ -60°C. Une importante caractéristique du procédé tel que dé-15 crit ci-dessus est que, dans le récipient 1 ou dans les sas qui sont reliés à l'appareil de réfrigération pour l'introduction et le retrait des produits alimentaires, la pression est presque égale à la pression atmosphérique. Il est donc possible, par contact avec l'agent de congélation en bouillonnement, de congeler 20 des produits alimentaires qui pourraient se déformer ou devenir inutilisables en raison de variations de pression, tels que de nombreux aliments glacés, par exemple de la crème glacée, de la crème fouettée, de la pâtisserie et autres produits alimentaires analogues. 72 03081 xi 2124304 - REVENDICATIONS - 1.- Procédé pour la congélation de produits par contact direct avec un agent de réfrigérât!op. se vaporisant, du genre consistant à introduire les produits dans une enceinte de congéla- 5 tion et à retirer de cette enceinte les produits congelés tandis que la vapeur de l'agent de réfrigération, formée au cours de la congélation, est de nouveau liquéfiée dans une installation de réfrigération principale, caractérisé par le fait qu'après l'introduction des produits dans l'enceinte et avant la congélation 10 proprement dite, on évacue presque complètement de ladite enceinte, par la vapeur de l'agent de réfrigération, l'air accompagnant ces produits et qu'après la congélation proprement dite,mais avant le retrait des produits congelés, on évacue presque complètement de ladite enceinte, par tout gaz approprié, la vapeur de l'agent de 15 réfrigération. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'enceinte de congélation comprend au moins un sas. 3-- Procédé selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé par le fait qu'on utilise de l'air pour éva-20 cuer presque complètement de ladite enceinte la vapeur de l'agent de réfrigération. 4.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que l'on fait passer le mélange de la vapeur de l'agent de réfrigération et de gaz, ce mélange 25 étant formé lors du balayage pour l'évacuation de cette vapeur, dans un échangeur refroidisseur où la vapeur de l'agent de réfrigération se condense en majeure partie et peut ainsi être récupérée. 5.- Procédé selon la revendication 4, caractérisé par 30 le fait que l'échangeur refroidisseur est formé d'une surface froide balayée par le mélange. 6.- Procédé selon la revendication 4, caractérisé par le fait que l'échangeur refroidisseur comporte un liquide froid que traverse le mélange. 55 7.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que la température de la surface froide ou du milieu froid est inférieure à la température finale des produits à congeler. 8.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 40 1 à 7, caractérisé par le fait que cette basse température est 72 03081 12 2124304 produite par une installation de réfrigération à compresseur tandis que le condenseur est refroidi par l'installation de réfrigération principale. 9«- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 5 à 7j caractérisé par le fait que la basse température est produite par un générateur de froid. 10.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 9» caractérisé par le fait que le gaz, après pénétration dans l'enceinte de la vapeur de l'agent de réfrigération, est chassé 10 de cette enceinte et qu'après avoir été débarrassé de la vapeur de l'agent de réfrigération, est conservé temporairement en le soumettant à des basses températures et, après congélation, est utilisé pour le balayage. 11.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 15 1 à 10, caractérisé par le fait que la pression dans l'enceinte est presque égale à la pression atmosphérique. 12.- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé par le fait que la pression partielle du gaz dans l'enceinte de congélation est, au cours de la congélation, 20 inférieure à 0,05 bar. 13-- Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisé par le fait que la pression partielle de la vapeur de l'agent de réfrigération,qui est perdue lorsqu'on retire les produits congelés,est inférieure à 0,28 bar. 25 14.- Procédé selon la revendication 13» caractérisé par le fait que ladite pression partielle est infériaure à 0,05 bar. 15.- Appareil pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 14, du type comprenant 30 une enceinte de réfrigération et une installation de réfrigération principale pour liquéfier de nouveau la vapeur de l'agent de réfrigération qui s'est formée au cours de la congélation des produits, caractérisé par le fait qu'une seconde installation de réfrigération peut être reliée à l'enceinte de congélation par 35 une canalisation munie d'une vanne de fermeture, pour la récupération de la vapeur de l'agent de réfrigération utilisée pour le balayage avant la réfrigération des produits, tandis qu'une source d'un gaz approprié peut être reliée à ladite enceinte de congélation par une canalisation munie d'une vanne de fermeture. 72 03081 13 2124304 16.- Appareil selon la revendication 15» caractérisé par le fait qu'au moins un sas est annexé à l'enceinte. 17-- Appareil selon la revendication 15 ou la revendication 16, caractérisé par le fait que ledit gaz approprié est 5 l'air. 18.- Appareil selon l'une quelconque des revendications 15 à 17» caractérisé par le fait que lesdites canalisations sont reliées à une colonne refroidie par la seconde installation de réfrigération tandis que l'une des canalisations est reliée à un 10 réservoir à gaz. 19.- Appareil selon l'une quelconque des revendications 15 à 18, caractérisé par le fait que lesdites canalisations sont reliées par un conduit muni d'une vanne de fermeture. 20.- Appareil selon l'une quelconque des revendications 15 15 à 19, caractérisé par le fait que le condenseur de la seconde installation de refroidissement est refroidi par l'agent de réfrigération venant de l'installation de refroidissement principale.