La présente invention concerne une machine à ébrancher des arbres ou des fûts et comporte a) un dispositif de maintien pour tenir solidement l'arbre ou le fût pendant l'opération d'ébranchage, ledit dispositif de maintien étant disposé sur un premier châssis fixe b) un dispositif à ébrancher pour ltébranchage de l'arbre ou du fût maintenu par le dispositif de maintien, ledit dispositif à ébrancher étant disposé sur un second châssis qui est mobile par rapport au premier châssis ; et c) un système d'entraînement qui provoque un mouvement de va et vient du second châssis par rapport au premier châssis, Une des machines à ébrancher bien connues est équipée d'une volée de grue qui est montée sur un véhicule et qui comporte un ensemble de sections télescopiques.Sur la section intérieure de la volée est monté un dispositif de maintien conçu pour agripper et maintenir l'arbre pendant l'opération d'ébranchage. A ltextré- mité de la section extérieure de la volée est placé un dispositif à ébrancher du type cisaille qui est conçu de manière à servir également de dispositif de serrage. Pendant l'ébranchage à l'aide de cette machine > une extrémité de l'arbre abattu est agrippée par l'outil servant à la fois à ltébranchage et au maintien de l'arbre, à l'extrémité de la section extérieure de la volée et est tirée en avant jusqutau dispositif de maintien grâce au télescopage de la volée. De cette façon, l'extrémité de l'arbre peut être saisie et tenue grâce au dispositif de maintien.L'arbre est ensuite ébranché, grâce au déplacement de 1Coutil à ébrancher le long du tronc de l'arbre, par allongement de la volée. Dans ce type de machine à ébrancher, les branches et les noeuds détachés sont répandus le long du trajet du dispositif à ébrancher, ce qui constitue un avantage. Cependant, cette machine a l'inconvénient d'être excessivement haute et longue et d'avoir un poids propre élevé. De plus son fonctionnement nécessite une grande puissance. Un des objets de la présente invention est de fournir une machine du genre décrit ci-dessus qui n'ait pas les inconvénients précités, qui soit de structure compacte à faible poids propre et qui ne requière qutune petite puissance pour son fonctionnement. Ce résultat est acquis grâce à la machine selon l'invention parce que le dispositif à ébrancher est disposé de façon à permettre, pendant le mouvement de va et vient dudit second châssis, son déplacement aller et retour le long dudit second châssis grâce à au moins une chaine ou courroie qui passe sur des rouleaux de guidage disposés sur le second châssis et qui est montée sur le dispositif à ébrancher et sur le premier châssis ou sur un élément fixe par rapport à ce premier châssis. De cette façon, le dispositif à ébrancher se déplace deux fois plus vite que le second châssis par rapport au premier châssis pendant le mouvement de va et vient dudit second châssis. Par ce procédé, il est ainsi possible d'ébrancher des arbres et des troncs dont la longueur dépasse considérablement la longueur du premier châssis qui, si lton prend l'exemple de la machine à amincir montée sur véhicule, représente la largeur du véhicule. Pour que l'invention soit plus facilement comprise et les caractéristiques choisies plus évidentes, on va décrire maintenant un mode de réalisation de l'invention à titre d'exemple, en se ré-- férant aux dessins shématiques suivants. La figure 1 est une vue en plan des éléments de la machine, fondamentaux pour la compréhension de l'invention. La figure 2 est une vue de face d'un dispositif à ébrancher, montrant sa disposition par rapport aux châssis de la machine, et la figure 3 illustre le mouvement de va et vient du dispositif à ébrancher. Sur les dessins, la référence 1 correspond à un premier châssis ou châssis extérieur qui a une forme allongée et qui, dans la réalisation illustrée comporte deux poutres en U, 2 et 3, parallèles entre elles. Lesdites poutres sont disposées cotés ouverts en vis-à-vis comme le montre le mieux la figure 2. Entre les poutres 2 et 3 du premier châssis se trouve un second châssis ou châssis intérieur qui comprend deux poutres en 1, 5 et 6. Lesdites poutres sont reliées entre elles à leurs extrémités à l'aide de traverses non représentées. A l'une des extrémités du châssis extérieur 1 se trouve un dispositif de maintien 7 illustré schématiquement sur la figure 1 par un rectangle. Au centre des deux poutres 2 et 3 du châssis I et sous le dispositif de maintien, se trouve fixé une des extrémités d'un système 8 à cylindre et piston hydraulique. Le piston est disposé de façon à pouvoir se déplacer dans le cylindre 8 dans un sens ou dans l'autre grâce à un fluide hydraulique. Ce mécanisme est bien connu. La tige du piston est reliée à l'extrémité extérieure (sur la figure 1 l'extrémité la plus basse) du châssis intérieur 4. Le système à cylindre et piston hydraulique constitue le système d'entraînement grâce auquel le châssis intérieur 4 peut se déplacer d'un mouvement de va et vient dans le châssis extérieur 1. Les poutres 5 et 6 du châssis intérieur sont reliées à leurs extrémités respectives aux tourillons orientés vers 1 ltextérieur et sur les- quels sont centrés des rouleaux 10. Lesdits rouleaux se déplacent dans des renfoncements des poutres 2 et 3 du châssis extérieur 1, comme l'indique la figure 2. Des tourillons similaires 11 sont également montés sur les extrémités des poutres 2 et 3 du châssis 1. Lesdits tourillons sont équipés de roulettes 12 se déplaçant dans les creux en regard formés dans les poutres en I 5 et 6 du châssis intérieur 4, comme l'indique la figure 1.On suppose dans cette figure que le châssis intérieur 4 s'est déplacé aussi loin que possible hors du châssis 1 et que les roulettes 10 et 12 sont situées de cette façon aux emplacements qui les rapprochent le plus possible. Un dispositif à ébrancher référencé généralement 13 est illustré sous une forme shématique dans la figure 1 par un rectangle et est présenté plus en-détails dans la figure 2. Ce dispositif à ébrancher est monté sur un chariot comprenant une plaque de base 14. La face inférieure de cette plaque est équipée de deux ailes ou système de support 15 qui portent des axes 16 sur lesquels sont centrés des roulettes ou rouleaux 17. Lesdites roulettes ou rouleaux sont disposés de manière à pouvoir se déplacer dans des renfoncements pratiqués en face dans les poutres en I 5 et 6. Le dispositif à ébrancher lui-même comporte une partie en forme de V ou en forme d'U, 18, qui est montez sur la plaque de base 14. Sur la partie 18 sont montés, de manière à pouvoir pivoter, deux bras 19 et 20, chacun d'eux pivotant autour de son pivot respectif 21 et 22. Chacun des bras 19 et 20 porte un tranchant de couteau aiguisé 23 et 24. Le bas du logement en forme de V ou en forme d'U a également la forme d'un tranchant de couteau 25. Les bras 19 et 20 peuvent tourner autour de leurs pivots respectifs 21 et 22 grâce à des dispositifs hydrauliques non représentés. Dans la position illustrée sur la figure 2, les tranchants 23, 24 et 25 adoptent une forme pratiquement circulaire.L'arbre à ébrancher est placé sur la machine, une des extrémités de l'arbre se trouvant dans le dispositif de maintien 7 de façon à ce que le tronc de l'arbre soit placé dans le logement de la partie 18 sur le dispositif à ébrancher. Pour pouvoir placer l'arbre dans cette position, les bras 19 et 20 équipés de leurs tranchants 23 et 24 peuvent pivoter extérieurement à partir de la position représentée sur la figure 2. Dans cette dernière position, les tranchants 23, 24 et 25 encerclent complètement le tronc de l'arbre et les tranchants sont orientés de manière à ce que, lorsque le chariot s'éloigne du dispositif de maintien 7, lesdits tranchants détachent les noeuds et branches en les projetant hors du tronc. Ainsi qu'il a été mentionné, le chariot équipé de son dispositif à ébrancher peut se déplacer par rapport au châssis intérieur 4, grâce au mouvement des roulettes 17 dans les poutres du châssis 5 et 6. On va décrire maintenant le mécanisme qui permet le mouvement du dispositif à ébrancher. Les traverses (non représentées) qui relient ensemble les extrémités des poutres 5 et 6 du châssis intérieur 4 portent chacune deux rouleaux ou roues de chaînes. Les rouleaux de guidage ou roues de chaîneslogés à une des extrémités du châssis 4 sont désignés par le nombre 26, tandis que ceux qui sont logés à l'au- tre extrémité dudit châssis sont référencés 27. Sur chaque paire de rouleaux de guidage 26, 27 est disposée une courroie ou une chaste 28. Les channes 28 sont solidaires du dispositif à ébrancher par leur fixation à la face inférieure de la plaque de base 14 et du châssis extérieur 1 ou d'un élément fixe par rapport audit châssis. Ceci est illustrégchématiquement sur la figure 3. Dans cette figure, le châssis intérieur 4 n'est indiqué que par une ligne horizontale dont les deux extrémités portent les deux roues de chaines 26 et 27. La channe 28 est fixée au dispositif à ébrancher 13 par un élément 29. Ceci aussi n'est indiqué que d'une manière schématique sur la figure 3. La partie inférieure de la chaîne 29 est fixée au châssis extérieur 1 par un élément 30 ou à une partie de la machine fixe par rapport audit châssis extérieur.Quand le châssis intérieur 4 et les roues de chaîne 26 et 27 montées dessus se mettent en mouvement grâce au dispositif hydraulique 8 (figure I) dans l'une ou l'autre direction par rapport au châssis extérieur 1) ctest-à-dire par rapport à llemplacement 30, la chaine 28 va se déplacer sur les roues 26 et 27, ce qui entraînera l'élément 29 et le dispositif à ébrancher dans la meme direction que le châssis 4. On perçoit facilement que le dispositif à ébrancher 13 se déplacera deux fois plus vite que le châssis 4. On suppose que les élements de fixation 29 et 30 des chaînes 28 sont situés de manière à permettre au châssis intérieur 4lavez le dispositif à ébrancher, de se déplacer vers une position intérieure qui met l'outil de maintien 7 face au dispositif à ébrancher, et à permettre également au châssis intérieur de se déplacer vers une position qui place le dispositif à ébrancher à une distance maximale du dispositif de maintien 7. Cette distance maximale est déterminée par la longueur de la course du piston du système hydraulique 8. Ce système hydraulique fonctionne d'une manière connue, manuellement ou automatiquement, à l'aide de vannes et de conduites hydrauliques non représentées. Les tranchants mobiles 23 et 24 du dispositif à ébrancher 13 sont également manoeuvrés à l'aide de dispositifs hydrauliques dans lesquels un fluide moteur passe dans des canalisations ou tuyaux qui s'étendent d'une façon appropriée le long des chaînes 28 entre les éléments 29 et 30 sur un des rouleaux de guidage 26 et 27, ce qui empêche ces canalisations ou tuyaux d'être soumis à des efforts excessifs quand le dispositif à ébrancher est en marche. REVENDICATION Machine à ébrancher des arbres et des fûts et comprenant un dispositif de maintien 7 pour maintenir l'arbre ou le fût pendant lto- pération d'ébranchage, ledit dispositif de maintien étant disposé sur un premier châssis fixe (1,2,3) ; un dispositif à ébrancher (13) pour l'ébranchage de l'arbre ou du fût maintenu par le dispositif de maintien 7, ledit dispositif à ébrancher étant monté sur un second châssis (4,5,6) qui est mobile par rapport au premier châssis (1,2,3) et un système d'entraînement (8) pour assurer le mouvement de va et vient du second châssis (4,5,6) par rapport au premier châssis (1,2,3), caractérisée en ce que le dispositif à ébrancher (13) est disposé de façon à pouvoir se déplacer, pendant le mouvement alternatif du second châssis, d'avant en arrière le long du second châssis (4,5,6) grâce à au moins une chaîne ou une courroie (28) qui est montée sur des rouleaux (26,27) disposés sur le second châssis (4,5,6) et qui est fixée au dispositif à ébrancher (13) et soit au premier châssis (1,2,3) soit à un élément fixe par rapport audit premier châssis, de façon à permettre le déplacement du dispositif à ébrancher à une vitesse deux fois plus grande que celle du second châssis par rapport audit premier châssis pendant le mouvement alternatif dudit second châssis.