la présente invention est relative à un procédé pour couler des éléments en béton présentant au moins deux espaces creux qui s'étendent dans le sens longitudinal des éléments. Le brevet suédois NO 307 763 décrit déjà un procédé de ce genre au cours duquel un certain nombre de noyaux parallèles sont déplacés ou retirés progressivement d'un moule de coulée, les noyaux étant déplacés un à un ou à plusieurs à la fois et utilisés pour résister ensemble à la réaction de leur force de déplacement. Etant donné que deux processus de coulée doivent être effectués et que par ailleurs la masse de coulée doit être préparée avant le retrait progressif des noyaux, c'est-à-dire le retrait un à un ou à plusieurs à la fois, ce procédé est relativement long et coûteux. Le brevet suédois NO 214 875 décrit une machine pour former des produits creux en béton armé munis de noyaux, dans laquelle l'alimentation de la matière est réalisée à l'aide d'une vis sans fin, cette matière étant ensuite vibrée et comprimée jusqu'à l'obtention de la forme désirée. En raison de cette compression de la matière, la machine est déplacée vers l'arrière au meme rythme que le produit formé quitte la machine. Un inconvinient de cette installation réside dans le fait qu'elle ne permet que la fabrication de produits en béton présentant des trous à section circulaire.De plus, un autre inconvénient est constitué par le fait que les produits en béton individuels doivent être découpés du nchapelet" obtenu par la coulée ce qui donne lieu à la formation de bords droits. Ainsi, la réalisation de saillies ou d'encoches utilisables en tant qu'appuis pour des talons ou autres, est difficile. On a également tenté de compenser les forces de déplacement des noyaux dans un produit en béton fratchement coulé en attendant le moment approprié au cours du durcissement du béton pour retirer les noyaux. Toutefois, ce procédé de fabrication prend beaucoup de temps et ne s'adapte que difficilement à une production rationnelle. Dans un autre procédé déjà connu de fabrication pièce par pièce, chaque paire de tuyaux est retirée du moule en sens inverse Ce procédé ne peut être utilisé pour une fabrication rationnelle à l'échelle industrielle d'éléments précontraints constituant des dalles de plancher des étages d'un bEtiment. D'autres propositions antérieures sont décrites dans le brevet allemand RO 598 435, la demande de brevet allemand publiée avant examen NO DOS 1 784 782, le brevet anglais N 567 648 et la demande de brevet suédoise publiée après examen NO 311 603. Tous ces procédés connus présentent en outre l'inconvénient que la masse de béton utilisée doit avoir une composition déterminée avec précision. Les exigences de précision concernant en particulier la consistance de la masse coulée. Aucun des procédés connus ne permet la fabrication d'éléments en béton comportant plusieurs trous s'étendant dans le sens longitudinal et ayant une section totale importante et une grande surface totale de leurs parois. La présente invention a pour but, tout en éliminant les inconvénients des procédés connus, de fournir un procédé permettant une fabrication rationnelle en grandes séries et peu coûteuse d'éléments en béton munis de trous, le produit final pouvant être soumis facilement à des opérations ultérieures variées et pouvant présenter toute forme finale souhaitée. Un autre but de l'invention consiste à créer un procédé du type indique ci-dessus et permettant la fabrication de produits en béton présentant une section totale des trous importante et une grande surface totale des parois des trous, ceux-ci pouvant avoir, au choix, une ou plusieurs formes géométriques. L'invention a donc pour objet un procédé pour couler des éléments en béton comportant au moins deux espaces creux s'étendant dans le sens longitudinal et consistant à disposer dans un moule des noyaux ayant la forme des trous et une longueur dépassant longueur d'une section de coulée, et à tirer ces noyaux vers un endroit adjacent du moule après le processus de coulée. Ce procédé est caractérisé essentiellement en ce que la masse de béton est durcie en profondeur au moins d'un cSté du moule par un traitement sous vide pour extraire l'eau de cette masse, et en ce que les noyaux formant les trous sont retirés pratiquement immédiatement, ou après écoulement d'un petit intervalle de temps, après la coulée, sur tout ou partie de leur longueur de l'élément en béton en cours de formation. Grâce au durcissement en profondeur de la masse en béton par un traitement sous vide défini ci-dessus, on obtient rapidement une rigidité suffisante pour absorber les forces engendrées par le déplacement des noyaux lorsque ceux-ci sont retirés peu après la coulée. En pratique, les noyaux de formation des trous sont retirés moins de quinze minutes après la coulée et de préférence moins de dix minutes, un temps de cinq minutes environ s'étant avéré le plus approprié. Le procédé suivant l'invention permet une production rapide et rationnelle d'éléments en béton munis de trous et dont la forme finale peut être quelconque. la fabrication peut être réalisée dans un moule simple, dans un moule double ou dans un lit de moulage qui peut présenter une longueur importante et qui permet le moulage successif en série d'un certain nombre de produits dans le moule. Les noyaux de formation des trous dont les formes géométriques peuvent être variées, sont guidés lors du retrait, de préférence par des organes de limitation d'extrémités disposés dans le lit de moulage pour les éléments coulés. Ces organes peuvent être complétés par un chassies de traction se déplaçant sur les côtés du moule. Les dispositifs de limitation d'extrémités et le chssssis de traction garantissent un positionnement correct dans les éléments coulés des noyaux de formation des trous et, partant, des trous formés par ces noyaux. De préférence, l'ensemble des noyaux de formation des trous est retiré simultanément ou pratiquement simultanément. Ceci simplifie le dispositif de traction ou le treuil qui est utilisé pour retirer les noyaux et provoque ainsi une augmentation supplémentaire de la fréquence de production. De préférence, la masse de béton est coulée entre deux surfaces de moulage latérales parallèles et adjacentes, et durcie en profondeur par un traitement sous vide à au moins l'une de ces surfaces. Les deux surfaces latérales de moulage peuvent s'étendre soit verticalement, cas auquel les éléments sont coulés en étant disposés sur l'un de leurs bords latéraux, soit horizontalement, le fond du lit de moulage formant alors une face latérale. Dans ce dernier cas, la surface latérale de moulage supérieure est de préférence déplacée vers un autre endroit du lit de moulage lorsque les noyaux de formation des trous sont retirés. Accessoirement, la masse de béton peut également Btre durcie en profondeur d'une autre façon par exemple par addition d'un agent supplémentaire tel qu'un durcisseur rapide ou autre et/ou par la disposition dans le moule d'une armature spécialement conçue à cet effet et/ou par traitement à chaud. De préférence, au cours du traitement sous vide, une plaque rigide de succion ou un élément correspondant est disposé sur la masse de béton coulée, la longueur de cette plaque correspondant de préférence à celle d'une section coulée. La plaque de succion est raccordée à une source à dépression, de sorte qu'elle est pressée contre la masse de béton pendant que l'eau est aspirée hors de cette masse. Les noyaux de formation des trous peuvent en outre être munis de perforations de sorte qué I'air'setrouvant à l'intérieur des noyaux puisse autre aspiré à travers le béton. Des essais effectués par la Demanderesse ont démontré que l'adhérence entre les noyaux et le béton est ainsi considérablement réduite ce qui conduit à un retrait plus facile des noyaux et à une réduction du danger de formation de fissures et autres dans les éléments en béton. Avantageusement, la plaque de succion est maintenue dans une position fixe longitudinale par rapport au moule, au moins pendant le retrait des noyaux. A cet effet, on peut prévoir dans le lit de moulage des organes de retenue qui sont disposés à des distances prédéterminées correspondant à la longueur des sections coulées. Ainsi, la plaque de succion est de préférence maintenue dans sa position fixe longitudinale gråce à l'appui contre un organe de retenue. L'organe de retenue permet également de disposer la plaque de succion exactement entre les bords latéraux de la surface du béton contre laquelle elle est appuyée. Il s'est avéré utile en pratique de ne retirer qu'une partie principale des noyaux de formation des trous et de laisser une partie d'extrémité de ces noyaux dans un élément coulé au cours de la formation de la section suivante. La succion est alors appliquée à la masse de béton de préférence au moins jusqu'à ce que les noyaux de formation des trous soient retirés complètement de l'élément. Le danger important de formation de fissures qui existait antérieurement dans les parties d'extrémité des éléments en béton peut ainsi être réduit considérablement. Lors de la mise en oeuvre du procédé que l'on vient de décrire on utilise de préférence alternativement deux plaques de succion destinées respectivement à deux sections formées successivemer.t. Les organes de retenue mentionnés ci-dessus sont enlevés après la formation d'une section de coulée et l'on commence à former une nouvelle section là où la précédente ss'arrttait. En donnant une forme oblique à ces organes de retenue, on obtient à peu de frais une coulée du béton dans les limites fixées par les sections de coulée. Des organes de délimitation des bords d'extrémité des éléments en béton coulés sont disposés à des endroits appropriés dans le lit de moulage. Les sections de coulée formées successivement peuvent ainsi, au choix, avoir une longueur identique, de trois à six mètres par exemple, tandis que les longueurs des éléments en béton coulés peuvent être modifiées à volonté, les unes par rapport aux autres. L'invention a également pour objet une installation pour la coulée d'éléments en béton munis d'espaces creux s 'étendant dans le sens longitudinal, la coulée s'effectuant dans un lit de moulage allongé et suivant la mise en oeuvre du procédé décrit ci-dessus. D'autres-caractéristiaues de ltinvention apparattront au cours de la description qui va suivre, donnée uniquement à titre d'exemple et faite en se référant aux dessins annexés sur lesquels les Fig. la à id montrent des vues en perspective de différentes parties d'un lit de moulage allongé, les différentes figures représentant différents stades du procédé de coulée dans le lit de moulage réalisé par étapes.En particulier la Fig. la montre une extrémité du lit de moulage dans lequel on a coulé deux éléments adjacents formant dalle de plancher des étages d'un bâtiment; la Fig. 1b montre la partie adjacente du lit de moulage dans laquelle est réalisé le traitement sous vide de la masse de béton fraichement coulée; la Fig. 1c représente une partie du lit de moulage adjacente à celle de la Fig. lb et dans laquelle la coulée de la masse de béton est réalisée au moyen d'une unité de coulée déplaçable.Un bref intervalle de temps après l'achèvement de la coulée, les noyaux de formation des trous sont retirés de la masse de béton qui vient d'être coulée; la Fig. ld représente l'autre extrémité du lit de moulage dans laquelle est disposé un dispositif de traction pour le retrait par étapes des noyaux de formation des trous; la Fig. 2 est une vue en coupe selon la ligne II-II de la Fig. la et montre un organe de délimitation des bords frontaux des éléments en béton coulés; la Fig. 7 représente une vue en coupe transversale du lit de moulage selon la ligne III-III de la Fig. ic; la Fig. 4 représente une vue en plan d'un châssis de traction muni d'un mécanisme à retard et destiné à effectuer la traction pratiquement simultanée sur les noyaux de formation des trous; la Fig. 5 représente une vue en coupe illustrant notamment un organe de retenue et un bord d'extrémité d'une plaque de succion maintenue par cet organe; les Fig. 6 à 8 sont des vues en élévation qui montrent schématiquement le déroulement de la formation d'une section de coulée. La référence 1 désigne un lit de moulage qui peut avoir une longueur très importante, par exemple entre 80 et 100 mètres. Ce lit de moulage comporte des bords de rive 2 mobiles munis de rebords 2a repliés en forme de carré et qui servent de rails pour guider le mou vexent le long du lit de moulage d'un chariot de coulée représenté sur la Fig. lc. La référence 5 désigne un organe de délimitation des bs s fron- taux des éléments en béton tandis que la référence 4 indique un organe de retenue disposé dans le lit de moulage, ce dernier organe constituant une limite définissant la longueur des sections de coulée successives. Le fond du moule est indiqué par la référence 5. On utilise une plaque rigide de succion 6 dont la longueur correspond à celle d'une section de coulée et au moyen de laquelle l'eau en excès est évacuée par aspiration de lamasse en béton coulée. L'eau est également évacuée du béton par pression grâce au fait que l'on soumet le béton à une forte pression. Cette pression est engendrée par la création à l'intérieur du béton d'une dépression alors que la pression atmosphérique s'exerce sur la face supérieure du bé tcn. ta plaque rigide 6 est munie d'une grille à mailles fines ou d'un tissu de filtrage 6a (Fig. 5) qui est disposée contre le béton. Sur la face supérieure de la plaque 6 est disposé un plateau de raccordement 12 auquel est connecté un tuyau 13 (Fig. lb). Une plaque de maintien et de mise sous tension 7 est disposée à l'extrémité du lit de moulage et destinée à être fixée à un certain nombre de cordons de précontrainte 8. Par conséquent, dans le procédé représenté aux dessins on obtient des éléments en béton précontraint. Cependant, le procédé décrit peut également être destiné à la fabrication d'éléments en béton non précontraint, auquel cas les cordons ou fils 8 peuvent Qtre omis. ta référence 9 désigne des moyens d'articulation pour permettre 8 G abattement des cotés de rive 2 du moule. Les éléments en béton acherds ssnt désignés par la référence 10 sur les Fig. la et lb. La Fig. ic montre cinq noyaux 16 de formation de trous disposés dans le moule. La Fig. 3 à son tour montre que ces noyaux de formation de trous présentent un certain nombre de perforations 16a à travers lesquelles l'air qui se trouve à l'intérieur des noyaux et dont la quantité peut autre réglé peut etre dvacué par aspiration. La plaque de succion 6 est maintenue appuyée contre la masse de béton coulée par la pression atmosphérique. La tendance de la masse d'adhérer aux noyaux de formation des trous est ainsi réduite en raison du passage de l'air à travers les perforations 16a. Un chssssis de traction 7 muni d'un mécanisme à retard est prévu pour le retrait pratiquement simultané de l'ensemble des noyaux peu après la coulée du béton. Comme le montre la Fig. 4, le noyau central 16 est connecté directement au chassies 17 par l'intermédiaire d'une barre 17a. La connexion des autres noyaux est réalisée au moyen de ressorts 17d qui entourent des tiges 17c solidaires de la barre 17a. Un écrou 17d maintient chaque ressort 17b dans sa position appropriéa Lorsque le châssis 17 est déplacé, le noyau central 16 participe directement au mouvement. Les autres noyaux ne se déplacent qutavec un léger retard qui est le plus petit pour les noyaux extérieurs et légèrement plus long pour les noyaux qui sont adjacents au noyau central. Ce dispositif réduit la charge imposée au dispositif à treuil au moment du démarrage et réduit le danger de formation de fissures dans les éléments en béton. Le mécanisme à retard peut également revêtir une autre forme. Un cible 18 (Fig. Ic) connecté au chssis de traction 17 passe sur un galet 20 (Fig. Id) et est enroulé sur un treuil 19 disposé à ltextrémité opposée du lit de moulage. Les fils de précontrainte 8 sont fixés dans deux organes de maintien 21 disposés également à cette extrémité. La Fig. 1c montre également une unité de coulée 22 déplaçable comportant une trémie 22a pour la masse en béton, des boggies 22b, un dispositif de vibration 22c et une armoire de commande 22d. La Fig. 6 montre le moteur d'entratnement 22e de cette unité de coulée. La trémie 22a de cette unité contient une masse de béton 23 suffisante pour la coulée d'une section de coulée. Le dispositif de délimitation des bords frontaux des é'éments en béton 10 représenté sur la Fig. 2 comprend une partie de fond distincte 3a qui présente des encoches adaptées au passage des noyaux de formation des trous 16. Les noyaux sont guidés lors de leur retrait dans leur position correcte pour la section de coulée suivante, au moyen d'une ou plusieurs de ces parties de fond 3a destinées aux dispositifs de délimitation des bords frontaux 3. Une partie intermédiaire de ces dispositifs comprend deux côtés 3b s'éva sant vers le haut et une partie supérieure 3c. Les cotés 3b présen- tent également des encoches conformées à la forme des noyaux. Le processus de coulée dans le lit de moulage s'effectue de la façon suivante Le moule est nettoyé et huilé sur toute la longueur de lit. Les parties inférieures 3a des dispositifs de délimitation des bords frontaux sont disposées de distance en distance sur le fond 5 du moule, les distances étant déterminées par la longueur souhaitée des éléments. Les côtés de rive 2 du moule sont rabattus dans leur position de travail ce qui provoque le serrage des parties inférieures 3a des dispositifs de délimitation. L'ensemble des cordons 8 et du câble 18 est étendu sur le lit au moyen d'un châssis après quoi les cordons de précontrainte 8 sont fixés aux organes de maintien 7 et 21 et mis sous tension. Eventuellement, une armature supplémentaire (une armature liche ou sans contrainte) et des blocs permettant de ménager des encoches, sont disposés dans le moule. es noyaux 6 sont déplacés, à l'aide d'un chariot, de l'extré- mité arrière du lit vers l'extrémité avant et sont fixés par une de leurs extrémités au chassies 17 qui est agencé de telle manière qu'il puisse se déplacer sur les côtés de rive du moule. Les autres extrémités des noyaux sont disposées dans les encoches prévues dans les pièces 3a des dispositifs de délimitation. Les pièces supérieures 3b et 3c de ces dispositifs ainsi que les organe s de retenue 4 sont mis en place en vue de la coulée de la première section. L'emplacement de l'unité de coulée 22 correspond à la première passe de coule et ainsi la première section, par exemple 6 à 7 mètres, est coulée. Par une opération continue, le béton est alors versé jusqu'à obtention de l'épaisseur complète de l'élément, la vibration du béton étant réalisée simultanément au moyen d'un pont vibreur 22c qui se trouve dans l'unité de coulée 22. La plaque de succion 6 est mise en place tandis que le tuyau 17 est raccordé à une source de dépression (non représentée). La longueur de la plaque 6 correspond à celle de la section de coulée. Pendant le traitement sous vide du béton à l'aide de la plaque 6, unité de coulée va chercher du béton destiné à la section de coulée suivante.Après un traitement sous vide pendant à peu près cinq minutes, les noyaux de formation des trous sont retirés de ltélément 10 que l'on vient de former, à l'aide du treuil 19. Eventuellement, les noyaux ne sont pas retirés sur toute leur longueur, mais au contraire leur partie d'extrémité demeure dans l'élément que l'on vient de couler. Ceci est représenté sur la Fig. 6 qui montre également l'activité de l'unité de coulée 22 au cours -de la coulée de la section suivante après que les parties supérieures du dispositif de délimitation 3 et les organes de retenue 4 aient été déposés dans le moule. Sur la Fig. 7, on voit que l'unité de coulée s'est déplacée afin de chercher une nouvelle charge de béton, la plaque 6 ayant été mise en place. L'une des extrémités de cette plaque est disposée contre la plaque de succion utilisée au cours de la coulée de la section précédente, plaque qui n' a pas encore été enlevée. Par conséquent, dans ce cas, on utilise deux plaques de succion 6, alternativement pour chaque paire de sections de coulée successives. Sur la Fig. 8, on voit que les noyaux 16 ont été déplacés, de nouvelles parties supérieures de dispositifs de délimitation 7 ont été mises en place et l'unité de coulée remplie de béton a été déplacée pour exécuter une nouvelle opération de coulée. Le cycle de coulée continue ainsi jusqu'à ce que tous les éléments soient coulés. On a ménagé à l'extrémité du lit une place pour les noyaux de formation des trous au-delà du dernier bord d'extrémité du moule. Les parties supérieures de l'ensemble des dispositifs de délimitation 7 sont démontées immédiatement après la fin des opérations de coulée. Les éléments ainsi préparés peuvent durcir par exemple au cours de la journée suivante après quoi les cordons de précontrainte 8 sont coupés dans les espaces entre les éléments c'est-à-dire dans les parties inférieures 3a des dispositifs de délimitation 3. Après démoulage et enlèvement des éléments coulés, le lit de moulage est prêt à être utilisé de nouveau. Un procédé analogue peut Autre mis en oeuvre pour couler des éléments disposés sur un bord latéral, c'est-à-dire des éléments disposés verticalement. Dans ce cas, le durcissement en profondeur des masses de béton coulées au moyen du traitement sous vide peut être réalisé notamment sur les bords verticaux des éléments, mais également sur l'une ou les deux faces latérales opposées et verticales de ces éléments. Revendications 1 - Procédé pour la coulée d'éléments en béton munis d'au moins deux espaces creux s'étendant dans le sens longitudinal, au cours duquel des noyaux de formation de trous sont disposés dans un moule en ayant une longueur dépassant la longueur d 'une section de coulée obtenue au cours d'un stade de coulée, les noyaux étant déplacés, après le processus de coulée, vers une position adjacente du moule ou étant retirés de celui-ci, caractérisé en ce que la masse de béton est durcie en profondeur par un traitement sous vide à au moins l'un des cotés du moule, pour éliminer l'eau de la masse de béton par aspiration, et en ce que les noyaux de formation de trous sont retirés en totalité ou partiellement de ltélément en béton en cours 'Ce formation, pratiquement immédiatement, ou un court intervalle de temps, après la coulée. 2 - Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les noyaux sont retirés au moins quinze minutes après la coulée, cet intervalle étant avantageusement inférieur à dix minutes et de pré férznce environ de cinq minutes. 3 - Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les noyaux de formation des trous sont retirés simultanément ou à peu près simultanément. 4 - Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la masse de béton est coulée entre deux surfaces latérales adjacentes et parallèles du moule et est durcie en profondeur par l'une de ses surfaces latérales, cette dernière étant déplacée vers un autre endroit du moule après retrait des noyaux. 5 - Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caract risé en ce qu'une plaque de succion rigide ou un autre élément correspondant est disposé sur la masse de béton coulée, la longueur de cette plaque correspondant de préférence à la longueur d'une section de coulée, la plaque étant maintenue raccordée à une source de dépression de sorte qu'elle est pressée contre la masse de béton pendant que de l'eau est évacuée de celle-ci par aspiration. 6 - Procédé suivant la revendication 5, caractérisé en ce que les noyaux de formation de trous sont munis de perforations qui pro vo-ent l'aspiration de l'air se trouvant dans ces noyaux à travers le béton réduisant ainsi l'adférence entre les noyaux et le béton. 7 - Procédé suivant l'une quelconque des revendications 5 et 6, caractérisé en ce que la plaque de succion est maintenue dans une position fixe longitudinale par rapport au moule au moins au cours du retrait des noyaux. 8 - Procédé suivant la revendication 7, caractérisé en ce que des éléments de délimitation se présentant sous la forme d'organes de retenue sont placés dans le moule à des distances prédéterminées correspondant à la longueur de la section de coulée concernée et en ce que la plaque de succion est maintenue dans sa position fixe longitudinale par appui contre ces organes de retenue. 9 - Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que la partie principale des noyaux est retirée, tandis qu'une partie d'extrémité de ces noyaux demeure dans un élé- ment qui vient d'etre coulé pendant la phase de coulée suivante, et en ce que l'opération de succion est exercée sur la masse en béton jusqu'à ce quelles noyaux soient complètement retirés. 10 - Procédé suivant la revendication 9, caractérisé en ce qu'on utilise alternativement deux plaques de succion pendant deux opérations de coulée successives. il - Procédé suivant la revendication 8, caractérisé en ce que les organes de retenue sont enlevés après achèvement d'une opération de coulée, en ce qu'une nouvelle opération de coulée est commencée à l'endroit où l'opération antérieure s'est arrêtée, des dispositifs de délimitation de bords frontaux des éléments en béton étant disposés dans le moule à des endroits appropriés. 12 - Installation pour la coulée d'éléments en béton munis d'es paees creux s'étendant dans le sens longitudinal et permettant la mise en oeuvre du procédé tel que défini dans l'une quelconque des revendications 1 à 11, comportant un lit de moulage présentant un fond, des côtés de rive et des dispositifs de délimitation de bords frontaux des éléments, l'installation comportant en outre des noyaux de formation de trous déplaçables dans le lit de moulage, cette installation étant caractérisée en ce -u'elle comprend des moyens (6, 12,1)) pour provoquer un durcissement en profondeur de la masse de béton coulée par un traitement sous vide et des moyens (17, 18, 19) destinés à retirer simultanément ou rratiuement simultanément tout ou partie des noyaux de formation de trous de l'élément en béton (10) en cours de formation, les noyaux étant déplacés vers une partie adjacente du lit de moulage ou en dehors de ce lit de moulage. 13 - Installation suivant la revendication 12, caractérisée en ce que les moyens permettant de soumettre la masse en béton à un durcissement en profondeur par un traitement sous vide comportent une plaque de succion rigide (6) dont la longueur correspond de préférence à celle d'une section de coulée réalisée lors d'une passe de coulée, et en ce qu'une source à dépression est connectée à cette plaque. 14 - Installation suivant la revendication 13, caractérisée en ce que la plaque de succion (6) comporte un filtre à mailles fines ou analogue 46a) disposé contre le béton. 15 - Installation suivant l'une quelconque des revendications 13 et 14, caractérisée en ce qu'elle comporte des moyens pour maintenir la plaque de succion (6) en place au cours du retrait des noyaux de formation de trous, ces moyens étant constitués par des organes de retenue (4) disposés dans le lit de moulage à des positions déterminées par la longueur d'une section de coulée réalisée au cours d'une phase de coulée. 16 - Installation suivant l'une quelconque des revendications 12 à 15, caractérisée en ce qu'elle comporte des dispositifs (3) de délimitation de bords frontaux des éléments destinés à etre placés dans le lit de moulage et délimitant les éléments (10) en béton, ces dispositifs (3) présentant des ouvertures pour le passage des noyaux de formation de trous (16). 17 - Installation suivant la revendication 16, caractérisée en ce que les dispositifs (3) de délimitation des bords frontaux des éléments (10) comportent une partie inférieure (3a) ainsi qu'une partie supérieure pouvant être placée sur la partie inférieure, la partie supérieure s'évasant de préférence vers le haut. 18 - Installation suivant l'une quelconque des revendications 12 à 17, caractérisée en ce que les noyaux de formation des trous (1) présentent des perforations (16a) destinées à permettre l'évacua- tion par aspiration de l'air de l'intérieur de ces noyaux. 19 - Installation suivant l'une quelconque des revendications 12 à 18, caractérisée en ce qu'elle comprend un châssis de traction (17) solidaire des noyaux de formation de trous (16), ce châssis étant muni d'un mécanisme à retard (17b, i7c, 17d), le cht8sis provoquant le retrait presque simultané de tous les noyaux de formation de trous en respectant un certain retard. 20 - Installation suivant la revendication 19, caractérisée en ce cue le châssis (17) présente la forme d'un coulisseau se dépla çant sur les bords supérieurs des côtés de rive (2) du moule.