Procéde de montage d'une virole sur un axe de balancier et virole pour sa mise en oeuvre. La présente invention concerne un procédé de montage d'une virole sur un axe de balancier, ainsi qu'une virole particulièrement adaptée pour la mise en oeuvre de ce procédé. Dans l'industrie horlogère, il est connu de rendre solidaire de l'axe du balancier l'extrémité intérieure du spiral au moyen d'une pièce intermédiaire appelée virole. Cette virole a deux fonctions essentielles puisqu'elle permet l'accrochage du spiral par différentes techniques (sertissage, collage, soudage, etc.) ainsi que la fixation non definitive de l'ensemble ainsi formé sur l'axe de balancier dans une position réglable. Le réglage de la position doit en particulier pouvoir s'effectuer en rotation autour de l'axe du balancier pour assurer la mise au repere, c'est-à-dire l'alignement en position d'équilibre du centre de la cheville de plateau avec l'axe ancre-balancier. Les deux fonctions précitées de la virole peuvent s'avérer contradictoires pour des raisons d'incompatibilités de matériaux, surtout lorsque le spiral doit être accroche par soudage. Dans ce cas, une partie au moins de la virole doit être réalisée en acier, mais une virole en acier est difficile à chasser sur un axe de balancier, lui-même en acier. Le coefficient de frottement élevé de l'acier sur l'acier, combiné à une face de serrage élevée donne lieu à un chassage difficile, voire grippant pouvant aller jusqu'à la détérioration de la virole ou de la surface de l'axe. Un certain nombre de solutions à ce problème ont déjà été proposées, mais aucune n'est pleinement satisfaisante, Par exemple, on a déjà proposé de réaliser une virole constituee d'une partie centrale en laiton ou en matériau non métallique formant un canon destine à être chasse sur l'axe, sur laquelle est chassée ou collee une deuxième partie en acier ou "collerette" prévue pour recevoir l'extrémité du spiral. Cette structure permet d'obtenir un très bon chassage de la partie centrale en laiton sur l'axe du balancier, mais son coût de fabrication et d'assemblage est très élevé. D'autres tentatives ont eu pour objet de réaliser des viroles dtune pièce en acier. Afin de faciliter leur chassage et leur maintien sur l'axe de balancier, on a par exemple proposé de les munir d'une fente longitudinale pour leur conférer une certaine élasticité; Si la mise au repere de ces viroles fendues est aisée, cette opération provoque toutefois des perturbations du plat et du centrage du spiral du fait de la déformation subie lors du chassage par la partie de la virole à laquelle est raccorde le spiral. La correction de ces défauts necessite du temps et une main-d'oeuvre spécialisée. Un autre type de viroles, décrit dans le brevet suisse no 613 833, est obtenu par la déformation d'une piece initialement annulaire. Une telle virole présente une section non circulaire comportant des parties concaves (par exemple au nombre de trois) qui viennent tangenter i'axe de balancier et le serrer élastiquement et autant de parties convexes, formant des protubérances dont l'une reçoit l'extrémité du spiral. Cette virole est chassée de façon classique sur l'axe de balancier, Comme dans le cas précédent la déformation élastique globale qui se produit au moment du chassage influe sur la position du point d'accrochage du spiral, ce qui agit défavorablement sur la position de son centre et en outre le maintien de la virole est moins bon en raison d'une surface de contact avec l'axe réduite. Les brevets suisses no 473 416 et 456 807 decrivent une virole constituée par un disque ayant au centre un trou permettant la fixation sur l'axe de balancier. Ce trou central présente une'section non circulaire de manière à former des zones d'appui sur l'axe, de surface reduite et destinées à se déformer lors du chassage de la virole sur cet axe. Dans cette solution, la surface extérieure de la virole n'est plus déformée, mais l'ajustement de la virole sur l'axe est tributaire d'une tres grande précision dans l'exécution du trou (par perçage ou etampage) et de l'axe du balancier. Au contraire, l'objet de la présente invention est de prevoir un procédé de montage d'une virole sur un axe de balancier, qui permette d'utiliser une virole d'une piece en acier dont la partie qui reçoit l'extrémité du spiral n'est nullement déformée, qui soit aise à chasser sur l'axe, et qui soit parfaitement maintenue par une surface de contact s'étendant sur tout le pourtour de cet axe. Selon ce procede, on déforme tres légèrement les parois du canon de la virole avant l'opération de chassage, en repoussant des premieres portions de ces parois radialement vers l'extérieur et en permettant à des deuxièmes portions disposées entre les précédentes, de se rabattre radialement vers l'intérieur. De cette façon, lorsque la virole est ensuite chasse sur l'axe de balancier, l'écartement de ces deuxièmes portions provoqué par le passage de l'axe conduit à un très bon serrage des parois du canon sur le pourtour de l'axe. Bien que les déformations induites dans le canon avant le chassage de la virole sur l'axe de balancier soient très faibles, la qualité surprenante du serrage ne peut s'expliquer par un simple effet d'elasticité des parois du canon. Celles-ci étant tres minces le fait d'en repousser certaines portions radialement vers l'extérieur semble provoquer un fluage de matière de ces portions vers les autres, qui se trouvent ainsi renforcées. La presente invention sera mieux comprise à la lecture de la description suivante, faite en relation avec les dessins joints, parmi lesquels: - la figure 1 est une vue en coupe d'une virole selon l'invention, avant déformation - la figure 2 est une vue de dessous de la virole de la figure 1 et - la figure 3 est une représentation schematique de la section interne des parois du canon de la virole des figures 1 et 2, après déformation. Comme on le voit au mieux dans la figure 1, la virole en acier inoxydable comporte une premiers partie 1 de plus grand diamètre, ou collerette, dont le pourtour est destine à recevoir l'extrémité intérieure d'un spiral. La collerette 1 est prolongee par une partie 2 de moindre diametre ou canon. La collerette 1 et le canon 2 sont traversés par un trou central 3 de diamètre sensiblement egal à celui de l'axe de balancier qui doit recevoir la virole. Des chanfreins 4, 5 facilitent l'introduction de la virole sur l'axe, ou son retrait. Comparativement aux viroles connues, les parois du canon 2 sont tres minces, de façon à pouvoir être facilement déformees plastiquement, comme on le verra plus loin. Typiquement, leur épaisseur est inférieure à 0,1 mm, et de préférence égale à 0,05 mm environ La hauteur du canon 2 est suffisante pour éviter tout basculement de la virole sur l'axe, et par exemple de l'ordre de 2 mm environ. La hauteur de la collerette 1 est du même ordre de grandeur. Ceci garantit la stabilité dimensionnelle de cette collerette lorsque le canon 2 est déformé. Comme indiqué dans la figure 2, la collerette 1 présente de préfé- rence une section sensiblement carrée, dont les angles sont inscrits dans un cercle centré sur l'axe 7 de la virole. L'un de ces angles recevra l'extrémité intérieure du spiral par exemple par soudage au laser. Le trou central 3 pourra présenter une conicité correspondant à celle de l'axe de balancier qui doit recevoir la virole. La figure 3 montre schématiquement la section interne des parois du canon après qu'elles aient éte déformées conformément au procédé de l'invention. Cette section comporte des portions d'arcs de cercles 8 centrées sur l'axe 7 de la virole et inscrites dans un cercle de diametre légèrement supérieur à celui de l'axe de balancier. Cette différence de diametres est de quelques millièmes de millimètres seulement et de préférence de l'ordre de 0.005 mm. Les portions d'arc de cercles 8 sont de préférence en nombre pair, par exemple elles sont au nombre de six et elles sont raccordées par des segments sensiblement droits 9. La déformation schématisée dans la figure 3 est préférablement obtenue au moyen d'un mandrin dont la fonction est de déformer la section intérieure des parois en gardant la même longueur de la circonférence. Le mandrin peut être engagé à force, par exemple manuellement ou pneumatiquement, dans le canon de la virole à déformer. Cette opération peut bien entendu être réalisée automatiquement. Les flèches de la figure 3 indiquent la direction de la déformation pour chaque portion des parois du canon. Bien qu'elle ait été décrite en relation avec un mode de réalisation particulier, la présente invention ne s'y trouve nullement limitée. Elle est au contraire susceptible de nombreuses modifications et variantes qui apparaîtront à l'homme de l'art. REVENDICATIONS 1. Procédé de montage d'une virole sur un axe de balancier, cette virole comportant notamment une collerette prévue pour recevoir l'extré- mite intérieure d'un spiral et un canon qui vient s'engager sur l'axe de balancier lors du chassage de la virole sur cet axe,-caracterisé en ce qu'il comporte, avant l'étape de chasser la virole sur l'axe de balancier, l'étape de deformer les parois du canon en repoussant des premières portions de ces parois radialement vers l'extérieur, et en permettant à des deuxièmes portions disposées entre ces premières portions de se rabattre radialement vers l'intérieur, de telle façon que lorsque la virole est ensuite chassée sur l'axe de balancier, l'écartement de ces deuxièmes portions sous l'effet de l'axe de balancier provoque le serrage des parois du canon sur le pourtour de l'axe. 2. Procéde selon la revendication 1, caractérise en ce que l'on deforme les parois du canon de façon que la section interne du canon présente des portions d'arc de cercle inscrites dans un cercle de diamètre légèrement superieur à celui de l'axe de balancier et raccordées par des segments de droites. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que la différence des diamètres du cercle dans lequel sont inscrites les portions d'arc et de celui de l'axe de balancier est de quelques millièmes de mm. 4. Procedé selon la revendication 3, caractérisé en ce que la différence est de 0,005 mm environ. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérise en ce que les premières portions des parois du canon sont en nombre pair. 6. Procedé selon la revendication 5, caractérisé en ce que les premières portions des parois du canon sont au nombre de 6. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que la déformation est réalisée au moyen d'un mandrin dont la section présente la forme de la section interne de la virole déformée et qui est susceptible d'être engage à force dans le canon d'une virole. 8. Virole pour la mise en oeuvre du procédé des revendications 1 à 7, comportant notamment une collerette pour la fixation de l'extré- mité intérieure d'un spiral et un canon traversés par un trou central, caractérisée ence que l'épaisseur des parois du canon est inférieure à 0,1 mm. 9. Virole selon la revendication 8, caractérisée en ce que l'epaisseur des parois est de 0,05 mm environ. 10. Virole selon l'une quelconque des revendications 8 ou 9, ca ractérisée en ce que la hauteur du canon est de 0,2 mm. 11. Virole selon l'une quelconque des revendications 8 à 10, caractérisee en ce que la hauteur du canon et de la collerette sont sensiblement identiques. 12. Virole selon l'une quelconque des revendications 8 à 11, ca racterisee en ce qu'elle est realisée en alliage ferreux, par exemple acier inoxydable. 13. Virole selon la revendication 12, caractérisée en ce qu'elle est réalisée en acier inoxydable. 14. Virole selon l'une quelconque des revendications 8 à 12, ca ractrisée en ce que le trou central présente une conicité correspondant à celle de l'axe de balancier.