L'invention, due à Anatoly Valentinovich DMITRIEVSKY, Vladimir Fedorovich KAMENEV, Jury Mikhailovich PASHIN, Nikolai Nikhailovich PRUDOV, Alexandr Ivanovich SIMATQV, Andrei Semenovich TJUFYAKOV, Jury Nikolaevich SHISHKIN, Jury Ivanovich YAMOLOV, se rapporte aux dispositifs pour la réduction de la quantité de gaz d'-échappement toxiques s'échappant des moteurs à combustion interne à carburateurs. L'invention peut avantageusement être appliquée à des véhicules aùtomobiles utilisés en ville, sur des routes de montagne et sur des routes à profil accidenté. En outre, le dispositif suivant l'invention peut être utilisé avec profit sur tous les moyens de transport équipés d'au moins un moteur à combustion interne à carburateur. On sait que le transport automobile, surtout celui par véhicules équipés d'un moteur à carburateur, est 11 une des sources principales de la pollution de l'atmosphère par des gaz d'échappement toxiques. Jusqu'à présent, on n'a pas trouvé de moyens efficaces pour résoudre complètement le problème de la prévention de la pollution de l'atmosphère par des gaz d'échappement toxiques. C'est pour cette raison que l'on cherche actuellement à mettre en oeuvre des solutions permettant d'obtenir une solution au moins partielle de ce problème. Les conditions de fonctionnement d'un moteur à carburateur en ville se caractérisent par le fait que la durée de fonctionnement du moteur, en régime de ralenti et en régime d'accélération constitue, à la suite des arrêts fréquents du véhicule, du freinage par le moteur et des changements de vitesse fréquents, près de la moitié du temps total de fonctionnement du moteur. Dans l'exposé qui va suivre on entend par "ralenti forcé" le régime du moteur pour lequel, avec le papillon des gaz fermé, le vilebrequin du moteur tourne à une vitesse dépassant celle correspondant à la marche à vide.Ce régime a une grande inf-luence, non seulement sur les expulsions totales de substances toxiques,mais aussi sur la formation de zones locales avec une concentration maximale de ces substances dans l'atmosphèrey notamment aux croisements de routes et près des feux de signalisation. Un procédé possible pour diminuer notablement les expulsions de gaz toxiques des moteurs à combustion interne à carburateurs consiste à améliorer les conditions de combustion du carburant en régime de raiti e On connaît un dispositif pour la diminution des gaz d'échappement toxiques de moteurs à combustion interne à carburateurs, comportant un corps muni d'un canal principal d'amenée du mélange carburé à travers la tubulure d'admission vers les cylin- dres du moteur, et d'un canal d'émulsion relié à un moyen d'amenée du carburant. Le canal principal comporte un papillon des gaz qui divise ce canal en deux zones selon le sens de l'écoulement du mélange carburé, à savoir une zone située en amont du papillon des gaz et une zone située en aval dudit papillon des gaz.Le canal principal d'amenée du mélange carburé est aussi relié au moyen d'amenée du carburant. Le canal d'émulsion est relié à la zone située en amont du papillon des gaz, à l'endroit de l'arrête supérieure du papillon en position fermée, et il est relié plus loin, selon le sens de l'écoulement de l'émulsion, à travers un premier organe étrangleur réglable, à une chambre reliée elle-meme par un canal à la zone située en aval du papillon des gaz et par un conduit d'air, dans lequel est placé un deuxième organe étrangleur réglable, à la zone située en amont du papillon des gaz. Dans la chambre se trouve monté un élément mobile de manière à pouvoir se déplacer le long de l'axe du canal, pour l'obturation de ce canal, c'est-à-dire pour la désolidarisation de la zone située en aval du papillon des gaz de l'enceinte de la chambre. Le déplacement de l'élément mobile est commandé par un électro-aimant. Près des soupapes d'admission du moteur, la zone située en aval du papillon des gaz communique, par un canal de bypass, avec l'atmosphère. Dans ce canal se trouve placé ledit élément mobile, pour son ouverture en régime de ralenti forcé. L'émission de substances toxiques en régimes de faible charge et de ralenti forcé dépend, dans une grande mesure, de l'homogénéité et de la dispersion du mélange carburé. Dans ce dispositif,onneréaîise pas, lors de l'amenée du mélange carburé à travers la chambre, une pulvérisation fine du carburant1 c'est-à-dire une dispersion du mélange, un brassage régulier de l:air avec le carburant, et une homogénéisation du mélange. I1 en résulte une arrivée irrégulière du mélange car buré vers les cylindres du moteur, en raison de la formation dt une pellicule de carburant liquide sur la paroi i?1térieure -du canal principal d'amenée du mélange carburé s'écoulant par cette paroi dans les cylindres du moteur. Il en résulte un enrichissement excessif du mélange dans certains cylindres, ce qui altère le processus de combustion.Pendant le fonctionnement du moteur, il se produit alors une augmentation de la quantité de substances toxiques s'échappant à l'atmosphère sous forme d'oxyde de carbone et dthydrocarbures non brûlés, La combustion incomplète du mélange entrante aussi une augmentation de la consommation de carburant. Lorsque le déplacement de l'élément provoqué à l'aide de l'électro-aimant désolidarise la zone située en aval du papillon des gaz et la chambre, le courant doit être d'une intensité relativement grande. L'augmentation de l'intensité du courant provoque une diminution de la fiabilité de la commande électrique de tout le véhicule automobile. En outre, il se produit un accroissement de la quantité d'énergie, absorbée par le moteur, et de l'importance des matériaux rares à utiliser et du danger d'incendie. En outre, le dispositif doit comporter un canal de bypass et, pour éviter le dégagement des vapeurs de carburant et de la pellicule en régime de ralenti forcé, la connexion dudit canal avec la zone située en aval du papillon des gaz doit être réalisé près des soupapes d'admission du moteur, ce qui complique la cons truction du moteur. On s'est donc posé le problème de mettre au point un dispositif pour la réduction des gaz d'échappement toxiques d'un moteur à combustion interne à carburateur, qui permettrait de rédui re les limites d'appauvrissement du mélange carburé, nécessaire pour le fonctionnement du moteur au ralenti et aux faibles charges, d'augmenter sa combustion totale auxdits régimes de fcnctionnement du moteur, et de réduire ainsi la quantité d'oxyde de carbone et d'hydrocarbures s'échappant à l'atmosphère, ainsi que la consommation en carburant. Le dispositif selon l'invention, pour la réduction de la quantité de gaz toxiques s'échappant d'un moteur à combustion interne à carburateur, présente un corps abritant au moins, un canal principal destiné à amener le mélange carburé aux cylindres du moteur et ayant un papillon des gaz divisant ledit canal, suivant le sens de l'écoulement du mélange carburé, en une zone située en amont du papillon des gaz et unè zone située en aval dudit papillon, et un canal d'émulsion relié à la zone située en amont du papillon des gaz, près de l'arête supérieure du papillon des gaz en position fermée et relié plus loin, suivant le sens de 11 écoulement de l'émulsion, à travers un organe étrangleur réglable, à une chambre mise en communication, par un canal d'air,avec la zone située en amont du papillon des gaz, et, par un canal, avec la zone située en aval du papillon des gaz, un élément mobile étant placé dans la susdite chambre avec possibîité de se déplacer le long de l'axe du canal pour son obturation, le susdit dispositif selon l'invention étant caractérisé par le fait qu'une douille est installee dans la susdite chambre de manière qu'il existe un jeu annulaire à passage rétreint entre la paroi intérieure de la douille et la paroi extérieure de l'élément mobile, ce jeu étant relié au canal d'émulsion, en aval de l'organe étrangleur réglable suivant le sens d'écoulement de l'émulsion, et séparant lten- ceinte de la chambre reliée à la zone située en aval du papillon des gaz et l'enceinte de la chambre reliée à la zone située en amont dudit papillon des- gaz. I1 est avantageux de mettre en communication enceinte de chambre avec la zone située en amont du papillon des gaz a l'aide d'un canal d'air dont l'orifice de sortie soit disposé tangentiellement par rapport à la surface intérieure de la chambre. Il est également avantageux que le canal reliant l'encein- te de la chambre à la zone située en aval du papillon des gaz soit muni d'un orifice de sortie orienté tangentiellement par rapport à la surface intérieure du canal principal. Cette réalisation du dispositif assure de meilleures performances de réduction de la quantité d'oxyde de carbone et dthy drocarbures d'échappement et diminue la consommation de carburant en régimes de ralenti et de faibles charges du moteur. Cela resulte de l'amélioration des-processus de formation du mélange et de combustion au ralenti et sousfaibles charges et de la coupure de l'amenée du mélange en régime de ralenti forcé. L'air arrivant à la chambre, depuis la zone située en amont du papillon des gaz, grâce à la disposition tangentielle de l'orifice de sortie du canal d'air, passe le long de la surface de la cham bre, tourbillonne et pénètre dans le jeu annulaire. La dépression dans le jeu annulaire provoque le déplacement de lgair aux vites ses proches de celles du son. Cela contribue à la pulvérisation fine du carburant arrivant dans le jeu annulaire depuis le canal d'émulsion. De plus, le courant tourbillonnaire de l'air assure le brassage régulier de l'air avec le carburant. Ensuite, le mélange carburé arrive dans la partie de chambre où sa vitesse diminue brusquement.Puis, ledit mélange s'accélère de nouveau, à l'entrée du canal reliant la chambre avec le canal principal d'amenée du mélange carburé et, en sortant de ce canal1 se ralentit et tourbillonne le long de la surface du canal principal d'ame nee du mélange carburé, en arrivant vers les cylindres du moteur. Le changement par à-coups de la vitesse et de la pression du mélange carburé, pendant son déplacement dans le dispositif, contribue à la fragmentation des gouttelettes de carburant et à leur répartition régulière dans le mélange. Cela diminue les limites d'appauvrissement du mélange, augmente sa combustion complète et diminue, de ce fait, la consommation du carburant tout en réduisant la quantité d'oxyde de carbone et d'hydrocarbures s'échappant du moteur. Il est préférable que la surface extérieure de l'élément et la surface intérieure de la douille forment, du côté de l'enceinte de la chambre reliée à la zone située en amont du papillon des gaz, un secteur de constriction du jeu annulaire et, du côté de l'enceinte de la chambre reliée à la zone, située en amont du papillon des gaz, un secteur de diffusion du jeu annulaire. Cette réalisation assure au dispositif une simplicité de réglage, grâce à la conservation de la composition constante du mélange, indépendamment de son débit. Ce résultat est obtenu grâce au choix des profils des secteurs de constriction et de diffusion du jeu annulaire, de sorte que, lors de la modification de la position de l'élément mobile, le débit du carburant depuis le canal d'émulsion se modifie proportionnellement au changement du débit de l'air à travers le jeu annulaire. Les angles des profils des secteurs de constriction et de diffusion du jeu annulaire sont choisis en partant des particularités constructives du moteur, de-ses régimes de fonctionnement et de la catégorie de poids du véhicule automobile. Pour le déplacement axial de l'élément mobile on peut l'asservir à une vis de réglage qui permet de faire varier le régime du moteur avec composition constante du mélange carburé. Dans certains cas, pour simplifier la construction du dispositif de réduction de la quantité de gaz toxiques, il est avantageux de sacrifier un peu à l'économie et à la toxicité du moteur en régime de ralenti forcé, en reliant rigidement l'élément mobile à la vis de réglage. Afin d'interrompre l'amenée du mélange carburé et de réduire la quantité d'oxyde de carbone et d'hydrocarbures d'échappement en régime de ralenti forcé,il est avantageux, pour le déplacement axial de l'élément, de le relier à la cloison mobile d'une servocommande pneumatique dont l'enceinte de travail est reliée à l'atmosphère et, à l'aide d'une valve électromagnétique comman- dée en fonction de la vitesse de rotation du vilebrequin du moteur et de la position du papillon des gaz, à la zone située en aval du papillon des gaz. L'utilisation d'une servo-commande pneumatique classique9 pour le délacement axial de élément mobile dans le dispositif, permet d'améliorer les caractéristiques technico-économiques du dispositif. Cette réalisation constructive, pour le déplacement axial de l'élément mobile, nécessite un courant de 10 à 40 fois inférieur.C'est pourquoi, en raison de la diminution du nombre d'ampères-spires de ltenroulement de l'électro-aimant, le dispositif est d'un encombrement plus petit et, grâce à la simplification de l'appareillage de commutation, par suite de la réduction de l'intensité du courant dans l'enroulement de la valve électromagnétique, la fiabilité du dispositif-se trouve augmentée.De plus, la diminution de 1 'intensité du courant aux contacts de l'appareSE lage de commutation lors de leur ouverture, réduit au minimum le danger d'incendie du dispositif.Par ailleurs, les quantités de métaux non ferreux rares, ainsi que d'autres matériaux, nécessaires pour la construction du dispositif, sont réduites, ce qui aboutit à la diminution des frais de production, La suppression de la transformation double de 1 'énergie diminue sa consommation. Pour le déplacement axial de l'élément mobile, il est recommandé de le relier avec la cloison mobile d'une servo-commande pneumatique dont l'enceinte de travail est reliée à l'atmosphère par un canal débouchant dans la zone située en aval du papillon des gaz, près de l'arête supérieure du papillon des gaz fermé, et, à l'aide d'une valve électromagnétique commandée en fonction de la vitesse de rotation du vilebrequin de moteur,à la zone située en aval du papillon des gaz. Cette réalisation de la servc-- commande pneumatique évite l'obligation d'avoir recours à un cap- teur à contacts électriques détectant la position du papillon des gaz, ce qui évite le danger d'incendie' du dispositif et augmente sa fiabilité. L'utilisation d'un tel dispositif pour la réduction de = quantité de gaz tox ques s'échappant d'un moteur à combustion interne à carburateur équipant des automobiles permet, lors des parcours en ville, c'est-à-dire lorsque le moteur fonctionne essentiellement sous de faibles charges, au ralenti ou au ralenti forcé, de réduire la consommation de carburant de 4 à 7 et de diminuer la quantité d'oxyde de carbone et d'hydrocarbures de 20 à 4ase, sans augmenter la quantité d'oxydes d'azote. En même temps, le pourcentage de l'oxyde de carbone dans les gaz d'échappement, au régime de ralenti, diminue de 6 à 10 fois et celui des hydrocarbures de 20 à- 30%, le fonctionnement du moteur étant plus stable.Le dispositif suivant l'invention augmente l'efficacité de freinage du véhicule automobile par le moteur (régime de ralenti forcé) en évitant, en même temps, l'apparition d'explosions dans le pot d'échappement. Avec le contact d'allumage coupé, on évite le fonctionnement du moteur avec auto-allumage. De plus, le dispositif selon l'invention peut être installé sur des moteurs de machines de transport dans des stations de service. De cette façon, il est possible d'équiper du dispositif proposé, des machines de transport qui sont déjà en exploitation. On va donner ci-après la description d'un mode de réalisation particulier mais non limitatif de-la présente invention, en se référant aux dessins annexés sur lesquels-: -la figure 1 montre, en coupe longitudinale, un dispositif selon l'invention pour la réduction de la quantité de gaz toxiques s'échappant d'un moteur à combustion interne à carburateur, avec la disposition de ses éléments correspondant au régime de ralenti, -la figure 2 est une coupe selon II-II figure 1; -la figure 3 est une coupe selon III-III figure 2; -la figure 4 représente, en coupe longitudinale, la chambre du dispositif dans laquelle on a appliqué une variante de réalisation de ltél-ment mobile; -la figure 5 représente une variante de réalisation du jeu annulaire, à échelle agrandie;; -la figure 6 représente, en coupe longitudinale, un autre mode de réalisation d'un dispositif selon l'invention dont les éléments sont dans la position correspondant au régime de ralenti; -la figure 7, enfin, représente encore une variante de réalisation du dispositif suivant l'invention, en coupe longitudinale. Le dispositif illustré figure 1 comporte un corps 1 composé de deux parties 2 et 3 dans lesquelles se trouve un canal prin cipal 4 d'amenée du mélange carbure aux cylindres du moteur (non- représentés). Le canal 4 abrite un papillon des gaz 5 formant, avec le corps 1, selon le sens de l'écoulement du mélange carbure une zone 6 située devant le papillon des gaz et une zone 7 située derrière ledit papillon des gaz. Le canal 4 communique par un gaz 8 avec un moyen 9 d'amenée du carburant. A la partie inférieure 3 du corps 1, est prévu une chambre 10 reliée par un canal d'air Il avec la zone 6 située devant le papillon des gaz et, par un canai 12, avec la zone 7 située derrière le papillon des gaz. Dans la partie 3 est pratiqué un canal 13 relié par des orifices 14 et 15 avec la zone 6 située devant le papillon des gaz, près de l'arête supérieure du papillon des gaz 5 en position fermée, et communiquant avec la chambre 10 Dans la chambre 10 est placé, avec possibilité de déplacement axial, un élément mobile 16 lié à une vis de réglage 17 dont l'extrémité filetée est vissée dans un couvercle 18 fixé à la partie inférieure 3 du corps 1. Lors de son déplacement, l'élément 16 ferme le canal 12- et sépare ainsi la zone 7 située en aval du papillon des gaz 5 et la chambre 10. Le dispositif est doté d'une douille 19, placée dans la chambre 10 de manière à former un jeu annulaire à passage rétreint 22 entre la paroi extérieure 20 de l'élément 16 et la paroi intéo rieure 21 de la douille 19. Ce jeu sépare, dans la chambre lO,une enceinte 23 reliée par le canal Il avec la zone 6 située en amont du papillon des gaz, et une enceinte 24 reliée par le canal 12 avec la zone 7 située en aval du papillon des gaz.Dans la paroi externe de la douille 19 est formée une rainure 25 reliée par des orifices calibrés 26 avec le jeu annulaire 22, pour assurer le débit prescrit de l'émulsion carburant-air. Sur la rainure 25 est branché le canal 13 dans lequel est placé un organe dgétranglement réglable 27, ledit canal 13 communiquant, par un canal d'émulsion 28, avec le moyen 9 d'amenée du carburant. La douille 19, placée dans la chambre 10 de facon à former entre la parci extérieure 20 de l'élément 16 et la paroi intérieu re 21 de la douille 19 un jeu annulaire 22 relié, à travers l'ê trangleur réglable 27, au moyen 9 d'amenée du carburant, ainsi qua la présence de l'enceinte 23 reliée à la zone 6 située en amont du papillon des gaz et de l'enceinte c4 reliée à la zone située en aval du papillon des gaz, permettent de réaliser la pulvérisation fine du carburant et d'assurer le brassage du carburant avec l'air. L'orifice 29 (figure 2) du canal 12 est disposé tangentiel- lement par rapport à la surface intérieure 30 du canal 4, ce qui permet d'obtenir, par création d'un mouvement tourbillonnaire du mélange carburé, une amélioration ultérieure de l'homogénéité du mélange carburé. L'orifice 31 (figure 3) du canal Il est disposé tangentiellement à la surface intérieure 32 de la chambre 10, ce qui permet d'obtenir, par création d'un mouvement tourbillonnaire de l'air arrivant depuis le canal 11, une amélioration ultérieure de l'homogénéité du mélange carburé. Le dispositif venant d'être décrit fonctionne de la manière ci-après, Au temps d'admission du moteur à combustion interne, une dépression se forme dans la zone 7 située en aval du papillon des gaz 5. Du fait que, dans la zone6située en amont du papillon des gaz, la pression de l'air est supérieure à celle régnant dans la zone 7, il se crée une dépression dans le canal d'émulsion 28. Cette dépression assure l'aspiration de l'émulsion carburant-air à partir du dispositif 9 d'amenée du combustible au canal 13. L'émulsion carburant-air pénètre dans la rainure 25, puis, par les orifices 26, dans le jeu annulaire 22. Par ailleurs, du fait que la pression de l'air dans la zone 6 située en amont du papillon des gaz est supérieure à celle régnant dans la zone 7 et, par conséquent dans la chambre 10, l'air arrive par le canal 11 dans la chambre 10 et, en sortant de l'orifice 31, passe le long de la surface 32 de la chambre 10, tourbillonne et se dirige dans le jeu annulaire 22. La dépression créée dans le jeu annulaire 22 provoque le déplacement de l'air à des vitesses proches de celles du son, ce qui entraîne la pulvérisation fine du carburant franchissant les orifices calibrés 26 du jeu annulaire 22. En même temps, grâce au tourbillonnement de l'air, il se produit un brassage régulier de l'air avec le carburant. En provenance du jeu 22, le mélange carburé arrive à l'en- ceinte 4 où sa vitesse diminue brusquement. Puis, à l'entrée du canal 129 le mélange carburé s'accélère de nouveau et, en sortant du canal 12 par les orifices 29 et en se ralentissant, passe le long de la surface 30 du canal 4s tourbillonne et arrive vers les cylindres du moteur. La modification par à-coups de la vitesse et de la pression du mélange carburé, au cours de son écoulement dans le dispositif, contribue à la fragmentation des gouttelettes du carburant et à leur répartition régulière dans le mélange. Cela permet d'appauvrir le mélange et d'améliorer le processus de combustion en réduisant la consommation de carburant et en diminuant la quantité d'oxyde de carbone et d'hydrocarbures s'échappant du moteur. On peut alors attribuer une forme conique à la surface extérieure 33 figure 4) de l'élément mobile 34 et à la surface intérieure 35 de la douille 36, ainsi qu'à la surface extérieure 37 de l'élément 34 et à la surface intérieure 38 de la douille 36, de sorte que les surfaces 33 et 35 forment, du côté de l'en- ceinte 23 de la chambre 10, un secteur de convergence ou constriction 39 figure 5) du jeu annulaire 40 et, du côté de l'enceinte 24, un secteur de diffusion 41 du susdit jeu annulaire. Dans ce cas, au cours du fonctionnement du dispositif, l'émulsion carburant-air arrive dans la-rainure 25 de la douille5 comme on vient de le décrire cidessus, et, plus loin, par les orifices calibrés 26, dans le jeu annulaire 40. A son tour, le courant d'air tourbillonnant s'introduit dans le jeu annulaire 40. En même temps, sur le secteur de constriction 39, la vitesse du courant s'accroit alors que, sur le secteur de diffusion 41s du jeu annulaire 40, l'air s'accélère jusqu'à des vitesses proches de celle du son. Cela provoque une pulvérisation fine, jusqu'à l'état moléculaire, du carburant arrivant des orifices cali- brés 26 dans le jeu annulaire 40.Par un choix convenable des angles d'inclinaison des surfaces coniques 33 et 35, par rapport à l'axe longitudinal de l'élément 34, respectivement de 230 et 30 ; et des surfaces coniques 37 et 38, respectivement, de 60 et 30 , on assure, pour l'exemple concret donné, un rapport constant entre l'air passant à travers le jeu annulaire 40 et le carburant arrivant depuis les orifices calibrés 26 audit jeu annu- laire, ce qui permet de régler la vitesse de rotation du vilebrequin du moteur pour le régime de ralenti, avec une composition constante du mélange carburé, à l'aide de la vis de réglage 17 Les angles optimaux des secteurs de constriction et de diffusons pour un moteur d'une cylindrée de 1,45 1, sont donnés sur la figure 5. Il est possible de relier l'élément mobile 42 (figure 6) à une cloison mobile 43 interposée entre la partie inférieure 3 du corps 1 et un couvercle 44. L'enceinte de travail 45 de la servocommande pneumatique 46 communique, par un canal 47, avec une valve électromagnétique 49, commandée à partir d'un bloc de commande 48 en fonction de la position du papillon des gaz 5 et de la vitesse de rotation du vilebrequin de moteur. La valve 49 comprend un corps 50 dans lequel se trouvent un électro-aimant 51 et un élément mobile 53 poussé par un ressort 52. La valve 49 assure, en fonction de la position du papillon des gaz 5 et de la vitesse de rotation du-vilebrequin de moteur, la mise en communication alternative de l'enceinte 45 avec l'atmosphère, par le canal 54, et avec la zone 7 située en aval du papillon des gaz, par le canal 55. Dans le couvercle 44 se trouve une vis 56 qui règle la vitesse de rotation du vilebrequin du moteur en régime de ralenti, par modification de la position de l'élément mobile 42 à l'aide d'une membrane 43. On peut relier l'enceinte de travail 45 de la servocommande pneumatique avec lXatmosphère par un canal 57 (figure 7) débouchant dans la zone 6 située en amont du papillon des gaz, près de l'arête supérieure du papillon des gaz fermé. Dans ce cas, le bloc de commande 58 règle seulement la vitesse de rotation du vilebrequin du moteur. Dans ce cas, lors du fonctionnement du dispositif avec le papillon des gaz 5 fermé et avec la vitesse de rotation du vilebrequin correspondant au ralenti, le bloc de commande 48 (figure 6) reçoit un signal et assure, à l'aide de la valve 49, la mise en communication de l'enceinte de travail 45 avec la zone 7 située en aval du papillon des gaz. Du fait que la pression de l'air dans la zone 7 située en aval du papillon des gaz est inférieure à la pression atmosphérique, la cloison mobile 43 s'incurve vers le couvercle 44 et fait déplacer l'élément 42 en ouvrant le canal 12. La zone 7 située en aval du papillon des gaz communique avec l'enceinte 24 de la chambre 10 et le dispositif fonctionne de la manière décrite plus haut.Dans ce cas, il faut avoir un courant de faible intensité pour le fonctionnement de la valve 49, car le déplacement de l'élément 42 se réalise sous l'action de la chute de pression agissant sur la cloison mobile 43. A une vitesse de rotation du vilebrequin de moteur supérieure de 200 à 40Q tours à sa vitesse minimale stable correspon dant au ralenti1 et avec la position fermée du papillon des gaz 5, la valve 49 isole l'enceinte de travail 45 de la zone i située en aval du papillon des gaz et, grâce à la mise en communication de l'enceinte de travail 45, par l'orifice 54, avec l'atmosphère9 la pression dans. l'enceinte de travail augmente jusqu'à la pres sion atmosphérique. Dans ce cas, la cloison mobile 43 tend à reprendre sa position initiale et fait déplacer l'élément 42 en fermant le canal 12 et en coupant, ainsi, l'amenée du mélange carburé au régime de ralenti. Dans un autre cas, lors du fonctionnement du dispositif avec le papillon des gaz 5 fermé, l'enceinte de travail 45 (figure 7) est reliée par le canal 57 avec la zone 6 située en amont du papillon des gaz, où la pression est égale à la pression atmosphérique, et avec une vitesse de rotation du vilebrequin correspondant au ralenti, le bloc de commande 58 assure, à l'aide de la valve 55, la mise en communication de l'enceinte ae travail 45 avec la zone 7 située en aval du papillon des gaz et le dispositif fonctionne en régime de ralenti, comme on vient de décrire plus haut. Pour une vitesse de rotation du vilebrequin de moteur supérieure de o00-400 tours à celle correspondant au ralenti, le bloc de commande isole l'enceinte de travail 45 de la zone 7 située aval du papillon des gaz et, grâce à la mise en communication de l'enceinte de travail 45, par le-canal 57, avec la zone 6 située en amont du papillon des gaz, la pression dans ltenceinte de travail 45 augmente jusqu'à la pression atmosphérique et le dispositif fonctionne en régime de ralenti forcé, comme on vient de dé crire plus haut. En même temps, du fait qu'à la fermeture du papillon des gaz 5 le signal est envoyé directement, sans passer par le bloc de commande, vers l'organe de déplacement de l'élément 42, et no- tamment vers la cloison mobile 43, la fiabilité du dispositif augmente. Gn n'a pas besoin de capteurs de la position du papillon des gaz 5. Des dispositifs suivant l'invention ont été installés sur des voitures et ont subi des essais, en cycles de roulement imi- tant la circulation en ville On a établi alors que la consommation de carburant diminue de 4 à 7, la quantité d'oxyde de carbone et d'hydrocarbures se réduisant de 20 à 40%, sans augmenta tion de la quantité d'oxydes d'azote. En régime de ralenti, la proportion d'oxyde de carbone dans les gaz d'échappement diminue de 6 à 10 fois et celle des hydrocarbures de 20 à 309o', avec un fonctionnement plus stable du moteur. L'efficacité du freinage du véhicule par le moteur augmente et il se produit sans explosions dans le pot d'échappement. il n'y a pas eu de cas de fonctionnement du moteur avec auto-allumage, le contact d'allumage étant coupé. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés; elle en embrasse au contraire, toutes les variantes. -REVEDICATIOIS- 1.- Dispositif pour la réduction de la quantité de gaz toxi- quels s'échappant d'un moteur à combustion interne à carburateur, dans le corps duquel se trouvent au moins: un canal principal des tiné à amener le mélange carburé aux cylindres du moteur et équi pé d'un papillon des gaz divisant le canal principal, suivant le sens de l'écoulement du mélange carburé, en une zone située en amont du papillon des gaz et une zone située en arrière dudit papillon des gaz; et un canal d'émulsion relié à la zone située en amont du papillon des gaz, près de l'arête supérieure du papillon des gaz en position fermée, et relié plus loin, suivant le sens de l'écoulement de l'émulsion, à travers un organe étrangleur reglable, à une chambre reliée par un canal d'air à la zone située en amont du papillon des gaz et, par un canal, avec la, zone située en aval dudit papillon des gaz, un élément mobile étant installé dans la chambre de manière qu'il puisse se déplacer le long du canal, pour llobturation dudit canal, le susdit dispositif étant caractérisé en ce qu'unie douille est montée dans la chambre de manière à former, entre la paroi intérieure de la douille et la paroi extérieure de l'élément mobile, un jeu annulaire à passage rétreint relié au canal d'émulsion en aval de l'organe étrangleur réglable suivant le sens d'écoulement de l'émulsion et séparant l'enceinte de chambre reliée à la zone située en aval du papillon des gaz de l'enceinte de la chambre reliée à la zone située en amont dudit papillon des gaz, 2.- Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'orifice de sortie du canal, reliant l'enceinte de chambre à la zone située en amont du papillon des gaz est disposé tangentiellement par rapport à la surface intérieure de la chambre. 3.- Dispositif selon Itune quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'orifice de sortie du canal reliant l'enceinte de la chambre à la zone située en aval du papillon des gaz est disposé tangentiellement par rapport à la surface intérieure du canal principal. 4.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la surface extérieure de l'élément mobile le et la surface intérieure de la douille forment, du côté de ltenceínte de la chambre reliée à la zone située en amont du papillon des gaz, un secteur de constriction ou convergence du jeu annulaire et, du côté de l'enceinte de la chambre reliée à la zone située en aval du papillon des gaz, un secteur de diffusion du susdit jeu annulaire. 5.- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que, pour son déplacement axial, l'élément mobile est relié à la cloison mobile d'une servo-commande pneumatique dont laenceinte de travail est reliée à l'atmosphère et, à l'aide d'une valve électromagnétique commandée en fonction de la vitesse de rotation du vilebrequin de moteur et de la position du papillon des gaz, à la zone située en aval du papillon des gaz. 64- Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que, pour son déplacement axial, l'élément mobile est relié à la cloison mobile d'une servo-commande pneumatique dont l'enceinte de travail est reliée, par un canal débouchant dans la zone située en amont du papillon des gaz près de l'arête supérieure du papillon des gaz en position fermée, avec l'atmosphère, et, par une valve électromagnétique commandée en fonction de la vitesse de rotation du vilebrequin de moteur, à la zone située en aval du susdit papillon des gaz.