L'invention a pour objet un escalier en béton arme du type à vis, donc à marches concentriques. Les marches qui le composent sont préfabriquées et venues séparément de moulage. Elles sont constituées d'un noyau, dlune contremarche et d'un giron. Le noyau avantageusement cylindrique offre en son axe un percement de part en part. L2. caractéristique principale de l'invention se situe à cet endroit. En effet, comme le noyau des marches possède un trou d'un, diamètre approprié, il pourra recevoir, lors de ltédifica- tion de ltescalier, une cheville métallique. Cette tige occupe une situation qui la place verticalement à cheval entre deux hauteurs de marche : c'est-à-dire que les chevilles ont la hauteur de la contremarche et du giron y compris l'épaisseur du joint dé règlage. Chaque cheville est donc enfoncée jusqu'au milieu du noyau. On conçoit qutau moment de la pose des marches, la première de celle-ci sera centrée sur une cheville scellée au sol et- débordant de la moitié de la hauteur de la marche. Les autres chevilles déborderont automatiquement de la meme hauteur que la première. Cette façon de faire peut être changée, et les chevilles seront alors chassées au centre du noyau. Une telle disposition permet tout à la fois de centrer avec facilité les marches et d'annuler, avec une efficacité totale, tout déplacement des marches par glissement ou déport consécutifs aux effets de surcharge et de vibration lors des passages à la montée ou'à la descente. Ainsi, avec l'invention, on obtient une rapidité et une simplicité de mise en oeuvre remarquables. Ces moyen de construire des escaliers supprime les étais et les échafaudages, ce qui a pour effet dtéconomiser diverses opérations. Le palier est coulé en reprise quand la dernière marche d'une volée est posée et ainsi de suite. Ce procédé donne un certain monolithisme aux escaliers et -annule pratiquement tout effet de flambage sur la colonne et la faible descente de charge supportée par le noyau central ( environ de la charge habituelle ) donc possibilité de reprendre à chaque palier le poids propre et la surcharge; permettant l'augmentation du nombre de volées superposables. D'autre part la fixation des extrémités de marche sur les murs de la trémie, est donnée par des platines rétalliques solidaires en bout de chaque marche de ltescalier et fixées au fur et à mesure de l'édification de ce dernier sur le mur de la trémie par un scellement classique au pistolet à-cartouches, douilles foreuses ou chevilles.. D'ailleurs, la planche des dessins annexée permettra de mieux comprendre l'invention. Ces dessins ne sont donnés qu à titre d'exemple non limitatif. La fig. 1 est une vue en perspective d'une marche d'escalier Le pointillé représente une autre marche qui vient se placer sur la première. La fig. 2 représente un escalier concentrique sur plans. divers puisque la cage de cet escalier peut avoir n'importe quelle forme polygonale ou ronde. La fig. 3 donne le plan d'une marche. La fig. 4 montre la première contremarche au sol et une autre posée dessus au niveau du palier de départ. La fig. 5 montre quelques pièces d'ancrage des extrémités de marche. Suivant les dessins et conformément à l'invention, un tel escalier en béton armé s'édifie en partant dtun sol 1 et s'étabLit dans une trémie 2 déjà existante ou préfabriquée Avant toute chose, au centre exact de cette trémie 2 on positionne une cheville 3, avantageusement métallique et qui sera scellée dans le sol 1 Lorsque une première marche 4 est posée en ayant eu soin de taxer sur la cheville 3 préalablement placée et fixée dans le sol 1 on disposera la deuxième marche. On aura toutefois eu soin de contrôler tous les niveaux de la première marche, aussi bien .transversalement que longitudinalement. La partie extérieure du noyau 5 permet à première vue de de stassurer du bon alignement perpendiculaire des marches. La marche étant posée, on enfonce une autre cheville 3 dans le trou 6 du noyau 5 jusqu'à la rencontre de la cheville 3 placée auparavant. Et ainsi de suite en contrôlant toutefois les alignements du chant des girons 7 par rapport à la contremarche 8 située en dessous. On obtient ainsi un déploiement correct des marches. Sur les extrémités 9 des marches on fixe des pièces métalliques 10 qui seront placées par des procédés rapides, comme le pistolet à scellements bien connu. On exécutera un double scellement : un sur la marche et un autre sur le mur 11 de la trémie 2. Ces fixations procurent à la volée d'escalier un ancrage particulièrement solide et équilibré. R E V E N D I C -A T I O N S I Procédé de fabrication et de construction d'escaliers en béton armé, ou tout autre matière, à marches concentriques, dont le noyau est percé sur toute son épaisseur d'un trou pour recevoir une cheville métallique afin de lui procurer un centrage auto matique et d'annuler ainsi tout effet de glissement des marches sur elles mêmes. 20 Procédé de fabrication et de construction d'escaliers, selon la revendication 1, caractérisé en ce que le noyau des marches est percé axialement de part en part. 30 Procédé de fabrication et de construction d'escaliers, selon la revendication 1 et 2, caractérisé en ce que le trou du noyau reçoit une cheville métallique pour-centrer les marches au fur et à mesure de leur édification. 40 Procédé de fabrication et de construction d'escalier selon la revendication 3, caractérisE en ce que la cheville métallique placée au centre du noyau déborde à l'extérieur- de la hauteur d'une demi-marche 50 Procédé de fabrication et de construction d'escalier, selon la revendication 1 caractérisé en ce que ltextrémité des marches, sur la partie périphérique, est ancrée au moyen de pattes métalliques sur le mur de la trémie, par des scellements traditionnels. 6ss Procédé de fabrication et de construction d'esceliers selon la revendication 1 carac'térisé en ce que la superposition d'un nombre indéterminé de volées d'escaliers peut être supporté par des paliers classiques sans renforcements spéciaux dt ancrage, de section d acier et de volume béton.