207346É l'invention concerne le domaine général de l'extraction à l'aide de solvants, plus particulièrement la purification de solvants organiques sales ou impurs servant à l'extraction de métaux à partir de solutions aqueuses, et en particulier la ré-5 génération d'aminés impures contenant du cuivre extrait de solu-tions/âqueuses acides de chlorures» Dans les procédés d'extraction à l'aide de solvants dans lesquels on fait passer successivement le solvant par les opérations d'extraction et d'épuration, c'est-à-dire de contre-extrac-10 tion, la capacité effective du solvant est inférieure à la quantité maximale si des ions provenant de l'extraction demeurent dans le solvant et sont renvoyés,au sein du solvant, vers les opérations d'extraction,» En outre, puisqu'il existe un équilibre de distribution d'un métal quelconque entre un solvant organique et 15 une solution aqueuse en contact, il est clair que plus la concentration d'un métal dans le solvant est élevée, plus la concentration du même métal est élevée dans la solution aqueuse. On comprend ainsi aisément que pour extraire la quasi-totalité d'un métal d'une solution aqueuse, il convient que le solvant entrant 20 dans un système d'extraction de cette solution aqueuse à l'aide d'un solvant circulant à contre-courant soit, lui aussi, quasi totalement exempt du métal particulier- en cause. Inversement, si on laisse augmenter la concentration des métaux résiduels dans le solvant au cours des opérations continues de recyclage, il est 25 clair que l'efficacité du solvant pour l'extraction de ces métaux va diminuer de façon correspondante. C'est le cas pour le passage par extraction du cuivre de solutions aqueuses acides de chlorures dans des aminés,lorsque l'épuration est effectuée à l'aide d'eau ou de solutions aqueuses diluées de chlorures. 30 Pour illustrer la nature du problème que vise la présente invention, on se réfère au brevet des Etats-Unis d'Amérique n° 3 085 054 dans lequel est décrit un procédé pour la récupération du cuivre à partir d'une matte de cuivre-nickel. On divise finement la matte et on la soumet à une lixiviation dans une solu-35 tion d'acide chlorhydrique jjour dissoudre de façon préférentielle le nickel par rapport au cuivre, ce qui produit une solution acide de chlorure de nickel et un résidu de sulfure de cuivre insoluble. La solution de chlorure de nickel contient un peu de cuivre et aussi de faibles concentrations d'autres métaux présents 70 44861 2 2073462 dans la matte comme le fer, le cobalt, le plomb et le zinc. Pour purifier cette solution avant d'en récupérer le chlorure de nickel, on met tout d'abord la solution au contact d'oxygène ou de chlore pour oxyder le fer, le cobalt et le cuivre à leurs degrés 5 d'oxydation les plus élevés (-ique), forme sous laquelle ces"métaux existent dans la solution acide en tant que chlorures complexes anioniques. Sous cette forme, on enlève le fer des solutions en le faisant passer par extraction dans un solvant qui est le phosphate de tributyle(PTB),et l'on extrait ensuite le cobalt et 10 le cuivre ensemble dans la trj-iso-octylamine (TIOA). En plus du cobalt et du cuivre, la TIOA prélève également le fer qui n'a pas été extrait dans le circuit du phosphate de tributyle et aussi un peu le zinc. On met ensuite la TIOA en contact avec de l'eau pour en enlever les métaux d1 extraction,et puis l'on recycle la TIOA 15 épurée afin qu'elle puisse servir à extraire de nouvelles quantités de cobalt et de cuivre de la solution de lessivage ou de lixiviation de chlorure de nickel. Il peut se produire que la totalité du métal extrait ne soit pas enlevée de la TIOA et que des concentrations résiduel-20 les de cuivre, de fer et de zinc circulent dans cette aminé et y augmentent à chaque cycle, ce qui diminue continuellement l'efficacité de l'extraction de cuivre, de fer et de zinc qu'effectue la TIOA. Les. efforts effectués dans le passé pour enlever de la TIOA 25 les métaux résiduels, en particulier le cuivre, n'ont pas été couronnés de succès. Par exemple, on a enlevé un peu de fer résiduel en lavant la TIOA à l'eau, mais l'on a seulement arrêté le prélèvement du zinc, et l'enlèvement du cuivre a été négligeable. On a séparé un peu de cuivre à l'aide d'une base alcaline causti-30. que, mais le fer est demeuré dans la TIOA et il s'est formé un précipité volumineux de boue qu'il a été difficile de filtrer. On a dissous ce précipité dans HC1, mais il y a eu alors consommation de HC1 et aussi de NaOH, et le traitement a donc été non seulement incomplet,mais onéreux. L'acide nitrique seul a été ineffi-35 cace pour nettoyer la TIOA, parce qu'il y a eu ainsi extraction de nitrates métalliques qui n'ont été enlevés que par la mise de la TIOA en contact avec une base telle que la soude caustique, ce qui représente un autre mode opératoire coûteux. * BAD ORIGINAL 70 44861 3 2073462 Il n'existe donc jusqu'à présent aucun moyen pratique pour purifier la TIOA chargée de cuivre résiduel et d'autres métaux résiduels. La même remarque s'applique à d'autres aminés qui vont extraire le cuivre de solutions aqueuses acides de chloru-î res sous forme de chlorures complexes anioniques. Un but de la présente invention consiste à fournir un procédé pour purifier des solvants organiques impurs ou chargés servant à extraire des métaux d'une solution aqueuse à l'aide d'un solvant, en particulier des aminés- dissolvantes chargées de cuivre. 10 La Demanderesse vient de trouver que l'on peut rendre né gligeables les concentrations du cuivre résiduel et d'autres métaux résiduels dans 1'aminé après son épuration,lorsque l'on met 1'aminé en contact avec une solution aqueuse contenant des faibles concentrations d'un peroxyde soluble. 1 5 Selon un aspect de la présente invention, la Demanderesse propose donc un procédé pour purifier une aminé organique dissolvante chargée de métaux et servant dans un procédé d'extraction de métaux à l'aide d'un solvant, le nouveau procédé consistant à mettre ce solvant chargé en contact avec une solution aqueuse d'é-20 puration contenant un peroxyde soluble, et à séparer de cette solution aqueuse d'épuration un solvant organique purifié. Dans un procédé cyclique d'extraction par solvant en vue de traiter une solution aqueuse acide de chlorure contenant du métal et contenant notamment un chlorure anionique complexe de cuivre 25 pour enlever le cuivre de cette solution, procédé selon lequel on met la solution en contact avec une aminé, dissoute dans un véhicule liquide organique sensiblement non miscible à l'eau, et capable de dissoudre le chlorure complexe anionique de cuivre, on fait passer par extraction le cuivre dans le solvant, on sépare 30 le liquide organique et la solution aqueuse, on met le solvant comportant du cuivre en contact avec une ou plusieurs solutions^ aqueuses d'épuration, on fait passer le cuivre dans les solutions, ce qui appauvrit le solvant en cuivre, on sépare successivement le liquide organique de chaque solution d'épuration, et l'on réuti-35 lise le solvant, ainsi appauvri en cuivre, pour traiter de nouvelles quantités de la solution aqueuse acide de chlorure comportant du métal, la présente invention/ décrite en gros, consiste à mettre le solvant comportant du cuivre en contact avec une solution aqueuse d'épuration contenant un peroxyde soluble,de façon à 70 4486Î 2073462 enlever 1 cuivre du solvant et à y combattre l'accumulation de cuivre ré&iduel. De cette façon,on peut appauvrir quasi totalement le solvant en cuivre lorsqu'un peroxyde hydrosoluble fait partie d'une solu-5 tion aqueuse d'épuration. D'autres buts et avantages de l'invention apparaîtront à l'étude de la description suivante prise de concert avec le dessin d'accompagnement . Sur ce dessin la figure 1 est un schéma synoptique d'un procédé d'extrac-10 tion à l'aide d'un solvant,comportant la mise en oeuvre d'un des aspects de la présente invention; et la figure 2 montre un autre schéma synoptique illustrant une modification du procédé de la figure 1,qui entre dans le cadre de la présente invention. 15 La figure 1 illustre, à l'aide d'un schéma synoptique, un mode de réalisation de la présente invention dans un système classique d'extraction en plusieurs stades à l'aide d'un solvant circulant à contre-courant. On met une solution aqueuse acide de chlorure contenant du métal, et contenant notamment du cuivre 20 sous forme de chlorure complexe anionique (3) en contact, dans un circuit à trois stades d'extraction à contre-courant, avec une aminé capable de dissoudre le chlorure complexe anionique de cuivre, 1'aminé étant elle-même dissoute dans un véhicule liquide organique sensiblement non miscible dans l'eau. On fait passer 25 par extraction le cuivre dans l1aminé, et l'on sépare ensuite de la solution aqueuse le liquide organique contenant 1'aminé (cycle Ex). On met ensuite le liquide organique portant du cuivre en contact dans un' circuit d'épuration à trois stades en contre-courant (Ep) avec une solution aqueuse d'épuration contenant du peroxyde 30 d'hydrogène en dissolution (H).Le cuivre passe dans la solution d'épuration, on sépare de cette solution le liquide organique résultant sensiblement exempt de cuivre (L.O.P. : liquide organique purifié) et on le renvoie vers le circuit d'extraction (Ex). Le tableau synoptique de la figure 2 illustre un autre mode 35 opératoire entrant dans le cadre de l'invention. Dans ce cas, on met le liquide organique comportant du cuivre,en contact, dans un circuit d'épuration à contre-courant en trois stades (Ep^),avec une première solution aqueuse d'épuration (S.A.) qui ne contient pas de peroxyde d'hydrogène ni aucun autre peroxyde. L'épuration 70 44861 5 2073462 du cuivre n'est donc pas nécessairement complète, et le solvant appauvri en cuivre peut ainsi conserver du cuivre résiduel. On met ensuite le solvant,appauvri en cuivre,en contact, dans on autre circuit d'épuration à contre-courant en trois stades (Ep2), 5 avec une solution aqueuse qui contient du peroxyde d'hydrogène (H). Le cuivre résiduel est ainsi enlevé du solvant, et l'on renvoie le solvant nettoyé (L»0.P» : liquide organique purifié) vers le circuit d1extraction,comme dans le mode opératoire illustré à la figure 1. 10 Le choix de la solution aqueuse d'épuration contenant le peroxyde, c'est-à-dire la présence du peroxyde dans la première solution aqueuse d'épuration ou dans une ou plusieurs des solutions suivantes, dépend de ce que l'on peut, ou non, tolérer dans la première solution aqueuse d'épuration, dans laquelle est pré-15 sente la majorité du cuivre, des ions métalliques autres que le cuivre et qui risquent également de s'accumuler dans le liquide organique et d'en être enlevés par l'action du peroxyde. Si l'on ne peut tolérer ces autres métaux, une variante comme celle illustrée par le schéma synoptique de la figure 2 est indiquée» 20 Un traitement continu du liquide organique par le peroxyde est avantageux lorsqu'on observe une tendance à l'accumulation du cuivre résiduel dans ce liquide organique. Cependant, ce traitement continu du liquide organique n'est nullement essentiel pour le succès de la mise en pratique de la présente invention» 25 On peut laisser le métal résiduel s'accumuler, et l'éliminer ensuite périodiquement par un lavage effectué de temps à autre à l'aide de la solution de peroxyde» Les peroxydes sont des oxydants bien connus. On pourrait donc penser que leur rôle,dans le cas'présent,consiste en une sim-30 pie oxydation, ce qui implique dans la solution organique la présence d'ions cuivreux qui deviennent oxydés selon une réaction qui s'écrit, dans le cas de l'utilisation du peroxyde d'hydrogène : Cela implique, en outre, que le cuivre est extrait dans le liquide organique à l'état cuivreux et à l'état cuivrique, mais que le cuivre cuivrique est enlevé plus facilement du liquide organique par des solutions aqueuses diluées, ce qui laisse une concentra- Cu2Cl? + H202 + 2HC1 * 2CuCl2 + 2H20 (1) 35 70 44861 6 2073462 tion résiduelle de cuivre sous la forme d'ions cuivreux. Que cette dernière supposition ou implication soit vraie ou pas, le comportement du peroxyde dans le cas présent ne correspond pas au mécanisme évident suggéré ci-dessus . et,en fait,il est in-5 connu. De façon surprenante, on a trouvé qu'on enlève, du liquide organique,le cuivre par contact avec bien moins de peroxyde que la quantité stoechiométriquement nécessaire selon la réaction ci-dessus et,en outre,que la solution aqueuse d'épuration est plus efficace pour enlever le cuivre du solvant organique si cet-10 te solution aqueuse contient de faibles concentrations de peroxyde plutôt que de fortes concentrations, à condition, bien entendu, que la quantité absolue de peroxyde soit suffisante pour enlever une proportion importante du cuivre. Ces phénomènes sont illustrés au tableau I par des données obtenues à partir d'essais 15 d'extraction par agitation effectués au laboratoire à l'aide de pe r o xyde d'hydr og ène„ TABLEAU I Quantité de H^O^, exprimée en pourcentage de la quantité stoechiométriquement nécessaire dans le cas de la réaction(1), nécessaire 20 pour enlever diverses proportions de cuivre résiduel et les faire passer dans des solutions ayant diverses concentrations en Proportion de cuivre 25 ^""^^enlevé, % Concentra-tion de H202, io en poids 50 70 90 io de la quantité stoechiomé-trique de H202 30' 0,5 45 70 0,25 30 43 70 0,125 24 33 50 -35 Un liquide organique, constitué de 10 % de tri-iso-octyl- amine dissoute dans du "Solvesso 150"jouant le rôle de véhicule organique approprié,contient,par litre,850 mg de cuivre. On met des quantités uniformes de ce liquide organique en contact avec des solutions aqueuses contenant HgOg aux concentrations indi 70 44861 7 2073462 quées dans le tableau I ci-dessus et à divers rapports entre le liquide organique et la solution aqueuse, afin d'obtenir des. données correspondant à une gamme de rapports entre Ou et H202. Il ne se forme pas de précipités lors de l'agitation et les deux 5 phases se séparent nettement au repos par décantation. On analyse ensuite la phase organique pour en déterminer la teneur en cuivre résiduel et donc,le degré d'enlèvement du cuivre, et les données ci-dessus indiquent les conditions dans lesquelles la quantité de H202 pour le contact est inférieure à la 10 quantité nécessaire selon la stoechiométrie de la réaction (1) pour rendre compte du degré obtenu d'enlèvement de cuivre. Ainsi, on enlève 70 fo du cuivre dans une solution à 0,5 % de H202, contenant 70 % de la quantité stoechiométrique de H202 nécessaire pour enlever à 10C % le cuivre selon la réaction (1). 15 Mais on enlève 90 % du cuivre dans une solution à 0,125 % de H202, ne contenant que 50 % de la quantité stoechiométrique de H202 nécessaire pour enlever 100 % de cuivre sur la même base. Ces résultats sont surprenants pour deux raisons, non seulement parce que l'efficacité de H202 pour enlever le cuivre de la solution 20 organique varie en fonction inverse plutôt qu'en fonction directe de sa concentration, mais aussi parce que le mécanisme de l'action de H202 n'est pas apparemment une simple oxydation du cuivre cuivreux selon la réaction (1),comme on pourrait s'y attendre. Les exemples non limitatifs suivants montrent d'autres il-25 lustrations de la pratique de la présente invention. Exemple 1.. On met une solution aqueuse acide de chlorures, contenant principalement du nickel, du cobalt, du cuivre, de l'acide chlor-hydrique, en contact avec de la tri-iso-octylamine (TIOA) dissou-30 te dans "Solvesso 150" dans un système continu fonctionnant à contre-courant. Il s'effectue une extraction préférentielle du cobalt et du cuivre avec l'acide chlorhydrique et des quantités mineures de nickel et d'autres métaux comme le fer et le zinc ; le nickel est enlevé de la TIOA sous forme d'une solution concen-35 trée d'acide chlorhydrique ; le cuivre est enlevé dans une solution subséquente d'épuration à l'eau,_ et l'on fait recirculer la TIOA contenant du cuivre résiduel et d'autres métaux résiduels vers le circuit d'extraction. Au bout d'un certain temps, l'accumulation du cuivre et d'autres métaux résiduels est telle qu'en 70 44861 2073462 viron 30 i de la capacité d'extraction de la TIOA ne sont plus disponibles pour l'extraction de nouvelles quantités de métal. Au cours de la période suivante, on traite à l'eau la TIOA après l'enlèvement du cuivre ; puis, dans une troisième période, on 5 remplace le traitement à l'eau par un traitement similaire par de l'eau contenant 0,4 de * ^es concentrations moyennes du cuivre dans le liquide organique à la fin de chacune de ces périodes sont présentées au tableau II» TABLEAU II Effet de divers traitements de purification sur la quantité de cuivre résiduel contenue dans la TIOA Nom et durée du traitement Concentrations du cuivre à la fin de chaque période, mg/litre Avant purification EpO seule, 3 jours Solutions de H^O^, 3 jours 700 460 2 20 Il ressort clairement du tableau qu'une portion seulement du cuivre est enlevée par le lavage à l'eau seule ; mais le cuivre est quasi totalement enlevé par traitement à l'aide de la solution de peroxyde. 25 Les résultats indiquent que l'on peut avantageusement main tenir à de faibles niveaux les concentratiorE du cuivre,grâce à la présence d'une faible concentration d'un peroxyde soluble dans une solution aqueuse d'épuration. On peut alors recycler continuellement le liquide organique ayant un pouvoir élevé d'extraction du 30' cuivre et'd'autres métaux de la solution aqueuse acide de chlorures. Exemple 2. On effectue une série d'essais pour étudier l'efficacité du peroxyde d'hydrogène pour nettoyer et régénérer des aminés, 35 autres que la tri-iso-octylamine (TIOA), chargées/Le cuivre. On mélange divers solvants avec "Solvesso 100" pour obtenir des liquides organiques contenant 10 % de solvant et l'on traite chacun par une solution d'acide chlorhydrique contenant du chlorure cuivreux. On épure ensuite à l'eau chaque liquide organique cupri 70 44861 9 2073462 fère résultant pour simuler l'enlèvement de cuivre effectué en pratique, puis l'on divise chaque liquide en deux parties égales ■3 de 250 cm chacune. On met une partie en contact avec trois fois •z 100 cm d'eau successivement et l*on met l'autre partie en contact avec trois fois 100 cm contenant 0,3 io de Le tableau III compare l'efficacité de l'eau seule et de l'eau contenant ^2^2 pour enlever le cuivre résiduel de ces liquides organiques. TABLEAU III EFFET DE L'EAU ET DE SOLUTIONS DE H^O,, SUR LA PURIFICATION D'AMINES CHARGEES DE CUIVIîE SOLVANT io d'enlèvement du cuivre résiduel Classification de l'a-mine Marque commerciale Nom chimique Nombre d'atomes de C dans les grot Individuels ipes R Au total Dans HpO seule Dans la solution de H20g Secondaire "Amberlite LAI" "Amberlite LA2" N-dodécényl (trial-kyl- méthyl) aminé N-lauryl (tri-alkyl-méthyl)aminé 12, 12-15 12, 13-16 24-27 25-28 33,0 22,5 98,8 70,0 Tertiaire "Alamine 336" "Adogen 381" tri-caprylylamine tri-iso-octylamine 8-12 8 24-36 24 25,1 27,7 99,1 89,7 Quaternaire "Aliquat 336» "Aliquat 336" Chlorure de tri-caprylyl monométhyl-ammonium Chlorure de tri-caprylyl méthyl-ammonium 1, 8-12 1, 8-12 25-37 25-37 . 14,6 9,9 37,5 47,4 VI O 70 44861 2073462 5 Aux fins du présent mémoire, les aminés secondaires, tertiaires et quaternaires telles que celles indiquées ci-dessus sont schématiquement représentées par les formules générales suivante s : H - H - R, R„ - N - R, et I * i R.j R.j R~ I R„ - N - R 2 I R1 10 respectivement. Pour que 1'aminé puisse jouer utilement le rôle d'un solvant dans l'extraction, chacun de ses groupes R, R-j, R2 et R^ doit contenir î à environ 20 atomes de carbone, et le nombre total des atomes de carbone contenus dans 1'aminé doit se situer entre environ 8 et environ 40. Si 1'aminé comporte moins 15 d'environ 8 atomes de carbone, les pertes du solvant par dissolution dans les solutions aqueuses peuvent être excessives, et si l'aminé comporte plus d'environ 40 atomes de carbone, le solvant est généralement trop visqueux pour en permettre une séparation rapide d'avec la solution aqueuse avec laquelle ce solvant est en 20 contact. Dans ces limites, cependant, les groupes R, R|, R2 et R^ dans n'importe quelle solution donnée peuvent être identiques ou différents, linéaires ou ramifiés, saturés ou non saturés et il peut s'agir de groupes alkyle, aryle, alcaryle ou aralkyle. Il est clairement démontré que l'eau contenant du peroxyde d'hydrogène 25 est bien plus efficace que l'eau seule pour la régénération de toutes les .aminés, et que ces solutions de peroxyde conviennent particulièrement bien pour le traitement des aminés secondaires et tertiaires. Exemple 3. 30 On effectue d'autres essais pour comparer l'effet de solu tions de peroxyde de sodium avec celui du peroxyde d'hydrogène. Le liquide organique est une solution à 8,5 50e tri-iso-octylamine dans "Solvesso 100". On soumet 350 cm de ce liquide contenant du cuivre résiduaire à trois lavages successifs avec,à chaque fois, 35 100 cnr' d'une solution aqueuse donnée. Les concentrations initiale et finale en cuivre dans le liquide organique sont indiquées au tableau IV. 70 44861 12 2073462 TABLEAU IV EFFET DE DIVERSES SOLUTIONS AQUEUSES SUR LA REGENERATION DE TRI-ISO-OOIYLAMIKE CHARGEE 8,5 $ de tri-iso-octyl-amine dissoute dans "Solvesso 100" Concentrations en cuivre dans le liquide organique avant et après le traitement, ms/litre Série 1 Série 2 Avant purification 125 17 Après lavage à l'eau 106 9,7 Après lavage avec de l'eau contenant 0,3 % de H202 1,6 1,3 Après lavage avec de l'eau contenant,par litre,6,9 g de Ea202 M '2,5 Les résultats indiquent non seulement que le liquide organique purifié ne comporte pratiquement pas de cuivre,mais aus-20 si que la solution de peroxyde de sodium est sensiblement aussi efficace pour enlever le cuivre que la solution de peroxyde d'hydrogène o II est donc raisonnable de suggérer que n'importe quel peroxyde hydrosoluble va présenter une efficacité similaire pour enlever le cuivre, bien que le peroxyde d'hydrogène et le per-25 oxyde de sodium soient les deux seuls dont on puisse vraisem- " blablement envisager l'application industrielle. Les véhicules liquides organiques que l'on a utilisés de façon très poussée dans le présent travail sont "Solvesso 100" et "Solvesso 150", qui sont des marques commerciales. Le présent 30' procédé ne se limite cependant pas à ces véhicules ou supports. Les travaux expérimentaux ont montré que le véhicule n'agit qu'à titre de diluant et nrinflue pas sur les équilibres entre le solvant organique et les phases aqueuses» Dans les systèmes d'extraction à l'aide d'un solvant qui, 35 comme dans le cas présent, utilisent un équipemént comportant un mélangeur-décanteur, les véhicules les plus appropriés pour les aminés dissolvantes;sont des hydrocarbures aromatiques comme les mé-thyl-benzènes (xylènes), et leurs dérivés. On peut également utiliser1 certains hydrocarbures chlorés. Les véhicules aliphatiques, 70 44861 2073462 comme le kérosène,sont satisfaisants en ce qui concerne l'effet du peroxyde sur la régénération des aminés dissolvantes dissoutes, mais ces véhicules aliphatiques forment une seconde phase organique après une lourde charge et ils ne conviennent donc pas pour 5 servir avec un équipement du type mélangeur-décanteur„ En règle générale, est satisfaisant , dans le présent système et dans les systèmes similaires ,tout véhicule qui est sensiblement non miscible à l'eau et ne forme qu'une seule phase organique dans les conditions opératoires du procédé, 10 le présent mémoire décrit donc un moyen commode, peu onéreux et hautement efficace pour la purification des aminés que l'on recycle continuellement dans l'extraction, à l'aide d'un solvant, de métaux à partir de solutions aqueuses acides de chlorures contenant des chlorures complexes anioniques, aminés qui deviennent 15 impures par l'accumulation de métaux, en particulier du cuivre, qui n'en sont pas complètement enlevés par des solutions aqueuses. 70 44861 H 2073462 REVENDICATIONS 1. Procédé pour purifier une aminé organique dissolvante chargée d'un métal et servant dans un procédé d'extraction de métaux à l'aide d'un solvant, ce procédé étant caractérisé en ce qu'on 5 met le solvant chargé en contact avec une solution aqueuse d'é- , puration contenant un peroxyde soluble dans cette solution aqueuse et en ce qu'on sépare de cette solution aqueuse d'épuration un solvant organique purifié. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce 10 qu'on choisit le métal dans le groupe constitué par le cuivre, le nickel et le cobalt. 3. Procédé pour traiter une solution aqueuse acide de chlorure (s) métallifère (s),contenant^chlorure complexe anionique de cuivre, pour en enxever du cuivre, et selon lequel on met 15 la solution en contact avec une aminé pouvant dissoudre le chlorure complexe anionique de cuivre et qui est elle-même dissoute dans un véhicule organique liquide sensiblement non miscible à l'eau, on fait passer par extraction le cuivre dans le solvant, on sépare le liquide organique contenant le solvant cuprifère de 20 la solution aqueuse, on met le solvant cuprifère ainsi séparé en contact avec une solution aqueuse d'épuration, on fait passer le cuivre par épuration dans la solution d'épuration, ce qui appauvrit le solvant en cuivre, on sépare le liquide organique conte- , la nant le solvant d'avec / solution d'épuration, et l'on reutilise 25 le solvant, appauvri en cuivre, pour traiter de nouvelles quantités de solution aqueuse acide de chlorure(s) métallifère(s), ce procédé étant caractérisé en ce qu'on met le solvant cuprifère en contact avec une solution aqueuse d'épuration dans laquelle est dissous un peroxyde choisi dans le groupe constitué par le per-30 ' oxyde d'hydrogène et le peroxyde de sodium. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'on utilise une seule solution aqueuse d'épuration. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1, 2 35 ou 3, caractérisé en ce qu'on utilise au moins deux solutions aqueuses d'épuration et en ce que la première solution d'épuration ne contient pas de peroxyde» BAD ORIGINAL 70 44861 15 2073462 10 15 6„ Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'on choisit l'aminé dans le groupe constitué par les aminés secondaires, tertiaires et quaternaires répondant aux formules générales : H - H - R, I R1 R2 - H - R, R1 . et R„ - ET - R R 1 20 25 respectivement, où chaque groupe R, R^, et R^ est choisi parmi des radicaux alkyle, aryle, aralkyle ou alcaryle et contient 1 à environ 20 atomes de carbone, chaque aminé contenant un nombre total d'atomes de carbone compris entre environ 8 et environ 40. 7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que le solvant est la tri-iso-octyl-aminé. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le peroxyde est le peroxyde d'hydrogène „ 9. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que le rapport molaire entre le peroxyde d'hydrogène présent dans la solution aqueuse d'épuration et le cuivre dans le solvant cuprifère en contact avec la solution aqueuse est inférieur à 0,5. 10. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que la concentration du peroxyde d'hydrogène dans la solution aqueuse d'épuration se situe entre environ 0,1 et environ 0,5 f°>