La présente invention se rapporte à un procédé de fabrication d'un tuyau flexible comrpenant une partie intérieure tubulaire flexible formée d'une ma tière durcie qui est renforcée par un élément' comprenant une matière filamentaire et s'étendant autour de la partie intérieure tubulaire. Généralement, un tel tuyau flexible comprend également une partie extérieure tubulaire for niée d'une matière durcie qui entoure l'élément de renforcement, mais l'invention peut s'appliquer également à la fabrication d'un tuyau flexible ne comportant pas cette partie extérieure. On utilise normalement des compositions à base de caoutchouc pour former la partie intérieure et la partie extérieure (lorsqu'elle est prévue) d'un tuyau flexible du type précité, ces parties étant formées par extrusion de la composition dans une condition non durcie. On fait ensuite durcir la composition à base de caoutchouc, généralement en augmentant sa température. Avant la phase de durcissement, la composition à base de caoutchouc peut fluer sous pression, tandis que, après durcissement, la matière conserve sa forme et, en fonction# & a composition particulière utilisée, peut être élastique. Il est souhaitable d'établir en cours de fabrication et de maintenir en cours d'utilisation du tuyau flexible une liaison étroite entre la partie intérieure tubulaire et la matière filamentaire dont l'élément de renforcement est composé. Lorsqu'un tuyau flexible formé par certains procédés classiques est soumis à une flexion'répétée dans la même direction ou dans des directions dif férentes, ou bien lorsqu'il est soumis à des contraintes externes telles que des contraintes de torsion, la liaison étroite établie entre la partie intérieure tubulaire et l'élément de renforcement, et qui peut avoir été créé en cours de fabrication du tuyau, peut être perturbée.De telles contraintes de torsion peuvent être exercées sur le tuyau flexible lors du montage d'un raccord qui comporte une douille annulaire destinée à recevoir le tuyau, une paroi de la douille exécutant une rotation par rapport à l'autre paroi pendant le serrage ou le blocage du raccord sur le tuyau. Il est à noter que des perturbations de la liaison étroite existant entre la partie intérieure tubulaire et l'élément de renforcement peuvent se traduire par une diminution de l'effet de support assuré par l'élément de renforcement pour la partie intérieure du tuyau et peuvent par conséquent conduire à une rupture du tuyau flexible en cours d'utilisation. D'après le brevet des Etats-Unis No 3 168 910, on connait un procédé de fabrication d'un tuyau flexible du type précité dans lequel une telle liaison de surfaces est établie entre l'élément de renforcement et la partie tubulaire intérieure. Dans ce procédé, on extrude une matière durcissable de façon former la partie tubulaire intérieure, on place ensuite autour de cette partie in térieure un élément de renforcement, on extrude alors une gaine de plomb sur l'élément de renforcement et la structure ainsi formée est enroulée de maniere à pouvoir être ainsi placée dans un autoclave.Avant la mise en place de la structure dans l'autoclave, les extrémités de la partie tubulaire intérieure sont obturées et un fluide sous pression est introduit à l'intérieur de la partie tubulaire intérieure de manière à appliquer la matière de cette partie radialement vers l'extérieur contre l'élément de renforcement. La structure est alors chauffée dans l'autoclave de manière à faire durcir la matière de la partie tubulaire intérieure et enfin, après décharge de l'autoclave, la gaine de plomb est enlevée. La gaine de plomb a pour but de contrôler le déplacement de la matière radialement vers l'extérieur en direction de l'élément de renforcement de fa çon que la pression interne exercée ne produise pas-de rupture de cette partie tubulaire intérieure. La gaine protège également la surface extérieure du tuyau non fini contre des dommages par contact entre des spires adjacentes lorsqu'il se trouve dans sa configuration d'enroulement. Un procédé similaire à celui décrit dans le brevet précité est également utilisé lors de l'extrusion d'une couche tubulaire extérieure avant mise en place de la gaine de plomb. La gaine protège cette couche tubulaire extérieure contre des dommages provoqués par un contact entre des spires adjacentes lorsque la structure se trouve en condition d'enroulement et elle exerce également un certain contrôle lors du passage de la matière de la partie tubulaire intérieure au travers de l'élément de. renforcement. Il est à noter qu'une pénétration excessive de la matière de la partie tubulaire intérieure au travers de l'élément de renforcement produirait des défauts, par exemple des soufflures, dans la partie tubulaire extérieure. Le procédé décrit dans le brevet des Etats-Unis No. 3 168 910 et des procédés similaires,faisant intervenir une gaine protectrice temporaire en plomb ou en un matériau similaire, présentent un certain nombre d'inconvénients. En premier lieu, les opérations consistant à mettre en place la gaine de plomb, à manutentionner le tuyau flexible sur lequel est placée la gaine et a enlever ultérieurement la gaine ne sont pas commodes à réaliser et contribuent considérablement à augmenter le prix de fabrication. En second lieu, il n'est pas facile de fabriquer le tuyau flexible en grandes longueurs continues. En troisième lieu, le procédé est intrinsèquement difficile à adapter à une installation de production dans laquelle le produit peut être acheminé de façon continue, les opérations de mise en place de la gaine et d'enroulement qui pré cèdent l'opération de durcissement constituant des obstacles a une organisation efficace de ce type de production. Un quatrième inconvénient résulte du fait que l'opération de durcissement- est réalisée alors que le tuyau flexible partiellement fini a une configuration enroulée. Il en résulte que le tuyau présente invariablement une déformation permanente matérialisée par une incurvation longitudinale Cela est désavantageux dans de nombreuses applications, principalement du fait de la difficulté à mettre en place des longueurs de tuyau qui ont tendance a s'incurver dans certaines parties, alors qu'il faudrait au contraire obtenir des tronçons rectilignes.L'élément de renforcemen-t se présente normalement sous forme d'un enroulement spiral de fil ou bien d'une gaine en fil agencée sous forme drune tresse (c'est-à-dire composée de spires de pas opposés qui sont entrelacées ou imbriquées les unes dans les autres). Lorsqu'un tronçon de tuyau flexible qui prend une configuration incurvée lorsqu'il est libéré de contraintes externes est dressé dans une condition rectiligne, les filaments individuels de ltélé- ment de renforcement sont déplacés légèrement mais définitivement de leurs positions correctes.La fonction de l'élément de renforcement est de permettre au tuyau flexible de résister à de fortes pressions fluidiques internes et le maintien des filaments individuels de l'élément de renforcement dans leurs positions correctes constitue un facteur important pour obtenir que le tuyau puisse absorber en toute sécurité les pressions maximales. Un d,éplace- ment des filaments peut modifier l'angle d'hélice d'un filament donné, alors qul existe un angle optimal permettant obtenir l'effet maximal de renforcement. Dans des cas extrêmes, des filaments adjacents peuvent s'écarter l'un de l'autre en créant un intervalle où, du fait de l'absence de support, il existe une zone d'affaiblissement dans le tuyau. En conséquence, l'invention concerne un procédé de fabrication d'un tuyau flexible renforcé, caractérisé en ce qu'on extrude une matière durcissable a l'état brut sur un mandrin, formé d'une matière se dilatant radialement lorsque sa température augmente, de façon a former la partie tubulaire intérieure du tuyau, en ce qu'on met en place l'élément de renforcement autour de cette partie intérieure alors que celle-ci se trouve encore dans la condition non durcie, en ce qu'on soumet la partie intérieure a un traitement de durcissement consistant a augmenter les températures du mandrin, de la partie intérieure et de l'élément de renforcement et en ce qu'on enlève le mandrin du tuyau flexible ainsi forme, la relation entre le coefficient de dilatation thermique du mandrin et celui de l'élément de renforcement étant telle que la dilatation diamétrale du mandrin par rapport a l'élément de renforcement se produit pendant le traitement de façon que la matière de la partie tubulaire intérieure soit refoulée vers l'extérieur dans des interstices existant dans l'élément de renforcement. L'expression "condition non durcie" utilisée dans la présente description définit une condition dans laquelle aucun durcissement de la matière ne s'est produit, ainsi qu'une condition dans laquelle un certain degré de durcissement s'est produit mais où la matière n'est pas complètement durcie. Par exemple, il peut se produire un certain degré de durcissement pendant l'extrusion de la partie intérieure du tuyau si la température de la matière est temporairement augmentée pendant le processus d'extrusion. Une telle matière partiellement durcie sera également désignée dans la suite par T'expression "non durcie". L'effet de la dilatation diametrale du mandrin par rapport à l'élément de renforcement pendant le traitement de durcissement est de refouler la matière de la partie tubulaire intérieure radialement vers l'extérieur dans les interstices existant dans l'élément de renforcement. Cette pénétration de la matière de la partie intérieure du tuyau dans l'élément de renforcement est importante pour établir et maintenir une liaison de surfaces entre la partie intérieure et l'élément de renforcement en cours d'utilisation du tuyau flexible. Dans le cas où le tuyau flexible renforcé comprend également une partie tubulaire extérieure, celle-ci est mise en place sur l'élément de renforcement, alors que la partie intérieure se trouve dans la condition non durcie et llen- semble est alors soumis a un traitement de durcissement pour faire durcir simultanément les parties intérieure et extérieure. Il est préférable que la dilatation diamétrale du mandrin par rapport à 1 'élément de renforcement soit suffisante pour faire pénétrer la matière de la partie intérieure au travers de l'élément de renforcement en contact avec la partie extérieure afin que, pendant la phase de durcissement, les parties intérieure et extérieure soient réunies par une matière non métallique occupant les interstices existant dans l'élément de renforcement et durcie dans ceux-ci. Cependant, il n'est pas souhaitable que de la matière provenant de la partie intérieure soit refoulée au travers de l'élément de renforcement suffisamment pour former des soufflures ou des défauts superficiels similaires sur la partie extérieure. La quantité de matière de la partie tubulaire intérieure qui pénètre dans l'élément de renforcement est déterminée par la dilatation du mandrin par rapport à l'élément de renforcement et, en conséquence, il n'est pas nécessaire de supporter le tuyau flexible extérieurement pendant la phase de durcissement par des moyens,tels qu'une gaine de plomb,pour empêcher un passage excessif de ladite matière au travers de l'élément de renforcement. Suivant l'invention, il est préférable dans un cas où une partie tubulaire extérieure est mise en place sur l'élément de renforcement, d'assurer le durcissement des parties intérieure et extérieure pendant que l'ensemble comprenant le mandrin, la partie tubulaire intérieure, l'seulement de renforcement et la partie tubulaire extérieure est supporté entre deux positions entre lesquelles ledit ensemble peut entrer librement en contact avec des surfaces portantes. De cette manière, on évite un endommagement de la partie tubulaire ex térieure en cours de durcissement sans avoir à prévoir une gaine protectrice temporaire. En outre, l'ensemble peut être agencé de manière à prendre entre les deux positions précitées une configuration rectiligne ou approximativement rectiligne, par exemple une courbe caténaire de faible flèche.En adoptant cette disposition, on peut éliminer dans le tuyau flexible, fabriqué par le procédé de l'invention, toute déformation permanente non rectiligne comme la courbure qui se produisait précédemment dans les procédés classiques. D'autres buts et avantages de la présente invention apparaîtront à la lecture de la description suivante et des figures jointes données à titre d'exemple non limitatif. La figure I est une vue en élévation latérale, en partie en coupe, d'un mode de réalisation d'un tuyau flexible renforcé fabriqué par le procédé de l'invention, la figure montrant différentes phases de sa fabrication. La figure 2 est une vue similaire a la figure 1 et montrant un autre mode de réalisation de l'invention, et la figure 3 représente schématiquement un dispositif pour la-mise en pratique du procédé de l'invention. En référence à la figure 1, le tuyau flexible partiellement fabriqué comprend une partie tubulaire intérieure 10 qui est composée d'une matière durcissable non métallique extrudée sur un mandrin 13. On peut employer pour constituer cette partie intérieure un certain nombre de matières choisies de façon appropriée. Ainsi, on peut utiliser les compositions employées par ailleurs dans la fabrication des tuyaux flexibles à haute pression faisant intervenir la gaine de plomb. D'une façon générale, il est avantageux de choisirla composition de manière a obtenir une allure contrôlée de durcissement pour qu'il ne se produise pas de durcissement, ou très peu de durcissement, pendant l'extrusion initiale, alors qu'il faut avoir une vitesse élevée de durcissement pendant l'exécution du traitement de durcissement proprement dit, après mise en place de l'élément de renforcement et de la partie tubulaire extérieure définis ci-dessus. En particulier, la matière de la partie intérieure du tuyau flexible de l'invention peut contenir a- un copolymère de butadiène et d'acrylonitrile, b- une charge inerte (généralement une charge minérale), c- des substances de renforcement du type noir de carbone par exemple, pre- sentant des granulométries sélectionnées d- des plastifiants pour augmenter la fluabilité de la composition non dur cie, e- un agent de durcissement (principalement des agents de vulcanisation à base de soufre), f- des activateurs et des accélérateurs pour contrôler l'allure du processus de durcissement.Des exemples de compositions exactes, de caractéristi ques de vulcanisation et de propriétés à l'état vulcanisé de matières ap propriées sont donnés dans le document "The Hubron Book" publié par la Société The Hubron Rubber Company Limited, Albion Street, Manchester, brande Bretagne A l'extérieur de la partie tubulaire intérieure 10, il est prévu un élé- ment de renforcement 11 qui peut être formé par un enroulement spiral ou une gaine réalisé par un processus de tressage à partir de filaments. Dans certains cas, la matière filamentaire peut être non métallique. Lorsqu'elle est métallique, elle est choisie de manière à présenter la résistance à la traction nécessaire et à être inerte par rapport aux constituants du tuyau flexible.On a trouvé qu'il était satisfaisant d'utiliser des fils d'acier revêtus d'un me- tal non ferreux tel que du laiton. 'Comme indique sur la figure 1, les filaments de l'élément de renforcement s'étendent sur une plus grande proportion de la surface extérieure de la partie tubulaire intérieure que les interstices entre les filaments. Le tuyau flexible comprend, en outre, une partie tubulaire extérieure 12 entourant extérieurement l'élément de renforcement. On choisit la composition de la partie tubulaire extérieure, en général de manière qu'elle ait une vitesse de cuisson supérieure à celle de 1-a partie tubulaire intérieure, afin que, lorsque les parties sont portées à la même température de durcissement, la partie extérieure soit complètement durcie avant la partie intérieure. En particulier, le polymère utilise peut être un polychloroprène qui présente intrinsèquement une vitesse de durcissement plus élevée que le constituant correspondant de la matière employée pour la partie in térieure. Les autres constituants peuvent être choisis en équivalence à ceux déjà mentionnés pour la partie intérieure.La grande vitesse de durcissement est souhaitable pour la partie extérieure afin de réduire au minimum le risque d'altérations superficielles par contact avec une partie mécanique, par exempta efec un carter tubulaire, ou bien à la sortie du tube extrudé hors de l'orifice de l'extrudeuse. Dans certains cas, la grande vitesse de durcissement de la partie extérieure peut également réduire au minimum le risque d'alterations superfi cieiles susceptibles d'être formées par pénétration de quantités excessives de matières de la-partie intérieure dans des interstices existant dans une zone localisée de l'élément de renforcement, ce qui produirait un léger écartement de la partie extérieure du tuyau flexible par rapport a l'élément de renforcement. Dans la moitié de gauche de la figure I, désignée par A, on a représenté schématiquement les composants du tuyau flexible dans les positions qu'ils occupent avant la phase de durcissement et il est a noter qu'il existe un intervalle radial distinct entre la lisière extérieure de la partie tubulaire intérieure et la lisière intérieure de la partie tubulaire extérieure, ledit intervalle étant occupé par-les filaments de l'élément de renforcement Il doit le diamètre effectif, mesuré sur une droite passant par les centres de ces filaments, a une valeur a. il est évident que l'intervalle ou espace annulaire a été exagéré pour clarifier le dessin et qu'il peut se produire une certaine pénétration de la matière de la partie tubulaire ~intérieure et de la partie tubulaire extérieure dans les interstices existant entre les fils de I',é#ément-de renforcement avant l'exécution du traitement de durcissement. Avant que l'ensemble soit soumis au traitement de durcissement, le mandrin 13 qui définit la lisière intérieure de la partie tubulaire intérieure a un diamètre b. Dans la moitié de droite de la figure 1, désignée par B, on a indiqué les positions relatives des parties composant le tuyau flexible pendant et après le traitement de durcissement. Le traitenient de durcissement qui va être décrit-en détail dans la suite consiste à augmenter la température de l'ensemble précite. Le mandrin 13 et l'élément de renforcement Il se dilatent radialement par suite de l'augmen tata on de température.Les matières constituant respectivement le mandrin et l'élément de renforcement sont choisies de façon a obtenir que pour une augmentation donnee de tempnrature, le mandrin se dilate radialement par rapport à l'élément de renforcement La condition de l'ensemble après augmen station de température est mise en évidence sur la figure iB. Le diamètre ini tial ou a froid du mandrin est indiqué en b, le nouveau diamètre du mandrin est indiqué en c et le nouveau diamètre de l'élément de renforcement est in diqué en d. L'effet de la dilatation relative du mandrin est de refouler la matière de la partie intérieure 10 du tuyau flexible dans les interstices de l'élément de renforcement 11. Une partie de la matière peut traverser complètement les interstices et entrer en contact avec la partie extérieure 12. Si les compositions des matières constituant les parties intérieure et exterieure du tuyau sont compatibles, une liaison peut s'établir entre lesdites parties pendant la phase de durcissement. Après durcissement des parties intérieure et extérieure 10, 12, on refroidit l'ensemble et le mandrin 13 et l'élément de renforcement 11 reviennent à leurs di amètresd'origine respectifs. La matière de la partie intérieure qui a été engagée dans les interstices de l'élément de renforcement reste dans cette condition et la partie tubulaire intérieure est maintenue moins étroitement autour du mandrin après refroidissement qu'avant cette phase et pendant le durcissement. Sur la figure 2, les parties correspondant à celles déjà décrites ont été désignées par les mêmes références numériques affectées du préfixe 1 et la description qui précède s'applique également à ces parties. Cependant, dans ce second mode de réalisation, il est prêvu,en plus de l'élément de renforcement 111,à Irextérieur de la partie intérieure 110 et entre celle-ci et l'élément de renforcement, Lin élément d'espacement 114 qui est cons titué par un enroulement de matière filamentaire présentant des espaces 115 de pas supérieur aux interstices de l'élément de renforcement 111, cet élément d'espacement pouvant en variante être formé par une gaine réalisée dans une opération de tressage et comportant des ouvertures plus grandes que les interstices existant dans l'élément de renforcement. Lors de la transition entre la position correspondant à la coupe A de la figure 2 et la position correspondant à la coupe B de la figure 2, qui résulte d'une augmentation de la température dudit ensemble, de la matière de la partie intérieure 110 doit passer au travers des espaces 115 ménagés dans l'élément d'espacement 114 et elle a ainsi tendance à se disperser d'une façon plus uni forme par rapport a la face intérieure de l'élément de renforcement 114. De plus, les espaces 115 doivent être sensiblement remplis avant que de la matière ne pénètre dans l'élément 111.L'effet général de cet agencement est par conséquent de répartir la matière uniformément par rapport aux interstices, de sorte qu'il existe moins de risque de pénétration excessive de matière au travers de l'élément de renforcement, cette matière risquant en quantités excessives, de produire des soufflures ou d'autres altérations superficielles sur la partie tubulaire extérieure 12. En référence a la figure 3 qui montre schématiquement une application du procédé de l'invention, bien que ce procédé permette une production continue de tuyau flexible, il s'est avéré commode d'utiliser un mandrin en plusieurs tronçons qui sont assemblés bout à bout pour former un mandrin continu. Pour permettre la liaison commode des tronçons de mandrins, chaque tronçon est pourvu d'une âme en fil métallique qui s'étend suivant l'axe de chaque tronçon de mandrin. La partie du mandrin-entourant l'âme peut être formée de polypro pylène ou de "Nylon". Des tronçons de mandrin qui ont été sortis de tronçons de tuyau flexible terminés de fabrication sont reliés bout à bout à l'aide de raccords qui sont fixés sur les âmes en fil métallique des tronçons de mandrin ou bien par soudage. Le mandrin continu 13 ainsi forme est introduit d'une manière appropriée, par exemple à l'aide de galets 14, dans la chambre d'extrusion d'une extrudeuse 17 qui reçoit une matière non métallique présentant la composition nécessaire pour former la partie tubulaire intérieure 10. Cette partie est extrudée autour du mandrin 13 et l'ensemble forme par le mandrin et la partie intérieure du tuyau sort par l'orifice de l'extrudeuse 17 pour pénétrer dans un canal 18. Le canal 18 peut être ouvert à sa partie supérieure et il est disposé horizontalement. Il est alimenté en fluide de refroidissement tel que de l'eau pénétrant par un orifice 19 et sortant par un orifice 20. Bien que cela ne soit pas visible sur le schéma, le produit extrudé peut entrer en contact avec la surface intérieure du canal 18 sans altération de sa surface et, puisque la flottaison résultant de l'existence du fluide de refroidissement dans le canal permet de supporter leproduit extrudé, un contact éventuel avec la paroi du canal ne fait intervenir qutufle légère pression de contact. Si nécessaire, le canal 18 peut être incliné vers le bas a la sortie de l'extrudeuse 17 et seulement une partie inférieure du canal peut contenir un fluide de refroidissement. Cela évite des difficultés d'extrusion résultant d'une distribution non uniforme de la température dans l'orifice d'extrusion par suite d'une immersion totale ou partielle de l'orifice dans le fluide de refroidissement. A la sortie du canal 18, le produit extrudé peut être soumis à une opération de marquage par un dispositif 21 approprié, en vue de repérer sur la surface extérieure du tuyau flexible la position des joints entre des tronçons de mandrin. Le dispositif de marquage peut déposer un agent de marquage approprié sur la surface du produit extrudé, ou bien il peut déformer localement le pro duit dans la zone d'un joint du mandrin. L'ensemble comprenant le mandrin 13 et la partie intérieure de tuyau 10 peut ensuite passer directement dans un appareil assurant la mise en place de l'élément de renforcement 11. Cependant, il est généralement plus commode de stocker temporairement l'ensemble après sa sortie du canal 18. Dans de nombreux cas, l'appareil de mise en place de l'élément de renforcement est capable de traiter l'ensemble à une vitesse qui est seulement une fraction de la vitesse à laquelle la partie intérieure est extrudée par l'extrudeuse 17. En consé- quence, il est commode de prévoir plusieurs machines de tressage pour mettre en place l'élément de renforcement sur le produit sortant d'une seule extrudeuse. Dans le poste de stockage C, indiqué sur la figure 3, l'ensemble peut être stocké sous une forme enroulée, par exemple en bobines, ou autrement. il est évident qu'à ce stade la partie tubulaire intérieure n'a subi aucun durcissement et, en conséquence, un stockage temporaire dans la condition d'en roulement ne crée aucune incurvation permanente dans l'ensemble. En vue du stockage de l'ensemble et de l'acheminement de ce dernier vers plusieurs machines de tressage, on peut sectionner l'ensemble sortant du canal 18 à l'endroit des joints repérés par le dispositif 21 afin d'obtenir des longueurs correspondant à des tronçons individuels de mandrin ou bien des éléments plus longs correspondant à plusieurs tronçons de mandrin. Après stockage, ou directement a la sortie du canal 18 et du dispositif de repérage 21,si on n 'effectue pas un stockage temporaire de l'ensemble a ce stade, l'ensemble comprenant le mandrin 13 et la partie intérieure 10 est achemine jusqu'à une machine de tressage 23 qui a pour fonction de réaliser l'élément de renforcement 11. Généralement., l'élément de renforcement 11 est mis en place sous une tension telle qu'il déplacerait la matière de la partie intérieure 10 si cette matière restait dans sa condition normale.En conséquence, la partie 10 est soumise à un traitement de conditionnement pour la rendre suffisamment rigide pour permettre à l'ensemble de passer dans une tête de tressage et pour que l'élément de renforcement puisse être mis en place sous une tension élevée sans déplacement sensible de la matière de la partie intérieure. Dans ce but, l'ensemble est engagé dans un échangeur de chaleur 22 qui fait partie de la machine de tressage 23. L'échangeur de chaleur comprend une chambre alimentée en fluide de refroidissement, de préférence un gaz. La cham- brevet pourvue d'ouvertures par lesquelles l'ensemble peut entrer dans la chambre et en sortir , ces ouvertures étant pourvues de joints d'étanchéité qui réduisent au minimum les pertes en fluide de refroidissement. Lorsque la partie intérieure 10 est formée des matières mentionnée cidessus, sa surface est suffisamment rigide pour supporter l'opération de tressage quand sa température est maintenue dans une gamme comprise entre -60 C et -95 C. Il est à noter qu'il n'est pas nécessaire que l'ensemble comprenant le mandrin 13 et la partie intérieure de tuyau 10 soit refroidi cette température, mais on doit refroidir suffisamment la partie intérieure 10 et le mandrin pour éviter une progression de la chaleur radialement vers l'extérieur en direction de la surface de la partie intérieure à une allure suffisante pour augmenter la température de ladite surface au delà de la gamme- précédemment mentionnée.En particulier, la surface de la partie intérieure 10 doit se trouver a une température de -80 C lorsque l'ensemble sort de l'échangeur de chaleur. A la sortie de l'échangeur de chaleur 22, l'ensemble formé par le mandrin 13 et la partie intérieure 10 est engagé dans une tête de tressage 24 qui met en place des filaments destinés à former une gaine tressée constituant -l'élé- ment de renforcement 11. Lorsqu'on doit prévoir un élément d'espacement, comme décrit en référence à la figure 2, la machine 23 peut comporter une autre tête tournante (non représentée) pour enrouler un fil ou un autre élément filamentaire autour de la partie intérieure de tuyau 10 avant la mise en place de l'élément de renforcement 11. Dans certains cas, le renforcement peut ne pas être mis en place sous une tension élevée et il est alors inutile de refroidir la partie intérieure 10 avant la mise en place de l'élément de renforcement. Les tronçons distincts d'ensemble qui sortent de la machine de tressage 23 peuvent ensuite être reliés bout a bout pour former un ensemble continu qui est acheminé vers une autre extrudeuse 26. Cet assemblage des tronçons d'ensemble peut être effectué par soudage ou par un autre jointoiement des extrémités de l'âme des tronçons de mandrin. L'extrudeuse 26 est alimentée en matière durcissable non métallique destinée a former la partie extérieure tubulaire 12. Cette matière est extrudée autour de l'élément de renforcement Il et l'ensemble sortant de l'orifice de l'extrudeuse 26 passe directement dans un carter tubulaire 27 dans lequel ledit ensemble est soumis à un traitement de durcissement. Une partie du carter 27 adjacente à l'extr'#euse 26 es' profilée en courbe caténaire et une autre partie du carter qui est éloignée de l'extrudeuse 26 peut être rectiligne et,de préférence, inclinée vers le bas L1ensemble comprenant le tuyau flexible non durci est supporté comme uncaténaire dans la partie incurvée du carter 27 et il s'appuie sur le fond de la partie rectiligne dudit carter. Un fluide de chauffage est introduit dans le carter 27 en vue d'augmenter la température du tuyau flexible suffisamment pour assurer son durcissement. Ce fluide chauffant peut être de l'eau surchauffée et le carter 27 peut être rempli d'eau surchauffée maintenue sous pression et circulant dans le carter 27. En variante, on peut utiliser comme fluide chauffant de la vapeur surchauffée, auquel cas, une partie haute du carter 27 est occupée par de la vapeur, alors qu'une partie basse du carter est occupée par de l'eau a une température légèrement inférieure a celle de la vapeur. Par exemple, le carter représenté sur la figure 3 est pourvue d'une entrée de vapeur 28 adjacente a l'extrudeuse 26 et diune sortie de vapeur 29 placée dans une position espacée d'une courte distance de T'extrémité inférieure du carter.Il est prévu une entrée d'eau 30 dans une zone adjacente à l'extrémité inférieure du carter 27, alors qu'une sortie d'eau 31 est placée dans une position adjacente à la sortie de vapeur 29. La longueur du carter est de l'ordre de 100 mètres et, lorsque le tuyau flexible atteint la zone placée au-dessus de l'orifice de sortie de vapeur 29, la partie interieure 10 et la partie extérieure 12 de ce tuyau sont complètement durcies. Le tuyau flexible est refroidi lorsqu'il passe dans l'eau se trouvant à l'extrémité inférieure du carter 27, de sorte que, à la sortie de ce dernier, le tuyau est suffisamment refroidi pour sa manutention ultérieure. En variante, dans un cas où le tuyau flexible sort du carter 27 dans une condition trop chaude pour- permettre sa manipulation ultérieure, par exemple dans un cas où la totalité du carter 27 est occupée par de l'eau surchauffée, le tuyau flexible peut être transféré du carter 27 dans un bac de refroidissement similaire au canal 18. Les températures, pressions et temps nécessaires pour durcir des compositions à base de caoutchouc telles que celles constituant la partie intérieure 10 et la partie extérieure 12 ont des valeurs correspondant à celles utilisées dans l'industrie de fabrication de câbles. Les positions des joints de mandrin peuvent être repérées sur l'élément de renforcement 11 par un autre dispositif de marquage 25, place en aval de la machine de tressage 23. De même, les positions des joints de mandrin peuvent être repérées sur la partie extérieure 12 par un dispositif de marquage 32 placé dans une position adjacente à l'extrémité inférieure du carter 27. Le tuyau flexible durci est amené dans un dispositif de découpage 33 qui sectionne des parties du tuyau comprenant les joints de mandrin afin d'éviter l'inclusion dans le produit final de zones de structure non uniforme. Le tronçon de mandrin est ensuite éjecté de chaque longueur de tuyau flexible d'une manière classique par application d'une pression hydraulique à une extrémité. il est évident qu'on peut réutiliser les tronçons de mandrin. Comme décrit ci-dessus, le mandrin 13 se dilate diamétralement par rapport à ltelement de renforcement 11 lorsque l'ensemble est soumis a un échauffement à l'intérieur du carter 27. La partie extérieure 12 est suffisamment durcie pendant que l'ensemble est supporté comme un caténaire dans la partie supérieure du carter 27 pour éviter un endommagement de la surface du tuyau lorsque ce dernier entre en contact avec le fond de la partie inférieure du carter. il est évident qu'il est inutile de placer un élément d'enveloppement ou de support autour du tuyau non durci pour éviter un endommagement de la surface de ce dernier en cours de durcissement, comme c'était le cas dans un des procédés où le durcissement était réalisé alors que le tuyau se trouvait dans une condition enroulée. il est également évident que, pendant le traitement de durcissement de la chaleur est fournie seulement à l'extérieur du tuyau flexible et qu'un gradient de température est établi à partir de la partie tubulaire extérieure du mandrin, la température de ce dernier étant inférieure a celle de la partie tubulaire extérieure du tuyau à mesure que la température de l'ensemble est augmentée. Généralement, il se produit une certaine dilatation thermique du mandrin avant l'établissement d'une réticulation dans la matière caoutchoutée constituant la partie tubulaire intérieure, mais cela n'est pas essentiel puisque, même lorsqu'il s'est produit un certain degré de réticulation, il est encore possible que le mandrin se dilate pour refouler la, matière de la partie intérieure dans les interstices de l'élément de renforcement. L'ensemble peut rester dans la chambre de chauffage pendant une période telle qu'on atteigne des conditions d'équilibre thermique, auquel cas la dilatation thermique du mandrin cesse avant que l'ensemble ne sorte de la chambre de chauffage. Cependant, le procédé est normalement mis en pratique de manière que le mandrin continue à se dilater jusqu'au moment où le traitement de durcissement cesse et où commence le refroidissement du tuyau flexible. Bien entendu, la présente invention n'est pas limitée aux modes de réalisation décrits et représentés. Elle est susceptible de nombreuses variantes, accessibles à l'homme de l'art, sans que l'on ne s'écarte de l'esprit de l'invention. REVENDICATIOi4S 1.- Procédé de fabrication d'un tuyau flexible renforcé, caractérisé en ce qu'on extrude une matière durcissable se trouvant dans une condition non durcie sur un mandrin, constitué d'une matière se dilatant radialement lorsque sa température augmente, de façon à former une partie tubulaire intérieure du tuyau qui est supportée intérieurement par le mandrin, en ce qu'on met en place autour de cette partie intérieure un élément de renforcement comportant des interstices pendant que ladite partie intérieure se trouve encore dans une condition non durcie, ledit élément de renforcement étant forme d'une ma tière choisie de façon que le coefficient de dilatation thermique radiale de l'élément de renforcement soit inférieur à celui du mandrin, en ce qu'on soumet la partie intérieure tubulaire à un traitement de durcissement consistant à augmenter sa température, et en ce que, pendant au moins une fraction de la période pendant laquelle la température de la partie intérieure est augmentie, on augmente la température du mandrin de façon à faire dilater sa surface radialement par rapport à l'élément de renforcement pour refouler une partie de la matière durcissable dans lesdits interstices. 2.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que, avant que l'élément de renforcement soit mis en place surla partie intérieure extrudée, on refroidit au moins une couche superficielle extérieure de la partie intérieure à une température inférieure à la température ambiante. 3.- Procédé suivant la revendication 2, caractérisé en ce que la température à laquelle au moins la surface extérieure de la partie intérieure est refroidie est comprise entre -65 C et -95 C. 4.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'on soumet la partie intérieure à un traitement de durcissement pendant que l'ensemble comprenant le mandrin, la partie tubulaire intérieure et l'élément de renforcement est suspendu entre deux positions entre lesquelles ledit ensemble peut librement entrer en contact avec une surface portante. 5.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'on met en place un élément d'espacement comprenant un enroulement ou une tresse,pourvu d'espace ou d'ouvertures de plus grandes dimensions que les interstices existant dans l'élément de renforcement, autour de la partie intérieure de manière qu'il soit situé entre ladite partie intérieure et ledit élément de renforcement. 6.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'on extrude une matière durcissable se trouvant dans une condition non durcie autour de l'élément de renforcement de façon à former une partie tubulaire extérieure du tuyau flexible, cette phase étant exécutée avant que la partie intérieure soit durcie,et en ce qu'on soumet simultanément les parties intérieure et extérieure du tuyau audit traitement de durcissement. 7.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que le mandrin comporte des tronçons qui sont assemblés bout a bsut avant que la partie intérieure soit extrudée autour du mandrin et qui sont séparés l'un de l'autre après durcissement de la partie tubulaire intérieure et de la partie tubulaire extérieure, éventuellement prévue, lesdits tronçons de mandrin étant ensuite éjectés du tuyau flexible termine. & - Procédé suivant llune quel conque des revendications 1 à 7, caracté- rise en ce que les temperatures respectives du mandrin et de la partie tubulaire intérieure sont augmentes seulement par échauffement de l~'exterieur du tuyau flexible non fini de façon a faire progresser la chaleur vers l'intérieur en direction du mandrin. 9. - Procédé suivant la revendication 4, caractérisé en ce que le mandrin est formé d'une matière choisie pour que le mandrin soit suffisamment flexible pour être enroulé en forme de bobine et en ce que, entre les phases d'extrusion de la partie tubulaire intérieure et de durcissement de celle-ci, le dit ensemble est enroulé en bobine et est ensuite déroulé dans une condition rectiligne. 10.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que ladite partie tubulaire intérieure est formée par extrusion d'une composition de caoutchouc non vulcanisée. 11.- Procédé suivant l'une quelconque des revendications 1 a 10, caractérisé en ce que ledit élément de renforcement est mis en place de façon à s'étendre sur une plus forte proportion de la surface extérieure de la partie tubulaire intérieure que les interstices existant dans l'élément de renforcement. 12.- Procédé suivant la revendication 4, caractérisé en ce que ledit ensemble est entraîne de façon continue au travers d'une chambre de chauffage ayant une longueur inférieure a celle dudit ensemble de manière qu'a un moment donné une partie seulement dudit ensemble, à savoir l-a partie placée dans la chambre de ch-iu ffa3e, soit soumise audit traitement de durcissement.