La présente invention a trait au domaine des procédés et dispositifs destinés au traitement électrothérapeutique de Ilhormne. Elle concerne tout spécialement un perfectionnement au procédé de stimulation électrique neuromusculaire, notamment des peauciers, par application d'un courant entre des électrodes alimentées par un générateur électrique. On sait que, indépendamment des soins apportés par la pénétration de produits actifs soit au niveau de la peau soit plus profondément, il est recommandé de tonifier les muscles, en particulier les peauciers, par des stimulations motrices. Pour obtenir de telles stimulations, on utilise des courants excito-moteurs qui revêtent diverses formes parmi lesquelles il faut citer essentiellement . les courants d'impulsions, concrétisés par de petites impulsions de forme rectangulaire, triangulaire ou autre, envoyées par trains de façon à faire alterner une période de travail et une période de repos, les muscles étant ainsi sollicités par une suite de contractions et de relâchements ; . les courants ondulés, de forme sinusoïdale ou analogue, qui fournis sent une quantité de courant plus importante. et ont un effet tro phique (de nouWissement du muscle) très marqué. Les effets moteur et repos sont obtenus par le même procédé que ci-dessus, à savoir envoi de courant, interruption et ainsi de suite. Selon une variante, l'alternance de travail du muscle et de phase de repos peut être obtenue non seulement par l'interruption rythmée du courant mais aussi par des contacts intermittents entre l'électrode et la peau. Dans les dispositifs connus à ce jour de stimulation éleetroç motrice, il est nécessaire de régler la tension de tous les passages de courant du fait que celle-ci doit être différente d'un muscle à l'autre ; ou alors il faut exercer des pressions plus ou moins importantes sur la peau, l'effet d'appui diminuant la résistance électrique et augmentant de ce fait l'intensité. Lorsque le potentiomètre ou autre dispositif de réglage de la tension est mal réglé, il apparait des dépassements d'intensité qui provoquent des contractions trop brèves ou trop violentes.En outre, dans ces appareils connus, les tampons des électrodes pour application sur la peau présentent entre eux une importante différence de potentiel, généralement de 10 ou 15 volts et, au moment précis où ces électrodes entrent en contact avec la peau d'un patient, il se produit des sensations désagréables et souvent difficiles ou impossibles a supporter. Un des buts de l'invention est de proposer un procédé de stimulation motrice permettant de supprimer les inconvénients précités et, tout particulièrement, les variations intempestives d'intensité de courant ainsi que l'existence d'un courant non négligeable lors de l'application des électrodes sur les points moteurs de la peau. Un autre but est de supprimer pratiquement toute tension électrique désagréable entre les électrodes avant le travail proprement dit de ces dernières et de résoudre le problème de la sollicitation des muscles par impulsions électriques sans parvenir à la contraction violente, préjudiciable au traitement. Le nouveau procédé selon l'invention est essentiellement carac térisé par le fait que l'on créé une tension électrique entre les électrodes après que ces dernières aient été mises en contact avec la peau et en ce que l'on augmente progressivement cette tension jusqu'au niveau de stimulation et apparition de mouvement musculaire, les électrodes étant ensuite retirées avec mise à zéro automatique de la tension puis replacées sur un autre point moteur de la peau. Ainsi, à la technique connue d'envoi de trains d'impulsions électriques avec périodes de travail et de repos du muscle, le procédé susvisé propose une stimulation progressive spontanée des muscles qui présente notamment les séries d'avantages suivants . un meilleur confort pour le patient, du fait que les électrodes ne sont pas à leur voltage de travail au moment de l'application sur la peau ; . une notable simplification d'emploi et de mise en oeuvre, puisqu'il n'est plus nécessaire de procéder à des séries de mises à zéro et réglages de tension pendant les phases alternées de repos et de travail du muscle . une plus grande efficacité de traitement ; en effet les fibres musculaires sont sollicitées pendant toute la durée de la mise en tension progressive et l'arrêt de la contraction peut être décelé de façon précise, au moment même où se produit le mouvement musculaire. Selon une variante d'exécution du procédé, la période de travail du muscle, qui normalement est stoppée à l'apparition de la contraction, peut être prolongée pendant un temps variant de quelques secondes à plusieurs dizaines de secondes, cette longue contraction des muscles pouvant donner dans certains cas de meilleurs résultats. En pratique, le procédé de l'invention peut être mis en oeuvre par tout moyen connu permettant : de détecter la mise en place des électrodes sur la peau puis d'alimenter progressivement ces dernières en courant choisi, de façon lente et progressive, et enfin d'assurer la coupure du circuit au moment où les électrodes sont enlevées. A cet effet, il n'est pas nécessaire de concevoir un appareil de conception entièrement nouvelle et l'on peut facilement utiliser les générateurs et systèmes d'électrodes déjà connus pour la stimu-. lation des muscles en leur apportant la ou les adaptations nécessaires. Bien que d'autres dispositifs équivalents puissent être employés dans le cadre de l'invention, on décrira ci-dessous, par référence aux dessins schématiques annexés, un montage électronique apte à convenir particulièrement bien pour la réalisation du procédé de l'invention. Comme on peut le voir sur la figure 1, le procédé fait appel à une stimulation progressive illustrée par le pente de la droite T. Un très faible courant, d'une tension de quelques microvolts tl est entretenu en permanence sur les électrodes de façon à détecter le contact avec la peau. Puis, pendant la période de travail du muscle (x, y) on effectue une stimulation progressive par un train d'ondes d'amplitude croissante jusqu'au moment M où le mouvement de contraction du muscle est décelé. On peut aussi, conformément à la variante précitée, entretenir le train d'ondes après l'apparition durit mouvement pour obtenir une contraction prolongée (dessin en pointillé à la droite de la figure 1). Le train d'ondes simulé à la figure 1 est de type sinusoïdal mais on peut, biqn entendu, utiliser des impulsions d'autres types comme par exemple rectangulaires, triangulaires ou autres. Sur la figure 2, on a représenté un mode non limitatif de mise en oeuvre du procédé. Selon cette réalisation, on fait appel à un détecteur de contact 1 basé sur la mesure d'un microcourant (par exemple correspondant à une tension de quelques millivolts). Lorsque ce très faible courant est établi par application des électrodes sur la peau à traiter, le détecteur déclenche le démarrage d'un générateur de courant 2 fournissant une tension à pente variable et dont la sortie peut commander un atténuateur électronique 3 afin d'obtenir unevariation progressive d'amplitude ert 4 avant la sortie du signal en 5. Selon une variante, le générateur 2 peut être constitué par un oscillateur classique à voltage contrôlé qui peut également faire varier la fréquence du signal de sortie. Dès que le contact des électrodes avec la peau est interrompu, l'ensemble du dispositif e électronique revient automatiquement en position de repos. Quand on désire obtenir une prolongation de la contraction du muscle, après apparition du mouvement musculaire, il suffit de prévoir sur le circuit électronique une pédale de commande permettant d'entretenir la stimulation électrique pendant la durée de prolongation souhaitée. Le procédé selon l'invention convient pour le traitement de tous les muscles du corps humain. Il est tout spécialement adapté, ainsi que le dispositif susvisé, à l'application des soins pour le visage, du fait que l'on utilise des électrodes tampon qui sont mobiles. BE VEND I CATI ON S 1. Dispositif pour la stimulation électrique neuromusculaire, par application d'un courant entre des électrodes alimentées par un générateur electriaue, caractérisé en ce qu'il comporte, outre un générateur d'impulsions et des électrodes de type connu en soi, un moyen permettant de détecter la mise en place des électrodes sur la peau puis de commander l'envoi du courant nécessaire à la stimulation électrique neuromusculaire et, enfin, d'assurer la coupure du circuit électrique au moment de l'enlevementdes électrodes. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le moyen est constitué par un détecteur de microcourant (1) monté sur le circuit d'un générateur de courant (2) à pente variable, par exemple du type oscillateur à voltage contrôlé, relié à un atténuateur électronique(3) et à un variateur(3) permettant de moduler progressivement l'amplitude du signal de sortie (5).