La présente invention concerne une pince pour la manutention mécanique des bobines à axe vertical, en particulier des bobines de tôle. Un conditionnement fréquent des bandes de tôle mince consiste à les enrouler en bobines cylindriques, dont le diamètre peut dépasser 1 mètre, et dont, par suite, le poids peut dépasser largement la tonne. On connatt déjà une pince pour la manutention mécanique de' ces lourdes bobines de tôle; cette pince comporte deux jambes verticales, qui peuvent coulisser sous un portant horizontal, suspendu au crochet d'un appareil de levage, lesdites jambes étant d'abord rapprochées l'une de l'autre pour permettre de les descendre dans le trou central d'une bobine, puis écartées l'une de l'autre, pour permettre l'engagement de leurs pieds en dessous de la bobine,en vue de son soulèvement. Dans cette pince connue, les coulisseaux des extrémités supérieures des deux jambes sont montés l'un à la suite de l'autre, dans une même coulisse rectiligne du portant horizontal, s'étendant sur toute la longueur dudit portant, si bien que le rapprochement maximum des deux jambes est obtenu lorsque leurscoulisseaux respectifs viennent en aboutement, vers le milieu de la coulisse unique; on comprend que la .pince connue ne permet, dans cette position de rapprochement maximum de ses deux jambes, de saisir que des bobines dont le trou central a un diamètre au moins égal à la somme des longueurs de leurs deux pieds, qui divergent des extrémités inférieures desdites jambes vers l'extérieur, dans une même direction, parallèle à la coulisse unique.Comme les bobines -de tôle présentent un trou central de diamètre variable, entre cer- taines limites, selon l'épaisseur de la tôle, les jambes de la pince connue doivent être pourvues de pieds suffisamment courts pour pénétrer dans les trous centraux de plus petit diamètre, et d'autant plus courts que lesdites jambes doivent présenter des sections de plus grande largeur, pour permettre le soulèvement de lourdes bobines; l'allongement des pieds ne serait en effet possible que moyennant une réduction de la section des jambes, dans une proportion qui rendrait dangereux l'emploi de la pince pour la manutention des bobines les plus lourdes. I1 en résulte que la pince connue ne permet la manutention des lourdes bobines de tôle que dans des conditions de stabilité assez précaires. La pince pour la manutention mécanique des bobines à axe vertical- selon la présente invention comporte également deux jam bes verticales, qui peuvent coulisser sous un portant horizontal, suspendu au crochet d'un appareil de levage; elle ne présente cependant pas les inconvénients, précédemment mentionnés, de la pince connue. La pince selon 1a présente invention est caractérisée en ce que les coulisseaux des extrémités supérieures de ses deux jambes sont montés respectivement dans deux coulisses rectilignes, parallèles, du portant horizontal, ces deux coulisses parallèles étant écartées transversalement l'une de l'autre, de manière à pouvoir s'étendre chacune sur plus de la moitié de la longueur dudit portant. Comme les extrémités supérieures des deux jambes de la pince selon la présente invention sont montées dans deux coulisses distinctes, non seulement lesdites jambes peuvent être rapprochées davantage que dans le cas de la pince connue, Jusqu'à se trouver l'une au niveau de l'autre, dans la zone médiane du portant,mais comme, en outre, chacune des deux coulissesa une longueur supérieure à la moitié de celle du portant, et de préférence égale à sa longueur,lesJambes peuventEtredéplacées de part et d'autre de ladite zone médiane du portant, de manière notamment à amener l'extrémité libre du pied de chaque jambe au niveau de l'autre jambe; dans cette position des deux jambes de la pince selon la présente invention, celles-ci peuvent être descendues dans le trou central d'une bobine, dont le diamètre intérieur est à peine supérieur à la longueur de chacun des pieds de la pince, si bienqu'il est possible de donner à ses pieds une plus grande longueur, de manière à assurer une meilleure assise au fond de la bobine, lors de son soulèvement, sans devoir pour cela réduire la section des jambes de la pince; en d'autres termes, la pince selon la présente invention permet de soulever, dans d'excellentes conditions de stabilité, des bobines de tôle très lourdes, ayant un trou central relativement étroit. A titre d'exemple, on a décrit ci-dessous et illustré schématiquement au dessin annexé une forme de réalisation de la pince selon la présente invention. Les figures 1 à 3 illustrent le mode d'emploi de la pince selon la présente invention. La figure 4 est une vue en élévation et en coupe verticale d'une forme de réalisation de la pince selon la présente invention. Les figures 5 et 6 sont des coupes respectivement suivant les lignes V-V et VI-VI de la figure 4. La pince représentée schématiquement sur les figures 1 à 3 est constituée essentiellement par deux jambes verticales l et 2, dont les extrémités supérieures peuvent coulisser dans un portant horizontal 5, comportant à cet effet deux coulisses rectilignes, parallèles, écartées transversalement l'une de 11 autre, et s'étendant de préférence chacune sur toute la longueur du portant 5; sur les figures 1 et 2, ces deux coulisses parallèles, supposées dans un même plan horizontal, ont été représentées schématiquement par un trait interrompu, dont on a désigné respectivement par 6a et 6b les deux moitiés situes de part et d'autre du milieu 0 desdites coulisses, lui mAeme dans le plan vertical de symétrie de la pince (ligne en traits mixe'es 7); les extrémités inférieures des deux jambes 1 et 2 portent des pieds 3 et 4, qui en divergent vers l'extérieur de la pince, parallèlement à la direction des coulisses 6a-6b (voir la figure 2); chacun des pieds 3 et 4 présente une longueur a relativement importante, par exemple multiple de la largeur b de la section de chacune des jambes 1 et 2. Les figures 1 et 2 illustrent les deux-phases successives du soulèvement, à l'aide de la pince selon la présente invention, d'une bobine de tôle 8, reposant sur le sol par l'intermédiaire de deux madriers 9 et 10 (voir la figure 3 qui est une vue dans la direction de la flèche III de la figure 2). Le portant 5 de la pince étant suspendu au crochet 11 de la chaîne 12 d'un appareil de levage non représenté, et les deux jambes 1 et 2 étant dans la position relative visible sur la figure 1, où leurs extrémités supérieures se trouvent respectivement dans les moitiés droite, 6a, et gauche, 6b, de leurs glissières respectives, de telle sorte que l'extrémité libre du pieds, 3 ou 4, de chaque Jambe, 1 ou 2, se trouve au niveau de l'autre jambe, 2 ou I, on fait descendre l'ensemble de la pince, à l'aide de l'appareil de levage, dans le trou central 13 de la bobine 8, qui peut présenter un diamètre intérieur juste un peu supérieur à la longueur a de chacun des pieds 3 et 4, jusqutà ce que lesdits pieds 3 et 4 arrivent en des- sous de la face inférieure de la bobine 8, entre les deux madriers 9 et 10 (figure 3); on provoque alors, par des moyens qui seront indiqués ultérieurement, des coulissements des extrémités supérieures des jambes 1 et 2 dans leurs coulisses respectives, dans des sens opposés l'un à l'autre, indiqués par les flèches fl et f2 des figures 1 et 2; au cours de ces coulissements, de vitesses égales, les deux jambes 1 et 2 se rapprochent tout d'abord l'une de l'autre et du plan vertical de symétrie 7, puis elles passent l'une derrière l'autre, au niveau de ce plan de symétrie 7, pour s'écarter ensuite l'une dé l'autre, comme visible sur la figure 2, l'extrémité supérieure de la jambe 1 coulissant alors sur la moitié gauche, 6b, de sa coulisse, et l'extrémité supérieure de la jambe 2, sur la moitié droite, 6a, de sa coulisse.Lorsque les deux pieds 3 et 4 sont com plètement engagés en dessous de la bobine 8, comme visible sur la figure 2, les deux jambes 1 et 2 étant alors appliquées contre des zones à peu près diamétralement opposées de la spire intérieure de la bobine 8, on provoque, à l'aide de l'appareil de levage, le soulèvement de la pince, dont les pieds 3 et 4 entraient vers le haut la bobine 8. Des piles de bobines peuvent être soulevées de la mQme façon en utilisant une pince ayant des jambes convenablement dimensionnées. Sur les figures 4 à 6, on a utilisé les mêmes références que sur les figures 1 à 3; d'autre part, 14 et 15 désignent les coulisseaux dont sont munies respectivement les extrémités supérieures des deux jambes 1 et 2 de la pince selon la présente invention, et qui sont montés respectivement dans deux coulisses rectilignes, 16 et 17, du portant horizontal 5; comme visible notamment sur la figure 5, ces deux coulisses rectilignes, 16 et 17, sont parallèles et écartées transversalement l'une de l'autre; la figure 6 montre que les deux coulisses 16 et 17 s'étendent chacune sur toute la longueur du portant 5; les figures 1 et 2 montrent cependant que les deux coulisses 16 et 17 pourraient avoir chacune une longueur inférieure à celle du portant 5, mais cependant supérieure à la moitié de sa longueur, sans sortir du cadre de l'invention.Les deux eoulisseaux 14 et 15 portent respectivement deux crémaillères horizontales, 18 et 19, qui viennent en prise avec un même pignon 20, qui est monté, de manière à pouvoir tourner librement sur un axe 21, vers le milieu du portant 5; ce pignon 21 est accouplé à l'arbre de sortie d'un moto-réducteur, 22, monté à l'intérieur du portant 5, par l'intermédiaire d'une transmission comprenant un pignon 23 calé sur l'arbre da sortie du motoréducteur 22, une chaîne sans fin 24, et un pignon 25,calé sur Ilaxe 21.Des moyens connus, qui n'ont pas été représentés, et qu'il n'est pas nécessaire de décrire, permettent d'alimenter électri- quement le moteur du motoréducteur 22, et de lui transmettre des ordres de mise en marche dans un sens ou dans l'autre, et d'arrEt, pour lui faire produire, par l'intermédiaire de la transmission à chacune sans fin 23, 24, 25, du pignon 20 et des crémaillères 18 et 19, les déplacements précédemment décrits, à l'aide des figures 1 à ), des coulisseaux 14 et 15 dans leurs glissières respectives 16 et 17. Sur les figures 4 et 5, 26 désigne un axe horizontal, par lequel la pince selon la présente invention peut astre suspendue au crochet d'un appareil de levage; cet axe 26 traverse des per çages des parois latérales du portant 5 avec des jeux 27 autorisant la compression, sous le poids de la charge, de ressorts 28, qui assurent une suspension élastique de la pince et de sa charge à l'axe 26, par l'intermédiaire de tiges 29. La forme de réalisation précédemment décrite de la pince selon la présente invention est susceptible de nombreuses variantes, entrant toutes dans le cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1 Pince pour la manutention mécanique des bobines à axe vertical, en particulier des bobines de tôle, comportant deux Jambes verticales, qui peuvent coulisser sous un portant horizontal, suspendu au crochet d'un appareil de levage, lesdites Jambes étant d'abord rapprochées l'une de l'autre pour permettre de les descendre dans le trou central d'une bobine, puis écartées l'une de l'autre, pour permettre l'engagement de leurs pieds en dessous de la bohine,en vue de son soulèvement, caractérisée en ce que les coulisscaum des extrémités supérieures des deux jambes sont montés respectivement dans deux coulisses rectilignes,parallèles,du portant horizontal, ces deux coulisses parallèles étant écartées trans versalement l'une de l'autre, de manière à pouvoir s'étendre chacune svX plus de la moitié de la longueur dudit portant. 2" Pince suivant la revendication 1, caractérisée en ce que les deux coulisseaux portent respectivement deux crémaillères h-ritontales, venant en prise avec un même pignon, monté vers le milieu du portant, et-accouplé, par exemple par une chaîne sans rin > un moto-réducteur, monté également sur le portant.