L'invention concerne le traitement de puits, et plus particulièrement un procédé destiné à réduire sélectivement l'écoulement de fluides dans des perforations d'un tubage de puits de pétrole au moyen de petites balles ou sphères de dimension appropriée. I1 est courant, lors de la complétion de puits de gaz et de pétrole,- de mettre en place un train de tubes, connu sous le nom de "tubage" dans le puits et de couler du ciment autour du tubage afin de l'isoler des diverses formations productrices d'hydrocarbures traversées par le puits. Pour faire communiquer les formations d'hydrocarbures avec l'intérieur du tubage, cé dernier et son enveloppe de ciment sont perforés. A divers stades de la vie du puits, il peut être souhaitable d'accroitre le débit de production d'hydrocarbures par traitement à l'acide ou par fracturation hydraulique. Si l'on n'aperforé1dansle puits1 quwune courte zone contenant des hydrocarbures, le fluide de traitement s'écoule dans cette zone productive. Lorsque la longueur de la zone perforée ou le nombre des zones perforées augmente, le traitement de la totalité de la zone productive ou des zones productives devient plus difficile. Par exemple, il est très probable que les couches ayant la plus grande perméabilité utilisent la plus grande partie d'un traitement donné de stimulation, laissant pratiquement non traitées les couches les moins perméables.Par conséquent, on a mis au point des techniques destinées à dévier le fluide de traitement des zones de grande perméabilité vers les zones moins perméables. Diverses techniques de traitement sélectif de zones multiples ont été suggérées, ces techniques comprenant luti- lisation de garnitures, d'obturateurs et de billes, de bouchons et de balles d'obturation. Des garnitures sont largement utilisées pour séparer des zones à traiter. Bien que ces dispositifs soient efficaces, ils sont d'une utilisation coûteuse, en raison de l'équipement de reconditionnement associé qui est nécessaire pendant les manipulations des garnitures de la colonne. De plus, la fiabilité mécanique tend à diminuer lorsque la profondeur du puits augmente, Lors de l'utilisation d'obturateurs et de boules pour séparer des zones, un anneau obturateur, dont le diamètre intérieur est légèrement inférieur àcelui du tubage, est embottéentredeux joints du tubage afin qu'une grosse boule ou bombe, lâchée dans le tubage, vienne se loger dans a'annea Après avoir été mise en place dans l'anneau, la boule empêche tout fluide de descendre dans le trou de forage. Un inconvénient de ce procédé est que les-obturateurs doivent être ais en place avec le tubage. De plus, si l'on utilise deux obturateurs ou plus, le diamètre intérieur de l'obturateur inférieur peut être suffisamment faible pour qu'une charge normale lie pefcratioin ne puisse être mise en oeuvre pour réaliser des perfora-tions au-dessous de l'obturateur inférieur.Un bouchon, qui est cons- titué principalement de coins, d'un mandrin d'obturation et d'une garniture en caoutchouc, est introduit et ais t place dans le tubage afin d'isoler une zone inférieure pendant le traitement d'une section supérieure. Après fracturation ou acidification du puits, le bouchon est en générai récupéré, percé ou repoussé vers le fond du puits au moyen d'une cuillère tranchante.Une difficulté soulevée par la mise en oeuvre du procédé utilisant un tel bouchon est que ce dernier ne peut par- fois supporter des pressions différentielles éleyées Un autre problème soulevé par cette technique est que la mise en place et l'enlèvement du bouchon peuvent être coQteux en raison du pris de l'installation de forage associée. L'une des techniques de déviation les plus rependues et les plus largement utilisées comprend l'utilisation de balles d'obturation. Dans un procédé de ce type, des balles d'obturation sont refoulées dans le puits avec un fluide de traitement de formations. Les bal-les sont entraînées vers le bas du forage, jusqu'aux perforations, par le fluide sécoo- lant par ces perforations. Les balles se mettent alois en place sur les perforations où elles sont maintenues par la différence de pression appliquée auxdites perforations. Bien que les techniques de déviation par balles d'obturation soient très répandues, il est fréquent que Res balles manquent d'efficacité, car seule une fraction des balles injectés s'applique réellement sur les perforations. Des balles d'obturation ayant une densité supérieure à celle do fluide de traitement s'appliquent sur les perforations d'une manière souvent inefficace et imprévisible, dépendant largement de la différence de densité entre les balles et le fluide, du débit d'écoulement du fluide dans les perforations et du nombre, de l'espacement et de l'orientation desdites perforations. Le résultat net est que l'obturation du nombre souhaité de perforations au moment convenable pendant le traitement destiné à effectuer la déviation souhaitée est totalement aléatoire. Pour accroître ce problème d'efficacité de la mise en place des balles, on a tenté d'utiliser des balles légères, c'est-à-dire des balles d'obturation ayant une densité inférieure à celle du fluide de traitement. Ce dernier, contenant de telles balles légères, est injecté dans le puits à un débit tel que la vitesse de descente du fluide est suffisante pour appliquer aux balles une force d'entrainement vers le bas d'amplitude supérieure à la force ascendante résultant de la flottabilité des balles Après que les balles ont atteint les perforations, -elles s'y placent et les obturent, pourvu que le nombre de balles injectées soit inférieur à celui des perforations parcourues par le fluide, ce qui provoque une déviation à force du fluide de traitement vers les perforations ouvertes restantes.Bien que ces balles d'obturation légères puissent être très efficaces pour améliorer la dérivation, un problème soulevé par l'utilisation de telles balles se pose lorsque l'écoulement de fluide descendant dans le tubage est suffisamment lent pour que les forces d'entraînement exercées sur les balles par ce fluide de traitement ne puissent vaincre la force ascendante résultant de la flottabilitédes balles et que, par conséquent7 les balles puissent ne pas être transportées jusqu'aux perforations. Ce problème est généralement rencontré au cours de traitements effectués à de faibles débits de pompage, et en particulier au cours de traitements de matricestels que l'acidification de matrices. L'invention est destinée àiminer les inconvénients des diverses techniques de l'art antérieur par l'utilisation de balles d'obturation pour dériver un fluide entre des perforationsdansun forage comportant un tubage. L'invention concerne d'une manière générale le transport de balles d'obturation vers des perforations de tubage dans un fluide porteur qui comprend une partie avant ayant une densité supérieure à celle des balles d'obturation, et une partie arrière ayant une densité ne dépassant pas celle des balles d'obturation. Une forme-de l'invention consiste à injecter, dans le tubage des balles d'obturation, un fluide lourd ayant une densité supérieure à celle des balles et un fluide léger ayant une densité inférieure à celle des balles. Le fluide léger est introduit dans le tubage après le fluide lourd. Les balles d'obturation sont introduites à tout moment quelconque après le début de l'injection du fluide lourd (y compris pendant l'injection du fluide léger), et avant l'introduction de fluides lourds supplémentaires. Lorsque les balles d'obturation, le fluide léger et le fluide lourd sont à l'intérieur de ltenve- loppe, les fluides sont refoulés vers le bas de cette enveloppe et par les perforations non obturées par les balles.Etant donné que les balles d'obturation s'enfoncent dans le fluide léger et'flottent sur le fluide lourd, elles sont entraînées vers le bas du tubage, jusqu'aux perforations. Le fluide de traitement peut avoir toute densité. Cependant, si le fluide de traitement est plus dense que les balles d'obturation, il est avantageux qu'au moins une partie de ce fluide soit introduite dans le tubage au-dessus du fluide plus léger, afin de faire descendre dans le tubage le fluide léger, les balles d'obturation et le fluide lourd. Ce procédé permet de faire passer à force le fluide de traitement dans les perforations non obturées par les balles. Dans une autre forme de réalisation de l'invention, un premier fluide, contenant des balles d'obturation d'une densité inférieure à la sienne, est injecté vers le bas, dans le tubage. Le débit d'écoulement descendant du premier fluide est suffisant pour appliquer aux balles d'obturation une force descendante d'entrainement ayant une amplitude supérieure à celle de la force ascendante due à laflottabilitédes balles. La quantité du premier fluide injectée est suffisante pour que pratiquement toutes les balles soient transportées vers les perforations et mises en place sur ces dernières par le premier fluide. Après l'introduction du premier fluide, un second fluide, moins dense que les balles d'obturation, est injecté dans le tubage. Lorsque les balles atteignent les perforations, elles se déposent sur celles de ces perforations parcourues par un fluide, afin de les obturer Ainsi, le second fluide et toute partie restante du premier fluide s'écoulent par les perforations ouvertes restantes. Il est préférable que le premier fluide ou fluide lourd ou dense soit le fluide de traitement de formations. L'invention concerne donc un procédé perfectioné pour faire descendre des balles d'obturation dans un tubage afin d'appliquer ces balles sur les perforations du tubage avec une grande efficacité. Ce procédé convient particulièrement lorsque l'injection du fluide de traitement dans la formation s'effectue à des débits très faibles, par exemple pendant le traitement de matrices, et que les balles d'obturation ont une densité inférieure à celle du fluide de traitement. L'invention sera décrite plus en détail en regard des dessins annexés à titre d'exemples nullement limitatifs -et sur lesquels - la figure 1 est une coupe longitudinale partielle d'un puits traité selon une première forme du procédé de l'invention; - la figure 2 est une coupe longitudinale partielle d'un puits traité selon une variante du procédé de - la figure 3 est une coupe longitudinale partielle d'un puits montrant la position des balles d'obturation à la fin d'un traitement effectué selon l'invention. La figure 1 représente un trou de forage 10 partant de la surface 11 du sol et traversant une couverture 12 pour aboutir à une formation souterraine 13 qui contient du pétrole, du gaz ou des mélanges de ces matières. Un train de tubes, formant un tubage 14, part de la surface du sol 11 et aboutit au fond du forage 10. L'intervalle compris entre le tubage 14 et la paroli du forage est rempli de ciment 15 qui, comme repré senté, s'détend du fond du forage 10 jusqu'à la surface 11 du sol. Le tubage 14 est surmonté d'une tête de puits convenable 16 à laquelle est reliée une conduite d'écoulement convenable. Le tubage et l'enveloppe de ciment qui l'entoure sont traversés de plusieurs perforations 17 pénétrant dans la formation 13. Le puits peut comporter une garniture convenable 18 qui isole la production de la formation 13 de la partie restante du puits comportant une colonne 20 qui part de la tête 16 du puits et qui traverse la garniture 18. Cette colonne comporte une conduite convenable d'écoulement (non représentée) permettant l'introduction de fluides dans le puits et l'évacuation de ces fluides hors du puits. Dans le cas où le puits ne présente pas la productivité souhaitée, il est courant de le traiter afin d'en améliorer les caractéristiques de production. Ce traitement peut consister en une acidification, en une fracturation hydraulique ou en d'autres procédés comprenant le refoulement à force d'une matière de traitement dans le tubage et dans la formation productive, par les perforations 17 réalisées dans le tubage. Comme mentionné précédemment, il est parfois souhaitable de fermer sélectivement les perforations par lesquelles un fluide s'écoule pendant le traitement afin que le fluide de traitement soit refoulé à force dans la formation adjacente à d'autres perforations du tubage. Avant la description de formes particulières de l'invention, il convient d'établir les définitions suivantes concernant la terminologie utilisée pour la description des caractéristiques des balles d'obturation et de la densité des fluides. Ainsi, on entend par "fluides de faible- densité " ou "fluides légers" des fluides ayant une densité inférieure à celle des balles d'obturation. On entend par "fluide de densité neutre des fluides ayant une densité à peu près égale à celle des balles d'obturation. Inversement, on entend par "fluides lourds" ou"fluides denses" des fluides ayant une densité supérieure à celle des balles d'obturation. De même, on entend par "balles d'obturation légères" ou "balles d'obturation de faible densité" des balles d'obturation ayant une densité inférieure à celle deS fluides se trouvant dans le forage, alors que l'expression "balles d'obturation lourdes" ou-balles d'obturation denses" désigne des balles d'obturation ayant une densité supérieure à celle des fluides de traitement introduits dans le forage. A itre d'exemples d'une forme de l'invention, on suppose que le fluide est un puits de productiondepétrolequidoitêtre traité par une opération d'acidification de matrice afin d'accroître la perméabilité de la formation 13 à proximité du forage. I1 est cependant évident que la description suivante, qui porte sur une telle opération d t acidification, n'est donnée qu'à titre d'exemple, car l'invention peut être mise en oeuvre pour d'autres procédés de traitement de puits, par exemple pour une fracturation hydraulique ou pour des traitements de stimulation par agents tensio-actifs et solvants. L'acidification de la formation 13 consiste sabord à refouler dans la colonne 20 de production un liquide dense 23 qui remplit le tronçon inférieur du puits au moins juqu'à un niveau proche des perforations inférieures à obturer au moyen de balles. Après l'introduction d'une quantité convenable de liquide danse 23 dans le puits, un second liquide dense 21, contenant des balles 25 d'obturation, est introduit dans le tubage au moyen de la colonne 20 de production. Dans la forme préférée de l'invention, ce second liquide dense 21 est le liquide de traitement. Après qu'une quantité convenable de liquide dense 21 a été injectée, un troisième fluide 24, relativement léger, est introduit dans le tubage par l'intermédiaire- de la colonne 20 de production. Des balles 25 d'obturation sont également contenues dans ce fluide léger 24.Etant donné que les balles sont plus lourdes que le fluide 24 et plus légères que les fluides denses 23 et 21, elles descendent par gravité vers la partie inférieure du fluide léger 24 et flottent sur le dessus du fluide dense 21. Le fluide'léger 24 et le fluide dense 21 peuvent se mélanger pendant qu'ils descendent dans le puits7 de manière à former une zone ayant une densité comprise entre celles des fluides léger et dense. Les balles d'obturation tendent à se deplacer vers la zone de mélange où la densité du fluide est égale à celle des balles. Il est nécessaire de refouler dans le puits une quantité de fluide léger 24 suffisante pour que les bal-les d'obturation situées au-dessous du fluide léger 24 ou contenues dans ce fluide se déplacent avec lui lorsqu'il descend dans le tubage vers les perforations. Si le fluide léger 24 est le fluide de traitement, la poursuite de l'injection de ce fluide léger 24 fait descendre les balles d'obturation dans le tubage et un grand nombre de ces balles peuvent se déposer sur les perforations en présence du fluide léger.Si le fluide de traitement est un fluide dense, il est avantageux qu'après l'introduction d'une quantité suffisante de fluide léger 24 dans le tubage, un fluide d'entrainement, indiqué sur la figure 1 par la référence numérique 26, soit injecté dans le tubage afin de déplacer les fluides précédemment injectés et les balles d'obturation vers les perforations 17. Le fluide dense 21 est introduit dans le puits avant le fluide léger et il peut être appelé "fluide avant". De même, le fluide léger 24 peut être appelé "fluide arrière". Ces deux types de fluide (c'est-à-dire fluides denses et fluides légers9 comprennent tout fluide ayant les caractéristiques de densité demandées. Le fluide dense convenable 23 peut comprendre des fluides aqueux tels que des solutions de chlorure de calcium et de chlorure de sodium, et des fluides non aqueux tels que ltortho-nitrotoluène, du bisulfure de carbone, du phtalatc de diméthyle, du nitrobenzène et de ltisoquinoléine. L'introduction du fluide dense 23 dans le puits est destinée à assurer que le fluide contenu dans le puits, au-dessous des perforations à obturer, a une densité supérieure à celle des balles d'obturation. Ces dernières flottent sur le fluide dense et ne s'enfoncent pas vers le tronçon du puits situé au-dessous de la perforation la plus basse dans laquelle passe un fluide, c'est-à-dire 1 'avant-trou. Des fluides denses 21 de traitement peuvent comprendre tout liquide de traitement ayant les caractéristiques de densité demandées. Des fluides convenables peuvent comprendre des solutions acides telles que des solutions d'acide chlorhydrique, d'acide fluorhydrique, d'acide formique, des solutions acides chargées de sel, ainsi que des fluides denses convenables de fracturation hydraulique et des solutions d'agents tensioactifs, utilisés pour stimuler la formation. Le fluide léger 24 introduit dans le tubage peut être tout fluide ayant les caractéristiques demandées de densité. Des fluides légers convenables comprennent des huiles brutes, du gas-oil, des solvants aromatiques, des produits légers de condensation d'hydrocarbures, des saumures à faible salinité et de l'eau douce. Le fluide léger 24 peut être miscible ou non miscible aux fluides denses 23 et 21. Cependant, il est de préférence miscible au fluide 26 de déplacement et non miscible au fluide dense 21. Le volume minimal de fluide léger 24 introduit dans le tubage selon le procédé de l'invention varie avec la miscibilité du fluide léger 24 au fluide dense 21 et au fluide 26 de déplacement, avec la distance sur laquelle le fluide léger entraîne les balles d'obturation, avec le nombre de balles d'obturation à faire descendre dans le tubage et avec la différence de densité entre le fluide léger et les balles d'obturation.Si la colonne 20 de production descend au-dessous de la garniture 18 (comme montré suer la figure 1), il est nécessaire d'injecter dans la colonne 20 une quantité de fluide léger 24 suffisante pour remplir ltespace annulaire 27 compris entre le tronçon de la colonne situé au-dessous de la garniture et le tubage 14. I1 est souhaitable d'injecter suffisamment de fluide léger pour remplir l'espace annulaire 27 afin d'empêcher la retenue des balles d'obturation à une interface formée entre le fluide léger 24 et le plus dense des fluides 23 et 21, à un niveau compris entre le fond de la colonne 20 et la face inférieure de la garniture 18. De préférence, les deux fluides 21 et 24 sont des fluides de traitement de la formation et les balles d'obturer tion ont une densité supérieure à celle des fluides se trouvant dans la formation. Après qu'une quantité convenable le fluide léger 24 a été injectée dans 1e formation, l'injection peut être arretée afin de permettre une diminution de la pression régnant dans le puits. Les balles d'obturation se dégageant des perforations tendent à descendre par gravité vers la partie inférieure du fluide léger et elles risquent donc moins de sortir du puits avec les fluides de la formation pendant le temps de production, en particulier si les fluides de production sont de faible densité.Les balles qui descendent vers le fond du puits peuvent être de nouveau utilisées pour obturer des perforations du tubage par injection dans ce dernier d'une quantité supplémentaire de fluide dense. Les balles d'obturation flottent alors sur ce fluide dense et s'élèvent vers les perforations sur lesquelles elles peuvent s'appliquer afin de dévier de nouveau l'écoulement des fluides. Les balles d'obturation utilisées dans la mise en oeuvre du procédé de l'invention doivent avoir une densité comprise entre celle du fluide léger 24 et celle des fluides denses 23 et 21. Des balles d'obturation convenant au procédé de l'invention peuvent avoir une surface extérieure suffisamment souple pour épouser la forme des perforations et ont un noyau rigide et plein, résistant aux déformations par extrusion dans les perforations, ces déformations pouvant faire passer les balles d'un côté à l'autre des perforations. Les balles d'obturation sont de forme à peu près sphérique, bien que d'autres configurations puissent être utilisées. La différence de densité entre le fluide léger 24 et les balles d'obturation est de préférence suffisante pour permettre à ces balles de descendre par gravité vers la partie inférieure du fluide léger lorsque de dernier descend dans le tubage.Dans un procédé classique de traitement de matrice, la différence de densité entre le fluide léger 24 et les balles d'obturation est de préférence d'environ 0,03 g/cm3 ou plus dans les conditions régnant au fond du puits. De même, la différence de densité-entre le fluide dense 21 et les balles d'obturation est de préférence d'environ 0,03 g/cm ou plus dans les conditions régnant au fond du puits. Par exemple, si le poids spécifique des balles d'obturation est de 1,00 g/cm , le fluide dense 21 doit avoir un poids spécifique d'au moins 1,03 g/cm et le fluide léger 24 doit avoir un poids spécifique inférieur à 0,97 g/cm , dans les conditions de fond du puits.Pour maîtriser ces relations de densité selon le procédé dé l'invention, les balles d'obturation peuvent être réalisées particulièrement pour présenter les poids spécifiques appropriés. En variante, il est possible de choisir des balles d'obturation convenables, ayant de préférence un poids spécifique compris entre 0,95 et 1,10 g/cm , puis des fluides convenables 21, 23, 24, et 26 ayant des poids spécifiques appropriés, dans les conditions de fond de puits. Pendant le traitement, les balles d'obturation uti lisées dans le procédé de ltinvention ne restent pas au-dessous de la perforation la plus basse dans laquelle le fluide de traitement s'écoule en raison de la flottabilité de ces balles. Au moins une partie du fluide dense 23 introduit en premier dans le tubage descend par gravité vers une position située au-dessous de la perforation la plus basse par laquelle le flui de de traitement s1 écoule. La mise en place de fluide dense 23 dans l'avant-trou est facilitée par ltutilisation d'un fluide dense non miscible à tout fluide de forage présent dans l'avant trou. Lors de l'introduction du fluide dense 23 dans le tubage, au-dessous de la garniture 18, le pompage est de préférence arrêté afin de favoriser l'expulsion, sans mélange, des fluides légers de l'avant-trou. Le fluide dense 23 placé au-dessous des perforations les plus basses parcourues par le fluide de traitement reste stagnant.Par conséquent, les balles d'obturation ne sont soumises à aucune force dlentraînement orientée vers le bas et risquant de vaincre la force due à la flottabilité de ces balles et de les maintenir au-dessous des perforations les plus basses parcourues par le fluide injecté. Les balles d'obturation injectées dans le tubage selon le procédé de l'invention bouchent avec une efficacité de 100 % les perforations par lesquelles les fluides denses stécoulent. Toutes les balles d'obturation s'appliquent sur une perforation et la bouchent, pourvu qu'il existe une perforation par laquelle le fluide dense s'écoule et que cet écoulement soit suffisant pour maintenir les balles dans la zone perforée. Le procédé décrit ci-dessus peut être répété pour effectuer des traitements de la formation en plusieurs étapes. Par exemple, il peut être répété en utilisant un fluide de traitement comme fluide 26 de déplacement. Le fluide de traitement est suivi de fluides légers et des balles d'obturation comme décrit précédemment. Dans une autre forme du procédé de ltinvention, une formation souterraine traversée par-un puits, est traitée par l'introduction dans ce puits de balles d'obturation, d'un fluide de traitement ayant une densité supérieure à celle des balles, et d'un fluide ayant une densité sensiblement égale à celle des balles. Ce fluide de densité neutre est introduit dans le tubage après le fluide dense et les balles d'obturation, à tout moment suivant le début de l'injection de fluide dense (y compris pendant l'injection du fluide de densité neutre) et avant toute introduction supplémentaire de fluides denses. Les balles d'obturation sont entraînées vers le bas dans le tubage, jusqu'aux perforations, par le fluide de densité neutre. Il est important, dans la mise en oeuvre de cette forme du procédé de l'invention, de choisir des fluides et des balles ayant des densités qui ne varient pratiquement pas sur toute l'étendue des plages de températures et de pressions rencontrées pendant le transport des balles d'obturation vers les perforations. Si les balles deviennent moins denses que le fluide de densité "neutre"; leur transport vers les perforations devient dépendant de la vitesse d'écoulement du fluide et de la différence de densité. Une autre forme du procédé de l'invention sera à présent décrite en regard des figures 2 et 3. La figure 2 montre un puits achevé, à peu près analogue à celui décrit en re gard de la figure 1, et elle montre également un fluide dense 30 qui contient des balles d'obturation 25 et qui est injecté dans le tubage 14 de manière à passer dans les perforations 17. Le premier fluide 30 est de préférence un fluide de traitement de la formation. Le second fluide 31, qui est léger, est injecté dans le tubage et est refoulé vers le bas, dans la colonne 20 de production, afin de faire pénétrer le fluide dense 30 dans la formation par les perforations qui restent ouvertes pour permettre l'écoulement du fluide. Le fluide dense 30 est injecté dans le tubage de manière à faire descendre les balles d'obturation jusqu'aux perforations et à les appliquer sur celles de ces perforations parcourues par un fluide. Il est nécessaire d'injecter le premier fluide en quantité suffisante pour assurer l'application de pratiquement la totalité des balles d'obturation sur les perforations et l'achèvement du traitement de la formation avant l'entrée en contact du second fluide léger avec les balles d'obturation. Ceci est dû au fait que l'application des balles dtobturation sur les perforations, avec une efficacité de 100 %, est assurée par ltécoulement du fluide dense. Le fluide dense portant les balles d'obturation doit être injecté dans le tubage à un débit suffisant pour vaincre la flottabilité des balles.Dans le cas où le fluide dense descend dans le tubage à une faible vitesse comme ce peut être le cas au cours de traitementsdlacidification dematrices,il peut contenir des agents accroissant la viscosité afin d'augmenter la traînée exercée sur les balles par ce fluide dense 30 descendant dans le puits. Après qu'une quantité suffisante de fluide dense 30 a été introduite dans le tubage, le fluide léger 31 est injecté dans ce dernier. Ce fluide léger refoule le fluide dense 30 dans la formation par les perforations qui restent ouvertes. Après que le fluide léger 31 a été déplacé au moins jusqu'aulx perforations et de préférence à l'intérieur de la formation, on arrête l'injection et on laisse diminuer la pression régnant dans le tubage. Si on laisse descendre la pression du tubage jusqu la pression de la formation, et de préférence jusqu'à une valeur inférieure à cette pression, les balles d'obturation se dégagent des perforations et descendent vers la partie inférieure du fluide léger 31 (comme montré sur la figure 3). La figure 3 montre les balles placées dans l'avanttrou après s'être dégagées des perforations et être descendues vers la partie inférieure du fluide léger 31.Le puits peut être mis en production et les balles ont de plus grandes chances de rester dans l'avant-trou si elles se trouvent à proximité ou au-dessous des perforations les plus basses par lesquelles s'écoulent des fluides de production. Les balles ont également plus de chance de rester dans l'avant-trou si elles- sont plus denses que les fluides de la formation en production. Les balles placées dans lavant-trou (figure 3) peuvent être de nouveau utilisées pour dériver des fluides, pourvu qu'un fluide dense soit de nouveau introduit dans le forage et dans l'avant-trou. Par exemple, les balles d'obturation peuvent être utilisées pour boucher les perforations suivant un cycle montant à partir du fond du puits, par l'injection d'un fluide dense dans ce puits afin de provoquer un écoulement de fluide par les perforations. Le fluide dense déplace le fluide léger contenu dans le fond du puits et il provoque une montée des balles d'obturation placées dans l'avanttrou. Lorsque les balles d'obturation rencontrent le fluide s'écoulant par les perforations elles sont entraînées sur ces dernières par le fluide dense.Au moment approprié, en général à la fin d'une étape de stimulation, un fluide léger peut être introduit dans le tubage pour repositionner les balles dans l'avant-trou après qu'elles'ont été dégagées des perforations comme décrit ci-dessus. I1 apparait donc que l'invention présente un certain nombre d'avantages par rapport aux procédés utilisés dans l'art antérieur pour amener des balles d'obturation à des perforations réalisées dans le tubage placé dans un forage. Le procédé selon l'invention permet d'utiliser des balles d'obturation et des fluides d'injection de densités déterminées afin d'améliorer la dérivation des fluides pendant la stimulation d'un puits, sans mise en oeuvre d'équipements coûteux, et il permet également le transport'de balles d'obturation jusqu'aux perforations, d'une manière indépendante du débit d'écoulement dans le tubage. EXEMPLE 1 L'exemple suivant illustre une forme particulière de mise en oeuvre du procédé de l'invention. On suppose, dans cet exemple, qu'un puits est foré dans une formation carbonatée et que ce puits est traité avec une solution aqueuse d'acidification pour stimuler la production d'huile. Un puits de 920 m de profondeur environ est complété, sensiblement comme montré sur la figure 1, au moyen dtun tubage de 15 cm de diamètre traversant une formation de production d'huile. Une garniture est descendue dans le tubage7 sur une colonne de production de 6 cm, et mise en place à une profondeur de 900 m. Un intervalle perforé, situé entre les niveaux 907 et 915 m, présente 50 trous. Le puits doit être acidifié avec de l'acide chlorhydrique (HC1) à 28 % ayant un poids spécifiqué d'environ 1,14 g/cm . On détermine que le débit maximal d'écoulement de la solution acide dans la colonne de production pour procéder à un traitement d'acidifîcation de la matrice de cette formation est de 79,5 1/min. Des débits d'injection supérieurs cette valeur risquent de fracturer la formation. Des balles d'obturation, ayant un diamètre de 18 à 20 cm et un poids spécifique de 1,10 g/cm3, sont-utilisées pour réduire l'écoulement du fluide dans les perforations opposant la plus faible résistance à l'écoulement. La vitesse de montée des balles d'obturation dans l'acide chlorhydrique à 28 % est déterminée comme étant égale à environ 9 m/min. Pour que l'acide chlorhydrique à 28 % fasse descendre les balles dans le tubage, le débit d'écoulement doit être d'au moins 137 1/min. Par conséquent, aux débits d'acidification de la matrice, l'acide chlorhydrique à 28 % ne permet pas de faire descendre les balles légères d'obturation dans la colonne de production, jusqu'aux perforations, sans la mise en oeuvre d'une technique de déplacement telle que celle apportée par l'invention. La mise en oeuvre du procédé de l'invention peut comprendre le cycle suivant d'opérations: 1. Injection d'une saumure aqueuse d'un poids spécifique de 1,2 g/cm , contenant un mélange de NaCl et de CaC12; 3 2. injection de 4770 1 d'acide chlorhydrique à 28 % (1,14 g/cm3) dans la colonne de production; 3. Injection de 954 1 d'une saumure de chlorure de potassium à 2 % (KC1) ayant un poids spécifique de 1,02/cm3 et conte nant 25 balles d'obturation (d'un poids spécifique de 1,10 g/cm3); 4. injection de 4770 1 d'acide chlorhydrique à 28 % dans le tubage; et 5. Injection de pétrole brut dans le tubage pour faire descendre le HC1, le KCî, la solution de NaCl-CaC12 et les balles d'obturation dans le tubage Jusqutaux perforations. Lors de la mise en oeuvre du procédé décrit cidessus les balles d'obturation tendent à descendre dans la saumure de KC1, mais à flotter dans l'acide chlorhydrique à 28 %. De cette manière, les balles s'accumulent à l'interface ou zone de transition séparant l'acide chlorhydrique à 28 % (étape 2) et la saumure de KC1 (étape 3), et elles sont entrainées vers le fond du puits avec cette interface, indépendamment de la vitesse globale du fluide. Les balles se déposent sur 25 perforations dans lesquelles les fluides s'écoulent. Les 25 perforations restantes restent ouvertes afin de permettre l'écou- lement de fluides, et elles sont traitées avec les 4770 litres d'acide chlorhydrique à 28 % injectés au cours de l'étape n" 4. Le traitement est déplacé au moyen qu'une quantité suffisante de pétrole brut pour faire passer la totalité de l'acide dans la formation afin qu'il ne reste que du pétrole brut léger dans le forage. En conséquence, à la fin du procédé décrit ci-dessus et lors de l'élimination de la différence de pression appliquée aux perforations, les balles d'obturation descendent vers l'avant-trou. Les balles d'obturation se plaçant dans cet avanttrou, le risque d'entraînement de ces balles par les fluides de la formation est minime. EXEMPLE 2 L'essai suivant, effectué sur le terrain, montre une autre forme particulière de mise en oeuvre du procédé de l'invention. L'essai décrit dans cet exemple est effectué sur un puits foré jusqu'à une profondeur de 4682 m. Le tronçon inférieur du puits est complété au moyen d'un tubage de 18 cm de diamètre traversant une formation de production d'huile. Une garniture est introduite à l'intérieur du tubage, sur une colonne de 9 cm, et mise en place à la cote 4506 m. Le puits présente 568 perforations réparties sur 5 zones, comme indiqué dans le tableau -I ci-dessous. TABLEAU I Zone Profondeur (m) Perforations 1 4546 - 4558 128 2 4570 - 4573 - 80 3 4586 - 4589 96 4 4603 - 4610 168 5 4622 - 4625 96 Selon l'invention, un procédé de déviation est mis en oeuvre au moyen de balles d'obturation et de fluides ayant des densités déterminées. Ces densités sont choisies de manière que les balles d'obturation soient plus légères que certaines parties du fluide de traitement et qu'elles soient plus lourdes que les fluides injectés par la suite, au cours d'opérations d'injection d'eau. On prévoit pour ce procédé une efficacité de 100 % pour la mise en place des balles d'obturation pendant le traitement, et il est prévu que les balles descendent dans l'avant-trou au cours de l'opération suivante d'injection d'eau. La mise en oeuvre du procédé de l'invention comprend les opérations indiquées brièvement ci-dessous (1) l'introduction de 15900 1 d'eau dans le puits à un débit d'environ 1590 1/min, afin de véri fier l'équipement de pompage et d'établir la capacité d'injection dans la formation; (2) l'introduction de 19080 1 de saumure, ayant un poids spécifique de 1,18 g/cm et contenant 120 balles légères d'obturation (poids spécifi que compris entre 1,11 et 1,13 g/cm3), afin de tenter d'obturer 120 perforations dans les zones supérieures, hautement perméables7 avant I'injection.de fluides de stimulation par l'acide;; (3) injection de 50 880 1 d'acide chlorhydrique (HC1) comprenant des parties de HC1 à 15 % etde HC1 à 28 %et contenant 280 balles d'obtu ration injectées à raison de loU 2 balles pour 160 1 de fluide; trois des parties de HC1 à 28 % sont marquées avec un sable ayant une radio-activité de 5 millicuries. (4) introduction de 28 620 1 d'eau douce pour re fouler les fluides de traitement et le sable radio-actif dans la formation ; et (5) arrêt de l'injection et diminution de la pres sion afin de permettre aux balles de se dégager des perforations et de descendre dans l'avant- trou. Plusieurs accroissements de pression sont observés à la surface pendant l'injection des solutions acides. Ces accroissements de pression sont attribués à l'application des balles sur les perforations. Immédiatement après chaque accroissement de pression, on observe une diminution correspondante qui est attribuée à une rupture d'une zone pour la réception du fluide injecté. On fait descendre dans le tubage, après l'opération de stimulation, un instrument de mesure de la radio-activité afin d'enregistrer les points du tubage présentant une certaine radio-activité et, par conséquent, la position du sable radioactif. On détecte une certaine radio-activité à proximité de chacune des cinq zones, ce qui indique la pénétration du fluide dans toutes les zones. Après la reprise de l'opération d'injection d'eau, la mesure en surface de débits et de pressions d'injection montré que les balles d'obturation se sont dégagées des perforations et sont descendues dans I'avant-trou, comme indiqué sur la figure 3. I1 va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées au procédé décrit et représenté sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS 1. Procédé d'obturation d'au moins une perforation d'un tubage de puits présentant plusieurs perforations, caractérisé en ce qu'il consiste à introduire dans le tubage plusieurs balles d'obturation dimensionnées pour réduire l'écoulement par au moins une des perforations, à introduire également dans le tubage un premier fluide ayant une densité supérieure à celle des balles d'obturation, à introduire ensuite dans le tubage un deuxième fluide ayant une densité qui ne dépasse pas celles des balles d'obturation, et à faire descendre au moins certaines desdites balles d'obturation dans-le tubage, à la zone de transition entre les premier et deuxième fluides. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les premier et deuxième fluides ne sont pas miscibles la zone de transition étant une interface. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste également à déplacer le deuxième fluide au moyen d'un fluide de déplacement. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé -en ce que la densité du fluide de déplacement est supérieure à celle des balles d'obturation. 5. Procédé selon la revendication 3t caractérisé en ce que le premier fluide et le fluide de déplacement sont des fluides de traitement d'une formation. 6. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le deuxième fluide présente essentiellement la même densité que celle des balles d'obturation. 7. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le deuxième fluide a une densité inférieure à celle des balles d'obturafion. 8. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le premier fluide est une solution salée. 9. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le deuxième fluide est un gas-oil. 10. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le poids spécifique du premier fluide est dwau moins 0,03 g/cm supérieur à celui des balles d'obturation, le poids spécifique du deuxième fluide étant inférieur à celui des balles d'obturation d'au moins 0,03 g/cm . 11. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les balles d'obturation sont introduites en même temps que le premier fluide. 12. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les balles d'obturation et le deuxième fluide sont introduits simultanément dans le tubage. 13. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que le fluide de déplacement est une solution acide. 14. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que la densité du fluide de déplacement est supérieure à celle des balles d'obturation. 15. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que lé premier fluide est le même que le fluide de déplacement. 16. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que le fluide de déplacement est le même que le second fluide. 17. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en-ce que le second fluide est miscible au fluide de déplacement. 18. Procédé de traitement d'une formation souterraine traversée par un puits qui comporte un tubage présentant plusieurs perforations, le procédé étant caractérisé en ce qu'il consiste à introduire dans le puits un premier fluide ayant une densité supérieure à celle de balles d'obturation, à introduire dans le puits un deuxième fluide destiné à traiter la formation et contenant des balles d'obturation ayant une densité inférieure à celle de ce deuxième fluide, à introduire dans le puits un troisième fluide ayant une densité inférieure à celle des balles d'obturation, à introduire dans le puits un quatrième fluide destiné à faire descendre le troisième fluide dans ledit puits, et à injecter dans ce dernier une quantité supplémentaire du deuxième fluide pour traiter davantage ladite formation. 19. Procédé de traitement d'une formation souterraine entourant un forage muni d'un tubage, dans lequel des balles d'obturation sont utilisées pour boucher des perforations réalisées dans le tronçon du tubage situé dans la formation, le procédé étant caractérisé en ce qu'il consiste à placer les balles d'obturation en suspension dans un fluide ayant une densité inférieure à celle desdites balles, à l'intérieur du puits, dans un emplacement situé au-dessous des perforations se trouvant au niveau de la formation, puis à injecter dans la formation un fluide ayant une densité supérieure à celle des balles, cette injection s'effectuant à une vitesse telle que les balles d'obturation s'élèvent dans le fluide et sont amenées sur lesdites perforations.