Avec un métier à tisser conventionnel, les tissus sont fabriqués en entrelaçant les fils de trame avec les fils de chaîne, perpendiculairement à ces derniers, qui sont disposés horizontalement et en frappant la trame avec le peigne et 5 une fois que l'entrelacement des fils est effectué le mouvement de la navette en sens inverse est déclenché, une ratière commandant la permutation et la combinaison des lames ou cadres de lisses ou une mécanique Jacquard étant utilisées pour le tissage de tissus avec dessins. Ainsi le métier à tisser sert 10 à entrelacer des fils de chaîne avec des fils de trame disposés horizontalement, les fils de trame sont entraînés dans la foule formée par les fils de chaîne et l'action de frappe du peigne est déclenchée après la fermeture de la foule, et les opérations principales sont terminées une fois que le tissu a été enroulé. 15 Le procédé de tissage avec un métier à tisser circulaire et les dispositifs correspondants suivant la présente invention doivent changer entièrement la conception du tissage utilisant ledit métier à tisser conventionnel. En effet, cette invention concerne le développement et la fabrication d'un nouveau métier 20 à tisser circulaire automatique, métier réalisé sous une forme circulaire, le tissage s'effectuant en alimentant horizontalement les fils de trame entre les fils de chaîne alimentés verticalement sur tout le pourtour du métier à tisser circulaire pendant qu'un mécanisme de formation de la foule écarte les uns 25 des autres les fils de chaîne pour former la foule, l'opération de battage de la trame étant effectuée au moyen d'un peigne opérant verticalement. La présente invention est conçue de façon que les fils de chaîne soient disposés suivant une configuration cir-30 culaire pratiquement concentrique au métier à tisser circulaire au voisinage de la périphérie de celui-ci, plusieurs mécanismes de tissage comprenant les mécanismes de formation de la foule avec les fils de chaîne, les mécanismes d'alimentation en fils de trame et les mécanismes de commande du peigne battant, dis-35 posés à des intervalles appropriés sont entraînés suivant un mouvement circulaire autour de l'ensemble des fils de chaîne successifs, les fils de chaîne successifs pris dans l'ordre où ils se présentent forment des foules partielles et les fils de trame sont alors insérés dans celles-ci, puis l'action de bat-40 tage du peigne est déclenchée après fermeture des foules par- 72 08987 2 2130261 tielles successives. Et, qu'il s'agisse de tissus unis ou d'articles présentant un dessin, la foule formée en conséquence par les fils de chaîne doit être commandée par le déplacement des lisses en fonction des instructions fournies par les dispositifs 5 de commande du dessin munies d'une "bande à dessin et d'un levier de formation de la foule. De plus, la présente invention présente cette caractéristique que les dessins peuvent être obtenus sans la mécanique d'armure où la mécanique Jacquard utilisées jusqu'ici pour les métiers à tisser à dessin. 10 A titre d'exemple on a décrit ci-dessous et représenté au dessin annexé une forme de réalisation du métier à tisser suivant l'invention. La figure 1 est une coupe longitudinale faite suivant I-I de la figure 2 montrant les pièces principales du mécanisme 15 de tissage. La figure 2 est une vue de dessus partielle, montrant les pièces principales du mécanisme de tissage. La figure 3 est une vue en plan montrant le dispositif d'échange de navette. 20 La figure 4 est une vue de côté du dispositif d'échan ge de la navette. Un exemple de mise en oeuvre de la présente invention sera étudié en se référant aux schémas. A la figure 1, les broches 31a, 31b des enroulements de fils de chaîne, constitués 25 avec les fils de chaîne ¥1, ¥2 sont supportées par les pièces-supports 32a, 32b disposées à une partie supérieure, à l'intérieur de la partie périphérique 2, du châssis du métier circulaire agencée de façon fixe, deux rangées intérieure et extérieure de ces pièces étant prévues alternativement dans le sens lon-30 gitudinal.Comme le châssis 1 du métier est cylindrique, pour assurer la régularité du mouvement et- du fonctionnement des pièces de chaque ensemble, les broches 31a, 31b des enroulements (bobines) sont disposées en deux rangées à la partie supérieure et sur tout le pourtour du châssis 1 de la machine, 35 de façon à ce qu'elles se trouvent placées suivant un cercle. Les fils de chaîne ¥1, ¥2 dévidés des enroulements se trouvant sur les broches 31a, 31b cheminent suivant un parcours vertical vers une paire de cylindres d'appel 35» 36 disposés au-dessous, en passant par des galets intermédiaires 33, 34. Comme on le 40 voit sur la figure 2, sur le pourtour de la paroi interne 2' 72 08987 3 2130261 de la pièce périphérique extérieure 2 du bâti de la machine sont fixés le support de lisse extérieur 3 concentrique au bâti, par l'intermédiaire de la plaque magnétique 46, un support de lisse intérieur 4 de plus petit diamètre que le précé-5 dent et concentrique à celui-ci et un support de lisse auxiliaire 5 d'un diamètre inférieur à celui du support 4 et concentrique à ce dernier, supports qui sont disposés en succession vers l'intérieur de la machine à des intervalles déterminés. Dans chacun de ces supports de lisses 3, 4, 5 sont prévus un 10 certain nombre de trous 6, 7, 8 que traversent respectivement des lisses 9 en fil de fer et des lisses auxiliaires 11, pouvant être prévues de façon étagée et radialement entre l'arbre central de la machine et la partie extérieure du bâti de celle-ci. Que les trous 6, 7, 8 soient disposés dans chaque.support 15 de lisses suivant en plusieurs étages, cela fait songer aux lames ou cadres de lisses d'un métier à tisser conventionnel, quatre lames correspondant à quatre étages. Ainsi, dans les trous 6 du support de lisses extérieur 3 et dans les trous 7 du support de lisses intérieur 4 sont logées respectivement les 20 deux extrémités des lisses 9, les oeillets 10 des lisses 9 étant situés entre le support de lisses extérieur 3 et le support de lisses intérieur 4, et les parties en saillie 12 prévues à l'extrémité, orientée vers le support de lisses auxiliaire 5, des lisses 9 passées dans les trous 7 du support de 25 lisses intérieur 4 étant fixées dans les anneaux 13 de forme ovale allongée dont sont munies les extrémités, orientées vers le support intérieur 4, des lisses auxiliaires 11 passées dans les trous 8 du support de lisses auxiliaire 5. Sur les parties des lisses auxiliaires 11 situées de l'autre côté du support 30 de lisses 5 sont prévus des talons en saillie 14, les extrémités 11' de ces lisses étant en contact avec la bande à dessin 42 du dispositif de commande du dessin 15. Ainsi, toutes les lisses 9 et toutes les lisses auxiliaires 11 passées dans les trous respectifs de chaque support de lisses 3, 4, 5 sont supportées 35 et maintenues dans des plans horizontaux. Les fils de chaîne ¥1, ¥2 enfilés dans les oeillets respectifs 10 des lisses 9 sont tirés et entraînés dans la position de foule ouverte lorsque les extrémités 11' des lisses auxiliaires 11 ont pénétré dans les perforations 65 des bandes 40 à dessin du dispositif de commande du dessin 15 perforées en 72 08987 2130261 fonction du dessin de tissu à produire. C'est-à-dire qu'au moment où les extrémités 11' des lisses auxiliaires 11, qui normalement glissent sur la bande à dessin 42, rencontrent des perforations, ces extrémités 11' sont attirées par l'aimant 43 5 monté à l'intérieur du dispositif à dessin 15, de sorte que les lisses auxiliaires 11 et les lisses 9 sont déplacées et que les talons 14 des lisses auxiliaires 11 viennent à leur tour en contact avec la face antérieure en demi-arc 44 de la partie 18 arquée de la plaque semi-circulaire 66 fixée au levier 17 grâce 10 à l'action du mécanisme 16 à levier de formation de la foule entraîné en rotation autour de l'axe de la machine par l'arbre rotatif central 39, et, ainsi guidées par ceci, les lisses se trouvent déplacées davantage pour que les fils de chaîne ¥1 et ¥2 forment la foule ouverte. Ensuite lorsque la partie 45 for-15 mant glissière de guidage pour la commande de la course de retour et qui constitue la deuxième moitié de la plaque semi-circulaire est atteinte, les fils de chaîne sont ramenés progressivement à leurs positions initiales sous le contrôle de cette partie formant glissière de guidage et la foule est fer-20 mée, et les extrémités des lisses 9 se rapprochent de la plaque magnétique 46 montée entre le pourtour extérieur du bâti de la machine et le support de lisses extérieur 3 et sont attirées par la force magnétique et ramenées ainsi à leurs positions normales de départ. Les perforations 70 percées dans ladite 25 bande à dessin 42 permettent d'obtenir le dessin correspondant au tissu, dessin selon lequel les trous 70 ont été percés dans la bande à dessin 42. A la figure 2, le mécanisme comprenant la bande à dessin 42 et le dispositif de formation de la foule pourvu de la plaque semi-circulaire 66 est entraîné en rotation, 30 les éléments cités tournant ensemble et dans le même sens (vers la droite sur le schéma) tout en restant à des distances déterminées les uns des autres. Et, lorsque les extrémités 11' des lisses auxiliaires 11 sont attirées par l'aimant 43 à travers les trous 70 de la bande à dessin 42, étant donné que les lisses 35 auxiliaires 11 ainsi attirées sont déplacées vers l'arbre central 39, les parties annulaires de forme ovale allongée .13 des lisses 11 sont déplacées le long des talons 12 des lisses 9 à l'arrêt, de la gauche vers la droite si l'on regarde la figure 1. Et, lorsque les talons 14 atteignent la face en arc 44 de la 40 première moitié de la pièce arquée 18 de la plaque semi-circu 72 08987 5 2130261 laire 66 montée sur le levier 17 du dispositif de formation de la foule, ces talons 14 sont guidés par la face en arc 44 et progresse en glissant vers l'intérieur de sorte que les lisses auxiliaires 11 se trouvent déplacées en entraînant avec elles 5 les lisses 9 vers l'arbre central de la machine et que les fils de chaîne ¥1, ¥2 forment la foule ouverte. Ensuite lorsque les talons 14 atteignent la partie 45 correspondant à la course-retour prévue dans la deuxième partie de la plaque semi-circulaire 66 en fonction de la progression de la rotation du levier 10 17 de formation de la foule, on observe les mouvements ci-après : les lisses auxiliaires 11 guidées par ladite portion de la course de retour reviennent à leurs positions initiales, et l'on comprend alors que lorsque les extrémités orientées vers l'extérieur des lisses 9 se rapprochent de la plaque magnétique 15 46, ces extrémités des lisses 9 sont attirées par la force magnétique et reviennent à leurs positions normales. Le dispositif à dessin 15 comprend la bande à dessin 42 tendue autour du galet-guide 50 calé sur l'axe 49 de la roue dentée 48 entraînée en rotation par engrènement avec la roue 20 dentée 47 calée sur l'arbre central 39 de la machine. En outre la bande sans fin à dessin est montée de façon à cheminer en passant par un groupe de plusieurs galets-guides 51 disposés en zigzag dans un plan horizontal, autour des roues dentées 52, 53 disposées dans des positions proches des extrémités 11' des 25 lisses auxiliaires 11 à talons 14 et par un groupe de plusieurs galets-guides 54 disposés en zigzag et autour du galet-guide 50 déjà cité. Ce dispositif à dessin est enfermé dans un boîtier 67, la partie du boîtier correspondant à l'emplacement où la bande à dessin 42 est en contact avec le groupe de lisses auxi-30 liaires étant ouverte. Des deux côtés de cette partie ouverte se trouvent les engrenages,les roues dentées 52, 53, et la bande 42 à dessin est entraînée en passant autour de celles-ci à l'état tendu, et entre les roues dentées 52, 53 est monté l'aimant 43 dans une position légèrement en retrait par rapport 35 aux roues (en réalité l'aimant est plus proche de la roue-support 52 comme le montre la figure 2). Sur les faces du galet-guide 50 et des roues-supports 52, 53 sont prévues deux rangées de chevilles disposées à. intervalles réguliers, dont le nombre est fonction des longueurs de circonférence respecti-40 ves de chacun de ces éléments, et l'agencement est conçu pour 72 08987 6 2130261 que les chevilles coopèrent avec des trous 70 prévus dans le sens longitudinal sur les deux côtés de la "bande à dessin 42 à la façon d'un film pour caméra de cinéma. Au fur et à mesure qu'ils se présentent, les trous prévus sur les bords de la 5 bande sans fin 42 à dessin viennent s'adapter sur les chevilles du galet-guide 50 et des deux roues-supports 52, 53 dans leur ordre de succession. Grâce à ceci la bande à dessin 42 ne peut se déplacer ni dans le sens vertical ni dans le sens horizontal et est entraînée avec précision. Les deux groupes des galets-10 guides 51 et 52 disposés en zigzag sont agencés de façon à guider la longue bande sans fin à dessin dans un espace de peu d'encombrement, la bande à dessin 42 doit être entraînée suivant un parcours en zigzag et il est prévu qu'entre les roues-supports 52, 53, elle suit un trajet dont les points successifs 15 sont à des distances différentes par rapport à l'arbre de la machine, le parcours suivi par le ruban à dessin est horizontal et fait tin angle avec la tangente au cercle centré sur l'axe vertical de la machine, le mouvement de rotation de la bande à dessin 42 est synchronisé avec celui du dispositif à dessin 20 15, ce qui permet la pénétration des extrémités 11' des lisses auxiliaires 11 attirées par l'aimant 43 dans les perforations de la bande à dessin 42 et du fait de l'obliquité du parcours suivi par la bande à dessin depuis le galet-support 52 jusqu'au galet-support 53, les extrémités 11' des lisses auxiliaires 25 successives 11 se trouvent dégagées des perforations 70 de la bande à dessin 42. Comme on l'a déjà dit, la bande à dessin 42 est le support du dessin à conférer au tissu, ce qui signifie que les perforations sont prévues et percées de façon à modifier les 30 positions des lisses et de chaque fil de chaîne au cours d'une rotation de la machine en fonction du tissu à obtenir. Cette bande à dessin ainsi préparée, diffère du carton à dessin utilisé sur le métier Jacquard conventionnel et peut avoir une longueur réduite et est facile à manipuler. 35 Lorsque les fils de chaîne respectifs ¥1 et ¥2 forment une foule ouverte, il faut actionner le mécanisme d'alimentation en trame 19. Ce mécanisme 19 est monté à l'extrémité du levier 20 de guidage de la navette, levier fixé à l'arbre rotatif central 39 de la machine,sur l'extrémité du levier 20 est disposé 40 l'aimant 21 et devant l'aimant 21 est prévue une plaque mince 72 08987 7 2130261 en résine 22 présentant un certain nombre de trous. Une navette 23 en acier est insérée à l'intérieur de la portion de foule ouverte formée par les fils de chaîne et le fil de trame Y emmagasiné dans la navette 23 est entraîné dans cette portion 5 de foule ouverte. La mince plaque en résine 22 est munie d'un certain nombre de trous pour assurer une meilleure adhésion de la navette et éviter en outre que la navette ne sorte des rangées de fils de chaîne ; son rôle rappelle ainsi celui du peigne d'un métier conventionnel. Après le passage de la navette et 10 simultanément à ceci les talons 14 des lisses auxiliaires 11 sont guidés par la partie 45 correspondant à la course de retour de la portion arquée 18 de la plaque semi-circulaire 66 fixée au levier 17 de formation de la foule et la foule formée par les fils de chaîne se referme, ces fils étant ramenés à 15 leurs positions initiales par les lisses 9 et ensuite le mécanisme de battage de la trame doit être actionné. Les fils de chaîne ¥1, ¥2 sont appelés par le cylindre d'enroulement du tissu se trouvant au-dessous du peigne 25 qu'ils ont à traverser et qui comporte un certain nombre de 20 dents (car une seule dent étant fragile on prévoit un groupe de dents). Plusieurs de ces peignes 25 montés avec un certain nombre de dents sont suspendus par l'intermédiaire des ressorts 30 respectivement à la partie inférieure des porte-lisses extérieurs 3 et au levier-support 24 monté fou sur l'arbre central 25 39 et ces peignes sont disposés côte à côte de sorte que leurs bords adjacents sont en contact et ces peignes sont déplacés alternativement vers le haut et vers le bas. Lorsque le galet de pression 29 disposé sur le devant de l'extrémité du levier 27 de commande du battage du peigne-levier entraîné en rotation 30 atteint la partie correspondante du galet 28 prévu à la partie supérieure du peigne 25, le peigne 25 est repoussé vers le bas par la pression du galet 29 et les fils de trame sont soumis à une pression et le battage du peigne est alors effectué. IDt après le passage du galet 29, le peigne 25 se relève sous l'ac-35 tion des ressorts 30, l'article textile ainsi formé est enroulé sur le cylindre 38 après être passé par les cylindres tendeurs 35, 36 et après avoir été soumis à une extension dans le sens de la largeur par le cylindre intermédiaire 37 dont les deux extrémités sont pourvues de picots. 40 On augmente le nombre de lisses en fonction de la 72 08987 8 2130261 densité du textile, mais lorsque l'on doit fabriquer un article présentant une grande densité de fils en chaîne, comme il est considéré comme très difficile dans la pratique de disposer horizontalement des lisses rectilignes, selon un agencement qui 5 rappellerait la façon dont on augmente le nombre des lames ou cadres de lisses sur un métier à tisser conventionnel, avec la présente invention il est préférable d'augmenter le nombre d'étages de trous du porte-lisses pour éviter un enchevêtrement des lisses et avoir un fonctionnement aisé, exempt d'ennuis, 10 des lisses. Lorsque le nombre d'étages de lisses est important on observe des irrégularités dans la formation de la foule par les fils de chaîne et une énergie excessive est dépensée par la mécanisme de formation de la foule et le tissage peut être sujet à des troubles. En utilisant des lisses formées en 15 courbant leur partie médiane, sauf les deux extrémités, de façon à lui donner une forme concave, les fils de chaîne s'enchevêtrent peu lors de la formation de la foule et le mécanisme de formation de la foule fonctionne en douceur même si l'on augmente le nombre d'étages de trous du porte-lisses. Un moyen 20 d'alimentation destiné à recevoir les nouvelles navettes d'emmagasinage de trame et un moyen d'évacuation prévu pour recueillir les navettes une fois la trame de celles-ci épuisée, sont disposés côte à côte d'un côté du métier à tisser, un dispositif casse-trame à cellule photoélectrique pour l'arrêt de la machine 25 en cas de casse du fil de trame étant prévu de l'autre côté du métier. Deux articles sont tissés simultanément en circulaire avec un métier après sectionnement successif de la trame par un couteau auquel elle est présentée, et après leur passage par les cylindres d'alimentation, les tissus terminés sont tendus 30 à plat et maintenus au large par le cylindre intermédiaire 37 muni de picots et ils sont enroulés sur les rouleaux enrouleurs 38 disposés des deux côtés du métier à tisser. Comme le montre la figure 4, lorsque la navette 23a a atteint le support de navette 56 disposé à poste fixe, après 35 que la navette ait fait un tour autour de la machine, la trame étant entièrement épuisée, alors le mouvement de la navette 23a est stoppé par la plaque d'arrêt 57 disposée sur la face antérieure du support de navette 56 et le déplacement de cette navette est stoppé. Lorsque le levier tournant 20 d'entraînement 40 de la navette a dépassé le support de navette 56 et la plaque 72 08987 9 2130261 • d'arrêt 57, simultanément la navette 23a n'est plus soumise à l'action de support exercée par l'aimant du levier 20 de sorte qu'elle tombe sur le support de navette 56 sous l'action de son propre poids et de là elle pénètre par l'ouverture d'entrée 5 dans le tube d'évacuation 59 montré sur la figure 3. De là la navette est transportée jusqu'au dispositif de changement de cannette de trame au moyen d'un système de transporteur approprié tel qu'une courroie transporteuse. Le tube d'alimentation 65 amène une navette 23b transportant une cannette cons-10 tituée avec une nouvelle trame (voir figure 4) sur le moyen 60 d'alimentation en navette disposé contre le support de navette 65, et le transport de la navette 23b par le levier d'entraînement 20 commence. En effet, au-dessus du moyen d'alimentation 60 auquel on a fourni une nouvelle navette 23b, est disposée 15 la boîte à navette 61 comportant la plaque 63 de réception de la navette qui détermine les positions de la butée 62 et de la navette 23b. La boîte à navette 61 est reliée d'un côté au support de navette 56 muni de la plaque d'arrêt 57 par l'intermédiaire d'un système pivotant autour de l'axe 64. Lorsque le 20 support de navette 56 pivote autour de l'axe de pivotement 64 dans le sens de la flèche a, la boîte à navette 61 pivote dans le sens de la flèche b et la navette 23b positionnée au bon endroit sur le moyen fournisseur de navette 60 commence à être entraînée par le levier guide-navette. 20 sans aucune restriction. La présente invention peut être réalisée suivant l'exemple sus-mentionné dans lequel les lisses sont disposées horizontalement suivant un certain nombre d'étages sur tout le pourtour du métier circulaire et sont montées radialement entre 30 l'arbre central et l'élément périphérique extérieur du métier à tisser. Les fils de chaîne sont placés en alternance sur deux rangées et cheminent verticalement depuis la partie supérieure du métier à tisser, tandis que les lisses successives sont actionnées dans l'ordre où elles se trouvent par plusieurs 35 mécanismes à dessin et que les leviers de formation de la foule effectuent l'ouverture et la fermeture de cette dernière. Suivant la présente invention, simultanément les navettes sont entraînées dans un mouvement de rotation autour de l'arbre central par plusieurs leviers entraîneurs destinés à fournir les 40 fils de trame successifs et à les insérer entre les fils de 25 72 08987 2130261 chaîne pendant l'ouverture de la foule. Suivant la présente invention, la frappe de la duite est effectuée par plusieurs mécanismes à peigne battant et les articles sont tissés les uns à la suite des autres, et les navettes sont changées d'un 5 côté du métier alors que de l'autre côté est prévu un dispositif de coupe du fil de trame permettant de tisser simultanément deux ou plusieurs tissus semi-circulaires par sectionnement de la trame, et les tissus semi-circulaires sont enroulés sur les cylindres enrouleurs après que ces tissus semi-circulaires 10 aient été tendus à plat à l'aide du cylindre intermédiaire de picots. Ainsi, non seulement le système suivant la présente invention a un rendement élevé et convient pour la production de masse, mais il offre également l'avantage de permettre d'actionner successivement les mécanismes de tissage dans l'ordre 15 en fonction de l'ordre des groupes de fils de trame. Le métier à tisser suivant la présente invention n'est pas bruyant, ce qui le différencie d'un métier à tisser conventionnel et il offre la particularité remarquable qu'il permet de produire une grande variété de dessins de tissus avec les fils de chaîne 20 commandés par des lisses disposées sur plusieurs étages sans nécessiter de ratière ou de mécanique Jacquard. 72 08987 11 2130261 REVENDICATIONS 1. Procédé de tissage avec un métier à tisser circulaire automatique, caractérisé en ce que les lisses sont disposées horizontalement en plusieurs étages sur tout le pourtour d'un métier à tisser ayant un bâti cylindrique et radialement 5 entre l'arbre central de la machine et la périphérie extérieure du bâti de celle-ci, les fils de chaîne alimentés à partir de la partie supérieure du métier cheminent verticalement et sont enfilés dans les oeillets des lisses respectives pour que ces fils de chaîne soient disposés à des intervalles convenables, 10 plusieurs mécanismes de tissage commandant en relation avec les fils de chaîne chacune des opérations de formation de la foule avec les fils de chaîne, d'insertion de la trame et de battage du peigne, en actionnant ces mécanismes respectifs successivement dans l'ordre cité, se suivant les uns derrière les autres 15 les fils de trame sont insérés et le tissage est effectué, simultanément les changements de navettes sont effectués sur un côté du bâti de la machine, deux ou plusieurs tissus étant fabriqués simultanément en sectionnant les fils de trame de l'autre côté de ce bâti. 20 2. Appareil de tissage de type métier à tisser cir culaire, caractérisé par le fait que plusieurs mécanismes de tissage sont disposés à des intervalles appropriés et comprennent les mécanismes de formation de la foule avec les fils de chaîne, dans lequel sur tout le pourtour de la partie extérieure 25 périphérique du bâti cylindrique de la machine et du côté intérieur de cette partie sont disposés à des distances fixes les uns des autres et concentriquement à la partie extérieure périphérique un porte-lisses extérieur, un porte-lisses intérieur et un porte-lisses auxiliaire ayant des diamètres différents et 30 dont les faces sont pourvues d'un certain nombre de trous, dans lequel entre le porte-lisses extérieur et le porte-lisses intérieur sont montées des lisses et dans le porte-lisses auxiliaire sont insérées des lisses auxiliaires associées auxdites lisses, chaque lisse étant dans une position horizontale et 35 radiale, dans lequel une pluralité de fils de chaîne alimentés à partir de la partie supérieure de la machine et enfilés dans les oeillets des lisses respectives cheminent verticalement, dans lequel les lisses sont attirées par une force magnétique, 72 08987 12 2130261 en fonction du déplacement à donner à chaque fil de chaîne, à travers les perforations d'une bande à dessin perforée suivant le dessin à reproduire, dans lequel des mécanismes de formation de la foule avec les fils de chaîne commandent ensuite l'ouver-5 ture et la fermeture de la foule par guidage des lisses à l'aide de la partie arquée de la plaque semi-circulaire du dispositif de formation de la foule à levier tournant, dans lequel des mécanismes fournisseurs de trame assurent l'insertion des fils de trame dans les fils de chaîne à l'aide d'un levier entraî-10 neur de navette entraîné en rotation pendant qu'il supporte la navette grâce à l'action de l'aimant monté à la partie antérieure de son extrémité lorsque la foule est ouverte, et dans lequel des mécanismes de battage de la duite à peigne dont le battage du peigne est effectué en actionnant le peigne, sus-15 pendu par des ressorts sous le porte-lisses extérieur et le levier-support, au moyen de l'action du levier de battage du peigne et dans lequel ces mécanismes sont agencés de façon à pouvoir fonctionner les uns à la suite des autres, dans l'ordre, et dans lequel un dispositif de changement de navette est prévu 20 d'un côté du bâti, un dispositif de coupe du fil de trame étant prévu de l'autre côté de celui-ci.