La présente invention a pour objet un bâti pour un établi ou analogue, comportant des pieds rabattables contre la face inférieure du plateau de travail, entre lesquels est disposée une entretoise de liaison repliable montée sur des traverses. Dans un bâti connu de ce genre, les deux extrémités de l'entretoise sont reliées de façon inséparable aux traverses entre les pieds par l'intermédiaire de paliers pivotants fixes. Pour permettre de faire pivoter les pieds contre le plateau de travail lorsqu'on referme le bâti, l'entretoise est démontable dans la zone de pliage. L'inconvénient de ce b ti est que, lorsqu'on érige l'établi, on est obligé d'accoupler l'un à l'autre dans la zone de pliage, à l'aide de goupilles, les deux leviers ou bras qui forment l'entretoise, ce qui est compliqué et oblige l'utilisateur à se servir des deux mains. Pendant la mise en place des goupilles, les leviers de l'entretoise forment l'un par rapport à l'autre un angle d'environ 900.Dans cette position de pliage, les pieds ont une position inclinée telle que l'établi peut se renverser facilement, ce qui est un risque de blessure pour l'utilisateur. Un but de l'invention est de fournir un bâti du genre mentionné ci-dessus dans lequel la stabilité des pieds est assurée de manière efficace au moyen de l'entretoise qui peut être aisément manoeuvrée à la main. Selon l'invention, l'entretoise comporte à une extrémité une coquille de coussinet embottable, s'engageant,de façon amovible, par le dessus, sur une traverse correspondante, et, dans sa partie médiane, une charnière entre ses bras ou leviers. L'avantage que présente une telle disposition est que, lorsqu'on dresse l'établi, les pieds du bâti peuvent s'écarter l'un de l'autre en se rabattant jusqu'à butée dans leur position dressée, indépendamment de l'entretoise, de sorte que l'établi est dressé de façnn parfaitement sûre.Pour donner aux pieds la stabilité voulue, et pour les empêcher de se replier en se rabattant de façon intempestive sous l'effet de sollicitations transversales, l'entretoise est montée à demeure de façon pivotante exclusivement sur l'une des traverses entre deux pieds et est accouplée par la coquille de coussinet emboîtable, disposée à son extrémité libre, avec la traverse opposée; à cet effet, il suffit d'engager la coquille de coussinet emboîtable sur l'entretoise et d'effectuer d'une main une poussée sur l'entretoise en forme de levier coudé de façon à la mettre facilement en position étendue. Dans cette position d'extension, la charnière permet un certain blocage assurant ladite position; pour refermer le b wi en rabattant les pieds, on débloque l'ensemble en effectuant à la main une pression dans le sens contraire. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description ci-dessous d'un mode de réalisations,en référence au dessin annexé, dans lequel - la figure 1 est un schéma d'un établi dont la stabilité des pieds est assurée grâce à une entretoise; - la figure 2 représente à plus grande échelle la partie médiane de l'entretoise montée sur la figure 1, la charnière à levier coudé étant légèrement ouverte; - la figure 3 représente à plus grande échelle le coussinet de palier emboitable de l'entretoise vu en coupe suivant la ligne III-III de la figure 1. L'établi 1 représenté sur la figure 1 possède un plateau de travail 2 qui est fixé sur un bâti 3. Le bâti 3 possède des pieds 4, 5, 6, 7 qui peuvent se rabattre les uns contre les autres en direction de la face inférieure du plateau de travail 2. Les pieds 4 et 5, de même que les pieds 6et 7 sont respectivement reliés entre eux par une traverse tubulaire 8, 9. Entre ces traverses 8 et 9 est prévue une entretoise 10 qui comporte deux leviers ou bras 11, 12 qui sont reliés l'un à l'autre de façon inséparable par une charnière 13. A l'une des extrémités du levier 11 est fixée une douille tubulaire 14 par laquelle l'entretoise 10 est articulée en un point à l'une des traverses 8. A l'autre extrémité, l'entretoise 10 possède une coquille de coussinet emboîtable 15, fixée au levier 12 et qui est engagée par le haut sur la traverse 9. On voit sur la figure 2 que la charnière 13, entre les leviers 11 et 12, comporte une patte de charnière 16 soudée au levier 12, qui est montée pivotante et calée en déplacement latéral entre deux ailes 17, 18 de la patte de charnière en forme d'U 19 soudée à ,'autre levier 11, l'axe de charnière 20 s'étendant à l'extérieur de la périphérie des leviers 11, 12. Les faces frontales des leviers 11, 12 dirigées l'une vers l'autre sont agencées en surfaces de butée 21, 22 et elles sont disposées l'une par rapport à l'autre de telle sorte que, lorsque l'entretoise 10 est en position d'extension, elles sont appliquées l'une contre l'autre.Sur le côté du levier 11 situé à l'opposé de la patte de charnière 19 est fixée une butée de recouvrement 23 centrée en arc de cercle qui s'engage par dessus les surfaces de butée 21, 22; cette butée 23 forme un élément de stabilisation supplémentaire de la charnière 13 en position d'extension, le levier 12 comportant un chanfrein d'introduction 24 qui forme guidage à glissez nit lorsque ledit levier vient se placer en pivotant sous le taquet de recouvrement 23. La figure 3 montre que la coquille de coussinet 15 soudée au levier 12 a une section transversale semi-circulaire et s'engage par dessus la traverse 9 dont elle assure la sécurité de blocage par sa forme même. Lorsqu'on érige l'établi 1, on commence par ouvrir les pieds 4, 5, 6, 7 en les rabattant jusqu'à butée, de sorte que, déjà dans cette phase de montage, la stabilité est bien assurée. Ensuite, on emboîte simplement la coquille de coussinet 15 sur la traverse 9 et, en exerçant une légère pression sur la partie médiane de l'entretoise 10, on fait passer celle-ci en position d'extension, ce qui achève de rendre parfaitement stable le bâti 3 et réalise un blocage par la charnière 13 et l'engagement de la coquille 15. REVENDICATIONS 1. Bâti pour établi ou analogue, comportant des pieds rabattables contre la face inférieure du plateau de travail et entre lesquels est disposée une entretoise repliable montée sur des traverses, caractérisé en ce que l'entretoise (10) comporte, à une extrémité, une coquille de coussinet emboîtable (15) s'engageant de façon amovible, par le dess'us, sur une traverse (9) et, dans sa partie médiane, une charnière (13) 2. Bâti selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'axe de pivotement (20) de la charnière (13) est monté par l'intermédiaire de pattes de charnière (16, 19) sur les leviers ou bras (11, 12) de l'entretoise (10), à une certaine distance de ceux-ci et en ce que les faces frontales dirigées l'une vers l'autre des leviers (11,12) sont agencées en surfaces de butée (21, 22). 3. Bâti selon la revendication 2, caractérisé en ce que la patte de charnière (16) montée sur l'un des leviers (12) est disposée entre deux ailes (17, 18) de l'autre patte de charnière (l9) qui est en forme d'U. 4. Bâti selon la revendication 2 ou la revendication 3, caractérisé en ce que, du cté de l'entretoise (10) située à l'opposé des pattes de chanières (16, 19), est disposée une butée de recouvrement (23) des surfaces de butée (21, 22) des leviers (11, 12) de l'entretoise (10). 5. Bâti selon les revendications 3 et 4, caractérisé en ce que la butée de recouvrement (23) est montée sur le bras (11) de l'entretoise (10) qui porte la patte de charnière en forme d'U. 6. B ti selon la revendication 4, caractérisé en ce que le levier (12) venant se placer en pivotant sous la butée de recouvrement (23) comporte un chanfrein d'introduction (24). 7. Bati selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la coquille de coussinet (15) présente une section transversale semi-circulaire.