La présente invention se rapporte à un dispositif d'analyse optique de lignes de n points (n entier supérieur à 1) d'un document, comportant n éléments photosensibles effectuant respectivement, ligne après ligne, la lecture des n points de chaque ligne, un registre de stockage couplé aux n éléments et fournissant n- si- gnaux d'information relatifs respectivement à ces n points et un circuit de filtrage des signaux d'information. Il est connu que les informations obtenues par lecture à l'aide d'une barrette de cellules photosensibles sont entachées d'erreurs, c'est-à-dire que le niveau du signal fourni par une cellule photosensible n'est pas uniquement fonction de l'information~située au point que cette cellule photosensible est destinée à lire ; en effet différents défauts peuvent perturber la lecture - focalisation imparfaite du faisceau lumineux éclairant la barrette, - courbure du champ de l'objectif formant l'image d'une ligne à lire sur la barrette de cellules photosensibles, - perte d'énergie lors du transfert par registres à décalage de l'énergie contenue dans les cellules photosensibles, - éventuellement couplage électrique entre cellules photosensibles quand ces cellules sont accolées, - dans le cas où l'on désirerait procéder à une lecture en continu du document, le signal de lecture d'un point peut, comme il apparaltra dans la description ci-après, provenir de la lecture totale de ce point et de la lecture du bas du point précédent et du haut du point suivant, ceci pour des raisons de durée de lecture. Il est connu d'éviter les deux premiers de ces défauts de lecture en utilisant des objectifs de très bonne qualité pour donner l'image de la ligne à lire sur la barrette d'éléments photosensibles ; mais de tels objectifs sont très chers. Il est également connu de corriger ces défauts de lecture au moyen de circuits à seuils qui doivent être asservis aux variations de luminosité de la source lumineuse éclairant le document dans la mesure où des variations non négligeables sont à craindre , mais ces circuits à seuils ne permettent pas une bonne correction de l'information, et une perte importante d'information peut en résulter. La présente invention a pour but de proposer un dispositif de lecture réalisé de manière à compenser de façon optimum tout ou partie des défauts de lecture ciavant mentionnés. Ceci est obtenu en tenant -compte, pour déterminer l'information corrigée relative à un point du document, non seulement de l'information relative à la lecture du point considéré mais également des informations relatives à la lecture de points voisins du point considéré. Selon l'invention, un dispositif d'analyse du type indiqué au début de ce texte est caractérisé en ce que le circuit de filtrage est constitué par des moyens de. calcul fournissant, en fonction des signaux d'information relatifs à un point donné et à p-1 points voisins du point donné (p entier au moins égal à 2), un signal corrigé relatif à ce point donné. La présente invention sera mieux comprise et d'autres caractéristiques apparaîtront à l'aide de la description ci-après et des dessins s'y rapportant qui représentent - les figures 1, 2, 5 et 7 des signaux relatifs à des dispositifs d'analyse optique de documents, - la figure 3 un dispositif dsanalyse optique de documents selon l'invention, - les figures 4, 6 8 et 9 des schémas partiels de dispositifs d'analyse optique de documents selon l'in- vention. La figure 1 est relative à une barrette de cellules photosensibles associées à des registres de stockage pour lire, ligne par ligne, un document ; ce document est éclairé par une fente lumineuse et une image de la ligne est formée, à l'aide d'un objectif, sur la barrette. Un schéma montrant ces différents éléments sera donné à l'aide de la figure 3. La figure 1 montre les tensions de sortie déli- vrées par les registres de stockage. Ces tensions de sortie correspondent respectivement aux charges accumulées dans trois des cellules (i-2, i-i, i) de la barrette au moment de la lecture de l'une des lignes du document. Cette ligne du document présentait, au moment de sa lecture - un point noir sous les cellules i-3 et i-2 - un point blanc sous la cellule i-I - un point noir sous les cellules i et i+1. il apparat que la cellule i-1 , placée devant un point blanc1 est sensibilisée et fournit,à la sortie des registres de stockage, une tension à laquelle, pour simplifier, est attribuée la valeur 100. il apparat également que, dans le cas concret de l'exemple décrit, les cellules i-2 eti,bien que placées devant des points noirs, fournissent des tensions à la sortie des registres de stockage d'environ 20% de la valeur de la tension relative à la cellule i-I (valeur 20 en ordonnée) ; ceci est principalement dû à l'imperfection de la focalisation du faisceau lumineux sur la barrette. Cette tension de 20% qui n'est pas due au point placé sous la cellule, sera appelée dans ce qui suit tension d'erreur.Cette tension d'erreur de 20% n'est pas très grave dans la mesure où les points à lire sont des points noirs et des points blancs bien distincts ; en effet dans ce cas un système à seuils permettrait de retrouver l'information étant donné qu'à un point blanc correspondrait une tension de îoo à 140% (100% + deux fois 20% pour deux cellules voisines placées devant des points blancs) et qu'à un point noir correspondrait une tension de O à 40% (0% + deux fois 20% pour deux cellules voisines placées devant des points blancs). Mais cette tension d'erreur conduit facilement à des erreurs dtinterpréta- tion quand, en plus des points noirs et blancs, des points gris de différents niveaux de gris doivent être considéres. La réponse idéale à l'éclairement de la cellule i-i par un point blanc alors que les cellules i-2 et i seraient placées devant des points noirs, est donnée par la figure 2 : pas de tensions relatives aux cellules i-2 et i, tension de niveau 100 relative à la cellule i-I. L'idée de l'invention a été de réaliser un filtre de correction qui transforme la réponse selon la figure 1 en une réponse selon la figure 2. Etant donné que les barrettes, dans la zone de leurs caractéristiques où elles sont généralement utilisées, présentent une réponse quasiment linéaire c'est-à-dire que la réponse à deux excitations est égaie à la somme des réponses à ces excitations, le filtre de correction pourra jouer son-rôle quelle que soit la configuration de points sur la ligne à analyser et meme avec plusieurs niveaux de gris dans une meme ligne du document à analyser ; ceci est confirmé par la pratique comme il apparaltra plus loin. En appelant -- li+1 les tensions de sortie des registres, relatives aux cellules i-3 i-2..., i+1 , (ctest-à-dire les tensions d'entrée du filtre de correction) et si-2 , si-1 , si les tensions de sortie du filtre de correction, le filtre doit effectuer la transformation ci-après pour passer de la réponse selon la figure 1 à la réponse selon la figure 2. e. k1 + e i k2 + ei+1 k3 = si ei-2 k1 + e. k2 + e. k3 = si 1 ei-3 k1 + ei-2 k2 + ei-1 k3 = si-2 ce qui donne, en remplaçant les tensions par leurs valeurs 1.k1 + 0,2 k2 + 0.k3 = 0 0,2.k1 + 1 k2 + 0,2.k3 = 1 0.k1 + 0,2 k2 + 1.k3 = 0 la résolution de ces équations donne k1 = k3 = -0,22 et k2 = 1,08 La figure 3 montre schématiquement comment est réa- lisé le dispositif d'analyse optique de document contenant le filtre qui vient d'etre calculé. Une fente lumineuse, 6, éclaire une ligne d'un document, 7 ; dans la réalité la fente 6 est très proche du document 7.Une optique donne de la ligne éclairée une image sur une barrette, 1, de cellules photosensibles ; cette optique a été schématisée par un simple objectif 5. Un registre de stockage, 2, du type parallèle-série, associé à la barrette 1 délivre les signaux e. relatifs à chacune des 3 cellules de la barrette et dont il a été question plus avant (ei-3 ... ei+1) . Un filtre, 3, reçoit les signaux e. et délivre les signaux s. dont il a également été question plus avant (si-2 , si-1 , si) ; ces derniers signaux sont envoyés à des circuits d'utilisation 4. Les circuits 1 et 2 de la figure 3 sont constitués par un circuit C.C.D. (initiales des mots anglais "charge coupled device" appelé "circuit à charge couplée" en français) produit par la société Fairchild sous la référence- 121H et comportant une barrette de 1728 cellules et le registre de stockage y associé ; ce registre est en fait composé de deux registres parallèle-série dont les sorties sont alternativement commutées. Sur la figure 3 les circuits d'horloge nécessaires au fonctionnement du dispositif d'analyse n'ont pas été représentés. Le fonctionnement du registre de stockage, 2, est assuré de façon classique ; dans le cas de ltexem- ple décrit la lecture par les cellules de la barrette se fait au rythme d'une ligne toutes les 20 mS et le transfert d'une ligne dans le registre de stockage dure 1 PS; le transfert du contenu du registre se fait au rythme de 250kHz et dure donc, pour une ligne, 1728 x 250000 #7 S. La figure 4 est un schéma détaillé du filtre 3 de la figure 3 auquel a été adjoint un circuit d'horloge, 30, recevant le signal à 250kHz utilisé pour le fonctionnement du registre de stockage 2 et un signal de référence à 1MHz utilisé pour produire le signal à 250kHz. Ces deux signaux ainsi que les signaux, H1 , H2 , H3 produits par le circuit d'horloge du filtre seront décrits à l'aide du diagramme selon la figure 5. Le circuit selon la figure 4 comporte un circuit de transposition de niveaux, 31, qui reçoit les signaux provenant du registre de stockage 2 (figure 3) ; le rôle de ce circuit est de ramener à OV le niveau des signaux fournis par le registre de stockage et correspondant a la lecture d'un point noir sur un document ; ce circuit de transposition de niveaux est réalisé à l'aide d'un amplificateur opérationnel fabriqué par la société Texas Instrument sous la référence TL084. Les signaux de sortie du circuit de transposition de niveaux, 31, sont envoyés sur l'entrée d'un circuit d'adaptation d'impédance, 32, également réalisé à l'aide d'un amplificateur opérationnel TL084 ; cet amplificateur opérationnel monté en amplificateur de gain unitaire présente une impédance d'entrée de 1M#et une impédance de sortie de 100#. Les signaux de sortie du circuit d'adaptation d'impédance 32 sont envoyés d'une part sur la première entrée d'un circuit additionneur-soustracteur, 37, d'autre part sur l'entrée de signal d'un circuit échantillonneurbloqueur 33 dont l'entrée d'horloge reçoit un signal H délivré par le circuit d'horloge 30.Le circuit échantillonneur-bloqueur 33 est réalisé à l'aide daun interrupteur analogique de type MC 14016 fabriqué par la société Motorola, et comporte, entre la sortie de cet interrupteur analogique et la masse, un condensateur de nF ; ce circuit échantillonneur-bloqueur 33 joue le rôle de mémoire sans la commande du signal H1 Les signaux de sortie du circuit échantillonneurbloqueur 33 sont envoyés sur l'entrée d'un circuit d'adaptation d'impédance, 34, identique au circuit 32 ; la sortie du circuit 34 est reliée d'une part à la seconde entrée du circuit additionneur-soustracteur 37 et d'autre part sur l'entrée de signal d'un circuit échantillonneur-bloqueur 35, identique au circuit 33 et qui reçoit sur son entrée d'horloge le signal H2 délivré par le circuit d'horloge 30. Un circuit d'adaptation d'impédance 36, identique au circuit 32 couple la sortie du circuit échantillonneur-bloqueur à la troisième entrée du circuit additionneur-soustracteur 37. Le circuit additionneur-soustracteur 37 est réalisé à l'aide d'un amplificateur opérationnel TL084 dont les résistances de contre-réaction sont déterminées pour affecter un coefficient multiplicatif égal à 0,22 à l'entrée - et un coefficient multiplicatif égal à 1,08 à l'entrée "+".Quant aux trois entrées du circuit additionneur-soustracteur elles sont couplées par des résistances, pour la première et la troisième, à l'entrée -" de l'amplificateur opérationnel et, pour la deuxième, à -l'entrée "+" de l'amplificateur opérationnel ; ainsi le circuit additionneur-soustracteur comporte trois circuits multiplicateurs d d'entrée couplés respectivement à ses trois entrées et dont les coefficients multiplicatifs sont respectivement kt = 0,22 , k2 = 1,08 et k'3 = 0,22. Le circuit additionneur-soustracteur 37 est suivi d'un circuit échantillonneur-bloqueur 38r lui-meme suivi d'un circuit d'adaptation d'impédance 39 ; le circuit 38 est identique au circuit 33 et reçoit sur son entrée d'horloge le signal H3 délivré par le circuit d'horloge 30, quant au circuit 39 il est identique au circuit 32. Le fonctionnement du filtre selon la figure 4 peut etre expliqué comme suit. Du fait des transferts d'information dont le processus va etre décrit ci-après, à un instant donné les circuits échantillonneurs-bloqueurs 33 et 35 ont mis en mémoire, grace leur condensateur de sortie, respectivement les signaux ei t et ei-2 ; ; ils appliquent donc respectivement ces signaux sur les deuxième et troisième entrées du circuit additionneur-soustracteur 37. Le circuit additionneur-soustracteur 37 effectue en permanence le calcul pour lequel il est prévu c'est-à-dire fournir un signal de sortie de niveau égal à la différence entre le niveau dt signal sur sa deuxième entrée et la somme des niveaux des signaux sur ses première et troisième entrées.Le signal de sortie du circuit additionneur-soustracteur 37 ne doit donc etre pris en compte que lorsque, par exemple, les signaux ei ei-1 ei-2 se trouvent sur ses trois entrées c'est-àdire en dehors des instants des transferts effectués par les circuits échantillonneurs-bloqueurs 33, 35 commandés respectivement par les impulsions H1 et H2 et lorsqu'un nouveau signal est apparu sur sa première entrée ; ces conditions sont réalisées, comme le montre le diagramme des temps de la figure 5, pendant les temps des impulsions H3 qui commandent la prise en compte des signaux de sortie du circuit additionneur-soustracteur 37 par le circuit échantillonneur-bloqueur 38. La figure 5 montre les signaux à 1MHz et 250kHz appliqués à l'entrée du circuit d'horloge 30. Les signaux à 250kHz donnent les instants d'apparition, à l'entrée du filtre, des signaux ei-2 , , e ei 1 e i La figure 5 montre également les signaux H1 , H2 w H3 de sortie du circuit d'horloge 30 ; ces signaux sont constitués d'impulsions de I S de durée se répétant à la fréquence de 250kHz : l'impulsion du signal H3 apparaît une microseconde après que le signal ei soit apparu au temps t sur l'entrée du filtre puis aux temps t + 2 Set t + 3 S apparaissent respectivement les impulsions H2 et H1 . Ainsi entre le temps to + 1 S et to + 2 S , alors que les signaux e1 ei-1 et ei-2 sont respectivement présents sur les trois entrées du circuit additionneursoustracteur 37; le circuit échantillonneur-bloqueur 38 prend en compte le signal de sortie du circuit 37, c'est-à-dire qutil reçoit le signal si-1 = k1 ei-2 + K2 ei-1 + k3 ei et le délivre comme signal de sortie, pendant 4 tout en étant bloqué de t + 2 /uS à t + 5 S Pendant ce temps où le signal de sortie du circuit additionneursoustracteur 37 ne peut plus être pris en compte, le transfert du signal ei-1 1 dans le circuit échantillonneurbloqueur 35 peut être effectué pendant l'intervalle de temps allant de t + 2 S à t + 3 S (sous la commande de l'impulsion du signal H2) ; puis, toujours pendant que le circuit 38 est bloqué et alors que le signal e. est toujours présent sur l'entrée du filtre, le transfert du signal ei dans le circuit échantillonneur-bloqueur 33 peut être effectué pendant l'intervalle de temps allant de to + 3 /uS à t + 4 S (sous la commande de l'impulsion du signal H1). Au temps t + 5 S t alors qu'un nouveau signal, ei+2 Z est déjà apparu depuis 1 /uS sur l'entrée du filtre le cycle peut reprendre, c'est-à-dire : prise en compte du signal de sortie du circuit additionneursoustracteur 37 qui vaut alors si = k1 ei-1 + k2 ei + k3 ei+1 puis transfert de e. dans le circuit 35, puis transfert de e. dans le circuit 33 et ainsi de suite de manière à obtenir successivement si+1 ' si+2 etc ... Une explication simplifiée du fonctionnement d'ensemble du filtre selon la figure 4 peut être donnée à l'aide de la figure 6. Pour obtenir des signaux de sortie de la forme si-1 = - 0,22 ei-2 + 1,08 e. - 0,22 ei dont il a été question plus avant dans la description, le filtre est essentiellement composé, comme le montre le schéma de principe de la figure 6, par : deux circuits à retard 40, 41 , trois circuits de multiplication 42, 43, 44 et un circuit additionneur 45. Les circuits à retard sont constitués par les circuits échantillonneurs-bloqueurs 33, 35 de la figure 4 dont la commande d'échantillonnage est constituée par les signaux H1 et H2 ; ces circuits conservent sur leur condensateur de sortie de 1nF et pendant le temps séparant deux impulsions d'échantillonnage, c'est-à-dire, pendant 4 S , l'information qu'ils reçoivent sur leur entrée.Les signaux ej suivent trois voies entre l'entrée et la sortie du filtre, à savoir : - une première voie non retardée, comportant le circuit de multiplication 42 dont le coeffi cient de multiplication est de - 0,22 et dont la sortie est reliée à une première entrée du circuit additionneur 45, - une deuxième voie entraînant un retard de 4 S, comportant le circuit à retard 40 suivi du cir cuit multiplicateur 43 dont le coefficient de multiplication est de + 1,08 et dont la sortie est reliée à une deuxième entrée du circuit additionneur 45, - une troisième voie entranant un retard de 4 + 4 = 8 /15 , comportant le circuit à retard 40 suivi du circuit à retard 41, lui-même suivi du circuit multiplicateur 44 dont le coefficient de multiplication est de - 0,22 et dont la sor tie est reliée à une troisième entrée du circuit additionneur 45. Ainsi à l'instant où le signal "- 0,22 e." apparaît sur la première entrée du circuit additionneur 45, les signaux "+ 1,08 ei-1" et "- 0,22 ei-2 " apparaissent respectivement sur les deuxième et troisième entrées du circuit 45, entratnant l'apparition du signal si-1 sur la sortie du circuit additionneur 45 A titre indicatif sont montrés, à l'aide de la figure 7, les résultats obtenus avec le filtre qui a servi à la description ci-avant dans le cas où l'information à analyser est considérée relativement à une échelle à cinq niveaux : les niveaux noir, N, et blanc, B, et trois niveaux intermédiaires de gris.Ces trois niveaux intermédiaires appelés ci-après G@ G2 G3, entratnent respectivement, avec les notations déjà employées à l'occasion des figures 1 et 2, les amplitudes 75, 50 et 25 sur les signaux de sortie relatifs aux cellules placées en face de ces points et les amplitudes 15, 10 et 5 sur les deux cellules voisines. Le signal ej d'entrée du filtre a été dessiné en traits forts et le signal de sortie, sj' en traits interrompus (voir figure 7). Du signal s. il apparaît nettement 3 que les points analysés sont respectivement des points N, B, N, Ne B, G1, B, N ce que le contrôle à partir du document vérifie parfaitement. Par contre un système à seuils utilisant le signal e. (signal en traits forts) comme signal d'entrée, n aurait pu déterminer, à la fois, que le deuxième point est un point blanc, B, et la septième un point G1 étant donné que le niveau du signal ej est inférieur pour le deuxième point (.100) à celui du septième point (115) ; cela aurait donc entraîné au moins une erreur d'interprétation : deuxième point interprété comme un point G1 ou septième point interprété comme un point blanc. Le filtre qui a été décrit ci-avant est un filtre travaillant avec des signaux analogiques mais il est aussi possible de réaliser un filtre selon l'invention travaillant avec des signaux numériques : un convertisseur analogique-numérique devra alors etre intercalé entre le registre de stockage associé aux cellules photosensibles et le filtre ; quant au filtre il comportera des circuits de retard, par exemple des registres à décalage, et des moyens pour calculer, en calcul numérique, la valeur si-1 = - 0,22 ei-1 + 1,08 ei-1 - 0,22 ei ces moyens de calcul étant soit conçus spécialement pour le filtre soit obtenus par raccordement à un calculateur numérique programmé à cet effet. il est à noter que pour calculer si-1 il n'a été tenu compte que de e i-I et de e. c'est-à-dire qu'il a été considéré que le couplage optique ne s1 étendait pas au delà des deux cellules adjacentes de la cellule illuminée ; en fait cela n'est pas tout à fait exact mais la qualité des résultats obtenus ainsi avec trois coefficients est telle qu'il n'est pas nécessaire, dans la majorité des cas, d'avoir recours à cinq coefficients si-1 = k1 ei-3 + k2 ei-2 + k3 ei-1 + k4 ei + k5 ei+1 ou à encore plus de coefficients. il est également à noter qu'il est possible de faire varier les coefficients, en fonction des- cellules concernées, afin de tenir compte du fait que, ltobjec- tif (5, figure 3) n'étant pas parfait, l'image est de meilleure qualité sur les cellules placées au centre de la barrette que pour les cellules placées aux extrémités de la barrette. De meame il peut être utile de faire varier les coefficients, en fonction des cellules concernées, pour tenir compte de la perte d'énergie qui se produit, dans le registre de stockage (2, figure 3) à chaque décalage si bien que, pour une ligne le premier signal (e) a proportionnellement beaucoup moins perdu d'énergie que le dernier (en et728) Un troisième exemple de cas où il peut être néces- saire de modifier les coefficients est le cas où le dispositif d'analyse optique comporte plusieurs objectifs différents, interchangeables, permettant de lire des documents de différentes tailles.Dans les deux premiers exemples les coefficients doivent etre ajustés au cours de l'analyse d'une ligne tandis que-dans ce troisième cas les coefficients sont modifiés au moment du changement dtobjectif. Dans le cas de filtres analogiques la variation des coefficients est donnée par une variation de gains d'amplification qui peut être obtenue, par exemple, au moyen de résistances commutées en fonction des cellules considérées ; il est également possible d'utiliser des transistors à effet de champ ce qui permet d'obtenir une variation continue du coefficient : le transistor à effet de champ fait lui-meme office de résistance et la valeur de cette résistance est fonction de la valeur de sa tension de -grille. Dans ce qui précède il n'a été tenu compte, pour l'information relative à un point, que des éclairements parasites dus aux points voisins sur la ligne en cours d'analyse. Pour une analyse classique du document, avec armet sur chaque ligne à analyser, il n'y a pratiquement pas d'autres éclairements parasites dont il faille tenir compte ; il en va autrement dans le cas d'une analyse de document en continu.En effet lors d'une analyse de document en continu, afin que la quand tité de lumière reçue et donc le temps d'exposition soient suffisants, il est le plus souvent nécessaire de faire commencer la lecture d'une ligne alors que la partie supérieure des cellules de la barrette est encore sur la ligne précédente et de faire se terminer la lecture alors que la partie inférieure.des cellules est déjà sur la ligne suivante : il en résulte qu'il est alors nécessaire de tenir compte, pour l'information relative à un point, des éclairements parasites dus aux points voisins sur la ligne en cours d'analyse, sur la ligne précédente et sur la ligne suivante. Les figures 8 et 9 sont deux schémas montrant comment il peut être tenu compte des éclairements parasites dus à la ligne précédant et à la ligne suivant la ligne en cours d'analyse. La figure 8 est un schéma partiel d'un dispositifd'analyse en continu d'un document. Dans ce dispositif un circuit "barrette de cellules + registre de stockage' 50, semblable aux éléments t et 2 de la figure 3, délivre les signaux e. à traiter.Ces signaux sont traités dans un premier filtre 51 semblable au filtre selon la figure 6 et qui ne tient donc pas compte, dans ce traitement, de ltéclairement parasite dû à la ligne précédant et à la ligne suivant la ligne en cours d'analyse; ce premier filtre fournit des signaux de sortie de la forme 5i-1 = k1 ei-2 + k2 ei,? + k3 e i Un second filtre 54 reçoit, sur une première en trée, les signaux de sortie du filtre 51, sur une deu xieme entrée les signaux de sortie du filtre 51 retardés par un premier registre à décalage, 52, et, sur une troisième entrée, les signaux de sortie du filtre 51 retardés par le premier registre à décalage, 52, puis par un second registre à décalage, 53.Ces deux registres à décalage apportent chacun un retard égal à l'intervalle de temps séparant le début de l'apparition, sur la sortie du filtre Sir des signaux d'analyse de deux lignes successives du document. Le filtre 54 est composé de trois circuits multiplicateurs, 55, 56 et 57, branchés respectivement sur ses trois entrées et d'un circuit additionneur d sortie, 58, de manière à délivrer un signal de sortie de la forme : Si-1 = K1 s'i-1 + K2 si-1 + K3 s"i-1 où K1 , K2 t K3 sont des coefficients déterminés expérimentalement comme les coefficients k1 e k2 r k3 dont il a été question au sujet du filtre selon la figure 6, et où si 1 étant le signal fourni par le filtre 51 relativement à un point donné d'une ligne donnée, s'i 1 et 511i-1 sont les signaux fournis par le filtre 51 relativement aux points placés respectivement juste audessus et juste au-dessous du point donné. Le signal filtré S. est donc déterminé à partir de signaux fourni nis par les cellules photosensibles relatifs à neuf points du document : e'i-2 e'i-1 et e'i pour la ligne précédant la ligne donnée, ei-2 ei-1 et ei pour la ligne donnée et e" i-2 e"i-1 et e"i pour la ligne suivant la ligne donnée. La figure 9 est un schéma partiel d'un autre dispositif d'analyse en continu d'un document. Dans ce dispositif un circuit "barrette de cellules + registre de stockage", 60, semblable aux éléments 1 et 2 de la figure 3; délivre les signaux e. à traiter.Ces si gnaux sont envoyés sur les neuf entrées d'un filtre 69 par neuf voies différentes : - une première voie directe - une deuxième voie comportant un circuit à retard 61 dont le retard est égal à l'intervalle de temps séparant le début de deux points succes sifs d'une même ligne, - une troisième voie comportant, en série, le cir cuit à retard 61 et un circuit à retard 62 de meame temps de retard que le circuit 61, - une quatrième voie comportant un registre à dé calage 63 qui apporte un retard de transmission égal à l'intervalle de temps séparant le début de l'apparition, sur la sortie du circuit 60 des signaux d'analyse de deux lignes successi ves du document, - une cinquième voie comportant, en série, le re gistre à décalage 63 et un circuit à reta-rd 64 de même temps de retard que le circuit 61, une sixième voie comportant, en série, le regis tre à décalage 63, le circuit à retard 64 et un circuit à retard 65 de même temps de retard que le circuit 61, - une septième voie comportant, en série, le regis tre à décalage 63 et un registre à décalage 66 qui apporte le meme temps de retard que le re gistre à décalage 63, - une huitième voie comportant, en série, les re gistres à décalage 63 et 66 et un circuit à re tard 67 de meame temps de retard que le circuit 61, - et une neuvième voie comportant, en sérié, les registres à décalage 63 et 66, le circuit à re tard 67 et un circuit à retard 68 de même temps de retard que le circuit 61. Soient e'i-2 , e'i-1 , e'i ei-2 , ei-1 , ei , e"i-2 , e"i-1 et e"i les mêmes signaux fournis par les cellules photosensibles que dans le cas de la descrip tion de la figure 8 ; c'est-à-dire le signal ei-1 d'un point donné i-t d'une ligne donnée, les signaux ei-2 2 et ei des points entourant ce point donné sur la ligne donnée et les signaux relatifs aux points juste au-dessus et juste au-dessous de ces trois points de la ligne donnée. A l'instant où le signal e"i apparait sur la première entrée du filtre 69, les signaux e"i i-1 , e"i-2 , ei , ei-1 , ei-2 , e'i , e'i-1 et e'i-2 apparaîtront respectivement sur les deuxième à neuvième entrées du filtre 69 du fait des retards apportés par les deuxième à neuvième voies. Le filtre 69 est composé de neuf circuits multiplicateurs, 71- à 79, dont les entrées constituent respectivement les neuf entrées de ce filtre, et d'un circuit additionneur de sortie, 70. Les coefficients de multiplication K' @ à à K'g des neuf circuits multiplica- teurs sont déterminés expérimentalement comme les coef- ficients k1 , k2 , k3 relatifs au filtre selon la figure 6. A la sortie du filtre 69 apparaît donc un si- gnal S'i-1 = K1 e"i + K'2 e"i-1 + K'3 e"i-2 + K'4 ei + K'5 ei-1 + K'6 ei-2 + K'7 e'i + K'8 e'i-1 + K'9 e'i-2 qui correspond au signal ei-1 @ relatif au point donné de la ligne donnée dont il a été question plus avant mais corrigé en fonction des signaux des cellules photosen-sibles relatives aux huit points du document entourant le point donné. Comme dans le cas d'une analyse avec arrêt sur chaque ligne il est possible, pour une analyse en continu d'un-document, de tenir compte sur la ligne en cours d'analyse ainsi que sur les lignes précédant et suivant la ligne en cours d'analyse, de plus de trois signaux fournis par les cellules photosensibles pour déterminer le signal corrigé relatif à un point donné. Il est également possible, dans la cas de la lecture en continu, de faire varier les coefficients multiplicatifs permettant d'obtenir le signal corrigé et ceci dans les memes conditions que lors d'une analyse avec arrêt sur chaque ligne. REVENDICATIONS 1. Dispositif d'analyse optique de lignes de n points (n entier supérieur à 1) d'un document (7), comportant n éléments photosensibles (t) effectuant respectivement, ligne après ligne, la lecture des n points de chaque ligne, un registre de stockage (2) couplé aux n éléments et fournissant n signaux d'information relatifs respectivement à ces n points et un circuit de filtrage (3) des signaux dtinformation, caractérisé en ce que le circuit de filtrage (3) est constitué par des moyens de calcul fournissant, en fonction des signaux d'information relatifs à un point donné et à p-t points voisins du point donné (p entier au moins égal à 2), un signal corrigé relatif à ce point donné. 2. Dispositif d'analyse selon la revendication I dans lequel n est supérieur à 3 et p supérieur à 2, caractérisé en ce que les moyens de calcul comportent un circuit d'addition (45) à m entrées (m entier au moins égal à 3) et une voie directe (42) et m-2 voies retardées (40-43, 40-41-44) couplant le registre de stockage respectivement aux m entrées, en ce que les m voies comportent respectivement m circuits multiplica- teurs (42, 43, 44) de coefficients k. , où j varie de 3 1 à m, et en ce que les m-l voies retardées comportent respectivement m-l circuits à retard (40, 40-41), de temps de retard égal à g.d , où g varie de 1 à m-i et où d est l'intervalle de temps séparant l'apparition, à la sortie du registre de stockage, de deux signaux d'information (ei , ei ) relatifs à deux points consécutifs d'une meme ligne analysée. 3. Dispositif d'analyse selon la revendication 2 destiné à l'analyse en continu dlun document et dans lequel p est supérieur à 8, caractérisé en ce que les moyens de calcul comportent également un circuit de caS cul (54) à 3 entrées, et 3 liaisons pour coupler le cir cuit d'addition respectivement aux 3 entrées du circuit de calcul, en ce que une des liaisons est une liaison directe et les deux autres (52, 52-53) introduisent respectivement des temps de retard égaux à D et 2D, où D est l'intervalle de temps séparant l'apparition, à la sortie du registre de stockage, des signaux d'information relatifs à deux lignes consécutives du document et en se que le circuit de calcul (54) comporte 3 circuits multiplicateurs -d'entrée suivis d'un circuit additionneur de sortie. 4. Dispositif d'analyse selon la revendication 1, destiné à l'analyse en continu d'un document dans lequel p est supérieur à 4, caractérisé en ce que les moyens de calcul comportent un circuit de calcul (69) à p entrées, et -p voies couplant le registre de stockage (60) respectivement aux p entres, les p voies introduisant des retards déterminés de manière qu'à leurs sorties les signaux d'information relatifs au point donné et aux p-1 points vois-ins du point donné soient concomitants et de matière que les p points soient des points de trois lignes consécutives et en ce que le circuit de calcul (69) comporte p circuits multiplicateurs d'entree suivis d'un circuit additionneur de sortie. 5. Circuit de filtrage (6) de signaux d'information, pour un dispositif d'analyse optique (1 à 7) de lignes de n points (n entier supérieur à 1) d'un document (7), ce dispositif comportant des moyens de lecture et de transmission (1, 2 5r 6) effectuant respectivement, ligne après ligne, la lecture de n points de chaque ligne, et délivrant n signaux d'information relatifs respectivement à ces n points, caractérisé en qu'il est constitué par des moyens de calcul (3) fournissant, en fonction des signaux d'information relatifs à un point donné et à p-1 points voisins du point donné (p entier au moins égal à 2), un signal corrigé relatif à ce point donné.