L'invention a pour objet un nouveau peptide ayant des activités biologiques diverses obtenu à partir des muscles du squelette et/ou des muscles des viscères des animaux de la famille des cervidés. L'invention a aussi pour objet un procédé de préparation de ce nouveau peptide ainsi que des différentes compositions qui contiennent ce nouveau peptide biologiquement actif. Le peptide de l'invention est facilement absorbé par la peau des mammifères et il a pour effet d'accroître le débit sanguin dans les tissus ainsi que de restreindre l'action de la myosine ATP-ase ; de ce fait, il peut être utilisé avec différents buts comme on ltexpliquera plus loin. Le peptide de l'invention se prépare, en général, par décomposition des muscles du squelette et/ou des muscles des viscères d'un animal de la faille des cervidés, en peptides à faible poids moléculaire, à l'aide d'une protéase, par réunion des parties de ces peptides olubles dans des solvants hydrophiles contenant de l'eau puis par extraction à pur- tir de ces derniers des peptides actifs au moyen d'un tamis moléculaire ou d'une résine échangeuse d'ions. Les matières premières utilisées conformément à l'invention peuvent titre prises d'un animal quelconque de la famille des cervidés mais il est préférable de les obtenit des animaux suivants s Rangifer tarandus (renne, caribou), Cervus nippon, Certes eleaphus, lices alces. En outre, on obtieit les peptides de l'invention uniquement à partir des sus- cles du squelette ou des muscles des viscères des animaux désignés ci-dessus mais on ne les obtient pas à partir d'autres tissu de ces animaux. On connaît déjà des peptides à faible poids moléculaire couse ceux appelés Bradykinine, Wasp-kinine, Substa@- @@-P, etc., obtenus à partir d'animaux et ayant des activités biologiques que l'on peut désigner typiquement comme celles du Bradykinine. De plus, ces peptides connus actif s biologiquement sont toujours présents dans les corps vivants sous forne de peptides libres créés par les réactions du métabolisme. Le peptide de l'invention peut titre distin- gué de ces peptides connus par les points suivants. 1. Le peptide de l'invention a la propriété d'8tre facilement absorbé par la peau des mammifères pour produire un accroissement remarquable du débit sanguin dans les tissus tandis que les peptides connus Jusqu'à présent n'ont pas cette pro priété. 20 Le peptide de l'invention peut restreindre l'action de l'Adénosine triphosphatase (que l'on appellera ici, en abrégé, "ATP-ase") d'une nyosine ou de la Myosine 3 lais les peptides connus n'ont pas cet effet. 3. Le peptide de l'invention peut aussi réduire la ferla- tion de la superprécipitation provoquée par l'addition de l'A- dénosine triphosphate (appelée ici, en abrégé, " ATP") à la Myosine B, autrement dit, le peptide de l'invention montre im vitro la capacité de produire la relaxation des muscles tandis que les peptides connus n'ont pas cette propriété. En outre, on a déjà réussi précédemment à obtenir un peptide à vasodilatation périphérique à partir tes muscles et/ou des viscères des animaux de la famille des Ots- riidae mais le peptide de l'invention est également différent de ce peptide à action vasodilatatrice périphérique par lai points suivants. 4. Le peptide connu à action vasodilatatrice périphérique obtenu à partir des muscles du squelette ou des viscères des animaux de la famille des Otariidae a pour propriété d'accroî- tre le potentiel évoqué dans le cortex cérébral mais le peptide de l'invention n'a pu cette propriété. 5. Le peptide connu à action vasodilatatrice périphérique obtenu des muscles du squelette ou des viscères des animaux de la famille des Otariidas provoque, à la suite d'une in@e@tion intraveineuse, la dilatation des vaisseaux sanguins du cortex cérébral mais le peptide de l'invention @e produit pas cet effet. La structure et la composition des amine/acides du peptide de l'invention n'ont pas encore été éclaircies mais on a des raisons de supposer que son poids moléculaire est extrêmement faible. Le peptide de l'invention n'a pas non plus été purifié en un unique composant mais il est confirmé qu'il présente les propriétés suivante s0 Solubilité I1 est soluble dans l'eau aussi bien que dans l'éthanol aqueux contenant moins de 65 % d'éthanol, faiblement soluble dans l'éthPnol aqueux contenant de 65 à 80 % d'étbanol, et insoluble dans l'éthanol aqueux contenant plus de 80 % d'éthanol, chaque fois à la température de la chambre. Essai de coloration chimique La réaction du biuret, la réaction de ninhydrine et la réaction de Pauly sont positives pour une solution de peptide à 0,1 % tandis que la réaction d'Ebrlich et la réaction de Sakaguahi sont négatives. Le maximum d'absorption de la solution du peptide dans la réaction du biuret s'observe dans la gamme des longueurs d'ondes de 525 à 530 m qui est légèrement plus courte que la gamme des longueurs d'ondes de 545 à 550 mF dans laquelle se produit l'absorption maximum de la couleur dans la réaction du biuret avec les protéines. Spectre d'absorption de l'ultraviolet On observe l'absorption maximum à proximité de 275 m et de 285 m . Le rapport de la densité optique de la solution aqueuse à 0,1 % du peptide de l'invention à 275 m à la densité optique dans la réaction du biuret à 545 v4, E275/545 se situe dans l'intervalle 2 à 3. Viscosité La viscosité d'une solution à 18 % du peptide de l'invention à 20 C est de 7 à 7,5 cps (mesure au moyen d'un viscosimètre Brockfield). Estimation du poids moléculaire Quand on remplit une poche constituée par une feuille connue sous la marque Cellophane d'une solution a queuse du peptide et que l'un produit la dialyse de la solution dans l'eau, le peptide de l'invention passe à travers la feuille. De plus, le poids moléculaire du peptide de l'invention a été estimé par la méthode du tamis moléculaire avec du dextrane réticulé à une valeur inférieure à 1000 bien qu'il soit difficile de connattre le poids moléculaire exact du fait de 1' ab- sorption qui se produit. La solution aqueuse du peptide de l'invention a les propriétés biochimiques suivantes. 1. On a prélevé les muscles d'un lapin ou d'un poisson pendant 24 heures à l'aide d'une solution de chlorure de potassium ayant une force ionique de 0,6, on a ajusté à 0,25 la force @ionique de l'extrait et on a récupéré de celui-ci la Myosine B précipitée. Après avoir ajouté 100 > L à 2 mg du peptide de l'invention à la solution de Myosine B en présence de ATP à une concentration de 10-3 3 mole avec une force ionique de 0,03, on a laissé la réaction se produire pendant 1 à 5 minutes à 250C, puis on a mesuré l'action de la ATP-ase à partir du phosphore inorganique libéré, on a remarqué que le peptide de l'invention restreignait légèrement l'action de la ATP-ase. 2. Quand on a ajouté de l'ATP à la suspension (ayant une force ionique de 0,02) de la Myosine B préparée de la manière mentionnée ci-dessus, de façon que la concentration de l'ATP devienne 10-3 @ mole fi la superprécipitation qui 'est produite a provoqué la contraction de la Myosine B. D'autre part, quand on incorpore préalablement 100 > L à 2 mg du peptide de l'invention à la suspension de la Myosine B, l'effet de la superprécipitation par ATP pourrait titre effectivement retreint.La superprécipitation a été reconnue comme le modèle de la contraction musculaire par l'énergie libérée par l'action de la Myo- sine-ATP-ase et on considère aussi commue le modèle de la relaxation musculaire la restriction de la superprécipitation provoquée par la restriction de la Myosine-ATP-ase. ainsi, on pense que le peptide de l'invention détermine la relaxation des muscles. Les effets du peptide de l'invention quand on l'administre par la peau ou dans les vaisseaux sangns sont les suivants, 1. On a enduit une partie abdominale rasée d'un lapin endormi avec une pommade contenant 0,05 % du peptide de l'inven- tion et on a mesuré la variation du débit sanguin dans les tissus en fonction du temps au moyen d'un débinètre du type Shin- corder CTE-201.Pendant l'expérience on a observé que la valeur du débit sanguin s'élevait de 15 % environ après 30 minutes et atteignait 25 % environ après 60 à 120 minutes, puis il s'éta- blissait un plateau pendant 3 heures.Par ailleurs, en suivant le mime processus que ci-dessus avec, comme échantillon témoin, une pommade ne contenant pas le peptide de l'invention, on n' a observé aucune variation du débit Sanguin0 En outre, en rép6- tant encore ce processus avec une pommade contenant de la Bradytinine seule ou un mélange de Bradykinine et de peptide de l'invention, on n'a pas observé d'accroissement du débit sanguin. 2. On a appliqué sur la peau d'un lapin une pommade contenant 0,1 % du peptide de l'invention et on lui a administré par injection sous-cutanée une solution d'albumine-131 I et on a mesuré la présence dans le sang de 131I marqué ; la période de rétention de 131I dans le sang a été plus longue que dans le cas de l'administration de la solution par injection sous-cutanée sans l'application de la pommade et la vitesse de transfert de la solution dans le sang a été aussi plus rapide que dans ce dernier cas. Autrement dit, le peptide de l'inven- tion a eu pour effet d'accroître la vitesse de pénétration dans le sang d'une matière présente en mEme temps que lui et il prolonge la période de rétention de cette matière dans le sang. 3. On a introduit un débimètre électromagnétique dans l'artère fémorale d'un chien endormi à l'aide de l'anesthésique appelé Nembutal (pentobarbital de sodium), pasant environ 10 kg, et on lui a administré 500 g du peptide de l'invention à l'ai- de d'un appareil capable d'enregistrer la valeur du débit san- gain et la pression sanguine en utilisant un tube en Y, on a observé un accroissement de 50 % environ de la valeur du débit sanguin et une légère réduction (inférieure à 5 %) de la pres- don sanguine. L'accroissement du débit et la réduction de la pression ne sont pas bloqués par l'atropine, la ss-bloquant, et un agent antihistaminique.Ea comparant les propriétés du peptide de l'invention avec celles de la Bradykinine ayant des propriétés analogues, on obtient la confirmation que l'accroissement de la valeur au débit sanguin par l'administration de 500 g du peptide de l'invention peut être obtenu par l'emploi de 0,01 g de Bradykinine 3 en d'autres sots, l'accroissement a. la valeur du débit sanguin par le peptide de l'invention est de 1/50.000 de celui provoqué par la Bradykinine. On a essayé d'autres peptides obtenus à partir d'autres animaux que ceux de la famille des cervidés, de la même manière que mentionné ci-dessus, afin de voir s'ils avaient ou non des propriétés semblables ; les résultats ont été les suivants. Avec des peptides préparés à partir des muscles d'un chien, d'un chat, d'un boeuf, d'un porc, d'une poule, d'un dauphin, d'une baleine, d'un merlan de l'Alaska, d'un cara@x, à partir des muscles du corps d'un encornet sagit taire, à partir du ligament d'un bivalve, les essais n'ont montré aucune élévation du débit sanguin dans les tissus quand, à chaque fois, on a appliqué une pommade contenant chacun de ces peptides sur la peau d'un lapin mais, au contraire, la valeur du débit sanguin dans les tissus a diminué.De plus, ces peptides n'ont pas accéléré la pénétration d'une matière telle que l'albumine-1311 présente en même temps0 Les effets des peptides pour élever la quantité du débit sanguin de l'artère fémorale d'un chien et réduire la pression sanguine se sont montrés titre de la moitié à 1/5 de-ceux obtenus quand on emploie le peptide de l'invention provenant d'animaux de la famille des cer vidès, ou bien aucune propriété de ce genre n'a été observée avec ces peptides. En outre, beaucoup de ces derniers n'ont pas d'effet sur l'action de la Myosine-ATP-ase et seuls les peptides obtenus à partir d'un caranx, d'un dauphin et d'une baleine accélèrent dans une certaine mesure 1' action de la Myosi ne-A2P-ase. D'autre part, quand les peptides obtenus à partir des muscles du squelette ou des muscles des viscères des animaux de la famille des Otariidae sont appliqués à la peau d'un lapin, on observe un accroissement du débit sanguin dans les tissus. Quand on administre à un chien 500 Jlg du peptide obtenu à partir des animaux de la famille des Otariidae, on observe un accroissement de plus de 50 % de la valeur du débit sanguin mais, en même temps, on remarque une réduction de la pression sanguine de plus de 20 %. Ainsi, le peptide de l'invention montre une très faible action de réduction de la pression sanguine, comme mentionné ci-dessus, et peut être clairement distingué du peptide connu. De plus, le peptide connu contribue, au contraire, à accélérer l'action de la osine-AT- ase et a un effet d'activation de la superprécipitation provoquée par la Myosine B et 1'P. Quand on administre le peptide de l'invention à travers la peau ou oralement, on obtient les résultats qui suivent. On a appliqué une crème contenant 0,03 % du peptide de l'invention, cpntinuellement, pendant un mois, à 127 personnes et on a remarqué sur sur 108 d'entre elles la peau devenait plus douce. On a administré oralement le peptide de l'invention à 48 personnes pendant deux semaines dans une bois Ion contenant 10 mg du peptide à chaque prise et on a remarque que pour 42 entre elles leurs muscles récupéraient et surmontaient la fatigue et en même temps que leur peau devenait plus douce. On prépare le peptide de l'invention selon un procédé comprenant les trois opérations que l'on va décrire maintenant en détail. Au cours de cette description on sera conduit à se reporter au dessin annexé dans lequel : - la figure 1 est un graphique montrant en ordonnée la densité optique de diverses fractions, dont les numéros sont portés en abscisse, la courbe avec des points blancs correspondant à 545 mS et la courbe avec des croix à 270 m , - la figure 2 est un graphique montrant l'influence de divers peptides extraits selon le même procédé des muscles de divers animaux, sur le débit sanguin porté en ordonnée en fonction du- temps porté en abscisse, en minutes, Selon le procédé de l'invention, au cours d'une première opération les muscles du squelette et/ou les muscles des viscères des animaux de la famille des Cervidés sont digérés d'abord par une protéase. Autrement dit, après enlèvement de la couche de graisse, on lave le muscle avec de l'eau pour en éliminer le sang, et les autres matières, on le hache, puis, si nécessaire, on le traite à l'acétone ou à l'he xane pour éliminer les matières grasses. Le muscle haché ou dégraissé est mélangé à une quantité appropriée d'eau pour fouic nir une bouillie aqueuse à laquelle on ajoute une protéase qui provoque une digestion.Comme protéase on se sert de 160 à 500 unités (P.U.K.) de celle disponible dans le commerce sous la marque UBioplase" (fournie par la Société japonaise Nagase Co.) et sous la marque "ProzymeW (vendue par la Société Japonaise amant Seiyaku Co.), ajoutées pour chaque gramme de muscle et on laisse la digestion se produire pendant une à quatre heures à 40 à 500C. Quand la digestion est terminée, on chauffe le produit liquide obtenu par la décomposition du muscle pendant 15 minutes à 90 C pour rendre inactif l'enzyme et faire coaguler en même temps le polypeptide non décomposé à poids moléculaire élevé.Puis on élimine les matières solides du produit liquide de la digestion par filtration ou par centrifugation et on recueille le filtrat ou le liquide surnageant. Dans la seconde opération, le filtrat ou le liquide surnageant obtenu ci-dessus-est concentré d'abord à 1/4 à 1/5 du volume du liquide initial puis on ajoute de l'éthanol au concentré pour que la teneur en éthanol soit de l'ordre de 40 à 70*. On laisse de préférence le mélange reposer pendant une nuit dans un réfrigérateur pour laisser mûrir suffisam- ment les précipités formés par l'addition de l'éthanol puis on retire ces précipités par filtration ou par centrifugation. On élimine l'alcool de la solution par distillation, on recueille la phase aqueuse restante et on la purifie parla troisième opération décrite ci-dessous ou on la soumet à un séchage par le froid, à un séchage par pulvérisation ou à un séchage à faible pression et à basse température afin d'obtenir une poudre à fai- ble coloration jaune.Cette poudre peut titre conservée comas poudre brute contenant le composant efficace et on peut la purifier sur demandez Dans la troisième opération,le produit brut,c'est-à-dire la solution aqueuse ou la poudre brute;obtenu à la fin de l'opé- ration ci-dessus est purifié comme suit selon deux variables0 1. La solution aqueuse concentrée obtenue après élimina- tion de l'alcool comme mentionné plus haut ou la solution aqueuse obtenue par dissolution dans une quantité appropriée d'eau de la poudre brute obtenue comme on vient de le dire est traitée au moyen d'un tamis moléculaire à l'aide d'un gel approprié permettant d'en récupérer la partie biologiquement active. Pour pratiquer la méthode de la purification,on verse la solution aqueuse que l'on vient de mentionner à la partie supérieure d'une colonne remplie,par exemple, d'un gel de dextrane réticulé (disponible dans le commerce sous la marque "Sephadex" G-25, fin ou moyen, vendu par la Société Pharsa- cia CO.). puis on fait descendre de l'eau distillée à travers la colonne pour éluer les produits. Quand le volume de liquide correspondant au volume de la colonne a été élué, on obtient une fraction colorée en brun-jaune suivie d'une fraction de liquide colorée en jaune pale puis on observe une fraction sans couleur.On recueille chacune de ces fractions et on la dilue avec une quantité appropriée d'eau puis, après avoir ajouté le réactif du biuret, on mesure la densité optique de l'effluent à 545 mp. On mesure aussi l'absorption de l'ultraviolet à 270 m . La figure 1 montre sur un graphique la densité optique en ordonnée de chaque fraction tracée en fonction de la quantité des fractions repérées en abscisse par leur numéro0 Le pic mon trant fortement la réaction du biuret apparaît dans la fraction qui vient pendant la première période puis suit une fraction montrant une forte densité optique à 270 m bien que certaines parties des fractions puissent être répétées. Le peptide biologiquement actif de l'invention est présent dans la fraction montrant fortement la réaction du biuret.Sur le tracé de la figure 1, le peptide biologiquement actif est présent dans la fraction Â mais il est absent de la fraction B. Quand on ras" semble les fractions actives et on les soumet à un séchage par pulvérisation, à un séchage par le froid ou à un séchage sous vide, on obtient la poudre jaune ptle constituée par le peptide biologiquement actif de l'invention. 2. On fait passer à travers une colonne remplie d'une résine échangeuse de cation la solution aqueuse concentrée récu pérée après l'opération d'élimination de l'alcool mentionnée plus haut ou une solution aqueuse préparée par dissolution de la poudre brute obtenue après la second opération. On étend la solution en augmentant son pH de 7 à 4 puis on recueille les fractions montrant fortement la réaction du biuret sortant dans une gaine du pH de 6 à 7. Comice résine échangeuse de cation on peut utiliser une résine de type acide ou de type basique connue sous les marques Dowex-50W-X2 et Dower-50W-X8.En soumettant les fractions actives ainsi recueillies à un séchage par pulvérisation, un séchage par le froid ou un séchage sous vide, on obtient la poudre jaune pale du peptide biologiquement actif de l'invention. Avec chacune des méthodes 1 "t 2 de purification, le rendement en peptides biologiquement actifs est de 1 à 0,8 % en poids par rapport au poids de la matière brute, c'est-à-dire du muscle de départ. On donnera maintenant plusieurs exemples de préparation du peptide de l'invention selon le procédé de l'invention. Exemple 1 Après avoir éliminé la couche de gras des muscles du squelette d'un Rangifer tarandus, on obtient 10 kg de muscles que l'on hache, que l'on mélange avec 35 litres d'a eâteie et que l'on laisse reposer pendant une nuit, puis on exprime le mélange avec un sac en tissu, On ajoute à nouveau 30 litres d'acétone et, après agitation pendant 30 minutes, on exprime à nouveau avec un sac en tissus On répète trois fois l'opération et on fait sécher la viande ainsi préparée et déshydratée en la plaçant dans une étuve à 600C pour éliminer l'acétone, après quoi on obtient 2,5 kg de viande sèche.Après l'addition à celle-ci de 10 litres d'eau distillée suivie d'un fort gonflement, on ajoute au mélange 120 g de 20.000 unités de Bioplase SP-4 (de la Société japonaise Nagase CO.) et on laisse la digestion se produire pendant 3 heures à 450C + 1 C. Ensuite on chauffe le produit liquide de la digestion à 90 C pendant 15 minutes pour arrSter l'action de l'enzyme. On sépare le liquide du produit de la décomposition au moyen d'un sépara- teur centrifuge à panier ayant un diamètre de 40 cm et on obtient 8 litres d'un liquide de décomposition ayant une couleur brun pâle. On concentre ce liquide sous une pression de 50 à 40 mm Hg dans un bain à une température inférieure à 800C avec une température du liquide inférieure à 40 C pour obtenir 2 litres de liquide concentré. On mélange ce dernier à 3 litres d'é- thanol et on laisse reposer pendant une nuit à 2-3 C. On filtre pour éliminer les précipités formés et on soumet le filtrat à un séchage par le froid pour obtenir 320 6 d'une poudre brute de peptides. Exemple 2 Dans 900 ml d'eau on dissout 300 g de la poudre brute sèche obtenue à l'exemple 1 et on emploie la solu- tion aqueuse résultante comme matière de départ de cet exemple, on on concentre en 1 litre environ la solution alcoolique conte" nant de l'eau du produit obtenu à l'exemple 1 et on utilise ce concentré comme matière de départ. Une colonne ayant un diamètre de 21,5 cm et une hauteur de 100 sa est remplie de Sephadex G-25 (fin). suf fisarment gonflé. On fait passer le liquide préparé ci-dessus à travers cette colonne puis on élue le produit par de l'eau distillée à un débit de 1,2 litre à l'heure. Les fractions à r- action du biuret positive et ayant une activité biologique seat recueillies conformément au type prédéterminé de la fraction et concentrées sous une pression de 40-50 mm Hg à une température inférieure à 40 C pour fournir 350ml de concentré.On soumet ce dernier à un séchage par le froid à une température de -20 C et on obtient une poudre sèche blanche floconneuse. Le rende lent en produit purifié est de 80 g pour 10 kg de matière de départ. On applique une pommade ne contenant pas de peptide de l'invention sur un c8té de l'abdomen rasé d'un lapin et une pommade contenant 10 mg du peptide obtenu ci-dessus pour 100 g de pommade sur l'autre caté de l'abdomen. Dans les tissus, sous la peau de chaque celé, on insère un transducteur du type aiguille que l'on raccorde à un débitmètre et on mesure la variation du débit sanguin dans les tissus.Comme il a été impossible de montrer clairement la variation absolue du débit sanguin dans les tissus à l'aide d'un débitmètre du type Sincorder CTE 201 utilisé pour cette expérience, 1' échel- le a été placée au zéro au départ et l'accroissement du débit sanguin est désigné par (+) et la diminution du débit sanguin est désignée par (-) cependant que l'importance de chaque variation est indiquée relativement en pourcentage.L'effet sur le débit sanguin de divers peptides extraits des muscles de divers animaux a été déterminé de la meme façon et les résultats apparaissent sur la figure 2. On soit clairement que le débit sanguin dans les tissus est à peine modifié quand la pommade contient d'autres peptides que celui de l'invention, tandis que ce débit sanguin s'élève quand on applique une pommade contenant le peptide de l'invention obtenu comme expliqué plus haut. Sur cette figure 2, le temps est porté en abscisse1 on minutes, et la variation du débit sanguin mesuré est portée en ordonnée . Cette variation se trouve en dessous ou au-dessus d'une ligne horizontale considérée arbitrairement comme le point zéro.La légende explicative des points qui sont portés sur cette figure est la suivante s - un point noir indique la Bradykinine - un cercle blanc le peptide tiré du renne - un triangle blanc le peptide tiré du bétail domestique - un triangle noir le peptide tiré du chat - un rectangle blanc le peptide tiré du chien - une croix le peptide tiré du merlan de l'Âlaska - un point noir avec tache blanche le peptide tiré du carex - un rectangle noir indique un peptide tiré du calmar - un point noir entouré d'un cercle indique un peptide tiré de 1. otarie à fourrure - un triangle blanc-noir indique un peptide tiré du dauphin. En outre, on fait dissoudre 10 mg de peptide préparé ci-dessus dans 10 ml d'eau distillée et on essaie son influence sur l'action de la myosine AUP-ase. Dans un mé- langeur, on soumet à extraction 10 g de la chair d'une carpe avec 40 ml d'une solution froide contenant 0,6 mole de KCl, pendant 3 minutes, et après on ameute encore 60 ml supplémentaires de cette même solution froide, puis on laisse reposer le mélange.Ensuite, on soumet ce dernier à une séparation centrifuge pendant 30 minute s à 7 000 t/mn, le liquide surnageant est dilué avec de l'eau jusqu'à trois fois son volume initial et on récupère les précipités en soumettant l'ensemble à une sEpara- tion centrifuge pendant 20 minutes à 7 000 t/mn pour obtenir de la myosine B. Au milieu en réaction avec l'enzyme on incorpore de la myosine B, c'est-à-dire de l'AXP-ase à la quantité de 0,015 mg d'azote pour un ml du mélange' et on ajuste à 0,03 la force ionique de ce dernier.Au milieu en réaction on ajoute 1 ml de la solution de l'échantillon mentionné ci-dessus (1 mg de peptide) puis on mélange vigoureusement et on ajoute l'ATP- au mélange dans un ballon maintenu à une température constate de 250C de façon que sa concentration atteigne 0,72 sole. On prélève un échantillon à chaque minute pendant cinq minutes, puis on arrête la réaction en ajoutant une solution d'acide trichloroacétique. On mesure sur chaque échantillon liquide la quanti- té de phosphore inorganique libéré , par la méthode d'Allen. Q applique le même processus que ci-dessus sans ajouter le peptide de l'invention, pour obtenir un échantillon témoin, et on compare la quantité de phosphore libéré aux résultats obtenus ci-dessus; l'ensemble figure sur le tableau ci-dessous. mol Pi/mg N Minute O 1 2 3 4 5 Témoin 2,2 3,0 3,6 4,0 5,0 5,8 Echantillon de 2,2 2,5 3,0 3,2 3,8 l'invention De ce tableau, il ressort clairement que l'activité de la myosine B ATP-ase est réduite par le peptide de l'invention. Exemple 3 On lave bien à l'eau et on broie un mélange de 200 g de muscles de squelette d'un Cervus elaphus et 50 g de son muscle cardiaque. après addition de 500 il d'eau et de 8 g de 30.000 protéases P.U.N (Bioplase de la Société Nagase CO), on laisse la viande être digérée pendant 2 heures à 45 C.Puis on chauffe le tout à 90-C pendant 10 minutes et,après refroidissement, on soumet le produit de la réaction à une séparation centrifuge pendant 15 minutes à 5.000 t/an pour obtenir 650ml de liquide surnageant.On concentre celui-ci sous pression réduite à 100 ml environ et après adjonction de 150 ml d'éthanol,on laisse le mélange reposer pendant une nuit à 2'C. Par filtration, on élimine le précipité blanc formé et on obtient 250 ml de filtrat brun pâle.On élimine l'alcool du filtrat par distillation et on concentre le résidu à 90 ml environ, on remplit de Sephadex G-25 (fia) une colonne de 3,5 cm de diamètre et de 74 cm de hauteur. La valeur d'une fraction du liquide ci-dessus est de 30 ml. On lue le produit avec de l'eau distillée à une vitesse de 100 ml/ h et os recueille en accord avec le type de fraction prédétermi- né les fractions à réaction du biuret positive et ayant une activité biologique. Ces fractions sont combinées à celles de la seconde et de la troisième phase et on soumet le mélange à un séchage sous vide pour obtenir 2 g de la poudre jaune pile du peptide biologiquement actif. On maie cette poudre à de la dextrime pour arriver à avoir 100 microg du peptide contenu dans 1 g de mélange.Exemple 4 Une solution aqueuse préparée par dissolution de 300 g de la poudre sèche obtenue à l'exemple 1 dans 900 ml d'eau, ou une solution alcoolique contenant de l'eau du peptide obtena à l'exemple 1, qui a ensuite été concentrée à 1 litre, est utilisée comme matière de départ, Cette solution est envoyée dans une colonne remplie d'une résine échangeuse d'ions connue sous la marque Dowex-50W-X2 de la Société Dowex CO , des quantités définies de solutions tamponS acétate-acétate de sodium ayant un pH croissant de 4, 5, 6 et 7 sont envoyées successivement à travers la colonne et les fractions ayant un pH de 6 à 7 sont recueillies.Les fractions ayant un pH inférieur à 6 montrent fertement la réaction de la nihydrine, mais très faiblement la réaction du biuret, tandis que les fractions ayant une acidité supérieure à un pH de 6 montrent fortement la réaction du biuret. Les fractions recueillies ci-dessus sont concentrées0 Si on désire éliminer la solution tampon contenue dans les fractions du mélange, on peut envoyer celui-ci dans une colonne contenant du Sephadex G-25 et éluer ensuite le produit avec de l'eau. Exemple 5 On fait fondre a 700C pour obtenir un com- posé huileux mélangé, une mixture de 2 g de paraffine, 3,5 g de cétanol, 4 g d'huile hydrogénée, 3 g de lanoline purifiée, 2 g de cire d'abeilles déóloréej 0,1 g de butyl-p-oxybenzoate, 24 g de squalane, 3,2 g de monostéarate de glycérine et 5 g d'adipate d1hexadécyle0 Puis, dans 480 ml d'eau on fait dissoudre 50 mg du peptide préparé à l'exemple 2, 2 g de polyéthylène glycol et 2,8 g de monolaurate de polyoxyglycol sorbitique pour obtenir un composé aqueux.On mélange ce dernier au composé huileux préparé précédemment, on remue à 300C environ pour obtenir une crème casmétique0 Exemple 6 Dans 80 parties d'éthanol on fait dissoudre 19,7 parties d'huile de ricin, 0,3 partie d'acide salicylique et 0,1 partie de la poudre du peptide obtenue à l'exemple 3, après y avoir ajouté encore un colorant et un parfum et avoir renlé et filtré on obtient un tonique pour les cheveu= Exemple 7 Dans un mélange homogène de 30 parties de glycérol et 20 parties d'eau, on fait dissoudre 1 partie de carboxyméthyl cellulose (CMC), 5 parties de fumarate de so diva, une trace de saccharine soluble, 1,5 partie de laurylsulfate de sodium, puis après une addition supplémentaire de 40 parties de phosphate bicalcique, on malaxe fortement. On ajoute encore à ce mélange une partie d'essence de menthe poivrée, 0,1 partie de la poudre du peptide obtenue à l'exemple 2 et 4 parties de paraffine liquide, on malaxe fortement et on obtient une pâte dentifrice0 Exemple 8 On mélange 20 kg de sucre, 5 g de sorbitol, 250 g d'acide citrique, 50 g d'acide malique, 5 g de chlorhydrate de thiamine, 5 g de riboflavine, 50 g d'acide ascorbique, 2 g de chlorhydrate de pyridoxine, 15 g d'acide nicotinique aminé, 3 g de panthothénate de calcium, 20 g de chlorhydrate de Lysine, 100 g d'une poudre sèche d'une dispersion de la poudre sèche du peptide de l'exemple 2 dans une quantité de dextrine décuple de celle du peptide, 500 g de miel purifié, 50 mi d'un extrait de liqueur, 40 ml d'un extrait de whisky et on dilue avec de l'eau pour porter le volume total à 100 1 et obtenir une boisson médicinale. Cette boisson se sert telle quelle sans ttre diluée, Exemple 9 Dans un malaxeur à cylindres on mélange 0,05 partie d'une solution aqueuse de 10 % la poudre brute sèche du peptide obtenu à l'exemple 1, 40 parties de sucre, 25 parties de dextrose, une partie d'essence de citron avec une base pour gomme à matcher, un mélange de 12 parties d'acétate de vinyle, 7 parties-de chicle de latex, 2 parties de glycolate de butyl-phtaioyl, une partie de cire de carnauba, 2 parties de carbonate de calcium pour obtenir de la gomme à mâcher. Exemple 10 On mélange 50 parties d'eau et 17 parties d'alcool à 900 avec une solution aqueuse préparée par dissolu- tion de 3,5 parties de dextrose et de 0,4 partie de 40 % de gelée de millet dans 15 parties d'eau, puis on ajoute à ce mélange une solution préparée par dissolution de 0,02 partie de glutamate de sodium, 0,09 partie d'acide succinique, 0,09 partie d'acide lactique 75, 0,02 partie de phosphate acide de calcium, 0,02 partie de chlorure de sodium, 0,02 partie d'alanine, 0,02 partie de glycine dans 5 parties d'eau Puis on ajoute 5 parties d'un parfum et 0,1 partie d'une solution aqueuse à 10 % du peptide de l'invention préparé selon l'exem- ple 2, on remue vigoureusement et on obtient un vin médicinal. Exemple 11 Un ballon est rempli d'un mélange d'un kg de prunes vertes et d'un kg de sucre, On y ajoute une solution de 3 g d'une solution aqueuse à 10 % du peptide de l'invention préparé à l'exemple 2 dans 1,8 1 d'alcool à 35 . On ferme le ballon et on laisse reposer pendant quelques mois dans un endroit frais et sombre pour obtenir une eau de vie de prunes médicinale0 R E V E N D I C -À T I O N S lo Procédé de préparation d'-un peptide biologiquement actif caractérisé en ce que l'on décompose au moyen d'un enzyme les muscles d'un animal de la famille des cervidés à l'aide d'une protéase pour obtenir un produit peptidique à faible poids moléculaire, on recueille la partie soluble du produit dans un solvant hydrophile contenant de l'eau, on soumet la solution du produit ainsi recueilli à un processus de séparation en utilisant un moyen choisi entre un tamis molecu- laire du type gel et une résine échangeuse d'ions et on recueil- le les fractions actives ainsi séparées0 2.Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que l'animal choisi dans la famille des cervidés est le Rangifer tarandusO 3. Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que le solvant hydrophiie est i'éthanol. 4. Procédé selon la revendication 1 carac- térisé en ce qu'on sèche à l'état de poudre les fractions actives recueillies. 5. Procédé selon la revendication 1 caras- térisé en ce qu'on produit la décomposition des muscles à l'aide de protéase pendant 1 à 4 heures à 40 - 50-C dans un milieu aqueux, puis on rend inactive la protéase par chauffage, os élimine les matières solides du produit liquide de la décomposi- tion, on mélange la partie liquide avec un solvant hydrophile contenant de l'eau, après élimination des précipités formés, on soumet la partie liquide au processus de séparation. 6. Procédé selon la revendication 5 caractérisé en ce qu'on élimine le solvant hydrophile de la partie liquide avant de soumettre celle-ci au processus de séparation. 7. Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'on produit la décomposition des muscles à l'aide de protéase pendant 1 à 4 heures à 40-50 C dans un ni- lieu aqueux, après avoir rendue inactive la protéase par la chaleur, on élimine les matières solides du produit liquide de la décomposition, on fait sécher la partie liquide jusqu'à obtention d'une poudre, on fait dissoudre cette poudre dans l'eau, on mélange la solution aqueuse à un solvant hydrophile contenant de l'eau et après élimination des précipités formés on soumet la partie liquide au processus de séparation0 8 . Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'on recueille comme fraction active au cours du processus de séparation les parties du produit liquide ayant fortement une réaction du biuret positive. 9. Peptide biologiquement actif caractéri- sé en ce qu'il est obtenu selon le procédé de l'une quelconque des revendications 1 à 8. 10. Composition pharmaceutique caractérisée en ce qu'elle comprend une base et un peptide biologiquement actif préparé selon le procédé de l'une quelconque des revendications 1 à 8. il. Composition cosmétique caractérisée en ce qu'elle comprend une base et un peptide biologiquement actif préparé selon le procédé de l'une quelconque des revendications 1 à 8. 12. Boisson médicinale caractérisée en ce qu'elle comprend un peptide biologiquement/actif préparé selon le procédé de l'une quelconque des revendications 1à 8. 13. Composition comestible caractérisée en ce qu'elle comprend une base et un peptide biologiquement actif préparé selon le procédé de l'une quelconque des revendications 1 à 8.