La présente invention concerne un procédé de préparation d'un agent parasiticide. On connaît de nombreux agents en vue de combattre les rats et les blattes. La présente invention a pour objet la mise au point d'un procédé de préparation d'un agent parasiticide, procédé dans lequel on utilise dorénavant, comme constituant actif d'un agent parasiticide, une substance considérée jusqu'à présent comme matière sans valeur et, en fait, plus précisément comme déchet inopportun. A cet effet, suivant l'invention, on déshydrate la bouillie formée lors de la préparation d'antibiotiques et appelée "bouillie de mycélium puis on la mélange avec des milieux supports absorbant l'eau et formant une structure, on ajoute ensuite une substance toxique et, afin d'identifier la préparation, on ajoute des colorants appropriés, on fractionne le mélange et on le transforme en appâts. De façon étonnante, on a constaté que les bouillies de mycélium ainsi traitées constituaient des appâts très efficaces pour les blattes répandues dans le monde, par exemple, les blattes des familles Blatta orientalis (blattes orientales) et Blattella germanica (blattes allemandes). En conséquence, ces bouillies de mycélium sont utilisées préférentiellement comme substances attractives dans la lutte contre les blattes. La présente invention fournit une substance de base constituant un appât très efficace dont l'utilisation est simple et offre des garanties de sécurité. Après la déshydratation, à la bouillie formée lors de la préparation de la pénicilline, on ajoute avantageusement des milieux supports absorbant l'eau et formant une structure, puis on sèche et on ajoute la substance toxique. A la bouillie de pénicilline, on ajoute avantageusement des flocons d'avoine dans le rapport d'au moins 1 : I, de préférence, d'au moins 2 : I et, mieux encore, d'environ 4 : 1, puis on sèche et on ajoute ensuite la substance toxique. Dans ce cas, il est favorable d'effectuer le séchage ayant lieu après l'addition du milieu support essentiellement à la température ambiante. De la sorte, on évite les processus de fermentation ou de putréfaction. I1 est généralement favorable d'ajouter des antibiotiques à la bouillie de pénicilline, de préférence, après le pro cessus de séchage afin d'inhiber efficacement les phénomènes de résistance même les plus puissants contre les dérivés de la coumarine. Suivant une forme de réalisation complémentaire de l'invention, on utilise une substance toxique spéciale, notamment la coumarine ou un dérivé de la coumarine pour combattre les rongeurs nuisibles tandis que, par contre, pour combattre les blattes, on utilise la substance toxique pouvant être obtenue dans le commerce sous l'appellation protégée "Kepone" (décachlorooctahydro-1,3,4-méthéno-2H-cyclobuta/c,d7-pentalén- 2-one) de sorte que, dans le procédé de l'invention destiné à la préparation d'un agent parasiticide, grâce à l'effet multiplicateur de deux composants, l'activité spécifique est accrue vis-à-vis des agents parasiticides connus jusqu'à présent tandis, en même temps, grâce au remplacement partiel des composants utilisés jusqu'à présent par d'autres composants moins coûteux, on réduit les frais de préparation. L'avantage particulier de la présente invention réside dans le fait que, grâce aux antibiotiques, on évite efficacement un phénomène de résistance se manifestant contre les dérivés de la coumarine (anticoagulants) habituellement utilisés jusqu'à présent pour combattre les rongeurs nuisibles. I1 est avantageux d'ajouter des flocons d'avoine à la bouillie de mycélium séchée car, lors d'essais pratiques, on a constaté que les rats absorbaient, de préférence, les préparations formées avec des flocons d'avoine. Dans une forme de réalisation préférée du procédé de préparation, après le mélange avec. les céréales, on ajoute, à la bouillie de mycélium séchée, la substance toxique la mieux appropriée pour chaque utilisation envisagée. Cette façon de procéder est particulièrement favorable, car ainsi on assure une bonne répartition homogène de la substance toxique dans la substance de base de l'appât. L'invention sera décrite ci-après par deux exemples. Exemple 1 Au moyen de presses appropriées, on déshydrate mécani quement la bouillie formée lors de la préparation de la pénicilline jusqu'à ce qu'elle soit consistante. Ensuite, on ajoute des substances absorbant l'eau et formant une structure, par exemple, des céréales, la cellulose ou l'amidon. On règle le rapport de mélange de telle sorte qu'après un processus de mélange et de malaxage, on obtienne une masse en fines miettes, par exemple, dans le cas présent, deux parties en poids de bouillie et une partie en poids de flocons d'avoine. On soumet cette masse en fines miettes à un séchage à l'air et à la température ambiante pendant 60 heures et cette masse comporte alors des grains d'une granularité allant jusqu'à un diamètre de 4 mm. Des essais ont démontré que ce produit est extrêmement attractif pour les blattes des familles Blattella germanica (blattes allemandes), Blatta orientalis (blattes orientales) et periplaneta america (blattes américaines) et il a été également absorbé avec avidité par des rats de laboratoire. De longues séries d'essais ont démontré que l'effet alléchant et attrayant de cette nouvelle substance de base d'appât était supérieur d'un facteur de 5 à 10 à celui des agents anti-blattes habituellement disponibles dans le commerce. Les agents anti-blattes sont particulièrement importants en économie politique, car ils sont responsables vis-à-visde la transmission des agents pathogènes. Des essais effectués en hôpitaux ont démontré que les blattes examinées et provenant de différents endroits portaient les agents pathogènes connus sous le nom de "germes d'hôpitaux". On en a déduit que les blattes devaient être considérées comme des véhiculeurs de maladies infectieuses et que, par conséquent, elles devaient être combattues intensivement dans tous les habitats en utilisant des agents exerçant utn effet immédiat et de longue durée. Dans des essais étendus effectués à l'échelle de laboratoire et sur champ avec des rats (Rattus norvegicus) et des souris (Mus musculus), on a constaté que la masse de base d'appât constituée d'une bouillie de mycélium était remarquablement appropriée comme milieu support pour les substances toxiques destinées à combattre les rongeurs. En outre, on a constaté qu'après conservation pendant plus de deux mois à la température ambiante, la propriété attractive du produit restait toujours inchangée et élevée aussi bien pour les blattes que pour les rats de laboratoire et les rats sauvages. En outre, un important effet attrayant est exercé sur les mouches domestiques (Musca domestica). Outre les blattes, les mouches constituent également les parasites les plus importants pour l'hygiène. Dans ce cas, la bouillie de mycélium préparée sert non pas d'appât à ingérer, mais d'appâtpourlapontedes oeufs. Les mouches sont attirées par suite de la teneur en albumine qui incite les mouches à déposer leurs oeufs sur la substance de base d'appât. Si, à cette substance de base d'appât, on ajoute des p o i s o n s de contact appropriés disponibles dans le commerce, par exemple, des carbamates, les mouches et, en particulier, les mouches femelles sont alors tuées par l'effet de contact de l'appât.Etant donné que les poisons de contact sont toujours également des poisons à ingérer, même si la ponte des oeufs a eu lieu, la couvée est en tout cas éga- lement détruite, car les larves sorties des oeufs absorbent la matière du voisinage immédiat des endroits où elles sont sorties des oeufs, si bien qu'elles sont tuées par l'effet toxique de l'appât. Lorsqu'on soumet la bouillie de pénicilline utilisée dans ce cas à une analyse-dite de Weender, on obtient les valeurs suivantes: Teneur en substance sèche : en moyenne, 20%. La substance sèche contient: protéine brute: 30t; cendres brutes: 20 ó; graisse brute: 105; fibres brutes: 5. En outre, des essais ont démontré que la bouillie de mycélium préparée suivant l'invention était ingérée par des grillons domestiques (Acheta domesticus) et des fourmis du Pharaon (blonomorium pharaonis). D'après les remarques qui précèdent, il ressort clairement que la masse de base d'appât préparée suivant l'invention constitue un agent attirant les insectes. Exemple 2 Au moyen de presses appropriées, on déshydrate mécaniment la bouillie formée lors de la préparation de la tétracycline jusqu'à ce qu'elle soit consistante; dans ce cas, comme substance formant une structure, on emploie du kieselguhr en une quantité de 1300 en poids. On sèche ce mélange à 100"C pendant 2 heures. Ensuite, on broie ce produit sec et on obtient des grains d'une granularité allant jusqu'à un diamètre de 4 mm. Ce produit sec est déjà très attrayant pour les blattes. Des essais ont démontré que les blattes absorbaient préférentiellement ce produit et qu'elles négligeaient d'autres agents anti-blattes disponibles dans le commerce. Aux substances de base d'appât remarquables préparées conformément aux exemples ci-dessus, on ajoute des substances toxiques correspondantes en vue de combattre les parasites. Lorsqu'il s'agit de combattre les rats, comme substance toxique, on ajoute 0,375% en poids de "Warfarin" (3-( -acétonylbenzyl)-4hydroxycoumarine), ainsi que 2% en poids de sucre tandis que, lorsqu'il s'agit de combattre les blattes, on ajoute, à la substance de base d'appât, 0,35t en poids de "Kepone" (Décachloro octahydro-l,3 ,4-méthéno-2H-cyclobuta/c,dX-pentalén-2-one) comme substance toxique et 0,05% en poids de bleu de toluidine comme colorant. Le procédé suivant l'invention se caractérise, en particulier, par les avantages suivants: 1. Les boues industrielles de mycélium qui, en raison de leur teneur en substances nuisibles, doivent être déposées dans des endroits particuliers, deviennent dorénavant utiles et suppriment les problèmes que pose leur dépôt. 2. Alors que, jusqu'à présent, lors de l'utilisation d'appâts à ingérer dans la lutte contre les parasites, on utilisait des éléments nutritifs de valeur contenant des protéines, par exemple, des céréales telles que les flocons d'avoine, les déchets de céréales ou la farine de boulangerie, on utilise à présent les résidus d'antibiotiques ayant une haute teneur en protéines; en conséquence, on économise des aliments pour bétail ou des éléments nutritifs de valeur que l'on peut utiliser pour le but auquel ils sont réellement destinés. Grâce à l'application du procédé suivant l'invention, on dispose, pour la préparation d'appâts à ingérer dans la lutte contre les parasites, d'un principe de base alimentaire qui, comme on l'a indiqué ci-dessus, offre de sensibles avantages vis-à-vis des substances de base d'appât utilisées jusqu'à présent. REVENDICATIONS 1. Procédé de préparation d'un agent parasiticide contenant des substances d'appât, des substances toxiques, des substances supports et des colorants, caractérisé en ce qu'on déshydrate la bouillie formée lors de la préparation d'antibiotiques et appelée "bouillie de mycélium", puis on la mélange avec des milieux supports absorbant l'eau et formant une structure, on ajoute alors une substance toxique et, afin d'identifier la préparation, on ajoute des colorants appropriés, on fractionne le mélange et on le transforme en appâts. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que, après la déshydratation, à la bouillie formée lors de la préparation de la pénicilline, on ajoute des milieux supports absorbant l'eau et formant une structure, puis on sèche et ensuite, on ajoute la substance toxique. 3. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que, à la bouillie de pénicilline, on ajoute des flocons d'avoine dans le rapport d'au moins 1 : 1, de préférence, d'au moins 2 : 1 et, mieux encore, d'environ 4 : 1, puis on sèche et ensuite} on ajoute la substance toxique. 4. Procédé selon l'une quelconque. des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le séchage ayant lieu après l'addition du milieu support est effectué essentiellement à la température ambiante. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'on ajoute des antibiotiques à la bouillie de pénicilline, de préférence, après le processus de séchage. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'on ajoute de la coumarine à la bouillie séchée. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'on ajoute un dérivé de la coumarine à la bouillie séchée. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que, après le mélange avec les céréales, on ajoute de la coumarine ou un dérivé de la coumarine à la bouillie de mycélium séchée. 9. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que, à la bouillie de pénicilline, on ajoute une certaine quantité de la bouillie formée lors de la préparation de tétracycline, de préférence, au moins 25t en poids. 10. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que, à la bouillie formée lors de la préparation de tétracycline, on ajoute un milieu support, par exemple, le kieselguhr, puis on sèche et ensuite, on ajoute la substance toxique. 11. Produit préparé par le procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'onl'utilise comme agent pour combattre les insectes, en particulier, les blattes des familles Blatta orientalis et Blattella germanica. 12. Produit préparé par le procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on l'utilise comme agent pour combattre les rongeurs nuisibles, en particulier les rats sauvages (Rattus norvegicus) et les rats domestiques, de même que les souris (Mus musculus).