La présente invention se rapporte à un équipement de laboratoire dont le squelette est réalisé en profilés métalliques, parfaitement adaptable aux besoins et doté de facilités particulières pour l'installation des circuits de fluide et des supports d'appareils. Ce squelette métallique est constitué deéléménts de base verticaux qui sont reliés les uns aux autres par des profilés horizontaux d'une longueur égale au module ou multiple de celui-ci. Une partie des équipements qui viennent y prendre place, placards, plans de travail, etc. ont également une largeur conforme au module de manière à pouvoir s'insérer dans la structure métallique obtenue sans aucun travail d'ajustage. On sait que de nombreux appareillages modernes employés en laboratoire pour la recherche, le pilote, le dveloppement, ndoessi- tent des alimentations en fluides complexes - eau de ville, eau ou saumure refroidies, - vapeurs, fluides caloporteurs, - air comprimé, oxygène, azote, etc. - vide moyen, vide fin, etc - circuits électriques 380 V, 220 V, 24 V, etc. - circuits reliant les capteurs aux organes de controle - etc. I1 en résulte qu'un appareillage qui,limité à ses parties actives, est relativement simple, peut nécessiter des raccordements nombreux et complexes avec pompes, compresseurs, thermostats, circuits généraux. Les équipements classiques du laboratoire sont le plus souvent mal adaptes et les opérateurs doivent installer des canalisations souples en tous sens, au détriment du niveau de performance, de la sécurité et de l'aisance d'exploitation. On sait que les installations de laboratoires avec leurs paillasses, hottes et canalisations fixes sont des ensembles rigides qui se prêtent mal à modification ou transformation. Les appareillages développés en hauteur sont le plus frequemment montés sur des grilles ou "racks fixés à un mur demeuré libre ou encore au centre de la pièce. En général, ces grilles ne sont pas adaptées au montage de circuits complexes de fluide et chaque appareil doit outre entouré d'un réseau compliqué de tubes et câbles souples, entrainant les inconvénients définis plus haut. L'équipement de laboratoire selon la présente invention remédie à ces inconvénients. Cet équipement est formé d'un squelette métallique particulier réalisé à partir d'éléments de base et de profilés de raccordement, où les éléments de base sont séparés les uns des autres par une distance fixe, dite largeur modulaire, ou multiple de celle-ci d'une part et, d'autre part, par une série de pièces ou sous-ensembles de largeur modulaire qui viennent sty adapter, armoires à tiroirs pour produits ou pièces détachées, armoires à rayonnages, étagères, plans de travail, etc. Le squelette est caractérisé par le fait que l'on peut y fixer plusieurs faisceaux de tubes parallèles horizontaux et verticaux, ainsi qu'une grille ou "rack" où le nombre et l'espacement des barres métalliques est adaptable aux besoins. Le squelette est caractérisé par ailleurs par le fait qu'il est construit en profilés du type à écrou prisonnier, ctest å dire présentant une section du type représenté par les Fig. 1, 2 et 3 de la planche 1 ces profilés étant rassemblés entre eux au moyen de pièces de raccordement connues. L'emploi de ces profilés permet de régler au mm près les hauteurs, les espacements des faisceaux de tubes, le positionnement des étagères, etc. alors que dans l'usage de profilés ou cornières perforés, ces positionnements sont tributaires des perforations. De surcroSt, l'emploi de profilés à écrous prisonniers confère à l'ensemble du montage une certaine élégance en ce sens que l'équipement donné une bonne impression de fini alors qu'avec les cornières perforées, quelqu'ait été le soin et l'habileté du constructeur, on a toujours l'impression de travailler dans du provisoire, dans du "meccano" non encore terminé. L'élément de base, fig. 4 Planche 1, est formé d'un profilé a auquel sont fixés deux profilés horizontaux, b et C, de longueur égale, eux-m & es raccordés à un profilé d vertical. Un autre profilé e est rendu solidaire de a et b par des pièces d'assemblage f en forme de U qui maintiennent a et e équidistants. Dans une variante, le profilé e se prolonge soit jusqu'au sol, soit jusqu'au niveau de c. Des raidisseurs k peuvent contribuer à la rigidité de l'ensemble. Le profilé a, en principe, est fixé à un mur ; de préférence, il part du sol et atteint le plafond. Le profilé d définit la hauteur des plans de travail dans la mesure où ces plans coiffent les profilés b (comme sur fig. 6, planche 2). Si ces plans ont une largeur correspondant au module, leur hauteur est réglable à volonté. Le profilé b définit la profondeur des plans de travail et la largeur des pièces f celle réservée pour les circuits de fluide. Selon une disposition préférée dans l'invention, la partie ouverte du profilé a fait face à la partie ouverte du profilé e. La largeur modulaire est définie par les profilés n (fig 5 Planche 1). Le montage peut se faire de la manière suivante (fig. 6, Planche 2) - en premier lieu, les éléments de base sont assemblés. Pour ce faire, les profilés 2 sont fixés au profilé long 1. On fixe successivement le profilé 3 aux deux éléments 2, on dispose à la hauteur voulue les pièces d'assemblage en U n05, puis les profilés 4. - les différents éléments de base sont rendus solidaires au moyen des profilés longs 6 (il y en a 3 sur le dessin) en respectant la largeur modulaire - L. Les profilés 6 auront une longueur égale à 2, 3 ou 4 fois la largeur modulaire, selon les besoins. - puis sont fixés à l'avant les profilés 7 dont la longueur représente la largeur modulaire. - le montage est complété en disposant sur les profilés 4, à l'intérieur, des profilés 8 dont la partie ouverte est, de préfé rence, disposée vers l'avant. La disposition en hauteur des profilés 8 est réglable et leur longueur, multiple du module, fonction des besoins. La figure 6 en représente quatre : de haut en bas, un profilé de longueur 3 L, un profilé de longueur L, deux profilés de longueur 3 L. Ces profilés 8 contribuent à la rigidité de l'ensem- ble. Les canalisations de fluides, câbles électriques ou goulottes de cablage, sont alors répartis en faisceaux parallèles en fonction des besoins et fixés sur les profilés au moyen de pièces, colliers ou assemblages connus. Les particularités de l'ossature en profilés selon la présente invention font que plusieurs plans sont disponibles pour ces installations de tubes et cables - pour tubes horizontaux, un plan vertical situé en avant des profilés 1, dans lequel sont représentés deux faisceaux a, en haut et en bas de la fig. 6, fixés aux profilés lb La hauteur et la complexité de ces faisceaux a est réglable à volonté. - pour tubes horizontaux, des plans horizontaux correspondant à la hauteur des pièces d'assemblage 5 en forme de U. La fig. 6 représente un de ces faisceaux b dans la partie supérieure du montage et une goulotte de cablage c contenant des cables ou tubes souples d au niveau des plans de travail g. - pour tubes verticaux, un plan défini par la partie avant des profilés 6. Ces tubes sont désignés par e sur la fig. 6. Ce type de tube vertical est, de préférence réservé aux connexions entre les appareils d'alimentation, thermostats, pompes, etc., que l'on place sur le plan m et l'enceinte opérationnelle située sur les plans de travail g ou fixée aux superstructures. - pour tubes verticaux, un plan défini par la partie avant des profilés 8. Ce plan est, en principe réservée à la grille appelée à supporter les appareils. Une telle grille est habituellement réalisée en barres rondes, dural ou acier inox., de 12 ou 16 mm le plus souvent, mais aussi de 8 et 22 dans des cas particuliers. Le type de profilé permet de construire exactement la grille dont on a besoin. Cette grille est représentée sur la fig. par les barres f. - un autre plan est encore disponible pour des tubes horizontaux : celui défini par la partie interne des profilés 4 sur lesquels il est possible de fixer barres de soutien ou tubes divers. - etc. En outre, le support est équipé de plans de travail g, d'une longueur de 1, 2 ou 3 modules; de dosserets h, l'étanchéité entre plans et dosserets étant obtenue au moyen de pâtes silicones polymérisables à froid. Plans et dosserets peuvent être constitués de bois recouvert de mélamine, de verre épais, de carreaux céramiques ou autre matière. Des dosserets k, plus hauts, reçoivent embouts, robinets, prises de courant, pour amener les fluides aux appareils, le raccordement avec les tubes de circulation se faisant facilement par raccordements souples. Des plateaux support m recevront les pompes à vide, les réserves de fluide caloporteur, etc. Les largeurs modulaires L permettent l'insertion de toute une gam nie d'équipements correspondant à cette dimension. La fig. 6 représente un placard à portes n, un placard à portes vitrées coulissantes p, au dessous des plans de travail et, dans les superstructures, un petit placard à portes vitrées q surmonté d'un plateau de rangement r avec dosseret s ; une étagère en glace t avec dosseret u maintenue au moyen d'une console w, ces petits placards ou étagères pouvant être disposées à la hauteur exactement désirée. Sur les profilés 8 disposés à l'avant, il est possible de fixer des tiges verticales x surlesquelles viendront s'adapter, à la hauteur désirée, des tableaux y porteurs de manomètres, régulateurs électroniques, dispositifs de sécurité électrique, éventuellement fermés à l'arrière par un coffret étanche. Si besoin est, des plaques de recouvrement z sont adaptées aux profilés 3 et 7 pour fermer l'espace existant entre 7 et le sol. Selon la présente invention, la profondeur des placards n et p de dépasse pas le plan des profilés horizontaux 8 de manière à laisser disponible à l'arrière un espace correspondant à la profondeur des pièces 5 en U pour l'installation des faisceaux de tubes. Selon la présente invention, les éléments de base du support peuvent etre réalisés en profilés soudés. Selon la présente invention, les ensembles tels que celui figuré par la dessin 6 sont de préférence fixés à un mur par l'intermédiaire des profilés I ou disposés dos à dos quand on veut pourvoir travailler des deux c8tés. Selon la présente invention, la suppression d'un plan de travail g permet de disposer d'une paillasse basse située au niveau de m ou de hauteur réglable à volonté. Revendications 1. Construction modulaire pour équipement de laboratoire formée d'une part par une structure métallique caractérisée en ce que ladite structure est constituée de profilés métalliques du type à écrou prisonnier assemblés entre eux pour former des élé- ments de base verticaux et des profilés longitudinaux, les éléments de base étant équidistants d'une largeur modulaire L , et, d'autre part, par une gamme d'équipements de longueur L venant s'insérer et se fixer dans la structure métallique tels que plans de travail, dosserets portant prises de courant, embouts d'amenée de fluides, placards divers, étagères, tableaux électriques, etc., ltensemble étant d'un montage aisé, parfaitement adaptable aux besoins, démontable, modifiable, transportable; caractérisée en ce que les tubes rigides de circulation de fluide groupés en faisceaux parallèles et/ou les goulottes de cablage- et/ou les grilles supportant les appareils peuvent être fixés dans cinq plans différents au minimum et positionnés exactement en fonction des besoins.