Les chaussures de foothall servent, par leur destination, à permettre au joueur de manipuler le ballon, ctest-à-dire de le diriger, de le passer à ses coéquipiers et de le tirer avec la vitesse la plus élevée possible et avec une grande sûreté de direction dans le but adverse. Pour le fabricant de chaussures, il se pose en premier lieu, dans la construction de la chaussure, le problème de pennettre un tir au but fort et sûr parce que le pied humain, en raison de son grand nombre d'articulations et de la grande mobilité dans toutes les directions qui resulte de la présence de ces articulations, n1 est pas naturellement approprié pour executer ce tir.En effet, au moment de la frappe du ballon, la partie avant du pied, en raison de sa mobilité, peut facilement dévier de la direction de tir désirée et fléchir, principalement vers le bas, à partir de sa position initiale, d'un angle pouvant atteindre 900, de sorte qutune grande partie de l'énergie cinétique du coup est absorbée par la deformation du pied et du ballon sans imprimer à ce ballon un mouvement de la vitesse voulue. I1 va de soi que, par ailleurs et en raison de la possibilité -de déviation laterale du pied, le ballon peut également recevoir au moment du tir un mouvement orienté dans une direction différente de la direction voulue. I1 est connu de tout spectateur de matchs de football que ce sont précisément les tirs au but forts qui manquent le but souvent de beaucoup. Compte tenu de ces observations, l'invention se propose de réaliser une chaussure de football qui, au moment du tir, raidisse le pied du footballeur vers le bas et l'empêche de dévier sans cependant supprimer la souplesse de la chaussure qui est'nécessaire pour le déroulement du pied sur le sol et également sans augmenter le poids. Suivant l'invention, ce probleme est résolu par le fait qu'au moins l'un des éléments formant le dessous de la chaussure, appelé "semelle" dans ce qui va suivre, c' est-a-dire soit la piece qui constitue la partie qui entre en contact avec le sol, soit la premiere, soit éventuellement un raidisseur incorpore, est constitué, du moins dans la région de la plante du pied, par une matiere possédant une grande élasticité semblable a celle d'un ressort, cet élément étant bombé vers le bas en forme de coque dans une direction transversale a la direction longitudinale de la semelle. L'invention propose ainsi de doter l'ensemble de la semelle ou une partie de cette semelle, du moins dans la region de la plante du pied, d'une courbure transversale nettement supérieure a la courbure transversale que l'on pouvait trouver dans les chaussures de la technique antérieure et qui était due a un certain arrondi de la forme sur laquelle est confectionnée la chaussure. La profondeur de cette courbure, mesurée par rapport aux bords de ltélément qui la présente, atteint, par exemple, 3 à 4 mm ou même davantage. Le principe de l'invention est basé sur la reconnaissance du fait que-la présence d'une courbure dirigeant sa convexité vers le bas dans un élément en forme de coque et fait d'une matiere fortement déformable ne gêne pratiquement pas la flexion de cet élément vers le haut tandis que, dans le sens inverse, elle confere à cet élément un fort effet de raidissement qui ne lui permet de fléchir vers le bas qu'apyres inversion de la courbures ccst-à-dire apres le franchissement du point mort et retournement de la courbure vers le haut. Toutefois, en raison de l'élasticité intrinsèque de la matière utilisée, il se manifeste, dans l'état retourné de sa courbure, une grande force de rappel qui conduit à ramener éiastiquement la courbure vers le bas dès que la force déformante devient inférieure à la valeur critique. Dans la chaussure suivant I1 invention, on tire parti de cet effet de raidissement d'un élement bombé en forme de coque. On a constaté que, sans utiliser, ni pour la pièce ni pour la première, une épaisseur de matière supérieure à celle qui est adoptée dans la technique antérieure, lorsqu'on donne à la seule première la forme en coque avec la courbure mentionnée plus haut, l'effet de raidissement est suffisamment important pour assurer une amélioration tout à fait considérable de la force et de la précision du tir.Dans le cas où, à partir d'une certaine force de frappe du ballon, il se produit néanmoins un fléchissement de la semelle vers le bas, le retour élastique mentionné de la courbure à sa forme initiale joue evidemment un rôle dans la mesure où il donne un effet d'accélération. Etant donné que cet effet d'accélération se produit alors que le pied est encore en contact avec le ballon, il contribue à accélérer ce dernier. D'un autre côté, la courbure ne gêne pas la marche ni la course du fait qu'elle nloppose pratiquement pas d'obstacle à la déformation de.flexion de la partie avant de la semelle vers le haut.La structure de semelle ou de partie inferieure de chaussure suivant l'invention permet donc de satisfaire des exigences qui étaient jusqu a présent considérées comme contradictoires : rendre la chaussure de football aussi rigide que possible pour le tir, et la rendre aussi souple que possible pour la course. La structure donnée suivant l'invention à la chaussure de football permet en outre de réduire considérablement le poids total de cette chaussure En effet, la rigidité de la chaussure qui est nécessaire pour le tir n'est plus engendrée par l'utilisation de matières épaisses mais par la forme en coquille de la semelle ou d'une partie de cette semelle de sorte que, en choissisant de façon appropriée la matière constitutive de l'élément qui présente cette courbure, on peut réaliser des économies de poids sur tous les autres élements de la chaussure.L'invention apporte ainsi pour la première fois la possibilité de réaliser une chaussure de football d'un poids inférieur à 300 grammes, plus précisément d'abaisser le poids jusqu'à 250 grammes sans préjudice de la solidité de cette chaussure et en donnant à cette dernière une meilleure aptitude à l'exécution de ses fonctions. D'autres avantages apportés par l'invention sont les suivants : du fait que, au moment de la frappe du ballon, le pied est beaucoup mieux raidi par-dessous que dans la technique antérieure, on obtient aussi une plus grande sureté de tir. En effet, le pied conserve entièrement la direction de frappe voulue par le footballeur et dirige le ballon dans cette direction jusque au dernier instant du contact avec ce ballon. Cet avantage se manifeste non seulement lors des tirs au but mais également au cours des passes. Par ailleurs, on a constaté que le pied trouve dans la courbure, formée surtout dans la partie avant de la semelle, une sorte de "lit de pied" qui augmente la stabilité du footballeur.Par ailleurs, la brûlure connue du cou de pied qui suit une ou plusieurs frappes violentes du ballon ne se produit plus avec des chaussures suivant l'invention, cette brûlure trouvant apparemment son origine dans ltétirement brutal de la peau sur le cou de pied au moment de la flexion du pied. Naturellement, la suppression de la déformation extrême du pied dans le cas d'un tir très violent a également pour effet d'éviter les contusions qui 11 accompagnent fréquemment. Dans une autre forme préférée de réalisation de l'invention, l'élément bombe en coque de la semelle possède également une courbure longitudinale dans la région de la partie avant de la semelle. Dans ce cas, la partie avant de la semelle présente par exemple une courbure ovale dirigeant -sa convexité vers le bas et qui peut avantageusement être compensée, lorsqu'elle est formée dans la première, par un épaississement correspondant de la semelle intérieure réalisée en mousse, epaississement qui contribue à améliorer la douceur du garnissage. Il est important pour l'obtention du résultat visé que l'élément de la semelle qui présente la courbure soit réalise du moins en partie, en une matière possédant une grande élastlcite, par exemple en une matiere plastique. Le polyamide dur dé3à utilisé dans la technique antérieure pour la pièce des semelles des chaussures de sport est bien approprié pour cette application. Si la première constitue le seul élément de la semelle à présenter la courbure, on doit,dans une première forme de base de réalisation de l'invention, abandonner pour cette première les matières habituelles, qui étaient jusqu a présent choisies exclusivement en vue de donner à cette premiere une bonne soli dité et une bonne capacité d'absorption de I'humidité, en faveur d'une ma tière possédant l'élasticité voulue, du moins dans la région de la courbure. Une première utilisée. pour la réalisation de ltinvention peut donc être compose d'une partie avant incurvée et réalisée en polyamide et d'une partie de talon composée de la matière fibreuse habituellement utilisée pour cette première, les deux parties possédant l'épaisseur d'environ 2 mm qui est utilisée habituellement. I1 va de soi que, également dans la chaussure de football suivant l'invention, on peut prévoir comme dans la technique antérieure sur la pièce de la semelle des epaississements locaux destinés à supporter la pression des crampons sans que ceci ne soit un obstacle au but visé par l'invention. Si la pièce constitue la partie bombée de la semelle, il en résulte une certaine inclinaison latérale des crampons dans la partie avant de la semelle, et éventuellement également dans la région du talon, inclinaison qui est avantageuse pour le footballeur lorsqu'il prend un appui latéral dans sa course. I1 est cependant possible aussi d'obtenir totalement l'effet avantageux visé par l'invention avec utilisation d'une matière du type habituel pour la réalisation de la première de la chaussure lorsque, suivant une deudème formedebase de réalisation de l'invention, on interpose entre l'élé- ment incurvé de la semelle et l'élément sous-jacent de cette semelle des couches intercalaires présentant la forme de bandes et disposées le long des régions marginales latérales opposées des deux éléments considérés. Si, par exemple, la première constitue l'élément de la semelle qui présente la courbure en coque dirigeant sa convexité vers le bas, on interpose entre cette première et la pièce sous-jacente des couches intercalaires en forme de bandes, qui s'étendent à peu près parallèlement au bord intérieur et au bord extérieur de la semelle, l'interposition de ces couches intercalaires déterminant la courbure, éventuellement préformée, de la première qui dirige sa convexité vers le bas, c'est-è-dire vers la pièce, ou contribuant a maintenir cette courbure.En raison de l'interposition de ces couches intercalaires latérales, la première ne risque pas de s'aplatir même lorsque le joueur marche avec sa chaussure, bien qu'elle soit réalisée en une matière du type habituel pour premières, ctest-à-dire,le plus souvent, en une matière fibreuse ou comprimee possédant une capacité d'absorption de l'humidité. Un autre avantage de cette forme de réalisation consiste en ce qu'il est possible de déterminer, par exemple directement au moment de la fabrication de la chaussure, la profondeur de la courbure de l'élément bombé par utilisation de couches intercalaires d'une épaisseur calculée en fonction de cette profondeur. En utilisant des couches intercalaires de différentes épaisseurs le long des bords latéraux opposés de 11 élément bombé, on peut par ailleurs régler individuellement la forme du "lit de pied" résultant de la presence de cet élément bombé. L'effet que l'invention vise à obtenir est également atteint lorsque les couches intercalaires en forme de bandes sont réalisées en une matière non rigide par elle-m?me, identique ou analogue à celle de ltelement bombé de la semelle. Toutefois, il est particulièrement avantageux d'utiliser pour ces couches intercalaires des matières possédant l'élasticité voulue et qui confèrent à ces couches en forme de bandes une aptitude à conserver leur forme; on peut utiliser par exemple pour cette application un polyamide dur ou l'une des matières habituelles pour semelles. La largeur des couches intercalaires en forme de bandes est variable et dépend de la profondeur désirée pour la partie bombée.Dans le cas où la profondeur totale de la partie bombée est de 5 mm, mesuree à partir des bords de cette partie, il s'est révélé avantageux de donner aux bandes une largeur de 2 à 2,5 cm. Suivant une troisième forme de base de réalisation de l'invention, au moins l'un des éléments constitutifs de la semelle, soit la pièce, soit la première, soit éventuellement un élément rapporté, peut, du moins dans la région de la partie avant de la semelle, être réalisé en une matière possédant une élasticite comparable à celle d'un ressort et présenter une ou plusieurs moulures en saillie vers le bas et qui s'étendent dans la direction longitudinale de la semelle. Les moulures prévues dans cette forme de réalisation forment sur la face inférieure de l'élément correspondant de la semelle une saillie bombée locale, étroite et allongée, à laquelle correspond, sur la face supérieure de ce même élément, une cavité allongée en sillon. L'élément considéré de la semelle ne présente donc dans la région de la moulure aucun épaississement local qui risquerait de s'opposer à l'obtention de effet recherché mais il présente au contraire une épaisseur sensiblement constante, puisque la matière de l'élément considére de la semelle de la chaussure est repoussée ou emboutie vers le bas.Le nombre et la profondeur des moulures déterminent la grandeur de l'effet de raidissement obtenu; lorsque, par exemple, on forme trois moulures dans une pièce de semelle en polyamide possédant une épaisseur d'environ 1,5 mm, avec une largeur de moulure d'environ 8 mm et une profondeur de moulure de 1,5 à 2 mm, on obtient un effet de raidissement très marqué. Pour éviter tout effet préjudiciable sur la fonction désirée des moulures, on doit veiller à ce que la structure de sillons présente sur la face supérieure de l'élément de la semelle qui porte les moulures, et qui correspond à la formation des moulures, ne soit pas comblée par un adhésif d'assemblage ou par une matière plastique injectée. En effet, la fonction des moulures dans le sens voulu repose apparemment sur le fait que les bords des moulures peuvent "travailler'l dans une mesure, certes faible mais non negligeaule, dans le sens transversal à la direction longitudinale de la semelle. Il est avantageux de prévoir les moulures sur la pièce de la semelle. Dans ce cas, on obtint un autre avantage essentiel consistant dans la possi bilité de disposer dans la région des moulures les ancrages prévus dans la pièce pour les crampons ou équivalents qui doivent etre fixés de façon dé montrable, de sorte que, dans la direction perpendiculaire au plan général de la semelle, ces ancrages demandent une place beaucoup plus réduite que dans la technique antérieure et qu'il n'est plus nécessaire que ces ancrages traversent la première. Au contraire, la moulure, élargie et éventuellement lé gèrement approfondie à l'emplacement des ancrages, donne le volume nécessaire pour noyer l'ancrage dans la pièce. Par ailleurs, il est également possible de combiner la formation de moulures dans un élément de la semelle avec l'une des-deux premières formes de réalisation décrites plus haut, lorsque l'élément qui présente les moulures possède en plus la courbure continue en coquille que la semelle présente dans cette région. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre de plusieurs exemples de réalisation non limitatifs et en se référant aux dessins annexés sur lesquels la figure 1 est une vue schématique en coupe longitudinale de la semelle d'une chaussure de football suivant une première forme de base de réalisation de ITinvention 7a figure 2 est une vue de dessus de la première de la chaussure de la figure 1 ; la figure 3 est une coupe de la première de la figure 2, prise suivant la ligne III-III et a plus grande échelle ; ; la figure 4 est une coupe de la première de la figure 2, prise suivant la ligne IV-IV et à une échelle correspondant approximativement à celle de la figure 3 ; la figure 5 est une vue de dessous d'une première suivant une dgxiBme forme debase de réalisation de l'invention ; la figure 6 est une coupe suivant la ligne VI-VI de la figure 5 ; la figure 7 est une vue de dessous de la semelle d'une troisième forme de base de réalisation dtune chaussure de sport suivant l'invention, qui est munie de moulures ; la figure 8 est une vue de côté de la semelle suivant la figure 7, sur laquelle la tige de chaussure est indiquée en traits interrompus ; la figure 9 est une coupe transversale de la semelle de la figure 7, prise suivant la ligne IX-IX ;; la figure 10 est une coupe longitudinale de la semelle de la figure 7, prise suivant la ligne X-X. La semelle, désignée dans son ensemble par la référence 1, de la chaussure de football de la figure 1 se compose d'une façon connue d'une pièce 2 ou semelle destinee à entrer en contact avec le sol et d'une première 3 (indiquée sur le dessin en traits gras en coupe). Sur sa face de contact avec le sol, la pièce 2 porte des crampons 4 interchangeables, représentés en traits interrompus et qui sont montés sur des épaississements locaux non re presentés de la pièce 2 destinés à répartir la pression de ces crampons. La pièce 2 est réalisée de la façon habituelle en un polyamide dur, elle possède une épaisseur d'environ 2 nn et est directement formée par moulage par injection sur la tige préalablement montée. Elle peut être réalisée en une matière moins dure que celle de la première 3. Ainsi qu'il ressort de l'examen de la figure'2, la première 3 est réalisée en deux parties. La partie de talon 3' est réalisée de la façon habituelle en une matière fibreuse capable d'absorber l'humidité, et qu'on trouve dans le commerce sous la forme de feuilles planes. La partie avant 3", qui comprend également la cambrure, est composée d'une matière analogue à celle de la pièce 2, c'est-à-dire d'un polyamide dur; et elle est réunie a la partie de talon 3' par un joint biseauté 5. Entre la pièce 2 et la première 3 se trouve le rabat de tige 6 formant trépointe. L'espace laissé libre au milieu de la chaussure par cette trepointe est comblé de la façon habituelle par une matière aniortisseuse, par exemple du liège ou une mousse Ainsi qu'il ressort en particulier des figures 3 et 4, la première 3 présente dans la région de la partie avant de la semelle un bombement ou renflement 7 dirigé vers le bas et qui est incurvé aussi bien dans la direction longitudinale que dans la direction transversale de la semelle.Dans l'exemple de réalisation représenté,ce renflement s'étend dans la direction longitudinale de la chaussure du bord avant de la première jusque dans la cambrure, presque jusqu'à proximité de la zone du joint 5, tandis que,dans.la direction transversale, il s'étend sans interruption entre les bords latéraux de la semelle en laissant cependant les zones marginales 8 planes. La profondeur maximale a de la cuvette formée à l'intérieur par le renflement 7, mesurée à partir des bords de la première, peut être, par exemple, de 3 à 4 mm. L'epais- seur de la partie 3" creusée en cuvette, de la première 3, est par exemple de 2 mm. La première 3 peut être réunie à la pièce 2 par toute sa face inférieure, à l'exception de son bord couvert par le rabat de montage ou trépointe, ce qui se fait automatiquement lors du moulage par injection de la pièce sur la tige. Toutefois, il est également possible de réunir la première 3 à la pièce 2, par exemple par collage, uniquement dans une région marginale légè- rement plus large que la zone dans laquelle la première 3 est collée à la trépointe. Dans ce cas, la semelle ne forme pas un corps monobloc dans la région du renflement 7 mais elle y présente au contraire une stratifiée composee de la première et de la pièce, ce qui est favorable à la souplesse-décrite au début - de la première 3. Dans la région du talon 3', la première 3 est assem- blée à la pièce 2 par toute sa surface, comme dans la construction habituelle. Sur la figure 1, on peut voir que, au milieu de la partie bombee 3", la première 3 est appuyée sur la face supérieure de la pièce 2. Dans cette région, il n'est donc pas nécessaire d'interposer,entre les éléments 2 et 3, une matière amortisseusse telle que, par exemple, une mousse. Toutefois, une telle matière encercle cette région. Par ailleurs, il est possible d'envisager de déposer, dans le creux du renflement 7 de la première 3 une matière amortisseuse capable d'absorber lthumidite, par exemple une mousse. Il est avantageux que cette mousse soit directement collée ou moulée sur la première 3 de manière à faire corps avec celle-ci. Cette matière amortisseuse est indiquée en pointillé sur la figure 1.Grâce à sa rigidité négligeable, la présence de cette matière amortisseuse n'exerce pas d'influence sur la caractéristique de souplesse de la première 3. Dans l'exemple de réalisation qu'on vient de décrire, le renflement de la semelle est formé par la première 3. Il va de soi qu'en supplément ou en remplacement de la première 3, la pièce 2 peut.également présenter le renflement 7. Par ailleurs, il est possible d'incorporer dans la semelle 1 un élément rapporté qui présente le renflement et qui assure l'effet de raidissement désiré. Cet élément rapporté peut être réalisé en métal ou en matière plastique, par exemple il peut être constitué par une coquille d'acier de très faible épaisseur. Cet élément rapporté peut également être fixé à la chaussure de façon démontable, par exemple à l'interieur de la chaussure ou encore sur la surface de contact avec le sol. I1 est moeme possible de réaliser cet élément rapporté sous une forme telle qu'il puisse être fixe au moyen des crampons de la chaussure lorsqu'il est constitué par une plaque de semelle percee de trous. Les trous peuvent être en partie des trous allongés dont le grand axe est dirigé dans la direction longitudinale de la semelle, afin de permettre un déplacement limité des vis des crampons par rapport aux trous pendant la marche, le déplacement en sens inverse, lorsque la semelle tend à s'incurver vers le bas, étant interdit par un choix approprié de l'écartement des trous allongés. La première 30 représentée par une vue de dessous sur la figure 5 est essentiellement composée dlune matière habituelle pour premières, par exemple d'une matière fibreuse comprimée capable d'absorber lthumidite. Sur presque toute la zone marginale de la première 30, à l'exception d'une interruption 31 au niveau de la cambrure, sur le côte intérieur de la semelle, s'étend une bande intercalaire 32 faite d'un polyamide élastiquement déforma ble et dur qui est collé à la face inférieure de la première 30 dans la région marginale correspondante.Cet intercalaire 32 s'étend exactement jusqu'au bord extérieur de la première 30, ctest-à-dire qu'il forme le bord de la semelle en combinaison avec cette premiere et possède une largeur d'environ 2,5 cm (pour la pointure 7). La coupe représentée sur la figure 6 montre la section de la première 30 ainsi que celle des parties adjacentes qui forment la semelle d'une chaussure de sport qui n'est indiquée que de façon schématique. Ces parties adjacentes sont une pièce 20, faite d'une matière pour pièces, deformable et possé- dant une grande élasticité, ainsi qu'une couche 29 de mousse qui recouvre la première 30 et qui est faite d'une mousse élastique, tenace et relativement dure qui peut etre fixée solidement à la première 30. On a représenté en 26 la tige de la chaussure. La figure 6 montre également que l'intercalaire 32 présente en profil la forme d'un triangle aplati, l'intercalaire 32 s'amincissant jusqu'à l'épais- seur nulle sous la première 30. Par ailleurs, il ressort également des dessins que, dans l'état monté dans lequel la première 30 est fixee à la pièce adjacente 20 par sa surface inférieure ou par la surface inférieure de }'intercalaire 32, la première 30 présente un renflement 37 dirige vers le bas qui peut etre amorcé par un emboutissage préalable de la première 30 mais qui, dans tous les cas, est produit par l'assemblage avec les autres parties de la semelle, en raison de la présence de l'intercalaire 32.Etant donné que ltin- tercalaire 32 s'amincit également de la pointe vers le milieu de la chaussure, dans le sens indiqué par la flèche 33, la cuvette formée par le renflement 37 présente la forme d'une calotte de faible profondeur mais incurvée dans les deux sens. A environ 3 cm en arrière de la pointe de la chaussure, l'intercalaire 32 présente des entailles 34 qui le traversent à peu près transversalement à la direction de la longueur de la chaussure et forment des zones d'affaiblissement. Une autre entaille 35 orientee dans la direction longitudinale de la chaussure est prévue à la pointe de cette dernière. Les zones d'affaiblissement formées par les entailles 34 ont pour but de contrarier l'effet de bec de la semelle qui est dû au renflement 37. La zone d'affaiblissement formée par l'en- taille 35 sert à éviter que la semelle ne soit raidie outre mesure dans la direction transversale dans la région de la pointe de la chaussure. Dans l'exemple de réalisation représenté, l'épaisseur de l1interca- laire 32 au droit du bord extérieur est d'environ 2 à 2,5 mm. A la différence de l'exemple de réalisation représenté, il est également possible, dans le cadre de l'invention, de prévoir > en remplacement de l'intercalaire continu 32, uniquement des intercalaires situés le long des deux bords longitudinaux opposés de la première,- comme on l'a indiqué en traits interrompus en 36 sur la figure 5. Egalement dans cette forme de réalisation, la première 30 présente un renflement 37 en calotte dirigé vers le bas lorsque les intercalaires, comme on I1a représenté, s'étendent suffisamment vers l'avant pour présenter déjà une certaine courbure qui accompagne celle des bords de la première. Dans ce cas, il n'est pas necessaire de prevoir de dispositions particulières pour affaiblir la première à la pointe de la chaussure. Toutefois, il est avantageux de compenser le vide formé dans la région de la pointe de la chaussure par l'absence de l'intercalaire en interposant d'autres matières qui n'influent pas sur la rigidité de la première. Par ailleurs, on peut également envisager de réaliser l'intercalaire 32 avec une épaisseur différente sur le bord extérieur de la chaussure, par exemple de lui donner une plus forte épaisseur le long du bord extérieur de la première 30. On obtient par ce moyen une empreinte ou "lit" prononcé qui donne au pied une attitude inclinée vers l'intérieur. En raison de la forme de réalisation de l'intercalaire 32 cette empreinte s'étend également dans la région du talon jusqu a ce dernier. La pièce 47 d'une chaussure de football qui est représentée sur la figure 7 est réalisée de la façon habituelle en un polyamide dur. Elle présente dans la région de la plante du pied trois moulures 42 qui s'étendent dans la direction longitudinale de la chaussure, sont à peu près parallèles entre elles ou divergent très légèrement vers le talon. La moulure centrale s'étend le plus loin vers l'arrière et se termine à peu près dans la région de la cambrure de la semelle. Les deux autres moulures 42 relient entre eux les points de fixation des crampons interchangeables 43 et stetendent légère- ment au-delà de ces crampons. La largeur des moulures 42, mesurée le long de la face intérieure de la pièce, est d'environ 8 mm, pour une profondeur d'environ 1,5 à 2 mm.Le profil transversal des moulures est incurvé voir figure 9). Dans la région des crampons 43, on a prévu, encastres dans la pièce 41, des éléments d'ancrage 44, connus en soi, par exemple métalliques, qui présentent une bague filetée dans laquelle on vissera les queues filetées des crampons 43. Ainsi qu'il ressort de l'examen des figures 9 et 10, ces ancrages 44 sont encastrés dans la pièce 41, aux points de fixation des crampons 43, dans la région des moulures extérieures 42, la profondeur et la largeur des moulures 42 étant localement agrandies dans cette zone la moulure 42 correspondante est remplie par la matière plastique de la pièce 41. Les zones de fixation 45 assurent donc ainsi d'une façon connue la fonction de répartition de la pression de crampons en ce sens que, dans ces zones, les pièces d'ancrage 44 prennent appui sur leurs surfaces de portée. I1 n'est pas-nécessaire que les éléments d'ancrage 44 traversent la première de la chaussure, non représentée. La pièce 41 représentée sur les dessins est assemblée par collage d'une façon connue à la tige 46 fixée à la première par sa trépointe ; il convient de veiller à ce que les sillons formés sur la face supérieure de la pièce 41 par les moulures 42 ne soient pas comblés par la colle. En effet, ce comblement serait légèrement prejudiciable à l'aptitude des moulures 42 à remplir leur fonction. En remplacement de cet assemblage par collage et comme on l'a indiqué sur la figure 7, on peut prévoir de former la zone comprenant les moulures à l'aide d'un élément rapporté séparé, qu'on dispose dans le moule d'injection et qui est noyé dans la matière de la pièce de sorte qu'il est ainsi solidement fixé à la tige de la chaussure. A la différence de la forme de réalisation représentée à titre d'exemple, dans laquelle la pièce 41. est munie de moulures 42, il est iga- lement possible de former les moulures 42 sur une autre partie de la semelle de la chaussure. Cela peut être avantageux dans le cas des chaussures dont la semelle porte, non pas des crampons interchangeables mais un nombre relativement grand d'éléments saillants de prise venus de moulage avec la pièce. Afin que le raidissement de la semelle qui est du à la présence des éléments saillants ne se manifeste pas de façon préjudiciable, les semelles de ce type sont habituellement réalisées en une matière plastique qui nVast que faiblement élastique mais est cependant capable de se déformer et qui est moins appropriée pour l'application envisagée. Par ailleurs, la grande densité des éléments saillants ne laisse que peu de place pour la formation des moulures. Dans ce cas, il est avantageux, soit de realiser la première, du moins dans la région de la plante du pied, en une matière possédant une grande élasticité et de la munir de moulures soit de disposer à l'intérieur de la semelle, au-dessus ou au-dessous de la première, une pièce rapportez réalisée confor mément à l'invention. Bien entendu, diverses modifications et variantes pourront être apportées par l'homme de l'art à la chaussure qui vient d'entre décrite à titre d'exemple sans pour cela sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. - Chaussure de sport, caractérisee en ce qu'au moins un élément de la semelle - que cet élément compose ladite semelle (pièce d'usure, première ou raidisseur incorporé) ou qu'il soit rapporté sous la pièce d'usure, est constitué, du moins dans la région de la plante du pied, par une matière possédant une grande élasticité, cet élément étant bombé en forme de coque vers le bas, au moins localement et dans la direction transversale à la direction longitudinale de la semelle. 2. - Chaussure de sport selon la revendication 1, caractérisée en ce que, dans la région de la plante du pied, l'élément bombé possède également une courbure dans la direction longitudinale de la chaussure de sorte qu'au total cet élément présente un renflement en forme de calotte et en ce que ce renflement s'étend à peu près sur toute la largeur de la semelle. 3. - Chaussure de sport selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que la première est constituée, dans la région de la plante du pied et jusqu'à la cambrure, en une matière plastique possèdant une grande élasticité, par exemple un polyamide, et est bombée dans cette région, tandis que, dans la région du talon, cette première est constituée par une matière habituelle pour premières, 4. - Chaussure de sport selon la revendication I ou 2, caractérisée en ce que entre ltélément bombé et l'élément sous-jacent de la semelle, le long des régions marginales latérales opposées de ces deux éléments, sont interposées des couches intercalaires dures et présentant la forme de bandes 5. - Chaussure de sport selonla revendication 4, caractérisée en ce que la ou les couches intercalaires en forme de bandes sont assemblées audit élément bombé et/ou à l'élément sousjacent de la semelle ou encore sont venues d'une seule pièce avec cet élément bombé et/ou l'élément sous-jacent de la semelle. 6. - Chaussure de sport selon la revendication 4 ou 5, caractérisee en ce que les couches intercalaires en forme de bandes s'amincissent en épaisseur de leur bord extérieur vers le milieu de la semelle et finissent à l'épaisseur nulle. 7. - Chaussure de sport selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'au moins l'un des éléments qui composent la semelle (la pièce d'usure, la première et éventuellement une pièce rapportée) est constitué par une matière possédant une grande élasticité, du moins dans la région de la plante du pied, et présente une ou plusieurs moulures en saillie vers le bas et qui s'étendent dans la direction longitudinale de la chaussure. 8. - Chaussure de sport selon l'une quelconque des revendications 2 et 7, caractérisée en ce que l'élément de la semelle qui porte les moulures présente en supplément une forme bombée vers le bas en forme de coque dans la direction longitudinale et/ou dans la direction transversale de la semelle. 9. - Chaussure de sport selon la revendication 1, caractérisée en ce que la pièce et la première sont bombées. 10. - Chaussure selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisée en ce que l'élément rapporté sous la pièce d'usure de la semelle présente des trous de fixation en forme de boutonnières et peut être fixé à cette pièce d'usure par l'intermédiaire des crampons de la chaussure.