La présente invention concerne des stratifiés amortissant les vibrations mécaniques et des produits adhésifs pour ceux-ci. Plus précisément, l'invention concerne des stratifiés amortissant les vibrations qui sont liés par un adhésif visco-élastique dans lequel sont noyées plusieurs grilles métalliques ou avec un adhésif à réactiver à chaud et transformable en moussue, constitué par une résine de polyuréthanne à base de polyester qui contient un porogène et une grille de métal ou de matière plastique. Les stratifiés métal sont connus dans la technique et ont fait l'objet de nombreux brevets. La plupart des stratifiés sont satisfaisants pour de nombreuses applications industrielles mais sont insuffisants en ce qui concerne au moins une des trois propriétés importantes qui sont essentielles pour l'utilisation industrielle et dont la plus importante est l'amortissement des vibrations. Ceci signifie que la plupart des stratifiés métal industriels n'amortissent pas suffisamment les vibrations mécaniques pour permettre de les employer, par exemple, dans des éléments de cuisine, des chassis de relais électroniques, des coffrets pour instruments, des plaques d'assise pour moteur et analogues. Par conséquent il est plus pratique du point de vue industriel d'avoir recours à d'autres modes de construction. Des adhésifs constitués par des résines de polyuréthanne, des agerte durcisseurs et des catalyseurs étaient connus des techniciens antérieurement à la présente invention. On a observé que les adhésifs au polyuréthanne sont utilisables pour l'assemblage d'éléments constitutifs en une meme matière ou en des matières différentes, par exemple un métal à un métal, une matière plastique à une matière plastique, un métal à une matière plastique, etc. Dans la technique antérieure, le collage de composants métalliques entre eux ou de composants métalliques à des composants non métalliques, par exemple sous forme de feuilles ou de pellicules était réalisé à l'aide de solvants contenant des adhésifs, ou d'adhésifs polymérisables. Dans l'un ou l'autre cas, un certain intervalle de temps est nécessaire pour permettre l'évaporation du solvant ou pour permettre le durcissement du matériau polymérisable. La mise en oeuvre de procédés modernes d'assemblage à l'aide de machines ultra-rapides est entravée par le temps nécessaire au durcissement de l'adhésif. Un produit adhésif qui durcit en un temps relativement court pour former un assemblage solide serait par conséquent avantageux. L'invention concerne donc une structure métallique contenant au moins deux couches métalliques assemblées par un adhésif dans lequel est noyé un organe tissé augmentant sa résistance, caractérisé a) par l'emploi d'un seul élément augmentant la résistance,noyé dans un produit adhésif qui est une pellicule à base de polyuréthanne, transformé en mousse, non poisseux, à réactiver à chaud ou b) par l'incorporation de plusieurs couches superposées d'éléments tissés augmentant la résistance et noyés dans un adhésif visco-élastique.Elle concerne aussi des pellicules adhésives utilisables pour l'assemblage de structures métalliques dans lesquelles lesdites pellicules sont constituées par un élément augmentant la résistance, noyé dans un produit adhésif qui est une pellicule à base de polyuréthanne, à réactiver à chaud et non poisseux, caractérisé en ce qu'il est transformable en mousse mais non transformé, ou en cours de transformation en mousse. Selon l'invention, les stratifiés métal sur métal sont réalisés sans les inconvénients associés aux autres stratifiés mentionnés ci-dessus. On obtient ce résultat par l'incorporation dans l'adhésif de plusieurs grilles métalliques. Ces grilles augmentent l'amortissement des vibrations par rapport à des stratifiés étroitement apparentés dans lesquels une seule grille est noyée dans l'adhésif (voir brevet des Etats-Unis d'Amérique n" 3 511 741). L'amélioration n'est pas additive, autrement dit les diverses couches de grillage semblent agir de manière synergique pour augmenter l'amortissement des vibrations. Par ailleurs, ces stratifiés peuvent être transformés en supports qui, lorsqu'on les emploie pour des dispositifs ou des appareils de fixation, etc. ,ont une capacité exceptionnelle d'isolement vis-à-vis des vibrations. Par ailleurs, une pellicule adhésive transformable en mousse, renforcée à réactiver à chaud, est préparée à partir d'un mélange homogène d'une résine de polyuréthanne et d'un polyamide ou d'un polyol agissant comme durcisseur, avec ou sans un additif constitué par un ester ou un éther glycidylique. Un tel produit peut être tout d'abord préparé à l'état sec et ensuite appliqué et transformé en mousse sur le composant en métal pour assembler les diverses pièces à l'instant le plus commode. En variante, le composant peut entre conservé avant l'assemblage et ensuite assemblé avec transformation en mousse pour réaliser facilement un stratifié amortissant fortement les vibrations non linéaires, grâce à la coopération de l'élément tissé augmentant la résistance et de l'adhésif transformé en mousse sur place. D'autres objets et avantages de la présente invention seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre d'un ou plusieurs exemples de réalisation et en se référant aux dessins annexés dans lesquels La figure 1 est une vue avec enlèvement partiel d'un stratifié avec une première couche métallique 1 et une seconde couche métallique 2. Des éléments 3 et 4 augmentant la résistance et noyes dans un adhésif viscoélastique non spécialement désigné sont intercales entre les couches 1 et 2. Les figures 2 à 6 représentent ane série de modèles de supports réalisables à partir du stratifié de la figure 1. Le support de la figure 3 comprend un organe de fixation 5, à savoir lin boulon et un écrou à l'une de ses extrémités. Chaque support comporte un trou 6 près de chacune de ses extrémités dans le but de fixer ce support à un autre objet. Ces perforations sont à préférer mais non nécessaires étant donné que les supports peuvent évidemment être fixés à d'autres objets par des moyens techniques équivalents par exemple par soudage, par serrage, etc. Les supports des figures 2, 4 et 5 ont respectivement la forme des lettres S, W et C, alors que celui de figure 6 comporte des extrémités parallèles destinées à sa fixation. Chaque support comporte au moins un coude formant un angle d'au moins 90 environ. Les nouveaux stratifiés, décrits brièvement ci-dessus1 sont constitués par 1) une couche métallique fixée à 2) une pellicule d'adhésif visco-élastique dans laquéle sont noyés plusieurs éléments tissés augmentant la résistance. Ce stratifié permet de fabriquer économiquement des produits qui ont une apparence esthétique agréable et qui possèdent par ailleurs les propriétés souhaitables et nécessaires des feuilles métalliques non stratifiées. L'incorporation de plusieurs élme.nts tissds augmentant la résistance communique au produit obtenu, chose inattendue, une capacité très élevée d'amortissement des vibrations. Plus précisément, l'invention permet de réaliser des produits métalliques, de préférence des stratifiés comportant au moins deux couches de métal, qui amortissent les sons provoqués par les vibrations, dans une mesure telle que l'on peut employer les stratifiés obtenus pour des applications considérées jusqu'à maintenant comme impossibles. Sous leurs forme fondamentale, ces produits sont constitués par une feuille métallique sur laquelle on a fixé l'adhésif visco-élastique dans lequel sont noyés les éléments tissés augmentant la résistance, décrits plus en détail ci après. Mieux encore, l'adhésif contenant les éléments tissés enrobés augmentant la résistance est associé à des feuilles de métal fixées à ses deux faces planes horizontales. Ces feuilles métalliques peuvent être en un même métal ou en des métaux différents. Cette feuille métallique peut, par ailleurs, être a) pleine, b) perforée, c) striée (gaufrée) c'est-à-dire rainurée, etc. sur sa surface plane ou d) pliée. Si l'on emploie des feuilles perforées, leurs perforations peuvent être circulaires, ovales, rectangulaires, carrées, en forme de losange, etc. ou façonnées n'importe comment. Les dimensions des perforations employées dépendent de l'application prévue. Par exemple, si l'on doit employer le stratifié en architecture, il est en général avantageux d'y percer des trous de diamètre ne dépassant pas son épaisseur, de manière à empêcher les déformations lorsqu'on applique une pression de cintrage au stratifié pendant son formage, ce qui détériore sérieusement l'aspect de la couche superficielle. Par ailleurs5 des perforations ou des trous plus importants sont admissibles, Si on le désire. Bien que les dimensions, formes, etc. particulières des trous ménagés dans la couche de métal ne soient pas imposés, leur aire doit être comprise entre environ 5 % et 95 % de celle du métal de base. Les propriétés des stratifiés obtenus sont optimales quand les aires des trous ménagés dans les métaux représentent environ 15 h 75 Ne de celle du métal de départ. En variante, la couche de métal peut, comme on l'a indiqué cidessus, être striée. Ces stries ou ce gaufrage peuvent avoir une forme ou un dessin quelconque, par exemple être constituées par des rainures, des carrés, des losanges, des lignes droites, des alvéoles et analogues. Cependant, on n'observe aucun avantage ou inconvénient particulier lié à une forme spéciale, autre que concernant l'effet décoratif obtenu. Les dimensions des stries et analogues formées dépendent par ailleurs en général des applications prévues et de la forme extérieure nécessaire. Cependant, il est admis d'utiliser des gaufrages, dentelures, rainures, alvéoles, etc. de profondeur atteignant jusqu'à 75 %, et comprise de préférence entre 10 et 50 %, de l'épaisseur de la couche. L'aire totale striée peut être comprise entre environ 5 % et 80 %, de préférence entre 15 % et 75 %, de la surface totale du métal. La largeur des stries peut varier entre environ 0,127 et 25 mm, de préférence entre environ 0,25 et 6,4 mm, et elles peuvent être placées régulièrement ou au hasard. L'épaisseur des diverses couches de métal peut varier dans un intervalle relativement étendu. Cependant, il est considéré comme recommandé d'avoir des épaisseurs comprises entre environ 0,125 et 12,5 mm. On peut évidemment employer aussi des couches métalliques d'épaisseurs identiques ou différentes. On peut employer de nombreux types de métaux pour, produire ces stratifiés, de préférence l'acier inoxydable, l'acier au carbone et l'aluminium. On peut aussi employer d'autres métaux tels que le zinc, l'or, l'acier au carbone galvanisé, l'acier au carbone recouvert d'aluminium, le magnésium, le cuivre, le laiton, le titane, le plomb, le nickel, l'argent, les alliages de nickel, etc. sans sortir du cadre de l'invention. On peut aussi utiliser plusieurs métaux, par exemple l'aluminium et l'acier inoxydable. Les stratifiés selon l'invention sont utilisables pour des applications telles que les plaques de choc, les châssis, les tampons amortisseurs, les ressorts à boudin et à lame, les portes et panneaux d'ascenseurs, etc. les pièces d'automobiles, les caisses de tracteurs et de camions, des éléments pour appartements tels que les panneaux de cuisine, les portes, les encadrements et les panneaux de portes, les panneaux des salles de bain, les rondelles, les pièces d'espacement, les enveloppes de four, les portes de garage, des articles industriels tels que les conduites et les hottes d'évacuation, les enceintes résistant à la corrosion, les panneaux préfabriqués pour la construction, les panneaux pour équipement électronique, les coffrets pour instruments, etc. Ces stratifiés peuvent également être employés dans les domaines militaires et aérospatiaux. Par ailleurs, comme on l'a brièvement indiqué ci-dessus, ces stratifiés peuvent être transformés en articles tels que des supports de fixation, par exemple des supports à montage vertical, des supports antivibratoires et analogues. Ces supports sont produits par déformation de pièces de stratifiés pour -obtenir des configurations comprenant au moins un coude avec un angle d'au moins 900 environ. Les supports ainsi façonnés sont ensuite modifiés de manière qu'ils comportent des moyens techniques pour les fixer à la masse qu'ils doivent supporter ou protéger contre les vibrations. Comme on l'a indiqué ci-dessus, la caractéristique unique en son genre des stratifiés selon l'invention consiste en la multiplicité des éléments tissés augmentant la résistance, superposés et noyés dans la couche viscoélastique qui est ensuite employée comme matière d'appui ou d'assemblage pour les métaux susmentionnés. Les adhésifs utilisables sont constitués par des matériaux caoutchouteux ou élastomères connus des spécialistes et qui ont de préférence une température dynamique de transition vitreuse égale ou inférieure à la température de service à laquelle le stratifié doit, en fin de compte, être employé. On peut citer, comme exemples d'adhésifs utilisables, les acétates de polyvinyle et les copolymères d'acétate de vinyle, les polysulfures et les mélanges résine époxyde-polysulfure, les adhésifs à base de caoutchouc butyle, les résines caoutchouteuses à base de silicone, le caoutchouc modifié, les caoutchoucs d'éthylène et propylène et analogues. Par ailleurs, on peut citer comme exemples d'adhésifs utilisables ceux décrits dans un ou plusieurs des brevets des Etats-Unis d'Amérique ci-après : 2.610.910 ; 2.400.612 2.514.427 ; 2.581.920 ; 2.673.845 ; 2.684.351 ; 2.879.252 ; 2.918.442 2.920.990 ; 2.977.273 et 3.511.741. L'expression "éléments tissés augmentant la résistance" employée dans la présente description signifie toute matière ou tout objet fabriqué qui est sous la forme d'une étoffe ou d'un réseau de cordons, rubans, fils, etc. qui se croisent à intervalles réguliers et qui sont ou non attachés aux points de croisement. Ces éléments peuvent être des tresses, des structures maillées, des grilles, des réseaux, des tamis, etc. et peuvent être entrelacés, tricotés, emmêlés, etc. Les éléments augmentant la résistance employés dans la présente invention peuvent avoir une configuration linéaire ou désordonnée. Ils peuvent contenir des éléments isolés, attachés ou non attachés, parallèles, rectilignes ou coudés ou encore des éléments attachés ou non attachés d'équerre, rectilignes ou coudés comportant un nombre égal ou différent de pièces par centimètre sur chacun de leurs cOtés. Les éléments tissés peuvent comporter 0,4 à 400 brins, de préférence 1,2 à 40 brins par centimètre et les nombres de brins peuvent être différents dans les deux directions. Les éléments augmentant la résistance peuvent être en une matière quelconque, choisie par exemple parmi les métaux, les polymères naturels ou synthétiques, par exemple le chlorure de polyvinylidène, le polyacrylonitrile, le polyméthacrylate de méthyle, etc., le papier enduit de néoprène, le verre, l'amiante, le papier, les fibres de verre enduites de polymère, les tissus de fibres. de graphite et analogues. Comme on l'a indiqué ci-dessus, ils peuvent être employés sous forme de métaux, fils, toile métallique, grillage et analogues, les métaux étant à préférer aux autres matériaux. L'épaisseur de chaque élément isolé tissé augmentant la résistance peut varier mais, cependant, elle est commandée en pratique principalement par le fait qu'elle ne doit pas être supérieure à celle de la couche d'adhésif dont l'épaisseur est, à son tour, commandée par la résistance mécanique du revêtement d'adhésif, les couches d'adhésifs les plus minces ayant en général une meilleure adhérence. Par conséquent, d'une manière générale, l'épaisseur totale de la couche d'adhésif dans laquelle les divers éléments augmentant la résistance,superposés.sont noyés doit être comprise entre environ 0,25 et 12,5 mm, de préférence entre environ 0,38 mm et 8,4 mm, l'épaisseur de chaque couche séparée d'adhésif dans laquelle est noyé un élément augmentant la résistance variant entre environ 0,125 et 3,8 zia. Avant d'appliquer l'adhésif sur le métal au cours de la fabrication des stratifiés selon l'invention, ce métal doit de préférence être nettoyé chimiquement. On peut obtenir ce résultat en traitant ce métal par une solution aqueuse chaude d'alcali ou d'acide. L'adhésif est de préférence employé sous forme d'une solution à 40-50 % dans un solvant (par exemple la méthyléthylcétone) et peut être appliqué sur le métal à la brosse, par enduction au rouleau, avec une machine d'enduction à ruissellement ou au pistolet3 etc. Les stratifiés selon l'invention sont préparés par les opérations ci-après : dépôt d'un adhésif sur les couches de métal à assembler, mise en place des éléments tissés augmentant la résistance sur chaque couche ou sur l'une d'entre elles3 élimination par évaporation du solvant, assemblage des couches de métal sous pression de manière à former le stratifié et durcissement de l'adhésif. Le solvant encore mélangé à l'adhésif peut être chassé plus complètement par évaporation entre 70 et 1200C et l'adhésif est ensuite durci de préférence entre 110 et 1160C, pendant 2 à 3 mn. Avec les adhésifs au polyuréthanne, par exemple3 les couches sont comprimées ensemble sous 3,5 à 7 kg/cm et soumises à un durcissement complémentaire entre 140 et 1500C pendant 8 à 16 h.Ces adhésifs peuvent également être employés sous forme de mélange sans solvant ce qui supprime l'opération d'évaporation avant le durcissement. Ces stratifiés peuvent être produits soit par un procédé continu dans lequel des feuilles de métal formant des rouleaux sont enduites continûment d'adhésif et amenées dans des zones d'évaporation (facultativement), de durcissement et de pincement (pression) ou par un procédé discontinu dans lequel les couches ou feuilles sont enduites individuellement d'adhésif, par exemple au pistolet et soumises à une consolidation par la chaleur et la pression. Les pellicules adhésives selon l'invention sont constituées par un adhésif à base de polyuréthanne dans lequel est noyé, sur toute sa surface plane horizontale, un élément tissé augmentant la résistance. L'adhésif, de préférence sous forme de pellicule, peut être collé à chaud au métal. La pellicule adhésive contient un agent dit porogène capable de transformer cet adhésif en mousse avec une vitesse et un taux d'expansion contrôlés pendant le durcissement. I1 est préférable que le porogène soit concentré sur place autour de l'élément tissé augmentant la résistance de la pellicule d'adhésif. Cet adhésif transformable en mousse et contenant l'élément noyé augmentant la résistance peut être collé à des feuilles de métal sur au moins une face horizontale plane de celles-ci. On peut employer une résine de polyuréthanne à base de polyester pour la préparation des pellicules adhésives selon l'invention, à condition que le poids moléculaire de ce polyester ne dépasse pas environ 1800. Parmi les polyols polyfonctionnels organiques réactifs employés pour la préparation des résines de polyuréthanne employées pour la mise en oeuvre de l'invention, on peut citer les polyesters à chatne sensiblement linéaire contenant plusieurs radicaux isocyanates réactifs vis-à-vis des radicaux hydroxyles.Bien que la préparation des polyesters utilisables dans ce but ait été décrite en détail dans la technique antérieure et ne fasse pas partie par elle-même de la présente invention, on peut indiquer, pour faciliter la compréhension, qu'on peut préparer des polyesters de ce type par condensation d'un polyol, en général un diol aliphatique saturé tel que les suivants : éthylène glycol, 1,2-propanediol, 1,3-propanediol, 1,3--butanediol, 1,4-butanediol, 1,2-pentanediol, 1,5-pentanediol, l,3-hexanedio, 1,6-hexanediol, diéthylène glycol, dipropylène glycol, triéthylène glycol, tetraéthylène glycol et leurs équivalents, ainsi que des mélanges de ces diols entre eux et avec de faibles proportions de polyols comportant plus de deux radicaux hydroxyles, de préférence des polyols aliphatiques saturés tels que le glycérol, le triméthyloléthane, le triméthylolpropane, le pentaérythritol, le sorbitol et leurs équivalents avec un acide ou un anhydride polycarboxylique, en général dicarboxylique, qui est saturé ou qui comporte seulement des non-saturations du type benzénique, tel que les acides oxalique, malonique, succinique, glutarique, adipique, palmitique, subérique, azéîatque, sébacique, malique, phtalique, cyclohexanedicarboxylique, endométhylènetétrahydrophtalique ou leurs équivalents, isomères, homologues et d'autres dérivés substitués,par exemple les dérivés chlorés, ou avec des mélanges de ces acides entre eux et avec des acides ou anhydrides dicarboxyliques non saturés tels que les acides maléique, fumarique, citraconique, et itaconique ainsi que leurs équivalents et avec des acides polycarboxyliques contenant trois groupes carboxyles ou plus, tels que l'acide aconitique et analogues. Les polyesters à chatne sensiblement linéaire employés pour la préparation des adhésifs au polyuréthanne selon l'invention ont,'de préférence, des poids moléculaires compris entre environ 500 et 1800. Par ailleurs, ils ont en général des indices d'acide relativement faibles, par exemple des indices d'acide ne dépassant guère environ 60 et de préférence aussi bas qu'on peut les obtenir en pratique, par exemple égaux ou inférieurs à 2. En général, ils ont également des indices d'hydroxyle relativement élevés, par exemple compris entre 30 et environ 700. Quand on prépare ces polyesters, on emploie en général un excès de polyol par rapport à l'acide polycarboxylique pour être certain que le polyester obtenu à chatne sensiblement linéaire contient une proportion suffisante de radicaux hydroxyles réactifs. On peut aussi employer, en tant que polyols réactifs, des polyols polyfonctionnels contenant de l'azote pour la préparation de la résine polyester. Parmi ces matières premières on peut citer les polyesteramides employés de manière connue pour la préparation de résines de polyuréthanne, c'est-à-dire ceux dont les poids moléculaires sont compris entre environ 500 et 1800, les indices d'acide sont compris entre environ 60 au maximum et une valeur aussi basse que possible réalisable en pratique, par exemple 2 ou moins, et des indices d'hydroxyle compris entre environ 30 et 700 et aussi des polyamino-alcools de poids moléculaire élevé, tels que les alkylènediamines-hydroxypropylées de formule générale dans laquelle R représente un radical alkylène avec 2 à 6 atomes de carbone et dont la N,N,N',N'-tétra(2-hydroxypropyl)éthylène diamine est un échantillon représentatif, ainsi que les homologues supérieurs de celle-ci, comme par exemple les polyalkyiènepolyamines hydroxypropylées de formule générale dans laquelle R a la même signification que cidessus, Comme on peut s'en rendre compte facilement, les mélanges des divers polyols polyfonctionnels réactifs décrits ci-dessus peuvent également être employés pour la préparation de résines de polyuréthanne utilisables pour la mise en oeuvre de la présente invention. Tout comme dans le cas d'un polyol réactif, on peut préparer des résines de polyuréthanne en employant des polyisocyanates organiques très divers parmi lesquels on peut citer les diisocyanates aromatiques tels que le diisocyanate de méta-phénylène, le diisocyanate de paraphénylène, le diisocyanate de 4-t-butyl-méta-phénylène, le diisocyanate de 4-chloro-métaphénylène, le 2,4-diisocyanatotoluène, le 2,6-diisocyanatotoluène, le 2,4diisocyanate de cumène, le 1,4-diisocyanate de naphtylène, le 1,5-diisocyanate de naphtylène, le 1,8-diisocyanate de naphtylène, le 2,6-diisocyanate de naphtylène, le diisocyanate de p,p'-diphényle, le 4,4'-diisocyanate de diphénylméthane et leurs équivalents ; les diisocyanates aliphatiques tels que le diisocyanate de méthylène, le diisocyanate d'éthylène, les alpha-, oméga-diisocyanates de tri-, tétra-, penta-, hexa-, hepta-, octa-, nonaet décaméthylènes, le diisocyanate de 2-chlorométhylène, le 2,3-diisocyanate de diméthyltétra-méthylène et leurs équivalents et les polyisocyanates de fonctionnalité égale ou supérieure à 3 tels que le 1,3,5-triisocyanate de benzène, le 2,4,6-triisocyanate de toluène, le 2,4,4'-triisocyanate de diphényle et leurs équivalents. On peut aussi employer des mélanges de deux ou plusieurs de ces polyisocyanates organiques pour préparer les résines de polyuréthanne par réaction avec les esters indiqués ci-dessus en mettant en oeuvre des procédés bien connus des spécialistes. On peut citer comme exemples de ces procédés de préparation connus des polyuréthannes qui peuvent être mis en oeuvre, la technique dite du "prépolymère" couramment mise en oeuvre pour la préparation des résines de polyuréthanne et qui fait intervenir le mélange d'un polyester polyol et d'un polyisocyanate pratiquement en l'absence d'eau, c'est-à-dire en général en présence d'une quantité d'eau ne dépassant pas environ 0,2 % du poids total du mélange. On emploie en général un excès molaire du polyisocyanate par rapport au polyol polyester. On fait réagir ce mélange à une température comprise entre le voisinage de la température ambiante et environ 1000C, pendant environ 20 mn à 8 h, puis on refroidit le prépolymère obtenu à une température comprise entre le voisinage de la température ambiante et environ 600C.Les prépolymères de polyuréthanne à base de polyester, selon l'invention, sont préparés en employant un excès molaire de diisocyanate par rapport au polyol polyester de manière que le prépolymère ainsi préparé contienne environ 1 à 10 % de son poids de radicaux isocyanates libres. Les prépolymères préférés contiennent environ 2 % à 7 % en poids de radicaux isocyanates libres. Pour préparer un mélange adhésif à réactiver à chaud, on provoque le durcissement de la résine polyuréthanne - polyester avec une quantité de durcisseur inférieur à l'équivalent stoechiométrique. Le durcisseur employé doit comporter plusieurs radicaux isocyanates réactifs. Les durcisseurs préférés sont les composés diamino ou les polyols. Les durcisseurs du type diamine employés en général sont constitués, par exemple, par des alkyl- et aryldiamines telles que la pentaméthylène diamine, l'hexaméthylene diamine, le 4,4'-diamino-diphénylméthane, la benzidine et ses dérivés5 comme, par exemple, la p.phénylène diamine, le 4,4' diamino-3,3'-diméthyIdiphénylméthane, le 4,4Ldiamino-3,3'-diméthoxydiphényl- méthane, le 3,3'-dichlorodiaminodiphénylméthane et analogues. Un groupe préféré de composés diamino est constitué par les "diamino-dihalo-diaryles" dont un exemple est la 4,4'-méthylène-bis-(2-chloroaniline). On peut citer, comme exemples de polyols généralement employés comme durcisseurs, les dérivés dihydroxylés des hydrocarbures aliphatiques et aromatiques tels que l'éthylène glycol, le triméthylène glycol, le pentaméthylène glycol, le catéchol et leurs équivalents ainsi que les dérivés trihydroxylés de ces hydrocarbures tels que le 1,2,3-butanetriol, le 1,2,3pentanetriol et leurs équivalents. Un groupe préféré de composés trihydroxylés est constitué par les trialkanolamines dont la triisopropanolamine est un exemple. Les durcisseurs peuvent être employés isolément ou, en variante, mélangés entre eux. Les durcisseurs sont incorporés dans les sirops "résines" de prépolymères d'uréthanne dans des proportions variant entre environ 20 % et 80 % de l'équivalent stoechiométrique du polyuréthanne polyester. On a observé que des additifs tels que les éthers ou esters glycidyliques peuvent être ajoutés au produit adhésif à base de polyuréthanne. On peut citer parmi ces additifs glycidyliques des substances telles que le méthacrylate de glycidyle, l'acrylate de glycidyle, l'éther allylglycidylique, le phtalate diglycidylique, l'éther diglycidylique du 2,2-bis (p.hydroxyphénylpropane) ainsi que d'autres éthers et esters glycidyliques connus des spécialistes. On a observé que la proportion d'éther ou d'ester diglycidylique incorporée dans l'adhésif à base de polyuréthanne peut varier dans des proportions considérables. On a observé que des rapports compris entre deux parties et six parties d'ester ou d'éther glycidylique pour 3 parties de durcisseur peuvent être employées, le rapport correspondant à environ 1 partie pour 1 étant à préférer. En variante, on peut aussi préparer des adhésifs de haute résistance à réactiver par la chaleur sans addition d'ester ni d'éther glycidylique. L'incorporation d'époxysilanes tels que le gamma-glycidoxypropyl triméthoxysilane, le bêta-3,4-époxycyclohexyléthyltriméthoxysilane, etc. dans des proportions comprises entre environ 0,1 % et 10 7, basées sur le poids total de l'adhésif, peut être réalisée. Ces époxysilanes sont décrits dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique nO 2 946 701. On peut aussi incorporer des catalyseurs dans le but d'accélérer le durcissement, mais leur emploi n'est pas indispensable. On peut citer comme exemples de catalyseurs le 2,5-diméthyl-2,5-di-t-butylperoxyhexane, le perbenzoate de t-butyle, le peroxyde de dicumyle, le peroxyde de benzoyle, l'azo-bis-isobutyronitrile, le peroxyde de diéthyle, etc. dans des proportions comprises entre environ 0,01 % et 3 % du poids total de l'adhésif. Comme on l'a indiqué ci-dessus, la caractéristique unique en son genre de la présente invention est la nature de l'adhésif employé comme matériau d'appui ou comme matériau de liaison pour les métaux susmentionnés et dans lequel est noyé un élément tissé augmentant la résistance. Ces adhésifs sont constitués principalement par une résine de polyuréthanne connue des spécialistes ou par des mélanges de résine de polyuréthanne avec d'autres résines de polyuréthanne ou d'autres polymères compatibles ou semi-compatibles mentionnés ci-dessus. On a observé que,lorsqu'on emploie un adhésif de ce genre dans lequel un élément tissé augmentant la résistance mécanique est noyé , on obtient les qualités d'amortissement uniques en leur genre susmentionnées lorsqu'il est transformé en mousse. Les porogènes ou agents gonflants qui sont employés dans les présents produits sont bien connus des spécialistes, et on peut employer dans le cas présent l'un quelconque desdits agents. On peut citer comme exemples de substances appropriées les hydrocarbures halogénés tels que le dichlorodlfluorométhane , le trichlorofluorométhane , les composés nitroso tels que la N,N'-dinitrozopentaméthylène tétramine, la 1,3-diphé nyltriazlne, l'azodicarbonamide, la l,l'-azo-bis-formamide, l'azobisisobutyronitrile, l'azoSs(hexahydrobenzonitrile) et analogues. On peut les incorporer dans une proportion comprise entre environ 0,5 % et 8 % du poids des matières solides contenues dans le produit. On peut ajouter des agents d'ensemencement aux produits transformables en mousse, si on le désire, de manière à créer des emplacements pour la formation des bulles de la mousse lors du chauffage du film sec de matière transformable en mousse. On peut citer comme exemples d'agents d'ensemencement, tous bien connus des spécialistes, la silice pulvérisée, la vermiculite pulvérisée, le talc, etc. à des concentrations comprises entre environ 0,1 % et 2 / du poids total du produit. Des procédés appropriés de formation de mousse sont décrits dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique n" 3 165 483 et 3 178 300. Le mode d'incorporation des ingrédients des produits selon l'invention n'est pas imposé et on peut avoir recours à toute combinaison d'additions sans s'écarter du cadre de l'invention. Cependant, on a observé qu'il est en général préférable de mélanger au préalable le durcisseur avec l'éther ou l'ester glycidylique et d'ajouter le polyuréthanne à ce mélange à la température ambiante. Cependant, ce mode opératoire n'est pas imposé et il est dans le cadre de l'invention de mélanger tout d'abord les ingrédients avec la résine et ensuite, si on le désire, d'ajouter l'ester ou éther glycidylique. La grille en métal ou en matière plastique peut être noyée dans l'adhésif à base de polyuréthanne simplement en plaçant ladite grille dans un mélange prêt à subir la transformation en mousse, puis en comprimant l'ensemble obtenu entre les films pour démoulage et/ou des plaques en métal égalisant la pression. Le produit résineux durci est ensuite récupéré en enlevant le film de démoulage et le film libre obtenus sec au toucher, et prêt à l'emploi,le formage de ce film étant réalisé à chaud ou à froid. La pellicule adhésive réactivée par la chaleur (sèche au toucher) dans laquelle est noyée la grille et qui contient un porogène qui est activé par chauffage peut être employée par le consommateur final en plaçant cette pellicule entre des panneaux métalliques chauds. Pour former un stratifiémétal, l'adhésif doit en même temps fondre (en mouillant les surfaces métalliques et en sty collant) et se transformer en mousse en réalisant ainsi un bon étalement et un bon mouillage sur les surfaces, en particulier si les surfaces métalliques à coller sont irrégulières. En variante, le nouvel adhésif à base de polyuréthanne à réactiver par la chaleur peut être déposé sur la matière à coller sous forme liquide par pulvérisation ou enduction à la brosse par un procédé connu. Ensuite, on sèche et on durcit l'adhésif en le soumettant à des températures élevées comprises entre environ 25 et 150"C, de préférence entre 50 et environ 1200C. La durée de durcissement peut varier entre environ 1 mn et 16 h, suivant la température, et de préférence entre environ 10 mn et 15 mn. Ces stratifiés peuvent être fabriqués de la manière décrite cidessus ou bien l'élément tissé augmentant la résistante peut être noyé dans une couche déjà transformée en mousse et cette mousse peut être collée entre deux plaques métalliques par un adhésif "secondaire". On peut procéder à des modifications de ensemble adhésif à base de polyuréthanne à réactiver par la chaleur5 selon lVinvention, par les procédés classiques connus des techniciens de manière à préparer une résine ayant différents degrés de souplesse, de rigidité ainsi que d'autres propriétés. Par conséquent, outre les polyesters à channe sensiblement linéaire décrits ci-dessus, on a décrit dans la technique antérieure l'emploi en vue d'obtenir ce résultat de polyols ou d'acides polycarboxyliques monomères de fonctionnalité égale ou supérieure à 3 pour préparer le polyol polyester réactif en utilisant des polyisocyanates de fonctionnalité égale ou supérieure à 3, et analogues. On prévoit qu'une partie ou la totalité de ces modifications, associées àl'addition d'additifs non réactifs tels que les charges, les agents poisseux et analogues peuvent etre appliquées de manière appropriée aux résines de polyuréthanne au cours de la mise en oeuvre de l'invention. On comprendra mieux l'invention par les exemples ci-après dans lesquels toutes les parties et pourcentages sont en poids, sauf indication contraire. Exemples 1 à 3 On recouvre deux feuilles d'aluminium de 635 microns d'épaisseur d'environ 50 microns d'un adhésif du commerce visco-élastique à base de polyuréthanne. Ces couches sont durcies jusqu'à ce qu'elles deviennent poisseuses et on fixe une feuille constituée par une grille en acier inoxydable à mailles de 590 microns, et de 330 microns d'épaisseur, à chacun des panneaux ci-dessus ainsi recouverts d'un enduit puis on les submerge avec un adhésif.Les feuilles associées aux grilles sont collées ensemble en appliquant les grilles l'une contre l'autre puis on durcit le stratifié à 110 C. On refroidit le tout à la température ambiante et l'on détermine les caractéristiques d'amortissement du stratifié ainsi obtenu (représenté sur la figure 1) par des essais effectués sur des échantillons de 12,7 x 254 me de la manière suivante On serre ltéchantillon de stratifié à 25,4 me d'une de ses extrémités, le déplace de 25,4 me à son extrémité libre puis on le libère.On mesure le temps nécessaire pour que l'amplitude de cette déformation décroisse jusqu'à moins de 0,393 mm. Les résultats des essais d'amortissement sur les échantillons de l'exemple 1, ainsi que d'autres échantillons produits selon l'exemple 1, à titre d'exemple et à titre comparatif, figurent sur le tableau I ci-après. On a également porté sur le tableau I les résultats des essais d'amortissement effectués sur un stratifié témoin préparé comme dans exemple 1, mais comportant seulement une grille tissée. Ceci met en évidence les avantages du produit comportant plusieurs grilles sur celui comportant une seule grille. TABLEAU I nO de Echantillon Résultat des essais l'exemple d'amortissement (secondes) 1 Feuille d'aluminium de 635 microns placée sur les deux faces d'un adhésif à base de polyuré- 0,8 thanne contenant deux grilles superposées d'acier inoxydable, à mailles de 590 microns 2 Feuille d'aluminium de 635 microns placée sur les deux faces d'un adhésif à base de polyuréthanne inférieur à contenant quatre grilles superposées en acier 0,1 inoxydable à mailles de 590 microns. 3 Plaque d'acier galvanisé par électrolyse, de 508 microns d'épaisseur, placée sur les deux faces d'un adhésif à base de polyuréthanne contenant inférieur à trois grilles superposées en acier inoxydable à 0,1 mailles de 590 microns. Témoin A Plaque d'aluminium de 635 microns placée sur les deux faces d'un adhésif à base de polyuréthanne 1,4 contenant une seule grille d'acier inoxydable à mailles de 590 microns. Exemple 4 On prépare un stratifié-métal par collage (en utilisant un adhésif du commerce à base de polyuréthanne et amortissant les vibrations, sur chaque face d'un matériau formant noyau constitué par une ou plusieurs grilles superposées d'acier inoxydable à mailles de 590 microns et de 330 microns d'épaisseur, imprégnées du même adhésif du commerce visco-élastique amortissant les vibrations à base de polyuréthanne, d'une feuille d'acier recouverte de zinc par voie électrolytique, de 762 microns d'épaisseur. On donne à une bande de 51 mm de large du stratifié obtenu la forme de la lettre S de manière à réaliser un support antivibratoire "à montage vertical" semblable à celui représenté sur la figure 2.Ce support a approximativement les dimensions ci-après : hauteur 50 mm, aire de fixation 51 x 57 mm. Le rayon de courbure des parties coudées de ce support en forme d'S est d'environ 12,5 mm. Ces supports sont fixés sur les quatre angles d'une plaque rectangulaire qui est fixée à une table à secousses qui communique un mouvement oscillatoire à cette plaque. Une masse de 45 kg (de forme rectangulaire) est fixée à la partie supérieure des supports à montage vertical (en forme d'S) . Cette masse, qui est fixée aux quatre angles sur les supports de fixation susmentionnés, applique par conséquent une charge statique de 11,25 kg à chacun des quatre supports. Cet assemblage est maintenu avec des boulons et écrous de 9,5 mn. Par conséquent, on perce des trous dans les parties supérieures et inférieuresdes supports en vue de recevoir ces organes de fixation. La "transmissibilité" du système de support antivibratoire est mesurée en fixant des accéléromètres sur 1) la plaque de fixation soumise directement à la force motrice et 2) la masse de 45 kg. On procède ensuite à des mesures en déterminant la différence d'amplitude des vibrations de l'accéléromètre nO 1 et de l'accéléromètre n" 2 quand la plaque inférieure est actionnée dans une bande de fréquence déterminée. On procède à l'analyse des résultats en conformité avec des procédés pratiques bien connus décrits dans l'ouvrage de Lyle F. Yerges, "Sound, Noise and Vibration Control", Van Nostrand, New York, 1969, pp. 64-69. On détermine et on mesure le comportement, en ce qui concerne l'amortissement des vibrations, de ensemble mécanique à sa fréquence de résonance, en vue d'obtenir le rapport de son amortissement à l'amortissement critique (A/Ac), quantité définissant le comportement, bien connue dans le domaine de l'insonorisation. Plus le quotientA/Ac d'un système antivibratoire -du type décrit présentement est élevé, mieux ce système amortit les vibrations. Le tableau II indique quelques résultats d'essai effectués en utilisant l'appareil expérimental décrit avec des supports antivibratoires en forme de S constitués par des stratifiés témoin. T A B L E A U II Exemple Matière du support antivibratoire Rapport A/Ac en centièmes 4 Revêtement constitué par des telles d'acier de 762 microns et trois grilles d'acier dans un adhésif témoin B Revêtement constitué par des tales d'acier de 762 microns et une grille d'acier dans un adhésif 5 témoin C Revêtement constitué par des tales d'acier de 762 microns mais sans grille d'acier dans 4,2 l'adhésif témoin D Tôle d'acier massive de 1,6 mm d'épaisseur 2 Exemple 5 On opère comme dans l'exemple 1, sauf que la grille d'acier est remplacée par deux couches de toile de verre comportant 30,7 brins au centimètre. On observe des résultats semblables. Exemple 6 On opère comme dans l'exemple 3 en remplaçant les trois grilles d'acier par trois éléments en tissu de Nylon tricoté. On enregistre un excellent amortissement (moins de 0,2 s). Exemples 7 à 10 Si l'on forme des supports en forme de L et de U avec les stratifiés des exemples 1, 2, 5 et 6 (voir figures 3 et 4) on obtient des produits qui se comparent favorablement au support de l'exemple 4 en ce qui concerne l'amortissement rapporté à l'amortissement critique. Exemple 11 Les tôles d'aluminium du stratifié de l'exemple 1 sont remplacées par des tôles semblables en acier au carbone et on emploie un adhésif du commerce à base de polychloroprène et de résine phénol-formaldéhyde. On obtient à nouveau un stratifié amortissant très bien les vibrations. Exemple 12 On remplace les trois grilles du stratifié de l'exemple 4 par cinq grilles en fil de cuivre tissé. On remplace par ailleurs l'adhésif à base de polyuréthanne de cet exemple par un adhésif du commerce à base de de polyimide. Le rapport de l'amortissement d'un support en W (voir figure 4), réalisé dans ces conditions à l'amortissement critique est de 6/100. Exemple 13 On remplace le revêtement constitué par des tales d'aluminium de l'exemple 2 par des tôles de titane et on emploie un adhésif du commerce au caoutchouc nitrile pour préparer un stratifié semblable. Un support en double S réalisé à partir de ce stratifié a d'excellentes caractéristiques d'amortissement des vlbrations. Exemple 14 On ajoute 48 parties de méthacrylate de glycidyle à 48 parties de 3,3'-méthylbnebis-o.chloraniline finement pulvérisée dans un récipient laboratoire approprIé. On chauffe ensuite ce mélange à une température voisine de 65"C pour dissoudre les diverses substances puis on ajoute 3,3 parties d'un époxysilane du commerce, deux parties de butyrate-acétate de cellulose (20 % de matières solides dans de la méthylisobutylcétone) et 0,5 partie de 2,5-diméthyl-2,5-di-t-butylperoxyhexane. On ajoute au mélange obtenu une solution dans la méthyléthylcétone d'une résine de polyuréthanne à base de polyester, préparée à partir d'un polyester constitué par de l'adipate d'éthylène glycol qu'on a fait réagir sur du diisocyanatotoluène. On ajoute, à une première portion du mélange obtenu, 4 7. calculés par rapport aux matières solides, d'azobis-isobutyronitrile constituant le porogène. On enduit une grille d'aluminium avec la solution obtenue, par pulvérisation au pistolet, et ensuite on laisse le solvant s'évaporer à la température ambiante. On projette ensuite de la vermiculite finement broyée sur la grille ainsi enduite. La grille d'aluminiu obtenue est ensuite noyée dans la seconde portion du mélange préparé ci-dessus (100 % de matières solides), comprimée entre une pellicule de séparation en polyéthylène et des plaques métalliques égalisant la pression de manière à obtenir un film renforcé, sec au toucher, au bout de 16 h à la température ambiante. Après avoir retiré la pellicule de démoulage, on obtient une pellicule de "mousse latente" en "phase ss" qu'on peut transformer en mousse sous l'action de la chaleur. Exemples 15 et 16 On prépare un stratifié-métal à partir de la pellicule adhésive renforcée préparé selon l'exemple 14 en plaçant cette pellicule entre deux tôles d'aluminium de 15,2 x 30,5 cm, de 1,02 mn d'épaisseur. On place ensuite le sandwich ainsi réalisé dans une presse à chaud, et on le soumet à une température entre 165 et 1700C sous une pression comprise entre 1,75 et 3,5 kg/cm pendant 5 à 10 mn pour transformer cette pellicule en mousse. On cesse ensuite de chauffer et on laisse l'échantillon refroidir jusqu'à environ 65"C dans la presse (20 mn). On retire et on refroidit le stratifié obtenu. A titre de comparaison on opère de la même manière pour préparer un stratifié-métal à l'aide d'une pellicule adhésive renforcée ne contenant pas d'azobisisobutyronitrile ou de vermiculite. On prépare aussi des stratifiés semblables sans grille métallique. Les résultats concernant la résistance à l'exfoliation et la durée d'amortissement sont présentés sur le tableau III ci-après et mettent en évidence les propriétés uniques en leur genre des stratifiés-métal selon la présente invention, comparées à celles d'autres stratifiés. On observe que la couche adhésive contenant le noyau transformé en mousse a les meilleures caractéristiques d'amortissement des vibrations (exemple 15).De plus, ce bon comportement concernant l'amortissement des vibrations est obtenu avec seulement une faible diminution de la résistance à l'exfoliation, à comparer avec le cas d'une couche intermédiaire d'adhésif non transformée en mousse (exemple témoin E). On notera qu'avec le produit de l'exemple témoin F, qui n'est pas transformé en mousse mais dans lequel on a enfermé délibérément des bulles d''air dans le revêtement adhésif, on observe un bon amortissement des vibrations mais la résistance à l'exfoliation du stratifié est considérablement réduite. Par conséquent, la caractéristique unique en son genre du stratifié selon l'invention consiste en ce qu'on obtient avec ces stratifiés un bon amortissement des vibrations associé à une diminution minimale de la résistance à l'exfoliation. T A B L E A U III Exemple Configuration Résistance à 1'arra- Durée d'a chement sur éprouvette mortissement en T (ASTM D 1876-69) (s) ~ (kg/cm) 15 comme indiqué ci-dessus 18 0,3 témoin E Tôle d'aluminium 3003 de 1,02 mm 22,5 1,2 revêtement adhésif de 737 microns d'épaisseur dans lequel est noyée une grille d'aluminium Tôle d'aluminium 3003 de 1,02 mn témoin F comme E, sauf que des bulles 6,3 0,5 (d'air) sont intentionnellement emprisonnées dans le revêtement adhésif témoin G Tôle d'aluminium de 318 microns 18 ll revêtement adhésif de 432 microns d'épaisseur dans lequel est noyée une grille métallique Tôle d'aluminium de 318 microns d'épaisseur 16 comme G, sauf qu'on provoque la 13,3 3 transformation en mousse (par de 1 'azobisisobutyronitrile) de l'adhésif entourant la grille métallique la durée d'amortissement est le temps nécessaire pour qu'une bande de stratifié serrée rigidement à une extrémité (de 1,27 x 25,4 cm) cesse visiblement de vibrer après que son autre extrémité a été écartée par flexion de 25,4 mm de sa position d'équilibre, puis rapidement relâchée. Les caractéristiques d'amortissement sont d'autant meilleures que cette durée d'amortissement est plus faible. Exemple 17 On opère à nouveau comme dans l'exemple 14, sauf qu'on emploie de la triisopropylamine (70 % des équivalents stoechiométriques) comme durcisseur à la place de la méthylène bis-o.chloraniline. On forme une pellicule libre et sèche qui, transformée en stratifié comme dans l'exemple 15, a une adhérence et des caractéristiques d'amortissement des vibrations excellentes. Exemple 18 On prépare à partir de la pellicule de l'exemple 14, et en opérant comme dans ltexemple 15, un stratifié "acier au carbone/acier au carbone". On obtient un stratifié amortissant très bien les vibrations. Exemple 19 On opère à nouveau comme dans l'exemple 14 sauf qu'ongn'emploie pas d'acétate-butyrate de cellulose. On obtient des résultats semblables. Exemple 20 Si l'on supprime l'époxysilane et le méthacrylate de glycidyle de la formulation de exemple 14, on obtient une pellicule renforcée, non poisseuse qui, quand on l'emploie pour préparer un stratifié comme dans l'exemple 15, conduit à un ensemble de haute qualité amortissant les vibrations. Exemple 21 On opère à nouveau comme dans l'exemple 17 sauf qu'on emploie une quantité équivalente (suffisante pour correspondre à 70 7 d'équivalents stoechiométriques) de diéthylène glycol à la place de la triisopropanolamine. Quand on emploie cette pellicule pour réaliser un stratifié, on obtient des résultats semblables. Exemple 22 On opère comme dans l'exemple 21 sauf qu'on emploie comme durcisseur du 1,2,3-butane triol et que la grille est en polyéthylène. On obtient à nouveau d'excellents résultats. Exemple 23 Le remplacement par de la chloraniline de l'exemple 14 du 4,4'-diaminodiphénylméthane (en quantité équivalente du point de vue stoechiométrique) conduit à une pellicule adhésive qui permet de fabriquer des stratifiés dont les propriétés sont semblables à celles du stratifié dudit exemple. Exemple 24 Tout en opérant comme dans l'exemple 23, on remplace le dérivé du méthane de cet exemple par de la p.phénylène diamine. On enregistre des résultats semblables. Exemples 25 à 27 Le remplacement du méthacrylate de glycidyle de l'exemple 14 par du 2,2'-bis(p.hydroxyphényl)propane, de l'éther allylglycidylique et du phtalate diglycidylique, respectivement, conduit à l'obtention de films transformés en mousse et fixés sur un support dont les propriétés sont semblables à celles des produits décrits ci-dessus. Bien entendu diverses modifications peuvent être apportées par l'homme de l'art aux dispositifs ou procédés qui. viennent d'être décrits uniquement à titre d'exemples non limitatifs, sans sortir du cadre de 1 'invention. R E V E N D I C A T I O N S l. Structure métallique comportant au moins deux couches de métal liées entre elles par un adhésif dans lequel on a noyé un élément tissé augmentant la résistance, caractérisée en ce qu'on emploie un seul élément augmentant la résistance noyé dans un produit adhesif qui est une pellicule à base de polyuréthane, non poisseuse, transformable en mousse, à réactiver à chaud, ou en ce qu'on emploie plusieurs couches superposées d'éléments tissés augmentant la résistance et noyés dans un adhésif visco-élastique. 2. Adhésif utilisable pour l'assemblage de la structure métallique selon la revendication 1, dans lequel ladite pellicule est constituée par un élément augmentant la résistance, noyé dans un produit adhésif à base de polyuréthanne non poisseux à réactiver à chaud, caractérisé en ce qu'il est transformable en mousse, mais n'est pas transformé en mousse ni en cours de transformation en mousse.