La présente invention concerne une vitrine pour la présentation d'objets. Des vitrines sont très souvent utilisées dans les musées pour présenter des objets d'art avec pour but la mise en valeur des objets, leur protection contre la poussière, et également contre des contacts avec les visiteurs, voire contre les vols. La présente invention concerne plus spécialement une vitrine destinée à être placée au centre d'une pièce et permettant la vision des objets qu'elle contient sous toutes ses faces. Dans tous les cas, les vitrines traditionnelles possèdent des portes sur l'une de leurs faces, ces portes étant articulées autour d'axes verticaux nécessitant des montants, des charnières et des ferrures. Outre le caractère inesthétique résultant de cet agencement, une telle solution est très peu pratique en raison de la difficulté d'accès à l'intérieur de la vitrine pour réaliser, à partir d'un seul côté de celle-ci, un agencement qui soit harmonieux sous toutes ses faces. La présente invention vise à remédier à ces inconvénients, en fournissant une vitrine de forme parallèlépipèdique, comportant un socle pour la présentation des objets, une partie supérieure vitrée et un piètement à sa partie inférieure. Selon sa caractéristique essentielle, cette vitrine comporte, entre sa partie supérieure vitrée et sa partie inférieure formant piètement, un bandeau périphérique servant. de logement à un tiroir sur la partie supérieure duquel repose un socle amovible de présentation des objets, et dont un bord porte l'une des vitres formant une face de la vitrine, des moyens étant prévus pour assurer le soutien de ce tiroir lors de sa manoeuvre. L'ouverture de la vitrine est réalisée par coulissement du tiroir relativement au bâti, au niveau du bandeau. Ceci permet de disposer d'une vitrine exactement identique sur ses faces avant et arrière, ne présentant aucune charnière ou serrure qui soit visible. En outre, le socle étant posé sur le tiroir, il est possible, après dégagement de celui-ci, de retirer le socle et de le poser sur un support parfaitement accessible pour réaliser la mise en place ou le retrait des objets à présenter. Les moyens destinés à assurer le soutien du tiroir sont importants du fait du porte-à-faux dû à la vitre avant dont le poids est de plusieurs dizaines de kilogrammes. Selon une autre caractéristique de l'invention, les moyens pour assurer le soutien du tiroir lors de sa manoeuvre sont constitués par un pied amovible équipé d'une roulette, destiné à être monté au milieu du tiroir, à proximité du bord extérieur de celui-ci. En outre, cette vitrine comporte des moyens de verrouillage du tiroir empêchant la manoeuvre de celui-ci si ses moyens de soutien ne sont pas en place. Cet agencement est important car le dégagement du tiroir en l'absence de moyens de soutien risquerait de conduire, en raison de l'importance du porte-à-faux, à la chute de celui-ci. Avantageusement, les moyens de verrouillage du tiroir sont actionnables par l'extrémité supérieure du pied de soutien. Selon une forme d'exécution, dans ce cas, les moyens de verrouillage sont constitués par un doigt vertical, formant pêne, maintenu poussé élastiquement vers le bas et destiné à être engagé dans une ouverture située dans le plateau monté sous le couvercle, formant gâche, ce doigt étant solidaire à sa partie supérieure d'une patte horizontale située également en regard d'un profilé tubulaire vertical débouchant à la partie inférieure du tiroir, une lumière étant prévue qui s'étend jusqu'au bord du plateau inférieur correspondant au bord extérieur du tiroir, la partie supérieure du pied de soutien étant de section correspondant à la section intérieure du profilé tubulaire. Le pied de soutien étant engagé dans le profilé tubulaire vertical est déplacé de manière à pousser vers le haut la patte horizontale associée au pêne, assurant par là même le déplacement de celui-ci vers le haut et son dégagement hors de la gâche. Le pied étant alors en appui sur le sol par sa partie inférieure comportant une roulette, il est possible de procéder au retrait du tiroir. En outre, le pied de soutien présente une articulation transversale à son axe dans sa partie centrale, et présente une butée apte à venir en appui sur l'extrémité inférieure du profilé tubulaire solidaire du tiroir, à une distance de son extrémité supérieure égale à la longueur du profilé augmentée de la course de déverrouillage du pêne. Lors de l'engagement du pied, les deux parties de celui-ci ne sont pas en alignement. Après engagement de la partie supérieure du pied dans le profilé vertical et mise en butée sur la face inférieure de celui-ci, il est procédé à l'alignement du pied amenant la roulette montée à la partie inférieure de celui-ci en contact avec le sol. La butée, associée au pied, permet un bon soutien du tiroir sans faire travailler le ressort de rappel du pêne. Selon une dernière caractéristique, la roulette du pied de soutien est montée de manière élastique à l'extrémité inférieure de celui-ci. Ceci permet d'assurer le soutien et le déplacement du tiroir, même si le sol sur lequel repose la partie inférieure du pied présente des inégalités, ce qui est fréquent dans le cas de musées anciens. De toute façon, l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit en référence au dessin schématique annexé représentant, a titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécution de cette vitrine Figure 1 en est une vue en perspective en position fermée Figure 2 en est une vue en perspective en position ouverte Figure 3 est une vue partielle en coupe transversale et a' échelle agrandie du tiroir Figures 4 et 5 sont deux vues en coupe longitudinale et à échelle agrandie du tiroir, respectivement en position fermée et en position de dégagement de celui-ci Figure 6 est une vue en coupe par un plan horizontal d'un détail du dispositif de verrouillage du tiroir. La vitrine représentée aux figures 1 et 2 comporte deux vitres latérales parallèles 2 formant piètement et délimitant également le volume destiné à la présentation des objets. Les deux vitres latérales 2 sont reliées par une vitre horizontale supérieure 3 et également par une vitre de fond 4 verticale s'étendant au-dessus du socle 5 supportant les objets à présenter. Comme montré au dessin, il est prévu, s'étendant au-dessous du socle, sur la périphérie de la vitrine, un bandeau 6. Ce bandeau 6 masque un tiroir 7 monté coulissant transversalement aux grandes faces de la vitrine et portant la vitre 8 formant la face avant du volume de présentation. Le tiroir 7 est monté coulissant sur deux panneaux 9 avec interposition de roulements 10, les panneaux 9 servant à la fixation du bandeau 6 par l'intermédiaire de boulons 12. La partie inférieure du volume dans lequel est logé le tiroir 7 est obturée par un plateau 13. A la partie supérieure du couvercle est monté de manière amovible le socle 5 pour la présentation des objets. Sur la partie du tiroir 7 formant bandeau est monté, du côté intérieur à la vitrine, un doigt 14 formant pêne coulissant verticalement maintenu poussé élastiquement vers le bas par un ressort 15. Le pêne 14 est destiné à être engagé dans une gâche 16 que présente le plateau 13. La partie supérieure du pene 14 est solidaire d'une patte horizontale 17 située également en regard de l'extrémité supérieure d'un profilé tubulaire 18 vertical, dont l'extrémité inférieure débouche à la partie inférieure du tiroir. Il est à noter que le plateau 13 présente une lumière 19 s'étendant à partir du profilé 18 jusqu'au bord du tiroir correspondant au bandeau. A ce tiroir est destiné à être associé un pied de soutien 20. La partie supérieure 22 de ce pied est de section correspondant à la section du profilé 18. La longueur de cette partie 22 est égale à la longueur du profilé 18 augmentée de lacourse nécessaire pour le dégagement du pêne 14 hors de la gâche 16. Le reste du pied 20 est de section plus importante délimitant ainsi une butée 23 venant en appui contre l'extrémité inférieure du profilé 18. Dans sa partie de grande section, le pied 20 présente une articulation autour d'un axe 24 transversal. A son extrémité inférieure, le pied présente une roulette 25 apte à venir en appui sur le sol. D'un point de vue pratique, en conditions de présentation des objets, la vitrine se trouve dans la position représentée à la figure 1, le tiroir étant verrouillé par engagement du pente 14 dans la gâche 16, comme montré à la figure 4. Pour réaliser l'ouverture de la vitrine, il convient d'engager la partie supérieure du pied 20 dans le profilé 18 de manière à déplacer la patte 17 et par suite le pêne 14 vers le haut. Une fois la butée 23 du pied en appui contre le bord inférieur du profilé 18, il est procédé à l'alignement du pied, et à son blocage dans cette position. Le déverrouillage du tiroir et son soutien étant ainsi obtenus, il peut être procédé, comme montré à la figure 5, à son dégagement hors de la vitrine. En fin de dégagement, le socle 5 est parfaitement accessible et peut même, si besoin est, être retire. Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas à la seule forme d'exécution de cette vitrine, décrite ci-dessus à titre d'exemple ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes de réalisation. - REVENDICATIONS 1. - Vitrine de forme parallèlépipèdique comportant un socle de présentation d'objets, une partie supérieure vitrée et un piètement à sa partie inférieure, caractérisée en ce qu'elle comporte, entre sa partie supérieure vitrée et sa partie inférieure formant piètement, un bandeau périphérique servant de logement à un tiroir sur la partie supérieure duquel repose un socle amovible de présentation des objets, et dont un bord porte l'une des vitres formant une face de la vitrine, des moyens étant prévu pour assurer le soutien de ce tiroir lors de sa manoeuvre. 2. - Vitrine selon la revendication 1, caractérisée en ce que les moyens pour assurer le soutien du tiroir lors de sa manoeuvre sont constitués par un pied amovible équipé d'une roulette1 destiné à être monté au milieu du tiroir, à proximité du bord extérieur de celui-ci. 3. - Vitrine selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisée en ce quelle comporte des moyens de verrouillage du tiroir empêchant la manoeuvre de celui-ci si ses moyens de soutien ne sont pas en place. 4. - Vitrine selon la revendication 3, caractérisée en ce que les moyens de verrouillage du tiroir sont actionnables par l'extrémité supérieure du pied de soutien. 5. - Vitrine selon la revendication 4, caractérisée en ce que les moyens de verrouillage sont constitués par un doigt vertical, formant pêne, maintenu poussé élastiquement vers le bas et destiné à être engagé dans une ouverture située dans le plateau monté sous le couvercle, formant gâche, ce doigt étant solidaire à sa partie supérieure d'une patte horizontale située également en regard d'un profilé tubulaire vertical débouchant à la partie inférieure du tiroir, une lumière étant prévue qui s'étend jusqu'au bord du plateau inférieur correspondant au bord extérieur du tiroir, la partie supérieure du pied de soutien étant de section correspondant à la section intérieure du profilé tubulaire. 6. - Vitrine selon la revendication 5, caractérisée en ce que le pied de soutien présente une articulation transversale à son axe dans sa partie centrale, et présente une butée apte à venir en appui sur l'extrémité inférieure du profilé tubulaire solidaire du tiroir, à une distance de son extrémité supérieure égale à la longueur du profilé augmentée de la course de déverrouillage du pêne. 7. - Vitrine selon la revendication 6, caractérisée en ce que la roulette du pied de soutien est montée de manière élastique à l'extrémité inférieure de celui-ci.