L'invention est relative à un procédé de fabrication de sels d'héparine simples contenant des cations métalliques autres que le sodium, ou mixtes, c'est-à-dire des sels d'héparine contenant plusieurs cations métalliques, parmi lesquels le cas échéant le sodium, et ayant des teneurs relatives en ces cations correspondant à des valeurs prédéterminées à volonté. On rappellera que les héparines commerciales ou purifiées sont souvent disponibles sous la forme de leurs sels de sodium, forme qui résulte généralement des conditions dans lesquelles ces héparines ont été produites, notamment par extraction à partir des milieux biologiques naturels qui en contiennent, et purifiées. On sait cependant que l'utilisation en thérapeutique de ces sels, dont l'activité anticoagulante est bien connue, n'est pas dépourvue d'incorvénients. Etant donné en effet que l'héparine présente une affinité plus marquée pour le calcium que pour le sodium, l'administration d'héparinate de sodium s'accompagne d'une fixation du calcium prélevé au niveau des différents tissus de l'organisme et plus particulièrement au niveau local des parois vasculaires et capillaires. Dans le cas de l'administration sous-cutanée d'une solution à concentration élevée, l'effet de chélation du calcium est majoré aux dépens des lits capillaires voisins dont la perméabilité se trouve diminuée. Ceci a pour effet la formation de pétéchies et d'hématomes. Pour remédier à ces difficultés on a certes déjà proposé de réaliser une substitution partielle des cations sodium de ces sels d'héparine, notamment par du calcium. Les sels obtenus, qui contiennent alors déjà une proportion notable d'ions calcium, se sont effectivement révélés être d'une utilisation beaucoup plus facile en thérapeutique. Les procédés utilisés à ce jour pour réaliser cette substitution impliquent, en général, soit une remise en contact directe de ces sels de sodium de l'héparine avec un sel de calcium, par exemple le chlorure de calcium, soit l'isolement de l'héparine sous sa forme acide libre, notamment sur une résine échangeuse d'ions, acide ou faiblement acide. Le procédé par contact direct ne permet cependant de réaliser qu'une substitution limitée des ions sodium du sel ilitial par le calcium. On constate certes, pour une concentration donnée en héparine, que l'addition de quantités croissantes de chlorure de calcium résulte, dans un premier stade, en une fixation quand titative des ions calcium ajoutés sur l'héparine. Par exemple, en ajoutant à 100 g d'héparinate de sodium 6,5 g de calcium sous forme de chlorure de calcium, notamment dans les conditions qui seront décrites dans les exemples, on obtient très facilement un héparinate mixte ayant une teneur en calcium de 6% nn poids. L'analyse de cet héparinate montrera cependant qu'il présente encore une teneur de 5,12% en poids de sodium. On observe cependant que, dans un second stade, notamment à partir de ce taux de 6% en calcium, la fixation de celui-ci n'est plus quantitatIve, si l'addition de chlorure de calcium est poursuivie. Par exemple, pour obtenir un taux de 8,75% de calcium, il sera nécessaire d'apporter 12 ó de calcium au milieu. Si l'addition est poursuivie jusqu'à obtenir une concentration en calcium même très importante, on ne parviendra pas c réaliser us désodage complet. il apparaît donc que ce procédé ne permet pas d'obtenir, si on le désire, un héparinate de calcium entièrement dépourvu d'ions sodium. D'une façon générale il ne permet donc pas non plus, du moins dans les conditions actuellement connues, l'accès à des sels mixtes de l'héparine, par exemple de calcium et de magnésium, pratiquement totalement dépourvus d'ions sodium, à partir d'une matière première constituée par un héparinate de sodium. ;'autre type de procédé envisagé plus haut d'une façon très générale pourrait en principe obvier à de tels inconvénients. Le passage par l'état acide héparinique présente cependant de nombreux autres inconvénients dont l'un, plus particulièrement redouté, consiste dans l'instabilité de l'acide héparinique, quelles que soient les conditions opératoires. La perte d'activité anticoagulante enregistrée est comprise entre 20 et 30% par rapport à celle de l'héparine engagée. De plus on conçoit aisément que ce type de procédé ne peut être mis en oeuvre que très difficilement, quand ce n'est pas impossible, à la fabrication de sels mixtes à concentrations relatives prédéterminées en ions métalliques différents. L'invention a donc pour but de remédier à ces divers incon vérients, notamment de fournir un procédé qui permette à partir d'un sel simple d'héparine donné, notamment à partir d'un sel de sodium de I'héparine, l'obtention aisée aussi bien de sels sim ples d'héparine d'un métal autre que le sodium, pratiquement exempts de tout autre type d'ions métalliques, que de sels mixtes à teneurs relatives prédéterminées à volonté-en ions métalliques distincts, quelles que soient les natures de ceux-ci. Le procédé selon l'invention qui comprend, dans une première phase, une première mise en contact d'un sel simple initial de l'héparine avec un sel du métal que l'on veut substituer à celui contenu dans l'héparinate initial, est caractérisé en ce que l'on -procède ensuite, dans une deuxième phase, au moins une fois au cycle d'opérations que représente la séparation des ions métalliques libres d u m i 1 i e u contenant l'héparinate obtenu-et la remise en contact de celui-ci avec le sel contenant le métal de substitution. De préférence, le sel simple initial de l'héparine initialement mis en oeuvre est constitué par lthéparinate de sodium. L'invention repose sur la découverte que, lors de la réaction d'un héparinate de sodium avec du chlorure de calcium, les ions sodium libérés au cours de la réaction initiale sous forme de chlorure de sodium, entrent en compétition avec les ions calcium et tendent finalement à bloquer l'échange, malgré l'affinité de l'héparine pour le calcium plus importante que pour le sodium. L'élimination préalable des ions sodium permet alors la poursuite de la substitution des ions sodium encore contenus dans l'héparinate par des ions calcium. Bien entendu la réaction d'un sel initial formé par un héparinate de sodium ou d'un autre métal avec un sel d'un métal autre qu'un sel de calcium met en jeu des phénomènes équivalents. On constate que la mise en oeuvre, dans la deuxième phase susdite, d'une seule séparation des ions métalliques libres suivie d'une seule remise en contact de la solution contenant l'hépari- nate avec une quantité suffisante du sel du métal de substitution, permet de produire un héparinate contenant une proportion plus importante d'ions du métal de substitution que n'en contiendrait l'héparinate qui aurait pu être obtenu à l'issue de la seule première phase, même en mettant en oeuvre une quantité de sel du métal de substitution plus importante vis-à-vis de celle du sel simple initial. Le cycle d'opérations susdit peut, si besoin, être répété, surtout dans le cas où l'on veut réaliser une substitution complète des ions métalliques du sel d'héparine initial. On observe cependant que si la mise en contact pendant la première phase a déjà permis une substitution relativement importante des ions du métal contenus dans ''héparinate initialement mis en oeuvre par des ions du métal de substitution, un seul cycle des opérations caractéristiques de la seconde phase de procédé selon l'invention peut être suffisant pour réaliser une substitutin complète des ions métalSiques contenus dans l'héparinate initial Par exemple, il est possible, partant d'une solution de sel d'héparine contenant 8,75% de calcium, de réaliser une désodation pratiquement complète de ce sel, après séparation des ions métalliques libres du milieu, par remise en contact de ce sel d'héparine avec une quantité de chlorure de calcium correspondant à un apport de 10 en poids de calcium vis-à-vis de l'héparinate. Celui-ci contient, à l'issue de cette opération, environ ?0,5P en poids de calcium. Par remise en contact d'une solution du même héparinate à 8,75% de calcium avec une quantité de chlorure de calcium ne correspondant qu'à un apport de 3% en poids de calcium, on obtient déjà un héparinate contenant 10,2% de calcium. L'opération de séparation des ions libérés considérée dans la susdite seconde phase peut être effectuée de toutes façons en soi connues. De préférence on aura cependant recours à une opération de dialyse, notamment contre de l'eau déminéralisée, ou à une précipitation de l'héparinate obtenu dans un milieu dans lequel les sels formés par les ions métalliques libérés sont solubles, notamment dans un milieu hydroalcoolique ne dépassant de préférence pas 70"GL. Si l'on a recours à la dialyse, notamment contre de l'eau déminéralisée, elle doit- normalement être poussée pendant un temps suffisant pour réaliser l'élimination pratiquement complète des ions sodium libérés après la première mise en contact.Cette ope- ration de dialyse peut éventuellement être réalisée simultanément avec cette première mise en contact, si l'on prend soin d'opérer d'emblée avec un excès de sel de calcium, de façon à séparer du milieu de réaction les ions sodium libérés de celui-ci- au fur et à mesure de leur libération, de sorte que l'on obtient, dès cette première mise en contact, lors de la mise en oeuvre de quantités déterminées, par exemple, de sel sodique de l'héparine et de chlorure de calcium, une désodation de l'héparine initiale plus poussée que celle qui peut être obtenue par la mise en oeuvre des mêmes quantités de réactifs, mais sans dialyse simultanée. La dialyse peut éventuellement n'être démarrée qu'au moment où une substitution partielle, par exemple de 6% de sodium par du calcium, aura déjà été réalisée, c'est-à-dire au moment où la compétition entre les ions sodium et calcium qui empêche la substitution de se poursuivre devient importante. Par exemple, pour obtenir un sel d'héparine contenant 8,75% de calcium, on pourra mettre en contact l'héparinate de sodium initial avec une quantité de chlorure de calcium correspondant à un apport de 42% de calcium, la dialyse étant démarrée lorsque la quantité de calcium fixée sur l'héparine aura atteint 6%,environ 16 heures après la mise en contact du sel de sodium de l'héparine avec le chlorure de calcium, la dialyse étant alors poursuivie pendant 6 heures. Si l'on a recours à la méthode de précipitation, le précipité d'héparinate obtenu est remis en dissolution dans l'eau distillée et remis en présence d'ions calciques, notamment sous forme de chlorure de calcium. Ainsi peut-on obtenir aisément, par exemple à partir de la solution d'héparinate mixte de sodium et de calcium ayant un taux de 8,75% en calcium obtenue dans les conditions sus-indiquées, un sel de calcium de l'héparine pratiquement exempt d'ions sodium, par simple précipitation de l'héparinate mixte à l'alcool éthylique neutre, par redissolution de ce précipité dans l'eau et par apport à la solution aqueuse cbtenue d'une quantité de chlorure de calcium correspondant à un apport de 3% en calcium vis-à-vis du poids de l'héparine initialement engagée. Enfin il va de soi que l'on peut associer les deux modes de séparation, notamment procéder à une opération de dialyse du milieu d'abord, puis précipiter l'héparinate pour le séparer du milieu de réaction, l'héparinate précipité étant alors repris en solution et remis en contact avec le sel contenant le métal de substitution désiré. On obtient donc facilement dans tous les cas un héparinate de calcium ayant une teneur en ions calciques comprise entre 10,3% et 10,6% et une teneur en sodium inférieure à 0,1%. On a constaté que, de façon heureuse, l'activité anticoagulante de l'héparine initialement mise en oeuvre est intégralement conservée dans le produit final. L'utilisation thérapeutique de cet héparinate de calcium enti-rement désodée est avantageuse, en ce qu'il peut être administré par injections locales, notamment sous-cutanées, à des doses très concentrées. Il est ainsi possible de tirer un profit maxi mum de la grande activité antigoagulante de l'hétarine, tout en évitant chez les patients les inconvénients qui ont été brieve- ment rappelés plus haut. Au surplus l'administration par vole sous-cutanée d'une solution à concentration élevée est particulièrement intéressante car elle permet d'obtenir un effet retardé de l'action anticoagulante de l'héparine et ainsi d'éviter les perfusions ou les injections répétées par voie intraveineuse. Le procédé selon l'invention permet donc l'obtention d'une héparine calcique entièrement désodée dans des conditions faciles à mettre en oeuvre, sans passage par l'intermédiaire de la forme acide de l'héparine, donc sans aucun risque de perte d'activité anticoagulante. On peut dans les mêmes conditions préparer des héparinates de magnésium ou d'autres cations entièrement désodés. Dans ce qui précède on a surtout envisagé l'application du procédé selon l'invention à la production de sels simples de l'héparine contenant des cations différents de ceux du sel initial, notamment du sodium. Il se prête cependant également à la production de sels mixtes de l'héparine contenant des ions du métal de substitution susdit et des ions d'un métal distinct dans des proportions déterminées lorsque, conformément à l'invention, 4Cil est complété par une troisième phase caractérisée par la mise en contact de l'héparinate simple du métal de substitution obtenu à l'issue de la susdite deuxième phase avec une quantité d'un sel du susdit métal distinct fonction des proportions relatives désirées des ions du susdit métal de substitution et du susdit métal distinct dans l'héparinate mixte final. Il peut naturellement se faire que la proportion des ions du métal de substitution qui peut ainsi être substituée au cours de la troisième phase considérée 50iL elle-même limitée dans des conditions semblables à celles qui ont été envisagées plus haut à propos de la mise en contact d'un sel de sodium de l'héparine avec un sel de calcium, tel que le chlorure de calcium. Il est alors cependant clair que l'on se retrouvera ramené au procédé en deux phases évoqué ci-dessus, dans le cas où l'on voudra dépasser les proportions limites de substitution qui ne peuvent être atteintes par une simple opération de mise en contact. On obtient ainsi ûn procédé très maniable de production d'héparinates mixtes à teneurs relatives prédéterminées en ions métalliques différents quelconques, à partir d'une matière première constituée notamment par un héparinate de sodium, en passant par l'intermédiaire du sel simple entièrement désodé de l'un des métaux devant entrer dans le sel mixte.Par exemple pour produire un héparinate mixte de calcium et de magnésium à partir d'un sel de sodium de l'héparine, on forme d'abord le sel simple désodé de l'un de ces métaux par la mise en oeuvre des deux premières phases du procédé selon l'invention,-puis on effectue la substitution de la proportion désirée des ions métalliques du sel simple d'héparine formé par la mise en contact de ce dernier dans la troisième phase susdite, avec la quantité correspondante prédéterminée, comme il sera indiqué notamment ci-après dans les exemples, d'un sel, par exemple un chlorure, de l'autre métal. Pour former des sels mixtes dont l'un des ions métalliques est constitué par celui de l'héparinate initial mis en jeu dans la première phase du -procédé selon l'invention, par exemple par le sodium, dont la teneur en cet ion métallique soit cependant supérieure à celle qui peut être atteinte par simple mise en contact des réactif s correspondants, tel qu'un héparinate mixte à teneur élevée en calcium et à teneur faible en sodium, on peut ne pas pousser les réactions des première et seconde phases du procédé sus-indiqué jusqu'à obtenir un sel de calcium complètement désodé. Ainsi peut-on, notamment, mettre en oeuvre des quantités moindres de sels de calcium dans ces première et seconde phases, réglées selon la constitution finale du sel mixte désire. On peut naturellement aussi, pour atteindre le même but, quand même d'abord faire le sel de calcium désodé, puis mettre celui-ci en contact avec une quantité suffisante de chlorure de sodium pour produire un échange limité des ions calcium par des ions sodium. Le procédé selon l'invention pérmet également la fabrication d'héparinates mixtes, par exemple de calcium et de magnésium, pratiquement exempts d'ions sodium, i partir d'une matière première constituée par un héparinate de sodium. Ainsi peut-on, grâce au procédé selon l'invention, produire des héparinates mixtes ayant des proportions relatives prédéterminées répondant aux besoins particuliers désirés, fonction des applications qui doivent en astre faites, notamment dans le domaine thérapeutique, et des conditions dans lesquelles de tels héparinates doivent être administrés. La description de l'invention sera encore complétée par la description d'un mode opératoire général relatif à la fabrication d'un sel de calcium désodé de l'héparine (étant entendu que l'on pourrait dans des conditions dquivalentes former des sels désodés d'autres métaux) et de plusieurs exemples, à la seule fin d'illustrer la très grande souplesse de mise en oeuvre du procédé selon l'invention et la diversité des produits qu'il permet d'obtenir. MODE OPERATOIRE GENERAL On décrit tout d'abord dans ce qui suit un mode opératoire général préparé pour la production d'héparinate de calcium pratiquement complètement exempt de sodium, à partir d'héparine sous la forme de son sel de sodium. L'héparinate de sodium est mis en solution dans de l'eau distillée pour obtenir 15.000 d 20.000 UI/ml, soit à une concentration de 10 à 12,5 %; la température est maintenue entre 10 et 400C, de préférence 2TOC. Sous agitation on introduit, dans la solution d'héparine, une quantité de calcium, sous forme de chlorure de calcium, comprise entre 10 et 40%, de préférence 12 % en calcium du poids de l'héparine mise en oeuvre. On amène le pH du milieu à 7,5 par CaO ; on laisse sous agitation pendant 8 à 24 h, de préférence 16 h, en maintenant la température à 250C. Au bout de ce temps, on effectue une dialyse pendant 6 heures. Le dialysat est recueilli et filtré sur une plaque d'amiante. Le dialysat filtré est ramené à un pH compris entre 4 et 7,5, de préférence 6,5, par addition d'acide chlorhydrique. On effectue alors une addition d'alcool éthylique neutre de force 96"GL, à raison de 1,5 partie d'alcool pour 1 partie de dialysat ; on laisse au repos pendant 2 à 6 h et on recueille l'héparinate forme dans de l'alcool neutre de force 99,5" GL. On procède alors à un broyage et une agitation simultanés.L'héparinate mixte calciumsodium obtenu après filtration est dissous dans la quantité d'eau distillée nécessaire à l'obtention d'une solution renfermant 15.000 à 20.000 UT/ml. On ajoute alors sous agitation et à la température de 250C une quantité de calcium sous forme de chlorure de calcium, comprise entre 3 et 15k en calcium, de préférence 10 . On laisse sous agitation de 8 à 24 h, de préférence 12 h, en maintenant le pH vers 7,3, par addition de Ca (OH)2 ou d'HCl 2 N. Après les 12 heures d'agitation, on répartit la solution d'héparinate de Ca++ dans des boyaux de dialyse et on dialyse environ 6 h contre de l'eau déminéralisée apyrogène, à température ambiante. Le dialysat obtenu a une conductivité de 10.000 M Mhos à 25"C et un pH de 7,2. On ajuste le pH à 5,5 par de l'acide chlorhydrique 2 N, on ajoute 30/o o d'un agent bactériokatique constitué par le méta Crésol, puis on filtre le dialysat sur de l'amiante. L'héparinatede calcium est précipité de la solution par addition de 1,5 partie d'alcool éthylique neutre de force 960 GL, après 2 h de repos. L'héparinate de calcium est recueilli dans 10 volumes d'alcool éthylique neutre de force 99,5" GL, broyé, filtré, lavé sur BEchner à l'alcool éthylique neutre 99,5 GL. L'héparinate de calcium désodé obtenu est ensuite séché sous vide à 0,1 Torr à la température de 45"C. On peut ainsi obtenir aisément, notamment à partir d'une héparine Codex sous sa forme de sel de sodium dont la composition est indiquée ci-dessous, un héparinate de calcium ayant une actitivé anticoagulante de l'ordre de 160 UI/mg, une teneur en calcium de l'ordre de 10,6 %, une teneur en sodium de l'ordre de 0,05 %. Dans les exemples dont la description suit, l'héparine mis en oeuvre initialement répond aux normes suivantes Aspect : conforme Solution à 5 % : limpide Métaux lourds : Néant Protéines : néant Azote total : 2,2 % Soufre : 10,7 % Activité anticoagulante : 166 UI/mg Apyrogène : Apyrogène (selon les normes con Substances pyrogènes : Apyrogène formes aux méthodes générales d'analyse de la Pharmacopée Fran çaise Be ed.,page 1615) Substances histaminiques : néant Teneur en ammonium : Teneur en calcium : Teneur en sodium : 11,5 % Teneur en potassium : 0,5% Teneur en magnésium :40,1 0,1 % EXEMPLE :-Héparinate de calcium. 100g héparine Codex répondant aux normes sus-indiquées et titrant 160 UI/mg, soit au total 16.000.000 UI sont dissous dans 800 ml d'eau distillée ; la conductivité est de 22.000 P Mhos à 250C, le pH de 7. Sous agitation on ajoute l'équivalent de 12 g de calcium sous forme de C12Ca,2H20 PM147,soit 44 g de CaCl2, 2 H20 ; la conductivité est de 50.000 Mhos, le pH de 5. On ajoute 200 mg de CaO pour ajuster le pH à 7,5, on laisse sous agitation 16 h.La température étant maintenue A 25 C après ce temps d'agitation, on répartit la solution en boyaux de précision connus sous la désignation NOJAX, à raison de 300 ml par boyau ; on met les boyaux en présence de 6 litres d'eau déminéralisée, dont la résistivité est 1000 K /cm et on laisse en contact 6 h. On obtient 1600 ml de dialysat dont la conductivité est de 20.000 p Mhos et ayant un pH 7. Le dialysat est filtré sur BUchner préalablement décontaminé par-passage dans l'eau javellisée, puis lavé à l'eau déminé ralisée apyrogène et une nouvelle fois décontaminé dans de l'eau phénolée à 30/0, et lavé à neutralité par de l'eau déminéralisée ap r gène. La filtration s'effectue sur un disque d'amiante connu sous la désignation EKS 2, préalablement lavé par une solution d'HCl 5 N et lavé à neutralité par de l'eau déminéralisée apyrogène. La filtration demande 1 h, un lavage est effectué sur le disque d'amiante par 250 ml d'eau déminéralisée. Les filtrat et lavage sont réunis ; on obtient 1900 ml qui sont ramenés à pH 6,5 par quelques gouttes d'acide chlorhydrique 2 N et on ajoute soeis agitation 2850 ml d'alcool éthylique neutre de force 960 GL ; on laisse- au repos 2 h puis on recueille l'hépa- rinate mixte de calcium-sodium obtenu dans 1000 ml d'alcool éthylique 99,5 GL ; on effectue un léger broyage dans l'alcool, à l'aide d'un broyeur Ultra-Turax, on filtre sur Bllchner, sous légère dépression et on essore au maximum.On reprend l'héparinate mixte de calcium-sodium, dans 800 ml d'eau distillée et sous agitation. On ajoute l'équivalent de 10 g de calcium sous forme de chlorure de calcium, soit 36,7 g de CaCl2, 2 H20 ; on ajuste le pH à 7,3 par CaO (environ 100 mg), puis on laisse sous agitation 16 h à la température de 25 C. Après ce temps d'agitation, la solution est de nouveau mise en dialyse dans les mêmes conditions que précédemment, pendant 6 heures Le dialysat (1500 ml) a une conductivité de 10.000 ps Mhos et un pH de 7,2 ; ce dernier est ramené à 5,5 par de l'acide chlorhydrique 2 N et on ajoute alors 4,5 g de méta Crésol. La solution est filtrée sur disque d'amiante EKS 2 préparé dans les conditions décrites plus haut. Le filtrat avec lavage (1700 ml) est additionné de 2550 ml d'alcool éthylique neutre de force 960 GL sous agitation manuelle.Après 2 h de repos,l'héparinate de calcium est recueilli dans 1000 ml d'alcool éthylique neutre de force 99,50 GL et broyé dans l'alcool avec un agitateur Ultra-Turax. L'héparine te de calcium est filtré sur Bllchner, essoré, lavé par 200 ml d'alcool éthylique 99,5 GL, puis séché sous vide de 0,1 Torr à la température de 45 C. On obtient 102 g d'héparinate de calcium titrant : 155 UT/mg, soit 15.800.000 UI-Rendement 99 %. La teneur en calcium sur produit anhydre est de : 10,4 % La teneur en sodium sur produit anhydre est de : 0,05 ,% EXEMPLE II Héparinate de calcium. 10.000 g d'héparine Codex titrant 160 UI/mg, soit au total 1.600.000.000 UI sont dissous dans 80 litres d'eau distillée. La conductivité est de 22.000 P Mhos à 250C ; le pH est de 7. Sous agitation on ajoute l'équivalent de 1200 g de calcium sous forme de chlorure de calcium, 2 H20, soit 4.400 g ; la conductivité du milieu est de 50.000 jeu Mhos, le pH dé 5. On amène le pH à 7,5 par addition de 20 g d'oxyde de calcium, on laisse sous agitation 16h. La température étant maintenue à 25 C après ce temps d'agitation, on répartit la solution en boyaux Nojax de précision à raison de 300 ml par boyau ; on met les boyaux dans un bain de 600 litres d'eau déminéralisée apyrogène, de résistivité 1000 K#/cm et on laisse en contact 6 h. Le dialysat, dont la conduc activité est de 20.000 Mhos, représente un volume de 160 litres, le pH est de 7. Le dialysat est filtré sur Rucher inox préalablement décontaminé par passage dans lteau Javellisée, puis lavé à l'eau démi néralisée apyrogène et une nouvelle fois décontaminé dans de l'eau phénolée à zi /OO et enfin lavé z neutralité par de l'eau déminéra- lisée apyrogène. La filtration s'effectue sur un disque d'amiante EKS 2, préalablement lavé par une solution d'HCl 5 N, et lavé à neutralité par de l'eau déminéralisée apyrogène. La filtration demande 12 h, un lavage est effectué sur le disque d'amiante par 25 litres d'eau déminéralisée apyrogène. Le filtrat et le lavage sont réunis ; on obtient 185 litres qui sont ramenés à pH 6,5 par de l'acide chlorhydrique 2 N et on ajoute sous agitation 277,5 litres d'alcool éthylique neutre 96 GL. on laisse au repos 2 h, puis on recueille manuellement l'héparinate mixte de calcium-sodium obtenu, dans 100 1 d'alcool éthylique 99,5 GL. On reprend l'héparinate mixte de calcium-sodium, dans 80 1 d'eau distillée etR sous agitation,on ajoute l'équivalent de 1000 g de calcium, soit Ri.670 g de C12Ca, HO.- On ajuste le pH à 7,3 par de l'oxyde de calcium (environ 1000 mg) puis on laisse sous agitation 16 h à la température de 250C. Après ce temps d'agitation, la solution est de nouveau mise en dialyse dans les mêmes conditions que précédemment pendant 6 h. Le dialysat (150 litres) a une conductivité de 10.000 lu Mhos et un pH de 7,2.Ce dernier est ramené à 5,5 par de l'acide chlorhydrique 2 N et on ajoute alors 450 g de méta Crésol. La solution-est filtrée sur disque d'amiante EKS 2 préparé dans les conditions décrites plus haut. La solution résultant de la réunion du filtrat et du lavage (170 litres) est additionnée de 255 litres d'alcool éthylique neutre de force 969 GL sous agitation manuelle. Après 2 h de repos, l'hépari- nate de calcium est recueilli dans 100 litres d'alcool éthylique neutre de force 99,50 GL et broyé dans l'alcool avec un agitateur Ultra-Turax. L'héparinate de calcium est filtré sur Büchner, essoré, lavé par 200 ml d'alcool éthylique 99,50 GL, puis séché sous vide de 0,1 Torr à la température de 450C. On obtient 10.300 g d'héparinate de calcium titrant : 155 UT/mg, soit au total 1.600.000.000 UI, Rendement : 100 % Teneur en calcium : 10,4 % * Teneur en sodium : 0,04 ,% EXEMPLE III Préparation d'un héparinate de magnésium. 100 g d'héparine Codex répondant aux normes décrites et titrant 160 UI/mg, soit 16.000.000 UI sont dissous dans 800 ml d'eau distillée, la conductivité est de 22.000 p Mhos à 25"C, le pH de 7. Sous agitation, on ajoute l'équivalent de 12 g de magnésium, soit 100 g de MgC12, 6 H20. ta conductivité est de 50.000 p Mhos, le pH de 5. On ajoute 200 mg de MgO pour ajuster le pH à 7,5, on laisse sous agitation 16 h, la température étant maintenue à 250C. Après ce temps d'agitation, on répartit la solution en boyaux Nojax de précision, à raison de 30Q ml par boyau, on met les boyaux en présence de 6 litres d'eau déminéralisée, dont la résistivité est 1000 K Q /cm et on laisse en contact 6 h. Le dialysat est mesuré, on obtient 1600 ml dont la conductivité est de 20.000 71 Mhos et de pH 7. Le dialysat est filtré sur BUchner, préalablement décontaminé par passage dans l'eau Javellisée, puis lavé à l'eau déminéralisée apyrogène et une nouvelle fois décontaminé dans de l'eau phénolée b 3 /00 et lavé à neutralité par de liteau déminéralisée apyrogène. La filtration s'effectue sur un disque d'amiante E15;S 2,préalablement lavé par une solution d'HCl 5 Net lavé à neutralité par de l'eau déminéralisée apyrogène. La filtration demande 1 h ; un lavage est effectué sur le disque d'amiante par 250 ml d'eau déminéralisée. Les filtrats et lavage sont réunis, on obtient 1900 ml qui sont ramenés à pH 6,5 par quelques gouttes d'acide chlorhydrique 2 N et on ajoute sous agitation 2850 ml d'alcool éthylique neutre de force 96" GL. On laisse au repos 2 h puis on recueille l'hépa- rinate mixte de magnésium-sodium obtenu, dans 1000 ml d'alcool éthylique 99,5 OL. On effectue un léger broyage dans l'alcool, b l'aide d'un broyeur Ultra-Turax, on filtre sur BUchner, sous légère dépression et on essore au maximum. On reprend l'héparinate mixte de magnésium-sodium, dans 800 ml d'eau distilléeet, sous agitation, on ajoute l'équivalent de 20 g de magnésium, soit 167,5 g de chlorure de magnésium 6 H20 ; on ajuste le pH à 7,3 par MgO (environ 200 mg)puis on laisse sous agitation 16 h à la température de 250C. Après ce temps d'agitation, la solution est de nouveau mise en dialyse danses mêmes conditions que précédemment, pendant 6 h. Le dialysat, 1500 ml, a une conductivité de 10.000 p Mhos et un pH de 7,2. Ce dernier est ramené à 5,5 par de l'acide chlorhydrique 2 N et on ajoute alors 4,5 g de méta crésol.La solution est filtrée sur disque d'amiante Eif.S 2 préparé dans les conditions décrites plus haut. Le filtrat avec lavage 1700 ml, est additionné de 2550 ml d'alcool éthylique neutre de force 96" GL, sous agitation manuelle. Après deux heures de repos, l'héparinate de magnésium est recueilli dans 1000 ml d'alcool éthylique neutre de force 99,50 GL et broyé dans l'alcool avec un agitateur Ultra-Turax. L'héparinate de magnésium est filtré sur Büchner, essoré, lavé par 200 ml d'alcool éthylique 99,50 GL, puis séché sous vide de 0,1 Torr à la température de 45"C. On obtient 100 g d'héparinate de magnésium ayant une activité anticoagulante de 158 UI, soit un rendement de 98,8 % avec une teneur en magnésium de 5,4 % et une teneur en sodium de 0,1 % dans le produit anhydre. EXEMPLE IV ,- Préparation d'un héparinate mixte calcium-magnésium à partir d'un héparinate de magnésium. 100 g d'héparinate de magnésium titrant 158 UI/mg , soit au total 15.800.000 UI, et dont la teneur en magnésium est de 5,4 %, sont dissous dans 650 ml d'eau distillée à 25 C. On ajoute sous agitation 22 g de chlorure de calcium, 2 H20 de PM 147, soit l'équivalent de 6 g de calcium. On ajuste le pH à 7,3 par une trace d'oxyde de calcium et on laisse,sous agitation, seize heures à la température de 250C . On effectue une dialyse de la solution contre de l'eau déminéralisée pendant six heures. On ajuste le pH à 5,5 par de l'acide chlorhydrique 2 N, puis on précipite l'héparinate mixte de calcium-magnésium par addition de 1,5 volume d'alcool éthylique 96" GL.On laisse au repos deux heures, on recueille l'héparinate mixte dans de l'alcool éthylique 99,50 GL, on broie dans l'alcool, on filtre et on sèche sous vide 0,1 Torr à la température de 45 0C. On obtient 102 g d'héparinate mixte de calcium-magnésium ayant une activité anticoagulante de 155 UI/mg, soit un rendement de 100 % . La teneur en Ca++ est de 5,85 %. La teneur en Mg++ est de 2,41 %. La teneur en Na+ est de 0,02 % EXEMPLE V .- Préparation d'héparinates mixtes calcium-magnésium à partir d'héparinate de magnésium. Selon le mode opératoire décrit dans l'exemple IV, on ob tiene, en fartant de l'héparinate de magnésium à 5,4 % de l'exemple 111, des héparinates mixtes de calcium-magnésium ayant les teneurs respectives en Ca++, Mg++, Na+ indiquées dans les trois colonnes de droite du tableau, par mise en contact de l'hépari- nate simple de magnésium avec les quantités de calcium (apporté sous forme de CaCl2 2 H20) indiquées dans la colonne de gauche de ce tableau. Apport de Teneurs de l'héparinate mixte en Ca en % Ca++ en % Mg++ en % Na+ en 2 1,82 4,56 0,05 4 4,00 3,2 0,05 6 5,85 2s41 0,02 8 7,05 1 > 83 0,02 10 8,18 1,22 0,02 EXEMPLE VI Préparation d'un héparinate mixte calcium-magnésium à partir d'un héparinate de calcium à 10,5 %. 100 g d'héparinate de calcium titrant 158 UI/mg soit au total 15.800.000U: et dont la teneur en calcium est de 10,5 %, sont dissous dans 650 ml d'eau distillée a 25 C. On ajoute sous agitation 50 g de chlorure de magnésium, 6 H20 PM 203,3, soit l'équivalent de 6 g de magnésium. On ajuste le pH à 7,3 par une trace d'oxyde de magnésium et on laisse,sous agitation,seize heures. On soumet la solution à une dialyse contre de l'eau déminéralisée pendant six heures. On ajuste le pH à 5,5 par de l'acide chlorhydrique 2 N puis on précipite l'héparinate mixte de calcium-magnésium par addition de 1,5 volume d'alcool éthylique neutre de force 96 GL. On laisse au repos deux heures, on recueille l'héparinate mixte dans de 1'alcool éthylique neutre de force 99,5 GL. On bruie dans l'alcool, on filtre, on sèche sous vide 0,1 Torr à la température de 450C. On obtient 103 g d'héparinate mixte calcium-magnésium ayant une activité anticoagulante de 152 UI/mg, ce qui correspond à un rendement de 99,3 % . La teneur en Ca est de 7,6 X La teneur en Mg++ est de 1,6 %* La teneur en Na+ est deZO,O1 %. EXEMPLE VII .- Préparation d'héparinates mixtes calcium-magnésium à partir d'héparinate de calcium 10,5 %. Selon le mode opératoire décrit dans l'exemple VI, on -ob tient, en partant d'héparinate de calcium à 10,5 %, des héparinates mixtes de calcium-magnésium ayant des teneurs respectives en Ca++, Mg++, Na+ , indiquées dans les trois colonnes de droite du tableau ci-dessous, par la mise en contact de l'héparinate de calcium désodé avec les quantités croissantes de magnésium (sous forme de MgCl2,6 H20) indiquées dans la colonne de gauche. Apports de l'héparinate mixte en Apports en Mg en % Ca++ en % Mg++ en % Na+ en % 1 9,15 0,81 0,02 2 9, 0,84 3 8,55 1 90,01 4 8,45 1,24 5 7,7 1,54 6 7,6 1,60 12 6,27 2,34 0,01 EXEMPLE VIII . - Préparation d'un héparinate mixte calcium-sodium à partir d'un héparinate de calcium 10,5 %. 100 g d'héparinate de calcium titrant 158 UI/mg, soit au total 15.800.000 UI, dont la teneur en calcium est de 10,5 %, sont dissous dans 650 ml d'eau distillée à 250C. On ajoute, sous agitation, 6 g de chlorure de sodium cristallisé pur, on ajuste le pH à 7,3 par 1 ml de NaOH 2N et on laisse sous agitation 16h à la température de 25"C. On effectue une dialyse de la solution contre de l'eau déminéralisée pendant 6 heures, on laisse au repos 6 heures, on ajuste le pH à 5,5 par de l'acide chlorhydrique 2 N, puis on précipite l'héparinate mixte calcium-sodium par addition de 1,5 volume d'alcool éthylique neutre de force 960 GL ; on laisse au repos 2 heures.On recueille l'héparinate mixte dans de l'alcool éthylique neutre de force 99,5 GL, on broie dans l'alcool, on filtre, on sèche sous vide 0,1 Torr à la température de 45 C, on obtient 102 g dthéparinate mixte calcium-sodium ayant une activité anticoagulante de 155 UI/mg, ce qui correspond à un rendement de 100 %. La teneur en Ca++ est de 8 % La teneur en Na+ est de 2,4 % EXEMPLE IX Préparation d'héparinates mixtes calcium-sodium à partir d'hépa rinate de calcium 10,5 %. Selon le mode opératoire décrit dans l'exemple VII , on obtient, partant de l'héparinate de calcium à 10,5 %, des héparinates mixtes calcium-sodium ayant des teneurs respectives en Ca++ et Na+ jusqu'à 2,4 % par simple contact entre les réactifs. Pour obtenir des héparinates mixtes dont la teneur en sodium dépasse cette valeur, il est préférable de continuer l'opération de mise en contact sous dialyse, surtout lorsque l'on veut obtenir des taux de sodium supérieurs à 3 %. Apport en Teneurs de l'héparinate mixte en Na en % Ca++ en Na+ en Ca++ en % Na+ en % 2 9,55 1 4 8,55 1,6 6 8 2,4 8 7,68 2,2 10 7,15 3,2 12 6,68 4 On indique, dans les deux colonnes de droite du tableau ci-dessus, les taux en calcium et sodium dans les héparinates mixtes obtenus dans ces conditions, par la mise en contact de lthOparinate de calcium désodé avec les quantités croissantes de sodium indiquées dans la colonne de gauche du tableau. Le procédé selon l'invention présente donc tous les avantages qui ont déjà été mentionnés plus haut. On rappellera simplement, encore ici, qu'il permet, à partir de sels de sodium de l'héparine, d'obtenir des sels simples de métaux autres que le sodium, des sels mixtes de l'héparine pratiquement complètement désodés et même totalement désodés. Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application et de réalisation qui ont été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes. REVENDICATTONS 1. Procédé de fabrication de sels d'héparine simples contenant des cations métalliques autres que l e s o d i u m, o u des sels d'héparine mixtes, qui comprend, dans une première phase, une mise en contact d'un sel simple initial de l'héparine avec un sel du métal que l'on veut substituer à celui contenu dans l'héparinate initial, caractérisé en ce que l'on procède ensuite, dans une deuxième phase, au moins une fois, au cycle d'opérations que représente la séparation des ions métalliques libres de l'hé- parinate obtenu, et la remise en contact de I'hparinate obtenu avec le sel contenant le métal de substitution. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on procède à un nombre des susdits cycles d'opérations suffisant pour finalement obtenir un sel d'héparine ne contenant pratiquement que le métal de substitution, à l'exclusion de celui contenu dans le sel simple initial de l'héparine. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que, dans la première phase susdite, le sel simple initial de l'héparine est mis en contact avec une quantité suffisante du sel contenant le métal de substitution pour qu'il soit possible, après séparation des ions métalliques libres du milieu contenant l'héparinate mixte formé, de produire en une seule étape, par une nouvelle mise en contact de cet héparinate mixte avec une quantité suffisante du sel du métal de substitution, l'héparinate simple du métal de substitution pratiquement exempt des ions métalliques contenus dans le sel simple initial de l'héparine. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractérisé en ce qu'il est complété par une troisième phase consistant dans la mise en contact de l'héparinate simple du métal de substitution obtenu à l'issue de la deuxième phase avec un sel d'un métal distinct pour former un héparinate mixte du susdit métal de substitution et de ce métal distinct. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que la quantité du susdit sel du métal distinct relativement à la quande l'héparinate du métal de substitution est réglée en fonction de la proportion du métal de substitution il est désiré de substituer par le métal distinct dans l'héparinate considéré. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications à N 5, caractérisé en ce que la susdite séparation est réalisée par l'intermédiaire d'une dialyse contre de l'eau déminéralisée, du milieu obtenu l'issue de la première étape. 7. Procédé selon les revendications 1 et 6 prises dans leur ensemble, caractérisé en ce que, dans la première phase susdite, on met le sel simple initial de l'héparine en contact avec un excès du sel de métal de substitution et que l'on commence la dialyse au moment où la compétition entre les ions du métal du sel simple initial de héparine et du sel du métal de substitution devient important et tend à empêcher la substitution de se poursuivre. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la susdite séparation est réalisée par précipitation dans un milieu dans lequel les sels formés par les ions métalliques libérés sont solubles, et en ce que l'héparinate précipité est redissous dans un milieu aqueux, avant sa remise en contact, dans la seconde phase susdite, avec le sel contenant le métal de substitution. 9. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que la susdite précipitation sélective est réalisée dans un milieu hydroalcoolique ne dépassant de préférence pas 700 GL. 10. Procédé selon l'une quelconque des revendications 6 et 7J caractérisé en ce que la dialyse est complétée par une précipitation sélective et une redissolution de l'héparinate précipité dans un milieu aqueux, conformément au procédé selon l'une quelconque des revendications 8 et 9. 11. Procédé selon l'urne quelconque des revendications -1 à 10, caractérisé en ce que le sel simple initial de l'héparine est constitue par un héparinate de sodium. 12. Procédé selon la revendicatiòn 11, caractérisé en ce que le sel du métal de substitution est constitué par un sel de calcium. 13. Procédé selon la revendication 11, caractérisé en ce que le sel du métal de substitution est constitué par un sel de magnésium. 14. Procédé selon la revendication 11 prise ensemble avec l'une quelconque des revendications 4 à 10, caractérisé en ce que le sel du métal de substitution utilisé dans les susdites première et seconde phases est un sel de calcium ou de magnésium, et en ce que le sel du susdit métal distinct mis en oeuvre dans la troisième phase est constitué par un sel de magnésium, de calcium ou de sodium. 15. Procédé selon la revendicat;ion 11, caractérisé en ce que la troisième phase est constitué par un sel de magnésiums de cal ciuni ou de sodium. 15. Procédé selon la revendication 11, caractérisé en ce que dans la première phase susdite on met le sel de sodium in-itit.i de l'héparine en contact avec un excès de sel de calcium jusqu 'à obtenir un héparinate mixte contenant environ 6 , en poids de calcium, en ce que l'on maintient ensuite cette mise en contact sous dialyse du milieu contre de l'eau déminéralisée jusqu'à obtenir un taux de calcium fixé sur l'héparine de ltordre de 8,75 %, en ce que l'on soumet ensuite le milieu obtenu à une précipitation alcoolique de l'héparinate formé et, finalement, en ce que l'on met l'héparinate formé au contact d'un sel de calcium pris en quantité suffisante pour obtenir un héparinate de calcium contenant entre 10,3 % et 10,6 % de calcium. 16. Sels mixtes pratiquement complètement désodés de l'hé- parine et de métaux autres que le sodium. 17. Sels mixtes pratiquement complètement désodés de l'hé- parine et de métaux autres que le calcium et le magnésium. 18. Sels mixtes totalement désodés de l'héparine et de métaux autres que le sodium. 19. Sels mixtes totalement désodés de l'héparine et de métaux autres que le magnésium.