La présente invention concerne un proseuW c arzaticn d'un revêtement thermiquement et acoustiquement isolant destiné à être projeté sur un support que l'on désire protéger contre l'incendie. On connalat déjà plusieurs types de revetements destinés, soit à isoler thermiquement des parois contre l'incendie, soit à assurer une isolation acoustique de locaux. Un premier type de revêtement connu se compose de fibre d'amiante dans laquelle est incorporé un additif tel que du ciment ; un autre type de revêtement connu comprend de la fibre de verre ou de roche à laquelle est incorporé un additif tel que de la colle synthétique. L'amiante sous forme fibreuse utilisé dans le rev8tement du premier type est, comme on le sait, un matériau cher ; le traitement pour l'incorporation de l'additif ne fait qu'en augmenter le coût. Par ailleurs, le revêtement du second type a 1'inconvénient de mal résister aux effets de l'incendie en raison de la présence des colles synthétiques. La présente invention concerne un procédé de fabrication d'un revêtement perfectionné, capable d'assurer une excellente isolation thermique et acoustique et dont le prix de revient est notablement inférieur à celui des revêtementsconnus. A cet effet, le procédé selon l'invention se caractérise en ce qu'il consiste à utiliser de la fibre de roche, agglomérée sous forme de nodules, et du ciment blanc, à brasser ces deux composants de façon que le ciment blanc se dépose à la surface des nodules, à faire passer le mélange ainsi obtenu dans une machine dans laquelle les nodules sont éclatés et dans laquelle le ciment se dépose à la surface de chaque fibre des nodules, et à incorporer de l'eau au mélange au moment de la projection. Selon un mode de réalisation particulier de l'invention, le brassage est réalisé à l'aide d'un agitateur à hélices métalliques assurant un mouvement de translation et de rotation du mélange fibre de roche-ciment blanc. Les proportions du mélange de ces deux composants sont de l'ordre de 250 à 350 grammes de ciment pour 1kg de fibre de roche. Le mélange retenu comme étant idéal pour la projection est celui qui contient 770 grammes de fibre pour 230 grammes de ciment. Avantageusement, à l'eau qui est ajoutée au moment de la projection, on ajoute un pourcentage relativement faible, de l'ordre de 5%, de colle synthétique afin de favoriser l'adhérence du revêtement sur le support. Zs revêtement ainsi obtenu a un meilleur comportement vis-àvis d feu. Par ailleurs, l'aspect de la fibre et sa densité permettent une meilleure absorption acoustique. Enfin, le revêtement selon l'invention conduit à un prix inférieur-d'un tiers aux prix des revêtements connus susmentionnés. le dessin annexé illustre des essais de résistance à l'incendie effectués avec un revêtement selon l'invention. Sur ce dessin: La figure 1 représente les courbes de variation de la température en fonction du temps, relevées sur ltéprouvette représentée sur la figure 2. L'éprouvette est constituée par une tôle galvanisée 7 recouverte sur une face avec un revêtement 2 de 25 mm d'épaisseur. La fibre de base utilisée pour fabriquer le revêtement est une fibre de roche d'un diamètre moyen de 4 y et qui se présente sous forme de nodules de l'ordre de 10 mm de diamètre. Le revêtement est fabriqué ainsi qu'il a été expliqué précédemment. La courbe T1 correspond aux températures mesurées sous le reveAtement, à la surface de la tôle, et la température Tp correspond aux températures mesurées à la surface du rev8tement expo sée au feu. La courbe 23 est la courbe normalisée selon les normes 3 CSTB. On notera qu'au bout d'une demi-heure, la température rele- vée sur la face non exposée du revêtement est de 1250C alors qu'elle est de 8700C sur la face exposée. Avec un revetement classique en amiante, la température relevée dans les mêmes conditions sur la face non exposée du rev8te- ment est de 2000C. BEVENDICBIONS 1.- Procédé de fabrication d'un revêtement isolant destiné à être projeté sur un support que lton veut rendre thermiquement et acoustiquement isolant, caractérisé en ce qu'il consiste à utiliser de la fibre de roche agglomérée, sous forme de nodules, et du ciment blanc, à brasser ces deux composants de façon que le ciment blanc se dépose à la surface des nodules, à faire passer le mélange ainsi obtenu dans une machine dans laquelle les nodules sont éclatés et dans laquelle le ciment se dépose à la surface de chaque fibre des nodules, et à incorporer de l'eau au mélange au moment de la projection. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on ajoute à l'eau un faible pourcentage, de l'ordre de 5 h, de colle synthétique afin de favoriser l'adhérence du revêtement sur le support. 3.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le brassage est réalisé à l'aide d'un agitateur à hélices métalliques assurant un mouvement de translation et de rotation du mélange fibre de roche-ciment blanc. 4.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la proportion du mélange est de l'ordre de 250 à 350 g de ciment pour 1 kg de fibre de roche. 5.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la proportion du mélange est de l'ordre de 230 g de ciment pour 770 g de fibre. 6.- Â titre de produit industriel nouveau, revêtement thermiquement isolant fabriqué par le procédé selon l'une des revendications précédentes.